Les anglos « enragés» contre le gouvernement Charest

A 20
LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 23 MAI 2007
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POLITIQUE
Les anglos « enragés »
contre le gouvernement Charest
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Montréal sont « enragés » et le
criptions de l’Ouest-de-l’Île pour
le PLQ.
« L a grogne est là , su rtout
depuis la formation du gouver-
nement », a observé M. Dobie,
une institution au Parti libéral du
Québec.
« J’ai dit aux permanents du
À notre précieuse clientèle :
Nous sommes désolés des
inconvénients quʼaurait pu causer toute
erreur dans notre circulaire du : 18 mai
- 4 mai. Produit : SAMSUNG LNT4661
TV+SAMSUNG HT-TX52 Home theatre
System. À la page 9 de note circulaire du
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QUÉBEC — Les anglophones de
Parti libéral du Québec devrait
faire attention à cette clientèle
h i s tor iq ue , s ou l ig ne Rober t
Dobie, responsable des circons-
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DENIS LESSARD
parti qu’il faut être conscients que
la communauté anglophone est
enragée. Il ne faudrait pas refaire
le coup de l’ADQ, que personne
n’avait vue venir », a-t-il ajouté.
Pou r l’heu re, M . Dobie ne
s’inquiète pas d’une défection
des anglophones, « mais cela va
dépendre un peu des défusions ;
on nous dit que ce sera réglé pour
juin », a-t-il ajouté.
Selon M. Dobie, la relégation
au rôle de simples députés des
représentants de Jacques-Cartier,
Geoffrey Kelley, et de d’ArcyMcGee, Lawrence Bergman, a
été perçu comme une gifle pour
les anglophones acquis au PLQ.
« On verra ce qui arrivera avec le
financement ; la communauté de
M. Bergman contribue habituellement beaucoup », a-t-il souligné. La nomination de Yolande
James, députée de Nelligan, a été
bien reçue, mais « si elle avait été
nommée avec les autres, ce serait
mieux », a observé M. Dobie.
En fin de semaine, un résid a n t d e We s t m o u n t , A l l e n
Nutik, a lancé un nouveau parti,
A f filiation Québec, qu i vise
notamment à faire son beurre
du peu de place donné par Jean
Charest aux anglophones dans
son dernier gouvernement. M.
Nutik a tenté à quelques reprises
de se faire élire comme conseiller
municipal.
La grogne contre les fusions
municipales alimente aussi la
volonté d’envoyer un message au
gouvernement libéral à Québec.
En fin de semaine, Bill Shaw,
ancien député unioniste, a aussi
assisté au premier ralliement d’Affiliation Québec.
« J’ai bien regardé les reportages, on ne voyait pas de joueurs
importants du PLQ dans cette
salle », a observé M. Dobie.
En formant son gouvernement,
en avril, M. Charest avait mis de
côté Geoffrey Kelley, l’émule de
Claude Ryan, un député influent
auprès des anglophones de
Montréal. Le même sort attendait Lawrence Bergman qui, au
surplus, était le seul membre de
religion juive du gouvernement
libéral.
Pour M. Kelley, l’apparition
d’un nouveau parti anglophone
n’a rien d’inquiétant pour le PLQ.
« Il y a bien des has been là-dedans,
a-t-il résumé. Les anglophones
mécontents ont une voie pour
s’exprimer, l’ADQ. »
La situation actuelle n’a rien à
voir avec ce qui a présidé à la fondation du Parti égalité : la réaction
des anglophones à la décision sur
l’affichage à la suite de la décision
de la Cour suprême en 1988 était
bien plus émotive, a soutenu M.
Kelley.
Le PLQ doit bien sûr se montrer
vigilant et ne pas tenir cette clientèle pour acquise. Mais, durant
la campagne électorale, « quand
on rappelait que Mario Dumont
s’était trouvé dans le même autobus que Jacques Parizeau en campagne référendaire, cela avait de la
résonance chez les anglophones »,
a souligné M. Kelley.
De la même matière, la position
du chef adéquiste sur les accommodements raisonnables n’a pas
eu beaucoup d’appuis chez les
allophones de Montréal, a dit le
député.