ISR Nouvelles 2009 - Institut Saint

ASR
Nouvelles
A NN ÉE 2009 , N °3
ISR
N OVEM BRE 2 0 0 9
LE COMITE INNOVE.......
Dans ce numéro :
RENDRE UNE ASSEMBLEE GENERALE ATTRACTIVE :UN.... DEFI !
Conscient que l'assemblée générale
comporte quelques aspects protocolaires et routiniers mais malgré tout
très importants, le comité a décidé
de dynamiser ces réunions afin qu'elles soient porteuses d'ouverture, de
connaissances nouvelles et de convivialité notamment. L'assemblée 2009
a donné le ton et beaucoup de couleurs par son programme et l'inauguration de locaux rénovés au centre de
Champsec.
En dehors des aspects formels, nous
avons eu le plaisir de découvrir les
nouveaux espaces destinés à nos jeunes en présence de l'architecte. Ces
espaces sont souvent bien plus importants qu'on ne l'imagine de par
leur pouvoir sur les humains notamment en générant des sentiments de
bien être, en adoucissant les relations
ou tout au contraire en incitant à la
nervosité, l'agressivité, etc....
Après la visite, nous avons tous assisté au spectacle de la compagnie « BICLOWN » qui nous a plongés, avec
une extraordinaire finesse et sensibilité, dans l'univers de notre enfance.
Rires, jeux, disputes, chants et cris
étaient nos activités quotidiennes.....
souvenez-vous....même la fibre nostalgique était de la partie.
La descente du Rhône
d’après Erdita
2
La descente du Rhône à vélo, un
fameux concentré
par Claude Albasini et Jean–Frédéric
Bruttin
3
Mais que fait donc le chef de centre?
Par Philippe Petigas
4
La place d’une stagiaire éducatrice par
Besa Jahmurataj
5
La soirée s'est poursuivie dans la
convivialité avec un apéritif dînatoire
qui a réjoui nos papilles gustatives!
La Haute-Route
Par Yves Roetheli et Alexandre Zilio
6
Une activité en soirée
par Yannick Gasser
7
Cette riche expérience augure déjà de
la suivante qui aura un programme
tout aussi intéressant et pour laquelle
vous êtes d'ores et déjà cordialement
invités. Réservez la soirée du 11 juin
2010.
Roland Décaillet, 28 ans au service des
jeunes
Par Christophe Jordan
8
APSR, l’association du personnel de
Saint-Raphaël
9
Par Jean-Yves Bonvin
La Fourchette Verte
10
Par Gilbert Jacquemettaz
Un immense MERCI à tous et au
plaisir de vous revoir bientôt!
Danièle Pommaz
Présidente de l’ASR
Rénovation de l’Institut
11
Par Olivier Cheseaux
Remerciements et divers
Un grand merci à tous nos membres cotisants, à la Loterie Romande pour son
soutien, aux patrons pour leur disponibilité envers nos jeunes, à tous nos
partenaires et en particulier le Service cantonal de la jeunesse du Valais.
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La descente du Rhône d’après Erdita
Grâce à la descente du Rhône, j’ai pu apprendre
à connaître d’autres jeunes et aussi d’autres éducateurs que je ne connaissais pas ou peu avant.
J’ai aussi appris à aller jusqu’au
bout d’un projet. Je me suis
sentie très motivée et mon moral était à 100%.
J’ai découvert plein de paysages,
de villes et tout cela était vraiment magnifique. Les soirées
entre jeunes et éducateurs
étaient très sympathiques. Je
peux dire que cette descente du
Rhône a été très enrichissante
pour moi.
Parmi les choses que j’ai
pu découvrir, il y a eu le
Pont d’Avignon et sa
chanson. Car nous l’avons chantée quand
nous étions sur le pont.
En classe, on en parlait
souvent et j’avais vu
plein de photos, alors
quand j’ai su que l’on y
allait, j’étais contente.
« Juste d’y
avoir été, et
bien c’est la
meilleure
expérience
de ma vie »
Autre évènement marquant, on a pu rencontrer
le directeur (responsable) des droits de l’enfant à
l’ONU (M. Jean Zermatten). J’ai pu lui poser
quelques questions et connaître mes droits.
Avant que l’on arrive à l’ONU, le directeur de
mon centre, M. Héritier, m’a proposé de lui re-
mettre un t-shirt que l’institut avait fait. J’ai accepté
avec plaisir et j’ai trouvé trop sympa que l’on me le
propose. C’était quelque chose que je ne pensais pas
faire un jour. J’ai trouvé ça trop
chouette.
D’un point de vue plus personnel, cette descente du Rhône
m’a donné le plaisir de découvrir que j’avais en moi de bonnes capacités physiques, malgré
la maladie que j’ai eue, qui est
la spinabifida.
En résumé, j’ai passé de trop belles soirées avec les jeunes, les éducs et les cyclistes qui nous accompagnaient.
A l’hôtel, dans notre chambre, on passait beaucoup de
temps à parler entre potes, on se disait que l’on avait
trop de chance de participer à cette descente du Rhône.
Juste
d’y
avoir
été, et bien
c’est
la
meilleure
expérience
de ma vie.
Dans
le
bus, il y
avait une
trop belle
ambiance ; on chantait, on dansait, on rigolait, c’était
merveilleux. En bref, on a passé de très belles soirées
inoubliables.
Enfin, j’ai adoré quand nous étions au bord de la mer,
sur le sable chaud, c’était vraiment magnifique. Mon
plus beau souvenir c’est à Valence quand nous sommes allés nous promener en ville ; sur le chemin du
retour M. David chantait en anglais en marchant et
c’était trop dingue, je me croyais à New-York.
Merci à tous pour cette magnifique expérience.
Erdita
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Année 2009, N°3
La descente du Rhône à vélo : un fameux concentré !
Un rêve, une idée… quelle merveilleuse idée ! Le tout est de
bien la ficeler afin d’avoir une
chance de pouvoir la façonner,
à vélo oui mais c’est loin… Commence alors un travail afin de les
convaincre, de les motiver, de les
faire rêver. Il faut surtout les préparer physiquement et psychologiquement à ce périple de
plus de 800 km.
Le départ est là. Mon Dieu,
que faisons-nous, où allonsnous, est-ce possible ? Chacun est concentré. Tout est
organisé. Quelques doutes
tout de même et puis…
allons-y.
la modeler et la concrétiser
comme un sculpteur donne
forme. Beaucoup de patience, Tout au long de cette descente, le
de doutes, de questionne- fil rouge est mis sur les jeunes. La
sécurité avec des motos, un convoi.
ments…
Le confort avec des hôtels, des pensions, un EMS, des restaurants, une
Et tout d’un coup, la machine vie sociale. Une ouverture à l’autre,
se met en marche. Tout s’en- au monde qui nous entoure. Elargir
chaîne très, très vite. Le temps leur horizon. Un peu de culture
presse, les esprits bouillonnent avec des visites de musées, de villes,
et s’organisent, les bras s’agi- de monuments et surtout une histent. Le rêve prend vie.
toire autour de l’eau et en particuLes dés sont jetés et chacun sait lier celle du Rhône. Il y aussi des
ce qu’il a à faire. Chacun se moments de récréation avec la piscidévoue afin de trouver le petit ne, une sortie en kayak. Des émotions, beaucoup d’émotions. Des
ingrédient qui fera l’affaire.
endroits, des atmosphères, des moQuel bonheur ! Ce n’est pas un ments magiques qui habitent chacentre qui s’éveille, mais tout cun de nous.
Saint-Raphaël. Pour un temps,
ce moment c’est le reflet de l’âme de Saint-Raphaël ! Mieux
encore. Des personnes extérieures qui sont séduites et d’accord
de nous accompagner au quotidien. Les membres de la direction qui se mettent au service
de tous les membres de l’équipe, fantastique !
Et les jeunes ! Le rêve d’aller
jusqu’à la mer… Une aventure
sécurité. Imaginez une vingtaine de personnes en peloton qui
roulent à environ 26 km heure ! Ce n’est pas le tour de
France mais presque ! Attention à la prise de risque.
Cette sensation forte d’être porté lorsqu’on roule ensemble…
Plus les jours passent plus l’envie de retrouver son vélo le matin devient importante.
L’autre qui nous interpelle :
d’où venez-vous ? où allez-vous ?
C’est merveilleux, c’est magnifique !
Jusqu’au jour où la mer est là.
C’est extraordinaire ! Nous
avons de la peine à exprimer ce
que nous ressentons. Plus de
800 km ont été parcourus, sans
grands bobos, une seule crevaison ! La chaleur, le goût de
l’eau salée. Pour certains jeunes
c’est la première fois…
Et puis le retour, la tête remplie
déjà de souvenirs, à se demander quand est-ce qu’on y retourne ?
Et cette relation à l’autre. Coacher, motiver,
accompagner les moments de doutes, de
fatigue, de pleurs, poser
le cadre dans certaines
circonstances afin de
garantir le maximum de
Texte signé par un petit échantillon de l’équipe de la descente
du Rhône : Jean-Frédéric Bruttin et Claude Albasini
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Mais que fait donc le chef de Centre?
Par Philippe Petigas
Aujourd’hui nous devons parler
du travail du chef de centre : non
pas celui qui se cache dans son
bureau, pas celui qui est toujours
en rendez-vous, mais celui qui
soutient les équipes éducatives, les
enseignants ou les maitres socioprofessionnels et surtout les jeunes sous sa responsabilité.
rencontre et soutient les veilleurs
(ses), sans qui nos nuits seraient
agitées. Une petite visite nocturne à ces personnes renforce la
collaboration et développe ainsi
un sentiment d’appartenance à
l’institut. Je n’omettrai pas le secrétariat avec qui le mot accueil
prend tout son sens. Un petit
signe amical également à notre
Il travaille en collaboration avec administrateur, sa patience et sa
les autres chefs de centre, pour souplesse nous permet de travailmaintenir la cohérence éducative ler dans un climat serein.
auprès de la population accueillie.
Il préserve et garantit la mission Le chef de centre parle (trop diqui nous a été confiée par les ser- ront certains !), négocie, cherche
vices de l’état. Il est le lien qui des solutions aux problèmes renpermet aux structures d’être, de se contrés. Il les appréhende chadévelopper, de s’améliorer dans la que matin en lisant les informaprise en charge des jeunes en diffi- tions de la nuit. Après avoir fixé
culté sociale, scolaire et profes- les priorités, il effectuera sa tâche
avec rigueur bien sûr
sionnelle.
mais aussi avec flexibilité.
« En conclusion, le Quel joli paradoxe !
Il entretient des
relations de quali- de chef de centre Une solution trouvée
peut engendrer un effet
té, de proximité
avec par exemple est un homme à non escompté d’où cette
flexibilité. Il doit être
le cuisinier. Si la
visionnaire, son rôle est
tout faire »
nourriture n’est
d’anticiper les évènepas de bon goût,
ments afin d’être prêt à
nos jeunes sensibles à ce phénoles
assumer,
les gérer.
mène ressentiront rapidement cet
inconvénient. Nous en assumerons immédiatement les conséquences, la mauvaise humeur
étant parfois contagieuse. Il en est
de même avec la maintenance de
chaque site, une maison mal entretenue se dégrade très vite. Nous
devons donc travailler de concert
avec ces hommes et femmes qui
réparent, modifient, colorent nos
intérieurs pour notre bien être,
celui des jeunes. Le chef de centre
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Lundi matin, 8 heures le téléphone sonne : l’infirmière scolaire
souhaite prendre rendez-vous
pour les vaccins de cette année. 9
heures, il rencontre le directeur
général pour une revue du centre, des effectifs, des situations
délicates. Le téléphone sonne,
très souvent : régler un problème
de facture concernant un placement ; deux demandes d’admis-
sion à organiser ; une fenêtre à
remplacer ; transmettre au cuisinier le nombre de jeunes pour la
semaine ; organiser et planifier
les vacances d’automne pour les
jeunes et les adultes. Quelques
rapports à transmettre aux services sociaux, une petite réunion
sur le déroulement de la journée
avec les enseignants ou MSP, la
fin de la journée arrive à grands
pas.
Dernière tâche à effectuer, la préparation du colloque de centre
qui doit être le reflet de la semaine écoulée et l’anticipation de
celle à venir. Avant de ranger les
dossiers, un petit recadrage dans
le bureau du chef pour deux jeunes qui se sont évalués physiquement. Le ton de voix est présent,
ils sortent du bureau les yeux
mouillés, ne pas perdre la face
devant les camarades, rejoindre
ma chambre au plus vite.
Il est temps de rentrer à la maison, salutations aux collègues. Le
téléphone sonne, le travail ? Une
maman qui ressent du souci pour
sa fille qui broie des idées noires.
Une petite discussion s’impose,
qui ressert nos liens, rassure et
permet de relativiser notre quotidien parfois difficile à appréhender.
Année 2009, N°3
En conclusion, le chef de centre est un
homme à tout faire, ses domaines
d’intervention sont multiples et complexes.
Saint Raphaël, patron des voyageurs « sur
terre, sur mers et dans les airs », a été envoyé
par Dieu sur terre pour guérir la cécité du
père de Tobie (récit biblique). N’est-ce pas là
notre mission, ouvrir le regard de nos
jeunes et leur faire découvrir un avenir
serein où le bonheur devient un mot, réel ?
Philippe Petigas est responsable du
Centre pédagogique et scolaire de
Champlan. Il est au service de l’Institut
depuis 1999
La place d’une stagiaire éducatrice à Saint-Raphaël
Par Besa Jahmurataj
Je m’appelle Besa et je suis étudiante en travail social à la HES-SO Valais à Sierre. Pour effectuer
mon premier stage, j’ai choisi l’Institut SaintRaphaël, car il accueille des adolescents et c’est
avec cette population que j’aimerais travailler.
A mon arrivée, les collègues du CPM
m’ont accueillie avec professionnalisme et
depuis le début de ma formation pratique
(le 10 août), ils m’offrent un soutien qui
me permet d’avoir confiance en moi, lorsque je suis face aux jeunes mais aussi dans
les décisions que je prends. Ils me donnent
également de bons conseils afin que j’intervienne le mieux possible.
J’appréhendais un peu l’idée de travailler avec des
adolescents, car je n’en avais jamais eu l’occasion
mais j’étais aussi impatiente de découvrir ce monde
-là. Les deux premières semaines, j’ai pu faire
connaissance avec les jeunes, les observer, consulter
leurs dossiers et poser toutes les questions nécessaires aux collègues. Après un mois, je pense que je
suis parvenue à me faire une place dans l’équipe
éducative et à me positionner face aux jeunes. Cependant, j’ai conscience qu’ils distinguent mon
statut de stagiaire de celui d’un éducateur, ce qui me
semble normal. Les jeunes du CPM me respectent
assez mais il n’y a pas encore vraiment de lien solide
entre nous étant donné le peu de temps passé ensemble. Par exemple, lorsque l’un d’entre eux a une
confidence à faire, il ne la fera pas toujours à moi. Il s’adressera plutôt à son
référent ou à un éducateur qu’il connaît
depuis plus longtemps.
En ce qui concerne la direction de Saint
-Raphaël, je la définirai en trois mots :
Accueillante, efficace et à l’écoute de ses
collaborateurs. Accueillante car dès
mon arrivée, je me suis sentie à l’aise
autant avec M. Bader qu’avec M. Héritier qui ne font pas de distinction entre les collaborateurs. Efficace car elle connaît ses objectifs et sait
déterminer auprès de quels jeunes elle peut intervenir. Enfin, à l’écoute car ici, chacun, stagiaires compris, peut exprimer son opinion et il sera entendu.
En résumé, je pense que l’Institut Saint- Raphaël est
une Institution qui offre de bonnes conditions de
stage pour la formation pratique mais également de
travail pour ses employés.
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La Haute– Route
Cette année, l’Institut SaintRaphaël a reconduit l’expérience de la Haute Route et a vécu
quatre jours magnifiques en
montagne (une journée supplémentaire par rapport aux années précédentes). Huit jeunes
ont donc relevé la chance de
vivre deux jours complets immergés dans le monde alpin.
Notre aventure a débuté à Arolla, agréablement, car les 400
premiers mètres ont été facilités
grâce à la montée en téléski. De
là, nous sommes partis en longue file (8 jeunes et 8 accompagnants) pour rejoindre la cabane des Dix, via le Pas de Chèvre.
Ce passage a réservé les premières émotions, car descendre les
échelles sur une trentaine de
mètres était impressionnant.
Pour notre première soirée,
c’est le gardien Pierre-Antoine
Sierro qui nous a accueillis chaleureusement à la cabane des
Dix.
Le lendemain, l’objectif était
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d’atteindre La Luette, sommet
régional de 3548 m. Le ciel était
gris, le vent soufflait passablement
mais, courageusement, nous sommes partis relever ce défi. Chacun
a dû se battre contre les premières
difficultés (vent, froid, cloques),
mais tout le groupe solidaire et
encadré par les deux guides s’est
motivé pour poursuivre l’ascension. Encordés, nous avons
gravi les derniers mètres à
pied. C’est sous le soleil
que toute l’équipe s’est
congratulée au sommet. A
la descente, chacun s’est
relâché, certains plus souvent dans que sur la neige !
Ainsi, heureux, blanchis et
fiers, nous avons rejoint la
cabane des Dix pour notre
deuxième soirée. L’ambiance y
était agréable, les jeunes commençaient à prendre la mesure de cette expérience.
Le troisième jour, nous a vu effectuer une longue étape, mais avec
une faible dénivellation. Le départ s’est fait dans le brouillard. A
la recherche de l’itinéraire, nous
avons entamé la longue traversée
ascendante le long du lac des Dix.
Nous avons passé le col des Roux
et plongé sur la cabane de Prafleuri, nichée dans le creux du vallon.
L’accueil de Babeth Dayer a été
également très agréable et a permis à tous de passer une excellente soirée et de récupérer des forces pour l’ascension du lendemain. Au fil de cette étape, nous
avons observé une certaine autonomie parmi les jeunes, qui inté-
graient progressivement les paramètres liés au milieu de la montagne.
Les accompagnants, eux, poursuivaient leur coaching tant moral que
physique.
Nous nous sommes réveillés le quatrième et dernier jour sous un ciel
limpide. Toute la troupe était dynamique et se sentait pousser des ailes
(courtes pour certains !) pour gravir
la Rosa Blanche (3336 m), dernier
sommet de ce périple. Après une
montée régulière dans la blancheur
étincelante des lieux, nous avons
atteint les dernières pentes et les
quelques rochers qui conduisaient
au point culminant. La joie et la
fierté de tous était évidente et donnait satisfaction et sens à cette aventure. De là, il ne nous restait plus
qu’à effectuer la longue descente
sur Siviez, avec des qualités de neige
bien différentes, nécessitant beaucoup d’adaptation et occasionnant
quelques chutes acrobatiques mais
sans gravité.
Année 2009, N°3
Soudain, les premiers signes de civilisation se sont dressés devant nos spatules et l’émotion nous a gagnés lors
des retrouvailles avec nos collègues venus nous accueillir. Chacun était certes fatigué, mais les yeux pétillaient,
les paroles et l’excitation traduisaient la richesse des
moments vécus, des émotions partagées et la fierté de
« l’avoir fait ».
Les organisateurs profitent de cette tribune pour remercier chaleureusement l’Association Saint-Raphaël d’offrir à notre jeunesse la possibilité de vivre ces riches moments.
Alexandre Zilio et Yves Roetheli
Une activité en soirée à Saint-Raphaël
Créée par les esclaves africains au Brésil, la capoeira
s’assimile à une lutte cachée, sous forme de danse
de combat afin d’éviter les soupçons des colons. Elle
est accompagnée d’instruments de musique et de
chants. Comme les arts martiaux orientaux, elle permet de développer des qualités athlétiques, le sens de l’anticipation et de
l’esquive. A l’intérieur d’un espace circulaire appelé « roda », le capoeiriste
établit un dialogue corporel avec son
partenaire.
Cette simulation de combat reste avant
tout un jeu. En effet, il est important
de ne pas toucher son adversaire et
d’arrêter le mouvement à temps ; la
maîtrise de soi et du geste est donc nécessaire et primordiale. Le respect, de
même que la non – violence sont au
centre de l’échange.
Dès lors, figures improvisées, créativité et spontanéité sont de rigueur. En capoeira, il n’y a jamais de
vainqueur, les combats restent fictifs et se terminent
par une poignée de main empreinte de respect mutuel. Chaque participant va apporter « quelque chose » de personnel, soit par la musique soit par les
acrobaties soit dans sa manière, son style, d’évoluer
au sein de la « roda ». La progression du capoeiriste est rapide et le plaisir reste un atout majeur
de ce sport.
Cette danse reconnait des valeurs culturelles,
éducatives, créatives et artistiques.
Elle permet, entre autres, d’entrer
dans une dynamique de développement et d’épanouissement personnel tant au niveau physique que
mental. Ce jeu atteste de compétences telles que coordination, adaptation, endurance, persévérance, partage mais aussi rigueur, état d’esprit
positif, plaisir et goût de l’effort,
des notions demandées par notre
société. Voilà pourquoi depuis deux
ans, au sein du Centre de préapprentissage, la capoeira fait partie
du programme des activités de soirée. L’apprentissage des « normes » de la vie peut passer par la
pratique de ce sport à part entière.
Yannick Gasser
Éducateur
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Roland Décaillet s’en va après 28 ans au service des
jeunes en difficulté
Le 30 septembre 2009 à
15h00, un mercredi, Roland a
rendu « son tablier » d’éducateur au Foyer pour jeunes travailleurs, après plus de 28 ans
de service ! Depuis quelques
semaines, nous faisions le décompte ensemble : dernier
mois, dernière synthèse, dernière nuit, dernière soirée… Et
enfin dernier jour du mois :
colloque le matin, agape et
dernières salutations ? Eh bien
non, Roland me dit qu’il désire encore participer à la supervision de l’après-midi, pour
boucler la boucle !
Cela situe
bien le personnage:
attaché
à
« son » foyer,
intègre, fidèle, soucieux
de communiquer une
image positive de notre
Institution.
La séparation est empreinte
d’émotions, à la vision d’une
lampe de chevet exécutée en la
circonstance par les jeunes de
l’atelier. Et des petits mots
multicolores qui viennent orner celle-ci, tous plus élogieux
les uns que les autres…
Difficile de cacher son émotion, après tant d’années passées à accompagner non seulement des jeunes en difficulté,
mais aussi leurs familles. L’entretien de sortie vient ponctuer la fin d’une activité proPage 8
fessionnelle intense et le début d’une retraite mille fois
méritée !
Partager des expériences, des
anecdotes, des visions de la
prise en charge des jeunes, je
l’ai souvent fait avec Roland.
Sans donner trop de précision
dans la façon de diriger un centre, il m’a sans cesse encouragé à
positiver les relations d’adultes,
tout en insistant sur le fait de
jouer mon rôle de responsable.
« Le foyer est un outil de travail
exceptionnel ! Intégré géographiquement, de la bonne taille critique, des jeunes venant de divers
horizons,
garçons et
filles,
en
contact permanent avec
le
monde
économique… ». Il se
plaisait
à
dire
que
certains n’avaient même plus l’impression d’être en
foyer.
Pour Roland, la prise en charge a
changé, mais les problématiques
sont restées les mêmes. En effet,
Il est bien résolu le temps où l’éducateur travaillait seul avec 12
jeunes, pendant plus de 50 heures par semaine. A l’époque, il
faisait toutes les tâches quotidiennes : nettoyage, repas, transports,
accompagnement éducatif, scolaire et professionnel… Il y avait 2
colloques par semaine, un éducatif et l’autre administratif, mais
bien moins de paperasseries qu’actuellement. Le
dossier du jeune, le cahier de bord, le procès
verbal du colloque : voilà
à quoi se résumait la partie administrative.
A ses yeux, et afin de rester crédible
auprès des instances partenaires, il est
absolument nécessaire de garder un
contact étroit avec les entreprises de
la région. Cette fidélisation date depuis la création du Foyer pour jeunes
travailleurs, par le travail incessant de
chaque Chef de Centre qu’a connu le
Foyer. De tout temps, et pas seulement de la part de la Direction, chaque collaborateur du Foyer s’est attelé
à faire jouer ses relations, afin de
trouver des places de stage, voire d’apprentissage à nos jeunes. Quand je lui
parle de mes contacts avec le monde
économique, et que ces entrepreneurs me demandent des nouvelles
de Roland, je vois à travers son regard
une grande fierté. Cette relative facilité à trouver des emplois pour nos jeunes démontre bien les compétences
sociales et relationnelles de Roland.
L’évolution de la prise en charge
peut parfois être paradoxale : plus
d’écrits, pour moins de transmissions
d’informations externes, protection
des données oblige. Accompagnement individuel privilégié par le renforcement de l’équipe éducative, mais
travail administratif intense… Roland
traverse les années et s’adapte aux
nouvelles tâches, sans faire de
« résistance », essayant toujours de
mettre le jeune au centre du débat,
afin de ne pas le prétériter. Concernant la population, il me dit que les
jeunes actuellement ont moins de
Année 2009, N°3
compétences et de ressources pour commencer une
activité professionnelle. La création de l’atelier entreprise, au début des années 2000, a comblé une
partie de cette lacune. Le manque de valeurs, d’objectifs de vie, la multiculturalité entraînent une prise en charge plus spécifique.
Son caractère quelque peu « bougon » a fait les
choux gras des jeunes, par imitation. Il a marqué
également ses collègues, empruntés des fois à savoir
s’il plaisantait ou bien parlait sérieusement ! Un
jeune m’a dit un jour : « Roland n’a pas besoin de
nous voir pour nous mettre une brossée, il a qu’à
lever la voix ! ».
De son passage à Saint-Raphaël, il garde d’innombrables souvenirs, tous positifs à ce jour. Il me lance
quelques anecdotes au passage, comme ce fameux
camp « Corse », où une partie de ses collègues ont
fait le voyage avec tout le matériel 2 jours avant les
jeunes, et que ceux-ci ont raté le bateau de Gènes.
24 heures au port sans affaires, en plein milieu d’u-
ne fête de vieilles embarcations. Content de retrouver tous les jeunes le lendemain matin…
Et cette altercation avec des mercenaires français, à
Calvi, avec son pote Jean-Pierre, dans un bistrot
tard dans la nuit : record du 100 mètres battu et
planque dans les poubelles !
J’ai eu l’honneur le 14 août 2009, lors du colloque
général, de lui rendre hommage à l’occasion de son
départ à la retraite. Je réitère par ces quelques lignes
mes remerciements, de la part de la Direction de
Saint-Raphaël, pour le travail consacré dans sa longue carrière auprès de notre Institution. Et je termine par ses paroles :
« Malgré les difficultés, aimer son travail, c’est aimer les jeunes ! »
Christophe Jordan
Chef de centre
APSR, l’association du personnel de Saint-Raphaël
Dans ses statuts, L’APSR poursuit les buts suivants :
aider l’ Association Saint-Raphaël dans l’accomplissement de sa mission, défendre les intérêts du personnel, améliorer la qualité professionnelle de ses
membres et animer la vie associative.
Actuellement l’Association compte une quarantaine
de membres. Son comité compte 5 membres représentant chacun un secteur différent (cf : article 17
des statuts). Ils sont répartis de la manière suivante :
CPA : Jean-Yves Bonvin (président)
CPM : Gaëlle Follonier (caissière)
CPS : Raoul Stalder (membre)
FJT
: Hervé Ostertag (secrétaire)
Administration intendance : Philippe Imstepf (viceprésident)
Notre but principal est de développer un véritable
esprit « Saint-Raphaël » qui soit bien présent chez
chacun d’entre nous. Un esprit d’entraide qui devrait nous permettre d’affronter et de résoudre avec
plus de confiance et de sérénité les problèmes et
difficultés d’un quotidien professionnel parfois prenant. Des journées récréatives (souper, pique-nique,
dégustation) ou sportives (ski, vélo, randonnée) permettant aux acteurs des différents centres de se rencontrer sont organisées chaque année. Il est vrai que
le nombre de participants à ces différentes activités
pourraient encore s’agrandir. Pour cela, nous encourageons vivement tous les collaborateurs de SaintRaphaël à adhérer à l’APSR ainsi qu’à participer
activement aux rencontres que nous proposons.
Si nous devions trouver une devise pour l’APSR,
nous pensons que « l’union fait la force » serait celle
à adopter.
Pour le comité
Jean-Yves Bonvin
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La Fourchette Verte
ou des petits hommes verts dans la cuisine
S’agissant des cuisiniers qui
manoeuvrent dans les cuisines
de l’Institut Saint-Raphaël, on
ne peut, a priori, parler d’eux
comme de fées…vertes ! Il a
donc fallu trouver un autre
titre pour cet
article. Et celui
qui figure cidessus nous a
paru être le plus
adéquat.
En effet, ils travaillent dans nos
cuisines, ils sont
deux, ils sont
petits (entendez par là humbles), ce sont des hommes, et
ils sont verts. Verts ? Que doiton entendre par là ? Et bien
certainement pas ce que vous
voudriez comprendre. Nous
allons vous le démontrer au
travers de ces quelques lignes.
En luminothérapie, le vert est
utilisé à des fins d’apaisement
de l’individu survolté. Or, au
travers de leur activité professionnelle, nos deux petits
hommes sont appelés à
confectionner des menus
contentant les estomacs de
nos pensionnaires, sans que
ceux-ci n’en souffrent dans
leur corps et ne deviennent…
verts.
En médecine, le vert est porté
par les chirurgiens. En cuisine,
la précision du dosage d’une
épice ou de la confection d’une sauce peut souvent s’apparenter à celle attendue en salle
d’opération.
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Du temps de Toutankhamon, les
égyptiens voyaient dans le vert la
couleur de la vie, fondamentalement positif, vivifiant et frais
comme la végétation. Nos petits
hommes se doivent d’être toujours positifs.
En Inde, le vert est la couleur
du dieu Ganesha, cousin de
l’Hermes grec, rattaché à la
sphère de la création. Et de
création, nos petits hommes
doivent en faire preuve tous
les jours.
La couleur verte passe-t-elle
dans une cuisine institutionnelle ?
A cette question nous osons répondre par l’affirmative (la forme
négative étant prohibée dans notre institution). Mais il faut un
instrument afin d’aider à digérer
la systématisation du vert en cuisine. Et cet outil nous l’avons
trouvé dans la Fourchette Verte.
Kek cè ti que cà, Fourchette Verte ?
Fourchette Verte est un concept
d’alimentation équilibrée et de
qualité. C’est un label qui, depuis 1993, cherche à concilier
plaisir de manger et santé. Cette
démarche est soutenue par Promotion Santé Suisse.
A travers la sensibilisation des
professionnels,
l’association
Fourchette Verte (FV) cherche à
convaincre
l’ensemble
des
consommateurs des avantages
d’une alimentation saine et variée.
A ce jour, nous sommes fiers de pouvoir vous informer que la cuisine du
Centre de Préapprentissage a déjà
obtenu ce label. Quant à la cuisine
du site de Champlan, la démarche est
en cours.
La mission première de notre Institut
est de redonner un cadre de vie agréable aux jeunes qui nous sont confiés.
Que ce soit dans leurs relations familiales ou sociales, dans leur vie professionnelle ou scolaire, ces jeunes filles
et garçons ont besoin d’un « coup de
pouce ». Sans manger « sur le pouce »…
Il faut le reconnaître, si l’idée Fourchette Verte est en vogue depuis quelques années, les cuisines de l’ISR
n’ont pas attendu sur cela pour offrir
une alimentation saine. Mais il est un
fait que l’appui et les conseils des spécialistes en diététique de FV apporteront une plus-value à la qualité de ce
que nos cuisiniers sont déjà capables
d’offrir.
La Direction de l’Institut est bien
consciente que ce ne sont pas nos
cuisiniers que nous devons convaincre du bien-fondé de la démarche,
mais l’ensemble des collaborateurs, et
surtout nos pensionnaires. Aussi des
actions seront-elles entreprises durant
cette année scolaire afin d’attirer l’attention de tout le monde sur l’importance d’une saine alimentation.
Bon ap….petits !!!!
Gilbert Jacquemettaz
Administrateur
Année 2009, N°3
nous esp
Rénovation d’un Institut,
vision de l’Architecte
Le mandat de la transformation, restructuration et mise
en conformité des locaux selon la norme feu a été confié à
anako’architecture
durant
l’année 2007. Après plusieurs
visites et des rencontres avec
les différents utilisateurs, le
MERCI ! est
concept de transformation
proposé aux responsables des
centres et au directeur.
Le CPA étant un bâtiment
parfaitement autonome, avec
ses chambres, ses locaux de
rencontre, sa cuisine, sa salle à
manger, pose un réel problème d’organisation, car tous les
jeunes se retrouvent ensemble
dans les locaux communs. Il
est donc souhaitable de séparer les deux groupes, de créer
deux salles à manger avec cuisine de service et bien évidemment des locaux sanitaires
pour chaque groupe. Ces souhaits de restructuration coïncident parfaitement avec le rapport du service du feu qui demande de bien séparer l’aile
nord de l’aile sud avec des portes coupe feu. Ceci afin de
garantir 2 voies d’évacuation
en cas d’incendie dans une
des ailes.
Une nouvelle cage d’escalier entièrement recouverte d’élément
en « PROFILIT » verre translucide est mise en place sur la façade
est entre le CPA et l’immeuble d’appartements au
nord. Cette nouvelle cage,
généreuse et lumineuse
permet une liaison entre
l’étage des chambres et la
salle à manger au rez-dechaussée. Elle permet également aux jeunes résidents de rejoindre l’extérieur en cas d’incendie. La
construction de cet « objet » en
verre garantit l’apport de lumière
dans les pièces existantes.
L’étage des chambres est totalement restructuré afin de créer
une zone « salon » en référence à
la vie familiale au coeur du bâtiment pour les jeunes de l’aile
nord. La chambre
de veille également
placée au centre
du bâtiment permet une vision sur
les deux groupes à
travers l’espace de
circulation.
Les
chambres des jeunes résidents sont
refaites à neuf, parquet au sol, peinture des murs et
plafonds, changement des lavabos. Toutes les douches sont refaites à neuf, celles-ci dans l’épaisseur du sol existant, sans bacs de
douche, tout est parfaitement
affleuré, sans rebords ni tablettes.
Un poste incendie a été installé à
chaque étage afin de garantir une
intervention rapide en cas de si-
nistre.
Toutes les portes
des
chambres
ont été changées,
celles-ci
s’ouvrent vers l’extérieur et sont résistantes 30 minutes au feu et à la fumée. Une touche de couleur est apportée afin de bien différencier les
deux groupes de l’aile nord et sud.
Les travaux ont duré 6 mois et ont
été réalisés en 2 étapes, tout d’abord
l’aile nord puis l’aile sud.
Le FJT ne demandait pas une restructuration complète. Les utilisateurs
souhaitaient profiter de la remise en
conformité à la norme feu pour créer
un couvert et un local de rangement
du matériel extérieur. Le concept mis
en place permet d’agrandir le nombre
de chambres en dessus du couvert
pour véhicules. Le dossier d’enquête
a été accepté avec cette annexe
de
deux
chambres.
L’annexe
ouest
a
donc été
démolie
pour laisser place à
un espace pratique et fonctionnel
pour le parcage du bus de St-Raphaël.
La cage d’escalier a été compartimentée coupe feu afin de garantir une
voie d’évacuation pour les jeunes résidents en cas d’incendie. Un poste
incendie a été installé à chaque étage
afin de garantir une intervention rapide en cas de sinistre. Les travaux ont
duré 4 mois en une étape.
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Ces deux transformations ont permis de réorganiser
judicieusement les locaux afin d’offrir aux jeunes un
cadre plus proche de celui que l’on peut retrouver dans une famille. Des
espaces modernes, lumineux et fonctionnels ont
été créés afin de permettre aux jeunes de se reconstruire et être encadrés au mieux par les éducateurs de St-Raphaël.
Nous avons eu énormément de plaisir à mettre à
disposition de St-Raphaël toutes nos compétences
dans la réalisation de ces travaux. Nous souhaitons à
tous les jeunes ainsi qu’aux éducateurs le plus grand
plaisir dans l’utilisation de ces nouveaux espaces.
Nous remercions également tous les membres de la
direction pour la confiance témoignée et l’excellente
collaboration tant lors de la planification que lors
des travaux.
Olivier Cheseaux,
Architecte
N’oubliez pas!
Le loto de l’Association Saint-Raphaël aura lieu le
vendredi 22 janvier 2010, dès 19h00 à la salle de la
Matze. Comme chaque année, nous espérons vous y
voir nombreux !
Retrouvez-nous sur le Web
http://www.saint-raphael.ch/
Téléphone : 027 398 24 41
Télécopie : 027 398 24 43
Messagerie : info@saint-raphael.ch
Nous tenons à remercier chaleureusement les accompagnants bénévoles de la descente
du Rhône à vélo, ainsi que les entreprises et donateurs qui ont soutenu notre projet .
Dons en espèces :
Dons en matériel :
Fondation Saint-Raphaël
10’000.—
Fiduciaire Fidag
2’000.—
FD Renovation concept Sàrl 1’500.—
Kiwanis
1’000.—
Victor Zwissig
500.—
Ville de Sierre
500.—
Evéquoz Sa
300.—
Bitz Electricité
250.—
Roduit-Bourban Immobilier
200.—
Commune de Randogne
200.—
Municipalité de St-Léonard
200.—
Stéphane Meyer
100.—
Etienne Putallaz
100.—
Ville de Monthey
100.—
Agence immobilière Barras
100.—
Gabioud Pierre-Marie
100.—
Eloi Bruttin
100.—
Philippe et Sabine Varone
100.—
Véronique Grand-Giroud
50.—
Cynthia Décaillet
50.—
Roselyne Dessimoz
50.—
Charles Clivaz
30.—
Carmen Michelet
20.—
Happy Sports,
M. Sandro Maret, Le Châble
CrossRoad Cycles
UBS
Aproz Sources minérales
Pearlwater, Termen
Vins
Christine Berthod
Bitz et Savoy
Boulangerie Pellet
ARVI
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Accompagnants :
M. Georges Delacombaz
M. Paul Dorsaz
M. Jean Buetzberger
M. Bernard Migy
M. Jean-Jacques Petitpierre
M. Dominique Jeangeorges
Année 2009, N°3