Coût total de possession : comparaison des systèmes de surveillance IP et analogiques

Coût total de possession : comparaison des systèmes de surveillance IP et analogiques
Document de synthèse
Coût total de possession
Comparaison des systèmes de surveillance sur IP et analogiques
Table des matières
1. Introduction 3
2.Méthode suivie 4
3.Coût total : définition et validation 5
4.Scénario de base : définition et validation 5
5.Coût d’achat et d’installation 8
6. Résultats détaillés 8
7. Le coût en fonction du nombre de canaux 10
8. Autres observations 11
9.Conclusion 12
1.
Introduction
À la question de savoir si une caméra réseau est plus chère qu’une caméra analogique, la réponse sera
un « oui » franc. Une caméra réseau possède en effet plus de fonctions qu’une caméra analogique. En
revanche, à la question de savoir si une caméra réseau revient plus cher qu’un magnétoscope numérique
associé à des caméras analogiques, la réponse variera d’une personne à l’autre. Certains diront « absolument », d’autres « peut-être » et d’autres encore « non ». Penchons-nous donc sur les motifs.
Le manque d’informations dont on dispose à propos du coût total de possession des caméras analogiques
et des systèmes de vidéo sur IP peut justifier en partie la divergence des avis. Mais il y a lieu également
de s’interroger sur le type de système envisagé, le nombre de caméras, l’emplacement des caméras, les
locaux dans lesquels les caméras sont installées, etc. Au printemps 2007, une étude a été menée en vue
d’apporter un peu de clarté sur la question. Cette étude fait l’objet du présent document de synthèse. Elle
a été réalisée par un chercheur indépendant qui s’est principalement intéressé aux coûts essentiels mesurables pour déterminer le coût total de possession. Il n’a pas été tenu compte des avantages supplémentaires de la vidéo sur IP, tels que la meilleure qualité d’image, la possibilité de bénéficier des atouts
des caméras mégapixel ou la plus grande facilité d’ajout de caméras supplémentaires.
Le présent document de synthèse décrit la méthode et les résultats de l’étude, en vue d’évaluer le coût
total de possession de deux types de systèmes de vidéosurveillance :
>
>
Les systèmes de surveillance analogiques : caméras analogiques et enregistrements sur magnétoscopes numériques
Les systèmes de vidéosurveillance sur IP : caméras réseau, infrastructure IP, serveur, logiciels et
stockage
Cette étude visait à évaluer le coût total de possession de ces deux types de systèmes dans une situation
de surveillance « de base ». Un chercheur indépendant a développé une méthode de recherche structurée, validée auprès d’intégrateurs de sécurité, de revendeurs à valeur ajoutée et d’analystes spécialisés
au cours d’entretiens et d’une procédure d’appel d’offres standard.
L’étude était divisée en trois phases :
>
>
>
Développement, validation et ajustement d’un scénario de surveillance de base et d’une structure de comparaison des coûts avec les participants
Collecte de données quantitatives sur les coûts
Examen, validation et synthèse des résultats
Les résultats présentés dans ce document de synthèse reposent sur les données fournies par les participants à l’étude autres que des fournisseurs.
Les résultats de l’étude sont présentés dans la section Conclusion de ce document, ainsi que dans la
section Résultats détaillés.
Les observations et considérations de coûts non quantifiables différenciant les deux types de systèmes
de surveillance n’ayant pas été prises en compte dans la comparaison du coût total sont regroupées à la
fin de ce document.
3
2.
Méthode suivie
L’objectif premier de cette étude était de parvenir à une compréhension impartiale du coût total de possession de deux types de systèmes de vidéosurveillance : un système de surveillance analogique (caméras
analogiques et enregistrements sur magnétoscopes numériques) et un système de surveillance sur IP entièrement numérique (caméras réseau, infrastructure IP, serveur, logiciels de gestion vidéo et stockage).
Afin de rendre l’étude aussi impartiale et rationnelle que possible, une démarche structurée a été adoptée, chaque phase du projet ayant été validée étape par étape par des participants autres que des fournisseurs (intégrateurs de sécurité, revendeurs à valeur ajoutée et analystes spécialisés). La définition des
composants du coût, les scénarios de déploiement et les hypothèses ont été développés conjointement
avec ces participants, qui les ont examinés minutieusement, dans le but de rendre la méthode et les résultats de l’étude aussi justes et impartiaux que possible. En plus des entretiens, une méthode standard
a été suivie pour la collecte des données relatives aux coûts, qui supposait l’élaboration d’un appel d’offres (document qu’un utilisateur final rendrait publique pour que des intégrateurs de sécurité fournissent
une offre de système avec décomposition des coûts) puis la demande de réponses ou de cahier des charges pour rassembler les données de coût structurées.
Les principales phases de l’élaboration de la structure de comparaison des coûts employée pour cette
comparaison du coût total de possession étaient les suivantes :
1. Les principales phases de l’élaboration de la structure de comparaison des coûts employée pour cette
comparaison du coût total de possession étaient les suivantes :
2. Entretiens structurés et méthodes habituelles (appels d’offres et cahier des charges, par exemple) pour
rassembler des données quantitatives à propos des coûts
3. Examen, validation et synthèse des résultats
Figure 1.
L’étude s’est
déroulée en
trois phases.
Développement d’un
scénario opérationnel de
base, validation et élaboration de « l’appel d’offres »
> Définition de catégories
de coût total
> Mise au point d’un
scénario opérationnel
de base
> Conception de matériel
destiné aux entretiens
structurés et liste
d’objectifs
Mener des recherches
quantitatives visant
à recueillir les données
de coût
> Conduite d’entretiens
> Récolte de données
supplémentaires
disponibles
Compilation des résultats
> Synthèse et compilation
des résultats
> Identification des
différences principales
Une douzaine de personnes interrogées provenant de différentes régions d’Amérique du Nord ont participé à l’étude à plusieurs niveaux : aide à la détermination des composants de l’étude, remarques et
commentaires, validation et données de coûts (sous forme de soumissions).
4
3.
Coût total : définition et validation
La première phase du projet consistait à préparer les entretiens et à réunir différents types de données
sur les coûts, ce qui supposait de développer et de valider un scénario de vidéosurveillance opérationnel
de base « type », en fonction duquel les questionnaires structurés utilisés lors des entretiens avec les
participants pourraient être élaborés et examinés. Avant l’élaboration de ce scénario opérationnel en vue
de comparer le coût total, une définition du coût total de possession a dû être développée et validée.
Plusieurs entretiens préliminaires ont été conduits afin de développer et de valider la définition du coût
total de possession retenue pour cette étude. Il a été décidé d’insister sur les « coûts essentiels » quantifiables pouvant être fournis par les participants à l’étude avec un minimum d’interprétation ou d’ambiguïté.
Les coûts non quantifiables, dont les « coûts accessoires » (gains de productivité, frais d’amortissement)
et les « coûts cachés », ont été pris en considération, mais il a toutefois été décidé d’un commun accord
d’exclure l’analyse de ces types de coûts de l’étude et de l’analyse quantitative finale, et de la faire figurer dans les observations des participants aux entretiens, au titre des considérations de coût non directement quantifiables (cf. section : « Autres observations et considérations »).
4.
Scénario de base : définition et validation
Une fois une définition du coût total de possession développée et validée, il fallait développer et valider une
configuration de surveillance type (le scénario opérationnel de base). Plusieurs scénarios ont été envisagés
et examinés avec les participants à l’étude, dont un scénario de surveillance d’intérieur/de bureau de petite
échelle (4-8 caméras fixes, par exemple), un scénario « ordinaire » de moyenne échelle (des caméras fixes
et PTZ d’intérieur et d’extérieur, par exemple), ainsi qu’un scénario « de grande échelle » (jusqu’à plusieurs
centaines de caméras réparties en plusieurs endroits).
Plusieurs observations ont été réunies sur les mérites de chaque système et il a été décidé d’un commun
accord que le scénario de moyenne échelle constituerait un scénario de base idéal pour l’étude (en termes de taille et de complexité) sans toutefois pencher clairement en faveur d’un système de surveillance
sur IP ou analogique du point de vue du coût. Par exemple, plusieurs participants ont jugé qu’un scénario
« de grande échelle » pourrait par nature faire pencher la balance en faveur d’un système sur IP, du point
de vue de coût. Ceci s’explique par la possibilité d’utiliser une infrastructure réseau partagée pour différents types de données (commande, vidéo et audio), ainsi que par les avantages perçus d’un système tout
IP pour la gestion « de bout en bout », distante, simplifiée, jusqu’à chaque caméra individuelle.
L’étape suivante consistait à élaborer un scénario opérationnel de base et de moyenne échelle, courant
dans la pratique et offrant une structure autorisant la comparaison élément par élément des différents
composants de coût dans les deux catégories pour les systèmes de surveillance précédemment définis.
Le scénario de base sélectionné était un système de surveillance pour une école de taille petite à moyenne. Le scénario de base pour la « surveillance de l’école » a été élaboré et examiné par les participants à
l’étude, étape suivie par la définition des conditions requises du système, des hypothèses opérationnelles
et des composants de coût individuels susceptibles d’être utilisés lors de la préparation du questionnaire
d’entretien structuré et impartial employé pour la collecte de données de coût. Il a également été décidé
que la remise d’un appel d’offres aux participants faciliterait considérablement l’obtention de données
impartiales et dénuées d’ambiguïté.
Afin de rendre la comparaison aussi impartiale que possible, le nombre de caméras choisies pour l’installation ne devait pas faire pencher la balance en faveur du système analogique ou du système sur IP.
Comme les systèmes analogiques sont généralement des multiples des 16 entrées d’une entrée de magnétoscope numérique, il fallait veiller à ne pas en sélectionner 16, 32 ni 48. En même temps, les systèmes sur IP présentent un avantage à 17, 33 ou 49 caméras. Il a donc été décidé qu’il serait neutre de
sélectionner 40 caméras et qu’il s’agissait d’une taille de parc courante, ce que les entretiens ont confirmé. Lors de la collecte d’informations de coût, les participants étaient seulement tenus de remplir les
« conditions requises par le client » pour l’installation du système dans l’école. Aucune caméra n’était déjà
5
installée et il n’y avait pas non plus de câbles ni d’infrastructures réseau en place. En d’autres termes, un
câblage d’alimentation et de données entièrement neuf s’imposait. Pour le reste, les participants étaient
entièrement libres de sélectionner l’équipement de leur choix et de fixer le prix de la configuration, du
service, des mises à niveau, etc.
Synthèse des conditions requises par le client dans l’appel d’offres :
Locaux
> Un seul bâtiment (école)
> Bâtiment existant
Nombre de caméras
> 30 caméras à dôme fixes d’intérieur
> 5 caméras à dôme fixes d’extérieur
> 5 caméras PTZ d’extérieur
> Toutes les caméras devaient être résistantes au vandalisme
Enregistrement
> 12 heures d’enregistrement par jour
> 4 images par seconde d’enregistrement continu
> 15 images par seconde d’enregistrement en cas d’alarme/de détection de mouvement dans l’image
> Résolution CIF
> Conservation des vidéos pendant 12 jours
Câblage
> Pas de câbles de données, de câbles d’alimentation ni de câbles coaxiaux existants
> Commutateurs réseau (armoires de répartition) et/ou alimentations multi-caméras
> Faux-plafond au-dessus de toutes les zones (pour le câblage, installation électrique dans le faux plafond requise)
> Câble de catégorie 5 adapté au transfert des données
> Possibilité de placer des commutateurs PoE d’alimentation par Ethernet dans l’aire de stockage, avec
dans ce cas moins de 76 mètres de longueur de câble Ethernet pour les caméras réseau
> Les câbles coaxiaux doivent relier individuellement les caméras au magnétoscope numérique
Emplacement de surveillance et disposition du matériel
> Concentrateur réseau principal et visionnage des caméras (emplacement du moniteur, serveur/
magnétoscope numérique) dans un endroit appelé Administration (constitué de plusieurs bureaux)
> Possibilité de placer des commutateurs réseau (baies de brassage) et/ou des alimentations multi caméras dans n’importe quelle zone grisée du schéma
Autres
> Aucun projecteur spécial requis
> Surveillance audio non requise
6
Le plan de l’école est présenté ci-dessous, avec l’emplacement des caméras :
Figure 2.
Un total de
40 caméras
devaient être
installées dans
l’enceinte de
l’école fictive,
qui ne possédait
aucun câblage.
CLASSROOMS
12 FT
STORAGE/WIRING CLOSETS
INDOOR FIXED CAMERAS (30)
OUTDOOR FIXED CAMERAS (8)
PLAYGROUND
OUTDOOR PTZ (5)
DOOR
DOOR
DOOR
STORAGE
COMPUTER LAB
DOOR
ALTERNATE
DROP OFF AREA
AUDITORIUM/STORAGE
KITCHEN
AUDITORIUM
PARKING
CAFETERIA/DINING
DOOR
ALTERNATE
DROP OFF AREA
LIBRARY
LOUNGE
ADMINISTRATION
LOBBY
DOOR DOOR
MAIN DROP OFF AREA
Une fois le scénario opérationnel de base défini, validé et ajusté, il fallait dresser une liste de facteurs
contribuant au coût dans les deux catégories précédemment définies.
7
5.
Coût d’achat et d’installation
La question suivante consistait à déterminer les éléments spécifiques contribuant au coût total de mise
en service d’un système de surveillance sur IP ou analogique dans le scénario de base précédemment
défini (école).
Pour répondre à cette question et élaborer un appel d’offres structuré susceptible d’être utilisé pour
recueillir les différentes données de coûts des participants, une liste des composants contribuant au coût
d’achat et d’installation a été dressée. Premièrement, les coûts jugés équivalents pour le système sur IP
et le système analogique ont été déterminés et validés. Ensuite, un groupe de base de composants de
coût a été défini et validé comme suit :
Figure 3.
Les coûts
d’achat et
d’installation
du produit ont
été ventilés
en différentes
catégories.
Caméra analogique + DVR
30 caméras à dôme
fixes d’intérieur
(résistantes au
vandalisme)
Câble
5 caméras PTZ
d’extérieur
Alimentation
électrique des
caméras
5 caméras à dôme
fixes d’extérieur
(résistantes au
vandalisme)
Main-d’œuvre pour le
câblage
DVR
40 caméras au
total
(4 images par seconde min.,
15 images par seconde
en cas d’alarme)
Distribution
électrique,
distribution des
données
Stockage,
serveurs,
logiciels
Système IP
30 caméras à dôme
fixes d’intérieur
(résistantes au
vandalisme)
Câble
5 caméras PTZ
d’extérieur
Alimentation
par Ethernet
4 0 0 1
5 caméras à dôme
fixes d’extérieur
(résistantes au
vandalisme)
Switch(s) POE Main-d’œuvre pour le
câblage
P o w e r D s in e
Baie de brassage
Serveur
Logiciel d’enregistrement et de lecture vidéo
Accessoires et
frais annexes
(supposés équivalents pour
chaque configuration)
Coûts de conception
du système
Main-d’œuvre pour le
caméras
Configuration du
système
Enregistreur/Serveur/Mon
iteur (pas de moniteur de
visionnage public)
Éléments de raccordement, de fixation, etc.
Remarque: comme indiqué plus haut, les participants à la collecte d’informations sur les coûts devaient
seulement remplir les « conditions requises par le client » pour l’installation du système dans l’école et
spécifier les caméras Axis à utiliser sur le système sur IP. Pour le reste, les participants étaient entièrement libres de sélectionner l’équipement de leur choix et de fixer le prix de la configuration, du service,
des mises à niveau, etc., fournis dans des devis ou offres.
6.
Résultats détaillés
Les devis fournis par les intégrateurs de système participants ont fourni des informations intéressantes.
Les coûts indiqués incluaient le coût d’achat et d’installation du matériel et, d’après la valeur moyenne
de tous les devis, les résultats étaient les suivants :
>
>
>
Le coût total de possession du système sur IP était de 3,4 % moins élevé
Le système sur IP le moins cher avait un coût total de possession de 25,4 % inférieur à celui du
système analogique/magnétoscope numérique le moins cher
Le système sur IP le plus cher avait un coût total de possession de 11,5 % supérieur à celui du système
analogique/magnétoscope numérique le plus cher
8
Les résultats sont présentés sous forme graphique ci-dessous :
$72,000
$64,000
Coût total (devis ASP en USD)
Figure 4.
Le système
sur IP pour
40 caméras
était d’un coût
légèrement
inférieur.
En outre, la
fourchette des
prix indiqués
était plus
large.
$56,000
$48,000
$40,000
$32,000
$24,000
$16,000
$8,000
$0
Système IP
Caméra analogique + DVR
La souplesse du système sur IP, reflétée dans le large éventail des prix indiqués, mérite d’être notée. La
raison à cela est la grande souplesse d’utilisation de la technologie IP conférée par l’alimentation par
Ethernet, les différents types de câblage et les plates-formes réseau et serveur. Un système analogique
offre très peu de souplesse. C’est pourquoi la plupart des devis indiquaient pratiquement le même prix.
Cela est assez habituel sur un marché arrivé à maturité.
La décomposition du coût du système sur IP s’est avérée assez différente de celle du système analogique/
magnétoscope numérique, comme le montre le graphique ci-dessous :
Figure 5.
La décomposition des
coûts différait
considérablement entre
le système
analogique
et le système
sur IP.
$70,000
$60,000
$50,000
$33, 209
$21,932
34%
$10,123
16%
$16,066
25%
$15,360
25%
54%
$40,000
$30,000
$20,000
$3,841
6%
$13,437
21%
$10,895
19%
$10,000
$0
Système IP
Caméra analogique + DVR
Main-d’œuvre (installation, configuration, formation)
Enregistrement et lecture (serveurs, stockage, logiciels)
Infrastructures de câblage (câbles, commutateurs, panneaux)
Caméras (alimentation électrique incluse)
9
Une comparaison des coûts détaillés permet de tirer les conclusions suivantes :
>
>
>
>
>
7.
Les caméras réseau représentaient la moitié du coût du système sur IP, mais seulement le tiers du coût
du système analogique/magnétoscope numérique
Les caméras réseau étaient 50 % plus chères que les caméras analogiques
Le câblage du système analogique est près de trois fois plus cher que celui du système sur IP. Les
principales raisons à cela sont qu’un câble d’alimentation séparé doit être utilisé, alors que l’alimentation par Ethernet est employée sur le système sur IP. Des câbles séparés sont également nécessaires
pour commander les caméras PTZ analogiques
Le coût d’enregistrement et de surveillance est similaire. La qualité et les contrats d’entretien et de
maintenance disponibles pour un serveur de PC utilisé sur les systèmes sur IP sont souvent supérieurs
à ceux des systèmes utilisant des magnétoscopes numériques.
Les coûts d’installation, de configuration et de formation sont près de 50 % plus élevés sur le système
analogique
Le coût en fonction du nombre de canaux
Il est généralement admis que plus le système sur IP est conséquent, plus son coût sera favorable par
rapport à un système analogique. D’où la question : quel est le point critique ? En d’autres termes, à
partir de quelle taille le système sur IP revient-il moins cher que le système analogique ? La différence
s’accentue-t-elle avec la taille du système ? Le coût en fonction du nombre de canaux a été calculé à
partir des données de l’étude et d’autres informations, comme indiqué sur le graphique suivant.
BLEU : le système IP revient moins cher
15%
IP 10% moins cher
Analogique 10%
Coût identique
moins cher
79
77
75
73
71
69
67
65
63
61
59
57
55
53
51
49
47
45
43
41
39
37
35
33
31
29
27
25
23
21
19
17
15
13
11
9
7
5
3
5%
1
Coût total de possession : avantage tarifaire du système IP
Figure 6.
La différence de
coût entre les systèmes analogiques
et les systèmes sur
IP en fonction du
nombre de caméras
révèle un coût de
10 % inférieur
pour les systèmes
analogiques de 1
à 16 caméras, un
coût pratiquement
égal de 17 à 32
caméras et un coût
de 10 % inférieur
pour les systèmes
sur IP au-delà de 33
caméras.
Nombre de caméras
-5%
ROUGE : le système IP revient plus cher
-15%
Les résultats montrent qu’au-delà de 32 caméras le système sur IP revient moins cher, tandis qu’entre 16
et 32 caméras le coût est assez similaire. Dans le scénario ci-dessus, il était supposé qu’aucune infrastructure n’était en place. Aujourd’hui, de nombreux bâtiments sont équipés d’une infrastructure IP, à
laquelle le système de surveillance peut s’intégrer. Par conséquent, dans une autre simulation des coûts,
le coût de fourniture des câbles et de réalisation du câblage a été déduit.
10
50%
BLEU : le système IP revient moins cher
45%
Coût total de possession : avantage tarifaire du système IP
Figure 7.
Dans le cas d’une
infrastructure
IP en place
(câblage), le
système sur IP est
toujours moins
cher qu’un système analogique.
40%
35%
30%
IP 20% moins cher
IP 10% moins cher
25%
20%
15%
10%
79
77
75
73
71
69
67
65
63
61
59
57
55
53
51
49
47
45
43
41
39
37
35
33
31
29
27
25
23
21
19
17
15
13
11
9
7
5
3
1
5%
Nombre de caméras
Si l’on déduit le coût du câblage et de l’infrastructure, le système sur IP s’avère moins cher dans tous les cas.
8.
Autres observations
Pendant la phase de recherches de l’étude, plusieurs participants ont fait part d’observations et de considérations de coût non quantifiables différenciant les deux types de systèmes de vidéosurveillance, lesquelles n’ont pas été prises en compte dans la comparaison du coût total. De l’avis des participants interrogés, ces facteurs constituaient cependant des différences de base importantes. Nous les avons dès
lors repris ci-après :
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
L’évolutivité des systèmes sur IP est supérieure, dans la mesure où il est possible d’ajouter de nouvelles
caméras une par une
Un système sur IP offre une plus grande souplesse : lorsqu’il faut changer une caméra de place, il
suffit seulement de déplacer un branchement réseau si l’alimentation par Ethernet est utilisée
Les caméras réseau offrent une qualité d’image supérieure à celle des caméras analogiques
Les caméras mégapixel commencent à être demandées et seules les caméras réseau peuvent répondre
à cette demande
Bien souvent, l’infrastructure IP est déjà en place et peut dès lors être utilisée par le système de vidéo
sur IP
La résolution des problèmes s’avère bien plus difficile sur les câbles coaxiaux analogiques que sur les
systèmes sur IP
La conception du système est généralement comprise dans le prix
Il est possible d’intervenir à distance sur un système sur IP, sur le réseau (réglage, diagnostic, etc.)
Les serveurs de marque utilisés par les systèmes sur IP offrent souvent une garantie et des contrats
d’entretien supérieurs à ceux des magnétoscopes numé
Le prix du matériel informatique devrait baisser plus vite que celui du matériel analogique
11
9.
Conclusion
L’étude menée avec des participants de ce secteur d’activité (intégrateurs de sécurité, revendeurs à valeur ajoutée et analystes spécialisés), qui incluait des entretiens et la collecte de données, a permis de
tirer les conclusions suivantes :
>
Les systèmes sur IP de 40 caméras ont un coût de possession total inférieur aux systèmes
analogiques.
Dans un scénario de déploiement de base, le coût d’achat, d’installation et d’exploitation d’un système
sur IP est de 3,4 % inférieur à celui d’une solution analogique.
>
Le point de comparaison critique entre l’analogique/l’IP se situe à 32 caméras.
Dans un scénario de coût habituel, au-delà de 32 caméras, le système sur IP revient moins cher. Entre
16 et 32 caméras, le coût est assez similaire, quoi que légèrement inférieur pour les systèmes
analogiques.
> Si l’infrastructure IP est déjà en place, le système sur IP revient toujours moins cher.
Quelle que soit la taille du système, le système sur IP revient toujours moins cher lorsqu’il existe déjà
une infrastructure IP (câblage).
>
De nombreux avantages non quantifiables pour les systèmes sur IP.
La meilleure qualité d’image, la plus grande facilité de maintenance et d’entretien, la plus grande
souplesse et la plus grande facilité de résolution des problèmes ne sont que quelques-uns des
avantages réels mais non quantifiés ici. En outre, le prix du matériel informatique devrait baisser plus
rapidement que celui des équipements CCTV, ce qui rend la comparaison encore plus favorable à l’IP
dans l’avenir.
12
31198/FR/R1/0802
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