VICE-CHAMPION DU MONDE FORMATION CHAUFFEURS L’équipe du Nef Truckcenter AG à Frenkendorf

VICE-CHAMPION DU MONDE FORMATION CHAUFFEURS L’équipe du Nef Truckcenter AG à Frenkendorf
VICE-CHAMPION DU MONDE
FORMATION CHAUFFEURS
L’équipe du Nef Truckcenter AG à Frenkendorf
ramène à nouveau le titre de vice-champion du
monde en Suisse.
Profitez des pros – les formations pour chauffeurs de Volvo
Trucks, reconnues par l’OACP.
L A REVUE DES CLIENTS DE VOLVO TRUCKS SUISSE N° 3/2013
La combinaison parfaite
En route avec le nouveau Volvo FH
460 Euro 6 de railCare AG.
Vos conducteurs vont l‘adorer… Votre comptable aussi.
En savoir plus sur les 10 TOP INNOVATIONS sous www.volvotrucks.ch/fm
LE NOUVEAU VOLVO FM
Volvo Trucks. Driving Progress
SOMMAIRE Truck News N° 3/2013
34 TRAFIC
COMBINÉ
On prétend souvent que le trafic combiné n’est rentable qu’à
partir de 150, voire 300 kilomètres. Pour Coop, la société
railCare AG de Härkingen met
la barre en deçà des 100. Le
compte est néanmoins bon tant
pour railCare que pour le client.
08
DU RIFIFI DANS LA JUNGLE :
EXTRACTION DE CHARBON SUR BORNÉO
24
RÉVOLUTIONNAIRE :
LA DIRECTION SANS EFFORTS
32
5 START
16 LE DÉFI
Conduire un camion dans la chaleur tropicale de Bornéo avec ses paysages escarpés devient une démonstration époustouflante de savoir faire au volant.
Volvo Dynamic Steering est une innovation technique
haut de gamme. La technologie élaborée de Volvo
Trucks assure un comportement de braquage parfait.
TOUT EN DOUCEUR POUR
LES CAS DIFFICILES
Une des spécialités de la société Chr. Guyan AG à
Schiers est le transport bâché hors gabarit. Andrea
Leuenberger conduit un de ces camions spécialisés.
22 MOI ET MON VOLVO
31 FONCTIONNEMENT
38 L’ANNÉE
TRUCK NEWS N° 3/2013
3
É DITOR I A L
On recherche des chauffeuses
Chères lectrices, chers lecteurs,
En l’espace de quelques mois, Volvo Trucks a complètement renouvelé sa gamme de camions. Les tout nouveaux
camions FH déjà mis en circulation seront bientôt rejoints
par les premiers véhicules des séries FM, FMX, FL et FE
- truffés de nombreuses innovations au top comme par
exemple le nouveau et génial système de direction Dynamic
Steering, la suspension pneumatique optimale du FMX, le
moteur quatre cylindres le plus puissant sur le marché et la
boîte I-Shift optimisée.
Toutes ces nouvelles séries ont comme dénominateurs
communs un confort de conduite accru, une puissance de
moteur accrue, une consommation réduite, des bruits intérieurs réduits et une meilleure qualité de vie dans la cabine.
Nos camions sont taillés sur mesure pour les chauffeurs et posent des jalons en matière de maniabilité et de
sécurité.
On ne peut également que se réjouir du fait que de plus en plus de femmes optent pour le métier de
chauffeuse de poids-lourds et démontrent jour après jour qu’elles savent s’affirmer dans ce domaine traditionnellement réservé aux hommes. Volvo Trucks soutient explicitement cette évolution. Voyez dans cette édition
comment Andrea Leuenberger de la société Guyan AG à Schiers maîtrise avec bravoure les tâches de transport avec des charges gigantesques.
Nous exprimons dans cette édition également toutes nos plus chaleureuses félicitations à l’équipe NTC 1
du Nef Truckcenter AG de Frenkendorf. Avec le capitaine de l’équipe Marc Hemund, le mécanicien en chef
Nico Hertel, le conseiller du service clientèle Javier Salgado et le mécatronicien Fabian Sütterlin, l’équipe a à
nouveau ramené en Suisse - après 2011 - le titre de vice-champion du monde au VISTA, le plus grand concours au monde pour le personnel d’atelier. Nous sommes fiers de compter de tels employés dans nos rangs,
chapeau ! Vous trouverez de plus amples informations à ce sujet dans cette édition du « Truck News ». Bonne
lecture !
Jürg Hörzer
Directeur général de la société Volvo Trucks (Suisse) AG
TRUCK NEWS
Adresse : Volvo Trucks (Suisse) SA, Lindenstrasse 6, 8108 Dällikon.
Responsable du contenu : Remo Motta. Tél. : +41 (0) 44 847 61 70. Fax : +41 (0)44 847 61 01. E-Mail : remo.motta@volvo.com
Responsable du contenu : Spoon, Göteborg, Suède.
Expédition : Wisli Werkstatt, Bülach Fréquence de parution : trois numéros par an.
Tirage : 13.500 exemplaires.
facebook.com/VolvoTruckDACH
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TRUCK NEWS N° 3/2013
twitter.com/VolvoTrucksDACH
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xing.com/company/volvotrucksdach
start
Nouveautés & actualités de l’univers de Volvo
Formation
conducteurs
Profiter de l’expérience
des pros.
Depuis plus de 80 années, la marque Volvo place
la sécurité au premier plan. Déjà au début des
années ’60, l’entreprise procédait à des recherches
systématiques sur les accidents. Ceci explique le
caractère unique des cabines de sécurité de Volvo
Trucks. Même dans les pires collisions, les occupants bénéficient d’un véritable espace de survie ;
en combinaison avec de nombreuses technologies
innovatrices de sécurité active et passive, elles veillent à ce que les véhicules de Volvo Trucks comptent aujourd’hui parmi les camions les plus sûrs au
monde. Cependant, un camion sûr et des systèmes
de sécurité ne suffisent pas : les accidents ne
peuvent être évités que si en plus des systèmes
spécifiques à la sécurité active, le chauffeur agit
souverainement. Vos chauffeurs conduisent-ils de
manière sûre et économique ? Volvo Trucks propose à ses clients des formations pour chauffeurs
reconnues par l’OACP. Lors de ces formations,
des instructeurs compétents accompagnent les
chauffeurs dans leur quotidien et leur prodiguent
des conseils personnalisés - jusqu’à la remise du
véhicule ou à l’application correcte de la nouvelle
technique embarquée.
TECHNIQUE
DU VÉHICULE
RETIREZ LE MAXIMUM
DE VOTRE VOLVO
Une connaissance fondée de la technique permet
l’exploitation optimale du véhicule. La commande des systèmes de sécurité et de confort est clairement expliquée
et les connaissances fraichement acquises peuvent être
directement transposées en toute efficacité sur la route.
La formation et les conseils individuels des instructeurs
garantissent la manipulation sûre des camions Volvo, le
chauffeur reçoit dans le même temps des connaissances approfondies sur l’utilisation des boîtes de vitesses
modernes.
CONDUITE
ÉCONOMIQUE
CONDUITE SÛRE
(SAFETY DRIVE)
RÉDUISEZ LA CONSOMMATION DE CARBURANT DE JUSQU’À DIX POUR CENT
MIEUX ÉVALUER LES DANGERS ET LES
RISQUES, ÉVITER LES ACCIDENTS.
Le comportement de roulage influe grandement sur la
consommation de carburant et représente un moyen
efficace pour optimiser celle-ci. Le module « Conduite
économique » permet non seulement de réduire la consommation de carburant de jusqu’à dix pour cent mais
motive en outre les chauffeurs à adopter un mode de
conduite plus efficace.
Ces cours visent à transmettre des connaissances sur les
nouveaux systèmes de sécurité et sur les caractéristiques
de la chaîne cinématique, permettant ainsi une exploitation optimisée de la technique.
La formation individuelle est adaptée au comportement
personnel de roulage de chaque chauffeur et garantit
par ce biais des résultats d’apprentissage optimaux
pour la pratique. *
L’objectif du module est d’accroître la sécurité de conduite en anticipant mieux les dangers et en évitant les
situations dangereuses.
*
Organisateur certifié QAED
(Quality Alliance Eco-Drive)
TRUCK NEWS N° 3/2013
5
start
Nouveautés & actualités de l’univers de Volvo
Le petit dernier
en rouge rubis
Un duo avec tout le confort possible
L’entreprise Markus Fürst Transporte à Egerkingen a acquis un Volvo FH
460 (4x2). Le petit dernier au sein de
l’entreprise familiale qui œuvre dans le
transport de textiles et de marchandises
de détail, dispose entre autres de la cabine Globetrotter XL, du pack Aérodynamisme avec déflecteurs de pavillon et
latéraux et de la boîte automatisée I-Shift.
Ce véhicule est conçu pour le transport
de conteneurs. La rampe inox peinte avec
ses quatre phares sur le toit de la cabine
et les jantes alu Dura Bright attirent absolument tous les regards.
La société Berthod Transports SA à Sion exploite
les tout premiers Volvo FH de la nouvelle génération
dans le Valais. Ces deux New FH 460 4x2T Euro
6 X Low font partie des camions les plus modernes actuellement en service. Les moteurs 13 litres
D13K460 satisfont aux sévères exigences qui seront
d’application à partir de 2014 et leurs 460 ch déploi-
Nouveau FH en
bleu royal
ent déjà toute leur puissance maximale dès 1.400
tr/min. Ils fournissent leur couple maximal de 2.300
Nm entre 1.000 et 1.400 tr/min. Grâce à leur châssis
X-Low, les deux FH 460 peuvent tracter des semiremorques Mega d’une hauteur intérieure de trois
mètres. Réglables selon deux hauteurs, les sellettes
d’attelage peuvent également prendre en charge
des semi-remorques de hauteur normale. Berthod
Transports a opté pour les cabines Globetrotter XL.
Celles-ci offrent aux chauffeurs encore plus d’espace
et de confort que les Globetrotter XL des Volvo FH
de la génération précédente. Outre les nombreux
assistants pour la sécurité, les deux New FH 460
disposent du nouveau régulateur de vitesse I-See
assisté par GPS : il s’agit d’un module prévisionnel
complémentaire à la I-Shift qui détecte les côtes et
les descentes, réagit en conséquence et enregistre
ces données.
Un compagnon agile
Œuvrant dans le Bâtiment et Travaux Publics,
l’entreprise Fratelli Terzi à Mendrisio a mis en service
un nouveau Volvo FMX 410 4x2 pour ses transports
sur chantier. Ce camion est équipé d’une benne basculante légère en alu pour le transport des
excavations et du gravier, ainsi que d’une grue qui
permet de charger ou décharger en toute indépendance les matériaux de construction et les articles en
béton. Le FMX présente un empattement court de
4.000 mm, ce qui le rend extrêmement maniable. La
boîte douze rapports transmet toute la puissance au
robuste essieu à réducteurs planétaires. Le blocage
de différentiel inter-roues de série garantit le franchissement des obstacles même sur les terrains les
plus difficiles.
En plus des
compartiments
de rangement
antidérapants,
la cabine offre
suffisamment
d’espace derrière les sièges
pour le bagage
journalier. Pour Fratelli Terzi, les caractéristiques
spécifiques pour chantier, le puissant six cylindres, le
grand angle de talus et la garde au sol étaient - entre
autres - des atouts décisifs en faveur de ce camion.
Un FL pour le remorquage
La société Iemoli Trasporti SA à Balerna
utilise depuis peu un nouveau tracteur de
type Volvo FH 460 (4x2) pour ses transports internationaux. Le chauffeur profite
ici de tout le confort possible. La société
a en effet choisi pour lui la plus grande
cabine Globetrotter XL dotée d’un équipement généreux. Iemoli Trasporti est
une entreprise de logistique qui dispose
de son propre parc de véhicules. Ses
prestations comprennent l’entreposage
et la mise à disposition de marchandises
ainsi que la distribution dans le Tessin et
l’Italie du Nord.
6
TRUCK NEWS N° 3/2013
Le garage Giovanni Feliciani à Novazzano près de
Chiasso dans le Tessin a récemment complété son
parc de véhicules de remorquage et de dépannage
avec un nouveau Volvo FLH 260 4x2 R. Le garage
automobile exploite trois camions de ce type pour
le transfert des autos de ses marques et pour le remorquage des véhicules en panne ou accidentés. Le
nouveau FLH 260 présente un ptac de 18 tonnes.
La superstructure spéciale comprend un plateau
mobile pour le transport des véhicules, avec un treuil
et une grue Palfinger d’une capacité de levage de
26 tonnes/mètre. Un panier de remorquage permet
de remorquer un véhicule supplémentaire. Des
caissons en acier sont aménagés le long du châssis
dans l’empattement de 5.000 mm, ils accueillent les
dispositifs de sécurité, les outils, les accessoires de
dépannage et les appareils servant au nettoyage des
sites des accidents.
Le quatrième Volvo pour Hochuli
Le Volvo Truck Center d’Egerkingen a livré son
premier Volvo FH New à la société Hochuli Holz- und
Gütertransporte GmbH sise à Moosleerau dans le
canton d’Argovie. Le nouveau FH 460 satisfait à la
norme Euro 6 et dispose entre autres du régulateur de vitesse intelligent I-See assisté par GPS
et développé par Volvo Trucks, ce système permet
d’économiser jusqu’à cinq pour cent de carburant. Le
suédois équipé pour les transports ADR possède un
indicateur de charge pour tous les essieux du train.
La cabine généreuse Globetrotter du Volvo FH New
donne au chauffeur encore plus d’espace et de rangement. Le généreux équipement confort du dernier
arrivé dans le parc de véhicules comprend par exemple un frigo avec compartiment congélateur, un volant
et des sièges garnis de cuir. Le FH 460 (4x2) est actuellement le quatrième Volvo de Werner Hochuli qui
a à nouveau opté pour Volvo Trucks en raison de la
technique ultra moderne et de l’excellente expérience
en matière d’économie et de fiabilité, ainsi que de
l’excellent service du Volvo Trucks Egerkingen.
Euro 6 pour Planzer
La société Planzer Transport AG à Dietikon est un
client de longue date de Volvo Trucks (Suisse) AG.
Au sein de son parc de véhicules, l’entreprise traditionnelle utilise régulièrement des nouveaux véhicules à moteur qui satisfont aux dernières normes en
matière d’émissions. Ce n’est donc pas étonnant que
l’entreprise de logistique renommée sur la scène
internationale dispose depuis la mi-juin de son
premier Volvo New FH 460 (4x2) avec moteur Euro
6. Le package Économies de carburant comprend
l’I-See, l’I-Cruise, l’arrêt moteur au ralenti et des blocs
supplémentaires optimisant le potentiel d’économie,
il permet de réduire la consommation d’environ cinq
pour cent. Le package de sécurité Active Safety
contribue à la sécurité active et passive. Il comprend
entre autres des assistants comme p.ex. le régulateur d’allure et d’espacement ainsi que l’assistant
au maintien de la trajectoire. Le semi-remorque mis
en œuvre sur les routes italo-suisses est équipé
de la nouvelle cabine Globetrotter avec sa hauteur
intérieure debout de 2,03 mètres et ses généreux
espaces et compartiments de rangement.
Spectacle
en Suisse
Le Trucker & Country Festival a une
fois de plus attiré une foule nombreuse à Interlaken. Les quelque 50.000
visiteurs étaient tous enthousiasmés
par les plus de 1.500 camions alignés
et par les groupes provenant de Suisse
et d’autres pays qui se sont produits
dans le chapiteau et sur quatre scènes
extérieures. Le pavillon de Volvo Trucks
(Suisse) AG se trouvait en plein milieu,
au croisement des grandes allées du
terrain de ce festival : l’ouvrage futuriste
et hautement recyclable fait de 3.200
palettes Euro et de 15.000 vis a fasciné
tant les fans de Volvo que les visiteurs
« neutres ». Mais l’attraction de ce déjà
Un compagnon économe
La société Külling AG à Wilchingen dans le canton
de Schaffhouse exploite depuis la mi-mai un nouveau Volvo FH 460 (4x2). Le tracteur à suspension
pneumatique tracte une remorque surbaissée pour
le transport d’éléments en béton de grande hauteur
et de marchandises ultra longues pour l’industrie du
bâtiment. Pour éviter tout dépassement du ptac ou
des charges sur les essieux individuels du tracteur
et de la semi-remorque, Külling a commandé un
indicateur de poids de charge qui a été installé dans
la cabine en usine. Outre la boîte automatisée I-Shift
avec programme d’économies de carburant, la société compte également sur les services de Volvo Trucks
visant à une nette réduction de la consommation de
carburant. Ces services comprennent entre autres le
système de gestion de parc Dynafleet, un conseil par
les instructeurs Volvo Trucks et une formation pour
chauffeurs.
traditionnel pavillon de palettes était
cette année la magnifique terrasse avec
une vue imprenable sur le terrain complet
du festival. Avec bien évidemment les
nouveaux FH et FH16 ainsi que le tout
nouveau professionnel des chantiers
FMX. Le festival en était cette année à sa
20e édition anniversaire. Les dates pour
la prochaine édition sont déjà fixées : cette
fête battra à nouveau son plein du 27 au
29 juin 2014.
TRUCK NEWS N° 3/2013
7
rapport de conduite
Texte Charlotte Simonson Photo Sören Håkanlind
DÉFI SOUS LES
TROPIQUES
Dans les mines de charbon, la chaleur tropicale
est entrecoupée d’ épisodes soudains de pluies
torrentielles. Dans le climat imprévisible de
Bornéo, sur un terrain accidenté et exigeant, vos
compétences au volant sont mises à rude épreuve.
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Truck News # 3/2013
Truck News # 3/2013
9
rapport de conduite
A
u fond de la mine, les machines
s’activent comme des fourmis
mécaniques, persévérantes et
infatigables. Au loin, le grondement
des moteurs. À l’extérieur de la
mine, la brume se lève tout juste, dévoilant les
montagnes recouvertes de forêts.
Le fond de la mine résonne d’un grondement
sourd. Celui de l’acier qui racle la pierre, lorsque
le charbon et la terre sont chargés sur la plateforme du véhicule.
Andreas Wahyudi patiente, la main sur le
levier de vitesses, le temps que son collègue
charge son véhicule à plein.
Il enfonce ensuite la pédale d’accélérateur et
s’engage dans la montée pour ressortir de la mine.
« Il faut rester concentré, être vigilant et
communiquer avec les autres », précise-t-il.
La mine de Susubang est une mine à ciel ouvert
de 9 000 hectares située dans le Kalimantan
oriental, la province indonésienne de l’île de
Bornéo. C’est ici que l’anthracite, le plus dur et le
plus cher de tous les charbons, est extrait.
Le charbon exposé apparaît sous forme de
bandes verticales noires dans le sol creusé.
Pour y accéder, les ouvriers doivent procéder à
des opérations de minage, puis déblayer le sol
rocailleux entre les filons de charbon.
Andreas, 31 ans, transporte tous les jour
ces déblais au volant de son Volvo FMX de la
mine vers une zone de déversement distante
d’1,5 km. L’état chaotique de la chaussée et la
charge lourde (pouvant atteindre 27 tonnes)
requièrent non seulement des véhicules
de chantier robustes, mais également des
conducteurs expérimentés.
De profondes ornières, des pierres et de grands
nids-de-poules d’argile compliquent la progression
au sein de la mine. L’extraction transforme
rapidement le paysage, au même titre que les
glissements de terrain et les pluies torrentielles.
« C’est le terrain qui pose le plus de
problèmes. Notre sécurité dépend de l’état de la
route », déclare Andreas.
Andreas redouble de vigilance lorsque
des camions chargés à plein nous croisent en
vrombissant.
À l’approche d’une immense flaque d’eau
sur la route, il agrippe fermement le volant des
deux mains. Le moteur monte dans les tours à
l’approche d’une côte escarpée.
« Pas de souci, il y a des chevaux sous le capot ».
La radio communication diffuse des
instructions constantes sur la zone de
déversement du chargement, permet à Andreas
d’indiquer sa position et signale tout obstacle
sur la route. La communication est une
composante essentielle au sein de la mine.
« On ne sait jamais ce qui nous attend. Le sol
est en perpétuelle transformation et la vérité d’un
jour n’est pas celle du lendemain. Mais je sais que
mes collègues m’avertissent de tout changement,
alors je reste serein », ajoute Andreas.
Pendant le service, Andreas ne quitte jamais
son véhicule. Pour autant, il ne se sent jamais
Le demande en charbon, notamment en provenance de Chine, a généré un énorme besoin en
conducteurs. Andreas Wahyudi vit avec 20 autres conducteurs dans un logement dédié situé à
proximité de la mine. « Je me suis fait de nouveaux amis dans ce métier », déclare-t-il.
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Truck News # 3/2013
« On ne sait
jamais ce qui nous
attend. Le sol est
en perpétuelle
transformation et
la vérité d’un jour
n’est pas celle du
lendemain. »
Les véhicules sont
chargés de déblai ou
de charbon (jusqu’à
27 tonnes). Le charbon
extrait de la mine à ciel
ouvert est de l’anthracite,
le plus dur et le plus cher
de tous les charbons.
Andr eas Wahyudi, conducteur
Truck News # 3/2013
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rapport de conduite
« Au début, tous ces ballotements
étaient très désagréables, mais je
m’y suis habitué. Le Volvo est très
confortable et je peux m’y détendre »
Andr eas Wahyudi, conducteur
seul, entre la communication permanente par
radio, les coups de klaxon et la camaraderie des
conducteurs qu’il croise.
« Je me suis fait de nouveaux amis dans ce
métier », explique Andreas.
Il est originaire de Longkali, dans le
Kalimantan oriental, et à l’instar de nombreux
conducteurs, se retrouve loin de sa famille. Ces
dernières années, la forte demande en charbon,
notamment de la Chine, a incité les entreprises
étrangères à ouvrir de plus en plus de mines
dans la province de Kalimantan, générant de
réels besoins de main-d’œuvre.
Andreas partage actuellement un logement
dédié avec 20 autres conducteurs, d’où il
peut rejoindre rapidement la mine en bus. Il
dispose de sa propre chambre, meublée en toute
simplicité, avec un matelas à même le sol et des
posters de ses footballeurs préférés sur le mur.
Il passe le plus clair de son temps dans la
cabine de son véhicule, et il aime ça.
Il porte un jean à la mesure de sa musculature
et sourit derrière ses lunettes de soleil tandis que
son véhicule avale les cahots de la route.
Andreas conduit des camions depuis 2005 et
voilà un an qu’il travaille à la mine. Au départ,
il accompagnait un autre conducteur pour se
former à cet environnement spécial.
« Au début, tous ces ballotements étaient très
désagréables, mais je m’y suis habitué. Le Volvo
est très confortable et je peux m’y détendre. La
suspension et les amortisseurs sont exceptionnels
comparé à ceux des autres marques », affirme-t-il.
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Truck News # 3/2013
Il est midi, l’heure de déjeuner à quelques
kilomètres de la mine. À l’ombre d’un toit, les
ouvriers mangent la portion de riz qu’ils ont
apportée et fument des cigarettes. Leurs véhicules
sont stationnés dans la zone prévue à cet effet.
Un silence total règne sous la chaleur. L’argile
a été fortement compactée par les véhicules
chargés à plein laissés là sous la lumière blanche
et puissante du soleil. La boue a séché dans les
ornières et sur les roues, et des blocs d’argile
pendent du châssis du véhicule. Ça sent le
diesel et le caoutchouc chaud. Le travail reprend
ensuite pour le reste de l’après-midi.
Le lendemain, les conditions ont totalement
changé. La nuit a été pluvieuse, les montagnes sont
drapées de brume et l’air est saturé d’humidité.
« Ça va glisser aujourd’hui », annonce
Andreas. Il vient de prendre son petit déjeuner
composé de riz et de poulet à la cantine où l’air
embaume l’huile et les piments, et chausse ses
bottes de cuir dans la douce lumière du matin.
Un vent frais souffle sur l’aire de
stationnement et le sol s’est transformé en un
véritable champ de boue.
Andreas inspecte rapidement son véhicule :
huile, filtre, pneus et freins, tout à l’air OK. Il
monte ensuite à bord de son véhicule, quitte ses
bottes au niveau de la dernière marche et prend
des notes. Il allume ensuite l’autoradio et choisit
des musiques techno, se renverse sur le siège
conducteur et attend…
À Bornéo, sous les tropiques, la mousson est
soudaine et abondante. De tels épisodes sont
La configuration du puits de mine
évolue en permanence au fil des
extractions, des glissements de
terrain et des pluies torrentielles.
La communication entre les
conducteurs est donc essentielle et
la radio CB fonctionne en continu.
Conduire dans
la jungle
Regardez la vidéo
d’Andreas Wahyudi.
Retrouvez le film sur
www.youtube.com/­
volvotrucksfrance
Truck News # 3/2013
13
rapport de conduite
fréquents, mais difficiles à anticiper. Lorsque la
pluie a cessé, les routes doivent être raclées pour
des raisons de sécurité, interrompant toutes les
autres opérations.
« À défaut, on risquerait de se retrouver dans le
fossé, de se retourner ou de faire un accident. Le
temps semble clair aujourd’hui, mais on sait tous
que la pluie peut revenir d’un instant à l’autre. »
Les travaux sont également interrompus si le
brouillard et la poussière deviennent aveuglants.
C’est pourquoi tous les ouvriers travaillent aussi
dur lorsque les conditions le permettent. Sur le
chantier, les véhicules Volvo fonctionnent 24 h/24
et peuvent atteindre une durée de service de 10 ans.
Alors que le brouillard se lève et que le soleil
apparaît, les conducteurs se prélassent dans leurs
véhicules Volvo blancs. Le son des moteurs a cessé
et différentes ambiances musicales se font entendre
d’un véhicule à l’autre. L’un des conducteurs a
monté le son et s’est allongé, avec les jambes par
dessus la porte ouverte de son véhicule.
Conduire sur la mine est une tâche éprouvante
et la fatigue est l’un des dangers les plus grands, si
bien que des tests sont régulièrement menés pour
s’assurer qu’aucun conducteur ne se trouve dans un
état de fatigue excessive.
Andreas est au volant 11 heures par jour. Il
admet la part de monotonie dans son travail, lui
qui parcourt les mêmes trajets de 18 minutes jour
après jour. Mais cette monotonie est amplement
compensée par ce qu’il ressent au volant.
« Au volant, je me sens important et je suis
fier de moi. J’en retire une grande satisfaction »,
précise-t-il.
Il reçoit soudain le feu vert pour reprendre le
travail et démarre immédiatement son moteur.
Le soleil est déjà haut dans le ciel et surplombe
la mine.
À la fin de son service, Andreas stationne son
véhicule en marche arrière dans la zone dédiée,
coupe le moteur et descend de cabine. La lune
luit derrière les nuages, éclairant les tas de terre
rouge, la végétation et les montagnes qui ont pris
une teinte bleutée au loin.
Des hommes arborant casque et chemise bleue
sortent de la cantine et prennent place dans les
véhicules, prêts à prendre le service de nuit.
Andreas se tient dans le clair de lune. À Longkali,
il était agriculteur avant de devenir conducteur de
camion. C’est la quête d’un travail et de bons revenus
qui l’ont mené jusqu’ici, ainsi que l’opportunité
d’engranger de l’expérience et de faire carrière.
« Plus tard, quand je pourrai me le permettre,
j’aimerais créer ma propre entreprise de
transport en m’appuyant sur l’expérience que
j’ai acquise ici. Qui sait ? », ajoute-t-il avec un
sourire qui illumine son visage, « je pourrais
même acheter un jour mon propre véhicule. » ■
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Truck News # 3/2013
« Au volant, je me sens important
et je suis fier de moi. J’en retire
une grande satisfaction. »
Andr eas Wahyudi, conducteur
infos
L’entreprise
modèle de véhicule
PT. Bima Nusa Internasional
Expérience : Sous-traitant ­local
créé en 1991 qui effectue des
missions au nom de la compagnie
minière sud-coréenne ­Kideco.
L’entreprise travaille sur la mine
de Susubang depuis 2011.
Lieu : Six mines dans le ­Kalimantan
oriental, Bornéo, Indonésie
Volvo FMX pour les missions
contractuelles exigeantes,
sous la forme d’un camionbenne 17 m³ à fond plat en
configuration 6x4 (pour les
surcharges, OB), avec un moteur
D11A de 10,8 litres 6 cylindres
en ligne développant 370 ch
Nombre de véhicules :
54 véhicules pour le transport des
déblais (surcharge), dont 39 Volvo
FMX en configuration 6x4. 9 Volvo
FMX en configuration 8x4 sont
utilisés pour transporter le charbon.
Autres : L’un des slogans de
l’entreprise est « La sécurité avant
tout », avec un objectif de zéro
accident.
Utilisation : Transport des
déblais (surcharge, OB) dans la
mine de ­Susubang
la région
P HI L I P P INES
Mer de Chine
méridionale
B R UNEI
M A L A ISIE
BORNÉO
INDONÉSIE
Balikpapan
Batu Kajang
200 km
SVENSKA GRAFIKBYRÅN
Truck News # 3/2013
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Le défi pour les conducteurs
Texte Reg Crawford, Nic Townsend Illustration Erickton
Progression en roues libres pour professionnels
Développer votre capacité à conduire
en roues libres vous donnera une longueur
d’avance lorsqu’il vous faudra appliquer les
normes de conduite professionnelle les plus
strictes. Qui plus est, les améliorations en
termes d’économies de carburant, d’usure
du véhicule et de sécurité résultant de
l’application de cette technique sont encore
plus évidentes qu’avec n’importe quel autre
comportement de conduite.
La bonne nouvelle est que la conduite en
roues libres est une compétence que tout un
chacun peut acquérir, quel que soit son type de
véhicule. Mieux encore, plus vous avancez en
roues libres, meilleurs seront vos résultats car
votre capacité à anticiper la route augmente.
1
« De nombreux conducteurs ont l’habitude
d’accélérer jusqu’à ce qu’ils aient besoin de
freiner », indique Andrew Low, responsable du
service Driver Development chez Volvo Trucks.
« Le véhicule a besoin de beaucoup d’énergie
simplement pour rouler, mais lorsque nous
freinons, nous “brûlons” toute cette énergie,
ce qui nous oblige à consommer davantage
d’énergie pour reprendre de la vitesse. »
La conduite en roues libres consiste
essentiellement à ne pas utiliser l’accélérateur
ou le frein. Il s’agit avant tout de laisser
l’inertie et le poids du véhicule travailler le
plus possible sans l’intervention du pied droit
du conducteur. Cette technique est sûre et,
pour obtenir les meilleurs résultats possibles,
Relâchez l’accélérateur et
laissez faire le véhicule
Anticipez bien votre entrée dans les rondspoints. Maintenez la charge moteur et
le freinage à leur minimum lorsque vous
conduisez sur une route où vous pourriez
être gêné par un autre véhicule coupant
votre trajectoire.
16
Truck News # 3/2013
elle implique une anticipation prudente et une
excellente appréciation des situations de la
part du conducteur.
« La conduite en roues libres nous a permis
d’améliorer notre rendement énergétique »,
ajoute Andrew Low. « Je recommande
fortement aux conducteurs de l’essayer, car
même les plus aguerris d’entre eux sont
surpris par le volume de carburant qu’ils
peuvent économiser. »
avantag e s
Économie de carburant
Temps de service
Sécurité
3
2
Pour exploiter l’inertie du
véhicule en toute sécurité,
maintenez un freinage
minimum
Comme un pilote de chasse, utilisez vos
compétences professionnelles et votre
appréciation des situations pour conduire
en roues libres. Passez en roues libres
à l’approche des feux de circulation.
Comme dans les ronds-points, relâchez
l’accélérateur très tôt. L’I-Shift sélectionne
le rapport approprié pour continuer à
avancer, idéalement sans vous arrêter.
Exploitez la topographie
pour continuer à
rouler en déployant un
minimum d’efforts
Combinez le régulateur de vitesse
et la progression en roues libres
lorsque vous conduisez sur une
surface plate ou légèrement
vallonnée. De cette façon, la charge
moteur reste aussi faible que
possible, ce qui vous garantit une
conduite toujours économique.
4
Vous pouvez même
conduire en roues libres
dans certaines côtes
Dans les côtes et les pentes, planifiez
à l’avance votre stratégie d’approche.
Utilisez l’inertie du véhicule pour
avancer et laissez l’I-Shift sélectionner
automatiquement le rapport en fonction
de la vitesse. Appuyez légèrement sur
l’accélérateur si vous perdez de l’inertie
en franchissant la côte.
Truck News #3/2013
17
REPORTAGE
Texte & photo : Gerlach Fronemann
LE POUVOIR
DES FEMMES
La société Chr. Guyan AG à Schiers dispose d’un large programme de
services de transport et de logistique. Une de ses spécialités est le
transport bâché hors gabarit. Andrea Leuenberger conduit un de ces
camions spécialisés.
18
TRUCK NEWS N° 3/2013
TRUCK NEWS N° 3/2013
19
REPORTAGE
P
our celle nouvelle semi-remorque, c’est la première
tournée avec une largeur de 3,80 mètres. Je me réjouis de voir comme le chargement va se passer. »
Andrea Leuenberger est confortablement assise au
volant de son - également - nouveau Volvo FH 540
équipé de la boîte automatique I-Shift à douze rapports qu’elle
connaît parfaitement.Cela fait déjà plus de dix ans qu’elle
conduit des trains routiers, dont plus de six pour le compte
de la société Guyan AG : « Pendant quatre ans, j’ai transporté des boissons dans un camion avec remorque, ensuite des
nouveaux meubles - la plupart du temps avec des camions
Volvo. Je suis passée aux semi-remorques il y a quelque temps
et maintenant, j’ai ce tout nouveau train routier. »
Aujourd’hui âgée de 33 ans, Andrea a initialement étudié le
métier de cuisinière mais ne pouvait pas l’exercer à la longue
en raison d’une allergie alimentaire. Elle est ensuite devenue
opératrice de machines CNC et était alors en contact avec de
l’acier trempé haute technologie. Elle mit de l’argent de côté
pour passer son permis poids lourds et fit ainsi ses débuts
auprès de la société Guyan AG. « Le propriétaire m’avait à
l’époque engagé et d’emblée confié un tout nouveau train routier », raconte Andrea Leuenberger, « et je lui suis aujourd’hui
encore reconnaissante pour la confiance qu’il avait placée en
moi. »
Elle a roulé pendant quatre années sur un camion d’une autre marque. Ensuite, elle décida de suivre les cours à l’école de
logistique de Winterthur et conduisait pendant cette période
un transport de meubles. Après avoir réussi son examen, elle
passa à l’international. « C’étaient tous des Volvo et j’apprécie
particulièrement cette marque. »
Le nouveau train bâché dispose également d’un tracteur
Volvo, un FH 540 avec I-Shift, cabine XXL et équipement de
luxe. Le semi-remorque bâché est aménagé pour les transports avec surlargeur jusque quatre mètres sous bâche. «
Le bâchage et
l’élargissement nécessaire de la semiremorque sont un vrai
travail d’équipe.
20
TRUCK NEWS N° 3/2013
Truck News » a accompagné Andrea Leuenberger pour son
premier transport exceptionnel, il s’agit d’une machine à
technologie laser pour la découpe du métal, d’une largeur de
3,80 mètres, au départ de Grüsch jusqu’aux environs de Stuttgart. Le gestionnaire logistique Urs Held planifie toujours
les chargements encombrants de manière qu’il y ait toujours
au moins deux chauffeurs ou que la chauffeuse ne soit pas
seule. C’est ainsi que Manuel Tschuor était déjà présent sur
place avec son train routier et que Johann Gasparina est venu
les rejoindre pour charger une machine à destination de la
France.
Après avoir replié la bâche vers l’avant, le portique arrière
est ouvert. Ensuite, les collègues écartent les montants du
portique et les portes afin d’obtenir une largeur de presque
quatre mètre. Entre-temps, des parties du chargement sont
déjà arrimées à l’avant, sur des palettes. Le grutier déplace
ensuite la machine lentement et au centimètre près à travers
le portique béant. La machine doit alors être abaissée de manière parfaitement centrée. Andrea Leuenberger contrôles les
mesures à l’aide d’un mètre pliant et guide le grutier. Il faut
ensuite arrimer soigneusement la charge et la recouvrir avec
les bâches - un travail extrêmement physique.
La chauffeuse doit détacher la rallonge de la bâche - une «
bavette » repliée vers l’intérieur et fixée par bandes velcro sur toute la longueur et la fixer sous le châssis de la semiremorque. Elle y parvient avec l’aide des collègues. Ensuite,
ils ramènent le portique arrière à la largeur du véhicule et
contrôlent une fois de plus l’arrimage de la charge et la bonne
assise de la bâche. Après la signature de la lettre de voiture,
Andrea Leuenberger conduit son Volvo FH 540 avec son
chargement de 13.475 kg et sa semi-remorque « gonflée » à
une largeur de presque quatre mètres hors du hall d’usine,
pour ensuite donner un coup de main à ses collègues pour
leur chargement. Et pour terminer, ils ont tous les trois bien
mérité une bonne douche.
Andrea Leuenberger
veille minutieusement
à ce que tout soit
bien en place avant
d’entamer sa tournée.
Pour traverser les
tunnels, le transport
exceptionnel d’une
largeur de 3,80
mètres accapare
les deux bandes de
circulation.
Le convoi se met en branle après la pause de midi. Pour
les premiers kilomètres jusqu’à l’autoroute Coire - Sargans
- vallée du Rhin, ils bénéficient de l’assistance d’un véhicule d‘accompagnement qui arrête le trafic en sens inverse
avant l’entrée des tunnels. À partir de Landquart, le trajet se
poursuit jusqu’à la sortie Au/Lustenau et à la douane suisse
toute proche, sans accompagnement. Un emplacement assez
large est heureusement libre sur le parking de la douane. Les
formalités douanières sont rapidement exécutées. Après avoir
mis un barrage de côté, le convoi traverse le Rhin et arrive
côté autrichien.
Manuel Tschuor suit avec son train routier. Le trajet ne
se poursuit qu’en soirée car ce n’est qu’à ce moment que le
tunnel du Pfänder près de Bregenz est libéré. Vers minuit, les
deux trains routiers arrivent chez le client à Fellbach où ils
pourront décharger le matin suivant. n
POUR LES CAS SPÉCIAUX
La société Chr. Guyan AG fut fondée en 1962 à Schiers dans
le Prättigau par Christian Guyan, récemment décédé. En 1995,
Christian Guyan cédait la gestion de l’entreprise à son fils Jürg
qui la dirige aujourd’hui avec sa femme Susanne.
L’entreprise œuvre dans le secteur des transports interurbains et exceptionnels, celui de l’entreposage et de la logistique ainsi que le transport sur chantier / service de conteneurs. L’entreprise des Grisons exploite au total 32 camions
dans le transport interurbain, exceptionnel et de bennes.
Pour les transports interurbains, la société Chr. Guyan AG
œuvre surtout dans la logistique des boissons et des nouveaux
meubles, bien qu’elle transporte également des chargements partiels ou complets dans presque tous les cantons.
L’entreprise dispose à Schiers d’une surface d’entreposage et
de transbordement.
Elle y stocke des petites pièces et des palettes ainsi que
des machines complètes qui sont ensuite expédiées chez les
clients sur demande et dans le respect des délais impartis.
Le secteur des transports exceptionnels se concentre principalement sur les chargements avec surlargeur - p.ex. des
machines ultra sensibles à commande laser - sous bâche, pour
les connexions nationales et internationales. La société Chr.
Guyan AG dispose pour ce faire de différents semi-remorques
et camions remorques provenant de marques et de constructeurs de superstructures renommés. Pour le service des
conteneurs, elle dispose de bennes d’une capacité entre 4 et
40 m³, qui sont mises à disposition avec des camions multibenne Welaki ou des camions avec dispositif à crochet.
Pour le secteur de la construction, la société exploite en plus
des véhicules à conteneur des camions à benne basculante de maximum 5 essieux ainsi que des camions malaxeur à
quatre essieux. La collecte des ordures à Prättigau compte
également parmi les prestations de l’entreprise qui exploite
une zone de mise au rebut pour les déchets électriques, les
déchets encombrants, la ferraille et d’autres matériaux. De
plus, Chr. Guyan AG exploite également la zone de recyclage
de la société Kies und Beton AG.
TRUCK NEWS N° 3/2013
21
MOI ET MON VOLVO
Texte & photo : Gerlach Fronemann
VOLVO FH 460 EURO 6
Équipement : châssis 6x2/2 (année de
construction 2013), cabine Globetrotter
XL, 2 couchettes, boîte I-Shift, projecteurs
xénon, package Sécurité (régulateur d’allure
et d’espacement, assistant de maintien de
trajectoire et de changement de voie, système
d’avertissement chauffeur), frigo avec compartiment de congélation (33 litres), suspension
pneumatique
MICHELE CANNIZZARO:
„Una piccola casa“
Michele Cannizzaro (46) est de
nationalité italienne et habite à Rescaldina au nord de Milan.
Cela fait déjà 17 ans qu’il travaille
pour des entreprises de transport
suisses, dix années auprès d’une
première et sept ans auprès d’une
deuxième.
Au printemps 2013, le chauffeur
international recevait une offre qu’il ne
« pouvait pas tout simplement refuser.
Chauffeur d’un Volvo de la toute dernière génération pour une entreprise
qui exploite des ponts interchangeables dans le trafic combiné. »
22
TRUCK NEWS N° 3/2013
Cette nouvelle entreprise était la
société railCare AG à Härkingen,
filiale de Coop. L’emplacement de son
New FH et en même temps le point
de départ de ses tournées est Stabio
dans la région de Mendrisiotto près
de Chiasso, à seulement quelque 50
kilomètres de son domicile. Depuis
quelques mois, le père de deux enfants roule pour le compte de railCare
AG sur un des cinq Volvo New FH
460 6x2/2, un trois essieux avec essieu suiveur et suspension pneumatique et une remorque deux essieux. «
Le nouveau FH est parfait. Il tire bien
et est extrêmement silencieux. Ensuite, il offre encore plus d’espace que
l’ancien FH avec sa cabine Globetrotter XL. J’ai des armoires au dessus du
pare brise et sur la paroi arrière. Una
piccola casa ! Une petite maison ! »
Michele commence sa semaine tôt
le lundi à Stabio avec le chargement
de fruits ou de légumes qu’il transporte dans le nord de la Suisse ; il livre
ensuite la marchandise ou la dépose
à Hub Oensingen, où elle poursuit
son transport par voie ferrée. Ensuite,
il charge d’autres caisses mobiles à
Oensingen - souvent des caissons frigorifiques - et livre les marchandises
dans un centre de distribution Coop,
charge à nouveau les caissons avec
des marchandises préparées pour le
commerce de détail Coop et ramène
les caissons à Hub Oensingen.
Il retourne une fois par semaine
dans le Tessin. Et c’est au plus tard
le samedi qu’il est de retour en famille. Le weekend est consacré à la
famille, nous dit-il : « Nous faisons les
courses de la semaine ou je prends
le temps de faire des excursions avec
ma femme et mes deux enfants. »
MICHELE CANNIZZARO
Âge : 46
Domicile : Rescaldina (Province de Milan, Italie)
Entreprise : railCare AG,
Altgraben 23, 4524 Härkingen
(canton de Soleure)
TRUCK NEWS N° 3/2013
23
au cœur de volvo
Texte Erik Salmonsson & Per Grehn Photo Nicke Johansson
24
Truck News # 3/2013
QUAND DIRECTION
RIME AVEC SIMPLICITÉ
« Volvo Dynamic Steering est une innovation technique d’exception.
Une technologie complexe a permis à Volvo Trucks d’obtenir un
­brevet pour un système de direction qui limite non seulement le
nombre de blessures professionnelles parmi les conducteurs, mais
offre également une réactivité qui dépasse la réalité.
Truck News # 3/2013
25
au cœur de volvo
L
a technologie de direction des
véhicules s’est développée au fil
de l’évolution de l’histoire de
l’automobile. La direction a évolué au
cours du XIXe siècle pour passer d’un
simple levier à un volant assez semblable à celui
que l’on trouve dans les véhicules d’aujourd’hui.
La servodirection hydraulique assistée a été
l’étape majeure suivante de l’histoire de la
direction. Ce système assisté se généralise, les
véhicules devenant plus grands et plus lourds.
Nous entamons désormais une nouvelle phase
de cette évolution, avec Volvo Dynamic Steering.
« À faible vitesse, un véhicule lourdement chargé
est si facile à manœuvrer qu’il peut se conduire
avec un seul doigt. Et sur autoroute, ce système de
direction dynamique offre une stabilité de direction
exceptionnelle », explique Jan-Inge Svensson, l’un
des responsables du développement logiciel de cette
solution chez Volvo Trucks.
Le système repose sur une configuration
mécanique classique dans laquelle la barre de
direction court du volant au boîtier de direction.
Une servodirection hydraulique crée la puissance
requise pour aider le conducteur à tourner les
roues du véhicule. Un moteur électrique monté sur
le boîtier de direction distingue le système Volvo
Dynamic Steering d’une direction traditionnelle.
Ce moteur électrique fonctionne avec le boîtier
de direction. À faible vitesse, le moteur électrique
fournit une servo-assistance supplémentaire
qui rend le véhicule incroyablement facile
à manœuvrer. À des vitesses plus élevées,
il commande la direction et élimine
automatiquement les à-coups dans les virages.
Le moteur électrique est commandé par des
signaux depuis une unité de gestion qui intègre
ce que l’on appelle un générateur de références
angulaires. C’est le cerveau du système Volvo
Dynamic Steering. Par l’intermédiaire de
capteurs situés à différents endroits sur le
véhicule, cette unité de gestion collecte des
informations sur le véhicule.
« Ces capteurs sont situés en de nombreux
points afin de conférer une vision d’ensemble
sur le véhicule. Ils mesurent notamment
sa vitesse, ainsi que le rapport engagé en
marche avant ou en marche arrière », explique
Sten Ragnhult, responsable du développement
matériel de ce système.
Le capteur installé dans le moteur électrique
est un composant essentiel du système. Il est
monté sur une barre de torsion et mesure la
force que le conducteur déploie pour tourner le
volant et obtenir l’angle de braquage souhaité.
Ces données sont exploitées pour commander
l’interaction des fonctions du système afin
d’obtenir une réactivité hors pair de la direction.
26
Truck News # 3/2013
Les ingénieurs Jan-Inge Svensson
et Sten Ragnhult sont à l’origine de
plusieurs fonctions clés du système
Volvo Dynamic Steering.
« À faible vitesse, un véhicule
lourdement chargé est si facile
à manœuvrer qu’il peut se
conduire avec un seul doigt »
jan-inge svensson, logiciel du système, volvo trucks
Truck News # 3/2013
27
au cœur de volvo
Les informations envoyées à l’unité de
gestion sont analysées par le logiciel du système.
Les signaux de commande sont ensuite envoyés
du système vers le moteur électrique pour
compenser les perturbations que les capteurs
enregistrent. Toutes ces opérations surviennent
en moins d’une milliseconde et permettent
d’optimiser la réactivité de la direction.
La compensation en ligne droite est une
fonction clé de l’unité de gestion. La position
ligne droite du moteur est compensée en
continu, si bien que le conducteur n’a plus à
tourner le volant pour s’adapter à une chaussée
irrégulière ou à un vent latéral persistant.
« Lors d’un freinage, par exemple, les
frottements sur les côtés gauche et droit peuvent
varier. Le véhicule tire alors sur un côté et le
volant tourne en raison des forces asymétriques
qui s’exercent entre le pneu et la chaussée. Le
28
Truck News # 3/2013
Volvo Dynamic Steering
reçoit un grand nombre
d’informations sur le
véhicule, comme l’angle de
braquage, la vitesse des
roues de l’essieu avant et la
vitesse du véhicule.
nouveau système compense totalement ce
braquage du volant », explique Jan-Inge Svensson.
En d’autres termes, le système Volvo Dynamic
Steering peut être comparé à un filtre qui améliore
les conditions réelles auxquelles le conducteur
est confronté au volant de son véhicule. Il va sans
dire qu’une avancée de ce type n’a pas pu être
développée du jour au lendemain. Voilà huit ans
que Volvo Trucks œuvre à son développement.
« Nous avons rencontré de nombreux
obstacles au fil de son développement. Il a été très
difficile pour l’équipe travaillant sur les systèmes
mécaniques de trouver physiquement une place
pour installer le moteur électrique. J’ai d’ailleurs
dit dès le départ que cela me semblait impossible,
que ça ne marcherait pas, mais avec l’aide de nos
talentueux collègues en charge du développement
des cabines, nous y sommes parvenus »,
s’enthousiasme Sten Ragnhult.
Sinon, les efforts ont surtout porté sur le
développement du logiciel de pointe du système. À
force de coopération, l’équipe de développement est
parvenue à résoudre les équations nécessaires pour
faire fonctionner correctement l’unité de gestion.
L’équipe a bénéficié de l’aide de plusieurs
conducteurs d’essai, qui ont largement contribué
à la réussite du projet. Les développeurs ont
réalisé une batterie de tests avec les conducteurs
afin d’identifier les critères de ces derniers en
matière de réactivité de la direction.
« Nous avons simplement demandé aux
conducteurs de tester une multitude de scénarios
dans lesquels la direction a répondu de diverses
façons. En compilant les données collectées,
nous sommes parvenus à retranscrire la réponse
optimale de la direction dans le logiciel de l’unité
de gestion », explique Jan-Inge Svensson.
Henrik Gustafsson, conducteur de grumier,
est l’un des conducteurs qui a joué un rôle
Le conducteur d’essai
Henrik Gustafsson souffrait de
douleurs à l’épaule. Ses douleurs
ont disparu dès qu’il a commencé
à conduire un véhicule équipé du
système Volvo Dynamic Steering.
Truck News # 3/2013
29
au cœur de volvo
« Je ne sens
plus les nids-depoules sur la route,
le système les
compense si bien
que pour moi, il n’y
en a plus. »
henr ik gustafsson,
Conducteur d’essai
majeur lors de la phase de développement.
Il travaille tous les jours dans les forêts en
Suède au volant de son nouveau Volvo FH. Les
routes forestières étroites et souvent boueuses
sollicitent énormément les compétences
professionnelles de Henrik et son véhicule.
« J’ai conduit ce véhicule-test pendant un
an. J’ai trouvé passionnant et très agréable
d’intervenir dans la phase de développement. Je
sais par exemple que les points que j’ai relevés
et que j’ai signalés vont permettre d’améliorer le
véhicule pour le plus grand nombre. »
À pleine charge, le grumier de Henrik pèse
60 tonnes. Manœuvrer un véhicule de cette taille
sur des routes étroites et souvent dégradées est une
tâche éprouvante, physiquement. Vous ressentez
la moindre pierre ou racine et les réajustements
incessants de la direction dans ces conditions
mettent votre organisme à rude épreuve,
notamment la nuque, le dos et les épaules.
« J’ai conduit pendant quelque temps des
camions en Norvège, sur des routes souvent
étroites et sinueuses. Au final, je me suis fait mal
à l’épaule gauche, et la douleur irradiait depuis
mon omoplate. »
Cette douleur a complètement disparu depuis
30
Truck News # 3/2013
que Henrik a commencé à conduire avec le
système Volvo Dynamic Steering.
« Aujourd’hui je peux conduire en toute
sérénité, même sur des chaussées en mauvais
état. C’est incroyable de pouvoir diriger le
véhicule avec un seul doigt dans des situations
qui auparavant m’imposaient d’utiliser mes deux
mains pour maintenir le cap. Je ne sens plus
les nids-de-poules sur la route, le système les
compense si bien que pour moi, il n’y en a plus. »
Il n’y a pas que sur les étroites routes forestières
que Henrik a constaté une véritable différence.
Un véhicule remorquant chargé de bois
présente un centre de gravité haut, ce qui le rend
particulièrement sensible au vent et aux revêtements
défoncés. Comme le système compense également
ces irrégularités, Henrik peut conduire en toute
sérénité même sur de plus grandes routes.
« Dans la forêt, où on roule lentement, il est
préférable d’avoir une faible résistance du volant,
mais c’est l’inverse sur autoroute. Ce système
ajuste la résistance du volant en fonction de la
vitesse du véhicule », précise-t-il.
« J’ai déjà demandé à ce que le prochain véhicule
que nous achèterons soit équipé du système Volvo
Dynamic ­Steering ! », conclut-il avec le sourire. ■
fonctionnement
volvo dynamic steering
Le système Volvo Dynamic Steering se compose de plusieurs
composants mécaniques et d’un logiciel de pointe.
1
Barre de direction
Elle a été modifiée pour
s’adapter à la nouvelle
installation.
2
Unité de gestion
3
Boîtier de direction hydraulique
4
Moteur électrique
5
Capteur interne
6
Capteurs externes
L’unité de gestion collecte les
informations sur le mouvement
du véhicule, comme sa vitesse
et l’accélération latérale. Ces
informations sont traitées dans
l’unité de gestion qui envoie ensuite
des signaux au moteur électrique
pour corriger la force directionnelle
ressentie par le conducteur.
Le moteur électrique fait tourner une barre
de torsion dans le boîtier de direction
hydraulique. Plus cette barre pivote, plus la
valve hydraulique qui accroît l’assistance
hydraulique s’ouvre.
Le moteur est contrôlé
2 000 fois par seconde pour
harmoniser la puissance de
la direction. Il développe un
couple de 25 Nm.
Le moteur électrique
renferme un capteur interne
conçu pour mesurer la
rotation d’une barre de
torsion. Ces données sont
exploitées afin de calculer
la réponse optimale du
système de direction.
Le véhicule agit selon les
informations collectées à partir
de différents capteurs répartis
sur l’ensemble du véhicule. Ces
informations sont compilées
pour reproduire les conditions
ambiantes avec précision.
Quatre avantages clés
1. Moins d’efforts à fournir pour une
manœuvre, ce qui réduit le risque de
blessures liées à la fatigue.
2. Conduite plus détendue
grâce à une meilleure stabilité
directionnelle.
3. Confort de conduite amélioré
du fait que les irrégularités de la
route sont éliminées.
4. Sécurité routière renforcée
grâce à la réduction des déviations
de direction.
Truck News # 3/2013
31
VISTA
32
TRUCK NEWS N° 3/2013
Chapeau !
Au plus grand concours mondial pour le personnel d’atelier, le
championnat du monde VISTA de Volvo, l’équipe suisse NTC 1
du Nef Truckcenter AG de Frenkendorf (BL) a récemment et à
nouveau obtenu le titre de vice-champion du monde.
A
près des mois de compétition
marqués de cours théoriques
et de demi finales régionales,
le plus grand concours mondial pour
les professionnels du service à la
clientèle atteignait son point culminant avec la finale mondiale du VISTA
2012-2013. 32 équipes, composées
des meilleurs mécaniciens, spécialistes en pièces de rechange et employés administratifs dans le réseau SAV
global de Volvo Trucks et de Volvo
Buses, se sont donné rendez-vous
dans le Volvo Trucks Training Center
de Göteborg (Suède).
Ce concours international a débuté en 2012 avec 4.471 équipes
provenant de plus de 93 pays, avec
plus de 17.000 participants.
La finale mondiale comptait huit
situations de travail. Chacune de ces
situations est consacrée à une tâche
spécifique pour laquelle les participants doivent démontrer toutes leurs
capacités et connaissances.
La station consacrée aux bus était
une nouveauté.
Les équipes disposaient de seulement 30 minutes à chaque station
et ne savaient pas au préalable ce
qui les attendait dans les différentes
stations. Et une fois de plus, l’équipe
suisse NTC 1 du Nef Truckcenter
AG de Frenkendorf (BL) comptait
parmi celles qui se sont montrées les
meilleures et les plus rapides dans
ces stations.
Avec le capitaine de l’équipe Marc
Hemund, le mécanicien en chef
Nico Hertel, le conseiller du service
clientèle Javier Salgado et le mécatronicien Fabian Sütterlin, notre
célèbre équipe a à nouveau ramené
en Suisse - après 2011 - le titre de
vice-champion du monde au plus
grand concours au monde pour le
personnel d’atelier.
Les citoyens suisses n’ont été battus
que par l’équipe Harju du Volvo Truck
Center de Tampere en Finlande.
Une nouvelle performance d’équipe
formidable et l’excellente symbiose
entre les membres de l’équipe NTC
1 ont une fois de plus permis des
prestations de pointe.
L’équipe suisse NTC 1 se compose du personnel d’atelier du Nef
Truckcenter AG, partenaire commercial de longue date de Volvo Trucks.
Marc Hemund, Nico Hertel, Javier
Salgado et Fabian Sütterlin collaborent également dans leurs tâches
quotidiennes.
L’excellente préparation et les
nombreuses heures supplémentaires
consacrées à ce concours international profitent naturellement à tous
les clients du Nef Truckcenter de
Frenkendorf.
En effet, le diagnostic rapide et
précis des véhicules est un point
essentiel pour des prestations optimales de service et de réparation.
L’équipe suisse lors de
la remise des prix (de
droite à gauche) :
Jessica Lindholm
(Volvo Trucks Project
Manager VISTA), Javier
Salgado, Marc Hemund,
Peter Karlsten (Volvo
Trucks Executive Vice
President), Nico Hertel, Fabian Sütterlin,
Charlotte Falke (Volvo
Trucks Director Internal
Communications).
TRUCK NEWS N° 3/2013
33
La combinaison parfaite
On prétend souvent que le trafic combiné n’est rentable qu’à partir de 150, voire 300 kilomètres. Pour Coop, la société railCare
AG de Härkingen met la barre en deçà des 100. Le compte est
néanmoins bon tant pour railCare que pour le client.
34
TRUCK NEWS N° 3/2013
REPORTAGE
Texte & photo Gerlach Fronemann
nos propres trains routiers à partir de notre terminal à Aclens
jusque dans le centre. Là, nos camions prennent les caissons
en charge et les transfèrent jusqu’aux magasins Coop, croisant ainsi le flux des navetteurs. Ceci nous permet de gagner
un temps précieux », explique Monsieur Wegmüller.
Tous les jours, trois trains routiers circulent entre
l’entrepôt central de Coop à Aclens et Genève. Tôt le matin
vers Genève, et retour quatre heures plus tard. La seconde
tournée débute à 12.00 heures, le troisième a lieu la nuit. Lors
de ces trois tournées, les camions ramènent des conteneurs
vides. Selon railCare, ce système peut également se transposer
à d’autres grandes villes.
Philipp Wegmüller est déjà un « vieux briscard » dans le domaine du trafic combiné (TC). Son entreprise fut à l’origine
fondée sous un autre nom en tant que société internationale
des chemins de fer. La crise économique de 2008 a néanmoins apporté son lot de difficultés ; avec un autre exploitant,
cette société est devenue la société railCare œuvrant dans les
transports ferroviaires nationaux.
La coopérative Coop qui depuis toujours mise sur une
liaison rail-route respectueuse de l’environnement, montrait
un grand intérêt pour ce projet et y participa finalement le
1er septembre 2010 en tant qu’actionnaire (100 pour cent des
actions).
La société railCare AG reste malgré cela une entreprise autonome et propose ses services sur le marché des transports.
« Nous transportons aussi pour d’autres succursalistes mais
Coop reste notre client principal avec une part de 60 à 65
pour cent du chiffre d’affaires, et cette situation ne changera
pas dans les prochaînes deux ou trois années », souligne le
Président du Comité de direction.
La société railCare AG exploite actuellement environ 80 gros
L
a plus courte de nos connexions est Aclens-Genève
et totalise 67 kilomètres », indique Philipp Wegmüller. Il est Président du Comité de direction de la société railCare AG à Härkingen et avoue qu’il s’agit là
d’une exception. La raison de cette petite connexion
est l’engorgement permanent de l’autoroute A 1 vers Genève
tant aux heures de pointe que le reste de la journée.
« Sur cette connexion, nous transportons des ponts interchangeables pour notre client Coop alimentation, avec
notamment beaucoup de produits frais. Ces marchandises
doivent impérativement arriver sur place avant l’ouverture
des magasins. Dans un tel cas, nous conduisons directement
véhicules utilitaires. La plupart des camions routiers sont de
type trois essieux avec essieu suiveur plus remorque. Deux
camions à deux essieux assurent les livraisons dans la ville de
Bâle. Pour les travaux sur les terminaux de transbordement,
36 « movers » sont mis en œuvre pour le transbordement sur
les wagons ferroviaires et inversement.
Une partie de ces movers est constituée par des tracteurs
de terminaux spéciaux. À l’inverse du trafic combiné usuel
de la SBB ou Hupac, rail-Care fait appel à une technique de
transbordement sans grue. Les superstructures mobiles sont
déplacées latéralement par des chaînes sur des glissières, du
mover sur le wagon ou inversement.
Ceci est une technique très rentable pour les petits terminaux. Des locomotives de manœuvre internes fournissent les
wagons ou forment des convois comptant la plupart du temps
sept à huit wagons qui sont ensuite acheminés jusqu’à leur
destination - en partie - par des locomotives appartenant à la
société.
Rien qu’au départ d’Oensingen, dix trains partent chaque
jour vers les différentes régions de la Suisse. Ceci permet non
seulement de contourner l’interdiction de circuler de nuit
sur les routes lorsque par exemple des fruits et légumes sont
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REPORTAGE
transportés de Stabio à Oensingen en saut de nuit. Les trains
de railCare roulent également pendant la journée vers leurs
destinations. Philipp Wegmüller ajoute avec fierté : « Nous
sommes uniques en Suisse. Notre règle d’or tout comme celle
de notre propriétaire Coop est la suivante : 80 pour cent sur
le rail, 20 pour cent sur la route. C’est aussi notre proportion actuelle. » Pour Monsieur Wegmüller, le trafic combiné
pour Coop devient rentable à partir de 90 kilomètres. Il y a à
cet égard encore une autre règle d’or dans les relations entre
Coop et railCare.
Les prix doivent être adaptés au marché et donc rester
compétitifs par rapport à la concurrence. « Il n’y a pas de
subventions croisées. Nous devons assurer nous-mêmes notre
bénéfice. »
railCare achemine chaque année 28.000 caisses mobiles vers
Genève. Chaque train compte en moyenne 28 caisses sur huit
wagons. Le volume de transport quotidien correspond à 160
trains routiers. Au total, l’entreprise économise chaque année
1,2 millions de kilomètres sur route.
Le succès engrangé donne raison à la société de Härkingen.
Si en 2010 elle comptait encore 50 employés, elle en compte aujourd’hui environ 200. Il est prévu d’engager d’autres
personnes. Le recrutement des chauffeurs est une tâche
réellement complexe car la société ne souhaite en aucun cas
les attirer hors des entreprises avec lesquelles railCare ou
Coop travaillent déjà depuis des années. « Nous créons des
nouveaux emplois.
Ceci s’avère être un vrai défi car il faut intégrer cette nouvelle main d’œuvre. Il faut encore y ajouter la formation des
employés existants et futurs. C’est ainsi que les chauffeurs et
les conducteurs de locomotive suivent régulièrement des formations continues. Le centre de formation des coopératives
Coop est également ouvert aux gens de railCare. La société
railCare AG utilisait jusqu’il y a peu des camions de différentes marques. En septembre, l’entreprise a acquis cinq Volvo
de la toute nouvelle génération FH. Les camions 6x2/2 sont
équipés de moteurs 13 litres de 460 ch et satisfont aux normes
d’émission Euro 6.
La boîte automatisée I-Shift facilite le travail du chauffeur
et contribue à réduire la consommation, ce qui préserve
l’environnement. En tant que camions à pont interchangeable, les nouveaux FH 460 sont équipés d’essieux suiveurs
relevables et d’une suspension pneumatique avec télécommande sans fil. L’équipement est entièrement pensé pour la
sécurité et le confort du chauffeur. C’est ainsi que la société
a opté pour des phares au xénon et pour le package Sécuri-
La société railCare AG
transporte des aliments
dont beaucoup de
produits frais pour son
client Coop.
Le nouveau Volvo FH est débarrassé de son pont interchangeable au
terminal de transbordement.
Des tracteurs de terminaux - les fameux movers - sont mis en œuvre pour le transbordement sur les wagons et inversement.
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TRUCK NEWS N° 3/2013
Tous les jours, trois trains routiers
circulent entre l’entrepôt central
de Coop à Aclens et Genève.
« La boîte I-Shift fonctionne impeccablement. Le nouveau
FH est extrêmement silencieux, avec un moteur très puissant et un robuste frein moteur. »
MICHELE CANNIZZARO, CHAUFFEUR DE R AILCAR E AG
té avec le régulateur d’allure et d’espacement, l’assistant de
maintien de trajectoire et de changement de voie et le système
d’avertissement chauffeur
Les nouveaux New FH 460 sont dotés de la cabine Globetrot-
ter XL qui offre un m³ de volume supplémentaire par rapport
au prédécesseur FH Classic. Le poste de conduite présente des nouveaux instruments et éléments de commande à
l’ergonomie optimisée, le volant intègre des touches avec de
nombreuses fonctions.
La commande de la boîte I-Shift est montée sur le siège
confort. Des armoires de rangement sont aménagées au dessus du pare brise ainsi que sur la paroi arrière, au dessus de la
couchette supérieure. Sous la couchette inférieure, ou trouve
des généreux rangements extérieurs sur les deux extrémités,
ainsi qu’un compartiment coulissant au centre, abritant un
frigo avec compartiment de congélation (33 litres).
Les cinq FH 460 sont mis en circulation pour Coop à partir
de Stabio (TI) à travers le tunnel du Gotthard, avec des marchandises périssables. Ils livrent ces marchandises pour une
part jusqu’à leur destination finale, et pour le reste jusque
Hub Oensingen où elles sont transbordées sur des wagons.
Les camions n’effectuent que des transports complémentaires, c.-à-d. pour les volumes qui ne trouvent plus place sur
les wagons du train. Les chauffeurs des nouveaux FH travaillent alors à l’acheminement des caisses mobiles dans le nord
et le nord-ouest de la Suisse. Vers le milieu de la semaine, ils
retournent souvent vers Stabio pour y prendre d’autres caisses
mobiles et effectuer une nouvelle tournée vers le nord. n
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flashback : 1928
Texte Lina Törnquist Photo Istock, Volvo
technologie
Yo-yo et pénicilline
L’année 1928 a été le théâtre d’avancées
révélant les possibilités offertes par l’ère
moderne.
La première émission télévisée est
par exemple diffusée en février de cette
année. Fin septembre, le biologiste
écossais Alexander Fleming remarque
une zone de moisissure dans ses boîtes
de culture où les bactéries ne se sont pas
développées. Ses recherches aboutissent
à la découverte de la pénicilline, l’un des
progrès médicaux majeurs du XXe siècle.
Fleming admettra plus tard avoir
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Truck News # 3/2013
découvert la pénicilline de façon tout à
fait fortuite. « Je n’avais certainement pas
prévu de révolutionner toute la médecine
en découvrant le premier antibiotique
au monde, mais je suppose que c’est
précisément ce que j’ai fait. »
L’année 1928 voit également l’introduction
d’un produit inédit très révélateur de cette
période : le pain prétranché.
Avec l’augmentation de la production de
pain dans les usines dans les années 1920,
le pain devient plus moelleux et difficile à
trancher. Cette invention répond donc à un
nouveau besoin de l’ère industrielle.
Comme le pain est un aliment de base
important, un historien spécialisé dans cette
époque lui attribue même la « promesse
infime et comestible d’un monde meilleur ».
Dans les années 1950, les américains font
l’éloge de leurs inventions en les hissant au
rang de « meilleure invention depuis le pain
en tranches ».
L’année 1928 voit également la
première production de masse du yo-yo.
Ce jeu très apprécié des enfants reste un
incontournable.
technologie de s vé hicule s
Series 1 – Le premier véhicule industriel de Volvo
En février 1928, le tout premier véhicule
industriel de l’histoire de Volvo sort
des lignes de production de l’usine de
Göteborg, en Suède. Baptisé Series 1,
il s’agit d’un mi-lourd équipé d’un moteur
essence 4 cylindres peu puissant ne
développant que 28 ch. Mais du fait de sa
conception simple et robuste, il connaît un
succès retentissant.
La charge utile réelle du Series 1 était
limitée à 1 500 kg. Mais sa conception
de base lui conférant un aspect robuste,
les conducteurs n’hésitaient pas à le
surcharger, avec un poids total pouvant
atteindre le double du chiffre autorisé.
Parmi les autres fonctionnalités qui ont
fait le succès de ce modèle, on peut citer
la boîte de vitesses à 3 rapports, une
ergonomie convenable et des niveaux
sonores plutôt faibles comparés aux
autres véhicules de l’époque.
Néanmoins, les performances et
le confort du Series 1 sont nettement
inférieurs aux standards actuels. La
vitesse maximale du véhicule avoisinait
50 km/h. Elle était encore moindre
lorsque le véhicule était chargé, surtout
dans les montées. Le chauffage se limitait
à la chaleur produite par le moteur du
véhicule. La chaleur pénétrait dans la
cabine par l’intermédiaire d’une tôle qui
séparait le moteur de la cabine.
Tandis que les ventes de voitures Volvo
stagnaient à l’époque en raison des bas
revenus perçus dans les années 1920, la
demande en Series 1 a été soutenue dès le
premier jour de commercialisation du véhicule.
Moins de 6 mois après son lancement, les
500 exemplaires du Series 1 étaient écoulés.
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LE NOUVEAU VOLVO FMX
Volvo Trucks. Driving Progress
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