Rapport ministériel sur le rendement Environnement Canada

Rapport ministériel sur le rendement  Environnement Canada
Rapport ministériel sur
le rendement
Environnement Canada
2014-2015
L’honorable Catherine McKenna, C.P., député
Ministre de l’Environnement et du Changement
climatique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Publié aussi en anglais sous le titre :
Departmental Performance Report 2014-15
o
N de cat. : En1-47F-PDF
Numéro ISSN : 2292-1249
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© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par la ministre de l’Environnement, 2015.
Also available in English
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Table des matières
Message de la ministre ................................................................................................................. 1
Section I : Vue d’ensemble des dépenses de l’organisation .......................................................... 3
Profil de l’organisation .............................................................................................................. 3
Contexte organisationnel .......................................................................................................... 4
Dépenses réelles.................................................................................................................... 15
Harmonisation des dépenses avec le cadre pangouvernemental ........................................... 18
Tendance relative aux dépenses du ministère ........................................................................ 19
Dépenses par crédits votés .................................................................................................... 20
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique ..................................................... 21
Résultat stratégique 1 : L’environnement naturel du Canada est conservé et restauré pour
les générations actuelles et futures. ....................................................................................... 21
Programme 1.1 : Biodiversité – Espèces sauvages et habitats............................................... 21
Sous-programme 1.1.1 : Politiques et priorités sur la biodiversité ........................................... 24
Sous-programme 1.1.2 : Espèces en péril .............................................................................. 26
Sous-sous-programme 1.1.2.1 : Opérations relatives aux espèces en péril............................ 28
Sous-sous-programme 1.1.2.2 : Fonds autochtones pour les espèces en péril ...................... 30
Sous-sous-programme 1.1.2.3 : Programme d’intendance de l’habitat ................................... 31
Sous-programme 1.1.3 : Oiseaux migrateurs ......................................................................... 33
Sous-programme 1.1.4 : Conservation des habitats fauniques ............................................... 35
Sous-sous-programme 1.1.4.1 : Partenariats pour la conservation des habitats..................... 36
Sous-sous-programme 1.1.4.2 : Aires protégées.................................................................... 38
Programme 1.2 : Ressources en eau ..................................................................................... 40
Sous-programme 1.2.1 : Qualité de l’eau et santé des écosystèmes aquatiques ................... 42
Sous-programme 1.2.2 : Gestion et utilisation des ressources en eau ................................... 44
Sous-programme 1.2.3 : Services et relevés hydrologiques ................................................... 46
Programme 1.3 : Écosystèmes durables ................................................................................ 48
Sous-programme 1.3.1 : Rapports et indicateurs de durabilité ............................................... 50
Sous-programme 1.3.2 : Évaluation et approches axées sur les écosystèmes ....................... 52
Sous-programme 1.3.3 : Mobilisation communautaire ............................................................ 54
Sous-sous-programme 1.3.3.1 : Financement communautaire ÉcoAction .............................. 55
Sous-sous-programme 1.3.3.2 : Fonds pour dommages à l’environnement ........................... 57
Sous-sous-programme 1.3.3.3 : Programme d’emploi jeunesse en environnement ............... 59
Sous-programme 1.3.4 : Initiatives axées sur les écosystèmes .............................................. 60
Sous-sous-programme 1.3.4.1 : Grands Lacs ........................................................................ 61
Sous-sous-programme 1.3.4.2 : Saint-Laurent ....................................................................... 64
Sous-sous-programme 1.3.4.3 : Lac Simcoe et sud-est de la baie Georgienne ...................... 65
Sous-sous-programme 1.3.4.4 : Lac Winnipeg ....................................................................... 67
Sous-sous-programme 1.3.4.5 : Partenariats communautaires sur les écosystèmes ............. 68
Programme 1.4 : Promotion de la conformité et application de la loi – Faune ......................... 70
Résultat stratégique 2 : La population canadienne est équipée pour prendre des décisions
éclairées quant aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat. ........................ 72
Programme 2.1 : Services météorologiques et environnementaux pour les Canadiens .......... 72
Sous-programme 2.1.1 : Observations, prévisions et avertissements météorologiques.......... 74
Sous-programme 2.1.2 : Information météorologique liée à la santé ...................................... 77
Sous-programme 2.1.3 : Information, prévisions et outils climatologiques .............................. 78
Programme 2.2 : Services météorologiques et environnementaux pour les utilisateurs ciblés 80
Sous-programme 2.2.1 : Services météorologiques pour la navigation aérienne .................... 82
Environnement Canada i
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-programme 2.2.2 : Services météorologiques et des glaces pour la navigation maritime83
Sous-programme 2.2.3 : Services météorologiques pour les opérations militaires ................. 85
Sous-programme 2.2.4 : Services météorologiques pour les secteurs économiques et
commerciaux .......................................................................................................................... 86
Résultat stratégique 3 : Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens ainsi
que pour leur environnement sont minimisées........................................................................ 88
Programme 3.1 : Gestion des substances et des déchets ...................................................... 89
Sous-programme 3.1.1 : Gestion des substances .................................................................. 90
Sous-programme 3.1.2 : Gestion des effluents ....................................................................... 92
Sous-programme 3.1.3 : Pollution marine............................................................................... 94
Sous-programme 3.1.4 : Urgences environnementales .......................................................... 96
Sous-programme 3.1.5 : Sites contaminés ............................................................................. 98
Programme 3.2 : Changements climatiques et qualité de l’air .............................................. 100
Sous-programme 3.2.1 : Programme de réglementation sur les changements climatiques et
la qualité de l’air ................................................................................................................... 102
Sous-sous-programme 3.2.1.1 : Émissions du secteur industriel .......................................... 105
Description du sous-programme ........................................................................................... 105
Sous-sous-programme 3.2.1.2 : Émission du secteur des transports ................................... 107
Sous-sous-programme 3.2.1.3 : Secteur des produits commerciaux et de consommation ... 109
Sous-programme 3.2.2 : Partenariats internationaux sur les changements climatiques et la
qualité de l’air ....................................................................................................................... 110
Sous-programme 3.2.3 : Technologie environnementale...................................................... 112
Sous-sous-programme 3.2.3.1 : Technologies du développement durable........................... 114
Sous-sous-programme 3.2.3.2 : Innovation technologique environnementale ...................... 115
Programme 3.3 : Promotion de la conformité et application de la loi – Pollution ................... 117
Services internes .................................................................................................................. 120
Section III : Renseignements supplémentaires.......................................................................... 122
Fait saillants des états financiers .......................................................................................... 122
États financiers ..................................................................................................................... 125
Tableaux de renseignements supplémentaires..................................................................... 125
Dépenses fiscales et évaluations ......................................................................................... 125
Section IV : Coordonnées de l’organisation............................................................................... 126
Annexe : Définitions .................................................................................................................. 127
Notes de fin de document ......................................................................................................... 129
ii Table des matières
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Message de la ministre
En qualité de ministre de l’Environnement et du Changements climatiques, je
suis heureuse de vous présenter le Rapport ministériel sur le rendement de
2014-2015. Il décrit les progrès réalisés par le Ministère à l’égard des
engagements établis pour 2014-2015. La menace des changements climatiques
demeure un défi auquel nous faisons face en tant que pays et partout dans le
monde.
Le gouvernement du Canada fournira un leadership national et collaborera avec
les provinces et les territoires pour lutter contre les changements climatiques,
établir le prix du carbone et réduire la pollution par le carbone. Environnement et
Changements climatiques Canada jouera un rôle de premier plan à cet égard.
La prestation de services météorologiques de haute qualité pour les Canadiennes et les Canadiens est
une activité essentielle pour le Ministère. Des améliorations dans la qualité des prévisions et des
avertissements météorologiques signifient que les collectivités canadiennes et les secteurs d’affaires
dans l’ensemble du Canada auront accès à de l’information météorologique plus exacte et opportune, en
fonction de la technologie la plus moderne.
L’application des lois sur la protection de la faune et de l’environnement du Canada contribue à la pureté
de l’air, à la propreté de l’eau et à la protection des espèces et de leurs habitats pour les générations
d’aujourd’hui et de demain. En 2014, une enquête ministérielle s’est soldée par une condamnation
donnant lieu à une amende de 7,5 millions de dollars, la plus élevée jamais imposée au Canada pour des
infractions de nature environnementale.
Un nouvel engagement sur cinq ans avec le gouvernement de l’Ontario, en vertu de l’Accord CanadaOntario sur la qualité de l’eau et la santé de l’écosystème du bassin des Grands Lacs, 2014, contribuera
à la protection de l’un des plans d’eau douce les plus importants au monde. Mes représentants et moi
continuerons de prendre diverses mesures pour protéger les ressources en eau douce du Canada.
En partenariat avec Santé Canada, mon Ministère a poursuivi la mise sur pied du Plan de gestion des
produits chimiques, qui évalue les risques pour la santé humaine et environnementale causés par les
substances chimiques et qui élabore et met en œuvre des mesures visant à prévenir ou à gérer ces
risques. Par exemple, le nouveau règlement achevé en novembre 2014 aidera à contrôler l’importation et
la fabrication de produits qui contiennent du mercure.
Je vous invite à lire le présent rapport pour des détails approfondis sur les nombreuses activités
entreprises par le Ministère.
Nous miserons sur ces efforts à l’aube d’un nouveau chapitre ambitieux en tant qu’Environnement et
Changements climatiques Canada. Dans les mois à venir, nous irons de l’avant afin d’agir sur les
changements climatiques et d’autres domaines clés par le biais d’une approche collaborative, fondée sur
des preuves et ancrée dans la science. Le Ministère jouera le rôle de chef de file dans la mise en œuvre
du plan du gouvernement visant à assurer un environnement sain et une économie durable et il tiendra
ses promesses quant aux nombreuses priorités politiques énoncées dans ma lettre de mandat du
Premier ministre. À cette fin, j’ai hâte de travailler avec les fonctionnaires avec vigueur et de façon
productive afin d’accomplir cette mission commune.
_________________________________________
L’honorable Catherine McKenna, C.P., député
Ministre de l’Environnement et du Changement climatique
Environnement Canada
1
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Section I : Vue d’ensemble des dépenses de l’organisation
Profil de l’organisation
Ministre de tutelle :
L’honorable Catherine McKenna, C.P., députée
Premier dirigeant :
Michael Martin
Portefeuille ministériel :
Environnement Canada
Instruments habilitants :
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
1
i
Loi sur le ministère de l’Environnement
ii
Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)
iii
Loi sur les espèces en péril
Loi sur les ouvrages destinés à l’amélioration des cours d’eau
iv
internationaux
v
Loi sur les ressources en eau du Canada
vi
Loi de 1921 pour le contrôle du lac des Bois
Loi sur la conservation du lac Seul
vii
Loi sur les pêches (administration des dispositions sur la
prévention de la pollution)
viii
Loi sur la protection de l’environnement en Antarctique
ix
Loi de 1994 sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs
Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales sauvages et la
x
réglementation de leur commerce international et interprovincial
xi
Loi sur les espèces sauvages au Canada
xii
Loi fédérale sur le développement durable
xiii
Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012)
xiv
Loi sur les pénalités administratives en matière d’environnement
xv
Loi sur la semaine de la protection de la faune
xvi
Loi sur la semaine canadienne de l’environnement
Année d’incorporation ou de création :
1971
Autre :
Environnement Canada jouit d’une longue histoire. Environnement Canada a été créé en 1971.
Cependant, certaines de ses organisations ont été mises sur pied bien avant, telles que le Service
canadien de la faune, créé en 1947, la Division des relevés hydrologiques du Canada, créée en 1908, et
le Service météorologique du Canada, créé en 1871.
Environnement Canada compte des effectifs nationaux. Environ 60 % des effectifs du Ministère se
trouvent en dehors de la région de la capitale nationale. Les employés travaillent partout au Canada,
d’Iqaluit à Burlington et de Vancouver à St. John’s, œuvrant dans des bureaux et laboratoires régionaux,
des réserves fauniques naturelles et des stations météorologiques.
Environnement Canada est un ministère à vocation scientifique. La science est au cœur de la
capacité d’Environnement Canada à réaliser son mandat et à respecter ses obligations législatives. Le
1
En raison de changement au sein de l’appareil gouvernemental en novembre 2015, « Environnement Canada » sera désigné sous « Environnement
et Changement climatique Canada » dans les futurs documents budgétaires.
Environnement Canada
3
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ministère dirige une vaste gamme d’activités de surveillance de l’environnement et de recherche ainsi
que d’autres activités scientifiques dans des domaines tels que les sciences de l’atmosphère, la
météorologie, la physique, la biologie, la chimie, la toxicologie, l’hydrologie, l’écologie, l’ingénierie et
l’informatique. Les renseignements et les connaissances scientifiques obtenus sont utilisés pour éclairer
les programmes, les politiques et les services ministériels, et ils sont recueillis et diffusés afin d’appuyer la
prise de décisions éclairées en matière d’environnement. En 2014-2015, Environnement Canada a lancé
xvii
la Stratégie pour les sciences d’Environnement Canada 2014-2019, qui raconte l’histoire scientifique du
Ministère et fournit l’orientation et les consignes nécessaires pour garantir que ses travaux scientifiques
continuent d’être orientés vers les priorités environnementales fédérales.
Environnement Canada collabore avec de nombreux partenaires. Les enjeux environnementaux ont
de vastes répercussions sur les décisions sociales et économiques. Environnement Canada collabore
avec de nombreux partenaires, notamment d’autres ministères fédéraux, des gouvernements
provinciaux, territoriaux et autochtones, les gouvernements d’autres nations, des institutions
universitaires, des organisations non gouvernementales engagées dans le domaine de l’environnement
et des organisations internationales. Cette collaboration stimule les efforts que déploient tous les
partenaires pour assurer la préservation d’un environnement propre, sécuritaire et durable et atteindre les
résultats environnementaux prévus.
Environnement Canada s’engage à fonctionner à titre d’organisme de réglementation de calibre
mondial. En tant qu’important organisme de réglementation du gouvernement fédéral, Environnement
Canada fonctionne au sein du vaste système de réglementation fédéral axé sur le rendement, élaborant
un vaste éventail de règlements destinés à protéger la population canadienne et son environnement,
encourageant le respect de ces règlements et assurant leur application. Le Ministère s’est engagé à offrir
un système réglementaire fondé sur des preuves, efficace, efficient, transparent et adaptable.
Environnement Canada appuie le développement durable. Le concept de développement durable est
au cœur du mandat du Ministère et fait partie intégrante de la planification, de la prise de décisions et de
l’exécution des programmes et des initiatives du Ministère. Non seulement Environnement Canada dirige
la Stratégie fédérale de développement durable xviii du gouvernement, avec d’autres ministères et
organismes fédéraux, mais le Ministère continue d’intégrer les meilleures pratiques écologiquement
durables à ses politiques et activités internes. Environnement Canada est le plus important contributeur
aux thèmes et aux cibles dans le cadre de la Stratégie fédérale de développement durable, et sa
contribution à la Stratégie fédérale pour 2014-2015 est présentée dans sa Stratégie ministérielle de
développement durable xix.
Contexte organisationnel
Raison d’être
Environnement Canada est le ministère fédéral responsable d’un vaste éventail de questions
environnementales qui affectent la population canadienne. Le Ministère joue également un rôle
d’intendance dans la réalisation et le maintien d’un environnement propre, sécuritaire et durable.
Environnement Canada aborde les enjeux par la surveillance, la recherche, l’élaboration de politiques, la
prestation de services à la population canadienne, la réglementation, l’application des lois
environnementales, l’avancement des technologies propres et des partenariats stratégiques. Les
programmes du Ministère sont axés sur un environnement propre, en minimisant les menaces que
représente la pollution pour la population canadienne ainsi que pour son environnement;
un environnement sécuritaire, en dotant la population canadienne des outils nécessaires à la prise de
décisions éclairées quant aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat et
un environnement durable, en préservant et en restaurant l’environnement naturel du Canada.
L’orientation du programme du Ministère reflète l’interdépendance de plus en plus évidente entre la
durabilité de l’environnement et le bien-être économique.
4
Section I : Vue d’ensemble des dépenses de l’organisation
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Responsabilités
Un certain nombre de lois et de règlements confèrent à Environnement Canada son mandat et lui
permettent d’exécuter ses programmes. Aux termes de la Loi sur le ministère de l’Environnement, les
pouvoirs, les tâches et les fonctions du ministre de l’Environnement s’étendent aux domaines suivants :
•
la conservation et l’amélioration de la qualité de l’environnement naturel, notamment celle de l’eau,
de l’air et du sol, et la coordination des politiques et programmes pertinents du gouvernement du
Canada;
•
les ressources naturelles renouvelables, notamment les oiseaux migrateurs et la flore et la faune
sauvages en général;
•
la météorologie;
•
l’application des règles et règlements.
Outre les pouvoirs que lui confère la Loi sur le ministère de l’Environnement, la ministre de
xx
l’Environnement exerce des pouvoirs supplémentaires prévus par d’autres lois et règlements ,
notamment, mais sans s’y limiter, la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) (LCPE,
1999), la Loi fédérale sur le développement durable, et plusieurs autres mesures législatives ciblant la
protection de la biodiversité et de l’eau ainsi que l’application des lois et règlements environnementaux
(p. ex., la Loi sur les espèces en péril).
Le Ministère est un partenaire important pour d’autres ministères fédéraux (y compris ses partenaires
ministériels de portefeuille, l’Agence canadienne d’évaluation environnementale et Parcs Canada),
lorsque des lois lui confèrent des responsabilités secondaires ou partagées pour exécuter avec succès
les mandats d’autres ministères fédéraux. En vertu de la LCPE (1999), Environnement Canada fournit,
par exemple, des renseignements et des analyses aux autres (au titre d’autorité fédérale) afin d’étayer
des évaluations environnementales solides. Parmi ces autres lois, on compte, la Loi sur la prévention de
la pollution des eaux arctiques (Transports Canada, Affaires autochtones et Développement du Nord
Canada, Ressources naturelles Canada), la Loi sur la Fondation du Canada pour l’appui technologique
au développement durable (Ressources naturelles Canada) et la Loi sur les pêches (Pêches et Océans
Canada).
Résultats stratégiques et architecture d’alignement des programmes
Environnement Canada remplit son mandat en faisant la promotion de trois résultats stratégiques,
chacun contribuant au résultat du gouvernement du Canada pour un environnement propre, sécuritaire et
durable. Neuf programmes, 26 sous-programmes et 18 sous-sous-programmes sont alignés afin
d’appuyer la réalisation des trois résultats stratégiques du Ministère. Ensemble, les résultats stratégiques,
programmes, sous-programmes et sous-sous-programmes permettent d’accomplir des progrès en
exécutant son mandat d’intendance, c’est-à-dire assurer un environnement propre, sécuritaire et durable.
Les résultats stratégiques, programmes, sous-programmes et sous-sous-programmes ainsi que les
services internes du Ministère pour 2014-2015 sont présentés ci-dessous.
Résultat stratégique 1 : L’environnement naturel du Canada est conservé et restauré pour les
générations actuelles et futures.
Programme 1.1 : Biodiversité – Espèces sauvages et habitats
Sous-programme 1.1.1 : Politiques et priorités sur la biodiversité
Sous-programme 1.1.2 : Espèces en péril
Sous-sous-programme 1.1.2.1 : Opérations liées aux espèces en péril
Sous-sous-programme 1.1.2.2 : Fonds autochtones pour les espèces en péril
Sous-sous-programme 1.1.2.3 : Programme d’intendance de l’habitat
Sous-programme 1.1.3 : Oiseaux migrateurs
Environnement Canada
5
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-programme 1.1.4 : Conservation des habitats fauniques
Sous-sous-programme 1.1.4.1 : Partenariats pour la conservation des
habitats
Sous-sous-programme 1.1.4.2 : Aires protégées
Programme 1.2 : Ressources en eau
Sous-programme 1.2.1 : Qualité de l’eau et santé des écosystèmes aquatiques
Sous-programme 1.2.2 : Gestion et utilisation des ressources en eau
Sous-programme 1.2.3 : Service et relevés hydrologiques
Programme 1.3 : Écosystèmes durables
Sous-programme 1.3.1 : Rapports axés sur le développement durable et indicateurs
Sous-programme 1.3.2 : Évaluation et approche axées sur les écosystèmes
Sous-programme 1.3.3 : Mobilisation communautaire
Sous-sous-programme 1.3.3.1 : Financement communautaire ÉcoAction
Sous-sous-programme 1.3.3.2 : Fonds pour dommages à l’environnement
Sous-sous-programme 1.3.3.3 : Programme d’emploi jeunesse en
environnement
Sous-programme 1.3.4 : Initiatives axées sur les écosystèmes
Sous-sous-programme 1.3.4.1 : Grands Lacs
Sous-sous-programme 1.3.4.2 : Saint-Laurent
Sous-sous-programme 1.3.4.3 : Lac Simcoe/sud-est de la baie Georgienne
Sous-sous-programme 1.3.4.4 : Lac Winnipeg
Sous-sous-programme 1.3.4.5 : Partenariats communautaires sur les
écosystèmes
Programme 1.4 : Promotion de la conformité et Application de la loi – Faune
Résultat stratégique 2 : La population canadienne est équipée pour prendre des décisions
éclairées quant aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat
Programme 2.1 : Services météorologiques et environnementaux pour les Canadiens
Sous-programme 2.1.1 : Observations, prévisions et avertissements
météorologiques
Sous-programme 2.1.2 : Information météorologique liée à la santé
Sous-programme 2.1.3 : Information, prévisions et outils climatologiques
Programme 2.2 : Services météorologiques et environnementaux pour les utilisateurs ciblés
Sous-programme 2.2.1 : Services météorologiques pour la navigation aérienne
Sous-programme 2.2.2 : Services météorologiques et des glaces pour la navigation
maritime
Sous-programme 2.2.3 : Services météorologiques pour les opérations militaires
Sous-programme 2.2.4 : Services météorologiques pour les secteurs économiques
et commerciaux
Résultat stratégique 3 : Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens ainsi que
pour leur environnement sont minimisées.
Programme 3.1 : Gestion des substances et des déchets
Sous-programme 3.1.1 : Gestion des substances
Sous-programme 3.1.2 : Gestion des effluents
Sous-programme 3.1.3 : Pollution marine
Sous-programme 3.1.4 : Urgences environnementales
Sous-programme 3.1.5 : Sites contaminés
6
Section I : Vue d’ensemble des dépenses de l’organisation
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Programme 3.2 : Changements climatiques et Qualité de l’air
Sous-programme 3.2.1 : Programme de réglementation sur les changements
climatiques et la qualité de l’air
Sous-sous-programme 3.2.1.1 : Émissions du secteur industriel
Sous-sous-programme 3.2.1.2 : Émissions du secteur des transports
Sous-sous-programme 3.2.1.3 : Secteur des produits de consommation et
commerciaux
Sous-programme 3.2.2 : Partenariats internationaux sur les changements
climatiques et la qualité de l’air
Sous-programme 3.2.3 : Technologie environnementale
Sous-sous-programme 3.2.3.1 : Technologies de développement durable
Sous-sous-programme 3.2.3.2 : Innovation dans la technologie
environnementale
Programme 3.3 : Promotion de la conformité et Application de la loi – Pollution
Services internes
Environnement Canada
7
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Priorités organisationnelles
Environnement Canada maintient quatre priorités pour 2014-2015. Ces priorités reflètent le mandat
d’intendance du Ministère qui, de son côté, appuie directement le résultat du gouvernement du Canada
axé sur un environnement propre et sain. Le Ministère suivra plusieurs plans afin de mettre en œuvre ces
priorités, comme l’énoncent les tableaux suivants.
Priorité
Priorité 1 : Un environnement propre
Gérer les substances et les déchets et
réduire la pollution ayant une incidence
directe ou indirecte sur la santé humaine
ou l’environnement.
Type
En
2
cours
Résultat stratégique et Programmes
Liens avec :
Résultat stratégique 3 : Les menaces que représente la
pollution pour les Canadiens ainsi que pour leur
environnement sont minimisées.
Programmes : 3.1, 3.2, 3.3
Sommaire des progrès
Progrès accomplis :
Gestion des substances et des déchets
•
Continué de collaborer avec Santé Canada dans le cadre de la deuxième phase du Plan de gestion des
produits chimiques (PGPC), de travailler étroitement avec les groupes s’intéressant à la santé et à
l’environnement, les groupes de consommateurs, le milieu universitaire, les groupes autochtones ainsi que les
partenaires industriels et internationaux. Près de 1 670 substances ont été évaluées depuis 2011, et le
gouvernement est en voie d’atteindre les objectifs définis dans le cadre de la deuxième phase du programme
d’ici 2016 (se reporter aux programmes 3.1 et 3.1.1).
•
Publié la troisième édition du Rapport d’étape du Plan de gestion des produits chimiques (décembre 2014)
qui rend compte de l’avancement et des activités des grandes initiatives dans le cadre du PGPC, y compris la
xxii
mise à jour de la Liste intérieure des substances ; établissant ainsi une base solide pour l’établissement des
priorités de la phase suivante (la troisième) du PGPC (se reporter aux programmes 3.1 et 3.1.1).
•
A conservé l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP) comme centre des efforts du gouvernement
fédéral visant à suivre les rejets, l’élimination et le recyclage de plus de 300 substances préoccupantes et a mis
xxiii
ces renseignements à la disposition des Canadiens. Le dernier rapport de l’INRP (décembre 2014)
comprenait les données de plus de 7 500 installations au Canada (se reporter au programme 3.1.1).
•
Publié (en novembre 2014), le Règlement sur les produits contenant du mercure, le premier de son genre au
Canada à interdire la fabrication et l’importation de la plupart des produits contenant du mercure. Le Règlement
est fondé sur le bilan du Canada en matière de réduction de ses émissions de mercure de plus de 90 % depuis
les années 1970, ainsi que sur ses travaux en 2013 en vertu de la Convention de Minamata pour réduire les
émissions de mercure à l’échelle mondiale (se reporter aux sous-programmes 3.1.1 et 3.2.1).
•
Continué de répondre aux urgences environnementales, en mettant l’accent sur l’offre de conseils et
d’expertise, comme des mesures d’intervention et des techniques de nettoyage, pour réduire les conséquences
des incidents par l’intermédiaire d’un système de préparation et d’intervention de classe mondiale dans
l’ensemble des secteurs (se reporter au programme 3.1.4).
•
Continué d’appliquer les règlements relatifs aux plus grandes sources de pollution des eaux canadiennes, y
compris l’activité des mines de métaux (Règlement sur les effluents des mines de métaux), la production de
pâtes et papiers (Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers) et les effluents d’eaux usées
(Règlement sur les effluents des systèmes d’assainissement des eaux usées, qui élimine progressivement les
rejets d’eaux usées non traitées ou insuffisamment traitées à l’échelle du Canada). Plus de 75 % des
municipalités et des collectivités concernées au Canada répondent maintenant aux exigences de base en
matière de traitement secondaire des eaux usées (se reporter au programme 3.1.2).
xxi
2
Les différents types de priorités sont les suivants : priorité déjà établie – établie au cours du premier ou du deuxième exercice précédant l’exercice
visé dans le rapport; priorité permanente – établie au moins trois exercices avant l’exercice visé dans le rapport; priorité nouvelle – établie au cours de
l’exercice visé dans le rapport sur les plans et les priorités ou le rapport ministériel sur le rendement.
8
Section I : Vue d’ensemble des dépenses de l’organisation
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
•
Élaboré une proposition fructueuse pour le renouvellement du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux
(PASCF) qui permettra le lancement d’un investissement de quatre ans à compter de 2016-2017 pour évaluer
et assainir les sites contaminés fédéraux prioritaires, afin de réduire les risques pour la santé humaine et
l’environnement à ces sites (se reporter au sous-programme 3.1.5).
Action face aux changements climatiques et à qualité de l’air
•
Poursuivi les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2020 grâce à une approche
sectorielle, en s’appuyant sur le travail qui a permis de mettre en place des règlements pour deux des plus
importantes sources d’émissions au Canada : les secteurs des transports et de la production d’électricité à
partir du charbon. Le Ministère a continué l’élaboration de règlements pour d’autres secteurs industriels
importants (y compris le secteur du pétrole et du gaz, le secteur de la production d’électricité au gaz naturel et
neuf secteurs touchés par les échanges et rejetant de grandes quantités d’émissions) [se reporter aux
programmes 3.2.1, 3.2.1.1 et 3.2.1.2].
•
A réalisé des progrès importants quant à l’élaboration d’approches de réglementation et d’approches non
réglementaires (comme des codes de pratique) visant à réduire la pollution atmosphérique dans des secteurs
industriels importants, y compris le Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphériques (se reporter au
sous-sous-programme 3.2.1.1).
•
A pris des mesures visant les polluants climatiques de courte durée de vie, y compris le carbone noir et le
méthane. En tant que président du Conseil de l’Arctique, le Ministère a poursuivi l’élaboration d’un cadre
d’action pour gérer ces substances dans l’Arctique. En tant que partenaire principal de la Coalition pour le
climat et l’air pur, le Ministère a mené des initiatives pour réduire les émissions de matières résiduelles, du
secteur du pétrole et du gaz et du secteur agricole (se reporter aux programmes 2.1.3, 3.2 et 3.2.2).
•
A pris part à des initiatives internationales clés, y compris la direction des délégations dans le cadre de la
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, et a respecté les engagements
internationaux du Canada en matière de déclaration, y compris la soumission du Rapport d’inventaire national
xxiv
xxv
des gaz à effet de serre du Canada, son Inventaire des émissions de polluants atmosphériques et son
xxvi
premier Inventaire d’émission de carbone noir. Ces inventaires appuient également l’engagement du
Ministère à rendre compte aux Canadiens (se reporter au programme 3.2.2).
•
En novembre 2014, le Canada a promis de verser 300 millions de dollars au Fonds vert pour le climat qui aide
les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter aux répercussions
des changements climatiques, en prenant en compte les besoins des pays en développement particulièrement
vulnérables aux effets nocifs des changements climatiques (se reporter au programme 3.2.2).
Application des règlements en matière de pollution
•
Appliqué les règlements en matière de pollution, avec 40 poursuites judiciaires remportées et des sanctions
imposées s’élevant à plus de 9,4 millions de dollars, y compris la sanction la plus importante jamais imposée
au Canada pour des infractions liées à l’environnement (7,5 millions de dollars d’amendes infligées à une
entreprise québécoise pour 45 chefs d’accusation en vertu de la Loi sur les pêches) [se reporter au programme
3.3].
Priorité
Priorité 2 : Un environnement sécuritaire
Fournir aux Canadiens des renseignements
de grande qualité sur les conditions
environnementales à court et à long terme.
Type
Résultat stratégique et Programmes
En cours Liens avec :
Résultat stratégique 2 : La population canadienne est
équipée pour prendre des décisions éclairées quant aux
conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat.
Programmes : 2.1, 2.2
Sommaire des progrès
Progrès accomplis :
•
Continué d’offrir des services météorologiques et environnementaux essentiels pour permettre aux Canadiens
et aux utilisateurs ciblés de prendre des décisions éclairées concernant leur sécurité (p. ex., diffusion de près
de 1,5 million de prévisions destinées au grand public, de 15 000 avertissements de temps violent, de
500 000 prévisions aéronautiques et de 200 000 prévisions maritimes sur l’état des glaces et de la mer).
Environnement Canada
9
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Environnement Canada (EC) a fourni des préavis et des bulletins météorologiques spécialisés, et il a travaillé
étroitement avec les collectivités et les organisations de préparation aux situations d’urgence au cours
d’épisodes de temps violent, comme pendant les fortes tempêtes avant l’hiver, en décembre, qui ont provoqué
des vents forts, des pluies torrentielles et de la neige abondante sur les côtes est et ouest (se reporter aux
programmes 2.1, 2.1.1, 2.1.2, 2.1.3, 2.2, 2.2.1, 2.2.2, 2.2.3 et 2.2.4).
•
A effectué d’importantes mises à niveau du réseau de surveillance et du système d’avertissement et de
prévision dans le cadre d’une initiative importante (134 millions de dollars) de renouvellement de ses services
environnementaux et météorologiques et afin d’assurer leur viabilité à long terme. Les investissements ont
permis d’améliorer la fiabilité du réseau de surveillance et la capacité du Ministère à prévoir les principaux
systèmes météorologiques. La science est un élément essentiel de ces améliorations (se reporter aux
programmes 2.1, 2.1.1 et 2.2).
•
Dans le cadre des préparations aux Jeux panaméricains et parapanaméricains, le Ministère a installé une
douzaine de nouvelles stations météorologiques dans la région du Grand Toronto, ainsi que des appareils
utilisés pour surveiller la qualité de l’air, déterminer les charges de stress thermique et prédire les épisodes de
temps violent. La nouvelle technologie utilisée lors des Jeux permettra d’améliorer les produits météorologiques
et notre capacité à répondre aux phénomènes météorologiques violents (se reporter au programme 2.1.1).
•
Dans le cadre de l’initiative sur les zones météorologiques (METAREA), le Ministère a agrandi ses plateformes
d’observation terrestres, océaniques et des glaces dans l’Arctique, afin de fournir plus de données
météorologiques pour le processus de prévision, ainsi qu’aux marins et aux Canadiens vivant dans le Nord.
L’initiative a permis aux programmes nationaux de prévisions maritimes et de l’état des glaces de s’étendre
jusqu’à des zones encore non desservies par EC, y compris les eaux internationales de l’océan Arctique. Ces
services d’avertissements et d’information contribuent à l’efficacité et à la sécurité de la navigation maritime
dans la Nord. De plus, les nouvelles sources d’observation ont amélioré la qualité des systèmes informatiques
de prévision utilisés par EC et ses partenaires mondiaux. Globalement, les progrès découlant de cette initiative
ont non seulement amélioré les prévisions maritimes et de l’état des glaces, mais également les
renseignements météorologiques publics fournis aux collectivités côtières dans le Nord (se reporter au
programme 2.2.2).
•
Mis en place, en collaboration avec huit membres du Conseil de l’Arctique, une nouvelle initiative mondiale : le
programme HYCOS dans l’Arctique. Ce projet a été conçu afin de recueillir, de gérer et de partager des
données de grande qualité à partir d’un réseau de stations hydrologiques situées dans le bassin arctique (se
reporter aux programmes 1.2.3 et 2.1.1).
•
A collaboré avec les provinces et l’industrie éolienne pour atténuer les répercussions des projets de
développement de parcs éoliens sur l’exploitation du réseau de radars d’Environnement Canada. Les projets
d’énergie éolienne provinciaux ont commencé à inclure des conditions précises qui appuient une exploitation
du réseau sans interruption, et trois ententes ont été négociées avec des promoteurs de l’industrie (se reporter
au sous-programme 2.1.1).
•
Établi et maintenu des relations efficaces avec le milieu universitaire, les provinces et les territoires, les
partenaires internationaux et le secteur privé pour tirer profit de l’expertise spécialisée liée au climat et à la
météorologie nécessaire pour appuyer les exigences en matière de sciences et de technologie, et pour
améliorer l’offre de service aux Canadiens et aux utilisateurs ciblés (se reporter au programme 2.1.1).
Priorité
Type
Priorité 3 : Un environnement
durable
En cours
Veiller à la durabilité des terres,
de l’eau et de la biodiversité.
Résultat stratégique et Programmes
Liens avec :
Résultat stratégique 1 : L’environnement naturel du Canada est
conservé et restauré pour les générations actuelles et futures.
Programmes : 1.1, 1.2, 1.3, 1.4
Sommaire des progrès
Progrès accomplis :
•
10
xxvii
A mené l’élaboration et la mise en œuvre précoce du Plan de conservation national
visant à conserver le
patrimoine naturel du Canada en protégeant et en améliorant la biodiversité et les écosystèmes par
l’intermédiaire de mesures d’intendance et de conservation. Ces mesures ont compris l’établissement du Fonds
xxviii
national de conservation des milieux humides , une composante clé du Plan de conservation national qui
appuie les projets de restauration et permet l’évaluation et la surveillance scientifiques des milieux humides. Le
Section I : Vue d’ensemble des dépenses de l’organisation
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Plan de conservation national met l’accent sur trois domaines prioritaires : la conservation des terres et des
eaux du Canada, la restauration des écosystèmes et l’établissement d’un lien entre les Canadiens et la nature.
Les investissements du gouvernement fédéral de 252 millions de dollars sur cinq ans dans diverses mesures
de conservation comprennent de nouveaux programmes et l’amélioration d’initiatives fructueuses existantes
(se reporter aux programmes 1.1, 1.1.1, 1.1.4 et 1.1.5).
•
Renouvelé l’Accord Canada-Ontario concernant la qualité de l’eau et la santé de l’écosystème des Grands
Lacs afin de continuer à coordonner les travaux de restauration, de protection et de conservation des Grands
Lacs. Grâce au Plan de conservation national, quelque 17 projets seront mis en place pour restaurer les zones
humides asséchées, endommagées ou perdues du bassin des Grands Lacs afin d’améliorer la qualité de l’eau
et l’habitat du poisson, de la sauvagine et d’autres espèces sauvages (se reporter aux programmes 1.1, 1.3.4
et 1.3.4.1).
•
A poursuivi l’avancée des travaux sur la surveillance des contaminants de l’air, de l’eau, de la biodiversité et
des espèces sauvages en vertu du Plan de mise en œuvre conjoint Canada-Alberta de la surveillance des
sables bitumineux et a mis des données et des renseignements à la disposition des Canadiens, par
l’intermédiaire du Portail d’information Canada-Alberta sur la surveillance environnementale des sables
xxix
bitumineux (se reporter aux programmes 1.2.1, 1.3.2, 3.2.1 et 3.2.1.1).
•
Renouvelé des accords de surveillance hydrométrique avec les provinces et les territoires : il a signé un nouvel
accord avec les Territoires du Nord-Ouest, renouvelé un accord avec la Nouvelle-Écosse et poursuivi les
négociations avec les autres provinces dans le but de renouveler des accords ou d’en établir des nouveaux. Le
Ministère a lancé un dépôt de données électroniques (début 2015) qui permet aux partenaires provinciaux et
territoriaux d’accéder directement aux données hydrométriques (se reporter auprogramme 1.2.3).
•
A poursuivi l’acquisition, la production et la diffusion de données et de renseignements sur les niveaux et les
débits d’eau critiques par l’intermédiaire d’un réseau fédéral, provincial et territorial à frais partagés comptant
3
environ 2 750 stations hydrométriques établies sur des rivières et des lacs à l’échelle du Canada. En
2014-2015, 70 stations supplémentaires qui transmettent des données en temps quasi réel ont été ajoutées.
Ces renseignements aident les organisations d’intervention d’urgence provinciales et territoriales à maintenir la
sécurité des Canadiens lorsque des inondations posent un risque (se reporter au programme 1.2.3).
•
Continué de collaborer avec la province du Québec pour mettre en œuvre le Plan d’action Saint-Laurent 20112026, un partenariat à long terme axé sur la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de l’eau
et l’amélioration de la qualité de l’eau. Les gouvernements ont travaillé de manière constructive par
l’intermédiaire de trois programmes conjoints et d’une cinquantaine de projets conjoints dans le but d’acquérir
de nouvelles connaissances scientifiques, d’établir des outils de gestion communs, mais aussi, de restaurer et
de protéger l’écosystème. Le Ministère a aussi entrepris des négociations concernant le renouvellement de
programmes d’activités conjointes pour la période allant de 2016 à 2021 (se reporter aux programmes 1.3.4 et
1.3.4.2).
•
A établi et maintenu des accords avec les provinces et les territoires, des établissements universitaires et
d’autres pays (y compris les États-Unis) qui permettent au Ministère de tirer profit des connaissances et de
l’expertise de pointe et ainsi d’augmenter sa capacité d’améliorer les services hydrométriques offerts aux
Canadiens (se reporter au programme 1.2.3).
•
Élaboré les Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 , en partenariat avec les gouvernements
provinciaux et territoriaux, et à l’aide des commentaires d’organismes autochtones et d’intervenants, dans le
cadre de la participation du Canada à la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies (se reporter
au programme 1.1.1).
•
A réduit de façon importante l’arriéré de documents relatifs au rétablissement des espèces en péril (se reporter
aux programmes 1.1.2 et 1.1.2.1).
•
Terminé la mise en place d’un partenariat public-privé pour financer l’assainissement du récif Randle (port de
Hamilton), le plus vaste site contaminé des eaux canadiennes des Grands Lacs. Les travaux de cette initiative
pluriannuelle complexe commenceront en 2015 (se reporter aux programmes 1.3.4 et 1.3.4.1).
xxx
3
Le gouvernement fédéral exploite environ 2 200 stations, dont environ 1 000 sont financées en tout ou en partie par le gouvernement fédéral. Le
reste des stations sont exploitées par le gouvernement fédéral au nom de partenaires provinciaux, territoriaux et commerciaux par l’intermédiaire
d’ententes de partage des coûts. Plus de 550 stations supplémentaires sont exploitées par des partenaires.
Environnement Canada
11
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Priorité
Priorité 4 : Gestion
Transformer les opérations des services
internes du Ministère afin d’améliorer la
prestation de services.
Type
En cours
Résultats stratégiques et Programmes
Liens avec tous les résultats stratégiques
et programmes
Sommaire des progrès
Progrès accomplis :
•
Continué de travailler en vertu de [email protected], en harmonisant les principaux systèmes qui appuient
ses travaux avec les changements ministériels et d’organismes centraux clés (p. ex. Objectif 2020 du greffier
du Conseil privé) ayant une incidence sur les personnes et les processus opérationnels (se reporter au
programme 4.1).
•
Continué de recruter et de maintenir en poste du personnel hautement spécialisé pour réaliser une vaste
gamme d’activités de surveillance de l’environnement, de recherche et d’autres programmes scientifiques (se
reporter au programme 4.1).
•
A appuyé des programmes ministériels clés par l’intermédiaire de l’élaboration et de la mise à l’essai de plan
de continuité des activités (se reporter au programme 4.1).
12
Section I : Vue d’ensemble des dépenses de l’organisation
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse des risques
Cette section décrit les risques ministériels tels qu’ils sont indiqués dans le Rapport sur les plans et les
priorités de 2014-2015, résume la réponse d’Environnement Canada à ces risques ministériels et fournit
les liens pertinents pour l’Architecture d’alignement des programmes et les priorités organisationnelles du
Ministère. Les mesures d’atténuation (c.-à-d. les stratégies de réaction aux risques) ont pour but la
réduction au minimum des menaces pesant sur la capacité du Ministère à remplir son mandat et à
respecter ses priorités opérationnelles et liées à la gestion.
Principaux risques
Risque
Continuité de la prestation de
services
À titre de prestataire de services
principaux auprès de la population
canadienne, de ses partenaires et
d'autres, qui comptent sur des
renseignements opportuns et exacts,
il y a un risque que le Ministère ne
dispose pas des infrastructures et des
systèmes adéquats pour fournir des
renseignements et des services
essentiels.
Partenaires/intervenants
Il y a un risque que des priorités
divergentes ou des capacités limitées
des partenaires et des intervenants
aient une incidence sur la capacité du
Ministère d'offrir efficacement des
programmes et des services, ou de
promouvoir des initiatives
environnementales clés.
Préparation de la main-d'œuvre
À mesure que le service public fédéral
évolue et que la concurrence en
matière d'expertise
spécialisée/scientifique au sein des
secteurs privés et de l'industrie
augmente, le Ministère pourrait devoir
faire face, dans certains secteurs, à
des difficultés pour attirer,
perfectionner, conserver et motiver
une main-d'œuvre très performante et
innovante.
Stratégie d’atténuation du risque
Lien vers
l’Architecture
d’alignement des
programmes
Le Ministère utilisera les canaux de communication,
les protocoles et les ententes établis au sein du
Ministère et avec ses intervenants principaux afin de
garantir que le risque de ne pas pouvoir fournir ses
services est géré, la viabilité et la préparation des
plans de continuité des activités continueront d’être
mises à l’essai tant au niveau national et régional, et
l’offre de formation pour les intervenants et le
personnel chargé d’intervenir en cas d’urgence sera
mise en place.
Résultats
stratégiques 2 et 3
Conformément à la stratégie de mobilisation
d’Objectif 2020 du Ministère, les mesures
envisageables à court et à long terme incluent
l’établissement et la consolidation des relations avec
les citoyens, les intervenants et les partenaires,
notamment par l’intermédiaire de réseaux et de
processus de planification collaboratifs, afin de
favoriser une meilleure communication des
renseignements, une meilleure compréhension des
priorités stratégiques et des changements potentiels,
la clarté des rôles et responsabilités ainsi que des
mesures d’atténuation plus opportunes, au besoin.
Résultats
stratégiques1,
2 et 3
Conformément à la stratégie de mobilisation
d’Objectif 2020 du Ministère, les mesures
envisageables à court et à long terme incluent
l’établissement d’une main-d’œuvre compétente. Des
facteurs clés à examiner incluent le bien-être des
employés, la formation des employés, la prise de
mesures pour s’assurer que les gestionnaires sont
bien équipés pour assumer leur rôle de gestion, ainsi
que la promotion d’une culture de gestion du
rendement. En outre, le Ministère examinera avec
d’autres ministères à vocation scientifique, des
possibilités de mise à jour de modèles de
ressourcement pour les scientifiques (classification,
recrutement, déploiement et indemnisation).
Résultats
stratégiques 1,
2 et 3
Environnement Canada
13
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Gestion de l'information
Alors que le gouvernement s'oriente
vers une gestion de l'information
pangouvernementale, il y a un risque
que le Ministère pourrait faire face au
défi de protéger et conserver ses
renseignements compte tenu des
cyber-menaces et au rythme sans
cesse croissant des changements
dans la collecte et l’entreposage de
l’information.
Règlements/lois
Il y a un risque que le Ministère ne soit
pas perçu comme établissant des lois
ou des règlements opportuns pour
répondre aux priorités urgentes en
matière de mesures
environnementales.
La mise en œuvre de protocoles et de procédures, la
communication continue et la fourniture de formations
pertinentes liées à la gestion de l’information, à la
sécurité, à la gestion de dossiers, à la confidentialité,
à l’assurance de la qualité et aux essais de
conformité font partie des activités d’atténuation que
le Ministère continuera à entreprendre ou à faire
progresser.
Résultats
stratégiques 1, 2,
3 et services
internes
Pour atténuer ce risque, le Ministère fait des efforts
concertés pour maintenir et renforcer ses relations
avec ses partenaires et intervenants clés à l’échelle
internationale, sur le continent américain et au
Canada, en participant à des partenariats et forums
clés; il participe également à des activités de
communication continue et à des discussions
stratégiques avec ses partenaires et intervenants afin
de communiquer et de comprendre les attentes en
matière de règlements ou de lois.
Résultats
stratégiques 1 et 3
Description des risques
En offrant ses services, Environnement Canada (EC) doit souvent compter sur le rendement des
infrastructures et des systèmes essentiels. Il existe des risques pour la continuité des opérations (p. ex.,
pannes de réseau, coupures de courant, etc.) que le Ministère doit prendre en considération pour assurer
la prestation continue de services sur lesquels les Canadiens comptent comme les avertissements
météorologiques, les prévisions et les services liés à la qualité de l’air. EC a continué de soutenir un large
éventail d’initiatives visant à réduire au minimum l’incidence de ces conséquences et la probabilité
qu’elles se concrétisent. Ces initiatives comprennent l’établissement de structures de gouvernance
claires pour une coordination rapide et efficace, des accords sur les niveaux de service avec les
partenaires clés pour assurer la continuité des services, et des plans de continuité des activités structurés
et complets.
Des partenariats complexes et interdépendants ainsi qu’une collaboration avec les intervenants
façonnent la manière dont EC exécute son mandat. Cependant, les partenaires et les intervenants sont
souvent confrontés à des priorités concurrentes. En dépit de ces défis, leur mobilisation est décisive dans
l’atteinte des objectifs communs. Sur la scène internationale, l’engagement d’EC auprès des partenaires
et des intervenants clés dans divers forums est essentiel, comme cela a été le cas pour la négociation et
l’élaboration d’un chapitre sur l’environnement au sein de l’Accord économique et commercial global
récemment conclu entre le Canada et l’Union européenne et de l’Accord de libre-échange CanadaCorée.
EC a continué de prendre des mesures pour établir un effectif compétent, en particulier dans les
domaines hautement spécialisés, afin de produire ses principaux résultats scientifiques. Une des
stratégies consiste à maintenir une relation de travail étroite avec les universités et la communauté
internationale pour s’assurer que notre effectif futur détiendra les connaissances, l’expertise et les
compétences scientifiques nécessaires pour tenir des dialogues stratégiques. Pour aborder les questions
de gestion opérationnelle clés à court terme, le Ministère a affecté la résolution de problèmes tels que
l’arriéré de documents relatifs au rétablissement des espèces en péril aux ressources humaines.
Comme beaucoup d’autres ministères, EC doit composer avec des menaces liées à la protection de
l’information, des biens et des services comme les cyberattaques, le vol, la perte, les urgences ou
d’autres menaces et dangers. Pour atténuer ce risque, EC a élaboré un plan de sécurité ministériel et mis
14
Section I : Vue d’ensemble des dépenses de l’organisation
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
en place des initiatives pour surveiller et répondre aux cybermenaces, assurer la continuité des activités
et se préparer aux urgences. D’autres mesures continues sont en cours dans les domaines de la
surveillance des incidents, de la sécurité des déplacements, de la formation de sensibilisation et de la
protection de l’information pour réduire davantage les vulnérabilités.
Le Ministère a continué de s’efforcer d’élaborer des lois et des règlements opportuns comme l’une des
réponses clés aux priorités émergentes et dans le but de faciliter les efforts de respect des engagements
réglementaires. En outre, dans le domaine des programmes de réglementation visant à traiter la question
des émissions du secteur des transports, la participation de plusieurs partenaires, ayant parfois des
priorités diverses, peut entraîner des retards quant au respect des engagements réglementaires. Pour
atténuer ces défis, EC a continué de promouvoir une participation des intervenants précoce, active et
soutenue et il a maintenu une communication et une collaboration continues.
Dépenses réelles
Ressources financières budgétaires (dollars)*
Budget principal
des dépenses
2014-2015
932 167 330
Dépenses prévues
2014-2015
1 011 506 073
Autorisations
totales pouvant
être utilisées
2014-2015
1 058 454 049
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2014-2015
Écart (dépenses
réelles moins
dépenses prévues)
976 186 637
-35 319 436
*Tous les chiffres, dans tout le document, sont exempts des recettes disponibles.
Les dépenses prévues du Ministère reflètent le financement approuvé par le Conseil du Trésor pour
appuyer les résultats stratégiques et les programmes du Ministère. Au cours de l’exercice, les
financements nouveaux et renouvelés ont ajouté 46,9 millions de dollars aux dépenses prévues, faisant
monter les autorisations totales à 1 058,5 millions de dollars. L’augmentation est principalement attribuée
au financement reçu pour la mise en œuvre du Plan de conservation national, la revitalisation des
services météorologiques du Canada et le paiement versé à Conservation de la nature Canada.
Les dépenses réelles de 976,2 millions de dollars (92,2 % des autorisations totales) correspondent aux
dépenses du Ministère consignées dans les Comptes publics. Ces dépenses sont inférieures aux
dépenses prévues, principalement en raison des fonds non dépensés pour Technologies du
MC
développement durable Canada (TDDC) pour le Fonds de biocarburants ProGen , ce qui est compensé
par les paiements versés à titre d’indemnités de départ, par le paiement de transition unique en raison du
passage du régime de paye à l’avance au régime de paye en arrérages, ainsi que par les fonds reçus en
2014-2015 susmentionnés.
Ressources humaines (équivalents temps plein - ETP)*
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
6 400
6 461
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
61
*Les totaux peuvent différer d’un tableau à l’autre et à l’intérieur d’un même tableau en raison de l’arrondissement des chiffres. Le
nombre d’équivalents temps plein, dans tout le document, inclut les étudiants.
Un ETP équivaut à une personne travaillant 37,5 heures par semaine à temps plein pendant toute une
année, ou à tout nombre d’employés à temps partiel dont les heures de travail combinées équivalent à un
ETP. Un salaire moyen a été utilisé pour calculer les ETP prévus en 2014-2015 en fonction des
dépenses salariales prévues pour 2014-2015. Les ETP réels ont été déterminés à l’aide du système
financier du Ministère. Environnement Canada a eu recours à 6 461 ETP par rapport à 6 400 ETP prévus
en 2014-2015, soit une augmentation de 61 ETP (1 %). Cette augmentation est principalement
attribuable au financement relatif aux salaires supplémentaires reçus en cours d’exercice issu du Budget
supplémentaire des dépenses.
Environnement Canada
15
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sommaire du rendement budgétaire pour les résultats stratégiques et les programmes
(en dollars)
Budget
principal des
dépenses
2014-2015
Résultat stratégiques,
programmes et
Services internes
Dépenses
prévues
2014-2015
Dépenses
prévues
2015-2016
Dépenses
prévues
2016-2017
Autorisations
totales pouvant
être utilisées
2014-2015
Dépenses
réelles
(autorisations
utilisées)
2014-2015
Dépenses
réelles
(autorisations
utilisées)
2013-2014
Dépenses
réelles
(autorisations
utilisées)
2012-2013
Résultat stratégique 1 : L’environnement naturel du Canada est conservé et restauré pour les générations actuelles et futures
Programme 1.1
Biodiversité – Espèces
sauvages et habitats
91 592 394
91 592 394
122 779 285
124 255 645
143 284 612
140 408 483
120 519 001
124 279 701
Programme 1.2
Ressources en eau
91 196 857
91 196 857
95 770 859
91 053 461
94 498 585
92 453 058
100 322 337
108 552 181
Programme 1.3
Écosystèmes durables
92 013 642
92 013 642
91 480 613
79 198 765
96 697 210
72 619 888
70 727 194
67 500 282
Programme 1.4
Promotion de la
conformité et
Application de la loi
15 821 926
15 821 926
16 115 510
15 917 518
17 202 627
17 058 497
18 208 956
16 695 292
Total partiel Résultat
stratégique 1
290 624 819
290 624 819
326 146 267
310 425 389
351 683 034
322 539 926
309 777 488
317 027 456
Résultat stratégique 2 : La population canadienne est équipée pour prendre des décisions éclairées quant aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat.
Programme 2.1
Services
météorologiques et
environnementaux pour
les Canadiens
165 962 548
165 962 548
192 103 008
166 752 893
180 986 784
174 493 294
182 818 981
167 695 081
Programme 2.2
Services
météorologiques et
environnementaux pour
les utilisateurs ciblés
25 266 280
25 266 280
15 792 293
15 822 293
27 083 480
25 886 657
26 618 144
23 048 760
191 228 828
191 228 828
207 895 301
182 575 186
208 070 264
200 379 951
209 437 125
190 743 841
Total partiel Résultat
stratégique 2
Résultat stratégique 3 : Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens ainsi que pour leur environnement sont minimisées.
Programme 3.1 Gestion
des substances et des
déchets
75 747 789
75 747 789
85 149 099
50 311 880
90 048 046
86 779 805
84 616 666
79 295 781
Programme 3.2
Changements
climatiques et Qualité
de l’air
154 813 450
234 152 193
122 872 074
91 678 186
161 572 084
121 061 134
125 118 027
157 525 949
Programme 3.3
Promotion de la
conformité et
Application de la loi –
Pollution
38 324 642
38 324 642
37 560 222
29 830 876
42 693 720
42 309 866
44 661 876
41 707 206
Total partiel Résultat
stratégique 3
268 885 881
348 224 624
245 581 395
171 820 942
294 313 850
250 150 805
254 396 569
278 528 936
Services internes
Total partiel
181 427 802
181 427 802
181 428 113
168 449 053
204 386 901
203 115 955
205 338 366
203 355 229
Total – Tous les
programmes
932 167 330
1 011 506 073
961 051 076
833 270 570
1 058 454 049
976 186 637
978 949 548
989 655 462
16
Section I : Vue d’ensemble des dépenses de l’organisation
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Résultat stratégique 1 : L’environnement naturel du Canada est préservé et restauré pour les
générations actuelles et futures.
Les dépenses réelles pour 2014-2015 sont plus élevées que prévu, principalement à cause des fonds
reçus pour la mise en œuvre du Plan national de conservation et pour un paiement versé à Conservation
de la nature Canada (CNC). L’augmentation des dépenses réelles en 2014-2015 par rapport à 20132014 est principalement due aux nouvelles subventions et contributions pour le Plan national de
conservation et à un paiement de transition unique versé en 2014-2015 en raison du changement à la
paye, qui est passée d’un système de paiement à l’avance à un système de paiement en arrérages. Ces
augmentations sont compensées par une réduction des paiements versés à titre d’indemnités de départ
et par un paiement législatif versé à CNC. La réduction des dépenses prévues entre 2015-2016 et 20162017 est attribuable en grande partie à la réduction des fonds pour les projets d’assainissement des
sédiments contaminés, l’initiative concernant l’infrastructure énergétique de la côte Ouest et l’initiative du
bassin du lac Winnipeg ainsi qu’à l’expiration d’initiatives temporaires.
Résultat stratégique 2 : La population canadienne est équipée pour prendre des décisions
éclairées quant aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat.
Les dépenses réelles pour 2014-2015 sont plus élevées que les dépenses prévues, surtout à cause des
fonds reçus pour la Revitalisation des services météorologiques pour Environnement Canada. La
réduction des dépenses réelles en 2014-2015 par rapport à 2013-2014 est principalement due à une
réduction des paiements versés à titre d’indemnités de départ compensée par un paiement de transition
unique versé en 2014-2015 en raison du changement à la paye, qui est passée d’un système de
paiement à l’avance à un système de paiement en arrérages. La réduction des dépenses prévues entre
2015-2016 et 2016-2017 est attribuable en grande partie à l’expiration d’initiatives temporaires.
Résultat stratégique 3 : Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens ainsi que
pour leur environnement sont minimisées.
Les dépenses prévues pour 2014-2015 sont plus élevées que les dépenses réelles principalement à
cause raison des fonds non dépensés pour Technologies du développement durable du Canada pour le
MC
Fonds des biocarburants de la prochaine génération , ce qui est compensé par les paiements versés à
titre d’indemnités de départ et par un paiement de transition unique versé en raison du changement à la
paye, qui est passée d’un système de paiement à l’avance à un système de paiement en arrérages. La
réduction des dépenses réelles en 2014-2015 par rapport à 2013-2014 est principalement attribuable à
des investissements en capital moins élevés et à une réduction des paiements versés à titre d’indemnités
de départ compensée par un paiement de transition unique versé en 2014-2015 en raison du
changement à la paye, qui est passée d’un système de paiement à l’avance à un système de paiement
en arrérages. La réduction des dépenses prévues entre 2015-2016 et 2016-2017 est attribuable en
grande partie à une temporisation des fonds pour un certain nombre d’initiatives ministérielle relatives à
la qualité de l’air et à la lutte aux changements climatiques.
Services internes
Les dépenses réelles pour 2014-2015 sont plus élevées que les dépenses prévues, surtout à cause des
paiements versés à titre d’indemnités de départ et d’un paiement de transition unique versé en raison du
changement à la paye, qui est passée d’un système de paiement à l’avance à un système de paiement
en arrérages. La réduction des dépenses réelles en 2014-2015 par rapport à 2013-2014 est
principalement due à une réduction des paiements versés à titre d’indemnités de départ compensée par
un paiement de transition unique versé en 2014-2015 en raison du changement à la paye, qui est passée
d’un système de paiement à l’avance à un système de paiement en arrérages. L’écart dans les dépenses
prévues entre 2015-2016 et 2016-2017 s’explique en grande partie par l’expiration d’initiatives
temporaires.
Environnement Canada
17
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Harmonisation des dépenses avec le cadre pangouvernemental
Harmonisation des dépenses réelles pour 2014-2015 avec le cadre pangouvernemental
dollars)
Résultat stratégique 2 :
La population
canadienne est équipée
pour prendre des
décisions éclairées
quant aux conditions
changeantes du temps,
de l’eau et du climat.
Résultat stratégique 3 :
Les menaces que
représente la pollution
pour les Canadiens ainsi
que pour leur
environnement sont
minimisées.
(en
Secteur de
dépenses
Résultat du
gouvernement du
Canada
Dépenses réelles
2014-2015
Programme 1.1
Biodiversité – Espèces
sauvages et habitats
Affaires
économiques
Un environnement
propre et sain
140 408 483
Programme 1.2
Ressources en eau
Affaires
économiques
Un environnement
propre et sain
92 453 058
Programme 1.3
Écosystèmes durables
Affaires
économiques
Un environnement
propre et sain
72 619 888
Programme 1.4
Promotion de la conformité
et application de la loi –
Faune
Affaires
économiques
Un environnement
propre et sain
17 058 497
Programme 2.1
Services météorologiques et
environnementaux pour les
Canadiens
Affaires
économiques
Un environnement
propre et sain
174 493 294
Programme 2.2
Services météorologiques et
environnementaux pour les
utilisateurs ciblés
Affaires
économiques
Un environnement
propre et sain
25 886 657
Programme 3.1
Gestion des substances et
des déchets
Affaires
économiques
Un environnement
propre et sain
86 779 805
Programme 3.2
Changements climatiques et
qualité de l’air
Affaires
économiques
Un environnement
propre et sain
121 061 134
Programme 3.3
Promotion de la conformité
et Application de la loi –
Pollution
Affaires
économiques
Un environnement
propre et sain
42 309 866
Résultat
stratégique
Résultat stratégique 1 :
L’environnement naturel
du Canada est conservé
et restauré pour les
générations actuelles et
futures.
xxxi
Programme
Total des dépenses prévues par Secteurs de dépenses (en dollars)
Secteur de dépenses
Total des dépenses prévues
Total des dépenses réelles
Affaires économiques
830 078 271
773 070 682
Affaires sociales
0
N/A
Affaires internationales
0
N/A
Affaires gouvernementales
0
N/A
18
Section I : Vue d’ensemble des dépenses de l’organisation
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Tendance relative aux dépenses du ministère
Le diagramme suivant illustre la tendance relative aux dépenses ministérielles sur une période de
six ans. Pour la période allant de 2012-2013 à 2014-2015, les dépenses réelles représentent celles
figurant dans les Comptes publics. Pour la période allant de 2015-2016 à 2017-2018, les dépenses
prévues représentent celles figurant dans le Rapport sur les plans et les priorités de 2015-2016, et
reflètent le financement approuvé par le Conseil du Trésor pour appuyer les résultats stratégiques et les
programmes du Ministère.
Comme indiqué dans le diagramme ci-dessus, en 2014-2015, les dépenses réelles
d’Environnement Canada se sont chiffrées à 976,2 millions de dollars, ce qui représente une diminution
de 2,8 millions de dollars par rapport à l’année précédente, soit 0,3 % par rapport aux dépenses réelles
de 2013-2014. Cette baisse est principalement attribuable à une réduction des paiements versés à titre
d’indemnités de départ et au Régime d’avantages sociaux des employés connexe, ainsi qu’à la réduction
du paiement législatif à Conservation de la nature Canada, ce qui est compensé par un paiement de
transition unique versé en 2014-2015 en raison du passage du régime de paye à l’avance au régime de
paye en arrérages et par l’augmentation du financement du Plan de conservation national.
Cette baisse de 10,8 millions de dollars (1,1 %) des dépenses réelles entre 2012-2013 et 2013-2014 est
principalement attribuable à la fin du financement accéléré en vertu de l’Accord de Copenhague, et à la
diminution du paiement versé à Conservation de la nature Canada, ce qui est compensé par une
augmentation des paiements versés à titre d’indemnités de départ et du paiement de salaires rétroactifs
pour le renouvellement des conventions collectives.
La baisse de 15,1 millions de dollars (1,6 %) entre les dépenses réelles pour 2014-2015 et les dépenses
prévues pour 2015-2016 est principalement attribuable à l’inclusion en 2014-2015 de paiements versés à
titre d’indemnités de départ et d’un paiement de transition unique en raison du passage du régime de
paye à l’avance au régime de paye en arrérages, ce qui est compensé par l’élimination progressive
d’initiatives temporaires.
Environnement Canada
19
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
La baisse des dépenses prévues de 2015-2016 à 2017-2018 est de 167,3 millions de dollars (17,4 %). La
diminution nette des dépenses prévues de 2015-2016 à 2017-2018 est principalement attribuable à
l’élimination progressive du financement d’un certain nombre d’initiatives du Ministère sur la qualité de
l’air et les changements climatiques, ainsi qu’à la diminution du profil de financement sur deux ans pour
d’autres initiatives. Ces diminutions sont partiellement compensées par le financement supplémentaire
MC
net de nouvelles initiatives, y compris pour TDDC pour le Fonds de biocarburants ProGen et le Plan de
conservation national, ainsi que des ajustements au Régime d’avantages sociaux des employés.
L’élimination progressive de programmes est soumise aux décisions du gouvernement relatives à
l’augmentation, à la réduction ou à l’amélioration du financement. Les résultats de ces décisions seront
appliqués aux exercices budgétaires et au Budget des dépenses à venir.
Dépenses par crédits votés
Pour obtenir des renseignements au sujet des crédits votés et des dépenses législatives
xxxii
sur le site Web de
d’Environnement Canada, veuillez consulter les Comptes publics du Canada 2015
xxxiii
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada .
20
Section I : Vue d’ensemble des dépenses de l’organisation
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Résultat stratégique 1 : L’environnement naturel du Canada est conservé et restauré
pour les générations actuelles et futures.
Mesure du rendement
Indicateurs de
rendement
Pourcentage de l’aire
4
terrestre protégée
dans le cadre des
mesures de
conservation
Cibles
Résultats réels
17 % d’ici 10,3 % en date du 31 décembre 2014
Décembre
5
2020
L’aire terrestre protégée du Canada, telle qu’elle est définie par l’Union
internationale pour la conservation de la nature, a connu une augmentation
2
2
constante, passant de 5,2 % (522 182 km ) en 1990 à 10,3 % (1 026 682 km )
en 2014.
Bien que les estimations de 2014 soient légèrement inférieures au total
2
présenté l’année dernière (10,4 %, soit 1 037 798 km ), l’aire terrestre protégée
2
a en réalité augmenté d’environ 1 913 km au cours de l’année civile 2014.
L’écart est dû aux améliorations des méthodes utilisées pour estimer l’aire
protégée. La comptabilisation en double de la zone des sites bénéficiant de
plusieurs types de protection a été éliminée.
Programme 1.1 : Biodiversité – Espèces sauvages et habitats
Description du programme
Ce programme a pour objectif d’empêcher la perte de la biodiversité, tout en maintenant l’utilisation durable, en
protégeant et en rétablissant les espèces en péril, en surveillant, conservant, restaurant et remettant en état
des habitats importants tout en assurant la conservation et la gestion des populations d’oiseaux migrateurs. Le
programme œuvre dans ce sens en établissant et en maintenant un réseau d’aires protégées et de
programmes d’intendance. Il vise également à assurer une évaluation, une planification et des mesures
nationales coordonnées et cohérentes pour protéger la biodiversité, notamment les populations viables
d’espèces, les écosystèmes en santé et diversifiés, et les ressources génétiques. Dans le cadre de ce
programme, des partenariats stratégiques sont établis pour favoriser la gestion intégrée du capital naturel du
Canada, y compris l’intendance et la gestion durable des paysages. Ce programme a des obligations en vertu
de la Loi sur les espèces en péril, de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, de la
Loi sur les espèces sauvages au Canada et de la Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales
sauvages et la réglementation de leur commerce international et interprovincial. Dans le cadre de ses
responsabilités internationales, le programme appuie la mise en œuvre de la Convention sur la diversité
biologique (1992) des Nations Unies, de la Convention concernant les oiseaux migrateurs, de la Convention sur
le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, du groupe de
travail Conservation de la flore et de la faune arctiques du Conseil de l’Arctique et de la Convention relative aux
zones humides d’importance internationale, particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau (connue sous
le nom de Convention de Ramsar). Les contributions à l’appui de Biodiversité – Faune et Habitat sont utilisees
comme une composante de ce programme.
4
Une aire « protégée » est un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen
efficace, juridique ou autre, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services
écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associés.
5
Les parties à la Convention sur la diversité biologique ont défini un objectif ambitieux en octobre 2010, qui consistait à mettre de côté 17 % des zones
terrestres et des eaux intérieures et au moins 10 % de zones marines, d’ici 2020. En tant que signataire de la Convention, le Canada contribue à cet objectif
mondial. Reconnaissant qu’il s’agit d’un objectif à l’échelle du pays plutôt qu’un objectif du gouvernement fédéral, les provinces, territoires et intervenants ont
été consultés pour la définition d’un objectif national précis pour le Canada.
Environnement Canada
21
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources financières budgétaires (en dollars)*
Budget principal
des dépenses
2014-2015
Dépenses prévues
2014­2015
Autorisations
totales pouvant être
utilisées
2014-2015
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2014-2015
Écart(dépenses
réelles moins
dépenses prévues)
91 592 394
91 592 394
143 284 612
140 408 483
48 816 089
*Tous les chiffres, dans tout le document, sont exempts des recettes disponibles.
Ressources humaines (Équivalents temps plein – ETP)*
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
548
600
Écart (nombre réel moins
nombre prévu) 2014-2015
52
*Les totaux peuvent différer d’un tableau à l’autre et à l’intérieur d’un même tableau en raison de l’arrondissement des chiffres. Le nombre
d’équivalents temps plein, dans tout le document, inclut les étudiants.
Résultats du rendement
Programme 1.1 : Biodiversité – Espèces sauvages et habitats
Résultat attendu
Indicateur de
rendement
Cible
Les populations d’espèces
sauvages, en particulier
d’oiseaux migrateurs et
d’espèces en péril
inscrites sur la liste
fédérale, sont
maintenues ou rétablies
Proportion
d’espèces
d’oiseaux
migrateurs évalués
dans les Rapports
sur la
situation générale
ayant un statut
considéré comme
« en sécurité »
81 % dans le
Rapport sur la
situation
générale 2015
Résultats réels
77 % en 2010
Les données pour cet indicateur sont dérivées des
évaluations de la situation des espèces au
Canada (rapports sur la situation générale) qui
sont préparées tous les cinq ans, comme l’exige la
Loi sur les espèces en péril. Cet indicateur met
l’accent uniquement sur les espèces d’oiseaux
migrateurs pour cadrer avec les responsabilités
d’Environnement Canada.
Les valeurs précédentes pour cet indicateur
étaient de 81 % en 2005 et de 80 % en 2000. Le
nombre d’espèces classées comme étant « en
péril » est en augmentation constante et a
presque doublé depuis le premier rapport, en
2000. Les changements de la valeur de
l’indicateur peuvent être attribuables notamment
aux changements de la taille des populations, à la
répartition des espèces ou aux menaces qui
pèsent sur elles, ou à une évaluation plus détaillée
préparée par le Comité sur la situation des
espèces en péril au Canada.
La valeur de l’indicateur sera mise à jour l’année
prochaine, selon le Rapport sur la situation de
2015, publication prévue à l’automne 2016.
22
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
En 2014-2015, Environnement Canada a entamé la mise en œuvre du Plan de conservation national qui
comprend des investissements dans trois domaines prioritaires :
Conserver les terres et les eaux canadiennes – Investissements :
o
100 millions de dollars pour préserver les terres écosensibles du Canada par l’entremise du
Programme de conservation des zones naturelles, administré par Conservation de la nature Canada;
o
37 millions de dollars pour renforcer la conservation marine et côtière et faire progresser les travaux de
collaboration en vue de conserver les océans du Canada. Par exemple, on travaille en ce moment à
l’élargissement, au renforcement et au renouvellement de partenariats nationaux et internationaux pour
conserver l’écosystème du golfe du Maine (se reporter aussi aux programmes 1.2 et 1.3 et au soussous-programme 1.3.4.5 en particulier);
o
3,2 millions de dollars pour soutenir la mise au point d’un inventaire national complet des zones
conservées du Canada, y compris les terres protégées privées.
Restaurer les écosystèmes du Canada – Investissements :
o
50 millions de dollars pour prendre des mesures visant à restaurer des milieux humides asséchés,
endommagés ou perdus par l’intermédiaire du nouveau Fonds national de conservation des milieux
humides;
o
50 millions de dollars pour appuyer la prise volontaire de mesures visant à rétablir et à conserver les
espèces et leurs habitats.
Rapprocher les Canadiens de la nature – Investissements :
o
9,2 millions de dollars pour éveiller un sentiment d’attachement envers la nature chez les Canadiens.
Ce montant aidera la population canadienne urbaine et suburbaine à entrer directement en contact
avec la nature et à établir une « communauté d’intendants » parmi les Canadiens;
o
3 millions de dollars sur trois ans pour Éco Héros , une organisation de conservation à l’intention des
enfants, dans le but d’élargir son programme d’éducation destiné aux enfants et à leurs familles.
xxxiv
Le Ministère a aussi continué de mettre au point des ensembles de données et de cartes géospatiales
intégrées qui désignent les zones d’intérêt pour les espèces en péril et les oiseaux migrateurs, à l’aide de
données régionales. Une fois au point, ces renseignements appuieront et éclaireront la planification et les
activités liées à la conservation et ils permettront d’améliorer l’offre de programmes ministériels, en intégrant les
priorités en matière de conservation et en mettant l’accent sur celles-ci.
Environnement Canada a continué d’appuyer la conservation de l’ours blanc au Canada et à l’échelle
internationale. Les faits saillants à l’échelle nationale comprennent notamment le soutien envers l’établissement
d’un accord volontaire sur les niveaux de prise parmi la sous-population d’ours blancs du sud de la baie
d’Hudson. À l’échelle internationale, le travail de conservation était axé sur le leadership du Plan d’action
circumpolaire des États de l’aire de répartition qui sera publié en 2015.
Environnement Canada
23
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-programme 1.1.1 : Politiques et priorités sur la biodiversité
Description du sous-programme
Ce programme permet à Environnement Canada de jouer un rôle prépondérant à l’échelle nationale en faisant
participer les intervenants, les provinces, les territoires et les autres ministères du gouvernement fédéral à la
mise en œuvre par le Canada de la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies. Le programme
fournit de l’expertise scientifique, des orientations et des conseils aux décideurs et permet d’établir et de mettre
en place des modèles visant à déterminer la valeur économique, sociale et culturelle des services
écosystémiques pour appuyer la prise de décisions en matière de développement durable. Ces travaux
fournissent de l’information sur l’écosystème et les effets sur l’environnement des propositions d’aménagement
à prendre en compte dans les décisions des différents ordres de gouvernement, des organisations non
gouvernementales de l’environnement, de l’industrie, des chercheurs et du grand public. Parmi les stratégies
employées au Canada, mentionnons la Stratégie canadienne de la biodiversité, le Cadre axé sur les résultats
en matière de biodiversité et l’Accès aux ressources génétiques et partage des avantages. Le Canada est aussi
présent sur la scène internationale en participant à la Convention sur la diversité biologique, au Protocole de
Nagoya sur l’Accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur
utilisation, au Protocole additionnel de Nagoya – Kuala Lumpur sur la responsabilité et la réparation relatif au
Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques et à la Conservation de la flore et de la
faune arctiques du Conseil de l’Arctique. En outre, le programme joue le rôle de responsable et de point de
contact national pour le groupe d’experts intergouvernemental sur des services liés à la biodiversité et aux
écosystèmes (IPBES) parrainé par les Nations Unies. Ce programme est financé grâce aux contributions
annuelles du Canada versées au Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique et au soutien des
groupes de travail internationaux.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
2 454 400
2 976 245
521 845
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
14
15
1
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 1.1.1 : Politiques et priorités sur la biodiversité
Résultat attendu
Indicateur de rendement
Les objectifs et les
cibles en matière
de biodiversité sont
intégrés aux
stratégies et plans
fédéraux,
provinciaux et
territoriaux ayant
une incidence sur
la biodiversité
Pourcentage des
ministères fédéraux dont le
mandat est lié aux
ressources naturelles ou à
l’environnement, des
provinces et des territoires
qui ont déterminé et
mettent en œuvre des
mesures visant à améliorer
la biodiversité
24
Cible
100 % d’ici
septembre
2014
Résultats réels
100 % en mars 2015
Environnement Canada a invité tous les
ministères fédéraux dont le mandat est lié aux
ressources naturelles ou à l’environnement ainsi
que l’ensemble des provinces et les territoires
pour identifier les plans, les stratégies et les
mesures principales en cours liés à la
conservation de la biodiversité et à l’utilisation
durable. Ces renseignements ont été recueillis à
la fin de 2013 et au début de 2014 dans le cadre
e
du processus d’élaboration du 5 Rapport
national du Canada à la Convention sur la
diversité biologique.
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Le Rapport national comprend des exemples
récents de chaque sphère de compétence pour
les mesures mises en œuvre dans le but
d’appuyer les objectifs canadiens pour la
biodiversité d’ici 2020 (à l’état d’ébauche). On
considère donc que la cible a été atteinte.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la promotion du point de vue et des positions du Canada au cours des réunions de la Convention sur la
diversité biologique des Nations Unies xxxv, y compris la douzième Conférence des Parties et les réunions
intersessions, ainsi qu’à la première Réunion des Parties au Protocole de Nagoya. Le Ministère a continué de
solliciter la participation des Canadiens afin de poursuivre l’élaboration de politiques nationales en matière
d’accès et de partage des avantages ainsi que de déterminer si le Canada doit entériner le Protocole de
Nagoya;
•
l’assurance que la perspective du Canada a été prise en compte dans les décisions du groupe de travail du
Conseil de l’Arctique sur la Conservation de la flore et de la faune arctiques. Le Ministère a dirigé, sous la
présidence du Canada, le congrès de la biodiversité arctique xxxvi ainsi que l’élaboration de l’initiative des
oiseaux migrateurs de l’Arctique xxxvii et du document Actions for Arctic Biodiversity 2013–2021 xxxviii :
Implementation Plan for the Arctic Biodiversity Assessment (mesures pour la biodiversité de l’Arctique 20132021 : mise en œuvre d’un plan d’évaluation de la biodiversité de l’Arctique);
•
la coordination de la participation du Canada, avec les États-Unis et le Mexique, au Comité trilatéral de
conservation et de gestion des espèces sauvages et des écosystèmes ainsi que de la participation à la mise
en place d’un groupe de travail trilatéral nord-américain pour assurer la conservation du phénomène migratoire
du monarque, conformément à l’engagement pris lors du Sommet des leaders nord-américains de 2014;
•
la publication des résultats de l’Enquête canadienne sur la nature 2012 , qui fait partie de l’Étude sur
l’importance de la nature pour les Canadiens. Les résultats aident à mieux comprendre l’importance de la
nature et de la biodiversité pour les Canadiens en mesurant leur connaissance de concepts liés à la nature (y
compris la biodiversité, les espèces en péril et les services écosystémiques), leur participation dans des
activités liées à la nature et leurs investissements dans ces activités;
•
la direction de l’élaboration des Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 , en collaboration
avec les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ainsi qu’à l’aide des commentaires d’organismes
autochtones et d’autres intervenants;
•
l’organisation de la réunion des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation,
des espèces sauvages et de la biodiversité xli, au cours de laquelle les ministres ont publié une déclaration
commune xlii confirmant leur engagement à travailler ensemble pour faire progresser les priorités communes
liées à la conservation de la diversité biologique, aux espèces en péril et aux espèces exotiques
envahissantes. La déclaration comprenait un engagement relatif à l’atteinte des objectifs stratégiques de la
xliii
Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes (2004) ;
•
la direction et la coordination continues des efforts nationaux dans le cadre de la Plate-forme
intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques xliv en présidant un comité
interministériel dans le but de définir les positions du Canada, d’examiner les évaluations et de nommer des
experts canadiens;
•
la poursuite de l’élaboration d’une boîte à outils pour l’évaluation des services écosystémiques afin de soutenir
les partenaires de projet qui entreprennent une évaluation sociale, culturelle, économique et écologique des
services écosystémiques. Le Ministère a également effectué une recherche sur les approches pour
l’évaluation des services écosystémiques à l’aide de modèles de processus écologique et de sources de
données d’observation de la Terre.
xxxix
xl
Environnement Canada
25
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-programme 1.1.2 : Espèces en péril
Description du sous-programme
Ce programme a pour objectif de garantir la mise en œuvre de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP
constitue un engagement clé du gouvernement fédéral en vue de prévenir la disparition d’espèces sauvages et
de prendre les mesures nécessaires pour les rétablir. Elle prévoit la publication de documents relatifs au
rétablissement, la protection juridique des espèces sauvages et la production de rapports sur les progrès
réalisés. Cet objectif est en partie atteint grâce à différents programmes de financement, notamment le
Programme d’intendance de l’habitat, les Fonds autochtones pour les espèces en péril et le Fonds
interministériel pour le rétablissement. Le programme s’appuie sur des partenariats noués avec les
gouvernements provinciaux et territoriaux et autres instances, ainsi qu’avec les peuples autochtones et autres
organisations (notamment les organismes à vocation environnementale et les associations industrielles). Un
certain nombre d’organismes et de comités consultatifs ont été constitués dans le but de favoriser la
participation de partenaires clés au programme. Ce programme est régi par la LEP et les obligations du
Canada en vertu de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages
menacées d’extinction et de la Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales sauvages et la
réglementation de leur commerce international et interprovincial.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
45 681 501
56 338 092
10 656 591
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
220
265
45
Résultats du rendement
Sous-programme 1.1.2 : Espèces en péril
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Cibles
La réévaluation de
l’état des espèces
inscrites révèle une
amélioration
Proportion des espèces en
péril inscrite sur la liste
fédérale pour lesquelles un
rétablissement est
réalisable qui démontrent,
au moment de la
réévaluation par le Comité
sur la situation des
espèces en péril au
Canada (COSEPAC), des
tendances relatives à la
population et à la
répartition conformes à la
réalisation des objectifs
des stratégies de
rétablissement ou des
plans de gestion
à
déterminer
26
Résultats réels
36 % en mai 2014 (données les plus récentes)
Sur les 133 espèces en péril dont Environnement
Canada détient la responsabilité fédérale et disposant
d’un programme de rétablissement ou d’un plan de
gestion final, 33 espèces font l’objet d’objectifs axés sur
la population et ont fait l’objet d’une réévaluation depuis
la publication du document définitif, permettant ainsi
d’évaluer si les tendances du nombre et de la
répartition des spécimens sont conformes aux objectifs
de rétablissement.
Sur ces 33 espèces, 12 (36 %) affichent des tendances
de populations conformes aux objectifs définis dans les
programmes de rétablissement, et 11 (33 %) affichent
des tendances non conformes aux objectifs.
Quatre espèces (12 %) affichent quelques signes
d’amélioration et de détérioration. Pour les six espèces
restantes (18 %), nous ne disposons pas de données
suffisantes pour déterminer les tendances.
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
La valeur de l’indicateur de l’année précédente était
légèrement inférieure (33 %), mais nous ne disposons
pas de données suffisantes pour déterminer si la
situation s’améliore. Des cibles ont été établies pour
2015-2016.
L’habitat essentiel
est protégé
Pourcentage des espèces
en péril, en voie de
disparition ou menacées,
dont Environnement
Canada est responsable :
i. dont l’habitat essentiel,
décrit dans la Gazette
du Canada, se trouve
en tout ou en partie
dans les zones
protégées fédérales;
ii. dont l’habitat essentiel,
protégé par la Loi, se
trouve en tout ou en
partie sur les terres
fédérales;
iii. dont l’habitat essentiel,
estimé protégé selon
une évaluation, se
trouve en tout ou en
partie sur des terres
non fédérales.
à
déterminer
(i) 53 %, (ii) 12 %, (iii) 0 %, en date du 31 mars 2015
Cet indicateur fait le suivi de la mise en œuvre d’une
protection juridique de l’habitat essentiel des espèces
en péril dont Environnement Canada a la responsabilité
principale sur le plan fédéral. Les trois volets de
l’indicateur correspondent aux différents mécanismes
de protection juridique, en fonction de la propriété des
terres où l’habitat essentiel se situe.
Pour l’habitat essentiel situé en tout ou en partie dans
des aires protégées fédérales, 53 % des espèces (9
espèces sur 17) se trouvent dans un habitat situé dans
une aire protégée, y compris trois espèces en 20142015. Pour l’habitat essentiel situé sur un autre
territoire domanial, la protection juridique a été octroyée
pour 12 % des espèces (3 espèces sur 25), dont une
en 2014-2015. Pour l’habitat essentiel situé en tout ou
en partie sur un territoire non domanial, aucune
évaluation permettant de déterminer si l’habitat est
protégé n’a été réalisée depuis la promulgation de la
Loi sur les espèces en péril.
C’est la première année que cet indicateur fait l’objet de
rapports. Des cibles ont été établies pour 2015-2016.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
l’organisation de la cinquième table ronde ministérielle sur la Loi sur les espèces en péril pour déterminer
les zones dans lesquelles la prise de mesures par le gouvernement fédéral peut accroître la réussite
collective en termes de conservation des espèces en péril et d’application de la Loi sur les espèces en
péril (LEP);
•
la direction des discussions sur les espèces en péril au cours de la réunion des ministres fédéral,
xlv
provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, des espèces sauvages et de la biodiversité ,
qui se sont traduites par l’élaboration d’un plan de travail commun soulignant les mesures visant à faire
progresser l’intendance et la protection des espèces en péril, tout en portant une attention appropriée aux
considérations sociales, économiques et culturelles;
•
la réduction importante du nombre de documents relatifs au rétablissement soumis en retard en réorientant
les ressources humaines afin de simplifier le processus. Le Ministère a publié des propositions de
xlvi
programme de rétablissement et de plan de gestion (Registre public des espèces en péril ; Plan
xlvii
d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans ) pour 63 espèces (comparativement à six
espèces en 2013-2014), une version définitive des programmes de rétablissement et des plans de gestion
pour 16 espèces (32 espèces en 2013-2014), des propositions de plan d’action pour cinq espèces (deux
espèces en 2013-2014) et une version définitive des plans d’action pour quatre espèces;
•
l’appui du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada
(COSEPAC), qui a évalué la situation
de 64 espèces en péril en 2014-2015. Cet appui comprend des contrats pour la préparation de rapports de
situation du COSEPAC et de rapports sur les connaissances traditionnelles autochtones, la traduction des
xlviii
Environnement Canada
27
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
rapports de situation du COSEPAC ainsi que les réunions et les activités générales du Secrétariat du
COSEPAC;
•
•
la poursuite des activités suivantes :
o
l’appui à l’élaboration de plans par aires de répartition et à la recherche concertée continue pour la
population boréale du caribou des bois (une espèce menacée en vertu de la LEP);
o
la collaboration avec les provinces, les territoires et d’autres intervenants à la recherche à l’appui du
rétablissement d’espèces en péril (y compris de l’ours blanc), et l’établissement d’un partenariat avec
le gouvernement de l’Alberta pour financer l’établissement (au Zoo de Calgary) d’une population en
captivité de tétras des armoises (une espèce en voie de disparition) en vue d’une réintroduction
possible;
o
la gestion et la direction de projets de rétablissement en faveur du pluvier siffleur au Canada
atlantique, notamment en appuyant des organisations internationales afin de renforcer les capacités
et d’élaborer des programmes dans des aires d’hivernage importantes (p. ex. aux Bahamas et à
Cuba);
l’application des quatre recommandations découlant de l’Évaluation des programmes et des activités qui
xlix
appuient la Loi sur les espèces en péril (publiée en septembre 2012), notamment en élaborant et en
mettant en œuvre un plan sur trois ans pour combler les retards du Ministère associés aux programmes
de rétablissement et aux plans de gestion, ainsi qu’en élaborant des politiques internes et externes liées
à la LEP dans le contexte de la désignation de l’habitat essentiel.
Sous-sous-programme 1.1.2.1 : Opérations relatives aux espèces en péril
Description du sous-sous-programme
Ce programme constitue les composantes de base du programme sur les espèces en péril d’Environnement
Canada. Il appuie les recommandations du ministre quant à l’ajout, au retrait ou à la reclassification d’espèces
visées par la Loi sur les espèces en péril. Dans le cas des espèces tombant sous la responsabilité
d’Environnement Canada qui sont désignées comme étant disparues du pays, en danger ou menacées, le
programme vise à préparer des programmes de rétablissement et des plans d’action (y compris la
détermination de l’habitat essentiel). Il complète également les plans de gestion des espèces préoccupantes et
évalue les populations d’espèces figurant sur la liste des espèces en péril et les menaces qui pèsent sur elles.
Le programme aide les autres ministères fédéraux, tels que Pêches et Océans Canada, à mettre en place des
programmes de rétablissement prioritaires, des plans de gestion et d’action sur les terres et dans les eaux
fédérales et pour les espèces de compétence fédérale identifiées dans les documents relatifs au
rétablissement. Il soutient également les accords de coopération conclus avec les provinces et les territoires en
vue de mettre sur pied des mesures de rétablissement conformes à l’Accord pour la protection des espèces en
péril et aux accords bilatéraux découlant de la Loi. En outre, les responsables du programme sont chargés de
l’application générale de la Loi (y compris la rédaction d’un rapport annuel au Parlement, l’émission de permis
en vertu de la Loi, une aide au Conseil autochtone national sur les espèces en péril et au Comité sur la
situation des espèces en péril au Canada, et la tenue d’un registre public). Le programme respecte les
obligations prises par le Canada aux termes de la Convention sur le commerce international des espèces de
faune et de flore sauvages menacées d’extinction grâce à la mise en application efficace de la Loi sur la
protection d’espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur commerce international et
interprovincial qui réglemente l’importation, l’exportation et les déplacements à l’intérieur du Canada des
espèces en voie de disparition en s’assurant qu’aucune espèce n’est menacée par le commerce international.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
28
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
30 679 153
36 374 004
5 694 851
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
208
250
42
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 1.1.2.1 : Opérations relatives aux espèces en péril
Résultat attendu
Indicateur de rendement
Cible
Les stratégies de
rétablissement ou les
plans de gestion qui
ont été communiqués
au public sont en
place pour
l’ensemble des
espèces inscrites
dont Environnement
Canada est
responsable.
Pourcentage des espèces
inscrites dont
Environnement Canada est
responsable et pour
lesquelles il existe une
stratégie de rétablissement
ou un plan de gestion
proposé ou final qui est
affiché selon le délai
législatif dans le registre
public des espèces en
péril.
100 % d’ici
mars 2018
Résultats réels
61 % en date du 31 mars 2015
Environnement Canada est responsable de
334 espèces inscrites. Des programmes de
rétablissement ou plans de gestion proposés ou finaux
relatifs à 205 (61 %) de ces espèces en péril ont été
affichés sur le Registre public des espèces en péril.
Cela représente une augmentation par rapport aux 145
espèces (44 %) à la fin de 2013-2014. Nous estimons
qu’avec les progrès réalisés, nous sommes sur la
bonne voie pour atteindre la cible.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la modification de la liste des espèces visées par la Loi sur les espèces en péril et l’ajout de trois espèces
de chauves-souris à la liste : la petite chauve-souris brune, la pipistrelle de l’Est et la chauve-souris
nordique (les trois espèces directement menacées par le syndrome du museau blanc, une maladie
mortelle et extrêmement contagieuse dont la présence a été confirmée dans cinq provinces);
•
l’accélération et la simplification importantes de la préparation de programmes de rétablissement et de
plans de gestion pour les espèces en péril, ce qui a entraîné la publication de programmes de
rétablissement et de plans de gestion proposés et définitifs (concernant 63 et 16 espèces,
respectivement), de propositions de plan d’action pour cinq espèces ainsi que de plans d’action définitifs
pour quatre espèces inscrites au Registre public des espèces en péril;
•
l’examen et la délivrance de 33 permis en vertu de la LEP l et de 73 permis conformes à la LEP relatifs à
des espèces d’oiseaux migrateurs en voie de disparition ou en péril conformément à la Loi de 1994 sur la
Convention concernant les oiseaux migrateurs, ainsi que la poursuite de la simplification du processus de
délivrance de permis à l’aide d’un cadre d’évaluation des risques au cours de l’examen scientifique des
demandes afin d’assurer l’uniformité à l’échelle nationale. La norme de service de 90 jours pour la
délivrance d’un permis s’est améliorée pour atteindre 97 % en 2014-2015 (elle était de 79 % en 20132014);
•
la fourniture d’une expertise et de conseils afin de coordonner les efforts fédéraux, provinciaux et
territoriaux et de faire progresser les programmes de rétablissement dans le cadre du Programme national
de rétablissement, ainsi que l’appui continu au Conseil autochtone national sur les espèces en péril,
notamment en élaborant un mandat révisé pour le Conseil (ratifié en mars 2015);
•
la participation continue pour faire progresser les intérêts du Canada par l’entremise de la Convention sur
le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). En
raison de l’approche stratégique du Ministère, le Canada a conservé sa bonne réputation auprès des
forums de la CITES et en tant que chef de file en ce qui a trait au travail effectué par la CITES, ce qui
comprend le travail lié aux espèces pour lesquelles il y a des risques clairs en matière de conservation. Le
Canada a continué à présider le Comité pour les animaux de la CITES;
Environnement Canada
29
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
•
la délivrance, avec ses partenaires, de plus de 5 000 permis autorisant les exportations et de 190 permis
autorisant les importations de produits réglementés par la CITES, ce qui permet au Ministère de respecter
les objectifs de la norme de service publiés en 2013 quant à la délivrance de permis de la CITES.
Sous-sous-programme 1.1.2.2 : Fonds autochtones pour les espèces en péril
Description du sous-sous-programme
Ce programme garantit le respect des engagements pris par Environnement Canada en vertu de la Loi sur les
espèces en péril par le financement de projets menés par des organisations et communautés autochtones
partout au Canada. Il est essentiel de collaborer avec les peuples autochtones pour œuvrer en faveur de la
protection des espèces en péril, contribuer à la réussite du Programme pour la protection des espèces en péril
et garantir le respect des obligations de base du Ministère. Les projets financés s’appuient sur le savoir et
l’expertise autochtones pour le bien des espèces en péril. Cela permet aux peuples autochtones de participer
activement à la conservation et au rétablissement des espèces visées par la Loi et de protéger et rétablir
l’habitat essentiel ou l’habitat important pour les espèces en péril qui se trouve dans les réserves des Premières
nations ou sur des terres et des eaux qu’utilisent traditionnellement les peuples autochtones.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
2, 412 023
3 645 012
1 232 989
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
4
5
1
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 1.1.2.2 : Fonds autochtones pour les espèces en péril
Résultat attendu
Indicateurs de rendement
Cibles
Participation aux
programmes
visant à préserver
et à protéger les
espèces en péril
sur les terres
autochtones
Nombre d’organisations qui
reçoivent une aide
financière pour un projet.
75 d’ici
mars
2015
30
Résultats réels
Volet sur les espèces en péril : 75 en 2014-2015
Volet sur la prévention : 17 en 2014-2015
Cet indicateur est un instrument de mesure de la participation
des Autochtones aux activités de protection et de conservation
de l’habitat des espèces en péril, l’un des principaux objectifs
du programme. Le volet sur la prévention a été mis en œuvre
en 2014, dans le cadre du Plan de conservation national, pour
promouvoir des projets d’intendance visant à éviter que des
espèces sauvages, autres que les espèces en péril, ne
deviennent une priorité de conservation sur les terres
autochtones partout au Canada. Comparativement aux années
antérieures, seul le volet sur les espèces en péril s’applique.
Le nombre d’organisations qui reçoivent un financement est
demeuré relativement stable au cours des dernières années
(66 organisations en 2013-2014, 72 organisations en 20122013). Les valeurs des années antérieures reflètent les
données disponibles les plus récentes et, par conséquent,
peuvent ne pas être identiques à celles déclarées dans les
versions antérieures du Rapport ministériel sur le rendement.
En 2014-2015, la cible a été atteinte.
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
le financement de 75 organisations autochtones afin qu’elles puissent mener à bien des initiatives qui
contribuent à la conservation et à la protection de la biodiversité au Canada par l’entremise de la
planification du rétablissement des espèces, de la protection de l’habitat, de la conservation dans son
ensemble ainsi que des initiatives de renforcement des capacités;
•
le financement de 17 organisations autochtones afin qu’elles puissent prendre des mesures pour réduire le
risque que les espèces prioritaires deviennent une priorité de conservation sous un nouveau volet sur la
prévention du Fonds autochtone pour les espèces en péril.
Sous-sous-programme 1.1.2.3 : Programme d’intendance de l’habitat
Description du sous-sous-programme
Ce programme garantit le respect des engagements pris par Environnement Canada en vertu de la Loi sur les
espèces en péril en finançant des projets destinés à protéger ou à conserver les habitats des espèces inscrites
en vertu de la Loi comme étant « en péril » (en voie de disparition, menacées ou préoccupante), principalement
sur les terres non autochtones. Ce programme encourage les Canadiens à prendre part aux activités de
conservation en vue de préserver la biodiversité, d’inciter les collectivités locales à favoriser le rétablissement
des espèces en péril et d’éviter que la situation d’autres espèces devienne préoccupante. Il affecte des fonds à
une variété de partenaires (organisations non gouvernementales, groupes communautaires, organisations et
communautés autochtones, sociétés privées, établissements d’enseignement, gouvernements provinciaux,
territoriaux et municipaux et sociétés d’État) pour répondre aux priorités régionales et nationales.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
12 590 325
16 319 076
3 728 751
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
8
10
3
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 1.1.2.3 : Programme d’intendance de l’habitat
Résultat attendu
Indicateurs de rendement
L’habitat
important est
sécurisé, protégé,
amélioré ou remis
en état pour
accroître le
rétablissement
des espèces en
péril
Superficie totale (i : en
hectares ou ii : en
kilomètres de côte) de
terres améliorées ou
remises en état au profit
d’espèces sauvages
Cibles
(i) 30,000
d’ici mars
2015
(ii) 300
d’ici mars
2015
Résultats réels
(i) 10 956 ha en 2013-2014
(ii) 136 km en 2013-2014
Les valeurs déclarées sont celles de 2013-2014 étant donné
que les rapports finaux des projets réalisés en 2014-2015
n’ont pas tous été soumis par leurs promoteurs. Les résultats
préliminaires pour 2014-2015 sont de 23 576 ha et 116 km
de littoral. Les résultats pourraient être modifiés à mesure
que les rapports finaux du projet sont examinés.
La cible n’a pas été atteinte.
Le programme est fondé sur les demandes. Ainsi, les projets
et les résultats subséquents dépendent des activités
Environnement Canada
31
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
proposées par les bénéficiaires et réalisées dans le cadre
des projets approuvés.
Les valeurs antérieures de l’indicateur sont les suivantes :
16 183 ha et 66 km de littoral en 2012–13 et 14 902 ha et
48 km de littoral en 2011-2012. Ces valeurs sont fondées sur
les données les plus récentes et peuvent êtes différentes de
celles déclarées précédemment.
Superficie totale (en
hectares) de terres (i)
sécurisées, (ii) protégées
(nouvelles) ou (iii)
protégées (renouvelées)
(i) 5,000
d’ici mars
2015
(i) 9 142 ha en 2013-2014
(ii) 10 386 ha en 2013-2014
(iii) 128 765 ha en 2013-2014
(ii)
20,000
d’ici mars
2015
Les valeurs déclarées sont celles de 2013-2014 étant donné
que les rapports définitifs des projets réalisés en 2014-2015
n’ont pas tous été soumis par leurs responsables. Les
résultats préliminaires pour 2014-2015 sont de 3 221 ha
préservés, de 19 967 ha protégés (aire nouvelle) et de
23 687 ha protégés (aire renouvelée). Les résultats
pourraient faire l’objet de modifications à mesure que les
rapports définitifs du projet sont examinés.
(iii)
150,000
d’ici mars
2015
La superficie terrestre totale préservée dépassait la cible,
tandis que la superficie terrestre totale protégée (nouvelle ou
renouvelée) était en deçà de la cible. Les résultats atteints
dépendent des activités que les bénéficiaires proposent
d’entreprendre et des activités qui sont terminées dans la
portée du projet approuvé. De plus, depuis 2012-2013, le
programme est passé à des ententes pluriannuelles plutôt
que des ententes d’un an seulement. Cela signifie que les
résultats sont répartis sur plusieurs années.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
le financement de 104 nouveaux projets et de 72 projets pluriannuels préalablement approuvés dans le
volet sur les espèces en péril (150 bénéficiaires). Les bénéficiaires ont reçu au total 12,6 millions de dollars
de la part du Ministère ainsi qu’une somme supplémentaire de 52,6 millions de dollars de la part des
partenaires, portant le total de l’investissement à 65,2 millions de dollars. Ces investissements
financiers/contributions financières ont permis de préserver ou de protéger quelque 46 875 hectares de
terres et ont aussi permis d’améliorer ou de restaurer 23 576 hectares de terres et 116 kilomètres de littoral;
•
la fourniture de plus de 2,5 millions de dollars pour 81 nouveaux projets dans le nouveau volet sur la
prévention (74 bénéficiaires), afin de réduire le risque que d’autres espèces prioritaires deviennent une
priorité de conservation;
•
la réalisation des travaux visant à donner suite aux cinq recommandations découlant de l’évaluation du
Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril li (publiée en septembre 2009), y compris
l’élaboration d’une stratégie de mesure du rendement qui orientera la collecte et la présentation de données
liées au rendement et aux résultats par les bénéficiaires de financement;
•
la réalisation des activités pour 2014-2015 à l’appui de la stratégie de mesure du rendement, y compris une
analyse des projets financés par rapport aux objectifs des programmes de rétablissement, ainsi qu’une
étude d’impact spéciale pour évaluer l’efficacité des activités ciblées financées qui soutiennent le
rétablissement des espèces en péril et de leur habitat.
32
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-programme 1.1.3 : Oiseaux migrateurs
Description du sous-programme
Ce programme protège et conserve les populations d’espèces d’oiseaux migrateurs. Il est responsable de la
mise en œuvre de la Convention concernant les oiseaux migrateurs signée avec les États-Unis en 1916, par
l’entremise de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. Parmi les activités menées,
citons la conservation des populations d’oiseaux, des individus, de leurs nids et de leurs habitats par des
mesures de conservation permanentes; l’intendance, l’élaboration de politiques et l’application de la Loi et de
ses règlements. Il assure également la protection d’importants habitats d’oiseaux, la réduction au minimum des
autres facteurs de stress qui nuisent à l’état des populations et la gestion des urgences associées à la santé et
à la sécurité des oiseaux migrateurs. Ce programme met en œuvre les recommandations découlant de
l’examen des programmes de surveillance des oiseaux migrateurs. En tant que signataires de l’Initiative de
conservation des oiseaux de l’Amérique du Nord, les responsables du programme sont tenus de s’assurer que
tous les plans de conservation mis en place dans les 12 régions de conservation des oiseaux d’Amérique du
Nord, de même que les 25 stratégies régionales de conservation des oiseaux, sont mis à la disposition du
public. Ils doivent en outre prendre les mesures qui s’imposent à l’égard des oiseaux migrateurs prioritaires
indiquées dans les plans des régions de conservation des oiseaux. Le programme oiseaux migrateurs est mis
en œuvre en partenariat avec d’autres organismes gouvernementaux, non gouvernementaux et
intergouvernementaux. Les groupes de clients comprennent le public canadien, des chasseurs d’oiseaux
considérés comme gibier, des peuples autochtones (chasse aux fins de subsistance), les secteurs
économiques de ressources naturelles et les utilisateurs de ressources naturelles, et d’autres gouvernements
(provinciaux, territoriaux et étrangers).
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
22 338 409
29 055 547
6 717 138
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
189
193
4
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 1.1.3 : Oiseaux migrateurs
Résultat attendu
Les populations
d’oiseaux
migrateurs sont
maintenues aux
niveaux cibles
Indicateur de rendement
Proportion d’espèces
d’oiseaux migrateurs pour
lesquels des données sont
disponibles et dont la
population respecte les
cibles
Cible
Cible du Cadre de
mesure du
rendement à
déterminer une
fois que les cibles
de population
d’oiseaux seront
définies
Résultats réels
57 % en janvier 2015
Cet indicateur est une mesure de la réussite
d’Environnement Canada à s’acquitter de ses
responsabilités liées à la conservation des
oiseaux migrateurs. Les objectifs relatifs aux
populations et les limites acceptables sont
fondés sur la taille et les tendances des
populations, et ce, selon les données
disponibles pour chaque espèce. Les
populations ont été évaluées par rapport à ces
objectifs à l’aide des meilleures données
disponibles pour chaque espèce. Les premiers
objectifs et les premières évaluations ont été
terminés en 2014, et l’évaluation a été publiée
en janvier 2015. Plus de détails sur la situation
Environnement Canada
33
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
actuelle des diverses espèces et les sources de
données utilisées pour évaluer la situation de
ces espèces sont fournis sur le site Web
lii
Situation des oiseaux au Canada . Une version
à jour devrait paraître sur ce site Web en 2015.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la tenue de consultations préalables auprès d’intervenants clés (p. ex., le Comité consultatif sur la chasse
et la pêche à la ligne) et la présentation à ceux-ci d’un compte rendu des changements proposés pour le
Règlement sur les oiseaux migrateurs en ce qui a trait à la gestion des prises. Les consultations ont aussi
mené à l’élaboration de directives plus détaillées afin d’appuyer le processus réglementaire;
•
la poursuite de la direction et de l’évaluation d’importants programmes de surveillance, y compris les
relevés aériens et au sol de la sauvagine, le Relevé des oiseaux nicheurs, les relevés de surveillance de la
migration des oiseaux de rivage, les relevés des oiseaux de marais, les relevés de reproduction des
oiseaux de rivage de l’Arctique, ainsi que la détermination et la résolution des lacunes à risque élevé des
programmes de surveillance;
•
la tenue de sondages et de travaux de recherche pour gérer des groupes particuliers d’espèces en déclin
(en particulier plusieurs espèces d’oiseaux se nourrissant d’insectes volants et d’oiseaux de rivage
migrateurs) afin de comprendre et de déterminer les causes potentielles des déclins qui peuvent être
réglées par des mesures de conservation;
•
la collecte de données sur les populations et l’habitat de l’oie blanche afin de déterminer le lieu, la portée
et l’ampleur des dommages causés par l’espèce sur les lieux de reproduction dans l’Arctique. Ces
données ont permis d’éclairer la décision relative à l’augmentation de l’effort de chasse printanière de
conservation de l’oie blanche afin de réduire l’effectif dans des régions telles que l’Alberta et les Territoires
du Nord-Ouest (en plus du Québec, de l’Ontario, de la Saskatchewan et du Manitoba);
•
la réalisation et l’affichage sur son site Web des 25 stratégies régionales de conservation des oiseaux
utilisées afin de définir les zones d’importance pour la conservation et de combiner les besoins de
conservation des oiseaux migrateurs et ceux des espèces en péril;
•
la publication de l’Atlas des zones côtières sensibles de la région de Beaufort, lequel illustre de
l’information à référence spatiale fondée sur des connaissances scientifiques et des connaissances
traditionnelles autochtones liées à la sensibilité des écosystèmes côtiers, aux espèces sauvages
prioritaires et aux terres d’utilisation traditionnelle. Le Ministère a également publié de l’information sur les
liv
périodes générales de nidification des oiseaux migrateurs sur son site Web afin d’aider les Canadiens à
planifier leurs activités de sorte qu’elles n’aient pas d’effets néfastes sur les nids et les œufs des oiseaux
migrateurs;
•
le financement de Nature Canada pour qu’elle propose des mesures d’atténuation afin de réduire la
mortalité des oiseaux due aux chats domestiques et aux collisions avec des bâtiments;
•
la prise de mesures internationales pour la conservation des oiseaux migrateurs, notamment l’élaboration
de projets dans les communautés d’éleveurs du Canada, des États-Unis et du Mexique pour améliorer les
conditions des prairies pour les oiseaux migrateurs (sous l’égide de la Commission de coopération
environnementale), la réalisation de projets pour la conservation d’oiseaux de mer au Chili (en vertu de
l’Accord de coopération environnementale Canada-Chili), ainsi que la surveillance des oiseaux de rivage
au Panama (en vertu de l’Accord Canada-Panama sur l’environnement).
34
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
liii
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-programme 1.1.4 : Conservation des habitats fauniques
Description du sous-programme
Le programme assure la protection des habitats rares, uniques et prioritaires nécessaires à la conservation des
oiseaux migrateurs et des espèces en péril. Il instaure des mécanismes pour conclure des ententes de
partenariat avec une multitude d’intervenants et des mesures incitatives afin d’encourager les organisations non
gouvernementales et les Canadiens à déployer des efforts en faveur de la conservation et de la protection des
habitats fauniques et des habitats des espèces en péril. Le programme coordonne les interventions du
gouvernement fédéral dans le cadre de la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes. Parmi
les lois habilitantes, mentionnons la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, la Loi sur
les espèces sauvages au Canada, la Loi sur les espèces en péril et la Convention relative aux zones humides
d’importance internationale (connue sous le nom de Convention de Ramsar). La prestation du programme
comprend les contributions obligatoires à la Convention relative aux zones humides d’importance internationale
(Convention de Ramsar).
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
21 118 084
52 038 599
30 920 515
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
126
127
1
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 1.1.4 : Conservation des habitats fauniques
Résultat attendu
Indicateur de rendement
Cible
Les habitats
nécessaires
pour atteindre
les cibles de
population de la
sauvagine sont
sécurisés
Terres protégées par
Environnement Canada,
les provinces et territoires
et par des organisations
non gouvernementales de
conservation des terres en
vertu du Plan nordaméricain de gestion de la
sauvagine par rapport à la
quantité totale nécessaire
pour atteindre des objectifs
de population de la
sauvagine prioritaire
9,99
millions
d’hectares
d’ici
décembre
2017
Résultats réels
8,07 millions ha en mars 2015
L’indicateur illustre la superficie terrestre cumulative qui a été
protégée dans les quatre plans conjoints des habitats du
Canada (Est, Prairies, intramontagnard canadien, côte du
Pacifique) et la région couverte par le programme de la forêt
boréale de l’Ouest en vertu du Plan nord-américain de
gestion de la sauvagine (PNAGS) de janvier 1986 à
mars 2015.
Plus de 165 000 ha de nouveaux habitats (55 000 ha par
année) ont été protégés par les partenaires canadiens du
PNAGS au cours de la période allant de 2012 à mars 2015.
La cible actuelle est fondée sur les tendances historiques
des activités annuelles moyennes de préservation des terres
et est influencée par les activités dans la région de la forêt
boréale de l’Ouest. Au cours de la période visée par le
rapport (allant de 2012 à mars 2015), il n’y a pas eu de
préservation des terres dans cette région et, si on se fie au
taux de croissance actuel, cela ne sera pas suffisant pour
atteindre la cible de décembre 2017.
Environnement Canada
35
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la poursuite de l’appui de son engagement envers la conservation des milieux humides au Canada par
lv
l’entremise de l’établissement récent du Fonds national de conservation des milieux humides , une
composante clé du Plan de conservation national. Grâce à ce Fonds, Environnement Canada offre
50 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer des projets qui permettent de restaurer ou d’améliorer des
milieux humides détériorés, d’évaluer scientifiquement ou de surveiller des milieux humides ainsi que
d’encourager l’intendance des milieux humides en créant des partenariats (se reporter également au soussous-programme 1.1.4.1 ci-dessous);
•
la réalisation de progrès permettant de mettre à la disposition du grand public les plans de gestion pour
ses réserves nationales de faune et ses refuges d’oiseaux migrateurs ainsi que de progrès dans la
planification et la mise en œuvre d’investissements essentiels dans des installations et de l’équipement (se
reporter également au sous-sous-programme 1.1.4.2 ci-dessous);
•
l’élaboration et la mise en œuvre des plans de gestion pour toutes les aires protégées gérées par
Environnement Canada, conformément aux recommandations du commissaire à l’environnement et au
développement durable, ainsi que la mise à la disposition du public des plans pour assurer une plus
grande transparence et accroître le soutien des collectivités à l’égard de cet effort;
•
la poursuite du développement et de la progression de nouvelles initiatives portant sur les aires protégées,
notamment en accomplissant le travail du Ministère à l’appui de l’établissement de la réserve nationale de
faune d’Edéhzhie, ainsi que la réalisation de progrès dans le contexte des consultations à l’appui de la
réserve nationale marine de faune des îles Scott (se reporter également au sous-sous-programme 1.1.4.2
ci-dessous);
•
la poursuite de la collaboration avec des organisations internationales, fédérales, provinciales, autochtones
et non gouvernementales, ainsi qu’avec des particuliers, afin de protéger l’habitat prioritaire des oiseaux
migrateurs et des espèces en péril, particulièrement dans les régions du Sud de l’Ontario, du Centre-Sud
de la Saskatchewan et de l’Ouest de l’Alberta (se reporter également au sous-sous-programme 1.1.4.1 cidessous);
•
la poursuite de la gestion des dons de terres écosensibles par l’entremise de son Programme des dons
écologiques (se reporter également au sous-sous-programme 1.1.4.1 ci-dessous).
Sous-sous-programme 1.1.4.1 : Partenariats pour la conservation des habitats
Description du sous-sous-programme
Ce programme garantit le respect des engagements pris par Environnement Canada en vertu de la Loi sur les
espèces en péril, de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs et de la Loi sur les
espèces sauvages au Canada. Pour y parvenir, il finance les projets et encourage la mise en place d’activités
qui sécurisent, protègent, améliorent ou remettent en état les habitats importants et écosensibles pour favoriser
la survie de la faune, en particulier des espèces en péril et les oiseaux migrateurs. Ce programme prévoit des
mécanismes destinés à favoriser l’engagement des organisations et des individus, y compris les propriétaires
fonciers, les organisations environnementales et d’autres intervenants. Il encourage aussi par des incitations
fiscales (le Programme des dons écologiques) et des initiatives de financement les autres ordres de
gouvernement, les organisations non gouvernementales, les groupes autochtones et les partenaires du secteur
privé à prendre des mesures volontaires. Ce programme implique également la participation d’Environnement
Canada au Plan nord-américain de gestion de la sauvagine – un partenariat entre divers organismes fédéraux,
provinciaux et d’état et diverses organisations non gouvernementales du Canada, des États-Unis et du Mexique
–, qui vise à conserver les terres humides en Amérique du Nord et à mettre en œuvre la Convention de
Ramsar. De plus, le programme coordonne la réponse du gouvernement fédéral dans le cadre de la Stratégie
nationale sur les espèces exotiques envahissantes de 2004 mise en œuvre par les organismes et ministères
fédéraux chargés de la réglementation et à vocation scientifique, y compris l’Agence canadienne d’inspection
36
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
des aliments, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Ressources naturelles Canada et Pêches et Océans
Canada. L’exécution du programme comprend des contributions à l’appui de Biodiversité - Espèces sauvages
et habitats et à la Convention relative aux zones humides d’importance internationale (Convention de Ramsar).
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
6 349 148
32 095 420
25 746 272
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
17
18
1
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 1.1.4.1 : Partenariats pour la conservation des habitats
Résultats attendus
Indicateurs de
rendement
L’habitat important et
écologiquement
sensible est sécurisé,
protégé, amélioré ou
remis en état pour
accroître les chances
de survie des
espèces sauvages,
notamment les
espèces en péril et
les oiseaux
migrateurs
Superficie totale (en
hectares) de terres
écologiquement
sensibles
sécurisées et
protégées
cumulativement
(Programme des
dons écologiques).
Cibles
159 225 ha
d’ici mars
2015
Résultats réels
170 554 ha en mars 2015
Cet indicateur est une mesure de la réussite du programme
visant à encourager les Canadiens à faire des dons de terres
aux fins de conservation. Un habitat « écosensible » est
défini en fonction d’un ensemble de critères nationaux,
provinciaux et territoriaux au cours de l’évaluation de la
validité d’un don.
La valeur déclarée représente la superficie cumulative de
l’habitat préservé à partir du lancement du programme en
1996 jusqu’en mars 2015. La superficie terrestre préservée
et protégée varie d’une année à l’autre, car elle dépend des
dons de terre des citoyens canadiens.
Les chiffres annuels des dernières années étaient : 5 572 ha
en 2014-2015; 16 926 ha en 2013-2014; 3 922 ha en 20122013. Plusieurs dons importants en 2013-2014 ont permis au
programme de dépasser la cible, bien que cela ne soit pas
considéré comme une indication des tendances futures.
Les habitats requis
pour atteindre les
cibles de population
de la sauvagine sont
améliorés.
La superficie totale
des terres
améliorées par
Environnement
Canada et par ses
partenaires dans le
cadre du Plan nordaméricain de
gestion de la
sauvagine (PNAGS)
pour atteindre les
cibles de population
de la sauvagine
prioritaire.
1,660,867 ha
d’ici
décembre
2017
1 439 553 ha en mars 2015
Cet indicateur illustre la superficie terrestre cumulative où
des mesures ont été prises dans des habitats préservés au
Canada afin d’accroître leur capacité de charge au bénéfice
des oiseaux migrateurs qui dépendent des zones humides,
de janvier 1986 à mars 2015.
Inclus dans le total cumulatif sont plus de 78 000 ha d’habitat
(26 000 ha par année) qui ont été améliorés par les
partenaires canadiens du PNAGS au cours de la période
allant de 2012 à mars 2015.
La cible actuelle est fondée sur les tendances historiques en
plus d’une augmentation de 15 %. Le coût des activités
d’amélioration est nettement moindre dans certaines régions,
Environnement Canada
37
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
comme dans la région de la forêt boréale de l’Ouest, ce qui
permet d’améliorer une plus grande superficie terrestre
chaque année et d’accélérer les progrès vers l’atteinte de la
cible. On ne s’attend pas à ce qu’il y ait suffisamment de
possibilités d’activités d’amélioration dans des régions
comme la région de la forêt boréale de l’Ouest pour atteindre
la cible de décembre 2017.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
lvi
• la poursuite de la mise en œuvre du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (PNAGS) au
Canada, grâce à un partenariat solide fondé sur la collaboration avec des organisations internationales,
fédérales, provinciales et non gouvernementales qui mettent l’accent sur la conservation et l’amélioration
de l’habitat prioritaire. Depuis la création du PNAGS en 1986, le Canada a préservé plus de huit millions
d’hectares et a amélioré plus de 1,4 million d’hectares de zones humides et de zones sèches connexes
faisant partie de l’habitat pour la sauvagine;
•
dans le cadre du PNAGS, la conservation de quelque 15 000 hectares et l’amélioration de plus de
4 000 hectares par l’entremise de quatre plans conjoints des habitats au Canada. Un nouveau financement
fédéral pour Environnement Canada (3,4 millions de dollars sur cinq ans, annoncés en août 2014) appuie
16 nouveaux projets réalisés dans le cadre du PNAGS au Canada qui contribueront à la conservation de
zones humides importantes et des habitats connexes au bénéfice de la sauvagine et d’autres espèces
sauvages. La poursuite de la collaboration avec de nombreux et divers partenaires ainsi que de la
participation au PNAGS avec ces derniers, chacun ayant des objectifs différents, sont essentiels à la
conservation des habitats prioritaires;
•
la conservation de son rôle de coprésident et de secrétaire du Conseil nord-américain de conservation des
terres humides, qui met en œuvre le PNAGS au Canada. Ce travail est essentiel à la conservation des
zones humides d’importance internationale;
•
la coordination de l’élaboration du Rapport national du Canada lvii, qui souligne la mise en œuvre de la
Convention de RAMSAR au Canada au cours des trois dernières années ainsi que la surveillance et la
gestion, par le Canada, des caractéristiques écologiques de ses sites Ramsar. Le rapport a été rédigé en
e
vue de la 12 réunion de la Conférence des Parties contractantes à la Convention de RAMSAR sur les
zones humides (CdP 12 de Ramsar);
•
la poursuite de la gestion du Programme des dons écologiques pour protéger les habitats prioritaires au
Canada. Cette année, le Ministère a terminé le processus de don pour 73 dons écologiques dans le cadre
du programme, ce qui a permis la protection de 5 572 hectares de terres écosensibles, à l’échelle du pays,
dont la juste valeur marchande cumulative est de plus de 50 millions de dollars. L’éducation continue et la
promotion du programme auprès des donneurs actuels et potentiels ainsi que des bénéficiaires à l’échelle
du pays sont essentielles pour assurer un succès continu.
Sous-sous-programme 1.1.4.2 : Aires protégées
Description du sous-sous-programme
Ce programme garantit le respect des engagements pris par Environnement Canada en vertu de la Loi sur les
espèces en péril, de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs et de la Loi sur les
espèces sauvages au Canada. Cela implique la gestion d’un réseau d’aires protégées (réserves nationales de
faune, refuges d’oiseaux migrateurs et réserves marines de faune) pour protéger les habitats prioritaires
nécessaires à la conservation des espèces en péril et des oiseaux migrateurs du Canada. Le programme gère
également avec d’autres organismes les habitats uniques ou rares qui devraient s’adapter aux changements
écologiques; il favorise la compréhension des processus écologiques et aide le public à mieux connaître et
comprendre les besoins en matière de protection de la nature et le rôle que joue Environnement Canada dans
38
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
la conservation. Il assure la planification stratégique, la coordination et la gestion des aires protégées. La
réussite du programme implique la mobilisation du public et une collaboration étroite avec les gouvernements
provinciaux et territoriaux, les groupes autochtones, les autres organismes de gestion de la faune, les autres
organismes de ressources naturelles, les organisations non gouvernementales et les propriétaires fonciers à
des initiatives telles que l’Entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuits et la Stratégie relative
aux aires protégées des Territoires du Nord-Ouest en vue d’encourager la création de nouvelles réserves
nationales de faune au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest. Ce programme agit dans le cadre d’un
vaste réseau d’aires protégées qui inclut des sites appartenant à d’autres ministères fédéraux (notamment
Parcs Canada et Pêches et Océans Canada), des organismes provinciaux et territoriaux et des propriétés de
conservation qui appartiennent à des organisations non gouvernementales ou qui sont gérées par celles-ci. Le
Ministère entreprend aussi des recherches et donne des conseils aux décideurs sur les écosystèmes marins,
notamment sur les répercussions des facteurs de stress environnemental sur les oiseaux migrateurs, les
espèces en péril et les risques écologiques que pourraient avoir certaines activités océanographiques
hautement prioritaires.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
14 768 936
19 943 179
5 174 243
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
109
109
0
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 1.1.4.2 : Aires protégées
Résultat attendu
Indicateur de rendement
Les habitats
nécessaires à la
conservation des
oiseaux migrateurs,
des espèces en
péril et des
espèces rares ou
uniques sont
protégés.
La superficie totale sous
protection juridiquement
contraignante comme les
réserves nationales de
faune, les refuges d’oiseaux
migrateurs et les zones
marines sauvages.
Cible
Résultats réels
12 448 961 ha
d’ici mars
2015
12 457 748 ha en date du 31 décembre 2014
Cet indicateur est une mesure de la
superficie totale des réserves nationales de
faune terrestres et marines et des refuges
d’oiseaux migrateurs gérés par
Environnement Canada qui sont reconnus
par l’Union internationale pour la
conservation de la nature (UICN) comme des
aires protégées. Seize refuges d’oiseaux
migrateurs, la plupart dans des régions
urbaines, ne satisfont pas à la définition de
l’UICN et, par conséquent, 5 134 hectares ne
sont pas inclus.
Comparativement à la valeur de
11 768 892 ha en 2005, l’aire protégée a
augmenté de 5,8 % et la cible a été
dépassée. La superficie totale protégée
représente une superficie égale à deux fois
celle de la Nouvelle-Écosse.
Environnement Canada
39
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
• la poursuite de ses progrès dans la collecte de données sur les terres protégées privées au Canada. Ces
données se trouvent actuellement dans des bases de données préliminaires à l’échelle régionale, et les
données seront intégrées dans une base de données nationale;
•
le suivi des recommandations formulées par la Commission de l’environnement et du développement
durable, la poursuite de la mise à la disposition du public des plans de gestion des sites terminés pour les
réserves nationales de faune et les refuges d’oiseaux migrateurs afin de mieux comprendre et d’appuyer le
rôle et l’importance des aires protégées dans la protection et la conservation des espèces sauvages.
Environnement Canada a affiché 12 plans comme étant définitifs (comparativement à trois plans en 20132014), et 27 autres plans sont en cours d’élaboration. Le Ministère a également continué à progresser
dans la planification et la mise en œuvre d’investissements essentiels dans des installations et de
l’équipement;
•
la réalisation de progrès dans l’établissement de la réserve nationale marine de faune des îles Scott,
jusqu’au stade de la rédaction de la législation, et la réalisation de la plupart des consultations prévues;
•
la réalisation de son travail pour permettre l’établissement de la réserve nationale de faune d’Edéhzhie
(l’établissement devrait être terminé en 2017). Les communautés locales des Premières Nations sont en
train de négocier une entente avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest qui porte sur un certain
nombre de questions connexes;
•
la poursuite de la mise en œuvre de l’Entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuits (ERAI)
afin de respecter les engagements inscrits dans l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut. Le
travail comprenait notamment des négociations continues avec Nunavut Tunngavik Incorporated quant à
l’établissement d’une nouvelle Entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuits, une
collaboration avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest pour désigner de nouvelles aires
protégées dans les Territoires du Nord-Ouest ainsi que l’achèvement de la désignation des réserves
nationales de faune pour la réserve nationale de faune d’Edéhzhie.
lviii
Les résultats de l’évaluation du Programme sur les aires protégées ont confirmé que le programme demeure
pertinent et qu’il progresse vers la réalisation d’un grand nombre de ses résultats souhaités. En réponse à une
recommandation de l’évaluation, le Ministère a commencé à élaborer une approche visant à mobiliser plus
activement ses intervenants.
Programme 1.2 : Ressources en eau
Description du programme
Ce programme gère les risques et les impacts des activités industrielles, de l’agriculture, des changements
climatiques et d’autres facteurs sur les ressources en eau, afin de veiller à ce que les menaces qui pèsent sur
les ressources en eau et les écosystèmes aquatiques du Canada soient réduites au minimum et que la
durabilité de la ressource soit maintenue. La mise en œuvre du programme se fait en collaboration avec des
partenaires notamment d’autres ministères fédéraux, les provinces et territoires et diverses organisations non
gouvernementales. Par l’entremise de ce programme, Environnement Canada contribue à surveiller la qualité
de l’eau et à mener des recherches et des analyses liées à l’eau et joue un rôle, en collaboration avec d’autres
ministères, dans l’établissement des priorités en matière de qualité de l’eau, de quantité, et de surveillance et
en matière de recherche sur les écosystèmes aquatiques, en fournissant des données scientifiques et des
conseils aux décideurs. Ce programme appuie l’application de la Loi sur les ressources en eau du Canada, du
plan d’action pour l’assainissement de l’eau, de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999),
de la Loi sur les pêches, de la Loi du traité des eaux limitrophes internationales et de la Loi sur les ouvrages
destinés à l’amélioration des cours d’eau internationaux. Les contributions à l’appui de Ressources en eau sont
utilisées comme une composante de ce programme.
40
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Budget principal
des dépenses
2014-2015
Dépenses prévues
2014­2015
Autorisations
totales pouvant
être utilisées
2014-2015
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2014-2015
Écart
(dépenses réelles moins
dépenses prévues)
91 196 857
91 196 857
94 498 585
92 453 058
1 256 201
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
743
701
-42
Résultats du rendement
Programme 1.2 : Ressources en eau
Résultat
attendu
Les menaces
qui pèsent sur
les ressources
en eau et les
écosystèmes
aquatiques sont
réduites et la
durabilité des
ressources est
maintenue
Indicateur de
rendement
Pourcentage des
principaux sites
de surveillance
nationaux dont la
qualité de l’eau
est bonne ou
excellente
Cible
Pourcentage des
principaux sites
de surveillance
nationaux en
2010-2012 dont la
qualité de l’eau
est bonne ou
excellente
Résultats réels
45 % pour la période allant de 2010 à 2012
Cet indicateur permet d’obtenir une mesure globale de
la capacité de certaines rivières au Canada à soutenir
la vie aquatique. Les données sont recueillies dans un
sous-ensemble de sites de surveillance à l’échelle du
pays (principaux sites nationaux) dans 16 régions de
drainage où les activités humaines risquent
grandement de nuire à la qualité de l’eau.
La qualité de l’eau douce des cours d’eau était jugée
excellente ou bonne à 45 % des sites de surveillance,
satisfaisante à 37 % des sites, douteuse à 16 % des
sites et mauvaise à 2 % des sites.
Les valeurs déclarées ont été calculées à l’aide des
données disponibles les plus récentes. Le retard dans
la publication des données est attribuable au temps
requis pour obtenir les données provenant des
programmes de surveillance provinciaux et territoriaux
et pour mener à bien les procédures d’assurance et de
contrôle de la qualité. Pour dix sites, les données
obtenues au cours de la période allant de la fin
décembre 2009 au début janvier 2013 ont été utilisées
pour respecter les exigences liées au nombre minimal
d’échantillons.
En raison de changements apportés aux stations et aux
paramètres de surveillance utilisés, la prudence est de
mise lorsqu’on compare les valeurs des indicateurs
entre les périodes. Selon une analyse des
changements qui ont eu lieu entre 2003 et 2012,
11 sites de surveillance ont enregistré une amélioration
de leurs cotes de la qualité, 85 sites de surveillance
n’ont affiché aucun changement et seulement 4 sites
ont connu une baisse de leur cote. La direction du
changement est alors positive, et ce, même si la cible
n’a pas encore été atteinte.
Environnement Canada
41
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
En surveillant la qualité de l’eau et sa quantité, Environnement Canada a continué d’appuyer des gestionnaires
des ressources en eau de tierce partie relativement aux données et aux analyses du niveau et du débit de l’eau
pour faciliter la prise de décisions liées à la prévention et à l’atténuation des inondations. Le Ministère a
également continué à mettre au point un modèle hydrologique pour estimer les scénarios possibles liés au débit
afin d’appuyer la préparation et l’intervention en cas d’inondation.
Le Ministère a continué à consulter les offices des eaux pour des questions liées aux eaux transfrontalières afin
d’aider les décideurs chargés des ressources en eau à respecter leurs obligations intergouvernementales.
Environnement Canada a entrepris un projet spécial à l’appui de la Commission mixte internationale (CMI) et
du Conseil international du bassin du lac des Bois et de la rivière à la Pluie, a appuyé le travail de la CMI visant
à réglementer les activités dans le lac Supérieur et le lac Ontario, et a fourni une expertise technique sur les
conséquences observées et prévues des changements climatiques dans le bassin des Grands Lacs.
Le travail s’est poursuivi pour renforcer la capacité du Ministère en termes de surveillance du climat et pour
accroître les forums de perspectives sur le climat saisonnier, et ce, en collaborant avec des intervenants clés (y
compris des organismes d’intervention d’urgence) pour assurer une meilleure orientation intégrée à l’échelle du
pays. Des investissements ont été faits afin de soutenir les innovations dans la surveillance de l’environnement.
Ces investissements aideront la communauté de la science des bassins versants à concevoir des méthodes
sur le terrain précises et économiques.
Environnement Canada est devenue responsable de la rédaction des bulletins trimestriels des impacts liés au
climat et aperçu saisonnier, une collaboration binationale entre le Canada et les États-Unis., pour les régions
des Grands Lacs lix et du golfe du Maine lx. Ces bulletins contiennent un résumé des conditions météorologiques
et des niveaux d’eau de la saison précédente et décrivent les répercussions de ces conditions, en plus de
fournir les prévisions pour la saison à venir.
Sous-programme 1.2.1 : Qualité de l’eau et santé des écosystèmes aquatiques
Description du sous-programme
Le programme appuie les obligations liées à la qualité de l’eau prises en vertu de la Loi canadienne sur la
protection de l’environnement (1999), de la Loi sur les ressources en eau du Canada, de la Loi sur les pêches,
de la Loi du traité des eaux limitrophes internationales et des accords sur la qualité de l’eau fédéraux,
provinciaux, territoriaux et entre le Canada et les États-Unis. Il permet de surveiller la qualité de l’eau et d’établir
des rapports connexes, y compris des rapports annuels sur l’indice de la qualité de l’eau douce. Grâce à ce
programme, Environnement Canada peut exercer ses responsabilités dans le cadre de l’Initiative du bassin du
lac Winnipeg, notamment par l’intermédiaire d’activités de surveillance scientifique et d’initiatives visant à
favoriser la circulation et l’analyse de l’information entre les partenaires et les réseaux. Ce programme
coordonne également plusieurs activités de surveillance et de recherche avec les États-Unis dans les Grands
Lacs dans le cadre de l’Accord Canada-États-Unis relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs. Le
programme collabore avec le gouvernement de l’Alberta et les parties prenantes pour mettre en œuvre le plan
conjoint de mise en œuvre Canada-Alberta de la surveillance des sables bitumineux. Ce plan met en place une
approche intégrée financée par l’industrie visant à surveiller et à évaluer l’importance des voies de propagation
des contaminants environnementaux dans l’air et l’eau, les effets biologiques et les répercussions de la
perturbation des habitats due aux sables bitumineux. Il est aussi question de surveiller la qualité de l’eau des
zones de croissance des mollusques au Canada dans le cadre du Programme canadien de contrôle de la
salubrité des mollusques qui est géré conjointement par l’Agence canadienne d’inspection des aliments,
Environnement Canada et Pêches et Océans Canada.
42
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses réelles 2014­2015
Écart
(dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
63 739 651
-4 615 974
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart
(nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
506
428
-78
Dépenses prévues
2014­2015
68 355 625
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 1.2.1 : Qualité de l’eau et santé des écosystèmes aquatiques
Résultat attendu
Indicateur de
rendement
Cible
Les politiques et
programmes du Canada
sur les ressources
hydriques sont
déterminés en fonction
des données et de
l’information sur la
qualité de l’eau et la
santé des écosystèmes
aquatiques obtenues par
une surveillance
continue des eaux, qui
relèvent de la
compétence ou de la
responsabilité fédérale
Pourcentage des
sites faisant partie
du réseau national
principal de
surveillance de la
qualité de l’eau
d’Environnement
Canada où des
activités de
surveillance de la
qualité de l’eau
ont été
entreprises
100 % des sites
surveillés
annuellement
d’ici mars 2015
Résultats réels
100 % en 2014
Cet indicateur est une mesure du rendement du
programme quant à la réalisation de son mandat de
surveillance en vertu de la Loi sur les ressources en
eau du Canada. Le réseau de principaux sites de
surveillance d’Environnement Canada en 2014
compte 215 sites de rivières, ainsi que 147 sites
dans la région des deux Grands Lacs de
compétence partagée entre le Canada et les ÉtatsUnis. Des sites fédéraux et provinciaux sont inclus
dans le réseau principal et sont surveillés
conformément aux ententes officielles conclues
avec les provinces respectives.
En 2014, une surveillance a été effectuée à
l’ensemble des 362 sites principaux. Le nombre de
sites inclus dans le réseau varie légèrement d’une
année à l’autre, car les sites sont ajustés en
fonction d’une analyse axée sur les risques. Des
échantillons sont recueillis dans les Grands Lacs
selon un système de rotation; on ne recueille pas
d’échantillons de tous les sites chaque année. Les
sites pour lesquels aucune surveillance n’est prévue
pour une année donnée n’ont pas été inclus dans le
calcul de l’indicateur. La cible a été atteinte en 2014
et également en 2013.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la réalisation des évaluations de la pollution sanitaire et de la surveillance de la qualité de l’eau à l’appui du
Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques. Une analyse (effectuée en 2014-2015)
débouchera sur l’élaboration de propositions visant à modifier la classification de certains secteurs
coquilliers, et elle permettra d’accroître l’efficacité de programmes connexes pour le Ministère;
Environnement Canada
43
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
•
le prélèvement de plus de 31 500 échantillons bactériologiques dans 7 493 sites de secteurs coquillers
e
commerciaux (c.-à.d. au sud du 55 parallèle), conformément aux normes de la Food and Drug
Administration des États-Unis relatives à l’exportation;
•
la mise en œuvre d’une approche fondée sur le risque pour optimiser les substances surveillées et la
fréquence de surveillance ainsi que pour mieux évaluer les risques de contaminants dans les bassins
versants du Canada;
•
l’amélioration considérable, par l’entremise du Plan conjoint Canada-Alberta de la surveillance des sables
bitumineux, de la capacité à surveiller les contaminants présents en faible quantité, en augmentant la
couverture géographique des efforts de surveillance (presque deux fois plus de sites surveillés) et la
fréquence de l’échantillonnage, à recueillir des échantillons pour un plus grand nombre de composés en
utilisant des méthodes de détection plus sensibles ainsi qu’à intégrer les résultats. Environnement Canada
a continué à travailler avec l’Alberta, les peuples autochtones et les intervenants pour soutenir la
surveillance environnementale fiable et solide liée à l’exploitation des sables bitumineux;
•
l’appui des travaux de l’Institut canadien des rivières de l’Université du Nouveau-Brunswick portant sur
l’élaboration d’une nouvelle méthode de surveillance de l’environnement axée sur les gènes qui est à la fois
plus rentable et exacte que les autres techniques d’observation, et ce, en fournissant un accès aux
échantillons environnementaux ainsi qu’à de la formation et à des conseils de la part de chercheurs
d’Environnement Canada;
•
la mise en œuvre réussie du Système national de gestion de l’information des laboratoires dans quatre des
huit laboratoires du Ministère. La mise en œuvre devrait être complète en 2016-2017. Un système de
données harmonisé dans l’ensemble des laboratoires permettra d’assurer une gestion centralisée des
données efficace et sécuritaire, de faciliter le transfert de données au sein du réseau de laboratoires et de
produire des rapports pour de nombreux laboratoires à l’intention des clients et du personnel de gestion;
•
la réalisation de travaux de recherche dans les régions vulnérables aux répercussions climatiques (y
compris les eaux d’amont dans les montagnes de l’Ouest canadien, les régions de pergélisol et les Grands
Lacs), à l’appui de l’évaluation environnementale nationale et des priorités établies par le Conseil de
l’Arctique, en mettant l’accent sur le risque accru de sécheresse associée à la diminution de la neige
accumulée dans les montagnes, sur des études sur le terrain dans les régions de pergélisol et sur les liens
existant entre la glace, la température des lacs et les niveaux d’évaporation de l’eau dans les Grands Lacs;
• l’élaboration du Guidance Manual for Developing Nutrient Guidelines for Rivers and Streams (guide sur
l’élaboration de lignes directrices relatives aux éléments nutritifs pour les rivières et les cours d’eau) pour les
décideurs dans toutes les provinces et tous les territoires. Le Conseil canadien des ministres de
l’environnement commencera à accorder des approbations officielles à l’été 2015.
Sous-programme 1.2.2 : Gestion et utilisation des ressources en eau
Description du sous-programme
Ce programme mène des activités de recherche et de surveillance et fait progresser les connaissances sur
l’état des bassins versants par l’intermédiaire du Conseil canadien des ministres de l’environnement afin
d’étayer les décisions de gestion intégrée de l’eau à l’échelle fédérale, provinciale et territoriale. Le programme
fait la promotion des renseignements scientifiques et permet leur application pour la prise de décisions
éclairées de façon intégrée et uniforme et conformément à la Loi sur les ressources en eau du Canada. Le
programme coordonne la science et la surveillance de la qualité et de la quantité de l’eau afin d’éclairer les
décisions et les approches visant l’élaboration et la gestion de politiques. Le programme coordonne les activités
avec les organismes gouvernementaux du Canada et des États-Unis (p. ex. la Commission mixte
internationale) et met au service des offices des eaux nationaux et internationaux son expertise sur les enjeux
transfrontaliers et nationaux tels que la protection des écosystèmes, les risques d’inondation et le maintien d’un
débit d’eau suffisant pour soutenir les activités économiques dans les voies navigables du lac Ontario au fleuve
Saint-Laurent, du lac Supérieur au lac Huron et dans d’autres rivières transfrontalières.
44
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses réelles 2014­2015
Écart
(dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
3 201 892
646 271
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins
nombre prévu) 2014-2015
29
29
0
Dépenses prévues
2014­2015
2 555 621
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 1.2.2 : Gestion et utilisation des ressources en eau
Résultat attendu
Indicateur de rendement
Cible
Les décideurs
chargés des
ressources en eau
disposent des
renseignements et
des points de vue
des intervenants
nécessaires pour
prendre des
décisions
responsables et
adaptées sur les
ressources partagées
Indice de la satisfaction de
la clientèle, sur une échelle
de 1 (insatisfaisant) à 10
(excellent)
La cible
sera
déterminée
une fois
qu’une
valeur de
référence
aura été
mesurée
Résultats réels
70 % en 2013-2014
L’indicateur est une mesure de la satisfaction de la
clientèle quant au soutien technique et scientifique
offert par Environnement Canada pour les conseils
nationaux et internationaux de gestion de l’eau. La
valeur déclarée a été mesurée dans le contexte
d’une évaluation du programme en 2013-2014. La
valeur finale de l’indicateur correspond au
pourcentage de répondants ayant indiqué que leur
niveau de satisfaction est de 8 sur 10 ou plus.
L’enquête n’a pas été menée en 2014-2015.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la réalisation de progrès liés à un modèle hydrologique pour estimer les scénarios possibles de débit de
rivières jusqu’à concurrence de dix jours, et la mise au point d’un modèle pour les prévisions hydrologiques
pour le lac des Bois qui appuiera la prévention et l’intervention en cas d’inondation. Les résultats ont été
communiqués, car le modèle peut s’appliquer à d’autres conseils de gestion de l’eau.
Environnement Canada a également continué à travailler sur un projet visant à examiner les méthodes de
répartition utilisées pour la Régie des eaux des provinces des Prairies;
•
la fourniture (par l’entremise du Conseil canadien des ministres de l’environnement) de son expertise et de
conseils dans le contexte d’un document d’orientation afin de contribuer à la mise en œuvre de l’approche
d’évaluation de la durabilité des eaux souterraines de 2013-2014;
•
la poursuite de la consultation des offices des eaux pour des questions liées aux eaux transfrontalières,
notamment en offrant des contributions en nature et un financement opérationnel aux conseils nationaux
et internationaux de gestion de l’eau (y compris les conseils dirigés par la CMI), en entreprenant des
projets spéciaux à l’appui de la CMI et du Conseil international du bassin du lac des Bois et de la rivière à
la Pluie, en appuyant le travail de la CMI visant à réguler le lac Supérieur et le lac Ontario, en fournissant
une expertise technique sur les conséquences observées et prévues des changements climatiques dans
le bassin des Grands Lacs, en surveillant la mise en œuvre de négociations d’ententes bilatérales de
gestion des eaux entre les administrations qui participent au Conseil du bassin du fleuve Mackenzie et en
élaborant une proposition pour recueillir et communiquer les connaissances traditionnelles relatives à l’eau
des communautés avoisinantes au bassin du fleuve Mackenzie;
Environnement Canada
45
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
lxi
•
les résultats de l’évaluation de la gestion et de l’utilisation des ressources en eau ont confirmé la
pertinence et l’efficacité continues du programme, ainsi que la qualité de l’information technique fournie et
des conseils à l’appui de la prise de décisions. En réponse à une recommandation découlant de
l’évaluation, le Ministère a entamé un examen visant à améliorer l’efficacité du programme en
communiquant plus d’information et en assurant l’uniformité et la collaboration à l’échelle du programme;
•
la contribution afin de veiller à ce que les ressources en eau du Canada soient mises en valeur et
employées dans le meilleur intérêt du pays, et ce, grâce à l’application continue de la Loi sur les ouvrages
destinés à l’amélioration des cours d’eau internationaux. Le Ministère a presque terminé le renouvellement
des permis pour quatre barrages et les bassins de retenue qui leur sont associés pour une durée de
deux ans et a amorcé le processus de délivrance de permis pour un nouveau barrage qui a été proposé.
Sous-programme 1.2.3 : Services et relevés hydrologiques
Description du sous-programme
Tout renseignement portant sur le cycle de l’eau est essentiel à la santé et à la sécurité au Canada (p. ex. la
prévention et la prévision des crues) et à l’efficience économique (p. ex. l’agriculture, l’hydroélectricité et le
transport maritime international). Les données et les renseignements hydrologiques sont recueillis et diffusés
pour appuyer les décisions relatives à la gestion des eaux. Les données hydrologiques et les renseignements
météorologiques et supplémentaires fournis par le programme sont utilisés par les agences internationales,
fédérales, provinciales, territoriales et municipales pour établir des règlements et pour réagir aux changements
des niveaux et des débits des eaux au Canada et des cours d’eau qui traversent des frontières internationales.
En vertu de la Loi sur les ressources en eau du Canada, les activités de surveillance menées dans le cadre de
ce programme sont mises en œuvre par le biais d’accords bilatéraux de partage des coûts entre
Environnement Canada et tous les territoires et provinces (Affaires autochtones et Développement du Nord
Canada représentent le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest). Ces accords établissent le cadre national au
moyen duquel Environnement Canada recueille, interprète et fournit des renseignements sur le débit et le
niveau d’eau et soutient les enquêtes scientifiques. L’exécution du programme exige la participation du
personnel au siège social d’Environnement Canada et dans chacune des régions. La prestation du programme
peut inclure des contributions à l’appui de Ressources en eau.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses réelles 2014­2015
Écart
(dépenses réelles moins dépenses
prévues) 2014-2015
25 511 515
5 225 904
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart 2014-2015
(réel moins prévu)
208
244
36
Dépenses prévues
2014­2015
20 285 611
Ressources humaines (ETP)
46
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Résultats du rendement
Sous-programme 1.2.3 : Services et relevés hydrologiques
Résultat attendu
Indicateur de rendement
Cible
Les Canadiens
et leurs
institutions ont
les données
hydrologiques,
les
renseignements
et les
connaissances
nécessaires
pour prendre
des décisions
en matière de
gestion de l’eau
Indice de la satisfaction de
la clientèle, sur une échelle
de 1 (insatisfaisant) à 10
(excellent)
La cible du
cadre de
mesure du
rendement
a été
établie
pour 2017
Résultats réels
79 % en 2014-2015
Ce programme recueille, produit et diffuse des
données hydrométriques par l’entremise d’accords
bilatéraux à frais partagés entre
Environnement Canada, les provinces et les
territoires. L’indicateur est une mesure de la
satisfaction des partenaires provinciaux et territoriaux
quant au rendement de Relevés hydrologiques du
Canada. Le niveau de satisfaction est évalué chaque
année (au printemps) au moyen d’un sondage mené
auprès des partenaires de Relevés hydrologiques du
Canada.
Le rendement est sur la bonne voie pour atteindre la
cible en 2017. La valeur déclarée n’est pas
comparable à celle déclarée dans le Rapport
ministériel sur le rendement de 2013-2014 en raison
de changements apportés aux méthodes de calcul de
l’indicateur. Étant donné que le sondage est limité aux
partenaires/clients provinciaux et territoriaux, la valeur
de l’indicateur peut ne pas représenter les opinions
d’autres utilisateurs de données.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la mise au point d’un mécanisme d’accès à Internet pour obtenir les données hydrométriques en temps réel
afin d’appuyer l’Initiative sur les données ouvertes du gouvernement fédéral;
•
la poursuite de l’acquisition, de la production et de la diffusion de données et de renseignements sur les
niveaux et les débits d’eau pour les 2 200 stations hydrométriques actives exploitées par le
gouvernement fédéral, établies sur des rivières et des lacs à l’échelle du Canada. Chaque année,
environ 70 stations supplémentaires transmettent des données en temps quasi réel;
•
la poursuite de l’appui à la prise de décisions provinciales et territoriales liées à la prévention et à
l’atténuation des inondations en fournissant des données en temps quasi réel sur les niveaux et les
débits d’eau (y compris une analyse) pour des rivières et des lacs à l’échelle du Canada, en offrant son
expertise et en assurant la prestation de services essentiels pendant des inondations au Manitoba, en
Saskatchewan et dans le Nord-Ouest de l’Ontario;
•
la tenue d’une enquête auprès des partenaires, en réponse à une recommandation formulée dans le
cadre de l’évaluation du programme sur les services et relevés hydrologiques lxii de 2013-2014, dans le
but d’améliorer la compréhension du Ministère à l’égard des besoins en matière de données et
d’information des utilisateurs. Les résultats de l’enquête ont indiqué un niveau élevé de satisfaction
parmi les principaux partenaires et ont souligné que le classement des données (de façon temporaire ou
approuvée) permettrait d’accroître l’utilisation des données;
•
la signature d’une entente sur la surveillance hydrométrique avec les Territoires du Nord-Ouest et le
renouvellement d’une entente avec la Nouvelle-Écosse, dans le contexte de la dévolution.
Environnement Canada
47
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
•
la conclusion de deux protocoles d’ententes avec l’Agence spatiale canadienne (pour faire progresser la
télédétection des ressources en eau depuis l’espace) et la poursuite de sa collaboration avec le U.S.
Geological Survey en signant quatre annexes aux protocoles d’ententes qui définissent les systèmes de
données et d’information, la mise à l’essai des instruments hydrométriques, la surveillance du
développement technologique et la formation des opérations hydrométriques communes entre les deux
pays;
•
la responsabilité de la contribution du Canada dans le cadre du plan de quatre ans de la Commission
d’hydrologie de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) ainsi que de l’avancement du programme
HYCOS dans l’Arctique (système d’observation du cycle hydrologique) de l’OMM qui permet, entre autres,
de recueillir, de gérer et de partager des données de grande qualité à partir d’un réseau défini de base de
stations hydrologiques situées dans le bassin arctique pour évaluer l’afflux d’eau douce dans l’océan
Arctique et les mers arctiques. Le Ministère a présidé la première réunion du comité directeur du
programme HYCOS au mois de mars 2015.
Programme 1.3 : Écosystèmes durables
Description du programme
Ce programme vise à conserver les écosystèmes du Canada à long terme en fournissant aux Canadiens, à
leurs gouvernements et au secteur privé, les renseignements et les outils environnementaux nécessaires pour
intégrer des considérations sociales, économiques et environnementales dans leurs prises de décisions et leurs
actions. Les évaluations environnementales constituent une part importante de ce programme. L’approche
écosystémique de la gestion environnementale vise à préserver la capacité d’un système entier à produire des
biens et des services écologiques, tels que les ressources en eau, la qualité de l’air et de l’eau et les
ressources génétiques afin d’appuyer notre économie, la sécurité, la santé et le bien-être des individus. Ce
programme met l’accent sur le développement et la mise en œuvre des politiques et stratégies de durabilité
d’Environnement Canada, des renseignements venant appuyer la planification intégrée à l’échelle des
écosystèmes, la mobilisation des collectivités en matière d’assainissement des sites, la mobilisation des jeunes,
ainsi que la recherche et la production de rapports sur la situation et les tendances environnementales. Ce
programme facilite la planification interdisciplinaire et intersectorielle ainsi que le partage de l’information entre
les partenaires. Les contributions soutenant les écosystèmes durables sont utilisées en tant que composantes
de ce programme.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Budget principal des
dépenses
2014-2015
Dépenses prévues
2014­2015
Autorisations
totales pouvant
être utilisées
2014-2015
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2014-2015
Écart
(dépenses réelles moins
dépenses prévues)
92 013 642
92 013 642
96 697 210
72 619 888
-19 393 754
Ressources humaines (ETP)
48
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart 2014-2015
(réel moins prévu)
350
359
9
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Résultats du rendement
Programme 1.3 : Écosystèmes durables
Résultat attendu
Indicateur de rendement
Les Canadiens
gèrent les
ressources
écosystémiques
de façon à
favoriser la
durabilité de
l’écosystème
Totalité des indicateurs
écosystémiques
sélectionnés dans les
initiatives écosystémiques
Cible
Résultats réels
Cible à
déterminer
53, selon les données propres aux Grands Lacs de
1968 à 2010 et les données propres au fleuve SaintLaurent de 2002 à 2012.
Cet indicateur constitue une mesure sommaire de
l’état général et de la santé des écosystèmes
canadiens choisis dans lesquels le programme a
une incidence directe. La valeur déclarée est une
note entre 0 et 100 fondée sur les évaluations de la
situation et des tendances des principaux
indicateurs écosystémiques. À l’heure actuelle, elle
porte sur les quatre Grands Lacs au Canada et sur
le fleuve Saint-Laurent. L’objectif est toutefois
d’ajouter d’autres écosystèmes à mesure que de
nouveaux indicateurs seront disponibles.
En général, les indicateurs écosystémiques ont un
statut passable. Cotes des écosystèmes
individuels :
lac Supérieur, 66;
lac Huron, 59;
lac Ontario, 50;
fleuve Saint-Laurent, 49;
lac Érié, 42.
Il s’agit de la première utilisation de cet indicateur.
Ces données seront mises à jour de façon
périodique, à mesure que de nouvelles données sur
l’indicateur environnemental seront disponibles pour
les écosystèmes.
Analyse du rendement et leçons retenues
En 2014-2015, le Ministère a continué de préconiser une approche écosystémique en matière de gestion de
l’environnement. Il a participé à environ 150 évaluations de projet au cours de l’année à l’appui d’un éventail de
projets à l’échelle du Canada. Environnement Canada continue également d’investir dans l’amélioration et la
restauration des principaux écosystèmes du Canada (y compris les Grands Lacs, le fleuve Saint-Laurent, le lac
Simcoe et le sud-est de la baie Georgienne, le lac Winnipeg et l’Okanagan, la mer des Salish et les
écosystèmes de l’Atlantique) par l’entremise d’activités de surveillance, d’activités de recherche avec des
partenaires à l’échelle nationale et internationale ainsi que du financement des projets et des activités à
l’échelle locale (se reporter également aux programmes 1.3.4.1 et 1.3.4.5 ci-dessous).
Le Ministère a amélioré la couverture des cibles et des objectifs de la Stratégie fédérale de développement
durable pour accroître le caractère pertinent de la stratégie et des rapports connexes aux yeux des décideurs
externes et fédéraux. Pour soutenir la production de rapports sur la durabilité, quatre nouveaux indicateurs ont
été ajoutés et plusieurs autres indicateurs ont été mis à jour dans les indicateurs canadiens de durabilité de
l’environnement de façon à fournir un tableau complet des progrès en matière d’objectifs environnementaux.
Environnement Canada a joué un rôle de chef de file dans le cadre d’un certain nombre d’initiatives ou y a
participé dans le but de s’assurer que les considérations environnementales sont mentionnées dans les
ententes et les négociations de libre-échange du Canada. Le Ministère a également continué de faire
progresser les objectifs environnementaux internationaux du Canada par l’entremise de la participation à des
organisations internationales ainsi qu’à des ententes de coopération régionales et bilatérales.
Environnement Canada
49
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Le Ministère a mené la négociation et l’élaboration des engagements environnementaux dans le cadre du
récent Accord économique et commercial global conclu entre le Canada et l’Union européenne et de l’Accord
de libre-échange conclu entre le Canada et la Corée. Environnement Canada a poursuivi ses activités liées aux
engagements environnementaux bilatéraux supplémentaires découlant des accords de libre-échange conclus
entre le Canada et le Chili, le Costa Rica, le Pérou, la Colombie, Panama, la Jordanie et le Honduras.
L’engagement d’Environnement Canada envers le Programme des Nations Unies pour l’environnement a
e
permis la désignation d’experts canadiens dans le cadre de l’élaboration du 6 rapport Perspectives mondiales
en matière d’environnement. De plus, l’engagement stratégique envers l’Organisation de coopération et de
développement économiques a continué de permettre l’acquisition d’outils, de renseignements, de politiques et
d’analyses économiques à l’appui du programme de réglementation et de la politique environnementale du
Ministère.
Par l’entremise de son engagement auprès du Conseil chinois de coopération internationale, le Ministère a
offert des conseils au gouvernement chinois sur des enjeux environnementaux, comme la criminalité liée aux
espèces sauvages et les polluants climatiques de courte durée de vie. Un engagement efficace et la prise de
mesures par la Chine sont des aspects importants d’une action mondiale efficace, et ils sont importants pour
éviter les résultats environnementaux négatifs au Canada.
Sous-programme 1.3.1 : Rapports et indicateurs de durabilité
Description du sous-programme
Les responsables du programme travaillent de concert avec les autres ministères par le biais du Bureau du
développement durable en vue de mettre en application la Loi fédérale sur le développement durable qui
impose à Environnement Canada de diriger la mise en œuvre, le suivi et la production de rapports concernant
la Stratégie fédérale de développement durable. La Loi stipule que le ministère de l’Environnement doit définir
et mettre en place une Stratégie fédérale de développement durable qui rend le processus décisionnel en
matière d’environnement plus transparent et plus responsable envers le Parlement. Aux termes de la Loi, la
stratégie est déposée tous les trois ans au Parlement pour définir les cibles et objectifs fédéraux en matière de
développement durable, ainsi que les stratégies de mise en œuvre. En outre, le Bureau du développement
durable produit, au moins une fois tous les trois ans, un rapport d’étape du gouvernement fédéral sur la mise en
œuvre de la Stratégie fédérale de développement durable. Enfin, ce programme aide les ministères et les
organismes fédéraux compétents à élaborer et à déposer leurs propres stratégies pour montrer combien les
activités menées dans le cadre du programme appuient la Stratégie fédérale de développement durable dans
l’année qui suit le dépôt de ladite stratégie à la Chambre des communes. Ces stratégies appuient et favorisent
une plus grande transparence et une meilleure reddition de comptes aussi bien envers le public que le
Parlement. Les responsables du programme collaborent avec les autres ministères par le biais de l’initiative des
Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement pour faire état de l’évolution des indicateurs
environnementaux qui permettent de mesurer les progrès de la Stratégie fédérale de développement durable et
de suivre les questions qui préoccupent les Canadiens, y compris le climat et la qualité de l’air, la disponibilité
et la qualité de l’eau et la protection de la nature.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
7 844 185
7 294 934
-549 251
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart 2014-2015
(réel moins prévu)
58
53
-5
Ressources humaines (ETP)
50
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Résultats du rendement
Sous-programme 1.3.1 : Rapports et indicateurs de durabilité
Résultats attendus Indicateurs de rendement
Cibles
Usage accru des
indicateurs
canadiens de
durabilité de
l’environnement
dans les politiques
de développement
durable et dans la
production de
rapports
Nombre annuel de
publications externes sur
la recherche, les
politiques ou les médias,
qui adoptent au titre de
mesures ou d’analyses,
les indicateurs canadiens
de durabilité de
l’environnement
70
publications
d’ici
décembre
2014
Les politiques et
plans des
ministères fédéraux
reflètent les
objectifs et cibles
dans la Stratégie
fédérale de
développement
durable
Pourcentage d’objectifs,
de cibles et de stratégies
de mise en œuvre tirés
de la Stratégie fédérale
de développement
durable, intégrés aux
rapports ministériels
annuels (p. ex., Rapports
sur les plans et les
priorités, Rapports
ministériels sur le
rendement)
100 % d’ici
mars 2015
Résultats réels
111 en 2014
Cet indicateur illustre l’utilisation des Indicateurs
canadiens de durabilité de l’environnement (ICDE)
dans les analyses publiées. Il ne tient pas compte
de l’utilisation des indicateurs qui ne sont pas
publiés ou qui ne sont pas dotés de citations
pertinentes.
Une comparaison des résultats de 2013 et de
2014 avec ceux des années précédentes révèle
une hausse générale du nombre de citations au fil
du temps. En 2014, le nombre de citations était à
son niveau le plus élevé depuis 2005, soit
supérieur à la cible de près de 60 %. Ce résultat
peut être attribuable en partie à la publication de
trois rapports d’organisations non
gouvernementales qui se sont servies des
données des ICDE pour arriver à leurs
conclusions, et de la présentation au public en
ligne de ces rapports.
95 % en 2014-2015
La valeur déclarée repose sur un examen des
Rapports sur les plans et les priorités de 20152016 et du Rapport ministériel sur le rendement
de 2013-2014. L’examen n’évalue que la
présence des renseignements requis dans les
rapports; la qualité ou la clarté des
renseignements déclarés n’est pas évaluée.
La valeur de cet indicateur demeure relativement
stable par rapport aux 94 % déclarés en 20132014. La valeur réelle est à moins de 5 % de la
cible; de ce fait, on peut considérer que la cible a
été atteinte de manière substantielle.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
• l’adoption des technologies de l’information qui ont donné lieu à un certain nombre d’avantages, y
compris la réduction de la charge de travail des 33 ministères et agences qui participent à la Stratégie
fédérale de développement durable, l’amélioration des examens internes et des processus
d’approbation, la réduction de la paperasserie, la simplification de la prise de décisions, l’amélioration de
la tenue des dossiers et le soutien des travaux et du perfectionnement professionnel des experts du
Ministère;
•
l’amélioration de la pertinence stratégique et de l’utilité de la Stratégie fédérale de développement
durable pour le gouvernement et les décideurs externes en créant une base de données thématique
transsectorielle des activités dans le cadre de la Stratégie fédérale de développement durable, de façon
à permettre aux analystes de personnaliser et de regrouper de façon précise les activités et les
programmes liés à la Stratégie qui touchent aux principaux thèmes stratégiques de la Stratégie (les
changements climatiques, la qualité de l’eau ou le milieu naturel);
Environnement Canada
51
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
•
l’ajout de quatre nouveaux indicateurs et la mise à jour de 25 indicateurs sur le site Web des Indicateurs
lxiii
canadiens de durabilité de l’environnement (ICDE) dans le cadre des efforts continus visant à
améliorer la prestation d’indicateurs liés aux enjeux préoccupants en matière de durabilité
environnementale et à faciliter le progrès lié à l’atteinte des cibles et des objectifs de la Stratégie
fédérale de développement durable;
•
la direction d’un examen des ICDE pour valider la portée actuelle et recenser les écarts et les occasions
potentielles. Des mesures sont en cours pour améliorer la série d’indicateurs en fonction des
suggestions soumises par l’entremise de l’évaluation par les pairs. L’examen a également révélé que le
programme des ICDE fait bonne impression chez les pairs internationaux et d’autres organisations;
•
la poursuite des travaux de base pour créer une « stratégie électronique » sur le Web pour la Stratégie
fédérale de développement durable de 2016-2019. La stratégie électronique améliorera la capacité du
public et des intervenants à accéder à l’information liée à la Stratégie fédérale de développement
durable et à adapter cette dernière en fonction de priorités précises, tout en aidant le Ministère à traiter
les recommandations principales découlant des examens de la Stratégie fédérale de développement
durable de 2010-2013 et de 2013-2016 effectués par le commissaire à l’environnement et au
développement durable;
•
la mise sur pied, selon l’atelier sur les leçons interministérielles tirées de la Stratégie fédérale de
développement durable de 2013-2016 et du rapport d’étape de la Stratégie fédérale de développement
durable de 2012, d’un plan visant plusieurs améliorations : améliorer la vision pangouvernementale,
communiquer la Stratégie fédérale de développement durable à titre de responsabilité partagée,
améliorer la transparence sur les progrès, l’équité et l’équilibre ainsi qu’optimiser l’utilisation et
l’incidence de la Stratégie fédérale de développement durable.
Sous-programme 1.3.2 : Évaluation et approches axées sur les écosystèmes
Description du sous-programme
Ce programme contribue à la mise en place d’une activité consolidée pour évaluer et gérer les écosystèmes
canadiens de manière durable. Ces divers éléments fournissent de l’expertise scientifique et des conseils
destinés aux décideurs au sein des différents ordres de gouvernement, des organisations non
gouvernementales de l’environnement, de l’industrie, des chercheurs et du grand public. L’objectif est de faire
en sorte que les renseignements sur l’écosystème et les effets sur l’environnement des propositions de
développement soient pris en compte dans les décisions. Dans le cadre de ce programme, des activités dans
les domaines de la surveillance, de la recherche, de l’évaluation et de la présentation de rapports sur la
biodiversité et la santé des écosystèmes sont organisées. Ce programme surveille également la biodiversité et
les contaminants dans le cadre du Plan de mise en œuvre conjoint Canada-Alberta de la surveillance des
sables bitumineux en vue de mieux comprendre les effets cumulatifs à long terme de l’exploitation des sables
bitumineux. Environnement Canada participe aux évaluations environnementales fédérales, y compris celles
menées dans le Nord et apporte son expertise scientifique dans le cadre des évaluations environnementales
réalisées à l’échelle territoriale et provinciale. Environnement Canada contribue à la santé des écosystèmes
canadiens en s’impliquant dans ces évaluations stratégiques.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
52
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
20 906 910
24 029 372
3 122 462
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart 2014-2015 (nombre réel
moins nombre prévu)
184
168
-16
Résultats du rendement
Sous-programme 1.3.2 : Évaluation et approches axées sur les écosystèmes
Résultat attendu
Les effets
environnementa
ux négatifs
potentiellement
importants des
projets, plans,
programmes et
politiques
assujettis à la
loi fédérale en
matière
d’évaluation
environnementa
le et à la
Directive du
Cabinet sont
évités ou
atténués.
Indicateurs de rendement
Part des recommandations
d’Environnement Canada
intégrée aux décisions
définitives portant sur les
évaluations
environnementales
Cibles
60 % d’ici
mars 2015
Résultats réels
74 % en 2014-15
La valeur déclarée en 2014-2015 repose sur deux
projets (projet d’oléoduc Northern Gateway et projet
d’énergie propre du site C) qui ont été approuvés
conformément à la Loi canadienne sur l’évaluation
environnementale en 2014-2015. L’indicateur ne tient
pas compte des recommandations approuvées par le
promoteur au cours du processus de l’étude
d’évaluation environnementale.
Environ 40 des 54 recommandations figurent
entièrement ou en partie dans l’évaluation
environnementale définitive. Ainsi, le rendement de cet
indicateur a dépassé la cible. L’indicateur n’a été
présenté qu’une seule fois précédemment, en 20132014, période au cours de laquelle le programme avait
enregistré un pourcentage de 65 % en fonction de trois
projets.
Part des demandes de suivi
des évaluations
environnementales
formulées par
Environnement Canada qui
fonctionne comme prévu
100 % d’ici
l’exercice
financier
2016-2017
100 % en 2014-2015
Cet indicateur illustre le niveau d’adéquation des
réponses des promoteurs de projet aux demandes de
suivi formulées dans les décisions des évaluations
environnementales. La valeur déclarée repose sur tous
les projets considérés actifs pendant l’étape de suivi et
pour lesquels le Ministère a reçu ou pense recevoir des
rapports de suivi des promoteurs.
La valeur de l’indicateur en 2012-2013 et en 2013-2014
était aussi de 100 %; ainsi, la cible a été atteinte
pendant trois années consécutives.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la participation à environ 150 évaluations de projets au sein de l’Agence canadienne d’évaluation
environnementale (ACEE), de l’Office national de l’énergie, de la Commission canadienne de sûreté
nucléaire et des processus d’évaluation environnementale dans le Nord afin de fournir de l’expertise
scientifique pour évaluer les répercussions prévues des projets proposés en ce qui concerne l’eau, la
biodiversité, l’air et les gaz à effet de serre;
•
la poursuite de la collaboration avec l’ACEE pour simplifier la prestation et le contenu des conseils
offerts aux promoteurs et ainsi aider à orienter le contenu de leur étude d’impact environnemental;
Environnement Canada
53
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
•
la poursuite de la participation au cycle de réunions du sous-ministre dans le cadre de l’initiative du Bureau
de gestion des grands projets (BGGP) du gouvernement fédéral, y compris par l’entremise du soutien aux
initiatives stratégiques du BGGP, comme le suivi des ressources et l’engagement des Autochtones, ainsi
que de la prestation de leadership stratégique au sujet de l’interaction de l’évaluation environnementale, de
la Loi sur les espèces en péril et de la surveillance de l’environnement;
•
la poursuite de l’examen des enjeux de surveillance, d’évaluation et de gestion des effets cumulatifs de
l’exploitation des ressources naturelles sur l’environnement. L’objectif à long terme consiste à améliorer la
protection des écosystèmes puisque les effets cumulatifs de multiples projets peuvent présenter des
risques pour la santé des écosystèmes régionaux;
•
la réalisation du processus interne de mise en œuvre des responsabilités législatives du Ministère en vertu
des articles 66 à 72 de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012) [pour les projets menés
sur les territoires domaniaux et à l’extérieur du Canada]. Un outil de production de rapports et des
documents offrant des conseils stratégiques ont été distribués à l’échelle du Ministère pour soutenir ces
tâches;
•
la poursuite de la surveillance de la biodiversité terrestre et de la perturbation de l’habitat dans le cadre du
Plan de mise en œuvre conjoint du Canada et de l’Alberta de la surveillance des sables bitumineux. Les
données sur toutes les composantes (air, eau, biodiversité, contaminants des espèces sauvages) sont
publiées sur le portail d’information Canada-Alberta sur la surveillance environnementale des sables
bitumineux;
•
la poursuite du renforcement des processus de mobilisation des groupes concernés par l’exploitation des
ressources de sables bitumineux, y compris les Premières Nations, les Métis, l’industrie, les organismes de
surveillance et les intervenants non gouvernementaux.
Sous-programme 1.3.3 : Mobilisation communautaire
Description du sous-programme
Ce programme incite la population canadienne et les collectivités à participer à la protection et à la restauration
de l’environnement en modifiant leur comportement, en renforçant les capacités et en créant des programmes
de financement communautaires et des activités de mobilisation.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
20 906 910
24 029 372
3 122 462
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
27
18
-9
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 1.3.3 : Mobilisation communautaire
Résultat attendu
Participation accrue
des Canadiens dans
des activités
individuelles et
54
Indicateur de rendement
Nombre de Canadiens
prenant des mesures
individuelles et collectives
afin de protéger, de
Cible
4 00 000
d’ici mars
2015
Résultats réels
198 376 en 2014-15
Cet indicateur illustre l’engagement des
Canadiens par l’entremise du programme de
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
collectives visant à
protéger, à conserver
ou à remettre en état
l’environnement naturel
conserver ou de remettre
en état l’environnement
naturel
financement communautaire ÉcoAction, du Fonds
pour dommages à l’environnement et du
programme d’emploi pour les jeunes dans le
domaine de l’environnement.
Les valeurs déclarées précédemment pour cet
indicateur étaient de 214 063 en 2012-2013 et de
183 792 en 2013-1014. Les augmentations des
valeurs découlant du programme ÉcoAction en
2014-2015 ont été compensées par d’autres
diminutions. La cible a été ajustée pour 2015-2016
en vue de tenir compte des modifications
apportées au programme.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
•
•
la mobilisation de collectivités et de Canadiens à l’échelle du pays à des initiatives locales visant à
protéger et à restaurer l’environnement par l’entremise de trois programmes principaux : ÉcoAction
(financement d’initiatives communautaires), le Fonds pour dommages à l’environnement (obtention d’un
financement à titre de compensation de dommages environnementaux et distribution des fonds pour
l’amélioration et la restauration de l’environnement) et le programme d’emploi pour les jeunes dans le
domaine de l’environnement (financement de stages dans le domaine des sciences);
l’obtention de la somme la plus importante (6,83 millions de dollars) des 20 ans d’existence du Fonds
pour dommages à l’environnement et l’allocation de 2,6 millions de dollars à de nouveaux projets
d’amélioration et de restauration;
la fin de l’initiative Service écojeunesse international et l’évaluation de la croissance du Programme des
jeunes stagiaires d’Horizons Sciences de façon à se conformer aux changements annoncés dans le
Plan d’action économique de 2014 et à augmenter le nombre de jeunes embauchés à la fin de leur
stage.
Se reporter également aux sous-sous-programmes 1.3.3.1 à 1.3.3.3 pour obtenir plus de renseignements.
Sous-sous-programme 1.3.3.1 : Financement communautaire ÉcoAction
Description du sous-sous-programme
Ce programme en est un de financement communautaire qu’Environnement Canada a mis en place pour offrir
du soutien financier aux organisations non gouvernementales et à but non lucratif pour des projets qui
produisent des résultats positifs et mesurables sur l’environnement. Les projets que finance ÉcoAction visent à
protéger, à restaurer ou à améliorer l’environnement et à développer la capacité d’agir des collectivités et des
particuliers pour qu’ils soient en mesure de poursuivre les activités futures. Les projets sont financés dans l’un
des quatre domaines prioritaires suivants : air pur, changements climatiques, eau saine et nature. La réussite
des projets ÉcoAction nécessite la participation des membres de la communauté, y compris de bénévoles.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
6 427 239
5 944 661
-482 578
Environnement Canada
55
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins
nombre prévu) 2014-2015
21
14
-7
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 1.3.3.1 : Financement communautaire ÉcoAction
Résultat attendu
Indicateur de rendement
Les objectifs
prévus des
projets financés
relatifs à la
conservation de
la nature, l’eau
propre et/ou les
changements
climatiques sont
atteints.
Pourcentage de la totalité
des objectifs
environnementaux du
projet atteint.
Cible
100 % d’ici
mars 2015
Résultats réels
128 % en 2014-15
La valeur déclarée représente les résultats prévus
selon des rapports incomplets portant sur les
projets; de ce fait, les derniers résultats peuvent
varier. La valeur en 2012-2013 était de 115 %.
Les résultats réels découlant des projets peuvent
dépasser les objectifs initiaux pour diverses raisons,
y compris l’obtention par les promoteurs de
financement supplémentaire de la part d’autres
partenaires ou des incertitudes en matière de
détermination des objectifs prévus.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
•
56
l’approbation du financement de 85 projets au Canada, dont le total s’élève à 4,3 millions de dollars sur
quatre exercices financiers (annoncé en mai 2014). Depuis 2006, ÉcoAction a approuvé 39 millions de
dollars de financement pour plus de 1 000 projets. Les projets ÉcoAction appuient les priorités principales
du Plan de conservation national (se reporter au programme 1.1) visant à offrir une vision commune
cohérente pour favoriser les efforts de conservation à l’échelle du pays. Les projets financés varient
considérablement pour répondre aux besoins des collectivités, par exemple :
o
le projet « Mettons les choses au clair » du Conseil du bassin du Fraser est un projet sur la qualité
de l’air mené auprès des collectivités des Premières Nations dans la vallée du Fraser en ColombieBritannique;
o
le projet « Voie de la réduction des déchets » du Green Action Centre sensibilise les élèves des
écoles du Manitoba (y compris six écoles dans le Nord de la province) à la nécessité de réduire les
déchets;
o
le Leeds Grenville Stewardship Council en Ontario travaille à la réduction des quantités excessives
d’éléments nutritifs dans le bassin de la rivière Gananoque pour améliorer la qualité de l’eau et les
habitats riverains;
le respect des recommandations formulées dans le cadre d’une évaluation du programme de financement
lxiv
communautaire ÉcoAction (publiée en septembre 2013), par l’entremise de l’examen et de la mise en
œuvre de meilleures pratiques, comme l’amélioration des systèmes de gestion de l’information,
l’augmentation des communications au sujet du programme aux organismes communautaires et des visites
plus exhaustives des lieux pour offrir un meilleur soutien aux bénéficiaires du financement.
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-sous-programme 1.3.3.2 : Fonds pour dommages à l’environnement
Description du sous-sous-programme
Le Fonds pour dommages à l’environnement (FDE) a été créé en 1995 en vue de gérer les fonds reçus comme
compensation pour dommages à l’environnement. Ces fonds peuvent provenir d’amendes, de paiements
ordonnés par les tribunaux, de règlements à l’amiable ou de contributions volontaires. L’objectif du FDE est
d’améliorer la qualité de l’environnement naturel du Canada. Si possible, les fonds sont versés dans la région
géographique où l’incident s’est initialement produit. Les indemnités accordées servent à financer des projets
mettant l’accent sur la restauration de l’environnement, y compris la recherche, le développement, l’éducation
et la sensibilisation, l’amélioration de la qualité de l’environnement, et le respect des règlements
environnementaux. Parmi les bénéficiaires admissibles, il y a les organisations non gouvernementales, les
universités et les établissements scolaires, les groupes autochtones, ainsi que les gouvernements provinciaux,
territoriaux et municipaux. Les partenaires comprennent Transports Canada, Pêches et Océans Canada et
Parcs Canada.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
222 420
272 107
49 687
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins
nombre prévu) 2014-2015
4
2
-2
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 1.3.3.2 : Fonds pour dommages à l’environnement
Résultats attendus Indicateurs de rendement
Reconnaissance
par les juges de la
valeur du Fonds
pour dommages à
l’environnement
pour remédier aux
dommages
environnementaux
ou aux préjudices
subis par les
espèces
sauvages
Nombre annuel de
décisions de la cour
exigeant le paiement au
Fonds pour dommages à
l’environnement par
l’intermédiaire d’une
législation non dirigée
Les
environnements
naturels affectés
par des
dommages
Proportion de la superficie
visée par une remise en
état restaurée.
Cibles
10 d’ici
mars 2015
Résultats réels
5 en 2014-2015
Cet indicateur illustre la reconnaissance par la
collectivité juridique de la valeur du Fonds pour
dommages à l’environnement attribuable en partie à la
promotion ciblée du programme. L’indicateur se limite à
la législation non dirigée, soit la législation selon
laquelle des montants sont octroyés à la discrétion des
juges et ils ne sont pas automatiquement versés au
Fonds pour dommages à l’environnement.
Le nombre de montants octroyés selon la législation
non dirigée varie en raison de l’utilisation accrue du
Fonds pour dommages à l’environnement, mais la
tendance est actuellement à la baisse en raison du
nombre élevé d’actes législatifs en fonction desquels
les fonds sont automatiquement versés au Fonds pour
dommages à l’environnement.
100 % d’ici
mars 2015
100 % en 2014-2015
Cet indicateur compare le pourcentage de la zone dont
la restauration est suggérée dans les propositions de
projets à la zone dont la restauration est confirmée
Environnement Canada
57
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
environnementaux
sont remis en état.
dans les rapports définitifs de projets.
La valeur déclarée en 2014-2015 repose sur un projet.
Ce dernier était le seul projet financé pendant l’année
pour lequel cet indicateur a été utilisé pour produire des
rapports sur les résultats.
Au début de l’année 2015-2016, l’indicateur sera
examiné pour produire un rapport sur la superficie
totale restaurée.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
le financement des projets et des activités de près de 1 000 Canadiens visant à restaurer ou à améliorer
plus de 3 000 hectares de milieux renfermant des environnements dégradés;
•
l’obtention d’un financement de 8,3 millions de dollars provenant de 29 amendes et montants adjugés à
l’échelle du pays, dont plus d’un tiers (37 %) provenant des régions de l’Ouest et du Nord. Par exemple,
deux entreprises ont accepté de faire un paiement volontaire de 75 000 $ en raison des accusations
portées à leur endroit en 2013 à la suite de l’inspection d’appareils de forage, qui a révélé le rejet de
résidus nocifs pour les poissons dans une rivière du Nunavut;
•
l’obtention du montant le plus élevé au cours de ses 20 années d’existence : 6,83 millions de dollars pour
45 chefs d’accusation en vertu de la Loi sur les pêches, au lac Bloom, au Québec. Cette affaire a permis de
mieux faire connaître le Fonds pour dommages à l’environnement. Le programme cherche de façon
constante et stratégique à investir des fonds dans des projets pour obtenir les meilleurs résultats en ce qui
concerne l’environnement naturel du Canada;
•
l’affiche de la disponibilité de 2,6 millions de dollars sur le site Web du Fonds pour dommages à
lxv
l’environnement pour inviter les promoteurs à soumettre des propositions. Le Ministère a financé
13 nouveaux projets en 2014-2015, dont sept dans la région de l’Atlantique et du Québec, un en Ontario et
six dans les régions de l’Ouest et du Nord. La contribution totale du Fonds pour dommages à
l’environnement était de 591 631 $;
•
Selon une évaluation du programme du Fonds pour dommages à l’environnement , le programme est
toujours pertinent et il est en voie de réaliser ses résultats souhaités. De plus, il s’harmonise avec les
priorités fédérales concernant la durabilité des écosystèmes et la protection de l’environnement. En
réponse aux recommandations de l’évaluation, le Ministère a pris des mesures pour affiner le modèle
logique du programme et les indicateurs de rendement, en plus d’apporter des améliorations à l’uniformité
nationale en matière de prestation du programme pour accroître l’efficacité et l’efficience. Par exemple, un
processus simplifié d’évaluation des montants a permis d’offrir plus de financement pour les projets
optimaux qui génèrent les meilleurs résultats en matière d’environnement.
58
lxvi
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-sous-programme 1.3.3.3 : Programme d’emploi jeunesse en environnement
Description du sous-sous-programme
Environnement Canada gère deux projets d’emploi jeunesse, Service écojeunesse international et Horizons
sciences, sous le volet Objectif carrière de la Stratégie emploi jeunesse fédérale, dirigée par Ressources
6
humaines et Développement des compétences Canada . Conformément au mandat d’Environnement Canada
visant la promotion de l’intégration des perspectives économiques, sociales et environnementales du
développement durable, les projets d’emploi jeunesse offrent des possibilités aux jeunes canadiennes et
canadiens sans emploi ou sous-employés d’acquérir de l’expérience de travail dans le secteur de
l’environnement. Le programme Service écojeunesse international offre chaque année environ 130 stages
d’une durée de six à douze mois dans le secteur de l’environnement. Les fonds de ce programme sont
distribués de façon équitable d’un bout à l’autre du Canada. Des mesures sont prises pour faire en sorte que
toutes les régions du pays puissent en profiter. En collaboration avec les universités, les organisations non
gouvernementales et l’industrie, Horizons sciences offre chaque année environ 100 stages d’une durée de six à
douze mois à des jeunes dans le cadre de projets en sciences environnementales répartis dans l’ensemble du
pays.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
3 153 741
3 137 983
-15 758
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
2
2
0
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 1.3.3.3 : Programme d’emploi jeunesse en environnement
Résultat attendu
Indicateur de rendement
De jeunes expérimentés
occupent un emploi dans
le secteur de
l’environnement ou
cherchent à poursuivre
leurs études
Pourcentage de jeunes
participants qui obtiennent un
emploi à temps plein dans leur
domaine ou qui poursuivent
leurs études après un stage ou
un placement
Cible
80 %
d’ici
mars
2015
Résultats réels
80 % en 2014-2015
Les valeurs précédentes pour cet indicateur
étaient de 81 % en 2013-2014 et de 88 % en
2012-2013. La cible a ainsi été atteinte pendant
les trois dernières années.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
l’offre de possibilités de stages en environnement à des bénéficiaires hôtes partout au Canada dans un
large éventail de secteurs, y compris le milieu universitaire, l’industrie et les organisations non
gouvernementales. D’autres activités de sensibilisation et mesures incitatives pour les bénéficiaires sont
examinées, de façon à accroître la répartition des stages et le taux d’emploi des stagiaires;
•
l’offre d’un financement à 224 bénéficiaires hôtes ayant permis de créer 243 stages rémunérés dans le
cadre des programmes Horizons Sciences et Service écojeunesse international. Le nombre total de stages
était supérieur à l’objectif du Ministère (223). Par l’entremise des stages, 80 % des jeunes participants ont
décroché un emploi à la fin de leur stage ou ont poursuivi des études de cycles supérieurs.
6
Maintenant Emploi et Développement social Canada.
Environnement Canada
59
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-programme 1.3.4 : Initiatives axées sur les écosystèmes
Description du sous-programme
Ce programme fait progresser la mise en œuvre d’une approche écosystémique en coordonnant et en
surveillant les initiatives axées sur l’écosystème. Il répond à l’intérêt croissant de faire sans cesse des progrès
mesurables sur le plan environnemental en mettant au point des outils non réglementaires et en allant au-delà
des questions de compétence. Le programme essaie d’établir et d’appuyer les mécanismes de gouvernance
conjointe et d’octroyer des subventions et des contributions à des projets de nettoyage et à des projets
communautaires. Il assure également la gestion des ententes administratives et des autres types d’ententes de
financement ainsi que des partenariats avec les provinces, le gouvernement des États-Unis, les groupes
autochtones et les intervenants régionaux.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
53 459 147
31 940 831
-21 518 316
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins
nombre prévu) 2014-2015
81
120
39
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 1.3.4 : Initiatives axées sur les écosystèmes
Résultat attendu Indicateur de rendement
Environnement
Canada et ses
partenaires
atteignent des
objectifs à court
terme relatifs
aux
améliorations
environnementa
les dans les
écosystèmes
d’importance
nationale
60
Progrès estimés
accomplis par rapport
aux objectifs à court
terme fixés dans les
ententes fédéralesprovinciales concernant
les initiatives axées sur
l’écosystème
Cibles
Grands
Lacs :
100 % d’ici
mars 2018
SaintLaurent :
100 % d’ici
mars 2016
Résultats réels
Grands Lacs : Les résultats ne sont pas disponibles pour
l’instant.
Les négociations ont pris fin en 2014 et le nouvel Accord
Canada-Ontario pour la qualité de l’eau et la santé de
l’écosystème du bassin des Grands Lacs est entré en
vigueur le 18 décembre 2014. La production de rapports
sur la portion portant sur les Grands Lacs de l’indicateur
reprendra lorsque le plan de travail de l’Accord
Canada-Ontario sera mis au point.
Saint-Laurent : 89 % en mars 2015
Des 47 projets prévus dans le cadre du programme
d’action conjointe 2014-2015, 89 % sont exécutés comme
prévu et 11 % présentent des problèmes mineurs. Aucun
projet ne présente de problèmes majeurs qui mettraient en
péril la mise en œuvre du projet. En comparaison, à la fin
de la période 2013-2014, 76 % des projets se déroulaient
comme prévu, 16 % présentaient des problèmes mineurs
et 8 % présentaient des problèmes majeurs. Si la tendance
actuelle se poursuit, la cible devrait être atteinte en 2016.
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la poursuite de la coordination et de la supervision des initiatives concernant les écosystèmes
importants, y compris ceux des Grands Lacs (se reporter au sous-sous-programme 1.3.4.1), du bassin
du lac Winnipeg (se reporter au sous-sous-programme 1.3.4.2), du sud-est de la baie Georgienne ou du
lac Simcoe (se reporter au sous-sous-programme 1.3.4.3) et du fleuve du Saint-Laurent (se reporter au
sous-sous-programme 1.3.4.4);
•
la réalisation des travaux visant à conclure un nouvel accord Canada-Ontario de cinq ans relatif à la
qualité de l’eau et à la santé de l’écosystème des Grands Lacs. Cet accord a été mis en œuvre en
décembre 2014;
•
l’établissement établi de partenariats stratégiques et le soutien des initiatives dans les écosystèmes
prioritaires, y compris ceux de la mer des Salish, de la vallée de l’Okanagan et de l’Atlantique (se
reporter également au sous-sous-programme 1.3.4.5);
•
la poursuite de la collaboration avec des collectivités et des organisations locales dans le cadre du
financement d’un large éventail de projets et d’initiatives à l’échelle d’écosystèmes importants dans le
but d’améliorer la santé des écosystèmes, la qualité de l’eau, la biodiversité et la conservation des
milieux humides ainsi que de réduire les concentrations et les apports de phosphore dans les zones
cibles;
•
la réalisation des activités de préparation pour l’assainissement du plus grand site contaminé dans les
eaux canadiennes des Grands Lacs, le récif Randle dans le port de Hamilton, en collaboration avec le
gouvernement de l’Ontario et les partenaires locaux. L’assainissement débutera l’année prochaine. La
date d’achèvement de ce projet complexe d’assainissement des sédiments est fixée à 2023;
•
la poursuite de la collaboration avec les agences et les ministères provinciaux et fédéraux pour
contribuer à l’approfondissement des connaissances scientifiques sur l’écosystème du Saint-Laurent.
Pour obtenir plus de renseignements sur les travaux effectués dans les principaux écosystèmes, se reporter
aux sous-sous-programmes 1.3.4.1 à 1.3.4.5 ci-dessous.
Sous-sous-programme 1.3.4.1 : Grands Lacs
Description du sous-sous-programme
Ce programme met en place des mécanismes en matière de leadership, de surveillance, de coordination, de
financement et de gouvernance pour l’Initiative de l’écosystème du bassin des Grands Lacs en gérant l’Accord
Canada-États-Unis relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs, l’accord Canada-Ontario, l’Initiative sur les
éléments nutritifs des Grands Lacs, le Plan d’action des Grands Lacs et le Plan d’action pour l’assainissement
de l’eau (l’assainissement des sédiments des Grands Lacs) et en établissant des rapports à ce sujet. Ce travail
englobe l’élaboration de politiques, la gestion des enjeux, la planification du travail, la production de rapports, la
coordination et le suivi des données scientifiques et le développement, la mise en place et l’analyse d’accords,
de plans et d’initiatives. Les responsables du programme obtiennent les résultats escomptés en collaborant
avec d’autres gouvernements fédéraux et d’autres paliers gouvernementaux des États-Unis et du Canada, les
groupes autochtones, les offices de protection de la nature, les organismes de gestion des bassins versants,
les municipalités, les organisations environnementales et les réseaux d’intendance. Plus particulièrement, ce
programme met en place des Plans d’assainissement et des plans d’action et de gestion panlacustres en vue
d’améliorer la qualité de l’environnement et de concrétiser la vision d’un écosystème sain et prospère dans les
Grands Lacs. Les financements ciblés du Plan d’action des Grands Lacs servent à traiter les altérations
d’utilisation bénéfique dans les zones préoccupantes, tandis que le financement du Plan d’action pour
l’assainissement de l’eau est destiné à mettre au point des projets d’assainissement des sédiments
contaminés. Le financement octroyé par l’Initiative sur les éléments nutritifs des Grands Lacs sert à déterminer
Environnement Canada
61
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
les concentrations cibles de phosphore et à recenser les mesures possibles de réduction du niveau de ces
concentrations qui contribuent à la prolifération des algues nuisibles. Ce programme met aussi en place des
plans d’action et des stratégies pour réagir face aux enjeux historiques en constante évolution qui commencent
à susciter des inquiétudes à l’échelle des Grands Lacs. Ces enjeux incluent notamment la protection des
espèces et des habitats, les produits chimiques suscitant des préoccupations au Canada et aux États-Unis et
l’identification des effets du changement climatique sur la qualité de l’eau des Grands Lacs. Il permet aussi de
présenter régulièrement des rapports à l’échelle fédérale et provinciale par le biais de l’accord Canada-Ontario
et au niveau binational entre le Canada et les États-Unis grâce à l’Accord Canada-États-Unis relatif à la qualité
de l’eau dans les Grands Lacs. Parmi ces rapports, mentionnons les rapports sur les indicateurs
environnementaux dans les Grands Lacs, le Rapport d’étape des parties (Canada-États-Unis), des mises à jour
sur les plans d’action et de gestion panlacustres, les rapports d’étape de l’Accord Canada-Ontario et un rapport
sur la science hydrogéologique.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
38 758 943
16 916 951
-21 841 992
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins
nombre prévu) 2014-2015
60
92
32
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 1.3.4.1 : Grands Lacs
Résultat attendu
Indicateur de rendement
Environnement
Canada et ses
partenaires
atteignent les
objectifs à court
terme
d’amélioration
quant aux
utilisations
bénéfiques
altérées et à la
qualité de
l’environnement
de l’écosystème
du bassin des
Grands Lacs
Nombre d’utilisations
bénéfiques classées dans
les catégories « Altérée »
et « Nécessite une
évaluation plus
approfondie » pour les 17
secteurs préoccupants
canadiens des Grands
Lacs.
Cible
Aucune
utilisation
bénéfique des
secteurs
préoccupants
des Grands
Lacs n’est
désignée
comme étant
« altérée » ou
comme
« nécessitant
une évaluation
approfondie »
d’ici 2030.
Résultats réels
103 en mars 2015
À ce jour, 55 utilisations bénéfiques ont été
ramenées à l’état « non altéré ». Les efforts se
poursuivent pour confirmer l’état d’altération des 23
utilisations bénéfiques déterminées comme
« nécessitant une évaluation approfondie » et pour
restaurer les 80 utilisations bénéfiques altérées.
Dans l’ensemble, la qualité de l’environnement
dans les 17 secteurs préoccupants des Grands
Lacs s’est améliorée depuis le début du programme
de restauration en 1987. Jusqu’à présent, trois
secteurs préoccupants du Canada ont été
officiellement retirés de la liste : le port de
Collingwood, le bras Severn et le port de Wheatley.
Toutes les mesures d’assainissement ont été
effectuées pour deux autres secteurs préoccupants
du Canada : le port de Spanish et la baie Jackfish,
mais il faudra plus de temps pour rétablir
l’environnement de ces secteurs préoccupants.
Analyse du rendement et leçons retenues
En 2014-2015, le Ministère a poursuivi sa collaboration de longue date avec les États-Unis et l’Ontario pour
restaurer, protéger et conserver les Grands Lacs. Environnement Canada a notamment réalisé les activités
suivantes :
62
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
•
la finalisation des négociations et le lancement de la mise en œuvre du nouvel accord quinquennal
Canada-Ontario (ACO) pour coordonner les plans d’action conjoints. Cet accord est entré en vigueur
en décembre 2014;
•
la préparation, en collaboration avec la province de l’Ontario, d’un rapport sur le statut des substances
chimiques définies comme des substances de niveau 1 et de niveau 2 de l’ACO précédent, ainsi que la
création du comité Canada-Ontario de gestion des produits chimiques;
•
la poursuite de la direction de la mise en œuvre de l’Accord Canada-États-Unis relatif à la qualité de l’eau
dans les Grands Lacs de 2012;
•
la préparation des rapports sur les plans d’action et l’aménagement panlacustre de 2014, ainsi que la
réalisation de progrès relatifs à la mise en œuvre par l’entremise de discussions en matière de
gouvernance, d’objectifs pour les écosystèmes lacustres ainsi que d’activités de sensibilisation et de
mobilisation;
•
la codirection, en ce qui concerne les éléments nutritifs, de l’établissement des objectifs binationaux de
réduction des déversements de phosphore recommandés pour le lac Érié, en guise de préparation à la
consultation publique et à l’adoption future, ainsi que la création d’un comité intergouvernemental CanadaOntario pour analyser les options stratégiques visant à atteindre les objectifs en matière de phosphore;
•
la mise au point de la stratégie de conservation de la diversité biologique entre le Canada et les États-Unis
concernant l’habitat et les espèces du lac Supérieur;
•
la codirection, en ce qui concerne les produits chimiques, de la détermination du premier ensemble de
produits chimiques proposés suscitant des préoccupations mutuelles entre le Canada et les États-Unis,
ainsi que l’élaboration de l’ébauche d’un rapport d’étape Canada-Ontario sur les produits chimiques
existants;
•
la réalisation, en ce qui a trait aux changements climatiques, d’une analyse de l’état des connaissances sur
les changements climatiques dans les Grands Lacs dont les résultats seront utilisés pour déterminer les
priorités scientifiques;
•
la conclusion d’un accord de financement officiel (initiative de 138,9 millions de dollars financée à parts
égales par le gouvernement fédéral, l’Ontario et les collectivités locales) et l’assainissement des sédiments
contaminés du récif Randle (port de Hamilton), le plus vaste site contaminé des eaux canadiennes des
Grands Lacs;
•
le versement de 1,5 million de dollars (Fonds de durabilité des Grands Lacs) pour soutenir 27 nouveaux
projets visant à restaurer la qualité de l’environnement (par l’entremise de la restauration de l’habitat et des
populations des espèces sauvages aquatiques et terrestres, l’assainissement des sédiments contaminés et
la lutte contre la pollution provenant des eaux usées municipales, des eaux pluviales d’origine urbaine et
des eaux de ruissellement en milieu rural) dans les secteurs préoccupants des Grands Lacs. Près de
4,8 millions de dollars ont été récoltés auprès de sources non fédérales, pour un total de 6,3 millions de
dollars destinés à des projets dans plusieurs secteurs préoccupants, comme la baie de Quinte, la rivière
Détroit et de la baie Nipigon;
•
le versement de 435 310 $ pour dix projets afin de soutenir la conservation de la diversité biologique, les
évaluations des bassins versants, des terres humides et des zones côtières, la mobilisation des Premières
Nations et des intervenants, la restauration de l’habitat et la promotion des meilleures pratiques de gestion
des nutriments.
Environnement Canada
63
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-sous-programme 1.3.4.2 : Saint-Laurent
Description du sous-sous-programme
Ce programme met en place des mécanismes en matière de leadership, de surveillance et de coordination
relativement à la gouvernance globale du Plan d’action pour le Saint-Laurent et des rapports sur les résultats
atteints entre le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec. Il vise à établir des partenariats
entre les gouvernements fédéral et provinciaux pour préserver la diversité biologique, améliorer la qualité de
l’eau et la durabilité des utilisations bénéfiques. Le programme incite les intervenants à participer aux
processus et aux groupes de concertation dans le but d’améliorer la qualité de l’environnement au moyen
d’accords de subventions et de contributions. Il permet de réaliser et de coordonner des activités de
surveillance et de prédiction dans le fleuve Saint-Laurent avec d’autres ministères provinciaux et fédéraux et de
produire régulièrement des rapports sur l’état du Saint-Laurent, des fiches d’information sur les 21 indicateurs
environnementaux ainsi qu’un compte rendu des résultats du Plan d’action du Saint-Laurent.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
2 759 827
2 981 842
222 015
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins
nombre prévu) 2014-2015
6
8
2
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 1.3.4.2 : Saint-Laurent
Résultat attendu
Indicateur de rendement
Cible
Résultats réels
Environnement
Canada et ses
partenaires
atteignent les
objectifs à court
terme quant à la
qualité de l’eau,
la conservation
de la biodiversité
et l’amélioration
des utilisations
bénéfiques dans
l’écosystème du
Saint-Laurent.
Nombre moyen d’organisations
externes participantes par projet
financé par Environnement Canada
dans le cadre du Plan d’action SaintLaurent.
3 d’ici
mars
2016
3,9 en 2014-2015
Le nombre de partenaires pour les 21 projets financés
dans le cadre du Programme Interactions
communautaires varie de 2 à 12. Cette tendance est
semblable à celle des années antérieures.
Dans le cadre du programme des secteurs
préoccupants prioritaires (ZIP – Zones d’intervention
prioritaire), les 15 accords de contribution signés
concernent 215 partenaires au total. Ces valeurs
révèlent une augmentation au fil du temps de 140 en
2012-2013 et de 213 en 2013-2014.
Les contributions du gouvernement du Québec par
l’entremise du ministère du Développement durable, de
l’Environnement et de la Lutte contre les changements
climatiques ont permis de mettre en œuvre 23 projets,
en collaboration avec quatre ministères provinciaux et
près de 67 organisations.
Fonds versés par des organisations
extérieures au gouvernement
fédéral par rapport au financement
versé par Environnement Canada
pour des projets mis en œuvre dans
le cadre du Plan d’action SaintLaurent.
3,5
d’ici
mars
2016
3,76 $ en 2014-2015
Cet indicateur illustre la capacité à obtenir des
contributions de la part d’organisations externes pour
les projets relevant du Programme Interactions
communautaires. La cible a été dépassée.
64
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la poursuite, en tant que responsable fédéral, de la mise en œuvre du Plan d’action Saint-Laurent
(2011-2026), avec des partenaires provinciaux et fédéraux et par l’entremise de 50 activités et projets
conjoints visant à traiter trois enjeux prioritaires : la conservation de la diversité biologique, l’utilisation
durable et l’amélioration de la qualité de l’eau;
•
l’établissement, par l’entremise du Plan d’action Saint-Laurent, d’une collaboration solide entre le Canada
et le Québec dans les domaines de l’utilisation du fleuve Saint-Laurent à titre de levier économique et de
l’élaboration de mesures pour améliorer la qualité du système canadien en place pour les déversements
d’hydrocarbures en mer;
•
Dans le cadre du plan d’action :
•
o
l’organisation du quatrième forum sur le fleuve Saint-Laurent dont le thème est « S’adapter aux
changements climatiques ». Ce forum a entraîné la création de directives communes visant à orienter
les intervenants aux fins de mise en œuvre d’initiatives uniformes de gestion intégrée. Les
participants ont défini des projets de collaboration, des partenariats potentiels et des mesures
concrètes à mettre en œuvre dans leurs secteurs respectifs;
o
la poursuite du soutien financier aux 13 comités du programme des Zones d’intervention prioritaire et
de la Stratégie Saint-Laurent qui appuient les groupes et les personnes à l’échelle locale dans leurs
efforts pour améliorer la qualité de l’eau du fleuve Saint-Laurent;
o
le financement de 21 projets communautaires dans le but de conserver et d’améliorer l’écosystème
du fleuve Saint-Laurent dans le cadre du Programme Interactions communautaires lxvii.
l’élaboration, grâce aux groupes de travail du plan d’action, d’outils pour soutenir la gestion des eaux du
fleuve Saint-Laurent et de son bassin et la poursuite de la surveillance de l’état du fleuve en offrant des
mises à jour et des rapports (fiches d’information) réguliers pour informer les décideurs et les collectivités
locales au sujet de l’état et des changements liés aux indicateurs environnementaux. Les fiches de suivi
lxviii
publiées en 2014-2015
traitent des changements en matière de niveaux et de débits d’eau, de
ressources biologiques et de sédiments.
Sous-sous-programme 1.3.4.3 : Lac Simcoe et sud-est de la baie Georgienne
Description du sous-sous-programme
Ce programme offre un soutien financier et technique par le biais du Fonds d’assainissement du lac Simcoe et
du sud-est de la baie Georgienne dans le but de mettre en œuvre des projets prioritaires grâce aux
contributions des citoyens, des organisations non gouvernementales, des ministères provinciaux, des offices de
protection de la nature, des propriétaires fonciers, des universités et de l’industrie. Ce soutien financier soutient
également des activités de recherche clés au sein des ministères fédéraux. Les objectifs prioritaires visent à
soutenir les projets qui améliorent la surveillance, l’évaluation et l’information requises pour améliorer la prise
de décisions dans le cadre des stratégies de réduction du phosphore; à préserver l’habitat aquatique essentiel
et les espèces qui y vivent par la protection, la restauration et la création de l’habitat aquatique ciblé; à réduire
les sources non ponctuelles rurales et urbaines d’éléments nutritifs, notamment par la mise en œuvre des
meilleures pratiques de gestion pour la gestion du sol, des récoltes, du bétail, etc., et par la création et la
remise en état des terres humides et la naturalisation des cours d’eau; et à réduire les rejets de phosphore
provenant de sources ponctuelles comme les eaux d’égout, les trop-pleins d’égouts unitaires et les eaux
pluviales d’orage, y compris le soutien à l’élaboration et à la mise à l’essai d’approches novatrices pour gérer
les eaux pluviales d’orage urbaines et les eaux usées. Cette initiative est administrée par le bureau du lac
Simcoe et du sud-est de la baie Georgienne d’Environnement Canada en consultation avec Pêches et Océans
Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada, la province de l’Ontario, l’Office de protection de la nature de la
Environnement Canada
65
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
région du lac Simcoe et différents intervenants. Les investissements du programme devraient améliorer la
qualité de l’eau à des fins récréatives, réduire de façon marquée l’apport en phosphore provenant des sources
urbaines et rurales et favoriser la restauration de la pêche durable en eau froide ainsi que l’intégrité écologique.
Cette initiative représente un élément clé du Plan d’action pour l’assainissement de l’eau du gouvernement et
appuie l’engagement du gouvernement fédéral lié à l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs
conclu entre le Canada et les États-Unis.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
7 510 838
7 617 225
106 387
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
5
10
5
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 1.3.4.3 : Lac Simcoe et sud-est de la baie Georgienne
Résultat attendu
Indicateur de rendement
Cible
Les réductions
annuelles estimées
des apports de
phosphore dans les
bassins
hydrographiques du
lac Simcoe et de la
baie Georgienne du
sud-est en raison
de projets soutenus
par le programme.
Les réductions annuelles
estimées des apports de
phosphore dans les
bassins hydrographiques
du lac Simcoe et de la baie
Georgienne du sud-est en
raison de projets soutenus
par le programme.
4 000 kg
d’ici mars
2017
Résultats réels
1 325 kg en date du 31 mars 2015
La valeur déclarée représente les projets de la première
ronde approuvés en 2013-2014 et de la deuxième ronde
approuvés en 2014-2015 qui ont été terminés ou
terminés en partie (sur plusieurs années) au cours de ces
exercices financiers.
Les résultats des projets pluriannuels de la première et
de la deuxième rondes ne sont pas encore disponibles,
puisque la touche finale est mise aux rapports de fin
d’année de bon nombre de projets ou parce que ces
projets correspondent à des projets pluriannuels dont
l’échéance des rapports finaux est fixée à une année
ultérieure.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
lxix
•
l’investissement de huit millions de dollars dans 32 nouveaux projets (de deuxième ronde) au cours de sa
deuxième année de financement. Cependant, ces projets tireront profit d’un montant supplémentaire de
10,2 millions de dollars provenant de partenaires non fédéraux pour mettre en œuvre des mesures
prioritaires visant à réduire l’apport de phosphore, à conserver l’habitat aquatique et à effectuer des
activités de recherche et de suivi pour améliorer l’information relative à la prise de décisions;
•
le lancement de l’appel de propositions, ainsi que de l’examen et de l’approbation des projets à financer au
cours de la troisième ronde de l’initiative. Le programme a signalé la nécessité de l’amélioration de la
promotion des objectifs du programme pour assurer la qualité supérieure des demandes de proposition et
des propositions de projet.
66
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-sous-programme 1.3.4.4 : Lac Winnipeg
Description du sous-programme
L’Initiative du bassin du lac Winnipeg est axée sur trois secteurs principaux : la science (la recherche,
l’information et la surveillance), les partenariats transfrontaliers et la mise en place et l’administration du Fonds
d’intendance du bassin du lac Winnipeg. Ce fonds appuie les projets visant à améliorer la qualité de l’eau en
répertoriant, en évaluant et en abordant les questions importantes, notamment celles portant sur les charges de
polluants et d’éléments nutritifs dans le lac et son bassin hydrologique. Les initiatives nationales des procédés
scientifiques et de gouvernance, harmonisées avec le programme de la qualité de l’eau et de la santé des
écosystèmes aquatiques (1.2.1), appuient également l’Initiative du bassin du lac Winnipeg. Le Bureau du
bassin du lac Winnipeg coordonne et gère les activités relatives à l’Initiative du bassin du lac Winnipeg. Il
travaille avec les organismes dirigeants existants sur l’eau et explore les différentes possibilités qui s’offrent à
lui, afin d’établir en collaboration une stratégie à l’échelle du bassin sur les éléments nutritifs et de proposer un
forum pour la communication. Cela inclut travailler avec la province du Manitoba pour poursuivre la mise en
œuvre du Protocole d’entente Canada-Manitoba portant sur le lac Winnipeg, afin d’adopter une approche
coordonnée et collaborative à long terme entre les deux gouvernements avec pour objectif d’assurer la
durabilité et la santé du bassin du lac Winnipeg. Le programme offre également un soutien financier pour
assurer un développement et une expansion continus du portail d’information Web à guichet unique, qui se
trouve à l’Université du Manitoba, pour promouvoir et favoriser l’échange de données et les analyses avec les
partenaires et les autres réseaux et ainsi appuyer les travaux de recherche sur le lac Winnipeg.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
2 162 272
2 165 426
3 154
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins
nombre prévu) 2014-2015
6
6
0
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 1.3.4.4 : Lac Winnipeg
Résultat attendu Indicateur de rendement
Réduction des
charges
d’éléments
nutritifs dans le
bassin du lac
Winnipeg.
Réduction estimée des
charges de phosphore
dans le bassin du lac
Winnipeg découlant des
projets financés par le
Fonds d’intendance du
bassin du lac Winnipeg.
Cible
10 800 kg
d’ici mars
2017
Résultats réels
8 316 kg en date du 31 mars 2015
La valeur déclarée correspond à la somme des réductions
déclarées dans les rapports finaux des projets de la phase II.
Elle est estimée à l’aide des formules standard scientifiques.
En plus des montants déclarés, les projets qui sont encore
en cours doivent permettre de réduire la quantité de
phosphore de 35 024 kg supplémentaires, y compris une
réduction ponctuelle de 21 345 kg. En comparaison, les
projets d’intendance financés pendant la phase I ont
permis une réduction totale sur quatre ans de 6 492 kg de
phosphore. L’estimation actuelle de la réduction de la
quantité de phosphore pour la phase II devrait dépasser la
cible du programme.
Les résultats associés aux projets de recherche
scientifique ou aux activités de sensibilisation financés sont
consignés dans les rapports d’étape et finaux de l’Initiative
du bassin du lac Winnipeg.
Environnement Canada
67
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
Au cours de la phase II (2012-2017) de l’Initiative du bassin du lac Winnipeg, les points saillants du Ministère
comprennent notamment :
•
la poursuite de sa collaboration avec le Manitoba pour mettre en œuvre le Protocole d’entente
Canada-Manitoba portant sur le lac Winnipeg et son bassin, qui comprend un examen de gestion du
protocole d’entente visant à prolonger la durée de celui-ci de cinq années supplémentaires (jusqu’en 2020);
•
l’élaboration de l’annexe d’Environnement Canada pour l’Accord pour le respect du lac, qui définit les
mesures précises qui seront prises par le Ministère pour améliorer la qualité de l’eau et réduire la pollution
due aux éléments nutritifs dans le bassin du lac Winnipeg;
•
l’élaboration et la publication du Rapport d’étape concernant l’Initiative du bassin du lac Winnipeg (2012–
lxx
2014) ;
•
la négociation d’accords de contribution dans le cadre du Fonds d’intendance du bassin du lac Winnipeg
dans le but de prendre des mesures pour réduire la charge en éléments nutritifs dans le lac Winnipeg et
son bassin. Au total, un montant de 890 000 $ a été accordé aux demandeurs retenus et un montant de
2,7 millions de dollars a été accordé par d’autres intervenants (3,06 $ pour chaque dollar accordé par le
Fonds);
•
l’offre d’un soutien financier au Lake Winnipeg Research Consortium pour l’exploitation du NM Namao, le
seul navire de recherche et de surveillance en fonction sur le lac Winnipeg, et au réseau d’information du
bassin du lac Winnipeg de l’Université du Manitoba, un portail en ligne de partage de données scientifiques
sur le lac;
•
la poursuite de la mise en œuvre de 13 projets de recherche, de modélisation et de surveillance
scientifiques dans le lac Winnipeg et son bassin hydrographique pour combler les lacunes dans les
connaissances et soutenir l’élaboration de politiques et de programmes de gestion des éléments nutritifs;
•
la surveillance de la qualité de l’eau et des milieux biotiques à des sites transfrontaliers et autres pour
suivre dans le temps et dans l’espace le flux des éléments nutritifs transportés du bassin hydrographique
vers le lac Winnipeg. Ces activités soutiennent les principes scientifiques éprouvés sur lesquels se fonde la
politique de gestion des éléments nutritifs dans le bassin.
Sous-sous-programme 1.3.4.5 : Partenariats communautaires sur les écosystèmes
Description du sous-sous-programme
Ce programme vise à maintenir et à restaurer l’utilisation bénéfique et la qualité de l’environnement des
écosystèmes ciblés présentant un intérêt fédéral tel que le Nord du Canada, les bassins de Georgia et de
l’Okanagan et les écosystèmes côtiers du Canada atlantique (grâce à l’Initiative des écosystèmes de
l’Atlantique). Il le programme coordonne et supervise les initiatives menées dans les écosystèmes concernés.
Les initiatives mettent à contribution les partenariats stratégiques, la recherche, la science ainsi que les
programmes de financement pour soutenir les partenariats et les projets communautaires sur l’écosystème. Les
responsables du programme travaillent en collaboration étroite avec d’autres partenaires régionaux du Canada
Atlantique pour faire progresser les efforts de conservation et de rétablissement des habitats importants,
améliorer la qualité de l’eau et mieux s’attaquer aux effets néfastes des changements climatiques. Le
programme met en place des mécanismes telles que le plan d’action 2012-2017 du Conseil du golfe du Maine
sur le milieu marin conclu entre le Canada et les États-Unis. L’objectif est d’élargir les connaissances, de
renforcer les capacités et la mobilisation des intervenants, d’améliorer la prise de décisions et d’avoir
davantage recours aux meilleures pratiques afin de faire face aux problèmes environnementaux complexes
relatifs aux ressources en eau. Ce programme vise plusieurs paliers gouvernementaux, des communautés, des
entreprises, des industries, des groupes autochtones, des organisations non gouvernementales et le milieu
68
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
universitaire. Par le biais de la coopération, ce programme constitue des occasions d’avancer sur des sujets
tels que l’évaporation du lac dans l’écosystème du bassin de l’Okanagan et les indicateurs de durabilité qui
intègrent les connaissances traditionnelles des Premières nations dans les écosystèmes de la région de la mer
des Salish et de l’Okanagan.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
2 267 267
2 259 387
-7 880
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
5
4
-1
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 1.3.4.5 : Partenariats communautaires sur les écosystèmes
Résultat attendu
Environnement
Canada et les
organismes
collaborateurs
atteignent les
objectifs
d’amélioration
quant aux
utilisations
bénéfiques et à
la qualité de
l’environnement
dans divers
écosystèmes
prioritaires
Indicateurs de rendement
Nombre de projets de
collaboration portant sur
des questions prioritaires
dans l’écozone de
l’Atlantique entrepris ou
achevés.
Nombre de partenariats ou
d’accords de collaboration
établis ou maintenus afin
de mettre en œuvre une
approche écosystémique
de gestion de
l’environnement dans
l’écozone de l’Atlantique.
Cibles
15 projets
ou plus
d’ici
avril 2016
Résultats réels
21 en 2014-2015
Cet indicateur permet le suivi du nombre de projets
communautaires de collaboration soutenus par le
programme. Cet indicateur a été présenté pour la
première fois cette année.
En 2014-2015, la cible a été dépassée de 40 %. Tous les
projets ont traité au moins un des trois enjeux prioritaires
de l’Initiative des écosystèmes de l’Atlantique : qualité de
l’eau, habitat et biodiversité, et répercussions des
changements climatiques. Les organisations bénéficiaires
qui ont terminé les projets ont soumis les rapports finaux
qui font le suivi des progrès en fonction des indicateurs
élaborés pour les enjeux prioritaires respectifs traités.
5 partenari
ats ou plus
d’ici
avril 2016
3 en mars 2015
Trois accords de collaboration principaux ont été
maintenus ou élaborés : le Conseil du golfe du Maine sur
le milieu marin, le Comité régional sur la gestion du
littoral et des océans et l’Initiative conjointe de
planification environnementale pour les lacs Bras d’Or.
Ces partenariats ont accru la communication de
renseignements et ont soutenu les activités de
collaboration avec les gouvernements fédéraux et
provinciaux et les organisations non gouvernementales.
C’est la première année que cet indicateur fait l’objet de
rapports. Le rendement est sur la bonne voie pour
atteindre la cible en 2016.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
le versement de 1,2 million de dollars en subventions et contributions pour appuyer des projets relatifs à la
qualité de l’eau, à l’habitat et à la biodiversité ainsi qu’aux effets des changements climatiques au Canada
Environnement Canada
69
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
atlantique. La collaboration entre divers partenaires, dont des établissements d’enseignement, divers
ordres de gouvernement (du Canada et des États-Unis) et les Premières Nations, a été favorable pour les
projets financés;
•
Selon une évaluation du programme des partenariats communautaires ayant trait à la protection des
lxxi
écosystèmes (terminée en mars 2015), le programme est toujours pertinent. En réponse aux
recommandations de l’évaluation, le Ministère a remanié le processus de financement de l’Initiative des
écosystèmes de l’Atlantique. Le processus est dorénavant public et concurrentiel. Il a pour objectif
d’accroître l’incidence d’Environnement Canada au Canada atlantique en matière de priorités,
d’améliorer la transparence du financement, d’améliorer le traitement des priorités ministérielles à une
plus grande échelle et de renforcer les partenariats externes, y compris l’engagement des
gouvernements provinciaux envers la détermination des priorités en matière d’investissement;
•
le versement, par l’entremise de l’Initiative du golfe du Maine du Plan de conservation national, de
600 000 $ sur deux exercices financiers à huit projets axés sur l’amélioration des connaissances
scientifiques, sur la surveillance de l’interaction entre les activités humaines et la santé de l’écosystème
dans la région et sur la production de renseignements pour prendre des décisions plus éclairées en
matière de conservation et de développement durable. La collaboration avec d’autres partenaires
provinciaux et fédéraux faisait partie de l’effort pour déterminer les occasions de collaborer ainsi que de
communiquer des renseignements et une expertise sur les enjeux d’intérêt commun;
•
dans le cadre du soutien des travaux effectués dans la vallée de l’Okanagan, un investissement de plus de
200 000 $ sous forme de contributions octroyées à des groupes en Colombie-Britannique et au Yukon.
Pour conserver les milieux humides et la biodiversité des écosystèmes dans la vallée de l’Okanagan, le
Ministère a entrepris la cartographie et la modélisation du bassin versant de la vallée de Cowichan,
l’élaboration et la mise en œuvre d’indicateurs de la santé du bassin versant de la Nechako et la
sensibilisation des Premières Nations du Yukon à la science citoyenne afin d’appuyer les activités de
surveillance prioritaires en matière de qualité de l’eau.
Programme 1.4 : Promotion de la conformité et application de la loi – Faune
Description du programme
Ce programme permet de conserver et de protéger l’environnement naturel grâce à la promotion de la
conformité et à l’application de la Loi sur les espèces en péril, de la Loi de 1994 sur la Convention concernant
les oiseaux migrateurs, de la Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales sauvages et la
réglementation de leur commerce international et interprovincial et de la Loi sur les espèces sauvages au
Canada. Le programme comprend des mesures de promotion d’observation de la loi telles que la diffusion de
l’information, l’éducation et la consultation des parties touchées par ces lois. Il entretient un contingent d’agents
d’application de la loi dont les activités sont axées sur la garantie et la vérification de la conformité aux lois, aux
règlements et aux permis relatifs aux espèces sauvages et aux aires protégées d’Environnement Canada, ainsi
que la collecte de renseignements, la réalisation d’inspections et d’enquêtes concernant les contrevenants
présumés. Les responsables du programme travaillent également avec les États-Unis et le Mexique sous les
auspices de la Commission de coopération environnementale pour renforcer l’application de la loi sur la faune.
Ces mesures permettent de réduire les dommages et les menaces touchant la biodiversité au profit des
Canadiens et de la collectivité internationale.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Budget principal des
dépenses
2014-2015
Dépenses prévues
2014­2015
Autorisations
totales pouvant
être utilisées
2014-2015
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2014-2015
Écart
(dépenses réelles moins
dépenses prévues)
15 821 926
15 821 926
17 202 627
17 058 497
1 236 571
70
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
122
133
11
Résultats du rendement
Activité de programme 1.4 : Promotion de la conformité et application de la loi – Faune
Résultat attendu
Conformité aux lois et
règlements sur les
espèces sauvages
administrées par
Environnement
Canada
Indicateur de rendement
Pourcentage des
collectivités réglementées
inspectées qui se
conforment aux exigences
réglementaires en
application de la Loi de
1994 sur la Convention
concernant les oiseaux
migrateurs
Cible
90 % d’ici mars
2015
Résultats réels
93 % en 2014-2015
Selon les inspections effectuées l’année
dernière, le pourcentage de collectivités
réglementées inspectées qui respectent
les exigences réglementaires de la Loi de
1994 sur la convention concernant les
oiseaux migrateurs est très élevé. En
2014-2015, le pourcentage de conformité a
dépassé la cible de 90 %, soit une
augmentation par rapport à 2013-2014 où
la conformité atteignait 87 %.
Analyse du rendement et leçons retenues
En 2014-2015, le Ministère a mené 4 400 inspections et plus de 360 enquêtes en vertu de la Loi sur les
espèces en péril, de la Loi sur les espèces sauvages du Canada, de la Loi de 1994 sur la convention
concernant les oiseaux migrateurs, et de la Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales sauvages et
la réglementation de leur commerce international et interprovincial, lesquelles ont fait l’objet de rapports et
permis de mettre au jour 2 191 infractions. Le nombre d’inspections était significativement plus bas qu’en 20132014 (13 700 inspections, dont 10 000 étaient liées à des expéditions de produits amaigrissants illégaux
fabriqués à partir d’aloès féroce, qui est une espèce en voie de disparition).
Le Ministère a mené environ 190 inspections et 36 enquêtes en lien avec des aires protégées et en a fait
rapport. La majorité d’entre elles visaient des régions à haut risque, la conservation d’espèces ou des activités
illégales (p. ex. chasse illégale). Les enquêtes ont donné lieu à six déclarations de culpabilité, et les poursuites
lxxii
qui ont abouti ont été publiées dans les notifications d’application de la loi .
Voici les plus principales réalisations de 2014-2015 en matière d’application de la loi pour protéger les espèces
en péril : saisie et amendes pour détention illégale de défenses d’éléphant; arrestation, en collaboration avec le
Fish and Wildlife Service des États-Unis, d’un importateur et revendeur illégal de cornes de rhinocéros noir (en
voie de disparition) et d’autres produits d’espèces sauvages (ce qui a donné lieu à une incarcération aux ÉtatsUnis); saisie et amendes pour détention illégale dans des conteneurs maritimes d’espèces protégées de tortues
marines et terrestres importées illégalement aux termes de la Loi sur la protection d’espèces animales ou
végétales sauvages et la réglementation de leur commerce international et interprovincial. Une autre initiative
importante, l’opération QINIQ, visait à augmenter la surveillance et les patrouilles dans les aires protégées du
Nord canadien. Le Ministère a surveillé le respect la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux
migrateurs par les chasseurs d’oiseaux migrateurs au moyen de 1 751 inspections et de 182 enquêtes. En
2014-2015, ces activités ont révélé 93 % de conformité pour un objectif de 90 %, soit une augmentation par
rapport à 2013-2014 où la conformité atteignait 87 %.
La collaboration avec les partenaires internationaux a continué, en particulier sous l’égide du groupe de travail
sur l’application des lois de la Commission de coopération environnementale. Environnement Canada a
participé à des activités de coopération (p. ex., formation sur l’augmentation de l’utilisation des avancées
technologiques dans l’application de la loi), de renseignement et d’échange d’information avec ses homologues
Environnement Canada
71
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
des États-Unis et du Mexique. La coopération trilatérale en matière d’application des lois environnementales en
Amérique du Nord a encouragé la collaboration et aidé chaque pays à prévenir, à détecter et à empêcher des
infractions transfrontalières au droit de l’environnement.
Le travail de renforcement du renseignement et de la capacité opérationnelle s’est poursuivi pour renforcer les
moyens du Ministère pour repérer les risques élevés de non-conformité dans le Nord (p. ex., entrée illégale
dans les zones protégées).
Résultat stratégique 2 : La population canadienne est équipée pour prendre des
décisions éclairées quant aux conditions changeantes du temps, de l’eau et du climat.
Résultats du rendement
Indicateur de
rendement
Indice d’avertissement
météorologique (un
indice pondéré de l’àpropos et de
l’exactitude d’un
avertissement
météorologique)
Cible
7,6 sur 10
d’ici juliet
2015
Résultats réels
8,3 pour la période de 2012 à 2014
Cet indice est une moyenne mobile sur trois ans calculée d’après la rapidité
de diffusion et l’exactitude de six types d’avertissement météorologique :
orages violents, pluie, neige, pluie verglaçante, vent, coups de vent marins.
Les valeurs précédentes étaient de 7,9 pour 2010-2012 et de 8,3 pour
2011-2013.
La cible a été dépassée pour la troisième période de déclaration
consécutive. La rapidité de diffusion et l’exactitude des prédictions pour les
épisodes de pluie verglaçante et de vent ont été légèrement meilleures
pendant la période de déclaration 2012-2014. Cette amélioration a été
contrebalancée par une légère diminution de la performance des autres
types d’avertissement, de sorte que l’indice a gardé la même valeur que pour
2011-2013.
Programme 2.1 : Services météorologiques et environnementaux pour les Canadiens
Description du programme
Ce programme fournit des prévisions et des avertissements fiables, précis et opportuns ainsi que des
renseignements météorologiques et environnementaux afin de prévoir les risques et les possibilités relatifs aux
conditions changeantes de la météo, de l’eau, de la qualité de l’air et du climat, de les gérer et de s’y adapter. Il
fait appel à la surveillance, à la recherche, à la prévision et à la prestation de services, fondées sur des
principes scientifiques éprouvés, afin d’aider les Canadiens à prendre des décisions éclairées pour protéger
leur santé, leur sécurité et leur prospérité économique. Comme un effort mondial est nécessaire pour surveiller,
comprendre et prévoir les conditions de la météo, de l’eau, de la qualité de l’air, de la glace de mer et du climat
en perpétuel changement, le programme s’appuie sur différents collaborateurs au Canada et dans le monde
entier. Les principaux partenaires sont l’Organisation météorologique mondiale des Nations Unies et son
Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, ainsi que les médias, les universités et tous les
ordres de gouvernement du Canada. Le programme respecte les responsabilités du Ministère qui lui sont
conférées par la Loi sur le ministère de l’Environnement, la Loi sur les renseignements en matière de
modification du temps, la Loi sur la gestion des urgences (2007), la Convention de l’Organisation
météorologique mondiale, et les protocoles d’accord conclus avec des organismes météorologiques nationaux
et les agences spatiales. Il fournit également des prévisions et des renseignements en cas d’urgences
environnementales associées à la libération de matières toxiques et radioactives dans l’atmosphère. Des
subventions et des contributions à l’appui des Services météorologiques et environnementaux pour les
Canadiens sont utilisées comme des éléments de ce programme.
72
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Budget principal des
dépenses
2014-2015
Dépenses prévues
2014­2015
Autorisations
totales pouvant
être utilisées
2014-2015
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2014-2015
Écart
(dépenses réelles
moins dépenses
prévues)
165 962 548
165 962 548
180 986 784
174 493 294
8 530 746
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
1 077
1 086
9
Résultats du rendement
Programme 2.1 : Services météorologiques et environnementaux pour les Canadiens
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Cibles
Résultats réels
Les Canadiens
utilisent les services
météorologiques et
environnementaux
d’Environnement
Canada
Pourcentage de la
population d’une région
visée par un avertissement
qui déclare avoir vu ou
entendu un récent
avertissement
météorologique et qui a
pris des mesures en
conséquence
30 % d’ici
juliet 2016
43 % en mai 2012
Les Canadiens
comprennent les
renseignements sur
les conditions
météorologiques,
hydriques et
climatiques
changeantes ainsi
que les risques pour
la santé et la sécurité
qui y sont associés
Pourcentage de la
population qui comprend
les renseignements sur le
refroidissement éolien
à
déterminer
Les résultats pour cet indicateur ne sont pas
disponibles. L’indicateur a été remplacé pour 20152016.
Pourcentage des
7
populations vulnérables
ciblées des régions
sélectionnées qui reçoivent
des renseignements sur la
cote air santé (CAS) qui a)
établit des changements
de comportement
potentiels en réaction aux
niveaux de cote air santé
actuels ou prévus,
conformément aux
messages sur la santé, ou
qui b) établit des
changements de
comportement concrets en
réaction aux niveaux de
cote air santé actuels ou
prévus, conformément aux
messages sur la santé
De 10 à
20 % de la
population
sensible
(l’écart est
dû à une
variation
régionale)
d’ici mars
2016
42 % en juillet 2013
Cet indicateur illustre le taux d’utilisation des
services météorologiques et environnementaux
d’Environnement Canada, en particulier ses
avertissements météorologiques. La question a été
posée pour la première fois dans une enquête
nationale en 2012. La prochaine enquête est
prévue pour 2016.
Cet indicateur illustre si les populations
canadiennes sensibles décident de limiter leur
exposition à la pollution atmosphérique en ajustant
leur niveau d’activité en fonction de la CAS pour
protéger leur santé.
La valeur déclarée se fonde sur une enquête
réalisée à Windsor, en Ontario, après un épisode
de smog, et ne devrait pas être comparée à la
valeur cible, laquelle est obtenue d’après une
moyenne nationale. Les enquêtes réalisées après
épisodes servent à compléter les enquêtes
nationales aux fins de gestion du programme, mais
leurs résultats montrent une grande variabilité d’une
région à l’autre.
7
Les populations sensibles dans le contexte de la CAS désignent les personnes atteintes de maladies respiratoires ou cardiovasculaires, les jeunes enfants,
les personnes âgées et les personnes actives à l’extérieur.
Environnement Canada
73
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
Environnement Canada a continué d’offrir les services météorologiques essentiels aux Canadiens 24 h sur 24
et 7 jours sur 7. Le Ministère a également continué à moderniser son infrastructure de surveillance
météorologique à l’aide d’un investissement du gouvernement fédéral. Il a ainsi réalisé de vastes mises à
niveau du réseau de surveillance et du système d’avertissement et de prévision, à hauteur de respectivement
de 107,5 et de 26,5 millions de dollars (annonce en janvier 2015 dans le cadre d’un investissement de
348 millions de dollars dans les principaux réseaux de surveillance météorologique). Ces investissements
permettent d’augmenter la résilience de l’infrastructure de surveillance, d’améliorer l’exactitude, l’exhaustivité et
la diffusion des prévisions et des avertissements météorologiques, de manière à préserver la santé et la
sécurité des Canadiens. Ces mises à niveau font partie d’une grande initiative pluriannuelle qui s’aligne sur les
principes exposés dans la Stratégie pour les sciences d’Environnement Canada de 2014-2019 et prouvent que
le Ministère suit le rythme de l’évolution de la technologie et dispose des compétences requises pour offrir les
services indispensables à sa mission.
En 2014-2015, Environnement Canada a poursuivi sa collaboration avec la communauté météorologique
canadienne et internationale en mettant en commun les dernières données et connaissances scientifiques de
manière à améliorer l’exactitude des renseignements disponibles aux Canadiens en matière de conditions
météorologiques, de climat et de qualité de l’air. En travaillant avec l’Organisation météorologique mondiale, le
Ministère a exercé une influence pour tirer parti de l’expertise scientifique et technologique internationale et
permettre au Canada de rester à la fine pointe des connaissances et de la technologie au chapitre de la
météorologie, du climat et de l’hydrologie.
Le Ministère a aussi continué à étendre et à améliorer la CAS, la rendant accessible à plus de deux tiers des
Canadiens (69 %).
Environnement Canada a continué à collaborer avec ses homologues nord-américains à l’accroissement de la
disponibilité des prévisions météorologiques mensuelles et saisonnières et à l’amélioration de la capacité des
météorologues à fournir des prévisions de qualité. Le Ministère, de concert avec Services partagés Canada et
le secteur privé, a continué à faire en sorte que les technologies actuelles et futures qui soutiennent la refonte
de la production d’avertissements et le système de prévision de la prochaine génération soient entretenues et
développées. Maintenir et mettre à niveau l’infrastructure et les systèmes essentiels à la prestation des services
sur lesquels les Canadiens comptent contribue à réduire le risque de perturbation en cas de danger naturel ou
anthropique. En outre, le maintien actif et la mise en pratique des plans de continuité des activités, ainsi que
l’exploitation d’un système de gestion rigoureux qui bénéficie de la certification internationale ISO 9001
contribuent à la gestion du risque de perturbation des services.
Sous-programme 2.1.1 : Observations, prévisions et avertissements météorologiques
Description du sous-programme
Ce programme fournit, tous les jours et en tout temps, des avertissements, des prévisions et des
renseignements météorologiques avec des préavis de quelques minutes à quelques semaines. Son but est
d’aider la population canadienne à anticiper les événements météorologiques dangereux pour qu’elle ait le
temps nécessaire pour se protéger et protéger ses biens. Ses activités de programme conjuguent la recherche
dans le domaine des sciences et la modélisation avec la surveillance régionale, la prévision et la prestation de
services. Ces activités dépendent de la capacité superinformatique gérée par les Services partagés Canada. Le
programme est mis en œuvre grâce à des collaborations concernant des données, des connaissances
scientifiques et la diffusion de l’information, au Canada et à l’échelle internationale. Les principaux partenaires
comprennent les médias, tous les différents ordres de gouvernement et milieux universitaires au Canada,
d’autres services météorologiques nationaux, des centres de recherches et des agences spatiales, ainsi que
l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations Unies à laquelle ce programme offre annuellement
un montant d’environ deux millions de dollars pour soutenir les engagements internationaux du Canada en
matière de météorologie et d’hydrologie. Le programme respecte les responsabilités prévues par la Loi sur le
ministère de l’Environnement et la Loi sur les renseignements en matière de modification du temps, et offre un
74
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
soutien aux autres ministères qui agissent dans le cadre de la Loi sur la gestion des urgences (2007). La
prestation du programme comprend la contribution obligatoire à l’Organisation météorologique mondiale et peut
comprendre des subventions et des contributions à l’appui des Services météorologiques et environnementaux
pour la population canadienne.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
134 203 251
145 489 405
11 286 154
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
876
65
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
811
Résultats du rendement
Sous-programme 2.1.1 : Observations, prévisions et avertissements météorologiques
Résultat attendu Indicateurs de rendement
Les Canadiens
disposent des
renseignements
dont ils ont
besoin sur les
conditions
météorologiques
actuelles et
changeantes
Pourcentage de la
population qui déclare être
un peu ou très susceptible
d’accéder aux
renseignements
météorologiques lors d’une
journée normale
Cibles
90 % d’ici
juliet
2016
Résultats réels
90 % en février 2011
La valeur la plus récente de cet indicateur a été obtenue à
partir des données recueillies dans le sondage sur la qualité
des services des Services météorologiques et
environnementaux mené en 2011.
La valeur de 90 % regroupe les répondants s’étant dits très
susceptibles (70 %) et assez susceptibles (20 %) d’accéder
aux renseignements météorologiques quotidiennement.
Cette valeur s’élevait à 92 % en 2007, à 93 % en 2002 et à
95 % en 1997.
Pourcentage de la
population qui indique que
les prévisions
météorologiques sont
« toujours » ou
« habituellement » utiles
85 % d’ici
mars
2015
La valeur cible a été fixée à la suite du sondage de 2011 et
n’est donc pas applicable à la valeur de 2011. Le prochain
sondage est prévu pour 2016.
82 % en février 2011
La valeur la plus récente de cet indicateur a été obtenue à
partir des données recueillies dans le sondage sur la qualité
des services des Services météorologiques et
environnementaux mené en 2011.
La valeur de 82 % regroupe les répondants estimant que les
prévisions météorologiques fournissent toujours (26 %) ou
en général (56 %) suffisamment de renseignements.
Les valeurs précédentes s’élevaient à 80 % en 2007 et à
76 % en 2002, ce qui laisse entendre que la satisfaction est
à la hausse. Le prochain sondage devrait avoir lieu en 2016.
Il sera alors possible de faire la comparaison avec la valeur
cible.
Environnement Canada
75
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la poursuite de la modernisation de son infrastructure de surveillance météorologique en améliorant la
fiabilité et en réduisant les pannes non programmées à huit sites de radar au moyen d’un entretien régulier
et de mises à niveau continues de l’équipement et en mettant en service deux nouveaux systèmes de
production d’hydrogène dans des stations d’observation en altitude. Par ailleurs, le Ministère a mis à
niveau ou installé 23 stations météorologiques de surface, installé huit nouvelles stations terrestres et mis
en service des bouées dans l’Arctique, ce qui a permis plus d’un million d’observations supplémentaires;
•
la réalisation de progrès en matière de nouvelles technologies et de produits innovants pour les Jeux
panaméricains et parapanaméricains de 2015. Ces produits seront d’ailleurs le point de départ de futurs
produits météorologiques;
•
le maintien de son rôle de collaborateur et de chef de file au niveau international, et la discussion avec des
partenaires multilatéraux et bilatéraux pour soutenir l’avancement des connaissances météorologiques et
hydrographiques et mettre en commun des données;
•
la direction de plusieurs initiatives phares :
o
o
o
o
o
o
•
76
Organisation de la première Conférence scientifique publique mondiale sur la météorologie dirigée par
le Ministère et l’Organisation météorologique mondiale. Elle a rassemblé des participants d’environ
50 pays venus pour examiner l’état des avancées scientifiques, cerner les défis, établir collectivement
les priorités et élaborer des programmes conjoints;
Responsabilité fédérale et rôle actif à l’échelle internationale dans l’orientation et le financement de la
mise en place du Cadre mondial pour les services climatologiques, lequel a pour but d’élargir l’accès
aux données d’observation atmosphérique et terrestre au niveau international et d’améliorer les
services liés aux données mondiales sur le climat pour éclairer la prise de décisions;
Responsabilité fédérale du Groupe international des observations de la Terre, lequel cherche à mettre
en œuvre un réseau mondial des systèmes d’observation de la Terre pour permettre un accès gratuit
et ouvert aux observations de la Terre à l’intention des décideurs de tous les pays;
Responsabilité interministérielle auprès du Comité fédéral de géomatique et d’observation de la Terre
chargé de définir les ensembles de données prioritaires et d’alimenter la Plateforme géospatiale
fédérale;
Mise en place d’activités de coopération avec des partenaires spécialistes de l’espace tels que la
National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis, l’Organisation européenne pour
l’exploitation de satellites météorologiques et l’Agence météorologique du Japon, pour accéder entre
autres à des observations atmosphériques actuelles et futures;
Organisation et soutien à une initiative internationale sur 20 sites de 15 pays consacrée à la mesure,
à la compréhension et à la documentation des différences entre les mesures manuelles et
automatiques des précipitations dans des climats froids dans le cadre de l’expérience de comparaison
croisée des mesures des précipitations solides (Solid Precipitation Intercomparison Experiment, ou
SPICE);
la production et la diffusion, à l’intention de la communauté scientifique, des résultats de la recherche
météorologique du Ministère afin d’améliorer le travail de prévision météorologique et environnementale
dans près de 50 publications évaluées par les pairs. Huit avancées technologiques scientifiques ont été
mises en place par le Ministère.
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-programme 2.1.2 : Information météorologique liée à la santé
Description du sous-programme
Ce programme fournit des prévisions, des outils et des renseignements sur les conditions atmosphériques qui
ont une incidence sur la santé, comme la qualité de l’air, les températures extrêmes et les rayons ultraviolets. Il
soutient les mandats d’Environnement Canada, de Santé Canada et de plusieurs organismes de santé publics
et non gouvernementaux. Le programme inclut des travaux sur la cote air santé et d’autres projets qui aident
les Canadiens à prendre des décisions éclairées concernant leur santé et la réduction de la pollution, et rendent
les organismes de santé capables d’aider les populations vulnérables à réagir aux conditions atmosphériques
changeantes. Il est mis en œuvre dans tout le Canada grâce à des collaborations promouvant la diffusion des
données et des connaissances. Parmi les collaborateurs se trouvent les médias, les organismes de santé
publics de tous les ordres de gouvernement, les organismes environnementaux provinciaux et les organismes
non gouvernementaux. Ce programme permet d’effectuer des observations systématiques et des activités de
surveillance des polluants atmosphériques (Réseau canadien d’échantillonnage des précipitations et de l’air) et
de l’ozone atmosphérique et accueille le Centre mondial des données sur l’ozone et le rayonnement ultraviolet,
régi par l’Organisation météorologique mondiale et utilisé par plus de 75 organismes gouvernementaux à
travers le monde. La prestation du programme peut inclure des contributions et des subventions à l’appui de
Services météorologiques et environnementaux pour les Canadiens.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
11 462 677
9 217 893
-2 244 784
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
86
64
-22
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 2.1.2 : Information météorologique liée à la santé
Résultat attendu Indicateurs de rendement
Les Canadiens
ont les
renseignements
dont ils ont
besoin pour
protéger leur
santé contre les
risques
attribuables à la
qualité de l’air et
à d’autres
conditions
atmosphériques
Cibles
Pourcentage des
populations vulnérables
ciblées des régions
sélectionnées recevant des
renseignements sur la cote
air santé (CAS) qui déclare
se souvenir avoir vu ou
entendu de l’information
sur cette cote
De 15 à 25 %
de la
population
vulnérable
(l’écart est dû
à une variation
régionale) d’ici
mars 2016
Pourcentage de la
population générale des
régions sélectionnées
recevant des
renseignements sur la cote
air santé (CAS) qui déclare
se souvenir avoir vu ou
entendu de l’information
sur cette cote
De 15 à 20 %
de la
population
générale
(l’écart est dû
à une variation
régionale) d’ici
mars 2016
Résultats réels
17 % en octobre 2011
Cet indicateur précise dans quelle mesure la CAS atteint
le public ciblé. La valeur la plus récente a été recueillie
dans le cadre de l’enquête nationale de la CAS de 2011
et constitue une première valeur de référence. Le
moment où aura lieu la prochaine enquête n’a pas
encore été déterminé.
15 % en octobre 2011
Cet indicateur précise dans quelle mesure les
renseignements sur la CAS sont diffusés à la population
canadienne. La valeur la plus récente a été recueillie
dans le cadre de l’enquête nationale de la CAS de 2011
et constitue une première valeur de référence. Le
moment où aura lieu la prochaine enquête n’a pas
encore été déterminé.
Environnement Canada
77
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
l’élargissement de l’accès à la CAS, qui détermine le niveau de danger pour la santé associé à la qualité
de l’air d’un endroit donné et fournit des renseignements pour aider les Canadiens à prendre des décisions
concernant leurs activités à l’extérieur. En mars 2015, 23,1 millions de Canadiens (69 % de la population)
avaient accès à la CAS dans les dix provinces et un territoire, soit une augmentation de 4 % par rapport à
2013-2014. Cinq lieux supplémentaires ont été ajoutés, et le service est donc maintenant offert dans un
total de 84 endroits au Canada;
•
la poursuite de l’établissement et le maintien des partenariats avec les provinces, les territoires et certaines
municipalités afin d’offrir des services liés à la CAS pour répondre aux besoins régionaux, l’intérêt des
partenaires du milieu de la santé de la CAS à l’égard des alertes de dangers multiples étant vif, ainsi que
la collaboration avec des partenaires, par l’intermédiaire du Réseau national de surveillance de la pollution
atmosphérique, aux fins d’amélioration de la collecte et de la diffusion des données pour étendre la CAS
aux régions éloignées et au Nord;
•
la création d’un nouvel outil qui combine les prédictions modélisées et les mesures de la qualité de l’air
pour le dioxyde d’azote, le dioxyde de soufre et la matière particulaire grosse et qui produira les meilleures
représentations spatio-temporelles des niveaux de qualité de l’air. Le produit viendra à l’appui des
prévisions de la CAS;
•
l’essai pilote d’un nouveau système appelé Firework qui a permis d’améliorer les prévisions de la qualité
de l’air pour ce qui est de la matière particulaire, notamment en captant les panaches d’incendies de forêt
étalés sur de longues distances;
•
la poursuite de la production d’ensembles de données uniques et de grande qualité de manière à réaliser
des analyses de tendances à long terme pour tenir compte des prévisions de l’indice UV et les valider ainsi
qu’à suivre les changements à la couche d’ozone stratosphérique. Le Ministère a contribué aux données
de suivi de l’ozone à l’échelle nationale et internationale :
o
o
o
en accueillant le Centre mondial d’étalonnage de l’instrument Brewer de l’Organisation
météorologique mondiale et en étalonnant des instruments dans le monde entier à l’aide de l’étalon
voyageur Brewer mondial;
en soutenant la surveillance de l’ozone dans les pays en développement grâce au fonds en fiducie
Brewer;
en soutenant la réalisation de l’Évaluation scientifique de l’appauvrissement de l’ozone du Programme
des Nations Unies pour l’environnement-Organisation météorologique mondiale : 2014.
Sous-programme 2.1.3 : Information, prévisions et outils climatologiques
Description du sous-programme
Ce programme fournit de nouvelles connaissances et informations sur les conditions passées, présentes et
futures du système climatique et sur son mode de fonctionnement, ainsi que des données sur la composition
évolutive de l’atmosphère et ses effets. Parmi les travaux menés dans le cadre de ce programme, mentionnons
l’élaboration de modèles et scénarios climatiques mondiaux et régionaux capables de détecter l’influence
humaine sur les changements climatiques au Canada, y compris ceux de nature extrême. Ces travaux
permettent également de comprendre la cryosphère nordique et canadienne et de suivre les quantités
atmosphériques de gaz à effet de serre et d’aérosols dans l’ensemble du Canada, y compris aux
emplacements isolés. Ces activités permettent de mieux comprendre les effets que provoquent les
changements climatiques sur les secteurs économiques et les écosystèmes. Les travaux de recherche et
d’analyse effectués dans le cadre de ce programme établissent une base scientifique pour l’élaboration de
politiques, l’atténuation, la planification et la prise de décisions en matière d’adaptation concernant certains
78
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
programmes tels que le cadre stratégique fédéral sur l’adaptation, ainsi que les produits, services et outils
offerts aux Canadiens. Plus particulièrement, les services climatologiques informent et aident les utilisateurs à
s’adapter à la variabilité du climat actuel et aux changements climatiques à moyen et à long terme. Ce
programme met des données et des renseignements scientifiques à la disposition de tous les ordres de
gouvernement du Canada, du milieu universitaire, de l’industrie, des consortiums, des conseils des normes et
de la communauté scientifique nationale et internationale, y compris des organisations telles que l’Organisation
météorologique mondiale, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et la Société
canadienne de météorologie et d’océanographie. Le programme s’acquitte des responsabilités prévues par la
Loi sur le ministère de l’Environnement, la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999), la Loi
sur la gestion des urgences (2007), la Loi sur le Conseil national de recherches (Commission canadienne des
codes du bâtiment et de prévention des incendies) et la Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques (articles 4 et 5 sur la surveillance et la recherche). La prestation du programme peut
inclure des contributions et des subventions à l’appui de Services météorologiques et environnementaux pour
les Canadiens.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
20 296 620
19 785 996
-510 624
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins
nombre prévu) 2014-2015
180
146
-34
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 2.1.3 : Information, prévisions et outils climatologiques
Résultat attendu Indicateur de rendement
Les clients et
utilisateurs
disposent de
l’information
dont ils ont
besoin sur les
projections
climatiques, les
scénarios et les
ensembles de
données
climatiques sur
diverses
échelles
temporelles et
spatiales
Nombre annuel de
téléchargements des
ensembles de données
climatiques
Cible
25 000
téléchargements
d’ici mars 2015
Résultats réels
er
22 935 entre le 1 avril 2012 et le 31 mars 2015
L’indicateur illustre l’utilisation des renseignements
sur le climat produits par le programme. La valeur
correspond à la moyenne annuelle sur trois ans de
manière à réduire les effets de la variabilité d’une
année sur l’autre. Le nombre de téléchargements de
produits de données individuels (p. ex., modèles
climatiques, relevés climatologiques historiques) tend
à être plus élevé après les mises à jour
programmées. Le moment où sont réalisées les
évaluations du climat nationales et internationales
peut aussi avoir une incidence sur cet indicateur.
Les résultats sont à moins de 10 % de la cible.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
l’amélioration des modèles climatiques existants (en y intégrant une meilleure représentation des océans,
de la neige, des polluants climatiques de courte durée de vie et des processus du cycle du carbone) et la
création/mise à jour des relevés de données climatologiques (dans le catalogue de données du Ministère et
le portail de données ouvertes du gouvernement du Canada) dans le but d’éclairer les mesures
Environnement Canada
79
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
d’adaptation et d’atténuation du secteur privé, du milieu universitaire et de tous les ordres de gouvernement
au Canada;
•
la réalisation de nouvelles expériences de modélisation climatique pour mieux comprendre les
changements climatiques et éclairer l’établissement de scénarios climatiques afin de répondre aux
questions sur le climat liées aux politiques (p. ex. influence des polluants climatiques de courte durée de
vie), ainsi que l’amélioration prévue du réseau de surveillance atmosphérique régional pour les gaz à effet
de serre;
•
la poursuite, par l’intermédiaire de sa présence en ligne, de la mobiliser des intervenants dans la fourniture
et l’utilisation de données climatiques à jour à l’appui des décisions en matière d’adaptation. Parmi les
initiatives, il y avait la mise à jour de la page Web Données et scénarios climatiques canadiens lxxiii destinée
à fournir les tout derniers renseignements des scénarios de changements climatiques multimodèles et à
s’aligner sur les nouvelles exigences d’accessibilité en ligne;
•
la réponse à plus de 3 000 demandes d’analyses de pression de vent propres à des sites pour appuyer la
construction de pylônes de téléphonie cellulaire, ainsi qu’à plus de 200 demandes d’autres données de
modèles climatiques à l’appui du Code national du bâtiment du Canada et d’autres normes relatives à
l’infrastructure;
•
la production et la diffusion de ses résultats dans le cadre du programme Information, prévisions et outils
climatologiques dans 133 publications évaluées par les pairs, ainsi que la tenue d’un rôle de premier plan
dans la prestation de conseils éclairés pour l’élaboration du Cinquième rapport d’évaluation du Groupe
d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, du rapport sur l’état de l’Arctique, l’Organisation
météorologique mondiale, et les rapports techniques du Groupe d’étude sur la lutte contre le carbone noir
et le méthane du Conseil de l’Arctique.
Programme 2.2 : Services météorologiques et environnementaux pour les utilisateurs
ciblés
Description du programme
Ce programme fournit des prévisions et des avertissements fiables, précis et opportuns ainsi que des
renseignements météorologiques et environnementaux afin de prévoir les risques et les possibilités relatifs aux
conditions changeantes de la météo, de l’eau, de la qualité de l’air et du climat, de les gérer et de s’y adapter. Il
fait appel à la surveillance, à la recherche, à la prévision et à la prestation de services, fondées sur des
principes scientifiques éprouvés, afin d’aider les Canadiens à prendre des décisions éclairées pour protéger
leur santé, leur sécurité et leur prospérité économique. Comme un effort mondial est nécessaire pour surveiller,
comprendre et prévoir les conditions de la météo, de l’eau, de la qualité de l’air, de la glace de mer et du climat
en perpétuel changement, le programme s’appuie sur différents collaborateurs au Canada et dans le monde
entier. Les principaux partenaires sont l’Organisation météorologique mondiale des Nations Unies et son
Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, ainsi que les médias, les universités et tous les
ordres de gouvernement du Canada. Le programme respecte les responsabilités du Ministère qui lui sont
conférées par la Loi sur le ministère de l’Environnement, la Loi sur les renseignements en matière de
modification du temps, la Loi sur la gestion des urgences (2007), la Convention de l’Organisation
météorologique mondiale, et les protocoles d’entente conclus avec des organismes météorologiques nationaux
et les agences spatiales. Il fournit également des prévisions et des renseignements en cas d’urgences
environnementales associées à la libération de matières toxiques et radioactives dans l’atmosphère. Des
subventions et des contributions à l’appui des Services météorologiques et environnementaux pour les
Canadiens sont utilisées comme des éléments de ce programme.
80
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Budget principal des
dépenses
2014-2015
Dépenses prévues
2014­2015
Autorisations
totales pouvant
être utilisées
2014-2015
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2014-2015
Écart
(dépenses réelles
moins dépenses
prévues)
25 266 280
25 266 280
27 083 480
25 886 657
620 377
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
464
409
-55
Résultats du rendement
Programme 2.2 : Services météorologiques et environnementaux pour les utilisateurs ciblés
Résultat attendu
Indicateur de rendement
Cible
Les secteurs visés
disposent des
renseignements et
des services
météorologiques
et
environnementaux
nécessaires pour
fonctionner de
façon efficiente et
sécuritaire
Niveau combiné de
satisfaction des
principaux clients du
Service météorologique
du Canada (SMC), à
partir de l’énoncé « les
services fournis par le
Service météorologique
du Canada répondent à
mes besoins »
7.5 sur 10
d’ici mars
2015
Résultats réels
8,3 d’après les enquêtes menées entre 2013 et 2015
Cet indicateur précise à quel degré les services offerts par le
programme ont satisfait aux besoins de ses trois principaux
clients. Les données pour cet indicateur ont été obtenues à
partir de trois enquêtes distinctes : un questionnaire de NAV
CANADA en 2014, un sondage auprès des commandants de
la Garde côtière canadienne en 2013 et un questionnaire du
ministère de la Défense nationale en 2015.
Les valeurs précédentes pour cet indicateur étaient de 8 en
2013-2014 et de 7,79 en 2012-2013. La cible a été
dépassée.
Analyse du rendement et leçons retenues
En 2014-2015, Environnement Canada a continué à offrir des produits liés à la glace et d’autres services
météorologiques 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 pour soutenir la Garde côtière canadienne, le ministère de la
Défense nationale, NAV CANADA et d’autres clients.
En collaboration avec ses clients, le Ministère a terminé ou fait avancer un certain nombre d’initiatives clés,
dont la mise en place de bouées météorologiques dans l’Arctique (se reporter aux sous-programmes 2.2.1 et
2.2.3 ci-dessous), l’élaboration, l’amélioration et la mise en œuvre de systèmes de prévision clés, ainsi que le
respect des engagements envers l’Organisation maritime internationale concernant la prestation de services
(se reporter au sous-programme 2.2.2 ci-dessous). La réussite de ces initiatives et d’autres initiatives conjointes
montre à quel point il est important de tirer profit des relations pour que la prestation de services soit efficace.
Le Ministère a continué à moderniser son infrastructure de surveillance météorologique à l’aide d’un
investissement du gouvernement fédéral. Il a ainsi réalisé de vastes mises à niveau du réseau de surveillance
et du système d’avertissement et de prévision, pour respectivement 107,5 et 26,5 millions de dollars (annonce
en janvier 2015 dans le cadre d’un investissement de 348 millions de dollars dans les principaux réseaux de
surveillance météorologique). Ces investissements permettent de maintenir les données sur la météorologie,
l’eau et le climat utilisées par Environnement Canada pour produire les avertissements et les prévisions. Les
données sont fournies par un ensemble de réseaux d’observation partout au pays : radars météorologiques,
stations d’observation climatique et météorologique de surface en milieu marin et terrestre, station
d’observation en altitude (instruments emportés par ballon appelés radiosondes), Réseau canadien de
détection de la foudre et stations de réception de signaux satellites au sol qui reçoivent des données
satellitaires canadiennes et internationales. Les nouveaux investissements permettent à
Environnement Canada
81
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Environnement Canada d’adapter davantage les prévisions et les avertissements météorologiques aux besoins
des utilisateurs, car les données sont plus exactes, plus détaillées et transmises plus rapidement.
Environnement Canada continue de collaborer, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale, à
l’amélioration des produits et des services. On peut ainsi penser aux initiatives avec les partenaires nationaux
destinées à assurer une diffusion fluide des produits liés à la glace et au milieu marin du Ministère, comme le
travail en cours avec l’Alliance pour la sécurité en mer de la Nouvelle-Écosse qui vise à renforcer la sécurité
des pêcheurs en mer.
Une vérification réalisée par la commissaire à l’environnement et au développement durable a conclu
qu’Environnement Canada s’était employé à améliorer l’information sur les conditions météorologiques et l’état
des glaces dans l’Arctique. La vérification a aussi fait ressortir des enjeux nouveaux, comme le coût et la
disponibilité des images radar satellitaires sur l’état des glaces. En guise de réponse, le Ministère (de concert
avec la Garde côtière canadienne) a entrepris une évaluation de l’utilisation et du coût de divers satellites radar.
Sous-programme 2.2.1 : Services météorologiques pour la navigation aérienne
Description du sous-programme
Ce programme fournit à l’industrie aéronautique et à son organisme de réglementation des services
météorologiques (observations, prévisions et avertissements) tous les jours de l’année et en tout temps. Il
soutient les buts et les missions de NAV CANADA et de Transports Canada, et soutient les compagnies
aériennes nationales et internationales qui exercent leurs activités en territoire canadien dans leurs prises de
décisions tactiques requises pour maximiser leur efficacité et leur sécurité. Le programme comprend également
le centre d’avis de cendres volcaniques (VAAC), un des neuf centres de ce type dans le monde qui
fonctionnent sous l’autorité de l’Organisation de l’aviation civile internationale. Le centre d’avis de cendres
volcaniques prévoit le transport de cendres volcaniques aériennes pour réduire le risque de catastrophes
aériennes et offre un soutien et une ressource auxiliaire opérationnels à d’autres centres d’avis de cendres
volcaniques dans le monde. Le programme est offert dans le cadre d’un contrat entre Environnement Canada
et NAV CANADA.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
4 695 243
4 914 255
219 012
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
163
148
-15
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 2.2.1 : Services météorologiques pour la navigation aérienne
Résultat attendu
Indicateur de rendement
NAV CANADA et
l’industrie
aéronautique ont
les
renseignements
et les services
météorologiques
dont ils ont
besoin pour
maximiser leur
Indice global de la
satisfaction de la
clientèle, sur une échelle
de 1 (insatisfaisant) à 10
(excellent)
82
Cible
Égal ou
inférieur à
7,5 d’ici
mars 2015
Résultats réels
7,2 en 2014
Cet indicateur illustre la satisfaction générale à l’égard
des produits et services fournis par le programme à NAV
CANADA et à ses clients. Les données relatives à
l’indicateur ont été obtenues à partir du questionnaire de
NAV CANADA donné en ligne à l’été 2014. La valeur de
l’indicateur est une moyenne de l’appréciation de chaque
répondant. Les valeurs précédemment déclarées sont de
7,1 en 2013-2014 et de 8 en 2012-2013.
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
efficacité et la
sécurité aérienne
La valeur cible a été largement atteinte (à moins de 5 %
de la cible). La diminution de la satisfaction au cours des
deux dernières années pourrait être expliquée par les
changements transitionnels entraînés par la
modernisation des observations météorologiques en
surface du secteur aéronautique de NAV CANADA. Les
résultats de l’an prochain devraient atteindre voire
dépasser la valeur cible.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la poursuite de la prestation de services météorologiques de grande qualité à l’intention de NAV CANADA,
notamment une gamme de prévisions aéronautiques, une surveillance par observation et d’autres services
de données. Les résultats d’un sondage de satisfaction des clients en 2014 indiquent que les besoins de
NAV CANADA sont compris par le Ministère, que celui-ci y satisfait, et que le Ministère le considère
comme un client précieux. En 2014-2015, une importante transition, par laquelle NAV CANADA assume la
responsabilité de la quasi-totalité des programmes d’observation météorologique du secteur aéronautique,
s’est poursuivie presque jusqu’à sa conclusion;
•
la poursuite d’une initiative pluriannuelle de modernisation des prévisions dans les aéroports. Cette
initiative devrait jeter les fondements des futurs services de prévisions météorologiques du secteur
aéronautique. Le projet permettra d’améliorer les prévisions fournies aux aéroports par l’utilisation de
nouveaux outils de prévision.
Sous-programme 2.2.2 : Services météorologiques et des glaces pour la navigation
maritime
Description du sous-programme
Ce programme offre aux industries marines et aux organismes réglementaires des prévisions sur l’état de la
mer, l’état des glaces et la météo, tous les jours de l’année et en tout temps. Il appuie l’Organisation maritime
internationale en fournissant des renseignements météorologiques sur les eaux arctiques canadiennes et
internationales. Il appuie également les objectifs et les mandats de la Garde côtière canadienne (GCC) de
Pêches et Océans Canada. Le programme soutient l’industrie maritime et les autres groupes qui opèrent en
eaux canadiennes, comme la marine marchande, les pêcheries et les entreprises qui exploitent les ressources
naturelles, dans leur prise de décisions tactiques (p. ex. trajectoire des navires) qui visent à optimiser leur
efficacité et leur sécurité. En tant que collaborateur clé, la Garde côtière canadienne diffuse aux parties
intéressées par le milieu marin de l’information en rapport avec ce programme et fournit des renseignements
produits sur place concernant la météo, l’état de la mer et l’état des glaces à Environnement Canada. Ce
programme est dirigé en partie par un protocole d’entente avec Pêches et Océans Canada pour des services
relatifs à l’état actuel et prévu des glaces sur les eaux navigables canadiennes. Le programme respecte les
responsabilités prévues par la Loi sur le ministère de l’Environnement, la Loi sur les océans et la Loi sur les
pêches. Il soutient aussi les engagements de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie
humaine en mer, 1974, du Système mondial de détresse et de sécurité en mer et du Service des glaces de
l’Amérique du Nord.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
12 309 715
14 218 609
1 908 894
Environnement Canada
83
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
157
144
-13
Résultats du rendement
Sous-programme 2.2.2 : Services météorologiques et des glaces pour la navigation maritime
Résultat attendu
Indicateurs de
rendement
Cibles
Les collectivités
maritimes
possèdent
l’information sur la
météo, les vagues
et les glaces dont
elles ont besoin
pour fonctionner en
toute sécurité et de
manière efficace
dans les eaux
canadiennes
Pourcentage des
navigateurs qui indiquent
une satisfaction par
rapport aux produits
offerts, y compris la
capacité d’accéder à
l’information
La cible a été
établie pour
2016
Pourcentage des clients
et des organisations du
secteur ciblé qui
déclarent avoir tenu
compte de l’information
concernant l’état des
glaces dans leurs
décisions
Cible à
déterminer
une fois
qu’une valeur
de référence
est mesurée
(en 2014)
Résultats réels
98,5 % en 2012 et en 2013
Les données pour cet indicateur ont été obtenues à
partir de deux enquêtes : le sondage auprès des
commandants de la Garde côtière canadienne mené
de mai à juillet 2013, et le sondage sur les services
météorologiques maritimes mené en novembre et en
décembre 2012.
Les résultats pour cet indicateur ne sont pas
disponibles.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la poursuite de la surveillance satellitaire des déversements d’hydrocarbures dans les eaux navigables
canadiennes, dont l’archipel Arctique canadien, 18 h par jour. Environnement Canada a participé à la
réponse au rapport et aux recommandations de la phase II du Comité d’experts sur la sécurité des naviresciternes de classe mondiale lxxiv concernant la préparation du Canada en cas de déversement dans
l’Arctique;
•
la mise en place de bouées météorologiques dans l’Arctique avec l’aide du ministère de la Défense
nationale, afin d’augmenter la disponibilité des données d’observation météorologiques en temps réel aux
navigateurs et de faciliter l’exactitude et la rapidité de diffusion des prévisions. Depuis 2011, quarante
bouées ont été mises en place sur la glace et dans l’eau dans l’Arctique;
•
la collaboration avec la Garde côtière canadienne (coordinateur des NAVAREA) pour mettre à jour les
contributions au manuel international sur le Système mondial de détresse et de sécurité en mer afin d’y
inclure les services disponibles pour les zones météorologiques en Arctique (METAREA);
•
la signature d’une lettre d’entente avec la Garde côtière canadienne pour la prestation de services et la
diffusion de renseignements concernant l’état de glace pour 2014-2015;
•
le respect de tous ses engagements en vertu de l’initiative METAREA et la prestation de services
conformément à l’engagement du Canada envers l’Organisation maritime internationale.
Environnement Canada fournit maintenant des renseignements et des données de prévision sur la météo
et les glaces pour deux zones météorologiques en Arctique, comprenant les eaux de l’Arctique canadien (y
compris le passage du Nord-Ouest), une partie des eaux internationales dans le Haut-Arctique, ainsi que
des eaux au nord de l’Alaska et le long de certaines parties de la côte ouest du Groenland;
84
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
•
sur le plan de la recherche, la réalisation de progrès dans le développement du système régional des
prévisions des conditions météorologiques et de l’état des glaces (la mise en œuvre expérimentale d’un
système entièrement tridimensionnel de prévision des glaces devrait avoir lieu en 2015), l’approbation du
Système mondial de prévision océanique glace-océan en mode expérimental, l’amélioration importante du
système régional de prévision des glaces, et la mise en place (au Service canadien des glaces) du système
automatisé de suivi des glaces de mer.
Une évaluation de l’initiative METAREA lxxv a permis de conclure que le programme est pertinent, est bien géré
et exécuté, et que nous réalisons d’importants progrès vers les résultats attendus. En réponse aux
recommandations de l’évaluation, le programme a entrepris un examen des normes de service dans le cadre
d’un effort soutenu pour engager les utilisateurs à mieux déterminer et classer par ordre de priorité leurs
besoins et options relativement à la diffusion des renseignements, et a entrepris un examen du modèle logique
et de la stratégie de mesure du rendement du programme.
Sous-programme 2.2.3 : Services météorologiques pour les opérations militaires
Description du sous-programme
Ce programme fournit au ministère de la Défense nationale les renseignements, les prévisions et les outils
météorologiques et océanographiques nécessaires aux Forces canadiennes pour réaliser leurs activités au
Canada et à l’étranger. Il s’agit d’un programme de collaboration qui fonctionne en vertu d’un protocole
d’entente officiel avec le ministère de la Défense nationale. Il répond aux besoins spécifiques des Forces
canadiennes et recouvre les coûts supplémentaires engagés par le ministère de la Défense nationale. Ce
programme joue un rôle essentiel dans la réalisation des activités des Forces canadiennes, car il assure
l’efficacité et la sécurité des manœuvres tactiques et stratégiques à l’intérieur du Canada et dans diverses
zones militaires actives du monde. Il aide également le ministère de la Défense nationale à s’acquitter de ses
responsabilités légales et réglementaires prises en vertu de la Loi sur l’aéronautique qui jette les fondements
juridiques de la sécurité aérienne militaire.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
2 935 200
3 193 267
258 067
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
105
90
-15
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 2.2.3 : Services météorologiques pour les opérations militaires
Résultat attendu
Indicateur de rendement
Cible
Le ministère de la
Défense nationale
(MDN) possède les
renseignements et les
connaissances
météorologiques et
océanographiques dont il
a besoin pour optimiser
ses opérations au
Canada et à l’étranger
Indice de la satisfaction de
la clientèle, sur une échelle
de 1 (insatisfaisant) à 10
(excellent), qui combine les
entrées des données de
l’enquête et les
commentaires de la
direction du ministère de la
Défense nationale
7,0 sur 10
d’ici mars
2015
Résultats réels
8,5 en 2015
Les données pour cet indicateur ont été
obtenues à partir du questionnaire du ministère
de la Défense nationale distribué entre le
13 avril et le 12 mai 2015. Les résultats sont
communiqués ici, car ils concernent la
satisfaction par rapport aux produits et aux
services de consultation offerts en 2014-2015.
La valeur déclarée est une moyenne des
réponses individuelles à trois questions
Environnement Canada
85
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
concernant la clarté et l’utilité des consultations,
l’exactitude et la qualité des produits et services,
et la mesure dans laquelle les produits et
services ont répondu aux besoins du client dans
l’ensemble.
En 2013-2014, la valeur déclarée était de 8,2. La
cible a été dépassée pour la deuxième année
consécutive.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la prestation de services de prévisions météorologiques exactes et en temps opportun pour les missions et
exercices militaires, tant au pays qu’à l’étranger, notamment l’appui pour l’Opération Nunalivut, une
opération de souveraineté pluriministérielle majeure menée chaque année et dirigée par le ministère de la
Défense nationale (MDN);
•
la collaboration avec le MDN afin de compléter le centre météorologique conjoint à la base des Forces
canadiennes de Gagetown. Le centre compte un effectif complet avec un soutien météorologique complet
pour le MDN;
•
le soutien continu pour divers groupes de travail de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN)
relativement à l’élaboration de produits précis pour les opérations militaires. En collaboration avec le MDN,
le Canada sera le « pays responsable » de l’OTAN pour la force d’intervention globale en 2018, les autres
pays de l’OTAN comptant sur le Canada afin de fournir un soutien météorologique d’ensemble pour chaque
opération afin d’éviter le dédoublement des efforts et le soutien météorologique incohérent;
•
la collaboration avec le MDN au déploiement des bouées sur la glace à partir d’aéronefs et de navires dans
la mer de Beaufort (ce qui a fourni des renseignements détaillés ne pouvant pas être recueillis à l’aide de
brise-glace) et avec Pêches et Océans Canada au déploiement de bouées dérivantes (bouées sur glace) et
d’une bouée captive saisonnière dans la mer de Beaufort.
Sous-programme 2.2.4 : Services météorologiques pour les secteurs économiques et
commerciaux
Description du sous-programme
Ce programme fournit à divers secteurs économiques et commerciaux (comme les médias, les secteurs des
ressources naturelles et les utilisateurs spécialisés) des services météorologiques et climatologiques, y compris
des données du Réseau canadien de détection de la foudre. Les renseignements et les outils fournis servent à
prendre des décisions tactiques et stratégiques visant à optimiser l’efficacité économique et commerciale, la
compétitivité, le rendement environnemental et la sécurité, à court et à long terme. Ce faisant, le programme
appuie les mandats de Ressources naturelles Canada, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada et d’autres
acteurs (notamment les organismes provinciaux). De nombreux secteurs économiques sont sensibles aux
changements météorologiques et climatiques, notamment en ce qui a trait à la sécurité et à la rentabilité de
leurs activités (p. ex. la livraison juste-à-temps et la lutte antiparasitaire), à la demande de leurs services
(l’hydroélectricité) et à l’avenir de leur industrie. Les services de données spécialisées permettent aux
utilisateurs d’obtenir des renseignements pertinents, notamment grâce à des mécanismes tels que les liens
vers des données spécialisées ou les consultations individuelles. Ce programme est mis en œuvre dans tout le
Canada grâce à des collaborations concernant des données et des connaissances scientifiques, souvent selon
le principe de la récupération des coûts ou du partage des frais.
86
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses réelles 2014­2015
Écart
(dépenses réelles moins dépenses
prévues) 2014-2015
3 560 526
-1 765 596
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart
(nombre réel moins nombre prévu)
2014-2015
39
27
-12
Dépenses prévues
2014­2015
5 326 122
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 2.2.4 : Services météorologiques pour les secteurs économiques et commerciaux
Résultat
attendu
Les secteurs
économiques
canadiens
ciblés
possèdent les
données
météorologiqu
es dont ils ont
besoin pour
leur processus
décisionnel
Indicateur de
rendement
Niveau de
satisfaction des
médias
concernant les
services offerts
par
Environnement
Canada, sur une
échelle de 1
(insatisfaisant) à
10 (excellent)
Cible
7,5 sur 10
d’ici mars
2015
Résultats réels
7,42 en 2012
Les données pour cet indicateur ont été obtenues à partir d’une
enquête auprès de clients du programme qui font partie du monde
des médias (radio, télévision, presse écrite et en ligne) réalisée en
2012. Il s’agit de la dernière enquête conduite auprès de ce groupe
de clients. La valeur donnée correspond à la moyenne des réponses
individuelles données à quatre questions sur la satisfaction :
accessibilité et diffusion des services météorologiques, capacité de
réaction aux demandes des clients, compréhension des besoins des
clients, degré auquel les services offerts répondent aux besoins des
clients.
Il n’y a pas de valeur antérieure pour cet indicateur. Le rendement ne
peut pas être évalué par rapport à la cible en l’absence d’une
nouvelle valeur.
Analyse du rendement et leçons apprises
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la contribution à l’augmentation de l’utilisation des renseignements sur la foudre par le secteur des services
d’électricité publics. Environnement Canada a travaillé avec les autorités publiques et le secteur privé pour
faire en sorte qu’un nombre croissant d’administrations ait accès aux renseignements sur la foudre et ainsi
soutenir la prise de décisions;
•
la fourniture aux Canadiens de renseignements à jour sur les conditions météorologiques passées,
actuelles et futures, en plus d’offrir de multiples services d’accès aux données aux utilisateurs spécialisés
qui avaient besoin de renseignements bruts à intervalle régulier;
•
l’élargissement du dépôt de données pour y intégrer des observations hydrométriques de divers endroits au
Canada, des trajectoires d’ouragan expérimentales, et des données de modèles météorologiques
continentaux à très grande résolution, afin de satisfaire aux besoins grandissants des utilisateurs
spécialisés.
Environnement Canada
87
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Résultat stratégique 3 : Les menaces que représente la pollution pour les Canadiens
ainsi que pour leur environnement sont minimisées.
Mesure du rendement
Indicateurs de
rendement
Émissions canadiennes
de gaz à effet de serre
(équivalents de dioxyde
de carbone) en
mégatonnes
Cibles
Cible du cadre de
mesure du rendement :
par rapport aux niveaux
d’émissions de 2005,
réduire de 17 % les
émissions totales de gaz
à effet de serre au
8
Canada d’ici 2020 .
Résultats réels
726 Mt en 2013
La valeur déclarée est fondée sur le Rapport d’inventaire
national du Canada, lequel suit une structure convenue à
l’échelle internationale qui fournit des renseignements détaillés
sur les émissions de gaz à effet de serre par source et les
absorptions par puits au Canada au cours de la période de 1990
à 2013.
La valeur de 2013 est 3,1 % moins élevée qu’en 2005, et les
émissions par habitant demeurent à un niveau historiquement
bas.
Concentrations
ambiantes de matière
particulaire fine (MP2,5)
i.
moyenne de 24
heures
moyenne annuelle
ii.
Normes nationales de
qualité de l’air ambiant de
2015 pour la matière
particulaire fine (MP2,5)
i.
ii.
3
28 µg/m d’ici
décembre 2015
3
10 µg/m d’ici
décembre 2015
Le respect des Normes nationales de qualité de l’air ambiant
de 2015 sera déterminé à l’échelle de la zone atmosphérique
locale dans chaque province et territoire en 2016 une fois que
les renseignements sur la qualité de l’air ambiant pour 2015
seront disponibles.
Sont fournis entre-temps les renseignements sur le pourcentage
de stations de surveillance du programme du Réseau national
de surveillance de la pollution atmosphérique où les
concentrations ambiantes de la matière particulaire fine (MP2,5)
étaient inférieures aux cibles sur 24 heures et aux cibles
annuelles pendant la période de 2011 à 2013.
91 % des stations (soit 168 sur 184) ont atteint la cible durant la
période de 2011 à 2013.
Concentrations
ambiantes de l’ozone
troposphérique (moyenne
de 8 heures)
Normes nationales de
qualité de l’air ambiant de
2015 pour l’ozone
troposphérique : 63
parties par milliard (ppb)
d’ici décembre 2015
Le respect des Normes nationales de qualité de l’air ambiant
de 2015 sera déterminé à l’échelle de la zone atmosphérique
locale dans chaque province et territoire en 2016 une fois que
les renseignements sur la qualité de l’air ambiant pour 2015
seront disponibles.
Sont fournis entre-temps les renseignements sur le pourcentage
de stations de surveillance du programme du Réseau national
de surveillance de la pollution atmosphérique où les
concentrations ambiantes de l’ozone troposphérique étaient
inférieures aux cibles sur huit heures pendant la période de
2011 à 2013.
81 % des stations (soit 158 sur 195) ont atteint la cible durant la
période de 2011 à 2013.
8
Le 15 mai 2015, la ministre de l’Environnement a annoncé la nouvelle cible du Canada en matière de changements climatiques après 2020 dans le cadre de
sa soumission des contributions prévues déterminées au niveau national à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. L’objectif
du Canada dans tous les secteurs de l’économie après 2020 est de réduire de 30 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 2005 d’ici
2030.
88
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Programme 3.1 : Gestion des substances et des déchets
Description du programme
Les activités de ce programme visent à réduire les menaces que représentent la pollution et les déchets
découlant des activités humaines pour la santé et l’environnement. Le programme évalue les risques pour
l’environnement que posent des substances ayant déjà un usage commercial (substances existantes) et celles
qu’on propose d’introduire au Canada (nouvelles substances). De plus, il élabore et met en place des mesures
pour prévenir ou gérer les risques posés par ces substances et ces déchets. Les contributions qui facilitent la
gestion des substances et des déchets sont utilisées en tant que composantes de ce programme.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Budget principal des
dépenses
2014-2015
Dépenses prévues
2014­2015
Autorisations
totales pouvant
être utilisées
2014-2015
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2014-2015
Écart
(dépenses réelles
moins dépenses
prévues)
75 747 789
75 747 789
90 048 046
86 779 805
11 032 016
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
628
Écart (nombre réel moins
nombre prévu) 2014-2015
618
-10
Résultats du rendement
Programme 3.1 : Gestion des substances et des déchets
Résultat attendu Indicateur de rendement
Les menaces
que
représentent
les substances
nocives et les
déchets pour
les Canadiens
et leurs effets
sur
l’environnement
sont réduits
Pourcentage des régions
de drainage où les
recommandations
canadiennes ou
fédérales pour la qualité
de l’environnement ne
sont pas dépassées pour
des substances
sélectionnées présentes
dans les sédiments, l’eau
ou le biote
Cibles
Sulfonate de
perfluorooctane
(SPFO) : 80 %
d’ici septembre
2014
Polybromodiph
ényléthers
(PBDE) : 80 %
d’ici
septembre
2013
Résultats réels
Poissons : 30 % des régions de drainage où les
concentrations n’excèdent pas les recommandations
fédérales pour la qualité de l’environnement pour la
période de 2011 à 2012.
Sédiments : 33 % des régions de drainage où les
concentrations n’excèdent pas les recommandations
fédérales pour la qualité de l’environnement pour la
période de 2009 à 2014.
Environnement Canada a effectué un échantillonnage de
poissons dans dix régions de drainage et un
échantillonnage de sédiments dans neuf régions de
drainage. Les concentrations de PBDE ont été
déterminées pour les sous-groupes (congénères) pour
lesquels des recommandations ont été établies. Une
région de drainage est considérée comme ayant excédé
les recommandations si des concentrations de n’importe
quel sous-groupe sont présentes à n’importe quel site
d’échantillonnage.
Pour les poissons, des améliorations ont été notées en ce
qui concerne trois régions de drainage par rapport à
l’échantillonnage de 2008 à 2010. Pour les sédiments, il y
a eu des améliorations dans une région de drainage,
quoique les concentrations excèdent maintenant les
recommandations dans deux autres régions.
Environnement Canada
89
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
En 2014-2015, Environnement Canada a mené une série d’activités afin d’évaluer les risques pour
l’environnement des substances existantes et nouvelles, et a mis en œuvre des mesures afin de prévenir et de
gérer les risques. Au cours de l’année, le Ministère a publié des rapports d’évaluation préalable (version
provisoire ou définitive) qui traitent d’environ 1 100 substances. Ces rapports préalables communiquent aux
intervenants de l’industrie et aux Canadiens les constatations et conclusions relatives aux risques tirées des
évaluations de risques d’Environnement Canada effectuées dans le cadre du Plan de gestion des produits
chimiques (PGPC). Le Ministère a reçu un avis concernant les mesures de gestion des risques, a évalué cellesci et, le cas échéant, en a pris. Les mesures comprenaient la notification des nouvelles utilisations des
substances chimiques en ce qui concerne 500 nouvelles substances (y compris des produits chimiques, des
polymères, des nanomatériaux et des organismes vivants).
Environnement Canada a poursuivi ses travaux en vue d’établir et de maintenir une base scientifique solide
pour le PGPC. Grâce aux renseignements reçus pendant la deuxième phase de la mise à jour de la Liste
intérieure des substances, le Ministère a établi les priorités pour la prochaine phase du PGPC, a contribué à
l’harmonisation avec les initiatives internationales applicables au contexte canadien, et a appuyé les activités
subséquentes d’évaluation et de gestion des risques.
Le Ministère a assuré la participation des intervenants en organisant trois ateliers pour discuter des enjeux
scientifiques, des priorités futures pour l’évaluation et des problèmes liés au programme actuel (se reporter
également au sous-programme 3.1.1 ci-dessous).
En collaboration avec Santé Canada, le Ministère a publié deux versions du Rapport d’étape du Plan de gestion
lxxvi
des produits chimiques
(juillet et décembre 2014) qui ont fourni des renseignements à jour sur les activités et
les programmes dans le cadre du PGPC aux intervenants et à d’autres parties. En plus de ces rapports, des
rapports semestriels ont été entrepris afin d’améliorer la transparence des travaux dans le cadre du PGPC.
Sur le plan international, sous l’égide du Comité conjoint sur la coopération environnementale Canada-Chine, le
Ministère a organisé un atelier à l’intention des délégués chinois (y compris des visites de lieux, des études de
cas et un aperçu du Système de gestion des urgences environnementales du Canada) et a poursuivi les
discussions avec la Chine sur les cadres de gestion des produits chimiques, y compris les approches pour
gérer le sulfonate de perfluorooctane et le mercure.
Sous-programme 3.1.1 : Gestion des substances
Description du sous-programme
Il s’agit d’une initiative conjointe entre Santé Canada et Environnement Canada. Ce programme vise à évaluer
toutes les substances commerciales existantes ayant été identifiées dans le cadre du Plan de gestion des
produits chimiques, ainsi que les nouvelles substances, après notification de l’industrie responsable de leur
importation ou de leur fabrication des risques pour l’environnement. Le programme se fonde sur une évaluation
scientifique des risques, sur des mesures réglementaires opportunes et sur des activités visant à établir des
priorités (ou toute autre mesure, au besoin) pour assurer la gestion de ces substances. Il a pour objectif
d’améliorer la gestion des substances par le biais d’activités de recherche et de surveillance, d’effectuer le suivi
des rejets de polluants grâce à la production de rapports pour l’Inventaire national des rejets de polluants, et de
garantir la mise en place de mesures adéquates en matière de gestion du risque et de favoriser la collaboration
à l’échelle nationale et internationale. Il joue la transparence avec les intervenants grâce à des mécanismes de
concertation. Par obligations internationales, on entend la Convention de Bâle, la Convention de Rotterdam, la
Convention de Stockholm, la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance et la
Convention de Minamata. L’exécution du programme comprend une contribution évaluée à l’Organisation de
coopération et de développement économiques. Ce programme s’appuie également sur les règlements et
autres mesures de contrôle pour réduire les risques associés à la fin de vie des substances préoccupantes, aux
déplacements internationaux et interprovinciaux des déchets dangereux et des matières recyclables
dangereuses.
90
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
49 328 823
55 319 130
5 990 307
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
410
417
7
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 3.1.1 : Gestion des substances
Résultat attendu Indicateur de rendement
Réduction des
rejets de
substances
toxiques et
d’autres
substances
préoccupantes
dans
l’environnement
Rejets canadiens de
certaines substances
contrôlées
Cible
Isoprène :
réduction
de 80 %
par
rapport à
la
référence
du 2009
d’ici mars
2016
Résultats réels
Réduction de 56 % en 2013
Cet indicateur évalue l’efficacité avec laquelle un plan de
prévention de la pollution peut réduire les rejets d’isoprène
du secteur de la fabrication du caoutchouc. Les données sur
les rejets proviennent de l’Inventaire national des rejets de
polluants. Les données disponibles les plus récentes datent
de 2013. Le pourcentage des réductions est calculé par
rapport à 2009.
La tendance à la baisse pour les rejets est en voie
d’atteindre la cible.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la publication des objectifs nationaux pour le code de pratique des sels de voirie et le Règlement modifiant
le Règlement sur les BPC et abrogeant le Règlement fédéral sur le traitement et la destruction des BPC au
moyen d’unités mobiles;
•
la poursuite de la mise en œuvre du Plan de gestion des produits chimiques (PGPC), ce qui comprend
notamment :
o
o
o
o
o
lxxvii
la publication du Règlement sur les produits contenant du mercure , soit un code de pratique pour
le 2-butanone, et la modification du Règlement sur le 2-butoxyéthanol;
la poursuite de la mise en œuvre du Règlement sur certaines substances toxiques interdites (2012) et
de l’Initiative des groupes de substances de la deuxième phase du PGPC, y compris trois documents
sur le cadre de gestion des risques et deux documents sur l’approche de gestion des risques;
la publication d’évaluations finales des risques pour environ 500 substances et la préparation
d’évaluations provisoires des risques pour 1 170 substances supplémentaires;
la réception et l’évaluation (dans les délais prévus par la réglementation) la totalité d’environ
500 déclarations de substances nouvelles (DSN), puis la publication de cinq arrêtés et d’avis de
nouvelle activité pour des produits chimiques et des polymères ainsi que de cinq conditions
ministérielles;
la réception de 26 demandes de consultation avant la déclaration de produits chimiques et de
polymères, ainsi que de quatre demandes de consultation avant la déclaration d’organismes. Celles-ci
ont offert aux intervenants l’occasion de discuter des exigences réglementaires des déclarations
avant la soumission de ces substances;
Environnement Canada
91
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
o
o
o
la publication de résumés de l’évaluation des risques pour six produits chimiques et polymères, et
pour de nouveaux organismes vivants. Ces résumés communiquent les constatations de l’évaluation
des risques des travaux du Ministère en vertu de la Loi canadienne sur la protection de
l’environnement (1999) [LCPE (1999)] et contribuent à assurer la transparence dans le processus de
prise de décisions;
la publication d’un résumé non confidentiel des renseignements reçus dans la deuxième phase de la
lxxviii
afin d’accroître la sensibilisation du public au
mise à jour de la Liste intérieure des substances
sujet des renseignements sur les substances fabriquées ou importées et d’accroître l’accès à ceux-ci;
l’organisation de deux ateliers avec plusieurs intervenants afin de planifier la prochaine phase du
PGPC et le lancement de 21 projets de recherche portant sur les substances d’intérêt prioritaire et les
enjeux dans le cadre du PGPC et de la LCPE (1999);
lxxix
•
la collecte de données annuelle dans le cadre de l’Inventaire national des rejets de polluants
(INRP), le
contrôle de la qualité des données fournies par des installations, l’interprétation des données, l’analyse des
tendances et la publication des données sur le site Web dans divers formats permettant des recherches –
des travaux qui aident à faire en sorte que l’INRP demeure un moyen fiable et pertinent pour suivre les
rejets de polluants;
•
la présidence continue du petit groupe de travail intersessions sur les déchets constitués de polluants
organiques persistants dans le cadre de la Convention de Bâle et la direction de deux directives
techniques sur la gestion rationnelle des déchets constitués de polluants organiques persistants. Le
Ministère a également participé aux discussions dans le cadre de la Convention de Minamata sur le
lxxx
mercure et a appuyé les négociations sur les produits chimiques et les déchets à la première séance de
l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement.
Sous-programme 3.1.2 : Gestion des effluents
Description du sous-programme
Ce programme gère les risques pour l’environnement et la santé humaine causés par le rejet et le dépôt de
résidus de déchets (p. ex., les effluents). Cela nécessite d’élaborer, de mettre en œuvre et d’administrer des
stratégies et des programmes, tels que des plans de prévention de la pollution, des règlements, des codes de
pratique, des lignes directrices ainsi que des ententes de rendement environnemental. Il fonctionne en vertu de
la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) et de la Loi sur les pêches afin d’aborder les
rejets de déchets et les substances préoccupantes dans les secteurs industriel et public, y compris, sans
toutefois s’y limiter, le secteur minier et de la transformation, la foresterie, les eaux usées et d’autres secteurs.
Les principales activités comprennent la tenue de recherches et d’analyses des risques, l’élaboration et la mise
en œuvre de règlements et d’autres instruments de contrôle, l’évaluation des résultats de la surveillance des
effets sur l’environnement dans les installations réglementées, la prestation de conseils techniques pour les
évaluations environnementales, ainsi qu’agir à titre de centre de liaison pour le Ministère en ce qui concerne les
dispositions de la Loi sur les pêches relatives à la prévention de la pollution. Plus précisément, le programme
administre les dispositions de la Loi sur les pêches relatives à la prévention de la pollution, y compris
l’élaboration de mesures en matière de gestion du risque, mais aussi le Règlement sur les effluents des
systèmes d’assainissement des eaux usées pour réduire les menaces qui pèsent sur les poissons et leurs
habitats et la santé humaine découlant de la contamination du poisson. Les responsables du programme
travaillent de concert avec les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut, le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador à
l’élaboration de normes de qualité minimale des effluents d’eaux usées dans le Grand Nord canadien. Ils
travaillent également sur une révision du Règlement sur les effluents des systèmes d’assainissement des eaux
usées pour inclure le Grand Nord et mettent en application le Règlement sur les effluents des mines de métaux
et le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers en vertu de la Loi sur les pêches pour
contrôler ou gérer les rejets de substances nocives dans l’eau et ainsi protéger la qualité de l’eau et les
écosystèmes aquatiques.
92
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
7 179 294
8 394 522
1 215 228
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
77
65
-12
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 3.1.2 : Gestion des effluents
Résultat attendu
Indicateurs de
rendement
Prévention de la
pollution des
effluents
découlant des
secteurs
réglementés par
la Loi sur les
pêches
Pourcentage des
installations dont les
rejets ne dépassent
pas les limites
réglementées et
respectent l’exigence
relative à la non-létalité
des effluents
Cibles
95 %
d’ici
mars
2015
Résultats réels
Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers :
99,8 % pour le total des solides en suspension (TSS);
99,9 % pour la demande biochimique en oxygène;
96,2 % pour les exigences relatives à la non-létalité des effluents.
Tous les résultats datent de l’année civile 2013.
Ces résultats sont semblables à ceux de 2012, à l’exception du
taux de létalité non aiguë, pour lequel la conformité a légèrement
diminué de 98,3 %. Depuis 1985, la qualité des effluents des
fabriques de pâtes et papiers rejetés directement dans
l’environnement s’est améliorée de façon considérable.
Règlement sur les effluents des mines de métaux :
Niveau de conformité supérieur à 99 % pour les métaux et le pH;
Conformité de 99,3 % pour le cyanure (CN−);
97,9 % pour le TSS;
96,8 % pour les tests de létalité aiguë.
Tous les résultats datent de l’année civile 2013.
Ces résultats sont semblables à ceux de 2012, à l’exception des
taux pour les limites relatives au cuivre et à la létalité aiguë, qui ont
légèrement diminué, et pour le cyanure, le nickel, le zinc et le TSS,
pour lesquels la conformité a légèrement augmenté. Les résultats
sont restés plutôt stables depuis 2003, à l’exception du TSS, pour
lequel la conformité a augmenté.
Règlement sur les effluents des systèmes d’assainissement des
eaux usées :
Les limites réglementées sont entrées en vigueur le
1er janvier 2015 et seront déclarées pour la première fois dans le
Rapport ministériel sur le rendement 2016-2017.
Les valeurs déclarées sont basées sur le pourcentage d’essais
dont les résultats se trouvent dans les limites autorisées.
Charge (en tonnes) de
matières exerçant une
demande biologique en
oxygène et de matières
solides totales en
suspension provenant des
installations de traitement
des eaux usées sous
réserve des règlements
fédéraux
À
détermin
er
(2015)
Les résultats pour cet indicateur ne sont pas disponibles. Les
limites réglementées sont entrées en vigueur le 1er janvier 2015 et
seront déclarées pour la première fois dans le Rapport ministériel
sur le rendement 2016-2017.
Environnement Canada
93
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
l’application continue du Règlement sur les effluents des mines de métaux, qui a compris des progrès dans
l’examen sur dix ans du Règlement en consultation avec l’industrie et les organismes environnementaux et
autochtones sur divers changements proposés. Les consultations ont notamment porté sur la question de
savoir si le Règlement devrait inclure les mines de diamant ainsi que sur l’examen d’approches réglementaires
possibles pour les mines de charbon;
•
la poursuite de la délivrance d’autorisations aux propriétaires et exploitants de systèmes assujettis au
Règlement sur les effluents des systèmes d’assainissement des eaux usées et l’élaboration d’un système de
déclaration en ligne par lequel les quelque 2 500 propriétaires et exploitants de systèmes d’assainissement
peuvent envoyer l’information nécessaire en vertu du Règlement. La coopération intergouvernementale a été
essentielle aux progrès réalisés dans l’établissement de partenariats à long terme ainsi qu’aux accords
bilatéraux en vertu du Règlement sur les effluents des systèmes d’assainissement des eaux usées conclus
avec le Yukon et le Nouveau-Brunswick, lesquels permettent de réduire le fardeau réglementaire et administratif
et les dédoublements;
•
la réalisation de progrès, par l’entremise du Groupe de travail sur les eaux usées du Conseil canadien des
ministres de l’environnement, dans les analyses portant sur les critères pour les niveaux de risques, les normes
de rendement, la surveillance et la production de rapports dans le Nord;
•
la finalisation du Règlement prévoyant les conditions de prise des règlements en vertu du paragraphe 36(5.2)
de la Loi sur les pêches et du Règlement sur les activités de recherche dans la Région des lacs expérimentaux,
lesquels cadrent avec le rôle du ministre de l’Environnement dans l’application et l’administration des
dispositions de prévention de la pollution de la Loi sur les pêches;
•
l’application continue du Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers, y compris la promotion
de la conformité et la prestation de conseils dans le secteur des pâtes et papiers sur les exigences en matière
de surveillance réglementaire et de suivi des effets environnementaux;
•
l’organisation d’échanges entre les experts et les partenaires bilatéraux, y compris par l’entremise du Groupe de
travail environnemental du Partenariat Canada-Mexique, avec pour but de contribuer au savoir-faire et aux
connaissances du Canada nécessaires pour aider le Mexique à renforcer sa capacité à établir un cadre
réglementaire solide pour l’exploitation minière.
Sous-programme 3.1.3 : Pollution marine
Description du sous-programme
Ce programme évalue, contrôle et surveille l’élimination des déchets et d’autres matières en mer et prodigue des
conseils sur la pollution du milieu marin par les navires. Depuis 2010, le programme a également la responsabilité
de mesurer et de surveiller le risque des répercussions sur le milieu marin des activités humaines ou du trafic
maritime canadien dans l’Antarctique. Il s’appuie sur une combinaison d’instruments réglementaires et non
réglementaires pour prévenir la pollution marine. Il traite des effets sur les sédiments et les autres déchets, il impose
des interdictions et des contrôles, il évalue l’admissibilité des demandeurs et délivre les permis pour l’immersion en
mer et les expéditions en Antarctique et il met au point des normes et des outils d’aide à la décision et de contrôle.
Le programme favorise la coordination à l’échelle fédérale des activités de prévention de la pollution marine (causée
par les navires), et il est soumis à la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999), y compris à la
section 3 de la Partie 7 consacrée à l’immersion en mer et à la Loi sur la protection de l’environnement en
Antarctique (2003). Le programme satisfait également aux obligations internationales, y compris la Convention de
Londres et le Protocole de Londres, le Traité sur l’Antarctique et le Protocole de Madrid et contribue à faire avancer
les positions canadiennes pouvant influer sur les règles mondiales en vue de réduire et de gérer la pollution maritime
mondiale de toutes origines. Deux frais de recouvrement des coûts s’appliquent aux permis d’immersion en mer :
des frais de demandes pour l’évaluation de tous les permis et des droits de permis pour l’évaluation des déblais de
dragage et des matières inertes inorganiques.
94
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
1 191 370
3 218 389
2 027 019
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
20
29
9
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 3.1.3 : Pollution marine
Résultat
attendu
Indicateur de
rendement
Cible
Réduction de
la pollution
marine causée
par
l’immersion en
mer non
contrôlée
Pourcentage des
activités de suivi
environnemental
des sites
d’immersion qui
n’exigent aucune
mesure de gestion
à l’égard des sites
85 % d’ici
mars 2015
Résultats réels
100 % en 2014
Cet indicateur sert à mesurer l’efficacité du processus d’évaluation
du permis d’immersion en mer en examinant les résultats de la
surveillance des sites d’immersion. Toute mesure de gestion
requise à un site d’immersion en raison d’une lacune dans
l’évaluation initiale du permis permettra d’améliorer le processus
d’évaluation des permis.
Onze sites représentatifs ont été surveillés en 2014. Aucune
mesure de gestion n’a été requise, et tous les sites surveillés
demeurent accessibles pour une utilisation durable continue, la
cible établie étant ainsi dépassée. Les valeurs précédemment
déclarées sont de 89 % en 2013 et de 92 % en 2012.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la direction de nombreuses activités liées à la Convention de Londres et au Protocole de Londres,
l’acceptation du rôle de président des groupes scientifiques de la Convention de Londres et du Protocole
de Londres et la participation au groupe de la conformité du Protocole de Londres;
•
la participation continue au Protocole de Madrid sur la protection de l’environnement en Antarctique et la
prestation de conseils à Transports Canada sur la Convention internationale de 1973 pour la prévention de
la pollution par les navires;
•
la modification réussie du Règlement sur l’immersion en mer ainsi que d’un Guide à l’intention du
demandeur lxxxi (mis en œuvre en septembre 2014). Les modifications comprennent un nouveau calendrier
de service, un nouveau processus d’établissement des priorités et de prestation ainsi que douze nouvelles
politiques directement liées à la délivrance de permis à l’échelle nationale;
•
la réalisation d’une importante étude nationale qui permettra d’obtenir des renseignements à jour pour
établir un régime moderne de mise en place de la pollution maritime. Cette étude a également abouti à des
recommandations sur les activités de géo-ingénierie marine potentielles (p. ex., fertilisation des océans)
pour la prochaine décennie ainsi que des options de mise en œuvre possibles pour les modifications au
Protocole de Londres.
Environnement Canada
95
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-programme 3.1.4 : Urgences environnementales
Description du sous-programme
Ce programme vise à réduire la fréquence et les conséquences des déversements et des autres urgences
environnementales faisant intervenir des substances toxiques et d’autres substances dangereuses. Il comprend
cinq activités principales : la prévention, la préparation, l’intervention, le rétablissement et la recherche et le
développement. La prévention consiste à réglementer les installations chimiques afin d’élaborer et de mettre en
œuvre des plans d’urgence environnementale. La préparation inclut la coordination et la planification des
capacités de préparation internationale, nationale et régionale en cas d’urgence environnementale, ainsi que la
cartographie des zones sensibles. L’intervention comprend la supervision des interventions entreprises par les
parties responsables, la prestation de conseils scientifiques et techniques sur les conditions météorologiques et
l’état de la mer, ainsi que sur le comportement et les effets des produits chimiques, la cartographie des zones
sensibles et la modélisation de trajectoire, le témoin d’incidents d’envergure et l’exploitation du Centre national
des urgences environnementales à Montréal (ligne d’urgence 24 heures sur 24, 7 jours sur 7). Les activités de
rétablissement consistent à évaluer les dommages causés et à prodiguer des conseils aux pollueurs pour les
aider à réhabiliter un environnement endommagé par une urgence environnementale. Autres activités : élaborer
des modèles de déversement, des méthodes d’analyse, des algorithmes sur le devenir et les comportements,
des capacités de mesure et de télédétection, des protocoles de décontamination et des contremesures utilisées
en cas d’incident.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
10 223 358
10 128 030
-95 328
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins
nombre prévu) 2014-2015
79
71
-8
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 3.1.4 : Urgences environnementales
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Cibles
Résultats réels
Les personnes
réglementées se
conforment aux
exigences et aux
obligations relatives
au Règlement sur les
urgences
environnementales
Pourcentage des installations
qui doivent disposer de plans
d’urgence environnementale
qui les ont en place
conformément au Règlement
sur les urgences
environnementales
100 % d’ici
mars 2015
86 % en date du 31 mars 2015
Cet indicateur est basé sur le pourcentage des
installations réglementées qui affirment avoir un
plan d’urgence environnementale en place dans le
cadre de leur processus de production de rapports
conformément aux exigences du Règlement.
Les valeurs précédentes pour cet indicateur étaient
de 93 % en 2014 et de 98,5 % en 2013.
Fréquence stable ou
réduite des urgences
environnementales
dans les installations
visées par le
Règlement sur les
urgences
environnementales
Pourcentage des installations
réglementées visées par le
Règlement sur les urgences
environnementales ayant
signalé une urgence
environnementale et qui
disposent d’un plan d’urgence
environnementale
Maintenir à
1 % d’ici
mars 2015
0,9 % en 2014-2015
Cet indicateur sert à mesurer l’efficacité des plans
d’urgence environnementale obligatoires dans la
prévention des urgences environnementales. Des
valeurs plus faibles sont souhaitables. Les valeurs
précédentes pour cet indicateur étaient de 0,4 % en
2013-2014 et de 0,4 % en 2012-2013. La cible a été
atteinte au cours des trois dernières années.
96
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la mise à jour d’environ 95 % des dossiers des personnes réglementées en vertu du Règlement sur les
urgences environnementales. Des 4 601 installations enregistrées au Canada, 2 852 nécessitent des plans
d’urgence environnementale — et la majorité (86 %) de celles-ci ont élaboré et mis en œuvre ces plans;
•
la réalisation des consultations préliminaires avec les intervenants et le public, lesquelles appuient les
modifications potentielles du Règlement sur les urgences environnementales. Ces modifications pourraient
aider à rendre le Règlement plus clair et plus efficace ainsi qu’à harmoniser celui-ci avec les lois et les
règlements actuels;
•
la collaboration continue avec ses homologues provinciaux et territoriaux afin d’élaborer des procédures
normalisées d’exploitation pour la collecte et le traitement d’avis d’événements environnementaux,
lxxxii
conformément à l’Accord sur les avis d’événements environnementaux , et le lancement de discussions
avec la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, les Territoires du NordOuest et le Yukon en prévision du renouvellement des accords actuels;
•
la prestation d’un soutien scientifique (p. ex., sur le devenir et le comportement des contaminants déversés
dans l’environnement) pour environ 50 urgences environnementales. Par exemple, dans le cadre du
programme du système de sécurité de classe mondiale pour les navires-citernes, le Ministère a mené des
études sur les propriétés physiques et chimiques des déversements de bitume pour appuyer les priorités
fédérales en matière de sécurité en cas de déversement d’hydrocarbures en milieu marin. Ce travail a mis
en lumière l’importance de la recherche sur les déversements de matières dangereuses et qui a confirmé
que ces études aboutissent à de nouvelles connaissances nécessaires pour atténuer les effets des
déversements sur l’environnement;
•
la finalisation de l’Atlas de sensibilité du littoral de la mer de Beaufort qui se veut une source consolidée de
renseignements clés sur l’environnement. Cet atlas est essentiel pour l’établissement des priorités en
matière d’opérations et d’activités sur place lors d’interventions en cas de déversement d’hydrocarbures et
appuie un processus de prise de décisions responsable en matière d’environnement dans l’ensemble des
zones côtières de la région de la mer de Beaufort;
•
l’exploitation continue du Centre national des urgences environnementales 24 heures sur 24, sept jours sur
sept. Voici certains des points saillants de son rendement :
o Évaluation des avis pour environ 36 000 incidents de pollution reçus, participation à 3 000 de ces
incidents faisant partie de son mandat et respect d’un ensemble d’éléments déclencheurs qui
comprend le territoire de compétence, la taille, la complexité, la source et l’incidence. Les éléments
déclencheurs établissent le niveau de participation d’Environnement Canada qui peut comprendre des
activités telles que l’émission d’avis aux partenaires ainsi que l’évaluation des mesures d’urgence et
d’atténuation. Le Ministère a également coordonné et fourni des conseils scientifiques et techniques à
distance et sur place pour environ 250 incidents.
o Présidence d’environ 25 tables rondes scientifiques sur les urgences environnementales, un
mécanisme consultatif qui coordonne la meilleure expertise et les meilleures compétences scientifiques
et pratiques pour déterminer les priorités en matière de protection de l’environnement.
Environnement Canada
97
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-programme 3.1.5 : Sites contaminés
Description du sous-programme
Ce programme appuie principalement les responsabilités d’Environnement Canada découlant du Plan d’action
pour les sites contaminés fédéraux (PASCF), une initiative horizontale du gouvernement du Canada
échelonnée sur 15 ans qui vise à réduire les risques pour la santé humaine et l’environnement que présentent
les sites contaminés fédéraux connus, ainsi que les obligations financières fédérales connexes. Seize
ministères et organismes fédéraux et sociétés d’État consolidées responsables des sites contaminés,
notamment Environnement Canada, participent au Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux à titre de
gardiens des sites. Il incombe aux responsables du programme des sites contaminés d’assurer le Secrétariat
du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux, d’élaborer les directives et les politiques du programme et
de fournir du soutien expert aux gardiens fédéraux pour les aider dans la réalisation d’activités de gestion des
risques, d’évaluation et d’assainissement au sein de leurs sites. En outre, le Secrétariat du Plan d’action pour
les sites contaminés fédéraux coordonne la mise en place du cadre stratégique concernant les sites communs.
Dans le cadre des programmes des sites contaminés, Environnement Canada fournit aussi un avis technique et
scientifique aux ministères gardiens responsables du projet sur les étangs de goudron de Sydney.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
7 824 944
9 719 734
1 894 790
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins
nombre prévu) 2014-2015
42
36
-6
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 3.1.5 : Sites contaminés
Résultats attendus
Réduction du
passif dans les
lieux contaminés
fédéraux à risque
supérieur
Indicateurs de
rendement
Cibles
Réduction du passif
pour tous les sites de
classe 1 et de classe
2 financés par le Plan
d’action pour les sites
contaminés fédéraux
(PASCF) durant la
9
phase II du Plan
1,17 milliard
de dollars
d’ici
mars 2016
Résultats réels
592 millions de dollars en date du 31 mars 2014
Cet indicateur est une mesure de la réduction du passif
environnemental associé aux sites contaminés fédéraux
à risque élevé au cours de la phase II du Plan d’action
pour les sites contaminés fédéraux. Les résultats de
2014-2015 seront seulement disponibles après le dépôt
au Parlement des Comptes publics du Canada de 20142015.
Pour la période de 2011-2012 à 2013-2014, les
dépenses d’assainissement ont permis de réduire le
passif environnemental de 592 millions de dollars
(environ 200 millions de dollars par année). Selon les
renseignements sur la planification fournis par les
gardiens, il devrait y avoir une réduction du passif de
9
Les sites sont classés selon les résultats de l’évaluation et le Système national de classification des lieux contaminés ou le Système de classification des sites
aquatiques du Conseil canadien des ministres de l’environnement concernant les sites aquatiques. Ces systèmes de notation évaluent les effets nocifs sur la
santé humaine ou sur l’environnement en classifiant le risque (contaminants), son emplacement (sol, sédiments, eau souterraine), les voies d’exposition
(ingestion, inhalation, digestion) et les récepteurs (humains, espèces sauvages). Les sites de classe 1 présentent une priorité d’intervention élevée, tandis que
les sites de classe 2 présentent une priorité d’intervention moyenne.
98
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
1,12 milliard de dollars par rapport à la cible de
1,17 milliard de dollars (96 %) d’ici 2015-2016.
Même si les dépenses d’assainissement aux sites
contaminés contribuent à une réduction du passif
environnemental, le passif inscrit peut augmenter en
raison de l’achèvement des activités d’assainissement ou
de changements dans les coûts estimatifs de
l’assainissement à la lumière de meilleures données.
Réduction du
risque que posent
les sites
contaminés
fédéraux pour
l’environnement et
la santé humaine
Nombre de sites de
classe 1 et de classe
2 financés par le Plan
d’action pour les sites
contaminés fédéraux
où des activités de
réduction du risque
ont été réalisées
368 sites
d’ici mars
2016
140 en date du 31 mars 2015
Cet indicateur est une mesure de la mise en œuvre des
activités d’assainissement ou de gestion des risques à
des sites de classe 1 (haute priorité) ou de classe 2
(priorité moyenne) financées dans le cadre de la phase II
du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux.
En moyenne, approximativement 35 sites effectuent des
activités d’atténuation des risques chaque année. Nous
ne pensons pas pouvoir atteindre la cible d’ici 20152016, car le travail pour mettre en œuvre les plans
d’assainissement et de gestion des risques prend plus
longtemps que ce qui a été prévu par les gardiens au
moment de fixer la cible en 2011-2012.
Le nombre de sites ne correspond pas nécessairement
aux efforts déployés. Il se peut que d’autres
contaminations soient découvertes à mesure que
progressent les activités d’assainissement, ce qui peut
retarder l’achèvement des sites et exiger des ressources
supplémentaires pour mener à bien les activités
d’atténuation des risques.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la collaboration étroite et continue avec les gardiens et le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada,
dans le cadre de son rôle continu et général en tant que secrétariat du Plan d’action pour les sites
lxxxiii
contaminés fédéraux
(PASCF), pour veiller à ce que les données déclarées dans l’Inventaire des
sites contaminés fédéraux soient exactes et complètes;
•
la direction de l’élaboration d’une proposition acceptée pour le renouvellement du PASCF (phase III) en
adoptant une approche d’établissement des priorités fondée sur les risques pour cerner les sites sur
lesquels se pencher au cours de la phase III, en collaboration avec des partenaires du programme des
autres organismes fédéraux;
•
la publication du rapport annuel du PASCF pour 2011-2012
sur le portail Web des sites contaminés
fédéraux et la préparation de l’ébauche des rapports annuels pour 2012-2013 et 2013-2014. La
préparation de ces rapports a été retardée en raison de la priorité accordée à la formulation de la
proposition pour la phase III;
•
la rédaction, à l’intention des gardiens fédéraux, un document d’orientation sur l’atténuation naturelle
surveillée dans le sol et l’eau, la finalisation des nouveaux modules du document d’orientation sur
l’évaluation des risques écologiques (pour aborder des contaminants précis tels que le sulfonate de
perfluorooctane) et l’organisation de séances de formation à l’Atelier national sur les sites contaminés
fédéraux de l’Institut des biens immobiliers du Canada de 2014, le tout dans son rôle en tant que
ministère de soutien expert du PASCF.
lxxxiv
Environnement Canada
99
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Programme 3.2 : Changements climatiques et qualité de l’air
Description du programme
Ce programme vise à protéger la santé des Canadiens, l’état de l’environnement et l’économie canadienne des
effets néfastes des polluants atmosphériques et des répercussions des émissions de gaz à effet de serre grâce
à l’élaboration et à la mise en œuvre de règlements et d’autres mesures de contrôle. Les actions s’inspirent
d’analyses scientifiques et économiques valables ainsi que de la surveillance des émissions et des rapports
connexes. Le travail dans le cadre de ce programme comprend les éléments suivants : collaboration soutenue
avec d’autres gouvernements et intervenants; conseils scientifiques et technologiques d’experts en
environnement, évaluations et gestion de programmes en appui aux décisions en matière d’investissements
technologiques, à l’élaboration de politiques et aux règlements; coopération avec les États-Unis en vue
d’harmoniser les règlements sur les gaz à effet de serre au besoin, de réduire la pollution atmosphérique
transfrontalière et de favoriser la mise au point de technologies propres. Il comprend aussi la participation et la
contribution aux forums internationaux, ainsi qu’aux négociations connexes, afin d’aborder les changements
climatiques et la pollution atmosphérique transfrontalière ainsi qu’aux processus bilatéraux et multilatéraux pour
appuyer les positions et les objectifs du Canada. Ce programme fait aussi appel à des contributions à l’appui
des changements climatiques et de la qualité de l’air, de même qu’à des subventions pour la mise en œuvre du
Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Budget principal des
dépenses
2014-2015
Dépenses prévues
2014­2015
Autorisations
totales pouvant
être utilisées
2014-2015
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2014-2015
Écart
(dépenses réelles
moins dépenses
prévues)
154 813 450
234 152 193
161 572 084
121 061 134
-113 091 059
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
699
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
705
6
Résultats du rendement
Programme 3.2 : Changements climatiques et Qualité de l’air
Résultat attendu
Les risques que
représentent les
polluants
atmosphériques et
les émissions de
gaz à effet de serre
pour les
Canadiens, leur
santé et leur
environnement
sont réduits
10
Indicateurs de rendement
Cibles
Émissions totales de gaz à
effet de serre de sources
ciblées ou réglementées
La cible nationale
du Canada est
une réduction de
17 % par rapport
aux niveaux de
2005 d’ici 2020,
et une réduction
de 30 % par
rapport aux
niveaux de 2005
10
d’ici 2030
Résultats réels
510 Mt en 2013
La valeur déclarée correspond à la somme des
émissions provenant des secteurs des
transports, de l’électricité, du pétrole et du gaz
ainsi que des secteurs touchés par les échanges
et rejetant de grandes quantités d’émissions
telles qu’elles ont été déclarées dans le Rapport
d’inventaire national de 2013 soumis par le
Canada à la Convention-cadre des Nations
Unies sur les changements climatiques. Les
unités sont en équivalents de dioxyde de
carbone.
Il s’agit de cibles à l’échelle de l’économie.
100
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Les valeurs antérieures de l’indicateur
comprennent les suivantes : 505 Mt en 2012 et
498 Mt en 2011. Les valeurs de 2013
représentent une diminution de 5 % par rapport
à celles de 2005.
Émissions canadiennes de
polluants atmosphériques
de sources ciblées
Diminution de la
moyenne mobile
sur 3 ans de
toutes les
substances
suivies pour
toutes les
substances
suivies
Matières particulaires (MP10) : 221 687 tonnes
(diminution de 5 %)
Oxydes d’azote (NOx) : 2 033 645 tonnes
(diminution de 2,2 %)
Composés organiques volatils (COV) :
1 240 750 tonnes (diminution de 4,4 %)
Les valeurs déclarées sont tirées de l’Inventaire
des émissions de polluants atmosphériques du
Canada. Les valeurs sont le total des émissions
moyennes sur trois ans des secteurs industriels
(y compris la production d’électricité) et de
toutes les sources mobiles pour la période de
2011 à 2013. Les changements de pourcentage
sont établis par comparaison avec la période de
2010 à 2012.
Analyse du rendement et leçons retenues
Le Ministère a continué de faire des progrès relativement à son approche réglementaire sectorielle en vue de
11
réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour atteindre la cible de réduction nationale d’ici 2020 . À
la lumière des règlements déjà en place dans les secteurs des transports et de la production d’électricité à
partir du charbon, le Ministère a poursuivi les travaux sur l’élaboration d’un règlement pour les autres grands
secteurs industriels émetteurs et de normes plus strictes pour le secteur des transports.
Le Ministère a également continué la mise en œuvre du Système de gestion de la qualité de l’air (SGQA) en
collaboration avec les provinces, les territoires et les intervenants en vue de mieux protéger la santé humaine et
l’environnement. Le système comprend de nouvelles normes de qualité de l’air, un cadre de gestion de la
qualité de l’air à partir de zones atmosphériques locales et de bassins atmosphériques régionaux, ainsi que des
exigences relatives aux émissions pour les principaux secteurs industriels et types d’équipement et une
collaboration améliorée entre les gouvernements en vue de réduire les émissions provenant de sources
mobiles. Parmi ses efforts à cet égard, en juin 2014, le Ministère a proposé le Règlement multisectoriel sur les
polluants atmosphériques dans la Partie I de la Gazette du Canada et a publié deux codes de pratique
provisoires (se reporter également au sous-sous-programme 3.2.1.1). Environnement Canada a également
continué de travailler avec les provinces, les territoires et les intervenants pour élaborer des Normes nationales
de qualité de l’air ambiant pour deux autres polluants atmosphériques préoccupants, soit le dioxyde de soufre
et le dioxyde d’azote. La collaboration précoce et continue avec les provinces, les territoires et les intervenants
demeure importante pour une mise en œuvre réussie du SGQA.
Environnement Canada a également continué d’aborder les polluants climatiques de courte durée de vie. Le
Ministère a coprésidé le groupe de travail du Conseil de l’Arctique sur les mesures pour lutter contre les
émissions de carbone noir et de méthane, lequel a achevé un cadre d’amélioration des sciences et de la
production de rapports en matière de carbone noir et de méthane (se reporter également au
sous-programme 3.2.2). Le Canada a mis au point son premier inventaire d’émission de carbone noir qu’il
proposera en 2015 dans le cadre de la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue
distance (se reporter également au sous-programme 3.2.2) et a maintenu son rôle de leadership dans la
11
Le 15 mai 2015, la ministre de l’Environnement a annoncé la nouvelle cible du Canada en matière de changements climatiques après 2020 dans le cadre de
sa soumission des contributions prévues déterminées au niveau national à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. L’objectif
du Canada dans tous les secteurs de l’économie après 2020 est de réduire de 30 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 2005 d’ici
2030.
Environnement Canada
101
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Coalition pour le climat et l’air pur. Les contributions actives du Ministère dans les forums internationaux sont
essentielles aux interactions avec les partenaires internationaux. De plus, le Canada tire avantage des progrès
collectifs des sciences et des meilleures pratiques relatives aux polluants climatiques de courte durée de vie.
Sous-programme 3.2.1 : Programme de réglementation sur les changements
climatiques et la qualité de l’air
Description du sous-programme
Ce programme a été mis sur pied pour élaborer des approches nationales concernant les changements
climatiques et la pollution atmosphérique. Il vise à contrôler les émissions de gaz à effet de serre et les
polluants atmosphériques et à faire la promotion d’approches scientifiques permettant l’élaboration de nouvelles
normes et de nouveaux règlements. Les principales activités du programme se concentrent sur l’élaboration et
l’application de règlements visant à réduire les émissions provenant des industries, du transport, des produits
commerciaux et des biens de consommation, tout en maintenant la compétitivité économique. Le programme
comprend aussi l’analyse des enjeux transversaux et les souplesses en matière de conformité, ainsi que les
accords d’équivalence avec les provinces et les consultations avec l’industrie, avec les gouvernements
provinciaux, territoriaux et avec les autres parties prenantes. Les responsables du programme collaborent avec
les provinces et territoires par l’intermédiaire du Conseil canadien des ministres de l’environnement, et ils sont
en train de mettre en place un nouveau Système de gestion de la qualité de l’air qui consiste notamment à
établir de nouvelles normes sur la qualité de l’air extérieur, à imposer des exigences relatives aux émissions
industrielles. Ils travaillent aussi avec d’autres compétences, y compris les États-Unis, pour lutter, tant à
l’échelle régionale qu’internationale, contre la pollution atmosphérique transfrontalière. Les activités clés du
programme sont appuyées par une analyse juridique et économique, ainsi que par des activités de recherche,
de surveillance et de modélisation scientifiques sur les effets de la pollution atmosphérique, ce qui sert de base
pour élaborer, mettre en œuvre et évaluer les normes et les règlements. Les activités du programme incluent la
collecte de données, l’estimation des émissions et la production de rapports afin de soutenir les programmes
nationaux et de respecter les exigences internationales. Ces activités comprennent : la conception et la mise en
œuvre de l’initiative de guichet unique visant à offrir un système unique et harmonisé pour produire un rapport
sur les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques; le maintien du programme de
déclaration des émissions de gaz à effet de serre pour effectuer le suivi des progrès réalisés en matière de
réduction des émissions de gaz à effet de serre; l’estimation des émissions et de l’absorption des gaz à effet de
serre et l’élaboration, la soumission et la publication du rapport d’inventaire national annuel des gaz à effet de
serre et de l’inventaire des émissions de polluants atmosphériques du Canada; et la soumission des données
sur les émissions à la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe et aux États-Unis afin de
respecter les engagements aux termes de l’annexe sur l’ozone et d’évaluer les résultats généraux de réduction
des émissions de polluants atmosphériques.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
95 534 501
96 164 115
629 614
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
609
608
-1
Ressources humaines (ETP)
102
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Résultats du rendement
Sous-programme 3.2.1 : Programme de réglementation sur les changements climatiques et la qualité de l’air
Résultats attendus
Réduction des
émissions de
polluants
atmosphériques et
de gaz à effet de
serre des sources
réglementées ou
ciblées
Indicateurs de
rendement
Cibles
Résultats réels
Émissions
industrielles
canadiennes de
matières
particulaires totales
(MPT), de dioxyde
de soufre (SO2),
d’oxydes d’azote
(NOx), de composés
organiques volatils
(COV), de mercure
(Hg) et d’ammoniac
(NH3)
À déterminer
lors de la
mise au point
des
règlements
Matières particulaires totales (MPT) : 436 978 tonnes
(diminution de 3 %)
Oxydes de soufre (SOx) : 1 129 544 tonnes (diminution
de 3,2 %)
Oxydes d’azote (NOx) : 847 206 tonnes (diminution de
2 %)
Composés organiques volatils (COV) : 778 305 tonnes
(augmentation de 2,1 %)
Mercure (Hg) : 2 399 kg (diminution de 12,2 %)
Ammoniac (NH3) : 15 340 tonnes (diminution de 2,7 %)
Émissions par le
secteur canadien
des transports de
particules (MP10),
d’oxydes d’azote
(NOx) et de
composés
organiques volatils
Diminution
continue des
émissions
totales d’ici
mars 2015
Émissions
canadiennes de gaz
à effet de serre
(équivalents de
dioxyde de
carbone) en
mégatonnes (MT)
provenant de
sources
industrielles et
mobiles
À déterminer
à l’aide de
l’approche
sectorielle
visant à lutter
contre les
changements
climatiques
Les valeurs déclarées sont tirées de l’Inventaire des
émissions de polluants atmosphériques du Canada.
Ces valeurs correspondent à la moyenne sur trois ans
des émissions provenant des secteurs industriels (y
compris la production d’électricité) pour la période de
2011 à 2013. Les changements de pourcentage sont
établis par comparaison avec la période de 2010 à
2012.
Matières particulaires (MP10) : 71 254 tonnes
(diminution de 9,3 %)
Oxydes d’azote (NOx) : 1 186 439 tonnes (diminution
de 2,3 %)
Composés organiques volatils (COV) : 462 445 tonnes
(diminution de 13,6 %)
Les valeurs déclarées sont tirées de l’Inventaire des
émissions de polluants atmosphériques du Canada.
Ces valeurs correspondent à la moyenne sur trois ans
des émissions provenant de toutes les sources mobiles
pour la période de 2011 à 2013. Les changements de
pourcentage sont établis par comparaison avec la
période de 2010 à 2012.
Pétrole et gaz : 179 Mt (augmentation de 14 %)
Électricité : 85 Mt (diminution de 30 %)
Transports : 170 Mt (augmentation de moins de 1 %)
Secteur touché par les échanges et rejetant de
grandes quantités d’émissions : 76 Mt (diminution
15 %)
Les émissions déclarées concernent l’année 2013 pour
les secteurs faisant partie de l’approche sectorielle
d’Environnement Canada. Les valeurs sont tirées du
Rapport d’inventaire national de 2013 soumis par le
Canada à la Convention-cadre des Nations Unies sur
les changements climatiques. Les unités sont en
équivalents de dioxyde de carbone. Les changements
de pourcentage sont établis par comparaison avec
2005.
Environnement Canada
103
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
• la publication de la version définitive du Règlement modifiant le Règlement sur les automobiles à
passagers et des camions légers, lequel établit des normes d’émission de plus en plus strictes pour les
années de modèle 2017 à 2025. Environnement Canada a bénéficié de son engagement actif et soutenu
avec d’autres organismes fédéraux, d’autres provinces, d’autres territoires et d’autres intervenants au
cours de l’élaboration d’approches réglementaires en matière de gaz à effet de serre;
• le lancement de l’élaboration de règlements pour les autres grands secteurs industriels émetteurs, y compris
la définition d’un cadre réglementaire visant à aborder les émissions de méthane provenant du secteur du
pétrole et du gaz, pour la production d’électricité à partir du gaz naturel et la production de produits
chimiques et d’engrais azotés;
• la réalisation de progrès dans l’élaboration de mesures réglementaires et non réglementaires visant à
réduire les émissions de polluants atmosphériques provenant des principales sources industrielles et
mobiles. La collaboration précoce et continue avec les provinces, les territoires et l’industrie a contribué à un
processus plus transparent pour l’élaboration des mesures proposées;
• la définition et la présentation (à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques)
de la contribution déterminée au niveau national que le Canada entend apporter dans le cadre du nouvel
accord sur les changements climatiques;
• la publication d’environ 90 articles évalués par les pairs liés à des études scientifiques sur la qualité de l’air
et visant à éclairer la prise de décisions ainsi qu’à évaluer l’efficacité et les répercussions des mesures sur la
population canadienne et l’environnement. Ces études mettent en évidence les résultats liés aux processus
atmosphériques, aux modèles de prévision de la qualité de l’air, aux effets des polluants atmosphériques sur
la santé et aux effets des émissions des sables bitumineux sur les écosystèmes;
• la direction de nombreuses évaluations scientifiques publiées en 2014, ou la participation à celles-ci, y
compris l’évaluation scientifique canadienne du smog, l’Évaluation mondiale de la composition chimique des
précipitations et des dépôts et l’évaluation scientifique de l’appauvrissement de la couche d’ozone;
• la surveillance continue de la qualité de l’air dans le cadre du Plan de mise en œuvre conjoint du Canada et
de l’Alberta de la surveillance des sables bitumineux. Les données sur toutes les composantes (air, eau,
biodiversité, contaminants de la faune) sont publiées sur le portail d’information Canada-Alberta sur la
lxxxv
surveillance environnementale des sables bitumineux ;
• la publication d’inventaires clés qui répondent aux exigences de déclaration nationales et internationales et
éclairent les prévisions et l’élaboration de politiques, y compris l’Inventaire des émissions de polluants
lxxxvi
lxxxvii
atmosphériques
du Canada (février 2015), le premier Inventaire d’émission de carbone noir
du
lxxxviii
Canada (février 2015), l’Inventaire canadien des gaz à effet de serre
(avril 2015) et un certain nombre
de résumés d’étude d’impact de la réglementation portant sur les règlements relatifs aux émissions de gaz à
effet de serre et aux polluants atmosphériques.
• la préparation des Tendances en matière d’émissions au Canada, 2014 lxxxix, qui présente les prévisions des
émissions de gaz à effet de serre jusqu’en 2020 par secteur ou sous-secteur économique (et par province)
et qui décrit les tendances attendues dans les trajectoires des émissions ainsi que dans le passé récent.
• la réalisation de modèles et d’analyses, y compris des répercussions sur l’économie et la compétitivité, pour
éclairer l’élaboration de politiques et de règlements afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et
de polluants atmosphériques.
104
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Sous-sous-programme 3.2.1.1 : Émissions du secteur industriel
Description du sous-programme
Ce programme vise à réduire les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre (GES)
provenant des secteurs industriels. Les principales activités du projet consistent à élaborer, mettre en place et
administrer les normes, règlements et autres mesures de gestion du risque pour réduire les polluants
atmosphériques provenant des principaux secteurs industriels et les émissions de GES des secteurs du
transport, de l’électricité, du pétrole et du gaz et les secteurs industriels touchés par les échanges et rejetant de
grandes quantités d’émissions. Ce programme comprend la mise en œuvre de nouvelles normes de qualité de
l’air et de nouvelles normes relatives aux émissions industrielles, un domaine clé de responsabilité du
gouvernement fédéral dans le cadre du Système de gestion de la qualité de l’air. Parmi les autres activités,
citons la surveillance, la quantification des émissions, la déclaration, la vérification, la recherche et la
modélisation, ainsi que les évaluations scientifiques et économiques des concentrations de polluants
atmosphériques actuelles et futures et des émissions de GES pour optimiser la gestion des risques et élaborer
des normes, règlements et autres mesures de gestion du risque. Les responsables du programme sont
également tenus de rendre des comptes en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement
(1999) et de respecter les obligations nationales et internationales. Cela s’est notamment traduit par
l’élaboration et la mise en place du système de déclaration à guichet unique. En outre, le programme fournit
des renseignements aux Canadiens et aux décideurs sur les incidences environnementales des polluants
atmosphériques et des études à court terme et d’activités de suivi scientifique sur l’incidence de l’exploitation
des sables bitumineux.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
77 903 412
70 911 780
-6 991 632
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
466
419
-47
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 3.2.1.1 : Émissions du secteur industriel
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Cibles
Les niveaux
d’intensité des
émissions de gaz à
effet de serre des
secteurs industriels
respectent les
règlements, nouveaux
ou modifiés, à la date
fixée.
Pourcentage d’installations
industrielles qui atteignent
leurs cibles de réduction
d’émissions de gaz à effet de
serre
Sera
déterminée
par le
règlement
Résultats réels
Les résultats pour cet indicateur ne sont pas
disponibles.
Le Règlement sur la réduction des émissions de
dioxyde de carbone – secteur de l’électricité thermique
au charbon a été publié dans la Partie II de la Gazette
du Canada en 2012. Les normes en matière de
rendement sont entrées en vigueur le 1er juillet 2015.
Les données pour cet indicateur seront disponibles en
2016, après la production du rapport de conformité
initial.
Des règlements concernant les gaz à effet de serre à
l’intention de certains autres secteurs industriels sont
en cours d’élaboration. Les renseignements
concernant la production de rapports seront
disponibles lorsque ces règlements seront en vigueur.
Environnement Canada
105
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Les niveaux
d’émissions de
polluants
atmosphériques des
secteurs industriels
respectent les
règlements, nouveaux
ou modifiés, à la date
fixée
Pourcentage d’installations
industrielles ciblées qui
atteignent leurs cibles de
réduction d’émissions de
polluants atmosphériques
Sera
déterminée
par le
règlement
Les résultats pour cet indicateur ne sont pas
disponibles.
Des règlements sur les émissions de polluants
atmosphériques pour les secteurs industriels et
l’équipement étaient en cours d’élaboration en 20142015. Aucun n’est actuellement en vigueur. Les
renseignements concernant la production de rapports
seront disponibles lorsque les règlements seront en
vigueur.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la poursuite de la mise en œuvre du Système de gestion de la qualité de l’air (SGQA) en collaboration avec
les provinces, les territoires et les intervenants. Voici quelques points saillants :
o
o
o
o
Publication (en juin 2014) du Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphériques dans la
Partie I de la Gazette du Canada, lequel établira pour la première fois des exigences nationales
obligatoires relatives aux émissions pour les principaux secteurs industriels et divers types
d’équipement;
Publication de deux codes de pratique provisoires visant à réduire les émissions atmosphériques
provenant du secteur de l’aluminium et du secteur sidérurgique. Ces codes décrivent les meilleures
pratiques pour ces secteurs afin de réduire les émissions de matières particulaires et de composés
organiques volatils;
Surveillance continue des concentrations de contaminants dans l’air extérieur, évaluation continue
des tendances de la qualité de l’air et contribution de données sur la qualité de l’air ainsi que de
produits et d’expertise scientifiques à l’appui de l’élaboration de nouvelles Normes nationales de
qualité de l’air ambiant pour le dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote;
Établissement de bassins atmosphériques régionaux pour la production de rapports sur le
déplacement des polluants atmosphériques et approfondissement des connaissances relatives au
flux transfrontalier de polluants (ainsi que leur transformation et leur dépôt);
•
la mise en œuvre continue du Règlement sur la production d’électricité à partir du charbon et la
collaboration continue avec les provinces, les territoires et l’industrie à l’élaboration d’une approche fédérale
pour le reste des secteurs industriels touchés par les échanges et rejetant de grandes quantités
d’émissions;
•
le renouvellement avec l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta des accords bilatéraux
xc
quinquennaux sur la collecte de données au moyen du système de déclaration à guichet unique , et la
conclusion d’un nouvel accord avec le Nouveau-Brunswick;
•
la poursuite des activités de surveillance de la qualité de l’air — les constatations serviront à appuyer
l’élaboration de nouvelles Normes nationales de qualité de l’air ambiant pour le dioxyde d’azote et le
dioxyde de soufre. Le Ministère a amélioré, à l’échelle régionale et nationale, la compréhension du
transport transfrontalier et des dépôts de polluants atmosphériques dans les écosystèmes par la
présentation des résultats des activités de recherche et de surveillance, y compris ceux des sites de
surveillance de l’air et des précipitations dans l’Ouest du Canada en amont et en aval des sables
bitumineux. Les résultats ont été publiés dans le cadre du Plan conjoint de mise en œuvre Canada-Alberta
de la surveillance des sables bitumineux;
•
la finalisation de l’expansion du réseau de surveillance des gaz à effet de serre afin d’améliorer la
surveillance de base et la compréhension de l’influence des sources de gaz à effet de serre et d’aérosols,
ainsi que l’amélioration des modèles informatisés sur les systèmes climatiques afin d’effectuer des
simulations plus précises des changements climatiques à l’échelle mondiale et régionale;
106
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
•
la surveillance des concentrations de polluants atmosphériques préoccupants chez un certain nombre
d’espèces sauvages indicatrices des écosystèmes prioritaires, la mesure de l’effet de l’exposition à ces
polluants sur l’expression génétique et la régulation hormonale, et l’élaboration d’une nouvelle méthode
permettant d’effectuer rapidement l’estimation des effets sur la santé des espèces sauvages à l’appui des
initiatives de réglementation des polluants atmosphériques d’Environnement Canada.
Sous-sous-programme 3.2.1.2 : Émission du secteur des transports
Description du sous-programme
Sous la direction de l’Agence canadienne de protection de l’environnement, ce programme a pour but de
réduire les émissions provenant de sources du secteur des transports (véhicules, moteurs et combustibles) au
moyen d’activités clés telles que le recours à des principes scientifiques éprouvés et la prestation de conseils
scientifiques avisés, ainsi que l’élaboration, l’adoption et la mise en application de règlements régissant les gaz
à effet de serre et les polluants atmosphériques. Ces activités comprennent aussi des essais scientifiques et le
contrôle des émissions pour vérifier la conformité aux normes. En outre, le programme travaille avec
Transports Canada pour aborder les polluants atmosphériques et les émissions de gaz à effet de serre
provenant du transport maritime en élaborant de nouvelles normes nationales et internationales, et
recommande des pratiques pour les navires en collaboration avec l’Organisation maritime internationale. Il
partage également des renseignements et détermine les champs d’intérêt communs avec les provinces et les
territoires pour la réduction des émissions par l’entremise d’un groupe de travail sur les sources mobiles.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
16 551 663
24 610 919
8 059 256
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
133
183
50
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 3.2.1.2 : Émission du secteur des transports
Résultats attendus Indicateurs de rendement
Réduction des
émissions de gaz à
effet de serre des
nouveaux
véhicules, moteurs
et carburants
vendus au Canada
Cibles
Pourcentage des entreprises
100 %
respectant les exigences
d’ici
quant aux émissions
2015
moyennes de gaz à effet de
serre (GES) d’un parc
automobile pour les
automobiles à passagers et
les camions légers.
Résultats réels
100 % pour l’année de modèle 2011
Le Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre
des automobiles à passagers et des camions légers
établit des normes d’émission de plus en plus strictes
pour les années de modèle 2011 à 2025. Aux termes de
ce règlement, les entreprises qui fabriquent ou importent
des véhicules neufs sont tenues de soumettre un rapport
de fin d’année de modèle qui sert à mesurer le
rendement moyen des entreprises en matière
d’émissions de GES relativement aux normes
applicables. Les données de 2011 ont été utilisées
puisqu’elles étaient les données les plus récentes
disponibles.
Aucune cible a été atteinte.
Environnement Canada
107
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Réduction des
émissions de
polluants
atmosphériques
des nouveaux
véhicules, moteurs
et carburants
vendus au Canada
Pourcentage d’entreprises
respectant les exigences
en matière d’émissions
d’oxyde d’azote (NOx)
moyennes pour les
véhicules routiers légers.
100 %
d’ici
décem
bre
2014
100 % pour l’année de modèle 2012
Le Règlement sur les émissions des véhicules routiers et
de leurs moteurs établit des normes d’émission de
polluants atmosphériques (y compris de NOx) de plus en
plus strictes pour les années de modèle 2004 à 2016. En
vertu de ce règlement, les entreprises qui fabriquent ou
importent des véhicules neufs sont tenues de soumettre
un rapport de fin d’année de modèle qui sert à établir la
moyenne relative au NOx d’une entreprise par rapport à
la norme réglementaire. Les données de 2012 ont été
utilisées puisqu’elles étaient les données les plus
récentes disponibles. La cible a été atteinte.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
le soutien accru de la contribution du Canada envers la réduction des émissions de gaz à effet de serre et
la fourniture d’un air plus propre à la population canadienne au moyen d’initiatives réglementaires
élaborées en collaboration avec les États-Unis, une collaboration qui fournit une certitude réglementaire à
l’industrie. Cela permet à la fois de réduire le fardeau de conformité pour les entités réglementées et
d’accroître l’efficacité de l’administration des programmes de réglementation;
•
la réalisation des progrès suivants en matière de réglementation :
o
o
o
Publication de la version définitive du Règlement modifiant le Règlement sur les émissions de gaz à
effet de serre des automobiles à passagers et des camions légers dans la Partie II de la Gazette du
Canada en octobre 2014. Ce règlement établit des normes plus rigoureuses en matière d’émissions
de gaz à effet de serre pour les véhicules neufs des années de modèle 2017 et ultérieures;
Publication d’un avis d’intention dans la Partie I de la Gazette du Canada en octobre 2014 concernant
l’élaboration de règlements visant à réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre
provenant des moteurs et des véhicules lourds sur les routes;
Publication des projets de Règlement modifiant le Règlement sur les émissions des véhicules routiers
et de leurs moteurs et de Règlement modifiant le Règlement sur le soufre dans l’essence dans la
Partie I de la Gazette du Canada en septembre 2014. Ces règlements proposés établiraient des
normes plus rigoureuses en matière d’émissions de polluants atmosphériques pour les voitures, les
camions légers et certains véhicules lourds neufs pour les années de modèle 2017 et ultérieures, et
réduiraient la teneur en soufre maximale autorisée dans l’essence;
•
la poursuite des travaux en vue d’harmoniser les normes relatives aux émissions des véhicules et des
moteurs et la coordination de leur mise en œuvre avec l’Environmental Protection Agency des États-Unis,
conformément à un plan de travail défini selon le cadre du Comité Canada-États-Unis de la qualité de l’air.
Ce travail de collaboration a compris la communication de renseignements, la mise en commun des
travaux techniques et des essais de contrôle des émissions;
•
la collaboration continue avec les provinces et les territoires à la mise en œuvre du plan d’action pour le
12
groupe de travail sur les sources mobiles en ce qui a trait aux initiatives visant à aborder les émissions
provenant de sources mobiles;
•
l’appui à la participation du Canada au sein de l’Organisation maritime internationale par la prestation de
conseils techniques à Transports Canada quant à des approches pour la réduction des émissions, et la
présentation au Conseil de l’Arctique d’un plan de travail revu pour mesurer les effets des émissions
actuelles et futures provenant des navires dans l’Arctique canadien;
12
Ce groupe de travail est l’un des mécanismes du Système de gestion de la qualité de l’air et s’appuie sur la vaste gamme d’initiatives existantes à l’échelle
fédérale, provinciale et territoriale qui ont pour but de réduire les émissions provenant du secteur des transports. Le travail de collaboration a compris la
communication de renseignements et l’élaboration d’outils pour aider à aborder les champs d’intérêt communs parmi les administrations.
108
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
•
la mise en œuvre d’un programme exhaustif pour assurer la mise en application des six règlements sur les
émissions des véhicules et de leurs moteurs, qui comprend l’examen de plus de 1 700 soumissions telles
que des rapports annuels, des soumissions et des déclarations d’importation propres au Canada, des
réponses à environ 1 000 demandes de renseignements techniques et des essais menés sur 84 véhicules
et leurs moteurs pour vérifier la conformité avec les normes d’émissions.
Sous-sous-programme 3.2.1.3 : Secteur des produits commerciaux et de
consommation
Description du sous-programme
Ce programme vise à réduire les émissions de polluants atmosphériques dus au secteur des produits de
consommation et des produits commerciaux. Il suffit pour cela d’élaborer et d’administrer des règlements et
d’autres mesures en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) (Partie 5–
Substances toxiques). Il fournit un processus de planification stratégique pour guider les mesures prises par
d’autres secteurs de produits commerciaux et de consommation pour la prochaine phase des mesures
réglementaires et non réglementaires.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
1 079 426
641 416
-438 010
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
11
6
-5
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 3.2.1.3 : Secteur des produits commerciaux et de consommation
Résultat attendu
Réduction des
composés
organiques volatils
provenant des
produits
commerciaux et de
consommation
réglementés
Indicateur de rendement
Cible
Pourcentage de réduction
28 %
des émissions de
d’ici
composés organiques
2014
volatils dans le secteur des
enduits pour bâtiments.
Résultats réels
72 % en 2014
La valeur déclarée est basée sur une enquête à
participation volontaire destinée aux firmes œuvrant dans
le secteur des revêtements architecturaux. Le pourcentage
de réduction a été estimé en comparant les résultats de
l’enquête à l’année de référence de 2005. L’estimation
correspond à une réduction des émissions de composés
organiques volatils de 41 kt par année.
Analyse du rendement et leçons retenues
En 2014-2015, le Ministère a continué de mettre l’accent sur les mesures de contrôle des composés
organiques volatils (COV) dans certains produits de consommation et produits commerciaux tels que les
solvants, lesquels sont responsables d’environ 33 % des émissions totales de COV.
Voici quelques points saillants des travaux du Ministère :
•
la direction de consultations avec les intervenants sur les projets de modification (publiés dans la Partie I de
la Gazette du Canada en mai 2015) concernant la portée des COV réglementés en vertu de la Loi
canadienne sur la protection de l’environnement (1999). Ces modifications visent à harmoniser les
Environnement Canada
109
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
définitions avec celles des États-Unis (compte tenu du marché nord-américain intégré) en vue d’assurer
des règles du jeu équitables pour les entreprises qui fabriquent ou importent des produits contenant des
COV, d’uniformiser les exigences entre les compétences et d’offrir à l’industrie une plus grande variété de
composés qui respectent les règlements sur les COV;
•
la publication d’un document de consultation sur un code de pratique provisoire pour la réduction des
émissions de COV provenant de l’utilisation de produits d’émulsion de bitume et de bitume fluidifié en 2014.
Il a été suivi d’une période de commentaires de 60 jours. Les commentaires reçus des intervenants sont
pris en compte dans l’élaboration de la version définitive du code. L’objectif du code est de contribuer à la
réduction des émissions de composés organiques volatils provenant de l’utilisation de produits d’émulsion
de bitume et de bitume fluidifié pour réduire leurs effets sur la santé humaine et l’environnement au
Canada.
Sous-programme 3.2.2 : Partenariats internationaux sur les changements climatiques
et la qualité de l’air
Description du sous-programme
Les responsables de ce programme dirigent l’élaboration et la mise en œuvre d’accords bilatéraux et
internationaux pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques à
l’échelle mondiale, et ils coordonnent la politique, les positions de négociation et la participation du Canada
dans les forums internationaux pertinents. Les responsables de ce programme représentent également le
Canada au Sommet des leaders nord-américains, ils dirigent le processus de la Convention-cadre des Nations
Unies sur les changements climatiques et les processus complémentaires internationaux et y participent dans
le but d’aboutir à la création d’un accord international exhaustif et contraignant sur les changements
climatiques. Ils s’efforcent de faire valoir les objectifs et positions du Canada dans le cadre de négociations et
de forums internationaux, tels que la Coalition pour le climat et l’air pur visant à réduire les polluants climatiques
de courte durée de vie, le Conseil de l’Arctique, l’Initiative mondiale sur le méthane et la Global Alliance for
Clean Cookstove. Le programme répond aux exigences internationales en apportant son concours à diverses
organisations telles que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et l’Institut
interaméricain de recherche sur les changements à l’échelle du globe. Les responsables du programme
travaillent aussi avec les États-Unis grâce à l’Accord sur la qualité de l’air [Canada-États-Unis], pour lutter, tant
à l’échelle régionale qu’internationale, contre la pollution atmosphérique transfrontalière. Ce programme
s’efforce également d’instaurer le dialogue sur l’énergie propre entre les États-Unis et le Canada afin de
soutenir la collaboration bilatérale sur les priorités en matière d’énergie propre, ainsi qu’avec la Commission de
coopération environnementale pour répondre aux problèmes liés aux changements climatiques et à la qualité
de l’air. Les responsables du programme prennent également part aux négociations en cours et à l’adoption de
la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance. À l’aide de l’Inventaire national
des rejets de polluants, les responsables du programme préparent et soumettent l’inventaire des émissions de
polluants atmosphériques (APEI) pour répondre aux besoins du pays et respecter les exigences internationales
en matière de production de rapports. De plus, ils coordonnent la participation du Canada en vertu du Protocole
de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone et de son Fonds multilatéral dans le
but de garantir l’élimination progressive des substances appauvrissant la couche d’ozone à l’échelle planétaire.
La participation du Canada au Protocole de Montréal rend possible l’adoption d’une proposition nordaméricaine visant à diminuer progressivement la consommation et la production d’hydrofluorocarbures (HFC)
de façon à compléter les dispositions prises sur les HFC en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur
les changements climatiques. En participant au Fonds multilatéral, les responsables du programme s’engagent
à ce que le Canada verse sa contribution obligatoire au Fonds et héberge le secrétariat à Montréal (octroi de
subventions pour faciliter l’application des dispositions du Protocole de Montréal). Le programme soutient, en
collaboration avec d’autres ministères et conformément aux programmes internationaux, les priorités internes
du Canada en matière de changements climatiques.
110
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
16 817 489
18 366 717
1 549 228
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
42
38
-4
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-programme 3.2.2 : Partenariats internationaux sur les changements climatiques et la qualité de l’air
Résultat attendu
Indicateur de
rendement
Les négociations et
accords
internationaux sur
les polluants
atmosphériques et
les gaz à effet de
serre (GES) vont de
pair avec les
priorités et intérêts
du Canada
Pourcentage des
objectifs énoncés à
atteindre dans les
négociations ou
accords
internationaux qui ont
été atteints ou atteints
en grande partie
Cibles
Négociations :
70 % d’ici mars
2015
Résultats réels
Négociations : 86 %
Accords : Aucune entente n’a été conclue en 20142015.
accords : 70 % d’ici
Cet indicateur est une mesure du rendement du
mars 2015
programme dans la poursuite des objectifs du
Canada dans le cadre des négociations de la
Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques.
Les résultats précédents des négociations étaient
de 71 % en 2013-2014 et de 81 % en 2012-2013.
La cible a été révisée à la hausse pour passer à
70 %, par rapport à 50 % l’année dernière, mais
elle continue d’être respectée. La cible actuelle se
veut une approche équilibrée et réaliste étant
donné que certains objectifs sont inatteignables
dans la plupart des séances de négociation en
raison de problèmes relatifs aux procédures hors
de la compétence du Canada. Ces problèmes ne
devraient pas faire obstacle à la conclusion d’un
accord en 2015 qui établirait un nouveau cadre sur
les changements climatiques.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la direction des délégations chargées des négociations de la Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques en collaboration avec toutes les Parties de la Convention, et le respect de ses
engagements en matière de finances et de production de rapports en présentant le Rapport d’inventaire
xci
national des gaz à effet de serre du Canada ainsi que le sixième rapport du Canada sur les changements
xcii
climatiques et premier rapport biennal sur les changements climatiques . De plus, le Canada a promis de
verser 300 millions de dollars au Fonds vert pour le climat;
•
un rôle prépondérant, par l’entremise du Conseil de l’Arctique, dans les travaux menés pour aborder les
polluants climatiques de courte durée de vie en coprésidant le groupe de travail sur le carbone noir et le
méthane, et la participation aux négociations d’un cadre d’action entre les États de l’Arctique qui a été adopté
par les ministres en avril 2015;
Environnement Canada
111
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
•
le dépôt de son premier inventaire d’émissions de carbone noir à la Convention sur la pollution atmosphérique
transfrontière à longue distance et le rôle continu et prépondérant au sein de la Coalition pour le climat et l’air
pur par des initiatives concernant l’agriculture, les hydryrofluorurocarbones et les moteurs diesel;
•
la participation et la contribution continues aux travaux sur la qualité de l’air et le climat dans le cadre de divers
partenariats internationaux, notamment le Protocole de Gothenburg découlant de la Convention sur la pollution
atmosphérique transfrontière à longue distance, le Protocole de Montréal, l’Organisation de coopération et de
développement économiques, ainsi que dans le cadre des réunions annuelles des ministres fédéraux de
l’Environnement du Canada, des États-Unis et du Mexique de la Commission de coopération
environnementale;
•
la poursuite du travail de collaboration dans le cadre de l’Accord Canada-États-Unis sur la qualité de l’air visant
à réduire la pollution atmosphérique transfrontalière, ce qui comprend la réalisation d’analyses scientifiques et
techniques conjointes pour mettre à jour l’évaluation Canada-États-Unis de 2004 portant sur le transport
frontalier des particules;
•
la publication d’un avis d’intention de réglementer les hydrurofluorurocarbones dans la Partie I de la Gazette du
Canada et le lancement des consultations avec les intervenants sur les mesures réglementaires proposées,
lesquelles sont censées cadrer, dans la mesure du possible, avec les mesures récemment proposées aux
États-Unis. Le Ministère a également publié un projet de modification du Règlement sur les substances
appauvrissant la couche d’ozone dans la Partie I de la Gazette du Canada, mettant en œuvre l’engagement du
Canada à accélérer le retrait progressif des hydrurochlorurofluorurocarbones tout en mettant en place un
régime de délivrance de permis et de production de rapports pour les hydrurofluorurocarbones;
•
la promotion continue des technologies d’énergie propre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et
faire la transition vers une économie à faibles émissions de carbone grâce au Dialogue États-Unis-Canada sur
13
l’énergie propre, ainsi qu’à plus de 50 projets achevés ou en cours ;
•
la participation aux activités du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et de l’Institut
interaméricain de recherches sur les changements à l’échelle du globe, y compris l’achèvement du cinquième
rapport d’évaluation du Groupe d’experts, et a versé des contributions financières au Groupe d’experts
(150 000 $) et à l’Institut (159 000 $ US).
Sous-programme 3.2.3 : Technologie environnementale
Description du sous-programme
Ce programme permet à des spécialistes de réaliser des évaluations et des analyses de l’environnement d’un
point de vue scientifique et technologique en vue d’appuyer l’élaboration de politiques, les règlements et les
décisions prises par le gouvernement du Canada relativement aux investissements en technologies
d’assainissement de l’air et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les responsables supervisent
le fonctionnement de la fondation Technologies du développement durable Canada avec Ressources naturelles
Canada et divers autres programmes technologiques et scientifiques liés aux technologies propres. Grâce aux
analyses et évaluations réalisées par des spécialistes dans le cadre de ce programme, il est possible de
promouvoir les technologies propres afin que les priorités du gouvernement concernant l’assainissement de
l’air, l’atténuation des changements climatiques et l’infrastructure verte soient prises en compte.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
121 800 203
6 530 302
-115 269 901
13
Veuillez-vous reporter au Troisième rapport au président des États‐Unis d’Amérique et au premier ministre du Canada
(http://www.climatechange.gc.ca/dialogue/default.asp?lang=Fr&n=6ECF361C-1) pour en savoir plus.
112
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
48
59
11
Résultats du rendement
Sous-programme 3.2.3 : Technologie environnementale
Résultat attendu
Réduction des
émissions
découlant de la
mise en œuvre
de nouvelles
technologies
environnemental
es
Indicateurs de rendement
Cibles
Résultats réels
Réduction annuelle des
émissions de gaz à effet de
serre (en équivalent de
dioxyde de carbone)
découlant de l’utilisation de
technologies
environnementales
7,1
mégatonnes
d’ici 2015
4,5 Mt en 2014
Réduction annuelle des
émissions de polluants
atmosphériques (principaux
polluants atmosphériques)
découlant de l’utilisation de
technologies
environnementales
22,1
kilotonnes
d’ici 2025
Les réductions annuelles pour 2014 sont estimées
à:
3,5 kt pour les oxydes d’azote;
2,8 kt pour les oxydes de soufre;
0,3 kt pour la matière particulaire;
0,1 kt pour les composés organiques volatils.
Cette valeur représente la totalité des réductions
annuelles déclarées comme atteintes pour tous les
projets appuyés par Technologies du
développement durable Canada et par le Fonds
municipal vert, de leurs débuts jusqu’aux rapports
annuels les plus récents.
Ces valeurs sont principalement dues à des
réductions déclarées par Technologies du
développement durable Canada. Le Fonds
municipal vert a également déclaré des réductions
annuelles combinées des contaminants
atmosphériques de 3,1 t, mais des valeurs
distinctes pour les substances précises ne sont pas
disponibles.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la réalisation continue d’analyses d’un point de vue scientifique et technologique et la gestion continue de
programmes à l’appui des décisions d’investissement du gouvernement du Canada concernant les
technologies favorisant la qualité de l’air et la réduction des gaz à effet de serre (GES), ainsi que la
fourniture d’analyses réalisées par des experts pour appuyer les technologies propres et les priorités
gouvernementales concernant la qualité de l’air, l’atténuation des changements climatiques et
l’infrastructure verte;
•
par l’intermédiaire de Technologies du développement durable Canada (TDDC), conjointement avec
MC
Ressources naturelles Canada, l’autorisation au fonds Technologies du développement durable
d’accorder des subventions d’un montant maximal de 82 millions de dollars (par rapport à 102 millions de
dollars en 2013). Le total des débours versés aux bénéficiaires admissibles durant l’exercice s’est élevé à
56 millions de dollars (par rapport à 59 millions de dollars en 2013). Les projets menés à bien du
portefeuille de TDDC ont permis de réduire considérablement les émissions de GES (se reporter
également au sous-sous-programme 3.2.3.1 ci-dessous), et depuis sa création en 2001, le portefeuille de
projets terminés a permis d’atteindre des réductions cumulatives estimées de la matière particulaire
(311 tonnes), des oxydes d’azote (3 705 tonnes), des oxydes de soufre (3 515 tonnes) et des composés
organiques volatils (165 tonnes);
Environnement Canada
113
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
•
le versement de plus de 57 millions de dollars en prêts à des taux inférieurs à ceux du marché et en
subventions pour 60 initiatives environnementales par l’intermédiaire du Fonds municipal vert (se reporter
également au sous-sous-programme 3.2.3.2 ci-dessous).
Sous-sous-programme 3.2.3.1 : Technologies du développement durable
Description du sous-sous-programme
Technologies du développement durable Canada est une fondation à but non lucratif, créée par le
gouvernement du Canada (TDDC), qui finance et appuie le développement et la démonstration de technologies
propres. Environnement Canada et Ressources naturelles Canada encadrent cette fondation. TDDC gère deux
fonds qui visent au développement et à la démonstration de solutions technologiques novatrices : le Fonds
MC
Technologies du DD , d’une valeur de 590 millions de dollars, qui met l’accent sur les projets qui s’attaquent
aux changements climatiques et qui contribuent à la qualité de l’air, à la propreté de l’eau et à la salubrité des
MC
sols, et le Fonds de biocarburants ProGen (500 millions de dollars), qui appuie la création d’installations de
démonstration à grande échelle, premières du genre, qui produiront les carburants renouvelables de la
prochaine génération. TDDC rend des comptes au Parlement, par l’entremise du ministre des Ressources
naturelles. Environnement Canada et Ressources naturelles Canada financent Technologies du
développement durable Canada à hauteur de 50 % chacun.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
158 437
-116 885 845
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
2
1
-1
117 044 282
14
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 3.2.3.1 : Technologies du développement durable
Résultats attendus
Indicateurs de rendement
Réduction des
émissions grâce à la
mise en œuvre de
nouvelles
technologies
environnementales
financées par le
Fonds de
technologies du DD
Réduction annuelle des
émissions de gaz à effet de
serre (équivalents CO2)
permise par les technologies
environnementales financées
par le Fonds de technologie du
DDMC
Réduction annuelle des
polluants atmosphériques
permise par les technologies
environnementales financées
par le Fonds de technologie du
DDMC
Cibles
7 Mt d’ici
2015
22 kt d’ici
2025
Résultats réels
4,5 Mt pour 2014
Les sociétés du portefeuille du fonds Technologies du
DDMC sont en voie de réaliser des réductions des
émissions de gaz à effet de serre conformément aux
cibles prévues. Les réductions dépendent d’un certain
nombre de facteurs économiques, y compris l’adoption
des technologies, la volatilité des prix des produits de
base et les changements de l’environnement
réglementaire. Les valeurs déclarées ont été actualisées
pour tenir compte de l’incertitude potentielle.
Les réductions annuelles pour 2014 sont estimées à :
3,5 kt pour les oxydes d’azote;
2,8 kt pour les oxydes de soufre;
0,3 kt pour la matière particulaire;
0,1 kt pour les composés organiques volatils.
14
Les dépenses prévues comprenaient 79,3 millions de dollars en fonds législatifs pour le Fonds de biocarburants ProGenMC, mais ce montant n’a pas été
fourni puisque TDDC a réussi à respecter ses obligations pour 2014-2015 sans fonds supplémentaires.
114
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Les sociétés du portefeuille du fonds Technologies du
développement durableMC sont en voie de réaliser des
réductions estimées de polluants atmosphériques
supérieures aux cibles prévues en 2025. Les réductions
dépendent d’un certain nombre de facteurs
économiques, y compris l’adoption des technologies, la
volatilité des prix des produits de base et les
changements de l’environnement réglementaire. Les
valeurs déclarées ont été actualisées pour tenir compte
de l’incertitude potentielle.
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
En collaboration avec Ressources naturelles Canada, le Ministère a établi un accord de financement avec
Technologies du développement durable Canada (TDDC) régissant un montant de 325 millions de dollars
MC
annoncés au budget de 2013 pour le fonds Technologies du développement durable . L’accord prévoit un
financement sur huit ans pour appuyer de façon permanente l’élaboration et la démonstration de nouvelles
technologies offrant des avantages pour l’économie, l’environnement et la santé des Canadiens, en traitant des
enjeux liés à la qualité de l’air, de l’eau et du sol ainsi qu’aux changements climatiques. Pour accroître la
surveillance, l’accord de financement contient de nouvelles exigences de déclaration sur les finances et le
rendement;
•
TDDC a indiqué que des réductions des émissions de gaz à effet de serre d’environ 4,5 mégatonnes ont été
déclarées en 2014 pour 66 projets terminés; dans leur ensemble, les projets sont en voie de permettre
d’atteindre une réduction annuelle prévue de 6 à 12 mégatonnes d’ici la fin de 2015;
•
L’écart pour 2014-2015 dans le tableau Ressources financières budgétaires (ci-dessus) pour le sous-sousprogramme 3.2.3.1 est le résultat de ce qui suit : 12,5 millions de dollars alloués au Fonds Technologies du
MC
MC
DD ont été reportés aux exercices futurs, 25 millions de dollars affectés au Fonds de biocarburants ProGen
ont été réintroduits dans le cadre financier et 79,3 millions de dollars en financement législatif disponibles pour le
MC
Fonds de biocarburants ProGen n’ont pas été nécessaires puisque TDDC a réussi à respecter ses obligations
pour 2014-2015 sans fonds supplémentaires.
Sous-sous-programme 3.2.3.2 : Innovation technologique environnementale
Description du sous-sous-programme
Ce programme s’appuie sur la prestation d’experts scientifiques et technologiques pour réaliser des analyses,
des évaluations et assurer la gestion du programme. Il fournit des conseils et évalue la performance
environnementale (avantages et répercussions) des technologies nouvelles et à venir d’énergie propres au
cours du cycle de vie. Les responsables du programme épaulent les comités de direction interministériels en
les aidant à encadrer et à classer par ordre de priorité les activités des fonds visant à promouvoir les
technologies propres, y compris fournir des conseils d’expert, définir des critères d’orientation sur les décisions
de financement et évaluer les résultats environnementaux des projets financés. Ce programme supervise et
soutient divers programmes en matière de sciences et de technologie, y compris le Programme de recherche et
de développement énergétiques, le Fonds pour l’énergie propre, l’Initiative écoÉNERGIE sur l’innovation, le
Fonds municipal vert, l’Application stratégique des technologies génomiques dans le domaine de
l’environnement et le Centre canadien pour l’avancement des technologies environnementales. Le Programme
gère également le Programme de vérification des technologies environnementales du Canada qui fournit un
processus de validation et un mécanisme de vérification indépendant des technologies propres.
Environnement Canada
115
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Dépenses prévues
2014­2015
Dépenses réelles 2014­2015
Écart (dépenses réelles moins
dépenses prévues) 2014-2015
4 755 921
6 371 865
1 615 944
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
46
58
12
Ressources humaines (ETP)
Résultats du rendement
Sous-sous-programme 3.2.3.2 : Innovation technologique environnementale
Résultat attendu
Réduction des
émissions obtenue
par la mise en
œuvre de projets
municipaux
soutenus par le
Fonds municipal
vert (FMV)
Indicateur de
rendement
Cibles
Réduction annuelle des
émissions de gaz à
effet de serre (GES)
(équivalents CO2) et de
polluants
atmosphériques
(principaux
contaminants
atmosphériques [PCA])
obtenue grâce à la
mise en œuvre de
projets
d’immobilisations
soutenus par le FMV
100 000 t GES
d’ici 20132014
100 t PCA d’ici
2013-2014
Résultats réels
11 533 t de gaz à effet de serre en 2014-2105
5 280 t de gaz à effet de serre en 2013-2014
4,2 t de polluants atmosphériques en 2014-2015
3,1 t de polluants atmosphériques en 2013-2014
Les bénéficiaires d’un financement du FMV rendent
compte des avantages pour l’environnement en
fonction d’une année complète d’activité au cours des
trois premières années de réalisation du projet. Les
avantages pour l’environnement déclarés cette année
reflètent donc les projets récemment réalisés qui ont
été approuvés aux fins de financement par le FMV au
cours des années précédentes.
En 2013-2014 et en 2014-2015, les projets financés
par le FMV ont fait état de réductions des émissions
de gaz à effet de serre et de principaux contaminants
atmosphériques moindres que prévu. Cette situation
peut s’expliquer en partie par le centre d’intérêt des
projets du FMV pour lesquels des rapports ont été
produits au cours de ces années (projets du FMV
centrés sur de nombreux aspects de la performance
environnementale, notamment la réduction des
émissions), par le fait que les réductions des
émissions ne sont déclarées que pour une année du
cycle de vie de chaque projet et par le fait que
certains projets peuvent omettre leurs réductions des
émissions. En outre, les cibles ont été établies par
Environnement Canada en fonction des réductions
déclarées dans les rapports annuels du FMV en
2009-2010, en 2010-2011 et en 2011-2012. Ces
réductions n’étaient peut-être pas représentatives
des réductions futures.
L’indicateur sera amélioré afin de mieux mesurer les
avantages du FMV pour l’environnement.
116
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Analyse du rendement et leçons retenues
Les points saillants relatifs au rendement du Ministère en 2014-2015 comprennent notamment :
•
la réalisation d’analyses de l’environnement d’un point de vue scientifique et technologique et la gestion de
programmes à l’appui des investissements du gouvernement du Canada concernant les technologies
favorisant la qualité de l’air et la réduction des GES dans le FMV;
•
la direction continue de l’élaboration d’une norme de l’Organisation internationale de normalisation (ISO)
sur la vérification des technologies environnementales (ISO 14034) au nom du Canada. Grâce aux travaux
réalisés dans le cadre de deux réunions d’un groupe de travail international, la norme pourra bientôt être
publiée. Environnement Canada a été nommé animateur et président du groupe de travail d’experts
ISO 14034 pour toute la durée du projet (jusqu’en 2016). La norme a déjà attiré l’attention de TDDC et du
FMV au Canada, en tant qu’outil de diligence raisonnable d’investissement fédéral dans les technologies
environnementales;
•
la tenue de deux vérifications des technologies environnementales et le renouvellement de six autres par
l’intermédiaire de Globe Performance Solutions (agent de mise en œuvre tierce d’Environnement Canada
pour le programme de vérification des technologies environnementales jusqu’au 31 mars 2015).
Programme 3.3 : Promotion de la conformité et application de la loi – Pollution
Description du programme
Ce programme contribue à réduire les dommages et les risques sur l’environnement naturel et la biodiversité au
moyen de la promotion et de l’application des lois administrées par Environnement Canada. Les activités
portent sur la pollution, notamment les substances toxiques, leur rejet dans l’atmosphère, l’eau et la terre, ainsi
que l’importation et l’exportation de déchets dangereux qui présentent un risque pour l’environnement ou la
santé humaine. Le programme entretient un contingent d’agents de promotion de la conformité et d’application
de la loi. Les activités des agents de promotion de la conformité visent à aider les réglementés à mieux
connaître et comprendre les règlements et les autres mesures de gestion des risques en vertu de la Loi
canadienne sur la protection de l’environnement (1999) et de la Loi sur les pêches, et les aider à s’y conformer.
L’objectif est d’améliorer l’efficacité nécessaire pour atteindre les résultats environnementaux souhaités. Les
agents fournissent aussi des renseignements sur les exigences des mesures de gestion des risques, sur les
avantages découlant de la conformité et sur les sanctions possibles en cas de non-conformité, le cas échéant.
Les agents d’application de la loi collectent des renseignements, procèdent à des inspections pour vérifier la
conformité avec les lois et les règlements et mènent des enquêtes afin de pouvoir prendre les mesures
d’application de la loi appropriées contre les contrevenants. Les responsables du programme travaillent avec
les États-Unis et le Mexique sous l’égide de la Commission nord-américaine de coopération environnementale
afin de renforcer l’application des lois environnementales dans un contexte transfrontalier. Le programme offre
également de la formation aux agents, des systèmes de gestion de l’information pour les nouveaux règlements
et leur administration et s’appuie sur la prestation de conseils d’experts scientifiques et technologiques, y
compris les conseils scientifiques visant à favoriser les activités de promotion de la conformité et les mesures
d’application de la loi.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Budget principal
des dépenses
2014-2015
Dépenses prévues
2014­2015
Autorisations
totales pouvant être
utilisées
2014-2015
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2014-2015
Écart
(dépenses réelles
moins dépenses
prévues)
38 324 642
38 324 642
42 693 720
42 309 866
3 985 224
Environnement Canada
117
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
296
363
67
Résultats du rendement
Sous-programme 3.3 : Promotion de la conformité et application de la loi – Pollution
Résultat
attendu
Conformité aux
lois et aux
règlements sur
la pollution
administrés par
Environnement
Canada
Indicateur de
rendement
Conformité aux
exigences
réglementaires
des règlements
sélectionnés
Cibles
Hausse de 10 % de la
conformité
comparativement à la
valeur de référence
Règlement sur le
nettoyage à sec :
2015-2016 (l’année
de référence 20122013)
Règlement sur les
effluents des
fabriques de pâtes et
papiers :
2016-2017 (l’année
de référence 20132014)
Règlement sur les
effluents des mines
de métaux :
2017-2018 (l’année
de référence 20142015)
Résultats réels
98 % en 2014-2015
L’indicateur a pour but de mesurer les changements liés
à la conformité pour les secteurs réglementés
sélectionnés. Un taux de conformité de base est d’abord
établi grâce aux inspections d’un échantillon aléatoire
d’installations ou de personnes réglementées. Une
seconde mesure est ensuite réalisée quelques années
plus tard pour déterminer si la mise en œuvre de
mesures d’application de la loi et les efforts de promotion
de la conformité ont donné lieu à une meilleure
conformité. Lorsque le taux de conformité de base initial
est supérieur ou égal à 90 %, une seconde mesure n’est
pas réalisée et des efforts sont axés sur d’autres
secteurs.
La valeur déclarée cette année correspond au taux de
base pour les installations réglementées en vertu du
Règlement sur les effluents des mines de métaux. Étant
donné que le taux de conformité actuel est très élevé, les
rapports futurs pour cet indicateur porteront sur d’autres
secteurs.
Le taux de conformité déclaré prend uniquement en
compte des sections précises du Règlement et de la Loi
sur les pêches à chaque emplacement au moment précis
où il a été inspecté. Il ne prend pas en compte la nonconformité qui a pu avoir lieu ou qui a été signalée à
différents moments de l’année. Il ne comprend pas non
plus les violations des sections administratives ou
d’autres sections du Règlement qui n’ont pas d’incidence
directe sur l’environnement.
Analyse du rendement et leçons retenues
(voir aussi Programme 1.4 : Promotion de la conformité et application de la loi – Faune)
En 2014-2015, Environnement Canada a réalisé 7 944 inspections et 66 enquêtes, ainsi que les rapports
connexes, en vue de faire respecter les règlements en vertu de la Loi canadienne sur la protection de
l’environnement (1999) [LCPE (1999)] et de la Loi sur les pêches. Ces activités ont entraîné la prise de
3 430 mesures d’application de la loi pour des cas de non-conformité, comprenant notamment des poursuites,
des avertissements écrits, des ordres d’exécution en matière de protection de l’environnement, des consignes
et des contraventions. Le nombre de poursuites judiciaires remportées s’élève à 40 et elles ont entraîné des
sanctions de plus de 9,4 millions de dollars. La sanction la plus importante jamais imposée au Canada pour des
infractions liées à l’environnement concerne une entreprise québécoise qui s’est vue infliger des amendes
totalisant 7,5 millions de dollars pour 45 chefs d’accusation en vertu de la Loi sur les pêches, par suite de
118
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
plusieurs incidents. Dans un autre cas, une entreprise en Alberta s’est vue infliger une amende de 850 000 $ en
vertu de la Loi sur les pêches. D’autres poursuites remportées ont été publiées dans les notifications
xciii
d’application de la loi .
Afin d’améliorer la conformité réglementaire dans le secteur du nettoyage à sec, le Ministère a communiqué
avec tous les nettoyeurs à sec touchés et leur a remis des documents promotionnels. L’ensemble de la
communauté est donc au courant des exigences réglementaires. Environnement Canada a mené 720
nouvelles inspections et 16 nouvelles enquêtes en vertu du Règlement sur le tétrachloroéthylène (utilisation
pour le nettoyage à sec et rapports), ce qui a donné lieu à 706 mesures d’application de la loi.
Des mesures ont été prises pour traiter des questions prioritaires en vertu du Plan national d’application de la
loi, y compris l’établissement d’un taux de conformité de base pour le Règlement sur les effluents des mines de
métaux (98,6 %), le commencement de travaux pour assurer le retrait de 325 réservoirs de stockage à risque
élevé (Règlement sur les systèmes de stockage de produits pétroliers et de produits apparentés) et
xciv
l’amélioration de la déclaration à l’Inventaire national des rejets de polluants dans les secteurs des produits
chimiques, de la fabrication, du pétrole et du gaz, et de la fabrication des métaux.
Le Ministère a continué de renforcer une capacité opérationnelle pour cerner les risques élevés de
non-conformité dans le Nord (p. ex., entrée illégale dans les zones protégées) et il a continué de participer à
des groupes de travail interministériels pour s’assurer que l’application des lois environnementales est prise en
considération dans l’élaboration de politiques pangouvernementales concernant le Nord.
Le Ministère s’est engagé auprès des États-Unis et du Mexique, sous l’égide du groupe de travail sur
l’application des lois de la Commission de coopération environnementale, à respecter ses engagements
multilatéraux et il a pris part à des initiatives de renforcement des capacités.
Environnement Canada
119
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Services internes
Description des services internes
Les services internes sont des groupes d’activités et de ressources connexes qui sont gérés de façon à
répondre aux besoins des programmes et des autres obligations générales d’une organisation. Ces groupes
sont les suivants : services de gestion et de surveillance, services des communications, services juridiques,
services de gestion des ressources humaines, services de gestion des finances, services de gestion de
l’information, services des technologies de l’information, services de gestion des biens, services de gestion du
matériel, services de gestion des acquisitions et services de gestion des voyages et autres services
administratifs. Les services internes comprennent uniquement les activités et les ressources destinées à
l’ensemble d’une organisation et non celles fournies à un programme particulier.
Ressources financières budgétaires (en dollars)
Budget principal
des dépenses
2014-2015
Dépenses prévues
2014­2015
Autorisations
totales pouvant être
utilisées
2014-2015
Dépenses réelles
(autorisations
utilisées)
2014-2015
Écart
(dépenses réelles
moins dépenses
prévues)
181,427,802
181,427,802
204,386,901
203,115,955
21,688,153
Ressources humaines (ETP)
Prévu 2014-2015
Réel 2014-2015
Écart (nombre réel moins nombre
prévu) 2014-2015
1,472
1,487
15
Analyse du rendement et leçons retenues
En 2014-2015, les services internes d’Environnement Canada ont continué de permettre au Ministère de
s’harmoniser avec les objectifs pangouvernementaux visant à accélérer la transformation des systèmes et des
procédés afin d’offrir une meilleure efficacité. Des progrès ont été réalisés sur plusieurs points du programme
de [email protected] du Ministère, dans le respect des directives des organismes centraux (y compris
l’initiative Objectif 2020 du greffier du Conseil privé).
Le Ministère a mené les activités suivantes :
•
la mise en place d’un comité de la haute direction pour mettre en œuvre et surveiller la gestion du
changement de façon à appuyer les employés et les gestionnaires au cours de la transformation;
•
la poursuite de la mise en œuvre de stratégies clés relatives aux changements liés aux ressources
humaines, en mettant l’accent sur l’établissement d’une compréhension commune et la promotion d’une
meilleure mobilisation des employés envers l’évaluation du rendement et le processus de notation (y
compris les compétences essentielles). Le Ministère a aussi appuyé les employés au cours du passage à
un nouveau système normalisé en ligne de consignation des conversations sur le rendement;
•
la réalisation de l’ensemble des conceptions, des élaborations, des mises à l’essai et des formations
nécessaires pour permettre le passage au nouveau système financier SAP, et la migration de la téléphonie
et de la messagerie électronique aux nouveaux systèmes d’entreprise;
•
la collaboration étroite avec des organismes partenaires pour préparer le contenu qui fera l’objet de la
migration vers le site, en tant que responsable du thème relatif à la section Environnement et ressources
naturelles sur le nouveau site Canada.ca;
•
l’amélioration de la convivialité du site intranet du Ministère, en réduisant le contenu de 75 % et en
présentant une structure qui rend le contenu plus facile à trouver;
120
Section II : Analyse des programmes par résultat stratégique
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
•
la poursuite de la mise en oeuvre d’une stratégie nationale de gestion des locaux pour moderniser et
réduire l’empreinte d’Environnement Canada;
•
l’élaboration, la mise en oeuvre et la surveillance d’une approche de communication d’ordre général pour
chaque initiative de transformation dans le but de juger de l’état de préparation, de la sensibilisation, de
l’engagement et de l’adaptation des employés tout au long de chaque phase du changement;
•
la réalisation de progrès dans l’écologisation des opérations gouvernementales d’Environnement Canada
en faisant passer les publications ministérielles du format papier au format en ligne et en mettant à jour le
plan de mise en œuvre de la réduction des gaz à effet de serre pour les installations et le parc de véhicules
du Ministère. Le Ministère a aussi continué la mise en œuvre de la Politique fédérale d’achats écologiques.
En collaboration avec les programmes scientifiques et techniques du Ministère, les services internes ont
continué de parer aux défis du recrutement et du maintien en poste d’un personnel hautement spécialisé, afin
de produire les résultats scientifiques importants. Des efforts ont été concentrés sur le maintien d’un
recrutement à long terme, sur des stratégies de perfectionnement du personnel et sur le maintien de relations
de travail étroites avec les universités pour contribuer au perfectionnement de l’effectif.
Dans le cadre d’une stratégie générale visant à réduire le risque de ne pas être en mesure d’offrir de services
en raison d’une défaillance des infrastructures et des systèmes essentiels, les fournisseurs de services internes
ont continué d’appuyer des programmes ministériels clés en élaborant et en mettant à l’essai des plans de
continuité des activités.
Environnement Canada
121
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Section III : Renseignements supplémentaires
Fait saillants des états financiers
Les principales données financières présentées dans les pages suivantes offrent un aperçu de l’état des
résultats et de la situation financière nette ainsi que de l’état de la situation financière
d’Environnement Canada.
Les états financiers détaillés non vérifiés peuvent être consultés sur le site Internet
xcv
d’Environnement Canada.
Environnement Canada
État condensé des opérations (non audité)
Pour l'exercice se terminant le 31 mars 2015 (en dollars)
Écart (résultats Écart (résultats
réels 2014 2015 réels 2014 2015
Résultats réels Résultats réels
moins résultats moins résultats
2014-2015
2013-2014
attendus 2014réels 20132015)
2014)
Information financière
Résultats
attendus 20142015
Total des charges
1 188 166 457
1 154 524 465
1 136 476 168
-33 641 692
18 048 297
Total des revenus
88 595 384
90 287 423
90 284 419
1 694 039
3 004
1 099 571 073
1 064 237 042
1 046 191 749
-35 335 731
18 045 293
Coût de fonctionnement net
avant le financement du
gouvernement et les
transferts*
Dépenses par résultats stratégiques
En 2014-2015, les dépenses totales du Ministère par résultat stratégique ont totalisé 1 594,5 millions de
dollars (1 136,5 millions en 2013-2014). L’augmentation de 18 millions de dollars (soit 1,6 %) est
principalement attribuable aux paiements de transfert supplémentaires de 10 millions de dollars liés au
Plan de conservation national et à une contribution de 11,2 millions de dollars à l’appui des écosystèmes
durables. L’augmentation s’explique aussi par une réduction ou une radiation de 9,9 millions de dollars et
à un amortissement des actifs en construction de 5,4 millions de dollars provenant d’un effort
d’assainissement par suite d’un dénombrement des actifs. Un total de 21,6 millions de dollars est
attribuable aux dépenses liées au passif environnemental en raison d’une méthode différente pour
calculer le passif actualisé, conformément à la nouvelle directive du Conseil du Trésor et du ministère des
Finances. Ces augmentations sont compensées par le retrait d’une disposition relative au passif éventuel
et par une réduction des dépenses liées aux services de professionnels et spéciaux.
Se reporter à la note 17 des états financiers du Ministère pour obtenir une répartition détaillée des dépenses – données sectorielles
par article courant et résultats stratégiques.
122
Section IV : Renseignements supplémetaires
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Revenus par type
En 2014-2015, les revenus ont totalisé 90,3 millions de dollars (90,3 millions de dollars en 2013–2014).
Ce montant ne comprend pas les 26,1 millions de dollars générés pour le compte du gouvernement. La
majorité des revenus de 2014-2015 proviennent de la vente de biens, de produits et services
d’information non réglementaires d’Environnement Canada. Les éléments de revenus principaux
comprenaient : les activités liées à la surveillance des sables bitumineux, les demandes de permis
d’immersion en mer, le laboratoire d’hydraulique, les frais de surveillance des sites d’immersion en mer et
les services météorologiques et environnementaux.
Se reporter à la note 17 des états financiers du Ministère pour obtenir une répartition détaillée des revenus – données sectorielles
par type et résultats stratégiques.
Environnement Canada
État condensé de la situation financière (non audité)
Au 31 mars 2015 (en dollars)
2014–2015
2013–2014
Écart (2014-2015 moins
2013-2014)
Total des passifs nets
348 371 623
340 429 458
7 942 165
Total des actifs financiers nets
147 106 520
130 434 381
16 672 139
Dette nette du ministère
201 265 103
209 995 077
-8 730 274
Total des actifs non financiers
372 283 687
385 433 577
-13 150 190
Situation financière nette du ministère
171 018 584
175 438 500
-4 419 916
Éléments de passif par type
Le passif total était de 348,4 millions de dollars à la fin de l’exercice 2014-2015, ce qui représente une
augmentation de 8 millions de dollars (2,3 %) comparativement au passif total de l’année précédente, qui
était de 340,4 millions de dollars. Les comptes créditeurs et les charges à payer, en plus du passif
environnemental, représentent la majeure partie du passif, soit 262,8 millions de dollars (75,4 % du total
du passif) en 2014-2015.
L’augmentation de la valeur du total du passif net d’Environnement Canada est principalement attribuable
à trois facteurs : l’augmentation des charges à payer liées au régime de paye en arrérages,
l’augmentation du passif environnemental en raison de la méthode de calcul du passif actualisé et le
retrait du passif éventuel.
Environnement Canada 123
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Se reporter aux notes 4 à 7, 12 et 13 des états financiers du Ministère pour obtenir davantage de détails – comptes créditeurs et
charges à payer; revenus reportés; obligation au titre d’immobilisations corporelles louées; avantages sociaux futurs des employés;
obligations contractuelles et passif éventuel.
Éléments d’actif par type
Le total des actifs financiers (147,1 millions de dollars) et des actifs non financiers (372,3 millions) évalué
à 519,4 millions de dollars a augmenté de 3,5 millions de dollars (0,7 %) en 2014-2015. Les
immobilisations corporelles continuent de représenter la partie la plus importante des actifs, soit
361,9 millions de dollars (69,7 % de la totalité des actifs) en 2014-2015.
La hausse de la valeur totale des actifs nets d’Environnement Canada est principalement attribuable à
une réduction du montant dû au Trésor de 21,5 millions de dollars lié au paiement en arrérages et à une
réduction de 13,9 millions de dollars en immobilisations corporelles attribuable à plusieurs radiations
découlant d’un dénombrement des actifs et de l’assainissement des actifs.
Se reporter aux notes 9 à 11 des états financiers du Ministère pour obtenir plus de détails – comptes débiteurs et avances;
inventaire et immobilisations corporelles.
124
Section IV : Renseignements supplémetaires
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
États financiers
Les états financiers non vérifiés d’Environnement Canada sont préparés conformément aux politiques du
Secrétariat du Conseil du Trésor qui se fondent sur les normes comptables du secteur public canadien et
diffèrent donc des rapports sur les crédits qui apparaissent dans les sections I et II de ce rapport. Les
sections I et II sont préparées en fonction de la comptabilité de caisse modifiée, au lieu de la comptabilité
d’exercice. Un rapprochement entre les crédits parlementaires utilisés (comptabilité de caisse modifiée)
et les résultats d’exploitation nets (comptabilité d’exercice) est présenté dans les notes 2 et 3 des états
xcvi
financiers non audités d’Environnement Canada. Ils sont accessibles sur ce site Web
d’Environnement Canada.
Tableaux de renseignements supplémentaires
Les tableaux de renseignements supplémentaires qui figurent dans le Rapport ministériel sur le
xcvii
d’Environnement Canada.
rendement de 2014-2015 sont disponibles sur le site Internet
•
Évaluations et vérifications internes
•
Financement pluriannuel initial
•
Frais d’utilisation, redevances réglementaires et frais externes
•
Initiatives horizontales
•
Rapport d’étape sur les projets de transformation et les grands projets de l’État
•
Renseignements sur les programmes de paiements de transfert
•
Réponse aux comités parlementaires et aux vérifications externes
•
Stratégie ministérielle de développement durable
Dépenses fiscales et évaluations
Il est possible de recourir au régime fiscal pour atteindre des objectifs de la politique publique en
appliquant des mesures spéciales, comme de faibles taux d’impôt, des exemptions, des déductions, des
reports et des crédits. Le ministère des Finances publie annuellement des estimations et des projections
xcviii
. Les mesures
du coût de ces mesures dans son rapport intitulé Dépenses fiscales et évaluations
fiscales présentées dans le rapport Dépenses fiscales et évaluations relèvent de la seule responsabilité
du ministre des Finances.
Environnement Canada 125
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Section IV : Coordonnées de l’organisation
Karen Turcotte
Directrice générale
Direction de la gestion ministérielle, Direction générale des finances
Environnement Canada
Téléphone : 819-953-5842
Télécopieur : 819-953-3388
Courriel : [email protected]
126 Section IV : Coordonnées de l’organisation
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Annexe : Définitions
architecture d’alignement des programmes (Program Alignment Architecture) : Répertoire structuré de
tous les programmes d’un ministère ou organisme qui décrit les liens hiérarchiques entre les programmes
et les liens aux résultats stratégiques auxquels ils contribuent.
cadre pangouvernemental (whole-of-government framework) : Schéma représentant la contribution
financière des organisations fédérales qui dépendent de crédits parlementaires en harmonisant leurs
programmes avec un ensemble de 16 secteurs de résultat pangouvernementaux de haut niveau
regroupés sous 4 secteurs de dépenses.
cible (target) : Niveau mesurable du rendement ou du succès qu’une organisation, un programme ou une
initiative prévoit atteindre dans un délai précis. Une cible peut être quantitative ou qualitative.
crédit (appropriation) : Autorisation donnée par le Parlement d’effectuer des paiements sur le Trésor.
dépenses budgétaires (budgetary expenditures) : Les dépenses budgétaires comprennent les
dépenses de fonctionnement et en capital; les paiements de transfert à d’autres ordres de gouvernement,
à des organisations ou à des particuliers; et les paiements à des sociétés d’État.
dépenses non budgétaires (non-budgetary expenditures) : Recettes et décaissements nets au titre de
prêts, de placements et d’avances, qui modifient la composition des actifs financiers du gouvernement du
Canada.
dépenses législatives (statutory expenditures) : Dépenses approuvées par le Parlement à la suite de
l’adoption d’une loi autre qu’une loi de crédits. La loi précise les fins auxquelles peuvent servir les
dépenses et les conditions dans lesquelles elles peuvent être effectuées.
dépenses prévues (planned spending) : En ce qui a trait aux RPP et aux RMR, les dépenses prévues
er
s’entendent des montants approuvés par le Conseil du Trésor au plus tard le 1 février. Elles peuvent
donc comprendre des montants qui s’ajoutent aux dépenses prévues indiquées dans le budget principal
des dépenses.
Un ministère est censé être au courant des autorisations qu’il a demandées et obtenues. La
détermination des dépenses prévues relève du ministère, et ce dernier doit être en mesure de justifier les
dépenses et les augmentations présentées dans son RPP et son RMR.
dépenses votées (voted expenditures) : Dépenses approuvées annuellement par le Parlement à la suite
de l’adoption d’une loi de crédits. Le libellé du crédit régit les conditions dans lesquelles ces dépenses
peuvent être effectuées.
équivalent temps plein (full-time equivalent) : Mesure utilisée pour déterminer dans quelle mesure un
employé représente une année-personne complète dans le budget ministériel. L’équivalent temps plein
est calculé en fonction du coefficient des heures de travail assignées et des heures normales de travail.
Les heures normales de travail sont établies dans les conventions collectives.
indicateur de rendement (performance indicator) : Moyen qualitatif ou quantitatif de mesurer un extrant
ou un résultat en vue de déterminer le rendement d’une organisation, d’un programme, d’une politique ou
d’une initiative par rapport aux résultats attendus.
plan (plan) : Exposé des choix stratégiques qui montre comment une organisation entend réaliser ses
priorités et obtenir les résultats connexes. De façon générale, un plan explique la logique qui sous-tend
Environnement Canada
127
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
les stratégies retenues et tend à mettre l’accent sur des mesures qui se traduisent par des résultats
attendus.
priorité (priorities) : Plan ou projet qu’une organisation a choisi de cibler et dont elle rendra compte au
cours de la période de planification. Il s’agit de ce qui importe le plus ou qui doit être fait en premier pour
appuyer la réalisation du ou des résultats stratégiques souhaités.
programme (program) : Groupe d’intrants constitué de ressources et d’activités connexes qui est géré
pour répondre à des besoins précis et pour obtenir les résultats visés, et qui est traité comme une unité
budgétaire.
programme temporisé (sunset program) : Programme ayant une durée fixe et dont le financement et
l’autorisation politique ne sont pas permanents. Ce programme est aussi appelé programme à durée
temporaire ou programme à élimination graduelle. Lorsqu’un tel programme arrive à échéance, une
décision doit être prise quant à son maintien. Dans le cas d’un renouvellement, la décision précise la
portée, le niveau de financement et la durée.
rapport ministériel sur le rendement (Departmental Performance Report) : Rapport traitant des
réalisations concrètes d’une organisation qui dépend de crédits parlementaires au regard des plans, des
priorités et des résultats attendus exposés dans le rapport sur les plans et les priorités correspondant. Ce
rapport est déposé au Parlement à l’automne.
rapport sur les plans et les priorités (Report on Plans and Priorities) : Rapport fournissant des
renseignements au sujet des plans et du rendement prévu sur trois ans d’une organisation qui dépend de
crédits parlementaires. Ces rapports sont déposés au Parlement chaque printemps.
production de rapports sur le rendement (performance reporting) : Processus de communication
d’information sur le rendement fondée sur des éléments probants. La production de rapports sur le
rendement appuie la prise de décisions, la responsabilisation et la transparence.
rendement (performance) : Utilisation qu’une organisation a faite de ses ressources en vue d’obtenir ses
résultats, mesure dans laquelle ces résultats ses comparent à ceux que l’organisation souhaitait obtenir,
et mesure dans laquelle les leçons apprises ont été cernées.
résultat (result) : Conséquence externe attribuable en partie aux activités d’une organisation, d’une
politique, d’un programme ou d’une initiative. Les résultats ne relèvent pas d’une organisation, d’une
politique, d’un programme ou d’une initiative unique, mais ils s’inscrivent dans la sphère d’influence de
l’organisation.
résultat stratégique (Strategic Outcome) : Avantage durable et à long terme pour les Canadiens qui est
rattaché au mandat, à la vision et aux fonctions de base d’une organisation.
résultats du gouvernement du Canada (Government of Canada outcomes) : Ensemble de 16 objectifs
de haut niveau établis pour l’ensemble du gouvernement et regroupés selon 4 secteurs de dépenses :
affaires économiques, affaires sociales, affaires internationales et affaires gouvernementales.
Structure de la gestion, des ressources et des résultats (Management, Resources and Results
Structure) : Cadre exhaustif comprenant l’inventaire des programmes, des ressources, des résultats, des
indicateurs de rendement et de l’information de gouvernance d’une organisation. Les programmes et les
résultats sont présentés d’après le lien hiérarchique qui les unit, et les résultats stratégiques auxquels ils
contribuent. La Structure de la gestion, des ressources et des résultats découle de l’architecture
d’alignement des programmes.
128
Notes de fin de document
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
Notes de fin de document
i
Loi sur le ministère de l’Environnement : www.laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/E-10/index.html
Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) : www.laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/C-15.31/page1.html
iii
Loi sur les espèces en péril : laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/S-15.3/page-1.html#preamble
iv
Loi sur les ouvrages destinés à l’amélioration des cours d’eau internationaux : laws.justice.gc.ca/fra/lois/I20/index.html
v
Loi sur les ressources en eau du Canada : www.laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/C-11/index.html
vi
Loi de 1921 pour le contrôle du lac des Bois : www.laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/T-10.4/page-1.html
vii
Loi sur les pêches : www.ec.gc.ca/pollution/default.asp?lang=Fr&n=072416B9-1
viii
Loi sur la protection de l’environnement en Antarctique : www.ec.gc.ca/gdd-mw/default.asp?lang=Fr&n=563034271
ix
Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs :
www.ec.gc.ca/nature/default.asp?lang=Fr&n=496E2702-1
x
Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur commerce international
et interprovincial : www.ec.gc.ca/cites/default.asp?lang=Fr&n=18F4A0BC-1
xi
Loi sur les espèces sauvages au Canada : www.ec.gc.ca/alef-ewe/default.asp?lang=Fr&n=E8EA5606-1
xii
Loi fédérale sur le développement durable : www.ec.gc.ca/dd-sd/default.asp?lang=Fr&n=C2844D2D-1
xiii
Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012) : www.laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/C-15.21/page-1.html
xiv
Loi sur les pénalités administratives en matière d’environnement : www.laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/E-12.5/page1.html
xv
Loi sur la semaine de la protection de la faune : www.laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/W-10/index.html
xvi
Loi sur la semaine canadienne de l’environnement: http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/E-11/page-1.html#s-1.
xvii
Stratégie pour les sciences d’Environnement Canada 2014-2019 :
www.ec.gc.ca/scitech/default.asp?lang=Fr&n=72C52D55-1
xviii
Stratégie fédérale de développement durable : http://www.ec.gc.ca/dd-sd/default.asp?lang=Fr&n=A22718BA-1
xix
Stratégie ministérielle de développement durable : http://www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=31D9FF32-1
xx
Lois et règlements : www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=48D356C1-1
xxi
Rapport d’étape du Plan de gestion des produits chimiques : www.ec.gc.ca/eseees/default.asp?lang=Fr&n=6DD1F096-1
xxii
Liste intérieure des substances : www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/plan/approach-approche/dsl-lis-fra.php
xxiii
Dernier rapport de l’INRP : www.ec.gc.ca/inrp-npri/
xxiv
Rapport d’inventaire national des gaz à effet de serre : www.ec.gc.ca/ges-ghg/default.asp?lang=Fr&n=83A34A7A1
xxv
Inventaire des rejets de polluants atmosphériques : ec.gc.ca/pollution/default.asp?lang=Fr&n=E96450C4-1
xxvi
Inventaire d’émission de carbone noir : www.ec.gc.ca/pollution/default.asp?lang=Fr&n=D9D3F803-1
xxvii
Plan de conservation national : www.canada.ca/fr/campagne/pnc/index.html
xxviii
Fonds national de conservation des milieux humides : http://www.ec.gc.ca/financementfunding/default.asp?lang=Fr&n=923047A0-1#_09
xxix
Portail d’information Canada-Alberta sur la surveillance environnementale des sables bitumineux :
jointoilsandsmonitoring.ca/default.asp?n=5F73C7C9-1&lang=fr
xxx
Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 biodivcanada.ca/default.asp?lang=Fr&n=9B5793F6-1
xxxi
Cadre pangouvernemental du Secrétariat du Conseil du Trésor : www.tbs-sct.gc.ca/ppg-cpr/frame-cadre-fra.aspx
xxxii
Comptes publics du Canada 2015 : www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/recgen/cpc-pac/index-fra.html
xxxiii
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada : www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/recgen/cpc-pac/index-fra.html
xxxiv
Éco Héros : www.earthrangers.org/notres-projets/
xxxv
Convention sur la diversité biologique : https://www.cbd.int/default.shtml
xxxvi
Congrès de la biodiversité arctique : caff.is/administrative-series/284-arctic-biodiversity-congress-co-chairs-report
xxxvii
Initiative des oiseaux migrateurs de l’Arctique : www.caff.is/arctic-migratory-birds-initiative-ambi
xxxviii
Actions for Arctic Biodiversity 2013–2021 : www.caff.is/actions-for-arctic-biodiversity-2013-2021
xxxix
Enquête canadienne sur la nature 2012 : biodivcanada.ca/default.asp?lang=Fr&n=2A0569A9-1
xl
Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 : biodivcanada.ca/default.asp?lang=Fr&n=9B5793F6-1
xli
Réunion des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, des espèces sauvages
et de la biodiversité : http://news.gc.ca/web/article-fr.do?nid=933149
ii
Environnement Canada
129
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
xlii
Déclaration commune : http://nouvelles.gc.ca/web/articlefr.do?crtr.sj1D=&crtr.mnthndVl=2&mthd=advSrch&crtr.dpt1D=6672&nid=933149&crtr.lc1D=&crtr.tp1D=&crtr.yrStrtVl=
2014&crtr.kw=&crtr.dyStrtVl=15&crtr.aud1D=&crtr.mnthStrtVl=11&cr
xliii
Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes (2004) : ec.gc.ca/eeeias/default.asp?lang=Fr&n=1A81B051-1
xliv
Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques : http://www.ipbes.net/aboutipbes.html
xlv
Réunion des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, des espèces sauvages
et de la biodiversité : http://news.gc.ca/web/article-fr.do?nid=933149
xlvi
Registre public des espèces en péril : http://www.sararegistry.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=09A60D9E-1
xlvii
Registre public des espèces en péril; Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans :
www.registrelep-sararegistry.gc.ca/document/default_f.cfm?documentID=947
xlviii
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada www.cosepac.gc.ca
xlix
Évaluation des programmes et des activités qui appuient la Loi sur les espèces en péril : ec.gc.ca/aeve/6AE7146E-0991-4C2F-BE2F-E89DF4F8ED1E/13-018_EC_ID_1568_PDF_accessible_FRA.pdf
l
Permis en vertu de la LEP : http://www.sararegistry.gc.ca/sar/permit/permits_f.cfm
li
Évaluation du Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril : http://ec.gc.ca/aeve/default.asp?lang=Fr&n=3E688F2A-1
lii
Site Web Situation des oiseaux au Canada : www.ec.gc.ca/soc-sbc
liii
Stratégies régionales de conservation des oiseaux : www.ec.gc.ca/mbc-com/default.asp?lang=Fr&n=1D15657A-1
liv
Périodes générales de nidification des oiseaux migrateurs au Canada : www.ec.gc.ca/paomitmb/default.asp?lang=Fr&n=4F39A78F-1
lv
Fonds national de conservation des milieux humides : www.ec.gc.ca/financementfunding/default.asp?lang=Fr&n=923047A0-1#_09
lvi
Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (Canada) : nawmp.wetlandnetwork.ca
lvii
Rapport national du Canada :
http://www.ramsar.org/sites/default/files/documents/library/cop12_national_report_canada_f.pdf
lviii
Évaluation du Programme sur les aires protégées : http://ec.gc.ca/ae-ve/default.asp?lang=Fr&n=6D0D0DAA-1
lix
Grands Lacs : binational.net/category/a9/qcio-btsc/
lx
Golfe du Maine : http://www.gulfofmaine.org/2/climate-network-climate-outlook/
lxi
Évaluation de la gestion et de l’utilisation des ressources en eau : http://www.ec.gc.ca/aeve/default.asp?lang=En&n=2FCA31BC-1
lxii
Évaluation du programme sur les services et relevés hydrologiques : http://ec.gc.ca/aeve/default.asp?lang=Fr&n=7EE00CFE-1
lxiii
Site Web des indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement : https://www.ec.gc.ca/indicateursindicators/Default.asp?lang=Fr&n=A073189E-1
lxiv
Évaluation du programme de financement communautaire écoACTION : ec.gc.ca/aeve/default.asp?lang=Fr&n=82F2991C-1
lxv
Site Web du Fonds pour dommages à l’environnement : http://www.ec.gc.ca/edffde/default.asp?lang=Fr&n=BD1220D8-1
lxvi
Programme du Fonds pour dommages à l’environnement : ec.gc.ca/ae-ve/default.asp?lang=Fr&n=8C242B6C-1
lxvii
Programme Interactions communautaires :
http://planstlaurent.qc.ca/fr/funding_program/community_interaction_program.html
lxviii
Fiches de suivi publiées en 2014-2015 : planstlaurent.qc.ca/fr/state_monitoring/monitoring_sheets.html
lxix
32 nouveaux (deuxième ronde) projets : www.ec.gc.ca/eau-water/default.asp?lang=Fr&n=90133FF9-1
lxx
Rapport d’étape concernant l’Initiative du bassin du lac Winnipeg (2012-2014) : www.ec.gc.ca/eauwater/default.asp?lang=Fr&n=C979889F-1
lxxi
Évaluation du programme Partenariats des collectivités pour l’écosystème : ec.gc.ca/aeve/default.asp?lang=Fr&n=8B1BF51B-1
lxxii
Notifications d’application de la loi : http://www.ec.gc.ca/alef-ewe/default.asp?lang=Fr&n=8F711F37-1
lxxiii
Données et scénarios climatiques canadiens : http://ccds-dscc.ec.gc.ca/index.php?page=main&lang=fr
lxxiv
Phase II du Comité d’experts sur la sécurité des navires-citernes de classe mondiale :
http://www.tc.gc.ca/media/documents/mosprr/TC-Tanker-F-P2.pdf
lxxv
Évaluation de l’initiative METAREA : http://ec.gc.ca/ae-ve/default.asp?lang=Fr&n=79205635-1
lxxvi
Rapport d’étape du Plan de gestion des produits chimiques :
www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/plan/progress_report-rapport_etape-fra.php
130
Notes de fin de document
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
lxxvii
Règlement sur les produits contenant du mercure : https://ec.gc.ca/lcpecepa/fra/reglements/DetailReg.cfm?intReg=203
lxxviii
Mise à jour de la Liste intérieure des substances : www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/plan/approachapproche/dsl-lis-fra.php
lxxix
Inventaire national des rejets de polluants : https://www.ec.gc.ca/inrp-npri/Default.asp?lang=Fr&n=4A577BB9-1
lxxx
Convention de Minamata sur le mercure : www.mercuryconvention.org/negotiations/inc6/tabid/3563/default.aspx
lxxxi
Guide à l’intention du demandeur : http://www.ec.gc.ca/iem-das/default.asp?lang=Fr&n=3C819E48-1
lxxxii
Accord sur les avis d’événements environnementaux : www.ec.gc.ca/lcpecepa/default.asp?lang=Fr&n=5200AB4B-1
lxxxiii
Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux : www.federalcontaminatedsites.gc.ca/default.asp?lang=fr
lxxxiv
Rapport annuel du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux pour 2011-2012 :
www.federalcontaminatedsites.gc.ca/
lxxxv
Portail d’information Canada-Alberta sur la surveillance environnementale des sables bitumineux :
http://jointoilsandsmonitoring.ca/default.asp?n=5F73C7C9-1&lang=fr
lxxxvi
Inventaire des rejets de polluants atmosphériques : ec.gc.ca/pollution/default.asp?lang=Fr&n=E96450C4-1
lxxxvii
Inventaire d’émission de carbone noir : www.ec.gc.ca/pollution/default.asp?lang=Fr&n=D9D3F803-1
lxxxviii
Inventaire canadien des gaz à effet de serre : www.ec.gc.ca/ges-ghg/default.asp?lang=Fr&n=83A34A7A-1
lxxxix
Tendances en matière d’émissions au Canada, 2014 : https://ec.gc.ca/gesghg/default.asp?lang=Fr&n=E0533893-1
xc
Système de déclaration à guichet unique : www.ec.gc.ca/inrp-npri/default.asp?lang=Fr&n=B14D4569-1
xci
Rapport d’inventaire national des gaz à effet de serre : www.ec.gc.ca/ges-ghg/default.asp?lang=Fr&n=83A34A7A1
xcii
Sixième rapport du Canada sur les changements climatiques et premier rapport biennal sur les changements
climatiques : ec.gc.ca/Publications/default.asp?lang=Fr&xml=6FF30D6E-B8E3-4102-86E7-652D156E020A
xciii
Notifications d’application de la loi : http://www.ec.gc.ca/alef-ewe/default.asp?lang=Fr&n=8F711F37-1
xciv
Inventaire national des rejets de polluants : https://www.ec.gc.ca/inrp-npri/Default.asp?lang=Fr&n=4A577BB9-1
xcv
Site Web d’Environnement Canada : www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=31D9FF32-1
xcvi
Site Web d’Environnement Canada : www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=31D9FF32-1
xcvii
Site Web d’Environnement Canada : www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=31D9FF32-1
xcviii
Dépenses fiscales du gouvernement du Canada : www.fin.gc.ca/purl/taxexp-fra.asp.
Environnement Canada
131
Rapport ministériel sur le rendement 2014-2015
132
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