unker diplômés leurs emplois:

unker diplômés leurs emplois:
CATALOGUE 89-501F
Les diplômés
des unker
et leurs
emplois:
Changements
durant
les années 70
Une comparaison des professions et
des secteurs d'activité choisis
plr les diplômes des
universités canadiennes en
1971 et 1978
W.G. Picot
1
Statistique Canada Statistics Canada
Cana
IIPTATIsTICS
CANADA
OPTA THIPTIQuir
.
CANADA
iSE3
LIBRARY
~I~LIO~THiÉ ®Ut
Statistique Canada
Division de la Recherche et de l'analyse
Secteur de la Statistique sociale
Les diplômés des
universités et leurs
emplois:
Changements durant
les années 70
Une comparaison des professions et
des secteurs d'activité choisis par les
diplômés des universités canadiennes
en 1971 et 1978
par W.G. Picot
Publication autorisée par le ministre
des Approvisionnements et Se rvices Canada
Les opinions exprimées dans ce rapport sont celles de l'auteur
et ne reflètent pas nécessairement celles de Statistique Canada
© Ministre des Approvisionnements
et Services Canada 1983
Mars 1983
8-7000-504
Prix: Canada, $8.45
Autres pays, $10.15
Catalogue 89-501F
ISBN 0.660-90976-6
Ottawa
This publication is available in English
upon request (Catalogue 89-501E)
3 c3e-e." 578i
f}s XK
TABLE DES MATIÈRES
Page
Liste des graphiques
Liste des tableaux
Remerciements
v
vii
xi
SOMMAIRE
xiii
INTRODUCTION
1
Portée et objet de la présente étude
Recherche récente sur l'éducation et l'emploi
Quelques observations au sujet de la base de données
1
3
8
I LES DIPLÔMÉS ET LEURS PROFESSIONS
13
1.
2.
3.
4.
Répartition des diplômés dans les professions
Hommes et femmes
Lien entre le domaine d'études et la profession
Changements dans les genres d'emplois obtenus en 1971
et 1978
5. Les diplômés et les professions de main-d'oeuvre
hautement qualifiée
Résumé
13
18
20
28
33
39
41
II LES DIPLÔMÉS DANS LES SECTEURS D'ACTIVITÉ
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Répartition de l'emploi par secteur d'activité
Lien entre le domaine d'études et le secteur d'activité
Les secteurs public et commercial
Comparaison avec les diplômés des États-Unis
Les domaines d'études et les secteurs public et commercial
Utilisation des diplômés dans les secteurs public et
commercial
42
51
56
58
61
68
III L'EMPLOI DANS LE SECTEUR PUBLIC ET L'ÉVOLUTION DES TENDANCES
RELATIVES AUX DIPLÔMES DÉCERNÉS
77
1. Baisse de l'emploi dans le secteur public
2. Incidence sur le nombre et le genre de diplômes décernés
77
81
91
CONCLUSION
ANNEXES
A - Le mouvement interprovincial des diplômés universitaires
B - Répartition des bacheliers de trois sous-populations
différentes dans les professions et les secteurs
d'activité
C - Classement par ordre d'importance de certaines professions
et certains secteurs d'emploi des diplômés des deux sexes ..
D - Liste des codes utilisés dans l'étude
E - Indice de concentration
F - Tableaux supplémentaires sur les diplômes décernés
...
Bibliographie
93
101
109
119
127
129
135
.
Liste
des
graphiques
Page
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
L'emploi des bacheliers, par profession, deux ans après
l'obtention du diplôme, 1971 et 1978
15
L'emploi des titulaires de maîtrise, par profession, deux
ans après l'obtention du diplôme, 1971 et 1978
17
L'emploi des titulaires de doctorat, par profession, deux ans
après l'obtention du diplôme, 1971 et 1978
17
Proportion de bacheliers dans la profession principale, deux
ans après l'obtention du diplôme, par domaine d'études, 1971
et 1978
21
L'emploi des bacheliers deux ans après l'obtention du
diplôme, par principal domaine d'études et par profession,
1971 et 1978
29
Bacheliers dans les professions non de hautes qualifications,
deux ans après l'obtention du diplôme, par domaine d'études,
1971 et 1978
34
L'emploi des bacheliers par secteur d'activité, deux ans
après l'obtention du diplôme, 1971 et 1978
43
Nombre de bacheliers embauchés dans un secteur d'activité,
pour 10,000 employés, 1971 et 1978
44
L'emploi des titulaires de maîtrise et de doctorat, par
secteur d'activité, deux ans après l'obtention du diplôme,
1971 et 1978
46
10. L'emploi des bacheliers deux ans après l'obtention du
diplôme, par principal domaine d'études et par secteur
d'activité, 1971 et 1978
52
11. L'emploi des diplômés des universités dans les secteurs
public et commercial, deux ans après l'obtention du diplôme,
1971 et 1978
57
12. Bacheliers embauchés dans les secteurs public et commercial,
Canada et États-Unis, 1978
60
13. Proportion des bacheliers embauchés dans certains secteurs
d'activité, Canada et États-Unis, 1978
60
-
vi
-
Page
14. Pourcentage des bacheliers travaillant dans le secteur
public, deux ans après l'obtention du diplôme, par domaine
d'études, 1971 et 1978
62
15. Pourcentage des titulaires de maîtrise travaillant dans le
secteur public, deux ans après l'obtention du diplôme, par
domaine d'études, 1971 et 1978
66
16. Pourcentage des titulaires de doctorat travaillant dans le
secteur public, deux ans après l'obtention du diplôme, par
domaine d'études, 1971 et 1978
66
17. Croissance annuelle moyenne du produit intérieur réel par
secteur d'activité, Canada, certaines années
78
18. Indice de croissance pour les diplômes au niveau du baccalauréat attribués au Canada, 1970-1981
82
19. Indice de croissance pour les diplômes au niveau de la mattrise attribués au Canada, 1970-1981
87
20. Indice de croissance pour les diplômes au niveau du doctorat
attribués au Canada, 1970-1981
88
21. La migration interprovinciale des diplômés: Pertes et gains
de diplômés dûs à la migration interprovinciale au cours des
deux années suivant l'obtention du diplôme, par province,
1969-1971 et 1976-1978
95
Liste des tableaux
Page
1.
Répartition des titulaires de baccalauréat, de maîtrise et de
doctorat dans les professions, selon le sexe, deux ans après
l'obtention du diplôme, 1971 et 1978
19
Profession principale et indice de concentration dans les
professions des bacheliers, deux ans après l'obtention du
diplôme, selon le domaine d'études, 1971 et 1978
23
Répartition des titulaires de maîtrise dans les professions,
deux ans après l'obtention du diplôme, selon le domaine
d'études, 1971 et 1978
26
Répartition des titulaires de doctorat dans les professions,
deux ans après l'obtention du diplôme, selon le domaine
d'études, 1971 et 1978
27
Répartition des bacheliers dans les professions, deux ans
après l'obtention du diplôme, selon le domaine d'études, 1971
et 1978
31
Proportion des bacheliers exerçant des professions de MHQ,
par domaine d'études classé selon l'ordre d'importance, 1971
et 1978
35
Proportion des diplômés occupant des postes de MNHQ, deux ans
après l'obtention du diplôme, selon le grade et le domaine
d'études, 1971 et 1978
36
Répartition des bacheliers dans les secteurs d'activité, deux
ans après l'obtention du diplôme, selon le domaine d'études,
1971 et 1978
47
Répartition des titulaires de maîtrise dans les secteurs
d'activité, deux ans après l'obtention du diplôme, selon le
domaine d'études, 1971 et 1978
48
10. Répartition des titulaires de doctorat dans les secteurs
d'activité, deux ans après l'obtention du diplôme, selon le
domaine d'études, 1971 et 1978
49
11. Nombre de titulaires de maîtrise et de doctorat pour
100,000 personnes employées dans chaque secteur d'activité,
deux ans après l'obtention du diplôme, 1971 et 1978
50
12. Principal secteur d'emploi et indice de concentration dans
les secteurs d'activité, titulaires de baccalauréat, deux ans
après l'obtention du diplôme, selon le domaine d'études, 1971
et 1978
54
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
Page
13. Bacheliers travaillant dans le secteur public deux ans après
l'obtention du diplôme, par domaine d'études, 1971 et 1978
64
14. Bacheliers embauchés dans le secteur public deux ans après
l'obtention du diplôme, par principal domaine d'études et
selon le sexe, 1971 et 1978
65
15. Diplômés embauchés dans le secteur public deux ans après
l'obtention du diplôme, par genre de diplôme obtenu et
principal domaine d'étude, 1971 et 1978
67
16. Taux d'activité et d'utilisation des bacheliers de 1976 dans
les secteurs public et commercial, 1978
69
17. Taux d'activité et d'utilisation des bacheliers de 1969 dans
les secteurs public et commercial, 1971
70
18. Traitement médian des bacheliers de 1968 et 1976, selon le
domaine d'études et le secteur d'activité, 1970 et 1978
72
19. Taux d'activité et d'utilisation des bacheliers américains de
1977 dans les secteurs public et commercial, 1978
73
20. Changements dans les diplômes décernés au Canada entre 1976
et 1981, par domaine d'études
84
21. Répartition par domaine d'études des baccalauréats décernés
au Canada en 1970, 1976 et 1981
85
22. Répartition par domaine d'études des maîtrises et des
doctorats décernés au Canada en 1970, 1976 et 1981
86
Al. Mouvement interprovincial des diplômés universitaires de 1969
et 1976 : province d'obtention du diplôme et province de
résidence, deux ans après
96
A2. Gain ou perte de diplômés en termes nets au titre du
mouvement interprovincial au cours des deux années après
l'obtention du diplôme, ensemble des diplômés
97
A3. Gain ou perte de diplômés en termes nets au titre du
mouvement interprovincial au cours des deux années après
l'obtention du diplôme, titulaires d'un baccalauréat
98
A4. Gain ou perte de diplômés en termes nets au titre du
mouvement interprovincial au cours des deux années après
l'obtention du diplôme, titulaires d'une maîtrise ou d'un
doctorat
99
Page
B1. Répartition dans les professions de trois sous-populations de
bacheliers occupés, deux ans après l'obtention du diplôme,
selon le domaine d'études, 1978
105
B2. Répartition dans les secteurs d'activité de trois
sous-populations de bacheliers, deux ans après l'obtention du
diplôme, selon le domaine d'études, 1978
107
Cl. Classement par ordre d'importance des principales professions
des bacheliers occupés, deux ans après l'obtention du
diplôme, selon le domaine d'études, 1971 et 1978
111
C2. Classement par ordre d'importance de certaines professions
exercées par les bacheliers occupés, deux ans après
l'obtention du diplôme, selon le domaine d'études et le sexe,
1971 et 1978
113
C3. Classement par ordre d'importance de certains secteurs
d'emploi des bacheliers occupés, deux ans après l'obtention
du diplôme, selon le domaine d'études, 1971 et 1978
115
C4. Classement par ordre d'importance de certains secteurs
d'emploi des bacheliers occupés, deux ans après l'obtention
du diplôme, selon le domaine d'études et le sexe, 1971 et
1978
117
F1. Nombre de baccalauréats et de premiers grades professionnels
décernés au Canada, selon le domaine d'études, de 1970 à 1981
131
F2. Nombre de maîtrises décernées au Canada, selon le domaine
d'études, de 1970 à 1981
132
F3. Nombre de doctorats décernés au Canada, selon le domaine
d'études, de 1970 à 1981
133
Remerciements
L'auteur tient à exprimer sa reconnaissance à John Turner, de la Division
de la recherche et de l'analyse de Statistique Canada, pour l'aide
précieuse qu'il lui a apportée dans l'exécution de certaines parties des
analyses et dans l'élaboration de la programmation d'ordinateur. Il
tient également à remercier ceux qui ont pris le temps de lire l'étude et
de la commenter, en particulieur Laura Selleck, du Conseil des
universités de l'Ontario, R. Patterson et R. Knowles, du ministère d'État
aux Sciences et à la Technologie, et Amy Kempster, de Statistique
Canada. Le travail de secrétariat effectué par Marie Saumure et Lynda
Auger fut accompli avec beaucoup d'habileté durant ce projet et le
travail de soutien technique de Marie-Claire Couture fut très utile.
L'auteur aimerait les remercier pour leur précieuse collaboration.
SOMMAIRE
La présente étude porte sur trois aspects des liens qui existent entre
les diplômés universitaires et l'emploi:
1. les professions que les diplômés exercent au début de leur carrière
2. les secteurs d'activité dans lesquels les diplômés sont embauchés
3. la diminution des possibilités d'emploi dans le secteur public et son
incidence sur le nombre et le genre de diplômes décernés.
Même si les données sur lesquelles se fonde la présente étude datent des
années 70, la comparaison porte sur deux périodes distinctes que sépare
un intervalle de sept années, soit la situation des diplômés de 1969 en
1971 et la situation des diplômés de 1976 en 1978. L'analyse de la
situation d'emploi des diplômés et des tendances relatives aux diplômes
qui leur ont été décernés se fonde pour sa part sur des données allant de
l'année 1970 à l'année 1981. Ainsi, si l'on constate l'existence d'un
phénomène tant en 1971 qu'en 1978, on peut penser qu'il s'agit d'une
tendance à long terme qui se manifeste peut-être encore aujourd'hui.
On espère que la présente étude contribuera à mieux faire comprendre
comment s'effectue pour les étudiants la transition entre l'université et
le marché du travail et aussi à faire ressortir toute la gamme de
renseignements utiles que pourraient fournir ce genre de statistiques, si
elles étaient recueillies de manière périodique.
Introduction
Au cours des années 60, on a assisté à un essor rapide de la formation
postsecondaire. Deux grandes théories semblent être principalement à
l'origine d'une telle croissance : 1) la théorie du capital humain, selon
laquelle la formation est considérée comme un investissement économique
tant au niveau individuel qu'au niveau de la société, et 2) la théorie de
l'accès universel à l'éducation, selon laquelle la formation
postsecondaire doit être mise à la portée de tous.
Toutefois, au cours des années 70, on a commencé à mettre en doute les
avantages économiques que certains types de formation universitaire
peuvent procurer. Diverses études ont révélé une augmentation rapide de
l'offre de diplômés universitaires qui n'a pas été contrebalancée par une
augmentation de la demande, d'où une détérioration de la situation
d'emploi des diplômés de cette décennie par rapport à celle des diplômés
de périodes antérieures. Néanmoins, les diplômés universitaires
risquaient moins de se retrouver en chômage que ceux de leurs
comptemporains qui possédaient une formation inférieure. Selon certaines
études plus récentes, les conditions du marché de l'emploi des diplômés
devraient s'améliorer au cours des années 80 puisque le nombre des
diplômés devrait amorcer un déclin au cours de la seconde moitié de la
décennie. De fait, on a prévu une pénurie de main-d'oeuvre dans
certaines professions exigeant un diplôme, notamment dans le domaine du
génie, des sciences informatiques et même de l'enseignement dans le cas
des provinces de l'Ouest. Cependant, comme les auteurs de ces
études n'avaient pas prévu la présente récession économique, on peut
mettre en doute la justesse de leurs conclusions, du moins aussi
longtemps que la demande de main-d'oeuvre continuera d'être aussi
affaiblie dans tous les secteurs.
La plupart des études qui ont porté sur l'évolution du lien entre
l'éducation et l'emploi n'ont pas tenu compte des différences entre les
domaines d'étude, souvent parce que les données requises n'étaient pas
disponibles. Un des points forts de la présente étude est justement
qu'elle décrit les secteurs d'activité et les professions dans lesquels
on retrouve les diplômés de diverses disciplines.
Les données ont trait aux diplômés universitaires qui étaient occupés en
1971 et en 1978, soit deux années après l'obtention de leur diplôme. Le
premier échantillon est constitué d'environ 6,400 diplômés de 1969 qui
travaillaient à temps plein ou à temps partiel en juin 1971; le second,
de 15,000 diplômés de 1976 qui travaillaient à temps plein ou à temps
partiel en juin 1978 1 .
1
Comme il n'a pas été possible de choisir uniquement les diplômés qui
occupaient un emploi à temps plein au moment des deux enquêtes, tous
les diplômés occupés à temps plein ou à temps partiel sont visés par
l'analyse. Toutefois, selon les résultats de l'enquête de 1978, la
composante temps partiel n'était pas très importante (5.6%).
- xv-
1. Les diplômés et leurs professions 2
L'enseignement a été de loin la principale source d'emploi des diplômés
universitaires au cours des années 70. En 1971, 42% de l'ensemble des
bacheliers de 1969 occupés travaillaient dans l'enseignement. Avec la
baisse générale des inscriptions dans les écoles qui s'est produite au
cours des années 70, le nombre des possibilités d'emploi dans
l'enseignement a diminué et, en 1978, la proportion des bacheliers
occupés dans l'enseignement était tombée à 37%. Au niveau de la
maîtrise, les proportions correspondantes étaient de 31% et 25%; au
niveau du doctorat, de 54% et 43%.
Malgré la chute des inscriptions dans les écoles, la proportion des
diplômés en éducation qui se sont trouvés un emploi dans l'enseignement
est demeurée sensiblement la même au début et à la fin des années 70,
ceux-ci touchant des salaires supérieurs à la moyenne établie pour
l'ensemble des diplômés. Cela est peut-être dû en partie au nouveau
règlement émis par certaines provinces au début des années 70 et voulant
que les nouveaux professeurs du niveau primaire soient titulaires d'un
diplôme universitaire, mesure qui a eu pour effet d'élargir le marché de
l'emploi des diplômés universitaires. La proportion des bacheliers qui
sont devenus enseignants au primaire a de fait augmenté au cours de la
période visée (passant de 13 à 18%).
Comme un diplôme universitaire était exigé depuis un certain nombre
d'années déjà pour enseigner au niveau secondaire, l'emploi à ce niveau
ne s'est pas ressenti de telles normes d'embauchage plus sévères. La
proportion des diplômés travaillant comme enseignants au niveau
secondaire a même subi une baisse marquée, passant de 25 à 12%. Dans
l'ensemble cependant les diplômés en éducation semblent avoir été plus
favorisés que la moyenne sur le marché du travail, au moins du milieu
jusqu'à la fin des années 70, tant en ce qui concerne le salaire que la
possibilité d'obtenir un emploi en rapport avec la formation reçue. On
ignore si la conjoncture est aussi favorable aujourd'hui, mais les
circonstances qui ont joué au cours des années 70--l'adoption de normes
d'embauchage plus sévères--ont sans doute perdu tout effet maintenant.
Tout au long des années 70, il existait encore une nette différence dans
le genre d'emplois que les diplômés des deux sexes ont obtenus. Les
femmes ont eu tendance à accepter des postes dans le domaine de
l'enseignement, du travail de bureau, des sciences sociales et de la
santé, alors que les hommes pouvaient se retrouver dans le domaine du
génie, des mathématiques, des sciences, de la gestion ou du soutien à la
gestion, aussi bien que dans l'enseignement.
Certains domaines d'études présentaient un lien très étroit avec des
professions en particulier, alors que d'autres pouvaient mener les
diplômés à une gamme variée d'emplois. Au niveau du baccalauréat, les
2 Une profession est l'ensemble des postes dans lesquels les personnes
exercent un travail identique ou similaire (par exemple la profession
d'ingénieur, d'enseignant, d'architecte).
diplômés des disciplines professionnelles et des domaines de l'éducation
et du génie ont eu tendance à exercer une profession correspondant
directement à leur spécialisation. Les domaines des sciences sociales et
des sciences biologiques sont ceux qui étaient le moins axés sur des
professions en particulier et les diplômés de ces disciplines étaient
dispersés dans une gamme variée de professions. Les diplômés en sciences
humaines ont pour leur part eu tendance à se diriger vers l'enseignement.
La proportion des bacheliers qui, deux ans après l'obtention de leur
diplôme, occupaient des emplois n'exigeant pas d'études postsecondaires a
augmenté (de 21 à 26%). Au niveau de la maîtrise, cette proportion est
demeurée stable à 15% et, au niveau du doctorat, elle a légèrement
progressé, passant de 9 à 12%.
On note cependant de grandes variations selon le domaine d'études. Ce
sont les diplômés en sciences biologiques qui se sont le plus ressentis
du resserrement du marché du travail au cours des années 70. En effet,
la proportion de ces diplômés qui occupaient des emplois n'exigeant pas
d'études postsecondaires est passée de 27% à 46% dans le cas des
titulaires d'un baccalauréat, de 9% à 30% dans le cas des titulaires
d'une maîtrise et de 16% à 25% dans le cas des titulaires d'un doctorat.
2. Les diplômés dans les secteurs d'activité 3
Le secteur de l'enseignement a été la principale source d'emploi des
diplômés : en 1978, 41% des bacheliers travaillaient dans ce secteur, de
même que 44% des titulaires de maîtrise et 57% des titulaires de
doctorat. La capacité d'absorption de nouveaux diplômés du secteur de
l'enseignement a cependant commencé à faiblir au cours de la période
visée, particulièrement au niveau des titulaires d'un doctorat.
Après l'enseignement, les autres principaux secteurs d'activité qui ont
fourni de l'emploi aux diplômés universitaires sont l'administration
publique et la santé et les services sociaux. Au nombre des autres
secteurs qui ont embauché un nombre important de diplômés, on compte les
services aux entreprises (par exemple dans le domaine de l'informatique,
du génie, de la comptabilité, de la publicité et des sciences) et la
fabrication.
Les branches d'activité ont été réparties en deux groupes, celles du
secteur public (non commercial) et celles du secteur commercial. Le
secteur public comprend le domaine de l'enseignement, de l'administration
publique, de la santé et des services sociaux, toutes les autres branches
3 Un secteur d'activité est l'ensemble des établissements de commerce ou
des organismes publics qui exercent le même genre d'activité
économique, par exemple l'exploitation minière, la fabrication et
l'enseignement.
d'activité appartiennent au secteur commercial. Cette deuxième catégorie
englobe toutes les entreprises qui forment habituellement le secteur
privé ainsi que les entreprises publiques à vocation commerciale, par
exemple les sociétés de la Couronne.
En 1978, la majorité des diplômés de 1976 travaillaient dans le secteur
public (60% de l'ensemble des bacheliers, 70% de l'ensemble des
titulaires d'une maîtrise et 80% de l'ensemble des titulaires d'un
doctorat), bien qu'à peine 25% de l'ensemble de la population active
travaillait dans ce secteur au cours de la même année.
S'il est vrai que la majorité des diplômés ont trouvé un emploi dans le
secteur public, la proportion de ceux qui y ont été embauché a été à la
baisse, aux trois niveaux, au cours de toute la période de 1971 à 1978,
probablement à la suite de la diminution des possibilités d'emploi dans
ce secteur. Comme on pourra le voir plus loin, il est probable que ce
déclin se poursuivra, quoique l'on ignore quelle en sera l'ampleur.
Une comparaison avec les diplômés des États-Unis, basée sur les mêmes
définitions (des secteurs public et commercial), révèle que,
contrairement à ce qui s'est passé au Canada, une majorité de bacheliers
américains ont obtenu un emploi dans le secteur commercial en 1978. Dans
ce cas-ci également, on constate de grandes variations selon le domaine
d'études. Chose qui ne peut manquer de surprendre, 71% des diplômés
américains en sciences humaines ont trouvé un emploi dans le secteur
commercial en 1978, comparativement à seulement le tiers des diplômés
canadiens de cette discipline.
Pour ce qui est du Canada, les principaux domaines d'études ont été
classés selon la possibilité qu'avaient les diplômés d'obtenir un emploi
dans l'un ou l'autre des deux secteurs. Vers le milieu des années 70,
les trois quarts des bacheliers s'étaient spécialisés dans une discipline
dont la majorité des diplômés trouvent un emploi dans le secteur public
(ce que l'on désignera par la suite par domaines d'étude axés sur le
secteur public et dans lesquels on retrouve notamment l'éducation, les
sciences humaines, les sciences biologiques et les sciences sociales).
De fait, près des trois quarts des diplômés de ces disciplines s'étaient
trouvés un emploi dans ce secteur. Environ le quart de l'ensemble des
bacheliers s'étaient spécialisés dans une discipline axée sur le secteur
commercial (génie, administration/commerce, mathématiques/sciences
physiques, droit, économique) et les trois quarts d'entre eux ont été
embauchés dans ce secteur.
Les femmes ont eu plus tendance que les hommes à se diriger vers des
domaines d'étude axés sur le secteur public. Par conséquent, les trois
quarts de l'ensemble des bachelières de 1976 ont été embauchées dans le
secteur public, alors qu'on y retrouvait environ la moitié des
bacheliers.
Des bacheliers des domaines d'étude axés sur le secteur public ont réussi
à se trouver des emplois relativement bien rémunérés dans ce secteur,
lesquels exigeaient des études postsecondaires. Cependant, le quart des
bacheliers de ces mêmes domaines d'étude embauchés dans le secteur
commercial ont dû accepter des emplois relativement peu rémunérateurs
n'exigeant pas pourla plupart d'études postsecondaires.
Par ailleurs, les bacheliers des domaines d'étude axés sur le secteur
commercial semblaient pouvoir obtenir facilement des emplois relativement
bien payés exigeant des études postsecondaires, tant dans le secteur
commercial que dans le secteur public. Ces tendances ont pu être
observées tant en 1971 qu'en 1978.
Au niveau de la maîtrise, seuls les diplômés en administration et en
génie avaient plus de chances d'obtenir un emploi dans le secteur
commercial que dans le secteur public en 1978. Au niveau du doctorat, le
génie est le seul domaine d'études où une proportion importante des
diplômés (50%) se sont trouvés un emploi dans le secteur commercial. La
grande majorité des diplômés de tous les autres domaines d'études (de 80
à 95%) ont été embauchés dans le secteur public.
3. L'emploi dans le secteur public et l'évolution des tendances
relatives aux diplômes décernés
Étant donné qu'une proportion aussi forte de diplômés dépendait du
secteur public pour se trouver un emploi au cours des années 70, il
importe de comprendre de quelle façon les possibilités d'emploi ont
évolué dans ce secteur au cours de la décennie.
La croissance dans les secteurs de l'enseignement et de l'administration
publique, telle qu'elle est mesurée à la fois en fonction du produit
intérieur réel (indice de la valeur des biens et services produits par un
secteur) et selon les données sur l'emploi, était relativement élevée au
début de la décennie, mais a vite connu une tendance à la baisse
constante pendant toute la durée des années 70. À titre d'exemple, dans
le secteur de l'enseignement, le nombre des enseignants a augmenté à un
taux annuel moyen de 3.4% entre 1969 et 1971. De 1976 à 1978, leur
nombre décroissait de -0.3% en moyenne par année, déclin qui s'est
poursuivi pendant tout le reste de la décennie. Dans le secteur
del'administration publique, la deuxième principale source d'emploi des
diplômés, on note sensiblement la même tendance. L'emploi a augmenté de
4.5% en moyenne entre 1969 et 1971, de 2% entre 1976 et 1978 et cette
croissance est devenue pratiquement nulle entre 1978 et 1980. Cette
baisse a presque certainement eu un effet sur les possibilités d'emploi
offertes aux diplômés et a probablement été l'origine du revirement en
faveur de l'emploi dans le secteur commercial qui avait une santé
économique plus vigoureuse.
L'augmentation croissante de l'offre de diplômés par rapport à la
demande, et tout particulièrement la diminution des possibilités d'emploi
dans le secteur de l'enseignement et de l'administration publique, ont
incité de nombreuses personnes, dont les membres du Groupe d'étude de
l'évolution du marché du travail dans les années 80, à exiger une
nouvelle répartition des ressources du système postsecondaire. Ces
personnes préconisent une expansion de la formation dans le domaine du
génie et de la technologie et de certains programmes d'administration, et
une diminution des ressources consacrées aux arts en général et aux
disciplines liées à l'enseignement et à l'administration publique. Elles
croient en outre qu'il faudrait affecter certaines des ressources du
système postsecondaire à la formation dans le domaine des nouvelles
techniques et des métiers spécialisés.
Toutefois, de l'avis de beaucoup d'autres, le secteur commercial devrait
accepter de jouer un plus grand rôle dans la formation et le
perfectionnement des diplômés, particulièrement ceux des domaines
d'études axés sur le secteur public. Cela permettrait d'accroître à la
fois l'embauche et l'utilisation de ces diplômés dans le secteur
commercial, dont les niveaux se sont révélés très faibles, du moins en ce
qui concerne leurs toutes premières années de vie active. Beaucoup
soutiennent que la formation que les étudiants reçoivent dans nombre de
ces domaines d'études vise à développer pleinement leurs capacités
intellectuelles et à les préparer à remplir diverses fonctions et à
s'adapter à diverses circonstances. On estime en outre que même si ces
qualités ne sont pas celles que les employeurs recherchent avant tout,
elles peuvent être très utiles durant toute la vie de travail d'un
individu et, par conséquent, se révéler également très profitables aux
employeurs.
Les statistiques sur les diplômes décernés révèlent que les diplômés dont
l'expérience du marché du travail au cours des années 70 est décrite dans
la présente étude ont réagi sensiblement dans le sens recommandé par les
membres du Groupe d'étude d'Emploi et Immigration et autres groupes de
travail.
Au niveau du baccalauréat, on note deux sortes de réaction.
Premièrement, il y a eu une diminution du nombre des diplômés titulaires
d'un baccalauréat à la fin des années 70 et au début des années 80. (Ce
phénomène devrait toutefois être de courte durée puisque le nombre des
inscriptions dans les universités s'est mis à croître rapidement ces
dernières années et que le nombre des diplômés devrait par conséquent
connaître prochainement une nouvelle hausse.) Deuxièmement, on constate
qu'il y a eu une baisse de popularité des domaines d'études axés sur le
secteur public. Entre 1976 et 1981, le nombre des diplômés des domaines
d'études axés sur le secteur commercial s'est accru de 39%. On a
enregistré une hausse pour chacune des disciplines de cette catégorie,
laquelle varie de 54% dans le domaine de l'administration et du commerce
à 10% dans le domaine des mathématiques et des sciences physiques. Le
nombre des diplômés des domaines d'études axés sur le secteur public a
pour sa part diminué de -9%, chacune des disciplines de cette catégorie
enregistrant une baisse.
Aux niveaux de la maîtrise et du doctorat, la réaction des étudiants
n'est pas aussi manifeste si l'on se fonde sur les statistiques sur les
diplômes décernés. On observe toutefois qu'il y a eu une diminution
générale du nombre de ces diplômés. Le nombre des maîtrises décernées
s'est accru de 47% entre 1970 et 1977, mais a très peu bougé par la
- XX -
suite (jusqu'en 1981).
Le nombre des doctorats décernés a atteint un
sommet en 1973, année à partir de laquelle il s'est mis à décroître
lentement dans la plupart des domaines. Le nombre de ceux accordés en
1981 était de 7% inférieur à celui enregistré en 1973.
En raison des changements dans la répartition des diplômés titulaires
d'un baccalauréat qui viennent d'être énoncés, il est probable que la
proportion des diplômés obtenant un emploi dans le secteur commercial a
continué à augmenter après 1978, du moins jusqu'à l'actuelle récession
qui a commencé en août 1981, mais on ignore dans quelle mesure. On ne
sait pas non plus si le secteur commercial a eu tendance à s'occuper
davantage de la formation des diplômés des disciplines générales. Quant
à savoir si les rapports entre certains domaines d'études et l'emploi
dans les secteurs d'activité ou les professions ont changé, cela est une
toute autre question. On ne possède pas de données à jour sur
l'expérience du marché du travail des diplômés universitaires à l'échelle
nationale, lesquelles seraient cependant nécessaires si l'on veut
répondre à ces questions et à bien d'autres encore4 .
4
Une enquête a toutefois été menée par Statistique Canada en 1981
auprès des diplômés titulaires d'un doctorat. Les données à ce sujet
peuvent être obtenues de la Division de l'éducation, des sciences et
de la culture.
INTRODUCTION
Portée et objet de la présente étude
La présente étude analyse trois aspects du lien entre l'éducation et
l'emploi. Le premier chapitre présente des statistiques détaillées sur
les emplois que les diplômés universitaires ont obtenus au début de leur
carrière et sur les changements qui se sont produits à ce titre entre
1971 et 1978. C'est cependant dans les chapitres II et III que l'on peut
trouver l'analyse probablement la plus intéressante de l'évolution des
tendances d'emploi des diplômés au cours des années 70. Le deuxième
chapitre fait un examen des secteurs d'activité dans lesquels les
diplômés ont été embauchés. Le troisième chapitre examine la situation
des diplômés sous l'angle de leur dépendance du secteur public comme
source d'emploi et de l'incidence qu'a pu avoir le ralentissement de la
croissance dans le secteur public sur le nombre et le genre de diplômes
décernés entre 1970 et 1981.
•
Le principal objet de la présente étude est de mieux faire comprendre
l'expérience que vivent les diplômés universitaires au moment où ils
entrent sur le marché du travail et espère être profitable aux
enseignants, aux étudiants, aux employeurs et aux analystes que la
question intéresse. Malgré les sept milliards de dollars dépensés chaque
année dans l'enseignement postsecondaire, sans compter le temps et les
efforts investis par les étudiants eux-mêmes, très peu de données
"concrètes" ont été recueillies à l'échelle nationale sur la façon dont
les diplômés sont utilisés dans l'économie. On espère également que la
présente étude prouvera la nécessité d'une cueillette systématique de
données sur l'expérience du marché du travail vécue par les diplômés.
Deux points importants ont été soulevés par David Slater, président du
Conseil économique du Canada, dans l'avant-propos d'une étude antérieure
de Statistique Canada s . Tout d'abord, il fait remarquer que "même s'il y
a consensus sur l'importance du rapport entre l'éducation et l'emploi, on
ne possède que bien peu de renseignements à ce sujet au Canada".
Ensuite, faisant allusion au fait que l'enquête menée par Statistique
Canada en 1978 (sur laquelle d'ailleurs les résultats de la présente
étude sont partiellement fondés) a été la première du genre à fournir des
données aussi détaillées sur la plupart des provinces du Canada, il
déclare ce qui suit : "Il faut cependant en interpréter les résultats
avec précaution. Une étude unique comporte en soi des restrictions non
négligeables. En d'autres circonstances, une enquête analogue portant
sur une autre période aurait pu révélée des tendances bien différentes".
5
Les diplômés du postsecondaire sur le marché du travail, n° 81-572 au
catalogue, (Ottawa: Statistique Canada, 1981).
- 2 -
Ces deux points sont parmi les principaux dont on a tenu compte en
réalisant la présente étude. Heureusement, comme Statistique Canada
avait mené en 1973 une enquête sur la main-d'oeuvre hautement qualifiée,
il a été possible d'obtenir des données sur l'expérience d'emploi de
diplômés d'une période antérieure en vue d'établir une comparaison entre
les résultats des deux enquêtes. (On trouve plus de renseignements au
sujet de ces deux enquêtes dans la partie où l'on fournit quelques
observations au sujet de la base de données.) Bien que les données
portent sur l'ensemble des années 70, le fait qu'un intervalle de sept
années sépare les deux périodes d'observation revêt une certaine
importance du point de vue de l'analyse chronologique. En effet, tout
phénomène observé au cours des deux périodes pourrait bien s'inscrire
dans une tendance qui se maintient peut-être encore dans les années 80.
De toute évidence, l'éducation poursuit une foule d'objectifs sociaux
dont l'un seulement est de fournir à l'économie une main-d'oeuvre
qualifiée. La question du rôle général de l'éducation ne sera cependant
pas débattue ici puisqu'elle déborde du cadre de la présente étude.
3
Recherche récente sur l'éducation et l'emploi
L'essor de l'enseignement postsecondaire [dans les années 60] a été
plus qu'une simple conséquence de l'explosion démographique. Il
confirmait la croyance que notre investissement le plus sage et le
plus fructueux est l'éducation. En effet, on croyait qu'un niveau
de scolarité plus élevé contribuerait à la croissance économique.
Ce point de vue était fondé sur la théorie du capital humain perçu
comme moyen d'atteindre la prospérité économique.
A ce titre,
l'expansion de l'enseignement postsecondaire constituait un
investissement dans une stratégie visant à accroître les
connaissances et les compétences de la population.
-T.P. Adams, sous-ministre adjoint
des Collèges et Universités de
l'Ontario; 1980
(traduction libre)
Cette citation, extraite d'un document de M. T.P. Adams qui a été publié
en 1980 résume bien les raisons qui ont motivé l'essor rapide de
l'enseignement postsecondaire au cours des années 60. "La "théorie du
capital humain", dont les défenseurs étaient nombreux au cours des années
60, est fondée sur le principe que le taux de rémunération d'un individu
dépend de ce qu'il a investi dans l'acquisition de compétences ayant de
la valeur sur le marché du travail. Selon cette théorie, les gens
s'instruisent davantage non pas par attrait de la formation en tant que
telle (l'éducation serait alors considérée comme un bien de
consommation), mais en vue de réaliser des gains économiques et autres
dans l'avenir (soit à titre d'investissement).
Une autre des théories qui a stimulé la croissance de la formation
postsecondaire au cours des années 60 est celle de l'"accès universel" à
l'éducation, dictée par des principes démocratiques, et selon laquelle la
formation postsecondaire doit être mise à la portée de tous.
Le lien établi entre l'éducation et l'emploi en vertu de la théorie du
capital humain a donc eu une très grande incidence sur l'essor de la
formation postsecondaire au cours des années 60. Cependant, au cours des
années 70, on a commencé à se poser des questions au sujet de la valeur
du "rendement" du capital investi dans l'éducation. Plusieurs études
réalisées au cours de cette décennie ont révélé que les diplômés
semblaient accepter des emplois beaucoup moins intéressants que ceux qui
avaient été offerts aux diplômés des années 50 et 60.
L'étude la plus marquante a sans doute été celle de l'économiste
américain R.B. Freeman (1976) qui a observé une baisse sans précédent du
nombre de diplômés de collèges sur le marché du travail au cours des
années 70. Il a découvert que leurs gains réels et relatifs (par rapport
à ceux d'autres travailleurs) régressaient et que leurs possibilités
- 4 -
d'emploi se détérioraient. Il a également constaté qu'en raison de la
crise du marché, la proportion des jeunes gens s'inscrivant à des
collèges aux États-Unis avait diminué.
Dans une étude plus récente, Freeman (1982) tire la conclusion que la
valeur économique de la formation supérieure s'est mise à décliner
pendant toute la période des années 70, non seulement aux États-Unis,
mais aussi dans la plupart des grands pays industrialisés dont le Canada,
l'Australie, le Royaume-Uni, le Japon, la France, l'Italie, le Danemark
et l'Allemagne. Il fait observer que, dans presque tous ces pays, le
revenu des diplômés a eu tendance à diminuer au cours des années 70 par
rapport à celui de l'ensemble des autres travailleurs. Il constate en
outre une détérioration de la situation du chômage chez les seuls
diplômés et, dans certains cas, par rapport également à la situation des
autres travailleurs. Les diplômés se sont particulièrement ressentis de
ces effets au début de la décennie. Selon l'hypothèse formulée par
Freeman (et aussi par Zsigmond et coll. (1978) pour ce qui est de
l'expérience du Canada), il semble que l'augmentation de l'offre de
diplômés au cours des années 70 soit en grande partie à l'origine de
cette situation. Compte tenu de la substitution pouvant être exercée
entre travailleurs plus ou moins spécialisés et de l'élasticité de
l'offre d'étudiants, tout revirement de l'offre et de la demande de
diplômés a pu influer considérablement sur les salaires.
Au Canada, dans un rapport de la Commission d'étude sur l'enseignement
postsecondaire en Ontario (1971), E.B. Harvey soulignait qu'à la fin des
années 60, les titulaires de baccalauréats ès arts et ès sciences
obtenaient déjà des emplois moins prestigieux qu'au début de cette même
décennie. L'enseignement primaire et secondaire était alors le principal
secteur d'emploi de ces diplômés, mais déjà la demande d'enseignants
avait commencé à baisser. L'ouverture de nouveaux secteurs professionnels aussi prestigieux ne se faisait pas assez rapidement pour répondre à
leurs besoins.
Une autre étude canadienne réalisée par Zsigmond et coll. (1978) présente
une analyse des facteurs démographiques qui ont favorisé une augmentation
de l'offre de diplômés universitaires au cours des années 60 et 70, et
souligne la baisse de la demande de ces diplômés dans le secteur de
l'enseignement, de même que dans la fonction publique. Un certain nombre
d'autres auteurs canadiens se sont penchés sur le sujet, notamment Beach
(1978) et Picot (1979).
Compte tenu de la baisse générale du rendement du capital investi dans
l'éducation au cours des années 70, plusieurs questions précises méritent
un examen plus approfondi. Par exemple, comment les diplômés ont-ils été
utilisés dans l'économie? Quels secteurs d'activité ont embauché un
grand nombre de diplômés et quels sont ceux ayant utilisé une
main-d'oeuvre hautement qualifiée? Les tendances relatives aux
inscriptions dans les universités se sont telles modifiées en fonction de
l'évolution du marché du travail au cours des années 70?
- 5-
La plupart des études réalisées à ce jour qui ont porté sur le lien entre
l'éducation et l'emploi n'ont pas tenu compte des différences entre les
domaines d'études des diplômés, souvent parce que les données requises
n'étaient pas disponibles. Dans celles qui l'ont fait, on a observé que
l'expérience des diplômés sur le marché du travail a beaucoup varié selon
le domaine d'études qu'ils avaient choisi. Ainsi, les diplômés en génie,
en commerce et en informatique n'ont pas subi, dans l'ensemble, le
contrecoup de la conjoncture des années 70. Les diplômés des sciences
sociales, des sciences biologiques et des sciences humaines s'en sont
pour leur part fortement ressentis. Il convient cependant de souligner
que la situation d'emploi des diplômés universitaires est demeuré
meilleure que celle des jeunes qui se sont présentés sur le marché du
travail sans détenir de diplôme d'études supérieures (voir McRoberts,
1980).
Avant que la présente récession économique ne voit le jour, les analystes
étaient d'avis que le marché du travail serait plus favorable aux jeunes
gens au cours des années 80 puisqu'on pouvait prévoir une diminution
progressive de leur nombre réel avec le vieillissement des générations de
l'explosion démographique. Dans une analyse d'ensemble de la
main-d'oeuvre de l'avenir, R.B. Freeman (1978) déclarait que la pénurie
de jeunes qui s'annonce devrait contribuer à élargir la gamme des
possibilités d'emploi. Selon lui, l'équilibre entre l'offre et la
demande de diplomés d'études postsecondaires devrait s'améliorer par
rapport aux années 70, ce qui incitera un plus grand nombre de jeunes à
fréquenter les collèges ou les universités. Les répercussions de cette
baisse prévue du nombre des jeunes et des diplômés sont également
étudiées dans le rapport de Zsigmond et coll. (1978).
Selon une étude réalisée par Metz et Crane (1980), il est possible qu'il
y ait bientôt pénurie d'enseignants aux États-Unis en raison de la baisse
sensible, depuis 1973, du nombre de jeunes qui choisissent cette
profession. Ces auteurs font remarquer qu'à cause de la situation du
marché du travail, le nombre de nouveaux diplômés autorisés à enseigner a
baissé de 23% entre 1975 et 1977. En conséquence, les diplômés qui ont
commencé à enseigner en 1978 ont bénéficié de conditions plus favorables
que l'ensemble des titulaires de baccalauréat. Ils précisent cependant
que s'il y avait reprise de l'offre, le surplus demeurerait constant au
cours de toute la décennie.
Au Canada, une étude effectuée par l'Office of Analytical Studies (Bureau
des études analytiques) de l'université Simon Fraser conclut que le
nombre de personnes hautement qualifiées arrivant sur le marché du
travail devrait diminuer au cours de la deuxième moitié de la présente
décennie, mais qu'on ne peut prévoir de pénurie générale de cette
main-d'oeuvre parce que les effets à court terme de la réduction de
l'offre pourraient être atténués par la surabondance de l'offre des
années antérieures et par des changements dans la répartition des
diplômés dans les domaines d'études.
- 6 -
l'université - Simon Fraser mentionne également les
L'étude de
déséquilibres, au niveau régional, qui pourraient se produire dans
certains secteurs au cours des années 80. Par exemple, dans l'Ouest, il
pourrait y avoir pénurie de diplômés dans le domaine du génie et de la
santé, et plus particulièrement de titulaires de doctorat et de maîtrise
en biologie et en sciences de la vie. Selon une étude menée par le
Conseil de recherche de la Colombie-Britannique, il pourrait même y avoir
pénurie d'enseignants dans cette province par suite d'une forte
immigration qui entraînerait un accroissement des effectifs scolaires.
L'étude de l'université Simon Fraser fait cependant certaines réserves
sur une telle pénurie, car il est possible qu'un grand nombre
d'enseignants qui occupent un autre emploi seraient prêts à quitter cet
emploi pour se lancer à nouveau dans l'enseignement.
Le Conseil économique du Canada, dans son étude de 1982 ayant pour titre
Pénuries et carences : Travailleurs qualifiés et emplois dans les années
1980, aboutit à la conclusion qu'une pénurie importante se manifeste dans
les domaines des sciences et du génie. Les auteurs déclarent : "On y
relève des problèmes particuliers en ce qui touchent les ingénieurs de
presque toutes les spécialisations, les informaticiens (programmeurs et
analystes), ainsi que les techniciens et les chercheurs en ingénierie.
Ces déséquilibres déjà très prononcés risquent forts de s'aggraver d'ici
à la fin des années 80 et au cours de la décennie suivante". Une étude
réalisée en 1980 par Emploi et Immigration Canada indique elle aussi la
possibilité d'une pénurie d'ingénieurs au Canada entre 1980 et 1985.
La récession économique que nous connaissons à l'heure actuelle a eu pour
effet de diminuer la demande de main-d'oeuvre hautement qualifiée,
probablement de freiner l'immigration vers l'Ouest et de favoriser la
fréquentation des universités et collèges du Canada 6 . Ces facteurs
auraient sans doute eu une grande incidence sur les prévisions relatives
aux futurs diplômés formulées dans toutes les études mentionnées plus
haut à l'exception des plus récentes, s'ils avaient pu être prévus. Il
semble toutefois probable que la disponibilité et la répartition de
l'offre de main-d'oeuvre et le placement des jeunes candidats
continueront de demeurer les principales préoccupations. On continuera
également de porter une attention particulière au système d'enseignement
puisque les compétences acquises à tous les niveaux de ce système sont
celles dont le marché du travail bénéficiera.
6 Le nombre des inscriptions au début des années 80 est beaucoup plus
élevé que prévu et semble être imputable au manque de possibilités
d'emploi. Ce nombre a augmenté de 5% en 1981-1982 pour les étudiants
à temps plein, tant à l'université qu'au collège, et les chiffres
préliminaires permettent de croire que l'augmentation sera de 6.5%
dans les universités et peut-être de plus de 8% dans les collèges, en
1982-1983.
- 7 -
Aux États-Unis, le National Centre for Education Statistics a effectué un
certain nombre d'enquêtes au cours des années 70 pour déterminer la
situation des nouveaux diplômés sur le marché du travail, enquêtes qui
sont renouvelées à peu près à tous les trois ans. En Angleterre, les
genres d'emplois obtenus par les diplômés universitaires sont établis
annuellement par le biais des statistiques sur le premier emploi de
l'University Grants Committee (Comité des subventions aux universités).
On a manifesté de l'intérêt pour ce genre d'enquêtes au Canada, mais
aucun système permanent de contrôle n'a encore été mis au point.
Certains établissements d'enseignement, en particulier des collèges,
mènent des enquêtes de suivi pour leurs propres besoins. Toutefois, les
données recueillies conviennent rarement aux fins des analyses du genre
de celle qui est présentée ici, surtout les données sur les professions
et les secteurs d'activité qui ne sont pas suffisamment détaillées.
Certaines provinces, notamment le Manitoba, le Québec,la Saskatchewan et
plus récemment Terre-Neuve, ont mené des enquêtes de suivi auprès des
diplômés de leurs collèges, mais les diplômés des universités n'ont pas
été visés par ces programmes. Les provinces des Maritimes et de. la
Colombie-Britannique ont fait part dernièrement de leur intention
d'analyser l'expérience de l'emploi des diplômés, mais principalement au
niveau des collèges ou des écoles de formation professionnelle. Très peu
de travaux sont prévus relativement aux diplômés des universités.
La province de l'Ontario enquête périodiquement sur les diplômés tant des
collèges que des universités et c'est un programme conjoint d'enquêtes
sur les diplômés ontariens de 1974 et 1975, menées par Statistique Canada
et la province, qui a donné lieu à l'enquête nationale de 1978 de
Statistique Canada dont la présente étude s'inspire en grande partie.
- 8-
Quelques observations au sujet de la base de données
Le présent rapport utilise des données sur la situation d'emploi, en juin
1971, des diplômés de 1969 et, en juin 1978, des diplômés de 1976.
Seuls les diplômés universitaires sont observés.
En effet, on ne
disposait pas de données sur les diplômés des collèges de l'ensemble du
Canada pour les deux périodes visées. Les données ne fournissent pas de
renseignements sur l'évolution de la carrière de ces diplômés plus de
deux ans après l'obtention de leur diplôme.
L'analyse se limite aux diplômés qui occupaient un emploi à temps plein
ou à temps partiel, en 1971 ou en 1978. Les diplômés qui étaient en
chômage, qui poursuivaient leurs études ou qui n'avaient pas d'emploi
pour toute autre raison ont été exclus 7 .
Il n'a pas été possible de distinguer, selon la même base de comparaison,
les diplômés ayant occupé des emplois à temps plein des diplômés ayant
occupé des emplois à temps partiel; c'est pourquoi tous les diplômés ont
été inclus dans l'échantillon. On sait toutefois qu'au mois de juin
1978, 5.8% des bacheliers occupés en 1976 travaillaient à temps partiel,
comparativement à 5.4% des diplômés occupés titulaires d'une maîtrise ou
d'un doctorat.
Le fait que la situation d'emploi des diplômés est évaluée deux ans après
l'obtention du diplôme ne signifie pas nécessairement que ces derniers
ont acquis deux années d'expérience continue sur le marché de travail.
Pendant quelque temps au cours de cette période, certains diplômés ont pu
poursuivre leur formation ou demeurer hors de la population active pour
toute autre raison. Malheureusement, dans le cadre des deux enquêtes, il
n'a pas été possible de former une sous-population de diplômés ayant
occupé un emploi pendant les deux années après l'obtention de leur
diplôme. Par conséquent, pour faciliter la comparaison, tous les
diplômés ont été conservés dans l'échantillon. Ils devaient cependant
obligatoirement faire partie de la population active, le jour de
l'enquête. Par ailleurs, selon les données de l'enquête de 1978, il
semble qu'environ 40,000 des 49,000 bacheliers observés ont fait partie
de la population active pendant presque toute la durée de la période
visée (c'est-à-dire 17 mois ou plus). En outre, l'analyse révèle que les
conclusions relatives aux professions et aux secteurs d'activité
employeurs sont fondamentalement les mêmes, qu'on inclue tous les
diplômés actifs ou seulement ceux qui l'ont été 17 mois et plus. (Pour
plus de détails, voir l'annexe B.)
7 Pour des renseignements détaillés sur la situation d'emploi en 1978
des diplômés des collèges et des universités de 1976, consulter Les
diplômés du postsecondaire sur le marché du travail, no 81-572 au
catalogue, Ottawa: Statistique Canada, 1981.
- 9 -
Les données sur les diplômés de 1969 sont un sous-ensemble tiré de
l'Enquête sur la main-d'oeuvre hautement qualifiée (EMHQ) menée par
Statistique Canada, en 1973. Cette enquête par échantillon visait tous les
titulaires de diplômes vivant au Canada en juin 1971. Seules les personnes
ayant obtenu un diplôme d'une université canadienne en 1969 et occupant un
emploi à temps plein ou à temps partiel en 1971 ont été incluses dans le
sous-ensemble. Dans le cadre de cette enquête, environ 76% des personnes
choisies ont fourni une réponse valide aux questions qui présentent un
intérêt pour la présente analyse. Voici comment se répartit la taille de
l'échantillon :
Baccalauréat ou
1er grade
professionnel 8 : 5,000 réponses valides de titulaires représentant 38,000
diplômés d'universités canadiennes
Maîtrise:
1,150 réponses valides de titulaires représentant 4,800
diplômés
Doctorat:
184 réponses valides de titulaires représentant 700
diplômés
Les données sur les diplômés de 1976 sont tirées de l'enquête auprès des
diplômés des collèges et des universités de 1976, qui a été menée en 1978
par Statistique Canada. Cette enquête-échantillon visait les diplômés des
collèges communautaires et des universités de toutes les provinces, sauf le
Québec qui n'a pas participé parce qu'il avait son propre programme de
suivi des diplômés. Environ 71% des personnes choisies pour faire partie
de l'échantillon ont fourni des réponses valides aux questions qui
présentent un intérêt pour la présente analyse. Voici de quelle manière
est répartie la taille de l'échantillon:
Baccalauréat ou
l er grade
professionnel:
11,650 réponses valides de titulaires représentant 50,000
diplômés
Maîtrise:
2,830 réponses valides de titulaires représentant 6,000
diplômés
Doctorat:
510 réponses valides de titulaires représentant 900
diplômés
8
Le "premier grade professionnel" est un programme d'études
universitaires inférieur à la maîtrise, qui est un préalable à certaines
disciplines comme la médecine, le droit, la théologie, la médecine
vétérinaire, l'art dentaire et quelques programmes d'éducation.
-
10
-
Étant donné que le Québec n'a pas participé à cette dernière enquête, les
deux populations ne sont pas parfaitement comparables. L'enquête de 1978
vise seulement neuf provinces, alors que les données de 1971 s'appliquent à
tout le Canada.
Pour assurer la comparabilité des deux séries de données, on aurait pu
exclure le Québec des données de 1971. Cette solution, toutefois, n'a pas
été adoptée parce que même avec le Québec, la taille de l'échantillon était
déjà inférieure à la moitié de celle de l'échantillon de 1978 et, ainsi
retranché, il aurait donc été trop petit pour l'analyse du lien entre le
domaine d'études et la profession.
Des tests statistiques appliqués aux données de 1971 ont révélé que les
répartitions des diplômés selon la profession et le domaine d'études
étaient sensiblement les mêmes dans les neuf provinces et au Québec. On
peut donc affirmer que les données relatives aux deux périodes sont
vraiment représentatives des neuf provinces (mais pas de l'ensemble du
Canada) et que les écarts entre les résultats de l'enquête de 1971 et ceux
de 1978 ne sont pas dus à l'inclusion du Québec en 1971, mais à d'autres
facteurs.
Les données sur les professions et les secteurs d'activité tirées des deux
enquêtes peuvent être comparées directement, étant donné que le même
système de codage a été appliqué à ces deux variables 9
.
Voici comment sont définis les termes profession et secteur d'activité.
Une profession est l'ensemble des postes dans lesquels des particuliers
exercent un travail identique ou similaire, par exemple les ingénieurs,
les économistes, les administrateurs, les musiciens, les vendeurs, les
enseignants et les électriciens.
Le secteur d'activité est l'ensemble des établissements de commerce ou
des organismes publics qui exercent le même genre d'activité
économique, par exemple l'exploitation minière, la fabrication, le
commerce, la construction, les services, l'enseignement et l'administration publique.
Il y a évidemment interaction dans l'économie entre les secteurs d'activité
et les professions. Un secteur d'activité donné embauche des personnes
provenant d'une gamme variée de professions; la même profession peut être
exercée dans divers secteurs d'activité.
9
Le codage des professions est fait selon le Manuel de classification
des professions (MCP) de Statistique Canada et celui des secteurs
d'activité, selon la Classification des activités économiques (CAE).
Le MCP s'inspire largement de la Classification canadienne descriptive
Pour une liste des
des professions (CCDP) qui est davantage connue.
codes utilisés, voir l'annexe D.
Pour ce qui est des domaines d'études, des systèmes de codage différents
ont été utilisés dans les deux enquêtes, mais il a suffi d'apporter un
léger ajustement aux codes de l'enquête de 1971, plus détaillés, pour
obtenir un niveau d'agrégation identique à celui des catégories utilisées
pour l'enquête de 1978.
CHAPITRE I
LES DIPLÔMÉS ET LEURS PROFESSIONS
La plupart des diplômés entreprennent des études postsecondaires en vue de
se trouver un emploi dans la profession de leur choix. Pour certains
autres, surtout les diplômés des disciplines générales, cela peut ne pas
être leur seul objectif ou objectif premier, mais il s'agit sans doute d'un
des avantages qu'ils souhaitent tirer de leur formation universitaire.
Les résultats de la présente analyse ne permettent pas de préciser dans
quelle mesure les étudiants pourront se trouver un emploi dans une
profession en particulier, s'ils choisissent tel ou tel domaine d'études.
Parce qu'elles sont basées uniquement sur des données chronologiques, de
telles prédictions s'avèrent impossibles puisque la conjoncture économique
ne cesse de changer. Cependant, ces résultats peuvent fournir une mesure
assez fiable de la stabilité du lien observé au fil des années entre un
domaine d'études et une profession.
Cinq questions de nature générale sont abordées dans ce chapitre:
1. Quelles sont les principales professions dans lesquelles on retrouve les
titulaires de baccalauréat, de mattrise et de doctorat, et y a-t-il eu
des changements à ce titre entre 1971 et 1978?
2. Les diplômés des deux sexes ont-ils tendance à exercer des professions
différentes?
3. Quels rapports a-t-on observés entre les domaines d'études et les
professions et dans quelle mesure ceux-ci se sont-ils modifiés au cours
des années 70?
4. Y a-t-il eu des changements dans le genre de professions
les diplômés entre 1971 et 1978?
choisies par
5. Quelle proportion de diplômés occupent des postes qui n'exigent pas
d'études postsecondaires?
La situation a-t-elle évoluée au cours des
années 70?
1.
Répartition des diplômés dans les professions
A. Titulaires de baccalauréat
Le graphique 1 montre la répartition, par profession, des bacheliers de
1969 qui faisaient partie de la population active en 1971 et des bacheliers
de 1976 qui travaillaient en 1978. La très grande majorité de ces diplômés
ont trouvé un emploi dans l'enseignement. En 1971, 42% de tous les
bacheliers de 1969 occupés étaient des enseignants; en 1978, on constate
que la proportion des diplômés de 1976, dans cette profession, a légèrement
diminué pour se situer à 37%.
- 14 -
Les traitements versés aux professeurs expliquent peut-être en partie pour
quelle raison un si grand nombre de diplômés ont choisi l'enseignement à la
fin des années 70. Tant en 1971 qu'en 1978, les diplômés qui travaillaient
dans ce secteur touchaient un revenu supérieur au revenu moyen de
l'ensemble des diplômés. L'écart est particulièrement marqué chez les
diplômés en sciences humaines de 1976. En effet, ceux d'entre eux qui
enseignaient en 1978 gagnaient 40% de plus que ceux qui exerçaient une
autre profession 10 . Les diplômés en sciences sociales (à l'exclusion de
ceux en droit et en économique) qui enseignaient gagnaient pour leur part
32% de plus de ceux qui occupaient un emploi dans une autre profession.
Il est assez étonnant que l'enseignement soit demeuré un débouché aussi
important, à cette période de chute marquée des inscriptions dans les
écoles primaires. Cela est peut-être dû aux nouvelles règles et pratiques
d'embauchage au niveau primaire. Il fut un temps où bon nombre des
enseignants au niveau primaire sortaient des écoles normales plutôt que des
universités. Au début des années 70, certaines provinces ont émis un
règlement exigeant que les nouveaux professeurs dans les écoles primaires
soient titulaires d'un diplôme universitaire. Cette mesure a donc eu pour
effet d'élargir le marché de l'emploi des diplômés universitaires. De
plus, avec cet excédent de l'offre d'enseignants par rapport à la demande,
il est probable que, dans les provinces où ce règlement n'existait pas, les
candidats munis d'un diplôme ont quand même eu la priorité.
Dans le graphique 1, le graphique en cartouche montre bien l'incidence que
ces nouvelles pratiques d'embauchage ont eu sur l'emploi des titulaires de
diplômes d'enseignement. Même si le nombre des inscriptions dans les
écoles primaires accuse une baisse de 13%, entre 1971 et 1978, la
proportion des diplômés enseignant au niveau primaire a connu une hausse
réelle puisqu'elle est passée de 13 à 18%. On estime que le nombre réel
des nouveaux bacheliers embauchés au primaire a doublé au cours de cette
période. Il est probable que cette importante source d'emploi pour les
diplômés n'a été que temporaire, mais en l'absence de données plus
récentes, on peut difficilement l'affirmer.
Par ailleurs, au niveau secondaire où il n'y a pas eu de modification des
règles d'embauchage et où l'effectif scolaire a été sensiblement le même en
1971 et en 1978, la proportion des diplômés travaillant comme enseignants a
subi une baisse marquée, passant de 25 à 13%. On estime que le nombre des
nouveaux bacheliers embauchés au secondaire a diminué de 20 à 30%. Par
conséquent, si, au début des années 70, un plus grand nombre de diplômés
ont été embauchés au niveau secondaire qu'au niveau primaire, c'est le
contraire qui s'est produit à la fin des années 70.
10 Pour obtenir un certificat d'enseignement, le baccalauréat en sciences
humaines ne suffisait pas et ils ont évidemment dû poursuivre leurs
études. Pour plus de détails au sujet des traitements touchés dans les
diverses professions, voir Clark et Zsigmond (1981), pp. 169 à 300.
- 15 Graphique — 1
L'emploi des bacheliers, par profession, deux ans
après l'obtention du diplôme, 1971 et 1978
45 —
40 —
Pourcentage de bacheliers travaillant
dans l'enseignement primaire et
secondaire, deux ans après l'obtention
du diplôme. Comparaison des diplômés
de 1969 et 1976
35 —
%
— 25
25 —
diplômés de 1969
diplômés de 1976
—
20
15 —
—
15
10 —
—
10
5—
—
5
20 —
30 —
25 —
o
Enseignement
primaire
20 —
Enseignement
secondaire
o
— 15
15 —
10
diplômés de 1976 en 1978
diplômés de 1969 en 1971
-
—
5—
0
Enseignement
0
Sciences,
math.,
génie
Sciences
sociales
Travail
de
bureau
Santé
Soutien
la
gestion
Admin.
non
gouvernementale
Vente
Autres
10
5
o
- 16 -
On peut voir, dans le graphique 1, les autres principales professions
exercées par les diplômés du niveau du baccalauréat. Après l'enseignement,
les autres principales sources d'emplois pour les bacheliers sont dans le
domaine du génie, des sciences et des mathématiques (10%), dans le domaine
des sciences socialesll (8%) et du travail de bureau (7%). Malgré
certaines différences au niveau de la répartition des bacheliers dans les
professions en 1971 et en 1978, l'ordre d'importance des professions est
demeuré sensiblement le même.
B. Titulaires de maîtrise et de doctorat
En 1971, la principale source d'emploi des diplômés de 1969 titulaires
d'une maîtrise a aussi été l'enseignement (31%, voir graphique 2). De ce
groupe, 10% enseignaient dans les universités, 7% dans les collèges ou les
écoles de formation professionnelle et 14% dans les écoles primaires et
secondaires. Venaient ensuite par ordre d'importance les emplois dans le
domaine des sciences naturelles, des mathématiques et du génie (20%), de la
gestion et de l'administration (17%) et des sciences sociales (14%).
En 1978, chez les titulaires de maîtrise diplômés en 1976, l'enseignement
vient au deuxième rang (25%) suivant de près le domaine de la gestion
(25%). La proportion des professions dans le domaine des sciences sociales
s'est accrue de 14 à 18% et celles des professions dans le domaine des
sciences naturelles, des mathématiques et du génie ont accusé une baisse de
20 à 16%.
L'enseignement est demeuré la principale profession des titulaires de
doctorat au cours des deux périodes visées. En effet, 54% d'entre eux
exerçaient cette profession en 1971 et 43% en 1978 (voir graphique 3). Au
niveau de l'enseignement universitaire, la proportion des diplômés
titulaires d'un doctorat embauchés deux ans après l'obtention de leur
diplôme a considérablement diminué, passant de 50% en 1971 à 39% en 1978.
Au deuxième rang des débouchés offerts aux diplômés titulaires d'un
doctorat viennent les professions dans le domaine des sciences naturelles,
des mathématiques et du génie, où l'on retrouve 24% de l'ensemble de ces
diplômés en 1971 et 23% en 1978.
économistes,
les
11 Notamment
bibliothécaires, etc.
sociologues,
conseillers,
avocats,
- 17 Graphique — 2
L'emploi des titulaires de maîtrise, par profession,
deux ans après l'obtention du diplôme, 1971 et 1978
0/0
30 —
25 —
—
30
—
25
diplômés de 1969 en 1971
diplômés de 1976 en 1978
20 —
— 20
15 —
—
15
10 —
—
10
—
5
0
Enseignement
Direction,
administration
Sciences,
math.
génie
Sciences
sociales
Santé
Travail
de
bureau
Activités
artistiques
0
Autres
Graphique — 3
L'emploi des titulaires de doctorat, par profession,
deux ans après l'obtention du diplôme, 1971 et 1978
60 —
—
60
50 —
—
50
40 —
—
40
—
30
20 —
—
20
10
—
10
diplômés de 1969 en 1971
30 —
diplômés de 1976 en 1978
—
0
0
Enseignement
Sciences,
math.
génie
Direction,
administration
Sciences
sociales
Santé
Activités
artistiques
Autres
- 18 -
2. Hommes et femmes
Il existait des différences évidentes au niveau des professions exercées
À l'exclusion de
par les diplômés de sexes masculin et féminin.
l'enseignement qui constitue la principale source d'emploi des diplômés des
deux sexes, on constate des différences marquées au niveau de la
répartition des hommes et des femmes dans les autres professions. La
raison d'une telle divergence remonte au choix du domaine d'études qui
détermine en grande partie le genre d'emploi que les diplômés peuvent
obtenir. En 1978, plus du quart des diplômés masculins (26%) de 1976
travaillaient dans l'enseignement, 15% occupaient des emplois en génie, en
mathématiques et en sciences, 18% travaillaient dans le domaine de la
gestion et de l'administration, 8% dans le domaine des sciences sociales,
6% exerçaient la profession de vendeurs et les autres, soit 27%, se
répartissaient dans d'autres professions (voir tableau 1).
On note une plus grande concentration chez les femmes diplômées. La moitié
se trouvaient dans l'enseignement, 10% dans le domaine du travail de
bureau, 9% dans le domaine de la santé et le reste (23%) était réparti dans
d'autres domaines.
Au niveau de la maîtrise et du doctorat, les différences dans le genre
d'emplois obtenus par les hommes et les femmes ne sont pas aussi marquées
que dans le cas des titulaires d'un baccalauréat (tableau 1). Les
principales différences observées entre les deux sexes sont que les femmes
semblaient exercer des professions des sciences sociales en plus grand
nombre que les hommes 12 , et ces derniers étaient plus nombreux que les
femmes dans les professions liées au domaine des sciences, du génie, des
mathématiques ou de la gestion et de l'administration. Au niveau de la
maîtrise et du doctorat, la proportion des diplômés des deux sexes
travaillant dans l'enseignement est. à peu près la même, bien qu'un
pourcentage légèrement plus élevé de femmes exerçaient cette profession.
Pour plus de détails sur la répartition des diplômés des deux sexes dans
les professions et les secteurs d'activité, voir l'annexe C.
12 Au nombre de ces professions, on compte celles de bibliothécaires,
travailleuses sociales, et psychologues-sociologues.
▪
— 19 —
m
a) •
>•+ 4-I
aJ O
O la
U)
O
O
<4
•rl
U)
a
N 7
u1 r,
N
N
O 7
111 7
o 7
111 \o
.ii O
OA O
r1 N
O u1
r-i ■ 0
N r1
r", ra
O u1
N
rl
r-1
U)
N r-r
a)
H
cl)
a)
W
O
â
ma)
G
a)
V)
.
U)
a)
r-I 7
CV 00
rl N
N ul
00 7
u1 U1
00 00
r1 N
rr r1
N N
M M
7 00
I
~ê
O
0
•r1
U
7
•
M
o
N
U)
r-r
U)
L.
O
M
b
•!
c
•
U
UO
O •
aJ Co
U r-..
O T
a) JJ
'b a)
.ri •
O .O
vv aJ
(h
4rl CO
g
â
•rl
a) -0
b
O
.. .n
aJ
M
\a)
1•+ •rl
O 1J
MO
r-1 a)
cd aJ
Up
t itu la ires
1
U O
O -
41
N
00 00 7
OA OA
rl ri
.7 VD
N VD
N Cl
r-i 7
r-1
i
c0
L.
to
a)
r-1
a)
O 8
~
u1 ri
U1 c!1
r1 ri
O ri
M 7
r, u1
O O
r■
n CT
r - 1 Cl
O sD
H ri
\D r1
r`
ri
r
■
00
•rl •rl
u p
cf) b
o
O
-1
O
U U
■
•-■
0 •
a)
U)
a)
O
CO
rl r ♦
ri r ♦
U
C/)
cd
NO
O ri
01
e+1 N
N CO 00 N
0* 1 N u1 7
VD 41
tn 7
O ri
O OA u1 OA
ul r--I
C•1 0
o
r
cn• o
r-1 rA
CA r.
01
00
r♦
O
r.
A ÿ
w) a
ô'cn c ~
O
OA 00 M M
rA r1
O
CO
a)
•■1
N 00 O N
W
O
N u1 01 O
1l1 111
M N
W
O O
0
u1 VD
N N
r, H
r-r Ch
OA 7
01 00
7 r-1
1l1 7
u1 M
N cr)
r1 ("s1
U)
a)
M r1
4) OA
N ri
Cr) 7
N N
00 00
7
CO
n 00
r, 4)
r\ on un 7
41 n
ri
r-1
1- 1 Co
r, r-
ch ch
rl r1
1-1 00
r, r,
ch oh
,- - 1 r1
o. CA
r1 ri
a)
U)
a)
en
a)
U)
w
0
M
S
S
a)
w
O
x
a) ri
a)
1d O
~
CO Ô
•rl
i-, U)
Doc to rat
b
Bac ca lau
rl 00
r, r-
U)
O
•
cd
O
,
~ àJ)
U) U)
0) ri •rl
U O a)
D4 •r1 CO
CU U O
r-1
U) C)
1'ca U,
01
r♦ c+1
M Cl
b
O a) 1-r
O Co
ri r-1
aJ
M
C4 41
1-1
0)
N
en O
01
V)
a)
01
N
N N
r1
7 OA
7
O
- ri O a)
aJ 00 r1
a O r-1
r- r ,
oh oh
Table au 1.
r)
H
•r1
0
00 M r- n
Li
.....,
•rl
Ir a)
aJ p
sD n
U) U)
b r-1
L.) r-r
a) c --4\
a) rr
00 00
a)
CA 00
a)
w
Ensemble du Canada.
Ensemb le du Canada
aJ
M
P
r- r1
V)
CU a)
ri
W
CD
.WI
CD
r-I
U)
a)
3-,
-rl
•r+ cd
6 U
O 0)
O .0
O aJ
U O
Ma) .ri
r-1
M.a
W ri
rl .n
* * *
* 4C
dc
- 20 -
3. Lien entre le domaine d'études et la profession
A. Titulaires de baccalauréat
Les rapports entre les domaines d'études et les professions sont examinés
sous deux angles : celui de la profession principale associée à un domaine
d'études donné et celui du degré de concentration des diplômés dans une ou
plusieurs professions.
(i)
Profession principale
Plusieurs domaines d'études semblent mener à une profession principale ou à
un nombre restreint de professions.
Le graphique 4 montre les principales professions, c'est-à-dire les
professions dans lesquelles travaillaient la plupart des titulaires d'un
baccalauréat de huit grandes disciplines.
Comme on pouvait s'y attendre, les diplômés des domaines professionnels
sont ceux qui étaient le plus susceptibles d'exercer la profession pour
laquelle leur formation les avait préparés. Tant en 1971 qu'en 1978,
environ 90% de ces diplômés ont trouvé un emploi correspondant à leur
domaine d'études. Les diplômés en éducation ont aussi eu tendance à être
concentrés dans une profession particulière; tant en 1971 qu'en 1978,
environ 80% des nouveaux diplômés de ce domaine sont entrés dans
l'enseignement. (Voilà un autre indice de la vigueur apparente du marché
du travail auquel ces diplômés ont eu accès à la fin des années 1970,
malgré la baisse de l'effectif scolaire au niveau primaire et la
stabilisation de celui du niveau secondaire.)
Dans toutes les autres disciplines sauf une, la proportion des nouveaux
diplômés qui ont débuté dans leur profession principale est demeurée
étonnamment stable entre 1971 et 1978, et ce en dépit des craintes
formulées au cours de cette période au sujet d'un excédent possible de
l'offre de diplômés :
génie et sciences
appliquées
- 65% des baccalauréats ont trouvé un
emploi en génie ou en architecture
administration /gestion
- 55% des bacheliers exerçaient une
profession correspondant à leur
formation
sciences humaines
- 45% sont devenus des enseignants
mathématiques /sciences
physiques
- entre 40 et 45% des diplômés se sont
trouvés un emploi en rapport avec leur
domaine de compétence
sciences sociales
- 35% se sont dirigés vers l'enseignement
— 21 —
Graphique — 4
Proportion de bacheliers dans la profession principale deux ans
après l'obtention du diplôme, par domaine d'études, 1971 et 1978
Pourcentage
Pourcentage
100 —
90 —
—
100
—
90
—
80
—
70
Domaines
professionnels
Diplômés de 1976 en 1978
Enseignement
Diplômés de 1969 en 1971
Génie/
architecture
Professions
liées à la
— 60
gestion
Professions
Enseignement
liées aux
—
50
—
40
math., aux
sciences
Enseignement
Enseignement
Domaines
professionnels
Enseignement
Génie/
Affaires/
sciences
commerce
appliquées
Sciences
humaines
Math./
sc. phys.
Sciences
socialest
Sciences
biologiques
Domaines d'études
à l'exclusion du droit et de l'économique
- 22 -
Parmi les huit principaux domaines présentés à un niveau d'agrégation
élevé, le domaine des sciences biologiques est le seul qui affiche un écart
important, entre 1971 et 1978, dans la proportion des nouveaux diplômés
En 1971, 32% si sont dirigés vers
exerçant la principale profession.
(D'autres
l'enseignement; en 1978, cette proportion tombait à 21%.
indicateurs, notamment la proportion des diplômés qui ont accepté un emploi
n'exigeant pas d'études postsecondaires, semblent aussi confirmer que le
marché du travail des diplômés en sciences biologiques s'est
considérablement affaibli au cours des années 70.)
Lorsqu'ils sont ventilés plus en détail, on constate que 12 seulement des
35 domaines visés enregistrent un changement important du point de vue
statistique, entre 1971 et 1978, dans la proportion des diplômés occupés
dans la profession principale (voir tableau 2). Par conséquent, dans la
plupart des cas, le lien entre le domaine d'études et la profession
principale est demeuré relativement stable.
(ii)
Degré de concentration
Mais comment expliquer le lien entre un domaine d'études donné et toutes
Ce lien peut également être observé par le degré de
les professions?
Pour le
concentration des diplômés dans une ou plusieurs professions 13 .
description à
mesurer, on utilise un "indice de concentration" (voir
l'annexe E). La valeur de cet indice peut varier d'un maximum de 1.0,
atteint si tous les diplômés se retrouvent dans une même profession, à un
minimum de 0, si les diplômés se répartissent également dans toutes les
professions.
Un indice élevé indique qu'il existe un lien très étroit entre un domaine
d'études donné et une profession ou un nombre restreint de professions en
particulier. Un indice plus faible signifie que les diplômés sont
davantage répartis dans différentes professions.
Le tableau 2 indique l'indice obtenu pour 35 domaines d'études ainsi que le
pourcentage des diplômés exerçant leur profession principale en 1971 et
1978. Les domaines d'études sont classés par ordre décroissant du degré de
concentration dans les professions. Ils ont été regroupés de façon quelque
peu arbitraire en trois catégories, selon le degré de concentration en
1978, à savoir une concentration élevée (indice de .9 à 1.0), une
concentration moyenne (indice de .8 à .9) et une faible concentration
(indice inférieur à .8).
13 On trouve une analyse plus technique, utilisant les mêmes données, du
lien entre les professions et les domaines d'études dans une autre
étude de l'auteur, G. Picot, "The Use of Fixed Coefficient Matrices to
Relate Occupation and Field of Study in Manpower Requirements Models",
à paraître dans Labour Market Analysis, Statistique Canada, Ottawa,
1983.
- 23 -
Tableau 2. Profession principale et indice de concentration dans les
professions des bacheliers, deux ans après l'obtention du
diplôme, selon le domaine d'études, 1971 et 1978.
Domaine d'études
É
L
E
V
É
E
M
0
Y
E
N
N
E
F
A
I
B
L
E
Profession principale
Proportion des
dipl. dans la
prof. princ.
Indice de
concentration
dans la prof.
1971
1978
1971
1978
Art dentaire
Médicine
Droit
Pharmacie
Sc. infirmières
Génie mécanique
Form. enseign.
Génie civil
Génie chimique
Génie électrique
Art dentaire
Médicine
Droit
Pharmacie
Sc. infirmières
Génie
Enseignement
Génie
Génie
Génie
94.2
84.1
94.1*
82.4*
48.1*
63.5
76.5
81.3*
56.8
63.5
96.9
89.6
88.2
93.4
83.4
68.8
75.0
67.1
62.9
56.2
.99
.98
.99
.96
.95
.91
.95
.97
.89
.93
.99
.98
.97
.97
.96
.94
.93
.93
.91
.90
Génie-autres spec.
Français
Forestrie/archt.
Administration
Langues modernes
Mathématiques
Géologie
Etudes religieuses
Éduc. physique
Anglais
Sociologie
Génie
Enseignement
Génie, architecture
Soutien à la gestion
Enseignement
Math./analyse des syst.
Sciences physiques
Religion
Enseignement
Enseignement
Enseignement
43.4*
55.9
48.8
46.0
41.8
29.8*
63.0
48.8
73.5*
46.1
33.0
61.0
60.6
37.3
41.0
44.3
39.3
46.4
47.6
57.2
46.5
37.3
.88
.83
.94
.82
.89
.85
.96
.90
.95
.82
.80
.88
.88
.86
.86
.86
.85
.83
.83
.83
.80
.80
Géographie
Chimie
Physique
Sc. ménagères
Autres sc. soc.
Psychologie
Economique
Aucune spéc.
Histoire
Beaux-arts
Sc. politiques
Philosophie
Biologie
Agric./sc. biol.
Enseignement
Sciences physiques
Enseignement
Enseignement
Enseignement
Enseignement
Soutien à la gestion
Enseignement
Enseignement
Enseignement
Enseignement
Enseignement
Enseignement
Sciences de la vie
60.7*
31.1
22.8*
57.2*
27.3
33.4
20.0
41.3
39.5
33.1
26.9
32.3
18.9*
26.6*
47.2
31.4
34.4
35.5
33.3
32.6
24.6
33.4
36.1
31.0
34.7
34.9
15.2
9.1
.90
.84
.79
.92
.77
.80
.72
.78
.79
.90
.74
.85
.74
.76
.78
.78
.78
.77
.76
.75
.75
.75
.74
.74
.69
.66
.66
.66
Ensemble des
diplômés
Enseignement
41.5
37.3
.75
.72
* Indique que l'écart entre les pourcentages pour les deux années est
statistiquement important. Pour l'ensemble des autres pourcentages
l'écart n'est pas significatif.
- 24 -
Comme le montre le graphique sur les professions principales, les diplômés
des disciplines professionnelles (notamment les domaines de la santé et du
droit) et ceux du génie enregistrent le degré le plus élevé de concentration dans les professions, la proportion des diplômés travaillant dans une
seule profession variant de 60 à 97%. Dans le cas de ces diplômés, il
existait donc un lien étroit entre le domaine d'études et la profession
correspondante. Les domaines dont le lien n'était pas aussi fort
puisqu'ils affichent un indice de concentration faible sont principalement
les sciences sociales et les sciences biologiques.
Les diplômés de ces domaines se sont trouvés un emploi dans un grand nombre
de professions dont quelques-unes, comme on le verra plus loin,
n'exigeaient pas d'études postsecondaires. Dans l'ensemble, l'indice de
concentration dans les professions a diminué légèrement de 1971 à 1978,
tombant de .75 à .72. Cela est dû dans une large mesure au fait qu'une
proportion moindre de diplômés sont entrés dans l'enseignement. En effet,
dans certains domaines, les diplômés qui auraient pu devenir des
enseignants ont été obligés de chercher de l'emploi dans d'autres
professions.
B. Titulaires de maîtrise et de doctorat
En raison de la taille plus restreinte de l'échantillon, il n'a pas été
possible d'analyser aussi en détail le lien entre le domaine d'étude et les
professions des titulaires de maîtrise et de doctorat. Les tableaux 3 et
4 montrent la répartition de ces diplômés dans les professions selon divers
domaines d'études. Toujours en raison de la taille plutôt restreinte des
5chantillons, les professions sont présentées à un niveau élevé
.l'agrégation. Dans l'ensemble, on peut dire qu'il s'est produit un
changement plus notable dans le genre d'emplois obtenus par les nouveaux
titulaires de maîtrise et de doctorat, entre 1971 et 1978, que dans le cas
des titulaires de baccalauréat.
- 25 -
La proportion des nouveaux titulaires de maîtrise qui ont exercé leur
profession principale est la suivante:
Domaine d'études
Principale
profession
Génie /sc. appliquées
Administration
Math./sc. physiques
Éducation
Santé
Sciences sociales
Sciences humaines
Sciences biologiques
Génie/sc./math.
Gestion/admin.
Sc./génie/math.
Enseignement
Santé
Sciences sociales
Enseignement
Sc./génie/math.
Pourcentage
1971
1978
70
41
45
39
66
43
59
51
72
55
53
52
42
40
33
33
Pour ce qui est des nouveaux titulaires de doctorat, la proportion de ceux
qui ont obtenu un emploi dans leur profession principale est la suivante:
Domaine d'études
Sciences humaines
Éducation
Génie /sc. appliquées
Math/sc. physiques
Sciences sociales
Sciences biologiques
Principale
profession
Enseignement
Enseignement
Génie/sc./math.
Enseignement (1971)
Sc./math. (1978)
Enseignement
Enseignement (1971)
Sc./génie/math.(1978)
Pourcentage
1971
1978
85
57
63
51
52
50
73
58
56
49
47
40
- 26 -
01 O N
I
N Ul
n N N 1 4a % .t
-
ir,3
N~O
°,,r2,'
obo
00 M
les profes s ions, deux ans
•
rn
r
•
• U
rÂ
0
N ~
r1 .--I
Cf)
O U1
M U1
PIG
`
N
42) a1
N r1
o.o
•
~
°
0
IU ,
•t ■.0
00 ~0
r-1
Cg
r- 4
NN
00 01
r1
~ U,
r~a
N
O
~
.- a
NI
.-a
r1 ~
~C O
OA M
00 .0
0U1
O M
0 ■.0
ON N
r - d U1
CO CV
r1 ~O ~
O
.--1
r-4
ri r i
00
r+ CO
01
~
ra o0
~ rON ~
fi
b
cil
cil
O• N
U1 ~ 0
N ~Y
r--1 N
•
U1 O~
N GV•
en
Cr)
U1 M
c.1
U1
NN
%0
N
U1
N
-T
N
rt 00
ra
00
ON ON
~
00
~ ~
N
00
I •
~ r--
r1 00
d M
U1 M
rI
o0
CA ON
r-4 00
r••••
r`
~ ON
~+
~
G)
~
n
Gl
C7
t
CO
r \ r••••
~
• L
H
~
•
CA cd
•
ON U1
~1
N U
tr1 0
I I
•
II
.0^
00
ON O
0o i•-•
~~
i i
~
CV
~
a%
r1
~
W
ri
II
00 s.(0
.4'
d
M
.-+ n
ii
rss U1
g)
Ir! c4 1
U1 Cr)
n O U1 N
~t U1
N,0 d
• $.1
~:;.
U1 r1
00 N
00 00
N N
ON ON
O r-I
r :•
CV
O 0
M N
O
O
~ N
00 ON
Q0 00
.0
0
ra
~
I
M
c+'1 tV
00 I
CO O ON
W.)
o
U1 Cr)
~T U1
M I
0N 00
-?
z
II
rl $4)
-t 00
M
N
ii
i~
MM
U1 N
G)
ii
1I
•1'
CV
^
U1
O I O
1-4
~
11
II il I
d CO
U1 ON ~0
(-Ni ON
•
0
.--I
IN ;::;
•
r-1
iN ii
~;
n O
n n
~O M
I~O ~O N
II
I I II II II I M
II II
iN
li
~~
.--I
U1 ON
0 0
C
r4
ii
II
li
rt M
II II
i I
•0 ON
'4O
H H
r--I
r-I
1
n
IN
Ni
il
Ii
il
•
Hi I N
N
~
C/1 ~
^
r -I N
fiable pour l 'analyse.
M
U1
- 27 -
MC"
r •1 ~;
CO
M
ON
M
N
•
NM
~
r-I • -I
i
.~
,-a
I
O 00
.M
D
v-1
M
b0
N
as
i •
b0
O •-■
M
~O
~
~
I
~
I
M .O
c0
•
a)
~~
~
7-1
O ~
O
N• N
r~-1
N N
u1 rI
.--I
a
~
•rl
w
G
O
a-1
50 r-r
O ~
O n
~+
in
a.)
r.,
5
>,+
N O.
N r-d
•rl
J..I
ô
U
DO
r-1•
• a.
•■ M
r+
oô •
O O
r~ r~
ra O
u'1 .O
~
i n bo O
ri Ln
~n r~
0 c0
ra O.
.--I
O
.O
co vi
t` in r•-•
CV CO
•- I .--I
M O.
r-I
O co
r~ •
CO .O
r~
•
OA
a
>•+
LA
.6)
C1
0 r-i
r'I .--I
LL
4-)
.r.,
in O
•
0
} .~
a
O
~
N
w
.,~
r- I
CO
r-I CO
ra CO
ra CA
•-a CO
O. O.
.~ r-I
O. O.
O. O.
O. O.
O. O.
ra r-I
•--I .-d
r-I r-1
r-1
r - 1 00
r•
r-•
.-I
•--1 r-1
r`
O. O.
r-I
CO
n n
Educat ion
Tableau 4.
• ~•
•
•--I
U)
•-1
Cn CA
~
~
~
ÿ
V)
n
~v~
~
aa
~
C7 ÿ
`0
•~
~
â1 Ô
C> ~
v
a
w
..~
U
- 28 -
4. Changements dans les genres d'emplois obtenus en 1971 et 1978
A. Titulaires de baccalauréat
Dans le tableau 5 et graphique 5, on peut voir les genres d'emplois que les
nouveaux bacheliers ont obtenus dans les principales professions. Pour
obtenir une mesure du changement qui s'est produit entre 1971 et 1978 au
niveau de la répartition dans les professions, on établit un indice de
dissemblance 14 pour chaque domaine d'études visé. Plus l'indice est élevé,
plus l'écart observé entre 1971 et 1978 dans la répartition des nouveaux
diplômés dans les professions est grand. Les domaines d'études sont
classés selon la valeur croissante de l'indice :
Education
Genie
Sciences humaines
Administration/commerce
Sciences biologiques
Mathématiques, sciences physiques
Sciences sociales
Aucune spécialisation
4.0
7.5
8.2
10.3
13.6
14.5
14.9
28.0
Dans l'ensemble, ce sont les diplômés en éducation qui ont connu le moins
de changements pour ce qui est du genre d'emplois obtenus en 1971 et 1978.
Les diplômés les plus touchés sont ceux des mathématiques et des sciences
physiques, des sciences biologiques et sociales et ceux n'ayant aucune
spécialisation. Toute différence importante dans le genre d'emplois
obtenus s'accompagne d'une diminution des débouchés dans le domaine de
l'enseignement. Il semblerait donc que le resserrement du marché du
travail pour les enseignants ait obligé un plus grand nombre de diplômés de
tous les domaines, à l'exception de celui de l'éducation, à s'orienter vers
d'autres professions.
 titre d'exemple, alors qu'un moins grand nombre de nouveaux diplômés en
mathématiques et en sciences physiques se sont trouvés un emploi dans
l'enseignement en 1978, une proportion plus forte d'entre eux sont entrés
dans des professions correspondant directement à leur domaine d'études
(de 407. en 1971 à 477. en 1978).
Il semble que les conditions du marché n'ont pas été aussi favorables pour
les nouveaux diplômés en sciences biologiques que pour les diplômés des
mathématiques et des sciences physiques qui ont pu trouver un emploi dans
Dans le cas
14 Ce genre d'indice est souvent utilisé en démographie.
présent, il suffit simplement de faire le total de la valeur absolue de
l'écart entre les chiffres de 1971 et ceux de 1978 pour chaque
profession, et de diviser cette somme par deux.
— 29 —
Graphique — 5 (1 de 2)
L'emploi des bacheliers deux ans après l'obtention du diplôme,
par principal domaine d'études et par profession, 1971 et 1978
80 —
50 —
Education
Gestion des affaires
et commerce
70 —
40
60 —
50 —
30 —
diplômés de 1969 en 1971
40 —
diplômés de 1976 en 19/8
20 —
30 —
20 —
10 —
10 —
0
Soutien
la
gestion
Administration
Travail I
de
bureau •
:
Enseignement
1
Autres
0
Enseignement
i
'
i
Vente
Sciences
sociales
Administration
Travail
de
bureau
Vente
Loisirs
Science
sociales
40 —
50 —
Sciences sociales
Sciences humaines
40 —
30 —
20 —
10 —
o
_
Enseignement
Travail
de
bureau
Autres
Vente
Sciences
sociales
Rédaction
Services
Enseignement
Sciences
sociales
Droit
Administration
Travail
de
bureau
u
1
Soutien
la
gestion
Autres
▪
- 30 Graphique — 5 (2 de 2)
L'emploi des bacheliers deux ans après l'obtention du diplôme,
par principal domaine d'études et par profession, 1971 et 1978
40
70 —
-
—
Génie/
sciences appliquées
Agriculture et
sciences biologiques
60 —
30-
50 —
40 —
diplômés de 1969 en 1971
20-
diplômés de 1976 en 1978
30 —
20 —
10—
10—
o
Santé
Enseignement
Direction
et administration
Sciences
de la vie
Travail
de
bureau
Autres
0
Génie et
architecture
i
%
-
90 —
Enseignement
Direction
et administration
Ingénierie,
travail
technique
et soutien
Vente
Autres
Vente
Sciences
math.
%
50 —
Mathématiques et
sciences physiques
Disciplines de la santé
80 —
40 —
70 —
60 —
30 —
50 —
40 —
20 —
30 —
20 —
10—
10 —
0
u
.— F
Santé
1
Direction
et administration
Enseignement
1
I
Travail
de
bureau
.r-e.,
Sciences
sociales
`""'ris
i
I
Vente
Autre s
0
Sciences,
math.,
génie
Enseignement
Soutien
é la
gestion
Vente
Travail
de
bureau
i
Admin.inon
gouvernementale
Autres
•
•
— 31 --
Cr1
O
O
.t
O O
O O
r4
rA
rA
r` u1
Ch r`
Ch M
MM
r4
r4
r-1
.O
rI• N~t
N
r-I
M
00
il
i
I Ch
r1 ~t
O
MM
,O r. ~
I~
C1 00
Ch N
7 M
I I
O
~
r -1
~
N
Co
0
Co
O O
O O
O O
O O
rA
p
O
O
rA
O O
O O
r4 Ul
M
N
-.7
00 N
M00
r4
r+
r4
MN
N u1
I
Co
a:
0
V.
M
( I
~,•
Ch ul
M-1
II
II
II
I
M ~ ^• ~
M 111
cn
on
r-
M M
MN
N
O O
.7 In
M r`
O
00
C\
r`
O O
r1 O
N
O ,t
°
li
M<*1
u1
ch
r-
N
r--1
u1 r• r-
M
N
C\
N
rA
rA
• MvO
In
AO rA
rl
00
00 N
r`
vO 00
M N
u1
rl r-1
N
Co 00
1
~~
0
r--I
II
vO
O
r-I
am
Co
I
vD 00 0 n
00 O u1
Co N r1
ch
AO In 01 4.4"
,t ,t
~t M
N
M
0
I
~~u, ~
M
r1
r`
rA r - I
rar•I
W
h,•
on
Ul ~
O
rl
T
r- I
qO
00
CV M
a)
r1
Co
r, r,
CA cm
r-1
r-i
r`
cr1
,4~
~
~O
r`
r` ~
CM N
r`
~O ~t
r.
O
r-I
00
ra
r. r•
Ch Ch
r4 r-I
v1
00
Co
r- N
rA
r4
Co
r, r•
Cm ch
r-a r-I
r`
M
CAW
a\
Co
u1
~ri 00
r.
r,
r.
N Cl
r-I
Co
r- rCm Ch
r-1 r--I
~t
d
ra
C~ r`
O a0 r• Ch
AO vO
Ch 00
N
r-1
N
Co
r• r-
CM
rn
r1 r1
N
1-4
N
Co
r, r-
Ch Ch
r-d r1
In
In 00
.--1
W
Co
M
vO
M
VO
M Co 8
N
r. r•
M
rA
Nun
r1 n
00
r-4
r, r.
Ch Cm
Co
r. r•
Ch Ch
rt r-I
r-I r4
‘410
WW
vO N
~ 0
O 00
r`
00
O 111
M
ra
Co
r• r.
Cm
Cm
r1 rA
Tableau 5.
a
•
0
~
•
û
-
°ââ
.6)
u r-I
\
O
~
~
u
~
~û
~
W
ci) v)
v)
b
00
d
.g
~v
â
•
4.
.L
• 1'
w
û
C1.
cd
\
o
r1
~
u)
~
ô
r)
a .0
~
D
~
~oo
0) â
a
'
au
~
P
v)
en0 ,C
~
Ch
MO
M
~
~Y
0 0
~
r-1 M
~
r. r.
O
r~
r+
ra r4
N
Cf
U) p
0)
N
O
O
li II II II
~
a)
N
00
O00
~
,4
vO
° I~ I
VO
M
u1
r~
Ch
~ ~t ~Ç
1~
00
0
•r1
rA
00
N
N
r~
O O
~
r -I M
r -1
bacheliers dans les profess ions,
O O
O O
r~
In r-I
O .0
•
O O
O O
r4
•--I Co
O
N
•
V1
r`
r -I
O O O O
O O O O
rA
O
cm
,f
~
û
c..)
va/
¢
v
.
rA
•
r-1M
r
-32-
une profession liée à leur domaine d'études pour compenser la perte
d'emplois dans l'enseignement. S'il est vrai que la réduction des
possibilités d'emploi dans le domaine de l'enseignement a entraîné une
baisse considérable de la proportion des diplômés des sciences biologiques
employés dans ce secteur (de 32 à 21%), le graphique 4 montre que
l'enseignement est quand même demeuré la profession principale des diplômés
de cette discipline.
B. Titulaires de maîtrise et de doctorat
Le principal changement qu'on remarque au niveau des professions des
titulaires de maîtrise et de doctorat est le déplacement au détriment de
l'enseignement. Entre 1971 et 1978, la baisse de la proportion des
diplômés qui sont entrés dans l'enseignement a été plus marquée chez les
titulaires de doctorat et de maîtrise (chute de 11.3 points et de 5.6
points de pourcentage, respectivement) que dans le cas des titulaires de
baccalauréat (diminution de 4.2 points).
Certaines tendances peuvent être dégagées. Les titulaires d'un doctorat
embrassaient le plus souvent une carrière dans l'enseignement. La
probabilité de devenir enseignant était moindre au niveau de la maîtrise.
Les titulaires de baccalauréat dans la plupart des disciplines ont obtenu
principalement des postes d'enseignants au primaire et au secondaire
puisqu'ils étaient moins bien préparés que ceux de la maîtrise à exercer
une profession correspondant à leur discipline.
- 33 -
5. Les diplômés et les professions de MHQ
Des analystes du ministère d'État aux Sciences et à la Technologie (MEST),
dans le cadre de l'élaboration d'un modèle de la demande de main-d'oeuvre
hautement qualifiée, ont réparti les professions en deux catégories, selon
le niveau d'études exigé : 1) les professions qui exigent au moins deux
années d'études secondaires; et 2) celles qui nécessitent une moins grande
formation. Les professions de la première catégorie sont celles dites
réservées à la main-d'oeuvre hautement qualifiée (MHQ). Les professions de
la seconde catégorie sont celles dites de la main-d'oeuvre non hautement
qualifiée (MNHQ)75
.
A. Titulaires de baccalauréat
La proportion des bacheliers occupant des emplois de MNHQ deux ans après
l'obtention du diplôme est passée de 21% en 1971 à 26% en 1978. Une telle
hausse n'a rien de surprenant lorsque qu'on sait que le nombre des diplômés
a grossi très rapidement au cours des années 70 et que les possibilités
d'emploi dans les grandes branches du secteur public ont pour leur part
régressé 16 .
Le graphique 6 montre que la proportion des nouveaux diplômés occupant des
emplois n'exigeant pas de main-d'oeuvre hautement qualifiée varie, selon le
domaine d'études, de l'extrémité inférieure où l'on retrouve entre 5 et 20%
des diplômés des domaines professionnels, d'éducation et de génie, jusqu'à
l'extrémité supérieure où l'on retrouve entre 30 et 46% des diplômés en
sciences sociales, en sciences humaines et en sciences biologiques.
Les diplômés en administration et commerce sont les seuls qui ont
enregistré un recul au chapitre des emplois de MNHQ.
Pour plus de détails, voir le tableau 6 qui indique la proportion des
bacheliers de 35 domaines d'études qui occupaient des postes de MHQ tant en
1971 qu'en 1978.
15 Modèle de la demande du MEST - Méthodologie, Direction universitaire du
MEST, Ministère d'Etat aux Sciences et à la Technologie, Ottawa, 1980.
Pour plus de renseignements au sujet de cette classification et pour
obtenir une liste des codes attribués aux différentes professions, voir
l'annexe D.
16 Voir le chapitre III de la présente étude.
— 34 —
Graphique — 6
Bacheliers dans les professions non de hautes qualifications deux ans après l'obtention
du diplôme, par domaine d'études, 1971 et 1978
50 —
— 50
Tous les domaines 1971 — 21%
1978 — 27%
45 —
40 —
35 —
— 35
0 —
25 —
Diplômés de 1976
en 1978
Diplômés de 1969
en 1971
20 —
15 —
10 —
Domaines
professionnels
Enseignement
Génie/
sciences
appliquées
Mathématiques/
sciences
physiques
Affaires/
commerce
Sciences
sociales
Sciences
humaines
Sciences
biologiques
*e l'exclusion du droit
-
-35Tableau 6. Proportion des bacheliers exerçant des professions de MHQ, par
domaine d'études classé selon l'ordre d'importance, 1971 et
1978.
Diplômés de 1976 en 1978
Diplômés de 1969 en 1971
Rang
Domaine d'études
% de
MHQ
Rang
% de
MHQ
Art dentaire
Médecine
Sc. infirmières
Pharmacie
Droit
Form. des enseignants
Génie civil
97.8
96.8
95.9
95.0
90.4
90.1
85.4
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
Mathématiques
Génie chimique
Génie mécanique
Génie - autres spéc.
Génie électrique
Educ. physique
Français
82.2
79.8
79.3
79.3
78.1
75.2
73.3
82.1
80.4
77.5
77.3
74.4
73.7
73.5
15.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
Langues modernes
Foresterie, archit.
Sc. ménagères
Etudes religieuses
Admin., commerce
Géographie
Géologie
72.3
71.2
70.6
70.6
69.6
68.6
68.3
Psychologie
Français
Anglais
Langues modernes
Histoire
Biologie
Admin., commerce
72.9
72.6
69.3
69.0
68.9
67.7
66.9
22.
23.
24.
25.
26.
27.
28.
Psychologie
Sociologie
Anglais
Philosophie
Economique
Sc. sociales - autres
Aucune spécialisation
67.8
67.0
66.5
64.7
64.5
64.5
63.8
Phylosophie
Agr. & sc. biol. div.
Economique
Chimie
Aucune spécilaisation
Sc. sociales - autres
Sc. politiques
66.0
65.3
64.9
62.0
61.3
60.0
56.5
29.
30.
31.
32.
33.
34.
35.
Beaux-arts
Chimie
Histoire
Agr. & sc. biol. div.
Physique
Sc. politiques
Biologie
62.1
60.5
57.3
54.5
54.4
54.2
46.5
Art dentaire
Sc. infirmières
Pharmacie
Form. des enseignants
Médecine
Droit
Beaux-arts
98.9
97.2
96.8
95.2
95.1
94.4
93.5
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
Etudes religieuses
Sc. ménagères
Génie civil
Mathématiques
Génie électrique
Educ. physique
Génie mécanique
93.3
90.3
86.4
86.0
85.3
85.0
84.7
15.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
Géographie
Génie chimique
Forestrie, archit.
Géologie
Génie - autres spéc.
Sociologie
Physique
22.
23.
24.
25.
26.
27.
28.
29.
30.
31.
32.
33.
34.
35.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
Domaine d'études
-36-
B. Titulaires de maîtrise et de doctorat
Comme on pouvait s'y attendre, une proportion beaucoup moins forte de diplômés
au niveau de la maîtrise et du doctorat qu'au niveau du baccalauréat
travaillaient dans des professions n'exigeant pas de hautes qualifications. En
1978, 26% des nouveaux bacheliers occupaient des postes de MNHQ, comparativement
à 14% des titulaires de maîtrise et à 15% des titulaires de doctorat. En outre,
au cours des années 1970, le nombre de ces emplois a augmenté beaucoup plus
rapidement pour les titulaires de baccalauréat que pour les titulaires de
maîtrise et de doctorat. On enregistre une hausse de 5 points de pourcentage
(de 21 à 26%) de la proportion des bacheliers occupant des emplois de MNHQ et
une hausse de 3 points chez les diplômés du niveau du doctorat (de 9 à 12%),
alors qu'il n'y a eu aucune variation, entre 1971 et 1978, chez les diplômés du
niveau de la maîtrise (le taux est demeuré constant à 15%) (voir le tableau 7).
Tableau 7. Proportion des diplômés occupant des postes de MNHQ, deux ans
après l'obtention du diplôme, selon le grade et le domaine
d'études, 1971 et 1978.
Baccalauréat
Doctorat
Maîtrise
Domaine d'études
1971
1978
1971
1978
1971
1978
--Répattition en pourcéntage-Ens. des diplômés
21
26
15
15
9
12
Administration
33
30
23
15
-
-
6
13
6
5
18
2
Sc. humaines
30
32
19
25
0
13
Sc. sociales
26
31
16
17
7
5
Sciences
biologiques
27
46
9
30
16
25
Génie
18
21
12
11
6
16
Santé
3
8
16
12
0
16
17
23
14
10
13
15
Education
Math. et sciences
physiques
- 37 -
Ce sont les diplômés en sciences biologiques qui ont connu l'augmentation
la plus forte dans la proportion des emplois n'exigeant pas de MHQ. C'est
pour les diplômés de cette discipline, tant au niveau du baccalauréat, de
la maîtrise et du doctorat, que la situation du marché du travail semble
s'être détériorée le plus au cours des années 70. En effet, la proportion
des nouveaux bacheliers de cette discipline occupant des postes de MNHQ est
passée de 27 à 46%, entre 1971 et 1978, celle des nouveaux titulaires de
maîtrise, de 9 à 30%, et celle des nouveaux titulaires de doctorat, de 16 à
25%.
Il faut souligner que l'on pourrait avec raison de soutenir que cette
méthode particulière de classification des professions en catégories de MHQ
et de MNHQ donne lieu à des mesures ou bien trop faibles ou bien trop
élevés. On aboutirait probablement à la même conclusion avec tout autre
système de classification du genre. Toutefois, lorsqu'on interprète les
données, il faut chercher à mettre l'accent sur les valeurs relatives de la
proportion des diplômés occupant des emplois de MNHQ, d'un domaine d'études
et d'une période à l'autre, plutôt que sur les valeurs absolues.
-39-
Résumé
Voici les principales conclusions générales que l'on peut tirer du présent
chapitre.
1.
L'enseignement a été de loin la principale source d'emploi des
diplômés des trois niveaux, mais on dénombre davantage de
titulaires de baccalauréat et de doctorat dans cette profession
que de titulaires de maîtrise.
2.
S'il est vrai qu'il y a eu une baisse de la proportion globale des
bacheliers qui se sont dirigés vers l'enseignement, le changement
n'a pas été aussi marqué que prévu en raison de l'application dans
certaines provinces, au début des années 70, d'un règlement
exigeant que les nouveaux enseignants au primaire soient
titulaires d'un diplôme.
3.
La proportion des nouveaux titulaires de maîtrise et de doctorat
qui sont entrés dans l'enseignement a subi une baisse appréciable
au cours des années 70.
4.
I1 existait encore une nette différence dans le genre d'emplois
que les bacheliers et les bachelières ont obtenus. Un plus grand
nombre de femmes occupaient des emplois dans le domaine de
l'enseignement, du travail de bureau, des sciences sociales et de
la santé et un plus grand nombre d'hommes, dans le domaine du
génie, des mathématiques et des sciences, de la gestion ou du
soutien à la gestion.
5.
Certains domaines d'études présentaient un lien très étroit avec
des professions en particulier, alors que d'autres ont mené à une
gamme variée de professions. Au niveau du baccalauréat, 90% des
diplômés des disciplines professionnelles se sont engagés dans une
profession correspondant à leur spécialisation; toutefois, les
diplômés en sciences biologiques étaient peu et de moins en moins
concentrés dans une profession principale (la proportion la plus
forte de diplômés qui se sont retrouvés dans une même profession,
l'enseignement, a été de 22%).
6.
Pour ce qui a trait aux changements survenus entre 1971 et 1978
dans le genre d'emplois obtenus par les diplômés, les titulaires
d'un baccalauréat ont été les moins touchés dans l'ensemble que
ceux de la maîtrise.
Au niveau du baccalauréat, les genres
d'emplois obtenus par les diplômés en éducation et en
administration ont très peu changé, entre 1971 et 1978, et ont
grandement varié dans le cas des diplômés en sciences sociales et
sciences biologiques.
-40-
7.
Le marché du travail est demeuré étonnamment vigoureux à la fin
des années 70 pour les diplômés en éducation puisqu'ils se sont
trouvés un emploi correspondant à leurs études et ont touché des
salaires égaux ou plus élevés que la moyenne des titulaires de
Toutefois, cette situation peut être attribuable
baccalauréat.
aux normes d'embauchage plus sévères au niveau primaire qui ont
été appliquées au début et au milieu des années 70; on ignore si
la conjoncture est aussi favorable aujourd'hui.
8.
Ce sont les diplômés en sciences biologiques qui, aux trois
niveaux, semblent s'être le plus ressentis du resserrement du
marché du travail au cours des années 70.
9.
Comme on pouvait s'y attendre en raison de l'accroissement rapide
du nombre des diplômés au cours des années 70, la proportion des
bacheliers qui occupaient des emplois n'exigeant pas d'études
postsecondaires a augmenté de 21 à 26%, mais celle des titulaires
d'une maîtrise est demeurée stable à 15% et celle des titulaires
d'un doctorat a légèrement progressé, passant de 9 à 12%.
CHAPITRE II LES DIPLÔMÉS DANS LES SECTEURS D'ACTIVITÉ
En examinant le lien entre la formation et l'emploi, ce dernier se
caractérise plus particulièrement par la profession et le revenu. Un autre
aspect important de l'emploi, quoique souvent négligé, est le secteur
d'activité dans lequel les diplômés de disciplines données trouveront
vraisemblablement de l'emploi. Par exemple, les diplômés en lettres
trouvent-ils de l'emploi plus facilement dans le secteur public que dans le
secteur privé.
Outre l'intérêt évident qu'elle présente pour les étudiants qui planifient
une carrière, une telle information peut se révéler utile à bien d'autres
égards. Par exemple, si les diplômés de certaines disciplines données sont
grandement concentrés dans un secteur particulier de l'économie, leurs
perspectives d'emploi dépendent étroitement de la vigueur économique de ce
seul secteur. Les diplômés des domaines d'études dont on fait une
utilisation dans tous les secteurs de l'économie peuvent facilement se
trouver un emploi dans un autre secteur en cas de ralentissement de la
croissance d'une partie de l'économie.
Malheureusement, l'information fournie dans le présent chapitre ne permet
pas d'indiquer avec précision dans quelle mesure les diplômés d'aujourd'hui
ou de demain pourront se trouver un emploi dans tel ou tel secteur
d'activité. De telles prédictions sont impossibles à faire lorsqu'elles
s'appuient uniquement sur des données chronologiques puisque la conjoncture
économique évolue sans cesse. L'information contenue dans ce chapitre peut
cependant fournir une mesure assez fiable de la stabilité du lien observé
au fil des années entre les domaines d'études et les secteurs d'activité.
Voici quelles sont les principales questions abordées dans le présent
chapitre :
1.
Quels sont les secteurs d'activité qui ont embauché le plus grand
nombre de diplômés et des changements à ce titre se sont-ils produits
entre 1971 et 1978?
2.
Quels rapports a-t-on observés entre les domaines d'études et les
secteurs d'activité oa les diplômés ont trouvé de l'emploi?
3.
Lequel des deux principaux secteurs de l'économie--public et
commercial--a embauché la majorité des diplômés universitaires?
4.
La situation a-t-elle été différente aux États-Unis selon les
observations qui y ont été faites?
5.
Quels rapports a-t-on observés entre les domaines d'études et les deux
grands secteurs de l'économie dans lesquels on retrouve les diplômés?
6.
Quelle utilisation est faite des titulaires d'un baccalauréat par les
deux grands secteurs (public et commercial); en d'autres termes, dans
quelle mesure ont-ils choisi des diplômés pour des emplois nécessitant
une telle formation?
- 42 -
1. Répartition de l'emploi par secteur d'activité
A. Titulaires de baccalauréat
Le secteur de l'enseignement 17 est celui qui a de loin embauché le plus
grand nombre de bacheliers dans les années 70. En 1971, à peu près la
moitié des diplômés travaillaient dans le secteur de l'enseignement et, en
1978, on y retrouve 41% des diplômés (graphique 7).
Les autres secteurs d'activité qui ont employé le plus grand nombre de
bacheliers sont l'administration publique, c'est-à-dire les gouvernements
(7% de l'ensemble des diplômés en 1971 et 12% en 1978), les services aux
entreprises 18 (8% des diplômés en 1971 et 9% en 1978) et la santé et les
services sociaux (7% des diplômés en 1971 et 8% en 1978). Les autres
secteurs qui ont embauché une proportion assez importante des bacheliers
(entre 5 et 7%) sont le secteur manufacturier, le secteur des finances, des
assurances et de l'immobilier et le secteur du commerce (graphique 7).
La grande majorité des bacheliers ont trouvé un emploi dans le secteur des
services plutôt que dans le secteur des industries productrices de biens. 19
Tant en 1971 qu'en 1978, environ 88% des bacheliers travaillaient dans le
secteur des services, lequel comprenait 66% de l'ensemble de la population
active, en 1978.
Pour obtenir une mesure approximative de la tendance des divers secteurs
d'activité à embaucher de nouveaux diplômés, on a calculé le nombre de
diplômés pour 10,000 employés dans un secteur d'activité donné (voir le
graphique 8).
17 Dans la présente étude, l'enseignement, même s'il s'agit d'un service,
est considéré comme un secteur d'emploi dans l'économie globale au même
titre que les autres secteurs d'activité.
18 Y compris les experts-conseils en génie et en gestion, les bureaux de
comptables et d'architectes, les cabinets d'avocats, etc.
19
Comprend notamment
transports/communications, commerce, finances/
services communautaires /services personnels/
assurances /immobilier,
Les industries
services aux entreprises et administration publique.
productrices de biens se composent essentiellement des industries
manufacturières et primaires.
- 43 Graphique — 7
L'emploi des bacheliers, par secteur d'activité, deux ans
après l'obtention du diplôme, 1971 et 1978
o~
50
—
— 50
45—
— 45
40 —
40
35 —
—
30 —
— 30
25 —
— 25
20 —
— 20
15 —
—
15
10 —
—
10
5. —
—
5
35
diplômés de 1969 en 1971
diplômés de 1976 en 1978
0
Enseignement
Administration
publique
Services
aux entreprises
Santé et
services
sociaux
Secteur
manufacturier
Finances,
assurances
Commerce
Transp.
communications
Autres
activités
0
- 44 Graphique — 8
Nombre de bacheliers embauchés dans un secteur d'activité,
pour 10,000 employés, 1971 et 1978
— 280
280 --
—
260 —
260
240 —
— 240
220 —
—
220
200 —
—
200
—
180
—
160
—
140
180 —
160 —
140 —
— 120
120 —
100 —
—
100
—
80
—
60
—
40
diplômés de 1969 en 1971
80 —
diplômés de 1976 en 1978
60 —
40 —
20
20 —
0
0
Services
non cornmerciaux( 1 )
Administration
publique
Services
commerciaux(-)
(1) Enseignement, santé et services sociaux, religion.
(2) Services aux entreprises, divertissements et loisirs,
services personnels, hébergement et restauration.
Finances,
assurances
Exploitation
minière
Transp.,
communications
Secteur
manufacturier
Commerce
Construction
-45-
En raison de la croissance rapide du nombre des diplômés dans les
années 70, la proportion des diplômés embauchés dans les différents
secteurs de l'économie a augmenté, passant de 72 pour 10,000 employés en
1971 à 89 pour 10,000 en 1978. Presque tous les secteurs d'activité ont
connu une telle augmentation. Cependant, le graphique 8 fait clairement
ressortir l'écart considérable qui existe entre les divers secteurs
d'activité. En 1978, la proportion de diplômés pour 10,000 employés varie
de 265 dans le domaine de l'enseignement, de la santé et des services
sociaux, et 138 dans le domaine de l'administration publique à un niveau
aussi bas que 20 et 25 dans les secteurs du commerce et de la construction.
B.
Titulaires de maîtrise et de doctorat
La répartition des titulaires de maîtrise et de doctorat dans les divers
secteurs d'activité suit à peu près la même tendance que celle des
bacheliers. Le graphique 9 révèle que le secteur de l'enseignement est de
loin celui qui a employé le plus grand nombre de ces diplômés, malgré la
légère baisse enregistrée entre 1971 et 1978. La moitié des titulaires de
maîtrise faisaient partie du secteur de l'enseignement en 1971 et cette
proportion est tombée à 44% en 1978.
Au moins les deux tiers des titulaires de doctorat ont trouvé un emploi
dans l'enseignement en 1971 et cette proportion est passée à 57%, en 1978,
en raison de la baisse de la demande dans ce secteur. Les deux autres
principaux secteurs d'emploi de titulaires de maîtrise et de titulaires de
doctorat ont été l'administration publique et la santé et les services
sociaux.
Les autres secteurs d'activité n'ont embauché qu'un très faible pourcentage
de titulaires de maîtrise et de doctorat. À titre d'exemple, en 1978, le
secteur manufacturier a employé 8% de l'ensemble des diplômés au niveau de
la maîtrise et 6% de l'ensemble des diplômés au niveau du doctorat. (Voir
tableaux 9 et 10.)
Comme dans le cas des bacheliers, la majorité des titulaires de maîtrise et
de doctorat ont trouvé de l'emploi dans le secteur des services. En 1978,
on comptait dans ce secteur 90% des diplômés de 1976 titulaires d'une
maîtrise et 92% des titulaires d'un doctorat, comparativement à 66% de
l'ensemble de la population active.
Pour déterminer dans quelle mesure les divers secteurs d'activité ont
employé des titulaires de maîtrise et de doctorat, on a à nouveau calculé
le nombre de diplômés embauchés, cette fois-ci pour 100,000 personnes
employées dans le secteur d'activité visé (tableau 11). Comme prévu, on
enregistre de grands écarts entre les secteurs d'activité. Dans le cas des
titulaires de maîtrise, la proportion des diplômés employés en 1978 varie
de 223 dans le secteur des services non commerciaux (enseignement, santé et
services sociaux) et 160 dans le secteur de l'administration publique à des
niveaux aussi faibles que 13 et 9 dans les secteurs de la construction et
du commerce, respectivement. Seuls les secteurs de l'enseignement, de la
santé et des services sociaux et de l'administration publique ont embauché
un nombre appréciable de titulaires de doctorat pour 100,000 employés.
— 46 —
Graphique — 9
Emploi des titulaires de maîtrise et de doctorat, par secteur d'activités,
deux ans après l'obtention du diplôme, 1971 et 1978
%
60 —
50 —
%
Titulaires de mattrise
— 60
Diplômés de 1969 en 1971
Diplômés de 1976 en 1978
— 50
40 —
— 40
30 —
—30
20 —
— 20
10 —
— 10
o
Enseignement
Administration
publique
Santé et
services
sociaux
Secteur
manufacturier
Se rv ices aux
entreprises
Autres
secteurs
%
Titulaires de doctorat
%
o
70 —
— 70
60 —
— 60
50 —
—50
40 —
— 40
30 —
— 30
20 —
— 20
10 —
— 10
o
0
Enseignement
Administration
publique
Santé et
services
sociaux
Secteur
manufacturier
Services aux
entreprises
Autres
secteurs
▪
•
▪
•
•
•
- 47 -
~7 a\
ra
01 M
N r+
•
N
•
~7
~ ~ M
I
N
•
-~
I!1
I~
• •
M ~7 M 0 M O 0
ri
�
M a1 a, 10
M M M
N. a\
•
~ r
CO
en
~T
•
~~ ~▪
I\
•
~-I ~
O N O,
~
M
C7N
n
I I
r-I r-I
~
M
-d' h.
en
I
•
r-I
CO
I~
ty1 tt1
~
00 I--
•
C.)
•
~
w
~
Y-1
• O
rn •
01 ~7
Cr) ).O
II
N .t
CO O
O
N
I
°
,O
O,
O, O
r-d
O
secteurs d 'activit é, deux
~ ri
✓ i
~
00
N
ri
000 00.0
• rs.
N
O N
I
M
a1 .--I
t+1 V1
~7
• M
M
,p M
u1
M CO
O o~
O
I
O
r-I
M
4
a~
M
v
.t .0
u1 r-I ~t ~O O, 0 -7 O
r-I
O
ON
d
ON 00
rI M
N.
•
.0 u'1
N
r--I h.
h
z
N
r - I N.
n
n
a)
ra CO
r1 00
ri 00
ra
hi h h h hi h h
00
N
a~
r-I
s.O
01
M
h. 0
■O
01a\
r-I ri
0101
ri ra
Education
r-I
û
r+
-
N
0 CO
N N M
.-+ Co
h
a, 01
ri ri
■.0
g
n
t
U1
r i ao
h h
a, a,
r+ '-+
r i ri
~7
tt1 C+-1
O
c0
M
II
-.1"
r1
CO
ri h
O)
M
r+ CO
h hi
r i 00
h h
ri ri
ri ri
a1a,
N
O, O,
N
r i CO
h
h
a1a\
r-I r i
0 I
t'~1
r-I CO
h
1cC.7
.7
~
Ôi
;~
cd
~
~
~,
1
a
~
~ âi
h
a\a,
r1 ri
•
~ •~ .~ c°
a,
tt1 M
O
7
n~ MO O D\
•
~â
cri cd
N u1
N. N.
~ n M
N
N N N N N
a, 01
%D
01
op ~
•.O
N. -7
O
%O h
~
û
cri
•
s.0
.O .O .O O, d
a,
h
.
se
l
~
a, .7
ONa\
r1 ri-il
•
M en
N
O
•
M
M
~
NN
•
r-I
a■ O
M
a, a,
r1 ri
Tableau 8.
II
O O
s.O
it ■
N ~7
1-1
M
1~
II
O
ra N
tt■ 00
00 00 pp
(1)
Â
Ô
I
II HI
ri
M N CO CO O, O
El)
•rt
II
it1 M ~
■ O a,
h
n
N N
ri
N
~7
~7 N
N
O
O pp
1.1
M I-■
N
N N
00
•
• ,O
r-I
~
H
•
1C-o
7
pour l 'analyse.
I!1 M
.40
~
▪
—48—
c0
in in
M
GO
C tn
t` O
II
II
II
II
• N
I I
'--1
W
I I
°
:°;
~
U
cn 0
rl
I
en u1
~
I
ri u'1
rl
ii
~~
II
Ici
I NI
!!
II
II II II
11
r•-•
rl
rl
I
I M
NM
rl
~D N
rn ~
. l
cd
cd
.-1
secteurs d 'activité, deux
~
4-4
i
i
NN
N
00
•
~p• c'el
I
IN 00
.- ) N
Lf1
r~ 00
•
,f1 N
10
.4-
~, ~
~, ~,
00 ul
u"1 O
,--I en
II
~, ~~
.0
~f1
4O
.- I eV
N
O
01 ON
~~
Mrl •--I
u'1
i
-i
M
10
b0
JJ
C
û
ô
o
~
M
N
!
•
Cs!
~
O~ O~
II I I
!I
O
.,
~ 01
!
NN
i°
~t O N
ri
1--1 N
~7 N
00
00 00
~ Lin
cN
n N
tf1 ~7
1 ..
-4
N
00
cil
.4t
00
00 0~
Ô
M
N
N
-
1
~t 1/40
~Ô
O~ en
r-i
rl
O
ra 00
rt 00
r, r`
r's r ,
(71 a% ON ~
NN
CI
N N !
II
i~
C1N e
%â
ii
~
~
U1 OD
~ I I
M ON
N tf1
,--1
~
N cri
~
~ fl ~t
0 00
0M on
u1
d
~ , -A
N rl
ON
rt aO
ri 00
r, r,
01 CM
Tableau 9.
C
G
1
~
û
8
p
W
Û
âi
~
0.)
g
.1
cn .0
a)
c.l .-1
•,-1
~
01
r+ 00
aO
ri
,-i 00
r, r,
r, r,
r, c ,
01
~
~
c
â
ô
âi ••.`°i
p U
a)
n cOn
f!) ~
`U'
•r-I U
01
4-4
N
u7
~
a)
~t en
~
a~
ri 00
r, r ,
CM ON
~
U-I
~• }i
1.4
4. +
yy
L>,
L4-4
y
~+
cd
■~
N
~
i+
N
rl r-I
r, r,
~~
~ rt
n00
~
~
-I
.0
00 0
.400
0.0.
W
•,1
â
I
•.
— 49 -
r~
1
secteurs d 'activité,
b
I
•
~
~if)
II II II li
;
•
•-i
.-r
il II II II II
II
I I i l I I Ii
II
il
w~
•-4
~
o
4:1
b0
4)
OD
cO .t I
~
I c''1
a)
.0 .t f\
•
~
•
..0
n ~ O
•
~
r -r ~ NN ~ .~-r
U
S.
ô i i
.r.r
N
°i °
~
1~
u'1 .t
~
H
N ~
~
LJ
.~
L.r
~
L1.
O O
•
~;~
.O u1
M 00
00 r--
i
i n u1
tr1 .0
a. 00
N .0
M N
~,
~
Ma.
u'1 M
a. N
M
N .0
.0
.0 v'1
.0 .t
N 00
i
i
.O r~
.7 .0
.t cV
--1'
Na.
O
N M
in O
CO n
.0 i n
■O in
petit pour cons tituer
après l 'obtention du
M
.--i
cs.
>•+
4-)
4.4
@
O O
r - r r`
,--4 , 1
r-I ~
1-1 cV
M
-
U1 .0
M a■
••1
O 00
ri a1
'--1
CV 00
.--r .-r
-.1" .O
a.
n CO
H
4 -4
4-1
~
-8
.~ 00
~ r--
rn a.
•-4
r+ 00
r`r`
ma.
Op
ra Oo
•■ CO
a. a.
rn a.
o. a%
ra oo
r-•
a. a.
ra
r-a
r-1
r4 CO
r-• t`
o. a.
r-r 1-+
.-.
rr ~
cti O
Tableau 10.
.-•
~
CO
U)
CO U)
V)
~
CO
ÿ
V)
â
•
r4
1-4
~ 0
Û C Û
a ~
•r
~ co
N ~
cd
~
•
a) cb
C.h U)
~
4;)
.
~ C1
c~
£
CO
v p..
~
4-1
O
~
. -$
- 50 -
Tableau 11. Nombre de titulaires de maîtrise et de doctorat pour 100,000
personnes employées dans chaque secteur d'activité, deux ans
après l'obtention du diplôme, 1971 et 1978.
Doctorat
Maîtrise
1971
1978
Secteur d'activité
1971
1978
Exploitation minière
46
26
3
7
Industries manufacturières
20
28
3
3
6
13
0
0
23
29
1
3
6
9
0
1
Finances, assurances,
immobilier
56
52
0
1
Secteur des services:
Commerciaux
Non- commerciaux
73
225
57
223
5
42
5
43
84
160
20
21
Construction
Transports/communications
Commerce
Administration publique
- 51 -
2. Lien entre le domaine d'études et le secteur d'activité
Les rapports qui existent entre le domaine d'études et le secteur
d'activité sont examinés sous deux angles : celui du principal secteur
d'emploi des diplômés et celui du degré de concentration des diplômés dans
un ou plusieurs secteurs d'activité.
(i) Principal secteur d'emploi
Les tableaux 8 à 10 montrent dans quels secteurs d'activité les diplômés de
divers domaines d'études ont trouvé de l'emploi en 1971 et 1978.
Le graphique 10 indique le principal secteur d'emploi où l'on retrouve les
diplômés de huit grandes catégories de domaines d'études, c'est-à-dire le
secteur d'activité dans lequel une majorité des diplômés d'un domaine
d'études donné a été embauchée.
Dans l'ensemble, il n'existe pas de différence marquée entre les principaux
secteurs d'emploi où l'on retrouve les bacheliers de divers domaines
d'études en 1971 et en 1978. La seule exception est la diminution sensible
des emplois offerts dans le secteur de l'enseignement, entre 1971 et 1978,
aux diplômés des sciences biologiques et des mathématiques et des sciences
physiques.
Comme on peut le constater dans le graphique 10, il y a eu de grandes
fluctuations dans la proportion des diplômés de divers domaines d'études
embauchés dans le secteur d'emploi principal. Par exemple, comme on
pouvait s'y attendre, plus de 807. des diplômés en éducation ont été
embauchés dans le secteur de l'enseignement. Les diplômés en génie, en
mathématiques et en sciences physiques ont pour leur part été embauchés
dans une gamme variée de secteurs d'activité.
Dans le tableau 12, on peut voir quel a été le principal secteur d'emploi
des diplômés de 32 domaines d'études.
Entre 1971 et 1978, on enregistre un écart statistiquement important dans
la proportion des diplômés embauchés dans le secteur d'emploi principal
pour seulement 13 des 32 domaines d'étude visés. Dans la majorité des cas,
la différence est attribuable à la baisse de l'emploi dans le domaine de
l'enseignement, le principal secteur d'emploi de ces'diplômés.
(ii) Degré de concentration
Comme au chapitre I, le degré de concentration est mesuré à l'aide d'un
indice de la concentration des diplômés dans les secteurs d'activité
(décrit à l'annexe E). La valeur la plus élevée que l'indice peut
atteindre est 1.0, si tous les diplômés sont embauchés dans un même
secteur; la valeur la plus basse que peut prendre cet indice est 0, si les
diplômés se répartissent également dans tous les secteurs d'activité
choisis aux fins de la présente analyse.
— 52 —
Graphique — 10 (1 de 2)
L'emploi des bacheliers deux ans après l'obtention du diplôme,
par principal domaine d'études et par secteur d'activité, 1971 et 1978
%
100
40 —
—
Éducation
Gestion des affaires
et commerce
90
—
80
—
70
—
60
—
50
—
40
—
30
—
30 —
diplômés de 1969 en 1971
diplômés de 1976 en 1978
20 —
10 —
20 —
10—
0
Services
aux entreprises
1
1
Finances
Secteur
manufacturier
Admin.
publique
rbil
o
Autres
Commerce
Enseignement
Enseignement
I
1
Autres
services
Admin.
publique
I
1
Secteur
manufactuner
Finances,
assurances
I
Autres
1
Transp.,
communications
o/0
70 —
—
40
—
Sciences sociales
Sciences humaines
30 —
20 —
10—
Admin.
publique
Énseignement
Autres
services
1
Secteur
manufactuner
Commerce
I
Finances,
assurances
Autres
0
Enseignement
Admin.
publique
Services
aux entreprises
I
Santé et
se rv ices
sociaux
Autres
Finances,
assurances
Secteur
manufacturier
- 53 Graphique — 10 (2 de 2)
L'emploi des bacheliers deux ans après l'obtention du diplôme,
par principal domaine d'études et par secteur d'activité, 1971 et 1978
o~
50
—
—
40
—
Agriculture et
sciences biologiques
Génie/
sciences appliquées
40 —
30 —
30 —
20 —
diplômés de 1969 en 1971
20 —
diplômés de 1976 en 1978
10 —
10 —
0
Enseignement
Admin.
publique
Santé et
services
sociaux
Autres
Commerce
0
Finances,
assurance
Secteur
manufacturier
Secteur
manufacturier
%
Services
i
aux eni
treprises
I
Communications,
services
publics
Autres
Construction
i
Commerce
Admin.
publique
50 —
70 —
Mathématiques et
sciences physiques
Disciplines de is santé
60 —
40 —
50 —
30 —
40 —
30 —
20 —
20 —
10 —
10—
0
Santé et
services
sociaux
I
Commerce
de détail
Admin.
publique
Enseignement
Secteur
manufacturier
' -
r
Transp.,
communications
Other
0
Enseignement
i
.
Services
aux entreprises
Secteur
manufacturier
i
1
Admin.
publique
Finances,
assurances
Autres
Transp.,
communications
-54-
Tableau 12. Principal secteur d'emploi et indice de concentration dans les
secteurs d'activité, titulaires de baccalauréat, deux ans après
l'obtention du diplôme, selon le domaines d'études, 1971 et
1978.
Domaine d'études
É
L
E
V
É
E
Zo-1 wzzw
F
A
I
B
L
E
Principal
secteur
d'emploi
Proportion des
des diplômés
dans ce secteur
Indice de
concentration
dans les sect.
1971
1978
1971
1978
Art dentaire
Médecine
Pharmacie
Droit
Sc. infirmières
Form. des enseign.
Santé & serv.soc.
Santé & serv.soc.
Santé & serv.soc.
Serv. de gestion
Santé & serv.soc.
Enseignement
88.1
86.4
74.6
85.9
52.0
92.9
95.3
91.2
77.0
82.5
66.8
87.1
.97
.97
.96
.96
.96
.97
.97
.96
.95
.95
.95
.92
Français
Langues modernes
Sc. religieuses
Educ. physique
Philosophie
Géographie
Sc. ménagères
Anglais
Chimie
Aucune spéc.
Enseignement
Enseignement
Religion
Enseignement
Enseignement
Enseignement
Enseignement
Enseignement
Enseignement
Enseignement
68.0
64.5
45.3
87.0 *
45.9
70.2 *
60.0 *
60.3
45.8
52.7
70.2
55.4
51.9
65.6
40.8
53.4
36.8
57.5
39.7
39.3
.93
.94
.94
.97
.91
.94
.94
.88
.87
.93
.90
.90
.88
.87
.86
.85
.85
.83
.83
43
Sociologie
Psychologie
Beaux-arts
Géologie
Génie chimique
Génie électrique
Mathématiques
Forest./archit.
Génie civil
Histoire
Génie - div. spéc.
Agric./bot./zool.
Génie mécanique
Admin., commerce
Sc. politiques
Biologie
Enseignement
Enseignement
Enseignement
Enseignement
Pétrole/charbon
Serv. publiques
Enseignement
Serv. de gestion
Serv. de gestion
Enseignement
Serv. de gestion
Enseignement
Serv. de gestion
Serv. de gestion
Enseignement
Enseignement
49.0
48.6
70.4
32.7
8.6
17.1
42.4
37.4
25.7
59.5
9.7
35.3
8.7
30.6
39.6
48.1
47.0
42.8
46.6
22.1
17.9
22.9
26.2
33.2
25.5
45.5
16.3
25.7
19.2
30.4
34.3
30.1
.88
.90
.92
.90
.72
.79
.86
.91
.84
.89
.74
.83
.70
.75
.87
.91
.81
.81
.81
.81
.81
.81
.78
.77
.78
.77
.76
.76
.74
.71
.71
.71
*
*
*
*
*
*
*
*
*
*
* Indique que l'écart entre les pourcentages pour les deux années est
statistiquement important; l'écart n'est pas significatif dans le cas de
tous les autres pourcentages.
-55-
Un indice élevé indique que le lien entre le domaine d'études et un secteur
d'activité particulier (ou un groupe restreint de secteurs d'activité) est
fort. Une valeur plus faible indique que ce genre de lien est inexistant
et que les diplômés sont dispersés dans un grand nombre de secteurs
d'activité.
Dans le tableau 12, les domaines d'études sont classés selon le degré de
dispersion des diplômés de ces disciplines dans les secteurs d'activité
(des domaines affichant la concentration la plus forte aux domaines de
concentration plus faible) et répartis de façon relative et quelque peu
arbitraire en trois catégories de concentration, soit élevée, moyenne et
faible.
Ce sont les domaines spécialisés (à l'exclusion du génie) qui affichent le
niveau le plus élevé de concentration des diplômés dans les secteurs
d'activité.
De 66 à 95% des diplômés travaillaient dans le secteur
correspondant à leur profession.
Le génie, l'architecture, les
mathématiques et l'informatique, la biologie, l'administration et le
commerce ainsi que certaines disciplines des sciences sociales enregistrent
un degré élevé de dispersion dans les secteurs d'activité (c'est-à-dire un
faible degré de concentration). Dans ces domaines, un peu moins du tiers
des diplômés travaillaient dans un même secteur.
Néanmoins, le degré de concentration dans les secteurs d'activité est très
élevé pour la plupart des disciplines. La valeur la plus élevée qui a été
calculée est 0.97 et la valeur la plus faible 0.71.
Dans l'ensemble, les nouveaux diplômés universitaires ont été davantage
dispersés dans les divers secteurs d'activité en 1978 qu'en 1971. L'indice
de concentration est descendu de 0.81 à 0.75, ce qui est imputable en
grande partie à la diminution des possibilités d'emploi dans le secteur
public qui a poussé les diplômés à se tourner vers les entreprises du
secteur commercial, sujet abordé dans la prochaine partie.
Entre 1971 et 1978, la diminution de la concentration de diplômés dans
certains secteurs d'activité a été beaucoup plus sensible que celle de leur
concentration dans certaines professions. De façon générale, la formation
scolaire est davantage axée sur une profession donnée que sur un secteur
d'activité. Ainsi, dans les périodes où le marché du travail est serré,
certains diplômés peuvent se trouver du travail dans des secteurs autres
que ceux dans lesquels on avait l'habitude de les retrouver (ce qui
entraîne une diminution de leur concentration dans les secteurs
d'activité). Il est cependant beaucoup plus difficile pour eux d'exercer
de nouveaux types de professions, d'où une moins grande variation de la
concentration dans les professions.
Outre les domaines spécialisés qui constituent un cas à part, une grande
dispersion dans divers secteurs d'activité peut être considérée comme
favorable (pourvu que les emplois obtenus dans les différents secteurs
d'activité se situent plus ou moins au même niveau). Si les diplômés.d'un
domaine d'études donné dépendent largement d'un secteur d'activité pour se
trouver un emploi, ils sont beaucoup plus vulnérables, en cas de
ralentissement d'un des grands secteurs de l'économie, que s'ils pouvaient
occuper des postes dans une gamme de secteurs d'activité.
- 56 -
3. Les secteurs public et commercial
Les secteurs qui ont embauché le plus grand nombre de diplômés
universitaires, au cours des années 70, sont l'enseignement,
l'administration publique et la santé et les services sociaux. Tous ces
secteurs ont une caractéristique commune: il s'agit d'activités de nature
non commerciale du secteur public. Il peut donc être intéressant
d'examiner la répartition des employeurs de diplômés dans les deux secteurs
de l'économie, le secteur public non commercial et le secteur commercial.
Tel qu'il est défini aux fins de la présente étude, le secteur public
comprend le domaine de l'enseignement, l'administration publique, la santé
et les services sociaux, les services de la poste et de la défense. Ce
secteur ne comprend pas cependant les entreprises publiques à vocation
commerciale, par exemple les sociétés de la Couronne 20 .
La seconde catégorie qui est formée de tous les autres secteurs d'activité
constitue le secteur commercial. Celui-ci comprend les industries
manufacturières, les transports, les communications et les services
d'utilité publique, les finances, les assurances et l'immobilier, et tous
les services commerciaux, y compris ceux des entreprises publiques à
vocation commerciale. Le secteur public, selon la définition fondamentale
utilisée ici, englobe tous les services publics à but non lucratif et le
secteur commercial toutes les branches d'activité à but lucratif, qu'elles
soient publiques ou privées.
Le graphique 11 indique la proportion de la population active dans les
secteurs public et commercial, en 1978, ainsi que la proportion des
diplômés de 1969 et de 1976 employés dans ces secteurs en 1971 et 1978
respectivement. On peut très bien se rendre compte que le secteur public a
absorbé la majorité des diplômés universitaires. Quoique le secteur public
n'employait que le quart de la population active totale, en 1978, soit deux
ans après l'obtention du diplôme, on y retrouvait 60% des titulaires de
baccalauréat, 70% de maîtrise et 80% de doctorat. Ceci représente
toutefois un recul par rapport à l'année 1971 où l'on retrouvait dans le
secteur public 69% des titulaires de baccalauréat, 73% de maîtrise et 89%
de doctorat. Pour les trois niveaux de diplômés, comme on l'a déjà
souligné, c'est l'enseignement qui a été le principal secteur d'emploi.
Deux observations peuvent être formulées.
Premièrement, le nombre des
diplômés embauchés dans le secteur public a accusé une baisse à tous les
niveaux d'études, entre 1971 et 1978. Ce fait est sans aucun doute
attribuable en grande partie à la diminution des possibilités d'emploi dans
l'enseignement avec le déclin du nombre des inscriptions dans les écoles
primaires et sa stabilisation dans les écoles secondaires, au cours des
années 70.
20 On trouve à l'annexe C une liste des codes de la classification des
activités économiques (CAÉ) des branches d'activité comprises dans le
secteur public non commercial.
Ense ig nemen t
Ailleurs au sec teu r p u b l ic
Sec teur co mme
cq
Secteu r p u blic
D ip l ôm és de 1969 e n 19 71
Dip lôm és de 1969 e n 19 71
D ip l ôm és de 1969 en 1971
D ip lôm és de 1976 e n 1 978
Dip l ôm és de 197 6 en 1978
Dip lôm és de 1976 en 1978
— 57 —
~
efo
liers
he
Bac
0
~
N
O
©
- 58 -
Deuxièmement, on constate que la proportion des nouveaux diplômés embauchés
dans le secteur public augmentait avec le niveau d'études. Les titulaires
de doctorat avaient plus de chances d'être embauchés dans le secteur public
que ceux de la maîtrise et ceux-ci plus que les titulaires de baccalauréat.
Il est possible de déterminer la proportion des nouveaux diplômés embauchés
dans les deux secteurs à l'aide des mesures déjà mentionnées, soit le
nombre de bacheliers embauchés pour 10,000 personnes employées et le nombre
des diplômés titulaires d'une maîtrise ou d'un doctorat embauchés pour
100,000 employés.
En 1971, la proportion des nouveaux bacheliers embauchés a été sept fois
plus élevée dans le secteur public que dans le secteur commercial. En
1978, avec la diminution des possibilités d'emploi pour les diplômés dans
les domaines de l'enseignement et dans l'administration publique, cette
proportion a baissé, le secteur public embauchant cinq fois plus de
bacheliers que le secteur commercial.
La tendance a été sensiblement la même dans le cas des titulaires de
maîtrise et de doctorat. En 1978, le secteur public a embauché sept fois
plus de nouveaux titulaires de maîtrise que tous les autres secteurs.
L'écart est encore plus accentué pour ce qui est des titulaires de doctorat
embauchés en 1978; ils étaient 12 fois plus nombreux dans le secteur public
que dans le secteur commercial pour 100,000 emloyés embauchés dans ces
secteurs.
Encore une fois, de telles conclusions soulèvent de nombreuses questions.
Quel genre d'emploi les diplômés ont-ils obtenu dans les divers secteurs
Dans quelle mesure ont-ils été embauchés dans des postes
d'activité?
exigeant des études universitaires?
Les diplômés de certains domaines
d'études ont-ils eu tendance à être davantage embauchés dans certains
secteurs?
Avant de tenter de répondre à ces questions, il peut être intéressant
d'établir une comparaison avec les États-Unis pour observer les tendances
d'emploi des diplômés dans ce pays.
4. Comparaison avec les diplômés des États-Unis
En février 1978, les États-Unis ont mené une enquête auprès de leurs
bacheliers de 1976-1977. Le graphique 12 établit une comparaison entre
l'emploi dans les secteurs public non commercial et commercial dans ces
deux pays, conformément aux définitions utilisées dans la présente étude 21 .
21 La définition, de secteur public non commercial utilisée pour le Canada
a été appliquée aux données de l'enquête menée aux États-Unis, même si
certains secteurs des sytèmes de santé et d'éducation de ce pays
peuvent être de nature commerciale.
- 59 -
Aux États-Unis, le secteur commercial a employé une proportion beaucoup
plus grande de nouveaux diplomés qu'au Canada. Environ 57% des nouveaux
bacheliers américains ont trouvé de l'emploi dans le secteur commercial en
1978, comparativement à 40% des nouveaux bacheliers canadiens.
Le graphique 13 établit une comparaison entre la proportion de nouveaux
bacheliers embauchés dans certains secteurs d'activité au Canada et aux
États-Unis, en 1978. Au Canada, ce sont les secteurs de l'enseignement et
de l'administration publique qui ont absorbé la plus grande part de
l'ensemble des diplômés au niveau du baccalauréat. Aux États-Unis, un plus
grand nombre de diplômés qu'au Canada ont trouvé de l'emploi dans le
secteur manufacturier, le commerce, les "autres" secteurs commerciaux et
le domaine de la santé et des services sociaux.
De tels écarts peuvent être dus à de nombreux facteurs, notamment aux
différences dans le genre de formation offerte dans les universités, aux
différences dans le nombre d'activités de recherche et de développement
menées dans les entreprises du secteur commercial des deux pays, aux lignes
de conduite différentes adoptées par les gestionnaires du secteur
commercial des deux pays pour ce qui a trait à l'embauchage, de même qu'aux
variations de la demande d'enseignants diplômés. Il pourrait être très
utile de pousser la recherche en vue de cerner les facteurs qui sont à
l'origine de ces écarts. Il convient de rappeler qu'on ne dispose pas au
Canada de données plus récentes essentielles à ce genre d'analyse.
— 60 —
Graphique — 12
Bacheliers embauchés dans les secteurs public et commercial,
Canada et États-Unis, 1978
Canada
États-Unis
Diplômés en 1976 en 1978
Diplômés de 1977 en 1978
40%
57%
Secteur commercial
Secteur public
0 Ailleurs au secteur public
0 Enseignement
Graphique — 13
Proportion de bacheliers embauchés dans certains secteurs d'activité,
Canada et États-Unis, 1978
45 —
■
40 —
35 —
Canada
Diplômés en 1976 en 1978
® États-Unis
30 —
Diplômés de 1977 en 1978
25 —
20 —
15 —
Enseignement
Services
commerciaux
Administration
publique
Secteur
manufacturier
Santé et
se rv ices
sociaux
Commerce
—
45
—
40
—
35
—
30
—
25
—
20
—
15
Autres
secteurs
commerciaux
- 61 -
5. Les domaines d'études et les secteurs public et commercial
Les données révèlent que certains domaines d'études mènent de manière
plutôt constante à l'un des deux grands secteurs d'emploi. L'objet de la
présente partie est de donner un aperçu de ce genre de tendances.
Les domaines d'études ont été classés selon la mesure dans laquelle les
diplômés de ces disciplines ont eu tendance à être embauchés dans l'un ou
l'autre des deux secteurs. Pour les besoins de l'analyse et de la
présentation, on parle de domaines d'études "axés sur le secteur public" et
de domaines "axés sur le secteur commercial" lorsque plus de 50% des
diplômés du domaine visé se sont trouvés un emploi dans ces secteurs
respectifs 22 .
A. Titulaires de baccalauréat
Comme on peut le voir au graphique 14, en 1978, les principaux domaines
d'études pour lesquels plus de 50% des bacheliers ont été embauchés dans le
secteur public étaient l'éducation, les sciences humaines, l'agriculture et
les sciences biologiques, la santé et les sciences sociales (à l'exclusion
du droit et de l'économique) 23 .
Au nombre des domaines d'études pour lesquels plus de la moitié des
diplômés ont trouvé du travail dans le secteur commercial, on compte le
génie, le commerce, les mathématiques et les sciences physiques ainsi que
le droit et l'économique.
En 1978, les trois quarts de l'ensemble des bacheliers de 1976 occupés
provenaient de domaines d'études axés sur le secteur public. Collectivement, 74% des diplômés de ces disciplines ont de fait été embauchés dans
le secteur public. De la même façon, 74% des diplômés de domaines d'études
axés sur le secteur commercial, lesquels interviennent pour environ le
quart de l'ensemble des bacheliers de 1976 qui travaillaient en 1978,
s'étaient trouvés un emploi dans ce secteur.
22 Ces expressions ne font pas référence à l'objet de la formation offerte
dans ces domaines d'études, mais plutôt à leur utilisation sur le marché
du travail.
23 A un niveau de désagrégation plus détaillé des domaines d'études, on
remarque que l'économique et le droit, bien qu'ils fassent partie des
sciences sociales, ont fourni davantage de nouveaux diplômés au secteur
commercial qu'au secteur public.
- 62 -
_
eô
rn
co
I
I
°
I
0
~n
0
v
0
I
I
I
ch
o
N
o
- 63 -
Pour une répartition plus détaillée des domaines d'études, le lecteur est
prié de se reporter au tableau 13 qui montre la proportion des diplômés qui
ont été embauchés dans le secteur public.
Les liens entre l'emploi et les domaines d'études et les deux principaux
secteurs d'activité économique, qui viennent d'être décrits, s'appliquent
généralement aux diplômés des deux sexes (voir tableau 14). Dans
l'ensemble cependant, on observe un plus grand nombre de femmes diplômées
que d'hommes dans le secteur public; dû surtout au fait qu'elles se sont
dirigées en plus grand nombre vers l'enseignement. Au moins les trois
quarts des bachelières de 1976 travaillaient dans le secteur public en 1978
(54% dans l'enseignement). Chez les diplômés, environ la moitié faisait
partie du secteur public (297. dans l'enseignement). Pour les deux sexes,
la proportion de ceux qui sont entrés dans le secteur public accuse une
baisse entre 1971 et 1978. (Pour plus de détails sur les secteurs
d'activité dans lesquels on retrouve les bacheliers et les bachelières, se
reporter à l'annexe C.)
B. Titulaires de maîtrise et de doctorat
Comme on l'a déjà fait remarquer, le mouvement vers le secteur public est
encore plus marqué aux plus hauts niveaux d'instruction (70% des titulaires
de maîtrise et 80% des titulaires de doctorat ont trouvé de l'emploi dans
ce secteur en 1978). On peut très bien s'en rendre compte dans le
graphique 15 qui fait état du pourcentage de titulaires de maîtrise de
certains domaines d'études qui travaillaient dans le secteur public, en
1978. Dans tous les domaines à l'exception du génie et du commerce, plus
de la moitié des diplômés se sont retrouvés dans le secteur public. Au
niveau du doctorat (graphique 16), la grande majorité des diplômés (entre
80 et 95%) de tous les domaines d'études, à l'exception du génie, ont
trouvé un débouché dans le secteur public.
Le tableau 15 offre une vue d'ensemble de l'emploi de tous les diplômés
dans le secteur public.
- 64 -
Tableau 13. Bacheliers travaillant dans le secteur public deux ans après
l'obtention du diplôme, par domaine d'études, 1971 et 1978
Domaine d'études
Admin./commerce
Education physique
Form. des enseignants
Beaux-arts
Anglais
Français
Langues modernes
Histoire
Philosophie
Etudes religieuses
Economique
Géographie
Droit
Sciences politiques
Psychologie
Sociologie
Autres sc. sociales
Biologie
Sciences ménagères
Agr./sc. biol. div.
Génie chimique
Génie civil
Génie électrique
Génie mécanique
Génie - autres spéc.
Forest./archi.
Art dentaire
Médecine
Sc. infirmières
Pharmacie
Chimie
Géologie
Mathématiques
Physique
Aucune spécialisation
Ens.des titul. d'un
grade de leT cycle
Nombre de
diplômés
% de diplômés dans le
secteur public
1971
1978
1971
1978
2,101
751
7,225
518
2,051
1,185
361
2,214
417
469
1,389
869
1,054
628
2,243
1,102
428
626
557
863
342
503
581
518
461
203
312
683
726
356
685
151
1,671
457
3,000
3,604
2,225
8,050
1,595
2,794
1,236
332
2,126
323
401
1,486
1,420
1,493
1,291
3,316
2,405
996
1,674
810
1,317
245
612
555
382
359
531
285
792
943
421
394
351
1,857
273
587
25.2
92.4*
'97.6*
79.5*
75.3
78.1
72.4
78.3*
50.5
94.6*
46.3*
83.0
9.1*
63.6*
77.9
75.6
63.5
82.0*
90.4*
61.6*
12.3
33.4
22.0
11.7
37.3*
39.6
15.3*
68.0
96.8*
21.6
62.2
42.5
50.5*
61.6*
70.0
21.3
78.7
92.0
59.1
67.5
78.9
82.0
62.4
61.6
76.9
29.9
73.5
15.6
48.1
71.8
72.2
67.2
51.3
72.1
47.7
5.9
27.1
17.1
5.6
15.7
29.9
4.1
72.5
87.8
17.0
54.8
43.3
38.7
33.7
64.4
38,253
49,582
68.5
60.4
* Indique que l'écart entre les pourcentages est statistiquement important,
selon un niveau de confiance de .05.
- 65 -
Tableau 14. Bacheliers embauchés dans le secteur public deux ans après
l'obtention du diplôme, par principal domaine d'études et selon
le sexe, 1971 et 1978.
Domaine d'études
Sexe
1971
1978
-en pourcentage Ensemble des diplômés
Des deux sexes
Hommes
Femmes
68.5
59.5
85.4
60.4
47.7
74.6
Administration/commerce
Des deux sexes
Hommes
Femmes
25.2
24.6
40.7
21.3
18.5
33.3
Education
Des deux sexes
Hommes
Femmes
97.1
95.7
98.9
89.1
86.0
91.1
Sciences humaines
Des deux sexes
Hommes
Femmes
77.3
71.6
84.0
66.3
58.3
72.0
Sciences sociales
Des deux sexes
Hommes
Femmes
61.2
56.0
72.9
58.7
46.7
72.0
Sc. biologiques /agriculture
Des deux sexes
Hommes
Femmes
75.6
64.9
90.2
54.5
44.7
66.4
Génie /sciences appliquées
Des deux sexes
Hommes
Femmes
25.0
25.1
15.9
19.0
19.3
15.4
Domaine de la santé
Des deux sexes
Hommes
Femmes
62.3
39.7
83.9
63.6
42.6
76.3
Mathématiques /sc. physiques
Des deux sexes
Hommes
Femmes
54.2
53.7
57.3
41.0
38.9
48.0
Aucune spécialisation
Des deux sexes
Hommes
Femmes
70.0
60.7
84.4
64.4
49.2
85.5
— 66 —
Graphique — 15
Pourcentage de titulaires de maîtrise travaillant dans le secteur public
deux ans après l'obtention du diplôme, par domaine d'études, 1971 et 1978
diplômés de 1969 en 1971
100
—
—
100
—
90
—
80
diplômés de 1976 en 1978
90 —
Tous les diplômés
80 —
1971
•
--------~
70
60 —
—
60
50 —
—
50
40 —
—
40
30 —
—
30
20 —
—
20
70
1978 -
10
10 —
0
Education
Sciences
humaines
Santé
Sciences
sociales
Beauxarts
Agriculture
sciences
biologiques
Math.,
sciences
physiques
0
Affaires
commerce
Génie/
sciences
appliquées
Graphique —14
Pourcentage de titulaires de doctorat travaillant dans le secteur public
deux ans après l'obtention du diplôme, par domaine d'études, 1971 et 1978
diplômés de 1969 en 1971
o~
diplômés de 1976 en 1978
100 —
—
100
Tous les diplômés
90
-
80
1971
—
90
1978
=
80
—
70
70
—
60
—
—
60
50 —
—
50
40
40 —
—
30 —
30
20
20 —
—
10 —
0
Education
Sciences
humaines
Sciences
sociales
Agriculture,
sciences
biologiques
Math.,
sciences
physiques
Génie/
sciences
appliquées
10
0
- 67 -
Tableau 15. Diplômés embauchés dans le secteur public deux ans après
l'obtention du diplôme, par genre de diplôme obtenu et
principal domaine d'études, 1971 et 1978.
Domaine d'études
Baccalauréat
1971
1978
Maîtrise
1971
1978
Doctorat
1971
1978
-en pourcentage Education
97
89
96
95
100
94
Sciences humaines
77
66
96
77
99
94
Sciences sociales
75*
70*
83
81
97
85
Santé
62
64
84
81
—
--
Sc. biologiques
76
55
79
79
94
83
Math./sc. phys.
54
41
72
58
90
72
Admin./commerce
25
21
25
28
--
--
Génie /sc.appl.
25
19
36
39
54
50
Ens. des dipl.
69
60
73
69
89
80
* Les diplômés en économique et en droit sont exclus puisque, dans leur
cas, les tendances d'emploi sont très différentes de celles observées
pour les diplômés des autres disciplines des sciences sociales. La
proportion de ceux qui se sont trouvé un emploi dans le secteur public est
la suivante: droit, 9% en 1971, 167. en 1978; économique, 42% en 1971, 30%
en 1978.
-68-
6. Utilisation des diplômés dans les secteurs public et commercial
Au chapitre I, on a déjà examiné les professions des diplômés selon le
niveau de formation exigé en se fondant sur le système de classification
mis au point par le ministère d'État aux Sciences et à la Technologie
(MEST). En vertu de cette classification, le niveau de formation exigé
détermine si les emplois peuvent être considérés ou bien comme des
professions de main-d'oeuvre hautement qualifiée (MHQ) ou comme des
professions de main-d'oeuvre non hautement qualifiée (MNHQ). Les postes de
MHQ exigent au moins deux années d'études postsecondaires et les postes de
MNHQ n'exigent pas une formation aussi poussée 24 .
Dans le présent chapitre, on cherche à déterminer l'utilisation qui a été
faite des diplômés dans les secteurs public et commercial. A cette fin, on
a calculé la proportion des diplômés qui ont obtenu des postes de MHQ dans
ces deux secteurs.
Le tableau 16 fait état du taux d'activité et d'utilisation, en 1978, des
bacheliers de 1976 de huit principaux domaines d'études 25 . L'indice du
taux d'activité est la proportion des diplômés employés dans le secteur
visé etl'indice du taux d'utilisation est la proportion de ceux d'entre eux
qui occupent des postes de MHQ.
Comme on l'a déjà mentionné, les bacheliers ayant étudié en génie, en
économique, en administration, en mathématiques et en sciences physiques
ont eu davantage tendance à être embauchés dans le secteur commercial que
dans le secteur public, mais dans l'un ou l'autre secteur, une grande
proportion d'entre eux occupaient des postes de MHQ en 1978. Par
conséquent, pour ce premier groupe de domaines d'études axés sur le secteur
commercial, le taux d'utilisation a été élevé (généralement entre .7 et .9)
tant dans le secteur commercial que public.
Quant aux diplômés des domaines d'étude axés sur le secteur public
(l'éducation, les sciences humaines, les sciences sociales et les sciences
biologiques), le taux d'utilisation a été très élevé (entre .70 et .95),
mais très faible dans le secteur commercial (entre .24 et .36). Les
diplômés de cette catégorie ont eu tendance à être embauchés dans le
secteur public, le plus souvent pour des postes de MHQ. Seul un petit
nombre de ceux qui se sont retrouvés dans le secteur commercial occupaient
des postes exigeant des études postsecondaires.
24 Pour plus de renseignements au sujet de la classification du MEST et
pour trouver une liste des codes de certaines professions, se reporter
à l'annexe D.
25 Les diplômés des disciplines professionnelles, à savoir la médecine, le
droit, la pharmacie et l'art dentaire, sont exclus des données de ce
tableau.
▪1
•
- 69 -
b
a)
k O a)
a) to •b
O a1 O 4
/Cd
1J
a)
(a)l
N rO O' cd
c'1
tr1
rU-I ~ E •U O
âggi a
â
b
a)
.
~
cd
II
II
II
II
II
O N -7 trl .0 0
r\00 00rn00 00
U 4
-
'Q
cd
a) U • a) a) O'
r~
rl
~
f~
cd
~ a) o
o ~v b cd
U ^0
~
Q• r-1 JJ
uJ
r-I
co 44 a) 'd a)
D
�
U
N
~ 01
U
G
O
ci)
~ ,>
r~
b
y
m) 44
`
o
-I
4+ O ,--1
4-)
to C a)
'G E9
O •rl tJ
a) p C O
r - I •rl
O O Co
• 4.1 Co CO a)
DC
N
.O
44 tT C
O
Co
O
Cl.
a)
a) r - 1
ca ca)
L7
-
r1
-
Q'
O
Ca
Û
44
R• a)
d
~
~
~
4J
O
a)
00
•r1
00 D4
G
an
O
4-4
O cO
d
D,
cdCd
~ ~p~
U
tÔ
a)
û bô ap
.3
3
3
.2
.3
? 1 1, 8
;
8
.6
6
.7
.7
? l 5, 6
•rl
o
a) •
al
4+ a) a) E9
4-1 b
■
-I
8 a) ., cd
r-1
a) 4
Co >r 4r1 \a)
.0 4+ 00 cd U4-)
CJ a) •rl 4+ C a)
•r1 a) 1J O
C• ••
to J-+ to
4-1
•rl
CO
Ln
•
Sc. bio l.
Sc. soc. 1
Sc. humanines
Educa t ion
To ta lpar t ie l
Tra itement médian
/sc. app
. /comm.
uriques
/sc. phy
par t ie l
tement m
ine d 'ét
CL.
rl
w
a)
b
Co
A
W
~ R.
~
a) a)
4a •r1
~ J
Oi C~~
.
(1)
a)
O 4+ a) ui U< 0
C ~ ca) O
a) en aJ
a) O a to
co
a) •r1 •rl O O El C u)
a)
to b m 0 r•1 v cd a)
r-1
\a)
44 Q' 4•1 "Cl 1-1 •V r-I
r♦
›, 4J a)
C
a) • o a) i a) •rl 4+ O to 4
d 41 r-1 4-1 -ri 4+
• r1 •r-1 a) C
0 cd a 4-1 p 0 4.1 JJ a) •rl a)
•r1 ca) p a) O U O 4+ r-1 r-♦ E
to 4+ (1 )
>r a) cd Cu p a)
u
O
ç
,--1
a) a a
d r-I
r-1 a r•i
«d 1J cd
a) cd ,o a)
an • 4-1 r - I n
Q' a) a) r•1
,a) 1J
ad Co \a) (cd
•r1 4+ 'V
a) V) 0/-%0 cd o. 'b
a) 4
ca)
G
w a)
E3 4
co 4+ t~ Cu o\° 4+ U r-1 ('. 4+ 4+ •rl ca) •rl
O O to O JJ •r1
r■ a U
a) v 4J ua) N "Cl G El
G a) a) cd C O 4+ tr1
cd a) 4a 4+ O p y O o cd
o
r-I b a) g O
uJ A'b a r•.+ cd w) a) 4J •r1 ti7
U 4J
a) 41 a)
6 O- 00 4+ w) JJ ir
ca) 44 a) 1J 41 4.1 LJ a) G O u) O a) b O-d
td O
•
cd O G 44 u) U
•rl mi ca) UJJ to 4a
41
r-1 U Q a) td a) a) o\° r-1
'b 4J cal ta) 0•r1
E3
Co ,-,t O. •r1 (0 r-i
ca)
•rl U
a) JJ 4 cd r-1 Co
a) - 4 td \a) r-1
M •rl O ri •rl 4J
\a) \a) D, 9r1 a)
b 1- 1 ••l ri - •rl a)
U r•1 a
cd 4 w)
('+ •• .0
cd r•1 ri
r-I 41 u) a) -ri • - td 4J
OH
cd
J - O
C a) t- 4r1
Co
C • rr Ci "z) a) D O al
O 'o
cd •• 4r1 w a) 'd
O cd cd 4 a) a) 'b a)
•rl
O 7 V) cd 0 8
itd to fa)
r-1 1) r-1
0
U) a) cd cd 4J 0 cd a) to
N 00 r-I r-I a) 10 r-I yQ a)
4+ C
O -ri
'b 7 a) 44 r-1 0•rl •rl CJ R) •r1 O'd
,--i L ca) 1 cd
r-I cd cd
^
-ri ri O
4+ td td
U 4+ O
O N 0 4
a) to w) D D p D 1J 4
DC td ..0 U 00 44 O U Ca •1-1 O 1-1 cd cd • 8 cd
G
W a•rl •rl •rl O CSN W a) 4+ O VI ) H 4+ r•-■ a) 4+ O 0
4+ r-1 a) N •• a 41 ca) E-1 -0 4J 1J Fg t0 1 1 'ç) to
O
r-1
O to 0 U
a)
W U
G
cd ~ ~ ~ ~ , ~~ ~
CO CO cd O
O to cd •
r-- r-I Cl. 41 a a) 4-) Co
a.
0,.
O to S-1 Â
'T) •• 4J 4J o
JJ C
u)
4a
W w p a) a) a
X
M
LJ
U a) -ri r-I r-1 0
.0
4U+ N
«d v ' •rl
D O A ka)
1J b Co •rl U 0 4( O
•r1 4-1 cd
>✓
a) O
•~
r-I
41
Co
CO
• a ,--1 0
ai °
W~
(0 a) 1J u 1J
r-4 ❑ a) • r1 41
Ln
4~1
0 t 6 0 O to ,0 (1) a)
r•1
a) O E9 U 4+
IV
O `
a) 44
u)
1Jb
~
Co a) Nv
co~a,
a) Co 0 4+ •r1 O.
4+ a) •r1 0 b 4r1
4-1
4O1
a) Co •r1 r-1 cd •r1 •l7 td
\a) •r1 b 4 b Co '
C 4+ 4U•1 O Co
-0
-C cd
U N ~ r•I
~ O
44
~
r-1 a) Co O a O
m 4J
a)
a) a)
r1
.
a)
Û O
O C Co4a
`
a) U
a) b 4r1 a) r-I a)
cn C 4J cd ••1
II
a)
•• r•+
Co
O r-I m r-I
O Co
• b
~ r-I
to 1J
M a a).oaa)U
'b
• 1-1
~
â 0-0
en Û td 4U,1 N
a)
N •r1
cci ka)
M)
a) - J ~ 0 • to r•1 1J
U r-1 a) t~ O ca) cd •r1
p cd cd q Co D
40.1 p .
N
U câ
~ a) O Co
U 'O b O C
ô
cl) O
cd
■0 b X b O
a) a) u) n p a)
a -ri a o, a)
O 44 E9 ra a cn
4J
G
cd 1J
b
.
â
v û
0 ,-1 O
C b W
Cf)
as
r-1
cd
o, ,--I C 5C • ~
a)
a) O cd
El
1J -04a 4J 4J • 4+ J-~1 O
b 7 rl `h â)
1J Ovi O 'cd aJ
p iJ 4.1
~
C cd 9r •1 •--1
~ cd ca) O U
tfl
w
a)
1J1 0 t!1 0, M
tn r` .o a0 r`
~â
JJ
4+ .0
a
,.I
vr
X XXXX
E3 •r•1
y N r-I
•rl
. .
7
.7
.7
.8
8
. 4, 5
[11Q
Tor
di
tes
N
N O
o
cd ~ •r1 O
.
II
00
Ob
cd .O E9 N
cd
\a) co
r-i (-J a) 4.1 a)
a)
O
0
a) 4+ ~
al 0a)
O'
. O
a0
•r1 O m•r+u
g JJ O- C 4J w)
JI.1
)por i
dip
; tes
4F1Q
Taux d 'ac t iv it é et d 'u t ilisa t ion de s bache lie rs de 1 976 da ns les sec teurs public e t comme rc ial,
Tableau 16.
o, n tf1 V1 ce)
c'1 u1 u1 CO .D
CG
ci) a)
JJ r-1
a) U
4a N 4-)
9-
O-
~
~ 4J
<4 0
r--1 N
Ô
~CN N N~
Co a)
,--1- 1
cd p. a) 'ry en 4+ E -a
01
.
o
••
4)
0
z
.
4'a
,
— 70 —
u
n
o
o. st r s. tr1 0. 0
r` l`s• .0 00 r` O
.c
co
Ch
'Cr}
XXXXX
DC
tr1 .0 N st r-N N st Ill M
t`
r-I
CO 0 0. --t r i in
• •
I1
II
•
II
•
il
O r100 0 O
•
•
II
il
d
r
li
O
0 s r-4 .O O O
CO .0
n fil
•
•
.O• .O•
VI
ri
•
•
II
•
11
•
11
•
11
•
•
11
II
c+1
0
co C+'1 N. O. CO O. O
N st Cr) ri N N r-1
•
•
•
•
•
•
O~
G*
CO
N
11"1
•
41)-
S
Û
0~t tr1 N C•1 CO
M N CV N O ri
O.
N
riâ
ca
G) G)
G) 1J
JJ \Q)
•••■
G) 1+ ~
N
0
G)
4-1
Cl) N
•rI Cn
cd
p
G)
~
.~o
1J
Gl
1J
0
G)
rn 00
~
u
1J
(1) 0 f-i 14 0 0
O Ca 0 cd
el N
••OI .4-4
p 'V a) r~
El
0- G)O
14 Q' r-I b O •rl a)
O 1J O
O U) -O' •• U 0
O. a) cn~ rn
re
b 1J
UJ • rl
ai O 0
0 aJ cd a) na tu 0
$4 a
cd ■ a) 0 b
1J
CO
b 0 b •ra •ri a)
0
O
a) O
C cd
1J rn
r-i
4•I
4-1 N
a U)
N r-I r-i
â) C
14 •ri
â) ~ ~
Û Ô r~ 0 n
0 C
■D
Cl)
.r4 v--4
i4-1
G ~
G) C.) •~
b
a) Cl) 7 N
O
~
cd
a) 1J
1,
cd Û
0
C ) O' G)
u u
~ 1+
~i
G) a
10+
y
a0)
b 4 b 1J 1) b ~
u
ra
u
Cl)
w
rl
G)
U) .~ Ô
N 8
r-I (0 -ri
r-♦ C/)
1J a
(a) .G)
1J E1
0 (0
a) r-I
(/) a
G) •rl
v) •~ DC
0 U
O
O G)
Cl) G) r - 1
a)
CI)
r-I
CO
H •0
^0 •
0
u)
LJ •ri cd
a
Cl) O U) 0 0'b
ce
O
0 ,--iV-t '*y El
O w G) DC 0
rl U) 0 0 N
Cn >+
,C 1+ Ct0 G)
0
•rl Cn
u a) •a)
4-4u co
•ri a)
t/>
0
4-1
C 0 • N
0 b icd
caa) u k a)
1J 0
O - 0 J-t
1+ C G) G) r--I O 0
• ■ l Cd
O .rl 1a 'C
U) 1J 0
a 1E1 1J
tra itement
tr1 s1' CO .D Cr)
r-- r` rr1 ~t .0
X
En s. de s dip 1. 4
XXXXXX
Aucune sp éc.
Sc. bio l.
Sc iences soc ia le s 2
Sc. humaines
Educa t ion
To talpa r t ie l
Tra itement médian
x X X
Génie /sc. app l.
Admin. /commerce
Economiques
Math/sc. phy s.
To ta l par t ie l
Tra itement médian
Domaine d 'études
Tableau 1 7.
5C
ca
a)
•+ 4 cd
G) u 4
\(1) •rl
X
~ ~
v)
0
U VI) 0 •J a •
ri y
•U
M
b
cd
U)
vu
9
(0
4 -1
a
•ri
b
•rl
14
( G)
a) Cl) ri Cl) •
a0
c)
Ca
- •ri sri
4-1 "0 a)
X
~ •
cd r-I
O N. el 0.t
.od CrlCrl~t
In
a)
. . .
ls
\G)
u
0
0 cd
1~J N
0
(G)
O
1+ 1J
1J r-i fn a O
G)
al u
. .
n
,8
II
8
7
8
.8
9
8
3i
d
3r
Il
ri
.G
de 1 968trava i llant e n 1 970 en ra ison
O cT GO .00.
N rl N st N
a)
r1
a 1J
a0
G) O
y
U)
G) CI)
b G)
r--1
G (1)
N 0
•
1J 1r
.n 0 cd
O •rl. N
U) 1 -i
1J m -~
0 O1 cd
Cd 4-4 r-I
O cd
cd
u
cd
U) 0 N G) cd O •ri v)
r-I 'Cy a Cn % ~ Cl) a
a) O
O
.N u 1J
i0 & ~
~
O rl •ri 'd
G -u cd ~ â â. Cl)
G)
O
,--i
,w
C
a r-I
G)
r•i 'b
.al
•ri cd 0 •■ l a -ri
a) - 1J Cd H cd 'd •ri 0
•-I •ri r i
•rl
u ri
1.4 0
Cn r
0
b
Ri
-~
C G) i4-1
•r•I
U u ~~ 0
N
1
co)
•d
b
0 co
Û
icd
■ G) N•,-i
0 •Oi 0 1-~+ 0 0 o cu
4-1
û 1 ~0
G p +
p q
O cd X cd .0 u a) N
'b a) a..,-1 •ri aJ 1J
r-I -
N a) ~
1+ ri •rl •ri
r
G)
1+ V) .ri
O G) 1+
a1J (0)
1J
0 ~ ~ 1~-r 1+ 10-i Ô 0
,-7 b Q O cd
a, 1J 11
04 E-1 Cn
- 71 -
Le faible taux d'activité des diplômés de la deuxième catégorie dans le
secteur commercial, conjugué à leur très faible taux d'utilisation dans ce
même secteur, semble confirmer que les possibilités d'emploi intéressantes
étaient plutôt rares dans ce secteur pour les diplômés de ces différentes
disciplines, du moins au tout début de leur carrière. Le nombre des
diplômés de cette catégorie qui ont réussi à se trouver des postes de MHQ
dans le secteur commercial, deux ans après l'obtention du diplôme, varie de
3 à 16%, selon le domaine d'études. Et pourtant, en 1976, les trois quarts
des bacheliers diplômés des universités canadiennes faisaient partie de
cette catégorie.
Les données sur les traitements semblent renforcer ces conclusions. Dans
l'ensemble, les nouveaux diplômés des domaines d'études axés sur le secteur
public gagnaient, en 1978, 25% de plus dans le secteur public que dans le
secteur commercial (voir tableau 6). Les diplômés des domaines d'études
axés sur le secteur commercial ont dans l'ensemble touché un traitement
d'environ 8% plus élevé dans le secteur commercial que public, à
l'exception des diplômés en administration qui gagnaient 6% de plus dans le
secteur public que commercial (voir tableau 18).
Le tableau 17 révèle les mêmes modèles en général chez les bacheliers de
1969 en 1971. Les diplômés des divers domaines d'études affichaient
sensiblement le même taux d'activité dans les secteurs public et commercial
bien que, comme on le faisait remarquer précédemment, ils ont été moins
nombreux dans l'ensemble à se trouver un emploi dans le secteur commercial
comparativement aux diplômés de 1976 en 1978. Les domaines d'études se
répartissent approximativement dans les deux mêmes catégories, soit les
disciplines axées sur le secteur public et celles axées sur le secteur
commercial. Toutefois, en 1971, les diplômés en mathématiques et sciences
physiques ont trouvé plus facilement de l'emploi dans le secteur public que
commercial. Là aussi, les diplômés des disciplines axées sur le secteur
public ont pour la plupart trouvé un emploi de MHQ dans le secteur public
(87%) et très peu en ont trouvé un dans le secteur commercial (29%). Les
diplômés des domaines d'études axés sur le secteur commercial ont été
favorisés dans les deux secteurs.
Comme ce fut le cas en 1978, les
traitements que ces diplômés ont touchés en 1970 en témoignent.
Par
conséquent, il semble que ces observations ne se limitent pas à une seule
période et qu'elles décrivent des phénomènes qui durent depuis longtemps et
qui existent peut-être encore aujourd'hui.
Il peut être très révélateur de comparer les résultats relatifs aux taux
d'activité et d'utilisation des diplômés avec les données recueillies à ce
sujet dans un autre pays. Le tableau 19 fait état des taux d'activité et
d'utilisation des bacheliers américains de 1976-1977 dans les secteurs
public et commercial, en 1978 (on a procédé sensiblement de la même façon
que pour les tableaux 16 et 17). Les définitions ayant trait aux secteurs
public et commercial et aux postes de MHQ ont été appliquées aux deux
séries de données, même si la période de référence n'est pas la même
(l'enquête américaine ayant été entreprise environ un an après l'obtention
du diplôme, et l'enquête canadienne, deux ans après). Comme on l'a déjà
souligné, une proportion plus grande de diplômés américains ont trouvé de
l'emploi dans le secteur commercial, soit 57% comparativement à 40% au
Canada. Voici les autres principales différences qui ont été constatées:
- 72 -
Tableau 18. Traitement médian des bacheliers de 1968 et 1976, selon le
domaine d'études et le secteur d'activité, 1970 et 1978.
1978
Sect.
comm.
Pub./
comm.
$9,500 $16,500
$17,750
$17,500
8,500
8,550 $15,650
14,700
14,900
8,150
8,900
8,500
14,300
15,100
14,800
Education
9,500
8,350
9,450
15,000
12,000
14,800
Sciences sociales*
8,700
8,000
8,500
15,000
11,350
13,900
Économique
8,600
8,500
8,550
14,300
13,900
14,000
Sciences humaines
8,200
8,400
8,250
14,600
11,100
13,800
Agric./sc. biologiques
8,000
8,250
8,050
13,300
13,100
13,400
Général
8,450
8,000
8,300
13,700
12,900
13,400
$8,800
$9,000
$8,850 $14,800
$13,850
$14,400
Domaine d'études
Sect.
publ.
1970
Sect.
comm.
Pub./
comm.
Génie /sc. appliquées
$9,200
$9,600
Administration,
commerce, gestion
8,700
Math./sc. physique
Ens. des diplômés **
* A l'exclusion du droit et de l'économique.
** A l'exclusion du domaine d'études professionel.
Sect.
Publ.
O
r+
ri
in
r1
1--
...d-
in
N
ao
.a
Cr)
O.
r1
Cr)
Ln
I'.
n
c`'1
II
II
II
II
II
II
II
Il
II
il
II
.o
.O
0
I--
r1
r--
O
.o
7
00
In
Ln
oo
M
r•-•
.o
r+
OA
■O
CO
n
>E
>C
>C
>4
>4
5E
>C
>C
>C
>C
>C
In
.o
O
O.
N
~Y
O
.O
0
r---
Ln
N
00
cY1
co
-a
O
n
.--i
0
cn
n
f"1
u1
on
Cr)
00
r1
d
ri
n
N
Cr/
.O
II
11
II
II
II
II
II
II
II
11
11
N
00
cY1
r--
N
.o
N
u1
CO
01
.7
.G
on
Cr)
r`
on
n
CT
Ln
>e
>C
>e
>e
>e
>C
k
>C
k
k
>C
a-
o
co
n
.-I
O
-4'
o
Col
CO
r-.
.o
u1
00
r1
-
00
N
In
.c
~t
N
v1
in
Ln
ce)
.7
-
O
cf)
r1
ri
r1
,--1
.1
rc
~
on
u1
th
a)
O
v
••1
8
y
•
~
O
p
o
....._
a)
•.1
•
G
•.1
----u
% a)
b
d
P
A
a.
oi
v
U)
G
C7
a)
v
•
6
CJ
.a)
•r1
o
cd
ci)
•r1
o
â
co
•.1
cd
15
•
U
CO
•+
cd
•.1
O
4
•
U
en
›,
co
---.
4
Z
U
a)
U
C
a)
U
ai
Ens. des dip l.
•-i
a)
U
f-i
•
r-1
A.
Aucune sp éc.
Domaine d 'études
Tableau 1 9.
IC
W
* A l 'exc lus ion du dro it et de l 'éc onomique.
r1
r1
L
(
glo ba le
Prop o r t ion
Proport ion
s
dip
l
ômés
des dip l.
s
dip
lômés
de
de
le
dans
des
dans de s
dans
pos
tes MHQ
ec
teu
r
pos
tes
MHQ
s
globa le
Prop o r t ion Prop o r t ion
des dip l.
des dip l ômés
de s dip l ômés
da ns de s
dan s le
dans des
pos tes MHQ
pos tes MHQ
s ec teu r
-- 73 --
-74-
1. Chose qui ne peut manquer de surprendre, une proportion importante de
diplômés en sciences humaines aux États-Unis ont trouvé de l'emploi
dans le secteur commercial (71% comparativement à 35% au Canada) et le
pourcentage de ceux d'entre eux qui ont obtenu un poste de MHQ,
quoique faible, est quand même légèrement plus élevé que chez leurs
homologues canadiens (52% aux États-Unis contre 95% au Canada).
2. Les diplômés en sciences sociales (à l'exclusion de l'économie et du
droit) ont, aux États-Unis, trouvé beaucoup plus de débouchés dans le
secteur commercial, puisque 54% d'entre eux y ont été embauchés,
comparativement à 30% au Canada.
3. Dans l'ensemble, la proportion des bacheliers occupant un poste de MHQ
au moment de l'enquête était plus faible aux États-Unis qu'au Canada,
Il se peut évidemment que l'intervalle plus court
65% contre 74%.
entre le moment d'obtention du diplôme et la date de l'enquête donne
lieu du moins en partie, dans le cas des États-Unis, à une sousestimation du nombre de titulaires de ces postes par rapport aux
chiffres de l'enquête canadienne. En effet, les diplômés du Canada
ont bénéficié de plus de temps pour se trouver un poste de MHQ.
4.
Si on aborde la question sous l'angle des secteurs d'activité visés,
on remarque que le taux d'utilisation des bacheliers dans le secteur
commercial (lequel est mesuré en fonction de la proportion de ceux qui
occupaient des postes de MHQ) a été plus élevé aux États-Unis, 59%,
qu'au Canada, 50%. Toutefois, dans le cas du secteur public, le taux
d'utilisation des diplômés de ce même niveau a été plus élevé au
Canada, 85%, qu'aux États-Unis, 71%.
5. Dans l'ensemble, une proportion plus grande de diplômés américains ont
obtenu des postes de MHQ dans le secteur commercial (33% comparativement à 19% au Canada), mais un nombre beaucoup plus restreint
d'entre eux ont obtenu de tels postes dans le secteur public (31%
contre 53% au Canada).
Ce genre d'analyse exploratoire plutôt simple comporte évidemment des
limites. Comme on le soulignait, au Canada, les diplômés ont répondu à
l'enquête deux ans après avoir obtenu leur diplôme, alors qu'aux États-Unis
l'enquête a eu lieu l'année suivante. Dans le secteur commercial en
particulier, les diplômés embauchés dans des postes de main-d'oeuvre non
hautement qualifiée peuvent se voir confier plus tard des postes comportant
de plus grandes responsabilités 26 .
26
On ignore dans quelle mesure ce genre de situation se produit.
Toutefois, on a souvent souligné l'importance des premières années de
travail dans l'orientation d'une carrière. Ainsi, il est probablement
très difficile pour une personne de passer à un emploi réservé à la
main-d'oeuvre hautement qualifiée, après avoir travaillé quelques
années dans un emploi qui ne l'était pas, disons en qualité de commis
ou dans une usine de transformation.
-75-
En outre, ils sont évidemment nombreux ceux qui soutiennent qu'il est
impossible de répartir de façon rigoureuse les professions selon qu'elles
exigent ou non des études postsecondaires, particulièrement si l'on songe
au genre de formation qui est offerte dans les domaines d'études qui
présentent un lien étroit avec le secteur public. Ce genre de formation
tend à être plus générale, car elle a pour objet de développer pleinement
les capacités intellectuelles d'un individu de façon à lui permettre de
s'adapter aux milieux et aux circonstances dans lesquels il pourra un jour
se trouver. Cette formation n'a pas nécessairement pour objet de fournir à
cette personne le bagage dont elle pourrait avoir besoin pour une
profession en particulier. S'il est vrai que certaines professions, par
exemple celle de vendeur (sauf dans le domaine technique), n'exigent pas de
formation spécialisée particulière, certains aspects de la formation reçue
à l'université peuvent se révéler très utiles tant sur le plan de la
sélection des candidats que sur celui de la réussite professionnelle.
Malgré ce genre de problème, l'auteur est d'avis que la méthode de
classification des professions de MHQ utilisée dans la présente étude est
suffisamment réaliste et surtout utile, puisqu'elle permet de mesurer de
façon uniforme un aspect bien précis des tendances de l'emploi observées au
cours de deux périodes différentes et dans deux pays différents. En outre,
ce genre d'analyse fait vraiment ressortir l'importance du lien qui existe
entre le domaine d'études et l'emploi dans les deux grands secteurs de
l'économie. En d'autres termes, cette méthode particulière de
classification des professions selon qu'elles exigent ou non une MHQ se
prête certainement aux critiques voulant que les estimations de la
proportion des personnes exerçant des emplois de MNHQ qui en découlent sont
ou bien trop faibles ou bien trop élevées. On-pourrait probablement en
dire autant de tout autre système de classification du même genre.
Toutefois, le principal avantage d'une telle méthode ne tient pas tant à
l'importance des valeurs absolues obtenues à l'aide de la mesure, mais
plutôt à celle des valeurs relatives exprimées entre des domaines d'études,
des secteurs d'activité, des pays et des périodes de référence qui
diffèrent.
Il faut aussi souligner que la classification des domaines d'études à titre
de domaines orientés vers le secteur public ou vers le secteur commercial
ne signifie pas, cela va de soi, que tous les diplômés d'un domaine
trouveront nécessairement de l'emploi dans un secteur donné. Selon les
données historiques, les diplômés auraient tendance à passer d'un secteur à
l'autre. Au niveau du baccalauréat, les deux grands domaines où cette
tendance historique est la moins marquée sont les mathématiques/sciences
physiques et les sciences biologiques. Les diplômés de ces domaines
passent à chacun des autres secteurs en nombre plus égal que ceux des
autres domaines.
Dans l'ensemble, cependant, cette méthode d'analyse donne une approximation
de la forte attraction qui existe, tout dans les taux d'activité que dans
les taux d'utilisation, entre les domaines d'études et les secteurs de
l'économie.
CHAPITRE III L'EMPLOI DANS LE SECTEUR PUBLIC ET L'ÉVOLUTION
DES TENDANCES RELATIVES AUX DIPLÔMES DÉCERNÉS
Deux principales questions sont abordées dans le présent chapitre :
1. Que s'est-il passé au cours des années 70 pour ce qui est des
possibilités d'emploi offertes dans le secteur public?
2. Cela a-t-il eu une incidence sur le nombre et le genre de diplômes
universitaires décernés?
1. Baisse de l'emploi dans le secteur public
La vitalité du marché du travail, tant pour les diplômés que pour
l'ensemble de la population active, dépend du climat économique. Comme
l'enseignement et l'administration publique ont toujours été les principaux
secteurs d'emploi des diplômés universitaires, il peut être intéressant de
suivre leur croissance au cours des années 70.
Une des principales mesures de la croissance économique est le produit
intérieur réel (PIR) qui est un indicateur de la valeur des biens et des
services produits par un secteur 27 . Le graphique 17 indique le taux de
croissance du PIR dans les principaux secteurs d'activité, pour trois
périodes distinctes des années 70 : de 1969 à 1971, de 1976 à 1978, et de
1978 à 1980.
Durant la période de 1969 à 1971, les secteurs de l'enseignement et de
l'administration publique ont tous deux connu une croissance égale ou
supérieure à la moyenne de celle enregistrée dans l'ensemble de
l'économie. Durant la période de 1976 à 1978, le PIR du secteur de
l'administration publique est tombé sous la moyenne nationale de l'ensemble
des secteurs d'activité et le secteur de l'enseignement a, pour sa part,
affiché une croissance presque nulle. Pour ce qui est de la période de
1978 à 1980, ces deux secteurs ont vu leur PIR décroître d'environ -0.5%
par année.
27
Le produit intérieur réel ne peut être mesuré de la même façon dans le
secteur public et dans le secteur commercial puisque, dans le premier
cas, il n'y a pas de "produit" auquel on peut attribuer une valeur
marchande. Pour le secteur public, on mesure essentiellement les
dépenses. Il est par conséquent assez difficile de comparer le PIR des
branches d'activité du secteur public non commercial et du secteur
commercial. Le PIR peut quand même servir d'indicateur de l'évolution
de la situation économique dans le temps.
— 78 —
Graphique — 17
Croissance annuelle moyenne du produit Intérieur réel par secteur d'activité, Canada, certaines années
Entre 1969 et 1971
11.9
10 —
'
6 —
—
8
—
6
-
4
—
2
Toutes les activités
4
0
Exploition
minière
11.1
Se rvices
publics,
gaz
Enseignement
Transp.
commun cations
Admin.
publique
Commerce
Se rv ices
aux entreprises
Santé et
se rvices
sociaux
Secteur
manufacturier
Construction
Entre 1976 et 1978
Toutes les activités
2 —
I
I
I
I
Services
aux entreprises
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
I
Services
publics, ,
gaz
I
I
I
Finances
Transp.,
communi- assuranices,
cations
immobilier
8 —
—
8
—
6
—
4
—
y
0
I
Commerce
Secteur
manufacturier
I
I
Santé et
se rv ices
sociaux
I
I
I
I
Admin.
publique
I
Enselgnement
Construc fion
I
I
I
I
Exploition
minière
—
2
o/0
Entre 1978 et 1980
rio
0
Finances
assurances,
immobilier
6 —
4 —
Toutes les activités
2 —
—
8
—
6
—
4
—
2
0
I
i
I
I
II
1
I
2 —
Transp.,
communications
Exploition
minière
Services
publics,
gaz
Finances
assurances,
immobiliér
Se rvices
aux entreprises
Santé et
se rv ices
sociaux
Construction
Commerce
I
Secteur
manufacturier
I
Admin.
publique
~
I
~
Enselgnement
—
2
■
-79-
L'emploi est un autre indicateur, peut-être même le plus approprié, de
l'activité économique dans tout secteur donné. Dans le secteur public, la
croissance de l'emploi a suivi la même courbe que la croissance du PIR. Au
cours des années 1969 à 1971, le nombre des enseignants (le principal
groupe dans le secteur de l'enseignement) a augmenté de 3.4% par année et
l'emploi dans l'administration publique, de 4.5% par année. Toutefois, de
1976 à 1978, le nombre des enseignants s'est mis à décroître de -0.3% par
année en moyenne et l'emploi dans l'administration publique a chuté jusqu'à
2.0%. Vers la fin de la décennie, le nombre des enseignants poursuivait
son déclin et la croissance de l'emploi dans l'administration publique
était devenue pratiquement nulle (augmentation de 0.1% par année).
Avec le nombre peu élevé ou même décroissant des inscriptions dans les
écoles et les programmes de restrictions fiscales appliqués par les
gouvernements, on ne peut vraisemblablement s'attendre à une reprise de la
croissance du secteur public, du moins pas au début des années 80.
Ainsi, les diplômés des domaines d'études axés sur le secteur public
continueront sans doute à éprouver de la difficulté à se trouver du
travail, à moins de pouvoir soutenir la concurrence dans le secteur
commercial. Au moment de la rédaction du présent rapport, on observe que
la croissance du secteur commercial se ressent elle aussi gravement des
effets de la récession amorcée au milieu de l'année 1981. On peut donc
difficilement prévoir les possibilités d'emploi qui s'offriront aux
diplômés des domaines d'études axés sur le secteur commercial.
En conséquence, dans le secteur qui a fourni le plus grand nombre d'emplois
aux diplômés des disciplines traditionnellement liées à ce secteur (le
secteur public a offert au milieu des années 70 des débouchés aux trois
quarts de l'ensemble des bacheliers et à la majorité des titulaires de
maîtrise et de doctorat), la croissance économique a connu une tendance à
la baisse constante pendant toutes les années 70. Cela a presque
certainement eu un effet sur les possibilités d'emploi offertes aux
diplômés de ces domaines d'études et a probablement été à l'origine du
revirement en faveur du secteur commercial qui avait une santé économique
plus vigoureuse 28 . Ce déclin peut aussi expliquer en partie pourquoi on
s'est préoccupé à ce point du "sous-emploi" chez les diplômés en arts et en
sciences dans les années 70.
28
Dans l'ensemble, le taux annuel moyen de la croissance de l'emploi dans
le secteur commercial a été de 1.9% au cours des trois années 1969,
1970 et 1971, de 2.2% entre 1976 et 1978 et de 2.9% entre 1978 et
1980. On ne disposait pas de données sur l'emploi pour la branche
d'activité "services aux entreprises" qui représente le plus gros
employeur de diplômés universitaires dans le secteur commercial, mais
la croissance économique, telle que mesurée par le PIR, y a été de
3.2% entre 1969 et 1971, de 11.1% entre 1976 et 1978 et de 3% entre
1978 et 1980.
- 80 -
Ces données suscitent un certain nombre de questions. On peut se demander
s'il est dans l'intérêt des diplômés ou de l'économie que les liens
observés jusqu'ici entre certains domaines d'études et les débouchés dans
le secteur public ou commercial se maintiennent? Par exemple, le secteur
commercial canadien profite-t-il autant qu'il le pourrait des compétences
et des connaissances transmises par l'université, particulièrement aux
niveaux de la maîtrise et du doctorat? Le fait qu'aux États-Unis une
proportion plus grande de diplômés sont embauchés dans le secteur
commercial signifie-t-il qu'un plus grand nombre de personnes hautement
qualifiées sont utilisées dans l'ensemble de l'économie?
La formation offerte aux étudiants en arts et en sciences vise, du moins en
partie, à développer pleinement leurs capacités intellectuelles et à les
préparer à remplir diverses fonctions et à s'adapter à diverses
circonstances. De l'avis de beaucoup, des enseignants en particulier, s'il
est vrai que ces qualités ne sont pas celles que les employeurs recherchent
avant tout (par opposition aux connaissances spécialisées qui peuvent être
utilisées directement), elles peuvent être très utiles durant toute la vie
- de travail d'un individu et, à long terme, se révéler également très
profitables aux employeurs. Le secteur commercial devrait peut-être
accepter de jouer un plus grand rôle dans la formation (et par conséquent
dans l'utilisation) des personnes qui possèdent un diplôme d'études
générales. De cette façon, les entreprises de ce secteur pourraient tirer
profit d'une plus grande gamme des connaissances acquises grâce aux études
universitaires.
Il y a cependant une contrepartie à cet argument. En effet, si l'on tient
compte de la faible croissance du secteur public, les universités
devraient-elles continuer à utiliser les fonds de l'État pour produire en
grand nombre des diplômés dont le secteur public semble faire une plus
grande utilisation que le secteur commercial? S'il est plus profitable
pour le Canada de renforcer son secteur commercial plutôt que son secteur
public, devrait-on chercher à former davantage de personnes dans les
domaines qui ont jusqu'ici été liés aux principales sources d'emploi dans
le secteur commercial?
On doit évidemment aussi se demander si l'augmentation du nombre des
diplômés dans ces domaines comble un besoin dans le secteur commercial.
Certains groupes, comme le Groupe d'étude de l'évolution du marché du
travail d'Emploi et Immigration Canada, estiment qu'il est nécessaire de
modifier la répartition des ressources du système postsecondaire. Ce
groupe d'étude préconise une expansion de la formation dans le domaine du
génie et de la technologie et de certains programmes d'administration, et
une diminution des ressources consacrées aux arts en général et aux
disciplines liées à l'enseignement et à l'administration publique. Il
croit en outre qu'il convient "de réduire quelque peu l'investissement
global dans la formation postsecondaire, afin deouvoir affecter les
ressources ainsi libérées à d'autres genres de cours" 2'.
29 Emploi et Immigration Canada, L'évolution du marché du travail dans
les années 1980, (Ottawa : Approvisionnements et Services, 1981), p.
157.
- 81 -
2. Incidence sur le nombre et le genre de diplômes décernés
Au début des années 70, l'offre de nouveaux diplômés s'est mise à augmenter
rapidement et les possibilités d'emploi dans le secteur public, lequel
avait jusque-là représenté pour eux la principale source d'emploi,
ont pour leur part diminué. Si l'on tient compte du faible niveau
d'utilisation et de rémunération, dans le secteur commercial, des diplômés
des domaines d'études axés sur le secteur public, il se peut que les
diplômés de ces disciplines ne puissent trouver d'emplois intéressants et
bien payés dans le secteur commercial. Dans la présente partie, on analyse
la réaction des étudiants à une telle situation en s'appuyant sur des
statistiques sur les diplômes décernés 30 .
A. Titulaires de baccalauréat
Au niveau du baccalauréat, on note deux sortes de réactions. Tout d'abord,
le nombre des diplômés titulaires d'un baccalauréat a été à la baisse
depuis le milieu jusqu'à la fin des années 70 (voir graphique 18). Après
avoir affiché une hausse annuelle moyenne de 6% entre 1970 et 1975, le
nombre des baccalauréats décernés n'augmente plus que de 3.4% par année en
moyenne entre 1975 et 1978 et va jusqu'à décroître de -1.7% par année en
moyenne entre 1978 et 1981. Toutefois, comme le nombre des inscriptions
dans les universités s'est remis à augmenter en 1979 et qu'il croît
toujours à un rythme rapide aujourd'hui (1982), le déclin dans le nombre
des diplômés titulaires d'un baccalauréat ne devrait être que de courte
durée.
Le second type de réaction au niveau des titulaires d'un diplôme de premier
cycle est peut-être plus révélateur; en effet, on constate qu'il y a eu une
baisse de popularité des domaines d'études axés sur le secteur public.
Comme on peut le voir dans le graphique 18, entre 1970 et 1976, le nombre
des diplômes décernés dans les deux catégories de domaines d'études
(c'est-à-dire ceux axés sur le secteur public et ceux axés sur le secteur
commercial), a augmenté à peu près au même rythme. Après 1976, le nombre
des diplômes décernés dans les disciplines axées sur le secteur commercial
a augmenté de façon spectaculaire pour atteindre en 1982 un niveau de 1.9%
supérieur à celui de 1970. Le nombre des diplômes décernés dans les
disciplines axées sur le secteur public a pour sa part amorcé un déclin à
la fin de la décennie pour atteindre en 1981 un niveau de seulement 1.2%
supérieur à celui de 1970.
30 Malheureusement, dans les années 70, les données sur les inscriptions
dans les universités n'étaient pas classées selon le domaine d'études
comme dans la présente étude. Il a donc été impossible de les
analyser. La situation a cependant été corrigée récemment.
— 82 —
Graphique — 18
Indice de croissance pour les diplômes au niveau du
baccalauréat attribués au Canada, 1970-1981
200
— 200
190
Dans les disciplines axées
— 190
/ / sur le secteur commercial ( 1 )
~
~
~
180
180
~
170
170
160
160
150
150
140
Dans toutes les disciplines
— 140
•
130
130
Dans les disciplines axées
sur le secteur public ( 2 )
120
120.
110
110
100
1970
1971
I
I
I
I
I
l
I
I
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
100
1980
1981
(1) Comprend génie/sciences appliquées, mathématique, sciences physiques, commerce/gestion, économique.
(2) Comprend éducation, sciences humaines, scie_ nces sociales (excluant économique et droit), sciences biologiques,
sciences infirmières, aucune spécialisation.
- 83 -
Ces observations sont présentées de manière différente dans le tableau 20.
Le nombre des diplômes décernés dans les domaines d'études axés sur le
secteur commercial a augmenté de 39% entre 1976 et 1981. On enregistre une
hausse pour chacune des disciplines de cette catégorie, laquelle varie d'un
maximum de 54% dans le cas de l'administration et du commerce à un minimum
de 10% dans le cas des mathématiques et des sciences physiques. Le nombre
des diplômes décernés dans les domaines d'études axés sur le secteur public
a cependant diminué de 9% au cours de la même période, chacune des
disciplines de cette catégorie enregistrant une baisse (l'annexe F présente
sur la question des statistiques détaillées).
On voit donc que la composition de l'ensemble des bacheliers_ qui sont
entrés sur le marché du travail, après être demeurée relativement stable
entre 1970 et 1976, s'est considérablement modifiée entre 1976 et 1981. La
proportion des diplômés des domaines d'études axés sur le secteur
commercial a augmenté de 20 à 27%, celle des diplômés des domaines d'études
axés sur le secteur public a pour sa part régressé de 72 à 64% et celle des
diplômés des disciplines professionnelles a légèrement augmenté, passant de
8 à 9%.
Les étudiants du niveau du baccalauréat ont manifestement réagi au
changement dans les possibilités d'emploi offertes sur le marché du
travail, ce qui a entraîné une baisse de popularité des domaines d'études
axés sur le secteur public. Bien sûr, c'est essentiellement là le genre de
changement qu'a recommandé le Groupe de travail d'Emploi et Immigration
dans le choix des domaines d'études.
B.
Titulaires de maîtrise et de doctorat
Aux niveaux de la maîtrise et du doctorat, la réaction des étudiants à la
diminution des possibilités d'emploi dans le secteur public n'est pas aussi
manifeste si l'on tient compte des statistiques sur les diplômes décernés.
Il importe toutefois de rappeler qu'aux plus hauts niveaux d'instruction,
les diplômés ont toujours été beaucoup plus dépendants du secteur public
pour se trouver un emploi. Au niveau du doctorat, une grande majorité des
diplômés de tous les domaines d'études, à l'exception du génie, ont trouvé
un débouché dans le secteur public et non dans le secteur commercial. Les
titulaires ne peuvent donc se tourner que vers de rares domaines d'études
axés sur le secteur commercial.
-84-
Tableau 20. Changements dans les diplômés décernés au Canada entre 1976
et 1981, par domaine d'études.
J
Baccalauréats
Maftrises Doctorats
--En po rcentage--
Études axés sur le
secteur commercial
+39
Admin./commerce
Génie
Économique
Math./sc. phys.*
+54
+49
+26
+10
Études axés sur le
secteur public
Sciences sociales**
Éducation
Sc. humaines
Aucune spéc.
Sc. infirmières
Éducation
+33
+27
Sc. humaines
- 2
+13
Sc. sociales
+ 4
+ 8
Sc. biol./
agri.
+ 2
+11
Math./sc. phys.
-17
-11
Santé
+73
+3
Génie
+ 2
+12
Admin./comm.
+27
-
Total
+12
- 9
- 3
-16
- 7
- 6
+ 2
Disciplines profess.
+11
Total
+ 2
* L'augmentation survenue entre 1976 et 1981 dans cette catégorie peut
être presque entièrement attribuée à la hausse estimative de 50% du
nombre des diplômes décernés en informatique. Le nombre des diplômes
décernés en mathématiques et en sciences physiques se situe sensiblement au même niveau pour les deux années.
** A l'exclusion de l'économique et du droit.
-85-
Tableau 21.
Répartition par domaine d'études des baccalauréats décernés
au Canada en 1970, en 1976 et en 1981.
Études axés sur le
secteur public
Sc. biol./agriculture
Sciences sociales*
Éducation
Sc. humaines
Aucurne spéc.
Sc. infirmières
Études axés sur le
secteur commercial
Admin./commerce
Génie/Sc. appl.
Économique
Math./sc. physiques
Disciplines professionnelles
TOTAL
1970
1976
1981
73.6
71.8
63.8
5.4
13.3
20.3
17.2
15.3
2.1
7.0
15.1
23.5
14.7
9.8
1.6
6.0
14.4
19.3
13.4
9.1
1.6
20.3
20.1
27.3
4.9
6.7
2.6
6.0
7.4
5.8
2.3
4.7
11.1
8.4
2.8
5.0
6.2
8.1
8.9
60,523
83,292
84,918
* À l'exclusion du droit et de l'économique.
- 86 -
On note toutefois une réaction générale qui est une diminution de l'offre
de diplômés. Le nombre des diplômés titulaires d'une maîtrise s'est accru
de 47% entre 1970 et 1977, mais a très peu bougé par la suite (graphique
19). Le nombre des doctorats décernés a commencé à décroître lentement à
compter de 1973 et le nombre de ceux accordés en 1981 était de 7% inférieur
à celui enregistré en 1973. I1 s'est donc produit un ralentissement
général de l'accroissement du nombre de ces diplômés.
Par domaine d'études, c'est en éducation et en administration que le nombre
des diplômes décernés a le plus augmenté depuis 1976 (voir graphique 20).
C'est dans le domaine des mathématiques et des sciences physiques que l'on
enregistre la chute la plus marquée du nombre des diplômes décernés entre
1976 et 1981. En génie, le seul domaine qui, aux trois niveaux, présente
des liens étroits avec le secteur commercial, le nombre des diplômes
décernés a oscillé de façon irrégulière au cours des cinq dernières années,
sans aucune tendance évidente à la hausse ou à la baisse. En résumé,
abstraction faite d'une diminution du nombre total des diplômes décernés au
niveau du doctorat et d'un ralentissement du nombre de ceux décernés au
niveau de la maîtrise, on ne peut observer une nette réaction des étudiants
de ces niveaux à la diminution des possibilités d'emploi dans le secteur
public. Pour bien cerner la question, il faudrait procéder à une analyse
plus approfondie des tendances associées aux inscriptions dans les
universités, aux diplômés eux-mêmes et à la situation économique.
.
Tableau 22.
Répartition par domaine d'études des maîtrises et des
doctorats décernés au Canada en 1970, en 1976 et en 1981.
1970
Maîtrises
1976
1981
1970
Doctorats
1976
1981
Éducation
15.0
20.3
24.3
5.7
9.3
11.1
Sc. humaines
21.0
18.5
16.2
12.0
15.6
16.7
Sc. sociales
21.1
22.9
21.3
11.5
22.7
23.1
5.9
5.1
4.7
18.0
11.6
12.2
10.4
7.4
5.4
32.6
22.3
18.9
Santé
3.4
2.8
4.3
6.3
6.2
6.0
Génie
11.8
8.8
8.0
13.9
11.1
11.7
Admin./commerce
11.3
14.0
16.2
--
--
--
1,372
1,693
Sc. biol./agric.
Math./sc. phys.
Total
8,424 11,555 12,926
1,789
— 87 —
Graphique — 19
Indice de croissance pour les diplômes au niveau de la
maîtrise attribués au Canada, 1970-1981
260 —
— 260
Education
/ (3139)
/
/
240 —
— 240
/
/
/
/
/
—~
/
220 —
/
~
—
220
—
200
—
180
—
160
—
140
—
120
x Commerce /gestion
(2046)
~
/
/
/
/
200 —
/
/
/
/
/
/
/
180 —
x
x
x
160 —
Sciences sociales
(2750)
/
/•• •
/
Ensemble des diplômés
(12926)
•,..•~
/
/
/
140 —
/
Agriculture/
sciences biologiques
. (606)
120 —
Sciences humaines
(2089)
%*
•
'N Génie/sciences appliquées
(1031)
100
100
•
/:/ •
,I
Noe
• `•~ •
80
(
I
I
I
I
I
I
I
I
I
1970
1971
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
) représente le nombre de diplômes attribués en 1980
1979
Mathématiques,
I•
s ciences
I
` • J ( 704)
1980
1981
physiques
80
— 88 —
Graphique — 20
Indice de croissance pour les diplômes au niveau du doctorat
attribués au Canada, 1970-1981
— 280
280 —
//.` ■ % Éducation
260 —
/
/
/
240 —
`\
!
I
1
I
~
/
180 —
— 220
//
\
\~
— 200
.
Sciences humaines
(298)
I
~•
240
I
\\
\ \~
' 11
/ ~
200 —
/
/,. ...~•••
/
A.4.
Î1
—
(414)
/
/
/
/
.
/. '\:
220 —
•• \
260
• •' Sciences sociales
^• /
/ •~
—
(199)
/
— 180
/
/
I
/
160 —
140 —
—
160
—
140
—
120
Ensemble des diplômés
(1789)
120 —
\
/
//
`
\
/'
Génie/sciences appliquées
(210)
100
100
• fit
Agriculture/
1
.•
• ,•••..... ~. V ~
•
•••
80 —
...•.... - sciences
(219)
^
•`
Mathématiques,
~\
60
(
1970
I
1971
I
1972
I
1973
I
1974
I
1975
) représente le nombre de diplômes attribués en 1981
I
1976
I
1977
I
1978
biologiques
•~,i'~ •
I
1979
I
1980
—
80
sciences physiques
(338)
I
1981
60
- 89 -
Évidemment, il est peu probable que les étudiants aient réparti les
domaines d'études en deux catégories selon qu'ils étaient axés sur le
secteur commercial ou le secteur public, comme on l'a fait dans la présente
étude. On peut plutôt penser que les étudiants ont remarqué que les
possiblités d'emploi diminuaient pour les diplômés de la plupart des
domaines d'études, en particulier ceux qui ont toujours mené à un emploi
dans le secteur public, et que cela les a poussés à s'inscrire dans des
domaines moins touchés par le ralentissement de la croissance dans le
secteur public.
Pour que les statistiques de 1977 sur les diplômes décernés fassent état
d'un tel déplacement, il aurait fallu que celui-ci s'amorce dans les
inscriptions de l'année 1973 ou à peu près. Comme on l'a déjà fait
remarquer, les données les plus récentes sur l'emploi des diplômés qui ont
été recueillies à l'échelle nationale portent sur les diplômés de 1976.
Comme les principaux changements dans la répartition des diplômés par
domaine d'études se sont produits après 1976, une enquête nationale menée
en 1982 auprès des diplômés de 1980, par exemple, donnerait sans doute des
résultats différents de ceux de l'enquête de 1978. I1 est à peu près
certain que la proportion globale des bacheliers embauchés dans le secteur
public aurait accusé une baisse depuis 1978, compte tenu des changements
dans la répartition des diplômés et de la tendance à la baisse constante de
la croissance dans le secteur public.
Quant à savoir si les rapports entre certains domaines d'études et l'emploi
dans les divers secteurs d'activités ou les professions auraient changé
considérablement, cela est une tout autre question. Ces rapports sont
demeurés très stables entre le début et la fin des années 70 et l'on
retrouve peut-être encore les mêmes aujourd'hui. Toutefois, en raison de
la récession que nous connaissons à l'heure actuelle, il pourrait être
difficile d'établir une comparaison avec des périodes antérieures puisque
toute détérioration des possibilités d'emploi serait probablement due avant
tout à la baisse de l'activité dans l'ensemble de l'économie et dans le
secteur commercial en particulier. Le cycle économique influe évidemment
sur le genre d'emploi que les diplômés obtiennent au début de leur
carrière. Toutefois, lorsque la récession aura pris fin, on recommencera
peut-être à s'inquiéter du déséquilibre entre l'offre et la demande de
diplômés de diverses disciplines.
CONCLUSION
On a cherché à présenter et à analyser les données connues de manière à
aider le lecteur à mieux comprendre les liens qui existent entre
l'éducation et l'emploi, du moins en ce qui concerne les toutes premières
années de vie active des diplômés universitaires.
Ce qui est encore plus important cependant, c'est que ce genre d'analyse a
permis de déterminer certaines des principales tendances d'emploi qui ont
persisté au cours de l'intervalle de sept années qui séparent les deux
périodes d'observation; par exemple, la probabilité pour les diplômés de se
retrouver dans le secteur public ou commercial selon le domaine d'études
choisi et la proportion des diplômés ayant dû accepter des postes
n'exigeant pas de MHQ. La réaction des analystes et des administrateurs du
monde de l'enseignement et du travail aux conclusions de l'étude dépend
évidemment de la mesure dans laquelle ces tendances peuvent persister. Il
pourra être nécessaire d'élaborer des politiques pour modifier les
tendances d'emploi durables qui ne sont pas du meilleur intérêt des
étudiants, de l'économie ou de la société dans son ensemble, ne serait-ce
que simplement viser à mieux informer les étudiants des possibilités
d'emploi actuelles et futures prévues. Par ailleurs, les tendances
d'emploi qui se révèlent être de nature temporaire devraient susciter moins
d'attention.
L'autre raison qui justifie la production de données chronologiques sur les
tendances d'emploi est qu'elle facilite l'interprétation de certaines
variables, notamment la proportion des diplômés qui obtiennent des postes
de main-d'oeuvre hautement qualifiée (MHQ). Dans nombre de cas, il est
très difficile de déterminer si une profession "exige" ou "n'exige pas"
d'études postsecondaires. Il est par conséquent difficile d'interpréter
cette variable de manière absolue. Toutefois, toute information sur les
changements survenus dans le temps peut se révéler très utile. Ainsi, les
données qui démontrent que la proportion des diplômés de certains domaines
d'études (en sciences biologiques par exemple) qui ont obtenu des emplois
de MHQ a accusé une baisse sensible entre 1971 et 1978, alors que celle des
diplômés d'autres domaines (comme en administration et en commerce) a été à
la hausse, constituent une information précieuse en tant qu'indice des
changements qui se sont produits dans les conditions du marché du travail.
Pour toutes ces raisons et aussi parce que ce genre d'enquête fournit des
renseignements très utiles aux analystes de main-d'oeuvre qui tentent
actuellement de construire des modèles sur l'interaction entre l'éducation
et l'emploi, on espère que d'autres statistiques du même genre seront
produites sous peu. Il serait alors possible de déterminer si les
tendances observées au cours des années 70 persisteront dans les
années 80. Si l'analyse des données chronologiques obtenues grâce à ce
genre d'enquête était étendue à d'autres aspects du système de
l'enseignement, on pourrait comparer les tendances d'emploi des diplômés
universitaires avec celles de tous les autres diplômés.
- 92 -
témoignent de nombreuses études réalisées au cours des années 70 ou
sera-t-il nécessaire que les universités modifient en conséquence leurs
programmes d'études, comme le préconise le Groupe d'étude de l'évolution du
marché du travail dans les années 80? I1 n'entre pas dans le cadre d'une
analyse statistique du genre de la présente étude de déterminer s'il y a un
juste équilibre entre l'emploi dans le secteur public et l'emploi dans le
secteur commercial et si le secteur commercial devrait veiller à former et
à embaucher davantage de diplômés non spécialisés. Il y a par contre
d'autres questions connexes pour lesquelles il y aurait lieu de procéder à
un examen plus approfondi. On pourrait notamment s'interroger sur le
pourquoi d'un tel écart dans la proportion des diplômés des sciences
humaines embauchés dans le secteur commercial au Canada et aux États-Unis
et préciser l'utilisation qui est faite des diplômés de cette discipline
dans les différentes branches d'activité.
Il reste à espérer que la présente étude contribuera à susciter de
l'intérêt pour ce genre de questions.
Annexe A
LE MOUVEMENT INTERPROVINCIAL DES DIPLÔMÉS UNIVERSITAIRES
Le mouvement interprovincial des diplômés est fonction du niveau de
l'activité économique en général et de celui de chaque province en
particulier. Aussi, les observations qui sont formulées relativement aux
deux périodes visées dans la présente étude, soit de 1969 à 1971 et de 1976
à 1978, ne s'appliquent pas nécessairement à d'autres périodes. Cependant,
jusqu'à la fin des années 70, les conditions économiques plus favorables
dans l'Ouest que dans l'Est du Canada ont très certainement joué un rôle
déterminant.
D'autres facteurs peuvent également influer sur les résultats.
Les données ne peuvent à strictement parler être considérées comme des
données sur la migration puisque le déplacement n'est pas nécessairement la
preuve d'un changement de résidence permanente. Il arrive souvent que des
étudiants fréquentent un établissement d'études postsecondaires d'une autre
province, mais qu'ils reviennent à leur province d'origine une fois le
diplôme obtenu. C'est particulièrement ce qui se produit dans les
Maritimes où de tels déplacements entre les trois provinces sont encouragés
dans le cas des programmes spécialisés. C'est ce qui explique pourquoi les
provinces des Maritimes sont parfois regroupées en une seule catégorie.
Comme le Québec n'a pas participé à l'enquête de 1978, on ne possède aucune
donnée sur cette province pour cette année-là. On s'est fondé sur la
répartition des diplômés en 1971 pour estimer la migration des diplômés
québécois vers d'autres provinces en 1978. Aucune donnée n'est présentée
sur la répartition des diplômés au Québec même, en 1978.
Ces données ont trait uniquement à la migration interprovinciale des
diplômés des universités canadiennes. On ne peut faire aucune déduction au
sujet des mouvements des diplômés canadiens dans d'autres pays ou des
diplômés d'autres pays vers le Canada.
Malgré de telles limites et le fait que les données ne sont pas tellement à
jour, il est possible d'obtenir certains renseignements utiles sur
l'importance et la tendance des mouvements des diplômés universitaires au
cours des deux années suivant l'obtention du diplôme.
Voici quelques-unes des principales observations qui peuvent être formulées
à partir des données présentées dans les tableaux Al à A4 ainsi que dans le
graphique 21.
1. Pour l'ensemble du Canada, environ 15% des diplômés sortis des
universités en 1969 ont changé de province, entre 1969 et 1971, et
10% des diplômés de 1976 l'ont fait entre 1976 et 1978.
-94-
2. Les titulaires d'un diplôme d'études universitaires supérieures
(maîtrise ou doctorat) semblaient plus enclins à déménager que les
titulaires d'un baccalauréat. En 1971, environ 14% des bacheliers
résidaient dans une province différente de celle où ils avaient
obtenu leur diplôme deux ans plus tôt, comparativement à 24% des
titulaires de maîtrise ou de doctorat. De 1976 à 1978, les chiffres
correspondants sont 10% des titulaires d'un baccalauréat et 14% des
titulaires d'une maîtrise ou d'un doctorat.
3. Le tableau Al et le graphique 21 font état du mouvement des diplômés
vers d'autres provinces. Lorsqu'on tient compte des déplacements en
provenance et à destination d'une même province, on peut déterminer
si celle-ci a enregistré un gain ou une perte en termes nets. (TaCe gain ou cette perte peut être exprimé en
bleaux A2 à A4).
pourcentage du nombre de nouveaux diplômés dans cette province deux
années plus tôt.
Selon une telle base de comparaison, les provinces qui ont enregistré
les gains les plus importants (en pourcentage) de diplômés dus aux
mouvements interprovinciaux ont été Terre-Neuve et l'Alberta, tant
entre 1969 et 1971 qu'entre 1976 et 1978, et la Colombie-Britannique,
entre la période 1976 et 1978 (Graphique 21). Les provinces qui
accusent les pertes les plus importantes en pourcentage sont les
Maritimes et le Manitoba, et la Saskatchewan durant la période
1969 à 1970. Deux provinces seulement ont vu leur situation changer
au cours des deux périodes visées: l'Ontario est passé d'un gain net
en diplômés de 4%, entre 1969 et 1971, à une perte nette de 1.9%,
entre 1976 et 1978; de même, la Colombie-Britannique a progressé
d'une perte nette de 1.1%, entre 1969 et 1971, à un gain net de
12.8%, entre 1976 et 1978.
— 95 —
Graphique — 21
La migration Interprovinciale des diplômés: Pertes et gains de diplômés dûs à la migration
interprovinciale au cours des deux années suivant l'obtention du diplôme, par province,
1969-1971 et 1976-1978
Bacheliers
20 —
Diplômés de 1969, 1969-1971
15
Diplômés de 1976, 1976-1978
10 —
5—
—
20
—
15
—
10
—
5
-10 —
-
-10
15 -
-
-15
-20 —
-
-20
-
-25
-
-25 —
T.-N.
Maritimes
Qué.
Ont.
Man.
Sask.
Alb.
C.-B.
Titulaires de maitrlae et de doctorat
35 —
— 35
30 —
— 30
25 —
— 25
20 —
— 20
15 —
— 15
10
— 10
—
5
0
0
— -5
-5 —
--10
-10—
T.-N.
Maritimes
Qué.
Ont.
Man.
Sask.
Alb.
C.-B.
- 96 -
z
I
~
Î
V
Î
Î
I
I I
I 1
O 1
p
H
U1
N H
I I
I I
ON U1 .O .0
H
H
N
N
n
N H
0
N I•
H
H
H H
OO
• I
O I
-1/41
cri
O O
cd
O
1
4) cet
a~
G3
0
N
H
0 I
`O
O•
cd
a,
~
.~
b
z
a)
1 U
G O
•••I
+i
p
1
O O
U1
•
H N
• •
U1
CO U1
•
•
H H
cd O.
01
Ul M
U1 O.
M M
H .0 0 n U1 N
.0 00
Cs) H I '. M N N
.0 00
O O
H
0 00
st s7
1/40 n
H
•
00 CO
N H
M N
n
H ~7
~7 CV
O
O.
Î
•
O
O
ri)
00 00
O
O
N N
•
.0
•
•
O00
N. ce)
N o.
•
•
•
• •
•
O1 CV .0 .0 n
CO O1
•
M .0 cV .O n
H
H
00 0
U1 U1
a0~ I~c~
0 I
H
CO
.1/4.1 .O
N .O
~t M
N O
I
I
•
O1
•
N. t`
• •
01 N
cd
O G
O cd
p
N
M
H I
N
•
II
a
p
p
a)
c0
0
I
H .o
H
~O.
r` ■0
v1 r~
I
I
1 I
a• al
1/4ts]
b N~
W
•
rnc0
cH
•rl
•,-4
z
04
O H
•d a
H Ti
~
a
v;
I
I
I I
O
I
I I
I
I I
I I
1
1 0
l
1
aJ
'
I
•~a
O
•,A
a)
~
.0
+-1
O
â ô
•,~
C
4-)
~
O
I I
Prov ince
d
.0 r~
N t
N N
~7
~~
a01 on N.
H
VD VD
NM
N.. 03
ô
01 M
1/40 n
~
N
1~
a)
O
•
H i
i i
I
0
i 0
i i
n N
~rn
NN
I
I
1 I
N H
Î
I
I
to
I I
O Î
O O
O I
I
I
I I
I
I
I 1
O 1
a)
cn
I
I
O n
N H
lô
~
~
O II
0
I
1
I
1
H
U
•r•I
ct)
•~
w
H 0 n Ul r--.
03 U1
Ul
M
N U1
H
N
M
cV M
H
a)
U1
.0 U1 MD CA O
.7 Ul
Cl
141 O.
s:t O.
N
M
.0
A
cV M
N N
H
M d
.0 O
a O
N
H
ô ~
Z û
H Sa
H 00
un O\ Ul . O c*1 U1
s7 .0
.0 00
O O.
~ S+
a)
O O
cd a1
a)
cs)
d 40
00 Ul
Ul O1
H M
N
00 n cV .7
n.0 O. d
00 0
Ul O
M
.0
M
H 00
.0 ~7 ,t
0
O
O) p.
y
y
aJ
U
4-)
1/4W N
al
â)
q
+J c0
rr H
a a.
a) •IJ •,~
G) •,1
1a)
•d
~ D
O o O 0
a1
N U
13 G
H
<H
a
â ~
Q.
•
N n
O
a
m a)
ai
•
CO
i
i+
«1:1
01 .0
Cri .o
01 01
1/40 is.•
0101
H
H
H
H
ON .0
1/40 I'''.
01 01
H H
011/40
•
0101
H H
011/4.0
1/40 r`
O. 01
H H
01 ~
.0
r•••■
H
H
0101
01 .0
r■
01 01
H H
ON 1/40
.o
0101
H
H
01
.0
~
ON .0
1/40 01
H
H H
r`
0101
bv
.
z
•
H
1W
a
(H
cf'
1
z
1:0
z
Mar it imes *
H
r~
•
u1
•ri
W r0-I
Sa
O
1
Qi :•+
U 0
U
~W
1Gr] H
I
I
W
y O
1/4a) w
Tableau A. 1.
n
0 U1
N b
ta •,-4
~
rn
cN
4-1 $+
° â,
0
O O H
a) a)
b U
G)
•
es t imat ion
O
O
H b
o
1/4.0
cd
yC
â,
03
N
ai C"+
N cd
~
aJ
Î
•
rn
N
ta)
.0 $a
0.
O , cd
01
.O
O`
•
N N
N N M
N N N M H
•
Î O
r. U1
0
H
G)
a
A.
O
$a
0, 4-1
~
o u
Z
aJ
c~
H al
l'a
b
G)
w
•rl
w ~
.
ca
0
O'
+.
p
O
Z
0
cd
n
.L
cf)
.0
x
cd
.
~
O
a
ô
U
ic
u
a,
Î
- 97 -
•~ O
.D 00
N c+1
.D
0 00
N
u1 en ul N
0. 00
~
C') r4 N N I
.-1 r4
.-+
1
O O\
.7 r-1
1
H O
u) 00
I I
u1 .-t
a\ N
.-i 1
N a\
u1 M
rA H
.-a 00
r-1 N
1.4
n 00
rl O\
00 .D .D 0
I
I
I
I
I
W
N N N a\
%.0
N. r.
N 00
M I
1
I
I
u1 .7
en CO
1
I
.--i N
c+1
O
N
I
.D .D
M 7
.D f`
I
on N.
c*) .-i
.--i Cr)
I I
cn N
N. .O
.7 I
I
N cri
M
.T
en 00
u) O
.7 N
I■D
O 7 u1 .-i o\ a\
-.7 -.1'
N
C•)
.7
(NI
.--I
u) -7
00 H
.7 00
.D 00
r-i M
■-i 00
u) u)
.7 ■D
Cl c*)
0 O
cll 00
a\ 00
r4 N
O\ a\
N (r)
H 00
.7 .D
-7 ....1.
N u1
H .7
.7 u1
■D
.-I H
CA u1
H M
.--1 Cr) r` N
00 . - d
CO H
0 en 0 0
H (Ni
01 .D
V1 r- 1/1 N.
CO .7 .7 cY)
■D O
.7 C•)
.7
r`
.4
.-d
00 u1
.7 .7
c'1 O
N N
.7 c'1
u) H
c'') o)
.7 N.
01 .-4
c'1 4
u')r-I
.D.7
O.7
r1 .-d
CD CD
H M
r` O
H
O .7 .7 N
.7 .D
00
u1
r` a\
r` u1 .D M
.T 00
.T ■T
N O
.D r`
. .
N
r-1
A
N en
r+ U)
ens emble
r-i Cr)
Cf) N N
CO r - +
O .D
r+ N .--i H .7 M N u')
u1
■D
00 00
00 00 M 00 0~1 O\
.- -1
C' 1 r`
CO a\
.--I .t
U') N
. .
-
.-i
~
H N
.--i
on JD
.
.-I
a)
O
O
C
O
u
C
...i
w
v
a
(1-1
.
.
.D O\
0 en
. .
H N
01 u1
aN O
.7 %D
CO u1
.7 u1
00 N.
u1 a\
M N
N .7
.T O\
00 0
cl) O
N ce)
N N
c''1 .D 4 4
u1 a\
0, .D
~ r`
CM Ch
H .-..i
O\ .D
a\ .D
a\ .D
a\ .D
O\ Ch
.-i H
O\ Ch
H .-i
O\ CM
.-i .-i
O. rn
rl .--i
\W
z
I
•
W
z
a\ .D
gp r`
Ch a\
H .-I
W
O
O'
. .
N r')
N A
0
. -4 N
.7 .7
.T .D
H Cr)
N M .-I N en .D
Ma r it imes*
Prov ince
H
w
. .
.4 .D
.D .7
.D CO
aN .D a. .o a. .D a. .O
1/4/0 r` L1D
VD N.
ch ah Ch o\ O\ Ch a\ O\
.4 .-i H .-i H H .-i H
\
a` .T
0 en
en \a)
on G
.O C
.-1
zI
N.
.
en .D
on u1
i O
r` u')
r` c+'1 H 00
00 en
N un u1 a\
u'1 O
u1 M .--i N O O\ 4 .D
. -4
O 00
Cr) .T
a\ .t
qD c'1
H 00
Cr)
.D
i~
p
O
r.
.D r`
.
~
cd
cd
cil
Z
en
<0 N.
p
r-I
6
a\ .D
<D r`
Ch a,
.-i H
I
~
U
la Nouve l le-Écosse et le Nouveau Brunswick.
1J
•
- 98 -
O
0 0
O a) ra
O
.O
O
a)
rJ
•r1 1-1
c~
â
r--1
ul
on .t
.O O
CA g)
CD 4D
.T O
N N
N
on
rr1
ra N
I
I
CD st
•
.O 01
Cm rV
• •
41 01
N I
r4 .--1
I
I
41
a1 V1
rA ra
.O V1
M N
O N
N
I
Vl rl
.O 00
ra .T
N I
.O .T
ra r-1
r1 41
1 ,4
r , V1
I
1
I
I
1
U)
a-)
a)
0
(1)
~
V1 0 4-) r-1
rl 1a I
O
C1 .T .O .O Cm
on rr1
1 r.
N 00
I
I
.T 00
01
~ âs-/
N
C1
V1 r - i
.O M
~
00 N
r-1 t\
ra
r--1 r-i
r1
n
r+ Cl
ra
41 00
I
I
I
I
on
N
V1
r1
N
r4 d
C1 -Zr
r1 N
N
N V1
ra
rrl 01
ra 01
rr l rr1
r-1 r-1
rA
ra 41
r-t Co
CA
.41"
r•1
t` f`
n 0
r+1 N
1 A
I
I
,--I N
N .--1
N 01
on
00
-Zr n
r', O
.t Cm
N 01
I
4 1 -Zr
4 1 .O
CO V1
d 00
.T N
41 n
.T Cm
r--1 N
Cm 01
00 .T
rl
C4 .41-
n 41
ra
00 .O
C1 4 1
N.T
Cm N
Vl O
-Zr
■T 00
N
I
00
.O Co
41 00
M rr1
V1
O V1
d ■T
C1 .O
.O
rr1 00
1
■T
00 00
0
Cm .O
Cm
I
CO N
r~ .O
r♦
00 00
00 00
r-1
r-a
N V1
V1 00
N un
. .
1--1 N
00 O
r- Co
n 00
.
rA
00 n
r`
~
.
V1
rr1
.
N 41
00
ra 40
r1 V1
Cm n
cV
on
.
.
O
U)
r-d
aJ
.
01 N
1/4.O r1
.O r-t
.O r
r-i N
rl .O
on .T
01 VD
n vO
In vD
am C1
n rr1
N O
N rr1
00 N
un C1
N N
o0 r"1
-
.O O
rl
r1 r-a
C\
a\ V1
-Zr r-1
NO
CO .O
.T r,
Cm O
.
.
.O N
V1 CV
V1 rr1
.
.
C1 r-1
41 O
00 n
t- 00
am 01
0 CO
.
.
.
.
r-1 r-t
rl M
r4 Crl
ra N
CA
....f
01 r1
r-1 r - a
01 .O
40 O
41 N
n 41
a\
r-
r-1 ■
0
~
o
U
0
•r1
ul rV
ra
H
Prov ince
cd
a,
r-1 0
am n
vg 01
r- a N
01
r-i r ■
N 41
r-1 N
01 O
i
am
on .T
r- V1
r-
m
W
rr1 \a)
O
.O
V1
0
-Zr NO
.-a Cm
O
r- 1
-
r--1
A
01
r*1
N r-
V1 .T
r - -1 01
O ,--1
crl .O
N 01
N N
01 V1
rr1
rs .--1
-Zr
,--1 rrl
Ch VD
.O n
rn
vD
.O r~
Cm .O
a\ NO
a1 .O
ch 4)
Cm .O
Cm •O
ch v0
rnvp
.O r~ mO n O n .O r~ .O n 4O r~ .O n .O n
a\ a1
r-1 r-1
a\ C\
r-1 r4
a1
r-1 rl
•
z
wa
•
<)-I
1:14
o•
•
mw
z
~
z
Cm ch
r-1 r-1
Mar it imes *
N O
V1 am
n t~
01 -Zr
rr1 .T
a\ a1
rl r-1
a1 a\
r - a 1 -4
Cm
ch
1-4 ra
01 a1
r-t r-1
Ch
C1
ra r-1
01 Cm
ra r-1
•
1 a)
4-1
a
o
0
ci)
rn
~
r •I
d
v
*Comp rendl 'île du Pr inc e Édoua r d, la Nouve l le Éc osse et le Nouveau Brunswick.
O
O
• G
•
- 99 -
ps.C! ..
o
0O
0 a) ra
O
a, k
CO
1•+
0 •
O 1.)
u cd
I..
O O
cd u
C.)
ri
O
cd b
r1
�
■0 0 1)
r1 S-i r•1
cd a) ---c7 a in
v
In
ra
a) I
0 j-1 .t
O
•
ri .--I M
4-1
1.1 4r1
a 04 ,..1
b cd a
a) a)
u m
0 •1
r1 1.1
fEl
cn
-.7c~d 0 ~
al
0
.1-1
H N b
r-1
I
M
N
r♦ r+
1 -1 N
00 .0
M M
ND
I
N N
r-+ M
.O N
r-1
ON C.1
N
0\ CV
t -1 .O
n r-1
N CO
•
In
I
I
I
•
.7 r~
• •
M O
a\
.--1 m
M
.7 u'1
CV I
r--I n
.--I ra
CO
COCO
n
•(V
I
.0 to
ri
I
NO Cri
O. .t
M
O In
O .0
CV N O. In CV .O
•--I
N
CV .t
O N
n .O
in O
n n
m If1 .O -7 If1 ~
ri M .t n
Il1 M N N
0
N
T In
OO cV
-4
N u9
r--1
1..)
0
cd
cn
0 W v
O O
T) a)
i+
14 cd
1.1 r-I
1.1 1.)
-r1
1+
~
I
r4 ra
.0 00
O.
•
m .t m .O
a
•t m +
-a ta)
$+ N
el b
r1 0
00 CO
(1)e■
Sa
D C
O O
M
n M
•r.l `' •-•
cd a1
U a
44 › b
0
1+ 0
ao
p
. I
I. 1
I I
cn
1.)
a)
O 0 ..
~
~
CA o
• •
n
D Sa 0
1J ri
M
• 0 D
O CO
.7
Cl
Ni .0
.t tn
.--1
.1 .t
M.7
M In O
0o 1-1
.--1
r-I cd O
a - fa
Â
b
a0
.0 u'1
CO N.
N
M Cr)
O
m
.OM
a% ON
.7 10
r• C11
rs.
m
O ri
r-I r-1
CO r i
r-1 fV
.O M
Or1
Ln
r---
a.--.7
N In
M ul
r-1 r i
a
In a î
0 r-1
a
n•
I~
CU b
El
1.+ O
Wb
+-1
u
i+
17
cd N I..
b
cd
r1 • 1,)
In D
ta) O tn
N 1-1 $a 0
a r-I
O ô
W r1
r -1 a)
u/~
A
(0 .a
.--I o
r-i
%a) a)
El 1.1
a. -
r1 r-I
b
In
b i~
a
~ `°
>a
CO
a 8
tN
~
r i
.0 N
In ra
.--1
.00.
.../. .1.
r•1 M
01
cn
a)
O ra
N O
10
-
s7
r-1
r~ N
1-1 O.
N u1
0
0
C
O
u
0
.,~
a) .- -I â.
~
a)
O. O
.O %0
c• CO
M r-1
r-1 N
r-1
w a
z b~
1 .+ ( ô
v ~
7 r-1
r--1 10
r-1 .--1
O N.
•• ••
CV st
‘a)
cV 0
N 0
COON
O a.
r-1 O
N. u'1
r♦
N ul
.q
1-401
N .0
N M
030
.t O.
r-1 ,-4
Mal
N In
.t 10
CO O
.0 CV
.t 1•
0 a)
ca)
~
d
0 r-1
.a
~•
ON 1/4.0
Iss
O+ o.
.0
r~ ra
ô ~
0
bb
Prov ince
Tableau A4.
1-- a.
fn
ô cd
CD
000.
ce
0
~
I
c0
d
a Ma)
0
r~1
0
I
a
cd 0
u cd
ov•~
r-1 1.1
0
W v
1
■ -1 O.
z
~
I
w
ci1
E •1
< •-i
~g=1
I
z
W
z
Mar it imes *
a.) 8
cl) CO
u
~
oa
â
o
~
Z
~
en
~
d
~
c~
*Comp rend l 'Île -du-Pr inc e-Édoua r d, la Nouve lle-Écoss e, e t le Nouveau Brunswick.
U3
W
b
Annexe B
RÉPARTITION DES BACHELIERS DE TROIS SOUS-POPULATIONS DIFFÉRENTES
DANS LES PROFESSIONS ET LES SECTEURS D'ACTIVITÉ
Tous les diplômés qui étaient occupés deux ans après l'obtention de leur
diplôme sont visés par l'analyse effectuée dans le cadre de l'étude. Cette
population n'est pas nécessairement homogène lorsqu'on tient compte d'un
certain nombre de variables pouvant influer sur la profession et le secteur
d'emploi. On voulait procéder à la sélection et à l'analyse de
sous-groupes de diplômés homogènes en fonction de variables comme le nombre
d'années travaillées avant l'entrée à l'université de façon à obtenir plus
de précisions au sujet des genres d'emplois obtenus par les diplômés selon
le degré d'expérience sur le marché du travail. Malheureusement, les deux
enquêtes ne fournissaient pas l'information nécessaire à l'identification
de telles sous-populations. Aussi, pour assurer la comparabilité, tous les
diplômés occupés ont dû être inclus dans les données analysées dans le
corps de la présente étude.
Il est cependant possible de distinguer certains sous-groupes importants à
partir des résultats de l'enquête de 1978 et d'examiner leur répartition
dans les professions et les secteurs d'activité.
À titre d'exemple, il se peut que certains diplômés, disons dans le domaine
des sciences humaines, aient poursuivi des études entre le moment où ils
ont obtenu leur diplôme et la date de l'enquête, deux années plus tard.
Bien que considérés comme des diplômés en sciences humaines pour les
besoins de l'enquête, ils pouvaient détenir en plus un autre grade, diplôme
ou certificat. Dans d'autres cas, comme les deux enquêtes ont été menées
en juin, l'emploi exercé pouvait être un emploi d'été si les diplômés
étaient encore aux études. En conséquence, la formation et l'expérience de
travail acquises au cours des deux années qui ont suivi l'obtention du
premier diplôme constituent des facteurs importants. Pour éliminer les
diplômés qui ont travaillé seulement l'été ou qui ont poursuivi des études
après l'obtention du premier diplôme, une sous-population de diplômés ayant
exercé un emploi continu au cours des deux années qui ont suivi l'obtention
du diplôme visé a été choisie à partir des données portant sur la période
1976 à 1978. La répartition de ces diplômés dans les professions a fait
ensuite l'objet d'une comparaison avec celle de l'ensemble des diplômés
occupés qui est la population-cible de l'analyse faite dans les trois
principaux chapitres du présent document.
Comme on l'a déjà mentionné, au moment de leur entrée à l'université,
certains diplômés pouvaient avoir acquis une expérience du travail
considérable, souvent même à un niveau professionnel, comme dans
l'enseignement. Cette expérience a pu influer sur le genre de profession
et le secteur d'emploi de ces diplômés après l'obtention de leur diplôme.
L'expérience du travail avant l'obtention du diplôme peut donc être un
facteur déterminant. Un grand nombre des diplômés étaient des étudiants à
temps partiel qui sont demeurés dans la population active pendant toute
- 102 -
la durée de leurs études universitairesl. Voilà un autre facteur qui a pu
avoir une incidence sur la situation d'emploi après l'obtention du
A partir des données de 1976 à 1978, on a tiré une deuxième
diplôme.
sous-population formée de diplômés qui 1) possédaient peu d'expérience du
marché du travail au moment de leur entrée à l'université, 2) ont fréquenté
l'université à temps plein et 3) n'ont pas poursuivi d'autres études après
l'obtention de leur diplôme.
On a cherché à déterminer si la répartition de ces diplômés dans les
professions et les secteurs d'activité était différente de celle observée
pour l'ensemble des diplômés occupés. Cette comparaison porte seulement
sur les bacheliers que ces divers facteurs semblent toucher le plus.
Les diplômés ont donc été répartis dans les trois groupes suivants aux fins
de l'analyse et de la comparaison de leur répartition dans les professions
et les secteurs d'activité:
Groupe A :
Tous les bacheliers de 1976 occupés en juin 1978
(49,000 personnes)
Groupe B :
Les bacheliers de 1976 n'ayant pas poursuivi d'autres études à
temps plein au cours de la période 1976 à 1978 et qui étaient
occupés en juin 1978 (40,450 personnes) 2 .
Groupe C :
Les bacheliers de 1976 qui avaient peu d'expérience du marché
du travail (posséder moins d'une année d'expérience de travail
totale ou n'avoir jamais travaillé de façon continue pendant
plus de six mois) avant d'entrer à l'université, qui ont
fréquenté l'université à temps plein, qui n'ont pas poursuivi
d'autres études à temps plein au cours de la période de 1976
à 1978 et qui n'ont pas été inactifs pendant plus de six mois
entre 1976 et 1978 (19,936 personnes).
1 Environ 20% des diplômés de 1976 occupés en 1978 étudiaient à temps
partiel au cours de leur dernière année d'études; cette proportion varie
d'un maximum de 30% chez les diplômés en sciences humaines à un minimum
de 3% chez les diplômés dans le domaine de la santé.
2 Les diplômés du groupe B comprennent ceux du groupe A à l'exclusion (1)
de ceux qui étaient inscrits comme étudiants à temps plein au mois
d'octobre 1977 et (2) de ceux qui n'ont pas fait partie de la population
active pendant plus de six mois entre l'obtention du diplôme et le mois
de juin 1978 et qui, par conséquent, ont pu poursuivre d'autres études à
temps plein au cours de la période de 1976 à 1978.
-103-
Quelques observations
Entre les diplômés du groupe A (tous les diplômés occupés de 1976) et ceux
du groupe B (à l'exclusion des diplômés ayant pu poursuivre d'autres études à
temps plein entre 1976 et 1978), il existe une différence d'environ
9,000 personnes, soit 18% du total des 49,500 diplômés occupés. De ce nombre,
environ 7,000 diplômés étaient des étudiants à temps plein au mois
d'octobre 1977 et un autre 2,000 ont été inactifs pendant plus de six mois et
ont donc pu poursuivre d'autres études au cours de l'année scolaire 1976-1977.
Si l'on répartit les diplômés du groupe A en deux classes (selon qu'ils ont ou
non poursuivi d'autres études au cours de la période des deux années), on
remarque une différence dans le genre d'emplois obtenus par les diplômés de
chacune des classes.
Profession exercée deux ans après l'obtention du diplôme
Nombre Adminis- Ensei- Sciences Santé Sciences, Travail Vente, Autres
génie,
tration gnement sociales
de
servi- emplois
mathéma- bureau ces
de
MNHQ
tique
----Répartition en pourcentage---Diplômés
ayant
poursuivi
d'autres
études
9,136
9.4
23.6
14.5
7.6
10.0
7.8
11.9
15.2
Diplômés
n'ayant pas
poursuivi
d'autres
études 40,450 14.5
40.4
6.6
6.9
9.8
7.3
6.9
7.6
Par exemple, les diplômés qui ont poursuivi des études au cours de la
période 1976 à 1978 semblaient plus susceptibles de se retrouver dans des postes
n'exigeant pas de MNHQ, que ce soit dans le domaine du travail de bureau, de la
vente et des services ou dans tout autre domaine de MNHQ. Il est probable
qu'une partie des diplômés de cette population occupaient des emplois d'été au
mois de juin 1978, puisqu'ils étaient aux études en 1977-1978.
- 104 -
Malgré ces différences entre les deux populations qui viennent d'être
comparées, les tableaux B1 et B2 montrent que l'écart entre la répartition
dans les professions et les secteurs d'activité des diplômés de la
population A et de la population B n'est pas assez important pour justifier
l'inutilisation des résultats. Il y a évidemment une différence entre les
deux populations présentées dans le tableau ci-dessus, mais ce qui importe
c'est que la deuxième population ne représente que 18% de l'ensemble des
diplômés occupés.
Lorsqu'on compare la répartition dans les professions des diplômés des
populations A et B, c'est dans l'enseignement qu'on observe l'écart le plus
marqué: 37% des diplômés de la population A comparativement à 40% de la
population B.
Pour ce qui est de la répartition dans les secteurs d'activité, comme on
pouvait s'y attendre, l'écart le plus remarquable est dans le secteur de
l'enseignement et des services annexes qui intervient pour 41.2% des
emplois des diplômés de la population A contre 43.6% de la population B.
Rigoureusement parlant, les répartitions fondées sur les diplômés de la
population B tracent probablement un portrait plus fidèle de la répartition
dans les secteurs d'activité et les professions des diplômés de 1976, après
deux ans de vie active.
Il existe une différence marquée entre la répartition des diplômés de la
population C et celle des populations A et B réunies.
Un faible nombre des jeunes diplômés inexpérimentés du groupe C se sont
trouvés un emploi dans l'enseignement après l'obtention de leur diplôme
(32% comparativement à 37% de l'ensemble des diplômés occupés du groupe A et 40% des diplômés du groupe B) et, de façon générale, un plus grand
nombre d'entre eux se sont dirigés vers le secteur commercial (environ 45%
comparativement à 40% du groupe A de l'ensemble des diplômés occupés et 41%
des diplômés du groupe B).
Les données révèlent que les diplômés ne forment pas un groupe homogène
pour ce qui a trait à l'expérience du travail, aux catégories d'étudiants
et aux activités exercées au cours des deux années qui suivent l'obtention
du diplôme. Selon la manière dont on répartit en sous-groupes l'ensemble
des diplômés occupés, les professions dans lesquelles ils sont susceptibles
de se retrouver peuvent varier. L'analyse n'a pas été poussée davantage
dans le cadre de cette étude parce que le fichier des diplômés de 1969 ne
contenait pas les données nécessaires à la définition de sous-groupes
différents de diplômés. Voilà pourquoi on a décidé d'inclure tous les
diplômés occupés dans la population qui a servi de base à la comparaison
des diplômés de 1969 et de 1976.
Tableau B1.
bache lie rs occup és, deux ans ap r ès
- 105 -
•
▪
• ~
•
b 4)
•
9-1
•
41
6
~ ~4) i..l 0
ta a
• •ri
O b
G
y 104
•cd u0
+-) •ra
›, a)
p
C 0
00
r-1
•ri
I~
O~ 7
r~ •rl
C
a)
CO
■ay
a
0
U
o
O
m
` â icd
cd
p
ra X
d a 0
N
^
0
ri 4)
a b
a)
a y
u)
4..)
~ ai
G
m a. +
~
u)
•ra
$+
cd
U
O
0
1a CO
1~
ri
cd ad 0
o
4-3
• ri •r)
U
to p
•% C •ri
a0 •ri a)
0'
ON 11
ra q
a) co
~ ~ ~ El
o
4)
to Na) +.)
•rl
~a)
0
a vi /cd
0'
0 0
U a co
V)
U
4)
~ (I)
sr,
NC
ON C
r-I cd
4) X
• v
~
.6,1
■ô (o VI)
ra
ON a
ra •■4
a)
u)
a)
b 1.4
0 â
•c) cd
'0
%~ ô
(O •ri •ri
Popu la t ion C:
0
CI)
o
les bache lie rs
au cours de s
✓
0
O
4)
a)
•rl _
H r--1 N4)
Popu lat ion B:
el
(1) 1r
C ri
a CO
tous les bache lie rs de 1 976 occupés en juin 1 9 78.
Popu lat ion A:
r-1 O q
4)
b •ri (3. r-i i0
4-4
cd
vO
o
CL.
cd
�
travail avant
1r
COi
r-4 b
Ia
CO 8
0 cd •ra
~b
r1 y
r-1
1.1 )-1
a) to
b
to aî
u,ri
(1
)
v-1
wb
0
a
4) •r1 CA 0
r-1 4-1
u,
•d
U •r•1 0'
a
ri V)
~ 0 r1 N u 14)
cd
NO)
G4 cd
Tab leau B1.
O
•
d 'au tres étu des à temp s p le in
ô
o
O
•
O
O
O
•r1
•
r1
co b 4)
Q`
cd
r~U 40
r.
.0 • 4) r-1 .1 4) ~+ V1
o cu U
a u).) cr)
4)
O
•
•
- 106 -
~
ai
~
(0
CI C •ri r♦
•ri a) 0 a
b 4.1 u) •ri
p 1-4
to O 0
a)- 0 0
a •b
ri r - 1
- 107 -
4. 63. 63. 1100
5. 1 3. 7 2. 8 1 00
6. 4 3. 53. 5 100
bache liers, deux ans apr ès
0 0 0
000
01 CO u1
s7 ~7 ■C)
rI 0 00
u'1u1 --I
el -.I' CT
CO CO CO
6. 4
7. 1
9. 1
v
-4' ~ O u' 1
N
FS
.7 -7 V1
O
1
ra 1-1 r-i
•,~
a.r
cd
000
000
r•
NM
O N 0
ri ri r-1
O N u'1
•
•
~7 M .7
M N M
rs r ■
oI
c0 r~ n
M M ~7
0
r`aor~
oî
~ v
co
• 5
4-) o
C.)
oT00n
crl el(
Yl
.,~
•
cd
b
al
W
>•+ o
r-I
al al
a) cc)
cu
aJ ~
� y
~7M %C
O ,--1 --t
M
I
M M
I
1
~
CO CO
CU r-1
, - 1 04
r,
cn
cd
b
C"+ 0
O 0
•ri -rl
L
47
-ri G
4-1
f-I
cd
a
Cl)
1-r
.0
0
Tableau B2.
PG r1
000~
00r~~7
M N 00
N r-I N
■G M O
M M N
Q,PraU
~
rr
•
i
p
d
~
•
.1
.7
.2
r-I r-1
.4
.9
.4
al al
~ 0
rn•
.8
.3
.1
%
r~
Ires
rv..
nm.
o v
w
a.r u
iv
a~ b b
M
,-1 ,-I
-
1 3. 54. 6
11. 0 3. 7
1 3. 5 5. 0
M
,-1
• rn
o r-+
ri
A
12, 91 6 3 3. 68. 4
B 9, 75 4 37. 2 9. 0
C 3, 9812 4. 1 10. 6
O in as
Sc. soc.
0
a •
I 00
16. 1 6. 1
15. 1 5. 3
18. 3 6. 0
r-1
N r~ CO
• •
o
r -1
0
-I* 0 c
•
CO
~
o
ri r-I r-I
M~~
•
eli
r
~7 N..7
u1.4 M
0~ ...1' ....1
•
0 O cl
ri r-I r-I
00~
.0.0 N
N N N
0.7 N
CO %0 ■.0
M ■O %0
M N ri
d Pcl U
•
ri
0
• 4
r,+ •
d
ÿ
Transp. /Autre s TOTAL
sec t.
commun.
d 'ac t.
A59 4 39. 38. 9--16. 9--7. 2-27. 7 100
47741. 98. 1--17. 9--7. 2-7. 0 100
B
C
18 331. 56. 0--19. 1--16. 0-16. 5 100
Aucune
sp éc.
r-I r-1 p.
Popu lat ion C:
bache lie rs
tous les ba che lie rs de 19 76 occupés en ju in 19 78.
r-1 CL
Popu la t ion B:
Popu la t ion A:
A49, 75 141. 28. 2 9. 24. 111. 77. 55. 14. 84. 14. 1 100
TOTAL
40, 45 043. 67. 98. 53. 410. 87. 55. 34. 94. 2 3. 9100
(neufB
C 19, 9 3534. 310. 19. 73. 611. 48. 56. 66. 24. 94. 7 100
p ro v. )
1 2. 31 3. 4 1 2. 22. 77. 89. 3100
A
2, 9 0 326. 9-1 5. 4B
2, 35 325. 1-1 5. 7-12. 4 1 3. 8 1 2. 92. 98. 66. 6100
C1, 3 3521. 3-13. 7-12. 114. 4 1 4. 93. 310. 47. 6100
Math/
sc. phy s.
2, 78 44. 370. 0- 10. 4--12. 7-2. 6 100
-12. 2--12. 70. 22. 7 100
2, 28 92. 967. 81, 5 40 1. 36 8. 0--1 1. 0--14. 70. 2 3. 1 100
comm.
Sant éA
B
C
Autres
Sant é/Se rv.
F in. /
Nombre Ens e ign. s e rv. de se rv. Adm in. Ind.
s o c. s ou t. comm. public manu f. ass.
ge s t.
soc.
ba che lie rs, deux ans
1 2. 823. 4--16. 920. 9 100
2, 70 4 5. 021. 021. 311. 92 5. 0--17. 020. 4 100
2, 37 72. 41, 41 00. 7-17. 2-10. 62 7. 1--18. 622. 6 100
Pop .
dans les s e c teurs d 'ac t ivit és
Génie /A
B
sc. ap p l.
C
Domaine
d 'étu des
Tableau B2. ( f in ).
•
- 108 -
N
cd o
a •,a
~
a.
aJ
i
a~
•b
% a)
a~
a)
4-)
•ri
o0
.
•
=d <ô
•b r 1
a
•,~
•~ ~
p
+J O
1r cd r•l
>,
t0n
l~ l.1
O. G
4-4 O
�
GO
O
o
U
O
cd
p
a) rl
â
«.-1
O 0
en b
1+
O o
O o
P. •rl
4.)
co
b a) 0
r•l a)
O P. b
C. y v7
aI
~
a) C
k
dJ o v)
rl - a)
~+ r♦ ~a,
v:1)
icd
•rl
cd -ri
o rcd O
>
0
cd
U
• •rl
•.-I •r•I ^~
•rl
l■
ra G
~a)
P
O 0
o
-
ra •rl
b
0 0
b cd
~
% a) G
a)
rl
a)
0
4-)
4-) a
ca
cd 0 o
cd •r{ r I
O
~ ~
O
a) 0
m
1+ w)
i-) 4-1 4_,
O a)
o a~
- p
-
cd u
•rl
cd
a) 0 O
"0 44
a) •rl
°•
k
cd
aE) ~
a) +J en
P.
1+
~
0
v U
u) 0
- C •rl
00 •rl. a)
'
cr. ~ a
r-I
0 •rl P.
a) cd E
4) a)
rn vl, 4-)
a)
0
U Cr w
U
a,
•rl
icd
.o<o ■a)
.• b
~û
4-4
O. P. c!)
là
a)
1a
< Ô . ~ .4-18
rI 1l p (0
A. 1r •r-1 r~l
rl a) 0 a.
•b 4..) v7 •rl
•
p 1+ b
O
0 0
'd
Annexe C
CLASSEMENT PAR ORDRE D'IMPORTANCE DE CERTAINES PROFESSIONS
ET CERTAINS SECTEURS D'EMPLOI DES DIPLÔMÉS DES DEUX SEXES
Tableau Cl. Classement par ordre d'importance des principales professions des bacheliers occupés, deux ans après
l'obtention du diplôme, selon le domaine d'études, 1971 et 1978.
Année Diplômés Profession
occupés
Nombre
-Répartition en pourcentage-
(27)
(21)
(23)
(41)
(31)
Sout.
la
gest.
(117)
Neuf provinces
1971 38,252 41.5
1978 49,580 37.3
11.2
9.9
8.0
8.0
7.9
7.4
6.2
7.0
5.7
6.5
Administration
gestion et
commerce
Sout.
à la
gest.
Enseign.
Ens. des dipl.
Sc./
math./
Tray. de
bureau
Sc.
soc.
Santé
à
génie
Canada
Enseign.
Admin.
sect.
4.0
5.9
Vente Autres
prof.
privé
(113/114) (51)
3.5
4.8
Sciences
Autres
sociales
prof.
Tray. de
bureau
(41)
Vente
(51)
(27)
(21)
4.3
14.7
14.6
13.6
10.5
10.1
3.2
6.9
3.3
3.5
Gest./
admin.
(11)
Tray. de
bureau
(41)
Sciences
Vente
Loisirs
(21)
(51)
(37)
0.6
1.7
0.0
1.2
Admin.
sect. priv.
(113/114)
12.0
13.2
(117)
Canada
Neuf provinces
1971
1978
2,100 46.0
3,604 41.0
Enseign.
Education
(27)
Canada
Neuf provinces
7,976 80.4
1971
1978 10,274 79.5
Enseign.
Sciences
humaines
(27)
Canada
Neuf provinces
1971
1978
7,132
7,784
46.6
45.8
Enseign.
Sciences sociales
2.4
3.5
3.3
2.9
Tray. de
bureau
(41)
Sciences
Rédaction
13.8
12.2
Droit
Canada
Neuf provinces
1971
7,746
1978 12,884
Vente
Services
(21)
(335)
(51)
(61)
6.1
6.1
2.1
5.7
4.6
4.4
2.0
4.0
Sciences
Tray. de
bureau
(41)
(27)
(234)
(21)
31.0
30.0
13.9
11.4
24.7
21.0
5.7
6.0
Autres
prof.
sociales
sociales
Autres
prof.
sociales
7.6
5.2
18.1
10.2
9.6
8.4
Admin.
Sout. à
sect. priv. la gest.
(113/114)
(117)
2.0
8.0
8.3
6.5
24.8
21.8
Autres
prof.
10.5
14.8
- 112 Tableau C.1 (fin) Classement par ordre d'importance des principales professions des bacheliers occupés, deux ans
après l'obtention du diplôme, selon le domaine d'études, 1971 et 1978.
Année Diplômés Profession
occupés
-Répartition en pourcentage-
Nombre
Enseign.
Agriculture et
sciences biologiques
(27)
Canada
Neuf provinces
1971
1978
2,046
3,802
1971
1978
2,608
2,684
Canada
1971
1978
2,147
2,778
Math. et
sciences physiques
Canada
Neuf provinces
1971
1978
2,980
2,897
74.5
89.2
14.4
13.1
4.1
5.7
1971
1978
3,000
586
0.9
3.1
Gestion/
admin.
(11)
6.4
9.8
Gestion/
admin.
6.4
8.8
Vente
Vente
prof.
3.2
5.7
Enseign.
(27)
2.8
8.7
3.1
3.4
3.5
2.7
Sciences
Vente
(27)
Tray. de
bureau
(41)
17.5
2.9
1.4
10.2
8.0
Enseign.
génie
gestion
Vente
à la
(21)
(27)
(117)
39.7
45.6
29.6
18.8
6.2
9.6
Vente
43.9
34.9
5.6
11.9
6.4
10.9
6.1
10.5
Autres
0.5
1.0
0.5
0.9
6.1
1.5
Tray. de
bureau
Admin.
Autres
secteur
privé
prof.
4.1
4.3
(51)
14.9
13.6
(51)
2.3
5.2
(21)
Autres
prof.
(21)
(41)
(27)
23.2
30.9
prof.
sociales
(51)
Sciences/
math./
génie
(21)
Autres
(51)
(51)
Soutien
Sciences
sociales
Tray. de
bureau
(41)
(11)
Sciences/ Enseign.
math./
Enseign.
Aucune
spécialisation
Canada
Neuf provinces
61.4
57.9
Prof. dom. Gestion/
admin.
de santé
(11)
(31)
Disciplines
de la santé
Neuf provinces
14.4
10.2
Sciences
Ingénieurs
Tech./
architectes prof.
ou
en génie mathématiques
(216)
(211/213/218)
(214/215)
Génie/sciences
appliquées
Canada
Neuf provinces
32.0
21.5
Sciences
Prof. dom.
de la vie de santé
(31)
(213)
(113/114)
2.7
3.9
Prof. dom. Gestion/
admin.
de santé
(31)
(11)
2.1
8.9
6.6
8.6
Nota: Les chiffres entre ( ) font référence aux codes des catégories professions dans la CCDT.
15.4
12.6
Autres
prof.
29.3
14.3
- 113 Tableau C2. Classement par ordre d'importance de certaines professions exercées par
les bacheliers occupés, deux ans après l'obtention du diplôme, selon le
domaine d'études et le sexe, 1971 et 1978.
Femmes
Hommes
Profession
1971
1978
(Canada) (Neuf prov.)
Profession
1978
1971
(Canada) (Neuf prov.)
-en pourcentage-
-en pourcentageEns. des dipl.
Enseignement
Gestion/admin.
Sc./génie/math.
Sciences sociales
Vente
Domaines de santé
Autres prof.
Nombre
32.2
13.3
15.5
8.7
4.5
5.1
20.7
25,040
25.8
18.0
15.1
8.3
6.1
5.4
21.3
26,090
59.0
10.0
8.2
3.9
6.9
3.0
9.0
13,220
50.2
9.7
8.8
8.7
7.8
4.1
10.7
23,330
Soutien à la gestion
Travail de bureau
Enseignement
Administration
Vente
Sciences sociales
Autres prof.
Nombre
28.1
19.0
25.2
0.0
-8.7
19.0
82
30.8
22.5
18.3
11.6
10.8
3.3
2.7
707
Enseignement
Travail de bureau
Gestion /admin.
Sciences sociales
85.7
3.7
2.3
2.0
82.9
5.1
4.0
2.6
0.4
-5.9
3,642
1.3
1.1
3.0
6,211
Enseignement
Travail de bureau
Domaines de santé
Gestion/admin.
Sciences sociales
Sc./génie/math.
Autres prof.
Nombre
Administration, gestion et commerce
Soutien à la gestion
Administration
Travail de bureau
Vente
Enseignement
Sc./génie/math.
Autres prof.
Nombre
46.8
4.8
14.4
10.9
2.3
4.7
16.1
2,019
43.7
16.3
11.3
9.9
4.2
3.6
11.0
2,883
76.0
12.0
4.4
0.7
74.4
7.0
3.4
2.4
6.9
4,335
1.8
1.5
9.5
4,035
Vente
Loisirs
Autres prof.
Nombre
2.3
29.9
3,889
35.4
11.4
10.4
6.1
4.7
4.7
27.3
3,178
Enseignement
Travail de bureau
Gestion /admin.
Sciences sociales
Rédaction
Services
Autres prof.
Nombre
54.3
18.8
4.8
7.7
3.3
1.7
9.4
3,244
53.2
13.6
8.4
7.6
5.9
3.6
7.7
4,558
27.3
13.4
18.8
9.6
4.8
-26.1
5,368
19.9
20.3
16.8
7.2
8.6
5.0
22.2
6,765
Enseignement
Gestion/admin.
Travail de bureau
Sciences sociales
Droit
Vente
Autres prof.
Nombre
39.2
5.5
14.8
13.5
2.9
2.8
21.3
2,378
41.3
12.1
11.7
8.5
5.2
4.2
17.0
6,096
Education
Enseignement
Gestion /admin.
Sciences sociales
Ventes
Métiers de la
construction
Services
Autres prof.
Nombre
Sciences humaines
Enseignement
Gestion/admin.
Travail de bureau
Vente
Rédaction
Services
Autres prof.
Nombre
40.2
11.5
9.7
6.4
Sciences sociales
Enseignement
Gestion/admin.
Droit
Sciences sociales
Vente
Services
Autres prof.
Nombre
- 114 Tableau C2. (fin). Classement par ordre d'importance de certaines professions exercées
par les bacheliers occupés, deux ans après l'obtention du diplôme,
selon le domaine d'études et le sexe, 1971 et 1978.
Hommes
Profession
1971
(Canada)
Femmes
1978
(Neuf prov.)
Profession
1971
1978
(Canada) (Neuf prov.)
-en pourcentage-
-en pourcentageAgric./sc. biologiques
Enseignement
Gestion/admin.
Sciences à la vie
Santé
Math./génie
Vente
Autres prof.
Nombre
18.8
11.0
14.1
13.3
7.1
4.1
31.6
1,195
15.8
12.1
10.0
10.1
10.1
6.8
35.1
2,083
Enseignement
Médecine
Travail de bureau
Sciences à la vie
Gestion /admin.
Math. /génie
Autres prof.
Nombre
61.3
2.8
10.2
4.1
-3.1
18.5
2,590
58.6
8.1
7.8
5.9
3.1
3.1
13.4
2,555
Génie
Gestion /admin.
Math./sciences
Vente
Arts
Services
Autres prof.
Nombre
86.8
0.5
--1.4
1.0
10.3
1,065
93.3
2.5
1.4
1.0
0.4
0.3
1.1
1,056
Médecine
Enseignement
Gestion/admin.
Sciences sociales
Travail de bureau
Vente
Autres prof.
Nombre
40.1
29.0
8.8
2.4
3.6
-16.1
2,527
46.1
17.4
15.1
4.7
3.2
2.2
11.3
2,243
Sciences /génie /math.
Enseignement
Gestion /admin.
Travail de bureau
Vente
Services
Autres prof.
Nombre
28.5
9.8
7.8
8.7
5.1
4.9
35.2
1,820
17.7
17.4
16.8
11.1
7.5
6.4
23.1
341
50.6
15.9
3.0
13.5
-1.2
15.8
851
28.3
16.9
12.9
10.7
7.1
4.9
19.2
1,704
Génie
Génie
Gestion/admin.
Math./sciences
Sout. dom. génie
Métiers/construction
Vente
Autres prof.
Nombre
45.2
22.8
10.3
10.1
3.5
3.2
4.9
122
Santé
Médecine
Gestion/admin.
Travail de bureau
Traitement
Enseignement
Vente
Autres prof.
Nombre
62.4
33.3
1.3
0.6
0.6
-1.8
1,081
86.6
4.5
3.5
1.6
1.3
1.3
1.2
1,706
37.2
33.8
11.8
7.2
2.0
2.1
5.9
452
44.3
23.0
10.8
8.0
6.8
2.4
4.7
651
67.6
6.5
-3.5
0.9
4.0
17.5
1,180
58.8
19.6
7.4
5.1
4.4
2.9
1.8
246
Math./sciences physiques
Sciences /génie /math.
Enseignement
Gestion /admin.
Vente
Travail de bureau
Métiers/construction
Autres prof.
Nombre
Aucune spécialisation
Enseignement
Sciences/génie/admin.
Vente
Gestion/admin.
Services
Sciences sociales
Autres prof.
Nombre
Enseignement
Sciences sociales
Médecine
Gestion/admin.
Services
Vente
Autres prof.
Nombre
- 115 Tableau C3. Classement par ordre d'importance de certains secteurs d'emploi des bacheliers occupés, deux ans après
l'obtention du diplôme, selon le domaine d'études, 1971 et 1978.
Année Diplômés
occupés
Secteur d'activité
-Répartition en pourcentage-
Nombre
Comm. Transp./ Autres
Ind. . Fin./
Admin. Serv. de Santé/
commun. sect.
public
gestion serv. soc. manuf. ass.
(801-809) (Div 11) (851-869) (821-828) (Div 5) (Div 9) (Div 8) (Div 7) d'act.
Enseign.
Ens. des dipl.
Canada
Neuf provinces
1971 38,252
1978 49,580
Service
de gestion
(851-869)
Administration
gestion et
commerce
Canada
Neuf provinces
1971
1978
2,100
3,604
30.6
30.4
1971
7,976
1978 10,274
7,132
7,784
7,746
1971
1978 12,884
(Div 8)
(801-809)
12.0
11.7
6.5
8.3
Ind.
manuf.
1.4
5.1
1.9
5.0
0.9
2.5
0.2
1.5
Admin.
public
Ind.
manuf.
Comm.
60.5
52.1
37.4
33.6
Autres
secteurs de
services
(Div 10)
13.1
12.4
Admin.
public
(Div 11)
8.2
10.2
Admin.
Services
public
de gest.
(Div 11) (851-859)
8.1
16.0
16.2
13.5
3.5
4.1
Enseign.
92.3
82.5
(801-809)
Canada
Neuf provinces
16.8
13.0
3.5
4.7
Commerce
(Div 5)
Enseign.
Sciences sociales
5.7
10.6
Admin.
public
(Div 11)
(Div 11)
(801-809)
1971
1978
(701-715)
Ind.
manuf.
(Div 5)
3.3
5.1
(801-809)
humaines
Canada
Neuf provinces
Finances
7.2
7.5
6.9
8.2
7.8
9.2
Finances
et
assurances
(Div 9)
Enseign.
Sciences
7.1
11.7
Autres
secteur de
services
(Div 10)
Enseign.
Education
Canada
Neuf provinces
50.4
41.2
(Div 5)
(Div 8)
4.9
7.9
3.7
5.4
Santé/
serv. soc.
(821-828)
Finances/
assurances
(Div 9)
8.7
8.4
6.7
6.3
5.0
8.0
10.3
8.3
Autres
sect.
d'act.
23.4
18.0
Autres
Transp./
commun./
sect.
serv. pub. d'act.
(Div 7)
0.4
1.2
2.9
2.2
Autres
Finances
sect.
et
assurances d'act.
(Div 9)
1.8
4.7
Ind.
manuf.
(Div 5)
4.7
6.1
7.8
7.3
Autres
sect.
d'oct.
18.2
16.1
- 116 Tableau C.3 (fin). Classement par ordre d'importance de certains secteurs d'emploi des bacheliers occupés, deux ans
après l'obtention du diplôme, selon le domaine d'études, 1971 et 1978.
Année Diplômés
occupés
Secteur d'activité
-Répartition en pourcentage-
Nombre
Enseign.
Agriculture/
sciences biologiques
(801-809)
Canada
Neuf provinces
1971
1978
2,684
2,046
Ind.
manuf.
(Div 5)
Génie /sciences
appliqués
Canada
Neuf provinces
1971
1978
2,608
2,684
1971
1978
2,147
2,778
1971
1978
2,980
2,897
4.5
7.3
Admin.
Const.
(Div 11)
(Div 6)
10.3
12.8
3.4
4.9
(801-809)
62.9
70.0
12.4
12.2
4.3
10.4
14.0
4.3
0.3
1.2
Services
de gestion
Ind.•
manuf.
Admin.
Fin./
assur.
(851-869)
(Div 5)
42.1
26.9
9.3
15.3
Admin.
3,000
52.7
586
39.3
(Div 11)
8.7
16.9
Enseign.
public
13.1
13.3
Santé/
serv. soc.
(821-828)
3.0
8.9
Nota: Les chiffres entre ( ) font référence aux codes de la CAE.
Finances/ • Autres
assurances sect.
d'act.
(Div 9)
0.2
3.8
public
(Div 11)
Ind.
manuf.
(Div 5)
(Div 9)
8.5
12.3
7.4
12.2
Comm.
Fin./
assur.
(Div 9)
(Div.8)
2.2
7.2
4.4
5.6
20.1
23.4
Comm.
Autres
(Div 8)
sect.
d'act.
public
(Div 11)
(801-809)
1971
1978
9.4
10.2
(821-828)
public
Canada
Neuf provinces
(Div 8)
Admin.
Enseign.
Aucune spécialisation
Commun./
Services
serv. pub. de gestion
(851-869)
(Div 7)
Comm.
Comm.
de
détail
(631-699)
(801-809)
Canada
Neuf provinces
9.6
10.9
Indust.
manuf.
(Div 5)
13.1
21.0
Enseign.
Mathematiques et
sciences physiques
10.3
18.4
Santé et
serv. soc.
(821-828)
17.2
16.9
28.0
23.4
Santé/
serv. soc.
Disciplines
de la santé
Canada
Neuf provinces
45.9
26.0
Admin.
public
(Div 11)
3.1
2.4
Transp./
commun./
serv. pub.
(Div 7)
0.3
Transp./
commun./
serv. pub.
(Div 7)
4.8
7.9
Services
de gestion
(851-869)
5.2
4.9
24.9
17.6
Autres
sect.
d'act.
6.1
1.6
Autres
sect.
d'act.
14.8
12.1
Autres
sect.
d'act.
23.8
17.2
- 117 Tableau C4. Classement par ordre d'importance de certains secteurs d'emploi des bacheliers
occupés, deux ans après l'obtention du diplôme, selon le domaine d'étude et le
le sexe, 1971 et 1978.
Femmes
Hommes
Secteur
d'activité
1971
(Canada)
1978
(Neuf prov.)
Secteur
d'activité
1971
(Canada)
1978
(Neuf prov.)
-Répartition en i-
-Répartition en %ENS. DES DIPL.
Enseignement
Serv. de gestion
Admin. publique
Ind. manuf.
Santé/ serv. soc.
Transp. /commun.
Autres sect. d'act.
Nombre
67.3
10.8
3.9
4.2
2.1
2.7
9.0
13,220
54.4
10.7
10.0
8.4
4.7
4.2
7.6
23,330
38.5
30.6
0.0
0.0
17.6
0.0
13.3
82
24.0
18.7
18.1
13.5
9.2
8.2
8.3
707
93.5
2.2
0.6
0.1
0.1
0.4
3.1
3,642
85.5
3.8
3.5
1.9
1.7
1.2
2.4
6,211
Nombre
71.3
9.9
5.1
3.3
0.6
3.7
6.1
3,244
60.6
10.3
9.1
5.2
5.1
4.8
4.9
4,558
Enseignement
Admin. publique
Santé/serv. soc.
Serv. de gestion
Finances/assurances
Commerce
Autres sect. d'act.
Nombre
46.1
3.7
20.3
5.3
5.6
1.8
17.2
2,378
44.8
14.7
12.4
6.3
5.8
3.8
12.2
6,096
41.5
10.7
8.8
10.1
4.9
4.1
19.9
25,040
29.4
13.8
13.2
11.0
5.9
5.6
21.1
26,090
Enseignement
Santé /serv. soc.
Admin. publique
Autres services
30.3
16.7
10.3
6.7
6.0
3.9
26.1
2,019
31.8
14.0
13.3
8.4
5.5
5.4
21.6
2,883
Serv. de gestion
91.3
1.6
1.5
1.8
0.0
0.0
3.8
4,335
77.8
6.9
3.3
2.5
1.6
1.5
6.4
4,035
Enseignement
Admin. publique
Santé /serv. soc.
51.4
15.7
10.7
6.4
3.6
2.8
9.4
3,889
40.4
15.5
12.0
11.0
6.2
4.3
10.6
3,178
Enseignement
Autres services
Admin. publique
Serv. de gestion
33.6
21.1
10.0
5.4
7.2
3.4
19.3
5,368
23.6
20.0
17.2
9.3
6.9
5.6
17.4
6,765
Finances/assurances
Commerce
Autres sect. d'act.
Nombre
Admin. /gestion
Serv. de gestion
Ind. manuf.
Finances/assurances
Commerce
Transp. /commun.
Enseignement
Autres sect. d'act.
Nombre
Enseignement
Finances/assurances
Admin. publique
Ind. manuf.
Commerce
Autres sect. d'act.
Nombre
Education
Enseignement
Admin. publique
Ind. manuf.
Autres services
Divertissement /loisirs
Serv. de gestion
Autres sect. d'act.
Nombre
Ind. manuf.
Finances/assurances
Autres services
Autres sect. d'act.
Nombre
Sciences humaines
Enseignement
Autres services
Admin. publique
Ind. manuf.
Commerce
Finances/assurances
Autres sect. d'act.
Nombre
Finances/assurances
Commerce
Autres sect. d'act.
Sciences sociales
Enseignement
Serv. de gestion
Admin. publique
Ind. manuf.
Finances/asssurances
Commerce
Autres sect. d'act.
Nombre
- 118 Tableau C4. (fin). Classement par ordre d'importance de certains secteurs d'emploi des
bacheliers occupés, deux ans après l'obtention du diplôme, selon le
domaine d'étude et le sexe, 1971 et 1978.
Femmes
Hommes
Secteur
d'activité
1971
(Canada)
1978
(Neuf prov.)
Secteur
d'activité
Enseignement
Ind. manufacturière
Agriculture
Commerce
Santé & serv. soc.
Autres sect. d'act.
Nombre
1978
(Neuf prov.)
-Répartition en Y-
-Répartition en %Agr./sciences biologiques
Admin. publique
1971
(Canada)
Autres sect. d'act.
Nombre
59.9
14.3
7.4
0.0
0.3
2.3
15.8
851
33.3
18.2
15.4
7.8
6.6
5.6
13.1
1,704
23.8
20.9
16.9
12.9
7.4
6.9
11.2
2,555
Serv. de gestion
Finances/assurances
Ind. manufacturière
Transp. /commun.
Admin. publique
Commerce
Autres sect. d'act.
52.2
0.0
31.8
0.0
0.0
0.0
16.0
21.9
20.2
15.6
13.7
11.8
10.1
6.7
122
70.5
15.8
0.6
4.3
7.6
0.0
1.2
1,065
78.8
11.7
2.8
2.7
2.7
0.4
0.9
1,060
Santé /serv. soc.
Admin. publique
Commerce
55.5
1.1
9.0
23.7
0.0
0.0
10.7
1,080
64.6
15.1
13.3
5.3
0.9
0.4
0.4
1,760
41.8
10.2
15.1
8.7
6.3
4.4
13.5
2,527
24.9
16.1
15.0
12.8
11.0
8.3
11.9
2,243
Enseignement
44.0
13.5
4.3
7.2
2.1
7.6
21.3
452
33.6
16.2
12.8
10.8
7.7
6.2
12.7
651
10.2
40.5
4.3
3.1
7.9
2.0
32.0
1,820
22.0
18.8
9.6
9.4
7.9
7.7
24.6
341
71.4
6.3
2.8
0.0
0.0
5.1
14.4
1,190
68.4
9.8
8.1
7.8
4.4
1.5
0.0
246
20.8
20.0
13.3
10.9
8.7
4.9
21.4
2,038
Enseignement
Santé /serv. soc.
Admin. publique
Autres services
Ind. manufacturière
28.0
12.8
17.3
10.4
6.5
7.8
17.2
2,590
12.5
36.0
15.8
5.1
6.0
6.2
18.4
1,195
Commerce
Génie et sciences appliquées
Ind. manuf.
Serv. de gestion
Transp. /commun.
Admin. publique
Mines et pétroles
Autres services
Autres sect. d'act.
Nombre
Nombre
Santé
Santé /serv. soc.
Commerce
Ind. manufacturière
Enseignement
Admin. publique
Transp. /commun.
Autres sect. d'act.
Nombre
Enseignement
Autres services
Ind. manufacturière
Autres sect. d'act.
Nombre
Math./sciences physiques
Enseignement
Serv. de gestion
Ind. manufacturière
Admin. publique
Finances/assurances
Transp. /commun.
Autres sect. d'act.
Nombre
Finances & assurances
Serv. de gestion
Admin. publique
Ind. manufacturière
Transp. /commun.
Autres sect. d'act.
Nombre
Aucune spécialisation
Admin. publique
Enseignement
Finances/assurances
Santé/serv. soc.
Serv. de gestion
Transp./commun.
Autres sect. d'act.
Nombre
Enseignement
Admin. publique
Santé /serv. soc.
Commerce
Aliment. /hébergement
Autres services
Autres sect. d'act.
Nombre
Annexe D
LISTE DES CODES UTILISÉS DANS L'ÉTUDE
La présente annexe comprend:
o
o
o
o
une liste de professions de main-d'oeuvre hautement qualifiée
une liste de branches d'activités comprises dans le secteur public non
commercial
une description des codes de professions (CCDP)
une classification des domaines d'études
1. Professions de main-d'oeuvre hautement qualifiée
Les professions de main-d'oeuvre hautement qualifiée (MHQ) sont celles qui
exigent deux années ou plus d'études postsecondaires. La classification
des professions de MHQ a été faite par des analystes de la Direction
universitaire du ministère d'État aux Sciences et à la Technologie (MEST)
au moment où ils élaboraient un modèle de la demande de MHQ.
La classification des professions selon qu'elles exigent ou non une MHQ est
fondée sur deux répertoires établis en fonction de chaque profession
classée selon la Classification canadienne descriptive des professions
(CCDP). Ces deux répertoires, General Educational Development (Formation
générale) et Specific Vocational Preparation (Formation spécialisée);
indiquent le niveau de formation générale et de formation spécialisée exigé
pour chaque profession. Dans le modèle du MEST, chaque profession de la
CCDP ayant un code de chiffres est classée dans la catégorie de la
main-d'oeuvre hautement qualifiée ou dans celle de la main-d'oeuvre non
hautement qualifiée. On peut trouver plus de détails au sujet de
l'algorithme qui a été utilisé pour la classification de chaque profession
dans le rapport Modèle de la demande du MEST-Méthodologie (Ottawa .
Approvisionnements et Services Canada, 1980). On peut se le procurer en
s'adressant à la Direction universitaire du ministère d'État aux Sciences
et à la Technologie, à Ottawa.
Les professions classées comme exigeant une MHQ figurent à la page
suivante.
- 120 -
Professions de MHQ
La liste ci-après énumère les professions codées à quatre chiffres dans la
CCDP, qui sont comprises dans la catégorie de la main-d'oeuvre hautement
qualifiée, et présente le regroupement qu'en a fait le MEST.
GRAND GROUPE
CODE DE LA CCDP
Santé
3113
3111
3151
3130-30
3137
Génie
2141
2141
2143
2144
2147
2151
Dentistes
Médecins
Pharmaciens
Infirmiers(ères)
Surveillants
thérapeutes
1134
Administrateurs dans le
domaine de la santé
3117-19-53 Autres professions de
MHQ dans le domaine de
la santé
2155
2153
2154
2145
2157-59
Sciences de la vie
3115
3152
2131
2133
Sciences physiques
et mathématiques
PROFESSION
2112
2114
2111
2113
2181-89
2183
Architectes
Ingénieurs chimistes
Ingénieurs civils
Ingénieurs électriciens
Ingénieurs mécaniciens
Ingénieurs
métallurgistes
Ingénieurs de
l'aéronautique
Ingénieurs des mines
Ingénieurs de
l'extraction du pétrole
Ingénieurs en
organisation
industrielle
Ingénieurs n.c.a.
Vétérinaires
Diététiciens et
hygiénistes
alimentaires
Agronomes et
professions connexes
Biologistes et
professions connexes
Géologues
Météorologues
Chimistes
Physiciens
Mathématiciens
Informaticiens
- 121 -
GRAND GROUPE
Sciences humaines
et beaux-arts
CODE DE LA CCDP
2511-13-19
2350-51
3355
3311-13-1430-32-3352-53
Enseignement
2711
2731
2733
2791
2719 - 39 -9293 -95 et
2391 et 1133
PROFESSION
Ministres du culte
Bibliothécaires et
archivistes
Traducteurs
Autres professions de
MHQ dans le domaine des
sciences humaines
Professeurs
d'université
Instituteurs d'école
maternelle et primaire
Professeurs d'école
secondaire
Professeurs de collèges
communautaires
Autres professions de
MHQ dans le domaine de
l'enseignement
Droit
2341-43
Juges, avocats,
notaires
Commerce, direction
et administration
publique
1111-13-15-16
19
Fonctionnaires et
administrateurs
gouvernementaux
Chefs officiers des
forces armées
Directeurs généraux et
cadres supérieurs
Professions liées à la
direction et à
l'administration
Comptables
Agents commerciaux
Chefs des ventes
(services)
Courtiers en valeurs
Directeurs
d'exploitations
agricoles
6116
1130-31-32-35-36-37
41-42-43-45-47-49
1174-75-76-79
1171
5131
5170
5173
7131
Sciences sociales
2331-99
2315
2311
2313
2319
Travailleurs sociaux
Psychologues
Économistes
Sociologues,
anthropologues et
spécialistes assimilés
Travailleurs en
sciences sociales,
n.c.a.
- 122 -
2. Secteur public non commercial
Les entreprises qui sont financées en grande partie par les fonds publics,
qui fournissent un service public et qui sont essentiellement de nature non
commerciale (c'est-à-dire sans but lucratif) sont classées dans le secteur
public non commercial. Toutes les autres entreprises, publiques ou
privées, sont considérées de nature commerciale. Les branches d'activité
comprises dans le secteur public non commercial, avec leur code de CAÉ
(Classification des activités économiques), sont énumérées ci-après.
Toutes les autres font partie du secteur commercial. Se reporter à la
Classification des activités économiques (1971) pour plus de détails.
Secteur d'activité
C.A.É.
Enseignement et services annexes
800 à 809
Hôpitaux
821
Établissements annexes de soins
sanitaires
822
Services de santé divers
827
Organismes de bien-être
828
Organisations culturelles
831
Défense nationale
902
Autres services fédéraux
909
Administration provinciale
931
Administration locale
951
Bureaux de gouvernements étrangers
991
Postes
548
Fermes expérimentales et
universitaires
001
Réseaux de transports urbains
509
- 123 -
3. Catégories des professions utilisées dans l'analyse
La liste des catégories de professions qui suit n'est pas complète; elle
n'est fournie qu'à titre d'exemple.
Pour une description détaillée des
catégories professionnelles, se reporter au Guide de la Classification
canadienne descriptive des professions publié par la Commission de l'Emploi
et de l'Immigration du Canada.
Codes à
2 chiffres
Gestion,
admin.
(11)
Sciences
naturelles,
génie,
math.
(21)
Sciences
sociales (23)
Codes à
3 chiffres
Professions types visées
Administration
publique (111)
Administrateurs gouvernementaux,
maîtres de poste, inspecteurs, etc.
Administration privée
(113/114)
Directeurs généraux,
administrateurs dans des domaines
professionnels, directeurs de la
production et des services, etc.
Soutien à la gestion
(117)
Comptables, vérificateurs, agents
du personnel, acheteurs,
inspecteurs non gouvernementaux,
etc.
Sciences physiques
(211)
Chimistes, géologues, physiciens,
météorologistes, techniciens et
techniciens-spécialistes dans le
domaine des sciences physiques
Sciences biologiques
(213)
Agronomes, biologistes, techniciens
et techniciens-spécialistes dans le
domaine
Architecture, Génie
(214/215)
Architectes, ingénieurs
Soutien en génie
Dessinateurs, techniciens et
techniciens-spécialistes en
ingénierie, surveillants d'autres
travailleurs en ingénierie
Mathématiques et
informatiques (218)
Mathématiciens, statisticiens,
analystes et programmeurs en
informatique et travailleurs
assimilés
Travailleurs
spécialisés des
sciences sociales
(231)
Économistes, sociologues et
psychologues
- 124 -
Codes à
2 chiffres
Codes à
3 chiffres
Professions types visées
Travail social (233)
Travailleurs sociaux, personnel des
services communautaires
Droit (234)
Avocats, juges, notaires
Bibliothéconomie
Bibliothécaires, archivistes de
musées
Autres travailleurs
des sciences sociales
Conseillers d'orientation scolaire
et professionnelle
Religion (25)
Membres du clergé
(251)
Ministres du culte, religieuses,
prêtres
Enseignement
(27)
Professeurs
d'université (271)
Se passe d'explications
Professeurs d'écoles
primaires et
secondaires (273)
Se passe d'explications
Professeurs de
collèges
communautaires et
autre personnel
enseignant (279)
Professeurs des collèges
communautaires et des écoles
professionnelles; moniteurs en
beaux-arts
Médecine, art
dentaire, art
vétérinaire (311)
Se passe d'explications
Soins infirmiers et
thérapeutiques (313)
Se passe d'explications
Autres travailleurs
dans le domaine de la
santé (315)
Pharmaciens, diétiticiens,
optométristes, techniciens en
radiologie, techniciens de
laboratoires, techniciens et
adjoints dentaires
Beaux-arts, arts
commerciaux,
photographie (331)
Peintres, sculpteurs, dessinateurs
publicitaires
Artistes et
techniciens de la
scène et de la radio
(333)
Musiciens, réalisateurs, danseurs,
annonceurs à la radio et à la
télévision
Rédaction (335)
Rédacteurs, chef de la rédaction,
traducteurs, interprètes
Médecine et
santé (31)
Art,
littérature
(33)
-125-
Codes à
2 chiffres
Codes à
3 chiffres
Professions types visées
Sports et
loisirs (37)
Travailleurs des
sports et loisirs
(37)
Entraîneurs, directeurs de sports,
athlètes, travailleurs auxiliaires
Personnel
administratif
et travailleurs
assimilés (41)
Sténographes et
dactylographes (411)
Se passe d'explications
Tenue de livre (413)
Teneurs de livres, commis en
comptabilité, caissiers, commis
d'assurance et d'établissements
financiers, commis aux services
statistiques
Autres travailleurs
assimilés (414 à 419)
Toutes les professions dans le
domaine du travail de bureau
Vente (51)
Aucune ventilation à
3 chiffres n'a été
utilisée dans la
présente étude
Voyageurs de commerce, vendeurs et
commis- vendeurs, préposés de
stations-service, agents
immobiliers, courtiers en valeurs,
agents de publicité, acheteurs dans
le commerce de gros et de détail
Services (61)
Aucune ventilation à
3 chiffres n'a été
utilisée dans la
présente étude
Services de protection (policiers,
gardes de sécurité, etc.),
préparation des aliments et
boissons, logements et services
connexes, services personnels
(coiffeurs, agents de voyage,
etc.), entretien des vêtements
Professions
dans les
industries
primaires (71,
73, 75, 77)
Aucune ventilation à
3 chiffres n'a été
utilisée dans la
présente étude
Professions liées à l'agriculture,
la pêche, le piégeage ainsi qu'à
l'exploitation des forêts, des
mines, du pétrole et du gaz
Professions
dans les
industries de
transformation
et d'assemblage
(81, 82, 83,
85, 87)
Aucune ventilation à
3 chiffres n'a été
utilisée dans la
présente étude
Professions de MNHQ (métaux, mines,
alimentation, bois, textile, etc.);
métallurgie, assemblage et
professions de MNHQ dans le domaine
de la construction
Transports exploitation,
manutention et
autres
professions
assimilées (91
à 95)
Aucune ventilation à
3 chiffres n'a été
utilisée dans la
présente étude
Pilotes d'avion, conducteurs et
chauffeurs, manutentionnaires,
imprimeurs, mécaniciens
d'installations fixes et opérateurs
de matériel électronique
-126-
4. Codes des
domaines d'études
Voici une liste détaillée des domaines d'études compris dans les catégories
générales utilisées dans la présente étude.
Etudes
générales
Études détaillées
Education
Éducation physique et formation des
enseignants dans diverses disciplines
Beaux-arts
Art dramatique, théâtre, musique et
autres beaux-arts et arts appliqués
Sciences humaines
Langues, langues classiques, langues
modernes (ex. : anglais, français,
espagnol, allemand), histoire,
bibliothéconomie et archivistique,
communications de masse, philosophie,
études religieuses, autres disciplines
des sciences humaines
Sciences sociales
Anthropologie, archéologie, économique,
géographie, criminologie, démographique
sciences politiques, psychologie,
travail social, sociologie, autres
disciplines des sciences sociales
Agriculture et sciences
biologiques
Agriculture, biochimie, biologie,
botanique, sciences ménagères, médecine
vétérinaire, zoologie, autres sciences
biologiques
Génie et sciences appliquées
Génie chimique, génie civil, génie
électrique, génie mécanique, autres
spécialisations en génie, architecture,
foresterie et autres sciences appliquées
Santé
Art dentaire, médecine, sciences
infirmières, pharmacie, santé publique,
réhabilitation/réadaptation, autres
spécialisations dans le domaine de la
santé
Mathématiques et sciences
physiques
Chimie, géologie, mathématiques et
informatique, physique, autres sciences
physiques
Administration, commerce
Administration, commerce et gestion
Aucune spécialisation
Se passe d'explications
•
Annexe E
INDICE DE CONCENTRATION
L'indice de concentration utilisé dans cette étude pour indiquer le degré
de concentration des diplômés universitaires dans les professions et les
secteurs d'activité est essentiellement une mesure de l'importance de la
variation d'une distribution discontinue par rapport à une distribution
discréte uniforme. Si la distribution observée est parfaitement uniforme
(c'est-â-dire une proportion identique dans chaque catégorie et une
répartition égale des diplômés dans toutes les professions ou tous les
secteurs d'activité), la valeur de l'indice est égale â zéro. Si la
distribution comporte une catégorie égale â 100% et le reste â zéro,
(c'est-à-dire tous les cas sont concentrés dans une seule catégorie), alors
la valeur de l'indice est de 1.0.
La valeur est calculée de la façon suivante:
Soit i catégorie discréte r utilisée, X. le nombre de cas dans la catégorie
i et N, le nombre total des cas. Pour calculer l'indice, les catégories
sont classées par ordre d'importance en fonction de X..
1
La proportion de toute catégorie i est alors P i = Xi/ N et la distribution
i
cumulative dans la catégorie i est alors E
P.. Si la distribution
jl
était parfaitement uniforme, la distribution cumulative pour toute
catégorie i serait de i/r. Par conséquent, le degré de déviation de toute
catégorie i par rapport â la distribution uniforme est exprimé de la façon
suivante:
C
i
E Pl - i/r
j=1 JJ
La mesure de la déviation cumulée de toute les catégories r est déterminée
comme suit:
r
E
i =l
rr
i
E P
- i /r]
l.l•, =1
Pour normaliser la mesure â la valeur 1.0, si P i = 1.0 lorsque i = 1,
l'expression ci-dessus est divisée par 0.5(r-1). L'indice devient alors
-
Iconcentration
.5(r l
i
i
1) =1 (j=1
i
i/r
Pj/
J
où les catégories r sont classées par ordre décroissant en fonction de P i
(ou de X i
)
.
- 128 -
L'indice peut être représenté facilement sur un graphique. Dans le
diagramme ci-dessous, il s'agit tout simplement de l'aire B (mesure de
la déviation par rapport à la distribution uniforme) divisée par la
somme des aires A + B (mesure de la déviation maximale possible par
rapport â la distribution uniforme).
Distributions cumulatives
c
distribution cumulative dans les cas les plus concentrés
(c.-a-d. tous les cas
une seule catégorie)
0 1 2 3
Catégorie
ou I concentration = Aire B / (Aire A + Aire B)
I con
r
f Fadx
0
-
r
f Fudx
0
r
/ f F c dx
0
-
r
f F udx
0
Annexe F
TABLEAUX SUPPLÉMENTAIRES SUR LES DIPLÔMES DÉCERNÉS
— 131 —
CA .--I 01 VO 00 .t
NON00u1t ,
r,
CO
CA
.t CA rc 00 .4 .4
w w w w w w
n QO N N U1 .--i
ra rA r4
N
%O
CO O .--1 .t .t O
00U1r-iNCA .4
r,
O
.--i
r` CT .t 00
rn VO.4CA
N on .4 QO
w
w
w
w
w
n 4 N 00
lf1
r,
Oh
.t
.t
co
CO
r-1
Ul
r-I
CA
on
r4
.t
CO
O
M
N
t
01
n
00
O
00
U1
r`
N
CO
N
rA
O
CO
O
01
01
N
N
.4
on
r-
VO
00
N
1-4
00
M
w
w
w
w
4) n N VO
r-+
on
OOh N .4
I\ N U1 r - I
I-
qO
0r1
n 00 N M U1 .-r
.-4 rA ra
00
VO .t N 00
4 -4
N
n
CD .4 4) C4 .4 s.O
VD ra M U1 M O
C., un CT n N .4
AA
n CA N 01 VO
'-+
U1 N .-+ 01
Ch
w
r-1
CO
O
A
w
w
w
w
w
w
w
w
w
n
r-1
.--I rA rA
w w w w w w
r, ch N on up r♦
ri
w
w
w
U1
CM .t N rC4 ...t U1 01
O N 01 4O
a w w w
O
00
w
1/4.0
T
VO
N U1 M 01 O O
..O n qO u1 %O 41
Om r- Ch In r-I .t
n
n
O,
a
w
w
N r`
.t ra OA O
N CA VO M
M CD ,4 00
■.O
CO
a
w
r-I
w
w
w
111 .t N VO
VO
r - 1 .--I .--I
.t
N
n
N
M
N
U1
Om
VO
N
VO
N
N
O
00
N
.t
01
w
w
N an CO
rl
.t
N
co
0
U1
M
n
r-
Sr
w
00
on
O
.t
QO
.t
N
VO
on
CO
VO
O
00
.t
~O
w
.t
n
w
01
N
4)
N
.t
.t
ra
r,
4)
.t
N
CO
QD .t CA VD O
00 O 00 M
O
00 CO N N U1 r-I
AA ra r4
n
Ch
r-I
01
n
CM
ra
N
rOm
r-I
AA
O
Ch e*1 n r- M r-1
. w w w w w
00 U1 1. --1 ri .t r-I
ra r♦ r - I
01
w
M
.t vO
w
.t .t r4 if1
N
w
VO
QO VO U1 .t
CM . 4 on u1
VO r-c I, r,
r-I
O
on
00 Cm N m, O N
O
4) 01 qO O
r-I MVO M u1 N
. w w w w w
Oh VO O O M r-I
r--I r4 r-I
M
QO CD 4) Oh
w
w
w w
.t .t r-I M
VO Ch 01 U1 VO CO
r~ 01 VO CA I~ n
on on U1 ra U1 Oh
r\
w
w
w
AAAA
U1
w
r-I
U1
.t N.O N 01
O .t 4) M
O
n .-1 n
w
w
w
w
n
w
•--I 4) O O M
' - I r 4 r--I 4-4
M
on VO O 01 O 00
co O qD n O U1
0
00
VO O r4 .t
NC., U1 .t
O
.t 00 n .t
w
w
•
w
.t .t r-I 01
Aucune spéc.
Ense igne men t
Beaux-ar ts /sc. hum.
Sc iences soc ia les
Agr ic. /sc. bio l.
Sc. in firmi ères
a
w
w
w
w
.t 0 1 r4 01
CM
n
w
r,
on
w
N
.4-4 .t .t
CO M Oh .t
C) VD In Oh
N
U1
w
a
.t
w
w
a
.t M r-I N
t
n
r,
a
w
a
w
U1
O
In
w
0*1
N
QO
.t
O
r\
N
N
01
.O
.t
N
In
CO
ON
r- 4
O
.-I
w
.t
w
w
a
N
N
U1
U1
CO
r-I
VO
N
.t
.t
M
w
.t
Oh
a
N
r-I
.t
0
w
a
r-I
CA
.t
CM
N
n
VO
QO
w
O
r\
VO
,4
.t
w
N
In
N
CO
r•
co
U1
00
1\
111
U1
a
ON
N
r-I
.t
■O
O
U1
U1
e1
111
01
N
N
.-I
In
.t
N
n
01
w
01
a
.t
w
w
N
O
w
n
‘40
a
N
a
r-I
r-I
■
N
00
r-1
.t
N
CA
CO
r-I
U1
w
w
r+
N
w
w
N.
ra
In U1 U1 U1
CA N O 00 crl rl
r - 1 AA
Etudes axés su r le
sec teur public
Qua lifica t ions
w
CA
Ch .t 04 .4
AWAAAA
r--1
a
.t .t r-I .t
on -4 U1 111
00 0 CO .t In .t
N on on O N N
01
w
w
U1
OT si)
O
a
00
.t 04 q0 .t qO 40
O U1 CM OA c+1 ra
AA r 4
r-
w
.t
w
ON
w
In
O .t Oh N . - a N
C...
CO
N
00 O 01 CO r-I .t
A
4- 4
w
Génie
Ma th. /sc. phys ique s
Economique
Commerce
.t
w
s.O
w
r-I
sec teur commerc ia l
.-4
w
a
00
.--I
In
w
N
a
VO
ra
C....
M
w
r-
r,
CT
w
M
r♦
r- In CO
O U1 on N
w
.t
00
n
CA
w
w
CA
r♦
n
w
w
a\
M O aD n U1 .t
N N U1 on N N
w
w
N
VO
w
w
r~
.t 01 ra VO
OA
w
.t
CA
U1
.--1 r-I r4
CO
r,
00 CM N N U1 .-+
w
n
on
rA
w
N
w
.t
Ch CT CO 01
w
w
O
s.O
w
w
N
CO
w
w
r-I
n co CO .--1
w
QO
N
N
.
w
O
.- - I
Ch
w
ra
CO
U1 O M r-r .t VO
r-I 1/4O N VO CO M
Ts
w
t
as
00 .t Cm CO 0 N
VO
w
4
N
M
w
00
U1 .t
CM
n
Tableau F1.
.--I
O
r, .O
on r, vo N
r-I N on .4
a
w
w
a
r- d N CA
w
01
w
O
4O
Dro it
00
OM
ra
.t O
TOTAL
M
.t CA N, .t N rCA CO CA U1 00 CO
O
VO M c1 N O M
N
w
w w w w w w
r, VO .--1 N U1 .-+ _t
r4 rd rU1
rA
,
- 132 -
r-1
r--I 10
M -t
o o
r..
ro
N
01
M N N
01
r-1 N
M
N
.--1
10 CO ~t r- 1~ ~Y
N 00 .--I r4 10 O
CO ON n 10 n In
r-I
N
~t
ON cV
O O
r-a 01
r•-1
r-4
N
M
CV r-r N
01
r--I r-1
M
N
r-r
O O N. ~ CO 0
MOO~t h. 01r~
00 O 10 it) r- ~
r-1
O
7
0 0
1001
r-a r•
0
tn
01
r-I
01
r~
r-♦
N N N
01
r-I r-4
N
N
rl
00
tnCrl~tNlO~t
N 10 M M rs■ N
0
n
00
10
A
CrN
r01
r1
a
A
r•1
10
n
01
r-1
A
a
n
~t
0
a
O O
in
M
00 N r-- 10 00 -Y
in
r-
tn M
00
N N N
01
r--r r-r
N
N
ra
1--1 I's
M
00
r-r
tn
CO 01
In N n 10 01 M
N N
r-1 n
r•
to
00
tn
n
M
N N N
01
r-r r-r
N
N
r-1
...t cc) cV M M r-I
in M d 01 u1 N
tn
N
01
....7 1/40
r--r .--1
0 10
O
tn
M r•-■ 10 tn CO M
cr1
10
tn
tn
N N N
CO
r--r rl
N
M 01 r-r CO n M
01 N ■0 M r-r ■ O
n
r-Q\
J
r--I
.--1
r--1 10 t M r-a ce)
10 to O r. N O
r■ N tn st 00 M
r-I
to
tn
ce) ...1.
10 to
01 tn
n
r-1
tn
00
10
O
N N N
00
r-a
N
.-4
r--I
~t
N CO 4' .....t r-4 N
01 M ra .4 0 10
C+'1
01
00 in
N r~
ce)
10
01
.--1
r-a N N
r'.
r--I
N
0
1.1
r~ 00 N n t\ r1
O1 10 00 01 01 01
tn
?
CO
m
00 0
r1 ~t
o N
tn
M
M
N
10
r-1
r-1 N N
CO
rl .--1
N
0
r-1
N
r~
....7 ,-I tn l0 tnn
h. ~t r1 tn 01 (NI
01
M .t
0 01
ON
n
n
n
0
0 r-I
r-I
N
r--I N N
00
r♦ rl
N
0
r1
CO r-I cV tn 10 r~
N 0 01 10~t tn
4' r-1 0 tn ON N
01
CO
M
Cil r~
00 M
r1 O
O
N
N
ON
o
10
r-1 N N
n
r--I .--1
N
01
Cr1
-t
ON
st
N
~t
r-I
CO
01M N .t00 N
r--
01
r1 N tn 10 O M
ON
r-I
r-1
Etudes axés su r le
s ec teur pubiq ue
Qua li fic a t ions
ra
CO
(NJ rs.n~00 N
r-t
00
d01
ON 4'
~t
0101
r1 r - 1 r - 1
10
Mr ■ • 0001n
1010N-01r"■ 00
O
r•
O1
01 N
01
O
N
01
r- 4
O
TOTAL
01 r - I M~t CO N
G énie
Comme rce /adminis trat ion
Ges t ion
r•
Etudes axés sur le
s ec teur comme rc ial
tn
rs.
01
r-I
•1
Nombre de
01
~t
00
O
00
ON
r-1
r01
Tab leau F 2.
■0
ON 01 M 10 ~ u1
M00tn O 0 tn
r-i O r\ 10 r• in
Ense ignement
Beaux—ar ts & sc. hum.
Sc iences so cia le s
Agr. /sc. bio l.
Math. /sc. phy s iques
Méde c ine /sant é
au Canada, se lon le domaine d 'étude s, de 1 9 70 à1981.
CO
01
ra
— 133 —
4c
Om
co ~ ch ao 00
ON
r-1
ri
CO
ON
o
O N r-a r-I Cr) o
CV .t CV M .-a
r1
CV
Qi
O.
~
Z
N.
r'1
r1
.-4 M O .t I',
Li1 O r-+ M M
CV .t N M.--1
LC)
O
N
CO
ON
.-+
ON
r-1
C
~
Z
v --1
N.
r1
N ON .t 00 t
O I , N .--i Cr)
Cr) M N Cr) .--I
M
ON
. -- I
ON
N.
ON
rI
00
.--I
M
N
Cr)
O
00
,__1
vi
CO N ON .t u1
I~ ON M 00 N
c-4 M N M 1. - 1
I~
ul
00
N..
ON
r1
r-I
.t
N
N
ON
r-I
ON
r-I
00
r-1
.t
Cr)
n
1. --1
N.
I•
ON
00Cr) Lr1
Cr)
n .7N %.0 O
cV M CV M r+
O
N
0
O
r-I
CV
O
n
.- 1
._.1
..0
Ih
.t Lll n O, Cf1
CO
r-1
.0 00 O■ 1~ 0
N Cr) .--1 M .- - 1
00
cr1
n
ON
r-♦
N
r-1
r-1
M
O\
AD
r-1
1~
r-I
• ON
.--I
n
N
N
r1
O
st
CO
r-1
M ON O r-a M
n O .t n v1
N Cr) CA ....t .--I
00
.t
CV
r-1
1~
ON
.--I
r+
O
O
.--1
K1
VO
a`
00
vi
N Oh N. O n
.t s.0 f` U1 Ln
N N CV 1P1 r-I
N
N
Cr)
N.
ON
r-i
ON
O
.--1
O.
N
ON
CV
ON
r-a
.--1
Cr) ON ■C n
.--1 r-♦ h 1. --1
00
.--I
N N N u'1 r- ♦
CA
CV
O
ri
0V
~O
1~
.t
CV
n
N
. - .1
.-1
s0
1■
.t s.0 1-1 M
00 N CO N ON
.--1 N N 1!1
n
.--I
N.
ON
s
••
Cr)
01
N
s.0
N
•--1
r-1
J
CO
~
O
~O
.t .t 00
0.L
r--I .--I N .t
1~
01
I
I
.--I
r ..1
■
1.
ges t ion
LGO UA
Q 1 LO
uuune rce aumtn. /
U
sc. huma ines
Sc ie nces soc ia les
Agr. /s c. bio l.
Ma t h. /s ci. phy s.
Médec ine /san t é
r-♦
Qua lifica t ions
n
Crl
il s 'ag it de chi ffre s p rélimina ire s.
in 00 L.p .t N
O N M Cr) r~ N
N M CA st r-I
CV
II)
N.
ON
N.
ON
Nombre de doc to rats
CO
M
TOTAL
au Ca nada, se lon le domaine d 'étude s, de 19 70 à1981.
O
Tableau F3.
00
BIBLIOGRAPHIE
Adams, T.P.. "Education, A Shared Responsibility," Canadian Business
Review, Vol. 7, No. 4, (hiver de 1980), p. 19-21.
Audet, M.. Relance à l'université, Groupe Education et Emploi, ministère
de l'Éducation, Gouvernement du Québec, Québec, 1979.
Beach, H.D.. Education and Employment of Youth, document de travail rédigé
en prévision d'une conférence sur le même sujet, University of
Victoria, 1978.
Becker, G.S.. Human Capital, New York : Columbia University Press, 1964.
Bertrand, G.W.. Apport de l'éducation à la croissance économique, Etude
n° 12 rédigée par le personnel, Ottawa, Conseil économique du Canada,
1966.
Clark, W. et coll.. Les classes en 2001, la population d'âge scolaire :
tendance et incidence, 1961-2001, Division de l'éducation, des
sciences et de la culture, Statistique Canada, Ottawa, 1979.
Clark, W. et Z. Zsigmond. Les diplômés du postsecondaire sur le marché du
travail. Situation d'emploi en 1978, deux ans après l'obtention du
diplôme. Statistique Canada, n ° 81-572 au catalogue, 1981.
Clogg, C. et J.W. Shockey. Trends in the Mismatch Between Occupation and
Schooling; 1969-80. Document non publié présenté dans le cadre de la
conférence de l'American Sociological Association, San Franscisco,
1982.
Conseil économique du Canada. Pénuries et carences : Travailleurs
qualifiés et emplois dans les années 1980, Approvisionnements et
Services Canada, Ottawa, 1982.
Devereaux, M.S. et E. Rechnitzer, Etudes supérieures : atout
professionnel?, Ottawa : Statistique Canada, 1980
Emploi et Immigration Canada. L'évolution du marché du travail dans les
années 1980, Rapport du Groupe d'étude de l'évolution du marché du
travail, Ottawa : Approvisionnements et Services Canada, 1981.
Emploi et Immigration Canada. Offre et demande de main-d'oeuvre en génie
au Canada, Ottawa : Approvisionnements et Services Canada, 1980.
Emploi et Immigration Canada. Offre professionnelle requise jusqu'en 1985
Ottawa : Approvisionnements et Services Canada, 1981.
Fellegi, I.. Approximate Tests of Independance and Goodness of Fit based
on Stratified Multi-stage Samples, Journal of the American
Statistical Association, n ° 75, (1980) p. 261-268.
Foot, D. Labour Market Analysis with Canadian Macroeconometric Models : A
Review, Ontario Manpower Commission, Toronto, 1980.
- 136 -
Foot, D., N. Meltz, et F. Siddiqui (rédacteurs). Manpower Forecasting in
Canada : A Discussion of the Issues, Toronto : Centre for Industrial
Relations, University of Toronto, 1980.
Forrester, G.C., J.S. Lees, et R. Hamurer. B.C. Teacher Demand and
Supply Projections, 1979-1988, Vancouver : B.C. Research Council,
1979.
Freeman, R.B. "An Empirical Analysis of Fixed Coefficient Manpower
Requirement Models, 1960-1970," Journal of Human Resources, Vol. XV,
n ° 20, (printemps de 1980), p. 176-199.
Freeman, R.B. Career Patterns of College Graduates in a Declining Job
Market, document d'analyse No. 850, Harvard Institute of Economic
Research, 1981.
Freeman, R.B. The Changing Economic Value of Higher Education in Developed
Countries, étude présentée à l'OCDE, document d'analyse No. 874,
Harvard Institute of Economic Research, janvier 1982.
Freeman, R.B. The Over-Educated American, Toronto : Academic Press,
1976.
Freeman, R.B. The Work Force of the Future, an Overview, document
d'analyse n° 626, Harvard Institute of Economic Research, 1978.
Groupe de travail parlementaire sur les perspectives d'emploi pour les
années 80, Du travail pour demain, Chambre des communes, Ottawa,
1981.
Harvey, E. Educational Systems and the Labour Market. Don Mills :
Longman, 1974.
Hidiroglou, Rao. "Tests khi-carré pour l'analyse d'observations classées
de l'Enquête Santé Canada", document non publié préparé conjointement
par Statistique Canada et l'Université Carleton, Ottawa, 1981.
Howe, H., "The Value of College as seen by a Non-Economist", College
Board Review, n ° 100 (été de 1976), p. 6-14.
McGee, M., et W. Sudmont. The Demand for and Supply of Highly Qualified
Manpower in Canada in the 1980, Burnaby, B.C., The Office of
Analytical Studies, Simon Fraser University, 1980.
McRoberts, H.A. "Age, Education and Employment," document présenté à la
Société canadienne de sociologie et d'anthropologie, Halifax,
mai 1981.
Metz, A.S., et J.L. Crane. New Teachers in the Job Market, Washington :
National Centre for Education Statistics, 1980.
Ministère d'État aux Sciences et à la Technologie (MEST), Modèle de la
demande du MEST - Méthodologie, Ottawa : Approvisionnements et
Services Canada, 1980.
- 137 -
Moore, L.F. et L., Charod, réd.. Manpower Planning for Canadians, an
Anthology, Vancouver, C.-B. : Institute for Industrial Relations,
University of British Columbia, 1979.
Picot, G. "Post-Secondary Graduates and the Labour Market in Canada, the
1970 and 1980s," document présenté dans le cadre de la conférence de
l'Association for Institutional Research, San Diego, 1979.
Picot, G. "The Use of Fixed Coefficient Matrices to Relate Occupation and
Field of Study in Manpower Requirements to Models : À paraître dans
Labour Market Analysis, Statistique Canada, 1983.
Picot, G., L'évolution du profil scolaire des Canadiens de 1961 à 2000,
Projections du niveau d'instruction de la population et de la
population active au Canada, 89-501 Ottawa : Statistique Canada,
1980.
Rumberger, R.W. "The Economic Decline of College Graduates : Fact or
Fancy?" Journal of Human Ressources, Vol. 15 (1980), p. 99-112.
Schwartz, E. et R. Thompson. "Overinvestment in College Training?" Journal
of Human Ressouces, Vol. 15 (1980), p. 121-123.
Sharp, L.M. Education and Employment (The Early Careers of College
Graduates), John Hopkins Press, Baltimore, Maryland, 1970.
U.S. Bureau of Labor Statistics. Occupational Supply: Concepts and
Sources of Data for Manpower Analysis, Bulletin 1816, Washington
D.C., 1974.
Witmer, D.R. "Has the Golden Age of American Higher Education Come to an
Abrupt End?" Journal of Human Ressources, Vol. 15, 1980, p. 113-200.
Zsigmond, Z. et coll., Du monde des études au monde du travail, Ottawa :
Statistique Canada, n° 81-570 au catalogue, 1978.
ci
ICEN
DATE DUE
DATE DE RETOUR
LOWE-MARTIN No. 1137
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising