Petit déjeuner de la rentrée universitaire - Hiver 2015 - Saint-Jérôme

Petit déjeuner de la rentrée universitaire - Hiver 2015 - Saint-Jérôme
Notes d’allocution pour le recteur Denis Harrisson
à l’occasion du petit déjeuner de la rentrée universitaire
le 13 février 2015, de 8 h 15 à 9 h 30,
au local J-4100 du Campus de Saint-Jérôme
Madame la présidente du conseil d’administration,
Chers membres du conseil d’administration, collègues, professeurs, enseignants et
employés de l’UQO,
Merci d’avoir répondu en si grand nombre à mon invitation et merci de votre appui dans
cette fonction que j’accepte avec humilité.
C’est avec beaucoup de fierté et d’enthousiasme que je m’adresse à vous ce matin en
tant que 5e recteur de l’UQO.
Avant de vous présenter ma vision de l’UQO et mes priorités pour les cinq prochaines
années, je tiens à remercier mon prédécesseur pour tout le travail qu’il a accompli au
cours des dix dernières années.
Sous la gouverne de Jean Vaillancourt, l’UQO a connu une croissance très importante,
tant dans les Laurentides qu’en Outaouais, en plus d’établir des liens solides avec nos
partenaires du milieu.
C’est sur les bases de cet important héritage que j’entame mon mandat avec la ferme
intention de poursuivre le développement de notre belle université et de l’amener à
atteindre de nouveaux sommets.
Je l’ai mentionné lors de la consultation pour le poste de recteur et je le répète
aujourd’hui : je suis enthousiasmé par les grandes possibilités de développement et de
croissance de l’UQO dans les Laurentides et en Outaouais, tant sur les plans de
l’enseignement et de la recherche que sur celui des services à la collectivité. Vus dans
leur complémentarité, ce sont là trois composantes essentielles dont nous devons tous
ensemble maintenir, conforter et accroître les activités malgré les années difficiles qui
semblent se dessiner devant nous. Nous y arriverons avec le soutien indéfectible de la
communauté universitaire et de la collectivité des deux régions desservies par l’UQO.
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Tout au long de mon mandat, je compte faire preuve d’une gestion ouverte et
efficiente, qui soit équitable et équilibrée, tout en respectant la collégialité nécessaire à
l’émergence des projets, de leur développement, de leur adoption et des évaluations
récurrentes, ainsi que le cadre réglementaire de l’Université du Québec. Bien entendu,
ce sont les professeurs qui développent les idées et les projets. De mon côté, avec mon
équipe de gestion, je m’engage à créer les conditions propices à la réalisation de ces
projets. Les nouveaux professeurs devront faire preuve d’originalité et d’innovation
pour répondre aux défis actuels de notre société. Nous avons l’avantage d’être une des
rares universités encore en développement. Il nous faut saisir cette chance et
développer des programmes novateurs qui répondront aux besoins de la société
d’aujourd’hui et de demain.
Depuis cinq ans environ, l’université au sens large est sujette à des débats publics sur
son rôle, son financement et même sa pertinence en regard de certains enjeux
sociétaux. Cependant, elle se définit comme le lieu par excellence des débats sur le
devenir des sociétés contemporaines, et pour ce faire, elle doit être libre, autonome,
critique, tout en demeurant efficiente. Plus que jamais il importe de défendre ces
valeurs. En tant que recteur, je suis le porte-parole de ces valeurs phares et je compte
les défendre sur toutes les tribunes à l’intérieur et à l’extérieur des murs de l’Université.
Soyez assurés que je vais parler d’une voix forte auprès des citoyens, de nos partenaires
et de nos élus municipaux, provinciaux et fédéraux.
Ma conception de l’université place l’étudiant au centre de l’institution dans toutes les
activités générées par la communauté universitaire, que ce soit l’enseignement, la
recherche ou les services à la collectivité. Je vais donc insister pour toujours construire
notre réflexion avec la question suivante en tête : quelle est la conséquence de ce que
nous nous apprêtons à faire pour la formation de nos étudiants?
Que ce soit une réflexion à propos d’une modification aux politiques de financement de
l’université, à l’adoption d’un nouveau programme, à l’évaluation d’un programme
existant, aux transformations des mécanismes de soutien à la recherche ou encore aux
demandes d’interventions dans les milieux socio-économiques ou culturels, nous
devrons nous demander quelle est la valeur ajoutée de cette activité à la formation de
nos étudiants.
À cette réflexion doit se croiser la reconnaissance de la diversité des effectifs étudiants
dont l’image de celui ou celle sortant du cégep et réussissant un premier baccalauréat
en trois ans, sans autre préoccupation que la réussite de ce projet, correspond de moins
en moins à l’étudiant typique. Dorénavant, le projet éducatif se construit tout au long de
la vie, il est ouvert aux minorités, aux autochtones, aux étudiants en situation
d’handicap, aux étudiants étrangers, aux adultes sur le marché du travail avec des
responsabilités familiales ainsi qu’aux étudiants dits de première génération.
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Il nous faut absolument tenir compte de la diversité des parcours de nos étudiants
actuels et futurs. Nous n’avons plus à demander à ces étudiants de s’adapter à la réalité
de la vie universitaire; nous devons plutôt nous demander comment notre université
peut se transformer afin d’accueillir ces étudiants aux profils atypiques et de s’assurer
de leur réussite sans sacrifier la qualité de leur formation. Plus que jamais nous devrons
être à l’écoute des aspirations et des besoins exprimés par les étudiants. Il faut faire en
sorte qu’ils acquièrent les compétences nécessaires pour exercer leur profession ainsi
que la capacité de réflexion qui leur permettra de comprendre notre monde et ses
transformations.
Malgré tout le travail accompli jusqu’à aujourd’hui, l’UQO n’a pas encore atteint son
plein potentiel de développement. Elle doit augmenter son offre de programmes,
notamment en sciences naturelles et en sciences de la santé, ainsi qu’aux cycles
supérieurs. Nous devons également diversifier l’offre de programmes dans les
Laurentides et en Outaouais et poursuivre nos efforts en formation continue afin d’offrir
une programmation plus soutenue et diversifiée répondant aux besoins du milieu. Nous
serons d’ailleurs bientôt en mesure de vous annoncer le nom du futur doyen de la
formation continue et des partenariats qui verra à réaliser cet objectif.
De même, du côté des Laurentides, des développements importants sont à venir en ce
qui concerne le campus de Saint-Jérôme et le Pôle universitaire Paul Gérin-Lajoie. Une
nouvelle personne se joindra très prochainement à l’équipe de gestion au poste de vicerecteur à l’enseignement et à la recherche adjoint au campus de Saint-Jérôme et nous
procéderons également à l’intégration prochaine du Pôle à l’UQO. Vous serez
évidemment les premiers informés de ces développements en temps et lieu.
Les valeurs clés que je vous propose comme étant essentielles au développement de
l’UQO sont celles mise de l’avant par le rapport Bissonnette-Porter, rapport du chantier
sur une loi-cadre des universités déposé en septembre 2013 au gouvernement du
Québec. Ces valeurs, que je fais miennes, sont la liberté académique et l’autonomie
institutionnelle. Je vais donc travailler de concert avec la communauté universitaire à
l’épanouissement de ces principes et défendre les valeurs qui y sont associées.
Priorités
J’aimerais maintenant vous faire part de mes priorités à l’aube de mon mandat. Dès les
prochains mois, en collaboration avec le conseil d’administration, je vais lancer un
nouvel exercice de planification stratégique sur un horizon de cinq ans et y faire
participer l’ensemble de notre communauté universitaire, soit les professeurs, les
chargés de cours, les étudiants, les professionnels, les employés de soutien et les
cadres, ainsi que nos partenaires du milieu. Je vais former des groupes de travail pour
traiter des orientations générales qui seront identifiées, notamment au campus de
Saint-Jérôme et à celui de Gatineau.
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Ce nouveau plan stratégique se voudra inclusif et placera l’innovation de nos pratiques
et le parachèvement de l’offre de formation au cœur de notre réflexion. Ce sera à nous
de décider des objectifs que nous souhaitons atteindre et de tracer le chemin pour s’y
rendre. Notre carte. Notre route.
Dans un monde idéal, il est permis de rêver qu’en 2020 :
 nous ayons fait passer le nombre de postes de professeurs à 300 et équilibré les
effectifs de personnel de soutien à cet effet;
 nous comptions 9 000 étudiants, dont 400 étudiants étrangers;
 que nous ayons résolu le problème d’espace au campus de Saint-Jérôme
 et que nous ayons enfin un campus consolidé à Gatineau.
Je compte aussi élaborer un nouveau cadre de communication interne, en collaboration
étroite avec la DCR, qui nous permettra, entre autres, de vous informer régulièrement
sur l’avancement de nos grands projets collectifs. C’est par l’entremise d’une
communication régulière et efficace que nous renforcerons notre fierté collective à
contribuer tous ensemble à l’importante mission éducative qui est la nôtre et que nous
bâtirons un fort sentiment d’appartenance à notre université, qui, je l’espère, se
transposera à nos étudiants et aux collectivités des Laurentides et de l’Outaouais.
« Nous sommes l’UQO! » Ceux et celles qui étaient présents lors de la consultation pour
le poste de recteur savent que c’est le slogan que je vous proposais pour inspirer nos
efforts, nos actions et nos réalisations pour les années à venir. Bien sûr, il y a eu, depuis,
le désormais célèbre « Je suis Charlie ». Mais, j’aspire quand même à ce que chacun et
chacune d’entre nous tendions vers ce « nous » collectif et inclusif que je vous propose,
et que nous nous identifions avec fierté à l’UQO, une université où il fait bon étudier,
travailler et se retrouver.
Autre priorité : la planification d’un budget à long terme en harmonie avec le plan
stratégique à venir et qui démontre le potentiel réel de l’organisation à court terme,
notamment pour les cinq prochaines années. Il nous faudra travailler de concert avec le
gouvernement à un plan de financement équitable et équilibré pour l’UQO.
Évidemment, vous le savez, nous subissons depuis quelques années, au même titre que
les autres universités québécoises, une série de compressions budgétaires majeures qui
affectent notre capacité de développement. Des compressions additionnelles sont déjà
prévues dans le budget 2015-2016.
Toutefois, j’ai confiance que le ministre de l’enseignement supérieur et le premier
ministre honoreront leur promesse de doter l’Outaouais d’un statut particulier et de
soutenir financièrement le rattrapage en matière de développement de programmes et
d’infrastructures pour l’UQO. D’ailleurs, j’entends poursuivre avec beaucoup d’ardeur le
travail amorcé par le recteur Vaillancourt dans ce dossier. Bien que le statut particulier
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touche prioritairement le développement de nouveaux programmes en Outaouais, il
servira de levier pour bonifier l’offre de programmes dans les Laurentides. D’ailleurs,
soyez assurés que je vais travailler avec autant d’ardeur à favoriser le développement de
nouveaux programmes et de nouvelles infrastructures au campus de Saint-Jérôme pour,
plus que jamais, faire de l’UQO, l’Université des Laurentides.
Du côté des grands chantiers du ministère mis de l’avant par le gouvernement à la suite
du Sommet sur l’enseignement supérieur de l’hiver 2013, c’est celui portant sur la
politique de financement des universités qui nous occupe à l’heure actuelle. Mon
équipe de gestion et moi prendrons part aux travaux des différents comités mis sur pied
tout récemment afin d’établir les nouvelles règles de financement pour les universités
québécoises.
Je l’ai dit en début d’allocution : je compte placer les étudiants au centre de l’institution.
Cela signifie notamment de soutenir la vie étudiante avec des campus animés, des
activités extra curriculum et une offre de services à la hauteur de leurs besoins.
Je compte aussi travailler de concert avec la communauté universitaire et les étudiants à
faire de l’UQO, une université verte, orientée sur le développement durable et la
responsabilité sociale, pour en faire une université plus attrayante et dynamique. Les
relations sont d’ailleurs très bonnes avec les associations étudiantes et j’anticipe avec
plaisir nos collaborations à venir.
Je vais évidemment travailler à rendre accessible les études universitaires, à encourager
la persévérance scolaire, à promouvoir l’égalité des chances et à former des étudiants
qui deviendront des citoyens à part entière avec de grandes habiletés d’analyse et un
regard critique sur l’évolution de la société.
Il nous faudra aussi replacer l’enseignement et l’internationalisation de nos activités au
cœur de nos préoccupations, ce qui fera partie des dossiers prioritaires qui incomberont
au prochain vice-recteur à l’enseignement et à la recherche. Il lui faudra notamment
développer des stratégies et des incitations de revalorisation de l’enseignement et
soutenir les projets de collaboration à l’international, tant sur la plan de l’enseignement
que sur celui de la recherche et de la création. Il nous faudra aussi inciter nos étudiants
à réaliser plus de stages à l’étranger et miser sur la réputation de nos chercheurs, de nos
centres et de nos instituts de recherche pour attirer des étudiants à la maitrise et au
doctorat.
Je vais d’ailleurs lancer très prochainement le concours pour trouver mon successeur au
poste de vice-recteur à l’enseignement et à la recherche. D’ici là, je continuerai d’en
assumer les fonctions en parallèle avec celles de recteur.
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Évidemment, mon rôle de recteur m’amènera à prendre le flambeau au niveau des
relations avec les élus et nos partenaires du milieu communautaire, de la santé, des arts
et de la culture, de l’éducation et des affaires afin que notre université continue de
jouer un rôle de premier plan en lien avec les divers enjeux régionaux, et ce, tant dans
les Laurentides qu’en Outaouais.
Enfin, à l’aube du 35e anniversaire de l’UQO, il nous faut absolument mettre en place
des stratégies pour renforcer les liens qui unissent avec nos 35 000 diplômés. Ces
personnes hautement qualifiées contribuent directement au développement social,
culturel et économique de notre société et font rayonner l’UQO dans les Laurentides et
en Outaouais, mais aussi aux quatre coins de la planète.
Tout aussi importants sont les liens avec les donateurs et les bénévoles qui contribuent
à la mission de l’UQO par l’entremise de la Fondation. Une deuxième campagne
majeure de financement est d’ailleurs en préparation afin d’appuyer les grands projets
de développement de notre université.
Conclusion
Vous le voyez, ce ne sont pas les projets et les défis qui manquent, d’où l’importance de
procéder rapidement à l’élaboration d’un nouveau plan stratégique.
J’ai confiance en nos habiletés communes à relever les défis que pose le développement
de notre université dans deux grandes régions.
Pour ce faire, je compte sur l’appui de mon équipe de gestion et celui de tous les
membres de notre communauté universitaire. Nous partageons tous et toutes les buts
communs relatifs au développement de notre université. Resserrons les liens et
entendons-nous sur les moyens.
Je vous invite donc à vous joindre à moi pour travailler ensemble à écrire cette nouvelle
page du développement de l’UQO qui s’amorce sous mon leadership, et ce, dans un
esprit d’ouverture, de collégialité et de collaboration.
Ensemble, bâtissons l’UQO du XXIe siècle! Bâtissons notre université!
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