cesi_habitat_conception_neuf_rage_2012

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P R O G R A M M E D ’ A C C O M P A G N E M E NT D E S P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
CHAUFFE-EAU SOLAIRE
EN HABITAT INDIVIDUEL
CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
JJJJJJJJJJJJ
N N N N
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
Édito
L
e Grenelle Environnement a fixé pour les bâtiments neufs et existants
des objectifs ambitieux en matière d’économie et de production
d’énergie. Le secteur du bâtiment est engagé dans une mutation de très
grande ampleur qui l’oblige à une qualité de réalisation fondée sur de
nouvelles règles de construction.
Le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a pour
mission, à la demande des Pouvoirs Publics, d’accompagner les quelque
370 000 entreprises et artisans du secteur du bâtiment et l'ensemble des
acteurs de la filière dans la réalisation de ces objectifs.
Sous l’impulsion de la CAPEB et de la FFB, de l’AQC, de la COPREC
Construction et du CSTB, les acteurs de la construction se sont rassemblés
pour définir collectivement ce programme. Financé dans le cadre du
dispositif des certificats d’économies d’énergie grâce à des contributions
importantes d’EDF (15 millions d’euros) et de GDF SUEZ (5 millions
d’euros), ce programme vise, en particulier, à mettre à jour les règles de l’art
en vigueur aujourd’hui et à en proposer de nouvelles, notamment pour ce
qui concerne les travaux de rénovation. Ces nouveaux textes de référence
destinés à alimenter le processus normatif classique seront opérationnels
et reconnus par les assureurs dès leur approbation ; ils serviront aussi à
l’établissement de manuels de formation.
Le succès du programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
repose sur un vaste effort de formation initiale et continue afin de renforcer
la compétence des entreprises et artisans sur ces nouvelles techniques et ces
nouvelles façons de faire. Dotées des outils nécessaires, les organisations
professionnelles auront à cœur d’aider et d’inciter à la formation de tous.
Les professionnels ont besoin rapidement de ces outils et « règles du jeu »
pour « réussir » le Grenelle Environnement.
Alain MAUGARD
Président du Comité de pilotage du Programme
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Président de QUALIBAT
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
Les Recommandations Professionnelles « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents techniques de
référence, préfigurant un avant-projet NF DTU, sur une solution
technique clé améliorant les performances énergétiques des
bâtiments. Leur vocation est d’alimenter soit la révision d’un NF
DTU aujourd’hui en vigueur, soit la rédaction d’un nouveau NF
DTU. Ces nouveaux textes de référence seront reconnus par les
assureurs dès leur approbation.
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Afin de répondre au besoin d’accompagnement des professionnels du
bâtiment pour atteindre les objectifs ambitieux du Grenelle Environnement,
le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a prévu
d’élaborer les documents suivants :
PROGRAMME
Avantpropos
Les Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » sont
des documents techniques sur une solution technique innovante
améliorant les performances énergétiques des bâtiments. Leur
objectif est de donner aux professionnels de la filière les règles
à suivre pour assurer une bonne conception, ainsi qu’une
bonne mise en œuvre et réaliser une maintenance de la solution
technique considérée. Ils présentent les conditions techniques
minimales à respecter.
Les Calepins de chantier « Règles de l’Art Grenelle Environnement
2012 » sont des mémentos destinés aux personnels de chantier,
qui illustrent les bonnes pratiques d’exécution et les dispositions
essentielles des Recommandations Professionnelles et des
Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 ».
Les Rapports « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
présentent les résultats soit d’une étude conduite dans le cadre
du programme, soit d’essais réalisés pour mener à bien la
rédaction de Recommandations Professionnelles ou de Guides.
Les Recommandations Pédagogiques « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents destinés à alimenter
la révision des référentiels de formation continue et initiale. Elles
se basent sur les éléments nouveaux et/ou essentiels contenus
dans les Recommandations Professionnelles ou Guides produits
par le programme.
Neuf
L’ensemble des productions du programme d’accompagnement des
professionnels « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » est mis
gratuitement à disposition des acteurs de la filière sur le site Internet du
programme : http://www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
3
PROFESSIONNELS
Slmmaire
PROGRAMME
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
1 - DOMAINE D'APPLICATION...................................................... 7
2 - RÉFÉRENCES...................................................................................... 9
2.1. • Références réglementaires.......................................................................................... 9
2.2. • Références normatives.............................................................................................. 10
2.3. • Autres documents...................................................................................................... 13
3 - DÉFINITIONS..................................................................................... 14
4 - LES SOLUTIONS TECHNIQUES......................................... 16
4.1. • Les systèmes à thermosiphon.................................................................................. 17
4.1.1. • Les systèmes à thermosiphon monoblocs.................................................. 17
4.1.2. • Les systèmes à thermosiphon à éléments séparés................................... 18
4.2. • Les systèmes à circulation forcée............................................................................. 20
4.3. • Les systèmes autovidangeables............................................................................... 21
4.4. • L'appoint..................................................................................................................... 24
4.4.1. • L'appoint séparé............................................................................................ 24
4.4.2. • L'appoint intégré........................................................................................... 26
4.4.3. • L'appoint par chaudière instantanée ou micro-accumulation.................. 28
4.5. • Prévention des risques liés à l'eau chaude sanitaire.............................................. 28
4.5.1. • Limiter le risque de brûlure.......................................................................... 29
4.5.2. • Limiter le risque lié au développement des légionelles............................ 30
5 - VALIDATION DE LA SOLUTION TECHNIQUE.......... 32
5.1. • Posséder une surface suffisante et optimale........................................................... 32
5.1.1. • L'inclinaison................................................................................................... 32
5.1.2. • L'orientation.................................................................................................. 33
5.1.3. • Les masques.................................................................................................. 34
5.2. • Posséder un emplacement suffisant pour recevoir le CESI................................... 34
5.3. • Prendre en compte les spécificités du solaire......................................................... 34
5.4. • Prévoir l'implantation du chantier............................................................................ 35
5.5. • Exemple de fiche pratique......................................................................................... 35
6 - ESTIMATION DES CONSOMMATIONS D'EAU
CHAUDE SANITAIRE........................................................................... 39
Neuf
7 - CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU
CHAUFFE-EAU SOLAIRE INDIVIDUEL.................................. 42
4
7.1. • 1er critère : choix de la configuration du CESI......................................................... 42
7.2. • 2ème critère : volume du ballon de stockage solaire.............................................. 43
7.3. • 3ème critère : zone climatique concernée................................................................ 43
7.4. • 4ème critère : le taux de couverture......................................................................... 44
Conception LENOX – Illustrations : COSTIC – Editeur : AQC – ISBN : 978-2-35443-131-0 – Juillet 2013
8.1. • Canalisations.............................................................................................................. 47
8.2. • Isolation thermique.................................................................................................... 49
8.3. • Le circulateur.............................................................................................................. 50
8.4. • Systèmes évitant l'inversion du sens d'écoulement............................................... 51
8.5. • Système de purge...................................................................................................... 52
8.6. • Vase d'expansion solaire........................................................................................... 54
8.7. • La soupape de sécurité.............................................................................................. 57
8.8. • Le liquide caloporteur................................................................................................ 58
8.9. • Dispositif de remplissage, de vidange et de prélèvement..................................... 61
8.10. • Instruments de mesure et de contrôle................................................................... 62
PROFESSIONNELS
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
8 - CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU
CIRCUIT PRIMAIRE SOLAIRE....................................................... 47
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
7.5. • 5ème critère : productivité solaire............................................................................ 44
7.6. • 6ème critère : la surface de capteurs........................................................................ 45
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
9 - RÉGULATION.................................................................................... 63
9.1. • Principe de fonctionnement...................................................................................... 63
9.2. • Réglages du régulateur : les fonctions les plus fréquentes.................................... 66
9.2.1. • Température maximale du capteur solaire.................................................. 66
9.2.2. • Fonction capteurs à tubes............................................................................ 66
9.2.3. • Fonction antigel............................................................................................ 67
9.2.4. • Fonction refroidissement nocturne (vacances).......................................... 67
9.3. • Les sondes de température....................................................................................... 67
10 - RACCORDEMENTS ÉLECTRIQUES............................... 69
11 - LE STOCKAGE................................................................................ 70
Neuf
11.1. • L'emplacement.......................................................................................................... 70
11.2. • L'encombrement....................................................................................................... 71
11.3. • L'accessibilité............................................................................................................ 72
11.4. • Les réservations........................................................................................................ 72
11.5. • La stratification......................................................................................................... 72
11.6. • Les déperditions du ballon...................................................................................... 73
11.7. • Raccordements.......................................................................................................... 74
5
PROFESSIONNELS
DES
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1
PROGRAMME
DOMAINE D'APPLICATION
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Ces Recommandations professionnelles ont pour objet de fournir les
prescriptions techniques pour la conception et le dimensionnement
d'installations solaires individuelles destinées à la production d'eau
chaude sanitaire, désignées chauffe-eau solaires individuels (CESI).
Elles traitent de la conception et du dimensionnement :
• des capteurs solaires thermiques plans vitrés et sous-vide, à circulation de liquide, indépendants sur supports, semi-incorporés, incorporés ou intégrés en toiture ;
• des différents composants du circuit hydraulique assurant le
transfert de chaleur des capteurs solaires vers le réservoir de
stockage par l'intermédiaire d'un échangeur intégré ou non au
réservoir. La circulation est forcée ou non (installation à circulation forcée ou à thermosiphon). Le circuit est rempli de liquide
caloporteur avec antigel ou non (installation à circuit indirect)
ou d'eau sanitaire (installation à circuit direct). Il est autovidangeable ou non ;
• du réservoir de stockage de l'énergie solaire comportant ou non
un dispositif d'appoint ;
• du système de régulation solaire ;
• du système d'appoint pour la production d'eau chaude sanitaire ;
• de la distribution d'eau chaude sanitaire.
Elles s'appliquent à l'habitat neuf, situé en France Métropolitaine,
dans toutes les zones climatiques, hors climat de montagne conventionnellement caractérisé par une implantation du bâtiment à plus de
900 mètres d'altitude.
Le domaine d'application ne couvre donc pas les départements de la
Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de Mayotte et de la Réunion.
Neuf
Ces Recommandations ne visent pas les installations réalisées avec
des capteurs solaires non vitrés et des capteurs solaires à air.
7
8
Neuf
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DES
PROFESSIONNELS
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
PROFESSIONNELS
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2
PROGRAMME
RÉFÉRENCES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
2.1. • Références réglementaires
■■ Circulaire du 9 aout 1978 modifiée relative à la révision
du Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT).
■■ Arrêté du 23 juin 1978 modifié relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en eau chaude sanitaire
des bâtiments d'habitation et de bureaux ou recevant du public.
■■ Arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques
et aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.
■■ Arrêté du 30 novembre 2005 modifiant l'arrêté du 23 juin 1978 relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation
en eau chaude sanitaire des bâtiments d'habitation, des locaux
de travail ou des locaux recevant du public.
■■ Arrêté du 29 mai 1997 relatif aux matériaux et objets utilisés
dans les installations fixes de production, de traitement et de distribution d'eau destinée à la consommation humaine.
■■ Arrêtés du 22 octobre 2010 et du 19 juillet 2011 relatifs à la classification et aux règles de construction parasismiques applicables
aux bâtiments de la classe dite « à risque normal ».
■■ Directive 97/23/CE du 29 mai 1997 relative au rapprochement
des législations des États membres concernant les équipements
sous pression.
Neuf
■■ Directive 2006/95/CE du 12 décembre 2006 concernant le rapprochement des législations des États membres relatives au matériel
électrique destiné à être employé dans certaines limites de tension.
9
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
■■ Décret 2004-924 du 1er septembre 2004 relatif à l'utilisation
des équipements de travail mis à disposition pour des travaux
temporaires en hauteur et modifiant le code du travail (deuxième
partie : Décrets en Conseil d'Etat) et le décret no 65-48 du 8 janvier
1965.
■■ Décret n°2002-540 du 18 avril 2002 relatif à la classification
des déchets.
■■ Décret n°2010-1254 relatif à la prévention du risque sismique (NOR :
DEVP0910497D).
■■ Décret n°2010-1255 portant délimitation des zones de sismicité
du territoire français.
2.2. • Références normatives
■■ NF EN 1991-1-3/NA Juillet 2011, Annexe nationale à l'Eurocode 1 :
Actions sur les structures – Partie 1-3 : Actions générales – Charges
de neige.
■■ NF EN 1991-1-4/NA Juillet 2011, Annexe nationale à l'Eurocode 1 :
Actions sur les structures – Parties 1-4 : Actions générales – Actions
du vent.
■■ NF EN 1993-1-1/NA Mai 2007, Annexe nationale à l'Eurocode
3 : Calcul des structures en acier – Partie 1-1 : Règles générales
et règles pour les bâtiments.
■■ NF EN 1995-1-1/NA, Annexe nationale à l'Eurocode 5 : Conception
et calcul des structures en bois – Partie 1-1 : Généralités – règles
communes et règles pour les bâtiments.
■■ NF EN 1998-1 : Calcul des structures pour leur résistance
aux séismes – Partie 1
■■ : Règles générales, actions sismiques et règles pour les bâtiments.
■■ NF EN 1999-1-1 Juillet 2010, Eurocode 9 – Calcul des structures
en aluminium – Partie 1 –1 : Règles générales.
■■ NF EN 1993-1-8 Décembre 2005, Eurocode 3 Partie 1-8 : Calcul
des assemblages
■■ NF EN 12828 Mars 2004, Systèmes de chauffage dans les bâtiments
– Conception des systèmes de chauffage à eau.
Neuf
■■ NF EN 12975-1 : 2006, Installations solaires thermiques et leurs
composants – Capteurs solaires – Partie 1 : Exigences générales.
10
■■ NF EN 12975-2 : 2006, Installations solaires thermiques et leurs
composants – Capteurs solaires – Partie 2 : Méthodes d'essai.
■■ NF EN 12977-1 : Janvier 2013, Installations solaires thermiques
et leurs composants – Installations assemblées à façon – Partie 1 :
exigences générales pour chauffe-eau solaires et installations
solaires combinées.
■■ NF EN 12977-2 : Janvier 2013, Installations solaires thermiques
et leurs composants – Installations assemblées à façon – Partie 2 :
méthodes d'essai pour chauffe-eau solaires et installations solaires
combinées.
PROFESSIONNELS
DES
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■■ NF EN 12976-2 : 2006, Installations solaires thermiques et leurs
composants – Installations préfabriquées en usine – Partie 2 :
Méthodes d'essais.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
■■ NF EN 12976-1 : 2006, Installations solaires thermiques et leurs
composants – Installations préfabriquées en usine – Partie 1 :
Exigences générales.
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
■■ NF EN 12977-3 : Janvier 2013, Installations solaires thermiques
et leurs composants – Installations assemblées à façon – Partie 3 :
méthodes d'essai des performances des dispositifs de stockage
des installations de chauffage solaire de l'eau.
■■ NF EN 12977-4 : Janvier 2013, Installations solaires thermiques
et leurs composants – Installations assemblées à façon – Partie 4 :
méthodes d'essai de performances des dispositifs de stockage
combinés pour des installations de chauffage solaires.
■■ NF EN 12977-5 : Janvier 2013, Installations solaires thermiques
et leurs composants – Installations assemblées à façon – Partie 5 :
méthodes d'essai de performances des systèmes de régulation.
■■ NF EN 1487 : Décembre 2000, Robinetterie de bâtiment – groupe
de sécurité– Essais et prescriptions.
■■ NF EN 60335-1 : Mai 2003, Appareils électrodomestiques et analogues – Sécurité – Partie 1 : prescriptions générales.
■■ NF EN 60335-1 : Juin 2006, Appareils électrodomestiques et analogues – Sécurité – Partie 1 : prescriptions générales.
■■ NF EN 60335-2-21 : Novembre 2004, Appareils électrodomestiques et analogues – Sécurité – Partie 2-21 : règles particulières
pour les chauffe-eau à accumulation.
■■ NF EN 60335-2-21 : Mai 2005, Appareils électrodomestiques et analogues – Sécurité – Partie 2-21 : règles particulières pour les chauffeeau à accumulation.
■■ ISO/TR 10217 : Septembre 1989, Énergie solaire. Système de production d'eau chaude. Guide pour le choix de matériaux vis-à-vis
de la corrosion interne.
Neuf
■■ EN 62305-1 : Juin 2006, Protection contre la foudre – Partie 1 :
Principes généraux (CEI 62305-1:2006).
11
PROFESSIONNELS
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
■■ NF P 52-001 : Mai 1975, Soupapes de sûreté pour installations
de chauffage – Spécifications techniques générales.
■■ NF EN ISO 9488 : janvier 2000, Energie solaire – Vocabulaire.
■■ NF EN 12613 : février 2002, Dispositifs avertisseurs pour ouvrages
enterrés – Dispositifs avertisseurs détectables pour ouvrages
enterrés.
■■ NF EN 1717 : Mars 2001, Protection contre la pollution de l'eau
potable dans les réseaux intérieurs et exigences générales des dispositifs de protection contre la pollution par retour.
■■ Norme EN 13959 : Clapet anti-pollution du DN 6 au DN 250. Famille
E, type A, B, C et D.
■■ NF P 84-204-1-1 : 2004, DTU 43.1 Travaux de bâtiment Etanchéité
des toitures-terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs
en maçonnerie en climat de plaine Partie 1-1 : cahier des clauses
techniques
■■ NF P 40-201 : 1977, DTU 60.1 Plomberie sanitaire dans les bâtiments
à usage d'habitation
■■ DTU 45.2 P1-1 Isolation thermique des circuits, appareils et accessoires de – 80 °C à + 650 °C.
■■ DTU 60.5 Canalisations cuivre – Distribution d´eau froide et chaude
sanitaire, évacuation d´eaux usées, d´eaux pluviales, installations
de génie climatique.
■■ NF DTU 60.1, NF P 40-201 : Février 1977, Plomberie sanitaire
dans les bâtiments à usage d'habitation.
■■ NF DTU 65.11 P1-2 : Septembre 2007, Travaux de bâtiment
Dispositifs de sécurité des installations de chauffage central concernant le bâtiment.
■■ NF DTU 65.12 P1-1, Réalisation d'installations solaires thermiques
avec des capteurs vitrés – Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques
types.
■■ NF DTU 65.12 P1-2, Réalisation d'installations solaires thermiques
avec des capteurs vitrés – Partie 1-2 : Critères généraux de choix
des matériaux.
■■ DTU P 06-006 de novembre 2008 Règle N 84 Action de la neige
sur les constructions.
Neuf
■■ DTU P 06-002 de février 2009 Règle NV 65 Règles définissant
les effets de la neige et du vent sur les constructions et annexes.
12
■■ DTU 20.12 – NF P10-203-1 de septembre 1993 et NF P 40-201, Gros
œuvre en maçonnerie des toitures destinées à recevoir un revêtement d'étanchéité.
■■ DTU 43.4, toitures en éléments porteurs en bois et panneaux dérivés du bois avec revêtement d'étanchéité.
■■ DTU 43.5, réfection des ouvrages d'étanchéité des toitures-terrasses ou inclinées.
PROFESSIONNELS
DES
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■■ DTU 43.3, toitures en tôles d'acier nervurées avec revêtement
d'étanchéité.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
■■ DTU 43.1, travaux d'étanchéité des toitures-terrasses (pentes
au plus égale à 5%) et toitures inclinées (pentes supérieures à 5%)
avec éléments porteurs en maçonnerie.
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
2.3. • Autres documents
■■ QUALIT'ENR – Manuel de formation Qualisol CESI pour les installateurs de chauffe-eau solaires individuels en habitat individuel
– 2012.
■■ FFB – UECF – Fiches pratiques Chauffe-eau solaire individuel – 2010.
■■ QUALIT'ENR – Fiche qualité autocontrôle CESI – 2010.
■■ Fiche pratique de sécurité ED 137 éditée par l'INRS, l'OPPBTP
et l'Assurance Maladie.
■■ CSTB – cahier n°3651-2 et 3356 : Cahier de Prescriptions Techniques
pour la mise en œuvre des écrans souples de sous toiture.
■■ Recommandations R467 de la Caisse Nationale d'Assurance
Maladie : « Pose, maintenance et dépose des panneaux solaires
et photovoltaïques en sécurité ».
Neuf
■■ « La nouvelle réglementation parasismique applicable aux bâtiments dont le permis de construire est déposé à partir du 1er mai
2011 », de janvier 2011, élaborée par le Ministère de l'Écologie,
du Développement durable, des Transports et du Logement.
13
DÉFINITIONS
3
PROGRAMME
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROFESSIONNELS
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Générateur d'appoint
Appareil de chauffage supplémentaire utilisé pour produire de la chaleur lorsque l'énergie fournie par le système solaire est insuffisante.
Ballon de stockage
Il est destiné à stocker l'énergie solaire produite par l'installation
solaire. Il est dimensionné en regard de la consommation journalière.
Capteur plan
Capteur solaire sans concentration dans lequel la surface de l'absorbeur est sensiblement plane.
Capteur sous vide
Capteur dans lequel le vide est fait entre la couverture et l'absorbeur.
Champ de capteurs
Groupe de capteurs étroitement raccordés en série, en parallèle ou
selon une combinaison de ces deux modes, avec une entrée hydraulique et une sortie hydraulique.
Capteur solaire indépendant sur support
Est dit indépendant, un capteur solaire installé sur un support, n'assurant ni la fonction de couverture, ni celle de parement extérieur. Il est
également appelé capteur en surimposition.
Neuf
Capteur solaire semi-incorporé en toiture
14
Est dit semi-incorporé, un capteur solaire n'assurant ni la fonction de
couverture ou ni celle de parement extérieur mais qui, associé à un
Est dit incorporé, un capteur solaire assurant la fonction de couverture ou de parement extérieur.
Capteur solaire intégré en toiture
Est dit intégré, un capteur solaire placé sous un écran transparent,
l'écran étant un élément de couverture (tuile en verre).
Boucle de captage (ou circuit primaire)
PROFESSIONNELS
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Capteur solaire incorporé en toiture
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
accessoire adéquat (bac d'étanchéité), constitue un ensemble assurant la fonction couverture.
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Circuit comprenant des capteurs, des tuyauteries ou conduits, une
pompe ou circulateur et un échangeur (selon le cas) et servant au
transport de la chaleur extraite des capteurs vers le ballon de stockage.
Installation à capteurs remplis en permanence
Installation dans laquelle les capteurs sont toujours remplis de fluide
caloporteur selon NF EN ISO 9488.
Installation à capteurs autovidangeables
Installation dans laquelle, au cours du fonctionnement normal, les
capteurs se remplissent de liquide caloporteur quand la pompe se
met en marche et se vident dans un réservoir lorsqu'elle s'arrête.
Installation habituellement appelée installation autovidangeable.
Installation à circulation forcée
Installation dans laquelle un circulateur est utilisé pour faire circuler le
fluide caloporteur dans le(s) capteur(s).
Installation à thermosiphon
Installation dans laquelle la circulation du fluide caloporteur entre le
capteur et le réservoir de stockage est assurée uniquement par les
changements de masse volumique de ce fluide.
Installation à circuit indirect, installation avec échangeur
Installation solaire dans laquelle un fluide caloporteur autre que l'eau
sanitaire circule dans les capteurs solaires.
Installation à circuit direct, installation sans échangeur
Neuf
Installation solaire dans laquelle l'eau sanitaire circule dans les capteurs solaires.
15
LES SOLUTIONS
TECHNIQUES
PROFESSIONNELS
4
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CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Un chauffe-eau solaire est un procédé solaire participant, en partie,
à la couverture des besoins d'eau chaude sanitaire d'un bâtiment.
L'installation est composée de trois parties principales, comme présenté en (Figure 1).
L'installation de production d'eau chaude sanitaire se compose :
• de capteurs solaires : ils assurent la transformation du rayonnement solaire en chaleur ;
• d'une boucle de transfert : il assure le transport de l'énergie
depuis les capteurs solaires vers le ballon de stockage par le
biais d'un échangeur de chaleur incorporé au stockage. Il comporte notamment le circulateur (ou la pompe) et la régulation
associée ;
• d'un ballon de stockage : il maintient l'eau chaude sanitaire en
température en vue de sa future utilisation. L'appoint peut être
séparé ou intégré au ballon de stockage.
Neuf
s Figure 1 : Les différents éléments d'une installation solaire
16
Un système fonctionnant en thermosiphon avec une boucle primaire
remplie de liquide antigel et un échangeur assurant le transfert de
chaleur est appelé système indirect.
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Dans une installation de type thermosiphon, la circulation du liquide
caloporteur entre le capteur et le réservoir de stockage est assurée
uniquement par les changements de masse volumique de ce fluide.
La densité du liquide caloporteur diminue en chauffant. Le liquide
chauffé par les capteurs monte vers le ballon de stockage situé au-dessus. En transférant sa chaleur à l'eau stockée il se refroidit, sa densité
augmente et l'entraine vers les capteurs. Les installations qui fonctionnent en thermosiphon fonctionnent sans circulateur ni régulation.
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4.1. • Les systèmes à thermosiphon
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En termes de produit, deux familles de systèmes fonctionnant en thermosiphon se distinguent : les systèmes monoblocs et les systèmes à
éléments séparés.
4.1.1. • Les systèmes à thermosiphon
monoblocs
Dans un système monobloc, les capteurs et le ballon sont intégrés sur
un même châssis rigide servant de support. Ces systèmes très simples
ont un faible coût d'investissement et une mise en œuvre simplifiée.
Ils sont utilisés dans des zones climatiques où il n'y a pas de risque de
gel et fonctionnent sans énergie électrique auxiliaire. La fiabilité fait
partie de leurs qualités.
Neuf
L'ensemble peut-être fixé sur le toit sous réserve qu'il puisse en
supporter la surcharge. Bien souvent le ballon est horizontal, ce qui
entraine une mauvaise stratification des températures pourtant essentielle à une bonne performance de l'installation solaire. De la même
façon, si le ballon horizontal est équipé d'un appoint, les performances du CESI sont dégradées. Enfin les déperditions d'un ballon de
stockage placé à l'extérieur sont supérieures à celles d'un ballon intérieur. On donne (Figure 2) le schéma de principe d'un chauffe-eau solaire
monobloc à circulation indirecte.
17
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s Figure 2 : Schéma de principe d'un thermosiphon monobloc
Les spécificités des systèmes monoblocs :
• faible coût d'investissement ;
• mise en œuvre simplifiée ;
• fonctionnement naturel permettant une production d'eau
chaude sanitaire même en cas de coupure électrique (aucun
raccordement électrique nécessaire).
• ne convient pas pour les régions où il y a risques de gel car les
tuyaux d'arrivée/départ d'eau chaude sont très exposés au gel ;
• poids conséquent sur la toiture du fait du ballon de stockage ;
• mauvaise stratification des températures du fait de l'utilisation
d'un ballon de stockage horizontal ;
• détérioration des performances si il y a utilisation d'un appoint
intégré (ballon horizontal) ;
• absence de régulation pour la limitation de la température de
stockage (tant que la température de stockage est inférieure à
la température en sortie de capteurs, il y a échange de chaleur
capteurs-ballon).
4.1.2. • Les systèmes à thermosiphon
à éléments séparés
Neuf
Dans ces systèmes, les capteurs et le ballon sont séparés. Le fond du
ballon doit être plus haut que le bord supérieur du capteur. Le ballon
est généralement placé à l'intérieur du bâtiment.
18
Le thermosiphon met en jeu des forces motrices faibles. Il faut donc
réaliser l'installation qui opposera le moins de résistance à la circulation du fluide. Pour cela, les canalisations doivent être les plus rectilignes et les plus courtes possibles, lisses et d'un diamètre supérieur
aux systèmes fonctionnant à circulation forcée. Le cheminement de
Commentaire
Dans le cas d'un système à thermosiphon, avec mise en œuvre des capteurs
solaires en toiture inclinée, le ballon de stockage est généralement positionné
sous les combles. Du fait de contraintes d'installation et notamment d'une hauteur sous toiture disponible limitée, le ballon est généralement horizontal.
Il est possible de raccorder plusieurs capteurs sur un système thermosiphon. Dans ce cas, les circuits hydrauliques de chaque capteur
doivent être équilibrés. Plus le nombre de capteurs augmente, plus
les pertes de charge augmentent. Les systèmes à thermosiphon sont
donc plutôt adaptés pour des installations de faibles tailles.
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L'usage de ballons verticaux permet une bonne stratification des températures et facilite la mise en place d'un appoint intégré.
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ces canalisations doit respecter une pente régulière et ne doit pas présenter de contre-pente.
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Pour les systèmes à circulation indirecte, la boucle primaire est remplie de liquide antigel pour se prémunir du risque de gel.
L'absence de régulation sur le circuit primaire fait que le capteur peut
charger le ballon sans limite. L'utilisation d'une vanne thermostatique
en entrée du ballon peut être une solution pour limiter la température
dans celui-ci. Il faut veiller à ne pas introduire des pertes de charge
supplémentaires pouvant mettre en péril le bon fonctionnement du
thermosiphon.
On donne (Figure 3) le schéma de principe d'un chauffe-eau solaire à éléments séparés fonctionnant en thermosiphon.
Les spécificités des systèmes à éléments séparés :
Neuf
s Figure 3 : Schéma de principe d'un thermosiphon à éléments séparés
19
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• fonctionnement naturel permettant une production d'eau
chaude sanitaire même en cas de coupure électrique (aucun
raccordement électrique nécessaire).
• mise en œuvre délicate : les préconisations du constructeur
devront toujours être prises en considération (diamètres minimums des tubes utilisés, pentes minimales et longueurs maximales des canalisations, dénivelé minimum capteur/ballon) ;
• emplacement disponible du stockage: le point le plus haut des
capteurs se situe toujours sous le point le plus bas du ballon.
Opter pour un ballon vertical peut être difficile (mauvaise stratification et difficulté pour la mise en place d'un appoint intégré) ;
• absence de régulation pour la limitation de la température de
stockage: tant que la température de stockage est inférieure à
la température en sortie de capteurs, il y a échange de chaleur
capteurs-ballon.
4.2. • Les systèmes à circulation forcée
Dans une installation à circulation forcée, un circulateur est utilisé
pour faire circuler le liquide caloporteur dans le(s) capteur(s). Ce circulateur fait circuler le liquide caloporteur des capteurs vers l'échangeur
tant que la température en sortie des capteurs est suffisante pour
réchauffer le ballon de stockage.
L'appoint peut être intégré ou externe au ballon de stockage.
Dans ces systèmes, la situation des capteurs n'est pas imposée par
celle du ballon tant que les caractéristiques de la tuyauterie (longueur,
diamètre, hauteur) permettent au circulateur la mise en mouvement
du liquide caloporteur.
La boucle primaire est remplie de liquide antigel qui protège l'installation quelle que soit la zone climatique dans laquelle le CESI est
installé.
Neuf
C'est le type de système le plus installé à l'heure actuelle. On donne
(Figure 4) le schéma de principe d'un chauffe-eau solaire à circulation
forcée.
20
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s Figure 4 : Schéma de principe d'un CESI à circulation forcée
Les spécificités des systèmes à circulation forcée :
• système adapté à toutes les configurations d'habitat ;
• contrôle en température du ballon possible.
• nécessité d'une régulation différentielle pilotant le circulateur ;
• besoin d'une alimentation électrique.
4.3. • Les systèmes autovidangeables
Dans une installation autovidangeable, les capteurs se remplissent de
liquide caloporteur quand la pompe se met en marche, et se vident
dans lorsqu'elle s'arrête.
Neuf
Comme illustré en (Figure 5) et selon le type de réserve, il existe plusieurs techniques d'autovidangeables.
21
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s Figure 5 : Schémas de principe d'un CESI autovidangeable
L'originalité réside dans le fait que le circuit primaire (circuit entre les
capteurs et l'échangeur du ballon) se vidange automatiquement à l'arrêt du circulateur dans une bouteille de récupération (ou dans les premières spires de l'échangeur dimensionnées à cet effet). L'ensemble
doit être situé dans une zone hors-gel de l'habitation. L'automatisme
de l'ensemble est assuré par circulateur commandé à l'aide d'une
régulation solaire différentielle.
Quand il y a risque de gel, le circulateur est alors en position arrêt
et les capteurs sont vidangés donc vides de liquide. En théorie l'utilisation d'un produit caloporteur antigel n'est plus indispensable
(meilleur échange thermique) puisque les capteurs vides de liquide
ne craindront pas l'effet des trop faibles températures. En fait le plus
souvent les fabricants préconisent l'utilisation d'un fluide antigel préchargé au niveau du ballon.
Dans ce cas l'intérêt du système se retrouve à l'inverse quand il y a
risque de surchauffe. A une certaine température (120°C par exemple),
les capteurs sont vidangés et ainsi il n'y a aucun risque de détérioration du fluide caloporteur. Le circulateur n'est remis en route seulement quand la température au niveau capteur sera redevenue inférieure à 120°C.
Il est nécessaire d'utiliser une pompe capable de remonter le liquide
au niveau le plus haut de l'installation et donc de vaincre la hauteur
manométrique maximale pour la remise en eau de l'ensemble.
Il existe des systèmes avec circulateur toujours immergé et des systèmes avec pompe volumétrique hors du liquide avec une hauteur
d'aspiration.
Neuf
La pose doit se faire impérativement sans contre pente dans les capteurs et les conduites.
22
Les capteurs sont toujours au-dessus du ballon.
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Il existe également des systèmes autovidangeables à eau sans échangeur sur le circuit de captation. L'eau stockée dans le ballon est de
l'eau technique. L'eau sanitaire est chauffée au travers d'un échangeur
tubulaire de grande dimension.
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s Figure 6 : Schéma de principe d'un autovidangeable avec stockage en eau technique
Les spécificités des systèmes autovidangeables :
• sécurité du système en cas de stagnation ou de gel ;
• système pouvant fonctionner dans certains cas sans antigel
• suppression possible du manomètre, du vase d'expansion, du
purgeur et du clapet anti-retour (maintenance simplifiée) ;
• mise en œuvre délicate (respect d'une pente minimale pour les
liaisons hydrauliques, absence de coude, de cintrage) ;
Neuf
• moins de flexibilité dans le choix du capteur.
23
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4.4. • L'appoint
Quel que soit le système de production solaire installé, il faut lui
adjoindre un appoint afin de couvrir la totalité des besoins annuels en
eau chaude sanitaire. Trois systèmes d'appoint sont possibles :
• appoint séparé par ballon avec échangeur hydraulique ou
cumulus électrique ;
• appoint intégré dans le ballon (à partir de 200 litres) ;
• appoint séparé par chaudière instantanée ou micro-accumulation.
La température de sortie de l'équipement (après appoint) doit être
supérieure ou égale à 55°C. Le point de consigne de l'appoint est donc
réglé au minimum à 55°C et fréquemment à 60°C.
4.4.1. • L'appoint séparé
Le ballon solaire est monté en série en amont du ballon. L'appoint
peut être électrique ou hydraulique. Des schémas de principe sont
proposés en (Figure 7) et en (Figure 8). Cette solution conduit à avoir un ballon solaire d'un volume égal au volume des besoins moyens journaliers et un ballon d'appoint dimensionné pour répondre aux besoins.
Commentaire
Comparativement à une installation avec appoint intégré dans le ballon, la surface au sol occupée ainsi que les pertes thermiques sont plus importantes.
Les deux volumes, solaire et appoint, sont séparés. Aucun mélange
entre eux n'est possible. L'appoint ne perturbe pas la stratification du
ballon solaire.
Le volume consacré à l'appoint est plus important que pour une installation avec appoint intégré dans le ballon solaire. Pour un appoint
hydraulique, les séquences marche-arrêt de la chaudière peuvent fortement influencer les performances du générateur.
La pose d'un groupe de sécurité sanitaire à l'entrée du ballon d'appoint
est proscrite si ce dernier n'accepte pas des températures d'eau chaude.
Le groupe de sécurité est à placer à l'entrée d'eau froide sanitaire du ballon solaire. Outre le dispositif de sécurité de surpression (par exemple,
groupe de sécurité, soupape) obligatoire, un vase d'expansion sanitaire
est fortement conseillé pour éviter un écoulement au groupe de sécurité,
principalement l'été avec les montées en température du ballon solaire.
Neuf
!
24
Le court-circuitage possible du ballon d'appoint (avec une
vanne à trois voies manuelle ou automatique) permettant
d'arrêter l'appoint en été doit être évité pour des raisons
sanitaires. L'inconvénient dans ce cas est le maintien des
pertes thermiques du ballon d'appoint durant l'été.
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s Figure 7 : Schéma de principe de la solution avec appoint séparé par ballon électrique
Neuf
s Figure 8 : Schéma de principe de la solution avec appoint séparé par ballon échangeur
25
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4.4.2. • L'appoint intégré
La solution avec appoint intégré n'est pas utilisable avec les systèmes
qui fonctionnent en thermosiphon monobloc.
L'appoint intégré au ballon de stockage solaire peut être électrique ou
hydraulique. Des schémas de principe sont proposés respectivement
en (Figure 9) et en (Figure 10).
Commentaire
Comparativement à une installation avec appoint séparé, cette solution permet
d'occuper une surface au sol plus faible.
Dans le cas d'un appoint électrique, le réchauffeur est fourni par le
fabricant. Il doit être placé entre la moitié et le tiers supérieur du
ballon.
Dans le cas d'un appoint hydraulique, l'échangeur supérieur est raccordé à la chaudière. La température du ballon de stockage est contrôlée par la régulation de la chaudière.
Il existe des ballons mixtes qui possèdent un échangeur hydraulique
et une résistance électrique. Ils sont utilisés pour éviter de laisser la
chaudière en fonctionnement hors de la saison de chauffe.
Dans tous les cas, une horloge de programmation, pour commander
l'appoint, est indispensable pour une bonne gestion de l'énergie.
Neuf
!
26
Si le volume total du ballon avec appoint intégré est supérieur ou égal à 400 litres, la température à sa sortie doit être
en permanence supérieure ou égale à 55°C. Ce maintien en
température peut être difficile notamment dans le cas d'un
appoint par résistance électrique asservie à une horloge de
type heures creuses.
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s Figure 9 : Schéma de principe de la solution avec appoint électrique intégré
Neuf
s Figure 10 : Schéma de principe de la solution avec appoint hydraulique intégré
27
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4.4.3. • L'appoint par chaudière instantanée
ou micro-accumulation
L'eau est préchauffée par le solaire et sa température est menée à sa
valeur de consigne par la chaudière modulante. La puissance de la
chaudière varie progressivement en fonction du débit et de la température demandée.
Toutes les chaudières n'acceptent pas une température trop élevée à
leur entrée, d'où la présence de la vanne trois voies qui bipasse la
chaudière si la température en sortie du ballon solaire est suffisante.
Compte tenu des niveaux élevés de température que l'eau peut
atteindre, le limiteur de température au départ de la distribution reste
obligatoire.
Il convient de se renseigner impérativement auprès du fabricant de
chaudière gaz sur la faisabilité du raccordement d'un CESI.
La (Figure 11) donne un exemple de raccordement à une chaudière
instantanée.
s Figure 11 : Schéma de la solution avec appoint séparé par chaudière gaz instantanée
Neuf
4.5. • Prévention des risques liés à l'eau
chaude sanitaire
28
L'arrêté du 30 novembre 2005 a modifié l'article 36 de l'arrêté du
23 juin 1978 afin de prévenir les risques liés aux légionelles et aux
brûlures dans les installations fixes destinées à l'alimentation en eau
Afin de limiter le risque de brûlure :
• dans les pièces destinées à la toilette, la température maximale de l'eau chaude sanitaire est fixée à 50 °C aux points de
puisage ;
• dans les autres pièces, la température de l'eau chaude sanitaire
est limitée à 60 °C aux points de puisage.
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4.5.1. • Limiter le risque de brûlure
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chaude sanitaire des bâtiments d'habitation, des locaux de travail ou
locaux recevant du public.
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Afin de limiter la température de distribution, un limiteur de température en sortie du système de production d'eau chaude sanitaire, conforme aux exigences techniques du document technique 8
« Limiteurs de température ECS » de la marque NF « Robinetterie de
réglage et de sécurité », doit être installé à la sortie du dispositif de
stockage.
L'eau chaude sera limitée à 60°C en sortie du système de production
et limitée à 50°C en amont des pièces destinées à la toilette.
!
La température de l'eau fournie par un chauffe-eau solaire
individuel peut atteindre des niveaux très élevés. La pose
d'un limiteur de température au départ de la distribution
est indispensable.
Le limiteur de température doit interdire la circulation du
fluide chaud vers l'eau froide pour éviter une éventuelle
déstratification du ballon. Un clapet anti retour doit être
installé sur l'arrivée d'eau froide du limiteur de température, si ce dernier n'en est pas équipé.
s Figure 12 : Prescriptions visant à prévenir le risque de brûlure aux points d'usage
Neuf
La (Figure 12) illustre les différents niveaux de températures imposés l'arrêté du 30 novembre 2005 et par la circulaire interministérielle DGS
du 3 avril 2007.
29
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4.5.2. • Limiter le risque lié au développement
des légionelles
Afin de limiter le risque lié au développement des légionelles :
• lorsque le volume entre le point de mise en distribution et le
point de puisage le plus éloigné est supérieur à 3 litres, la température de l'eau doit être supérieure ou égale à 50°C en tout
point du système de distribution, à l'exception des tubes finaux
d'alimentation des points de puisage. Le volume de ces tubes
finaux d'alimentation doit être le plus faible possible et dans
tous les cas inférieur ou égal à 3 litres ;
• lorsque le volume total des équipements de stockage est supérieur ou égal à 400 litres, l'eau contenue dans les équipements
de stockage, à l'exclusion des ballons de préchauffage, doit être
en permanence à une température supérieure ou égale à 55 °C
à la sortie des équipements ou être portée à une température
suffisante au moins une fois par 24 heures, sous réserve du
respect permanent des dispositions prévues afin de limiter les
risques de brûlure, voir (Figure 13).
Temps minimum de maintien
de la température (min)
2 minutes
4 minutes
60 minutes
Température de l'eau (°C)
Supérieure ou égale à 70°C
65°C
60°C
s Figure 13 : Durée minimale d'élévation quotidienne de la température de l'eau dans les équipements
de stockage, à l'exclusion des ballons de préchauffage
Quand l'installation ne comporte qu'un seul ballon avec appoint intégré, si le volume total du ballon est supérieur ou égal à 400 l, la température doit être en permanence supérieure ou égale à 55°C à la sortie du ballon.
!
Quelle que soit la configuration de chauffe-eau retenue, le
professionnel doit s'assurer que l'exigence sur la température minimale de 55°C en sortie de ballon est respectée.
Neuf
Comme illustré en (Figure 14), lorsqu'il y a deux ballons, le volume à
prendre en compte est le volume global. La température supérieure à
55 °C est à considérer à la sortie du ballon d'appoint.
30
s Figure 14 : Ballons de stockage avec maintien de température dans le ballon le plus en aval
Si le point de mise en distribution et le point de puisage le plus éloigné est supérieur à 3 litres, la température de l'eau doit être supérieure ou égale à 50 °C en tout point du système de distribution. Il faut
prévoir un bouclage ou un dispositif de traçage électrique.
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Le tableau (Figure 15) indique les longueurs à partir desquelles le volume
de 3 litres est atteint, pour différentes canalisations en cuivre et en
polyéthylène.
Diamètre (mm)
Longueur (m)
Tube en polyéthylène
10-12
38
Tube en polyéthylène
13-16
23
Tube en polyéthylène
16-20
16
Tube en cuivre
14-16
20
Tube en cuivre
16-18
15
Tube en cuivre
18-20
12
Neuf
s Figure 15 : Longueurs de canalisations correspondant à un volume de 3 litres
31
VALIDATION
DE LA SOLUTION
TECHNIQUE
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Ce chapitre présente les spécificités d'une solution solaire pour la
production d'eau chaude sanitaire. L'ensemble des points suivants
doivent être vérifiés sur plan ou auprès des futurs usagers.
5.1. • Posséder une surface suffisante
et optimale
La surface disponible pour la mise en place de capteurs solaires doit
être suffisante et optimale. Elle doit être correctement orientée (+/-45°
par rapport au Sud) et sans effet d'ombrage sur les capteurs.
L'emplacement choisi doit permettre un ensoleillement optimal. Trois
facteurs sont à prendre en compte :
• l'inclinaison ;
• l'orientation ;
• la présence de masques proches et lointains éventuels (ombres
portées sur les capteurs).
5.1.1. • L'inclinaison
Neuf
La puissance reçue par les capteurs est optimale lorsque le rayonnement solaire est perpendiculaire à ces derniers. Or, la hauteur du
soleil par rapport à l'horizontale varie au cours de la journée et au
cours de l'année (Figure 16).
32
L'inclinaison optimale du capteur dépend du type d'utilisation de l'installation solaire. Pour la production d'eau chaude sanitaire (besoin
annuel), l'inclinaison optimale est la latitude du lieu à laquelle l'installation se trouve (autour de 45° en France). Néanmoins, la fourchette pour l'inclinaison tolérable est étendue. Entre 30 et 60°, les
!
Quand les capteurs sont disposés en toiture, ils doivent
respecter la pente du toit afin de limiter la prise au vent et
l'accumulation des charges de neige.
Dans le cas de chauffe-eau solaire individuel, quelles que
soient les régions, la pente du toit s'il est bien orienté est
adaptée.
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Dans le cas d'utilisation de capteurs à tubes sous vide à caloduc, il est
nécessaire de respecter une inclinaison généralement de l'ordre de 25
à 75°. Le professionnel doit se conformer aux prescriptions du fabricant (note d'étude, notice de pose).
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performances ne sont que peu touchées. Pour des inclinaisons autres,
une étude est nécessaire.
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s Figure 16 : Hauteur du soleil par rapport à l'horizontale au cours de la journée et de l'année (exemple
pour Strasbourg avec une latitude de 48°35)
!
Attention aux risques de brûlures si les capteurs solaires et
le circuit primaire sont facilement accessibles.
5.1.2. • L'orientation
L'orientation des capteurs par rapport aux points cardinaux influe sur
l'énergie thermique fournie par le capteur. L'orientation sud du champ
des capteurs est idéale.
!
Si la plage d'orientation admissible ne peut pas être respectée, l'entreprise doit justifier l'installation par une note de
calcul. Cette dernière doit quantifier la perte de production
solaire due à une orientation des capteurs non optimale. La
note doit être contre-signée par le client.
Neuf
En pratique, autour de la position optimale (sud dans notre cas), une
plage d'orientation admissible de plus ou moins 45° par rapport au
sud peut être tolérée.
33
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Dans le cas d'une implantation verticale ou horizontale, des conditions pas très favorables en orientation et inclinaison, l'utilisation
de certains capteurs sous-vide peut permettre de réduire cet impact.
Néanmoins, il est important de rappeler que l'utilisation de ce type de
capteur requiert des compétences spécifiques.
5.1.3. • Les masques
Une bonne orientation et une bonne inclinaison ne suffisent pas à
garantir un ensoleillement optimal. Il convient de vérifier que des obstacles proches ou lointains (arbres, bâtiments) ne viennent pas porter d'ombres pénalisant l'ensoleillement reçu sur le capteur. La zone
d'implantation des capteurs n'existant pas au moment de l'étude,
il convient de réaliser l'étude des masques par des calculs de tangente, à partir des plans de masse, des plans d'élévation de façade
et des relevés fait sur le site pour tous les autres masques proches ou
lointains.
!
Le professionnel doit informer son client et lui préciser qu'il
doit surveiller l'évolution de la végétation susceptible de
venir masquer l'installation au bout de quelques années et
réaliser tailles et élagages si besoin.
5.2. • Posséder un emplacement suffisant
pour recevoir le CESI
Le choix du type de CESI doit tenir compte de la place disponible.
L'espace doit être suffisant :
• pour la mise en place du ou des ballons de stockage solaire et
pour tous les raccords et équipements solaires (vase d'expansion et régulation notamment) ;
•
pour une maintenance ultérieure aisée (changement de l'anode,
nettoyage de la résistance électrique,…).
Pour les CESI, le ratio communément admis est de 50 à 100 litres par
m² de capteurs plans vitrés. Le volume du ballon est généralement
compris entre 150 et 300 litres. L'emprise au sol est généralement
d'environ 1 m² (hors raccords et équipements solaires). La hauteur
sous plafond doit être suffisante pour recevoir le ballon de stockage.
Neuf
5.3. • Prendre en compte les spécificités
du solaire
34
Les niveaux de température et de pression ainsi que les agents atmosphériques (pluie, UV, gel) doivent être pris en compte :
• la pression maximale pour le circuit en entrée de capteurs
dépend de la pression de tarage de la soupape de sécurité
installée ;
• s'assurer de la compatibilité des équipements installés avec le
liquide caloporteur utilisé.
PROFESSIONNELS
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
• pour les purgeurs d'air en sortie de capteurs (si présents), la
plage de température de fonctionnement considérée est généralement de –10 °C à au moins 150° C ;
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
• pour tous les équipements situés sur le circuit en entrée de capteurs, la plage de température de fonctionnement généralement
considérée est de –10 °C à +120°C ;
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
5.4. • Prévoir l'implantation du chantier
Pour la pose de capteurs en toiture, une intervention pour la préparation du chantier doit être prévue. Elle prend en compte la manipulation des capteurs et de leurs accessoires ainsi que la nécessité d'utiliser de nombreux outils.
Les travaux en hauteur nécessitent le respect des règles de sécurité
(utilisation de nacelle, échafaudage,…) qui ont un coût non négligeable sur le montant du devis. Lors de la visite, il est donc indispensable de relever tous les détails qui ont une influence sur le matériel
à prévoir. La présence de plusieurs corps d'état peut amener à une
utilisation partagée des équipements de sécurité. La responsabilité
propre de chaque entrepreneur reste engagée, mais par souci d'optimisation cette utilisation conjointe et responsable doit être envisagée.
Voir la fiche INRS FD137.
5.5. • Exemple de fiche pratique
On donne (Figure 17), une fiche rappelant les contraintes spécifiques liées
à l'installation d'un CESI. L'ensemble des points cités doivent être
vérifiés sur plan ou auprès des futurs usagers.
VALIDATION DE LA SOLUTION TECHNIQUE
Date :
Coordonnées entreprise :
Ets :
Adresse :
CP + ville :
Coordonnées client :
Nom :
Adresse :
CP + ville :
Type de bâtiment :
Résidence : principale ¨
Secondaire ¨
Emplacement possible des capteurs :
Neuf
Configurations
35
PROFESSIONNELS
Choix :
(mettre lettre correspondante)
• Espace disponible pour les capteurs :
Hauteur (h) :
____m
Largeur (l) :
____m
PROGRAMME
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
• Type de capteurs :
Plan : ¨
Sous-vide : ¨
• Type de pose :
Posé : ¨
Intégré : ¨
• Type de toiture prévue :
– ardoise
¨
– tuile plate
¨
tuile à pureau plat à emboîtement
¨
– tuile canal
¨
– plaque profilée fibre-ciment
¨
– plaque nervurée aluminium-acier
¨
autre :_______________________
• Type de charpente prévue :
Matériau :
Type :
– bois
¨
– Métal
¨
– béton
¨
– charpente traditionnelle
¨
– charpente industrielle
¨
Ecartement chevrons/pannes
____m
• Orientation et inclinaison des capteurs prévues :
Exposition prévue :
Exposition du bâtiment vis à vis du vent
(pour chaînage éventuel)
• L'isolation prévue :
– En plancher sans écran : ¨
Neuf
– En rampant sans écran :
36
¨
– En plancher avec écran : ¨
– En rampant avec écran : ¨
Faible
¨
Moyenne
¨
Forte
¨
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROFESSIONNELS
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
– Ecran souple
Oui
¨
Non
¨
– Ecran rigide
Oui
¨
Non
¨
– Lame d'air
Oui
¨
Non
¨
– Volume du comble
Oui
¨
Non
¨
DES
• L'écran de sous toiture prévu :
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
• La ventilation prévue :
Entrée basse et sortie haute linéaire :
Oui
¨
Non
¨
Entrée basse par tuile de ventilation et sortie par
tuile de ventilation :
Oui
¨
Non
¨
Entrée basse par tuile de ventilation et sortie
haute linéaire :
Oui
¨
Non
¨
Entrée basse linéaire et sortie haute par tuile de
ventilation :
Oui
¨
Non
¨
PROGRAMME
• Les orifices de ventilation prévus :
• Système d'appoint prévu :
Chaudière
Pompe à
chaleur
Energie (gaz nat.,
fuel…):
Chauffage
divisé
Autres
électricité
Type :
(Condensation, basse
température,standard)
¨
(basse
température,
haute
température)
Puissance appareil:
(convecteur
électrique,
insert, poêle,
…)
____ kW
____ kW
• Si appoint à fournir :
Energie(s) disponible(s) :
Type de conduit de fumée prévu :
Appoint adapté :
oui
non
¨
¨
• Local prévu pour recevoir le ballon solaire :
Cellier
¨
Autre :
oui
¨
non
¨
Bac de rétention nécessaire ?
oui
¨
non
¨
Raccordement à l'égout possible ?
oui
¨
non
¨
facile
¨
difficile
¨
Dimensions :
Buanderie ¨ Garage
¨
Local (L x l x h): ___
Chaufferie
Accès (h x l):
___
• Support prévu pour le ballon :
Type de plancher :
Peut–il supporter le poids du ballon rempli ?
• Chantier :
Accès :
¨
Stockage matériel possible sur site :
oui
non
¨
¨
Si oui, à quel endroit?
Accès au toit :
oui
¨
non
¨
Si oui, dimensions (hauteur x largeur) :______________________ m x m
Points d'ancrage sur la toiture :
oui
¨
non
¨
Neuf
• Travaux en hauteur :
37
PROFESSIONNELS
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
• Long. tuyaux entre capteurs et réservoirs :
¨
0-5m
¨
5-10m
¨
10-15m
¨
15-20m
¨
20-25m
¨
25-30m
Autre : ____m
• Long. câbles entre appareils électriques de l'installation solaire et armoire électrique :
¨
0-5m
¨
5-10m
¨
10-15m
¨
15-20m
¨
20-25m
¨
25-30m
Autre : ____m
• Armoire électrique prévue :
Espace disponible :
suffisant
¨
Tension disponible :
Mono ¨
Tri ¨
insuffisant
¨
Puissance disponible : ____kW
Protection différentielle adaptée prévue pour l'appoint électrique :
oui
¨
non
¨
Protection de ligne prévue adaptée :
oui
¨
non
¨
Liaison équipotentielle fiable prévue :
oui
¨
non
¨
• Hauteur manométrique à prévoir (pression vase d'expansion): ____m
• Percements à prévoir:
Gros murs :
¨
Quantité :
Cloisons :
¨
Quantité :
• Remarques :
Neuf
s Figure 17: Fiche de pré-diagnostic pour l'installation d'un CESI
38
PROFESSIONNELS
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6
PROGRAMME
ESTIMATION
DES CONSOMMATIONS
D'EAU CHAUDE SANITAIRE
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
L'étude des caractéristiques de l'installation d'eau chaude sanitaire
prévue permet d'évaluer les besoins à couvrir et de déterminer les
principales caractéristiques des produits à mettre en œuvre.
L'étude réglementaire donne la consommation conventionnelle. La
quantité d'eau chaude sanitaire est calculée en fonction de la surface
en m² habitable. Donc si le logement comprend plus d'occupants au
m² (plus d'habitants pour un plus petit logement) ou juste des occupants qui consomment plus d'eau chaude que la moyenne, la consommation réelle sera plus élevée que la consommation conventionnelle.
Commentaire
Le but d'une méthode conventionnelle est d'évaluer la performance intrinsèque
du bâtiment ou du logement, en faisant abstraction des variations climatiques et
des occupants. Cela permet de comparer sur les mêmes bases deux logements
ou deux bâtiments. Les données conventionnelles d'occupation utilisées dans les
calculs représentent un comportement standard moyen.
Le surdimensionnement est un défaut trop souvent rencontré sur les
installations de production d'eau chaude sanitaire solaire.
Commentaire
Les relevés, à partir de la fiche proposée en (Figure 19), permettent d'estimer au mieux les consommations d'eau chaude sanitaire. Elle est à
remplir à partir des plans et d'un entretien avec les futurs usagers. La
base d'un bon dimensionnement doit reposer sur une estimation
précise de la consommation d'ECS. Contrairement aux idées reçues,
l'exercice n'est pas toujours aisé. On donne (Figure 18) des ratios de
Neuf
Un surdimensionnement augmente le coût de l'installation et génère des problèmes de surchauffe l'été avec une altération du liquide antigel et une usure
prématurée des matériaux.
39
PROFESSIONNELS
consommations d'ECS à 50°C. Ils sont donnés pour différents profils
de puisage. Ils sont exprimés en litre par jour et par personne.
PROGRAMME
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
s Figure 18 : Consommations d'ECS en l/j.personne à 50°C pour différentes catégories d'utilisateurs
Des précautions sont à prendre si on utilise les ratios de la (Figure 18).
Les habitudes de vie doivent être préalablement analysées. Cette analyse peut s'appuyer notamment sur le nombre et le type d'occupants
(femmes, hommes, enfants), sur la capacité à recevoir du logement
(cas par exemple de retraités dans une maison de trois chambres), sur
un état des lieux des pièces destinées à la toilette et de leurs équipements (douches simple ou multi-jets, baignoire), sur les factures de
consommation, sur une analyse au fil du temps de l'occupation du
logement.
Lors de l'estimation des consommations d'ECS, il est important d'intégrer autant que possible les consommations d'eau chaude des divers
appareils électroménagers (lave-linge, lave-vaisselle,…). En effet, des
économies d'énergie non négligeables peuvent être réalisées sur ces
postes sachant par exemple qu'un lave-vaisselle peut consommer
entre 15 et 25 litres d'eau chaude à 60°C au cours d'un cycle de lavage.
Lorsque l'ECS solaire peut alimenter des appareils électroménagers, il
faut prévoir un limiteur de température en entrée de ceux-ci ou préconiser un modèle prévu initialement avec une entrée eau froide et une
entrée eau chaude.
Neuf
Les relevés, à partir de la fiche proposée en (Figure 19), permettent d'estimer au mieux les consommations d'eau chaude sanitaire. Il est à remplir à partir des plans et d'un entretien avec les futurs usagers.
40
1
2
¨
¨
Potentiel d'accueil ¨
1
2
¨
¨
(personnes)
Fréquence (nombre de jours/an) :
3
¨
4
¨
Plus
3
¨
4
¨
Plus
Période (pas de règle, été, hiver…) :
Cuisine :
¨ Évier
¨ *Lave-vaisselle
¨ *Lave-linge
Cellier :
¨ Évier
¨ *Lave-linge
¨ Autre
Garage :
¨ Évier
¨ *Lave-linge
¨ Autre
Sous-sol : ¨ Évier
¨ *Lave-linge
¨ Autre
PROGRAMME
Points de puisage
(*si alimentés en
eau chaude)
WC1
¨ Lavabo
WC2
¨ Lavabo
Salle de
bain 1 :
¨ Lavabo (¨ 1, ¨ 2)
¨ Douche
¨ Baignoire
¨ Balnéo
Salle de
bain 2 :
¨ Lavabo (¨ 1, ¨ 2)
¨ Douche
¨ Baignoire
¨ Balnéo
20
Consommation
d'eau chaude
(litres / pers. /
jour)
¨
Consommation
d'appareil
électroménager à
prévoir
Lave-linge :
¨
33
¨
¨
40
¨
50
Lave-vaisselle :
¨ 60
¨
PROFESSIONNELS
¨
DES
Nombre
d'utilisateurs :
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Relevés pour l'estimation des consommations d'eau chaude sanitaire
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
¨ Autre :
Autre :
¨
Neuf
s Figure 19 : Exemple de fiche de relevés pour l'estimation des consommations d'ECS de l'installation
prévue
41
PROFESSIONNELS
CONCEPTION
ET DIMENSIONNEMENT
DU CHAUFFE-EAU SOLAIRE
INDIVIDUEL
7
PROGRAMME
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CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Le dimensionnement et la sélection d'un CESI peut être réalisé par
l'installateur de façon simple. Ils reposent sur un certain nombre de
critères présenté ici.
7.1. • 1er critère : choix de la configuration
du CESI
La configuration du CESI est choisie à l'aide du tableau de la (Figure 20)
en fonction du type de chauffage prévu et de la place disponible :
Constat
Place réduite
Type de production
Production divisée
(convecteurs
électriques, poêle
bois(*))
Place disponible
Solution proposée
Production hydraulique Ballon biénergie "solaire et hydraulique"
(toutes énergies)
Ballon triénergie "solaire, hydraulique et
électrique"
Ballon biénergie "solaire et électricité"
Ballon triénergie "solaire, bois et électricité"
Production hydraulique Ballon solaire seul avec appoint (hydraulique ou
ou divisée
électrique) séparé
Ballon biénergie "solaire et hydraulique"
Ballon biénergie "solaire et électricité"
Ballon triénergie "solaire, hydraulique et
électrique"
Ballon triénergie "solaire, bois et électricité"
Neuf
(*)
Les inserts, les poêles ou les cuisinières peuvent tous faire l'objet d'un récupérateur intégré de chaleur
à eau (appelé « bouilleur ») conformément à leurs normes respectives de fabrication. L'appareil à bouilleur produit de la chaleur transmise à de l'eau de chauffage pouvant éventuellement servir à chauffer un
ballon de stockage pour la préparation de l'eau chaude sanitaire. Pour plus d'informations, se référer aux
Recommandations « les appareils divisés à bûches » et les appareils divisés à granulés ».
42
s Figure 20 : Choix de la configuration du CESI
PROFESSIONNELS
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DES
La consommation d'eau chaude sanitaire est en moyenne 33 litres par
jour et par personne à 50°C. Cette consommation dépend beaucoup
des habitudes de vie. Le volume nécessaire pour le ballon peut être
calculé en fonction du type de famille défini dans le graphique donné
(Figure 22) et du nombre de personnes.
Commentaire
PROGRAMME
7.2. • 2ème critère : volume du ballon
de stockage solaire
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Le chauffe-eau solaire peut être directement raccordé à un lave-vaisselle et/ou
lave-linge prévu à cet effet. Il convient par conséquent de tenir compte de leur
consommation journalière respective pour définir le volume total du ballon.
Après avoir déterminé la consommation d'eau chaude des usagers,
le volume du ballon peut-être défini grâce au tableau donné (Figure 21)
selon le type de ballon.
Type de ballon
Volume du ballon
Ballon solaire vertical
1 x la consommation journalière d'ECS
Ballon biénergie avec appoint hydraulique
ou appoint électrique tout au long du jour (HP)
1,5 x la consommation journalière d'ECS
Ballon biénergie avec appoint électrique la nuit (HC)
2 x la consommation journalière d'ECS
(*)
(*)
Si le ballon solaire est horizontal, le volume est supérieur à la consommation journalière d'eau chaude
sanitaire.
s Figure 21: Choix du volume du ballon solaire
7.3. • 3ème critère : zone climatique concernée
s Figure 22 : Définition des 4 zones climatiques
Neuf
La surface de capteurs à mettre en œuvre est fonction du volume du
ballon de stockage solaire et de la zone climatique. La (Figure 22) définit
ces zones climatiques.
43
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PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
7.4. • 4ème critère : le taux de couverture
Le taux de couverture est la part des besoins annuels en énergie
couverts par l'énergie solaire. Un taux de couverture annuel compris entre 50 et 70 % est en général un bon compromis économique.
L'exemple donné (Figure 23) montre qu'en juillet le taux de couverture
est de 100 % et en décembre de 25 %. Le taux de couverture annuel
est d'environ 60 %.
Commentaire
On recherche rarement le taux de couverture maximal, car ce sont les derniers
mètres carrés de capteurs qui produisent le moins, donc qui ont l'amortissement
le plus faible.
s Figure 23 : Evolution de la production solaire au long de l'année
7.5. • 5ème critère : productivité solaire
C'est la production annuelle d'énergie solaire ramenée au mètre carré
de capteurs installés exprimée en kWh/m².an. La (Figure 24) illustre l'évolution de la productivité en fonction de la surface de capteurs installée. Pour un même besoin d'eau chaude sanitaire, plus la surface de
capteurs est importante, plus la productivité solaire est faible.
Neuf
La productivité solaire de l'installation doit être suffisante pour justifier la mise en place d'un CESI. Une productivité annuelle comprise
entre 400 et 500 kWh/m².an (suivant la région climatique) est un bon
compromis économique.
44
s Figure 24 : Influence de la surface de capteurs sur la productivité solaire
!
PROFESSIONNELS
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CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Attention au surdimensionnement :
– tendre vers un taux de couverture important conduit à
l'implantation d'une surface de capteurs importante et
donc à un surdimensionnement de l'installation ;
– un surdimensionnement génère une faible augmentation de la chaleur solaire pour un surcoût important et des
contraintes techniques techniques à gérer ;
– préférer sous dimensionner les besoins en ECS ;
– privilégier une production solaire maximale en kWh par
m² de capteurs au taux de couverture des besoins en ECS.
7.6. • 6ème critère : la surface de capteurs
Afin de réaliser une première évaluation de la taille de l'installation, le
ratio du volume solaire et de la surface de capteurs peut être compris
entre 45 et 75 litres par m² de capteurs. On donne (Figure 25) les ratios à
utiliser selon la zone climatique :
Zone climatique
Volume solaire / Surface de capteurs (en litre/m²) (*)
I1
45
I2
55
I3
65
I4
75
(*)
Pour un taux de couverture d'environ 55 % avec des besoins d'eau à 50°C.
L'utilisation de logiciels permet d'affiner ces résultats. Les tableaux
donnés (Figure 26) et (Figure 27) donnent la surface de capteurs solaires à
mettre en œuvre en fonction du nombre de personnes, du type et du
volume du stockage solaire. Ils sont donnés pour des consommations
de 35 et 50 litres à 50 C par jour et par personne.
Neuf
s Figure 25 : Ratio volume solaire/surface de capteurs en fonction de la zone climatique
45
Nombre de personnes
3
4
70
PROGRAMME
DES
2
Consommation en litres/jour
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PROFESSIONNELS
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
105
140
5
6
7
10
175
210
245
350
250
400
Volume du ballon solaire (sans appoint intégré) en litres
100
100
150
200
200
Volume du ballon biénergie (avec appoint intégré) en litres
150
150
200
250
300
400
500
Superficie d'entrée capteur en m²
Zone I1
2
2
3
4
4
5 à 5,5
7à8
Zone I2
1,5 à 2
2
3
3à4
4
5
7
Zone I3
1,5 à 2
2
2,5 à 3
3 à 3,5
4
4à5
6à7
Zone I4
1,5 à 2
2
2à3
2,5 à 3,5
3à4
4
5à7
s Figure 26 : Ratios pour consommation de 35 litres à 50°C par jour et par personne
Nombre de personnes
2
3
4
5
6
7
10
250
300
350
500
400
500
Consommation en litres/jour
100
150
200
Volume du ballon solaire (sans appoint intégré) en litres
100
150
200
250
300
Volume du ballon biénergie (avec appoint intégré) en litres
150
250
300
400
450
500
750
5 à 5,5
6 à 6,5
7à8
8
Superficie d'entrée capteur en m²
Zone I1
2
3
4
Zone I2
2
3
4
5
6
7à8
8
Zone I3
2
3
4
5
6
7
8
Zone I4
1,5 à 2
2,5 à 3
3
4
4,5 à 5
5à6
7à8
s Figure 27 : Ratios pour consommation de 50 litres à 50°C par jour et par personne
Les ratios des (Figures 26) et (Figure 27) sont donnés pour des capteurs plans
vitrés. L'utilisation de capteurs à tubes sous vide conduit à des surfaces d'ouverture inférieures mais pas nécessairement à des surfaces
hors tout très différentes.
Commentaire
Neuf
L'emploi de capteurs sous vide peut être intéressant pour des raisons d'intégration
(pose à l'horizontale ou à la verticale) ou pour compenser un défaut d'inclinaison
ou d'orientation.
46
PROFESSIONNELS
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8
PROGRAMME
CONCEPTION
ET DIMENSIONNEMENT
DU CIRCUIT PRIMAIRE
SOLAIRE
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Le dimensionnement des différents composants de l'installation (circulateurs, vase d'expansion, diamètre des canalisations…) doit être
défini précisément. Il doit être réalisé conformément aux prescriptions des fabricants. Des informations générales de conception et de
dimensionnement sont données ci-après.
8.1. • Canalisations
La température maximale atteinte peut-être par exemple la température de stagnation des capteurs solaires. La température et la pression maximales de service des canalisations doivent être supérieures
à cette température de stagnation (pouvant dépasser 200°C) et à la
pression maximale de service (pouvant atteindre 10 bars) spécifiées
par le fabricant des capteurs.
Commentaire
Dans le cas d'installations autovidangeables, la température et la pression maximales de service les canalisations doivent être supérieures à la température et
à la pression maximale pouvant être atteintes par l'installation. La température
maximale pouvant être atteinte dépend du réglage du régulateur. La pression de
service maximale est plus faible que pour les installations à capteurs remplis en
permanence, elle est en général inférieure à 3 bars.
Les canalisations en cuivre ou en acier inoxydable annelé sont couramment utilisées.
Neuf
Les matériaux constitutifs des canalisations doivent être compatibles
avec le liquide caloporteur afin d'éviter les désordres électrolytiques
(effet de pile).
47
PROFESSIONNELS
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
!
Les canalisations en acier galvanisé ne sont pas autorisées.
Les matériaux constitutifs des raccords et des joints d'étanchéité
doivent répondre aux mêmes exigences de température, de pression
maximales et de compatibilité au liquide caloporteur que les canalisations. L'ensemble des raccordements se fait par soudobrasage.
L'emploi des raccords vissés est interdit en partie non accessible et
doit être limité pour le démontage des accessoires.
Pour limiter les pertes thermiques, les tuyauteries doivent être les
plus courtes possibles.
Les traversées de parois (parois verticales, planchers et toiture)
doivent être rendues étanches pour éviter toutes infiltrations air. Le
passage des canalisations (et des équipements électriques) sont les
fuites relevées le plus fréquemment dans les bâtiments. Le cheminement des fluides doit être pris en compte dès la phase de conception
en définissant les dispositions qui rendront plus simple et moins onéreuse la réalisation de l'étanchéité à l'air. Il faut :
Limiter le nombre de percements du système d'étanchéité à l'air ;
Prévoir un espacement suffisant autour de chaque gaine pour permettre le calfeutrement.
Le dimensionnement des canalisations est réalisé en regard du débit
de fluide et des pertes de charge admissibles. Les tuyauteries du circuit primaire doivent être d'un diamètre suffisant pour permettre la circulation du liquide caloporteur au débit recommandé, en général 40 à
70 l/h par m² de capteur, avec une vitesse de circulation inférieure ou
égale à 1 m/s. Le diamètre intérieur est donné par la relation suivante :
Di = 2 ×
v
(π xq )
Avec :
- Di : diamètre intérieur de la tuyauterie exprimé en (m)
- v : vitesse du fluide exprimée en (m/s)
- q : débit du fluide exprimé en (m3/s)
Pour un débit de 50 l/h.m² et une vitesse de circulation inférieure ou
égale à 1 m/s, le diamètre intérieur des tuyauteries est de : Di ≥ 4, 2 S
Avec :
- Di : diamètre interne exprimé en (mm)
Neuf
- S : surface de capteurs en (m²)
48
- on donne, dans le tableau (Figure 28), les diamètres intérieurs des
canalisations en fonction de la surface de capteurs et du débit.
Ils sont donnés pour des installations présentant des longueurs de tuyauteries allant jusqu'à 20 mètres aller et retour.
16x1
16
12x1
12
Jusqu'à 8 m²
18x1
20
14x1
16
s Figure 28 : Exemples de diamètres de canalisations
8.2. • Isolation thermique
Une mauvaise isolation des tuyauteries peut dégrader les performances d'une installation solaire. L'ensemble des canalisations (y
compris les coudes, les tés…) doit être calorifugé. L'isolation du circuit primaire solaire doit résister à la température maximale du tronçon considéré et aux contraintes mécaniques.
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Jusqu'à 5 m²
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Superficie
capteurs
Débit dans les capteurs
Haut débit (High-flow)
Faible débit (Low-flow)
40 à 70 l/h.m²
15 à 30 l/h.m²
Diamètre cuivre Diamètre inox Diamètre cuivre Diamètre inox
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Les matériaux couramment choisis sont :
• pour les capteurs plans, des matériaux qui supportent des températures d'au moins 150°C tels que les mousses élastomères
de type éthylène-propylène-diène monomère (EPDM) et les
laines minérales ;
• pour les capteurs sous-vide, des matériaux qui tolèrent des
températures d'au moins 170°C tels que les laines minérales.
Dans le respect de la protection de l'environnement, il convient de ne
pas utiliser de matériaux fabriqués à l'aide de chlorofluorocarbones
ou en contenant. Les matériaux isolants ne doivent pas contenir de
constituants qui, à la température de stagnation émettent des gaz
toxiques et très irritants pour la peau et les yeux.
Les calorifuges installés à l'extérieur doivent également être résistants aux intempéries et protégés des agents agressifs (rayonnement
UV, conditions météorologiques en général et « agressions » des rongeurs et oiseaux).
L'épaisseur de l'isolant thermique est choisie en fonction de sa
conductivité thermique λ et du diamètre des canalisations. On donne,
dans le tableau (Figure 29), quelques exemples d'épaisseurs d'isolants.
16
15
19
18
15
19
22
20
25
s Figure 29 : Exemples d'épaisseurs d'isolants
Neuf
Epaisseur d'isolant (mm)
Laine de verre
Caoutchouc synthétique type
(λ=0,038 W/m.K)
EPDM (λ=0,042 W/m.K)
Diamètre extérieur de
canalisation en cuivre
(mm)
49
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PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Commentaire
Pour réduire les pertes thermiques, il peut être intéressant d'augmenter l'épaisseur de l'isolant thermique définie dans le tableau de la (Figure 33) si les mètres
linéaires de canalisations sont importants.
8.3. • Le circulateur
Le circulateur permet la circulation du liquide caloporteur entre les
capteurs et l'échangeur du ballon. Il est commandé par la régulation
solaire. Il doit :
• résister aux températures de fonctionnement (turbine, joints,
raccords) ;
• supporter le contact continu avec le liquide caloporteur (eau et
glycol) ;
• admettre les pressions de l'installation solaire ;
• accepter de fréquentes commutations (marche, arrêt, variation) ;
• fonctionner avec un bon rendement au point de consigne ;
• avoir une faible consommation d'énergie.
Il est sélectionné en fonction du débit préconisé dans les capteurs
et est dimensionné de sorte qu'il puisse vaincre les pertes de charge
des réseaux, des capteurs, du ou des échangeur(s) et des équipements présents sur le circuit (clapet anti-retour, vanne d'équilibrage
notamment).
!
La perte de charge d'un liquide glycolé est plus élevée que
celle de l'eau. Les pertes de charge doivent être majorées
selon de la concentration d'antigel. Pour les canalisations
en cuivre, le coefficient de majoration à utiliser est respectivement de 1,19 et 1,26 pour des densités de 30% et 40%
d'antigel.
Commentaire
Les débits de liquide couramment utilisés varient de 40 à 70 l/h par m² de capteur
solaire. Dans les capteurs « faible débit ou Low-flow » le débit est plutôt de 15 à
30 l/h et par m².
Neuf
Il est installé sur la canalisation d'entrée des capteurs solaires car
la température y est la plus faible. Il est placé en aval du vase d'expansion. Il doit être accessible pour les opérations d'entretien et de
maintenance.
50
La commande du circulateur en service doit être réalisée de telle sorte
que son fonctionnement, après une coupure d'électricité, reprenne
automatiquement. Un avertissement doit être prévu dans le cas
contraire.
Les débits de liquide couramment utilisés varient de 40 à 70 l/h par m² de capteur
solaire. Dans les capteurs « faible débit ou Low-flow » le débit est plutôt de 15 à
30 l/h et par m².
La teneur en glycol du liquide caloporteur ne doit pas être supérieure
à 50%. Dans le cas contraire, à basse température, le circulateur risque
de ne pas démarrer du fait d'une trop grande viscosité.
Commentaire
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Commentaire
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Il est sélectionné en fonction du débit préconisé dans les capteurs et
de la perte de charge totale du circuit.
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CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
La perte de charge d'un liquide glycolé est plus élevée que celle de l'eau. Les
pertes de charge doivent être majorées selon de la concentration d'antigel. Pour
les canalisations en cuivre, le coefficient de majoration à utiliser est respectivement de 1,19 et 1,26 pour des densités de 30% et 040% d'antigel.
Le point de fonctionnement du circulateur doit se situer dans la partie
centrale de la courbe, autour du point nominal pour lequel le rendement est maximal afin de limiter les consommations d'énergie et le
risque de cavitation ou d'échauffement.
Commentaire
La pompe d'une installation autovidangeable doit être capable de remonter le
fluide au niveau le plus haut de l'installation et donc de vaincre la hauteur manométrique maximale pour la remise en eau de l'ensemble. Elle est de type à moteur
ventilé. Sa puissance peut être identique à celle nécessaire pour le même circuit
sous pression dans le cas où la pression statique (différence de niveau entre le
haut des capteurs et le bas du réservoir) est identique ou inférieure aux pertes de
charges du circuit à débit nominal (pression dynamique).
8.4. • Systèmes évitant l'inversion du sens
d'écoulement
Dans le cas d'une installation à circulation forcée, un système antithermosiphon est indispensable lorsque le ballon de stockage est
disposé au même niveau ou en dessous des capteurs car, en son
absence, un thermosiphon pourrait se déclencher la nuit en sens
inverse et provoquer un refroidissement intempestif du ballon de
stockage.
Le système anti-thermosiphon permettant d'éviter l'inversion du sens
de l'écoulement peut être mis en œuvre de différentes façons :
Neuf
Il doit être accessible pour les opérations d'entretien et de
maintenance.
51
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Le clapet anti-thermosiphon
Sa conception doit lui permettre d'accepter les hautes températures.
Il est posé sur la conduite de retour vers les capteurs. Il doit pouvoir
être manœuvré manuellement pour les opérations de maintenance et
d'entretien.
Il doit présenter des pertes de charge aussi réduites que possible (<
0,3 m eau).
La lyre anti-thermosiphon
La lyre est à réaliser sur le départ du ou des ballons de stockage. Ceci
afin d'éviter une mise en place d'un effet de thermosiphon laminaire
à l'intérieur même des conduites ce qui entraînerait des déperditions
inutiles. La partie horizontale basse ne doit pas être isolée.
Commentaire
Les installations autovidangeables ne requièrent pas la pose d'un clapet antithermosiphon. Le réservoir de vidange permet d'éviter toute circulation inverse
par thermosiphon dans le circuit hydraulique irriguant les capteurs.
La lyre est à confectionner (10 x le diamètre de la conduite) en entrée
de ballon de stockage, là où la température est la plus élevée (Figure 30).
s Figure 30 : Lyre anti-thermosiphon
8.5. • Système de purge
Neuf
Chaque point haut de l'installation doit être pourvu d'un purgeur d'air.
Ils servent à éliminer l'air contenu dans le circuit hydraulique permettant ainsi un fonctionnement à débit nominal, d'éviter des problèmes
de corrosion, de bruit ou de surchauffes.
52
Il existe plusieurs techniques pour éliminer l'air des circuits
hydrauliques :
• purge pendant le remplissage initial avec des purgeurs manuels
ou automatiques ;
• dégazage sous pression à la mise en service par une pompe
électrique à fort débit et d'au moins 40 mètres de hauteur
manométrique ;
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Il est très important d'éliminer l'air soigneusement pour empêcher la corrosion
qui se produit avec l'oxygène contenu dans l'air. Ces attaques corrosives se
concentrent sur les matériaux mis en œuvre et sont un facteur de vieillissement
accéléré pour le liquide caloporteur.
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Commentaire
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• élimination des petites bulles d'air pendant les montées en température et le fonctionnement courant par un dégazeur placé
sur le circuit hydraulique.
Commentaire
On préfère l'utilisation de purgeur manuel en sortie de capteurs. Les purgeurs
automatiques sont trop souvent sources de fuite. Ils peuvent également être
source d'une absence de purge du fait d'un « collage ».
Pour les purgeurs d'air au niveau des capteurs, la plage de température de fonctionnement considérée est généralement de –10°C à au
moins 150°C. Dans le cas où des purgeurs automatiques sont installés
avec vannes d'isolement fermées à l'issue des opérations de purge,
on peut considérer une température de 110 °C maximum.
s Figure 31 : Purgeur manuel ramené en local technique et branché dans le bidon de récupération
Neuf
Pour les installations disposant de purgeurs manuels, il est préférable,
pour simplifier la maintenance, de disposer de bouteilles de purge au
point haut de l'installation avec un report capillaire en cuivre diamètre
4 mm muni de vanne d'arrêt dans le local technique. Les purgeurs
sont alors raccordés au réservoir de récupération comme le montre la
(Figure 31).
53
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Pour les installations disposant de purgeur automatique :
Une vanne d'isolement résistante aux hautes températures doit être
intercalée entre la canalisation et le purgeur, cette vanne doit être maintenue fermée en dehors des opérations de purge de l'installation. Ceci
pour éviter la vidange du circuit primaire par dégazage en cas de montée anormale en température du capteur (180°C : cas de la stagnation) ;
Le flotteur ne doit pas être en plastique mais en acier inoxydable.
Dans le cas de purgeurs automatiques, le diamètre de raccordement
du purgeur doit être d'au moins ½''.
En cas d'absence de dégazeur dans le groupe hydraulique il est nécessaire d'en équiper les conduites. Afin que ce séparateur d'air fonctionne correctement, il sera placé sur la partie basse de l'installation.
La vitesse de circulation sera suffisamment importante pour entrainer
les bulles d'air vers le bas. Il doit être conçu pour être utilisé dans les
installations solaires et pour résister à des hautes températures.
Commentaire
Les installations autovidangeables ne requièrent aucune purge d'air au niveau
des capteurs.
8.6. • Vase d'expansion solaire
Un vase d'expansion fermé à pression variable doit être mis en œuvre
pour assurer une protection contre les variations de pression dans le
circuit hydraulique dues à la montée en température du système.
Commentaire
Pour les installations autovidangeables, un vase d'expansion n'est pas nécessaire lorsque le dispositif de vidange est conçu pour assurer ce rôle, en termes
de volume, de température et de résistance à la pression.
Le vase d'expansion doit pouvoir assurer les fonctions suivantes :
• maintenir la pression dans le circuit ;
• absorber la dilatation ;
• compenser la rétractation ;
• stocker le caloporteur à l'état liquide lors des phases d'évaporation dans les capteurs.
Neuf
Le vase d'expansion doit être conforme aux spécifications du NF DTU
65.11 P1-2.
54
Il est installé sur la canalisation d'entrée des capteurs solaires car
la température y est la plus faible. La plage de température de fonctionnement généralement considérée pour ce circuit est de –10 °C à
+120 °C et la pression maximale dépend de la pression de tarage de la
soupape de sécurité déterminée.
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La température maximale admissible par la membrane ou la vessie du vase d'expansion n'étant, en général, que de 70 °C, les conditions de montage doivent tenir compte de cette contrainte. La (Figure 32)
illustre différentes solutions pour le montage et le raccordement du
vase d'expansion.
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CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
s Figure 32 : Raccordement du vase d'expansion
Le vase d'expansion ainsi que sa conduite de raccordement ne
doivent pas être calorifugés.
La membrane du vase doit accepter le fonctionnement avec le liquide
caloporteur contenant du propylène glycol.
Le vase d'expansion est placé en amont du circulateur. Il doit comporter un dispositif manœuvrable (normalement fermé) de purge de gaz
et un dispositif manœuvrable (normalement fermé) de vidange.
Il doit être accessible pour les opérations d'entretien et de
maintenance.
Le dimensionnement d'un vase d'expansion consiste à déterminer sa
pression de gonflage et sa capacité.
Détermination de la pression de gonflage (Pgonflage)
La pression de gonflage est la pression nécessaire pour combattre la
hauteur statique du bâtiment. Elle est donnée par la relation suivante :
Hstatique
Pgonflage =
+ 0, 3 + Pvaporisation+∆p (enbar)
10
Avec :
- Δp , la pression différentielle de la pompe : si le vase se situe
sur l'aspiration de la pompe Δp=0 et si le vase se situe sur le
Neuf
-Hstatique, la hauteur statique : la pression statique équivaut à
la hauteur d'eau de l'installation, depuis le vase d'expansion
jusqu'au point le plus élevé du circuit de chauffage. Sachant
que 1 m de colonne d'eau équivaut à 0,1 bar. La pression
de gonflage du vase exprimée en bar doit correspondre à la
pression statique de l'installation augmentée de 0,3 bar
55
refoulement de la pompe, majorer la pression de gonflage
de la pression différentielle de la pompe
-Pvaporisation, la pression de vaporisation à la température maximale de fonctionnement (en pression relative). Elle est donnée par le tableau de la (Figure 33) pour différentes températures maximales de fonctionnement
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Température (°C)
Pression de
vaporisation (en bar)
100
Plage usuelle
110
120
130
30 % de teneur en glycol
0
0,3
0,8
1,4
40 % de teneur en glycol
0
0,2
0,6
1,2
s Figure 33 : Pression de vaporisation de l'eau glycolée (pression relative)
Détermination du volume du vase (Vvase)
Le volume du vase est donné en litres par la relation suivante :
Pfinale+1
Vvase = (Vdilatation+Vde réserve+Vcapteurs+10%)X
Pfinale-Pgonflage
Avec :
- Vdilatation (en litres) : c'est le volume de dilatation. Il est fonction du volume du réseau (y compris les capteurs) et de la
dilatation de l'eau glycolée à température maximale de fonctionnement. On a : Vdilatation = Vréseau x Coefficient d'expansion
avec Vréseau (en m3)
Neuf
- Vde réserve (en litres) :c'est le volume de réserve permettant de
maintenir la pression en point haut. Une réserve d'eau dans
le vase de 0,5% de la contenance du réseau doit être prévue.
A minima, une réserve de 3 litres est conseillée (le fluide est
déjà dilaté au moment du remplissage du vase à température ambiante d'où la possibilité d'un manque de fluide en
hiver par exemple). On a : Vde réserve = Vréseau x 0,005 avec Vréseau
(en litres)
56
- Vcapteurs + 10% (en litres) : c'est le volume du capteur. Il est pris
en compte dans le calcul du vase afin d'absorber la surchauffe lors d'un éventuel arrêt de l'installation (coupure
électrique, problème sur le circulation…). Lors du refroidissement des capteurs, la totalité du fluide contenu dans ces
derniers avant la surchauffe doit leur être restituée. En effet,
si le vase est de contenance trop faible, les effets de surpression provoquent l'ouverture des soupapes de sécurité et un
complément de fluide est à prévoir. Il est conseillé de prévoir
une majoration de 10% de la contenance des capteurs. On a :
Vcapteurs+10%= Vcapteurs + (Vcapteurs x 0,1)
Le tableau (Figure 34) donne le coefficient d'expansion en l/m3 en fonction du pourcentage de glycol et de la température maximale de fonctionnement. Généralement, le coefficient d'expansion est considéré
pour une température de 120°C.
Commentaire
Dans la formule, les pressions sont exprimées en pressions relatives (pression
relative de 1,5 bar correspond à 2,5 bars de pression absolue).
20 10
0
Températures (°C)
10 20 30 40 50 60 70 80
PROFESSIONNELS
DES
90 100 110 120 130
% de 0
glycol 10
0
1
2
4
8
12
17
23
29
36
43
52
60
69
1
3
5
7
11
15
20
26
32
39
46
55
63
73
20
2
5
8
11
14
18
23
29
35
42
49
58
67
76
1
4
7
10
13
16
21
26
31
38
44
52
60
69
78
30
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-Pgonflage (en bar) : pression de gonflage du vase
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-Pfinale (en bar) : pression finale du vase fixée en général à 0,9 x
pression de tarage des soupapes de sûreté (afin que celles-ci
ne s'ouvrent pas en fonctionnement normal de l'installation)
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
40
4
7
10
13
15
17
21
25
30
36
42
49
56
64
73
82
50
6
9
12
15
18
20
24
28
33
39
45
52
59
67
76
85
s Figure 34 : Coefficient d'expansion exprimé en l/m3
On donne à titre d'exemple, dans le tableau (Figure 35), le volume du
vase d'expansion déterminé en fonction de la surface de capteurs et
de la contenance en liquide du circuit primaire solaire. Les volumes
sont donnés pour une distance maximale de 20 mètres entre les capteurs et l'utilisation.
Superficie capteurs
Volume du vase d'expansion
Volume de liquide dans le
circuit primaire solaire
Jusqu'à 5 m²
18
De 15 à 20 litres
Jusqu'à 7 m²
25
De 18 à 30 litres
s Figure 35 : Exemple de volume de vase d'expansion en litres
8.7. • La soupape de sécurité
La soupape de sécurité est tarée à une pression inférieure à la pression maximale de service.
Neuf
Les équipements de sécurité sont nécessaires pour assurer un fonctionnement sécurisé et prévenir de la détérioration de l'installation et
pour assurer la protection des personnes. La soupape de sécurité permet d'éviter un dépassement de la pression maximale de service. Elle
est chargée d'évacuer d'éventuelles surpressions.
57
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Elle est située sur le circuit en entrée de capteurs car la température y
est la plus faible. La plage de température de fonctionnement généralement considérée pour ce circuit est de –10°C à +120°C. Elle est placée en amont du circulateur et du clapet anti-thermosiphon.
Aucune vanne ne doit être installée sur la tuyauterie reliant la soupape au circuit.
Elle doit être accessible pour les opérations d'entretien et de
maintenance.
Elle doit être raccordée à un réservoir de récupération. Si celui-ci n'est
pas vide le niveau doit être repéré avec la date.
Commentaire
Le liquide antigel, bien que « sanitaire, » est une substance dangereuse pour l'environnement et la santé. Il est donc interdit de le rejeter à l'égout et doit donc être
récupéré.
La décharge éventuelle de la soupape doit se faire en toute sécurité.
Le réservoir de récupération doit être conçu pour éviter des projections de liquide (notamment en cas de surchauffe de l'installation).
La tuyauterie d'échappement de la soupape doit être rigide et résister
aux hautes températures.
La soupape de sécurité, la tuyauterie de raccordement au circuit et la
tuyauterie d'échappement de la soupape doivent être dimensionnées
de manière à libérer le plus fort débit d'eau chaude ou de vapeur susceptible de se former.
Le diamètre intérieur minimal (en mm) du tube de sécurité est déterminé en fonction de la puissance maximale P (en kW) reçue par le
champ de capteurs. Le diamètre est donné par la relation suivante : d
= 15 + 1,4P avec : d au minimum égal à 26 mm.
Le réservoir de récupération présente une capacité suffisante, égale
au minimum à la contenance des capteurs solaires, pour recueillir le
liquide caloporteur.
Commentaire
La pose d'une soupape de sécurité pour les installations autovidangeables n'est
pas obligatoire. Néanmoins, elle reste fortement conseillée notamment en cas
d'erreur de remplissage du circuit. Cette soupape se présente donc comme un
organe de sécurité ultime, au cas où le circuit est entièrement rempli de fluide et
que la procédure de remplissage n'est pas respectée.
Neuf
8.8. • Le liquide caloporteur
58
Une protection contre le risque de gel des capteurs et des tuyauteries
exposées doit être prévue. Elle doit subsister même en cas de coupure prolongée de l'alimentation électrique.
Le liquide caloporteur doit être compatible avec les matériaux constitutifs des capteurs et des divers éléments du circuit hydraulique afin
de limiter les risques de corrosion. Il doit respecter les exigences de la
norme ISO/TR 10217 et notamment celles relatives à l'association des
fluides et des matériaux en circuit aéré et non aéré.
Commentaire
La compatibilité du liquide antigel avec l'ensemble de l'installation et notamment
les absorbeurs est réputée satisfaite pour les liquides préconisés dans la notice
technique, sous réserve du strict respect des instructions du fabricant.
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Dans le cas des installations à capteurs autovidangeables, cette protection est
assurée par le principe même de l'installation.
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Commentaire
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Le liquide antigel et les additifs introduits doivent être choisis en
respectant les exigences de la circulaire du 9 aout 1978 modifiée
(Règlement Sanitaire Départemental Type). Un antigel de qualité alimentaire doit donc être utilisé (exemple : mélange à base de mono
propylène glycol).
Commentaire
Dans le cas d'installations avec antigel, le produit introduit en l'état ou après dilution doit avoir reçu de la Direction Générale de la Santé (DGS) l'approbation pour
son classement en liste "A" des fluides caloporteurs pouvant être utilisés dans
les installations de traitement thermique des eaux destinées à la consommation
humaine (circulaire du 2 juillet 1985), après avis de l'Agence nationale de sécurité
sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES).
Les consignes de sécurité indiquées dans la fiche de donnée de sécurité des produits utilisés doivent être respectées (port de gant lors de
la manipulation du produit,…) et affichées à proximité du dispositif de
remplissage et de vidange.
Le liquide antigel doit être choisi pour assurer une protection contre
le gel suffisante, selon la température minimale du lieu considéré. Le
tableau de la (Figure 36) donne la correspondance entre la température
de protection et la concentration de mono propylène glycol.
Température de protection
recherchée (en °C)
Concentration de mono propylène glycol à 20°C
(en %)
-10
20
-14
25
-19
30
-24
35
Pour bénéficier pleinement des qualités et des actions des adjuvants
incorporés, la concentration minimale d'antigel est en général de
30%. Les concentrations d'antigel ne doivent pas être supérieures à
Neuf
s Figure 36 : Correspondance température de protection et proportion de mono propylène glycol
59
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50%. Plus la teneur en glycol du mélange augmente, plus la capacité
de transmission thermique de l'échangeur de chaleur diminue et plus
les pertes de charge augmentent.
Commentaire
Dans le cas des installations à capteurs autovidangeables, si la vidange complète
des capteurs est assurée lors de l'arrêt de la pompe et s'il y a absence totale de
risque de gel dans les canalisations extérieures, le circuit peut être rempli en eau.
Dans le cas où ces conditions ne peuvent pas être remplies, le circuit fonctionne
en liquide antigel de même nature que celui des installations sous pression,
cependant la protection pourra être inférieure (15°C soit 30% au lieu de –25°C soit
40% de propylène-glycol) du fait de l'absence de risque de gel au niveau du capteur (vide en période de gel). Le professionnel doit dans tous les cas se conformer
aux prescriptions du fabricant.
La marque commerciale et la concentration en antigel du liquide caloporteur doivent être indiquées de manière lisible et indélébile sur
l'installation à un endroit facilement accessible.
Commentaire
Après le remplissage, il faut qu'apparaisse sur l'installation :
-la marque de l'antigel utilisé et son type ;
– sa concentration ou son niveau de protection ;
– son pH ;
– la quantité de liquide injectée ;
– la périodicité de renouvellement de l'antigel (donnée fabricant).
Ces informations sont indispensables pour les interventions futures
sur le circuit.
Le liquide antigel et les additifs utilisés doivent être stables aux températures pouvant être atteintes dans l'installation.
Commentaire
La température maximale considérée vis à vis du liquide caloporteur est de 150°C.
Le liquide caloporteur peut-être dosé en antigel soit en usine (antigel
prêt à l'emploi), soit par l'installateur. Dans le cas de l'utilisation d'un
liquide caloporteur « non prêt à l'emploi », les préconisations suivantes doivent être respectées :
Neuf
• le mélange eau potable (ou déminéralisée) additionnée d'antigel et d'agents anti-corrosifs doit être le plus homogène possible. Il doit être préparé en dehors du circuit hydraulique ;
60
• le dosage de ce mélange doit être conforme aux préconisations
du fournisseur en fonction de la température minimale de la
région ;
L'utilisation d'un liquide caloporteur « prêt à l'emploi » est fortement recommandée. Il est interdit de rejeter à l'égout un fluide glycolé.
Le glycol ayant une tension superficielle plus faible que celle de l'eau,
une attention particulière doit être apportée à la réalisation des étanchéités des raccords. Les liquides antigel sont compatibles avec les
matériaux d‘étanchéité habituellement utilisés dans la profession.
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Commentaire
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• le mélange sera réalisé avant l'introduction dans le circuit et contrôlé par une mesure de protection au gel avec un
réfractomètre.
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CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
8.9. • Dispositif de remplissage, de vidange
et de prélèvement
Il y a lieu de prévoir un dispositif de remplissage et de vidange du circuit hydraulique, qui répondent aux prescriptions suivantes :
• le circuit de la boucle de captage ne doit en aucun cas être raccordé au réseau d'eau potable ;
• les vannes de remplissage et de vidange sont munies d'un dispositif d'obturation (bouchon).
La vanne de vidange permet d'effectuer le prélèvement d'un échantillon du liquide caloporteur, sous réserve qu'il soit prélevé dans
une canalisation irriguée avec du débit et non sur un bras mort de
l'installation.
Une vanne doit être positionnée au point le plus bas de l'installation
afin de permettre la vidange complète du circuit et suivant la configuration du circuit et l'emplacement des capteurs (par exemple,
posés en terrasse en dessous du ballon de stockage), il faut prévoir
un piquage près des capteurs pour assurer une vidange complète de
l'installation.
Dans le cadre d'un dégazage avec une pompe électrique, il est nécessaire d'avoir une vanne d'arrêt intermédiaire entre la vanne de remplissage et celle de vidange, permettant d'assurer une circulation du
liquide dans le réseau hydraulique.
Commentaire
Neuf
Dans le cas d'une installation autovidangeable fonctionnant sans liquide antigel,
le dispositif de remplissage est constitué uniquement d'une vanne de remplissage munie d'un dispositif d'obturation (bouchon). La vanne de vidange (avec
dispositif d'obturation) doit être raccordée à l'égout.
61
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8.10. • Instruments de mesure et de contrôle
L'installation est équipée des instruments suivants permettant d'effectuer les mesures prévues à la mise en service et à l'entretien de
l'installation :
• un manomètre. Il est placé à proximité du vase d'expansion,
soit directement sur le raccordement du vase ou de la soupape
de sécurité ;
• d'un dispositif de mesure de débit ;
• éventuellement d'un thermomètre placé à l'entrée et à la sortie
de l'échangeur de chaleur.
Neuf
Tous les équipements de mesure sont installés dans un endroit accessible et sont facilement visibles.
62
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9
PROGRAMME
RÉGULATION
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CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
La régulation choisie doit disposer :
• d'une documentation français, claire et complète, détaillant
les différentes fonctions et options possibles avec les schémas
hydrauliques correspondants ;
• de commandes facilitant la programmation ;
• d'un écran d'affichage permettant une bonne visualisation des
fonctions, des réglages possibles, des températures des sondes,
de l'état de fonctionnement des différentes sorties ;
• d'un contrôle des défauts de fonctionnement ;
• d'un bornier simple et accessible.
9.1. • Principe de fonctionnement
Le principe de base de la régulation d'un CESI est simple. Le rôle du
dispositif de régulation est de commander le transfert de l'énergie
solaire captée vers le ballon de stockage, seulement si la température
du fluide caloporteur dans les capteurs est supérieure à celle de l'eau
sanitaire contenue en partie basse du ballon solaire.
Neuf
La mise en route et l'arrêt de la pompe de circulation sont assurés par
un régulateur différentiel en fonction des températures Tb (température au bas du ballon) et Tc (température à la sortie du capteur) représentées sur le schéma simplifié de la (Figure 37).
63
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s Figure 37 : Régulateur différentiel en fonction des températures en sortie de capteur et en bas de
ballon solaire
La régulation doit intégrer un Différentiel au Démarrage (DD) et à l'Arrêt (DA), basé sur le principe de l'hystérésis. Les valeurs (DD et DA ou
DD et hystérésis) sont réglables (voir préconisations fabricants).
La régulation commande le fonctionnement du circulateur en fonction
des valeurs relatives des sondes de température sortie capteurs et
bas du ballon.
La valeur calculée DT= Tc – Tb est alors comparée aux différentiels
d'arrêt et de démarrage :
• le circulateur démarre lorsque DT > DD = différentiel de
démarrage ;
• le circulateur s'arrête lorsque DT < DA = différentiel d'arrêt.
Le circulateur peut être de type :
Neuf
• tout ou rien (Figure 38), le circulateur est démarré quand le différentiel de démarrage est atteint, il est arrêté quand le différentiel
d'arrêt est atteint ;
64
• à vitesse variable (Figure 39), le circulateur est démarré à 100% de
sa vitesse quand le différentiel de démarrage est atteint. La régulation maintient une différence de température paramétrable
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(habituellement 10 K) en faisant varier la vitesse du circulateur
entre 30 et 100%. Le différentiel d'arrêt est toujours actif suivant
le réglage initial.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Neuf
s Figure 38 : Fonctionnement du circulateur en tout ou rien (S1 : sonde chaude du capteur et S2 : la
sonde froide du bas de ballon)
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CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
s Figure 39 : Fonctionnement du circulateur à vitesse variable (S1 : sonde chaude du capteur et S2 : la
sonde froide du bas de ballon)
9.2. • Réglages du régulateur : les fonctions
les plus fréquentes
9.2.1. • Température maximale du capteur
solaire
Après un faible soutirage, la régulation démarre le circulateur. En présence d'un fort rayonnement solaire la consigne de chargement du
ballon est atteinte rapidement, ce qui arrête le circulateur. La température dans les capteurs va alors s'élever. Quand celle-ci atteint la
consigne de protection des capteurs, le circulateur est redémarré permettant ainsi un refroidissement des capteurs mais engendrant une
augmentation de température de l'eau dans le ballon. Si la consigne
de protection du ballon (valeur non réglable comprise entre 85 et 90
°C) est atteinte, la pompe est de nouveau arrêtée.
9.2.2. • Fonction capteurs à tubes
Neuf
Dans le cas de capteurs à tubes sous vide, la sonde de température en sortie des capteurs ne peut être positionnée à l'intérieur du
tube collecteur. La température mesurée l'est de manière imprécise.
Dans ce cas, il est nécessaire de relancer brièvement le débit dans
la boucle primaire, à intervalles réguliers, pour irriguer la sonde de
température. Si la fonction capteurs à tubes est activée le régulateur
démarre la pompe automatiquement toutes les 30 minutes pendant
30 secondes.
66
Comment faire
L'activation de cette fonction dans le régulateur ne dispense en aucun cas de
remplir la boucle solaire sans liquide antigel ou avec un liquide antigel pas suffisamment dosé pour les conditions climatiques du site.
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Si la fonction antigel est activée, le régulateur enclenche la pompe dès
que la température en sortie du capteur solaire descend en dessous
de +5°C. Le fluide caloporteur est alors pompé dans le capteur pour
éviter le gel. La pompe est à nouveau arrêtée lorsque la température
du capteur dépasse à nouveau +7°C. Cette fonction n'est utilisée que
dans les régions où les risques de gel sont très faibles. Ailleurs, la validation de cette fonction n'exonère en aucune façon le fait de protéger
l'installation en utilisant du fluide antigel.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
9.2.3. • Fonction antigel
PROGRAMME
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9.2.4. • Fonction refroidissement nocturne
(vacances)
Cette fonction permet de refroidir le ballon si aucune eau chaude n'est
prélevée pendant une longue période d'inutilisation (vacances) à fort
ensoleillement. Dans ces conditions, sans la validation de cette fonction, les capteurs atteignent leur température de stagnation. Sur des
périodes prolongées, cela dégrade rapidement le liquide antigel.
En activant la fonction vacances, le ballon de stockage est refroidit
comme suit :
• quand la température du ballon atteint 10 K sous la température
maximale fixée du ballon, le régulateur tente (par exemple la
nuit) de délester la partie inférieure du ballon de stockage pour
atteindre une température de 35 °C. Pour ce faire, la pompe est
démarrée dès que le capteur atteint une température inférieure
de 8 K à celle du ballon ;
• dès que la différence de température entre le capteur solaire et
le ballon de stockage n'atteint plus que 4 K, la pompe s'arrête à
nouveau.
9.3. • Les sondes de température
Les sondes de température doivent être positionnées à l'emplacement spécifié par le constructeur des capteurs. Si aucun n'emplacement n'est prévu, elles doivent être placées au plus près des éléments
du système à mesurer (ballon, échangeur, capteur), si possible dans
des doigts de gant.
Neuf
Les sondes de température sont propres à chaque régulateur, elles ne
sont donc pas interchangeables entre deux régulateurs de marque ou
de type différents.
67
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PROGRAMME
Neuf
68
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Une sonde cylindrique, en applique sur un tuyau lui-même cylindrique ne peut pas donner de mesure fiable !
Les câbles de sonde doivent cheminer séparément des câbles de
réseau sous tension de 230 V ou 400 V (distance minimale : 100 mm).
Si des effets d'induction sont à prévoir, provenant par exemple de
câbles à haute tension, de caténaires, de transformateurs, de postes
de radio et de télévision, de stations de radioamateurs, de fours à
micro-ondes ou autres, les câbles de sondes doivent être blindés.
En règle générale, la polarité des contacts de sondes n'est pas
importante.
Les sondes à plongeur ou en applique doivent être posées avant le
calorifugeage et protégées des infiltrations d'eau. Elles doivent être
accessibles pour assurer les opérations d'entretien et de maintenance.
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10
PROGRAMME
RACCORDEMENTS
ÉLECTRIQUES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
La mise en œuvre de l'installation doit être réalisée conformément
aux prescriptions de la norme NF C 15-100 qui s'applique aussi bien
aux installations en très basse tension qu'en basse tension.
Une protection différentielle de 30 mA est obligatoire.
La norme mentionne par exemple que toutes les masses doivent être
reliées à un conducteur de protection selon les conditions particulières des divers schémas des liaisons à la terre (TT, TN, IT).
Neuf
Les canalisations solaires doivent être raccordées à la terre.
69
LE STOCKAGE
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CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
11.1. • L'emplacement
Le ballon de stockage et tous les éléments nécessaires au fonctionnement doivent être installés dans une pièce du volume chauffé de l'habitation ou dans un local fermé et isolé. On évitera tous locaux non
chauffés de l'habitation, tel que les caves, les garages, les appentis, et
bien évidemment toutes pièces sans isolation thermique.
Pour des raisons de confort (thermique et acoustique), on évite une
implantation dans les zones de vie (chambre et salon notamment).
La pièce technique recevant l'installation doit être équipée d'une
ouverture sur l'extérieur afin de pouvoir assurer une aération durant
la période estivale ou les besoins en chaleur sont faibles et l'énergie
solaire importante, et par conséquent une température de stockage
élevée.
Afin de limiter les déperditions dans le circuit hydraulique primaire, le
ballon de stockage doit être le plus près possible des capteurs solaires
et le plus proche des points d'utilisation desservis (cuisine, salle de
bain).
Neuf
Si il est impossible, de par la configuration des lieux, de satisfaire
ces deux conditions, le ballon doit être de préférence installé au plus
proche des points d'utilisation.
70
Lorsque le chauffe-eau est installé dans des combles ou au-dessus de
locaux habités, un bac de rétention doit être placé sous le ballon de
stockage. Son rôle est d'évacuer l'eau en cas de fuite au niveau du
ballon. Ce bac doit être raccordé à l'égout à l'aide d'une canalisation
(PVC ou cuivre) de diamètre intérieur minimum de 40 mm. Les bords
verticaux du bac de rétention doivent avoir une hauteur minimum de
10 cm.
Le choix du type de CESI doit tenir compte de la place disponible.
L'espace doit être suffisant :
• pour la mise en place du ou des ballons de stockage solaire et
pour tous les raccords et équipements solaires (station de régulation, vase d'expansion notamment) ;
• pour une maintenance ultérieure aisée (changement de l'anode,
nettoyage de la résistance électrique).
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11.2. • L'encombrement
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Dans tous les cas, la mise en œuvre d'un bac de rétention est
conforme aux préconisations du fabricant.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Pour les CESI, le ratio communément admis est de 50 à 100 l par m²
de capteurs plans vitrés.
Il faut s'assurer que la résistance mécanique des éléments porteurs
recevant le ballon est suffisante pour supporter la surcharge (plancher, dalle, carrelage,...).
Commentaire
On peut prévoir une plaque de la dimension du ballon permettant une meilleure
répartition du poids sur le plancher. Dans tous les cas, seul un calcul de structure
peut permettre d'assurer la tenue du plancher.
Le ballon doit être suffisamment éloigné des murs (20 à 30 cm) afin
de permettre les travaux de raccordements, le passage des canalisations ainsi que les opérations d'entretien et de maintenance.
La hauteur sous plafond du local doit être suffisante. Elle doit permettre un accès aux éléments situés sur le dessus du ballon de
stockage.
Comme vu à la (Figure 40), la concordance entre la hauteur sous plafond
et la longueur de la diagonale du ballon doit être vérifiée afin de permettre de redresser le réservoir lors de sa mise en place.
Neuf
Les ouvrants tels que les fenêtres, les portes-fenêtres ainsi que les
ventilations prévues ne doivent pas être perturbés et garder leur fonctionnalité première.
71
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CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
s Figure 40 : Contrôle de la diagonale du réservoir
11.3. • L'accessibilité
La largeur des passages doit être prise en compte pour les accès et
évacuation éventuelle du gros matériel. L'idéal est un accès direct
depuis l'extérieur.
11.4. • Les réservations
Les réservations à prévoir doivent tenir compte de la conception des
ballons, de la position et du nombre de piquages, de l'emplacement
dans le local, des arrivées et départs de canalisations ainsi que de
tous les accessoires nécessaires au bon fonctionnement. La (Figure 41)
illustre différentes configurations de positionnement des piquages.
s Figure 41 : Différentes configurations de positionnement des piquages (vue de dessus)
Neuf
11.5. • La stratification
72
Un aspect important de ces réservoirs est leur capacité à stratifier la
chaleur : les couches les plus chaudes sont en partie haute, les plus
froides en partie basse.
A volume identique, on préfère un réservoir plus haut et plus étroit.
Ses dimensions déterminent sa capacité à stratifier : un rapport
Il existe des systèmes de stratification dits « dynamiques » c'est-à-dire
équipé d'accessoires, internes ou externes au ballon, qui permettent
d'augmenter ce phénomène de mouvement de chaleur vers le haut
du réservoir.
Pour le raccordement des ballons à stratification, il est impératif de
suivre les préconisations du fabricant.
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Les arrivées des circuits dans le ballon doivent être équipées de brisejet pour éviter le mélange des différentes couches de température
existantes.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
minimum hauteur sur diamètre de 2 ou mieux de 3 doit être respecté.
Si ce rapport minimum n'est pas respecté, on constate l'absence de
stratification entre le bas et le haut du réservoir et donc des températures à l'entrée des capteurs solaires plus élevées.
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
11.6. • Les déperditions du ballon
Les déperditions thermiques des ballons de stockage ne sont pas
négligeables. Une isolation de qualité doit être mise en œuvre avec
beaucoup de soin.
La (Figure 50) montre l'évolution des pertes thermiques d'un volume
tampon de 300 litres (rapport hauteur sur diamètre de 3) entièrement
calorifugé pour un écart de température entre l'eau et l'ambiance de
40 K en fonction de l'épaisseur d'isolant.
Les calculs sont effectués pour deux isolants courants :
• la laine de verre (conductivité de 0,038 W/(m.K) ;
• le polyuréthane (conductivité de 0,025 W/(m.K)).
Comme on le constate sur la (Figure 42), une épaisseur d'isolant de
100 mm semble constituer un optimum. Pour cette épaisseur, les
pertes journalières sont d'environ 1,5 kWh pour de la laine de verre et
d'environ 1 kWh pour du polyuréthane, soit un écart conséquent entre
ces deux isolants.
Neuf
Il est donc conseillé de calorifuger le volume tampon avec une épaisseur d'isolant de 100 mm et de préférer le polyuréthane à la laine de
verre.
73
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CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
s Figure 42 : Evolution des pertes thermiques journalières d'un volume tampon de 300 litres avec un
rapport hauteur sur diamètre de 3 en fonction de l'épaisseur d'isolant pour de la laine de verre et du
polyuréthane (pour un écart de température de 40 K entre l'ambiance et l'eau)
Toute la surface du stockage doit être calorifugée. En effet, les pertes
thermiques peuvent être multipliées par trois si le fond du volume
tampon n'est pas isolé (par rapport au même volume entièrement
calorifugé). Les supports de pose du stockage doivent être isolés du
sol (patins, supports en matériaux conducteurs,…). Les raccordements connectés et les bouchons dans le cas où ils ne sont pas utilisés doivent être isolés.
Les températures élevées que le réservoir de stockage peut atteindre
en période estivale (environ 85°C) limitent l'utilisation de certains
matériaux isolants.
On rencontre différentes techniques :
• l'isolation en mousse de polyuréthane, aujourd'hui sans CFC ;
• les matelas de laine minérale, ceinturés par une feuille d'aluminium et recouverts d'un manteau en aluman ;
• les coquilles en polystyrène, recouvertes d'un manteau de tôle
laquée, amovible (mais parfois limité à certaines températures) ;
• la résine de mélamine, nouveau matériau très résistant à
la haute température et facilement dissociable du manteau
extérieur.
Neuf
11.7. • Raccordements
74
Le raccordement des canalisations sur le ballon est réalisé avec des
raccords démontables vissés sur la vanne d'isolement positionnée
au départ de chacun des circuits hydrauliques. Il pourra être réalisé
des lyres anti thermosiphon évitant une décharge de chaleur dans les
canalisations.
La mise en œuvre des canalisations du circuit hydraulique doit être
réalisée selon les prescriptions du DTU 65.10. Il faut veiller notamment
Les canalisations en acier galvanisé ne sont pas autorisées.
Concernant le raccordement d'eau sanitaire, selon la NF C15-100, « si
la tuyauterie de distribution est en cuivre, un manchon en acier, en
fonte ou en matière isolante doit être interposé entre la sortie eau
chaude du chauffe-eau et cette tuyauterie. »
PROFESSIONNELS
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Les matériaux constitutifs des canalisations doivent être également
compatibles avec le liquide caloporteur.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
à ce que la libre dilatation puisse se faire (par des changements de
direction, des lyres ou des compensateurs de dilatation) sans entraîner de désordres aux supports, aux accessoires et aux traversées de
parois.
PROGRAMME
CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN HABITAT INDIVIDUEL – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT
Les dispositifs de stockage doivent comporter les équipements permettant d'assurer les opérations d'entretien et de maintenance tels
qu'un système de purge en point haut, une vanne en partie basse permettant de réaliser la vidange du réservoir et les chasses, une trappe
de visite facilitant les opérations de contrôle et un thermomètre en
partie haute pour le contrôle de la température.
Commentaire
Neuf
Les canalisations d'évacuation doivent disposer d'une rupture de charge avant
déversement par mise à l'air libre afin d'éviter les retours. La garde d'air doit être
d'au moins 2 cm. L'écoulement doit être raccordé à l'égout.
75
PARTENAIRES du Programme
« Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 »
n Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(ADEME) ;
n Association des industries de produits de construction
(AIMCC) ;
n Agence qualité construction (AQC) ;
onfédération de l’artisanat et des petites entreprises
n C
du bâtiment (CAPEB) ;
n C
onfédération des organismes indépendants de
prévention, de contrôle et d’inspection (COPREC
Construction) ;
n C
entre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ;
n É
lectricité de France (EDF) ;
n Fédération des entreprises publiques locales (EPL) ;
n Fédération française du bâtiment (FFB) ;
n Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) ;
n Fédération des promoteurs immobiliers de France (FPI) ;
n Fédération des syndicats des métiers de la prestation
intellectuelle du Conseil, de l'Ingénierie et du Numérique
(Fédération CINOV) ;
n G
DF Suez ;
n M
inistère de l'Écologie, du Développement Durable et de
l'Énergie ;
inistère de l'Égalité des Territoires et du Logement ;
n M
lan Bâtiment Durable ;
n P
YNTEC Ingénierie ;
n S
nion nationale des syndicats français d’architectes
n U
(UNSFA) ;
n Union nationale des économistes de la construction
(UNTEC) ;
n Union sociale pour l’habitat (USH).
N
BAT I M
D
UR
ENT
PLA
Les productions du Programme « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont le fruit d’un travail collectif
des différents acteurs de la filière bâtiment en France.
ABL
E
CHAUFFE-EAU SOLAIRE
EN HABITAT INDIVIDUEL
JJJJJJJJJJJJ
NNNN
Ces Recommandations professionnelles exposent les bonnes pratiques ainsi
que les points de vigilance à respecter pour garantir une conception et un
dimensionnement corrects d'un chauffe-eau solaire individuel (CESI) dans
l'habitat individuel conforme à la réglementation thermique actuelle.
Les différentes solutions techniques et les schémas hydrauliques types associés
sont présentés. Une démarche simple et concrète est proposée pour vérifier
le dimensionnement et la sélection du CESI adapté à l'installation souhaitée.
La fonction, les critères de choix des matériaux et les bonnes pratiques
pour le dimensionnement de chacun des composants nécessaires au bon
fonctionnement de l'installation solaire sont exposés.
Ces Recommandations professionnelles se veulent pratiques, avec 57 pages
richement illustrées (42 schémas et dessins) et la mise à disposition de fiches
concrètes telles que :
• une fiche pour la validation de la solution technique, rappelant les spécificités
d'une solution solaire pour la production d'eau chaude sanitaire ;
• une fiche de relevés, permettant d'estimer au mieux les consommations
d'eau chaude sanitaire des futurs usagers.
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
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