recommandation-pro-rage-vmc-double-flux-habitat-collectif-neuf-2015

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P R O G R A M M E D ’ A C C O M P A G N E M E NT D E S P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT
COLLECTIF
Conception et dimensionnement, installation
en service, entretien et maintenance
MMMMMMMM
N N N N
et mise
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
ÉDITO
L
e Grenelle Environnement a fixé pour les bâtiments neufs et existants
des objectifs ambitieux en matière d’économie et de production
d’énergie. Le secteur du bâtiment est engagé dans une mutation de très
grande ampleur qui l’oblige à une qualité de réalisation fondée sur de
nouvelles règles de construction.
Le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a pour
mission, à la demande des Pouvoirs Publics, d’accompagner les quelque
370 000 entreprises et artisans du secteur du bâtiment et l'ensemble des
acteurs de la filière dans la réalisation de ces objectifs.
Sous l’impulsion de la CAPEB et de la FFB, de l’AQC, de la COPREC
Construction et du CSTB, les acteurs de la construction se sont rassemblés
pour définir collectivement ce programme. Financé dans le cadre du
dispositif des certificats d’économies d’énergie grâce à des contributions
importantes d’EDF (15 millions d’euros) et de GDF SUEZ (5 millions
d’euros), ce programme vise, en particulier, à mettre à jour les règles de l’art
en vigueur aujourd’hui et à en proposer de nouvelles, notamment pour ce
qui concerne les travaux de rénovation. Ces nouveaux textes de référence
destinés à alimenter le processus normatif classique seront opérationnels
et reconnus par les assureurs dès leur approbation ; ils serviront aussi à
l’établissement de manuels de formation.
Le succès du programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
repose sur un vaste effort de formation initiale et continue afin de renforcer
la compétence des entreprises et artisans sur ces nouvelles techniques et ces
nouvelles façons de faire. Dotées des outils nécessaires, les organisations
professionnelles auront à cœur d’aider et d’inciter à la formation de tous.
Les professionnels ont besoin rapidement de ces outils et « règles du jeu »
pour « réussir » le Grenelle Environnement.
Alain MAUGARD
Président du Comité de pilotage du Programme
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Président de QUALIBAT
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
Les Recommandations Professionnelles « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents techniques de
référence, préfigurant un avant-projet NF DTU, sur une solution
technique clé améliorant les performances énergétiques des
bâtiments. Leur vocation est d’alimenter soit la révision d’un NF
DTU aujourd’hui en vigueur, soit la rédaction d’un nouveau NF
DTU. Ces nouveaux textes de référence seront reconnus par les
assureurs dès leur approbation.
PROFESSIONNELS
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Afin de répondre au besoin d’accompagnement des professionnels du
bâtiment pour atteindre les objectifs ambitieux du Grenelle Environnement,
le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a prévu
d’élaborer les documents suivants :
PROGRAMME
AVANTPROPOS
Les Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » sont
des documents techniques sur une solution technique innovante
améliorant les performances énergétiques des bâtiments. Leur
objectif est de donner aux professionnels de la filière les règles
à suivre pour assurer une bonne conception, ainsi qu’une
bonne mise en œuvre et réaliser une maintenance de la solution
technique considérée. Ils présentent les conditions techniques
minimales à respecter.
Les Calepins de chantier « Règles de l’Art Grenelle Environnement
2012 » sont des mémentos destinés aux personnels de chantier,
qui illustrent les bonnes pratiques d’exécution et les dispositions
essentielles des Recommandations Professionnelles et des
Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 ».
Les Rapports « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
présentent les résultats soit d’une étude conduite dans le cadre
du programme, soit d’essais réalisés pour mener à bien la
rédaction de Recommandations Professionnelles ou de Guides.
L’ensemble des productions du programme d’accompagnement des
professionnels « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » est mis
gratuitement à disposition des acteurs de la filière sur le site Internet du
programme : http://www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
Neuf
Les Recommandations Pédagogiques « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont des documents destinés à alimenter
la révision des référentiels de formation continue et initiale. Elles
se basent sur les éléments nouveaux et/ou essentiels contenus
dans les Recommandations Professionnelles ou Guides produits
par le programme.
3
PROFESSIONNELS
Slmmaire
PROGRAMME
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
1 - Domaine d’application................................................................ 7
2 - Références............................................................................................. 8
2.1. • Références réglementaires.......................................................................................... 8
2.2. • Références normatives................................................................................................ 9
2.3. • Autres documents...................................................................................................... 10
3 - Principe, réglementation et systèmes
de VMC double flux.............................................................................11
3.1. • Principe de la VMC double flux..................................................................................11
3.2. • La fonction de la VMC double flux............................................................................ 12
3.2.1. • Le confort et l’hygiène.................................................................................. 12
3.2.2. • La préservation du bâti................................................................................ 13
3.2.3. • Les économies d’énergie............................................................................. 13
3.3. • Les textes réglementaires......................................................................................... 13
3.3.1. • Sanitaire......................................................................................................... 13
3.3.2. • Acoustique..................................................................................................... 14
3.3.3. • Sécurité incendie.......................................................................................... 16
3.3.4. • Accessibilité aux personnes handicapées.................................................. 18
3.4. • Les dispositions pour la non propagation du feu................................................... 18
3.5. • Les différents types d’échangeurs............................................................................ 19
3.5.1. • Les échangeurs statiques et rotatifs............................................................ 20
3.5.2. • Les échangeurs thermodynamiques........................................................... 21
3.6. • Les différentes configurations d’installations de VMC double flux....................... 22
3.6.1. • VMC double flux avec ventilateurs et échangeur centralisés.................... 22
3.6.2. • VMC double flux avec ventilateurs et échangeurs décentralisés............. 22
3.6.3. • VMC double flux avec ventilateurs centralisés et échangeurs
décentralisés................................................................................................... 24
3.6.4. • Éléments de choix de la solution................................................................. 24
Neuf
4 - Conception et dimensionnement.................................... 26
4
4.1. • Les bouches de soufflage.......................................................................................... 26
4.1.1. • Les caractéristiques des bouches de soufflage........................................... 26
4.1.2. • Le dimensionnement en débit des bouches de soufflage......................... 27
4.1.3. • L’implantation des bouches de soufflage.................................................... 28
4.2. • Les passages de transit............................................................................................. 29
4.3. • Les bouches d’extraction........................................................................................... 29
4.3.1. • Les caractéristiques des bouches d’extraction........................................... 29
4.3.2. • Le dimensionnement des bouches d’extraction........................................ 30
4.4. • Le réseau de conduits................................................................................................ 31
4.4.1. • Les différents types de conduits.................................................................. 31
4.4.2. • Le dimensionnement des conduits............................................................. 32
4.4.3. • Les débits à considérer................................................................................ 33
4.4.4. • Les vitesses limites....................................................................................... 34
4.4.5. • Le calorifuge des conduits........................................................................... 35
4.4.6. • La conception des réseaux et trappes d’accès........................................... 35
Conception : LENOX – Illustrations : COSTIC – Éditeur : AQC – ISBN : 978-2-35443-343-7
5.1. • Recommandations générales.................................................................................... 40
5.2. • Assurer l’étanchéité des réseaux.............................................................................. 41
5.3. • Les bouches de soufflage.......................................................................................... 42
5.4. • Les passages de transit............................................................................................. 43
5.5. • Les bouches d’extraction........................................................................................... 44
5.6. • Le raccordement des conduits et leur calorifuge.................................................... 44
5.6.1. • Accessoires à joint........................................................................................ 44
5.6.2. • Accessoires sans joint.................................................................................. 45
5.6.3. • Raccordement des bouches au conduit de liaison.................................... 45
5.6.4. • Raccordement du conduit de liaison au collecteur vertical...................... 46
5.6.5. • Support des conduits................................................................................... 47
5.6.6. • Raccordement des tés-souches et des bas de colonne............................. 48
5.6.7. • Mise en place de trappes de visite............................................................... 48
5.6.8. • Traversée de paroi et de plancher................................................................ 49
5.6.9. • Pose du calorifuge........................................................................................ 49
5.7. • L’unité de ventilation.................................................................................................. 50
5.7.1. • Pose de l’unité de ventilation........................................................................ 50
5.7.2. • Raccordement de l’unité de ventilation au collecteur horizontal.............. 51
5.7.3. • Raccordement électrique.............................................................................. 52
5.7.4. • Raccordement des condensats.................................................................... 53
5.7.5. • Raccordement de l’unité de ventilation à la prise d’air neuf et au rejet...... 53
5.8. • Autocontrôle de l’installation.................................................................................... 53
PROFESSIONNELS
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
5 - Installation.......................................................................................... 40
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
4.5. • L’unité de ventilation.................................................................................................. 36
4.5.1. • L’implantation et l’accès............................................................................... 36
4.5.2. • Le dimensionnement aéraulique................................................................. 36
4.5.3. • Le raccordement électrique......................................................................... 37
4.5.4. • Le bipasse de l’échangeur............................................................................ 38
4.6. • La prise d’air neuf et le rejet de l’air extrait............................................................. 38
4.7. • Le système de surventilation..................................................................................... 39
PROGRAMME
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
6 - Mise en service et mise en main...................................... 54
7 - Entretien et maintenance....................................................... 55
7.1. • Les spécifications réglementaires............................................................................. 55
7.2. • L’entretien de l’installation de VMC double flux...................................................... 56
7.2.1. • Les bouches de soufflage.............................................................................. 56
7.2.2. • Les bouches d’extraction.............................................................................. 56
7.2.3. • L’unité de ventilation..................................................................................... 57
7.3. • L’hygiénisation de l’installation de VMC double flux............................................... 58
7.3.1. • L’entretien de l’unité de ventilation.............................................................. 58
7.3.2. • Le diagnostic préalable................................................................................. 60
7.3.3. • L’opération d’hygiénisation.......................................................................... 62
8 - ANNEXES............................................................................................ 64
Neuf
ANNEXE 1 : EXEMPLES DE SOLUTIONS ACOUSTIQUES
DU CSTB POUR LES BOUCHES D’EXTRACTION..................................... 65
ANNEXE 2 : EXEMPLE DE FICHE D’AUTOCONTROLE
DE FIN DE CHANTIER.................................................................................. 67
5
PROFESSIONNELS
DES
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1
PROGRAMME
Domaine d’application
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
Ces Recommandations professionnelles traitent des systèmes de ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux autoréglables mis en
œuvre en habitat collectif neuf.
Elles spécifient les règles techniques :
• de conception et de dimensionnement ;
• d’installation et de mise en service ;
• d’entretien et de maintenance.
En présence d’appareils de combustion, ces Recommandations professionnelles ne s’appliquent que dans les cas où l’installation de ventilation coexiste avec :
• tout type d’appareil à circuit de combustion étanche ;
• tout type d’appareil à combustion installé dans un local
spécifique ;
• tout type d’appareil à combustion couvert par la réglementation relative aux règles techniques et de sécurité applicables
aux installations de gaz combustibles et d’hydrocarbures liquéfiés situées à l’intérieur des bâtiments d’habitation ou de leurs
dépendances.
Il est conseillé que l’appareil à combustion localisé dans
une pièce desservie par le système de VMC double flux soit
étanche afin de garantir la performance attendue.
Neuf
!
7
Références
PROFESSIONNELS
2
PROGRAMME
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
2.1. • Références réglementaires
■■ Circulaire du 9 août 1978 modifiée relative à la révision
du Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT)
■■ Arrêté du 24 mars 1982 modifié relatif aux dispositions relatives
à l’aération des logements
■■ Arrêté du 31 janvier 1986 modifié relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation
■■ Arrêté du 30 mai 1996 modifié relatif aux modalités de classement des infrastructures de transports terrestres et à l’isolement
acoustique des bâtiments d’habitation dans les secteurs affectés
par le bruit
■■ Arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques
des bâtiments d'habitation
■■ Arrêté du 1er août 2006 fixant les dispositions prises pour l’application des articles R. 111-18 à R 111-18-7 du Code de la construction
et de l’habitation relatives à l’accessibilité aux personnes handicapées des bâtiments d’habitation collectifs et des maisons individuelles lors de leur construction
■■ Décret du 31 août 2006 relatif à la lutte contre les bruits de voisinage et modifiant le Code de la santé publique
Neuf
■■ Arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques
et aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments (RT 2012)
8
■■ NF C 15-100 – Installations électriques à basse tension
■■ NF EN 12097 – Ventilation des bâtiments – Réseau de conduits –
Exigences relatives aux composants destinés à faciliter l'entretien
des réseaux de conduits
■■ NF EN 12236 – Ventilation des bâtiments – Supports et appuis
pour réseau de conduits – Prescriptions de résistance
PROFESSIONNELS
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
■■ NF DTU 68.3 P1-1-1 – Installations de ventilation mécanique –
Partie 1-1-1 : Règles générales de calcul, dimensionnement et mise
en œuvre
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
2.2. • Références normatives
PROGRAMME
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
■■ NF EN 12237 – Ventilation des bâtiments – Réseau de conduits –
Résistance et étanchéité des conduits circulaires en tôle
■■ NF EN 12792 – Ventilation des bâtiments – Symboles, terminologie
et symboles graphiques
■■ NF EN 13141-2 – Ventilation des bâtiments – Essais des performances des composants/produits pour la ventilation des logements
– Partie 2 : Bouches d'air d'évacuation et d'alimentation
■■ NF EN 13141-4 – Ventilation des bâtiments – Essais des performances des composants/produits pour la ventilation des logements – Partie 4 : Ventilateurs utilisés dans les systèmes de ventilation des logements
■■ NF EN 1505 – Ventilation des bâtiments – Conduits en tôle et accessoires à section rectangulaire – Dimensions
■■ NF EN 1506 – Ventilation des bâtiments – Conduits en tôle et accessoires à section circulaire – Dimensions
■■ NF EN 15242 – Ventilation des bâtiments – Méthodes de calcul
pour la détermination des débits d'air dans les bâtiments y compris
les infiltrations
■■ NF EN 15251 – Critères d’ambiance intérieure pour la conception et l’évaluation de la performance énergétique des bâtiments
couvrant la qualité de l’air intérieur, la thermique, l’éclairage
et l’acoustique
■■ NF EN ISO 7730 – Ambiances thermiques modérées – Détermination
des indices PMV et PPD et spécifications des conditions de confort
thermique
Neuf
■■ NF EN 13779 – Ventilation dans les bâtiments non résidentiels
– Exigences de performances pour les systèmes de ventilation
et de conditionnement d'air
9
PROFESSIONNELS
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DES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
2.3. • Autres documents
■■ Ventilation – Guide d’accompagnement et fiches d’autocontrôle
en habitat collectif – FFB, Ministère de l’égalité des territoires
et du logement, Ministère de l’écologie, du développement durable
et de l’énergie – 2013
■■ Exemples de solutions acoustiques – Réglementation acoustique
2000 – Mai 2002
■■ Fascicule documentaire FD E 51 767 – Ventilation des bâtiments –
Mesures d'étanchéité à l'air des réseaux – AFNOR – 2010
■■ Référentiel de certification Ventilation mécanique contrôlée –
N° d’application : NF 205
Neuf
■■ Rapport Règles de l’Art Grenelle Environnement – Solutions de diffusion d’air en ventilation double flux dans l’habitat – Juin 2014
10
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3
PROGRAMME
Principe, réglementation
et systèmes de VMC double
flux
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
3.1. • Principe de la VMC double flux
Le principe de la ventilation double flux est d’insuffler de l’air neuf
dans les pièces principales par des bouches de soufflage et d’extraire
l’air vicié par des bouches d’extraction dans les pièces de service (cuisine, WC, salle de bains).
Une unité de ventilation double flux comprend :
• un ventilateur d’extraction et un ventilateur d’insufflation ;
• des filtres ;
• éventuellement, un récupérateur de chaleur (échangeur statique
à plaques, rotatif) ;
• éventuellement, une pompe à chaleur sur l’air extrait (double
flux thermodynamique) ;
• éventuellement, un bipasse permettant qu’au moins un des flux
ne transite pas par l’échangeur.
Ces différents éléments peuvent être combinés en un seul ensemble
ou en plusieurs blocs.
Neuf
La (Figure 1) présente le principe de la ventilation double flux.
11
PROFESSIONNELS
PROGRAMME
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
s Figure 1 : Principe d’une installation de VMC double flux en habitat collectif
3.2. • La fonction de la VMC double flux
Le système de ventilation a pour rôle d’apporter des conditions d’ambiance intérieure permettant d’assurer le confort et la santé des occupants tout en préservant le bâtiment.
Les missions fondamentales de la ventilation sont :
• apporter l’air hygiénique nécessaire aux occupants ;
• évacuer les odeurs et les polluants accumulés par l’activité
humaine ;
• éliminer l’excès d’humidité.
Ces fonctions de base sont à compléter par des contraintes :
• limiter les consommations énergétiques ;
• éviter la propagation du bruit ;
• limiter la propagation du feu d’un logement vers un autre logement.
Ces points peuvent être classés en trois catégories : la première concernant l’hygiène et le confort des occupants, la deuxième orientée sur la
préservation du bâtiment et la dernière sur les économies d’énergie.
3.2.1. • Le confort et l’hygiène
Neuf
Il s’agit là de la fonction première de la ventilation.
12
De la simple présence humaine aux activités domestiques en passant
par l’utilisation de certains produits et matériaux, tout est source de
pollution au sein d’un local.
3.2.2. • La préservation du bâti
Du point de vue de la préservation du bâtiment, la ventilation permet
de « réguler » l’humidité dans les pièces. On estime que l’humidité
relative de l’air ramenée à la température intérieure de la paroi doit
rester, en moyenne, inférieure à 75% pour éviter le développement de
moisissures et réduire au minimum celui des acariens.
PROFESSIONNELS
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Le confort des occupants est aussi dépendant de la vitesse de l’air circulant dans les pièces. Il est important que le renouvellement de l’air
se fasse sans courant d’air.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Pour le confort des occupants, il est indispensable de maintenir
une humidité relative minimale de 30% afin d’éviter les effets désagréables de dessèchement des muqueuses nasales et des lèvres.
PROGRAMME
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
3.2.3. • Les économies d’énergie
Dans le contexte énergétique actuel, la ventilation prend une place
de plus en plus importante. En effet, elle est d’un côté indispensable
au confort et de l’autre énergivore. Ces consommations doivent être
maîtrisées.
Afin d’éviter un impact thermique négatif lié au déséquilibre des
débits ne passant pas par l’échangeur, l’équilibre des débits par logement doit être recherché. Ce point sera développé dans le chapitre
conception et dimensionnement.
!
L’enjeu de la ventilation est de concilier la qualité de l’air
intérieur à la performance énergétique.
3.3. • Les textes réglementaires
Les bâtiments doivent répondre à la réglementation en vigueur au
moment du dépôt de leur permis de construire.
Outre la réglementation thermique, la ventilation doit respecter quatre
exigences réglementaires :
• sanitaire ;
• acoustique ;
• sécurité incendie ;
• accessibilité aux personnes handicapées.
La VMC doit permettre d’extraire les polluants de l’air intérieur pour
maintenir une ambiance saine et agréable.
Neuf
3.3.1. • Sanitaire
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PROGRAMME
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
L’arrêté du 24 mars 1982 modifié, actuellement en application, fixe les
débits que doivent pouvoir extraire les dispositifs de ventilation. Ces
valeurs sont répertoriées à la (Figure 2).
L’article 14 de l’arrêté du 24 mars 1982 modifié interdit le raccordement de tout dispositif mécanique individuel à une installation collective de sortie d'air, qu'elle soit mécanique ou à tirage naturel. C’est le
cas en particulier des hottes motorisées et des sèche-linges.
Nombre de
pièces
principales
du logement
Global
mini
Débits à extraire
pouvant être atteints simultanément ou non (m3/h)
Salle de bains
ou
Autres
Cuisine
de douches
salles
WC
commune ou non d'eau
avec les WC
mini maxi
unique multiples
1
35
20
75
15
15
15
15
2
60
30
90
15
15
15
15
3
75
45
105
30
15
15
15
4
90
45
120
30
15
30
15
5
105
45
135
30
15
30
15
6
120
45
135
30
15
30
15
7
135
45
135
30
15
30
15
s Figure 2 : Débits à extraire imposés par l’arrêté du 24 mars 1982 modifié
3.3.2. • Acoustique
Un grand nombre de points est à considérer pour réaliser une installation de ventilation double flux.
Le schéma de la (Figure 3) présente les différentes sources de bruits
d’une installation de VMC double flux :
•1 : bruit généré par l’unité de ventilation et ses moteurs ;
•2 : bruit provenant des autres logements et bruit propre des
bouches de soufflage et d’extraction
• 3 : bruit rayonné par l’unité de ventilation à l’extérieur ;
• 4 : bruit transmis par l’unité de ventilation à la structure.
Neuf
En ventilation double flux, l'absence d'entrée d'air en façade supprime
la transmission des bruits extérieurs mais favorise la transmission des
bruits intérieurs entre logements par les bouches de soufflage.
14
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s Figure 3 : Niveaux sonores transmis dans un logement
Bruit généré au niveau des bouches d’extraction
et de soufflage (bruits 1 et 2)
L’arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques de
bâtiments d’habitation précise les niveaux à ne pas dépasser.
Deux paramètres doivent être contrôlés, la pression acoustique et le
niveau d’isolement acoustique :
• le niveau de pression acoustique normalisé, LnAT, du bruit
engendré par une installation de ventilation mécanique en position de débit minimal est limité à 30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans les cuisines de chaque logement ;
• l’indice d’isolement acoustique standardisé pondéré, DnT,A, entre
le local d’un logement, considéré comme local d’émission, et la
pièce d’un autre logement du bâtiment est limité aux valeurs
données à la (Figure 4).
Isolement acoustique normalisé DnT,A (dB)
Local d’émission : local d’un
logement, à l’exclusion des
garages individuels
Local de réception : pièce d’un autre logement
Pièce principale
Cuisine et salle d’eau
53
50
Le raccordement à un même étage et sur un même conduit vertical
de deux conduits de liaison desservant des logements différents est
admis sous réserve de respecter les exigences limitant les transmissions phoniques.
Neuf
s Figure 4 : Isolement acoustique normalisé entre un local d’émission et un local de réception
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Il est recommandé de respecter une distance verticale entre les raccordements supérieure à 1,20 m.
Pour faciliter le respect des exigences acoustiques réglementaires, le
CSTB propose des exemples de solutions de choix des bouches d’extraction. Voir en [Annexe 1].
Bruit rayonné par le caisson d’extraction à l’extérieur
(bruit 3)
Le décret du 31 août 2006 relatif à la lutte contre les bruits de voisinage modifiant le Code de la santé publique fixe les limites du bruit
du voisinage qui se caractérise par une émergence sonore maximale
par rapport aux bruits dits « résiduels » de :
•5 dB(A) en période diurne (de 7 h à 22 h) ;
• 3 dB(A) en période nocturne (de 22 h à 7 h).
Un terme correctif variant de 0 à 6 dB peut s’ajouter en fonction de la
durée cumulée d’apparition du bruit particulier (Figure 5).
Durée cumulée d’apparition du bruit généré
par l’équipement : T
Terme correctif en dB(A)
T ≤ 1 minute
6*
1 minute < T ≤ 5 minutes
5
5 minutes < T ≤ 20 minutes
4
20 minutes < T ≤ 2 heures
3
2 heures < T ≤ 4 heures
2
4 heures < T ≤ 8 heures
1
T > 8 heures
0
* La durée de la mesure du niveau de bruit ambiant est étendue à 10 secondes lorsque la durée cumulée
d’apparition du bruit particulier est inférieure à 10 secondes.
s Figure 5 : Terme correctif en fonction de la durée cumulée d’apparition du bruit
3.3.3. • Sécurité incendie
Exigences sur toutes les installations de ventilation
Les installations de ventilation doivent être réalisées conformément à
l'arrêté du 31 janvier 1986 modifié relatif à la protection contre l'incendie des bâtiments d'habitation.
Neuf
En habitat collectif, pour lutter contre la propagation du feu d’un logement vers un autre logement par le réseau de ventilation, deux solutions sont préconisées dans l’article 60 (Figure 6).
16
s Figure 6 : Solutions pour la non propagation du feu selon l’arrêté du 31 janvier 1986
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La solution 2 est la plus coûteuse et la plus contraignante. En effet,
des clapets pare-flammes doivent être placés derrière chaque bouche.
Ils doivent être vérifiables et remplaçables.
Le degré de résistance au feu est donné en fonction de la famille d’appartenance du bâtiment (Figure 7).
Degré pare-flammes du clapet
Classement des bâtiments d’habitation
selon l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié
Pare-flammes ¼ h
Habitations collectives de 2ème et 3ème famille
Pare-flammes ½ h
Habitations collectives de 4ème famille
s Figure 7 : Exigences de degré pare-flammes des clapets en fonction du classement des familles des
bâtiments d’habitation
Commentaire
L’utilisation de clapets pare-flammes encastrés est préférable au système en
applique.
Exigences spécifiques aux installations de ventilation
double flux
La ventilation double flux doit respecter également les exigences de
l’article 62 de l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié qui demande d’éviter
tout risque de recirculation entre les réseaux d’extraction et de soufflage (Figure 8).
s Figure 8 : Système de VMC double flux avec réseaux d’extraction et d’insufflation distincts selon
l’arrêté du 31 janvier 1986
Neuf
Un fonctionnement permanent de la ventilation est demandé par une
alimentation électrique protégée.
17
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Conformément à l’article 59 de l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié, les
conduits collectifs de ventilation doivent être réalisés en matériaux
incombustibles. L’ensemble du conduit et de son enveloppe éventuelle (calorifugeage et gaine) doit être coupe-feu de degré un quart
d’heure dans les habitations collectives de la 2ème famille, coupe-feu
de degré une demi-heure dans les habitations de la 3ème famille et
coupe-feu de degré une heure dans les habitations de la 4ème famille.
!
L’arrêté du 31 janvier 1986 modifié est actuellement en
cours de modification.
3.3.4. • Accessibilité aux personnes handicapées
Conformément aux exigences de l’arrêté du 1er août 2006, tous les
dispositifs de commande et de manœuvre doivent être :
• situés à une hauteur comprise entre 0,90 et 1,30 m du sol ;
debout » comme en position
• manœuvrables en position « « assise ».
3.4. • Les dispositions
pour la non propagation du feu
VMC double flux avec ventilateurs et échangeur centralisés
Afin d’assurer la non propagation du feu en logement collectif
équipé d’une VMC double flux centralisée, plusieurs solutions sont
décrites dans le projet d’arrêté modificatif de l’arrêté du 31 janvier
1986 modifié.
La solution retenue ici est la solution la plus sécuritaire. Elle est illustrée en (Figure 9).
Neuf
Les conduits de soufflage et d’extraction de l’installation sont munis
d’un clapet-bouche ou clapet terminal situé au droit du conduit de
classe ES 15(o>i) dans les bâtiments d’habitation collectifs de la 2ème
famille et de la 3ème famille et de classe ES 30(o>i) dans les bâtiments
d’habitation collectifs de la 4ème famille. Il est auto-commandé par un
dispositif thermique fonctionnant à 70°C. Ce clapet est contrôlable et
remplaçable.
18
s Figure 9 : Solution retenue de non propagation du feu pour un système centralisé de VMC double flux
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VMC double flux avec ventilateurs et échangeurs
décentralisés
Puisqu’aucune communication par les conduits n’existe entre les
logements, la non propagation du feu n’est donc pas à traiter. Comme
dans la maison individuelle, aucun système particulier n’est à prévoir.
VMC double flux avec ventilateurs centralisés
et échangeurs décentralisés
Dans le cas d’un échangeur décentralisé, les ventilateurs d’extraction
et d’insufflation sont situés en terrasse ou dans un local technique.
Si un feu se déclare à l’intérieur d’un logement, l’échangeur risque
de se consumer au même titre que les bouches de VMC, néanmoins
aucune propagation du feu n’est à craindre dans les autres logements
grâce à la mise en place d’un ventilateur d’extraction 400°C 1/2h.
On utilise les mêmes solutions que celles qui sont déjà utilisées en
VMC simple flux.
3.5. • Les différents types d’échangeurs
Le récupérateur de chaleur d’une ventilation double flux est l’élément
central qui permet l’échange de chaleur entre l’air extrait et l’air neuf.
Les performances de l’échangeur sont variables selon les technologies utilisées. Actuellement, il existe plusieurs technologies de récupérateurs de chaleur pour une ventilation double flux :
• les échangeurs statiques et rotatifs ;
• les échangeurs thermodynamiques.
Neuf
Il existe également des échangeurs enthalpiques, non décrits ici.
19
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3.5.1. • Les échangeurs statiques et rotatifs
Les récupérateurs de chaleur à échangeur statique
Les échangeurs statiques sont des échangeurs à plaques pouvant être
à courants croisés, à contre-courants croisés ou encore à contre-courants (Figure 10). Le principe repose sur l’échange de chaleur entre deux
fluides à travers une paroi. Leur mélange est ainsi évité.
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s Figure 10 : Les différents types d’échangeurs statiques
Les différences d’efficacité des échangeurs présentés en (Figure 10) s’expliquent par la longueur de contact entre les deux flux d’air (air extrait
et air neuf). Dans le cas de l’échangeur à courants croisés, les flux ne
font que se croiser, tandis que pour l’échangeur à contre-courants
croisés, ils sont en contact sur une longueur l de l’échangeur avant de
se croiser. De ce fait, leur efficacité est supérieure.
L’échangeur à contre-courants ne permet pas le croisement des flux
mais privilégie la surface de contact entre les deux flux de sorte que le
rapport l/b soit supérieur à 2.
Commentaire
Les échangeurs statiques à plaques permettent uniquement le transfert de chaleur sensible.
Les récupérateurs de chaleur à échangeur rotatif
Comme le récupérateur à échangeur statique, l’échangeur rotatif permet un échange de chaleur sensible entre l’air extrait et l’air neuf mais
en complément, il peut également transmettre l’humidité entre les
flux d’air.
Neuf
Le principe de récupération de chaleur consiste à faire circuler l’air
extrait à travers la roue (Figure 11). Le médium traversé par ce flux se
charge en chaleur et en humidité. Le mouvement de rotation de la
roue est lent et continu, l’air neuf traverse alors la partie du médium
chargée en chaleur et en humidité qui lui sont restituées. Le médium
se décharge et le mouvement de rotation de la roue permet la régénération de la partie de l’élément déchargée.
20
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s Figure 11 : Principe d’un échangeur rotatif
!
L’échangeur rotatif sans secteur de purge peut entraîner un
mélange entre l’air extrait et l’air neuf.
3.5.2. • Les échangeurs thermodynamiques
La ventilation mécanique contrôlée double thermodynamique ne se
compose pas d’un récupérateur de chaleur comme présenté précédemment mais d’une pompe à chaleur air extrait/air neuf, comme le
montre la (Figure 12).
Les circuits d’extraction et d’insufflation sont séparés. L’échange de
chaleur s’effectue uniquement par le système thermodynamique.
La pompe à chaleur est équipée d’une vanne d’inversion de cycle afin
d’assurer la réversibilité des échangeurs et permettre les deux modes
de fonctionnements selon la saison :
• mode préchauffage : il est utilisé en hiver ou en mi-saison. La
pompe à chaleur récupère la chaleur de l’air extrait par l’intermédiaire de l’évaporateur et la transfère à l’air neuf à l’aide du
condenseur ;
• mode rafraîchissement : il est utilisé en été. Par la réversibilité
du cycle thermodynamique, l’évaporateur soustrait la chaleur
de l’air neuf pour la restituer à l’air extrait du bâtiment.
En mi-saison, la pompe à chaleur peut être inutile. Elle est mise à l’arrêt et seuls les ventilateurs d’extraction et d’insufflation fonctionnent.
Neuf
Les performances de ces systèmes sont déterminées par le coefficient
de performance (COP) de la pompe à chaleur en mode préchauffage.
21
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s Figure 12 : Schéma de principe de la ventilation double flux thermodynamique
3.6. • Les différentes configurations
d’installations de VMC double flux
Il existe différentes configurations d’installations de ventilation double
flux dans l’habitat collectif :
• avec ventilateurs et échangeur centralisés ;
• avec ventilateurs et échangeurs décentralisés ;
• avec ventilateurs centralisés et échangeurs décentralisés.
Chacune de ces techniques a ses propres exigences et spécificités qui
sont décrites dans les chapitres suivants.
3.6.1. • VMC double flux avec ventilateurs
et échangeur centralisés
L’échangeur, les ventilateurs d’extraction et d’insufflation sont situés
en local technique du bâtiment, de préférence en volume chauffé (Figure
13). Les réseaux de soufflage et d’extraction sont collectifs. La récupération d’énergie est collective.
3.6.2. • VMC double flux avec ventilateurs
et échangeurs décentralisés
Chaque logement est équipé d’un échangeur et de ventilateurs d’extraction et d’insufflation (Figure 14). Les réseaux de soufflage et d’extraction sont situés dans les logements.
Neuf
Les différents logements n’ont aucune partie commune, ils sont traités indépendamment comme en habitat individuel.
22
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s Figure 14 : Installation de VMC double flux avec ventilateurs et échangeurs décentralisés
Neuf
s Figure 13 : Installation de VMC double flux avec ventilateurs et échangeur centralisés
23
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3.6.3. • VMC double flux avec ventilateurs
centralisés et échangeurs décentralisés
Chaque logement est équipé d’un échangeur (Figure 15). Les ventilateurs
d’extraction et d’insufflation sont collectifs ainsi que les réseaux de
soufflage et d’extraction.
La récupération d’énergie bénéficie au logement concerné. L’entretien
et notamment le remplacement des filtres nécessite d’accéder au
logement.
s Figure 15 : Installation de VMC double flux avec ventilateurs centralisés et échangeurs décentralisés
3.6.4. • Éléments de choix de la solution
Ces différents types d’installations couvrent des secteurs de marché
de l’habitat spécifiques.
Neuf
Les systèmes de VMC double flux avec ventilateurs et échangeur centralisés sont destinés majoritairement à l’habitat social. En effet, l’accessibilité des appareils pour l’entretien et les contrôles techniques
peut se faire sans avoir à pénétrer dans les logements. D’autre part,
les locataires ne se sentent que trop rarement concernés par la nécessité de pérenniser leur système de ventilation.
24
Les systèmes de VMC double flux avec ventilateurs et échangeur
décentralisés sont généralement installés dans l’habitat collectif traité
individuellement. Les parties communes sont réduites et conçues
pour une gestion peu coûteuse. La justification se situe dans l’individualisation des charges. L’immeuble ne disposant pas de gaine
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Les systèmes de VMC double flux avec ventilateurs centralisés et
échangeurs décentralisés sont destinés majoritairement à l’habitat
privé.
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technique dans laquelle les fluides sont distribués, la solution d’un
système double flux entièrement individualisé s’impose.
Neuf
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25
Conception
et dimensionnement
4
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L'installation est dimensionnée de façon à satisfaire les exigences
réglementaires définies au chapitre 3 (cf. 3), notamment en matière
de débits et d'acoustique (limitation du bruit propre des bouches, du
bruit de l’unité de ventilation transmis par les conduits et de la transmission acoustique entre logements). En particulier, la différence de
pression de part et d'autre de chaque bouche doit rester comprise,
quelles que soient les conditions de fonctionnement de l'installation,
dans la plage de différence de pression définie, en soufflage comme
en extraction.
!
L’accès à l’installation doit être prévu dès la conception,
notamment pour la maintenance de l’unité de ventilation et
le remplacement des filtres. Les ventilateurs, tés-souches,
purges éventuelles d'eau et organes de réglage doivent être
accessibles depuis les parties communes du bâtiment. Les
accès ne doivent pas présenter de risque pour la sécurité
des intervenants et être suffisamment éclairés.
4.1. • Les bouches de soufflage
4.1.1. • Les caractéristiques des bouches
de soufflage
Neuf
Les bouches de soufflage sont caractérisées par les paramètres
suivants :
26
• le débit d’air nominal ;
• la portée de jet libre ;
La portée de jet libre est la distance entre la bouche de soufflage et le
point où le centre du jet d’air est à une vitesse inférieure à la vitesse
terminale (généralement comprise entre 0,25 et 0,5 m/s). Elle est donnée pour un jet libre isotherme c’est-à-dire à la même température
que l’ambiance et sans perturbation extérieure (adhérence à une
paroi…).
La perte de charge de la bouche de soufflage est utilisée pour le calcul
des pertes de charge du réseau et la détermination de la pression disponible du ventilateur d’insufflation. Elle est généralement exprimée
en Pascal (Pa).
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Le débit d’air nominal de la bouche est exprimé en m3/h. Il doit correspondre au débit de dimensionnement (cf. 4.1.2).
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• le niveau de puissance acoustique.
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• la perte de charge ;
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Le niveau de puissance acoustique pondérée Lw (en dB(A)) est donné
afin de respecter la réglementation sur le bruit généré par l’installation de ventilation (cf. 3.3.2).
Il convient de choisir des bouches adaptées à un usage en insufflation.
Les modèles à ailettes mobiles légèrement inclinées vers le plafond
(de l’ordre de 30°) sont conseillés.
La bouche de soufflage doit présenter une plage de débits adaptée au
dimensionnement, tout en étant la plus restreinte possible (et proche
des débits souhaités).
Afin de favoriser le brassage du volume, le choix doit se porter vers
des bouches de soufflage présentant des portées de jet élevées, dans
la limite de la longueur de la pièce.
Les bouches de soufflage ne doivent pas être obturables.
!
Il est important de choisir des bouches de soufflage spécifiques à un usage en insufflation.
4.1.2. • Le dimensionnement en débit
des bouches de soufflage
La (Figure 16) propose des exemples de valeurs de débit minimal insufflé
dans les pièces principales (séjour, chambres) afin d’assurer un équilibre avec le débit extrait minimal réglementaire du logement selon
l’arrêté du 24 mars 1982 modifié (cf. 3.3.1).
Neuf
Ces valeurs reposent sur le principe de desservir chaque pièce principale selon les besoins.
27
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Débits insufflés
(m3/h)
Débits extraits (m3/h)
Nombre
de pièces
Type de Global Global
princisanitaires mini
maxi
pales du
logement
1
2
3
4
5
6
Cuisine
(mini/
maxi)
Salle
de
bains
WC
Séjour Chambre
(mini)
(mini)
1 Sdb /WC
35
90
20/75
15
-
35
-
1 Sdb 1 WC
50
105
20/75
15
15
50
-
1 Sdb / WC
45
105
30/90
15
-
23
22
1 Sdb 1 WC
60
120
30/90
15
15
30
30
1 Sdb 2 WC
75
135
30/90
15
15
45
30
2 Sdb 1 WC
75
135
30/90
15
15
45
30
2 Sdb 2 WC
90
150
30/90
15
15
60
30
1 Sdb 1 WC
90
150
45/105
30
15
30
30
1 Sdb 2 WC
105
165
45/105
30
15
45
30
2 Sdb 1 WC
120
180
45/105
30
15
60
30
2 Sdb 2 WC
135
195
45/105
30
15
75
30
1 Sdb 1 WC
105
180
45/120
30
30
30
25
1 Sdb 2 WC
105
180
45/120
30
15
30
25
2 Sdb 1 WC
135
210
45/120
30
30
45
30
2 Sdb 2 WC
135
210
45/120
30
15
45
30
1 Sdb 1 WC
105
195
45/135
30
30
17
22
1 Sdb 2 WC
105
195
45/135
30
15
17
22
2 Sdb 1 WC
135
225
45/135
30
30
25
22
2 Sdb 2 WC
135
225
45/135
30
15
25
22
s Figure 16 : Exemples de débits insufflés dans les pièces principales
4.1.3. • L’implantation des bouches de soufflage
Les bouches de soufflage sont disposées dans les pièces principales,
sur une paroi verticale ou au plafond, en fonction des dispositions
prévues dans les notices des fabricants.
Il convient de positionner la bouche de soufflage de façon à assurer le
balayage le plus complet du local, en tenant compte de la portée de
jet et de la localisation de la sortie d’air.
La bouche de soufflage doit être installée à une distance relativement faible du plafond (inférieure à 30 cm) afin de bénéficier de l’effet
Coanda.
Neuf
L’implantation doit être telle que, dans la zone d’occupation, conformément à la norme NF EN ISO 7730, la vitesse d’air ne dépasse pas
0,2 m/s (valeur pour une personne au repos).
28
La présence d’obstacles au plafond (poutres apparentes par exemple)
le long du développement du jet d’air peut perturber fortement sa
propagation et l’effet Coanda d’adhérence à la paroi.
• soit en plaçant une bouche dans l’angle de la pièce, en séparant
le jet d’air de façon à ventiler chacune des branches ;
• soit en plaçant plusieurs bouches d’insufflation, chacune permettant la ventilation d’une partie du volume.
4.2. • Les passages de transit
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Dans le cas d’une pièce en forme de L, l’amenée d’air peut être
assurée :
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Bien qu’il existe une hauteur critique en dessous de laquelle le phénomène est plus atténué, la ventilation de pièces avec de tels obstacles
doit faire l’objet d’une étude spécifique.
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Afin de respecter la règle dite du « balayage » définie dans l’arrêté
du 24 mars 1982 modifié, il est nécessaire de ménager des passages
de transit permettant la circulation de l’air depuis les pièces principales (séjour, chambres) vers les pièces humides (cuisine, salles de
bains, WC).
Les transferts d’air se font généralement sous les portes intérieures
qui doivent être détalonnées.
Ils doivent être dimensionnés de façon à ce que la différence de
pression de part et d'autre de la porte en position fermée soit inférieure à 5 Pa.
Les valeurs de détalonnage sont rappelées en chapitre 5.4 (cf. 5.4).
Une autre solution consiste à placer des grilles de transfert d’air. Elles
doivent être correctement dimensionnées pour ne pas créer de pertes
de charge excessives ; Mais la contrainte acoustique est d’autant plus
forte que l’on augmente la dimension des grilles.
Dans le cas spécifique de la surventilation décrite en chapitre 4.7
(cf. 4.7), les passages de transit doivent être dimensionnés en prenant
en compte le débit nominal entrant ou sortant de la pièce.
4.3. • Les bouches d’extraction
4.3.1. • Les caractéristiques des bouches
d’extraction
Neuf
Les bouches d’extraction extraient l’air vicié des pièces de service
(cuisine, salle de bains, WC) des logements. Elles sont autoréglables.
En complément, elles peuvent également répondre aux objectifs d’atténuation acoustique et de non propagation du feu.
29
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Les bouches d'extraction autoréglables permettent de réguler le débit
d’air en fonction de la différence de pression à laquelle elles sont
soumises. Cette fonction se juge par la conformité à la norme NF E
51-713. Elles font l’objet d’un droit d’usage de la marque NF 205 1.
Les bouches d’extraction autoréglables sont caractérisées par :
• leurs débits types ;
• leurs plages de pression ;
• leurs caractéristiques acoustiques.
Elles sont disponibles en deux versions :
• bouches à double débit pour les cuisines : 20/75, 30/90, 45/105,
45/120, 45/135 m3/h ;
• bouches à un seul débit d'extraction pour les salles de bains,
WC : 15, 30 m3/h.
La (Figure 17) montre par exemple que la bouche 45/135 m3/h est autoréglable entre 50 et 160 Pa.
s Figure 17 : Exemple de plage d’utilisation d’une bouche d’extraction autoréglable
4.3.2. • Le dimensionnement des bouches
d’extraction
L’arrêté du 24 mars 1982 modifié fixe les valeurs de débits à extraire
dans les différentes pièces de service du logement. Elles sont indiquées en (Figure 16).
Neuf
Pour faciliter le respect des exigences acoustiques réglementaires, le
CSTB propose des exemples de solutions de choix des bouches d’extraction. Voir en [Annexe 1].
30
■ 1 La certification est une démarche volontaire non obligatoire.
4.4.1. • Les différents types de conduits
Les conduits à section circulaire
Les conduits à section circulaire sont caractérisés par leur diamètre
intérieur (D, en (Figure 18)).
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Cette partie concerne les réseaux d’insufflation et d’extraction qui
doivent être distincts pour éviter tout échange ou recyclage direct
d’air, interdit en habitat.
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4.4. • Le réseau de conduits
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s Figure 18 : Conduit circulaire caractérisé par son diamètre D
Le tableau de la (Figure 19) présente les diamètres recommandés et complémentaires des conduits circulaires en tôle, selon la norme NF EN
1506.
Diamètres recommandés (mm)
63
80
100
125
160
200
250
315
400
500
630
800
1000
1250
Diamètres complémentaires (mm)
150
300
350
450
560
710
900
1120
s Figure 19 : Diamètres normalisés des conduits circulaires en tôle (selon la norme NF EN 1506)
Les conduits à section rectangulaire ou carrée
Les conduits à section rectangulaire ou carrée sont caractérisés par les
dimensions intérieures des côtés (longueur a et largeur b, en (Figure 20)).
s Figure 20 : Conduit rectangulaire caractérisé par les dimensions de ses côtés
Dans les calculs de dimensionnement, il est courant de traduire les
conduits rectangulaires dans leur équivalent en conduits circulaires.
Le diamètre hydraulique (Dh) d’un conduit rectangulaire correspond
au diamètre d’un conduit circulaire fictif engendrant les mêmes
pertes de charge, à vitesse d’air identique. Il est défini par la relation
suivante :
Neuf
Dh= 2.a.b/(a+b)
31
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La (Figure 21) présente les dimensions normalisées des conduits rectangulaires en tôle, selon la norme NF EN 1505. Il précise les valeurs de
diamètre hydraulique.
Longueur des
côtés
200 250 300 400 500 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
(mm)
100
133 143 150 160
150
171 188 200 218 231 240
200
200 222 240 267 286 300 320
250
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
400
-
-
-
-
-
250 273 308 333 353 381
300
-
-
400
-
-
300 343 375 400 436
-
500
-
-
-
-
600
-
-
-
-
-
800
-
-
-
-
-
400 444 480 533
500 545 615
600 686
-
800
1000
-
-
-
-
-
-
-
1200
-
-
-
-
-
-
-
462
480
-
-
-
-
571
600
622
640
-
-
667
706
737
762
783
800
750
800
840
873
900
923
889
960
1018 1067 1108 1143
1000 1091 1167 1231 1286 1333
-
1200 1292 1371 1440 1500
s Figure 21: Dimensions normalisées des conduits rectangulaires en tôle (selon la norme NF EN 1505) et
diamètres hydrauliques correspondants
4.4.2. • Le dimensionnement des conduits
Le dimensionnement des réseaux aérauliques d’insufflation et d’extraction consiste à déterminer :
• les dimensions des conduits (diamètre ou section) en fonction
du débit d’air en circulation et de sa vitesse ;
• les pertes de charge du réseau de façon à sélectionner les ventilateurs d’extraction et d’insufflation.
Se référer au chapitre 4.4.3 (cf. 4.4.3) pour les débits à considérer.
Il existe plusieurs méthodes de dimensionnement des réseaux
de VMC. Elles nécessitent toutes de calculer les pertes de charge.
On distingue :
• les pertes de charge linéaires. Elles sont provoquées par le frottement de l’air sur les parois du conduit. Elles dépendent du
débit d’air véhiculé et de la rugosité du conduit suivant la nature
du matériau ;
• les pertes de charge singulières. Elles sont provoquées par les
accidents sur le trajet de l’air. Chaque accident est caractérisé
par un coefficient de perte de charge.
Commentaire
Neuf
Pour les calculs de pertes de charge, se reporter au NF DTU 68.3.
32
La vitesse est réduite ensuite progressivement dans chacun des tronçons suivants.
La vitesse à ne pas dépasser est choisie afin de limiter les pertes de
charge mais également pour éviter les gênes acoustiques (cf. 4.4.4).
Méthode de la perte de charge linéaire constante
(équifriction)
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Cette méthode consiste à choisir une vitesse spécifique par tronçon,
décroissante à partir du ventilateur.
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Méthode des vitesses décroissantes
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Dans cette méthode, le diamètre des conduits est choisi pour obtenir
une perte de charge linéaire constante par mètre de conduit.
La perte de charge linéaire recommandée est de 1 Pa/m pour des
contraintes acoustiques et d’importance des pertes de charge et donc
de pression disponible du ventilateur.
En fin de méthode, il convient de vérifier si les vitesses limites
(cf. 4.4.4) sont respectées.
Méthode de regain de pression statique
(ou méthode de Madison)
Cette méthode est principalement utilisée aux États-Unis. Son principe consiste à dimensionner chaque tronçon de telle manière que
l’augmentation de pression statique due à la diminution de la vitesse
de passage de l’air après chaque piquage compense exactement la
perte de charge répartie du tronçon suivant. La pression statique reste
donc la même à chaque piquage et bouche. On obtient ainsi, si toutes
les bouches sont identiques, une même vitesse et les débits souhaités
aux différents points.
!
Le dimensionnement des conduits doit tenir compte de la
possibilité de surventilation. Si ce n’est pas le cas, le niveau
sonore dans les pièces sera trop élevé au moment de la
mise en route de cette fonctionnalité.
4.4.3. • Les débits à considérer
Les réseaux sont dimensionnés en tenant compte du débit requis
(cf. 4.1.2) majoré des fuites.
Neuf
Les défauts d'étanchéité du réseau doivent être considérés au droit de
chaque bouche d'extraction et correspondre à une valeur de 12% du
débit foisonné.
33
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À chaque raccord de colonnes, le débit extrait ou insufflé doit être
considéré égal au débit nominal foisonné calculé conformément au
paragraphe 5.1.8 de la partie 1-1-1 du NF DTU 68.3.
Cette valeur forfaitaire peut être ramenée à 5 % du débit foisonné
de la bouche d’extraction dans le cas d’utilisation, sur la totalité du
réseau, d’accessoires à joints de classe C au minimum et du respect
de la mise en œuvre.
En cas de démarche qualité sur l’étanchéité des réseaux, la classe
d’engagement retenue permet le calcul du débit de fuite au droit de la
bouche sous la dépression définie dans le FD 51-767.
4.4.4. • Les vitesses limites
Une vitesse d’air trop élevée dans les conduits engendre des niveaux
sonores non admissibles dans les pièces.
Pour ces raisons, elle ne doit pas excéder les valeurs suivantes :
• 4 m/s dans la partie individuelle du réseau véhiculant le débit
d’une seule bouche ;
•5 m/s dans la partie individuelle du réseau véhiculant le débit de
plusieurs bouches ;
•5 m/s dans la partie verticale du conduit collectif ;
• 6 m/s dans la partie horizontale du conduit collectif et dans les
conduits de rejet et de prise d’air.
Le tableau de la (Figure 22) propose les diamètres correspondant aux
vitesses à respecter dans les conduits selon les débits.
Diamètre
hydraulique
(mm)
Partie individuelle du
réseau (en logement)
véhiculant le débit
d’une seule bouche
Partie individuelle du
réseau (en logement)
véhiculant le débit de
plusieurs bouches
Neuf
Réseau vertical du
conduit collectif
34
Vitesse
Débit maximal (m/s) pour une perte
de charge inférieure à
(m3/h)
1 Pa
80
45
2,8
125
135
3,4
160
270
4
80
45
2,8
125
195
4,9
160
320
5
80
45
2,8
125
135
3,4
160
200
3,1
200
450
4,5
250
750
4,8
315
1250
5
355
1600
5
400
2000
5
Vitesse
maximale
(m/s)
4
5
5
200
450
4,5
250
800
5,1
315
1400
5,6
355
1950
6,1
400
2300
5,7
450
3080
6
500
3800
6
560
4750
6
630
6000
6
6
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Vitesse
maximale
(m/s)
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Réseau horizontal
du conduit collectif,
rejet et prise d’air
Vitesse
Débit maximal (m/s) pour une perte
de charge inférieure à
(m3/h)
1 Pa
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Diamètre
hydraulique
(mm)
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s Figure 22 : Tableau de détermination du diamètre des conduits en fonction du débit, en respect des
vitesses limites
4.4.5. • Le calorifuge des conduits
Les conduits d’air doivent être calorifugés selon les indications de
résistance thermique de l’isolant données en (Figure 23) selon leur
localisation.
Pour un isolant de conductivité λ de 0,04 W/m.K et en considérant une
continuité de l’isolant, une résistance thermique de 1,2 m².K/W est
obtenue avec une épaisseur d’isolant d’environ 50 mm et une résistance de 0,6 m².K/W avec une épaisseur d’environ 25 mm.
Les gaines techniques doivent être prévues en prenant en compte la
dimension extérieure des conduits, incluant leur calorifuge.
Localisation
des réseaux
Type de flux
Exigence de résistance
thermique R de l’isolant du
conduit en m².K/W
Justification
Hors volume
chauffé
Air neuf et air
rejeté
Minimum 0,6
Evite la condensation
Hors volume
chauffé
Extraction et
soufflage
Minimum 1,2
Limite les déperditions
En volume
chauffé
Air neuf et air
rejeté
Minimum 0,6
Limite les transferts vers
l’intérieur
En volume
chauffé
Extraction et
soufflage
Aucune exigence
-
s Figure 23 : Exigences de résistance thermique des conduits en m².K/W
4.4.6. • La conception des réseaux et trappes
d’accès
Il est recommandé de rechercher un tracé limitant le croisement des
réseaux de soufflage et de reprise.
Neuf
Les réseaux doivent être conçus en réduisant les pertes de charge et
donc le nombre de coudes et de dévoiements.
35
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Lorsque les réseaux sont installés en faux-plafond, il est conseillé de
rassembler toutes les distributions au même endroit de manière à
limiter les zones du logement où le plafond est abaissé.
Dans certaines configurations d’immeubles, la VMC inversée peut être
utilisée pour simplifier le tracé du réseau. Il s’agit de placer l’unité de
ventilation en sous-sol et non pas en terrasse. C’est le cas pour des
architectures d’immeubles pyramidaux par exemple pour lesquelles
le local technique ne peut être positionné qu’en sous-sol.
Les trappes d’accès et de visite permettent d’accéder respectivement
à l’intérieur d’une gaine technique ou d’un conduit aéraulique en vue
d’y effectuer différents travaux : vérification des composants, introduction d’un appareil de nettoyage…
Une attention particulière doit être portée à l’accessibilité des composants du réseau aéraulique. L’accès aux conduits doit permettre de
vérifier leur propreté et de faciliter les opérations de nettoyage.
4.5. • L’unité de ventilation
4.5.1. • L’implantation et l’accès
L’unité de ventilation doit être accessible (par un panneau amovible
par exemple) afin de réaliser l’entretien et la maintenance (dont le
remplacement régulier des filtres), notamment lors de l’implantation
en combles sous toiture inclinée. L’accès doit être aisé et le passage
prévu protégé le cas échéant.
Lorsque cela est possible, il est recommandé de positionner les ventilateurs au-dessus des zones de circulation ou des sanitaires pour
réduire les risques de gêne acoustique dans les logements.
Les unités de ventilation sont implantées de préférence en volume
chauffé.
A titre informatif, la norme NF EN 13779 applicable en tertiaire donne
des indications de calcul du volume du local technique.
4.5.2. • Le dimensionnement aéraulique
Neuf
Le choix de l’unité de ventilation consiste à dimensionner le ventilateur d’extraction et le ventilateur d’insufflation. Il s’agit de déterminer
le débit et la pression disponible pour chaque ventilateur.
36
Le dimensionnement des ventilateurs, notamment au soufflage, doit
tenir compte des pertes de charge des filtres et de leur évolution dans
le temps liée à l’encrassement. La valeur à considérer est fonction
du type de filtre et de la fréquence de remplacement préconisée. Des
filtres de classement au minimum G4 à l’extraction et M5 à l’insufflation sont généralement placés dans l’unité de ventilation.
Les débits d’extraction doivent respecter les exigences de l’arrêté du
24 mars 1982 modifié (cf. 4.1.2).
Le dimensionnement de l’extraction est réalisé conformément au NF
DTU 68.3.
Le choix du caisson d’extraction doit permettre de fournir la pression nécessaire au réseau pour assurer le débit global requis. Il doit
notamment :
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Le ventilateur d’extraction
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Les pertes de charge de la prise d’air neuf et du rejet doivent être également être considérées.
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• permettre d’obtenir le débit et la pression aux différents points
de fonctionnement (dans le cas de plusieurs vitesses) ;
• assurer une pression aux bouches restant dans leur plage de
fonctionnement aux débits maximum et minimum.
Le ventilateur d’insufflation
L’équilibre des débits par logement doit être recherché. Afin de garantir les débits réglementaires d’extraction en tenant compte des éventuelles fuites du bâtiment, les débits de soufflage doivent être dimensionnés pour respecter, par logement à tout moment et notamment
au débit maximal, la règle suivante :
« Le débit de soufflage est compris entre le débit extrait majoré du
débit de fuite du NF DTU 68.3 1-1-1, utilisé sous une dépression maximale de 20 Pa et le débit extrait minoré du débit de fuite du NF DTU
68.3 1-1-1, utilisé sous une dépression maximale de 20 Pa ».
L’emploi de registres ou des régulateurs de débit autoréglables permet d’assurer une correcte répartition des débits de soufflage dans les
pièces principales des logements.
Si la compensation par les fuites est insuffisante en cas de débits
déséquilibrés, le passage du logement en débit maximal à l’extraction doit être asservi à une augmentation du débit insufflé dans ce
logement, ceci peut être réalisé par des organes de régulation dits
« bi-débits ».
Le chapitre 4.1.2 (cf. 4.1.2) propose des valeurs de répartition des
débits insufflés par pièce principale selon le nombre de pièces du
logement.
L’unité double flux doit être munie d’une alarme et d’un détecteur pressostatique pour alerter de son arrêt ou d’un défaut de fonctionnement.
Neuf
4.5.3. • Le raccordement électrique
37
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Conformément à la norme NF C 15-100, elle doit être raccordée à une
ligne électrique spécifique, protégée comme indiqué dans le tableau
de la (Figure 24).
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Puissance
(kW)
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0,1
Alimentation monophasée 230 V
(cos φ de 1)
Section du
Calibre
Longueur
câble d’alidu disjoncmaxi du
mentation
teur
câble (m)
(mm²)
(A)
Alimentation triphasée 400 V
(cos φ de 0,8)
Section du
Longueur Calibre du
câble d’alimaxi du disjoncteur
mentation
câble (m)
(A)
(mm²)
1,5
100
10
-
-
-
0,5
1,5
100
10
-
-
-
1
2,5
84
16
-
-
-
2
2,5
43
16
1,5
190
10
3
2,5
29
20
1,5
160
10
4
2,5
21
20
2,5
200
16
5
4
27
25
2,5
165
16
6
4
23
32
2,5
135
16
s Figure 24 : Caractéristiques de l’alimentation électrique de l’unité double flux (selon la norme NF C 15-100)
4.5.4. • Le bipasse de l’échangeur
En dehors de la période de chauffage, le bipasse permet de court-circuiter l’échangeur pour éviter les surchauffes et assurer un rafraichissement. Un fonctionnement automatique du bipasse selon les températures intérieure et extérieure mesurées est conseillé.
Les sondes sont placées sur l’air rejeté (température intérieure) et la
prise d’air neuf (température extérieure).
Le bipasse doit être étanche afin de ne pas réduire les performances
de la récupération de chaleur.
4.6. • La prise d’air neuf et le rejet
de l’air extrait
La prise d’air neuf doit se faire à l’extérieur, dans une zone éloignée
des sources de pollution et des rejets d’air.
Neuf
L'air extrait doit être rejeté à l'extérieur de l'immeuble, soit directement depuis l’unité de ventilation, soit par l'intermédiaire d'un conduit
de refoulement, à un endroit qui ne permette pas la reprise d’air vicié
par les ouvrants ou la prise d’air neuf de la VMC.
38
Le rejet d'air ne doit pas constituer une gêne pour le renouvellement
d’air du logement et le voisinage. Le conduit de refoulement doit être
conçu de façon à ce qu'il ne puisse pas y avoir recirculation d'air vicié
vers les locaux.
• tenir compte des vents dominants et des hauteurs des bâtiments.
Si ces dispositions ne peuvent pas être respectées, une note technique
doit justifier l’implantation respective des prises et des rejets d’air.
4.7. • Le système de surventilation
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• être espacé le plus possible de toute prise d’air et de tout
ouvrant avec un minimum de 0,6 m en rejet et prise d’air individuels et de 4 m en rejet et prise d’air collectifs (avec les flux
d’air divergents) ;
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Le rejet doit :
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En surventilation, le débit d’extraction est généralement d’environ
350 m3/h par logement.
Lors du passage en mode surventilation, les mêmes ratios d’extraction qu’en ventilation courante sont conservés. Le débit de surventilation d’une pièce d’extraction est donc égal au débit de base de la
pièce divisé par le débit total d’extraction et multiplié par le débit de
surventilation.
Le débit de surventilation insufflé dans les pièces principales du
logement est égal au débit d’extraction de la surventilation. Un sous
dimensionnement du débit d’insufflation de la surventilation provoquerait une dépression dans le logement favorisant un débit traversant parasite à travers les défauts d’étanchéité de l’enveloppe.
Les réseaux d’insufflation et d’extraction doivent être dimensionnés
pour les débits de surventilation en respectant les vitesses maximales
définies au chapitre 4.4.4 (cf. 4.4.4).
Les paramètres de confort doivent être respectés pour les débits de
surventilation. En particulier, il est recommandé de ne pas dépasser
une pression acoustique de 30 dB(A) dans les pièces principales.
Commentaire
Neuf
Une partie seulement du réseau peut être dédiée à la surventilation. Cette partie
comporte alors un registre de compensation qui s’ouvre uniquement en cas de
besoin de surventilation. Le reste du réseau est dimensionné conventionnellement.
39
Installation
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5.1. • Recommandations générales
Un réseau de VMC double flux est constitué de conduits et accessoires
(coudes, dérivations, réductions…) raccordés à l’unité de ventilation.
Les conduits sont femelles et les accessoires mâles. La mise en œuvre
se fait par simple emboîtement. La fixation est faite par des vis autoperforeuses ou des systèmes spécifiques de fabricant puis l’étanchéité
est assurée soit intrinsèquement par l’utilisation d’accessoires à joint,
soit par addition de mastic et/ou de bande adhésive.
Pour assurer le bon fonctionnement de la VMC double flux, il est
important de soigner la mise en œuvre de l’ensemble de ces composants et de leur raccordement.
A réception du matériel, il est nécessaire de conserver les conduits et
les accessoires dans une zone de stockage propre et à l’abri des dommages (déformations, chocs…).
Les conduits contiennent souvent des résidus de lubrifiant dus à leur
fabrication. Lorsqu’ils sont entreposés sur le chantier sans protection
ni bouchon, des dépôts et des débris viennent se fixer sur les parois
intérieures.
A l’intérieur des conduits rectangulaires, la poussière est susceptible de s’accumuler particulièrement dans les interstices des joints
transversaux.
Neuf
Certains conduits sont recouverts d’isolant en matériaux fibreux, une
accumulation excessive de poussières de nature organique peut augmenter la capacité d’absorption d’humidité de la laine isolante permettant aux micro-organismes de proliférer.
40
5.2. • Assurer l’étanchéité des réseaux
Une bonne étanchéité des réseaux aérauliques est essentielle pour un
fonctionnement correct des systèmes de ventilation en vue d’assurer
une bonne qualité de l’air intérieur.
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Dans le cas de diamètres supérieurs à 630 mm, lorsque le conduit est
déformé au niveau de l’emboitement, il est nécessaire de corriger la
déformation avant assemblage avec l’accessoire.
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L’utilisation de conduits ou d’accessoires endommagés peut compromettre l'étanchéité à l'air et la résistance structurale de l’ensemble du
réseau.
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La (Figure 25) liste les conséquences d’une mauvaise étanchéité à l’air
des réseaux, selon que le caisson d’extraction ne compense pas ou
compense les fuites (ventilateur à pression constante).
Le caisson d’extraction ne compense pas
les fuites du réseau
Les débits aux bouches ne sont pas respectés
Le logement est sous ventilé, engendrant
d’éventuels problèmes de qualité d’air
Le caisson d’extraction compense
les fuites du réseau
Les débits aux bouches sont respectés
Les pertes de charge peuvent être modifiées
La qualité de l’air intérieur n’est a priori pas
impactée
La consommation du caisson d’extraction est
augmentée
s Figure 25 : Conséquences d’une mauvaise étanchéité à l’air du réseau aéraulique de VMC double flux
La norme NF EN 12237 définit les classes d’étanchéité à l’air des
réseaux, de A à D.
Le facteur d’étanchéité doit être inférieur à la limite d’étanchéité à l’air
correspondant à la classe d’étanchéité, pour des pressions d’essai
inférieures ou égales à la pression de fonctionnement.
Le tableau de la (Figure 26) indique la limite d’étanchéité à l’air associée à
chaque classe.
Classes d’étanchéité
à l’air
Limite de pression statique (Pa)
Positive
Négative
Limite d’étanchéité à
l’air ( m3.s-1.m²)
A
500
500
0,027.Pt0.65.10-3
B
1000
750
0,009.Pt0.65.10-3
C
2000
750
0,003.Pt0.65.10-3
D (applications spéciales)
2000
750
0,001.Pt0.65.10-3
s Figure 26 : Classes et limites d’étanchéité à l’air des réseaux, selon la norme NF EN 12237
Neuf
Le tableau de la (Figure 27) présente les causes des principaux défauts
d’étanchéité rencontrés.
41
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Problèmes d’étanchéité
Liaison entre la bouche extraction et le
conduit de raccordement
Causes identifiées
Absence de manchette au niveau de la bouche
d’extraction
Mauvaise fixation du conduit à la manchette
Conduit semi-flexible trop court
Réalisation du piquage sur le terrain avec un diamètre de piquage non adapté au conduit
Raccord d’étage
Absence de mastic pour la fixation du raccord
Absence de vis pour la fixation du raccord
Absence d’accessoire à joint
Absence de mastic
Raccord entre des éléments de conduits
Absence de pièce de réduction préfabriquée
Modification du tracé initial du réseau
Déboîtement de conduits
Mise en place de té-souche
Liaison entre le caisson d’extraction et le
collecteur horizontal
Support des conduits mal adapté (réalisé en
feuillard perforé peu solide, entraînant des mouvements des conduits)
Absence de mastic et de vis
Absence de pièce préfabriquée
Réduction de la manchette souple induite par
des diamètres de raccordement du caisson et du
conduit différents
Manchette souple fissurée
Utilisation d’une scie non adaptée
Trappe de visite
Modèle de trappe non adapté au diamètre du
conduit
s Figure 27 : Récapitulatif des problèmes d’étanchéité rencontrés et de leurs origines
5.3. • Les bouches de soufflage
Les indications d’implantation des bouches de soufflage sont données
au chapitre 4.1.3 (cf. 4.1.3).
Les bouches de soufflage sont installées :
• à une distance de 20 à 30 cm des parois (Figure 28) ;
• dans un endroit où elles sont facilement nettoyables et
démontables.
Leur installation derrière un meuble est proscrite.
On rappelle qu’afin de bénéficier de l’effet Coanda, la bouche de soufflage doit être installée à une distance relativement faible du plafond
(inférieure à 30 cm).
Neuf
Les ailettes de la bouche de soufflage ne doivent pas être orientées vers
le sol afin de ne pas créer de gêne pour les occupants. Il est conseillé
d’orienter les ailettes mobiles vers le plafond (de l’ordre de 30°).
42
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s Figure 28 : Exemple d’installation d’une bouche de soufflage
5.4. • Les passages de transit
Les transferts d’air se font généralement sous les portes intérieures
qui doivent être détalonnées.
Les exigences relatives au dimensionnement des passages de transit
sont satisfaites si leur dimensionnement est effectué conformément à
la (Figure 29).
La modification des menuiseries de portes sur le chantier est à éviter.
Dans le cas spécifique de la surventilation décrite en chapitre 4.7
(cf. 4.7), les passages de transit doivent être dimensionnés en prenant
en compte le débit nominal entrant ou sortant de la pièce.
Commentaire
La hauteur de détalonnage est définie par rapport au sol fini. Il est recommandé
de la contrôler après la pose du revêtement de sol.
Détalonnage pour une porte
Section minimale de la grille
de 83 cm minimum
de transfert (cm²)
de largeur (cm)
15
25
22
30
35
1
45
45
65
60
85
Neuf
Débit (m3/h)
43
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Débit (m3/h)
Détalonnage pour une porte
Section minimale de la grille
de 83 cm minimum
de transfert (cm²)
de largeur (cm)
75
110
90
105
130
2
150
120
170
135
190
s Figure 29 : Exemples de dimensionnement des passages de transit
5.5. • Les bouches d’extraction
Les bouches d’extraction sont installées conformément au NF DTU 68.3 :
• au minimum à 20 cm des parois et 1,80 m du sol (Figure 30) ;
• dans un endroit où elles sont facilement nettoyables et démontables.
Leur installation derrière un ballon électrique ou dans un placard est
proscrite.
s Figure 30 : Exemple d’installation d’une bouche d’extraction
5.6. • Le raccordement des conduits
et leur calorifuge
5.6.1. • Accessoires à joint
Neuf
L’utilisation d’accessoires à joint pour la réalisation des raccords entre
conduits est une solution qui permet :
44
• d’améliorer l’étanchéité du réseau ;
• de faciliter la pose et ainsi diminuer les temps de mise en œuvre.
Pour les accessoires à joints, les vis et/ou rivets de fixation doivent
être positionnés à une distance suffisante du bord du conduit afin de
ne pas endommager le joint de l’accessoire. Cette distance est indiquée dans les notices des fabricants.
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Afin d’assurer une parfaite tenue et garantir une bonne étanchéité, il
est nécessaire de verrouiller le montage du conduit sur l’accessoire
à l’aide de vis ou de rivets possédant un dispositif d’étanchéité au
niveau de la tête (à défaut, ces dernières devront être mastiquées) ou
par un système de clipsage.
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De plus, les accessoires semblent offrir une bonne résistance aux
conditions extérieures.
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s Figure 31 : Montage des accessoires à joint
5.6.2. • Accessoires sans joint
Les raccords entre conduits peuvent être réalisés de façon « classique » en utilisant des accessoires traditionnels : mastic, bande adhésive voire rivets.
Pour les diamètres supérieurs à 315 mm pour lesquels il est difficile
de poser du mastic sur le bord d’attaque, il est possible de réaliser
l’étanchéité par mastic sur le pourtour extérieur.
Afin que l’efficacité du mastic ne soit pas altérée dans le temps par les
UV ou les températures, il est nécessaire de le recouvrir d’une bande
adhésive de protection adaptée.
Moyennant une mise en œuvre soignée, l’utilisation de mastic et de
bande adhésive permet d’obtenir une bonne étanchéité des réseaux.
5.6.3. • Raccordement des bouches au conduit
de liaison
Le raccordement de la bouche au conduit de liaison doit se faire de
préférence par l’intermédiaire d’une manchette rigide comme présenté en (Figure 32).
Neuf
Le conduit de liaison permet d’assurer le lien entre la bouche et le collecteur vertical. Il s’agit de conduits rigides ou de conduits flexibles.
Les épaisseurs minimales sont données dans le NF DTU 68.3.
45
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Le conduit flexible est fixé sur la manchette par une colle spécifique
ou par l’intermédiaire d’un joint.
Il est nécessaire que la manchette rigide soit adaptée à la bouche à
raccorder.
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s Figure 32 : Mise en œuvre d’une bouche d’extraction ou de soufflage
5.6.4. • Raccordement du conduit de liaison
au collecteur vertical
Le raccord d’étage permet d’assurer la liaison entre le collecteur vertical et les conduits horizontaux de liaison avec les bouches d’extraction ou de soufflage.
Il peut utiliser :
• des pièces préfabriquées en usine avec accessoires à joints ;
• des pièces préfabriquées en usine sans accessoires à joints ;
• des pièces non préfabriquées en usine.
Pour réaliser cette liaison, il est fortement recommandé d’utiliser une
pièce spécifique réalisée en usine (collecteur d’étage, té). Les principales étapes de mise en œuvre sont décrites à la (Figure 33).
Neuf
L’utilisation conjointe de mastic, vis autoperforantes et bande adhésive permet d’assurer un bon niveau d’étanchéité de ce raccord.
46
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s Figure 33 : Réalisation d’un raccord d’étage avec une pièce préfabriquée sans accessoire à joint
Sauf contraintes spécifiques de chantier, la réalisation de piquages
express est à proscrire.
En effet, les piquages express présentent des risques vis-à-vis de
l’étanchéité notamment :
• si la découpe n’est pas adaptée au diamètre du piquage ;
• si la découpe ripe et crée une prise d’air.
Commentaire
Il est primordial que le piquage soit d’un diamètre identique au diamètre de la
pièce mise en place sur le piquage. Si tel n’est pas le cas, des fuites ou/et des
pertes de charge supplémentaires seront générées.
5.6.5. • Support des conduits
Le support des conduits doit faire l’objet d’attention afin d’assurer leur
maintien correct évitant les déboitements et de minimiser la transmission des vibrations aux cloisons.
Le support avec des feuillards perforés est à éviter pour la fixation des
réseaux verticaux car il manque de rigidité et de stabilité. La solution
à préconiser repose sur l’utilisation d’une tige filetée rigide avec mise
en place d’un collier (Figure 34). Une autre solution pour limiter la propagation de bruit est de mettre une patte de suspension anti-vibratile
entre le collier et la tige filetée rigide.
Neuf
La fixation des réseaux horizontaux peut être réalisée par l’utilisation
de feuillards.
47
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s Figure 34 : Exemple de supportage d’un réseau collecteur vertical
5.6.6. • Raccordement des tés-souches
et des bas de colonne
Le té-souche est un composant du réseau collecteur horizontal permettant de relier celui-ci à un conduit collecteur vertical.
Le té-souche doit disposer d’un couvercle en vue d’assurer les opérations ultérieures de nettoyage. Le réseau horizontal présente une
ou des pentes minimales de 1% telles que les condensats ne puissent
s'écouler dans la souche.
En pied de colonne, un tampon ou bouchon doit être placé pour permettre son obturation.
Pour assurer une bonne étanchéité du conduit vertical, il est essentiel
de vérifier la présence et la bonne fixation de ces deux éléments.
A minima, l’étanchéité doit être assurée par la mise en place de bande
adhésive, facile à enlever et à ajouter à l’issue d’une opération de
maintenance. En complément à la bande adhésive, quelques vis permettent de parfaire l’étanchéité.
L’utilisation seule de vis auto-perforeuses ou rivets est recommandée.
Bien que permettant une bonne étanchéité, le recours au mastic pour
la fermeture d’un té-souche n’est pas une solution idéale car trop
pénalisante lors des opérations de nettoyage.
5.6.7. • Mise en place de trappes de visite
Neuf
La trappe de visite permet d’accéder au réseau aéraulique pour son
entretien.
48
Une solution consiste à positionner un manchon trappe qui assure
le raccordement entre deux conduits tout en intégrant une trappe de
visite.
La réalisation d’une trappe repose sur les étapes suivantes :
• poser le masque de la trappe ;
• percer un trou avec une perceuse pour démarrer le découpage
de la tôle ;
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La découpe des trappes de visite doit être régulière afin d’éviter tout
risque d’accrochage des appareils ou des personnes assurant l’entretien des réseaux aérauliques.
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Une autre solution consiste à réaliser une trappe de visite avec une
grignoteuse ou une meuleuse. L’utilisation de la scie sauteuse est à
proscrire car elle ne permet pas d’effectuer une bonne découpe du
conduit.
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• découper aux limites du masque ;
• poser la trappe et serrer les deux vis pour assurer l’étanchéité.
En plus du soin à apporter à la réalisation de la trappe de visite, il
est primordial de bien choisir le modèle de trappe en fonction du diamètre du conduit. Une trappe mal dimensionnée peut être à l’origine
de problèmes d’étanchéité.
!
Le degré coupe-feu du conduit doit être restitué après la
mise en place des trappes de visite.
5.6.8. • Traversée de paroi et de plancher
Pour l’étanchéité du bâti, la traversée de plancher d’un réseau aéraulique nécessite la mise en place, sur la totalité du conduit circulaire,
d’un joint de traversée de dalle (désigné aussi résiliant) dépassant
légèrement de part et d’autre de la dalle ou du mur traversé.
Ce résiliant a une épaisseur minimale comprise entre 2 et 3 mm.
Ce joint à base de caoutchouc naturel doit être classé M0. Il permet de
désolidariser la dalle du conduit et ainsi d’éviter tout problème sur le
réseau lors des phases de dilatation du béton.
Après la mise en place d’un coffrage de rebouchage, la réservation est
rebouchée sur toute l’épaisseur.
5.6.9. • Pose du calorifuge
L’isolant doit recouvrir l’intégralité de la surface extérieure des
conduits, y compris les trappes de visite et les bouchons démontables. Il doit être continu lors des traversées de plancher.
L’ensemble constitué du conduit et de son isolation doit répondre aux
exigences de la réglementation incendie.
Neuf
Les exigences de résistance thermique de l’isolant sont traitées au
chapitre 4.4.5 (cf. 4.4.5).
49
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L’isolant ne doit pas être écrasé, perforé ou dégradé lors de sa mise
en œuvre afin de maintenir de manière pérenne ses performances
thermiques et acoustiques.
La fixation de l’isolant sur le conduit est réalisée soit de manière
mécanique soit par collage. Le percement des conduits lors de la mise
en œuvre de l’isolant est proscrit.
En cas d’implantation dans un endroit soumis aux intempéries, l’isolant
doit être protégé par une double peau ou par l’application d’un enduit.
5.7. • L’unité de ventilation
5.7.1. • Pose de l’unité de ventilation
Les indications d’implantation de l’unité de ventilation sont données
en chapitre 4.5.1 (cf. 4.5.1).
On rappelle que l’accès à l'unité de ventilation doit être aisé, suffisamment éclairé et le passage prévu protégé le cas échéant. Dans le cas
des installations décentralisées, un volume libre doit être prévu pour
permettre l’ouverture et l’accès aisé à chaque ventilateur.
Il convient de s’assurer au préalable que le support sur lequel l’unité
de ventilation doit être fixée est apte à en supporter la charge.
L’unité de ventilation doit être désolidarisée des parois et du réseau
par des éléments antivibratiles (manchettes, plots) et positionné le
plus loin possible des pièces principales (séjour, chambres) afin de
réduire les risques de nuisances sonores.
L’installation de l’unité de ventilation est assurée par l’une des deux
solutions suivantes :
•soit par interposition d'un matériau de désolidarisation
conforme, en ce qui concerne la nature du matériau et la pression admise, aux prescriptions du NF DTU 68.3 (Figure 35) ;
Neuf
• soit en posant l’unité double flux sur un massif émergent en
maçonnerie, solidaire de l'élément porteur (Figure 36).
50
s Figure 35 : Interposition d’un matériau de désolidarisation pour la pose de l’unité de ventilation
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s Figure 36 : Pose de l’unité de ventilation sur un massif émergent en maçonnerie
Conformément au chapitre 5.4.2 du DTU 43.1, il est nécessaire de prévoir une hauteur minimale h entre le bas des équipements et la protection du revêtement d’étanchéité des parties courantes.
Si les équipements sont fixes, cette hauteur est fonction de la longueur L d’encombrement horizontal de ces équipements :
• si L ≤ 1,20 m alors h ≥ 0,40 m ;
• si L > 1,20 m alors h ≥ 0,80 m.
Si les équipements peuvent être démontés lors de la réfection de
l’étanchéité, cette hauteur peut être ramenée à 0,30 m.
s Figure 37 : Hauteur minimale libre à prévoir sous un équipement technique fixe
5.7.2. • Raccordement de l’unité de ventilation
au collecteur horizontal
L'utilisation de manchettes souples de raccordement est soumise aux
conditions suivantes :
• les conduits ainsi reliés sont coaxiaux ;
Neuf
Le raccordement de l’unité de ventilation au réseau horizontal doit
être réalisé par l’intermédiaire d’une manchette souple M0 afin d’éviter la transmission des vibrations aux conduits.
51
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• les supports des conduits sont tels que ceux-ci n'exercent pas
d'efforts sur la manchette ;
• l'étanchéité à l'air est assurée de façon comparable à celle des
autres modes de raccordement.
L'utilisation de manchettes rigides n'est pas admise.
La manchette doit être calorifugée.
Pour assurer son rôle de désolidarisation entre les composants, la
manchette doit être fixée par l’intermédiaire de colliers plats métalliques de serrage. Une bande adhésive (de type « aluminium » si le
réseau est extérieur) peut être posée au niveau des liaisons pour parfaire l’étanchéité de l’ensemble. S’agissant d’une liaison mécanique,
le mastic est prohibé pour assurer la liaison entre la manchette et le
conduit.
s Figure 38 : Raccordement de l’unité double flux
!
Il faut veiller à ce que la manchette souple ne soit pas vrillée
ou froissée. Pour cela, il est impératif d’avoir une section
constante de part et d’autre de la manchette. Une pièce
d’adaptation doit être utilisée si nécessaire.
5.7.3. • Raccordement électrique
Les exigences de la norme NF C 15-100 doivent être respectées.
Les connexions électriques du caisson d’extraction doivent être réalisées dans un boîtier étanche. Un interrupteur de proximité doit être
installé à proximité de l’unité double flux.
Pour satisfaire aux exigences de la réglementation incendie (arrêté du
31 janvier 1986 modifié, article 60), deux solutions sont envisageables :
• soit un fonctionnement permanent de l’unité de ventilation ;
Neuf
• soit l’utilisation de clapets pare-flammes derrière chaque piquage.
52
Dans le cas où la première solution est choisie, il est nécessaire que
l’unité de ventilation soit raccordée à une ligne électrique spécifique
protégée selon les indications du tableau de la (Figure 24).
Une inclinaison de l’échangeur doit être effectuée si nécessaire selon
les indications du fabricant. Une pente de 3% minimum est recommandée pour un bon écoulement sur le tuyau d’évacuation des
condensats.
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Excepté pour les échangeurs rotatifs, il faut impérativement raccorder l’évacuation de condensats aux eaux pluviales ou eaux usées,
via un siphon. Si l’évacuation passe hors du volume chauffé, il faut la
calorifuger pour éviter tout risque de gel. Un traçage en terrasse est à
réaliser.
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5.7.4. • Raccordement des condensats
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5.7.5. • Raccordement de l’unité de ventilation
à la prise d’air neuf et au rejet
Les dispositions propres à la conception sont définies au chapitre 4.6
(cf. 4.6).
L'air extrait doit être rejeté à l'extérieur de l'immeuble, soit directement depuis le caisson d'extraction, soit par l'intermédiaire d'un
conduit de refoulement.
Les conduits de refoulement sont notamment utilisés dans le cas
d’une VMC inversée ou pour assurer la traversée de toiture lorsque
l’unité de ventilation est implantée en combles.
Lorsque l'air est évacué par l'intermédiaire d'un conduit de refoulement, ce conduit doit être disposé de façon à ce qu'il ne puisse pas y
avoir diffusion d’air vers les locaux en cas de défaut d'étanchéité.
Une solution consiste à disposer le conduit de refoulement dans une
gaine sans communication avec l'intérieur, débouchant sur l'extérieur
du bâtiment.
Le rejet de l'air extrait doit s'effectuer de façon à ce que le vent dominant ne crée pas de surpression dans le réseau.
5.8. • Autocontrôle de l’installation
L'installation étant réalisée, une vérification des points clefs est effectuée par l’entreprise avant la mise en service pour contrôler ses
propres travaux.
Neuf
Un exemple de fiche d'autocontrôle est donné en [ANNEXE 2].
53
Mise en service et mise
en main
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La mise en service doit consister, en particulier, à vérifier :
• le fonctionnement de l’unité double flux et ses connections
électriques ;
• l’absence de bruit et de vibration de l’unité de ventilation ;
• l’extraction et l’insufflation de l’air aux bouches (par vérification
quantitative par mesure de débits).
La mise en main de l’installation de VMC au maître d’ouvrage a pour
objectif de lui transmettre les informations permettant une utilisation
garante de son confort.
Elle débute par une description technique et une explication du fonctionnement de l’installation et de ses différents composants : bouches
de soufflage, bouches d’extraction, unité double flux.
La présentation doit insister sur le caractère permanent de la ventilation, en indiquant :
• de ne pas obstruer les bouches de soufflage et les bouches
d’extraction ;
• dans le cas d’une installation avec ventilateurs et échangeurs
décentralisés, de ne jamais arrêter la ventilation, au moins pendant la période où la température extérieure oblige à maintenir
les fenêtres fermées ;
• de veiller à ce que les passages de transit restent dégagés
(absence de moquette rapportée par exemple) ;
Neuf
• de nettoyer régulièrement les bouches de soufflage et les
bouches d’extraction.
54
La mise en main se termine par la remise au maître d’ouvrage d’un
dossier technique comportant au minimum les notices des matériels
installés (contenant les indications de fonctionnement et d’entretien).
Un soin tout particulier est porté à la transmission de ces données au
maître d’ouvrage.
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Entretien et maintenance
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7.1. • Les spécifications réglementaires
Les spécifications générales d’entretien des systèmes de VMC sont
récapitulées ici :
• l’article 31.2 du RSDT (circulaire du 9 août 1978 modifiée) stipule que « Les conduits de ventilation doivent être en bon état
de fonctionnement et ramonés chaque fois que nécessaire » ;
• pour les installations collectives, l’article 10 de l’arrêté du
24 mars 1982 modifié demande qu’une courroie supplémentaire
de secours équipe les ventilateurs à transmission par courroie ;
• l’article 16 de l’arrêté du 24 mars 1982 modifié précise que « Les
dispositifs d'entrée et de sortie d'air doivent pouvoir être facilement nettoyés » ;
Neuf
• l’article 101 de l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié indique que
« Le propriétaire ou, le cas échéant, la personne responsable
désignée par ses soins est tenu de faire effectuer, au moins une
fois par an, les vérifications des installations de détection, de
désenfumage, de ventilation, ainsi que toutes les installations
fonctionnant automatiquement. Il doit également assurer l'entretien de toutes les installations concourant à la sécurité et doit
pouvoir le justifier par la tenue d'un registre de sécurité ».
55
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7.2. • L’entretien de l’installation de VMC
double flux
7.2.1. • Les bouches de soufflage
Les bouches de soufflage doivent être nettoyées par l’occupant selon
la notice du fabricant et au minimum une fois par an.
Dans le cas d’un entretien par le technicien, ce dernier profitera de sa
visite pour en vérifier l’état général (fixations, raccordements souples).
7.2.2. • Les bouches d’extraction
Les bouches d’extraction peuvent être le lieu d’un encrassement
important. Elles doivent être nettoyées et dégraissées régulièrement :
au minimum deux fois par an pour les bouches des sanitaires et une
fois par trimestre pour les bouches de cuisine.
Dans le cas d’un entretien par le technicien, ce dernier profitera de sa
visite pour en vérifier l’état général (fixations, raccordements souples).
!
L’opération de nettoyage des bouches est l’occasion de
vérifier s’il n’existe pas de raccordement inopportun sur
l’installation de VMC, notamment de hottes motorisées ou
de sèche-linges.
Neuf
Ces raccordements ne sont pas conformes aux exigences
de l’article 14 de l’arrêté du 24 mars 1982 modifié car ils
entraînent une surpression dans le conduit collecteur collectif et peuvent créer des risques de refoulement aux
étages supérieurs (Figure 39).
56
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s Figure 39 : Raccordements autorisés et interdits sur une VMC double flux en habitat collectif
7.2.3. • L’unité de ventilation
Avant tout entretien sur l’unité double flux, elle doit être mise hors
tension.
Les caissons d’extraction et d’insufflation doivent être accessibles
(par un panneau amovible par exemple) afin de réaliser l’entretien et
la maintenance :
• des caissons ;
• de l’échangeur ;
• des filtres.
Le changement des filtres est effectué de 1 à 2 fois par an, selon les
zones et le besoin et a minima après la saison des pollens.
L’entretien des réseaux aérauliques est réalisé suivant la périodicité
réglementaire ou contractuelle.
Dans le cas d’un entraînement par poulies et courroie, l’intervention
d’entretien consiste à contrôler :
• l’alignement moteur-ventilateur et le serrage des fixations ;
Une vérification annuelle de la courroie, avec si nécessaire son remplacement, est généralement requise. Conformément à l’article 10 de
l’arrêté du 24 mars 1982 modifié, une courroie de secours doit se trouver dans l’unité de ventilation.
Neuf
• l’état de la courroie et sa tension (Figure 40).
57
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Le nettoyage des aubes et du pavillon d’aspiration est effectué avec
un aspirateur ou une brosse plutôt qu’avec un chiffon. En cas de fort
encrassement, un goupillon peut être utilisé pour gratter le dépôt.
s Figure 40 : Vérification de la tension de la courroie du ventilateur
Commentaire
Une courroie mal tendue entraîne glissement et usure. Une courroie trop tendue
conduit à un échauffement et une usure des paliers
!
Une fois l’entretien de l’unité double flux réalisée, il est
impératif de la remettre en fonctionnement.
7.3. • L’hygiénisation de l’installation de VMC
double flux
L’entretien des réseaux est réalisé suivant la périodicité réglementaire
ou contractuelle.
Cette partie ne concerne pas les installations de VMC double flux avec
ventilateurs et échangeurs décentralisés.
7.3.1. • L’entretien de l’unité de ventilation
L’environnement extérieur contient naturellement un ensemble d’impuretés dont des micro-organismes et des particules de matières
organiques et inorganiques.
Le cheminement des particules dans le réseau est soumis à deux
forces principales :
• les forces aérodynamiques permettant l’entraînement des particules dans le flux d’air ;
• les forces d’adhérence engendrant le dépôt de la particule sur la
surface.
Neuf
Ce phénomène d’adhérence entraîne la création d’un dépôt poussiéreux en surface du conduit qui va accroître sa rugosité et ainsi
favoriser l’adhérence d’autres particules à l’origine du phénomène
d’encrassement.
58
Cette accumulation de poussières et des conditions de température
et d’humidité favorables peuvent favoriser le développement de
micro-organismes.
L’encrassement des réseaux est également à l’origine :
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A cette pollution microbienne peut également s’ajouter une pollution
olfactive mais surtout particulaire liée au dépôt poussiéreux présent
dans le réseau.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
L’adhésion microbienne sur la surface est ainsi suivie d’une production de substances exocellulaires conduisant à la formation d’une
matrice organique appelée biofilm. Lors de leur relargage dans le flux
d’air, les biofilms peuvent, s’ils sont composés de bactéries pathogènes, être à l’origine de problèmes d’hygiène dans l’environnement
intérieur et ainsi provoquer chez les occupants des allergies et des
pathologies plus ou moins graves (aspergilloses…). Cette contamination peut s’effectuer par voie respiratoire, cutanée ou digestive.
PROGRAMME
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
• d’une diminution de la section de passage d’air et d’une augmentation des pertes de charge qui ont une incidence sur le débit ;
• d’un vieillissement prématuré des réseaux sous l’action du
biofilm ;
• d’une incidence sur le risque d’incendie. Les conduits sont
conçus dans des matériaux qui limitent la propagation d’incendie, cependant le dépôt recouvrant les parois des conduits est
généralement constitué de matières organiques donc combustibles qui peuvent favoriser la propagation d’incendie.
Pour toutes ces raisons il convient d’entretenir régulièrement les
réseaux aérauliques et de les faire hygiéniser dès que cela est nécessaire. La (Figure 41) montre les conséquences de l’encrassement sur une
installation de ventilation.
Les poussières se déposent principalement sur la partie inférieure des
conduits par sédimentation.
Cependant, la répartition et l’accumulation des poussières sont fortement influencées par la turbulence de l’écoulement d’air créée par les
singularités du réseau. Dans ces zones, les particules transportées par
l’air sont projetées sur les parois des conduits et y sont interceptées.
La (Figure 42) montre les lieux d’accumulation privilégiés de la poussière.
Les copeaux de métal, la présence de raidisseurs, de têtes de vis qui
dépassent de la surface ou même de zones de corrosion sont des facteurs qui favorisent l’accumulation ponctuelle de poussières.
Neuf
Pour une épaisseur et une longueur de tôle données, le dépassement
d'un diamètre maximal impose de réaliser un raidissage à l’origine de
renfoncements qui peuvent favoriser l’accumulation de dépôts.
59
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PROGRAMME
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
s Figure 41 : Conséquences de l’encrassement sur le fonctionnement des installations de ventilation
s Figure 42 : Lieux d’accumulation privilégiés de la poussière au niveau des singularités
7.3.2. • Le diagnostic préalable
La première étape du diagnostic consiste en un repérage visuel de
l’installation.
Il s’agit de prendre connaissance de l’installation pour déterminer les
aménagements à prévoir ainsi que le matériel à utiliser lors de l’opération d’hygiénisation. Par exemple :
• localisation et nombre de trappes d’accès à installer ;
• aménagements à prévoir : échafaudages, harnais de sécurité,
matériel pour protéger l’environnement extérieur…
En complément de l’inspection visuelle, des mesures sont réalisées
pour évaluer l’état d’encrassement de l’installation. Les mesures
microbiologiques ne sont pas traitées ici.
Prélèvement d’empoussièrement
Neuf
L’objectif essentiel du prélèvement d’empoussièrement est de déterminer si l’installation doit être nettoyée.
60
Pour effectuer des prélèvements dans les meilleures conditions mais
également pour permettre l’opération de nettoyage, il est quelquefois
nécessaire de réaliser des trappes de visite.
Diagnostic vidéo
En règle générale, le diagnostic vidéo doit être effectué après les
mesures d’empoussièrement afin de ne pas modifier l’état spatial de
l’encrassement dans le réseau.
PROFESSIONNELS
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D ’ A C C O M P A G N E M E NT
L’ensemble filtre et porte-filtre est pesé avant puis après l’échantillonnage afin de calculer la masse de poussière collectée selon la surface
sur laquelle est effectuée le prélèvement. Cette valeur est ensuite
exprimée en densité d’empoussièrement en g/m².
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
La méthode utilisée pour effectuer des prélèvements de poussières
surfaciques est basée sur le principe d’aspiration (débit de 15 l/min)
du dépôt poussiéreux au travers d’un filtre monté dans un porte-filtre
raccordé à une pompe.
PROGRAMME
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
Le diagnostic vidéo est largement répandu et utilisé par les professionnels. C’est un élément essentiel à la détermination de l’état de
l’installation. Le suivi vidéo permet lors du diagnostic de visualiser
l’état d’encrassement du réseau. Des clichés pourront être pris afin
d’étayer et de prouver l’état de l’installation.
Deux techniques de diagnostic vidéo sont pratiquées :
• le diagnostic à l’œil nu. Il nécessite des accès au conduit et permet de réaliser des clichés ponctuels. Il est réalisé à l’aide d’un
endoscope. Le percement d’un orifice de 1 cm de diamètre est
réalisé dans le conduit. L’orifice est ensuite bouchonné ;
• le diagnostic à l’aide d’une caméra vidéo ou d’un robot muni
d’une caméra. Il permet d’obtenir un visuel précis de l’intérieur du réseau. La caméra est principalement utilisée pour les
conduits verticaux. Le robot est mis en œuvre au niveau des
réseaux horizontaux ou faiblement inclinés de diamètre supérieur ou égal à 200 mm.
L’appareil photo numérique peut également être utilisé pour prendre
des photos à partir des trappes de visite.
Mesure des caractéristiques aérauliques
Lors du diagnostic, le professionnel effectue des mesures de débit
(anémomètre à hélice, fil chaud…) ou de pression (dépressiomètre)
en vue d’établir un comparatif avant/après l’hygiénisation. Elles sont
effectuées au niveau des bouches d’extraction et de soufflage au
premier et dernier niveau d’un bâtiment voire même à un niveau
intermédiaire.
Attention, une situation non conforme aux exigences réglementaires
n’est pas obligatoirement liée à un encrassement de l’installation mais
peut être due à un problème de dimensionnement.
Neuf
Les techniciens vérifient que ces valeurs sont conformes à la réglementation en vigueur.
61
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7.3.3. • L’opération d’hygiénisation
La méthode d’hygiénisation et le matériel employé diffèrent selon les
caractéristiques de l’installation et l’état de dégradation du réseau.
L’hygiénisation des réseaux qui consiste à les nettoyer peut couvrir
des interventions de dépoussiérage, de désinfection et éventuellement de dégraissage. Seul le dépoussiérage est décrit ici.
La méthodologie générale de dépoussiérage du réseau consiste à
combiner deux actions complémentaires :
• le décollement des poussières ;
• la mise en dépression du réseau afin de faciliter le captage des
poussières.
Le décollement des poussières peut être réalisé par différentes techniques. Les deux plus fréquentes sont :
• le brossage mécanique réalisé à l’aide d’une brosse de dureté
variable en fonction de la nature du conduit. La brosse est mise
en mouvement par une tringle entraînée par des moteurs à
vitesse variable ;
• l’aérocurage qui consiste à propulser un module dans le conduit
grâce à de l’air comprimé. L’impact des filaments du module sur
les parois des conduits permet de décoller les poussières.
!
La mise en dépression du réseau est obtenue par une centrale d’aspiration.
Le caisson d’extraction, dans l’absolu, ne doit pas être utilisé pour générer la dépression nécessaire dans les conduits.
Dans l’impossibilité de placer une centrale d’aspiration en toiture-terrasse ou en combles, le caisson d’extraction pourra servir à cet effet,
sous réserve de l’équiper au refoulement d’un filtre M5.
Pour nettoyer les silencieux, les techniciens nébulisent un produit M0
isolant la laine minérale du flux d’air tout en conservant ses caractéristiques mécaniques. Le silencieux peut alors être hygiénisé en prêtant attention à ne pas abîmer la laine minérale.
Le nettoyage des réseaux est aussi l’occasion de vérifier :
• le fonctionnement des registres de réglage ou d’isolement ;
Neuf
• l’état des raccords souples, des fixations, du calorifuge et de
l’étanchéité.
62
Au terme de l’opération de nettoyage, des mesures de débit et de
pression sont effectuées aux mêmes endroits que lors du diagnostic.
Ces valeurs seront ensuite comparées à celles obtenues au cours du
diagnostic afin de vérifier que l’hygiénisation a bien été effectuée et
l’absence d’anomalie.
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Le rapport d’intervention pourra être enrichi par des clichés et des
vidéos pris au cours de l’opération d’hygiénisation afin d’étayer et
d’illustrer le déroulement de l’opération et de l’état de l’installation
aéraulique après l’intervention des professionnels.
PROGRAMME
Après l’opération d’hygiénisation, une mesure d’empoussièrement
pourra être proposée au client, voire des prélèvements d’air et de surface.
Neuf
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
63
ANNEXES
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VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
[ANNEXE 1] : EXEMPLES DE SOLUTIONS ACOUSTIQUES DU CSTB
POUR LES BOUCHES D’EXTRACTION
Neuf
[ANNEXE 2] : EXEMPLE DE FICHE D’AUTOCONTROLE DE FIN
DE CHANTIER
64
Ces exemples fournissent en particulier les caractéristiques des
bouches d’extraction selon les configurations de logement.
Exigences relatives aux bouches d’extraction
Type de cuisine
(de surface S)
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Les exemples de solutions du CSTB constituent des propositions de
réponses aux exigences de la réglementation acoustique concernant
l’extraction. Ils ne traitent pas du soufflage.
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
ANNEXE 1 : EXEMPLES DE SOLUTIONS
ACOUSTIQUES DU CSTB POUR LES BOUCHES
D’EXTRACTION
PROGRAMME
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Collecteur commun à deux cuisines superposées
Cuisine fermée
Collecteur de diamètre 315 mm Collecteur de diamètre 200 ou
ou plus
250 mm
S≤ 10 m²
Bouche ESA 5
Bouche ESA 5+
S> 10 m²
Bouche ESA 4
Bouche ESA 4+
Bouche ESA 6
Bouche ESA 6+
Cuisine ouverte sur un séjour
S<20 m²
20≤ S<30 m²
Bouche ESA 5
Bouche ESA 5+
S≥30 m²
Bouche ESA 4
Bouche ESA 4+
Exigences relatives à l’installation
La dépression totale dans le caisson d’extraction doit être inférieure à 220
Pa ou la vitesse périphérique de la roue doit être inférieure à 12,5 m/s.
Les niveaux ESA+ peuvent être atteints en ajoutant un accessoire
acoustique (silencieux, manchon acoustique) à une bouche ESA ou
directement par une bouche plus performante.
Performances acoustiques des bouches d’extraction
Les performances du produit se traduisent par les indices Lw en dB(A)
et Dn,ew + C en dB. Ils résultent d’une mesure en laboratoire.
Les performances considérées dans le tableau sont les valeurs maximales sur la plage d’utilisation faisant l’objet de la certification ou de
l’essai type.
Produit caractérisé au choix par :
Certification
Essai de type de moins de
10 ans
ESA 4
Lw≤38
55≤Dn,ew + C
Lw≤36
57≤Dn,ew + C
ESA 5
Lw≤36
55≤Dn,ew + C
Lw≤34
57≤Dn,ew + C
ESA 6
Lw≤34
59≤Dn,ew + C
Lw≤32
61≤Dn,ew + C
Neuf
Type
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PROGRAMME
Neuf
66
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Type
Produit caractérisé au choix par :
ESA 4+
Lw≤38
58≤Dn,ew + C
Lw≤36
60≤Dn,ew + C
ESA 5+
Lw≤36
58≤Dn,ew + C
Lw≤34
60≤Dn,ew + C
ESA 6+
Lw≤34
62≤Dn,ew + C
Lw≤32
64≤Dn,ew + C
Coordonnées de l’entreprise :
Coordonnées du client :
Date de l’intervention :
BOUCHES DE SOUFFLAGE
Chaque pièce principale est équipée d’au moins une amenée d’air
¨ oui
Les amenées d’air sont installées en partie haute
¨ oui
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FICHE D’AUTOCONTROLE DU SYSTÈME DE VENTILATION MÉCANIQUE DOUBLE FLUX
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
ANNEXE 2 : EXEMPLE DE FICHE
D’AUTOCONTROLE DE FIN DE CHANTIER
PROGRAMME
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
BOUCHES D’EXTRACTION
Chaque pièce de service est équipée d’une bouche d’extraction
¨ oui
Les débits des bouches d’extraction sont ceux donnés dans l’arrêté du 24/03/82 modi¨ oui
fié
La bouche d’extraction installée en cuisine possède deux débits d’extraction
¨ oui
Les bouches d’extraction sont installées à plus de 1,8 m du sol (paroi ou plafond)
¨ oui
Les bouches d’extraction sont distantes d’au moins 20 cm des angles de la paroi
¨ oui
Chaque bouche est correctement raccordée au réseau
¨ oui
RÉSEAU D’EXTRACTION ET DE SOUFFLAGE
Des passages de transit sont assurés au droit de toutes les portes intérieures du
logement (détalonnage, grille…)
¨ oui
L’isolant recouvre l’intégralité de la surface extérieure des conduits, sans discontinuité
¨ oui
Les bouches d’extraction sont raccordées au réseau vertical par des collecteurs
¨ oui
Le réseau est visitable
¨ oui
Le support du collecteur vertical est solidement fixé
¨ oui
Les conduits sont réalisés en matériau incombustible
¨ oui
Les conduits de ventilation desservent uniquement des pièces d’habitation
¨ oui
Aucune communication n’existe entre les réseaux d'air extrait et d'air insufflé
¨ oui
Les conduits flexibles ne sont pas écrasés
¨ oui
Dans le cas d’une VMC inversée, où la non propagation du feu est assurée par des
clapets pare-flamme, ils ne sont pas positionnés dans le conduit collectif
¨ oui
Les conduits et de leur enveloppe éventuelle (calorifuge et gaine) respectent le degré
¨ oui
coupe-feu exigé
VENTILATEURS DE L’UNITÉ DOUBLE FLUX
L’unité est accessible depuis les parties communes de l’immeuble
¨ oui
L’unité est désolidarisée de la structure du bâtiment
¨ oui
L’unité est désolidarisée du réseau aéraulique par une manchette souple
¨ oui
Une courroie de transmission de secours est fournie avec chaque extracteur (d’extracteur dont l’entraînement de la roue se fait par courroie)
¨ oui
Aucun dispositif mécanique individuel (hotte…) n’est raccordé sur le réseau de VMC
¨ oui
Un système d’alarme se déclenche en cas d’arrêt du ventilateur
¨ oui
Le bac de récupération des condensats est raccordé au réseau d’évacuation
¨ oui
Les courroies sont correctement tendues (extracteur avec courroie)
¨ oui
Neuf
Dans le cas où deux unités assurent la ventilation d’un même logement, leur fonction¨ oui
nement est simultané
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
PROGRAMME
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT COLLECTIF – CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET MISE EN SERVICE, ENTRETIEN ET MAINTENANCE
Dans le cas où la non propagation du feu est assurée par des clapets pare-flamme, ils
¨ oui
sont positionnés sur chaque conduit de raccordement à un conduit collectif
Les parois du local où se situe l’unité sont coupe-feu d’un degré identique à celui de la
¨ oui
stabilité du bâtiment et la porte est pare-flammes de degré une demi-heure
PRISE D’AIR ET REJET D’AIR
Le conduit de refoulement du caisson d’extraction est raccordé à l’extérieur
¨ oui
Le rejet d’air s’effectue loin de toute prise d’air avec un minimum de 0, 6 m pour les
VMC double flux avec ventilateurs et échangeurs décentralisés
¨ oui
Le rejet d’air s’effectue loin de toute prise d’air avec un minimum de 4 m pour les VMC
¨ oui
double flux avec ventilateurs centralisés
La prise d’air se fait directement sur l’extérieur en évitant tout court-circuit avec le
rejet
¨ oui
La prise d’air est protégée des eaux de pluie et espèces animales
¨ oui
Cette fiche est un outil à l’attention de l’entreprise, à utiliser pour
contrôler ses propres travaux. Si l’installation a été correctement mise
en œuvre, toutes les réponses doivent être « Oui ».
Neuf
La liste des points à vérifier dans cet exemple de fiche n’est pas
exhaustive.
68
PARTENAIRES du Programme
« Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 »
n Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(ADEME) ;
n Association des industries de produits de construction
(AIMCC) ;
n Agence qualité construction (AQC) ;
n Confédération de l’artisanat et des petites entreprises
du bâtiment (CAPEB) ;
n Confédération des organismes indépendants de
prévention, de contrôle et d’inspection (COPREC
Construction) ;
n Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ;
n Électricité de France (EDF) ;
n Fédération des entreprises publiques locales (EPL) ;
n Fédération française du bâtiment (FFB) ;
n Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) ;
n Fédération des promoteurs immobiliers de France (FPI) ;
n Fédération des syndicats des métiers de la prestation
intellectuelle du Conseil, de l'Ingénierie et du Numérique
(Fédération CINOV) ;
n GDF SUEZ ;
n Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de
l'Énergie ;
n Ministère de l'Égalité des Territoires et du Logement ;
n Plan Bâtiment Durable ;
n SYNTEC Ingénierie ;
n Union nationale des syndicats français d’architectes
(UNSFA) ;
n Union nationale des économistes de la construction
(UNTEC) ;
n Union sociale pour l’habitat (USH).
N
BAT I M
D
UR
ENT
PLA
Les productions du Programme « Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 » sont le fruit d’un travail collectif
des différents acteurs de la filière bâtiment en France.
ABL
E
CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT,
INSTALLATION ET MISE EN SERVICE,
ENTRETIEN ET MAINTENANCE
VMC DOUBLE FLUX EN HABITAT
COLLECTIF
MMMMMMMM
N N NN
Ces Recommandations professionnelles traitent des systèmes de ventilation
mécanique contrôlée (VMC) double flux autoréglables mis en œuvre en habitat
collectif neuf.
Elles spécifient les règles techniques :
• de conception et de dimensionnement ;
• d’installation et de mise en service ;
• d’entretien et de maintenance, y compris d’hygiénisation.
Les différentes configurations de VMC double flux en habitat collectif et de
solutions de récupération de chaleur sont décrites.
Chaque composant constituant le système de VMC double flux est traité :
bouches de soufflage, passages de transit, bouches d’extraction, réseau de
conduits, caisson d’extraction et de soufflage et rejet d’air.
P R O G R A M M E
D ’ A C C O M P A G N E M E N T
D E S
P R O F E S S I O N N E L S
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construction, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
www.reglesdelart-grenelle-environnement-2012.fr
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