Résolutions Actes de la Conférence générale e 30

Résolutions Actes de la Conférence générale e 30
Actes de la Conférence générale
30e session
Paris, 26 octobre-17 novembre 1999
Volume 1
Résolutions
Organisation des Nations Unies
pour l'éducation,
la science et la culture
Note concernant les Actes de la Conférence générale
Les Actes de la 30e session de la Conférence générale sont imprimés en trois volumes :
Le présent volume, contenant les résolutions adoptées par la Conférence générale et la liste des membres du Bureau de
la Conférence générale et des bureaux des commissions et comités (vol. 1) ;
Le volume Rapports, contenant les rapports des Commissions I à V, de la Commission administrative et du Comité
juridique (vol. 2) ;
Le volume Comptes rendus des débats, contenant les comptes rendus in extenso des séances plénières, la liste des
participants et la liste des documents (vol. 3).
Note : Numérotation des résolutions
Les résolutions sont numérotées consécutivement. Pour s'y référer, il est recommandé d'adopter l'une des formules
suivantes:
Dans le corps du texte :
« La résolution 31 adoptée par la Conférence générale à sa 30e session » ou, plus brièvement, « la résolution 30 C/31 ».
En référence :
« (30 C/Résolutions, 31) » ou « ( 30 C/Rés., 31) ».
Publié en 2000
par l’Organisation des Nations Unies
pour l’éducation, la science et la culture
7, place de Fontenoy, 75352 PARIS 07 SP
Composé et imprimé dans les ateliers de l’UNESCO, Paris
© UNESCO 2000
Table des matières
I
Organisation de la session, hommage aux présidents du Conseil exécutif et au Directeur général
01
02
Vérification des pouvoirs.....................................................................................................................................
Communications reçues d'Etats membres invoquant les dispositions de l'article IV.C,
paragraphe 8 (c), de l'Acte constitutif ..................................................................................................................
Adoption de l'ordre du jour..................................................................................................................................
Composition du Bureau de la Conférence générale .............................................................................................
Organisation des travaux de la session.................................................................................................................
Admission à la 30e session d'observateurs d'organisations non gouvernementales .............................................
Hommage à MM. Pál Pataki et Christopher J. Chetsanga, présidents du Conseil exécutif..................................
Hommage à M. Federico Mayor, Directeur général de l'UNESCO......................................................................
03
04
05
06
07
08
II
Nomination du Directeur général.........................................................................................................................
Election de membres du Conseil exécutif ............................................................................................................
Nomination d'un Commissaire aux comptes ........................................................................................................
Election de membres du Conseil du Bureau international d'éducation de l'UNESCO (BIE)...............................
Election de membres de la Commission de conciliation et de bons offices chargée de rechercher la solution
des différends qui naîtraient entre Etats parties à la Convention concernant la lutte contre la discrimination
dans le domaine de l'enseignement ......................................................................................................................
Election de membres du Comité intergouvernemental pour l'éducation physique et le sport (CIGEPS) .............
Election de membres du Conseil international de coordination du programme
sur L'homme et la biosphère (MAB)....................................................................................................................
Election de membres du Conseil intergouvernemental du Programme hydrologique international (PHI)...........
Election de membres du Conseil intergouvernemental du programme
"Gestion des transformations sociales" (MOST)..................................................................................................
Election des membres du Comité intergouvernemental institué par les Statuts
du Comité international de bioéthique .................................................................................................................
Election de membres du Comité intergouvernemental pour la promotion du retour de biens culturels
à leur pays d'origine ou de leur restitution en cas d'appropriation illégale...........................................................
Election des membres du Comité exécutif de la Campagne internationale pour la création
du Musée de la Nubie à Assouan et du Musée national de la civilisation égyptienne au Caire ...........................
Election de membres du Conseil intergouvernemental du Programme international
pour le développement de la communication (PIDC) ..........................................................................................
Election de membres du Conseil intergouvernemental du Programme général d'information (PGI) ...................
Election de membres du Comité intergouvernemental
du Programme intergouvernemental d'informatique (PII)....................................................................................
Election de membres du Conseil d'administration de l'Institut de statistique de l'UNESCO (ISU) .....................
Composition du Comité juridique pour la 31e session ........................................................................................
Composition du Comité du Siège jusqu'à la clôture de la 31e session.................................................................
014
015
016
017
018
019
020
021
022
023
024
025
026
11
11
12
12
12
12
13
13
14
14
14
15
15
16
16
16
17
17
Budget
1
IV
2
3
5
6
6
8
8
Election
09
010
011
012
013
III
1
Résolution portant ouverture de crédits pour 2000-2001.....................................................................................
19
Programme pour 2000-2001
Grands programmes
2
3
4
5
6
Grand programme I - L'éducation pour tous tout au long de la vie ..................................................................
Bureau international d'éducation de l'UNESCO (BIE) ........................................................................................
Institut international de planification de l'éducation de l'UNESCO (IIPE)..........................................................
Institut de l'UNESCO pour l'éducation (IUE)......................................................................................................
Institut de l'UNESCO pour l'application des technologies de l'information à l'éducation (ITIE) ........................
25
28
29
29
30
III
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
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26
27
28
29
30
31
32
33
34
35
36
37
38
39
40
41
Institut international de l'UNESCO pour l'enseignement supérieur en Amérique latine
et dans les Caraïbes (IESALC).............................................................................................................................
Institut international de l'UNESCO pour le renforcement des capacités en Afrique (IIRCA) .............................
Etablissement d'un Programme international à long terme pour le développement
de l'enseignement technique et professionnel ......................................................................................................
Suivi de la Conférence mondiale sur l'enseignement supérieur au XXIe siècle...................................................
Semaine internationale de l'éducation des adultes ...............................................................................................
Mise en œuvre d'une politique linguistique mondiale fondée sur le plurilinguisme ............................................
Premiers rapports spéciaux des Etats membres sur la mise en œuvre de la Recommandation
concernant la condition du personnel enseignant de l'enseignement supérieur....................................................
Troisième Consultation des Etats membres sur l'application de la Recommandation révisée
concernant l'enseignement technique et professionnel (1974) .............................................................................
Sixième Consultation des Etats membres sur l'application de la Convention et de la Recommandation
concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement ................................................
Stratégie globale relative à l'éducation aux droits de l'homme.............................................................................
Centre Asie-Pacifique d'éducation pour la compréhension internationale ...........................................................
L'éducation physique et le sport pour une culture de la paix ...............................................................................
Grand programme II - Les sciences au service du développement ....................................................................
Déclaration sur la science et l'utilisation du savoir scientifique
et Agenda pour la science - Cadre d'action ..........................................................................................................
Suivi de la Conférence mondiale sur la science et mise en œuvre de ses recommandations................................
Statuts révisés de la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO (COI)........................
Mise en œuvre de la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l'homme.............................
La bioéthique et les droits de l'enfant...................................................................................................................
Grand programme III - Développement culturel : patrimoine et création........................................................
Projet de convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique .......................................................
Promotion du retour de biens culturels à leur pays d'origine ou de leur restitution
en cas d'appropriation illégale..............................................................................................................................
Jérusalem et la mise en œuvre de la résolution 29 C/22.......................................................................................
Journée mondiale de la poésie .............................................................................................................................
Plan Arabia ..........................................................................................................................................................
Préparation par l'UNESCO de l'Année des Nations Unies pour le dialogue entre les civilisations ....................
L'UNESCO au XXIe siècle : son rôle dans le domaine de la culture...................................................................
Promotion de l'éducation artistique et de la créativité à l'école dans le cadre
de l'édification d'une culture de la paix ................................................................................................................
La traite négrière transatlantique et l'esclavage : un crime contre l'humanité.......................................................
Grand programme IV - Vers une société de la communication et de l'information pour tous ........................
Nouveau programme issu de la fusion du Programme général d'information (PGI)
et du Programme intergouvernemental d'informatique (PII)................................................................................
Projet de recommandation sur la promotion et l'usage du multilinguisme
et l'accès universel au cyberespace.......................................................................................................................
Assistance à la Bibliothèque nationale de Lettonie..............................................................................................
Le Manifeste des bibliothèques scolaires.............................................................................................................
Autoréglementation visant à réduire la violence dans les médias électroniques ..................................................
Promotion de l'accès libre et universel à l'information relevant du domaine public
à des fins éducatives, scientifiques et culturelles .................................................................................................
30
31
33
34
35
35
36
37
37
38
40
41
41
46
59
60
62
65
66
68
68
69
70
70
71
72
72
74
75
77
77
78
78
79
79
Projet transdisciplinaire
42
Vers une culture de la paix...................................................................................................................................
80
Activités transversales
43
44
45
46
47
48
49
Institut de statistique de l'UNESCO.....................................................................................................................
Statuts de l'Institut de statistique de l'UNESCO ..................................................................................................
Anticipation et études prospectives......................................................................................................................
Services des bourses et des achats et soutien du programme correspondant........................................................
Coordination des activités concernant les femmes...............................................................................................
Coordination des activités concernant la jeunesse ...............................................................................................
Coordination des activités concernant l'Afrique ..................................................................................................
82
82
85
85
86
86
86
Programme de participation
50
IV
Programme de participation .................................................................................................................................
87
Services d'information et de diffusion
51
V
55
56
57
58
62
64
65
66
67
68
69
74
75
Soutien de l'exécution du programme .................................................................................................................. 97
Renforcement des relations avec les associations, centres et clubs UNESCO ..................................................... 98
Modifications intervenues dans le classement des organisations non gouvernementales
admises aux différents types de relations avec l'UNESCO .................................................................................. 99
Projet de Statuts du Comité permanent des commissions nationales pour l'UNESCO ........................................ 100
Rapport financier et états financiers vérifiés concernant les comptes de l'UNESCO
pour l'exercice financier clos le 31 décembre 1997 et rapport du Commissaire aux comptes..............................
Rapport financier et états financiers intérimaires concernant les comptes de l'UNESCO
au 31 décembre 1998 pour l'exercice financier se terminant le 31 décembre 1999..............................................
Barème des quotes-parts et monnaie de paiement des contributions des Etats membres .....................................
Recouvrement des contributions des Etats membres ...........................................................................................
Fonds de roulement : niveau et administration ....................................................................................................
Programme des bons UNESCO ...........................................................................................................................
Conséquences du passage à l'euro........................................................................................................................
101
102
102
104
110
111
111
Statut et règlement du personnel ..........................................................................................................................
Traitements, allocations et prestations du personnel............................................................................................
Mise en œuvre de la politique du personnel et répartition géographique du personnel .......................................
Caisse commune des pensions du personnel des Nations Unies et Comité des pensions
du personnel de l'UNESCO .................................................................................................................................
Rapport du Directeur général sur la situation de la Caisse d'assurance-maladie
et désignation des représentants des Etats membres au Conseil de gestion pour 2000-2001...............................
Tribunal administratif : Prorogation de sa compétence........................................................................................
113
113
114
115
116
116
Gestion de l'ensemble des bâtiments de l'UNESCO : rapport du Directeur général
et rapport du Comité du Siège.............................................................................................................................. 117
Questions constitutionnelles et juridiques
77
78
79
XI
94
94
Questions relatives au Siège
76
X
92
93
93
Questions de personnel
70
71
72
73
IX
91
91
Questions financières
63
VIII
Demande d'admission de la Palestine à l'UNESCO .............................................................................................
Elimination de la pauvreté ...................................................................................................................................
Application de la résolution 29 C/55 concernant les institutions éducatives
et culturelles dans les territoires arabes occupés ..................................................................................................
Renforcement de la coopération entre l'UNESCO et Haïti ..................................................................................
Renforcement de la coopération entre l'UNESCO et la République fédérale du Nigéria....................................
Rapport du Secrétaire général de l'ONU sur les causes des conflits
et la promotion d'une paix et d'un développement durables en Afrique...............................................................
Célébration d'anniversaires ..................................................................................................................................
Soutien de l'exécution du programme
59
60
61
VII
90
Résolutions générales
52
53
54
VI
Services d'information et de diffusion..................................................................................................................
Projet d'amendement à l'article VI, paragraphe 2, de l'Acte constitutif................................................................ 119
Modification du Règlement intérieur de la Conférence générale ......................................................................... 119
Modifications du Règlement intérieur de la Conférence générale ....................................................................... 119
Méthodes de travail de l'Organisation
80
81
82
83
84
Méthodes de préparation du budget, prévisions budgétaires pour 2000-2001
et techniques budgétaires .....................................................................................................................................
Rapport du Conseil exécutif sur sa propre activité en 1998-1999,
y compris ses méthodes de travail, en application de la résolution 29 C/88 ........................................................
Conditions d'attribution exceptionnelle du droit de vote aux Etats membres visés
par l'article IV.C, paragraphe 8 (c), de l'Acte constitutif......................................................................................
Projet de principes directeurs pour une mise en œuvre rationnelle de la décentralisation ...................................
Nouveaux outils de gestion et de contrôle ...........................................................................................................
127
127
128
129
130
V
85
86
87
XII
Définition des régions en vue de l'exécution des activités de caractère régional ................................................. 131
Organisation des travaux de la Conférence générale............................................................................................ 131
Examen des communications relatives à la recevabilité des projets de résolution
tendant à l'adoption d'amendements au Projet de programme et de budget ......................................................... 131
31e session de la Conférence générale
88
Lieu de la 31e session de la Conférence générale ................................................................................................ 133
Annexe
Liste des présidents, vice-présidents et rapporteurs de la Conférence générale et de ses organes (30e session) ............. 135
Quels que soient les termes utilisés dans les textes du présent recueil pour désigner les
personnes exerçant des charges, mandats ou fonctions, il va de soi que les titulaires de tous
les postes ou sièges correspondants peuvent être indifféremment des femmes ou des hommes.
VI
I
Organisation de la session, hommage aux présidents
du Conseil exécutif et au Directeur général
01
Vérification des pouvoirs
A sa 1re séance plénière, le 26 octobre 1999, la Conférence générale a, conformément aux articles 26 et
33 de son Règlement intérieur, constitué pour sa 30e session un Comité de vérification des pouvoirs
composé des Etats membres suivants : Burkina Faso, Costa Rica, Géorgie, Liban, République-Unie de
Tanzanie, Thaïlande, Turquie, Uruguay et Yémen.
Sur rapport du Comité de vérification des pouvoirs ou du Président du Comité, spécialement autorisé par
celui-ci, la Conférence a reconnu la validité des pouvoirs :
(a)
des délégations des Etats membres suivants :
Afghanistan
Afrique du Sud
Albanie
Algérie
Allemagne
Andorre
Angola
Arabie saoudite
Argentine
Arménie
Australie
Autriche
Azerbaïdjan
Bahamas
Bahreïn
Bangladesh
Barbade
Bélarus
Belgique
Belize
Bénin
Bhoutan
Bolivie
Bosnie-Herzégovine
Botswana
Brésil
Bulgarie
Burkina Faso
Burundi
Cambodge
Cameroun
Canada
Cap-Vert
Chili
Chine
Chypre
Colombie
Comores
Congo
Costa Rica
Côte d'Ivoire
Croatie
Cuba
Danemark
Djibouti
Dominique
Egypte
El Salvador
Emirats Arabes Unis
Equateur
Erythrée
Espagne
Estonie
Etats fédérés de Micronésie
Ethiopie
ex-République
yougoslave de Macédoine
Fédération de Russie
Fidji
Finlande
France
Gabon
Gambie
Géorgie
Ghana
Grèce
Grenade
Guatemala
Guinée
Guinée-Bissau
Guinée équatoriale
Guyana
Haïti
Honduras
Hongrie
Iles Cook
Iles Marshall
Iles Salomon
Inde
Indonésie
Irak
Iran (République
islamique d')
Irlande
Islande
Israël
Italie
Jamahiriya arabe libyenne
Jamaïque
Japon
Jordanie
Kazakhstan
Kenya
Kirghizistan
Kiribati
Koweït
Lesotho
Lettonie
Liban
1
Organisation de la session
Libéria
Lituanie
Luxembourg
Madagascar
Malaisie
Malawi
Maldives
Mali
Malte
Maroc
Maurice
Mauritanie
Mexique
Monaco
Mongolie
Mozambique
Myanmar
Namibie
Nauru
Népal
Nicaragua
Niger
Nigéria
Nioué
Norvège
Nouvelle-Zélande
Oman
Ouganda
Ouzbékistan
Pakistan
Palaos (Les)
Panama
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Paraguay
Pays-Bas
Pérou
Philippines
Pologne
Portugal
Qatar
République arabe syrienne
République centrafricaine
République de Corée
République de Moldova
République démocratique du Congo
République démocratique
populaire lao
République dominicaine
République populaire
démocratique de Corée
République tchèque
République-Unie de Tanzanie
Roumanie
Royaume-Uni de Grande-Bretagne
et d'Irlande du Nord
Rwanda
Saint-Kitts-et-Nevis
Saint-Marin
Saint-Vincent-et-les Grenadines
Sainte-Lucie
Samoa
Sao Tomé-et-Principe
Sénégal
Seychelles
Sierra Leone
Slovaquie
Slovénie
Somalie
Soudan
Sri Lanka
Suède
Suisse
Suriname
Swaziland
Tadjikistan
Tchad
Thaïlande
Togo
Tonga
Trinité et Tobago
Tunisie
Turkménistan
Turquie
Tuvalu
Ukraine
Uruguay
Vanuatu
Venezuela
Viet Nam
Yémen
Zambie
Zimbabwe
(b) des délégations des Membres associés suivants :
Antilles néerlandaises
Aruba
Iles Vierges britanniques
Macao
(c)
des observateurs des Etats suivants :
Etats-Unis d'Amérique
Saint-Siège
02
Communications reçues d'Etats membres invoquant les dispositions de l'article IV.C,
paragraphe 8 (c), de l'Acte constitutif1
La Conférence générale,
Ayant examiné les communications reçues de l'Arménie, de l'Azerbaïdjan, de la Bosnie-Herzégovine, du
Burundi, des Comores, du Congo, du Costa Rica, de la Croatie, de Djibouti, de la Gambie, de la
Géorgie, de la Grenade, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, de la Guinée équatoriale, des Iles
Salomon, de l'Irak, de la République islamique d'Iran, du Kazakhstan, du Kirghizistan, de la
Lettonie, du Libéria, du Mali, du Niger, de la République centrafricaine, de la République
démocratique du Congo, de la République de Moldova, du Rwanda, de la Sierra Leone, de la
Somalie, du Soudan, du Tadjikistan, du Tchad, du Turkménistan et de l'Ukraine, invoquant les
1
2
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission administrative à la 15e séance plénière, le 5 novembre 1999.
Organisation de la session
dispositions de l'article IV.C, paragraphe 8 (c), de l'Acte constitutif pour obtenir l'autorisation de
prendre part aux votes à sa 30e session,
Rappelant que les Etats membres ont l'obligation statutaire de payer intégralement et ponctuellement leurs
contributions,
Tenant compte, pour chacun de ces Etats membres, de l'évolution du règlement de ses contributions au
cours des années précédentes, des demandes qu'il a présentées antérieurement en vue de bénéficier
du droit de vote, ainsi que des mesures qu'il a proposées pour résorber ses arriérés,
Notant que la Croatie a, postérieurement à sa demande, acquitté les montants requis pour pouvoir participer
aux votes conformément à l'article IV.C, paragraphe 8 (b), de l'Acte constitutif,
1. Estime que le non-paiement par l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Bosnie-Herzégovine, le Burundi, les
Comores, le Congo, le Costa Rica, Djibouti, la Gambie, la Géorgie, la Grenade, la Guinée, la
Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, les Iles Salomon, l'Irak, la République islamique d'Iran, le
Kazakhstan, le Kirghizistan, la Lettonie, le Libéria, le Mali, le Niger, la République de Moldova, le
Rwanda, le Soudan, le Tchad, le Turkménistan et l'Ukraine des contributions dont ces Etats sont
redevables en sus du montant dû par eux pour l'année en cours et l'année civile l'ayant
immédiatement précédée et/ou des montants à acquitter au titre de plans de paiement est dû à des
circonstances indépendantes de leur volonté et décide que ces Etats membres peuvent participer
aux votes à la 30e session de la Conférence générale ;
2. Estime en outre que le non-paiement par la République centrafricaine, la République démocratique du
Congo, la Sierra Leone, la Somalie et le Tadjikistan des contributions dont ces Etats sont
redevables en sus du montant dû par eux pour l'année en cours et l'année civile l'ayant
immédiatement précédée et/ou des montants à acquitter au titre de plans de paiement n'est pas
conforme aux conditions énoncées à l'article 86 du Règlement intérieur de la Conférence générale
et qu'en conséquence ces Etats membres ne peuvent pas prendre part aux votes à la 30e session de
la Conférence générale ;
3. Invite le Directeur général à faire rapport au Conseil exécutif à ses 160e et 162e sessions et à la
Conférence générale à sa 31e session sur la situation effective de tous les plans de paiement
convenus entre l'UNESCO et les Etats membres ayant des arriérés de contributions.
03
Adoption de l'ordre du jour
A sa 2e séance plénière, le 26 octobre 1999, la Conférence générale, ayant examiné l'ordre du jour
provisoire établi par le Conseil exécutif (30 C/1 Rev.), a adopté ce document. A sa 3e séance plénière, le
27 octobre 1999, elle a décidé d'ajouter à son ordre du jour les points 4.14 "Proclamation du 21 mars
comme Journée mondiale de la poésie" (30 C/82) et 13.4 "Admission des Iles Caïmanes en qualité de
Membre associé de l'Organisation" (30 C/33) ; à sa 7e séance plénière, le 29 octobre 1999, elle a décidé
d'ajouter à son ordre du jour le point 4.15 "Plan Arabia" (30 C/83) et à sa 9e séance plénière, le 30 octobre
1999, le point 5.5 "Définition des régions en vue de l'exécution par l'Organisation des activités de caractère
régional" (30 C/80).
1
Organisation de la session
1.1
Ouverture de la session par le Président de la
29e session de la Conférence générale
Constitution du Comité de vérification des
pouvoirs et rapport du Comité à la Conférence
générale
Rapport du Directeur général sur les communications reçues d'Etats membres invoquant les
dispositions de l'article IV.C, paragraphe 8 (c),
de l'Acte constitutif
Adoption de l'ordre du jour
Election du président et des vice-présidents de
la Conférence générale, ainsi que des présidents, vice-présidents et rapporteurs des commissions et comités
Organisation des travaux de la session
Admission aux travaux de la Conférence générale d'observateurs d'organisations non gouvernementales autres que celles entretenant des
1.2
1.3
1.4
1.5
1.6
1.7
relations formelles avec l'UNESCO : recommandations du Conseil exécutif à ce sujet
2
Rapports sur l'activité de l'Organisation
et évaluation du programme
2.1
Rapport du Directeur général sur l'activité de
l'Organisation en 1996-1997, présenté par le
Président du Conseil exécutif
Rapport du Conseil exécutif sur sa propre
activité en 1998-1999, y compris ses méthodes
de travail en application de la résolution
29 C/88
2.2
3
Projet de programme et de budget
pour 2000-2001
3.1
Méthodes de préparation du budget, prévisions
budgétaires pour 2000-2001 et techniques
budgétaires
3
Organisation de la session
3.2
3.3
3.4
4
4.1
4.2
Autres questions de politique générale
et de programme
4.15
L'UNESCO au XXIe siècle
Application de la résolution 29 C/55 concernant les institutions éducatives et culturelles
dans les territoires arabes occupés : rapport du
Directeur général
Jérusalem et la mise en œuvre de la résolution
29 C/22
Proposition du Conseil exécutif concernant
une stratégie globale relative à l'éducation aux
droits de l'homme
Propositions visant la création d'un nouveau
programme issu de la fusion du Programme
général d'information (PGI) et du Programme
intergouvernemental d'informatique (PII)
Déclaration sur la science et l'utilisation du
savoir scientifique et Agenda pour la science
- Cadre d'action
Conférence mondiale sur l'enseignement
supérieur au XXIe siècle : Vision et action
Etablissement, à la suite du deuxième Congrès
international sur l'enseignement technique et
professionnel (Séoul, République de Corée,
avril 1999), d'un Programme international à
long terme pour le développement de l'enseignement technique et professionnel
Propositions des Etats membres pour la
célébration des anniversaires en 2000-2001
Préparation par l'UNESCO de l'Année des
Nations Unies pour le dialogue entre les
civilisations
La traite négrière transatlantique et l'esclavage : un crime contre l'humanité
Rapport du Secrétaire général de l'ONU sur les
causes des conflits et la promotion d'une paix
et d'un développement durables en Afrique
Les œuvres de l'esprit d'intérêt universel
tombées dans le domaine public, considérées
comme faisant partie du patrimoine commun
de l'humanité
Proclamation du 21 mars comme Journée
mondiale de la poésie
Plan Arabia
5
Méthodes de travail de l'Organisation
5.1
Conditions d'attribution exceptionnelle du
droit de vote aux Etats membres visés par
l'article IV.C, paragraphe 8 (c), de l'Acte
constitutif
Projet de principes directeurs pour une mise en
œuvre rationnelle de la décentralisation
Modifications proposées au Règlement intérieur de la Conférence générale
Visibilité de l'UNESCO dans les Etats
membres
4.3
4.4
4.5
4.6
4.7
4.8
4.9
4.10
4.11
4.12
4.13
4.14
5.2
5.3
5.4
4
Adoption du plafond budgétaire provisoire
pour 2000-2001
Examen et adoption du Projet de programme
et de budget pour 2000-2001
Vote de la Résolution portant ouverture de
crédits pour 2000-2001
5.5
Définition des régions en vue de l'exécution
par l'Organisation des activités de caractère
régional
6
Questions constitutionnelles et juridiques
6.1
Adoption des Statuts de l'Institut de statistique
de l'UNESCO (ISU)
Création d'un Institut international pour le renforcement des capacités en Afrique (IIRCA)
Tribunal administratif : Prorogation de sa
compétence
Projet d'amendement à l'article VI, paragraphe 2, de l'Acte constitutif
Projet d'amendement au Règlement intérieur
de la Conférence générale
Projet de Statuts du Comité permanent des
commissions nationales pour l'UNESCO
Statuts révisés de la Commission océanographique intergouvernementale (COI)
6.2
6.3
6.4
6.5
6.6
6.7
7
Conventions, recommandations et
autres instruments internationaux
A.
7.1
7.2
7.3
7.4
Mise en œuvre de la Déclaration universelle
sur le génome humain et les droits de
l'homme : rapport du Directeur général
Premiers rapports spéciaux des Etats membres
sur la mise en œuvre de la Recommandation
concernant la condition du personnel enseignant de l'enseignement supérieur
Troisième Consultation des Etats membres sur
l'application de la Recommandation révisée
concernant l'enseignement technique et professionnel
Sixième Consultation des Etats membres sur
l'application de la Convention et de la Recommandation concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement
B.
7.5
7.6
Application des instruments
existants
Adoption de nouveaux instruments
Projet de convention sur la protection du
patrimoine culturel subaquatique
Projet de recommandation sur la promotion et
l'usage du multilinguisme et l'accès universel
au cyberespace
8
Relations avec les organisations internationales
8.1
Rapport du Directeur général sur les modifications intervenues dans le classement des
organisations non gouvernementales admises
aux différents types de relations avec
l'UNESCO
9
Questions administratives et financières
9.1
Rapport financier et états financiers vérifiés
concernant les comptes de l'UNESCO pour
l'exercice financier clos le 31 décembre 1997
et rapport du Commissaire aux comptes
Organisation de la session
9.2
9.13
9.14
Rapport financier et états financiers intérimaires concernant les comptes de l'UNESCO
au 31 décembre 1998 pour l'exercice financier
se terminant le 31 décembre 1999
Barème des quotes-parts et monnaie de
paiement des contributions des Etats membres
Recouvrement des contributions des Etats
membres
Fonds de roulement : niveau et administration
Programme des bons UNESCO (mécanisme
destiné à aider les Etats membres à acquérir le
matériel éducatif et scientifique nécessaire au
développement technologique)
Gestion de l'ensemble des bâtiments de
l'UNESCO : rapport du Directeur général et
rapport du Comité du Siège
Statut et règlement du personnel
Traitements, allocations et prestations du
personnel
Mise en œuvre de la politique du personnel et
répartition géographique
Caisse commune des pensions du personnel
des Nations Unies et Comité des pensions du
personnel de l'UNESCO
Rapport du Directeur général sur la situation
de la Caisse d'assurance-maladie et désignation des représentants des Etats membres au
Conseil de gestion pour 2000-2001
Conséquences du passage à l'euro
Nouveaux outils de gestion et de contrôle
10
Directeur général
10.1
Nomination du Directeur général
11
Elections
11.1
11.2
Election de membres du Conseil exécutif
Election des membres du Comité juridique de
la Conférence générale pour la 31e session de
la Conférence générale
Election des membres du Comité du Siège qui
siégeront jusqu'à la clôture de la 31e session
de la Conférence générale
Election d'un commissaire aux comptes
Election de trois membres de la Commission
de conciliation et de bons offices chargée de
rechercher la solution des différends qui
naîtraient entre Etats parties à la Convention
concernant la lutte contre la discrimination
dans le domaine de l'enseignement
Election de membres du Conseil du Bureau
international d'éducation de l'UNESCO (BIE)
9.3
9.4
9.5
9.6
9.7
9.8
9.9
9.10
9.11
9.12
11.7
11.8
11.9
11.10
11.11
11.12
11.13
11.14
11.15
11.16
11.17
11.3
11.4
11.5
11.6
04
Election de membres du Comité intergouvernemental du Programme intergouvernemental
d'informatique (PII)
Election de membres du Conseil international
de coordination du programme sur L'homme et
la biosphère (MAB)
Election de membres du Conseil intergouvernemental du Programme hydrologique international (PHI)
Election de membres du Comité intergouvernemental pour la promotion du retour de biens
culturels à leur pays d'origine ou de leur
restitution en cas d'appropriation illégale
Election des membres du Comité exécutif de la
Campagne internationale pour la création du
Musée de la Nubie à Assouan et du Musée
national de la civilisation égyptienne au Caire
Election de membres du Conseil intergouvernemental du Programme international pour le
développement de la communication (PIDC)
Election de membres du Conseil intergouvernemental du Programme général d'information
(PGI)
Election de membres du Conseil intergouvernemental du programme "Gestion des transformations sociales" (MOST)
Election des membres du Comité intergouvernemental institué par les Statuts du Comité
international de bioéthique
Election de membres du Comité intergouvernemental pour l'éducation physique et le sport
(CIGEPS)
Election de membres du Conseil d'administration de l'Institut de statistique de l'UNESCO
(ISU)
12
31e session de la Conférence générale
12.1
Lieu de la 31e session de la Conférence
générale
13
Autres questions
13.1
Demande d'admission de la Palestine à
l'UNESCO
Renforcement de la coopération avec Haïti
Renforcement de la coopération entre
l'UNESCO et la République fédérale du
Nigéria
Admission des Iles Caïmanes en qualité de
Membre associé de l'Organisation
13.2
13.3
13.4
Composition du Bureau de la Conférence générale
A sa 2e séance plénière, le 26 octobre 1999, la Conférence générale, sur le rapport du Comité des
candidatures qui était saisi des propositions du Conseil exécutif, et conformément à l'article 29 du
Règlement intérieur, a constitué son Bureau1 comme suit :
1
La liste complète des présidents, vice-présidents et rapporteurs de la Conférence générale et de ses organes figure dans l'annexe
du présent volume.
5
Organisation de la session
Présidente de la Conférence générale : Mme Jaroslava Moserová (République tchèque)
Vice-présidents de la Conférence générale : les chefs des délégations des Etats membres ci-après :
Algérie
Allemagne
Argentine
Barbade
Bosnie-Herzégovine
Bulgarie
Canada
Costa Rica
Espagne
Ethiopie
Fédération de Russie
France
Guinée
Iran (République islamique d')
Japon
Jordanie
Koweït
Liban
Lituanie
Maurice
Mexique
Namibie
Norvège
Paraguay
Pays-Bas
République arabe syrienne
République de Corée
République dominicaine
République populaire
démocratique de Corée
Roumanie
Sao Tomé-et-Principe
Tchad
Thaïlande
Tonga
Ukraine
Yémen
Présidente de la Commission I : Mme Juana Silvera Núñez (Cuba)
Président de la Commission II : M. Ludovit Stanislav Molnar (Slovaquie)
Président de la Commission III : M. Eriabu Lugujjo (Ouganda)
Président de la Commission IV : M. Vassilis Vassilikos (Grèce)
Président de la Commission V : M. Ali Al-Mashat (Irak)
Président de la Commission administrative : M. Russell Marshall (Nouvelle-Zélande)
Président du Comité juridique : M. Samuel Fernández (Chili)
Président du Comité des candidatures : M. Eugène Philippe Djenno-Okoumba (Gabon)
Président du Comité de vérification des pouvoirs : M. Adolfo Castells (Uruguay)
Présidente du Comité du Siège : Mme Taina Kiekko (Finlande)
05
Organisation des travaux de la session
A sa 3e séance plénière, le 27 octobre 1999, la Conférence générale a approuvé, sur recommandation de son
Bureau, le plan d'organisation des travaux de la session soumis par le Conseil exécutif (30 C/2 et Add.).
A sa 23e séance plénière, le 5 novembre 1999, la Conférence générale, sur recommandation de son Bureau,
a décidé d'inclure le paragraphe ci-dessous sous le titre "Organisation des travaux de la session" :
La Conférence générale
Regrette que l'article 52.5 de son Règlement intérieur, qui charge le Secrétariat, sous l'autorité du Directeur
général, de prendre diverses mesures propres à faciliter le bon déroulement des travaux de la
Conférence générale, n'ait pas été respecté lors de la 30e session.
06
Admission à la 30e session d'observateurs d'organisations non gouvernementales
A sa 2e séance plénière, le 26 octobre 1999, la Conférence générale a décidé d'admettre comme
observateurs les représentants des organisations non gouvernementales suivantes :
Academia Europaea
Alliance internationale des femmes
Association catholique internationale de services pour la jeunesse féminine
Association francophone d'amitié et de liaison
Association francophone internationale des directeurs d'établissements scolaires
Association internationale d'archives sonores et audiovisuelles
Association internationale de psychologie scolaire
Association internationale des arts plastiques
Association internationale des charités
Association internationale des critiques littéraires
Association internationale des éducateurs pour la paix du monde
6
Organisation de la session
Association internationale des Lions Clubs
Association internationale des mouvements familiaux de formation rurale
Association internationale des professeurs et maîtres de conférence des universités
Association internationale des recteurs d'université
Association internationale d'orientation scolaire et professionnelle
Association internationale pour la sauvegarde de Tyr
Association mondiale des amis de l'enfance
Association mondiale des petites et moyennes entreprises
Association mondiale pour l'Appel islamique
Association of Interbalkan Women's Cooperation Societies
Association universelle d'espéranto
B'nai B'rith
Bureau international catholique de l'enfance
Caritas Internationalis
Comité international des arts et traditions populaires
Confédération internationale des syndicats libres
Confédération mondiale du travail
Conseil international de la préparation à l'enseignement
Conseil international des femmes
Conseil international des femmes juives
Conseil mondial des associations d'éducation comparée
Fédération africaine des associations de parents d'élèves et étudiants
Fédération générale des femmes arabes
Fédération internationale des associations de personnes âgées
Fédération internationale des associations de professeurs de science
Fédération internationale des centres d'entraînement aux méthodes d'éducation active
Fédération internationale des femmes de carrières libérales et commerciales
Fédération internationale des instituts de l'Europe du Centre-Est
Fédération internationale des mouvements d'adultes ruraux catholiques
Fédération internationale des universités catholiques
Fédération internationale pour l'économie familiale
Fédération internationale pour l'éducation des parents
Fédération internationale pour l'habitation, l'urbanisme et l'aménagement des territoires
Fédération mondiale des travailleurs scientifiques
Forum des éducatrices africaines
Hope'87
Inclusion International : Ligue internationale des associations pour les personnes handicapées mentales
Institut international de l'alphabétisation
Institut international d'études des droits de l'homme
Jeunesse étudiante catholique internationale
Ligue internationale de femmes pour la paix et la liberté
Ligue internationale des enseignants espérantistes
Mouvement international ATD Quart Monde
Mouvement international de la jeunesse agricole et rurale catholique
Mouvement mondial des mères
Organisation du baccalauréat international
Organisation internationale pour le développement de la liberté d'enseignement
Organisation mondiale des anciens et anciennes élèves de l'enseignement catholique
Organisation mondiale des bouddhistes
Organisation mondiale pour l'éducation préscolaire
Pax Christi International
Pax Romana : Mouvement international des intellectuels catholiques
Rotary International
Service de la paix et de la justice en Amérique latine
Soroptimist International
UNDA-Association catholique internationale pour la radio et la télévision
Union internationale de la marionnette
Union internationale humaniste et laïque
Union internationale des organismes familiaux
Union mondiale des enseignants catholiques
7
Organisation de la session
Union mondiale des femmes rurales
Union mondiale des organisations féminines catholiques
07
Hommage à MM. Pál Pataki et Christopher J. Chetsanga, présidents du Conseil exécutif
A sa 27e séance plénière, le 17 novembre 1999, la Conférence générale a rendu hommage aux présidents du
Conseil exécutif et adopté la résolution ci-après :
La Conférence générale,
Considérant que M. Pál Pataki a exercé les fonctions de Président du Conseil exécutif du 13 novembre
1997 au 5 octobre 1999,
Rappelant que, pendant cette période, il s'est acquitté de ses responsabilités avec un dévouement hors pair
et avec la ferme volonté de voir le Conseil remplir scrupuleusement son mandat constitutionnel,
Reconnaissant son engagement constant en faveur de la mission de l'UNESCO et la détermination avec
laquelle il a guidé l'action du Conseil exécutif dans l'accomplissement de cette mission,
Soulignant les qualités humaines, l'intégrité et la rigueur dont il a fait preuve dans l'exercice des ses
fonctions,
Considérant que M. Christopher J. Chetsanga a assumé les fonctions de Président du Conseil exécutif du
début de sa 157e session jusqu'à la fin de la 30e session de la Conférence générale et que, durant
cette période, le Conseil a eu pour tâche de faire passer des entretiens aux candidats au poste de
Directeur général de l'UNESCO avant de proposer l'un d'entre eux pour ce poste,
Notant avec satisfaction sa participation active aux travaux de la 30e session de la Conférence générale,
Soulignant les tâches importantes accomplies par le Conseil exécutif au cours de l'exercice biennal 19981999, sous la présidence de M. Pál Pataki et de M. Christopher J. Chetsanga,
Exprime sa sincère reconnaissance à M. Pál Pataki et à M. Christopher J. Chetsanga pour les services
inestimables qu'ils ont rendus à l'Organisation.
08
Hommage à M. Federico Mayor, Directeur général de l'UNESCO1
La Conférence générale,
Considérant que le mandat de M. Federico Mayor, Directeur général de l'UNESCO, prendra fin le
14 novembre 1999,
Consciente de son profond attachement aux principes qui ont présidé à la création de l'UNESCO, auxquels
il s'est employé à redonner vigueur et actualité,
Consciente aussi des efforts inlassables qu'il a déployés pour développer les missions d'orientation
intellectuelle et de référence morale de l'UNESCO, face aux transformations des sociétés et à
l'évolution des connaissances,
Reconnaissant son engagement total en faveur de la liberté, de la démocratie et de la promotion de la paix
et l'action qu'il a constamment menée pour la propagation de ces idéaux,
1. S'associe pleinement à l'hommage qui lui a été rendu par le Conseil exécutif le 22 octobre 1999 et dont
le texte suit :
"Le Conseil exécutif,
1. Rappelant que M. Federico Mayor, après avoir exercé de 1978 à 1981 les fonctions de Directeur
général adjoint de l'UNESCO, a été nommé au poste de Directeur général par la Conférence
générale à sa 24e session le 15 novembre 1987,
2. Rappelant en outre qu'il a réussi au début de son premier mandat à réconcilier l'UNESCO avec sa
mission fondatrice, à savoir promouvoir la libre circulation des idées, ainsi qu'à faire de
l'Organisation un espace de réflexion et d'action au service de la liberté d'expression et, plus
généralement, de la démocratie, du respect de la diversité culturelle et de l'enrichissement mutuel
des cultures, et qu'il a été reconduit dans ses fonctions à l'unanimité par la Conférence générale à sa
27e session le 6 novembre 1993 pour un deuxième mandat qui viendra à expiration le 14 novembre
1999,
3. Appréciant hautement l'action qu'il a menée, au cours des douze années écoulées, en vue de lancer
de nombreuses initiatives autour desquelles les Etats membres se sont rassemblés et mobilisés,
notamment les grandes conférences mondiales (éducation pour tous, éducation des adultes,
1
8
Résolution adoptée à la 16e séance plénière, le 5 novembre 1999.
Organisation de la session
enseignement technique et professionnel, enseignement supérieur, culture et science), les
déclarations solennelles (génome humain, tolérance, responsabilités envers les générations futures),
les rapports mondiaux (éducation, science, sciences sociales, culture, communication et
information), les rapports des deux commissions mondiales (Education pour le XXIe siècle et
Culture et développement) présidées par MM. Jacques Delors et Javier Pérez de Cuéllar, et le
programme des chaires UNESCO,
4. Considérant que ses deux mandats successifs ont été marqués par un souci constant d'orienter
l'UNESCO sur la voie de la prévention, qu'il s'agisse tout aussi bien des risques naturels que des
conflits violents, et rappelant que l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action sur la
culture de la paix par l'Assemblée générale de l'ONU, le 13 septembre 1999, est le plus bel
hommage qui puisse être rendu aux efforts qu'il a déployés à cet effet,
5. Notant avec satisfaction ses efforts incessants pour rendre à l'Organisation son universalité, qui ont
d'ailleurs porté leurs fruits avec le retour du Royaume-Uni, sa capacité d'ouverture au travers
d'alliances nouvelles avec de nouveaux partenaires : parlements, villes et pouvoirs régionaux, et le
talent avec lequel il a su assurer à l'Organisation une meilleure visibilité et une présence agissante
sur le terrain,
6. Appréciant son énergie, son enthousiasme et sa bonne humeur ainsi que ses qualités d'homme de
réflexion et d'action, prospectif, audacieux, entièrement dévoué au service de l'Organisation,
appréciant également l'homme soucieux de faire entendre la voix des exclus et d'être à l'écoute des
besoins et aspirations de toutes les cultures,
7. Rend solennellement hommage à M. Federico Mayor en sa séance plénière du 22 octobre 1999 et
lui exprime sa profonde gratitude ;
8. Forme le vœu que les années à venir lui apportent de nombreuses satisfactions et lui fournissent de
nouvelles occasions de faire bénéficier la communauté internationale de son expérience et de son
inlassable dévouement aux grandes causes de l'humanité.",
Appréciant la valeur de la coopération que M. Federico Mayor a su maintenir avec la Conférence générale,
l'attention avec laquelle il a toujours été à l'écoute de ses débats et le dévouement qu'il a apporté à
la mise en œuvre de ses décisions,
2. Rend hommage à M. Federico Mayor et lui exprime sa profonde gratitude en sa séance plénière du
5 novembre 1999.
9
II
Elections
09
Nomination du Directeur général1
La Conférence générale,
I
Ayant examiné la proposition du Conseil exécutif concernant la nomination au poste de Directeur général,
qui figure dans le document 30 C/NOM/3,
Agissant conformément à l'article VI, paragraphe 2, de l'Acte constitutif,
Nomme M. Koïchiro Matsuura Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la
science et la culture pour une période de six ans, à compter du 15 novembre 1999 ;
II
Approuve le projet de contrat fixant les conditions d'engagement, le traitement et les indemnités du
Directeur général qui lui a été présenté par le Conseil exécutif dans le document 30 C/46.
010
Election de membres du Conseil exécutif
A la 16e séance plénière, le 9 novembre 1999, la Présidente a proclamé les résultats de l'élection de
membres du Conseil exécutif qui avait eu lieu le même jour sur la base des listes de candidats présentées par
le Comité des candidatures2.
Les Etats membres élus au terme de cette procédure sont les suivants :
Australie
Bangladesh
Bélarus
Bénin
Chili
Espagne
Ethiopie
Fédération de Russie
France
Géorgie
Grèce
1
2
Iran (République islamique d')
Italie
Japon
Koweït
Madagascar
Malaisie
Malawi
Maroc
Mexique
Nigéria
Oman
Pakistan
Pays-Bas
Pérou
Philippines
Pologne
République de Corée
République dominicaine
Roumanie
Tchad
Tunisie
Résolution adoptée à la 20e séance plénière, le 12 novembre 1999.
Conformément à l'alinéa 4 (a) de l'article V de l'Acte constitutif, la Présidente de la Conférence générale a désigné, par tirage au
sort parmi les Etats membres élus, un Etat membre appartenant au Groupe électoral II et deux Etats membres appartenant au
Groupe électoral IV qui occuperont leur siège jusqu'à la fin de la 31e session de la Conférence générale. Les résultats du tirage au
sort étaient les suivants : pour le Groupe électoral II : Bélarus, et pour le Groupe électoral IV : Australie et Japon. En
conséquence, les autres Etats membres de ces groupes, dont le mandat viendra à expiration à la fin de la 32e session de la
Conférence générale, sont les suivants : Groupe électoral II : Fédération de Russie, Géorgie, Pologne et Roumanie. Groupe
électoral IV : Bangladesh, Iran (République islamique d'), Malaisie, Pakistan, Philippines et République de Corée.
11
Elections
011
Nomination d'un Commissaire aux comptes1
La Conférence générale,
Rappelant l'article 12.1 du Règlement financier de l'Organisation qui stipule en particulier que le
Commissaire aux comptes est le vérificateur général des comptes d'un Etat membre (ou un
fonctionnaire de titre équivalent),
1. Décide de nommer M. Denis Desautels, vérificateur général du Canada, Commissaire aux comptes de
l'Organisation pour assurer la vérification des comptes des exercices financiers 2000-2001, 20022003 et 2004-2005 ;
2. Approuve le montant des honoraires demandés par le Commissaire aux comptes, à savoir
592.500 dollars des Etats-Unis pour 2000-2001, selon les conditions proposées dans sa lettre de
candidature (reproduite dans le document 30 C/NOM/6/INF.1).
012
Election de membres du Conseil du Bureau international d'éducation de l'UNESCO (BIE)2
La Conférence générale
Elit, conformément à l'article III des Statuts du Bureau international d'éducation de l'UNESCO, les Etats
membres suivants, qui siégeront au Conseil du Bureau jusqu'à la fin de la 32e session de la
Conférence générale3 :
Cuba
Fédération de Russie
Hongrie
Indonésie
Japon
013
Malaisie
Maroc
Nigéria
République de Corée
République tchèque
Sénégal
Suisse
Thaïlande
Zimbabwe
Election de membres de la Commission de conciliation et de bons offices chargée de
rechercher la solution des différends qui naîtraient entre Etats parties à la Convention
concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement2
La Conférence générale
1. Elit, conformément aux dispositions du paragraphe 2 de l'article 3 du Protocole instituant une
Commission de conciliation et de bons offices chargée de rechercher la solution des différends qui
naîtraient entre Etats parties à la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le
domaine de l'enseignement, la personnalité suivante en qualité de membre de la Commission, qui
siégera jusqu'à la fin de la 33e session de la Conférence générale : M. Iskandar Ghattas (Egypte) ;
2. Décide d'élire à sa 31e session, en plus de quatre nouveaux membres pour remplacer ceux dont le
mandat de six ans arrivera à expiration en 2001, les deux membres qu'elle n'a pas élus à sa
30e session, et dont le mandat sera de quatre ans.
014
Election de membres du Comité intergouvernemental pour l'éducation physique et le sport
(CIGEPS)2
La Conférence générale,
Rappelant le paragraphe 1 de l'article 2 des Statuts du Comité intergouvernemental pour l'éducation
physique et le sport, tels que révisés par sa résolution 29 C/19,
1
2
3
12
Résolution adoptée à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
Résolution adoptée sur le rapport du Comité des candidatures à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
Les autres membres du Conseil du Bureau, élus à la 29e session de la Conférence générale et dont le mandat viendra à expiration
à la fin de la 31e session, sont les suivants : Argentine, Bénin, Canada, Danemark, Espagne, Kenya, Mali, Oman, Paraguay,
Pays-Bas, Qatar, Roumanie, Sri Lanka et Uruguay.
Elections
Elit les Etats membres suivants pour siéger au Comité jusqu'à la fin de la 32e session de la Conférence
générale1 :
Autriche
Bulgarie
Chine
015
Finlande
Kenya
Mexique
Oman
Roumanie
Uruguay
Election de membres du Conseil international de coordination du programme sur
L'homme et la biosphère (MAB)2
La Conférence générale,
Rappelant l'article II des Statuts du Conseil international de coordination du programme sur L'homme et la
biosphère qu'elle a approuvés par sa résolution 16 C/2.313 et amendés par ses résolutions
19 C/2.152, 20 C/36.1, 23 C/32.1 et 28 C/22,
Elit les Etats membres ci-après, qui siégeront au Conseil international de coordination jusqu'à la fin de la
32e session de la Conférence générale3 :
Angola
Argentine
Azerbaïdjan
Cameroun
Chine
Costa Rica
016
Cuba
Danemark
France
Inde
Madagascar
Malaisie
Mexique
Nigéria
Portugal
Qatar
République tchèque
Slovaquie
Thaïlande
Election de membres du Conseil intergouvernemental du Programme hydrologique
international (PHI)2
La Conférence générale,
Rappelant l'article II des Statuts du Conseil intergouvernemental du Programme hydrologique international
qu'elle a approuvés par sa résolution 18 C/2.232 et amendés par ses résolutions 20 C/36.1,
23 C/32.1, 27 C/2.6 et 28 C/22,
Elit les Etats membres ci-après, qui siégeront au Conseil intergouvernemental jusqu'à la fin de la
32e session de la Conférence générale4 :
Afrique du Sud
Allemagne
Angola
Argentine
Azerbaïdjan
Cameroun
Canada
1
2
3
4
Chine
Colombie
Costa Rica
Egypte
El Salvador
France
Hongrie
Inde
Jamahiriya arabe libyenne
Malaisie
Nigéria
Pays-Bas
Tunisie
Ukraine
Yémen
Les autres membres du Comité, élus à la 29e session de la Conférence générale et dont le mandat viendra à expiration à la fin de
la 31e session, sont les suivants : Afrique du Sud, Algérie, Bangladesh, Cameroun, Cuba, Grèce, Jordanie, Slovaquie et
Sri Lanka.
Résolution adoptée sur le rapport du Comité des candidatures à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
Les autres membres du Conseil, élus à la 29e session de la Conférence générale et dont le mandat viendra à expiration à la fin de
la 31e session, sont les suivants : Allemagne, Australie, Egypte, Equateur, Espagne, Gabon, Grèce, Jamaïque, Japon, Koweït,
Namibie, Pays-Bas, République arabe syrienne, République-Unie de Tanzanie et Roumanie.
Les autres membres du Conseil, élus à la 29e session de la Conférence générale et dont le mandat viendra à expiration à la fin de
la 31e session, sont les suivants : Australie, Autriche, Bénin, Chili, Indonésie, Italie, Japon, Kenya, Maroc, Norvège, Paraguay,
Pologne, Soudan et Thaïlande.
13
Elections
017
Election de membres du Conseil intergouvernemental du programme
"Gestion des transformations sociales" (MOST)1
La Conférence générale,
Rappelant les paragraphes 1 et 2 de l'article II des Statuts du Conseil intergouvernemental du programme
"Gestion des transformations sociales", approuvés par la résolution 27 C/5.2 et modifiés par la
résolution 28 C/22,
Elit les Etats membres suivants, qui siégeront au Conseil jusqu'à la fin de la 32e session de la Conférence
générale2 :
Arabie saoudite
Belgique
Bolivie
Bosnie-Herzégovine
Costa Rica
Equateur
018
Fédération de Russie
Finlande
Gabon
Ghana
Nigéria
Nouvelle-Zélande
Ouganda
Pakistan
République arabe syrienne
Sénégal
Thaïlande
Turquie
Election des membres du Comité intergouvernemental institué par les Statuts
du Comité international de bioéthique1
La Conférence générale
Elit, conformément aux dispositions de l'article 11 des Statuts du Comité international de bioéthique (CIB)
d'une part, et de la décision 155 EX/9.2 du Conseil exécutif d'autre part, les Etats membres
suivants pour siéger au Comité intergouvernemental3 :
Algérie
Allemagne*
Azerbaïdjan*
Bahreïn*
Bénin
Canada
Chili*
Colombie*
Congo
Côte d'Ivoire*
Croatie*
Cuba
019
Egypte
Finlande*
France*
Gabon*
Hongrie
Inde
Iran (République islamique d')*
Italie
Japon
Kenya*
Lituanie*
Madagascar*
Malaisie
Maroc
Mexique
Myanmar
Ouganda
Pakistan*
Pays-Bas*
Pérou
République de Corée
République-Unie de Tanzanie*
Royaume-Uni de Grande-Bretagne
et d'Irlande du Nord
Venezuela*
Election de membres du Comité intergouvernemental pour la promotion du retour de
biens culturels à leur pays d'origine ou de leur restitution en cas d'appropriation illégale1
La Conférence générale,
Rappelant sa résolution 20 C/4/7.6/5, par laquelle elle a approuvé les Statuts du Comité
intergouvernemental pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d'origine ou de leur
restitution en cas d'appropriation illégale,
1
2
3
14
Résolution adoptée sur le rapport du Comité des candidatures à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
Les autres membres du Conseil, élus à la 29e session de la Conférence générale et dont le mandat viendra à expiration à la fin de
la 31e session, sont les suivants : Allemagne, Cameroun, Cap-Vert, Chili, Chine, Cuba, Espagne, Irak, Iran (République
islamique d'), Italie, Japon, Liban, Namibie, Pérou, Pologne, Roumanie et Sri Lanka.
A la suite du tirage au sort effectué à la huitième séance du Comité des candidatures le 11 novembre 1999, le mandat des Etats
membres signalés par un astérisque viendra à expiration à la fin de la 31e session de la Conférence générale. Le mandat des
autres membres du Comité intergouvernemental viendra à expiration à la fin de la 32e session.
Elections
Elit, conformément aux paragraphes 2 et 4 de l'article 2 des Statuts, tels qu'amendés par la résolution
28 C/22, les Etats membres ci-après pour faire partie du Comité jusqu'à la fin de la 32e session de
la Conférence générale1 :
Angola
Côte d'Ivoire
Grèce
Guatemala
020
Hongrie
Iran (République islamique d')
Italie
Liban
Pakistan
République tchèque
République-Unie de Tanzanie
Turquie
Election des membres du Comité exécutif de la Campagne internationale
pour la création du Musée de la Nubie à Assouan et du Musée national de
la civilisation égyptienne au Caire2
La Conférence générale,
Rappelant sa résolution 21 C/4/11, par laquelle elle a approuvé l'établissement du Comité exécutif de la
Campagne internationale pour la création du Musée de la Nubie à Assouan et du Musée national de
la civilisation égyptienne au Caire,
Elit les Etats membres ci-après pour siéger au Comité jusqu'à la fin de la 31e session de la Conférence
générale :
Costa Rica
Egypte
Gabon
Grèce
Iran (République islamique d')
021
Jamaïque
Kirghizistan
Lituanie
Pays-Bas
République tchèque
Royaume-Uni de GrandeBretagne et d'Irlande du Nord
Sénégal
Soudan
Suède
Suisse
Election de membres du Conseil intergouvernemental du Programme international
pour le développement de la communication (PIDC)2
La Conférence générale
Elit, conformément aux dispositions des paragraphes 2, 3 et 4 de l'article 2 des Statuts du Conseil
intergouvernemental du Programme international pour le développement de la communication tels
qu'ils ont été amendés par la résolution 28 C/22, les Etats membres ci-après pour siéger au Conseil
jusqu'à la fin de la 32e session de la Conférence générale3 :
Albanie
Algérie
Allemagne
Croatie
Cuba
Danemark
Finlande
1
2
3
France
Gabon
Ghana
Jordanie
Malawi
Mexique
Mozambique
Nigéria
Pays-Bas
Roumanie
Sénégal
Thaïlande
Togo
Uruguay
Les autres membres du Comité, élus à la 29e session de la Conférence générale et dont le mandat viendra à expiration à la fin de
la 31e session, sont les suivants : Algérie, Azerbaïdjan, Bénin, Chine, Cuba, Ethiopie, Jamaïque, Népal, Panama et République
de Corée.
Résolution adoptée sur le rapport du Comité des candidatures à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
Les autres membres du Conseil, élus à la 29e session de la Conférence générale et dont le mandat viendra à expiration à la fin de
la 31e session, sont les suivants : Arabie saoudite, Bangladesh, Brésil, Bulgarie, Cap-Vert, Ethiopie, Fédération de Russie, Grèce,
Guyana, Inde, Indonésie, Jamaïque, Luxembourg, Malaisie, Pérou, Philippines, République de Corée et Tunisie.
15
Elections
022
Election de membres du Conseil intergouvernemental du Programme général
d'information (PGI)1
La Conférence générale
Elit, conformément aux dispositions des paragraphes 2, 3 et 4 de l'article 2 des Statuts du Conseil
intergouvernemental du Programme général d'information tels qu'ils ont été modifiés par les
résolutions 20 C/36.1, 28 C/22 et 30 C/36, les Etats membres ci-après pour siéger au Conseil
jusqu'à la fin de la 31e session de la Conférence générale2 :
Allemagne
Angola
Belgique
Bolivie
Chili
Chine
Costa Rica
023
Egypte
Irak
Japon
Koweït
Lituanie
Philippines
République démocratique du Congo
République populaire
démocratique de Corée
Thaïlande
Togo
Uruguay
Zambie
Zimbabwe
Election de membres du Comité intergouvernemental du Programme intergouvernemental
d'informatique (PII)1
La Conférence générale
Elit, conformément aux dispositions des paragraphes 2, 3 et 4 de l'article 2 des Statuts, et à celles de
l'article 1.2 du Règlement intérieur du Comité intergouvernemental du Programme intergouvernemental d'informatique telles qu'elles ont été amendées, respectivement, par les résolutions
28 C/22 et 30 C/36, les Etats membres ci-après pour siéger au Comité jusqu'à la fin de la
31e session de la Conférence générale3 :
Belgique
Chili
Chine
Costa Rica
France
Israël
024
Kirghizistan
Lituanie
Madagascar
Malawi
Myanmar
Nigéria
République arabe syrienne
République-Unie de Tanzanie
Roumanie
Soudan
Sri Lanka
Uruguay
Election de membres du Conseil d'administration de l'Institut
de statistique de l'UNESCO (ISU)1
La Conférence générale
Elit, conformément aux dispositions du paragraphe 1 (a) de l'article IV des Statuts de l'Institut de statistique
de l'UNESCO4, les experts suivants pour siéger au Conseil d'administration5 :
M. Farid El-Boustani (République arabe syrienne)*
Mme Maria Helena Guimarães de Castro (Brésil)
M. Jasper Mani (Kenya)*
M. Hong-wei Meng (Chine)
M. Jozef Maria Mathias Ritzen (Pays-Bas)*
M. Veselý (République tchèque)
1
2
3
4
5
16
Résolution adoptée sur le rapport du Comité des candidatures à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
Les autres membres du Conseil, élus à la 29e session de la Conférence générale et dont le mandat viendra à expiration à la fin de
la 31e session, sont les suivants : Autriche, Bangladesh, Brésil, Canada, Cuba, Ethiopie, Fédération de Russie, France, Mali,
Pologne, Portugal, République de Corée, République tchèque, République-Unie de Tanzanie, Suède et Yémen.
Les autres membres du Comité, élus à la 29e session de la Conférence générale et dont le mandat viendra à expiration à la fin de
la 31e session, sont les suivants : Bénin, Cameroun, Cuba, Egypte, Espagne, Fédération de Russie, Grèce, Inde, Jamahiriya arabe
libyenne, Mali, Mozambique, Pérou, République de Corée, République dominicaine, Suède, Thaïlande et Ukraine.
Statuts approuvés selon la résolution adoptée à la 24e séance plénière, le 16 novembre 1999.
A la suite du tirage au sort effectué à la huitième séance du Comité des candidatures le 11 novembre 1999, les experts des Etats
membres signalés par un astérisque siégeront jusqu'au 31 décembre 2001. Les autres experts siégeront jusqu'au 31 décembre
2003.
Elections
025
Composition du Comité juridique pour la 31e session1
La Conférence générale
Elit, conformément à son Règlement intérieur, les Etats membres suivants, qui siégeront au Comité
juridique dès l'ouverture de la 31e session et jusqu'à l'ouverture de la 32e session :
Allemagne
Argentine
Belgique
Chili
Côte d'Ivoire
Egypte
Fédération de Russie
026
France
Ghana
Guatemala
Hongrie
Iran (République islamique d')
Jamahiriya arabe libyenne
Mauritanie
République arabe syrienne
République-Unie de Tanzanie
Suisse
Thaïlande
Turquie
Uruguay
Venezuela
Composition du Comité du Siège jusqu'à la clôture de la 31e session1
La Conférence générale
Elit, conformément à son Règlement intérieur, les Etats membres suivants, qui feront partie du Comité du
Siège jusqu'à la clôture de la 31e session :
Afrique du Sud
Autriche
Bélarus
Belgique
Bénin
Costa Rica
Côte d'Ivoire
France
Gabon
1
Guatemala
Japon
Koweït
Liban
Malaisie
Myanmar
Oman
Pakistan
Panama
Pays-Bas
République populaire
démocratique de Corée
République tchèque
République-Unie de Tanzanie
Sainte-Lucie
Togo
Zimbabwe
Résolution adoptée sur le rapport du Comité des candidatures à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
17
III
Budget
1
Résolution portant ouverture de crédits pour 2000-20011
La Conférence générale, réunie en sa 30e session, décide ce qui suit :
A. Programme ordinaire
(a)
Pour l'exercice financier 2000-2001, il est ouvert par les présentes des crédits d'un montant de
544.367.250 dollars2, sous réserve des ajustements autorisés conformément aux paragraphes (b) et
(c) ci-après :
Article budgétaire
Montant
$
Titre I - Politique générale et Direction
A.
1.
2.
Organes directeurs
Conférence générale
Conseil exécutif
6.153.700
7.614.900
Total, Titre I.A
B.
3.
4.
Direction
Direction générale
Services de la Direction générale
(c'est-à-dire : Bureau du Sous-Directeur général auprès de la Direction générale ;
Cabinet du Directeur général ; Inspection générale ; Bureau du médiateur ;
Office des normes internationales et des affaires juridiques ;
Bureau d'études, de programmation et d'évaluation ; Bureau du budget)
Total, Titre I.B
C.
13.768.600
1.742.000
20.517.800
22.259.800
1.122.900
Participation aux mécanismes communs du système des Nations Unies
Total, Titre I
37.151.300
Titre II - Exécution du programme
A.
I
I.1
I.1.1
I.1.2
I.1.3
I.2
I.2.1
I.2.2
I.2.3
1
2
Grands programmes, projet transdisciplinaire et activités transversales
L'éducation pour tous tout au long de la vie
L'éducation de base pour tous
Offrir une éducation de base à tous les enfants
Favoriser l'alphabétisation et l'éducation non formelle des jeunes et des adultes
Mobiliser les volontés et les partenariats au service de l'éducation pour tous
Réforme de l'enseignement dans la perspective de l'éducation pour tous
tout au long de la vie
Rénovation des systèmes éducatifs à l'ère de l'information
Rénovation de l'enseignement secondaire général et professionnel
Enseignement supérieur et développement
La condition et la formation des enseignants dans la société de l'information
Eduquer pour un avenir viable (Environnement, population et développement)
16.569.200
15.659.700
10.078.800
16.693.800
14.574.300
6.041.700
3.132.200
8.292.900
Résolution adoptée à la 27e séance plénière, le 17 novembre 1999.
Les Titres I à VII sont calculés aux taux de change constants de 5,70 francs français (0,869 euro) et 1,45 franc suisse pour un
dollar des Etats-Unis.
19
Budget
Article budgétaire
Montant
$
Instituts de l'UNESCO pour l'éducation
Bureau international d'éducation de l'UNESCO (BIE)
Institut international de planification de l'éducation de l'UNESCO (IIPE)
Institut de l'UNESCO pour l'éducation (IUE)
Institut de l'UNESCO pour l'application des technologies de l'information à l'éducation (ITIE)
Institut international de l'UNESCO pour l'enseignement supérieur en Amérique latine
et dans les Caraïbes (IESALC)
Institut international pour le renforcement des capacités en Afrique (IIRCA)
Total, grand programme I
II
II.1
II.1.1
II.1.2
II.2
II.2.1
II.2.2
II.2.3
II.2.4
II.2.5
II.3
5.000.000
6.000.000
2.300.000
1.200.000
2.375.300
1.300.000
109.217.900
Les sciences au service du développement
Progrès, transfert et partage des connaissances scientifiques
Suivi de la Conférence mondiale sur la science
Progrès, transfert et partage des connaissances dans le domaine
des sciences fondamentales et des sciences de l'ingénieur
Programme solaire mondial 1996-2005
Progrès, transfert et partage des connaissances en sciences sociales et humaines
Sciences, environnement et développement socio-économique
Promouvoir des approches intégrées de l'environnement et du développement
Sciences de la terre, gestion du système terrestre et atténuation des risques naturels
Les sciences de l'environnement et le programme sur L'homme et la biosphère (MAB)
Hydrologie et mise en valeur des ressources en eau dans un environnement vulnérable
Environnement et développement des régions côtières et des petites îles
Développement humain pour des conditions d'existence viables dans le Pacifique
Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO (COI)
Transformations sociales et développement
Les villes : gestion des transformations sociales et de l'environnement
Philosophie, éthique et sciences humaines
448.100
7.270.100
10.508.600
6.714.000
3.600.700
480.100
6.626.300
11.389.100
668.600
4.538.500
Total, grand programme II
85.924.700
Développement culturel : patrimoine et création
Culture et développement
III.1
Préservation et mise en valeur du patrimoine culturel et naturel
III.1.1 Sauvegarde et revitalisation du patrimoine matériel et immatériel
III.1.2 Promotion de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel
et naturel
III.2
Promotion des cultures vivantes
Lecture pour tous
Peuples des Caraïbes : trame du passé, tissu de l'avenir
1.584.400
23.471.800
2.008.300
6.616.100
III
Total, grand programme III
IV
IV.1
IV.1.1
IV.1.2
IV.2
IV.2.1
IV.2.2
Vers une société de la communication et de l'information pour tous
Libre circulation des idées
Liberté d'expression, démocratie et paix
Médias, information et société
Défis éthiques, juridiques et socioculturels de la société de l'information
Combler l'écart de l'information et de la communication
Développement de la communication
Développement de l'"infostructure"
Total, grand programme IV
20
2.266.200
25.188.200
5.224.200
8.500.700
1.073.400
571.300
42.824.000
3.965.000
7.911.800
2.528.200
12.126.300
5.906.600
32.437.900
Projet transdisciplinaire - Vers une culture de la paix
Unité 1 Culture de la paix : susciter l'adhésion et forger des partenariats
Unité 2 Eduquer pour une culture de la paix
Unité 3 De l'interculturalité au pluralisme culturel
4.462.100
10.522.900
5.495.900
Activités transversales
Institut de statistique de l'UNESCO (ISU)
Anticipation et études prospectives
Services des bourses et des achats et soutien du programme correspondant
6.820.000
1.595.100
4.099.800
Budget
Article budgétaire
Montant
$
Coordination des activités en faveur des groupes prioritaires
Coordination des activités concernant les femmes
Coordination des activités concernant les jeunes
Coordination des activités concernant l'Afrique
1.190.500
1.465.000
3.475.900
Total, projet transdisciplinaire et activités transversales
22.000.000
Programme de participation
Total, Titre II.A
B.
1.
2.
3.
4.
39.127.200
Services d'information et de diffusion
Centre d'échange d'information
Office des Editions de l'UNESCO
Office des périodiques mensuels
Office de l'information du public
331.531.700
4.590.700
7.326.300
4.879.700
5.219.000
Total, Titre II.B
22.015.700
Total, Titre II
353.547.400
Titre III - Soutien de l'exécution du programme
56.760.500
Titre IV - Services de gestion et d'administration
47.718.800
Titre V - Services communs ; entretien et sécurité
28.998.900
6.499.500
Titre VI - Rénovation des bâtiments du Siège
Total, Titres I à VI
Titre VII - Augmentations prévisibles des coûts
530.676.400
13.690.850
TOTAL DES CREDITS OUVERTS
544.367.250
(b)
Le Directeur général est autorisé à élaborer, dans les limites financières susmentionnées, tout
ajustement nécessaire aux crédits figurant à l'alinéa (a) ci-dessus, en tenant compte des conclusions
du Conseil exécutif (30 C/6 Partie II, annexe, reproduite ci-après) et à soumettre ces ajustements
au Conseil exécutif à sa 159e session pour examen et approbation.
(c)
Le Directeur général est autorisé à dégager des économies d'un montant d'au moins 10 millions de
dollars de façon à renforcer les activités de l'Organisation, en particulier dans les domaines ciaprès :
Programme de participation
pays de l'E-9
besoins supplémentaires en matière de gestion et de contrôle
dépenses statutaires relatives à la Caisse d'assurance-maladie
Programme des jeunes cadres.
Crédits additionnels
(d)
Le Directeur général est autorisé à accepter et à ajouter aux crédits approuvés au paragraphe (a) cidessus des contributions volontaires, donations, dons, legs et subventions, ainsi que des montants
versés par des gouvernements pour contribuer au financement d'unités permanentes hors Siège, en
tenant compte des dispositions de l'article 7.3 du Règlement financier. Le Directeur général fournit
par écrit aux membres du Conseil exécutif des informations à ce sujet lors de la session qui suit
cette opération.
21
Budget
Engagements de dépenses
(e)
Au cours de l'exercice financier compris entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2001, il pourra
être engagé des dépenses jusqu'à concurrence du total des crédits ouverts au paragraphe (a) cidessus, conformément aux résolutions de la Conférence générale et au Règlement financier de
l'Organisation.
Virements de crédits
(f)
Afin de couvrir les augmentations des dépenses de personnel et les hausses des coûts des biens et
services, le Directeur général est autorisé à opérer, avec l'approbation du Conseil exécutif, des
virements de crédits du Titre VII du budget (Augmentations prévisibles des coûts) aux articles
budgétaires appropriés des Titres I à VI du budget.
(g)
Le Directeur général peut opérer des virements de crédits entre articles budgétaires avec
l'approbation préalable du Conseil exécutif, étant entendu que, pour ce qui est des Titres II.A et B
du budget, les lignes budgétaires afférentes aux programmes et domaines d'action correspondant à
une résolution de programme de la Conférence générale constitueront des articles budgétaires.
(h)
Toutefois, dans des cas urgents et particuliers (c'est-à-dire dans des cas imprévisibles et lorsqu'une
action immédiate s'impose), le Directeur général peut opérer des virements entre articles en
fournissant par écrit aux membres du Conseil exécutif, lors de la session qui suit cette opération,
des précisions sur les virements effectués et les raisons qui les ont motivés.
(i)
Une nette distinction doit être faite et respectée entre les affectations de crédits visées au
paragraphe (g) et celles visées au paragraphe (h). Pour les virements d'un montant supérieur à
50.000 dollars, des explications détaillées doivent être données au Conseil exécutif au sujet des
raisons justifiant ces virements et de l'incidence financière de ceux-ci sur les activités concernées.
Les virements affectant la mise en œuvre des priorités approuvées par la Conférence générale
doivent être soumis au Conseil exécutif pour approbation préalable.
(j)
Sauf dans le cas du Titre VII du budget, il n'est opéré aucun virement de crédits modifiant de plus
de 10 % les montants totaux initialement approuvés pour chaque article budgétaire.
(k)
Les crédits alloués à la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO (COI)
et au Centre de l'UNESCO pour le patrimoine mondial (WHC) ne feront l'objet d'aucun ajustement
par virement de crédits à d'autres Titres du budget.
Effectifs
(l)
Les postes établis par classe prévus pour l'exercice 2000-2001 sont récapitulés à l'appendice VI. Le
Directeur général soumettra au Conseil exécutif, pour approbation préalable, toute modification
qu'il envisage d'apporter à cet appendice. Aux fins du financement des postes prévus à
l'appendice VI, un montant de 312.368.200 dollars*, comprenant la COI et le WHC, est inclus dans
les crédits ouverts au paragraphe (a) ci-dessus pour les postes établis au Siège et hors Siège ; ce
montant ne fera l'objet d'aucun dépassement.
(m)
Les postes financés par des allocations financières accordées par l'Organisation, sur décision de la
Conférence générale, au BIE (Bureau international d'éducation de l'UNESCO - 18 postes), à l'IIPE
(Institut international de planification de l'éducation de l'UNESCO - 39 postes), à l'IUE (Institut de
l'UNESCO pour l'éducation - 5 postes), à l'ITIE (Institut de l'UNESCO pour l'application des
technologies de l'information à l'éducation, Moscou - 3 postes), à l'IESALC (Institut international
de l'UNESCO pour l'enseignement supérieur en Amérique latine et dans les Caraïbes, Caracas 13 postes), à l'IIRCA (Institut international de l'UNESCO pour le renforcement des capacités en
Afrique, Addis-Abeba - 1 poste) et à l'ISU (Institut de statistique de l'UNESCO - 30 postes), ne
sont pas inclus dans les postes établis dont il est fait mention au paragraphe (l) ci-dessus, eu égard
au statut juridique particulier de ces institutions.
*
22
Calculé sur la base des postes établis figurant à l'appendice VI, compte tenu d'un ajustement pour mouvements de personnel et
délais de recrutement ("lapse factor") de 3 % ; ce chiffre ne tient pas compte du personnel temporaire ni des consultants recrutés
pour des périodes de courte durée au titre du budget ordinaire ; il ne tient pas compte non plus des postes financés par des sources
extrabudgétaires.
Budget
Contributions
(n)
Les crédits ouverts au paragraphe (a) ci-dessus seront financés par des contributions mises en
recouvrement auprès des Etats membres. Le montant des contributions à recouvrer auprès des Etats
membres s'élève en conséquence à 544.367.250 dollars.
Fluctuations monétaires
(o)
Le montant des crédits approuvés au paragraphe (a) ci-dessus étant exprimé en dollars constants
aux taux de 0,869 euro (équivalant à 5,70 francs français, taux utilisé en 1998-1999) et 1,45 franc
suisse pour un dollar des Etats-Unis, les dépenses engagées au titre de ces crédits seront également
enregistrées sur la base de ces taux constants. Afin de tenir compte des écarts entre les montants
des dépenses de l'exercice financier en euros et en francs suisses convertis en dollars aux taux de
change opérationnels variables et les montants obtenus par application des taux constants, le
compte séparé de compensation monétaire sera maintenu. Les écarts résultant des différences entre
les taux de change opérationnels auxquels sont comptabilisées les contributions des Etats membres
en euros et le taux de change de l'euro utilisé pour calculer le budget seront également portés au
crédit ou au débit de ce compte. Tout solde subsistant au compte de compensation monétaire à la
fin de l'exercice biennal sera ajouté aux recettes diverses ou retranché de ces recettes, selon le cas.
B. Programmes extrabudgétaires
(p)
Le Directeur général est autorisé à recevoir des contributions de gouvernements, d'organisations
internationales, régionales ou nationales et de particuliers en vue de l'exécution de programmes et
de projets conformes aux objectifs, aux orientations et aux activités de l'Organisation, et à engager
des dépenses pour de telles activités conformément aux règlements de l'Organisation et aux accords
conclus avec les sources de financement.
ANNEXE
(30 C/6 Partie II, annexe)
Le Conseil exécutif,
..................................
..................................
8. Recommande à la Conférence générale d'approuver un Programme et budget sur la base du document
30 C/5, avec un plafond de 544.367.250 dollars pour l'exercice 2000-2001 et un taux de change
de un dollar des Etats-Unis pour 5,70 francs français, des économies d'un montant de 9.560.300
dollars devant être réalisées :
sur les augmentations prévues au titre des :
- voyages du personnel,
- allocations financières,
- autres contributions (annexe II),
sur les postes établis (appendice VI et paragraphe T13003),
sur les activités (par. T13003),
sur l'assistance temporaire,
sur les conférences et réunions,
sur l'Office des Editions de l'UNESCO et l'Office des périodiques mensuels,
grâce à des modifications des programmes pouvant déboucher sur une réduction des coûts ;
de façon à renforcer les activités de l'Organisation dans les domaines ci-après :
Programme de participation (2.830.000 dollars),
pays de l'E-9 (2.500.000 dollars),
besoins supplémentaires en matière de gestion et de contrôle (2.500.000 dollars),
dépenses statutaires relatives à la Caisse d'assurance-maladie (1.180.100 dollars),
Programme des jeunes cadres (550.200 dollars) ;
23
IV
Programme pour 2000-2001
Grands programmes
2
Grand programme I - L'éducation pour tous tout au long de la vie1
La Conférence générale
1. Invite le Directeur général :
(a) à mettre en place, pour la mise en œuvre du grand programme I "L'éducation pour tous tout au long
de la vie", un système de coordination et de division des tâches entre le Secrétariat au Siège et
toutes les entités hors Siège, en particulier les instituts de l'UNESCO pour l'éducation, les bureaux
hors Siège et les instituts affiliés à l'UNESCO, en se fondant sur la résolution 29 C/7 et sur les
recommandations pertinentes du Commissaire aux comptes ;
(b) à soumettre au Conseil exécutif, à sa 161e session, des propositions relatives à une stratégie
d'ensemble, incluant des mécanismes de coordination, pour répondre à la nécessité d'améliorer tant
la cohérence et l'exécution du programme concernant l'éducation que le rapport coût-efficacité et le
fonctionnement des instituts de l'UNESCO pour l'éducation ainsi que de leurs organes directeurs ;
A.
Au titre du programme I.1 - L'éducation de base pour tous
Sous-programme I.1.1 -
Offrir une éducation de base à tous les enfants
2. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) de promouvoir le renouvellement et le développement de l'enseignement primaire, une
attention particulière étant accordée aux filles et aux femmes, aux pays les moins avancés, aux
Etats membres d'Afrique et aux neuf pays à forte population, ainsi qu'à l'amélioration de la
qualité de cet enseignement ;
(ii) de soutenir l'extension de l'éducation préscolaire et de l'éducation familiale ainsi que de
l'éducation spéciale ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 3.200.000 dollars pour les coûts de programme, de
12.442.300 dollars pour les dépenses de personnel et de 926.900 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Sous-programme I.1.2 -
Favoriser l'alphabétisation et l'éducation non formelle des jeunes
et des adultes
3. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) de soutenir des programmes nationaux d'alphabétisation, de renforcement des capacités et
d'élaboration de matériels contribuant à généraliser l'apprentissage des connaissances
fondamentales et atténuer la pauvreté, en particulier par le biais d'approches éducatives visant
à autonomiser les adultes - et notamment les femmes - dans le cadre de la communauté, ainsi
que de la mise en œuvre de deux projets spéciaux sur, respectivement, l'"Amélioration des
possibilités d'apprentissage offertes aux jeunes marginalisés" et la "Promotion de l'éducation
des jeunes filles et des femmes en Afrique" ;
1
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
25
Grands programmes
(ii) de renforcer la coopération avec les partenaires intergouvernementaux et non
gouvernementaux pour la conception et la mise en œuvre de programmes éducatifs en faveur
des réfugiés, des personnes déplacées et des populations en situation de détresse ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 5.100.000 dollars pour les coûts de programme, de
9.082.500 dollars pour les dépenses de personnel et de 1.477.200 dollars pour les coûts indirects
de programme ;
Sous-programme I.1.3 -
Mobiliser les volontés et les partenariats au service
de l'éducation pour tous
4. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) de continuer à mobiliser l'engagement politique et public en faveur de l'éducation pour tous
par un renforcement des partenariats, par la coopération interinstitutions et la mise en œuvre
de l'évaluation sur l'éducation pour tous à l'horizon 2000, en particulier dans le cadre du
Forum consultatif international sur l'éducation pour tous ;
(ii) de renforcer la coopération et la mise en place de réseaux aux niveaux régional et sousrégional pour soutenir l'éducation de base par une rénovation des programmes et réseaux de
coopération existants dans toutes les régions, en insistant en particulier sur le suivi de
MINEDAF VII (Durban, 1998) et de l'Initiative des neuf pays à forte population (E-9) et de
leur plan d'action ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 3.500.000 dollars pour les coûts de programme, de
5.565.000 dollars pour les dépenses de personnel et de 1.013.800 dollars pour les coûts indirects
de programme ;
B.
Au titre du programme I.2 - Réforme de l'enseignement dans la perspective de l'éducation
pour tous tout au long de la vie
Sous-programme I.2.1 -
Rénovation des systèmes éducatifs à l'ère de l'information
5. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) d'aider les Etats membres à concevoir des stratégies d'apprentissage tout au long de la vie à
l'ère de l'information, en particulier en suscitant un débat sur les conclusions du rapport
"L'éducation : un trésor est caché dedans", en publiant le Rapport mondial sur l'éducation et
en coopérant avec l'Institut de statistique de l'UNESCO à l'avancement du projet relatif aux
indicateurs mondiaux de l'éducation ;
(ii) de renforcer les services consultatifs et de soutien en amont pour aider les Etats membres - et
plus particulièrement les pays les moins avancés, les pays en transition et les pays qui sortent
d'un conflit - à formuler et mettre en œuvre des stratégies et des plans d'action pour rénover et
reconstruire de leur système éducatif, y compris les bâtiments et le mobilier scolaires et les
manuels et matériels didactiques ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 3.500.000 dollars pour les coûts de programme, de
12.180.000 dollars pour les dépenses de personnel et de 1.013.800 dollars pour les coûts indirects
de programme ;
Sous-programme I.2.2 -
Rénovation de l'enseignement secondaire général et professionnel
6. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) de renforcer les capacités internationales et nationales en vue de la rénovation, de la
diversification et du développement d'un enseignement secondaire axé sur la satisfaction des
besoins variés d'apprenants toujours plus nombreux - jeunes filles et femmes notamment - en
insistant particulièrement sur l'enseignement des sciences et de la technologie, l'éducation aux
médias et l'éducation préventive pour lutter contre le VIH/sida et l'abus des drogues ;
(ii) d'aider les Etats membres à élaborer et mettre en œuvre des stratégies dans le cadre du suivi
du deuxième Congrès international sur l'enseignement technique et professionnel (Séoul,
1999) afin de faire profiter un plus grand nombre de jeunes et d'adultes de l'enseignement
technique et professionnel sous toutes ses formes ainsi que des possibilités de formation, en
mobilisant des partenariats propres à faciliter cette action et notamment en poursuivant la
26
Grands programmes
mise en place du réseau international de centres nationaux UNEVOC ; d'élaborer
conjointement avec l'OIT un programme international à long terme pour le développement de
l'enseignement et de la formation techniques et professionnels, ouvert aux autres institutions
désireuses d'y participer ; et de préparer à cet effet, de concert avec l'OIT, une mise à jour de
l'Accord de coopération UNESCO-OIT (1954) ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 3.200.000 dollars pour les coûts de programme, de
10.447.500 dollars pour les dépenses de personnel et de 926.800 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Sous-programme I.2.3 -
Enseignement supérieur et développement
7. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) d'assister les Etats membres, les établissements d'enseignement supérieur et les autres parties
concernées dans le suivi de la Conférence mondiale sur l'enseignement supérieur (Paris,
octobre 1998), notamment en stimulant la réflexion sur des questions clés et la conception de
stratégies et de politiques utiles à la réforme et au développement de l'enseignement
supérieur ;
(ii) de consolider et renforcer le programme UNITWIN/chaires UNESCO, qui est un instrument
efficace de transfert des connaissances, d'amélioration de la recherche, de formation et de
développement de l'enseignement supérieur, notamment dans les pays en développement et
les pays en transition ; de revoir les critères d'attribution du label d'excellence "chaires
UNESCO" en vue de la sélection d'institutions appropriées, en collaboration avec l'Université
des Nations Unies, en cherchant à assurer un meilleur équilibre géographique des chaires et à
accroître leur viabilité sur la base des conclusions de l'évaluation externe réalisée en 1999 ; et
de renforcer la mobilité du personnel universitaire et des étudiants, en particulier par le biais
des conventions régionales sur la reconnaissance des études et des titres ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 2.800.000 dollars pour les coûts de programme, de
2.430.700 dollars pour les dépenses de personnel et de 811.000 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
La condition et la formation des enseignants dans la société de l'information
8. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre un projet intersectoriel concernant "La condition et la formation des enseignants
dans la société de l'information", afin d'aider les Etats membres à renouveler et à adapter à la
société de l'information qui voit le jour actuellement les méthodes d'enseignement et la formation
des enseignants, à tous les niveaux, en utilisant l'enseignement ouvert et à distance, et à promouvoir
la condition des enseignants y compris du personnel enseignant de l'enseignement supérieur, en
collaboration avec l'OIT et les associations de la profession enseignante ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 1.350.000 dollars pour les coûts de programme, de
1.391.200 dollars pour les dépenses de personnel et de 391.000 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Eduquer pour un avenir viable (Environnement, population et développement)
9. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le projet intersectoriel "Eduquer pour un avenir viable" afin de continuer à
promouvoir l'action concertée interinstitutions à l'échelon national en vue d'encourager la
sensibilisation du public et la formation pour un avenir viable, en particulier en renforçant la
capacité des Etats membres d'intégrer dans les programmes d'études, à tous les niveaux de
l'éducation, tant formelle que non formelle, des composantes éducatives pertinentes ; à élaborer des
politiques et programmes appropriés en matière de population ; et, à cet effet, à favoriser le suivi
intégré des conférences des Nations Unies tenues dans les années 90 et des conventions
consécutives à la Conférence de Rio, et, l'UNESCO étant le maître d'œuvre pour le chapitre 36 du
programme Action 21, à intensifier l'exécution du Programme de travail international de la
Commission du développement durable de l'ONU en collaboration avec tous les partenaires
internationaux et nationaux appropriés ;
27
Grands programmes
(b) à allouer à cette fin un montant de 1.700.000 dollars pour les coûts de programme, de
6.100.500 dollars pour les dépenses de personnel et de 492.400 dollars pour les coûts indirects de
programme.
3
Bureau international d'éducation de l'UNESCO (BIE)1
La Conférence générale,
Considérant l'importance de la contribution que le Bureau international d'éducation de l'UNESCO (BIE) est
appelé à apporter au titre du grand programme I pour la réalisation de l'objectif d'éducation pour
tous tout au long de la vie en tant que centre de l'UNESCO spécialisé dans le contenu de
l'éducation,
Considérant en outre la nouvelle orientation du programme du BIE ainsi que l'accroissement de ses
activités,
1. Autorise le Directeur général à accorder au Bureau international d'éducation, au titre du Programme
ordinaire, une allocation financière d'un montant de 5.000.000 dollars des Etats-Unis, pour lui
permettre de remplir efficacement son mandat rénové de centre international spécialisé dans le
contenu de l'éducation et, en particulier :
(a) de jouer le rôle d'observatoire des structures, contenus et méthodes d'éducation :
(i) en effectuant la collecte, l'analyse comparée et la diffusion, grâce aux moyens de la
technologie moderne d'informations à jour sur les principales tendances de l'éducation, y
compris la formation des enseignants, l'éducation des adultes et l'éducation non formelle ;
(ii) en développant l'échange d'informations sur les programmes d'études et les méthodes
d'enseignement à l'échelle mondiale, notamment en rassemblant les sources d'information
électroniques existantes ;
(iii) en inventoriant les expériences novatrices et en réalisant des études comparées et d'évaluation
qui puissent servir à apprendre à vivre ensemble et être utilisées en particulier dans
l'enseignement des droits civiques et humains, des langues et cultures étrangères, de l'histoire
et de la géographie, une attention particulière étant accordée aux valeurs universelles ;
(iv) en publiant la revue Perspectives et le bulletin d'information Innovation ;
(b) de contribuer à renforcer les capacités d'adaptation du contenu de l'éducation aux niveaux national,
régional et sous-régional :
(i) en recensant les expériences et meilleures pratiques relatives aux mécanismes d'adaptation du
contenu et en élaborant des matériels sur les méthodologies et les approches les plus
appropriées ;
(ii) en lançant, dans les régions et sous-régions, la création de réseaux de coopération en matière
de gestion des modifications des programmes d'études qui soient adaptés aux besoins
spécifiques de chacune d'elles ;
(iii) en stimulant les interactions entre décideurs, spécialistes des programmes d'études, chercheurs
en sciences de l'éducation et enseignants ;
(iv) en fournissant, sur demande, des services consultatifs aux Etats membres pour la mise en
œuvre de réformes des programmes d'études et la conception de programmes d'études et de
matériels d'enseignement adaptés au progrès des connaissances ;
(c) de promouvoir la concertation entre décideurs, chercheurs, éducateurs et autres partenaires du
processus éducatif en organisant, conformément à la résolution 28 C/1.2, la 46e session de la
Conférence internationale de l'éducation (CIE). Tout en tenant compte des quatre "piliers" de
l'éducation définis dans le rapport Delors - en particulier "Apprendre à vivre ensemble" - la
Conférence s'intéressera plus précisément aux moyens de faire en sorte que chaque apprenant
maîtrise les connaissances, compétences et attitudes nécessaires au développement intellectuel et
moral de l'individu et de la société. La CIE devrait confirmer le rôle nouveau du BIE en tant que
centre spécialisé dans le contenu de l'éducation ;
2. Demande au Conseil du BIE :
(a) de superviser, conformément à ses fonctions statutaires, la restructuration des activités du BIE
destinée à les rendre conformes à celles d'un centre international spécialisé dans le contenu de
l'éducation, l'accent étant dûment mis sur l'harmonisation des activités du BIE avec celles menées
par d'autres unités de l'UNESCO et institutions compétentes ;
1
28
Résolutions adoptées sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
Grands programmes
(b) de mobiliser les ressources humaines et financières nécessaires pour que le BIE puisse accomplir
sa mission ;
3. Invite les Etats membres et les organisations internationales à contribuer financièrement et par d'autres
moyens appropriés à l'exécution des activités du Bureau international d'éducation de l'UNESCO.
4
Institut international de planification de l'éducation de l'UNESCO (IIPE)1
La Conférence générale,
Reconnaissant l'importante mission qu'assume l'Institut international de planification de l'éducation de
l'UNESCO (IIPE) dans la mise en œuvre du grand programme I "L'éducation pour tous tout au
long de la vie", en dispensant une formation aux gestionnaires, planificateurs et administrateurs de
l'éducation, en menant des recherches appliquées au titre des programmes prioritaires arrêtés par la
Conférence générale de l'UNESCO et en mettant en œuvre des programmes opérationnels à la
demande des Etats membres,
Reconnaissant également la contribution spécifique que l'IIPE apporte au projet transdisciplinaire "Vers
une culture de la paix" en fournissant aux Etats membres en phase de transition après une période
d'instabilité une assistance au développement pour leur permettre de mener à bien la réforme et la
reconstruction de leurs systèmes éducatifs,
1. Prie le Conseil d'administration de l'IIPE, agissant conformément aux Statuts de l'Institut et à la présente
résolution, lorsqu'il approuvera le budget de l'Institut pour 2000-2001 :
(a) de renforcer les capacités nationales de gestion, de planification et d'administration des systèmes
éducatifs ;
(b) de renforcer les programmes nationaux, sous-régionaux et interrégionaux de formation en matière
de planification et d'administration de l'éducation, en coopération avec les unités hors Siège de
l'UNESCO ;
(c) d'effectuer des recherches et des études axées sur l'amélioration des connaissances dans les
domaines de la planification et de l'administration de l'éducation ainsi que sur la production, le
partage et le transfert des connaissances entre les Etats membres ;
(d) de faciliter l'échange d'expérience et d'information dans les domaines de la planification et de
l'administration de l'éducation et d'assurer la bonne diffusion, parmi les Etats membres, des
résultats des travaux réalisés ;
(e) d'exécuter des projets opérationnels dans son domaine de compétence ;
2. Autorise le Directeur général à soutenir le fonctionnement de l'Institut, en lui accordant, au titre du
Programme ordinaire, une allocation financière de 6.000.000 dollars dans le cadre du grand
programme I ;
3. Exprime sa gratitude aux Etats membres et aux organisations qui ont apporté un soutien au programme
de l'Institut par des contributions volontaires ou au titre de contrats, ainsi qu'au gouvernement
français qui fournit gracieusement à l'Institut ses locaux et en finance périodiquement l'entretien, et
les invite à maintenir leur soutien en 2000-2001 et au cours des années suivantes ;
4. Fait appel aux Etats membres pour qu'ils renouvellent ou augmentent leurs contributions volontaires en
vue de renforcer les activités de l'IIPE conformément à l'article VIII de ses Statuts, de manière que
l'Institut, doté de ressources supplémentaires et des locaux que le gouvernement français met à sa
disposition, puisse mieux répondre aux besoins croissants des Etats membres.
5
Institut de l'UNESCO pour l'éducation (IUE)1
La Conférence générale,
Prenant note du rapport de l'Institut de l'UNESCO pour l'éducation (IUE) pour l'exercice 1998-1999,
Réitérant les recommandations contenues dans la Déclaration de Hambourg et dans l'Agenda pour l'avenir
adoptés par la cinquième Conférence internationale sur l'éducation des adultes (Hambourg, 1997),
1. Invite le Conseil d'administration de l'IUE à renforcer, pendant l'exercice 2000-2001, le rôle catalytique
de l'Institut dans le suivi de la cinquième Conférence internationale sur l'éducation des adultes en
donnant la priorité notamment aux objectifs suivants :
(a) mobiliser la coopération et les partenariats interinstitutions aux fins de la mise en œuvre de la
Déclaration de Hambourg et de l'Agenda pour l'avenir ;
1
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
29
Grands programmes
(b) accroître, à l'échelle nationale, les moyens d'offrir à tous, sous des formes diverses, formelles et
non formelles, des possibilités d'éducation des adultes et d'éducation permanente ;
(c) stimuler les études et les recherches visant à nourrir les démarches novatrices propres à conduire à
la réalisation de l'objectif de l'éducation tout au long de la vie ;
(d) poursuivre le développement de ses services d'échange d'information dans le domaine de
l'éducation des adultes et de l'éducation permanente ;
2. Autorise le Directeur général à apporter un soutien à l'Institut en lui accordant une allocation financière
de 2.300.000 dollars au titre du grand programme I ;
3. Exprime sa gratitude au gouvernement allemand, qui apporte un important concours financier à l'IUE et
lui fournit gracieusement des locaux, ainsi qu'aux Etats membres et aux fondations qui ont appuyé
le programme de l'IUE par des contributions volontaires, et les invite à poursuivre leur soutien en
2000-2001 et au cours des exercices suivants ;
4. Demande instamment aux Etats membres d'accorder ou de renouveler leur soutien à l'IUE afin de lui
permettre de répondre aux attentes qui ont été exprimées à la Conférence de Hambourg de 1997.
6
Institut de l'UNESCO pour l'application des technologies de l'information
à l'éducation (ITIE)1
La Conférence générale,
Prenant note du rapport de l'Institut de l'UNESCO pour l'application des technologies de l'information à
l'éducation (ITIE) pour l'exercice biennal 1998-1999,
Considérant l'application des nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) comme
un enjeu majeur pour la réforme et la rénovation des systèmes éducatifs au cours du XXIe siècle,
1. Invite le Conseil d'administration de l'ITIE à s'intéresser particulièrement aux priorités suivantes de
l'Institut :
(a) jouer le rôle de centre d'échange d'information pour l'application des TIC à l'éducation en mettant
en place un réseau de points focaux nationaux en vue de l'échange d'information et d'expérience ;
(b) contribuer à la formulation de politiques et directives nationales concernant l'application des TIC à
l'éducation ;
(c) organiser des ateliers sous-régionaux et d'autres activités de formation, notamment la préparation et
l'expérimentation de modules de formation ;
2. Autorise le Directeur général à soutenir l'Institut en lui accordant une allocation financière de 1.200.000
dollars au titre du grand programme I ;
3. Exprime sa reconnaissance au gouvernement de la Fédération de Russie, qui apporte un important
concours financier à l'Institut et met gracieusement des locaux à sa disposition ;
4. Demande instamment aux Etats membres, aux organisations internationales, aux organismes donateurs,
aux fondations et au secteur privé d'accorder ou de renouveler leur aide à l'ITIE pour qu'il puisse
mettre en œuvre et développer les activités de programme prévues pour l'exercice biennal 20002001.
7
Institut international de l'UNESCO pour l'enseignement supérieur en Amérique latine et
dans les Caraïbes (IESALC)1
La Conférence générale,
Prenant note du rapport de l'Institut international de l'UNESCO pour l'enseignement supérieur en Amérique
latine et dans les Caraïbes (IESALC) pour l'exercice biennal 1998-1999,
Entérinant les Statuts de l'Institut tels qu'ils ont été approuvés par le Conseil exécutif,
Convaincue du rôle important que l'Institut est appelé à jouer dans la transformation de l'enseignement
supérieur en Amérique latine et dans les Caraïbes,
1. Invite le Conseil d'administration de l'Institut à centrer le programme de l'Institut sur les priorités
suivantes :
(a) contribuer au renouveau de l'enseignement supérieur en Amérique latine et dans les Caraïbes en
assurant le suivi au niveau régional de la Conférence mondiale sur l'enseignement supérieur ;
1
30
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
Grands programmes
(b) impulser et renforcer la coopération interuniversitaire, notamment l'établissement de réseaux de
coopération spécialisés centrés sur la recherche, la planification, la gestion et l'évaluation relatives
à l'enseignement supérieur ;
(c) servir de centre d'échange d'information et de référence appuyant les Etats membres et les
institutions dans leurs efforts pour améliorer l'enseignement supérieur ;
2. Autorise le Directeur général à aider l'Institut en lui accordant une allocation financière de
2.375.300 dollars au titre du grand programme I ;
3. Exprime sa gratitude au gouvernement vénézuélien qui fournit gracieusement les locaux de l'Institut ;
4. Demande instamment aux Etats membres, aux organisations internationales, aux organismes donateurs,
aux fondations et au secteur privé d'accorder ou de renouveler leur appui à l'Institut pour lui
permettre d'exécuter les activités de programme prévues pour l'exercice biennal 2000-2001.
8
Institut international de l'UNESCO pour le renforcement des capacités en Afrique
(IIRCA)1
La Conférence générale,
Prenant note du rapport du Directeur général sur la création à Addis-Abeba d'un Institut international de
l'UNESCO pour le renforcement des capacités en Afrique (IIRCA) (30 C/23), ainsi que du rapport
du Comité juridique à ce sujet (30 C/75),
Approuvant les décisions 155 EX/6.4 et 156 EX/6.5 adoptées par le Conseil exécutif sur cette question,
Tenant compte des besoins des pays en développement, en particulier de ceux d'Afrique, s'agissant de
renforcer et d'améliorer leurs capacités de développement et de réforme de l'éducation,
1. Approuve les Statuts de l'Institut reproduits en annexe à la présente résolution ;
2. Autorise le Directeur général à soutenir l'Institut en fournissant, au titre du grand programme I, une
allocation financière de 1.300.000 dollars pour couvrir à la fois les dépenses de personnel et les
coûts de programme ;
3. Exprime ses remerciements au gouvernement éthiopien qui accueille l'Institut et lui fournit des locaux et
services ;
4. Exhorte les Etats membres, les organisations internationales, les organismes donateurs et les fondations
à accorder leur soutien à l'Institut afin de lui permettre de mettre en œuvre les activités de
programme prévues pour l'exercice biennal 2000-2001.
Annexe - Statuts de l'Institut international de l'UNESCO pour le renforcement des capacités
en Afrique (IIRCA)
Article premier - Création de l'Institut
1. Il est créé dans le cadre de l'Organisation des
Nations Unies pour l'éducation, la science et la
culture, dont il est partie intégrante, un Institut
international de l'UNESCO pour le renforcement
des capacités en Afrique (IIRCA) (ci-après
dénommé "l'Institut").
2. L'Institut a son siège à Addis-Abeba (Ethiopie).
3. L'Institut met en œuvre son programme en
collaboration avec les institutions nationales,
régionales et internationales. Il établit et maintient
un réseau avec ces institutions en vue de développer et de renforcer leurs capacités institutionnelles.
Sa structure reflète l'esprit de collaboration qui
fonde le programme.
Article II - Buts et fonctions
1. L'Institut contribue à la définition et à la mise en
œuvre d'un programme visant à répondre aux
besoins de l'Afrique en particulier et du monde en
développement en général dans les domaines de la
1
gestion de l'éducation, de l'élaboration des programmes d'études, de la formation des enseignants
et de l'éducation à distance, en étant particulièrement attentif à la nécessité de promouvoir la
solidarité internationale en matière de production,
de partage et de diffusion des connaissances, idées
et expériences entre les responsables de l'éducation et les agents du changement ; à cette fin, il :
(a) met à la disposition des personnels de l'éducation de niveaux intermédiaire et supérieur des
moyens modernes de formation intensive dans
les quatre domaines susmentionnés ;
(b) encourage les recherches portant sur des questions et problèmes d'éducation particuliers
dont les résultats sont de nature à favoriser la
réalisation des objectifs éducatifs et le
développement ;
(c) maintient le contact avec des spécialistes et
des centres d'excellence dans le monde entier
afin de s'assurer de leur pleine participation à
ses activités ;
Résolution adoptée sur le rapport du Comité juridique et de la Commission II aux 24e et 26e séances plénières, les 16 et
17 novembre 1999.
31
Grands programmes
(d) s'emploie à promouvoir un programme
d'échange d'expérience, de personnel et de
programmes ;
2. Le programme de l'Institut fait partie intégrante du
Programme et budget de l'UNESCO approuvé par
la Conférence générale et se conforme aux objectifs prioritaires et aux axes d'action qui y sont
définis.
3. Aux fins de l'exécution de son programme et
budget, l'Institut peut entretenir des relations
directes avec les autorités éducatives des Etats
membres de l'UNESCO de la région Afrique et du
tiers monde.
Article III - Conseil d'administration - Composition
1. L'Institut est administré par un Conseil
d'administration (ci-après dénommé "le Conseil")
composé de douze membres qui sont choisis pour
leur haute compétence dans des domaines ayant
trait à l'éducation et aux buts de l'Institut et qui
siègent à titre personnel. Ces membres sont
nommés par le Directeur général de l'UNESCO
comme suit :
(a) neuf membres sont nommés pour une durée de
quatre ans, compte dûment tenu d'une répartition équitable (géographique, linguistique et
entre hommes et femmes) ; l'un d'eux est un
ressortissant du pays hôte ;
(b) deux membres appartenant aux organisations
régionales d'Afrique mentionnées ci-dessous
sont désignés pour une durée de trois ans par
roulement :
l'Organisation de l'unité africaine (OUA),
la Commission économique pour l'Afrique
(CEA),
la Banque africaine de développement (BAD),
l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA) ;
(c) un membre représentant les donateurs bilatéraux, y compris les fondations, est nommé
pour une durée de trois ans.
2. Les membres du Conseil visés aux alinéas (a), (b)
et (c) du paragraphe 1 sont nommés par le Directeur général après consultation du Conseil et des
Etats membres et organisations concernés.
3. Le mandat de tous les membres visés au paragraphe 1 (a) est renouvelable, mais ils ne peuvent
accomplir plus de deux mandats consécutifs.
4. Le Directeur général de l'UNESCO ou son représentant assiste à toutes les réunions du Conseil. Il
peut à tout moment formuler, oralement ou par
écrit, à l'intention du Conseil, des déclarations sur
toute question à l'examen.
5. Le Directeur général peut, en outre, inviter des
représentants d'organismes des Nations Unies à
participer aux délibérations du Conseil sans droit
de vote. Il doit s'agir de personnes s'occupant
activement du développement des ressources
humaines et du renforcement des capacités en
Afrique.
6. Si l'un des membres démissionne ou ne peut
s'acquitter de ses fonctions, le Directeur général
désigne un nouveau membre qui siège à sa place
pendant la durée de son mandat restant à courir.
32
Article IV - Fonctions du Conseil
1. Le Conseil approuve les grandes orientations de
l'Institut dans le contexte des Statuts et de la
politique générale de l'UNESCO, y compris le
Programme et budget approuvés, en tenant dûment
compte des obligations résultant du fait que
l'Institut a été créé dans le cadre de l'UNESCO.
2. Il décide de l'emploi des ressources affectées au
fonctionnement de l'Institut, conformément aux
dispositions des articles II et VIII, et adopte le
budget. Le plafond budgétaire ne doit pas excéder
le montant total des ressources disponibles pour
l'exercice considéré, y compris les contributions et
subventions qui sont versées à l'Institut au titre
d'un accord officiel.
3. Le Conseil approuve l'acceptation de contributions
volontaires et les recettes d'origine contractuelle
résultant de la vente de services ou des rémunérations perçues à des fins spéciales qui sont mentionnées à l'article VIII.
4. Le Conseil approuve le plan de travail et examine
l'exécution du programme de l'Institut.
5. Le Conseil est consulté à l'occasion de la nomination des hauts fonctionnaires de l'Institut et présente ses recommandations au Directeur général
de l'UNESCO au sujet de la nomination du
directeur de l'Institut.
6. Le Conseil soumet, par l'intermédiaire du Conseil
exécutif, un rapport sur les activités de l'Institut à
la Conférence générale de l'UNESCO, à chacune
de ses sessions ordinaires.
Article V - Fonctionnement du Conseil
1. Le Conseil élit son président et son vice-président.
Il se réunit en session ordinaire une fois par an. Le
Président convoque une session extraordinaire à la
demande du Directeur de l'Institut ou d'au moins
cinq membres du Conseil.
2. Le Conseil adopte son règlement intérieur.
3. Le Conseil constitue un comité exécutif composé
du président, du vice-président et d'un membre élu
conformément aux dispositions du règlement
intérieur. Entre les sessions du Conseil, le Comité
exécutif s'acquitte des fonctions dont il est chargé
par le Conseil.
4. Le Président représente le Conseil entre les
réunions et supervise le travail conjointement avec
le Directeur dans la mesure où le Conseil lui
délègue les pouvoirs nécessaires à cet effet ; il fait
rapport au Conseil sur les mesures prises.
5. Le Directeur de l'Institut fait fonction de secrétaire
du Conseil.
6. Les langues de travail du Conseil sont l'anglais et
le français.
Article VI - Le Directeur
1. Le Directeur de l'Institut, qui a la qualité de fonctionnaire de l'UNESCO, est nommé par le
Directeur général de l'UNESCO après examen des
recommandations du Conseil.
2. Le Directeur est chargé de la direction générale de
l'Institut et de l'exécution de son programme.
3. Il élabore le projet de programme et budget de
l'Institut et le soumet à l'approbation du Conseil.
Grands programmes
institutions des Nations Unies, des gouvernements,
des organismes publics ou privés, des associations
ou des particuliers, et de rémunérations perçues à
des fins spéciales.
3. Les ressources affectées au fonctionnement de
l'Institut sont versées sur un compte spécial ouvert
par le Directeur général de l'UNESCO, conformément aux dispositions pertinentes du Règlement
financier de l'Organisation. Ce compte spécial est
géré et le budget de l'Institut administré conformément à ces dispositions et au Règlement financier
du compte spécial.
4. En cas de dissolution de l'Institut, son actif sera
transféré à l'UNESCO et son passif pris en charge
par cette dernière.
4. Sous réserve de l'approbation de ce dernier, il
établit des plans détaillés d'activités en matière
d'enseignement, de recherche, de création de
réseaux et de diffusion des connaissances, et en
dirige l'exécution.
5. Le Directeur établit, en vue de leur approbation
par le Conseil, les conditions d'admission à participer au programme de formation de l'Institut.
6. Il soumet au Conseil, à chacune de ses sessions, un
rapport sur la mise en œuvre du programme et
budget.
Article VII - Le personnel
1. Outre le Directeur, sont des fonctionnaires de
l'UNESCO les membres du personnel de l'Institut
dont la nomination est régie par les dispositions du
Statut et règlement du personnel de l'Organisation.
2. L'Institut peut nommer des enseignants et des
chargés de recherche résidents qui ne sont pas
fonctionnaires de l'UNESCO.
9
Article IX - Amendements
Les présents statuts peuvent être modifiés par décision
de la Conférence générale prise à la majorité simple
des Etats membres présents et votants.
Article VIII - Finances
Article X - Dispositions transitoires
1. L'exercice financier de l'Institut commence le
1er janvier et se termine le 31 décembre de chaque
année.
2. Les ressources allouées au fonctionnement de
l'Institut proviennent de l'allocation financière
déterminée par la Conférence générale de
l'UNESCO, des subventions, dons et legs qui
peuvent être consentis en sa faveur par d'autres
Le Directeur général de l'UNESCO prend toutes
dispositions nécessaires en vue de l'entrée en fonctionnement de l'Institut et de la constitution de son
Conseil d'administration. A cet effet, et en attendant
l'adoption du premier budget annuel de l'Institut, le
Directeur général effectue les dépenses nécessaires sur
les fonds votés par la Conférence générale.
Etablissement d'un Programme international à long terme pour le développement
de l'enseignement technique et professionnel1
La Conférence générale,
I
Rappelant les recommandations du deuxième Congrès international sur l'enseignement technique et
professionnel, organisé à Séoul du 26 au 30 avril 1999 à la généreuse invitation de la République
de Corée,
Prenant en considération les Recommandations du Conseil exécutif sur le Projet de programme et de
budget pour 2000-2001 (30 C/6),
Consciente de la nécessité d'un développement humain, social et économique continu et de l'étroite
interdépendance de ces trois aspects, ainsi que de la contribution que l'enseignement et la
formation techniques et professionnels (EFTP) doivent y apporter,
Notant les demandes réitérées des Etats membres, désireux de voir renforcer les actions de programme de
l'Organisation dans le domaine de l'EFTP,
Reconnaissant l'importante contribution du projet UNEVOC à la coopération internationale pour le
développement de l'EFTP dans les Etats membres ainsi que le constant et substantiel soutien que
l'Allemagne et plusieurs autres Etats membres apportent à ce projet,
Consciente de la mission et du travail indispensable des autres institutions des Nations Unies, en particulier
de l'Organisation internationale du travail et de la Banque mondiale, en ce qui concerne l'EFTP et
considérant les bienfaits que les Etats membres retireraient d'une coordination plus étroite,
Prenant note de l'offre du gouvernement allemand, qui a généreusement proposé d'accueillir et de soutenir
un centre international de l'UNESCO pour l'EFTP,
1. Autorise le Directeur général à lancer un Programme international de l'UNESCO pour l'enseignement et
la formation techniques et professionnels doté de crédits budgétaires plus importants à partir de
l'an 2000 et à créer un Centre international de l'UNESCO pour l'enseignement et la formation
1
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
33
Grands programmes
techniques et professionnels à Bonn, en étroite collaboration avec l'OIT et d'autres partenaires
internationaux pour l'EFTP ;
2. Invite toutes les institutions internationales ayant compétence pour s'occuper de l'EFTP à s'associer
étroitement à l'UNESCO pour élaborer et mettre en œuvre le Programme et à faire appel au Centre
de Bonn et à ses services comme tremplin commun d'action ;
3. Invite les Etats membres et les organismes donateurs à contribuer par des contributions volontaires à
l'exécution du Programme ainsi qu'au fonctionnement du Centre de Bonn afin de répondre aux
besoins de tous les Etats membres ;
II
Rappelant la réussite des travaux du deuxième Congrès international sur l'enseignement technique et
professionnel, tenu à Séoul (République de Corée), du 26 au 30 avril 1999,
Reconnaissant que les recommandations du Congrès constitueront le fondement de la nouvelle stratégie
mondiale de l'UNESCO pour l'enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP)
au cours de la première décennie du XXIe siècle,
Se félicitant des dispositions du paragraphe 01222 du Projet de programme et de budget pour 2000-2001
(30 C/5), visant à assurer le suivi du Congrès et à élaborer un nouveau programme international à
long terme pour le développement de l'EFTP ainsi qu'à renforcer le réseau UNEVOC existant,
Prenant acte de la généreuse proposition du gouvernement de la République de Corée, qui offre d'accueillir
et de financer un centre régional pour l'EFTP à Séoul,
Prenant en considération l'initiative qu'ont prise les Etats membres du Pacifique en commençant à élaborer
pour la prochaine décennie une stratégie de l'EFTP dans la sous-région du Pacifique, compte tenu
de l'importance rapidement croissante de cet enseignement pour les sociétés et les économies de la
sous-région, comme cela a été souligné lors de la VIIe Consultation des Etats membres du
Pacifique et des commissions nationales pour l'UNESCO tenue à Vanuatu (26-29 juillet 1999),
Demande au Directeur général de mettre en œuvre les activités suivantes pour donner suite au deuxième
Congrès international sur l'enseignement technique et professionnel :
(a) créer des centres d'excellence régionaux (dont un au sein de l'Institut coréen de recherche pour
l'enseignement et la formation professionnels) afin de renforcer la coopération régionale et sousrégionale ;
(b) inciter les Etats membres à appuyer les diverses activités relatives à l'EFTP envisagées dans les
recommandations du Congrès ;
(c) élaborer des programmes divers faisant appel aux technologies de l'information pour rendre
l'apprentissage plus efficace, et les diffuser auprès des Etats membres ;
(d) accroître sensiblement les crédits budgétaires que l'Organisation alloue aux activités de son
programme sur l'EFTP ;
(e) appuyer la recherche de financements extrabudgétaires au profit d'une initiative régionale pour le
suivi du Congrès de Séoul, y compris une réunion des coordonnateurs de l'UNEVOC dans le
Pacifique et un séminaire de formation sur la formulation de politiques et de plans d'action
nationaux concernant l'EFTP pour les Etats membres du Pacifique, avec le soutien des autorités
australiennes et la collaboration d'autres partenaires, tels que le Commonwealth of Learning.
10
Suivi de la Conférence mondiale sur l'enseignement supérieur au XXIe siècle1
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/16,
Faisant siens la Déclaration mondiale sur l'enseignement supérieur et le Cadre d'action prioritaire pour le
changement et le développement de l'enseignement supérieur,
1. Approuve les orientations adoptées par la Conférence mondiale sur l'enseignement supérieur au
XXIe siècle ;
2. Réaffirme la priorité à accorder au suivi de la Conférence et la nécessité de prévoir les ressources
humaines, financières et logistiques qu'il requiert.
1
34
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
Grands programmes
11
Semaine internationale de l'éducation des adultes1
La Conférence générale,
Ayant présente à l'esprit la cinquième Conférence internationale sur l'éducation des adultes qui s'est tenue à
Hambourg en 1997 et a approuvé une Déclaration et un Agenda pour l'avenir énonçant les buts,
stratégies et engagements en matière d'éducation des adultes décidés par les gouvernements
participants, en particulier le lancement d'une Semaine internationale de l'éducation des adultes,
Ayant aussi présent à l'esprit que la Déclaration de Hambourg invitait l'UNESCO, en sa qualité de chef de
file des institutions des Nations Unies dans le domaine de l'éducation, à conduire les efforts visant
à promouvoir l'éducation des adultes et à mobiliser le soutien de tous les partenaires, notamment au
sein du système des Nations Unies, afin de donner la priorité à la mise en œuvre de l'Agenda pour
l'avenir,
Notant qu'une véritable éducation tout au long de la vie peut contribuer à satisfaire les besoins éducatifs
fondamentaux, à élargir la participation à l'éducation et à faciliter l'accès à celle-ci, à réduire les
inégalités, à améliorer les perspectives d'emploi et à favoriser le développement communautaire et
l'intégration sociale,
Convaincue que la Semaine internationale de l'éducation des adultes qu'il est proposé d'instituer constituera
un précieux complément de la Journée internationale de l'alphabétisation et renforcera les liens de
celle-ci avec le mouvement plus vaste d'éducation des adultes auquel elle concourt,
Notant en outre que 22 pays au moins organisent d'ores et déjà ou s'apprêtent à organiser une Semaine de
l'éducation des adultes destinée à mettre chaque année dans le pays l'éducation des adultes en
pleine lumière, à glorifier les acquis des apprenants et à offrir l'occasion de promouvoir l'éducation
tout au long de la vie en faisant participer les apprenants à la mobilisation d'autres personnes et en
incitant les médias à engager les gens du monde entier à apprendre,
1. Invite les Etats membres à participer activement à des opérations en faveur de l'éducation tout au long de
la vie de la manière qui convient à leurs besoins propres ;
2. Invite en outre les Etats membres à apporter leur soutien à la Semaine internationale de l'éducation des
adultes dont le lancement aura lieu à l'Expo 2000 à Hanovre, le 8 septembre 2000, date de la
Journée internationale de l'alphabétisation ;
3. Invite le Directeur général à transmettre la présente résolution au Secrétaire général de l'Organisation
des Nations Unies en lui demandant de la communiquer à l'Assemblée générale des Nations Unies
afin que tous les Etats membres de l'ONU participent à l'organisation d'une Semaine internationale
de l'éducation des adultes.
12
Mise en œuvre d'une politique linguistique mondiale fondée sur le plurilinguisme1
La Conférence générale,
Reconnaissant la nécessité d'améliorer la compréhension et la communication entre les peuples,
Reconnaissant également qu'il est d'une grande importance de sauvegarder le patrimoine linguistique et
culturel de l'humanité et de favoriser le rayonnement de chacune des cultures et des langues qui en
sont l'expression,
Considérant le péril qui menace aujourd'hui la diversité linguistique en raison de la mondialisation de la
communication et des tendances à l'utilisation d'une langue unique, avec les risques de
marginalisation des autres langues majeures du monde, voire de disparition des langues de moindre
diffusion, y compris des langues régionales,
Considérant également que l'éducation de la jeunesse, partout dans le monde, implique une sensibilisation
au dialogue entre les cultures, source de tolérance et de respect mutuel,
Considérant en outre que des progrès notables ont été accomplis dans les dernières décennies par les
sciences du langage, mais qu'il n'a pas été tenu suffisamment compte des extraordinaires capacités
des enfants à reproduire les sons à l'âge des "périodes sensibles",
Prenant acte de ce que les aptitudes du jeune enfant à assimiler la phonétique et la grammaire sont
scientifiquement confirmées,
Considérant que ces aptitudes permettent d'acquérir dans le jeune âge une capacité de communication
réelle, passive et active, dans deux langues au moins, quelles qu'elles soient,
1
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
35
Grands programmes
Consciente que l'accès démocratique au savoir passe par la maîtrise de plusieurs langues et que favoriser un
tel accès à tous est un devoir au moment où se développe dans de nombreux pays un enseignement
privé des langues, coûteux et élitiste,
Ayant à l'esprit les résolutions adoptées en faveur de l'éducation bilingue à ses 18e et 19e sessions (1974 et
1976),
Prenant en compte la création par le Conseil exécutif, en octobre 1998, du Comité consultatif pour le
pluralisme linguistique et l'enseignement plurilingue, et la création par le Directeur général, en
1998, de la Division des langues, au sein du Secteur de l'éducation,
1. Recommande aux Etats membres :
(a) de créer les conditions de la création d'un environnement social, intellectuel et médiatique à
caractère international, en vue de favoriser le plurilinguisme ;
(b) de promouvoir à travers une éducation plurilingue un accès démocratique au savoir pour tous les
citoyens, quelle que soit leur langue maternelle et de construire le plurilinguisme ; les stratégies
permettant d'atteindre ces objectifs pourraient inclure :
(i) l'acquisition précoce (jardin d'enfants, école maternelle), en plus de la langue maternelle,
d'une seconde langue, choisie parmi plusieurs options ;
(ii) la poursuite de l'apprentissage de cette seconde langue dans l'enseignement primaire, selon
l'approche véhiculaire, c'est-à-dire en utilisant deux langues pour l'acquisition de
connaissances tout au long du cursus scolaire et jusqu'à l'université ;
(iii) l'apprentissage intensif et transdisciplinaire d'au moins une troisième langue vivante dans
l'enseignement secondaire, de telle façon qu'en fin de scolarité l'élève puisse s'exprimer en
trois langues - ce qui devrait constituer l'éventail normal des connaissances linguistiques
pratiques au XXIe siècle ;
(iv) une évaluation des diplômes de fin d'études secondaires en vue de favoriser une maîtrise des
langues vivantes qui permette la communication et la compréhension ;
(v) un échange international d'instituteurs et de professeurs du secondaire qui offre à ceux-ci un
cadre légal pour aller enseigner leurs disciplines dans les écoles des autres pays, en utilisant
leur propre langue et en permettant ainsi aux élèves d'acquérir des connaissances tout en
apprenant cette langue ;
(vi) la prise en compte dans l'éducation, la formation professionnelle et les entreprises du
réservoir de compétences linguistiques que représentent les langues régionales, les langues
minoritaires là où elles existent et les langues d'origine des migrants ;
(vii) la mise à disposition des enseignants et des autorités éducatives d'un réseau informatique,
ainsi que d'une banque de données, facilitant les échanges d'informations et d'expériences ;
(viii) de mettre en place un comité national et/ou régional d'étude et d'élaboration de propositions
sur le plurilinguisme, afin d'ouvrir le nécessaire dialogue entre les représentants de toutes les
professions et de toutes les disciplines pour leur permettre de dégager les grandes lignes d'une
éducation linguistique adaptée à chaque pays, mais aussi propre à faciliter la communication
internationale, tout en préservant le riche et inaliénable patrimoine linguistique et culturel de
l'humanité ;
(c) de favoriser l'étude des langues des grandes civilisations anciennes et modernes, afin de
sauvegarder et promouvoir les enseignements littéraires ;
2. Invite le Directeur général à saisir de cette question le Comité consultatif pour le pluralisme linguistique
et l'enseignement plurilingue.
13
Premiers rapports spéciaux des Etats membres sur la mise en œuvre de la
Recommandation concernant la condition du personnel enseignant de
l'enseignement supérieur1
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/27,
1. Note que les Etats membres n'ont présenté aucun premier rapport spécial sur les mesures prises par eux
pour mettre en œuvre la Recommandation concernant la condition du personnel enseignant de
l'enseignement supérieur ;
2. Demande instamment aux Etats membres de s'acquitter de leur obligation de présenter un premier
rapport spécial à la Conférence générale dès lors que celle-ci a adopté un instrument normatif ;
1
36
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
Grands programmes
3. Prie le Directeur général de prendre toutes mesures qu'il jugera appropriées pour obtenir ces premiers
rapports spéciaux des Etats membres ;
4. Décide de réexaminer la question à sa 31e session.
14
Troisième Consultation des Etats membres sur l'application de la
Recommandation révisée concernant l'enseignement technique et professionnel (1974)1
La Conférence générale,
Rappelant la décision, prise par le Conseil exécutif (déc. 154 EX/4.3), d'incorporer les grands thèmes
initialement envisagés pour la troisième Consultation sur l'application de la Recommandation
révisée concernant l'enseignement technique et professionnel (1974) dans l'ordre du jour du
deuxième Congrès international sur l'enseignement technique et professionnel (Séoul, avril 1999)
(154 EX/17),
Reconnaissant l'utilité des recommandations du deuxième Congrès international sur l'enseignement
technique et professionnel qui, prenant en compte les défis annoncés pour le XXIe siècle, avec la
mondialisation et la révolution survenue dans les technologies de l'information et de la
communication, vont imprimer une nouvelle orientation, à savoir "l'enseignement et la formation
techniques et professionnels (EFTP) pour tous tout au long de la vie", afin de répondre aux
exigences nouvelles qu'impose la réalisation des objectifs de culture de la paix, de développement
durable et respectueux de l'environnement, de cohésion sociale et de citoyenneté internationale,
Invite le Directeur général à préparer une version actualisée de la Recommandation révisée concernant
l'enseignement technique et professionnel (1974) qui tienne compte des nouvelles tendances
décelées par le deuxième Congrès international sur l'enseignement technique et professionnel, à
communiquer le projet de cette nouvelle version à tous les Etats membres pour consultation au
cours de l'exercice 2000-2001 et à le soumettre, accompagné d'une proposition concernant les
modalités des futures consultations relatives à son application, à la Conférence générale, pour
approbation à sa 31e session.
15
Sixième Consultation des Etats membres sur l'application de la Convention
et de la Recommandation concernant la lutte contre la discrimination
dans le domaine de l'enseignement1
La Conférence générale,
Se référant aux documents 156 EX/21 et 30 C/29 concernant les rapports et les réponses reçus dans le cadre
de la sixième Consultation des Etats membres sur l'application de la Convention et de la
Recommandation concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement,
1. Prend note avec satisfaction des réponses des 57 Etats membres qui ont présenté des rapports dans le
cadre de la sixième Consultation, et dont 31 sont des Etats parties à la Convention concernant la
lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement ;
2. Prend également note des observations reçues d'organisations non gouvernementales (ONG), qui
soulignent leurs préoccupations et fournissent des exemples de leurs activités et projets visant
l'élimination concrète de la discrimination dans le domaine de l'enseignement ;
3. Se félicite des efforts généraux déployés par les Etats membres pour assurer les mêmes chances
d'éducation à tous et en particulier aux femmes et aux filles, aux personnes appartenant à des
minorités, aux réfugiés et aux peuples autochtones ;
4. Réaffirme l'importance de la Convention et de la Recommandation concernant la lutte contre la
discrimination dans le domaine de l'enseignement, ainsi que de l'application de ces textes par les
Etats membres pour que le plein exercice du droit à l'éducation devienne une réalité pour tous ;
5. Note qu'entre janvier 1985 et janvier 1999 le nombre des Etats membres parties à la Convention est
passé de 77 à 87 ;
6. Invite les Etats membres qui ne l'ont pas encore fait à devenir parties à la Convention ;
7. Rappelle que la présentation par les Etats membres de rapports périodiques concernant l'application des
conventions et recommandations adoptées par la Conférence générale est une obligation inscrite
dans l'Acte constitutif et que les Etats parties à la Convention susmentionnée ont, aux termes de
l'article 7 de celle-ci, assumé également l'obligation d'inclure dans leurs rapports à la Conférence
1
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
37
Grands programmes
générale des informations détaillées sur les mesures législatives et autres qu'ils ont prises en vue de
l'application de la Convention ;
8. Rappelle également que la consultation périodique des Etats membres sur l'application de la Convention
et de la Recommandation susmentionnées est destinée à permettre à l'Organisation de déterminer à
la fois la mesure dans laquelle les Etats membres donnent effet à ces instruments et les obstacles
qu'ils rencontrent, et regrette que les pays n'aient pas été plus nombreux à y répondre lors de la
sixième Consultation ;
9. Note avec satisfaction que la sixième Consultation a fourni des renseignements que les Etats membres
peuvent utiliser pour promouvoir l'application de la Convention et de la Recommandation
concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement et assurer une réelle
égalité des chances en matière d'éducation en s'inspirant des exemples les plus efficaces de mesures
prises par différents Etats membres, notamment à l'intention des groupes de population
défavorisés ;
10. Invite les Etats membres à intensifier l'échange des informations rassemblées dans le cadre de la sixième
Consultation ;
11. Invite le Directeur général à faire en sorte que les résultats de cette Consultation puissent être largement
exploités, en particulier en faisant établir et publier un recueil d'exemples de mesures pratiques qui
se sont révélées particulièrement efficaces dans les Etats membres et dans le cadre des activités des
ONG qui ont pris part à la sixième Consultation ;
12. Invite également le Directeur général à renforcer l'action que mène l'UNESCO contre la discrimination
dans le domaine de l'enseignement afin d'assurer la plus large démocratisation possible de
l'éducation, à étudier, en vue de la septième consultation et en coopération avec l'ONU, la
possibilité de créer un mécanisme cohérent de présentation de rapports et de suivi concernant le
droit à l'éducation tel qu'établi dans différentes conventions des Nations Unies sur les droits de
l'homme et à l'informer à sa 31e session des mesures prises à cette fin.
16
Stratégie globale relative à l'éducation aux droits de l'homme1
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/13,
Fait siennes les recommandations du Conseil exécutif concernant la stratégie globale relative à l'éducation
aux droits de l'homme (156 EX/43), qui sont les suivantes :
Stratégie globale de l'UNESCO relative à l'éducation aux droits de l'homme
(a)
Afin de formuler la future stratégie relative à l'éducation aux droits de l'homme, il est nécessaire
d'évaluer les publications de l'UNESCO sur l'éducation et l'information concernant les droits de
l'homme dans le cadre de l'actuelle Stratégie à moyen terme ; ce bilan est capital eu égard à
l'existence de nouvelles technologies de l'information et de la communication et afin d'utiliser au
mieux les réseaux existants - ceux des écoles associées et des chaires UNESCO, notamment. Il
conviendrait d'utiliser davantage l'Internet. Les pages d'accueil de l'UNESCO devraient être
améliorées, par exemple par la création de liens avec les sites du Haut Commissariat des Nations
Unies aux droits de l'homme ainsi que des commissions nationales pour l'UNESCO, des
organisations intergouvernementales et non gouvernementales et des établissements universitaires
et autres institutions.
(b) Le Secrétariat de l'UNESCO devrait instaurer de larges contacts et une vaste coopération avec le
Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.
(c) L'UNESCO devrait poursuivre et renforcer son travail de collecte et de diffusion de matériel
concernant l'éducation aux droits de l'homme ; ces activités devraient être menées en collaboration
étroite avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, le Fonds des Nations
Unies pour l'enfance (UNICEF), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD),
l'Organisation internationale du Travail (OIT) et les autres organismes concernés des Nations
Unies, ainsi qu'avec les organisations non gouvernementales de défense des droits de l'homme. Il
s'agit avant tout de donner la plus grande transparence possible aux procédures de lutte contre les
violations des droits de l'homme en tenant compte des mécanismes déjà mis en place pour veiller
1
38
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
Grands programmes
(d)
(e)
(f)
(g)
(h)
(i)
(j)
(k)
au respect des droits de l'homme aux niveaux mondial et régional, notamment des activités des
organes de suivi des traités des Nations Unies et des procédures de l'UNESCO et de l'OIT.
Ces activités d'information devraient être considérées en liaison étroite avec l'ensemble de
l'éducation aux droits de l'homme, laquelle dépend de la poursuite de la recherche sur ces droits et
débouche sur des actions visant à lutter contre les violations des droits de l'homme, où qu'elles se
produisent. L'accent devrait être mis en particulier sur l'engagement moral des individus en faveur
de l'éducation aux droits de l'homme.
Les décisions prises par le Directeur général entre les première et deuxième réunions du Groupe de
travail temporaire du Conseil exécutif sur l'éducation aux droits de l'homme afin d'améliorer la
coordination des activités en cours dans le domaine de l'éducation et de l'information concernant
les droits de l'homme dans le cadre du projet transdisciplinaire "Vers une culture de la paix" ont été
considérées comme un pas important dans la bonne direction ; le travail conceptuel devra se
poursuivre afin de préciser la valeur intrinsèque et l'importance stratégique de l'éducation aux
droits de l'homme dans le cadre de ce projet. Le nouveau mécanisme de coordination devrait
s'accompagner d'un encadrement intellectuel renforcé. La coordination devrait se faire à un niveau
suffisamment élevé.
Le Groupe de travail temporaire a pris note des délibérations en cours au sujet des méthodes de
travail du Comité sur les conventions et recommandations (CR) ainsi que des activités futures du
Bureau international d'éducation (BIE). Les résultats de ces délibérations auront des effets dont il
faudra tenir compte dans une stratégie future relative à l'éducation aux droits de l'homme.
Les conférences régionales sont un moyen important de développer l'éducation aux droits de
l'homme et de faciliter l'établissement de liens et de contacts entre les spécialistes dans ce domaine.
Ces conférences devraient être préparées par les deux secteurs concernés du Secrétariat. Leurs
résultats devraient faire l'objet d'analyses comparatives.
Pour améliorer les contenus et les méthodes de l'éducation aux droits de l'homme au moyen
d'exemples et de matériels concrets, l'UNESCO devrait mener les activités suivantes :
(i) analyses comparatives des contenus des manuels relatifs aux droits de l'homme ;
(ii) identification des pratiques optimales en matière d'éducation aux droits de l'homme ;
(iii) examen par pays de l'éducation aux droits de l'homme ;
(iv) conception et utilisation d'exercices de simulation en tant qu'outils pédagogiques efficaces,
concernant, par exemple, le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme ou
d'autres organes de suivi des traités des Nations Unies.
Il sera nécessaire de mettre en place une procédure de suivi et d'évaluation dans le domaine de
l'éducation aux droits de l'homme.
Les questions touchant à la diversité culturelle devraient être examinées dans le cadre des débats
visant à améliorer l'éducation aux droits de l'homme. L'UNESCO devrait encourager et aider
davantage les Etats membres à mettre en place des plans nationaux et des points focaux pour
l'éducation aux droits de l'homme, conformément au Plan d'action de la Décennie des Nations
Unies pour l'éducation dans le domaine des droits de l'homme (1995-2004).
L'éducation aux droits de l'homme exige une attention constante et ne devrait pas se limiter à la
célébration de journées, d'années ou de décennies.
Au sujet du mandat et des méthodes de travail du Comité consultatif pour l'éducation à la paix, aux
droits de l'homme, à la démocratie, à la compréhension internationale et à la tolérance, le Groupe
de travail temporaire a souligné l'importance que revêtaient l'existence de cet organe et ses travaux.
Il a formulé les suggestions suivantes :
(i) les membres du Comité consultatif devraient être des spécialistes de l'éducation
conformément aux dispositions de l'article 50.2 du Règlement relatif à la classification
d'ensemble des diverses catégories de réunions convoquées par l'UNESCO, et de l'article 3.1
des Statuts du Comité consultatif lui-même ;
(ii) le Comité consultatif devrait se réunir au moins une fois par an ;
(iii) un mécanisme permanent de retour de l'information devrait être institué pour assurer une
interaction et une communication systématiques entre le Comité consultatif et le Secrétariat ;
(iv) il conviendrait de mieux utiliser l'expertise des membres du Comité consultatif, y compris
entre les réunions de ce dernier ;
(v) de brèves notes analytiques devraient être envoyées en temps utile aux membres du Comité
pour qu'ils puissent en discuter lors de leurs réunions ;
(vi) un réseau d'information devrait être établi entre le Secrétariat et les membres du Comité ainsi
qu'entre ces derniers ;
(vii) il faudrait assurer un échange régulier de documentation entre le Comité consultatif et d'autres
comités dont les mandats concernent des domaines d'activité connexes ;
39
Grands programmes
(l)
17
(viii) chaque Comité devrait être représenté aux réunions des autres comités, afin de garantir une
action concertée et une meilleure circulation de l'information ;
(ix) à chacune de ses réunions, le Comité consultatif devrait arrêter les dates de sa réunion
suivante ;
(x) les minutes des réunions du Comité consultatif devraient être envoyées également aux
Ministères de l'éducation et aux commissions nationales pour l'UNESCO, afin de renforcer
l'impact et la transparence de son action ;
le Groupe de travail temporaire a en outre recommandé que le mandat et les méthodes de travail du
Comité consultatif fassent de nouveau l'objet d'une évaluation lorsque cet organe se serait réuni
deux fois.
Centre Asie-Pacifique d'éducation pour la compréhension internationale1
La Conférence générale,
Réaffirmant qu'il incombe à l'UNESCO et à ses Etats membres de promouvoir l'éducation pour la
compréhension internationale, la justice, la liberté, les droits de l'homme et la paix comme les y
invitent, notamment, la Recommandation de 1974 sur l'éducation pour la compréhension, la
coopération et la paix internationales et l'éducation relative aux droits de l'homme et aux libertés
fondamentales ainsi que la Déclaration et le Cadre d'action intégré concernant l'éducation pour la
paix, les droits de l'homme et la démocratie élaborés par la Conférence internationale de
l'éducation (44e session, 1994), puis approuvés par la Conférence générale de l'UNESCO à sa
28e session en 1995,
Reconnaissant la nécessité de promouvoir la compréhension internationale et interculturelle et l'éducation
pour la paix, la démocratie, les droits de l'homme et le développement durable dans la région AsiePacifique où règne une grande diversité culturelle et où existent des besoins urgents de
développement et de nombreux risques de conflits,
Reconnaissant le besoin pressant d'instituer un mécanisme plus actif de coopération régionale et de
collaboration au service de la recherche-développement, de la formation et de l'information et de la
mise au point de matériels en vue de prêter aux Etats membres de la région une assistance
technique en matière d'éducation pour la compréhension internationale,
Rappelant que la République de Corée lui a soumis, à sa 29e session en 1997, une proposition tendant à la
création sur son territoire, sous l'égide de l'UNESCO, d'un Centre Asie-Pacifique d'éducation pour
la compréhension internationale, dont le financement serait en grande partie assuré par le pays hôte
pendant une période de cinq années,
Notant que la République de Corée a accumulé beaucoup d'expérience, de savoir-faire et d'informations sur
l'éducation pour la compréhension internationale au cours des quelques années qui viennent de
s'écouler, et que la Commission nationale coréenne a été choisie en 1995 pour être le Centre
national d'éducation pour la compréhension internationale chargé de mettre en œuvre les objectifs
et orientations du programme de l'UNESCO en faveur de l'éducation pour la compréhension
internationale,
Notant également que la République de Corée a joué un rôle de premier plan dans la création et le
développement de réseaux régionaux concernant l'éducation pour la compréhension internationale,
notamment le réseau de l'Asie et du Pacifique sur l'éducation à vocation internationale et
l'éducation aux valeurs (APNIEVE) et le réseau Asie-Pacifique d'enseignement de la philosophie
pour la démocratie (APPEND),
Notant en outre les recommandations positives à l'égard de la création du Centre Asie-Pacifique d'éducation
pour la compréhension internationale en République de Corée formulées, d'une part, dans l'étude
de faisabilité réalisée par une équipe d'experts recommandés par l'UNESCO en 1998 et, d'autre
part, par la réunion consultative régionale sur la proposition de création d'un Centre régional
d'éducation pour la compréhension internationale tenue à Séoul le 29 avril 1999, ainsi que le vif
appui apporté par l'APNIEVE à ce sujet,
Considérant que la fonction principale du Centre proposé est de réaliser, dans le cadre de collaborations
régionales, des activités dans le domaine de l'éducation pour la compréhension internationale, et
notamment des activités de recherche-développement, de formation, d'établissement de matériels
didactiques, de diffusion de l'information et d'organisation de conférences internationales et/ou
1
40
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
Grands programmes
séminaires internationaux, et considérant de surcroît que la fourniture des locaux et la prise en
charge des frais de fonctionnement indispensables seront assumés par le pays hôte,
1. Invite le Directeur général à apporter son soutien à l'établissement de ce Centre en République de Corée
et, à cet effet, à l'inscrire dans les axes d'action relatifs à l'éducation pour une culture de la paix,
étant donné son caractère transdisciplinaire ;
2. Invite en outre le Directeur général à prêter l'appui nécessaire à l'établissement de ce Centre en
apportant une aide technique et financière au stade initial de la définition de son organisation et de
la structure de son programme ;
3. Invite les Etats membres à concourir fortement aux activités du Centre et à mettre leur expertise et leurs
ressources à sa disposition sous les formes qu'ils jugeront appropriées.
18
L'éducation physique et le sport pour une culture de la paix1
La Conférence générale,
Ayant à l'esprit le vœu exprimé dans la Charte des Nations Unies de "préserver les générations futures du
fléau de la guerre",
Rappelant la Charte internationale de l'éducation physique et du sport qu'elle a adoptée à sa 19e session
(1978),
Rappelant également sa résolution 27 C/5.16, où elle exprime le vœu d'imprimer un vigoureux renouveau à
l'action de l'UNESCO en matière d'éducation physique et de sport,
1. Fait sien l'Appel lancé lors de la séance de clôture de la Conférence mondiale sur l'éducation et le sport
pour une culture de la paix (Paris, juillet 1999) ;
2. Recommande à la troisième Conférence internationale des ministres et hauts fonctionnaires responsables
de l'éducation physique et du sport, qui doit se tenir du 30 novembre au 3 décembre 1999 à Punta
del Este (Uruguay), d'accorder une attention particulière à cet Appel ;
3. Exhorte les Etats membres, l'UNESCO, le Comité international olympique (CIO), les organisations
intergouvernementales et non gouvernementales et tous les intéressés - dirigeants, amateurs de
sport et médias - à accorder leurs actes à cet Appel, à lui donner suite et à contribuer ainsi au
mouvement mondial visant à instaurer une culture de la paix ;
4. Invite le Directeur général :
(a) à mobiliser l'Organisation, notamment ses bureaux hors Siège, instituts, commissions nationales,
écoles associées et clubs UNESCO, afin de prêter main forte au monde sportif pour la promotion
d'une culture de la paix ;
(b) à étoffer le service compétent du Secrétariat et à renforcer l'action pour une culture de la paix
passant par l'éducation physique et le sport, dans le cadre des systèmes éducatifs tant formels
qu'informels ;
(c) à créer, en coordination avec le Président du CIO, un comité de suivi chargé d'assurer
l'identification et l'exécution des projets dans le cadre de la Décennie internationale de la
promotion d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde.
19
Grand programme II - Les sciences au service du développement2
La Conférence générale
A. Au titre du programme II.1 - Progrès, transfert et partage des connaissance
Suivi de la Conférence mondiale sur la science
1. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce thème afin d'encourager les Etats membres et
toutes les autres parties intéressées à donner vigoureusement suite aux conclusions et
recommandations de la Conférence mondiale sur la science (Budapest, juillet 1999), en particulier
en les aidant à identifier des priorités et à formuler des politiques et stratégies scientifiques et
1
2
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission III à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
41
Grands programmes
technologiques nationales répondant aux besoins de la société et à appliquer ces stratégies en
établissant des partenariats à l'échelle nationale, régionale et internationale ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 990.000 dollars pour les coûts de programme, de
468.000 dollars pour les dépenses de personnel et de 126.400 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Sous-programme II.1.1 - Progrès, transfert et partage des connaissances dans le domaine
des sciences fondamentales et des sciences de l'ingénieur
2. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) de contribuer, en coopération avec les réseaux universitaires concernés, les milieux industriels
et les organisations non gouvernementales compétentes, à améliorer et à renforcer
l'enseignement universitaire en sciences fondamentales et en sciences de l'ingénieur, à
associer les établissements d'enseignement supérieur au processus d'industrialisation sur la
base de technologies perfectionnées et respectueuses de l'environnement et, en collaboration
avec le Secteur de l'éducation, à renouveler l'enseignement scientifique et technologique à
tous les niveaux, en particulier dans les pays en développement, les pays en transition et les
autres pays qui cherchent à s'assurer un développement socio-économique durable ;
(ii) de renforcer les capacités nationales et régionales de recherche en mathématiques, physique et
chimie et dans les domaines interdisciplinaires connexes, en intensifiant la coopération avec
les réseaux et centres internationaux et régionaux compétents ainsi qu'avec les organismes et
institutions scientifiques nationaux spécialisés ;
(iii) de renforcer les capacités nationales et régionales de recherche dans les domaines prioritaires
des sciences biologiques et des biotechnologies, en coopération avec les organisations non
gouvernementales compétentes et les réseaux et centres régionaux et internationaux
concernés ;
(iv) de promouvoir une diffusion et un transfert plus larges des connaissances scientifiques et
techniques aux niveaux international, régional et national, en s'attachant à faire mieux
connaître les progrès des sciences dans les pays en développement et à promouvoir
l'utilisation par ces pays des nouvelles technologies de l'information et de la communication ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 9.232.400 dollars pour les coûts de programme, de
13.061.500 dollars pour les dépenses de personnel et de 1.177.900 dollars pour les coûts indirects
de programme ;
Programme solaire mondial 1996-2005
3. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à cette initiative afin :
(i) de contribuer à la mise en œuvre du Programme solaire mondial 1996-2005 en favorisant, par
une action intersectorielle intégrée, les activités d'information, de recherche, d'éducation et de
formation visant à faciliter une plus large utilisation des sources d'énergie renouvelables et
des technologies adaptées de façon à améliorer les conditions de vie et à promouvoir le
développement durable ;
(ii) d'entreprendre des actions concrètes sur la base de la résolution 53/7 de l'Assemblée générale
des Nations Unies pour faire en sorte que le Programme solaire mondial 1996-2005 devienne
une entreprise conjointe de l'ensemble du système des Nations Unies, afin d'aider les Etats
membres, particulièrement en Afrique, à élaborer et mettre en oeuvre des projets novateurs
d'utilisation des énergies renouvelables ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 1.255.000 dollars pour les coûts de programme, de
593.200 dollars pour les dépenses de personnel et de 160.100 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Sous-programme II.1.2 - Progrès, transfert et partage des connaissances en sciences sociales
et humaines
4. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) d'améliorer l'enseignement universitaire, les capacités de recherche et la coopération
internationale dans le domaine des sciences sociales en renforçant et en développant les
42
Grands programmes
réseaux UNITWIN/chaires UNESCO, en encourageant les activités de renforcement des
capacités à l'intention des jeunes spécialistes des sciences sociales et de la ville qui travaillent
dans les domaines relevant de MOST et en entretenant une étroite collaboration avec les
organisations non gouvernementales régionales et internationales ;
(ii) de favoriser le transfert et le partage des connaissances en sciences sociales en poursuivant le
développement du Centre d'échange d'information de MOST et de ses publications sur les
pratiques exemplaires pour la formulation de politiques, en entretenant une étroite
collaboration avec les organisations non gouvernementales dans le domaine de l'information
et du partage des données et en publiant la Revue internationale des sciences sociales et le
Rapport mondial sur les sciences sociales, ainsi que par le biais de la banque de données
DARE sur les établissements de recherche et de formation en sciences sociales ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 3.122.000 dollars pour les coûts de programme, de
3.299.800 dollars pour les dépenses de personnel et de 194.300 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
B. Au titre du programme II.2 - Sciences, environnement et développement socio-économique
Promouvoir des approches intégrées de l'environnement et du développement
5. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce thème afin d'améliorer la qualité et la
cohérence de la contribution de l'UNESCO à la mise en œuvre d'Action 21, des conventions
relatives à l'environnement, du Plan d'action de Copenhague et des autres plans d'action mondiaux
ainsi qu'au suivi de la Conférence mondiale sur la science, en approfondissant les approches
intégrées grâce à une coopération accrue entre les cinq programmes intergouvernementaux et avec
les activités pertinentes dans les domaines de l'éducation, des sciences, de la culture et de la
communication ; et en continuant de renforcer la coopération avec les organisations du système des
Nations Unies et les organisations non gouvernementales compétentes ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 280.000 dollars pour les coûts de programme, de
132.400 dollars pour les dépenses de personnel et de 35.700 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Sous-programme II.2.1 -
Sciences de la terre, gestion du système terrestre et atténuation
des risques naturels
6. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) de promouvoir une gestion moderne du système terrestre, la coopération internationale et le
renforcement des capacités en matière de sciences de la terre dans le cadre du Programme
international de corrélation géologique (PICG), en développant l'utilisation des géodonnées
modernes, de la télédétection et des systèmes d'information géographique (SIG), en mettant
en oeuvre des projets concertés et des cours de formation dans le domaine des sciences de la
terre et en réalisant une étude de faisabilité sur l'élaboration d'un programme Géoparcs de
l'UNESCO pour mettre en valeur le patrimoine géologique ;
(ii) de continuer à développer les activités tendant à réduire la vulnérabilité aux catastrophes tant
naturelles qu'anthropogènes dans le cadre du suivi de la Décennie internationale de la
prévention des catastrophes naturelles (DIPCN), l'accent étant mis sur les mécanismes d'alerte
précoce et de sensibilisation du public ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 1.988.000 dollars pour les coûts de programme, de
5.028.500 dollars pour les dépenses de personnel et de 253.600 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Sous-programme II.2.2 -
Les sciences de l'environnement et le programme sur L'homme et
la biosphère (MAB)
7. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) de contribuer à promouvoir des politiques et pratiques rationnelles en vue de la conservation
de la biodiversité, de la gestion durable des écosystèmes et de l'utilisation judicieuse des
43
Grands programmes
ressources naturelles, par la mise en œuvre de la Stratégie de Séville et du Cadre statutaire
des réserves de biosphère ;
(ii) d'améliorer la connaissance de la fonction des écosystèmes et des biens et services qu'ils
fournissent, en particulier par des programmes de recherche en collaboration, le renforcement
des capacités humaines et institutionnelles et une plus large diffusion de l'information
scientifique ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 3.480.000 dollars pour les coûts de programme, de
6.584.600 dollars pour les dépenses de personnel et de 444.000 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Sous-programme II.2.3 - Hydrologie et mise en valeur des ressources en eau dans un environnement
vulnérable
8. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en oeuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) de renforcer, dans le cadre de la cinquième phase du Programme hydrologique international
(PHI), les capacités des Etats membres à planifier et mettre en œuvre des projets de gestion
durable des ressources en eau en consolidant le rôle consultatif utile pour la formulation de
politiques que les comités nationaux du PHI jouent auprès de leur gouvernement dans le
domaine scientifique, en renforçant les capacités scientifiques nationales et en améliorant le
mécanisme directeur du Programme ;
(ii) d'améliorer la connaissance des processus physiques et biologiques qui régissent le
fonctionnement du système hydrologique en vue d'atténuer les catastrophes liées à l'eau et de
déterminer les répercussions des changements et de la variabilité climatiques dans diverses
zones ;
(iii) de mettre en place, pour les conflits liés à l'eau, des systèmes d'appui aux négociations
reposant sur une approche participative des parties prenantes en vue de définir des
conceptions communes et de résoudre les conflits ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 2.760.000 dollars pour les coûts de programme, de
3.601.900 dollars pour les dépenses de personnel et de 352.100 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Environnement et développement des régions côtières et des petites îles
9. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce projet intersectoriel afin de contribuer au
développement durable des régions côtières et des petites îles, notamment en consolidant les
activités intersectorielles exécutées dans le cadre des projets pilotes, en développant les activités de
formation et de renforcement des capacités par le biais des chaires UNESCO interdisciplinaires, et
en dégageant de l'expérience acquise un ensemble de pratiques éclairées applicables dans différents
contextes ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 1.550.000 dollars pour les coûts de programme, de
1.852.900 dollars pour les dépenses de personnel et de 197.800 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Développement humain pour des conditions d'existence viables dans le Pacifique
10. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan de travail correspondant à ce projet intersectoriel en vue de renforcer les
capacités des petits Etats insulaires du Pacifique d'élaborer des solutions leur permettant de faire
face aux questions de la pauvreté, du déclin des zones rurales et de l'immigration urbaine, et de
promouvoir l'acquisition des savoirs et des aptitudes nécessaires pour assurer des conditions
d'existence viables et gérer le changement social et culturel ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 300.000 dollars pour les coûts de programme, de
141.800 dollars pour les dépenses de personnel et de 38.300 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
44
Grands programmes
Sous-programme II.2.4 -
Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO (COI)
11. Invite le Directeur général à veiller à l'équilibre de la répartition géographique du personnel du
Secrétariat de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) et, en particulier, au
recrutement de scientifiques africains ;
12. Prie l'Assemblée de la COI d'instaurer un système qui permette aux scientifiques des pays en
développement d'être équitablement représentés au sein du Conseil exécutif de la Commission ;
13. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) de poursuivre le développement des sciences de la mer et de leurs applications sur une base
intégrée en vue de réduire les incertitudes concernant les processus côtiers et océaniques, en
particulier en mettant en place le Système mondial d'observation de l'océan (GOOS) et le
Programme de gestion intégrée des zones côtières (ICAM) et en développant les capacités
scientifiques nationales et régionales d'intégration des résultats aux fins du développement
durable, notamment dans les groupes de pays prioritaires pour l'UNESCO, l'Afrique - en vue
d'assurer le suivi de la Conférence panafricaine sur la gestion intégrée des zones côtières dans
une perspective durable (PACSICOM) - et les pays les moins avancés ;
(ii) de définir, dans le cadre des conventions mondiales relatives à la mer, à l'environnement et au
climat, les caractéristiques des océans et des zones côtières qui assurent la pérennité du
système d'entretien de la vie sur terre, ainsi que les facteurs qui influent sur l'évolution du
climat mondial, en particulier par le biais de nouveaux axes de recherche et de nouvelles
activités de renforcement des capacités, afin d'améliorer les composantes des systèmes
d'observation et d'élaborer des mécanismes institutionnels permettant de mieux appliquer les
conventions ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 2.960.000 dollars pour les coûts de programme, et de
3.666.300 dollars pour les dépenses de personnel ;
Sous-programme II.2.5 -
Transformations sociales et développement
14. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) sur la base des décisions du Conseil exécutif concernant l'évaluation à mi-parcours du
programme MOST, d'aider à améliorer la formulation des politiques de développement
social, en consolidant les principaux projets et réseaux constitués dans le cadre de ce
programme, en tirant de leurs travaux un ensemble structuré d'enseignements et en élaborant
une stratégie pour les communiquer aux décideurs ;
(ii) de promouvoir des approches novatrices de lutte contre l'extrême pauvreté, fondées sur le
soutien des initiatives prises par les pauvres eux-mêmes et l'identification des mesures
d'accompagnement nécessaires pour leur assurer un impact durable, en collaboration
notamment avec les institutions de microfinancement ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 2.646.000 dollars pour les coûts de programme, de
8.578.400 dollars pour les dépenses de personnel et de 164.700 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Les villes : gestion des transformations sociales et de l'environnement
15. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce projet pour achever la mise en œuvre des
actions pilotes en cours, axées sur l'amélioration simultanée de l'environnement urbain et des
conditions de vie dans des zones périurbaines défavorisées, et en dégager des leçons transférables
dans d'autres contextes ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 338.800 dollars pour les coûts de programme, de
308.700 dollars pour les dépenses de personnel et de 21.100 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
C. Au titre du programme II.3 - Philosophie, éthique et sciences humaines
16. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce programme afin :
45
Grands programmes
(i)
d'encourager la mise en œuvre, par les Etats membres, des principes énoncés dans la
Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l'homme et de promouvoir la
réflexion internationale sur les questions éthiques liées à l'avancée des sciences et des
techniques, dans le cadre notamment du Comité international de bioéthique et de la
Commission mondiale d'éthique des connaissances scientifiques et des technologies ;
(ii) de promouvoir le rôle de la philosophie et des sciences humaines dans l'analyse des processus
contemporains et de leur impact sur les modes et les outils de la pensée, par le biais
notamment de la coopération avec les organisations non gouvernementales œuvrant dans ces
domaines, et de promouvoir le statut et la portée de l'éducation philosophique en tant que
composante de l'éducation à l'éthique et outil d'apprentissage de la démocratie ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 2.300.000 dollars pour les coûts de programme, de
2.095.400 dollars pour les dépenses de personnel et de 143.100 dollars pour les coûts indirects de
programme.
20
Déclaration sur la science et l'utilisation du savoir scientifique et
Agenda pour la science - Cadre d'action1
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/15,
Fait siens la Déclaration sur la science et l'utilisation du savoir scientifique et l'Agenda pour la science
- Cadre d'action reproduits en annexe à la présente résolution2.
Annexe I - Déclaration sur la science et l'utilisation du savoir scientifique
Préambule
1. Nous vivons tous sur la même planète et faisons
partie de la biosphère. Nous reconnaissons maintenant que nous sommes dans une situation
d'interdépendance croissante et que notre avenir
est indissociable de la préservation des systèmes
de maintien de la vie sur l'ensemble du globe et de
la perpétuation de toutes les formes de vie. Les
nations et les scientifiques du monde entier
doivent prendre conscience qu'il est urgent
d'utiliser de manière responsable les connaissances
émanant de tous les domaines de la science pour
satisfaire les besoins et les aspirations des êtres
humains, sans mésuser de ce savoir. Nous
cherchons à établir une collaboration active
englobant tous les domaines scientifiques, à savoir
les sciences naturelles, telles que sciences
physiques et biologiques et sciences de la terre, les
sciences biomédicales et les sciences de
l'ingénieur, ainsi que les sciences sociales et
humaines. Alors que le Cadre d'action met l'accent
sur les promesses et le dynamisme des sciences
naturelles, mais aussi sur les éventuelles
conséquences néfastes qui peuvent résulter de
l'application de celles-ci, ainsi que sur la nécessité
de comprendre leur impact sur la société et leurs
relations avec elle, l'engagement envers la science
et les défis et responsabilités énoncés dans la
présente Déclaration concernent tous les domaines
scientifiques. Toutes les cultures peuvent
contribuer au savoir scientifique universel. Les
sciences doivent être au service de l'humanité tout
entière ; elles doivent contribuer à donner à tous
1
2
46
une compréhension plus approfondie de la nature
et de la société, à leur assurer une meilleure qualité
de vie et à offrir aux générations présentes et
futures un environnement durable et sain.
2. Le savoir scientifique a engendré des innovations
remarquables qui ont été très bénéfiques pour le
genre humain. L'espérance de vie s'est considérablement accrue et l'on a découvert comment
traiter de nombreuses maladies. La production
agricole a augmenté notablement dans de nombreuses régions du monde pour répondre aux
besoins croissants des populations. Les progrès
technologiques et l'utilisation de nouvelles sources
d'énergie ont donné à l'humanité la possibilité de
se libérer de tâches pénibles et ont également
permis la mise au point d'une gamme complexe et
de plus en plus diversifiée de produits et de
procédés industriels. Les technologies fondées sur
les nouvelles méthodes de communication, de
traitement de l'information et de calcul sont
porteuses de possibilités et de défis sans précédent
pour les scientifiques et pour la société dans son
ensemble. Le développement continu des connaissances scientifiques sur l'origine, le fonctionnement et l'évolution de l'univers et de la vie fournit
à l'humanité des approches conceptuelles et pratiques qui exercent une influence profonde sur ses
comportements et ses perspectives.
3. Parallèlement à leurs bienfaits évidents, l'exploitation des acquis scientifiques et le développement
et l'élargissement des activités humaines ont aussi
entraîné une dégradation de l'environnement et
provoqué des catastrophes technologiques en
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission III à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
Ces textes étaient présentés à la Conférence générale à la suite de leur adoption par la Conférence mondiale sur la science
organisée à Budapest sous l'égide de l'UNESCO et du Conseil international pour la science (CIUS), du 26 juin au 1er juillet
1999.
Grands programmes
même temps que contribué au déséquilibre social
ou à l'exclusion. Par exemple, le progrès scientifique a rendu possible la fabrication d'engins de
guerre sophistiqués, qu'il s'agisse d'armes
classiques ou de destruction massive. L'occasion
se présente aujourd'hui d'appeler à la réduction du
volume des ressources consacrées à la conception
et à la fabrication de nouveaux armements et
d'encourager à la reconversion, au moins partielle,
des installations de production et de recherche
militaires à des fins civiles. L'Assemblée générale
des Nations Unies a proclamé l'an 2000 Année
internationale de la culture de la paix et l'an 2001
Année des Nations Unies pour le dialogue entre
les civilisations afin de poser les jalons d'une paix
durable ; la communauté scientifique peut et doit
jouer un rôle essentiel dans ce processus, aux côtés
d'autres secteurs de la société.
4. Aujourd'hui, alors que s'annoncent des avancées
scientifiques d'une ampleur sans précédent, le
besoin se fait sentir d'un débat démocratique
vigoureux et éclairé sur la production et l'utilisation du savoir scientifique. La communauté
scientifique et les décideurs devraient mettre à
profit ce débat pour renforcer la confiance et le
soutien publics apportés à la science. Pour faire
face aux problèmes éthiques, sociaux, culturels,
environnementaux, économiques et de santé, ainsi
qu'aux problèmes d'égalité entre les sexes, il est
indispensable d'intensifier les efforts interdisciplinaires associant les spécialistes des sciences
naturelles et sociales. Le renforcement du rôle de
la science, pour qu'elle contribue à l'édification
d'un monde plus équitable, prospère et viable,
nécessite un engagement à long terme de tous les
acteurs, publics et privés, à travers l'accroissement
des investissements, la révision des priorités
d'investissement en conséquence, ainsi que le
partage des connaissances scientifiques.
5. La plupart des bienfaits de la science sont
inégalement répartis du fait des asymétries structurelles existant entre les pays, les régions et les
groupes sociaux et entre les sexes. Alors que les
connaissances scientifiques sont devenues un
facteur essentiel de la production de richesses, leur
répartition est devenue plus inégale. Ce qui distingue les pauvres des riches - cela vaut pour les
individus comme pour les pays -, c'est non
seulement qu'ils ont moins de ressources, mais
aussi qu'ils sont largement exclus de la création et
des bénéfices des connaissances scientifiques.
6. Nous, participants à la Conférence mondiale sur
"La science pour le XXIe siècle : un nouvel
engagement", réunis à Budapest (Hongrie) du
26 juin au 1er juillet 1999 sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la
science et la culture (UNESCO) et du Conseil
international pour la science (CIUS) :
Considérant :
7. l'état actuel des sciences naturelles, les perspectives qui s'offrent à elles, l'impact qu'elles ont eu et
les attentes qu'elles suscitent dans la société,
8. que la science doit, au XXIe siècle, devenir une
valeur de partage et de solidarité au bénéfice de
tous les peuples, qu'elle offre de puissants moyens
de comprendre les phénomènes naturels et sociaux
9.
10.
11.
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13.
14.
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16.
17.
18.
19.
20.
et sera probablement appelée à jouer un rôle plus
grand encore à l'avenir, à mesure que seront mieux
comprises les relations toujours plus complexes
qui existent entre la société et l'environnement,
que les connaissances scientifiques sont de plus en
plus nécessaires aux décideurs publics et privés, et
en particulier que la science doit jouer un rôle
important dans la formulation des politiques et des
règlements,
que l'accès au savoir scientifique à des fins
pacifiques, dès le plus jeune âge, fait partie du
droit à l'éducation, qui est un droit de tout homme
et de toute femme, et que l'enseignement des
sciences est indispensable au développement
humain, à la création d'une capacité scientifique
endogène et à la formation de citoyens actifs et
informés,
que la recherche scientifique et ses applications
peuvent avoir des retombées importantes pour la
croissance économique et le développement
humain durable, notamment pour la diminution de
la pauvreté, et que le progrès de l'humanité
deviendra plus que jamais tributaire de la production, de la diffusion et de l'utilisation du savoir
dans des conditions équitables,
que la recherche scientifique est l'une des principales forces de progrès dans les domaines de la
santé et de la protection sociale et qu'une utilisation accrue du savoir scientifique est susceptible
d'améliorer considérablement l'état de santé des
êtres humains,
le processus actuel de mondialisation et le rôle
stratégique qu'y jouent les connaissances scientifiques et technologiques,
l'urgence qu'il y a à réduire l'écart entre les pays en
développement et les pays développés en améliorant les capacités et les infrastructures scientifiques des pays en développement,
que la révolution de l'information et de la communication offre de nouveaux moyens, plus efficaces,
de mettre en commun les connaissances scientifiques et de faire progresser l'enseignement et la
recherche,
qu'il est important, pour la recherche et l'enseignement scientifiques, que l'information et les
données appartenant au domaine public soient
pleinement et librement accessibles,
le rôle que jouent les sciences sociales dans
l'analyse des transformations sociales liées aux
innovations scientifiques et technologiques ainsi
que dans la recherche de solutions aux problèmes
engendrés par ces processus,
les recommandations des grandes conférences
convoquées par les organisations du système des
Nations Unies et par d'autres organisations, ainsi
que celles des réunions liées à la Conférence
mondiale sur la science,
que la recherche scientifique et l'utilisation du
savoir scientifique doivent respecter les droits de
l'homme et la dignité des êtres humains, en conformité avec la Déclaration universelle des droits de
l'homme et à la lumière de la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de
l'homme,
que certaines applications de la science peuvent
porter préjudice aux personnes ainsi qu'à la
société, à l'environnement et à la santé humaine,
47
Grands programmes
21.
22.
23.
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27.
28.
voire menacer la survie de l'espèce humaine, et
que la contribution de la science est indispensable
à la cause de la paix et du développement, ainsi
qu'à la sûreté et à la sécurité mondiales,
qu'il incombe tout particulièrement aux scientifiques et aux autres acteurs principaux de chercher
à prévenir les applications de la science qui sont
contraires à l'éthique ou ont des conséquences
néfastes,
la nécessité de pratiquer et d'appliquer les sciences
conformément à des prescriptions éthiques
appropriées, élaborées à l'issue d'un débat public
plus vaste,
que les travaux scientifiques et l'utilisation du
savoir scientifique doivent respecter et préserver
les formes de vie dans toute leur diversité, ainsi
que les systèmes de maintien de la vie sur notre
planète,
qu'il existe historiquement un déséquilibre dans la
participation des hommes et des femmes à toutes
les activités liées à la science,
que des obstacles s'opposent à la participation
pleine et entière d'autres groupes des deux sexes,
notamment les personnes handicapées, les peuples
autochtones et les minorités ethniques, ci-après
dénommés groupes défavorisés,
que les savoirs traditionnels et locaux, qui sont
l'expression dynamique d'une certaine perception
et compréhension du monde, peuvent apporter, et,
historiquement, ont apporté une précieuse contribution à la science et à la technologie et qu'il faut
préserver, protéger, promouvoir et étudier ce patrimoine culturel et ces connaissances empiriques,
qu'une nouvelle relation entre la science et la
société s'impose pour résoudre des problèmes
mondiaux aussi urgents que la pauvreté, la
dégradation de l'environnement, l'insuffisance des
soins de santé publique et l'insécurité de l'approvisionnement alimentaire et en eau, notamment
lorsqu'ils sont liés à la croissance démographique,
la nécessité d'un vigoureux engagement des
gouvernements, de la société civile et du secteur
productif en faveur de la science, et d'un engagement tout aussi vigoureux des scientifiques en
faveur du bien-être de la société,
Proclamons ce qui suit :
1. La science pour le savoir ; le savoir
pour le progrès
29. De par sa fonction, la démarche scientifique est un
questionnement systématique et approfondi de la
nature et de la société qui débouche sur des
connaissances nouvelles. Ces dernières, facteurs
d'enrichissement éducatif, culturel et intellectuel,
sont à la source d'avancées technologiques et de
bienfaits économiques. La promotion de la
recherche fondamentale et appliquée est essentielle
si l'on veut réaliser un développement et un
progrès endogènes.
30. Les gouvernements devraient, par le biais de leurs
politiques scientifiques nationales, et en jouant le
rôle de catalyseurs afin de faciliter l'interaction et
la communication entre les différents acteurs,
reconnaître le rôle fondamental de la recherche
scientifique dans l'acquisition du savoir, la formation des scientifiques et l'éducation du public. La
recherche scientifique financée par le secteur privé
48
est devenue un facteur crucial du développement
socio-économique mais ceci n'enlève rien à la
nécessité d'une recherche financée à l'aide de
fonds publics. Les deux secteurs devraient œuvrer
en étroite collaboration et de façon complémentaire pour le financement de la recherche
visant des objectifs à long terme.
2. La science pour la paix
31. La pensée scientifique consiste, par essence, à
savoir examiner les problèmes sous différents
angles et à rechercher des explications aux phénomènes naturels et sociaux, en les soumettant
constamment à une analyse critique. La science
s'appuie ainsi sur une libre réflexion critique,
essentielle à la démocratie. Partageant depuis
toujours une tradition qui transcende l'appartenance nationale, religieuse ou ethnique, la communauté scientifique devrait promouvoir, comme le
proclame l'Acte constitutif de l'UNESCO, la
"solidarité intellectuelle et morale de l'humanité",
qui est le fondement d'une culture de la paix. La
collaboration des scientifiques du monde entier
apporte une contribution constructive et précieuse
à la sécurité globale et au développement de
rapports pacifiques entre différentes nations, sociétés et cultures et pourrait favoriser l'adoption de
nouvelles mesures en faveur du désarmement, y
compris dans le domaine nucléaire.
32. Les gouvernements et la société en général
devraient avoir conscience que les sciences naturelles et sociales et la technologie doivent être
utilisées comme des instruments permettant de
parer aux causes profondes et aux conséquences
des conflits. Les investissements dans la recherche
scientifique sur ces questions devraient augmenter.
3. La science pour le développement
33. Aujourd'hui, plus que jamais, la science et ses
applications sont indispensables au développement. Les gouvernements, à tous les niveaux, et le
secteur privé devraient, par des programmes d'éducation et de recherche appropriés, soutenir plus
activement la mise en place d'une capacité scientifique et technologique adéquate et équitablement
répartie, socle indispensable d'un développement
économique, social, culturel et respectueux de
l'environnement. Cette mesure revêt une urgence
particulière pour les pays en développement. Le
développement technologique doit reposer sur des
bases scientifiques solides et s'orienter résolument
vers des modes de production propres et sans
danger, une utilisation des ressources plus
efficiente, et des produits plus respectueux de
l'environnement. La science et la technologie
doivent aussi s'orienter résolument vers de
meilleures perspectives d'emploi et une
amélioration de la compétitivité et de la justice
sociale. Il faut accroître les investissements en
science et en technologie visant aussi bien à
réaliser ces objectifs qu'à permettre de mieux
connaître et protéger les ressources naturelles, la
biodiversité et les systèmes de maintien de la vie
sur la planète. Le but doit être de tendre vers des
stratégies de développement durable grâce à
l'intégration des dimensions économique, sociale,
culturelle et environnementale.
Grands programmes
34. Enseigner la science au sens large du terme, sans
discrimination, à tous les niveaux et par tous les
moyens appropriés, est une condition essentielle
de la démocratie et du développement durable.
Depuis quelques années, on a commencé à
prendre, à l'échelle mondiale, des mesures visant à
promouvoir l'éducation de base pour tous. Il est
indispensable de reconnaître pleinement le rôle
fondamental que jouent les femmes dans l'application des progrès scientifiques à la production
alimentaire et aux soins de santé et de faire des
efforts pour leur permettre de mieux comprendre
les avancées de la science dans ces domaines. C'est
sur cette base qu'il faut édifier l'enseignement
scientifique et les programmes de diffusion et de
vulgarisation de la science. Les groupes marginalisés requièrent toujours une attention particulière à cet égard. Il est plus que jamais
nécessaire de développer l'acquisition des connaissances scientifiques de base, dans toutes les
cultures et tous les secteurs de la société ainsi que
les capacités de raisonnement et les compétences
pratiques et de sensibiliser les populations aux
valeurs éthiques afin d'améliorer leur participation
à la prise des décisions concernant l'application
des nouvelles connaissances. Le progrès scientifique confère une importance particulière au rôle
joué par les universités dans la promotion et la
modernisation de l'enseignement des sciences et sa
coordination à tous les niveaux du système
éducatif. Dans tous les pays, et en particulier les
pays en développement, il est nécessaire de
renforcer la recherche scientifique dans les
programmes d'enseignement supérieur, y compris
au niveau du troisième cycle universitaire, en
tenant compte des priorités nationales.
35. La coopération régionale et internationale devrait
appuyer la constitution de capacités scientifiques
de façon à assurer un développement équitable et à
élargir le champ et l'utilisation de la créativité
humaine sans discrimination d'aucune sorte à
l'égard de pays, de groupes ou d'individus. La
coopération entre pays développés et pays en
développement doit respecter les principes du
plein et libre accès à l'information, de l'équité et
des bénéfices mutuels. Tous les efforts de
coopération devraient tenir dûment compte de la
diversité des traditions et des cultures. Il incombe
au monde développé de promouvoir des activités
de partenariat avec les pays en développement et
les pays en transition dans le domaine scientifique.
Il est particulièrement important d'aider les petits
Etats et les pays les moins avancés à mettre sur
pied une masse critique d'activités nationales de
recherche scientifique, par le biais de la coopération régionale et internationale. La présence de
structures scientifiques telles que les universités
est un élément indispensable à la formation des
scientifiques dans leur propre pays afin qu'ils
puissent ensuite y faire carrière. Il faudrait par ce
moyen, et par d'autres, créer des conditions propices à la réduction de l'exode des compétences,
voire à l'inversion de la tendance. Aucune mesure
ne devrait toutefois restreindre la libre circulation
des scientifiques.
36. Le progrès scientifique implique le recours à
diverses modalités de coopération aux niveaux
intergouvernemental, gouvernemental et non gouvernemental et entre ces niveaux, à savoir : projets
multilatéraux ; réseaux de recherche, y compris
l'établissement de réseaux Sud-Sud ; partenariats
associant les communautés scientifiques des pays
développés et des pays en développement afin de
répondre aux besoins de tous les pays et de leur
permettre de progresser ; octroi de bourses et de
subventions et promotion de la recherche en
coopération ; programmes visant à faciliter
l'échange de connaissances ; mise en place de
centres de recherche scientifique de réputation
internationale, en particulier dans les pays en
développement ; accords internationaux pour la
promotion, l'évaluation et le financement conjoints
de mégaprojets qu'il faut mettre à la portée du plus
grand nombre ; panels internationaux chargés de
l'évaluation scientifique de problèmes complexes ;
accords internationaux pour la promotion de la
formation au plus haut niveau. De nouvelles
initiatives de collaboration interdisciplinaire
doivent être lancées. Il faudrait accentuer le caractère international de la recherche fondamentale en
accroissant sensiblement le soutien en faveur des
projets de recherche à longue échéance et des
projets internationaux conjoints, notamment ceux
d'intérêt mondial. Il conviendrait à cet égard de
prêter tout particulièrement attention à la nécessité
d'assurer la continuité du soutien de la recherche.
L'accès des scientifiques des pays en développement aux équipements et programmes devrait être
activement facilité et ouvert à tous selon le critère
de la valeur scientifique. L'utilisation des
technologies de l'information et de la communication, en particulier au moyen des réseaux, doit
être développée en vue de favoriser la libre circulation des connaissances. Il faut, dans le même
temps, veiller à ce que l'utilisation de ces
technologies ne conduise pas à nier ou minimiser
la richesse des diverses cultures et des différents
modes d'expression.
37. Pour que tous les pays puissent satisfaire aux
objectifs définis dans la présente Déclaration, il
conviendrait en premier lieu, parallèlement aux
actions internationales, d'arrêter des stratégies et
de mettre en place des dispositifs institutionnels et
des systèmes financiers au niveau national, ou de
revoir ceux qui existent, afin, dans ce nouveau
contexte, d'accroître le rôle des sciences dans le
développement durable. Les éléments ci-après sont
importants à cet égard : une politique nationale
scientifique à long terme qui serait élaborée de
concert avec les principaux acteurs publics et
privés ; le soutien à l'enseignement des sciences et
à la recherche scientifique ; le développement de
la coopération entre institutions de R-D, universités et entreprises dans le cadre des systèmes
nationaux d'innovation ; la création et le fonctionnement d'institutions nationales chargées de l'évaluation et de la gestion des risques, de la réduction
de la vulnérabilité, de la sécurité et de la santé ;
des mesures d'incitation pour favoriser l'investissement, la recherche et l'innovation. Les parlements et les gouvernements devraient être invités à
fournir une assise juridique, institutionnelle et
économique au développement des capacités
scientifiques et technologiques dans les secteurs
49
Grands programmes
public et privé et à faciliter l'interaction de ces
deux secteurs. Le processus de prise de décisions
et d'établissement des priorités dans le domaine
scientifique devrait faire partie intégrante de la
planification globale du développement et de la
formulation de stratégies de développement
durable. Dans ce contexte, la récente initiative des
grands pays créanciers du G8 d'engager un
processus de réduction de la dette de certains pays
en développement devrait favoriser un effort
conjoint des pays en développement et des pays
développés pour la mise en place de mécanismes
appropriés permettant le financement de la science
afin de renforcer les systèmes nationaux et régionaux de recherche scientifique et technologique.
38. D'une part, l'accès aux données et à l'information
est indispensable au travail scientifique et à la
transformation des résultats de la recherche
scientifique en avantages tangibles pour la société
et, d'autre part, il faut protéger de façon adéquate
les droits de propriété intellectuelle à l'échelle
mondiale. Des mesures devraient être prises pour
renforcer les liens mutuellement profitables entre
la protection des droits de propriété intellectuelle
et la diffusion des connaissances scientifiques. Il
faut étudier la portée, l'étendue et l'application des
droits de propriété intellectuelle dans l'optique de
la production, de la diffusion et de l'utilisation
équitables des connaissances. Il faut également
poursuivre l'élaboration de cadres juridiques
nationaux appropriés pour tenir compte des
besoins spécifiques des pays en développement
ainsi que des savoirs traditionnels et de leurs
sources et produits, afin d'en garantir la reconnaissance et de leur assurer une protection adéquate reposant sur le consentement donné en
connaissance de cause par les propriétaires coutumiers ou traditionnels de ces savoirs.
4. La science dans la société et la science
pour la société
39. La pratique de la recherche scientifique et
l'utilisation du savoir qui en découle devraient
toujours viser le bien-être de l'humanité, y compris
la lutte contre la pauvreté, et respecter la dignité et
les droits des êtres humains ainsi que l'environnement planétaire, sans jamais perdre de vue la
responsabilité qui est la nôtre envers les générations présentes et futures ; un nouvel engagement de toutes les parties concernées en faveur de
ces importants principes s'impose.
40. Il faudrait assurer la libre circulation de l'information relative à toutes les utilisations et
conséquences possibles des nouvelles découvertes
et technologies afin que leurs dimensions éthiques
puissent être débattues comme il convient. Chaque
pays devrait prendre les mesures voulues pour
traiter des aspects éthiques de la pratique de la
science et de l'utilisation du savoir scientifique et
de ses applications. Ces mesures devraient
comprendre des garanties de procédure pour traiter
de manière équitable et réceptive les divergences
d'opinion et ceux qui les expriment. La Commission mondiale d'éthique des connaissances scientifiques et des technologies de l'UNESCO pourrait
offrir pour cela un cadre de dialogue adéquat.
50
41. Tous les scientifiques devraient s'engager à
respecter des normes éthiques rigoureuses et il
faudrait établir, sur la base des normes pertinentes
énoncées dans les instruments internationaux
relatifs aux droits de l'homme, un code de déontologie à l'usage des professions scientifiques. La
responsabilité sociale des chercheurs exige qu'ils
respectent des normes très rigoureuses de qualité
et d'intégrité scientifique, diffusent leurs connaissances, participent au débat public et forment les
jeunes générations. Il conviendrait que les pouvoirs publics respectent leur action en ce sens. Les
programmes
d'enseignement
des
sciences
devraient inclure l'éthique scientifique, ainsi
qu'une formation concernant l'histoire, la
philosophie et l'impact culturel de la science.
42. L'égalité d'accès à la science ne répond pas
seulement à un impératif social et éthique du
développement humain, elle est aussi indispensable si l'on veut exploiter pleinement le potentiel
des communautés scientifiques dans le monde
entier et faire tendre le progrès scientifique vers la
satisfaction des besoins de l'humanité. Il faudrait
s'efforcer de remédier d'urgence aux difficultés
rencontrées par les femmes, qui représentent plus
de la moitié de la population mondiale, pour
accéder aux carrières scientifiques, les poursuivre,
y obtenir de l'avancement et participer à la prise
des décisions relatives à la science et à la
technologie. Il est également urgent de s'attaquer
aux difficultés qui empêchent la participation
pleine et efficace des groupes défavorisés.
43. Les gouvernements et les scientifiques du
monde entier devraient se pencher sur les
problèmes complexes posés par le mauvais état de
santé de certaines populations et sur les inégalités
croissantes qui existent entre les pays et entre les
communautés au sein d'un même pays en matière
de santé, afin d'améliorer le niveau de celle-ci, de
faire en sorte qu'elle soit plus équitablement partagée et de mieux garantir à tous des soins de qualité
dans ce domaine. Il faudrait à cette fin avoir
recours à l'éducation, tirer parti des progrès scientifiques et technologiques, établir de solides
partenariats à long terme entre toutes les parties
prenantes et mettre en oeuvre des programmes
pour ce faire.
*
* *
44. Nous, participants à la Conférence mondiale sur
"La science pour le XXIe siècle : un nouvel
engagement", nous engageons à ne ménager aucun
effort pour promouvoir le dialogue entre la
communauté scientifique et la société, éliminer
toute discrimination relative à l'enseignement
scientifique et à la répartition des bienfaits de la
science, agir en coopération et dans le respect des
règles éthiques, dans nos sphères de responsabilité
respectives, renforcer la culture scientifique et son
application à des fins pacifiques dans le monde
entier, et promouvoir l'utilisation du savoir
scientifique en faveur du bien-être des populations
et d'une paix et d'un développement durables, en
tenant compte des principes sociaux et éthiques
énoncés ci-dessus.
Grands programmes
45. Nous considérons que le document de la
Conférence intitulé Agenda pour la science Cadre d'action est l'expression concrète d'un
nouvel engagement en faveur de la science et peut
servir de guide stratégique à un partenariat au sein
du système des Nations Unies et entre tous ceux
qui participeront à l'entreprise scientifique dans les
années à venir.
46. En conséquence, nous adoptons la présente
Déclaration sur la science et l'utilisation du savoir
scientifique et souscrivons d'un commun accord à
l'Agenda pour la science - Cadre d'action, instrument qui permettra d'atteindre les buts énoncés
dans cette Déclaration et demandons à l'UNESCO
et au CIUS de soumettre ces deux documents, la
première organisation à sa Conférence générale et
la seconde à son Assemblée générale. L'Assemblée
générale des Nations Unies sera également saisie
de ces documents. L'objet de cette démarche est de
permettre à l'UNESCO et au CIUS de déterminer
et de mettre en oeuvre des activités de suivi dans
le cadre de leurs programmes respectifs et de
mobiliser le soutien de tous les partenaires, en
particulier ceux appartenant au système des
Nations Unies, afin de renforcer la coordination et
la coopération internationales dans le domaine de
la science.
Annexe II - Agenda pour la science - Cadre d'action
Préambule
1. Nous, participants à la Conférence mondiale sur la
science pour le XXIe siècle : un nouvel engagement, réunis à Budapest (Hongrie) du 26 juin au
1er juillet 1999 sous l'égide de l'Organisation des
Nations Unies pour l'éducation, la science et la
culture (UNESCO) et du Conseil international
pour la science (CIUS), déclarons ce qui suit :
2. La réalisation des objectifs que sont la paix internationale et le bien-être commun du genre humain
est l'un des buts les plus élevés et les plus nobles
de nos sociétés. La création de l'UNESCO et du
CIUS, il y a plus d'un demi-siècle, fut le symbole
de la détermination internationale à réaliser ces
objectifs grâce à l'instauration de relations entre
les peuples du monde dans les domaines de la
science, de l'éducation et de la culture.
3. Ces objectifs sont aujourd'hui aussi actuels qu'il y
a cinquante ans. Toutefois, si l'on a, en un demisiècle, beaucoup amélioré les moyens de les
réaliser grâce aux progrès scientifiques et technologiques, les moyens de les menacer et de les
compromettre se sont également accrus. Dans le
même temps, le contexte politique, économique,
social, culturel et environnemental a lui aussi
considérablement changé et le rôle des sciences
(les sciences naturelles telles que la physique, les
sciences de la terre et les sciences biologiques, les
sciences biomédicales, les sciences de l'ingénieur
et les sciences sociales et humaines) dans ce
nouveau contexte a besoin d'être défini et assumé
collectivement ; c'est pourquoi un nouvel engagement est justifié.
Ayant adopté la Déclaration sur la science et
l'utilisation du savoir scientifique, et nous étant
inspirés de la Note d'introduction à l'Agenda pour
la science - Cadre d'action,
4. Nous approuvons d'un commun accord le présent
Agenda pour la science - Cadre d'action, qui
constitue un corpus de principes directeurs et un
instrument d'action permettant d'atteindre les
objectifs proclamés dans la Déclaration.
5. Nous considérons que les principes directeurs
pour l'action énoncés ci-après indiquent la
conduite à tenir pour faire face aux problèmes et
aux défis de la recherche scientifique et tirer parti
des possibilités qui s'offrent à elle et pour favoriser
les partenariats existants et en créer de nouveaux,
au niveau tant national qu'international, entre tous
les acteurs de l'entreprise scientifique. Il faudra
que ces efforts et partenariats de recherche soient
conformes aux besoins, aux aspirations et aux
valeurs du genre humain ainsi qu'au respect de la
nature et des générations futures, dans la quête
d'une paix durable, de l'équité et du développement durable.
1. La science pour le savoir ; le savoir
pour le progres
6. Nous nous engageons à travailler à l'enrichissement du savoir. Nous voulons que ce savoir soit
au service du genre humain dans son ensemble et
qu'il apporte une meilleure qualité de vie aux
générations actuelles et futures.
1.1 Rôle de la recherche fondamentale
7. Chaque pays devrait viser à se doter d'établissements scientifiques de haut niveau capables de
mener ou d'offrir des activités de recherche et de
formation dans des domaines spécifiques. Les pays
qui ne sont pas en mesure de créer de tels établissements devraient recevoir le soutien nécessaire de
la part de la communauté internationale, par le
biais de partenariats et de la coopération.
8. La recherche scientifique devrait s'appuyer sur un
cadre juridique approprié aux niveaux national et
international. La liberté d'opinion et la protection
des droits de la propriété intellectuelle sont particulièrement importants à cet égard.
9. Il conviendrait que les groupes et établissements
de recherche ainsi que les organisations non gouvernementales compétentes renforcent leur coopération aux niveaux régional et international afin
de : faciliter la formation scientifique ; partager
des installations coûteuses ; favoriser la diffusion
de l'information scientifique ; échanger des
connaissances et des données scientifiques, notamment entre pays développés et pays en développement, et s'attaquer ensemble à des problèmes
d'intérêt mondial.
10. Les universités devraient veiller à ce que, dans
toutes les disciplines scientifiques, les programmes
mettent l'accent aussi bien sur l'enseignement et la
recherche que sur les synergies entre les deux, et
incluent la recherche dans l'enseignement scientifique. Les techniques de communication et des
éléments de sciences sociales devraient aussi être
inclus dans la formation des scientifiques.
51
Grands programmes
11. Dans le nouveau contexte créé par la mondialisation accrue et l'établissement de réseaux
internationaux, non seulement de nouvelles possibilités s'offrent aux universités, mais encore cellesci se trouvent-elles confrontées à de nouveaux
défis. Elles jouent par exemple un rôle de plus en
plus important dans le système d'innovation. Les
universités sont chargées de former le personnel
hautement qualifié de l'avenir et de donner à leurs
étudiants les capacités nécessaires pour traiter des
problèmes mondiaux. Elles doivent aussi faire
preuve de flexibilité et actualiser régulièrement
leurs connaissances. Les universités des pays
développés et des pays en développement
devraient intensifier leur coopération, notamment
par le biais d'accords de jumelage. L'UNESCO
pourrait à cet égard faire office de centre
d'échange d'information et de facilitateur.
12. Il est instamment demandé aux pays donateurs et
aux organismes des Nations Unies de resserrer leur
coopération afin d'améliorer la qualité et
l'efficacité de l'aide qu'ils apportent à la recherche
dans les pays en développement. Leurs efforts
conjugués devraient privilégier le renforcement
des systèmes nationaux de recherche, compte tenu
des priorités et politiques scientifiques nationales.
13. Les organisations professionnelles de scientifiques, telles que les académies nationales et internationales, les unions scientifiques et les sociétés
savantes, ont un rôle important à jouer dans la
promotion de la recherche ; c'est pourquoi elles
mériteraient d'être largement reconnues et de
recevoir une aide publique en conséquence. Il
conviendrait de les encourager à promouvoir la
coopération internationale sur des questions
d'intérêt universel. Il faudrait également les encourager à se faire les championnes de la liberté
d'expression des scientifiques.
1.2 Les secteurs public et privé
14. Les gouvernements devraient, pour déterminer les
besoins de leur pays, faire appel à des mécanismes
de concertation auxquels participeraient tous les
secteurs et acteurs concernés, et soutenir prioritairement la recherche publique qui est nécessaire
pour accomplir des progrès dans les différents
domaines, en garantissant un financement stable à
cet effet. Les parlements devraient adopter des
mesures et voter des crédits budgétaires en
conséquence.
15. Les gouvernements et le secteur privé devraient
trouver un juste équilibre entre les divers mécanismes de financement de la recherche scientifique
et il conviendrait d'explorer ou de favoriser de
nouvelles possibilités de financement par des
systèmes appropriés de réglementation et d'incitation, en ayant recours à des partenariats entre le
public et le privé basés sur des formules souples,
les gouvernements garantissant l'accessibilité aux
connaissances qui en découleraient.
16. Un dialogue étroit devrait s'instaurer entre les
donateurs et les bénéficiaires de fonds pour la
science et la technologie (S&T). L'université, les
instituts de recherche et l'industrie devraient
resserrer leurs liens de coopération ; il conviendrait en outre de favoriser le financement des
projets de S&T qui permettent de faire progresser
52
les connaissances et de renforcer l'industrie fondée
sur la science.
1.3 La mise en commun de l'information et
des connaissances scientifiques
17. Les scientifiques, les établissements de recherche,
les sociétés savantes à vocation scientifique et les
autres organisations non gouvernementales
compétentes devraient s'engager à collaborer
davantage à l'échelon international, y compris en
échangeant leurs connaissances et leurs compétences. Les initiatives visant à faciliter l'accès des
scientifiques et des établissements des pays en
développement aux sources d'information scientifique devraient être tout particulièrement encouragées et soutenues. Des initiatives visant à
intégrer pleinement les femmes scientifiques et
d'autres groupes défavorisés du Sud et du Nord
aux réseaux scientifiques devraient être mises en
œuvre. Dans ce contexte, des efforts devraient être
faits pour rendre accessibles les résultats de la
recherche financée par des fonds publics.
18. Les pays dotés des compétences nécessaires
devraient œuvrer en faveur du partage et du
transfert des connaissances, notamment en apportant leur soutien à des programmes spécialement
destinés à la formation des scientifiques du monde
entier.
19. Il conviendrait, avec l'aide des pays développés, de
faciliter la publication et la plus large diffusion des
résultats de la recherche scientifique menée dans
les pays en développement, ce grâce à la formation, à l'échange d'information et au développement de services bibliographiques et de systèmes
d'information satisfaisant mieux les besoins des
communautés scientifiques à travers le monde.
20. Les établissements de recherche et d'enseignement
devraient tenir compte des nouvelles technologies
de l'information et de la communication, évaluer
leur impact et favoriser leur utilisation, par
exemple en développant l'édition électronique et
en créant des environnements virtuels de recherche
et d'enseignement ou des bibliothèques numériques. Les programmes d'enseignement des
sciences devraient être adaptés afin de prendre en
compte l'impact de ces nouvelles technologies sur
le travail scientifique. Il faudrait envisager la
création d'un programme international d'enseignement scientifique et professionnel sur l'Internet
qui, associé au système traditionnel, permettrait de
pallier les lacunes de l'infrastructure éducative et
de dispenser un enseignement scientifique de
haute qualité jusque dans des régions éloignées.
21. La communauté des chercheurs devrait se
concerter régulièrement avec celles des éditeurs,
des bibliothécaires et des spécialistes des technologies de l'information pour veiller à ce que l'évolution du système électronique d'information ne
fasse pas perdre à la littérature scientifique son
authenticité et son intégrité. Comme la diffusion et
le partage des connaissances scientifiques constituent un élément essentiel de la recherche, les
gouvernements et les organismes de financement
devraient veiller à ce que les budgets de la
recherche couvrent les infrastructures nécessaires
et autres coûts. Des cadres juridiques appropriés
doivent également être établis.
Grands programmes
2. La science pour la paix et le développement
22. Aujourd'hui, les sciences naturelles et sociales et
leurs applications sont plus que jamais indispensables au développement. La coopération entre les
scientifiques de la planète apporte une contribution précieuse et constructive à la sécurité mondiale et à l'instauration de rapports pacifiques entre
les différentes nations, sociétés et cultures.
2.1 La science et la satisfaction des besoins
essentiels des êtres humains
23. Dans tous les pays, la recherche expressément
destinée à satisfaire les besoins essentiels de la
population devrait constituer un volet permanent
du programme de développement. Lorsqu'ils
définissent leurs priorités de recherche, les pays en
développement et les pays en transition devraient
analyser non seulement leurs besoins et leurs
insuffisances en matière de capacités et d'information scientifiques, mais aussi leurs points forts
dans les domaines du savoir, des savoir-faire, ainsi
que des ressources humaines et naturelles au
niveau local.
24. Pour qu'un pays soit en mesure de satisfaire les
besoins essentiels de sa population, l'enseignement
scientifique et technologique est une nécessité
stratégique. Cet enseignement devrait apprendre
aux élèves et aux étudiants à résoudre des problèmes spécifiques et à répondre aux besoins de la
société en mettant en œuvre leurs connaissances et
leurs compétences scientifiques et technologiques.
25. Les pays industrialisés devraient coopérer avec les
pays en développement dans le cadre de projets
scientifiques et technologiques qu'ils auraient
définis ensemble et qui répondraient aux problèmes fondamentaux de la population des pays en
développement. Des études d'impact devraient être
réalisées avec soin afin de garantir une meilleure
planification et exécution des projets de
développement. Le personnel affecté à ces projets
devrait recevoir une formation en rapport avec ses
tâches.
26. Tous les pays devraient partager leurs
connaissances scientifiques et coopérer afin de
réduire, lorsque cela est possible, les carences en
matière de santé à travers le monde. Chaque pays
devrait évaluer et définir des améliorations
sanitaires prioritaires en fonction de sa propre
situation. Il convient d'établir des programmes
nationaux et régionaux de recherche visant à
réduire les disparités existant dans ce domaine
entre les communautés, par exemple en collectant
des données épidémiologiques et autres données
statistiques solides et en faisant connaître les
meilleures pratiques en la matière à ceux qui sont
susceptibles de les utiliser.
27. Il conviendrait d'étudier des mécanismes de
financement de la science qui soient novateurs et
d'un bon rapport coût-efficacité, permettant de
surcroît à plusieurs pays de mettre en commun
leurs ressources et de conjuguer leurs efforts en
matière de S&T, en vue de confier la mise en
œuvre de ces mécanismes à des institutions
compétentes aux niveaux régional et international.
Des réseaux d'échange de personnel, aussi bien
Nord-Sud que Sud-Sud, devraient être mis en
place. Ils devraient être conçus de manière à
encourager les scientifiques à faire profiter leur
propre pays de leurs compétences.
28. Les pays donateurs, les organisations non
gouvernementales et intergouvernementales et les
organismes du système des Nations Unies
devraient renforcer leurs programmes relatifs à la
science afin de s'attaquer aux problèmes urgents
de développement, comme il est indiqué dans le
présent Agenda pour la science, tout en continuant
à assurer un haut niveau de qualité à ces
programmes.
2.2 La science, l'environnement et
le développement durable
29. Les gouvernements, les organismes des Nations
Unies concernés, la communauté scientifique et les
établissements privés et publics de financement de
la recherche devraient lancer ou renforcer, en tant
que de besoin, des programmes nationaux, régionaux et mondiaux de recherche sur l'environnement, dont certains devraient être axés sur le
renforcement des capacités. Les domaines de
recherche qui requièrent une attention particulière
comprennent les questions relatives à l'eau douce
et au cycle hydrologique, les variations et les
changements climatiques, les océans, les zones
côtières, les régions polaires, la biodiversité, la
désertification, le déboisement, les cycles biogéochimiques et les risques naturels. Les objectifs des
programmes internationaux de recherche menés
actuellement sur l'environnement mondial
devraient être vigoureusement poursuivis dans le
cadre d'Action 21 et des plans d'action adoptés par
les conférences mondiales. Il faut favoriser la
coopération entre pays voisins ou pays connaissant
une situation écologique analogue pour résoudre
des problèmes environnementaux communs.
30. Toutes les composantes du système terrestre
doivent être systématiquement surveillées sur le
long terme ; ce qui exige que les gouvernements et
le secteur privé apportent un soutien accru au
développement des systèmes mondiaux d'observation de l'environnement. Pour assurer l'efficacité
des programmes de surveillance continue, il est
absolument essentiel que les données de l'observation soient largement disponibles.
31. Tous les grands acteurs concernés, y compris le
secteur privé, doivent promouvoir vigoureusement
la recherche interdisciplinaire associant sciences
naturelles et sciences sociales aux fins de l'étude
de la dimension humaine du changement de
l'environnement mondial, notamment de ses effets
sur la santé, et d'une meilleure compréhension des
conditions à respecter pour assurer la pérennité
des systèmes naturels. Une collaboration entre
spécialistes des sciences naturelles, spécialistes
des sciences sociales et politiques, économistes et
démographes est également nécessaire pour mieux
cerner la notion de consommation durable.
32. Le savoir scientifique moderne et le savoir
traditionnel devraient être associés plus étroitement dans des projets interdisciplinaires portant
sur les liens entre culture, environnement et
développement dans des domaines tels que la
conservation de la diversité biologique, la gestion
des ressources naturelles, la compréhension des
risques naturels et l'atténuation de leurs consé-
53
Grands programmes
quences. Les collectivités locales et d'autres
acteurs concernés devraient intervenir dans ces
projets. Il incombe aux scientifiques, à titre tant
individuel que collectif, d'expliquer en des termes
clairs ces problèmes et les moyens dont la science
dispose pour jouer un rôle décisif dans leur
solution.
33. Les gouvernements, en collaboration avec les
universités et les établissements d'enseignement
supérieur, et avec le concours des institutions
compétentes du système des Nations Unies,
devraient développer et améliorer les moyens
d'éducation, de formation et de mise en valeur des
ressources humaines dans le domaine des sciences
de l'environnement, en tirant également parti du
savoir traditionnel et local. Des efforts particuliers
devront être faits à cet égard dans les pays en
développement avec la collaboration de la
communauté internationale.
34. Tous les pays devraient mettre l'accent sur le
renforcement des capacités en matière d'évaluation
des risques et de la vulnérabilité, sur les moyens
d'alerte rapide concernant les catastrophes
naturelles de courte durée tout comme les risques à
long terme de changement environnemental, de
même que sur une meilleure préparation et
adaptation aux catastrophes, sur les mesures visant
à en atténuer les effets et sur l'intégration de la
gestion des catastrophes dans la planification du
développement national. Il importe toutefois de ne
pas perdre de vue que nous vivons dans un monde
complexe, caractérisé par une incertitude quant à
l'évolution à long terme. Les décideurs doivent en
tenir compte et, par conséquent, favoriser
l'élaboration de nouvelles stratégies de prévision et
d'observation. Le principe de précaution est un
principe directeur important face aux inévitables
incertitudes scientifiques, surtout dans les cas où
l'on peut craindre des conséquences potentiellement irréversibles ou catastrophiques.
35. La recherche scientifique et technique sur les
technologies propres et respectueuses de l'environnement, le recyclage, les ressources énergétiques renouvelables et l'utilisation efficiente de
l'énergie devrait recevoir un vigoureux soutien des
secteurs public et privé aux niveaux national et
international. Les organisations internationales
compétentes, notamment l'UNESCO et l'Organisation des Nations Unies pour le développement
industriel (ONUDI), devraient favoriser la
constitution d'une bibliothèque virtuelle, libre
d'accès, sur les technologies de la durabilité.
2.3 La science et la technologie
36. Les autorités nationales et le secteur privé
devraient soutenir les partenariats entre l'université
et l'industrie, auxquels participeraient également
des instituts de recherche et des petites, moyennes
et micro-entreprises, dans le but de promouvoir
l'innovation et de recueillir plus rapidement les
dividendes de la science dans l'intérêt de tous les
participants.
37. Les programmes d'enseignement des sciences et de
la technologie devraient contribuer à l'adoption
d'une démarche scientifique pour la solution des
problèmes. Il faudrait promouvoir la coopération
entre l'université et l'industrie afin de favoriser
54
l'enseignement des sciences de l'ingénieur et la
formation professionnelle continue, de mieux
répondre aux besoins des entreprises et d'accroître
le soutien des entreprises au secteur de l'éducation.
38. Les pays devraient adopter les meilleures pratiques
pour faire progresser l'innovation de la manière la
mieux adaptée à leurs besoins et à leurs
ressources. L'innovation n'est plus un processus
linéaire découlant d'une seule et unique avancée
de la science ; elle exige une approche systémique
nécessitant des partenariats, des liaisons entre de
nombreux domaines de connaissance et un
processus continu de rétroaction entre de
nombreux acteurs. Il serait par exemple possible
de mettre en place des centres de recherche en
coopération et des réseaux de recherche, des
"pépinières" d'entreprises de pointe et des pôles de
recherche ainsi que des organismes de transfert et
de conseil au service des petites et moyennes
entreprises. Des mesures spéciales, et notamment
des initiatives visant à encourager la création de
systèmes nationaux d'innovation assurant la liaison
entre science et technologie, devraient être prises
en tenant compte des changements économiques et
technologiques mondiaux. La politique scientifique devrait favoriser l'intégration des connaissances à des activités sociales et productives. Il est
impératif de traiter la question de la production
endogène de technologies en partant des problèmes propres aux pays en développement, ce qui
implique que ces pays disposent de ressources
suffisantes pour leur permettre de créer à leur tour
des technologies.
39. Il conviendrait d'accélérer les transferts de technologie propres à promouvoir le développement
industriel, économique et social, en favorisant la
mobilité des spécialistes entre les universités et les
entreprises, d'une part, et entre les pays, de l'autre,
ainsi que par le biais de réseaux de recherche et de
partenariats interentreprises.
40. Les gouvernements et les établissements d'enseignement supérieur devraient, avec le soutien de la
coopération internationale, mettre davantage
l'accent sur l'enseignement des sciences de
l'ingénieur, l'enseignement technologique et l'enseignement professionnel, y compris par la formation permanente. De nouveaux types de programmes d'enseignement conformes aux exigences
des employeurs et attractifs pour les jeunes
devraient être définis. Afin d'atténuer l'incidence
négative du déséquilibre des flux migratoires de
personnel qualifié des pays en développement vers
les pays développés, ainsi que pour conserver un
enseignement et une recherche de haute qualité
dans les pays en développement, l'UNESCO
pourrait susciter des rapports plus équilibrés et
plus étroits entre les personnels de S&T du monde
entier ainsi que la mise en place dans les pays en
développement d'un enseignement et d'infrastructures de recherche de niveau mondial.
2.4 L'enseignement scientifique
41. Les gouvernements devraient accorder la plus
haute priorité à l'amélioration de l'enseignement
scientifique à tous les niveaux, en veillant particulièrement à éliminer les effets de la discrimination entre les sexes et de la discrimination envers
Grands programmes
42.
43.
44.
45.
46.
47.
48.
49.
les groupes défavorisés, ainsi qu'à la
sensibilisation du public et à la vulgarisation de la
science. Des mesures doivent être prises pour
favoriser la formation professionnelle des
enseignants et des éducateurs face au changement
et des efforts particuliers devraient être accomplis
pour remédier au manque d'enseignants et
d'éducateurs dûment formés pour enseigner les
sciences, surtout dans les pays en développement.
Les professeurs de sciences à tous les niveaux et le
personnel qui assure un enseignement scientifique
informel devraient avoir accès à une formation
continue qui leur permette d'actualiser leurs
connaissances et, ainsi, de s'acquitter le mieux
possible de leurs tâches éducatives.
L'évolution des besoins éducatifs de nos sociétés
exige que les systèmes éducatifs nationaux
révisent les programmes d'études, les méthodes et
les ressources pédagogiques en veillant à l'égalité
entre les sexes et en tenant compte de la diversité
culturelle. Il y a lieu de faciliter la recherche
concernant l'enseignement des sciences et de la
technologie aux niveaux national et international
en créant des centres spécialisés dans le monde
entier et en les mettant en réseau, avec la
coopération de l'UNESCO et d'autres organisations internationales compétentes.
Les établissements d'enseignement devraient
encourager les étudiants à participer à la prise des
décisions relatives à l'éducation et à la recherche.
Les gouvernements devraient apporter un soutien
accru aux programmes régionaux et internationaux
d'enseignement supérieur et aux réseaux d'établissements d'enseignement supérieur et d'études
du troisième cycle, en veillant spécialement à la
coopération Nord-Sud et à la coopération SudSud, qui constituent d'importants moyens d'aider
tous les pays, surtout les petits pays et les pays les
moins avancés, à consolider leur potentiel scientifique et technologique.
Les organisations non gouvernementales devraient
jouer un rôle majeur dans le partage des
expériences concernant l'enseignement et l'apprentissage des sciences.
Les établissements d'enseignement devraient
initier aux sciences les élèves ou étudiants qui
suivent d'autres filières. Ils devraient également
proposer des possibilités d'éducation permanente
dans le domaine des sciences.
Les gouvernements, les organisations internationales et les organismes professionnels compétents devraient mettre en place - ou développer
lorsqu'ils existent - des programmes de formation à
l'intention des journalistes scientifiques, des spécialistes de la communication et de toutes les
personnes qui contribuent à sensibiliser le public à
la science. Il faudrait envisager de créer un
programme international qui viserait à rendre la
culture scientifique et les connaissances fondamentales en science accessibles à tous, en diffusant, sous une forme aisément compréhensible, des
apports scientifiques et technologiques appropriés,
propices au développement des communautés
locales.
Les autorités nationales et les organismes de
financement devraient promouvoir le rôle
important que peuvent jouer les musées et les
centres scientifiques dans l'éducation du public en
science. Compte tenu des ressources limitées des
pays en développement, il faudrait largement
utiliser l'enseignement à distance pour compléter
les modes existants d'enseignement formel et non
formel.
2.5 La science pour la paix et la résolution
des conflits
50. Les principes de base de la paix et de la
coexistence devraient être intégrés aux programmes d'études à tous les niveaux de
l'enseignement. Les étudiants en sciences
devraient aussi être amenés à prendre conscience
de la responsabilité qui leur incombe de ne pas
utiliser le savoir et les compétences scientifiques
pour des activités qui mettent en danger la paix et
la sécurité.
51. Les organismes de financement publics et privés
devraient renforcer ou mettre en place des
établissements de recherche effectuant des travaux
interdisciplinaires sur la paix et les applications
pacifiques de la science et de la technologie.
Chaque pays devrait veiller à conduire de tels
travaux, que ce soit au plan national ou en
participant à des activités internationales. L'aide
publique et privée à la recherche sur les causes et
les conséquences des guerres et sur la prévention
et le règlement des conflits devrait être accrue.
52. Des ressources financières publiques et privées
devraient être allouées aux secteurs de la science
et de la technologie s'occupant directement des
problèmes qui sont à la racine de conflits
potentiels, tels que l'utilisation de l'énergie, la
concurrence pour la possession de ressources et la
pollution de l'air, du sol et de l'eau.
53. Les secteurs militaire et civil, et notamment les
scientifiques et les ingénieurs, devraient
rechercher ensemble des solutions aux problèmes
engendrés par l'accumulation des stocks d'armes et
des mines terrestres.
54. On devrait favoriser le dialogue entre les
représentants de l'Etat, la société civile et les
scientifiques, afin que les dépenses militaires
diminuent et que la science soit moins orientée
vers les applications militaires.
2.6 Les politiques scientifiques
55. Il conviendrait d'adopter des politiques nationales
qui prévoient un appui constant et à long terme à
la S&T aux fins suivantes : renforcement du
potentiel humain, création d'établissements scientifiques, amélioration et modernisation de l'enseignement des sciences, intégration de la science
dans la culture nationale, développement des infrastructures et promotion des capacités en matière de
technologie et d'innovation.
56. Il conviendrait de mettre en œuvre des politiques
scientifiques et technologiques qui tiennent
expressément compte de l'utilité sociale, de la
paix, de la diversité culturelle et des différences
entre les sexes. Des mécanismes de participation
bien conçus devraient être institués pour faciliter
le débat démocratique sur les choix en matière de
politique scientifique. Les femmes devraient participer activement à l'élaboration de ces politiques.
55
Grands programmes
57. Tous les pays devraient systématiquement analyser
et étudier les politiques scientifiques et technologiques, en tenant compte des opinions de tous les
secteurs intéressés de la société, y compris les
jeunes, afin de définir des stratégies à court et à
long terme qui débouchent sur un développement
socio-économique rationnel et équitable. Il faudrait étudier la possibilité de publier un Rapport
mondial sur la technologie qui viendrait compléter
le Rapport mondial sur la science de l'UNESCO,
et présenterait un ensemble de points de vue
représentatifs au niveau mondial en ce qui
concerne l'impact de la technologie sur les systèmes sociaux et la culture.
58. Les gouvernements devraient apporter leur soutien
à des programmes d'études supérieures sur la
politique scientifique et technologique et les
aspects sociaux de la science. Des programmes de
formation sur les questions juridiques et éthiques
et les réglementations régissant la R-D dans des
domaines stratégiques tels que les technologies de
l'information et de la communication, la diversité
biologique et les biotechnologies devraient être
créés à l'intention des scientifiques et des
spécialistes concernés. Les dirigeants et décideurs
scientifiques devraient pouvoir bénéficier régulièrement de sessions de formation et de recyclage
pour être en mesure de faire face à l'évolution des
besoins de la société contemporaine dans les
domaines de la science et de la technologie.
59. Les gouvernements devraient favoriser la création
ou le perfectionnement de services statistiques
nationaux capables de fournir, sur l'enseignement
scientifique et les activités de R-D, des données
fiables, ventilées par sexe et par groupe défavorisé,
qui sont indispensables à la prise de décisions
efficaces dans le domaine de la science et de la
technologie. Les pays en développement devraient
recevoir à cet égard le soutien de la communauté
internationale, en faisant appel aux compétences
techniques de l'UNESCO et d'autres organisations
internationales.
60. Les gouvernements des pays en développement et
des pays en transition devraient améliorer le statut
des professions scientifiques, enseignantes et
techniques et s'employer résolument à améliorer
leurs conditions de travail, à les mettre mieux à
même de retenir les scientifiques qualifiés et à
susciter de nouvelles carrières dans les domaines
scientifiques et techniques. Ils devraient aussi
créer des programmes nouveaux ou promouvoir
ceux qui existent déjà afin d'établir une
collaboration avec les scientifiques, ingénieurs et
technologues qui ont quitté leur pays pour émigrer
vers des pays développés.
61. Les gouvernements devraient s'efforcer de faire
plus systématiquement appel aux compétences des
experts scientifiques lors de la prise des décisions
concernant les processus de transformation économique et technologique. L'apport des scientifiques
devrait faire partie intégrante des programmes
d'aide à l'innovation ou des dispositions prises en
vue du développement ou de la restructuration
industriels.
62. Dans un monde complexe, l'avis des scientifiques
est de plus en plus nécessaire à la prise de
décisions politiques éclairées. Par conséquent, les
56
scientifiques et les organismes scientifiques
devraient considérer qu'il est de leur responsabilité
majeure de fournir des avis scientifiques indépendants, dans toute la mesure de leurs connaissances.
63. Les gouvernements devraient, à tous les niveaux,
établir et évaluer régulièrement des mécanismes
garantissant en temps utile l'accès aux meilleurs
avis possibles émis par la communauté scientifique, en faisant appel à un éventail suffisamment
large des meilleures sources d'expertise. Ces mécanismes devraient être ouverts, objectifs et transparents. Les gouvernements devraient publier ces
avis scientifiques de manière qu'ils soient accessibles au grand public.
64. Les gouvernements devraient, en coopération avec
les institutions du système des Nations Unies et les
organisations scientifiques internationales, renforcer les processus consultatifs scientifiques internationaux dont l'apport est indispensable pour
réunir un consensus intergouvernemental aux
niveaux régional et mondial sur les politiques à
suivre et pour assurer l'application des conventions
régionales et internationales.
65. Tous les pays devraient protéger les droits de
propriété intellectuelle tout en reconnaissant que
l'accès aux données et aux informations est
indispensable au progrès scientifique. Lors de
l'élaboration d'un cadre juridique international
approprié, l'Organisation mondiale de la propriété
intellectuelle (OMPI), en collaboration avec les
organisations internationales compétentes, devrait
étudier en permanence la question des monopoles
du savoir et l'Organisation mondiale du commerce
(OMC) devrait, à l'occasion de nouvelles
négociations de l'Accord sur les aspects des droits
de propriété intellectuelle qui touchent au
commerce (ADPIC), prévoir dans cet accord des
instruments destinés à financer le progrès
scientifique dans les pays du Sud avec la pleine
participation de la communauté scientifique. A cet
égard, les programmes internationaux du CIUS et
les cinq programmes scientifiques intergouvernementaux de l'UNESCO devraient jouer le rôle de
catalyseurs, notamment en améliorant la compatibilité des modalités de collecte et de traitement
des données et en facilitant l'accès au savoir
scientifique.
3. La science dans la société et la science
pour la société
66. La pratique de la recherche scientifique et
l'utilisation du savoir scientifique devraient
toujours avoir pour objectif le bien-être du genre
humain, être respectueuses de la dignité des êtres
humains et de leurs droits fondamentaux, et
prendre pleinement en considération notre responsabilité commune à l'égard des générations futures.
3.1 Les impératifs sociaux et la dignité humaine
67. Les gouvernements, les organisations internationales et les établissements de recherche devraient
favoriser une recherche interdisciplinaire visant
expressément à identifier, comprendre et résoudre
les problèmes humains ou sociaux urgents, en
fonction des priorités du pays concerné.
68. Tous les pays devraient encourager et soutenir la
recherche en sciences sociales afin de mieux
Grands programmes
comprendre et gérer les tensions qui caractérisent
les relations entre la science et la technologie
d'une part, et les différentes sociétés et leurs
institutions de l'autre. Les transferts de technologies devraient s'accompagner d'une analyse de
leur éventuel impact sur les populations et la
société.
69. Les établissements d'enseignement devraient être
dotés de structures et de programmes d'études
ouverts et souples, afin de pouvoir s'adapter aux
nouveaux besoins de la société. Les moyens
devraient être donnés aux jeunes scientifiques de
connaître et de comprendre les problèmes sociaux,
et de pouvoir dépasser leur propre domaine de
spécialisation.
70. Les programmes d'enseignement universitaire
destinés aux étudiants en sciences devraient
prévoir des activités de terrain rattachant leurs
études aux réalités et aux besoins sociaux.
3.2 Questions d'éthique
71. L'éthique et la responsabilité de la science
devraient faire partie intégrante de l'enseignement
et de la formation dispensés à tous les
scientifiques. Il importe d'inculquer aux étudiants
une attitude positive de réflexion, d'éveil et de
sensibilisation aux dilemmes éthiques qu'ils
risquent de rencontrer dans leur vie professionnelle. Il conviendrait d'encourager de manière
adéquate les jeunes scientifiques à respecter les
principes éthiques fondamentaux et les responsabilités de la science et à s'y conformer. Il
incombe en particulier à la Commission mondiale
d'éthique des connaissances scientifiques et des
technologies (COMEST) de l'UNESCO de suivre
cette question en coopération avec le Comité
permanent du CIUS sur la responsabilité et
l'éthique scientifiques (SCRES).
72. Les établissements de recherche devraient favoriser l'étude des aspects éthiques du travail scientifique. Des programmes spéciaux de recherche
interdisciplinaire sont nécessaires pour analyser et
suivre les répercussions éthiques du travail scientifique ainsi que les moyens de le réglementer.
73. La communauté scientifique internationale devrait,
avec le concours d'autres acteurs, encourager un
débat, y compris public, visant à promouvoir
l'éthique environnementale et des codes de
conduite relatifs à l'environnement.
74. Les institutions scientifiques sont instamment
priées de respecter les normes éthiques ainsi que le
droit des scientifiques à s'exprimer sur les questions d'éthique et à dénoncer les usages abusifs ou
nocifs
des
avancées
scientifiques
ou
technologiques.
75. Les gouvernements et les organisations non
gouvernementales, en particulier les organisations
scientifiques et les sociétés savantes, devraient
organiser des débats, notamment publics, sur les
répercussions éthiques du travail scientifique. Les
scientifiques, les organisations scientifiques et les
sociétés savantes devraient être représentées
comme il convient au sein des organismes de
réglementation et de décision compétents. Ces
activités devraient être appuyées au niveau
institutionnel et reconnues comme faisant partie
du travail et de la responsabilité des scientifiques.
Les associations scientifiques devraient définir un
code d'éthique à l'intention de leurs membres.
76. Les gouvernements devraient encourager la mise
en place de mécanismes appropriés chargés d'étudier les questions éthiques relatives à l'utilisation
du savoir scientifique et à ses applications et de
tels mécanismes devraient être créés là où il n'en
existe pas encore. Les organisations non gouvernementales et les institutions scientifiques
devraient promouvoir la création de comités
d'éthique dans leur domaine de compétence.
77. Les Etats membres de l'UNESCO sont instamment
priés de renforcer les activités du Comité international de bioéthique et de la Commission mondiale d'éthique des connaissances scientifiques et
des technologies et de veiller à y être représentés
comme il convient.
3.3 Elargissement de la participation à l'activité
scientifique
78. Les organismes publics, les organisations internationales, les universités et les établissements de
recherche devraient garantir la pleine participation
des femmes à la planification, l'orientation, la
conduite et l'évaluation des activités de recherche.
Il est nécessaire que les femmes participent
activement à la formulation des orientations
prioritaires à donner à la recherche scientifique.
79. Il faut également veiller à ce que les groupes
défavorisés participent pleinement à tous les
aspects des activités de recherche, y compris
l'élaboration de la politique y afférente.
80. Tous les pays devraient concourir à la collecte de
données fiables, selon un modèle international
normalisé, en vue d'établir, en coopération avec
l'UNESCO et d'autres organisations internationales compétentes, des statistiques de la science et
de la technologie ventilées par sexe.
81. Les gouvernements et les établissements d'enseignement devraient recenser et éliminer à tous les
niveaux de l'enseignement, dès les tout premiers,
les pratiques pédagogiques qui ont un effet
discriminatoire, de manière qu'un nombre accru de
personnes appartenant à toutes les couches de la
société, y compris les groupes défavorisés,
puissent participer utilement à l'activité
scientifique.
82. Aucun effort ne devrait être épargné pour éliminer
des activités de recherche les pratiques ouvertement ou indirectement discriminatoires. Il faudrait
mettre sur pied des structures plus souples et plus
perméables afin de faciliter l'accès des jeunes
scientifiques aux carrières dans le domaine des
sciences. Il conviendrait de concevoir et mettre en
œuvre des mesures visant à instaurer l'équité
sociale, y compris quant aux conditions de travail,
dans toutes les activités scientifiques et technologiques et de contrôler l'application de ces
mesures.
3.4 Science moderne et autres formes de savoir
83. Les gouvernements sont invités à formuler des
politiques nationales permettant des applications
plus larges des formes traditionnelles d'apprentissage et de savoir, tout en veillant à ce que
leur commercialisation
soit
convenablement
rémunérée.
57
Grands programmes
84. Il faudrait envisager d'apporter un soutien accru
aux activités nationales et internationales consacrées aux savoirs traditionnels et locaux.
85. Les pays devraient favoriser une meilleure
compréhension et utilisation des savoirs traditionnels, au lieu de se contenter d'en extraire ce qui
leur semble pouvoir être utile à la science et à la
technologie modernes. Les flux de connaissances
devraient circuler simultanément dans les deux
sens, en direction et en provenance des
communautés rurales.
86. Les organisations gouvernementales et non
gouvernementales devraient assurer la pérennité
des savoirs traditionnels en soutenant activement
les sociétés qui en sont les gardiennes et qui les
ont conçus, leur mode de vie, leur langue, leur
organisation sociale et les milieux dans lesquels
elles vivent, et reconnaître pleinement la
contribution des femmes qui sont les dépositaires
d'une grande part des savoirs traditionnels.
87. Les gouvernements devraient aider les détenteurs
des savoirs traditionnels et les scientifiques à
coopérer afin d'explorer les relations entre
différentes formes de savoir et à nouer entre eux
des liens mutuellement bénéfiques.
Suivi
88. Nous, participants à la Conférence mondiale sur la
science, sommes disposés à agir avec détermination pour parvenir aux buts énoncés dans la
Déclaration sur la science et l'utilisation du savoir
scientifique et souscrivons aux recommandations
concernant le suivi énoncées ci-après.
89. Tous les participants à la Conférence considèrent
l'Agenda comme un cadre d'action et encouragent
d'autres partenaires à y souscrire. Dans ce
contexte, les gouvernements, le système des
Nations Unies et toutes les autres parties prenantes
devraient se référer à l'Agenda, ou aux sections
pertinentes, lorsqu'ils planifieront ou mettront en
œuvre des mesures et activités concrètes touchant
à la science ou à ses applications. C'est ainsi que
sera élaboré et appliqué un programme d'action
véritablement multilatéral et pluridimensionnel.
Nous sommes également convaincus que les
jeunes scientifiques devraient jouer un rôle
important dans le suivi du présent Cadre d'action.
90. Tenant compte des résultats des six forums
régionaux sur les femmes et la science parrainés
par l'UNESCO, la Conférence souligne que les
gouvernements, les établissements d'enseignement,
les communautés scientifiques, les organisations
non gouvernementales et la société civile devraient
faire des efforts particuliers, avec l'appui
d'organismes bilatéraux et internationaux, pour
veiller à ce que les jeunes filles et les femmes
participent pleinement à tous les aspects de la
science et de la technologie et, à cet effet :
- promouvoir, au sein du système éducatif,
l'accès des jeunes filles et des femmes à
l'enseignement scientifique à tous les niveaux ;
- améliorer les conditions de recrutement, de
maintien en poste et d'avancement dans tous
les domaines de la recherche ;
- lancer, en collaboration avec l'UNESCO et le
Fonds de développement des Nations Unies
pour la femme (UNIFEM), des campagnes
58
nationales, régionales et mondiales visant à
faire prendre conscience de la contribution
apportée par les femmes à la science et à la
technologie, afin d'éliminer les stéréotypes
sexospécifiques de la part des scientifiques,
des décideurs et de la société dans son
ensemble ;
- entreprendre des recherches, s'appuyant sur la
collecte et l'analyse de données ventilées par
sexe, qui illustrent les obstacles qui s'opposent
au développement du rôle des femmes dans le
domaine des sciences et de la technologie ainsi
que les progrès réalisés en la matière ;
- suivre la mise en œuvre des meilleures
pratiques et des enseignements tirés des
évaluations et appréciations d'impact et en
rendre compte ;
- veiller à ce que les femmes soient représentées
comme il convient dans les organes et
instances chargés de l'élaboration des politiques et de la prise des décisions aux niveaux
national, régional et international ;
- créer un réseau international de femmes
scientifiques ;
- continuer de mettre en évidence la contribution des femmes dans le domaine des
sciences et de la technologie.
Pour soutenir ces initiatives, les gouvernements
devraient créer des mécanismes appropriés là où il
n'en existe pas encore, afin de proposer l'introduction des changements d'orientation nécessaires
à la réalisation de ces objectifs et de veiller à leur
mise en œuvre.
91. Des efforts particuliers doivent également être faits
pour assurer la pleine participation des groupes
défavorisés aux activités en matière de science et
technologie. Il convient notamment :
- de lever les obstacles existant dans le système
éducatif ;
- de lever les obstacles existant dans le système
de recherche ;
- de faire prendre davantage conscience de la
contribution que ces groupes apportent à la
science et à la technologie afin d'éliminer les
stéréotypes existants ;
- d'entreprendre des recherches, s'appuyant sur
la collecte de données, pour mettre en
évidence les entraves qui existent ;
- de suivre la mise en œuvre des meilleures
pratiques et d'en rendre compte ;
- de veiller à la représentation de ces groupes
dans les organes et instances chargés de l'élaboration des politiques.
92. Bien que le suivi de la Conférence doive être
assuré par de nombreux partenaires qui agiront
chacun dans leur domaine de compétence,
l'UNESCO devrait, en coopération avec le CIUS
qui coparraine avec elle la Conférence, servir de
centre d'échange d'information. Tous les partenaires devraient à cette fin informer l'UNESCO
des initiatives et activités de suivi qu'ils auront
entreprises. Dans ce contexte, l'UNESCO et le
CIUS devraient élaborer, avec les institutions
compétentes du système des Nations Unies et les
donateurs bilatéraux, des initiatives concrètes de
coopération scientifique internationale, en
particulier au niveau régional.
Grands programmes
93. L'UNESCO et le CIUS devraient soumettre la
Déclaration sur la science et l'utilisation du savoir
scientifique et l'Agenda pour la science - Cadre
d'action, la première organisation à la Conférence
générale et la seconde à son Assemblée générale,
afin que les deux organisations puissent déterminer les actions à inscrire dans leur programme
pour y donner suite et leur accorder le soutien
complémentaire nécessaire. Les autres organisations partenaires devraient faire de même auprès
de leurs organes directeurs ; l'Assemblée générale
des Nations Unies devrait également être saisie des
résultats de la Conférence mondiale sur la science.
94. La communauté internationale devrait soutenir les
efforts que feront les pays en développement pour
mettre en œuvre le présent Agenda pour la
science.
95. Le Directeur général de l'UNESCO et le Président
du CIUS devraient veiller à diffuser le plus
largement possible les résultats de la Conférence,
21
notamment en faisant parvenir la Déclaration et
l'Agenda pour la science - Cadre d'action à tous
les pays, aux organisations internationales et
régionales intéressées et aux institutions multilatérales. Tous les participants sont invités à
contribuer à cette diffusion.
96. Nous engageons tous ceux et celles qui participent
à l'entreprise scientifique à multiplier les
partenariats et recommandons à l'UNESCO de
prendre les dispositions voulues pour procéder, en
coopération avec les autres partenaires, à un
examen périodique des suites données à la Conférence mondiale sur la science. En particulier,
l'UNESCO et le CIUS prépareront conjointement,
pour 2001 au plus tard, un rapport analytique
adressé aux gouvernements et aux partenaires
internationaux sur les résultats de la Conférence,
l'exécution des activités de suivi et les mesures à
prendre ultérieurement.
Suivi de la Conférence mondiale sur la science et mise en œuvre de ses recommandations1
La Conférence générale,
Considérant la Déclaration sur la science et l'utilisation du savoir scientifique et l'Agenda pour la science Cadre d'action, qu'elle a fait siens le 16 novembre 1999,
1. Demande instamment aux Etats membres :
(a) de diffuser largement ces deux documents auprès des décideurs et des membres de leurs
communautés scientifiques, de promouvoir les principes énoncés dans la Déclaration, et de prendre
des mesures appropriées, y compris lancer des initiatives nationales et entreprendre des
consultations et une coopération aux niveaux sous-régional et régional, afin de traduire en actes
concrets le Cadre d'action, en mettant en œuvre les recommandations qu'il contient ;
(b) de tenir le Directeur général régulièrement informé de toutes les mesures qu'ils auront prises pour
mettre en œuvre le Cadre d'action ;
2. Invite le Directeur général :
(a) à aider les Etats membres à concevoir des mesures appropriées pour mettre en œuvre les
recommandations de la Conférence mondiale sur la science et à mener, pendant la durée de
l'exercice biennal, des consultations avec les gouvernements et avec les institutions scientifiques
nationales et les organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales afin de
déterminer les priorités régionales de cette mise en œuvre ;
(b) à réorienter les programmes de l'UNESCO en sciences fondamentales, en sciences de l'ingénieur et
en sciences environnementales, ainsi qu'en sciences sociales et humaines, afin de tenir compte des
conclusions de la Conférence et à faire rapport au Conseil exécutif à sa 160e session sur les
résultats de ce processus de réorientation ;
(c) à orienter les efforts vers l'adoption d'initiatives concrètes en faveur de la coopération scientifique
internationale, en particulier sur une base régionale, par l'établissement de nouveaux partenariats
qui associent des organismes des Nations Unies et des donateurs bilatéraux, ainsi que des
organisations non gouvernementales, en particulier le Conseil international pour la science (CIUS),
ainsi que le secteur privé à la mise en œuvre d'approches interdisciplinaires et intégrées pour
résoudre la problématique complexe du développement durable ;
(d) à transmettre la Déclaration et le Cadre d'action au Secrétaire général de l'Organisation des Nations
Unies pour qu'il leur donne une suite appropriée ;
(e) à établir, conjointement avec le CIUS et avant la fin de l'année 2001, un rapport analytique destiné
aux gouvernements et aux partenaires internationaux sur les résultats de la Conférence mondiale
sur la science, la mise en œuvre des actions de suivi et les nouvelles mesures à prendre.
1
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission III à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
59
Grands programmes
22
Statuts révisés de la Commission océanographique intergouvernementale
de l'UNESCO (COI)1
La Conférence générale,
Rappelant la décision 156 EX/3.3.2, par laquelle le Conseil exécutif a invité le Directeur général à lui
présenter à sa 157e session des Statuts et un Règlement financier révisés de la Commission
océanographique intergouvernementale (COI),
Rappelant également la décision 157 EX/3.3.1 invitant la Conférence générale à amender les Statuts de la
Commission conformément au texte figurant dans l'annexe du document 30 C/58,
Ayant examiné le document 30 C/58,
Approuve les Statuts révisés de la Commission océanographique intergouvernementale tels qu'ils sont
reproduits en annexe à la présente résolution.
Annexe - Statuts révisés de la Commission océanographique intergouvernementale (COI)
Article premier - La Commission
1. La Commission océanographique intergouvernementale, ci-après dénommée la Commission, est
établie en tant qu'organe jouissant de l'autonomie
fonctionnelle dans le cadre de l'Organisation des
Nations Unies pour l'éducation, la science et la
culture (UNESCO).
2. La Commission définit et met en œuvre son
programme conformément à ses objectifs et
fonctions déclarés, ce dans le cadre du budget
adopté par son Assemblée et la Conférence générale de l'UNESCO.
Article 2 - But
1. La Commission a pour but de promouvoir la
coopération internationale et de coordonner les
programmes de recherche, les services et le
renforcement des capacités afin d'accroître les
connaissances relatives à la nature et aux
ressources des océans et des zones côtières et
d'appliquer ces connaissances à l'amélioration de
la gestion, au développement durable, à la protection du milieu marin et aux processus de prise de
décisions par ses Etats membres.
2. La Commission collabore avec les organisations
internationales qui s'intéressent à ses activités ;
elle collabore de façon particulièrement étroite
avec les organisations du système des Nations
Unies disposées et prêtes à contribuer à la réalisation de ses objectifs et à l'exercice de ses fonctions
et/ou à recueillir des avis et coopérer dans le
domaine de la recherche scientifique concernant
les océans et les zones côtières, des services
connexes et du renforcement des capacités.
2.
3.
4.
Article 3 - Fonctions
1. Les fonctions de la Commission sont les
suivantes :
(a) recommander, promouvoir, planifier et coordonner des programmes internationaux de
recherche et d'observation concernant les
océans et les zones côtières, ainsi que la diffusion et l'exploitation des résultats obtenus ;
1
60
5.
(b) recommander, promouvoir et coordonner l'élaboration de normes pertinentes, de matériels
de référence, de directives
et
de
nomenclatures ;
(c) satisfaire, en qualité d'organisation internationale compétente, aux exigences découlant
de la Convention des Nations Unies sur le
droit de la mer (UNCLOS), de la Conférence
des Nations Unies sur l'environnement et le
développement (CNUED), et d'autres instruments internationaux intéressant la recherche
en sciences de la mer, les services connexes et
le renforcement des capacités ;
(d) formuler des recommandations et coordonner
des programmes dans les domaines de l'éducation, de la formation et de l'assistance en
sciences de la mer, de l'observation des océans
et des zones côtières et du transfert de la
technologie y associée ;
(e) formuler des recommandations et fournir des
conseils techniques sur les activités intersectorielles pertinentes de l'UNESCO et entreprendre des activités définies par accord
mutuel dans le cadre du mandat de la
Commission ;
(f) entreprendre, le cas échéant, toute autre action
compatible avec son but et ses fonctions.
La Commission établit des rapports périodiques
sur son activité, qui sont présentés à la Conférence
générale de l'UNESCO. Ces rapports sont aussi
adressés aux Etats membres de la Commission
ainsi qu'aux organisations du système des Nations
Unies visées au paragraphe 2 de l'article 2.
La Commission décide des mécanismes et des
arrangements par lesquels elle pourra procéder à
des consultations.
La Commission, en s'acquittant de ses fonctions,
tient compte des besoins et intérêts spéciaux des
pays en développement et, en particulier, de la
nécessité de développer les moyens de ces pays
dans les domaines de la recherche en sciences de
la mer, de l'observation des océans et des zones
côtières ainsi que de la technologie y associée.
Rien dans les présents statuts n'implique une prise
de position, de la part de la Commission, sur la
nature ou l'étendue de la juridiction des Etats
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission III à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
Grands programmes
côtiers en général ou d'un Etat côtier en
particulier.
3.
Article 4 - Composition
4.
1.
2.
3.
4.
A. Composition
Peut être membre de la Commission tout Etat
membre d'une organisation du système des
Nations Unies.
Tout Etat visé au paragraphe 1 ci-dessus devient
membre de la Commission en adressant une
notification à cet effet au Directeur général de
l'UNESCO.
Tout Etat membre de la Commission peut s'en
retirer en adressant une notification à cet effet au
Directeur général de l'UNESCO.
Le Directeur général de l'UNESCO informe le
Secrétaire exécutif de la Commission de toute
notification reçue en application du présent article.
La qualité de membre de la Commission prend
effet à la date à laquelle le Secrétaire exécutif
reçoit la notification pertinente par l'intermédiaire
du Directeur général de l'UNESCO. La notification de retrait prend effet un an jour pour jour
après la date à laquelle elle a été reçue par le
Secrétaire exécutif par l'intermédiaire du Directeur
général de l'UNESCO. Le Secrétaire exécutif
informe de toute notification les Etats membres de
la Commission et les chefs de secrétariat des
organisations concernées des Nations Unies.
B. Responsabilités des Etats membres
5. Les Etats membres ont les responsabilités
suivantes :
(a) se conformer aux Statuts et au Règlement
intérieur de la Commission ;
(b) collaborer au programme de travail de la
Commission et y apporter leur soutien ;
(c) indiquer le nom de l'agence nationale de coordination chargée d'assurer la liaison avec la
Commission ;
(d) apporter une aide à la Commission au niveau
approprié en utilisant l'un ou l'autre des mécanismes financiers indiqués à l'article 10 ou
tous ces mécanismes.
6. La notification de l'acte de candidature d'un Etat
doit comporter une déclaration selon laquelle ledit
Etat accepte les responsabilités indiquées ci-dessus
ou a l'intention de les exercer à bref délai.
Article 5 - Organes
La Commission comprend une Assemblée, un Conseil
exécutif, un Secrétariat et tous organes subsidiaires
qu'elle peut être amenée à créer.
Article 6 - L'Assemblée
A. Composition
1. L'Assemblée comprend tous les Etats membres de
la Commission.
B. Fonctions et pouvoirs
2. L'Assemblée est l'organe principal de la Commission et s'acquitte de toutes les fonctions de
celle-ci, sauf dispositions contraires des présents
5.
6.
Statuts ou si elle-même délègue certaines fonctions à d'autres organes de la Commission.
L'Assemblée fixe le Règlement intérieur de la
Commission.
L'Assemblée définit la politique générale et les
grandes lignes de l'activité de la Commission et
approuve le projet de programme et budget
biennal de la COI conformément au paragraphe 2
de l'article premier.
A chacune des sessions ordinaires, l'Assemblée élit
un président et, tenant compte des principes de la
répartition géographique, cinq vice-présidents qui
constituent le Bureau de la Commission, de son
Assemblée et de son Conseil exécutif ; elle élit
aussi un certain nombre d'Etats membres au
Conseil exécutif, conformément à l'article 7.
Lorsqu'elle élit des Etats membres au Conseil
exécutif, l'Assemblée tient compte de l'équilibre de
la répartition géographique ainsi que de la volonté
de ces Etats de participer aux travaux du Conseil
exécutif.
C. Procédure
7. L'Assemblée se réunit en session ordinaire tous les
deux ans.
8. Elle peut se réunir en session extraordinaire s'il en
est ainsi décidé ou si le Conseil exécutif la
convoque à cette fin ou à la demande d'au moins
un tiers des Etats membres de la Commission dans
les conditions prévues dans le Règlement intérieur.
9. Chaque Etat membre dispose d'une voix et peut
envoyer aux sessions de l'Assemblée le nombre de
représentants, de suppléants ou de conseillers qu'il
estime nécessaire.
10. Sous réserve des dispositions du Règlement
intérieur concernant les séances privées, peuvent
participer, sans droit de vote, aux réunions de
l'Assemblée, du Conseil exécutif et des organes
subsidiaires :
(a) les représentants d'Etats membres d'une
organisation du système des Nations Unies qui
ne sont pas membres de la Commission ;
(b) les représentants d'organisations du système
des Nations Unies ;
(c) les représentants d'autres organisations
intergouvernementales ou non gouvernementales qui seraient invités, dans des conditions
énoncées dans le Règlement intérieur.
11. L'Assemblée peut créer, dans les conditions
énoncées dans le Règlement intérieur, autant de
comités ou d'autres organes subsidiaires que le
nécessite la réalisation de ses objectifs.
Article 7 - Le Conseil exécutif
A. Composition
1. Le Conseil exécutif comprend au plus 40 Etats
membres, y compris ceux représentés par le
président et les cinq vice-présidents.
2. Le mandat des membres du Conseil exécutif
commence à la fin de la session de l'Assemblée au
cours de laquelle ils sont élus et se termine à la fin
de la session suivante de l'Assemblée.
3. Lors du choix de leur représentant au Conseil
exécutif, les Etats membres élus au Conseil
exécutif s'attachent à nommer une personne ayant
61
Grands programmes
l'expérience des questions qui sont du ressort de la
Commission.
4. En cas de retrait de la Commission d'un Etat
membre faisant partie du Conseil exécutif, le
mandat dudit Etat expire à la date où son retrait
devient effectif.
5. Tout Etat membre du Conseil exécutif peut y être
réélu.
B. Fonctions et pouvoirs
6. Le Conseil exécutif exerce les responsabilités que
lui délègue l'Assemblée et il agit au nom de
l'Assemblée pour l'application des décisions de
celle-ci.
7. Le Conseil exécutif peut créer, dans les conditions
énoncées dans le Règlement intérieur, autant de
comités ou d'organes subsidiaires que le nécessite
la réalisation de ses objectifs.
C. Procédure
8. Le Conseil exécutif tient des sessions ordinaires et
des sessions extraordinaires comme il est spécifié
dans le Règlement intérieur.
9. A chacune des sessions, tout Etat membre du
Conseil exécutif dispose d'une voix.
10. L'ordre du jour du Conseil exécutif est établi selon
les modalités spécifiées dans le Règlement
intérieur.
11. Le Conseil exécutif peut formuler des recommandations sur les activités futures de l'Assemblée.
Article 8 - Le Secrétariat
1. Compte dûment tenu des dispositions applicables
du Statut et règlement du personnel de l'UNESCO,
le Secrétariat de la Commission comprend, outre
le Secrétaire exécutif et tout autre personnel qui
pourrait être nécessaire fournis par l'UNESCO, le
personnel qui pourrait être fourni aux frais d'autres
organisations, du système des Nations Unies et
d'Etats membres de la Commission.
2. Le Secrétaire exécutif de la Commission, qui a le
rang de sous-directeur général, est nommé par le
Directeur général de l'UNESCO après consultation
du Conseil exécutif de la Commission.
Article 9 - Comités et autres organes subsidiaires
1. La Commission peut, après consultation avec les
Etats membres concernés, créer pour l'examen et
l'exécution d'activités déterminées, des organes
subsidiaires composés d'Etats membres ou
d'experts désignés à titre personnel.
2. Aux fins de renforcer la coopération dont il est
question à l'article 11, d'autres organes subsidiaires composés d'Etats membres ou d'experts
désignés à titre personnel peuvent également être
institués ou convoqués par la Commission agissant
conjointement avec d'autres organisations.
L'inclusion dans ces organes subsidiaires d'experts
désignés à titre personnel devra faire l'objet de
consultations avec les Etats membres concernés.
62
Article 10 - Ressources financières et autres
1. Les ressources financières de la Commission sont
constituées par :
(a) des crédits ouverts à cette fin par la Conférence générale de l'UNESCO ;
(b) des contributions d'Etats membres de la
Commission qui ne sont pas membres de
l'UNESCO ;
(c) toutes ressources supplémentaires qui seraient
fournies par des Etats membres de la
Commission ou des organisations appropriées
du système des Nations Unies ou qui
proviendraient d'autres sources.
2. Les programmes ou activités que la Commission
patronne, coordonne et recommande à ses Etats
membres en vue d'une action concertée de leur
part sont exécutés grâce aux ressources des Etats
membres participant à ses programmes ou activités, conformément aux engagements que chaque
Etat est disposé à prendre.
3. Des contributions volontaires pourront être acceptées et constituées en fonds-en-dépôt, conformément au Règlement financier du compte spécial de
la COI tel qu'adopté par l'Assemblée et
l'UNESCO. Le montant de ces contributions est
réparti par la Commission aux fins de son programme d'activités.
4. La Commission peut prendre, promouvoir et
coordonner tout arrangement financier supplémentaire qu'elle juge nécessaire à l'exécution d'un
programme effectif et permanent au plan mondial
et/ou régional.
Article 11 - Relations avec d'autres organisations
1. La Commission peut coopérer avec des institutions
spécialisées des Nations Unies et d'autres
organisations internationales dont les intérêts et les
activités sont en rapport avec ses objectifs,
notamment en signant des mémorandums d'accord
relatifs à cette coopération.
2. La Commission veille particulièrement à servir les
fins des organisations internationales avec lesquelles elle collabore. Inversement, la Commission
peut demander à ces organisations de tenir compte
de ses besoins dans la préparation et l'exécution de
leurs propres programmes.
3. La Commission peut également jouer le rôle de
mécanisme spécialisé commun des organisations
du système des Nations Unies qui sont convenues
de la charger d'assumer certaines de leurs
responsabilités dans les domaines des sciences de
la mer et des services océaniques et ont accepté en
conséquence d'appuyer son action.
Article 12 - Amendements
La Conférence générale de l'UNESCO peut apporter
des modifications aux présents Statuts après recommandation ou consultation de l'Assemblée de la
Commission. Sauf décision contraire de la Conférence
générale, tout amendement aux Statuts entre en
vigueur le jour de son adoption par la Conférence
générale.
23
Mise en œuvre de la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l'homme1
La Conférence générale,
Rappelant la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l'homme,
Ayant à l'esprit la résolution 29 C/17 intitulée "Mise en œuvre de la Déclaration universelle sur le génome
humain et les droits de l'homme",
Prenant note de la résolution 1999/63 intitulée "Droits de l'homme et bioéthique", adoptée par la
Commission des droits de l'homme des Nations Unies à sa 55e session,
Prenant également note du rapport du Directeur général sur la mise en œuvre de la Déclaration (30 C/26 et
Add.),
1. Fait siennes les "Orientations pour la mise en œuvre de la Déclaration universelle sur le génome humain
et les droits de l'homme" reproduites en annexe à la présente résolution ;
2. Invite le Directeur général à les communiquer au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies,
en vue de la 54e session de l'Assemblée générale des Nations Unies et des travaux des organes
compétents, en particulier la Commission des droits de l'homme des Nations Unies ;
3. Invite en outre le Directeur général à les communiquer aux institutions spécialisées des Nations Unies et
aux autres organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales concernées et
à les diffuser le plus largement possible ;
4. Invite les Etats membres, les organisations internationales, gouvernementales et non gouvernementales,
ainsi que tous les partenaires identifiés à prendre toutes les mesures nécessaires à l'application de
ces orientations.
Annexe - Orientations pour la mise en œuvre de la Déclaration universelle sur le génome humain
et les droits de l'homme
1. Pourquoi des orientations ?
La Déclaration universelle sur le génome humain et les
droits de l'homme énonce des principes fondamentaux
portant sur la recherche en génétique et en biologie et
sur les applications de ses résultats. Afin de garantir le
respect de ces principes, elle préconise de les faire
connaître, de les diffuser et de les traduire en des
mesures législatives ou réglementaires, notamment. En
outre, la Déclaration précise les dispositions que les
Etats membres devraient prendre en vue de son
application.
2. Quoi faire ?
3. Comment ?
2.1
3.1.1
1
La diffusion des principes
énoncés dans la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits
de l'homme constitue une
priorité et une condition
préalable à leur application
effective. Cette diffusion
doit ainsi être la plus large
possible, et devrait être
tout
particulièrement
orientée vers les milieux
scientifiques et intellectuels, les milieux d'enseignement et de formation,
notamment les universités,
et les instances décisionnelles telles que les
parlements.
3.1.2
La mise en œuvre de la Déclaration est d'autant plus
urgente que les avancées scientifiques en génétique et
en biologie s'accélèrent et qu'elles présentent à
l'humanité à la fois des motifs d'espoir et des dilemmes
éthiques.
Ces orientations visent à définir non seulement les
tâches qui incombent aux différents acteurs de la mise
en œuvre de la Déclaration, mais aussi des modalités
d'action en vue de leur réalisation.
Traduction de la Déclaration
dans le plus grand nombre
de
langues
nationales
possible ;
organisation de séminaires,
colloques et conférences
internationaux, régionaux,
sous-régionaux et nationaux
(Bénin, Croatie, Monaco,
République-Unie de Tanzanie, Uruguay, etc.) ;
4. A qui s'adressent
ces orientations ?
L'expérience montre que, pour
mettre en œuvre un instrument
international, une synergie doit être
créée entre tous les acteurs qui
interviennent à différents niveaux.
Désormais, l'action internationale se
caractérise par un partenariat dans
lequel chaque acteur, tout en gardant
son identité et sa spécificité,
complète le rôle joué par les autres.
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission III à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
63
Grands programmes
2.2
La sensibilisation, l'éducation et la formation concernant les principes contenus dans la Déclaration
sont particulièrement importantes si l'on veut que
chaque membre de la
société puisse appréhender
les enjeux éthiques de la
génétique et de la biologie.
3.2.1
3.2.2
3.2.3
3.2.4
3.2.5
3.2.6
3.2.7
2.3
2.4
2.5
64
Des échanges d'études et
d'analyses sur les questions
de bioéthique et des
activités d'information à ce
sujet devraient être organisés aux niveaux international
et
régional,
notamment afin d'identifier
les pratiques qui seraient
contraires à la dignité
humaine.
3.3.1
L'instauration d'une dynamique entre les différents
acteurs est souhaitable en
vue de favoriser un dialogue entre les industriels,
les membres de la société
civile, les groupes vulnérables, les scientifiques et
les responsables politiques.
3.4.1
La liberté de la recherche,
en particulier dans les
domaines de la génétique
et de la biologie, devrait
3.5.1
3.3.2
3.4.2
rédaction d'un commentaire
aussi simple et explicite que
possible sur chacun des
articles de la Déclaration ;
publication d'ouvrages sur la
question pour le public non
spécialisé d'une part, et pour
les différents milieux professionnels concernés (scientifiques, philosophes, juristes, juges, journalistes,
etc.), de l'autre ;
élaboration de programmes
d'éducation et de formation à
la bioéthique, destinés aux
niveaux secondaire et universitaire ;
élaboration de programmes
de formation à la bioéthique,
destinés aux enseignants et
aux formateurs ;
préparation de dossiers
d'information sur des sujets
précis et diffusion auprès des
décideurs publics et privés et
des organes de presse ;
production de matériels audiovisuels sur la bioéthique à
l'intention du grand public ;
réalisation
d'expositions
multimédia s'adressant en
particulier aux jeunes ;
création d'instances telles
que des comités d'éthique
indépendants, pluralistes et
transdisciplinaires qui constituent des interlocuteurs
privilégiés pour les décideurs, la communauté scientifique et la société civile ;
mise en réseaux de ces
instances, pour faciliter entre
elles la communication et les
échanges d'expérience, en
vue notamment d'activités
conjointes ;
implication des acteurs économiques, notamment dans
l'industrie, ainsi que d'acteurs sociaux, tels que les
associations de personnes
vulnérables ou de familles
ou amis de personnes
vulnérables ;
organisation
de
débats
publics sur les questions
couvertes par la Déclaration
et exploration de diverses
démarches (conférences de
recherche d'un consensus,
consultations
publiques,
etc.) ;
analyse approfondie des
conditions qui favorisent la
liberté de la recherche ou qui
s'y opposent ;
Aussi cet ensemble d'orientations
s'adresse-t-il :
aux Etats et aux commissions
nationales pour l'UNESCO ;
à l'UNESCO (Siège et bureaux
hors Siège) ;
au Comité international de bioéthique (CIB) ;
au Comité intergouvernemental
de bioéthique (CIGB) ;
aux organes et aux institutions
spécialisées du système des
Nations Unies ;
aux organisations gouvernementales et non gouvernementales
compétentes,
internationales,
régionales et nationales ;
aux décideurs publics et privés,
notamment en matière de politique scientifique ;
aux législateurs ;
aux comités d'éthique et aux
instances assimilées ;
aux scientifiques et aux chercheurs ;
aux individus, familles et
populations présentant des mutations génétiques qui peuvent
conduire à des maladies ou des
handicaps.
Grands programmes
2.6
2.7
*
être respectée et la coopération scientifique et culturelle encouragée et élargie,
notamment entre les pays
du Nord et du Sud.
3.5.2
Des exemples de législations ou de mesures réglementaires qui traduisent
les principes énoncés dans
la Déclaration devraient
être élaborés pour servir de
source d'inspiration aux
Etats.
3.6.1
La plupart des sujets
couverts par la Déclaration
se trouvant à l'interface des
domaines de compétence
de diverses organisations,
celles-ci devraient mettre
en oeuvre une coopération
efficace afin de les traiter
de manière concertée.*
3.7.1
3.6.2
examen périodique, par le
CIB, de la coopération entre
les pays du Nord et du Sud
et analyse des obstacles
éventuels afin de les
surmonter ;
organisation, par le CIB,
d'ateliers internationaux et/
ou régionaux destinés à fournir un cadre-type de législation ou de réglementation
dans le domaine de la
bioéthique ;
collecte et traitement d'informations portant sur les
instruments internationaux et
régionaux relatifs à la bioéthique, ainsi que sur les
législations et/ou les réglementations nationales ;
mise en place d'un comité
interinstitutions au sein du
système des Nations Unies,
ouvert aux autres organisations intergouvernementales intéressées, chargé de
la coordination des activités
entreprises en relation avec
la bioéthique.
Voir le paragraphe 3 de la résolution 1999/63, intitulée "Droits de l'homme et bioéthique", adoptée par la Commission des
droits de l'homme des Nations Unies à sa 55e session.
5. Evaluation
L'UNESCO, cinq ans après l'adoption de la
Déclaration, c'est-à-dire en 2002, devrait procéder à
une évaluation, tant des résultats obtenus grâce aux
orientations définies ci-dessus que de l'impact de la
Déclaration universelle sur le génome humain et les
droits de l'homme dans le monde (Etats, communautés
intellectuelles, institutions du système des Nations
Unies, organisations intergouvernementales - inter-
24
nationales et régionales - organisations non gouvernementales compétentes, etc.).
Cette évaluation, qui devrait être menée conformément
aux procédures fixées par le Conseil exécutif et la
Conférence générale, notamment en raison de ses
implications budgétaires, sera examinée lors d'une
session conjointe du CIB et du CIGB et sera présentée
par le Directeur général, en 2003, aux organes
statutaires de l'Organisation, assortie de toute recommandation pertinente.
La bioéthique et les droits de l'enfant1
La Conférence générale,
Réaffirmant les principes énoncés dans la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de
l'homme qu'elle a adoptée le 11 novembre 1997,
Rappelant la Déclaration sur l'utilisation du progrès de la science et de la technique dans l'intérêt de la paix
et au profit de l'humanité proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 10 novembre
1975,
Se référant à sa résolution 25 C/7.3 "Droits de l'homme et progrès scientifiques et techniques", qui met
l'accent sur "... le respect des droits essentiels de l'homme et surtout de l'enfant",
Se référant en outre à sa résolution 27 C/1.20 "Education préventive",
Ayant à l'esprit la Convention relative aux droits de l'enfant adoptée par l'Assemblée générale des Nations
Unies le 29 novembre 1989 et entrée en vigueur le 2 septembre 1990,
Notant que cette Convention rappelle dans son Préambule que "comme indiqué dans la Déclaration des
droits de l'enfant, l'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin
d'une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d'une protection juridique appropriée
avant comme après la naissance",
1
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission III à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
65
Grands programmes
Estimant que, devant les dangers que les progrès incessants de la science dans certains domaines et leurs
applications risquent de faire peser sur les enfants, il devient urgent d'examiner les questions de
bioéthique au regard de leur protection,
Se félicitant de l'action que poursuit depuis sa création à Monaco, en 1963, l'Association mondiale des amis
de l'enfance (AMADE) pour promouvoir en particulier la protection juridique de l'enfant et pour
contribuer à son plein épanouissement,
1. Invite le Directeur général à :
(a) organiser en l'an 2000, en étroite liaison avec l'AMADE, un colloque international sur la
bioéthique et les droits de l'enfant ;
(b) communiquer les travaux de ce colloque aux Etats membres, ainsi qu'aux institutions
intergouvernementales, gouvernementales et non gouvernementales concernées ;
2. Prie les Etats membres de participer à l'effort de diffusion de ces travaux en les mettant à la disposition
de tous les organismes publics et privés ainsi que des chercheurs intéressés sur leur territoire ;
3. Décide d'inscrire cette question à l'ordre du jour de sa 31e session.
25
Grand programme III - Développement culturel : patrimoine et création1
La Conférence générale
A. Au titre du thème Culture et développement
1. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce thème afin de promouvoir des politiques
gouvernementales qui reconnaissent le rôle essentiel de la culture dans le développement, y
compris en termes de créations d'emplois, en mobilisant et partageant l'information et les
connaissances nouvelles dans ce domaine, en particulier en matière de commerce de biens
culturels, en facilitant l'élaboration de cadres d'action novateurs et en renforçant les capacités
nationales et locales de gestion/administration des institutions culturelles, et à développer la
coopération interinstitutions de manière à établir des liens étroits entre les politiques culturelles et
les politiques éducatives, sociales, de santé et de développement ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 1.190.000 dollars pour les coûts de programme, de
744.800 dollars pour les dépenses de personnel et de 331.400 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
B. Au titre du programme III.1 - Préservation et mise en valeur du patrimoine culturel et naturel
Sous-programme III.1.1 -
Sauvegarde et revitalisation du patrimoine matériel et immatériel
2. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) de renforcer l'action préventive, en encourageant les Etats membres à ratifier et, le cas
échéant, à mieux appliquer les conventions et recommandations internationales relatives à la
protection du patrimoine culturel matériel et immatériel ;
(ii) de contribuer à une meilleure intégration de la gestion du patrimoine aux plans de
développement nationaux, en renforçant les capacités endogènes dans les domaines de la
préservation et de la gestion des sites, ainsi que de la muséologie ;
(iii) de favoriser la préservation et la revitalisation du patrimoine immatériel, en contribuant à la
formation de spécialistes dans les domaines de la collecte et de la conservation et en donnant
une haute priorité à la mise en valeur et à la transmission de ce patrimoine, et de réaliser une
étude préliminaire sur l'opportunité de réglementer à l'échelon international, par un nouvel
instrument normatif, la protection de la culture traditionnelle et populaire ;
(iv) de renforcer, à travers des opérations de restauration des patrimoines affectés par des conflits,
la cohésion sociale dans la perspective d'une culture de la paix ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 5.223.500 dollars pour les coûts de programme, de
18.510.200 dollars pour les dépenses de personnel et de 1.454.500 dollars pour les coûts indirects
de programme ;
1
66
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission IV à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
Grands programmes
Sous-programme III.1.2 -
Promotion de la Convention concernant la protection du patrimoine
mondial, culturel et naturel
3. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme pour favoriser l'application
de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, en
contribuant à améliorer la représentativité de la Liste du patrimoine mondial, en aidant les Etats
parties à mettre en place et à renforcer les capacités nécessaires à la protection, au suivi et à la
gestion efficaces des biens inscrits sur la liste, et en développant des activités d'information et de
sensibilisation à la valeur des sites constituant le patrimoine mondial ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 1.068.900 dollars pour les coûts de programme, de
3.857.700 dollars pour les dépenses de personnel et de 297.600 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
C. Au titre du programme III.2 - Promotion des cultures vivantes
4. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce programme afin :
(i) de promouvoir l'éducation artistique, formelle et informelle, et la formation professionnelle
des jeunes artistes, notamment dans le domaine de la musique, et d'apporter un soutien au
renforcement des capacités endogènes de formation d'experts en matière de protection et de
gestion collective des droits des auteurs et des autres titulaires des droits sur les œuvres ;
(ii) de favoriser le développement de l'artisanat de qualité et la prise en compte par les Etats
membres de son importance en vue d'une utilisation des ressources locales et nationales de
l'artisanat pour améliorer la situation de l'emploi et contribuer à l'élimination de la pauvreté ;
(iii) d'encourager la formulation de politiques, stratégies et programmes destinés à renforcer les
capacités nationales et régionales de production et de diffusion du livre, faciliter la libre
circulation du livre et des autres biens culturels, et soutenir les actions promotionnelles en
faveur de films de qualité ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 3.675.000 dollars pour les coûts de programme, de
3.802.400 dollars pour les dépenses de personnel et de 1.023.300 dollars pour les coûts indirects
de programme ;
Lecture pour tous
5. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce projet pour contribuer à la promotion de la
pratique de la lecture chez les jeunes, notamment les jeunes les plus défavorisés, en leur facilitant
l'accès à des ouvrages qui soient de qualité, de faible coût et portent sur des thèmes d'un intérêt
direct pour eux ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 235.000 dollars pour les coûts de programme, de
773.000 dollars pour les dépenses de personnel et de 65.400 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Peuples des Caraïbes : trame du passé, tissu de l'avenir
6. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce projet intersectoriel pour favoriser, en
particulier parmi les jeunes, une plus grande compréhension interculturelle ainsi que la valorisation
du patrimoine naturel et culturel dans la région des Caraïbes en vue de promouvoir la créativité, les
industries culturelles et le tourisme culturel, et pour développer des activités d'éducation et de
communication visant à construire un avenir fondé sur la paix et la démocratie ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 300.000 dollars pour les coûts de programme, de
187.800 dollars pour les dépenses de personnel et de 83.500 dollars pour les coûts indirects de
programme.
67
Grands programmes
26
Projet de convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique1
La Conférence générale,
Rappelant sa résolution 29 C/21 par laquelle elle a invité le Directeur général à élaborer un avant-projet de
convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique et à le lui soumettre à sa
30e session,
Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les mesures prises concernant l'élaboration du projet de
convention (30 C/30),
Rappelant les résultats de la première réunion d'experts gouvernementaux chargés d'examiner un projet de
convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, qui s'est tenue à Paris, au Siège
de l'UNESCO, du 29 juin au 2 juillet 1998,
Insistant sur l'importance qu'il y a à assurer que la convention sur la protection du patrimoine culturel
subaquatique à rédiger soit en pleine conformité avec les dispositions pertinentes du droit
international de la mer et du droit international général,
Notant les progrès réalisés dans la mise au point du texte de cette convention à la deuxième réunion, tenue
au Siège de l'UNESCO du 19 au 24 avril 1999, et la résolution adoptée à cette réunion,
Soulignant toutefois qu'il reste d'importants problèmes au sujet desquels les réunions d'experts
gouvernementaux devraient s'efforcer de trouver un consensus,
Estimant qu'il faudra organiser une ou plusieurs nouvelles réunions d'experts gouvernementaux pour trouver
une solution à ces problèmes et mener à son terme le travail de mise au point de la convention,
1. Remercie le Directeur général des mesures prises pour assurer l'organisation de deux réunions d'experts
gouvernementaux au cours de l'exercice biennal 1998-1999 ;
2. Remercie également les Etats qui ont participé au financement des réunions en apportant des ressources
extrabudgétaires ;
3. Invite le Directeur général :
(a) à prendre toutes mesures appropriées pour que les travaux des experts gouvernementaux se
poursuivent dans le cadre du prochain programme biennal, et
(b) à convoquer dans les meilleurs délais une nouvelle réunion d'experts gouvernementaux au Siège de
l'UNESCO à Paris en vue d'achever ces travaux dès que possible ;
4. Prie instamment les Etats membres de prendre des mesures immédiates, dans le champ de leur
compétence et dans le cadre de la coopération internationale, en vue de limiter les dommages que
pourrait subir le patrimoine culturel subaquatique jusqu'à ce qu'une convention soit adoptée.
27
Promotion du retour de biens culturels à leur pays d'origine ou de leur restitution
en cas d'appropriation illégale1
La Conférence générale,
Ayant examiné le rapport final et les recommandations de la dixième session du Comité
intergouvernemental pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d'origine ou de leur
restitution en cas d'appropriation illégale,
Rappelant que l'UNESCO, de par son Acte constitutif, a reçu mandat d'œuvrer pour la protection du
patrimoine mondial,
Préoccupée par la recrudescence du trafic illicite des biens culturels due à l'ouverture des frontières, à la
misère et à l'essor du marché de l'art,
Soulignant l'importance de la lutte contre ce trafic illicite, ainsi que le travail et les efforts réalisés par le
Secrétariat pour le combattre,
Constatant la reconnaissance du Code international de déontologie et de la norme "Object-ID" par les
organes directeurs d'autres organisations internationales,
1. Invite le Directeur général à promouvoir le Code international de déontologie et Object-ID en tant que
normes d'usages professionnels présentées par l'UNESCO, conformément aux recommandations
n° 3 et 5 du Comité ;
2. Recommande que tous les Etats membres de l'UNESCO encouragent l'adoption volontaire de ce Code
par les négociants d'art dans leurs pays respectifs, et qu'ils utilisent et fassent connaître Object-ID ;
3. Invite le Directeur général à soutenir les efforts des Etats et des diverses institutions visant à harmoniser
les bases de données informatiques relatives aux biens culturels volés, conformément à la
recommandation n° 4 du Comité ;
1
68
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission IV à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
Grands programmes
4. Encourage les Etats dotés d'une expérience en matière de création de bases de données informatiques à
partager leur savoir et leur technologie avec les Etats moins avancés sur ce plan ;
5. Invite le Directeur général à créer au sein de l'UNESCO un Fonds, intitulé "Fonds du Comité
intergouvernemental pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d'origine ou de leur
restitution en cas d'appropriation illégale" qui sera :
(a) alimenté par des contributions volontaires et administré sur le modèle du Fonds du Programme
international pour le développement de la communication (PIDC), un compte spécial étant établi à
cette fin conformément à la recommandation n° 6 du Comité ;
(b) destiné à financer des projets précis soumis au Comité ;
6. Invite également le Directeur général à faire un appel de fonds à cet effet ;
7. Invite enfin le Directeur général à donner une haute priorité aux activités de formation et au
renforcement des systèmes muséaux dans les pays en développement, à allouer des ressources
additionnelles aux activités envisagées par le Comité et à fournir un soutien adéquat à son
secrétariat.
28
Jérusalem et la mise en œuvre de la résolution 29 C/221
La Conférence générale,
Rappelant la Convention et le Protocole de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit
armé (1954), les dispositions pertinentes de la quatrième Convention de Genève (1949) et ses
protocoles additionnels, ainsi que la Convention concernant la protection du patrimoine mondial,
culturel et naturel (1972), et l'inscription de la vieille ville de Jérusalem sur la Liste du patrimoine
mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril,
Rappelant également qu'en ce qui concerne le statut de Jérusalem, l'UNESCO se conforme aux décisions et
résolutions du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale des Nations Unies et, en particulier,
aux résolutions 242 (1967), 252 (1968), 267 (1969), 271 (1969), 298 (1971) et 478 (1980) du
Conseil de sécurité et aux résolutions 2253 (ES-V) et 2254 (ES-V) de l'Assemblée générale des
Nations Unies,
Préoccupée par les mesures qui continuent d'entraver le libre accès des Palestiniens à Jérusalem Est et aux
lieux saints de la vieille ville de Jérusalem,
Ayant examiné le rapport soumis par le professeur Léon Pressouyre et communiqué à la Conférence
générale par le Directeur général (30 C/12),
1. Note que :
(a) la vieille ville de Jérusalem est affectée par l'urbanisation de ses abords ;
(b) les modifications de la composition sociale peuvent avoir, à long terme, une influence sur le tissu
urbain et le patrimoine bâti de la vieille ville ;
(c) dans la vieille ville et ses abords, les enjeux de l'archéologie et de la conservation des monuments
restent un sujet de préoccupation ;
(d) les autorités israéliennes ont affirmé, à plusieurs reprises, leur intention de préserver les espaces
verts de la vieille ville ;
2. Rappelle et réaffirme les précédentes décisions et résolutions de l'UNESCO relatives à la sauvegarde du
patrimoine culturel de Jérusalem Est et réitère sa demande qu'aucune mesure et qu'aucun acte de
nature à modifier le caractère religieux, culturel, historique et démographique de la ville, ou
l'équilibre de l'ensemble du site, ne soient accomplis ;
3. Remercie le Directeur général de tous les efforts qu'il a déployés et qu'il continue de faire en vue
d'assurer l'application des décisions et résolutions de l'UNESCO relatives à Jérusalem ;
4. Invite le Directeur général à confier à un expert de son choix, conformément à l'esprit de la Convention
de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, une nouvelle mission à
Jérusalem afin qu'il établisse un rapport sur les besoins de la vieille ville et de ses abords en
matière de protection de l'environnement et du patrimoine culturel, et à présenter ce rapport au
Conseil exécutif à sa 160e session ;
5. Demande aux autorités israéliennes de faciliter le déroulement de cette mission ;
6. Décide d'inscrire ce point à l'ordre du jour de sa 31e session.
1
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission IV à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
69
Grands programmes
29
Journée mondiale de la poésie1
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/82 relatif à la proclamation du 21 mars comme Journée mondiale de la
poésie, ainsi que la décision 157 EX/3.4.2 du Conseil exécutif se rapportant à cette question,
Faisant siennes les recommandations de la réunion ad hoc dont les conclusions sont exposées dans le
document 157 EX/9, qui, après avoir analysé dans le détail la situation de la poésie en cette fin de
siècle, voit avec satisfaction et enthousiasme la proclamation d'une Journée en faveur de la poésie,
Persuadée que le lancement d'une action mondiale en faveur de la poésie donnerait une reconnaissance et
une impulsion nouvelles aux mouvements poétiques nationaux, régionaux et internationaux,
Consciente que cette action, qui répond à des besoins esthétiques du monde contemporain, doit avoir des
répercussions sur la promotion de la diversité des langues car, à travers la poésie, celles qui sont
menacées auront de plus grandes possibilités de s'exprimer au sein de leurs communautés
respectives,
Consciente aussi qu'un mouvement de société vers la reconnaissance des valeurs ancestrales est aussi un
retour vers la tradition orale et l'acceptation de la parole en tant qu'élément socialisant et
structurant de la personne et que ce mouvement, qui peut aider les jeunes à revenir aux sources,
constitue un moyen pour eux de se confronter à eux-mêmes,
Rappelant que, la poésie étant un art qui s'enracine dans le texte écrit comme dans la parole dite, toute
activité promotionnelle en sa faveur devrait contribuer à l'intensification des échanges
interculturels internationaux,
1. Proclame le 21 mars Journée mondiale de la poésie ;
2. Invite les Etats membres de l'UNESCO à participer activement à la célébration de cette Journée, aux
niveaux local et national, en y associant largement les commissions nationales, les organisations
non gouvernementales ainsi que les institutions publiques et privées concernées (écoles,
municipalités, communautés poétiques, musées, associations culturelles, maisons d'édition,
collectivités locales, etc.) ;
3. Invite le Directeur général à encourager et à soutenir toutes les initiatives qui seront prises à cet égard
aux niveaux national, régional et international.
30
Plan Arabia1
La Conférence générale,
Rappelant les propositions du Directeur général figurant dans le document 136 EX/13 et dans le document
26 C/5,
Rappelant également la décision 134 EX/4.3.3 et la décision 136 EX/5.4.1 au paragraphe 7 de laquelle le
Conseil exécutif "invite le Directeur général à poursuivre ses efforts pour mobiliser les ressources
extrabudgétaires nécessaires à la mise en œuvre du "Plan Arabia" et à prendre les mesures
préliminaires appropriées en vue de son lancement et de la programmation de son exécution tout au
long de la période couverte par le troisième Plan à moyen terme",
Prenant en considération les recommandations de la 18e Conférence régionale des commissions nationales
arabes, tenue à Beyrouth en juin 1998, qui a invité le Directeur général à élaborer un programme
transdisciplinaire concernant le "Plan Arabia",
1. Remercie le Directeur général pour les activités menées par l'UNESCO en application des décisions du
Conseil exécutif ;
2. Invite le Directeur général à élaborer et à mettre en œuvre, en particulier à l'aide de ressources
extrabudgétaires, un programme d'activités de nature interdisciplinaire visant à rapprocher la
culture des populations ; ce programme devrait être exécuté en coopération avec les Etats arabes et
en collaboration avec les organisations intergouvernementales régionales et internationales
compétentes ainsi qu'avec des institutions publiques et privées appartenant à la sphère culturelle
comme à la sphère économique ; les projets et activités qu'il comprendrait devraient se fonder sur
les principes et recommandations adoptés par les commissions nationales arabes à leur
18e Conférence régionale et sur le document 30 C/83, et suivre une approche intersectorielle
englobant tous les domaines de compétence de l'UNESCO ;
1
70
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission IV à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
Grands programmes
3. Invite aussi le Directeur général à soumettre au Conseil exécutif à sa 159e session des propositions
concrètes en vue de la mise en œuvre, au cours de l'exercice 2000-2001, d'un programme
interdisciplinaire concernant le Plan Arabia.
31
Préparation par l'UNESCO de l'Année des Nations Unies pour le dialogue
entre les civilisations1
La Conférence générale,
Se référant à la résolution 53/22 adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies, qui proclame l'année
2001 Année des Nations Unies pour le dialogue entre les civilisations,
1. Apprécie vivement et approuve cette résolution aux termes de laquelle l'Assemblée générale se félicite
de l'effort déployé collectivement par la communauté internationale pour développer la
compréhension par un dialogue constructif entre les civilisations à l'aube du troisième millénaire ;
2. Reconnaît l'importance des valeurs énoncées dans la résolution, telles que l'importance de la tolérance
dans les relations internationales et le rôle utile que joue le dialogue comme moyen de favoriser la
compréhension, d'écarter les menaces à la paix et de renforcer l'interaction et les échanges entre les
civilisations ;
3. Note avec satisfaction que l'UNESCO est expressément mentionnée, au paragraphe 3 du dispositif de la
résolution précitée, parmi les organisations internationales invitées à "préparer et exécuter des
programmes culturels, éducatifs et sociaux appropriés pour promouvoir le dialogue entre les
civilisations, notamment en organisant des conférences et des séminaires et en diffusant des
informations et des ouvrages théoriques sur la question" ;
4. Rappelle que, conformément aux termes mêmes de son Acte constitutif, l'UNESCO, depuis sa création,
contribue très activement à favoriser les relations entre les peuples et les civilisations du monde ;
5. Rappelle en outre que le concept de dialogue entre les civilisations, à une époque d'intolérance
croissante, trouve une expression concrète dans les projets interculturels de l'Organisation tels que
ceux tendant à promouvoir le dialogue interreligieux et les interactions entre les peuples, entre
autres les programmes "Convergence spirituelle et dialogue interculturel", "La Route de l'esclave"
et "Dialogue interculturel Est-Ouest en Asie centrale", et le projet Bayt-al-Hikma ;
6. Constate avec satisfaction que l'UNESCO est en train de passer du concept de connaissance mutuelle à
l'idée que les interactions entre les peuples et les civilisations constituent l'élément moteur de la
promotion d'un dialogue entre les civilisations ;
7. Considère qu'il existe une relation d'interdépendance conceptuelle entre l'année 2001, Année des
Nations Unies pour le dialogue entre les civilisations et l'année 2000, Année internationale de la
culture de la paix ;
8. Accueille avec satisfaction la Déclaration d'Athènes, adoptée lors d'une réunion de représentants de
l'Egypte, de la Grèce, de la République islamique d'Iran et de l'Italie chargés d'examiner les
questions se rapportant au thème "L'héritage des civilisations antiques : incidences sur le monde
moderne", dans laquelle les représentants de ces pays reconnaissent que les civilisations ont vu le
jour grâce à un "réseau complexe d'interactions", et proposent l'organisation, au cours de l'année
2000, d'une grande conférence internationale centrée sur le second aspect du thème, à savoir
l'incidence de ces civilisations sur le monde moderne ;
9. Recommande que l'UNESCO joue un rôle moteur dans l'organisation d'activités à caractère culturel,
éducatif, scientifique et social qui visent à faciliter et à promouvoir le dialogue entre les
civilisations, par exemple en collaborant activement à l'organisation de manifestations spéciales, de
conférences et de colloques sur des thèmes liés au dialogue interculturel ;
10. Prend note avec intérêt des débats du Conseil exécutif à sa 156e session et invite le Directeur général à
fournir le soutien intellectuel et matériel nécessaire aux initiatives prises par les Etats membres ;
11. Prie instamment les Etats membres d'accorder à l'année 2001, "Année des Nations Unies pour le
dialogue entre les civilisations", toute l'importance voulue et de soutenir les activités visant à
faciliter et à promouvoir le dialogue entre les civilisations ;
12. Invite le Directeur général à prendre toutes mesures appropriées pour garantir la mise en œuvre par
l'UNESCO d'activités qui faciliteront la réalisation des buts et des objectifs de l'Année ;
13. Prie le Directeur général, à l'issue de l'Année, de présenter un rapport à l'Organisation des Nations Unies
sur ces activités.
71
Grands programmes
32
L'UNESCO au XXIe siècle : son rôle dans le domaine de la culture1
La Conférence générale,
Rappelant le rôle fondamental de la culture dans le développement,
Reconnaissant qu'aucun des grands défis auxquels est confrontée l'humanité ne peut être relevé comme il
convient si ses dimensions culturelles sont ignorées,
Soulignant que l'UNESCO est la seule organisation du système des Nations Unies à avoir un mandat
spécifique dans le domaine de la culture,
Notant que l'UNESCO a très significativement contribué à préserver le patrimoine culturel et la diversité
des cultures, à promouvoir la créativité ainsi que le dialogue et la compréhension entre les cultures
et la formulation de politiques culturelles,
Reconnaissant en particulier le rôle prééminent que l'UNESCO a joué dans l'approfondissement des
implications conceptuelles et opérationnelles d'une approche culturelle du développement, en
particulier par le biais de la Conférence mondiale sur les politiques culturelles (Mexico, 1982), de
la Décennie mondiale du développement culturel (1988-1997), des travaux de la Commission
mondiale de la culture et du développement et de la Conférence intergouvernementale sur les
politiques culturelles pour le développement (Stockholm, 1998),
Rappelant que, dans sa résolution 53/184, l'Assemblée générale des Nations Unies "encourage
l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture à poursuivre sa mission
de promouvoir dans tout le système des Nations Unies une plus grande compréhension des rapports
essentiels entre la culture et le développement, compte tenu de la diversité des cultures et de la
nécessité d'appliquer les recommandations de la Conférence de Stockholm",
Soulignant la nécessité de fournir en conséquence à l'Organisation les moyens de s'acquitter du rôle de chef
de file qui lui a été confié,
1. Décide de rehausser la priorité donnée à la culture dans les activités futures de l'UNESCO et
d'augmenter régulièrement et substantiellement les ressources humaines et financières qui lui seront
consacrées dans le cadre de la prochaine Stratégie à moyen terme ;
2. Invite le Directeur général à tenir compte de la teneur de la présente résolution dans les hypothèses qu'il
soumettra au Conseil exécutif, à sa 160e session, dans le cadre de ses Propositions préliminaires
concernant la Stratégie à moyen terme pour 2002-2007 et le Projet de programme et de budget
pour 2002-2003.
33
Promotion de l'éducation artistique et de la créativité à l'école dans le cadre
de l'édification d'une culture de la paix2
La Conférence générale,
Réaffirmant son attachement au texte de l'Acte constitutif de l'UNESCO qui souligne que "la dignité de
l'homme" exige "la diffusion de la culture et l'éducation de tous en vue de la justice, de la liberté et
de la paix ...",
Reconnaissant la nécessité d'une éducation plus équilibrée, où les disciplines scientifiques, techniques et
sportives, les sciences humaines et l'éducation artistique se conjuguent tout au long de la scolarité
pour rendre les enfants et les adolescents plus réceptifs aux différentes formes du savoir et
développer leurs facultés créatrices individuelles,
Soulignant l'importance de la coopération internationale dans le domaine de l'éducation artistique pour la
promotion d'une culture de la paix grâce à la connaissance des valeurs artistiques et culturelles des
différentes nations et civilisations,
Soucieuse de donner un contenu concret et une dimension pratique à l'Année internationale de la culture de
la paix et à l'Année des Nations Unies pour le dialogue entre les civilisations en y associant
largement les écoliers et les jeunes,
1. Fait sien l'Appel du Directeur général en faveur de la promotion de l'éducation artistique et de la
créativité à l'école dans le cadre de l'édification d'une culture de la paix reproduit en annexe à la
présente résolution ;
2. Invite les Etats membres à prendre les mesures nécessaires pour donner suite à cet Appel ;
3. Invite le Directeur général :
1
2
72
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission IV à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission IV à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
Grands programmes
(a)
à promouvoir la mise en œuvre des mesures susmentionnées dans le cadre de l'Année internationale
de la culture de la paix et de l'Année des Nations Unies pour le dialogue entre les civilisations ;
(b) à appuyer les mesures concrètes prises par les Etats membres pour faire en sorte que l'échange
international de matériels méthodologiques et artistiques permette aux enseignants et aux élèves de
s'initier aux valeurs des différentes cultures ;
(c) à veiller à ce que les matériels de l'UNESCO dans le domaine de l'éducation relative à l'art et à la
diversité culturelle soient mis à la disposition des Etats membres.
Annexe - Appel du Directeur général en faveur de la promotion de l'éducation artistique et
de la créativité à l'école dans le cadre de l'édification d'une culture de la paix1
"On constate un manque de médiation et de
créativité partout, et dans les écoles en particulier.
L'art est absent de notre vie et nous cédons à la
violence". Tel est le constat que dressait en cette fin de
siècle le grand violoniste et chef d'orchestre Lord
Yehudi Menuhin, qui avait voué sa vie à la musique et
à la quête d'un monde meilleur.
Aujourd'hui,
nous
avons
clairement
et
profondément conscience de l'influence importante
que l'esprit créatif exerce sur la formation de la personnalité humaine, l'épanouissement de toutes les
potentialités des enfants et des adolescents et le
maintien de leur équilibre affectif, autant de facteurs
qui favorisent un comportement harmonieux.
A l'heure où la famille et les structures sociales
subissent une évolution qui souvent ne va pas sans des
effets négatifs sur les enfants et les adolescents, l'école
du XXIe siècle doit être capable d'anticiper les
nouveaux besoins en accordant une place spéciale à
l'enseignement des valeurs et des matières artistiques
afin d'encourager la créativité, qui est un attribut
distinctif de l'espèce humaine. Dans cette créativité
réside notre espoir.
Nous avons aujourd'hui besoin d'un type
d'éducation plus équilibré, où les disciplines scientifiques, techniques et sportives, les sciences humaines
et l'éducation artistique soient mises sur un pied
d'égalité aux différentes étapes de la scolarité, au cours
de laquelle les enfants et les adolescents doivent
pouvoir accéder à un processus d'apprentissage qui
soit plus généralement propice à leur équilibre intellectuel et affectif. A cet égard, les activités ludiques,
forme essentielle de créativité, sont l'un des éléments
qui méritent d'être encouragés dans l'enseignement de
l'art. L'enseignement artistique doit stimuler le corps
autant que l'esprit. En éveillant les sens, il crée une
mémoire qui aiguise la sensibilité de l'enfant et le rend
plus réceptif à d'autres formes de connaissance,
notamment à la connaissance scientifique. En outre, il
développe les facultés créatrices de l'individu et
canalise son agressivité vers les objets symboliques de
son choix.
L'heure est venue de faire bénéficier de cet
enseignement tous les enfants scolarisés.
L'Acte constitutif de l'UNESCO dispose que "la
dignité de l'homme exigeant la diffusion de la culture
et l'éducation de tous en vue de la justice, de la liberté
et de la paix", toutes les nations ont le devoir de
veiller, dans un esprit de mutuelle assistance, à ce que
cette tâche soit effectivement accomplie.
En conséquence, au nom de l'Organisation des
Nations Unies pour l'éducation, la science et la
culture,
1
Je lance un appel solennel aux Etats membres de
l'UNESCO pour qu'ils prennent les mesures
administratives, financières et législatives appropriées pour faire en sorte que l'enseignement
artistique - incluant des disciplines comme la
poésie, les arts visuels, la musique, le théâtre, la
danse et le cinéma - soit obligatoire tout au long
de la vie scolaire, c'est-à-dire de la maternelle à la
dernière année d'études secondaires. A cet effet,
les artistes, musiciens, poètes, dramaturges, producteurs, metteurs en scène, acteurs et danseurs
doivent être encouragés à participer à des ateliers
organisés dans les établissements scolaires en vue
de stimuler la créativité et le travail créatif.
J'invite les professeurs de disciplines artistiques à
coopérer avec les artistes invités à travailler dans
leur école pour faire en sorte que l'éducation
artistique joue pleinement le rôle éducatif qui est
le sien et qui consiste à stimuler la créativité des
enfants et des adolescents.
J'invite les enseignants de toutes les disciplines à
œuvrer ensemble pour briser les barrières qui
séparent les matières scientifiques, techniques,
générales, littéraires et artistiques. L'interdisciplinarité est une approche indispensable pour
permettre aux jeunes de comprendre le caractère
universel du monde.
J'invite les institutions artistiques et culturelles
telles que les théâtres, les opéras et les salles de
concert, les cinémas, les maisons des lettres et de
la poésie, les musées, les centres culturels et les
bibliothèques à ouvrir leurs portes aux élèves des
écoles de leur quartier, ou de leur ville, en organisant des activités spéciales à leur intention et en
leur donnant accès à leurs installations afin qu'ils
puissent également exposer leurs œuvres.
J'invite les fabricants de fournitures et de matériel
pour les activités artistiques et musicales, ainsi que
la société civile, et en particulier les entreprises
qui pratiquent le mécénat, à prendre part à cet
effort en apportant un soutien financier aux projets
de création artistique s'adressant aux enfants et aux
adolescents.
J'engage la presse écrite et les médias audiovisuels
à organiser des activités concernant les arts
plastiques, la musique, le théâtre et la poésie à
l'intention des enfants et des jeunes et à se faire
l'écho, dans leurs colonnes et leurs émissions, des
pratiques particulièrement intéressantes mises au
point dans le milieu scolaire.
J'invite les festivals d'art, de musique, de théâtre,
de cinéma et de poésie, ainsi que les foires d'art
Appel lancé lors d'une cérémonie spéciale le 3 novembre 1999.
73
Grands programmes
contemporain et les foires du livre à créer une
section pour les enfants et les adolescents.
Enfin, j'invite les parents, les membres de la
communauté internationale et les organisations
non gouvernementales, nationales, régionales et
34
internationales spécialisées dans la promotion de
l'éducation artistique à faire de leur mieux pour
assurer à cet Appel une diffusion aussi large que
possible.
La traite négrière transatlantique et l'esclavage : un crime contre l'humanité1
La Conférence générale,
Ayant été informée de l'examen par le Conseil exécutif, à sa 156e session, de la question de "l'esclavage, un
crime contre l'humanité",
Rappelant que la question de la traite négrière et de l'esclavage fait l'objet, dans le cadre des activités de
l'UNESCO, du projet de la Route de l'esclave auquel la Conférence générale, à sa 27e session, a
assigné pour objectifs l'étude des causes profondes et des modalités de la traite et la mise en
lumière des interactions qu'elle a générées entre l'Europe, la péninsule d'Arabie, l'Afrique, les
Amériques et les Caraïbes et le reste du monde,
Reconnaissant que la traite transatlantique et dans l'océan Indien et l'esclavage, par leur durée d'environ
quatre siècles, leur violence extrême, leur coût humain, la désarticulation profonde du continent
africain qu'ils ont provoquée, l'idéologie raciste qui les sous-tendait et leur organisation juridique
par les Codes noirs, constituent une tragédie d'une dimension exceptionnelle et aux conséquences
humaines, économiques, culturelles, spirituelles et sociales profondes en Afrique et dans les
Amériques et les Caraïbes,
1. Estime que la traite négrière et l'esclavage doivent faire l'objet en conséquence d'un examen urgent et
approfondi par les organes des Nations Unies compétents dans le domaine des droits de l'homme,
notamment la Commission des droits de l'homme, eu égard aux instruments internationaux sur les
droits de l'homme et plus précisément à la lumière de l'état du droit sur les crimes contre
l'humanité ;
2. Invite le Directeur général, dans ce contexte, à coopérer étroitement à l'examen des différents aspects de
la traite et de l'esclavage par les organes appropriés du système des Nations Unies, en particulier
dans le cadre de la préparation de la Conférence mondiale sur le racisme et la discrimination
raciale, en exposant les résultats et données mis au jour, dans le cadre du projet de la Route de
l'esclave, sur les causes profondes, les modalités et les conséquences de la traite négrière et de
l'esclavage ;
3. Appuie, à cet effet, les objectifs fondamentaux du projet de la Route de l'esclave : établir la vérité
historique sur la tragédie que constituent, à l'échelle de l'humanité entière, la traite négrière et
l'esclavage, mettre en lumière le dialogue interculturel qui en résulte, et appeler l'attention sur la
nécessité d'étendre et d'approfondir l'étude de leur impact sur l'Europe, l'Afrique, les Amériques et
le reste du monde ;
4. Approuve les orientations que le Directeur général donne au projet de la Route de l'esclave sur la base
des recommandations du Comité scientifique international pour le projet, notamment sa
structuration en quatre programmes majeurs liés entre eux : le programme scientifique de réseaux
thématiques, le programme sur l'enseignement et l'éducation relatifs à la traite négrière et à
l'esclavage mis en œuvre dans le cadre du Système des écoles associées, le programme sur le
tourisme culturel pour l'identification, la restauration et la promotion des sites et lieux de mémoire
de la traite et de l'esclavage en Afrique et dans les Amériques et les Caraïbes et le programme de
promotion des cultures et expressions artistiques vivantes issues des interactions générées par la
traite et l'esclavage ;
5. Estime nécessaire, pour des raisons historiques, d'étendre le projet à l'esclavage en Méditerranée et dans
l'océan Indien ;
6. Invite tous les Etats membres à participer activement aux activités du projet de la Route de l'esclave,
notamment par la mobilisation des institutions scientifiques et chercheurs concernés, l'accès aux
archives et sources documentaires sur la traite et l'esclavage, la présentation rigoureuse de la vérité
historique sur la traite et l'esclavage par l'éducation et l'enseignement à tous les niveaux,
l'encouragement, par tous les moyens, des groupes culturels et autres membres de la société civile
qui promeuvent les cultures issues de la Route, et l'octroi de ressources financières au projet de la
Route de l'esclave ;
1
74
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission IV à la 25e séance plénière, le 16 novembre 1999.
Grands programmes
7. Se félicite de l'appui accordé au projet de la Route de l'esclave par la Norvège et l'Italie, notamment par
des contributions extrabudgétaires substantielles ;
8. Invite en outre tous les Etats membres à célébrer, le 23 août de chaque année, la Journée internationale
du souvenir de la traite et de son abolition, adoptée par la Conférence générale, par des activités
visant à faire connaître la vérité historique sur la traite et l'esclavage et à promouvoir le dialogue
interculturel qui en a découlé ;
9. Se félicite de la coopération de l'Organisation mondiale du tourisme à la mise en œuvre du programme
de tourisme culturel sur la Route de l'esclave, en Afrique et dans les Caraïbes ;
10. Invite le Directeur général :
(a) à renforcer les ressources et moyens mis à la disposition du projet ;
(b) à accentuer la visibilité du projet ;
(c) à rendre compte de manière régulière au Conseil exécutif, de la mise en œuvre du projet et
notamment de toute évolution concernant la question de la déclaration de la traite et de l'esclavage
comme crime contre l'humanité.
35
Grand programme IV - Vers une société de la communication et de l'information
pour tous1
La Conférence générale
A. Au titre du programme IV.1 Sous-programme IV.1.1 -
Libre circulation des idées
Liberté d'expression, démocratie et paix
1. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) de promouvoir la liberté d'expression et la liberté de la presse en tant que droits
fondamentaux de l'homme, grâce à des activités de sensibilisation et de surveillance ;
d'encourager, dans le cadre notamment du suivi des cinq séminaires régionaux organisés sur
ce thème, l'indépendance et le pluralisme des médias en tant que conditions préalables et
facteurs décisifs de la démocratisation, en fournissant des services consultatifs sur la
législation relative aux médias et en sensibilisant les gouvernements, les parlementaires et
autres décideurs ;
(ii) de soutenir les médias indépendants dans les zones de conflit pour leur permettre de jouer un
rôle actif dans la prévention et le règlement des conflits et dans la transition vers une culture
de la paix ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 2.000.000 de dollars pour les coûts de programme, de
1.837.700 dollars pour les dépenses de personnel et de 127.300 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Sous-programme IV.1.2 -
Médias, information et société
2. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) de faire une plus large place à la contribution des médias et de l'information à l'autonomisation des femmes et des jeunes et d'élaborer des modèles viables d'utilisation des
instruments de communication et d'information pour lutter contre la pauvreté, favoriser
l'intégration sociale, accroître la participation sociale et démocratiser les services publics ;
(ii) de mettre en place, en matière d'information, un domaine public conséquent et accessible à
tous en tant que moyen efficace d'appuyer le développement, tout en accordant une attention
spéciale à la préservation et à la promotion du patrimoine documentaire de l'humanité par le
biais du programme "Mémoire du monde", dont la coordination avec les activités concernant
le patrimoine culturel sera renforcée ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 2.936.500 dollars pour les coûts de programme, de
4.788.400 dollars pour les dépenses de personnel et de 186.900 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
1
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission V à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
75
Projet transdisciplinaire
Défis éthiques, juridiques et socioculturels de la société de l'information
3. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce projet intersectoriel afin de stimuler la
réflexion et le débat au niveau international sur les aspects éthiques, juridiques et sociétaux de la
société de l'information, de recueillir et diffuser les informations et les données pertinentes et
d'encourager l'élaboration d'un consensus sur les principes éthiques et juridiques applicables au
cyberespace ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 1.100.000 dollars pour les coûts de programme, de
1.358.200 dollars pour les dépenses de personnel et de 70.000 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
B. Au titre du programme IV.2 Sous-programme IV.2.1 -
Combler l'écart en matière d'information et de communication
Développement de la communication
4. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) d'aider les Etats membres, notamment les pays en développement, à renforcer leurs capacités
de communication en tant que partie intégrante des stratégies de développement, en soutenant
la conception et la mise en œuvre de projets de communication, en particulier dans le cadre
du Programme international pour le développement de la communication, et en améliorant la
formation des spécialistes en communication ;
(ii) de soutenir les organismes publics de radiodiffusion et télévision dans la mission qui leur
incombe de répondre aux besoins éducatifs et culturels de la société et de promouvoir le
développement d'une production audiovisuelle endogène en tant qu'élément décisif de la
préservation de la diversité culturelle ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 4.015.000 dollars pour les coûts de programme, de
7.855.800 dollars pour les dépenses de personnel et de 255.500 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
Sous-programme IV.2.2 -
Développement de l'"infostructure"
5. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme afin :
(i) de promouvoir l'élaboration de stratégies intégrées en matière d'information et d'informatique,
de manière à assurer l'accès universel à l'information et aux outils informatiques pour le
développement, en encourageant la mise en réseau des institutions et une utilisation novatrice
des techniques de travail en communauté virtuelle, en développant les méthodes de collecte,
de gestion et de diffusion de l'information, y compris du savoir endogène, et en améliorant la
formation des spécialistes de l'information et de l'informatique ainsi que des formateurs et des
utilisateurs, en élaborant un plan d'action pour développer l'"infostructure" en Afrique et dans
les pays les moins avancés et en adaptant les logiciels existants (CDS/ISIS, IDAMS) et les
réseaux de terminologie multilingues (tels qu'INFOTERM) au nouvel environnement
technologique ;
(ii) de renforcer le rôle des bibliothèques et des archives en tant que points d'accès aux autoroutes
de l'information et éléments clés de l'"infostructure", l'accent étant mis en particulier sur les
bibliothèques publiques et scolaires comme moyen efficace d'élargissement de l'accès à
l'éducation et à la connaissance ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 3.450.000 dollars pour les coûts de programme, de
2.237.100 dollars pour les dépenses de personnel et de 219.500 dollars pour les coûts indirects de
programme.
76
Grands programmes
36
Nouveau programme issu de la fusion du Programme général d'information (PGI) et
du Programme intergouvernemental d'informatique (PII)1
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/14 et son addendum,
1. Autorise le Conseil exécutif à remplacer le Programme général d'information (PGI) et le Programme
intergouvernemental d'informatique (PII) par un nouveau programme, comme l'ont recommandé le
Conseil intergouvernemental du PGI et le Comité intergouvernemental du PII, en tenant compte
des conceptions, valeurs et objectifs esquissés dans le document 30 C/14 ;
2. Invite le Directeur général à soumettre au Conseil exécutif des propositions tendant à modifier les
paragraphes pertinents du document 30 C/5 de manière à ce que les fonds puissent être réaffectés
aux activités prévues dans le nouveau programme ;
3. Décide de constituer un comité provisoire composé des membres des bureaux du Conseil du PGI et du
Comité du PII qui restera en fonction jusqu'à l'établissement du nouveau programme ;
4. Invite le Directeur général à élaborer, en concertation avec le comité provisoire, un nouveau programme
et un projet de statuts pour l'organe intergouvernemental de ce nouveau programme et à les
soumettre au Conseil exécutif à sa 160e session ;
5. Décide de modifier comme suit le paragraphe 2 de l'article 2 des Statuts du Conseil intergouvernemental
du PGI : "Le mandat des membres du Conseil prend effet à la fin de la session ordinaire de la
Conférence générale au cours de laquelle ils sont élus et se termine à la fin de la session ordinaire
suivante de la Conférence" ;
6. Décide également de modifier comme suit l'article 1.2 du Règlement intérieur du Comité
intergouvernemental du PII : "Le mandat des membres du Comité prend effet à la fin de la session
ordinaire de la Conférence générale au cours de laquelle ils sont élus et se termine à la fin de la
session ordinaire suivante de la Conférence".
37
Projet de recommandation sur la promotion et l'usage du multilinguisme et
l'accès universel au cyberespace1
La Conférence générale,
Ayant examiné le rapport que, conformément à sa résolution 29 C/36, le Directeur général lui a présenté sur
la mise en œuvre d'activités relatives aux aspects éthiques, juridiques et sociétaux du cyberespace,
Prenant note des résultats des activités consacrées par l'Organisation à la promotion et à l'usage du
multilinguisme et à l'accès universel au cyberespace, telles que rapportées dans le document
30 C/31,
Prenant note également de ce que le Directeur général a constitué un Comité consultatif pour le pluralisme
linguistique et l'éducation multilingue, conformément à sa résolution 29 C/38 (par. 2.B (b)),
Reconnaissant l'importance du multilinguisme pour la promotion de l'accès universel à l'information, en
particulier à celle tombant dans le domaine public,
Reconnaissant également l'importance du multilinguisme pour la promotion du pluralisme culturel sur les
réseaux d'information mondiaux,
1. Réaffirme sa conviction que l'UNESCO devrait jouer un rôle international moteur dans la promotion de
l'accès à l'information appartenant au domaine public, en particulier en encourageant le
multilinguisme et la diversité culturelle sur les réseaux d'information mondiaux ;
2. Invite les Etats membres, les organisations non gouvernementales, la communauté intellectuelle
mondiale et les institutions scientifiques concernées à appuyer le développement du multilinguisme
et de la diversité culturelle sur les réseaux d'information mondiaux et à y contribuer activement en
facilitant le libre accès universel à l'information appartenant au domaine public ;
3. Invite les Etats membres à approuver, dans cette optique, la nouvelle stratégie proposée, "Initiative
B@bel", décrite dans ses grandes lignes au paragraphe 14 du document 30 C/31 ;
4. Invite le Directeur général, après consultation du Comité consultatif pour le pluralisme linguistique et
l'éducation multilingue, à présenter pour approbation au Conseil exécutif, à sa 159e session, la liste
des premiers projets s'inscrivant dans ce cadre ;
5. Invite également le Directeur général à prendre les mesures concrètes énoncées ci-après, afin de
promouvoir le multilinguisme et la diversité culturelle sur les réseaux d'information mondiaux :
1
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission V à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
77
Projet transdisciplinaire
(a)
renforcer les activités visant à rendre librement accessible sur les réseaux d'information mondiaux
le patrimoine culturel du domaine public conservé dans les musées, les bibliothèques et les services
d'archives ;
(b) appuyer la formulation de politiques et principes nationaux et internationaux qui encouragent tous
les Etats membres à promouvoir la mise au point et l'utilisation d'outils de traduction et de
terminologie pour améliorer l'interopérabilité ;
(c) encourager la diffusion des ressources intéressant le pluralisme linguistique sur les réseaux
mondiaux, notamment en renforçant l'Observatoire international de la société de l'information créé
à l'UNESCO ;
(d) poursuivre les consultations avec les Etats membres et les organisations internationales
gouvernementales et non gouvernementales compétentes en vue de resserrer la coopération relative
aux droits linguistiques, au respect de la diversité linguistique et à la multiplication des ressources
électroniques multilingues sur les réseaux d'information mondiaux ;
6. Invite en outre le Directeur général à lui présenter, à sa 31e session, un rapport sur la mise en œuvre des
mesures susmentionnées ainsi qu'un projet de recommandation sur la promotion et l'usage du
multilinguisme et l'accès universel au cyberespace.
38
Assistance à la Bibliothèque nationale de Lettonie1
La Conférence générale,
Rappelant l'appel lancé par le Président de la Lettonie devant le Conseil exécutif à sa 155e session, le
22 octobre 1998, en faveur d'un soutien international au projet relatif à la Bibliothèque nationale de
Lettonie,
Considérant que les autorités nationales ont l'intention de faire de la Bibliothèque nationale de Lettonie un
centre polyvalent contribuant à la sauvegarde et à la promotion du patrimoine culturel, donnant
accès à l'information éducative, scientifique et culturelle et encourageant la diversité culturelle et la
connaissance et la compréhension interethniques,
Consciente de l'importance que revêt ce projet pour la coopération et le développement culturels en
Lettonie et dans la région de la Baltique,
Engage les Etats membres et la communauté internationale à soutenir par tous les moyens possibles la mise
en œuvre de ce projet.
39
Le Manifeste des bibliothèques scolaires1
La Conférence générale,
Rappelant que l'éducation, les enfants et la promotion de la lecture figurent parmi les principales
préoccupations de l'UNESCO,
Considérant que l'article 26 de la Déclaration universelle des droits de l'homme stipule que l'éducation doit
être gratuite,
Considérant que le principe 7 de la Déclaration des droits de l'enfant de l'ONU prévoit le droit à une
éducation gratuite et obligatoire,
Considérant que la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques (IFLA)
a rédigé un Manifeste des bibliothèques scolaires qui a été approuvé en 1998 par son Conseil
professionnel et son Conseil exécutif,
Considérant qu'à sa douzième session, en 1998, le Conseil intergouvernemental du Programme général
d'information a souscrit avec enthousiasme au Manifeste des bibliothèques scolaires de l'IFLA,
Considérant aussi que la Conférence internationale de 1998 sur les services bibliographiques nationaux a
été réunie pour réaffirmer et actualiser les recommandations du Congrès international de 1977 sur
les bibliographies nationales, patronné par l'UNESCO,
Considérant que des systèmes bibliographiques nationaux pleinement développés sont nécessaires pour
assurer la diffusion équitable de l'information bibliographique dans le monde,
Considérant que le Conseil professionnel de l'IFLA a examiné et approuvé ces recommandations en mars
1999,
1
78
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission V à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
Grands programmes
1. Félicite la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques pour ses
efforts de mise au point du Manifeste des bibliothèques scolaires, ainsi que pour avoir organisé la
Conférence internationale sur les services bibliographiques nationaux ;
2. Recommande que les Etats membres de l'UNESCO adoptent et appliquent au niveau national le
Manifeste des bibliothèques scolaires et les recommandations de la Conférence internationale sur
les services bibliographiques nationaux, en élaborant à cette fin des mesures législatives, des
politiques et des plans.
40
Autoréglementation visant à réduire la violence dans les médias électroniques1
La Conférence générale,
Rappelant sa résolution 29 C/30 sur "L'enfant et la violence à l'écran",
Rappelant également les dispositions pertinentes de la Convention relative aux droits de l'enfant,
Réaffirmant qu'il importe de promouvoir les dimensions éducatives et culturelles des médias électroniques,
Considérant la prolifération des messages de violence diffusés dans les médias électroniques, les réseaux
internationaux et les jeux électroniques, et la nécessité de protéger les très jeunes contre leurs effets
potentiellement nuisibles,
Consciente de la nécessité de protéger la liberté d'expression telle qu'elle est garantie par la Déclaration
universelle des droits de l'homme,
1. Invite les associations professionnelles de journalistes et les médias, ainsi que les industries liées aux
médias et aux jeux électroniques, à faire preuve d'autodiscipline et d'autoréglementation afin de
lutter contre la violence dans les médias électroniques et les jeux électroniques et sur l'Internet,
avec l'objectif bien précis de protéger les très jeunes ;
2. Invite les Etats membres à appuyer et à faciliter les initiatives d'autoréglementation prises par les
associations professionnelles et l'industrie des médias dans ce domaine.
41
Promotion de l'accès libre et universel à l'information relevant du domaine public
à des fins éducatives, scientifiques et culturelles1
La Conférence générale,
Rappelant les articles 19 et 27 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui définissent le libre
accès à l'information comme l'un des droits fondamentaux de l'être humain,
Rappelant également l'article premier de l'Acte constitutif de l'UNESCO, qui souligne que l'un des
principaux objectifs de l'Organisation est d'aider "au maintien, à l'avancement et à la diffusion du
savoir … en facilitant par des méthodes de coopération internationale appropriées l'accès de tous
les peuples à ce que chacun d'eux publie",
Rappelant également sa résolution 29 C/28 et en particulier le paragraphe 2.A (h), qui invite le Directeur
général "à faciliter l'accès à l'information relevant du domaine public",
Consciente de l'importance fondamentale du bien commun de l'humanité tout entière, dont l'un des aspects
est l'accès libre et universel à l'information, ainsi que la liberté de créer, de traiter et de diffuser le
savoir,
Reconnaissant que l'accès à l'information relevant du domaine public (comme les ouvrages littéraires et
scientifiques librement disponibles, l'information produite par le secteur public et les logiciels à
code source ouvert) est indispensable à l'éducation, aux sciences, à la culture et pour favoriser la
démocratie dans la société de l'information,
Notant les effets positifs d'un accès libre et universel à l'information relevant du domaine public pour ce qui
est de réduire l'écart entre les riches et les pauvres en matière d'information,
Reconnaissant les possibilités qu'offrent les nouvelles technologies de l'information et de la communication
de garantir l'accès libre et universel à l'information et réduire les inégalités dans l'intérêt de la
justice sociale et du bien-être économique,
1. Demande instamment à tous les Etats membres :
(a) de favoriser l'accès libre et universel à l'information relevant du domaine public aux fins
éducatives, scientifiques et culturelles ;
(b) d'instituer des stratégies et des politiques nationales de l'information centrées sur l'accès libre et
universel à l'information relevant du domaine public ;
79
Projet transdisciplinaire
(c)
de soutenir le rôle des bibliothèques, des archives et des musées comme collecteurs et diffuseurs de
l'information dans l'environnement traditionnel et dans l'environnement numérique ;
2. Invite le Directeur général :
(a) à assurer, dans les activités de l'UNESCO, une haute priorité à la promotion dans le monde entier
de l'accès libre et universel à l'information relevant du domaine public ;
(b) à promouvoir des stratégies et normes communes, au niveau international, dans le domaine des
nouvelles technologies de l'information et de la communication afin de garantir l'accès libre et
universel à l'information relevant du domaine public ;
(c) à soutenir, en concertation avec l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et
d'autres institutions concernées du système des Nations Unies, des campagnes de numérisation
destinées à permettre l'accès libre et universel au patrimoine culturel public préservé dans les
bibliothèques, les archives et les musées, et en particulier des projets comme celui de collection
virtuelle d'œuvres représentatives de la littérature mondiale appartenant au domaine public, la
traduction exonérée de droits d'auteur de ces œuvres, et la création d'une collection de dictionnaires
et de lexiques multilingues dans le domaine public ;
(d) à encourager le développement et la diffusion de logiciels à code source ouvert.
Projet transdisciplinaire
42
Vers une culture de la paix1
La Conférence générale
I
1. Invite le Directeur général à renforcer, conformément à la Stratégie à moyen terme pour 1996-2001, la
cohérence des stratégies de l'UNESCO visant à promouvoir une culture de la paix, en tant
qu'expression de la mission fondamentale de l'UNESCO, à l'accomplissement de laquelle doit
concourir l'ensemble de ses activités, et à apporter la pleine contribution de l'Organisation à la mise
en œuvre du Programme d'action pour une culture de la paix adopté par l'Assemblée générale des
Nations Unies (résolution 53/243) ;
2. Invite également le Directeur général à centrer le projet transdisciplinaire "Vers une culture de la paix"
sur :
(a) la contribution de l'UNESCO à l'Année internationale de la culture de la paix (2000) et à la
Décennie internationale pour la culture de la paix et de la non-violence au profit des enfants du
monde (2001-2010) (unité 1) ;
(b) la contribution de l'UNESCO à la Décennie internationale des Nations Unies pour l'enseignement
des droits de l'homme (1995-2004) et la poursuite des efforts visant à développer une approche
intégrée en matière d'éducation pour la culture de la paix (unité 2) ;
(c) la contribution de l'UNESCO à l'Année des Nations Unies pour le dialogue entre les civilisations
(2001) et à la Décennie internationale des populations autochtones (1994-2004) (unité 3) ;
II
3. Autorise le Directeur général, au titre de l'unité 1 - Culture de la paix : susciter l'adhésion et forger des
partenariats :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant afin :
(i) de mobiliser l'éventail le plus large possible de partenaires, à l'échelle nationale et
internationale, pour sensibiliser l'opinion publique aux objectifs de l'Année internationale de
la culture de la paix, et jeter ainsi les bases d'une grande alliance entre les nombreux
mouvements, groupes et institutions qui, chacun dans son domaine, œuvrent à l'instauration
d'une culture de la paix ;
(ii) de contribuer à la mise en œuvre du Programme d'action pour une culture de la paix approuvé
par l'Assemblée générale des Nations Unies, en élaborant des activités concrètes dans le cadre
du mandat de l'Organisation, et en centrant les activités sur la promotion et le soutien des
1
80
Résolution adoptée aux 20e et 27e séances plénières, les 13 et 17 novembre 1999.
Projet transdisciplinaire
initiatives prises aux niveaux national, sous-régional et régional et sur la diffusion des
expériences réussies ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 1.850.000 dollars pour les coûts de programme, de
2.462.100 dollars pour les dépenses de personnel et de 150.000 dollars pour les coûts indirects de
programme ;
4. Autorise le Directeur général, au titre de l'unité 2 - Eduquer pour une culture de la paix :
(a) à mettre en œuvre, sur la base des recommandations du Groupe de travail temporaire du Conseil
exécutif sur l'éducation aux droits de l'homme, le plan d'action correspondant à cette unité afin :
(i) de contribuer au développement de politiques éducatives qui inscrivent l'objectif d'éducation
pour une culture de la paix au cœur même du processus éducatif, en prêtant une attention
particulière à la mise en œuvre du Plan d'action de la Décennie des Nations Unies pour
l'enseignement des droits de l'homme et au développement de stratégies et de programmes
adaptés aux besoins des pays en situation pré ou postconflictuelle ;
(ii) d'encourager la diffusion et l'adaptation des manuels et auxiliaires didactiques élaborés au
cours des précédents exercices biennaux ainsi que le développement de programmes et de
modules de formation pour les enseignants et les professionnels ayant une responsabilité
particulière dans ce domaine ; de mobiliser à cet effet le réseau des chaires UNESCO, en
continuant de soutenir son expansion et le renforcement de ses mécanismes de coopération
interne ; d'encourager également l'innovation éducative, pour mieux lutter contre la violence,
par le biais notamment du sport, et promouvoir l'égalité entre les sexes ;
(iii) de développer et d'améliorer le Réseau du système des écoles associées, en favorisant la
reconnaissance de son rôle pilote dans la promotion de l'innovation éducative, en renforçant
son impact sur les systèmes nationaux et en intensifiant la communication et la coopération
entre ses membres ;
(iv) de promouvoir la diversité linguistique et l'enseignement plurilingue à tous les niveaux de
l'éducation, en coopération avec des réseaux tels que LINGUAPAX et LINGUAUNI, de
favoriser la mise en œuvre des droits linguistiques, en tant que partie intégrante des droits de
l'homme, et d'encourager la protection et la mise en valeur du patrimoine linguistique
mondial ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 4.200.000 dollars pour les coûts de programme et de
6.322.900 dollars pour les dépenses de personnel ;
5. Autorise le Directeur général, au titre de l'unité 3 - De l'interculturalité au pluralisme culturel :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant afin :
(i) d'encourager le renouvellement de la recherche historique et de l'enseignement de l'histoire,
afin de mettre en évidence les processus de convergence positive entre cultures ; de soutenir
les efforts des Etats membres soucieux de procéder à une révision de leurs manuels d'histoire
et de géographie, et de poursuivre et renforcer la mise en œuvre des projets interculturels
destinés à favoriser une meilleure compréhension entre différentes cultures et différentes
traditions spirituelles et religieuses, dans le cadre notamment de l'Année des Nations Unies
pour le dialogue entre les civilisations (2001), en particulier dans les pays ayant accédé
récemment à l'indépendance ;
(ii) d'élaborer une stratégie d'ensemble, en estimant le coût de sa mise en œuvre, pour promouvoir
la diffusion et les activités de suivi de l'Histoire générale de l'Afrique, assurer l'achèvement
des autres projets d'histoires (Histoire de l'humanité ; Histoire des civilisations de l'Asie
centrale ; Histoire générale des Caraïbes ; Histoire de l'Amérique latine ; ouvrage sur les
différents aspects de la culture islamique) et mobiliser les fonds extrabudgétaires nécessaires
à cet effet ;
(iii) de promouvoir les pratiques et de soutenir les acteurs du pluralisme culturel, en prêtant une
attention particulière aux expériences novatrices menées à l'échelle locale, notamment en
milieu urbain, en vue de renforcer la cohésion sociale au sein de sociétés multi-ethniques ou
multiculturelles ; et de contribuer à la mise en œuvre du Plan d'action de la Décennie
internationale des populations autochtones, en renforçant les réseaux et mécanismes de
coopération existants, à l'échelle régionale et interrégionale, notamment en Amérique latine ;
(iv) de promouvoir des activités concernant la proclamation de l'année 2001 Année des Nations
Unies pour le dialogue entre les civilisations et de rechercher des partenaires principaux,
d'élaborer une stratégie, d'établir un plan d'action et de mobiliser les ressources financières
nécessaires ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 2.050.000 dollars pour les coûts de programme et de
3.445.900 dollars pour les dépenses de personnel.
81
Activités transversales
Activités transversales
43
Institut de statistique de l'UNESCO1
La Conférence générale,
Prenant note du rapport du Directeur général sur la création d'un Institut de statistique de l'UNESCO
(30 C/22),
1. Approuve la création de l'Institut de statistique de l'UNESCO (ISU) ;
2. Invite le Conseil d'administration de l'ISU à axer le programme de l'Institut sur les objectifs prioritaires
suivants :
(a) définir et établir les types de données statistiques et indicateurs dont on aura besoin au niveau
international dans les années à venir, en s'appuyant sur les mécanismes consultatifs de haut niveau
mis en place par l'Institut de statistique de l'UNESCO ;
(b) collecter et diffuser des informations statistiques sur l'éducation, la science, la culture et la
communication pour répondre aux demandes croissantes émanant des Etats membres et de la
communauté internationale et suivre les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs
stratégiques définis notamment par les grandes conférences internationales, en travaillant en
partenariat afin de promouvoir l'utilisation de ces données dans la recherche orientée vers la
formulation des politiques ;
(c) renforcer les capacités statistiques des Etats membres, par le biais d'actions de sensibilisation et de
mobilisation de la volonté et des efforts politiques, ainsi qu'en diffusant des manuels techniques et
en offrant des services de formation et de conseil ;
3. Autorise le Directeur général à soutenir l'Institut de statistique de l'UNESCO en lui accordant une
allocation financière de 6.820.000 dollars ;
4. Invite les Etats membres, les organisations internationales, les agences de développement et les
organismes donateurs, les fondations et le secteur privé à contribuer financièrement ou par d'autres
moyens appropriés à la mise en œuvre et au développement des activités de l'Institut de statistique
de l'UNESCO.
44
Statuts de l'Institut de statistique de l'UNESCO1
La Conférence générale,
Rappelant la résolution 29 C/50 concernant le Plan stratégique pour le renforcement des programmes et
services statistiques de l'UNESCO et la création de l'Institut de statistique de l'UNESCO,
1. Prend note de la décision 156 EX/6.6 recommandant l'approbation des statuts de l'Institut de statistique
de l'UNESCO ;
2. Approuve les Statuts de l'Institut de statistique de l'UNESCO figurant à l'annexe de la présente
résolution ;
3. Autorise le Conseil exécutif à choisir le lieu d'implantation permanente de l'Institut conformément aux
modalités prévues dans la décision 157 EX/3.1 (III) ;
4. Invite le Directeur général à procéder à la nomination des six premiers membres du Conseil de l'Institut,
en gardant à l'esprit les qualifications, le sexe et la nationalité des six membres élus par la
Conférence générale.
Annexe - Statuts de l'Institut de statistique de l'UNESCO
Article premier - Définitions
Sauf mention contraire dans le texte :
Conseil s'entend du Conseil d'administration de
l'Institut
Président s'entend du président du Conseil
1
82
Comité s'entend du Comité d'orientation et de
planification prévu à l'article VI des Statuts
Directeur s'entend du directeur de l'Institut
Directeur général s'entend du directeur général de
l'UNESCO
Conférence générale s'entend de la Conférence générale de l'UNESCO
Résolutions adoptées sur le rapport de la Commission I à la 24e séance plénière, le 16 novembre 1999.
Activités transversales
Institut s'entend de l'Institut de statistique de
l'UNESCO
Personnel s'entend du personnel de l'Institut
Statuts s'entend des Statuts de l'Institut de statistique
de l'UNESCO
UNESCO s'entend de l'Organisation des Nations
Unies pour l'éducation, la science et la culture
4. L'Institut consacre l'essentiel de son programme de
travail à la satisfaction des besoins des Etats
membres. En outre, il répond, dans la mesure où il
bénéficie de financements additionnels, à d'autres
besoins ou demandes formulés par d'autres entités
de l'UNESCO ou usagers des Etats membres et
organisations internationales.
Article II - Statut juridique de l'Institut
Article IV - Conseil d'administration
1. Il est créé, dans le cadre de l'Organisation des
Nations Unies pour l'éducation, la science et la
culture dont il sera partie intégrante, un Institut de
statistique de l'UNESCO. Dans ce cadre, l'Institut
jouit de l'autonomie fonctionnelle nécessaire à la
réalisation de ses objectifs.
2. Toutes les activités de l'Institut, agissant dans
l'exercice de l'autonomie dont il jouit, doivent être
conformes aux présents Statuts, ainsi qu'aux
décisions pertinentes de la Conférence générale et
du Conseil exécutif.
1. Le Conseil se compose de douze membres choisis
pour un mandat de quatre ans et siégeant à titre
personnel. Les membres sont élus ou nommés
comme suit :
(a) six membres élus par la Conférence générale,
qui représentent chacun un groupe électoral de
l'UNESCO ;
(b) six membres nommés par le Directeur général,
après consultation des organismes, organisations et institutions partenaires qui coparrainent les programmes de l'Institut.
2. Les membres élus ne peuvent être réélus pour un
deuxième mandat consécutif.
3. Le Conseil peut inviter des observateurs selon qu'il
le juge utile.
4. Le Conseil élit son président, choisi parmi ses
membres, pour un mandat de deux ans.
Article III - Mission, buts et fonctions
1. Dans le cadre du mandat général assigné à
l'UNESCO, à savoir contribuer à l'avancée et au
partage du savoir et à la libre circulation des idées,
l'Institut a pour mission de fournir, en matière
d'éducation, de science, de culture et de communication, des informations statistiques qui facilitent
la prise de décisions dans les Etats membres et
favorisent le débat démocratique sur les questions
qui relèvent de la compétence de l'UNESCO, en
faisant preuve à cette fin des plus hautes qualités
professionnelles et de la plus grande indépendance
intellectuelle dans la collecte et l'analyse des
données.
2. A cet effet, l'Institut privilégiera les objectifs
suivants :
(a) encourager, dans ses domaines de compétence,
l'établissement de statistiques internationales
qui rendent compte de l'évolution des
contextes de l'élaboration de politiques dans
ces domaines, qui soient fiables, solides,
comparables au niveau mondial et dont la
collecte puisse être assurée ;
(b) veiller à la collecte, au traitement, à l'analyse
et à la diffusion en temps voulu des statistiques, indicateurs et documents connexes
utiles à la prise de décisions qui auront été
établis comme indiqué à l'alinéa (a) ;
(c) aider au renforcement des capacités statistiques et analytiques des Etats membres tant
dans leur propre intérêt que pour contribuer à
la réalisation de l'objectif énoncé à l'alinéa (b)
ci-dessus, et
(d) fournir des services d'analyse dans le cadre de
sa mission, en tenant compte des besoins des
Etats membres.
3. L'Institut remplit les fonctions suivantes :
(a) une fonction de développement, consistant
principalement à déterminer les besoins futurs
et à élaborer des données et indicateurs
souples et propres à y répondre, en veillant au
respect de normes de qualité appropriées ;
(b) une fonction de collecte et de diffusion, et
(c) une fonction de renforcement des capacités.
Article V - Fonctions du Conseil d'administration
1. Le Conseil exerce les fonctions suivantes :
(a) il approuve l'orientation générale et la nature
des activités de l'Institut, dans le cadre fixé par
la Conférence générale, y compris le Programme et budget approuvé, et compte dûment
tenu des obligations résultant du fait que
l'Institut fait partie intégrante de l'UNESCO ;
(b) il établit des directives en vue de l'élaboration
du programme et donne notamment des
indications quant au budget global et à l'équilibre des priorités ;
(c) il examine et approuve, conformément aux
dispositions des articles VII, VIII et IX des
présents statuts, le programme et budget
annuel établi par le Directeur, étant entendu
que le plafond budgétaire ne doit pas excéder
le montant total des ressources dont il disposera durant l'exercice considéré, y compris les
contributions et subventions qui doivent être
versées, ou fournies en nature, à l'Institut ;
(d) il examine le rapport annuel et les autres
rapports sur les activités et dépenses annuelles
de l'Institut qui sont établis par le Directeur et
conseille le Directeur sur l'exécution, l'évaluation et le suivi du programme de l'Institut et
sur toutes les questions que le Directeur peut
porter à son attention ;
(e) il présente au Conseil exécutif et à la
Conférence générale un rapport annuel sur les
activités de l'Institut ;
(f) il fait des recommandations au Directeur
général concernant la nomination du
Directeur.
2. Le Conseil est consulté par le Directeur au sujet de
la nomination des hauts fonctionnaires de
l'Institut.
83
Activités transversales
Article VI - Fonctionnement du Conseil
1. Le Conseil se réunit une fois par an en session
ordinaire. Il peut se réunir en session extraordinaire sur convocation de son Président, à
l'initiative de celui-ci ou à la demande de quatre de
ses membres, ou du Directeur.
2. Le Président et les membres du Conseil ne sont
pas rémunérés ; l'Institut prend à sa charge leurs
frais de voyage et leur verse une indemnité journalière de subsistance lorsqu'ils effectuent un
voyage officiel pour le compte de l'Institut.
3. Pendant la durée de leur mandat, le Président et les
membres du Conseil n'ont droit à aucun honoraire
ou rétribution pour tout travail qu'ils effectuent
pour le compte de l'Institut.
4. Le Conseil adopte son règlement intérieur.
5. Le Conseil peut délibérer et prendre des décisions
lorsque six au moins de ses membres sont
présents.
6. Le Conseil établit un Comité d'orientation et de
planification, qui se réunit sur convocation de son
Président ou du Conseil, aussi souvent que les
besoins du programme l'exigent. Il est présidé par
le Président du Conseil et composé, outre son
président, de quatre autres membres choisis par le
Conseil en son sein. Le Comité est chargé d'apporter les premiers éléments et avis nécessaires au
déroulement du processus de planification et de
budgétisation de l'Institut, et d'assurer toute autre
tâche que le Conseil pourrait lui confier, soit en
vertu de son Règlement intérieur, soit au cours
d'une session ordinaire.
7. Le Conseil constitue d'autres comités en son sein,
en tant que de besoin. Chacun de ces comités
adopte son règlement intérieur.
8. Les langues de travail du Conseil sont l'anglais et
le français.
Article VII - Le Directeur et le personnel
1. Le Directeur de l'Institut, qui a qualité de fonctionnaire de l'UNESCO, est nommé par le Directeur
général sur recommandation du Conseil.
2. Le Directeur est le principal responsable de
l'Institut. A ce titre et en vertu d'une délégation du
Directeur général, le Directeur :
(a) administre l'Institut ;
(b) élabore le projet de programme de travail de
l'Institut et les prévisions budgétaires, qu'il
soumet au Conseil pour approbation ;
(c) sous réserve de l'approbation du Conseil,
établit des plans détaillés en vue de la mise en
œuvre du programme approuvé et en dirige
l'exécution ;
(d) nomme, conformément au Statut et règlement
du personnel de l'UNESCO, les fonctionnaires
de l'Institut, et, conformément aux dispositions
administratives et juridiques applicables, les
autres membres du personnel de l'Institut, tels
que les consultants ou les personnes engagées
au titre d'autres arrangements contractuels ou
détachées ;
(e) effectue des paiements conformément au
règlement financier du compte spécial comme
le prévoit l'article IX ;
84
(f) établit, en conformité avec le règlement financier du compte spécial de l'Institut, les règles
et procédures financières nécessaires pour
garantir une gestion financière saine et
économique.
3. Le Directeur et les fonctionnaires de l'Institut sont
assujettis au Statut et règlement du personnel de
l'UNESCO.
Article VIII - Groupes consultatifs techniques
1. Le Conseil peut constituer des groupes consultatifs
techniques composés d'experts de haut niveau
dans les domaines des statistiques et de l'analyse
des politiques pour :
(a) conseiller l'Institut au sujet de la définition et
de l'application de normes et de la validation
de procédures ;
(b) adresser au Conseil des recommandations sur
le programme de travail élaboré par le
Directeur pour approbation par le Conseil ;
(c) fournir tous autres conseils sur les questions
de politique générale et les programmes que
peut leur demander le Conseil ou le Directeur,
en particulier sur le plan à moyen terme que
l'Institut pourrait adopter.
2. L'un des groupes consultatifs techniques devrait
traiter des questions relatives à l'utilisation des
statistiques, notamment des statistiques et indicateurs nécessaires aux décideurs, et un autre devrait
s'occuper de ce qui touche à l'offre de statistiques,
notamment de la validité des méthodes de collecte
et de la fiabilité des données.
3. Les membres des groupes sont choisis par le
Président du Conseil, sur la base des propositions
soumises par le Directeur. Leurs présidents sont
choisis parmi les membres du Conseil. Les
groupes adoptent leur propre règlement intérieur.
4. Sauf le cas de mission spéciale de consultant, les
membres des groupes consultatifs techniques ne
sont pas rémunérés ; l'Institut prend à sa charge
leurs frais de voyage et leur verse une indemnité
journalière de subsistance lorsqu'ils effectuent un
voyage officiel pour le compte de l'Institut.
Article IX - Finances
1. Les recettes de l'Institut sont constituées par :
(a) une allocation financière déterminée par la
Conférence générale pour couvrir les dépenses
de personnel, ainsi que les coûts directs et
indirects de programme ;
(b) les contributions volontaires, provenant
d'Etats, d'organisations et d'organismes internationaux ainsi que d'autres entités, consenties
en sa faveur à des fins compatibles avec la
ligne de conduite, le programme et les activités
de l'UNESCO et de l'Institut ;
(c) les subventions, dotations, dons et legs
consentis en sa faveur à des fins compatibles
avec la ligne de conduite, le programme et les
activités de l'UNESCO et de l'Institut ;
(d) les revenus tirés de l'exécution de projets
confiés à l'Institut, de la vente de publications
ou d'autres activités particulières ;
(e) ainsi que par des recettes diverses.
Activités transversales
2. Les recettes de l'Institut sont versées à un compte
spécial constitué par le Directeur général conformément aux dispositions pertinentes du Règlement
financier de l'UNESCO. Ce compte spécial est
géré et le budget de l'Institut administré conformément aux dispositions susmentionnées et au règlement financier du compte spécial.
3. Au cas où la Conférence générale déciderait de
dissoudre l'Institut, son actif sera transféré à
l'UNESCO et son passif pris en charge par cette
dernière.
Article X - Amendements
Les présents statuts peuvent être modifiés par
décision de la Conférence générale prise à la majorité simple des Etats membres présents et votants.
Article XI - Dispositions transitoires
fonctionner. A cet effet, et en attendant l'adoption
par le Conseil du premier budget annuel de l'Institut, le Directeur général effectue les dépenses
nécessaires sur les fonds votés par la Conférence
générale, qui sont virés à un compte spécial
constitué et administré conformément au Règlement financier de l'UNESCO.
2. La Conférence générale de l'UNESCO élira à sa
30e session les six premiers membres élus du
Conseil. La durée de leur mandat sera la suivante :
(a) trois membres, choisis par tirage au sort,
siégeront jusqu'au 31 décembre 2003 ;
(b) les trois autres siégeront jusqu'au 31 décembre
2001.
3. Trois des membres désignés par le Directeur
général exerceront leur mandat jusqu'au 31 décembre 2003 et les trois autres jusqu'au
31 décembre 2001.
1. Le Directeur général prend toutes dispositions
nécessaires pour que l'Institut commence à
45
Anticipation et études prospectives1
La Conférence générale
Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à cette activité afin :
(i) de renforcer les capacités de l'Organisation et des Etats membres dans le domaine de
l'anticipation et de la prospective, en encourageant les études prospectives sur le
développement dans les domaines de compétence de l'Organisation et en élaborant un rapport
prospectif du Directeur général à ce sujet ;
(ii) de promouvoir la réflexion et le débat prospectifs ainsi que la veille intellectuelle et
scientifique à l'échelle internationale, en renforçant notamment la fonction de forum
d'anticipation et de prospective par l'organisation des "Entretiens du XXIe siècle" et d'une
réunion des "Dialogues du XXIe siècle" ;
(iii) de sensibiliser le public et les décideurs aux grands enjeux du XXIe siècle, à la réflexion
prospective et aux stratégies d'action qui auront été identifiées, grâce notamment à une
coopération avec les médias et à une politique de diffusion des principaux résultats des
activités entreprises dans le domaine de l'anticipation et de la prospective ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 779.300 dollars pour les coûts de programme et de
815.800 dollars pour les dépenses de personnel.
46
Services des bourses et des achats et soutien du programme correspondant1
La Conférence générale
Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à cette activité afin :
(i) de favoriser le renforcement des capacités dans les domaines de compétence de l'UNESCO
par l'octroi et l'administration de bourses et d'allocations d'études et de bourses de voyage, en
particulier dans le cadre de la Banque de bourses de l'UNESCO et d'accords de financement
conjoint avec les donateurs intéressés ;
(ii) de faciliter la mise en œuvre efficiente des volets équipement liés aux activités du Programme
ordinaire et aux activités extrabudgétaires en fournissant des services techniques pour l'achat
des équipements et la maintenance du matériel livré, notamment en dispensant une formation
au personnel concerné ;
1
Résolutions adoptées sur le rapport de la Commission I à la 24e séance plénière, le 16 novembre 1999.
85
Activités transversales
(iii) de continuer de mettre en forme et de publier les rapports concernant les projets financés au
titre du Programme ordinaire et les projets financés par des ressources extrabudgétaires, en
vue de leur diffusion et de leur consultation à la bibliothèque de référence de l'UNESCO ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 1.127.100 dollars pour les coûts de programme et de
2.972.700 dollars pour les dépenses de personnel.
47
Coordination des activités concernant les femmes1
La Conférence générale
Autorise le Directeur général :
(a) à continuer à promouvoir la prise en compte systématique des considérations de genre et le
développement des capacités afin de renforcer l'active participation des femmes à la vie de la
société à tous les niveaux et dans tous les domaines, conformément au programme d'action pour
l'égalité entre les genres adopté par la Conférence générale à sa 28e session et à d'autres
recommandations pertinentes et, à cette fin, à renforcer la coopération avec les Etats membres, les
mécanismes interorganisations concernés, les OIG et les ONG ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 416.400 dollars pour les coûts de programme et de
774.100 dollars pour les dépenses de personnel.
48
Coordination des activités concernant la jeunesse1
La Conférence générale
Autorise le Directeur général :
(a) à mener une action tendant à mettre les jeunes - en particulier ceux qui connaissent des situations
difficiles - en mesure de participer plus pleinement et utilement à la vie de la société, en particulier
en incluant dans chaque programme une composante jeunesse visant à faire bénéficier les jeunes du
programme en question et à les y associer en tant qu'acteurs et partenaires ; et à accroître l'échelle
et l'impact des activités conçues pour les jeunes et avec eux aux niveaux national et local en
mobilisant le soutien des Etats membres, de partenaires internationaux œuvrant au développement
et d'organisations non gouvernementales compétentes, y compris les associations de jeunesse ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 416.400 dollars pour les coûts de programme et de
1.048.600 dollars pour les dépenses de personnel.
49
Coordination des activités concernant l'Afrique1
La Conférence générale
Autorise le Directeur général :
(a) à renforcer la coopération avec les Etats membres d'Afrique, en encourageant une réflexion
prospective et l'élaboration de stratégies pour le développement dans les domaines de compétence
de l'UNESCO ; à promouvoir la coopération régionale et sous-régionale, notamment en matière
d'éducation et d'alphabétisation, d'énergie solaire, de communication et de promotion de la paix,
dans le cadre du suivi des grandes conférences et initiatives à l'échelle des Nations Unies et de
l'OUA ; et à mobiliser à cette fin l'ensemble des partenaires, en particulier les organisations
intergouvernementales et non gouvernementales et les mécanismes de coopération multilatérale et
bilatérale ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 475.000 dollars pour les coûts de programme et de
3.000.900 dollars pour les dépenses de personnel.
1
86
Résolutions adoptées sur le rapport de la Commission I à la 24e séance plénière, le 16 novembre 1999.
Programme de participation
Programme de participation
50
Programme de participation1
La Conférence générale
I
1. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le Programme de participation aux activités des Etats membres, conformément
aux principes et conditions énoncés ci-après ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 22.000.000 dollars au titre des coûts directs de programme.
A.
Principes
1.
Le Programme de participation constitue l'un des moyens employés par l'Organisation pour
atteindre ses objectifs, en participant à des activités menées par des Etats membres ou des
Membres associés ou par des territoires, organisations ou institutions, dans ses domaines de
compétence. Cette participation est destinée à renforcer la relation de partenariat entre l'UNESCO
et ses Etats membres, les apports mutuels concourant à rendre ce partenariat plus efficace.
2.
Les Etats membres présentent leurs demandes au Directeur général par l'intermédiaire des
commissions nationales pour l'UNESCO, ou à défaut de commission nationale, par la voie
officielle désignée.
3.
Les projets ou plans d'action présentés par les Etats membres au titre du Programme de
participation doivent être en rapport avec les activités de l'Organisation, en particulier avec les
grands programmes, les projets transdisciplinaires et les activités en faveur des femmes, des jeunes,
de l'Afrique et des pays les moins avancés, et avec les activités des commissions nationales pour
l'UNESCO.
4.
Chaque Etat membre peut présenter 15 demandes ou projets, qui doivent être numérotés, par ordre
de priorité, de 1 à 15. Les demandes ou projets émanant d'organisations non gouvernementales
nationales seront inclus dans le contingent présenté par chaque Etat membre.
5.
L'ordre de priorité établi par l'Etat membre ne peut être modifié que par la commission nationale
elle-même.
6.
Les organisations internationales non gouvernementales entretenant des relations formelles ou
opérationnelles avec l'UNESCO, organisations dont la liste est établie par le Conseil exécutif,
peuvent présenter jusqu'à cinq demandes au titre du Programme de participation pour des projets à
impact sous-régional, régional ou interrégional, à condition que leurs demandes soient appuyées
par au moins deux des Etats membres concernés par la requête.
7.
La date limite pour la soumission des requêtes sera le 31 mars 2000.
8.
Bénéficiaires. L'assistance au titre du Programme de participation peut être accordée :
(a) à des Etats membres ou Membres associés qui en font la demande par le biais de leur
commission nationale ou, à défaut de commission nationale, par la voie officielle désignée, en
vue de promouvoir des activités à caractère national. Pour des activités de caractère sousrégional, régional ou interrégional, les demandes sont présentées par les commissions
nationales des Etats membres ou Membres associés sur le territoire desquels l'activité a lieu ;
ces demandes doivent être appuyées par au moins deux autres commissions nationales d'Etats
membres ou Membres associés y participant ;
(b) à des territoires non autonomes ou des territoires sous tutelle, à la demande de la commission
nationale de l'Etat membre responsable de la conduite des relations extérieures du territoire ;
(c) à des organisations internationales non gouvernementales entretenant des relations formelles
ou opérationnelles avec l'UNESCO, telles que définies au paragraphe 6 ci-dessus ;
(d) à l'Observateur permanent de la Palestine auprès de l'UNESCO, lorsque la participation
demandée est en rapport avec des activités relevant des domaines de compétence de
l'UNESCO qui intéressent directement les Palestiniens.
9.
Formes d'aide. L'assistance au titre du Programme de participation peut revêtir les formes
suivantes :
(a) services de spécialistes et de consultants ;
(b) bourses de perfectionnement et d'études ;
(c) publications, périodiques et documentation ;
1
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission administrative à la 23e séance plénière, le 11 novembre 1999.
87
Programme de participation
10.
11.
12.
B.
13.
88
(d) matériel (autre que des véhicules) ;
(e) conférences et réunions, séminaires et cours de formation : services de traduction et
d'interprétation, frais de voyage des participants, services de consultants et tous autres
services jugés nécessaires d'un commun accord (n'incluant pas le personnel de l'UNESCO) ;
(f) contributions financières.
Montant total de l'assistance. Quelle que soit la forme d'aide demandée, parmi celles qui sont
indiquées ci-dessus, la valeur totale de l'assistance fournie au titre de chaque demande ne dépassera
pas 26.000 dollars pour un projet ou une activité de caractère national ou 35.000 dollars pour un
projet ou une activité de caractère sous-régional, régional ou interrégional, et des moyens suffisants
devront être prévus par le demandeur pour mener l'activité à bonne fin.
Approbation des demandes. Pour se prononcer sur les demandes, le Directeur général tiendra
compte :
(a) du crédit global approuvé par la Conférence générale au titre de ce programme ;
(b) de l'évaluation faite de la demande par le(s) secteur(s) compétent(s) ;
(c) de la contribution effective que la participation peut apporter à la réalisation des objectifs des
Etats membres dans les domaines de compétence de l'UNESCO et dans le cadre des activités
de programme approuvées par la Conférence générale, auxquelles la participation doit être
étroitement liée ;
(d) de la nécessité d'instaurer un équilibre plus équitable dans la répartition des fonds, en prenant
en considération les besoins urgents des pays en développement et des quatre groupes
prioritaires mentionnés au paragraphe 3 ci-dessus ;
(e) de ce que l'attribution des financements pour chaque projet approuvé devrait, dans la mesure
du possible, se faire au moins trente jours avant la date fixée pour le début de la mise
en œuvre du projet concerné et en conformité avec les conditions énoncées au paragraphe B 13 (a).
Exécution :
(a) Le Programme de participation sera exécuté dans le cadre du programme biennal de
l'Organisation, dont il fait partie intégrante. La responsabilité de l'exécution des activités
faisant l'objet d'une demande incombe au demandeur (Etat membre ou autre). La demande
adressée au Directeur général doit indiquer un calendrier d'exécution précis (dates de début et
de fin du projet), les coûts prévus et les financements promis ou attendus en provenance des
Etats membres ou d'institutions privées.
(b) Les résultats du Programme de participation devront être mieux diffusés en vue de la
planification et de la mise en œuvre des activités futures de l'Organisation. Les rapports
d'évaluation, soumis après l'achèvement de chaque projet par les Etats membres, seront
utilisés par le Secrétariat dans ce but. Une évaluation pourra également être entreprise au
moment de la mise en œuvre du projet.
Conditions
L'assistance au titre du Programme de participation sera appliquée uniquement si le demandeur,
lors de l'envoi des demandes écrites au Directeur général, accepte les conditions suivantes. Le
demandeur doit :
(a) assumer l'entière responsabilité financière et administrative de l'exécution des plans et
programmes pour lesquels la participation est apportée ; dans le cas d'une contribution
financière, présenter au Directeur général, une fois le projet terminé, un état détaillé des
activités exécutées attestant que les fonds alloués ont été employés à l'exécution du projet, et
rembourser à l'UNESCO tout solde non utilisé aux fins du projet ; il est entendu qu'aucune
nouvelle contribution financière ne sera payée au demandeur tant que celui-ci n'aura pas
fourni tous les rapports financiers et toutes les pièces justificatives supplémentaires requises
concernant les contributions antérieurement approuvées par le Directeur général pour
lesquelles les paiements ont été effectués avant le 31 décembre de la première année de
l'exercice financier précédent ;
(b) s'engager à fournir obligatoirement, avec le rapport financier prévu à l'alinéa (a) ci-dessus, un
rapport d'évaluation détaillé sur les résultats des activités financées et sur leur intérêt pour
l'Etat ou les Etats membres et l'UNESCO ;
(c) prendre à sa charge, si la participation consiste en l'attribution de bourses, les frais de
passeport, de visa et d'examen médical des boursiers et, s'ils sont salariés, le versement de
leur traitement pendant leur séjour à l'étranger ; les aider à trouver un emploi approprié lors
de leur retour dans leur pays d'origine conformément à la réglementation nationale ;
Programme de participation
(d) assumer l'entretien et l'assurance tous risques de tous biens fournis par l'UNESCO, dès
l'arrivée de ces biens au lieu de livraison ;
(e) s'engager à mettre l'UNESCO à couvert de toute réclamation ou responsabilité résultant des
activités prévues dans la présente résolution, sauf dans les cas où l'UNESCO et la commission
nationale de l'Etat membre intéressé seraient d'accord pour considérer que la réclamation ou
la responsabilité résulte d'une négligence grave ou d'une faute délibérée ;
(f) accorder au personnel recruté au titre du Programme de participation le bénéfice des
privilèges et immunités définis aux articles VI et VII de la Convention sur les privilèges et
immunités des institutions spécialisées, et du paragraphe 3 de l'annexe IV de ladite
Convention, étant entendu que ce personnel pourra bénéficier de privilèges et immunités
supplémentaires accordés par voie d'accords additionnels conclus avec le Directeur général ;
aucune restriction ne sera apportée aux droits d'entrée, de séjour et de départ des personnes
visées au présent alinéa.
C.
14.
Aide d'urgence
En attendant que le Conseil exécutif se prononce sur cette question à sa 159e session, les
conditions et principes ci-après doivent être observés en ce qui concerne l'aide d'urgence :
(a) face à une situation d'urgence, le Directeur général prendra l'initiative d'informer l'Etat
membre par le canal de la commission nationale, dans la mesure du possible, qu'il a affecté un
certain montant à l'aide immédiate et suggérera, le cas échéant, les formes que cette aide
pourrait revêtir (avec des options) ;
(b) la commission nationale ou le gouvernement fera savoir par télégramme la forme d'aide
choisie ou proposera d'autres formules appropriées ;
(c) dans le cadre de biens ou de services à fournir par l'UNESCO, il n'y aura pas d'appel d'offres
international en raison de l'urgence des besoins ;
(d) dans le cas de contributions financières, ni la limite de 26.000 dollars ni celle de
35.000 dollars ne s'appliquera ; l'aide d'urgence devra être payée sans tenir compte des
rapports financiers en retard ; un rapport financier détaillé, attestant que les fonds alloués ont
été employés aux fins approuvées, devra ultérieurement être soumis par l'Etat membre et tous
les fonds non utilisés pour ledit projet devront être retournés à l'UNESCO ;
II
2. Invite le Directeur général :
(a) pour permettre d'améliorer la formulation, le suivi et l'évaluation des projets présentés au titre du
Programme de participation, à communiquer sans délai aux commissions nationales ou, à défaut de
commission nationale, à la voie officielle désignée, les raisons qui justifient toute modification ou
tout refus des montants demandés ;
(b) à informer les commissions nationales ou, à défaut de commission nationale, la voie officielle
désignée, de tous les projets et activités exécutés dans leurs pays respectifs par des organisations
internationales non gouvernementales au titre du Programme de participation ;
(c) à soumettre au Conseil exécutif à chacune de ses sessions un rapport contenant les informations
suivantes :
(i) la liste des demandes de contributions au titre du Programme de participation parvenues au
Secrétariat ;
(ii) une liste des projets approuvés au titre du Programme de participation et au titre de l'aide
d'urgence, avec l'indication des montants approuvés pour leur financement et de tout autre
coût et tout autre appui liés à ces projets ;
(iii) en ce qui concerne les organisations internationales non gouvernementales, une liste établie
de la même façon que celle qui est prévue à l'alinéa (ii) ci-dessus pour les pays ;
(d) à veiller à ce que les pourcentages des fonds du Programme de participation affectés à l'aide
d'urgence et aux organisations internationales non gouvernementales ne dépassent pas respectivement 10 % et 5 % du montant alloué au Programme de participation pour l'exercice considéré ;
(e) à renforcer l'efficacité opérationnelle de l'Unité du Programme de participation et à soumettre au
Conseil exécutif à sa 159e session une proposition relative à la mise en place d'un nouveau
mécanisme d'évaluation et d'approbation des demandes présentées au titre du Programme de
participation qui soit plus simple et plus transparent et attribue aux demandes des Etats membres la
priorité que ceux-ci leur ont donnée.
89
Services d'information et de diffusion
Services d'information et de diffusion
51
Services d'information et de diffusion1
La Conférence générale
1. Invite le Directeur général à élaborer, en estimant le coût de sa mise en œuvre, une stratégie d'ensemble
destinée à accroître la visibilité de l'action de l'UNESCO, à renforcer la coordination des activités
d'information et de diffusion au sein du Secrétariat, à développer la coopération avec les
partenaires et à améliorer la qualité des productions, tant écrites qu'audiovisuelles, de l'UNESCO,
et à soumettre des propositions à cet effet au Conseil exécutif à sa 161e session ;
2. Autorise le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ces services afin :
(i) de mettre à la disposition des Etats membres, des organisations et des institutions les
informations et les données dont dispose l'UNESCO dans ses domaines de compétence en
utilisant tous les supports et moyens de diffusion existants et en procédant à la modernisation
des services de diffusion (bibliothèque et archives de l'UNESCO) ; de renforcer la
coopération interinstitutions pour permettre aux utilisateurs de consulter les informations de
l'ensemble du système des Nations Unies depuis un point d'accès unique ;
(ii) de favoriser l'accès aux publications, livres et productions audiovisuelles, en prêtant une
attention particulière aux jeunes et aux programmes prioritaires ; d'accroître les coproductions
audiovisuelles sur des thèmes majeurs du programme, par le biais de partenariats ; de
poursuivre la sauvegarde des collections de films, enregistrements vidéo, bandes magnétiques
et photos afin d'en élargir l'exploitation et la diffusion ;
(iii) de continuer à diffuser par le truchement du Courrier de l'UNESCO et du magazine Sources
UNESCO les idéaux et messages de l'UNESCO et de poursuivre notamment le
renouvellement du Courrier pour en faire un outil d'information et d'apprentissage susceptible
de reconquérir un public de jeunes lecteurs et, de manière générale, en accroître la diffusion ;
(iv) d'accroître l'impact des activités d'information du public pour assurer la visibilité de l'action
de l'UNESCO, en renforçant pour ce faire la coopération avec les médias et, dans les Etats
membres, avec les commissions nationales ; de procéder à une plus large décentralisation de
l'information en s'appuyant sur les capacités et l'expertise locales ; de poursuivre la
production de matériels sur les aspects saillants du programme - UNESCO-PRESSE, dossiers
de presse, programmes radiophoniques - et d'en assurer la diffusion spécialement aux
commissions nationales ;
(b) à allouer aux quatre chapitres du Titre II.B du budget (Centre d'échange d'information ;
Office des Editions de l'UNESCO ; Office des périodiques mensuels ; Office de l'information
du public) des crédits d'un montant de 6.508.700 dollars au titre des coûts de programme et
de 15.507.000 dollars au titre des coûts de personnel.
1
90
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission I à la 24e séance plénière, le 16 novembre 1999.
V
Résolutions générales
52
Demande d'admission de la Palestine à l'UNESCO1
La Conférence générale,
Ayant examiné le rapport du Directeur général (30 C/48) concernant l'admission de la Palestine à
l'UNESCO,
Rappelant ses précédentes résolutions concernant ce point de l'ordre du jour,
Rappelant également la résolution 52/250 et Annexe de l'Assemblée générale concernant la participation de
la Palestine aux travaux de l'ONU,
1. Invite le Directeur général à étudier l'application à terme des dispositions de cette Annexe en ce qui
concerne les travaux de l'UNESCO ;
2. Remercie le Directeur général d'avoir fait tout son possible pour accroître la participation de la Palestine
aux programmes et activités de l'UNESCO ;
3. Exprime son espoir de pouvoir examiner favorablement ce point à sa prochaine session, à la lumière des
progrès accomplis dans le processus de paix ;
4. Décide d'inscrire ce point à l'ordre du jour de sa 31e session.
53
Elimination de la pauvreté2
La Conférence générale,
Rappelant l'adoption, à l'unanimité, lors de sa 29e session, de la résolution 53 sur la lutte contre la pauvreté,
contribution majeure à la Première Décennie des Nations Unies pour l'élimination de la pauvreté
(1997-2006),
Prenant acte avec satisfaction des préoccupations concernant la lutte contre la pauvreté exprimées dans le
document 30 C/5, particulièrement au paragraphe 21 de l'introduction du Directeur général, dans le
programme I.1 du grand programme I, Education de base pour tous, dans le sous-programme II.2.5
du grand programme II, Transformations sociales et développement (programme MOST), Axe
d'action 2, Lutte contre la pauvreté, et dans le projet transdisciplinaire "Vers une culture de la
paix",
1. Prie instamment les Etats membres :
(a) de faire en sorte que la Première Décennie des Nations Unies pour l'élimination de la pauvreté soit
couronnée de succès et qu'elle réponde ainsi aux attentes de tous ceux qui sont victimes de la
misère et de l'exclusion sociale dans le monde ;
(b) de veiller en particulier à ce que le développement culturel (culture, éducation, communication)
occupe une place de choix dans les activités de cette décennie ;
(c) de veiller au suivi de la résolution 29 C/53 et d'étudier les mesures à prendre pour donner, dans le
Programme et budget pour 2000-2001, une suite concrète aux orientations ainsi affirmées ;
(d) de mettre en œuvre les engagements contractés lors des conférences internationales organisées
récemment par l'UNESCO, et notamment la Conférence intergouvernementale sur les politiques
culturelles pour le développement (Stockholm) ;
2. Invite le Directeur général :
(a) à faire de la lutte contre la pauvreté une priorité à long terme pour l'UNESCO du XXIe siècle dans
tous ses domaines de compétence ;
1
2
Résolution adoptée à la 2e séance plénière, le 26 octobre 1999.
Résolution adoptée sur les rapports des Commissions III, IV et II aux 25e et 26e séances plénières, les 16 et 17 novembre 1999.
91
Résolutions générales
(b) à renforcer dans tous les programmes de l'UNESCO la reconnaissance et la prise en compte de la
dimension culturelle du développement comme condition nécessaire pour atteindre les familles et
les groupes de population en situation d'extrême pauvreté, de façon à répondre aux objectifs du
Sommet pour le développement social de Copenhague et de la Décennie des Nations Unies pour
l'élimination de la pauvreté ;
(c) à réitérer auprès du Secrétaire général des Nations Unies, conformément au point 8 du Plan
d'action adopté par la Conférence intergouvernementale sur les politiques culturelles pour le
développement (Stockholm, 1998), la demande qu'une année de la Décennie sur l'élimination de la
pauvreté (1997-2006) soit consacrée aux liens entre la culture, le développement et l'élimination de
la pauvreté ;
(d) à mobiliser l'ensemble des services de l'Organisation en leur demandant d'accorder dans l'exécution
des quatre grands programmes, du projet transdisciplinaire et des activités transversales, un haut
rang de priorité à la question de l'extrême pauvreté en veillant en particulier à ce que les
populations victimes de la grande pauvreté soient effectivement atteintes ;
(e) à mettre en route des actions concrètes qui répondent à ces orientations, et à les évaluer
régulièrement ;
(f) à mettre en place le groupe consultatif extérieur du Comité intersectoriel du développement et de
l'élimination de la pauvreté prévu dans la note 98/21 du 15 mai 1998 du Directeur général pour
recueillir des informations nouvelles sur les situations de grande pauvreté et contribuer ainsi à
orienter les politiques avec plus de précision ;
(g) à faire rapport au Conseil exécutif à sa 159e session sur les actions réalisées dans l'esprit de la
résolution 29 C/53 et sur les actions envisagées pour donner suite au document 30 C/5.
54
Application de la résolution 29 C/55 concernant les institutions éducatives et culturelles
dans les territoires arabes occupés1
La Conférence générale,
Ayant examiné le rapport du Directeur général (30 C/11 Rev.),
1. Félicite le Directeur général et le remercie des grands efforts qu'il déploie pour faire en sorte que les
décisions du Conseil exécutif et les résolutions de la Conférence générale soient pleinement
appliquées ;
2. Exprime sa gratitude et ses sincères remerciements à l'Italie, au Royaume d'Arabie saoudite, à la
Norvège, au gouvernement des Flandres (Belgique), à l'Allemagne, à la France, au Luxembourg, à
la Banque mondiale, au Programme du Golfe arabe pour les organisations de développement des
Nations Unies (AGFUND), à Elec Promotion (France) et à la Fondation Nomura (Japon) pour
leurs contributions financières aux projets exécutés dans le cadre du Programme d'assistance au
peuple palestinien (PAPP) ;
3. Considère que l'action de l'UNESCO en faveur du peuple palestinien revêt une importance majeure et
confère à l'Organisation un rôle important au sein du système des Nations Unies dans l'instauration
et la consolidation de la paix et dans la promotion d'une culture de la paix et du dialogue entre les
peuples ;
4. Se félicite de l'accord signé à Charm-El-Cheikh entre le gouvernement israélien et l'Autorité
palestinienne et exprime l'espoir qu'il sera pleinement appliqué ;
5. Exprime l'espoir que les négociations de paix israélo-arabes reprendront et qu'une paix juste et globale
sera rapidement réalisée conformément aux résolutions de l'Organisation des Nations Unies,
auxquelles l'UNESCO souscrit, en particulier les résolutions 242, 338 et 425 du Conseil de
sécurité, fondées sur le retrait des territoires arabes occupés et le principe "terre contre paix" ;
6. Prie le Directeur général de poursuivre la préparation de la troisième phase du Programme d'assistance
au peuple palestinien, en prenant en considération les priorités et besoins nouveaux de ce dernier ;
7. Prie également le Directeur général de solliciter de nouveau les donateurs en vue de réunir les fonds
nécessaires pour la troisième phase des projets du PAPP ;
8. Invite en outre le Directeur général :
(a) à poursuivre les efforts qu'il déploie auprès des autorités israéliennes en vue de préserver le tissu
humain et social et de sauvegarder l'identité culturelle syrienne arabe du Golan syrien occupé,
conformément aux résolutions pertinentes adoptées à cet égard ;
1
92
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 17 novembre 1999.
Résolutions générales
(b) à poursuivre ses efforts auprès des autorités israéliennes afin qu'elles cessent d'imposer les
programmes d'enseignement israéliens aux étudiants du Golan syrien occupé, à continuer d'offrir
des bourses à ces étudiants et à fournir une assistance aux établissements d'enseignement du
Golan ;
9. Réitère toutes ses résolutions antérieures relatives au Golan syrien occupé ;
10. Décide d'inscrire ce point à l'ordre du jour de sa 31e session.
55
Renforcement de la coopération entre l'UNESCO et Haïti1
La Conférence générale,
Ayant à l'esprit les buts et les principes énoncés dans l'Acte constitutif de l'UNESCO,
Saluant les efforts déployés par le gouvernement haïtien en vue de favoriser la consolidation de la
démocratie et le développement du pays,
Prenant note de la persistance, en dépit des progrès réalisés, de nombreuses difficultés politiques,
économiques et sociales faisant obstacle à des progrès encore plus considérables,
Se félicitant des initiatives substantielles et efficaces que l'Organisation a déjà prises, ainsi que de la
signature, le 19 janvier 1995, d'un mémorandum de coopération entre le gouvernement haïtien et
l'UNESCO,
Considérant les efforts déjà accomplis dans le sens de la résolution 28 C/17 en faveur de l'octroi d'un appui
à Haïti,
Souscrivant au rapport présenté par le Directeur général dans le document 29 C/INF.1,
Considérant que la démocratie et le développement durables sont deux réalités intimement liées,
Reconnaissant ainsi la nécessité de prêter à Haïti, unique PMA du continent américain, une assistance
particulière,
Constatant qu'il reste de nombreux objectifs à atteindre pour l'application pleine et entière des orientations
définies dans la résolution 27 C/21,
Considérant les conclusions de la Commission mixte gouvernement haïtien-UNESCO (avril 1999),
1. Prie instamment les Etats membres de l'UNESCO, les organisations intergouvernementales et les
institutions internationales de renforcer leur coopération en Haïti dans tous les domaines de
compétence de l'UNESCO et en particulier dans celui de l'éducation ;
2. Autorise le Directeur général à mobiliser les ressources extrabudgétaires nécessaires à la mise en œuvre
des projets définis par la Commission mixte, et le prie de soumettre au Conseil exécutif un rapport
sur les progrès accomplis, et à la Conférence générale, à sa 31e session, un rapport sur la mise en
œuvre de la présente résolution.
56
Renforcement de la coopération entre l'UNESCO et la République fédérale
du Nigéria1
La Conférence générale,
Rappelant les buts et principes énoncés dans l'Acte constitutif de l'UNESCO,
Rappelant également la déclaration dans laquelle elle a déploré, à sa 28e session, les atteintes aux droits de
l'homme perpétrées par le gouvernement militaire alors au pouvoir au Nigéria,
Se félicitant de la tenue récente d'élections démocratiques au Nigéria, qui ont mis fin à des années de
dictature militaire et ont restauré la démocratie parlementaire dans le pays,
Considérant que l'actuel gouvernement nigérian s'est engagé en faveur de la démocratie, d'une bonne
gouvernance et de la mise en place d'une société juste et libre, fondée sur le respect de la justice et
des droits de l'homme,
Consciente de la pertinence des idéaux et des programmes de l'UNESCO pour la transition actuelle du
Nigéria vers la démocratie,
Notant que les nouvelles autorités nigérianes sont déterminées à renforcer la coopération avec l'UNESCO,
comme en atteste la visite du Président Obasanjo à l'UNESCO peu après son élection,
Prenant en considération le plan d'action pour la coopération signé récemment entre l'UNESCO et le
Nigéria,
Prie le Directeur général :
1
Résolutions adoptées sur le rapport de la Commission I à la 24e séance plénière, le 16 novembre 1999.
93
Résolutions générales
(a)
de prendre toutes les mesures appropriées pour accroître la coopération avec le Nigéria dans le
cadre de la mise en œuvre du Programme et budget approuvés par la Conférence générale à sa
30e session et par la mobilisation de ressources extrabudgétaires ;
(b) de lui soumettre à sa 31e session un rapport sur l'application de la présente résolution.
57
Rapport du Secrétaire général de l'ONU sur les causes des conflits et la promotion
d'une paix et d'un développement durables en Afrique1
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/53,
Confirmant à nouveau la haute priorité donnée à l'Afrique dans les programmes de l'UNESCO,
Rappelant l'Appel de Tripoli en faveur de l'établissement de la culture de la paix en Afrique à l'aube du
troisième millénaire,
Ayant pris note de la résolution 53/92 de l'Assemblée générale des Nations Unies par laquelle celle-ci a,
entre autres, invité les institutions spécialisées à examiner les recommandations du rapport du
Secrétaire général de l'ONU,
1. Reconnaît les efforts déployés par le Directeur général pour donner suite aux recommandations
contenues dans le rapport du Secrétaire général et à la résolution 53/92 de l'Assemblée générale
des Nations Unies ;
2. Invite le Directeur général à renforcer les efforts de l'Organisation en vue de contribuer à l'éradication
des causes des conflits et à la promotion d'une paix et d'un développement durables en Afrique ;
3. Invite également le Directeur général à apporter son appui au Sommet DEMOS-Afrique prévu par le
gouvernement gabonais pour septembre 2000.
58
Célébration d'anniversaires1
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/18,
1. Décide que l'UNESCO sera associée en 2000-2001 aux célébrations mentionnées au paragraphe (a) de
la décision 157 EX/9.6 ;
2. Décide en outre :
(a) que toute contribution apportée par l'Organisation à ces célébrations sera financée au titre du
Programme de participation selon les règles régissant ce programme ;
(b) que la liste des célébrations d'anniversaires auxquelles l'UNESCO est appelée à s'associer en 20002001 est ainsi close :
(i)
centième anniversaire de la naissance de Roberto Arlt ;
(ii)
centième anniversaire de la naissance de Leopoldo Marechal ;
(iii)
cinq centième anniversaire de la découverte du Brésil ;
(iv)
deux centième anniversaire du voyage d'Alexander von Humboldt en Colombie ;
(v)
centième anniversaire de la création des Etudes agronomiques à Cuba ;
(vi)
centième anniversaire de la naissance d'Antonio J. Quevedo ;
(vii)
huit centième anniversaire de la naissance de Nasir al-Din Toossi ;
(viii)
cent cinquantième anniversaire de la mort d'Amir Kabir Mirza Taghi Khan ;
(ix)
deux millième anniversaire de la fondation de la ville de Taraz ;
(x)
centième anniversaire de la naissance de Sabit Mukanovitch Mukanov ;
(xi)
trois millième anniversaire d'Osh ;
(xii)
centième anniversaire de la naissance de Kassym Tynystanov ;
(xiii)
deux mille cinq centième anniversaire de la fondation de la ville de Termez ;
(xiv)
cinq cent quarante-cinquième anniversaire de la naissance de Kamal al-Din Behzad ;
(xv)
deux mille sept centième anniversaire de la création de l'Avesta ;
(xvi)
quatre-vingt-dixième anniversaire de la naissance de Mirzo Torsonzade ;
(xvii)
quatre-vingtième anniversaire de la naissance de Muhammad Assimov ;
(xviii)
neuf cent soixantième anniversaire de la naissance d'Omar Khayyam ;
(xix)
centième anniversaire de la naissance de Somdet Phra Srinagarindra ;
(xx)
centième anniversaire de la naissance de Pridi Banomyong ;
1
94
Résolutions adoptées sur le rapport de la Commission I à la 24e séance plénière, le 16 novembre 1999.
Résolutions générales
(xxi)
neuf cent quatre-vingt-dixième anniversaire de la fondation de la ville de Thang LongHanoi ;
(xxii)
centième anniversaire de la naissance de Mohamed Abdel Wahab ;
(xxiii)
douzième centenaire de la création de Bayt El-Hikma ;
(xxiv)
deux cent cinquantième anniversaire de la mort de Johann Sebastian Bach ;
(xxv)
centième anniversaire de la mort de Friedrich Wilhelm Nietzsche ;
(xxvi)
mille sept centième anniversaire de l'adoption du christianisme comme religion d'Etat en
Arménie ;
(xxvii)
centième anniversaire de la découverte des groupes sanguins par Karl Landsteiner ;
(xxviii) six centième anniversaire de la mort d'Evtimi de Tarnovo ;
(xxix)
cent cinquantième anniversaire de la naissance d'Ivan Vazov ;
(xxx)
quatre centième anniversaire de la naissance de Pedro Calderón de la Barca ;
(xxxi)
centième anniversaire de la naissance de Luis Buñuel ;
(xxxii)
centième anniversaire de la naissance de Joaquín Rodrigo ;
(xxxiii) cent cinquantième anniversaire de la naissance de Sophia Kovalevskaya ;
(xxxiv) centième anniversaire de la naissance de Nikolai Vladimirovitch Timofeev-Ressovsky ;
(xxxv)
deux centième anniversaire de la naissance de Vladimir Ivanovitch Dal ;
(xxxvi) centième anniversaire de la naissance d'Antoine de Saint-Exupéry ;
(xxxvii) trois centième anniversaire de la mort d'André Le Nôtre ;
(xxxviii) centième anniversaire de la naissance d'André Malraux ;
(xxxix) centième anniversaire de la mort d'Henri de Toulouse-Lautrec ;
(xl)
mille deux centième anniversaire de la Renaissance carolingienne ;
(xli)
cinquantième anniversaire de la mort de George Bernard Shaw ;
(xlii)
quatre centième anniversaire de la mort de Giordano Bruno ;
(xliii)
centième anniversaire de la naissance d'Enrico Fermi ;
(xliv)
centième anniversaire de la naissance de Salvatore Quasimodo ;
(xlv)
centième anniversaire de la mort de Giuseppe Verdi ;
(xlvi)
huit centième anniversaire de la fondation de la ville de Riga ;
(xlvii)
cent cinquantième anniversaire de la naissance de Mihail Eminescu ;
(xlviii) cinquantième anniversaire de la mort de Dinu Lipatti ;
(xlix)
millième anniversaire de la naissance de Saint Maurus ;
(l)
trois centième anniversaire de la mort de Juraj Lani ;
(li)
cent cinquantième anniversaire de la naissance, et centième anniversaire de la mort de
Zdenek Fibich ;
(lii)
cent cinquantième anniversaire de la naissance de Tomas Masaryk ;
(liii)
sept centième anniversaire de la publication du Code royal des mines ;
(liv)
deux centième anniversaire de la naissance de Michaïlo Vasilievitch Ostrogradsky ;
(lv)
centième anniversaire de la naissance de Ivan S. Kozlovski ;
(lvi)
centième anniversaire de la naissance d'Alexander Smakula ;
(lvii)
centième anniversaire de la naissance de Margaret Mead ;
(lviii)
centième anniversaire de la naissance d'Amadou Hampaté Ba ;
(lix)
soixante-quinzième anniversaire de l'annonce de la découverte du crâne de Taungs, la
première des découvertes d'hominidés fossiles préhistoriques en Afrique ;
3. Invite le Conseil exécutif à étudier les modalités et la procédure à suivre pour établir la liste des
anniversaires.
95
VI
Soutien de l'exécution du programme1
59
Soutien de l'exécution du programme
La Conférence générale
Invite le Directeur général :
(a) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce chapitre afin :
(i) de renforcer les relations avec les Etats membres, particulièrement par l'intermédiaire de leurs
délégations permanentes et de leurs commissions nationales, afin de répondre plus
adéquatement à leurs besoins prioritaires, en s'attachant notamment à :
- renforcer le rôle des commissions nationales en tant que points focaux de l'UNESCO dans
les Etats membres en développant leurs capacités opérationnelles et de gestion, en
favorisant une coopération plus étroite entre elles aux niveaux international, régional et
sous-régional, en développant leur complémentarité avec le Secrétariat et plus
particulièrement avec les bureaux hors Siège et en renforçant, par leur intermédiaire, les
partenariats avec les représentants de la société civile (parlementaires, conseils
municipaux, etc.), et accroître la participation des commissions nationales à la mise en
œuvre des activités prévues dans le 30 C/5 approuvé en établissant à cet effet une
procédure appropriée ;
- donner un élan nouveau au mouvement des associations, centres et clubs UNESCO,
protagoniste actif de la diffusion du message de l'UNESCO, au moyen de projets concrets
aux niveaux local et national ;
(ii) de renforcer en tant que de besoin la capacité des bureaux hors Siège, constitués en réseaux
régionaux d'expertise, à fournir une assistance technique et à mobiliser des ressources
financières, en coopération avec des partenaires internationaux œuvrant pour le
développement, aux fins d'activités au niveau des pays et des régions ;
(iii) de renforcer l'impact, l'efficacité et la visibilité de l'action de l'UNESCO dans les Etats
membres, particulièrement en renforçant la contribution de l'UNESCO à l'élaboration des
politiques et initiatives à l'échelle du système des Nations Unies dans le cadre des
mécanismes intergouvernementaux et interinstitutions, en consolidant les partenariats et les
activités conjointes avec les organisations intergouvernementales et en redynamisant les
relations de coopération avec les organisations non gouvernementales et les fondations
conformément aux politiques et modalités définies dans les Directives de 1995 ;
(iv) d'accroître les ressources extrabudgétaires à l'appui d'activités dans les domaines de
compétence de l'UNESCO, particulièrement en renforçant la coopération avec les partenaires
institutionnels du système des Nations Unies, les donateurs multilatéraux/bilatéraux et les
banques de développement et en améliorant la capacité du Secrétariat, au Siège comme hors
Siège et celle des commissions nationales, de mieux gérer les projets et de générer des
ressources extrabudgétaires ;
(v) de promouvoir l'amélioration des services de traduction et de documentation de conférence,
particulièrement en recourant davantage aux nouvelles technologies pertinentes et à
l'externalisation de certaines activités, et de continuer à optimiser l'utilisation des salles de
conférence, notamment en les louant à des utilisateurs extérieurs afin de se procurer des
recettes additionnelles ;
(vi) de prévoir des allocations budgétaires adéquates pour assurer un fonctionnement satisfaisant
des comités et organes consultatifs ;
1
Résolutions adoptées sur le rapport de la Commission I à la 24e séance plénière, le 16 novembre 1999.
97
Soutien de l'exécution du programme
(vii) de fournir une liste complète de toutes les conférences et réunions que l'UNESCO doit
convoquer, y compris les comités consultatifs, groupes d'étude et autres organes, en indiquant
les ressources budgétaires prévues à cet effet et les paragraphes correspondants du
Programme et budget, et de faire figurer les informations pertinentes dans les rapports
statutaires sur l'exécution du programme qui seront soumis au Conseil exécutif à ses 159e,
160e et 161e sessions ;
(viii) de lui soumettre, à sa 31e session, par l'intermédiaire du Conseil exécutif, des propositions
visant à adapter aux besoins de l'Organisation le "Règlement relatif à la classification
d'ensemble des diverses catégories de réunions convoquées par l'UNESCO" ;
(b) à allouer à cette fin un montant de 9.350.600 dollars pour les coûts de programme et de
47.409.900 dollars pour les dépenses de personnel.
60
Renforcement des relations avec les associations, centres et clubs UNESCO
La Conférence générale,
Reconnaissant le rôle croissant joué par les associations, centres et clubs UNESCO dans la promotion des
idéaux de l'UNESCO et la mise en œuvre de ses programmes,
Accueillant avec satisfaction la Déclaration d'Ekaterinbourg (13 juillet 1999), figurant ci-après,
Soulignant la nécessité pour les associations, centres et clubs UNESCO de participer pleinement à la
préparation de la future Stratégie à moyen terme de l'Organisation pour le début du XXIe siècle, et
du programme et budget biennal,
Considérant que les associations, centres et clubs UNESCO peuvent contribuer à la promotion d'une culture
de la paix et participer effectivement aux activités de l'an 2000 "Année internationale de la culture
de la paix" et de la décennie 2001-2010 "Décennie internationale pour une culture de la paix et de
la non-violence au profit des enfants du monde",
1. Invite les Etats membres de l'UNESCO :
(a) à soutenir les fédérations des associations, centres et clubs UNESCO, en les consultant sur la
planification et en les impliquant dans la mise en œuvre des activités qui les concernent approuvées
par la Conférence générale de l'UNESCO et entreprises sur le plan national ;
(b) à prendre en considération dans la mesure du possible les besoins opérationnels des fédérations
nationales des associations, centres et clubs UNESCO ;
(c) à examiner avec une attention toute particulière les requêtes soumises au titre du Programme de
participation par les fédérations nationales des associations, centres et clubs UNESCO ;
(d) à envisager la possibilité de faire participer, en fonction de l'ordre du jour, un représentant des
fédérations nationales des associations, centres et clubs UNESCO à la Conférence générale et aux
conférences régionales des commissions nationales ;
Se référant en particulier à sa résolution 29 C/60,
2. Invite le Directeur général :
(a) à considérer la Fédération mondiale des associations, centres et clubs UNESCO (FMACU) comme
un partenaire important pour l'élaboration et la mise en œuvre des programmes et activités de
l'UNESCO et à conclure avec elle un accord-cadre de coopération, à l'instar de ceux conclus avec
d'autres organisations non gouvernementales (telles que l'ICSU ou l'ICOM) ;
(b) à faire tout son possible afin de fournir des ressources opérationnelles suffisantes pour renforcer la
capacité de coordination du Secrétariat pour l'exercice biennal 2000-2001 afin de donner suite aux
recommandations du Ve Congrès mondial de la FMACU concernant :
(i) la préparation d'un inventaire et d'une évaluation des activités des associations, centres et
clubs UNESCO ;
(ii) l'organisation de séminaires d'information et de formation pour les responsables des
associations, centres et clubs UNESCO ;
(iii) la publication, dans les différentes langues officielles de l'UNESCO, d'un manuel de
formation et d'un guide pratique à l'usage des membres ou futurs membres des associations,
centres et clubs UNESCO ;
(iv) l'organisation, aux niveaux national, régional et international, d'ateliers en vue d'établir des
stratégies et des plans d'action concertés entre les membres du mouvement ;
(v) l'équipement des associations, centres et clubs UNESCO en matériel informatique leur
permettant de communiquer effectivement (en particulier via l'Internet) et d'établir des
réseaux d'échange et d'information.
98
Soutien de l'exécution du programme
DECLARATION D'EKATERINBOURG
Adoptée lors du Ve Congrès de la Fédération mondiale des associations, centres et clubs UNESCO
réunis sur le thème "La force d'un engagement pour une culture de la paix"
à Ekaterinbourg, à la frontière des cultures et des continents, au tournant du millénaire
Nous, membres des associations, centres et clubs UNESCO, avec la force de notre engagement pour une
culture de paix, adoptons la Déclaration suivante, au moment où l'UNESCO s'apprête à adopter son
Programme et budget pour 2000-2001 et à préparer par la suite sa Stratégie à moyen terme.
Bien que le XXe siècle ait enregistré des progrès notables dans les domaines scientifique, technologique,
politique, économique et culturel et que l'on puisse constater un enrichissement du droit international, il a
aussi engendré d'intolérables situations que nous ne pouvons accepter de voir se perpétuer et s'aggraver.
Conscients du fait que ces situations font obstacle à une culture de la paix et à un développement durable,
nous estimons qu'un changement radical des mentalités et des comportements est indispensable pour qu'à
l'aube du troisième millénaire l'humanité accède à une ère nouvelle.
Les 5.000 associations, centres et clubs UNESCO, regroupés au sein de la Fédération mondiale (FMACU),
s'engagent à contribuer de façon significative à la construction d'un monde de paix plus juste, digne et
solidaire, composé de citoyens libres et responsables :
en œuvrant pour un changement radical grâce à notre réflexion et à nos actions en faveur de :
-
la consolidation de la démocratie et la promotion des droits de l'homme ;
le respect de la différence et des diversités culturelles ;
l'éradication de toutes les formes de violence ;
la protection de l'environnement ;
la condamnation et le refus des politiques d'armement ;
une distribution équitable des richesses et le partage des ressources ;
en agissant également pour :
-
le développement de l'alphabétisation, de l'éducation fondamentale et de l'éducation tout au long de
la vie ;
l'accès du plus grand nombre au savoir scientifique et aux nouvelles technologies, en particulier dans
le domaine de la communication ;
la participation accrue des jeunes et des femmes à la vie politique et sociale.
La nature et la spécificité des associations, centres et clubs UNESCO permettant de soutenir cet engagement
tiennent à :
-
61
leur attachement au respect des droits de l'homme, leur foi dans les idéaux de paix, de tolérance, de
justice et de solidarité, prônés par l'UNESCO ;
leur représentativité de la société civile dans sa diversité, la place faite en leur sein à la participation
des jeunes et au dialogue intergénérationnel ;
leur fonctionnement démocratique fondé sur la participation volontaire, le partage des
responsabilités et l'écoute réciproque ;
leur contribution à l'éducation des citoyens par l'information, la formation et l'action ;
leur approche préventive et interculturelle des problèmes de notre temps, leur enracinement dans la
vie quotidienne et la dimension internationale de leur action.
Modifications intervenues dans le classement des organisations non gouvernementales
admises aux différents types de relations avec l'UNESCO
La Conférence générale,
Rappelant les principes et orientations qui sous-tendent la relance de la coopération avec les ONG et dont
tiennent compte les Directives formulées dans sa résolution 28 C/13.42,
99
Soutien de l'exécution du programme
Rappelant les informations fournies par le Directeur général dans le rapport qu'il lui a présenté à sa
29e session (29 C/25), et sa résolution 29 C/63,
Prenant note des informations fournies par le Directeur général dans le document 30 C/32 sur les
modifications intervenues dans le classement des ONG, fondations et autres institutions similaires,
1. Réaffirme les objectifs fondamentaux des Directives, en particulier la recherche d'une plus grande
opérationnalité au bénéfice des pays en développement et des pays en transition ;
2. Souligne qu'il importe de poursuivre les efforts en ce sens dans le cadre de l'exécution des programmes,
notamment en ce qui concerne les modalités financières de la coopération avec les ONG ;
3. Insiste sur le fait qu'il est indispensable de renforcer la communication et l'échange d'information entre
les Etats membres, les ONG et le Secrétariat (Siège et unités hors Siège) pour consolider ces
partenariats triangulaires ;
4. Prie le Conseil exécutif de continuer à suivre la mise en œuvre des Directives en veillant notamment :
(a) à ce que l'on s'efforce de fournir des informations complètes sur les critères d'admission et de
classement des ONG ;
(b) à associer plus étroitement les commissions nationales à l'élaboration de ses décisions concernant
l'admission des ONG aux relations formelles ;
(c) à ce que les unités hors Siège s'efforcent de faire participer plus pleinement les commissions
nationales et les ONG régionales à leurs activités ;
(d) à ce que l'on s'efforce de clarifier certaines questions en suspens concernant l'application efficace
des Directives, notamment les modalités financières et matérielles de la coopération, ainsi que
l'utilisation du nom et de l'emblème de l'UNESCO ;
(e) à ce que son Comité sur les ONG adopte des méthodes de travail efficaces de façon à pouvoir
s'acquitter pleinement de son rôle ;
5. Prie en outre le Conseil exécutif d'élaborer son prochain rapport sexennal sur la contribution des ONG à
la réalisation des buts de l'UNESCO, qu'il doit lui soumettre à sa 31e session, en prenant en
compte :
(a) la résolution 29 C/63 ;
(b) la nécessité d'un examen approfondi des conséquences qu'a entraînées l'application des Directives
révisées aux niveaux international, régional et national ;
(c) l'opportunité de procéder à certaines études d'impact ;
(d) la nécessité de consulter très largement les commissions nationales et la communauté des ONG à
travers le monde pour l'élaboration de ce rapport ;
(e) la possibilité d'envisager d'apporter des ajustements aux Directives à la lumière de l'expérience
acquise pendant les six premières années de leur mise en œuvre et en ayant à l'esprit que les
principes fondamentaux sur lesquels elles reposent n'ont rien perdu de leur validité ;
6. Réaffirme que les objectifs qui l'ont conduite à établir, par sa résolution 27 C/13.141, le programme
spécial de soutien aux ONG restent valables ; approuve la recommandation du Conseil exécutif
tendant à ce qu'il soit mis fin, à terme, à ce programme en tant que modalité financière spécifique
de coopération avec les ONG et souligne la nécessité de veiller à ce que ces objectifs soient
effectivement pris en compte dans les activités relatives à l'exécution des programmes tant au Siège
que sur le terrain, pour ce qui est des orientations ainsi que des modalités matérielles et financières
de la coopération ;
7. Invite les commissions nationales pour l'UNESCO de tous les Etats membres à mettre au point des
méthodes de travail appropriées pour intensifier leur coopération avec les ONG aux niveaux
national et local, en coordination avec les unités hors Siège de l'UNESCO.
62
Projet de Statuts du Comité permanent des commissions nationales pour l'UNESCO
La Conférence générale,
Ayant examiné les documents 30 C/57, 30 C/76 et 30 C/76 Add. et Corr.,
Décide que le Comité permanent des commissions nationales pour l'UNESCO, en consultation avec le
Secrétariat et des membres du Comité juridique de la 30e session de la Conférence générale,
reverra son projet de Statuts, qui sera examiné par le Conseil exécutif avant d'être soumis à la
31e session de la Conférence générale, et que le Comité permanent poursuivra ses travaux en
attendant l'adoption de ses Statuts.
100
VII
Questions financières1
63
Rapport financier et états financiers vérifiés concernant les comptes de l'UNESCO
pour l'exercice financier clos le 31 décembre 1997 et rapport du Commissaire aux comptes
La Conférence générale,
I
Ayant examiné les documents 30 C/34 et Add. et Add.2,
1. Prend note de l'opinion du Commissaire aux comptes, à savoir que les états financiers présentent
fidèlement, à tous égards importants, la situation financière de l'UNESCO au 31 décembre 1997
ainsi que les résultats de son exploitation et de ses flux de trésorerie pour l'exercice biennal clos à
cette date, qu'ils ont été établis selon les conventions comptables énoncées, lesquelles ont été
appliquées sur une base conforme à celle de l'exercice financier précédent, et que les opérations
dont il a eu connaissance au cours de la vérification ont été effectuées, à tous égards importants,
conformément au Règlement financier et aux textes qui en portent autorisation ;
2. Remercie le Commissaire aux comptes pour la haute qualité de son travail, qu'il s'agisse des audits
financiers ou des audits de performance, et l'encourage à continuer de consulter les Etats membres
en vue de déterminer quels programmes doivent en priorité faire l'objet d'un audit ;
3. Reçoit et accepte le rapport du Commissaire aux comptes et les états financiers vérifiés concernant les
comptes de l'UNESCO pour l'exercice financier clos le 31 décembre 1997 ;
4. Invite le Directeur général à continuer de donner suite aux recommandations du Commissaire aux
comptes et à faire rapport aux Etats membres par l'intermédiaire du Conseil exécutif à sa
160e session ;
5. Approuve les modifications de l'article 5 du Mandat additionnel régissant la vérification des comptes
telles qu'elles figurent dans le document 30 C/34 ;
II
Rappelant les décisions 155 EX/7.3, 156 EX/8.4 et 157 EX/8.2,
Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la mise en œuvre des recommandations du Commissaire
aux comptes (30 C/34 Add.),
Estimant que la présentation du rapport du Directeur général doit être encore améliorée de façon à faire
apparaître les mesures concrètes prises par le Secrétariat pour donner suite aux différentes
recommandations du Commissaire aux comptes,
1. Note que le Directeur général fera figurer des plans d'action assortis de calendriers appropriés dans les
mesures concrètes à prendre dont il rendra compte au titre de la mise en œuvre des
recommandations du Commissaire aux comptes ;
2. Note avec regret qu'aucun progrès n'a été accompli dans la mise en œuvre des recommandations
(paragraphes 76, 81, 94, 103, 107, 108, 116, 117 et 118 du document 30 C/34) relatives aux
"nombreuses exceptions et entorses" constatées par le Commissaire aux comptes en ce qui
concerne la gestion des ressources humaines ;
3. Invite le Directeur général à appliquer strictement l'Acte constitutif et le Statut du personnel et à établir
des plans d'action réalistes assortis de calendriers et d'indications de coûts, lorsqu'il mettra en
œuvre les recommandations ci-dessus et fera rapport au Conseil exécutif à sa 160e session ;
4. Prie le Commissaire aux comptes de faire rapport sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de ses
recommandations dans son rapport pour l'exercice biennal 1998-1999.
1
Résolutions adoptées sur le rapport de la Commission administrative à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
101
Questions financières
64
Rapport financier et états financiers intérimaires concernant les comptes de l'UNESCO
au 31 décembre 1998 pour l'exercice financier se terminant le 31 décembre 1999
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/35 et Add.,
Prend note du rapport financier du Directeur général accompagné des états financiers intérimaires
concernant les comptes de l'UNESCO au 31 décembre 1998 pour l'exercice financier se terminant
le 31 décembre 1999.
65
Barème des quotes-parts et monnaie de paiement des contributions des Etats membres
La Conférence générale,
I
Rappelant l'article IX de l'Acte constitutif, qui dispose, au paragraphe 2, que c'est elle qui approuve
définitivement le budget et fixe la participation financière de chacun des Etats membres,
Considérant que le barème des quotes-parts des Etats membres de l'UNESCO est toujours établi sur la base
de celui de l'Organisation des Nations Unies, sous réserve des ajustements rendus nécessaires par
la différence de composition des deux organisations,
Décide ce qui suit :
(a) les barèmes des quotes-parts des Etats membres de l'UNESCO pour chacune des années 2000 et
2001 seront calculés d'après le ou les barèmes des quotes-parts adoptés par l'Assemblée générale
des Nations Unies à ses 52e et 55e sessions ; dans le ou les barèmes de l'UNESCO, les quotes-parts
minimales et les quotes-parts maximales seront identiques à celles des barèmes de l'ONU, toutes
les autres quotes-parts étant ajustées pour tenir compte de la différence de composition des deux
organisations de manière à arriver à un total de 100 % ;
(b) si l'Assemblée générale des Nations Unies approuve pour 2001 un barème différent de celui pour
2000, les dispositions pertinentes des articles 5.3 et 5.4 du Règlement financier ne seront pas
appliquées ;
(c) les nouveaux membres qui déposeront leur instrument de ratification après le 26 octobre 1999 et
les Membres associés auront à payer des contributions calculées selon les formules énoncées dans
la résolution 26 C/23.1 ;
(d) les quotes-parts des Etats membres seront arrondies au même nombre de décimales que dans le ou
les barèmes de l'ONU ; les quotes-parts des Membres associés seront, en tant que de besoin,
arrondies à une décimale supplémentaire afin d'être effectivement réduites à 60 % de la quote-part
minimale des Etats membres, conformément à la résolution 26 C/23.1 ;
II
Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la monnaie de paiement des contributions des Etats
membres (30 C/36),
Rappelant l'article 5.6 du Règlement financier qui stipule que "Les contributions au budget sont calculées
pour partie en dollars des Etats-Unis et pour partie en francs français, dans la proportion fixée par
la Conférence générale, et sont payées dans ces monnaies ou dans d'autres selon ce que décide la
Conférence générale ...",
Notant que suite à l'adoption de l'euro comme monnaie officielle en France, il convient d'amender
l'article 5.6 du Règlement financier de façon qu'il se lise désormais ainsi "Les contributions au
budget sont calculées pour partie en dollars des Etats-Unis et pour partie en euros ...",
Consciente de la nécessité de mieux protéger l'Organisation contre les effets défavorables des fluctuations
monétaires au cours de l'exercice 2000-2001,
1. Décide, en ce qui concerne les contributions relatives aux années 2000 et 2001, que :
(a) les contributions au budget seront fixées, sur la base du barème des quotes-parts approuvé, de la
manière suivante :
(i) en euros pour 61 % du budget, calculé au taux de 0,869 euro pour un dollar des Etats-Unis ;
(ii) en dollars des Etats-Unis pour le restant des contributions dues par les Etats membres ;
(b) les contributions seront payées dans les deux monnaies dans lesquelles elles sont fixées ;
néanmoins, le paiement du montant fixé dans l'une des deux monnaies pourra être fait, au choix de
l'Etat membre, dans l'autre monnaie ; à moins que les montants mis en recouvrement ne soient
102
Questions financières
reçus simultanément et intégralement dans les monnaies dans lesquelles ils sont fixés, les sommes
versées seront imputées sur les contributions dues au prorata des montants fixés dans les deux
monnaies, par application du taux de change opérationnel des Nations Unies entre le dollar des
Etats-Unis et l'euro, en vigueur à la date à laquelle les sommes versées sont portées au crédit d'un
compte bancaire de l'Organisation ;
(c) les contributions fixées en euros pour l'exercice considéré qui n'auront pas été payées à la date de
la fixation des contributions pour l'exercice suivant seront considérées comme dues et payables, à
partir de cette date, en dollars des Etats-Unis et, à cette fin, seront converties en dollars sur la base
de celui des trois taux de change ci-après de l'euro par rapport au dollar qui sera le plus favorable à
l'Organisation :
(i) le taux de change constant de 0,869 euro pour un dollar utilisé pour calculer la partie en euros
des contributions demandées pour l'exercice biennal ;
(ii) le taux de change moyen de l'euro par rapport au dollar pendant l'exercice biennal ;
(iii) le taux de change de l'euro pour le mois de décembre de la seconde année de l'exercice
biennal ;
(d) les arriérés de contributions d'exercices financiers antérieurs, ainsi que les arriérés transformés en
annuités, qui sont dus et payables en dollars des Etats-Unis mais sont reçus dans une monnaie autre
que le dollar, seront convertis en dollars des Etats-Unis au taux le plus favorable que l'UNESCO
puisse obtenir sur le marché pour la conversion en dollars de la monnaie en question à la date où
les versements seront portés au crédit d'un compte bancaire de l'Organisation, ou, si ce taux est
plus avantageux pour l'Organisation, au taux de change opérationnel des Nations Unies en vigueur
à la même date ;
(e) lorsque des contributions seront reçues à l'avance en euros pour des exercices financiers ultérieurs,
les montants correspondants seront convertis en dollars des Etats-Unis au taux de change
opérationnel en vigueur à la date où le paiement est porté au crédit d'un compte bancaire de
l'Organisation ; toutes les contributions reçues à l'avance seront détenues au nom du contributeur
en dollars des Etats-Unis et imputées sur les contributions dues pour l'exercice suivant en dollars et
en euros dans la proportion fixée par la Conférence générale, par application du taux de change
opérationnel en vigueur à la date d'envoi des lettres de mise en recouvrement pour la première
année dudit exercice ;
Considérant néanmoins que les Etats membres peuvent juger souhaitable d'acquitter une partie de leur
contribution dans la monnaie de leur choix,
2. Décide que :
(a) le Directeur général est autorisé à accepter, sur demande d'un Etat membre, le paiement dans la
monnaie nationale de cet Etat membre s'il estime qu'il est à prévoir que l'Organisation aura besoin
de cette monnaie pendant les mois restant à courir de l'année civile ;
(b) lorsqu'il acceptera le paiement dans une monnaie nationale, le Directeur général déterminera, après
avoir consulté l'Etat membre intéressé, la part de sa contribution dont le paiement pourra être
accepté dans la monnaie nationale considérée, compte tenu des montants éventuellement demandés
pour le paiement de bons UNESCO : l'Etat membre intéressé devra dans ce cas faire une
proposition globale ;
(c) afin que l'Organisation soit assurée de pouvoir utiliser les contributions payées en monnaie
nationale, le Directeur général est autorisé à fixer, en consultation avec l'Etat membre intéressé, un
délai pour ces versements, au-delà duquel les contributions devront être payées dans l'une des
monnaies mentionnées au paragraphe 1 ci-dessus ;
(d) l'acceptation de monnaies autres que le dollar des Etats-Unis d'Amérique ou l'euro est soumise aux
conditions ci-après :
(i) les monnaies ainsi acceptées doivent être utilisables sans autre négociation, dans le cadre de
la réglementation des changes du pays intéressé, pour couvrir toutes les dépenses de
l'UNESCO dans ce pays ;
(ii) le taux de change à appliquer sera le taux le plus favorable que l'UNESCO puisse obtenir
pour la conversion de la monnaie considérée en dollars des Etats-Unis à la date où le
versement sera porté au crédit d'un compte bancaire de l'Organisation ; une fois exprimés en
dollars des Etats-Unis, les versements ainsi effectués seront imputés sur les contributions dues
pour 2000-2001, le cas échéant, au prorata des montants fixés en dollars des Etats-Unis et en
euros, selon les modalités indiquées au paragraphe 1 ci-dessus ;
(iii) si, à un moment quelconque au cours des 12 mois suivant le versement d'une contribution
dans une monnaie autre que le dollar des Etats-Unis ou l'euro, cette monnaie vient à se
déprécier ou à être dévaluée par rapport au dollar des Etats-Unis, l'Etat membre en cause
pourra se voir notifier d'avoir à faire un versement destiné à compenser la perte de change sur
103
Questions financières
le solde non dépensé de la contribution ; dans la mesure où le Directeur général estime qu'il
est à prévoir que l'Organisation aura besoin de cette monnaie pendant les mois restant à courir
de l'année civile, il est autorisé à accepter que ce versement compensatoire soit effectué dans
la monnaie nationale de l'Etat membre ;
(iv) si, à un moment quelconque au cours des 12 mois suivant le versement d'une contribution
dans une monnaie autre que le dollar des Etats-Unis ou l'euro, cette monnaie vient à
s'apprécier ou à être réévaluée par rapport au dollar des Etats-Unis, l'Etat membre en cause
pourra demander au Directeur général, par notification, de lui faire un versement destiné à
compenser le gain de change sur le solde non dépensé de la contribution ; ce versement
compensatoire sera effectué dans la monnaie nationale de l'Etat membre ;
3. Décide en outre que les différences dues à des variations de taux de change qui n'excéderont pas
50 dollars des Etats-Unis et se rapporteront au dernier versement effectué au titre des contributions
dues pour l'exercice biennal en cause seront passées par profits et pertes.
66
Recouvrement des contributions des Etats membres
La Conférence générale,
I
Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le recouvrement des contributions des Etats membres
(30 C/37 et Addendum) et pris note des derniers renseignements communiqués pendant le débat de
la Commission administrative,
1. Exprime sa gratitude aux Etats membres qui ont réglé leurs contributions pour l'exercice financier 19981999 et à ceux qui en ont accéléré le versement en réponse aux appels lancés ;
2. Observe que les efforts, pourtant appréciables, faits par de nombreux Etats membres confrontés à des
situations internes difficiles n'ont pas été suffisants pour empêcher le recours à des emprunts
internes et extérieurs coûteux dans le but de compléter les ressources du Fonds de roulement aux
fins du financement du programme approuvé ;
3. Appuie vigoureusement les démarches que le Directeur général continue de faire auprès des Etats
membres en vue d'obtenir que les contributions soient versées en temps voulu ;
4. Rappelle à nouveau que le paiement ponctuel des contributions est une obligation qui incombe aux Etats
membres en vertu de l'Acte constitutif et du Règlement financier de l'Organisation ;
5. Lance un appel pressant aux Etats membres qui sont en retard dans le règlement de leurs contributions
pour qu'ils paient leurs arriérés sans délai et qu'ils respectent, le cas échéant, le plan de paiement
qu'ils ont établi ;
6. Demande aux Etats membres de prendre les dispositions nécessaires pour verser l'intégralité de leurs
contributions aussi rapidement que possible au cours de l'exercice financier 2000-2001 ;
Notant en particulier que 19 Etats membres n'ont pas versé en temps voulu les montants dus par eux
conformément aux plans de règlement approuvés par la Conférence générale pour le paiement de
leurs arriérés par versements annuels,
7. Lance un appel à ces Etats membres pour qu'ils règlent sans tarder les annuités dont ils restent
redevables ainsi que les contributions ordinaires qui leur sont demandées ;
8. Prie instamment les Etats membres, lorsqu'ils reçoivent la lettre par laquelle le Directeur général les
invite à payer les contributions mises à leur charge, d'informer celui-ci en temps opportun, dans la
mesure du possible, de la date et du montant probables du versement qu'ils s'apprêtent à faire, ainsi
que du mode de paiement, de manière à lui faciliter la gestion de la trésorerie de l'Organisation ;
9. Autorise le Directeur général à négocier et contracter, à titre exceptionnel, des emprunts extérieurs à
court terme, aux meilleures conditions possibles, lorsque le besoin s'en fera sentir, pour permettre à
l'Organisation de faire face à ses engagements financiers pendant l'exercice 2000-2001 et à limiter
la durée et le montant des emprunts extérieurs et internes au strict minimum, en vue de réduire
progressivement, dès que possible, les emprunts extérieurs ;
II
Ayant été informée du souhait du gouvernement de la Bosnie-Herzégovine de trouver une solution
acceptable pour le règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37 Add., après conversion en dollars des EtatsUnis, au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
Notant que la Bosnie-Herzégovine a effectué en septembre 1999 un versement de 166.785 dollars,
104
Questions financières
2. Décide que le montant restant dû au titre du plan de paiement approuvé à la 28e session et les
contributions restant à payer pour les exercices financiers 1996-1997 et 1998-1999, qui s'élèvent
au total à 226.437 dollars, seront acquittés en six versements annuels comme suit : de 2000 à 2004,
cinq versements annuels égaux de 37.740 dollars et, en 2005, un versement de 37.737 dollars, au
plus tard le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues de la Bosnie-Herzégovine en paiement de ses contributions
pendant la seconde année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au
règlement des annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin
imputées sur les contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en
recouvrement ;
4. Demande au gouvernement de la Bosnie-Herzégovine de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et
régulièrement les contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années
ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que les six versements aient tous été reçus ;
III
Ayant été informée du souhait du gouvernement du Tchad de trouver une solution acceptable pour le
règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37 Add.3, après conversion en dollars des
Etats-Unis, au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
Notant que le Tchad a effectué en octobre 1999 un versement de 10.153 dollars,
2. Décide que le montant restant dû au titre du plan de paiement approuvé à sa 29e session et les
contributions restant à payer pour l'exercice financier 1998-1999, qui se montent au total à
422.321 dollars, seront acquittés comme suit : au plus tard le 30 novembre 1999, 31.877 dollars,
et, de 2000 à 2005, six versements annuels égaux de 65.074 dollars, au plus tard le 30 juin de
chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues du Tchad en paiement de ses contributions pendant la
deuxième année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au règlement des
annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement du Tchad de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et régulièrement les
contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que tous les versements aient été reçus ;
IV
Ayant été informée du souhait du gouvernement des Comores de trouver une solution acceptable pour le
règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37 Add.3, après conversion en dollars des
Etats-Unis, au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
Notant que le gouvernement des Comores a effectué en octobre 1999 un versement de 1.600 dollars,
2. Décide que le montant restant dû au titre du plan de paiement approuvé à sa 29e session et les
contributions restant à payer pour l'exercice financier 1998-1999, qui se montent au total à
446.928 dollars, seront payés comme suit : au plus tard le 31 décembre 1999, 10.000 dollars, de
2000 à 2004, cinq versements annuels égaux de 72.820 dollars et, en 2005, 72.828 dollars, au plus
tard le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues des Comores en paiement de ses contributions pendant la
deuxième année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au règlement des
annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement des Comores de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et régulièrement
les contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que tous les versements aient été reçus ;
105
Questions financières
V
Ayant été informée du souhait du gouvernement du Costa Rica de trouver une solution acceptable pour le
règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37 Add., après conversion en dollars des EtatsUnis, au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
2. Décide que les contributions restant à payer pour les exercices financiers 1996-1997 et 1998-1999, qui
se montent au total à 139.104 dollars, seront payées en six versements annuels égaux de
23.184 dollars de 2000 à 2005, au plus tard le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues du Costa Rica en paiement de ses contributions pendant la
seconde année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au règlement des
annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement du Costa Rica de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et régulièrement
les contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que les six versements aient tous été reçus ;
VI
Ayant été informée du souhait du gouvernement de Djibouti de trouver une solution acceptable pour le
règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37 Add.2, après conversion en dollars des
Etats-Unis, au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
Notant que Djibouti a effectué en octobre1999 un versement de 12.000 dollars, au titre d'un plan de
paiement approuvé à sa 27e session,
Notant aussi que le gouvernement de Djibouti demande son approbation pour régler une partie des arriérés
de contributions restant à payer en monnaie locale - soit l'équivalent de 200.000 dollars,
conformément au paragraphe 12 de la décision 6.5 adoptée par le Conseil exécutif à sa
149e session (mai 1996),
2. Décide qu'après déduction des montants de 12.000 et 200.000 dollars mentionnés ci-dessus, le solde dû
- soit 46.869 dollars - sera payé en six versements annuels comme suit : de 2000 à 2004, cinq
versements annuels égaux de 7.811 dollars et, en 2005, un versement de 7.814 dollars, au plus tard
le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues de Djibouti en paiement de ses contributions pendant la
seconde année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au règlement des
annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement de Djibouti de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et régulièrement les
contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que les six versements aient tous été reçus ;
VII
Ayant été informée du souhait du gouvernement de la Géorgie de trouver une solution acceptable pour le
règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37 Add.2, après conversion en dollars des
Etats-Unis, au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
2. Décide que le montant restant dû au titre du plan de paiement approuvé à sa 29e session et les
contributions restant à payer pour l'exercice financier 1998-1999, qui se montent au total à
3.040.986 dollars, seront payés en six versements annuels égaux de 506.831 dollars de 2000 à
2005, au plus tard le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues de la Géorgie en paiement de ses contributions pendant la
seconde année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au règlement des
annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement de la Géorgie de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et régulièrement
les contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que les six versements aient tous été reçus ;
106
Questions financières
VIII
Ayant été informée du souhait du gouvernement de la Grenade de trouver une solution acceptable pour le
règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37 Add.4, après conversion en dollars des
Etats-Unis, au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
2. Décide que le montant restant dû au titre du plan de paiement approuvé à sa 29e session et les
contributions restant à payer pour l'exercice financier 1998-1999, qui se montent au total à
180.894 dollars, seront payés en six versements comme suit : 35.000 dollars en 2000,
29.174 dollars en 2001 et, de 2002 à 2005, quatre versements égaux de 29.180 dollars, au plus tard
le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues de la Grenade en paiement de ses contributions pendant la
seconde année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au règlement des
annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement de la Grenade de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et régulièrement
les contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que les six versements aient tous été reçus ;
IX
Ayant été informée du souhait du gouvernement de la Guinée-Bissau de trouver une solution acceptable
pour le règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37, après conversion en dollars des Etats-Unis,
au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
2. Décide que les contributions restant à payer pour les exercices financiers 1986-1987 à 1998-1999, soit
au total 350.269 dollars, seront acquittées en six versements annuels comme suit : de 2000 à 2004,
cinq versements annuels égaux de 58.380 dollars et, en 2005, un versement de 58.369 dollars, au
plus tard le 30 juin de chaque année ;
3. Décide en outre que les sommes reçues de la Guinée-Bissau en paiement de ses contributions au cours
de la seconde année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au règlement
des annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement de la Guinée-Bissau de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et
régulièrement les contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années
ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que les six versements aient tous été reçus ;
X
Ayant été informée du souhait du gouvernement de la République islamique d'Iran de trouver une solution
acceptable pour le règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37, après conversion en dollars des Etats-Unis,
au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
Notant que la République islamique d'Iran a versé 900.000 dollars en règlement partiel des arriérés dus pour
1996-1997,
2. Décide que les contributions restant à payer pour les exercices financiers 1996-1997 et 1998-1999, qui
se montent au total à 4.222.745 dollars, seront payées en six versements annuels comme suit : en
2000, un versement de 704.020 dollars, et de 2001 à 2005 cinq versements annuels égaux de
703.745 dollars, au plus tard le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues de la République islamique d'Iran en paiement de ses
contributions pendant la seconde année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord
affectées au règlement des annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et
enfin imputées sur les contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise
en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement de la République islamique d'Iran de faire en sorte d'acquitter
ponctuellement et régulièrement les contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et
les années ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
session ordinaires à venir, jusqu'à ce que les six versements aient tous été reçus ;
107
Questions financières
XI
Ayant été informée du souhait du gouvernement du Kazakhstan de trouver une solution acceptable pour le
règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37, après conversion en dollars des Etats-Unis,
au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
Notant que le Kazakhstan a versé 200.000 dollars en règlement partiel des arriérés dus pour 1996-1997,
2. Décide que les contributions restant à payer pour les exercices financiers 1996-1997 et 1998-1999, qui
se montent au total à 1.910.342 dollars, seront payées en sept versements annuels comme suit : en
2000, un versement de 200.342 dollars, en 2001, un versement de 200.000 dollars, de 2002 à 2005,
quatre versements annuels égaux de 300.000 dollars et, en 2006, un versement de 310.000 dollars,
au plus tard le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues du Kazakhstan en paiement de ses contributions pendant la
seconde année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au règlement des
annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement du Kazakhstan de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et régulièrement
les contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que les sept versements aient tous été reçus ;
XII
Ayant été informée du souhait du gouvernement du Kirghizistan de trouver une solution acceptable pour le
règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37 Add.4, après conversion en dollars des
Etats-Unis, au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
2. Décide que le montant restant dû au titre du plan de paiement approuvé à sa 29e session et les
contributions restant à payer pour l'exercice financier 1998-1999, qui se montent au total à
889.412 dollars, seront payés en six versements comme suit : de 2000 à 2004, cinq versements
égaux de 148.235 dollars et, en 2005, un versement de 148.237 dollars, au plus tard le 30 juin de
chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues du Kirghizistan en paiement de ses contributions pendant la
seconde année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au règlement des
annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement du Kirghizistan de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et régulièrement
les contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que les six versements aient tous été reçus ;
XIII
Ayant été informée du souhait du gouvernement de la Lettonie de trouver une solution acceptable pour le
règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37, après conversion en dollars des Etats-Unis,
au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
Notant que la Lettonie a effectué en août 1999 un versement de 166.372 dollars,
2. Décide que les contributions restant à payer pour les exercices financiers 1994-1995 à 1998-1999, qui se
montent au total à 1.309.362 dollars, seront payées en cinq versements annuels comme suit : de
2000 à 2003, quatre versements annuels égaux de 316.000 dollars et, en 2004, un versement de
45.362 dollars, au plus tard le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues de la Lettonie en paiement de ses contributions pendant la
seconde année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au règlement des
annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement de la Lettonie de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et régulièrement
les contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
session ordinaires à venir, jusqu'à ce que les cinq versements aient tous été reçus ;
108
Questions financières
XIV
Ayant été informée du souhait du gouvernement du Libéria de trouver une solution acceptable pour le
règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37 Add.3, après conversion en dollars des
Etats-Unis, au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
2. Décide que les contributions restant dues pour les exercices financiers 1986-1987 à 1998-1999, qui se
montent au total à 372.885 dollars, seront payées comme suit : au plus tard le 30 novembre 1999,
66.938 dollars ; de 2000 à 2004, cinq versements annuels égaux de 50.990 dollars et, en 2005, un
versement de 50.997 dollars, au plus tard le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues du Libéria en paiement de ses contributions pendant la
deuxième année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au règlement des
annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement du Libéria de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et régulièrement les
contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que tous les versements aient été reçus ;
XV
Ayant été informée du souhait du gouvernement du Niger de trouver une solution acceptable pour le
règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37 Add.2, après conversion en dollars des
Etats-Unis, au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
2. Décide que le montant restant dû au titre du plan de paiement approuvé à sa 28e session et les
contributions restant à payer pour les exercices financiers 1996-1997 et 1998-1999, qui se montent
au total à 254.000 dollars, seront payés en six versements annuels comme suit : de 2000 à 2004,
cinq versements annuels égaux de 42.334 dollars et, en 2005, un versement de 42.330 dollars, au
plus tard le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues du Niger en paiement de ses contributions pendant la seconde
année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au règlement des annuités
restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement du Niger de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et régulièrement les
contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que les six versements aient tous été reçus ;
XVI
Ayant été informée du souhait du gouvernement de la République de Moldova de trouver une solution
acceptable pour le règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37 Add., après conversion en dollars des EtatsUnis, au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
2. Décide que les deux versements restant dus au titre du plan de paiement approuvé à sa 28e session et les
contributions restant à payer pour les exercices financiers 1994-1995 à 1998-1999, qui se montent
au total à 2.139.129 dollars, seront payés en six versements annuels comme suit : en 2000,
356.529 dollars et, de 2001 à 2005, cinq versements annuels égaux de 356.520 dollars, au plus tard
le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues de la République de Moldova en paiement de ses
contributions pendant la seconde année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord
affectées au règlement des annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et
enfin imputées sur les contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise
en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement de la République de Moldova de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et
régulièrement les contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années
ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que les six versements aient tous été reçus ;
109
Questions financières
XVII
Ayant été informée du souhait du gouvernement du Turkménistan de trouver une solution acceptable pour le
règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37, après conversion en dollars des Etats-Unis,
au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
2. Décide que les contributions restant à payer pour les exercices financiers 1994-1995 à 1998-1999, qui se
montent au total à 691.645 dollars, seront payées en trois versements annuels comme suit : en
2000, un versement de 230.545 dollars et, en 2001 et 2002, deux versements annuels égaux de
230.550 dollars, au plus tard le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues du Turkménistan en paiement de ses contributions pendant la
seconde année du prochain exercice biennal seront d'abord affectées au règlement des annuités
restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement du Turkménistan de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et
régulièrement les contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années
ultérieures ;
5. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
session ordinaires à venir, jusqu'à ce que les trois versements aient tous été reçus ;
XVIII
Ayant été informée du souhait du gouvernement de l'Ukraine de trouver une solution acceptable pour le
règlement de ses arriérés de contributions,
1. Accepte la proposition qui figure dans le document 30 C/37 Add.2, après conversion en dollars des
Etats-Unis, au taux de change du budget approuvé, du montant dû en francs français ;
Notant que le gouvernement de l'Ukraine a effectué en octobre 1999 un versement de 300.000 dollars,
2. Décide que les contributions restant à payer pour les exercices financiers 1996-1997 et 1998-1999, qui
se montent au total à 10.297.279 dollars, seront payées en six versements annuels comme suit : de
2000 à 2004, cinq versements annuels égaux de 1.716.200 dollars et, en 2005, un versement de
1.716.279 dollars, au plus tard le 30 juin de chaque année ;
3. Décide également que les sommes reçues de l'Ukraine en paiement de ses contributions pendant la
seconde année des trois prochains exercices biennaux seront d'abord affectées au règlement des
annuités restant dues, ensuite portées au crédit du Fonds de roulement et enfin imputées sur les
contributions dont est redevable cet Etat membre, dans l'ordre de leur mise en recouvrement ;
4. Demande au gouvernement de l'Ukraine de faire en sorte d'acquitter ponctuellement et régulièrement les
contributions qui seront mises en recouvrement pour 2000 et les années ultérieures ;
6. Prie le Directeur général de lui rendre compte de l'application de la présente résolution à chacune de ses
sessions ordinaires à venir, jusqu'à ce que les six versements aient tous été reçus.
67
Fonds de roulement : niveau et administration
La Conférence générale décide ce qui suit :
(a) le niveau autorisé du Fonds de roulement pour 2000-2001 est fixé à 25 millions de dollars des
Etats-Unis et le montant des avances des Etats membres sera calculé par application de la quotepart qui leur est assignée dans le barème des contributions pour 2000-2001 approuvé par la
Conférence générale ;
(b) tout nouvel Etat membre devra faire une avance au Fonds de roulement correspondant à un certain
pourcentage du niveau autorisé du Fonds, selon le pourcentage assigné à cet Etat dans le barème
des contributions en vigueur au moment où il sera devenu membre de l'Organisation ;
(c) les ressources du Fonds seront calculées et versées en dollars des Etats-Unis ; le Fonds sera
normalement constitué en dollars des Etats-Unis, mais le Directeur général pourra, en accord avec
le Conseil exécutif, changer la monnaie ou les monnaies dans lesquelles le Fonds est constitué, de
la façon qu'il jugera nécessaire pour assurer la stabilité du Fonds et le bon fonctionnement du
système mixte de fixation des contributions ; si pareil changement est décidé, il sera établi dans le
cadre du Fonds un compte de péréquation des changes pour enregistrer les gains et pertes de
change ;
(d) le Directeur général est autorisé à prélever sur le Fonds de roulement, conformément aux
dispositions de l'article 5.1 du Règlement financier, les sommes qui peuvent être nécessaires pour
financer les ouvertures de crédits, en attendant le recouvrement des contributions ; les sommes
110
Questions financières
(e)
68
ainsi avancées seront remboursées aussitôt que des recettes provenant du versement de
contributions seront disponibles à cet effet ;
le Directeur général est autorisé à faire l'avance, en 2000-2001, de sommes ne dépassant à aucun
moment 500.000 dollars au total, en vue de financer les dépenses recouvrables, y compris celles
qui concernent les fonds de dépôt et les comptes spéciaux ; ces avances sont faites en attendant de
disposer de recettes suffisantes provenant des fonds de dépôt et des comptes spéciaux, des
organismes internationaux et des autres sources extrabudgétaires ; les sommes ainsi avancées sont
remboursées dès que possible.
Programme des bons UNESCO
La Conférence générale,
Notant avec satisfaction l'aide que le Programme des bons UNESCO a procurée aux Etats membres pour
régler leurs problèmes de change liés à l'achat du matériel éducatif, scientifique et culturel qu'ils
jugent nécessaire à leur développement technologique,
1. Invite le Directeur général à poursuivre son action, en particulier en coopération avec les commissions
nationales, de façon à permettre aux Etats membres de profiter au maximum de ce Programme, tout
en veillant à ce que les ressources de trésorerie de l'Organisation soient sainement gérées et à ce
que le Programme des bons demeure une activité autofinancée ;
Rappelant les dispositions prises en exécution de la résolution
73,
2. Autorise de nouvelles attributions, en 2000-2001, de bons UNESCO payables en monnaies nationales, à
concurrence d'une somme de 2.000.000 dollars, à condition que les montants accumulés dans ces
monnaies n'excèdent pas ceux dont l'utilisation est prévue pour les 12 mois à venir, et qu'avant de
demander ou en demandant l'attribution de bons UNESCO dans le cadre de ce mécanisme, les
Etats membres proposent de régler en monnaie nationale les arriérés de contributions dont ils sont
redevables au titre d'années antérieures ;
3. Décide que toute perte de change découlant de l'acceptation de monnaies nationales pour l'achat de bons
UNESCO dans le cadre de ce mécanisme sera supportée par l'Etat membre acheteur.
69
Conséquences du passage à l'euro
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/55,
Prenant note du document 30 C/INF.14 et Add.,
1. Invite le Directeur général à soumettre au Conseil exécutif à sa 159e session des informations
complémentaires sur la proposition formulée dans ces documents, en ce qui concerne en particulier
ses répercussions sur l'actuel système mixte de fixation des contributions des Etats membres ;
2. Recommande au Conseil exécutif de constituer, après examen des informations fournies par le Directeur
général, un groupe de travail composé de représentants des Etats membres pour étudier plus avant
cette question et en particulier :
(a) les implications de l'adoption d'un système budgétaire et comptable basé sur le seul euro pour la
période financière 2002-2003 et les exercices biennaux suivants ;
(b) la possibilité de conclure des accords, notamment avec la Caisse commune des pensions du
personnel des Nations Unies, afin de procéder aux paiements en euros des cotisations versées
actuellement en dollars des Etats-Unis et d'abonder en euros la Caisse d'assurance-maladie ;
(c) la possibilité de reconstituer en euros les ressources des bureaux hors Siège des pays de la zone
euro et de la zone franc.
111
VIII
Questions de personnel
70
Statut et règlement du personnel1
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/41,
1. Prend note des informations fournies dans ce document ;
2. Fait sienne la recommandation du Conseil exécutif figurant dans la décision 156 EX/5.4, paragraphe 6 ;
3. Prie le Directeur général de réviser le Statut du personnel afin d'en éliminer tout langage sexiste ;
4. Décide d'ajouter, au chapitre IV du Statut du personnel, un nouvel article 4.5.2 libellé comme suit :
"Le Directeur général prend les dispositions nécessaires pour faire en sorte que le Secrétariat de
l'Organisation n'établisse pas de liens contractuels avec des personnes ayant exercé les fonctions de
représentant ou de suppléant d'un Etat membre du Conseil exécutif dans les dix-huit mois qui
suivent la date à laquelle lesdites fonctions ont pris fin." ;
5. Décide en outre d'apporter les modifications ci-après :
Article 4.1.1 (nouveau)
Le Directeur général ne peut en aucun cas augmenter le nombre des postes établis par classe, qui
font partie intégrante du Programme et budget (document C/5) pour chaque exercice biennal, à
moins qu'il n'y ait été autorisé au préalable par le Conseil exécutif.
Article 4.2
Les nominations, mutations et promotions de membres du personnel décidées par le Directeur
général, ainsi que les renouvellements d'engagements auxquels il procède, se font par appel et mise
en concurrence de candidatures, de façon à assurer à l'Organisation les services de personnes
possédant les plus hautes qualités de travail, de compétence et d'intégrité.
Article 4.3.2
Les recrutements et nominations se font par appel et mise en concurrence de candidatures après
annonce officielle des postes pendant au moins trois mois, en principe.
Article 4.5.1
Les autres membres du personnel reçoivent soit un engagement à titre temporaire, soit un
engagement de durée définie, soit un engagement de durée indéterminée, aux termes et conditions
compatibles avec le présent Statut.
71
Traitements, allocations et prestations du personnel2
La Conférence générale,
I
Ayant examiné le document 30 C/42 et Corr.,
1. Prend note du contenu de ce document ;
II
2. Autorise le Directeur général à mettre en œuvre le nouveau barème à sept classes ainsi que les autres
recommandations de la Commission de la fonction publique internationale à compter du
1er janvier 2000 ;
1
2
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission administrative à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission administrative à la 19e séance plénière, le 11 novembre 1999.
113
Questions de personnel
3. Prie le Directeur général de présenter au Conseil exécutif à sa 160e session des propositions relatives à
une nouvelle politique du personnel du cadre de service et de bureau ;
4. Ayant à l'esprit l'article 52.5 du Règlement intérieur de la Conférence générale, prie en outre le
Directeur général de négocier avec les syndicats du personnel un accord sur les normes de
comportement applicables à l'avenir pour assurer les services nécessaires à l'Organisation et à ses
organes directeurs ;
5. Délègue au Conseil exécutif le pouvoir de statuer sur les recommandations de la Commission de la
fonction publique internationale relatives aux futures enquêtes sur les salaires concernant le
personnel du cadre de service et de bureau et des catégories apparentées en poste à Paris ;
6. Exprime sa profonde gratitude à la Présidente de la Conférence générale et au Président de la
Commission administrative pour tous les efforts qu'ils ont déployés dans des circonstances
particulièrement difficiles afin de trouver des solutions acceptables par tous.
72
Mise en œuvre de la politique du personnel et répartition géographique du personnel1
La Conférence générale,
I
Ayant examiné le document 30 C/43 et Add.,
Rappelant sa résolution 29 C/77,
Rappelant en outre les décisions 154 EX/6.6, 156 EX/5.5, 156 EX/8.2, 157 EX/8.5 et 157 EX/8.6,
Ayant à l'esprit le rapport du Commissaire aux comptes pour l'exercice biennal 1996-1997
(155 EX/27 Add.),
1. Prend note des stratégies mises au point à l'appui de la politique du personnel ;
2. Considère qu'il y a eu trop d'exceptions dans l'application de la politique du personnel et du système de
gestion du personnel, lesquels doivent être strictement appliqués, entre autres dans l'intérêt de la
préservation du moral du personnel ;
3. Souligne que la mise en œuvre de la politique du personnel vise d'abord à l'exécution efficace des
programmes de l'Organisation ;
4. Considère que la politique du personnel doit être revue en tenant pleinement compte des exigences de
compétitivité, d'expertise, d'efficacité et d'universalité ;
5. Invite le Directeur général à mettre au point de nouveaux outils et procédures pour le recrutement, la
promotion (y compris aux postes de rang élevé) et la classification des postes, en s'inspirant des
meilleures pratiques en matière de gestion des ressources humaines et conformément aux principes
établis au sein du système commun des Nations Unies ;
6. Invite également le Directeur général à passer en revue, afin de s'assurer que les incidences financières
ont été prises en compte et que les critères énumérés au paragraphe 4 ci-dessus ont été appliqués,
tous les reclassements de postes, toutes les promotions et tous les engagements intervenus pendant
l'exercice biennal 1998-1999 ;
7. Invite en outre le Directeur général à recenser toutes les ressources humaines existantes et à analyser les
besoins en personnel pour l'exécution des fonctions essentielles de l'Organisation ;
8. Invite enfin le Directeur général à mettre en forme les résultats des études susmentionnées et à les
présenter au Conseil exécutif à sa 159e session, en même temps qu'une stratégie accompagnée d'un
plan d'action détaillé à appliquer pour atteindre les objectifs ci-après :
(a) mettre en place une structure appropriée pour le personnel permanent et le personnel temporaire,
tenant compte de l'emploi de consultants ;
(b) équilibrer la structure du personnel du Secrétariat du cadre organique en procédant à une meilleure
répartition entre les postes de classe P-1 à P-5 et les postes de classe D-1 à ADG, grâce à une
réduction du nombre des postes de rang supérieur (ADG, D-1, D-2) ;
(c) établir une structure appropriée pour le personnel du cadre organique et le personnel du cadre de
service et de bureau ;
(d) rajeunir le personnel ;
(e) assurer un meilleur équilibre entre hommes et femmes, particulièrement dans les postes de rang
élevé ;
9. Recommande que le Commissaire aux comptes examine tous les aspects du reclassement des postes et
des promotions du personnel aux classes ADG, D-1 et D-2 qui ont eu lieu au cours de l'exercice
1
114
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission administrative à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
Questions de personnel
biennal 1998-1999, ainsi que l'impact à en attendre durant l'exercice 2000-2001 et présente les
résultats de cette étude dans un rapport distinct au Conseil exécutif, au plus tard à sa 160e session ;
II
Rappelant sa résolution 29 C/78,
Ayant examiné le document 30 C/43 et Add. et, en particulier, les informations relatives aux critères
régissant la soumission des postes à la répartition géographique,
1. Prie instamment le Directeur général, lors de l'engagement du personnel :
(a) de respecter strictement les critères énoncés à l'article VI.4 de l'Acte constitutif de l'UNESCO, à
savoir que le personnel recruté doit réunir les plus hautes qualités d'intégrité, d'efficacité et de
compétence technique ;
(b) dans le cas où plusieurs candidats satisfont aux critères mentionnés à l'alinéa (a) ci-dessus, de
donner la priorité aux candidats provenant de pays non représentés ou sous-représentés ;
2. Rappelle au Directeur général et aux Etats membres la nécessité de s'acquitter pleinement de leurs
responsabilités et obligations respectives, telles qu'elles sont énoncées à l'article VI.5 de l'Acte
constitutif de l'UNESCO, lors du choix des candidats à des postes du Secrétariat ;
3. Fixe à 35/65 les taux applicables au facteur contribution et au facteur qualité d'Etat membre ;
4. Invite le Directeur général à prendre des mesures concrètes en vue d'améliorer la répartition
géographique du personnel, notamment en donnant la préférence dans le recrutement aux candidats
provenant de pays non représentés ou sous-représentés, sur la base de qualifications et d'une
compétence techniques égales ;
5. Prie le Directeur général d'améliorer le Programme des jeunes cadres par l'attribution systématique de
postes chaque année et l'élaboration de voies de développement de carrière au sein des secteurs
pour les jeunes cadres recrutés par l'Organisation ;
6. Invite également le Directeur général à soumettre au Conseil exécutif à sa 160e session des critères
clairs permettant de déterminer les postes qui doivent être soumis à la répartition géographique et
ceux qui doivent en être exclus ;
7. Invite en outre le Directeur général à présenter au Conseil exécutif à sa 160e session, comme à
l'accoutumée, un rapport sur la situation de la répartition géographique du personnel ;
8. Prie aussi le Directeur général de faire en sorte que tous les postes vacants, y compris les postes
reclassés, soient ouverts au recrutement et affichés pendant au moins 90 jours afin de permettre à
un grand nombre de personnes qualifiées - provenant en particulier de pays non représentés ou
sous-représentés - de présenter leur candidature ;
9. Prie instamment le Directeur général de tenir compte du paragraphe 8 de la présente résolution pour le
recrutement en cours du Directeur du Centre du patrimoine mondial ;
10. Prend note avec satisfaction de l'acceptation par le Secrétariat de la recommandation de présenter, par
nationalité, des informations concernant le niveau des candidatures extérieures aux postes affichés
par l'UNESCO.
73
Caisse commune des pensions du personnel des Nations Unies et Comité des pensions
du personnel de l'UNESCO1
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/44,
1. Prend note du rapport du Directeur général sur la Caisse commune des pensions du personnel des
Nations Unies ;
2. Désigne les représentants des six Etats membres suivants pour siéger au Comité des pensions du
personnel de l'UNESCO du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2001 :
1
Membres titulaires
Membres suppléants
Finlande
Panama
République tchèque
Jordanie
Nigéria
République démocratique populaire lao
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission administrative à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
115
Questions de personnel
74
Rapport du Directeur général sur la situation de la Caisse d'assurance-maladie et
désignation des représentants des Etats membres au Conseil de gestion pour 2000-20011
La Conférence générale,
I
Ayant examiné le document 30 C/45 et Add.,
1. Note que les mesures qu'elle avait décidées à sa 28e session (soit un relèvement de 30 % des taux de
contribution) ont permis de stabiliser la situation financière de la Caisse ;
2. Reconnaît que la Caisse d'assurance-maladie est un élément efficace et indispensable de la protection
sociale du personnel en activité et des fonctionnaires retraités de l'Organisation et qu'il y a lieu de
maintenir le niveau de remboursement des frais médicaux aux participants et aux participants
associés à la Caisse ;
3. Prie le Directeur général de lui soumettre à sa 31e session un nouveau rapport sur la situation de la
Caisse d'assurance-maladie ;
4. Invite le Directeur général à soumettre au Conseil exécutif à sa 159e session un rapport sur l'option
d'externalisation de l'assurance-maladie et en particulier des informations détaillées sur les offres
provenant d'entreprises commerciales ;
II
5. Désigne les deux Etats membres suivants pour siéger en qualité d'observateurs au Conseil de gestion de
la Caisse d'assurance-maladie pour la période allant du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2001 :
Autriche
Jamaïque
75
Tribunal administratif : Prorogation de sa compétence2
La Conférence générale,
Ayant pris note du document 30 C/24 et Add.,
Tenant compte de la nécessité de garantir les droits du personnel de l'UNESCO grâce à un système de
règlement des litiges qui soit adéquat et stable,
1. Prie le Directeur général de poursuivre ses efforts en vue d'une solution interinstitutions visant à
l'amélioration des mécanismes de juridiction administrative au sein du système commun des
Nations Unies qui tienne dûment compte des décisions adoptées par le Comité administratif de
coordination (CAC) ;
2. Décide de renouveler, pour la période du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2001, la reconnaissance par
l'UNESCO de la compétence du Tribunal administratif de l'Organisation internationale du Travail
pour les affaires relevant de l'article 11.2 du Statut du personnel.
1
2
116
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission administrative à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
Résolution adoptée sur le rapport du Comité juridique à la 24e séance plénière, le 16 novembre 1999.
IX
Questions relatives au Siège
76
Gestion de l'ensemble des bâtiments de l'UNESCO : rapport du Directeur général
et rapport du Comité du Siège1
La Conférence générale,
I
Ayant examiné le document 30 C/40, Partie I,
1. Exprime sa reconnaissance au Comité du Siège ainsi qu'à ses présidents, Leurs Excellences Mme Taina
Kiekko et M. Antti Hynninen, pour l'œuvre accomplie et les résultats obtenus par le Comité entre
les 29e et 30e sessions de la Conférence générale, en particulier pour les nombreuses initiatives
prises pour trouver des solutions acceptables par tous et les efforts inlassables déployés pour y
parvenir, illustrés notamment par la mise sur pied d'un groupe de travail ad hoc qui a rempli son
mandat avec succès ;
2. Invite le Directeur général à établir, en collaboration avec le Comité du Siège, des critères clairs pour la
gestion du Fonds d'utilisation des locaux du Siège en prenant en compte les recommandations du
Commissaire aux comptes à cet égard, et à soumettre les propositions pertinentes pour approbation
au Conseil exécutif à sa 160e session ;
II
Ayant examiné le document 30 C/40, Partie II et Add.,
Consciente de ce que le bâtiment du Siège de l'Organisation à Paris est une œuvre architecturale majeure,
très représentative du courant moderniste mondial des années 50, qui doit être restaurée et
valorisée,
1. Exprime sa profonde reconnaissance à l'Etat hôte de l'Organisation pour avoir mis à sa disposition
M. Joseph Belmont, expert de renom, dont le plan de restauration et de valorisation des bâtiments
du site Fontenoy constitue un apport inestimable à la réorientation nécessaire de la politique de
gestion de l'UNESCO concernant son propre patrimoine, et invite le gouvernement français à bien
vouloir prolonger la mission de M. Belmont afin de lui permettre de porter un diagnostic sur les
bâtiments de l'annexe de l'Organisation à Miollis/Bonvin ;
2. Prend note avec satisfaction de la stratégie globale proposée par M. Belmont (Plan Belmont) pour
assurer la restauration et la valorisation des bâtiments de l'UNESCO de la place de Fontenoy ;
3. Prend également note de ce que :
(a) le coût de l'exécution de la phase 1 du Plan Belmont s'élève à 21,5 millions de dollars aux prix de
1999, à dégager sur la période 2000-2002 ;
(b) le coût de l'exécution de la phase 2 du Plan Belmont s'élève à 75,4 millions de dollars aux prix de
1999, à dégager sur la période 2001-2006 ;
4. Autorise le Directeur général à engager au moins le montant de 6,5 millions de dollars, inscrit dans le
document 30 C/5 pour la rénovation et la conservation des bâtiments du Siège, en vue du
lancement de la phase 1 du Plan Belmont ;
5. Autorise en outre le Directeur général à négocier avec les Etats membres les conditions les plus
favorables pour financer la mise en œuvre de la phase 1 et de la phase 2 du Plan Belmont selon les
modalités appropriées et autorise le Conseil exécutif à examiner en son nom les propositions
1
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission administrative à la 23e séance plénière, le 23 novembre 1999.
117
Questions relatives au Siège
ci-dessus mentionnées, comprenant éventuellement des prêts sans intérêt, à sa 159e session et si
nécessaire à des sessions ultérieures après consultation du Comité du Siège ;
6. Invite les Etats membres à fournir des contributions volontaires, en espèces et en nature, pour la
restauration et la valorisation du Siège et autorise le Directeur général à accepter ou refuser ces
contributions selon les critères établis ;
7. Invite le Directeur général à créer un compte spécial destiné à regrouper les fonds disponibles pour la
restauration et la valorisation du Siège, quelle que soit leur source, et à soumettre pour approbation
au Conseil exécutif à sa 159e session des propositions concernant le règlement financier régissant
ce compte ;
8. Prie le Comité du Siège d'assister le Directeur général dans ses efforts de mobilisation des ressources
nécessaires à la restauration et la valorisation du Siège et de continuer à le conseiller et à formuler
à son intention des suggestions, orientations et recommandations en y incluant les consultations
avec le pays hôte sur le classement éventuel du bâtiment du Siège et toute autre solution qui se
présenterait à cet égard ;
9. Décide que la configuration des phases 2 et 3 du Plan Belmont devra être revue pendant l'exécution de
la phase 1 ;
10. Prie le Directeur général de lui faire rapport à sa 31e session sur l'état d'avancement des travaux de
restauration et de valorisation des bâtiments du Siège, ainsi que de faire rapport à ce sujet au
Conseil exécutif, comme cela a été le cas pendant les six dernières années, à chacune de ses
sessions.
118
X
Questions constitutionnelles et juridiques
77
Projet d'amendement à l'article VI, paragraphe 2, de l'Acte constitutif
A sa 18e séance plénière, le 10 novembre 1999, la Conférence générale a pris note du sixième rapport du
Comité juridique (30 C/78 et 30 C/78 Add. et Corr.) et a décidé de renvoyer l'examen du projet
d'amendement à l'article VI, paragraphe 2, de l'Acte constitutif au Conseil exécutif, pour lui être à nouveau
soumis à sa 31e session.
78
Modification du Règlement intérieur de la Conférence générale1
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/51 et pris note du rapport du Comité juridique (30 C/79),
Décide d'ajouter un troisième paragraphe à l'article 37 de son Règlement intérieur qui se lit comme suit :
"3. Le Comité constitué pour une session de la Conférence générale se réunit chaque fois que
nécessaire avant l'ouverture de la session ordinaire suivante de la Conférence sur convocation du
Président de cette dernière agissant de sa propre initiative ou sur demande du Conseil exécutif."
79
Modifications du Règlement intérieur de la Conférence générale1
La Conférence générale,
Rappelant sa résolution 29 C/87,
Ayant examiné le document 30 C/21,
1. Remercie les membres du groupe de travail pour le travail effectué ;
2. Approuve les modifications du Règlement intérieur de la Conférence générale contenues dans ce
document, sous réserve des amendements ci-après :
(a) dans la version arabe, modification des articles 8, 42, 65, 76 et 83, ne concernant que cette
version ;
(b) dans la version espagnole, modification de l'article 65, ne concernant que cette version ;
(c) dans la version russe, maintien du texte original de l'article 5 et modification des articles 21, 24 et
39, ne concernant que cette version ;
(d) dans toutes les versions :
(i) A l'article 36, paragraphe 1, lire à la dernière phrase ce qui suit :
"Il soumet à la Conférence générale des propositions touchant la composition des comités,
commissions et autres organes subsidiaires de la Conférence, y compris ceux où ne sont pas
représentés tous les Etats membres."
(ii) Ajouter à la fin du paragraphe 1 de l'article 83 le texte suivant :
"Des critères spécifiques peuvent être définis par le Conseil exécutif, sous réserve
d'approbation par la Conférence générale."
1
Résolutions adoptées sur le rapport du Comité juridique à la 24e séance plénière, le 16 novembre 1999.
119
Questions constitutionnelles et juridiques
Annexe - Modifications du Règlement interieur de la Conférence générale proposées par le groupe de travail
Table des matières
Art. 2 Lieu de réunion
Art. 6 Notification des sessions
Art. 8 Ajournement de la session
Art. 22 Représentation des Etats membres dans les
commissions, comités, commissions et
autres organes subsidiaires
Art. 32 Le président ne prend pas part aux votes
Art. 34 Fonctions du Comité de vérification des
pouvoirs
Art. 36 Fonctions du Comité des candidatures
Art. 38 Fonctions du Comité juridique
Art. 41 Fonctions du Comité du Siège
Art. 43 Remplaçants
VIII.
Commissions et autres organes
subsidiaires de la Conférence
Art. 51 Procédure
Devient :
XVI.
Procédure applicable aux comités,
commissions et autres organes subsidiaires
de la Conférence générale
X.
Langues de la Conférence
XI. Comptes rendus des séances de la Conférence
XIV. Projets de résolution et amendements
Art. 83 Critères de recevabilité des projets de
résolution relatifs au Projet de
programme et de budget
Art. 84 Examen de la recevabilité des projets de
résolution relatifs au Projet de
programme et de budget
Art. 98 Procédures
XVI. Admission de nouveaux membres
Art. 108Première Proposition du Conseil exécutif
Art. 109Vote sur la première proposition
Art. 110Deuxième Nouvelles propositions
Article 8
Ajournement de la session
La Conférence générale peut, au cours d'une session,
décider de suspendre temporairement ses séances
travaux et de les reprendre à une date ultérieure.
Article 11
Documents de travail
Article 2
Lieu de réunion
3. Si, pendant les séances plénières de la Conférence
générale ou pendant les séances de ses organes
subsidiaires, des documents autres que ceux dont
il est fait mention au paragraphe 1 du présent
article sont demandés, le Directeur général devra,
avant qu'une décision soit prise à ce sujet,
présenter une estimation du prix de revient coût de
production de ces nouveaux documents.
Article 4
Modification du lieu
Article 14
Si le Conseil exécutif estime que certaines circonstances rendent inopportune la réunion de de réunir la
Conférence générale au lieu fixé lors de la session
précédente, il peut, après consultation des Etats
membres et avec l'accord de la majorité d'entre eux,
convoquer la Conférence générale à/ en un autre lieu.
Article 5
Convocation et lieu de réunion
1. La Conférence générale peut se réunir en session
extraordinaire, soit si elle en décide elle-même
ainsi, soit ou sur convocation du Conseil exécutif,
ou sur demande d'un tiers au moins des Etats
membres.
2. Les sessions extraordinaires ont lieu se tiennent
au Siège de l'Organisation, à moins que le Conseil
exécutif n'estime nécessaire de convoquer la
Conférence générale à/ en un autre endroit lieu.
Article 6
Notification des sessions
2. Le Directeur général avise l'Organisation des
Nations Unies et ses institutions spécialisées de la
convocation de toute session de la Conférence
générale et les invite à y envoyer des
représentants.
3. Le Directeur général avise les organisations
intergouvernementales appropriées de la convo-
120
cation de toute session de la Conférence générale
les organisations intergouvernementales appropriées et les invite à y envoyer des observateurs.
4. Le Conseil exécutif arrête avant chaque session de
la Conférence générale la liste des Etats qui, sans
être membres de l'UNESCO, doivent aussi être
invités à envoyer des observateurs à cette session.
La majorité des deux tiers sera requise. Le
Directeur général avise les Etats qui figurent sur
cette liste de la convocation de la session et il les
invite à y envoyer des observateurs.
6. Le Conseil exécutif inscrit sur la liste appropriée,
avant chaque session de la Conférence générale, la
Palestine, afin qu'elle envoie des observateurs à
cette session. Le Directeur général avise la
Palestine de la convocation de la session et il
l'invite à y envoyer des observateurs.
7. Le Directeur général avise aussi de la convocation
de toute session de la Conférence générale les
organisations internationales non gouvernementales et semi-gouvernementales admises à bénéficier d'arrangements en vue de consultations, et il
les invite à y envoyer des observateurs.
Approbation de l'ordre du jour
2. La Conférence générale, un comité, une
commission ou un autre organe subsidiaire de la
Conférence peuvent solliciter l'avis du Conseil
exécutif sur toute question inscrite à l'ordre du
jour. L'organe qui fait appel au Conseil exécutif
doit surseoir à toute décision en la matière tant
qu'il n'estime pas avoir laissé audit de manière à
laisser au Conseil le temps que ledit organe juge
nécessaire à l'examen de sa demande.
Article 15
Amendements, suppressions et nouvelles
questions
2. De nouvelles questions importantes et d'un
caractère urgent peuvent être inscrites à l'ordre du
jour en vertu d'une décision prise à la majorité des
deux tiers des membres présents et votants ;
toutefois, ces nouvelles questions sont soumises au
Bureau de la Conférence pour qu'il fasse son rapport, conformément à l'article 44, paragraphe 1 c),
avant qu'elles ne soient mises aux voix. Pour Si un
Etat membre ou un Membre associé en fait la
demande, l'examen de toute nouvelle question
ainsi inscrite dans ces conditions à l'ordre du jour
l'ajournement est de droit à la demande d'un Etat
membre ou d'un Membre associé quelconque,
Questions constitutionnelles et juridiques
mais ne peut se prolonger plus de est ajourné
pendant un délai qui ne peut excéder sept jours
après l'inscription de la question à l'ordre du jour.
Article 16
Coordination des travaux de l'UNESCO,
de l'Organisation des Nations Unies et
des institutions spécialisées
1. Quand à l'un des points il est proposés/, pour
l'inscription à l'ordre du jour d'une session
conformément au présent Règlement, figure un
projet d'inscrire à l'ordre du jour d'une session
un point en vertu duquel l'UNESCO entreprendrait de nouvelles activités dans des domaines qui
intéressent directement soit l'Organisation des
Nations Unies, soit une ou plusieurs institutions
spécialisées autres que l'UNESCO, le Directeur
général consulte les organisations intéressées et
fait rapport à la Conférence générale sur les
moyens de coordonner l'emploi des ressources de
ces organisations.
3. Avant de prendre une décision à l'égard des
propositions dont traitent les deux paragraphes
précédents, la Conférence générale s'assure que
des consultations suffisantes adéquates ont eu lieu
avec les organisations intéressées.
Article 20
Approbation de l'ordre du jour
1. L'ordre du jour provisoire est soumis à la Conférence générale Aussitôt que possible après l'ouverture de la session extraordinaire, pour être
approuvé l'ordre du jour provisoire est soumis à
la Conférence générale, qui l'approuve à la
majorité des deux tiers des membres présents et
votants.
2. Les questions supplémentaires sont également
soumises à la Conférence générale, pour être
approuvées qui les approuve à la majorité des
deux tiers des membres présents et votants.
Article 21
Composition
1. La délégation de Chaque Etat membre ou Membre
associé comprend nomme au plus cinq délégués
choisis après consultation de la commission
nationale ou, s'il n'en existe pas, des institutions et
corps éducatifs, scientifiques et culturels.
Article 22
Représentation des Etats membres dans
les commissions, comités, commissions
et autres organes subsidiaires
Le chef de chaque délégation peut désigner tout
délégué, délégué suppléant, conseiller ou expert de sa
délégation pour représenter celle-ci au sein d'un
comité, d'une commission ou d'un autre organe subsidiaire de la Conférence générale. Sauf disposition
contraire du présent Règlement, le représentant principal d'une délégation au sein d'un comité, d'une
commission ou d'un autre organe subsidiaire de la
Conférence peut être accompagné par autant de les
membres de sa délégation qu'il le juge dont il
considère la présence nécessaire pour l'assister dans
ses fonctions, à condition cependant sous réserve des
restrictions spéciales que le comité, la commission ou
l'autre organe subsidiaire intéressé puisse peut adopter
des restrictions spéciales si la nature des travaux ou les
conditions matérielles l'exigent.
Article 23
Présentation des pouvoirs
1. Les pouvoirs des délégués et des suppléants
émanent soit du chef de l'Etat ou du gouvernement, soit du ministre des affaires étrangères.
Toutefois, l'Organisation acceptera comme pleinement valables les pouvoirs signés par un autre
ministre compétent dans le cas où le ministre des
affaires étrangères de l'Etat membre intéressé aura
fait savoir par une communication écrite au Directeur général que ce ministre est autorisé à émettre
délivrer des pleins pouvoirs.
Article 25
Admission provisoire à une session
Tout délégué, délégué suppléant, observateurs ou
représentant dont à l'admission duquel soulève de
l'opposition de la part d'un Etat membre ou d//' un
Membre associé fait objection siège provisoirement
avec les mêmes droits que les autres délégués, délégués suppléants, observateurs ou représentants jusqu'à
ce que le Comité de vérification des pouvoirs ait fait
son rapport et que la Conférence générale ait statué.
Article 26
Session ordinaire
1. Au début de chaque session, la Conférence
générale élit un président et un nombre de viceprésidents ne dépassant pas trente-six, compte tenu
des circonstances et des besoins particuliers de
chaque session, et constitue tels les comités,
commissions et autres organes subsidiaires qui
sont nécessaires à la conduite de ses travaux.
3. Les commissions et les autres organes subsidiaires
sont organisés en fonction de l'ordre du jour de
chaque session et en vue de permettre un examen
aussi complet que possible de l'orientation et de
la ligne de conduite générale et des grandes
orientations de l'activité de l'Organisation.
Article 28
Président provisoire
A l'ouverture de chaque session de la Conférence
générale, le président choisi élu à la session
précédente ou, en son absence, le chef de la délégation
au sein de laquelle a été choisi élu le président de la
session précédente occupe la présidence jusqu'à ce que
la Conférence ait élu le président de la session.
Article 30
Attributions du président
2. 3. Le président, dans l'exercice de ses fonctions,
demeure est sous l'autorité de la Conférence
générale.
3. 4. Le président de la Conférence générale siège
en cette qualité au Conseil exécutif avec voix
consultative.
Article 31
Président par intérim
1. Si le président est obligé estime nécessaire de
s'absenter pendant tout ou partie d'une séance, il se
fait remplacer par charge l'un des vice-présidents
de le remplacer.
Article 32
Le président ne prend pas part aux votes
2. Le président, ou un vice-président agissant en
qualité de président, ne prend pas part aux votes,
mais il peut charger un autre membre de sa
délégation de peut voter à sa place.
L'article 32 devient le nouveau paragraphe 2 de
l'article 30.
121
Questions constitutionnelles et juridiques
Article 38
Fonctions du Comité juridique
générale, compte tenu des dispositions de
l'article 15 ;
d) d'assister assiste le président de la Conférence
dans la direction de l'ensemble des travaux de
la session.
2. En remplissant les ces fonctions, mentionnées cidessus, le Bureau ne discute pas le fond d'une
question, sauf dans la mesure où il s'agit de
déterminer s'il doit recommander l'inscription de
questions nouvelles à l'ordre du jour.
Article 39
Interprétation de l'Acte constitutif
VIII.
Article 34
Fonctions du Comité de vérification des
pouvoirs
Article 36
Fonctions du Comité des candidatures
5. Le Comité des candidatures peut aussi soumettre à
la Conférence générale des propositions touchant
la composition d'autres organismes organes dont
les membres doivent être élus ou désignés d'une
autre manière par la Conférence générale.
1. Le Comité juridique peut être consulté sur toute
question touchant à l'interprétation de l'Acte
constitutif et des Règlements.
3. Il peut décider à la majorité simple de recommander à la Conférence générale de demander un
avis consultatif à la Cour internationale de Justice
sur toute question d'interprétation de l'Acte
constitutif.
4. Lorsqu'il s'agit d'un différend où l'Organisation est
partie, le Comité juridique peut, à la majorité
simple, recommander de le soumettre pour décision définitive à un tribunal arbitral pour la constitution duquel tous pouvoirs nécessaires seraient
délégués au le Conseil exécutif prend toutes
dispositions nécessaires.
Article 41
Fonctions du Comité du Siège
La Conférence générale institue, à chaque session
ordinaire ou extraordinaire, telles les commissions et
tels autres organes subsidiaires qu'elle juge nécessaires
à la conduite des travaux de la session.
Article 46
Institution de comités spéciaux par les
commissions et les autres organes
subsidiaires
Chaque commission ou autre organe subsidiaire créé
par la Conférence générale peut instituer tels comités
de rédaction ou autres les comités spéciaux qui lui
sont nécessaires. Ces comités spéciaux constituent
eux-mêmes leur bureau.
1. Le Comité se réunit chaque fois que nécessaire, à
la demande du Directeur général ou sur l'initiative
de son président, pour conseiller le Directeur
général sur les questions relatives au Siège de
l'Organisation soumises par lui-même ou par l'un
des membres du Comité, et pour formuler, à
l'intention du Directeur général, tous avis, suggestions, orientations et recommandations à cet égard.
Article 50
Article 42
L'article 51 devient un nouveau chapitre XVI
intitulé "Procédure applicable aux comités,
commissions et autres organes subsidiaires de la
Conférence générale".
La procédure prévue aux chapitres VI (articles 30, 31
et 32), X, XI, XII, XIII, XIV et XV du présent
Règlement s'applique mutatis mutandis à la présidence et aux débats des comités, commissions et
autres organes subsidiaires de la Conférence, sauf avis
contraire de ceux-ci, ou de la Conférence générale
lorsqu'elle les a institués.
Bureau de la Conférence
1. Le Bureau de la Conférence se compose du
président, des vice-présidents et des présidents de
des comités et commissions de la Conférence
générale.
2. Le président du Conseil exécutif, ou, en son
absence, un vice-président, assiste prend part aux
séances du Bureau de la Conférence, mais il n'a
pas le droit de vote.
Article 43
Remplaçants
4. Le président d'un comité ou d'une commission
doit, en cas d'absence, se faire représenter au
Bureau de la Conférence générale par un viceprésident du comité ou de la commission ou, si les
vice-présidents sont également absents, par le
rapporteur.
[L'article 43 devient le paragraphe 4 de l'article 42.]
Article 44
Fonctions du Bureau
1. Le Bureau :
a) de fixer fixe l'heure, la date et l'ordre du jour
des séances plénières de la Conférence ;
b) de coordonner coordonne les travaux de la
Conférence et des comités, commissions et
autres organes subsidiaires ;
c) d'étudier étudie les demandes d'inscription de
questions nouvelles à l'ordre du jour et de faire
fait rapport à ce sujet à la Conférence
122
Commissions et autres organes subsidiaires
de la Conférence
Article 45
Institution des commissions et autres
organes subsidiaires
Élection des bureaux
2. Tout autre comité ou organe subsidiaire institué
par la Conférence générale et dans lequel
seulement un certain nombre d' tous les Etats
membres ne sont pas représentés élit un président
et, s'il y a lieu, un ou deux vice-présidents et un
rapporteur.
Article 51
X.
Procédure
Langues de la Conférence
Article 57
Langues officielles
2. Toute autre langue peut également devenir langue
officielle de la Conférence générale à la demande
de l'Etat ou des Etats membres intéressés, sous
réserve qu'aucun Etat membre ne soit autorisé à
demander ce privilège présenter une telle
demande pour plus d'une langue.
Comptes rendus des séances de
la Conférence
Article 59
Comptes rendus in extenso et enregistrements sonores
XI.
2. Sauf décision contraire de la Conférence générale,
il n'est fait que des enregistrements sonores des les
Questions constitutionnelles et juridiques
séances des comités et commissions ne font
l'objet que d'enregistrements sonores.
Article 60
Diffusion et conservation des comptes
rendus et enregistrements sonores
3. Les enregistrements sonores des séances des
comités et commissions de la Conférence générale
sont conservés dans les archives de l'Organisation
où ils peuvent être consultés si nécessaire. Tout
Etat membre ou Membre associé peut, sur
demande et à ses frais, obtenir une copie d'enregistrements déterminés.
Article 62
Séances publiques
Les séances de la Conférence, de ses commissions, de
ses comités, commissions et autres organes subsidiaires sont publiques, sauf dispositions contraires du
présent Règlement ou décision contraire de l'organe
intéressé.
Article 63
Séances privées
2. Toutes décisions prises par la Conférence et par
ses commissions, comités, commissions ou autres
organes subsidiaires au cours d'une séance privée
sont annoncées lors d'une prochaine séance
publique de l'organe concerné. A la fin de chaque
séance privée, le président peut faire publier un
communiqué par l'intermédiaire du secrétaire de la
Conférence générale.
Article 65
Quorum
1. Lors des séances plénières, le président déclare de
la Conférence peut déclarer la séance ouverte et
permet permettre le déroulement du débat
lorsqu'un tiers au moins des Etats membres participant à la session considérée de la Conférence
générale sont présents. Toutefois, la présence de la
majorité de ces mêmes des Etats participant à
ladite session est requise lorsqu'il s'agit de prendre
des décisions.
2. Dans les séances des comités, commissions et
autres organes subsidiaires de la Conférence, le
quorum est constitué par la majorité des Etats
membres faisant partie de chacun de ces organes.
3. Toutefois, si, après une suspension de séance de
cinq minutes, le ce quorum ci-dessus défini n'est
pas réuni, le président peut demander aux
membres présents en séance de décider à l'unanimité la suspension temporaire de de suspendre
temporairement l'application du paragraphe
précédent de cette disposition.
Article 73
Discours
1. Le président donne la parole aux orateurs en
suivant l'ordre dans lequel ils ont manifesté leur
désir de parler dans l'ordre où ils l'ont
demandée.
3. Le président peut rappeler à l'ordre un orateur si
ses remarques propos sont sans rapport avec
l'objet du débat.
Article 74
Limitation du temps de parole
La Conférence générale peut, sur la proposition du
président, limiter le temps de parole de chaque
orateur.
Article 77
Motions d'ordre
Au cours d'un débat, chacun des Etats membres ou
Membres associés peut présenter une motion d'ordre
sur laquelle et le président se prononce immédiatement sur cette motion. Il est possible de faire appel de
la décision du président. L'appel est immédiatement
mis aux voix et la décision du président est maintenue
si elle n'est pas rejetée par la majorité des Etats
membres présents et votants.
Article 78
Suspension ou ajournement de la séance
Au cours de la discussion de toute question, un Etat
membre ou un Membre associé peut proposer la
suspension ou l'ajournement de la séance. Les motions
de ce genre en ce sens ne sont pas discutées et sont
immédiatement mises aux voix.
Article 79
Ajournement du débat
Au cours d'une séance, un Etat membre ou un Membre
associé peut demander l'ajournement du débat sur la
question en discussion. Toute motion de ce genre en
ce sens reçoit la priorité. Outre son auteur, un orateur
pour et un orateur contre peuvent peut prendre la
parole en faveur de la motion, et un contre. Le
président peut limiter le temps de parole des orateurs
intervenant au titre du présent article.
XIV. Projets de résolution et amendements
Article 82
Dispositions générales
3. Par dérogation aux paragraphes précédents, le
président peut autoriser la discussion et l'examen
soit de contre-propositions, soit de propositions de
procédure ou et d'amendements à des propositions
de fond, concernant des projets de résolution
présentés antérieurement, sans que le texte en ait
été distribué au préalable.
4. Lorsque le président du Conseil exécutif estime
qu'un projet de résolution ou un amendement
soumis à l'examen d'une commission, d'un comité,
d'une commission ou d'un autre organe subsidiaire de la Conférence revêt une importance
particulière, soit par l'activité nouvelle qu'il
annonce propose, soit par les incidences budgétaires qu'il comporte, il peut, après consultation du
Bureau de la Conférence générale, demander que
le Conseil soit mis en mesure de faire connaître
son avis à l'organe intéressé. Lorsqu'une telle
demande est faite, par le Conseil, le débat sur la
question est ajourné pour laisser au Conseil le
temps nécessaire, sans toutefois que ce délai
puisse dépasser quarante-huit heures.
Critères de recevabilité des projets de
résolution relatifs au Projet de programme et de budget
1. Les projets de résolution tendant à l'adoption, par
la Conférence générale, d'amendements au Projet
de programme et de budget doivent ne peuvent
porter que sur les parties du Projet de programme
et de budget qui ont trait à l'orientation et à la
ligne de conduite générale de l'Organisation et
qui appellent des décisions de la Conférence
générale, y compris les résolutions proposées qui
déterminent l'orientation et la ligne de conduite
générale de l'Organisation et le projet de la
Résolution portant ouverture de crédits et les
autres résolutions proposées dans le Projet de
programme et de budget.
3. Les projets de résolution qui ne remplissent pas les
conditions énoncées aux paragraphes 1 et 2 du
Article 83
123
Questions constitutionnelles et juridiques
présent article, et ceux qui proposent des activités
de portée seulement nationale ou qui pourraient
susceptibles d'être financées au titre du Programme de participation, ne sont pas recevables.
Examen de la recevabilité des projets de
résolution relatifs au Projet de programme et de budget
Le Directeur général examine les projets de résolution
relatifs au Projet de programme et de budget du
point de vue de leur recevabilité ; les projets qu'il juge
irrecevables ne sont ni traduits ni distribués. Les
auteurs desdits projets peuvent faire appel devant la
Conférence générale par l'entremise du Comité
juridique. Le Comité juridique peut être convoqué dès
que nécessaire afin d'examiner ces recours.
Article 84
Article 85
Nouvel examen de propositions en
séance plénière
Tout Si un Etat membre qui propose qu'une question
qui a déjà été examinée par un comité ou une
commission dans lesquels tous les Etats membres sont
représentés et qui ne fait pas l'objet d'une recommandation formelle comprise dans le rapport de ce
comité ou de cette commission soit discutée et soumise à un vote séparé en séance plénière, il en informera informe le président de la Conférence générale,
afin que cette question soit expressément portée à
l'ordre du jour de la séance plénière à laquelle le
rapport du comité ou de la commission doit être
soumis.
Article 86
Droit de vote
3. Avant chaque session ordinaire de la Conférence
générale, le Directeur général notifie par la voie la
plus sûre et la plus rapide aux Etats membres qui
risquent de perdre leur droit de vote en application
des dispositions de l'article IV.C, paragraphe 8 (b),
de l'Acte constitutif, leur situation financière au
regard de l'Organisation ainsi que les dispositions
de l'Acte constitutif et des Règlements à ce sujet,
au moins six mois avant la date prévue pour
l'ouverture de la session.
8. Toute décision d'autoriser à participer aux votes
un Etat membre en retard dans le paiement de sa
contribution à participer aux votes est subordonnée au respect par cet Etat membre des
recommandations formulées par la Conférence
générale concernant le règlement de ses arriérés.
Article 88
Majorité des deux tiers
1.
d) admission d'observateurs des d'organisations
non gouvernementales et semi-gouvernementales mentionnés à l'article 7 du présent Règlement (article IV, 13) ;
2.
c) adoption par le Comité juridique d'avis portant
sur toute question touchant à l'interprétation
de l'Acte constitutif et des Règlements
conformément aux dispositions de l'article 39
du présent Règlement ;
i) approbation du montant total provisoire et du
montant total définitif à dépenser des dépenses, adoptés pour le budget biennal de
l'Organisation ;
j) décision impliquant l'autorisation de contracter
un emprunt dont le remboursement exigerait
124
l'inscription de crédits dans les budgets de plus
d'un plusieurs exercices financiers.
Article 91
Vote par appel nominal
1. En cas de doute sur le résultat d'un vote à main
levée, ou par assis et levé, le président peut faire
procéder à un second vote, par appel nominal.
Article 96
Vote sur les amendements
2. Si plusieurs amendements à une proposition sont
en présence, la Conférence générale vote d'abord
sur celui que le président le président les met aux
voix en commençant par celui qu'il juge
s'éloigner le plus, quant au fond, de la proposition
primitive, et ainsi de suite. En cas de doute, le
président consulte la Conférence générale. Elle
vote ensuite sur l'amendement qui, après celui-ci,
s'éloigne le plus de ladite proposition, et ainsi de
suite jusqu'à ce que tous les amendements aient été
mis aux voix.
Article 97
Scrutin secret
2. Toutes les autres élections ont également lieu au
scrutin secret conformément à la procédure
indiquée à l'appendice 1 du présent Règlement ;
cependant, lorsque le nombre de candidats correspond au nombre de sièges à pourvoir, les candidats sont déclarés élus sans qu'il y ait lieu de
recourir à un vote.
Article 98
Procédures
Pour l'élection des membres du Conseil exécutif et le
vote en vue de la nomination du Directeur général, la
Conférence générale se conforme aux procédures
spéciales visées respectivement aux articles 105 et
109. Dans tous les autres cas, lorsqu'il est nécessaire
de procéder à un scrutin secret, la Conférence générale
se conforme à la procédure indiquée à l'appendice 1 du
présent Règlement.
XVI.
Admission de nouveaux membres
Article 102 Etats non membres de l'Organisation des
Nations Unies et territoires ou groupes
de territoires
1. Tout Etat non membre de l'Organisation des
Nations Unies qui désire devenir membre de
l'UNESCO adresse une demande au Directeur
général. Cette demande doit être accompagnée
d'une déclaration aux termes de par laquelle cet
Etat est se déclare prêt à se conformer à la
Convention l'Acte constitutif, à accepter les
obligations qu'elle qu'il comporte et à supporter
une partie des dépenses de l'Organisation.
2. Lorsqu'un territoire ou groupe de territoires qui
n'assume pas lui-même la responsabilité de la
conduite de ses relations extérieures désire devenir
Membre associé de l'Organisation, la demande
peut en être présentée au nom dudit territoire ou
groupe de territoires par l'Etat membre ou autre
l'autorité qui assume la responsabilité de la conduite de ses relations extérieures. L'Etat membre
ou autre l'autorité y joint une déclaration aux
termes de laquelle il (ou elle) s'engage, au nom du
territoire ou groupe de territoires en question, à
remplir les obligations découlant de l'Acte constitutif et à verser les contributions financières
Questions constitutionnelles et juridiques
assignées par la Conférence générale audit territoire ou groupe de territoires.
Article 108 Première
exécutif
Proposition
du
Article 13
Conseil
Article 109 Vote sur la première proposition
L'absence de bulletin dans l'enveloppe
est considérée comme une abstention.
l'absence, dans l'enveloppe, d'un bulletin
de vote ou la présence d'un bulletin qui
ne comporte aucune indication quant à
l'intention du votant.
Article 110 Deuxième Nouvelles propositions
Si la Conférence générale n'élit pas le candidat
proposé par le Conseil exécutif, celui-ci lui soumet un
autre nom une autre candidature dans les quarantehuit heures.
APPENDICE 2
B.
Election d'Etats membres au Conseil exécutif
Article 8
Le Secrétariat prépare à l'intention de
chaque délégation une enveloppe sans
aucun signe extérieur et des bulletins de
vote distincts (un pour chacun des
groupes électoraux).
Article 10
La veille du scrutin, le Secrétariat
distribue aux délégations les bulletins de
vote et les enveloppes, ainsi que les
informations pertinentes concernant le
déroulement du scrutin. Chaque délégation est invitée à choisir la personne
qui votera en son nom.
Article 17
Sont considérés comme nuls :
Article 114 Modifications de fond
La Conférence générale ne pourra décider d'introduire
des modifications de fond aux projets d'amendements/
visés à l'article précédent que si le texte des
modifications proposées a été communiqué aux Etats
membres et aux Membres associés trois mois au moins
avant l'ouverture de la session.
Article 117 Amendements
Le présent Règlement peut être modifié, sauf dans
ceux de ses articles qui reproduisent lorsqu'il
reproduit des dispositions de l'Acte constitutif, par
décision de la Conférence générale prise à la majorité
des membres présents et votants, après avis du Comité
juridique sur la modification proposée.
APPENDICE 1
Article 9
Le vote de chaque Etat membre est
constaté par la signature ou le paraphe du
secrétaire de séance et d'un scrutateur
apposés, sur la liste des délégations
mentionnée à l'article 1, en marge du nom
de l'Etat membre.
d) les bulletins qui ne comportent aucune
indication quant à l'intention du votant ;
d) e) sous réserve des dispositions a), b) et c) cidessus, un bulletin de vote est considéré
comme valide lorsque l'intention du votant ne
fait aucun doute pour les scrutateurs.
Article 18
L'absence de bulletin dans l'enveloppe
est considérée comme une abstention.
l'absence, dans l'enveloppe, du bulletin
relatif à un groupe électoral donné ou la
présence d'un bulletin qui ne comporte
aucune indication quant à l'intention du
votant.
Article 22
Les listes sur lesquelles les scrutateurs
ont consigné les résultats du vote
constituent, après avoir été revêtues de la
signature du président ou du viceprésident désigné par celui-ci et de celles
des scrutateurs, le procès-verbal officiel
du scrutin qui doit être déposé aux
archives de l'Organisation.
Article 12 Sont considérés comme nuls :
d) les bulletins qui ne comportent aucune
indication quant à l'intention du votant ;
d) e) sous réserve des dispositions a), b) et c) cidessus, un bulletin de vote est considéré
comme valide lorsque l'intention du votant ne
fait aucun doute pour les scrutateurs.
125
XI
Méthodes de travail de l'Organisation
80
Méthodes de préparation du budget, prévisions budgétaires pour 2000-2001
et techniques budgétaires1
La Conférence générale
1. Note que, dans l'élaboration du Projet de programme et de budget pour 2000-2001 (30 C/5), le Directeur
général s'est conformé aux techniques budgétaires qu'elle avait recommandées à sa 29e session
(29 C/Rés., 86) ;
2. Invite le Directeur général à continuer d'appliquer les mêmes techniques budgétaires pour l'élaboration
du document 31 C/5, sous réserve de toute modification ou amélioration que le Conseil exécutif ou
le Directeur général pourrait recommander lors d'une session à venir du Conseil.
81
Rapport du Conseil exécutif sur sa propre activité en 1998-1999,
y compris ses méthodes de travail, en application de la résolution 29 C/882
La Conférence générale,
Rappelant sa résolution 29 C/88,
Ayant examiné le document 30 C/9,
1. Note avec satisfaction que le rapport sur les activités du Conseil exécutif n'est plus présenté oralement,
mais lui est soumis sous forme écrite ;
2. Remercie vivement le Conseil exécutif de ce rapport qui reflète le travail important accompli au cours de
l'exercice biennal 1998-1999 ;
3. Prend note des décisions du Conseil concernant les méthodes de travail du Conseil ;
4. Invite le Conseil à se faire représenter dans les travaux des commissions de la Conférence générale en
vue d'informer les délégués des décisions du Conseil concernant des points pertinents ;
5. Souligne que le Conseil exécutif, deuxième organe directeur de l'UNESCO, agit sous l'autorité de la
Conférence générale entre ses sessions, conformément à l'article V.B.6 (b) de l'Acte constitutif ;
6. Réaffirme que le Conseil est responsable devant elle de l'exécution du programme par le Directeur
général, conformément à l'article V.B.6 (b) de l'Acte constitutif, et que, par conséquent, le
Secrétariat a pour tâche de mettre en œuvre les résolutions de la Conférence générale et les
décisions du Conseil exécutif ;
7. Souligne que le Directeur général, conformément à son statut, agit sous l'autorité des organes directeurs
de l'UNESCO ;
8. Se félicite des progrès significatifs réalisés dans le processus de réforme des méthodes de travail du
Conseil et encourage ce dernier à poursuivre ce processus au cours du prochain exercice biennal.
1
2
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission II à la 26e séance plénière, le 11 novembre 1999.
Résolution adoptée à la 27e séance plénière, le 17 novembre 1999.
127
Méthodes de travail de l'Organisation
82
Conditions d'attribution exceptionnelle du droit de vote aux Etats membres visés par
l'article IV.C, paragraphe 8 (c), de l'Acte constitutif1
La Conférence générale,
Rappelant sa résolution 29 C/92,
Rappelant également que l'article 86 de son Règlement intérieur est le résultat d'un long débat et d'un
équilibre délicat établi à sa 28e session,
Ayant examiné le document 30 C/19, contenant les propositions du Président de la 29e session de la
Conférence générale et les observations du Conseil exécutif concernant ces propositions,
Approuve et fait siennes les recommandations 1 et 3 à 10 contenues dans l'appendice 1 de ce document,
telles qu'amendées et reproduites en annexe à la présente résolution.
ANNEXE
1. L'article 86, paragraphe 5, du Règlement intérieur
n'est pas identique dans les versions anglaise et
française. L'expression "… the latter may no
longer be authorized to take part in voting …"
devrait être alignée sur la version française "…
ceux-ci ne pourront plus être autorisés à participer
aux votes …".
2. Les Etats membres devraient recevoir de la part du
Directeur général, avant l'ouverture de la session,
des informations sur les raisons pour lesquelles
l'octroi du droit de vote doit dans certains cas être
approuvé par la Conférence générale à la majorité
des deux tiers. La lettre contenant ces informations
devrait s'inspirer des annexes 4 et 5 de l'appendice
1 du document 30 C/19.
3. Les critères à utiliser par la Commission
administrative de la Conférence générale pour
apprécier, conformément au paragraphe 7 de
l'article 86 du Règlement intérieur, si les circonstances invoquées par un Etat membre sont
réellement indépendantes de sa volonté, devraient
être regroupés en trois catégories : les critères liés
aux guerres et aux conflits armés affectant un Etat,
les critères économiques et financiers, et les
catastrophes naturelles. Ces critères devraient être
appliqués en tenant compte du facteur temps (la
situation invoquée devrait avoir eu des conséquences avérées au cours des deux dernières
années et depuis l'établissement du barème en
cours) et de la volonté réelle de l'Etat membre de
s'acquitter du montant total de ses contributions
financières à l'UNESCO.
4. La pratique en vigueur en matière de soumission
des plans de paiement à la Conférence générale
devrait être améliorée et des dispositions devraient
être prises pour faire en sorte que les plans de
paiement par lesquels les gouvernements s'engagent à régler leurs arriérés soient établis et
présentés le plus tôt possible avant la session de la
Conférence générale.
5. Après la session, le Directeur général devrait
envoyer une lettre aux gouvernements concernés
en vue de leur rappeler que leurs plans de
1
2
128
6.
7.
8.
9.
paiement ont été approuvés par la Conférence
générale et par la même occasion les informer de
toutes les conséquences possibles du non-respect
de ces engagements.
Le Directeur général devrait mettre à profit les
réunions régionales ou sous-régionales des commissions nationales pour informer les représentants des Etats membres rencontrant de sérieuses
difficultés de paiement sur toutes les possibilités
existantes en ce qui concerne le paiement des
contributions fixées et le règlement des arriérés et
les aider à concevoir des solutions adaptées à leur
situation spécifique.
Dans le cadre général des plans de paiement, on
pourrait faire un usage plus fréquent d'arrangements de type "swap", et imaginer d'autres modalités d'arrangement. Le Directeur général pourrait
être invité à examiner la possibilité de mettre au
point de nouveaux types d'arrangements "swap" en
ce qui concerne les plans de paiement et en
coopération avec d'autres institutions du système
des Nations Unies (en particulier le PNUD et
l'UNICEF)2. Dans ce cadre, une attention particulière devrait être accordée, en particulier pour le
personnel des unités hors Siège, à la formation au
financement des projets, aux techniques de négociation (assemblage de fonds de diverses sources,
par exemple) et, généralement, aux compétences
en matière de gestion.
Le Bureau de la Commission administrative, ou un
organe ad hoc restreint créé par elle, devrait
examiner au cas par cas les communications des
Etats membres invoquant les dispositions de
l'article IV.C, paragraphe 8 (c), de l'Acte constitutif et proposer un projet de résolution à l'intention
de la Conférence générale. La proposition que la
Commission administrative soumet à la plénière
devrait en outre comporter des informations sur les
raisons pour lesquelles l'octroi du droit de vote
doit dans certains cas être adopté à la majorité des
deux tiers.
Le Directeur général devrait présenter, dans le
cadre de ses rapports au Conseil exécutif, à la
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission administrative à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
En particulier, il conviendrait d'explorer les possibilités qu'ont les Etats membres de réduire les budgets de projets déjà approuvés
du PNUD et de l'UNICEF mis en œuvre dans ces mêmes Etats par le détachement temporaire de personnel professionnel, et la
mise à disposition de véhicules et de locaux. Les fonds ainsi libérés seraient alors transférés à l'UNESCO, qui les verserait aux
plans de paiement concernés. Cette proposition reprend en fait l'idée première des arrangements swap, à un moment où la formule
d'origine - paiement en monnaies non convertibles - est considérée comme inefficace ou inapplicable par un grand nombre
d'Etats membres concernés.
Méthodes de travail de l'Organisation
10. En cas de sanction, la perte du droit de vote des
Etats membres touchés par la sanction ne privera
pas ces Etats membres de l'un quelconque des
services de l'Organisation et ne les empêchera pas
de participer aux activités de l'UNESCO.
session de printemps précédant la Conférence
générale, des informations sur l'état des arriérés de
contributions à l'UNESCO et dans d'autres organisations du système des Nations Unies et sur les
mesures incitatives/dissuasives que ces organisations appliquent pour améliorer la situation dans
ce domaine.
83
Projet de principes directeurs pour une mise en œuvre rationnelle de la décentralisation1
La Conférence générale,
I
Rappelant les décisions 151 EX/3.1, partie V, 152 EX/6.1 et 155 EX/5.3, ainsi que sa résolution 29 C/89,
Rappelant également les initiatives Track II du Secrétaire général de l'ONU concernant les structures hors
Siège et en particulier le rapport du CCI sur les bureaux extérieurs communs des organismes des
Nations Unies (JIU/REP/97/1),
Notant l'urgente nécessité, compte tenu en particulier des restrictions budgétaires croissantes aux niveaux
national et international, de doter le processus de décentralisation de l'UNESCO d'un cadre tel que
sa réalisation soit efficiente et réponde aux préoccupations des Etats membres, en particulier des
pays les moins avancés,
1. Approuve, à titre de premier pas dans cette direction, les critères fondamentaux d'une mise en œuvre
rationnelle de la décentralisation joints en annexe à la présente décision ;
2. Prie le Directeur général de veiller à ce que les ADG chargés des secteurs ou des programmes
multidisciplinaires entretiennent des contacts étroits avec chaque unité décentralisée ;
3. Prie en outre le Directeur général d'assujettir tout maintien et ouverture d'unité décentralisée au strict
respect des critères adoptés par la Conférence générale tels qu'annexés à la présente résolution ;
4. Note que le Directeur général présentera au Conseil exécutif à sa 159e session un rapport démontrant
dans le détail comment les organes et unités décentralisés de l'UNESCO actuellement en place
satisfont aux critères fondamentaux joints en annexe ;
Annexe - Critères fondamentaux d'une mise en œuvre rationnelle de la décentralisation
Les critères énoncés ci-après s'appliquent à toutes les
unités de l'UNESCO situées hors de son Siège. Ces
"unités décentralisées" sont les instituts, centres et
autres structures de représentation fonctionnelle de
l'UNESCO aux niveaux local, régional et international
ainsi que les bureaux nationaux, sous-régionaux,
régionaux, ou de liaison de l'UNESCO situés hors de
son Siège :
1. La création d'une unité décentralisée ainsi que
celle d'organes d'une unité décentralisée dotée d'un
certain degré d'autonomie sont subordonnées à la
vérification préalable par le Conseil exécutif
qu'elles satisfont aux conditions suivantes :
(a) il doit être démontré que la création de l'unité
décentralisée est le moyen le plus efficace
d'atteindre les objectifs approuvés par la
Conférence générale ;
(b) toute décision visant à créer une unité décentralisée devrait être prise en consultation et
liaison avec la commission nationale
concernée ;
(c) le mandat de l'unité décentralisée doit être
strictement limité aux programmes et activités
de l'UNESCO ;
(d) les ressources destinées au financement de
l'unité décentralisée - y compris ses dépenses
1
(e)
(f)
(g)
(h)
de programme, de personnel et de fonctionnement - doivent être identifiées et énoncées
clairement dans le Programme et budget ;
les activités menées par l'unité décentralisée
doivent être clairement complémentaires de
celles des secteurs et programmes existant au
Siège ou d'autres unités décentralisées de
l'UNESCO, de manière à éviter les doubles
emplois ;
l'unité décentralisée doit coordonner ses
activités et chaque fois que possible partager
des installations avec les structures de représentation locale des autres institutions spécialisées, fonds et programmes du système des
Nations Unies ; et
l'unité décentralisée doit faire l'objet périodiquement d'un examen du Conseil exécutif qui
formulera une recommandation en vue de la
prise d'une décision sur son avenir. Dans le cas
des instituts, cet examen doit être effectué tous
les quatre ans. Dans le cas des autres unités
décentralisées, il doit être effectué tous les
deux ans.
l'examen de l'unité décentralisée par le Conseil
exécutif devrait se faire compte tenu de
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission administrative à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
129
Méthodes de travail de l'Organisation
4. Les unités décentralisées sont normalement des
bureaux régionaux et sous-régionaux polyvalents.
Un bureau de l'UNESCO à l'échelon national ne
peut être envisagé que dans des circonstances
exceptionnelles et pour une durée limitée.
5. Le Conseil exécutif doit recevoir tous les deux ans
à sa session d'automne, pour examen, approbation
et transmission au Commissaire aux comptes, un
rapport d'évaluation exhaustif sur les activités de
toutes les unités décentralisées au cours de l'année
précédente ainsi que sur leurs résultats. Sur
demande du Conseil exécutif, un rapport intérimaire sur les mesures prises pourra être fourni
annuellement.
l'évaluation effectuée par les commissions
nationales concernées.
2. Les unités décentralisées doivent être régies par un
ensemble de règles et procédures administratives
et financières communes. Les motifs de dérogation
exceptionnelle à ces règles et procédures normalisées doivent être communiqués au Conseil exécutif pour examen et approbation.
3. La représentation locale commune des organismes
des Nations Unies ou l'envoi de missions de
longue durée chargées d'une tâche précise sont
préférables à la création d'unités décentralisées. La
priorité doit être donnée à cet égard aux pays les
moins avancés.
II
Se référant à la Charte des commissions nationales qui attribue dans son article premier à ces dernières la
fonction d'associer aux activités de l'UNESCO les différents partenaires nationaux qui travaillent à
l'avancement de l'éducation, la science, la culture de façon à mettre tous les Etats membres en
mesure de participer de manière croissante à l'action de l'UNESCO, en particulier à l'élaboration et
à l'exécution des programmes,
Rappelant que le paragraphe 3 (a) du même article donne aux commissions nationales la possibilité de
participer à la planification et à l'exécution d'activités confiées à l'UNESCO et bénéficiant de l'aide
du PNUD, du PNUE, du FNUAP et d'autres programmes internationaux,
Rappelant également que le paragraphe 2 (a) de l'article II de la même Charte attribue aux commissions
nationales le rôle d'assumer seules ou en collaboration avec d'autres organismes la responsabilité
de l'exécution des projets de l'UNESCO dans leur pays et de la participation de leur pays à des
activités sous-régionales, régionales ou internationales de l'UNESCO,
Ayant à l'esprit que le paragraphe 1 de l'article V de ladite Charte confie au Directeur général la
responsabilité de prendre les mesures qui lui paraîtront les plus appropriées afin d'associer les
commissions nationales à l'élaboration, à l'exécution et à l'évaluation du programme et des activités
de l'Organisation et de veiller à ce qu'une liaison étroite soit établie entre les divers services,
centres et bureaux régionaux de l'Organisation et les commissions nationales,
Convaincue que la mise en œuvre rationnelle et efficiente de la décentralisation passe par une implication
effective des commissions nationales dans l'élaboration, l'exécution et l'évaluation des programmes
de l'UNESCO,
et en vue de renforcer réellement les capacités de gestion de ces commissions,
1. Invite le Directeur général à établir, pour examen par le Conseil exécutif à sa 159e session, un rapport
sur la mise en œuvre des propositions figurant au paragraphe 35 du document 30 C/6, qui visent à
accroître la participation des commissions nationales à l'exécution des activités menées dans le
cadre du Programme et budget ordinaire (30 C/5 approuvé) ;
2. Invite en outre le Directeur général :
(a) à faire en sorte que les plans de travail des bureaux hors Siège soient établis en étroite consultation
avec les commissions nationales intéressées et à faire rapport au Conseil exécutif à sa 159e session
sur ces consultations ;
(b) à veiller à l'application de la résolution 27 C/13.12 sur la coopération avec les commissions
nationales, en particulier du dernier paragraphe concernant la nécessité absolue de consulter les
commissions nationales intéressées avant de conclure tout contrat avec des partenaires nationaux.
84
Nouveaux outils de gestion et de contrôle1
La Conférence générale,
Ayant examiné les documents 30 C/60 et Add. et Add.2,
1. Reconnaît la nécessité de doter l'UNESCO d'outils modernes de gestion et de contrôle, ainsi que de
remplacer les systèmes informatiques "légués", notamment en ce qui concerne le budget, les
finances, la gestion des ressources humaines et la paie, pour lui permettre de gagner en efficience,
1
130
Résolution adoptée sur le rapport de la Commission administrative à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
Méthodes de travail de l'Organisation
2.
3.
4.
5.
6.
7.
85
de mieux servir les organes directeurs, les Etats membres et ses autres partenaires, et d'améliorer la
qualité de l'information dont disposent l'administration et les organes directeurs ;
Note que le coût global de ces systèmes de remplacement est estimé à quelque 19 millions de dollars,
dont environ 10,7 millions pour le projet concernant les finances et le budget dont l'exécution est
prévue pour 2000-2001, et environ 8,3 millions pour le projet relatif aux ressources humaines et à
la paie, qu'il est prévu d'exécuter pendant l'exercice 2002-2003 ;
Accueille avec satisfaction la proposition du Directeur général d'ouvrir un Compte spécial dans lequel
seraient regroupées toutes les recettes et dépenses afférentes à ces projets et le prie d'en soumettre
le règlement financier au Conseil exécutif à sa 160e session ;
Autorise le Directeur général à virer au compte susmentionné tout montant du budget ordinaire prévu à
cette fin dans le document 30 C/5 ;
Invite les Etats membres à verser des contributions volontaires pour permettre à l'UNESCO de mettre en
œuvre ces projets le plus rapidement et le plus efficacement possible ;
Invite le Directeur général à avoir recours aux fonds extrabudgétaires disponibles pour compléter le
financement du projet concernant les finances et le budget et à n'entreprendre ce dernier que si les
ressources nécessaires sont réunies ;
Prie le Directeur général de faire régulièrement rapport sur l'avancement de ce projet au Conseil
exécutif ainsi qu'à la Conférence générale à sa 31e session.
Définition des régions en vue de l'exécution des activités de caractère régional1
La Conférence générale,
Ayant examiné le document 30 C/80,
Prend note du souhait exprimé, en vue de leur participation aux activités régionales de l'Organisation, par
les Etats fédérés de Micronésie et la République des Palaos, d'une part, et les Iles Caïmanes, d'autre
part, quant à leur appartenance à la région Asie et Pacifique et à la région Amérique latine et
Caraïbes respectivement.
86
Organisation des travaux de la Conférence générale1
La Conférence générale,
Rappelant la résolution 29 C/87 par laquelle elle a décidé d'apporter à son fonctionnement un certain
nombre de changements, dont plusieurs sont entrés en vigueur pendant la 29e session,
Soulignant la nécessité de poursuivre la réforme de sa structure et de ses méthodes de travail,
Se référant également à la décision 156 EX/7.2 relative au plan pour l'organisation des travaux de sa
30e session,
Invite le Directeur général à établir, en étroite consultation avec le Conseil exécutif, le document 31 C/2,
relatif à l'organisation des travaux de la Conférence générale, en tenant compte de la nécessité
d'assurer une pleine participation des petites délégations aux travaux de la Conférence.
87
Examen des communications relatives à la recevabilité des projets de résolution tendant à
l'adoption d'amendements au Projet de programme et de budget2
La Conférence générale,
Tenant compte de la nécessité urgente de disposer d'une procédure appropriée pour l'évaluation de la
recevabilité des projets de résolution soumis à son examen par les Etats membres,
Prie sa Présidente de prendre les mesures nécessaires pour permettre au Comité juridique de réviser, le plus
rapidement possible et avant la tenue de sa prochaine session ordinaire, la partie XIV du
Règlement intérieur de la Conférence générale - en particulier, afin de garantir que figurent dans
cette partie des critères de recevabilité desdits projets de résolution qui soient objectifs et
vérifiables.
1
2
Résolutions adoptées sur le rapport de la Commission I à la 24e séance plénière, le 16 novembre 1999.
Résolution adoptée sur le rapport du Comité juridique à la 18e séance plénière, le 10 novembre 1999.
131
XII
31e session de la Conférence générale
88
Lieu de la 31e session de la Conférence générale1
La Conférence générale,
Vu les dispositions des articles 2 et 3 du Règlement intérieur de la Conférence générale,
Considérant qu'à la date limite fixée par l'article 3, aucun Etat membre n'avait invité la Conférence générale
à tenir sa 31e session sur son territoire,
Décide de tenir sa 31e session au Siège de l'Organisation à Paris.
1
Résolution adoptée à la 23e séance plénière, le 15 novembre 1999.
133
Annexe Liste des présidents, vice-présidents et rapporteurs
de la Conférence générale et de ses organes
(30e session)
On trouvera ci-dessous la liste des présidents, viceprésidents et rapporteurs de la Conférence générale et
de ses organes (30e session) :
Présidente de la Conférence générale
Mme Jaroslava Moserová (République tchèque)
Commission IV
Président : M. Vassilis Vassilikos (Grèce)
Vice-Présidents : M. Iyad Aflak (Irak), Mme Halina
Niec (Pologne), Mme Jeanette Miller (République
dominicaine), M. Cosme Adébayo d'Almeida
(Togo)
Rapporteur : M. R.A.A. Ranaweera (Sri Lanka)
Vice-Présidents de la Conférence générale
Commission V
Les chefs des délégations des Etats membres ci-après :
Algérie, Allemagne, Argentine, Barbade, BosnieHerzégovine, Bulgarie, Canada, Costa Rica,
Ethiopie, Fédération de Russie, France, Guinée,
Iran (République islamique d'), Japon, Jordanie,
Koweït, Liban, Lituanie, Maurice, Mexique,
Namibie, Norvège, Paraguay, Pays-Bas, République arabe syrienne, République de Corée,
République dominicaine, République populaire
démocratique de Corée, Roumanie, Sao Tomé-etPrincipe, Tchad, Thaïlande, Ukraine, Yémen
Commission I
Présidente : Mme Juana Silvera Núñez (Cuba)
Vice-Présidents : M. Marshall Conley (Canada),
M. Mihály Rózsa (Hongrie), M. Indra Badur
Singh (Népal), M. Silas Lwakabamba (Rwanda)
Rapporteur : M. Khalid Bin Mohamed Al-Hinai
(Oman)
Commission II
Président : M. Ludovit Stanislav Molnar (Slovaquie)
Vice-Présidents : M. Juan Eduardo García-Huidobro
(Chili), Mme Birgitta Naess (Norvège), M. Ahmad
Hussein (Malaisie), Mme Nabila Chaalan (République arabe syrienne)
Rapporteur : M. Ousmane Blondin Diop (Sénégal)
Commission III
Président : M. Eriabu Lugujjo (Ouganda)
Vice-Présidents : M. Ardjoeno Brodjonegoro
(Indonésie), M. Georges Tohmé (Liban),
M. Alfredo Picasso de Oyagüe (Pérou), M. Marek
Ziolkowski (Pologne)
Rapporteur : M. Giantommaso Scaracia Mugnozzo
(Italie)
Président : M. Ali Al-Mashat (Irak)
Vice-Présidents : M. Gareth Grainger (Australie),
Mme Sandra Phillips (Barbade), M. Adolphus
Arthur (Ghana), M. David Masek (République
tchèque)
Rapporteur : Mme Corinne Matras (France)
Commission administrative
Président : M. Russell Marshall (Nouvelle-Zélande)
Vice-Présidents : M. Lothar Koch (Allemagne),
M. Mirgayas Shirinski (Fédération de Russie),
Mme Vera Lacoeuilhe (Sainte-Lucie), M. Ali
Mohamed Zaid (Yémen)
Rapporteur : M. Michael N. Mambo (Zimbabwe)
Comité juridique
Président : M. Samuel Fernández (Chili)
Vice-Présidente : Mme Estelle Appiah (Ghana)
Rapporteur : M. Pierre-Michel Eisemann (France)
Comité des candidatures
Président : M. Eugène Philippe Djenno-Okoumba
(Gabon)
Vice-Présidents : Mme Sybil Campbell (Jamaïque),
M. Yousef Hamad Al-Ibraheem (Koweit),
Mme Ingegerd Wärnersson (Suède), M. Olexander
Demianiuk (Ukraine)
Rapporteur : Mme Margaret Austin ou M. Lawrence
Zwimpher (Nouvelle-Zélande)
Comité de vérification des pouvoirs
Président : M. Adolfo Castells (Uruguay)
Comité du Siège
Présidente : Mme Taina S. Kiekko (Finlande)
Vice-Présidents : M. Hector K. Villarroel
(Philippines) et M. Adolfo Castells (Uruguay)
Rapporteur : M. Ali Al-Mashat (Irak)
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