Régions de Terre-Neuve-et-Labrador, des Maritimes, du Golfe, du Québec, et du

Régions de Terre-Neuve-et-Labrador, des Maritimes, du Golfe, du Québec, et du
Régions de Terre-Neuve-et-Labrador, des
Maritimes, du Golfe, du Québec, et du
Centre et de l'Arctique
Secrétariat canadien de consultation scientifique
Avis scientifique 2014/022
LE LOUP DE MER DANS LES RÉGIONS DE L'ATLANTIQUE
ET DE L'ARCTIQUE
70°
70°
66°
62°
58°
54°
50°
46°
42°
70°
0A
68°
68°
66°
66°
0B
64°
64°
62°
62°
60°
60°
2G
58°
58°
2H
56°
56°
2J
54°
Photo : Trevor Maddigan, Région de Terre-Neuve-etLabrador de Pêches et Océans Canada
54°
52°
52°
3K
50°
50°
4S 4R
48°
48°
3L
4T
4Vn
46°
3Ps
46°
44°
44°
5Y
42°
40°
70°
3N
5Ze
4X
4W
30
42°
4Vs
40°
66°
62°
58°
54°
50°
46°
42°
Figure 1. Carte de la portion concernée dans la
zone visée par la Convention de l'OPANO.
Contexte
Il existe trois espèces de loups de mer dans les eaux canadiennes de l'Atlantique et de l'Arctique : le loup à tête large
(Anarhichas denticulatus), le loup tacheté (A. minor) et le loup atlantique (A. lupus). En 2001, le Comité sur la situation
des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a désigné les deux premières espèces comme menacées, et la troisième
comme espèce préoccupante. À l'adoption de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en juin 2003, ces espèces ont été
inscrites à l'annexe 1 de la LEP.
Le COSEPAC a réévalué récemment (novembre 2012) la situation des trois espèces de loups de mer et a confirmé le
statut d'espèce menacée du loup à tête large et du loup tacheté ainsi que celui d'espèce préoccupante du loup
atlantique.
Le présent avis scientifique découle de la réunion des 26 et 27 février 2014 sur l'Évaluation zonale du loup à tête large,
du loup tacheté et du loup atlantique afin de mettre à jour et d'appuyer certains processus concernant les cibles de
rétablissement, les dommages admissibles et d'autres aspects liés à la Loi sur les espèces en péril. Toute autre
publication découlant de ce processus sera publiée lorsqu’elle sera disponible sur le calendrier des avis scientifiques du
secteur des Sciences de Pêches et Océans Canada.
Décembre 2015
Régions de Terre-Neuve-et-Labrador, des Maritimes,
du Golfe, du Québec et du Centre et de l'Arctique
Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
SOMMAIRE
•
Les indices d'abondance des trois espèces de loups de mer dans les eaux canadiennes
de l'Atlantique et de l'Arctique sont stables ou plus élevés depuis le milieu des
années 2000 par rapport aux années 1990. Cependant, il existe des zones où les prises
sont sporadiques parce que les espèces sont rares et représentent une petite partie de
l'ensemble de la population.
•
Bien qu'il y ait eu une augmentation de l'abondance dans certaines zones, les niveaux
pour le loup à tête large et le loup tacheté dans les divisions 2J3K de l'Organisation des
pêches de l'Atlantique Nord-Ouest (OPANO), où la plus grande partie des deux
populations résidait, demeurent faibles par rapport aux valeurs historiques.
•
En raison d'une réduction globale de l'effort de pêche depuis les années 1990 et de la
remise à l'eau obligatoire du loup à tête large et du loup tacheté depuis 2003, la mortalité
due à la pêche de ces deux espèces a été réduite dans la zone économique exclusive
(ZEE) du Canada.
•
Des objectifs provisoires de rétablissement conformes au cadre de l'approche de
précaution de Pêches et Océans Canada (MPO) ont été proposés, mais rejetés en raison
de préoccupations relatives aux facteurs de conversion des engins utilisés pour réaliser
les relevés. Il faudra mener d'autres recherches afin de trouver une méthode pour
combiner les séries chronologiques tirées des relevés.
•
Le niveau actuel de présence des observateurs dans trois grandes pêches au chalut à
Terre-Neuve-et-Labrador (T.-N.-L.) (flétan du Groenland, limande à queue jaune et pêche
hauturière à la crevette nordique) est adéquat et efficace pour déterminer les dommages
causés au loup de mer, là où il représente une prise accessoire commune. La présence
des observateurs n'a pas pu être évaluée dans le cadre d'autres pêches en raison du
manque de données appropriées.
•
Le maximum de dommages admissibles que peuvent subir ces espèces (sans mettre en
péril leur survie ou leur rétablissement) n'a pas pu être quantifié de manière adéquate en
raison des limites relatives à la modélisation des populations et de l'incertitude entourant
la dynamique des populations. Toutefois, d'après les niveaux de dommages survenus au
cours des dix dernières années, la diminution de l'abondance du loup de mer a pris fin et
s'est même inversée dans de nombreuses zones, ce qui laisse entendre que les
dommages actuels peuvent être durables, en supposant que la productivité future des
stocks sera similaire à celle observée récemment.
INTRODUCTION
Le loup de mer, de la famille des Anarhichadidae, occupe une plage étendue de latitudes
septentrionales et de profondeurs dans les océans Atlantique et Pacifique (Scott et Scott 1988).
Il existe trois espèces de loups de mer dans les eaux canadiennes de l'Atlantique et de
l'Arctique : le loup à tête large (Anarhichas denticulatus), le loup tacheté (Anarhichas minor) et
le loup atlantique (Anarhichas lupus). En 2001, le COSEPAC a désigné les deux premières
espèces comme menacées (COSEPAC 2001a, b), et la troisième comme espèce préoccupante
en 2000 (COSEPAC 2000). On a présenté un examen régional des données disponibles en
septembre 2010 (Dutil et al. 2011; Simon et al. 2011; Simpson et al. 2012). En novembre 2012,
le COSEPAC a réévalué la situation du loup de mer au Canada et a conclu que, malgré des
signes de rétablissement de la population, le loup à tête large et le loup tacheté conserveront
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du Golfe, du Québec et du Centre et de l'Arctique
Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
leur statut d'espèce menacée, et le loup atlantique, celui d'espèce préoccupante
(COSEPAC 2012). Un programme de rétablissement et un plan de gestion ont été élaborés
pour le loup à tête large, le loup tacheté et le loup atlantique (Kulka et al. 2004, 2007;
MPO 2013). En janvier 2013, on a réalisé une évaluation zonale de l'état des populations, du
cycle biologique et de l'habitat du loup à tête large, du loup tacheté et du loup atlantique
(Simpson et al. 2013a, b, c).
Le présent document fournit une mise à jour des indices de répartition et d'abondance du loup à
tête large, du loup tacheté et du loup atlantique; il présente des estimations des prélèvements
par les pêches; et il évalue la présence des observateurs des pêches canadiennes en ce qui
concerne les dommages admissibles pour le loup de mer dans la ZEE du Canada.
Biologie de l’espèce
La biologie générale de l'espèce est décrite amplement dans des documents de recherche
précédents (Dutil et al. 2011; Ouellet et al. 2011; Simon et al. 2011; Simon et al. 2012; Simpson
et al. 2013a, b, c) et n'est pas répétée dans le présent document.
ÉVALUATION
Répartition et abondance
Dans l'ensemble, les indices d'abondance des trois espèces de loups de mer dans les eaux
canadiennes de l'Atlantique et de l'Arctique sont stables ou plus élevés depuis le milieu des
années 2000 par rapport aux années 1990. Cependant, il existe des zones où les prises sont
sporadiques parce que les espèces sont rares et représentent une petite partie de l'ensemble
des populations. Bien qu'il y ait eu une augmentation de l'abondance dans certaines zones, les
niveaux pour le loup à tête large et le loup tacheté dans les divisions 2J3K, où la plus grande
partie des deux populations résidait, demeurent faibles par rapport aux valeurs historiques.
Centre et Arctique
Les trois espèces de loups de mer sont présentes dans le sous-secteur 0 de l'OPANO.
Cependant, leur abondance est faible et aucune pêche dirigée n'y a jamais été pratiquée. Le
MPO a capturé des loups à tête large, tachetés et atlantiques dans le sous-secteur 0, près des
limites du sous-secteur 1 (eaux du Groenland) et de la division 2G, durant des relevés de
recherche effectués entre 1978 et 2013; il pourrait s'agir de loups de mer qui se sont répandus
à partir de stocks de l'une de ces régions ou des deux.
Terre-Neuve-et-Labrador
Les données disponibles sur l'état des ressources du loup de mer dans les eaux de TerreNeuve-et-Labrador étaient celles recueillies par le MPO durant ses relevés annuels de
printemps et d'automne. Les populations des trois espèces de loups de mer continuent d'être
plus denses et de couvrir leur plus grand territoire sur les plateaux du nord-est de Terre-Neuve
et du sud du Labrador.
Les indices d'abondance du loup à tête large dans les divisions 2GH ont été sporadiques tout
au long de la série chronologique du relevé d'automne, mais l'indice dans la division 2H a été
constant et stable au cours des trois dernières années. Dans la division 2G, le dernier relevé a
eu lieu en 1999. Depuis 1995, l'indice d'abondance du relevé d'automne pour cette espèce
dans les divisions 2J3K a connu une légère hausse (figure 2). Les indices d'abondance du
relevé dans les divisions 3LNO au printemps et à l'automne ont été relativement stables depuis
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Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
l'introduction du chalut Campelen. L'indice du relevé de printemps dans la sous-division 3Ps a
fluctué sans afficher de tendance (figure 2).
Figure 2. Indices d'abondance (nombre moyen par trait) du loup à tête large dans les divisions 2J3K et
3LNO ainsi que dans la sous-division 3Ps durant les relevés de recherche de printemps (colonne de
gauche) et d'automne (colonne de droite) du MPO. Les différents engins de chalutage sont représentés
par des barres de couleur (gris = Yankee; blanc = Engel; noir = Campelen). Barre en T = 1 erreur type.
Les indices d'abondance du loup à tête tacheté dans les divisions 2GH ont été sporadiques tout
au long de la série chronologique du relevé d'automne, mais l'indice dans la division 2H a été
constant et stable au cours des trois dernières années. Dans la division 2G, le dernier relevé a
eu lieu en 1999. Depuis 1995, l'indice d'abondance de cette espèce a connu une hausse
générale dans le relevé d'automne des divisions 2J3K (figure 3). Les indices d'abondance des
relevés de printemps et d'automne dans les divisions 3LNO sont généralement plus élevés
depuis le milieu des années 2000 par rapport aux années 1990 et au début des années 2000.
L'indice du relevé de printemps dans la sous-division 3Ps a fluctué sans afficher de tendance
depuis l'introduction du chalut Campelen (figure 3).
4
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Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
Figure 3. Indices d'abondance (nombre moyen par trait) du loup tacheté dans les divisions 2J3K et 3LNO
et dans la sous-division 3Ps durant les relevés de recherche de printemps (colonne de gauche) et
d'automne (colonne de droite) du MPO. Les différents engins de chalutage sont représentés par des
barres de couleur (gris = Yankee; blanc = Engel; noir = Campelen). Barre en T = 1 erreur type.
Les indices d'abondance du loup atlantique dans les divisions 2GH ont été sporadiques tout au
long de la série chronologique du relevé d'automne. Dans la division 2G, le dernier relevé a eu
lieu en 1999. Depuis 1995, l'indice d'abondance du relevé d'automne pour le loup atlantique
dans les divisions 2J3K a été relativement stable, tandis que l'indice du relevé d'automne dans
les divisions 3LNO est généralement plus élevé depuis le milieu des années 2000 (figure 4).
L'indice d'abondance du relevé de printemps pour cette espèce dans les divisions 3LNO a
atteint un sommet entre 2005 et 2007 mais, dans l'ensemble, il est demeuré stable depuis
l'introduction du chalut Campelen. Cet indice a fluctué sans afficher de tendance dans la sousdivision 3Ps (figure 4).
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Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
Figure 4. Indices d'abondance (nombre moyen par trait) du loup atlantique dans les divisions 2J3K et
3LNO et dans la sous-division 3Ps durant les relevés de recherche de printemps (colonne de gauche) et
d'automne (colonne de droite) du MPO. Les différents engins de chalutage sont représentés par des
barres de couleur (gris = Yankee; blanc = Engel; noir = Campelen). Barre en T = 1 erreur type.
Golfe et Québec – golfe du Saint-Laurent (GSL)
Le loup à tête large n'a jamais été abondant dans le GSL durant les relevés de recherche
effectués entre 1990 et 2013. Il a été presque absent du sud du GSL, à l'exception de quelques
prises le long du talus du chenal Laurentien. La plupart des individus ont été capturés sur le
talus ou sur le plateau de la côte sud-ouest de Terre-Neuve-et-Labrador. On a capturé des
loups à tête large seulement occasionnellement lors des relevés d'été menés dans le nord du
GSL (divisions 4RS); il n'y a donc aucune tendance apparente (figure 5).
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du Golfe, du Québec et du Centre et de l'Arctique
Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
Figure 5. Indices d'abondance (nombre moyen par trait) du loup à tête large dans les divisions 4RS (nord
du GSL) durant les relevés de pêche sentinelle par engins mobiles menés entre 1995 et 2013 (à gauche)
et les relevés de recherche du MPO menés entre 1990 et 2013 (à droite). Les barres d'erreur
correspondent à la limite supérieure des intervalles de confiance de 95 %. Les engins et les navires de
pêche utilisés pour effectuer les relevés de recherche du MPO ont été changés en 2005.
Même si le loup à tête large y est plus abondant, la majorité des loups tachetés ont été prélevés
dans la portion nord-est du GSL, le long du talus du chenal Esquiman et sur le plateau au large
de la côte ouest de Terre-Neuve-et-Labrador. Ensemble, les deux relevés n'affichent aucune
tendance dans les prises (figure 6).
Figure 6. Indices d'abondance (nombre moyen par trait) du loup tacheté dans les divisions 4RS (nord du
GSL) durant les relevés de pêche sentinelle par engins mobiles menés entre 1995 et 2013 (à gauche) et
les relevés de recherche du MPO menés entre 1990 et 2013 (à droite). Les barres d'erreur correspondent
à la limite supérieure des intervalles de confiance de 95 %. Les engins et les navires de pêche utilisés
pour effectuer les relevés de recherche du MPO ont été changés en 2005.
Le loup atlantique est plus répandu dans le GSL, sauf dans l'estuaire. Cette espèce est plus
abondante dans la partie supérieure des talus des chenaux profonds et sur les plateaux, en
particulier le plateau au large de la côte ouest de Terre-Neuve-et-Labrador. Les loups tachetés
et les loups atlantiques affichent un degré élevé de chevauchement spatial, mais les loups
atlantiques préfèrent les lignes de côte et évitent les chenaux profonds. Aucune tendance n'a
pu être dégagée dans les taux de prise du loup atlantique (figure 7).
7
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Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
Figure 7. Indices d'abondance (nombre moyen par trait) du loup atlantique dans les divisions 4RS (nord
du GSL) durant les relevés de pêche sentinelle par engins mobiles menés entre 1995 et 2013 (à gauche)
et les relevés de recherche du MPO menés entre 1990 et 2013 (à droite). Les barres d'erreur
correspondent à la limite supérieure des intervalles de confiance de 95 %. Les engins et les navires de
pêche utilisés pour effectuer les relevés de recherche du MPO ont été changés en 2005.
Dans le sud du golfe du Saint-Laurent dans la division 4T, les prises de loup à tête large et de
loup tacheté sont rares, et il n'y a aucune tendance évidente (figure 8).
Figure 8. Indices d'abondance (nombre moyen par trait) du loup à tête large (à gauche) et du loup tacheté
(à droite) dans la division 4T (sud du GSL) durant les relevés de recherche de septembre du MPO menés
entre 1971 et 2013. Les barres d'erreur correspondent à la limite supérieure des intervalles de confiance
de 95 %. Les engins et les navires de pêche ont été changés en 2005.
Dans la division 4T, le loup atlantique était l'espèce la plus souvent prise des trois espèces de
loups de mer. L'indice moyen de l'abondance du relevé de recherche de septembre du MPO a
été relativement faible de 1971 à la fin des années 1980; il a été élevé jusqu'au milieu des
années 1990, puis est retourné à un niveau plus bas de la fin des années 1990 jusqu'à
aujourd'hui (figure 9). Au cours des dernières années, le loup atlantique a généralement été pris
dans un ou deux traits par relevé, en général le long du bord du chenal Laurentien, mais aussi
dans d'autres zones.
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du Golfe, du Québec et du Centre et de l'Arctique
Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
Figure 9. Indices d'abondance (nombre moyen par trait) du loup atlantique dans la division 4T (sud du
GSL) durant les relevés de recherche de septembre du MPO menés entre 1971 et 2013. Les barres
d'erreur correspondent à la limite supérieure des intervalles de confiance de 95 %. Les engins et les
navires de pêche ont été changés en 2005.
Maritimes
Pêches et Océans Canada réalise chaque été depuis 1970 un relevé sur le plateau néoécossais (divisions 4VWX) à l'aide d'un plan aléatoire stratifié fondé sur la profondeur et la zone
géographique. Ces relevés ont été effectués au moyen d'un chalut Yankee 36 de 1970 à 1981,
puis au moyen d'un chalut Western IIA de 1982 à aujourd'hui. Aucun facteur de conversion n'a
été appliqué à ces données.
L'image composite du profil de répartition révèle qu'il existe deux zones principales de
concentration du loup de mer : l'une à l'est du plateau néo-écossais (y compris la sousdivision 4Vn) et l'autre à l'ouest (division 4X, principalement le banc de Brown).
Le nombre moyen de loups atlantiques par trait dans les eaux de la Région des Maritimes a
diminué depuis le milieu des années 1990 (figure 10). Les estimations sont demeurées sous la
moyenne à long terme au cours des quatre dernières années.
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Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
Figure 10. Indices d'abondance (nombre par traits) du loup atlantique dans les divisions 4VWX (à
gauche) et sur le banc de Georges (à droite) durant les relevés de recherche. Les différents engins de
chalutage sont représentés par des barres de couleur (gris = Yankee; noir = Western).
Le loup à tête large et le loup tacheté ont rarement été capturés durant le relevé de recherche
d'été dans les divisions 4VWX. On a également observé l'espèce au large de la ligne extérieure
du plateau néo-écossais, dans la division 4WX. Le loup tacheté se limitait aux sousdivisions 4Vn et 4Vs, à l'exception de quelques individus observés à l'extrémité est de la
division 4W. Aucun loup à tête large ou loup tacheté n'a été capturé au cours des dernières
années.
Figure 11. Indices d'abondance (nombre moyen par trait) du loup à tête large (à gauche) et du loup
tacheté (à droite) dans les divisions 4VWX durant le relevé de recherche du MPO menés dans la Région
des Maritimes entre 1970 et 2013. Les différents engins de chalutage sont représentés par des barres de
couleur (gris = Yankee; noir = Western).
Objectifs de rétablissement
Les points de référence biologiques (PRB) empiriques étaient auparavant considérés comme
des objectifs de rétablissement provisoires appropriés pour le loup de mer, compte tenu du
manque de modèle quantitatif pour ces espèces. Dans cette évaluation, diverses valeurs
approximatives de la biomasse au rendement maximal soutenu (BRMS) ont été calculées au
moyen des éléments suivants :
(1) la série chronologique complète;
(2) la période de productivité maximale (c.-à-d. années successives de biomasse du stock
élevée);
(3) l'estimation de la biomasse annuelle la plus élevée (BMAX);
(4) les trois plus hautes estimations de la biomasse;
(5) BMAX plus les estimations de la biomasse pour l'année t ± 1 (BMAX + Bt±1);
(6) BMAX + Bt±2;
(7) BMAX + Bt±3.
Dans tous les cas, les objectifs de rétablissement ont été calculés à 40 % et à 80 % de la BRMS
respectivement.
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Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
Cependant, des objectifs provisoires de rétablissement conformes au cadre de l'approche de
précaution du MPO ont été proposés, mais rejetés en raison de préoccupations relatives aux
facteurs de conversion des engins de pêche utilisés pour réaliser les relevés de recherche.
D'autres recherches doivent être menées afin de trouver une méthode acceptable sur le plan
statistique pour combiner les séries chronologiques tirées des relevés.
Mortalité et prélèvements par les pêches
Débarquements
En 1971, les débarquements déclarés du loup de mer pour l'ensemble de la zone d'intérêt au
Canada (sous-division 0 et divisions 2GH, 2J3K, 3LNO, 3P, 4RST, 4VWX et 5YZ de l'OPANO)
avaient atteint un sommet de 12 000 tonnes, puis avaient baissé (figure 12). Depuis 2003, avec
l'adoption de la Loi sur les espèces en péril, seuls des loups atlantiques ont été débarqués, car
la remise à l'eau du loup à tête large et du loup tacheté est obligatoire. On suppose alors que la
mortalité par pêche du loup à tête large et du loup tacheté a été réduite dans la ZEE du
Canada.
Figure 12. Débarquements déclarés de loups de mer non différenciés, de 1960 à 2013, à partir des bases
de données de l'OPANO, des fichiers ZIFF (Zonal Interchange File Format) de la Région de Terre-Neuveet-Labrador du MPO et du Système d'information sur les pêches des Maritimes (SIPMAR) du MPO.
D'après les données des observateurs en mer des pêches canadiennes, à l'échelle de
l'ensemble des pêches pratiquées dans les eaux de Terre-Neuve-et-Labrador, les loups à tête
large ont surtout été capturés dans le cadre de la pêche du flétan du Groenland au chalut dans
les divisions 2J3KL. Cette espèce a aussi été capturée durant la pêche au casier du crabe des
neiges dans la division 3K. Dans le cadre de la pêche hauturière à la crevette, les prises de
loups de mer matures à bord des chalutiers est devenue négligeable après 1993, année
d'introduction de la grille Nordmore (séparateur à poissons de fond), que certains crevettiers de
plus de 100 pieds ont commencé à utiliser. En 1997, l'utilisation de la grille Nordmore est
devenue obligatoire pour tous les chalutiers à crevettes pêchant dans toutes les zones, et ce,
en tout temps. Les prises accessoires de loup à tête large étaient négligeables dans le cadre de
la pêche de la limande à queue jaune au chalut dans les divisions 3NO.
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Régions de Terre-Neuve-et-Labrador, des Maritimes,
du Golfe, du Québec et du Centre et de l'Arctique
Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
Le loup tacheté était principalement pêché durant la pêche au casier du crabe des neiges dans
les divisions 3KL. Dans le cadre de la pêche au chalut du flétan du Groenland dans les
divisions 2J3KL, le loup tacheté était principalement capturé dans la division 3L de 2000 à
2003, mais les prises ont été négligeables depuis. Cette espèce a rarement été capturée durant
la pêche au chalut de la limande à queue jaune dans les divisions 3NO de 1985 à 2012.
Le loup atlantique a surtout été capturé durant la pêche au chalut de la limande à queue jaune
dans la division 3N, et durant la pêche au casier du crabe des neiges dans les divisions 3KL.
Les prises accessoires dans le cadre de la pêche au chalut du flétan du Groenland dans les
divisions 2J3KL étaient négligeables.
Les données des journaux de bord de la LEP des pêcheurs de T.-N.-L. à bord de navires de
pêche commerciaux de plus de 35 pieds en activité dans la ZEE du Canada sont présentées
dans les tableaux 1a à 1c. Le pourcentage des loups à tête large remis à l'eau vivants a
augmenté, passant de 58 % en 2004 à plus de 90 % par an de 2005 à 2009. Il a chuté à 20 %
en 2012. En revanche, plus de 90 % des loups tachetés pris entre 2004 et 2011 ont été remis à
l'eau vivants. En ce qui concerne le loup atlantique, qui peut être conservé à des fins
commerciales en vertu de la LEP, le pourcentage de poissons remis à l'eau vivants de 2005 à
2010 a varié entre 68 % et 95 % par an, mais a par la suite chuté à environ 25 % en 2012. Le
nombre de loups à tête large, de loups tachetés et de loups atlantiques consignés dans les
journaux de bord de la LEP a augmenté depuis 2004. Les données de 2013 sont incomplètes
jusqu'en février 2014 et indiquent un total des prises déclarées de 13 149 loups à tête large
(30 % morts), de 8 661 loups tachetés (39 % morts) et de 4 738 loups atlantiques (73 % morts).
Tableau 1a. État des loups à tête large (nombres) remis à l'eau par les pêcheurs de T.-N.-L. de 2004 à
2013. Données en date de février 2014.
État
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
Vivants
18
121
1 118
1 402
1 482
3 535
4 258
2 967
2 179
9 142
Morts
13
1
78
67
56
314
4 775
8 899
8 663
4 007
% Vivants
58
99
94
95
96
92
47
25
20
70
Tableau 1b. État des loups tachetés (nombres) remis à l'eau par les pêcheurs de T.-N.-L. de 2004 à
2013. Données en date de février 2014.
État
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
Vivants
52
888
1 913
6 896
5 732
14 347
11 542
11 120
8 350
5 311
Morts
0
41
28
64
249
91
417
600
1 712
3 350
% Vivants
100
96
99
99
96
99
97
95
83
61
Tableau 1c. État des loups atlantiques (nombres) remis à l'eau par les pêcheurs de T.-N.-L. de 2004 à
2013. Données en date de février 2014.
État
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
Vivants
–
450
1 023
1 103
865
2 237
2 482
3 674
1 871
1 294
Morts
–
58
51
99
397
430
1 177
8 076
5 501
3 444
% Vivants
–
89
95
92
69
84
68
31
25
27
12
Régions de Terre-Neuve-et-Labrador, des Maritimes,
du Golfe, du Québec et du Centre et de l'Arctique
Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
Présence d'observateurs
Pour faciliter la formulation d'avis sur le niveau futur de présence d'observateurs en mer pour
les pêches canadiennes dans les eaux de T.-N.-L., on a réalisé des simulations pour chacune
des trois grandes pêches de T.-N.-L. affichant des prises accessoires de loup de mer : la pêche
du flétan du Groenland dans les divisions 2J3KL, la pêche de la limande à queue jaune dans
les divisions 3NO et la pêche hauturière de la crevette (Pandalus borealis et P. montagui).
La simulation de divers niveaux de présence d'observateurs en mer pour la pêche du flétan du
Groenland dans les divisions 2J3KL (figure 13), la pêche de la limande à queue jaune dans les
divisions 3NO (figure 14) et la pêche hauturière de la crevette (figure 15) a généré différents
coefficients de variation (CV) entre les espèces de loups de mer, de même que pour chaque
pêche. En utilisant la norme de précision CV30 (c.-à-d. CV = 30 %) établie par la National
Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), les résultats des simulations du loup à tête
large indiquent qu'un niveau de présence d'observateurs d'au moins 5 % dans le cadre de la
pêche au chalut du flétan du Groenland dans les divisions 2J3KL a permis d'atteindre la norme
minimale (figure 13). En ce qui concerne les prises accessoires de loup tacheté durant cette
pêche, un niveau de 10 % de présence a permis de respecter la norme CV30. Le risque
d'obtenir une estimation imprécise ou peu fiable des prises accessoires augmente de façon non
linéaire en fonction du CV.
Figure 13. Coefficients de variation pour chacune des espèces de loups de mer tirés de traits observés à
100 % dans le cadre de la pêche du flétan du Groenland (turbot) dans les divisions 2J3KL, de 2000 à
2012. Pour chaque niveau simulé de présence d'observateurs, les traits disponibles ont été
échantillonnés aléatoirement 500 fois, sans remplacement. Il convient de noter que le loup atlantique n'a
pas été capturé dans le cadre de cette pêche.
En ce qui concerne la pêche au chalut de la limande à queue jaune dans les divisions 3NO, les
résultats des simulations relatives au loup à tête large et au loup tacheté indiquent qu'au moins
90 % de ces sorties devraient compter un observateur à bord afin de respecter la norme CV30
(figure 14). Cependant, les deux espèces sont rarement pêchées dans le cadre de cette pêche
en eau peu profonde. En ce qui a trait aux prises accessoires de loup atlantique, un niveau de
présence d'observateurs d'au moins 25 % était nécessaire pour respecter la norme CV30.
13
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du Golfe, du Québec et du Centre et de l'Arctique
Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
Figure 14. Coefficients de variation pour chacune des espèces de loups de mer tirés de traits observés à
100 % dans le cadre de la pêche de la limande à queue jaune dans les divisions 3NO, de 1998 à 2003.
Pour chaque niveau simulé de présence d'observateurs, les traits disponibles ont été échantillonnés
aléatoirement 500 fois, sans remplacement.
En ce qui concerne la pêche hauturière au chalut de la crevette dans les sous-secteurs 0 et 2 et
dans la division 3K, les résultats des simulations indiquent qu'un niveau de présence
d'observateurs en mer d'au moins 20 % pour le loup à tête large et de 15 % pour le loup tacheté
permettait de respecter la norme CV30 (figure 15). Pour les prises accessoires de loup tacheté
durant cette pêche, un niveau de 5 % de présence d'observateurs a permis de respecter la
norme CV30.
Figure 15. Coefficients de variation pour chacune des espèces de loups de mer tirés de traits observés à
100 % dans le cadre de la pêche à la crevette (Pandalus borealis et P. montagui) dans les soussecteurs 0 et 2 et la division 3K, de 1998 à 2011. Pour chaque niveau simulé de présence
d'observateurs, les traits disponibles ont été échantillonnés aléatoirement 500 fois, sans remplacement.
14
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du Golfe, du Québec et du Centre et de l'Arctique
Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
En résumé, les résultats des simulations indiquent que le niveau actuel de présence
d'observateurs dans trois grandes pêches au chalut à T.-N.-L. (flétan du Groenland, limande à
queue jaune et pêche hauturière à la crevette) est adéquat et efficace pour déterminer les
dommages causés au loup de mer, là où ce poisson représente une prise accessoire
commune. La présence d'observateurs n'a pas pu être évaluée pour d'autres pêches à T.-N.-L.,
principalement en raison du manque de données pertinentes, surtout dans le cas des pêches
côtières à T.-N.-L., pour lesquelles il n'y a pas d'observateurs. Dans les eaux canadiennes de
l'Arctique, les pêches au chalut du flétan du Groenland et de la crevette affichent actuellement
une présence d'observateurs en mer de 100 %; très peu de loups de mer figurent parmi les
prises accessoires de ces pêches à petite échelle, ce qui empêche de réaliser des simulations
de la présence des observateurs. De plus, aucune simulation n'a pu être effectuée pour les
pêches côtières du golfe du Saint-Laurent, qui affichent une présence d'observateurs de 5 % ou
moins.
Sources d’incertitude
Il y a un manque de données concernant le loup de mer dans les eaux canadiennes. Pour
l'instant, on ne dispose d'aucune donnée sur l'âge, la croissance, la reproduction, la mortalité,
les déplacements et la structure des stocks.
L'absence de débarquements commerciaux visant précisément les loups de mer (sauf pour les
données des observateurs des pêches du Canada), les rejets en mer non déclarés et les
fausses déclarations quant aux zones de pêche et aux espèces capturées limitent l'évaluation
du taux de mortalité dans la pêche commerciale du loup de mer.
Les pêcheurs commerciaux indiquent souvent mal l'état des loups de mer (vivants ou morts)
dans les données du journal de bord de la Loi sur les espèces en péril. De plus, la survie des
loups de mer après leur remise à l'eau dépend probablement de certains facteurs physiques,
tels que le stress physiologique associé aux changements marqués de la pression et de la
température de l'eau durant la récupération des engins de pêche et la façon dont les individus
sont manipulés par les pêcheurs à bord des navires. De plus, la remise à l'eau ne garantit pas
la survie du poisson après coup. Bien que la tenue d'un journal de bord de la LEP soit
obligatoire pour la délivrance de certains permis de pêche commerciale dans les eaux
canadiennes, les données qui y figurent ne reflètent pas toutes les mortalités par pêche qui se
produisent régulièrement à l'extérieur de la ZEE du Canada.
Même si aucune donnée pertinente n'est actuellement disponible, les autres sources
anthropiques potentielles de dommages aux loups de mer sont les levés sismiques,
l'exploration et la production pétrolière et gazière, la pollution aquatique, les sites d'aquaculture,
l'introduction d'espèces envahissantes, le bruit de navigation, les perturbations de l'écosystème
et le changement climatique.
CONCLUSION
Les indices d'abondance et de biomasse du loup de mer provenant des relevés de recherche
du MPO dans certaines zones étudiées demeurent faibles par rapport aux niveaux historiques.
De plus, les zones où se trouvaient ces stocks par le passé ont diminué. Au cours des dernières
années, on a observé une augmentation de l'abondance dans certaines zones.
Par le passé, les débarquements de loups de mer ont surtout été signalés comme prises
accessoires. Les débarquements déclarés sont actuellement faibles par rapport aux niveaux
historiques, et la remise à l'eau des loups à tête large et des loups tachetés vivants pris dans
les eaux canadiennes est obligatoire en vertu de la LEP.
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du Golfe, du Québec et du Centre et de l'Arctique
Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
Le maximum de dommages admissibles que peuvent subir ces espèces (sans mettre en péril
leur survie ou leur rétablissement) n'a pas pu être quantifié de manière adéquate en raison des
limites relatives à la modélisation des populations et de l'incertitude entourant la dynamique des
populations. Toutefois, compte tenu des niveaux de dommages estimés au cours de la dernière
décennie, la diminution de l'abondance du loup de mer a pris fin et s'est même inversée dans
de nombreuses zones. Cela indique que les niveaux actuels de dommages peuvent être
durables, en supposant que la productivité future des populations de loup de mer sera similaire
à celle observée récemment.
SOURCES DE RENSEIGNEMENTS
Le présent avis scientifique découle de la réunion des 26 et 27 février 2014 sur l'Évaluation
zonale du loup à tête large, du loup tacheté et du loup atlantique afin de mettre à jour et
d'appuyer des processus précis en ce qui concerne les cibles de rétablissement, les dommages
admissibles et d'autres aspects liés à la Loi sur les espèces en péril. Toute autre publication
découlant de ce processus sera publiée, lorsqu’elle sera disponible, sur le Calendrier des avis
scientifiques du MPO.
COSEPAC. 2000. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le loup atlantique
(Anarhichas denticulatus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au
Canada. Ottawa. vi + 24 p.
COSEPAC. 2001. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le loup à tête large
(Anarhichas denticulatus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au
Canada. Ottawa. vi + 26 p.
COSEPAC. 2001b. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le loup tacheté
Anarhichas minor au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
Ottawa. vi+ 24 p.
COSEPAC. 2012. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le loup atlantique
Anarhichas lupus au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
Ottawa. xi + 60 p.
Dutil, J.-D., Proulx, S., Hurtubise, S., Gauthier, J. 2011. Recent findings on the life history and
catches of wolffish (Anarhichas sp.) in research surveys and in the Sentinel Fisheries and
Observer Program for the Estuary and Gulf of St-Lawrence. DFO Can. Sci. Advis. Sec.
Res. Doc. 2010/126: x + 71 p.
Kulka, D., Hood, C., Huntington, J. 2007. Programme de rétablissement du loup à tête large
(Anarhichas denticulatus) et du loup tacheté (Anarhichas minor) et plan de gestion du
loup atlantique (Anarhichas lupus) au Canada. Pêches et Océans Canada – Région de
Terre-Neuve et du Labrador. St. John’s (T.-N.-L.). xii + 115 p.
Kulka, D.W., Hood, C., Huntington, J. 2004. The Wolffish recovery team national recovery plan
for the Northern Wolffish, Anarhichas denticulatus, and Spotted Wolffish, Anarhichas
minor, in Eastern Canadian Waters. National Recovery Plan. Recovery of Nationally
Endangered Wildlife (RENEW). Ottawa, ON. 108 p.
MPO. 2013. Rapport sur les progrès de la mise en œuvre du programme de rétablissement du
loup à tête large (Anarhichas denticulatus) et du loup tacheté (Anarhichas minor) ainsi que
du plan de gestion du loup atlantique (Anarhichas lupus) au Canada pour la période de
2008 à 2013. Série de rapports sur les Programmes de rétablissement de la Loi sur les
espèces en péril. Pêches et Océans Canada, Ottawa. vi + 16 p.
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du Golfe, du Québec et du Centre et de l'Arctique
Le loup de mer dans les régions
de l'Atlantique et de l'Arctique
Ouellet, J.-F., Dutil, J.-D., Hurlbut, T. 2011. Wolffish (Anarhichas sp.) landings in the estuary
and Gulf of St. Lawrence (1960-2009) recorded in commercial fisheries statistics. DFO
Can. Sci. Advis. Sec. Res. Doc. 2010/125. viii + 30 p.
Scott, W.B., Scott, M.G. 1988. Atlantic fishes of Canada. Can. Bull. Fish. Aquat. Sci. 219. 731 p.
Simon, J., Rowe, S., Cook, A. 2011. Pre-COSEWIC Review of Atlantic Wolffish (Anarhichas
lupus), Northern Wolffish (A. denticulatus), and Spotted Wolffish (A. minor) in the
Maritimes Region. DFO. Can. Sci. Advis. Sec. Res. Doc. 2011/088: vi + 73 p.
Simpson, M.R., Chabot, D., Hedges, K., Simon, J., Miri, C.M., Mello, L.G.S. 2013c. An update
on the biology, population status, distribution, and landings of Wolffish (Anarhichus
denticulatus, A. minor, and A. lupus) in the Canadian Atlantic and Arctic Oceans. DFO
Can. Sci. Advis. Sec. Res. Doc. 2013/089. v + 82 p.
Simpson, M.R., Mello, L.G.S., Miri, C.M. 2013b. Morphometric and meristic variability of Wolffish
(Anarhichas sp.) in Newfoundland and Labrador waters. DFO Can. Sci. Advis. Sec. Res.
Doc. 2013/085. iv + 34 p.
Simpson, M.R., Mello, L.G.S., Miri, C.M., Treble, M. 2012. A pre-COSEWIC assessment of
three species of Wolffish (Anarhichas denticulatus, A. minor, and A. lupus) in Canadian
waters of the Northwest Atlantic Ocean. DFO Can. Sci. Advis. Sec. Res. Doc. 2011/122.
iv+ 69 p.
Simpson, M.R., Sherwood, G.D., Mello, L.G.S. Miri, C.M., Kulka, D.W. 2013a. Feeding habits
and trophic niche differentiation in three species of Wolffish (Anarhichas sp.) inhabiting
Newfoundland and Labrador waters. DFO Can. Sci. Advis. Sec. Res. Doc. 2013/056. v +
29 p.
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CE RAPPORT EST DISPONIBLE AUPRÈS DU :
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Région de Terre-Neuve-et-Labrador
Pêches et Océans Canada
C.P. 5667
St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador) A1C 5X1
Téléphone : 709-772-4437
Courriel : DFONLCentreforScienceAdvice@dfo-mpo.gc.ca
Adresse Internet : www.dfo-mpo.gc.ca/csas-sccs/
ISSN 1919-5117
© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2015
La présente publication doit être citée comme suit :
MPO. 2015. Le loup de mer dans les régions de l'Atlantique et de l'Arctique. Secr. can. de
consult. sci. du MPO, Avis sci. 2014/022.
Also available in English:
DFO. 2015. Wolffish in the Atlantic and Arctic regions. DFO Can. Sci. Advis. Sec. Sci. Advis.
Rep. 2014/022.
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