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TABLE DES MATIERES
PAGE
3
.................
Intro(luction..............................................
Pratiques de culture pour détruire les insectes.................
.........................
Les insecticides et leur application....
3
...-......................
Insectes utiles à l'agriculture...........
5
.................
6
8
............................
.......
Insectes qui rongent les feuilles.......
................
42
Insectes suceurs..............................--......................
Insectes qui percent ou qui infestent les racines..............
Animaux nuisibles autres que les insectes.......... .......
..........
Table alphabétique.................
52
....................
......
............
...............
s
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f 'I
75832-1
64
69
\ersion française
PAR C. E. MORTUREUX,
B.S.A.
INSECTES QUI NUISENT AUX FLEURS ET
MOYENS DE LES DÉTRUIRE
Par ARTHUR
GiBsoN, EntOloogiste du DOmninion
INTRODUCTION
Les plantes de jardin sont exposées aux attaques de bien ties espèces différentes d'insectes nuisibles. Quelques-uns de ces insectes détruisent le feuillage,
d'autres les fleurs, d'autres encore s'introduisent dans les tiges et même dans
les racines.
Le jardinier bien renseigné sur les insectes qui peuvent attaquer ses récoltes
est prêt à les combattre dès que leurs dégâts sont visibles. Tous les jardiniers,
par exemple, devraient savoir comment les insectes se nourrissent, car ces renseignements leur aident beaucoup à choisir le remède. Les insectes nuisibles
se divisent en deux catégories principales, suivant la nature des parties de leur
bouche, savoir (1) les insectes broyeurs, qui mordent et mâchent leur nourriture, comme les vers gris et les autres chenilles, les coléoptères qui mangent
les feuilles et (2) les insectes suceurs, qui absorbent leur nourriture en suçant
au moyen de leur bec comme les pucerons, les vraies punaises, les kermès, etc.
Si l'on a affaire à des insectes broyeurs, on applique généralement un poison
die l'estomac, comme du vert de Paris ou dle l'arséniate de plomb; si l'espèce
en question a les parties buceales disposées pour sucer, ces poisons seraient
inutiles parce que l'insecte insère son bec à travers le poison pour se nourrir
sans danger au-dessous de la couche empoisonnée. Pour les insectes suceurs
on recommande les insecticides de contact, et ceux que l'on emploie le plus
généralement sont l'émulsion d'huile de pétrole, le savon d'huile de baleine
et les préparations contenant lu tabac (voir page 7).
Il y a certains insectes, comme les insectes perceurs que l'on ne peut atteindre
par des pulvérisations. Souvent ces insectes qui se logent à l'intérieur des tiges
et des racines causent des dégâts sérieux et il est utile de les prévenir. Très
souvent la seule chose que l'on puisse faire est de couper la partie infestée,
si cela est possiîile, ou de détruire toute la plante de façon à réduire le nombre
dies insectes.
INSECTES UTILES
Tous les insectes que l'on rencontre dans les jardins ne sont pas nuisibles.
Il y en a aussi d'utiles et qui ne cessent de faire du bien en s'attaquant aux
espèces qui sont nuisibles et
en les détruisant.
Fig. 1-La coccinelle à deux points, Adalia bipunctata L.; grossie
et grosseur naturelle (d'après Gibson et Twinn).
Ce sont les auxiliaires précieux,
Fig. 2-Larve de la coccinelle, grossie
environ 3 fois ('daprès Ross).
que le jardinier devrait conuaître. Au premier rang parmi eux viennent tifférentes espèces de coccinelles (fig. 1 et 2) qui, dans les phases larvaire ou adulte,
se nourrissent presque exclusivement <le poux des plantes et de kermès.
75832-11
Une autre espèce de coléoptère, le calosome, Colosona calidun Fab., est un
insecte extrêmement utile. Cet insecte et sa larve noire vorace, que l'on appelle
le lion du ver gris, détruisent d'immenses
quantités de vers gris. Le calosome,
présenté dans cette figure, est noir-
brunitre, et les élytres (couverture des
ailes) portent les taches rouge cuivre.
- harpalus. IIarpalus caliginosus
e grand
Fah., déttrait également les vers gris.
Tout le monde devrait connaître ces
bons amis ainsi (lue leurs habitudes.
Fig. 3-Ennemis utiles du ver gris: (a) le caloorn;
(b) le grand harpalus; (c) le lion du ver gris; (a et 1»,
illustrations de l'auteur; e, d'après Riley),
1'autres insectes utiles bien connus
appartiennent aux hvnénoptères para-
sites (mouches a quatre ailes) et aux
diptères (mouches à deux ailes. Il y a parmi ces dernières les larves des
mouches syrphides qui se nourrissent des poux des plantes (fig. 4).
Beaucoup des mouches parasites à quatre ailes et à deux ailes déposent
leurs oufs sur ou dans les corps des vers aris ou des autres chenilles nuisibles.
Ces oeufs éclosent bientôt et les jeunes larves qui en sortent commencent immédiatement à se nourrir de la chienille ii vie. lucle naturellenient meurt en
peu le temps.
Fig. 4-- Larve syrphide se nourr>sIant de- polux des plantes (d'après Gibson et Ross)
de mouches à ailes diaph:ues (espèce ('hrysopa)
(jes
Les différentes esp
appelées vulgairement «hémérobes » sont aussi de bons amis du jardinier; leurs
larves se nourrissent spécialement des poux des plantes et c'est pour cela qu'on
les appelle les lions des pucerons. Les mouches adultes sont de superbes créatures de coileur verte, à ailes finement veinées et transparentes.
Les mites de proie, de petites créatures à huit pattes, à corps oval, sont
utiles pour combattre le tétranique tisserand. Les araignées rendent de grands
services également en dévorant les mouches nuisibles et autres insectes.
PRATIQUES DE CULTURE POUR DÉTRUIRE LES INSECTES
Les plantes rigoureuses sont plus résistantes aux attaques des insectes.-Les
sols de jardin devraient naturellement être bien préparés et il faut leur appliquer les engrais qui leur conviennent. On ne devrait employer que (le la bonne
semence afin d'obtenir des plantes vigoureuses. Les binages du sol, spécialement au commencement de la saison, aident beaucoup à retenir l'hjmidité
qui est si nécessaire à la production de plantes vigoureuses et saines, et on
devrait faire tout ce qui est possible pour obtenir une pousse vigoureuse à partir
du débat même afin que les plantes puissent résister aux attaques des insectes.
Fig. 5--Pompe pulvérisateur
à seau (d'après
de Gryse).
Fig. 6-Pulvérisateur à baril pour l'emploi dans les petits jardins (d'après Dustan)
Insectes exposés par la culture.- Lorsqu'on bêche les jardins au printemps
on retourne très souvent des vers blancs, des vers fil de fer, etc. On fera bien
de les enlever à la main et (le les détruire.
Culture propre.-On devrait empêcher les mauvaises herbes de pousser pendant toute la saison de végétation. Les altises dans leur phase larvaire se nourrissent des racines de mauvaises herbes très communes comme les morelles, les
Fig. 7-Petit type de saupoudreur à bras (d'après Dustan).
choux gras, l'amarante, l'herbe à poux commune, etc. Les mauvaises herbes
attirentles papillons du ver gris qui y déposent leurs œufs. Il faut enlever
75832-2
régulièrement les restes des plantes de jardin et tous les déchets qui pourraient
servir de foyer de propagation et de quartiers d'hivernage aux insectes.
Tous les déchets devraient être enfouis profondément ou soigneusement mis en
tas pour être brûlés.
LES INSECTICIDES ET LEUR APPLICATION
Les insecticides que l'on emploie pour maîtriser les invasions d'insectes
nuisibles s'appliquent sous forme sèche, ou en solution. Pour l'application sous
forme sèche, on emploie des saupoudreurs vendus par les fabricants ou par leurs
agents, généralement des grainetiers. Pour appliquer des insecticides en solution, on emploie une pompe à pulvériser ou pulvérisateur. On trouve dans le
commerce bien des sortes de pulvérisateurs à bras pour emploi dans le jardin.
Une considération importante, c'est que le bec doit distribuer le liquide également et sous forme d'une fine pulvérisation.
Pour l'application des poussières on trouve différents types de saupoudreurs chez les grainetiers ?t autres commerçants. Le fusil à poussière ou
lance-poussière plus petit, du type à plongeur, qui est bon marché, est utile
pour les jardins de la grandeur ordinaire.
Fig. 8-Saupoudreur rotatoire lançant de la poussière de nicotine (d'après Glendenning).
FORMULES
POISONS
DE L'ESTOMAC POUR LES INSECTES BROYEURS
VERT DE PARIS:
Application liquide.-On met 4 onces de vert de Paris dans 40 gallons d'eau
auxquels on ajoute environ une demi-livre de chaux hydratée. Lorsqu'il n'y a
que quelques plantes à traiter, une cuillerée à thé de vert de Paris avec le double
de cette quantité de chaux dans un seau d'eau suffit.
livre de vert de Paris mélangé avec 15-20 livres de
Application à sec.plâtre, de chaux hydratée. Ce mélange devrait être employé de bonne heure
le matin lorsque les plantes sont humides de rosée.
ARSÉ
ATE DE PLOMB:
L'arséniate de plomb est préféré par beaucoup de planteurs parce qu'il
ne brûle pas les feuilles -et qu'il reste sur le feuillage beaucoup plus longtemps
que le vert de Paris; il résiste mieux à l'action des pluies que ce dernier. Il
est employé dans la force de 2 livres par 40 gallons d'eau. Pour emploi en
petites quantités, 4 onces suffisent pour 5 gallons d'eau.
Application d sec.-Une livre d'arséniate de plomb mélangé avec 4-6
livres de chaux hydratée ou de plâtre.
MÉLANGES DE POUSSIkRES:
Outre les applications à sec de vert de Paris ou d'arséniate de plomb,
beaucoup de producteurs emploient l'une ou l'autre des combinaisons de poussières suivantes: (1) soufre à saupoudrer, 9 livres, arséniate de plomb, 1
livre; (2) sulfate de cuivre déshydraté (couperose bleue) 1½2 livre, arséniate
de chaux, 1 livre, chaux hydratée, 10 livres. Ces deux mélanges sont utiles
pour maîtriser les maladies cryptogamiques ainsi que les insectes broyeurs.
Le meilleur moment pour l'application de ces mélanges de poussières est
quand l'air est calme, vers ia fin de la soirée ou de bonne heure le matin.
MÉLANGE DE SON EMPOISONNÉ (Pour les vers gris et les sauterelles):
Son ........... ... 20 livres
Vert de Paris .. ....2 livre
Mélasse........ .. . . 1 pinte
Eau ........ .2 à 3 gallons
Mélangez parfaitement le son et le vert de Paris à sec dans une cuve è
lessive. Faites dissoudre la mélasse dans l'eau et versez sur le son empoisonné
en brassant bien pour que le son soit humecté dans toutes ses parties.
Contre le ver gris, une simple formule pour les petits jardins est 1 pinte
de son, 1 cuillerée à thé de vert de Paris et 1 cuillerée à soupe de mélasse, avec
suffisamment d'eau pour humecter le son.
Le gru rouge (petit son) ou le gru blanc (recoupes) au lieu de son sont
aussi utiles pour la destruction du ver gris. Contre les sauterelles, on a obtenu
de bons résultats avec la sciure de bois, employée comme véhicule pour le
poison.
INSECTICIDES DE CONTACT POUR LES INSECTES sUCEURs
EMULsION DE PÉTROLE:
Pétrole (huile (le charbon)........ ..........
.....
2 gallons
Eau de pluie............
Savon......----..-..-
......
..........
...........
.........
1 gallon
..
livre
Faire chauffer l'eau, couper le savon en fines rognures et les ajouter à l'eau
en brassant jusqu'à ce que tout le savon soit dissout. On verse ensuite cette
eau savonneuse dans le pétrole et on baratte le tout violemment avec une seringue ou une pompe à pression pendant environ cinq minutes ou jusqu'à ce qu'on
ait obtenu une émulsion épaisse ou crémeuse. Ceci donne l'émulsion-mère, qui
s'épaissit en une masse semblable à de la gelée en se refroidissant.
Pour emploi,
on la dilue avec neuf fois son volume d'eau chaude. La solution-mère
bien
faite se garde pendant des mois si elle est soustraite au contact de l'air.
Lorsqu'il n'en faut qu'une petite quantité pour emploi immédiat, le mélange
suivant est recommandé:
Pétrole......... . ..........
..............
.1 pinte
Farine........... . . ........ . .....
........ 8 onces
Eau...
................
........
.2 gallons
Brasser ensemble la farine et le pétrole, ajouter l'eau et baratter activement pendant cinq minutes. Ce mélange devrait être employé immédiatement.
SULFATE DE NICOTINE:
Généralement employé contre les insectes suceurs.
Presque tous les graine-
tiers vendent des préparations commerciales qui contiennent 40 pour cent
de nicotine. La force à laquelle la préparation doitêtre employée est indiquée
sur les contenants. Lorsqu'il n'y a qu'un petit nombre de plantes à traiter,
on peut mettre de 1 à il cuillerée à thé de sulfate de nicotine dans 1 gallon
d'eau. On ajoute généralement à la solution diluée du savon à linge à rais<n
de 1 livre pour 10 gallons de solution.
75832-2)
SAVONS:
On s'est beaucoup servi de lavages qui contiennent du savon pour les
pucerons, etc. Le savon ordinaire à linge, à raison d'une livre, dissous dans 4
ou 5 gallons d'eau, est un insecticide utile de contact. Les savons commerciaux
comme le savon d'huile de baleine ou d'huile de poisson ont été aussi très recommandés, mais leur odeur désagréable est considérée comme un grand défaut
par beaucoup d'amateurs de plantes d'ornement. Pour les pucerons bruns ou
noirs, on doit se servir de savon d'huile de poisson à raison de 1 livre dans 4
gallons d'eau chaude; et à raison de 1 livre pour 6 gallons d'eau pour les pucerons
verts.
POUssIàRE DE NICOTINE:
(voir page 32).
CHAUX SOUFREE:
On peut se procurer de la chaux soufrée commerciale aux magasins de
semence. C'est un mélange utile pour les insectes à boucliers. On peut l'employer dans la proportion de 1 gallon pour 7 gallons d'eau sur les arbustes ou
les buissons qui sont à l'état dormant.
BOUILLIE BORDELAISE:
(voir page 32).
AUTRES
INSECTICIDES:
Outre ceux qui précèdent, il y a d'autres insecticides comme les extraits
de pyrèthre, etc., que l'on peut se procurer chez les grainetiers et qui en général
sont utiles. Il faut s'en tenir soigneusement aux instructions données sur les
contenants.
INSECTES QUI RONGENT LES FEUILLES
VERS GRIS (CutWOrmS)
Ces chenilles cylindriques, lisses, bien connues, se nourrissent la nuit et se
tiennent cachées dans la terre le jour dans les conditions normales. Les vers
gris qui se nourrissent à la ,surface coupent la plante près du sol ou un peu audessous. D'autres espèces grimpent sur les tiges des plantes succulentes et
dévorent les feuilles, etc. -Un papillon femelle du ver gris pond plusieurs centaines d'œufs, généralement sur les feuilles des mauvaises herbes, graminées et
Fig. 9-Habitude caractéristique des vers gris (illustration de l'auteur).
arbustes; les oeufs sont également pondus sur le sol. Les papillons des espèces
les plus nuisibles font leur apparition en juin, juillet et août. En général l'activité des vers gris cesse avant la fin de juin. Les espèces les plus communes
sont le ver gris à dos rouge, Euxoa ochrogaster Gn., le ver gris à côtés foncés,
Euxoa messoria, Harris et le ver gris graisseux, Agrotis ypsilon Rott. D'autres
espèces, et spécialement le ver gris panaché, Lycophotia margaritosa Haw.; le
ver gris rustique épineux, Barathra curialis Sm., et son proche parent, B.
conftgurata Wlk.; le ver gris blanc, Euroa scandens Riley, et le ver gris tacheté,
Agrotis c-nigrum L., causent, en certaines années, des dégâts sensibles aux
plantes à fleurs. Les vers gris sont omnivores et s'attaquent à toutes les espèces
de plantes de jardin, spécialement celles qui sont jeunes et succulentes.
Destruction.-Le mélange de son empoisonné décrit à la page 7 est le remède
le plus employé aujourd'hui. Dans les jardins qui contiennent des rangées de
plantes, ce mélange devrait être épandu en une mince couche
le long des rangées, de chaque côté, dès que l'on constate les
dégâts des vers gris. On peut protéger les plantes séparément
en plaçant autour d'elles une petite quantité de son empoisonné mais sans toucher à la plante. Le son empoisonné doit
être épandu par un temps chaud, après le coucher dt soleil,
et lorsque la terre est humide.
On peut aussi protéger des plantes précieuses contre les
vers gris en entourant les tiges d'une bande (le fer-blanc ou
(le papier (voir fig. 10).
Dans les petits jardins, dès que l'on constate que les vers
Fig. 10--Comment on gris sont à l'œuvre, on peut en général trouver les coupables
protège les jeunes plants contre les vers gris a a environ un ou deux pouces au-dessous de la surface du sol et
moyen de petits cylindres d e fer blanc (illustration de l'auteur).
dans un rayon de quelques pouces de la plante, et alors on
les détruit à la main.
Fig. 11-La chenille importée du chou à l'œeuvre (illustration de l'auteur).
Pieris rapae L.
(The Imported Cabbage Worm)
Cet insecte, bien connu, la chenille (lu papillon que l'on appelle le petit
papillon blanc du chou, est répandu dans les jardins, où on le voit déposer ses
oeufs sur les feuilles des choux, des choux-fleurs et des navets, ainsi que sur le
feuillage des capucines, des résédas et des alysses. La chenille est vert velouté;
elle mesure environ un pouce de longueur à complet développement. Elle
porte une raie jaune le long (le chaque côté du corps et une raie ininterrompue
sur le milieu du dos. Dès sa sortie (le l'Suf la chenille commence à se nourrir
du feuillage et le défigure en peu de temps. Elle attaque surtout le réséda
à un tel point qu'il est presque impossible d'obtenir (le bonnes plantes en certaines
saisons.
Destruction.-Un bon remède est (le saupoudrer les plantes infestées avec
de la poudre insecticide de pyrèthre fraîche et de la farine bon marché, 1 partie
de pyrèthre pour 4 de farine. Après avoir mélangé parfaitement la poudre
et la farine on garde le mélange dans un récipient étanche pendant 24 heures
avant de l'employer. On peut l'appliquer avec un saupoudreur ou avec un
sac de coton à fromage attaché au bout d'un court bâton, l'opérateur tient le
sac par-dessus les plantes et frappe le bâton avec une canne qu'il porte de l'autre
main, en marchant le long des rangées.
On emploie généralement un mélange de poussières composé de 1 partie
d'arséniate de plomb et de 5 parties de chaux hydratée pour détruire la chenille
du chou.
On peut aussi employer une solution faite de i de livre de vert de Paris
dans 40 gallons d' mu ou 2 livres d'arséniate de plomb dans 40 gallons d'eau.
LA CHENILLE IMPORTÉE DU CHOU,
Fig. 1r-L'arpenteuse du chou dévorant une feuille (d'après Gibson et Ross).
Pour de petites quantités une cuillerée à thé de vert de Paris avec la même
quantité de chaux dans un seau d'eau est suffisante, ou 1 cuillerée à thé d'arséniate de plomb dans 1 gallon d'eau.
Autographa brassic Riley
(The Cabbage Looper)
L'arpenteuse du chou est parfois abondante dans l'Est du Canada, suffisamment du moins pour attirer l'attention. Une fois entièrement développée,
la chenille a un pouce et quart de longueur; elle est vert pâle, avec raies blanchâtres. Elle «boucle » le corps en marchant. Au nombre des plantes à fleurs
attaquées sont les résédas, oillets, géraniums et chrysanthèmes.
Destruction.-Pulvérisation ou saupoudrage avec (le l'arséniate de plomb,
comme pour l'arpenteuse de la luzerne.
L'ARPENTEUSE DU CHOU,
LUZERNE, Autographa californica Speyer
(The Alfalfa Looper)
('et insecte est très répandu dans l'Ouest du Canada, où il attaque toutes
sortes de plantes dans les jardins. En Colombie-Britannique, il a exercé ses
ravages sur le rhododendron, le laurier, le houx, le rosier. D'autres plantes à
fleurs attaquées sont le chrysanthème, l'œillet, le réséda et le géranium. La
chenille développée mesure un pouce et quart de longueur, elle est vert foncé
et porte des raies pâles longitudinales. Comme elle n'a que trois paires de
pattes abdominales, elle marche en «boucle». Lorsqu'elle pullule elle marche
par grandes bandes, dépouillant complètement les
plantes de leur feuillage.
Destruction.-Pulvériserou saupoudrer avec de
l'arséniate de plomb (voir p. 6). Les moyens mécaniques de protection peuvent être utiles, comme par
exemple des sillons pratiqués à la charrue ou des
tranchées faites à la bêche, en face de la ligne de
marche de l'armée de chenilles. Ces moyens de proFig. 13 L'arpenteuse de la luzernetéger les récoltes contre les ravages des hordes migraa, aspect dorsal; b, aspect latéral.'
légèrement grossie (d'après trices ont été discutés au long dans les bulletins 9 et
Hyslop).
13 de la Division fédérale de l'entomologie.
L'ARPENTEUSE DE LA
Pyrrhiaumbra Hbn.
(The Rose Budworm)
La chenille de ce papillon s'attaque aux rosiers de l'Est du Canada, dont
elle dévore les boutons. Elle attaque aussi d'autres plantes à fleurs comme le
pied d'alouette, le muflier et la colombine. La chenille a deux formes distinctes,
l'une est verte, tachetée de tubercules noirs avec des raies longitudinales foncées
visibles; l'autre est blanc de lait, à plaques orange en forme de croix le long
du centre du dos.
Destruction.-Il faut enlever à la main les boutons infestés et détruire les
chenilles. Si elles sont très nombreuses, pulvériser les rosiers avec de l'arséniate
de plomb au titre de 8 onces dans 10 gallons d'eau.
LE
VER DU ROsIER,
Homohadena badistriga Grt.
(The Honeysuckle Budworm)
Les chenilles de cette noctuelle ont été très abondantes dans l'Est du
Canada, dans les jardins d'ornement sur plusieurs espèces de chèvrefeuilles
grimpants. En mai on en a vu de grands nombres sur les variétés à fleurs
jaunes. Les jeunes chenilles dévorent les boutons et le feuillage des nouvelles
pousses de la plante, se cachant le jour à l'intérieur des deux feuilles engainantes
qui entourent la grappe de boutons à fleurs au sommet. En se développant,
elles descendent sur le côté ombragé (lu vieux bois de la plante, où elles se tienLE
VER DU CHkVREFEUILLE,
nent au repos lorsqu'elles ne se nourrissent pas. Une fois entièrement développées, elles ont environ un pouce et quart de longueur, la couleur de base
de la chenille est remarquablement semblable à celle de la tige ou du rameau
sur lequel elle se pose.
Destruction.-Il faut examiner les plantes au commencement de la saison
dans les endroits où l'insecte est plus ou moins abondant tous les ans, et pulvériser ou saupoudrer avec (le l'arséniate de plomb (lès que l'on voit les petites
chenilles (voir p. 6).
Diacrisia virginica Fab.
(The Yellow Woolly Bear)
Cette chenille bien connue se rencontre parfois en nombres destructeurs dans
les jardins de fleurs, où elle ronge les feuilles des tournesols, dahlias, verveines,
hydrangées, etc. Une fois entièrement
développée, elle a un pouce et demi de
long et comme l'indique son nom elle
est revêtue de touffes épaisses de poils
raides, pas toujours d'une couleur
jaune cependant, car dans beaucoup
d'espèces ces poils sont brun rougeâtre
ou même presque blancs. Dans les
spécimens plus pâles on voit une
hande latérale plus ou moins interrompue ainsi que des handes de la
même couleur à travers le dos.
Destruction. -Comme les chenilles
L'oURs
JAUNE LAINEUX,
sont très visibles, on peut facilement
Fig. 14-L'ours jaune laineux, chrysalide et papillon,
(D'après ]liley).
les
enlever b plantes
main.pnulvéSi
les sont (les
pnantes, à nlapeut
elles sotabondantes, on petplé
riser avec de l'arséniate de plomb
(voir p. ().
LA CHENILLE DES MARAIS SALINS,
Estigmene wraea Drury
(The Salt-Marsh Cat erpillar)
Cett' chenille laineuse est plus grosse que l'ours jaune laineux; elle a deux
pouces et demi de long lorsqu'elle a toute -a taille, et elle diffère (le ce dernier
d
Fig. 15--Chenille et papillon des marais salins (d'après Chittenden).
par son corps jaune et par des marques jaunes le long des côtés. Les dégâts
se voient surtout lorsque les chenilles sont dans les phases les plus jeunes, alors
qu'elles se nourrissent ensemble. Vers l'âge mûr elles se quittent et vont
séparément. Elles attaquent beaucoup de plantes différentes.
Destruction.-Même que pour l'ours jaune laineux.
(Ver du cœur), Ceranica picta Harr.
(The Zebra Caterpillar)
Cet ennemi bien connu des navets, des choux et des autres plantes cultivées, fait son apparition de temps à autre dans l'Est (lu Canada en
nombre sufisant pour causer beaucoup d'alarme, et lorsque les invasions
se produisent, certaines plantes
florifères comme les pois (le senteur, les lis, les glaïeuls, etc., sont
souvent attaquées.
Heureusement cependant, ces invasions se
produisent vers la fin de la saison,
aussi les dégâts causés ne sont
pas aussi importants qu'ils le seraient si l'insecte se montrait plus
tôt. La chenille a environ deux
pouces de long à complet développement; elle est noir velouté et
porte de chaque côté du corps
deux raies jaunes apparentes,
ieliées par des bandes étroites de
la même couleur.
Destruction.-Mêmes remè(les que pour la chenille du chou.
Le ramassage à la main est le
moyen de destruction le plus pratique dans les petits jardins.
LA MAMESTRE DU CHOU
Fig. 16-Jeunes mamestres mangeant une feuille de chou
(d'après Dustan).
LA LIEUSE DEs FEUILLES DE PLANTEs DE SERRE, Phlyctaenia rubigalis Gn.
(The Greenhouse Leaf-Tyer)
Cet insecte bien connu des serres cause en certaines années des dégâts
importants aux plantes de pleine terre, et spécialement dans les jardins qui avoisinent les serres. En 1927 le feuillage de la pivoine, de la pâquerette d'Angleterre
et d'un certain nombre d'autres fleurs en a beaucoup souffert. Aux Etats-Unis,
cet insecte a attaqué également les feuilles de la giroflée (les murailles, du dahlia,
du bégonia, du rosier, de la capucine, (lu géranium et d'autres plantes cultivées
en plein air. La chenille a l'habitude de tirer ensemble les parties d'une feuille
ou de deux feuilles voisines et de les attacher avec des fils de soie. Elle mesure
trois quarts le pouce à complet développement; elle a une couleur vert semitranslucide, plus foncée sur le dos et porte des bandes longitudinales.
Destruction.-Le remède recommandé est le même que pour la cigareuse des
feuilles à bandes obliques (voir p. 21).
Hyphantriacunea Drury
(The Fall Webworm)
Les arbres d'ombrage de différentes espèces sont souvent attaqués par cet
insecte qui forme de vilaines toiles sur les branches. Lorsque ces arbres sont
près des jardins de fleurs, les chenilles qui en tombent souvent ou qui en émigrent
LA CHENILLE A TOILE D'AUTOMNE,
75832-3
pénètrent dans les jardins et attaquent les rosiers, chèvrefeuilles, géraniums,
etc. La chenille, une fois développée, mesure environ un pouce et demi de
long et est revêtue de poils de couleur pâle.
Fig. 17-La lieuse des feuilles de plantes de serre à l'œuvre (illustration de l'auteur).
Fig. 18--Chenille à toile d'automne et toile; réduites (illustration de l'auteur).
Destruction.-On enlève à la main toutes les toiles que l'on voit sur les
arbres voisins et on détruit les chenilles en les écrasant ou en les brûlant. On
peut protéger les plantes à fleurs en pulvérisant avec de l'arséniate de plomb
de la même façon que pour les autres insectes qui dévorent les feuilles (voir p. 6).
LA CHENILLE À HOUPPES BLANCHES,
Hemerocampa leucostigma S. & A.
(The White-Marked Tussock Moth)
Cet insecte bien connu des arbres d'ombrage se porte assez souvent dans les
jardins de fleurs lorsqu'il pullule, et cause des dégâts appréciables au feuillage
du rosier, du géranium et d'autres
plantes. La chenille développée mesure environ un pouce et quart de
longueur. Elle est superbement marquée, a une tête rouge corail, une
bande jaune le long de chaque côté,
et une rangée de quatre touffes visibles, en forme (le brosse, (le poils
blancs ou jaunes le long du dos. Il
19-La
- chenille à houppes blanches
y a également trois longues touffes de
(d'après fliley
poils noirs, deux sur le devant de la
chenille et une en arrière.
Destruction.-Pulvérser avec de l'arséniate de plomb en poudre, un quart
de livre dans 5 gallons d'eau, dès que l'on voit (les chenilles. Détruire les
masses blanchâtres d'Sufs que l'on voit sur les troncs et les tiges inférieures
en les enduisant (le créosote.
Fig. 20.-Masse d'œufs de la chenille à houppes blanches (original).
LA CHENILLE ROUILLEUSE, À HOUIPPEs, Notolophus
(The Rusty Tussock
antiqua L.
AMoth)
Cette chenille diffère de la précédente par ses couleurs moins vives et par la
touffe de poils noirs qu'elle porte (le chaque côté du quatrième segment derrière
la tête. Elle abonde en certaines années dans les jardins d'ornement, et peut se
rencontrer sur presque toutes les sortes d'arbres, arbustes ou plantes de pleine
terre. Elle a causé des dégâts importants aux feuilles des géranium, pois de
senteur, glaïeul, rosier, philadelphus et autres plantes de jardin.
Destruction.-Même que pour la chenille à houppes blanches.
75832-31
Fig. 21-Pégàts causés par les chenilles rouilleuses sur une haie d'épinettes bordant un
jardin de fleurs (illustration de l'auteur).
LIVRÉEs OU CHENILLES A TENTE
(Tent Caterpillars)
La Livr:e d'im(rique, Malacosoma anericana Fab., et la Livrbe des
forêts, Malacosona distria Hhn., quittent leurs plantes-hôtes favorites dans
les années d'abondance (pommiers, cerisiers, pruniers, érables, peupliers, etc.)
pénètrent dans les jardins et attaquent les rosiers et autres plantes. Ces
chenilles, une fois complètement développées, ont environ deux pouces de
long et sont gris-bleuâtres; la première espèce a une bande blanche au milieu
(lu dos et la dernière espèce
une rangée de marques blanchâtres allongées au lieu de
la bande.
Destruction.-On débarrasse autant que possible de la
chenille à tente les arbres qui
sont près des jardins. La
Livrée d'Amérique se cons-
2
Fig. 22-1, Liv~rée d'Arvéque ou chenillm à tente de l'Est;
2 et 3, Livrée des forêts (d'après Swaine).
truit une tente en soie visible,
où elle se tient lorsqu'elle se
iepose. Ces tentes avec les
chenilles qu'elles renferment
doivent être enlevées des
arbres et détruites dès (lue
l'on s'aperçoit de leur présence. La Livrée (les forêts
ne se construit pas de tente,
mais elle se rassemble en
masses sur le tronc des arbres
où on peut la détruire en l'écrasant avec une bro.se raide attachée à un long
bâton. On pratique autant que possible la pulvérisation des arbres avec de
l'arséniate de plomb, 2 livres dans 40 gallons d'eau.
LE FORESTIER À HUIT POINTS, Alypia octomaculata Fab.
(The Eight-Spotted Forester)
La chenille de ce superbe papillon abîme beaucoup en certaines années le
feuillage des vignes. En (les années d'abondance elle attaque aussi souvent
les feuilles de la vigne vierge. La chenille ressemble au ver gris par sa forme;
elle est beaucoup plus petite que celui-ci cependant à l'extrémité (le la tête; sa
couleur est bleuâtre pâle. Elle est marquée (le lignes noires, transversales, très
apparentes. Une hande (le couleur orange traverse également chaque segment.
Dans ses premières phases, la chenille a une couleur plus pâle et les marques
sont moins distinctes.
Destruction.-Généralement le ramassage des chenilles à la main pour les
écraser est un hon remède. Si elles sont nombreuses, pulvériser avec un mélange
d'arséniate de plomb (voir p. 6).
SMÉRINTHES
(Hawk Moth Caterpillars)
Les chenilles du smérinthe se rencontrent parfois sur le feuillage des plantes
(le jardin. Elles sont généralement growses et très visibles. La plupart des
espèces sont vertes, d'une nuance plus ou moins foncée et quelques-unes sont
ornées de raies de couleur sur
les côtés. La plupart d'entre
elles ont un organe en forme
d'épine appelé «corne caudale » à l'extrémité (lu corps.
La chenille du sphinx ondulé, Ceratomia undulosa Wlk.
se nourrit du feuillage du
privet; le sphinx hermite,
Sphinx eremitus Hbn., sur
le bergamot, la menthe et
la sauge; le sphinx chersis,
Sphinx chersis Hhn., sur le
Fig. 23-(henille du Mrinthe (d'après Dustan).
privet et le lilas; le sphinx
(lu laurier, Sphinx kalpniae A. & S. sur le lilas, le laurier et l'arbre à franges;
Sphinx rashti Stkr.; le sphinx aveugle, Paonwas excaecata A. & S., sur le
wistaria et la spirée; l'IIaemorrhagia thysbe Fab., sur la boule de neige
et certains autres arbrisseaux à fleurs; l'Haemorrhagia diffinis Bdv., sur
le chèvrefeuille et le symphoricarpe; le sphinx satellite, Pholus satellitia
pandorus Hlm., sur l'ampélopsis; le sphinx achemon, Pholus achenmon Dru.,
sur l'ampélopsis; le sphinx-pore, A mpelocea mïnron Cram., sur l'ampélopsis; le
sphinx nessus, A mphion nessus Cram., sur l'ampélopsis.
Destruction.-Ramasser les chenilles à la main dès que l'on voit que le
feuillage est attaqué, et les détruire en les écrasant.
Euptoieta claudia ('ram.
(The Variegated Fritillary)
La chenille (le ce papillon est en nombre suffisant en certaines années pour
causer (les dégâts importants au feuillage du pourpier, de la pensée et de la
violette; on a vu des invasions se produire dans les provinces de l'Ontario, du
LA FRITILLAIRE PANACHÉE,
Manitoba et de la Saskatchewan. A complet développement, cette chenille
mesure environ un pouce et quart de longueur; le corps est en général rougeorange mais certains individus sont brunâtres ternes. On voit des bandes
blanchâtres, longitudinales sur le corps, ainsi que des tubercules visibles et
noirs portant (les épines, deux spécialement gros juste derrière la tête.
Destruction.-Mêmes traitements que pour la chenille du chou (voir p. 10).
LA MINEUSE DE LA FEUILLE DU BOULEAU,
Bucculatrix canadensisella Chamb.
(The Birch Leaf Skeletonizer)
Les bouleaux qui poussent sur les pelouses, à côté des jardins de fleurs,
sont sérieusement attaqués en certaines années par la mineuse de la feuille
du bouleau, une petite chenille vert jaunâtre d'environ un quart de pouce de
Fig. 24-Feuille de bouleau détruite par la mineuse de la feuille du bouleau (original).
long. C'est surtout vers la fin de l'été que l'on voit les dégâts. Les feuilles
sont réduites à l'état de squelette par les chenilles qui s'en nourrissent, et l'arbre
est plus ou moins dépouillé.
Pestruction.-Si les bouleaux cultivés ne sont pas trop grands, on peut
facilement les protéger contre les ravages des insectes en pulvérisant avec de
L'application doit se faire dès que l'on
l'arséniate de plomb (voir p. 6).
constate les premiers dégâts.
LA CHENILLE DE L'EPI DU MAïs,
Heliothis
obsoleta Fab.
(The Corn Ear Worm)
En certaines années, cet insecte qui est un
fléau bien connu du blé d'Inde abîme également les fleurs. La couleur de la chenille varie
(le vert clair à brun foncé et elle porte des
raies ou bandes assez indistinctes; à complet
développement elle mesure environ 1l pouce de
long. Elle fait généralement son apparition
vers la fin de l'été. Les dahlias, les roses, les
glaïeuls, les phlox, les pois de senteur et d'autres
plantes florifères ont été attaqués.
Destruction.-Saupoudrezavec un mélange
d'arséniate de plomb (voir page 7).
Plutella naculipennis
Curt.
LA TEIGNE DU CHOU,
(The Diamond Black Moth)
Les petites chenilles vertes de ce papillon
abîment beaucoup en certaines années les feuilles
du violier, de la giroflée, etc., spécialement en
Cl'éiek).a
P.
G.L
heil
.
(potidg
juillet et août. Elles sont vert clair, très actives
(photo de W. G. P. Garlick).
et lorsqu'on les dérange, elles reculent en se
tordant. A complet développement,
elles mesurent environ trois huitièmes
de pouce (le longueur; elles se tissent
des cocons d'un tissu ouvert sur le
dessous des feuilles, puis se changent
en nymphes.
Destruction.-Une émulsion de pétrole (page 7), détruit les chenilles si
elle est projetée par-dessous pour
venir en contact avec celles-ci. Un
meilleur remède est de saupoudrer ou
7de pulvériser avec un mélange arsenical, comme pour la chenille du chou Fig. 26-La teigne du chou; a, chenille; d, nymphe;
c, cocon; f, papillon grossi (d'après Riley).
(voir page 10).
LA CUCULLIE DE L'ASTER, Cucullia convexipennis G. & R.
(The Aster Shark)
Les chenilles de cette noctuelle se rencontrent en assez grand nombre en
certaines années dans l'Est du Canada où elles dévorent surtout les fleurs des
asters de Chine. En général on n'en trouve pas plus d'un ou deux spécimens
sur la même plante. La chenille mesure un peu plus d'un pouce et demi de
long. Elle a une large bande rougeâtre qui descend le long du centre du dos,
de chaque côté de laquelle se trouvent quatre ou cinq lignes brunes irrégulières,
foncées, à intervalles blancs. Les côtés sont blancs avec bandes transversales
brunes. Elle se tient en général parmi les fleurons où elle est très visible.
Destruction.-Enleverles chenilles à la main et les détruire.
LA CHENILLE À TOILE DE LA BETTERAVE, Loxostege sticticalis L.
(The Beet Webworm)
Cet insecte fait parfois son apparition en nombres immenses dans les provinces des Prairies. Dans les invasions de ce genre, les chenilles se déplacent
certaines fleurs
en grandes bandes, pénétrant dans les jardins où elles (détruisent
comme la pivoine, la pensée, la giroflée, l'Sillet,
l'ibéride et le tabac. La chenille entièrement développée a environ un pouce de longueur; elle a une
couleur verdâtre et porte dles raies jaunes sur le dos
et les côtés.
Destruction.- Lorsque ces chenilles pullulent, on
peut protéger les plantes contre leurs rava e ceusant une tranchée. Cette tranchée doit avoir environ
10 pouces de profondeur et l'on y dépose un appât
empoisonné bon marché comme par exemple des mauvaises herbes fraîchement
arrachées (chou gras, etc.) empoisonnées avec du vert de Paris. On humecte
ces herbes copieusement et on les saupoudre de vert de Paris en les retournant
avec une fourche pour que le poison soit distribué sur toute la plante. i livre
de vert de Paris suffit pour empoisonner 50 livres (le mauvaises herbes. De
nouvelles applications peuvent être nécessaires (le temps à autre.
Fig. 27-Chenille à toile da
betterave. Grosseur naturelle (original).
LES
TEIGNES DES PRAIRIES, eSp.
Cramnbus
(The Sod Webworms)
En ces dernières années, dans le sudouest de l'Ontario, les petites chenilles
pâles, mesurant environ trois quarts de
pouce à complot développement, et que
l'on appelle généralement les teignes du
gazon, ont beaucoup endonmagé les
pelouses.
Elles ont aussi causé des dégâts
au Manitoba, niais pas aussi apparents.
Dans l'Ontario, les espèces principales qui
sont responsables de ces méfaits, sont les
Cranbms trisectus Walk., C. let u
Zinc. et C. leachellus Zinc., et au Manitoba
le C. dorsipunctellus Kft.
M1.G. M. Stirrett, de la Division
fédérale de l'entomologie, qui a étudié ces
insectes, fait rapport qu'elles s'attaquaient
à toutes les espèces de graminées en 1931,
mais «elles mangeaient les petites graminées tendres, conme les agrostides et
les pâturins avant les espèces plus élevées
et plus dures, comme les fétuques ». (les
chenilles vivent dans des galeries soyeuses
qu'elles se forment dans le paillasson de
feuilles d'herbes mortes et les collets de,
herbes, juste au-dessus de la surface du
sol.
Destruction.-Les observations que
1. Stirrett a faites sur les terrains de
golf montrent que les arrosages au pulvérisateur avec une solution d'arséniate de
tf
Fig. 28-La teigne des prairies, Crambus trisectus
Walk.; 1, larve; 2, coques de terre, contenant
plomb, 22' à 3 livres par 1,000 pieds des nymphes; 3, adulte; tous environ deux fois
carrés, ont assez bien permis de maîtriser leur grosseur naturelle (original).
ces insectes. Noble* adéclaré dernièrement qu'une émulsion d'huile de charbon
* Circulaire 248, novembre 1932, Ministère de l'Agrie. des E.-U.
donne d'excellents résultats dans la destruction des teignes des prairies. Il
recommande une solution-mère que l'on prépare de la façon suivante: Faites
dissoudre 1 livre de savon à linge dans 1 gallon d'eau bouillante; ajoutez un demigallon d'huile (le charbon;
brassez rapidement jusqu'à
ce que vous obteniez une
solution crémeuse, ne contenant pas d'huile libre
visible. Pour détruire les
teignes, on mélange 1 partie
de cette solution-mère avec
50 parties d'eau, et ce mélange est appliqué au gazon
infesté à raison d'environ
1 gallon pour chaque verge
carrée de surface. Cette application se fait au moyen
d'un arrosoir ordinaire.
Fig. 29-Dommages causés aux pelouses par la teigne des prairies
(photo de G. M. Stirrett).
Cacoecia rosaceana Harr.
(The Oblique-Banded Leaf Roller)
Cette chenille, aussi appelée la lieuse (es feuilles du rosier, est très commune; on sait qu'elle attaque le rosier, l'oellet, l'aster, le chèvrefeuille et autres
plantes. Elle dévore le feuillage et les boutons des fleurs,
et elle se cache en enroulant
les feuilles, qu'elle lie avec
des fils (le soie. Parfois. pluLA CIGAREUSE (OU TORDEUSE) À BANDES OBLIQUES,
sieurs des feuilles terminales
peuvent être liées ensemble,
ce qui contrarie le développement de la plante. La chenille développée mesure environ trois quarts de pouce de
long; la couleur du los est
vert foncé, le dessous est vet
plus clair.
Destruction.-Les feuilles
infestées-celles qui sont enroulées-devraient être ramassées à la main et brûlées.
Si les chenilles sont abondantes, pulvériser avec de l'arséniate de plomb (voir p. 6).
Fig. 30-L'œuvre de la cigareuse (illustration de l'auteur).
LA CIGAREUSE À BANDES ROUGEs, Eulia velutinana Walk.
(The Red-Banded Leaf Roller)
Une autre cigareuse qui a les mêmes habitudes que la précédente est la
cigareuse à bandes rouges, ainsi appelée à cause des bandes rouges qui se trouvent sur les élytres des papillons. Cette chenille est également de couleur verdâtre et une fois développée-a la même grosseur que la cigareuse à bandes obliques.
Destruction.-Mêmes remèdes que pour la cigareuse à bandes obliques.
75832-4
Cacoecia rosana L.
(The European Leaf-Roller)
La chenille de ce papillon tortricide a fait son apparition en grand nombre
en ces dernières années dans les Provinces Maritimes et en Colombie-Britannique.
Elle est vert terne, sans marques; à complet développement, elle mesure un peu
plus d'un demi-pouce de long. Elle se nourrit de bien des plantes différentes,
notamment le laurier, le lilas et le rosier. La femelle pond ses oeufs en un paquet
qui ressemble à une petite plaque grisâtre. Ces plaques, qui mesurent d'un
quart à un tiers de pouce de longueur, se trouvent sur les tiges des rosiers, les
troncs et branches inférieures des arbrisseaux et même sur les tonnelles, les
clôtures et autres objets près des plantes-hôtes.
Destruction.-En Colombie-Britannique, où cet insecte abonde tout spécialement, on le détruit en pulvérisant les masses d'œufs en février ou au commencement de mars avec de l'huile miscible (1 partie pour 12 parties d'eau). Le traitement d'été consiste à pulvériser les plantes affectées avec du sulfate de nicotine
(40%) 1 once, du savon d'huile de baleine 4 onces, de l'arséniate de plomb en
poudre 3 onces, eau 3 gallons; on applique la pulvérisation dès que l'on voit
les jeunes larves et on la projette de façon à atteindre les boutons et les feuilles
enroulées pour venir en contact avec les chenilles. Il peut être nécessaire de
répéter la pulvérisation.
LA CIGAREUsE DE PETTIT, Sparganothis pettitana Rob.
(Pettit's Leaf Roller)
La chenille de ce papillon se voit en juin. L'érable est la plante dont elle
se nourrit de préférence dans l'Est du Canada. En certaines années cependant,
elle cause des dégâts importants au feuillage et aux boutons des pivoines. La
figure 31 montre les dégâts causés aux boutons. La chenille, une des cigareuses,
est vert jaunâtre, à tête brunâtre; elle cause le plus de dégâts lorsqu'elle a
environ un demi-pouce de longueur.
Destruction.-Mêmes remèdes que pour la cigareuse à bandes obliques (p. 21).
LA
CIGAREUSE OU TORDEUSE EUROPÉENNE DES FEUILLES,
Fig. 31-Boutons
' pivoine abimés par la eigareu
de Pettit (vignette de l'auteur).
LA TORDEUsE ORANGE, Tortrix citrana Fern.
(The Orange Tortrix)
Cet insecte, qui est très répandu en Californie, a beaucoup endommagé
dernièrement les fougères-asperges et certaines autres plantes cultivées en serre
en Colombie-Britannique. Comme il s'est établi dans les serres au Canada
et qu'il a l'habitude de se nourrir des fleurs de plein air aux Etats-Unis, il se
peut qu'on le trouve s'attaquant aux fleurs poussant en plein air dans les parties
les plus chaudes de la Colombie-Britannique. On sait qu'il attaque les rosiers,
les géraniums, les bégonias et autres plantes florifères.
La chenille est très active et tisse une quantité considérable de soie. A
complet développement, elle mesure environ un demi-pouce de longueur et
sa couleur varie de blanc verdâtre à gris foncé.
Destruction -On a obtenu d'excellents résultats en Colombie-Britannique
en pulvérisant avec (le l'arséniate de plomb (voir page 6) toutes les deux
semaines.
LA LIEUSE DE LA SPIRÉE, Evora hemidesma Zell.
(The Spiraea Leaf-Tyer)
Cet insecte abîme parfois les spirées dans l'est de l'Ontario. La chenille
a l'habitude de tirer les feuilles ensemble au bout des branches et de les lier
avec de la soie. Elle se nourrit dans ce réduit. Lorsque les chenilles sont
abondantes, on peut facilement découvrir les endroits où elles se nourrissent.
La chenille a environ un demi-pouce de longueur; elle est vert velouté, avec
des rangées très visibles de tubercules blancs sur le corps.
Destruction.-Nous
n'avons pas eu l'oc-
casion d'essayer des remèdes contre cet insecte mais nous croyons que la pulvérisation
avec de l'arséniate de plomb (voir p. 6)
serait utile, spécialement dans la première
phase (les dégâts.
LA TORDEUSE EUROPÉENNE DES POUSSEs DU
PIN, Rhyacionia buoliana Schiff.
(The European Pine Shoot Moth)
Cet insecte destructeur a pris pied dans
l'Est du Canada où il est fermement établi.
Il faut examiner de près les pins que l'on
cultive pour fins d'ornement pour voir s'il
ne s'y trouve pas. La petite chenille brune
à tête noire détruit les bourgeons et les
jeunes tiges; la tige termir.ale principale est
la plus abîmée; sa végétation est déformée
ou interrompue.
Destruction. -M.
J. J. de (iryse, du
Service des insectes des forêts, qui a fait une
longue étude (le cet insecte, recommande les
moyens suivants: Coupez et enlevez les boutons et les tiges infestés en automne ou au
printemps avant la mi-juin. Ne plantez pas
de pins qui proviennent des régions infestées.
La pulvérisation que voici a donné d'excellents résultats: Eau, 10 gallons; arséniate de
plomb, 1 livre, sulfate de nicotine, 4 onces;
savon d'huile (le baleine,
6 onces.
'
livre; Pénétrol,
Cette pulvérisation doit être appliquée
trois fois à intervalles d'environ deux semaines, à partir du 25 juin.
75832-4ý
Fig 32-Pin d'Eeosse endommagé par la
tordeuse européenne (les pousses du
pi <original).
Arf/yroploce hebesana Wlk.
(The Verbena Bud Moth)
La chenille de ce papillon a environ un tiers de pouce de longueur. Elle
a une couleur terne, cuivrée, une tête noire et se nourrit d'un grand nombre de
plantes; on sait qu'elle s'attaque à la verveine, à l'iris, au muflier, à la gentiane, etc.
Dans l'Ontario, les larves ont causé des dégats importants aux capsules
(le semence de l'iris. L'insecte est très répandu et il se rencontre aussi bien
dans l'Est que l'Ouest du Canada.
Destruction. -Dans les districts où cet insecte a causé des dégâts, il faut
examiner les plantes soigneusement au printemps et si l'on voit qu'elles sont
attaquées, pulvériser les boutons de fleurs et les jeunes tiges avec de l'arséniate
Une deuxième pulvérisation une semaine plus tard
de plomb (voir p. 6).
peut être utile.
LA TORDEUSE DES BOURGEONS D' noux, Rhopobota naevana ilicifoliana Hbn.
(The Holly Budmoth)
Les chenilles de ce petit papillon, qui mesure à complet
développement moins d'un
demi-pouce de long, sont grisvert terne. Elles ont l'habitude de se nourrir sur les tiges
terminales et de lier ensemble
les jeunes feuilles.
Destruction.- Cet insecte,
<le même que la mineuse les
feuilles du houx, est difficile à
Adétruire mais en ColombieBritannique où il se rencontre,
on a assez bien réussi à le maîtriser en pulvérisant avec force
les boutons vers la mi-mai
avec le mélange suivant: sulfate de nicotine (40 () i once,
savon d'huile de baleine, 4
onces, arséniate (le plomb, 3
onces, eau 3 gallons. Une
deuxième pulvérisation peut
être nécessaire une semaine
plus tard. Comme la majorité des petites chenilles se
transforment en nymphes
parmi les déchets dessous les
arbustes, il faut ramasser ces
déchets et les brûler au comde
attaque
d*une
suite
la
à
dé[ormés
houx
du
Fig. 33-Boutons
mencement de juillet avant
la tordeuse des bourgeons du houx (photo de W. Downes).
que les papillons en sortent.
LA TORDEUSE DE LA VERVEINE,
AUTRES
CIGAREUSES OU TORDEUSES DES FEUILLES
(Other Leaf-Rolling Caterpillars)
On voit parfois les chenilles d'autres papillons eucosmides ou tortricides
attaquant les feuilles des plantes à fleurs dans les jardins, généralement en
juin. Hedia ochroleucana Hbn. (nimbatana Clem.) se nourrit sur le rosier;
H. separatanaKearf. sur le rosier; H. cyanana Murt., sur le rosier; Argyroploce
albicilianaFern. sur la spirée; Sparganothisfiavibasana Fern. sur le chèvrefeuille;
ArgyMtoxa albicomana Clem. sur le rosier; A. semipurpuranaKearf. sur le rosier;
Pandemis limitata Rob. sur le rosier; Cacoecia purpurana Clem. sur la violette
et le géranium, et C. frctivittana Clem. sur le lilas.
On peut détruire toutes ces chenilles en pulvérisant avec
ae
l'arséniate de
plomb (voir page 6).
LA TEIGNE BLANCHÂTRE, Oidoematophorus monodactylus L.
(The Hoary Plume Moth)
On se plaint parfois dans lEst du Canada et aussi au Manitoba des dégâts
causés au liseron mineur par les chenilles de ce papillon. Nous avons trouvé
des chenilles à Ottawa qui dévoraient les boutons de fleurs et les feuilles au
sommet des tiges. La chenille, qui ne mesure pas plus d'un demi-pouce de long
à complet développement, est verte, marquée de bandes longitudinales rosâtres
pâles et jaunâtres.
Destruction.-Mêmes remèdes que pour la chenille du chou (voir p. 10).
LA TEIGNE (OU MINEUSE) DU THUYA, Argyresthia thuilella Pack.
(The Arborvitae Leaf-Miner)
Les feuilles du thuya sont parfois très abîmées en certaines années par cet
insecte qu'on appelle la mineuse des feuilles du thuya. C'est une petite chenille
jaunâtre d'environ un huitième de pouce de longueur qui se creuse des galeries
dans le tissu des feuilles et c'est pourquoi on l'a appelée la mineuse des feuilles.
Les cèdres d'ornement sont en certaines années sérieusement avariés par cet
insecte.
Destruction.-Le remède le plus important consiste à prévenir ces dégâts;
il suffit de couper et le brûler les pointes attaquées en automne ou au commencement <lu printemps afin de détruire les insectes qu'elles contiennent. On prétend
qu'une solution de savon et de sulfate de nicotine (voir p. 7) appliquée en
juillet, atteint les larves et les détruit.
LA TEIGNE (OU MINEUsE) DU LILAs, Gracilaria syringella Fabr.
(The Lilac Leaf-Miner)
Cet insecte est devenu très abondant en ces dernières années, et il a beaucoup défiguré les lilas et les privets. La chenille, qui est jaunâtre et a environ
un tiers de pouce de longueur, se nourrit à l'intérieur des feuilles, laissant des
boursouflures visibles.
Destruction.--Ramasserles feuilles attaquées lès qu'on s'en aperçoit et les
brûler. On recommande le sulfate de nicotine (40%) à raison de Il cuillerée
à table pour 1 gallon d'eau; la première application se fait au commencement
de juin, et une deuxième application de 2 cuillVrées à table <le sulfate de nicotine
à raison de 1 gallon d'eau devrait être faite deux semaines plus tard. Il faut
recouvrir de la pulvérisation les deux côtés du feuillage.
Gracilaria cuculipenellum IIbn.
(The Privet Leaf-Miner)
Cet insecte européen n'est pas encore devenu un fléau sérieux au Canada.
Il a fait son apparition en nombre destructeur dans l'est de l'Ontario, spécialement dans le district d'Ottawa, où il a causé beaucoup de dégâts une année.
Les galeries dans les feuilles, résultant des opérations le cette chenille, sont
boursouflées, elles sont assez semblables à celles qui sont faites par la mineuse
des feuilles du lilas. La petite chenille, qui a environ sept huitièmes de pouce
à complet développement, est blanchâtre. Lorsqu'elle est jeune, elle se nourrit
à l'intérieur de la mine mais s'en retire bientôt. Elle roule alors le bord de
la feuille et se nourrit à l'extérieur, sur le tissu.
Destruction.-Mêmes moyens que pour la mineuse des feuilles du lilas.
LA TEIGNE (OU MINEUSE) DU PRIVET,
LA MINEUSE DE LA FEUILLE DU PIED D'ALOUETTE, Phytomyza delphiniae Frost
(The Larkspur Leaf Miner)
les pieds d'alouette et des
aconites dans la province de Québec. Les galeries creusées par la larve sont
(Cette espèce a beaucoup abîmé le feuillage
I&
Fig. 34-1, feuilles de lilas détruites par la muineuse des feuilles du lilas; 3, feuille de lilas ouverte pour
nonter les larves; 2, thuya attaqué par la mineuse des feuilles du thuya (illustration de l'auteur).
semblables à celles faites par la mineuse de la feuille de l'ancolie (colombine)
et lorsque les larves sont nombreuses, ces galeries se confondent souvent pour
former des plaques.
Fig. 35--Les méfaits de la mineuse de la feuille du pied d'alouette (original).
Destruction. -Enlevez et brûlez les feuilles et
les tiges infestées, (le préférence au moment où
les dégâts sont le plus visibles, c'est-à-dire généralement vers la mi-août. Vous préviendrez
ainsi une nouvelle invasion la saison suivante.
La pulvérisation au sulfate de nicotine (voir page
7) est utile également.
DU HOUX, Phytoiyza
ilicis Curtis
(The Holly Leaf-Miner)
Les larves jaunes pâles ou blanchâtres de
cette petite mouche, (ui vivent entre la surface
supérieure et la surface inférieure des feuilles du
houx, forment de vilaines boursouflures. Au
Canada, cet insecte ne cause des dégâts que dans
la province de la Colombie-Britannique.
Destruction.-On n'a pas encore trouvé de
remède satisfaisant, car le houx est facilement
abîmé par les insecticides que l'on peut employer
pour détruire les larves logées à Fintérieur des
feuilles. On a constaté cependant que l'on peut
détruire un grand nombre de mouches adultes
en appliquant une poussière de 2 pour cent de
chaux-nicotine; on fait la première application
vers la mi-mai et deux ou trois autres à intervalles d'une semaine.
LA TEIGNE
(OU
MINEUSE)
Fig 3i&-ILes méfaits (e la rineuse de
la feuille du houx (original).
LA TEIGNE (OU MINEUsE) DE LA COLOMBINE, Phytoinyza aquilegiae Hardy
(The Columbine Leaf-Miner)
Les feuilles de la colombine sont défigurées par cette mouche, dont la larve
creuse des galeries serpentines blanches, visibles dans les feuilles. Il peut y
avoir plusieurs larves de couleur pâle dans une feuille. La mouche adulte, qui
dépose ses oeufs dans les feuilles, est petite également, et brun foncé.
Destruction.-Ramasserà la main les feuilles attaquées et les détruire en
les brûlant. Quand les premières teignes font leur apparition, pulvériser avec
une solution de savon et de sulfate de nicotine (voir p. 7).
Fig. 37-Feuilles de la colombine montrant l'Suvre de la mineuse des feuilles (illustration de l'auteur).
Lithocolletis fragilella F. & B.
(The Honeysuckle Leaf-Miner)
Les chenilles de ce superbe petit papillon se voient assez souvent dans l'Est
du Canada, où elles rongent les feuilles du chèvrefeuille cultivé (Lonicera).
Dans le district d'Ottawa, la larve creuse des galeries boursouflées dans les
feuilles, et si l'on examine le feuillage, on voit deux ou trois galeries dans la
même feuille.
Destruction.-Mêmes remèdes que pour la mineuse des feuilles de la
colombine.
LA TEIGNE (OU MINEUSE) DU CHÈVREFEUILLE,
LA TEIGNE (OU MINEUsE) DU LIsERON, Bedellia somnulenta Zell.
(The Convolvulus Leaf-Miner)
Il y a quelques années, l'auteur a trouvé cet insecte assez nombreux à
Ottawa sur le liseron mineur. Depuis lors, on dit qu'il s'attaque à la même
plante au Manitoba. Les petites chenilles (le couleur pâle creusent des galeries
irrégulières dans les feuilles. Les galeries d'abord étroites, se développent plus
tard en" régions plus larges, boursouflées.
Detruction.-Mêmes moyens que pour la mineuse de la colombine.
A4ý
/D4
Fig. 38-Leuvre de la limace européenne du rosier (iglustrations de l'auteur).
75832-5
30
Caliroa aethiops Fab.
(The European Rose Slug)
Cette fausse chenille abîme souvent le feuillage du rosier. Elle fait un
squelette de la feuille en dévorant les tissus de la surface supérieure et en laissant
intacts les veines et les tissus de la surface inférieure. Elle est verte et a l'habitude de se cacher le jour sur le dessous des feuilles. La chenille entièrement
développée mesure environ un demi-pouce de longueur.
Destruction.-On détruit facilement cette limace du rosier en pulvérisant les
plantes infestées avec une faible solution de vert de Paris ou d'arséniate de plomb
(p. 6).
LA LIMACE VELUE DU ROSIER, Cladius isomerus Nort.
(The Bristly Rose Slug)
La larve de cet insecte est vert-jaunâtre à verdâtre et porte une ligne vert
plus foncé sur le dos. Le corps porte des poils raides, qui donnent à la larve
une apparence velue. Cette limace opère à peu près de la. même façon que la
limace européenne du rosier. Elle déchire les feuilles à partir du côté inférieur
et plus tard à mesure que sa taille augmente, elle dévore tous les tissus de la
feuille, sauf les plus grandes veines. Une fois entièrement développée, cette
limace mesure environ un demi-pouce de longueur.
Destruction.-Mêmes remèdes que pour la limace européenne du rosier.
LA CHENILLE ENROULEE DU ROSIER, Allantus cinctipes Nort.
(The Coiled Rose Worm)
La chenille enroulée du rosier est verte sur le dessus et blanc-grisâtre sur
les côtés et les pattes. On la distingue facilement de la limace européenne du
rosier et de la limace velue du rosier par sa tête brun-jaunâtre, marquée d'une
large tache noir-brunâtre. Elle mange toute la surface de la feuille, se nourrit
le long des bords, le corps enroulé par-dessous. Une fois développée, elle mesure
environ un demi-pouce de longueur.
Destruction.-Mêmes moyens que pour la limace européenne du rosier.
LE TENTHRkDE, OU MOUCHE À SCIE EUROPÉENNE DU ROSIER, Allantus cinctus Linn.
(The European Rose Sawfly)
Cet insecte attaquait le rosier, il y a quelques années, dans le voisinage de
Boston. En 1926 l'espèce a été trouvée près de Montréal sur les tiges de rosiers
cultivés en pleine terre, spécialement du groupe multi-fleurs. Des spécimens
des adultes ont été élevés à Ottawa. Cet insecte se rencontre également au
Nouveau-Brunswick dans les serres. La larve, fig. 38 (1), dévore le feuillage
du rosier, de la même façon que les autres larves de la mouche à scie, et lorsqu'elle s'est développée, elle s'introduit dans le vieux bois pour se transformer
en nymphe. Nous n'avons reçu jusqu'à présent qu'une seule plainte au sujet
de la présence de cet insecte dans des conditions de pleine terre.
Destruction.-On peut détruire cet insecte, en pulvérisant avec un mélange
d'arsenic. Si l'on voit des larves pénétrer dans le vieux bois de rosier pour se
transformer en nymphes, il faut enlever ce bois et le détruire en le brûlant.
LA MOUCHE À SCIE DE LA VIOLETTE, Emphytus canadensis Kby.
(The Violet Sawfly)
Les pensées et les violettes, toujours (les fleurs favorites (lans les jardins,
sont souvent sérieusement attaquées par les fausses chenilles de cette mouche
à scie. Ces larves qui sont lisses et bleuâtres mesurent environ un demi-pouce
de longueur à complet développement. Dans leurs jeunes phases, elles ont
l'habitude de faire de petits trous dans les feuilles mais une fois développées elles
se nourrissent principalement le long du bord (le la feuille. Règle générale, elles
se nourrissent la nuit.
Dstruction.-Mêmes moyens que pour la chenille du chou (voir p. 10).
LA MOUCIIE À SCIE DU CHÈVREFEUILLE, Abia inflata Nort.
(The Honeysuckle Sawfly)
La larve de cette espèce jaune, portant des taches noires et des fragments
LA LIMACE EUROPÉENNE DU ROSIER,
de bandes orange, se rencontre dans l'Est du Canada; elle a en certaines années
beaucoup abîmé le chèvrefeuille en juin. A complet développement, les larves
mesurent environ un pouce de longueur.
Destruction.-Pulvérisez avec de l'arséniate de plomb (voir page 6) dès
que la présence de l'insecte est constatée, et de préférence quand les larves
ne sont encore qu'à demi-développées.
ALTISES
(Flea-Beetles)
Les différentes espèces d'altises, aussi connues sous les noms populaires de
tiquets, puces de terre ou barbots, qui sont destructives au Canada, varient beaucoup en taille et en couleur. En général ce sont des coléoptères luisants, d'une
Fig. 39-1, Altise rayée; (2) altise de la pomme de terre; (3) altise à tête rouge; (4) altise du chou;
les lignes indiquent la grosseur naturelle (illustration de l'auteur).
forme ovale allongée, jaunâtres, ou brunâtres, bleuâtres, grisâtres, pourpres ou
noirs. La jointure supérieure des pattes
de derrière est fortement développée, ce
qui leur permet de sauter brusquement.
C'est à cause de cette faculté qu'on
leur a donné le nom populaire de puces.
En grosseur, elles varient d'un vingtième à un quart (le pouce de longueur.
Les altises causent le plus de dégâts au
printemps, alors que les insectes adultes
s'abattent en grand nombre sur les jeunes
cotylédons ou les premières feuilles (le la
plant e et les détruisent rapidement. Elles
percent en mangeant de nombreux petits
trous dans les feuilles, parfois au nombre
de plusieurs centaines; en fait de grandes
quantités de feuilles sont souvent complètement dévorées et il n'en reste que les
grandes veines. Deux espèces se rencontrent spécialement dans les jardins de
fleurs, l'altise rayée, /Plyllotreta vittata
Fab., et l'altise à tête rouge, Systenafrontalis Fab. La première, qui a environ un
huitième de pouce de long, est noire, avec
marques jaunâtres sur les ailes, dévore les
fleurs blanches
du cresson alpin des ro-
chers, une plante à rocailles ou à bordure
favorite.
L'altise à tête rouge, qui a en75832-5j
Fig. 40-Dégàts caractéristiques causés par les
altises (illustration de l'auteur).
viron un quart de pouce de longueur, et qui porte une plaque rouge sur la tête,
détruit le feuillage de la guimauve, de la ketmie, du chèvrefeuille, des asters, des
chrysanthèmes, etc. L'altise de la pomme de terre, Epitrix cucurneris Harr.,
une très petite espèce noire, à pattes rougeâtre pâle, a été vue sur le pétunia.
En Colombie-Britannique l'altise lu chou, Phyllotreta albionica Lec., de couleur
vert métallique et d'un huitième de pouce <le longueur, attaque les capucines
de jardin, l'ibéride, l'alysse odorante et le cresson des rochers. La larve de
l'altise de la vigne, Haltica chalybea Ill., une larve brun-jaunâtre sale, à tubercules velus noir luisant, endommage souvent le feuillage de la vigne grimpante
(le Virginie. Au Manitoba, l'altise du rosier, Haltica canadensis Gent., qui se
bornait autrefois à attaquer les rosiers sauvages, s'est jetée sur les rosiers
cultivés en ces dernières années.
Destruction.-Les moyens de destruction habituels pour ces insectes consistent à pulvériser ou à saupoudrer les plantes infestées avec de l'arséniate de
plomb (voir p. 7) ou de pulvériser avec de la bouillie bordelaise (voir plus bas).
Pour l'altise du chou on recommande une poussière de nicotine à trois pour
cent. Dans le feuillet n° 80, nouvelle série, du Ministère fédéral (le l'agriculture,
M. R. Glendenning dit: «Pour préparer cinquante livres de poussière à trois
pour cent, on ajoute trois livres et trois quarts ou 2.4 chopines impériales (trois
chopines des E.-U.) de sulfate <le nicotine à quarante pour cent à cinquante
livres de chaux hydratée. Pour de plus petites quantités, il est commode de
mélanger cinq onces liquides de sulfate <le nicotine pour chaque cinq livres de
chaux. Le saupoudrage doit se faire pendant une journée ensoleillée, lorsque
la température à l'ombre est d'au moins 70° F. Le nombre des applications
nécessaires varie beaucoup avec les circonstances, mais il est probable que
trois applications au printemps et une ou deux en août suffiront pour détruire
les altises. Pour les petites parcelles de jardin, le lance-poussière, type à plongeur, coûtant environ $1, est assez gros et fait un bon travail. Cet instrument
contient environ une demi-livre de poussière. On saupoudre un rang à la fois
en tenant l'instrument à environ deux pieds au-dessus des plantes et on a soin
de ne pas troubler inutilement les insectes avant <le décharger la poussière.
On saupoudre les rangs face au soleil afin de pouvoir envelopper les insectes
dans un nuage de poussière avant qu'ils ne se sauvent. Le but est <le recouvrir
de poussière le plus grand nombre d'insectes possible; cette poussière adhère
aux insectes et les vapeurs qui s'en dégagent font périr ces derniers.
Voici une bouillie bordelaise (lui aide également à détruire les altises:
4 livres
Sulfate <le cuivre (couperose bleue) ...............
4 livres
Chaux vive................................
. . ... .. 40 gallons
.. . .... ..........
Eau (1 baril).. .
On fait dissoudre le sulfate de cuivre en le suspendant dans un récipient de
bois ou le terre, qui contient 4 ou 5 gallons ou plus d'eau. Il se dissout plus
rapidement dans l'eau chaude que dans l'eau froide. On éteint la chaux dans
un autre récipient. Si la chaux est en motte ou granuleuse, il faut la couler
par une toile grossière ou un fin tamis. On verse la solution de sulfate de cuivre
dans un baril ou on peut d'abord la faire dissoudre; on remplit le baril à moitié
plein d'eau, on dilue la chaux éteinte dans un demi-baril d'eau et l'on verse
cette solution le sulfate <le cuivre diluée, puis on brasse énergiquement. Elle
est alors prête à être employée. (Ne jamais mélanger ensemble du lait concentré de chaux et une solution de cuivre.)
On peut préparer une solution-mère de sulfate <le cuivre et de lait de chaux
et la tenir dans les barils couverts séparés pendant toute la saison de pulvérisation. Il faut noter avec soin les quantités de sulfate <le cuivre, (le chaux
et d'eau. La bouillie bordelaise se détériore avec le temps, et il faut l'employer
dès qu'elle est faite.
PMur essayer la bouillie bordelaise, on laisse tomber une goutte de solution
de ferrocyanure de potassium dans la bouillie lorsqu'elle est prête. Si le
mélange devient brun-rougeâtre, on ajoute du lait de chaux jusqu'à ce qu'il
ne se produise plus de changement.
LE SCARABÉE
DU
ROsIER,
Macrodactylus subspinosus Fab.
(The Rose Beetle)
Ce fléau bien connu des producteurs de fruits cause aussi de grands dégâts,
comme son nom l'indique, parmi les fleurs (les rosiers ainsi que parmi les fleurs
de bien d'autres espèces de plantes. Il se rencontre spécialement dans le district
de Niagara, Ontario. Il a environ un tiers de pouce de long, il est de couleur
brun-jaunâtre, à longues pattes épineuses.
Destruction.-Cet insecte ne se reproduit que dans les sols légers sablonneux ou mal cultivés, où les larves se nourrissent sur les racines des graminées
et des mauvaises herbes, passant l'hiver dans le sol à des profondeurs variant
de 6 à 18 pouces. Il est assez difficile de maîtriser cet insecte à cause de ses
habitudes omnivores, de son abondance et de sa résistance aux poisons de l'estomac. On a obtenu de bons résultats cependant en pulvérisant avec de l'arséniate de plomb à raison de trois quarts de livre pour 10 gallons d'eau. Un
Fig. 41-Le scarabée du rosier et son œuvre (illustration de l'auteur).
autre moyen souvent employé est de prendre à la main les scarabées sur
fleurs et de les jeter dans de l'eau recouverte d'une pellicule de pétrole.
moyen de lutte le plus satisfaisant dans les districts où pullule le scarabée
(le mettre en culture les terres sablonneuses, mais cette mesure exige l'union
efforts.
LE CHARANÇON
les
Le
est
des
DU ROsIER, Pantomorus fulleri Horn.
(The Rose Weevil)
Cet insecte, que l'on appelle aussi le charançon du rosier de Fuller et qui
cause parfois les dégâts dans les serres, est un fléau des cannas, azalées, rosiers,
et autres plantes florifères aux Etats-Unis. On n'a jamais signalé des dégâts
causés par cet insecte en plein air au Canada, mais il peut faire son apparition
d'un jour à l'autre. La larve attaque les racines, le charançon, le feuillage, les
boutons et les fleurs. La larve est épaisse, blanche, sans pattes, d'un quart de
pouce de longueur une fois développée. Le charançon est un insecte brun à peu
près de la même longueur que la larve; il a un bec court et de longues antennes
grêles, courbées brusquement au milieu; sur chaque élytre, il y a une raie blanchâtre.
Destruction.-On peut détruire cet insecte en le ramassant comme on a
recommandé pour la punaise terne.
LE CHARANÇON NOIR DE LA vIGNE, Brachyrrhinus sulcatus Fab.
(The Black Vine Weevil)
En Colombie-Britannique, cet insecte a causé en certaines années des dégâts
importants parmi les primevères et les violiers. Dans l'Ontario, on a trouvé,
vers la mi-avril, des larves dévorant
les racines de lierre d'Angleterre. Aux
Etats-Unis, plusieurs autres espèces
de plantes de jardin sont attaquées.
Les larves qui vivent dans le sol et se
nourrissent sur les racines des plantes
mesurent environ trois huitièmes de
pouce, une fois complètement développées; elles sont blanc jaunâtre.
L'insecte adulte ou insecte à rostre est
noir avec plaques de poils jaunes sur
les élytres qui ont l'apparence de
points. En longueur, il mesure environ trois huitièmes de pouce.
Fig. 42-Charançon noir de la vigne: à gauche, larve;
Destruction.--Mêmes moyens que
au centre, charançon adulte; à droite, nymphe.
La ligne mince indique la grosseur naturelle
(d'après Gibson et Ross).
pour le charançon du rosier.
CANTHARIDES
(Blister Beetles)
Il y a quelques espèces de cantharides qui causent presque tous les ans des
inquiétudes par l'habitude qu'elles ont de faire leur apparition soudainement
en grands nombres, et de dévorer les plantes d'ornement comme les asters, clématites, zinnias, chrysanthèmes, etc.
Dans l'Est du Canada, la cantharide
Fig. 43-Cantharide noire: la ligne de cheveu
indique la grosseur naturelle (illustration
de l'auteur). '
Fig. 44-Cantharide de l'Ouest; la ligne de cheveu
indique la grosseur naturelle (illustration
de l'auteur).
noire, Epicauta pennsylvanica DeG., la cantharide gris-cendré, Macrobasis unicolor Kirby, la cantharide grise, Epicauta cinerea Forst., sont les espèces les plus
connues. Toutes sont des espèces à corps mou et à forme cylindrique et grêle,
mesurant environ un demi-pouce de longueur. Dans les Provinces des Prairies,
la cantharide du caragan, Lytta nuttalli Say., abîme beaucoup les caragans.
D'autres espèces des Prairies qui détruisent les fleurs en certaines années sont
les lacrobasis subglabra Fall et Lytta sphæricollis Say. Les cantharides sont
toujours plus nombreuses dans les années à sauterelles parce que les larves de
certaines de leurs espèces se nourrissent (les œufs de sauterelles.
Destruction.-Les mélanges contenant du vert de Paris ou de l'arséniate (le plomb détruisent les cantharides, niais il est parfois nécessaire de répéter les applications car
les insectes qui sont détruits sont
rapidement remplacés par d'autres.
On peut détruire beaucoup d'insectes dans les jardins en les faisant
tomber par le secouage des plantes
dans des casseroles contenant de
l'eau avec un peu de pétrole à la
surface.
L'ALTISE DU NAvET, Entomoscelis
adonidis Pall.
(The Red Turnip Beetle)
Ce petit coléoptère s'attaque aux
choux, aux radis, aux navets ainsi
qu'aux autres plantes de la famille
(le la moutarde, dans les provinces
des Prairies. Parmi les plantes
d'ornement, il s'en prend de préférence à l'alysse. C'est un très bel
insecte d'un rouge
brillant, avec
4
Fig. 5--L,'altjse lu navet, grossie et grosseur nature
(d'après lustan).
trois raies noires le long du
(os. Il mesure environ les
deux tiers de la grosseur de la
bête à patates bien connue.
La larve et l'insecte parfait se
nourrissent du feuillage des
plantes de la famille de la
moutarde.
Destruction.-Saupoudrez
les plantes infestées avec (le
l'arséniate de plomb et de la
chaux hydratée (voir page 7).
LE
Fig 46-Le galéruque
n
du passerae grossi et grosseur
naturelle (d'après bustan).
GALERUQUE DU PASSERAGE
Galeruca externa Say
(The Pepper Grass Beetle)
Partout où cet insecte
abonde dans les provinces des
Prairies, les plantes dont il se
nourrit généralement sont le
þasserage et la moutarde roulante. Il arrive assez souvent, cependlant,
qece
coléd
queviroé
optere noirâtre, d'environun
quart de pouce de long, envahisse les jardins d'agrément et endommage les
plantes de la même famille-les crucifères-comme les alysses et les cressons
de roc.
Destruction.-Saupoudrez les plantes infestées avec de l'arséniate de plomb
et de la chaux hydratée (voir page 7). Détruisez les passerages et la moutarde
roulante dans le voisinage des jardins.
LA BÊTE DE L'IRIS, Mononychus vulpeculus Fab.
(The Iris Snout Beetle)
Cet insecte a causé de grands dégâts en ces dernières années en s'attaquant
aux gousses de semence de Firis cultivé dans la province de l'Ontario. L'insecte
parfait est petit, mesurant environ un cinquième de pouce de long; il est noir
par-dessus tandis que le dessous du corps est recouvert d'écailles jaunâtres
et blanchâtres. Il perce des trous dans les gousses en se nourrissant, ce qui
provoque la formation de cicatrices grossières, liégeuses et irrégulières. Il
attaque les iris du Japon et d'Europe ainsi que les variétés indigènes.
Destruction.-Nous n'avons pas eu l'occasion d'essayer des moyens répressifs contre cet insecte. Nous avons recommandé un poison à base d'arsenic
pour un autre charançon proche parent de celui-ci, le charançon du chou (voir
page 6). Un planteur d'espèces d'un grand prix dans l'Ontario s'est servi
de flacons de verre dont il recouvrait les gousses et qui étaient soutenus par
des fils de fer. Il employait de petits flacons en premier lieu et de plus gros
plus tard à mesure que la grosseur des capsules de graines augmentait. Tout
considéré, ce moyen de protection a donné satisfaction, mais il a exigé beaucoup
de travail.
LE BOURDON DES FLEURS, Euphoria inda L.
(The Bumble Flower Beetle)
Cet insecte assez répandu se rencontre dans l'Est du Canada où il abonde,
en certaines années, en juin et de nouveau en septembre. Il cause des dégâts
Fig. 47-Le bourdon de la fleur, grossi et grosseur naturelle (original).
sensibles aux rosiers et autres plantes florifères, non seulement en mangeant
le pollen mais aussi en suçant le jus des boutons (le fleurs et des tiges succulentes
adjacentes. Il a beaucoup abîmé les boutons de rosiers (le cette façon. L'insecte
mesure environ un demi-pouce de longueur et il est d'une couleur brun doré,
parsemé de raies et de points noirs. Le corselet, la tête et les parties du
dessous sont recouverts d'une couche épaisse de poils courts blanchâtres.
Destruction.-Ces coléoptères sont faciles à voir à cause de leur grosseur
et on peut les enlever des plantes à la main.
Rhynchites bicolor Fab.
(The Rose Curculio)
Ce charançon du rosier est un fléau sérieux du rosier dans les provinces des
Prairies. Il mesure environ un quart de pouce de longueur, d'un rouge vif pardessus, le rostre et les parties inférieures du corps sont noires. Il troue les boutons le roses, faisant souvent de nombreux trous dans un même bouton, si bien
que la fleur ne peut s'épanouir. Il dépose ses œufs dans les fruits du rosier et
les larves qui en éclosent tombent à terre après s'être développées, où elles se
changent en insectes parfaits. Ces insectes sortent le printemps suivant et réinfestent les arbrisseaux. On voit donc que le producteur peut s'attendre à une
invasion tous les ans dans les jardins où l'on n'applique pas de bons moyens
répressifs.
Destruction.-,Si les charançons ne sont pas trop abondants, on peut les
réprimer en les ramassant à la main ou en les faisant tomber dans un parapluie
retourné pour les détruire. Quand ils sont nombreux, il faut pulvériser avec
de l'arséniate de plomb, de la même façon que pour le scarabée du rosier
(voir page 33). Les agents du laboratoire fédéral d'entomologie, à Treesbank,
Manitoba, recommandent de cueillir et de brûler tous les fruits du rosier immédiatement après la chute des charançons. Comme les rosiers sauvages sont
affectés également, les fruits de ceux qui poussent dans le voisinage immédiat
devraient être détruits avant
la fin d'août.
LE CHARANÇON À BEC NOIR DU ROsIER,
Fig. 48-Charançon à bec noir du rosier-la
ligne de cheveu indique la grosseur naturelle
(vignette de l'auteur.)
Fig. 49-Boutons de rosier attaqués par le charançon à bec noir
du rosier (vignette de l'auteur).
LE SCARABÉE VERT DU ROSIER, Dichelonyx backi Kirby
(The Green Rose Chafer)
Fig. 50-Le scarabée vert du rosier; la ligne
de cheveu indique la grosseur naturelle (vignette de l'auteur).
Ce scarabée est parfois assez nombreux dans
les Provinces des Prairies pour beaucoup abîmer
le feuillage du rosier cultivé. Il se rencontre
dans tout l'Ouest du Canada, mais il paraît être
rare dans l'Est. Il se nourrit de la même façon
que le scarabée du rosier. Les élytres sont
d'un vert métallique, la tête est noire et les
pattes brun foncé ou noirâtres. L'insecte mesure
un quart le pouce de longueur, mais quelques
spécimens sont plus gros.
Destruction.-Pulvériser avec de l'arséniate
de plomb à raison de trois quarts de livre dans
10 gallons d'eau.
LE LÉMA À TROIS RAIEs, Lena trilineata Oliv.
(The Three Lined Leaf Beetle)
Cet insecte bien connu abîme parfois le feuillage de certaines plantes florifères comme le coréopsis, l'alkélenge ou cerise d'hiver et d'autres plantes herbacées. C'est un insecte assez visible, d'environ un quart de pouce
de
d'une couleur jaune pâle marqué de trois raies noires sur le dos. longueur,
La larve
mesure environ un demi-pouce de longueur et elle est couverte d'une sécrétion
collante à laquelle ses propres excréments sont attachés.
Destruction.-Même que la bête à patates ou du Colorado (voir page 39).
LA BÊTE DU TOURNESOL, Zygogramma exclanationis Fab.
(The Sunflower Beetle)
Ce coléoptère jaune, qui porte des raies brunâtres très visibles le long
du dos, est assez répandu dans les trois provinces des Prairies. Il abîme beaucoup les soleils de jardins dans les années où il abonde. Il mesure environ
un quart de pouce de longueur et peut facilement être confondu avec la bête
à patates.
Destruction.-Même que pour la bête à patates (voir page 39).
LE CHARANÇON DE LA GODÉTIE,
Tyloderma nigra C(sy.
(The Godetia Weevil)
Cet insecte est un petit charançon noir luisant d'environ un huitième
de pouce de long. Il se nourrit du feuillage de la godétie, <le la clarkie et <le
la primevère. Ce n'est qu'au Manitoba que ses dégâts ont été signalés. La
plupart de ces dégâts, toutefois, sont causés par les larves, qui abîment beaucoup
les racines et font souvent périr toute la plante. Les insectes hivernent à
l'état parfait et en automne et au commencement du printemps on les trouve
assez souvent autour du feuillage <le la primevère sauvage.
Destruction.-Le seul remède que nous puissions recommander est de saupoudrer les plantes infestées avec de l'arséniate de plomb et de la chaux hydratée (voifpage 7).
LA BÊTE DU COLORADO, OU BÊTE À PATATES,
Leptinotarsa decemlineata Say.
(The Colorado Potato Beetle)
Cet insecte bien connu émigre souvent
dans les jardins et attaque les plantes de la
famille du tabac cultivées pour l'ornementation à cause de leurs grosses feuilles et de leurs
belles fleurs. En septembre, particulièrement, on le trouve parfois en grand nombre
sur ces plantes et il cause de grands dégâts.
Destruction.-Dès que l'on s'aperçoit de la
présence de la bête du Colorado, on devrait
pulvériser les plantes ou les saupoudrer avec
du vert de Paris ou (le l'arséniate de plomb
(voir p. 6).
LE
LABIODERME
Fig. 51-Bête du Colorado; la ligne de
cheveu indique la grosseur naturelle
(illustration de l'auteur),
Labioderma clivicollis Kirby
(The Milkweed Labioderma)
DE L'ASCLÉPIADE,
Dans l'est de l'Ontario, ce coléoptère pullule
sur l'asclépiade commune, Asclepias syriaca L.
L'asclépiade tubéreuse est cultivée comme plante
d'ornement à cause de sa beauté. A Ottawa
nous avons remarqué en certaines années que ces
plantes étaient infestées de cet insecte, surtout en
août. L'insecte est bleu-noirâtre, les élytres sont
jaune-orange, avec marques noirâtres visibles. La
grosseur varie d'un tiers à un demi-pouce de
Pr'
longueur.
Destruction.-Dès qu'on s'aperçoit de la présence de l'insecte, il faut pulvériser ou saupoudrer
Fig.52-Labioderme (le l'a selépiade;
la ligne de cheveu indique la
naturelle (illustration de l' auteur).
les plantes avec des mélanges de vert de Paris ou
d'arséniate de plomb (voir page 6).
LE CALLIGRAPHE ÉLÉGANT, Calligrapha elegans Oliv.
(The Tickseed Leaf-Beetle)
Ce joli petit coléoptère a parfois été
trouvé dans lOuest du Canada, spécialement au Manitoba, où il abîme beaucoup le
feuillage du coréopsis cultivé, que l'on connaît généralement dans le commerce sous le
nom de Calliopsis. Cet insecte, assez répandu au Canada, se nourrit habituellement sur les plantes sauvages de la famille
des composées, à laquelle le coréopsis appartient, comme la tagète, l'eupatoire et la
verge d'or. Il mesure environ trois huitièmes de pouce de longueur et a une couleur noire. Sur chaque élytre, près du bord
intérieur, il y a une large bande jaunâtre
ainsi qu'une bande marginale de la même
couleur, à laquelle la première se joint.
Destruction.-Mémes moyens que pour
la bête à patates.
(.911
tM.
Fiz. 53-Calligraphe élégant: la ligne de
cheveu indique la grosseur naturelle
(illustration de l'auteur).
CAsSIDES
OU COLÉOPTkRES TORTUES
(Tortoise Beetles)
Il y a plusieurs espèces de cassides ou coléoptères «tortues» qui se rencontrent en certaines années en grand nombre dans
les jardins. Celles que l'on rencontre habituellement sont la casside dorée, Metriona bicolor Fab.,
une superbe petite espèce d'or éclatant; la casside tachetée, Chirida guttata Oliv., dont la couleur varie, les unes sont presque noires, d'autres
sont tachetées de noir et d'or; et la casside de
l'asclépiade, Chelymorpha cassidea Fab., une
grande espèce rouge-jaunâtre terne, tachetée
de noir. Toutes ces espèces se nourrissent des
feuilles de l'ipomée pourpre et de certaines autres
I
Fig. 54 -Casside dorée, la ligne de
cheveu indique la grosseur naturelle
(i llustration de l'auteur).
plantes de
jardin.
Destruction.-Si les cassides sont trop nombreuses pour qu'on puisse les enlever à la main,
on peut pulvériser les plantes infestées avec de
l'arséniate de plomb (voir p. 6).
CRIQUETS OU SAUTERELLES
(Grasshoppers)
Dans des années d'abondance, ces insectes émigrent souvent dans les
jardins et endommagent surtout les plantes à fleurs. Voici les espèces les plus
destructives:
Le petit criquet voyageur, Melanoplus mexicanus (Saussure). Cette espèce
est le criquet destructeur qui se rencontre le plus régulièrement au Canada.
On le trouve partout à partir de la Colombie-Britannique jusqu'en NouvelleEcosse. Il est représenté à sa grosseur naturelle à la figure 55.
Le criquet à pattes rouges,
Melanoplusfenur-rubrun DeG.,
est très semblable par la grosseur
et la couleur générales et les
marques. Il est aussi très répandu au Canada.
Le criquet à ailes claires,
Cainula pellucida Seud., se rencontre très souvent avec le petit
criquet voyageur. Les femelles
sont plus grosses que celles du
petit criquet, mais les mâles sont
d
à peu près de la même grosseur. Fi
Il porte (les taches noirâtres sur
ag.55-Le petit
c riquet n igrateur: a. ine adulte: , femelle
les élytres et près du bord supé-
adlte:
c, d. jeunes
crquets (llustration de lauteur).
rieur de chaqie élytre il y a une raie longitudinale pâle.
Le criquet à deux raies, Melanoplus bivittatus Say, est vert jaunâtre, ou brun
terne avec deux raies longitudinales distinctes (une sur chaque côté) à partir de
la tête jusqu'à l'extrémité des élytres. Les femelles sont grosses et lourdes.
Le criquet de la Caroline, Dis8osteira carolinaL. est une grosse espèce; dans
l'insecte parfait les ailes du dessous sont noires et portent une large bordure
jaune. Il cause souvent beaucoup de dégâts en dévorant les jeunes plantes
de différentes espèces. Il est difficile à voir lorsqu'il est petit et passe souvent
inaperçu.
Detstruction.-On peut détruire de grandes quantités de ces insectes avec le
mélange de son empoisonné (voir p. 7). On épand cet appât légèrement par
une journée chaude lorsque les criquets sont actifs. Ne pas épandre lorsque
le temps est sombre, nuageux.
ABEILLES
COUPE-FEUILLES
(Leaf-Cutter Becs)
abeilles
les
On se plaint parfois que
Comrosiers.
des
feuilles
les
abîment
stock' (lit au sujet de ces insectes: «Les
abeilles du genre Megachile ont une
habitude singulière qui consiste à faire
des cellules pour leurs petits avec des
morceaux de feuilles élégamment découpés. Elles déposent ces cellules dans
des endroits si bien cachés qu'on ne les
trouve pas toujours, mais il est très
facile de trouver les fragments de feuilles
(nt proviennent les morceaux découpés
par les abeilles. Elles emploient pour
cela les feuilles de différentes plantes
mais plus spécialement (les feuilles (le
rosiers. » On a trouvé' des nids de ces
abeilles dans les tiges de grandes plantes
comme les dahlias.
Destruction.-Dansles districts où les
abeilles abîment beaucoup le feuillage
des rosiers, on recommande d'enlever et
de brûler tous les nids de ces abeilles.
Fig 50-Abeille coupe-feuilles et son oeuvre
(croquis par Constock).
LE PERCE-OREILLE EUROPÉEN, Forficula auriculariaLinn.
(The European Earwig)
En ces dernières années cet insecte a causé des dégâts importants dans les
jardins de la Colombie-Britannique, spécialement le long (lu littoral. Le
perce-oreille a environ cinq huitièmes de pouce de longueur; il est rougeA
brunâtre foncé avec pattes, antennes, et petits élytres brun-jaunâtre.
l'extrémité du corps se trouve une paire de pinces. Celles de la femelle sont
presque droites, tandis que celles du mâle sont plus grosses et distinctement
recourbées. Les dahlias, rosiers, oillets, asters et autres fleurs ont été fortement endommagés.
Destruction.-On recommande le
mélange suivant: fluorure de soude,
12 onces, mélasse, 2 pintes, son (le
blé, 12 livres, eau, 6 pintes. On fait
dissoudre le fluorure de soude et la
mélasse dans de l'eau, la mélasse après
le fluorure, puis on humecte le son en
brassant avec ce mélange empoisonné.
S'il faut plus de liquide, ajouter plus
d'eau, mais pas au point de faire une
pâtée baveuse. On répand ce mélange dans les jardins parmi les plantes que l'on veut protéger; on fait les
applications pendant les soirées chaudes de la fin de mai ou au commenceUt
ment de juin. Si l'on emploie cet
Fig. 57-Le perce-oreille européen grossi quatre fois
(illustration de l'auteur).
1An
2
appât dans les maisons ou aux alentours des habitations il faut avoir
Introduction to Entormology.
United States Department of Agriculture, Farmers Bulletin 1495.
soin de le répandre en couche mince non pas en gros tas, et de ne pas le laisser
dans les endroits où les enfants ou les animaux domestiques peuvent le trouver.
On fait des applications de ce mélange à intervalles si l'on constate que le nombre
d'insectes augmente.
FOURMIs
(Ants)
On nous demande souvent des renseignements au sujet des fourmis qui
infestent les plantes de jardin de différentes espèces. On croit que ces insectes
abîment les plantes, mais il n'en est pas généralement ainsi. Dans la plupart
des cas, si l'on observe de près, on voit que les poux des plantes sont la cause
réelle de ces dégâts. Les rapports entre les fourmis et les poux des plantes sont
très intéressants. On sait que les fourmis protègent les poux des plantes; elles
sont très friandes du miellat sucré que les poux exsudent et certaines espèces
établissent même des colonies de ces poux sur les plantes qui poussent près de
leurs nids.
Destrucion.-Lorsqu'on voit courir les fourmis autour des plantes, il faut
chercher leur nid, qui tout probablement est dans la terre, tout près des plantes.
On y versera une cuillerée à table de bisulfure de carbone et on bouchera immédiatement le trou en marchant dessus. Les vapeurs sortant de ce liquide pénétreront rapidement dans toutes les parties du nid, et elles tueront non seulement
les fourmis mais les larves également. Cette substance est très inflammable et
il faut avoir soin d'éviter tout contact avec le feu. Un autre moyen est de
verser de l'eau bouillante dans les nids.
INSECTES SUCEURS
Poux DES PLANTES
(Plant Lice)
Il y a peu d'espèces de plantes qui ne sont pas exposées aux attaques des
différentes espèces de poux des plantes que l'on appelle également «pucerons » et
«mouches vertes
».
Les
poux des plantes sont petits, délicats, à corps mou;
ils se multiplient très rapidement et peuvent -causer
des dégâts sérieux. Certains pucerons, comme le
puceron du pois, font leur
apparition soudainement
en nombres immenses et
détruisent complètement
les pois de senteur ainsi que
les pois de jardin. Le feuil-
lage des arbustes d'ornement comme la boule de
neige (viorne obier) est
souvent défiguré par le recroquevillement et la déformation (les feuilles résultant des attaques des poux.
On trouve au Canada beaucoup d'espèces différentes
de poux des plantes; les uns
sont verts, d'autres de couleur foncée et d'autres rouFig. 58-Pucerons groupés sur le dessous d'une feuille (d'après Dustan).
ges; une espèce rouge commune est celle que l'on rencontre sur la rudbeckie.
Tous sont des insectes suceurs et se nourrissent exclusivement du jus des planteshôtes. Les uns se tiennent sur le dessous des feuilles, d'autres sur les tiges et
d'autres encore attaquent les racines. Ils sécrètent un liquide sucré appelé
miellat qui attire les fourmis et qui est la cause d'un champignon noir qui défigure beaucoup les plantes.
Destruction.-Dèsque les poux des plantes font leur apparition au printemps,
on examinera les plantes de jardin à fréquents intervalles pour voir S'ils sont là.
Le dessous des feuilles et les parties supérieures des tiges sont les principaux endroits où ils se nourrissent, et lorsqu'on s'aperçoit de la présence de
ces insectes, on pulvérisera les plantes
avec un insecticide de contact comme
un lavage de savon-sulfate de nicotine
ou une émulsion de pétrole. Les
poussières de nicotines sont utiles
également (voir p. 32). Quel que soit
l'insecticide préparé, il faut l'appliquer de façon à atteindre les endroits
où les insectes se trouvent. Les poux
ne meurent que s'ils sont actuellement
touchés par la pulvérisation ou par la
poussière. Pour ces espèces qui attaquent les racines des plantes de jardin
comme les asters, on recommande
d'ameublir la terre autour des parties
de racines et d'appliquer une solution
de sulfate de nicotine, à raison d'une
cuillerée à thé pour un gallon d'eau
savonneuse.
LE PUCERON À GALLES DE L'ÉPINETTE,
Adelges abietis Kalt.
(The Spruce Gall-Aphid)
Fig. 59-Dommages causés par le puceron à galles de
l'épinette (d'après Swaine et Hutchings).
Assez souvent les épinettes d'ornement souffrent beaucoup des attaques
de ce puceron qui provoque la formation sur les branches de galles en forme
d'ananas, défigurant beaucoup les arbres.
Destruction.-Les applications de chaux soufrée (1-8) ou d'huile miscible
(1-20) sont utiles. Si le nombre d'arbres affectés n'est pas considérable, enlevez
au couteau toutes les galles que vous voyez et brûlez-les avant la mi-été.
LA MOUCHE BLANCHE DES SERRES,
Trialeurodes vaporariorun Westw.
(The Greenhouse White Fly)
En certaines années, ce fléau bien connu des serres cause de grands dégâts
dans les jardins de fleurs, attaquant le feuillage de plantes comme le fuchsia, la
capucine, l'aster, le lilas, etc. C'est un insecte suceur dont la nymphe aussi
bien que l'insecte parfait se nourrissent avidement du jus (les plantes. L'adulte
est un petit papillon à quatre ailes d'environ un seizième de pouce de longueur;
les ailes sont blanc pur et le corps est jaunâtre. L'insecte vit sur le dessous des
feuilles.
Destruction.-On pulvérise les plantes infestées avec une solution de savon et de sulfate de
nicotine, ou de savon d'huile de baleine ou d'huile
de poisson, 12 once pour un gallon d'eau. On
applique la pulvérisation de façon à atteindre le
dessous des feuilles. Plusieurs applications à
intervalle d'une semaine peuvent être nécessaires.
Fig. 60-Mouche blanche, adultes et
nymphes; grossis quatre fois
(d'après Gibson et Ross).
LE KERMÈS OU "POU" DU ROSIER,
Fig. 61-Kernès du rosier; tige médiane très infestée de
kermès mâles (illustration de l'auteur).
Destruction.-Pulvériserles
chaux soufrée (1 gallon pour 7
merciale, ou une forte huile de
de savon (1 livre dans 1 gallon
que les boutons s'ouvrent.
A ulacapis rosae Bouché
(The Rose Scale)
Cet insecte à bouclier est assez
souvent suffisamment nombreux
pour donner aux tiges des rosiers
un aspect blanchâtre. Le bouclier est mince, plat, et blanc de
neige, et lorsqu'il est abondant il
peut couvrir entièrement une
bonne partie des tiges. Les kermès femelles ont une forme presque ronde et mesurent en largeur
près d'un douzième de pouce.
Les kermès mâles sont beaucoup
plus petits et d'une forme différente; ils sont longs et étroits.
Ces insectes, tout en défigurant
les plantes, abîment les tiges en
suçant le jus des plantes.
tiges infestées avec un mélange commercial de
gallons d'eau), une pulvérisation d'huile combaleine ou une huile de poisson, une solution
d'eau) au commencement du printemps, avant
LE KERMÈS COQUILLE D'HUITRE, Lepidosaphes ulmi L.
(The Oyster-Shell Scale)
C'est là un autre insecte à bouclier, très commun
au Canada. On l'appelle ainsi à cause de sa forme
qui ressemble à une coquille d'huître en miniature.
La coquille, ou la couverture de la femelle, est d'environ un huitième de pouce de longueur; celle du mâle
est moins longue. Sa couleur est brun foncé. Il se
rencontre sur beaucoup d'espèces de plantes, y compris les lilas et les rosiers, et lorsqu'il abonde, il affecte
sérieusement la santé des plantes.
Destruction.-Mêmes moyens que pour le kermès
du rosier; on peut pulvériser les plantes à l'époque où
les jeunes insectes sortent (généralement peu après
la chute d-s fleurs des pommiers) avec le mélange
suivant: chaux soufrée 1 gallon, sulfate de nicotine,
¾ de chopine, eau, 40 gallons.
LA LÉCANIE DES FRUITS,
Eulecanium corni Bouché
(The European Fruit Lecanium)
Un autre kermès qui, en certaines années, se
rencontre généralement sur certaines plantes à fleurs,
est la lécanie. Cet insecte a un bouclier et une
forme ronde et sa couleur varie de brun-jaunâtre
à brun-rouge foncé. Les kermès non développés ont
Fig. 62-Le kermès coquille
d'huître sur un pommier
(d'après Ross).
Fig. 63-La lécanie européenne des fruits (illustration de l'auteur).
une couleur plus pâle et sont marqués de bandes noires transversales visibles.
Les gros spécimens varient d'un seizième à près d'un quart de pouce de diamètre.
Ces insectes sont des insectes suceurs et ils se rencontrent spécialement sur les
tiges des rosiers, cornus, oranges-osages et autres plantes.
Destruction.-Mêmes moyens que pour le kermès du rosier (voir p. 44).
LA
CICADELLE DE LA VIGNE,
Erythroneura comes ziczac Walsh
(The Grape Leafhopper)
La vigne grimpante de Virginie est attaquée tous les ans et défigurée par
la cicadelle de la vigne. Ces insectes opèrent sur le dessous des feuilles, dont
ils sucent le jus. Les feuilles blanchissent et tombent prématurément. Ce
sont des petits insectes sauteurs actifs, d'une couleur blanche translucide marquée
de lignes rouges et brun foncé.
Fig. 64-1, Cicadelle de la vigne, insectes parfaits, xIO; 2, nymphes
sur une feuille, x5 (illustration de l'auteur).
Destructon.--Pulvériser parfaitement avec un insecticide de contact comme
le sulfate de nicotine, une cuillerée à thé dans unl gallond'eau, lorsque la plupart
des cicadelles sont dans la phase de nymphe ou sans ailes. La pulvérisation doit
être projetée du dessous, car elle n'a de l'effet que si elle vient en contact avec
les insectes. Les cicadelles passent l'hiver cachées parmi les feuilles tombées
et d'autres déchets. Il faut donc râteler le sol et le tenir propre pendant
l'automne afin de supprimer autant que possible les occasions que ces insectes
peuvent avoir d'hiverner près des vignes.
Typhlocyba rosae L.
(The Rose Leafhopper)
Cette cicadelle commune se rencontre dans la plupart des endroits où l'on
cultive des rosiers; elle se nourrit
sur le dessous des feuilles. C'est
un petit insecte blanc verdâtre
pâle et qui, une fois entièrement
développé, mesure environ un
huitième de pouce de longueur.
Il attaque principalement le
rosier mais il se nourrit aussi
d'autres arbres et arbustes. Il
suce le sue des plantes sur les
feuilles et celles-ci se tachent.
Cet affaiblissement des feuilles
dans les graves invasions les fait
Pentomber prématurément.
dant tout l'été les insectes se
trouvent sur les feuilles dans
différentes phases de développement. Les dégâts se voient surtout vers la mi-juin.
Destruction.-Tous les insecticides de contact employés pour
les insectes suceurs sont utiles
pour détruire la cicadelle du
rosier (voir p. 7). Les applications doivent être faites au com(le la saison,
mencenient
einsecteseaient
leurs avant
ailes.
ig. 65--Feuilles du rosier abîmnées par la cicadelle du
LA CICADELLE DU ROsIER,
que lesrosier
(illustration de l'auteur).
Quel que soit l'insecticide employé, il faut le projeter par-dessous les feuilles.
En Colombie-Britannique, une
poussière de nicotine telle
que celle que l'on recommande pour l'altise du chou
(voir p. 32) s'est montrée
utile.
LA CICADELLE DU POMMIER,
elle/
HENt5ES~LY
Fig. 66-La punaise terne (les plantes, grossie et grosseur naturelle
(d'après Dustan).
Empoasca fabae Harr.
(The Apple Leafhopper)
Cette petite cicadelle,
dont les habitudes sont
semblables à celles de la
cicadelle de la vigne, est
parfois très abondante dans
l'Est du Canada où elle dévore une variété de plantes.
On l'a constatée lans l'Ontario dans les jardins de
fleurs, où elle a beaucoup
endommagé les feuilles de
dahlias. L'insecte est vertjaunâtre et mesure un huitîène de pouce de longueur.
Destruction.-Mêmes moyens que pour la cicadelle de la vigne (voir p. 46)
Lygus pratensis L.
(The Tarnished Plant Bug)
Cette punaise commune des plantes se montre nuisible presque tous les
ans dans les jardins où elle détruit les boutons de dahlias, zinnias, etc. Elle
suce également le sue des feuilles, qui se tordent. (ette punaise mesure environ
un quart de pouce de longueur, elle est brun clair et porte des marques noires
et jaunâtres. C'est pendant la chaleur du jour qu'elle déploie le plus d'activité.
Elle hiverne à l'état d'insecte parfait sous des roches, des déchets, etc.
Destruction.-Il n'existe pas malheureusement de moyen satisfaisant de
détruire cet insecte. Dans les jardins on peut faire tomber les punaises en
secouant les plantes de bonne heure le matin, lorsque les punaises sont encore
mertes, au-dessus d'un parapluie retourné, après quoi on les jette dans un
récipient contenant de l'eau recouverte de pétrole. On peut aussi le repousser
au moyen d'applications de mélanges de poussières comme la chaux hydratée
seule ou de la chaux contenant 5 pour cent de sulfate de nicotine. On a
également recommandé une poussière faite (le 2 livres de sulfate de cuivre,
2 livres de soufre, 3 livres de chaux et 3 livres de poussière de tabac. Les jardins
qui sont tenus propres n'attirent pas les insectes autant que les terrains sales
ou envahis par les mauvaises herbes.
LA PUNAISE TERNE,
Fig. 67-Boutons de fleurs détruits par la punaise terne des plantes (illustration de l'auteur).
QUATRE RAIES, Poecilocapsislineatus Fab.
(The Four-lined Plant-bug)
Cette punaise est parfois très destructive pour les dahlias, zinnias, weigelias,
muflier, etc. Elle est jaune-verdâtre brillante, mesure un quart de pouce de
longueur et porte deux taches noires sur le thorax et quatre raies de la mème
couleur sur le dos.
LA PUNAISE
À
Destruction.-On peut détruire les nymphes au moyen d'une pulvérisation
d'une forte émulsion de pétrole (1 à 6; voir p. 7), mais les insectes parfaits
sont plus difficiles à détruire. On peut faire tomber beaucoup de ces derniers
des plantes (le la même façon que pour la cicadelle du rosier. Les applications
d'un mélange de poussière, recommandé pour la punaise terne, méritent également d'être essayées. Les oeufs de la punaise à quatre raies sont blancs; ils
sont pondus en automne sur les pousses terminales des gadeliers et autres
arbustes. Une fois qu'on les connaît, il ne faut pas longtemps pour examiner
un arbuste et couper et brûler les tiges qui contiennent des oeufs.
Fig. 68-La punaise à quatre raies des plantes, grossie et grosseur naturelle (d'après Dustan).
LA
Lopidea dakota Knight
(The Caragana Leaf Bug)
Cette punaise se rencontre dans tout l'Ouest du Canada où elle s'attaque
aux caragans et aux autres plantes légumineuses ainsi qu'à la rose trémière
et au dahlia. Elle mesure environ un quart de pouce de long, sa couleur est
rouge vif, à l'exception de la tête, des antennes, des pattes et des pointes des
ailes, qui sont noirâtres. Les trous que ces insectes font en se nourrissant font
jaunir le feuillage qui se flétrit.
Destruction.-Nous n'avons pas encore eu l'occasion de conduire des expériences sur la façon de détruire cet insecte, mais nous recommandons de pulvériser
avec du sulfate de nicotine (voir page 7).
PUNAISE DE LA FEUILLE DU (ARIAGAN,
LA
PUCE OU ALTISE DU JARDIN,
Halticus bracteatus Say
(The Garden Fleahopper)
Cette petite altise a été vue parfois dans l'Est du Canada abîmant les
zinnias et autres plantes de jardins dont elle ronge les feuilles par le dessus en
les décolorant. Ce n'est pas encore un fléau de première importance. Elle
mesure environ i de pouce et sa
pattes jaunâtre. On l'a appelée
Destruclion.-Au cas où des
nous recommandons de pulvériser
couleur est noire avec la partie inférieure des
«puce » parce qu'elle saute comme une puce.
invasions de cet insecte se développeraient,
avec du sulfate de nicotine (voir page 7).
Fig. 69-Feuilles de weigelia abîmées par la punaise à quatre raies (illustration de l'auteur).
LEs
CIGALES SAUTEUSEs
OU
CRACHEUsEs
(Spittle insects)
(es insectes sont très répandus
en certaines années sur les tiges et
les feuilles des plantes à fleurs. Le
petit insecte brunâtre non parfait
vit dans une masse d'écume blanche très visible sur les plantes. Il
y a un certain nombre d'espèces
différentes qui toutes appartien-
nent à la famille des ('ercopidés.
('e sont tous des insectes suceurs
qui vivent de la sève des plantes.
Destruction.-Si ces insectes sont
présents en nombres suffisants pour
causer es dégâts, il pourrait être
utile (le p)ulvériser les plantes avec
une solution de sulfate d nicotine
savonneuse (voir p. 7).
Fig. 70-Ecume sur une feuille causée par la cigale
sauteuse (ou cracheuse) (illustration de l'auteur).
LES PENTATOMIDES OU PUNAISES DES BOIS
(Stink bugs)
Ces insectes, que l'on appelle communément punaises des bois à cause de
leur odeur forte, se rencontrent assez souvent dans les jardins. Les uns se
nourrissent de matière animale, les autres de matière végétale. Ces derniers
trouent les plantes avec leur bec pour en obtenir la
sève. Une espèce en particulier, Cosmopepla bimaculata
Thom., abonde parfois dans les jardins et on l'a vue en
grand nombre sur certaines plantes comme la colombine,
le muflier, etc. C'est une jolie petite espèce d'un tiers
de pouce de longueur, noir brillant, tacheté de rouge et
d'orange.
Destruction.-Comme ces punaises ont causé relativement peu de dégâts jusqu'ici, on n'a pas fait de
recherches sur les moyens de les détruire. Pour les
insectes étroitement apparentés, on recommande de
pulvériser les plantes infestées avec une émulsion de
pétrole ou de savon d'huile de baleine. On peut sans
71-Une punaise pentatodoute en détruire beaucoup en les faisant tomber dans Fig.
mide-grossie- (illustration
de l'auteur).
un seau d'eau recouvert de pétrole.
LA PUNAISE DU RHODODENDRON,
Leptobyrsa rhododendri Horv.
Cette punaise est assez nombreuse en Colombie-Britannique en certaines
années pour beaucoup abimer le feuillage du rhododendron et du laurier des
montagnes. Elle se nourrit sur le dessous des feuilles qui deviennent tachetées
et prennent plus tard une apparence brunâtre malsaine. La punaise adulte
mesure moins d'un sixième de pouce de longueur. Les ailes sont transparentes
et sans marques à l'exception d'une petite région nuageuse près de la base.
Destruction.-Pulvériserle dessous des feuilles avec un insecticide de contact, comme une solution de sulfate de nicotine (voir p. 7).
LES THRIPS
Il y a plusieurs espèces de thrips qui causent des dégâts importants parmi
les fleurs du jardin. Tous sont des insectes allongés, minuscules, brun-jaunâtre.
bruns ou noirs. Ils attaquent les
feuilles et les fleurs, extraient le sue
de la matière colorante et produisent
ainsi un effet argenté pointillé. Le
thrips de l'oignon, Thrips tabaci Lind.,
et le thrips des serres, Heliothrips
haemorrhoidalis Bouché, sont des espèces communes. Une autre espèce
qui a causé de grands dégâts récemment dans les parterres de glaïeuls est
le thrips du glaïeul, Toeniothrips gladioli M. et S.
Destruction.-Ce sont des insectes
difficiles à détruire; quand ils ne sont
pas trop nombreux on peut réussir
assez bien en pulvérisant avec un
mélange composé de 2 cuillerées à
Fig. 72-Boutons de rosier, détruits par les thrips; table d' vert de Paris, 2 livres de
au centre, thrips adulte très grossi (d'après
sucre brun et 3 gallons d'eau. La
Gibson et Ross).
pulvérisation avec une solution savonneuse de sulfate de nicotine est également recommandée (voir p. 7).
Pour le thrips du glaïeul on recommande un traitement entièrement différent.
M. Alan G. Dustan, du
Service fédéral d'entomologie, qui a
fait une longue étude de cet insecte,
recommande ce qui suit:
Un mois environ avant de planter,
débarrassez les bulbes de leurs thrips
Fig. 73-Feufll
de glaïeul draites par le
du glaïeul (original).
en les fumigeant avec des flocons de
naphtaline à raison de 1 once pour
100 bulbes. Mettez les bulbes dans
un sac (le papier, saupoudrez par-dessus la quantité nécessaire de naphtaline, fermez les sacs et conservez-les
à la température de la chambre pendant 3 ou 4 semaines. N'essayez pas
(le fumiger dans des contenants de ferblanc ou d'autres contenants étanches,
car les bulbes fermenteraient ot germeraient. Au bout du temps exact,
enlevez la naphtaline qui reste encore autour des bulbes et aérez bien
les contenants. Avez bien soin de
protéger les bulbes traités contre la
réinfection.
Pour traitement dans le champ,
pulvérisez les plantes infestées avec le
mélange de vert de Paris et de sucre
lbrun (voir page 51). Faites des applications toutes les semaines en commençant lorsque les plantes ont 3 ou 6
pouces (le hauteur et continuez jusu 'à ce qu'elles soient sur le poînt de
(rips
fleurir.
INSECTES PERCEURS OU QUI INFESTENT LES RACINES
LE PERCE-TIGE DE LA BARDANE, Papaipemacataphracta Grt.
(The Burdock Borer)
Cette pyrale est celle dont les jardiniers se plaignent le plus souvent. Elle
est omnivore et quoiqu'elle soit généralement trouvée sur les tiges de la hardane
dans l'est du Canada, elle attaque beaucoup d'autres plantes. Les pieds
d'alouette, hélianthes, boutons d'or, dahlias, roses trémières, roses, iris, et autres
plantes à fleurs souffrent également de ses attaques. La chenille complètement développée mesure environ un pouce et quart (le longueur. En général
c'est une chenille lisse, cylindrique, brunâtre pâle, portant une raie blanchâtre
au milieu du dos et une bande latérale de la même couleur, toutes deux continues,
la dernière environ deux fois la largeur de la première.
Destruction.-C'est généralement vers la mi-juin que les dégâts causés par
cette pyrale deviennent visibles, mais en certaines années elle ne se met pas à
l'œuvre avant juillet. Les tiges fanées des plantes infestées se voient pendant
ce mois Wnsi qu'au commencement d'août. Toutes les tiges attaquées doivent
être enlevées (les plantes dès qu'on les remarque. Il faut les détruire en les
brûlant. On aura soin de tenir les étendues adjacentes aux jardins aussi bien
Fig. 74-Pyrale de la bardane et son Suvre (illustration de l'auteur).
nettoyées des mauvaises herbes que possible. En automne on ramasse et on
brûle toutes les vieilles tiges ainsi que tous les autres déchets végétaux afin de
détruire tous les oeufs qui peuvent se trouver là.
(;olynia inlcacea Esp.
(The Potato Stem Borer)
Cet insecte dont on se plaint surtout dans les Provinces maritimes où il
s'attaque aux pommes de terre, maïs, rhubarbe, et à certains autres légumes,
a beaucoup endommagé également les plantes florifères comme les dahlias,
rosiers, pivoines, iris, lis et glaïeuls. La chenille est une pyrale typique; elle
opère à l'intérieur des tiges. A complet développement, elle mesure environ
un pouce et quart de longueur et elle est d'une couleur crème rosâtre.
Destruction.-Enlevez et brûlez toutes les tiges affaiblies qui révèlent la
présence de la pyrale. On sait que les papillons femelles pondent leurs oeufs
sur le chiendent et les autres mauvaises herbes. Détruisez donc vers la fin
de l'été, lorsque le papillon déploie de l'activité, toutes les mauvaises herbes
dans les jardins et alentour.
LE PERCE-TIGE DE LA POMME DE TERRE,
Papaiperna nebris nitela Gn.
(The Stalk Borer)
LE PERCE-TIGE,
Dans le sud-ouest de l'Ontario, où cet insecte attaque fréquemment le mais
et les autres plantes potagères, il pénètre également dans les tiges des plantes
à fleurs et cause des dégâts importants. Ce perce-tige entièrement développé
mesure environ un pouce et demi (le longueur. Il est en général très semblable
au perce-tige de la bardane,
Destruction. -Mêmes moyens que pour le perce-tige de la bardane.
Papaipema purpurifascia G. & R.
(The Columbine Borer)
Ce perce-tige cause parfois de grands dégâts parmi les colombines. La
chenille se creuse des galeries dans les tiges des plantes et descend généralement
LE PERCE-TIGE DE LA COLOMBINE,
jusqu'aux racines qui sont grosses et tubéreuses.
Elle dévore l'intérieur de
ces racines et y reste jusqu'à maturité. Le perce-tige complètement développé
mesure environ un pouce et demi de longueur, le dos est saumon, certains
spécimens sont plus brillamment colorés que d'autres. Il y a une raie pâle
le long du milieu du dos.
Fig. 75-Jeunes plants de maïs détruits par le perce-tige de la pomme de terre
(illustration de l'auteur).
Destruction.-Enlever toutes les parties infestées des plantes aussitôt que
possible après la première attaque. Des essais récents ont fait voir que des
injections de bisulfure de carbone dans le sol près des racines à raison d'une
once par plante détruisent les chenilles.
LE PERCE-TIGE DE L'IRIS, Macronoctuaonusta Grt.
Une autre pyrale qui cause en certaines années des pertes importantes dans
les jardins est celle que l'on appelle la pyrale (ou perce-tige) de l'iris. Ce
perce-tige, de même que les autres espèces, est de forme lisse et cylindrique et
mesure, une fois complètement développé, environ un pouce et demi de longueur.
C'est une chenille semblable au ver gris par l'apparence générale, avec une teinte
rosâtre plus prononcée sur le dos. De même que la pyrale de la colombine,
elle caime ses premiers dégâts sur les tiges de la plante, après quoi elle émigre
vers la partie inférieure de la plante.
Destruction.-Mêmef-moyens que pour la pyrale de la colombine.
LA PYRtALE EUROPÉENNE DU MAïs, Pyrausta nubilalis Hbn.
Cet insecte qui s'est établi dans les provinces de l'Ontario et de Québec
et, à un moindre degré dans les provinces maritimes, est un fléau sérieux du
maïs sucré et du maïs de grande culture. Il attaque également le céleri, le
haricot, la betterave, l'épinard, la pomme (le terre, la tomate, la rhubarbe,
etc. Les tiges des plantes à fleurs comme le glaïeul, le dahlia, etc., cultivées
I Il1
111
Fig. 76-Le perce-tige de la colombine et son oeuvre (illustration de l'auteur).
sý
Fig. 77-Le perce-tige de l'iris et son œuvre (illusfration de l'auteur).
près des plantations de maïs, peuvent aussi devenir infestées. Cette pyrale
complètement développée mesure environ un pouce de longueur. Elle a une
couleur légèrement brunâtre ou de chair. La tête est brun foncé, le cou ou le
bouclier du thorax brun plus pâle, de même que les tubercules sur le corps.
La chenille hiverne dans la plante.
Destruction.- De même que pour la pyrale de la bardane, toutes les tiges
endommagées devraient être enlevées des plantes dès qu'on s'aperçoit de leur
présence et détruites par le feu.
P>odosesiasyringae Harr.
(The Lilac Borer)
Les chenilles blanchâtres ou jaunâtre pâle de ce papillon à ailes claires
abîment assez souvent les lilas, en causant de vilaines cicatrices percées de
trous de sortie et lorsque plusieurs larves travaillent ensemble, elles encerclent
les tiges qui meurent.
Destruction.-On devrait examiner les lilas au commencement de l'été et
enlever avec un couteau bien aiguisé toutes les pyrales qui se trouvent dans
LA
PYRALE OUT PERCE-TIGE DU LILAS,
wob
Fig. 78-La pyrale européenne du maïs, grossie deux fois (original).
les tiges ou les faire périr en injectant (lu bisulfure de carbone dans leurs galeries,
et en mettant un bouchon de mastic ou d'argile pour retenir les vapeurs pendant
quelques heures. On recouvre plus tard les trous avec du goudron ou de la
créosote et on les remplit de mastic. Il faut couper les tiges malades ou mortes
et les brûler dès qu'on les découvre*.
Un nouveau mélange pour détruire les saperdes dans les pommiers a été
découvert dernièrement par M. C. E. Petch, préposé au laboratoire fédéral
d'entomologie à Hemmingford, P. Q. Il a été employé également pour détruire
les saperdes sur les saules, les érables et les peupliers, et a donné de bons
résultats sous ce rapport. On prépare ce mélange en combinant du cyanure
de calcium en poudre avec de l'huile de lin brute jusqu'à ce qu'on obtienne
une pâte épaisse. On enduit la plaie d'une couche épaisse de ce mélange
au moyen d'un petit pinceau. Nous n'avons pas eu l'occasion d'essayer
ce mélange sur le perceur, du lilas, mais puisqu'il détruit les autres pyrales,
il mérite certainement d'être essayé. Lorsqu'on emploie ce mélange, on fera
bien de ne pas enlever la vieille écorce qui est autour des plaies.
* Bulletin n° 28 de la division de l'entomologie.
58
LE
PERCE-TIGE DU FRAMBOISIER,
Oberea bimaculata Oliv.
0
(The Raspberry Cane Borer)
Ce fléau bien connu du framboisier a
porté son attention en ces dernières années
sur les tiges des rosiers, spécialement ceux
qui sont cultivés près des plantations de
framboisiers. Le coléoptère femelle, de
forme grêle, à élytres noirs, à thorax jaune,
se porte sur une jeune tige où il coupe avec
ses mandibules deux cercles de trous.
Entre ces anneaux ou cercles qui sont
distancés d'un pouce ou moins l'un de
l'autre, elle pond un œuf et il sort de cet
oeuf une larve
blan châtre
qui commence immuédiatement à dé-
vorer la moelle. La tige
se fane et
meurt.
J)struction.
-Dès
que
l'on constate
des tiges faFig. 79- L'œuvre du perce-tige du framboisier.
nées, il faut
(illustration de l'auteur).
il au t
les couper
bien au-dessous de la plaie et les détruire en les brûlant.
LA LARVE DE L'IIÉ'IAINTIE,
Straussia Iongipennix
Weid.
(The Sunflower Maggot)
Les larves de cette mouche infestent les tiges du
soleil (hélianthe) cultivé, I/elianthus annuus L., spécialement dans l'Est du Canada. Cette larve, de
couleur crème, mesure à plein développement environ
un tiers de pouce de longueur. En certaines années
les tiges sont gravement affaiblies, à tel point que
que quelques-unes s'affaissent.
Destruction. -De même que pour les autres
insectes qui se nourrissent à l'intérieur des tiges,
il faut enlever et brûler toutos les tiges qui paraissent être infestées. La mouche adulte, que l'on
appelle la mouche paon, est jaunâtre avec des marques sur les ailes, qui lui ont valu son nom populaire.
On prétend que la pulvérisation avec (le l'arséniate le
plomb (voir p. 6) pourrait détruire cette mouche,
car elle e les mêmes habitudes que les mouches de la
cerise,
Fig. 80-Partie d'une tige de soelil
coupée en deux pour montrer l'ceuvre de la larve du soleil (illustration de l'auteur).
L'AGRILE DU ROSIER OU «BUPRESTE VERT», Agrilus viridis fagi Ratz.
(The Rose Stem-Girdler)
(det insecte européen qui s'est établi dans plusieurs des états de l'Est
des Etats-Unis a été découvert
dans un jardin du sud-ouest (le
l'Ont ario en 1931; on suppose qu'il
a été apporté sur des rosiers venus
d'Europe quelques années auparavant. ip nouveaux endroits infestés ont été séouverts depuis 1931
dans l'Ontario. L'insecte est petit,
mesurant environ un cinquième (le
pouce (le longueur, et il est vert
bronzé. Il pond ses tufs sur l'écorce, les jeunes larves (ui sortent de
ces ueufs pénètrent dans le bois et
forment en se nourrissant des ga-
leries spirales ou longitudinales sur
lesquelles un gonflement se produit.
Destruction.LOn recommane (e
couper etp e brûler les pousses de
rosiers infestées (les qu'on s'en
aperçoit.
LA LAliE MINEpaE DU ROSIER,
I)asyneuro rhodophagu C'oq.
(The Rose Mibdge)
Cette larve du rosier, qui a causé
de graves dégâts dans les serres, a
taqué également dans l'Ontario
Fig. 81
L'agrile du rosier et ses
(photo de F. J. Hudson).
est rare cepenqant qu'elle se
lesnvariétés thé hybrides et hybrides
ta
t
ulivées en plein air.
aprd'
contre dans les jardins. Les tiges
attaquées se déforment et en général se fanpunt et meurent. La fig. 82
représente les dégâts causés aux
premisrosiers. La larve
res phases a une couleuir blanchâtre
prend une teinte
la nnaturité.
rose vers
sœans
œes
clui
ae
Une fois entièrement
elle mesure environt un
réveloppée,
douzième (le pouce (le longueur.
Destructilon.euNouns n'avons
eu l'occasion de conduire <les essais
(le lutte dans les conditions de plecr
air. Les tiges ou boutorfs attaques
par la larve
être enlevés
pro
lrevraient
à la main et brûlés.
L'application (l'un paillis (le
poussière ou le déchets (le tabac
au printemps devrait être utile.
r
Cultivez la planche, aplanissez lr
surface aussi bien que possible avec
un râteau puis appliquez une cou-
Fig. 82-Tiges de rosier détruites par la larve uineuse
du rosier (illustration de l'auteur).
'che de poussière ou d'autres déchets de tabac. Laissez ce paillis sans y toucher
pendant deux semaines puis cultivez ensuite de la façon habituelle.
LA
LARVE
DU
CHRYSANTHÈME,
Diarthronomyiahypogaea H. Lw.
(The Chrysanthemum Midge)
Ce fléau bien connu des serres a
été trouvé pour la première fois au
Canada en 1915. Cette année-là,
en Colombie-Britannique les chrysanthèmes qui poussaient dehors
ont été attaqués, tout comme ceux
qui poussaient en serre. Il est rare
que cet insecte se rencontre dans les
jardins en plein air au Canada. La
figure ci-contre montre les galles
résultant des attaques de cette petite larve jaunâtre qui mesure environ 1 mm. à complet développement.
L'insecte parfait est une petite
mouche à deux ailes, à corps orange
et à pattes jaunâtres.
Destruction.-Enlever les parties
infestées des plantes et les détruire
par le feu.
GALLES DU ROSIER
Fig. 83-Galles sur les feuilles de chrysanthèmes résultant
de l'attaque de la larve du chrysanthème (illustration
de l'auteur).
Les galles ou tumeurs, qui résultent <le l'euvre de certaines petites
espèces d'insectes, se voient parfois
sur les rosiers. Les formes les plus
communes sont la galle mousseuse
du rosier, Rhodites rosae L., et la
galle de la racine du rosier, Rhodites
radicum O.S. La première consiste
O..Lprmèecnst
aiu
en une masse globuleuse visible de
filaments verdâtres et rougeâtres, ou fibres, groupés autour d'un centre ligneux
formé par plusieurs cellules dures autour de la tige infestée. La galle de la
4
Fig. 8 -Galles du rosier:
J,
galle de la racine du rosier; 2, galle mousseuse du rosier (croquis
d'après Beutenmuller).
racine, qui se rencontre parfois sur les racines des rosiers cultivés, est grosse
et très visible également et mesure environ un pouce et demi à deux pouces de
diamètre.
Destruction.-Couper toutes les galles ou gonflements infestés et les brûler.
On détruit ainsi tous les insectes présents.
VERS BLANCS OU TURCS, Esp. Phyllophaga
Les racines de beaucoup d'espèces de plantes
florifères-aster, glaïeul, rose, géranium, etc.,
sont souvent dévorées par les larves du hanneton. Ces larves que l'on appelle «vers blancs »
ou «turcs » se rencontrent généralement sur un
champ qui a été en gazon pendant plusieurs
années, elles se nourrissent habituellement des
racines de l'herbe. Lorsque ces champs sont
mis en jardins, les larves, dépourvues de leur
nourriture habituelle, attaquent les plantes que
nous venons de mentionner et qui peuvent y
être cultivées. Les principales espèces destructives exigent trois ans pour compléter leur cycle
évolutif.
Destruction.-Lorsqu'on prépare la terre, il
ban
8-Vrd voan ls rciesdefaut
Fig
enlever tous les vers blancs à la main et les
détruire. De même les façons culturales d'automne ramènent à la surface beaucoup des
insectes et les exposent aux intempéries.
Pendant que l'on prépare la terre, on
fera bien de laisser les volailles courir
dans le jardin car elles sont très friandes
des vers blancs.
l'herbe (illustration de l'auteur).
VERS FIL DE FER (Elatéridés)
Les larves grêles, raides, jaunâtres ou
brun-rougeâtre, mesurant environ un
pouce de longueur, (lue l'on appelle ordinairement «vers fil de fer », détruisent
également très souvent les racines (le
beaucoup (le plantes. Le cycle évolutif
de ces insectes s'étend sur une période
de plusieurs années, (le même que celui
des vers blancs et ils se nourrissent des
mêmes plantes-hôtes que ces derniers
insectes.
Destiuction. -On recomnnande d'enlever les vers fil de fer que l'on rencontre en béchant ou cultivant le jardin,
(le même que pour les vers blancs.
Dans les petits jardins on prétend qu'on
peut les attirer au moyen d'appât en
mettant sous des planches (les touffes (le
trèfle empoisonnées au vert (le Paris.
MOUCHES
DU NAR(CISsE
Fig. 86--Le ver fil de fer du blé et l'insecte parfait
(d'après Hudson).
Il y a trois espèces de mouches des
bulbes au ('anada, dont les larves attaquent les narcisses, les jacinthes et autres bulbes cultivés en plein air. On
les appelle la mouche du narcisse, Merodon equestrîs Fab., et petites mouches
des bulbes, Eumerus tuberculatus Rond. et E. strigatus Fln. Dans les conditions
de grande culture en Colombie-Britannique, un fleuriste a perdu 50,000 bulbes
de narcisses et faux-narcisses en une année à la suite des attaques (le la première
de ces espèces. L'espèce Eumerus a été trouvée dans les bulbes poussant
dehors dans les provinces de l'Ontario, du Manitoba et de la Colombie-Britannique. La larve du Merodon est blanchâtre ou jaunâtre et mesure à complet
développement un demi à trois quarts de pouce de longueur. Celle de l'Euimerus
est généralement grisâtre, distinctement ridée, et mesure environ un demi-pouce
de longueur à complet développement.
Fig. 87-Bulbes de narcisses infestés de larves de la mouche du narcisse.
Le bulbe à gauche est ouvert pour montrer la larve et son œuvre
(d'après Gibson et Ross).
.el r'à à
1'
Fig. 88-1, Larve de l'Eumerue; 2, larve du Merodon
(illustration de l'auteur).
Destruction.-On peut détruire les larves en fumigeant les bulbes avec le paradichlorobenzine, recommandé pour la mite du bulbe (voir p. 66). On ne
devrait jamais planter que des bulbes qui sont absolument sains.
GUPEs ET ABEILLES QUI FONT LEURS NIDS DANS
LES TIGES
(Stem-nesting wasps and bees)
Il y a plusieurs espèces de petites guêpes ou abeilles
qui font leurs nids dans les tiges endommagées ou les
vieilles tiges de rosiers et d'autres plantes. La figure
ci-contre représente le travail d'une de ces guêpes
solitaires. La femelle, après avoir choisi un bon
endroit, se creuse une galerie dans la moelle et pond
un oeuf au fond de l'excavation. Elle dépose près de
cet oeuf quelques insectes à corps mou qu'elle a
piqués et qui restent dans la galerie pour servir de
nourriture à la jeune larve lorsque celle-ci éclôt. Plus
tard, elle complète une série de compartiments que
l'on voit dans la figure.
Les œufs éclosent au
bout d'une certaine période et les insectes adultes
sortent plus tard.
Destruction.-Nous n'avons reçu que peu de plaintes
au sujet des dégâts causés par ces insectes. Il faut
enlever et brûler les parties infestées des plantes
Fig. 89-Tige de rosier infestée
par une guêpe solitaire (illustration de l'auteur).
ANIMAUX NUISIBLES AUTRES QUE LES INSECTES
CLOPORTES
(Sow Bugs)
Les cloportes ne sont pas des insectes mais des crustacés. On les trouve
généralement dans l's jardins. Les cloportes entièrement développés mesurent
environ un demi-pouce de longueur; ils ont une couleur gris
foncé, une forme ovale, aplatie. Ils
attaquent les racines et les jeunes
pousses des oeillets, des pois (le snteur et d'autres plantes à fleurs.
En général ils préfèrent les endroits
sombres, où se trouvent des matières en décomposition.
Destruction. -Un
appât empoisonné composé de 2 part ies de farine
blanche, 2 parties de sucre, I partie
de vert le Paris (par poids) attire
les cloportes et les tue. Le piégeage
systématique au moyen de pots à
fleurs renversés contenant du foin
humide réduit beaucoup le fléau.
Il faut examiner les pièges le matin
et détruire les cloportes.
Fig. 90-Cloportes se nourrissant sur du fumier
(d'après Gibson et Ross).
MILLEPIEDS OU MILLE-PATTES
Plusieurs espèces le millepieds apparentées aux insectes se rencontrent
dans les jardins à fleurs. En général ce sont des créatures brunes, assez minces,
en forme de ver, cylindriques, à surface dure.
Les millepieds attaquent les plantes de semis
et les racines des plantes, mais leur nourriture
préférée est la matière végétale en décomposit ion.
Destruction.-On recommande de placer près
des endroits envahis des pièges, comme des
tranches de pommes de terre, qui ont été tremFig. 91
lées dans une solution
t'n niilpepieds ordinaire
de vert de Paris ou sau-
poudrées avec du vert de Paris sec. On peut
aussi se servir de morceaux de pâte sucrée avee
de la mélasse, que l'on ramasse à fréquents intervalles et on détruit les millepieds
qui y adhèrent.
Fiapr
s
ibson
. et Ross).
EsCARGOTS
ET LIMACES
(Snails and Slugs)
Très souvent c-es mollusques à corps mou causent de grands dégâts dans
les jardins de fleurs, où ils attaquent beaucoup ('espèces de plantes. Ils ont
des habitudes nocturnes et se
cachent le jour dessous les roches, les mottes de terre, et c.
Det~ruction. Lorsqu 'ils sortent pour se nourrir le soir, un
excellent moyen de les détruire
est d'épandre à la volée sur la
terre, avant la tombée de la
nuit, dela chaux éteinte à l'air
ou de la chaux déshvdratée.
Fig.
92-Limace grossie (d apri
Gibson et RIoss).
Fig. 93-Dégâts causés sur une feuille de rose trémiere par des limaces (illustration de l'auteur).
Cette chaux adhère à leur corps et les tue. Il est bon de faire trois applications
trois soirs de suite. Des bardeaux placés ça et là dans un jardin infesté et sous
des plantes à basse végétation auront pour effet d'attirer beaucoup de limaces,
en formant un bon abri pour ces créatures. Si on retourne ces bardeaux le matin
on peut facilement détruire les limaces qui s'y cachent en les écrasant avec le pied.
Rhizoglyphus echinopus Fum. et Robin
(The Bulb Mite)
Il arrive souvent que les expéditions (le bulbes européens que l'on reçoit
au Canada sont infestées de la mite (les bulbes. C"est une mite extrêmement
petite (lue l'on ne peut guère apercevoir sans l'aide d'une bonne loupe. Sa
couleur est blanchâtre, souvent nuancée de rose. Elle peut être présente sur
le bulbe dans toutes ses phases-œuf, larve, nymphe, etc. Des symptômes
importants die sa présence sont les suivants: la végétation des plantes languit,
les feuilles deviennent jaunâtres, la plante ne fleurit pas, et la présence de
taches brun rougeâtre sur les écailles du bulbe, indiquant où la mite se nourrit.
Il y a eu beaucoup de discussion sur la question de savoir si cette mite endommage
les bulbes en premier lieu.
Hodson* a déclaré dernièrement que «la miten'est pas un parasite primaire
du narcisse, mais qu'on ne peut nier qu'elle soit un ennemi important de cette
plante, car elle détruit souvent beaucoup de bulbes. Par exemple, les bulbes
LA
MITE DES BULBEs,
* Bull. No. 51, Narcissus Pests, Ministry of Agriculture and Fisheries, London, 1932.
qui sont légèrement coupés ou meurtris au cours des manutentions se remettent
souvent si on empêche les mites d'y avoir accès, mais si les parties meurtries
de ces bulbes sont envahies par les mites, celles-ci s'y établissent bientôt, les
régions malades paraissent s'étendre plutôt que diminuer et les bulbes finissent
par succomber."
Destruction.-Ne plantez que des bulbes sains. Il faut détruire tous ceux
qui sont mous ou qui portent des parties pourries. S'il y a lieu de croire que
les bulbes sont infestés de mites, on recommande de les fumiger avec du paradichlorobenzine. Hudson' et Stenton 2 recommandent de fumiger les bulbes dans
une boîte ou un contenant étanche et d'employer 4 onces de fumigation pour
chaque pied d'espace du contenant. On met au fond de la boite une couche
de paradichlorobenzine (lue l'on recouvre d'une toile à sac assez grossière;
on met sur cette toile une seule couche de bulbes que l'on recouvre d'un autre
morceau de toile. De nouveaux lots de bulbes peuvent être mis par couches
successives, arrangées de façon à ce qu'il y ait une couche de fumigation et une
couche (le bulbes alternativement.
LE
TÉTRANIQUE TISSERAND COMMUN,
Tetranychus telarius Linn.
(The Common Spider Mite)
Cette petite créature, communément appelée «araignée rouge», se rencontre
en abondance sur une grande variété de plantes, se développant particulière-
Fig. 94--Feuillage de pois de senteur attaqué par le tétranique
tisserand. Adulte du tétranique fortement grossi
(d'après Gibson et Ross).
ment dans des conditions de sécheresse et de chaleur. Lorsque la mite est jeune
elle a une couleur rose pâle et a six pattes. Bientôt après cependant elle développe le nombre normal de pattes qui est de huit. La mite adulte est de
1Bull.
No. 51-Ministry of Agiculture and Fisheries, England, 1932.
2 Jour. Min. Agrie. XXXII, No. 2, Février 1926.
plusieurs couleurs-vert, jaune, orange, carmin, noir ou brun. Les mites se
nourrissent sur le dessous des feuilles, qui prennent un aspect blanchâtre après
une attaque.
Destruction.-Pulvériserle dessous des feuilles avec du sulfate de nicotine
(voir p. 7) ou avec un mélange de savon et de soufre fait de la façon suivante:
Faire dissoudre 10 onces de savon à linge dans 5 gallons d'eau, et ajouter
5 onces de fleurs de soufre. Un bec à angle court est utile pour forcer la pulvérisation en remontant parmi les feuilles. Il peut être nécessaire d'appliquer
plusieurs pulvérisations à intervalles d'une semaine. Des pulvérisations vigoureuses et fréquentes avec de l'eau seule aideront beaucoup également à maîtriser
ce fléau. Dans le district de Niagara, M. W. A. Ross, du laboratoire fédéral
d'entomologie de Vineland Station, Ont., recommande une pulvérisation d'été
de 1 pour cent d'huile, plus 1 once de savon ordinaire à lessive pour chaque
gallon du mélange.
NÉMATODES
Ces créatures, qui ne sont pas des insectes, appartiennent à un groupe
d'animaux généralement appelés anguillules. Ce sont des vers en forme de
Fig. 95-Racines portant des galles montrant la présence de nématodes
(d'après Gibson et Ross).
fils, sans couleur, qui pullulent dans le sol. Il y a certaines espèces qui pénètrent dans les racines (les plantes et y causent des dégâts importants. Les,
pivoines, phlox, etc., ont été attaqués (lans l'Est du Canada.
Destruction.-On est malheureusement mal renseigné sur la façon le combattre les anguillules dans les jardins. On devrait enlever pour les détruire
toutes les plantes qui ont des racines noueuses, malsaines.
Traitement des bulbes de narcisses avec de l'eau chaude.-Dans «The
G3ardeners' Chronicle» du 31 octobre 1933, M. R. J. Hastings, du laboratoire
fédéral de pathologie végétale, Saanichton, C.-B., a publié un article décrivant
certaines expériences qu'il a conduites sur la destruction des nématodes. Il
a employé un grand nombre de nématodes dans ces essais; ces nématodes
avaient été recueillis sur les plaques de base de bulbes malades, sous forme de
grosses grappes de nématodes enroulés sur eux-mêmes et dormants. A en
juger par les résultats des traitements à l'eau chaude essayés par M. Hastings,
il semble qu'il faille au minimum trois heures d'immersion à 110-112 degrés
Fahrenheit.
VERS
DE TERRE
Les vers de terre se nourrissent de la matière organique qu'ils tirent de la
terre <lui a passé par leur corps. En général ils sont très utiles. Par les galeries
qu'ils creusent, ils ouvrent et mélangent le sol, et le rendent plus accessible aux
conditions qui favorisent la végétation des plantes. Ce'pendant ils deviennent
parfois si nombreux dans les plates-bandes de fleurs qu'ils affectent les systèmes
délicats des racines des plantes, et obligent à prendre des moyens de destruction.
Ils constituent souvent un grand fléau dans les pelouses.
Destruction.-Les essais ont fait voir que <le légères applications <le chaux
hydratée, suivies par un lavage, sont utiles. Weigel et Middleton du bureau
d'entomologie des Etats-Unis recommandent d'arroser les lieux infestés avec de
l'eau chaulée faîte de 2 tasses de chaux non éteinte mises dans 2 gallons d'eau.
On agite parfaitement le mélange et on le laisse reposer, après quoi on se sert
du liquide clair.
Pour les pelouses, nous recommandons de les arroser avec une solution
de sublimé corrosif, 1 once dans 10 gallons d'eau, puis de bien les laver. On
fait dissoudre le sublimé dans une petite quantité d'eau, puis on le dilue à la
quantité requise. Comme cet ingrédient chimique est un poison violent, il faut
avoir bien soin <le ne jamais le laisser à la portée des enfants et des animaux
domestiques. Il ne faut pas non plus le préparer dans des récipients de métal,
car il corrode le métal; on se servira de récipients de bois, de verre ou de terre
que l'on aura soin <le nettoyer parfaitement après l'opération.
69
TABLE ALPHABÉTIQUE
..
Abeilles coupe-feuilles
Abia inflata Nort ........
Adalia bipunctaa.. . ... .3
Adelges abietis Kalt .... .
Agrile du rosier... . ......
Agrilus viridisJfagiRatz.
.
..
Agrotis c-nigrum L ...
...
Agrotis ypsilon, Rott
Allantus cinctipes Nort.
A llantus cinctus Linn....
..........
.
Alpyia octomaculata Fab ...
. . ý.
A ltises. . .. ... -. . .. .
Altise à tête rougeAltise de la pomme de terre ................
...............
Atise de la vigne.
Altise du chou....
...........
Altise du jardin........
Altise du navet..
Altise du rosier............
Altise rayée......
Alypia octomaculata Fab
A mpeloeca myron Cram .............
.
.Amnphion nessus ('ram
Animaux nuisibles autres que les insectes
Argyresthia thuiella Pack.. ......
.
Argyroplocc aibicilianaFern ...
Argyroplocc hebesana Wlk.....
Argyrotoxa albicomana (Cem....
Argyroto.ra semipurpuranaKearf ......
Arpenteuse de la luzerne. ....
Arpenteuse du chou .......
......
Arséniate de plomb.
I ulacaspisrosae Bouché..
.
Autographa brassicae Riley
Autographacalifornica Speyer
Autres cigareuses ou tordeuses des feuilles
Autres insecticides...... ...
PAGE
41
30
43
59
59
9
9
30
30
17
31
31
32
32
32
49
35
32
31
17
17
17
64
25
24
24
24
24
1
6
44
il
il
24
8
9
Barathracofigurata WIk
Barathra curialis Sm
Bedellia somnulenta Zell
Bête à patates. . ...
...
Bête du Colorado
Bte du tournesol...
Bête de l'iris. ....... .
Bouillie bordelaise.
..
.32
Bourdon des fleurs..
Fab.
........
sulcatus
Brachyrrhinus
Bucculatrix canadensisella Chamb
Bupreste vert.. .. . . .....
9
28
Cacocciafractirittana Clem
24
24
21
22
30
39
( acoccia parpuranaClen
Cacoeci rosaceanaHarr
Cacoecia rosana L. ...
Caliroaaethiops Fab)
..
'alligra pha elegans Oliv
.
30
39
38
36
36
34
18
59
.
....
39
Calligraphe élégant. . .
Calosoma calicum Fab
Calosome..
Ca
.
4
4
40
.
amna pellucida Seudd
Cintharides.
..
34
.....
Cantharide du caragan
Cantharide gris-cendré .
Cantharide grise.
Cantharide noire.....
Cassides.
C asside de l'asclépiade
Casside tachetée
Casside dorée
35
35
35
35
40
40
40
........
Ceramica picta Harr. ........
Ceratomia undulosa Wlk
Charançon à bec noir du rosier.
Charançon de la godétie
Charançon du rosier.. ...
Charançon noir de la vigne.
.....
40
...
1.......
13
17
37
38
33
34
PAGE
Chaux soufrée ........
.
....
8
........ . .40
('ily morpha cassidea Fa) . ....
13
Chenille à toile d'automne ...
Chenille à toile de la betterav e..
.
20
19
Chenille de l'épi du maïs..........
Chenille les marais salins........
....
12
17
Chenille du sphinx ondulé.
Chenille enroulée du rosier
.......
30
(lienille importée du chou
.
10
4
..........
C'hrysopa, espece....
40
Chirida gutatai Oliv. .............
Cicadelle de la vigne .......
46
Cicadelle du pommier
.
47
Cicadelle du rosier.
.......
47
.
5
Cigales sauteuses ou cracheuses.,
Cigareuse à bandes obliques..
..........
21
Cigareuse à bandes rouges
..
21
('igareuse de Pettit ..
22
Cigareuse ou tordeuse européenne des feuilles
22
Cladius isomerus Nort
30
loportes .
64
Coccinelle à deux points
3
Coccinelle adulte...
3
40
Coléoptères tortues
Cosmîop pla bimaculata Thoi
.
51
Crambus dorsipuncte lis K t
20
Cramnbs
iachelius Zinc. .
20
Crambus e rreius Zine
.
201
C'ramibas tuisectuis WlIk .20
40
.
C'riquet (sauterelle) à ailes elaires
Criquet à deux raies.
...
40
Criquet à pattes roniges..
40
Criquet de la ('aroline
.
4(0
Cucuia con'-eprnis
.Get Il.
19
Cucullie de l'aster ....
19
Dasyncura rhodophaga Coq
DiacrisiarirginicaFab .
.
Diarthronomyia hypogaea 11,LwL.
Dichelonyx backi Kirby ...is
Dssostera carolina L..
59............
12
61
6.....
Elaîtéridés.
Emaphylus caadensis
b
Empioascafabac Harr.
Entomos~celis adonaidis Paîl
Epicaut cinr.a Forst.
Epicanta pennsuylaica DeG
E pitrixr cucimeris Harr.
Erythroneura comes ziczac Walsh
Escargots.................
. . .rury...x
Estigmni ac'ae'a
Eul enium c orn i Bouché
. .
Enliia reu inana WaI k
lIn....
Eumetrus strias
Emareras tubercuilau R<ondani
Euphoria indu L.
Et ptoitla clauia (Cmn
Euoa msso)ria Harris
61
30
47
35s
35
35
32
46
6
12
45
Et.oi ochroast r ( n.
Euxoa scandens Riley .
Erora hemidesa <iZell
Forestier à huit points
Forficula auriculariaLinn
Foîurmis...42
Fritillaire panachée
40
21
62
62
36
17
9
9
9
23
17
41
.
Galcroca externa Say...
Galéruque lu passerage
.......
Galles du rosier
Galle de la racine <lu rosier .
Galle mousseuse du rosier...
Gortyna micacea Esp.........
Graciliacuculipenellum Fabr.....
17
35
35
60
60
60
53
25
70
TABLE ALPHABÉTIQUE--Suite
Gracilariasyringella Fabr..... . .... ....
Grand harpalus..............
Guêpes et abeilles qui font leurs nids dans les
tiges.......,......
.
HIaimorrhagiadiflins Biv
..
Haenorrhagia thysbe Fab.
H altica canadensisGent.
Haltica chalyb e Ili...
Halticus braclatus Say.
Harpalus caligînosus Fa.
.
HedIa cyanana Murt.
ldia ochroleucana Hbn. (nimbatanae
Hedia sieratanaKearf..........
Heliothis obsoleta Fab..
H lciothrips haenorrhoida lis Bouché.
Hémérobes.
Hemerocampa/,eucostigma S. et A..
Hémérocampe à marques blanches.
Homohadena badistriga Grt .
Hyphantria cunea Drury........
PAGF
25
4
63
17
17
2
m
32
49
4
24
24
24
19
51
4
15
15
11
13
Insectes perceurs ou qui infestent les racines.
Insectes qui rongent les feuilles,
Insectes suceurs ...
Insectes utiles ....
Insecticides de contact..
...
Insecticides et leur application
52
Kermès coquille d'huître
Kermès du rosier. .
45
44
Labioderîma clieicollis K irb
Labioderie de l'asclépiade ... _
Larve de l'hélianthe...
Larve du chrysanthème
Larve mineuse (lu rosier
...
Lecanie européenne des fruits.
Lema à trois raies.,
Lema iineata Oliv.,
Lepiosaoephes ulmi L.
Leptinoularsa d cimine(it Say
Leptobyrsa rbhoddendrî Horv.
Lieuse (le la spirée...
Lieuse (les feuilles de plantes de serre
Limaces..
Limace du rosier.
Limace européenne du rosier.
Limace velue (lu rosier
39
39
58
60
59
45
38
38
45
39
51
23
13
64
30
30
30
4
28
16
16
16
49
20
9
48
35
35
Lion du ver gris
Lithocollelis fragilella F. et B.
Livrées
...
Livrée d'A iérique..
Livrée des forêts.
Lopidea dakota Knîight
Lo:rostege sticticallis L
Lyophotiaimarariloma H aw
Lygus pratens-ni L.
Lytta nuttaili
_a..
Liyta .sphiar
Bay.
_icollis
lacrobîasis suibglabra FaIl'ab
Mancrobasis un icolor Kirby
Maicrodacty/us .subspinosus Fab
f acronoctua onuIa Grt ...
.alacosoma americaia Fab..
Malacosoma disstria Hbn.,
Mamestre du chou.
Meg
qachile (abeilles)
Mélanges de poussières..
lfanopîlus bicillalus Say.
Mfalanop/us femuar-rubru'n DeG.
Melanoplus mexicanus (Saussure)
Merod<m equestris Fab.
fetriona bicolor Fab.
Millepieds..........
9
4"
3
7
6
35
35
33
54
16
16
13
41
40
40
40
61
40
64
Mineuse de la feuille du bouleau
Mineuse de la feuille du pied d'a louette.
Mite des bulbes..a......
M1ononychus vulpeculus Fab...
Mouche à seie de la violette....
Mouche à scie du chèvrefeuille..
Mouche à scie européenne du ros ier
Mouche blanche des serres
Mouches du narcisse.
.... 18
25
65
36
30
30
30
. 43
61
Némnatodes...
Nololophus antiqua L..
67
15
Obereat bimaculata Oliv. ...
Oidoematophorusnonodactyl/s L,
Ours jaune laineux....
58
25
12
Pandemis /im(itata Rob
Pantomorusfulleri Horn.
Paonias excaecata A. et S
Papaipcma cala phracla Grt.
Papaipema nebris nilela Gn
Papaea
purpurifascia G. et R
Pantatomiides. . . .
..
Perce-oreille européen
Perce-tige... ....
Peree-tige de la bardane
Perce-tige de la coloi bine.
Perce-tige de la pomme le terre.
Perce-tige de l'iris......
Peree-tige (lu fraiboisier
Petit eriquet voyageur. .....
Petites moucles (les bulbes.
Pétrole, émulsion de ..
'hlycaenia rubigalin Gn
Phol/s achemOn Dru
Pholan satel,itia pIandiius Ibn
Phyl/ophagja (espèce)
Phyll~otretla ailbionlica L.eo
Phyl/lteta iitata Fab
P'hylomyza aquilegjie HIard y
Phytomyza deltphini Frost
Phytomyza ilicis C.urtis
c rapae L .b..-.
24
33
17
52
53
53
51
41
53
P1tla
..
52
53
53
54
58
40
62
7
13
17
17
61
32
31
28
...25
27
10
19
57
48
6
5
maculipennis Curt
Podosesianttringaec Harr
'ocCilocaiqîSi lincatius Fab .
>oisons de l'estomac .a.
Pompe-pulvérisateur........
Poux des plantes.
....
Pratiques de culture pour dét ruire le. ins ectes
Puce du jardin...
.......
Pucerons.........
Puceron à galles de l'épinette
'u lvérisateur-baril.
Punaise à quatre raies.
Punaise île la feuille du caragan
Punaise îles bois.
Punaise (li rhododendron. .
Punaise terne. ...
. .
.
Pyrale de la bardane....
Pyrale ou perce-tige du lilas
Pyrale européenne du mais
Pyrausla nubila/is bn
Pirrhiaumbra Hbn .
Rhizoglyphusi echinops V. et R.
Rhodiles radicum C.S ........
R/hodites resae L...
Rhopobota niae(nai iicifoian Hbn.
Rhyilacionîiaî boiina Scliiff,
Rhynchites bicolor Fb........ «
Sauterelles (voir criquets)........
Savons...
Scarabée du rosier.......
Scarabée vert du rosier....
42
5
49
42
42
5
48
49
51
51
48
52
57
55
55
65
60
60
.
24
23
37
40
8
33
38
TABLE ALPHABÉTIQUE-Fin
Sméh.
....
Son empoisonné, mélange de
.
Sparganothis flavibasana Fern..
Sparganothispetfitana Rob....... ..........
Sphinx achem on... . _.. ......
.......
.
Sphinx aveugle.............
......
Sphinx chersis Hbn.........
Sphinx du laurier..........................
Sphinx eremitus Hbn.......................
Sphinx hermite.......................
Sphinx kalmiae A. et S ............
....
.
Sphinx nessus..............
. ............
17
7
24
22
17
17
17
17
17
17
17
17
Sphinx-pore...................
__.
Sphinx satellite.....................
...
Sphinx rashti Stkr.
......
...
Straussialongipennis Weil
Sulfate de nicotine................. .........
Systena frontalisFab.....
.
.......
17
17
17
58
7
31
'aeniothri ps gladioli M. et S.........
..
Teigne blanchâtre........
...........
Teigne ou mineuse de la colombine.
Teigne ou muineuse du chèvrefeuille..
Teigne du chou......................
Teigne ou mineuse du houx..... .............
Teigne ou mineuse du lilas. . ... . . ..... .....
Teigne ou maineuse du liseron..... .
Teigne ou mineuse du privet... -. .......
...
Teigne ou mineuse du thuya. . ... .....
Teignes des prairies........................
......
Tenthrède du rosier.
...
Tétraniq e tisserand commun .....
...
Tetrany us telarîus Linn....... ..........
51
25
28
28
19
27
25
28
25
25
20
30
66
66
Thrips....... ............
Thrips de l'oignon
Thrips les serres........51
51
51
Thrips du glaïeul
51
.
Thrîps tabaci Lind.....51
Tordeuse à bandes obliques.
Tordeuse de la verveine... .. .........
.....
Tordeuse dles bourgeons <duhoux. .......
.....
Tordeuse européenne des pousses du pin.
Tordeuse orange...........>«ý .
Toitrjx cil ratia Fern ...........
......
Trialeure<sru poreriornrn West w... .........
Turcs.. .....- «...................61
Tyloermiî niçjra (sy.....
.......7'yiphloci,dsi resue 1,...... ... »................47
Ver du chèvrefeuille-.................
Ver du rosier.. .... ................
Ver <lu coeur.....................13
Ver gris à côtés foncés ...............
Ver gris à (los rouge. . ...
....
Ver gris blanc.................
Ver gris graisseux ....................
Ver gris panaché. ............
.........
Ver gris rustique épineux ..................
Ver gris tacheté,......................
Vers blancs ..........
.ý,...................61
Vers de terre. . ....
...
Vers fil de fer. ...................
Vers gris..............
Vert de P~aris. ...................
Zygoüramnea exclurnatioytis Fnb............38
21
24
24
23
23
23
43
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9
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9
6
61
8
6
CAUBCA OTTAWA K1A OCS
LISTE DES PUBLICATIONS
Onpu e procurer les publiatins suivant u
Dieceu d a Publicité, Ministère fédéral de
"NOUVELLE
La cenile tie
i tziteint des iseeaen n 'adressan au
àAinaa
OtØtawa.-
sÊtE
de la betterave.................................,............c.W
Cr
*1
Cir.W
N
Moyes d déruire la chenil à tente des forêts dans leisProvinces des Prairie@. . .....
O1
much dela pomnme et les moyens de la détruie damnle 'uébec.................Cir. No 2
La
Jechaançn
u pommnier et lks moyens de le détruie dans le Gudbe, ..............Ai, N- 3o
Comentcobattr lms moustiques u Canada.,.............................,...tir.Nu 6
Là
aprdedupoer
-et
,....cir. N- 7
le moyens de la combattre... ......... »..:..... ...
L*ouce iportéede loignon .................-............. ............ Cr.WN' 8
Umouche sce de la tige du blé de l'Ouest et le moyens dela détre.........Feas. M*
6
Guie
d
coletionneur d'inectm .......................................Feuil.1N
14
Puero
oupou des plantes ....... ,......................-................reui.g
N
3
inseces nusls
Niwiellis,
aux arbes d'ornement sr les piis
canainnes..;...........
euil. Ne 47
ouches noires, brùots ete.-Comeo s'en protérer damsla forêt.. Feuil. Ne 5
U vegri àlds rouge dans Ues Prairiwn et moyew des eéruire............ ..... ei. W
Commn cobattreles crisets au CanadaAà'et
Leshypderes et moyens de lm combattre au
Le
hrps
Inete
69
des Montaghes Rocesee.....Feil. No 14
Canada ......
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u laïeult .. ......y......... -................ ..-..... ........ -...Fi L .
uinisent.aux légumes ...............--....-..................
..
.L
151
Ne 161
upyraleeurpene du mau (blé d'Inde) ................... »............(placard en couleur)
*
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