Crabe des neiges du sud du golfe du Saint-Laurent Région du Golfe

Crabe des neiges du sud du golfe du Saint-Laurent  Région du Golfe
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du
golfe du Saint-Laurent
(zones 12, E et F)
Renseignements de base
Le crabe des neiges (Chionoecetes opilio) est un
crustacé, comme le homard et la crevette; son corps
plat, presque circulaire, est doté de cinq paires de
longues pattes. Il se défait périodiquement de sa
carapace dure. Ce processus est connu sous le nom
de mue. Après la mue, le crabe conserve une
carapace molle pendant un certain temps; un crabe à
carapace molle est ainsi désigné en fonction de la
dureté de sa carapace (< 68 unités de duromètre).
L’appellation « crabe blanc » désigne à la fois les
crabes à carapace molle qui viennent de muer et les
crabes propres à carapace dure (conditions 1 et 2,
respectivement).
Contrairement au homard, le crabe des neiges ne
continue pas à muer toute sa vie. La femelle cesse de
grandir après la mue dans laquelle elle acquiert un
large abdomen, qui lui servira à porter ses oeufs. Sa
carapace mesure alors moins de 95 mm de largeur.
Le crabe mâle cesse de grandir après sa dernière
mue, dans laquelle il acquiert des pinces relativement
grosses et qui peut survenir quand sa carapace a
une largeur se situant entre 40 et 150 mm. La
femelle produit des oeufs qu’elle porte sous son
abdomen pendant environ deux ans. Les oeufs
éclosent habituellement à la fin du printemps ou au
début de l’été et les minuscules larves peuvent
passer de douze à quinze semaines à dériver
librement dans la colonne d’eau avant de se fixer au
fond. Il faudra ensuite au moins huit à neuf ans avant
que le crabe des neiges mâle atteigne la taille
réglementaire.
Avril 2004
Rapport sur l’état du stock 2004/026
1. Baie des Chaleurs
2. Vallée de Shediac
3. Banc Orphan
4. Banc Bradelle
5. Chenal de la Madeleine
6. Corridor du Cap-Breton
Jusqu’en 1997, la pêche du crabe des neiges dans la
zone 12 a été pratiquée par 130 pêcheurs des
flottilles de pêche semi-hauturière du NouveauBrunswick, du Québec et de la Nouvelle-Écosse.
Depuis 1997, dans le but de former une seule unité
de gestion, on a intégré la zone de pêche côtière de
l’Île-du-Prince-Édouard (zone 25/26) à la zone 12. En
2002, les zones de pêches exploratoires E et F sont
devenues des zones de pêches permanentes et en
2003, la zone 18 a été intégrée à la zone 12. Dans la
présente évaluation, la zone 12 désigne la nouvelle
unité de gestion. Les zones 12, E et F ont des
régimes de gestion distincts. Il faut noter qu’elles
n’ont pas été délimitées d’après des considérations
biologiques.
La largeur minimale réglementaire de la carapace est
de 95 mm; par ailleurs, l’industrie ne garde pas les
crabes femelles. La pêche est pratiquée au moyen de
casiers appâtés, faits de treillis ou de tubes d’acier,
essentiellement sur des fonds de vase ou de sable
vaseux, à des températures qui oscillent entre -0,5 et
4,5 °C, et à des profondeurs variant entre 50 et
280 m. Elle a lieu au printemps et au début de l’été
dans les zones 12, E et F. On ne capture ni les
crabes à carapace molle, ni les crabes blancs.
La gestion des pêches considérée ici est fondée
strictement sur des quotas et sur des mesures de
limitation de l’effort (nombre de permis, nombre de
casiers et durée de la saison).
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du golfe Saint-Laurent
Sommaire
•
Les crabes des zones de gestion 12, E
et F font partie d’une population
biologique plus grande, comprenant les
crabes de la zone 19, qui est adjacente.
Tout phénomène biologique important
observé dans le sud du golfe du SaintLaurent
peut
avoir
des
effets
subséquents sur la condition de la
biomasse dans une zone quelconque.
•
Zone 12
• En 2003, les débarquements en
provenance de la zone 12 se sont
élevés à 16 898 t (quota de 17 148 t).
• Selon de nombreux indicateurs (comme
les PUE, la taille moyenne, la mortalité
par rejet des crabes à carapace molle,
la forte biomasse résiduelle), il
apparaîtrait que le niveau d’exploitation
dans la zone 12 a été très prudent en
2003.
• L’indice de la biomasse des crabes de
taille commerciale dans le relevé de
2003 était de 53 250 t (± 13 %), ce qui
représente une augmentation de 21,5 %
sur l’estimation de 2002 (43 840 t
±14 %).
• Cet indice de la biomasse d’après le
relevé de 2003 se compose à 67 % de
nouvelles recrues (35 720 t ± 13 %).
• Depuis le début du relevé au chalut, en
1988, on a noté une perte systématique
entre l’indice de la biomasse observée
pour l’année (y) et la somme de la
biomasse
restante
et
des
débarquements de l’année suivante
(y + 1). Même si on a tenté de quantifier
cette perte, on ne l’a pas intégrée aux
estimations
de
la
biomasse
commerciale.
• La forte abondance des prérecrues R-2
observée dans le relevé au chalut de
2003 pourrait augmenter le niveau de
recrutement à la pêche jusqu’en 2005.
• Le
déclin
de
l’abondance
des
prérecrues (R-4 et R-3) observé dans le
relevé au chalut de 2003 laisse peutêtre prévoir un déclin du recrutement à
la pêche à compter de 2006.
• L’abondance, la fécondité et la taille
moyenne des femelles matures sont en
•
•
•
diminution. Par conséquent, il serait
prudent
de
laisser
inexploités
suffisamment de mâles adultes de taille
commerciale pour maximiser le potentiel
reproducteur du stock.
Si on conservait l’approche très
prudente adoptée en 2003 (soit un taux
d’exploitation de 40 % de l’indice de la
biomasse commerciale observée lors du
relevé), le quota de 2004 serait de
21 300 t. L’histoire de la pêche révèle
qu’un taux d’exploitation de 60 % serait
trop élevé. Compte tenu des signes
favorables observés dans la pêche de
2003,
la
population
pourrait
vraisemblablement supporter un taux
d’exploitation de 50 % (26 600 t) en
2004.
Depuis 1999 dans la baie des Chaleurs
et depuis 2001 et 2002 dans la vallée
de Shediac (secteurs 1 et 2), la
répartition des sexes en vue de
l’accouplement avec des femelles
multipares s’est détériorée par rapport à
ce qu’on observe dans les secteurs 3
(bancs Orphan et Bradelle) et 4 (chenal
de la Madeleine et corridor du CapBreton), ce qui pourrait être un signe de
surexploitation locale.
L’effort de pêche élevé dans la vallée de
Shediac peut expliquer la baisse de la
fécondité chez les femelles multipares
en 2003.
Il est essentiel de maintenir un relevé
annuel au chalut et un protocole sur les
crabes à carapace molle pour optimiser
l’exploitation du stock de crabe du sud
du Golfe.
Zones E et F
• Dans la zone E, les débarquements ont
atteint 345 t (quota de 350 t). Les PUE
étaient de 63,1 kilogrammes par casier
levé (kg/cl), soit les plus hautes depuis
1995. L’indice de la biomasse des
crabes de taille commerciale dans le
relevé de 2003 (450 t) représente une
diminution de 38 % par rapport à
l’estimation de 2002.
• Compte tenu de la diminution de l’indice
de la biomasse commerciale et des
incertitudes au sujet du recrutement
futur à la pêche, une stratégie de forte
2
Région du Golfe
•
•
Crabe des neiges du sud du golfe Saint-Laurent
exploitation accélérerait le déclin de
l’indice de la biomasse commerciale
dans un avenir proche.
Dans la zone F, les débarquements ont
atteint 817 t (quota de 808 t). Les PUE
étaient de 78,1 kg/cl, venant au
deuxième rang des plus hautes
observées depuis le début de la pêche,
en 1995. L’indice de la biomasse des
crabes de taille commerciale dans le
relevé a été estimé à 1 970 t, ce qui
représente une diminution de 27 % par
rapport à 2002.
L’absence de prérecrues pour alimenter
le stock dans cette zone pourrait
contribuer à un déclin accéléré de
l’indice de la biomasse commerciale
dans les deux à quatre prochaines
années. Une stratégie de forte
exploitation accélérera le déclin de
l’indice de la biomasse commerciale
dans un proche avenir.
La saison de pêche dans la zone E a
commencé le 6 mai et s’est terminée
le 7 juillet, tandis que dans la zone F, elle a
commencé le 6 mai et s’est terminée
le 17 juillet.
Quota (t), débarquements (t) et rendement de
la pêche dans la zone 12
1998
1999
2000
2001
2002
2003
Quota
11 125 12 686 15 500 13 819 22 000 17 148
Débarquements
11 136 12 682 15 046 13 819 21 869 16 898
PUE
45,8
43,9
34,5
42,3
40,2
50,0
Taille moy. (mm)
114,4
112,7
109,1
112,2
109,0
110,4
2,8
4,9
12,5
6,2
4,6
3,3
Crabes à carapace
molle dans les
prises (%)
Quota (t), débarquements (t) et rendement de
la pêche dans la zone E
1998 1999 2000 2001 2002 2003
Quota
163
163
163
163
163
350
Débarquements
161
159
150
155
165
345
La pêche
PUE
28,6
29,4
22,9
23,2
56,6
63,1
Taille moy. (mm)
111,5
109,6
105,8
106,1
107,2
108,8
Dans la zone 12, les débarquements ont
atteint 16 898 t (quota de 17 148 t). La
saison de pêche a commencé le 6 mai et
pris fin le 17 juillet. Les premiers
débarquements ont été déclarés le 23 mai.
La proportion du quota débarquée dans les
cinq premières semaines de la pêche a été
de 95 %, comparativement à 59 % pour la
même période de la saison de pêche de
2002. Aussi, il a fallu en 2003 huit semaines
pour parvenir au quota, comparativement à
18 semaines en 2002.
Crabes à carapace
molle dans les
prises (%)
2,9
8,0
8,3
0,7
0,3
1,2
Quota (t), débarquements (t) et rendement de
la pêche dans la zone F
1998
30 000
25 000
20 000
15 000
10 000
5 000
0
1975
1979
1983
1987
1991
1995
1999
2001
2002
2003
378
808
288
288
288
377
Débarquements
290
290
291
378
378
817
78,1
PUE
48,1
57,2
56,7
63,0
85,2
Taille moy.(mm)
110,6
108,5
107,9
108,7
109,3
111,0
1,1
1,1
2,4
1,3
0,5
0,4
Les taux de prises (PUE), qui sont calculés
à partir des journaux de bord, doivent être
utilisés avec prudence pour les raisons
suivantes : 1) les PUE sont influencées par
des facteurs socio-économiques et 2) le
protocole sur les crabes à carapace molle
peut influer sur le rendement de la pêche.
Dans la zone 12, les PUE moyennes ont
augmenté, passant de 40,2 kg/casier levé
(cl) en 2002 à 50,0 kg/cl en 2003. Par
contre, la zone E a connu en 2003 une
augmentation (63,1 kg/cl) par rapport à
2002 (56,6 kg/cl), ayant atteint le plus haut
niveau jamais enregistré depuis que la
pêche a débuté, en 1995. Dans la zone F,
35 000
1971
2000
Quota
Crabes à carapace
molle dans les
prises (%)
Débarquements (t) dans la zone 12
1999
2003
En 2003, les débarquements dans les
zones E et F étaient de 345 t et 817 t
(quotas de 350 t et 808 t), respectivement.
3
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du golfe Saint-Laurent
On a estimé la condition de la carapace
d’après des échantillons prélevés en mer
dans la pêche de 2003. Les crabes à
carapace de condition 3 représentaient le
gros des débarquements dans toutes les
zones.
les PUE ont diminué en 2003 (78,1 kg/cl)
par rapport à 2002 (85,2 kg/cl).
Le pourcentage de crabes à carapace
molle et la taille moyenne des crabes de
taille commerciale sont calculés à partir
des données provenant du programme
d'observateurs en mer. Dans la zone 12, le
pourcentage de crabes à carapace molle a
diminué en 2003 (3,3 %) comparativement
à 2002 (4,6 %). La mortalité due à la
manipulation des crabes à carapace molle
a, quant à elle, considérablement diminué,
passant de 385 000 crabes en 2002 à
172 000 crabes en 2003. Une augmentation
du pourcentage de crabes à carapace molle
a été observée dans la zone E (de 0,3 % en
2002 à 1,2 % en 2003) tandis que dans la
zone F ce pourcentage est resté
pratiquement inchangé (0,5 % en 2002 et
0,4 % en 2003). Aucun secteur de la zone
12 n’a été fermé en vertu du protocole sur le
crabe à carapace molle appliqué en 2003.
Il importe de noter que le pourcentage de
crabes à carapace molle est fortement
influencé par la stratégie de pêche
qu’utilisent les pêcheurs durant la saison.
Composition (%) des prises de crabes
adultes de taille commerciale selon
la condition de la carapace
Condition Description
12
E
F
PUE (kg/cl)
25
20
30
15
20
10
5
10
0
0
1987
Pourcentage
30
40
1991
PUE
1995
1999
3,7
2,5
0,8
3
Intermédiaire
87,6
92,0
92,2
4
Vieux crabe
8,1
5,3
6,5
5
Très vieux
crabe
0,6
0,1
0,5
L’évaluation de l’état du stock est fondée
essentiellement sur un relevé au chalut
effectué après la saison de pêche. Celui-ci
nous indique quelle est la partie résiduelle
de l’indice de la biomasse exploitable
(crabes mâles adultes de taille commerciale
à carapace dure) tout de suite après la
pêche. Il nous fournit aussi une estimation
des crabes mâles adultes à carapace molle
de plus de 95 mm de LC (R-1) qui seront
recrutés à la pêche l’année suivante. On
établit des estimations des indices de
l’abondance des mâles qui seront recrutés à
la pêche dans l’avenir (R-4, R-3 et R-2) et
des femelles (pubères et matures) qui
constitueront le stock reproducteur futur et
actuel. Les désignations R-4, R-3 et R-2
s’appliquent aux crabes dont la largeur de la
carapace est de l’ordre de 56-68 mm, 6983 mm et de plus de 83 mm de LC,
respectivement. Une partie de ces crabes
pourrait être disponible à la pêche dans 4, 3
et 2 ans, respectivement. On appelle
femelles pubères, les femelles à l’abdomen
étroit et aux gonades oranges qui vont muer
jusqu’à la maturité et s’accoupler l’année
suivante pour devenir des femelles
primipares (qui se reproduisent pour la
première fois). On appelle femelles
multipares, les femelles qui portent des
œufs pour une deuxième fois ou plus. Les
femelles matures désignent le stock
reproducteur, qui comprend les femelles
40
35
50
Crabe blanc
État de la ressource
Zone 12 - PUE et pourcentage de crabes à carapace molle
60
1-2
2003
% de crabes à carapace molle
Dans la zone 12, la taille moyenne des
crabes de taille commerciale a augmenté,
passant de 109,0 mm à 110,4 mm de
largeur de carapace (LC) de 2002 à 2003.
C’est la première fois qu’elle augmente
depuis 2001. Dans les zones E et F, la taille
moyenne des crabes de taille commerciale
a diminué de 1998 à 2000, mais elle a
augmenté depuis 2001. En 2003, elle était
de 108,8 mm dans la zone E et de
111,0 mm dans la zone F.
4
Crabe des neiges du sud du golfe Saint-Laurent
On connaît la distribution des fréquences
de tailles des crabes mâles capturés dans
le relevé au chalut depuis 1988. La
croissance annuelle des petits crabes (de
10 à 56 mm LC) observée en 1998-1999
peut être suivie dans les relevés annuels
subséquents. Cette cohorte de 1998-1999 a
grandi et se situe désormais dans des
catégories de tailles supérieures. Elle était
la composante principale de l’indice de la
biomasse du relevé pour la saison de pêche
de 2002 et contribue encore à la saison
suivante. Cependant, la rareté des crabes
adolescents R-4 et des crabes plus jeunes
observée depuis 2001 pourrait aboutir à une
diminution du recrutement à la biomasse
commerciale après 2005. On n’a pas
observé de discontinuité évidente dans la
distribution des fréquences de tailles entre
le relevé de 2002 et celui de 2003, malgré
le changement de navire.
primipares et multipares (excluant les
femelles séniles). On estime aussi l’indice
de l’abondance des mâles adolescents de
plus de 56 mm de LC (crabes R-4, R-3 et R2 combinés), qui est un indice du problème
potentiel que représenteront les crabes à
carapace molle susceptibles de pénétrer
dans les casiers commerciaux la saison de
pêche suivante.
Zone 12
L’indice de la biomasse du relevé de
2003 dans la zone 12 a été estimé à
53 250 t (± 13 %). Ce chiffre équivaut à une
augmentation de 21,5 % par rapport à
l’estimation de 2002 (43 840 t ± 14 %).
L’indice de la biomasse du relevé de 2003
se composait de 67 % de nouvelles recrues
(35 720 t ± 13 %). Les concentrations des
crabes adultes de taille commerciale se
trouvaient sur les bancs Bradelle et Orphan,
dans la vallée de Shediac et dans le sud-est
de la zone 12.
6
Recrutement futur (10 )
Indice de la biomasse du relevé (t) et incides de l’abondance
du recrutement futur dans la zone 12
L’abondance des prérecrues R-4 a
augmenté depuis 1995, pour atteindre
221,0 millions de crabes en 2001. En 2002
et 2003, l’abondance des crabes R-4 est
tombée à 122,0 et 82,9 millions d’individus,
respectivement. L’abondance des crabes
R-3 est passée de 38,6 à 163,0 millions
d’individus de 1995 à 2002. En 2003,
l’abondance des crabes R-3 est tombée à
148,0 millions de crabes. Quant aux crabes
de la catégorie R-2, leur nombre est passé
de 46,2 à 149,0 millions de 1998 à 2002,
mais il a diminué à 144,0 millions de crabes
en 2003. L’abondance des prérecrues R-4,
R-3 et R-2 est restée élevé en 2003, ce qui
peut laisser prévoir une forte incidence de
crabes à carapace molle dans certaines
zones si l’effort de pêche est trop élevé en
2004. Des mesures de gestion, comme un
protocole exhaustif sur les crabes à
carapace molle, s’imposent pour protéger
ces crabes (représentant le recrutement
futur à la pêche). En 2003, les principales
concentrations de prérecrues se trouvaient
sur les bancs Bradelle et Orphan, dans la
vallée de Shediac et dans le sud-est de la
zone 12.
350
80 000
300
70 000
250
60 000
Biomasse (t)
Région du Golfe
50 000
200
40 000
150
30 000
100
20 000
50
0
1987
10 000
1990
R-4
1993
1996
R-3/R-2
1999
2002
0
2005
Biomasse
Zones E et F
Comme nous ne connaissons pas les
mouvements d’émigration et d’immigration
du crabe dans ces zones au cours d’une
année donnée, les projections des indices
de la biomasse du relevé établies pour ces
zones ne sont peut-être pas fiables. Les
concentrations de crabes se trouvent près
des limites de ces zones.
Dans la zone E, l’indice de la biomasse
du relevé de 2003 (450 t ± 170 %) est en
recul de 38 % sur 2002 (720 t ± 91 %). Les
principales
concentrations
ont
été
observées dans la partie sud-ouest de la
zone. Pendant l’actuelle croissance de la
5
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du golfe Saint-Laurent
biomasse commerciale constatée dans la
zone 12, la distribution géographique des
mâles adultes de ≥ 95 mm de LC s’est
déplacée du nord au sud de la zone, ce qui
pourrait réduire le débordement de ces
crabes dans la zone E. Quoique l’indice de
la
biomasse
commerciale
soit
en
augmentation dans la zone 12, on ne peut
fournir de projections à long terme pour
cette zone.
Indice de la biomasse (t) du relevé, très vieux
crabes inclus, dans le sud du golfe du SaintLaurent (intervalles de confiance de 95 %)
Année de
relevé
1988
1989
1990
1991
Dans la zone F, l’indice de la biomasse
du relevé de 2003 (1 970 t ± 70 %) a
diminué de 27 % par rapport à l’estimation
de 2002 (2 690 t ± 55 %). Les principales
concentrations de crabe observées dans le
relevé au chalut se trouvaient dans le nord
et dans le sud-est du secteur adjacent aux
zones 12 et 19. La rareté des crabes de
moins de 56 mm de LC pourrait laisser
présager une baisse du recrutement à la
pêche dans les deux à quatre prochaines
années. Mais, en raison de la hausse des
indices de la biomasse dans les zones 12 et
19, une migration de crabes de tailles
commerciale dans la zone F est possible.
1992
1993
1994
1995
19961
1997
1998
19992
12
E
F
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
33 000
(± 25 %)
28 200
(± 20 %)
1 460
(56 %)
220
(±125 %)
510
(65 %)
900
(±99 %)
-
-
8 700
(± 42 %)
21 700
(± 53 %)
23 400
(± 53 %)
29 400
(± 50 %)
37 800
(± 38 %)
62 000
(± 13 %)
56 700
(± 12 %)
49 500
(± 16 %)
26 500
160
1,510
(± 19 %) (± 401 %) (± 57 %)
36 100
330
2,430
2001
(± 20 %) (± 205 %) (± 59 %)
43 840
720
2,690
2002
(± 13%)
(± 91 %)
(± 55 %)
53 251
450
1,970
2003
(± 13 %) (± 170 %) (± 70 %)
1
Pas de relevé dans la zone 12 en 1996.
2
Données non fiables à cause de l’incapacité
d’estimer correctement la surface balayée.
2000
L’abondance, la taille moyenne et la
fécondité du stock reproducteur ainsi que la
répartition des sexes ont été examinées
pour évaluer le potentiel reproducteur du
stock dans le sud du golfe du SaintLaurent.
Depuis 1988, deux périodes (1989-1992 et
1999-2002) de grande abondance du stock
reproducteur ont été observées dans les
relevés au chalut. Les résultats ont montré
que l’abondance du stock reproducteur
dans la deuxième période a diminué de
6
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du golfe Saint-Laurent
L’abondance relativement élevée des
femelles matures observée de 1999 à 2002
(deuxième
période)
produira
vraisemblablement une nouvelle génération
de crabes, qui devrait apparaître dans notre
relevé au chalut d’ici deux à trois ans (à une
LC de 15 à 30 mm). Cette nouvelle
génération de crabes devrait constituer la
prochaine poussée de recrutement à la
pêche dans les années 2010-2015.
35 % comparativement à l’abondance de la
première période.
Pour ce qui est de l’abondance des
femelles, les principales concentrations de
femelles pubères ont été trouvées dans les
secteurs nord-est et sud-est de la zone 12,
essentiellement sur le banc American ainsi
que dans le corridor du Cap-Breton. La
taille moyenne annuelle de ces femelles
diminue depuis trois ans et se situait à
53,2 mm
de
LC
en
2003.
Les
concentrations observées de femelles
primipares ont diminué en 2002 et 2003. La
taille moyenne annuelle de ces femelles
augmente depuis 1998 et était de 59,5 mm
de LC en 2003. Les concentrations de
femelles
multipares
se
trouvaient
essentiellement sur le banc Bradelle, dans
la vallée de Shediac, dans la baie des
Chaleurs et dans le chenal de la Madeleine.
Leur taille moyenne annuelle a augmenté
depuis 2001 et elle atteignait 56,8 mm de
LC en 2003.
On peut estimer la répartition des sexes
en comparant les différentes catégories
d’abondance des femelles et des mâles.
Pour la zone 12, la proportion globale de
femelles matures (F) et de mâles adultes
(M) de ≥ 95 mm de LC variait à 366,3 F:1 M pour la première période (19891992), mais elle était d’environ 7,4-3 F:1 M
pour la seconde période (1999-2002). En
2003, la proportion globale était de
2,3 F:1 M. La proportion globale de femelles
pubères et de mâles adultes de ≥ 95 mm
de LC était de 0,2 F:1 M en 2003.
La fécondité des femelles primipares et
multipares a été estimée d’après un rapport
taille-fécondité (relation entre la largeur de
la carapace et la quantité d’œufs). Les
résultats ont démontré une fécondité plus
élevée pour les femelles multipares durant
la deuxième période (1999-2002) que
pendant la première période (1989-1992),
tandis qu’aucune différence n’a été
observée pour les femelles primipares entre
les deux périodes. Les résultats de
l’échantillonnage effectué en 2003 dans la
vallée de Shediac ont révélé que la
fécondité des femelles primipares était plus
élevée que celle des deux périodes
antérieures, tandis que la fécondité des
femelles multipares s’est détériorée en 2003
par rapport aux deux périodes précédentes,
ce qui dénote une surexploitation dans la
vallée de Shediac dans les deux à quatre
dernières années.
R ép artitio n de s s ex es da ns le s ud d u
golfe d u S a in t-La ure nt
Répartition des sexes
36
30
24
18
12
6
0
198 7
199 1
199 5
199 9
200 3
F em e lles m a tu re s p . ra p p . au x m â le s a d ulte s
> =9 5 m m d e L C
F em e lles pu bè re s p . ra p p . à tou s le s m â le s ad u lte s
On a aussi estimé la répartition des sexes
par secteur (secteurs 1 à 4). Les
proportions
pour
ce
qui
est
de
l’accouplement
avec
des
femelles
multipares dans les secteurs 1 et 2 étaient
beaucoup plus hautes que celles observées
dans les secteurs 3 et 4; cela peut dénoter
une surexploitation locale dans ces
secteurs. La faible abondance des mâles
aptes à s’accoupler pourrait influer sur le
potentiel reproducteur futur du stock.
Si on tient pour acquis qu’il y a un rapport
entre le stock reproducteur et l’abondance
du recrutement, la rareté des nouvelles
recrues de 15 à 30 mm de LC constatée
dans les relevés au chalut de 2000 à 2003
est peut-être due à la faible abondance des
femelles matures de 1993 à 1998.
7
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du golfe Saint-Laurent
inférieures à 3 oC, ce qui est considéré
comme un habitat thermique idéal pour le
crabe des neiges. Les données sur la
température de l’eau recueillies par Swain
(1993) ont révélé que les températures des
eaux de fond dans les eaux profondes de la
zone E sont supérieures (de 1 à 5 oC) à
celles des lieux de pêche du crabe, qui vont
de -1 à 0 °C, dans la zone 12 (de 50 à
100 m). Selon Chassé et al. (2004), les
températures du fond dans la zone 19 sont
en général supérieures de 1-2 ºC à celles
des fonds à crabe traditionnels de la zone
12. Par exemple, une proportion d’environ
80 % de la zone chalutée lors du relevé sur
le crabe des neiges dans la zone 12 en
2003 était recouverte par des eaux dont les
températures étaient inférieures à 1,0 ºC
alors que dans la zone 19, les températures
des eaux du fond étaient inférieures à
2,5 ºC. Dans la plupart des grandes
profondeurs de la zone 12 en 2003, les
températures observées à proximité du fond
étaient en général plus froides que la
moyenne à long terme (1971-2000) et plus
basses qu’en 2002, tandis que dans les
eaux moins profondes, les températures
étaient plus hautes que la normale. Cela
concorde avec la hausse de l’indice de
l’habitat du crabe des neiges dans
l’ensemble du Golfe (superficie du fond
recouverte par des eaux dont la
température se situe entre -1 et 3 ºC) et
avec la baisse qu’a connue dans cette
région la température moyenne, qui est
tombée à sa valeur la plus basse des
cinq dernières années. Avec cette baisse,
on considère que les conditions de
température sont plus favorables au crabe
des neiges que celles de 2002, quoique
l’indice de l’habitat reste inférieur à la
normale.
Sources d’incertitude
Depuis le début du relevé au chalut de
1988, on a noté une perte systématique
entre l’indice de la biomasse commerciale
observé pour l’année (y) et la somme de
l’indice de la biomasse restante et des
débarquements pour l’année suivante
(y + 1). Malgré des tentatives préliminaires
en vue de quantifier l’écart, de plus amples
études sont nécessaires pour estimer la
perte de crabes de taille commerciale entre
la période du relevé au chalut et la saison
de pêche, afin de l’intégrer à l’évaluation du
stock.
Par ailleurs, un changement dans le navire
utilisé pour le relevé au chalut de 2003 a
révélé que la zone de balayage, l’ouverture
du chalut et la vitesse de navire étaient
notablement différentes de celles du navire
précédent. Sans étude comparative de
l’efficacité de capture des deux navires, les
estimations de la biomasse et de
l’abondance doivent être interprétées avec
prudence. Ces estimations restent fondées
sur l’hypothèse d’une capturabilité de 100 %
du chalut pour les crabes de plus de
40 mm de LC. De plus amples études sont
nécessaires pour vérifier cette hypothèse.
Malgré ces incertitudes, les indices de la
biomasse du relevé sont étroitement
corrélés aux taux de prises.
Les stratégies de pêche durant la saison
peuvent avoir un effet sur la mortalité des
prérecrues. Le prélèvement sélectif de
grandes quantités de bons reproducteurs
mâles peut aussi avoir une influence
négative sur le potentiel reproducteur du
stock.
relatives
à
Indice de l’habitat du crabe des neiges
60 000
Superficye (km2)
Considérations
l’écosystème
Des facteurs environnementaux comme la
température de l’eau peuvent influer sur la
mue et la dynamique de reproduction ainsi
que sur les migrations du crabe. Dans
Chassé et al. (2004), il est indiqué que les
températures des eaux de fond dans la
majeure partie du sud du Golfe sont
56 000
52 000
48 000
44 000
1973
8
1978
1983
1988
1993
1998
2003
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du golfe du Saint-Laurent
Densité (crabes au km2) des crabes mâles adultes de ≥95 mm de LC d’après le relevé au chalut
réalisé entre 1989 et 2003 dans le sud du golfe du Saint-Laurent
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1997
1998
1999
2000
2002
2003
9
2001
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du golfe du Saint-Laurent
Densité (crabes au km2) des crabes mâles adolescents de ≥56 mm de LC d’après le relevé au
chalut réalisé entre 1989 et 2003 dans le sud du golfe du Saint-Laurent
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1997
1999
2000
2002
2003
10
1998
2001
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du golfe du Saint-Laurent
Distribution des fréquences de tailles (nombre au km2) des crabes mâles capturés
dans les relevés au chalut dans la zone 12 après la saison de pêche
3000
3000
1989
2500
2000
1500
1500
1000
1000
500
500
0
3000
0
3000
1990
2500
1998
2500
2000
2000
1500
1500
1000
1000
500
500
0
0
3000
3000
1991
2500
1999
2500
2000
2000
1500
1500
1000
1000
500
500
0
0
3000
3000
1992
2500
Densité (nombre/km2)
1997
2500
2000
2000
2500
2000
2000
1500
1500
1000
1000
500
500
0
0
3000
3000
1993
2500
2001
2500
2000
2000
1500
1500
1000
1000
500
500
0
0
3000
3000
1994
2500
2000
2000
1500
1500
1000
1000
500
500
0
3000
0
3000
1995
2500
2002
2500
2003
2500
2000
2000
1500
1500
1000
1000
500
500
0
0
11
23
35
47
59
71
83
95
107 119 131 143
11
Largeur de carapace
(
)
Crabes adolescents
23
35
47
59
71
83
95
107 119 131 143
Largeur de carapace
(
)
Crabes adultes
11
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du golfe du Saint-Laurent
Densité (crabes au km2) des femelles pubères d’après le relevé au chalut réalisé entre 1989 et
2003 dans le sud du golfe du Saint-Laurent
1989
1990
1992
1993
1995
1997
1999
2000
2002
2003
12
1991
1994
1998
2001
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du golfe du Saint-Laurent
Densité (crabes au km2) des femelles matures d’après le relevé au chalut réalisé entre 1989 et
2003 dans le sud du golfe du Saint-Laurent
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1997
1999
2000
2002
2003
13
1998
2001
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du golfe du Saint-Laurent
Perspectives
conditions de la biomasse dans les zones
12 et 19.
L’état du stock de la zone 12 est
généralement positif à court terme. L’indice
de la biomasse commerciale du relevé de
2003 a été estimé à 53 250 t. Cet indice se
composait de nouvelles recrues (67 %) et
de la biomasse résiduelle de la pêche de
2003 (33 %); la biomasse des très vieux
crabes est très basse. La forte abondance
des prérecrues de catégorie R-2 observée
dans le relevé au chalut de 2003 devrait
accroître le recrutement à la pêche jusqu’en
2005.
Toutefois,
l’abondance
des
prérecrues des catégories R-4 et R-3
diminue, ce qui pourrait laisser prévoir un
déclin du recrutement à la pêche à compter
de 2006. Selon certains indicateurs, comme
les PUE, la taille moyenne des crabes
adultes de taille commerciale et la mortalité
des crabes à carapace molle, le taux
d’exploitation était très prudent en 2003.
Considérations d’ordre
biologique
Un meilleur suivi de l’évolution du potentiel
reproducteur de la population (p. ex.,
fécondité, remplissage des spermathèques
et recrutement aux premiers stades
benthiques) est nécessaire pour détecter
toute anomalie concernant la qualité et la
quantité
des
reproducteurs
et
du
recrutement subséquent.
Considérations de gestion
Les indicateurs de la pêche laissent croire
que le taux d’exploitation a été prudent en
2003. Toutefois, on n’a pas de stratégie de
capture à long terme en place pour le
moment. Le stock se trouve maintenant en
phase de hausse du recrutement à la
biomasse commerciale jusqu’en 2005 et on
s’attend à ce que le recrutement diminue
par la suite. Il conviendrait d’établir un
indice d’exploitation variable selon l’effectif
des recrues ainsi que la capacité de
reproduction du stock. Le déclin du stock
reproducteur observé de 1999 à 2002 peut
se répercuter sur la poussée de
recrutement subséquente attendue pour la
période 2010-2015. On prévoit
des
conséquences néfastes à long terme pour
l’abondance des reproducteurs et le
recrutement subséquent, à moins qu’on
apporte en 2004 au régime d’exploitation
des modifications visant à protéger
l’efficacité de la reproduction durant le
prochain pic d’abondance du stock de
reproducteurs, dans la période 2009-2012.
On devrait fixer le taux d’exploitation cible
futur en tenant compte de la répartition des
sexes, en particulier durant la période de
pointe de la reproduction, et en surveillant
de près l’efficacité de la reproduction
(fécondité). Une forte exploitation durant
l’actuelle phase de hausse du recrutement
accélérerait le déclin de la biomasse après
2005. En outre, un fort taux d’exploitation ne
Les indicateurs de la pêche dans la zone E
ont été très positifs en 2003. Les PUE et la
taille moyenne des crabes adultes de taille
commerciale dans les prises commerciales
a augmenté, tandis que le pourcentage de
crabes à carapace molle a été faible durant
la saison de pêche de 2003. Toutefois, les
indices de la biomasse commerciale et du
recrutement, estimés d’après le relevé au
chalut de 2003, ont diminué, alors que
l’abondances des prérecrues des catégories
R-3 et R-2 a augmenté dans cette zone. La
pêche dépend totalement de la condition du
stock dans la zone 12.
Les indicateurs actuels dans la zone F sont
en général positifs. Les PUE moyennes
restent élevées et le pourcentage de crabes
à carapace molle était faible en 2003. La
taille moyenne des crabes adultes de taille
commerciale dans les prises commerciales
a augmenté par rapport à 2002. Toutefois,
l’indice de la biomasse commerciale
diminue et l’absence de prérecrues pour
alimenter le stock dans cette zone pourrait
contribuer à un déclin accéléré de l’indice
de la biomasse commerciale dans un avenir
proche. Cette pêche dépend beaucoup des
14
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du golfe du Saint-Laurent
serait pas propice à une accumulation de
grands crabes adultes à carapace de
condition 3 et 5, qui sont les mâles les plus
fertiles pour l’accouplement. Si on
conservait l’approche très prudente adoptée
en 2003 (soit un taux d’exploitation de 40 %
de l’indice de la biomasse commerciale
observé lors du relevé), le quota de 2004
serait de 21 300 t. L’histoire de la pêche
révèle qu’un taux d’exploitation de 60 %
serait trop élevé. Compte tenu des signes
favorables observés dans la pêche de 2003,
la population pourrait vraisemblablement
soutenir un taux d’exploitation de 50 %
(26 600 t) en 2004.
Besoins fondamentaux
On réduirait de beaucoup la manipulation
des nouveaux crabes à carapace dure
venant de muer et la mortalité des crabes à
carapace molle dans les zones 12, E et F
en adoptant des dates d’ouverture et de
fermeture de la saison qui soient communes
à ces zones. Pour protéger le recrutement
futur à la pêche et le potentiel reproducteur
du stock, des mesures de gestion, comme
un protocole exhaustif sur le crabe à
carapace molle, s’imposent.
Il est nécessaire de poursuivre le relevé au
chalut pour obtenir des indices annuels de
l’abondance
et
de
la
biomasse
commerciale, pour déceler toute anomalie
dans le potentiel reproducteur du stock et
pour estimer la perte annuelle de crabes de
taille commerciale (pour cause de mortalité
naturelle ainsi que d’émigration et
d’immigration) entre le relevé et la saison de
pêche suivante. Le relevé au chalut est
considéré comme le principal outil
d’évaluation du stock de crabe des neiges
dans le sud du golfe du Saint-Laurent.
La répartition des sexes dans les secteurs 1
et 2 pour ce qui est de l ‘accouplement avec
des femelles multipares était dominé par les
femelles dans une proportion beaucoup
plus élevée que ce qu’on a observé dans
les secteurs 3 et 4. Cela peut expliquer le
déclin de la fécondité des femelles
multipares dans le secteur 2 en 2003. La
faible abondance des mâles aptes à
s’accoupler avec des femelles peut dénoter
une surexploitation locale dans ces
secteurs. Un changement dans la stratégie
de gestion actuelle s’impose pour protéger
l’efficacité de la reproduction parmi le stock.
Pour obtenir de plus amples
renseignements,
Dans la zone E, compte tenu de la
diminution de l’indice de la biomasse
commerciale et des incertitudes au sujet du
recrutement futur à la pêche, une stratégie
de forte exploitation accélérerait le déclin de
l’indice de la biomasse commerciale dans
un avenir proche. On considère que cette
zone est entièrement dépendante du tropplein de crabes exploitables provenant des
principaux lieux de pêche (zone 12).
communiquer avec:
Marcel Hébert
Direction des sciences et des océans
Min. des Pêches et des Océans
Région du Golfe
C.P. 5030
Moncton (N.-B.) E1C 9B6
Tél. : (506) 851-6074
Fax : (506) 851-3062
Courriel : hebertm@dfo-mpo.gc.ca
Dans la zone F, une stratégie de forte
exploitation accélérera le déclin de l’indice
de la biomasse commerciale dans un
proche avenir. Il sera difficile de maintenir le
taux d’exploitation actuel et de stabiliser la
pêche à long terme dans cette zone, car
elle semble subir l’influence du recrutement
provenant des zones adjacentes (zones 12
et 19).
15
Région du Golfe
Crabe des neiges du sud du golfe du Saint-Laurent
ou avec :
Distribué par le :
Mikio Moriyasu
Direction des sciences et des océans
Min. des Pêches et des Océans
Région du Golfe
C.P. 5030
Moncton (N.-B.) E1C 9B6
Bureau du processus consultatif régional des
provinces Maritimes
Ministère des Pêches et des Océans
C.P. 1006, Succ. B203
Dartmouth (Nouvelle-Écosse)
Canada B2Y 4A2
Tél. : (506) 851-6235
Fax : (506) 851-3062
Courriel : moriyasum@dfo-mpo.gc.ca
Téléphone : 902-426-7070
Fax : 902-426-5435
Courriel : myrav@mar.dfo-mpo.gc.ca
Adresse Internet :www.dfo-mpo.gc.ca/csas
Bibliographie
Chassé, J., K.F. Drinkwater, R.G. Pettipas,
and W.M. Petrie. 2004. Temperature
Conditions on the Scotian Shelf and in
the southern Gulf of St. Lawrence during
2003 Relevant to Snow crab. MPO,
Secr. can. cons. sci., Doc. rech.
2004/002.
ISSN 1480-4921 (imprimé )
© Sa majesté la Reine, Chef du Canada, 2004
An English version is available on request at the
above address.
Hébert, M., E. Wade, T. Surette, and
M. Moriyasu.
2004.
The
2003
assessment of snow crab (Chionoecetes
opilio) stock in the southern Gulf of
St. Lawrence (Areas 12, E and F) /
Évaluation de stock du crabe des neiges
(Chionoecetes opilio) dans le sud du
golfe du St.-Laurent (zones 12, E et F)
en 2003. MPO, Secr. can. cons. sci.,
Doc. rech. 2004/012.
La présente publication doit
être citée comme suit :
MPO, 2004. Crabe des neiges du sud du
golfe du Saint-Laurent (zones 12, E et
F). MPO – Sciences, Rapport sur l’état
des stocks 2004/026.
Squires, H.J. 1990. Decapod Crustacea of
the Atlantic Coast of Canada. Bull. can.
sci. halieut. aquat. 221.
Swain, D.P. 1993.
Age and densitydependent bathymetric pattern of
Atlantic cod (Gadus morhua) in the
southern Gulf of St. Lawrence. Journ.
can. sci. halieut. aquat. 506:1255-1264.
16
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