Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (Zone de pêche du homard 34)

Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (Zone de pêche du homard 34)
Région des Maritimes
MPO - Sciences
Rapport sur l'état des stocks C3-62 (2001)
Homard du sud-ouest de la
Nouvelle-Écosse
(Zone de pêche du homard 34)
Renseignements de base
Le homard (Homarus Americanus) est un crustacé dont le squelette se
trouve à l’extérieur du corps (exosquelette); il doit s’en débarrasser
pour grandir (processus appelé mue). Les très jeunes homards muent
de 3 à 4 fois par an, augmentant leur poids de 50 % et leur longueur
de 15 % à chaque mue. Dans les eaux du golfe du Maine, il faut aux
homards 8 ans ou plus pour atteindre la longueur de carapace (LC)
réglementaire de 82,5 mm. À cette taille, les homards pèsent environ
0,45 kg (1 lb) et muent une fois par an. Les gros homards muent moins
souvent; ainsi, un homard de 1,4 kg (3 lb) ne mue qu’une fois tous les 2
à 3 ans. Le plus gros homard signalé pesait 20 kg (44 lb) et aurait eu
entre 40 et 65 ans selon les estimations.
Au large du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, les homards atteignent la
maturité entre 95 et 100 mm de LC, à un poids moyen de 0,7 kg (1,5
lb). Les femelles adultes s’accouplent après la mue, au milieu de l’été;
l’été suivant, elles produisent des œufs qu’elles gardent attachés sous
leur queue pendant 10 à 12 mois. Les œufs éclosent en juillet et août.
Les larves vont alors passer de 30 à 60 jours à se nourrir et à grossir
près de la surface, avant de se fixer au fond et d’y chercher abri.
Pendant les 2 ou 3 premières années de sa vie, le homard demeure
dans son abri ou à proximité de celui-ci, évitant les petits poissons
prédateurs. À mesure qu’il grossit et court moins de risques de servir
de proie, il se déplace davantage, mais devient alors plus susceptible
d’être capturé par les casiers à homards.
Le homard vit le long des côtes, du sud du Labrador au Maryland, ses
principales pêches étant concentrées dans le golfe du Saint-Laurent et
le golfe du Maine. Bien qu’on le rencontre en plus grand nombre dans
les eaux côtières, on le trouve aussi dans les eaux chaudes et profondes
du golfe du Maine et le long de l’extrémité du plateau continental,
depuis l’île de Sable jusqu’au large de la Caroline du Nord. Le
homard entreprend des migrations saisonnières qui l’entraînent dans
les eaux peu profondes en été et dans les eaux profondes en hiver.
Dans la plus grande partie de son aire de distribution, ses
déplacements se limitent à quelques kilomètres; cependant, dans le
golfe du Maine ainsi que dans les régions du large du plateau néoécossais et des côtes de la Nouvelle-Angleterre, le homard peut
entreprendre des migrations sur de longues distances, allant de
dizaines à des centaines de kilomètres. Les études de marquage ont
aussi montré qu’au moins certains de ces homards revenaient dans les
mêmes eaux chaque année.
La ZPH 34, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, est une des zones
de pêche du homard les plus productives du monde. Elle s'étend du
Digby Neck à la baie Barrington et de la côte à la limite avec la ZPH
41, à environ 92 km du rivage. Sa superficie est de 21 000 kilomètres
carrés.
Depuis quelque temps, on considère la population de homard du golfe
du Maine comme une métapopulation, c’est-à-dire un ensemble de
sous-populations liées de diverses façons par les déplacements des
larves et des adultes. Le nombre et la répartition de ces souspopulations demeurent inconnus.
Sommaire
•
•
•
•
Août 2001
Les débarquements ont augmenté tout au
long des années 1980, phénomène observé
dans l'ensemble de l'Atlantique Ouest. Ils
sont demeurés élevés dans la ZPH 34 et le
reste du golfe du Maine, mais ont diminué
dans certaines autres zones de pêche du
homard.
Les débarquements de 1998-1999 et de
1999-2000 sont les plus élevés jamais
enregistrés dans cette pêche; ils équivalent
à 3,6 fois la moyenne de la période
1947-1980.
Il ressort du nouveau système de journaux
de bord adopté en 1998-1999, que les eaux
côtières
traditionnelles
(<30 brasses)
produisent
plus
de
90 %
des
débarquements. Ces eaux sont très
lourdement exploitées depuis au moins
50 ans, voire depuis le début des années
1900.
La pêche du homard dans la ZPH 34 est
fondée sur le recrutement et dépend des
Région des Maritimes
•
•
•
•
Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (ZPH 34)
homards qui n'ont pas encore atteint la
maturité ou de ceux qui l'ont atteint, mais
ne se sont pas encore reproduits; cela va de
pair avec une forte exploitation.
Le taux d'exploitation en 1998-1999 et en
1999-2000 était de 68 %.
Les estimations chiffraient la proportion de
captures de femelles oeuvées marquées
d'un V par les pêcheurs à 36 % et 14 % en
1998-1999 et 1999-2000, respectivement.
Si on se fonde sur la LC minimale actuelle
de 82,5 mm, cela correspondrait à 25-35 %
de l'objectif de doublement des oeufs par
recrue qui a été établi.
À court terme (1-2 ans), si la tendance
actuelle se maintient, les débarquements
pourraient rester élevés.
Pour ce qui est de la situation à plus long
terme, on ne comprend pas bien les causes
de la stabilité historique de la pêche du
homard dans la ZPH 34, de la hausse
récente des débarquements et de la vaste
poussée
de
recrutement
observée
dernièrement.
La pêche
L'actuel régime de gestion repose sur la pêche
restreinte et sur la limitation de l’effort :
Saison :
du dernier mardi de novembre
au 31 mai
Taille minimale : 82,5 mm de LC
Nbre max. de
casiers :
375, du début de la saison au
31 mars
400, du 1er avril au 31 mai
Nbre de permis : Catégorie A (temps plein) : 971
Catégorie B (temps partiel) : 1
Permis communautaires : 7
20 000
18 000
16 000
14 000
12 000
10 000
8 000
ZPH34
6 000
4 000
2 000
Baie de Fundy
ZPH41
0
Débarquements annuels (tonnes métriques) dans la ZPH 34, la baie de Fundy (ZPH 25-38) et la ZPH
41 (pêche hauturière) de 1893 à 1999
Débarquements de homard (tonnes métriques)
1990-91
1991-92
1992-93
1993-94
1994-95
1995-96
1996-97
1997-98
1998-99
1999-2000
ZPH 34
11 071
8 876
8 916
10 326
9 692
10 314
10 604
11 890
13 004
12 958
ZPH 41*
ZPH 35-38*
Total
713
995
12 779
609
1 014
10 499
544
969
10 429
701
1 035
12 062
718
1 283
11 693
722
1 573
12 609
670
1 956
13 230
622
2 291
14 803
585
2 566
16 155
711
2 394
16 0635
*débarquements d'autres zones indiqués à titre d'information
2
Région des Maritimes
Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (ZPH 34)
bateaux de pêche côtière commencèrent ensuite
à explorer les fonds de pêche un peu plus
éloignés de la côte, si bien qu’au milieu des
années 1970 ils pêchaient sur les bancs Browns
et German, connus depuis comme secteur de
pêche semi-hauturière. Cette pêche a continué
de prendre de l’expansion, certains pêcheurs
s’y consacrant pendant toute la saison et
d’autres la pratiquant une partie de la saison, en
se rapprochant de la zone côtière au fur et à
mesure que les taux de prises y augmentent.
L’effort de pêche semi-hauturière s'est accru
dans les années 1980; en 1994, il représentait
environ 10 % des débarquements de la ZPH 34.
La pêche commerciale du homard a commencé
au milieu des années 1800; à la fin des années
1890, ses débarquements dépassaient les
12 000 t. Ceux-ci diminuèrent ensuite, pour
tomber à 1 600 t au début des années 1930.
Dès 1872, on s’était inquiété d’une baisse
observée pour la première fois dans la taille
moyenne du homard dans les prises de la pêche
côtière. Au cours des 50 années qui suivirent,
de nombreuses commissions gouvernementales
se
penchèrent
sur
la
question
et
recommandèrent des changements à la
réglementation afin de mettre fin à ce déclin.
Les débarquements restèrent faibles (1 6003 000 t) durant les années 1930 et le début des
années 1940. Ils connurent une hausse après la
guerre, pour se maintenir entre 2 200 et 4 500 t
(moyenne de 3 334 t) jusqu’aux années 1980.
Ils augmentèrent ensuite pendant toute la
décennie 1980, phénomène observé dans
l’ensemble de l'aire de distribution du homard
dans l'Atlantique Ouest. Les débarquements de
la ZPH 34 culminèrent pour la première fois à
11 000 t durant la saison 1990-1991.
Les débarquements sont depuis demeurés
élevés dans la ZPH 34 et dans le reste du golfe
du Maine (ZPH 35-41, Maine, New Hampshire
et Massachusetts). Les débarquements en
provenance de la ZPH 34 représentent environ
30 % des débarquements totaux du Canada
atlantique; en 1998-1999 et en 1999-2000, ils
étaient de 13 000 t, soit le plus haut niveau
jamais enregistré et l'équivalent de 3,6 fois la
moyenne de la période 1947–1980.
Répartition de la pêche semi-hauturière et de la
pêche hauturière à la fin des années 1970
(d'après des entretiens avec des pêcheurs)
La pêche dans la ZPH 34 est dominée par les
débarquements d'automne. En moyenne, 48 %
de tous les débarquements sont produits dans
les quatre premières semaines (nov./déc.) de la
saison. Les débarquements de janvier, février
mars, avril et mai représentent en moyenne
12 %, 4 %, 5 %, 11 % et 21 %, respectivement,
du total.
Il ressort d'entretiens avec les pêcheurs
qu'avant le milieu des années 1970 les lieux de
pêche du homard se limitaient essentiellement
aux profondeurs inférieures à 30 brasses. Les
3
Région des Maritimes
Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (ZPH 34)
Il ressort des données ainsi obtenues qu'en
1998-1999 et en 1999-2000 la pêche s'est
concentrée
dans
les
zones
côtières
traditionnelles (<30 brasses), qui produisent
plus de 90 % des débarquements.
Zones de pêche semi-hauturière depuis le milieu
des années 1990, d'après des entretiens avec des
pêcheurs ainsi qu’avec des agents des pêches, et
des patrouilles aériennes de surveillance
En 1998-1999, on a adopté un nouveau
système de journaux de bord permettant pour
la première fois d'enregistrer la position des
bateaux (selon un quadrillage de 10 x 10
min.) et les données sur l'effort de pêche.
Répartition des débarquements en 1999-2000
On ne dispose pas de données sur la taille du
homard pour la plupart des années de pêche
antérieures, aussi l'information sur les
structures de tailles historiques est-elle fondée
sur des rapports de marché, ainsi que sur les
observations et commentaires disponibles
provenant des pêcheurs et des scientifiques.
D'anciens documents portant sur le golfe du
Maine
indiquent
que
les
homards
commercialisés dans les années 1890 pesaient
en moyenne plus de 2,5 lb (environ 106 mm de
LC). Le poids moyen du homard dans ces eaux
est actuellement de 1,1 lb (87,9 mm de LC).
Quadrillage (10 x 10 min.) servant aux journaux
de bord dans la ZPH 34 et aux évaluations dans
les ZPH 34 et 41.
4
Région des Maritimes
Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (ZPH 34)
1 800 000
1 600 000
Taille moyenne parmi les prises
1999-2000
1 400 000
1 200 000
1 000 000
800 000
Taille à 50 % de la maturité
600 000
Taille moyenne parmi les prises dans les années 1890
400 000
200 000
0
LC
Fréquence de longueurs parmi les prises
débarquées dans la ZPH 34 en 1999-2000
On procède à un échantillonnage en mer dans
les principaux ports de la ZPH 34 depuis 1980.
Les échantillons sont habituellement prélevés
de la deuxième à la troisième ainsi que les deux
dernières semaines de la saison. Le degré
d’échantillonnage a varié au fils des ans; il était
au plus bas au milieu des années 1990, pendant
lesquelles seulement trois ports ont fait l’objet
d’un échantillonnage au printemps. Il a été
accru dans la saison 1997-1998 et portait sur
un corridor allant de la baie Lobster à la limite
de la zone de pêche hauturière. En 1999-2000,
on a instauré pour la première fois un
programme d'échantillonnage sur toute la
saison à l'échelle de la totalité de la ZPH, qui a
abouti au prélèvement de près de
100 échantillons. Le degré d'échantillonnage
dans les diverses parties de la ZPH était fondé
sur les débarquements déclarés la saison
précédente.
Répartition de l'échantillonnage en mer dans la
ZPH 34 en 1999-2000
État de la ressource
L’évaluation de l’état de la ressource repose
sur un examen des tendances des
débarquements, des fréquences de tailles dans
les prises commerciales et des tendances de
prises par unité d’effort (PUE), consignées
dans les journaux de bord en 1998-1999 et en
1999-2000, ainsi que des taux d'exploitation
calculés d'après les données sur la taille.
Dans la ZPH 34, environ 85 % des homards
débarqués étaient de nouvelles recrues (LC de
l'ordre de 81 à 94 mm) (la taille minimale était
de 81 mm en 1998-1999 et durant le premier
mois de la saison 1999-2000). La forte
proportion de nouvelles recrues révèle que la
pêche dépend du recrutement, ce qui va de pair
avec une forte exploitation. Par comparaison,
les prises beaucoup plus faibles de la ZPH 41
sont dominées par des homards de plus de
110 mm de LC.
5
Région des Maritimes
N
Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (ZPH 34)
bre
(000) de homards débarqués par groupe de mue - ZPH 34
Groupe de
Groupe de
Groupe de
Saison
1re mue
Total
2e mue
3e + mue
81 - 94
95 - 109
110 +
1998/1999
17 933
2 428
822
21 183
1999/2000
18 245
2 498
847
21 590
Pourcentage du total de la ZPH 34
N
Saison
81-94
95-109
110+
1998/1999
85 %
11 %
4%
1999/2000
84 %
12 %
4%
bre
(000) de homards débarqués par groupe de mue - ZPH 41 (4X)
Groupe de
Groupe de
Groupe de
Saison
1re mue
Total
2e mue
3e + mue
81 - 94
95 - 109
110 +
1998/1999
70
141
249
460
1999/2000
104
197
290
591
Pourcentage du total de la ZPH 41
Saison
81-94
95-109
110+
1998/1999
15 %
31 %
54 %
1999/2000
17 %
33 %
50 %
La majorité des nouvelles recrues de la ZPH 34
n'ont pas encore atteint la maturité, puisque
50 % des femelles ne sont pas matures avant
d'avoir une LC de 97 mm; pour produire des
oeufs l'été suivant, celles qui atteignent la
maturité à une plus petite taille doivent
survivre à la pêche. La pêche dans la ZPH 34
repose donc sur des homards immatures ou sur
des homards matures qui ne se sont pas encore
reproduits.
Distribution des prises du groupe de 3e + mue
(homards matures) en 1999-2000
Le retrait d'animaux du groupe de 3e+ mue, qui
sont des animaux à maturité s'étant reproduits
au moins une fois, est à son plus fort dans les
secteurs de pêche côtière et de pêche semihauturière adjacents au bassin Jordan; il
représente trois fois les retraits en provenance
de la partie de la la division 4X de l'OPANO se
trouvant dans la ZPH 41.
6
Région des Maritimes
Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (ZPH 34)
Les données historiques d’échantillonnage
concernant la taille (1944-1968, 1980-2000) en
provenance de Port Maitland révèlent que les
eaux côtières traditionnelles ont été lourdement
exploitées pendant au moins 50 ans et
vraisemblablement depuis le début des années
1900. À Port Maitland, 80 % des
débarquements provenaient du groupe de
première mue au milieu des années 1940; cette
proportion était passée à 95 % à la fin des
années 1960. Pendant cette période, les
débarquements provenaient uniquement des
eaux côtières. On n'a pas de données pour les
années 1970, mais dans les années 1980-1990,
le pourcentage de prises provenant du groupe
de première mue variait entre 75 et 92 %. Les
chiffres sont plus bas et plus variables que dans
la première période, peut-être à cause du fait
que de nombreux bateaux pêchent alors plus
loin des côtes, en eaux plus profondes.
100 %
15 000
re
Groupe de 1 mue
10 000
60 %
Débarquements
40 %
5 000
20 %
e
Groupe de 2 mue
0%
1940
1950
1960
1970
1980
1990
Débarquements (t) de la ZPH 34
80 %
0
2000
Pourcentage d'animaux des groupes de 1re mue et de 2e mue dans les échantillons prélevés en mer à
Port Maitland en décembre de 1944 à 2000 et débarquements totaux de la ZPH 34
possibilité de se reproduire une ou plusieurs
fois.
On peut utiliser les estimations des retraits de
femelles à maturité et des oeufs qu'elles
auraient produits l'été suivant pour évaluer
les incidences relatives que la pêche
pratiquée dans ces secteurs peut avoir sur
l'ensemble de la ponte. Dans les secteurs où
les retraits de femelles sont plus grands,
l'effet serait plus important que dans ceux où
ils sont moindres. Cette façon de procéder
permet de mesurer les incidences éventuelles,
mais elle ne tient pas compte de la perte à
long terme ou de la production d’oeufs
antérieure. Ainsi, le retrait de homards
immatures qui ne se sont jamais reproduits et
n'ont donc aucunement contribué au stock
aurait un effet plus important à long terme
que le retrait de plus grands homards à
maturité, qui, selon leur taille, ont eu la
La majorité des retraits de femelles matures
dans les eaux combinées des ZPH 34 et 41
(4X) sont effectués parmi les deux premiers
groupes de mue (81-104 mm de LC) dans les
eaux côtières de la ZPH 34. La plus grande
partie de ces femelles vient juste de parvenir
à la maturité et ne s'est encore jamais
reproduite.
7
Région des Maritimes
Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (ZPH 34)
1 000 000
900 000
Nombre débarqué
800 000
700 000
Nbre total de femelles
600 000
500 000
400 000
300 000
200 000
Femelles matures
100 000
0
80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200
LC( )
Nombre de femelles (matures
+ immatures) et
nombre de femelles matures débarquées dans
les ZPH 34 et 41 (div. 4X de l'OPANO) en
1999-2000
Dans les eaux combinées des ZPH 34 et 41
(4X), près de 80 % du potentiel de
production d’oeufs retiré du stock viennent
de la ZPH 34, 50 % du total provenant de la
pêche côtière. L'effet à long terme des retraits
dans les eaux côtières est encore plus grand,
car ces retraits sont composés en grande
partie de homards qui ne se sont pas
reproduits, tandis que la majorité des
femelles retirées des eaux de pêche semihauturière et hauturière se sont reproduites au
moins une fois.
Les taux d'exploitation étaient de 68 % pour
la ZPH 34 en 1998-1999 et 1999-2000 et de
59-63 % pour la ZPH 34 et la ZPH 41 (div.
4X de l'OPANO) combinées. Ces estimations
sont supérieures à celle de 55 % établie dans
la dernière évaluation (1998) en ce qui
concerne le secteur côtier de la ZPH 34
exclusivement. Les nouvelles estimations
sont fondées sur des données de
débarquements et de fréquences de taille plus
précises et plus complètes.
TotalZPH34/ZPH41(4x)
100 %
recrutement ou la mortalité par pêche au fil
du temps. On tient pour acquis que le
recrutement récent a été relativement stable.
Pour ce qui est de la mortalité par pêche, on
tient aussi pour acquis que depuis le milieu
des années 1990 l'effort de pêche a été stable.
La méthode repose aussi sur l'hypothèse que
la population est fermée et qu'elle ne fait
l'objet d'aucune migration, vers l'intérieur ou
vers l'extérieur. La présente évaluation est
fondée sur des données portant sur la totalité
de la ZPH 34 ainsi que sur l'ensemble
ZPH 34 + ZPH 41 (4X), ces zones pouvant
avoir des liens et partager une partie de la
ressource. L'utilisation des données sur
l’ensemble des deux zones réduit le risque
d'erreurs dues à la migration.
90 %
TotalZPH34
80 %
70 %
60 %
SecteurdepêchecôtièreZPH34
50 %
40 %
30 %
ZPH41(4X)
20 %
Secteurdepêchesemi-hauturière,ZPH34
10 %
0%
80
90
100
110
120
130
140
150
160
170
180
190
200
Pourcentages cumulés de retraits parmi le
potentiel de production d’oeufs (moyenne de
1998-1999 et 1999-2000) dans la ZPH 34
D'après la dernière évaluation, les taux
d’exploitation dans la zone côtière sont
demeurés relativement constants dans les
années 1980 et 1990, malgré une hausse de
l’abondance et le déplacement d’une partie
de l’effort de pêche vers la zone de pêche
semi-hauturière. La pêche a donc réagi à la
hausse de l'abondance en maintenant le taux
d'exploitation à un niveau élevé.
Par contraste avec les eaux côtières, qui sont
exploitées depuis plus de 100 ans, les
secteurs de pêche semi-hauturière ont
commencé à faire l'objet d'une pêche
intensive au début des années 1980 (selon les
renseignements fournis par des pêcheurs et
des agents des pêches). L'exploitation parmi
cette partie de la population a ainsi augmenté
On a utilisé l’analyse par cohorte de longueur
(LCA) pour estimer le taux d’exploitation.
Elle fait appel à la fréquence des tailles et à
des données sur la croissance. Cette méthode
est sensible aux changements dans le
8
Région des Maritimes
Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (ZPH 34)
considérablement par rapport aux niveaux
d'avant 1980. Il est donc nécessaire de tenir
compte de la pression supplémentaire exercée
sur ces eaux, qui n'étaient auparavant que
légèrement exploitées, lorsqu'on établit les
estimations générales des taux d'exploitation.
débarquements récemment observé dans
d'autres zones donne matière à inquiétude.
Au début des années 1990, la plupart des
zones approchaient des sommets historiques
des années 1890, ou les dépassaient, quoique
ces résultats étaient obtenus avec un plus
grand effort de pêche et une expansion des
lieux de pêche. Seule faisait exception la côte
atlantique de la Nouvelle-Écosse, où les plus
forts débarquements étaient inférieurs au
dernier pic enregistré dans les années 1950.
Considérations d'ordre écologique
La population de homard du golfe du Maine
représente
vraisemblablement
une
métapopulation, c’est-à-dire un complexe de
sous-populations présentant à divers degrés
des liens aux stades biologiques de larve et
d'adulte. Il est difficile de comprendre la
structure de cette métapopulation et les liens
qui l'unissent, et nos connaissances à cet
égard sont incomplètes, mais il est clair que
les unités biologiques ne correspondent pas
aux unités de gestion. Les migrations des
larves et des adultes ont été examinées dans
le RES de la ZPH 41 (2000).
À la fin des années 1990, les débarquements
chutèrent dans diverses zones, y compris
dans certaines parties du sud du golfe du
Saint-Laurent, du Québec, de Terre-Neuve,
du Cap-Breton et de la côte sud de la
Nouvelle-Écosse. Dans le sud de la NouvelleAngleterre et sur la côte est de la NouvelleÉcosse, ils ont atteint un plateau, tandis que
les prises des pêcheurs canadiens et
américains dans le golfe du Maine ont
continué d'augmenter, cela en partie à cause
des hausses récentes enregistrées dans les
secteurs de l'est du Maine et de la baie de
Fundy, où les augmentations enregistrées
dans les années 1980 n'avaient pas été aussi
marquées que dans d'autres zones.
Les homards du banc Browns et des bassins
Crowell/Jordan sont pêchés par les flottilles
de la ZPH 34, de la ZPH 41 et des ÉtatsUnis; or, il existe des migrations entre ces
ZPH. C'est pourquoi on a intégré les données
portant sur la partie 4X de la ZPH 41 dans le
présent rapport. Les données sur les
tendances d'abondance et de migration des
larves et des adultes semblent indiquer que le
banc Georges ne présente pas de liens étroit
avec la ZPH 34; il n'est donc pas inclus ici.
Sources d'incertitude
Les débarquements sont fonction de
l'abondance, de l'effort de pêche (casiers
levés, jours de mise à l'eau, choix du moment
d'application de l'effort et stratégie de pêche),
de
la
capturabilité
(conditions
environnementales, efficacité des engins et
migrations) ainsi que de la distribution des
animaux et de l'effort. Des changements dans
l'un quelconque de ces éléments peuvent
influer sur les débarquements. Par
conséquent, les débarquements ne reflètent
pas
exactement
l'abondance.
Une
augmentation de l'effort effectif ou un
épuisement en série des lieux de pêche peut
maintenir les débarquements à un niveau
L'augmentation des débarquements observée
dans la ZPH 34 s'inscrit dans une hausse à
grande échelle qui s'est manifestée dans la
majeure partie de l'aire de distribution du
homard dans l'Atlantique Ouest. On ne
connaît pas la cause de cet accroissement
général, mais son ampleur donne à penser à
des
origines
environnementales
ou
écologiques. Si les tendances de l'abondance
sont liées à des phénomènes de grande
envergure, le renversement des tendances de
9
Région des Maritimes
Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (ZPH 34)
élevé pendant un certain temps, alors que
l'abondance absolue diminue. Il convient de
noter, toutefois, qu'une bonne partie de
l'augmentation observée sur toute la côte
dans les années 1980 semble due à une
hausse des niveaux de recrutement.
que les taux d'exploitation de la pêche
actuelle étaient élevés et que celle-ci
capturait surtout des animaux qui n'avaient
pas atteint la maturité, il en a conclu que cette
situation ne permettait pas d'obtenir un
nombre suffisant d'oeufs par recrue.
Comme le système de déclaration des
débarquements a changé en 1995 (passant de
la collecte de données provenant des
bordereaux de vente à la tenue de journaux
de bord), les tendances récentes des
débarquements peuvent avoir été influencées
par des différences dans les déclarations.
En décembre 1997, le ministre des Pêches et
des Océans a communiqué une directive aux
pêcheurs de homard de l'Atlantique, leur
demandant de mettre en oeuvre, sur une
période de quatre ans, de nouvelles mesures
de conservation qui aboutiraient à un
doublement du nombre d’oeufs par recrue par
rapport aux niveaux actuels.
Une analyse de la structure de tailles dans
les débarquements a été effectuée pour les
saisons de pêche 1998-1999 et 1999-2000;
elle était fondée sur les données du
programme d'échantillonnage en mer
récemment élargi et sur les données des
journaux de bord. Lorsqu'on ne disposait pas
de données réelles, cette analyse a nécessité
le groupement des grilles et l'utilisation de
données sur la taille portant sur les zones ou
les périodes adjacentes. Les données de la
saison de pêche 1999-2000 sont fondées sur
un plus haut taux d'échantillonnage et elles
ont donc nécessité moins de corrections.
Changement à la
réglementation
ZPH 34
ZPH 41
Programme de
marquage par un V et
interdiction de
posséder des homards
ainsi marqués
Automne Automne
1998
1998*
Augmentation de la
Automne Automne
taille minimale de 81 à 1999
1999
82,5 mm
(* Les bateaux de la ZPH 41 ne pratiquent
pas activement le marquage par un V)
L’expérience de l'utilisation de l'analyse par
cohorte de longueur (LCA) dans la pêche du
homard est limitée et on s’emploie
actuellement à éliminer certaines des
incertitudes associées à cette méthode. Celleci repose sur des estimations précises des
débarquements, de la croissance et de la
structure de tailles, établies d’après les
échantillons
prélevés
en
mer.
On estime la proportion d'oeufs par recrue à
1-2 % de ce qu'elle serait sans la pêche. Or,
un faible nombre d'oeufs par recrue se traduit
par un plus fort risque d'absence de
recrutement à long terme dans des conditions
environnementales et écologiques variées.
La pêche semi-hauturière soulève des
préoccupations parce qu'elle représente un
élargissement de l'exploitation à un stock qui
ne faisait pas l'objet d'une pêche intense
auparavant. Comme la partie non exploitée
de la population compte une plus forte
proportion d'animaux matures, elle a pu
servir à produire des recrues et à amortir les
effets du faible nombre d’oeufs par recrue
dans les zones côtières et des périodes
Considérations de gestion
En novembre 1995, le Conseil pour la
conservation des ressources halieutiques
(CCRH) a présenté les résultats d'un examen
sur la conservation des stocks de homard de
l'Atlantique (CCRH, 1995). Ayant constaté
10
Région des Maritimes
Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (ZPH 34)
antérieures de piètre recrutement. Cela
explique peut-être la plus grande stabilité des
débarquements dans le golfe du Maine par
rapport aux autres zones de pêche du homard.
Les journaux de bord ont permis d'établir le
nombre de homards marqués d’un V
déclaré par les pêcheurs. Le prélèvement
d'échantillons en mer devrait normalement
fournir des renseignements sur le nombre de
ces homards qui ont été recapturés, mais, en
raison de difficultés rencontrées dans
l'identification et la classification des
marques en V la première année, les données
obtenues n'étaient pas fiables. Le taux de
recapture semble toutefois très bas. La
première année, les pêcheurs ont déclaré
avoir pratiqué 117 727 marques en V. La
deuxième année, la participation a diminué et
ils ont déclaré avoir pratiqué 41 209 marques
en V. En 1999-2000, le marquage par un V a
été considérablement plus bas que les années
précédentes et il s'est concentré surtout dans
quelques zones. Il y avait moins de
participants, mais le niveau de marquage
restait le même parmi ceux qui continuaient
à le pratiquer.
8 0 0 00 0
8 0 00 0
7 0 00 0
P ê c he c ôtiè re
6 0 0 00 0
6 0 00 0
5 0 0 00 0
5 0 00 0
4 0 0 00 0
4 0 00 0
3 0 0 0 00
3 0 00 0
2 0 0 00 0
2 0 00 0
1 0 0 00 0
P ê c he ha uturiè re
0
80
90
100 110 120 130 140
P ê c he ha u tu riè re
P ê c he cô tiè re
7 0 0 00 0
1 0 00 0
0
150 160 170 180 190 200
Comparaison des fréquences de tailles
dans la pêche côtière et dans la pêche
hauturière (1999-2000)
Les modèles de simulation de population
révèlent que les contributions d'une petite
portion de la population qui est faiblement
exploitée et fournit des recrues à une plus
grande portion de la population peuvent
maintenir cette plus forte portion, même
quand elle est exposée à de très forts taux
d'exploitation. Toutefois, si on applique une
forte exploitation aux deux portions du
modèle de population, elles peuvent toutes
deux s'effondrer. Un équilibre dans chaque
portion produit les meilleurs résultats et la
plus grande stabilité.
Le marquage par un V est surtout pratiqué au
printemps (avril-mai), tandis que la majorité
des débarquements sont capturés en automne
et en hiver. (nov.-mars). Il y a deux raisons
possibles au fait que le taux de marquage soit
plus élevé au printemps : un taux plus élevé
de capture de femelles oeuvées à cette
période de l'année et le fait que les pêcheurs
ont alors plus de temps pour marquer les
homards, les taux de prises étant dans
l'ensemble plus bas et les conditions
météorologiques plus favorables. Le modèle
de production d’oeufs par recrue repose sur
des taux hypothétiques constants de prises de
femelles oeuvées et de marquage par un V
tout au long de la saison. Il sera nécessaire de
le modifier pour les évaluations futures en
fonction des différences observées.
Avec la taille minimale actuelle de 82,5 mm
de LC et un taux hypothétique de 50 % de
marquage par un V, on parviendrait à 3545 % de l'objectif de doublement de la
production d’oeufs. On estime que
l'augmentation de la taille minimale à
82,5 mm a en elle seule produit une
augmentation de la production d’oeufs de 2025 %. Comme le taux de marquage par un V
qui a été observé est plus bas que le taux
susmentionné, le pourcentage réel de
l'objectif de doublement obtenu serait de
l'ordre de 25-35 %.
Les estimations préliminaires du pourcentage
de femelles oeuvées capturées qui portaient
une marque en V, d'après le nombre déclaré
de marques pratiquées et le nombre de
femelles oeuvées observées par les pêcheurs
11
Région des Maritimes
Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (ZPH 34)
(estimé selon les échantillons en mer et
extrapolé aux débarquements), s'établissaient
à 36 et 14 % pour 1998-1999 et 1999-2000,
respectivement. En ce qui concerne le
marquage par un V, les estimations du
nombre d’oeufs par recrue sont fondées sur
un taux de marquage de 50 %.
différents qu'elle aurait sur les divers
segments de la flotte et de la redistribution
possible de l'effort de pêche dans certaines
ZPH, ce qui nuirait à son efficacité générale.
Compte tenu des antécédents de prises
récents dans la ZPH 34 et de l'incertitude au
sujet des avantages concrets ultimes des
mesures imposées par défaut, l'industrie s'est
montrée peut encline à adopter des mesures
de conservation supplémentaires.
140 %
Faible exploitation
Forte exploitation
120 %
deb100 %
ni
v
au 80 %
rapp
Dans l'adoption de mesures de conservation
supplémentaires et dans l'établissement de
leur calendrier d'entrée en vigueur, il faudrait
tenir compte des circonstances régionales
complexes, comme la proximité des pêches
américaines, l'incertitude de l'évaluation
scientifique et le niveau général de risque que
dénotent les tendances de prises récentes.
60 %
des 40 %
20 %
0%
.
marq
deenV
50%
marq
mmTM %d
+2 mm
2
.
marq
mmT mTM
Pourcentages d’augmentation des oeufs par
recrue obtenus quand on applique aux
femelles des combinaisons de marquage par
un V, de hausse de la taille minimale et de
hausse de la taille maximale (TM). Ces
augmentations se rapportent à un niveau de
base d’oeufs par recrue à partir de la taille
minimale de 81 mm (LC)
De nouvelles analyses spatiales de la
distribution des prises selon la taille
promettent
de
nous
fournir
des
renseignements sur les diverses mesures de
gestion et de conservation qui seraient plus
accessibles à l'industrie que les objectifs
actuels fondés sur la production d’oeufs par
recrue.
Même avec un taux de marquage par un V de
50 %, il faudrait soit une hausse importante
de la taille minimale seulement - la portant à
87 mm de LC - soit l'ajout d'une taille
maximale de 127 mm de LC, soit encore une
combinaison de mesures comme une LC
minimale de 85 mm et une LC maximale de
133 mm pour parvenir à doubler le nombre
d’oeufs par recrue. Si donc on n'atteint pas et
on ne maintient un taux de marquage de
50 %, des mesures supplémentaires seraient
nécessaires.
Perspectives
À court terme (1-2 ans), les débarquements
pourraient rester élevés si les tendances
actuelles se maintiennent. Comme la pêche et
la production d’oeufs reposent largement sur
les nouvelles recrues, tout fléchissement du
recrutement à venir dans la pêche aurait un
effet immédiat sur les débarquements et sur
la reproduction.
Pour ce qui est de la situation à plus long
terme, on ne comprend pas bien les causes de
la stabilité historique de la pêche du homard
dans la ZPH 34, de la hausse récente des
débarquements et de la vaste poussée de
recrutement observée dernièrement. Les
changements survenus dans les habitudes de
Suite à la dernière évaluation, un plan de
gestion et de conservation imposé par défaut
proposait l'introduction d'une taille maximale
applicable aux homards femelles dans la
ZPH 34. L'industrie a remis en question
l'évaluation scientifique de cette mesure de
conservation, se disant très inquiète des effets
12
Région des Maritimes
Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (ZPH 34)
North Pacific Symposium on
Invertebrate Stock Assessment and
Management, Pub. spéc. can. scienc.
halieut. aquat. no 125, pp. 273-283
pêche ces dernières années, en particulier
l'expansion vers des zones qui n'étaient pas
auparavant exploitées par les pêcheurs de
homard de la ZPH 34, peuvent susciter des
réactions différentes dans la population de
homard, aboutissant à des niveaux de
recrutement
inférieurs
aux
niveaux
historiques antérieurs.
CCRH. 1995. Un cadre pour la conservation
des stocks de homard de l'Atlantique :
Rapport soumis au ministre des
Pêches et des Océans : 57.
Références
Nicosia, F., and K. Lavalli. 1999. Homarid
Lobster Hatcheries: Their History and
Role in Research, Management, and
Aquaculture. Mar. Fish. Rev. 61(2):
1-57.
Anonyme. 1996. 22nd Northeast Regional
Stock Assessment Workshop (22nd
SAW). Northeast Fisheries Science
Center Reference Document 96-13.
Pezzack, D.S. 1993. A Review of Lobster
(Homarus americanus)
Landing
Trends in the Northwest Atlantic,
1947-86. J. Northw. Atl. Fish. Sci. 14:
1115-127.
Cadrin, S., and B. Estrella. 1996. LengthCohort Analysis of U.S. American
Lobster Stocks, Northeast Fisheries
Science Center: 26.
DeWolf, A.G. 1974. The Lobster Fishery of
the Maritime Provinces: Economic
Effects of Regulations. Bull. Conseil
rech. pêcheries 187 : 59p.
Pezzack, D.S., P. Lawton, I.M. Gutt, D.R.
Duggan, D.A. Robichaud, and M.B.
Strong. 1999. The American Lobster,
Homarus Americanus, Fishery Off of
South-Western Nova Scotia (Lobster
Fishing Areas 34). Secr. can. éval.
stocks, doc. rech. 99/32 : 50 p.
MPO 1998a. Homard de haute mer de la
ZPH 41. MPO - Sciences, Rapport sur
l'état des stocks C3-14 : 6p.
Pour obtenir de
renseignements,
MPO. 1998b. Homard du sud-ouest de la
Nouvelle-Écosse (ZPH 34). MPO Sciences. Rapport sur l'état des stocks
C3-62 (1998) : 10.
plus
amples
communiquer Douglas S. Pezzack
avec :
Division des invertébrés
Ministère des Pêches et des
Océans
Institut océanographique de
Bedford
C. P. 1006
Dartmouth (N.-É.) B2Y 4A2
Duggan, D.R., and D.S. Pezzack. 1995. The
Midshore Lobster Fishery Off
Southwestern Nova Scotia: Inception,
Development and Current Status.
MPO, Doc. rech. pêches Atlant.
95/46 : 38p.
Fogarty, M.J. 1998. Implications of
Migration and Larval Interchange in
American
Lobster
(Homarus
americanus) Stocks: Spatial Structure
and Resilience. Proceedings of the
Tél. : (902) 426-2099
Fax : (902) 426-1862
Courriel :
PezzackD@mar.dfo-mpo.gc.ca
13
Région des Maritimes
Homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (ZPH 34)
Distribué par le :
Bureau du processus consultatif régional des
provinces Maritimes
Ministère des Pêches et des Océans
C.P. 1006, Succ. B203
Dartmouth (Nouvelle-Écosse)
Canada B2Y 4A2
Téléphone : 902-426-7070
Courriel : myrav@mar.dfo-mpo.gc.ca
Adresse Internet : http://www.dfompo.gc.ca/csas
ISSN : 1480-4921
An English version is available on request at
the above address.
La présente publication doit être citée
comme suit :
MPO, 2001. Homard du sud-ouest de la
Nouvelle-Écosse (Zone de pêche du
homard 34). MPO - Sciences, Rapport
sur l'état des stocks C3-62 (2001).
14
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising