Manual 18139595

Manual 18139595
Fisheries and Oceans
Canada
Science
16B
16A
16D
Rapport sur l’état des stocks C4-07 (1999)
16C
MPO Sciences
16E
16F
16G
16H
16I
Pêches et Océans
Canada
Sciences
15
18A
18D
17A
18B
19A
18C
20
Figure 1. Unités de gestion du pétoncle au
Québec.
Pétoncles des eaux côtières du
Québec
Renseignements de base
Il y a deux espèces de pétoncle dans le golfe du SaintLaurent, soit le pétoncle géant et le pétoncle
d’Islande. La taille commerciale est atteinte
vers l’âge de 5 ans chez le pétoncle géant et
vers l’âge de 8 ans chez le pétoncle
d'Islande. Les sexes sont séparés et la
fécondation des œufs est externe. La période
de ponte est courte et n’est pas synchronisée
dans le Golfe. Le développement des larves
dure prè s de cinq semaines. Le s pétoncles
sont sédentai res et vivent en agrégations
appelées «gisement s».
Au Québec, la pêche commerciale a débuté au
milieu des années 1960. C’est une pêche
côtière qui porte indistinctement sur les
deux espèces. Les débarquements se font
surtout sous forme de muscles. La région
Laurentienne est divisée en 17 zone s et
compte 82 permi s de pêche. Toutes les zones
sont gérées par le contrôle de l’effort de
pêche. La Moyenne Côte-Nord et l’île
d’Anticosti sont également régie s par des
contingents. Depuis 1980, la Côte-Nord est
la région la plus productive du Québec.
Mai 1999
Sommaire
Toutes les zones
• Le pétoncle fraie à la fin de l’été et la
déposition sur le fond des juvéniles se
fait à l’automne. Durant la période de
déposition, les juvéniles sont très
sensibles à toute perturbation des
sédiments par les engins de pêche. Il est
conseillé de ne pas pêcher le pétoncle
durant la période de reproduction et lors
de l’établissement des juvéniles sur le
fond (août à novembre). Cette mesure
de conservation maximisera le potentiel
reproducteur et favorisera la survie des
juvéniles.
Îles-de-la-Madeleine
• En 1998, l’effort a augmenté de 30 %,
malgré une biomasse exploitable très
faible.
• La pêche intensive de gros géniteurs sur
le Banc de l’Est est probablement
responsable de la forte diminution du
succès de captage des juvéniles en 1998.
• Le recrutement est faible depuis
plusieurs années sur tous les gisements.
• Une seule cohorte de prérecrues (celle de
1995) est présente dans la population,
Région Laurentienne
•
Pétoncles des eaux côtières du Québec
•
toutefois son abondance est faible et elle
ne sera pas recruté à la pêche avant l’an
2000 ou 2001.
Il y a de sérieuses craintes quant à la
conservation du stock de pétoncle géant
des Îles-de-la-Madeleine.
Gaspésie
• La baisse des prises par unité d’effort et
celle de la taille moyenne des pétoncles
capturés au nord de la péninsule
gaspésienne pourraient bien refléter un
certain épuisement de la ressource. À
court terme, il serait prudent de réduire
l’effort de pêche dans le secteur est de la
zone 17A.
• Les débarquements et les prises par unité
d’effort de la zone 18B (et 18C)
augmentent depuis quelques années.
L’état de la ressource de ces zones n'est
pas préoccupant compte tenu de la
faiblesse de l’effort de pêche dans ce
secteur.
• Depuis 1994, à l’exception de 1997, les
prises par unité d’effort de la zone 19A
sont demeurées stables, mais faibles.
L’effort de pêche a diminué de manière
significative en 1998. Ce niveau d’effort
est probablement mieux ajusté à la
capacité de renouvellement de la
population.
•
•
•
•
•
Côte-Nord
• La situation dans les zones 16A et 16B
est difficilement interprétable compte
tenu du peu d'informations disponibles.
Une gestion plus restrictive de ces zones
pourrait prévenir une exploitation
abusive de la ressource.
• La mise en place d’un contingent depuis
1997 a aidé à stabiliser les taux de
capture dans la zone 16C. La baisse de la
taille moyenne des captures en 1998
devra toutefois être suivie de près car si
cette baisse se poursuivait cela pourrait
être le reflet d’une surexploitation locale.
La stabilité des structures de taille du
pétoncle d’Islande de la zone 16E en
1998 reflète la capacité de cette
population à supporter le niveau
d’exploitation des dernières années.
Toutefois, les incertitudes liées aux
indices d’abondance ne permettent pas
de formuler des avis précis sur l’état de
cette ressource.
Les principaux indices commerciaux de
la zone 16F sont positifs en 1998.
Toutefois, compte tenu du nombre limité
de gisements disponibles dans cette
zone, il serait prudent de stabiliser le
niveau de prélèvement à court terme.
La taille moyenne des pétoncles
d’Islande de la zone 16G est petite ce qui
explique le peu d’intérêt qu’ils suscitent
et conséquemment, la diminution de
l’effort de pêche qu’on observe depuis
quelques années, malgré les fortes
densités de pétoncles sur les gisements.
Les principaux indices commerciaux de
la zone 18A sont stables par rapport à
1997. Le niveau de pêche actuel ne
semble pas avoir d’impact négatif sur la
ressource.
Les débarquements et l’effort de pêche
des zones 16H et 16I sont négligeables
depuis 1995. Pour l’instant, il n’y a pas
de crainte pour cette ressource.
En 1998, la hausse des débarquements
de la zone 15 est attribuable au secteur
est, près de Blanc-Sablon, où il semble y
avoir un certain potentiel pour la pêche.
Le potentiel de pêche du secteur ouest de
la zone 15 est, par contre, limité.
Contexte biologique
Il y a deux espèces de pétoncles indigènes
au Québec, soit le pétoncle géant
(Placopecten magellanicus) et le pétoncle
d'Islande (Chlamys islandica). Dans le golfe
du Saint-Laurent, ces deux espèces se
retrouvent principalement sur des fonds de
gravier, de coquillage ou de roche,
-2-
Région Laurentienne
Pétoncles des eaux côtières du Québec
généralement à des profondeurs variant
entre 20 et 60 mètres. Le pétoncle d'Islande
est présent sur la Côte-Nord, l’île
d’Anticosti et la rive nord de la Gaspésie.
Par contre, il est pratiquement absent dans le
sud du Golfe. À l'inverse, le pétoncle géant
se trouve surtout dans le sud du Golfe,
incluant les Îles-de-la-Madeleine et la baie
des Chaleurs, et occasionnellement sur la
Basse Côte-Nord.
La pêche
Au Québec, l'exploitation commerciale porte
indistinctement sur le pétoncle d'Islande et le
pétoncle géant. Les débarquements se font
généralement sous forme de muscle (noix,
chair), mais occasionnellement sous forme
de noix et de corail (muscle et gonade) ou en
coquille
(entier).
L’impossibilité
de
distinguer visuellement les muscles des deux
espèces complique l’analyse des statistiques
de pêche. Toutefois, les deux espèces ne
sont pas réparties uniformément dans le
golfe du Saint-Laurent et les prises d'un
secteur sont généralement constituées d'une
seule espèce donnée.
La croissance du pétoncle géant est plus
rapide que celle du pétoncle d'Islande. Cette
croissance varie d’une région à l’autre et est
influencée par la qualité de l’habitat et les
conditions environnementales. Dans le
Golfe, la taille commerciale est atteinte vers
l’âge de 5 ans chez le pétoncle géant et vers
l’âge de 8 ans chez le pétoncle d'Islande.
En 1998, la région du Québec comptait
17 zones de pêche réparties en trois secteurs,
soit les Îles-de-la-Madeleine (zone 20), la
Gaspésie (zones 17A, 18B, 18C, 19A) et la
Côte-Nord (zones 16A, 16B, 16C, 16D,
16E, 16F, 16G, 16H, 16I, 15, 18A, 18D)
(Figure 1). Les zones 18C et 18D sont, à ce
jour encore, peu ou pas du tout exploitées.
En 1998, 82 permis réguliers ont été émis.
Le plan de gestion était établi pour chaque
zone, à partir des modalités suivantes:
longueur du bateau, dimension de la drague,
saison et heures de pêche, quota individuel
et contingent global.
Chez le pétoncle, les sexes sont séparés et la
fécondation des œufs est externe. La période
de ponte est de courte durée et n’est pas
synchronisée à l’échelle du Golfe. De Havre
Saint-Pierre à Baie Johan-Beetz, le frai du
pétoncle d'Islande a lieu durant le mois de
juillet. Sur le reste de la Moyenne CôteNord, sur la Basse Côte-Nord et l’île
d’Anticosti, la reproduction se déroule entre
la mi-juillet et la fin août selon le secteur.
Chez le pétoncle géant, la ponte a lieu en
août dans la baie des Chaleurs et à la fin
août aux Îles-de-la-Madeleine.
Dans le golfe du Saint-Laurent, la pêche au
pétoncle est une pêche côtière. La drague de
type Digby est utilisée depuis le début de
l'exploitation. Au cours des années, il y a eu
une augmentation importante de l'effort de
pêche. Cette hausse est due principalement à
l'augmentation de la capacité et de
l’efficacité de la flotte de pêche.
Le développement des larves dure environ
cinq semaines, à partir de la fécondation
jusqu’au moment de leur fixation sur le
fond. Les jeunes pétoncles se fixent à
proximité de l'emplacement où se trouvent
les adultes. Cependant, un support adéquat
est requis pour assurer le succès de la
fixation des juvéniles.
Les débarquements des Îles-de-la-Madeleine
ont beaucoup fluctué depuis le début de la
pêche commerciale (Figure 2). Les stocks de
pétoncle géant des Îles-de-la-Madeleine se
sont effondrés en 1971. À partir de 1984, les
débarquements de la Côte-Nord ont
augmenté rapidement jusqu'en 1990. La
stabilisation des prises à partir de 1991 fait
Les pétoncles sont sédentaires et vivent en
agrégations appelées «gisements». Cette
particularité doit être prise en considération
lors de l’élaboration des stratégies de
conservation et des scénarios de pêche.
-3-
Région Laurentienne
Pétoncles des eaux côtières du Québec
suite à la mise en place de quotas individuels
sur la Moyenne Côte-Nord.
600
Îles-de-la-Madeleine
Côte-Nord
Gaspésie
500
Muscles (t)
scientifiques, lors de la revue régionale sur
l’état des stocks d’invertébrés de la région
Laurentienne.
Îles-de-la-Madeleine (Zone 20)
400
Les Îles-de-la-Madeleine comptent plusieurs
concentrations de pétoncles, soit les fonds
de pêche de l’Étang-du-Nord, du DixMilles, de la Chaîne-de-la-Passe, du SudOuest, de l’île Brion et du Banc de l’Est
(Figure 3). En 1997, 23 permis ont été émis.
La pêche a été ouverte entre le 15 avril et le
25 août sur les fonds de l’Étang-du-Nord (à
l’exception d’une petite zone protégée), du
Dix-Milles et du Banc de l’Est.
300
200
100
0
1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000
Figure 2.
Québec.
Débarquements de pétoncles au
En 1998, les débarquements totalisent 317 t
de muscles. Ils proviennent, par ordre
d'importance, de la Côte-Nord (66 %), de la
Gaspésie (21 %) et des Îles-de-la-Madeleine
(13 %).
Les captures provenant des Îles-de-laMadeleine sont généralement composées à
plus de 95 % de pétoncle géant, le reste étant
du pétoncle d'Islande. Depuis 1990, les
débarquements ont varié entre 29,9 t et
73,9 t. En 1997 et 1998, les débarquements
se sont stabilisés autour de 40 t de muscles
(Figure 4).
L'évaluation de l'état des populations de
pétoncles est basée essentiellement sur
l’analyse des indices commerciaux. Pour les
zones 20 et 16E, elle est basée, en plus, sur
des indices mesurés lors de relevés de
recherche.
Île Brion
Lorsqu’il n’y a pas de relevés de recherche,
l’évaluation de l’état des populations est
alors entièrement dépendante de la qualité
des données fournies par l’industrie de la
pêche. Selon des sources bien informées, la
quantité de prises non déclarées est
importante dans plusieurs zones, certaines
années, elle est telle que cela peut remettre
en question la fiabilité des analyses faites à
partir des statistiques de pêche.
Sud-Ouest
Étang-du-Nord
Banc de l'Est
Chaîne-de-la-Passe
Dix-Milles
Les renseignements spécifiques au pétoncle
des Îles-de-la-Madeleine, de la Gaspésie et
de la Côte-Nord sont présentés dans les
sections suivantes. Puisqu’il n’est pas
possible de formuler des avis pour chacun
des petits gisements des côtes du Québec,
cette revue des stocks est structurée sur la
base des unités de gestion. Ces informations
ont été révisées par un groupe de
= Fonds de pêche
Figure 3.
Principaux fonds de pêche au
pétoncle aux Îles-de-la-Madeleine.
-4-
Région Laurentienne
Pétoncles des eaux côtières du Québec
200
PUE
Effort
160
2
120
1,5
80
1
40
0,5
1998
1997
1996
1995
1994
1993
1992
1991
1990
1989
1988
1987
0
1986
0
PUE (kg/h m)
Débarquements
Muscles (t)
Effort (h.m/1000)
exploitée en quelques semaines. En 1994,
les prises par unité d'effort de pêche ont
atteint le plus bas niveau des dix dernières
années. Il faut mentionner que le gisement
de la Chaîne-de-la-Passe, où se trouvaient
les plus fortes densités de pétoncles, était
fermé à la pêche. En 1995, l’augmentation
des prises par unité d’effort, ainsi que
l’augmentation des débarquements étaient
reliées à l’exploitation de la cohorte de 1989
sur la partie ouest de la Chaîne-de-la-Passe.
En 1996, la Chaîne-de-la-Passe était fermée
et les prises par unité d’effort ont chuté. En
1997, malgré l’ouverture de la partie est de
la Chaîne-de-la-Passe (reste de la cohorte
1989) et malgré l’exploitation d’un ancien
fond de pêche (le Banc de l’Est), les prises
par unité d’effort étaient demeurées les
mêmes qu’en 1996, soit 0,87 kg/hm. En
1998, la pêche a été concentrée sur le Banc
2,5
Figure 4. Débarquements de pétoncles (t de
muscles), effort de pêche (par heure de pêche et
par mètre de drague) et prises par unité d’effort
(kg de muscles par effort).
L'augmentation des prises par unité d’effort
(PUE) en 1993 était due au recrutement à la
pêche de la cohorte de 1988, qui était
relativement abondante. Cette cohorte, qui
venait d’atteindre la taille de capture, a été
Chaîne-de-la-Passe
Dix-Milles
84
1987
20
0
1993
0
20
84
1988
1994
20
0
0
1989
20
Fréquence (nombre)
Fréquence (nombre)
89
20
0
1990
20
0
1995
20
0
1996
20
0
1991
88
20
1997
20
95
0
89
20
88
0
1992
1998
20
0
0
20
60 100 140
Taille (mm)
180
20
60 100 140
Taille (mm)
180
Figure 5. Structures de taille des pétoncles géants échantillonnés aux Îles-de-la-Madeleine lors des
relevés de recherche. Le nombre inscrit au-dessus de certains modes correspond à l’année de
naissance de ces cohortes dominantes. La ligne pointillée sépare les prérecrues (< 70 mm) des recrues
(≥ 70 mm).
-5-
Région Laurentienne
Pétoncles des eaux côtières du Québec
de l’Est malgré des prises par unité d’effort
de l’ordre de 0,56 kg/hm.
8
Pétoncles/1 000 m2
40
Pétoncles/1 000 m
2
Les relevés de recherche ont permis de
calculer les fluctuations d’abondance des
prérecrues (pétoncles plus petits que 70 mm)
et des recrues exploitées par la pêche
(pétoncles plus grands ou égaux à 70 mm)
(Figures 5 et 6). L’abondance des prérecrues
a atteint un sommet en 1992, suivi d'une
baisse progressive jusqu’en 1996, puis d’une
hausse en 1997, grâce à la cohorte 1995.
Celle-ci, bien que plus abondante est
cependant beaucoup moins imposante que
celles de 1984, 1988 et 1989. L’indice
d’abondance est demeuré stable en 1998 car
il n’y a pas eu de pêche sur ces gisements au
cours de l’année. Les fluctuations de l’indice
d’abondance des recrues sont semblables,
mais elles se produisent avec un délai de
deux ans, ce qui correspond au temps
nécessaire pour que les prérecrues atteignent
la taille de recrutement à la pêche.
Perspectives
L'abondance des stocks de pétoncles sur les
sites traditionnels de pêche des Îles-de-laMadeleine est très faible en 1998. D’après
nos relevés de recherche, la biomasse
exploitable est au plus bas niveau depuis
1984. La biomasse de 1998 représente
probablement moins que le dixième de ce
qu’elle était à la fin des années 1960. Le
recrutement est très faible. Les dernières
classes d’âge importantes sont celles de
1988 et 1989. Depuis ce temps, il n’y a pas
eu de recrutement significatif. Une seule
cohorte de prérecrues (celle de 1995) est
présente dans la population, mais son
abondance est beaucoup plus faible que celle
des cohortes de 1988 et 1989. Cette cohorte
sera recrutée à la pêche vers l’an 2000 ou
2001.
10
0
1993
1995
1997
2
Figure 7. Densité des recrues de 5 ans, mesurée
lors des relevés de recherche et valeur estimée à
partir du nombre de prérecrues de 2 ans
observées 3 ans plus tôt, lors des relevés de
recherche.
20
1991
4
1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002
30
1989
6
0
Prérecrues (< 70 mm)
Recrues (≥ 70 mm)
1987
5 ans mesurées
5 ans estimées par prérecrues de 2 ans
1999
Figure 6. Densité (± 2 erreurs type) de
pétoncles géants échantillonnés aux Îles-de-laMadeleine lors des relevés de recherche.
En 1998, il y a eu une augmentation de plus
de 30 % de l’effort, malgré le fait que
presque tous les gisements étaient fermés à
la pêche. Les taux de capture commerciaux
sont à la baisse depuis 1990. La pêche
intensive de gros géniteurs sur le Banc de
l’Est est probablement responsable de la
forte diminution du succès de captage des
juvéniles observée en 1998, bien que la
déportation des larves par des vents
défavorables puisse également être en cause.
Il est possible d’obtenir, à partir des relevés
de recherche, un indice d’abondance des
prérecrues âgées de 2 ans. Cet indice sert à
prévoir l’abondance des recrues qui seront
disponibles à la pêche 3 ans plus tard, soit à
l’âge de 5 ans. Cet indice, qui s’est avéré
fiable jusqu’à maintenant, laisse prévoir un
recrutement faible pour 1999, mais un peu
plus élevé pour l’an 2000 (Figure 7).
-6-
Région Laurentienne
Pétoncles des eaux côtières du Québec
L’effort de pêche de la flotte est beaucoup
trop élevé pour la productivité des gisements
de pétoncle des Îles-de-la-Madeleine. Pour
appliquer la même stratégie de gestion que
celle utilisée sur la Moyenne Côte-Nord, il
faudrait réduire l’effort de pêche au
cinquième du niveau actuel. Malgré les
nombreuses recommandations faites en ce
sens, l’effort de pêche n’a jamais été réduit.
est à la hausse. L’exploitation de cette zone
est récente et la pêche y est encore en
développement. En 1998, il y a eu une
baisse de l’ordre de 300 % des
débarquements dans la zone 17A. Cette
baisse s’explique par les effets cumulés de la
baisse de l’effort, de la baisse des prises par
unité d’effort (Tableau 1) et de la diminution
de la taille moyenne des pétoncles capturés.
Il y a lieu d’avoir de sérieuses craintes quant
à la conservation de ce stock. La biomasse
est à son plus bas niveau et en l’absence de
recrutement, il n’y aura pas de
reconstruction du stock reproducteur. Toute
exploitation commerciale va entraîner un
déclin additionnel de la biomasse
reproductrice à des niveaux très bas, encore
jamais observés. Il est donc fortement
recommandé de cesser tout prélèvement
de pétoncle dans la zone 20.
Dans la zone 18B, les débarquements et les
prises par unité d’effort augmentent depuis
1995 (Tableau 1). Les structures de taille,
l’indice de prérecrutement et celui de la
mortalité (% de claquettes) sont stables
depuis 1996.
Depuis 1994, à l’exception de 1997, les
prises par unité d’effort de la zone 19A sont
demeurées stables, mais faibles (Tableau 1).
En 1998, l’effort de pêche a diminué de
manière significative ce qui explique la
baisse des débarquements (Figure 8).
Gaspésie (Zones 17A, 18B, et 19A)
La Gaspésie regroupe trois unités
d’exploitation, soit les zones 17A, 18B
(18C) et 19A. En 1998, il y avait un seul
permis dans la zone 17A, deux dans la zone
18B et six dans la zone 19A. La zone 18C
était accessible sur une base exploratoire. Il
y avait une saison de pêche dans chacune de
ces zones et pour la zone 18B, un contingent
global avait été fixé.
60
19A
17A et 18B
Muscles (t)
50
40
30
20
10
0
1987
Figure 8.
Gaspésie.
Les débarquements de la Gaspésie
proviennent surtout de l’île d’Anticosti
(zone 18B) et de la baie des Chaleurs (zone
19A) (Figure 8). La pêche dans la baie des
Chaleurs est orientée principalement sur le
pétoncle géant. Par contre, à l’île d’Anticosti
et sur la rive nord de la Gaspésie, c’est le
pétoncle d’Islande qui est exploité.
1989
1991
1993
1995
1997
1999
Débarquements de pétoncles en
Tableau 1. Prises par unité d'effort (kg de
muscles par heure de pêche et par mètre de
drague).
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
Au nord de la péninsule gaspésienne (zone
17A), l'exploitation est constante, mais les
débarquements
sont
faibles.
Depuis
quelques années, la contribution provenant
du sud-ouest de l'île d'Anticosti (zone 18B)
-7-
17A
1,07
1,67
1,51
2,06
1,57
1,27
1,03
1,02
18B
0,92
2,71
0,98
1,19
1,32
3,70
19A
0,88
0,93
0,96
0,74
0,73
0,71
1,00
0,71
Région Laurentienne
Pétoncles des eaux côtières du Québec
serait prudent de réduire l’effort de pêche
dans le secteur est de la zone 17A. Dans la
zone 18B (et 18C), les débarquements et les
prises par unité d’effort augmentent depuis
quelques années. À court terme, cette
situation n'est pas préoccupante, compte
tenu du fait que l’effort de pêche est faible
dans ce secteur.
L'arrivée occasionnelle de nouveaux
pêcheurs (transfert de permis) a été
responsable des fluctuations de l'effort. Il y a
une augmentation de la taille moyenne des
captures de pétoncles géants depuis 1996 et
le prérecrutement semble faible depuis les
10 dernières années. (Figure 9).
30
30
1987
0
0
30
30
1988
Fréquence (nombre x 103)
Fréquence (nombre x 103)
1989
0
30
1994
0
0
30
L'absence de fort recrutement au cours des
10 dernières années dans la zone 19A laisse
présager que la situation des stocks de
pétoncles de la baie des Chaleurs ne devrait
pas s’améliorer au cours des prochaines
années. L’effort de pêche a diminué de
manière significative en 1998. Ce niveau est
probablement mieux ajusté à la capacité de
renouvellement de la population.
1993
1990
30
1995
0
30
1996
Côte-Nord
0
0
70
30
1991
0
0
30
La Côte-Nord est subdivisée en 11 zones de
pêche distinctes qui sont réparties entre
l’embouchure du Saguenay et Blanc-Sablon.
Les débarquements de la Côte-Nord sont
d'environ 210 t de muscles en 1998, dont
près de 80 % proviennent de la Moyenne
Côte-Nord.
1997
30
1992
1998
0
0
20
60 100 140 180
Taille (mm)
20
60 100 140 180
Taille (mm)
Zones 16A, 16B et 16C
Les débarquements de ces zones, qui
correspondent sensiblement à la Haute CôteNord, totalisent environ 20 t en 1998 et sont
constitués uniquement de pétoncles d'Islande
(Figure 10). Ces zones sont exploitées par
cinq pêcheurs et l'effort de pêche y est
faible. L’effort est contrôlé par le nombre de
permis que le Ministère émet. De plus,
depuis 1997, un contingent compétitif a été
établi pour la zone 16C.
Figure 9. Structures de taille des pétoncles
géants de la zone 19A selon l'échantillonnage
commercial. La ligne pointillée sépare les
prérecrues (<70 mm) des recrues (≥70 mm).
Perspectives
Les fluctuations récentes des débarquements
de pétoncles de la Gaspésie s'expliquent
surtout par l'exploitation occasionnelle du
pétoncle d'Islande dans le sud-ouest de l'île
d'Anticosti. Les débarquements de la baie
des Chaleurs sont relativement constants
mais faibles, les quelques variations étant
attribuables surtout à des changements du
patron de pêche.
Les débarquements et les prises par unité
d’effort (Tableau 2) de la zone 16A sont en
augmentation depuis 1997 à cause de la
découverte d’un nouveau gisement et de la
disponibilité d’un marché pour la vente du
pétoncle en coquille. Il y a peu de
La tendance des indices d’abondance dans la
zone 17A pourrait refléter un certain
épuisement de la ressource. À court terme, il
-8-
Région Laurentienne
Pétoncles des eaux côtières du Québec
Perspectives
La situation dans les zones 16A et 16B est
difficilement interprétable compte tenu du
peu d'informations disponibles. Une gestion
plus restrictive de ces zones pourrait
prévenir une exploitation abusive de la
ressource. L’établissement d’un contingent
global pour la zone 16C, depuis 1997, a aidé
à stabiliser les taux de capture et à diminuer
les risques de surexploitation. La baisse de
la taille moyenne des captures observée en
1998 incite à la vigilance. Si cette tendance
se poursuivait, cela pourrait être le signe
d’une surexploitation locale.
débarquements officiels, ou pas du tout,
dans la zone 16B, depuis 1995.
Muscles (t)
40
30
20
10
0
1987
1989
1991
1993
1995
1997
1999
Figure 10. Débarquements de pétoncles des
zones 16A, 16B et 16C.
Zones 16D, 16E, 16F, 16G et 18A
Sept pêcheurs ont accès aux zones 16D et
16E, neuf aux zones 16F et 18A, et quatre à
la zone 16G. Chacune de ces zones est
contingentée et l’effort de pêche y est régi
sur une base journalière et saisonnière. Les
débarquements de pétoncle d'Islande des
zones localisées sur la Moyenne Côte-Nord
ont connu une forte hausse depuis le début
des années 1980. Cette région est la plus
productive du Québec tout en étant celle où
les mesures de gestion sont les plus strictes.
Tableau 2. Prises par unité d'effort (kg de
muscles par heure de pêche et par mètre de
drague).
16A
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
0,80
0,76
1,23
3,11
5,92
16B
4,16
2,25
1,82
2,80
1,38
0,97
1,84
16C
2,78
4,34
2,94
1,89
7,60
7,92
5,28
8,89
La baisse de l'effort a été importante depuis
1990. Elle est reliée à la mise en place de
contingents individuels en 1991, à la
réduction des saisons de pêche dans toutes
les zones et à la subdivision des zones.
L’ajustement des quotas, à la baisse ou à la
hausse selon les zones, a également
influencé le niveau d’effort.
La hausse des débarquements entre 1995 et
1997 s’explique par l’exploitation de
nouveaux gisements. La stabilisation des
débarquements depuis 1997 est due à la
mise en place d’un contingent global.
L’augmentation des rendements par rapport
à 1994 est due en partie à l’émergence d’un
marché d’acheteurs pour les pétoncles en
coquille, les opérations de pêche étant alors
accélérées du fait que l’écaillage sur les
navires n’est plus nécessaire. Les prises par
unité d’effort sont relativement stables
depuis 1995, peut-être même à la hausse en
1998. Les structures de tailles des
échantillons commerciaux sont caractérisées
par des pétoncles d’environ 80 mm de
coquille.
Le volume débarqué a atteint un sommet
historique de près de 300 t de muscles en
1990
(Figure 11).
En
1991,
les
débarquements ont subi une baisse
importante, surtout dans la zone 16E. De
1993 à 1995, les débarquements des zones
16E, 16F et 16G ont été relativement
stables. En 1998, les débarquements de ce
secteur ont atteint près de 150 t de muscles,
-9-
Région Laurentienne
Pétoncles des eaux côtières du Québec
16E
16D
16F
300
16G
18A
300
30
Débarquements
PUE (Ech.)
250
10
5
0
0
Depuis 1996, les prises par unité d’effort de
la zone 16D ont été variables en raison du
peu d’effort orienté vers cette zone
(Tableau 3). Dans la zone 16E, les prises par
unité d’effort ont diminué progressivement
entre 1994 et 1997, puis augmenté en 1998.
Cette dernière hausse est toutefois discutable
car les indices d’abondance provenant de
l’échantillonnage en mer (Figure 12) et ceux
du relevé de recherche de 1998 ne vont pas
dans le même sens. Les prises par unité
d’effort de la zone 16F ont augmenté
légèrement depuis 1997 à cause de
l’exploitation d’un nouveau gisement
(Tableau 3). L’augmentation des prises par
unité d’effort en 1998 dans les zones 16G et
18A s’explique également par l’exploitation
de nouveaux gisements. À l’exception de la
zone 16D qui est en début d’exploration, les
prises par unité d’effort diminuent d'ouest en
est en raison des variations locales de la
croissance.
1998
50
1987
Figure 11. Débarquements de pétoncles des
zones 16D, 16E, 16F, 16G et 18A.
100
1997
1999
1996
1997
1995
1995
1994
1993
1993
1991
15
1992
1989
150
1991
1987
25
20
1990
0
PUE (zif)
Effort
200
1988
100
1989
200
M uscles (t)
Effort (h m/1000)
Muscles (t)
400
16E montrent que les claquettes peuvent
persister plus d’une année sur les gisements
et que cet indice est peu fiable pour estimer
la mortalité naturelle annuelle chez le
pétoncle d’Islande.
PUE (kg/h m)
les plus gros débarquements provenant des
zones 16E et 18A.
Figure 12. Débarquements de pétoncles (t de
muscles), effort (heure de pêche par mètre de
drague) et prises par unité d’effort (kg de
muscles par effort) calculées à partir des
journaux de bord (Zif) et de l’échantillonnage
commercial (Ech).
Tableau 3. Prises par unité d'effort (kg de
muscles par heure de pêche et par mètre de
drague) estimées à partir des journaux de bord.
16D
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1,46
2,66
0,87
16E
6,51
7,15
6,83
7,84
6,87
6,26
5,63
7,12
16F
5,16
6,31
5,76
5,31
4,31
4,25
4,90
5,23
16G
3,45
4,16
3,16
3,01
2,63
1,92
1,58
2,63
18A
7,00
5,35
4,90
4,74
5,49
6,54
4,31
4,73
En 1998, la taille des pétoncles dans les
échantillons commerciaux de la zone 16E
est relativement stable. Les petites variations
de la taille des pétoncles pêchés dans les
zones 16F, 16G et 18A depuis 1997
s’expliquent par le déplacement de la flotte
vers d’autres gisements. Cette variabilité de
la croissance et de la structure de taille est
plus grande entre les zones, ce qui se traduit
par une diminution de la taille moyenne
d'ouest (16D) en est (16G) et du nord (16D)
au sud (18).
L’indice de mortalité (% de claquettes)
mesuré à partir de l’échantillonnage
commercial a atteint des niveaux élevés en
1995 et 1996 dans plusieurs zones de pêche
de la Moyenne Côte-Nord. En 1997 et 1998,
le taux de mortalité a toutefois diminué dans
la majorité des zones. Les résultats des
travaux de recherche réalisés sur la mortalité
naturelle du pétoncle d’Islande de la zone
- 10 -
Région Laurentienne
Pétoncles des eaux côtières du Québec
Perspectives
Actuellement, il est impossible de
déterminer précisément la situation de la
pêche dans chacune des unités de gestion,
d’autant plus que les zones 16D et 16G sont
encore peu explorées. La réduction de
l'effort de pêche depuis l'adoption des
contingents individuels en 1991 et la mise
en place de nombreuses zones ont permis de
répartir l'exploitation sur un plus grand
territoire.
extrémités ouest et est de la zone 15 ont pris
une plus grande importance.
Les fluctuations des taux de capture des
zones 16H et 16I n’expliquent pas la forte
chute des débarquements depuis 1993
(Tableau 4). La baisse des débarquements
dans ces zones est plutôt due à une
diminution de l’intérêt de certains pêcheurs
pour la pêche au pétoncle à cause de la
petite taille de ces pétoncles. Les
débarquements de la zone 15 ont presque
triplé depuis 1995 pour atteindre environ
34 t en 1998. L’augmentation des
débarquements, de l’ordre de 70 %,
s’explique par le développement de la pêche
au pétoncle d’Islande dans le secteur est de
la zone 15.
La stabilité des structures de taille du
pétoncle d’Islande de la zone 16E en 1998
reflète la capacité de cette population à
supporter le niveau d’exploitation des
dernières années. Toutefois, les incertitudes
liées aux indices d’abondance ne permettent
pas de formuler des avis précis sur l’état de
cette ressource. Les principaux indicateurs
de la zone 16F sont positifs en 1998.
Toutefois, compte tenu du nombre limité de
gisements disponibles dans cette zone, il
serait prudent de stabiliser le niveau de
prélèvement à court terme. La taille
moyenne des pétoncles d’Islande de la zone
16G, est petite, ce qui explique le manque
d’intérêt qu’ils suscitent et, conséquemment,
la diminution de l’effort de pêche qu’on
observe depuis quelques années, malgré les
fortes densités de pétoncles sur les
gisements. Les principaux indices relatifs à
la pêche au pétoncle de la zone 18A sont
stables par rapport à 1997. Le niveau de
pêche actuel ne semble pas avoir d’impact
négatif sur la ressource.
Muscles (t)
80
16H
16I
15
60
40
20
0
1987
1989
1991
1993
1995
1997
1999
Figure 13. Débarquements de pétoncles des
zones 16H, 16I et 15.
Tableau 4. Prises par unité d'effort (kg de
muscles par heure de pêche et par mètre de
drague).
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
Zones 16H, 16I et 15
En 1998, il y avait trois permis pour la zone
16H et 34 permis qui donnaient accès aux
zones 16I et 15. Avant 1992, les
débarquements de la Basse Côte-Nord
étaient en majorité composés de pétoncles
géants
(Figure 13).
Depuis,
les
débarquements de pétoncles d'Islande en
provenance des zones 16H, 16I et des
16H
16I
15
5,64
4,15
2,58
3,27
2,15
2,27
2,64
2,66
4,51
2,91
2,75
2,20
1,40
0,67
1,00
1,14
1,49
1,12
1,09
1,42
2,05
1,86
Perspectives
Les débarquements de pétoncle d’Islande et
l’effort de pêche dans les zones 16H et 16I
- 11 -
Région Laurentienne
Pétoncles des eaux côtières du Québec
sont négligeables depuis 1995. Pour
l’instant, il n’y a pas de crainte pour la
conservation de cette ressource. En 1998, la
hausse des débarquements de la zone 15
provient du secteur est, près de BlancSablon, où il semble y avoir un certain
potentiel pour la pêche. Par contre, le
potentiel de pêche du secteur ouest de la
zone 15 est limité.
de leur déposition sur le fond. L’arrêt de la
pêche durant la période de reproduction et
lors de l’établissement des juvéniles sur le
fond (août à novembre) limiterait l’impact
négatif du dragage sur le substrat et
favoriserait la survie des jeunes pétoncles.
Pour en savoir plus:
Giguère, M., S. Brulotte et P.
Goudreau.1998. État des stocks de
pétoncle des eaux côtières du Québec.
Secrétariat canadien pour l’évaluation
des stocks, Document de recherche
98/73.
L’état des connaissances sur le pétoncle
géant de la Basse Côte-Nord empêche de
statuer sur l’état de cette ressource. Les
caractéristiques biologiques du pétoncle
géant, sa distribution contagieuse et les
mortalités massives observées par le passé
sur certains sites de pêche rendent cette
espèce très fragile à la surexploitation. Pour
l’instant, il n’est pas approprié d’augmenter
l’effort de pêche sur le pétoncle géant de la
zone 15, compte tenu des problèmes de
mortalité observés sur la Basse Côte-Nord.
Préparé par:
Michel Giguère
Tel: (418) 775-0622
Fax: (418) 775-0740
La présente publication doit être
citée comme suit
MPO, 1999. Pétoncles des eaux côtières du
Québec. MPO – Sciences, Rapport sur
l’état des stocks C4-07(1999).
Mesures de conservations
Les mesures de conservation recommandées
pour le pétoncle visent à préserver la
capacité de renouvellement de chacun des
gisements afin d’en assurer leur pérennité.
Toute approche ciblant une augmentation du
potentiel reproducteur, en laissant plus
d'adultes sur le fond ou en créant des zones
refuges, aurait un impact positif sur la
conservation de la ressource. De plus,
comme la production d'œufs d'un pétoncle
est proportionnelle à son volume, il y aurait
un gain net de productivité en laissant la
population vieillir. Cette dernière tactique
aurait pour effet secondaire d'augmenter le
rendement par recrue et, par le fait même, la
rentabilité commerciale.
! "#$ %&'
( )*+
,-
)). '/'01
- ! - -- 2
3
Le pétoncle fraie à la fin de l’été et la
déposition sur le fond des juvéniles se fait à
l’automne. Le dragage des fonds avec les
engins de pêche durant cette période réduit
le potentiel reproducteur, perturbe les
sédiments, ce qui affecte les juvéniles lors
- 12 -
Pêches et Océans
Canada
Fisheries and Oceans
Canada
Sciences
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