MPO – Sciences Région des Maritimes Rapport sur l’état des stocks B3-05(1999) Fisheries

MPO – Sciences Région des Maritimes Rapport sur l’état des stocks B3-05(1999) Fisheries
Fisheries
and Oceans
Pêches
et Océans
Région des Maritimes
MPO – Sciences
Rapport sur l’état des stocks B3-05(1999)
4T
3P
46
4Vn
Côtes du
N.-B.
P. Buerschaper
Scott & Scott 1988
Z. côtière
4VWX
5Y
44
Bancs extérieurs
Pl. néo-écossais
S.-O. N.-É./
Baie de Fundy
Hareng de 4VWX et 5Z
42
5Z
68
Renseignements de base
Le hareng de l’Atlantique est une espèce pélagique qu’on retrouve
des deux côtés de l’Atlantique nord. Les harengs se rassemblent
pour aller frayer dans des endroits précis, vers lesquels on pense
qu’ils retournent. Ils atteignent la maturité et frayent à trois ou
quatre ans (quand ils mesurent de 23 à 28 cm, ou de 9 à 11 po),
puis amorcent un cycle annuel prévisible de reproduction,
d’hivernage et d’engraissement pendant l’été, qui inclut souvent
des migrations et des interactions considérables avec des membres
d’autres groupes de reproducteurs. La pêche a lieu surtout parmi
les concentrations denses de harengs regroupés pour
l’engraissement durant l’été, pour l’hivernage ou pour le frai.
On sait que l’unité de gestion 4VWX contient un certain nombre de
frayères séparées à divers degrés dans l’espace et dans le temps. Les
frayères très rapprochées, qui ont des périodes de fraye semblables et
qui partagent la même aire de distribution larvaire (p. ex. la chaussée
Trinity et le banc German, au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse) sont
considérées comme faisant partie du même complexe, et ont sans doute
beaucoup plus d’affinités que celles qui sont très distancées, dans
l’espace ou dans le temps, et qui ne partagent pas la même aire de
distribution des larves. Certaines frayères sont grandes et situées en
haute mer, tandis que d’autres sont plus restreintes et localisées, se
trouvant parfois très près des côtes ou dans de petites baies. La situation
se complique encore davantage en raison de la tendance qu’a le hareng
à migrer sur de longues distances et à se mélanger avec les membres
d’autres groupes de reproducteurs en dehors des périodes de fraye. Aux
fins de l’évaluation et de la gestion, les stocks de hareng visés par les
pêches dans 4VWX sont divisés en quatre composantes :
1.
2.
3.
4.
Composante de reproducteurs du sud-ouest de la NouvelleÉcosse et de la baie de Fundy
Composante de reproducteurs des bancs du large du plateau
néo-écossais
Composante de reproducteurs des côtes de la Nouvelle-Écosse
(côtes sud et est, et Cap-Breton)
Juvéniles migrateurs du sud-ouest du Nouveau-Brunswick.
Étant donné que chaque composante a plusieurs frayères, et que, à
certains moments, les poissons de plusieurs composantes se
mélangent, l’industrie et les responsables de la gestion ont étudié
les moyens de gérer la complexité de chaque composante (par
exemple
Mai 1999
4X
66
4W
64
62
4Vs
60
58
en répartissant l’effort de pêche entre les frayères, selon leur taille
relative) et de tenir compte des interactions entre les différentes
composantes (notamment par des restrictions imposées dans
certaines zones de mélange.
Au cours des dernières années, la pêche dans les divisions 4VWX a
été pratiquée principalement au moyen de sennes coulissantes, de
filets maillants et de pêcheries à fascines, ainsi que, dans une
proportion relativement minime, de chaluts semi-pélagiques, de
sennes de plage et de filets-trappes.
Le stock de hareng du banc Georges (5Z) est un des trois grands
stocks du golfe du Maine. Entre 1961 et 1997, il a alimenté la plus
grande pêche commerciale de l’Atlantique Ouest. Les forts
niveaux d’exploitation, combinés à un piètre recrutement au début
des années 1970, ont abouti à l’effondrement du stock en 1977.
Le premier signe de rétablissement du stock est apparu en 1984,
avec le prélèvement d’un grand nombre de juvéniles d’âge 1 sur le
banc. Toutefois, ce n’est pas avant 1986 que les relevés de
recherche canadiens et américains ont commencé à déceler la
présence de hareng en reproduction sur le banc et de larves dans
les échantillons d’ichtyoplancton.
Les méthodes d’évaluation de ce stock transfrontalier diffèrent
entre les États-Unis et le Canada. Aux États-Unis, le banc
Georges est une composante du «complexe de zone côtière » qui
englobe tous les stocks de hareng des zones 5Y et 5Z de l’OPANO.
Au Canada, on s’en tient à une méthode plus traditionnelle, qui
traite le banc Georges comme une unité de stock distincte reposant
sur la frayère de 5Z.
En 1998, l’évaluation du stock de hareng et les travaux de
recherche connexes ont bénéficié de divers projets entrepris avec
l’aide de l’industrie de la pêche, particulièrement des associations
de pêcheurs à la senne coulissante et au filet maillant qui
collaborent au Pelagics Research Council (PRC). Le PRC est un
organisme créé par l’industrie de la pêche du maquereau et du
hareng pour parrainer et promouvoir la recherche, en vue
d’améliorer la base biologique sur laquelle est fondée la gestion.
De concert avec le MPO, le PCR a notamment entrepris les
activités suivantes :
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
1. La formation technique des membres d’équipage et des
capitaines des navires pour leur donner une appréciation des
méthodes et objectifs biologiques, et les rendre apte à effectuer
l’échantillonnage et l’étiquetage.
2. L’amélioration de l’échantillonnage biologique dans tout le
Secteur de Scotia-Fundy.
3. Un relevé acoustique des bancs du large du plateau néoécossais par des bateaux de pêche durant les périodes de fraye
prévues.
4. Un relevé de l’ichtyoplancton au large du plateau néoécossais pour documenter la fraye.
5. Le lancement d’un nouveau programme de marquage pour
résoudre les questions de structure du stock et de migration du
hareng et du maquereau.
6. Un sondage par questionnaire auprès des pêcheurs de
hareng et de maquereau des zones côtières allant de Yarmouth au
Cap-Breton pour documenter les frayères et mieux connaître les
tendances et les activités dans ce secteur relativement peu connu
de la pêche.
7. L’amélioration des méthodes de relevé acoustique,
notamment et avancements des révisions des données quantitatives
par sonar (en collaboration avec le Département de cartographie
océanique de l’Université du Nouveau-Brunswick).
8. En coopération avec les associations de pêcheurs à la senne
coulissante et au filet maillant, l’organisation et la réalisation de
relevés acoustiques des frayères et des principales concentrations
de hareng.
9. Le lancement d’une étude sur la génétique de la structure des
populations de hareng au moyen de méthodes modernes d’analyse
de l’ADN (en collaboration avec l’Université Dalhousie).
10. La documentation des prises accessoires dans la pêche à la
senne coulissante.
11. L’analyse de données sur plusieurs aspects de l’écologie du
hareng et du maquereau, notamment sur les fluctuations dans la
teneur en gras ainsi que sur le rapport entre la distribution et les
conditions hydrographiques.
•
Bancs du large du plateau néo-écossais
•
•
•
Sommaire
Composante de reproducteurs du sud-ouest
de la Nouvelle-Écosse/baie de Fundy
•
•
•
quantités de reproducteurs sur le banc
German et dans la baie Scots, mais, à
nouveau, pas d’activité de fraye alentour
de l’île Seal; quant au groupe de
reproducteurs de la chaussée Trinity, il
demeure inférieur au niveau du début des
années 1980.
Les prises de 1999 ne devraient pas être
supérieures à 105 000 t.
D’après des relevés acoustiques réalisés
sur les frayères, on estime que la
biomasse du stock reproducteur (BSR)
dans la composante de reproducteurs du
sud-ouest de la Nouvelle-Écosse est d’au
moins 520 000 t.
La composition selon l’âge continue de
s’améliorer, mais la population ne
compte qu’une petite fraction de
poissons plus vieux que ceux de la classe
d’âge de 1992.
On a noté la présence de grandes
En 1998, la pêche du hareng sur les
bancs du large du plateau néo-écossais a
produit des débarquements de 5 579 t,
soit considérablement moins que les deux
années précédentes. Cette baisse des
prises est attribuée au comportement et à
la distribution du hareng (qui est resté
près du fond).
Pour ce qui est de la composition selon
l’âge, tant la pêche que le relevé de
recherche révèlent que la classe d’âge de
1992 domine.
Il y a peu de données quantitatives sur
lesquelles fonder une évaluation de l’état
du stock. Un relevé annuel des larves de
hareng, réalisé pour la deuxième fois,
révélait une activité de fraye dans la
région des bancs Western et de l’île de
Sable et une plus forte abondance de
hareng qu’en 1997. Le relevé au chalut
de fond de juillet reflétait une hausse
générale de l’abondance et de la
distribution.
Composante des frayères côtières de la
Nouvelle-Écosse
•
2
À quelques exceptions près, l’état de la
pêche et l’état du stock dans les groupes
de reproducteurs de la côte de la
Nouvelle-Écosse ne sont toujours pas
documentés.
Région des Maritimes
•
•
•
Hareng de 4VWX et 5Z
Objectifs et gestion
Un sondage a permis de mieux
documenter ces pêches et ces frayères
côtières, mais on a besoin de plus amples
renseignements pour évaluer l’état du
stock.
Les groupes de reproducteurs côtiers ne
devraient pas faire l’objet d’une hausse
importante de l’effort tant qu’on ne
dispose pas de renseignements sur leur
état.
La composante de reproducteurs du lac
Bras d’Or continue de susciter des
inquiétudes
et, d’un point de vue
biologique, on recommande à nouveau
qu’aucune pêche ne soit pratiquée au
sein de cette composante.
Le plan de gestion intégrée du hareng dans le
Secteur des pêches de Scotia-Fundy pour
1998 (MPO 1998) établit les principes, les
conditions et les mesures de gestion
applicables à la pêche du hareng dans 4VWX
et dans 5Z. Son principe essentiel réside dans
« la conservation ... du stock et la
préservation de tous ses groupes de
reproducteurs ».
On a réexaminé et précisé certains objectifs
de conservation dans le courant de 1997
(Sinclair 1997), pour retenir trois objectifs et
un certain nombre de sous-objectifs :
Banc Georges (5Z)
•
•
•
•
•
1) Maintenir la capacité de reproduction du
hareng dans chaque unité de gestion :
• maintien de toutes les composantes
de reproducteurs de l’unité de
gestion;
• maintien de la biomasse de chaque
composante de reproducteurs audelà d’un seuil minimal;
• maintien d’une large échelle d’âges
dans chaque composante de
reproducteurs;
• maintien d’une longue période de
fraye dans chaque composante de
reproducteurs.
En 1996, le Canada recommandait des
prises combinées Canada/É.-U. de
20 000 t, chiffre qui, selon lui, ne
dépasserait pas les niveaux de référence
communément utilisés en ce qui concerne
le hareng.
Il ressort de l’évaluation réalisée en 1998
par les É.-U. que la biomasse du stock
reproducteur atteignait un niveau record
(1,8 million de tonnes, NMFS, 1998)
dans le complexe de zone côtière qui
comprend le banc Georges.
Le maintien du plafond à 20 000 t peut
être inutilement restrictif pour l’industrie
canadienne du hareng.
Il faudrait s’efforcer d’en arriver à une
évaluation commune (Canada/É.-U.) de
ce
stock
par
l’entremise
du
Transboundary Resources Assessment
Committee (TRAC).
Il y aurait lieu de surveiller de près les
prises et de recueillir des données qui
permettront des évaluations distinctes
des composantes du complexe de stock
côtier américain.
2) Empêcher la surpêche des potentialités
de croissance; tenir la mortalité par pêche
sous F0,1.
3) Maintenir l’intégrité de l’écosystème et
les relations écologiques (« équilibre de
l’écosystème »).
Un processus de gestion « en cours de
saison », adopté pour la première fois dans la
pêche pratiquée au sud-ouest de la NouvelleÉcosse en 1995, a été à nouveau largement
3
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
utilisé et étendu à d’autres pêches et secteurs
faisant partie de l’unité de gestion de 4VWX.
Cette façon de procéder favorisait
l’exécution d’un relevé, encadré par les
Sciences et exécuté par la flottille de pêche
commerciale, avant la pêche, pour s’assurer
que l’effort était bien réparti entre les
diverses
composantes
du
stock
(particulièrement entre les groupes de
reproducteurs), en fonction de l’effectif
relatif et de l’état actuel de chaque
composante. Elle a amélioré la collecte de
données et permis de modifier des décisions
de gestion, de concert avec les participants à
la pêche et en fonction de renseignements
récents. Le plan de gestion de 1998 étendait
le Programme de vérification à quai (PVQ)
pour mieux documenter les débarquements
de la flottille de pêche aux engins fixes.
allouées les deux années précédentes), dont
71 280 t (80 %) pour la flottille de pêche aux
engins mobiles et 17 820 t (20 %) pour la
flottille de pêche aux engins fixes.
Tonnes (milliers)
200
1970- 19801979 1989
Moy. Moy.
1990- 1996
1995
Moy.
1997
1998
TAC de 4WX
(S.-O. N.-É.)
4WX - S.-O. N.-É.
106
106
135
57
57
90
131
131
115
58
56
78
4VWX - Côte de la
N.-É.
Bancs du pl. néoécossais
S.-O. N.-B.
<1
<1
1
2
3
4
30*
<0,1
<0,1
12
20
6
Débarquements
totaux
*moyenne 1970-1973
26
24
28
16
21
20
172
155
142
88
100
108
Quota
150
100
50
0
1966 1970 1974 1978 1982 1986 1990 1994 1998
Les débarquements totaux en provenance de
cette composante en 1998 étaient de
78 139 t. Les débarquements de la flottille de
pêche à la senne coulissante (71 444 t,
comprenant une portion de quota provenant
de la flottille de pêche aux engins fixes)
étaient supérieurs à ceux de 1997, en raison
du quota plus élevé. Les débarquements des
pêcheries à fascines de la Nouvelle-Écosse
(4 464 t) étaient comparables à ceux de
1997, mais ceux des pêcheurs au filet
maillant (2 231 t) étaient plus bas, en raison
des mauvaises conditions du marché.
Débarquements (milliers de tonnes)
Année
Débarquements
Le maintien de la méthode de gestion en
cours de saison s’est traduit par une autre
amélioration de l’échantillonnage et par un
examen constant de la pêche. À nouveau, la
pêche parmi les concentrations de
reproducteurs s’est déroulée selon un
protocole
de
« relevé,
évaluation,
exploitation »,
selon
lequel
les
concentrations de reproducteurs faisaient
d’abord l’objet d’un relevé et des conditions
définies au préalable devaient être remplies
avant que la pêche ne puisse commencer.
COMPOSANTE DE
REPRODUCTEURS
DU
SUDOUEST DE LA NOUVELLEÉCOSSE ET DE LA BAIE DE
FUNDY
La pêche
La distribution du hareng reflétée par la
pêche était comparable à celle observée en
période où l’abondance allait de modérée à
En 1998, le TAC applicable à cette
composante était de 90 000 t (une
augmentation par rapport aux 57 000 t
4
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
forte. Le hareng était présent dans ses aires
habituelles d’alimentation estivale et de
fréquentation préalable à la fraye; si on fait
exception d’une absence de pêche à l’île
Seal et d’une fraye limitée à la bouée
Spectacle, le hareng était présent dans toutes
les grandes frayères aux périodes prévues.
Comme cela a été le cas pendant plusieurs
années, l’abondance du hareng hivernant
était limitée dans la baie Chedabucto, là où
était pratiquée une pêche parmi de fortes
concentrations de hareng en hivernage dans
les années 1970 et 1980.
matérial représentaient une plus petite partie
de l’information disponible en 1998. Les
données de ces relevés ont servi à définir
l’effectif des bancs de hareng dans les relevés
acoustiques et ont été quantifiées selon la
superficie et une catégorie de densité relative
(faible, moyenne ou élevée), comme ces
dernières années.
En 1998, on a observé une diminution (par
rapport à 1996 et 1997) du nombre
d’estimations par « relevé structuré »
réalisées par les flottilles de pêche au filet
maillant et à la senne coulissante, mais une
amélioration des relevés sur l’effectif des
bancs de hareng effectués dans le cadre de la
pêche. Les estimations acoustiques des
frayères chiffraient à 520 000 t la quantité de
reproducteurs. Comme les relevés étaient
effectués à intervalles d’au moins dix jours,
on croit avoir évité les doubles
dénombrements.
État de la ressource
Des relevés acoustiques ont été réalisés
dans les principales frayères et dans quelques
grandes zones de pêche, à l’aide
d’équipement acoustique installé à bord de
bateaux de pêche commerciale. Ainsi, on a
utilisé les sonars et sondeurs de la flottille de
pêche à la senne coulissante ainsi que les
sondeurs de la flottille de pêche au filet
maillant pour documenter le nombre,
l’emplacement et la taille approximative des
bancs de hareng. Quatre bateaux de pêche à
la senne coulissante ont été dotés
d’enregistreurs acoustiques quantitatifs
permanents, tandis qu’un enregistreur mobile
a été utilisé par des senneurs et des bateaux
de pêche au filet maillant. Ces instruments
ont permis de relever des données
quantitatives, aux fins d’analyse ultérieure
dans le cadre de relevés structurés et du
nombreuses sorties de pêche en 1998. On a
établi des estimations de la biomasse en se
fondant sur les valeurs standard des index de
réflexion.
Lieu
Baie Scots
Chaussée Trinity
Banc German
Bouée Spectacle
Total
Estimation
de 1998
72 008
6 762
440 460
1 329
520 559
La classe d’âge de 1992 (âge 6), suivie de
celles de 1994 (âge 4) et 1993 (âge 5),
dominait les débarquements de 1998 en
poids, mais celle de 1996 (âge 2) les
devançait en nombre. La contribution de la
forte classe d’âge de 1992 a amélioré la
proportion de poissons des âges 6+ dans la
population, mais le très petit nombre de
poissons des classes d’âge antérieures à 1992
reste un élément négatif de la composition
selon l’âge dans ce stock.
En raison du plus grand nombre
d’enregistreurs de données acoustiques
quantitatives, les relevés par contours
provenant de bateaux non munis de ce
5
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
poissons d’avant la fraye et de juvéniles,
étaient
présentes
dans
les
zones
d’alimentation estivale traditionnelles. Bien
que le hareng continue de diminuer dans la
baie Chedabucto, qui était une importante
aire d’hivernage pour cette composante dans
les années 1980, il y avait une très grande
concentration de jeune hareng (> 400 000 t)
au large du cap Chebucto en janvier 1999.
On ne sait pas à quel stock appartient cette
concentration de hareng.
40
% - nombre
35
% - poids
Pourcentage
30
25
20
15
10
5
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
Âge
La distribution selon l’âge escomptée pour
un niveau de pêche à F0,1 et un recrutement
moyen aboutirait à une plus grande
proportion de harengs des âges 7+.
Sources d’incertitude
Le processus d’estimation acoustique utilisé
dans la présente évaluation en est encore au
stade de développement. Les estimations
acoustiques de la biomasse ont continué
d’évoluer
favorablement
grâce
aux
enregistreurs installés sur les bateaux de
pêche, mais il y a lieu d’accroître l’étendue
spatiale et temporelle des relevés, ainsi que
d’étudier de manière plus approfondie la
durée des stades de fraye et l’index de
réflexion.
30
% - Nombre
Pourcentage
25
20
15
10
5
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
Âge
Considérations relatives à
l’écosystème
Le hareng est une espèce prédominante dans
le régime alimentaire de nombreux poissons,
oiseaux et mammifères marins, ce qui devrait
se refléter dans sa gestion. À l’heure actuelle,
on tient pour acquis qu’un taux de mortalité
naturelle de 0,2 et le maintien de la BSR à
des niveaux allant de modérés à hauts tient
compte ce genre d’interactions. Les récentes
initiatives de gestion prises pour protéger les
composantes de reproducteurs visent à
maintenir la biodiversité.
120
100
2
Nbre de larves par m de fond
En 1998, l’indice d’abondance des larves
(33,6 larves/m-2) était supérieur à celui des
quatre années précédentes et à la moyenne
de la série chronologique sur 27 ans. La
série sur l’abondance des larves révèle un
rétablissement progressif après le bas atteint
en 1994. La chute brutale et prononcée de
l’indice d’abondance des larves en 1994 reste
difficile à expliquer.
80
Moyenne sur 27 ans
60
40
20
0
1972
De fortes
comprenant
1976
1980
1984
1988
1992
1996
Depuis 1994, année où on a observé une
faible teneur en gras et un mauvais état
physique du hareng, on s’intéresse de plus en
concentrations de hareng,
d’importantes quantités de
6
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
plus à la condition et au comportement de
celui-ci en fonction des conditions
environnementales. Les renseignements sur
la teneur en gras recueillis de 1987 à 1998
auprès de trois usines de transformation
révèlent qu’en 1998 elle était inférieure à la
moyenne, mais non aussi basse qu’en 1994.
fraye dans la zone traditionnelle de l’île Seal
et une fraye limitée à la bouée Spectacle,
situation qui demeure préoccupante.
On a documenté la présence d’importantes
concentrations de hareng hors des frayères.
La distribution géographique du hareng
pendant la période d’alimentation estivale
correspondait à ce qu’on attendait d’après
les observations des années précédentes,
alors que l’abondance du stock était de
modérée à forte.
L’analyse préliminaire de la distribution du
rorqual et du rorqual à bosse (prédateurs du
hareng) en août révèle une diminution de ces
animaux près de la côte de l’île Long, en
Nouvelle-Écosse, depuis 1995 par rapport au
début des années 1990. On sait que certains
de ces mammifères se trouvaient alentour du
banc German en 1998.
Le TAC de 1998 n’a pas été capturé,
situation qu’on attribue surtout aux
allocations et aux conditions du marché,
plutôt qu’à l’état de la ressource.
Perspectives
La composition des prises selon l’âge s’est
améliorée, les poissons des âges 6+
représentant une proportion supérieure à la
moyenne (18 % en nombre, 36 % en poids),
mais il y avait très peu de poissons plus vieux
que ceux de la classe d’âge de 1992. La
prédominance des poissons de la classe d’âge
de 1996 dans les prises et une très grosse
concentration de jeunes harengs hivernants
constatée au large du cap Chebucto peuvent
être le signe de la présence d’une forte classe
d’âge en recrutement.
Les relevés acoustiques chiffraient à
520 000 t la quantité de hareng présente sur
les frayères. Comme ces relevés n’ont pas
porté sur tous les secteurs, notamment sur la
baie Scots, on considère que ce chiffre
représente une estimation minimale de la
BSR.
Les relevés et la pêche ont confirmé la
présence de grandes quantités de hareng sur
le banc German. Il a été prouvé que la fraye
dans la baie Scots a eu lieu sur une longue
période, mais l’absence de relevé pendant
environ un mois durant la période de pointe
de la fraye s’est traduite par une plus basse
biomasse de reproducteurs observée qu’en
1997. La biomasse de reproducteurs
observée sur la chaussée Trinity était aussi
plus basse qu’en 1997 et même si on pense
qu’elle a été sous-estimée en raison de
l’étendue limitée du relevé, on en a conclu
que la frayère de la chaussée Trinity ne
s’était pas entièrement rétablie et que sa
biomasse demeure inférieure aux niveaux
historiques. On a observé une absence de
L’indice d’abondance larvaire de 1998 établi
d’après le relevé réalisé dans la baie de
Fundy, qui est censé représenter la biomasse
du stock reproducteur à l’approche de la fin
de la pêche, a augmenté au cours des quatre
dernières années, dénotant une croissance
qui l’a portée à un niveau supérieur à la
moyenne des 25 dernières années.
Les réductions importantes du TAC opérées
au cours des quatre dernières années ont eu
des effets positifs sur le rétablissement de la
composante. La biomasse du stock
7
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
reproducteur semble avoir augmenté par
rapport au bas enregistré en 1994, pour se
situer au-dessus de 520 000 t en 1998.
hors de la saison de fraye. Si tous les
reproducteurs étaient échantillonnés et si 20
% de chaque partie échantillonnée de la
composante de reproducteurs étaient
capturés, le protocole pourrait permettre des
prises disproportionnées dans certaines
frayères. À l’heure actuelle, toutefois,
l’étendue des relevés est insuffisante et les
sous-allocations fondées sur le protocole de
20 % n’ont généralement pas été capturées.
Le protocole pourrait être amélioré si on
recourait à un pourcentage inférieur à 20 %,
mais cela est considéré comme une
amélioration mineure d’un processus
décisionnel de gestion qui est très utile dans
son application actuelle.
L’évaluation précédente de cette composante
donnait à croire que la mortalité par pêche
devrait rester inférieure à F0,1 (taux
d’exploitation d’environ 20 %) pendant un
certain nombre d’années pour que la
biomasse du stock reproducteur se rétablisse
dans toutes les frayères et que la composition
selon l’âge s’améliore. Ces améliorations de
l’état du stock prendront du temps et il serait
prudent de continuer à pêcher sous F0,1. En
tablant sur un recrutement moyen, on estime
le rendement à long terme à F0,1 dans cette
composante de l’ordre de 110 000 t. En
tenant pour acquis que la BSR observée de
520 000 t est un minimum, une pêche de
105 000 t en 1999 devrait produire un niveau
F inférieur à F0,1, ce qui permettra une
croissance continue de la BSR et une
amélioration de la composition selon l’âge.
Les relevés acoustiques sont devenus
essentiels à l’évaluation de l’état du stock. Il
importe de continuer à améliorer leur portée
et leur conception, et de veiller à les
harmoniser d’une année à l’autre. Un plan de
« relevés structurés » a été proposé (Melvin
et Power 1999).
Considérations de gestion
La gestion en cours de saison, qui aboutit à
une répartition spatio-temporelle de l’effort
de pêche entre les composantes de
reproducteurs, est considérée propice à
l’atteinte des objectifs de maintien du
potentiel de reproduction.
COMPOSANTE DE
REPRODUCTEURS DES BANCS
DU LARGE DU PLATEAU NÉOÉCOSSAIS
Structure du stock et unité de gestion
La règle décisionnelle de « relevé,
évaluation, exploitation (20 %) » a été
adoptée à titre expérimental, en plus du
TAC, pour répartir l’effort de pêche entre les
composantes de reproducteurs en fonction
de l’effectif relatif de ces dernières. Selon
l’évaluation de 1998, la partie de la biomasse
de reproducteurs échantillonnée qui est
capturée sur les frayères devrait être ramenée
sous 20 % pour tenir compte de la quantité
qui pourrait être capturée par les pêcheurs
Les indices d’une présence croissante du
hareng (p. ex. dans les relevés par navire
scientifique) et d’activités de fraye au large
selon les relevés par navire scientifique et les
sortis de pêche occasionnelles durant la
dernière décennie ont permis de croire à
l’existence d’une composante distincte de
reproducteurs du large. La présence de harengs
pleins dans les prises de 1986, de frayeurs
dans les relevés de 1997 et de larves dans les
8
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
Programme d’étude de l’ichtyoplancton du
plateau néo-écossais, en 1982. Ces relevés
ont confirmé la présence de petites larves de
hareng au large, dont on pense qu’elles
proviennent d’une fraye en haute mer et qui
s’ajoutent aux petites larves issues de la fraye
dans les eaux côtières. Les relevés
d’automne sur l’ichtyoplancton réalisés en
1997 et en 1998 dénotaient une forte
concentration de larves récemment écloses
dans la région du banc Western et du banc de
l’île de Sable. En 1998, les densités
maximales (713 larves/100 m3 étaient
environ 10 fois supérieures à celles de 1997
(69 larves/100 m3).
relevés scientifiques (1991-1993, 19971998), ainsi que la présence constante de
grands harengs sur le plateau néo-écossais
lors des relevés au chalut réalisés en été sont
autant d’éléments qui militent en faveur
d’une gestion distincte du hareng des bancs
du large du plateau néo-écossais.
Une analyse des données sur l’ichtyoplancton
et sur les frayeurs provenant de tous les
renseignements dont on dispose sur le
plateau néo-écossais révèle que la fraye a
lieu au centre du banc de l’île de Sable
pendant la seconde moitié d’octobre,
quoiqu’on n’en a pas déterminé le lieu précis
et l’étendue des concentrations d’oeufs.
La pêche
Un relevé larvaire a été réalisé en novembre
1997 et à nouveau en novembre 1998, en
collaboration entre le PRC et l’Université
Dalhousie.
On estime que la pêche étrangère pratiquée de
1963 à 1973 a occasionné des retraits
atteignant jusqu’à 60 000 tonnes par an sur
les bancs du large du plateau néo-écossais.
Après l’extension de la zone de compétence
canadienne, il y a eu peu d’effort ou de
captures de hareng jusqu’en 1996, année où
une pêche à la senne coulissante dans 4WX a
produit des débarquements de 11 745 t.
46°
1997
44°
Nbr e de larves/100 m³
En 1998, la pêche hauturière a eu lieu du
7 mai au 26 juin. Beaucoup ont signalé un
comportement inhabituel du hareng, rendant
sa capture difficile, voire impossible.
Plusieurs pêcheurs commerciaux ont
constaté que, dans certains endroits, le
hareng restait très près du fond et
n’effectuait pas sa migration verticale
habituelle vers la surface. D’autres ont
signalé que le hareng montait à la surface
très rapidement, puis se dispersait, ce qui
rendait sa capture à la senne coulissante
impossible.
De
nombreux
pêcheurs
estimaient que ces changements de
comportement étaient dus à des changements
dans l’environnement, en particulier dans les
1
10
100
1000
0
46°
1998
44°
N
br e
de larves/100 m³
1
10
100
1000
0
64°
62°
60°
58°
Il s’agissait du deuxième grand relevé axé
sur les larves de hareng réalisé au large du
plateau néo-écossais depuis la fin du
9
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
températures océaniques. Les prises étaient
concentrées sur le bassin Émeraude, The
Patch et le Mackenzie Spot, ainsi qu’alentour
de ces lieux. La pêche sur le plateau néoécossais s’est soldée par 5 579 t de hareng
en 1998, soit considérablement moins que les
débarquements des deux années précédentes
(11 745 t en 1996 et 20 261 t en 1997). La
diminution des prises est attribuable aux
changements dans le comportement et la
distribution du hareng.
étendue ces dernières années. Les prises de
hareng au large durant le relevé au chalut de
fond de juillet 1998 venaient au deuxième
rang des plus hautes de la série
chronologique sur 29 ans, à 96 poissons par
trait standard. Le hareng était largement
distribué sur les bancs situés à l’ouest de l’île
de Sable. Les prises de hareng dans le relevé
au chalut de fond de 1998 étaient elles aussi
largement distribuées et venaient au
deuxième rang de la série de 16 ans pendant
laquelle on a utilisé le même bateau
et le même engin.
État de la ressource
180
Nombre par trait standard
Les prises sur les bancs du large en 1998
était dominées, en nombre et en poids, par la
classe d’âge de 1992 (âge 6, 37 % en poids
et 33 % en nombre), suivie de celles de 1993
et 1994. Les poissons des âges 6+
représentaient 56 % du poids des prises. La
structure des âges dans la pêche a varié au
cours des trois dernières années, ce qui ne
facilite nullement l’évaluation de l’état du
stock.
Pourcentage
25
20
15
10
5
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
120
100
80
60
40
20
1985
1987
1989
1991
1993
1995
1997
On dispose de peu de renseignements
quantitatifs sur lesquels fonder l’évaluation
de ce stock. Le relevé annuel sur les larves
de hareng, réalisé pour la deuxième fois,
révélait l’existence d’une fraye sur la partie
centrale du banc de l’île de Sable et une plus
grande abondance du hareng par rapport à
1997. Le relevé au chalut de fond de juillet
dénotait une hausse générale de l’abondance
et de la distribution.
% - Nombre
% - Poids
30
140
0
1983
40
35
160
11
Âge
Perspectives
La distribution selon l’âge dans le relevé au
chalut de fond réalisé en juillet 1998
démontre que les classe d’âge de 1992 à
1994 étaient encore les classes dominantes.
Les pêches étrangères pratiquées entre 1969
et 1973 ne semblaient pas viables. Les
débarquements de cette période variaient de
13 000 à 60 000 t.
Les résultats du relevé d’été au chalut de
fond dénotaient la présence de peu de hareng
sur le plateau néo-écossais dans les années
1970, mais des quantités croissantes dans les
années 1980 et une distribution relativement
Le niveau de prises initial pour 1999 ne
devrait pas dépasser le niveau de référence
(12 000 t) utilisé dans le plan de pêche de
1998. Il reste nécessaire d’accroître les
10
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
relevés réalisés par l’industrie pour estimer
l’abondance.
Les débarquements déclarés des pêcheurs au
filet maillant le long des côtes de la
Nouvelle-Écosse ont totalisé 4 192 t en
1998, ce qui représente une augmentation de
41 % par rapport aux débarquements
enregistrés en 1997 (2 965 t). Les
débarquements des principales pêches
s’établissaient comme suit :
Considérations de gestion
On n’a pas suffisamment de renseignements
sur l’effectif, la distribution et le
comportement des reproducteurs de cette
composante. On encourage l’industrie, les
scientifiques et les gestionnaires à continuer
de collaborer à l’élaboration d’une stratégie à
moyen terme (sur les quelques prochaines
années) pour l’évaluation et l’exploitation
du hareng des bancs extérieurs du plateau
néo-écossais.
Débarquements (t)
Année
1996 1997 1998
Est de Halifax 1 280 1 520 1 100
Little Hope
0 490 1 170
Glace Bay
0 170 1 730
Bras d'Or
170 160 120
On a jugé nécessaire d’établir des règles
décisionnelles pour la gestion de cette pêche.
Il a été proposé que la pêche soit limitée à
10 % de la biomasse échantillonnée à
l’extérieur des frayères et à 5 % de la
biomasse échantillonnée sur les frayères,
mais certains ont estimé que cette
proposition était trop restrictive.
État de la ressource
Plusieurs aspects de cette composante et de
sa pêche ont été documentés dans un
sondage par questionnaire auprès des
pêcheurs réalisé par les Sciences du MPO et
par le Pelagics Research Council (PRC).
Avec l’adoption des journaux obligatoires,
les renseignements sur les débarquements de
la pêche côtière sont plus précis. Toutefois,
sauf en ce qui concerne certains secteurs, on
n’a encore pas suffisamment de données
pour évaluer l’état du stock. On traite ciaprès des principales pêches dans cette
composante :
COMPOSANTE DE
REPRODUCTEURS DES CÔTES
DE
LA
NOUVELLE-ÉCOSSE
(CÔTES SUD ET EST, ET CAPBRETON)
La pêche
Est de Halifax
Ces dernières années, on a observé une
hausse considérable du nombre de permis de
pêche au filet maillant en exploitation. En
1998, on pêchait pour la troisième année de
suite parmi les reproducteurs à l’est de
Halifax et pour la deuxième fois on pratiquait
la pêche du hareng rogué au filet maillant au
large de Little Hope. Il y a eu aussi une nette
augmentation de la pêche du hareng rogué
au filet maillant au large de Glace Bay.
La pêche d’octobre du hareng rogué a eu
lieu du 27 septembre au 24 octobre 1998 et a
produit des débarquements de 1 100 t. Les
débarquements déclarés étaient inférieurs à
ceux de 1997, en raison surtout du mauvais
temps qui a empêché les bateaux de pêcher.
Un relevé acoustique auquel ont participé
15 bateaux a eu lieu dans la région d’Eastern
11
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
Passage le 22 octobre 1998. On a estimé à
environ 8 000 t la quantité de hareng.
dominés par la classe d’âge de 1992 (âge 6),
suivie des classes d’âge de 1991 et 1990.
70
60
% - Nombre
% - Nombre
% - Poids
60
% Poids
Pourcentage
Pourcentage
50
40
30
20
10
50
40
30
20
10
0
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
1
11
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
Âge
Âge
La pêche a été dominée par les poissons
d’âge 6 (classe d’âge de 1992), suivis de
ceux d’âge 7 (classe d’âge de 1991), en
nombre et en poids.
Il ressort du sondage par questionnaire qu’il
n’y a pas eu beaucoup de pêche du hareng
côtier dans le comté de Shelburne, exception
faite du hareng rogué de Little Hope. La
Scotia-Fundy
Inshore
Fishermen’s
Association a indiqué que cela était dû à une
diminution de l’abondance du hareng.
Little Hope
Dans la région de Little Hope, au sud-ouest
de Liverpool (N.-É.), la pêche a eu lieu du
30 septembre au 20 octobre 1998. Les
pêcheurs au filet maillant ont capturé en tout
1 170 t de hareng, ce qui représente une
augmentation de 117 % par rapport aux
débarquements déclarés en 1997.
Glace Bay
Une nouvelle pêche s’est développée au
large de Glace Bay, au Cap-Breton, au cours
des deux dernières années. En 1998, la pêche
a eu lieu depuis les Red Grounds, au large de
Sydney Mines, jusqu’à l’île Scaterie. En tout,
les pêcheurs au filet maillant ont débarqué
1 730 t d’août à octobre 1998, soit dix fois
plus qu’en 1997.
Deux relevés de la région ont été réalisés en
1998. Un relevé par contours et un relevé
acoustique, entrepris le 6 octobre 1998,
révélaient la présence de 7 000 t de hareng
tandis qu’un autre relevé par contours
effectué le 17 octobre révélait la présence
d’une autre quantité de 7 100 t, soit un total
d’environ 14 000 t.
Il n’y a pas eu de relevé dans cette zone.
Sept échantillons ont été prélevés dans la
pêche. La majorité des poissons (92 %)
étaient pleins et en frai (stade de maturité 5
et 6).
Pendant la saison de 1998, la pêche de Little
Hope a fait l’objet d’un important
échantillonnage, durant lequel on a recueilli
25 échantillons de fréquence de longueurs.
La majorité du hareng était composée de
poissons pleins et en frai (stade 6 de
maturité). Les débarquements étaient
La classe d’âge de 1991 (âge 7) dominait, en
nombre et en poids; elle était suivie en
importance de celles de 1992 et de 1990.
12
Pourcentage
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
45
40
35
30
25
20
sources pour déterminer les lieux de fraye en
1998. On a signalé l’existence d’une fraye
dans sept endroits en 1998, ce qui représente
une amélioration par rapport aux trois
frayères identifiées en 1997. Des activités de
fraye ont été observées dans plusieurs
endroits de la partie nord-ouest du lac Bras
d’Or, à Benacadie, dans le port d’Eskasoni
et dans l’étang Christmas, ainsi qu’à Lime
Hill, à Baddeck et à la pointe Groves.
% - Nombre
% - Poids
15
10
5
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
Âge
Lac Bras d’Or
Le lac Bras d’Or a été abondamment
échantillonné pendant la saison de pêche de
1998. La majorité des poissons (46 %)
étaient vides et en phase de récupération
(stades 7 et 8) tandis que 38 % d’entre eux
étaient soient pleins, soit pleins et en frai
(stades de maturité 5 et 6). En 1998, 16 %
des poissons étaient des reproducteurs
d’automne, ce qui représente une nette
augmentation par rapport à 1997. Cela
confirmait les renseignements donnés par les
pêcheurs, selon lesquels il y avait une plus
forte proportion de frayeurs d’automne en
1998 que les années précédentes. Les classes
d’âge de 1990 (âge 8), de 1991 et de 1989
étaient les classes dominantes. L’absence de
hareng en recrutement, constatée l’an
dernier, se manifeste encore dans la très
petite proportion de harengs des âges 4-6
parmi les prises.
La pêche au filet maillant a eu lieu du
30 mars au 18 mai dans le lac Bras d’Or, la
majorité des activités de pêche se
concentrant entre le 20 avril et le 1er mai. La
durée de la saison de pêche était comparable
à celle des années antérieures, exception faite
de la saison exceptionnellement courte de
1997.
Diverses mesures de gestion ont été adoptées
en 1998 dans le but de réduire les
débarquements de moitié. Toutefois, les
débarquements totaux déclarés se chiffraient
à 122 t, soit 26 % de moins que ceux de
1997 (164 t).
En 1998, il y a eu très peu de glace dans le
lac, ce qui a permis une ouverture précoce de
la saison ainsi que la mise en place de filets
dans le chenal St. Andrew’s, habituellement
couvert par la glace. De ce fait, on a assisté
à une concentration de l’effort à la pointe
Groves, en plus des endroits habituels
comme la baie de Baddeck et le détroit de
Barra. Les débarquements en provenance du
secteur allant de Marble Mountain à la pointe
McKinnon’s étaient faibles en 1998, une
partie de la zone traditionnelle de pêche étant
fermée.
40
% - Nombre
% - Poids
Pourcentage
35
30
25
20
15
10
5
0
1
2
3
4
5
6
Âge
On a combiné les résultats de relevés sur les
concentrations d’oeufs effectués de façon
continue à des renseignements d’autres
13
7
8
9
10
11
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
préoccupant. Il y a eu cette année des signes
encourageants, mais certains facteurs
négatifs ont subsisté. Face à la persistance
des indices négatifs dans la pêche du hareng
dans les lacs Bras d’Or et au fait que le plan
de gestion de 1998 n’est pas parvenu à
réduire de moitié les débarquements totaux,
il y a lieu de réitérer l’avis donné en 1998 :
« Compte tenu de la détérioration constante
des indices provenant de la pêche dans les
lacs Bras d’Or, il est préférable, d’un point
de vue biologique, qu’il n’y ait pas de pêche
au sein de cette composante de
reproducteurs » (Anon., 1998).
Perspectives
Des pressions croissantes sont exercées pour
qu’on développe la pêche (surtout celle du
hareng rogué). Des propositions de nouvelles
pêches sont présentées alors qu’on ne
connaît pas le niveau actuel de pression de
pêche ou l’état du groupe de reproducteurs.
La pêche du hareng aux engins fixes dans la
composante de reproducteurs des côtes de la
Nouvelle-Écosse a été en bonne part libre de
restrictions et non documentée. Les
changements à la gestion et le sondage par
questionnaire effectués récemment ont
amélioré les connaissances, mais peu de
frayères ont été étudiées. Bien qu’ on
connaisse la composition selon l’âge dans
deux secteurs, l’échantillonnage a été
insuffisant pour l’essentiel. L’absence de
connaissances sur les caractéristiques de la
structure
du
stock,
l’absence
de
documentation sur la pêche historique et les
données de relevé limitées ne permettent pas
d’évaluer l’actuelle mortalité par pêche.
Toutefois, certains groupes de reproducteurs
appartenant à cette composante sont
vulnérables à la pêche en raison de leur
effectif relativement petit et de leur proximité
à la côte.
Considérations de gestion
On a examiné le protocole « relevé,
évaluation, exploitation ». Il n’y a pas de
quota global pour les eaux côtières de la
Nouvelle-Écosse, et l’effectif et le rendement
historique
des
divers
groupes
de
reproducteurs sont mal documentés. Outre
les pêches traditionnelles d’appât et de
hareng destiné à la consommation
personnelle, il y a eu de nouvelles pêches
sélectives sur les frayères pour alimenter le
marché de la rogue. On propose donc les
lignes directrices suivantes pour aider à la
prise de décisions, face à toute la gamme de
situations exsitant dans la composante de
reproducteurs de la côte de la NouvelleÉcosse :
Comme on le recommandait ces deux
dernières années, « il ne devrait pas y avoir
d’augmentation substantielle de l’effort
dans aucune frayère côtière avant qu’on
dispose de plus d’information sur l’état de
ce groupe de reproducteurs. Pas plus qu’il
ne devrait y avoir de nouvelle pêche tant
qu’il subsiste des incertitudes quant à la
composition du stock et au degré de
mélange ».
Frayères dont on connaît les antécédents
Dans le cas de composantes de
reproducteurs ayant fait l’objet d’au moins
cinq années d’estimation de la biomasse,
dont on connaît l’étendue approximative de
la pêche hors de la frayère et qui sont jugées
saines et d’un effectif suffisant, des captures
de 10 % de la biomasse échantillonnée
seraient appropriées dans le cadre du
protocole relevé/évaluation/exploitation.
On a signalé, en 1997 et en 1998, que l’état
du hareng du lac Bras d’Or était
14
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
de 4WX.
Frayères dont on ne connaît pas les
antécédents et nouvelles pêches
Dans le cas des composantes de
reproducteurs pour lesquelles on dispose de
moins de 5 années d’estimation de la
biomasse ou de nouvelles pêches du hareng
rogué, les allocations devraient être plus
basses, compte tenu de la situation plus
incertaine. On suggère une allocation
maximale de 5 % de la biomasse si une
grande concentration de poisson (supérieure
au seuil de BSR défini dans les objectifs) a
été documentée, et une allocation moindre si
seule une concentration modérée de poisson
(inférieure au seuil) a été documentée. Les
seuils restent à définir.
Débarquements (000t)
Le nombre de pêcheries à fascines en
exploitation et leur distribution ont diminué
dans les dix dernières années, en partie à
cause de la conversion des sites à
l’aquaculture. Les prises de 1998 (20 091 t)
étaient très proches de celles de l’année
dernière, mais inférieures à la moyenne
(environ 26 000 t) de cette pêche sur 36 ans.
Frayères donnant matière à inquiétude
Dans le cas des frayères qui donnent matière
à inquiétude (signes de piètre recrutement,
diminution des lieux de fraye, faible
abondance larvaire, étroite échelles d’âges
dans les prises), des relevés devraient être
effectués, mais il ne devrait y avoir aucune
pêche.
50
45
40
35
30
25
20
15
10
Moy. sur 36 ans
5
0
1963 1967 1971 1975 1979 1983 1987 1991 1995
On a abondamment échantillonné cette
pêche. Comme à l’accoutumée, les prises de
1998 étaient dominées en premier lieu par les
poissons d’âge 2 (88 % en nombre et 75 %
en poids) et en second lieu par les poissons
d’âge 3. Les poissons des âges 4+ ne
représentaient qu’une petite proportion des
captures (3 % en nombre et 11 % en poids).
Pourcentage
JUVÉNILES MIGRATEURS DU
SUD-OUEST DU
NOUVEAU-BRUNSWICK
Dans le sud-ouest du Nouveau-Brunswick,
les pêcheries à fascines et à la senne de plage
ont exploité pendant plus d’un siècle la
concentration de nombreux harengs juvéniles
(âges 1-3) près des côtes de l’embouchure
de la baie de Fundy. Traditionnellement, on
a considéré que ces poissons étaient un
mélange de juvéniles dominés par des
harengs provenant des composantes de
reproducteurs de la sous-zone 5 de
l’OPANO et ils ont donc été exclus du quota
de 4WX. On estime que le hareng à maturité
(âges 4+) capturé dans cette pêche provient
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
% - Nombre
% - Poids
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
Âge
Dans le récent plan de gestion des É.-U., on
tient pour acquis que tout le hareng juvénile
de cette pêche provient du « complexe
côtier » américain, dont l’abondance est
jugée forte. Il conviendrait d’étudier les
hypothèses sur l’appartenance du stock dans
15
Région des Maritimes
le cadre du
marquage.
nouveau
Hareng de 4VWX et 5Z
programme
de
Compte tenu de l’évaluation révisée des
É.-U. concernant le stock du complexe
côtier, dont, répétons-le, le banc Georges fait
partie, et de l’accroissement signalé de
l’effectif du stock, le maintien du statu quo
(plafond de 20 000 t) peut s’avérer restrictif
pour l’industrie canadienne du hareng. Ces
dernières années, des progrès considérables
ont été réalisés par l’industrie pour
documenter la pêche, et le Canada a tablé sur
l’activité des pêcheurs pour obtenir de
meilleurs renseignements sur lesquels fonder
les évaluations de l’état du stock. On
propose donc une surveillance étroite des
débarquements des deux pays et la collecte
de données permettant des évaluations
distinctes des composantes du complexe de
hareng des É.-U. Il y aurait lieu également
d’entreprendre une évaluation commune de
ce stock par l’entremise du Transboundary
Resources Assessment Committee (TRAC).
BANC GEORGES (5Z)
Le dernier examen canadien du stock de
hareng du banc Georges remonte à 1996. À
l’époque, la comparaison de l’indice
d’abondance des larves et les estimations
historiques de biomasse par APV chiffraient
la BSR à 100 000 - 200 000 t pour le banc
lui-même. De l’avis des scientifiques
canadiens pour 1996, des prises combinées
Canada/É.-U. de 20 000 t ne seraient pas
supérieures aux niveaux de référence
communément utilisés en ce qui concerne le
hareng. On indiquait aussi que des prises
supérieures à 100 000 t, associées à un piètre
recrutement, menaient à un rapide
effondrement du stock. Cet avis a été réitéré
en 1997 et en 1998. Aucun débarquement
canadien en provenance du banc Georges n’a
été déclaré en 1998.
Pour obtenir de
renseignements,
Au printemps de 1998, le US Stock
Assessment Review Committee (SARC) a
estimé que la biomasse du complexe de stock
côtier, qui comprend le banc Georges, la
basse de Nantucket et le golfe du Maine,
était en 1997 de 2,9 millions de tonnes et que
la biomasse du stock reproducteur était de
1,8 million de tonnes (NMFS, 1998). Cela
représente le triple de 1994. L’analyse
rétrospective dénotait un très fort biais
positif pour la BSR (50 %) et un biais négatif
pour la mortalité par pêche (40-50 %). Les
projections de biomasse du stock pour la
période 1998-2000 ont été effectuées à partir
des prises de 1997 (119 000 t) et d’un RMS
de 317 000 t. Dans les deux cas, on
prévoyait une hausse constante de la BSR.
communiquer
avec :
plus
amples
Rob Stephenson, Gary
Melvin ou Michael Power
Station biologique de
St. Andrews
St. Andrews (N.-B.)
E0G 2X0
Tél. : (506) 529-8854
Fax : (506) 529-5862
Courriel :
stephensonr@mar.dfo-mpo.gc.ca
melving@mar.dfo-mpo.gc.ca
powerm@mar.dfo-mpo.gc.ca
16
Région des Maritimes
Hareng de 4VWX et 5Z
Références
On peut se procurer des exemplaires du
rapport à l’adresse suivante :
Anon. 1998. Hareng de 4VWX. MPO Sciences, Rapport sur l’état des
stocks B3-03 (1998) : 12 p.
Processus consultatif régional des Maritimes
Ministère des Pêches et des Océans
C.P. 1006, succursale B203
Dartmouth (Nouvelle-Écosse)
CANADA B2Y 4A2
Téléphone : 902-426-7070
C. élec : myrav@mar.dfo-mpo.gc.ca
MPO 1998. Plan de gestion intégrée de la
pêche du hareng dans les Pêches de
Scotia-Fundy (1998), Subdivisions
4WX, 4Vn et 5Z de l’OPANO.
Ministère des Pêches et des Océans :
105 p.
Adresse Internet: http://www.dfo-mpo.gc.ca/csas
ISSN : 1480-4921
Melvin, G and M. Power. 1999. Proposed
acoustic survey design for the 4WX
herring
spawning
components.
MPO, Secrétariat canadien pour
l’évaluation des stocks, doc. de
rech. 99/63.
English version is available on request at the
above address.
Northeast Fisheries Science Center. 1998.
Report of the 27th. Northeast
Regional
Stock
Assessment
Workshop (27th. SAW). Woods
Hole, MA: NOAA/NMFS/NEFSC.
NEFSC Ref. p. 60-74.
La présente publication doit être
citée comme suit :
MPO, 1999. Hareng de 4VWX et 5Z. MPO
- Sciences, Rapport sur l’état des
stocks B3-05 (1999).
Sinclair, M. (Chair). 1997. Report of the
Maritimes Region herring workshop,
18-19 February 1997/Rapport de
l’atelier sur le hareng de la Région
des Maritimes. Secrétariat canadien
pour l’évaluation des stocks, Série
des compte rendus, 97/12 : 58 p.
Stephenson, R.L., M. Power, K. Clark, G.
Melvin, J. Fife, S. Paul, L. Harris and
S. Boates. 1999 Evaluation of
4VWX herring. MPO, Secrétariat
canadien pour l’évaluation des
stocks, doc. 99/64.
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