Hareng de la côte ouest de Terre-Neuve (Division 4R) MPO Sciences

Hareng de la côte ouest de Terre-Neuve (Division 4R) MPO Sciences
Pêches et Océans
Canada
Sciences
Fisheries and Oceans
Canada
Science
Région Laurentienne
MPO Sciences
Rapport sur l’état des stocks B4-01 (1999)
52
60
59
58
57
QUÉBEC: BASSE CÔTE-NORD
200 MÈTRES
Hareng de la côte ouest de
Terre-Neuve (Division 4R)
OI
TR
DÉ
51
4Ra
E
ISL
NEW FEROLLE
BAIE
ST-JOHN
4Rb
50
Dans l’Atlantique Nord-Ouest, l’aire de répartition
du hareng (Clupea harengus) s’étend du Labrador
jusqu’au cap Hatteras. Au Canada, le hareng est
surtout exploité dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et dans la baie de Fundy, dans le golfe
du Saint-Laurent, et dans l’est et au sud de
Terre-Neuve. Sur la côte ouest de Terre-Neuve (4R),
on trouve des stocks de harengs qui se reproduisent
au printemps et d’autres à l’automne. Chacun de ces
stocks saisonniers de géniteurs est considéré comme
un stock distinct pour la gestion des pêches.
Mai 1999
LE
EL
POINT RICHE
Renseignements de base
Le hareng est une espèce migratrice qui, au cours
d’une année, parcourt de grandes distances dans son
aire de répartition ; il se déplace des frayères traditionnelles situées sur le littoral jusqu’aux aires
d’alimentation et d’hivernage, répétant ce parcours
d’une année à l’autre avec beaucoup de régularité.
Les principales frayères de printemps dans 4R sont
situées à l’extrémité sud de la côte, dans la baie
Saint-Georges (4Rd) et la baie de Port-au-Port (4Rc)
et à proximité, bien qu’il existe plusieurs autres aires
de ponte connues sur la côte, en direction du nord,
dans la baie Saint-Jean. Les harengs matures se
rassemblent dans ces aires de la fin d’avril jusqu’au
milieu de juin. Les géniteurs d’automne frayent surtout au nord de la pointe Riche (4Ra), de la mi-juillet
à la mi-septembre. À d’autres moments de l’année,
ces deux stocks de géniteurs sont presque toujours
dans des bancs mixtes, dans les aires d’alimentation
ou d’hivernage. Les principales aires d’alimentation
(dans les eaux de la baie Saint-Georges au printemps, près de la pointe Riche et dans le détroit de
Belle-Isle en été, dans les principales baies et à
proximité à l’automne) sont associées à des concentrations de copépodes et/ou d’euphausiacés (krill) qui
constituent leurs principales proies. D’après les
données de la campagne d’hiver, les harengs passeraient l’hiver dans les eaux profondes du chenal
Esquiman.
EB
TD
E
AL
EN
CH
AN
UIM
SQ
ST. PAUL'S INLET
BONNE BAY
4Rc
BAIE DES
ILES
49
PORT AU PORT
BAIE
TERRE-NEUVE
CAP ST-GEORGE
BAIE
ST-GEORGE
48
4Rd
CAP ANGUILLE
3Pn
Figure 1. Unités de gestion du hareng de la côte
ouest de Terre-Neuve (Division 4R de
l’OPANO).
Résumé
•
•
•
•
L’évaluation de 1999 montre que le
stock de géniteurs de printemps risque
de s’effondrer, tandis que le stock de géniteurs d’automne diminue progressivement, alors que le taux d’exploitation
augmente lentement.
Outre la classe annuelle de 1990, le recrutement dans le stock de géniteurs de
printemps a été inférieur à la moyenne
depuis la classe de 1987.
La biomasse du stock de géniteurs de
printemps a baissé à un plancher jamais
atteint de 14 000 t en 1999.
Si le niveau de captures des géniteurs de
printemps, à F0,1 fixé à 2 300 t, est atteint
en 1999, il y a 40 % de risque que la
biomasse du stock reproducteur augmente de 20 % d’ici l’an 2000, bien que
la valeur cible de 38 000 t ne puisse pas
Région Laurentienne
•
•
•
être atteinte même en l’absence de pêche.
Le recrutement dans le stock de géniteurs d’automne a été supérieur à la
moyenne depuis l’importante classe annuelle de 1979, ce qui a maintenu ce
stock à un niveau moyen.
La biomasse du stock de géniteurs
d’automne a diminué progressivement,
passant de 80 000 t en 1984 à 42 000 t en
1998.
Une exploitation à F0,1 des géniteurs
d’automne pour 1999 serait d’environ
9 000 t et se traduirait par 90 % de risque
que la biomasse du stock reproducteur
diminue de 10 %, bien qu’il y ait une
probabilité de 70 % que la biomasse ne
descende pas en dessous de 35 000 t.
Il est essentiel de réduire l’effort de pêche, et de l’orienter le plus possible vers
le nord pour éviter une pêche axée sur le
stock de géniteurs de printemps.
neurs (<65 pieds) et, dans une moindre mesure, aux filets maillants fixes. Depuis 1985,
les prises de hareng à la senne coulissante
représentent plus de 80 % du total et ont
même atteint 98 % en 1993.
Depuis 1986, le total des débarquements de
hareng de la côte ouest de Terre-Neuve
s’établit en moyenne à 17 300 t (entre
12 400 t et 26 400 t) comparativement à une
moyenne de 14 100 t pour les dix années
précédentes (Figure 2).
40000
35000
AVIS
30000
DÉBARQUEMENTS (T)
•
Hareng de la cote ouest de Terre-Neuve (Division 4R)
TPA
25000
20000
4Ra
15000
4Rb
10000
4Rc
5000
4Rd
La pêche
0
66
Les stocks de hareng de 4R sont exploités à
la fois dans des bancs mixtes et séparément
dans des rassemblements de géniteurs,
d’avril à décembre, principalement par des
grands senneurs (>75 pieds), des petits sen-
68
70
72
74
76
78
80
82
84
86
88
90
92
94
96
98
ANNÉE
Figure 2. Débarquements (t) commerciaux cumulatifs par unité géographique de 1966 à 1998
(avec les TAC et les avis scientifiques).
Débarquements (t) de hareng sur la côte ouest de Terre-Neuve par secteurs d’engins depuis 1988.
Année
Engin
Grand senneur
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
**1998
16 353
16 660
16 301
25 594
10 277
11 309
17 634
10 814
9 473
7 751
9 468
4 390
3 752
3 854
3 392
3 072
3 053
3 859
Petit senneur
Filet maillant*
Total
1 792
1 027
983
842
669
247
893
1 806
2 279
2 156
2 803
18 145
17 687
17 284
26 437
15 336
15 308
12 380
16 012
14 824
12 960
16 123
* Comprend les sennes-barrages et les trappes à morue
** Statistiques préliminaires
-2-
Région Laurentienne
Hareng de la cote ouest de Terre-Neuve (Division 4R)
De 1984 à 1987, jusqu’à 80 % des prises ont
été effectuées par les senneurs d’octobre à
décembre
dans
les
concentrations
d’hivernage des zones 4Rb et 4Rc. En 1988,
le développement d’un marché de ventes
directes à des navires russes a contribué à
l’augmentation considérable des débarquements de la pêche de printemps dans 4Rc et
4Rd, qui sont passés d’environ 2 000 t en
1987 à 12 400 t en 1991. Cette pêche de
printemps à la senne coulissant représentait
plus de 70 % du total des prises en 1990 et
1993. Cette proportion est inférieure à 40 %
depuis 1994, année où on a interdit la pêche
commerciale dans la baie Saint-Georges et
la baie de Port-au-Port pendant la saison de
fraye. Entre 1997 et 1998, l’ensemble de la
flottille de senneurs s’est déplacé vers le
nord. Après s’être concentrées dans les baies
du sud en mai 1998, les activités de pêche
ont surtout été menées aux alentours de la
Bonne-Baie pour le reste de l’année. On a
également enregistré une activité accrue
dans 4Ra en août, visant uniquement les
géniteurs d’automne. D’après ce déplacement des activités, les densités de hareng
seraient plus élevées dans le nord que dans
le sud.
État de la ressource
Indicateurs biologiques
Depuis toujours, les géniteurs de printemps
dominent les prises, leur taux s’établissant
en moyenne à 72 % des prises, en nombre,
mais ce taux a chuté à moins de 50 % au
cours des quatre dernières années. Cette
baisse est surtout attribuable à une diminution de la concentration de pêche sur le stock
de géniteurs de printemps, ainsi qu’à une
baisse du stock de géniteurs de printemps
par rapport aux géniteurs d’automne. Dans
la pêche à la senne coulissante pratiquée à la
fin de l’automne, on observe une tendance à
la baisse du taux de géniteurs de printemps;
en effet celui-ci est passé de 75 % en 1987 à
45 % présentement.
Depuis le milieu des années 80, seules les
classes de géniteurs de printemps de 1980,
1982, 1987 et 1990 représentent une part
importante du total des prises. La classe de
1990 était également exploitée pour la première fois par la pêche aux filets maillants
pratiquée dans la baie Saint-Georges et la
baie de Port-au-Port au printemps de 1996.
À la fin de 1998, la cohorte de 1994 dominait les prises des senneurs.
Depuis 1989, on observe une augmentation
de l’activité des petits senneurs sur la côte
ouest, où les débarquements annuels, qui
jusque-là n’avaient pas dépassé 800 t, se
sont élevés à 4 400 t en 1992. De 1993 à
1998, les débarquements de cette flottille se
sont établis entre 3 100 t et 3 900 t par année.
Depuis 1983, les classes de géniteurs
d’automne de 1979, 1986, 1988 et 1990 alimentent abondamment la pêche de ce stock
et, en 1997, la classe de 1979 dominait encore dans 4Ra.
0.450
0.400
0.350
Depuis 1985, en raison d’une demande limitée du hareng capturé aux filets maillants,
les débarquements déclarés du secteur des
engins fixes ont été en général inférieurs à
10 % du total des débarquements dans 4R.
Le développement récent d’un marché dans
4Ra s’est traduit par une augmentation soutenue du total des débarquements, qui est
passé de 800 t en 1994 à 2 800 t en 1998.
POIDS (kg)
0.300
0.250
0.200
0.150
ÂGE 4
0.100
ÂGE 6
0.050
0.000
1960
1965
1970
1975
1980
1985
1990
1995
2000
ANNÉE
Figure 3. Poids moyen à l’âge 4 et 6 des géniteurs de printemps à la fin de l’automne (octobre-décembre), de 1964 à 1998.
-3-
Région Laurentienne
Hareng de la cote ouest de Terre-Neuve (Division 4R)
hareng par les pinnipèdes dans 4R a très
probablement augmenté au cours des dix
dernières
années
en
raison
de
l’accroissement de la population de phoques
du Groenland. La consommation annuelle
serait maintenant de l’ordre de dizaines de
milliers de tonnes, et il est fort probable
qu’elle porte sur les jeunes harengs. Il faut
considérer ces estimations comme très provisoires, car de nombreuses incertitudes sont
impliquées dans les calculs. La rareté des
données générales sur le régime alimentaire
des pinnipèdes dans le nord du Golfe, ainsi
que la durée de leur séjour dans ces eaux
sont deux des principaux facteurs limitant
les tentatives de quantification de la consommation de poisson dans cette zone.
Toutefois, le vrai impact de la prédation
exercée sur les stocks de hareng de 4R ne
peut pas être évalué tant que la prédation
n’est pas prise en compte dans la mortalité
naturelle totale.
0.400
0.350
POIDS (kg)
0.300
0.250
0.200
0.150
ÂGE 4
0.100
ÂGE 6
0.050
0.000
1960
1965
1970
1975
1980
1985
1990
1995
2000
ANNÉE
Figure 4. Poids moyen à l’âge 4 et 6 des géniteurs d’automne à la fin de l’automne (octobredécembre), de 1964 à 1998.
Depuis le début des années 80, on observe
une baisse plus ou plus constante du poids
selon l’âge chez les géniteurs de printemps
et les géniteurs d’automne (Figures 3 et 4).
Le coefficient de condition général (poids
en fonction de la longueur) des harengs de la
côte ouest de Terre-Neuve a nettement régressé en 1993 et 1994 (Figure 5), ce qui
correspond à une baisse générale des température annuelles de l’eau enregistrée dans le
nord du golfe du Saint-Laurent. Toutefois,
dans le contexte des 28 dernières années, le
facteur de condition moyen était beaucoup
plus faible entre 1973 et 1976. En 1995, la
condition générale s’est redressée pour revenir aux valeurs élevées enregistrées dans
les années 80, mais elle régresse régulièrement depuis, ce qui indique le retour de
mauvaises conditions d’alimentation.
82
80
COEFFICIENT DE CONDITION
78
Quatre espèces de phoques, soit le phoque
gris (Halichoerus grypus), le phoque commun (Phoca vitulina), le phoque du Groenland (Phoca groenlandica) et le phoque à
capuchon (Cystophora cristata) fréquentent
les eaux du nord du golfe du Saint-Laurent.
Le phoque du Groenland et le phoque gris
sont les prédateurs les plus importants à
cause de leur abondance (phoque du Groenland), ou de la durée de leur séjour dans
cette zone et probablement de la présence
élevée de hareng dans leur régime alimentaire (phoque gris). La consommation de
76
74
72
70
68
Géniteurs d'Automne
Géniteurs de Printemps
66
64
70
72
74
76
78
80
82
84
86
88
90
92
94
96
98
ANNÉE
Figure 5. Coefficient de condition des géniteurs
de printemps et des géniteurs d’automne à la fin
de l’automne (octobre-décembre), de 1970 à
1998.
-4-
Région Laurentienne
Hareng de la cote ouest de Terre-Neuve (Division 4R)
Indices d’abondance
Les commentaires formulés en réponse aux
questionnaires envoyés à tous les pêcheurs
côtiers de hareng titulaires d’un permis dans
4R, et ceux recueillis à partir de l’analyse
des journaux de bord des pêcheurs repères, ont indiqué une certaine augmentation
de l’abondance des géniteurs de printemps à
proximité de la baie de Port-au-Port, dans la
baie Saint-Georges et dans la baie des Îles
en 1996 par rapport à 1995; on estime pourtant que la fraye ne s’est pas encore améliorée de façon significative. La classe de géniteurs de printemps de 1990, qui est exploitée depuis 1994 par la pêche d’automne
aux filets maillants, a commencé à frayer
dans ces baies du sud. Ces observations correspondent aux données sur le taux de capture fournies par les pêcheurs repères dans
ces zones. Toutefois, les observations étaient
en général négatives en 1997 et 1998, ce qui
montre que l’amélioration a été de courte
durée, et, de l’avis général, le hareng était de
petite taille. L’analyse des journaux de bord
des pêcheurs repères révèle que le hareng
était rare, les bancs petits et les captures les
plus faibles jamais enregistrées depuis de
nombreuses années.
Quebec
51
Ferolle Point
Point Riche
Port au Choix
Daniel's Harbour
50
Cow Head
Rocky Harbour
Bay of Islands
Terre-Neuve
49
stock en bonne condition
Lourdes
stock en déclin
St. Georges
bonne fraie
Heatherton
fraie en déclin
St. David
zones de fraie
48
phoques
59
58
57
Longitude (°W)
Figure 6. Répartition des avis des pêcheurs côtiers sur l’état des stocks de hareng et la fraye,
d’après les réponses aux questionnaires écrits
de 1998.
Les taux normalisés de capture aux filets
maillants des géniteurs de printemps par les
pêcheurs repères montrent une baisse systématique depuis 1987. Cet indice du taux
de capture a augmenté légèrement en 1991
et 1997, en raison du recrutement des classes
de 1987 et de 1990 dans cette pêche; mais
aucune de ces classes n’était suffisamment
forte dans les baies du sud pour inverser la
tendance à la baisse. Cet indice a atteint son
plus bas niveau en 1998.
Au nord de la pointe Riche, dans 4Ra, on
était généralement d’avis que l’abondance
du hareng était de moyenne à bonne en 1995
et 1996, particulièrement en été et à
l’automne ; mais, d’après les observations
portant sur la côte du Labrador dans le détroit de Belle-Isle, le stock était à la baisse.
Les avis étaient de plus en plus pessimistes
en 1997 et 1998, même si on avait observé
une fraye dans les baies St. John et St. Margaret, à proximité de la pointe Ferolle. Les
pêcheurs ont noté un mélange de harengs de
petite taille et de grande taille.
TAUX DE CAPTURE NORMALISÉ
(kg/filet/jour)
3.0
2.5
2.0
1.5
1.0
0.5
0.0
1985
1987
1989
1991
1993
1995
1997
1999
AN NÉE
Figure 7. Taux de capture normalisés des géniteurs de printemps d’après les registres des pêcheurs repères, de 1985 à 1998.
-5-
Région Laurentienne
Hareng de la cote ouest de Terre-Neuve (Division 4R)
et 47 500 t de géniteurs d’automne), ce qui
représentait une baisse par rapport à
l’estimation de 1995 qui était de 86 000 t
(38 000 t de géniteurs de printemps et
48 000 t de géniteurs d’automne) (Figure 9).
En 1995, 64 % de la biomasse de hareng
étudiée se trouvait dans les deux strates les
plus septentrionales, tandis qu’en 1997,
80 % de la biomasse se trouvait dans la
strate la plus septentrionale. Dans les quatre
derniers relevés, on a observé une baisse
constante de la biomasse des géniteurs de
printemps, tandis que dans les trois derniers
relevés, celle des géniteurs d’automne semblait être stable.
BIOMASS DU STOCK REPRODUCTEUR (t)
L’indice du taux de capture des géniteurs
d’automne par les pêcheurs repères semblait
correspondre au fort recrutement de la classe
de 1996 et il était bien au-dessus de la
moyenne sur 10 ans. Toutefois, sa baisse
rapide en 1992 et 1993 était imprévue étant
donné le faible effort de pêche sur ce stock.
De plus, comme le récent recrutement des
classes de 1988 et 1990 ne s’est pas manifesté dans l’indice, son utilité comme mesure de l’abondance est mise en doute. Il est
possible que cette série de taux de capture
fournis par les pêcheurs repères soit devenue
moins fiable en raison : 1) d’une baisse de la
participation au programme (deux à quatre
journaux de bord par année depuis 1993); et
2) d’une moins grande capturabilité des harengs par les engins des pêcheurs côtiers
étant donné le déplacement de cette espèce
vers le large.
TAUX DE CAPTURE NORMALISÉ
(kg/filet/jour)
3.0
2.5
2.0
1.5
180000
Géniteurs d'Automne
Géniteurs de Printemps
160000
140000
120000
100000
80000
60000
40000
20000
0
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
ANNÉE
1.0
Figure 9. Estimations de la biomasse des géniteurs de printemps et des géniteurs d’automne,
de 1991 à 1997, d’après le relevé acoustique
biennal.
0.5
0.0
1984
1986
1988
1990
1992
ANNÉE
1994
1996
1998
Figure 8. Taux de capture normalisés des géniteurs d’automne d’après les registres des pêcheurs repères, de 1984 à 1997.
L’évaluation de l’état du stock reposait sur
une analyse séquentielle de la population
(ASP) du stock de géniteurs de printemps,
à l’aide des captures commerciales selon
l’âge, et sur les tendances de l’abondance
établies à partir des taux de capture des pêcheurs repères (1985 à 1998) et des données
des quatre derniers relevés acoustiques
(1991 à 1997). Les résultats de cette analyse
ont révélé que la mortalité par pêche des
harengs d’âge 5+ de ce stock avait augmenté
plus ou moins régulièrement depuis 1987
(Figure 10). Même si au cours des dernières
années, la mortalité par pêche demeurait
près du niveau cible à F0,1 de 0,3, ce niveau
est passé brusquement à 0,45 en 1998, sur-
Depuis 1989, des relevés acoustiques
d’automne sont effectués à tous les deux
ans, le dernier remontant à 1997. Les relevés
de 1995 et 1997 ont été menés en étroite
collaboration avec la flottille des grands
senneurs de la côte ouest. Ce relevé portait
sur toute la côte ouest de Terre-Neuve, de la
baie Saint-Georges jusqu’au détroit de
Belle-Isle, ce qui couvrait bien l’aire de répartition du stock.
Selon le relevé de 1997, la biomasse totale
du stock reproducteur était évaluée à
67 000 t (19 500 t de géniteurs de printemps
-6-
Région Laurentienne
Hareng de la cote ouest de Terre-Neuve (Division 4R)
38 000 t pour ce stock. Cette valeur suppose
que la taille du stock non exploité est égale à
la biomasse maximale observée du stock
reproducteur, qui était de 190 000 t en 1973.
tout en raison de la concentration de la pêche sur les géniteurs de printemps, dans les
baies du sud au printemps.
0.500
200000
0.450
Biomasse des Captures
160000
0.350
140000
F0.1
0.300
BIOMASSE (t)
MORTALITÉ PAR PÊCHE 5+
BSR
180000
0.400
0.250
0.200
120000
100000
80000
0.150
60000
0.100
40000
20000
0.050
800000
700000
600000
500000
400000
300000
200000
100000
1997
CLASSE D'ÂGE
Figure 11. Estimations du recrutement à
l’âge 2 des géniteurs de printemps des classes
d’âge de 1963 à 1994. Les lignes représentent
le recrutement moyen à niveau faible, moyen et
élevé. (Les classes de 1995 à 1997 sont fixées
avec un recrutement faible et moyen).
2000
1998
1996
1994
1992
1990
0.350
La présente analyse montre que, mis à part
la classe de 1990, le recrutement est inférieur à la moyenne depuis la classe de 1987
(Figure 11). Même la classe de 1994, qui est
une composante importante des captures
selon l’âge en 1998, semble être inférieure à
la moyenne. La biomasse du stock reproducteur (BSR) a donc chuté pour atteindre
un bas niveau sans précédent de 14 000 t en
1999 (Figure 12). Si 20 % du stock non exploité est considéré comme le point de référence biologique pour un stock qui est au
bord de l’effondrement, comme semble
l’indiquer le CCRH, ce niveau serait de
F 0.1
MORTALITÉ PAR PÊCHE 6+
0.300
0.250
0.200
0.150
0.100
0.050
1997
1995
1993
1991
1989
1987
1985
1983
1981
1979
1977
1975
1973
1971
1969
1965
0.000
1967
1995
1993
1991
1989
1987
1985
1983
1981
1979
1977
1975
1973
1971
1969
0
1967
1988
En raison des incertitudes relatives au taux
de capture des pêcheurs repères, l’analyse
séquentielle de la population de géniteurs
d’automne
n’utilisait
que
l’indice
d’abondance fourni par le relevé acoustique.
Comme l’estimation de cet indice remonte à
1997 et qu’il s’agit d’une série encore très
courte, la population de géniteurs d’automne
n’a été estimée que jusqu’à 1998 et elle était
moins certaine que l’analyse des géniteurs
de printemps. L’analyse montre que, depuis
1985, la mortalité par pêche des harengs
d’âge 6+ a très peu augmenté, mais qu’elle
est encore au-dessous de la valeur cible à
F0,1 de 0,3 (Figure 13).
900000
1965
1986
Figure 12. Biomasse du stock reproducteur et
biomasse des captures de géniteurs de printemps, de 1965 à 1999.
Figure 10. Mortalité instantanée annuelle due à
la pêche (5+) des géniteurs de printemps, de
1965 à 1998.
1963
1984
ANNÉE
ANNÉE
EFFECTIFS ('000)
1982
1980
1978
1976
1974
1972
1970
1968
1964
1999
1997
1995
1993
1991
1989
1987
1985
1983
1981
1979
1977
1975
1973
1971
1969
1967
1965
1963
1966
0
0.000
ANNÉE
Figure 13. Mortalité instantanée annuelle due à
la pêche (6+) des géniteurs d’automne, de 1965
à 1997.
-7-
Région Laurentienne
Hareng de la cote ouest de Terre-Neuve (Division 4R)
La biomasse du stock reproducteur diminue peu à peu depuis 1984, et on estime
qu’elle était de 42 000 t en 1998 (Figure 14).
Les estimations de population ont montré
une structure par âge bien équilibrée, la
classe de 1994 supérieure à la moyenne dominant la population de 1998. Le recrutement est supérieur à la moyenne depuis la
forte classe de 1979, ce qui a maintenu ce
stock à un niveau moyen (Figure 15).
des relevés acoustiques était trop courte pour
effectuer une analyse rétrospective du stock
de géniteurs d’automne.
Perspectives
La production à F0,1 calculée du stock de
géniteurs de printemps de 1999 serait
d’environ 2 300 t. Toutefois, l’incertitude
concernant l’abondance de la classe annuelle
crée une incertitude au niveau de la production prévue. Cette incertitude est exprimée
comme le risque de ne pas atteindre différentes valeurs cibles de référence. Par
exemple, avec un niveau de captures de
6 500 t en 1999 (captures des géniteurs de
printemps de 1998), il y aurait 100 % de
risque qu’on enregistre une nouvelle baisse
de la biomasse du stock reproducteur (Figure 16). Par contre, avec un niveau de
captures de 2 300 t, il y a 40 % de risque que
même une augmentation de 20 % de la biomasse de poissons matures ne serait pas atteinte d’ici l’an 2000 (de 14 000 t à
17 000 t). La valeur cible minimale de la
biomasse du stock reproducteur de 38 000 t
ne peut pas être atteinte en l’an 2000 même
en l’absence de pêche. On ne peut donc pas
recommander des captures de 2 300 t si
l’objectif principal est le rétablissement du
stock.
120000
BSR
Biomasse des Captures
BIOMASSE (t)
100000
80000
60000
40000
20000
1998
1996
1994
1992
1990
1988
1986
1984
1982
1980
1978
1976
1974
1972
0
ANNÉE
Figure 14. Biomasse du stock reproducteur et
biomasse des captures de géniteurs d’automne,
de 1973 à 1998.
400000
350000
EFFECTIFS ('000)
300000
250000
200000
150000
100000
50000
1996
1995
1994
1993
1992
1991
1990
1989
1988
1987
1986
1985
1984
1983
1982
1981
1980
1979
1978
1977
1976
1975
0
1.0
CLASSE D'ÂGE
0.9
0.8
Figure 15. Estimations du recrutement à l’âge 2
des géniteurs d’automne des classes d’âge de
1975 à 1994. Les lignes représentent le recrutement moyen à niveau faible, moyen et élevé. (Les
classes de 1995 à 1996 sont fixées à un niveau
de recrutement moyen).
PROBABILITÉ
0.7
0.6
CAPTURE EN 1998
0.5
0.4
F> 0.3
0.3
BSR 2000 < 38000 t
BSR 2000 < BSR 1999
0.2
F0.1
BSR 2000 < BSR 1999 + 20%
0.1
0.0
0
Les résultats de ces évaluations indiquent
que l’analyse portant sur les géniteurs de
printemps ne semble pas être touchée par le
profil rétrospectif (un écart entre les évaluations précédentes de l’état du stock et les
estimations actuelles à l’aide de données
complémentaires). La série chronologique
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
8000
9000
10000
QUOTA (t) EN 1999
Figure 16. Analyse de risque pour les géniteurs
de printemps avec la probabilité de ne pas atteindre différents objectifs étant donné que
divers quotas fixés pour 1999 supposent un recrutement moyen.
-8-
Région Laurentienne
Hareng de la cote ouest de Terre-Neuve (Division 4R)
Ces calculs de l’incertitude ne comprennent
pas les variations des captures selon l’âge, le
recrutement partiel dans la pêche, la mortalité naturelle ou le recrutement futur. En
particulier, parce qu’on ne connaît pas le
recrutement des poissons âgés de 2 ans en
1998, 1999 et 2000, on a supposé un recrutement moyen pour établir les prévisions. Si
toutefois, le recrutement de ces classes est
faible, comme cela est observé depuis la
classe de 1990, la production à F0,1 calculée
pour 1999 s’établirait à environ 1 200 t et
correspondrait à 70 % de risque que la biomasse du stock reproducteur n’augmente
pas, même de 10 %.
Considérations de gestion
D’après l’évaluation de 1999 du hareng de
la côte ouest de Terre-Neuve, en général, la
mortalité par pêche de ces stocks augmente
depuis 12 à 15 ans et s’est établie à F0,1 pour
les géniteurs de printemps, entre 1991 et
1997. La fermeture de la baie Saint-Georges
et de la baie de Port-au-Port en 1995 a permis de ralentir la baisse de ce stock en dirigeant la pêche sur les géniteurs d’automne,
et de diminuer le nombre de géniteurs de
printemps dans les prises totales, de sorte
que ces poissons ont pu se reproduire sans
être dérangés. Toutefois, d’après les analyses actuelles, la reprise des activités de pêche dans ces baies du sud en 1998 était prématurée, et l’exploitation axée sur les géniteurs de printemps dans la pêche de printemps s’est traduite par une brusque augmentation de la mortalité par pêche.
Une production à F0,1 calculée en 1999
pour le stock de géniteurs d’automne serait
d’environ 9 000 t (proche des captures de
géniteurs d’automne de 1998) ; mais
l’aplatissement de la courbe de probabilité
indique que cette valeur présente beaucoup
d’incertitude (Figure 17). Avec cette production, il y a 90 % de risque que la biomasse du stock reproducteur diminue d’au
moins 10 %, mais 70 % de risque que la
biomasse du stock reproducteur ne tombera
pas en dessous de 35 000 t (valeur la plus
faible enregistrée depuis 1973). Le fait que
ces prévisions portent sur une période de
deux ans (de 1998 à 2000) et qu’on prévoie
un recrutement moyen à l’âge 2 pour 1997 à
2000 est une autre source d’incertitude.
Les commentaires formulés par les pêcheurs
repères et ceux recueillis en réponse aux
questionnaires semblent indiquer qu’il y a eu
une certaine augmentation de l’abondance
en 1996 dans la baie Saint-Georges et dans
la baie de Port-au-Port. Le recrutement de la
classe de 1990 dans la pêche aux filets
maillants a augmenté le taux de capture des
géniteurs de printemps entre 1996 et 1997.
Toutefois, les taux de capture signalés par
les pêcheurs repères et presque toutes les
observations formulées dans les questionnaires ont indiqué que l’augmentation a été de
courte durée, que, depuis 1997, le stock
continue de diminuer et qu’il a atteint
maintenant un plancher jamais atteint auparavant. On prévoit que la classe de 1994 ne
suffira pas à renforcer le stock de géniteurs
de printemps.
1.0
0.9
0.8
PROBABILITÉ
0.7
CAPTURE EN 1998
0.6
0.5
F > 0.3
0.4
BSR 2000 < 35000
BSR 2000 < BSR 1999
0.3
BSR 2000 < BSR 1999 - 10%
F0.1
0.2
0.1
0.0
0
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
8000
9000
10000 11000
Les analyses actuelles ont montré que le
recrutement du stock de géniteurs de printemps est régulièrement inférieur à la
moyenne depuis la classe de 1990, qui est la
dernière classe d’importance. Depuis trente
ans, ce stock est alimenté par des classes
QUOTA (t) EN 1999
Figure 17. Analyse de risque pour les géniteurs
d’automne avec la probabilité de ne pas atteindre différents objectifs étant donné que divers
quotas pour 1999 supposent un recrutement
moyen.
-9-
Région Laurentienne
Hareng de la cote ouest de Terre-Neuve (Division 4R)
L’effectif du stock de géniteurs d’automne
atteint présentement un niveau moyen, mais
il diminue lentement et il ne sera pas suffisant pour soutenir le TAC actuel de 22 000 t,
ni les taux de capture récents (entre 12 000 t
et 16 000 t). L’exploitation du hareng de 4R
devra donc être réduite à un niveau soutenable. D’après le principe de prudence, le niveau de capture ne devrait pas dépasser
9 000 t pour les géniteurs d’automne, et il ne
devrait y avoir aucune pêche portant sur les
concentrations de géniteurs de printemps.
On recommande de fixer une limite de capture pour l’extrémité sud de 4R. Si on veut
éviter que ne se reproduise une exploitation
intensive de l’une des composantes du stock,
soit des géniteurs de printemps ou des géniteurs d’automne, il est recommandé que,
dans la mesure du possible, on réduise
l’effort de pêche et qu’il porte sur toute la
côte et s’échelonne sur toute l’année. Il est
essentiel de maintenir et d’améliorer le programme des pêcheurs repères dans la baie
Saint-Georges et la baie de Port-au-Port
pour surveiller étroitement la fraye et constituer un indice de l’abondance des géniteurs
de printemps.
annuelles exceptionnellement fortes ; ce
phénomène survient à peu près tous les 10 à
12 ans. Comme le dernier pic de recrutement
important remonte à plus de quinze ans
(classes de 1980 et 1982), la production de
ce stock (croissance et recrutement) n’a pas
suivi le même rythme que les prélèvements
(captures et mortalité naturelle). De plus, le
profil de recrutement par rapport à la
biomasse du stock reproducteur indique
que la probabilité que ce stock produise une
forte classe annuelle diminue de façon marquée au-dessous de 50 000 t environ (Bbuf)
(Figure 18). Les estimations sont soumises à
d’importantes incertitudes, mais une consommation accrue de hareng par les phoques
est peut-être responsable de la réduction de
la productivité de ce stock au cours des dix
dernières années.
900000
B BUF
BLIM
RECRUTEMENT À L'ÂGE 2 ('000)
800000
700000
600000
500000
400000
300000
200000
1999 SSB
100000
Les analyses actuelles indiquent que le stock
de géniteurs de printemps a diminué à un
point tel qu’il faut interdire la pêche pour
éviter un effondrement. Cette baisse dangereuse de la biomasse du stock reproducteur
est survenue même si, depuis 1991, la mortalité moyenne par pêche s’établissait près
du niveau cible à F0,1 de 0,3. Le stock de
géniteurs d’automne diminue progressivement alors que le taux d’exploitation augmente depuis le milieu des années 80. Ces
tendances divergentes se sont manifestées
malgré un recrutement supérieur à la
moyenne depuis quinze ans et une mortalité
par pêche bien inférieure au niveau cible à
F0,1, ce qui indiquerait que le taux
d’exploitation cible est peut-être trop élevé
pour ces stocks et qu’il devrait être réévalué.
1994
0
0
25000
50000
75000
100000
125000
150000
175000
200000
BSR (t)
Figure 18. Rapport stock-recrutement, biomasse
minimale du stock reproducteur (Blim) et biomasse tampon du stock reproducteur (Bbuf) des
géniteurs de printemps, de 1965 à 1994.
Par le passé, l’effort de pêche a été plus faible sur le stock de géniteurs d’automne et il
représentait une part plus faible des captures
totales (<28 %) que les géniteurs de printemps parce qu’il se trouvait plus dans les
zones septentrionales éloignées des principaux ports de débarquement. Ainsi, ce stock
présentait une répartition selon l’âge plus
vaste, la classe de 1990 apparaissant aussi
très forte et la classe de 1994, au-dessus de
la moyenne.
- 10 -
Région Laurentienne
Hareng de la cote ouest de Terre-Neuve (Division 4R)
En dernier lieu, une analyse a été effectuée à
la demande de l’industrie pour réexaminer la
limite minimale de taille de 26,5 cm de longueur à la fourche imposée pour les captures
de hareng dans 4R. Ce règlement a été
édicté principalement pour protéger les juvéniles et pour permettre au hareng à maturité de frayer sans être dérangé au moins une
fois avant d’être recruté dans la pêche.
L’analyse a évalué le pourcentage de maturité selon la longueur pour chaque stock et a
conclu qu’en moyenne, 80 % des géniteurs
de printemps et d’automne sont matures
respectivement à 25,0 cm et 25,5 cm de longueur à la fourche. Même si ces données
semblent indiquer qu’un abaissement de la
limite minimale de taille serait justifié, la
faiblesse du stock de géniteurs de printemps
plaide contre une augmentation de
l’exploitation des jeunes poissons en ce
moment.
La présente publication doit être citée
comme suit :
MPO, 1999. Hareng de la côte ouest de
Terre-Neuve (Division 4R). MPO
Sciences, Rapport sur l’état des stocks
B4-01 (1999).
Pour obtenir de plus amples renseignements :
McQuinn, I.H. and L. Lefebvre. 1999. An
Assessment and Risk Projections of the
West Coast of Newfoundland (NAFO
Division 4R) Herring Stocks (1965 to
2000). DFO Atlantic Fisheries Res.
Doc. 99/--.
Publié par le
Bureau régional des évaluations de stocks,
Ministère des Pêches et des Océans,
Institut Maurice-Lamontagne,
C.P. 1000, Mont-Joli,
Québec, Canada
G5H 3Z4
McQuinn, I.H. and L. Lefebvre. 1999. An
Evaluation of the Western
Newfoundland Herring Acoustic
Abundance Index from 1989 à 1997.
DFO Atlantic Fisheries Res. Doc.99/--.
Courrier électronique: Stocksrl@dfo-mpo.gc.ca
ISSN 1480-4921
On peut obtenir des copies supplémentaires à
l’adresse ci-dessus.
Préparé par :
Ian McQuinn
Téléphone : (418) 775-0627
Télécopieur : (418) 775-0740
Courriel : mcquinni@dfo-mpo.gc.ca
The English version of this document is available
at the above address.
www.qc.dfo-mpo.gc.ca/iml/fr/intro.htm
- 11 -
Pêches et Océans
Canada
Fisheries and Oceans
Canada
Sciences
Science
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising