Aiglefin de l’est du banc Georges La pêche 5Y

Aiglefin de l’est du banc Georges La pêche 5Y
Fisheries
and Oceans
Pêches
et Océans
MPO Sciences
Rapport sur l’état des stocks A3-08
Région des Maritimes
5Y
5ZEj 5Zc
5ZEm
4X
5Zu
Aiglefin de l’est du banc
Georges
Renseignements de base
L’aiglefin, un poisson démersal de la famille des morues,
est répandu des deux côtés de l’Atlantique nord. Il est
présent depuis le Groenland jusqu’au cap Hatteras dans
l’ouest de l’Atlantique, et on en trouve une importante
concentration dans l’est du banc Georges.
L’aiglefin du banc Georges se nourrit surtout de petits
invertébrés et est communément capturé à des profondeurs
allant de 45 à 240 mètres (de 25 à 130 brasses). L’aiglefin
adulte paraît relativement sédentaire, quoiqu’il effectue
certaines migrations saisonnières. Sur le banc Georges, le
jeune aiglefin croît d’abord rapidement, atteignant une
taille de plus de 50 centimètres (20 pouces) à l’âge 3, mais
sa croissance ralentit ensuite et il mesure environ
75 centimètres (30 pouces) à l’âge 10. De nombreux
aiglefins atteignent la maturité à l’âge 2, mais on ne sait
pas avec certitude ci ces poissons arrivent à frayer.
La pêche commerciale de l’aiglefin du banc Georges a
commencé avant 1900. Les chaluts de fond ont été les
principaux engins de pêche de cette espèce depuis leur
introduction, dans les années 1920. Les débarquements en
provenance du banc Georges, qui comprend la partie est du
banc et le chenal Great South, se chiffraient en moyenne à
environ 46 000 t entre 1935 et 1960; ils sont passés à plus
de 100 000 t dans les années 1960 en raison d’une forte
exploitation. Au début des années 1970, on a cherché à
maîtriser l’effort au moyen de fermetures de secteur et de
fermetures durant la saison de frai. Ces mesures sont
encore en vigueur à l’heure actuelle. Après l’extension de la
juridiction des états côtiers à la zone des 200 milles, en
1977, seuls le Canada et les É.-U. ont exploité ce stock. Les
deux pays imposent une taille minimale réglementaire et des
restrictions sur le maillage. De plus, le Canada fixe des
quotas fondés sur un taux d’exploitation cible d’environ
22 % de la population exploitable.
Avril 1997
La pêche
Débarquements (milliers de tonnes)
Année Moy. de Moy. de 1992
70-79 80-89
TAC1
5,0
Canada
2,7
4,4
4,1
3
3
4,8
1,6
É.-U.
2,8
TOTAL
6,12
9,22
5,7
1
Quota canadien seulement
2
Comprend les prises étrangères
3
Comprend les estimations de rejets
1993
1994
5,0
3,7
0,4
4,1
3,0
2,4
0,33
2,7
1995 1996
2,5
2,0
<0,13
2,1
4,5
3,7
0,13
3,7
Par suite de mesures de gestion de plus en
plus restrictives, les débarquements totaux
ont chuté de 1991 à 1995. Ils ont atteint un
seuil de 2 164 t en 1995, approchant des plus
bas niveaux historiques, observés au milieu
des années 1970.
30
Milliers de tonnes
25
Rejets
Autres
É.-U.
20
Canada
15
10
5
1969
1974
1979
1984
1989
1994
Région des Maritimes
Aiglefin de 5Zjm
palangre, à la ligne à main et au filet maillant.
La majorité des prises a été capturée par des
bateaux de pêche au chalut à panneaux et des
palangriers de moins de 65 pi. Depuis 1985,
une bonne partie des prises des chaluts à
panneaux est capturée au début de juin ou à
la fin de l’année civile, alors que l’aiglefin est
davantage regroupé et que sa capture
s’accompagne de moindres prises accessoires
de morue. La pêche américaine s’effectue
presque exclusivement au chalut à panneaux,
la majorité des bateaux se situant dans les
catégories de tonnage 3 et 4. Depuis 1985,
les captures ont surtout eu lieu dans la
première moitié de l’année.
En 1996, les débarquements canadiens
(3 656 t) ont été inférieurs au quota,
essentiellement parce que la pêche a été
fermée une fois les quotas de morue atteints.
La pêche canadienne de tous les poissons de
fond a été fermée du 1er janvier au début juin
en 1995 et en 1996. Le nombre de bateaux
qui participaient à la pêche sur le banc
Georges a diminué en 1995 et est resté le
même que l’année précédente en 1996, sauf
en ce qui a trait aux palangriers, plus
nombreux en 1996. Tous les débarquements
faisaient l’objet d’une vérification à quai et la
surveillance en mer par les observateurs a
été portée à environ 20 % des jours de
pêche.
Les rejets et les erreurs de
déclaration dans la pêche canadienne sont
jugés négligeables depuis 1992.
En 1996, l’échantillonnage des prises
canadiennes au port ainsi que par les
observateurs en mer en vue d’en établir la
composition selon l’âge et selon la longueur
a porté sur la totalité des principaux engins
et sur toutes les saisons. Étant donné la
diminution des débarquements des pêcheurs
américains,
on
disposait
de
peu
d’échantillons. Les poissons des âges 3, 4 et
5 (longueurs moyennes de 19,7, 21,3 et
23,1 po
respectivement)
représentaient
jusqu’à 87 % du poids total des prises de
1996, les poissons d’âge 4, soit la classe
d’âge de 1992, fournissant la plus grosse
contribution. On a capturé peu d’aiglefins
d’âge 2, en partie à cause de l’utilisation
d’un plus gros maillage (maillage carré de
plus de 130 mm au Canada et maillage en
losange de 152 mm aux É.-U.) dans les
chaluts à panneaux et de la modification des
méthodes de pêche de toutes les flottilles.
Les prises des É.-U. de 1994 à 1996 ont été
actualisées. Depuis 1994, un nouveau
système obligatoire de déclaration est en
place. Les données sur l’effort et les lieux de
pêche proviennent des journaux de bord et
ont été associées aux rapports des
négociants. Les prises américaines pour 1995
et 1996 ont considérablement diminué en
raison de l’extension, au sud et à l’ouest, des
frayères faisant l’objet d’une fermeture
saisonnière, et, depuis la fin de 1994, de la
fermeture de ces frayères à longueur
d’année. L’effort des pêcheurs américains a
été réglementé au moyen de limites par jour
en mer. Afin de limiter la pêche dirigée de
l’aiglefin, on a fixé une limite par sortie de
500 lb au début de 1994, limite qui a été
portée à 1000 lb en 1996. Les limites par
sortie se sont traduites par une hausse du
taux de rejet. Les débarquements et les rejets
des pêcheurs américains dans 5Zj,m de 1994
à 1996 ont été estimés respectivement à
291 t, 40 t et 76 t d’après les données des
négociants et les rapports de sortie.
Les poids selon l’âge dans la pêche
présentent une tendance à la baisse ces
dernières années, tendance due en bonne part
aux classes d’âge de 1989 et 1990, dont le
poids était supérieur à la moyenne. Le poids
des poissons des classes d’âge subséquentes
correspondait davantage à la moyenne.
Ces dernières années, la pêche canadienne a
été pratiquée au chalut à panneaux, à la
2
Région des Maritimes
Aiglefin de 5Zjm
toutefois que des prises ont été effectuées
plus à l’ouest qu’auparavant. Voici un
récapitulatif des pourcentages de la biomasse
des âges 3 à 8, du côté canadien de 5Zjm,
d’après les trois relevés des quelques
dernières années.
État de la ressource
Les évaluations de l’état du stock sont
fondées sur une analyse des statistiques de
débarquement, sur l’échantillonnage des
prises commerciales en vue d’en établir la
composition selon l’âge et selon le poids, et
sur les tendances de l’abondance établies
dans trois relevés de recherche au chalut de
fond (au printemps et en automne pour les
É.-U. et au printemps pour le Canada).
Printemps
Les tendances des taux de prises de la pêche
commerciale lors de sorties effectuées par
des chalutiers et palangriers des catégories
de tonnage 2 et 3 ont augmenté
progressivement de 1993 à 1995 et sont
restées les mêmes en 1995 et en 1996.
7000
Prises à la palangre (P) par sortie
Prises des CP à l'heure
P CT 2
P CT 3
CP CT 2
CP CT 3
6000
5000
400
350
300
250
3000
200
150
2000
100
1000
50
0
0
Juin Sept Déc Mar Juin Sept Déc Mar Juin Sept Déc Mar Juin Sept Déc
1993
1994
1995
Année
MPO
NMFS
NMFS
1992
68
78
100
1993
1994
1995
1996
1997
67
99
98
96
92
43
100
62
17
S/O
99
100
100
100
S/O
Durant le relevé d’automne du NMFS, la
majeure partie de la biomasse se trouvait du
côté canadien. Durant le relevé de printemps
du MPO, qui a lieu généralement à la fin
février, presque toute de la biomasse se
trouvait aussi du côté canadien, quoique en
moindre abondance en 1992-1993. Durant le
relevé de printemps du NMFS, qui est
effectué habituellement à la fin de mars, le
pourcentage de biomasse du côté canadien
était, comme à l’accoutumée, inférieur, mais
les résultats étaient plus variables. Le relevé
du printemps 1996 par le NMFS révèle
qu’un pourcentage exceptionnellement bas
de la biomasse se trouvait du côté canadien;
toutefois, cette année-là, le relevé ne portait
que très peu sur le côté canadien.
450
4000
Automne
1996
Les
changements
apportés
à
la
réglementation et aux engins ces dernières
années rendent difficile l’interprétation de la
comparaison des taux de prises d’une année
à l’autre, aussi ne s’est-on pas servi de ces
taux comme indices d’abondance
Milliers de tonnes
332
329
282
206
120
Can
É.-U. Printemps
É.-U. Automne
100
Le National Marine Fisheries Service
(NMFS) des États-Unis effectue des relevés
chaque année en automne depuis 1963 et au
printemps depuis 1968, tandis qu’au Canada,
le MPO effectue un relevé annuel au
printemps depuis 1986. Il ressort des relevés
les plus récents dans chaque série que la
distribution des prises était comparable à
celle des cinq années précédentes. Le relevé
du printemps 1996 du NMFS révèle
âges 3-8
80
60
40
20
1964
3
1969
1974
1979
1984
1989
1994
Région des Maritimes
Aiglefin de 5Zjm
coefficient de conversion, qui a ensuite été
appliqué aux données. La comparaison des
résultats des analyses de population après
conversion des données a révélé des écarts
qu’il conviendrait d’étudier plus à fond.
L’indice d’abondance des âges 3-8 était à
la hausse à la fin des années 1970, après
avoir connu son niveau le plus bas au début
de la décennie. Après un rapide déclin au
début des années 1980, l’abondance est
restée stable, à des niveaux relativement bas,
du milieu à la fin des années 1980, avant de
chuter à nouveau au début de la décennie
1990 pour approcher encore de ses niveaux
les plus bas. De 1993 à 1996 on a observé
une tendance à la hausse, due en bonne part
à la classe d’âge de 1992. Cette tendance
s’est amenuisée en 1997, en raison d’un
piètre recrutement depuis 1993. Les résultats
des relevés concernant les âges 1 et 2
révèlent que l’effectif des classes d’âge de
1975 et de 1978 est élevé et celui des
classes d’âge de 1983, 1985, 1987 et 1992
modéré.
La biomasse de la population a atteint son
plus bas niveau jamais enregistré au milieu des
années 1970, à la suite d’une forte
exploitation par les flotilles étrangères au
long cours. Par la suite, elle a augmenté avec
le recrutement des fortes classes d’âge de
1975 et 1978. Toutefois, elle a chuté
rapidement à nouveau au début des années
1980, car le recrutement subséquent était
médiocre et que les deux classes d’âge en
question avaient été lourdement exploitées à
un jeune âge. À la fin des années 1980, la
biomasse a fluctué alentour de 17 000 t,
avant de tomber à environ 12 000t en 1993.
Durant cette période, elle bénéficiait de
l’apport des classes d’âge de 1983, 1985 et
1987, dont on estimait qu’elles étaient les
plus abondantes depuis les fortes classe
d’âge de 1975 et 1978.
Milliers de tonnes
89
25
Can
É.-U. Printemps
É.-U. Automne
âge 1
20
15
10
5
50
Milliers de tonnes
Âges 1-9
40
1964
1969
1974
1979
1984
1989
1994
30
30
95
220
83
190
35
Projection à F0.1
Milliers de tonnes
40
20
Can
É.-U. Printemps
É.-U. Automne
âge 2
Âges 3-9
10
25
20
1969
1974
1979
1984
1989
1994
1999
15
10
Depuis 1993, la biomasse a constamment
augmenté, pour atteindre environ 24 000 t en
1996. Elle a diminué légèrement, à 23 000 t,
en 1997. Sa hausse récente, due surtout à la
classe d’âge de 1992, mais aussi à celles de
1991 et 1993, a été renforcée par une plus
grande survie des jeunes aiglefins imputable
à une baisse des captures de petits poissons
dans la pêche. La tendance de la biomasse
5
1964
1969
1974
1979
1984
1989
1994
En 1985, il a été nécessaire de modifier les
panneaux du chalut utilisé dans les relevés
NMFS au chalut de fond. On a réalisé des
expériences dans le but d’établir un
4
Région des Maritimes
Aiglefin de 5Zjm
Taux d’exploitation
des aiglefins des âges 3 et plus est
comparable. On a estimé l’effectif de la
classe d’âge de 1992 à environ 15 millions,
ce qui est comparable à celui des classes
d’âge de 1983, 1985 et 1987, tandis que
l’effectif des classes d’âge de 1988 à 1990
était inférieur à trois millions.
60
50 %
40 %
30 %
20 %
F0,1
10 %
Millions de poissons d’âge 1
0%
1969
50
40
20
10
1973
1978
1983
Classe d’âge
1988
1979
1984
1989
1994
La baisse de la mortalité par pêche ces
dernières années s’est traduite par une survie
accrue des nouvelles classes d’âge. Le
nombre d’aiglefins de la classe d’âge de 1992
ayant survécu jusqu’à l’âge 5 avait
pratiquement doublé par rapport aux classes
d’âge de 1983, 1985 et 1987, dont l’effectif
était comparable.
30
1968
1974
1993
On a chiffré à environ 7 et 10 millions
respectivement l’effectif des classes d’âge de
1991 et 1993, tandis que celui des nouvelles
classes d’âge de 1994, 1995 et 1996 semble
relativement faible, se situant alentour de
5 millions.
Abondance en millions
16
14
Classe d’âge de 1992
12
10
Classe d’âge de 1987
8
Classe d’âge de 1985
6
Les taux d’exploitation des âges 4 et plus
ont généralement été supérieurs à la cible F0,1
de 22 % (F0,1 = 0,28) et ont nettement
augmenté entre 1989 et 1992, pour atteindre
près de 50 %, soit un des plus hauts niveaux
observés. Il faut remonter au début des
années 1970, alors que l’abondance était à
son plus bas, pour retrouver un taux
d’exploitation supérieur à 30 %. Le taux
d’exploitation a diminué en 1994 et à
nouveau en 1995 pour atteindre un niveau
inférieur à la cible F0,1, niveau auquel il est
resté en 1996.
4
Classe d’âge de 1983
2
1
2
3
Âge
4
5
Les résultats des évaluations de plusieurs autres
stocks révèlent des écarts entre les estimations
antérieures de l’état des stocks et les
estimations actuelles qui comportent des
données
supplémentaires
(tendances
rétrospectives). Dans le cas du stock qui nous
intéresse ici, les résultats indiquent que
l’évaluation ne pâtit pas d’une analyse
rétrospective.
L’écosystème du banc Georges est complexe et
est le siège d’interactions entre de nombreuses
espèces. De plus, ces espèces s’adaptent aux
fluctuations dans l’abondance à la fois de leurs
5
Région des Maritimes
Aiglefin de 5Zjm
proies et de leurs prédateurs. Ces interactions
ont été modélisées sous forme de mortalité
naturelle constante et rien n’indiquait que cette
façon de procéder était foncièrement erronée.
Les renseignements dont on dispose
actuellement ne permettent pas d’employer de
modèles plus complexes.
Changement à la biomasse
Milliers de tonnes
Taux d'exploitation
4
40%
35%
Taux d'exploitation de 1977
1998 B3 + - 1997 B3 +
30%
2
F0 ,1
25%
Croissance zéro
0
20%
15%
-2
10%
5%
Les conditions environnementales ayant régné
sur le banc Georges ont varié sans présenter de
déviations extrêmes ces dernières années. Bien
qu’on
croie
que
les
conditions
environnementales influencent les processus de
pêche, on n’a pu établir pour ce stock de liens
quantitatifs convaincants entre le recrutement,
les taux de survie et le potentiel de capture du
poisson.
-4
0%
1
2
3
4
5
6
Rendement (000 t)
7
8
9
10
Dans l’état actuel du stock, la classe d’âge
de 1992 contribue dans une mesure
relativement grande au rendement projeté.
Compte tenu des indications d’un faible
recrutement à venir, on s’attend à ce que la
biomasse fléchisse au fur et à mesure que la
classe de 1992 s’épuisera, en attendant que
le recrutement s’améliore.
Perspectives
On a réalisé des projections à partir des
poids selon l’âge dans la pêche de 1996 au
lieu de la moyenne sur les trois dernières
années qui avait été utilisée l’an dernier. La
tendance à une baisse des poids moyens
selon l’âge a été la cause d’une bonne partie
de l’écart entre la projection de biomasse au
début de 1997 effectuée dans l’évaluation de
l’an dernier et l’estimation effectuée dans
l’évaluation de cette année.
L’incertitude au sujet de l’abondance des
classes d’âge transparaît dans les résultats de
la projection. On a établi des probabilités
pour l’inverse du taux d’exploitation, mais
on les a exprimées sous forme de mortalité
par pêche pour des raisons pratiques. Un
rendement combiné Canada/É.-U. de 4 000 t
en 1997, soit à peu près ce qui a été capturé
en 1996, ramène à moins de 10 % la
probabilité que F0,1 soit dépassé et accroît à
environ 70 % la probabilité d’augmentation
de la biomasse des âges 3 et plus entre 1997
et 1998.
La projection du rendement combiné
Canada/É.-U. à F0,1 = 0,28 en 1997 serait
d’environ 6 300 t. Pour une pêche à F0,1 en
1997, la biomasse des âges 3 et plus
diminuerait légèrement, passant de 20 500 t à
environ 19 250 t au début de 1998. La classe
annuelle de 1992 représenterait environ un
quart de la biomasse des âges 3+ et près de
la moitié du rendement projeté.
Probabilité
1
Pr(1997 F > 0.28)
0.8
0.6
Pr(1997Biom > 1998Biom)
0.4
0.2
0
1
6
2
3
4
5
6
7
Rendement (000 t)
8
9
10
Région des Maritimes
Aiglefin de 5Zjm
Ces calculs d’incertitude sont fondés sur des
approximations et ne tiennent pas compte
des variations dans le poids selon l’âge et
dans la mortalité naturelle, ou des erreurs
systématiques dans les données fournies et
des écarts avec le modèle, mais ils devraient
néanmoins donner des indications utiles.
L’accroissement du nombre de groupes
d’âge contribuant au rendement devrait
permettre de formuler un avis plus précis, de
réduire les fluctuations de la biomasse dues à
la variabilité du recrutement et d’obtenir un
rendement plus stable d’une année à l’autre.
Une plus grande biomasse de frayeurs
pourrait améliorer le recrutement, en
optimisant le potentiel de survie des oeufs et
des
larves
lorsque
les
conditions
environnementales sont favorables.
L’examen de la tendance du recrutement par
rapport à la biomasse adulte révèle que la
probabilité d’avoir une forte classe d’âge est
bien plus mauvaise pour une biomasse
inférieure à environ 40 000 t, alors que la
probabilité d’avoir une faible classe d’âge est
très élevée. Depuis 1969, seules les classes
d’âge de 1975 et de 1978 ont approché de
l’abondance moyenne à long terme.
Millions de recrues d’âge 1
70
60
50
40
30
20
Considérations de gestion
10
10
On a réalisé une analyse illustrée de la
population pour évaluer la situation actuelle
par rapport à la production historique de la
ressource durant les deux décennies
comprises entre le début des années 1930 et
le début des années 1950. Bien que les prises
totales d’aiglefin des unités 5Zj and 5Zm
soient jugées fiables, on n’a pu obtenir la
composition exacte des prises selon l’âge.
Les résultats doivent donc être considérés
comme des indications générales. Ils révèlent
que la biomasse totale actuelle est encore
inférieure à un tiers de la moyenne des deux
décennies en question.
120
Biomasse totale
40
Prises
20
1951
80
90
En ce qui a trait à la cohérence de la gestion
canadienne et américaine, il est apparu
intéressant de comparer les similitudes et les
différences dans l’état du stock des deux
unités de gestion. Les unités de gestion des
pêches sont des zones géographiques dans
lesquelles on peut appliquer un ensemble de
mesures réglementaires pour atteindre des
60
1941
70
Comparaison des résultats des unités
de gestion canadienne et américaine
80
1931
20
30
40
50
60
Biomasse d’adultes, en milliers de tonnes
Comme on s’attend à ce que la biomasse
diminue au fur et à mesure que la classe
d’âge modérément forte de 1992 sera
exploitée jusqu’à épuisement, il est
nécessaire de maintenir des mesures de
conservation comme une faible exploitation
et des méthodes de pêche qui permettent aux
recrues de réaliser leur potentiel de
croissance et de reproduction, pour
continuer à reconstituer la biomasse de la
population et élargir la structure d’âges
Milliers de tonnes
100
1997
1961
1971
1981
1991
7
Région des Maritimes
Aiglefin de 5Zjm
objectifs. Pour que la gestion soit efficace, il
faut habituellement que les mouvements de
poisson vers l’intérieur et vers l’extérieur de
la zone de gestion soient limités, quoiqu’une
unité de gestion puisse comprendre plus
d’une population biologique autonome. Sur
le banc Georges, l’existence de deux
concentrations associées à des groupes de
frayeurs distincts est connue depuis
longtemps. Une de ces concentrations fraye
sur le pic Northeast au printemps et migre
vers les talus des bancs sur la bordure et sur
le pic Northeast quand les eaux se
réchauffent, en été. L’autre concentration
fraye autour de la basse de Nantucket au
printemps et migre vers les talus des bancs,
près du chenal Great South, également en
été quand les eaux se réchauffent. Nous
appelons la première composante est et la
seconde composante ouest. Il existe des
signes d’échanges limités, mais mal
quantifiés, entre les deux composantes.
L’aiglefin de la composante ouest se
caractérise par une croissance plus rapide.
pêche l’aiglefin dans la composante est et
voit aux mesures réglementaires bénéfiques
qui peuvent être appliquées à cette
composante. C’est pourquoi le Canada a
défini comme unité de gestion les divisions
5Zj et 5Zm.
Les récentes mesures de gestion, comme les
TAC canadiens, les fermetures permanentes
de zones par les É.-U., l’accroissement du
maillage réglementaire et les stratégies de
maîtrise de l’effort, de concert avec une
amélioration du recrutement, se sont
traduites par un accroissement de la
biomasse et une diminution du niveau F dans
la composante ouest, mais surtout dans la
composante est.
Entre 1969 et 1985, les prises de 5Zjm se
sont situées en moyenne à environ 56 % des
prises totales de 5Z, s’échelonnant entre
44 % et 67 %. Depuis 1985, toutefois, les
prises de 5Zjm ont constamment été
supérieures à 83 % des prises totales de 5Z,
atteignant en moyenne environ 88 %.
Milliers de tonnes
5Zj
100%
Prises de 5Z
50
Bordure Nore
5Zg
90%
5Zjm : 5Z
Pic
Northeast
5Zh
%
40
Cap Cod
70%
Banc Georges
60%
5Zm
Basse de
Nantucket
80%
30
Chenal
Great
South
5Zn
50%
Prises de
5Zjm
20
40%
30%
5Zo
20%
10
10%
0
0%
1969
Les États-Unis pêchent l’aiglefin dans les
deux composantes, est et ouest. Une
stratégie de gestion uniforme étant appliquée
à la pêche américaine de l’aiglefin, les É.-U.
ont défini une unité de gestion qui comprend
les deux composantes du stock de l’aiglefin
du banc Georges, correspondant à la division
5Z de l’OPANO (elle englobe les petites
quantités d’aiglefin de la sous-zone 6 qui
sont capturées). Pour sa part, le Canada
1974
1979
1984
1989
1994
Pendant la période en question, la biomasse
totale présentait une tendance comparable
entre les deux unités de gestion. Dans 5Z, la
biomasse est tombée de 93 000 t en 1980 à
15 000 t en 1993; elle a depuis augmenté,
pour atteindre 29 000 t en 1997. Dans 5Zjm,
la biomasse est passée de 48 000 t en 1980 à
12 000 t en 1993; en 1997, elle était
8
Région des Maritimes
Aiglefin de 5Zjm
d’environ 23 000 t.
Depuis 1985, la
biomasse de 5Zjm a constamment été
supérieure à environ 80 % de la biomasse
totale de 5Z.
Millions à l’âge 1
recrues dans 5Z
100
100 %
90 %
80 %
80
70 %
5Zjm : 5Z
60 %
60
100
Milliers de tonnes
5Zjm : 5Z
90
%
80%
70
70%
Biomasse
de 5Z
50%
40
40%
30
30%
20
0
1969
10 %
0
1979
1989
1973
1978 1983 1988
Classe d’âge
1993
Les taux de mortalité par pêche dans 5Zjm et
dans la totalité de 5Z demeurent assez
comparables dans toute la période comprise
entre 1969 et 1996. Ils accusent une baisse
au début et au milieu des années 1970, suivie
d’une hausse jusqu’en 1980. Entre 1980 et
1990, le taux de mortalité par pêche fluctue
entre environ 0,3 et 0,4. Il augmente ensuite
rapidement et atteint environ 0,55 dans 5Z et
à 0,7 dans 5Zjm en 1993, puis tombe
subséquemment, pour se situer sous 0,2, tant
dans 5Zjm que dans 5Z, en 1995.
10%
1984
0%
1968
0%
1974
20 %
20
20%
Biomasse de
5Zjm
10
30 %
60%
50
40 %
recrues dans 5Zjm
40
90%
80
60
50 %
100%
1994
Les classes d’âge de 1975 et de 1978 étaient
les classes les plus abondantes sur le banc
Georges depuis 1969. L’abondance des
aiglefins d’âge 1 dans ces deux classes d’âge
était d’environ 104 millions et 83 millions
respectivement pour la totalité de 5Z et
d’environ 53 millions et 52 millions dans
5Zjm. Les classes d’âge subséquentes ont été
considérablement plus faibles, les plus fortes
d’entre elles étant les classes de 1983, 1985,
1987 et 1992. L’abondance des aiglefins
d’âge 1 dans ces classes d’âge se chiffrait
respectivement à 17,15,16 et 16 millions
pour la totalité de 5Z et à 15,13,15 et 16
millions pour 5Zjm. Les classes d’âge de
1968 à 1980 dans 5Zjm représentaient en
moyenne environ 60 % de l’abondance dans
la totalité de 5Z, tandis que les classes d’âges
postérieures à 1980, à l’exception de celles
de 1994 et de 1995, représentaient plus de
70 % du total de 5Z, se situant en moyenne
à environ 80 %.
0.7
Taux de mortalité par pêche
0.6
5Zjm
0.5
0.4
5Z
0.3
0.2
0.1
0
1969
1974
1979
1984
1989
1994
Entre 1969 et 1985, les contributions des
composantes est et ouest à la production
étaient à peu près équivalentes et les deux
composantes semblaient avoir été exploitées
au même degré. Depuis 1985, toutefois, plus
de 80 % de la production du banc Georges
est imputable à la composante est. En 1997,
la part de la composante est a augmenté à
9
Région des Maritimes
Aiglefin de 5Zjm
près de la moitié de la biomasse observée
durant la fin des années 1970 et le début des
années 1980, tandis que pour l’ensemble du
banc Georges l’augmentation est d’environ
un tiers de sa biomasse. Il apparaît que la
production de la composante ouest augmente
depuis ces dernières années. On estime que
les classes d’âge de 1994 et 1995 sont à peu
près représentées également dans les deux
composantes. Les divergences dans la
dynamique de la population des composantes
est et ouest du stock d’aiglefin du banc
Georges sont à l’origine des différences dans
les résultats de l’évaluation entre l’unité de
gestion 5Z et l’unité de gestion 5Zjm.
On peut se procurer des exemplaires du
rapport à l’adresse suivante:
Processus consultatif régional des Maritimes
Ministère des Pêches et des Océans
C.P. 1006, succursale B105
Dartmouth (Nouvelle-Écosse)
CANADA B2Y 4A2
Téléphone : 902-426-7070
C. élec : v_myra@bionet.bio.dfo.ca
Adresse Internet: http://csas.meds.dfo.ca
English version is available on request at the
above address.
Pour obtenir de plus amples
renseignements,
Communiquer
avec
Stratis Gavaris ou
Lou Van Eeckhaute
Station biologique de St.
Andrews
St. Andrews (NouveauBrunswick)
E0G 2X0
Tél. : (506) 529-8854
Fax : (506) 529-5862
C. élec. :
sgavaris@sta.dfo.ca
ou lou@sta.dfo.ca
Références
Gavaris, S., and L. Van Eeckhaute. 1997.
Assessment of haddock on eastern
Georges Bank. DFO Canadian Stock
Assessment Secretariat Res. Doc.
97/54.
10
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