Aiglefin de l’est du plateau néo-écossais (Divisions 4TVW) Sommaire

Aiglefin de l’est du plateau néo-écossais (Divisions 4TVW) Sommaire
Région des Maritimes
Rapport sur l’état des stocks A3-06 (2002)
3Pn
4T
4Vn
Aiglefin de l’est du plateau
néo-écossais
(Divisions 4TVW)
4W
3Ps
4Vs
Renseignements de base
Le stock d'aiglefin (Melanogrammus aeglefinus) de l'est du
plateau néo-écossais et du sud du golfe du Saint-Laurent est
considéré comme une seule unité de gestion, distincte du
stock de 4X voisin. La majorité du stock d'aiglefin de 4TVW
se trouve sur les bancs du large du plateau néo-écossais,
depuis le banc Émeraude, à l'ouest, jusqu'au Banquereau, à
l'est.
L'aiglefin recherche les fonds durs de sable ou de gravier
situés à des profondeurs allant de moins de 50 m à environ
o
350 m, et des températures de l'ordre de 4 à 8 C. L'été, il
est réparti au-dessus des bancs, mais l'hiver il se déplace
vers des eaux plus profondes pour éviter les basses
températures. La fraye a lieu au printemps dans les grandes
frayères que constitue l'ensemble des bancs de 4W, dont le
banc Émeraude, le banc Western et le banc de l'île de
Sable. Par le passé, ces regroupements de reproducteurs
étaient la cible d'une pêche intensive, jusqu'à
l'établissement, en 1987, d'une zone de fermeture englobant
le banc Émeraude et une partie du banc Western.
Des études récentes sur la ponte de l'aiglefin ont révélé que
la femelle produit moins d’œufs à une taille donnée qu'une
femelle de n'importe quel autre stock de l'Atlantique Nord.
Ainsi, un aiglefin de 45 cm produit environ 150 000 oeufs par
an. Les oeufs, qui sont pondus près du fond, remontent à la
surface au cours d'une période d'incubation moyenne de
deux semaines. La première année de leur vie, les jeunes
aiglefins se nourrissent activement de plancton dans les
eaux de surface, puis ils descendent progressivement au
fond vers le milieu de l'été, à l'état de juvéniles. Par la suite,
ils restent sur le fond, où ils se nourrissent et grandissent au
rythme d'environ 5-10 cm (2-4 pouces) par an. Quand la
maturité sexuelle est atteinte, au bout de 3 à 5 ans, le taux
de croissance diminue. L'aiglefin est un poisson qui vit
relativement longtemps (>10 ans); on détermine son âge à
partir du profil des anneaux de ses otolithes (concrétions
osseuses de l'oreille).
Depuis 1987, la pêche de l'aiglefin est réglementée par un
ensemble de restrictions sur les prises accessoires et de
limites par sortie. La fermeture toute l'année de la zone de
croissance imposée en 1987 (qui initialement ne visait pas la
pêche aux engins fixes) reste en vigueur. En 1993, on y a
interdit toute pêche du poisson de fond.
Décembre 2002
Sommaire
•
Depuis la fermeture de la pêche, la
biomasse de reproducteurs a
constamment augmenté; elle est
maintenant légèrement supérieure à
la moyenne de 1970-2001.
•
L'abondance de l'aiglefin s'est
beaucoup accrue, mais cela surtout
grâce aux poissons de moins de 42
cm. L'abondance des aiglefins de 42
cm et de plus grande taille est restée
très basse tout au long des années
1990.
•
La classe d'âge de 1998 est
supérieure à la moyenne et celle de
1999 est exceptionnelle.
•
La superficie occupée par l'aiglefin
de 30+ cm a diminué au milieu des
années 1980 et s’est récemment
stabilisée alentour de la moyenne de
la série chronologique du relevé par
navire scientifique (NS).
•
Ces dernières années, la production
de ce stock s'est caractérisée par
Région des Maritimes
Aiglefin de 4TVW
une faible croissance, une piètre
condition, une maturité précoce et
une forte mortalité naturelle.
•
de pêche du poisson de fond soit
maintenue et que les restrictions sur les
prises accessoires continuent de
s'appliquer à toutes les pêches
sélectives d'autres espèces. Toutes ces
mesures ont été adoptées. De strictes
limites régissent les prises accessoires,
plafonnées en tout à 5 % (pourcentage
du total de toutes les autres espèces de
poisson de fond régies par le quota)
dans la pêche aux engins mobiles et à
10 % dans la pêche aux engins fixes.
Un protocole sur le petit poisson est
aussi en vigueur; tout aiglefin de moins
de 43 cm est considéré comme poisson
de taille inférieure à la taille minimale.
Les débarquements moyens totaux ont
été d'environ 140 t de 1994 à 2000. Au
24 octobre, ceux de l'année 2002 se
chiffraient à 69 t. La fermeture à
longueur d'année de la zone de
croissance (essentiellement le banc
Émeraude et le banc Western) imposée
en 1987 reste actuellement en vigueur.
À court terme, il y a lieu de continuer
à réduire le plus possible les retraits.
La pêche
Débarquements, t
Année
TAC
Total
197079
Moy.
1 333
5 023
1980- 19901
2
3
1998 1999 2000 2001
89
97
Moy.
Moy.
12 970
11 254
2 718 177
81
71
98
1 Le TAC de 1990 était de 6 000 t; depuis la pêche a été
limitée aux prises accessoires ou fermée.
2 La saison de pêche, les débarquements et le TAC se
rapportent à la période de 15 mois allant du
er
1 janvier 1999 au 31 mars 2000.
3 À compter de 2000, la saison de pêche, les
débarquements et le TAC se rapportent à la période allant
er
du 1 avril de l’année en cours au 31 mars de l’année
suivante.
Débarquements, t
60 000
Étranger
Canada
TAC
40 000
État de la ressource
L'état du stock a été évalué à partir des
débarquements
déclarés,
des
échantillons prélevés à terre et en mer
dans les débarquements commerciaux
en vue de déterminer la composition
selon la taille et l'âge, des relevés par
navire scientifique (NS) menés en mars
et en juillet, et d'un relevé sentinelle aux
engins fixes effectué en automne.
20 000
0
1954 1959 1964 1969 1974 1979 1984 1989 1994 1999
Les débarquements annuels se sont
établis en moyenne à 25 000 t de 1960
à 1969, à 5 000 t de 1970 à 1979 et à
11 300 t de 1980 à 1989. Depuis 1987,
la pêche a été réglementée à la fois par
un TAC, des restrictions sur les prises
accessoires et par des limites par sortie.
Elle est fermée depuis l'automne 1993.
Le CCRH a recommandé à maintes
reprises qu'il n'y ait pas de pêche
dirigée, que la fermeture de la zone de
pêche de l'aiglefin à toutes les flottilles
On a examiné les tendances de
l'abondance de l’aiglefin dans trois
catégories de taille (1-25, 26-41 et 42+
cm), selon le relevé NS d'été du MPO.
L'abondance des poissons des plus
petites tailles a considérablement
augmenté en 1999 et 2000, dépassant
tous
les
niveaux
observés
précédemment
dans
la
série.
2
Région des Maritimes
Aiglefin de 4TVW
dessus de la moyenne et se comparait à
d'autres
grandes
classes
d'âge
antérieures. Il convient de noter que
l'estimation de la classe d'âge de 1998 à
l'âge 2 en 2000 était la plus forte
observée dans la série du relevé. La
classe d'âge de 1999 est exceptionnelle,
dépassant de plus du double toute
estimation de classe d'âge antérieure à
l'âge 1 depuis 1970. On estime que les
classes d’âge de 2000 et de 2001 sont
légèrement inférieures à la moyenne.
L'abondance des tailles intermédiaires a
elle aussi augmenté, de façon constante
depuis 1997. L'abondance des aiglefins
de 42+ cm a été considérée comme un
indice de la composante exploitable du
stock. Le nombre par trait est resté
régulièrement sous la moyenne à long
terme de 10,6 poissons par trait depuis
1992.
100
Nombre par trait (1-25 cm) dans le relevé NS d’été
80
60
60
Nombre de recrues par trait (âge 1) dans le relevé NS
40
20
Moy.
40
0
1970
1975
1980
1985
1990
1995
2000
Nombre par trait (26-41cm) dans le relevé NS d’été
80
20
60
40
0
1970
Moy.
20
30
1975
1980
1985
1990
1995
2000
Classe d’âge
On a évalué l'étendue de la distribution
du stock d'aiglefin (superficie occupée)
dans l'aire de distribution historique du
stock d’après deux groupes de taille,
soit celui de 1-29 cm, qui reflète le
recrutement récent et un groupe plus
nombreux, celui de 30+ cm.
0
1970
1975
1980
1985
1990
1995
2000
Nombre par trait (42+ cm) dans le relevé NS d’été
25
20
15
Moy.
10
On a aussi évalué la densité locale, ou
nombre moyen d'aiglefins, dans la
superficie occupée. Depuis le début des
années 1990, les aiglefins de 1-29 cm
se sont de plus en plus répandus. La
densité locale a aussi augmenté en
même temps, pour atteindre des
niveaux comparables à ceux qui ont été
observés au début des années 1980.
Depuis le milieu des années 1980, la
5
0
1970
1975
1980
1985
1990
1995
2000
Le recrutement récent, fondé sur le
nombre par trait à l'âge 1, était
légèrement supérieur à la moyenne en
1995 et proche de la moyenne en 1996.
La classe d'âge de 1998 se situait au-
3
Région des Maritimes
Aiglefin de 4TVW
superficie occupée par l'aiglefin de 30+
cm a été à la baisse, tandis que la
densité locale est restée relativement
stable. Les relevés NS récents révèlent
que les principaux secteurs de
distribution des deux groupes de tailles
continuent d'être les bancs du large
associés à la zone de pêche de
l'aiglefin.
0,8
Relevé NS d’été - 1-29 cm
2
1,5
1
0,5
0
-0,5
4
1970
0,6
3
0,4
2
0,2
1
0
0
0,8
1975
1980
1985
1990
1995
2000
Relevé NS d’été - 30+ cm
4
Superficie occupée
3
0,4
2
0,2
1
0
Densité
Proportion de traits non nuls
Densité
0,6
1975
1980
1985
1990
1995
1980
1985
1990
1995
2000
Les tendances géographiques des
prises
d'aiglefin
ont
été
remarquablement constantes d'année
en année. Dans le relevé sentinelle de
2001, l'aiglefin était concentré au sein
de la zone de fermeture des bancs
Émeraude et Western et alentour de
son périmètre. Les plus petites prises
ont été capturées à l'est, sur les flancs
du banc de l'île de Sable et du
Banquereau ainsi que dans le Gully. Le
pourcentage
annuel
d'aiglefin
à
l'intérieur de la zone de fermeture variait
de 53 à 86 %.
0
1970
1975
Un relevé sentinelle aux engins fixes,
auquel prennent part des palangriers de
pêche commerciale, est effectué dans
les divisions 4VsW depuis 1995. Il s'agit
d'un relevé aléatoire stratifié selon le
modèle du relevé du MPO par NS de
juillet. Ce relevé portait sur 237 stations
de mouillage d'engins déterminées à
l'avance jusqu’en 2000 et sur 185
stations par la suite. Le relevé
commence en septembre de chaque
année.
Densité
Proportion de traits non nuls
Superficice occupée
Densité
1970
Taux de mortalité total, âges 5-10
2000
Les estimations de la mortalité totale
des aiglefins adultes ont été établies
d'après le relevé d'été. La mortalité a
été en moyenne d'environ 0,35 depuis le
milieu des années 1980, ce qui
comprend la période récente de
fermeture de la pêche. La mortalité
totale pendant cette période récente
nous donne une estimation de la
mortalité naturelle (comprenant la
prédation, les maladies, l'immigration et
l'émigration), qui est en moyenne de
0,38 pour la période 1994-2001.
4
Région des Maritimes
Aiglefin de 4TVW
l'hypothèse d'une mortalité naturelle
(M) constante de 0,2. Toutefois, les
estimations de M se sont situées en
moyenne alentour de 0,35 depuis le
milieu des années 1990, période qui
comprend la récente fermeture de la
pêche. De plus, la croissance et la
maturité différaient avant et après le
milieu des années 1980 : l'aiglefin
présentait une croissance relativement
forte et une maturité relativement tardive
dans la première moitié des années
1980,
comparativement
à
une
croissance faible et une maturité
précoce par la suite. C'est pour ces
raisons que la mortalité naturelle dans
tous les groupes d'âges a été fixée à 0,2
pour la période 1970-1984 et à 0,35 de
1987 à 2001. Une échelle progressive a
été utilisée pour la valeur M des années
intermédiaires. L'ajustement du modèle
était meilleur que celui qu'on obtenait
avec une valeur M constante de 0,20 ou
0,35. Les trajectoires de population
étaient les mêmes pour tous les
modèles.
Le taux de prises moyen stratifié a
culminé
en
1995
(> 25 kg/engin
mouillé), a diminué en 1996 et 1997, et
est resté bas (< 15 kg/engin mouillé)
depuis. Le nombre de poissons par
engin mouillé suivait la même tendance.
40
Taux de prises par engin mouillé – Relevé sentinelle
Nombre
Poids(kg)
30
20
10
On a comparé les prédictions du modèle
d'ASP
et
les
observations
sur
l'abondance de la population découlant
du relevé NS de juillet et du relevé
sentinelle, corrigées en fonction de la
capturabilité estimée (q). Une bonne
concordance était apparente entre les
résultats du modèle et ceux du relevé
NS de juillet. En revanche, la
concordance entre le modèle et les
estimations d'abondance tirées du
relevé sentinelle était moins bonne.
Cela peut être attribué, en partie, au fait
que la série chronologique est courte.
Les autres diagnostics découlant du
modèle ont été jugés acceptables.
0
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
La composition des prises selon la
longueur dénotait une seule longueur
modale en 1995 et 1996, avec un pic
alentour de 42-46 cm et une diminution
rapide à des tailles supérieures. Les
années subséquentes, les prises étaient
plus
basses
parmi
la
plupart
des catégories de tailles.
Une
analyse
séquentielle
de
population (ASP) a été effectuée à
partir des données du relevé NS de
juillet et du relevé sentinelle de
septembre.
Les
évaluations
précédentes
étaient
fondées
sur
5
Région des Maritimes
Aiglefin de 4TVW
Effectif de la population (millions)
ils comprenaient les poissons d'âge 4 et
des âges supérieurs de 1970 à 1983,
les poissons des âges 5 ou 6 et des
âges supérieurs de 1984 à 1992 et les
poissons d'âge 7 et des âges supérieurs
de 1993 à l'heure actuelle.
500
ASP, âges 1-6
Relevé NS, effectif corrigé d’après q, âges 1-6
ASP, âges 2-8
400
Relevé sentinelle, effectif corrigé d’après q, âges 2-8
300
200
80 000
Biomasse, t
100
60 000
0
1970
1975
1980
1985
1990
1995
2000
40 000
Les estimations de recrutement selon
l'ASP s'améliorent depuis la fermeture
de la pêche. La classe d'âge de 1998
est supérieure à la moyenne et celle de
1999 est exceptionnelle.
300
BSR
42+ cm
20 000
0
1970
1975
1980
1985
1990
1995
2000
Recrutement (millions à l’âge 1)
Le taux d'exploitation a été très élevé
au début des années 1970, à l'époque
où la pêche n'était pas réglementée. Il a
diminué après l'imposition de quotas, en
1974, pour atteindre un seuil en 1987,
année où l'effort de pêche aux engins
mobiles a été éliminé par la fermeture
de la zone d'aiglefins juvéniles des
bancs Émeraude et Western. Les taux
d'exploitation ont ensuite augmenté
constamment et ont culminé en 1992 à
>50 %.
Cette
tendance
reflétait
l'expansion de la pêche aux engins fixes
dans la zone de fermeture et un déclin
de la ressource. Les inquiétudes
suscitées par l'effort intensif ont abouti à
l'élimination de la pêche aux engins
fixes dans la zone de fermeture en
1993. Depuis la fermeture de la pêche,
en 1994, les taux d'exploitation ont été
très bas.
200
100
0
1969
1974
1979
1984
1989
1994
1999
Classe d’âge
La
biomasse
du
stock
de
reproducteurs
(BSR)
est
en
augmentation depuis la fermeture de la
pêche et elle est maintenant légèrement
supérieure à la moyenne de 1970-2000,
la dépassant d'environ 24 000 tm. La
BSR moyenne à long terme (19482000) de ce stock est d'environ
39 000 tm. La biomasse exploitable
(42+ cm) n'a augmenté que légèrement
et elle reste bien inférieure à la
moyenne de 1970-2001 (18 000 tm). En
raison d'une diminution de la taille selon
l'âge (voir la partie Considérations
relatives à la population), les groupes
d'âge qui contribuent à la portion
exploitable de la population ont changé;
6
Région des Maritimes
Aiglefin de 4TVW
La condition, c'est-à-dire le poids relatif
du poisson à une longueur donnée
(indice de la santé du poisson dans un
stock), est calculée d'après les données
des relevés NS de juillet et de mars.
L'aiglefin adulte avait un poids supérieur
à la moyenne tout au long des années
1970 et au début des années 1980,
tandis que sur le reste de la série les
poids étaient en général inférieurs à la
moyenne. Depuis 1993, le poids
corporel de l'aiglefin adulte s'est situé
sous la moyenne huit années sur dix. À
la différence des adultes, les juvéniles
ne montrent aucune tendance dans la
condition.
Taux d’exploitation (%), âges 5-10
80
60
40
20
0
1970
1975
1980
1985
1990
1995
2000
Considérations relatives à la
population
De fortes baisses à long terme de la
taille selon l'âge apparaissent chez les
aiglefins âgés de 4 ans et plus. À l'heure
actuelle, le stock compte très peu de
poissons de plus de 42 cm (17 pouces).
L'aiglefin présente maintenant des taux
de croissance considérablement plus
bas que ceux qui ont été observés dans
les années 1970 et jusqu'au milieu des
années 1980. Cela signifie que si la
lente croissance persiste, il faudra de 6
à 7 ans aux nouvelles classes d'âge
pour atteindre 42+ cm.
65
1000
950
900
850
Juillet
Mars
Moy. mars
750
1970
7
5
4
35
1970
1975
1980
1985
1990
1995
1975
1980
1985
1990
1995
2000
Des données sur la maturité selon la
longueur sont recueillies au cours du
relevé de mars depuis 1979. Elles ont
révélé que la longueur à la maturité
50 % a diminué. De plus, dernièrement,
une proportion croissante de femelles
dont la taille varie de 22 à 31 cm arrive
à maturité (actuellement entre 20 et
30 %, comparativement à moins de
10 % dans les années 1980). La
maturation à un âge aussi jeune et à
une taille aussi petite pourrait contribuer
à la diminution du potentiel de
croissance de l'aiglefin.
6
45
Moy. juillet
800
Longueur moyenne (cm) selon l’âge
55
Condition des poissons adultes (g) à 45 cm
2000
7
Région des Maritimes
45
Aiglefin de 4TVW
4Vs) et dans l'est de la div. 4W. Les
températures ont culminé dans la
deuxième moitié des années 1970 et
sont lentement descendues à un
minimum au début des années 1990.
Elles ont augmenté depuis pour se
situer au-dessus de la moyenne de
1961-1990 ces trois dernières années.
Les tendances générales de la
température, exception faite des trois
dernières années, sont conformes aux
changements de taille observés chez
l'aiglefin d'âge 3 et des âges supérieurs,
une plus forte croissance étant associée
aux températures plus hautes et une
croissance plus lente aux températures
plus basses.
Longueur (cm) à la maturité 50 %
40
35
30
25
1975
1980
1985
1990
1995
2000
2005
En ajustant les données sur la biomasse
par trait selon la longueur obtenues
dans le relevé NS de juillet en fonction
de la proportion de femelles matures
selon la longueur, on a obtenu un indice
de la biomasse du stock de
reproducteurs.
La
biomasse
de
femelles matures est restée inférieure
à la moyenne de 1970-2001 depuis
1991, mais depuis 1999 elle est proche
de la moyenne.
50
Anomalie de température (moy. mobile sur 3 ans)
2
1,5
1
0,5
0
-0,5
-1
Biomasse de femelles à maturité, 000 t
-1,5
-2
40
1970
30
1980
1985
1990
1995
2000
Analyse des feux de circulation
20
Le tableau des feux de circulation qui
suit fournit un sommaire des indicateurs
de l'état des stocks susmentionnés. Ce
tableau présente les valeurs annuelles
de chaque indicateur sous forme d'un
des trois feux de circulation, selon que
ces valeurs se situent parmi les plus
fortes ou les plus faibles observées pour
cet indicateur ou encore entre les deux.
Pour des indicateurs comme la biomasse
du stock et le recrutement, les valeurs
élevées sont bonnes et reçoivent donc un
10
0
1970
1975
1975
1980
1985
1990
1995
2000
La température à 100 m dans la région
du banc de Misaine est considérée
comme représentative des conditions
thermiques sous la surface dans le
nord-est du plateau néo-écossais (div.
8
Région des Maritimes
Aiglefin de 4TVW
feu vert, tandis que les valeurs basses
sont mauvaises et reçoivent par
conséquent un feu rouge. En revanche,
dans le cas d'indicateurs comme la
mortalité, ce sont les valeurs élevées qui
sont mauvaises et qui reçoivent un feu
rouge , tandis que les valeurs faibles
sont bonnes et reçoivent un feu vert .
Les valeurs intermédiaires (point
médian entre le feu rouge et le feu vert)
reçoivent un feu jaune . Une valeur
entre le rouge et le jaune est
représentée par un cercle dont le
nombre de secteurs rouges est de plus
en plus grand au fur et à mesure que la
valeur approche de la limite ou du point
de démarcation du feu rouge. De la
même manière, une valeur entre le point
médian et le point de démarcation du
feu vert est représentée par un cercle
dont le nombre de secteurs verts est de
plus en plus grand au fur et à mesure
que la valeur approche du point de
démarcation du feu vert. Les cellules
vides du tableaux signifient qu’il n’y a
pas eu d’observation pour l’année
considérée. Les incertitudes quant au
point de démarcation pertinent se
traduisent par une vaste zone jaune.
Dans l’analyse des feux de circulation,
les indicateurs sont présentés en
groupes, représentant des aspects
particuliers de la ressource. Ces
groupements
sont
appelés
« caractéristiques ». Les perspectives
qui suivent sont présentées d’après ces
caractéristiques, dont chacune est
indiquée en caractères gras.
* Voir à l’annexe 1 la description des points-limites des feux de circulation, des pondérations et
des justifications.
augmentation constante de l'abondance
de l'aiglefin de taille intermédiaire (26-41
cm) (Nbre/trait, 26-41 cm [relevé NS
d’été]), qui a atteint la plus forte valeur
de la série en 2002. En ce qui concerne
l'aiglefin de 42+ cm, le nombre par trait
dans le relevé NS d'été (Nbre/trait, 42+
cm [relevé NS d’été]) est resté très bas
Perspectives
Les
indicateurs
de
l'abondance
comprennent
des
renseignements
provenant du relevé d’été, du relevé
sentinelle et une reconstitution du stock
d’après l’ASP. On a relevé une
9
Région des Maritimes
Aiglefin de 4TVW
tout au long des années 1990 et
l'estimation de 2002 est parmi les plus
basses observées. La biomasse du
stock de reproducteurs fondée sur l’ASP
(BSR [ASP]) a augmenté constamment
depuis la fermeture de la pêche et en
2001 elle a légèrement dépassé la
moyenne
de
1970-2001.
Les
estimations récentes de la BSR
découlant du relevé dénotent une
tendance à la hausse comparable,
quoique l'estimation de 2001 était
inférieure à la moyenne de 1979-2001.
Le taux de prises dans le relevé
sentinelle (Kg/engin mouillé, 444-469
[relevé sentinelle]), qui capture de plus
grands aiglefins, a présenté une
tendance à la baisse depuis le début du
relevé, en 1995. La superficie occupée
par l'aiglefin de 30+ cm (Superficie
occupée [30+ cm]) est largement limitée
à la zone de fermeture et elle est proche
de
la
moyenne
de
la
série
chronologique. La densité locale des
aiglefins de 30+ cm (Densité [30+ cm])
n'a pas présenté de tendance depuis le
milieu des années 1980.
ont été inférieurs à la moyenne depuis
le début des années 1990. La
croissance selon le relevé NS d'été
(Croiss. à l'âge 7 [longueur] [relevé NS
d’été]), fondée sur la taille à l'âge 7, a
constamment diminué à la fin des
années 1980 et dans les années 1990,
mais elle avait connu un déclin plus
accentué au milieu des années 1980.
Depuis la fermeture de la pêche, les
taux
de
mortalité
par
pêche
(Exploitation [%], âges 5-10), exprimés
comme taux d'exploitation, ont été bas
(moins de 2 % depuis 1995). Avant
l'effondrement de la pêche, les taux
d'exploitation atteignaient plus du
double du niveau F0,1 (20 %).
Les anomalies de température de la
région du banc de Misaine (Anomalie,
Misaine) ont été positives de 1999 à
2001 pour la première fois depuis 1985.
Elles
sont
un
indicateur
de
l'environnement de l'est du plateau
néo-écossais et coïncident avec des
changements dans la productivité de
l'aiglefin et d'autres stocks de la région.
La baisse de la productivité (p. ex. faible
croissance et forte mortalité naturelle) a
été manifeste chez l'aiglefin et la morue
de la région depuis l'amorce de la
tendance au refroidissement au milieu
des années 1980. Les hausses récentes
des conditions de température au fond
pourraient changer cette tendance de la
productivité.
Certains des indicateurs de la
production ont augmenté depuis la
fermeture de la pêche. Les estimations
de recrutement à l'âge 1 selon l'ASP
(Recrutement [ASP]) et selon le relevé
NS (Nbre/trait, 1-29 cm [relevé NS d’été])
révèlent que la classe d'âge de 1998 est
supérieure à la moyenne, tandis que la
classe d'âge de 1999 est exceptionnelle.
La superficie occupée par l'aiglefin de
1-29 cm (Superficie occupée [1-29 cm])
augmente
depuis
1995
et
les
estimations de 1999 à 2002 sont
comparables à celles du début des
années 1980, qui ont été des années de
fortes classes d'âge. La densité locale
de l'aiglefin de 1-29 cm (Densité [129 cm]) augmente depuis 1992. Les
facteurs de condition (Condition [relevé
NS d’été]) sont en général à la baisse et
En résumé, le stock d'aiglefin des
divisions 4VW est un stock à maturité
précoce qui présente une faible
croissance
(poids
et
longueur
insuffisants) et une forte mortalité
naturelle. La superficie occupée par la
composante d’aiglefins de 30+ cm dans
le stock est proche de la moyenne de la
série chronologique. Toutefois, le
recrutement récent a varié de bon à
10
Région des Maritimes
Aiglefin de 4TVW
excellent. Les quelques prochaines
années seront déterminantes pour ce
stock, compte tenu du fort recrutement
et de l'amélioration des conditions
environnementales
observés
récemment. Si la croissance et la survie
s'améliorent, on pourrait connaître une
hausse rapide de la biomasse et le
rétablissement
de
la
productivité
historique. Toutefois, si la piètre
croissance, la maturité précoce et la
forte mortalité naturelle persistent, on
assistera à une augmentation lente ou
négligeable de la biomasse et à une
faible productivité du stock, dominée par
les petits poissons. À l'heure actuelle,
on ne sait pas quel scénario de
production le stock suivra. Dans un cas
ou dans l'autre, il y a lieu de continuer à
réduire le plus possible les retraits à
court terme.
MPO, 2001. Aiglefin de l’est du plateau
néo-écossais (Div. 4TVW). MPO –
Sciences, Rapp. état stocks A306(2001).
Pour obtenir de plus amples
renseignements,
An English version is available on request at the
above address.
Distribué par le :
Bureau du processus consultatif régional
des provinces Maritimes
Ministère des Pêches et des Océans
C.P. 1006, Succ. B203
Dartmouth (Nouvelle-Écosse)
Canada B2Y 4A2
Téléphone : 902-426-7070
Fax : 902-426-5435
Courriel : myrav@mar.dfo-mpo.gc.ca
Adresse Internet : http://www.dfompo.gc.ca/csas
ISSN 1480-4921 (imprimé)
© Sa majesté la Reine, Chef du Canada, 2002
communiquer avec :
Robert Mohn
Division des poissons de mer
Institut océanographique de Bedford
C. P. 1006, Dartmouth
(Nouvelle-Écosse), B2Y 4A2
La présente publication doit
être citée comme suit :
MPO, 2002. Aiglefin de l’est du plateau
néo-écossais (Divisions 4TVW).
MPO – Sciences, Rapp. état des
stocks A3-06 (2002).
TÉL. : (902) 426-4592
FAX : (902) 426-1506
Courriel : Mohnr@mar.dfo-mpo.gc.ca
Références
Frank, K.T., R. K. Mohn, and J.E. Simon.
2001. Assessment of Div. 4TVW
haddock.
MPO,
Secrétariat
canadien
de
consultation
scientifique, doc. rech. 2001/100.
11
Région des Maritimes
Aiglefin de 4TVW
Annexe 1. Description des indicateurs, points-limites, pondérations et justifications utilisés dans la méthode des feux de circulation
appliquée à l’aiglefin des divisions 4TVW
La méthode des feux de circulation nous donne un cadre permettant d’intégrer de multiples indices de l’état des stocks et d’autres indicateurs
pertinents. Les limites des feux rouges et verts correspondant à de bonnes et à de mauvaises périodes peuvent être établies de manière
qualitative pour certains indicateurs, mais elles demeurent problématiques pour d’autres. Dans le cas de la plupart des indicateurs, l’indice a de
courts antécédents par rapport à l’histoire écologique et évolutive des populations de poisson ou des écosystèmes dans lesquels elles évoluent.
En l’absence d’information quantitative permettant de délimiter précisément les feux de circulation, on a fixé ces limites par délibération, en
recourant à des avis d’expert pour établir des estimations raisonnables, qui soient les meilleures possibles. Toutefois, toutes ces estimations sont
susceptibles d’être améliorées par suite des recherches en cours.
Caractéristique
Pondération
7 – Plus basse valeur observée (1970-1976)
Abondance
1
7 – Basses valeurs coïncidant avec des périodes
d’effondrement
10 – Proche du plus bas taux de prises enregistré les
quelques dernières années
0,3 – Englobe deux observations du début des années
1970
Abondance
1
Abondance
1
Abondance
1
2,4 – Contient des estimations associées à la période
1970-1976
3 -- Contient les plus basses valeurs observées dans les
années 1970, 1980 et 1990
Abondance
1
Production
1
12 000 – Englobe les valeurs minimales du milieu des
années 1970 et du milieu des années 1990
Abondance
1
0,2 – Associé aux trois plus basses valeurs et à la plus
basse estimation de R
Production
1
1,2 – Parmi les plus basses valeurs observées
Production
1
10 000 – Parmi les plus basses valeurs observées
Production
1
860 – Contient une observation
Production
1
45 – Contient la plupart des données depuis le début des
années 1990
32 –Les petites tailles sont associées à une faible
fécondité et à une piètre qualité des oeufs
808 – Parmi les plus basses valeurs observées
Production
1
Production
1
Production
1
Environnement
1
Mortalité par pêche
1
Indicateur
Limite du feu vert (+)
N /trait, 26-41 cm (relevé NS
d’été)
bre
N /trait, 42+ cm (relevé NS
d’été)
Kg/engin mouillé, 444-469
(relevé sentinelle)
Superficie occupée, 30+ cm
40 – Quatre meilleures estimations observées; toutes
précédées par de fortes classes d’âge
20 – Trois meilleures estimations au pic du stock dans
les années 1980
35 – Jamais observé dans le relevé; considéré comme
un bon taux de prises
0,6 – Comprend les quatre meilleures observations de
l’époque où le stock était largement distribué, dans les
années 1980
3,3 – Contient les deux observations les plus hautes; est
peut-être un indicateur insensible
21 – Contient des pics des années 1980 et de la période
récente
60 000 – D’après la série chronologique et la similitude
de la BSR du milieu des années 1980 avec celle des
années précédentes
0,45 – Englobe les fortes classes d’âge du début des
années 1980 et les plus récentes ayant une vaste
distribution
2,8 – Contient les observations du début des années
1980 et de la fin des années 1990
50 000 – D’après la série chronologique; englobe les
fortes classes d’âge du début des années 1980 et des
années récentes
945 – Contient plusieurs observations des années 1970
et du début des années 1980, époque où les stocks se
rétablissaient rapidement
60 – Les plus grandes tailles ont été observées dans les
années 1970 et au début des années 1980
38 – Les plus grandes tailles sont associées à une
grande fécondité et à une bonne qualité des oeufs
900 – Parmi les plus fortes valeurs observées
0,25 – Englobe les plus fortes valeurs de la fin des
années 1970 et du début des années 1980, époque où la
condition selon la taille et l’âge était élevée
20 – Niveau de référence F0,1
-0,25 – Associé au mileu des années 1980 et 1990,
époque où le capelan et les autres espèces d’eau froide
abondait
40 – Deux fois le niveau de référence F0,1
bre
Densité, 30+ cm
bre
N /trait, 1-25 cm (relevé NS
d’été)
BSR (ASP)
Superficie occupée, 1-29 cm
Densité, 1-29 cm
Recrutement (ASP)
Condition (relevé NS d’été)
Croissance à l’âge 7
(longueur) (relevé NS d’été)
Maturité 50 % (relevé NS de
printemps)
Condition (relevé NS de
printemps)
Anomalie de température,
Misaine
Exploitation (%), âges 5-10
Limite du feu rouge (-)
12
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