Info-Carburant Aperçu national

Info-Carburant Aperçu national
Info-Carburant
Aperçu national
Cents / Litre
Bien que les prix de détail de l’essence au Canada aient
grimpé cette semaine, ils ont encore été quelque peu
protégés de l'influence de l'augmentation des prix
mondiaux du brut par la force du huard face au dollar
américain, ce qui a dans les faits atténué une partie de la
pression haussière des prix de gros de l’essence. Le coût du
brut est maintenant 15 cents plus élevé que l’année
dernière et représente 52 % du prix total à la pompe, la
partie principale du prix total à la pompe.
Faits récents
• 260 employés de la raffinerie de Pétro-Canada à
Montréal en lock-out : le 17 novembre 2007, PétroCanada a annoncé qu’elle mettait en lock-out les
employés de sa raffinerie qui appartiennent au Syndicat
canadien des communications, de l’énergie et du papier.
Selon l’entreprise, des plans de contingence ont été mis
en place pour faire en sorte que les installations
continuent de fonctionner de façon sécuritaire et
efficacement, tout en assurant l’approvisionnement de
produits aux clients (Pétro-Canada, http://www.petrocanada.ca/fr/media/54.aspx ).
• Incendie dans une raffinerie de Shell : le
19 novembre 2007, un incendie à l’usine de valorisation
Scotford de Shell Canada près d’Edmonton (Alberta),
qui produit quotidiennement 155 000 barils, a
interrompu la production réduisant ainsi la production
de leur raffinerie voisine qui raffine habituellement
98 000 barils de brut par jour. L’usine de valorisation
traite le bitume lourd des sables bitumineux pour le
convertir en brut synthétique. La période de production
réduite, si elle dure, pourrait bien resserrer
l'approvisionnement d'essence et de diesel dans un
marché qui est déjà précaire dans l'ouest du pays.
• Consommation d’essence : les Canadiens ont
consommé 31 milliards de litres d’essence au cours des
neuf premiers mois de 2007, une augmentation de 3 %
comparativement à la même période l’an dernier.
Durant la même période, les ventes de diesel ont grimpé
de 5 % pour atteindre 20 milliards de litres, alors que les
ventes de mazout à chauffage ont fait un saut de 10 %
jusqu’à
3,2
milliards
de
litres
(Statistique
Canada, Le Quotidien, http://www.statcan.ca/Daily/Fra
ncais/071109/q071109b.htm ).
140
120
120
100
100
80
80
60
60
40
40
20
20
Essence au détail
Sans les taxes
Pétrole brut
N-07
O-07
J-07
J-07
A-07
A-07
J-07
M-07
D-06
N-06
J-06
S-06
A-06
A-06
M-06
J-06
F-06
D-05
O-05
J-05
S-05
A-05
M-05
M-05
J-05
0
F-05
0
Figure 2: Prix hebdomadaires de
l’essence ordinaire
2005
2006
2007
130
120
110
Cents / Litre
Depuis la semaine dernière, les prix du diesel ont grimpé
de 2 cents le litre pour atteindre 1,08 $ le litre, soit une
augmentation de 20 cents le litre par rapport à l'an
dernier. Les prix du mazout à chauffage ont connu une
hausse de 1 cent le litre jusqu’à 92 cents le litre, un bond de
près de 15 cents le litre depuis un an.
140
100
90
80
70
60
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
Changement des prix des combustibles
Semaine du:
¢/L
2007-11-20
Changement de:
Semaine
précédente
An
dernier
Essence
104,7
+1,1
+15,2
Diesel
108,7
+2,2
+20,0
Mazout de
chauffage
92,2
+1,1
+15,4
Source: RNCan
Dans le présent bulletin
Aperçu national
page
1
Fais récents
1
Aperçu de l’ essence au détail
2
Prix de gros de l’essence
3
Marges du raffineur et du négociant
4
Aperçu du pétrole brut
5
Supplément
6
Supplément d’Info-Carburant:
À l’approche de la saison de chauffage dans la plupart des
régions du pays, RNCan vous propose quelques façons de
réduire votre facture de chauffage.
Cents / litre
Figure 1: Comparaison des prix du brut
et de l’essence ordinaire
(moyenne nationale)
Les prix moyens de détail de l’essence au
Canada atteignent 1,05 $ le litre
Après trois semaines consécutives au-dessus de la barre de
1 $ le litre, le prix moyen au détail de l'essence au Canada a
grimpé de 1 cent le litre la semaine du 20 novembre pour
atteindre 1,05 $ le litre. Il s'agit d'une augmentation de
plus de 15 cents par rapport à la même période l'an
dernier.
Volume 2, Bulletin 23
Le 23 novembre 2007
Volume 2, Bulletin 23
Page 2 de 6
Aperçu de l’essence au détail
détaillant sont demeurés pratiquement les mêmes qu’à la
même période en 2006.
Le prix moyen sur quatre semaines de l'essence à la
pompe au Canada dans les centres choisis était de 1,03 $
le litre le 20 novembre, soit une augmentation de 2 cents
le litre depuis notre rapport du 9 novembre 2007. Il s’agit
d’une hausse de 15 cents le litre comparativement à la
même période en 2006.
Les prix de détail de l’essence, si on les compare à ceux du
dernier rapport, sont en hausse dans la plupart des
centres, dans une proportion de 1 à 4 cents le litre, à
l’exception de Montréal et Yellowknife où l’on a enregistré
une augmentation d’un peu moins d’un cent le litre.
Le prix moyen sur quatre semaines du brut a grimpé
de 2 cents le litre au cours des deux dernières semaines,
pour atteindre 54 cents le litre. Le prix du brut représente
maintenant 52 % du prix total à la pompe, la partie
principale du prix total à la pompe.
En général, les prix de détail de l’essence dans les villes de
l’Ouest (de Vancouver à Winnipeg) ont augmenté de
2 cents le litre depuis le dernier rapport, tandis que les
prix dans les villes de l’Est (de Toronto à St. John's) ont
grimpé de 3 cents le litre.
Bien que le coût du brut ait grimpé de 15 cents le litre
depuis l’an dernier, les coûts et marges du raffineur et du
Figure 3: Prix à la pompe de l’essence ordinaire dans certaines villes
Moyenne de 4 semaines (30 octobre au 20 novembre 2007)
140
120
116,6
6,2
Cents / Litre
100
16,6
Brut (estimatif)
Taxes fédérales (accise,TPS)
Taxes provinciales
119,8
10,7
16,8
80
108,2
98,1
20,5
16,1
39,9
105,2
9,0
15,6
105,9
100,6
15,0
11,5
16,0
15,7
100,8
14,7
15,7
111,4
109,4
103,6
10,7
38,4
60
Coût et marges du raffineur et du négotiant
Taxe de vente harmonisée (TVH)
103,3
103,1
16,5
15,5
15,8
24,1
12,8
13,5
15,6
10,0
10,0
16,8
13,7
15,8
10,0
15,7
17,7
19,6
20,3
19,5
16,5
12,3
16,2
16,5
17,8
17,3
16,7
53,9
53,9
53,9
53,9
53,9
53,9
53,9
53,9
53,9
53,9
53,9
40
53,9
53,9
20
Source: RNCan
C
an
ad
a
H
al
ifa
x*
C
ha
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tt
et
ow
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S
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W
hi
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Y
el
lo
w
kn
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V
an
co
uv
er
0
* Marchés en régie
Le moteur diesel est plus efficace que le moteur à essence. Donc, pourquoi n'encourage-t-on
pas l'utilisation de ces moteurs?
Tous les nouveaux véhicules légers à essence et au diesel construit aux fins de vente au Canada respectent des normes
d'émission sévères très semblables. Les véhicules à moteur diesel consomment généralement moins de carburant, et les
émissions de gaz à effet de serre produites par ces véhicules sont aussi plus faibles; cela signifie que leur utilisation est
avantageuse du point de vue des changements climatiques. Cependant, les moteurs diesels émettent habituellement plus
d'oxydes d'azote (NOx); les particules émises par les moteurs diesels ont été déclarées toxiques aux termes de la Loi
canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE). En d'autres mots, les émissions des moteurs diesels peuvent
avoir un impact significatif sur la santé humaine et l'environnement.
Les véhicules à essence émettent généralement beaucoup moins de particules et de NOx que les véhicules à moteur
diesel. Cependant, l'efficacité des véhicules à essence a tendance à être inférieure et, par conséquent, ces véhicules
émettent plus de dioxyde de carbone (CO2), d'hydrocarbures totaux et de monoxyde de carbone (CO). Les émissions par
évaporation produites par ces véhicules sont aussi généralement plus élevées que celles des véhicules à moteur diesel, et
on ne comprend pas encore totalement la nature et l'impact de ces émissions. Les deux carburants présentent des
avantages et des inconvénients, et il est très difficile de les comparer.
Source: Office de l’efficacité énergétique, Ressources naturelles Canada
Volume 2, Bulletin 23
Page 3 de 6
Prix de gros de l’essence
Les prix de gros de l’essence ont connu une hausse
modérée dans la plupart des marchés analysés pour la
semaine du 15 novembre, par rapport à la semaine
précédente, une indication de la pression haussière
constante des prix du brut. Cependant, Edmonton et
Grand Forks font exception, avec des baisses respectives
de 1 et 2 cents le litre, compensant ainsi les hausses de
prix plus élevées de la semaine précédente.
Les prix de gros de l’essence dans les marchés de l’Est, au
Canada et aux États-Unis ont enregistré des
augmentations allant de moins de 1 cent le litre jusqu’à
2 cents le litre, par rapport à la semaine précédente,
terminant ainsi la période entre 63 et 65 cents le litre. Les
prix de gros de l’essence dans l’Ouest ont varié entre un
recul de 2 cents le litre et une hausse de 2 cents le litre,
terminant la période entre 63 et 66 cents le litre.
En tout et pour tout, les variations de prix sont allées
d’une baisse de 2 cents le litre à une augmentation de plus
de 2 cents le litre. Ceci faisait suite à un mouvement
général à la hausse des quatre dernières semaines,
où les prix ont grimpé de 3 à 8 cents le litre dans tous les
centres.
En général, les prix dans la plupart des centres choisis
sont bien au-dessus des niveaux de l’an dernier, les
augmentations allant de 12 à 15 cents le litre, par rapport
à la même période l’année dernière. Les exceptions sont
Seattle et Vancouver, où les prix ont grimpé de seulement
2 et 6 cents le litre respectivement.
Figure 4: Prix du gros de l’essence
Prix à la rampe dans certaines villes canadiennes et américaines jeudi le 15 novembre 2007
(¢ CA/L)
Vancouver
100
90
90
80
80
80
80
70
70
60
60
50
50
100
Grand Forks
90
30
100
Montréal
90
N-07
S-07
A-07
J-07
J-07
M-07
A-07
J-07
M-07
D-06
S-06
O-06
N-06
A-06
M-06
J-06
A-06
M-06
Rochester
J-06
F-06
Cents / Litre
N-07
N-07
J-07
S-07
A-07
M-07
J-07
A-07
M-07
D-06
J-07
N-06
S-06
O-06
J-06
A-06
M-06
A-06
M-06
J-06
F-06
N-07
30
S-07
30
J-07
40
30
A-07
40
J-07
40
M-07
50
40
A-07
50
M-07
50
D-06
J-07
60
50
N-06
60
S-06
60
O-06
70
60
J-06
70
A-06
70
M-06
80
70
Buffalo
A-06
80
J-06
80
Toronto
90
F-06
M-06
80
S-07
90
J-07
100
90
A-07
100
M-07
J-07
30
A-07
30
M-07
30
D-06
J-07
40
30
N-06
40
S-06
40
O-06
40
J-06
A-06
50
M-06
50
A-06
60
M-06
70
60
100
Cents / Litre
Edmonton
70
J-06
F-06
Cents / Litre
Seattle
Cents / Litre
100
90
100
Le prix de gros de l'essence
100
Halifax
90
90
Boston
N-07
J-07
Sources: RNCan, Bloomberg Oil Buyers Guide
S-07
A-07
M-07
J-07
A-07
M-07
D-06
J-07
N-06
30
S-06
40
30
O-06
50
40
J-06
A-06
60
50
M-06
70
60
A-06
80
70
M-06
80
J-06
F-06
Cents / Litre
100
Le prix affiché à la rampe de chargement est souvent utilisé
pour faire une approximation du prix de gros de l’essence au
Canada. Il s’agit du prix payé par les petits clients
indépendants aux terminaux canadiens de carburant de
vrac, qui constitue un point de référence pour toutes les
autres transactions de gros. Habituellement, de trois à cinq
entreprises affichent des prix à la rampe de chargement aux
terminaux canadiens. Pour plus de renseignement veuillez
consulter le site suivant :
http://www.infocarburant.nrcan.gc.ca/reports/200507/understanding/wholesale_prices_f.cfm
Volume 2, Bulletin 23
Page 4 de 6
Marges du raffineur et du négociant
Les moyennes mobiles sur quatre semaines sont
utilisées pour les marges de l’essence du raffineur et du
négociant illustrées à la figure 5 pour la période se
terminant le 20 novembre.
Les marges du raffineur et du négociant ont chuté de
19 cents le litre au cours des cinq derniers mois, passant
d’un sommet de 29 cents le litre en juin au bas actuel de
10 cents le litre. Ces marges ont été précipitées vers le bas,
malgré une montée soudaine des prix du brut, en partie à
cause de la réduction de la demande pour l’essence et la
suffisance des stocks d’essence partout en Amérique du
Nord. Les prix de l’essence n'ont pas réussi à maintenir le
pas avec les augmentations des prix du brut, ce qui a eu
pour effet de faire chuter les marges du raffineur.
Les marges du raffineur illustrées ici sont des chiffres
tirés de la différence entre le prix estimé du brut et le prix
de gros de l’essence à un point donné. Bien que l’analyse
présentée ici soit utile pour faire le suivi des tendances
des marges applicables à l’essence et pour estimer quelle
proportion du prix à la pompe va au raffineur, elle ne
représente pas la totalité des marges du raffineur.
L’essence n’est qu’un seul des produits tirés d’un baril de
brut et en général représente de 30 à 35 % de la
production d’une raffinerie. Étant donné que l’essence est
l’un des produits de plus grande valeur, elle génère une
part disproportionnée des recettes. Les marges sur
l’essence compensent les marges beaucoup plus basses
sur les autres produits, comme le mazout lourd et
l’asphalte, des produits qui se vendent souvent moins
cher que le coût du brut utilisé pour les fabriquer.
Figure 5: Marges du raffineur et du négociant
(Moyenne mobile sur 4 semaines se terminant le 20 novembre 2007)
_______
------- Marge du raffineur
Marge du négociant
Vancouver
J-07
O-07
A-07
J-07
O-06
O-07
J-07
O-05
A-05
A-07
-5
J-07
0
-5
O-06
5
0
O-07
J-07
A-07
J-07
O-06
J-06
A-06
J-06
O-05
J-05
40
35
30
25
20
15
10
5
0
-5
J-05
Cents / Litre
40
35
30
25
20
15
10
5
0
-5
A-05
O-07
J-07
A-07
J-07
O-06
J-06
A-06
J-06
O-05
J-05
A-05
J-06
10
5
J-06
15
10
A-06
20
15
J-06
25
20
J-05
30
25
Halifax
40
35
30
25
20
15
10
5
0
-5
J-05
Cents / Litre
A-06
J-06
O-05
J-05
A-05
J-05
Cents / Litre
35
30
Montréal
40
35
30
25
20
15
10
5
0
-5
Source: RNCan
40
35
J-05
O-07
J-07
A-07
J-07
O-06
J-06
A-06
J-06
O-05
J-05
A-05
Toronto
40
Cents / Litre
40
35
30
25
20
15
10
5
0
-5
J-05
Cents / Litre
Calgary
40
35
30
25
20
15
10
5
0
-5
40
35
30
25
20
15
10
5
0
-5
40
35
30
25
20
15
10
5
0
-5
O-07
J-07
A-07
J-07
J-06
O-06
A-06
J-06
O-05
J-05
J-05
40
35
30
25
20
15
10
5
0
-5
A-05
Cents / Litre
Moyenne Nationale
40
35
30
25
20
15
10
5
0
-5
Volume 2, Bulletin 23
Page 5 de 6
Aperçu du pétrole brut
Les prix mondiaux du brut demeurent élevés
Pour la semaine se terminant le 16 novembre, la
moyenne des prix du brut se situait entre 551 $ et 568
$/m3 (91 $US et 94 $US le baril). Bien que les prix soient
à la hausse en dollars canadiens, à cause d’une légère
remontée du dollar américain par rapport au huard, les
prix ont reculé quelque peu en dollars américains. C’est
Edmonton qui a connu le gain le plus appréciable avec
un bond de 11,32 $/m3.
Même si les prix en dollars américains ont baissé depuis
la semaine dernière, le brut a atteint un sommet inégalé
sur le NYMEX. Le 6 novembre 2007, le brut était à 96,70
$US le baril, dépassant ainsi les 95,53 $US le baril du 2
novembre 2007. Au moment de la parution de ce
rapport, le brut se négociait aux environs de 99 $US le
baril au NYMEX.
Au cours des dernières semaines, plusieurs analystes ont
spéculé que le prix du pétrole pourrait bien atteindre
100 $US le baril avant la fin de l’année. Bien que la
fluctuation des stocks américains et les problèmes
géopolitiques qui ont cours puissent justifier certaines
hausses de prix, il est difficile d’expliquer à partir des
fondements économiques de l’offre et de la demande la
nature imprévisible grandissante des marchés du brut
actuels.
Avec la saison des ouragans qui se termine le 30 novembre,
les risques d’interruptions de la production causés par les
mauvaises conditions climatiques deviennent de moins en
moins probables.
Du Moyen-Orient à Wall Street
$CA/m3
Figure 6: Comparaison des prix du pétrole brut
600
600
550
550
500
500
450
450
400
400
350
350
300
300
01-06 04-06 07-06 10-06 01-07 04-07 07-07 10-07
Par d'Edmonton corrigé
WTI à Cushing
nov.
(hebdo.)
Brent
Changement des prix du pétrole brut
Prix du
pétrole brut
Changement de
Semaine du
2007-11-16
Semaine
précédente
An dernier
$CA/
3
m
$US/
baril
$CA/
3
m
$US/
baril
$CA/
3
m
$US/
baril
Par
d’Edmonton
550,57
90,84
+11,32
-1,33
+158,83
+36,17
WTI
567,77
93,68
+7,48
-2,08
+148,19
+35,12
Brent
552,15
91,11
+7,54
-1,98
+138,14
+33,32
Source: RNCan
Au cours des dernières années, à mesure que le
prix du pétrole brut prenait de la vigueur,
l’OPEP faisait des annonces d’accroissement de
production dans le but de faire baisser les prix.
Cependant, ces annonces semblent plus aptes à
limiter l’écrasement des prix qu’à empêcher les
montées fulgurantes du prix du pétrole. Qu’estil donc arrivé à la capacité de l’OPEP
d’influencer les prix mondiaux du pétrole?
En même temps que la hausse des prix du
pétrole, est arrivée une plus grande
participation
des
négociateurs
non
commerciaux dans le marché du pétrole. Ces
négociateurs ne sont ni des producteurs de
pétrole ni des utilisateurs, et comptent dans
leurs rangs des banques d’investissement et des
entreprises de fonds de couverture. Afin de
diversifier leur portfolio et de maximiser leurs
profits, ces organisations profitent des marchés
à terme du pétrole brut avec des contrats
d’options à court ou à long terme selon qu’ils
prévoient que les prix sur ces contrats vont
baisser à court terme ou augmenter et rapporter
grâce à une montée des prix du pétrole.
En 2003, les spéculateurs formaient 3,5 % du
marché à terme du pétrole, alors qu’en 2004,
leur niveau de participation s’était multiplié par
6 pour atteindre 20 %. À l’automne 2007,
l’augmentation de la spéculation sur les
marchés, combinée à la dévaluation du dollar
américain et les préoccupations géopolitiques, a
fait grimper les prix à plus de 90 $ le baril. Les
prix qui prévalent dans le marché à terme pour
le brut semblent donc pouvoir jouer un rôle plus
important que les augmentations de production
de l’OPEP, ce qui fait que les prix du pétrole
sont établis à Wall Street plutôt qu’au MoyenOrient.
Supplément
Volume 2, Bulletin 23
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Mazout à chauffage domestique
Comment réduire votre facture de chauffage
À l’approche de la saison de chauffage de l’hiver, les coûts de chauffage deviennent une préoccupation
majeure pour bien des propriétaires. Les Canadiens ont consommé environ 4 milliards de litres de mazout
domestique en 2006. Le graphique qui suit indique que 93 % de la demande est dans l’est du Canada
(Ontario, Québec et provinces maritimes). Comme la capacité moyenne d’un réservoir domestique est de
1000 litres, même une moitié de réservoir coûte entre 400 et 500 $ par livraison. Même si c’est une dépense
qui ne revient pas tous les mois, certains propriétaires peuvent éprouver de la difficulté à faire ces paiements.
Pour pallier une partie de ce fardeau, les consommateurs peuvent négocier un contrat qui leur permet
d’effectuer plusieurs paiements et ainsi stabiliser leur facturation mensuelle. La plupart des détaillants
offrent des options de paiements échelonnés afin de gérer les frais de chauffage. Bien des détaillants offrent
également des programmes à prix fixe ou à prix plafond qui permettent de garder les prix au niveau le plus
bas possible.
Une façon de se protéger contre la montée des prix est de verrouiller les prix à un niveau prédéterminé.
Plusieurs fournisseurs offrent des contrats à prix fixe pour la durée de la saison de chauffage. Il se peut que
des droits à l’avance de 25 à 75 $ soient exigibles pour cette option. Ce genre de programme permet au
consommateur de verrouiller ses coûts de chauffage à un prix donné. Ces prix verrouillés sont normalement
un peu plus élevés que les prix variables au début de la saison de chauffage, car les prix du mazout
domestique augmentent normalement lorsque la demande augmente durant les mois les plus froids, et
baissent de nouveau lorsque le temps se réchauffe.
Une autre option est le prix plafond. Avec cette option, le consommateur se voit offrir un prix variable qui
peut changer selon les conditions du marché, mais qui ne dépassera pas un certain montant maximum. Ceci
permet au consommateur de bénéficier de prix plus bas tout en le protégeant de pics imprévus au-dessus du
prix plafond. Des droits d’avance peuvent également être exigibles avec cette option et on peut s’attendre à ce
que le prix plafond soit plus élevé que dans l’option à prix fixe.
La troisième option, pour les clients qui se qualifient, consiste en un régime de paiements égaux. Le
fournisseur estime la consommation annuelle de mazout pour la maison, calculée d’après les températures
moyennes et l’usage historique, et échelonne les coûts sur 10 ou 12 mois en paiements égaux. Ceci permet au
propriétaire d’anticiper la facture mensuelle de chauffage et de mieux maîtriser ses dépenses mensuelles.
Une vérification de l’énergie résidentielle assurera que la chaudière et les appareils ménagers fonctionnent
efficacement avant la saison froide. Des économies grâce à la conservation d’énergie sont réalisables en
calfeutrant la maison. RNCan offre des renseignements sur les rénovations résidentielles ainsi que des
subventions pour les propriétaires résidentiels. Pour plus de renseignements, consultez
http://oee.rncan.gc.ca/residentiel/personnel/renovations.cfm?attr=4 .
Demande en mazout à chauffage domestique au Canada en 2006
T er r e N euve et
Lab r ad o r
Î le d u Pr ince
4%
Éd o uar d
3%
T N O, Y uko n &
N unavut
1%
C o lo mb ie
B r it anniq ue
5%
Pr o vince d es
p r air ies
1%
N o uveau
B r unsw ick
6%
Ont ar io
26%
N o uvel le Éco sse
17%
Québ ec
3 7%
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