Zirame Le 29 février 2016 Projet de décision de réévaluation

Zirame Le 29 février 2016  Projet de décision de réévaluation
Projet de décision de réévaluation
PRVD2016-06
Zirame
Le 29 février 2016
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la lutte antiparasitaire
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ISSN :
1925-0975 (imprimée)
1925-0983 (en ligne)
Numéro de catalogue :
H113-27/2016-6F (publication imprimée)
H113-27/2016-6F-PDF (version PDF)
© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de Santé Canada, 2016
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ministre de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, Ottawa (Ontario) K1A 0S5.
Table des matières
Aperçu
................................................................................................................................... 1 En quoi consiste le Projet de décision de réévaluation?.............................................................. 1 Fondements de la décision de réévaluation de Santé Canada ..................................................... 1 Qu’est-ce que le zirame? ............................................................................................................. 1 Considérations relatives à la santé .............................................................................................. 2 Considérations environnementales.............................................................................................. 3 Considérations relatives à la valeur............................................................................................. 3 Mesures de réduction des risques proposées ............................................................................... 3 Prochaines étapes ........................................................................................................................ 4 Évaluation Scientifique ................................................................................................................... 5 1.0 Introduction ............................................................................................................... 5 2.0 La matière active de qualité technique, ses propriétés et ses utilisations ................ 5 2.1 Description de la matière active de qualité technique .............................................. 5 2.2 Description des impuretés pertinentes qui sont préoccupantes pour la santé
humaine ou l’environnement .................................................................................... 6 2.3 Propriétés physiques et chimiques de la matière active de qualité technique........... 6 2.4 Description des utilisations homologuées du zirame ................................................ 6 3.0 Effets sur la santé humaine et animale ...................................................................... 6 3.1 Sommaire toxicologique ........................................................................................... 6 3.1.1 Caractérisation des risques selon la Loi sur les produits antiparasitaires.............. 11 3.2 Évaluation des risques professionnels et occasionnels ........................................... 12 3.2.1 Choix du critère d’effet toxicologique pour l’évaluation des risques professionnels
et des risques en milieu résidentiel ......................................................................... 12 3.2.2 Évaluation de l’exposition professionnelle et des risques connexes ...................... 12 3.2.3 Évaluation de l’exposition des utilisateurs en milieu résidentiel et des risques
connexes .................................................................................................................. 17 3.2.4 Évaluation de l’exposition après le traitement en milieu résidentiel et des risques
pour les utilisations agricoles .................................................................................. 17 3.2.5 Évaluation de l’exposition après le traitement en milieu résidentiel et des risques
pour les utilisations du zirame comme agent de préservation des matériaux ......... 18 3.3 Évaluation des risques par le régime alimentaire ................................................... 18 3.3.1 Choix des critères d’effet toxicologiques pour l’évaluation du risque de toxicité
aiguë par le régime alimentaire ............................................................................... 19 3.3.2 Exposition aiguë par le régime alimentaire et risques connexes ............................ 19 3.3.3 Choix des critères d’effet toxicologiques pour l’évaluation du risque chronique et
du pouvoir cancérogène par le régime alimentaire ................................................. 19 3.3.4 Exposition chronique et pouvoir cancérogène par le régime alimentaire ainsi que
risques connexes ..................................................................................................... 20 3.4 Exposition associée à la consommation d’eau potable ........................................... 20 3.4.1 Concentrations dans l’eau potable .......................................................................... 20 3.5 Évaluation du risque global .................................................................................... 21 3.6 Conclusion pour la santé humaine .......................................................................... 21 4.0 Déclarations d’incident ........................................................................................... 22 5.0 Valeur ...................................................................................................................... 22 Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
6.0 6.1 6.2 6.2.1 6.2.2 6.3 7.0 7.1 7.2 Environnement ........................................................................................................ 22 Devenir et comportement dans l’environnement .................................................... 22 Caractérisation des risques environnementaux ....................................................... 23 Risques pour les organismes terrestres ................................................................... 24 Risques pour les organismes aquatiques ................................................................. 25 Conclusion relative à l’environnement ................................................................... 26 Considérations relatives à la politique sur les produits antiparasitaires ................. 26 Considérations relatives à la Politique de gestion des substances toxiques............ 26 Produits de formulation et contaminants préoccupants pour la santé ou
l’environnement ...................................................................................................... 27 8.0 Projet de décision d’homologation ......................................................................... 27 Liste des abréviations .................................................................................................................... 29 Annexe I Critères d’effet toxicologique utilisés dans l’évaluation des risques pour la santé
liés au zirame .......................................................................................................... 31 Annexe II Toxicité chez les espèces non ciblées ..................................................................... 33 Références ................................................................................................................................. 39 Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Aperçu
En quoi consiste le Projet de décision de réévaluation?
Après avoir réévalué le fongicide zirame, l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire
(ARLA) de Santé Canada, en application de la Loi sur les produits antiparasitaires et de ses
règlements, propose d’annuler toutes les utilisations du zirame au Canada.
D’après une évaluation des renseignements scientifiques à sa disposition, l’ARLA juge que, dans
les conditions d’utilisation actuelle, les produits contenant du zirame posent des risques
potentiels à la santé humaine et l’environnement. D’après les évaluations sanitaires et
environnementales analysées, des risques préoccupants ont été cernés pour les travailleurs et la
population générale, ainsi que pour les oiseaux, les mammifères et les organismes aquatiques.
Ce Projet de décision de réévaluation vise toutes les préparations commerciales contenant du
zirame homologuées au Canada. Il est un document de consultation1 qui résume l’évaluation
scientifique du zirame et les raisons à la base de la décision proposée.
L’information est présentée en deux parties : l’Aperçu, où l’on décrit le processus réglementaire
et les principaux points de l’évaluation, et l’Évaluation scientifique, où l’on donne de
l’information technique détaillée sur l’évaluation du zirame.
L’ARLA acceptera les commentaires écrits au sujet de la décision proposée pendant les 60 jours
suivant la date de publication du présent document. Veuillez faire parvenir tout commentaire aux
Publications, dont les coordonnées se trouvent sur la page couverture du présent document.
Fondements de la décision de réévaluation de Santé Canada
Dans le cadre de son programme de réévaluation des pesticides, l’ARLA évalue les risques que
peuvent présenter les produits antiparasitaires, ainsi que leur valeur, afin de s’assurer qu’ils sont
conformes aux actuelles normes établies dans le but de protéger la santé humaine et
l’environnement. La Directive d’homologation DIR2001-03, Programme de réévaluation de
l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, fournit des détails sur les activités de
réévaluation ainsi que sur la structure du programme. La réévaluation se fonde sur les données
fournies par les titulaires, sur des rapports scientifiques publiés, sur des renseignements
provenant d’autres organismes de réglementation et sur tous les autres renseignements pertinents.
Qu’est-ce que le zirame?
Le zirame est un fongicide à action préventive homologué au Canada pour les utilisations à des
fins alimentaires et non alimentaires. Il est homologué pour supprimer les maladies sur divers
fruits et légumes (pommes, pêches, abricots, tomates et cucurbitacées) en application foliaire, et
1
« Énoncé de consultation », conformément au paragraphe 28(2) de la Loi sur les produits antiparasitaires.
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comme agent de préservation des matériaux pour empêcher la dégradation bactérienne des
formulations adhésives contenant du de latex synthétique et de l’amidon sec. Pour les utilisations
agricoles, le zirame est appliqué au moyen d’équipement d’application au sol par les
producteurs, les travailleurs agricoles et les spécialistes de la lutte antiparasitaire.
Considérations relatives à la santé
Les utilisations approuvées du zirame peuvent-elles affecter la santé humaine?
D’après l’évaluation des risques pour la santé humaine, l’ARLA propose la cessation de
toutes les utilisations du zirame.
On peut être exposé au zirame lorsque l’on manipule et applique ce produit en milieux agricole
et industriel, que l’on pénètre dans des sites traités, par contact avec les matériaux ou les produits
traités ou par le régime alimentaire. Au moment d’évaluer les risques pour la santé, deux facteurs
clés sont pris en compte : la dose n’ayant aucun effet sur la santé et la dose à laquelle les
personnes sont susceptibles d’être exposées.
Les études toxicologiques chez des animaux de laboratoire décrivent les effets possibles sur la
santé associés à des niveaux d’exposition variables à un produit chimique et permettent de
déterminer la dose à laquelle aucun effet n’est observé. Jusqu’à preuve du contraire, on présume
que les effets observés chez les animaux se produiraient aussi chez l’humain et que l’humain est
plus sensible aux effets d’une substance chimique que l’espèce animale la plus sensible. Dans le
cas du zirame, les critères d’effet toxicologiques provenant d’une étude de neurotoxicité pour le
développement chez le rat ont été utilisés pour l’évaluation des risques pour la santé humaine.
D’après le poids de la preuve découlant des études disponibles, une valeur de risque unitaire de
cancer a également été établie pour le zirame.
L’évaluation des risques consiste à comparer le degré estimé d’exposition humaine aux doses
sans effet constatées dans les essais sur les animaux. Les valeurs de référence servant à évaluer
les risques sont déterminées de façon à protéger les sous-populations humaines les plus sensibles
(par exemple, les enfants et les femmes qui allaitent). L’exposition estimée au zirame par
l’intermédiaire des aliments importés ou produits au Canada dépassait les valeurs de référence
(risque aigu et cancérogène) établies d’après la toxicologie. On a constaté des risques
préoccupants pour les travailleurs qui manipulent (mélange, chargement et application) des
produits contenant du zirame, qui plantent des semences traitées et réintègrent les sites traités
après l’application. On a également constaté des risques potentiels après l’application de zirame
sur des arbres fruitiers et en raison de l’utilisation d’adhésifs contenant du zirame comme agent
de préservation.
Pour évaluer les risques du zirame pour la santé, on a tenu compte des profils d’emploi et des
modes d’emploi actuellement homologués, ainsi que des mesures d’atténuation additionnelles
visant à réduire l’exposition, par exemple le port d’un équipement de protection individuelle
additionnel, de mesures techniques de protection, de doses d’application réduites et de la
cessation de certaines utilisations.
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Considérations environnementales
Que se passe-t-il lorsque le zirame pénètre dans l’environnement?
L’utilisation du zirame présente des risques potentiels pour les oiseaux, les mammifères et
les organismes aquatiques qui ne peuvent être entièrement atténués.
Le zirame peut pénétrer dans les habitats terrestres et aquatiques non ciblés à la suite de la dérive
de pulvérisation et dans les habitats aquatiques à la suite du ruissellement. Le zirame se
transforme rapidement en thirame, qui est également un pesticide homologué. Le zirame et le
thirame sont solubles dans l’eau et ne se vaporisent pas lorsqu’ils sont pulvérisés sur les cultures.
Ils ne sont pas persistants dans le sol et dans l’eau, et il est peu probable qu’ils se déplacent dans
le profil pédologique ou se bioaccumulent.
À des concentrations suffisamment élevées, le zirame est toxique pour les oiseaux et les
mammifères qui y sont exposés, et ils peuvent donc être à risque s’ils consomment des aliments
sur lesquels ce pesticide a été pulvérisé. Les organismes aquatiques peuvent également être à
risque s’ils sont exposés au zirame. L’évaluation des risques pour l’environnement a tenu compte
du profil d’emploi actuellement homologué, ainsi que des mesures d’atténuation sous forme de
zones tampons pour l’application par pulvérisation et des mises en garde sur les étiquettes
soulignant les risques de ruissellement; cependant, les risques pour les oiseaux et les organismes
aquatiques ne peuvent être entièrement atténués.
Considérations relatives à la valeur
Quelle est la valeur du zirame?
Le zirame est homologué pour la suppression de plusieurs maladies qui ont une incidence
économique importante, car elles touchent les pommes, les pêches, les abricots, concombres (de
champ), les tomates (de champ), les melons, les citrouilles et les courges. Le zirame a un mode
d’action qui agit sur plusieurs sites. On l’utilise souvent en rotation avec des fongicides agissant
sur un seul site pour supprimer un plus grand éventail de maladies et permettre la gestion de la
résistance, ce qui prolonge la durée effective du fongicide contre lesquels les organismes
nuisibles peuvent acquérir une résistance.
Mesures de réduction des risques proposées
D’après les données disponibles et les évaluations des risques actuelles, Santé Canada propose la
cessation de toutes les utilisations du zirame. En conséquence, la révocation de toutes les limites
maximales de résidus est proposée.
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Prochaines étapes
L’Agence invite tous les intervenants à présenter des commentaires au sujet du présent
document, ainsi que des propositions détaillées visant à évaluer plus en profondeur et à atténuer
les risques. L’Agence acceptera les commentaires et les propositions pendant les 60 jours suivant
la date de publication du document. Veuillez faire parvenir vos commentaires aux Publications.
Avant de prendre une décision de réévaluation définitive au sujet du zirame, l’ARLA examinera
tous les commentaires ou propositions formulés par le public en réaction au présent document de
consultation. Elle s’appuiera sur une approche fondée sur des faits scientifiques pour rendre une
décision finale au sujet du zirame. Elle publiera ensuite un document de décision sur la
réévaluation, dans lequel elle présentera sa décision, les raisons qui la justifient, un résumé des
propositions et des commentaires formulés au sujet du Projet de décision et sa réponse à ces
commentaires et propositions.
Si l’Agence ne reçoit aucune proposition visant à évaluer plus en profondeur les risques, ou si les
propositions reçues sont inadéquates, elle finalisera alors sa décision de réévaluation afin
d’annuler toutes les utilisations du zirame au Canada.
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Évaluation Scientifique
1.0
Introduction
Le zirame est un fongicide de contact à action préventive dont le mode d’action agit sur plusieurs
sites, qui fait partie du groupe de modes d’action M3. Il est homologué pour être utilisé sur les
pommes, les pêches, les abricots, les concombres (de champ), les tomates (de champ), les
melons, les citrouilles et les courges. Actuellement, une (1) matière technique et trois (3)
préparations commerciales sont homologuées au Canada. Les préparations commerciales se
présentent sous forme de poudre mouillable, de granules mouillables et de poudre.
2.0
La matière active de qualité technique, ses propriétés et ses utilisations
2.1
Description de la matière active de qualité technique
Nom commun
Zirame
Fonction
Fongicide
Famille chimique
Dithiocarbamate
Nom chimique
1
Union internationale de
chimie pure et appliquée
Bis(N-N-diméthyldithiocarbamate) de zinc
2
Chemical Abstracts Service
(T-4)-bis(diméthyldithiocarbamato-S,S’)zinc
Numéro du Chemical Abstracts Service
137-30-4
Formule moléculaire
C6H12N2S4Zn
Formule développée
H3C
S
N
H3C
C
S
Zn
CH3
S
C
S
Masse moléculaire
305,8
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N
CH3
Numéro d’homologation
Pureté de la matière active de qualité
technique
24713
96 % au minimum
28426
98,4 %, pureté nominale (95,45 à 100 %)
2.2
Description des impuretés pertinentes qui sont préoccupantes pour la santé
humaine ou l’environnement
Compte tenu du procédé de fabrication, on ne s’attend pas à ce que des impuretés préoccupantes
pour la santé humaine ou pour l’environnement telles que définies dans la Gazette du Canada,
Partie II, volume 142, n° 13, TR/2008-67 (25 juin 2008), y compris les substances de la voie 1 de
la Politique de gestion des substances toxiques, soient présentes dans le produit.
2.3
Propriétés physiques et chimiques de la matière active de qualité technique
Propriété
Résultat
Pression de vapeur à 25 °C
< 1 × 10-3 mPa (valeur extrapolée)
Spectre d’absorption ultraviolet-visible N’absorbe pas la lumière à λ > 350 nm
Solubilité dans l’eau à 20 °C
1,58 à 18,3 mg/L
Coefficient de partage n-octanol:eau
(Koe) à 20 °C
Log Koe = 1,23
Constante de dissociation
Sans objet
2.4
Description des utilisations homologuées du zirame
Le zirame est homologué pour une utilisation agricole les pommes, les pêches, les abricots, les
tomates et les cucurbitacées en application foliaire, et comme agent de préservation des
matériaux pour empêcher la dégradation bactérienne des formulations adhésives contenant du
latex synthétique et de l’amidon sec. Le zirame est employé dans les catégories d’utilisation
suivantes : cultures en milieu terrestre destinées à la consommation animale et cultures en milieu
terrestre destinées à la consommation humaine.
3.0
Effets sur la santé humaine et animale
3.1
Sommaire toxicologique
La base de données pour le zirame comprend toutes les études toxicologiques actuellement
exigées aux fins de l’évaluation des risques. La plupart des études dans la base de données ont
été réalisées conformément aux protocoles d’essai et aux bonnes pratiques de laboratoire
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actuellement reconnus à l’échelle internationale. La qualité scientifique des données était élevée,
et la base de données a été jugée adéquate pour caractériser la majorité des effets toxiques
pouvant résulter de l’exposition à ce produit antiparasitaire. Dans l’ensemble, les résultats des
études sont cohérents et il en ressort que le foie, la thyroïde, le sang et le système nerveux sont
les organismes atteints chez les diverses espèces animales utilisées pour les essais.
Une dose unique de zirame administrée par voie orale à des rats avait été rapidement absorbée et
excrétée. Les concentrations de résidus les plus élevées ont été trouvées dans le sang, le foie, les
reins, le cœur, les poumons, la rate et la thyroïde, tandis que les tissus et la carcasse retenaient
des quantités minimes de la dose administrée. On a constaté une diminution importante des
concentrations de zirame dans le sang et le foie après 16 heures, ainsi qu’une augmentation
concomitante dans les intestins et les reins, les concentrations les plus élevées étant atteintes
après une journée. Le zirame a commencé à apparaître dans la rate et les surrénales après
24 heures, et il n’était plus détecté dans les surrénales après trois jours ou dans la rate après
six jours. Les voies principales d’excrétion étaient l’air expiré (37 à 50 %, élimination presque
complète < 24 heures), l’urine (17 à 35 %, élimination presque complète à 72 heures), et les
matières fécales (9 à 18 %, élimination presque complète à 72 heures). Après une exposition par
voie cutanée, le zirame absorbé était rapidement excrété dans les 24 heures.
Après une exposition aiguë, le zirame présentait une toxicité élevée par la voie orale chez le rat,
une toxicité modérée par inhalation chez le rat, et une toxicité très faible par voie cutanée chez le
lapin, une irritation très grave pour les yeux du lapin et une sensibilisation cutanée chez les
cobayes, bien qu’il n’était pas un irritant cutané chez le lapin. Les signes cliniques de la toxicité
aiguë par voie orale comprenaient l’horripilation, la diarrhée, la léthargie, la ptose, le rythme
respiratoire diminué, l’ataxie, et une démarche et tenue anormales.
Après 21 jours d’exposition répétée par voie cutanée de zirame chez le lapin, on a constaté une
diminution du poids corporel et de la consommation alimentaire, et une hépatotoxicité chez les
femelles à la dose limite. Des effets similaires ont été constatés chez les rongeurs après une
exposition répétée par voie orale à court terme. En outre, on a constaté chez des souris exposées
pendant 90 jours une diminution du poids de la rate avec une hématopoïèse extramédullaire
concomitante, ainsi que l’hyperkératose et l’hyperplasie de l’épithélium dans l’estomac. Des
changements dégénératifs dans le foie et les reins, ainsi que des zones localisées d’hyperplasie
épithéliale dans l’estomac, ont été constatés dans des études à court terme chez le rat.
Dans une étude par le régime alimentaire de 90 jours chez le chien, on a constaté une diminution
de la prise pondérale et du poids absolu des ovaires et des effets sur le foie, en plus de
concentrations accrues de cholestérol chez les femelles et d’une augmentation du moment de la
thromboplastine chez les mâles. De plus, aux doses plus élevées, on a observé des convulsions,
des tremblements et des dommages accrus au foie (nécrose focale avec modification des
concentrations d’enzyme). Les effets constatés dans une étude par le régime alimentaire d’une
année chez le chien étaient plus graves. Ces effets comprenaient une diminution importante de la
prise pondérale, ainsi que des convulsions associées au traitement (une femelle a été sacrifiée
in extremis), un degré plus grand d’hépatotoxicité, des changements hématologiques et certains
changements dégénératifs dans les testicules/épididymes.
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On n’a recensé aucune étude sur l’exposition répétée par inhalation.
Le potentiel génotoxique du zirame a été évalué dans le cadre de divers essais in vivo et in vitro
sur des bactéries et des mammifères. Selon le poids de la preuve globale, le zirame est mutagène,
montrant des résultats sans conteste positifs dans plusieurs tests de mutation génique sur bactérie
et des résultats positifs dans des tests létaux récessifs et des tests de mosaïque sur les ailes de
drosophiles. Les signes de clastogénicité étaient équivoques, car on a constaté une augmentation
des aberrations chromosomiques dans les cellules CHO, et des lymphocytes et leucocytes
humains in vitro, et des résultats négatifs dans les micronoyaux des souris et des cellules de
souris NMRI in vivo.
Les effets de l’exposition chronique par voie orale au zirame chez la souris et le rat ont indiqué
que le zirame cause des tumeurs et des lésions prénéoplasiques chez le rat. Les études examinées
comprenaient deux études acceptables de toxicité chronique chez le rat F344 avec des
préparations de zirame de pureté variable, une étude de toxicité chronique chez le rat SD et deux
études de toxicité chronique chez la souris.
Dans l’une des études à long terme, on avait traité des rats F344 avec du zirame (pureté de 89 %,
avec 6,5 % de thirame), ce qui a produit une augmentation du nombre de cas d’adénomes et de
carcinomes des cellules C de la thyroïde, avec une augmentation concomitante de l’hyperplasie
de la thyroïde. Dans une étude plus récente de deux ans chez le rat F344 (pureté de 97,5 %), une
augmentation du nombre de cas d’hyperplasie des cellules C de la thyroïde n’a pas été observée;
toutefois, l’étude a montré une augmentation dépendante de la dose de l’accroissement de la
thyroïde et de l’hypertrophie folliculaire. Les résultats d’une troisième étude de deux ans chez le
rat SD (pureté de 98,7 %) ont montré la présence de kystes ultimobranchiaux proéminents dans
la thyroïde et l’hyperplasie des cellules C de la thyroïde et des parathyroïdes chez les animaux
ayant reçu une dose moyenne à élevée, ainsi qu’une diminution de l’activité de la T4 mesurée à
la semaine 4 d’administration de la dose. Même s’il n’y avait pas eu d’augmentation appréciable
des cas de carcinomes et d’adénomes des cellules C de la thyroïde selon la dose, les lésions
thyroïdiennes constatées ont été considérées comme des lésions prénéoplasiques possibles.
Il y a lieu de noter que le thirame, un métabolite important du zirame chez les mammifères et un
analogue structural, est mutagène et a également présenté des signes d’oncogénicité en raison des
adénomes des cellules C de la thyroïde et des adénomes hépatocellulaires constatés chez le rat
après une exposition à long terme.
On n’a constaté aucun signe de cancérogénicité associé au traitement chez les souris.
Pour résumer, une étude de toxicité chronique chez le rat a montré une augmentation des cas de
carcinomes et d’adénomes des cellules C de la thyroïde à la suite d’un traitement au zirame
(pureté de 89 %, 6,5 % de thirame), et les deux autres études chez le rat ont démontré des effets
sur la thyroïde (hypertrophie, hyperplasie et kystes). Les études ont également indiqué que le
zirame est probablement mutagène. Dans l’ensemble, on a conclu que l’on ne pouvait faire
abstraction des signes de cancérogénicité du zirame, et par conséquent un risque unitaire de
cancer (q1*) a été calculé. L’EPA a classifié le zirame comme « substance présentant des signes
de cancérogénicité » (Reregistration Eligibility Decision, 2003).
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Dans des études à long terme par voie orale chez les rongeurs, on a généralement observé les
signes suivants : diminution du poids corporel, de la prise pondérale, de la consommation
alimentaire et de l’efficacité alimentaire, ainsi que des effets sur la chimie hématologique et
clinique. Chez le rat, on a observé habituellement une légère anémie, une augmentation de
l’hématopoïèse, ainsi qu’une activité élevée des enzymes hépatiques. Les effets chroniques
comprenaient également une mobilité réduite, une atrophie du muscle du mollet et une
dégénérescence axonale, un rétrécissement des fibres nerveuses, une hyperkératose et des
changements dégénératifs dans l’estomac, une hémosidérose dans la rate et le foie, une
diminution du poids des testicules et la fermeture différée de la plaque épiphyséale chez le rat.
Des effets neurotoxiques ont été observés dans les études de toxicité aiguë, à court terme et de
neurotoxicité pour le développement chez le rat. Dans l’étude de neurotoxicité aiguë par voie
orale, on a observé chez les rats des effets dans tous les six domaines fonctionnels dans la
batterie d’observations fonctionnelle, ainsi que de l’ataxie, une démarche entravée, une
respiration anormale et une diminution importante du nombre total d’activités motrices et
ambulatoires. Aucune dose sans effet nocif observé (DSENO) n’a été établie, car l’ataxie et la
démarche entravée ont été observées chez tous les mâles traités. La démarche entravée et l’ataxie
observées après le traitement au zirame ont également été observées dans la polyneuropathie
différée induite par les organophosphates (OPIDN) en rapport avec l’inhibition de l’estérase
neurotoxique du cerveau. L’inhibition de l’estérase neurotoxique du cerveau et de la
cholinestérase du cerveau a été observée dans l’étude de neurotoxicité de 90 jours. Après
l’exposition au zirame, on a constaté une diminution de l’estérase neurotoxique du cerveau (24 à
38 %) dans tous les groupes de doses. Cependant, l’inhibition de l’activité de l’estérase
neurotoxique n’a pas été jugée préoccupante, parce que la réaction à la dose était faible, et la
diminution de l’activité de l’estérase neurotoxique était bien inférieure aux niveaux qui donnent
lieu à des effets cliniques selon la littérature publiée (effets d’hyperactivité chez la souris, avec
inhibition de 40 % de l’activité de l’estérase neurotoxique chez des souris hétérozygotes NTE, et
l’OPIDN est associé à une diminution > 70 %). Aucun événement neurotoxique n’a été relevé
par la batterie des observations fonctionnelles dans le cadre de cette étude.
L’étude de neurotoxicité pour le développement a été jugée acceptable pour être utilisée dans
l’évaluation des risques, mais des limites importantes ont été observées, notamment l’absence
d’évaluations morphométriques du cerveau et d’une batterie complète d’observations
fonctionnelles. Une activité motrice accrue a été observée chez les jeunes en l’absence de
toxicité maternelle, ce qui indique une sensibilité au plan du développement. Les niveaux
d’activité motrice avaient augmenté chez les jeunes dans tous les groupes de traitement, les
niveaux d’activité motrice totale et ambulatoire étant de deux à trois fois plus élevés chez les
jeunes ayant reçu une dose élevée, par rapport aux témoins (jour 17 et 21 après l’administration
de la dose). On a constaté une diminution de la réaction de sursaut maximale moyenne chez les
jeunes traités à la dose élevée de zirame en présence de toxicité maternelle.
Des études de toxicité pour le développement chez le rat et le lapin ont révélé des symptômes
parentaux similaires qui comprenaient une augmentation de la consommation d’eau et de la
salivation, une diminution de la consommation alimentaire et de la prise pondérale, ainsi que la
perte de fourrure chez le rat et la mort chez le lapin. La base de données sur le zirame a indiqué
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une augmentation de la fréquence des résorptions et des pertes post-implantatoires chez le lapin,
et une diminution du nombre des fœtus par femelle chez le lapin et le rat, en présence de toxicité
maternelle. Les études de toxicité pour le développement réalisées chez le lapin à l’aide du
zirame ont révélé des signes de malformation, nommément l’absence de l’os interpariétal aux
doses toxiques pour les mères (causant une diminution de la prise pondérale et de la mortalité).
Dans une étude de toxicité pour le développement chez le rat, on a constaté une augmentation
associée à la dose de la fréquence de l’amincissement du diaphragme et de la protrusion du foie
chez des fœtus à une dose produisant une réduction du poids corporel chez les mères, de la
consommation alimentaire, ainsi qu’une salivation excessive après l’administration. On a
également relevé une fréquence accrue des sternèbres non ossifiés à la dose élevée,
conjointement avec une toxicité maternelle plus grave.
Dans une étude de toxicité pour la reproduction sur deux générations chez le rat, on a constaté
chez les parents ayant reçu une dose élevée une diminution de la consommation alimentaire et de
la prise pondérale pendant la période précopulatoire (F0 et F1), ainsi qu’une diminution du poids
corporel (F1) et de la prise pondérale (F1), et une diminution de la consommation alimentaire
(femelles F0 et F1) pendant la gestation et la lactation. Parmi les autres effets sur les parents,
mentionnons le rougissement des ganglions mésentériques (chez les mâles F0) et des poumons
tachetés (chez les mâles F1), et une augmentation du poids relatif des reins (mâles F1) et du foie
(mâles F0). On a également constaté une diminution équivoque du rapport du sexe mâle, ainsi
qu’une diminution importante des descendants par portée (F1) au traitement à dose élevée. Parmi
les effets constatés chez les descendants à dose élevée, mentionnons une diminution du poids
corporel des descendants pendant la lactation (F1 et F2).
Une augmentation du poids relatif des testicules a été observée dans des études de 80 semaines
chez la souris et de deux ans chez le rat, tandis que dans une étude d’un an chez le chien, on a
relevé une dégénérescence des testicules/épididymes et la stase des spermatozoïdes dans les
tubules épididymiques. Dans une étude complémentaire par voie orale (gavage) chez la souris,
on a constaté une stérilité accrue chez les mâles traités au zirame qui s’accouplaient à des souris
femelles qui n’avaient pas été traitées.
L’exposition au zirame peut prédisposer certains individus à des réactions graves à l’Antabuse
(disulfirame) si de l’alcool est ingéré après l’exposition, en raison de l’inhibition de l’enzyme
acétaldéhyde déshydrogénase, qui joue un rôle crucial dans la conversion de l’acétaldéhyde en
acide acétique.
Les critères d’effet toxicologique ayant servi à l’évaluation des risques pour la santé humaine
sont résumés à l’annexe I.
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3.1.1 Caractérisation des risques selon la Loi sur les produits antiparasitaires
Pour l’évaluation des risques connexes à la présence possible de résidus dans les aliments ou à
l’utilisation de produits dans les résidences ou les écoles ou en périphérie, la Loi sur les produits
antiparasitaires prescrit l’application d’un facteur additionnel de 10 pour tenir compte de
l’intégralité des données relatives à la toxicité chez les nourrissons et les enfants ainsi qu’à la
toxicité prénatale et postnatale possible. Il se peut qu’un facteur différent soit établi d’après des
données scientifiques fiables.
En ce qui concerne l’exhaustivité de la base de données toxicologiques, les études comprennent
une étude de neurotoxicité pour le développement chez le rat, deux études de toxicité pour le
développement (une chez le lapin et une chez le rat), ainsi qu’une étude de toxicité pour la
reproduction sur deux générations chez le rat. Bien que l’étude de neurotoxicité pour le
développement ait été jugée acceptable aux fins de l’évaluation réglementaire, l’absence de
données morphométriques du cerveau dans l’étude représente une limite importante, en raison de
la neurotoxicité du zirame (y compris la dégénérescence et l’atrophie axonale). De plus, des
mesures de l’activité de l’estérase neurotoxique et de la cholinestérase dans les études de la
neurotoxicité pour le développement et de la toxicité aiguë permettraient de mieux caractériser la
toxicité du zirame.
Des aspects préoccupants ont été relevés dans la base de données au sujet de l’évaluation du
risque pour les nourrissons et les enfants. L’étude de neurotoxicité pour le développement
indique clairement qu’il y a une susceptibilité accrue des fœtus du rat lors de l’exposition
in utero et postnatale au zirame (activité motrice accrue) en l’absence de toxicité maternelle. La
façon dont le zirame influe sur le développement neurocomportemental n’est pas bien comprise,
et il est donc difficile de prévoir comment ces effets se manifesteraient chez les humains.
Dans une étude de toxicité pour la reproduction sur deux générations chez le rat, une diminution
du nombre de ratons vivants par portée et une diminution du poids corporel (ratons F1 et F2) ont
été constatées en présence de toxicité maternelle (diminution du poids corporel et de la prise
pondérale, et changements du poids de certains organes). Chez le rat, des effets sur le
développement (amincissement du diaphragme avec protrusion du foie et fréquence des
sternèbres non ossifiés) ont été observés à une dose qui avait également causé une diminution du
poids corporel et de la consommation alimentaire, ainsi qu’une salivation après l’administration
chez les mères. Dans une étude de toxicité pour le développement chez le lapin, on a observé une
fréquence accrue des résorptions tardives, des pertes post-implantatoires et de l’absence de l’os
interpariétal à la dose élevée, effets qui se manifestaient en présence d’une toxicité maternelle
grave (diminution de la prise pondérale et mortalité). Les effets sur le développement et la
reproduction mentionnés ci-dessus se produisaient à des doses supérieures à celles qui
provoquaient la neurotoxicité dans l’étude de neurotoxicité pour le développement.
Pour résumer, toutes les études nécessaires pertinentes pour l’évaluation des risques chez les
nourrissons et les enfants étaient disponibles; cependant, des limites et des préoccupations ont été
relevées. Selon l’étude de neurotoxicité pour le développement actuellement disponible, des
niveaux d’activité motrice accrue ont été observés à la dose la plus faible et en l’absence de
toxicité maternelle. En ce qui concerne la toxicité pré- et postnatale potentielle, l’effet constaté
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soulève des préoccupations au sujet de l’absence de données morphométriques pour le cerveau,
un paramètre crucial pour une substance chimique qui peut s’avérer neurotoxique. Compte tenu
des renseignements ci-dessus et pour établir une dose de référence basée sur les effets relevés
dans cette étude de neurotoxicité pour le développement, le facteur de 10 prescrit par la Loi sur
les produits antiparasitaires est réduit à 3.
3.2
Évaluation des risques professionnels et occasionnels
3.2.1 Choix du critère d’effet toxicologique pour l’évaluation des risques professionnels et
des risques en milieu résidentiel
Exposition professionnelle et occasionnelle (toutes les durées, par voie cutanée et par
inhalation)
Pour ce qui est de l’exposition professionnelle et résidentielle par voie cutanée et par inhalation
pour toutes les durées, la dose minimale entraînant un effet nocif observé (DMENO) de 5 mg/kg
p.c./j, obtenue par l’étude de neurotoxicité du zirame pour le développement, a été sélectionnée
en raison de l’augmentation constatée de l’activité motrice chez les jeunes dans tous les groupes
traités et en l’absence de toxicité maternelle. Des facteurs standards d’incertitude de 10 pour
l’extrapolation interspécifique, de 10 pour la variabilité intraspécifique et de 3 pour
l’extrapolation de la DMENO à la DSENO ont été appliqués. Le facteur prescrit par la Loi sur
les produits antiparasitaires a été maintenu à 3 pour les scénarios en milieu résidentiel. Pour les
scénarios en milieu professionnel, un facteur de 3 additionnel a été appliqué pour tenir compte
des incertitudes résiduelles et pour protéger les sous-populations sensibles, dont les travailleuses
enceintes.
Évaluation du risque unitaire de cancer
Une évaluation par extrapolation linéaire à faible dose (q1*) a été réalisée pour les adénomes et
les carcinomes des cellules C de la thyroïde chez les rats mâles. La valeur q1* calculée pour la
fréquence des tumeurs était de 6,29 × 10-2 (mg/kg p.c./j)-1.
Facteurs d’absorption
Pour calculer l’extrapolation d’un critère d’effet par voie orale dans le cadre de l’évaluation des
risques par voie cutanée, un facteur d’absorption cutanée de 50 % a été établi d’après les
propriétés physico-chimiques de la matière active (solubilité, état physique, taille de la
molécule). Pour l’évaluation des risques par inhalation, une absorption par inhalation de 100 % a
été supposée.
3.2.2 Évaluation de l’exposition professionnelle et des risques connexes
Les travailleurs peuvent être exposés au zirame lorsqu’ils mélangent, chargent et appliquent des
produits contenant cette matière active en milieu agricole ou industriel, qu’ils utilisent des
adhésifs contenant du zirame comme agent de préservation ou qu’ils pénètrent dans des sites
agricoles traités pour y réaliser des activités après le traitement.
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3.2.2.1 Évaluation de l’exposition des préposés au mélange, au chargement et à
l’application, et des risques connexes pour les utilisations agricoles
Les scénarios suivants d’exposition des préposés à l’application ont été pris en compte, d’après
le profil d’emploi étayé du zirame :



mélange/chargement de formulations de poudre mouillable ou de granulés mouillables, et
application par pulvérisation liquide au moyen d’une rampe d’aspersion (concombres,
melons, courges, tomates);
mélange/chargement de formulations de poudre mouillable ou de granulés mouillables et
application en pulvérisation liquide au moyen d’un pulvérisateur pneumatique (pommes,
abricots, pêches);
mélange/chargement de formulations de poudre mouillable ou de granulés mouillables et
application en pulvérisation liquide au moyen d’un pulvérisateur à réservoir dorsal
(pommes, abricots, concombres, melons, pêches, courges, tomates).
Pour tous les scénarios évalués pour les préposés au mélange, au chargement et à l’application,
l’exposition professionnelle était de court à moyen terme.
Les estimations de l’exposition globale (voie cutanée et inhalation) pour les préposés au
mélange, au chargement et à l’application de zirame à l’aide d’une rampe d’aspersion, d’un
pulvérisateur pneumatique ou d’un pulvérisateur à réservoir dorsal ont été calculées à l’aide de
valeurs d’exposition unitaires pour les préposés au mélange, au chargement et à l’application
d’après la version canadienne de la base de données Pesticide Handlers Exposure Database,
version 1.1, et des données de l’Agriculture Handler Exposure Task Force (AHETF).
Les valeurs de la superficie traitée par jour par défaut ont été supposées pour les évaluations de
l’exposition à la suite de l’emploi d’une rampe d’aspersion, d’un pulvérisateur pneumatique ou
d’un pulvérisateur à réservoir dorsal. Parmi les hypothèses additionnelles utilisées pour
l’évaluation des risques, mentionnons des doses d’application maximales et un poids corporel de
80 kg pour les travailleurs. Les valeurs de dose quotidienne moyenne pour la durée de vie ont été
calculées en amortissant l’exposition pendant la durée de vie, en supposant que les travailleurs
travailleraient 30 jours par année pendant 40 années, avec une espérance de vie de 78 ans.
L’équipement de protection individuelle devant être utilisé par les utilisateurs professionnels
n’est pas précisé sur toutes les étiquettes des produits contenant du zirame. Aux fins de
l’évaluation des risques pour les préposés au mélange, au chargement et à l’application,
l’exposition a été estimée pour les travailleurs portant différents niveaux d’équipement de
protection individuelle (d’un équipement de protection individuelle de base jusqu’à un
équipement de protection individuelle complet). En plus de l’équipement standard, on a tenu
compte dans l’évaluation des risques de diverses mesures techniques de protection, comme
l’utilisation de systèmes fermés de mélange/chargement, d’emballages hydrosolubles et
d’équipement d’application en cabine fermée.
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Les risques globaux (voie cutanée et inhalation) pour les préposés au mélange, au chargement et
à l’application ne sont pas préoccupants lorsque le produit est appliqué sur les concombres, les
melons, les courges et les tomates au moyen d’une rampe d’aspersion et/ou d’un pulvérisateur à
réservoir dorsal, pourvu que les travailleurs portent un équipement de protection individuelle
supplémentaire (combinaison résistante aux produits chimiques portée par-dessus une seule
couche de vêtements et gants à l’épreuve des produits chimiques dans le cas des travailleurs qui
utilisent un pulvérisateur à réservoir dorsal) et que des mesures techniques de protection
(systèmes fermés de mélange/chargement pour les applications au moyen d’une rampe
d’aspersion) soient utilisées.
Cependant, des risques globaux préoccupants (voie cutanée et inhalation) pour les préposés au
mélange, au chargement et à l’application ont été identifiés pour les autres utilisations du zirame
(pommes, abricots, pêches), même si l’évaluation des risques repose sur l’hypothèse que les
travailleurs portent un équipement de protection individuelle offrant une protection maximale et
utilisent des mesures techniques de protection. L’établissement de limites pour ce qui est de la
quantité de zirame manipulée (c’est-à-dire dose d’application réduite ou limitation de la
superficie traitée par jour) n’était pas jugé adéquat pour réduire les risques préoccupants
potentiels.
3.2.2.2 Évaluation de l’exposition professionnelle après le traitement et des risques
connexes
Le risque professionnel lié à l’exposition après le traitement a été évalué en prenant en
considération l’exposition des travailleurs qui entrent sur des sites traités pour y effectuer des
activités agricoles impliquant un contact foliaire (par exemple, récolte, éclaircissage, dépistage,
etc.).
Dans le cas des travailleurs qui réintègrent les champs traités pour y réaliser des activités
agricoles, on estime que l’exposition cutanée est la principale voie d’exposition. Compte tenu de
la faible volatilité de cette matière active et en supposant que les travailleurs attendent au moins
12 heures avant de pénétrer sur le site traité, on ne prévoit pas que les travailleurs qui pénètrent
sur les sites traités après le traitement seront exposés au zirame par inhalation.
L’exposition après le traitement des travailleurs aux résidus de zirame sur les fruits et les
légumes devrait être à court et à moyen terme, compte tenu du moment de l’application et des
activités réalisées lorsque les travailleurs réintègrent le site.
L’exposition potentielle des travailleurs après le traitement a été estimée dans le cas d’une seule
application à la dose homologuée maximale, au moyen de coefficients de transfert propres aux
activités et de valeurs de résidus foliaires à faible adhérence. Les résidus foliaires à faible
adhérence désignent la quantité de résidus pouvant être délogés ou transférés d’une surface, par
exemple, des feuilles d’une plante. Pour l’évaluation des risques du zirame, on a supposé que
cette valeur était 25 % de la dose d’application.
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Le coefficient de transfert est une mesure du rapport entre les résidus foliaires à faible adhérence
et l’exposition des personnes qui effectuent des tâches précises; on le calcule à partir de données
générées dans les études sur l’exposition réalisées sur le terrain (Agricultural Re-entry Task
Force, ARTF). Les coefficients de transfert sont propres à une combinaison donnée de culture et
d’activité et tiennent compte de la tenue de travail que portent habituellement les travailleurs
agricoles adultes.
Des risques préoccupants potentiels pour les travailleurs qui réintègrent les sites traités le jour de
l’application étaient cernés pour toutes les combinaisons culture/activité évaluées, après une
seule application.
Afin de protéger les travailleurs prenant part à des activités après le traitement, des délais de
sécurité ont été calculés, et ils représentent le temps qui doit s’écouler avant que les
concentrations de résidus diminuent à un niveau où la réalisation d’une activité spécifique donne
lieu à une exposition inférieure au niveau préoccupant (NP). En supposant un taux de dissipation
des résidus de 10 % par jour, un délai de sécurité d’au moins 22 jours serait requis. Les délais de
sécurité ne seraient pas réalistes d’un point de vue agronomique pour toutes les cultures, sauf les
cucurbitacées, étant donné qu’il faut réintégrer les champs plus tôt. Dans le cas des
cucurbitacées, le risque n’est pas préoccupant jusqu’à trois applications à intervalles
de quatorze jours, avec un délai de sécurité de sept jours pour le dépistage et le désherbage
manuel, et un délai d’attente avant la récolte de 25 jours.
3.2.2.3 Exposition aux utilisations du zirame comme agent de préservation des matériaux et
risques connexes
Pendant le processus de fabrication, on ajoute du zirame aux adhésifs contenant du latex
synthétique et de l’amidon sec, comme agent de préservation des matériaux. Les scénarios
d’exposition suivants ont été pris en compte, d’après son profil d’emploi :

Manupilateurs primaires
o Mélange/chargement pendant la fabrication des adhésifs contenant du latex synthétique et
de l’amidon sec

Manipulateurs secondaires (utilisateurs de la préparation commerciale)
o Utilisation des adhésifs secs contenant du zirame dans des installations de fabrication (par
exemple, production de sacs en papier et de boîtes, scellage des cartons, scellage des
boîtes)
o Applications au point d’utilisation d’adhésifs secs contenant du zirame par des ouvriers
spécialisés (par exemple, poseurs de papier peint)

Travailleurs après le traitement
o Activités de nettoyage, de réparation, d’entretien dans les installations de fabrication
o Travailleurs qui manipulent des produits finis faits d’adhésifs traités (par exemple, sacs
en papier et boîtes)
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Manipulateurs primaires
Pendant la fabrication des adhésifs contenant du latex synthétique et de l’amidon sec, les
travailleurs versent les matières dans un conteneur de pesée ou directement dans des cuves de
mélange (c’est-à-dire déversement ouvert). L’exposition des manipulateurs primaires qui
utilisent du zirame pendant le procédé de fabrication des adhésifs devrait être à moyen et à long
terme. L’estimation de l’exposition (par voie cutanée et par inhalation) des préposés qui
manipulent des substances chimiques tout en portant des gants a été calculée d’après les
estimations de l’exposition au 90e centile obtenues de l’étude de l’exposition aux produits
antimicrobiens (Antimicrobial Exposure Study) réalisée par la Chemical Manufacturers
Association, normalisées pour un poids corporel de 80 kg. Les doses quotidiennes moyennes
pour la durée de vie ont été calculées d’après les estimations d’exposition quotidienne avec
l’hypothèse d’une fréquence d’exposition de 250 jours par année pendant 40 ans. D’après
l’évaluation des risques, on a cerné des risques préoccupants potentiels pour les manipulateurs
primaires du zirame pendant la fabrication d’adhésifs contenant du latex synthétique et de
l’amidon sec.
Manipulateurs secondaires : installations de fabrication
Le produit adhésif sera probablement fourni sous forme de formulation sèche à des installations
de fabrication secondaires, où l’adhésif est mélangé à l’eau avant d’être utilisé pour la production
d’une variété de produits, notamment des sacs en papier et des boîtes, des cartons contrecollés et
pour le scellage des cartons. L’exposition des manipulateurs secondaires sera probablement à
moyen et long terme, et devrait se produire par voie cutanée et par inhalation. On prévoit que la
quantité de matière active manipulée par jour dans une telle installation de fabrication secondaire
serait comparable à l’exposition des manipulateurs primaires (par voie cutanée et par inhalation).
Compte tenu des résultats de l’évaluation des risques pour les manipulateurs primaires, on a
relevé des risques préoccupants potentiels pour les manipulateurs secondaires dans les
installations de fabrication.
Manipulateurs secondaires : points d’utilisation
Aux points d’utilisation, les travailleurs seraient censés mélanger les produits adhésifs secs à de
l’eau sur le site et appliquer le produit (par exemple, pâte à papier peint) à l’aide d’un pinceau,
d’une spatule ou d’une truelle. L’exposition de ces travailleurs (par voie cutanée et par
inhalation) qui manipulent ou appliquent des adhésifs traités au zirame a été évaluée à l’aide de
données d’exposition de substitution tirées de la base de données de la Pesticide Handlers
Exposure Database. Les hypothèses additionnelles utilisées comprenaient des doses d’application
minimale et maximale et un poids corporel moyen du travailleur de 80 kg. On a calculé les doses
quotidiennes moyennes pour la durée de vie en faisant l’hypothèse d’une fréquence d’exposition
de 250 jours par année pendant 40 ans. Selon l’évaluation des risques, les risques sont
préoccupants pour les manipulateurs secondaires qui mélangent/chargent des produits adhésifs
secs et les appliquent au pinceau, à la spatule ou à la truelle.
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Exposition après le traitement des travailleurs
Le risque d’exposition après le traitement en milieu industriel (par exemple, les travailleurs qui
manipulent des produits traités comme des sacs en papier ou qui prennent part à des activités
d’entretien) devrait être faible, en raison de la faible concentration de zirame dans les produits
adhésifs secs et leur dilution ultérieure probable pendant le procédé de fabrication, de la faible
volatilité de cette matière active, et de l’élimination possible des résidus avec l’eau pendant le
processus de fabrication. Par conséquent, le risque d’exposition après le traitement des
travailleurs industriels ne devrait pas être préoccupant.
3.2.3 Évaluation de l’exposition des utilisateurs en milieu résidentiel et des risques
connexes
Aucune utilisation domestique du zirame n’est homologuée au Canada.
3.2.4 Évaluation de l’exposition après le traitement en milieu résidentiel et des risques
pour les utilisations agricoles
L’exposition après le traitement en milieu résidentiel peut se produire après l’application des
produits à usage commercial contenant du zirame sur des arbres fruitiers dans les aires
résidentielles ou les secteurs accessibles au grand public (par exemple, les jardins et les vergers
résidentiels). À l’opposé des travailleurs professionnels qui effectuent habituellement une tâche
sur une culture pendant toute la journée (par exemple, la récolte des pommes), les particuliers en
milieu résidentiel sont plus susceptibles de réaliser diverses activités associées à l’entretien des
arbres, au cours d’une même journée. De plus, on s’attend à ce que le contact cutané se produise
le jour même de l’application du pesticide, car il est probable que les particuliers porteront des
shorts et des vêtements à manches courtes.
On estime que l’exposition cutanée est la principale voie d’exposition après le traitement en
milieu résidentiel. Compte tenu de la faible volatilité de cette matière active, on ne prévoit pas
que le grand public qui réintègre les sites traités soit exposé au zirame par inhalation.
Pour estimer l’exposition cutanée des particuliers en milieu résidentiel qui réalisent des activités
après le traitement associées à l’entretien des arbres, on a utilisé les valeurs maximales par défaut
pour les résidus foliaires à faible adhérence (25 % de la dose d’application) et les coefficients de
transfert propres aux activités (EPA, 2012). Les doses quotidiennes moyennes pour la durée de
vie ont été calculées en supposant une durée d’exposition d’une journée par année, pour une
durée de vie de 78 ans.
On a relevé des risques préoccupants potentiels en milieu résidentiel après le traitement à l’aide
d’une seule application de produits à usage commercial contenant du zirame sur les arbres
fruitiers dans les aires résidentielles pour tous les groupes de population (y compris les enfants,
les jeunes et les adultes).
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3.2.5 Évaluation de l’exposition après le traitement en milieu résidentiel et des risques
pour les utilisations du zirame comme agent de préservation des matériaux
Il est à prévoir que les particuliers mélangeront les produits adhésifs secs contenant du zirame
avec de l’eau et appliqueront le produit (par exemple, sous forme de pâte à papier peint) à l’aide
d’un pinceau, d’une spatule ou d’une truelle. L’exposition des particuliers (par voie cutanée et
par inhalation) qui manipulent et appliquent les adhésifs traités au zirame a été évaluée à l’aide
de données d’exposition de substitution tirées de la Pesticide Handlers Exposure Database. Les
hypothèses additionnelles utilisées comprenaient des doses d’application minimale et maximale
et un poids corporel moyen du travailleur de 80 kg. On a calculé les doses quotidiennes
moyennes pour la durée de vie en faisant l’hypothèse d’une fréquence d’exposition
de quatre jours par année pendant 63 ans.
D’après l’évaluation des risques, l’Agence a conclu que des risques préoccupants potentiels
existent pour un individu utilisant des adhésifs traités au zirame dans des projets de rénovation
domiciliaire.
3.3
Évaluation des risques par le régime alimentaire
Dans l’évaluation de l’exposition par le régime alimentaire, l’ARLA détermine la quantité de
résidus de pesticide pouvant être ingérés dans l’alimentation quotidienne, notamment dans le lait
et la viande. L’évaluation porte aussi sur l’exposition au zirame dans les aliments importés qui
peuvent être traités avec ce produit.
Ces évaluations tiennent compte de l’âge des personnes et des différences dans les habitudes
alimentaires de la population à diverses étapes de la vie. Le Document de principes SPN2003-03,
Évaluation de l’exposition aux pesticides contenus dans les aliments – Guide de l’utilisateur,
présente les procédures d’évaluation des risques détaillées du risque aigu, chronique et
cancérogène par le régime alimentaire, qui sont utilisées par l’ARLA.
L’évaluation du risque par le régime alimentaire tient compte de l’exposition résultant de toutes
les sources d’aliments susceptibles de contenir du zirame. Les estimations des résidus dans les
produits végétaux et les denrées étaient basées sur des données d’essai au champ. Lorsque des
données d’essai au champ n’étaient pas disponibles, la limite maximale de résidus (LMR)
canadienne a été utilisée pour estimer la quantité de résidus dans les cultures. Pour le zirame, il
n’y avait pas de données de surveillance convenant à l’évaluation du risque par le régime
alimentaire et provenant du Programme national de surveillance des résidus chimiques de
l’Agence canadienne d’inspection des aliments et du Pesticide Data Program du United States
Department of Agriculture. Afin d’approfondir l’évaluation, on a également employé les facteurs
de traitement, le pourcentage de culture traité et des renseignements sur la chaîne alimentaire.
Les évaluations des risques aigus, chroniques et cancérogènes par le régime alimentaire ont été
réalisées à l’aide du logiciel Dietary Exposure Evaluation Model (version 2.16) et des données à
jour sur la consommation alimentaire tirées de l’enquête Continuing Surveys of Food Intakes by
Individuals (CSFII) du United States Department of Agriculture (1994 à 1996 et 1998).
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3.3.1 Choix des critères d’effet toxicologiques pour l’évaluation du risque de toxicité aiguë
par le régime alimentaire
Dose aiguë de référence (DARf)
Afin de caractériser les risques aigus par le régime alimentaire, la DMENO de 5 mg/kg p.c./j
provenant de l’étude de neurotoxicité pour le développement a été sélectionnée en raison de
l’augmentation de l’activité motrice chez les jeunes dans tous les groupes de traitement, en
l’absence de toxicité maternelle. Un facteur global (FG) de 1 000 est ainsi justifié, y compris les
facteurs standards d’incertitude de 10 pour l’extrapolation interspécifique, de 10 pour la
variabilité intraspécifique, ainsi qu’un facteur d’incertitude de 3 tenant compte de l’absence
d’une DSENO et d’un facteur de 3 prescrit par la Loi sur les produits antiparasitaires. On estime
que la DARf ainsi obtenue protège toutes les sous-populations, y compris les nourrissons et les
enfants.
DARf = 5 mg/kg p.c. = 0,005 mg/kg p.c.
1 000
3.3.2 Exposition aiguë par le régime alimentaire et risques connexes
Les risques liés à l’exposition aiguë par le régime alimentaire sont calculés à partir de la quantité
maximale de zirame susceptible d’être ingérée en une journée donnée selon la consommation
alimentaire et la teneur en résidus des aliments. Une analyse statistique combine toutes les
associations possibles de consommation alimentaire et de quantités de résidus afin d’estimer la
distribution des quantités de résidus susceptibles d’être ingérées en une journée. On compare la
valeur correspondant à l’extrémité supérieure de cette distribution (99,9e centile) à la DARf, qui
est la dose à laquelle une personne pourrait être exposée, pour une journée donnée, sans craindre
d’effets nocifs pour sa santé.
Les résultats de l’évaluation probabiliste montrent que, d’après le profil d’emploi actuel,
l’exposition aiguë par le régime alimentaire (aliments seulement) au zirame (99,9e centile) donne
lieu à des risques préoccupants potentiels pour tous les sous-groupes de la population. Plusieurs
approches d’atténuation ont été étudiées afin de diminuer l’exposition aiguë par le régime
alimentaire (par exemple, en retirant les denrées contenant des concentrations élevées de résidus
ou les denrées de grande consommation). Malgré cette approche visant à réduire l’exposition par
le régime alimentaire, il subsiste des risques préoccupants. Par conséquent, l’Agence propose
d’annuler toutes les utilisations homologuées du zirame et de révoquer toutes les LMR fixées.
3.3.3 Choix des critères d’effet toxicologiques pour l’évaluation du risque chronique et du
pouvoir cancérogène par le régime alimentaire
Dose journalière admissible (DJA)
Afin d’estimer le risque lié à l’exposition répétée par le régime alimentaire, la DMENO de
5 mg/kg p.c./j provenant de l’étude de neurotoxicité pour le développement a été sélectionnée, en
raison de l’augmentation de l’activité motrice chez les jeunes dans tous les groupes de traitement
en l’absence de toxicité maternelle. Un facteur global (FG) de 1 000 est ainsi justifié, y compris
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les facteurs standards d’incertitude de 10 pour l’extrapolation interspécifique, de 10 pour la
variabilité intraspécifique, ainsi qu’un facteur d’incertitude de 3 tenant compte de l’absence
d’une DSENO et d’un facteur de 3 prescrit par la Loi sur les produits antiparasitaires.
DJA = 5 mg/kg p.c./j = 0,005 mg/kg p.c./j
1 000
Évaluation du risque unitaire de cancer
Une évaluation par extrapolation linéaire à faible dose (q1*) a été réalisée pour les adénomes et
les carcinomes des cellules C de la thyroïde chez les rats mâles. La valeur q1* calculée pour la
fréquence des tumeurs était de 6,29 × 10-2 (mg/kg p.c./j)-1.
3.3.4 Exposition chronique et pouvoir cancérogène par le régime alimentaire ainsi que
risques connexes
L’exposition chronique par le régime alimentaire a été calculée à partir de la consommation
moyenne de divers aliments et des concentrations de résidus dans ces aliments. L’absorption
prévue de résidus a ensuite été comparée à la DJA afin de déterminer le risque chronique, ou
encore multipliée par la valeur q1* pour déterminer le risque de cancer.
Les résultats de l’évaluation de la toxicité chronique par le régime alimentaire (aliments
seulement) montrent que, d’après le profil d’emploi actuel du zirame, il n’y a pas de risques
préoccupants pour toutes les populations. Le risque de cancer par le régime alimentaire (aliments
seulement) est toutefois préoccupant pour la population générale. Tout comme dans le cas de
l’évaluation de la toxicité aiguë, plusieurs méthodes d’atténuation ont été étudiées afin de réduire
l’exposition par le régime alimentaire pouvant présenter un risque chronique ou un pouvoir
cancérogène. Malgré cela, les risques par le régime alimentaire demeurent préoccupants. Par
conséquent, l’Agence propose d’annuler toutes les utilisations homologuées du zirame et de
révoquer toutes les LMR fixées.
3.4
Exposition associée à la consommation d’eau potable
3.4.1 Concentrations dans l’eau potable
Les concentrations de zirame dans les sources d’eau potable au Canada ont été modélisées à
l’aide des logiciels Pesticide Root Zone Model/Exposure Analysis Modeling System
(PRZM/EXAMS) pour les eaux de surface et du logiciel Leaching Estimation and Chemistry
Model (LEACHM) pour les eaux souterraines. Selon les résultats de la modélisation, le zirame
peut être lessivé dans les eaux souterraines et ruisseler vers les eaux de surface.
On prévoit que l’exposition au zirame par l’eau potable contribuerait à l’exposition globale par le
régime alimentaire. Cependant, compte tenu des risques préoccupants de toxicité aiguë et du
pouvoir cancérogène liés au zirame provenant de sources alimentaires seulement, l’Agence n’a
pas réalisé pour le moment une évaluation plus approfondie de l’exposition au zirame dans l’eau
potable et des risques connexes.
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 20
3.5
Évaluation du risque global
Une évaluation de l’exposition globale et des risques connexes pour le grand public, combinant
les différentes voies d’exposition au zirame, n’a pas été réalisée pour le moment, car les divers
modes d’exposition (par exemple, l’exposition en milieu résidentiel et par le régime alimentaire)
présentent déjà des risques préoccupants potentiels.
3.6
Conclusion pour la santé humaine
Pour la présente évaluation, l’Agence a tenu compte du profil d’emploi et du mode d’emploi
actuellement homologués pour le zirame, ainsi que des mesures d’atténuation additionnelles,
comme le port d’un équipement de protection individuelle, des mesures techniques de protection,
des doses d’application moindres et la cessation de certaines utilisations. Des risques
préoccupants potentiels ont été relevés pour la plupart des scénarios touchant la santé humaine (y
compris les scénarios d’exposition professionnelle, résidentielle et par le régime alimentaire),
malgré la prise en compte de mesures de protection additionnelles visant à réduire l’exposition :






Un risque pour les préposés au mélange, au chargement et à l’application a été constaté avec
les utilisations sur les pommes, les abricots et les pêches. Les utilisations sur les
cucurbitacées et les tomates seraient acceptables si l’on mettait en place des mesures
d’atténuation additionnelles.
Des risques après le traitement pour les travailleurs ont été relevés pour la journée
d’application pour toutes les utilisations foliaires. Les délais de sécurité requis ne sont pas
réalistes d’un point de vue agronomique pour toutes les utilisations, sauf les cucurbitacées.
Des risques ont été relevés pour les travailleurs après le traitement pour les utilisations du
zirame sous forme d’agent de préservation des matériaux.
Des risques après le traitement en milieu résidentiel ont été jugés préoccupants pour les
utilisations sous forme d’agent de préservation des matériaux.
Des risques après le traitement pour les travailleurs ont été relevés pour les utilisations
agricoles.
L’exposition à une toxicité aiguë et à un pouvoir cancérogène par le régime alimentaire
(aliments seulement) entraîne des risques préoccupants potentiels d’après le profil d’emploi
actuel.
Dans la plupart des cas, des risques ont été constatés dans les analyses des risques liés au pouvoir
cancérogènes et non cancérogènes.
Aucune autre évaluation approfondie des risques n’est envisagée pour le moment. Vu les
propriétés toxiques du zirame, on ne prévoit pas qu’une évaluation approfondie de l’exposition
modifierait les conclusions relatives au risque global.
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 21
4.0
Déclarations d’incident
Depuis le 26 avril 2007, les titulaires sont tenus par la loi de déclarer à l’ARLA tout incident lié à
leurs produits antiparasitaires et associés à leurs produits. En outre, le grand public, les services
médicaux, les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux peuvent signaler
directement à l’ARLA des incidents mettant en cause des pesticides. L’Agence a effectué des
recherches pour trouver et analyser les incidents dans lesquels le zirame a été en cause en tant
que matière active. En date du 10 juin 2015, aucun incident touchant la santé n’avait été déclaré
à l’ARLA en ce qui concerne le zirame.
5.0
Valeur
Le zirame est homologué pour les utilisations en pulvérisation foliaire afin de supprimer
plusieurs maladies qui ont une incidence économique importante, car elles touchent les pommes,
les pêches, les abricots, les concombres (de champ), les tomates (de champ), les melons brodés,
les pastèques, les citrouilles et les courges d’été. Il est particulièrement important pour lutter
contre la criblure sur les pêches et les abricots. Le zirame est également homologué pour la
prévention de la dégradation bactérienne des formulations adhésives contenant du latex
synthétique et de l’amidon sec, pendant leur fabrication.
Le zirame est important pour la gestion des maladies fongiques en raison de son mode d’action
multisite, du faible risque qu’il présente pour l’acquisition d’une résistance chez les organismes
nuisibles et de son coût relativement faible. Par conséquent, le zirame est utilisé en rotation avec
d’autres matières actives dans le cadre des programmes de lutte intégré visant à contrer les
maladies et l’acquisition de résistance chez les organismes nuisibles, ce qui prolonge la durée de
vie des fongicides à site unique qui présentent un risque élevé d’acquisition de résistance chez
les ravageurs qu’ils sont censés combattre.
6.0
Environnement
6.1
Devenir et comportement dans l’environnement
Le zirame est soluble dans l’eau. Il présente un faible potentiel de volatilisation depuis des
surfaces sèches ou humides. L’hydrolyse est rapide dans des conditions acides, et c’est une voie
importante de transformation du zirame (demi-vie de 0,17 heure à un pH de 5, atteignant 18 jours
à un pH de 8). La phototransformation est également une voie importante de transformation du
zirame dans le sol et les systèmes aquatiques, avec des demi-vies d’environ 8 à 9 heures. Le
zirame est de non persistant à légèrement persistant dans le sol avec des temps de dissipation à
50 % (TD50) de 1,75 et 14,1 jours, selon des études de biotransformation en milieu aérobie et
anaérobie, respectivement, ce qui fait de la biotransformation une importante voie de dégradation
du zirame dans le sol. Le zirame est classé comme substance non persistante dans les systèmes
eau/sédiments aérobies (TD50 de 5 à 7 heures). Il n’y avait aucune information qui aurait permis
d’évaluer la biotransformation du zirame en milieu aquatique dans des conditions anaérobies. La
valeur du log Koe (1,086 à 1,23) indique que le zirame ne devrait pas se bioaccumuler.
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 22
Le zirame est classé comme substance immobile à modérément mobile dans les sols (Kco = 314
à 12 010), et il s’adsorbe plus fortement sur les sols argileux par rapport aux sols de sable, de
loam limoneux, de sable loameux ou de loam sableux. Selon les études de lessivage sur colonne
de sol, le zirame présente un faible potentiel de lessivage sous la couche supérieure
de 2,5 centimètres de sol. Il ressort d’études réalisées sur le terrain aux États-Unis que le zirame
se dissipe dans les sols avec un TD50 de 5,2 à 6,7 jours; cependant, cette dissipation était
biphasique et ralentissait après les deux premières semaines. En raison de sa courte durée dans
l’environnement terrestre, il est peu probable que le zirame se volatilise dans l’atmosphère. Il
peut se lessiver dans les eaux souterraines depuis les sols auxquels il n’est pas étroitement lié.
Le principal produit de transformation du zirame dans l’eau est le thirame, qui est lui-même un
fongicide homologué. Il est formé pendant la biotransformation aquatique et atteint une
concentration maximale de 31,9 % du zirame appliqué. La valeur TD50 maximale du thirame,
selon les études de biotransformation en milieu aquatique aérobie, est de 2,2 jours. Le thirame est
également un important produit de transformation selon les études de biotransformation dans les
sols aérobies, et il atteint une concentration maximale de 49,8 % du zirame appliqué dans
les 6 premières heures. La TD50 maximale du thirame dans le sol était de 3,1 jours.
6.2
Caractérisation des risques environnementaux
Afin d’estimer le potentiel d’effets nocifs sur les espèces non ciblées, on intègre à l’évaluation
des risques environnementaux les données d’exposition environnementale et les renseignements
en matière d’écotoxicologie. L’intégration de ces données est effectuée en comparant les
concentrations d’exposition aux concentrations auxquelles les effets nocifs se produisent. Les
concentrations prévues dans l’environnement sont les concentrations de pesticides dans divers
compartiments de l’environnement, notamment les aliments, l’eau, les sols et l’air. Elles sont
estimées au moyen de modèles standards qui tiennent compte de la dose d’application, des
propriétés chimiques et du devenir dans l’environnement, y compris la dissipation du pesticide
entre deux applications. Les renseignements écotoxicologiques comprennent les données de
toxicité aiguë et chronique pour divers organismes ou groupes d’organismes dans les habitats
terrestres et aquatiques, dont les invertébrés, les vertébrés et les plantes. Les critères d’effet
toxicologique utilisés dans les évaluations des risques peuvent être ajustés de manière à tenir
compte des différences possibles de sensibilité entre les espèces et de la variation des objectifs de
protection (en d’autres mots, la protection à l’échelon de la communauté, de la population ou de
l’individu).
Au départ, une évaluation préliminaire des risques est effectuée pour identifier les pesticides ou
les utilisations spécifiques qui ne posent pas de risque pour les organismes non ciblés, et pour
identifier les groupes d’organismes pour lesquels il peut y avoir un risque possible. L’évaluation
préliminaire des risques recourt à des méthodes simples, à des scénarios d’exposition prudents
(par exemple, une application directe à une dose d’application cumulative maximale) et à des
critères d’effet toxicologique traduisant la plus grande sensibilité. Le quotient de risque (QR) est
ensuite obtenu en divisant la valeur estimée de l’exposition par une valeur toxicologique
appropriée (QR = exposition/toxicité), puis ce QR est comparé au niveau préoccupant (NP = 1).
Si le QR issu de l’évaluation préliminaire est inférieur au niveau préoccupant, les risques sont
alors jugés négligeables et aucune autre caractérisation des risques n’est requise. Par contre, si ce
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 23
QR est égal ou supérieur au NP, on doit effectuer une évaluation plus approfondie des risques
pour mieux les caractériser. L’évaluation approfondie fait intervenir des scénarios d’exposition
plus réalistes (par exemple, la dérive vers des habitats non ciblés et le ruissellement) et peut tenir
compte de critères d’effets toxicologiques différents. Elle caractérisera notamment le risque de
façon plus détaillée à partir de la modélisation de l’exposition, de données de surveillance, de
résultats d’études sur le terrain ou en mésocosme, et de méthodes probabilistes d’évaluation du
risque. Des améliorations peuvent être apportées à l’évaluation du risque jusqu’à ce que le risque
soit caractérisé adéquatement ou qu’il ne soit plus possible d’obtenir davantage de détails.
6.2.1 Risques pour les organismes terrestres
L’évaluation des risques que présente le zirame pour les organismes terrestres était basée sur
l’évaluation des données de toxicité du zirame pour les abeilles, les arthropodes utiles, deux
espèces d’oiseaux et une espèce de mammifères. Il n’y avait pas de données sur la toxicité pour
les lombrics ou les plantes. En ce qui concerne l’évaluation des risques, les critères d’effet
toxicologique choisis pour les espèces les plus sensibles ont servi de valeurs de substitution pour
le large éventail d’espèces pouvant être exposées au zirame à la suite d’un traitement avec cette
substance.
Le zirame ne présente pas de risque pour les abeilles ou les arthropodes utiles. Il présente un
risque potentiel pour certains oiseaux et mammifères, en particulier les herbivores et les petits
insectivores.
Pour ce qui est des oiseaux, comme il n’y avait pas de données sur le TD50 par dissipation
foliaire, une évaluation approfondie des risques a été réalisée en utilisant pour le zirame une
demi-vie par défaut pour la végétation de 10 jours, ainsi que la valeur moyenne des résidus
obtenue par nomogramme pour calculer l’exposition quotidienne estimative. On a constaté un
certain dépassement du NP; cependant, les QR n’avaient pas une valeur élevée. Le QR le plus
élevé était de 19,7 pour les petits insectivores, la toxicité aiguë, les pêches et les pommes. Pour
ce qui est des oiseaux consommant des aliments dans les sites traités, le risque lié à la toxicité
aiguë par le régime alimentaire et pour la reproduction dépassait le NP dans le cas des oiseaux de
petite et moyenne taille (surtout pour le risque aigu par voie orale et par le régime alimentaire)
parmi toutes les guildes alimentaires, ainsi que les oiseaux herbivores de grande taille. Dans le
cas des oiseaux consommant des aliments hors site, exposés par dérive de pulvérisation, le NP
était dépassé seulement pour les applications sur les pommes, les pêches et les abricots. Lorsque
les QR dépassaient le NP, le pourcentage du régime alimentaire requis pour atteindre les
valeurs NP allait d’aussi peu que 5,1 % (le QR le plus élevé, petits insectivores, pêches et
abricots) à 99,6 % du régime alimentaire (gros herbivores, cultures fourragères). Ce risque est
élevé pour les frugivores de petite et moyenne taille, les petits insectivores et les herbivores.
Consommer 5,1 % du régime contaminé au zirame équivaut à 73,5 minutes de consommation
d’aliments contaminés pour atteindre le NP. Par conséquent, l’utilisation du zirame présente des
risques potentiels pour certains oiseaux.
Pour les mammifères, comme il n’y avait pas de données sur les TD50 par dissipation foliaire,
une évaluation approfondie des risques a été réalisée en utilisant pour le zirame une demi-vie par
défaut pour la végétation de 10 jours, ainsi que la valeur moyenne des résidus obtenue par
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 24
nomogramme pour calculer l’exposition quotidienne estimative. Pour ce qui est des évaluations
du risque aigu par voie orale et pour la reproduction, on a constaté certains QR dans le site traité
(au champ) qui dépassaient le NP, mais les QR n’avaient pas une valeur élevée. Le QR le plus
grand était de 14,8 (herbivores de taille moyenne, graminées courtes). Dans le cas de l’exposition
hors site résultant de la dérive de pulvérisation, on a constaté quelques cas de dépassement
du NP aux doses d’application les plus élevées sur les pommes, les pêches et les abricots. Pour
ce qui est des QR dépassant le NP chez les mammifères, le pourcentage d’aliments composant
leur régime et devant être consommé pour atteindre le NP correspondant aux effets sur la
reproduction et à l’exposition aiguë par voie orale allait de 6,7 % du régime alimentaire
(reproduction, herbivores de taille moyenne, graminées courtes) à 100 % (toxicité aiguë,
frugivores de taille moyenne). Consommer 0,1 % du régime contaminé au zirame équivaut
à 96,5 minutes de consommation d’aliments contaminés pour atteindre le NP.
6.2.2 Risques pour les organismes aquatiques
L’évaluation du risque aigu et chronique pour les organismes aquatiques était basée sur une
évaluation des données toxicologiques pour le zirame pour 17 espèces d’eau douce (cinq
invertébrés, huit poissons, trois algues et un amphibien) et trois espèces estuariennes/marines
(deux invertébrés et un poisson). Il n’y avait pas de données sur la toxicité chronique pour les
invertébrés ou les poissons estuariens/marins.
Le risque lié à l’exposition aiguë et chronique au zirame et à son principal produit de
transformation, le thirame, dépassait le NP pour les invertébrés aquatiques d’eau douce au niveau
de l’évaluation préliminaire (pulvérisation hors cible directe). Pour ce qui est de la dérive de
pulvérisation, les QR aigus dépassaient le NP aux doses d’application les plus élevées (pommes,
pêches, abricots) chez les invertébrés d’eau douce, et à toutes les doses d’application pour les
espèces estuariennes/marines. Les QR chroniques pour la dérive de pulvérisation dépassaient
le NP à toutes les doses d’application. Une évaluation approfondie des risques aigus et
chroniques pour les invertébrés d’eau douce et des milieux estuariens/marins a été réalisée pour
déterminer le risque lié au ruissellement, en utilisant les concentrations prévues dans
l’environnement obtenues par le modèle PRZM/EXAMS dans un scénario de traitement des
tomates au Manitoba (6 applications à raison de 1 170 g m.a./ha) et un scénario de traitement des
pêches/abricots en Colombie-Britannique (application unique de 6 800 g m.a./ha). Dans ces deux
cas, les QR aigus et chroniques dépassaient le NP pour le scénario avec les tomates, mais ils
étaient inférieurs au NP pour le scénario avec les pêches/abricots.
L’évaluation préliminaire des risques aigus et chroniques pour les poissons d’eau douce et les
poissons estuariens/marins a démontré dans les deux cas que les QR dépassaient le NP pour la
pulvérisation hors cible directe, ainsi que pour la dérive de pulvérisation. Dans de nombreux cas,
ces dépassements étaient très importants, particulièrement pour ce qui est des risques chroniques,
car les QR allaient de 11,7 à 1 567,2. Une évaluation approfondie des risques a été réalisée pour
déterminer les risques liés au ruissellement, en utilisant les concentrations prévues dans
l’environnement obtenues par le modèle PRZM/EXAMS dans un scénario de traitement des
tomates au Manitoba (6 applications à raison de 1 170 g m.a./ha) et un scénario de traitement des
pêches en Colombie-Britannique (application unique de 6 800 g m.a./ha).
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 25
Selon ces scénarios, le QR aigu pour les poissons d’eau douce et estuariens/marins et le QR
chronique pour les poissons d’eau douce dépassaient tous deux le NP obtenu dans le scénario
avec les tomates. Le NP n’a pas été dépassé dans le scénario avec les pêches et les abricots.
Les QR dépassaient le NP lorsqu’il y avait pulvérisation hors cible directe dans le cas des algues.
Pour ce qui est du risque lié à la dérive de pulvérisation, les QR dépassaient le NP dans le cas des
applications sur les pommes et les pêches à 4 250 et 6 800 g m.a./ha, respectivement. Une
évaluation approfondie des risques a été réalisée à l’aide des concentrations prévues dans
l’environnement obtenues par un modèle de ruissellement pour le scénario avec les tomates au
Manitoba et le scénario avec les pêches et les abricots en Colombie-Britannique. Dans aucun de
ces scénarios, les résultats pour le ruissellement n’ont dépassé le NP pour les algues.
6.3
Conclusion relative à l’environnement
Le zirame présente des risques potentiels pour certains organismes terrestres (mammifères et
oiseaux) qui consomment des aliments contaminés par pulvérisation directe et par dérive de
pulvérisation. Ces risques pour les oiseaux et les mammifères ne peuvent être entièrement
atténués. Le zirame présente également des risques pour certains organismes aquatiques en
raison du ruissellement et de la dérive de pulvérisation.
7.0
Considérations relatives à la politique sur les produits antiparasitaires
7.1
Considérations relatives à la Politique de gestion des substances toxiques
La Politique de gestion des substances toxiques est une politique du gouvernement fédéral visant
à offrir des orientations sur la gestion des substances préoccupantes qui sont rejetées dans
l’environnement. Elle prévoit la quasi-élimination des substances de la voie 1, substances qui
répondent aux quatre critères précisés dans la politique, c’est-à-dire qu’elles sont persistantes
(dans l’air, le sol, l’eau ou les sédiments), bioaccumulables, principalement anthropiques et
toxiques, selon la Loi canadienne sur la protection de l’environnement.
Pendant le processus d’examen, le zirame et ses produits de transformation ont été évalués
conformément à la Directive d’homologation DIR99-032 de l’ARLA et aux critères de la voie 1.
L’ARLA est parvenue aux conclusions suivantes :



2
Le zirame ne satisfait pas à aux critères de la voie 1 de la Politique de gestion des
substances toxiques et ne peut donc pas être considéré comme une substance de la
voie 1. Voir le tableau 1 à l’annexe I pour la comparaison avec les critères de la voie
1.
Le thirame, qui est le principal produit de transformation du zirame, ne répond pas
aux critères de la voie 1.
Le zirame ne forme aucun produit de transformation satisfaisant à tous les critères de
la voie 1.
DIR99-03, Stratégie de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire concernant la mise en œuvre
de la politique de gestion des substances toxiques.
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 26
7.2
Produits de formulation et contaminants préoccupants pour la santé ou
l’environnement
Au cours de la réévaluation, les contaminants de la matière active sont comparés à une liste de la
Gazette du Canada. Cette liste est employée de la manière indiquée dans l’Avis d’intention
NOI2005-013 et elle a pour fondements les politiques et règlements existants, notamment les
Directives d’homologation DIR99-03 et DIR2006-024; elle tient compte aussi du Règlement sur
les substances appauvrissant la couche d’ozone (1998), pris en vertu de la Loi canadienne sur la
protection de l’environnement (1999) (engagement du Canada en vertu du protocole de
Montréal). L’ARLA est parvenue aux conclusions suivantes :
8.0

Le zirame de qualité technique (numéro d’homologation 28426) ne contient aucun
contaminant préoccupant pour la santé ou l’environnement indiqué dans la Gazette
du Canada.

L’utilisation de produits de formulation dans les produits antiparasitaires
homologués figurant sur la Liste des formulants et contaminants de produits
antiparasitaires qui soulèvent des questions particulières en matière de santé ou
d’environnement publiée dans la Gazette du Canada5 est évaluée de manière
continue dans le cadre des initiatives de l’ARLA en matière de produits de
formulation et de la Directive d’homologation DIR2006-026.
Projet de décision d’homologation
À la suite de la réévaluation du zirame, l’ARLA de Santé Canada propose, en vertu de la Loi sur
les produits antiparasitaires et de ses règlements d’application, la cessation de toutes les
utilisations du zirame au Canada. De plus, elle propose la révocation de toutes les LMR fixées
pour le zirame.
3
NOI2005-01, Liste des formulants et des contaminants de produits antiparasitaires qui soulèvent des
questions particulières en matière de santé ou d’environnement en vertu de la nouvelle Loi sur les produits
antiparasitaires.
4
DIR2006-02, Politique sur les produits de formulation et document d’orientation sur sa mise en œuvre.
5
Gazette du Canada, Partie II, volume 139, numéro 24, SI/2005-114 (2005-11-30) pages 2641-2643 : Liste
des formulants et des contaminants de produits antiparasitaires qui soulèvent des questions particulières
en matière de santé ou d’environnement et dans l’arrêté modifiant cette liste dans la Gazette du Canada,
Partie II, volume 142, numéro 13, SI/2008-67 (2008-06-25) pages 1611-1613. Partie 1 – Formulants qui
soulèvent des questions particulières en matière de santé ou d’environnement, Partie 2 – Formulants
allergènes reconnus pour provoquer des réactions de type anaphylactique et qui soulèvent des questions
particulières en matière de santé ou d’environnement et Partie 3 – Contaminants qui soulèvent des
questions particulières en matière de santé ou d’environnement.
6
DIR2006-02, Politique sur les produits de formulation et document d’orientation sur sa mise en œuvre.
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
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Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
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Liste des abréviations
Liste des abréviations
AHETF
ARTF
CSEO
DARf
DJA
DMENO
DSENO
DSEO
EPA
EXAMS
FG
LEACHM
LMR
ME
NMRI
NP
PRZM
QR
Agricultural Handlers Exposure Task Force
Agricultural Re-Entry Task Force
concentration sans effet observé
dose aiguë de référence
dose journalière admissible
dose minimale entraînant un effet nocif observé
dose sans effet nocif observé
dose sans effet observé
United States Environmental Protection Agency
Exposure Analysis Modeling System
facteur global
Leaching Estimation and Chemistry Model
limite maximal de résidus
marge d’exposition
identificateur de souche de souris
niveau préoccupant
Pesticide Root Zone Model
quotient de risque
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
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Liste des abréviations
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
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Annexe I
Annexe I
Critères d’effet toxicologique utilisés dans l’évaluation des
risques pour la santé liés au zirame
Dose de référence
(mg/kg p.c./j)
DSENO (ou DMENO) de l’étude
FG ou ME cible
et justification1
DARf (toutes les
populations)
0,005
DMENO = 5 mg/kg p.c./j
Étude de neurotoxicité pour le
développement chez le rat
(activité motrice accrue)
DJA (toutes les
populations)
0,005
FG = 1000
(Loi sur les
produits
antiparasitaires =
facteur de 3)
FG = 1000
(Loi sur les
produits
antiparasitaires =
facteur de 3)
ME = 1000
(Loi sur les
produits
antiparasitaires =
facteur de 3)
ME = 1000
Exposition
résidentielle (toutes
les durées et toutes
les voies)
Exposition
professionnelle
(toutes les durées et
toutes les voies)
Évaluation des
risques de cancer
q1* = 6,29 × 10-2
(mg/kg p.c./j)-1
Fondé sur la fréquence de tumeurs du
foie observées dans une étude combinée
de toxicité chronique/cancérogénicité
chez le rat.
1
Le FG renvoie à la somme du facteur d’incertitude et du facteur prescrit par la Loi sur les produits antiparasitaires pour l’évaluation des risques
alimentaires et résidentiels; la ME renvoie à la ME cible pour l’évaluation de l’exposition professionnelle.
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
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Annexe I
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
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Annexe II
Annexe II
Organisme
Toxicité chez les espèces non ciblées
Type d'étude
Espèce
Substance à
l’essai
Critère d’effet
Valeur*
(effet)
Effet
préoccupant
Référence
DL50 – 48 h
> 100 µg m.a./abeille
Mortalité
ARLA
1310576;
1310708;
1129667
DL50 – 48 h
46,7µg m.a./abeille
Mortalité
ARLA
1129667
CSEO
10,5 kg m.a./ha
Mortalité et
reproduction
ARLA
924934
Espèces terrestres
Invertébrés
Oiseaux
Toxicité aiguë par
contact
Abeille domestique
(Apis mellifera)
Zirame
Toxicité aiguë par
contact
Chrysope verte prédatrice
(Chrysoperla carnea
Steph.)
Zirame
Toxicité aiguë par
contact
Lombric
(Eisenia foetida)
Zirame
Toxicité aiguë par
voie orale
(Anas platyrhynchos)
Canard colvert
Zirame
Colin de Virginie
Colin de Virginie
(Coturnix virginianus).
Zirame
Canard colvert
(Anas platyrhynchos)
Reproduction
Colin de Virginie
(Coturnix virginianus).
DL50
DL50
(Coturnix virginianus).
Régime alimentaire
Pas de données
Zirame
CL50
196 mg m.a./kg p.c.
Mortalité
97 mg m.a./kg p.c.
Mortalité
> 5 200 mg m.a./kg
d’aliments
Mortalité
ARLA
1310576;
1310708;
1129667
ARLA
1310576;
1310708;1129
667
CL50
5 156 mg m.a./kg
d’aliments
Mortalité
CSEO
500 mg m.a./kg
d’aliments
Mortalité, poids
corporel,
consommation
alimentaire,
production
d’œufs,
développement
de l’embryon
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 33
ARLA
1310576;
1310708
ARLA
1310576;
1310708
ARLA
1129667
Annexe II
Organisme
Type d'étude
Espèce
Substance à
l’essai
Critère d’effet
Valeur*
(effet)
Effet
préoccupant
Mammifères
Toxicité aiguë par
voie orale
Rat
Zirame
DL50
320 mg m.a./kg p.c.
Mortalité
DL50
267 mg m.a./kg p.c.
Mortalité
DSEO
14,8 mg m.a./kg
p.c./j
Reproduction
Reproduction
Rat
Zirame
CSEO
207 mg m.a./kg
régime
Référence
Perte de poids
corporel,
diminution de la
consommation
alimentaire
Espèces aquatiques
Invertébrés
d’eau douce
Toxicité aiguë
Toxicité aiguë
CL50 – 24 h
0,048 mg m.a./L
Immobilité
ARLA
1310576;
1310708
Daphnia magna
CL50 – 24 h
0,14 mg m.a./L
Immobilité
ARLA
1310576;
1310708
Écrevisse
(Procamburus clarkii)
CL50 – 24 h
Immobilité
ARLA
1129667
Moustique
(Culex fatigans)
CE50 – 72 h 560
Immobilité
ARLA
1129667
Moule zébrée
(Dreissena polymorpha)
CL50 – 5 j
Daphnia magna
Daphnia magna
Zirame
> 40 mg m.a./L
instar I
< 0,1 mg m.a./L
instar II
0,18 mg m.a./L
instar III
0,55 mg m.a./L
instar IV
1,31 mg m.a./L
pupe
8,1 mg m.a./L
Thirame
CL50 – 24 h
1,8 mg m.a./L
0,011 mg m.a./L
ARLA
1129667
Immobilité
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 34
ARLA
1752918
et/ou1830692
Annexe II
Organisme
Invertébrés
estuariens et
marins
Type d'étude
Espèce
Substance à
l’essai
Critère d’effet
Valeur*
(effet)
Effet
préoccupant
Référence
Toxicité aiguë
Daphnia magna
Thirame
CE50 – 48 h
0,21 mg m.a./L
Immobilité
ARLA
1752918
et/ou1830692
Toxicité chronique
Daphnia magna
Zirame
CSEO – 21 j
0,001 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
924934
Toxicité chronique
Daphnia magna
CSEO – 21 j
Longueur de la
carapace
ARLA
1129667
Toxicité chronique
Chironomus riparius
1er stade larvaire
CSEO – 28 j
Émergence
ARLA
924934
Toxicité chronique
Daphnia magna
Thirame
CSEO – 21 j
0,001 mg m.a./L
Croissance et
reproduction
Toxicité aiguë
Huître
(Crassostrea gigas)
Zirame
CE50 – 96 h
0,077 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
1310576;
1310708
CL50 – 96 h
0,014 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
1310576;
1310708
CL50 – 96 h
0,0036 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
1752918
et/ou1830692
CE50 – 96 h
0,0047 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
1752918
et/ou1830692
Mysidacé
(Mysidopsis bahia)
Toxicité aiguë
Mysidacé
(Mysidopsis bahia)
Thirame
Huître
(Crassostrea gigas)
Toxicité chronique
Poissons d’eau
douce
Toxicité aiguë
Thirame
Carpe
(Cyprinus carpio)
Zirame
< 0,0018 mg m.a./L
0,242 mg m.a./L
ARLA
1752918
et/ou1830692
Pas de données
CL50 – 96 h
0,27 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
1310576;
1310708
Tête-de-boule
(Pimephales promelas)
CL50 – 96 h
0,0008 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
1310576;
1310708
Truite arc-en-ciel
(Oncorhynchus mykiss)
CL50 – 96 h
1,7 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
1310576;
1310708
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 35
Annexe II
Organisme
Type d'étude
Espèce
Substance à
l’essai
Critère d’effet
Valeur*
(effet)
Effet
préoccupant
CL50 – 96 h
0,27 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
1129667
CL50 – 96 h
0,3 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
1310576;
1310708;
1129667
Crapet arlequin
(Daphnia magna)
CL50 – 96 h
0,0097 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
1310576;
1310708
Carpe
(Pteronarcys californica)
CL50 – 96 h
0,27 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
1310576;
1310708
CL50 – 96 h
0,075 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
1129667
CL50 – 96 h
0,50 mg m.a./L
Mortalité
ARLA
1752918
et/ou1830692
CL50 – 96 h
0,13 mg m.a./L
Mortalité
CL50 – 96 h
0,28 mg m.a./L
Mortalité
CL50 – 96 h
0,042 mg m.a./L
Mortalité
CL50 – 96 h
0,28 mg m.a./L
Mortalité
CL50 – 96 h
0,13 mg m.a./L
Mortalité
CL50 – 96 h
0,27 mg m.a./L
Mortalité
CSEO – 28 j
0,189 mg m.a./L
Mortalité
(Salmo gairdnerii)
Truite arc-en-ciel
(Oncorhynchus mykiss)
Thirame
Crapet arlequin
(Lepomis macrochirus)
Tête-de-boule
(Pimephales promelas)
Toxicité chronique
(premiers stades de
vie)
Crapet arlequin
(Lepomis macrochirus)
Zirame
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 36
Référence
ARLA
1752918
et/ou1830692
ARLA
1752918
et/ou1830692
ARLA
1752918
et/ou1830692
ARLA
1752918
et/ou1830692
ARLA
1752918
et/ou1830692
ARLA
1752918
et/ou1830692
ARLA
924934
Annexe II
Organisme
Type d'étude
Espèce
Substance à
l’essai
Truite arc-en-ciel
(Oncorhynchus mykiss)
Poissons
estuariens/
marins
Valeur*
(effet)
Effet
préoccupant
CSEO – 60 j
< 0,00032 mg m.a./L
Mortalité,
longueur et
tératogénicité
CSEO – 60 j
0,00032 mg m.a./L
Mortalité
Toxicité chronique
(premiers stades de
vie)
Truite arc-en-ciel
(Oncorhynchus mykiss)
Toxicité aiguë
Mené tête-de-mouton
(Cyprinodon variegatus)
Zirame
CL50 – 96 h
0,84 mg m.a./L
Mortalité
Toxicité aiguë
Mené tête-de-mouton
(Cyprinodon variegatus)
Thirame
CL50 – 96 h
0,54 mg m.a./L
Mortalité
Zirame/
thirame
Toxicité chronique
Plantes et
algues d’eau
douce
Thirame
Critère d’effet
Toxicité aiguë
ARLA
1129667
ARLA
1752918
et/ou1830692
ARLA
1310576;
1310708
ARLA
1310576;
1310708
Pas de données
CE50 – 120 h
0,067 mg m.a./L
Impossible à
déterminer
ARLA
1310576;
1310708
CE50 – 96 h
1,2 mg m.a./L
Impossible à
déterminer
ARLA
1129667
CE50 – 96 h
1,0 mg m.a./L
Algue verte
(Selenastrum
capricornutum)
CE50 – 48 h
0,14 mg m.a./L
Lenticule bossue
(Lemna gibba)
CE50 – 96 h
1,6 mg m.a./L
Algue verte
(Selenastrum
capricornutum)
Zirame
Algue
(Chlorella pyrenoido)
Toxicité aiguë
Référence
Algue
(Chlorella pyrenoido)
Thirame
Biomasse
Biomasse
Biomasse
* Les valeurs utilisées dans l’évaluation des risques sont en caractères gras.
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 37
ARLA
1752918
et/ou1830692
ARLA
1752918
et/ou1830692
ARLA
1752918
et/ou1830692
Annexe II
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 38
Références
Références
A.
Liste d’études et de renseignements présentés par le titulaire
Chimie
Numéro
Référence
de
document
de
l’ARLA
1519283
Technical Chemistry file ZIR-VAF-1 Technical Ziram and Vancide MZ-96.,
DACO: 2.99
1519292
Technical Chemistry file ZIR-VAF-1 Technical Ziram and Vancide MZ-96.,
DACO: 2.99
1519302
Technical Chemistry file ZIR-VAF-1 various correspondences for Vancide
Technical Ziram (Zinc dimethydithiocarbamate), DACO: Memo
1519463
1995, Technical Chemistry file ZIR-VAF-1 Determination of [CBI removed] in
VANCIDE MZ-96, DACO: 2.16
1261972
Annex 1 - Ziram Technical - summary of production process, DACO: 2.11.1 CBI
1261973
Annex 2 - Ziram Technical - Manufacturing process & Justification for the Presence
of impurities & Justification for the Presence of Additives, DACO:
2.11.2,2.11.3,2.11.4 CBI
1261975
2001, Annex 4 - 5 - Batch Report [DM 5-batch analysis of ziram], DACO: 2.13.1,
2.13.2, 2.13.3 CBI
1261976
1996, Ziram Physical And Chemical Properties, DACO:
2.14.1,2.14.10,2.14.11,2.14.12,2.14.13,2.14.14,2.14.2,2.14.3,2.14.4,2.14.6,2.14.7,2.
14.8,2.14.9 CBI
Toxicologie
Numéro de
document
de l’ARLA
1122400
1210432
1210433
1210434
1210435
1210436
1210437
1210438
1210439
1210440
1210441
1210442
1210443
Référence
1994, Combined Chronic Toxicity and Oncogenicity of Ziram (Technical)
Administered in Diet to Rats (13 volumes). DACO: 4.4.4
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 39
Références
1210444
1132523
1132524
1132525
1148917
104-week combined chronic toxicity and carcinogenicity study with thiram in rats
final report (hla6111-113;tht18595-048a-h) (cont'd on roll#1097), DACO:
4.4.1,4.4.2
1989, Acute Oral Toxicity to Rats of Ziram (89690D/UCB315/AC; MRID
4134040) (VANCIDE MZ-96 technical). Sponsor: UCB Chemicals Corporation.
DACO: 4.2.1
1148918
1989, Acute Dermal Toxicity to Rabbits with Ziram (89338D/UCB316/AC;
MRID41340402) Final Report (Vancide Mz-96 Technical). DACO: 4.2.2
1148919
1990, Acute Inhalation Toxicity in the Rat (171016) (Vancide Mz-96 Technical).
Published By: Exxon Biomedical Sciences Inc, East Millstone, New Jersey.
DACO: 4.2.3
1148921
1991, Supplemental Information to the Acute Inhalation Study Defining Male And
Female LD50 (Rats) (171016) (Vancide Mz-96 Technical) With Letter From
Exxon Biomedical Science Study Director. DACO: 4.2.3
1148922
1990, Eye Irritation to Rabbits with Ziram (Technical) (MRID
4164300;90499d/Ucb318/Se). Final Report (Vancide Mz-96 Technical). DACO:
4.2.4
1148924
1990, Skin Irritation to Rabbits with Ziram (Technical)
(MRID41643002;90500D/UCB317/SE) Final Report (Vancide Mz-96 Technical).
DACO: 4.2.5
1148925
1988, Assessment of the Skin Sensitization Potential of Ziram Technical In The
Guinea Pig (Split-Adjuvant Test)(RCCNOTOX0878/1096; MRID 41643003)
(Vancide MZ-96 Technical). Published By: Rcc Notox. DACO: 4.2.6
1148927
1992, Ziram (Technical) Preliminary Toxicity to Rats by Dietary Administration
For 13 Weeks. Final Report (ZIR5/901840) (Vancide MZ-96 Technical). DACO:
4.3.1
1148928
1989, 21-Day Dermal Toxicity Study in Rabbits with Ziram. Final Report
(ZIR4/89689) (Vancide MZ-96 Technical). DACO: 4.3.4
1148933
1989, Analysis of Metaphase Chromosomes Obtained from CHO Cells Cultured
in Vitro and Treated with Ziram. Final Report (ZIR7/89675) (Vancide MZ-96
Technical). DACO: 4.5.4
1148934
1989, Autoradiographic Assessment of DNA Repair After in Vitro Exposure of
Rat Hepatocytes to Ziram (ZIR6/89820;Mrid41287801) Final Report (Vancide
MZ-96 Technical). DACO: 4.3.1
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 40
Références
1165816
1165962
1994, Report: An Acute Neurotoxicity Study of Zaram in Rats. [Vancide MZ-96
(Technical Ziram). Ziram (Zinc Dimethyldithiocarbamate). (Continue On Roll
1503). Performing Laboratory: Wil Research Laboratories Inc. Sponsor: The
Ziram Task Force.
DACO: 4.5.10
1165965
1994, Final Report a Subchronic (13-Week) Neurotoxicity Study of Ziram in Rats
(Wil-223004) Performing Laboratory: WIL Research Laboratories Inc. Sponsor:
The Ziram Task Force NPC Inc, Sterling Va. DACO: 4.5.11
1210391
1210392
1210394
1210395
1994, An Acute Neurotoxicity Study of Ziram in Rats (3 Volumes). DACO:
4.5.12
1210397
1992, Ziram Toxicity Study on Beagle Dogs (repeated daily dosage for 13 weeks).
DACO: 4.3.2
1210398
1989, Twenty-one Day Dermal Toxicity Study in Rabbits with Ziram. DACO:
4.3.5
1994, A Subchronic (13 week) Neurotoxicity Study of Ziram in Rats (4 Volumes).
DACO: 4.5.13
1210399
1210400
1210403
1210404
1210405
1210407
1210408
1210409
1210410
1210411
1210412
1210413
1210414
1210415
1210416
1210417
1210418
1210420
1992, Ziram Preliminary Toxicity to Rats by Dietary Administration for 13
Weeks. DACO: 4.3.4
1993, Ziram Toxicity to Dogs by Repeated Dietary Administration for 52 Weeks
(2 Volumes). DACO: 4.4.5
1994, Potential Oncogenicity to Mice by Repeated Dietary Administration for 80
Weeks (9 volumes). DACO: 4.4.3
1989, A Study of the Effect of Ziram on Pregnancy of the Rat. DACO: 4.5.2
1210421
1148930
1989, Oral (Gavage) Teratology Study in the Rabbit. DACO: 4.5.8
1210422
1210423
1210424
1210425
1996, A Dietary Two-Generation Reproduction and Developmental Neurotoxicity
Study of Ziram in rats (7 volumes). DACO: 4.5.1, 4.5.14
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 41
Références
1210426
1210427
1210428
1210429
1210430
1210431
1210445
1148932
1210446
1989, Ziram Technical: Bacterial mutation assay. DACO: 4.5.4
1989, Analysis of metaphase chromosomes obtained from CHO cells cultured in
vitro and treated with Ziram. DACO: 4.5.7
1210447
1989, Autoradiographic assessment of DNA repair in vitro exposure of rat
hepatocytes to Ziram. DACO: 4.5.5
1210448
1991, Metabolism of Ziram in Rats. DACO: 4.5.0 (reported as DACO: 6.4)
Évaluation de l’exposition pour la santé humaine
Numéro de
document
de l’ARLA
1129398
1129399
1129400
1129403
1129404
1129405
1129407
1735022
1735225
2004944
2115788
2170061
2170062
2213652
Référence
1993, Ziram: Nature of the residue in lactating goats, DACO: 6.2
1994, 14C-ZIRAM Plant metabolism study in field grown apple, DACO: 6.3
1997, Metabolism of [14C] ziram in grapes, DACO: 6.3
1999, Ziram: Magnitude of residue on tomatoes (1996 trials), DACO: 7.4.3
1999, Ziram: Magnitude of residue on tomatoes (1997 trials), DACO: 7.4.4
1992, Ziram: Magnitude of the residue in or on commodities processed from
apples treated by ground equipment in New York, 1989, DACO: 7.4.5
1996, Frozen storage stability of ferbam and ziram in apples, DACO: 7.8
Re-evaluation of ziram, Registrant response, March 27, 2009
2009, PART 5 - Exposure 5.2-Ziram-final-Attachment 4, DACO: 5.14
2010, Agricultural Handler Exposure Scenario Monograph: Open Cab Airblast
Application of Liquid Sprays, DACO: 5.3, 5.4
Agricultural Re-entry Task Force (ARTF). 2008. Data Submitted by the ARTF to
Support Revision of Agricultural Transfer Coefficients.
2007, IR4 PR No. B4116 Ziram Magnitude of the Residue on Grape, DACO:
7.4.1
2005, Ziram 76 DF Apple Washing Study, DACO: 7.8
2012, Vancide MZ-98-letter of intent-02august2012-new product, DACO: 0.8
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 42
Références
Environnement
Numéro de
document
de l’ARLA
1129408
1210382
1210383
1210384
1210385
1210386
1210387
1210388
1210389
1210390
1310167
1310168
1310169
1310170
1310171
1712947
B.
Référence
2001, US EPA, Ziram Registration: Chemical No. 034805. Case No. 2180
1989, The Acute Oral Toxicity (LD50) of Ziram Technical to the Bobwhite Quail
1992, The Dietary Toxicity (LC50) of Ziram Technical to the Bobwhite Quail
1992, The Dietary Toxicity of Ziram Technical to the Mallard Duck
1991, The Acute Toxicity of Ziram Technical to Bluegill Sunfish
1991, The Acute Toxicity of Ziram Technical to Rainbow Trout
1991, The Acute Toxicity of Ziram Technical to Daphnia magna
1995, Ziram- Acute Toxicity to Sheepshead Minnow under flow through
conditions
1995, Ziram- Acute Toxicity to the Eastern Oyster under flow through conditions
1995, Ziram- Acute Toxicity to Mysids under flow through conditions
1996, Aerobic Soil Metabolism of [14C] Ziram
1995, Adsorption.Desorption of 14C Ziram
1998, Final Report.Terrestrial Field Dissipation of Ziram 76 DF Fungicide in
California
1998, Final Report.Terrestrial Field Dissipation of Ziram 76 DF Fungicide in
North Carolina
1995, Ziram. Toxicity to the Freshwater Green Alga, Selenastrum Capricornutum;
Amended Final Report
1996, Aerobic Soil Metabolism of [14C] Ziram
AUTRES RENSEIGNEMENT PRIS EN COMPTE
Toxicologie
Numéro de
document
de l’ARLA
Référence
2003, Reregistration Eligibility Decision For Ziram PC Code: 034805 Case: 2180
1310576
1900455
1900456
D.K. Gulati et al. (1989). Chromosome Aberration and Sister Chromatid
Exchange Tests in Chinese Hamster Ovary Cells In Vitro III: Results With 27
Chemicals - Environmental and Molecular Mutagenesis, Volume 13, Pages 133 to
193
DACO: 4.5.6
P. Fooureman et al. (1993). Chemical Mutagenesis Testing in Drosophila. X.
Results of 70 Coded Chemicals Tested for the National Toxicology Program Environmental and Molecular Mutagenesis, Volume 23, Pages 208-227
DACO: 4.5.8
Projet de décision de réévaluation - PRVD2016-06
Page 43
Références
1900457
1900459
1900460
1900461
1900462
1900463
1900465
1900466
1900467
1900468
1900469
1900471
K. Maita et al. (1997). Chronic Toxicity Studies with Ziram in F344 Rats and
Beagle Dogs. Journal of Pesticide Science, Volume 22, Pages 193 to 207
DACO: 4.4.5
J. Franekic et al. (1994). Genotoxicity of Dithiocarbamates and their Metabolites Mutation Research, Volume 325, Pages 65 to 74
DACO: 4.5.4
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active substance in Annex I of the Council Directive 91/414/EEC Ziram Volume 1
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