Lavage des mains, nettoyage, désinfection et stérilisation dans les établissements de santé

Lavage des mains, nettoyage, désinfection et stérilisation dans les établissements de santé
ISSN 1188-4169
Relevé des maladies transmissibles au Canada
Date de publication : décembre 1998
Volume 24S8
Supplément
guide de prévention des infections
Lavage des mains,
nettoyage, désinfection et
stérilisation dans les
établissements de santé
Notre mission est d’aider les Canadiens et Canadiennes
à maintenir et à améliorer leur état de santé
Santé Canada
Cette publication a été produite par la Division de la diffusion des
documents au Laboratoire de lutte contre la maladie, Santé Canada.
Pour obtenir des exemplaires supplémentaires ou pour vous abonner
au Relevé des maladies transmissibles au Canada, veuillez
communiquer avec le Centre des services aux membres, Association
médicale canadienne, 1867 promenade Alta Vista, Ottawa (Ontario),
Canada K1G 3Y6.
Tél. : 888-855-2555 ou par télécopieur : (613) 731-9102.
On peut aussi avoir accès électroniquement à cette publication par
internet en utilisant un explorateur Web, à http://www.hc-sc.gc.ca/
hpb/lcdc
Guide de prévention des infections
Lavage des mains, nettoyage,
désinfection et stérilisation
dans les établissements de santé
Santé Canada
Laboratoire de lutte contre la maladie
Bureau des maladies infectieuses
Infections nosocomiales et du travail
Exposé liminaire
L’élaboration de lignes directrices nationales a pour
but premier d’aider les professionnels de la santé à
améliorer la qualité des soins. Pour établir des politiques,
des procédures et des mécanismes d’évaluation
permettant d’assurer une qualité optimale des soins de
santé, on a besoin d’un guide de prévention des
infections. Par ailleurs, un tel guide facilite l’élaboration
de normes, mais respecte l’autonomie de chaque
établissement et reconnaît le pouvoir et la responsabilité
de leurs corps administratifs pour ce qui est de veiller à
la qualité des soins fournis aux patients/clients.
Dans la mesure du possible, l’information contenue
dans le présent guide est basée sur des résultats de
recherches. Toutefois, pour certains aspects, les données
publiées étaient insuffisantes; on s’est alors fondé sur
l’accord de plusieurs experts dans le domaine pour
produire des directives spécifiques à la pratique établie.
Les guides ne sauraient demeurer pertinents et utiles sans
la recherche et sans de fréquentes révisions et mises à
jour.
Le Comité directeur remercie sincèrement les
nombreux praticiens de la santé et les autres personnes
qui, par les conseils et les renseignements qu’ils ont
fournis, ont contribué à concrétiser ce projet.
Le présent guide fait partie d’une série de lignes
directrices publiées au fil des ans sous l’égide du Comité
directeur chargé de l'élaboration des guides de prévention
des infections. Le Guide de prévention des infections :
Lavage des mains, nettoyage, désinfection et stérilisation
dans les établissements de santé présente un aperçu de la
situation ainsi que des recommandations ayant pour but
d’aider à prévenir leur transmission dans les
établissements de santé. Ce document fait partie de la
série des Guides de prévention des infections de Santé
Canada et doit être utilisé de concert avec eux,
notamment les suivants :
La prévention des infections transmissibles par le
sang dans les établissements de santé et les services
publics (1997)
Techniques d’isolement et précautions (1990) (en cours
de révision – publication prévue en mars 1999)
Guide de prévention des infections à entérocoques
résistants à la vancomycine au Canada (1997)
Lutte antituberculeuse dans les établissements de soins et
autres établissements au Canada (1996)
Plan canadien d’intervention d’urgence en cas de fièvres
hémorragiques virales et autres maladies connexes (1997)
Prévention des infections liées aux dispositifs d’abord
intravasculaire à demeure (1997)
Soin des pieds à l’intention des dispensateurs de soins
dans la collectivité (1997)
Guide de prévention des infections à l’intention du
personnel travaillant dans les établissements de santé
(1990) (en cours de révision)
Prévention de la pneumonie nosocomiale (1990)
(en cours de révision)
Établissements de soins prolongés (1994)
L’utilisation des antimicrobiens dans les établissements
de santé (1990)
Prévention des infections des plaies opératoires (1990)
Prévention des infections des voies urinaires (1990)
Soins périnatals (1988)
iii
Organisation des programmes de prévention des
infections dans les établissements de santé (1990)
Pour obtenir de l’information sur les publications de
Santé Canada énumérées ci-dessus, communiquer avec la :
iv
Division des infections nosocomiales et du travail
Bureau des maladies infectieuses
Laboratoire de lutte contre la maladie
Santé Canada, Indice de l’adresse 0603E1
Ottawa (Ontario) K1A 0L2
Téléphone : (613) 952-9875
Télécopieur : (613) 998-6413
Comité directeur chargé de l’élaboration du guide
de prévention des infections
MEMBRES DU COMITÉ DIRECTEUR
Dre Lindsay Nicolle (présidente)
Professeure et titulaire de la chaire H.E. Sellers
Service de médecine interne
Centre de sciences de la santé de l’Université du
Manitoba
GC 430, 820, rue Sherbrooke
Winnipeg (Manitoba)
R3A 1R9
Téléphone :
(204) 787-7772
Télécopieur :
(204) 787-4826
Courriel :
nicolle@cc.umanitoba.ca
Dr John Conly
Épidémiologiste hospitalier et professeur agrégé de
médecine
The Toronto Hospital, pièce 117A-NU13
200, rue Elizabeth
Toronto (Ontario)
M5G 2C4
Téléphone :
(416) 340-4858
Télécopieur :
(416) 340-5047
Courriel :
jconly@torhosp.toronto.on.ca
Dr Charles Frenette
Hôpital Charles-Lemoyne
121, boul. Taschereau
Greenfield Park (Québec)
J4V 2H1
Téléphone :
(514) 466-5000, poste 2834
Télécopieur :
(514) 466-5778
Mme Agnes Honish
Gestionnaire, Lutte contre les maladies transmissibles
Capital Health Authority
Community and Public Health
Suite 300, 10216 - 124th Street
Edmonton, Alberta
T5N 4A3
Téléphone :
(403) 413-7944
Télécopieur :
(403) 413-7950
Dr B. Lynn Johnston
Épidémiologiste hospitalier et professeur agrégé de
médecine
Queen Elizabeth II Health Sciences Centre,
Room 5-014 ACC
1278 Tower Road
Halifax (Nouvelle-Écosse)
B3H 2Y9
Téléphone :
(902) 473-8477
Télécopieur :
(902) 473-7394
Mme Linda Kingsbury
Infirmière-conseil
Division des infections nosocomiales et du travail
Bureau des maladies infectieuses,
Laboratoire de lutte contre la maladie, 0603E1
Santé Canada
Pré Tunney
Ottawa (Ontario) K1A 0L2
Téléphone :
(613) 957-0328
Télécopieur :
(613) 998-6413
Courriel :
Linda_Kingsbury@hc-sc.gc.ca
Mme Louise Meunier
Conseillère en prévention des infections
Prévention des infections
Hôpital Saint-Luc
1058, rue Saint-Denis
Montréal (Québec)
H2X 3J4
Téléphone :
(514) 281-3255, poste 5902
Télécopieur :
(514) 281-3293
v
Mme Catherine Mindorff
Community and Institutional Infection Prevention and
Control
202 Yahara Place
Ancaster (Ontario)
L9G 1Y5
Téléphone :
(905) 304-1196
Télécopieur :
(905) 304-1999
Dre Dorothy Moore
Division des maladies infectieuses
Montreal Children’s Hospital
2300, rue Tupper
Montreal (Québec)
H3H 1P3
Téléphone :
(514) 934-4485
Télécopieur :
(514) 934-4494
Courriel :
dmooinf@mch.mcgill.ca
Mme Laurie O’Neil
Experte-conseil en prévention des infections
4908 Nelson Road N.W.
Calgary (Alberta)
T2K 2L9
Téléphone :
(403) 282-2340
Mme Shirley Paton
Chef, Division des infections nosocomiales et du travail
Bureau des maladies infectieuses,
Laboratoire de lutte contre la maladie, 0603E1
Santé Canada
Ottawa (Ontario) K1A 0L2
Téléphone :
(613) 957-0326
Télécopieur :
(613) 998-6413
Courriel :
Shirley_Paton@hc-sc.gc.ca
Mme Diane Phippen
Infirmière épidémiologiste coordinatrice
Laboratoire provincial Cadham
Boîte postale 8450, 750, avenue William
Winnipeg (Manitoba)
R3C 3Y1
Téléphone :
(204) 945-6685 (ligne directe)
(204) 945-6123 (standard téléphonique)
Télécopieur :
(204) 786-4770
Association canadienne de microbiologie clinique et des
maladies contagieuses (ACMCMC)
Dre Mary Vearncombe
Conseil canadien d'agrément des services de santé
Mme Marilyn Colton, directrice administrative
adjointe
Association canadienne des soins de santé
Mme Rosa Paliotti, Barbara Lyons
Société canadienne des maladies infectieuses (SCMI)
Dr Gary Garber, Dr John Conly
Association pour la prévention des infections à l'hôpital
et dans la communauté (CHICA Canada)
Mme Deborah Norton, Mme Clare Barry
MEMBRE D’OFFICE
Dr John Spika
Directeur
Bureau des maladies infectieuses
Laboratoire de lutte contre la maladie, 0603E1
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0L2
Téléphone :
(613) 957-4243
Télécopieur :
(613) 998-6413
MEMBRES DU SOUS-COMITÉ SUR LE
LAVAGE DES MAINS, LE NETTOYAGE,
LA DÉSINFECTION ET LA
STÉRILISATION DANS LES
ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ
Mme Agnes Honish (présidente)
Gestionnaire, Lutte contre les maladies transmissibles
Capital Health Authority
Community and Public Health
Suite 300, 10216 - 124th Street
Edmonton (Alberta)
T5N 4A3
Téléphone :
(403) 413-7944
Télécopieur :
(403) 413-7950
AGENTS DE LIAISON
Association des médecins microbiologistes
infectiologues du Québec (AMMIQ)
Dr Charles Frenette
Association pour la prévention des infections à l’hôpital
et dans la communauté (APPI)
Yolaine Rioux, Monique Delorme
vi
Dre Gloria Delisle
Directrice, Microbiologie médicale
Queen’s University
116, rue Brock
Kingston (Ontario)
K7L 5G2
Téléphone :
(613) 544-3400
Télécopieur :
(613) 531-7953
Dr B. Lynn Johnston
Épidémiologiste hospitalier et professeur agrégé de
médecine
Queen Elizabeth II Health Sciences Centre,
Room 5-014 ACC
1278 Tower Road
Halifax (Nouvelle-Écosse)
B3H 2Y9
Téléphone :
(902) 473-8477
Télécopieur :
(902) 473-7394
Linda Kingsbury
Infirmière-conseil
Infections nosocomiales et du travail
Bureau des maladies infectieuses,
Laboratoire de lutte contre la maladie, 0603EI
Santé Canada
Ottawa (Ontario) K1A 0L2
Téléphone :
(613) 957-0328
Télécopieur :
(613) 998-6413
Courriel :
Linda_Kingsbury@hc-sc-gc.ca
Mme Susan Lafferty
Praticienne en prévention des infections
Royal Alexandra Hospital
10240 Kingsway
Edmonton (Alberta)
T5H 3V9
Téléphone :
(413) 491-5864
Télécopieur :
(403) 491-5886
Mme Maureen Miller
Gestionnaire de la lutte contre les infections
Caritas Health Group
1100 Youville Drive, West
Edmonton (Alberta)
T6L 5X8
Téléphone :
(413) 450-7308
Télécopieur :
(403) 450-7259
Mme Pat Piaskowski
Thunder Bay Regional Hospital
325 Sud, rue Archibald
Thunder Bay (Ontario)
P7E 1G6
Téléphone :
(807) 343-7123
Télécopieur :
(807) 343-7165
Courriel :
ppiaskow@microage-tb.com
Dr Syed Sattar
Professeur de microbiologie et directeur du Centre de
recherche en microbiologie environnementale
Faculté de médecine
Université d’Ottawa
Ottawa (Ontario)
Téléphone :
(613) 562-5800, poste 8314
Télécopieur :
(613) 562-5452
Dre Ann Skidmore
Microbiologiste médicale
Surrey Memorial Hospital
13750, 96th Avenue
Surrey (Colombie-Britannique)
V3V 1Z2
Téléphone :
(604) 581-2211
Télécopieur :
(604) 588-3322
Le Comité directeur souhaite reconnaître la contribution
des Services de rédaction et de production, Division de la
diffusion des documents, LLCM, Santé Canada, et les
Services de traduction – Sciences et Technologies,
T.P.S.G.C., Montréal.
vii
Table des matières
LAVAGE DES MAINS ET PORT DE GANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
A. Microbiologie de la peau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
B. Savons et agents antiseptiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
C. Lavage des mains avec des préparations à base d’alcool (sans eau) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Tableau 1. Savons et agents antiseptiques pour le lavage des mains . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Tableau 2. Caractéristiques des agents antiseptiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Tableau 3. Techniques de lavage des mains. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
D. Techniques de lavage des mains . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
E. Observance des protocoles de lavage des mains . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Tableau 4. Stratégies proposées en vue d’améliorer les techniques de lavage
des mains et l’observance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Recommandations concernant le lavage des mains . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
F. Gants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
i)
ii)
Port de gants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Choix des gants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
iii)
Types de gants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
iv) Problèmes liés au port de gants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Recommandations concernant le port de gants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
NETTOYAGE, DÉSINFECTION ET STÉRILISATION DE L’ÉQUIPEMENT SERVANT
AUX SOINS DES PATIENTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
A. Classification du matériel médical . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
B. Nettoyage des équipements et instruments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Tableau 5. Décontamination de l’équipement utilisé couramment dans
i)
les établissements de santé dans des situations habituelles . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Triage et trempage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
ii)
Élimination des matières organiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
iii)
iv)
Rinçage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Séchage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
ix
C. Désinfection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
i)
Désinfection chimique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
ii)
Résistance relative des micro-organismes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Figure 1. Catégories de micro-organismes classés par ordre de sensibilité aux
désinfectants chimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Tableau 6. Principales catégories de désinfectants chimiques et avantages et
inconvénients relatifs de chacun . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Tableau 7. Mode de préparation et d’emploi des désinfectants à base de chlore . . . . . . . . . . . 17
iii)
Maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
iv)
Réutilisation des désinfectants chimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
v)
Désinfectants et sécurité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
vi)
Homologation des désinfectants au Canada . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
vii) Étiquetage des produits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
viii) Pasteurisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
ix)
Rayonnements ultraviolets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
x)
xi)
Désinfection à l’eau bouillante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Stérilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
xii) Nouvelles technologies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Tableau 8. Avantages et inconvénients des méthodes de stérilisation actuelles . . . . . . . . . . . . 21
xiii) Contrôle du cycle de stérilisation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
xiv) Maintien de la stérilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
a) Emballage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
b) Entreposage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Recommandations sur le nettoyage, la désinfection et la stérilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
CONTRÔLE MICROBIOLOGIQUE DU MILIEU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Recommandations relatives au contrôle microbiologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
ENTRETIEN MÉNAGER . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
A. Nettoyage courant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Recommandations concernant l’entretien ménager régulier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Tableau 9. Techniques de nettoyage des surfaces et des objets courants . . . . . . . . . . . . . . . 31
B. Nettoyage spécial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
i)
Organismes particuliers ayant une importance épidémiologique . . . . . . . . . . . . . . . . 32
ii)
Déversements de sang . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
Recommandations concernant le nettoyage des déversements de sang . . . . . . . . . . . . . . . . 32
iii) Locaux où l’on pratique des chirurgies. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Recommandations concernant le nettoyage des locaux où l’on pratique des chirurgies . . . . . . . . 33
x
BUANDERIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Recommandations relatives à la buanderie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
1.
Collecte et manipulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
2.
Mise en sac et confinement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
3.
Transport . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.
Lavage et séchage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
5.
Nettoyage à sec . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
6.
Lingerie stérile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
7.
Protection du personnel de la buanderie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
GESTION DES DÉCHETS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
A. Risque pour la santé publique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
B. Traitement des déchets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
i)
Décontamination chimique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
ii)
Stérilisation à la vapeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
C. Modes d’élimination des déchets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
i)
Décharge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
Tableau 10. Recommandations pour la gestion des déchets infectieux non traités . . . . . . . . . . . . 39
ii)
iii)
Égout séparatif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Incinération . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
D. Sécurité des personnes qui manipulent les déchets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Recommandations pour la gestion des déchets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
RÉFÉRENCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
Annexe 1. Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
Annexe 2. Système de classification des recommandations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
Tableau 11. Fermeté et qualité des preuves relatives aux recommandations . . . . . . . . . . . . . . . 56
Annexe 3. Lignes directrices de la Direction des médicaments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
xi
Lavage des mains et port de gants*
Les micro-organismes qui causent des maladies
peuvent souvent être isolés sur les mains. Le portage de
bactéries sur les mains est une voie de transmission
importante de l’infection entre les patients ou entre les
travailleurs de la santé et les patients/clients(1-6). Un
lavage adéquat des mains réduit l’incidence des infections
tant en milieu hospitalier que dans la collectivité(1,7,8).
Les organismes nationaux et internationaux de
prévention et de lutte contre les infections ont souligné à
maintes reprises, dans leurs lignes directrices, que le
lavage des mains est la mesure la plus importante
pour la prévention des infections(9-11). Il n’en reste pas
moins que l’observance de cette pratique par le personnel
soignant laisse à désirer(12-14).
Dans cette section, nous examinerons la littérature
actuelle sur la flore cutanée, les agents antimicrobiens
utilisés pour l’antisepsie des mains, les techniques de
lavage des mains et d’autres aspects du soin et de la
protection des mains, et nous ferons des recommandations
à l’intention des établissements de santé. Le présent
guide traite du lavage courant des mains et le Guide de
prévention des infections : Prévention des infections des
plaies opératoires(15) traite du lavage pré-chirurgical
des mains.
A. Microbiologie de la peau
Larson a examiné en détail les caractéristiques
physiologiques et bactériologiques de la peau(16). Une
grande partie de la flore des mains se retrouve dans la
région des ongles. Les zones sous-unguéales (situées
sous les ongles) abritent souvent un grand nombre de
micro-organismes qui peuvent être une source constante
de contamination, en particulier sous les gants(17).
Les ongles artificiels(18) et le vernis à ongles écaillé(19)
peuvent augmenter encore le nombre de bactéries sur les
ongles.
La flore microbienne de la peau comprend des microorganismes résidents (colonisants) et transitoires
(contaminants). Les micro-organismes résidents
survivent et se multiplient sur la peau. La flore résidente
englobe les staphylocoques à coagulase négative ainsi
que les microbes appartenant au genre Corynebacterium
(diphtéroïdes ou corynéformes), au genre Acinetobacter
et, à l’occasion, au groupe des Enterobacteriaceae(20). Les
micro-organismes résidents de la peau ne causent pas
d’infections nosocomiales en général, si ce n’est des
infections cutanées mineures; certains d’entre eux
peuvent cependant en causer à la suite d’interventions
invasives ou lorsque le patient/client présente un déficit
immunitaire important ou a reçu un implant, par exemple
une valvule cardiaque ou une hanche artificielle.
La flore microbienne transitoire est composée de
contaminants des mains récemment transmis par des
patients/clients colonisés ou infectés ou par un
environnement ou du matériel contaminé. Les microorganismes transitoires ne sont pas isolés de façon
systématique chez la plupart des gens. Contrairement aux
micro-organismes qui font partie de la flore résidente,
ceux que l’on retrouve sur les mains du personnel
soignant sont plus souvent à l’origine d’infections
nosocomiales. La flore transitoire la plus courante
comprend des coliformes à Gram négatif et
Staphylococcus aureus.
* Voir annexe 1 pour obtenir la définition des termes suivants : agent antimicrobien, antiseptique, lavage des mains, antisepsie des mains,
contamination microbienne importante, savon ordinaire ou non antimicrobien, objets tranchants ou piquants, lavage pré-chirurgical
des mains.
1
Le lavage des mains avec du savon ordinaire
(détergents) permet d’éliminer la majeure partie de la
flore microbienne transitoire(20-22). Pour un bon lavage
des mains, il faut utiliser une quantité suffisante de
savon, frotter les mains ensemble pour créer une
friction et les rincer sous l’eau courante. L’action
mécanique du lavage, du rinçage et du séchage permet
d’éliminer la plupart des bactéries transitoires qui sont
présentes sur la peau(23-25).
Certaines études ont démontré que les séchoirs à air
chaud permettaient de réduire le nombre d’organismes
présents sur les mains après un lavage(26-28). Plusieurs
études ont établi que ces séchoirs ne convenaient pas aux
unités de réanimation à cause des risques d’infection croisée
dus à des aérosols ou à du personnel contaminé(24,29-31).
Ils peuvent même être un obstacle en raison du temps
nécessaire pour sécher les mains et de la nécessité de
veiller au bon fonctionnement de l’équipement.
B. Savons et agents antiseptiques
Le lavage des mains vise à éliminer la saleté, les
matières organiques et les micro-organismes transitoires
de la peau. Il y a peu d’études qui ont déterminé de façon
absolue s’il valait mieux se laver les mains avec des
savons ordinaires (détergents) ou assurer l’antisepsie
des mains grâce à des produits antimicrobiens. Les
essais contrôlés n’ont pas établi si l’emploi d’agents
antiseptiques de préférence à des savons ordinaires pour
le lavage des mains courant diminuait l’incidence des
infections dans la pratique générale. On n’a pas
déterminé à quel point il fallait réduire le nombre de
microbes sur les mains des soignants pour protéger les
patients. Quelques études ont indiqué qu’il vaudrait peutêtre mieux privilégier les agents antiseptiques lorsqu’on
risque d’être en présence d’organismes résistants aux
antimicrobiens, par exemple dans les unités de soins
intensifs(3,32), qu’on est effectivement en présence de tels
organismes(33-36) et que la contamination microbienne est
importante (en présence d’une infection ou d’une
contamination importante par des matières organiques,
comme des fèces(37).
Il faut bien comprendre les ingrédients et les usages
particuliers des savons et des produits antiseptiques si
l’on veut choisir celui qui convient à la situation. Si l’on
opte pour un produit antiseptique, il faut le choisir en
fonction de sa composition chimique, de son type et de
son spectre d’activité, du moment où il entre en activité
et de la durée de l’activité, de son application, de son
coût, de son potentiel allergène et de son acceptabilité
pour les usagers. Quel que soit le produit employé, il faut
l’utiliser à la concentration adéquate et pendant la durée
recommandée quand il est appliqué selon les méthodes
standard.
2
Les agents antiseptiques pour les mains visent à
éliminer rapidement la majeure partie de la flore
transitoire grâce à leur effet détergent mécanique et à
exercer une action antimicrobienne rémanente sur la
flore résidente des mains (tableaux 1 et 2) (38,39).
C. Lavage des mains avec des préparations à
base d’alcool (sans eau)
Plusieurs études ont montré que le lavage des mains
avec des préparations à base d’alcool était plus efficace
que le lavage des mains avec de l’eau et du savon ou
avec de la chlorhexidine(36,47-50). On se sert surtout de
composés à base d’alcool pour assurer l’antisepsie des
mains dans plusieurs pays d’Europe(51-53). Les préparations à base d’alcool réduisent rapidement le nombre de
microbes sur la peau(54). Il a été établi qu’une friction
vigoureuse d’une minute avec une quantité d’alcool
suffisante pour mouiller les mains complètement permettait d’assurer l’antisepsie(20,36,51,55,56). Des applications
d’alcool d’une durée de 15 secondes seulement ont réussi
à prévenir la transmission manuportée de bactéries à
Gram négatif (37,57). La friction à l’alcool présente notamment les avantages suivants : 1) elle a une activité
antimicrobienne immédiate et différée, 2) elle n’exige
pas de lavabo et 3) elle peut se faire aisément au chevet
de chaque patient/client et est plus pratique lorsqu’on
ne dispose pas d’assez de temps pour se laver les
mains(42,57,58). Les préparations à base d’alcool sont
également utiles dans le contexte des soins à domicile
lorsqu’on ne dispose pas des installations nécessaires
pour le lavage des mains(59).
L’usage de l’alcool pour l’antisepsie de la peau
présente toutefois un inconvénient majeur, soit son effet
sur l’utilisateur. En effet, les préparations antiseptiques
peuvent dessécher la peau des mains, et leur odeur peut
être irritante pour les soignants. L’ajout d’émollients
pour réduire au minimum le dessèchement de la peau
rend ces solutions plus attrayantes(55). Comme elles
perdent de leur efficacité antimicrobienne si elles sont
diluées avec de l’eau, il faut les frictionner sur des mains
sèches(55). L’action de l’alcool ne semble pas grandement
diminuée par de petites quantités de sang(60). Il faudra
cependant étudier davantage l’action de ce produit en
présence d’une quantité importante de matières
organiques.
Le lecteur trouvera au tableau 2 une description de
l’activité antimicrobienne et des usages des agents
antiseptiques.
Tableau 1. Savons et agents antiseptiques pour le lavage des mains
Produit
Savon ordinaire, savon en pain, liquide*,
granules
Indications
Soins courants aux patients/résidents/clients(10,20,40)
Lavage des mains souillées par des saletés, du sang ou d’autres
matières organiques
Agents antiseptiques sans eau :
- produits de rinçage
- mousses
- serviettes antiseptiques
- serviettes avec désinfectant
Solution de rechange reconnue aux agents traditionnels(42)
À utiliser dans les cas où les installations de lavage des mains
sont inadéquates, peu commodes ou inaccessibles (p. ex.,
ambulances, soins à domicile, vaccination de masse)
À utiliser dans les situations où l’approvisionnement en eau a
été interrompu
(p. ex., les pannes intentionnelles, les catastrophes naturelles)
Voir les recommandations à la fin de ce chapitre.
Ils peuvent être utilisés pour un lavage antiseptique des mains
avant un acte invasif (p. ex., installer une canule ou un
dispositif intravasculaire)(34).
Pour prodiguer des soins aux personnes ayant un déficit
immunitaire sévère.
Fondé sur le risque de transmission (p. ex., micro-organismes
particuliers)
Unités de réanimation
Pouponnières de soins intensifs
Agents antiseptiques
Lavage pré-chirurgical en salle d’opération
Pour prodiguer des soins aux personnes infectées par un
organisme résistant aux antimicrobiens(33)
*
Considérations spéciales
Peuvent contenir de très faibles concentrations d’agents
antimicrobiens visant à empêcher la prolifération microbienne
dans le produit
Le savon en pain doit être conservé dans un support qui permet
l’écoulement de l’eau; les plus sûrs sont les savonnettes qui
peuvent être changées souvent(11,41).
Non efficaces si les mains sont souillées par des saletés ou très
contaminées par du sang ou d’autres matières organiques.
À utiliser selon les recommandations du fabricant.
L’efficacité varie selon la concentration d’alcool dans le
produit.
Il faut avoir des crèmes hydratantes à portée de la main pour
protéger l’intégrité de la peau(43-45).
On peut opter pour des agents antiseptiques si l’on estime
important de réduire la flore résidente ou si la contamination
microbienne est forte.
Il faut les privilégier si l’on désire avoir une action
antimicrobienne rémanente sur les mains.
Ils sont généralement disponibles en formulations liquides*.
L’activité et les propriétés des agents antiseptiques varient de
l’un à l’autre(38,39).
L’usage courant de l’hexachlorophène n’est pas recommandé,
car il est neurotoxique et risque d’être absorbé par la peau(46).
Les contenants d’alcool doivent être entreposés dans des
endroits convenant aux produits inflammables.
Il vaut mieux utiliser des contenants jetables dans le cas des produits liquides. Il faut laver et sécher à fond les contenants réutilisables avant de les remplir de nouveau. Il faut également respecter et documenter
les calendriers d’entretien courant. Il faut conserver les produits liquides dans des contenants fermés, qui ne doivent pas être remplis à pleine capacité.
Tableau 2. Caractéristiques des agents antiseptiques
Inactivation
Vitesse
par le
d’élimination
Observations
des bactéries mucus ou
les protéines
sensibles
Rapide
Moyenne
Titre optimal 70 % à 90 % avec addition d’émollients
(p. ex., la glycérine ou l’alcool cétylique le rendent moins
desséchant), non recommandé pour le nettoyage physique de
la peau; bon pour l’antisepsie des mains et la préparation du
champ opératoire.
Intermédiaire Minimale
A des effets rémanents; bon pour le lavage des mains et la
préparation du champ opératoire ou de la peau du patient
avant l’opération; ne pas utiliser près des muqueuses;
toxicité signalée pour les oreilles et les yeux; activité
neutralisée par des surfactants non ioniques.
Lente
Minimale
A une activité rémanente et cumulative après un usage
répété (le lavage avec de l’alcool réduit l’action rémanente),
peut être toxique si absorbé par la peau, surtout chez les
bébés prématurés; bon pour le lavage des mains, mais non
pour la préparation du champ opératoire; spectre limité
d’activité antimicrobienne.
Rapide
Marquée
Causent des «brûlures» de la peau, mais très rarement si la
teinture est à 1 %, surtout si elle est enlevée après quelques
minutes; trop irritants pour le lavage des mains, mais
excellents pour la préparation du champ opératoire.
Intermédiaire Moyenne
Moins irritants pour la peau que l’iode; bons pour le lavage
des mains et la préparation du champ opératoire; rapidement neutralisés en présence de matières organiques comme
le sang ou les crachats
Bactéries
à Gram
positif
Bactéries
à Gram
négatif
Mycobacterium
tuberculosis
Champignons
Alcools
Bon
Bon
Bon
Bon
Bon
Chlorhexidine
2 % et 4 %
solution
aqueuse
Bon
Bon
Passable
Passable
Bon
Hexachlorophène 3 %
solution
aqueuse
Bon
Mauvais
Mauvais
Mauvais
Mauvais
Composés
iodés, iode
dans l’alcool
Bon
Bon
Bon
Bon
Bon
Iodophores
Bon
Bon
Passable
Bon
Bon
Para-chlorométa-xylenol
(PCMX)
Triclosan
Bon
Passable*
Passable
Passable
Passable
Intermédiaire Minimale
Bon
Bon
Passable
Mauvais
Bon
Intermédiaire
Groupe et
sous-groupe
Virus
Activité neutralisée par des surfactants non ioniques
Minimale
*Activité améliorée par l’ajout d’un agent chélateur comme l’EDTA.
Nota : Certains de ces agents, notamment l’iode ou la chlorhexidine, sont combinés à l’alcool pour former des teintures et sont vendus en formulations combinées(10).
Avec la permission de l’auteur et de l’imprimeur (10).
Tableau 3. Techniques de lavage des mains
Technique
Justification
(38,61)
Retirer les bijoux avant de se laver les mains
Rincer les mains à l’eau courante tiède
Faire mousser le savon et laver, en frictionnant, toutes les
surfaces des mains et des doigts
Rincer les mains à l’eau courante tiède.
Sécher les mains à fond avec un essuie-mains à usage unique
ou avec un séchoir à air pulsé.
Fermer le robinet en évitant de recontaminer les mains.
Ne pas porter de vernis à ongles ni d’ongles artificiels.
D. Techniques de lavage des mains
Les indications absolues et la fréquence idéale du
lavage des mains n’ont pas été bien étudiées. Les
indications varient selon :
a) le type, l’intensité, la durée et la séquence des
activités;
b) le degré de contamination lié au contact;
c) la réceptivité aux infections du patient/client.
L’efficacité du lavage des mains dépend de sa durée et
de la technique employée. La technique recommandée
figure au tableau 3. Il importe de ne pas éclabousser les
vêtements, d’autres surfaces de la peau ou des objets
inanimés pendant le lavage des mains afin de contrer les
risques de contamination microbienne.
Pour déloger et éliminer des micro-organismes
La durée minimale de cette étape est de 10 secondes (25); elle peut
devoir être prolongée si les mains sont macroscopiquement
souillées.
Si l’on emploie des agents antiseptiques, il faut prévoir une
dose de 3-5 mL(38);
Les pouces, le dos des doigts et des mains et la région sousunguéale sont fréquemment oubliés.
Pour éliminer les micro-organismes et tout résidu de l’agent de
lavage des mains.
Le séchage permet de réduire encore davantage le nombre de
micro-organismes(24,29,38); il faut éviter d’employer des essuiemains réutilisables à cause des risques de contamination
microbienne.
Pour éviter la recontamination des mains.
Les ongles artificiels ou le vernis à ongles écaillé peuvent
augmenter la charge bactérienne et empêcher de voir la saleté
qui se trouve sous les ongles.
E. Observance des protocoles de lavage
des mains
Le lavage des mains est considéré comme la mesure
la plus importante pour la prévention des infections
nosocomiales(1-6), mais les études ont montré à maintes
reprises que le personnel hospitalier n’observait pas suffisamment les protocoles établis dans ce domaine(3,12,13,63,64).
C’est là une question complexe qui tient en partie au
manque de motivation et au manque de connaissances
sur l’importance de cette mesure. Elle peut également
être attribuable à des obstacles réels ou perçus, notamment le manque de personnel, le mauvais emplacement
des postes de lavage, un produit de lavage inacceptable
ou une dermatite antérieure causée par le lavage des
mains. On a proposé un certain nombre de stratégies
pour améliorer la situation (tableau 4). Il faudra élaborer
des programmes et faire des efforts soutenus si l’on veut
obtenir un succès durable en la matière. Les interventions
efficaces seront probablement multidimensionnelles, et
elles exigeront à la fois l’application de théories des
sciences du comportement et des innovations sur le plan
des techniques et des produits(7,8).
5
Tableau 4. Stratégies proposées en vue d’améliorer les techniques de lavage des mains et
Tableau 4. l’observance
Obstacle
Stratégie
Manque de connaissances
Manque de motivation
Disponibilité de postes de lavage
des mains
Produit de lavage des mains
Dermatite
Éducation au moyen de documents, de vidéos, de démonstrations du lavage des mains;
recyclages fréquents; participation du personnel à l’éducation et rétroaction(7,8,65)
Rétroaction sur les taux d’infection(64)
Observation directe et rétroaction régulières(65); modèles de rôle; participation du personnel
aux études, application de nouvelles technologies(63,66-69)
Organisation de programmes de sensibilisation à l’hygiène des mains à l’intention des
patients et de leur famille(64,70)
Installation de postes de lavage des mains bien situés dans l’ensemble de l’établissement de
santé(67,68)
Installation de lavabos dans chaque chambre ou à proximité; il faut parfois plus d’un lavabo
si une grande chambre est utilisée par plusieurs personnes.
Installation de postes de lavage des mains dans les salles où des soins sont donnés ou à
proximité de celles-ci.
Fourniture de distributeurs de savon et d’essuie-mains accessibles, bien approvisionnés et en
bon état ou de séchoirs à air chaud.
Si possible, installation de robinets actionnés par le pied, le poignet ou le genou; des robinets
munis d’un oeil magique sont également souhaitables.
Préparations antiseptiques à base d’alcool facilement accessibles dans des distributeurs
muraux ou dans des petits contenants pour les soins prodigués par du personnel mobile,
comme les soins à domicile ou les soins d’urgence.
Choix de produits de lavage des mains bien acceptés par le personnel tout en tenant compte
notamment de l’efficacité, du coût et de l’approvisionnement(55,59).
Lotions pour prévenir le dessèchement de la peau.
Lotion fournie dans de petits contenants non réutilisables(43-45,72).
Compatibilité de la lotion avec les produits antiseptiques et effets sur l’intégrité des gants.
Lotions approuvées par le personnel de la lutte anti-infectieuse et de l’hygiène
professionnelle(73).
Recommandations concernant le lavage
des mains
1. Il faut se laver les mains
i)
avant d’entrer en contact direct avec des
patients/résidents/clients;
ii)
avant un acte invasif (11,20);
iii)
avant de prodiguer des soins à des patients de
l’unité des soins intensifs et à des patients
immunodéprimés(11,20);
iv)
avant de préparer, de manipuler, de servir ou
de manger des aliments et avant de nourrir un
patient;
*Voir le Système de classification des recommandations à l’annexe 2.
6
v)
lorsque les mains sont visiblement souillées(13,20);
vi)
à la suite de situations ou d’interventions où les
mains risquent d’être contaminées par des
microbes ou du sang;
vii) après avoir retiré les gants(11,20,74); et
viii) après avoir satisfait des besoins personnels,
p. ex., aller aux toilettes ou se moucher.
Catégorie B; Classe II*
2. Chaque fois qu’un soignant se demande s’il doit se
laver les mains, il faut l’encourager à le faire.
Catégorie B; Classe III
3. S’il est indiqué de se laver les mains entre différents
patients/résidents/clients, il peut être indiqué de le
faire plus d’une fois lorsqu’on prend soin d’une
même personne, par exemple après avoir touché les
excrétions ou les sécrétions et avant de prodiguer
d’autres soins à la même personne(37). Catégorie B;
Classe II
4. Il n’est pas nécessaire, en général, de se laver les
mains après avoir eu un contact superficiel avec un
objet qui n’est pas soupçonné d’être contaminé,
p. ex., toucher ou recueillir un plateau d’aliments.
Catégorie B; Classe III
5. Il faut prévoir des postes de lavage des mains bien
situés dans l’ensemble de l’établissement de santé.
Il faut en installer dans les chambres où des soins de
santé sont donnés ou à proximité de celles-ci. Il faut
parfois plus d’un lavabo si une grande chambre est
utilisée par plusieurs personnes. Les lavabos pour le
lavage des mains doivent être utilisés exclusivement
à cette fin, et non pas comme poste d’eau, par
exemple. Il faut fournir des distributeurs de savon
et des essuie-mains ou des séchoirs facilement
accessibles, bien approvisionnés et en bon état ou
donner librement accès à des préparations à base
d’alcool(41,68,69). Catégorie B; Classe II
6. Pour éviter la recontamination des mains, il faut, si
possible, installer des robinets actionnés par le pied,
le poignet ou le genou; des robinets munis d’un oeil
magique sont également souhaitables. Si les robinets
ne sont pas automatiques, il faut fermer à l’aide
d’essuie-mains à usage unique. Catégorie B;
Classe III
7. Il faut se sécher les mains à fond avec un essuiemains à usage unique ou un séchoir électrique (26,27).
Catégorie A; Classe II
8. On peut utiliser de la lotion hydratante pour prévenir
les gerçures causées par le lavage fréquent des
mains(55). La lotion doit être fournie dans des sacs
jetables placés dans des distributeurs muraux
installés à côté des lavabos ou dans de petits
contenants non réutilisables pour éviter la
contamination du produit. Il a été signalé que des
lotions fournies aux patients et(ou) au personnel
avaient causé des éclosions(43-45,72,73). Catégorie B;
Classe II
9. Il faut vérifier si la lotion est compatible avec les
produits antiseptiques et quels sont ses effets sur
l’intégrité des gants(75,76). Catégorie A; Classe II
10. Les produits liquides pour le lavage des mains
doivent être conservés dans des contenants fermés et
transférés dans des contenants jetables ou dans des
contenants lavés et séchés à fond avant d’être remplis
de nouveau. Catégorie A; Classe II
11. Le lavage des mains avec du savon ordinaire est
indiqué lorsque les mains sont souillées par des
saletés, du sang ou d’autres matières organiques et
pour assurer des soins de santé courants. Ce lavage
permet d’éliminer une bonne partie de la flore
transitoire(20-22,40,59,77). Catégorie A; Classe II
12. Le lavage des mains avec un agent antiseptique est
indiqué dans les situations suivantes :
i)
lorsqu’il y a une forte contamination microbienne, p. ex., en présence d’une infection ou
d’une contamination grossière par des matières
organiques, comme des plaies infectées et des
fèces(36,47,48,78). Catégorie A; Classe II;
ii)
avant un acte invasif (p. ex., installation d’une
canule intravasculaire ou d’une sonde urinaire à
demeure) (2,5,6). Catégorie A; Classe I;
iii) avant tout contact avec des patients ayant un
déficit immunitaire, des atteintes du système
tégumentaire (p. ex., blessures, brûlures) ou des
implants percutanés(3,6). Catégorie A; Classe II;
iv) avant et après tout contact direct avec des
patients infectés par un organisme résistant aux
antimicrobiens(32,35,36). Catégorie A; Classe II
13. Le lavage des mains avec des agents à base d’alcool
équivaut au lavage avec de l’eau et du savon et doit
être offert lorsque l’accès à l’eau est restreint(42,59,78).
S’il y a une forte contamination microbienne, il faut
d’abord se laver les mains à l’eau et au savon afin
d’éliminer les saletés visibles (20). Il faut se sécher les
mains avant d’utiliser des préparations à base d’alcool
parce que l’humidité présente sur les mains dilue
l’alcool. Catégorie A; Classe II
14. Il faut favoriser l’observance des protocoles de
lavage des mains en faisant participer dans la mesure
du possible les utilisateurs à la sélection des produits,
à la conception des installations, aux études, à
l’application de technologies nouvelles, aux
programmes d’éducation et à la rétroaction(63,64,69).
Catégorie A; Classe II
7
15. Il faut laver les mains des patients/clients/résidents
lorsque ceux-ci ont de mauvaises habitudes
d’hygiène. Il faut les aider à se laver les mains
lorsqu’ils reviennent des toilettes, avant les repas,
avant et après la dialyse et avant qu’ils quittent leur
chambre. Catégorie B; Classe III
F. Gants
i) Port de gants
Les gants servent à :
a. créer une barrière supplémentaire entre les mains du
personnel soignant et le sang, les liquides organiques,
les sécrétions, les excrétions et les muqueuses(74,79),
b. réduire les risques de transfert de micro-organismes
de patients infectés aux soignants et d’un patient à
l’autre par les mains des soignants(81).
Le port de gants devrait être une mesure
complémentaire au lavage des mains, mais il ne le
remplace pas. Si l’ensemble du personnel se lave les
mains soigneusement, les soignants n’ont pas besoin de
porter des gants pour prévenir la colonisation transitoire
de leurs mains et la transmission subséquente des
microbes(82).
En 1987, le Laboratoire de lutte contre la maladie
(LLCM) a recommandé le port de gants dans des
situations particulières, surtout pour protéger les
soignants contre l’exposition à des pathogènes
transmissibles par la voie sanguine (83). L’application de
précautions universelles(82-84) a entraîné une forte hausse
du port des gants dans les établissements de santé.
Depuis que certains établissements ont adopté les
précautions applicables aux liquides organiques(85), le
port de gants dans le but de prévenir la contamination
des mains s’est répandu encore davantage.
ii) Choix des gants
Il importe de choisir les gants qui conviennent le
mieux à la situation. Il faut les choisir en tenant compte
des risques liés au type d’établissement et au type
d’intervention, de la probabilité d’exposition au sang ou
aux liquides susceptibles de transmettre des pathogènes,
de la durée de port et de l’usage qui en est fait(86). Il
importe aussi de tenir compte de certains facteurs comme
le confort, le coût et l’allergie au latex chez les membres
du personnel ainsi que chez les clients/résidents.
iii) Types de gants
Les gants non stériles vendus au Canada doivent
satisfaire aux normes de la Lettre de renseignements
no 777 de Santé Canada (30 avril 1990). Santé Canada
recommande l’achat de gants portant le symbole
8
d’accréditation de l’Office des normes générales du
Canada, organisme qui veille à ce que les normes
nationales non obligatoires soient respectées au moment
de la fabrication. Certains types de matériaux servant à la
fabrication des gants ne sont cependant pas disponibles
dans les marques accréditées. Le Bureau des matériels
médicaux de Santé Canada a une trousse d’information
sur la qualité et l’accréditation des gants et sur l’allergie
au latex (1-800-267-9675)(87).
Des études ont été faites sur la protection assurée par
divers types de gants. Certaines ont conclu qu’il y avait
moins de fuites avec les gants en latex qu’avec les gants
en vinyle(74,88-92), tandis que d’autres ont établi que les
gants faits d’un matériau autre que le latex étaient
efficaces(79,93-96).
iv) Problèmes liés au port de gants
Le port constant de gants peut causer une dermatite de
contact. Celle-ci peut être liée à une irritation mécanique
causée par le gant ou la poudre du gant ou encore à des
agents chimiques, p. ex., résidus de savon, coincés entre
le gant et la peau.
L’allergie au latex cause de plus en plus d’inquiétude
dans les établissements de santé en raison des conséquences graves qu’elle peut avoir pour les travailleurs
et les clients qui sont allergiques au latex. Certains
travailleurs qui présentent une allergie au latex peuvent
parfois travailler dans un secteur où des collègues
utilisent des gants hypoprotéiques non poudrés. Les
employés et les clients qui ont une allergie sévère au
latex doivent éviter tout contact avec ce matériau.
Pour obtenir d’autres renseignements sur l’allergie au
latex dans les établissements de soins de santé, le lecteur
est prié de consulter la publication de l’Association
canadienne des soins de santé intitulée : «Guidelines for
the Management of Latex Allergy and Safe Latex Use in
Health Care Facilities»(97).
Recommandations concernant le port de gants
Pour obtenir d’autres renseignements et recommandations sur le port de gants, le lecteur est prié de se
reporter à la publication de Santé Canada intitulée :
«Guide de prévention des infections : Prévention des
infections transmissibles par le sang dans les établissements de santé et les services publics»(84), ainsi que la
révision des Techniques d’isolement et précautions(98) de
Santé Canada.
1. Les gants devraient être utilisés comme mesure
supplémentaire, ils ne remplacent pas le lavage des
mains(74,99). Catégorie B; Classe II
2. Les gants ne sont pas nécessaires pour prodiguer des
soins courants aux patients, si le contact se limite à la
peau intacte du patient, p. ex., au cours du transport.
Catégorie B; Classe III
3. Il n’est pas nécessaire de porter de gants pour
changer les couches, si l’opération peut être effectuée
sans que les mains ne soient contaminées par les
fèces ou l’urine. Catégorie C
4. Il faut porter des gants propres, non stériles :
i)
lorsqu’on prévoit une exposition à du sang et à
des liquides organiques capables de transmettre
des infections(84)
ii)
lorsqu’on prévoit une exposition à des matières
susceptibles d’être infectieuses, p. ex., le pus, les
selles, les sécrétions respiratoires et les exsudats
de lésions cutanées(81,85);
iii) lorsque la peau des mains du soignant n’est pas
intacte. Catégorie A; Classe II
5. Il faut porter des gants stériles pour toute intervention
dans laquelle la main ou l’instrument utilisé pénètre
dans une cavité corporelle ou un tissu stérile(2,100).
Catégorie A; Classe I
6. Le port de gants pour toute phlébotomie devrait être
la norme reconnue. Si le phlébotomiste ne veut pas
porter systématiquement des gants, il doit toutefois
en porter s’il a des coupures, des égratignures ou
d’autres lésions cutanées ou dans les cas où l’on
prévoit une contamination de la peau par du sang.
Tous les étudiants et les nouveaux stagiaires doivent
porter des gants pendant leur stage de formation et,
par la suite, toutes les fois qu’ils pratiquent une
phlébotomie(84).
7. Il faut changer de gants :
i)
ii)
lorsqu’on passe à un autre
patient/client/résident;
si l’on soupçonne une fuite ou si le gant se
déchire;
iii) entre les soins donnés à un même patient, après
avoir été en contact avec des matières susceptibles de contenir des concentrations élevées de
micro-organismes (p. ex., après avoir manipulé
une sonde urinaire à demeure et avant d’aspirer
les sécrétions à l’aide d’une sonde endotrachéale)(74,88). Catégorie A; Classe II
8. Il faut se laver les mains après avoir retiré ses
gants(74,86,89,91). Catégorie A; Classe II
9. Il faut retirer des gants susceptibles d’être contaminés avant de toucher des surfaces propres (p. ex.,
des lampes, des brassards de tensiomètres)(74,101).
Catégorie A; Classe II
10. Il ne faut pas laver ni réutiliser des gans jetables à
usage unique. Catégorie A; Classe II
11. Les gants médicaux jetables de bonne qualité en
vinyle, nitrile, néoprène ou polyéthylène offrent une
protection adéquate, surtout lorsque les allergies aux
latex sont à craindre. Catégorie A; Classe II
La Loi sur la santé et la sécurité au travail stipule que
les employeurs doivent fournir un équipement de protection personnelle adéquat(102). Ils doivent mettre à la
disposition des employés des gants adéquats afin de
prévenir la transmission d’infections aux résidents/
clients/patients. Le personnel doit évaluer les risques
inhérents à chaque intervention, choisir des gants adaptés
à la tâche et en recommander d’autres si ceux qu’ils ont
ne conviennent pas (84,86). Les renseignements qui suivent
sont donnés à titre indicatif.
i)
Si l’on opte pour des gants en latex, il faut
utiliser des gants hypoprotéiques, non poudrés.
ii)
Il faut mettre des gants faits d’un matériau autre
que le latex à la disposition des personnes
sensibles au latex.
iii) Il faut utiliser des gants en vinyle pour des
tâches brèves ou pour des tâches où les
contraintes exercées sur les gants sont
minimales.
iv) Des gants de ménage tout usage réutilisables
(p. ex., en néoprène, en caoutchouc, en butyle)
sont recommandés pour l’entretien ménager, le
nettoyage des instruments et la décontamination.
Les gants à usage médical ne sont pas assez
résistants pour ces activités.
9
Nettoyage, désinfection et stérilisation de
l’équipement servant aux soins des patients*
Le nettoyage, la désinfection et la stérilisation de
l’équipement servant aux soins des patients jouent un
rôle important pour ce qui est de freiner la transmission
des infections liées au matériel réutilisable. La grande
variété de types et de compositions du matériel médical
et la grande diversité de méthodes de nettoyage, de
désinfection et de stérilisation et le nombre de combinaisons possibles font en sorte qu’il est difficile de
choisir les procédés, les méthodes ou les produits qui
conviennent le mieux(103-108).
Le choix de la méthode de traitement d’un instrument
est fonction de l’usage auquel il est destiné, du risque
d’infection pour le patient et de l’importance de la
contamination(59,109-111). Le nettoyage doit toujours
précéder la désinfection ou la stérilisation. Un article
qui n’a pas été nettoyé ne peut être désinfecté ni
stérilisé avec sûreté. Voir le tableau 5 pour obtenir des
exemples.
A. Classification du matériel médical
Dans les années 70, E.H. Spaulding a mis au point un
système de classification des exigences en matière de
nettoyage, de désinfection et de stérilisation de l’équipement servant aux soins des patients/clients. Le système
répartit le matériel médical, l’équipement et le matériel
chirurgical en trois catégories, selon le risque d’infection
lié à leur utilisation (117). Ce sont les catégories non
critique, semi-critique et critique, qui sont définies dans
le glossaire à la fin de ce document.
B. Nettoyage des équipements et instruments
Le nettoyage est une étape très importante du
traitement de l’équipement et des instruments qui
permet de faire en sorte que la désinfection et la
stérilisation subséquentes aient une efficacité
maximale.
Un bon nettoyage peut éliminer un grand nombre de
micro-organismes(118). Les souillures ou d’autres matières
étrangères peuvent abriter des micro-organismes, les
protéger de l’action des désinfectants ou des stérilisants
ou interagir avec ces derniers de façon à neutraliser
l’activité du procédé (119-122). Il est très difficile d’éliminer
les matières organiques laissées sur un instrument médical
une fois que celui-ci a été traité au glutaraldéhyde, qui
agit comme fixatif.
Les fabricants doivent donner des instructions
détaillées sur le nettoyage de tous les produits réutilisables.
Avant d’acheter un instrument, il faut tenir compte de la
méthode de nettoyage et de son efficacité. Il n’est pas
recommandé d’acheter des produits qui ne peuvent pas
être nettoyés. Si un établissement achète de tels produits,
il a la responsabilité de mettre au point des procédures
détaillées de nettoyage. Il faut observer rigoureusement
les protocoles recommandés si l’on veut assurer un
traitement efficace. L’observance rigoureuse des
protocoles n’est toutefois pas un gage de succès si la
méthode ou le produit choisi ne permet pas le nettoyage
et la désinfection ou la stérilisation subséquente de
l’instrument.
* Voir l’annexe I pour obtenir la définition des termes suivants : matériel non critique, matériel semi-critique, matériel critique, biofilm,
nettoyage, décontamination, désinfection, produit germicide, désinfection de faible niveau, désinfection de niveau intermédiaire,
désinfection de haut niveau, entretien sanitaire, stérilisation.
10
Tableau 5. Décontamination de l’équipement utilisé couramment dans les établissements de santé
dans des situations habituelles
(Voir la section sur l’entretien ménager pour obtenir de l’information sur l’entretien ménager
régulier; les épidémies peuvent exiger des mesures de désinfection spéciales.)
IL FAUT SUIVRE LES RECOMMANDATIONS DU FABRICANT QUANT À LA CONCENTRATION ET LA DURÉE D’EXPOSITION
Procédé
Nettoyage
Certains
articles
peuvent exiger
une
désinfection ‡
de faible
niveau.
Équipement
Tout
l’équipement
réutilisable
Exemples de matériel*
Tout l’équipement réutilisable doit être nettoyé
après utilisation et avant l’application d’une
technique de désinfection. Certaines surfaces
(p. ex., projecteurs dentaires) qui peuvent être
touchées par le personnel durant des interventions nécessitant un contact parentéral ou avec
les muqueuses.
Bassins hygiéniques, urinaux, chaises percées
Stéthoscopes
Brassards de tensiomètre
Spéculums d’oreille
Surfaces d’hémodialyseur qui sont en contact
avec le liquide de dialyse.
Une partie du Après un déversement de sang important ou un
Nettoyage
matériel semi- déversement de cultures microbiennes en
suivi d’une
laboratoire
désinfection ‡ critique.
de niveau
Thermomètres en verre
intermédiaire
Thermomètres électroniques
Bassins d'hydrothérapie pour les patients dont
la peau n’est pas intacte‡.
Matériel semi- Endoscopes souples‡
Nettoyage
critique
suivi d’une
Laryngoscopes‡
désinfection
Équipement d'inhalothérapie‡
de haut niveau
Bocal de nébuliseur‡
Équipement d’anesthésie ‡
Sondes endotrachéales‡
Spéculum nasal
Surface de tonomètre‡
Embout de seringue auriculaire
Produits ou méthodes†
Élimination physique des saletés, poussières et
matières étrangères. On peut utiliser des
moyens chimiques, thermiques ou mécaniques.
En général, utilisation d’eau et de savon, de
détergents ou d’agents enzymatiques.
Composés d’ammonium quaternaire
Certains composés phénoliques ne doivent pas
être utilisés dans les pouponnières.
Certains iodophores
Peroxyde d'hydrogène à 3 %
Alcools
Solutions d’hypochlorite
Iodophores
Les composés phénoliques ne doivent pas être
utilisés dans les pouponnières.
Les articles devant être stérilisés dans les
stérilisateurs à plasma ou électro-optiques
doivent être nettoyés avec soin avant d’être
stérilisés(112).
Pasteurisation(113)
Glutaraldéhyde à 2 %
Peroxyde d’hydrogène à 6 %
Acide peracétique
Chlore ou dérivés chlorés
Spéculum vaginal
Sondes pour échographie vaginale‡
Anneau de mesure pour pessaire ou
diaphragme‡
Capes cervicales
Accessoires pour tire-lait
*
†
‡
Dans le cas des produits qui figurent dans deux catégories, les instructions varient en ce qui concerne la durée d’exposition et la concentration.
Il faut suivre les instructions du fabricant quant à la concentration et la durée d’exposition.
Pour obtenir des lignes directrices concernant la désinfection, se reporter à des textes plus complets sur la désinfection (111,116-118).
11
Procédé
Nettoyage
suivi d’une
stérilisation
Équipement
Matériel
critique
Exemples de matériel*
Tous les articles qui entrent en contact avec
des tissus stériles
Instruments chirurgicaux
Tous les implants
Aiguilles et seringues
Sondes intracardiaques et urinaires
Surfaces des appareils d’hémodialyse, de
plasmaphérèse et de coeur-poumons qui sont
en contact avec le sang
Tous les dispositifs intravasculaires
Pinces à biopsie ou équipement de biopsie
utilisé avec l’équipement d’endoscopie
Bronchoscopes‡
Arthroscopes‡
Laparoscopes‡
Cytoscopes‡
Pinces à instruments
Aiguilles d’acupuncture et objets servant au
body piercing
Aiguilles pour tests neurologiques
Capteurs de pression artérielle‡
Pièces à main dentaires à grande vitesse
Tous les instruments utilisés pour le soin des
pieds
Produits ou méthodes†
Vapeur sous pression
Chaleur sèche
Gaz d’oxyde d'éthylène
Glutaraldéhyde à 2 %
Peroxyde d’hydrogène à 6 %
Acide peracétique
Dioxyde de chlore
Formaldéhyde à 6-8 %
*
Dans le cas des produits qui figurent dans deux catégories, les instructions varient en ce qui concerne la durée d’exposition et la concentration.
Il faut suivre les instructions du fabricant quant à la concentration et la durée d’exposition.
‡
Pour obtenir des lignes directrices concernant la désinfection, se reporter à des textes plus complets sur la désinfection (111,116-118).
†
Le personnel responsable du nettoyage de l’équipe ment contaminé doit recevoir une formation adéquate
et bien connaître le but de l’opération. Il doit porter
l’équipement de protection personnelle qui convient à ce
travail pour se protéger contre toute exposition à des
pathogènes éventuels et à des produits chimiques et
protéger l’intégrité de la peau. Les employés doivent
aussi être immunisés contre l’hépatite B(84).
i) Triage et trempage
Si l’on ne peut laver les instruments et les petits
articles immédiatement, il faut les trier et les faire
tremper dans l’eau et(ou) un détergent afin d’éviter que
les matières organiques ne se dessèchent sur l’article. Il
faut démonter complètement chacun des articles pour
pouvoir effectuer un bon nettoyage. Les articles lourds
ou non immersibles doivent être enveloppés ou
recouverts d’une serviette humide.
12
ii) Élimination des matières organiques
On enlève les matières organiques à l’aide de détergents, de produits enzymatiques ou de hautes températures, avec ou sans l’aide d’appareils mécaniques comme
les laveurs-stérilisateurs, le nettoyeur à ultrasons, le lavevaisselle, le lave-ustensiles ou le laveur-désinfecteur. On
utilise un détergent pour réduire la tension superficielle
et suspendre les souillures dans l’eau. Le détergent choisi
doit être compatible avec le processus de désinfection
subséquent, car certains produits peuvent nuire à la
désinfection ou à la stérilisation. On peut utiliser une
solution enzymatique pour éliminer les matières
protéiniques lorsque l’eau et le détergent ne suffisent pas.
On recourt souvent à des désinfectants-détergents
combinés à faible niveau d’activité (également appelés
détergents germicides) pour nettoyer des articles qui
n’exigent ni désinfection ni stérilisation subséquente
(p. ex., supports pour perfusions intraveineuses [I.V.],
fauteuils hygiéniques, fauteuils roulants).
iii) Rinçage
Il faut rincer à fond les instruments nettoyés pour
éliminer complètement les saletés et les agents de
nettoyage, éviter la formation de taches et assurer une
propreté complète. Selon la qualité de l’approvisionnement en eau, il se peut que le rinçage final exige de l’eau
distillée ou déionisée(119). Il se peut aussi que les produits
de nettoyage (les détergents) rendent les surfaces
glissantes ou laissent des résidus qui nuisent à l’intégrité
et au bon fonctionnement de l’équipement. Lorsque le
nettoyage doit être suivi d’une désinfection, il faut
éliminer les résidus du produit de nettoyage afin d’éviter
qu’ils ne viennent neutraliser le désinfectant(120,123).
iv) Séchage
Le séchage prévient la prolifération microbienne.
Tous les articles qui n’ont pas besoin d’autre traitement
doivent être séchés avant d’être rangés. Il faut procéder à
un séchage immédiat pour prévenir la corrosion de
l’équipement en acier inoxydable. On doit inspecter les
articles au cours du séchage afin de vérifier qu’ils sont
exempts de toute trace de souillure organique, d’huile, de
graisse et d’autres matières(124). Il a été recommandé de
nettoyer les endoscopes avec de l’alcool à 70 % après la
désinfection pour assurer un séchage en profondeur avant
le rangement(118).
Les bactéries prolifèrent sur les surfaces parce
qu’elles sont hydrophobes (insolubles dans l’eau)(119,125).
Lorsque des surfaces non stériles sont humides ou
continuellement mouillées, elles peuvent se couvrir d’un
biofilm, c’est-à-dire d’une couche de bactéries enfermées
dans une substance extracellulaire. Le biofilm et ses
bactéries peuvent être libérés lorsqu’ils sont remués
(p. ex., dans la lumière des endoscopes). Le biofilm peut
également protéger les bactéries contre la désinfection ou
la stérilisation subséquente.
Il faut parfois aussi sécher les articles qui doivent faire
l’objet d’une désinfection ou d’une stérilisation subséquente car l’eau peut diluer le désinfectant chimique, ce
qui a pour effet de le rendre moins efficace.
C. Désinfection
On a recours à la désinfection lorsque le nettoyage ne
suffit pas à rendre un article sûr pour l’usage prévu. Il
existe trois grandes méthodes de désinfection : les
produits chimiques liquides, la pasteurisation et les
rayonnements ultraviolets. Un usage inapproprié des
produits ou des techniques de désinfection a été corrélé
à maintes reprises à la transmission d’infections
nosocomiales(117,126,127). Le lecteur trouvera au tableau 5
les niveaux de nettoyage et de désinfection nécessaires
pour un grand nombre d’articles d’usage courant.
On ne connaît pas toujours la nature exacte de la
charge microbienne dans les établissements de santé. On
trouve habituellement divers types de micro-organismes
dans le milieu naturel. Ainsi, les matières fécales
contiennent des formes végétatives et des formes
sporulées de bactéries ainsi que des champignons, des
virus et des protozoaires. Il faut donc choisir des produits
et des méthodes de désinfection reconnues pour leur
capacité de combattre des pathogènes ayant divers
niveaux de résistance (voir la figure 1). Le niveau de
désinfection obtenu varie selon certains facteurs, dont
le temps de contact, la température, le degré de souillure,
le type et la concentration des ingrédients actifs du
désinfectant chimique et la nature de la contamination
microbienne(121,126,128).
Parmi les facteurs qui influent sur l’efficacité de la
désinfection, on retrouve la résistance innée des microorganismes (figure 1), la concentration et le type de
matières organiques et inorganiques présentes (propreté,
présence d’un biofilm), l’intensité et la durée du
traitement, la concentration du désinfectant (au moment
de l’utilisation initiale et après usage répété), la
température et le temps de contact, le pH de la solution,
la dureté de l’eau utilisée comme diluant et les résidus
présents après le nettoyage(126,128,129).
i) Désinfection chimique
Au Canada, les désinfectants chimiques utilisés dans
les établissements de santé sont réglementés par la
Direction générale de la protection de la santé (voir
l’exposé sur l’homologation des désinfectants au Canada
plus loin dans le présent chapitre).
ii) Résistance relative des micro-organismes
Les micro-organismes ont une sensibilité variable aux
agents désinfectants (voir la figure 1). Les bactéries
végétatives et les virus à enveloppe sont généralement
les plus sensibles, tandis que les spores bactériennes et
les kystes des protozoaires sont les plus résistantes. Il a
été établi que certains pathogènes (p. ex., Pseudomonas
aeruginosa) étaient beaucoup plus résistants à divers
désinfectants dans les cas où ils se trouvaient à l’état
naturel (soit dans les liquides et les tissus organiques)
que lorsqu’ils étaient cultivés en laboratoire(110).
Le tableau 6 présente un résumé des principales
catégories de désinfectants chimiques et de leurs
avantages et inconvénients relatifs. Le fabricant du
produit fournit des instructions portant notamment sur la
durée d'exposition recommandée, et il est impérieux de
les suivre.
13
Figure 1.
Catégorie de micro-organismes classés par ordre de sensibilité aux désinfectants chimiques
Les moins sensibles
BACTÉRIES SPORULÉES
(Bacillus subtilis, Clostridium tetani, C. difficile
C. botulinum)
PROTOZOAIRES AVEC KYSTES
(Giardia lamblia, Cryptosporidium parvum)
MYCOBACTÉRIES
(Mycobacterium tuberculosis
M. aevium intracellulare, M. chelonae)
VIRUS SANS ENVELOPPE
(virus Coxsackie, poliovirus,
rhinoviruses, rotaviruses,
virus Norwalk, virus de l’hépatite A)
CHAMPIGNONS
(Espèces Candida, Cryptococcus, Aspergillus, dermatophytes)
BACTÉRIES VÉGÉTATIVES
(Staphylococcus aureus, Salmonella typhi, Pseudomonas aeruginosa,
coliformes)
Les plus sensibles
VIRUS À ENVELOPPE
(Virus Herpès simplex, virus varicelle-zona, cytomégalovirus, virus
Epstein-Barr, virus de la rougeole, virus des oreillons, virus de la rubéole,
virus de la grippe, virus respiratoire syncytial, virus de l’hépatite B et C,
hantaviruses et virus de l’immunodéficience humaine)
Tableau 6. Principales catégories de désinfectants chimiques et avantages et inconvénients relatifs
de chacun
IL FAUT SUIVRE LES RECOMMANDATIONS DU FABRICANT QUANT À LA CONCENTRATION ET LA DURÉE D’EXPOSITION.
Désinfectant
Alcools
Usage
Avantages
Action rapide
Désinfectants à niveau d’activité
intermédiaire
Sans résidus
Désinfection des thermomètres, des surfaces Ne tachent pas
extérieures de certaines pièces d’équipement (p. ex., stéthoscopes).
Matériel utilisé pour les soins à domicile(59)
Antiseptiques pour la peau
Chlores(131)
Désinfectants à niveau d’activité
intermédiaire
Désinfection des bassins d’hydrothérapie,
du matériel de dialyse, des mannequins de
formation en réanimation cardiorespiratoire.
Désinfectants efficaces après un déversement de sang; des solutions aqueuses
(5 000 ppm) servent à décontaminer le
secteur où le sang a été enlevé; la poudre de
dichloroisocyanurate de sodium peut être
versée directement sur les déversements de
sang à des fins de décontamination et de
nettoyage subséquent.
Matériel utilisé pour les soins à domicile(59)
Les usages et les dilutions des chlores
figurent au tableau 7.
Utilisé comme gaz pour la stérilisation des
instruments médicaux sensibles à la chaleur
Oxyde
d’éthylène
Formaldéhyde
Glutaraldéhydes
Utilisation très limitée comme stérilisant
chimique
Sert parfois à traiter les hémodialyseurs
Sous forme gazeuse, il sert à décontaminer
les armoires de sûreté des laboratoires.
Formulations à 2 % – désinfection de haut
niveau pour équipement sensible à la
chaleur
Servent le plus souvent pour les endoscopes,
les appareils d'inhalothérapie et
l’équipement d’anesthésie.
Faible coût
Action rapide
Facilement
accessibles en
dehors des hôpitaux
Inconvénients
Volatils
L’évaporation peut réduire la
concentration.
Inactivés par les matières organiques
Peuvent durcir le caoutchouc ou
détériorer les colles
Utilisation contre-indiquée en salle
d’opération
Corrosifs pour les métaux
Inactivés par les matières organiques
Irritants pour la peau et les muqueuses
Instables lorsque dilués pour usage
courant (1:9 parties d’eau)
Utiliser dans des endroits bien ventilés
La durée de conservation diminue
lorsqu’il est dilué.
Action lente; il faut faire aérer pendant
plusieurs heures pour éliminer les
résidus. L’un de ses supports
(chlorofluorocarbure) est maintenant un
produit chimique à usage restreint.
Actif en présence de Cancérigène
matières organiques Toxique
Très irritant
Odeur piquante
Stérilisant pour
l’équipement
sensible à la chaleur
ou à la pression
Non corrosifs pour
les métaux
Actifs en présence
de matières
organiques
Utilisables avec les
instruments munis
de lentilles
La stérilisation peut
se faire en 6 à
10 heures.
Extrêmement irritants pour la peau et les
muqueuses
La durée de conservation diminue
lorsqu’il est dilué (efficacité de 14 à
30 jours selon la formulation)
Coût élevé
Il faut surveiller la concentration dans les
solutions réutilisables.
Fixatif
15
Désinfectant
Peroxyde
d'hydrogène
Usage
À 3 % – désinfectant à faible niveau
d’activité
Soins à domicile(59)
Nettoie les sols, les murs et les meubles
La formulation antiseptique peut être
appliquée sur les blessures.
À 6 % – désinfectant à niveau d’activité
élevé
Efficace pour la désinfection de haut niveau
des endoscopes souples(132)
Désinfection des lentilles de contact souples
Les concentrations plus élevées servent de
stérilisants chimiques dans des machines
spécialement conçues pour
la décontamination des instruments
médicaux sensibles à la chaleur.
Désinfectants à niveau d’activité intermédiaire pour certains instruments (bassins
d’hydrothérapie, thermomètres)
Désinfectants à faible niveau d’activité pour
les surfaces dures et les instruments qui
n’entrent pas en contact avec les muqueuses
(p. ex., supports pour infusion, fauteuils
roulants, lits, sonnettes d'appel).
Avantages
Oxydant puissant
Action rapide
Se décompose en
eau et oxygène
Inconvénients
Peut être corrosif pour l’aluminium, le
cuivre, le bronze ou le zinc
Action rapide
Relativement peu
toxiques et peu
irritants
Acide
peracétique
Désinfectant ou stérilisant à niveau
d’activité élevé pour l’équipement sensible
à la chaleur
Les concentrations plus élevées servent de
stérilisants chimiques dans des machines
spécialement conçues pour
la décontamination des instruments
médicaux sensibles à la chaleur.
Nota : Les iodophores antiseptiques ne
conviennent PAS à la désinfection des
surfaces dures.
Corrosifs pour le métal sauf s’ils sont
combinés avec des inhibiteurs
Le désinfectant peut brûler les tissus
Inactivés par les matières organiques
Peuvent tacher les tissus et les matières
synthétiques.
Peut être corrosif
Instable lorsque dilué
Composés
phénoliques
Désinfectants à niveau d’activité faible ou
intermédiaire
Nettoient les sols, les murs et les meubles
Nettoient les surfaces dures et les
instruments qui n’entrent pas en contact
avec les muqueuses (p. ex., supports pour
I.V., fauteuils roulants, lits, sonnettes
d'appel)
Décomposition
inoffensive (eau,
oxygène, acide
acétique, peroxyde
d’hydrogène)
Action rapide à
basse température
Actif en présence de
matières organiques
Laissent un film
Ne pas utiliser dans les pouponnières
résiduel sur les
Usage non recommandé sur les surfaces
surfaces
qui touchent aux aliments
Disponibles sur le
Peuvent être absorbés par la peau ou
marché avec ajout
le caoutchouc
de détergents pour
Un usage répété peut rendre collants
un nettoyagecertains revêtements de sol synthétiques.
désinfection en une
seule étape
Composés
d’ammoniun
quaternaire
Désinfectants à faible niveau d’activité
Nettoient les sols, les murs et les meubles
Nettoient les déversements de sang (133)
Iodophores
16
En général, non
irritants pour les
mains
NE PAS utiliser pour désinfecter des
instruments
Non corrosifs
Ont habituellement
des propriétés
détergentes
Utilisation limitée comme désinfectant à
cause de leur spectre microbicide étroit
Tableau 7. Mode de préparation et d’emploi des désinfectants à base de chlore
Produit
Usage prévu
Nettoyage des déversements
Eau de Javel domestique
(solution à 5 % d’hypochlorite de sang
de sodium avec 50 000 ppm*
de chlore actif)
Ajouter à l’eau de la lessive
Poudre de NaDCC (dichloroisocyanurate de sodium) avec
60 % de chlore actif
Poudre de chloramine avec
25 % de chlore actif
Dilution recommandée
Utiliser des concentrations
allant d’une partie d’eau de
Javel et 99 parties d’eau du
robinet (1:100) à une partie
d’eau de Javel et 9 parties
d’eau du robinet (1:10), selon
la quantité de matières
organiques (p. ex., sang ou
mucus) présente sur la surface
à nettoyer et à désinfecter.
Niveau de chlore actif
0,05 % ou 500 ppm
0,5 % ou 5 000 ppm
Une partie (une tasse de
0,01 % ou 100 ppm
8 onces) d’eau de Javel et
500 parties (28 gallons†) d’eau
du robinet
Nettoyage des surfaces
Une partie (une tasse de
Trempage des articles de verre 8 onces) d’eau de Javel et
environ 50 parties
ou de plastique
(2,8 gallons) d’eau du robinet
Nettoyage des déversements
Dissoudre 8,5 g dans un litre
de sang
d’eau du robinet
0,1 % ou 1 000 ppm
Nettoyage des déversements
de sang
2,0 % ou 5 000 ppm
Dissoudre 20 g dans un litre
d’eau du robinet
0,85 % ou 5 000 ppm
*
Parties par million
Gallon impérial (4,5 litres)
†
Pour obtenir d’autres renseignements sur les usages de l’eau de Javel dans les établissements de soin de santé, le lecteur
est invité à lire un article sur le sujet(131).
iii) Maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ)
Le Laboratoire de lutte contre la maladie élabore
actuellement des protocoles relatifs à la MCJ(134,135). Le
prion de cette maladie résiste aux méthodes d’inactivation habituelles. Les humains infectés l’ont été soit par
exposition directe du cerveau à l’agent de la MCJ (p. ex.,
greffe de dure-mère) ou par injection périphérique d’un
produit dérivé du cerveau humain qui est contaminé par
cet agent (hormone hypophysaire). Il est recommandé de
prendre des précautions spéciales pour prévenir la
transmission de la MCJ dans le cas des patients atteints
de cette maladie, qui sont soupçonnés de l’avoir contractée ou qui sont à risque accru de la développer (soit
celles qui ont reçu l’hormone hypophysaire [hormone de
croissance et gonadotrophine], qui ont reçu une greffe de
dure-mère ou qui font partie d’une famille dans laquelle
on a observé la forme familiale de la MCJ)(135).
Les aiguilles, les aiguilles-électrodes, les scalpels, les
tonomètres, les instruments d’autopsie, l’équipement
dédié, les cryostats et tout autre matériel potentiellement
contaminé doivent être stérilisés au moyen de procédures
spéciales.
iv) Réutilisation des désinfectants chimiques
Plusieurs facteurs physiques et chimiques influent sur
la désinfection, notamment la température, le pH,
l’humidité relative et la dureté de l’eau(110,128). Des degrés
extrêmes d’acidité ou d’alcalinité peuvent inhiber
efficacement la croissance de micro-organismes. De
plus, des changements relativement restreints dans le pH
du milieu(136) peuvent avoir une influence profonde sur
l’activité des agents antimicrobiens. Une augmentation
du pH renforce l’activité antimicrobienne de certains
désinfectants (p. ex., le glutaraldéhyde, les composés
d’ammonium quaternaire) et diminue celle de certains
autres (p. ex., les composés phénoliques, les hypochlorites, l’iode). Le pH influe sur l’activité microbicide en
modifiant la molécule du désinfectant ou la surface
cellulaire(110).
17
Bon nombre de désinfectants chimiques doivent être
dilués avant usage. Il faut absolument respecter les
consignes du fabricant en ce qui concerne la dilution et le
mélange. Une concentration trop faible du désinfectant
en réduit l’efficacité. Une concentration trop élevée
augmente le risque que le produit chimique endommage
l’instrument ou ait des effets toxiques sur l’utilisateur.
Certains désinfectants peuvent, une fois dilués, être
utilisés pendant quelques jours ou quelques semaines
(s’ils sont utilisés correctement). Les dilutions sont, par
essence, instables une fois mélangées, et il faut respecter
les consignes du fabricant en ce qui concerne leur durée
d’utilisation.
Les glutaraldéhydes constituent un cas à part. Ils
peuvent être présents dans des formulations acides ou
alcalines et on les achète habituellement sous forme
concentrée et on les dilue pour les utiliser. Ces dilutions
ont une durée de vie limitée. Au cours de la période de
réutilisation, la concentration de l’ingrédient actif à
l’intérieur du produit peut baisser à mesure qu’il se dilue
(séchage incomplet), et des impuretés organiques
s’accumulent (nettoyage incomplet)(128). Des bandelettes
d’analyse chimique permettent de déterminer si le
produit contient toujours une concentration efficace
d’ingrédients actifs (p. ex., le glutaraldéhyde) en dépit
des usages répétés et de la dilution. La fréquence des
analyses doit être fonction de la fréquence d’utilisation
des solutions (p. ex., utilisation quotidienne, analyse
quotidienne). Il ne faut pas considérer les bandelettes
comme un moyen d’utiliser une solution désinfectante
au-delà de la date d’expiration. La solution de glutaraldéhyde ne doit pas être considérée comme sûre lorsque
la concentration de glutaraldéhyde chute en-deçà de la
concentration minimale efficace (CME) pour le produit
ou que la dilution contient moins de 1 % de
glutéraldéhyde(110).
v) Désinfectants et sécurité
Les désinfectants chimiques sont une arme à deux
tranchants. Certes, leur présence est nécessaire dans bon
nombre d’activités courantes des établissements de santé,
mais leur capacité de tuer des agents infectieux les rend
aussi potentiellement dangereux pour les humains et
l’environnement. S’il est vrai que les fabricants cherchent
toujours à améliorer leurs formulations, on ne peut
s’attendre en tout réalisme à ce qu’ils mettent sur le
marché, dans un proche avenir, des désinfectants à la fois
très efficaces et tout à fait sûrs.
Les produits contenant du glutaraldéhyde exigent une
attention particulière. On les utilise beaucoup pour la
désinfection du matériel semi-critique parce qu’ils ne
sont pas corrosifs, qu’ils agissent assez rapidement et
18
qu’ils ont un large spectre d’activité. Cependant, le
glutaraldéhyde produit des émanations âcres et irritantes,
et sa toxicité pour la peau en fait une matière dangereuse
au travail. Sa popularité croissante dans bon nombre
d’établissements de santé a amené certaines provinces
(p. ex., la Colombie-Britannique) à adopter des lois ou
des règlements restreignant l’exposition des travailleurs
aux émanations de ce produit et prévoyant notamment
l’installation de hottes et de ventilateurs d’extraction
dans les unités qui en font usage.
vi) Homologation des désinfectants au Canada
Au Canada, il y a deux textes législatifs qui régissent
essentiellement les antimicrobiens. La Loi sur les aliments
et drogues et son règlement d’application, administrés
par le Programme des produits thérapeutiques, Bureau de
l’évaluation des produits pharmaceutiques, Direction
générale de la protection de la santé, de Santé Canada,
régissent à titre de médicaments les produits antimicrobiens qui, selon l’étiquette, sont destinés aux établissements de santé, aux usines de transformation des produits
alimentaires ou à l’entretien des instruments médicaux et
qui ont pour objet la prévention des maladies et le maintien de la santé. La Loi sur les produits antiparasitaires
et son règlement d’application, administrés par l’Agence
de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé
Canada, régissent les produits de désinfection ou les
produits antimicrobiens en usage à la maison et dans le
secteur non alimentaire.
Les fabricants doivent obtenir une identification
numérique de drogue (DIN) de Santé Canada avant de
mettre des désinfectants sur le marché. Ils doivent, pour
ce faire, présenter une demande de DIN, des renseignements sur l’étiquetage et des données complémentaires
(au besoin) à la Direction des produits thérapeutiques
pour évaluation. Pour qu’une DIN soit attribuée à un
produit, il faut prouver que ce produit est sûr et efficace
pour l’usage auquel il est destiné(137).
L’importance de l’évaluation avant commercialisation
des produits désinfectants est fonction du risque relatif
lié à l’utilisation de ce produit, lequel varie selon la
connaissance des ingrédients actifs qui le composent et
les usages auxquels il est destiné. Cette prémisse nous
amène à conclure que les désinfectants ou les stérilisants
destinés à l’entretien des instruments médicaux sont
soumis à une évaluation avant commercialisation plus
rigoureuse que les désinfectants contenant des ingrédients actifs bien connus et servant à entretenir des
surfaces telles des sols ou des murs.
C’est l’Office des normes générales du Canada
(ONGC) qui recommande des méthodes d’analyse de
l’efficacité intrinsèque et des exigences en matière de
données à fournir relativement aux désinfectants qui
seront mis en marché au Canada. Ces exigences varient
selon l’usage prévu du produit, c’est pourquoi différentes
méthodes d’analyse et différents micro-organismes
seront utilisés pour confirmer l’efficacité intrinsèque
d’un produit. Les exigences les plus sévères s’appliquent
aux stérilisants, soit aux produits servant à stériliser le
matériel critique. Des exigences moins sévères s’appliquent aux désinfectants à niveau d’activité élevé qui,
selon l’étiquette, sont destinés au matériel semi-critique.
Les exigences les moins sévères s’appliquent aux
désinfectants à faible niveau d’activé, lesquels sont
destinés, selon l’étiquette, à la désinfection du matériel
non critique et des surfaces.
L’étiquette des désinfectants doit indiquer clairement
les renseignements suivants : le nom du produit, un
énoncé quantitatif des ingrédients actifs, l’usage prévu, le
secteur et le centre dans lesquels il sera utilisé et le mode
d’emploi particulier, notamment les genres de surfaces/
ou d’instruments qu’il doit désinfecter, la méthode de
dilution à respecter, le mode d’application, le temps de
contact, les procédures de nettoyage et de rinçage, la
température à laquelle il faut l’utiliser et la période de
réutilisation. L’étiquette doit également contenir les mises
en garde et les symboles d'avertissement pertinents et des
renseignements sur les premiers soins.
On examine les allégations proposées sur l’étiquette,
et on ne les juge acceptables que si elles s’appuient sur
des données établissant avec un niveau élevé de
confiance que le produit est efficace dans les conditions
d’utilisation proposées. Les allégations de l’étiquette ne
doivent pas être trompeuses.
Toute personne qui s’interroge notamment sur les
allégations d’une étiquette ou sur les conditions d’utilisation d’un produit doit s’adresser au bureau d’examen
de la Direction générale de la protection de la santé
(Bureau de l'évaluation des produits pharmaceutiques).
Voir l’annexe 3 pour information.
vii) Étiquetage des produits
• L’étiquette doit porter une identification numérique de
drogue (DIN). Ce code indique qu’il a été établi, au
moment de l’examen, que le produit était sûr et
efficace pour l’usage auquel il était destiné.
• Il faut lire attentivement le mode d’emploi du produit
inscrit sur l’étiquette. Les soignants qui omettent de le
faire en viennent bien souvent à mal utiliser, entreposer
ou éliminer le produit et à s’exposer eux-mêmes et à
exposer les patients à des risques accrus d’infection ou
à des effets chimiques toxiques. Un mauvais entreposage des désinfectants chimiques peut réduire la
durée de conservation de ces produits et, en cas de
contamination, favoriser la prolifération bactérienne.
• L’étiquette du produit doit contenir des instructions
sur la façon de préparer le mélange, notamment les
concentrations pour la dilution et la durée de la
désinfection.
• Il faut lire l’étiquette du produit afin de se renseigner
sur certains facteurs qui peuvent influer sur son
activité, notamment la température, le pH, l’humidité
relative et la dureté de l’eau.
viii) Pasteurisation
La pasteurisation est un processus de désinfection à
l’eau chaude, qui s’accomplit à l’aide de pasteurisateurs
automatisés ou de laveurs-désinfecteurs. Le matériel
d’inhalothérapie et le matériel d’anesthésie font partie du
matériel semi-critique qui se prête bien à la
pasteurisation.
L’exposition du matériel d’inhalothérapie à des liens
dont la température est supérieure à 75 0C pendant
30 minutes est une méthode reconnue qui peut remplacer
la désinfection chimique. Les articles à pasteuriser
doivent être nettoyés à fond avec de l’eau et du détergent
avant la désinfection(109). Ils doivent être complètement
immergés pendant le cycle de pasteurisation.
Parmi les avantages de la pasteurisation figurent
l’absence de toxicité, la rapidité et le coût modéré des
machines et de l’entretien.
Les principaux inconvénients de la pasteurisation du
matériel semi-critique sont que 1) cette technique n’est
pas sporicide, 2) elle peut causer des brûlures par des
éclaboussures, 3) l’équipement n’est pas standardisé et
4) il est difficile de valider l’efficacité du processus. Ce
dernier peut être contrôlé par des jauges de température
et des minuteries.
La pasteurisation n’étant pas un processus de stérilisation, il faut y apporter un soin extrême afin d’inactiver
les agents infectieux considérés comme particulièrement
importants(138). Il faut ensuite veiller tout particulièrement à bien sécher le matériel (l’eau résiduelle demeure
sur place, en général) et à éviter la recontamination au
cours du stockage et du transport(138,139).
ix) Rayonnements ultraviolets
Les micro-organismes sont inactivés par les rayonnements ultraviolets (UV) situés dans une plage de
longueurs d’ondes de 250 à 280 nm(140). Les lampes à
vapeur de mercure modernes émettent des rayonnements
dans cette plage de valeurs. Les rayonnements ultraviolets ont plusieurs applications potentielles, mais leur
19
action germicide et leur utilisation dépendent des matières
organiques, des longueurs d’ondes, du genre de suspension, de la température, du genre de micro-organisme et
de l’intensité des rayonnements (qui peut être modifiée
par la distance et la saleté des tubes). Les rayonnements
ultraviolets en milieu hospitalier ne servent qu’à détruire
des organismes aéroportés ou à inactiver des microorganismes situés sur des surfaces. L’usage des rayonnements ultraviolets germicides est une méthode d’épuration de l’air qui peut compléter d’autres mesures de lutte
contre la tuberculose. L’installation d’émetteurs à
rayonnements ultraviolets dans les conduits de ventilation présente un double avantage : elle permet de produire
des niveaux élevés de rayonnements ultraviolets qui,
parce qu’ils se trouvent dans les conduits, ne présentent
pour ainsi dire aucun risque d’exposition pour les
humains(141). Dans les Lignes directrices pour la lutte
antituberculeuse dans les établissements de soins et
autres établissements au Canada(140) de Santé Canada,
on termine la discussion sur l’irradiation germicide par
les rayons ultraviolets en affirmant qu’il pourrait s’agir
d’une technique complémentaire utile dans les conduits
de ventilation ou dans les secteurs à haut risque, comme
les salles de bronchoscopie, les salles d’autopsie ou dans
les autres endroits où des tuberculeux non diagnostiqués
risquent de se trouver.
On n’a pas de données à l’appui de l’utilisation
des rayonnements ultraviolets dans les chambres
d’isolement(110). Il ne faut pas utiliser de dispositifs
portatifs de rayonnements ultraviolets pour la désinfection en dehors du milieu hospitalier (p. ex., équipement
de cliniques d’esthétique ou de body piercing).
Les rayonnements ultraviolets peuvent causer des
brûlures aux yeux et à la peau et, en théorie, ils peuvent
aussi causer des cataractes et des cancers de la peau.
Certains problèmes sont survenus lorsque les lampes
n’étaient pas installées convenablement ou encore
lorsqu’elles n’étaient pas surveillées ou entretenues
correctement(139-140).
x) Désinfection à l’eau bouillante
La désinfection à l’eau bouillante n’est pas une
méthode de stérilisation acceptable dans les établissements de soins de santé. Dans le cas des soins à domicile,
on a recours à cette technique pour désinfecter certains
articles si ceux-ci ne sont pas endommagés par l’eau
bouillante. Il importe de suivre les lignes directrices
concernant les soins à domicile(59,142,143).
20
Le nettoyage d’instruments et d’ustensiles à l’eau
bouillante ne peut être considéré comme une méthode de
stérilisation. Les recherches ont montré que l’eau
bouillante ou la chaleur humide à une température de
100 0C (212 0 F) ne permettait pas de détruire les spores
bactériennes ni certains virus(144). Cette procédure
présente un autre inconvénient majeur : les articles ne
sont pas emballés de façon à pouvoir être entreposés et
transportés sans risque de contamination.
xi) Stérilisation
Tout le matériel critique qui entre en contact avec la
circulation sanguine, les muqueuses non intactes ou les
points du corps généralement stériles doit être stérile.
La stérilisation n’est pas une activité unique, mais un
processus. Il faut observer les méthodes appropriées si
l’on veut assurer et maintenir la stérilité. Le processus
de stérilisation doit être validé et documenté.
Le tableau 8 présente un résumé des avantages et des
inconvénients des méthodes de stérilisation ainsi que
des applications et des stratégies de contrôle. Il faut
demander aux fabricants de stérilisateurs des instructions
précises en ce qui concerne l’installation et l’utilisation
de leur équipement. Les méthodes d’entreposage et de
transport doivent assurer la stérilité du matériel jusqu’au
point d’utilisation et les fabricants de stérilisateurs
doivent indiquer précisément quels instruments peuvent
être stérilisés avec leurs machines. Les fabricants de
matériel et d’instruments médicaux doivent recommander des méthodes de stérilisation précises.
xii) Nouvelles technologies
De nouvelles techniques de stérilisation sont en voie
de développement en raison des difficultés inhérentes à
la désinfection et à la stérilisation de l’équipement, par
exemple le matériel thermolabile et les instruments
médicaux ayant une lumière étroite. Les nouvelles
technologies auront des applications limitées (p. ex.,
elles pourraient ne pas convenir aux instruments ayant
des lumières ou être incompatibles avec certains
matériaux). Il n’y a pas une méthode qui fonctionnera
pour tous les hôpitaux. Il faut établir des politiques et
procédures afin de faire en sorte que la désinfection de
l’équipement soit conforme aux principes de la
prévention des infections.
Il existe une certaine controverse autour du contrôle
de l’efficacité des cycles de stérilisation aux moyens de
produits chimiques liquides. Le contrôle biologique de
ces procédés de stérilisation au moyen d’indicateurs
biologiques traditionnels ne semble pas réalisable pour
l’instant(154).
Tableau 8. Avantages et inconvénients des méthodes de stérilisation actuelles
IL FAUT SUIVRE LES INSTRUCTIONS DU FABRICANT QUANT À LA CONCENTRATION ET LA DURÉE D’EXPOSITION.
Méthode de stérilisation
Vapeur
a) Petits stérilisateurs de
table
b) Stérilisateurs à écoule
ment de vapeur par
gravité, notamment
stérilisateurs rapides
«flash»
c) Stérilisateurs à vide à
grande vitesse
Stérilisation rapide
«flash»
Paramètres
Élévation de la pression
(préétablie par le fabricant)
pour élever la température
jusqu’à 121 0C (133 0C pour
les stérilisateurs rapides).
Le temps varie selon la
température et le genre de
matériel et selon que l’instrument est emballé ou non.
La vapeur doit être saturée (les
articles dont la lumière est
étroite peuvent exiger une
humidification préalable).
Contrôle/fréquence
Détection d’air pour les stérilisations sous
vide -quotidienne avant le premier cycle
de la journée
Mécanique – chaque cycle(103)
Chimique – chaque cycle(103)
Biologique – au moins une fois par
semaine mais, de préférence, chaque jour
et pour chaque charge d’implants (spores
de Bacillus stearothermophilus). Les
charges contenant des implants seront
contrôlées et, dans la mesure du possible,
les implants seront gardés en quarantaine
jusqu’à ce que les résultats du test effectué au moyen de l’indicateur biologique
soient disponibles (103).
La stérilisation rapide doit être Mécanique – chaque cycle
réservée aux situations
Chimique – chaque cycle
d’urgence.
Biologique – au moins une fois par
Elle ne doit jamais être
semaine, mais de préférence chaque
employée pour les implants.
jour(145).
Usage/avantages
Instruments et accessoires
tolérant la chaleur
Lingerie
Peu coûteux
Rapide
Efficace
Non toxique
Peut être utilisée pour
stériliser des liquides
Inconvénients
Ne convient pas aux huiles anhydres,
aux poudres, aux instruments munis de
lentilles, aux instruments sensibles à la
chaleur.
Certains stérilisateurs de table n’ont
pas de cycle de séchage.
Non recommandée
Si les instruments sont utilisés avant
les résultats des indicateurs biologiques soient connus, le personnel doit
noter quels instruments ont été utilisés
pour chaque patient, de façon à pouvoir assurer un suivi dans l’éventualité
où la charge n’aurait pas été traitée
convenablement(113,145-148).
Difficile à contrôler
La stérilisation rapide donne de moins
bons résultats si tous les paramètres
nécessaires ne sont pas respectés
(p. ex., le temps, la température), si
l’instrument est contaminé par des
matières organiques, s’il y a des
poches d’air dans l’instrument ou
autour de celui-ci ou si le stérilisateur
ou le paquet rapide ne fonctionne pas
bien. La stérilisation ne peut pas être
maintenue si l’instrument n’est pas
emballé.
Méthode de stérilisation
Paramètres
Oxyde d'éthylène gazeux Concentration d’OE basée sur
(OE)
la recommandation du
fabricant
Température : variable
Humidité : 50 %
Durée : temps de traitement
prolongé (plusieurs heures)
Chaleur sèche
a) Convection par gravité
b) Convection mécanique
Températures – temps
171 0C – 60 min.
160 0C – 120 min.
149 0C – 150 min.
141 0C–- 180 min.
Contrôle/fréquence
Mécanique – chaque cycle(105)
Chimique – chaque cycle(105)
Biologique – chaque cycle(105)
(spores de Bacillus subtilis)
Usage/avantages
Instruments sensibles à la
chaleur
N’endommage pas les
instruments sensibles à la
chaleur ni les instruments
munis de lentilles
Mécanique – chaque cycle
Chimique – chaque cycle
Biologique – chaque semaine(139)
(spores de Bacillus subtilis)
Huile anhydre
Poudres
Verre
Ne corrode ni ne rouille les
instruments
Atteint des surfaces
d’instruments qui ne peuvent
pas être démontés
121 0C – 12 heures
Peu coûteux
Glutaraldéhyde
La durée et la température
doivent être maintenues.
Les instruments stérilisés
doivent être rincés à l’eau
stérile(116-119).
Ils doivent être manipulés de
façon à prévenir la contamination entre l’entreposage et
l’utilisation.
Aucun pour la stérilité
Contrôles disponibles pour le pH et la
concentration de la dilution
Instruments sensibles à la
chaleur
Inconvénients
Coûteux
L’OE est disparu par suite de
l’élimination des CFC(149).
Toxique pour les humains
Dangereux pour l’environnement
lorsqu’il est combiné avec des
chlorofluorocarbures
Il faut surveiller les concentrations de
gaz résiduel dans l’environnement.
Les produits stérilisés doivent être
aérés avant usage.
Long cycle requis pour obtenir la
stérilisation et l’aération
Hautement inflammable et explosif, et
hautement réactif à d’autres produits
chimiques
Cause des dommages structuraux à
certains instruments
Long cycle en raison de la lenteur du
processus de chauffage et de
pénétration
Les températures élevées peuvent
endommager le matériel.
Produits d’emballage restreints
La température et la durée
d’exposition varient selon l’article à
stériliser (139).
Impossible de contrôler la stérilisation
La manipulation peut causer de la
contamination.
Il faut rincer abondamment à l’eau
stérile pour éliminer tous les résidus
de désinfectant à la fin du cycle.
Toxicité des produits chimiques pour
les soignants et l’environnement
Processus long (6-12 heures).
Méthode de stérilisation
Ébullition
Paramètres
Non recommandée
Aucun
Usage/avantages
Non recommandée
Four à micro-ondes
Non recommandé
Aucun
Non recommandé
Stérilisateur à billes de
verre
Non recommandé
Aucun
Non recommandé
Vapeur de peroxyde
d’hydrogène
Le temps et la température
sont contrôlés par le cycle.
Suivre les instructions du fabricant
Des spores de Bacillus stearothermophilus sont utilisées comme indicateurs
biologiques.
Instruments sensibles à la
chaleur
p. ex., endoscopes
Non corrosive à cause de la
brièveté du temps de contact
Sous--produits sans danger
pour l’environnement
Peroxyde d’hydrogène
a) liquide (6-25 %)
b) plasma
Le temps et la température
sont contrôlés par le cycle.
Contrôle/fréquence
Suivre les instructions du fabricant
Faible toxicité si les
instruments sont aérés(152)
Instruments sensibles à la
chaleur
p. ex., endoscopes
Peut s’appliquer à des instruments de métal et autres et à
des instruments sensibles à la
chaleur et à l’humidité
Rapide
Non toxique
Non corrosif pour les métaux
et les autres matériaux
(sauf le nylon)
Inconvénients
Peut être utilisée pour du matériel
spécialisé destiné à des clients recevant des soins à domicile (p. ex., des
cathéters utilisés par une seule
personne)(59,142,143)
Impossible à contrôler
Méthode non fiable (150)
Les fours à micro-ondes domestiques
ne permettent pas de stériliser des
instruments(150).
Impossible à contrôler
Zones froides
Chauffage non uniforme
Poches d’air emprisonnées (151)
Essais sur le terrain limités en ce qui
concerne l’efficacité de la stérilisation
Inactivée par des matériaux très absorbants comme le papier de cellulose et
les articles de lingerie, ce qui restreint
les produits d’emballage utilisables.
Incapacité de pénétrer profondément
dans les petites lumières (153)
Il faut évaluer davantage la toxicité(152).
Limites à la longueur et au diamètre
des lumières des instruments qui
peuvent être stérilisés
efficacement(112,153)
Avec le plasma, inactivation du
peroxyde d’hydrogène par des
matériaux très absorbants (draps,
papier de cellulose)(153)
Méthode de stérilisation
Acide peracétique
Paramètres
Le temps et la température
sont contrôlés par le cycle.
Contrôle/fréquence
Suivre les instructions du fabricant
Usage/avantages
Instruments sensibles à la
chaleur
p. ex., endoscopes,
instruments chirurgicaux
Rapide
Automatisé
Ne laisse aucun résidu
Efficace en présence de
matières organiques
Sporicide à basse température
Système mixte de vapeur Le temps et la température
sont contrôlés par le cycle.
d’acide peracétique et
d’un mélange
d’hydrogène, d’oxygène et
de support inerte
Suivre les instructions du fabricant
Instruments sensibles à la
chaleur
Dialyseurs
Rapide
Non toxique
Le système mixte est moins
corrosif que l’acide
peracétique seul.
Inconvénients
Le contrôle de l’efficacité du cycle de
stérilisation à l’aide de bandelettes de
spores soulève des doutes(154).
Réservé aux instruments qui peuvent
être immergés
Corrosif
Incompatibilité avec certains
matériaux.
Instable surtout lorsqu’il est dilué
Sous forme de vapeur, il est volatile,
a une odeur piquante, est toxique et
présente des risques d’incendie et
d’explosion.
Essais sur le terrain limités en ce qui
concerne l’efficacité de la stérilisation
L’efficacité de chaque type de machine
doit être vérifiée séparément.
xiii) Contrôle du cycle de stérilisation
Le contrôle des cycles de stérilisation se fait par trois
méthodes différentes(139) :
Mécanique : graphiques, diagrammes et imprimés de
temps et de températures
Chimique : bandes, bandelettes ou ampoules sensibles à la chaleur ou à l’humidité(155)
Biologique : bandelettes ou ampoules chargées de
spores(156)
Les contrôles mécaniques et chimiques donnent
simplement une indication visible que les conditions
requises pour obtenir la stérilisation, comme le temps, la
température et la pression, ont été respectées.
Seuls les indicateurs biologiques permettent de
mesurer l’efficacité réelle de la stérilisation qui vise à
tuer tous les microbes, y compris les spores(157). L’indicateur biologique idéal présente les caractéristiques
suivantes : organisme bien caractérisé, préparation
standardisée, très facile à obtenir et plus résistante à la
stérilisation que les pathogènes humains, lecture rapide,
facilité d’utilisation, organisme non pathogène et faible
coût(158).
Les spores choisies en vue du contrôle biologique
doivent convenir à la méthode de stérilisation contrôlée(154). Ainsi, on se sert de spores de Bacillus stearothermophilus pour la stérilisation à la vapeur et de spores de
Bacillus subtilis pour les cycles à la chaleur sèche et à
l’oxyde d’éthylène. La fréquence des contrôles est
indiquée au tableau 8.
Les indicateurs biologiques offerts sur le marché
exigeaient par le passé une période d'incubation de 24 à
48 heures avant de pouvoir être lus. La mise au point
récente d’indicateurs biologiques à lecture rapide utilisant la détection fluorimétrique d’un enzyme lié à une
spore en 60 minutes peut constituer une solution de
rechange à l’observation du développement de spores.
Ces indicateurs permettent de stériliser des implants
rapidement ou de rappeler sans délai des instruments mal
stérilisés (156,157). Tous les systèmes de contrôle
biologique offerts sur le marché doivent être utilisés
conformément aux instructions du fabricant.
Les indicateurs sont certes un élément important de
l’assurance de la qualité de la stérilisation, mais la
validation du processus et la consignation des paramètres
de fonctionnement occupent aussi une place primordiale.
La valeur des tests effectués à l’aide d’indicateurs
biologiques chimiques est tributaire de l’emplacement
des suspensions ou des indicateurs biologiques. Tous les
processus de stérilisation doivent être évalués à fond
régulièrement avant d’être mis en service. Les autoclaves
doivent être munis de thermocouples pour déterminer les
zones froides potentielles. Il faut vérifier s’il y a des
fuites dans les systèmes de filtration. Il faut bien valider
les unités de stérilisation au gaz en examinant notamment
la concentration de gaz, la température et l’humidité
relative.
Le personnel des établissements de santé doit se
conformer à toutes les recommandations du fabricant
afin d’assurer une stérilisation adéquate.
Le personnel chargé de la stérilisation doit consigner
ses opérations quotidiennes. Il faut passer en revue les
notes relatives à chacune des opérations, consigner tous
les défauts de fonctionnement observés et prendre des
mesures pour que le produit soit traité adéquatement ou
renvoyé en vue d’un nouveau traitement(138).
L’établissement de santé doit avoir un protocole pour
les cas où le contrôle révèle une défaillance de
l’équipement (139).
xiv) Maintien de la stérilité
a) Emballage
Lorsque le procédé le permet, les instruments à
stériliser doivent, être emballés adéquatement avant la
stérilisation. L’un des inconvénients majeurs de la
stérilisation tient à ce que les instruments, qui ne sont pas
emballés au préalable, doivent tout de même être
entreposés et transportés de façon à réduire au minimum
la contamination. Le matériau d’emballage idéal doit
présenter les caractéristiques suivantes : permettre une
pénétration du stérilisant, une évacuation et un renouvellement d'air adéquats; faire obstacle aux microorganismes ou à leurs véhicules (p. ex., poussière,
vermine) une fois la stérilisation terminée; maintenir la
stabilité de la température; être assez fort pour supporter
une manipulation normale; être assez souple pour
permettre le scellement, l’emballage et le déballage;
permettre de retirer le produit stérilisé de façon aseptique; produire un minimum de charpie; ne contenir que
des ingrédients non toxiques et bon teint; maintenir
l’étanchéité et ne pas se resceller après l’ouverture. Il
faut établir l’intégrité des joints d'étanchéité statique dans
les contenants rigides(103,105,108).
b) Entreposage
Le matériel stérilisé, dans les établissements de santé
ou à l’achat, doit être entreposé dans un endroit protégé
où il ne risque pas d’être exposé à l’humidité, à la saleté,
à la poussière ou à la vermine. La durée de conservation
25
dépend du contexte(103). Selon la pratique de la durée de
conservation liée au contexte, le produit doit demeurer
stérile jusqu’à ce qu’un événement entraîne sa contamination (p. ex., l’emballage se perfore, se mouille ou est
échappé)(160). Parmi les facteurs liés au contexte, on
compte la fréquence et la méthode de manipulation et
certaines conditions liées à l’aire d’entreposage, notamment le lieu, l’espace, la présence de rayonnages ouverts
ou fermés, la température, l’humidité et la protection
contre la poussière, les insectes, les inondations et la
vermine(138,160).
Le matériel acheté à l’état stérile doit être utilisé avant
la date de péremption, s’il en est. Des cultures s’imposent
seulement si le contexte clinique indique que l’utilisation
de l’instrument pourrait avoir causé une infection. Si l’on
soupçonne une contamination intrinsèque, il faut aviser le
Bureau de la radioprotection et des instruments médicaux,
Direction générale de la protection de la santé, Santé
Canada, et les autorités sanitaires locales et provinciales.
Il est parfois possible de stériliser de nouveau le
matériel stérile à usage unique qui a été ouvert sans être
utilisé. Il faut cependant vérifier si ce matériel peut supporter la méthode de stérilisation choisie et si cette
méthode permet de le stériliser. L’Association canadienne
des soins de santé a défini des principes régissant la réutilisation du matériel médical à usage unique et les diverses
activités à mener dans le cadre de la stérilisation(162).
Recommandations sur le nettoyage, la désinfection et
la stérilisation
Chaque établissement doit avoir un protocole pour le
traitement en vue de la réutilisation et du maintien de la
stérilité.
1. Le matériel reçu à l’état stérile doit le demeurer
jusqu’à l’utilisation(139,163,164). Catégorie A; Classe II
2. Le matériel réutilisable doit être nettoyé à fond avant
la désinfection ou la stérilisation de haut niveau(110, 120).
Catégorie A; Classe II
3. Le matériel réutilisable doit être rincé et séché adéquatement avant la désinfection ou la stérilisation (119)
et séché avant l’entreposage. Catégorie A; Classe II
4. Il faut se conformer aux recommandations écrites
du fabricant en ce qui concerne l’utilisation des
désinfectants chimiques.
5. Il ne faut employer que des désinfectants ayant une
identification numérique (DIN) (dont l’utilisation est
approuvée au Canada).
26
6. Les appareils d'inhalothérapie et l’équipement
d’anesthésie doivent à tout le moins faire l’objet
d’une désinfection de haut niveau(113,165-167).
7. Le matériel critique doit être stérile(110). Catégorie A;
Classe III
8. Le matériel semi-critique doit être désinfecté selon
la procédure détaillée énoncée au tableau 5 (116,139).
Catégorie A; Classe III
9. La stérilisation doit être contrôlée au moyen d’un
indicateur biologique :
– il faut effectuer des analyses au moins une fois
par semaine, et de préférence chaque jour, dans
le cas des stérilisateurs à vapeur. Il faut contrôler
les charges contenant des implants et, si possible,
mettre ces derniers en quarantaine jusqu’à ce que
les résultats des analyses soient connus(103).
– il faut contrôler chacune des charges dans le cas
de la stérilisation à l’oxyde d’éthylène(105).
– il faut effectuer des analyses au moins une fois
par semaine dans le cas de la stérilisation par la
chaleur sèche(139). Catégorie A; Classe III
10. La stérilisation doit être contrôlée à chaque cycle au
moyen d’indicateurs mécaniques et chimiques(139).
Catégorie A; Classe III
11. Après la stérilisation; la stérilité doit être maintenue
jusqu’au point d’utilisation(139). Catégorie A;
Classe III
12. Si un établissement réutilise un appareil ou un
instrument médical à usage unique, il doit établir un
protocole spécifique à cette fin et s’y conformer afin
d’assurer la sécurité, selon le cadre prévu par
l’Association canadienne des soins de santé(162).
13. L’établissement doit établir une procédure de rappel
du matériel traité faisant partie d’une charge
contenant un indicateur biologique positif(103,105).
Catégorie A; Classe III
14. La stérilisation rapide n’est pas recommandée et ne
doit être utilisée qu’en cas d’urgence et en aucun cas
pour les implants. Catégorie D; Classe III
15. Il ne faut pas stériliser les articles au four à microondes, au stérilisateur à billes de verre ni en les
faisant bouillir (144). Catégorie D; Classe III.
16. La désinfection et la stérilisation doivent être confiées
à une personne compétente qui a reçu une formation
spéciale à cette fin. Catégorie B; Classe III.
Contrôle microbiologique du milieu
Les résultats du contrôle microbiologique ont eu une
utilité très limitée dans le cadre des programmes de
prévention et de lutte anti-infectieuse. Avant 1970, la
mise en culture d’échantillons prélevés sur des objets
inanimés était une activité de surveillance très répandue
dans les hôpitaux. Or les taux d’infections nosocomiales
sont rarement associés aux nombres de colonies dans des
cultures de l’air ou de surfaces lorsque les conditions
d’hygiène sont relativement bonnes. Il n’existe pas de
normes reconnues en ce qui concerne des niveaux
admissibles de contamination microbienne de l’environnement(168). En 1988, le LLCM recommandait instamment
qu’on mette fin à la pratique d’effectuer des contrôles
microbiologiques courants des planchers, des murs, de la
literie, de l’air et des préparations pour nourrissons(71).
Le contrôle microbiologique peut cependant être
indiqué dans des circonstances particulières, comme en
cas d’éclosion ou de toute autre augmentation inhabituelle de la transmission des infections nosocomiales
lorsque des réservoirs du milieu sont en cause. Ces
cultures devraient être fondées sur des données épidémiologiques et être effectuées selon un plan écrit qui
précise les objets à échantillonner et les mesures qui
doivent être prises d’après les résultats des cultures(169).
L’une des exceptions importantes aux recommandations de mettre fin aux contrôles aléatoires a trait à
l’échantillonnage systématique de l’eau et du dialysat
après la dialyse. Les bactéries à Gram négatif peuvent
se multiplier rapidement dans l’eau et dans les autres
liquides utilisés en hémodialyse. Ces liquides ne doivent
pas être stériles, mais un taux excessif de contamination
par des organismes à Gram négatif a été associé à de
nombreux cas de bactériémie et de réactions pyrogènes(170).
Certains auteurs ont proposé une norme quantitative pour
l’interprétation du degré de contamination (115,170-173).
La question du contrôle microbiologique des
réservoirs et des bassins d’hydrothérapie donne lieu à
une certaine controverse. Ces bassins ont été associés à
des cas d’infection. Les établissements qui utilisent ce
type d’installations souhaiteront peut-être effectuer des
contrôles microbiologiques à titre d’indicateur de qualité
pour s’assurer que les méthodes de nettoyage et de
traitement de l’eau sont adéquates.
Recommandations relatives au contrôle
microbiologique
1. Le contrôle microbiologique de l’air, des surfaces et
des appareils médicaux, qu’il soit effectué de façon
régulière ou périodique, n’est pas recommandé.
Catégorie E; Classe II
2. L’échantillonnage microbiologique des articles
utilisés pour soigner les patients et censés être stériles
à l’achat n’est pas recommandé. Catégorie D;
Classe III
3. L’échantillonnage systématique de l’eau et du
dialysat après la dialyse est recommandé.
Catégorie A; Classe II
a) L’eau qui est utilisée pour préparer le dialysat
doit faire l’objet d’un contrôle microbiologique
une fois par mois. Le degré de contamination ne
devrait pas dépasser 200 cfu/mL(174-177).
b) La contamination par des endotoxines de l’eau de
dialysat utilisée pour rincer et traiter les dialyseurs ainsi que l’eau utilisée pour préparer le
désinfectant pour dialyseurs ne doit pas dépasser
1 ng (5 unités endotoxines [EU]/mL(178,179).
27
c) Le dialysat doit faire l’objet d’un échantillonnage
une fois par mois à la fin d’une séance de dialyse.
Le degré de contamination bactérienne ne doit
pas dépasser 2 000 cfu/mL. Cette eau doit
provenir de différents appareils afin de garantir
que l’échantillonnage est aléatoire(174-177).
4. Lors d’une éclosion, il peut y avoir lieu d’effectuer
un échantillonnage microbiologique sélectif dans
l’environnement. Il faudrait prélever des échantillons
au niveau des sites potentiels mis en cause lors de
l’investigation en raison de l’organisme ou des organismes impliqués dans l’éclosion ou des caractéristiques des patients (p. ex., lorsque des grappes de cas
sont observées chez des patients après des examens
28
endoscopiques et que l’équipement pourrait être en
cause, il faut échantillonner les endoscopes).
Catégorie A; Classe II
5. Si l’on soupçonne qu’un produit commercial qui est
censé être stérile est contaminé, il faut en aviser les
responsables de la lutte anti-infectieuse, consigner les
numéros de lots, mettre à l’écart et isoler les articles
qui font partie des lots suspects. On peut envisager de
procéder aux analyses microbiologiques appropriées.
Il importe de signaler le cas sans délai au Bureau des
matériels médicaux, Direction de l’hygiène du
milieu, Direction générale de la protection de la
santé, Santé Canada, les autorités sanitaires provinciales et les fabricants. Catégorie A; Classe III.
Entretien ménager*
Bien que les micro-organismes soient omniprésents
dans les milieux où l’on prodigue des soins de santé, ce
sont rarement les matières inanimées qui sont responsables de la propagation directe des infections. Le
nettoyage et l’entretien préviennent l’accumulation des
saletés, de la poussière et d’autres substances étrangères
qui peuvent héberger des germes pathogènes ou permettre leur croissance(180). S’il n’y a à peu près aucun
risque de transmission d’agents infectieux aux patients
par l’environnement inanimé, les objets souillés pourraient contribuer à la transmission secondaire en
contaminant les mains du personnel soignant ou par
contact avec de l’équipement médical qui entrera par la
suite en contact avec les patients.
Les antiseptiques, à l’exception de l’alcool, ne doivent
pas être utilisées pour nettoyer les objets inanimés.
Le nettoyage s’effectue avec de l’eau, des détergents
et l’action mécanique. Le nettoyage réduit ou élimine les
réservoirs d’organismes potentiellement pathogènes.
Les détergents peuvent généralement être utilisés pour
toutes les tâches d’entretien ménager(59). Les désinfectants ne sont habituellement pas nécessaires pour la
plupart des activités courantes d’entretien ménager dans
les établissements de santé, mais doivent être utilisés
dans certains endroits particuliers (p. ex., bloc opératoire,
unités de soins intensifs, unités de transplantation, surfaces des dialyseurs). Le lecteur est prié de se reporter au
tableau 9 pour obtenir des indications concernant l’usage
d’un désinfectant. La désinfection est réalisée au moyen
de produits chimiques liquides ou en poudre. Le degré de
désinfection chimique varie selon le type de produit
utilisé(128).
A. Nettoyage courant
L’objectif du nettoyage est de maintenir un environnement propre grâce à un entretien ménager régulier et
consciencieux. Il n’est pas nécessaire de prendre des
mesures extraordinaires pour désinfecter le milieu
ambiant dans les établissements de santé(115); la désinfection de haut niveau et la stérilisation ne sont pas
utilisées dans les activités d’entretien ménager. La saleté
ainsi que la poussière visibles doivent être enlevées
régulièrement avec de l’eau et un détergent ou encore
avec un aspirateur(181). Les conduits d’air, les ventilateurs
et les systèmes de conditionnement de l’air doivent être
nettoyés et entretenus de façon régulière.
Il importe de maintenir les locaux en ordre de façon à
faciliter l’entretien ménager.
L’équipement contaminé représente la source la plus
fréquente d’infections imputables à l’environnement
inanimé. La décontamination de l’équipement utilisé
pour les soins aux patients est traitée à la page 10 du
présent document.
Les réservoirs d’eau ont également été associés à de
nombreuses infections et éclosions de cas. Citons par
exemple les aérateurs de robinets, les pommes de
douche, les éviers, les tuyaux d’évacuation, l’eau des
pots à fleurs, les machines à glace, les carafes d’eau et
les bassins d’hydrothérapie (115,173). Les protocoles
d’entretien ménager devraient prévoir le nettoyage à fond
des surfaces et du matériel mouillés afin de prévenir
l’accumulation de biofilms.
Les mains jouent un rôle de premier plan dans la
transmission des micro-organismes pathogènes humains
à des hôtes réceptifs. Les mains peuvent devenir
*Voir l’annexe 1 pour les définitions des termes suivants : antiseptiques, nettoyage, désinfection, vecteurs passifs, entretien sanitaire.
29
contaminées par des agents pathogènes connus ou
potentiels au contact d’objets et de surfaces animées ou
inanimées et de différentes surfaces. L’adhésion rigoureuse aux recommandations relatives au lavage des
mains (voir la section sur le lavage des mains) représente
une mesure plus efficace de prévention des infections
que les mesures qui dépassent les exigences pour le
nettoyage courant.
Les questions entourant l’entretien ménager et la
transmission des maladies peuvent être résumées
ainsi :
Il faut empêcher les objets qui sont fortement contaminés par des matières organiques d’entrer en contact
étroit avec les portes d’entrée de l’organisme. Par
exemple, les patients dont la peau n’est pas intacte,
comme ceux qui ont subi des brûlures ou qui sont
porteurs d’une plaie opératoire, risqueraient fort de
contracter une infection s’ils étaient exposés à du
matériel qui était contaminé par des fèces. On doit donc
veiller à ce que les surfaces soient propres de manière à
prévenir que les mains du personnel soignant, des
patients/résidents/clients ne deviennent contaminées(25).
Il faut veiller à ce que des objets inanimés contaminés
ne contaminent pas les patients/clients/résidents par
contact avec les muqueuses. On peut réduire efficacement la transmission des infections virales et autres en
nettoyant bien les surfaces ambiantes(101). Tout contact
fortuit peut permettre le transfert des agents infectieux
des surfaces contaminées aux surfaces propres et(101), en
cas d’inoculation (mains contaminées qui touchent les
yeux, la bouche ou d’autres muqueuses, par exemple)
entraîner la transmission(182). Par exemple, dans une
étude, des volontaires se sont infectés avec le virus
respiratoire syncytial (VRS) en manipulant des objets
provenant d’un patient infecté par ce virus puis en
portant les mains à la bouche ou à leur nez (115).
De nombreux agents pathogènes humains peuvent
demeurer viables sur des objets inanimés, qu’ils soient
poreux ou non, pendant plusieurs heures à plusieurs
jours(25,129). Plusieurs études de laboratoire ont clairement
démontré qu’il est possible d’interrompre efficacement la
propagation de nombreux types d’agents infectieux par
un nettoyage efficace et, au besoin, la désinfection des
objets inanimés (101).
Dans les établissements de santé, la fréquence du
nettoyage et de la désinfection du milieu peut varier
selon le type de surface à nettoyer, le nombre de personnes dans un espace et le degré d’activité qui y règne,
le degré de risque pour les patients et la mesure dans
laquelle l’endroit est souillé. Les surfaces horizontales
30
retiennent plus de micro-organismes que les surfaces
verticales, les plafonds et les murs unis et intacts.
Dans le cas du matériel non critique qui entre en
contact seulement avec la peau intacte (p. ex., lits, mains
courantes, supports pour I.V., fauteuils roulants) et de la
plupart des grandes surfaces avec lesquelles les patients
et le personnel ont peu de contacts directs (p. ex., planchers, murs et articles d’ameublement), un nettoyage
régulier (tableau 9)(139) avec de l’eau et un détergent est
habituellement suffisant.
Certaines surfaces qui sont souvent touchées par le
personnel soignant ou les patients, comme les sonneries
d’appel, les surfaces du matériel médical et les boutons
ou les poignées qui servent à régler ou à ouvrir, peuvent
être plus souvent des véhicules d’agents infectieux. Il
faut donc nettoyer régulièrement ces surfaces.
Pour obtenir plus de renseignements sur le nettoyage
après le congé d’un patient pour qui des précautions
applicables aux contacts ont été nécessaires, le lecteur est
prié de se reporter à la Révision des techniques d’isolement et précautions de Santé Canada(98).
Recommandations concernant l’entretien ménager
régulier
1. Les surfaces ambiantes et le matériel de soin non
critique doivent être nettoyés selon un calendrier
prédéterminé. Le nettoyage devrait être suffisant pour
maintenir les surfaces propres et exemptes de
poussière(115,180,183). Les surfaces qui sont souvent
touchées par le personnel soignant ou les patients,
comme les sonneries d’appel, les surfaces du matériel
médical et les poignées ou les boutons qui servent à
ouvrir ou à régler des appareils doivent être nettoyés
souvent. Catégorie B; Classe III.
2. Le nettoyage mécanique soigneux des surfaces
ambiantes permet d’éliminer efficacement un
grand nombre de contaminants de ces surfaces.
Catégorie A; Classe II
3. Les établissements de santé doivent établir un
calendrier de nettoyage et d’entretien des conduits,
des ventilateurs et des systèmes de conditionnement
de l’air (115). Catégorie A; Classe II
4. Un programme de formation du personnel d’entretien
devrait aider ces employés à comprendre les
méthodes efficaces de nettoyage ainsi que l’importance de leur travail. Catégorie B; Classe III
Tableau 9. Techniques de nettoyage des surfaces et des objets courants
La fréquence du nettoyage dépendra de la nature des soins prodigués dans un endroit. Dans les centres de soins actifs, il
faut nettoyer l’équipement entre les patients. Dans les milieux communautaires, la fréquence du nettoyage n’a pas été
déterminée.
Surface/objet
Surfaces horizontales : p. ex., tables de
lit, plans de travail, pèse-bébés, lits, lits
de bébé, matelas, barres latérales,
sonneries d’appel
Technique
1. Nettoyage régulier
2. Nettoyage chaque fois qu’ils sont
souillés.
3. Nettoyage entre deux patients/clients
et après le congé.
Murs, stores, rideaux
Doivent être nettoyés régulièrement avec
un détergent et s’ils sont éclaboussés ou
visiblement souillés.
1. Nettoyage régulier
2. Nettoyage chaque fois qu’ils sont
souillés.
3. Nettoyage entre chaque patient/client
et après le congé.
Il est préférable de les laver avec une
vadrouille mouillée.
Doivent être nettoyés avec un aspirateur
et shampouinés au besoin.
Doivent être lavés régulièrement (entre
les patients dans les milieux de soins
actifs), désinfectés avec un désinfectant à
faible niveau d’activité, rincés à fond et
asséchés.
Planchers
Moquettes/tissus d’ameublement
Jouets
Cabinets et fauteuils hygiéniques
1. Nettoyage régulier
2. Nettoyage chaque fois qu’ils sont
souillés.
3. Nettoyage entre chaque patient/client
et après le congé :
Utiliser un désinfectant à faible niveau
d’activité.
5. Dans la mesure du possible, on utilisera un chiffon
ou une vadrouille humide pour l’époussetage et le
nettoyage des planchers. Si l’on nettoie «à sec» les
surfaces, il faut procéder soigneusement en utilisant
une vadrouille traitée avec un produit chimique ou un
aspirateur (muni d’un filtre) plutôt qu’un balai.
Catégorie B; Classe III
Considérations spéciales
Il n’est pas nécessaire de procéder à un
nettoyage radical avec un produit à base
de phénol.
Certaines surfaces peuvent nécessiter une
désinfection de faible niveau après le
nettoyage (p. ex., pouponnières, unités
pédiatriques, unités de soins critiques,
salles d’urgence, salles d’opérations et
installations de greffes de moelle
osseuse).
Les détergents conviennent dans la
plupart des endroits.
Les déversements de sang ou de liquides
organiques doivent être essuyés avec un
essuie-tout jetable puis désinfectés avec
un désinfectant à faible niveau d’activité.
Dans les services de pédiatrie, les jouets
doivent être fabriqués de matériaux
présentant une surface unie, non poreuse
(p. ex., pas en peluche) afin de faciliter le
nettoyage et la décontamination.
Il ne faut pas utiliser de produits à base de
phénol.
Ces articles peuvent être la source
d’infections dues à des pathogènes
entériques comme C. difficile et
Shigella(173)
6. Il faut utiliser un aspirateur pour nettoyer les surfaces
recouvertes de moquette. L’air rejeté par l’aspirateur
doit être diffusé de manière à ne pas propager la
poussière des surfaces souillées. Catégorie B;
Classe III
7. Pendant le nettoyage «humide», les solutions de
nettoyage ainsi que les instruments avec lesquels
elles sont appliquées deviennent rapidement
31
contaminés. Il faut donc adopter une technique qui ne
redistribue pas les micro-organismes. On peut, par
exemple, nettoyer les endroits les moins souillés en
premier et changer les solutions de nettoyage ainsi
que les chiffons et les vadrouilles fréquemment.
Catégorie B; Classe III
8. Pour laver les planchers à la vadrouille, on utilise
le plus souvent un seau double, ce qui permet de
prolonger la vie utile de la solution. Lorsqu’on utilise
un seau à un seul bac, il faut changer la solution plus
souvent parce que la charge biologique augmente
plus rapidement. Catégorie B; Classe III
9. Les outils utilisés pour le nettoyage et la désinfection
doivent être lavés et séchés après usage. Catégorie
B; Classe III
10. Les têtes de vadrouilles utilisées pour nettoyer les
endroits où l’activité est intense doivent être lavées
chaque jour et à intervalles fixes lorsqu’elles servent
à nettoyer des endroits moins contaminés. Après
le lavage, il faut faire sécher à fond les têtes de
vadrouilles avant de les ranger(115). Catégorie B;
Classe III
11. Les agents de nettoyage : les détergents sont acceptables pour le nettoyage des surfaces dans la plupart
des endroits (tableau 9). Il est peut-être préférable
d’utiliser un désinfectant ayant une activité faible ou
intermédiaire, souvent appelé détergent germicide,(128)
(voir exemples présentés aux tableaux 6 et 7) pour
le nettoyage dans les pouponnières, les services
pédiatriques, les services de réanimation, les unités
de soins aux brûlés, les salles d’urgences, les blocs
opératoires et les services de greffes de moelle
osseuse et les surfaces des dialyseurs. Catégorie B;
Classe III
12. Les composés phénoliques ne doivent pas être
utilisés dans les pouponnières (voir tableaux 6 et 7)
Catégorie A; Classe II
13. Les produits nettoyants et les désinfectants doivent
être mélangés et utilisés conformément aux recommandations du fabricant. Catégorie A; Classe III
14. Matériel protecteur : il est recommandé de porter des
gants de caoutchouc de type domestique pour les
activités de nettoyage et de désinfection. Il faut
suivre les instructions du fabricant afin de manipuler
les produits en toute sécurité. Catégorie B; Classe III
15. Il ne faut pas avoir recours à la fumigation (184).
Catégorie D; Classe III
32
16. Les établissements de santé doivent établir des
politiques concernant les méthodes et les calendriers
de nettoyage en indiquant le nom de la ou des
personne(s) responsable(s) de l’entretien ménager.
Catégorie A; Classe III
B. Nettoyage spécial
i) Organismes particuliers ayant une importance
épidémiologique
Sauf dans les cas d’éclosions, aucune technique spéciale de nettoyage n’est recommandée pour lutter contre
des micro-organismes comme Clostridium difficile,
Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline et
entérocoques résistant à la vancomycine(115,185). Durant
une éclosion, il peut être nécessaire de procéder à un
nettoyage en profondeur et à une désinfection avec un
produit désinfectant qui s’est révélé efficace contre le
micro-organisme en cause(186,187).
ii) Déversements de sang(84)
Note : Certaines recommandations ne sont pas cotées
parce qu’elles sont tirées de guides de prévention des
infections antérieurs et n’étaient pas classées selon la
qualité des preuves.
Recommandations concernant le nettoyage des
déversements de sang
1. Il faut porter l’équipement de protection personnelle
approprié pour nettoyer un déversement de sang.
Il faut porter des gants pendant le nettoyage et la
désinfection. S’il y a un risque d’éclaboussures,
l’employé doit porter un écran facial et une blouse.
Si la quantité de sang à nettoyer est importante, il est
recommandé de porter une salopette, une blouse ou
un tablier ainsi que des bottes ou des couvre-chaussures
de protection. Le préposé au nettoyage doit changer
l’équipement de protection personnelle si celui-ci est
déchiré ou souillé et il doit toujours l’enlever avant
de quitter l’endroit où s’est produit le déversement,
puis il doit se laver les mains.
2. Il faut enlever toute matière organique dans l’endroit
où s’est produit le déversement de sang avant d’appliquer un désinfectant, étant donné que les hypochlorites
et les autres désinfectants sont largement inactivés
par le sang et d’autres matières organiques(84,108,117).
3. Utiliser des essuie-tout pour absorber tout excès de
sang ou de liquide organique potentiellement
infectieux. Jeter les serviettes dans un contenant à
ordures doublé d’un sac en plastique.
4. Après avoir nettoyé la surface, il faut la désinfecter
avec un désinfectant chimique à faible niveau d’activité (p. ex., germicides chimiques homologués
comme «désinfectants pour hôpitaux», comme les
ammoniums quaternaires) ou l’hypochlorite de soude
(eau de Javel domestique). Des concentrations variant
entre 500 ppm (dilution de 1:100 d’eau de Javel
domestique) d’hypochlorite de sodium à 5 000 ppm
(dilution de 1:10 d’eau de Javel domestique) sont
efficaces, selon la quantité de matière organique
(p. ex., sang ou mucus) présente sur la surface à
nettoyer et à désinfecter. Le lecteur est prié de se
reporter au tableau 7 pour obtenir des instructions
en vue de la préparation et l’usage de désinfectants
chlorés. Des désinfectants chimiques commerciaux
peuvent être plus recommandables pour certains
appareils médicaux qui peuvent se corroder s’ils sont
exposés de façon répétée à l’hypochlorite de sodium,
en particulier à la dilution 1:10(59,109,133). Il importe de
suivre les recommandations des fabricants en ce qui
concerne les dilutions et les températures des désinfectants chimiques homologués comme
«désinfectants pour hôpitaux».
5. Pour les moquettes et les surfaces recouvertes de
tissus, on peut utiliser un désinfectant à faible niveau
d’activité. Dans le cas des soins à domicile, on peut
utiliser un désinfectant acheté à l’épicerie.
6. Dans des recommandations antérieures, il était
précisé que l’hypochlorite de sodium ou le germicide
chimique devait être laissé sur la surface pendant une
période de 10 minutes.
7. Il faut ensuite essuyer la surface traitée avec des
essuie-tout imprégnés d’eau du robinet et la laisser
sécher.
8. Les essuie-tout devraient être jetés dans un contenant
à ordures doublé d’un sac en plastique.
9. Il faut éviter d’éclabousser et de générer des aérosols
pendant le nettoyage.
10. Il faut se laver soigneusement les mains après avoir
retiré les gants.
Recommandations concernant le nettoyage des locaux
où l’on pratique des chirurgies
Pour les fins de la présente discussion, le terme locaux
où l’on pratique des chirurgies englobe les salles
d’opération, les unités de chirurgie ambulatoire(148), les
cabinets de médecins où des interventions invasives sont
pratiquées, des laboratoires de cathétérisme
intravasculaire, des salles d’endoscopie et tous les autres
endroits où ont lieu des interventions invasives.
1. Les opérations de nettoyage doivent se dérouler selon
un calendrier établi, en général tous les jours.
2. Les endroits à l’extérieur du champ opératoire qui
sont contaminés par des matières organiques doivent
être nettoyés au fur et à mesure que se produisent des
éclaboussures et des déversements.
3. Les lampes chirurgicales et les surfaces horizontales,
l’équipement, les articles d’ameublement, le matériel
utilisé pour le transport des patients doivent être
nettoyés entre chaque patient avec un chiffon propre
et un désinfectant à faible niveau d’activité.
4. Les planchers doivent être nettoyés avec un détergent
ou un désinfectant à faible niveau d’activité, de
préférence avec un aspirateur de liquides entre les
patients(139) ou encore à la fin de chaque jour, selon la
nature des interventions qui sont pratiquées dans la
salle.
5. Les plans de travail et les surfaces qui ont été
contaminés avec du sang ou un liquide organique
potentiellement infectieux doivent être nettoyés avec
des essuie-tout jetables et avec un agent nettoyant
approprié et de l’eau, au besoin (p. ex., après chaque
intervention, chaque traitement donné à chaque
patient/client, à la fin des activités journalières et
après tout déversement). Il faut alors désinfecter les
surfaces avec un désinfectant chimique à faible
niveau d’activité ou de l’hypochlorite de sodium. Les
plans de travail mal fixés ou fissurés doivent être
remplacés(84).
11. En ce qui concerne les déversements de sang dans les
laboratoires cliniques, de santé publique et de
recherche, le lecteur est prié de se reporter aux
recommandations relatives aux laboratoires (188,189).
6. Toutes les autres surfaces et le matériel qui se
trouvent dans des locaux où l’on pratique des
chirurgies (p. ex., les grillages et/ou les filtres des
unités de conditionnement de l’air, les armoires, les
étagères, les murs, les plafonds, les aires de détente et
les vestiaires) doivent être nettoyés selon un
calendrier établi.
iii) Locaux où l’on pratique des chirurgies (inspiré
des normes de l’Association des infirmières et infirmiers
de salles d’opération du Canada) (190-192)
7. Tout matériel portatif doit être essuyé avec un
désinfectant approprié avant d’être transporté à
l’intérieur ou à l’extérieur de la salle d’opération.
33
Buanderie
Le risque de transmission des infections par la lingerie
contaminée est négligeable(115,172,193-195). En fait, seul un
petit nombre de cas dans lesquels une infection croisée
aurait été causée par de la lingerie souillée ont été signalés. Dans ces études, il y avait des sources d’infection
possibles autres que la lingerie souillée(115,172,193). Lorsque le personnel soignant et les préposés à la buanderie
prennent les précautions appropriées lors de la collecte,
de la manipulation, du lavage et du séchage de la literie
souillée, le risque d’infection croisée peut être presque
complètement éliminé(172,193).
Il faut suivre les mêmes précautions pour toute pièce
de lingerie qui est souillée de sang ou de liquides organiques, de sécrétions ou d’excrétions ou contaminée
par des poux ou la gale, quelle que soit la source de la
lingerie ou le milieu dans lequel sont prodigués les
soins(40,115,172,193,196-201). Si le liquide traverse le sac, il faut
utiliser un deuxième sac. Des études récentes montrent
que la pratique d’utiliser deux sacs pour ranger la lingerie
provenant des aires d’isolement ou lorsqu’on soupçonne
une contamination par certaines bactéries ou certains
virus est non seulement coûteuse mais également
inutile(172,193,195,202).
Les nombres de microbes sur la lingerie souillée sont
réduits considérablement par l’action mécanique et la
dilution pendant le lavage et le rinçage. Avec le coût
élevé de l’énergie et l’usage de détergents pour lavage en
eau froide (qui n’ont pas besoin de chaleur comme catalyseur), les lavages en eau chaude (> 71,1 oC pendant
25 minutes) ne sont peut-être pas nécessaires. Plusieurs
études ont montré que le lavage à basse température
éliminera efficacement les bactéries résiduelles de façon
comparable au lavage à haute température (172,193,195).
Lorsqu’on ajoute de l’eau de Javel (chlore résiduel disponible total de 50 à 150 ppm), la quantité de bactéries qui
34
restent sur la lingerie est inférieure à celle qu’on trouve
sur la lingerie lavée à des températures élevées(172,193). Le
lecteur est prié de se reporter au tableau 7 pour avoir des
instructions sur la manière de préparer et d’utiliser des
désinfectants à base de chlore. Le séchage à la machine
de la lingerie contribue à réduire davantage le nombre de
bactéries résiduelles(172,193).
Il faudrait fournir aux résidents de foyers de groupes
et d’établissements de soins prolongés des vêtements qui
sont faciles à laver, de manière à éviter qu’ils portent des
articles (p. ex., la soie ou la laine) qui nécessitent un
nettoyage à sec ou d’autres traitements spéciaux.
La présence d’objets tranchants ou piquants dans la
lingerie souillée peut causer des blessures chez les
préposés à la buanderie. Un système de contrôle des
aiguilles peut se révéler efficace pour ce qui est de
réduire le nombre d’objets tranchants ou piquants
retrouvés dans la lingerie souillée. Cette approche établit
un système de rétroaction au personnel jugé responsable
de l’incident.
Recommandations relatives à la buanderie
1. Collecte et manipulation
a. Toute la lingerie souillée des établissements de santé
doit être traitée de la même façon pour tous les
patients. Catégorie A; Classe II
b. La lingerie ayant servi aux personnes atteintes de
fièvres hémorragiques virales rares (p. ex., Lassa,
Ebola, Marburg) doit faire l’objet d’un traitement
spécial. Pour obtenir des instructions détaillées sur la
façon de manipuler la lingerie, le lecteur est prié de
se reporter à la publication de Santé Canada intitulée :
Plan canadien d'intervention d'urgence en cas de
fièvres hémorragiques virales et autres maladies
connexes et au document des CDC intitulé :
Management of patients with suspected viral
hemorragic fevers(203,204). Catégorie B; Classe III
c. La literie devrait être agitée et brassée le moins
possible(172,193,205). Catégorie B; Classe III
d. Le tri et le rinçage de la lingerie ne doit pas s’effectuer dans les aires réservées aux soins, sauf dans les
établissements où l’on utilise des chariots compartimentés portant des sacs à code de couleur pour la
lingerie souillée dans lesquels les différents types de
literie sont triés, p. ex., les vêtements personnels, les
serviettes, les produits pour incontinence
réutilisables, la literie. Catégorie B; Classe III
d. Il n’est pas nécessaire de couvrir les chariots et les
paniers à linge utilisés pour recueillir la lingerie
souillée(193). La pratique de placer des couvercles sur
les chariots de linge souillé n’est pas nécessaire du
point de vue de la lutte anti-infectieuse(193).
Catégorie B; Classe III
e. Les sacs doivent être attachés solidement et ne doivent
pas être trop remplis lorsqu’ils sont envoyés à la
buanderie par chariot ou par une chute(172). Catégorie B;
Classe III
f. Les sacs de lingerie doivent être lavés après chaque
usage et peuvent être lavés dans le même cycle que la
literie qu’ils contenaient(193). Catégorie B; Classe III
3. Transport
e. Dans le cas des soins en milieu communautaire ou à
domicile, où les vêtements et la literie ne sont pas
souvent souillés par du sang et d’autres liquides
organiques, le triage de la literie peut avoir lieu dans
les aires où l’on prodigue des soins(193). Catégorie B;
Classe III
f. La literie très souillée doit être enroulée ou pliée de
manière que les parties les plus souillées restent au
centre du ballot(172,193). Il faut porter des gants et
utiliser du papier hygiénique pour retirer des quantités importantes de déchets solides, des fèces ou des
caillots de sang de la literie et placer ces déchets dans
un bassin ou les jeter dans la cuvette des cabinets. Il
ne faut pas enlever les excréments en les arrosant
avec de l’eau (p. ex., dans les vêtements ou les serviettes pour incontinence réutilisables). Catégorie B;
Classe III
a. Lorsqu’on utilise une chute, il faut placer toute la
lingerie souillée dans un sac et le refermer solidement. On a signalé certains cas où de l’air chargé de
bactéries s’échappait par le haut de ces chutes, mais
aucun cas d’infection n’a été associé à celles-ci(172,193).
La chute devrait aboutir dans la salle réservée à la
lingerie souillée. Les chutes à linge devraient être
nettoyées régulièrement avec un agent germicide
dilué approprié(206). Catégorie B; Classe III
b. Lorsque la lingerie est acheminée à un service de
buanderie commercial, il est essentiel que la lingerie
propre et la lingerie souillée soient bien séparées dans
le camion afin d’éliminer tout risque de mélange
de la lingerie souillée et de la lingerie propre.
Catégorie B; Classe III
a. La lingerie souillée doit être placée dans un sac à
l’endroit où elle est collectée(172,193,206). Catégorie C;
Classe III
c. La lingerie transportée par chariot doit être acheminée de manière à réduire au minimum le risque de
contamination croisée. Il n’est pas nécessaire de
couvrir les chariots, bien que la réduction des odeurs
puisse être une préoccupation (115,193). Catégorie B;
Classe III
b. Afin de prévenir la contamination ou les fuites, on
peut utiliser un sac étanche(172,195,206) ou un sac en
tissu(205). Le seul cas dans lequel il faut utiliser un
deuxième sac extérieur est lorsqu’un premier sac
fuit(172,193,195,202). Catégorie B; Classe II
d. Il faut utiliser des chariots différents pour la lingerie
propre et la lingerie souillée. Les chariots utilisés
pour transporter la lingerie souillée doivent être
nettoyés après chaque usage avec l’agent nettoyant
utilisé dans le service. Catégorie B; Classe III
c. L’usage de sacs hydrosolubles n’est pas recommandé
parce que ceux-ci exigent un lavage en eau chaude
qui peut avoir pour effet de fixer les taches. Les sacs
hydrosolubles ne présentent aucun avantage en ce qui
concerne la lutte anti-infectieuse et sont inutilement
coûteux(172,193). Catégorie B; Classe III
e. Il faut transporter et ranger la lingerie propre de
manière à prévenir toute contamination et à maintenir
la propreté(115,193,207). Catégorie B; Classe III
2. Mise en sac et confinement
35
4. Lavage et séchage
a. Si l’on utilise de l’eau à basse température pour les
cycles de lavage, il faut employer des produits chimiques qui conviennent au lavage en eau froide, aux
concentrations appropriées. Catégorie B; Classe III
b. Il faut utiliser de l’eau chaude (> 71,1 oC) si l’on n’a
pas recours à des détergents pour lavage en eau
froide(193). Catégorie B; Classe III
c. Pour atteindre une concentration d’au moins 100 ppm
de chlore résiduel avec une eau de Javel domestique,
il faut ajouter 2 mL d’eau de Javel domestique par
litre d’eau. Voir le tableau 7 pour obtenir des instructions concernant la préparation et l’usage de désinfectants à base de chlore. Catégorie B; Classe III
d. Dans les buanderies des établissements, l’addition
d’un agent légèrement acide neutralise l’alcalinité
du tissu, de l’eau et du détergent. La baisse du pH
d’environ 12 à 5 peut inactiver toutes bactéries
restantes et réduire le risque d’irritation de la
peau(193). Catégorie B; Classe III
e. L’usage d’un détergent à lessive commercial avec
de l’eau de Javel domestique (conformément aux
instructions du produit et si cela convient aux tissus)
ainsi qu’un lavage et un séchage à la machine
normaux sont suffisants pour nettoyer de la lingerie
souillée dans un milieu communautaire ou un
contexte de soins à domicile(40,196-201). Catégorie B;
Classe III
f. Le séchage à la machine ou l’usage d’une corde à
linge pour faire sécher les vêtements et la lingerie
dans un contexte de soins à domicile est une méthode
de séchage convenable. Catégorie B; Classe III
5. Nettoyage à sec
Les vêtements tachés de sang, de liquides organiques
ou d’excréments qui sont envoyés chez des nettoyeurs à
sec commerciaux doivent être marqués convenablement.
Le personnel des entreprises de nettoyage à sec devrait
connaître les procédures à appliquer pour la manipulation
des vêtements souillés.
36
6. Lingerie stérile
Seules les blouses et la lingerie utilisées pour la
chirurgie doivent être stérilisées(193,207). Ces articles
doivent être stérilisés à la vapeur après les cycles de
lavage et de séchage normal afin de tuer les spores
résiduelles. Il faut laver la lingerie préalablement
stérilisée afin de la réhydrater pour la restériliser. Dans
certaines situations, il peut être plus économique
d’utiliser des articles jetables pour des interventions
stériles. La nécessité de stériliser la lingerie des
pouponnières et d’autres services n’a pas été établie(193).
7. Protection du personnel de la buanderie
a. Lorsqu’ils manipulent de la lingerie souillée, les
travailleurs doivent se protéger contre les infections
croisées éventuelles dues à la lingerie souillée en
portant de l’équipement protecteur approprié, comme
des gants, des blouses ou des tabliers(193,205-207). Les
gants réutilisables doivent être lavés après usage,
suspendus pour sécher et jetés s’ils sont perforés ou
déchirés. Catégorie B; Classe III
b. Il doit y avoir des installations pour le lavage des
mains facilement accessibles. Catégorie B;
Classe II.
c. Le personnel doit se laver les mains lorsqu’il change
ou retire ses gants(84). Catégorie B; Classe II.
d. Dans les services où l’on prodigue des soins aux
patients, le personnel doit être à l’affût des objets
tranchants ou piquants lorsqu’il place de la lingerie
souillée dans les sacs. Les travailleurs sont exposés
aux objets tranchants ou piquants et aux instruments
contaminés de même qu’aux morceaux de verre qui
pourraient se retrouver avec la lingerie dans les sacs
acheminés à la buanderie(172,193).
e. Tout le personnel soignant et les travailleurs de la
buanderie devraient avoir reçu une formation sur
la façon de manipuler la lingerie souillée(193).
Catégorie B; Classe III.
f. Le personnel de la buanderie, à l’instar des autres
travailleurs de la santé, devrait se voir offrir une
immunisation contre l’hépatite B.
Gestion des déchets*
La gestion des déchets produits par les établissements
de santé a donné lieu à de nombreux débats au cours des
dernières années parce que :
• le public croit, à tort, que les déchets biomédicaux
présentent un plus grand risque d’infection que les
déchets domestiques;
• les préoccupations écologiques ont limité l’usage des
incinérateurs ou des décharges comme sites d’élimination finale des déchets;
• les contraintes financières dans le secteur de la santé
font que les pratiques de gestion des déchets doivent
être fondées sur la preuve d’un risque pour les
travailleurs ou le public et de la réduction du risque
avec l’application de ces pratiques.
Les lignes directrices en matière de gestion des déchets
recommandées dans le présent document seront fondées
sur les principes de la transmission des maladies et des
préoccupations d’ordre esthétique (114,208-209). La gestion
des déchets qui est décrite dans la présente section reflète
la compréhension que nous avons actuellement de la
transmission de la maladie et du risque, et englobe une
adaptation des lignes directrices sur les déchets biomédicaux établies par l’Association canadienne de normalisation (210,211). Parce que de nombreux types d’établissements de santé divers doivent se pencher sur le problème
de l’élimination des déchets, ces lignes directrices seront
utilisées comme référence par les pourvoyeurs de soins
en établissement et en milieu communautaire.
Il existe divers types de déchets biomédicaux humains :
les déchets anatomiques, les déchets microbiologiques et
de laboratoire, le sang et les liquides organiques et les
instruments tranchants ou piquants et les déchets
provenant des aires d’isolement.
Les déchets biomédicaux ne sont pas nécessairement
infectieux. Les seuls déchets qui sont effectivement
associés au risque de transmission de maladies sont les
instruments tranchants ou piquants contaminés par du
sang; des cas d’aérosolisation du bacille tuberculeux
présent dans les déchets médicaux ont également été
signalés(212). La capacité d’autres déchets de causer des
infections dépend de la virulence du micro-organisme,
de la réceptivité de l’hôte et de l’existence d’une porte
d’entrée. Parce qu’il n’existe pas de méthode objective
pour déterminer le risque infectieux associé aux déchets,
il est devenu pratique courante de réglementer les
déchets que l’on soupçonne de contenir des agents
pathogènes capables de causer la maladie. Cette pratique
ne repose pas sur des preuves de l’existence d’un risque
associé aux déchets non plus que sur des preuves d’une
réduction de la transmission de la maladie par suite de
l’application de ces pratiques(114,208,209).
A. Risque pour la santé publique
Les déchets produits par les établissements de santé ne
sont pas plus dangereux que les déchets domestiques.
Les données montrent que les déchets domestiques
contiennent cent fois plus d’organismes pathogènes que
les déchets médicaux(213).
Aucun cas de maladie causée par des déchets infectieux n’a été relevé parmi la population(114,208,209,214). Tous
les cas (sauf un(212)) de transmission de maladies dus à des
déchets biomédicaux sont attribuables à une exposition
professionnelle à des instruments tranchants ou piquants
dans un milieu où l’on prodigue des soins aux malades.
Les travailleurs de laboratoires courent un risque particulier et certaines expositions se sont soldées par la
transmission de pathogènes transmissibles par la voie
sanguine (84). Parce qu’une part croissante de soins sont
*Voir l’annexe I pour obtenir la définition des termes suivants : déchets biomédicaux, déchets infectieux.
37
dispensés à l’extérieur de l’hôpital, de plus en plus
d’instruments tranchants ou piquants seront éliminés par
le personnel soignant dans la communauté(148, 215) (voir
tableau 10). À l’heure actuelle, des aiguilles peuvent être
jetées dans les déchets domestiques par des utilisateurs
de drogues récréatives et des personnes qui ont besoin de
soins à domicile(59). Des blessures accidentelles causées
par des aiguilles ont été signalées chez 10 % des travailleurs de l’industrie des déchets sur une période d’un an
par suite de l’élimination inappropriée des aiguilles dans
les déchets domestiques(217). Au Canada, il faut à tout prix
améliorer les méthodes d’enquête pour les blessures par
piqûre d’aiguille survenues dans la communauté, tant
chez les travailleurs de la santé que chez d’autres personnes, comme les travailleurs de l’industrie des déchets(218).
Les considérations esthétiques jouent un rôle dans la
gestion des déchets biomédicaux. Les déchets générés
durant la prestation des soins sont perçus comme une
menace pour la santé. Il reste cependant que la perception
du danger par la population ne correspond pas au risque
réel de contracter des maladies infectieuses(213,219,220).
Les déchets imprégnés de sang ont également reçu
beaucoup d’attention. Les préoccupations de plus en plus
grandes de la population au sujet des pathogènes transmissibles par la voie sanguine ont entraîné l’extension
indue des précautions applicables aux agents pathogènes
transmissibles par le sang, de sorte que tous les déchets
contenant du sang et des liquides organiques sont maintenant considérés comme potentiellement infectieux. Les
articles imprégnés ou saturés de sang qui sont placés
dans un sac en plastique étanche avant d’être envoyés à
la décharge ne représentent aucune menace pour la santé
publique. Le traitement spécial (p. ex., incinération) des
déchets imprégnés de sang n’est pas nécessaire et a
d’importantes conséquences du point de vue économique
et écologique (59,211,221,222).
Les instruments tranchants ou piquants contaminés par des
liquides organiques(84) et des déchets microbiologiques(188)
doivent être manipulés et traités de façon spéciale. Les
instruments tranchants ou piquants doivent être contenus
dans un contenant non perforable. Les instruments tranchants ou piquants et les déchets microbiologiques doivent
être incinérés ou stérilisés à la vapeur avant d’être éliminés. Les autorités locales chargées de la santé publique
et de la protection de l’environnement devraient être consultées lors de la mise en oeuvre des recommandations
concernant le traitement et l’élimination des déchets
présentées dans le présent document.
B. Traitement des déchets
Dans certains cas, les organismes de réglementation
locaux peuvent exiger que les déchets infectieux soient
38
désinfectés avant d’être éliminés. Les principes des
modes de traitement convenables sont présentés cidessous.
i) Décontamination chimique
La décontamination chimique des liquides infectieux
n’est généralement pas indiquée, sauf pour le nettoyage
des déversements de sang(84). Le traitement chimique des
instruments tranchants ou piquants, par exemple l’ajout
d’un désinfectant dans un contenant renfermant ces
instruments, n’a pas pour effet de rendre la manipulation
ultérieure de ces objets plus sûre.
ii) Stérilisation à la vapeur
La stérilisation à la vapeur est le plus souvent utilisée
pour la décontamination des déchets microbiologiques
avant l’élimination finale à la décharge(188). Le traitement
à l’autoclave à vapeur est une méthode appropriée de
traitement des déchets des laboratoires de microbiologie(189),
des déchets contenant du sang et des liquides organiques
(s’il y a lieu) et des déchets animaux non anatomiques.
Cette méthode ne doit pas être utilisée pour traiter les
déchets anatomiques(210). La pénétration de la vapeur
dans les déchets est essentielle à la décontamination et,
par conséquent, le mode d’emballage des déchets, leur
volume et le mode de chargement de l’autoclave revêtent
une importance capitale. Il faudrait avoir recours à la
surveillance biologique pour confirmer qu’un cycle
régulier permet effectivement de stériliser les déchets(210).
C. Modes d’élimination des déchets
Il existe trois méthodes courantes d’élimination des
déchets biologiques au Canada dont l’accessibilité peut
varier selon l’endroit.
i) Décharge
Il est acceptable d’éliminer certaines catégories de
déchets spécifiques dans une décharge bien gérée, à
condition qu’il y ait des procédures pour protéger les
travailleurs contre tout contact avec les déchets. Des
études ont montré que le nombre de bactéries et de virus
dans une décharge est réduit considérablement par des
procédés comme l’inactivation thermique et l’adsorption
des matières organiques dans les déchets solides. Le
lixiviat contient également des concentrations relativement faibles d’organismes pathogènes et, par conséquent,
constitue une très faible menace pour l’environnement
voisin(214). Il reste toutefois que l’objectif global est de
réduire le volume des déchets de tous types, y compris les
déchets destinés à la décharge. La méthode d’enfouissement à la décharge est peu coûteuse par rapport à l’incinération (220). Il faut se conformer à la réglementation locale.
Tableau 10. Recommandations pour la gestion des déchets infectieux non traités
Catégorie de déchets*
Déchets anatomiques
Déchets microbiologiques
Sang/liquides organiques
Autres déchets
Instruments tranchants ou
piquants
Exemples
Tissus
Organes
Parties du corps
Spécimens diagnostiques
Cultures de laboratoire
Vaccins
Bouteilles pour phlébotomie,
Contenants pour liquide de
drainage,
Contenants pour produits
d’aspiration,
Placentas des accouchements à
domicile
Gants
Éponges, pansements, champs
souillés ou imprégnés de sang ou
de sécrétions
Emballage avec code couleur†
Mode d’élimination‡
Contenants scellés étanches
Incinération, crématorium
Sacs pour incinération ou
autoclave et sacs en plastique
pour déchets généraux
Incinération ou décontamination
à l’autoclave et décharge(211)
Contenants scellés étanches
Égouts séparatifs si les autorités
locales le permettent ou
incinération
Sacs imperméables ou doubles
Décharge
Aiguilles
Contenants pour instruments
Seringues ayant contenu du sang tranchants ou piquants non
perforables
Lancettes
Incinération ou décharge
(soins à domicile)
Verrerie clinique
Déchets des patients placés Fièvre de Lassa
en isolement
Virus de Marburg
Contenant scellé étanche,
Incinération
approuvé par Transports Canada
Virus Ebola
* Selon les définitions
†
Le symbole des déchets biologiques doit être apposé sur tout contenant de déchets pour incinération; les codes couleur varient selon les provinces et les régions.
‡
Tout transport de déchets infectieux doit être effectué conformément à la Loi sur le transport des matières dangereuses, Transports Canada (209).
Considérations spéciales
Pour des raisons d’ordre religieux ou
éthique, on peut ensevelir des déchets
anatomiques dans un cimetière.
Il n’y a pas lieu d’indiquer une épaisseur
minimale du plastique étant donné que les
matières plastiques varient énormément
sur le plan de leurs propriétés physiques
et mécaniques.
Pour les soins prodigués à domicile,
utiliser un contenant non perforable. Il ne
faut pas utiliser de contenants en verre. Il
faut bien visser le couvercle avant de la
placer avec les déchets domestiques. Il y
a lieu de communiquer avec la municipalité ou le service de santé local avant de
les éliminer(59,148,210,215).
Communiquer avec les autorités
sanitaires locales(216).
ii) Égout séparatif
L’égout séparatif est une méthode acceptable
d’élimination du sang, des liquides aspirés, des
excrétions et des sécrétions(210). L’élimination de ces
liquides dans les égouts séparatifs doit s’effectuer
conformément aux règlements municipaux concernant
les égouts ainsi qu’aux lois et règlements
provinciaux(211).
iii) Incinération
L’incinération est un procédé de conversion de
matériaux combustibles en cendres non combustibles, ce
qui permet d’obtenir une réduction de 90 % du volume et
de 75 % de la masse des déchets. Les gaz sont libérés
dans l’environnement et les résidus peuvent être enfouis
dans une décharge. Les organismes de réglementation
provinciaux et territoriaux établissent des exigences pour
de nombreux aspects du fonctionnement et des émissions
des incinérateurs(210).
D. Sécurité des personnes qui manipulent
les déchets
Les personnes qui manipulent les déchets infectieux
courent un risque d’être exposées à des pathogènes
provenant d’instruments tranchants ou piquants et de
déchets infectieux qui fuient des contenants.
Recommandations pour la gestion des déchets
1. Il importe de respecter les règlements se rapportant à
l’environnement et la santé lorsqu’on établit et met en
oeuvre des politiques de traitement et d’élimination
des déchets biologiques. Catégorie B; Classe III
2. Certaines catégories spécifiques de déchets biologiques peuvent être éliminées dans une décharge bien
aménagée à condition qu’il existe des procédures
destinées à protéger les travailleurs et la population
contre tout contact avec les déchets. Catégorie B;
Classe III
3. Les déchets médicaux (p. ex., gants, éponges, pansements et champs souillés ou imprégnés de sang ou de
sécrétions) peuvent être placés dans des sacs à ordures
étanches ou dans des sacs doubles et éliminés dans
une décharge(114-208-209). Catégorie B; Classe III
4. Le sang, les liquides aspirés, les excrétions et les
sécrétions peuvent être éliminés dans un égout
séparatif, si la réglementation locale le permet.
Catégorie B; Classe III
40
5. Les déchets anatomiques (p. ex., tissus, organes et
autres parties du corps) doivent être placés dans un
contenant scellé étanche qui n’est pas facilement
déchiré, perforé ou ouvert pendant le transport et
peuvent être éliminés dans un incinérateur ou un
crématorium (tableau 10). Catégorie B; Classe III
6. Les déchets microbiologiques (p. ex., prélèvements
effectués à des fins diagnostiques, cultures de
laboratoire, vaccins) doivent être placés dans des sacs
pour incinération ou pour autoclave et incinérés ou
stérilisés à la vapeur avant d’être envoyés à la
décharge. Se conformer aux Lignes directrices en
matière de biosécurité en laboratoire(188,210).
Catégorie B; Classe III
7. Les instruments tranchants ou piquants (p. ex.,
aiguilles, seringues, lames, lancettes et verrerie
utilisée en clinique) doivent être placés dans des
contenants non perforables avant le transport et
incinérés ou envoyés à la décharge (soins à
domicile), selon la réglementation locale en vigueur
(tableau 10)(211,218). Catégorie A; Classe II
8. Les déchets provenant des aires d’isolement (déchets
contenant des pathogènes classés comme des agents
appartenant au groupe de risque 4, comme les virus
de la fièvre de Lassa, Marburg, Ebola) doivent être
transportés dans un contenant scellé et étanche,
approuvé par Transports Canada, et incinérés. En
vertu de l’annexe VII du Règlement sur le transport
des matières dangereuses, établi par Transports
Canada, il doit y avoir un plan d’intervention en cas
d’urgence approuvé par Transports Canada en place
avant toute expédition d’agents appartenant au
Niveau de risque 4(216). Il faut contacter les autorités
sanitaires locales(203). Catégorie B; Classe III
9. Il faut placer le symbole de danger biologique sur
tous les déchets emballés pour incinération. Les
règlements concernant le codage couleur peuvent
varier d’une province à l’autre. Catégorie B;
Classe III
10. Tout transport de déchets infectieux doit être effectué
conformément à la Loi et au Règlement sur le
transport des matières dangereuses, Transports
Canada(216).
11. Les déchets infectieux doivent être stockés dans un
endroit désigné dont l’accès est limité au personnel
autorisé. Il faut prévoir un endroit réfrigéré pour la
conservation sous clé des déchets de laboratoire qui
ne seront pas éliminés sur place(188). Il faut toujours
se conformer aux règlements provinciaux ou
territoriaux prévoyant des exigences spéciales en
matière d’entreposage des déchets. Catégorie B;
Classe III
12. Les établissements de santé doivent choisir
soigneusement les entreprises de transport, de
traitement et d’élimination des déchets étant donné
qu’il incombe directement au producteur des déchets
de veiller à ce que toutes les étapes du transport et de
l’élimination se déroulent de manière sûre et
légale(188). Catégorie B; Classe III
13. Il faudrait établir des politiques et procédures écrites
afin de promouvoir la sécurité des personnes qui sont
appelées à manipuler les déchets et solliciter leur
participation à l’élaboration de ces politiques et
procédures. Catégorie B; Classe III
14. Les personnes qui manipulent les déchets devraient
porter de l’équipement protecteur adapté au risque
(p. ex., chaussures de sécurité et gants de travail
épais). Catégorie B; Classe III
15. Il faut offrir l’immunisation contre l’hépatite B aux
personnes qui manipulent les déchets.
41
Références
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Annexe 1
Glossaire
Agent antimicrobien : produit qui tue les microorganismes ou supprime leur croissance.
Antisepsie des mains : procédé qui consiste à éliminer
ou à détruire la flore transitoire et résidente.
Antiseptique : produit chimique qui inhibe la croissance
des micro-organismes sur les tissus vivants. Les
antiseptiques ne doivent pas être utilisés pour l’entretien
ménager.
Biofilm : processus d’adhésion irréversible initié par la
fixation de bactéries à la surface au moyen de fibres
exopolysaccharidiques (glycocalyx). Le développement
de colonies adhérentes aboutit finalement à la production
d’un biofilm continu sur la surface colonisée. Les bactéries du biofilm ont généralement une meilleure résistance
aux antibiotiques et aux biocides que les cellules dans les
cultures discontinues.
Contamination microbienne importante : présence
d’infection ou d’une contamination importante par des
matières organiques, p. ex., plaies infectées, fèces.
Déchets biomédicaux : sont définis par l’Association
canadienne de normalisation (210) comme des déchets
produits par des établissements qui dispensent des soins
de santé aux humains et aux animaux, les établissements
médicaux et vétérinaires, les établissements d’enseignement des soins de santé, les laboratoires et les établissements qui produisent des vaccins.
Déchets infectieux : la partie des déchets biomédicaux
qui est capable de causer des maladies infectieuses(219).
Désinfection de faible niveau : niveau de désinfection
requis lorsqu’on traite du matériel non critique ou certaines surfaces. La désinfection de faible niveau tue la
plupart des bactéries végétatives, certains champignons
ainsi que certains virus à enveloppe (membrane lipidique) (p. ex., virus des hépatites B et C, Hantavirus et
VIH). Le désinfection de faible niveau ne tue pas les
mycobactéries ni les spores. Les désinfectants-détergents
à faible niveau d’activité pour nettoyer les surfaces.
Désinfection de haut niveau : niveau de désinfection
requis lorsqu’on traite du matériel semi-critique en vue
de sa réutilisation. Les procédés de désinfection de haut
niveau détruisent les bactéries végétatives, les mycobactéries, les champignons ainsi que les virus à enveloppe
(ayant une membrane lipidique) et les virus sans
enveloppe (sans membrane lipidique), mais pas
nécessairement les spores bactériennes. Les produits
chimiques qui permettent d’obtenir une désinfection
de haut niveau doivent être capables de stériliser lorsque
le temps de contact est prolongé. Les articles doivent être
nettoyés à fond avant d’être soumis à une désinfection de
haut niveau.
Désinfection : l’inactivation des micro-organismes
pathogènes. La désinfection ne permet pas de détruire
les spores. Les désinfectants sont utilisés pour les objets
inanimés alors que les antiseptiques sont utilisés pour les
tissus vivants. La désinfection est généralement réalisée
à l’aide de produits chimiques, de la chaleur ou des
rayons ultraviolets. Les niveaux de désinfection chimique
varient selon le type de produit utilisé.
Désinfection de niveau intermédiaire : niveau de
désinfection requis pour certains articles semi-critiques.
Les désinfectants de niveau intermédiaire tuent les
bactéries végétatives, la plupart des virus et la plupart
des champignons, mais non les spores bactériennes
résistantes.
Entretien sanitaire : procédé qui permet de réduire
le nombre de micro-organismes sur un objet inanimé
à un niveau sûr (p. ex., on a recours à ce procédé pour
la vaisselle et les ustensiles).
La décontamination : l’élimination de microorganismes pathogènes afin que l’article puisse être
réutilisé sans danger.
Lavage des mains : procédé qui consiste à éliminer la
saleté et les micro-organismes transitoires de la peau.
Matériel semi-critique : matériel qui entre en contact
avec la peau non intacte ou les muqueuses mais, qui en
53
général ne les pénètre pas. Le traitement du matériel
semi-critique en vue de sa réutilisation englobe un
nettoyage méticuleux suivi de préférence d’une
désinfection de haut niveau (le niveau de désinfection
exigé dépend de l’article en question, voir le tableau 5).
Selon le type d’article et l’usage auquel il est destiné, la
désinfection de niveau intermédiaire peut être acceptable
(voir le tableau 5 pour avoir quelques exemples).
Matériel critique : instruments et appareils qui
pénètrent les tissus stériles, notamment l’appareil
vasculaire. Les articles critiques présentent un risque
élevé d’infection si l’article est contaminé par des microorganismes, notamment des spores. Le traitement du
matériel critique en vue de sa réutilisation nécessite un
nettoyage méticuleux suivi d’une stérilisation.
Matériel non critique : matériel qui n’entre pas en
contact avec le patient ou qui touche la peau intacte du
patient mais non les muqueuses. La réutilisation du
matériel non critique nécessite un nettoyage et(ou) une
désinfection de faible niveau.
Nettoyage : élimination physique des matières
étrangères, p. ex., poussière, saletés, matières organiques,
comme le sang, les sécrétions et les excrétions, la
poussière visible ou d’autres matières étrangères. Le
nettoyage élimine physiquement les micro-organismes
plutôt que les tuer. Il est réalisé avec de l’eau, des
détergents et l’action mécanique. Les termes «décontamination» et «entretien sanitaire» peuvent être utilisés
pour ce processus dans certaines situations, p. ex.,
service de stérilisation et de distribution centrale ou de
54
diététique. Le nettoyage réduit ou élimine les réservoirs
potentiels d’organismes pathogènes. Les ajouts de
nettoyage sont les produits chimiques ici plus utilisés
dans le cadre des activités d’entretien ménager.
Objets tranchants ou piquants : aiguilles, seringues,
lames, verrerie de laboratoire et autres objets capables
de causer des piqûres ou des coupures.
Produit germicide : agent qui détruit les microorganismes, en particulier les organismes pathogènes.
Savon ordinaire ou non antimicrobien : savon à base
de détergent, quelle que soit sa forme (pain, liquide,
feuille ou poudre) utilisé avant tout pour l’élimination
physique de la saleté et des micro-organismes contaminants. Ces savons nettoient principalement par l’action
mécanique et ont une activité bactéricide faible, sinon
nulle. S’il est vrai que certains savons contiennent de
faibles concentrations d’antimicrobiens, ces ingrédient
sont utilisés comme agents de conservation et ont peu
d’effet sur la flore colonisatrice.
Stérilisation : destruction de toutes les formes de vie
microbienne, dont les bactéries, les virus, les spores et
les champignons. Les articles doivent être nettoyés à
fond pour que la stérilisation puisse être efficace.
Vecteurs passifs : objets dans l’environnement qui
peuvent être contaminés par des micro-organismes et
servir de véhicules pour la transmission d’infections(115).
Annexe 2
Système de classification des recommandations
Les Guides de prévention des infections du Laboratoire
de lutte contre la maladie (LLCM) reposaient auparavant
sur un système de classification des recommandations
fondé sur la fermeté des preuves(15,71). Un système de
classification plus complexe a été proposé récemment(223).
Ce système comporte cinq catégories, fondées sur une
évaluation de la fermeté des preuves, qui permettent de
recommander (catégories A-C) ou de déconseiller
(catégorie D-E) une intervention. Il comprend en outre
trois classes de preuves, faisant état de la qualité des
études à l’appui. Ce système est conforme aux principes
directeurs pour l’élaboration de lignes directrices applicables à la pratique clinique, qui ont été publiées récemment.
Il s’inspire d’une approche de la médecine fondée sur les
preuves, qui met l’accent sur l’examen des données provenant de la recherche clinique, en particulier les études
randomisées, et accorde moins de valeur à l’intuition ou
aux expériences évoquées par des spécialistes.
Dans le présent document, nous avons utilisé ce
nouveau mode de classification, auquel une seule
modification a été apportée, et nous avons ajouté des
précisions sur les preuves décrites dans le texte. La
modification a été apportée à la catégorie C : dans le
texte anglais, le mot «insufficient» remplace le mot
«poor», qui figurait dans la version initiale (le texte
demeure inchangé en français). Le système est énoncé
au tableau 11.
L’information communiquée dans le présent guide
était à jour au moment de la publication; il importe
toutefois de se rappeler que les connaissances et les
techniques médicales évoluent continuellement. Les
lignes directrices sont, par définition, des principes
directeurs et des indications ou des grandes lignes de
politique ou de conduite, mais ne doivent pas être considérées comme des normes rigides. Ce guide devrait
faciliter l’élaboration de normes, mais respecter l’autonomie des organisations et reconnaître le pouvoir et la
responsabilité de leurs corps administratifs pour ce
qui est de veiller à la qualité des soins fournis par
l’établissement.
55
Tableau 11 : Fermeté et qualité des preuves relatives aux recommandations
Catégories relatives à la fermeté de chaque recommandation
Catégorie
A
B
C
D
E
Définition
Preuves suffisantes pour recommander l’utilisation
Preuves acceptables pour recommander l’utilisation
Preuves insuffisantes pour recommander l’utilisation
Preuves acceptables pour déconseiller l’utilisation
Preuves suffisantes pour déconseiller l’utilisation
Catégories relatives à la qualité des preuves sur lesquelles reposent les recommandations
Classe
I
II
III
56
Définition
Données obtenues dans le cadre d’au moins un essai comparatif convenablement randomisé
Données obtenues dans le cadre d’au moins un essai clinique bien conçu, sans randomisation, d’études de
cohortes ou d’études cas-témoins, réalisées de préférence dans plus d’un centre, à partir de plusieurs
séries chronologiques, ou résultats spectaculaires d’expériences non contrôlées
Opinions exprimées par des sommités dans le domaine et reposant sur l’expérience clinique, des études
descriptives ou des rapports de comité d’experts
Annexe 3
Lignes directrices de la Direction des médicaments
Pour obtenir plus de renseignements concernant les
désinfectants ainsi qu’un bon de commande pour les
publications de la Direction des médicaments, dont les
Lignes directrices de la Direction des médicaments,
veuillez visiter le site Web à l’adresse suivante :
Voici deux numéros de téléphone pour obtenir
d’autres renseignements du Programme des produits
thérapeutiques, Direction générale de la protection de la
Santé, Santé Canada : (613) 965-6466 et (613) 954-6503.
www.hc-sc.gc.ca/hpb-dgps/therapeut
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