Travaux de la Conférence nationale de concertation sur la varicelle Supplément

Travaux de la Conférence nationale de concertation sur la varicelle Supplément
ISSN 1188-4169
Date de publication : août 1999
Volume 25S5
Supplément
Travaux de la Conférence
nationale de concertation
sur la varicelle
Notre mission est d'aider les Canadiens et les Canadiennes
à maintenir et à améliorer leur état de santé.
Santé Canada
Au nom de Santé Canada, la Division de l'immunisation du LLCM
tient à remercier les membres du comité de planification, le
président de la conférence, les conférenciers, les présidents et
rapporteurs des groupes de travail, ainsi que les participants, les
observateurs, le personnel du LLCM et les entrepreneurs de leur
précieuse contribution à la Conférence nationale de concertation
sur la varicelle.
Cette publication a été produite par la Division de la diffusion
des documents au Laboratoire de lutte contre la maladie, Santé
Canada.
Pour obtenir des exemplaires supplémentaires ou pour vous
abonner au Relevé des maladies transmissibles au Canada,
veuillez communiquer avec le Centre des services aux
membres, Association médicale canadienne, 1867 promenade
Alta Vista, Ottawa (Ontario), Canada K1G 3Y6.
Tél. : (613) 731-8610, poste 2307; 888-855-2555 (sans frais au
Canada et aux É.-U.) ou par télécopieur : (613) 236-8864.
On peut aussi avoir accès électroniquement à cette publication
par Internet en utilisant un explorateur Web, à
http://www.hc-sc.gc.ca/hpb/lcdc
Travaux de la Conférence
nationale de concertation
sur la varicelle
Montréal (Québec)
du 5 au 7 mai 1999
Santé Canada
Direction générale de la protection de la santé
Laboratoire de lutte contre la maladie
Bureau des maladies infectieuses
Division de l'immunisation
Table des matières
Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1
Recommandation générale de la Conférence . . . . . . . . . . . .
4
Buts et objectifs de la santé publique visant
le contrôle de la varicelle et la couverture vaccinale. . . . . . . . .
5
Élaboration et mise en oeuvre de programmes
de vaccination contre la varicelle . . . . . . . . . . . . . . . . . .
8
Utilisation du vaccin contre la varicelle dans
les populations particulières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Promotion des programmes de vaccination
contre la varicelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Besoins en matière de surveillance . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Besoins en matière de recherche. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Références . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Annexe A : Liste des participants . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Annexe B : Sujets des groupes de travail, des présidents
et des rapporteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Annexe C : Documents à lire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
iii
Introduction
La Conférence nationale de concertation sur la
varicelle a été commanditée par le Laboratoire
de lutte contre la maladie (LLCM) de Santé
Canada et a eu lieu du 5 au 7 mai 1999 à
Montréal, Québec. Le premier vaccin contre la
varicelle au Canada, un vaccin vivant atténué
de la souche Oka, a été autorisé en décembre
1998 et est recommandé par le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI), principalement pour la vaccination des personnes en
bonne santé âgées de ≥ 12 mois(1).
province à l’autre ou d’un territoire à l’autre,
en raison notamment des nombreuses priorités
concurrentes visant l’affectation des ressources
de santé publique à l’échelle provinciale et territoriale ou locale. De plus, la mise en oeuvre
de programmes de vaccination systématique
présente plusieurs défis de nature logistique
relativement au fait que le vaccin actuellement
autorisé doit être conservé congelé jusqu’au
moment de son utilisation et qu’il constitue ainsi
le vaccin le plus sensible à la chaleur de tous
ceux actuellement disponibles. Les principales
Bien que la varicelle soit souvent considérée
contraintes de ce nouveau produit sont le coût
comme une maladie assez bénigne chez les
du vaccin de même que les exigences en matière
enfants âgés de < 12 ans qui ne présentent pas d’entreposage et de manutention (en particulier
d’autres problèmes de santé, les données épidé- l’insuffisance actuelle du nombre de congélamiologiques disponibles montrent que les cas
teurs, les coûts associés aux congélateurs pour
liés à ce groupe d’âge représentent un important les organismes de santé publique et les bureaux
fardeau financier pour la santé publique : envide médecins, et les difficultés qu’entraîne la
ron 90 % de tous les cas de varicelle, de 80 % à livraison du vaccin et le maintien de la chaîne
85 % des visites chez le médecin liées à la varide congélation dans des régions éloignées).
celle, de 85 % à 90 % des hospitalisations, près
de 50 % des décès et la majorité des coûts
Les données de modélisation suggèrent, qu’à
annuels, dont la plupart sont liés aux pertes
moins d’obtenir un haut taux de vaccination
de productivité des fournisseurs de soins(1). Chez uniforme dans toutes les régions, il existe un
les enfants de < 10 ans, la varicelle est actuelle- risque de glissement épidémiologique de la
ment la principale cause de décès attribuable
varicelle vers la population adulte avec, comme
aux maladies potentiellement évitables par une résultat, une augmentation de la morbidité.
vaccination systématique des enfants au
Voilà pourquoi, plus que pour tout autre vaccin
Canada.
utilisé de manière systématique, il a été reconnu
qu’il existe un besoin urgent d’une concertation
La varicelle est une maladie plus grave chez les
nationale concernant les avantages potentiels
adultes, le taux de létalité étant de 10 à 30 fois
d’une vaccination systématique contre la variplus élevé que chez les enfants. De plus, tant
celle, et d’une stratégie visant à mettre en
chez les adultes que chez les enfants, la majorité
oeuvre des programmes de vaccination
des personnes qui meurent de la varicelle ne
systématique.
présentent pas de facteur de risque connu lié à
une maladie grave sous-jacente.
L’objectif général de cette conférence était
d’offrir un forum aux représentants fédéraux,
Actuellement, le vaccin contre la varicelle n’est
provinciaux et territoriaux du secteur de la santé
pas accepté de façon unanime par les profespublique, aux experts cliniques et à d’autres
sionnels de la santé ou par le public. Le moment
intervenants professionnels, afin de discuter et
d’introduction d’un programme de vaccination
de mettre des idées en commun concernant les
contre la varicelle différera sans doute d’une
1
problèmes liés au vaccin contre la varicelle, y
compris la mise en oeuvre de programmes de
vaccination, l’acceptation du vaccin par les dispensateurs de services et le public, de même que
les moyens de maximiser les avantages du vaccin pour la population canadienne.
Les objectifs spécifiques de la conférence étaient
de discuter et d’échanger des idées sur :
n
n
n
les objectifs nationaux visant le contrôle de
la varicelle et du zona
une approche coordonnée de mise en
oeuvre de programmes de vaccination
contre la varicelle, dans toutes les
provinces et tous les territoires
les besoins en recherche postcommercialisation relatifs aux manifestations cliniques du virus varicelle-zona
(VVZ) et au vaccin contre la varicelle.
La conférence a fait l’objet d’une participation
élargie de tous les groupes d’intérêt concernés
incluant : le Laboratoire de lutte contre la
maladie, le Bureau des produits biologiques et
radiopharmaceutiques, la Direction générale des
services médicaux, les provinces et les territoires
(les médecins hygiénistes en chef, les épidémiologistes provinciaux et territoriaux et les représentants locaux), le Comité consultatif sur la
santé de la population, l’Association canadienne
des infirmières en santé au travail, l’Association
canadienne des microbiologistes médicaux,
l’Association pour la prévention des infections à
l’hôpital et dans la communauté – Canada, la
Société canadienne des maladies infectieuses,
l’Association des infirmières et infirmiers du
Canada, la Société canadienne de pédiatrie,
l’Association canadienne de santé publique, le
Collège des médecins de famille du Canada, le
Comité consultatif national sur l’immunisation,
la Société des obstétriciens et gynécologues du
Canada, le Toronto Fetal Center, les Centers for
Disease Control and Prevention des États-Unis et
un protecteur du consommateur.
Les représentants de deux entreprises de fabrication de vaccin étaient également invités à assister à la conférence à titre d’observateurs et afin
de présenter les informations techniques et
scientifiques les plus récentes concernant leurs
produits respectifs : VARIVAX® de l’entreprise
Merck Frosst (le seul vaccin actuellement autorisé au Canada) et VarilrixMC de l’entreprise
SmithKline Beecham (présentement non auto-
2
risé au Canada). Un représentant de la
Croix-Rouge américaine a également assisté à la
conférence à titre d’observateur.
Bien que l’on ait invité les Services canadiens
du sang et HémaQuébec à envoyer des représentants à la conférence, aucun de ces deux organismes n’a pu être représenté. Bien que des
représentants parmi les fabricants aient été invités à siéger aux assemblées plénières, ils n’ont
participé à aucune de celles-ci, ni aux discussions des groupes de travail. Ils n’ont pas non
plus contribué au financement de la conférence.
Une demande visant à exclure les fabricants des
assemblées plénières a été rejetée par un vote
majoritaire. Une liste détaillée des participants
est fournie à l’annexe A.
Format et procédures de la
conférence
La réunion a débuté avec plusieurs présentations scientifiques effectuées par des experts
canadiens et américains invités à s’adresser à
l’assemblée plénière (la conférencière européenne invitée dans le but de connaître leur
perspective n’a pu être présente, toutefois des
documents écrits ont été remis aux participants).
Cinq groupes de travail se sont ensuite réunis
pendant 2 jours afin de discuter de problèmes
particuliers de santé publique; ils ont ensuite
présenté les conclusions de leurs discussions lors
de l’assemblée plénière.
Des informations scientifiques d’actualité ont été
présentées sur les sujets suivants :
n
n
n
n
n
n
la virologie, les manifestations cliniques
et la réponse immunitaire au VVZ
(Dre Anne Gershon)
l’épidémiologie du VVZ au Canada
(Dre Barbara Law, Dr Yves Robert, et
Dre Danuta Skowronski)
la séroprévalence de la varicelle dans des
populations canadiennes (Dr Sam Ratnam)
le risque et l'incidence des infections dues
au streptocoque bêta-hémolytique du
groupe A dans la varicelle (Dr H. Dele
Davies)
l’épidémiologie et la surveillance du VVZ
aux États-Unis (Dre Jane Seward)
la modélisation épidémiologique de la
varicelle au Canada (Dr Gaston de Serres,
M. Marc Brisson)
n
n
n
n
n
n
n
les besoins en matière de surveillance du
VVZ et du vaccin contre la varicelle au
Canada (Dre Monique Douville-Fradet)
la prévention de la transmission du VVZ en
milieu hospitalier (Dre Anne Matlow)
l’expérience vécue aux États-Unis avec le
vaccin contre la varicelle (Dre Jane Seward)
la prévention de la varicelle dans les
populations présentant un risque
particulier (Dr Myron Levin)
l’analyse économique relative à l’utilisation
du vaccin contre la varicelle au Canada
(Dr Jaime Caro)
le vaccin VARIVAX® (Dr Didier Reymond)
le vaccin VarilrixMC (Dr Alan Kimura)
Dans le but d’équilibrer les différentes perspectives et la diversité professionnelle, les participants ont été répartis dans l’un des cinq groupes
de travail. On a confirmé aux participants que
les différences d’opinion s’avéraient non seulement les bienvenues, mais étaient absolument
nécessaires au processus de concertation.
Chaque groupe de travail comptait de 9 à 12
participants, de même qu’un président et un
rapporteur choisis à l’avance (annexe B). Les
cinq groupes de travail ont discuté de questions
relevant des domaines suivants : (1) buts et
objectifs en matière de santé publique visant le
contrôle de la varicelle et la couverture vaccinale; (2) élaboration et mise en oeuvre de programmes de vaccination contre la varicelle;
(3) utilisation du vaccin contre la varicelle chez
des populations particulières; (4) promotion des
programmes de vaccination contre la varicelle;
(5) besoins de surveillance (liés à la maladie et
au vaccin).
nécessaire d’obtenir davantage qu’une majorité
simple des participants votant en faveur d’une
recommandation. Des claviers numériques
électroniques ont été utilisés afin d’enregistrer
les votes relatifs à chaque recommandation,
cela afin d’assurer la régularité, la fiabilité et la
confidentialité des voteurs. Les critères précis
afin d’obtenir un consensus relatif aux recommandations étaient :
n
n
n
un vote de 90 % à 100 % en faveur d’une
motion était considéré comme un
consensus concernant une recommandation donnée;
un vote de 75 % à 89 % en faveur d’une
motion était considéré comme un
consensus, s’il n’y avait pas d’objections
majeures exprimées par les participants; si
une objection était soulevée, la
recommandation était soumise à de plus
amples discussions;
un vote inférieur à 75 % en faveur d’une
motion se traduisait par de plus amples
discussions relatives à la recommandation
et par un autre vote.
Les prochaines sections du présent rapport
contiennent le résumé des discussions plénières
relatives aux propositions de chaque groupe de
travail, de même que des recommandations
finales décidées par consensus. Pour arriver à
ces recommandations, les participants ont pris
en considération les connaissances scientifiques
actuelles présentées lors de la conférence, de
même que les renseignements présentés aux
participants avant la réunion, à titre de documents à lire (annexe C). Bien que la majorité
des participants aient été invités après avoir été
On a demandé aux participants des groupes de
choisis par différents groupes d’intérêt, ils n’ont
travail d’examiner des questions précises liées au pas nécessairement exprimé les mêmes opinions
domaine leur ayant été assigné et de formuler
que celles des groupes auxquels ils appartiendes recommandations relatives à ces questions.
nent et ont pu exprimer des opinions personnelLes recommandations proposées par chacun
les concernant certaines questions. Lors de son
des groupes ont été présentées et discutées à la
discours d’ouverture, le Dr Paul Gully, sousséance plénière, dans un processus de concerta- directeur adjoint du LLCM, a souligné qu’il
tion. Le consensus a été défini comme étant une serait important d’évaluer le processus de
entente des participants relative à la validité
concertation, en mesurant, dans tout le pays,
d’une recommandation à l’étude. Il a été décidé l’acceptation et la mise en oeuvre des recomque l’unanimité n’était pas nécessaire à
mandations et des directives découlant du
l’obtention d’un consensus. Par contre, il était
consensus obtenu lors de la conférence.
3
Recommandation générale de la
Conférence
Il a été recommandé de donner une définition
au terme «travailleur de la santé», en se fondant
sur le Guide de prévention des infections à
l’intention du personnel travaillant dans les
établissements de santé(2).
Recommandation générale
La définition du terme «travailleur de la santé»
devrait inclure toutes les personnes, y compris
4
les stagiaires, travaillant dans des établissements
de soins de santé (p. ex., les hôpitaux, les établissements de soins ambulatoires, les centres
d’hébergement et de soins de longue durée)
susceptibles de contracter ou de transmettre
des agents infectieux pendant leur travail. Les
bénévoles ayant des contacts directs avec les
patients devraient être inclus parmi les travailleurs de la santé.
Buts et objectifs de la santé publique
visant le contrôle de la varicelle et la
couverture vaccinale
Les objectifs de santé publique visant le contrôle
de la varicelle ont été examinés dans le contexte
des questions logistiques liées au fait que le
vaccin actuellement autorisé nécessite d’être
maintenu congelé jusqu’au moment de l’administration. Les participants ont signalé qu’un
vaccin extrêmement coûteux, combiné aux coûts
de gestion du vaccin, pourrait détourner le
financement prévu pour d’autres priorités de
santé publique, rendant ainsi la mise en oeuvre
rapide d’un programme de vaccination contre la
varicelle moins attrayante. Par contre, un prix
plus bas pourrait rendre un vaccin congelé plus
acceptable.
On a élaboré des critères à respecter avant
d’introduire une vaccination systématique contre
la varicelle. Parmi d’autres questions examinées,
ces critères tenaient compte de la capacité technique de gérer le vaccin (p.ex., accès adéquat à
des congélateurs) et de la disponibilité complète
du vaccin pour tous les membres d’une population cible. Plusieurs des recommandations
soumises concernant la vaccination contre la
varicelle ciblaient des personnes réceptives au
sein de groupes particuliers, qu’on a définies
comme les personnes n’ayant jamais contracté
la varicelle ou n’ayant jamais été vaccinées
contre cette maladie. Une fois mis en place un
programme systématique de vaccination des
Bien qu’il soit souhaitable d’éliminer le VVZ au
enfants, on est en droit de s’attendre à ce que
Canada, les participants s’entendent sur le fait
les taux de couverture vaccinale soient semblaqu’il est encore plus important d’établir des
bles à ceux de la vaccination antirougeoleuse;
objectifs visant la mise en oeuvre de programalors les objectifs de couverture vaccinale contre
mes de vaccination comme moyen intermédiaire la varicelle d’enfants réceptifs ont été liés aux
de réduire la morbidité et la mortalité liées au
objectifs fixés pour la rougeole.
VVZ. Étant donné la variabilité dans l’introduction des programmes de vaccination d’une
Plusieurs des recommandations formulées lors
province et d’un territoire à l’autre, il a semblé
de la conférence appuient encore davantage des
plus plausible de se fixer des objectifs réalistes
initiatives et des activités existantes du secteur
relativement à la réduction de la maladie d’ici
de la santé publique, comme la création d’un
l’an 2005. À ce moment-là, les programmes
registre national de vaccination. On a discuté
devraient être en place. On croit qu’en 2005,
longuement de la nécessité de mettre en place
les problèmes logistiques liés au vaccin autorisé un mécanisme de priorisation des vaccins, lors
présentement devraient avoir été surmontés,
des discussions plus larges ayant pour sujet le
sans tenir compte de la disponibilité éventuelle
financement du secteur de la santé publique.
d’un vaccin réfrigéré au Canada. On a égaleOn a proposé un partage des coûts entre les
ment souligné qu’il serait impossible de réaliser gouvernements fédéral, provinciaux et territoune réduction des hospitalisations tant que tous riaux, proposition qui devra être examinée à
les groupes prioritaires importants (selon l’âge
l’échelle nationale. Ainsi le gouvernement fédéet le risque) identifiés pendant la conférence
ral pourrait financer un programme de rattran’auraient pas été vaccinés.
page vaccinal contre la varicelle des personnes
réceptives au moment de la mise en place d’un
5
programme systématique de vaccination alors
que les provinces et les territoires seraient responsables des coûts du programme régulier de
vaccination contre cette maladie.
n
Recommandation 1.1
Les critères pour la mise en oeuvre d’un programme systématique de vaccination contre la
varicelle devraient être les suivants :
n
n
n
Décisions primaires : le vaccin est sécuritaire, efficace et avantageux pour la
personne à vacciner, et le fardeau imposé
par la maladie justifie la mise en place d’un
programme.
Critère absolu : capacité d’offrir le vaccin à
> 90 % de la population visée dans chaque
province et territoire.
Critères relatifs : disponibilité d’un vaccin
réfrigéré, disponibilité d’un produit
combiné, coût du vaccin comparable à
celui des autres vaccins du calendrier
régulier d’immunisation des enfants et
accessibilité universelle au programme de
vaccination.
En prenant en considération ces critères absolus
et relatifs, toutes les provinces et les territoires
devraient avoir mis en place un programme systématique de vaccination des enfants contre la
varicelle, d’ici l’an 2005.
Recommandation 1.2
Ayant pris en considération les critères de mise
en oeuvre d’un programme systématique de vaccination contre la varicelle, celui-ci devrait commencer là où les infrastructures du secteur de la
santé publique permettent la vaccination des
enfants contre la varicelle. En attendant, les
priorités suivantes sont suggérées concernant la
mise en oeuvre du programme de vaccination,
au moyen du vaccin congelé présentement autorisé. Les priorités doivent être modifiées en fonction des changements de formulation du vaccin.
La vaccination devrait être offerte aux personnes
réceptives appartenant aux groupes suivants,
présentés en ordre de priorité décroissante :
n
1
6
les travailleurs de la santé et autres
groupes particuliers (tels que définis dans
n
n
n
n
les recommandations formulées dans
Utilisation du vaccin contre la varicelle chez
les populations particulières)
les groupes de personnes immunodéprimées sélectionnées (tels que définis
dans populations spéciales), y compris les
personnes éligibles aux protocoles de
recherche, leurs familles et les autres
contacts étroits
les personnes âgées de < 13 ans, au
moment d’une visite pour une autre
vaccination
les nourrissons âgés de 1 an
le rattrapage vaccinal des enfants âgés de
1 an à 12 ans
les autres adultes
Recommandation 1.3
D’ici l’an 2005, un forum fédéral/provincial/
territorial devrait établir des objectifs de réduction de la morbidité associée au VVZ.
Recommandation 1.4
D’ici l’an 2003, tous les travailleurs de la santé
(tels que définis dans les Recommandations générales) devraient être connus séropositifs au virus
de la varicelle ou posséder des antécédents
fiables de maladie, ou avoir en leur possession
un document prouvant qu’ils ont été vaccinés
contre la varicelle ou faire l’objet d’une contreindication médicale valable à la vaccination
contre la varicelle.
Recommandation 1.5
D’ici l’an 2003, des registres provinciaux et territoriaux d’immunisation et un réseau national de
registres d’immunisation devraient être mis en
place, conformément à l’initiative des registres
vaccinaux, actuellement en cours.
Recommandation 1.6
D’ici l’an 2010, les objectifs de couverture vaccinale contre la varicelle devraient être liés aux
objectifs de couverture vaccinale de la rougeole
à atteindre avant le deuxième et le septième
anniversaire de naissance1.
Les objectifs de couverture qui ont été votés sont 95 % et 97 % avant le deuxième et le septième anniversaire de
naissance respectivement. Toutefois, l’objet de la discussion était de lier les objectifs de couverture de la varicelle
à ceux de la rougeole, qui sont de l’ordre de 97 % et 99 % respectivement(3). Les objectifs actuels concernant la
rougeole devraient être pris en considération lors de la mise en oeuvre et de l’évaluation du programme.
Recommandation 1.7
Recommandation 1.8
Le Comité consultatif sur la santé de la population devrait soumettre aux sous-ministres fédéral, provinciaux et territoriaux une proposition
de financement fédéral adéquat de nouveaux
programmes de vaccination.
Le Comité consultatif sur la santé de la population devrait élaborer un mécanisme permettant
l’harmonisation à travers le pays de la priorisation et de l’introduction de nouveaux vaccins
dans les programmes de santé d’une juridiction
à l’autre.
7
Élaboration et mise en oeuvre
de programmes de vaccination
contre la varicelle
Les stratégies d’approvisionnement en vaccin,
dans le cadre d’un programme systématique
de vaccination, ont été discutées en tenant pour
acquis que (1) le seul vaccin disponible serait
le produit congelé autorisé actuellement, ou
(2) un vaccin réfrigéré serait disponible. Les
recommandations visant la mise en oeuvre d’un
programme ont été formulées en tenant compte
du désir d’atteindre le plus rapidement un haut
taux de couverture vaccinale. Toutefois, les
participants ont reconnu que les autorités provinciales et territoriales devraient adopter des
stratégies spécifiques et décider de la mise en
oeuvre du programme.
de l’application des programmes, y compris
le financement et le maintien de la chaîne du
froid, et des questions éthiques liées au fait de
fournir à un fabricant donné des listes de noms
d’organismes offrant la vaccination dans un
secteur. Il a également été souligné qu’en ce
qui concerne les achats publics, il serait bon
d’obtenir le coût réel du vaccin (c.-à-d. après
avoir soustrait les coûts de transport et
d’entreposage facturés dans le prix courant).
Les participants rappellent qu’il est impossible
en ce moment d’implanter un programme universel de vaccination des jeunes enfants avec
un vaccin congelé, mais qu’entre-temps, une
Il revient à la Direction générale des services
stratégie provisoire devrait être adoptée afin de
médicaux de Santé Canada et aux autres
rendre le vaccin accessible aux pré-adolescents
secteurs responsables des programmes de
et aux groupes sélectionnés présentant des risvaccination, de même qu’aux ministères de
ques, tels que définis dans les recommandations
la Santé provinciaux et territoriaux de gérer de
sous populations particulières. On a insisté sur
façon efficace l’approvisionnement d’un vaccin
la nécessité d’utiliser une approche progressive
congelé. Les participants ont hésité à recomman- afin d’avoir le temps d’examiner une variété de
der des investissements coûteux dans l’améliopoints en litige. Le meilleur scénario de vaccinaration d’une chaîne de congélation qui pourrait
tion systématique des enfants est de mettre en
rapidement devenir inutile si un produit réfrioeuvre un programme dans les 2 ans après
géré devenait bientôt disponible au Canada. De l’autorisation d’un vaccin réfrigéré, qui serait
plus, l’implantation d’une chaîne de congélation suivi d’un programme de rattrapage de 5 ans
pour le vaccin contre la varicelle pourrait nuire
pour les pré-adolescents réceptifs. Les scénarios
à la consolidation ou à l’introduction d’autres
à considérer pour le programme de rattrapage
programmes de vaccination, en raison des coûts. sont la vaccination de masse (idéale, mais coûOn décourage la distribution directe des proteuse), la vaccination des pré-adolescents liée à
duits du fabricant vers les cliniques en raison
la vaccination contre l’hépatite B en milieu sconotamment d’inconvénients intrinsèques : diffi- laire, la vaccination à l’entrée scolaire, ou une
culté d’inciter les cliniques à fournir leurs rapcombinaison des trois. Aucune limite d’âge n’a
ports de vaccination aux ministères de la Santé
été définie pour les programmes de rattrapage,
provinciaux et territoriaux, manque de contrôle de façon à offrir une certaine flexibilité lors du
des autorités provinciales et territoriales de la
choix des stratégies d’implantation provinciales
santé publique concernant l’aspect administratif et territoriales, qui seront différentes selon les
8
systèmes de santé publique existants. Toutefois,
la mise en oeuvre de programmes de rattrapage
devrait permettre la couverture de toutes les
cohortes d’âge jusqu’à l’âge ciblé pour la vaccination des pré-adolescents.
Recommandation 2.1
Un programme de vaccination systématique des
jeunes enfants devrait être mis en oeuvre dans
les 2 ans après qu’un vaccin réfrigéré soit
devenu disponible.
Recommandation 2.2
Une vaccination systématique, destinée aux
pré-adolescents réceptifs de < 13 ans, devrait
commencer aussitôt que possible, en utilisant
n’importe quel vaccin disponible, de préférence
dans le cadre d’un programme en milieu scolaire. Il faudrait débuter en même temps la vaccination des personnes à risque priorisées et qui
sont définies dans les recommandations sous
populations particulières.
Recommandation 2.5
On ne doit pas prévoir de vaccination de rappel
dans le cadre du programme de vaccination. Des
recherches s’avèrent nécessaires afin d’évaluer le
besoin d’une vaccination de rappel pour prévenir la varicelle et le zona, de même que pour
déterminer le calendrier des rappels au besoin.
Recommandation 2.6
Le vaccin devrait être administré aux enfants
aussitôt que recommandé (par le fabricant) pour
un vaccin donné. Lorsque cela est possible, le
vaccin devrait être donné en même temps
qu’une visite déjà prévue pour une vaccination.
Recommandation 2.7
Avant d’envisager l’utilisation d’un vaccin
congelé, il faut satisfaire aux conditions essentielles suivantes : avoir les congélateurs appropriés permettant de garder le vaccin à 15 oC
au-dessous de zéro; avoir en place un système
de surveillance de la chaîne du froid; avoir un
système de livraison du vaccin qui garde celui-ci
Recommandation 2.3
à une température de 15 oC au-dessous de
Aussitôt qu’un programme systématique de
zéro; toutes les personnes manipulant le vaccin
vaccination des jeunes enfants est en place, un
doivent être adéquatement formées sur les exiprogramme de rattrapage destiné aux personnes gences d’entreposage et de manipulation du vacréceptives de < 13 ans devrait commencer et
cin; avoir en place un système afin de surveiller
être complété dans une période n’excédant pas
les pertes de vaccin; veiller à ce qu’il y ait tou5 ans.
jours de la glace sèche disponible.
Recommandation 2.4
La vaccination primaire des enfants de < 13 ans
devrait se faire à l’aide d’une seule dose. Il faut
prévoir une surveillance afin de réévaluer cette
recommandation.
9
Utilisation du vaccin contre la varicelle
dans les populations particulières
Tous les adultes réceptifs en bonne santé représentent la principale cible pour la vaccination
contre la varicelle. Par contre, une partie de la
population a été choisie pour un ciblage actif, ce
sont entre autres les travailleurs de la santé et
tous ceux vivant avec une personne immunodéprimée.
Les recommandations concernant la vaccination
des travailleurs de la santé font référence à
l’exposition professionnelle au VVZ, de même
qu’à la possibilité qu’un travailleur de la santé
puisse transmettre le virus à des patients (voir
la définition de travailleurs de la santé dans la
section Recommandation générale). Le principe
voulant que les travailleurs de la santé soient
immunisés contre les maladies qu’ils pourraient
transmettre à d’autres personnes a été considéré
comme un point important, raisonnable et réaliste. Par contre, on a reconnu que ce principe
pourrait également devenir le sujet d’une controverse. On a discuté en outre de la gestion des
travailleurs de la santé vaccinés ayant été exposés au type sauvage du VVZ. Il est à noter que
jusqu’à 20 % des adultes vaccinés exposés à la
varicelle peuvent être victimes d’une éruption.
Une fois que de hauts taux de couverture
vaccinale ont été atteints et maintenus, la clé
du contrôle de la maladie sera la surveillance
des réservoirs potentiels de l’infection, et les
programmes d’intervention en cas d’éclosions
deviendront plus importants. Pendant cette
phase de contrôle, la nécessité de détecter les
cas de varicelle parmi les groupes particuliers
de population à haut risque peut assurer une
sélection plus intense pour la vaccination. Parmi
ces groupes, on peut retrouver des immigrants
(adultes et enfants) et des personnes en institutions, comme les pénitenciers (où la proximité,
la facilité de transmission et le pourcentage
élevé de populations à haut risque, telles les
personnes séropositives au VIH, augmentent
le risque d’infection). Un questionnaire peut
s’avérer approprié, mais l’information sur la
séroprévalence contre la varicelle dans les populations immigrantes a été identifiée comme une
avenue de recherche nécessaire.
Dans les établissements de santé, on devrait
considérer une prophylaxie postexposition
en utilisant le vaccin pour les femmes non
enceintes réceptives, dans les 72 heures mais
pouvant aller jusqu’à 5 jours après le moment
Indépendamment de l’âge, le fait d’avoir des
de l’exposition pour le personnel réceptif et les
antécédents de varicelle constitue un moyen très malades hospitalisés réceptifs, en collaboration
fiable et sûr d’établir l’état immunitaire d’une
avec les infectiologues. Toutefois, on ne devrait
personne contre la varicelle(1). Le dépistage des
pas substituer une prophylaxie post-exposition
populations particulières hautement prioritaires aux programmes de vaccination. Pendant la
devrait se faire en deux étapes, en commençant phase de contrôle de la varicelle, il faudra peutpar un questionnaire recherchant les antécéêtre prévoir une prophylaxie postexposition avec
dents de varicelle, suivi de tests sérologiques
le vaccin lors de situations spéciales ou pour les
seulement chez les personnes ayant des antécé- groupes suivants : dans le cas des personnes
dents négatifs ou incertains de varicelle. Idéale- réceptives à la suite d’une exposition à la variment, les tests sérologiques servant à déterminer celle, dans les 72 heures mais pouvant aller
le besoin en vaccination ne devraient être effec- jusqu’à 5 jours suivant l’exposition à la source
tués que s’ils sont considérés avantageux sur le
ponctuelle, dans les garderies, à la maison ou
plan financier.
10
dans les refuges pour les sans-abri où il y a
beaucoup d’enfants. Il est recommandé que toutes les personnes réceptives soient vaccinées en
même temps.
Recommandation 3.4
Identifier les personnes réceptives : Il
faut connaître les antécédents de varicelle d’un
employé avant que celui-ci commence à travailLes professionnel(le)s des cliniques santé-voyage ler. Si un doute plane à l’effet que l’employé
a été vacciné ou qu’il a contracté la maladie
peuvent rappeler aux personnes réceptives la
auparavant, ou si les antécédents sont négatifs
possibilité d’être vaccinées contre la varicelle,
bien que les risques de contracter la maladie ne ou inconnus, on devrait effectuer une épreuve
sérologique. Si les résultats sont négatifs,
soient pas plus élevés en voyage.
l’employé devrait être vacciné. Si la personne
Recommandation 3.1
reçoit le vaccin, on ne devrait lui accorder un
congé ou la réaffecter que s’il y a une éruption
Tout adulte en bonne santé, réceptif et qui
apparentée à celle de la varicelle.
n’est pas enceinte devrait être ciblé pour une
vaccination. Toutefois, il faudrait accorder la
Recommandation 3.5
priorité aux travailleurs de la santé, aux contacts
des personnes immunodéprimées, au personnel Gestion de la postexposition : Une exposides services de garde à l’enfance, et aux profes- tion significative pour un travailleur de la santé
seurs des écoles primaires et secondaires.
devrait être définie comme une période de 15
minutes passée face à face avec un malade ou
Recommandation 3.2
sinon 1 heure dans la chambre d’un malade.
Les travailleurs de la santé ayant été vaccinés
Plan de dépistage actif : Tous les secteurs et
ou exposés et dont le statut sérologique n’est
les employeurs ayant une responsabilité réelle
pas connu, devraient faire l’objet d’une attention
(comme la santé au travail, la santé publique,
particulière quant à l’apparition d’une éruption
les travailleurs en obstétrique, les médecins de
semblable à celle de la varicelle, avec ou sans
première ligne) doivent mener des campagnes
test sérologique. Si un travailleur de la santé
de dépistage (antécédents de varicelle avec ou
souffre d’une éruption, cela devrait être signalé
sans sérologie) et offrir une vaccination aux
à l’officier de santé au travail. On devrait lui
personnes réceptives.
accorder un congé ou le réaffecter pour la durée
de l’éruption.
Travailleurs de la santé
Recommandation 3.3
Les travailleurs de la santé réceptifs devraient
être vaccinés avant de commencer à travailler,
ou selon un calendrier de vaccination consistant
en deux doses administrées dans une période de
2 mois, afin de minimiser le risque d’éclosion et
les pertes de temps attribuables à la varicelle
dans les établissements de santé. Tous les travailleurs de la santé réceptifs faisant présentement partie du système de santé devraient être
immunisés. On devrait tout d’abord vacciner les
travailleurs de la santé assignés à un département ou à une unité de soins où il existe des
patients réceptifs à haut risque (c.-à-d. les établissements où il y existe des patients immunodéprimés, les unités de soins intensifs et les
salles d’urgence).
Personnes immunodéprimées
Recommandation 3.6
Un vaccin vivant atténué ne devrait pas être
donné systématiquement en présence d’une
maladie immunodéprimante (p. ex., lymphome,
immunodéficience congénitale ou acquise), ou
aux personnes qui reçoivent des traitements
associés à des anomalies de l’immunité cellulaire
(p. ex., la chimiothérapie intensive, la stéroïdothérapie à fortes doses, la cyclosporine,
l’azathioprine, le méthotrexate, le tacrolimus).
Recommandation 3.7
Dans les cas suivants, on devrait discuter de la
pertinence de la vaccination avec un infectiologue :
n
les patients souffrant d’une hypogammaglobulinémie congénitale transitoire
11
n
n
les personnes infectées par le VIH et dont
l’état immunitaire est normal
les receveurs d’organes solides (le vaccin
devrait être donné de 4 à 6 semaines avant
la transplantation).
Recommandation 3.8
Les personnes suivantes peuvent être vaccinées
sans danger :
n
n
n
les personnes qui ne prennent pas de
médicaments immunosuppresseurs, les
patients souffrant d’un syndrome
néphrotique ou qui subissent une
hémodialyse ou une dialyse péritonéale
les patients en stéroïdothérapie à faibles
doses : < 2 mg/kg et un maximum de
< 20 mg/jour
les patients qui prennent des stéroïdes en
aérosol.
Dépistage chez les personnes
réceptives
Recommandation 3.9
Avant la vaccination, il est recommandé
d’effectuer un dépistage (avec ou sans sérologie)
12
à l’intention des groupes particuliers suivants :
les travailleurs de la santé, les professeurs, le
personnel des garderies, les établissements
d’éducation sanitaire (p. ex., écoles d’infirmières, écoles de médecine). Une histoire
fiable de varicelle est suffisante pour établir
l’immunité. Si l’on ignore les antécédents ou si
des doutes subsistent, on devrait effectuer une
sérologie.
Recommandation 3.10
Les personnes qui travaillent en obstétrique
devraient établir le statut immunitaire contre la
varicelle des femmes enceintes et vacciner les
réceptives après l’accouchement, avant qu’elles
n’obtiennent leur congé. Le dépistage de la varicelle devrait être ajouté aux examens demandés
figurant sur les fiches d’obstétrique prénatales et
de laboratoire, devant être vérifiés séparément,
afin d’identifier les femmes réceptives. Les fournisseurs de soins primaires devraient établir le
statut immunitaire contre la varicelle des femmes en âge de procréer et les vacciner au besoin.
Promotion des programmes de
vaccination contre la varicelle
Comme dans le cas de tout vaccin nouvellement
autorisé, afin de maximiser la couverture vaccinale, il sera très important d’inclure dans les
programmes de vaccination contre la varicelle
des activités éducatives à l’intention des décideurs, des professionnels de la santé et du grand
public. Les participants ont analysé les barrières
à la mise en oeuvre efficace de programmes systématiques de vaccination contre la varicelle,
découlant d’un manque d’information, d’une
désinformation ou d’idées fausses concernant
la maladie ou l’efficacité et la sécurité du vaccin.
On a insisté sur la nécessité de fournir des
renseignements fiables et à jour relatifs aux
avantages et aux risques associés au vaccin. Les
activités éducatives devraient inclure des interventions d’experts et de chercheurs, ces groupes
semblant constituer des sources d’information
crédibles pour les professionnels de la santé en
particulier, de même que l’action militante des
parents, qui s’est avérée un élément important
dans la stratégie pour l’adoption du vaccin
contre l’hépatite B en Colombie-Britannique et,
par la suite, à travers le Canada.
Les activités de promotion à l’intention des décideurs devraient être centrées sur la survenue
de complications graves associées à la maladie
et leur possible prévention grâce à la vaccination. Afin de promouvoir la vaccination systématique contre la varicelle chez les professionnels
de la santé, un financement provincial et territorial, visant la promotion et l’approvisionnement,
devrait être accordé aux unités sanitaires, étant
donné qu’il serait déraisonnable d’adopter un
programme de vaccination sans fournir les
ressources humaines appropriées par un financement additionnel. On devrait offrir aux professionnels de la santé du secteur privé, tels les
pharmaciens, l’information appropriée qui les
motiveraient à promouvoir la vaccination. Une
attention particulière sera nécessaire afin de
traiter avec les mouvements anti-vaccinalistes,
en ayant comme objectif de fournir des renseignements justes et clairs afin d’aider le public à
prendre des décisions fondées sur des faits. Les
stratégies retenues comprennent la présentation
d’informations complètes disponibles présentement et basées sur des faits afin de contrebalancer les anti-vaccinalistes, en fournissant les
références disponibles, et en assurant la participation d’experts crédibles.
Des organismes nationaux tels que Santé
Canada et le Programme canadien de promotion
de la vaccination ont un rôle de coordination à
jouer dans la collecte et la diffusion de matériel
éducatif, mais il a été reconnu que les décisions
en matière de distribution du matériel devraient
continuer d’être sous la responsabilité des autorités provinciales et territoriales et des autres
secteurs responsables des programmes de vaccination, susceptibles d’associer les activités de
promotion aux programmes systématiques de
vaccination, lorsque ceux-ci sont mis en oeuvre.
Dans les secteurs où il n’existe pas de moyen de
distribuer le matériel promotionnel de façon
efficace, on devrait demander l’aide de groupes
comme la Société canadienne de pédiatrie.
Recommandation 4.1
Les renseignements relatifs à la varicelle (dont
le fardeau de la maladie et les complications,
les coûts relatifs aux soins médicaux et de santé,
l’efficacité et la sécurité du vaccin, les recommandations du CCNI concernant l’utilisation
du vaccin et les recommandations issues de la
Conférence nationale de concertation sur la
varicelle) devraient être présentés lors de la
prochaine réunion des sous-ministres de la
13
santé, et ces renseignements devraient être disponibles et présentés à d’autres décideurs clés.
Recommandation 4.2
Le Programme canadien de promotion de la
vaccination devrait mettre des trousses d’information à la disposition des autorités provinciales
et territoriales et des autres secteurs responsables des programmes de vaccination, qui pourraient les distribuer aux professionnels de la
santé (santé publique, secteur privé, pharmaciens) en temps opportun. La trousse devrait
contenir la déclaration du CCNI concernant la
varicelle, les recommandations issues de la
Conférence nationale de concertation sur la
varicelle, un document Questions et Réponses
indiquant l’incidence et les complications de
la varicelle, de même que les avantages et les
risques du vaccin, des renseignements disponibles sur le site Web de Santé Canada, une
bibliographie, et des liens à d’autres sites Web.
distribuer) qui pourra être utilisée pendant les
présentations à l’échelle locale, et (3) ajoutant
des renseignements relatifs à la varicelle dans le
document Faire vacciner mon enfant, c’est important et d’autres documents éducatifs.
Recommandation 4.5
La promotion de la vaccination contre la varicelle à l’intention du grand public devrait se
faire à l’échelle provinciale, territoriale et locale,
en offrant des renseignements relatifs à cette
maladie, au vaccin et au programme local, par
le biais (1) des médias, y compris des conférences de presse et des messages d’intérêt public,
(2) de partenariats avec des organismes non
gouvernementaux, des clubs philanthropiques
et le secteur privé, et (3) de la défense de la
vaccination par des personnes affectées par la
maladie.
Recommandation 4.6
Santé Canada et les autorités provinciales et
territoriales de la santé publique devraient
La Société canadienne des maladies infectieuses, rechercher et mettre en commun l’information
l’Association médicale canadienne, l’Association relative au vaccin contre la varicelle diffusée par
des infirmières et infirmiers du Canada, la
les personnes et les organismes s’opposant à la
Société canadienne de pédiatrie, l’Association
vaccination, tout en colligeant les références
canadienne de santé publique ainsi que d’autres fiables commentant les sujets de controverses
associations professionnelles devraient exposer
soulevés par ces opposants.
la situation entourant la varicelle et le vaccin
contre la varicelle par le biais (1) d’articles dans Recommandation 4.7
leurs publications respectives et (2) d’exposés
Santé Canada devrait suivre l’évolution de
lors de réunions professionnelles (activités
l’acceptation du vaccin contre la varicelle dans la
d’éducation médicale et professionnelle
population en incluant des questions pertinentes
continue).
dans les sondages tels que l’Enquête nationale
sur la santé de la population, et en lançant de
Recommandation 4.4
nouveau, dans une année ou deux, le sondage
La Société canadienne de pédiatrie devrait jouer de 1999 concernant l’utilisation du vaccin contre
un rôle prépondérant dans la coordination de la la varicelle au Canada.
promotion de la vaccination contre la varicelle
Recommandation 4.8
en (1) fournissant une liste de conférenciers
possédant des connaissances concernant la
Les autorités provinciales et territoriales de la
vaccination contre la varicelle, pour des événesanté publique devraient offrir un service téléments éducatifs et des entrevues avec les
phonique sans frais (1-800) afin de veiller à la
médias, (2) élaborant une trousse de documenfiabilité et à l’uniformisation de l’information et
tation éducative (diapositives, documents à
à l’enregistrement des renseignements.
Recommandation 4.3
14
Besoins en matière de surveillance
Les participants s’entendent sur le fait qu’avant
la mise en oeuvre du programme, il faut faire
un estimé de base concernant l’incidence de la
maladie; on possède déjà certaines données
qui doivent être révisées et, dans certains cas,
validées. Des recommandations visant l’amélioration et l’ajout de données ont été formulées
dans le but de combler les lacunes décelées
dans l’information actuelle. De plus, il a été
recommandé que toutes les provinces et tous les
territoires possèdent un système de surveillance
de la varicelle, sans toutefois que les systèmes
soient nécessairement les mêmes au début des
programmes de vaccination.
protection contre l’infection, établir la fiabilité
des épreuves sérologiques de certaines trousses
commerciales, et déterminer clairement ce
qu’est un résultat positif et un résultat négatif à
ces épreuves.
Le système de surveillance devrait viser sept
objectifs : (1) permettre une analyse descriptive
de l’incidence de la varicelle; (2) détecter des
changements dans les cas graves de varicelle;
(3) observer les changements dans l’épidémiologie du zona; (4) évaluer la couverture
vaccinale; (5) surveiller la sécurité du vaccin;
(6) fournir des évaluations de l’efficacité du
vaccin sur le terrain; et (7) améliorer la capacité
des laboratoires à offrir les épreuves sérologiques nécessaires aux activités de surveillance.
Besoins en matière de données
supplémentaires ou améliorées
Les méthodes de surveillance utilisées pour estimer l’incidence doivent être flexibles et dynamiques afin que l’on puisse changer la méthode de
cueillette des données lorsque l’incidence de la
maladie diminue. Par exemple, passer de déclarations agrégées pendant la «phase de mise en
oeuvre» (laquelle comprend la période précédant la mise en oeuvre et la période de mise en
oeuvre proprement dite) à une déclaration de
chaque cas pendant la «phase de contrôle». La
définition de la phase de contrôle doit faire
l’objet de recherche. De plus, des recherches
seront également nécessaires afin de normaliser
la définition du terme «réceptivité de l’hôte».
Cela signifie donc qu’il faut déterminer les
niveaux d’anticorps correspondant à une
Il faudrait recueillir des données canadiennes
concernant l’épidémiologie de la maladie et le
fardeau de celle-ci pendant la grossesse. On
devrait y trouver des données concernant la
varicelle et le zona pendant la grossesse, la
varicelle périnatale (mère et nourrisson) et le
syndrome de la varicelle congénitale (à ajouter
au Programme canadien de surveillance pédiatrique à titre de surveillance active).
Une fois atteint le niveau de contrôle de la
varicelle, il faudra mettre en place des stratégies
de surveillance pour la «phase d’élimination»,
comme une surveillance accrue des éclosions,
la recherche des contacts, et le maintien de la
confirmation des cas en laboratoire, de même
que la différenciation entre le virus sauvage et
le virus vaccinal.
Recommandation 5.1
Toutes les provinces devraient avoir un système
de surveillance permettant de fournir des renseignements relatifs au nombre de cas de varicelle
et de zona et à la répartition selon l’âge.
Recommandation 5.2
Recommandation 5.3
Il faudrait recueillir des données auprès de
la population du Canada sur l’incidence des
manifestations graves de la varicelle, en particulier chez les adultes, y compris des données
d’hospitalisation et de mortalité.
15
Recommandation 5.4
La varicelle et le zona devraient être ajoutés à la
Liste des causes de décès rares et peu fréquentes
des statistiques de l’état civil.
Objectifs de surveillance
n
Recommandation 5.5
n
tifier les patients et de recueillir les
données
- la déclaration des cas aux épidémiologistes provinciaux et territoriaux
- le recueil des données à l’échelle
nationale
La différenciation en laboratoire des
souches du VVZ (type sauvage et type
vaccinal)
Pour les décès, un examen de la base de
données des statistiques de l’état civil
Il faudrait avoir comme objectif de détecter les
changements de l’incidence de la varicelle par
âge.
Recommandation 5.7
Les stratégies et les méthodes particulières
retenues afin d’atteindre l’objectif fixé sont :
Il faudrait se fixer comme objectif la surveillance
des changements épidémiologiques du zona.
Phase de mise en oeuvre : des
Les stratégies et les méthodes particulières retedéclarations agrégées, pour lesquelles on
nues afin d’atteindre l’objectif fixé sont :
utilise des sources comme les écoles, les
n Phase de mise en oeuvre : continuer
pouponnières, les garderies, les services
la surveillance de base et, en ce qui
d’urgence, les cliniques externes et sans
concerne les cas de zona chez les enfants,
rendez-vous, les médecins sentinelles et les
établir une méthode de déclaration
données de facturation pour soins de santé.
individuelle (par le biais du Programme
n Phase de contrôle : des déclarations
canadien de surveillance pédiatrique) et
individuelles, comprenant une surveillance
une différenciation en laboratoire des types
sentinelle accrue, des enquêtes et des
sauvage et vaccinal de la souche du virus
mesures de contrôle d’éclosions (dont une
n
Phase de contrôle : continuer la
confirmation des cas en laboratoire, la
surveillance de base et commencer la
différenciation du virus sauvage et vaccinal
déclaration individuelle des cas d’adultes
et des épreuves sérologiques).
âgés de 20 à 50 ans, par le biais des
médecins sentinelles et des rapports des
Recommandation 5.6
milieux hospitaliers
Il faudrait se fixer comme objectif la description
des changements de fréquence et des facteurs
Recommandation 5.8
de risque liés à des atteintes graves de varicelle
(qui se traduisent par une hospitalisation ou un Il faudrait avoir comme objectif d’évaluer la coudécès attribuable à la varicelle ou à des compli- verture vaccinale chez les populations ciblées.
cations liées à cette maladie).
Les stratégies et les méthodes particulières reten
Les stratégies et les méthodes particulières retenues afin d’atteindre l’objectif fixé sont :
n
16
Un système sentinelle en milieu hospitalier
comprenant les éléments suivants :
- pédiatrie : utiliser une version améliorée du programme de surveillance
IMPACT
- adultes : utiliser les systèmes déjà en
place (p. ex., le Comité canadien
d’épidémiologie hospitalière, la Société
canadienne des maladies infectieuses,
l’Association pour la prévention des
infections à l’hôpital et dans la
communauté – Canada) afin d’iden-
nues afin d’atteindre l’objectif fixé sont :
n
n
n
ajouter le vaccin contre la varicelle au
Sondage national concernant la couverture
vaccinale
utiliser les registres existants comme les
registres provinciaux de vaccination et le
réseau national de registres
rectifier les estimations de couverture pour
les maladies antérieures (ce qui donnerait
des taux de couverture faussement
diminués) si nécessaire, fondés sur les
populations cibles
Recommandation 5.9
Il faudrait se fixer comme objectif la surveillance
de la sécurité du vaccin.
Les stratégies et les méthodes retenues afin
d’atteindre l’objectif fixé sont :
n
Les stratégies et les méthodes particulières retenues afin d’atteindre l’objectif fixé sont :
n
n
n
n
n
utiliser les systèmes actuels dans le but de
surveiller les réactions indésirables
associées au vaccin
surveiller le zona chez les enfants après la
vaccination (voir la recommandation 5.7)
surveiller la transmission du virus vaccinal
aux contacts; si l’atteinte est grave, il
faudrait effectuer une enquête individuelle
(voir la recommandation 5.6)
déclarer la vaccination non intentionnelle
de femmes enceintes aux registres de
grossesses existants (p. ex., les registres du
fabricant, Motherisk)
surveiller la vaccination non intentionnelle
de femmes enceintes, en ajoutant sur le
formulaire prénatal une question liée à une
exposition antérieure au vaccin
Recommandation 5.10
Il faudrait avoir comme objectif d’évaluer
l’efficacité du vaccin sur le terrain.
n
Recommandation 5.12
Il faudrait se fixer comme objectif la diffusion
des données de surveillance.
Les stratégies et les méthodes retenues afin
d’atteindre l’objectif fixé sont :
n
n
n
Les stratégies et les méthodes particulières
retenues afin d’atteindre l’objectif fixé sont :
n
n
n
Phase de mise en oeuvre : enquête
sélective d’éclosions parmi les populations
vaccinées
Phase de mise en oeuvre : études
spéciales (séroépidémiologie parmi les
populations vaccinées, immunogénicité
dans des conditions de terrain)
Phase de contrôle : enquête sur la
maladie auprès de personnes vaccinées
Recommandation 5.11
Il faudrait avoir comme objectif de veiller à la
capacité du laboratoire d’effectuer les épreuves
diagnostiques et sérologiques liées au VVZ afin
de favoriser la surveillance.
avoir déjà en place un laboratoire (c.-à-d.
un laboratoire provincial ou un laboratoire
de référence) capable de confirmer au
besoin le diagnostic d’une infection au
VVZ, et d’établir la réceptivité des
personnes, si nécessaire
créer un laboratoire de référence national
afin d’effectuer une caractérisation des
souches et pour veiller à l’assurance de la
qualité
veiller à ce que chaque province et territoire ait un mécanisme de transmission
rapide et régulière des données de
surveillance
compiler les données de surveillance à
l’échelle nationale afin de les inclure dans
le rapport annuel de vaccination
ajouter, pendant la phase de mise en
oeuvre, les mises à jour relatives à la
varicelle au site Web du LLCM
Recommandation 5.13
Les méthodes de surveillance devraient être évaluées :
n
n
n
n
Des évaluations continues des systèmes de
surveillance devraient être incorporées par
les responsables des systèmes.
Des études spéciales périodiques devraient
être menées afin d’assurer la validité des
données.
Des sondages réguliers devraient être
menés auprès des utilisateurs des systèmes
de surveillance afin d’évaluer la convivialité
du système, de même que la pertinence et
l’utilité des données.
Les systèmes devraient être modifiés, ou de
nouveaux systèmes devraient être élaborés,
afin de corriger les lacunes décelées par les
utilisateurs et les groupes d’experts.
17
Besoins en matière de recherche
Les participants ont cerné un certain nombre de
besoins et de priorités en matière de recherche
liés à la varicelle, ils sont décrits ci-dessous. Il est
également recommandé de porter ces priorités à
l’attention des organismes de financement, afin
que les fonds de recherche nécessaires soient
octroyés pour donner suite à ces priorités.
n
n
n
n
n
18
Investiguer les questions générales concernant la vaccination, comme le besoin de
doses de rappel et la baisse de l’immunité
avec le temps.
Mener des études d’épidémiologie moléculaire des souches de VVZ au Canada.
Définir des mécanismes d’embryopathie du
VVZ et ses facteurs favorisant.
Utiliser des modèles capables de déterminer le moment où les systèmes de
surveillance devraient passer des déclarations agrégées aux déclarations individuelles et où des études spéciales devraient
être menées visant l’enquête de cas. Les
données de surveillance devraient être
périodiquement réintroduites dans les
modèles afin d’améliorer leur pouvoir
prédictif.
Établir des stratégies de vaccination
sécuritaires et adaptées pour les patients
immunodéprimés, y compris les personnes
infectées par le VIH, les patients atteints
de cancer en rémission, les receveurs d’organes solides, les receveurs de greffe de
moelle osseuse, les patients souffrant
d’hypogammaglobulinémie, les patients
souffrant de leucémie (p. ex., s’il faut les
vacciner 3 mois après le traitement, et le
rôle de l’acyclovir), les personnes souffrant
de maladies respiratoires chroniques
(p. ex., de fibrose kystique), et d’autres
personnes immunodéprimées, comme
celles recevant des traitements de
cyclosporine.
n
n
n
n
Mener des études visant à évaluer l’utilisation précoce possible du vaccin chez les
personnes ayant un facteur de risque particulier (p. ex., les personnes souffrant
d’affections pulmonaires ou de dermatoses,
les personnes souffrant de maladies cardiaques chroniques) et les cas préopératoires
(les interventions chirurgicales électives).
Rechercher les antécédents et le statut
sérologique des travailleurs de la santé afin
d’établir (1) un profil canadien parmi les
groupes d’âge à l’intérieur de cette population; (2) les avantages d’une vaccination
de rappel, s’il y a lieu, (3) la possibilité
de réviser la définition de l’expression
«travailleur de la santé», selon l’exposition
possible au travail.
Entreprendre des études épidémiologiques
afin d’établir si certains des groupes
suivants sont à risque, et ainsi faire l’objet
de stratégies prioritaires particulières de
vaccination : les autochtones (p. ex., si les
enfants autochtones sont davantage à
risque en matière de complications liées
à la varicelle, si les infections invasives
streptococciques du groupe A sont plus
communes, si les enfants sont à risque
parce qu’ils n’ont pu se présenter à un
rendez-vous de vaccination en raison d’un
déménagement), les sans-abri, les immigrants (p. ex., renseignements relatifs à la
séroprévalence afin d’établir l’endémicité
dans le pays d’origine).
Mener des études spécifiques auprès de
femmes enceintes afin d’évaluer le nombre
de fois qu’une femme enceinte devrait être
dépistée, la perte d’immunité et l’évaluation prospective anonyme de la prévalence
de l’infection chez les femmes enceintes ou
les nourrissons.
Références
1. Comité consultatif national de l’immunisation. Déclaration sur l'usage recommandé du
vaccin antivaricelleux. RTMC
1999;25(DDC-1):1-16.
2. Santé Canada. Infection control guidelines for
occupational health in health care facilities.
(sous presse).
3. LLCM. Objectifs nationaux généraux et
spécifiques relatifs à la lutte contre les maladies pouvant être prévenues par un vaccin chez
les nourrissons et les enfants. RTMC
1995;21:49-54.
19
Annexe A
Liste des participants
Comité organisateur
Dr Gilles Delage, Président de la conférence
Directeur scientifique
Laboratoire de Santé publique du Québec
20045, chemin Ste-Marie
Sainte-Anne-de-Bellevue (Québec) H9X 3R5
Tél. : (514) 457-2070
Fax : (514) 457-6346
Courriel : gdelage@lspq.org
Dre Adwoa Bentsi-Enchill, Présidente du comité
Chef, Section de recherches
Division de l’immunisation
Bureau des maladies infectieuses
IA0603E1, 3e étage, immeuble LLCM
Ottawa (Ontario) K1A 0L2
Tél. : (613) 954-4365
Fax : (513) 952-7948
Courriel : Adwoa_BentsiEnchill@hc-sc.gc.ca
Dr Philippe De Wals
Département de sciences de la santé communautaire
Université de Sherbrooke
3001, 12e Avenue Nord
Sherbrooke (Québec) J1H 5N4
Tél. : (819) 564-5348
Fax : (819) 564-5397
Courriel : pdewals@courrier.usherb.ca
Dre Barbara Law
Section Head
Department of Microbiology
Paediatric Infectious Diseases
University of Manitoba
Room 530, 730 William Avenue
Winnipeg, Manitoba R3E 0W3
Tél. : (204) 789-3629
Fax : (204) 789-3926
Courriel : blaw@ms.umanitoba.ca
Mme Marcella Mugford
Assistant Administrator
Kootenay Boundary Community
813 - 10th Street
Castlegar, BC V1N 2H7
Tél. : (250) 365-4300
Fax : (250) 365-4303
Courriel : marcella.mugford@kbchss.hnet.bc
20
Dre Monika Naus
Physician Manager & Provincial Epidemiologist
Disease Control Service
Public Health Branch
Ontario Ministry of Health
5700 Yonge Street 8th Floor
Toronto, Ontario M2M 4K5
Tél. : (416) 327-7413
Fax : (416) 327-7439
Courriel : monika.naus@moh.gov.on.ca
Dr Yves Robert
Médecin-conseil
Laboratoire de Santé publique du Québec
20045, chemin Sainte-Marie
Sainte-Anne-de-Bellevue (Québec) H9X 3R5
Tél. : (514) 457-2070
Fax : (514) 457-6346
Courriel : yrobert@lspq.org
Dr John Waters
Provincial Health Officer
Alberta Health
10025 Jasper Avenue
Edmonton, AB T5J 2N3
Tél. : (403) 415-2798
Fax : (403) 422-6663
Courriel : waterj@health.gov.ab.ca
Invités désignés (Orateurs)
M. Marc Brisson
Direction de la santé publique
Régie régionale de la santé et des services sociaux
de Québec
20045, rue d’Estimauville
Beauport (Québec) G1E 7G9
Tél. : (418) 666-7000
Fax : (418) 666-2776
Dr Jaime Caro
Scientific Director
CARO Research
620 Lakeshore Drive
Suite 305
Dorval (Québec) H9S 2B6
Tél. : (514) 422-8271
Fax : (514) 422-8272
Courriel : jcaro@caroresearch.com
Dr H. Dele Davies
Child Health Research Unit
Alberta Provincial Children’s Hospital
1820 Richmond Road SW
Calgary, Alberta T2T 5C7
Tél. : (403) 229-7815
Fax : (403) 541-7508
Courriel : Dele.Davies@CRHA-Health.Ab.Ca
Dr Gaston De Serres
Direction de la santé publique
Régie régionale de la santé et des services sociaux
de Québec
20045, rue d’Estimauville
Beauport (Québec) G1E 7G9
Tél. : (418) 666-7000 x 274
Fax : (418) 666-2776
Courriel : gdeserres@cspq.qc.ca
Dre Anne A. Gershon
Paediatric Infectious Diseases
Columbia University
College of Physicians and Surgeons
650 West 168th Street (BB4-427)
New York, New York 10032
Tél. : (212) 305-9445
Fax : (212) 342-5218
Courriel : aag1@columbia.edu
Dr Myron Levin
C227 4200 East Ninth Avenue
Denver, Colorado 80262
Tél. : (303) 315-4620
Fax : (303) 315-7909
Courriel : myron.levin@uchsc.edu
Dre Anne Matlow
Department of Infectious Diseases
Hospital for Sick Children
555 University Ave
Toronto, Ontario M5G 1X8
Tél. : (416) 813-5996
Fax : (416) 813-4992
Courriel : anne.matlow@sickkids.on.ca
Dr Sam Ratnam
Newfoundland Public Health Labs
100 Forest Road P.O. Box 8800
St. John’s , Newfoundland A1B 3T2
Tél. : (709) 737-6565
Fax : (709) 737-7070
Courriel : nphlab@newcomm.net
Dre Jane Seward
CDC/National Immunization Program
1600 Clifton Road MS E-61
Atlanta, GA 30333
Tél. : (404) 639-8688
Fax : (404) 639-8616
Courriel : jfs2@cdc.gov
Dre Danuta Skowronski
Communicable Disease Epidemiology Services
BC Centre for Disease Control
655 West 12th Avenue Room 2104
Vancouver, BC V5Z 4R4
Tél. : (613) 660-6061
Fax : (614) 660-0197
Courriel : danuta.skowronski @bccdc.hnet.bc.ca
Participants de Santé Canada
Dr Claude Dubuc
Biologiste/Évaluateur principal
Division de vaccins
Bureau des produits biologiques et radiopharmaceutiques
IA0603C2, 3e étage, immeuble LLCM
Ottawa (Ontario) K1A 0L2
Tél. : (613) 954-1402
Fax : (613) 941-9488
Courriel : Claude_Dubuc@hc-sc.gc.ca
Dr Paul Gully
Député directeur général
IA0602C1, 2e étage, immeuble LLCM
Ottawa (Ontario) K1A 0L2
Tél. : (613) 941-4339
Fax : (613) 952-8189
Courriel : Paul_Gully@hc-sc.gc.ca
Mme Margaret Litt
Chef intérimaire
Section de surveillance et soutien technique
Division de l’immunisation
Bureau des maladies infectieuses
IA0603E1, 3e étage, immeuble LLCM
Ottawa (Ontario) K1A 0L2
Tél. : (613) 954-1612
Fax : (613) 952-7948
Courriel : Margaret_Litt@hc-sc.gc.ca
Dr David Martin
Direction générale des services médicaux
Région pacifique
757, rue Hastings ouest
Vancouver (Colombie-Britannique) V6C 3E6
Tél. : (604) 666-6155
Fax : (604) 666-6024
Courriel : John_david_martin@hc-sc.gc.ca
Mme Sharon Onno
Infirmière épidémiologiste
Division des infections nosocomiales et du travail
Bureau des maladies infectieuses
IA0603E1, 3e étage, immeuble LLCM
Ottawa (Ontario) K1A 0L2
Tél. : (613) 954-4869
Fax : (613) 998-6413
Courriel : Sharon_Onno@hc-sc.gc.ca
Dr Laszlo Palkonyay
Chef
Division des vaccins
Bureau des produits biologiques et radiopharmaceutiques
IA0603C2, 3e étage, immeuble LLCM
Ottawa (Ontario) K1A 0L2
Tél. : (613) 957-4133
Fax : (613) 941-5841
Courriel : Laszlo_Palkonyay@hc-sc.gc.ca
Dr Robert Pless
Chef intérimaire
Division de l’immunisation
Bureau des maladies infectieuses
IA0603E1, 3e étage, immeuble LLCM
Ottawa (Ontario) K1A 0L2
Tél. : (613) 954-0380
Fax : (613) 952-7948
Courriel : Robert_Pless@hc-sc.gc.ca
21
Dr John Spika
Directeur
Bureau des maladies infectieuses
IA0603E1, 3e étage, immeuble LLCM
Ottawa (Ontario) K1A 0L2
Tél. : (613) 957-4243
Fax : (613) 941-7708
Courriel : John_Spika@hc-sc.gc.ca
Dr Graham Tipples
Bureau de microbiologie, LLCM
1015, rue Arlington, pièce 5670
Winnipeg (Manitoba) R3E 3R2
Tél. : (204) 789-6080
Fax : (204) 789-5009
Courriel : Graham_Tipples@hc-sc.gc.ca
Wikke Walop, PhD
Division de l’immunisation
Bureau des maladies infectieuses
IA0603E1 3e étage, immeuble LLCM
Ottawa (Ontario) K1A 0L2
Tél. : (613) 954-5590
Fax : (613) 952-7948
Courriel : Wikke_Walop@hc-sc.gc.ca
Représentants provinciaux/territoriaux
Dr Colin D’Cunha
Cheif Medical Officer of Health and Director
Public Health Branch
Ontario Ministry of Health
5700 Yonge Street, 8th Floor
North York, Ontario M2M 4K5
Tél. : (416) 327-7392
Fax : (416) 327-7438
Courriel : dcunha99@mail1.moh.gov.on.ca
Dre Monique Douville-Fradet
Epidémiologiste provinciale
Analyse et surveillance de la santé et du bien-être
Ministère de la Santé et des services sociaux
1075 chemin Ste-Foy, 2e étage
Québec (Québec) G1S 2M1
Tél. : (418) 646-9513 ou (418) 666-7000 x 208
Fax : (418) 528-2651
Courriel : jffradet@sympatico.ca
Dr Bernard Duval
Centre de santé publique de Québec
2400, rue d’Estimauville
Beauport, Québec G1E 7G9
Tél. : (418) 666-7000
Fax : (418) 666-2776
Courriel : bduval@cspq.qc.ca
Mme Peggy Allan
Community Health, Western Region
c/o Western Memorial Hospital
P.O. Box 156
Corner Brook, Newfoundland A2H 6C7
Tél. : (709) 637-5436
Fax : (709) 637-5159
Dr Lawrence Elliott
Medical Epidemiologist
Manitoba Health
405-800 Portage Avenue
Winnipeg, Manitoba R3G 0N4
Tél. : (204) 945-1551
Fax : (204) 948-2190
Courriel : lelliott@gov.mb.ca
Dr Denis Allard
Chief Medical Officer of Health
520 King Street, 2nd Floor
Carleton Place P.O. Box 5100
Fredericton, NB E3B 5G8
Tél. : (506) 453-2323
Fax : (506) 453-8702
Mme Mahnaz Farhang Mehr
Department of Health
1690 Hollis Street, 11th Floor
P.O. Box 488
Halifax, Nova Scotia B3J 2R8
Tél. : (902) 424-1748
Fax : (902) 424-0550
Mme Marnie Bell
Nursing Consultant
Primary Health Care
Department of Health and Social Services
Box 1320
Yellowknife, NWT X1A 2L9
Tél. : (867) 873-7040
Fax : (867) 873-7706
Courriel : marnie_bell@gov.nt.ca
Mme Brenda Fraser
Peace Liard Community Health Services Society
1001 - 110th Avenue
Dawson Creek, BC V1G 4X3
Tél. : (250) 784-2400
Fax : (250) 784-2413
Courriel : brenda.fraser@plch.hnet.bc.ca
Mme Lynn Cochrane
Public Health Management Service
Department of Health and Community Services
520 King Street, 2nd Floor, Carleton Place
P.O. Box 5100
Fredericton, NB E3B 5G8
Tél. : (506) 453-2323
Fax : (506) 453-8702
Courriel : lynnco@gov.nb.ca
22
Dr Paul Hasselback
Vice-President Community and Family Health/MOH
Chinook Health Region
960 - 19th Street South
Lethbridge, Alberta T1J 1W5
Tél. : (403) 382-6014
Fax : (403) 382-6011
Courriel : phassel@chr.ab.ca
Dr Digby Horne
Public Health Branch
Manitoba Health
3-800 Portage Avenue
Winnipeg, Manitoba R3G 0N4
Tél. : (204) 945-0636
Fax : (204) 948-2040
Courriel : dhorne@mb.sympatico.ca
Dr James Irvine
Mamawetan/Churchill River & Keewatin
Yathe Health Districts
Box 6750
La Ronge, Saskatchewan S0J 1L0
Tél. : (306) 425-8585
Fax : (306) 425-8550
Courriel : James.Irvine@mcrhd.sk.ca
Mme Lorna Jay
Public Health Nurse
King’s County Memorial Hospital
Montague, P.E.I. C0A 1R0
Tél. : (902) 838-0749
Fax : (902) 838-0770
Courriel : lmjay@ihis.org
Dre Barbara Kawa
Senior Medical Consultant
TB and Vaccine Preventable Diseases
Ontario Ministry of Health
8th Floor, 5700 Yonge Street
North York, Ontario M2M 4K5
Tél. : (416) 327-7419
Fax : (416) 327-4687
Courriel : barbara.kawa@moh.gov.on.ca
Dre Arlene King
Director
Epidemiology Services
B.C. Centre for Disease Control Society
655 West 12th Avenue Room 2104
Vancouver, BC V5Z 4R4
Tél. : (604) 660-3199
Fax : (604) 660-0197
Courriel : arlene.king@bccdc.nhet.bc.ca
Dr Andrew Larder
Medical Health Officer
East Kootenay Community
Health Service Society
1212 - 2nd Street North, Suite 206
Cranbrook, BC V1C 4T6
Tél. : (250) 426-1399
Fax : (205) 425-1384
Courriel : andrew.larder@ekchss.hnet.bc.ca
Mme Kay MacIsaac
Public Health Services
Central Region Health Board
201 Brownlow Avenue, Unit 4
Dartmouth, NS B3B 1W2
Tél. : (902) 481-5880
Fax : (902) 481-5803
Mme Pat Mandl
Yukon Communicable Disease Officer
Health and Social Services
Yukon Territorial Government
#4 Hospital Road
Whitehorse, Yukon Y1A 3H8
Tél. : (867) 667-8369
Fax : (867) 667-8349
Courriel : pat.mandl@gov.yk.ca
Mme Marie Morris
P.O. Box 2000
2nd Floor, Jones Building
Charlottetown, P.E.I. C1A 7N6
Tél. : (902) 368-6114
Fax : (902) 368-4969
Courriel : mtmorris@gov.pe.ca
Dr Maurice Poulin
Directeur de la protection de la santé publique
Ministère de la santé et des services sociaux
1075, chemin Ste-Foy, 2e étage
Québec (Québec) G1S 2M1
Tél. : (418) 643-6390
Fax : (418) 528-2651
Mme Colleen Richter
Director
Public Health Nursing
Crossroads Regional Health Authority
5610 - 40th Avenue
Wetaskiwin, Alberta T9A 2G3
Tél. : (780) 361-4304
Fax : (780) 361-4335
Courriel : colleen.richter@crossroadsrha.net
Dre Faith Stratton
Director, Disease Control and Epidemiology
Department of Health
West Block, Confederation Bldg.
P.O. Box 8700
St. John’s, Newfoundland A1B 4J6
Tél. : (709) 729-3430
Fax : (709) 729-5824
Courriel : fstratton@health.gov.nf.ca
Dre Elise Weiss
Medical Officer of Health
Marquette, Brandon and South Westman Regional Health
Authorities
2nd Floor, 340-9th Street
Brandon, Manitoba R7A 6C2
Tél. : (204) 726-6210
Fax : (204) 726-6536
Mme Wanda White
Health Protection Unit
Department of Health and Social Services
Box 1320
Yellowknife, N.W.T. X1A 2L9
Tél. : (867) 873-7721
Fax : (867) 873-0442
Dr Eric Young
Dept. Chief Medical Health Officer
Population Health Branch
Saskatchewan Health
3475 Albert Street
Regina, Saskatchewan. S4S 6X6
Tél. : (306) 787-6716
Fax : (306) 787-3237
Courriel : eyoung@health.gov.sk.ca
Organisations professionnelles et
comités consultatifs
Dr Upton Allen
Department of Paediatrics
Division of Infectious Diseases
The Hospital for Sick Children
555 University Avenue
Toronto, Ontario M5G 2X8
Tél. : (416) 813-8129
Fax : (416) 813-8404
Courriel : upton.allen@sickkids.on.ca
Société canadienne de maladies infectieuses
23
Dr Marc Boucher
3175 Cote Ste-Catherine
Montréal (Québec) H3T 1C5
Tél. : (514) 345-4706
Fax : (514) 345-4648
Courriel : boucherhsj@aol.com
Société des obstétriciens et gynécologues du Canada
Mme Sandra Callery
Infection Control Officer
St. Joseph’s Hospital
50 Charlton Avenue East
Hamilton, Ontario L8N 4A6
Tél. : (905) 522-1155 x 3347
Fax : (905) 521-6090
Courriel : callerys@fhs.scu.mcmaster.ca
Association pour la prévention des infections à l'hôpital et
dans la communauté – Canada
Dr Ian Gemmill
221 Portsmouth Avenue
Kingston, Ontario K7M 1V5
Tél. : (613) 549-1232 x 113
Fax : (613) 549-7896
Courriel : gemmil99@mail1.moh.gov.on.ca
Association canadienne de santé publique
Mme Debra Keays
Director
Public Health and Health Promotion
Department of Health
Joseph Howe Building
1690 Hollis Street, 11th Floor
P.O. Box 488
Halifax, Nova Scotia B3J 2R8
Tél. : (902) 424-5011
Fax : (902) 424-0558
Courriel : keaysdj@gov.ns.ca
Advisory Committee on Population Health
Dr Victor Marchessault
1382 Gerald Street
Cumberland, Ontario K4A 3N2
Tél. : (613) 830-8860
Fax : (613) 830-4582
Courriel : victor.marchessault@ sympatico.ca
Comité consultatif national de l'immunisation
Dr Carol McConnery
104, rue Lois
Hull (Québec) J8Y 3R7
Tél. : (819) 770-6900
Fax : (819) 777-0271
Courriel : Carol_McConnery@ssss.gouv.qc.ca
Collège des médecins de famille du Canada
Mme Anne L. Pastuszak
The Hospital for Sick Children
555 University Avenue
Toronto, Ontario M5G 1X8
Tél. : (416) 813-8228
Fax : (416) 813-7880
Courriel : pastusza@sickkids.on.ca
Toronto Fetal Centre
Mme Donna Smith
Nurses Association of Canada
106 Bellavista Drive
Dartmouth, Nova Scotia B2W 2X7
Tél. : (902) 424-6424
Fax : (902) 424-1782
Courriel : smith99@ns.sympatico.ca
Association des infirmières et infirmiers du Canada
24
Dr Ben Tan
103 Hospital Drive
Infectious Diseases
Room 3729
Saskatoon, Saskatchewan S7N 0W8
Tél. : (306) 655-1777
Fax : (306) 975-0383
Courriel : ben.tan@usask.ca
Société canadienne de pédiatrie
Dre Mary Vearncombe
Department of Clinical Laboratories
Sunnybrook and Women’s College
Health Science Centre
76 Grenville Street
Toronto, Ontario M5S 1B2
Tél. : (416) 323-6278
Fax : (416) 323-6116
Association canadienne des médecins microbiologistes
Mme Katherine Wolsey
Hotel Dieu Hospital
166 Brock Street
Kingston, Ontario K7L 5G2
Tél. : (613) 544-3400 x 2263
Fax : (613) 547-1430
Association canadienne des infirmières et infirmiers en santé
du travail
Consommatrice
Mme Michelle Head Kim
389 Glencairn Avenue
Toronto, Ontario M5N 1V2
Tél. : (416) 782-3353
Fax : (416) 782-6998
Observateurs
Mme Graciela Caro
Senior Researcher
CARO Research
620 Lakeshore Drive
Suite 305
Dorval (Québec) H9S 2B6
Tél. : (514) 422-8271
Fax : (514) 422-8272
M. Denis Getsios
Research Associate
CARO Research
620 Lakeshore Drive
Suite 305
Dorval (Québec) H9S 2B6
Tél. : (514) 422-8271
Fax : (514) 422-8272
M. Robert Goldberg
Product Manager
SmithKline Beecham Vaccines
2030 Bristol Circle
Oakville, Ontario L6H 5V2
Tél. : (905) 829-3969-1-1262#
Fax : (905) 829-6066
Dr Alan Kimura
Director, Clinical Research & Development and Medical
Affairs, North America
SmithKline Beecham Inc.
2030 Bristol Circle
Oakville, Ontario L6H 5V2
Tél. : (905) 829-3969
Fax : (905) 829-6066
Dr Mark A. Popovsky
Chief Executive Officer
American Red Cross
180 Rustcraft Road Suite 115
Dedham, Massachusetts 02026
Tél. : (781) 461-2221
Fax : (781) 461-2020
Courriel : Popovsky@crossnet.org
Dre Barbara Kuter
Merck and Co., Inc.
P.O. Box 4, WP37B/-312
West Point, PA 19486-0004
Tél. : (610) 397-2591
Fax : (610) 397-3371
Courriel : barbara_kuter@merck.com
Dr Didier Reymond
Merck Frosst Canada Inc.
Vaccine Division
16711 Trans Canada Hwy.
Kirkland, Quebec H9H 3L1
Tél. : (514) 428-3208
Fax : (514) 428-4926
Courriel : didier_reymond@merck.com
M. Jim Parsons
Associate Director
Clinical Research
SmithKline Beecham Inc.
2030 Bristol Circle
Oakville, Ontario L6H 5V2
Tél. : (905) 829-3969
Fax : (905) 829-6066
Mme Gillian Stafford
Product Manager
Vaccine Division
Merck Frosst Canada & Co.
16711 Trans Canada Hwy.
Kirkland, Quebec H9H 3L1
Tél. : (514) 428-3395
Fax : (514) 428-4926
Courriel : gillian_stafford@merck.com
25
Annexe B
Sujets des groupes de travail, des
présidents et des rapporteurs1
Groupe de travail 1
Buts et objectifs en matière de santé publique en vue de lutter contre la
varicelle et d’assurer une couverture vaccinale
Président : Dr Victor Marchessault
Rapporteur : Dr Paul Hasselback
Groupe de travail 2
Élaboration et mise en œuvre de programmes de vaccination contre la varicelle
Président : Dr Bernard Duval
Rapporteur : Mme Marie Morris
Groupe de travail 3
Utilisation du vaccin antivaricelleux chez les populations ayant des besoins
spéciaux
Président : Dr H. Dele Davies
Rapporteur : Mme Sharon Onno
Groupe de travail 4
Promotion des programmes de vaccination contre la varicelle
Présidente : Dre Barbara Kawa
Rapporteur : Mme Donna Smith
Groupe de travail 5
Besoins en matière de surveillance (liés à la maladie et au vaccin)
Présidente : Dre Faith Stratton
Rapporteur : Dr Lawrence Elliott
1
26
Une liste des questions adressées aux groupes de travail vous est disponible. Si vous désirez la recevoir, veuillez
communiquer avec la Division de l'immunisation, Bureau des maladies infectieuses, LLCM-IA0603E1, pré
Tunney, Ottawa (Ontario) K1A 0L2; téléphone (613) 957-1340; télécopieur (613) 952-7948.
Annexe C
Documents à lire
Vue d'ensemble des infections à VVZ/épidémiologie générale
1.
Boulianne N, Duval B, De Serres G et coll. Antécédents de varicelle chez des enfants de 8 à
10 ans et perception que leurs parents ont du vaccin contre la varicelle. Abrégé d'affiche
d'exposition (résumé). 3ième Conférence canadienne nationale sur l'immunisation, Calgary
1998.
2.
CDC. Varicella-related deaths among children – United States, 1997. MMWR
1998;47:365-68.
3.
CDC. Varicella-related deaths among adults – United States, 1997. MMWR 1997;46:409-12.
4.
CDC. Evaluation of varicella reporting to the National Notifiable Disease Surveillance System
– United States, 1972-1997. MMWR 1999;48:55-8.
5.
De Serres G. Epidemiological modelling of varicella in Canada (résumé inédit).
6.
Donahue JG, Choo PW, Manson JE et coll. The incidence of herpes zoster. Arch Intern Med
1995;155:1605-09.
7.
Fairley CK, Miller E. Varicella-zoster virus epidemiology – a changing scene? J Infect Dis
1996;174(Suppl 3):S314-19.
8.
Finger R, Finger JP, Meade BJ et coll. Age-specific incidence of chickenpox. Public Health
Rep 1994;109:750-54.
9.
Guess HA, Broughton DD, Melton III LJ et coll. Chickenpox hospitalizations among residents of Olmsted County, Minnesota, 1962 through 1981. Am J Dis Child
1984;138:1055-57.
10.
Guess HA, Broughton DD, Melton III LJ et coll. Epidemiology of herpes zoster in children
and adolescents: a population-based study. Pediatrics 1985;76:512-17.
11.
Halloran EM, Cochi SL, Lieu TA et coll. Theoretical epidemiologic and morbidity effects of
routine varicella immunization of preschool children in the United States. Am J Epidemiol
1994;140:81-104.
12.
Law B. Varicella dangers. Contemporary Pediatrics 1998;Dec:6-10.
13.
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