Rapport sur retat de la population du Canada 1992 La Conjoncture demographique

Rapport sur retat de la population du Canada 1992 La Conjoncture demographique
Catalogue 91 -209F Annuel
Rapport sur retat de la
population du Canada
1992
La Conjoncture demographique
Structures demographiques en mutation:
un bilan de deux siecles
STATISTICS STATISTIQUE
CANADA
CANADA
DEC 10
LI ME,AR Y
BIBL1OTHLQUE
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Des donnees sous plusleurs formes...
Statistique Canada diffuse les donnees sous formes diverses. Outre les publications,
des totalisations habituelles et speciales sont offertes sur imprimes d'ordinateur, sur
microfiches et microfilms et sur bandes magnetiques. Des cartes et d'autres documents
de reference geographiques sont disponibles pour certaines sortes de donnees. L'acces
direct a des donnees agregees est possible par le truchement de CANSIM, la base de
donnees ordinolingue et le systeme d'extraction de Statistique Canada.
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et services connexes doivent etre adressees a:
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Division de la demographic:),
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Nouvelle-Ecosse, Nouveau-Brunswick
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Manitoba 1.800-542-3404
Saskatchewan 1-800-667-7164
Alberta 1-800-282-3907
Sud de ('Alberta 1-800-472-9708
Colombie-Britannique (sud et
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Statistique Canada
Division de la demographie
Rapport sur retat de la
population du Canada
1992
La Conjoncture demographique
Jean Dumas
Division de la demographie
Avec la participation de
Yolande Lavoie
Chercheure, departement de demographie
Universite de Montreal
Publication autorisee par le ministre
responsable de Statistique Canada
o Ministre de l'Industrie, des Sciences
et de la Technologie, 1992
Tous droits reserves. it est interdit de reproduire ou de transmettre
le contenu de la presente publication, sous quelque forme ou par
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reproduction electronique, mecanique, photographique, ou autre,
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l'autorisation &rite prealable des Services de concession des droits
de licence, Division de la commercialisation, Statistique Canada,
Ottawa, Ontario, Canada K IA OT6.
Novembre 1992
Prix : Canada : 26 $ par armee
Etats - Unis : 31 $ US par armee
Autres pays : 36 $ US par armee
N° 91-209F au catalogue
ISSN 0715-9307
Ottawa
Le texte original a ete redige en &angels.
This publication is available in English upon request.
Note de reconnaissance
Le succes du systeme statistique du Canada repose sur un
partenariat bien Otabli entre Statistique Canada et la population,
les entreprises et les administrations canadiennes. Sans cette
collaboration et cette bonne volonte, it sere impossible de
produire des statistiques precises et actuelles.
Signes conventionnels
nombres non disponibles.
ne s'applique pas.
- nul ou zero.
nombres infimes.
Les donnees analysees etaient les plus recentes au moment de la redaction.
Le papier utilise dans la presente publication repond aux exigences minimales
de l'«American National Standard for Information Sciences» - «Permanence
of Paper for Printed Library Materials», ANSI Z39.48 - 1984.
0
Au lecteur
En raison de la diversite dans les sujets trait& chaque armee, et des
analyses offertes, les Rapports sur retat de la population du Canada
successifs ne se periment pas les uns les autres mais se completent.
Preface
Chaque armee Statistique Canada met en lumiere les principaux changements
demographiques qui se produisent dans la population canadienne. La diffusion
d'une premiere partie des donnees du recensement de 1991 permet cette armee
d'affiner les diagnostics anterieurs et d'apprecier la qualite des estimations
passees. Il apparait en clair dans la lace partie du rapport que la croissance
demographique canadienne est encore une des plus elevees du monde industrialise.
Elle resulte de la conjugaison d'un accroissement naturel en hausse et d'une
immigration substantielle. L'esperance de vie continue de progresser et la
fecondite s'eleve encore.
On comprend mieux l'actuel quand it est insere dans l'histoire. La revue de
deux siecles d'evolution demographique presentee dans la 2e partie du rapport
permet d' interpreter plus clairement certains comportements sociaux du Canada
d'aujourd'hui.
Ivan P. Fellegi
Le statisticien en chef du Canada
COMITE DE REDACTION
R. Beaujot, Professeur au
Departement de Sociologie,
Universite de Western Ontario
J. Coombs, Directeur general,
Direction de la statistique
sociale et des institutions,
Statistique Canada
J. Dumas, Coordonnateur,
Section de la recherche et de l'analyse,
Division de la demographic,
Statistique Canada
B. Petrie, Statisticien en chef adjoint,
Secteur de la statistique sociale
des institutions et du travail,
Statistique Canada
E.T. Pryor, Directeur general
de la statistique demographique
et du recensement,
Statistique Canada
A. Romaniuc, Conseiller principal
A la recherche demographique,
Statistique Canada
B. Laroche, Directeur,
Division de la demographie,
Statistique Canada
EQUIPE DE PRODUCTION
Preparation de manuscrits:
Danielle St-Germain
Audrey Miles
Gestion des manuscripts:
Nicole Montsion
Revision du texte anglais:
Barbara Riggs, Laurence Wise
et Robert Riordan
Graphiques et recherches bibliographiques:
Carol D'Aoust
Photocomposition:
Suzanne Beauchamp
LA CONJONCTURE DEMOGRAPHIQUE
Déjà parus :
- Rapport sur Petat de la population du Canada, 1983,
129 pages (epuise).
- La feconditi au Canada, croissance et declin,
156 pages - 12 $
par Jean Dumas -
par Anatole Romaniuc -
- Rapport sur Petat de la population du Canada, 1986,
139 pages - 15 $
par Jean Dumas -
• Le comportement fecond des femmes mariees, canadiennes de naissance
• Renforcement des positions majoritaires - par Rejean Lachapelle
- Le revemi des immigrants., par R. Beaujot, K.G. Basavarajappa et R.B.P. Verma 106 pages - 20 $
- Les immigrants antillais, par A. Richmond - 85 pages - 25 $
- Nouvelles tendances de la famille, par Bali Ram - 96 pages - 25 $
- Rapport sur l'etat de la population du Canada, 1988,
166 pages - 21$
par Jean Dumas -
• Les interruptions volontaires de grossesse dans une perspective demographique
• Consequences a long terme du manage et de la fecondite chez les adolescentes,
par C. Grinstaff
- Rapport sur Petat de la population du Canada, 1990,
116 pages - 26 $
par Jean Dumas -
• Evolution recente des populations canadienne et americaine
- Rapport sur Mat de la population du Canada, 1991,
187 pages - 26 $
par Jean Dumas -
• Breve revue des principaux mouvements migratoires dans le monde depuis
la Seconde Guerre mondiale
- Mariage et vie conjugale au Canada,
167 pages - 38 $
par Jean Dumas et Yves Peron -
A paraitre:
- Le vieillissement de la population et les personnes ogees au Canada,
Bertrand Desjardins
par
LECTURES SUGGEREES
Choisies parmis les publications de Statistique Canada
Titre
Catalogue
Madage et vie conjugate au Canada, Hors Serie
91-534F
Rapports sur la sante, Trimestriel
82-003F
L'Empioi at le revenu en perspective, TrimestrIel
75-001 F
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ou utiliser le numero du telecopieur 1-613-951-1584. Pour appeler sans
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de nous faire parvenir une confirmation pour une commando passee par
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Table des matieres
Page
Le rapport en bref
1
PARTIE I
La comptabilite demographique
Au niveau national
L'annee dans les provinces
Les estimations de population et le recensement
7
7
7
9
Une vue d'ensemble
Les phenomenes demographiques
15
15
15
La structure par age
Structure par age selon Petat civil
La prolongation du celibat
Augmentation des divorcé(e)s
Moins de veufs et de veuves
19
21
21
23
23
Le statut matrimonial
23
23
23
26
29
30
32
36
Le Canada et le monde industrialise
Introduction
La vie en couple
La famille monoparentale
Qui sont les chefs de families monoparentales
Vivre seul en ménage
Les unions consensuelles
Qui vit en union consensuelle
La nuptialite
37
Les divorces
44
44
45
Famille et divorce
Comparaisons interprovinciales
La fecondite
Dans l'ensemble et au Quebec
Les naissances hors mariage
46
46
54
TABLE DES MATIERES — suite
Page
56
56
58
60
61
Les interruptions volontaires de grossesse
La situation recente
Le cas du Quebec
Note sur l'Ontario
Interruptions volontaires de grossesse et fecondite
La mortalite
Allongement de la vie et causes de aces
Contribution de certaines causes de aces au gain en esperance
de vie a la naissance de 1976 a 1986
Revue des principales causes
Maladies cardio-vasculaires et cancers
Les accidents de la route
Le SIDA
61
62
63
66
66
66
66
69
69
71
73
77
Les migrations internationales
Les comptes
La nouvelle loi
Origine et destination des immigrants
Les immigrants et le marche du travail
79
Les migrations internes
Encadre
Tableau synoptique des principaux indices demographiques du
10
Canada, provinces et territoires, 1984-1990
Tableau
1. Mouvement de la population, Canada, 1960-1992
8
2. Population du recensement de 1991 et population estimee au
ler juin, Canada, provinces et territoires
14
3. Principaux indicateurs demographiques des pays industrialises
pour Pannee 1991
16
4. Effectifs par groupe d'age des Canadiens de plus de 60 ans
differents horizons
a
19
TABLE DES MATIERES — suite
Page
Tableau
5. Distribution de la population du Canada selon l'etat civil,
1971-1991
6. Changements dans la structure par age de la population canadienne
et des personnes vivant en couple, 1981, 1986, 1991
7. Evolution du nombre de families classees selon certaines
categories, Canada, 1981-1991
8. Taux de prevalence des families monoparentales dans l'ensemble
des families
9. Etat civil du chef de famille monoparentale en 1981 et 1991
10. Changement en nombre et en pourcentage par etat civil du
chef de famille monoparentale, 1981, 1986, 1991
11. Changements dans le nombre des personnes vivant seules
selon leur etat civil
12. Evolution du nombre de personnes par etat matrimonial et
des ménages d'une seule personne par Oat matrimonial
13. Taux standardises de ménages de solitaires, par categorie
matrimoniale (sexes reunis), Canada, 1981, 1986 et 1991
14. Distribution de la population canadienne vivant en couple,
marl& et en union consensuelle par sexe et par age, Canada,
1986 et 1991
15. Taux de prevalence des unions consensuelles, Canada,
provinces et territoires, 1981-1991
16. Nombre de personnes vivant en union consensuelle selon
Petat civil legal, Canada, 1991
17. Indice synthetique de nuptialite premiere, Canada, provinces
et territoires, 1987 a 1990
18. Mariages, premiers mariages, remariages, Canada, 1967-1990
19. Divorces reduits par duree de mariage, Canada, promotions
de mariage 1943-44 a 1989-90
20. Relation entre les mariages de Vann& et les ruptures de couples
maries au cours de la meme armee, Canada, 1960 et 1981-1990
21. Taux de divortialite pour 100 000 personnes mariees de 15 a
60 ans, Canada et provinces, 1990
22. Indice synthetique de fecondite, Canada, provinces et territoires,
1987-1990
22
25
27
28
29
30
31
31
32
33
35
36
40
41
42
44
45
47
TABLE DES MATIERES — suite
Page
Tableau
23. Naissances des 1 000 femmes de la cohorte fictive au Quebec
et dans le reste du Canada, 1987-1990
24. Taux de fecondite et indices synthetiques par rang de naissance et
Age de la mere pour le Quebec et le reste du Canada, 1981-1990.
25. Nombre d'interruptions volontaires de grossesse connues
par provinces, 1990
26. Nombre d'interruptions volontaires de grossesse non clandestines
connues et taux pour 1 000 femmes de 13 a 44 ans, Canada,
1971-1990
27. Les interruptions volontaires de grossesse au Quebec, 1978-1990
28. Taux d'interruption volontaire de grossesse par groupe d'age
et indice synthetique, Quebec, 1978-1990
29. Estimation de resperance de vie a la naissance, Canada et
provinces, 1989 et 1990
30. Contribution de chaque cause a la difference entre l'esperance
de vie a la naissance des hommes et des femmes en 1976 et en
1986, Canada
31. Contribution de chaque cause dans la difference entre l'esperance
de vie a la naissance des hommes et des femmes, Canada, 1976 .
32. Evolution de la mortalite par maladies du systeme circulatoire
et par tumeurs, selon le sexe, Canada 1969-1990
33. Taux de mortalite par accidents de la route par groupe d'age
et sexe, Canada, 1971, 1982 a 1990
34. Deces attribues au V.I.H. par grands groupes d'fige et par sexe,
Canada, 1987-1989
35. Nombres d'immigrants prevus et d'immigrants recus en 1991
par categories
36. Immigration au Canada par categorie, 1981-1991
37. Pays d'ou ont ete recus plus de 1 000 immigrants soit en 1989,
1990 ou en 1991
38. Population immigrante au Canada selon le pays de naissance,
1980-1991
39. Distribution en pourcentage des immigrants recus par province
de destination envisagee, Canada, 1956-1991
40. Relation entre la population active et les immigrants destines
au marche du travail
48
52
57
57
58
59
61
64
65
67
68
69
69
72
74
75
76
78
TABLE DES MATIERES — suite
Page
Tableau
41. Rapport de masculinite de la population immigrante de
quelques pays, Canada, 1991
42. Solde migratoire des provinces et territoires, 1970-1991
43. Effectif annuel des migrants interprovinciaux a partir des
fichiers d'allocations familiales, janvier a decembre 1991
78
80
81
Annexe
Al. Comptabilite demographique des provinces et territoires,
1972-1992
A2. Taux de nuptialite premiere des generations 1943-1973
pour les hommes, Canada
A3. Taux de nuptialite premiere des generations 1943-1975
pour les femmes, Canada
A4. Population canadienne au ler janvier 1990 et 1991, selon
Farm& d'age et le sexe
A5. Nuptialite
A6. Divortialite
A7. Fecondite
A8. Mortalite
84
91
92
93
95
96
97
99
Figure
1. Pyramide des ages de la population du Canada, 4 juin 1991 .
2A. Courbe de distribution des taux de nuptialite des celibataires,
de sexe masculin, Canada (quelques generations recentes)
2B. Courbe de distribution des taux de nuptialite des celibataires,
de sexe feminin, Canada (quelques generations recentes)
3. Indice synthetique de rang, par mois, Ontario et Quebec,
1980-1990
4. Proportions des naissances de femmes non mariees, selon le
rang, par province, Canada, 1981-1990
5. Gains en esperance de vie a la naissance, par periodes
quinquennales, Canada, 1931-1991
6. Effectifs des immigrants et taux d'immigration, Canada,
1944-1991
20
38
39
50
55
62
70
TABLE DES MATIERES - suite
Page
PARTIE II - STRUCTURES DEMOGRAPHIQUES EN MUTATION
UN BILAN DE DEUX SIECLES
Introduction
Pour situer Petude
La transition demographique : une experience universelle
D'un regime demographique a l'autre en quelques generations
Les variations de la croissance et des structures: un resultat des
differences intergenerationnelles
Pour l'effectif total : une croissance inegale
Pour les structures : les jeunes cedent le pas aux vieux,
les hommes aux femmes
La transition de la mortalite : discrete mais fondamentale
De la mort precoce a la vieillesse accessible a tous
L'epanouissement de la vie adulte et de la vieillesse
L'emergence d'un quatrieme age
Le nouveau partage des ages de la vie
103
103
104
106
107
107
109
112
113
116
116
120
120
121
Survivre, se marier et etre mere
Combien d'enfants pour assurer le remplacement des generations ?
123
Transition de la mortalite et roles feminins
Des hauts et des bas de la natalite
Le ralentissement de la croissance
Un vieillissement de moins en moins efficacement contenu
L'interaction natalite/structures
125
125
126
127
Les mouvements migratoires : inconstants mais marquants
128
Poids demographiques des differentes generations
132
Structures demographiques et changements sociaux : des exemples
d'interrelations
D'une alphabetisation minimale a la formation continue
Certains principes du fonctionnement du monde du travail
s'ecroulent
La famille : accroissement des durees et de la complexite des
itineraires familiaux
136
137
139
144
Vieillissement demographique
147
Conclusion
148
TABLE DES MATIERES — suite
Page
Tableau
1. Evolution de la population et de son taux de croissance,
1851 a 2036
2. Decomposition de l'esperance de vie en annees vecues dans
les segments correspondant aux grandes &apes de la vie,
generation 1700 et generations 1831 a 1951, Canada
108
117
3. Pourcentage que representent les annees potentielles de vie perdues
a certains ages, generation 1700 et generations 1831 a 1981, Canada 118
4. Poids de chacun des grands ages de la vie dans la duree moyenne
d'existence, generation 1700 et generations 1831 a 1951, Canada
119
5. Survivantes a differents ages de 1 000 femmes a la naissance, de
la periode de procreation et fecondite 1700 et 1831 a 1951, Canada 121
6. Proportion de celibataires dans les groupes de l'age fecond,
generations feminines 1700 et 1831 a 1951, Canada
122
7. Distribution des femmes selon qu'elles ont ou non participe au
renouvellement de leur generation, pour mille a la naissance,
generations 1700 et 1831 a 1951, Canada
122
8. Profils de la vie reproductive des generations feminines
1700 et 1831 a 1951, Canada
9. Effectif a la naissance de quelques generations et taux de
natalite des periodes correspondantes, 1831 a 2036, Canada
10. Estimations de l'immigration, de l'emigration et de la migration
nette, 1851 a 1991, Canada
11. Poids a differents ages de quelques generations 'lees vers 1700
et entre 1831 et 1951, sexes reunis, Canada
12. Pourcentage des adultes engages dans leur perfectionnement
par groupe d'age et par sexe, 1983, Canada
13. Taux d'activite selon le groupe d'age et le sexe, 1975 et 1991,
Canada
14. Taux d'activite des femmes selon l'etat matrimonial et l'age,
1991, Canada
15. Taux d'activite des femmes selon l'age du plus jeune enfant,
1976 et 1991, Canada
124
126
129
133
138
141
141
142
16. Nombre moyen d'annees vecues entre 15 et 65 ans et repartition
selon l'etat matrimonial, generations 1921 a 1926 et 1951 a 1956,
146
Canada
TABLE DES MATIERES - fin
Page
Annexe
Al. Population selon le sexe et certains groupes d'age, et rapport
de masculinite, 1861 a 2036, Canada
152
A2. Distribution relative de la population canadienne selon le sexe
et les grands groupes d'age, 1861 a 2036, Canada
153
A3. Survivants, pour mille a la naissance, selon le sexe et rage, et
esperance de vie a la naissance, generation 1700 et generations
1831 a 1951, Canada
154
A4. Comparaison des effectifs observes et attendus dans certaines
generations, 1831 a 1956, Canada
155
Figure
1. Des revolutions enchaInees : interdependances et interactions
des grandes evolutions societales dans une optique historique
2. Une nouvelle transition demographique plus douce : vers un
vieillissement accru et un declin numerique des populations
3. Evolution de la population du Canada, par sexe et grands
groupes d'age, 1861-2036
104
105
110
4. Repartition de la population par grands groupes d'age selon
le sexe, Canada, 1861-2036
5. Evolution de la survie, de la generation 1700 a la generation
1951, selon le sexe, Canada
114
6. Evolution de l'effectif des generations dans les groupes d'age
successifs, generations 1831-1836 a generations 1961-1966,
Canada
130
7. Ecart entre les effectifs observes et attendus de quelques
generations, certains groupes d'age, Canada
132
8. Pyramides d'age pour le Canada, certaines annees depuis le
debut du 18c siecle
134
112
9. Taux d'activite feminine par groupes d'age, 1931, 1961 et 1991 . 140
Le rapport en bref
PARTIE I
A 1.5 %, le taux de croissance demographique du Canada est, en 1990, encore
le plus Neve du monde industrialise. L'Europe n'atteint que 0,4 %, les EtatsUnis 1,1 % et l'Australie 1,4 %.
Au niveau provincial, c'est la Colombie-Britannique qui presente la plus forte
croissance, suivie de l'Alberta. L'Ontario ne se trouve qu'en 3e position, bien
que cette province ait recu la moitie des 220 000 immigrants internationaux.
xxx
Le Canada : c'est
8 % de l'Amerique du Nord le tiers du Mexique
11 % des Etats-Unis
c'est aussi
la moitie de la France, du Royaume-Uni ou de
l'Italie le tiers de l'Allemagne, les deux tiers de
l'Espagne
c'est encore
plus de 3 fois la Suede et plus de 6 fois la Norvege.
xxx
En comparant les annees 1991 et 1971 on constate, pour la population masculine
de plus de 15 ans, une augmentation modeste des celibataires (34,2% au lieu
de 31,6 %); une forte augmentation des divorces (5,3 % au lieu de 0,1 %) et par
consequent une diminution des mules (58,2% au lieu de 64,9 %). Les changements
sont sensiblement les memes pour les femmes.
Les personnes de 20-24 ans qui etaient celibataires A 68 % en 1971, le sont a 91 %
en 1991.
Non seulement on se marie moins, mais on vit de moins en moins en couple.
A titre d'exemple, dans le groupe des femmes de 25 a 29 ans, en 1981, 79 %
vivaient en couple, 71 % en 1986 et seulement 66% en 1991.
xxx
-2
Le nombre des families monoparentales augmente mais plus lentement dans
les derniers 5 ans que dans le lustre precedent (12% au lieu de 20 %). Mais
comme l'accroissement des families biparentales avec enfants a ete tres faible
(3,0 %), l'importance des families monoparentales s'en est trouvee accrue
(elles representaient 17 % des families en 1981, elles en representent 20 %
en 1991).
Tant chez les hommes que chez les femmes, les chefs de famille monoparentale
ont augmente en proportion chez les celibataires et les divorces et ont donc
diminue chez les separes et les veufs et veuves. De l'accroissement depuis 1986,
39% est le fait de celibataires, 34% de divorces, 25 % de veufs, 1,0% de separes
et 2,0% de manes.
xxx
La vie en solitaire prend de l'ampleur. La proportion des ménages d'une
personne dans l'ensemble des ménages entre 1981 et 1991 a augmente de 111 %.
L'augmentation a ete plus importante dans l'Est du pays que dans l'Ouest. La
proportion de loin la plus elevee se rencontre au Quebec (22 %). La ColombieBritannique, en seconde place, n'a qu'une proportion de 14%. L' Ontario a la
proportion la plus faible : 7,4 %.
Le manage legal continue de se faire de plus en plus tardif et on peut s'attendre
pour les generations recentes a un celibat definitif important.
En 1960 pour 100 manages, on avait enregistre 55 ruptures d'union (par divorce
ou aces); en 1990 pour 100 mariages, 89 unions ont
dissoutes, dont 42 par
divorce.
ete
xxx
Pour l'ensemble du Canada et pour la quatrieme armee consecutive, l'indice
de fecondite a augmente. A 1,83 enfant par femme, it retrouve le niveau perdu
depuis 14 ans.
Si tout recemment la croissance de l'indice de fecondite faiblit un peu dans le
Canada, elle demeure encore constante au Quebec. II en resulte que la faiblesse
de l'indice du Quebec par rapport a celui du reste du Canada, qui en 1986 etait
de 315 pour 1 000, n'est plus en 1990 que de 137, grace aux naissances de rang
1 et 2 mais aussi, quelque peu, a celles de rang 3.
-3-
Les naissances de meres non mariees augmentent dans toutes les provinces et
pour tous les rangs de naissance. Pour tous les rangs, la proportion la plus elevee
se rencontre au Quebec, 36 %, la plus faible en Ontario, 14,5 %. Pres d'une
premiere naissance sur deux au Quebec est le fait d'une femme non marl& - une
sur cinq en Ontario - une sur trois dans l'ensemble du Canada.
Les interruptions volontaires de grossesse (I.V.G.) ont augmente substantiellement
depuis 1988. Le taux pour 1 000 femmes de 12 a 44 ans est passé de 11 pour 1 000
a 14 pour 1 000. Plus les generations sont recentes et plus elles ont recours a
l'I.V.G. En 1990, 1'Ontario a un taux d'I.V.G. superieur a celui du Quebec.
xxx
II se confirme par les donnees de l'annee 1990 que l'esperance de vie a la naissance
progresse plus vite depuis 10 ans chez les hommes que chez les femmes. Si de
1976 a 1986, l'esperance de vie masculine a gagne 2,7 ans, 1,7 an a ete gagne
par des victoires sur les maladies de l'appareil circulatoire. Pour les femmes,
l'esperance de vie s'est accrue de 1,95 ans et 1,5 an de ce gain est dil a la
reduction des maladies cardiaques. Evidemment, le role du cancer dans la
mortalite augmente.
La mortalite par SIDA progresse . . . mais lentement.
xxx
L'immigration a ete forte en 1990 (228 557 personnes), mais si le taux d'immigration avait
celui de 1958, le Canada aurait recu plus de 450 000 personnes.
ete
Parmi les pays ou se recrutent les immigrants en 1990, au premier rang : la Chine.
Six pays ont fournis plus de 12 000 immigrants chacun - quatre sont d'Asie, un
du Moyen-Orient, un d'Europe de l'Est.
Dans un bilan de 20 ans le Quebec, par migrations internes, a perdu 414 000
personnes et la Colombie en a gagne 414 000. La Saskatchewan a perdu 160 000
personnes et l'Alberta en a gagne 188 000.
-4PARTIE II
• A la suite du recensement de 1941, on prevoyait une decroissance de la population canadienne des 1990, armee oil elle aurait atteint son maximum avec
15 millions d'habitants.
• Par les jeux combines de la fecondite et de la mortalite, dans l'ancien regime
demographique au Canada au XVIIIe siecle, les trois premiers groupes d'age
quinquennaux de la pyramide (0-14 ans) etaient plus nombreux que les cinq
suivants (15-39 ans). Les cinq groupes d'age des adultes mars (40-64 ans)
etaient 3 fois moins nombreux que les cinq groupes d'age des jeunes adultes
(15-39 ans). Les 65 ans et plus etaient presque inexistants.
• Le taux de croissance annuel moyen du groupe des jeunes, au cours des
120 dernieres annees, a ete de 1,2% et celui des 65 ans et plus de 2,7 %. En
consequence, entre 1861 et 1981 l'effectif des personnes agees s'est multiplie
par 24.
• De ceux qui sont nes en 1951 au Canada, plus d'hommes et de femmes
depasseront leur 60e anniversaire qu'il n'y avait de survivants a 1 an, parmi
ceux qui naissaient au XVIIIe siecle.
• Les femmes flees vers 1950 disposent a 40 ans de plus de la moitie d'une vie
deux fois plus longue que celle des femmes du XVIIIe siecle.
• Grace au recul de la mortalite, de 1 000 femmes flees en 1950, cinquante
mourront avant d'être meres. De 1 000 femmes 'lees au XVIIIe siecle, 400
etaient decedees avant d'avoir procree.
• Si les Canadiennes flees en 1950 avaient eu la fecondite des femmes du XVIIIe
siecle, la descendance par femme aurait ete de 7,8 enfants (doublement de la
population en 15 ans). Par contre, si les femmes du XVIIIe avaient eu la
fecondite des femmes nees en 1950, la descendance aurait ete d'environ
1 enfant par femme (reduction de la population de 50 % en 30 ans).
• Etrange retour des choses : le vieillissement contribue a soutenir le domaine
de l'education, dont l' activite traditionnellement centree sur les jeunes etait
appelee a se reduire, par la diminution de la proportion des moins de 20 ans.
Partie I
LA COMPTABILITE DEMOGRAPHIQUE
Au niveau national
La population du Canada au t er janvier 1992 a ete estimee a 27 243 000
personnes par la Division de la demographie de Statistique Canada. Cette estimation a ete obtenue par la methode des composantes a partir de la population
estimee au l er janvier 1991. Cette derniere emit appuyee sur le recensement de
1986. C'est donc dire que l'estimation du l er janvier 1992 ne doit rien au recensement du 4 juin 1991. En particulier elle n'a pas pris en consideration les residents
non permanents, dont on a tente a ce moment-la le denombrement pour la
premiere fois. Il en resulte que la comptabilite des dernieres annees, qui apparalt
au tableau 1 et dans ceux de l'annexe pour les provinces, est totalement coherente
avec celle des annees precedentes (elle ne presente pas de residu).
Elle montre que l'accroissement total en 1991 est demeure au niveau relativement haut de 1990 soit 1,5 %. Les 402 000 personnes qu'il represente equivalent
approximativement A la population de la ville d'Ottawa. Cet accroissement total
est de a un nombre de naissances encore en augmentation. Comme prevu, le
chiffre provisoire des naissances de 1990 (399 300) a ete dementia la hausse et
plus encore qu'escompte puisque le nombre definitif a ete de 405 500 alors que
la Division de la demographie n' avait envisage que 404 000 a partir du chiffre
provisoire. Depuis 1987 le nombre des naissances annuelles s'est eleve progressivement de 369 700 a 411000' (une augmentation de 42000), alors que celui
des deces annuels en progression, comme it est normal dans une societe vieillissante, au cours de la meme periode n'a augmente que de 11 100 (de 185 000 a
196 100 en 1991). A l'exception de l'annee 1957 au cours de laquelle on aurait
enregistre 282 144 entrees, le nombre d'immigrants internationaux, qui s'est
eleve en 1990 a 224 600, n'a pas eu d'equivalent depuis la veille de la sere Guerre
mondiale (400 870 en 1913). La migration nette a donc ete evaluee a 186 300,
puisque le nombre probable des emigrants a ete de 38 300, valeur la plus faible
depuis au moins 30 ans.
L'annee dans les provinces
Les chiffres de 1991 sont provisoires mais ne devraient pas etre modifies substantiellement par les donnees definitives. On note que les Provinces Maritimes
et le Manitoba ne montrent pas de changement significatif. Au cours des trois
dernieres annees le taux de croissance est reste tres en-dessous de la moyenne
nationale, que ces provinces poussent a la baisse. La Nouvelle-Ecosse avec
I
Ce chiffre de 411 000 en 1991 pourrait s'averer une estimation optimiste de 2 000 a 3 000 en raison
de la recession qui a pu influer sur les comportements procreateurs. En principe on a des raisons
de croire que le nombre de naissances demeurera dans l'ordre de grandeur actuel pendant encore
trois ou quatre ans et sans doute commencera a decroltre par la suite vu que les dernieres fortes
cohortes feminines du baby-boom auront quitte la fin de la vingtaine oil se situent maintenant
les taux de fecondite les plus &eves.
- 8 -
Emigrants3
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Les naissanceset dens sort[ tires des publications de ['Etat civil.
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Composantes
4.1
-9-
7,4 pour 1 000 a eu la croissance la plus elevee du groupe tout en ne representant
que la moitie du taux d'accroissement national et la population de l'ile-duPrince-Edouard aurait meme legerement decru en 1991.
La situation de la Saskatchewan en 1991 aurait ete moins penible qu'en 1990
et 1989. Le depeuplement amorce en 1988 semble arrete puisque la decroissance
de la population ne serait en 1991 que de 0,2 %. Mais la province ne figure plus
au rang des millionnaires, auquel elle avait accede en 1985. La migration nette
negative de 8 300 personnes en 1991 pone le total des pertes de 8 ans a 76 300
personnes, dont plus de 70 % au cours des quatre dernieres annees.
On serait tente de croire que la derniere recession qui a touché l'Ontario plus
durement que les autres provinces aurait affecte sensiblement sa croissance
demographique en 1990. Il ne semble pas que ce soit le cas. En nombre de
personnes et en taux de croissance, la province poursuit une progression continue
depuis 1980 malgre les bilans negatifs de mouvements interprovinciaux qui l'ont
handicapee (voir plus loin). Son taux de croissance totale &Mlle provisoirement
a 17,6 pour 1 000 n'aurait ete &passe dans les 20 dernieres annees qu'en 1987.
Ceci provient de ce que se conjuguent dans son cas, depuis plusieurs annees,
un accroissement naturel en progression et une forte immigration internationale.
La province de Quebec a poursuivi elle aussi une croissance demographique
qui ne manque pas de susciter l'attention. Son taux annuel est passé en moins
de 10 ans de 2,3 pour 1 000 a 12,1 pour 1 000. Ce changement spectaculaire a
moins a voir avec l'accroissement naturel, encore qu'il y ait contribue, qu'avec
la migration nette qui s'est totalement inversee. Elle est pass& de penes de 32 500
en 1982 a des gains estimes a 31 200 en 1991, l' armee d'inflexion &ant 1986.
Les deux provinces les plus a I'Ouest (Alberta et Colombie-Britannique) ont
continue, en 1991, d'être les provinces chefs de file en termes de croissance.
L'accroissement de l'Alberta aurait ete de 18,9 pour 1 000 et celui de la
Colombie-Britannique de 25,3 pour 1 000. Bien que la taille de leur population
soit comparable, la difference entre les deux provinces se lit dans la composition
de l'accroissement de chacune d'elles. La Colombie a une migration nette plus
de 3 fois superieure a celle de l'Alberta. Pour cette derniere, une plus faible
migration nette n' est pas compensee par le croft naturel, au demeurant plus fort
que dans la province voisine.
Les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon continuent d'avoir des croissances
quasi negligeables.
Les estimations de population et le recensement
Chaque jour des intervenants de tous ordres ont besoin d' estimations de
population les plus recentes. On est en droit de se demander dans quelle mesure
les estimations effectuees par Statistique Canada evaluent correctement la
population. Cela revient a s'interroger sur la qualite des estimations au regard
- 10 -
Tableau synoptique des principaux indices demographiques du Canada,
provinces et territoires, 1984-1990
Aimee
TerreNeuve
11e-duPrinceEdouard
NouvelleEcosse
NouveauBrunswick
Quebec
Ontario
Taux de natalite
(pour 1000)
4984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
15,0
14,9
14,3
13,7
13,2
13,6
13,3
15,6
15,9
15,2
15,4
15,4
14,9
15,5
14,3
14,3
14,2
13,8
13,8
14,1
14,4
14,6
14,3
13,8
13,5
13,5
13,4
13,6
13,5
13,3
12,9
12,7
13,0
13,8
14,5
14,7
14,7
14,7
14,5
14,6
15,1
15,5
Indice synthetique
de fecondite
(nombre d'enfants
par femme de
15 A 49 ans)
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1,6
1,5
1,6
1,5
1,9
1,9
1,9
1,9
1,9
1,8
1,9
1,6
1,6
1,6
1,6
1,6
1,7
1,7
1,7
1,6
1,6
1,6
1,6
1,6
1,6
1,5
1,5
1,4
1,4
1,5
1,6
1,7
1,7
1,7
1,7
1,7
1,7
1,8
1,8
Indice synthetique
de nuptialite
premiere'
(pour 1000)
(hommes 17-49 ans,
femmes 15-49 ans)
1984 H
F
1985 H
F
1986 H
F
1987 H
F
1988 H
F
1989 H
F
1990 H
F
607
657
555
532
615
600
623
596
657
634
689
678
668
664
805
784
723
731
740
765
691
701
741
747
795
796
755
753
657
677
651
662
630
650
651
672
671
710
674
707
626
662
659
673
659
669
638
653
632
646
687
711
678
705
651
682
495
521
488
515
462
460
449
457
460
488
461
479
438
481
700
710
695
708
681
698
688
718
705
761
727
770
725
769
Taux
d'accroissement
naturel (p. 1000)
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991(P)
8,8
8,7
8,0
7,3
6,9
6,5
6,5
6,8
6,8
7,1
6,4
6,6
7,0
6,2
6,9
6,9
6,3
5,9
5,9
5,7
5,5
6,3
6,1
6,0
7,2
6,9
6,1
5,9
5,7
5,8
6,1
5,9
6,7
6,2
5,8
5,5
5,9
6,6
7,3
7,5
7,5
7,3
7,3 7,2
7,2
7,7
8,3
8,2
Taux
d'accroissement
total (p. 1000)
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991(P)
- 1,4
- 4,2
- 2,1
-0,2
3,3
4,4
1,4
4,2
9,6
4,8
2,4
10,3
10,9
6,2
0,8
- 3,8
8,0
3,8
4,7
4,0
6,6
7,4
7,3
8,2
5,2
1,4
0,4
3,2
4,1
6,0
6,2
2,6
3,4
3,9
6,2
7,7
8,0
9,7
11,2
12,1
12,3
11,5
14,2
18,5
16,4
16,5
16,8
17,6
Taux de migration
nette (p. 1000) 2
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991(P)
- 10,2
-12,9
- 10,1
-7,5
- 3,65
- 2,1
-5,1
- 2,6
2,8
- 2,3
- 4,0
3,7
3,9
0,0
-6,1
- 10,8
1,7
- 2,1
- 1,2
- 1,7
1,1
1,8
1,1
2,2
- 2,0
- 5,5
- 5,7
- 2,7
-1,6
0,1
0,1
-3,3
- 3,3
- 2,3
0,4
2,2
2,1
3,1
3,8
4,6
4,8
4,2
6,9
11,3
9,2
8,8
8,4
9,3
Voir notes a la fin du tableau.
Tableau synoptique des principaux indices dernographiques du Canada,
provinces et territo'res, 1984-1990 - suite
Ann&
Mani- Saskattoba chewan
Alberta
ColombieYukon
Britannique
Territoires
du
Nord-Quest
Canada
Taux de natalite
(pour 1 000)
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
15,8
16,1
15,9
15,7
15,7
16,0
15,9
18,0
18,0
17,3
16,8
16,5
16,6
16,2
18,9
18,7
18,4
17,7
17,6
17,8
17,4
15,4
15,0
14,5
14,3
14,4
14,3
14,5
22,5
19,8
20,5
19,5
20,6
18,7
21,2
28,8
27,7
28,9
29,3
29,8
27,9
29,5
15,1
14,9
14,7
14,4
14,5
14,9
15,2
Indice synthetique
de fecondite
(nombre d'enfants
par femme de
15 a 49 ans)
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1,9
1,9
1,9
1,9
1,9
2,0
2,0
2,1
2,1
2,1
2,0
2,1
2,1
2,1
1,9
1,9
1,9
1,9
1,9
2,0
2,0
1,8
1,7
1,7
1,7
1,8
1,8
1,8
2,2
1,9
2,0
2,0
2,2
2,0
2,3
3,0
2,8
3,0
3,1
3,1
2,9
3,1
1,7
1,7
1,7
1,7
1,7
1,8
1,8
Indice synthetique
de nuptialite
premiere'
(pour 1000)
(hommes 17-49 ans,
femmes 15-49 ans)
1984 H
F
1985 H
F
1986 H
F
1987 H
F
1988 H
F
1989 H
F
1990 H
F
716
723
690
701
662
687
659
686
655
700
657
697
664
706
656
672
634
659
621
654
624
657
632
677
653
695
633
673
610
664
605
656
604
643
603
640
641
696
673
702
669
710
667
695
638
665
636
670
662
692
705
756
712
748
701
745
675
659
588
588
525
604
493
513
574
696
535
599
547
629
410
468
348
395
385
424
343
377
349
343
349
361
363
372
626
648
615
638
608
620
606
629
627
657
642
675
631
674
Taux
d'accroissement
nature) (p. 1000)
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991(P)
8,0
7,9
7,6
7,7
7,3
8,1
7,8
7,7
10,3
10,1
9,4
9,1
8,6
8,7
8,1
8,1
13,4
13,1
12,8
12,1
11,9
12,1
11,8
11,5
8,2
7,6
,
7,2
6,9
6,9
6,8
7,0
6,9
17,9
14,6
15,7
15,3
16,2
15,6
19,3
18,9
24,2
23,8
24,4
25,7
27,0
24,8
26,3
25,8
8,1
7,7
7,5
7,2
7,2
7,7
8,1
8,0
Taux
d'accroissement
total (p. 1000)
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991(P)
9,2
7,0
6,2
6,0
2,4
2,3
3,3
4,0
10,2
3,8
2,7
1,4
- 6,1
- 8,6
- 6,6
-0,2
0,5
8,5
4,8
2,7
13,0
17,9
20,7
18,9
10,3
7,1
8,8
17,3
21,8
25,5
28,5
25,3
21,8
4,3
29,8
20,7
28,3
19,5
23,2
34,0
30,1
15,6
-9,6
3,9
11,6
15,3
18,8
25,8
7,8
7,3
8,7
11,5
12,1
13,5
14,7
15,0
Taux de migration
nette (p. 1000) 2
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991(P)
1,2
-0,9
- 1,4
- 1,7
-4,9
-5,5
-4,5
- 3,7
-0,1
-6,3
- 6,7
-9,1
-8,6
-17,3
-14,8
- 8,4
-12,9
-4,6
-8,0
- 12,1
-11,9
-5,8
8,8
7,3
2,1
-0,5
1,6
10,4
14,9
18,7
21,5
18,4
3,9
-10,3
14,1
5,4
12,1
3,9
3,8
14,8
5,9
-8,2
-34,0
- 21,8
-15,4
-9,5
-7,4
0,0
-0,3
-0,4
1,2
4,3
4,9
5,8
6,6
6,9
Voir notes a la fin du tableau.
- 12 -
Tableau synoptique des principaux indices demographiques du Canada,
provinces et territoires, 1984-1990 - suite
Ann&
TerreNeuve
Ile-du,PrinceEdouard
NouvelleEcosse
NouveauBrunswick
Quebec
Ontario
Population de
65 ans et plus en
oh de la population
totale, au ler juin
1984
1985
1986
1987 (PD)
1988 (PD)
1989 (PD)
1990 (PD)
1991 (PR)
8,3
8,6
8,8
9,0
9,2
9,3
9,4
9,6
12,5
12,6
12,7
12,7
12,8
12,7
12,8
12,9
11,4
11,7
11,9
12,1
12,2
12,3
12,4
12,5
10,6
10,9
11,1
11,4
11,6
11,7
11,9
12,1
9,5
9,7
10,0
10,2
10,5
10,7
10,9
11,1
10,4
10,7
10,9
11,1
11,3
11,5
11,6
11,8
Esperance de vie
a la naissance
1981 H
F
1988 H
F
1989 H
F
1990 H (P)
F (P)
72,0
78,7
73,1
79,3
73,1
79,2
73,0
79,3
72,8
80,5
73,1
80,9
72,9
80,8
72,9
80,7
71,0
78,4
72,5
79,6
72,8
79,7
73,1
79,9
71,1
79,2
73,0
80,2
73,3
80,4
73,7
80,5
71,1
78,7
72,3
79,8
72,7
80,2
73,0
80,6
72,3
79,0
73,7
80,0
74,1
80,3
74,4
80,6
Taux de mortalite
infantile (p. 1000)
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
9,2
10,8
8,0
7,6
9,3
8,2
9,2
8,2
4,0
6,7
6,6
9,1
6,2
6,0
7,8
7,9
8,4
7,4
6,5
5,8
6,3
7,8
9,6
8,3
7,0
7,2
7,1
7,2
7,3
1,2
7,1
7,1
6,5
6,8
6,2
7,6
7,3
7,2
6,6
6,6
6,8
6,3
Taux global
d'interruption
volontaire de
grossesse (pour
1 000 femmes de
15 a 44 ans)3
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
2,7
2,9
2,5
3,3
3,2
3,3
3,2
0,4
0,4
0,4
1,2
2,3
0,3
1,7
8,2
8,0
8,0
8,0
8,0
9,5
8,7
1,6
1,8
2,0
2,1
2,7
2,9
3,1
5,9
6,9
7,5
7,3
5,5
8,5
8,9
13,1
12,5
12,1
12,4
12,6
13,7
13,3
Indice synthetique
de divortialite
(p.10000
mariages)
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
-
-
-
-
Voir notes a la fin du tableau.
-
-
-
-
--
-
- 13 -
Tableau synoptique des principaux indices demographiques du Canada,
provinces et territoires, 1984-1990 - fin
Ann&
Mani- SaskatColombieAlberta
Yukon
toba chewan
Britannique
Territoires
Canada
du
Nord-Quest
Population de
65 ans et plus en
go de la population
totale, au ler juin
1984
1985
1986
1987 (PD)
1988 (PD)
1989 (PD)
1990 (PD)
1991 (PR)
12,2
12,4
12,5
12,7
12,9
13,1
13,3
13,4
12,4
12,5
12,7
12,9
13,1
13,4
13,8
14,0
7,6
7,9
8,1
8,4
8,6
8,8
8,9
9,1
11,4
11,7
12,1
12,5
12,7
12,9
12,9
13,0
3,5
3,4
3,8
3,7
3,6
3,8
3,9
4,0
2,8
2,7
2,9
2,9
2,9
2,8
2,9
2,9
10,2
10,4
10,6
10,9
11,1
11,3
11,5
11,6
Esperance de vie
A la naissance
1981 H
F
1988 H
F
1989 H (P)
F (P)
1990 H (P)
F (P)
72,2
78,8
73,4
80,2
73,7
80,4
74,2
80,6
72,4
79,6
74,2
81,0
74,4
81,2
74,7
81,3
72,0
79,1
73,9
80,3
74,2
80,7
74,5
81,1
72,6
79,6
74,0
80,5
74,4
80,7
74,7
80,9
-
-
71,9
79,0
73,3
80,0
73,7
80,4
74,0
80,6
Taux de mortalite
infantile (p. 1 000)
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
8,6
9,9
9,2
8,4
7,8
6,6
8,0
9,4
11,0
9,0
9,1
8,4
8,0
7,6
9,6
8,0
9,0
7,5
8,3
7,5
8,0
8,6
8,1
8,5
8,6
8,4
8,2
7,5
13,5
10,8
24,8
10,5
5,8
4,2
7,2
17,3
16,7
18,6
12,5
10,3
16,2
12,0
8,1
8,0
7,9
7,3
7,2
7,1
6,8
Taux global
d'interruption
volontaire de
grossesse (pour
1 000 femmes de
15 A 44 ans) 3
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
9,1
9,2
10,2
10,5
11,2
11,1
9,7
5,4
5,1
4,6
5,4
5,7
6,1
6,1
11,2
11,0
10,5
9,2
10,4
10,9
10,8
16,7
16,4
16,5
16,5
15,4
15,5
15,7
14,7
14,8
18,9
21,3
16,9
19,3
19,8
18,4
19,7
19,2
18,7
21,1
19,4
24,5
11,2
10,8
10,7
10,7
11,0
11,6
14,0
Indice synthetique
de divortialite
(p. 10 000
manages)
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
-
-
-
-
-
-
3 306
3 121
3 799
4 314
3 748
3 982
3 827
Les taux sont calcu es sur la moyenne de estimations des deux l er janvier successifs.
En raison des methodes de calcul et des donnees utilisees, les valeurs A partir de 1986 ne sont pas tout A fait
comparables avec celles des annees precedentes.
3
Pour les provinces, les taux ne concernent que les avortements therapeutiques. Pour le Canada, on tient compte
de tour les avortements connus.
Nota : Pour les annees 1981-1987, voir rapport 1988.
2
— 14 —
Tableau 2. Population du recensement de 1991 et population estimee
au ler juin, Canada, provinces et territoires
Provinces
Terre-Neuve
lle-du-Prince-Edouard
Nouvelle-Ecosse
Nouveau-Brunswick
Quebec
Ontario
Manitoba
Saskatchewan
Alberta
Colombie-Britannique
Yukon
Territoires du Nord-Ouest
Canada
Population
recensee le
4 juin 1991,
raj ustee au
ler juin 1
l er j uin 1991
568 474
129 760
899 898
725 941
6 904 911
10 098 764
1 092 655
989 338
2 551 470
3 284 489
27 888
57 640
27 331 233
575 381
130 829
904 757
727 950
6 909 234
10 112 890
1 098 662
997 911
2 545 282
3 260 331
26 991
55 063
27 345 281
Population
estimee2 au
Ecart
Ecart en
6 907
1 069
4 859
2 009
4 318
14 126
6 007
8 573
— 6 188
— 24 158
— 897
— 2 577
— 14 048
1,22
0,82
0,54
0,28
0,06
0,14
0,55
0,87
— 0,24
— 0,74
— 3,22
— 4,47
0,05
%
(PR)
Major& de la population des reserves non enumerees (estime).
La population estimee au l er juin inclut les residents non permanents (344 896).
Source : Statistique Canada. Recensement de 1991, Division de la demographic, Section des
estimations de population.
I
2
des effectifs de personnes denombrees par le recensement. Or les denombrements,
comme les estimations, possedent une marge d'incertitude en raison des faiblesses
qui leur sont propres et d'autant plus que les estimations sont appuyees, pour aussi
loin que l'on recule dans le passe, sur un recensement. Les recensements sont
generalement affliges de sous-enumeration tandis que la qualite des estimations
depend de celle du mouvement de la population : naissances, aces, migrants ;
ces composantes sont generalement bonnes a la reserve peut-etre des mouvements
migratoires. D'autre part, la qualite de l'une et de l'autre source depend du niveau
geographique consider& Le tout etant la somme algebrique des composantes, les
chances sont bonnes que des erreurs de sens contraire, a des niveaux infranationaux,
s'annulent en bonne partie pour presenter une convergence au niveau national.
Le tableau 2 montre comment se comparaient au moment du recensement de
1991 les estimations de la Division de la demographie et les comptes non rajustes
du recensement. On constate que les differences sont tres faibles (tableau 2).
L'evaluation de la qualite de l'enumeration qui est faite systematiquement apres
chaque recensement et qui mesure le sous-denombrement net, n' est pas encore
disponible au moment de la mise sous presse. Cependant, a titre indicatif on
rappellera au lecteur que le sous-denombrement du recensement de 1986 a etc
evalue a 3,21 % et celui du recensement de 1981 a 2,01 % au niveau national 2.
2
Statistique Canada. Esthnation annuelle postcensitaire de la population, n° 91 210 au catalogue
et Guide a !'intention des utilisateurs sur la qualite des donnees du recensement de 1986, n° 99 135
au catalogue.
-
-
- 15 -
LE CANADA ET LE MONDE INDUSTRIALISE
Une vue d'ensemble
Le traite du libre-echange entre le Canada et les Etats-Unis n'a ete que le
prelude a Pelaboration d'un ensemble temporairement Nord-americain, lorsque
le Mexique y sera inclus, ce qui sera peut-etre chose faite au moment ou ce
rapport sera imprime. Cette entite commerciale et economique a la veille de
naitre, ne manquera pas a moyen et a long termes d'avoir des implications
sociales et demographiques. Dans son inspiration, l'entreprise n'est pas d'initiative americaine. L'Europe poursuit depuis longtemps une integration qui
malgre des obstacles a fait d'immenses progres. La Communaute Economique
Europeenne dite «Europe des douze» n'est, depuis le 2 mai 1992, que le constituant majeur de l'Espace Economique Europeen (E.E.E.) qui inclut l'Association
Europeenne de Libre Echange (A.E.L.E.). Il est donc clair que le monde industrialise est en voie de se structurer en blocs. Dans un avenir plus ou moins proche,
les pays de l'Europe de l'Est, liberes du joug sovietique et ayant resolu leurs
problemes internes, devront eux aussi trouver des cadres operationnels pour les
raisons imperieuses de l'economie ou s'inserer dans ceux déjà existants. Des
structures seront a inventer pour quelques pays encore isoles comme l'Australie,
la Nouvelle-Zelande et le Japon auxquels s'ajouteront de nouveaux arrivants
comme la Coree, la Thailande et d'autres. A l'interieur de ces blocs et entre eux,
des evolutions demographiques supporteront divergences et convergences
sociales et economiques. Aussi est-il opportun de suivre l'evolution de la population canadienne conjointement avec l'evolution de celle des autres pays
industrialises et celle des blocs qu'ils composent.
La population de l'Espace Economique Europeen est du meme ordre de
grandeur que celle de ce que l'on peut appeler a l'avance l'Espace Economique
Nord Americain (379 millions d'une part et 337 millions de l'autre) (tableau 3).
Et si on s'en tient a l'Europe des douze, les deux ensembles sont identiques
(346 millions). Pour l'immediat, la doivent s'arreter les comparaisons. Certes
l'E.E.E. n'est pas homogene, mais les pays dont les caracteristiques s'eloignent
le plus de la moyenne, comme la Grece ou l'Irlande, d'une part en sont plus
proches que le Mexique l'est de l'ensemble Canada/Etats-Unis et representent
de petites populations alors que le Mexique represente le quart de E.E.N-A. Le
Mexique serait au reste de l'Amerique du Nord ce que serait la Turquie a
l'Europe si un jour elle devait faire partie de l'E.E.E.
Les phenomenes amographiques
Mame sans impliquer le Mexique, encore au coeur de sa transition demographique, l'Amerique du Nord se signale par un accroissement naturel tres eleve
par rapport a celui de l'Europe. L'excedent des naissances sur les deces en 1991
est de l'ordre de 4 fois celui de l'Europe (plus de 2 millions d'une part et quelque
500 000 de l'autre). En ce qui concerne les mouvements migratoires, les differences ne sont pas aussi grandes que l'image traditionnelle d'une Amerique
-.
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— 18 —
d'immigrants le laisse naturellement penser. Certes les flux dans les deux blocs
ne sont pas de meme nature, et it en resulte des consequences dissemblables 3 .
Or si ]'immigration au Canada et aux ✓tats-Unis a
de 671 000 personnes en
1991, dans l'ensemble europeen elle aurait
de 891 000. Dans les deux cas,
les nombres ne revelent pas exactement les mouvements auxquels on pense
puisqu' on ne dispose pas separement des mouvements internes au bloc europeen
et des mouvements de, ou vers, l'exterieur (tableau 3).
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Les indicateurs conjoncturels de fecondite de l'Europe mediterraneenne
continuent de s'abaisser. Grece, Espagne, Italie, Portugal atteignent des niveaux
plus faibles que n'en connut jamais le Quebec. L'Europe du Nord, par opposition a celle du Sud, laisse a penser une certaine reprise de la natalite. Fort
probablement it s'agit en fait d'un changement dans le calendrier des naissances.
Quant aux anciens «Pays neufs» (Australie, Nouvelle-Zelande, Etats-Unis et
Canada), leur indicateur conjoncturel est a la hausse egalement.
Dans l'Europe des douze coexistent differents schemas de croissance.
L'Allemagne, malgre un accroissement naturel negatif, a pourtant de loin la
croissance numerique la plus forte, en raison d'une intense immigration. En
1991, de tres nombreux Allemands de souche qui vivaient dans les pays de
l'Europe de l'Est ont pu s'installer au pays de leurs ancetres, reunifie. A
l' oppose, la France doit les trois quarts de sa croissance a son accroissement
naturel, le plus eleve en nombre absolu d'Europe. Le Royaume-Uni a eu un solde
migratoire negligeable et son accroissement naturel n'a valu que la moitie de
celui de la France, dont la population est presqu'egale.
La diversite se retrouve dans les autres comportements demographiques. Les
taux de mortalite infantile seraient a leur plus bas en Finlande et en Islande. Au
Canada, la croissance par accroissement naturel l'emporte encore sur celui de
la migration nette et ceci est plus encore aux Etats-Unis, oil le solde migratoire
ne vaut que la moitie de l'accroissement naturel. Quant au Mexique, l'excedent
des naissances sur les deces est egal en volume a celui des ✓tats-Unis, dont la
population est quatre fois plus grande.
La nuptialite mesuree de facon rudimentaire par les taux bruts semblerait
son plus bas en Suede. Elle serait faible egalement dans les autres pays scandinaves, tandis qu'elle serait de loin a son plus haut aux Etats-Unis. Au cours de
Pannee 1991, it y aurait eu dans ce pays deux fois plus de mariages que dans
toute l'Europe. Par contre, ce serait aux memes Etats-Unis que la divortialite
serait a son plus haut niveau et en Italie a son plus bas. La liberalisation du
divorce, relativement recente dans ce dernier pays, ne semble pas avoir declenche
des repercussions aussi importantes que celles que le Canada a connu en 1968,
quand a ete votee la premiere loi facilitant l'obtention du divorce.
3
Les immigrants pour raisons de travail, qui repr6sentent une partie importante des flux en Europe,
retournent (sous contrainte quelques fois) dans leur pays d'origine, meme si beaucoup finissent
par s'installer dans le pays d'accueil.
- 19 LA STRUCTURE PAR AGE
La pyramide des ages du Canada qu'a permis de construire le recensement
de 1991 met surtout en evidence le bloc de 20 tranches d'Age des «baby-boomers»,
puisque depuis pros de 25 ans les cotes de l'histogramme s' elevent verticalement
par les jeux combines de la natalite et des migrations.
La litterature demographique attire souvent l' attention sur les problemes
socio-economiques que provoquera ('entree des «baby-boomers» dans le groupe
des personnes &gees dans environ vingt ans. Il y aura pourtant, auparavant, une
augmentation temporaire du nombre des Ones du quatrieme age, lorsque les
cohortes relativement nombreuses de ceux qui sont nes apres le 1" conflit
mondial remplaceront progressivement les classes creuses de ceux qui sont nes
au cours de celui-ci. Les septuagenaires en 2001 seront plus nombreux que ceux
de 1991 (1,83 million au lieu de 1,44 million) 4 et les plus de quatre-vingt ans,
A 50 % plus nombreux que ceux d'aujourd'hui (1,01 million au lieu de 660 000).
Ce fardeau ne sera pas allege par une reduction des sexagenaires qui au lieu de
se situer a 2,25 millions seront 2,41 million (figure 1 et tableau 4). Attendu que
plus les personnes sont &gees, plus leurs besoins sont importants, les exigences
seront plus que proportionnelles a l'accroissement de leur part dans la population
Agee. Les septuagenaires qui representent 48 To des plus de 60 ans en representeront 54 0/o. Toutes choses egales par ailleurs, ce poids du quatrieme age durera
jusqu'a ce qu'arrivent, dans ce segment de la population, les classes deficitaires
de la crise economique des annees trente.
Quant au bas de la pyramide, it porte les legeres marques de la natalite en
hausse depuis 1989.
Tableau 4. Effectifs par groupe d'age des Canadiens de plus de 60 ans
it differents horizons
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Groupe d'age
60-69 ans
70-79 ans
80 ans et plus
Pourcentage des 70 ans et plus
Pourcentage des 80 ans et plus
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2011
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1 436,7
660,2
48
15
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1 829,5
1 011,4
54
19
3 484,3
1 993,4
1 376,2
49
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Source: Statistique Canada, Division de la demographic, projections de la population.
4 D'apres les projections de la population de la Division de la demographic.
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- 21 Structure par age selon Petat civil
Au recensement de 1991, on a demande aux recenses de &diner leur &at civil
legal. II est possible que la question n'ait pas ete comprise par tout le monde,
vu que pour certains Neo-Canadiens d'une autre culture la signification du mot
«legal» puisse etre obscure. Mais ce ne fut sans doute le cas que pour une fraction
tres faible de la population. Dans l'immense majorite des cas les concepts de
celibataire, marie, veuf et divorce sont clairs. Cette heureuse initiative permet,
par dela les trois recensements precedents 5, d'effectuer une comparaison avec
la societe canadienne d'il y a 20 ans. Jusqu'en 1971, en effet, les unions consensuelles etaient rares et les divorces peu nombreux. La comparaison dans les
memes tranches d'ages des proportions dans les divers etats, montre a quel point
la societe s'est transform& (tableau 5).
Tous ages reunis, la population masculine de 1991 de plus de 15 ans compte
plus de celibataires (34,2 olo au lieu de 31,6 %), plus de divorces non remaries
(5,3 % au lieu de 0,1 %) et moins de manes (58,2 % au lieu de 64,9 %) que celle
de 1971. Pour la population feminine les changements sont du meme ordre.
Davantage de celibataires en 1991 qu'en 1971 (27,4 % au lieu de 25 %), plus de
divorcees (6,6 % au lieu de 1,3 %) et moins de mariees (55,6 c7o au lieu de
63,9 %). Toutefois ces differences globales masquent des differences beaucoup
plus importantes quant au deroulement du cycle de vie des generations, qui se
manifestent par les proportions des individus dans les divers etats, a age egal.
La prolongation du cilibat
Jusqu'A 50 ans, plus les generations sont recentes et plus elles comportent de
celibataires. Dans le groupe de generations masculines qui avaient de 20 a 24
ans au recensement de 1971, 67,6 go seulement etaient encore celibataires alors
que dans celles qui avaient le meme age en 1991, pres de 91 qo n'ont pas encore
quitte le celibat. Pour les femmes, les valeurs correspondantes sont 43,5 go au
lieu de 78,5 go . Le fait qu'on observe que tout en s'amenuisant, l'ecart perdure
A tous les ages, traduit le recul de Page au manage sans presumer de l' intensite
finale de la nuptialite dans les diverses generations.
Dans une perspective plus longue, it est clair que les generations modernes
ont laisse morns de celibataires que les generations plus anciennes. On voit par
exemple que les generations qui avaient de 30 a 49 ans en 1971 ont toutes laisse
environ 7,5 go de celibataires au-delA de 50 ans en 1991, alors que celles de 20 ans
plus anciennes en avaient aux memes ages laisse plus de 10 %. Les memes remarques, a des nuances pres, s'appliquent a la population feminine. Mais l' evidence
d'un declin actuel de la nuptialite laisse a penser que la situation s'inversera de
nouveau dans un proche avenir.
5
En 1981 et 1986 les personnes en union consensuelle etaient classees avec les manes.
Divorces
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- 23 Augmentation des divorcé(e)s
Le statut de divorce n' est souvent qu'un etat transitoire, puisqu'apres son
remariage la personne est comptee parmi les mules. II reste que tous les divorces
et divorcees ne se remarient pas et que l' importance du divorce se marque par
la presence, temporaire pour certains, de divorces au moment du recensement.
On constate pour les deux sexes le considerable accroissement a tous les ages.
Moins de veufs et de veuves
Apres 65 ans on ne peut manquer d'observer entre 1971 et 1991 l'echange de
proportions entre mules et veufs ou veuves. A ce phenomene d'echange
participent les celibataires et marginalement les divorce(e)s, mais it y a IA manifestement la marque de la reduction de la mortalite a la fin de vie adulte et en
debut de troisieme age. Aux ages tres avances la difference ne subsiste que pour
les hommes, traduisant ce qu' on a observe jusqu' A present, c' est-A-dire des gains
plus importants dans les probabilites de survie pour les femmes que pour les
hommes.
LE STATUT MATRIMONIAL
Introduction
Les transformations d'une societe resultent des actes que chacun pose au fil
des jours. Mais le fait de les enregistrer au moment ou ils se produisent ne permet
pas de mesurer l'etendue des changements dont en est affectee la societe. Ceux-ci
apparaissent lors d'un bilan comme celui qu' offre un recensement. A partir de
celui de 1991 it a ete possible de &gager quelques vues d' ensemble sur les modes
de vie conjugaux des Canadiens et Canadiennes qui prevalent actuellement et
de mesurer l'ampleur des transformations. Quatre aspects ont ete etudies :
-
la vie en couple ;
la vie seul en menage;
les unions consensuelles ;
les families monoparentales ;
et seuls les traits dominants ont ete retenus.
La vie en couple
La comparabilite du recensement de 1991 avec les recensements precedents
exige quelques precautions. Bien sar la prise en compte des residents avec permis
de sejour a probablement majore l'univers d'environ un quart de million par
rapport a celui de 1986. Dans le cas de l'etat matrimonial, l'introduction dans
le questionnaire de l'union consensuelle comme forme de vie conjugale a pu aussi
quelque peu perturber l'estimation du nombre des personnes vivant en couple.
Toutefois, parallelement au tableau indiquant l'etat civil legal des individus,
- 24 -
Statistique Canada a compose un tableau en suivant les memes regles qu'en 1981
et 19866. On peut donc avec des risques minimes d'être victimes d'artifices
statistiques, comparer la structure matrimoniale de fait de la population canadienne aux trois dates de 1981, 1986 et 1991.
Entre 1981 et 1986 (tableau 6) on avait remarque que pour tous les groupes
d' Age jusqu'a 50 ans, la proportion de la population vivant en couple, pour les
deux sexes, c'est-A-dire les personnes se declarant mariees ou en union consensuelle avait decline. Avec le recensement de 1991 on constate que le phenomene
s'est poursuivi. L'explication de cette situation ne peut 'etre qu'un rythme de
formation des unions moins rapide que celui des ruptures.
Dans le detail l'explication est certes plus difficile du fait que mariages,
divorces, remariages et veuvages changent Petat civil des personnes sans compter
que la population canadienne est une population ouverte a l'immigration.
Dans une perspective longitudinale, on remarque que les trois premiers
groupes de cohortes, c'est-A-dire celles dont les personnes avaient entre 15 et 29
ans en 1981, ont augmente la proportion de leurs membres =ries, en vieillissant
de 1981 a 1991, sauf pour les femmes arrivant aux ages de 35 a 39 ans en 1991.
L'evolution n' est pas surprenante puisque ce sont les ages oil on quitte le plus
le celibat. Par contre, a age egal (de 15 a 24 ans), la baisse de la proportion de
ceux qui vivent en couple aux recensements successifs s'explique, au moins en
partie, par le recul de Page au mariage. Le fait que les fratries soient plus petites,
que les parents relativement plus aises soient plus nombreux, et qu'il y ait rarete
d' emplois permettant l'independance, incite les jeunes a poursuivre leurs etudes
et a prolonger le celibat. Mais ce retard de Page au mariage et peut-etre le refus
de la vie en couple formel qui s'est manifesto au cours des dix dernieres annees,
fait sentir ses effets loin dans les ages puisque, a age egal aux recensements
successifs, les membres vivant en couple de cohortes relativement anciennes sont
moins nombreux dans des proportions importantes (a titre d'exemple : la
proportion des femmes vivant en couple agees de 25 a 29 ans passe de 78,6 filo
en 1981, a 71,4% en 1986, puis A 65,7 % en 1991).
Les cinq autres groupes de generations, celles dont les membres en 1981
avaient de 30 a 54 ans, voient aussi de recensement en recensement, la proportion
de leurs membres vivant en couple diminuer (specialement entre 1986 et 1991) et
le phenomene est beaucoup plus accentue chez les femmes que chez les hommes.
Pour ceux-ci le premier mariage est certainement moins en cause. Il est donc
clair que veufs, veuves et divorce(e)s se remettent de moins en moins en ménage.
A titre d'exemple, les femmes agees de 40 a 44 ans en 1981 etaient en menage
A 86,9 %, cinq ans plus tard (elles ont alors de 45 a 49 ans) elles ne Petaient qu'a
83,2 % et apres cinq autres annees (a la cinquantaine) elles ne le sont qu'a 76,8 07o.
6
Statistique Canada, Age, sexe et etat matrimonial, n° 93-310 au catalogue.
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Source : Statistique Canada, Recensemen t de la p op ulation, nos92-901 ( 1 981), 93- 1 01 ( 1 986) et 93-31 0 (1 991) au cata logue (univers de la population totale).
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Changements dans
le nombre des
personnes en couple
- 25 -
- 26 -
Veuvages et divorces non suivis de remariage ou plus largement de remise en
menage sont responsables de la decroissance. Mais a age egal aux recensements
successifs les proportions diminuent aussi et meme davantage. Entre les hommes
et les femmes, la difference en magnitude du phenomene tient sans doute a la
difference numerique des candidats a la vie en couple en presence aux ages
d'adultes avances. Les faibles niveaux atteints, impliquant l'augmentation de
la proportion des personnes vivant seules, ne peuvent etre qu'en partie attribuables au desequilibre des sexes. On peut y voir, pour les femmes specialement,
une independance economique de plus en plus grande. A cela s'ajoute peut-etre,
phenomene nouveau,pour un nombre croissant la crainte, en se mettant en
ménage par mariage ou union libre, de risquer leurs biens et avoirs, attendu que
de plus en plus les lois, s'appliquant tant aux mules qu' aux concubins, obligent en cas de rupture de l'union au partage des biens.
La famille monoparentale
La famille dans son sens le plus large 7 est une cellule sociale fugace et dont
le nombre varie independamment de celui des individus qui la composent. Le
nombre total d'unites familiales a at de 1981 a 1991 de 16,3 oh en raison surtout
de l'accroissement du nombre des families sans enfants (28,2 %) puisque l'augmentation du nombre des familles avec enfants n'a ete que de 10,8 % (tableau 7).
Divers facteurs ont ete a l'origine d'un tel changement, mais les plus importants
ont ete, pour les positifs, l'augmentation des unions de jeunes, souvent infecondes et pour l'aspect negatif, les ruptures par aces, divorce ou separation
de couples infeconds et les departs d'enfants de familles monoparentales. II n'est
malheureusement pas possible de quantifier correctement ces evenements. A
part cela, it convient de garder a la pens& que le retard a la nuptialite et a la
maternite au cours des dix dernieres annees n'a pu que freiner la croissance des
nombres, tandis que l'augmentation de l'esperance de vie tendait a l' accelerer.
La famille monoparentale est plus qu'une autre une unite sociale temporaire.
Elle a pour origine, soit la naissance d'un enfant a une femme celibataire vivant
seule, ou l'adoption par elle d'un enfant, soit la rupture d'un couple (marie ou
en union consensuelle) avec au moins un enfant, soit le deces d'un des conjoints
d'un couple avec au moins un enfant, soit un changement de prise en charge
des enfants (non mules) dans le cas d'un couple desuni. Elle disparait avec le
depart du dernier enfant, le mariage de la celibataire, le remariage de la personne
divorcée ou son entree en union consensuelle, le deces de l'enfant ou du parent
ou la reunification du couple separe.
7
Pour le recensement, la famille fait reference soit A un couple de personnes mariees I'une a l'autre
(et de sexes opposes), avec ou sans enfant, un couple en union consensuelle avec ou sans enfant,
ou A une personne seule quel que soit sont kat civil pourvu qu'elle vive dans le meme logement
que son enfant non encore ou jamais mule.
- 27 -
Tableau 7. Evolution du nombre de families classees selon certaines categories,
Canada, 1981-1991
1981
1986
1991
Accroissement
1981-1991
Nombre total de families
Accroissement (We)
6 324 975
-
6 734 980
6,5
7 356 165
9,2
16,3
Nombre de families sans enfants
Accroissement (go)
2 012 560
-
2 301 545
9,4
2 579 850
17,0
28,2
Nombre de families biparentales
avec enfants
Accroissement (%)
3 598 405
-
3 679 785
2,3
3 821 610
3,9
6,2
714 005
-
853 640
19,6
954 710
11,8
33,7
16,6
18,8
20,0
356 610
-
486 940
36,5
725 950
49,1
16,5
18,8
20,0
Nombre de families monoparentales
Accroissement (%)
Rapport des families monoparentales
aux biparentales avec enfants (We)
Unions consensuelles
Accroissement (go)
Pourcentage des families monoparentales dans l'ensemble des
families avec enfants
103,6
Source : Statistique Canada, Recensement de 1981, no 92-905 au catalogue ; Recensement de 1986,
n° 93-106 au catalogue ; Recensement de 1991, n° 93-312 au catalogue.
Une famille epoux-epouse ou une union consensuelle avec deux enfants ou
plus peut, a son bris, former soit une, soit deux families monoparentales. Une
famille avec un seul enfant dont les parents se separent peut former deux families
monoparentales, si la garde de l'enfant est partagee.
De plus, par enfant on entend fils ou fille ne(e) de la personne ou adopte(e)
par elle, quel que soit Page de ce fils ou de cette fille en autant qu'il ou elle n'a
jamais ete marie(e). Mais les unions consensuelles chez les jeunes &ant nombreuses, une vie breve en union consensuelle du fils ou de la fille avant un retour
au foyer ne laisse pas de trace statistique, ce que ne permet pas le manage.
On voit combien complexe et divers est cet univers des families monoparentales
et combien changeants les participants 8, rendant l'analyse des processus des
changements numeriques quasi impossible. Pour cette raison les commentaires
de la situation actuelle sont-ils brefs, par rapport a l'importance des enjeux
sociaux que le phenomene implique.
8
M. Moore. "Female Lone Parenting Over the Life Course", The Canadian Journal of Sociology,
Automne 1989.
- 28 -
Le nombre de families monoparentales s'est accru de 1981 A 1991. Toutefois,
cet accroissement n'a pas ete uniforme (tableau 7). De 1981 A 1986 l'augmentation a ete de 19,6 % alors qu'au cours du lustre suivant it n'a ete que de 11,8 %.
Cette information pour interessante qu'elle soit, permet tout juste de dire que
la progression s'est ralentie dernierement sans pouvoir mettre en lumiere les
mecanismes qui ont conduit A ce resultat. Comme, au cours des memes periodes,
?'augmentation des families biparentales avec enfants a ete beaucoup plus faible
(2,3 % puis 3,9 %), it en resulte que la proportion des families monoparentales
dans ?'ensemble des families avec enfants a augmente au point qu'a l'heure
actuelle, une sur cinq de ces families (20 %) est une famille monoparentale. Cette
proportion etait de 18,8 % en 1986 et de 16,6 % en 1981.
Le tableau 8 montre que la prevalence des families monoparentales dans
?'ensemble des families ne differe pas considerablement d'une province a l'autre.
Aux trois dates (1981, 1986 et 1991) l'ordre des taux place toujours Terre-Neuve
au dernier rang des provinces et le Quebec au premier, et les ecarts-type de la
distribution varient peu.
La progression du nombre des unions consensuelles n'est certainement pas
etrangere A l'accroissement du nombre des families monoparentales. Puisque
la declaration d'etat civil au recensement est celle de la situation legale, entrent
dans cette categorie ceux et celles qui, apres avoir eu une union consensuelle
feconde, se sont separes. Or le nombre des unions consensuelles est plus du
double de ce qu'il etait it y a dix ans et les celibataires ont ete les principales
personnes impliquees dans leur formation. De plus, les naissances de meres non
mariees ont considerablement augmente. Leur proportion est passé de 14 % en
1 3 c7o
Tableau 8. Taux de prevalence des families monoparentales dans
l'ensemble des families (en %)
Province
Terre-Neuve
fle-du-Prince-Edouard
Nouvelle-Ecosse
Nouveau-Brunswick
Quebec
Ontario
Manitoba
Saskatchewan
Alberta
Colombie-Britannique
Yukon
Territoires du Nord-Ouest
Canada
Ecart-type
Source: Voir tableau 7.
1981
1986
1991
12,7
16,7
17,3
16,8
17,6
16,3
16,9
14,6
15,0
17,3
18,1
16,4
16,6
1,47
14,2
17,5
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20,8
17,8
18,7
17,0
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21,3
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18,8
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20,4
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21,7
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19,0
20,3
21,7
20,2
20,0
1,49
- 29 -
)37o
1980 a 38 % en 1990 (voir fecondite). Parmi les autres facteurs qui ont pu
contribuer, it faut mentionner le recul de l'age au mariage. Il a ralenti la formation
des families epoux-epouses et l' age moyen a la maternite s' en est trouve retarde
davantage pour les mariees que pour les femmes vivant en union consensuelle.
Qui sont les chefs de families monoparentales ?
La composition de la famille monoparentale a continue de se transformer au
cours de la derniere decennie, poursuivant une evolution en cours depuis
longtemps9.
Tant chez les hommes que chez les femmes, on note une forte augmentation
de la proportion des chefs celibataires (tableau 9); une substantielle augmentation
de la proportion des divorces et une considerable reduction de la proportion
des veufs et veuves. Pour cette derniere categorie, la reduction resulte de la chute
de la fecondite, a l'oeuvre depuis longtemps, qui a restreint la taille des families
et avec elle la probabilite de la presence d'un enfant non mule avec le survivant
du couple et la reduction de la mortalite qui a diminue les probabilites de veuvage
aux ages oil des enfants ne sont pas encore emancipes.
L'augmentation des chefs celibataires est, repetons-le, a relier principalement
aux ruptures d'unions consensuelles fecondes. Quant a celle des divorces, elle
resulte de I'accroissement des divorces que n'arrivent pas a compenser les
remariages.
L'etude des changements en proportion n' est pas tres satisfaisante, attendu
que l' augmentation dans une categorie resulte obligatoirement en une
diminution des autres. L' etude des variations de ces proportions entre deux
Tableau 9. Etat civil du chef de famille monoparentale en 1981 et 1991
✓tat civil
Celibataire
Separe(e)
Divorce(e)
Veuf(ve)
Total
Source: Statistique Canada,
9
Ram,
Femmes (en %)
Hommes (en %)
1981
1991
1981
1991
11,0
29,3
26,4
33,3
100,0
19,5
24,6
32,5
23,4
100,0
4,3
40,4
25,7
29,5
100,0
8,3
37,6
33,6
20,6
100,0
Recensements de 1981 et 1991,
Bali. Nouvelles tendances de la famille.
Statistique Canada, n° 91-535 au catalogue.
nos 92-905 et 93-312 au catalogue.
Collection La conjoncture demographique.
- 30 -
Tableau 10. Changement en nombre et en pourcentage par Oat civil du chef
de famille monoparentale, 1981, 1986, 1991
Changement en pourcentage
Etat civil
Celibataire
Separe(e)
Divorce(e)
Veuf(ve)
Marie(e)
Total
1981
70 050
181 815
187 480
233 175
41 490
714 005
1986
114 710
208 055
255 485
230 650
44 745
853 645
1991
167 305
201 400
312 065
218 950
54 990
954 710
1981-86
1986-91
1981-91
63,8
14,4
36,3
—1,1
7,8
19,6
45,9
—3,2
22,1
—5,1
22,9
11,8
138,8
10,8
66,5
—6,1
32,5
33,7
Source: Voir tableau 7.
dates, dans chacune des categories, est plus enrichissante. Le tableau 10
demande peu de commentaires. L'augmentation des chefs de famille celibataires
est impressionnante. La reduction des families monoparentales dont le chef est
un veuf ou une veuve, bien que faible, est indeniable. Importante egalement
est l'augmentation des families monoparentales dans lequel le chef est made.
Certes, le conjoint peut 'etre en institution (hopital, prison, etc.) mais une telle
augmentation laisse a penser que certains couples se desunissent sans formalite
ou pour le moins attendent longtemps avant de les entreprendre.
Vivre seul en ménage
En corollaire aux sections precedentes, on note que le nombre de menages
d'une seule personne d'apres les recensements est passé de 1 681 130 en 1981 a
1 934 705 en 1986 et a 2 297 060 en 1991 10. C'est en dix ans une augmentation de
18,7 % alors que la population de 15 ans et plus n'a augmente que de 8,5 %. Au
cours des cinq dernieres annees le nombre des personnes vivant seules s'est accru
de 362 355 unites. Les celibataires sont responsables de 40 % de l'augmentation
et les divorces du tiers (tableau 11).
Ces deux informations complementaires confirment que, depuis 1981, it s'est
produit au sein de la societe canadienne une forte augmentation de la propension
a la vie en ménage solitaire.
L'augmentation des ménages de celibataires a ete de 10,1 % entre 1981 et 1986
puis de 17,1 % de 1986 a 1991 (tableau 12). Celle des veufs et veuves de 15,5 %
dans le premier lustre puis de 14,2 % dans le second, et pour les divorce(e)s
l'augmentation dans les cinq premieres annees a ete de 41,6 % puis de 47,8 %
dans les cinq dernieres.
10
Statistique Canada. Recensement 1986: no 93-104 au catalogue, tableau 7. Recensement 1991:
n° 93-311 au catalogue.
— 31 —
Tableau 11. Changements dans le nombre des personnes vivant seules
selon leur etat civil (15 ans et plus)
Celibataires
Veufs(ves)
Divorces(es)
Sipares(es)
Maries(es)
Total
Accroissement
de
1986 a 1991
Accroissement
par rapport
a 1986 (en %)
Part de
l'accroissement
par rapport a
l'accroissement
total (en %)
140 520
91 135
121 525
2 700
6 470
362 355
17,1
14,2
47,8
0,2
19,0
18,7
38,8
25,2
33,5
0,7
1,8
100,0
Source: Recensements du Canada de 1986 et 1991. Tabulations speciales.
Tableau 12. Evolution du nombre de personnes par kat matrimonial et des
menages d'une seule personne par etat matrimonial
1991
1986
1981
Accroissement
Nombre
en %
Nombre
en oh
Ceibataires
Ménages de celibataires
5 255 100
746 450
5 425 280
822 200
3,2
10,1
5 705 860
962 720
5,2
17,1
Veufs(ves)
Menages de veufs(ves)
1 157 670
555 020
1 250 395
640 890
8,0
15,5
1 344 695
732 025
7,5
14,2
500 135
183 300
690 490
259 465
38,0
41,6
909 070
380 990
31,7
47,8
Divorces(es)
Ménages de divorces(es)
Source: Recensement du Canada, n° 93-310 au catalogue et documents non publies
Evidemment, au cours de ces 10 ans la structure selon l' etat civil de la
population s' est modifiee. Les celibataires de 15 ans et plus sont passes de
5 255 100 a 5 425 280 puis a 5 705 860, soit des augmentations successives de 3,2 %
puis de 5,2 %, bien inferieures a celles des ménages de ces celibataires
(tableau 12). Pour les veufs, les augmentations ont ete successivement de 8 %
puis de 7,5 %. Enfin, l'augmentation des divorces a ete d'abord de 38 % puis
de 31,7 %, beaucoup plus faible que celle des divorces en ménage solitaire.
Ces dernieres comparaisons confirment donc la premiere impression d'un
engouement pour la vie en ménage seul. Reste toutefois a lever l'hypothese du
changement de la structure par age puisque certaines periodes de la vie sont plus
propices que d'autres a l'etablissement. C'est ce que fait la standardisation. En
—
32
—
Tableau 13. Taux standardises de ménages de solitaires, par categorie matrimoniale
(sexes reunis), Canada, 1981, 1986 et 1991
✓ tat
1981
1986
1991
Celibataire
12,63
15,15
18,08
Veuf(ve)
48,16
51,25
56,92
Divorce(e)
36,04
37,58
41,90
8,73
9,71
10,26
matrimonial
Total
Source:
Recensements du Canada. Tabulations speciales. Calculs de l'au eur, standardisation par
la population de 1986.
utilisant la population de 1986 comme population type, par age et par etat
matrimonial (tableau 13), on constate pour tous les etats civils une tendance
tres nette. Pour les veufs et veuves le taux a augmente de 18 To ; pour les
divorcé(e)s de 16 % et les celibataires de 43 % par rapport a 1981.
Des calculs non reproduits ici montrent que, pour les celibataires, la reticence
A se mettre en ménage (par mariage ou union consensuelle) a affecte les personnes
de moins de 40 ans ; pour les divorcé(e)s, ce serait le groupe des 25-40 ans et
pour les veufs et veuves les 60 a 85 ans evidemment.
11 est rare que la modification d'un comportement social n'ait qu'une explication. Dans le groupe, des explications qui peuvent etre avancees, certaines
apparaissent plus plausibles que d'autres. Pour les jeunes celibataires, on peut
invoquer la possibilite deja mentionnee de rester plus longtemps dans le ménage
familial. Pour les plus vieux, (les veufs et les divorcé(e)s) it est possible que les
dispositions fiscales et les lois sur le partage des biens acquis au cours de l'union
rendent craintifs certaines personnes qui de plus en plus sont suffisamment a
l'aise pour conserver chacune leur ménage, meme si leur vie n'en n'est pas moins
de facto une vie conjugale avec un ou une partenaire.
Les unions consensuelles
Le recensement de 1991, pour la premiere fois, a demande aux individus de
declarer s'ils vivaient en union consensuelle. Lors des recensements de 1981 et
1986, le nombre des personnes vivant en union libre n'avait pu qu'etre estime
A partir de la relation entre les membres du ménage et la personne-repere. II est
d'ailleurs probable que les methodes d'estimation des recensements anterieurs
tendaient a sous-estimer le nombre des personnes vivant en union libre. Le
changement dans la methode de decompte de 1991 n'autorise cependant pas de
jeter des doutes serieux sur les estimations des recensements precedents puisque
les contr8les de declarations au recensement de 1991, effectues par les methodes
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utilisees anterieurement (relation avec la personne-repere), n'ont pas revele de
divergences majeures avec les reponses directes. Bien qu'en toute rigueur it y
ait discontinuite dans la serie, les comparaisons demeurent valables.
Le nombre des unions consensuelles s'elevait le jour du recensement a 725 950
(tableau 14). De 352 200 en 1981, it etait passé a 486 920 en 1986, ce qui representait une augmentation de 38,3 %. L'augmentation au cours des cinq dernieres
annees de 239 040 couples represente une augmentation plus importante de
49,1 %. C'est donc dire qu'il y a acceleration dans le choix de ce mode de vie
conjugale. En 1981, les unions libres representaient 6,3 % des couples, en 1986
ce pourcentage s'etait eleve a 8,3 %. Il est actuellement de 11,3 %. Autrement
dit, un couple sur 9 actuellement n'est pas legalement uni par le mariage. Ce
rapport etait de 1 sur 12 it y a cinq ans.
Les trois points de repere que sont les recensements de 1981, 1986 et 1991,
montrent que le phenomene n'a pas evolue de la meme maniere dans les differentes regions et territoires. En standardisant les taux par province et aux trois
dates pour eliminer les distorsions causees par la structure par age des populations et ses changements, apparaissent au tableau 15 les differences intrinseques.
Ce qui frappe en premier lieu est l'acceleration plus importante que ne le
laissent paraitre les chiffres bruts. Le taux de prevalence pour le Canada, qui
etait de 6,4 %, est passé a 13,5 go. L'augmentation en 10 ans de la propension
a vivre en union libre s'est donc accrue de 111 % et la plus grande partie de
l'accroissement s'est produite entre 1986 et 1991.
En second lieu, l'augmentation est sensiblement plus forte de 1981 a 1991 dans
l'Est du pays que dans l'Ouest. L'Est aurait effectue une sorte de rattrapage.
La troisieme observation serait le taux de prevalence exceptionnel du Quebec
de 21,7 %. La Colombie-Britannique, qui vient au second rang, n'a qu'un taux
de 13,5 %, en laissant hors de la comparaison les territoires.
Enfin, l'observation la plus intrigante est le faible taux de l'Ontario et la
progression tres faible au cours des cinq dernieres annees contrairement au reste
du Canada.
Puisque les unions consensuelles sont des unions de fait, le nombre des
hommes est en principe egal a celui des femmes, comme dans le cas des families
epoux-epousel 1 . Toutefois au sein de chaque genre, les distributions ne sont pas
les m'emes aux differents ages. Pour les deux sexes ce que l'on peut appeler le
II
Dans le cas des mules, it en va differemment. Le nombre pour chacun des sexes n'est pas le meme,
attendu que l'epoux peut ne pas etre present. Dans la mesure oil I'union consensuelle est proposee
comme un etat civil, certains repondants ont pu repondre qu'ils etaient en union libre, leur ami
ou amie &ant absent, ce qui a pu eventuellement influer sur les allocations lors de la certification
des donnees.
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- 36 taux de prevalence, c'est-a-dire le pourcentage des individus en union consensuelle
dans le groupe correspondant des vivant en couple, decroit avec Page puisque
le nombre des mules augmente du fait que ce ne sont que les generations recentes
a qui a ete offerte l'alternative entre ce mode de vie conjugale et le mariage
(tableau 14). On remarque toutefois que les proportions dans chaque groupe
d'age, entre 1986 et 1991, ont augmente tres sensiblement. Cela signifie que non
seulement dans les jeunes generations oh les celibataires dominent, ceux-ci optent
pour ce mode de vie, mais que dans les generations plus anciennes oh les divorces
et moindrement les veufs et les separes occupent une place importante, ceux-ci
aussi choisissent de plus en plus la vie en union libre de preference au remariage
(ou h la vie solitaire) 12. Par exemple en 1986, parmi les hommes de 40 a 50 ans
vivant en couple, 3,1 % etaient en union libre. En 1991 le pourcentage est de
8,7 010, nonobstant le fait qu'en 1986, 23 % des hommes de moins de 25 ans en
couple etaient en union libre et qu'en 1991 ce pourcentage s'eleve a 49,3 oh.
Qui vit en union consensuelle ?
L'union consensuelle est un mode de vie conjugale qui «sensu stricto» ne
modifie pas l'etat civil des partenaires. Aussi trouve-t-on dans les milliers de
couples qui vivent maritalement, toutes les combinaisons d'etat civil des hommes
et des femmes impliques. Le recensement de 1991 a permis de dresser un tableau
de la situation (tableau 16). Il ressort que, sans distinction d'age et pour les deux
sexes, la frequence des partenaires d'un certain etat civil, depend du nombre
de personnes de ce groupe. Ainsi, les celibataires etant les plus nombreux, ce
sont eux qui sont le plus representes, suivi des divorces, des separes et enfin des
veufs. Comme on pouvait s'y attendre, l'homogamie selon l'etat civil suit le
mime ordre, mais a un niveau plus bas. Ainsi, les couples de celibataires representent 51,1 % des unions, les couples de divorces 12,7 %. Quant aux couples
de separes et de veufs, ils forment respectivement 1,6 % et 0,9 % des 725 950
unions consensuelles.
Tableau 16. Nombre de personnes vivant en union consensuelle selon
l'etat civil legal, Canada, 1991
Hommes
Total
Celibataires
Separes
Veufs
Divorces
Femmes
Total
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Sep arees
Veuves
Divorcees
725 950
457 180
57 260
17 480
194 030
466 215
370 765
20 100
2 970
72 380
45 175
16 500
11 965
1 480
15 225
32 135
7 265
4 175
6 745
13 950
182 430
62 645
21 015
6 285
92 475
Source : Statistique Canada, Recensement 1991: donn6es non publiees.
12
Voir preeedemment "Menages d'une seule personne".
- 37 Comme c' est tres souvent le cas, la moyenne nationale masque des differences
assez importantes entre les provinces. Dans un tableau non reproduit dans ce
rapport, on remarque que les provinces les plus dissemblables sont l'Ontario
et le Quebec, et a un moindre degre, la Colombie-Britannique qui ressemble
quelque peu a l'Ontario. Les couples de celibataires representent 59 % des unions
libres au Quebec et seulement 41 % en Ontario. Par contre, les couples de deux
divorces representent plus de 15 % des unions libres en Ontario et seulement
un peu plus de 10 % au Quebec.
Comme les unions consensuelles de celibataires impliquent principalement
les jeunes adultes, l'importance de celles-ci au Quebec laisse a penser que, dans
cette province plus qu'ailleurs, on a tendance a commencer sa vie conjugale par
une union consensuelle . . . et a la poursuivre. En Ontario et en ColombieBritannique, les unions de fait unissent davantage des partenaires qui ont l'un
et l'autre connu rechec du mariage.
LA NUPTIALITE
Les taux de primo-nuptialite continuent nettement de faiblir annees apres
armee dans la jeune vingtaine, tant chez les hommes que chez les femmes, pour
s' accroltre dans la vingtaine avancee et au-dela. Cette observation generale
appelle deux remarques. La premiere est que 1' Age d'inflexion est moins net
depuis quelques annees (voir tableaux A2 et A3 de l'annexe). Pour les hommes,
revolution incertaine des taux se situe vers 25 et 26 ans et chez les femmes vers
23 et 24 ans. La seconde est que pour les hommes, la legere augmentation des
taux pourtant faibles de la trentaine semble s' attenuer. La persistance de ces
tendances signifie que sans aucun doute, la nuptialite des generations concernees
s'en ressentira A la baisse (voir figures 2A et 2B). On ne se trouve plus en presence
seulement d'un changement de calendrier, mais bien d'un flechissement de
rintensite. A titre d'exemple, en utilisant le tableau A2 on constate que la generation masculine de 1945, a 45 ans, a marie 910 de 1 000 garcons vivants a 17 ans
et qu'avant 27 ans, 718 avaient déjà convole. La generation 1964 aux memes
Ages n'en a vu se marier que 385. I1 faudrait qu'au cours des 19 prochaines annees
it s'en marie 525. Ce qui paraIt peu probable (voir a la rubrique des divorces
les relations entre la formation et dissolution des couples).
Les hesitations dans les tendances des taux par age se traduisent par les
variations annuelles desordonnees de l'indice synthetique, dont l' interpretation
devient impossible (voir Rapport 1991 sur la signification de l'I.S.N.). Chacune
des provinces est passible du meme commentaire (tableau 17) a l'exception des
deux plus populeuses (Quebec et Ontario) qui sont en meme temps celles qui
ont entre elles les indices les plus dissemblables. L'Ontario y apparait comme
une province aux moeurs tres traditionnelles avec des indices synthetiques tres
largement au-dessus de la moyenne nationale et le Quebec touche pour les
- 38 -
Figure 2A
Courbe de distribution des taux de nuptialite des celibataires, de
sexe masculin, Canada (quelques generations recentes)
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Age
Source: Tableau A3.
hommes un niveau qui n'est plus faible que pour les population autochtones
des Territoires du Nord-Ouest, moms enclines depuis toujours aux unions
legalisees.
L'annee 1990 n'a pas ete une armee oa les mariages ont ete particulierement
nombreux (tableau 18). Il est tres vraisemblable que les conditions economiques
particulierement mediocres aient exerce une influence a la baisse sur les intentions
- 39 Figure 2B
Courbe de distribution des taux de nuptialite des celibataires,
de sexe feminin, Canada (quelques generations recentes)
Taux (pour 10 000)
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Age
Source: Tableau A3.
d'etablissement. Les remariages ont d'ailleurs faibli plus que les premiers
mariages, ce qui semblerait obeir a une certaine logique dans la mesure oil dans
une conjoncture difficile, de futurs remaries peuvent etre morns impatients que
ceux qui se proposent de s' etablir pour une premiere fois.
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Source : Centre canadien d'information sur la sante, Rapp orts sur la sante, Mariages (annuel).
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44
LES DIVORCES
Le nombre des divorces a diminue en 1990. Il est passé de 80 716 a 78 152 en
1989, rejoignant le nombre de 1986. L'indice synthetique de divortialite presente
au tableau 19 resulte du cumul des divorces reduits, par duree de mariage jusqu'a
la 25e armee inclusivement. Il s'etablit a 3 827 pour 10000, ce qui pourrait
s'interpreter comme une legere baisse de la divortialite. Toutefois, l'examen des
taux ne laisse pas entrevoir de changement significatif. Si, de 1988 a 1989, ces
taux avaient tous fluctues A la hausse, de 1989 a 1990 ils ont a peu pres tous flechi.
Famille et divorce
Dans la grande majorite des cas, a la base d'une famille it y a un couple.
L'evolution du nombre des families depend donc, entre autres, de la vitesse avec
laquelle les couples se creent et celle avec laquelle ils sont detruits par le divorce
et par le aces d'un ou des conjoints. Hatons-nous de dire qu'en termes de
families it ne s'agit pas d'une comptabilite exacte, du fait que des families
survivent a chacun des evenements (families monoparentales) et que des families
se forment et disparaissent par unions consensuelles sans laisser de trace 13 .
Tableau 20. Relation entre les mariages de l'annee et les ruptures de
couples manes au cours de la menu armee,
Canada, 1960 et 1981-1990
Ann&
Marines
Deces de
personnes
mariees
1960
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
130338
190 082
188 360
184 675
185 597
184 086
175 518
182 151
187 778
190 640
187 738
64 553
83 603
85 099
84 748
84 925
87 252
88 763
88 848
90 901
89 746
88 997
Fraction des
mariages de
l'annee
annul&
par deces
49,5
44,0
45,2
45,9
45,8
47,4
50,6
48,8
48,4
47,1
47,4
Divorces
Fraction des
mariages de
Pannee
annules
par divorces
Fraction
totale des
mariages
de l'annee
annules
6 980
67 671
70 436
68 567
65 172
61 980
78 160
90 985
79 872
80 716
78 152
5,4
35,6
37,4
37,1
35,1
33,7
45,1
50,0
42,6
42,3
41,6
54,9
79,6
82,6
83,0
80,9
81,1
95,7
90,8
91,0
89,4
89,0
Source: Statistique Canada, publications de l'etat civil, Centre d information sur la sante.
13
Le recensement ne dresse de cinq ans en cinq ans que des bilans.
- 45 -
Vu la faible variation dans le nombre annuel des mariages (y compris les
remariages) les pointes de divortialite ont des effets negatifs importants sur
l'accroissement du nombre de families epoux-epouse de l' annee. De 1980 a 1985,
bon an mai an, pour 100 formations it y a eu environ 33 unions dissoutes par
divorce. Cette proportion est passee a 50 % en 1987 pour retomber a environ
40 % au cours des dernieres annees (tableau 20).
En additionnant au cours d'une armee les ruptures par deces et par divorce,
on constate depuis quelques annees que pour 10 formations de couples legaux,
neuf sont detruits. La comparaison avec une armee repere comme 1960, montre
clairement que la croissance des families dans la societe canadienne actuelle ne
peut etre que lente par rapport a ce qu' elle etait it y a trente ans, alors que chaque
armee a dix couples existants s'en ajoutaient de 4 a 5, et donc autant de families.
Comparaisons interprovinciales
Les demographes ont toujours etc reticents a faire des comparaisons
regionales dans le domaine de la divortialite. Tant que les personnes qui divorcaient ont encouru la reprobation sociale, elles ont eu une propension a faire
instruire leur proces dans une cours loin de leur environnement social et meme
Tableau 21. Taux de divortialite pour 100 000 personnes =rides de 15 a 60 ans,
Canada et provinces, 1990
Provinces
Terre-Neuve
Ile-du-Prince-Edouard
Nouvelle-Ecosse
Nouveau-Brunswick
Quebec
Ontario
Manitoba
Saskatchewan
Alberta
Colombie-Britannique
Moyenne simple des taux
provinciaux
Ecart-type
Coefficient de variation
(1)
Population de
15 a 60 ans
(2)
(3) = (1) ÷ (2)
973
268
2 347
1 643
19 405
28 183
2 677
2 277
9 314
9 649
224 665
47 947
345 680
280 965
2 772 325
4 055 850
414 475
367 735
1 042 295
1 295 770
433
559
679
584
700
695
646
549
894
745
Divorces
Taux
642
120
18,5
Source: Statistique Canada. Pour les divorces : donnees disponibles au Centre canadien d'infor-
mation sur la sante ; population : Division de la demographic, Section des estimations.
- 46 d' emigrer. Mais le temps oil Reno etait la capitale du divorce est loin et on peut
se risquer a des comparaisons elementaires entre les provinces, par exemple.
Malheureusement toutes les mesures sont insatisfaisantes en raison de la tres
grande mobilite fonciere des personnes au Canada. Mesure acceptable au niveau
national, les divorces reduits a l'effectif initial des mariages n'en constituent
pas une au niveau provincial. Devant calculer un taux ayant pour denominateur autant que possible les personnes a risque de divorcer, it serait bienvenu
de choisir les couples de moins de 60 ans par exemple. Comme dans un couple,
la plupart du temps, l'homme et la femme ont des ages differents, on a donc
opte pour l'ensemble des personnes mariees de moins de 60 ans en prenant pour
numerateur la somme des divorces rompant, une armee donnee, des unions de
moins de 35 ans. Cette demarche n'elimine pas les biais des migrations, ce qui
limite l'interpretation des observations.
D'apres le tableau 21, le rapport serait a son plus fort en Alberta. Le Quebec,
l'Ontario et la Colombie-Britannique seraient a egalite et les autres provinces
auraient des taux plus faibles. On ne peut manquer de faire la relation entre la
valeur de l'indice et le niveau d'urbanisation des provinces.
LA FECONDITE
Dans l'ensemble et au Quebec
Pendant que s'amenuisaient les taux de fecondite au cours des annees
soixante, nombreux ont ete les demographes qui ont cherche a comprendre le
phenomene imprevu du baby-boom qui avait entrave le cours de la transition
demographique. De nos jours encore, on teste dans differents pays les theories
seduisantes bien que contradictoires de Garry Becker, de Butz et Ward ou de
Easterlin, qui tentent d'expliquer les fluctuations a la hausse et a la baisse de
la fecondite et surtout de les prevoir. L' observation des quelques dernieres
dizaines d'annees montre que tous les pays du monde industrialise sont entres
un a un dans la phase post-transitionnelle dans laquelle la fecondite se situe aux
faibles niveaux que permet une contraception efficace. De moins en moins de
personnes ignorent que tres souvent, les fluctuations des indices du moment
quand elles sont faibles et qu'elles ne perdurent pas, ne font que traduire des
conjonctures demographiques particulieres sans influer sensiblement sur le
niveau reel de reproduction des generations. Ceci ne signifie nullement qu'il faille
cesser d'être attentif a ces fluctuations, puisqu' elles peuvent avoir un effet, meme
s'il est modere, sur les effectifs des cohortes qui s'elevent armee apres armee dans
la pyramide des ages.
Pour l'ensemble du Canada et pour une quatrieme armee consecutive, l'indice
synthetique s'est encore accru quelque peu. En se situant a 1,83, it atteint un
niveau perdu depuis 14 ans (1,83 en 1976) (tableau 22). Au cours de ces quatre
annees de «reprise» 6 provinces ont eu une progression constante et les autres
- 47 -
Tableau 22. Indice synthdtique de feconditd, Canada, provinces et territoires,
1987-1990
1990
Accroissement
1987-90
en %
1987
1988
1989
Terre-Neuve
1,5680
1,5074
1,5690
1,5470
-1,34
Ile-du-Prince-Edouard
1,8626
1,8748
1,8301
1,9234
3,26
Nouvelle-Ecosse
1,5915
1,6077
1,6640
1,7191
8,02
Nouveau-Brunswick
1,5608
1,5784
1,6110
1,6473
5,54
Quebec
1,4235
1,4830
1,6050
1,7193
20,78
Ontario
1,6839
1,7016
1,7699
1,8240
8,32
Manitoba
1,8769
1,8909
1,9634
1,9896
6,00
Saskatchewan
2,0383
2,0291
2,1107
2,1091
3,47
Alberta
1,8808
1,9191
1,9964
1,9832
5,44
Colombie-Britannique
1,7140
1,7571
1,7654
1,8074
5,45
Yukon
2,0050
2,1619
1,9808
2,2894
14,19
Territoires du Nord-Ouest
3,0498
3,1628
2,9750
3,1457
3,14
Canada
1,6571
1,6878
1,7624
1,8194
9,79
Province
Source : Statistique Canada. Statistique de l'etat civil, Naissances, no 82-003S no 14 au catalogue
(annuel), calculs effectues A la Division de la demographic.
n'ont eu un Leger flechissement qu'une seule armee, et de plus on compte parmi
elles les deux plus petites provinces et les deux territoires. C'est dire que la reprise
a affecte l' ensemble de la population canadienne. Le Quebec demeure la
province la plus remarquable. Tout en etant presque la derniere dans un
classement par rang, elle a eu regulierement le taux de croissance le plus Neve.
En trois ans, l'augmentation de l'indice a etc de 20,6% suivi de tres loin par
la seconde province, l'Ontario avec 8,77 %. ,)." 70
7)3 eh
Si l'indice synthetique represente, en mesure du moment, le nombre d' enfants
que mettraient au monde 1 000 femmes, on peut de maniere tangible evaluer
l'importance des changements qui se sont operes au Quebec par rapport au reste
du Canada depuis 1987.
- 48 -
Tableau 23. Naissances des 1 000 femmes de la cohorte fictive au Quebec
et dans le reste du Canada, 1987-1990
Quebec
Reste du Canada
Difference entre
Quebec et le reste
du Canada
Rang
1987
1990
1987
1990
1987
1990
1
668
837
724
821
— 56
16
2
500
596
614
634
—114
— 38
3
179
213
270
272
— 91
— 60
4
52
53
86
85
— 34
— 33
5+
24
21
44
43
— 20
— 22
1 423
1 720
1 738
1 855
— 315
—137
I.S.F.
Source: Donnies du tableau 24.
Certes, dans les deux populations, l'indice s'est eleve. En 1987 au Quebec,
it manquait 315 enfants pour rejoindre le nombre d'enfants nes de 1 000 femmes
dans les reste du pays (1 423 au Quebec et 1 738 dans l'ensemble des autres
provinces) (tableau 23). En 1990, la marge s'est considerablement reduite,
puisqu' il ne manque plus que 137 enfants pour atteindre les 1 855 enfants des
femmes du reste du Canada.
Le changement dans les indices de rang revele que ce sont les enfants de second
rang qui ont effectue le plus gros rattrapage : 76. Le deficit du Quebec est passe
de 114 a 38. En seconde place mais presqu'a equivalence viennent les enfants
de ter rang. Ceux-ci surpassent au Quebec ceux du reste du Canada de 16 alors
qu'ils creusaient le deficit de 56. Les enfants de troisieme rang n'ont effectue
que de faibles progres. En deficit de 91 en 1987, ils le sont encore de 60 en 1990.
Pour les enfants des rangs superieurs, la situation n'a pas change.
- 49 Une comparaison de l'evolution de la fecondite par mois des deux plus grandes
provinces est illustree A la figure 3. Apparait clairement depuis 1987 la reprise
de la fecondite quebecoise. L'attention est attiree par l'evolution au cours de
Pam& 1990. Alors qu'en Ontario il y a flechissement laissant augurer une
reduction des indices en 1991, rien de tel n'apparait dans les courbes du Quebec.
En 1991, il est probable que le Quebec aura encore une fecondite a la hausse
meme si le nombre des naissances devait marquer le pas.
La fecondite par age apporte egalement une information interessante sur les
comportements feconds du Quebec et du reste du Canada (tableau 24).
Pour les 15-19 ans les evolutions se sont faites dans des directions
opposees. Alors que depuis 1981, dans le reste du Canada elle
decline, au Quebec elle augmente et de maniere sensible depuis
1986.
Pour les 20-24 ans les deux populations ont des niveaux de fecondite
presque egaux en 1990, apres de nombreuses annees oil tout en
declinant l'un et l'autre, celui du Quebec etait tres inferieur. En
1990, il y a hausse dans les deux populations mais beaucoup plus
importante au Quebec.
La fecondite du groupe des 25-29 ans depuis 1982 etait plus faible
au Quebec que dans le reste du pays mais en 1990 elle devient superieure grace surtout a celle des rangs 1 et 2, nettement plus elevee
qu'ailleurs au Canada. Cependant, celle des niveaux 3 et au-dela
demeure inferieure et l'augmentation est faible.
Dans le groupe des 30-34 ans la fecondite s'est elevee constamment
depuis 1981 dans le reste du Canada, alors qu'elle a faibli au Quebec
jusqu'en 1987. L'augmentation depuis ne lui a pas permis de
rejoindre celle du reste du Canada et le meme schema est valide
pour le groupe plus age, mais a des niveaux plus faibles. Les progres
en cours les plus importants se situent aux rangs 1 et 2.
En conclusion, en 1990, l'augmentation de la fecondite demeure differentielle
A l'avantage du Quebec, mais elle est principalement encore due aux naissances
de rangs 1 et 2 et pour les Quebecoises de 20 a 34 ans principalement. Les
naissances de rang 3 jouent encore un role minime. Des donnees preliminaires
du Bureau de la Statistique du Quebec indiqueraient pour 1991 une augmentation de l'indice de rang 3 et un flechissement au niveau du rang 1. Si tel etait
le cas, le commentaire quelque peu humoristique du rapport 1991, a l'effet qu'il
faut bien avoir un premier enfant si on veut un jour en avoir un troisieme,
s'avererait pertinent. Tout se passerait commeAme mince fraction de la population
interessee a une famille nombreuse avait ete sensible aux incitatifs financiers
de la politique provinciale.
- 50 -
Figure 3A
Indice synthetique de rang, par mois, Ontario, 1980-1990
Rangs 1 a 4 et +
1,0
Tous rangs
2,3
0.9
2,2
0.8
2,1
Rang 1
,
V
I
2,0
Rang 2
••
Al
,
•
1,9
0.6
1,8
0,5
Tous rang
#4
1,7
r
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AI
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0,4
h'
0.3
1,6
Rang 3
0,2
1,5
Rang 4
0,1
1,4
1,3
1111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111 111111 1111111111111111111111111111111111111111111111111111111111
1980 '81
'82
'83
'84
'85
'86 '87
'88
'89
'90
'91
Source:Statistique Canada: Donnees non publiees de retat civil. Estimations de la
population (Division de la demographie). Calculs effectues par Pierre
Cholette, de la Division des services chronologiques (recherche et analyse).
- 51 -
Figure 3B
Indice synthetique de rang, par mois, Quebec, 1980-1990
2,3
Rangs 1 a 4 et +
1,0
2,2
0.9
Tous rangs
1
2,1
0.8
Rang 1
2,0
0.7
1,9
0.6
Rang 2
• •
•
V
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0.5
1,8
1.7
0.4
Tous rangs
.4
0,3
1,6
4
• `a
I
1,5
. 1,10171
_1w
0.2
Rang 3
1.3
0,1
Rang 4
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'85
'86 '87
'88
'89
'90
'91
Source:Statistique Canada: Donnees non publiees de l'etat civil. Estimations de la
population (Division de la demographie). Calculs effectues par Pierre
Cholette, de la Division des services chronologiques (recherche et analyse).
— 52 —
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- 54 -
Les naissances hors mariage
Un des traits marquants de la societe contemporaine est la dissociation qui
s'est produite entre la fecondite et la nuptialite". Comme it a ete signale dans
la section sur la famille, c'est a n'en pas douter l'augmentation des unions
consensuelles qui se trouve principalement a la base d'un phenomene qui a pris,
depuis les annees 1983-1984, des proportions tres importantes. Ce comportement
fecond n'est cependant pas le meme dans toutes les provinces, traduisant des
differences culturelles soit anciennes, soit en elaboration (figure 4).
On remarque d'emblee
- que le «faisceau» des courbes provinciales est beaucoup plus ouvert pour les
naissances de rangs Neves que pour les naissances de rangs 1 et 2;
- que pour tous les rangs le faisceau s'ouvre a mesure que les annees passent ;
- que les proportions au Quebec pour les rangs 1 et 2 montrent une progression
tres forte plagant de loin la province au ter rang tandis que celles de l'Ontario
ne progressent que faiblement laissant pour tous les rangs de naissance la
province nettement en derniere position ;
- que ce sont pour les naissances de rang 1 que le niveau moyen est le plus eleve
(il se situe vers les 30 % pour l'ensemble du Canada) alors que pour le rang 2
it se situe nettement plus bas (environ 12 %).
1$7o
Lereponse aux questions que posent chacune des ces observations serait
longue, mais le lecteur situera a la place qu'il convient les principaux facteurs
explicatifs a l'oeuvre
- un certain rejet differentiel selon les provinces de l'institution du mariage ;
- le mariage tardif apres une vie en union consensuelle feconde d'un premier
enfant ;
- un comportement plus traditionnel de la societe ontarienne.
- aux rangs 3 et 4 les provinces qui apparaissent en tete sont celles des Prairies
et on peut avancer que c'est la proportion plus elevee que dans les autres
provinces de metis et d'autochtones qui est responsable du phenomene.
Le lecteur devra garder en memoire qu'il est question de proportion de
naissances de meres non mariees et non d'une mesure de la fecondite par rang.
Aussi, si en Saskatchewan pres de 50 % des naissances de rang 3 et 4 sont le fait
de femmes non mariees, le taux de fecondite pour ce rang n'est que de l'ordre
de 9 pour 1 000.
14
Statistique Canada. La Conjuncture Demographique. Jean Dumas et Yves Peron : Mariage et
Vie Conjugale au Canada. Ottawa, 1992.
- 55 -
Figure 4
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par province, Canada, 1981-1990
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'88
Statistique Canada, Statistiques de retat civil, donnees non publiees.
'90
- 56 -
LES INTERRUPTIONS VOLONTAIRES DE GROSSESSE
Le Rapport de 1988 presentait en seconde partie une description de la situation
des Interruptions Volontaires de Grossesse (I. V.G.) au Canada et dans le monde.
Les donnees analysees les plus recentes etaient alors celles de 1986. Comme
depuis, la situation sur le plan legal a evolue au Canada, une mise a jour est
parue necessaire.
Jusqu'en 1988 les I. V.G. etaient regies par un amendement au code criminel
au chapitre de l'avortement. Cet amendement etait une derogation a la loi interdisant l'avortement. II n'autorisait certaines interruptions de grossesse que dans
des conditions tres precises par certains medecins dans des hopitaux accredites.
Ces avortements etaient qualifies de therapeutiques et devaient recevoir l'aval
de comites d'avortements therapeutiques.
En 1988 la Cour Supreme du Canada declara inconstitutionnelle la loi sur
l'avortement. Il s'en suivit le demantelement des comites, l'interruption volontaire de grossesse &ant decriminalisee. A l'heure actuelle, la situation juridique
est demeuree la meme puisqu'une nouvelle loi propos& et votee en mai 1990
n'a pu obtenir l'approbation de la Chambre haute. Ainsi vaudrait-il mieux parler
d'interruptions volontaires de grossesse pratiquees en milieu medical et de leurs
statistiques, I'adjectif therapeutique n'ayant plus la signification qu'il avait
naguere.
Quoiqu'il en soit, les hopitaux du pays ont continue comme par le passe a
faire parvenir a Statistique Canada les informations coutumieres sur les interruptions volontaires de grossesse, pratiquees dans leurs murs. Ces informations,
pour utiles qu'elles soient, ont toujours sous-estime le nombre exact, nombre
qui demeurera d'ailleurs probablement toujours inconnu.
La situation recente
Avant 1988, si on ne pouvait traiter que des avortements therapeutiques, au
moins pouvait-on le faire avec une certaine assurance. Les informations concernant
les caracteristiques demographiques des femmes etaient systematiquement transmises par les hopitaux qui procedaient aux interventions. Maintenant it est
difficile de tracer un tableau de la situation, attendu qu'une certaine incertitude
regne dans la collecte de l'information, perceptible dans la difficile coherence
entre les tableaux 25 et 26. Certaines informations sont manquantes et presentees
de maniere irreguliere, et ('information sur les actes pratiques en clinique,
reduites au seul nombre de cas. Ainsi les series chronologiques permettant de
suivre revolution dans le temps se trouvent perturbees. Au niveau national les
tableaux suivants donnent une information reduite mais relativement sure.
Le nombre total de 1990 du tableau 25 doit toutefois etre majore de 1 573
interventions pratiquees aux Etats-Unis. A noter que les declarations du pays
voisin sont faites sur une base volontaire et que 161tats seulement (limitrophes)
— 57 —
Tableau 25. Nombre d'interruptions volontaires de grossesse connues
par provinces, 1990
Province
En hOpitall
En clinique2
Total
63
81
8 920
10 200
1 051
1 129
21 921
525
51
I 952
542
23 358
41 424
3 580
1 336
6 621
12 647
142
335
92 513
462
51
1 871
542
14 438
31 224
2 529
1 336
6 621
11 518
142
335
71069•
Terre-Neuve
ile-du-Princetdouard
Nouvelle-Ecosse
Nouveau-Brunswick
Quebec
Ontario
Manitoba
Saskatchewan
Alberta
Colombie-Britannique
Yukon
Territoires du Nord-Ouest
Total
• Ajouter 23 non declares pour coherence avec tableau 26.
I Avortements therapeutiques. Centre d'information sur la sante.
2 Rapport sur la sante 1991, volume 3, no 4.
Source : Statistique Canada. Centre d'information sur la sante.
Tableau 26. Nombre d'interruptions volontaires de grossesse non clandestines
connues et taux pour 1 000 femmes de 13 a 44 ans,
Canada, 1971-1990
Annee
Avortements
therapeutiques
aux termer du
programme '
Avortements
pratiques aux
Etats-Unisl
Avortements
non
therapeutiques
pratiques
au Quebec2
1971
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
30 923
38 853
43 201
48 136
49 311
54 478
57 564
62 290
65 043
65 751
65 053
66 254
61 750
62 247
62 712
63 462
63 585
66 137
70 705
71 092
6 309
6 573
5 501
4 299
4 394
4 234
2 300
1 802
1 073
1644
2 651
4 311
3 983
3 631
2 798
2 612
2 757
1 939
1 551
1 573
486
1 823
2 879
5 348
5 151
5 714
5 794
6 284
4 391
3 561
3 681
4 934
5 192
7 327
Avortements
pratiques
dans
d'autres
provinces 3
14 117
Statist que Canada, Centre d'information sur la sante.
D'apres la Regie d'assurance-maladie du Quebec.
3 Comprennent 1 116 actes pratiques en C.L.S.C. au Quebec.
I
2
Total des
avortements
connus
Taux
d'interruption
volontaire de
grossesse
connue (pour
I 000 femmes
de 13.44 ans)
37 232
45 426
48 702
52 435
53 705
58 712
60 350
65 915
68 995
72 743
72 855
76 279
71 527
72 162
69 901
69 635
70 023
73010
77 448
94 109
7,3
8,7
9,1
9,6
9,5
10,2
10,3
11,0
11,4
11,8
11,6
12,1
11,2
11,2
10,8
10,7
10,7
11,0
11,6
14,0
- 58 -
ont fait parvenir des declarations. On note que ni le Massachusetts, ni la
Californie, ni la Floride, ne font partie des Etats declarants, Etats pourtant tres
frequentes par la population canadienne.
Le cas du Quebec
Bien avant que ne soit &du& inconstitutionnelle la loi sur l'avortement, le
Quebec ne la respectait pas et en plus des avortements pratiques dans les hopitaux
accredites, d'autres non clandestins etaient pratiques en cabinet par des medecins,
dans des cliniques, dans des centres de sante des femmes et dans certains
C.L.S.C. 15 . A part les interruptions volontaires de grossesse pratiquees dans
les C.L.S.C., la Regie d' assurance-maladie du Quebec peut tenir une comptabilite precise, grace aux feuillets que remplissent les medecins a chaque intervention puisque ceux-ci sont remuneres a Pacte. Le tableau 27 permet de juger
de la difference entre la comptabilite de la Regie de ('assurance-maladie du
Quebec et celle tenue en vertu du programme des avortements therapeutiques.
Tableau 27. Les interruptions volontaires de grossesse au Quebec, 1978-1990
Armee
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
Avortements therapeutiques scion la Regie 2
de l'assurance-maladie du Quebec
Nombre
d'avortements
therapeutiques
aux termes du
programme'
En
h8pital
En
cabinet
Total
(1)
(2)
(3)
(4)
Variation en %
par rapport
a l'annee
precedente
(5)
7 881
8 609
8 940
9 042
9 671
9 406
9 720
11 311
12 410
11 871
12 773
13 854
14 438
7 187
8 130
9 591
9 544
11 537
11 631
12 372
12 654
12 520
13 372
13 529
13 751
14 118
2 618
3 629
4 704
4 207
4 506
3 635
3 571
3 711
3 565
3 681
4 934
5 192
7 327
9 805
11 759
14 295
13 751
16 043
15 266
15 943
16 365
16 085
17 053
18 463
18 943
21 445
2,0
2,2
-3,8
1,7
- 4,8
0,4
2,6
-1,7
6,0
8,3
2,6
13,2
I Statistique Canada, Centre d'information sur la sante.
Regie de ('assurance-maladie du Quebec, documents fournis sur demande.
2
15
Centre Local de Services Communautaires - les medecins qui y pratiquent sont salaries et non
retribues a l'acte.
- 59 -
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— 60 —
On remarque qu'en 12 ans le nombre d'interruptions volontaires de grossesse
(sous-estime des interventions effectudes en C. L.S.C.) a progresse considerablement passant de 9 805 a 21445, soit une augmentation de 120 %. Cette
augmentation n'a pas ete reguliere, comme on peut le constater. A de fortes
augmentations d'une armee a l'autre ont succede parfois des reductions.
Comme dans toute analyse de faits demographiques, les nombres ne permettent
pas de mesurer la propension de la population a engendrer les evenements. Il
faut pour cela recourir aux taux et aux indices que l'on en derive. Dans ces cas
l'Indice Synthetique d'Avortement (I.S.A.) semble particulierement approprie.
Construit comme l'indice synthetique de fecondite, it indique le nombre d'avortements dont seraient responsables 1 000 femmes si au cours de leur vie feconde
elles avaient a chaque age les taux d'avortement des femmes presentes aux
differents ages cette annee-la. L' avantage d'un tel indice est de ne pas etre
influence par la structure par age de la population feminine. Le tableau 28
montre qu'au cours des dernieres annees l'indice a augmente tres sensiblement.
Toutes les fois que l'on utilise un indice synthetique comme mesure d'intensite,
la question de sa valeur d'indicateur se pose. Dans quelle mesure en effet cet
indice du moment reflete-t-il le comportement des cohortes reelles qui sont
impliquees ? Vu la brievete de la serie des donnees, on ne peut qu'avoir des
informations partielles. La generation pour laquelle l'information est la plus
complete est la generation 1963 (qui avait 15 ans en 1978). En sommant les taux
d'avortement des groupes d'age auxquels elle a appartenu, on peut se faire une
idee de l'intensite. Avec les chiffres du tableau 28, on obtient un indice de 174
pour 1 000. Autrement dit, 1 000 femmes de cette generation auraient ete
responsables de 174 avortements subis entre 15 et 27 ans.
En faisant l'hypothese d'une stabilite de la situation apres 1990 (ce qui est
une hypothese faible) on constate en faisant la meme operation que les generations
suivantes (1965 et 1967) ont de plus en plus recours a cette pratique puisque
l'indice s'eleve a 181, puis a 222 interruptions de grossesse avant 30 ans.
Note sur l'Ontario
C'est en Ontario que la majoration du nombre connu des interruptions
volontaires de grossesse par les interventions maintenant pratiquees en clinique
est la plus importante. Bien que probablement toutes les interruptions ne soient
pas encore comptabilisees, on peut effectuer une comparaison raisonnable avec
le Quebec. Comme on ne dispose que du nombre de cas, l'hypothese que la
distribution des interruptions volontaires de grossesse selon l'age de la femme
soit proche de celles pratiquees en hopital est soutenable 16. Apres repartition,
on peut calculer l'indice synthetique qui s'etablit a 537 pour 1 000 (calculs non
reproduits ici), une valeur plus elevee que celle du Quebec (411 au tableau 28).
16
En fait au Quebec, pour l'annee 1990, la distribution scion Page de la femme des interruptions volontaires de grossesse pratiquees en clinique est tres legerement differente de celles pratiquees en h8pital.
Les moms de 20 ans et les plus de 30 ans sont relativement legerement plus nombreuses en heopital.
- 61 -
Interruptions volontaires de grossesse et fecondite
On a montre en 1988 que la fecondite dans le Canada contemporain etait
insensible statistiquement a l'intensite de la pratique des interruptions volontaires
de grossesse, tant le role de la contraception est grand dans le contrale de la
fecondite. On peut rajouter l'observation recente que la Legere reprise de la
fecondite surtout observable en Ontario et au Quebec (voir Fecondite) est
concomitante avec l'accroissement de la pratique des interruptions volontaires
de grossesse, a moins que celles-ci ne soient simplement que mieux connues que
par le passé.
LA MORTALITE
L' esperance de vie a la naissance de 1990 est en progres sur celle de 1989,
davantage pour les hommes qui gagnent 31 centiemes d'annee que les femmes,
qui n'en gagnent que 25. L' augmentation de la vie moyenne notee depuis 1986
laisse a penser que pour le lustre 1986-1991 les gains auront ete de 1,16 an pour
les hommes et 1,08 an pour les femmes. Il se confirme que les progres sont donc
plus lents qu'au cours du lustre 1976-1981 et identiques a ceux de la periode
1981-1986. Mais pour le sexe feminin, au cours du lustre actuel, on a enregistre
des progres superieurs a ceux de la periode quinquennale precedente : 1,08 an
au lieu de 0,67 an (tableau 29).
II reste que depuis la periode 1976-1981, les gains masculins demeurent
superieurs aux gains feminins (figure 5).
Tableau 29. Estimation de l'esperance de vie a la naissance,
Canada et provinces, 1989 et 1990
Provinces
Terre-Neuve
fle-du-Prince-tdouard
Nouvelle- ✓cosse
Nouveau-Brunswick
Quebec
Ontario
Manitoba
Saskatchewan
Alberta
Colombie-Britannique
Canada
Femmes
Hommes
1989
1990
1989
1990
73,10
72,88
72,81
73,33
72,72
74,06
73,71
74,36
74,21
74,38
73,66
73,02
72,85
73,12
73,67
72,97
74,40
74,19
74,70
74,52
74,67
73,97
79,22
80,84
79,71
80,39
80,24
80,28
80,43
81,17
80,68
80,72
80,35
79,31
80,65
79,90
80,48
80,57
80,55
80,57
81,28
81,05
80,92
80,60
Source : Calculs effectues a la Div'sion de la cl6mographie, d'apres les donnees de l'etat civil.
- 62 -
Figure 5
Gains en esperance de vie a la naissance, par periodes
quinquennales, Canada, 1931-1991
Gains (en armee de vie)
3.0
2,5
2,0
1,5
1,0
0,5
0
1931-36 II
1941-46
1936-41
Source'
1951-56 II
1946-51
1956-61
1971-76 II
1961-66
1966 71
-
1976-81
1981-86
1986-91
Statistique Canada: Longetate et tables de mortalite chronologiques,
no 89-506 au catalogue et calculs de l'auteur pour les penodes recentes.
Allongement de la vie et causes de deces
Le siecle qui s'acheve aura ete marque par les progres les plus importants
jamais realises dans l'augmentation de la vie moyenne, tant dans les pays industrialises que dans les pays en voie de developpement. Par contre, on se perd
toujours en conjectures sur les gains en longevite potentielle qu'en a retire
l'espece humaine. Quoiqu' il en soit, l'augmentation de l'esperance de vie s'est
faite par la reduction, voire la suppression, de certaines causes de deces qui
decimaient tot dans la vie les generations d'autrefois. Aussi, tres vite s'est posee
la question de l'effet sur l'esperance de vie a la naissance de la reduction de
certaines maladies mortelles, et de celui qui resulterait de leur eventuelle totale
eradication. En meme temps se sont dessines, nettement differents, les deux
profits de survie, masculin et ferninin, creant une difference de plus en plus
importante, jusqu'a recemment, entre les esperances de vie de chacun des sexes.
La science a donc a la fois cherche a mesurer les effets de certaines causes de
deces et compare les comportements masculin et feminin. Les methodes d'estimation ont pendant tres longtemps ete insatisfaisantes et les controverses ont
de ce fait toujours laisse planer une certaine incertitude sur l'ampleur du role
joue par certaines causes de deces sur la longevite. Depuis une dizaine d'annees,
- 63 des methodes statistiques sont apparues a la suite des travaux J.H. Polard 17 qui
n'ont rencontre jusqu' a present aucune objection sur la valeur des conclusions
auxquelles les calculs menes selon elles conduisent. Un important travail
d'analyse de l'evolution de la mortalite est en cours a Statistique Canada et it
a ete juge opportun de livrer brievement deux resultats obtenus par Rheal
Lortie18.
Contribution de certaines causes de deces au gain en esperance
de vie I la naissance de 1976 1 1986
En vue d'eviter tout biais cause eventuellement par des differences de
methodes dans le calcul des tables de mortalite aux deux dates, l'auteur a d'abord
recalcule des tables par des methodes rigoureusement identiques. Il a selectionne
les causes de aces traditionnellement connues comme les plus meurtrieres afin
d'evaluer leur contribution aux gains realises dans l'intervalle. Il en est resulte
le tableau 30.
II y apparait en clair que si en 10 ans les hommes ont gagne 2,7 ans d'esperance
de vie, 1,7 a ete gagne par la reduction des deces causes par les maladies du
systeme circulatoire, soit 62 % du gain. II est aussi evident que ces gains se sont
concentres dans les ages relativement avances (50 ans et plus) ce qui n'a rien de
surprenant puisque c'est avec le vieillissement de l'organisme que les risques
d'accident vasculaires augmentent. La seconde observation concerne les deces
par cancers. On note que les gains en esperance de vie resultant de la lutte contre
le cancer sont nuls, voire meme negatifs. Enfin, que l'augmentation de l'esperance
de vie par la reduction des accidents mortels n'a pas ete negligeable (0,6 ans),
c'est-A-dire autant que l'ensemble des gains attribuables a toutes les autres causes
de aces reunies (a l'exception des maladies cardio-vasculaires).
L'esperance de vie feminine A la naissance a un peu moins progresse que celle
des hommes (approximativement 2 ans au lieu de 2,7). Cependant les gains sur
la mortalite par maladies du systeme circulatoire ont ete sensiblement les memes
que pour les hommes (1,5 an a comparer a 1,7 an). La lutte contre le cancer n'a
pas donne de meilleurs resultats que pour le sexe masculin et pour les autres
causes de deces, y compris les accidents, les gains ont ete plus faibles que pour
les hommes, ce qui ne doit pas surprendre puisque leur niveau etait déjà nettement
plus bas.
"The expectation of life and its relationship to mortality", dans : Journal of the Institute of
Actuaries, 1982, n° 109, pp. 225-240.
"Causes de aces et esperance de vie: quelques comparaisons internationales", dans : Mesure
et analyse de la mortalite (Vallin, D'souza et Palloni), I.N.E.D., Cahier n° 119, 1988, pp. 290-313.
"On the decomposition of changes in expectation of life and differentials in life expectancy",
dans : Demography, vol. 25, no. 2, May 1988, pp. 265-276.
18 Rheal Lortie est demographe a la Division de la demographic, Section des projections de
population.
17
—64—
Tableau 30. Contribution de chaque cause a la diff6rence entre l'esperance de vie
a Ia naissance des hommes et des femmes en 1976 et en 1986, Canada
Resultats en centiemes d'annees
Age
Maladies
de l'appareil
circulatoire
(390-459)
Tumeurs
(140-239)
Accidents
et effets
adverses
(E800-E999)
Autres
causes
Total
39
4
1
0
0
—0
—1
—1
—0
—2
5
5
5
6
3
—l
—5
—5
—0
59
22
41
8
6
4
11
10
4
3
5
11
21
22
26
27
22
23
13
12
1
270
100
33
2
1
1
0
0
0
2
2
3
4
3
3
2
1
—3
—4
—5
—7
38
19
34
5
5
2
2
3
1
5
7
7
10
Hommes
0-1
1-4
5-9
10-14
15-19
20-24
25-29
30-34
35-39
40-44
45-49
50-54
55-59
60-64
65-69
70-74
75-79
80-84
85+
Total
% du gain
1
0
—0
0
0
0
0
2
3
5
12
14
21
23
22
23
20
19
1
168
62
0
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1
1
1
1
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3
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1
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21
Femmes
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10-14
15-19
20-24
25-29
30-34
35-39
40-44
45-49
50-54
55-59
60-64
65-69
70-74
75-79
80-84
85+
Total
olo du gain
0
0
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1
2
3
4
6
7
13
19
21
27
30
14
146
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1
0
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1
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1
3
3
1
2
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2
2
2
2
1
2
1
1
0
0
0
—0
28
14
8
11
14
16
15
20
24
6
195
100
Source : Calculs effectues d'apres la methode des Nations Unies avec les donnees du Centre canadien
d'information sur Ia sante. Causes de aces pour les annees concernees.
- 65 -
Tableau 31. Contribution de chaque cause dans la difference entre l'esperance de
vie it la naissance des hommes et des femmes, Canada, 1976
Resuhats en centiernes d'annees
Age
Maladies
du systeme
circulatoire
causes
390-459
Tumeurs
causes
140-239
Accidents
et effets
adverses
causes
E800-E999
Autres
caus es
causes
Total
1
0
0
0
0
0
1
3
5
11
22
34
46
51
52
51
41
29
10
356
45,9
0
1
0
0
1
1
1
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15
21
24
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15
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111
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24
30
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16
19
17
16
10
153
19,7
23
7
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5
26
32
22
16
14
23
35
53
72
88
92
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80
61
28
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0-1
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5-9
10-14
15-19
20-24
25-29
30-34
35-39
40-44
45-49
50-54
55-59
60-64
65-69
70-74
75-79
80-84
85+
Total
Pourcentage
Source: Voir tableau 30.
Dans un second temps, l'auteur s'est attaché a la difference d'esperance de
vie entre les hommes et les femmes. Pour ce faire l'auteur a choisi l'annee 1976.
La difference entre les sexes etait alors de 7,8 ans a l'avantage des femmes. On
remarque au tableau 31 que pres de la moitie de cet avantage dont jouissaient
les femmes etait d0 a la surmortalite masculine par maladies du systeme circulatoire
(46 o/o) et 20 % a la surmortalite par accidents, et 14 % seulement par cancers.
Comme on a vu precedemment qu' entre 1976 et 1986 les gains en esperance de
vie grace aux victoires remportees sur les maladies du systeme circulatoire ont
ete a peu pres identiques pour les hommes et les femmes, on mesure le «retard»
qu'avaient accumule les hommes en 1976. On notera, a l'appui egalement de
ce qui a ete dit sur la question des accidents, que si les hommes ont gagne
beaucoup entre 1976 et 1986 c'est que par rapport aux femmes, ils accusaient
alors un deficit de 1,6 an.
- 66 Revue des principales causes
Maladies cardio vasculaires et cancers
-
Ces résumés resultant de longs calculs pour evaluer les progres de la lutte
contre la mort sont a rapprocher de quelques mesures plus elementaires que l'on
fait annuellement. La serie chronologique des taux standardises de aces par
maladies de l'appareil circulatoire montre qu'il y a decroissance, armee apres
armee, ce qui corrobore les resultats precedents. Mais une des consequences de
ce progres se lit dans l'augmentation de la probabilite de aces par cancer qui
resulte surtout du fait que les epargnes de (feces par les maladies cardiaques
deviennent a risque de deces par tumeurs. C'est pour cette raison que les taux
de mortalite par cette cause augmentent presque regulierement. En fait, s'il y
a progres dans la lutte contre les tumeurs, celui-ci n'apparait pas dans ce genre
d'analyse. Seule s'y marque la vitesse differentielle des progres dans la lutte
contre chacune des deux causes (tableau 32).
Les accidents de la route
Les taux qui s'etaient stabilises depuis le debut de la decennie quatre-vingt
aux alentours de 23 pour 100 000 pour les hommes et de 9 pour les femmes
semblent faiblir encore en 1990 (tableau 33). Notons a ce propos que la mortalite
analysee par cette methode a tendance a etre surestimee. En effet, beaucoup
d'accidents mortels impliquent des jeunes et dans le calcul des taux par age, le
denominateur aux ages de jeunes adultes est probablement trop faible en raison
du sous-denombrement important aux recensements des personnes de ce groupe
d'age.
Le SIDA
Que le SIDA soit une menace dans l'ensemble du monde et particulierement
dans certaines regions n'est pas un point mis en cause, mais au Canada si le
nombre des aces augmente chez les hommes, le rythme d'augmentation du
nombre des victimes ne s'accelere pas.
Cette augmentation qui avait eta de 25 % entre 1987 et 1988 et de 29 % de
1988 a 1989, n'a ate que de 15 % de 1989 a 1990. Pour la deuxieme armee, it
y a eu meme regression des aces feminins, puisqu'il y a eu 12 victimes de moins
en 1990 qu'en 1988. On compte egalement quelques victimes masculines de
moins chez les 15-29 ans. Toute l'augmentation se situe dans le groupe des
hommes de plus de 30 ans. On peut peut-etre voir la l'efficacite de la prophylaxie,
fortement encouragee chez les jeunes depuis quelques annees. Toutefois des don'lees d'une seule armee ne peuvent rendre compte d'un changement de tendance
pour une cause de aces si mal connue.
- 67 -
Tableau 32. Evolution de la mortalite par maladies du systeme circulatoire et
par tumeurs, selon le sexe, Canada 19694990 1
Annie
Maladies
du systeme
circulatoire2
Maladies
ischerniques
du coeur3
Maladies
cerebrovasculaires4
Tumeurs
et
cancers5
Hommes
1969
1970
1971
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
438,47
431,50
423,36
425,73
419,72
420,32
404,52
400,27
398,39
374,85
362,97
354,56
340,03
333,28
320,20
306,12
298,76
291,37
275,09
268,41
258,51
239,49
299,14
297,73
289,09
289,79
284,53
285,07
274,18
271,66
266,14
253,05
237,96
232,80
224,87
218,93
209,96
200,68
195,73
188,44
179,17
174,32
165,15
151,71
74,41
73,57
72,45
73,58
71,00
70,39
67,49
64,17
61,21
58,69
56,50
53,49
51,36
48,09
45,33
43,98
41,77
40,45
39,61
37,90
38,44
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169,37
173,73
175,32
177,02
178,25
175,70
179,32
178,57
182,40
182,87
183,52
183,25
187,67
185,37
183,82
Femmes
1969
1970
1971
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
I
363,54
351,71
342,54
341,65
335,05
332,95
318,28
309,05
298,59
289,00
278,88
277,09
263,16
259,87
247,29
239,43
233,61
230,55
216,41
211,94
203,25
191,57
204,35
200,24
192,24
191,55
190,07
190,05
178,17
174,28
169,11
164,90
151,93
150,92
143,52
141,57
133,93
131,70
125,74
124,51
117,74
113,78
108,10
102,71
90,58
87,32
86,41
86,31
81,73
81,81
79,46
74,45
69,92
66,12
64,85
61,87
59,65
57,13
54,02
50,98
49,98
49,67
46,24
46,40
45,10
41,68
132,30
134,77
134,83
137,49
135,88
136,40
136,71
136,80
139,19
142,22
142,40
142,60
143,53
141,71
141,82
Taux pour 100000 standardises sur la structure de la population canadienne de 1976.
2 Causes 390-459, 9` revision de la C.I.M.
3 Causes 410-414, 9e revision de la C.I.M.
4 Causes 430-438, 9e revision de la C.I.M.
5 Causes 140-239, 9 e revision de la C.I.M.
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Tableau 34. Odds attribues au V.I.H. (causes 042-044 de la C.I.M.) par grands
groupes d'age et par sexe, Canada, 1987-1989
Annie
1987
1988
1989
1990
Groupe d'age
Sexe
Hommes
Femmes
Hommes
Femmes
Hommes
Femmes
Hommes
Femmes
Total
0-14
15-29
30-44
45-59
60 +
1
5
2
3
3
2
3
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85
7
96
10
124
10
108
14
293
12
361
28
485
20
576
19
87
8
126
7
164
10
215
7
22
5
29
9
21
12
35
4
488
37
614
57
797
54
937
45
Source : Statistique Canada donnees non publiees disponibles au Centre d'information canadien
sur la sante.
LES MIGRATIONS INTERNATIONALES
Les comptes
Le compte definitif des immigrants regus en 1990 (214 230) a etc legerement
superieur (de 2064) aux comptes provisoires publics dans le rapport de 1991
(212 166). Aussi les donnees preliminaires de 1991 commentees dans ce present
rapport pourraient etre revisees quelque peu a la hausse. L'augmentation des
entrées en 1991 sur celles de 1990 montre que le Canada tente d'atteindre les
objectifs globaux fixes dans le plan d'immigration jusqu'en 1995, et qui
prevoyait, pour 1991, 220 000 entrées. Le tableau 35 montre comment s' etablit
la comptabilite de 1991 et le role joue par le traitement des dossiers en souffrance.
Tableau 35. Nombres d'immigrants prevus et d'immigrants regus
en 1991 par categories
Categoric
Famille
Refugies
Categories designees
Sous-total
Immigrants independants
Parents aides
liens d'affaires
Retraites
Total
Dossiers en retard
Total net de Penn&
Prevus par le plan
Recus
Difference
80 000
13 000
33 500
46 500
41 000
19 500
28 000
5 000
220 000
24 873
220 000
85 539
18 178
34 553
52 731
46 956
22 179
16 957
4 195
228 557
6 231
5 956
2 679
— 11 043
— 805
8 557
203 682
— 16 318
5 539
Source : Emploi et Immigration, Rapport annuel depose au Parlement, Nov. 1991, IM-094/10/91,
et Statistique de !'immigration, publication annuelle.
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Source: Emploi et Immigration Canada, Statis tique sur / 'imm igration 1 991.
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- 71 -
Le Canada, contrairement aux pays europeens, est avec les Etats-Unis,
l'Australie et la Nouvelle-Zelande un pays d'immigration. Depuis toujours,
it lui doit annuellement une partie de sa croissance. On remarque cependant
la figure 6 que si les effectifs des immigrants depuis la fin de la Seconde
Guerre mondiale passent continuellement par des crues et des etiages, les
fluctuations a la hausse n'entraInent plus le taux d'immigration vers des niveaux
comparables.
La nouvelle loi
Cependant, a mesure que le temps passe, la conjoncture demographique,
economique, politique et sociale, change a la fois dans le pays et dans le reste
du monde de sorte que les politiques doivent s'adapter pour concilier les besoins
avec les possibilites. Le Canada a modifie sa loi sur l'immigration en 1976 et
c'est sous cette loi que le pays vit encore aujourd'hui. Mais depuis son entrée
en vigueur, elle montre, annee apres annee, des inadaptations aux conditions
qui ont change relativement rapidement de sorte qu'un projet de loi (C-86) a
ete depose°, qui apres son entrée en vigueur regira differemment les entrées au
Canada. Pour l'instant le ministere de l'Emploi et de l'Immigration suit le
programme qui a eta elabore et accepte par le parlement 2° en 1990 et qui visait
des admissions de l'ordre de 220 000 immigrants pour 1991, puis de 250000 par
annee jusqu'en 1995 inclusivement. Ces niveaux d'immigration ont ete determines par consultation avec un nombre considerable d' intervenants sociaux et
economiques du pays. La composition des flux d'immigrants n'est pas soumise
a des quotas comme aux Etats-Unis, mais le pays tente d'atteindre les niveaux
qu'il a consideres souhaitables. Les principales considerations ont ete accordees,
dans le plan en vigueur, a la reunification familiale, a l'asile aux refugies et a
l'immigration fond& sur des motifs economiques. Cette derniere consideration
s'exprime clairement par l'augmentation des nombres d'entrees pr6vues a ce
poste qui devraient passer de 88 500 en 1991 a 112 000 en 1995, soit de 40 % a
45 % si le nombre des entrées atteint les objectify. Au cours des dernieres annees
(tableau 36) la tendance a l'augmentation de la categorie des refugies et des
categories designees a pour consequence la reduction de la proportion des autres
categories, malgre la tres forte augmentation des effectifs.
Quanta la nouvelle loi, elle classerait les differentes categories d'immigrants
en trois groupes qui auraient chacun des specificites. Le premier comprendrait
les membres de la famille immediate de personnes vivant au Canada (enfants
a charge, conjoints et fiancés), les personnes reconnues comme refugiees au sens
de la convention de Geneve par la Commission de l'immigration et du statut
Projet de loi C86. Loi modifiant la loi sur l'immigration et d'autres lois en consequence - Premiere
lecture le 16 juin 1992.
20
Rapport annuel depose au parlement, plan d'immigration, 1991-1995, Emploi et Immigration
Canada, 117-094/10/91.
19
- 72 -
Tableau 36. Immigration au Canada par categorie, 1981-1991
Categoric
de la
famille
1981
Refugies
Personnes
de categories
designees
Parents
aides
ai
Immigrants
independants
Total
Nbre
51017
go
39,7
810
0,6
14 169
11,0
17 590
13,7
45 032
35,0
128 618
100,0
1982
Nbre
%
49 980
41,3
1 791
1,5
15 134
12,5
11 948
9,9
42 294
34,9
12 147
100,0
1983
Nbre
%
48 698
54,6
4 100
4,6
9 867
11,1
4 997
5,6
21 495
24,1
89 157
100,0
1984
Nbre
%
43 814
49,7
5 625
6,4
9 717
11,0
8 167
9,3
20 916
23,7
88 239
100,0
1985
Nbre
Wo
38 514
45,7
6 080
7,2
10 680
12,7
7 396
8,8
21 632
25,7
84 302
100,0
1986
Nbre
%
42 197
42,5
6 490
6,5
12 657
12,8
5 890
5,9
31 985
32,2
99 219
100,0
1987
Nbre
go
53 598
35,2
7 473
4,9
14 092
9,3
12 283
8,1
64 652
42,5
152 098
100,0
1988
Nbre
go
51 331
31,7
8 741
5,4
18 095
11,2
15 567
9,6
68 195
42,1
161 929
100,0
1989
Nbre
Wo
60 774
31,7
10 210
5,3
26 794
14,0
21 520
11,2
72 703
37,9
192 001
100,0
1990
Nbre
go
73 457
34,3
11 398
5,3
28 291
13,2
23 393
10,9
77 691
36,3
214 230
100,0
1991
Nbre
°Jo
85 539
37,4
18 178
8,0
34 553
15,1
22 179
9,7
68 108
29,8
228 557
100,0
Source : Emploi et Immigration, Stadstique de !'immigration, publication annuelle.
de refugie, et les gens d'affaires, specialement les investisseurs. Les candidats
de ce groupe verraient leur demande trait& en priorite et aucune limite annuelle
fixe ne serait imposee. Seuls entreraient en compte les criteres
Le nombre des entrées des deuxieme et troisieme groupes serait assujetti
une limite definie dans le plan d'immigration, plus rigoureuse pour le troisieme
que pour le second. Dans le second on trouve les parents et grands-parents de
residents au Canada - des refugies parraines par le gouvernement ou des
particuliers - des requerants d'un emploi reserve, travaillant a leur compte des personnes admises au pays pour des raisons d'interet public. Enfin le troisieme
comprendrait les immigrants independants, les personnes en demande dans des
professions designees et des entrepreneurs qualifies.
21
Voir document de fond inclus dans le communiqué de juin 1992. Emploi et Immigration,
n° Mc-P(11-85)F au catalogue.
- 73 -
On note, dans ]'esprit du legislateur, le soucis d'une immigration profitable
A l'economie du pays et une volonte tres nette d'être a la fois expeditif et vigilant
dans le traitement des dossiers des refugies. Ceux-ci, en raison de la loi actuelle
et des procedures qu'elle entraine, peuvent en effet resider longtemps au Canada
au frais de l'Etat, ce qui accroit leurs probabilites d'obtenir un jour le statut
d'immigrant recu.
Le probleme des refugies est devenu depuis plusieurs annees d'une acuite
considerable22. D'une part, la pression du tiers-monde sur les pays industrialises
ne cesse de s'accroitre pour des raisons d'ordre demographique, economique
et politique. D'autre part, les pays europeens sont pratiquement fermes a l'immigration en tant que telle et les pays dits de peuplement (Canada, Etats-Unis et
Australie) considerent leurs capacites d' absorption sans commune mesure avec
l'offre des pays sous-developpes. II en resulte quill est attirant d'etre reconnu
comme refugie aux termes de la convention de Geneve, aupres des pays signataires (et c'est pour cela que les demandes de refugies sont aussi nombreuses
dans les pays europeens egalement) et explique qu'au Canada le nombre et la
proportion des refugies et des personnes de la classe designee ne cessent ]'une
et l'autre de croitre depuis dix ans (tableau 36). L' ensemble de ces deux classes
est passé de 15 000 a 52 000.
Origine et destination des immigrants
L'origine des immigrants a peu varie en 1991 par rapport a l'annee precedente
(tableau 37). Toutefois, on note une reduction dans les arrivees de Hong Kong
et une augmentation du nombre des Chinois de Chine continentale. II s'agit sans
doute d'une consequence de la repression de Pekin, puisque la difference en
nombre est grande entre les nes en Chine et les arrivants de Chine. On note une
augmentation substantielle des immigrants du Salvador, du Sri Lanka, de l'Iran,
de la Somalie, du Guatemala et du Nicaragua. Ces augmentations sont dues aux
refugies de ces pays. Sur les 19 425 de tousles refugies reconnus comme tels par
la Commission, 13 150 venaient de ces pays, soit 68 Wo.
Les immigrants en provenance de l'ancien bloc sovietique et de ]'Europe de
l'Est (Pologne exceptee) n'etaient pas plus nombreux en 1990 qu'en 1989.
L'explication n'est pas evidente, car au moment de la desintegration de ]'empire
sovietique, nombreux ont ete ceux qui ont cru a un deferlement d'emigrants sur
les pays du monde occidental, parce qu'ils presentaient des niveaux de vie beaucoup
plus eleves. A noter que les pays europeens, a ]'exception de l'Allemagne,
pourtant contigus, ne font que commencer a etre perturbes par des entrées
importantes. Cela confirme que les phenomenes migratoires n'ont pas le
simplisme dont on est pret a les crediter, dans l' ignorance ou la mesestimation
des difficultes et des obstacles que doivent affronter les migrants, de meme que
22
Voir le Rapport sur Pew de la population du Canada, 1991. "Revue des principaux courants
migratoires dans le monde depuis la Seconde Guerre mondiale".
- 74 -
Tableau 37. Pays d'oil ont 6te reps plus de 1 000 immigrants soit en 1989,
1990 ou en 1991
Pays de naissance
Chine
Hong Kong
Pologne
Inde
Philippines
Liban
Viet-nam
El Salvador
Sri Lanka
Iran
Royaume-Uni
Etats-Unis
Portugal
Jamaique
Taiwan
Guyane
Somalie
Trinite-et-Tobago
Haiti
Pakistan
France
Col* du Sud
Roumanie
Ethiopic
U.R.S.S.
Guatemala
Egypte
Yougoslavie
Chili
Syrie
Fidji
Maroc
Allemagne de l'Ouest
Peron
Nicaragua
Malaisie
Afghanistan
Israel
Mexique
Ghana
Bangladesh
Turquie
Iraq
Afrique du Sud
Tchecoslovaquie
Hongrie
Kenya
Italie
Irlande
Les Acores
Singapour
Kampuchea
Total
1989
1990
1991 1
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15 694
16 042
10 738
11 907
6 927
9 581
2 933
2 728
4 301
7 338
5 814
5 094
4 008
3 185
3 376
444
3 010
2 393
2 039
2 128
3 008
2 213
2 309
2 177
774
1 757
2 073
1 044
1 482
736
1 182
1 951
1 677
716
2 424
1 031
1 296
1 029
453
377
608
1 123
1 413
1 156
1 031
1 344
1 204
1 308
2 754
1 221
1 720
14 193
23 134
16 536
12 572
12 590
12 954
9 175
4 375
3 430
3 975
6 692
5 067
5 405
5 017
3 549
2 888
1 141
2 809
2 387
2 138
1 996
2 080
2 968
2 421
2 819
1 032
2 521
959
315
859
149
482
550
380
717
964
992
371
203
481
603
866
811
999
1 397
824
1 045
1 066
793
2 244
821
721
20 544
16 352
15 701
14 238
12 580
12 163
8 867
7 098
7 034
6 508
6 355
5 236
5 171
5 089
4 225
3 351
3 194
2 960
2 843
2 755
2 613
2 593
2 587
2 561
2 415
2 134
930
828
773
687
575
559
541
525
501
389
388
143
142
138
102
045
991
947
834
778
772
770
636
633
633
511
173 272
195 476
207 938
1 Donnees provisoires.
Source : Emploi et Immigration, Statistique de !'immigration, publication annuelle.
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Source : Emp loi et Immigration, Stat ist ique de ['imm igration, publication annuelle.
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- 77 -
de la robustesse des racines qui ancrent les titres dans leur pays. Toutefois, la
persistance de grosses differences de standards de vie, un jour ou l'autre,
augmentera rinteret pour la migration. Celle-ci s'accommodera des politiques
en vigueur, des tolerances et des amnisties. 23
D'une maniere generale les Asie du Sud, de l'Est et du Sud-Est demeurent
les regions d'oit proviennent la fraction la plus importante des immigrants au
Canada (42 %) (tableau 38).
En 1990, on ne note pas de changements dans les provinces de destination
(tableau 39). Toutefois, la fraction qui rejoint le Quebec augmente regulierement
depuis 1988, alors que celle de l'Ontario flechit quelque peu. I1 n' en reste pas
moins qu'a l'exception de la Colombie-Britannique et de !'Alberta, les autres
provinces n'attirent que tres peu d'immigrants, y compris les refugies. Le
phenomene n'a rien de surprenant puisque la migration, quelle que soit rechelle
geographique consideree, et quelle que soit la region ou elle se produit, est
presque toujours urbaine. La tendance a la concentration demeure un phenomene universel. A ce sujet on prendra note que la prochaine loi sur l'immigration
tentera d'implanter, au moins temporairement, dans des regions en perte de
vitesse demographique, certaines categories de gens desireux de s'installer au
Canada, par une sorte de contrat etabli entre eux et le Gouvernement canadien.
Les immigrants et le marche du travail
ete
souligne plus haut et a d'autres occasions 24 le point de vue
Comme it a
economique, d'une maniere directe ou indirecte, est au coeur de la problematique des migrations. Aussi, le marche du travail est-il sensible a court terme
a !'importance des flux d'entree. Le tableau 40 montre de maniere sommaire
le role joue par !'immigration dans revolution de la population active. faut
se garder de tenter une mesure exacte des effets pour plusieurs raisons. Parmi
les plus importantes i1 faut signaler que, de la part des immigrants, l'appartenance future au marche du travail est une intention et surtout le fait qu'appartenir a la population active depend de la conjoncture economique puisqu'en
periode de recession des individus se retirent de la population active, ce qui risque
dans un calcul trop simple d'exagerer le role de l'immigration dans la maind'oeuvre. Aussi it serait abusif, par exemple, de dire d'apres le tableau 40 qu' en
1985 l'accroissement de la population active a ete a 18 % due a l'immigration.
Toutefois, rannee 1990 donne un exemple des difficult& a court terme d'adapter
economie et immigration.
23 Les phenomenes ethnopolitiques recents dans les Balkans ont déjà eu des repercussions tres
importantes sur la migration des refugies en Europe et en auront inevitablement au Canada dans
l'avenir immediat.
24 Voir Rapport sur Petat de la population du Canada, 1991, deuxieme parde. "Revue des principaux
courants migratoires dans le monde depuis la Seconde Guerre mondiale".
- 78 -
Tableau 40. Relation entre la population active et les immigrants destines
au marche du travail (en milliers)
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12 746
13 011
13 275
13 503
13 681
13 757
214
265
264
228
178
76
38,5
48,2
76,7
98,2
114,1
I Moyenne de 12 mois.
Source : Statistique Canada, Statistiques chronologiques sur la population active, n° 71-201 au
catalogue, et Emploi et Immigration, Statistique de /'immigration.
L'immigration en provenance de beaucoup de pays est surmasculine, mais
de certains le Canada recoit plus de femmes que d'hommes (tableau 41). Dans
bien des cas, une faible difference entre les effectifs masculins et feminins est
aleatoire, mais lorsque la difference est forte, die peut avoir pour raison, soit
des competences plus marquees d'un sexe par rapport a l'autre, ou une
«demande» differentielle. Dans le cas de la surfeminite, on reconnait les courants
traditionnels de la main-d'oeuvre feminine comme personnel domestique
(Philippines et Caraibes).
Tableau 41. Rapport de masculinite de la population immigrante
de quelques pays, Canada, 1991
Population immigrante
Hommes
Femmes
Rapport de
masculinite
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3 011
1 267
748
1 345
758
1 598
5 668
6 928
1 989
4 845
2 315
1 052
1 319
4 884
1 4324
1 154
7 852
2 585
1 095
593
995
390
1 508
4 956
5 534
1 486
4 236
1 975
1 303
1 532
7 158
1 4937
1 210
111,1
116,5
115,7
126,0
135,2
194,4
105,9
114,4
125,2
133,8
114,4
117,0
80,7
86,1
68,2
95,9
95,4
Pays
Pologne
Portugal
Egypte
Maroc
Ethiopie
Somalie
Sri Lanka
Inde
Liban
Iran
V iet-nam
Salvador
Haiti
Trinite-et-Tobago
Philippines
Hong Kong
U.R.S.S.
Source : Emploi et Immigration Canada, Statistique de !'immigration, publication annuelle.
- 79 -
LES MIGRATIONS INTERNES
Les nombres definitifs des mouvements internes interprovinciaux prennent du
temps a etablir, attendu qu'ils ont ete estimes jusqu'a maintenant h partir de deux
sources qui ne sont pas disponibles au meme moment : le fichier des allocations
familiales et celui de Pimp& sur le revenu. II en resulte que les donnees provisoires
sont parfois eloignees des estimations finales. Ainsi le lecteur notera au tableau 42
que les donnees de 1989 avaient de beaucoup sous-estime a la fois les pertes de
Terre-Neuve, du Quebec, de ('Ontario, du Manitoba et de la Saskatchewan et
du meme coup les gains de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.
Pour 1991, on estime temporairement les mouvements migratoires interprovinciaux a 357 978, un chiffre sensiblement plus faible que celui de 1990. Les
periodes de recession se marquent generalement, parfois avec un decalage, par
un ralentissement de la mobilite. Ce fut le cas au cours des annees 1983-1984 et
1985, ou les mouvements s' etaient reduits a 275 000. Evidemment si les flux interprovinciaux sont influences par la situation economique qui prevaut dans les
provinces qui echangent, it faut aussi penser qu'il existe toujours des mouvements
qui ont des origines d'une autre nature, souvent causees par le simple voisinage.
Dans l'ensemble, les flux de 1991 ne presentent pas d'originalite par rapport
a ceux de 1990. Au jeu des echanges, pratiquement toutes les provinces de l'Est
et du Centre perdent au profit des deux de l'extreme Ouest, l'Alberta et la
Colombie-Britannique, avec un considerable avantage pour cette derniere.
Parmi les 144 flux interprovinciaux, quelques-uns seulement meritent une
attention.
L' intensite des echanges Quebec-Ontario se serait reduite (44 900 mouvements
au lieu de 50 100) et le solde negatif du Quebec dans la relation se serait legerement accru de 1 500 personnes. Laissant certains doutes, les pertes de l'Ontario
au profit de l'Alberta et de la Colombie-Britannique auraient ete moindres en
1991 qu'elles ne l'avaient ete en 1990 (16932 au lieu de 21 390). Des 30 000
personnes qui ont quitte la Saskatchewan, la moitie sont allees s'etablir en
Alberta et un cinquieme en Colombie-Britannique (tableau 43).
Le bilan de 22 annees (tableau 42) montre qu' incontestablement la Colombie
est la province qui de beaucoup gagne le plus (414084) et que c'est le Quebec
qui encourt les deficits les plus severes (415 000 personnes), bien que les taux
d' immigration de l'une soient beaucoup plus importants que les taux d'emigration
de l'autre. Avec des periodes fortes et d'autres qui le furent moins, l'Ontario
n' a, somme toute, effectue que des gains modestes (158 000). Cette constatation
est a premiere vue surprenante, attendu que dans la comptabilite demographique
on a souligne le caractere attractif de cette province. Cela vient de ce que la
province tire avantage des migrations internationales. Elle attire regulierement
la moitie des entrées. Hormis le Quebec, les provinces chroniquement perdantes
(Terre-Neuve, Manitoba, Saskatchewan et a un moindre degre les provinces
maritimes) sont les provinces faiblement industrialisees.
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Source : Statistique Canada, Division de la demographie, Section des estimations demographiques.
T. N. -O.
— 81 —
Annexes
- 84 -
Tableau Al. Comptabilite demographique des provinces et territoires,
1972-1992 (nombre en milliers)
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22 883,9
23 158,4
23 417,4
23644,5
23911,9
24221,3
24 483,4
24 705,7
24 895,8
25090,4
25 274,0
25 492,9
25 785,8
26 097,7
26 452,1
26840,9
27 243,0
232,8
292,9
333,4
315,2
274,5
259,0
227,1
267,4
309,4
262,1
222,3
190,1
194,6
183,6
218,9
292,9
311,9
354,4
388,8
402,1
10,7
13,3
15,0
14,0
12,0
11,2
9,7
11,3
12,9
10,8
9,1
7,7
7,8
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8,7
11,5
12,1
13,5
14,7
15,0
347,3
343,4
350,7
359,3
360,0
361,4
358,9
366,1
370,7
371,3
373,1
373,7
377,0
375,7
372,9
369,7
376,8
392,7
405,5
411,9
162,4
164,0
166,8
167,4
167,0
167,5
168,2
168,2
171,5
171,0
174,4
174,5
175,7
181,3
184,2
185,0
190,0
191,0
191,7
196,1
184,9
179,4
183,9
191,9
193,0
193,9
190,7
197,9
199,2
200,3
198,7
199,2
201,3
194,4
188,7
184,7
186,8
201,7
213,8
215,8
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1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
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113,5
149,5
123,3
81,5
65,1
36,4
69,5
110,2
61,8
23,6
- 9,1
-6,7
- 10,8
30,2
108,2
125,1
152,7
175,0
186,3
Terre-Neuve
527,2
534,4
539,8
546,4
554,8
559,0
561,3
563,3
564,6
567,2
566,0
569,9
571,9
571,1
568,7
567,5
567,4
569,3
571,0
571,8
574,2
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5,4
6,6
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1,9
2,5
0,8
2,4
Voir notes 'a la fin du tableau.
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12,2
15,4
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1992
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14,7
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- 5,8
- 7,3
-5,8
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- 2,0
- 1,2
- 2,9
- 1,5
- 85 -
Tableau Al. Comptabilite demographique des provinces et territoires,
1972-1992 (nombre en milliers) - suite
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1991
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122,5
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862,0
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906,1
Voir notes a la fin du tableau.
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1988
1989
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1991
1992
LA
Nouvelle-Losse
- 86 -
Tableau Al. Comptabilite demographique des provinces et territoires,
1972-1992 (nombre en milliers) - suite
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Populatalon'
Accroissement
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-
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Accroissement
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1988
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1990
1991
1992
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3,7
1,0
0,3
2,3
2,9
4,3
4,5
1,9
8,3
12,0
14,6
19,8
11,7
7,6
4,8
5,4
2,6
- 0,6
7,5
7,6
5,2
1,4
0,4
3,2
4,1
6,0
6,2
2,6
11,8
11,4
11,4
11,8
12,1
11,5
10,8
10,8
10,6
10,5
10,5
10,5
10,4
10,1
9,8
9,6
9,6
9,7
9,8
9,9
5,0
5,1
5,2
5,1
5,2
5,2
5,2
5,2
5,3
5,1
5,2
5,2
5,3
5,2
5,5
5,4
5,5
5,5
5,4
5,6
6,8
6,3
6,2
6,7
6,9
6,3
5,6
5,7
5,3
5,4
5,3
5,3
5,1
4,9
4,3
4,2
4,1
4,2
4,4
4,3
10,7
9,9
9,6
10,1
10,2
9,3
8,2
8,2
7,7
7,7
7,6
7,6
7,2
6,9
6,1
5,9
5,7
5,8
6,1
5,9
- 1,5
1,4
3,3
6,4
1,0
- 1,1
- 2,3
- 2,0
-3,5
- 5,8
- 0,1
- 0,0
- 1,4
- 3,9
- 4,0
-1,9
- 1,2
0,1
0,1
- 2,4
41,3
41,4
42,8
50,2
50,4
52,2
52,6
55,3
53,9
52,6
47,3
43,9
43,4
40,6
37,7
36,2
38,8
44,1
49,7
51,4
6,8
6,8
7,0
8,2
8,1
8,3
8,4
8,8
8,5
8,2
7,3
6,8
6,7
6,2
5,8
5,5
5,9
6,6
7,3
7,5
- 16,6
- 2,7
9,7
5,7
1,1
-29,6
-22,0
- 11,6
-0,9
- 15,2
-32,5
-28,5
- 21,4
- 15,1
2,7
14,2
14,4
21,0
26,0
31,2
Quebec
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
6039,7
6 064,4
6 103,1
6 155,6
6 211,5
6263,0
6285,6
6316,2
6359,9
6 412,9
6450,3
6465,1
6 480,5
6 502,5
6 528,0
6 568,4
6618,8
6 672,0
6 737,1
6 812,8
6 895,4
24,7
38,7
52,5
55,9
51,5
22,6
30,6
43,7
53,0
37,4
14,8
15,4
22,0
25,5
40,4
50,4
53,2
65,1
75,7
82,6
Voir notes a la fin du tableau.
4,1
6,4
8,6
9,1
8,3
3,6
4,9
6,9
8,3
5,8
2,3
2,4
3,4
3,9
6,2
7,7
8,0
9,7
11,2
12,2
83,6
84,1
85,6
93,0
93,0
95,7
96,2
98,6
97,4
95,3
90,8
88,2
87,8
86,3
84,6
83,8
86,6
92,4
98,1
100,2
42,3
42,7
42,8
42,8
42,6
43,5
43,6
43,3
43,5
42,7
43,5
44,3
44,4
45,7
46,9
47,6
47,8
48,3
48,4
48,8
- 87 -
Tableau Al. Comptabilite demogmphique des provinces et territoires,
1972-1992 (nombre en milliers) - suite
Ann&
Populatalon'
Accroissement
total
_ Taw(
, „,.,,,
v * ' wv
Nais-
sances2
Deces2
Accroissement
nature!
Tam
p. 1 000
Migration
nette3
Ontario
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
7 769,3
7 870,1
7 996,4
8 124,9
8 228,8
8 314,6
8 407,9
8 475,4
8 539,8
8 599,7
8 663,8
8 761,2
8 859,8
8 969,2
9 072,2
9 201,2
9 371,4
9 524,8
9 683,7
9 846,1
10018,9
100,8
126,3
128,5
103,9
85,8
93,3
67,5
64,4
59,9
64,1
97,4
98,6
109,4
103,0
129,0
170,2
153,4
158,9
162,4
192,8
13,0
16,0
16,1
12,8
10,4
11,2
8,0
7,6
7,0
7,5
11,2
11,3
12,3
11,5
14,2
18,5
16,4
16,5
16,8
17,6
125,1
123,8
124,2
125,7
122,5
122,8
121,0
121,7
123,3
122,2
124,9
126,8
131,3
132,2
133,9
134,6
138,1
145,3
150,9
153,8
58,9
59,9
60,6
60,5
61,2
61,4
61,1
61,5
62,7
62,8
63,7
64,5
64,7
66,7
67,9
68,1
70,7
70,9
70,6
72,9
66,2
63,9
63,7
65,2
61,3
61,3
59,8
60,2
60,6
59,3
61,2
62,3
66,6
65,5
66,0
66,5
67,4
74,4
80,3
80,9
8,5
8,1
8,0
8,0
7,4
7,4
7,1
7,1
7,1
6,9
7,1
7,1
7,5
7,3
7,3
7,2
7,2
7,7
8,3
8,2
34,6
62,4
64,8
38,7
24,5
32,0
7,7
4,2
- 0,7
4,8
36,2
36,3
42,8
37,5
63,0
103,7
86,0
84,5
82,1
91,9
9,2
8,8
8,9
8,8
8,7
8,5
8,1
8,0
7,6
7,4
7,6
8,1
8,4
8,3
8,1
8,2
7,9
8,5
8,5
8,4
9,3
8,8
8,9
8,7
8,6
8,3
7,9
7,8
7,4
7,3
7,4
7,8
8,0
7,9
7,6
7,7
7,3
8,1
7,8
7,7
- 5,9
1,0
- 1,2
- 0,4
- 2,5
- 2,7
- 10,5
- 12,8
- 7,2
- 1,4
3,8
2,0
1,3
- 0,9
- 1,5
- 1,7
- 5,3
- 6,0
- 4,9
- 4,0
Manitoba
—0%0%N%0'0
1
(4 ,4 ,44
Voir notes a la fin du tableau.
1
3,3
9,8
7,7
8,4
6,2
5,8
- 2,4
- 4,8
0,4
6,0
11,4
10,1
9,7
7,4
6,6
6,5
2,6
2,5
3,6
4,4
encnt.-en--.I.-.ene-.1. as--. NN OCV 0.1enen0
989,0
992,3
1 002,1
1 009,8
1 018,2
1 024,4
1 030,2
1 027,8
1023,0
1 023,4
1 029,4
1 040,8
1 050,9
1 060,6
1 068,0
1 074,6
1 081,1
1 083,7
1086,2
1 089,8
1094,2
m0%N06 .6..; NTi d ..-;
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
17,4
17,0
17,3
17,1
17,0
16,7
16,4
16,2
16,0
16,1
16,1
16,6
16,7
17,1
17,0
17,0
17,0
17,3
17,4
17,4
8,2
8,2
8,4
8,4
8,3
8,2
8,3
8,2
8,4
8,6
8,5
8,5
8,3
8,8
8,9
8,7
9,1
8,8
8,9
9,0
-88Tableau Al. Comptabilite demographique des provinces et territoires,
1972-1992 (nombre en milliers) suite
-
Annee
Populalationi
Accroissement
total
Taux
n 1 000
•- '
Naissances2
D6ces2
Accroissement
nature!
Taux
_ 1 000
P•
Migration
nette3
7,9
7,2
7,3
7,6
8,1
9,0
8,8
9,6
9,4
9,7
9,5
10,2
10,3
10,1
9,5
9,2
8,7
8,8
8,1
8,0
8,6
7,9
8,1
8,4
8,8
9,6
9,4
10,1
9,8
10,0
9,8
10,4
10,3
10,1
9,4
9,1
8,6
8,7
8,1
8,1
-18,4
- 13,9
- 4,9
6,8
4,8
2,1
- 2,5
- 1,1
- 0,8
0,1
1,0
1,2
- 0,1
- 6,3
- 6,8
- 7,8
- 14,9
- 17,4
- 14,7
- 8,3
18,6
18,5
18,6
20,2
21,3
22,8
23,5
24,9
27,0
29,8
32,1
33,0
31,4
30,6
30,2
28,8
28,2
29,5
28,9
28,8
11,3
11,0
10,9
11,5
11,7
12,1
12,0
12,3
12,8
13,5
14,0
14,1
13,4
13,1
12,8
12,1
11,9
12,1
11,8
11,5
13,7
13,6
28,0
38,5
49,3
48,1
45,0
56,3
71,0
55,5
10,7
-26,7
-30,2
- 10,7
- 18,8
- 22,3
2,8
14,0
21,8
18,5
Saskatchewan
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
917,1
906,6
899,9
902,3
916,7
929,6
940,7
947,0
955,5
964,1
973,9
984,4
995,8
1 006,0
1009,8
1 012,5
1013,9
1 007,7
999,1
992,5
992,3
-10,5
-6,7
2,4
14,4
12,9
11,1
6,3
8,5
8,6
9,8
10,5
11,4
10,2
3,8
2,7
1,4
- 6,2
- 8,6
- 6,6
- 0,2
- 11,4
-7,4
2,7
16,0
14,1
11,9
6,7
9,0
9,0
10,2
10,8
11,6
10,2
3,8
2,7
1,4
- 6,1
- 8,6
- 6,6
- 0,2
15,5
14,8
15,1
15,3
15,8
16,5
16,6
16,9
17,1
17,2
17,7
17,8
18,0
18,2
17,5
17,0
16,8
16,7
16,1
16,2
7,6
7,6
7,8
7,7
7,7
7,6
7,7
7,4
7,7
7,5
8,2
7,6
7,7
8,0
8,1
7,8
8,1
7,9
8,0
8,2
Alberta
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1 644,7
1677,0
1709,1
1755,7
1814,4
1 885,0
1955,9
2 024,4
2 105,6
2 203,6
2 288,9
2331,7
2338,0
2 339,2
2359,1
2370,5
2 377,0
2 408,0
2 451,5
2502,2
2 549,5
32,3
32,1
46,6
58,7
70,6
70,9
68,5
81,2
98,0
85,3
42,8
6,3
1,2
19,9
11,4
6,5
31,0
43,5
50,7
47,0
Voir notes a la fin du tableau.
19,6
19,1
27,3
33,4
38,9
37,6
35,0
40,1
46,5
38,7
18,7
2,7
0,5
8,5
4,8
2,7
13,0
17,9
20,7
18,9
29,3
29,3
29,8
31,6
32,9
34,4
35,4
37,0
39,7
42,6
45,0
45,6
44,1
43,8
43,7
42,1
42,1
43,4
43,0
43,3
10,7
10,8
11,3
11,4
11,6
11,6
11,9
12,1
12,7
12,8
13,0
12,6
12,7
13,2
13,6
13,3
13,9
13,9
14,1
14,5
- 89 -
Tableau Al. Comptabilite demographique des provinces et territoires,
1972-1992 (nombre en milliers) - suite
Armee
Accroisseme n
Populalation I
total
Taux
p 1 000
'
Naissances2
D6CeS2
Accroissemen[
nature)
Taux
,. 1 000
'
Migration
nette3
Colombie Britannique
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
2 223,6
2 280,2
2349,8
2 418,3
2 457,1
2 485,5
2 527,1
2 572,1
2636,4
2 717,7
2 774,1
2 802,7
2 833,8
2 863,0
2 883,4
2 908,7
2958,9
3 023,5
3 101,7
3 191,3
3 273,0
,
56,6
69,6
68,5
38,8
28,4
41,6
45,0
64,3
81,3
56,4
28,6
31,1
29,2
20,4
25,3
50,2
64,6
78,0
89,6
81,7
25,5
30,5
29,2
16,0
11,6
16,7
17,8
25,0
30,8
20,8
10,3
11,1
10,3
7,1
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8,2
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Voir notes is la fin du tableau.
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Tableau Al. Comptabilite demographique des provinces et territoires,
1972 -1992 (nombre en milliers) - fin
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0,4
0,5
0,7
0,7
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0,8
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0,2
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0,8
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41,9
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9,4
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16,1
15,8
35,6
40,8
26,8
30,1
15,6
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3,9
11,6
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Au 1p anvier. De 1971 a 1986: ID. Dc 1987 a 1990: PD. 1991: PR et 1992: PP en date du 24 avril
1992.
2 Armee civile.
3 Par difference entre l'accroissement total et l'accroissement naturel.
Nota: Les calculs ont ete effectues avec les donnees non arrondies.
Source : Statistique Canada.
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Tableau A4. Population canadienne au ter janvier 1990 et 1991, selon l'annee
d'age et le sexe (en m Biers)
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1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34
35
36
37
38
39
40
41
42
43
44
45
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1991
1990
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Hommes
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190,3
190,5
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189,4
188,9
189,0
189,4
190,5
189,1
185,7
185,4
186,8
187,2
185,2
183,6
188,6
196,5
203,3
201,1
197,9
199,1
206,9
220,1
232,6
238,0
239,2
240,0
242,2
239,2
236,9
236,3
232,5
228,8
225,9
218,9
212,2
207,7
205,2
202,4
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161,2
190,3
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181,8
181,9
180,1
179,7
180,0
179,9
180,5
181,2
179,4
176,2
176,1
177,5
177,7
176,3
174,8
178,6
186,4
193,3
190,7
189,5
193,1
202,3
216,9
230,6
237,3
240,1
241,4
243,6
241,6
240,1
239,7
236,0
232,3
230,5
223,8
216,0
210,1
206,8
204,1
203,6
204,4
192,9
170,6
163,4
160,4
205,6
201,9
194,1
191,5
191,8
191,1
190,9
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190,4
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234,4
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182,5
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178,7
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179,7
187,7
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207,8
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204,3
205,0
193,3
170,9
163,6
- 94 -
Tableau A4. Population canadienne au ter janvier 1990 et 1991, selon l'annOe
d'age et le sexe (en millers) - fin
47
48
49
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51
52
53
54
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56
57
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59
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61
62
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64
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84
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85
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1991
1990
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Femmes
Hommes
Femmes
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121,9
118,9
119,6
121,8
121,0
119,7
116,1
112,4
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107,7
105,0
101,4
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94,7
92,0
86,6
78,0
68,6
65,4
62,9
61,2
58,4
53,4
48,0
42,7
38,5
34,2
29,8
26,0
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11,5
9,2
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144,3
138,7
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120,8
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123,2
123,5
121,2
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119,1
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83,5
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49,3
44,7
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63,0
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153,7
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41,9
37,4
33,4
29,2
25,2
21,3
18,1
66,3
13607,4
Source : Statistique Canada, Division de la demographic Section des estimations.
1990: Estimations postcensitaires definitives.
1991: Estimations postcensitaire mises a jour, mars 1992.
— 95 —
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Partie II
Structures demographiques en mutation :
Un bilan de deux siecles
Yolande Lavoie
L'auteure adresse ses remerciements a Gary Caldwell et a l'editeur du
Rapport pour leurs nombreux conseils et heureuses suggestions
Introduction
Pour situer l'etude
Envisager l'avenir socio-demographique a partir de la situation presente est une
aventure temeraire puisque ce present n'est qu'une phase d'un immense mouvement qu'il faut considerer dans son ensemble. A &taut d'être replacee dans une
juste perspective historique, la situation presente de la societe peut apparaitre
inquietante. Elle est certainement derangeante, a bien des egards. H n'est pas
moins vrai que rapprehension de lendemains difficiles, auxquels on ne connait
pas de precedents, tend a faire oublier les fabuleux progres que notre societe
a realises comme par exemple dans le controle de la vie et la maitrise de la mort.
On se rend bien compte que les traits demographiques du Canada actuel ont peu
en commun avec ceux des XVIIle et XIXe siecles. Les parametres demographiques
se sont foncierement transformes, mais ce sont sans conteste ceux des femmes qui
montrent la rupture la plus spectaculaire avec le passé. Les femmes d'aujourd'hui
vivent deux fois plus longtemps que leurs akules et sensiblement plus longtemps
que les hommes ; la fonction de reproduction se fait pour elles considerablement
moins exigeante que pour leurs devancieres. Des lors s' ouvrent a elles de multiples
possibilites. Leurs revendications, leur acces a de nouveaux roles ebranlent les
fondements d'une organisation sociale contort& par des millenaires de pratique.
A cause de la lenteur avec laquelle les changements dans ces domaines se
produisaient jusque vers le milieu du XXe siecle, on realise mal a quel point
l'allongement de la vie et la baisse de la natalite ont modifie les rapports num&
riques entre les generations en presence. C'est la brutalite de revolution recente
de la fecondite qui a force l'attention. En meme temps qu'elle s'ajuste a une
brusque rarefaction des jeunes, la societe canadienne doit faire face a l'accroissement du nombre des personnes agees, accroissement appele a s' accelerer au
cours des prochaines decennies.
Le Canada est un pays d'immigration. La croissance de la population de meme
que sa composition, dont la repartition par age et sexe, sont marquees par les
effets de plusieurs vagues d'immigrants, mais aussi par ceux de pertes migratoires
notables, ce pays n'ayant pas toujours retenu les arrivants, ni d'ailleurs les natifs.
L'avenir demographique se place indeniablement sous le signe du vieillissement et d'une possible decroissance dont les origines remontent au passé. La
lente transformation des profils de survie, celle plus accident& des comportements procreateurs et enfin, les pertes et les gains migratoires ont determine tant
revolution seculaire de la population que la configuration presente de sa structure. Compte tenu de l'assez grande inertie des phenomenes demographiques,
ces facteurs continueront pendant un certain temps a orienter le devenir de la
population et de la societe, et cela, meme si on a tout lieu de croire que les niveaux
de la mortalite et de la fecondite n'ont guere de chance d' evoluer beaucoup.
- 104 Figure 1
Des revolutions enchainees: Interdependances et interactions
des grandes evolutions societales dans une optique historique
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Commentaires: L'industrialisation de nos societes occidentales n'a pas seulement provoque
l'exode rural et le developpement urbain; elle s'est aussi accompagnee d'un
progres de ralphabetisation des masses populaires et dune montee de la
secularisation institutionnelle. Dans le memo temps oil les modes de
production ont change, les modes de pensee et de vie se sont egalement
profondement modifies, ainsi que les modes de constitution des families et de
reproduction sociale. 11 s'agit la de l'expression immediate des interrelations
entre les principaux sec tours de l'activite societale. Tout changement pro fond
de l'un d'entre eux ne peut que s'accompagner de mutations importantes dans
les autres. Ce fut vrai dans le passe, mais ce le sera davantage encore dans
l'avenir, car notre monde est de plus en plus complexe et interdependent.
Source:
Loriaux, Michel, 1990. "II sera une fois... la revolution grise. Jeux et enjeux
autour d'une profonde mutation societale," dans: Population &gees et
revolution arise. Les hommes et les societes face a leurs vieillissements.
Actes du Coltoque Chaire Ouetelet '86. Louvain-la-Neuve (soeus la direction
de Michel Loriaux, Dominique Remy et Eric Vilquin, Editions CIRCO).
La transition demographique une experience universelle
D'emblee, peut-titre convient-il, pour situer le Canada au plan demographique,
de rappeler que les derniers siecles de l'histoire de l' humanite sont le lieu d'un
enchainement de revolutions societales fortement interdependantesi (figure 1).
1
Loriaux, Michel (1990). «II sera une fois
la revolution grise. Jeux et enjeux autour d'une
profonde mutation societale» dans Populations ogees et revolution grise. Les hommes et les societes
face a leurs vieillissements, Chaire Quetelet, 1986 (Sous la direction de M. Loriaux, D. Remy et
E. Vilguin), Institut de demographic, Universite catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve,
Editions CIACO, p. 3-32.
- 105 -
Figure 2
Une nouvelle transition demographique plus douce: vers un
vieillissement accru et un declin numerique des populations
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époque
actuelle
(vers 1985)
Commentaires: Le schema theorique classique de la transition provoyait qu'apres une longue
periode de desequilibre de la natalite et de la mortalite, qui a provoque une
croissance numerique importante de la population, un nouvel equilibre a bas
niveaux de natalite et de mortaliete devait etre atteint a une date recente. ll
n'en a rien ete et les deux grands parametres du mouvement demographique
naturel ont continue leur progression a la baisse. Dans l'avenir, la fecondite a
des chances de rester faible ou de fluctuer autour d'un seuil assez bas, mome
si on observe actuellement certains signes timides de reprise, Landis que la
longovite continuera a augmenter. Aleanmoins les dears resteront
numeriquement superieurs aux naissances, parce qu'ils proviendront de
generations agees de plus en plus importantes: l'effectif total de la
population diminuera donc, et sa croissance deviendra negative apres avoir
ete faiblement positive ou nulle. ll est probable que cette nouvelle revolution
demographique ne produira pas des bouleversements quantatifs aussi
importants que les procedentes, mais elle risque en revanche de provoquer
des remous structurels beaucoup plus pro fonds.
Voir Figure 1.
Source:
La revolution demographique, bien qu' interagissant avec les autres, a sa dynamique propre. Encore en cours dans les pays en developpement, elle a fait passer
l'Occident d'un regime demographique a fortes mortalite et natalite a un regime
a faibles mortalite et fecondite, generant dans le processus une forte croissance 2.
L'equilibre post-transitionnel des parametres demographiques n'est pas survenu,
2
Pour une analyse fouillee de ce phenomene, on consultera avec profit l'ouvrage de Jean-Claude
CHESNAIS «La transition demographique. Ewes, formes, implications economiques. Etude
de series temporelles (1720-1984) relatives a 67 pays», INED, collection Travaux et documents,
cahier n° 113, 1986, 580 p.
- 106 -
comme on s'y attendait, autour du seuil de remplacement des generations, de
sorte que la poursuite des tendances pourrait provoquer dans l'avenir un &din
numerique de la population. Nous serions donc, au Canada comme ailleurs en
Occident, a l'aube d'une seconde transition, celle-ci de faible ampleur, qui serait
en quelque sorte «l'image inversee de la premiere» 3 (figure 2).
La transition ne s'est pas assortie au Canada d'une hausse comparable de
l'accroissement demographique. Contrairement a ce qui prevalait generalement
en Europe, mais conformement a ce qui se passait aux Etats-Unis ou en Australie,
la croissance pre-transitionnelle etait au Canada elevee et voulue telle afin de
peupler de vastes espaces a faible densite humaine.
Les retombees au plan social des transformations du regime demographique
sont indeniables. Ces changements n'en ont pas moins une dimension individuelle.
L'effectif et la structure de la population resultent de la somme des comportements individuels en matiere de fecondite, de mortalite et de migrations : lorsque
les profits et les comportements des generations se modifient, les caracteristiques
de la population inevitablement changent.
D'un regime demographique a l'autre en quelques generations
Il est surement pertinent, pour comprendre les changements d'etat de la population, de mener l' analyse a partir des generations qui ont vu ces changements.
Pour des raisons de clarte et de maniabilite, on peut ne retenir, pour illustrer
la transition de l'ancien regime demographique au nouveau, que quelques
generations 'lees a une trentaine d'annees d'intervalle. C'est grosso modo le
nombre d'annees qui separent une generation-parent d'une generation-enfant,
soit les meres des filles, les peres des fils. C'est aussi un intervalle suffisant pour
que les tendances de fond s'expriment. A cette echelle temporelle, les estimations
qui constituent une importante partie des informations quantitatives disponibles
sont susceptibles de rendre compte adequatement des changements significatifs,
s'il en est.
Les generations flees en 1831, 1861, 1891, 1921 et 1951 ont chacune fait au
moins une partie du parcours de l'ancien regime demographique au nouveau.
II semble que la premiere ait vecu un peu plus longtemps que ses devancieres
du XVIHe siecle. C'est la plus ancienne dont Bourbeau et Legare (1982) 4 aient
reconstitue le profil de survie. Née au milieu du XXe siecle, la derniere est
actuellement tout juste parvenue a Page de la maturite. On a donc det estimer une
partie considerable de son profil de survie. H nous a paru important, malgre un
certain risque d'erreur, de confronter son evolution a celles des generations qui
ont precede, tant elle s'en ecarte et exprime la modernite au plan demographique.
3
4
Loriaux, M. (1990), op. cit.
Bourbeau, R. et J. Legare (1982). Evolution de la mortalite au Canada et au Quebec, 1831-1931.
Essai de mesure par generation, Montreal, Les Presses de PUniversite de Montreal, 141 p.
- 107 -
Pour mieux aller a l'essentiel, c'est aussi de 30 ans en 30 ans que nous examinerons la structure de la population. A chaque fenetre ainsi menage sur le profil
par age et sexe de l'ensemble des Canadiens, parmi les generations retenues nees
aux XIXe et XXe siecles, l'une flat, une autre atteint la trentaine, donc est
pleinement install& dans la vie, une troisieme acheve sa phase de vie active et
une plus ancienne s'eteint. Les recensements de 1861, 1891, 1921, 1951 et 1981
sont pour cette raison davantage mis a contribution que les autres recensements
decennaux effectues depuis 1851. Les projections de Statistique Canada permettent
de prolonger jusqu'en 2036 l'examen des structures.
Pour les Canadiens et Canadiennes qui sont nes et ont vecu avant que ne
commence la transition demographique, les travaux de H. Charbonneau (1975)
serviront occasionnellement de references. Le profil de survie de ces ancetres
traduit vraisemblablement bien celui d'une generation qui serait nee vers 1700,
bien que retude porte sur un echantillon dont les dates de naissance s'echelonnent
de 1640 a 1730.
LES VARIATIONS DE LA CROISSANCE ET DES STRUCTURES :
UN RESULTAT DES DIFFERENCES INTERGENERATIONNELLES
II faut a chaque generation environ un siecle pour traverser le temps. A tout
moment, une centaine d'entre elles, des nouveau-nes aux grands vieillards,
modelent la population. Toutes ne sont pas identiques quanta leur effectif
initial, a leur profil de survie et aux gains et pertes dus aux migrations. Ce que
les recensements saisissent, ce sont, a un moment donne, ces experiences particulieres dont la somme fournit l'effectif et les caracteristiques de la population.
Pour l'effectif total : une croissance inegale
Globalement, de 1851 a 1991, revolution des generations a travers le temps
a garanti a la population canadienne une enviable croissance puisqu'elle est
aujourd'hui onze fois plus nombreuse que vers le milieu du XIXe siecle.
L'ajout, en 1949, des 360 000 Terre-Neuviens n'a gonfle que de 2,6 % l'effectif
existant. C'est peu en regard de l'augmentation totale de 21,7 % (2,5 millions
d'habitants) de la decennie 1941-1951 (tableau 1).
De l'ordre de 1,7 % entre 1851 et 1991, le taux annuel moyen de croissance
a beaucoup varie dans le temps. II a atteint ses valeurs maximales entre 1901
et 1911 et entre 1951 et 1961, grace a l'association d'un accroissement naturel
vigoureux a des flambees migratoires importantes. A roppose, les deux dernieres
decennies du XIXe siecle, la crise economique des annees trente et la fin du XXe
siecle, tout en ayant ete marquees par une croissance positive, correspondent
a des creux demographiques (tableau 1).
5
Charbonneau, Hubert (1975). Vie et more de nos ancetres. Etude demographique, Montreal, Les
Presses de l'Universite de Montreal, 267 p.
— 108 —
Tableau 1. Evolution de la population et de son taux de croissance,
1851 a 2036
Periode
1851
1861
1871
1881
1891
1901
1911
1921
1931
1941
1951
1961
1971
1981
1991
2011
2036
2 436
3 230
3 689
4 325
4 833
5 371
7 207
8 788
10 377
11 507
14 009 (13 648)
18 238
21 568
24 343
27 296
31 690
34 154
1851 a 1861
1861 a 1871
1871 a 1881
1881 a 1891
1891 a 1901
1901 a 1911
1911 a 1921
1921 a 1931
1931 a 1941
1941 a 1951
1951 a 1961
1961 a 1971
1971 a 1981
1981 a 1991
1991 a 2011
2011 a 2036
Taux annuel
moyen
d'accroissement
(pour cent)
CA el V:) .-•-•: 0 CD N0NNNr4el 00 en
—..-4...erj it,44 .—..—,.-444 ....—..—.6c6
Ef fectif
(en milliers)
N om.
Armee
Nota: La population de Terre-Neuve est comprise dans la population du Canada a compter de 1951.
Le taux de croissance de la pet - lode 1941 a 1951 est calcule en excluant Terre-Neuve, soil
en utilisant pour 1951 le chiffre entre parentheses.
Sources : Recensements du Canada ; Statistique Canada, Projections demographiques (1990),
n° 91-520 au catalogue, projection n° 3 (fecondite : 1,67 enfant par femme, immigration :
200 000 par an)
Les soubresauts de la croissance ne sont generalement pas passes inapergus.
Les periodes creuses en particulier ont, dans le passé comme aujourd'hui,
souleve des craintes pour l'avenir. Ainsi, au XIXe siecle, les pouvoirs publics
ont activement cherche a freiner et meme a renverser les mouvements d'exode.
Les moyens mis en oeuvre pour enrayer le depeuplement des «vieilles» provinces
et combler le vide demographique a l'Ouest n'ont commence a connaitre un
succes notable qu'au tournant du siecle.
Au sortir de la Crise, dans la monographie no 1 du Recensement de 1941,
E. Charles6 en 1948 anticipait, sur la base de la poursuite des tendances anterieures a 1938-1939, un rapide vieillissement demographique, un declin continu
du taux de croissance et une decroissance lente de in population apres un sommet
de 15 millions prevu vers 1990. Ces projections devaient etre durement contredites par l'explosion demographique d'apres-guerre.
6
Canada, Dominion Bureau of Statistics (1948). The Changing Size of the Family in Canada, Eighth
Census of Canada, 1941. Census Monograph No. 1, par Enid Charles, Ottawa, 311 p.
- 109 -
Une vingtaine d'annees plus tard, Henripin reconnaissait dans la chute de la
fecondite un possible retour a la tendance identifide par E. Charles. L'analyse
des changements d' attitude des couples I'amenait a exprimer, quant au renouvellement de la population, une inquietude qui allait se reveler fond& :
Rien n'est donc assure. Si une femme sur cinq au lieu de une sur dix reste
A l'ecart du mariage, les couples canadiens qui sont en train de se former,
pour la premiere fois, n'auront peut-etre plus assez d'enfants pour
que leur generation transmette la vie dans la mesure oil elle l'a revue'.
La question demographique est rest& a l'ordre du jour depuis. C'est
aujourd'hui autour de la transition des structures que se concentrent les apprehensions. Attribue au flechissement de la fecondite, le vieillissement donne aux
etudes sur la famille et sur la denatalite un relief particulier.
Pour les structures : les jeunes (*dent he pas aux vieux, les hommes aux femmes
Les fluctuations du rapport entre les ages et les sexes ont ete suffisamment
marquees pour que l'ordre social soit perturb& Vers he milieu du XIXe siecle,
la composition par age et sexe refletait largement l'ancien regime demographique. L'effectif des quinze generations qui constituent les 0 a 14 ans dominait
celui des 25 generations qui forment le groupe des jeunes adultes (15 a 39 ans).
Quant au groupe d'age mtlr (40 a 64 ans), iI etait presque trois fois moins
nombreux que celui des 15 a 39 ans. Les personnes agees etaient presque completement eclipsees dans une telle structure, dominee par Ia jeunesse. Lentement
depuis, la structure par age a evolue vers une representation plus egale des ages.
Ce mouvement se lit dans la lenteur de la croissance de l'effectif des moins de
15 ans, et dans le rythme, s' accelerant avec l'age, de la progression du nombre
des quarante ans et plus. Les personnes agees viennent en tete des gains : entre
1861 et 1981, leur effectif s'est multiplie par 24. Le taux de croissance annuelle
moyen sur les 120 ans varie selon le groupe d'age, de 1,2 % chez les 0 a 14 ans
a 2,7 % chez les personnes agees de 65 ans et plus.
Sans hausse sensible de la fecondite, vers 2036, la transformation sera telle que
le nombre des personnes de quarante ans et plus devrait, a l'inverse de ce qui
a existe jusqu'a maintenant, exceder celui des plus jeunes. Les femmes de 65 ans
et plus pourraient meme etre aussi nombreuses que celles de 15 a 40 ans (figure 3).
Autre changement significatif, entre 1971 et 1981, pour la premiere fois,
l'effectif de la population feminine est passé au-dessus de celui des hommes.
Apres une timide percee des 1921 aux Brands ages, la surfeminite s'est manifestee
dans le groupe des jeunes adultes en 1951, puis systematiquement, au-dessus
de 40 ans, en 1981. La legere superiorite des effectifs masculins chez les enfants
tient surtout au fait qu'il nail en moyenne 105 garcons pour 100 filles.
7
Henripin, Jacques (1968). Tendances et facteurs de la fecondite au Canada, Monographic sur
le Recensement de 1961. Bureau federal de Ia statistique, Ottawa, p. 351.
110
-
-
Figure 3A
Evolution de Ia population du Canada, par sexe et grands groupes
d'age, 1861-2036
En millers
20 000
Hommes
15-39
10 000
8 000
15-44
6 000
..011
4 000
15-64
0-14
2 000
1 000
800
7.
600
65+
40-64
400
Naissances
200
100
80
60
65-74
40
75+
20 .-- ••
10
1861 i 1881
1871
1901
1891
1921 i 1941
1901
1931
1961
1951
1981 i 2001 i 2021
1971
1991
2011
2031
Source:Recensements du Canada (1961-1981) et projections de Statistique Canada
(1991-2036).
Le potentiel actif de la population, c'est-a-dire la part des 15 a 64 ans, a gagne
considerablement en importance de 1861 a aujourd' hui (figure 4). Jamais avant
1981, les adultes n'avaient forme une proportion aussi importante de Ia population, soit les deux tiers. Vers 2011 et apres, dans le segment des actifs, les 40 ans
et plus domineront.
Le gonflement subit et transitoire du poids des adultes signale l'arrivee des
baby-boomers (la vingtaine de generations flees depuis la fin des annees quarante
jusque vers 1965). Ce groupe a jusqu'ici insuffle un renouveau de jeunesse
la structure demographique canadienne. On lui dolt l'appreciable remontee en
Figure 3B
Evolution de la population du Canada, par sexe et grands groupes
d'age, 1861-2036
En milliers
20 000
Femmes
15-39
10 000
8 000
15-44
6 000
4 000
15-64
: 0-14
2 000
1 000
800
65 +
600
40-64
400
Naissances
200
100
80
60
40
—
65-74 /
75+
20
10
1861 i 1881 i 1901 i 1921 i 1941
1871
1891
1901
1931
1961
1951
1981
1971
2001 i 2021
1991
2011
2031
Source:Recensements du Canada (1961-1981) et projections de Statistique Canada
(1991-2036).
1961 de la proportion auparavant declinante des jeunes. Vingt ans plus tard,
en 1981, en raison du retour de la tendance a la baisse de la fecondite, la part
des jeunes a de nouveau plonge pendant que les boomers portaient a 43 % celle
des jeunes adultes. Au tournant du XXle siecle, les memes generations renforceront le vieillissement de la population active. Vers 2030, les dernieres generations nombreuses franchiront le seuil des 65 ans. A ce moment, consacrant
l' inversion de la structure par age, les personnel agees representeront environ
le quart de la population (si aucune reprise spectaculaire de la natalite ne vient
perturber l'evolution de la situation).
- 112 -
Figure 4
Repartition de Ia population par grands groupes d'*age
selon le sexe, Canada, 1861-2036
oo
Hornmes
Femmes
100
80
60
40
20
0
1861
1901
1881
1941 i
1921
1961
1981 1
! 2001
2021
1861
1901
1881
1981
1941
1921
1961
1986
2021
2001
1986
Source: Tableau A2.
LA TRANSITION DE LA MORTALITE: DISCRETE
MAIS FONDAMENTALE
Les grands changements des structures par age et sexe doivent beaucoup
la transformation des modeles de survie. Les colons francais qui se sont installes
dans la vallee du Saint-Laurent aux XVIIe et XVIIle siecles vivaient, tout
comme les populations europeennes de Pepoque, sous l'ancien regime demographique, genereux en nouvelles vies, mais dispensant egalement Ia mort avec
largesse. II en allait surement de meme pour les premiers immigrants britanniques
arrives peu apres la Conquete (1763).
- 113 De la mort precoce a la vieillesse accessible a tous
Le poids des aces en bas age et, a un moindre degre, aux ages adultes ramenait
la duree moyenne de la vie des pionniers a des valeurs oscillant autour de 30 a
35 ans. Ainsi, H. Charbonneau estime a 35 ans le nombre moyen d'annees de
vie (ou esperance de vie a la naissance) de «nos ancetres au XVIIe siecle»
(figure 5). A titre de comparaison, soulignons que ce meme auteur 8 obtenait,
pour les habitants de Tourouvre-au-Perche (France), des esperances de vie de
33 ans pour ceux nes entre 1720 et 1770 et de 25 ans pour ceux qui avaient vu
le jour durant la periode de 1670 a 1719, nettement moins favorable.
Quelque quatre generations plus tard, selon les estimations de Bourbeau et
Legare, les Canadiens nes en 1831 vivaient en moyenne environ 40 ans et les
Canadiennes, 42 ans (figure 5). Le progres, par rapport a ceux et celles nes vers
1700, est sensible bien que modeste. Le gain moyen par generation serait de
l'ordre de 1,5 an, bien que l'on puisse soupgonner que l'amelioration de la survie
ait ete plus sensible dans les generations qui ont immediatement precede celle
de 1831 que dans les plus anciennes.
Un autre saut de quatre generations conduit aux contemporains, soit a la
generation 1951 aujourd'hui dans la force de rage, dont on evalue l'esperance
de vie a la naissance a 72 ans pour les hommes eta 80 ans pour les femmes. Cette
fois, le progres est spectaculaire. La vie moyenne a quasi double par rapport
a celle des Canadiens nes en 1831 et l'avantage de deux ans sur les hommes auquel
les femmes flees alors etaient parvenues, est porte a sept ans. La mortalite en
bas age ayant encore regresse depuis le milieu du XXe siecle, it apparait que
garcons et filles qui naissent aujourd'hui au Canada peuvent esperer vivre au
moins deux fois plus longtemps que ceux qui voyaient le jour au moment de
la rebellion des patriotes (1830-1840). Peut-titre peuvent-ils meme r'ever, avec
une certaine legitimite, d'une «duree d'existence moyenne de quelque 90 ans,
avec des pointes de survie jusqu'i 115 ans» 9, les generations ayant toujours eu,
depuis le debut de la transition, une duree de vie moyenne superieure a celle
calculee au moment ou elles ont vu le jour.
Il n'est qu'A considerer la proportion des survivants a differents ages dans
les generations qui se sont succedees a travers le temps pour apprecier combien
profondement le profil des generations s'est modifie depuis deux siecles
(figure 5). On peut s'etonner, a la fin du XXe siecle, qu'il ait fallu attendre la
generation 1891 pour observer un net recul de la mortalite au-dessous de 15 ans,
alors que les Canadiens nes en 1831 survivent plus nombreux aux ages adultes
et aux grands ages que ceux du XVIIe siecle.
Charbonneau, Hubert (1970). Tourouvre-au-Perche aux XVIIe et XVIlle siecles. Etude de
demographie historique, Paris, Presses universitaires de France, 424 p. (Travaux et documents,
publics par l' Institut national d'etudes demographiques, cahier n° 55).
9 Loriaux, M. (1990). op. cit.
8
- 114 -
Figure 5
Evolution de la survie, de la generation 1700 a la generation 1951,
selon le sexe, Canada
Femmes
Hommes
Survivants (pour 100 naissances)
100
1951
••
1951
1921
80
1F
1921
60
40
1891
1891
1831
1831
20
1700
1700
111 1111111 1111111
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Age
0
1 1 1 1 1 1 I I 1
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Age
Nota: Pour chaque ligne, la partie en haut a droite represente les annees de vie
perdues.
Source: Tableau 1.
C'est sans doute qu'au cours du XI X° siecle, les maladies infectieuses infantiles (scarlatine, diphterie, rougeole, enterites, etc.) faisaient encore des ravages
considerables chez les enfants que n'epargnaient pas non plus les grandes
epidemies : le cholera de 1832, le typhus (1846-1849), la variole (1885-1886), pour
ne citer que les plus connues. La lutte contre ces maladies et les efforts pour
ameliorer l'hygiene publique se sont intensifies au debut du XXe siecle. On peut
constater que la survie jusqu'au dixieme anniversaire a fait un bond prodigieux
de la generation 1891 a celle née en 1921.
- 115 -
Le rapport des survivants de la generation 1951
a ceux de la generation
1831, a quelques ages des,
est revelateur du poids que
le cumul des gains de survie
depuis la naissance a pu
conferer aux ages avances.
Sexe feminin
Sexe masculin
Age
1
15
40
65
75
(I)
(2)
(3)
(3)
(I)
(2)
Surviv. Surviv. Rapport Surviv. Surviv. Rapport
G.183I G.I951 (2)+(I)
G.I831 G.1951 (2)+(I)
814
666
536
308
160
958
944
910
776
598
1,18
1,42
1,70
2,52
3,74
838
681
548
355
203
966
956
941
870
772
1,15
1,40
1,72
2,45
3,80
En quatre generations, la dynamique s'est profondement modifiee : on
compte, dans la generation 1951, deux fois et demie plus d'acces a la vieillesse
que dans celle nee en 1831, ce qui fait paraitre la hausse des survivants chez les
jeunes tres moderee. De fawn generale, les proportions de survivants progressent
au meme rythme pour les deux sexes. C'est surtout l'avance que les femmes
avaient des la generation nee en 1831 qui explique que les proportions (observees
et estimees) des survivantes de la generation 1951 soient largement superieures
a celles des survivants.
En situation de stationnarite, le modele de survie de la generation 1951
implique une frequence relativement elevee de la coexistence de trois ou quatre
generations : les entrées dans la phase adulte de la vie n'excedent que faiblement
les sorties quelque 50 ans plus tard. Selon le modele de la generation 1831, deux
individus accedaient a la vie adulte pour un seul a la vieillesse. Chacun ou
chacune avait donc considerablement moins de chance de connaitre ses grandsparents et surtout ses arriere-grands-parents.
Peut-titre resiste-t-on miewc a la tentation de regretter l'e'poque des deux lorsqu'on
realise que plus d'hommes et de femmes depasseront leur 60e anniversaire dans
la generation née en 1951 qu'il n'y avait de survivants a I an parmi les nouveaunes de la periode pre-transitionnelle. Dans les generations recentes, it restera
a 75 ans autant d'hommes et sensiblement plus de femmes qu'il n'en survivait
jusqu'a rage de 25 ans dans celles des X Vile et X Ville siecles. A peine plus de
la moitie des membres de la generation nee vers 1831 devaient parvenir a leur
40e anniversaire. Dans la generation 1951, ce ne sera qu'entre 75 et 80 ans chez
les hommes et vers Page de 85 ans chez les femmes que l'effectif sera reduit de
moitie. Limit& a moins du quart des membres des generations nees vers 1700,
la vieillesse est progressivement devenue accessible a presque tous, et qui plus
est, une vieillesse plus longue.
10
Une population stationnaire est une population sans migrations, soumise a des lois invariables
de mortalite et de fikondite selon rage, telles que le nombre des deces equilibre celui des naissances,
de sorte que le taux d'accroissement est nul.
- 116 -
L'epanouissement de la vie adulte et de la vieillesse
On peut mieux apprecier la signification de l'allongement de la vie en decomposant l'esperance de vie a la naissance en segments qui correspondent chacun
A des &apes importantes de la vie. Les plus usuels sont I'enfance (de 0 a 14 ans),
Page adulte (de 15 a 64 ans) dans lequel on peut distinguer celui des jeunes adultes
(de 15 a 39 ans) de celui des adultes parvenus a la maturite (de 40 a 65 ans) et
la vieillesse (A partir de 64 ans). Les ages d'entree et de retrait d'activite, de meme
que les deux ages de la vieillesse, soit les 65 a 74 ans et les 75 ans et plus, meritent
d'être distingues I I (tableau 2).
Si la survie etait universelle jusqu'i Page de 100 ans, nous cumulerions 15 annees
de jeunesse, 50 annees de vie adulte et 35 annees de vieillesse. Dans la phase pretransitionnelle, les prelevements de la mort itaient tels qu'en moyenne, le deficit
du segment de la jeunesse etait de 4 ans, celui de I'dge adulte de 27 ans et le temps
moyen passé dans le segment de la vieillesse de 2 ans seulement. La generation
1951, jusque vers rage de 65 ans, se rapproche du maximum d'annees «a vivre
et devrait offrir aux hommes 13 annees de vieillesse et aux femmes, pres de 19.
Concentree autrefois dans la premiere partie de la vie, la reserve des annees a
vivre se distribue de plus en plus uniformement a tous les ages jusqu'a la vieillesse,
particulierement pour les femmes. La perseverance dans la population d'une fraction
croissante des membres de chaque generation jusqu'A des ages avances contribue
de maniere importante au vieillissement demographique, a la surfeminite des
personnes agees et a l'accroissement du nombre des habitants d' annee en armee.
L'emergence d'un quatrieme age
Les deces precoces sont desormais rares, de sorte que la marge des progres
de survie possibles aux ages inferieurs a 50 ans est fort mince (tableau 3). C'est
desormais a compter de la soixantaine que les espaces de vie a conquerir sont
notables. La generation née en 1981, qui a enregistre des pertes inferieures a
1 % durant sa premiere armee de vie, pourrait, selon les previsions, atteindre
la quarantaine a 97 %. Reste a savoir pour I'avenir oil se situe la limite biologigue de la vie. Jusqu'ici, l'evolution de la mortalite a generalise l'acces aux ages
avances, mais ne semble pas avoir accru de maniere sensible la longevite de
l'espece. La centaine, si rare dans le passe et encore peu frequente de nos jours,
pourrait-elle devenir le lot du grand nombre, tant pour les hommes que pour
les femmes ? La lutte contre les maladies de degenerescence semble un defi plus
considerable que celle largement victorieuse contre les maladies infectieuses et
meme un grand nombre d'accidents cardiovasculaires prematures. Une chose
demeure certaine : it ne reste aux femmes de progres appreciables a faire qu'au-delA
de 75 ans, et aux hommes, qu'A compter de 65 ans (tableau 3).
II
Les limites de ces phases de la vie sont arbitrairement fixees et n'ont pas la meme signification
pour les enerations ;lees it y a plus de cent ans et pour celles qui ont vu le jour depuis le milieu
du XXe siècle. Elles ont neanmoins l'avantage d'8tre generalement admises et surtout celui de
permettre de comparer au besoin arriere-grands-parents, grands-parents, parents et enfants.
- 117 -
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Sources : Voir tableau 2.
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- 120 -
L'extension de la survie aux ages avances force a nuancer le concept de vieillesse. C'est ainsi qu'on en est arrive a parler d'un quatrieme age. Activites, mode
de vie, etat de sante et besoins peuvent en effet varier considerablement selon
qu'on a moins ou plus de 75 ans, encore que la frontiere entre le troisieme et
le quatrieme ages ne soit pas si precise, pas plus d'ailleurs qu' entre les autres
Ages de la vie.
Le nouveau partage des ages de la vie
La profonde transformation du profil de survie au fil des generations a
modifie le poids de chacun des Brands ages de la vie (tableau 4). Les Canadiens
d'aujourd'hui vivent deux fois plus longtemps que leurs aleux du XVIIe siecle.
Cependant, la part que represente la post-quarantaine, de 30 % d'une courte
vie autrefois, est pass& a la moitie d'une longue vie actuellement. Jadis dans
un rapport de cinq a un, les poids respectifs de la jeunesse et de la vieillesse
s'equilibrent dans les generations recentes. L'accroissement du poids de la phase
posterieure au 65e anniversaire permet d'anticiper une nouvelle conception a
la fois de la duree et de l'organisation de la phase adulte de la vie.
Encore une fois, c'est pour le sexe feminin que le changement est le plus net.
L'accroissement de la part de la vie apres 40 ans creait les conditions voulues pour
que massivement les femmes puissent entrevoir, au-delA de leur role traditionnel,
de nouvelles perspectives. Doit-on s'etonner de leur mobilisation politique et de
leur penetration de la sphere publique au cours de ce siecle ? Peut-etre ne faudrait-il
pas oublier le spectaculaire progres de la vie moyenne lorsqu'on s'interroge sur
le fait de la participation massive des femmes au marche du travail !
TRANSITION DE LA MORTALITE ET ROLES FEMININS
On sait que nos akules etaient si intensement absorbees par les Caches maternelles, parentales et domestiques que peu d'entre elles ont pu exercer, de facon
continue et soutenue, des activites d'ordre public. Elles n'en ont pas moins en
general, soit seconde leur man dans l'entreprise familiale, soit, par du travail
A domicile ou occasionnellement un emploi a l'exterieur, contribue a arrondir
le revenu de la famille. A 40 ans, ces femmes avaient epuise 70 % des annees
de vie devolues a leur generation. La majorite des meres d'aujourd'hui par contre
consacrent une part importante de leur vie a des activites remunerees qu'elles
exercent hors du foyer. Selon les estimations proposees dans la section qui
precede, les femmes ruses vers 1950 disposent encore a 40 ans de plus de la moitid
des armies qui leur sont imparties d'une vie deux fois plus longue que celle des
femmes du debut du XVIIIe siecle.
Comment s'est fait, au gre des generations, le passage d'une situation
l'autre ? Comment le profil de la vie reproductive des femmes a-t-il pu se
transformer au point de devenir compatible avec une participation au monde
- 121 -
du travail comparable a celle des hommes ? On peut, pour s'en rendre compte,
considerer la proportion des femmes qui, dans les differentes generations ont
atteint ('age de se reproduire, forme un couple et eu des enfants.
Survivre, se marier et etre mere
De l'effectif initial des generations, ne pouvaient participer au renouvellement de la population que les femmes qui parvenaient a la puberte (condition
biologique) et qui atteignaient l'age au mariage (condition sociale), en moyenne
sensiblement plus tardif que la puberte. Les naissances hors mariage n'ont
vraisemblablement jusque vers le milieu du XXe siecle represents qu'une
fraction infime des naissances 12. D' ailleurs la prise en compte de ce facteur ne
ferait que donner l' illusion de precision a des resultats qui, le plus souvent pour
le passe, sont des ordres de grandeur puisque ce n'est que depuis 1921 qu'on
dispose de bonnes donnees sur la fecondite.
La puberte etait plus tardive chez nos aIeules que chez les femmes
d'aujourd'hui, survenant en moyenne autour de 15 ans chez les premieres et
plutot vers Page de 12 ans chez les secondes. Pour simplifier, les demographes
font en general debuter la vie reproductive avec le quinzieme anniversaire.
Qu'elles soient flees au XVIIle siecle ou au debut du XIXe, de nos akules,
environ les deux tiers parvenaient a l' age de 15 ans et moins de la moitie atteignaient la limite superieure de la vie reproductive. A l' oppose, les Canadiennes
flees vers 1950 auront subi peu de pertes avant leur 50e anniversaire (tableau 5).
Tableau 5. Survivantes a differents ages de 1 000 femmes a In naissance, de la periode
de procreation et fecondite 1700 et 1831 a 1951, Canada
Generation (pour mille)
Age
1700
1831
1861
1891
1921
1951
15 ans
20 ans
667
634
681
659
691
672
744
731
874
868
956
953
45 ans
50 ans
405
365
519
490
552
527
645
627
834
820
935
928
Sources : Voir tableau A3.
12
Avant 1730, la proportion des naissances illegitimes a ete estimee a 1,25 go (voir L. Paquette et
R. Bates, «Les naissances illegitimes sur les rives du Saint-Laurent avant 1730», Revue d'histoire
de l'Amdriquefrangaise, vol. 40, n° 2, p. 239-252.) On ne possede pas de donnees pour la *lode
qui va de 1730 a 1920, mais au debut des annees vingt, au Canada, le pourcentage des naissances
illegitimes selon le BFS (Statistique de Mat civil) emit de 2,2 %. Ce pourcentage a ensuite vane
A la hausse. De 4,5 % en 1945, it emit tombs en 1950 a moms de 4%. Ce n'est qu'apres 1960
que les naissances hors marine ont commence a representer des proportions de plus en plus elevees
de ('ensemble des naissances.
— 122 —
Tableau 6. Proportion de celibataires dans les groupes de l'ilge fecond,
generations feminines 1700 et 1831 a 1951, Canada
Generation (pour mille)
Age
1700
1831
1861
1891
1921
1951
94
47
20
12
8
7
6
6
90
60
27
18
13
12
11
10
93
93
58
32
19
14
13
12
11
94
55
21
12
9
8
7
7
92
45
20
13
9
6
4
4
15 a 19 ans
20 a 24 ans
25 a 29 ans
30 a 34 ans
35 a 39 ans
40a 44 ans
45 a 49 ans
50 ans
65
39
23
16
13
12
11
Sources: Generation 1700: E timations obtenues par interpolation a partir de la serie des celibataires
de la table (Charbonneau, 1975: 163, tableau 43) ; Generations 1831 a 1951: estimations
de l'auteur, a partir des donnees de recensement et des projections par etat matrimonial.
Mais puisque, pour etre mere, it fallait non seulement acceder a la puberte,
mais encore se marier, et cela avant la cinquantaine, on dolt encore retirer a
chaque generation la part que representent les celibataires «definitives», c'esta-dire les femmes non encore mariees a 50 ans. Celles-ci forment de 4 a 11 %
des survivantes a 50 ans des generations retenues (tableau 6).
Aux exclues par deces precoce ou par celibat prolong s'ajoutent les femmes
decedees celibataires entre 15 et 50 ans et celles dont le couple s'est revele
infecond, que cette infecondite soit ou non volontaire.
Les parts respectives que representent les femmes qui ont ou n'ont pas
contribue a la reproduction de leur generation apparaissent au tableau 7.
Tableau 7. Distribution des femmes selon qu'elles ont ou non participe an
renouvellement de leur generation, pour mine a la naissance,
generations 1700 et 1831 a 1951, Canada
Generation
1700
1831
1861
1891
1921
1951
Decedees
avant
15 ans
.
celibataires
a 50 ans
(1)
(2)
333
319
309
256
126
44
22
49
58
69
57
37
Source : Calculs de l'auteur.
D ec edees
Mariees
Non
celibataires i n fecondes participantes Participantes
15 a 49 ans
1000 - (5)
(1+2+3+4)
(4)
(6)
(3)
(5)
71
59
59
36
15
6
41
55
80
64
70
90
467
482
506
425
268
177
533
518
494
575
732
823
- 123 -
La transformation qui s'est operee depuis la generation 1861 est frappante.
Il a suffi d'au plus un siecle et de trois generations pour que, d'a peine superieure
A 50 %, la part des femmes participant au renouvellement de leur generation
passe a plus de 80 %. Le recul de la mortalite avant rage de 50 ans a ere si
important que la proportion de quelque 400 femmes sur 1 000 decedees avant
d'avoir pu etre meres dans la generation 1700, s'est abaissee a 50 dans la
generation 1951.
Par comparaison, a Pechelle seculaire, la nuptialite a joue un role modeste
et tres lie a la conjoncture. Le mariage est devenu une forme d'union parmi
d'autres et la formation des couples n' est plus aussi etroitement associee a la
reproduction que par le passe. Des moyens de controle des naissances efficaces
permettent maintenant aux couples de her la venue de leurs enfants aux multiples
circonstances de leur vie ou de demeurer infeconds.
Combien d'enfants pour assurer le remplacement des generations ?
Pour que les generations se remplacent, it faut que chaque individu de la
generation-parent ait un pendant dans la generation-enfant. On sait que les pays
de peuplement europeen recent (ceux d' Amerique et d'Oceanie) ont largement
mise sur une fecondite elevee pour assurer leur croissance demographique. Le
Canada frangais est souvent cite comme un exemple de fecondite exceptionnelle.
Les colonies anglaises de peuplement differaient sans doute peu a cet egard du
Canada frangais avant que ne debute leur transition demographique. C'est du
moins ce qu'on peut deduire des estimations d'Henripin" pour l'Ontario du
milieu du XIXe siecle et des travaux de Temkin-Greener et Swedlund" sur la
transition demographique dans la vallee du Connecticut.
Une cohorte de 1 000 femmes a la naissance qui n'auraient connu aucune perte
par aces avant la fin de leur periode de procreation auraient mis au monde
environ 8 200 enfants selon les comportements feconds du debut du XVIIIe siecle.
Cela represente une descendance finale" d'un peu plus de 8 enfants par femme.
Comme une proportion notable des aIeules de cette époque ne survivaient pas
jusqu'a rage de 50 ans, la cohorte consider& n'a mis au monde en fait que
quelque 4 300 enfants (tableau 8). Ainsi, la descendance nette est presque deux
fois moins importante que la descendance finale. Le role de la mortalite est considerable : moins la proportion des survivantes est elevee aux ages de procreation,
plus la descendance nette s'eloigne de la descendance finale.
Henripin, J. (1968). op. cit.
Temkin-Greener, H. et A.C. Swedlund (1978). «Fertility Transition in the Connecticut Valley :
1740-1850», Population Studies, 32-1, p. 27-41.
15 Nombre moyen d'enfants issus d' une cohorte ou generation, considerant que toutes les femmes
de cette cohorte parviennent A 50 ans, consideres comme la fin de la periode de procreation.
13
14
- 124 -
Tableau 8. Profits de la vie reproductive des generations feminines
1700 et 1831 it 1951, Canada
Generation
1700
1831
1861
1891
1921
1951
Pourcentage des femmes participant
a la reproduction
53,0
52,0
49,0
58,0
73,0
82,0
Nombre moyen d'annees vecues
entre 15 et 50 ans
18,3
20,6
21,4
24,1
29,8
33,1
Descendance finale sans mortalite
(en nombre d'enfants, par femme)
8,2
6,5
4,8
3,6
3,1
1,9
Descendance finale nette
4,3
3,9
3,0
2,5
2,7
1,8
Taux net de reproduction (R 0)
2,1
1,9
1,5
1,2
1,3
0,9
Reproduction des annees vecues (R a )
2,2
2,0
1,8
1,6
1,5
0,9
Sources : Pourcentage des femmes partic'pant a la reproduction : Voir tableau 5; nombre moyen
d'annees vecues entre 15 et 45 ans : tables de mortalite des generations ; descendances finales
et taux de reproduction, a partir des travaux de H. Charbonneau et de Henripin.
II y a complet renouvellement de la population si chaque femme de la generation mere est represent& par au moins une fille A la generation suivante. On
appelle ce rapport de la generation fille A la generation mere «le taux net de
reproduction». Le remplacement des 1 000 aIeules du XVIIP siecle etait assure
par seulement 2 100 filles 16. Dans un tel cas, it n'y en a pas moins un doublement de la population en une trentaine d'annees. Si en outre, les filles vivent
plus longtemps que les meres, leur presence prolong& dans la population fait
qu'elles contribuent plus que leurs meres A la croissance de la population, et cela,
dans une proportion qui equivaut au rapport de leur esperance de vie A celle de
leurs meres. On parle alors de reproduction en annees vecues. On a vu plus haut
que, du XVIIle siecle jusque vers le milieu du XIXe siecle, la vie moyenne ne
progressait que d'environ 1,5 an d'une generation-parent A une generationenfant. L'ecart entre le taux net de reproduction et celui des annees vecues etait
donc mince au cours de cette periode (tableau 8).
Par contre le profil de la vie reproductive, des geules du XVIII° siecle aux
femmes du XXe, change radicalement. Les comportements feconds se transforment au point que les descendances finales sont quatre fois moindres
aujourd'hui qu'autrefois. Mais le recul de la mortalite est si important que le
taux net de reproduction et celui des annees vecues, pour leur part, ne sont
reduits que d'un peu plus de moitie.
16
II nait en moyenne 105 garcons pour 100 filles, de sorte que les filles representent une proportion
de 0,488 de la descendance.
- 125 Si les Canadiennes flees en 1951 avaient eu la fecondite des armies du XVII°
siacle, leur descendance nette aurait ete de 7,8 enfants. Elles auraient donc donne
naissance en moyenne a 3,8 fines. Il s'ensuivrait un taux annuel de croissance
de 4,5 % par an et un doublement de la population a tous les 15 ans. Si nous
appliquions au contraire la fecondite de la generation 1951 aux aiaules, le nombre
net de descendants ne serait plus que de l'ordre d'un enfant par femme, soft
0,5 J'ille par mare. Dans ces conditions, la population decroft de 2,3 % par an
et se trouve reduite de moitie en 30 ans.
La generation née en 1951 n'aura pas les 2,1 enfants qui lui permettraient de
se remplacer. II aurait pourtant suffi pour y arriver qu'une femme sur dix ait
un enfant de plus. Une femme sur deux aurait-elle eu cet enfant supplementaire
que la descendance moyenne aurait ete port& a 2,4 enfants, de quoi assurer une
croissance moderee de 0,5 07o par an (doublement de la population en 140 ans).
Ces 2,4 enfants representent, en fait, la descendance moyenne des Canadiennes
nees vers 1942-1943, qui achevent actuellement leur vie feconde.
L'extension prodigieuse de la survie devait bousculer, au-dela de ce qu'on
imagine generalement, l'organisation de la vie des femmes et, par ricochet, celle
des hommes. La reduction en deux siecles de la part de la vie des femmes consacree
A la maternite et aux taches connexes est impressionnante. Les Canadiennes des
XVIIe et XVIIIe siecles, en moyenne mariees a 22 ans, mettaient au monde, quand
leur union durait jusqu'a leur 50° anniversaire, une dizaine d'enfants. Elles
passaient donc en etat de grossesse ou de sterilite post-partum environ dix annees.
La premiere grossesse suivait de quelques mois le mariage et la derniere survenait
en moyenne autour de 40 ans. Les femmes nees en 1951 ont ramene a moins
de cinq annees la periode affect& a la constitution de leur descendance. Lorsqu'on
exclut, dans leur cas, le temps de grossesse et de sterilite post-partum (moins de
deux ans), selon les estimations, elles disposeront encore, entre 15 et 65 ans, d'un
temps comparable au nombre d'annees vecues par les hommes dans cet intervalle.
II devenait inevitable que l'emploi du temps des femmes adultes se transforme
et que l'organisation traditionnelle des roles masculin et feminin s'effondre.
DES HAUTS ET DES BAS DE LA NATALITE
Puisque la transition de la mortalite devait favoriser celle de la fecondite, it
etait a prevoir que le rapport de l'effectif de chaque nouvelle generation a celui
des generations precedentes tende A la baisse. Il en est resulte une modification du
rythme de croissance demographique et de la repartition par age de la population.
Le ralentissement de la croissance
Le role de la natalite dans l'accroissement de la population s'affaiblit depuis
le milieu du XIXe siecle. Le rapport du nombre des naissances observe dans la
population a l'effectif total de la population, le taux de natant& est nettement
— 126 —
en declin (tableau 9). Alors que la population du Canada se multiplie par huit
entre 1861 et 1991, les nouveau-nes de 1991 ne sont que trois fois et demie plus
nombreux que ceux de 1861. Meme si on arrete l'observation aux generations
1951 a 1956 dont les effectifs sont fortement ascendants, les rythmes de croissance different, la population totale ayant augmente en moyenne de 1,7 % par
an et les naissances, de 1,2% seulement.
Un vieillissement de moins en moins efficacement contenu
Aussi longtemps que les generations qui s'ajoutent sont plus nombreuses que
leurs devancieres, on peut dire que la natalite contribue a contenir le vieillissement demographique induit par la survie differentielle. Ce n'est qu'a partir du
moment aide nombre des naissances baisse d'une armee a l'autre que revolution
de la natalite contribue au vieillissement. Jusqu'a maintenant, cela s'est produit
de facon transitoire a deux reprises, soit au cours des annees trente, et plus
recemment, de 1960 a 1975. Cela devrait survenir de nouveau tres bientot et de
maniere durable s'il n'y a pas remontee soutenue de la fecondite jusqu'au niveau
assurant le remplacement des generations. La fecondite de 1,67 enfant par
femme propos& par Statistique Canada comme hypothese moyenne dans ses
projections entraine un declin continu du nombre des naissances, depuis 1989,
armee de depart de la projection (tableau 9). La faible hausse des indices de
fecondite en 1988 et 1989, on le sait maintenant, a dejoue les previsions. Le
nombre des naissances est actuellement en legere augmentation, mais rares sont
ceux qui osent conjecturer de cette hausse, une fecondite future de l'ordre de
deux enfants par femme.
Tableau 9. Effectif a la naissance de quelques generations et taux de natalite
des periodes correspondantes, 1831 A 2036, Canada
Generation
1831 a 1836
1861 a 1866
1891 a 1896
1921 a 1926
1951 a 1956
1981 a 1986
2011 a 2016
2031 a 2036
Effectif a la naissance
(en milliers)
Hommes
Femmes
Total
...
370
442
630
1 087
960
892
843
...
350
422
595
1 029
915
851
803
...
720
864
1 225
2 116
1 875
1 743
1 646
Periode
Taux de
natalite
(pour mine)
1831 a 1836
1861 a 1866
1891 a 1896
1921 a 1926
1951 a 1956
1981 a 1986
2011 à 2016
2031 a 2036
55
43
35
27
28
15
11
10
Sources : 1831 a 1896: Henripin 1968, appendice B. Valeurs corrigees en remplagant les probabilites
de survie utilisees par Henripin par celles estimees par Bourbeau et Legar6 specifiquement
pour le Canada et en proceclant a quelques ajustements mineurs ; 1921 a 1986: donnees de
retat civil reamenagees en donnees par armee censitaire; 2011 a 2036: Statistique Canada,
Projections demographiques, n° 91-520 au catalogue, projection n° 3.
- 127 -
L'interaction natalite/structures
La natalite a bien sat- recule parce que les femmes ont en moyenne eu de moins
en moins d'enfants. L'indice synthetique de fecondite" depassait legerement
7 enfants par femme vers 1850. Un siecle plus tard, it s'etait reduit de mold&
Depuis une vingtaine d'annees, it oscille entre 1,6 et 1,9 enfant par femme.
Le taux de natalite a chute moins vite. Sa valeur est, vers 1990, le tiers de ce
qu' elle etait vers 1850. C'est que la natalite est influencee par la structure par
age et sexe. Celle-ci s'est modifiee sous l' action de l'allongement de la vie, de
la baisse de la fecondite et des migrations.
Le formidable recul de la mortalite, du milieu du XIXe siecle a aujourd'hui,
en faisant presque doubler la duree moyenne de la vie, a ete responsable d'un
quasi-doublement de l'effectif de la population, lequel constitue le denominateur
du taux de natalite. II n'a, au cours de la meme *lode, contribue a gonfler
que d'environ 60 % la proportion des femmes en age de procreer, dont l'effectif
a un effet direct sur le nombre de naissances qui apparalt au numerateur du taux.
Les effets depresseurs de la baisse de Ia fecondite et du recul de la mortalite
sur le taux de natalite sont au moins en partie compenses par la preponderance
des jeunes adultes, hommes et femmes, dans la population immigrante. L'impact
sur le numerateur, c'est-a-dire sur le nombre des naissances, de l'accroissement
de la population feminine d'age fecond est relativement plus lourd que celui de
l'ajout de la population immigrante au denominateur, sous reserve d'une fecondite equivalente a celle des Canadiennes de naissance chez les immigrees et d'un
certain equilibre des sexes dans la population immigrante. Dans le passé, cette
population, comparee a celle née au Canada, se caracterisait a la fois par une
nette surmasculinite et par une fecondite plus faible. Aujourd'hui les femmes
tendent a dominer en nombre parmi les immigrants et depuis peu, leur fecondite
parait plus elevee que celle des femmes 'lees au Canada". II s'ensuit que
('immigration recente a un effet positif certain sur le taux de natant& ce qui est
douteux pour celle du passé dont les caracteristiques etaient moins favorables.
Quant a remigration, dans la mesure oil son profil par age et sexe copie celui
de l'immigration, elle a l'effet contraire sur la natalite. Si la fraction des femmes
d'age fecond qui quittent est superieure au rapport de l' ensemble des emigrants
a la population totale, le nombre des naissances est proportionnellement plus
reduit que l'effectif de la population. Ainsi, une emigration nette comme celle
qui a marque les quatre dernieres decennies du I 9e siecle a dO contribuer a la
baisse de la natalite observee a l'epoque.
L'indice synthetique de fecondite est la somme des taux de fecondite par age durant une periode
donnee. II correspond au nombre d'enfants par femme qu'on observerait dans une cohorte
constituee de femmes ayant entre 15 et 50 ans au moment consider& II traduit de la sorte la reponse
des comportements feconds a la conjoncture et peut des lors s'ecarter des valeurs de la descendance
finale des generations que son calcul fait intervenir.
18 Gauthier, A. (1989). «A propos de Ia difference de fecondite entre le Quebec et l'Ontario», Cahiers
quEbecois de demographie, vol. 18, n° I, p. 188.
17
- 128 -
Mentionnons enfin que pendant que chutent simultanement la mortalite et
la fecondite, la structure par age acquiert pendant un certain temps un potentiel
eleve de croissance. La structure par age de 1981 illustre ce phenomene. Du fait
des «boomers», non seulement la proportion des jeunes adultes domine nettement, mais die est, chez les femmes particulierement, plus forte qu'a aucun autre
moment dans le passé ou dans un avenir previsible. Cet etat transitoire de la
repartition par age a largement contribue contenir la baisse de la natalite alors
que la fecondite s'effondrait. Déjà en 1991, la structure se fait moins favorable
au maintien du rapport des naissances a la population totale. Et elle le sera de
moins en moins jusque vers 2040 si la survie continue a s'ameliorer et si la
fecondite reste faible, ceci dans l'hypothese de migrations nulles ou de faible
poids. A mesure qu'avec le temps, les personnel agees seront de plus en plus
representees dans la population du Canada, le nombre des aces augmentera,
celui des naissances subira de son cote l'effet de la reduction du poids relatif
des femmes en age de procreer. Viendra le moment oil, si la mortalite et la
fecondite demeurent stables ou quasi stables a un niveau faible, pendant six ou
sept decennies, la structure par age ne refletera plus, ou que tres peu, les niveaux
de fecondite et de mortalite pre-transitionnels et transitionnels. Si alors, la
fecondite post-transitionnelle n'assure pas le remplacement des generations, les
aces excederont les naissances.
LES MOUVEMENTS MIGRATOIRES : INCONSTANTS
MAIS MARQUANTS
La balance migratoire modifie tant l'effectif que la composition par age et
sexe de la population. Irregulieres dans le temps, les entrées et les sorties
marquent differemment les generations touchees.
Malgre que le Canada soit un pays d'immigration, it a neanmoins connu des
phases oil les sorties excedaient les entrées (tableau 10). L'enregistrement des
faits migratoires est incomplet, se limitant, au Canada, a l' immigration legale.
L'emigration ne peut etre mesuree que de facon indirecte. Neanmoins, si on
n'exige pas une grande precision, les migrations passees peuvent etre detectees
par les traces qu' elles ont laissees : effectif de la population superieur ou inferieur
a celui que laisse esperer l'excedent des naissances sur les deces ; effectif croissant
avec Page dans les generations ; masculinite s'ecartant de la normale. Plus
precisement, dans le cas des generations, si on connait leur effectif A la naissance
et leur profil de survie, on peut estimer avec une precision acceptable le nombre
des survivants par age et comparer ces donnees avec celles recueillies par les
recensements pour les memes generations. Cet exercice fournit une evaluation
de l'ordre de grandeur des gains ou des pertes dus aux mouvements d'entree
et de sortie, la precision restant fonction de la qualite des donnees disponibles
(tableau A4 de l'annexe et figures 6 et 7).
- 129 -
Tableau 10. Estimations de l'immigration, de l'emigration et de la migration
nette (en milliers), 1851 a 1991, Canada
Periode
Immigration
Emigration
Migration
nette
332
436
+ (123 - 154)
-(150 - 192)
353
903
326
782
293 - 440
602 - 1 110
364 - 510
317 - 1 067
- (40 - 87)
- (146 - 206)
- (115 - 181)
+ (715 - 810)
1911 h 1921
1921 a 1931
1931 a 1941
1 373 - 1 612
1 195 - 1 204
149 - 151
1 067 - 1 381
967 - 1 174
240 - 353
+ (231 - 311)
+ (103 - 230)
- (90 - 202)
1941 a 1951
1951 a 1961
1961 a 1971
1971 a 1981
1981 a 1991
548 - 568
1 543
1 429
1 429
1 371
370 - 437
463
707 - 1 004
635
443
+(131 - 180)
+ 1 080
+ (425 - 723)
794
+
+
928
1851 a 1861
1861 a 1871
209 183 -
486
266
1871 a 1881
1881 a 1891
1981 a 1901
1901 a 1911
253 448 249 1 III - 1
86 370 -
Nota : Les annees des periodes vont du ter juin au 31 mai. Pour les *lodes 1971 a 1981 et 1981
a 1991, les estimations proviennent de Statistique Canada, Division de la demographic.
Sources : Keyfitz 1950, Ryder 1954, McDougall 1961; Camu et al. 1964; Main-d'oeuvre et
Immigration 1974c; George 1976; Kelly 1977; les valeurs presentees sont les maxima et
minima estimes par les auteurs ; le tableau est extrait de Beaujot et McQuillan, 1982:
Growth and Dualism, Gage, Toronto, p. 83.
Les deficits cumulatifs des generations 'lees au Canada entre 1861 et 1866,
tels que les donnees de 1901 permettent de les saisir, (ces generations etant alors
dans la trentaine avancee), sont de l'ordre de 22 % pour les femmes et de 17 %
pour les hommes. Si l'emigration n'a pas etc surtout feminine dans ces generations, la superiorite du deficit feminin pourrait s'expliquer par la plus forte
representation des hommes parmi les immigrants qui n'ont cesse d'affluer au
Canada en &pit de l'exode vers les Etats-Unis. L'evolution de I'effectif de ces
generations a compter de 1911 indique qu'il y a eu, du cote masculin surtout,
compensation progressive des pertes de la fin du XIXe siecle par l'immigration
des premieres decennies du XX° siecle, compensation qui est demeuree partielle
chez les femmes.
Non seulement ce considerable afflux migratoire a-t-il renfloue des generations decimees par l'emigration, mais it a gonfle celles nees entre 1891 et 1896,
d'environ 25 go chez les hommes et de quelque 15 go chez les femmes. H faudra
attendre la fin du deuxieme conflit mondial pour qu'affluent de nouveau aux
frontieres canadiennes de tres importants contingents d' immigrants. L' impact
- 130 -
Figure 6A
Evolution de l'effectif des generations dans les groupes d'5ge
successifs, generations 1831-36 a generations 1961-66, Canada
Hommes
En mil iers
1 300
1 200
1951-56
1 100
1 000
900
1941-46
800
700
1931-36
600
•
1911-16
......... ......
44-
500
1891-96
• ... • .
1901-06
400
.•..
•
300
200
1871-76
1921-26
1861-66
1851-56
1841-46
100
1831-36
0
Naiss.
5-9 15-19 25-29 35-39 45-49 55-59 65-69 75-99 85-89
Source:Recensements et projections de populations, Division de la demographie,
no 91-520 au catalogue. Donnees de l'etat civil pour les naissances et
estimations de l'auteur pour les periodes anciennes.
des arrivees massives d'apres-guerre sur les generations flees au debut des annees
vingt a ete sensible : elks ont accru leur nombre de 30 % avant d'atteindre Page
de la retraite. Jusqu'a ce jour, pour chaque centaine de femmes flees au Canada
entre 1951 et 1956, on compte une quinzaine de nouvelles recrues contre dix par
centaine d' hommes 19 .
19
Le sous-denombrement differenticl, tres marque entre 20 ct 30 ans cst au moins partiellement
responsablc de cct &art entre hommes et femmcs.
- 131 -
Figure 6B
Evolution de l'effectif des generations dans les groupes d'age
successifs, generations 1831-36 a generations 1961-66, Canada
En millers
1 300
Femmes
1961-66
1 200
1951-56
1 100
1 000
900
1941-46
800
700
1931-36
600
500
1911-16
.......
......
1891-96
1921-26
400
1901-06
■
1 881_-_18 .6 _ -
300
-
200 —
' 1871-76
1851-56
1861-66--
1841-46
100
-!-
1831-36
0
Naiss. 5-9 15-19 25-29 35-39 45-49 55-59 65-69 75-99 85-89
Source Recensements et projections de populations, Division de la demographie,
no 91-520 au catalogue. Donnees de l'etat civil pour les naissances et
estimations de l'auteur pour les periodes anciennes.
L'emigration n'etant pas nulle (tableau 10), l'ecart entre la population
recensee et la population attendue sous-estime vraisemblablement le rapport des
Neo-Canadiens aux Canadiens de naissance dans les generations concernees —
a moins qu'on ne fasse l'hypothese que seuls les residents nes a l'etranger
emigrent. Compte tenu de la diversification croissante des origines des immigrants, on ne peut manquer de remarquer que certaines generations ont acquis
ou auront acquis au cours de ce siecle un net caractere cosmopolite particulierement sensible au niveau local dans les centres qui attirent fortement les
nouveaux arrivants.
- 132 Figure 7
Ecart entre les effectifs observes et attendus de quelques
generations, certains groupes d'age, Canada
Hommes
En milliers
Femmes
1 200
1 000
800
600
400
200
0
Naiss. 115-19 135-39 j 55-59 : 75-99 j
5-9 25-29 45-49 65-69 13-89
Naiss. 115-19 135-39 155-59 j 75-99 j
5-9 25-29 45-49 6-69
Source:Effectifs des groupes d'age: Recensements et projections. Naissances: etat
civil et estimations. Probabilites de survie: Bourbeau et Legare (1982) et
estimations.
POIDS DEMOGRAPHIQUES DES DIFFERENTES GENERATIONS
Si toutes les generations avaient le meme effectif a la naissance, si la mort,
au lieu de sevir a tous les ages, survenait pour tous a cent ans, et si les migrations
etaient inexistantes ou avaient un effet nul, chaque generation garderait jusqu'a
son extinction un poids de 1 % dans la population et le rapport entre les sexes
serait constant a tous les ages. La realite, on l'a vu, s'ecarte de ce modele, de
fawn variable selon I'epoque, et cette diversite n'est sans doute pas sans
consequence sur l'evolution sociale.
- 133 -
Tableau 11. Poids differents Ages de quelques genkrations !tees vers 1700
et entre 1831 et 1951, sexes reunis, Canada
Generation (pour cent)
Age
1700
1831
1861
1891
1921
1951
0 an
5,8
5,5
4,3
3,5
2,7
2,8
30 ans
1,3
1,4
1,5
1,5
1,6
1,7
60 ans
0,3
0,5
0,6
0,8
0,9
1,3
90 ans
0,0
0,0
0,0
0,1
0,2
0,3
Nota: Mode de calcul des poids : Pour les generations nees depuis 1831, le numerateur provient
d'une lecture longitudinale des effectifs par groupe d'age dans les recensements decennawc,
puis d'interpolations entre les Ages pour isoler les generations retenues. Le denominateur
est constitue par l'effectif de la population au tours de Vann& oil la generation atteint l'Age
consider& Pour la generation 1700, on a utilise les modeles de population stable de Coale
et Demeny (1983), modele Ouest, niveaux 7 (femmes) et 8 (hommes).
En effet, on peut penser que r influence exercee sur son époque par chacune
des generations n'est pas completement independante de l'effectif qu'elle avait
a la naissance et de revolution de celui-ci sous l'effet de la mortalite et des
mouvements migratoires qui lui sont propres. Les differences d' importance des
generations au plan social ne viendraient-elles que des variations du poids
demographique des unes par rapport aux autres aux ages de dependance comme
a ceux ou s'exerce un pouvoir, si minime soit-il, par le vote, la fonction, le
revenu, etc., qu'elles n'en seraient pas moms reelles et susceptibles de contribuer
un tant soit peu a la transformation de l'organisation de la societe.
On s' ecarte considerablement moms maintenant d'une repartition egale des
Ages que dans le passé pre-transitionnel. La generation nee vers 1700 a evolue
dans un regime demographique tel qu'lt la naissance, elle formait 5,8 % de la
population totalem. A 30 ans, parce qu'elle a ere suivie de generations toujours
plus nombreuses, son poids s'est abaisse a 1,3 % ; a 50 ans, elle ne representait
plus que 0,5 % de la population et, a 60 ans, que 0,3 %, tant, lorsque la croissance et la mortalite sont eleves, rerosion du poids de chaque generation est
rapide au fur et a mesure qu'elle vieillit (tableau 11). La croissance etit-elle ete
nulle, la mortalite seule jouant, a la naissance, cette generation aurait forme
2,9 % de la population, 1,5 % a 30 ans et 0,8 % a 60 ans.
2° Ce pourcentage est derive des modeles de populations stables qui ont permis de reconstruire la
population correspondant Ala fecondite du debut du XVIII' siecle et A une croissance annuelle
de l'ordre de 2,75 % par an.
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- 136 -
Quanta la generation née au milieu du XXe siecle, elle avait au moment de
sa naissance un poids demographique deux fois moins considerable que celui
des nouveau-nes d'une generation du XVIIIe siecle, mail au seuil de la retraite,
elle sera quatre fois plus representee dans la population que son homologue de
l'ancien regime. Generation de «baby-boomers», elle aura donc, tout au long
de sa vie adulte, beneficie de la force du nombre, ayant toujours constitue plus
de 1 % de la population, plus que la part attendue selon le modele propose plus
haut, plus que les generations qui precedent, plus vraisemblablement que celles
flees depuis 1970.
En effet, une estimation relativement grossiere du parcours des generations
qui naissent actuellement montre qu'elles comptent pour 1,5 % de la population
a leur naissance, qu'elles auront un poids de 1,3 We a 30 ans et de 1,2 % a 60 ans.
On sait que si la fecondite se maintient au-dessous du niveau de remplacement
des generations, on assistera a un renversement de la situation : l'importance
relative des generations croItra legerement avec l' age jusque vers la soixantaine,
pour decroTtre plus lentement, aux ages avances, que si la fecondite devait
accuser une hausse (voir figure 8, pyramide de 2036 avec une fecondite de
1,67 enfant par femme).
Manifestement faible dans le passé, la concurrence (au sens large) entre
generations sera une caracteristique de l'avenir. La structure demographique
pyramidale se pretait bien a des rapports sociaux hierarchiques. A tous les paliers
de l' organisation sociale (famille, communaute, corporation professionnelle,
nation), de facon generale, la tete de la hierarchic se recrutait parmi les faibles
effectifs du sommet de la pyramide des ages, le nombre des cadres croissait en
fonction inverse de rage et de l'influence attach& au poste, de sorte que se
correspondaient plus ou moins la pyramide des ages et la structure hierarchique.
L' inversion de la pyramide des ages (ou sa metamorphose en dome) en progres
depuis la fin des annees soixante grossit le bassin de recrutement traditionnel
du sommet de la hierarchic et reduit substantiellement la base de sorte que
s'accentue la competition pour acceder aux functions d' autorite en mane temps
que se rarefient les effectifs sur lesquel le pouvoir s'exerce.
STRUCTURES DEMOGRAPHIQUES ET CHANGEMENTS
SOCIAUX : DES EXEMPLES D'INTERRELATION
A defaut de saisir toutes les interactions entre les dynamiques demographique
et sociale, on peut montrer que la rupture de requilibre demographique ancien
a etc propice a bon nombre des changements sociaux recents ou encore en cours.
La conformite de la repartition par age et sexe aux parametres du nouveau
regime demographique est mecanique, donc previsible. Toutefois la lenteur avec
laquelle se transforment les structures, (comparee a la vitesse de changement
- 137 -
des comportements), fait en sorte que ces modifications de structure continueront encore longtemps a peser sur la dynamique sociale. On peut constater
la figure 8, a quel point la pyramide des ages de 1981, si on exclut les moins de
20 ans, reproduit celle de 1951. Ce ne sera que vers 2036 que la structure demographique portera les marques, du moins jusqu'au seuil de la vieillesse, des
faibles niveaux de natalite et de mortalite du regime moderne. Seul le groupe
des personnes ages, qui comprendra alors les survivants des generations
nombreuses nees apres la Deuxieme Guerre, temoignera des fortes natalites
revolues. Les variations des structures par age et sexe, moderees jusqu'a recemment, n'en ont pas moins eta favorables a d'innombrables transformations de
la societe. La place des femmes est sans doute, des fondements du fonctionnement social, celui qui a subi la plus forte transformation. Cette question meriterait en soi une etude approfondie et extensive. II en va de meme de celles
abordees ci-apres (education, monde du travail, famille et vieillissement), qu'on
ne fait qu'effleurer.
D'une alphabetisation minimale a la formation continue
Les changements induits dans le domaine de l' education par revolution
demographique se font d'abord sentir chez ceux qui sont traditionnellement vises
par cette activite : les jeunes. Les incitatifs a la scolarisation ne relevent pas de
la demographie, mais it est certain que les coots de l' education, toutes choses
egales par ailleurs, semblent moins lourds quand les jeunes edge scolaire ne
constituent pas une fraction tres importante de la population et quand les
contribuables sont relativement nombreux.
Au plan des depenses publiques, it n'est pas indifferent que la part des scolarisables de 5 a 15 ans en 1861 (26 % de la population totale) ait ete equivalente
A celle des 5 a 20 ans de 1951 eta peine inferieure a celle des 5 a 25 ans de 1991
(28 %). La part des adultes (15 a 64 ans), parmi lesquels se recrutent la majorite
des personnes imposables, quant a elle, est pass& de 55 % en 1861 a 62 % en
1951 et 68 % en 1991. Ceci, sans tenir compte du fait que le bassin des personnes
imposables, presque exclusivement masculin dans le passe, s'est elargi en raison
de la participation des femmes au marche du travail.
Les chances des jeunes des generations recentes de faire des etudes prolongees
se sont egalement ameliorees du fait des faibles dimensions des fratries. Les soins
et les revenus des parents sont aujourd'hui distribues sur moins d'enfants
qu'autrefois et la survie quasi universelle aux ages correspondant aux responsabilites parentales apporte aussi une aide : peu de jeunes sont exposés a une
interruption de leurs etudes, a cause du deces de l'un ou l'autre des parents.
Les besoins en formation s'etendent maintenant au-dela de la jeunesse. Le
nouveau regime demographique dote les cohortes ;lees vers 1950 d'une quarantaine d'annees de vie active. C'est beaucoup compare aux 23 annees dont
disposaient en moyenne, entre 15 et 65 ans, les aIeux du XVIIIe siecle. La
- 138 longue duree de la vie potentiellement active a notre époque, duree superieure
meme a l'esperance de vie a la naissance au XVIII e siecle, influe sur les trajectoires professionnelles. II est peu de travailleurs qui envisagent consacrer une
quarantaine des meilleures annees de leur vie a un travail non specialise. II est
peu d'activites tant soft peu specialisees qu'on puisse exercer durant environ
40 annees sans de serieux recyclages. II est aussi certain qu'une fraction non
negligeable d'actifs, pour diverses raisons, ne pourront passer une quarantaine
d'annees dans le meme creneau d'emploi, ne serait-ce que par la disparition ellememe de l'emploi par abandon de la technique de production ou du produit.
La progression normale dans une tres longue carriere, la necessite pour le
travailleur de s'ajuster aux inevitables changements dans sa specialite, la multiplication des reorientations professionnelles dont le risque n'est pas independant
de la duree de la vie active sont autant de facteurs qui incitent a integrer la
formation continue au fonctionnement du marche du travail.
Une enquete sur Peducation des adultes, effectuee en 1983, montre qu'un
cinquieme de la population non scolaire de 17 ans et plus est inscrite a des
activites de formation. Y dominent les adultes de 25 a 45 ans et particulierement
les femmes (tableau 12), surtout celles qui ont une formation poussee. En effet,
un peu plus du tiers des femmes qui ont une formation post-secondaire, complete
ou non, et pres de la moitie de celles qui ont un diplome universitaire sont en
formation.
La majorite des adultes, hommes et femmes, inscrits a des cours, declarent
que ceux-ci sont relies a leur emploi. Il apparail de plus que les taux de participation sont sensiblement inferieurs a la moyenne pour les hommes et les femmes
qui n'ont pas termine le cycle secondaire. Ceci laisse a penser qu'une
augmentation du niveau moyen de scolarisation de la population contribuera
a accroitre la demande en formation des adultes.
Tableau 12. Pourcentage des adultes engages dans leur perfectionnement
par groupe d'ilge et par sexe, 1983, Canada
Age (pour cent)
17 ans
et plus
17 a
24 ans
25 a
34 ans
35 a
44 ans
45 a
54 ans
55 a
64 ans
65 ans
et plus
Sexes reunis
19
23
29
25
15
10
4
Hommes
Femmes
17
21
18
27
27
31
23
28
14
16
8
11
2
5
Nota : Les taux de participaron sont calcules sur la population de 17 ans et plus a ('exclusion des
etudiants a plein temps.
Source : Supplement a l'Enquete sur la population active, janvier 1984. Ce tableau est extrait d'un
document conjoint de Statistique Canada et du Secretariat d'Etat One in Every Five. A
Survey of Adult Education in Canada par M.S. Devereaux, p. 6, tableau 2.
- 139 C'est ce que tendent a confirmer des
Taux de participation
donnees non directement comparables a
1980
1990
celles de l'enquete de 1983, provenant aussi
THF
THF
de l'Enquete sur la population active21.
30a 64 any 2,4 2,1 2,8 4,0 2,9 5,0
Le nombre des personnes agees de 30 a
64 ans inscrites a des cours donnant droit
A des credits a double de 1980 a 1990, passant de 227 000 a 461 000 et la plupart
d'entre elles frequentaient des institutions de niveau collegial et universitaire.
De plus en plus, les femmes dominent dans cette quete de credits supplementaires. Ce sont toutefois celles qui ont entre 30 et 35 ans qui affichent la plus
forte participation : 5,2 Wo en 1980 et 8,5 Wo en 1990.
Les progres vers la formation continue, quelles qu'en soient les modalites,
imposent de reflechir sur la preparation des jeunes h la vie active. Bien quill n'y
ait pas encore unanimite dans les forums oil ces questions sont debattues, des
consensus se dessinent. Nombre d'intervenants pensent que l'extension de la
duree des etudes n'est pas l'inevitable solution, pas plus que des orientations
tres precoces et l'extreme specialisation. Its sont de plus en plus nombreux, ceux
qui preconisent une formation de base suffisamment large ou generale pour
servir d'assise a des trajectoires professionnelles complexes et entrecoupees de
periodes de formation.
Avec la croissance du groupe des personnes du troisieme age, lieducation
acquiert un statut de loisir. L'inscription a des cours, menent ou non a
l'obtention d'un diplome, figure parmi les activites que pratiquent les retraites.
Ainsi, en 1983, 4 % des personnes de 65 ans et plus ont declare etre inscrites a des
cours pour adultes (tableau 12). Cette formation tardive est le plus souvent du
type loisir ou epanouissement personnel, mais elle peut egalement preparer a des
activites de service, benevoles ou remunerees ou viser l'obtention d'un diplome.
Etrange retour des choses qui fait que le vieillissement contribue a maintenir le
domaine de l'iducation dont l'activite, traditionnellement centrie sur les jeunes,
etait appelee a se atricir considerablement avec la perte d'importance du groupe
des moins de 20 ans. Compte tenu de l'ajout dans le systeme, d'adultes et de
personnes ages engages dans des activites de formation, it se pourrait meme
que ]'importance relative du domaine de ]'education augmente dans l'avenir.
Certains principes du fonctionnement du monde du travail s'ecroulent
Le monde du travail etait traditionnellement doming par les hommes. Les
parametres et les structures demographiques du passé predisposaient au confinement a domicile de l'activite des femmes et souvent concouraient h la limitation
21
Statistique Canada. L'emploi et le revenu en perspective. Hiver 1991, n° 75-001F au catalogue.
(Contrairement a celle de 1983, l'enquete de 1990 se restreint aux cours menant a l'obtention
de credits).
- 140 -
Figure 9
Taux d'activite feminine par groupes d'age, 1931, 1961 et 1991
0
100
80
1991
60
A
/
40
1961
20
1931
0
I
I
15 - 19
20 - 24
Source:
I
I
I
25 - 29
I
35-39
I
i
1
40 - 44
30 - 34
I
I
45-49
55-59
1
50 - 54
I
65-69
I
i
70 +
60 -64
1931:Pecensement du Canada, Volume 1 (98-1931); 1961, Volume 7,
Partie 1. 1991; Estimations produites par la sous-division de renquete sur
la population active, division de l'enquete-ménages. Statistique Canada.
de cette activite aux taches maternelles, parentales et domestiques. Au XViii e
siecle, époque ou les maternites s'etalaient du manage jusque dans Ia quarantaine, les femmes de 45 a 65 ans comptaient pour moins de 10 07o de la population
feminine, pour moins de 5 0713 de la population totale. A ces ages, liberties des
contraintes des grossesses et de l'allaitement, une part importante des femmes
n' en avaient pas moins de jeunes enfants requerant leurs soins. Auraient-elles
malgre tout accede au monde du travail, qu' elles n'auraient toujours pu representer qu'une faible fraction de Ia main-d'oeuvre. Au XI Xe siecle, la dissociation des lieux de travail et de residence, generalisee avec l'industrialisation, a
accentue le clivage entre la sphere privee et la sphere publique.
Le passage au regime demographique moderne coincide avec l'eclatement du
modele traditionnel. Ces deux evolutions semblent se renforcer I'une l'autre.
Pour peu qu'on puisse en juger, le taux d'activite des femmes augmente depuis
le debut du siecle : d'environ 15 % en 1901, it passe progressivement a 30 % en
1961, atteignant une valeur maximale de 50 Wo entre 20 et 25 ans, valeur qui
indique que la participation feminine a la main-d'oeuvre est alors largement
I'affaire des celibataires. 11 y a une quarantaine d'annees, en plein baby-boom,
- 141 -
Tableau 13. Taux d'activite (pour cent) selon le groupe d'age et le sexe,
1975 et 1991, Canada
Femmes
Hommes
Groupe d'age
15 a 19 ans
20 A 24 ans
25 a 34 ans
35 A 44 ans
45 a 54 ans
55 a 64 ans
65 ans et plus
Tous les ages
Source: Statistique Canada,
1975
1991
1975
1991
54,6
85,0
95,2
96,0
92,7
79,3
18,5
78,4
55,9
81,4
92,6
93,8
90,6
62,6
11,3
74,8
47,4
67,0
52,9
51,5
46,1
30,8
4,9
44,4
53,9
75,5
77,2
78,4
69,9
35,7
3,5
58,2
Statistiques chronologiques sur la population active, 1991, n° 71-201
au catalogue.
Tableau 14. Taux d'activite des femmes selon l'etat matrimonial et rage,
1991, Canada
Etat matrimonial (pour cent)
Groupe d'age
15 a 24 ans
25 a 44 ans
45 ans et plus
Taus les ages
Celibataires
Mariees
Divorcees
Veuves
Total
63,0
83,6
37,9
66,5
73,3
76,8
40,6
61,4
60,2
76,0
51,5
64,0
...
75,5
11,2
13,4
65,1
77,8
34,9
58,2
Source: Statistique Canada,
Moyennes annuelles de la population active,
1991, section B8,
tableau 3, n° 71-220 au catalogue.
ce n'etait toujours que 10 % des femmes mariees qui gagnaient un salaire 22.
Depuis, le taux de participation des femmes a la main-d'oeuvre a sensiblement
progress& mais ne rejoint toujours pas celui des hommes (tableau 13). Le
sommet entre 20 et 25 ans a disparu, remplace par un plateau entre 20 et 45 ans
(figure 9). L' allure actuelle de la courbe d'activite feminine suggere une forte
reduction de l'influence de Petat matrimonial sur Pactivite des femmes, perte
d'influence qui se lit aussi au tableau 14.
Si le mariage (incluant les unions consensuelles) inhibe apparemment peu la
participation des femmes a la main-d'oeuvre entre 25 et 45 ans, on peut en
conclure que la presence d'enfants ne &courage guere davantage cette participation. Toutefois, Page de leurs enfants influe sur le taux d'activite des meres
n Ostry, Sylvia (1968). The Female Worker in Canada. 1961 Census Monograph, Dominion Bureau
of Statistics, Ottawa, 63 p.
— 142 —
Tableau 15. Taux d'activite des femmes selon rage du plus jeune enfant,
1976 et 1991, Canada
Age du plus jeune enfant
1976
1991
Moins de 3 ans
3 a 5 ans
6 a 15 ans
31,7
40,9
50,1
61,5
68,2
76,2
Total avec enfant de moins de 16 ans
43,0
70,2
Source: 1976: Statistique Canada,
Enquete sur la population active, don
nees non publiees. 1991 :
Statistique Canada, Moyennes annuelles de la population active, 1991, Section B18,
tableau 8, n° 71-220 au catalogue.
(tableau 15). La presence d'enfants d'age pre-scolaire a la maison, particulierement celle de tout-petits (2 ans et moins), semble tenir une relativement large
fraction des femmes a Pecan du marche du travail oit leur presence s'est toutefois
sensiblement accrue entre 1976 et 1991. On pourrait cependant mieux interpreter
le retrait de la main-d'oeuvre des meres de jeunes enfants si on avait acces aux
donnees sur les services de garde dont elles peuvent disposer, sur le revenu
qu'elles tirent de leur emploi et sur les amenagements consentis par leur milieu
de travail pour faciliter la conciliation des roles de travailleur et de parent.
Quoi qu'il en soit, l'allongement de la vie et la reduction de la taille des families
ont progressivement alloue du temps aux femmes, considerablement plus de
temps que n'en requierent le role de maitresse de maison et celui d'educatrice
et cela meme aux ages de pleine fecondite 23 . La societe canadienne a desormais
a compter avec une population feminine dont le role reproducteur est de trois
a quatre fois moins lourd que celui des aleules, meme dans l'hypothese d'un
relevement de la fecondite au niveau assurant le renouvellement de la population.
Elle a aussi a compter avec l'augmentation de la part de la population adulte
feminine de quarante ans et plus, dont on peut dire que la descendance est
constituee tant est faible la fecondite au-dessus de 40 ans. Les donnees sur la
participation des femmes a la main-d'oeuvre laissent peu de place aux conjectures quanta la fawn dont le temps imparti A la femme moderne est mis a profit.
Une remise en question par les interessees de leur orientation vers le marche du
travail parat peu probable dans la conjoncture actuelle.
Les femmes ne sont pas sans subir le contrecoup des changements dont elles
beneficient. Ainsi, le double role, de parent et de travailleur, a d'abord etc vu,
et l'est encore souvent, comme une realite essentiellement feminine. La tradition
sociale qui veut que le pere, parce que pourvoyeur, delegue a la mere, parce
qu'elle demeurait au foyer, la majeure partie des responsabilites parentales a
tendance a perdurer meme quand la mere travaille a l'exterieur.
23
MeMe si on considere que le temps necessaire pour clever un enfant se mesure mal, vane avec
les exigences des époques et les societes.
- 143 -
Une etude men& sur l'absenteisme conclut que :
Parmi les facteurs causant des taux d'absenteisme plus eleves chez les
meres au travail, celui de la persistance de certaines traditions demeure
important. Autrefois, lorsque peu de femmes travaillaient a l' exterieur
de la maison, celles-ci s'occupaient generalement des responsabilites
familiales (. . .). 11 semble que ce partage des charges parentales n'ait
pas change avec les annees malgre la tendance grandissante de l'egalite
vis-a-vis du soutien financier de la famille 24 .
Lorsqu'on exclut le conge de maternite pour ne prendre en compte que les
absences de courte duree :
On constate que les travailleuses avec enfants d'age prescolaire ont
perdu plus du double de jours de travail pour obligations familiales
ou personnelles que celles n'ayant pas d'enfant d' age prescolaire. . .
II semble que la presence d'enfants soit de plus en plus Hee a l'augmentation des taux d'absenteisme des meres ayant un emploi remunere
a temps plein, mais qu'elle alt peu d'effet sur ceux des peres.
Ainsi, bien que les femmes, apres deduction de la duree totale des grossesses
et des periodes post-partum, disposent en moyenne d'une duree de vie active
presque aussi longue que celle des hommes, le monde du travail et la societe leur
reconnaissent avec reticence le plein statut et les pleins droits de travailleur. Si
le principe de l'egalite des sexes en matiere d'emploi et de responsabilite parentale
semble de mieux en mieux accepte, les mecanismes du fonctionnement social
ne s'y plient pas encore totalement, malgre les progres accomplis (difficultes
d'obtenir des conges parentaux, inegalite des salaires masculins et feminins,
insecurite du retour dans l'emploi apres la maternite, etc.).
Les interrelations sont multiples. A titre d'exemple, on peut penser qu'en toute
rationalite, Pecart des gains entre conjoints dicte au moins en partie le choix
du parent qui dolt assumer les responsabilites familiales aux &pens de son statut
de travailleur. Selon Petude de R. Chawla, si le regime de travail des conjoints
est maintenant comparable dans 52 % des cas, les gains ne le sont que dans le
quart des cas environ, les gains des femmes se revelant largement inferieurs, en
moyenne, a ceux de leurs conjoints. De plus, quand it y a rapprochement des
contributions des conjoints, c'est surtout la oii les gains des marls sont eleves 25 .
Il serait difficile de conclure que cette situation resulte d'un manque d' interet
des femmes pour la carriere, si on considere leur enrolement dans la formation
continue, enrolement superieur a celui des hommes comme on l'a vu ci-dessus,
et leur perseverance sur le marche du travail, en &pit d'un contexte qui ne leur
est pas particulierement favorable.
24
L'emploi et le revenu en perspective.
Printcmps 1992, «L'absenteisme : une mise a jour», par
Ernest B. Akyeampong, p. 51-58.
25 L'emploi et le revenu en perspective.
par R. Chawla, p. 29-30.
Ete 1992, «L'evolution des families comptant deux soutiens»,
- 144 -
La main-d'oeuvre du passé etait non seulement surtout masculine, mais elle
etait aussi, du fait de la demographie, irks majoritairement jeune. Dans la
seconde moitie du XVIIIe siecle, sur dix hommes de 15 a 65 ans, Sept avaient
moins de 40 ans. L'avenir sera tres different : les actifs d'age mOr domineront
au Canada dans la main-d'oeuvre des la deuxieme decennie du prochain siecle.
Si le profil normal de carriere devait continuer de reposer sur le principe de
l'ascension, d'echelon en echelon, jusqu'a des fonctions d'autorite, on aura tot
fait d'en arriver a une inversion, dans la hierarchic, des poids de la base et de
la tete. La structure par age de la societe de demain appelle necessairement un
fonctionnement souple du monde du travail, impliquant une revision des
rapports d'autorite dans le mode de gestion des entreprises et la mise en place
de mecanismes qui couvrent les besoins de formation en cours de carriere et qui
facilitent la mobilite.
La famille : accroissement des durees et de la complexite des
itineraires familiaux
Si une union d'aujourd'hui ne devait 'etre rompue que par le decks de l'un
ou l'autre conjoint, elle durerait plus de 40 ans. L'indice de fecondite se situant
au-dessous de deux enfants par femme, la phase parentale du cycle familial ne
devrait guere monopoliser plus de la moitie de cette duree. Si on compare les
couples de la fin du present siecle a ceux des XVIIe et XVIIIe siecles, le contraste est saisissant 26 : chez les aleux, dans le cas d'une premiere union qui
aurait subsiste jusqu'a la fin de la periode feconde de k femme, k premiere
naissance survenait en moyenne un an apres le manage et la derniere une
vingtaine d'annees plus tard de sorte que la phase parentale se terminait apres
que les parents aient atteint la soixantaine. Ce profil etait loin de constituer la
norme. En effet, la rupture de l'union par decks de l'un des conjoints se produisait
en moyenne une vingtaine d'annees apres sa formation. La monoparentalite
resultait alors de la perte du conjoint. Souvent, un remariage suivait le veuvage.
Au XVIIIe siecle, la moitie des veufs et un peu plus du tiers des veuves se remariaient. Toutefois rage au veuvage importait : veuf a moins de 40 ans ou veuve
a moins de 30, on se remariait a plus de 80 %. Tout comme aujourd'hui donc,
nombreuses etaient au XVIIIe siecle les families reconstituees. La duree de
l'etat de parent seul etait etonnamment courte puisque les veufs se remariaient
en moyenne 2,3 ans et les veuves 3,1 ans apres le decks du conjoint 27 .
26
27
On consultera avec profit, pour une vue comparative du passé et du present en ce qui a trait au
marine et a la famille : E. Lapierre-Adamcyk, Y. Landry et al. «Le cycle de la vie familiale au
Quebec : vues comparatives, XVII e - XXe siecles», Cahiers quebecoir de demographie, vol. 13,
n° I, 1984, p. 59-78; H. Charbonneau, «Trois siecles de transformation du calendrier
demographique du Quebecois moyen», Pticentation a la Societe royale du Canada, n° 39 (annees
1983-1985), p. 47-55 ; Statistique Canada, Mariage et vie conjugale au Canada par J. Dumas
et Y. Peron, collection La Conjoncture demographique, n° 91-534 au catalogue, 1992, 167 p.
Charbonneau, Hubert (1975). Vie et mort de nos ancetres, Etude demographique, Montreal,
Les Presses de l'Universite de Montreal, 262 p.
- 145 -
La monoparentalite actuelle resulte surtout du divorce. Bien que les donnees
du moment qui portent a autour de 40 Wo la proportion des manages rompus
par divorce soient susceptibles d'exagerer le phenomene, it n'en reste pas moins
probable qu'environ 30 % des personnes mariees dans les annees soixante-dix
divorceront avant leur vingt-sixieme anniversaire de mariage 28. La garde des
enfants etant le plus souvent attribuee aux mores, it en resulte que les quatre
cinquiemes des families monoparentales ont a leur tete une femme.
Environ 500 000 femmes etaient chefs de famille monoparentale en
1984, mais 900 000 autres avaient fait partie de cette categorie. Au
moment de l'Enquete [sur la famille de Statistique Canada, 1984] ,
84 % de ces femmes avaient déjà ete mariees une fois ou deux, ou
encore avaient commence a vivre en union libre, tandis que les autres
elevaient seules leurs enfants jusqu'a ce que ces derniers quittent la
maison. Douze pour cent des femmes ont assume le role de chef de
famille monoparentale pendant une breve periode de moins de six
mois, mais une proportion egale d'entre elles ont garde ce statut
pendant plus de dix ans. La duree moyenne etait de 4,6 ans 29.
Que peut signifier pour l'institution familiale l'extension de la duree potentielle
d'union a pros d'un demi-siecle ? Une telle duree &passe de beaucoup le temps
qu' exigent la reproduction et l'elevage des enfants que visait a proteger l'institution de la famille. La specialisation sexuee avec pore-pourvoyeur et mere-aufoyer, tombee en desuetude, ne sert plus de justification au maintien du lien
conjugal quand autrement les parties le rejettent. L'accroissement de la duree
potentielle de l'union augmente l'exposition au risque de rupture et par consequent la possibilite de vivre successivement plusieurs unions. Le cycle de la vie
familiale peut ainsi comporter l'alternance de periodes de vie de couple, de
celibat, de monoparentalite, de partage de la garde des enfants, de reconstitution
d'une famille avec des enfants issus de plusieurs lits . . . La comparaison des
generations 1921 A 1926 et 1951 A 1956 quant A la repartition des annees vecues
dans les divers ems matrimoniaux au cours de la vie adulte montre que l'etat
de divorce absorbe plus que sa part de l' augmentation des annees a vivre entre
15 et 65 ans (tableau 16). En &pit des remariages, la part relative du manage
a, quanta elle, recule, et le veuvage, on le sait, est progressivement repousse
au-delA de la phase adulte de la vie.
Statistique Canada, Mariages et vie conjugate au Canada par J. Dumas et Y. Pkron, Collection
La Conjoncture demographique, n° 91-534 au catalogue, chapitre 4.
29 M. Moore, «Seules pour combien de temps ? Duree de la monoparentalite chez les femmes au
Canada», Transition, mars 1989, p. 4. On beneticiera d'un traitement plus approfondi du sujet
en consultant, du 'name auteur, «Female Lone Parenting Over the Life Course», The Canadian
Journal of Sociology, Automne 1989.
28
- 146 -
Tableau 16. Nombre moyen d'anndes vecues entre 15 et 65 ans et
repartition selon I'dtat matrimonial, generations
1921 a 1926 et 1951 a 1956, Canada
Hommes
Femmes
Generation
Etat matrimonial
1921 a
1926
1951 a
1956
1921 a
1926
1951 a
1956
Celibat
Mariage
Veuvage
Divorce
12,2
26,4
0,4
0,6
14,1
28,8
0,3
1,7
10,4
28,8
1,7
0,7
12,2
29,9
1,4
1,3
Tous les etats
39,6
44,9
41,6
46,6
30,9
66,6
1,0
1,5
31,4
64,1
0,8
3,7
24,9
69,3
4,0
1,8
26,1
64,1
3,1
6,7
100,0
100,0
100,0
100,0
Repartition en pourcentage
Celibat
Mariage
Veuvage
Divorce
Tous les etats
Sources : Annees vecues entre 15 et 65 ans, tableau 2 ; repartition scion l'etat matrimonial, Dumas
et Peron, Mariage et vie conjugate au Canada, tableau 32.
Les structures par age de l'avenir laissent prevoir l'augmentation de la part
des ménages installes dans la phase post-parentale, mais permettent aussi la
multiplication des couples avec un grand &art d'age. Le marche matrimonial,
vu le retrecissement de la proportion des jeunes dans la population, sera de moins
en moins doming par les candidate a une premiere union ; meme si les taux par
age des bris d'union ne devaient pas augmenter, la part des personnes a risque
est en croissance, de sorte que les retours sur le marche matrimonial sont
susceptibles de prendre de l'importance et d'etendre considerablement la distribution par age des «mariables». On devrait ainsi voir de plus en plus de
families avec jeunes enfants dont le pere est beaucoup plus age que la mere.
L'etendue limit& de la periode feconde des femmes restreint eventualite d'une
famille avec enfants quand c'est la femme qui est sensiblement plus Agee que
l'homme. De plus, la surrepresentation des femmes aux ages avances implique
qu'une partie d'entre elles ne pourront terminer leur vie en couple.
- 147 -
VIEILLISSEMENT DEMOGRAPHIQUE
Parviendrait-on a freiner le vieillissement par une hausse de la fecondite que
le nombre des personnes agees de 65 ans et plus, au moins a moyen terme, n'en
serait pas affecte et serait considerable. A la longue it augmenterait, les cohortes
entrant dans le groupe &ant plus nombreuses. Le rythme d'augmentation du
poids de ces personnes s'en trouverait ralenti, mais, a terme, leur fraction bien
qu'un peu moindre que celle qu'on anticipe n'en serait pas pour autant contenue
au niveau actuel ou ramenee aux niveaux du passe. La population au milieu du
prochain siecle sera vieille. Pourtant de 75 a 80 % des personnes constituant cette
population de demain auront moins de 65 ans. Rien ne permet d'affirmer qu'une
pareille structure demographique soit mauvaise ou que la societe ne puisse en
tirer de nombreux avantages. Les consequences pour la societe de ce profil demographique dependent de la fagon dont elle definira la vieillesse et plus encore
de ce qu'elle fera du troisieme age (entendu comme le groupe des 65 a 74 ans)
qui n'est peut-etre plus Page mar, mais qui n'a peut-etre pas tout de la vieillesse telle qu'on la concoit trop souvent : pauvre, malade et dependante.
Les caracteristiques des adultes d'aujourd'hui, particulierement celles des
femmes, ne ressemblent pas a celles des adultes d' hier. Bien des raisons peuvent
etre invoquees pour supporter l'hypothese que les caracteristiques des personnes
agees (que seront demain ces adultes d'aujourd'hui) ne seront pas la replique
de celles du groupe actuel des 65 ans et plus. D'une part, la frontiere entre Page
adulte et la vieillesse n'est pas immuable a 65 ans. D'autre part, les futurs vieux
et les futures vieilles sont, par comparaison avec ceux et celles des generations
qui ont precede, des personnes qui actuellement ont des charges familiales plus
legeres, une instruction plus poussee, de meilleures conditions de travail,
d'emploi et d'epargne, un meilleur encadrement sanitaire, des possibilites plus
&endues de participer a des regimes de retraite, etc." Au mieux, ils et elles
seront demain une force pour la societe, capables selon les optimistes de la dynamiser, au pire, ils et elles seront mieux prepares a assumer leur vieillesse et a
se Mink un role dans la societe. Le fait de connaltre les caracteristiques de la
population dans laquelle se recruteront le troisieme et le quatrieme ages dans
les decennies a venir constitue un atout considerable qui devrait amener a &liter
d'anticiper les besoins futurs sur la base de la situation actuelle.
30
On lira avec profit, sur ce theme, l'article de N. Marcil-Gratton et J. Legare, «Vieillesse
d'aujourd'hui et de demain. Uri meme age, une autre realite ?» Futuribles, n° 110 (mai 1987),
p. 3-21.
- 148 CONCLUSION
Alors que s' eteignaient les dernieres generations de Canadiens nes sous le
regime demographique ancien du XIXe siecle, naissaient les premiers «babyboomers», arriere-petits-enfants des precedents. Quand ceux-ci atteindront les
grands ages, la population canadienne aura acquis le profil caracteristique des
populations se reproduisant selon les lois du regime demographique moderne.
Des nouveau-nes jusqu'aux sexagenaires, et meme probablement pour de plus
vieux, les effectifs seront a chaque age de taille relativement comparable.
Au-dela, malgre raccroissement progressif des risques de deces, les octogenaires
representeront encore une proportion notable des personnes agees. Une longue
vieillesse offerte a presque tous donnera a ce segment de la vie un poids egal
a celui de la jeunesse. Il aura suffi du temps imparti a ces deux generations dont
les extremes se touchent pour qu' une telle structure remplace la classique pyramide a base large et sommet etroit. L'ancien regime demographique a en effet,
pendant des centaines de millenaires, genere des populations a croissance lente
ou les nouveau-nes etaient jusqu'a deux fois plus nombreux que les generations
de jeunes adultes qui leur donnaient le jour, elles-memes environ trois fois plus
importantes en nombre que les cohortes de sexagenaires dont elles etaient en
majorite issues.
En a peine plus d'un siecle, les Canadiens ont vu leur esperance de vie doubler
et leur charge parentale (en nombre d'enfants) se reduire de moitie. Ces changements spectaculaires dans les comportements demographiques ont accorde
progressivement a presque tous la possibilite de multiplier les experiences de vie,
et meme de consacrer du temps a leur epanouissement personnel. On etait en
droit d'attendre que ces transformations se traduisent par des modifications
sensibles des rythmes de croissance et de la structure par age. Pourtant l'impact
en a ete peu senti jusque vers les annees soixante. L'accroissement naturel, tres
eleve avant la transition, s'est maintenu du fait d'une certaine concomitance
entre la baisse de la natalite et celle de la mortalite, de sorte que la population
a garde une structure relativement jeune. C'est dans l'apres-guerre seulement
que la saisissante opposition entre l' explosion de la natalite et le rapide retour
h la tendance seculaire de la baisse de la fecondite a attire l' attention en raison
du choc exerce sur les structures.
Ce sont les femmes surtout qui ont ressenti les consequences sociales de
l'allongement de la vie et du controle de la fecondite. Se trouvant disponibles
pour de nouveaux roles elles ont investi des domaines traditionnellement reserves
aux hommes. Ce faisant, elles ont eu et ont encore a faire face a la difficulte
de concilier leurs nouvelles fonctions et les travaux de la maison. Ceux-ci, dans
une large mesure, ont compris le soin des enfants. Mais avec l'allongement de
la vie, des changements sont a prevoir dans le domestique. Meme s'il s'etablit
une relation action-reaction quand progresse simultanement le demographique
et le social, revolution des mentalites sera-t-elle assez rapide pour que la charge
- 149 -
des parents ages ne vienne pas s'ajouter a celle des enfants dont la societe a
besoin, charges que les femmes assument plus, a bien des egards, que leurs
conjoints ? Les comportements procreateurs modernes ne sont-ils pas en quelque
sorte une reponse anticipee ? Dans une societe mal preparee a ces bouleversements, une fraction importante des femmes semblent manifester plus de reticence
A abandonner les nouvelles orientations que les roles ancillaires quand le conflit
entre les deux devient aigu. Le renouvellement des generations s'en trouve donc
menace et l'incontournable vieillissement demographique, accelere et accentue.
Au plan demographique, pour l'avenir, le seul modele dont on ose explorer
les consequences est celui qui se confirme armee apres annee et que l'on appelle
familierement le regime demographique moderne. Ses regles impliquent l'inevitable evolution des structures qui ne seront stabilisees qu'au milieu du XXIe siecle.
Les changements de structure ont toutefois pour effet de modifier les cornportements economiques et sociaux autant qu'ils en resultent. La tendance
pernicieuse des mauvais visionnaires est d'oublier ce phenomene majeur. Or,
c'est par ce mecanisme a double action que les societes ont toujours fait preuve
d'une remarquable souplesse. Ainsi, les pronostics les plus sombres ne se
concretisent generalement pas en catastrophes, laissant la place a des situations
tout a fait imprevues et relativement adequates grace aux modifications internes
des populations sans cesse renouvelees d'individus dont les concepts ont eu le
temps de changer. En effet, ceux qui envisagent les situations futures n'en seront
pas les acteurs ou alors ils le seront, mais dans des roles qu'ils n'ont pas encore
appris.
Annexes
- 152 -
Tableau Al. Population selon le sexe et certains groupes d'age (en milliers),
et rapport de masculinity, 1861 a 2036, Canada
Armee
Groupe d'age
1861 I 1891
1921
1951
1981
2011
2036
Hommes
0 a 14 ans
698
895
1 525
2 168
2 811
2 697
2 612
15 a 39 ans
658
1 007
1 793
2 639
5 285
5 249
5 036
40 a 64 ans
249
443
996
1 731
2 962
5 467
5 347
65 a 74 ans
38
79
152
389
672
1 204
1 859
75 ans et plus
16
37
63
163
339
833
1 581
1 660
2 460
4 530
7 089
12 068
15 450
16 435
Total
Femmes
0 a 14 ans
673
867
1 498
2 083
2 670
2 558
2 476
15 a 39 ans
637
983
1 702
2 681
5 221
5 093
4 869
40 a 64 ans
216
417
853
1 622
3 034
5 702
5 438
65 a 74 ans
30
71
139
360
806
1 428
2 193
75 ans et plus
14
35
67
175
544
1 459
2 744
1 570
2 373
4 258
6 921
12 275
16 420
17 719
Total
Masculinite
0 a 14 ans
1,04
1,03
1,02
1,04
1,05
1,05
1,05
15 A 39 ans
1,03
1,02
1,05
0,98
1,01
1,03
1,03
40 a 64 ans
1,15
1,06
1,17
1,07
0,98
0,96
0,98
65 A 74 ans
1,27
1,11
1,09
1,08
0,83
0,84
0,85
75 ans et plus
1,14
1,06
0,94
0,93
0,62
0,57
0,58
Total
1,06
1,04
1,06
1,02
0,98
0,95
0,93
Nota : La masculini a est le rapport de l'effectif masculin a l'effectif feminin.
Sources : Recensement du Canada; Statistique Canada, Projections detnographiques, n° 91-520 au
catalogue.
— 153 —
Tableau A2. Distribution relative (pour cent) de la population canadienne selon
le sexe et les Brands groupes d'age, 1861 a 2036, Canada
Annie
Groupe d'age
1861
1891
1921
1951
1981
2011
2036
Hommes
0 a 14 ans
42
36
34
30
23
18
16
15 a 39 ans
40
41
39
37
44
34
31
40 A 64 ans
15
18
22
24
24
35
32
65 a 74 ans
2
3
3
6
6
8
11
75 ans et plus
1
2
2
2
3
5
10
100
100
100
100
100
100
100
Total
Femmes
0 A 14 ans
43
37
35
30
22
16
14
15 a 39 ans
40
41
40
39
42
31
27
40 A 64 ans
14
18
20
23
25
35
31
65 A 74 ans
2
3
3
5
7
9
12
75 ans et plus
1
1
2
3
4
9
16
100
100
100
100
100
100
100
Total
Sexes reunis
0 A 14 ans
43
37
34
30
23
17
15
15 a 39 ans
40
41
40
38
43
33
29
40 A 64 ans
14
18
21
24
24
35
31
65 A 74 ans
2
3
3
5
6
8
12
75 ans et plus
1
1
2
3
4
7
13
100
100
100
100
100
100
100
Total
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Bibliographie
BOURBEAU, Robert et Jacques LEGARE (1982). Evolution de la mortalite
au Canada et au Quebec 1831-1931. Essai de mesure par generation.Montreal,
Les Presses de l'Universite de Montreal, 141 pages.
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Family in Canada. Eight Census of Canada, 1941. Census Monograph No. 1,
par Enid CHARLES, Ottawa, 311 pages.
CHARBONNEAU, Hubert (1975). Vie et mort de nos ancetres. Etude demographique . Montreal, Les Presses de l'Universite de Montreal, 267 pages.
CHARBONNEAU, Hubert (1970). Tourouvre-au-Perche aux XVIIe et XVIIIe
siecles. Etude de demographie historique, Paris, Presses universitaires de
France, 424 pages (Travaux et documents, publies par l'Institut national
d'etudes demographiques, cahier n° 55).
HENRIPIN, Jacques (1968). Tendances et facteurs de la fecondite au Canada.
Monographie sur le Recensement de 1961, Bureau federal de la statistique,
Ottawa, 425 pages.
LORIAUX, Michel (1990). «Il sera une fois ... la revolution grise. Jeux et
enjeux autour d'une profonde mutation societale» dans Populations agees et
revolution grise. Les hommes et les societes face a leurs vieillissements, Chaire
Quetelet, 1986 (Sous la direction de M. Loriaux, D. Remy et E. Vilguin),
Institut de demographie, Universite catholique de Louvain, Louvain-laNeuve, Editions CIACO, p. 3-32.
OSTRY, Sylvia (1968). The Female Worker in Canada. 1961 Census Monograph,
Dominion Bureau of Statistics, Ottawa, 63 pages.
STATISTIQUE CANADA (1990). Projections demographiques pour le
Canada, les provinces et les territoires 1989-2011. N° 91-520 au catalogue,
Ottawa, 192 pages.
TEMKIN-GREENER, H. et A. C. SWEDLUND (1978). «Fertility Transition
in the Connecticut Valley : 1740-1850», Population Studies, 32-1, p. 27-41.
Glossairei
Accroissement: Variation de l'effectif d'une population durant une periode.
II peut etre positif ou negatif.
Accroissement nature): Variation de l'effectif d'une population durant une
periode resultant de la difference entre le nombre des naissances et celui des
aces.
Annie censitaire: Neologisme forge sur le modele de Pannee fiscale et qui
correspond, pour le Canada, a une periode de 12 mois s'etendant du ter juin
d'une armee civile au 31 mai de la suivante.
Calendrier: Distribution des evenements caracteristiques d'un phenomene
donne selon ranciennete, au sein d'une cohorte. Il a pour but de traduire le
rythme auquel se sont produits les evenements. Lige moyen ou median, la
duree moyenne ou mediane resument souvent le "calendrier" des evenements.
Celibat definitif: Situation, dans une generation, caracterisee par la presence
de celibataires definitifs, c'est-A-dire de personnes qui en l'absence de
mortalite ne parviendraient jamais a se marier.
Classes creuses: Generations sensiblement moins nombreuses a la naissance que
celles qui les encadrent.
Cohorte: Ensemble de personnes ou de couples ayant vecu un mime evenement
durant une periode, l'annee par exemple. Promotions et generations sont des
cohortes particulieres.
Cohorte (fictive): Cohorte "artificielle" constituee des fractions de cohortes
reelles presentes, aux differents ages successifs, une mime armee.
Descendance: Nombre d'enfants mis au monde. La descendance est dite
"complete" si le groupe a ('etude n'est plus en age de se reproduire, et
"atteinte" si la periode de fecondite du groupe a l'etude n'est pas terminee.
Endogamie: Tendance marquee des individus appartenant a un certain groupe,
ou une certaine categorie, a ne choisir un conjoint que parmi les membres
de ce groupe.
Endogine: Qui est cifi a une cause interne.
I
Pour plus d'informations, consultez les documents suivants: Union internationale pour l'etude
scientifique de la population (1981). Dictionnaire demographique muftiftngue. Liege: Ordina
editions. Roland Pressat (1979). Dictionnaire de demographic Paris: Presses Universitaires de
France.
- 160 Esperance de vie a Page x: Selon une table de mortalite, nombre moyen d'annees
restant a vivre a une personne atteignant l'age x.
Exogamic Tendance des individus appartenant a un certain groupe ou une
certaine categorie, a choisir un conjoint a l'exterieur de ce groupe.
Fecondite: Phenomene en rapport avec les naissances vivantes considerees du
point de vue de la femme, du couple et tres exceptionnellement de l'homme.
Fecondite generale: S'il s'agit de la fecondite sans distinction d'etat matrimonial.
Indice du moment: Indice construit a partir des mesures concernant des phenomenes demographiques et effectuees sur la base de manifestations de ces
phenomenes durant une periode (generalement Pannee). Par exemple, l'esperance de vie de 1981 est un indice du moment en ce qu'elle exprime le nombre
moyen d'annees que vivrait une personne si tout au cours de sa vie elle
rencontrait les conditions de 1981.
Indice synthetique de fecondite, de divortialite, de nuptialite, etc.: Somme des
taux par age durant une periode. C' est un des indices du moment frequemment utilises. II traduit le comportement des membres de la cohorte fictive.
Intensite: Frequence d'apparition au sein d'une cohorte des evenements caracteristiques du phenomene en cause.
Intercensitaire: Se dit d'une periode comprise entre deux recensements.
Lustre: periode de cinq ans.
Migration nette: Pour un territoire et une periode donnes, difference entre
l'immigration et ('emigration.
Mortalite infantile: Mortalite des enfants de moins d'un an.
Mortalite neonatale: Mortalite durant le premier mois. Une composante de la
mortalite infantile.
Mortalite post-nionatale: Mortalite apres le premier mois et avant le premier
anniversaire.
Mouvement de la population: Changement progressif de l'etat de la population au cours d'une periode sous l'effet des evenements demographiques
survenus durant la periode. Mouvement, dans ce cas, n'est pas synonyme
de &placement.
Periode quinquennale: Periode de cinq ans.
- 161 -
Prevalence: Nombre de personnes ayant une certaine caracteristique dans un
ensemble de personnes donne.
Probabilite de survie: Probabilite pour une personne vivante a Page exact x
de survivre au moins jusqu'a Page exact x + a. Elle se note p. C'est le
complement a l'unite du quotient de mortalite (1 — q).
Quotient: Rapport des evenements survenus pendant une periode aux individus
presents au debut de la periode. Le quotient a une valeur de probabilite.
Rapport de dependance: Rapport faisant apparaitre la charge que represente
pour la population active une fraction donnee ou la totalite de la population
non active.
Standardisation: Procede par lequel les taux sont corriges de l'influence des
structures de la population etudiee afin de permettre la comparaison avec
d'autres populations.
Structure: Composition d'une population selon diverses caracteristiques
specifiquement demographiques comme rage, le sexe, l'etat matrimonial, etc.
Surmortalite masculine: Rapport des taux de mortalite masculins aux taux de
mortalite feminins, pour une cause de aces et un age donnes.
Table de mortalite: Mode de description de la facon dont surviennent, dans
une generation, les deces selon l'anciennete de la generation.
Taux: Rapport des evenements survenus dans une population pendant une
periode a la population moyenne de cette periode. II est brut lorsque les
evenements sont rapportes a la totalite de la population. Exemple: le taux
brut de natalite du Canada est le rapport entre le nombre de naissances
survenues au Canada au cours d'une armee et la population canadienne
totale au milieu de l'annee. On calcule de la meme maniere les taux bruts de
mortalite, de divortialite, etc.
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