Chronic Diseases and Maladies chroniques Injuries in Canada et blessures au Canada

Chronic Diseases and Maladies chroniques Injuries in Canada et blessures au Canada
MaladiesDiseases
chroniques
Chronic
and
et blessures
au Canada
Injuries
in Canada
Volume 34 · supplément 1 · printemps 2014
Dans ce volume
1
Surveillance des maladies chroniques au Canada : Cadre
conceptuel d’indicateurs des maladies chroniques
Maladies chroniques
et blessures au Canada
une publication de l’Agence
de la santé publique du Canada
Howard Morrison, Ph. D.
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Agence de la santé publique du Canada
Maladies chroniques et blessures au Canada
(MCBC) est une revue scientifique trimestrielle
présentant des données probantes récentes
sur la prévention et la lutte contre les maladies
chroniques (c.-à-d. non transmissibles) et les
traumatismes au Canada. Selon une formule
unique et depuis 1980, la revue publie des
articles soumis à une évaluation provenant
des secteurs public et privé et rend compte
de recherches effectuées dans des domaines
tels que l’épidémiologie, la santé publique ou
communautaire, la biostatistique, les sciences
du comportement, et l’économie ou les services
de la santé. Tous les articles de fond sont
soumis à une évaluation par les pairs; les
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Maladies chroniques et blessures au Canada
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Promouvoir et protéger la santé des Canadiens grâce au leadership, aux partenariats, à l’innovation et aux interventions en matière de santé publique
— Agence de la santé publique du Canada
Publication autorisée par le ministre de la Santé.
© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada, représentée par le ministre de la Santé, 2014
ISSN 1925-654X
Pub. 140003
On peut consulter cette publication par voie électronique dans le site Web www.santepublique.gc.ca/mcbc
Also available in English under the title: Chronic Diseases and Injuries in Canada
Surveillance des maladies chroniques au Canada : Cadre
conceptuel d’indicateurs des maladies chroniques
M. T. Betancourt, M.D., M. Sc.; K. C. Roberts, M. Sc.; T-L. Bennett, M. Sc.; E. R. Driscoll, M. Sc.;
G. Jayaraman, M.P.H., Ph. D.; L. Pelletier, M.D., M.P.H., FRCPC
Cet article a fait l’objet d’une évaluation par les pairs.
Résumé
Introduction : L’Agence de la santé publique du Canada a conçu le Cadre conceptuel
d’indicateurs des maladies chroniques (le Cadre) dans le but de systématiser et d’améliorer
la surveillance des maladies chroniques au Canada en instaurant les fondements d’une
information uniforme et fiable sur les maladies chroniques et leurs déterminants.
Méthodologie : Des indicateurs de santé nationaux et internationaux, des cadres
conceptuels ainsi que des bases de données sur la santé nationale ont été examinés pour
identifier les indicateurs potentiels. Afin d’obtenir un ensemble complet et équilibré
d’indicateurs pertinents en matière de prévention des maladies chroniques, nous avons
élaboré un modèle conceptuel comprenant des « champs de référence » pour le regroupement
des indicateurs. Plusieurs critères de sélection ont été appliqués pour le choix des mesures
clés. Des consultations approfondies avec un large éventail de partenaires du gouvernement,
d’organismes non gouvernementaux et de professionnels de la santé publique ont été
réalisées afin d’ arriver à un consensus et de perfectionner et valider le Cadre.
Résultats : Le Cadre comprend 41 indicateurs structurés autour de 6 champs de référence :
les déterminants sociaux et environnementaux, les facteurs de risque et de protection en
bas âge, les facteurs de risque et de protection comportementaux, les conditions à risque,
les pratiques de prévention des maladies, l’état de santé global et les impacts sur la santé.
Nous avons aussi prévu une mise à jour annuelle des données touchant l’ensemble des
indicateurs proposés, que ce soit les estimations nationales, les ventilations par variables
démographiques et socioéconomiques ou les tendances temporelles.
Conclusion : Comprendre les données probantes liées aux maladies chroniques et leurs
déterminants est nécessaire pour interpréter les tendances et crucial pour élaborer des
interventions efficaces en matière de santé publique. Le Cadre et ses produits connexes
sont susceptibles de devenir un outil indispensable d’aide à la décision axée sur des
données probantes au Canada.
Introduction
Les maladies chroniques, que ce soit le
diabète, le cancer, l’arthrite, les maladies
mentales ou les maladies cardiovasculaires et
respiratoires chroniques, contribuent grandement à réduire la qualité de vie et à augmenter
la perte de productivité, les coûts associés aux
hospitalisations et aux soins de santé ainsi
que les décès prématurés au Canada1. Sur
5 Canadiens âgés de 20 ans et plus, 3 souffrent
d’une maladie chronique et 4 risquent de
développer une condition chronique2.
On sait depuis longtemps que cibler les
facteurs de risque et les déterminants des
maladies chroniques et s’y attaquer est au
fondement de la prévention des maladies
chroniques3. Comprendre les données probantes portant sur les maladies chroniques
et leurs déterminants est donc nécessaire
pour interpréter les tendances et crucial
pour élaborer des interventions en matière
de santé publique pouvant réduire efficacement les taux de maladies chroniques et
améliorer la santé et la qualité de vie de la
population.
Depuis ses débuts en 2005, l’Agence de la
santé publique du Canada (l’Agence) a
collaboré avec les ministères de la Santé
provinciaux et territoriaux afin de concevoir et de mettre en œuvre plusieurs
stratégies, politiques et programmes pancanadiens en matière de maladies chroniques visant à réduire et à prévenir les
maladies chroniques. Les nombreux facteurs de risque et de protection associés
aux maladies chroniques qui agissent au
cours de la vie sont au centre de ces
stratégies, notamment de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes
de vie sains de 20054, adoptée par les
ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux de la Santé, de la Promotion de la
santé et du Mode de vie sain du Canada.
Prenant en compte la nécessité d’avoir des
données probantes pour éclairer la prise de
décisions stratégiques relatives aux politiques
et aux programmes ainsi que la volonté de
progresser vers l’adoption d’une approche
intégrée en matière de prévention des maladies chroniques, l’Agence a jugé nécessaire
d’adopter une approche globale en ce qui a
trait à la surveillance et à la publication de
rapports portant sur les maladies chroniques
et leurs déterminants connexes.
Une analyse approfondie de la situation a
révélé qu’il n’y avait aucun ensemble
Rattachement des auteurs :
Division de la surveillance des maladies chroniques, Agence de la santé publique du Canada, Ottawa (Ontario), Canada
Correspondance : Marisol T. Betancourt, Division de la surveillance des maladies chroniques, Agence de la santé publique du Canada, 785, avenue Carling – I.A. 6807A, Ottawa (Ontario)
K1A 0K9; tél. : 613-957-9259; téléc. : 613-941-2057; courriel : marisol.betancourt@phac-aspc.gc.ca
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Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
d’indicateurs national approprié (ou cadre
d’indicateurs) capable de répondre aux
besoins de l’Agence. Certains cadres,
comme le Cadre conceptuel des indicateurs
de santé élaboré conjointement par l’Institut
canadien d’information sur la santé (ICIS) et
Statistique Canada5, mettent l’accent sur des
champs dépassant le cadre de la surveillance des maladies chroniques (p. ex., une
partie du Cadre conceptuel des indicateurs
de santé est consacrée à la « performance du
système de santé » et aux « caractéristiques
de la collectivité et du système de santé », ce
qui englobe des champs plus vastes que
celui de la surveillance des maladies chroniques). D’autres se focalisent uniquement
sur une maladie particulière ou sur une
étape de la vie6–8. L’Agence a donc entrepris
d’élaborer un nouveau cadre conceptuel
d’indicateurs axé sur la surveillance intégrée
des maladies chroniques.
Ce rapport décrit l’approche adoptée
pour l’élaboration du Cadre conceptuel
d’indicateurs des maladies chroniques
(le Cadre). On a d’abord déterminé les
principes directeurs de ce Cadre et conçu
un modèle permettant de regrouper les
indicateurs afin que sa portée finale
réponde aux besoins de l’Agence. On a
ensuite organisé de vastes consultations
avec des spécialistes du sujet et des
scientifiques ainsi qu’avec des décideurs
en matière de politiques et de programmes, qui forment le principal public
cible du Cadre.
Ce rapport présente aussi les applications
actuelles et potentielles du Cadre à la prise
de mesures de santé publique efficaces
pour la prévention les maladies chroniques au Canada.
Détermination du public cible du
Cadre
La conception du Cadre reposait sur les
besoins des décideurs d’avoir accès à des
renseignements pertinents et facilement
accessibles concernant les tendances liées
aux maladies chroniques et qui soient
utilisables dans les cas suivants :
N
pour déterminer les axes prioritaires en
matière de mesures préventives à partir
desquels élaborer des politiques et des
stratégies en santé;
N
pour augmenter les connaissances de la
population et des intervenants relativement à la santé et aux facteurs qui
l’influencent.
facteurs de risque et des marqueurs biologiques qui contribuent au développement
de diverses conditions chroniques.
Approche fondée sur l’équité en santé
On a ciblé comme principaux utilisateurs
des données générées grâce au Cadre les
analystes des politiques de santé publique
et les praticiens concernés par la prévention des maladies chroniques aux échelles
fédérale, provinciale et territoriale. Comprendre les besoins en information de ce
public cible était de ce fait essentiel pour
concevoir le Cadre et sélectionner des
indicateurs pertinents. Ces indicateurs sont
aussi utilisables par d’autres programmes
et administrations, notamment pour établir
des comparaisons.
Principes directeurs
Nous avons établi quatre principes directeurs touchant la prévention des maladies
chroniques et mettant l’accent sur la
nécessité de s’attaquer plus efficacement
aux facteurs de risque les plus fréquents à
l’origine des maladies chroniques et au
fardeau que ces maladies représentent au
sein des différentes populations. Ces principes ont pour but de guider à la fois la
sélection des indicateurs et les rapports les
utilisant.
Approche basée sur le parcours de vie
Les professionnels de la santé affirment
que les maladies chroniques et les facteurs
de risque touchent les Canadiens de plus
en plus jeunes, ce qui confirme l’importance de sélectionner des indicateurs capables de faire ressortir cette tendance
émergente9–11. C’est pour cette raison que
le Cadre comprend des indicateurs ciblés
sur les différentes étapes de la vie, de
la vie intra-utérine à la fin de vie en
passant par l’enfance et l’adolescence
(voir figure 1)12,13.
Prévention des maladies
Étant donné son intérêt marqué pour la
prévention, l’Agence avait besoin d’aller audelà des rapports concernant des maladies
spécifiques pour adopter une approche plus
globale tenant compte des déterminants
plus généraux de la santé ainsi que des
Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
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Le fardeau que constituent les maladies
chroniques n’est pas réparti uniformément
au sein de la population et certains
groupes de Canadiens présentent des taux
plus élevés de maladies chroniques et
bénéficient d’une moins bonne santé. En
général, les personnes dont la situation
socioéconomique est plus difficile (revenu
plus faible, mauvaises conditions de travail, faible soutien social, etc.) sont en
moins bonne santé que celles jouissant
d’un statut socioéconomique plus élevé.
La compréhension des différences relatives à la santé entre ces groupes de
population est cruciale pour concevoir
des programmes et des politiques qui
permettent de réduire ces différences.
Afin de connaı̂tre ces disparités au sein de
la population, nous avons sélectionné en
priorité pour le Cadre des indicateurs
stratifiables conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale
de la santé relatives à l’élaboration d’un
« système national de surveillance de
l’équité en santé »14.
Multimorbidité
Le fardeau associé aux maladies chroniques n’est pas simplement la somme des
conséquences de chaque maladie chronique. Souvent, il implique une interaction
complexe entre plusieurs maladies, ce qui
entraı̂ne des problèmes supplémentaires
pour les Canadiens. Ce concept de multimorbidité15 est un enjeu de santé publique
crucial et il permet de prédire de manière
indépendante certains effets néfastes sur la
santé, dont la diminution de la qualité de
vie et l’augmentation des coûts liés aux
soins de santé, de l’incapacité et du décès
prématuré. C’est pour cette raison que
l’Agence a fait des indicateurs pertinents
de multimorbidité une composante clé du
Cadre.
Structurer le Cadre
Nous sommes loin de la pénurie de
données nationales ou internationales sur
FIGURE 1
Diagramme illustrant le parcours de vie
Décès
Naissance
Facteurs socioéconomiques (éducation, revenu, emploi, soutien social)
Facteurs environnementaux (environnement bâti, exposition à des contaminants environnementaux)
Facteurs prénataux, au début de la vie et pendant
l’enfance (faible poids à la naissance, allaitement
maternel, exposition à la fumée secondaire)
Facteurs de risque comportementaux (unique
concentration de facteurs de risque)
État de santé à risque (maladie préclinique)
Maladie (unique
multimorbidité)
Fardeau de la maladie (incapacité)
Prévention primordiale/promotion de la santé
Prévention primaire
la santé utilisables pour produire des
rapports sur une vaste gamme de champs
relatifs à la santé des Canadiens, que ces
données soient recueillies en utilisant des
méthodes actives (comme des études) ou
passives (comme l’utilisation secondaire
de données administratives). Le défi dans
la conception de ce Cadre résidait plutôt
dans le choix des mesures les plus
importantes et les plus pertinentes pour
dresser un portrait fidèle des maladies
chroniques au Canada tout en demeurant
en harmonie avec d’autres cadres conceptuels connexes.
Pour être sûre d’obtenir un ensemble
complet et équilibré d’indicateurs pertinents et importants pour la prévention
des maladies chroniques, l’Agence a
défini au préalable ses critères de sélection des indicateurs (tableau 1), a élaboré
un modèle conceptuel de champs de
Prévention secondaire
Prévention tertiaire
référence facilitant leur regroupement
(tableau 2) et a mis au point un processus
de priorisation.
un ensemble d’indicateurs équilibré entre
les champs, chacun d’entre eux devait
inclure au moins trois indicateurs.
Critères de sélection des indicateurs
Alimenter le cadre
Les critères de sélection des indicateurs sont
conformes aux recommandations de la
littérature et ont déjà été utilisés par
plusieurs cadres conceptuels d’indicateurs
de santé nationaux et internationaux16–19.
Ils sont présentés dans le tableau 1. Dans la
mesure du possible, on a tenu compte à
chaque étape de la sélection de l’harmonie
avec les cadres existants et avec les indicateurs déjà utilisés sur une base régulière.
Une analyse approfondie des rapports
publiés et de la littérature grise rédigée
par l’Agence et par d’autres organismes
canadiens20–25 et internationaux26–30 sur
le sujet ainsi qu’un examen des principales bases de données nationales sur
la santé (dont le Système national de
surveillance des maladies chroniques et
l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, entre autres) ont
permis de présélectionner 283 mesures
d’indicateurs susceptibles de relever des
champs de référence du Cadre. Deux
examinateurs indépendants connaissant
bien le Système national de surveillance
des maladies chroniques ont sélectionné
Champs de référence du modèle conceptuel
L’Agence a retenu six champs de référence
(voir tableau 2) permettant de regrouper
les indicateurs sélectionnés. Pour garantir
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Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
TABLEAU 1
Critères de sélection des indicateurs
Critères
Description
Pertinence
L’indicateur est incontestablement pertinent pour la prévention et le contrôle des maladies chroniques, ou bien il pourrait
servir d’indicateur de substitution (norme de référence) pour la mesure qui le sous-tend.
Exactitude
Intégrité scientifique : Les preuves scientifiques qui établissent le lien entre la performance de l’indicateur et les maladies chroniques
sont solides.
Validité : L’indicateur semble offrir une mesure raisonnable de ce qu’il est censé mesurer (validité apparente) et les composantes
de l’indicateur sont sensées (validité conceptuelle).
Fiabilité : On obtiendrait les mêmes résultats si on répétait les mesures dans des conditions identiques.
Sens et utilité
Offre une information facile à comprendre, pertinente pour la planification et les priorités du gouvernement et utile dans un
contexte de décisions en santé publique (p. ex. cibler des groupes de population davantage à risque).
Incitation à l’action
Offre une information qui peut inciter à agir en vue d’un changement : éclaire et influence les décisions politiques ou les
financements, modifie le comportement des prestataires de services de santé ou augmente la compréhension générale au
sein de la collectivité (p. ex. améliore les comportements, les résultats ou encore l’utilisation des services de santé).
Faisabilité
Les données disponibles sont suffisamment de bonne qualité, ou bien une collecte de données peut être mise en place à
un coût relativement faible.
Stabilité
Les données peuvent être recueillies régulièrement et sont comparables dans le temps.
un sous-ensemble de 130 mesures d’indicateurs en se fondant sur 2 des 6 critères
de sélection, à savoir la pertinence en ce
qui a trait aux maladies chroniques et
l’incitation potentielle à l’action. Les
130 mesures d’indicateurs ont ensuite
été ramenées à 45 indicateurs en utilisant
les résultats d’une équipe d’experts en
surveillance des maladies chroniques de
l’Agence (professionnels de la santé publique, épidémiologistes et biostatisticiens) par le biais d’un processus Delphi
modifié (c.-à-d. que les barèmes de
classement fondés sur les 6 critères de
sélection et les discussions ouvertes ont
été utilisés itérativement pour en arriver
à un consensus).
Pour s’assurer que le Cadre ciblait des
mesures et des indicateurs globaux,
fondés sur des données probantes, significatifs et pertinents pour les concepteurs
de programmes et les décideurs à l’échelle
fédérale, plusieurs groupes de l’Agence et
de Santé Canada ont été consultés relativement à ce choix de 45 indicateurs. À la
suite des commentaires reçus, 3 indicateurs supplémentaires ont été intégrées au
Cadre. Cette liste révisée de 48 indicateurs
a ensuite été transmise à un large éventail de partenaires gouvernementaux,
d’organismes non gouvernementaux et
de professionnels de la santé publique
(75 personnes relevant de 7 organismes
ainsi que quelques réponses anonymes)
pour qu’elle soit examinée en fonction des
critères de sélection de départ (tableau 1).
À la suite des commentaires reçus,
2 mesures supplémentaires ont été ajoutées
au Cadre et 11 ont été supprimées, ce qui a
conduit à un total de 39 indicateurs.
Les mesures suggérées au cours des deux
rondes de consultations qui ne répondaient
pas aux 6 critères de sélection de départ ont
été inscrites dans une liste pour consultation ultérieure (p. ex. qualité de l’air, indice
de défavorisation sociale, indice de santé
mentale, troubles du sommeil).
Il est important de noter que l’ensemble
du processus de sélection des indicateurs
TABLEAU 2
Champs de référence et explication justificative
Champ
a
Explication justificative
Déterminants sociaux
et environnementaux
Fournit de l’information sur les facteurs contextuels et les mesures d’équité qui influencent la santé.
Facteurs de risque et de
protection en bas âge
Fournit de l’information sur les premiers facteurs de risque et de protection connus pour leur influence sur l’état de santé
tout au long de la vie et pouvant être ciblés dans le cadre d’activités de prévention primordialea et primaireb.
Facteurs de risque et de
protection comportementaux
Fournit de l’information sur les facteurs de risque et de protection comportementaux individuels agissant sur la
probabilité de développer des maladies chroniques et pouvant être ciblés grâce à la prévention primordiale et primaire.
Conditions à risque
Fournit de l’information sur les facteurs de risque intermédiaires associés à la maladie chronique pouvant être ciblés
grâce à la prévention secondairec.
Pratiques de prévention
des maladies
Fournit de l’information sur les pratiques de dépistage et de prévention des maladies utilisées pour la prévention
secondaire ou tertiaired des maladies chroniques.
État de santé global et
impacts sur la santé
Fournit de l’information sur l’ampleur et les conséquences des maladies chroniques et de la multimorbidité ainsi que
sur l’impact de ces conséquences sur la qualité de vie, l’incapacité et le décès prématuré.
La prévention primordiale vise à prévenir l’établissement de conditions sociales, économiques, environnementales et comportementales augmentant le risque de maladie.
b
La prévention primaire vise à prévenir la maladie en réduisant l’exposition aux risques.
c
La prévention secondaire vise à dépister et à traiter la maladie rapidement afin de la contrôler et d’éviter les complications.
d
La prévention tertiaire vise à atténuer l’impact de la maladie et de l’incapacité à long terme, à minimiser la souffrance et à maximiser le nombre potentiel d’années de vie en bonne santé.
Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
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était itératif. Ainsi, à chaque étape de
choix des indicateurs, on a examiné les
versions les plus récentes de certains
cadres d’indicateurs et d’indicateurs de la
santé nationaux et internationaux pour
s’assurer que le Cadre était à la fois
complet et en harmonie avec les autres
cadres. Par exemple, les mesures du
tabagisme correspondent aux indicateurs
du tabagisme de Santé Canada. Le processus d’analyse et les limites des données
ont aussi justifié l’ajout de 2 nouvelles
mesures (une mesure objective de l’activité physique chez les enfants et les jeunes
et une mesure approximative de la mortalité associée au diabète, soit le taux de
mortalité toutes causes confondues chez
les personnes atteintes du diabète comparé à celui des personnes non atteintes
du diabète). La liste finale des indicateurs
du Cadre (tableau 3) a été perfectionnée
après consultations poussées auprès de
notre public cible, en utilisant également
un processus itératif. Sur les 41 indicateurs,
36 peuvent faire dès à présent l’objet d’un
rapport et 5 — soutien social, milieu
physique, syndrome métabolique, combinaison de facteurs de risque et dépistage de
l’hypertension artérielle — sont toujours en
développement (voir annexe A). Pour une
description détaillée de chaque indicateur
voir Annexe B.
La figure 2 offre un diagramme explicatif
du processus de sélection des indicateurs.
Rapports fondés sur des
indicateurs utilisant le Cadre
L’un des principaux objectifs du Cadre est
de garantir que l’Agence et les autres
intervenants clés publient des rapports
statistiques uniformes. L’accès à l’information est pour cela essentiel, et le type et
la portée des publications ont aussi une
incidence. On prévoit en lien avec cet
objectif une mise à jour annuelle incluant
les données les plus récentes pour chaque
indicateur du Cadre. Étant données les
variations dans la fréquence de collecte
des données entre les différentes sources,
tous les indicateurs ne seront pas mis à
jour chaque année, mais le but est de
produire néanmoins annuellement une
publication sur l’ensemble des indicateurs
de base proposés, ce qui fournira une
source de renseignements globale, régu-
lière et accessible au public. Ce processus
permettra certainement une meilleure
interprétation commune de l’état des
maladies chroniques, de leurs déterminants et des lacunes en matière de connaissances à ce sujet, ce qui entraı̂nera
sûrement en retour des partenariats stratégiques axés sur les données probantes et
des investissements dans des programmes
de réduction des effets néfastes sur la santé
et des disparités en matière de santé.
Outre la publication régulière de la liste
d’indicateurs de base, nous prévoyons des
publications thématiques ciblant les problèmes et tendances en émergence, approfondissant les 6 champs de référence et
leurs interactions et analysant des thèmes
transversaux comme la multimorbidité, la
combinaison des facteurs de risque, les
inégalités liées à la santé ou certaines
populations comme celle des enfants et
des jeunes.
Applications du Cadre à la prise
de mesures en santé publique
efficaces
L’Agence s’est engagée à utiliser le Cadre
pour produire des publications sur les
indicateurs de base liés aux maladies
chroniques et leurs déterminants connexes.
Plusieurs provinces et territoires du Canada
ont aussi fait part de l’intérêt qu’ils
portaient au Cadre pour la collecte de
données visant à mesurer des performances, ou pour répondre aux processus
de planification stratégique, entre autres.
L’Alliance canadienne de surveillance
régionale des facteurs de risque, un réseau
pancanadien de professionnels de la santé
publique, facilite les travaux collaboratifs
entre provinces et territoires. À l’échelle
internationale, en tant que centre de
collaboration de l’Organisation mondiale
de la santé en matière de politiques
relatives aux maladies non transmissibles,
le Centre de prévention et de contrôle des
maladies chroniques de l’Agence utilise
déjà le Cadre pour faire un choix éclairé des
indicateurs qui vont être utilisés pour
surveiller et mesurer les maladies chroniques et leurs déterminants à l’échelle
mondiale. Par exemple, le Cadre a déjà été
utilisé pour informer la finalisation du
« Cadre mondial de suivi pour les maladies
non transmissibles »30 de l’Organisation
$
5
mondiale de la santé ainsi que pour
déterminer et prioriser quelques uns des
principaux indicateurs « Les indicateurs et
les cibles en matière de maladies non
transmissibles » de l’Organisation panaméricaine de la santé, qui servent au suivi
des taux de mortalité et à l’évaluation des
progrès réalisés dans la prévention et le
contrôle des maladies non transmissibles,
respectivement à l’échelle internationale et
dans les Amériques. Plus la production de
publications utilisant le Cadre sera importante, plus nous aurons des rapports
uniformes sur un ensemble d’indicateurs
de base permettant d’établir des comparaisons sur les tendances temporelles et
entre provinces et territoires.
Étant donné que le processus d’élaboration du Cadre a permis de relever certaines
lacunes dans les indicateurs, l’Agence
collabore avec Statistique Canada et
d’autres intervenants pour intégrer des
éléments découlant d’enquêtes sur la santé
auprès de la population nationale et pouvant constituer une source importante de
données en matière de surveillance des
maladies chroniques. Outre les enquêtes,
on pourrait concevoir des outils de collecte
de données novateurs pour fournir des
mesures objectives dans de nouveaux
champs ou des champs présentant des
lacunes. La nécessité de demeurer informé
des nouvelles données probantes pour
créer de nouveaux indicateurs ou adapter
ceux qui existent va exiger l’établissement
de partenariats novateurs et la participation
active des chercheurs. Cela permettra en
même temps de renforcer la contribution
du Canada à la recherche sur les manières
d’aborder la question de la prévention des
maladies chroniques.
Limites
L’ensemble d’indicateurs proposé pour
le Cadre comporte certaines limites.
D’abord, la portée de la sélection des
indicateurs a été limitée par la disponibilité des données nationales et par l’obtention restreinte de données stratifiables
selon certaines variables socioéconomiques. Deuxièmement, certains indicateurs
ne peuvent pas encore faire l’objet de
rapports ciblant certains sous-groupes
de population (p. ex. populations autochtones, immigrants) et les enquêtes
Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
TABLEAU 3
Version finale du Cadre d’indicateurs
Champs de référencea
Déterminants sociaux
et environnementaux
Facteurs de risque
et de protection
en bas âge
Facteurs de risque
et de protection
comportementaux
Indicateur
Éducation
Mesure(s) de l’indicateur
Pourcentage de la population âgée de 20 ans et plus n’ayant pas terminé ses études secondaires
Revenu
Pourcentage de la population vivant sous le seuil de faible revenu après impôt
Emploi
Taux de chômage annuel moyen (part de la population active âgée de 15 ans et plus ne travaillant pas
pendant la période de référence)
Soutien social
(Soutien social disponible)b
Milieu physique
(Indice mixte du milieu bâti)b
Poids à la naissance
Pourcentage des naissances vivantes avec faible poids à la naissance
Allaitement maternel
Proportion des femmes âgées de 15 et plus ayant déclaré avoir nourri leur enfant exclusivement au sein
pendant les six premiers mois ou plus
Exposition à la
fumée secondaire
Proportion des ménages avec enfants âgés de moins de 12 ans régulièrement exposés à la fumée de tabac à la
maison
Tabagisme
Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus ayant déclaré fumer (quotidiennement ou
occasionnellement, ou quotidiennement)
Activité physique
Proportion d’enfants et de jeunes âgés de 5 à 17 ans faisant au moins 12 000 pas par jourc
Pourcentage de la population âgée de 20 ans et plus ayant déclaré être « active » ou « modérément
active » physiquement pendant ses loisirs
Comportement
sédentaire
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus ayant déclaré passer plus de 14 heures par
semaine à regarder la télévision ou à utiliser l’ordinateur pendant ses loisirs
Saine alimentation
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus ayant déclaré consommer des fruits et légumes
au moins cinq fois par jour
Alimentation malsaine
Pourcentage de la population âgée de 5 à 19 ans ayant déclaré boire des boissons sucrées tous les jours
Consommation d’alcool Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus ayant déclaré consommer davantage d’alcool que
ce qui est préconisé par les directives de consommation d’alcool à faible risque à long terme
Conditions à risque
Stress chronique
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus ayant déclaré que la plupart de ses journées ont
été « assez stressantes » ou « extrêmement stressantes » au cours des 12 derniers mois
Combinaison de
facteurs de risque
(Pourcentage de la population présentant un ensemble pertinent de facteurs de risque modifiables)b
Obésité
Proportion d’enfants et de jeunes âgés de 5 à 17 ans ainsi que d’adultes âgés de 18 ans et plus qui sont obèsesc
Hyperglycémie
Proportion de la population âgée de 20 ans et plus ayant une glycémie élevéec
Hypertension
Proportion de la population âgée de 20 ans et plus ayant une tension artérielle élevéec
Hypercholestérolémie
Proportion de la population âgée de 20 ans et plus ayant un taux de cholestérol élevé (ratio cholestérol
total / cholestérol LHD)c
Syndrome métabolique (Part de la population qui outrepasse les seuils pour 3 des 5 facteurs de risque métaboliques)d
Pratiques de
prévention des
maladies
(prévention
secondaire)
Contact avec un
professionnel de
la santé
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus qui a déclaré avoir consulté un médecin de famille
ou un omnipraticien au moins une fois au cours des 12 derniers mois
Dépistage des
maladies
(Pourcentage de la population qui a subi au moins une mesure de la tension artérielle au cours des deux
dernières années)d
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus qui a déclaré avoir consulté un dentiste, un
hygiéniste dentaire ou un orthodontiste au moins une fois au cours des 12 derniers mois
Proportion des femmes âgées de 50 à 74 ans qui ont déclaré avoir subi au moins une mammographie
au cours des cinq dernières années
Proportion des femmes âgées de 25 à 69 ans qui ont déclaré avoir subi au moins un test PAP au cours
des trois dernières années
Pourcentage de la population âgée de 50 à 74 ans qui ont déclaré avoir subi au moins un test de
recherche de sang occulte dans les selles, une colonoscopie ou une sigmoı̈doscopie au cours de
la période recommandée
Vaccination (grippe)
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus souffrant d’un problème de santé chronique et qui a
déclaré avoir reçu un vaccin antigrippal saisonnier au cours des 12 derniers mois
Suite page suivante
Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
$
6
TABLEAU 3 (Suite)
Version finale du Cadre d’indicateurs
Champs de référencea
État de santé global
et impacts sur la santé
Indicateur
Santé générale
Mesure(s) de l’indicateur
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus ayant qualifié sa santé de « très bonne » ou « excellente »
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus ayant qualifié sa santé mentale de « très bonne » ou « excellente »
Espérance de vie (à la naissance, à 65 ans)
Espérance de vie ajustée en fonction de l’état de santé (à la naissance, à 65 ans)
Morbidité
Prévalence des maladies chroniques majeures : cancer, diabète, maladies cardiovasculaires, maladie
pulmonaire obstructive chronique
Prévalence de maladies chroniques spécifiques : diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, maladies
respiratoires chroniques, maladies musculosquelettiques, maladies mentales, maladies neurodégénératives (MAAD)
Taux d’incidence de maladies chroniques spécifiques : diabète, maladies cardiovasculaires, cancers,
maladies respiratoires chroniques
Multimorbidité
Pourcentage de la population âgée de 20 ans et plus ayant de multiples maladies chroniques
Incapacité
Part de la population âgée de 12 ans et plus ayant déclaré être limitée « parfois » ou « souvent » dans ses
activités en raison de problèmes de santé ou de maladie
Mortalité
Taux de mortalité attribuable à une maladie chronique importante : maladies cardiovasculaires, cancer,
maladies respiratoires chroniques
Taux de mortalité attribuable à des maladies chroniques spécifiques (maladies cardiovasculaires,
cancer, maladies respiratoires chroniques) ou au suicide
Ratio du taux de mortalité toutes causes confondues chez les personnes atteintes de diabète sur
celui des personnes non atteintes de diabète
Années potentielles de vie perdues selon la cause du décès : cancer, maladies cardiovasculaires,
maladies respiratoires chroniques, suicide
Probabilité inconditionnelle de mourir (%) entre 30 et 69 ans de l’une ou plusieurs des principales
d
maladies chroniques : maladies cardiovasculaires, cancer, maladies respiratoires chroniques, diabète
Abréviations : Cholestérol LHD, cholestérol à lipoprotéines de haute densité; MAAD, maladie d’Alzheimer et autres démences.
a
Les données seront stratifiées et publiées en fonction de diverses variables démographiques et socioéconomiques, conformément aux recommandations liées à l’élaboration d’un système
national de surveillance de l’équité en santé14 : groupes d’âge, sexe, au moins 2 marqueurs sociaux (p. ex. éducation, revenu, ethnicité, statut d’immigrant), au moins un marqueur régional
(province/territoire, milieu rural/urbain) et le statut d’Autochtone dans la mesure du possible.
b
Ces mesures sont toujours en cours d’élaboration, analysées au même titre que d’autres lacunes statistiques.
c
Ces mesures sont fondées sur des données réellement mesurées.
d
Cet indicateur correspond à l’indicateur de mortalité prématurée adopté par l’Organisation mondiale de la Santé dans le cadre de l’objectif mondial en matière de réduction de la mortalité
prématurée due à des maladies non transmissibles31.
nationales actuelles ne prennent pas correctement en compte certaines populations clés
(p. ex. enfants de moins de cinq ans). Par
conséquent, la priorité est de lancer des
travaux additionnels visant à favoriser la
collecte de données en étendant la portée des
enquêtes actuelles sur la santé de la population ou en utilisant des instruments
d’enquête novateurs.
Troisièmement, compte tenu de la complexité des facteurs proximaux et distaux
contribuant aux maladies chroniques, il
demeure essentiel d’analyser les nouvelles
données probantes confirmant les influences sociétales, environnementales et
communautaires les concernant. Il est
important de souligner que certains indicateurs potentiellement utiles (p. ex. la
qualité de l’air, l’indice de défavorisation
sociale, l’indice de santé mentale, les
troubles du sommeil) n’ont pas été inclus
dans le Cadre parce qu’ils ne répondaient
pas à l’un des critères de sélection, celui
de la faisabilité de la collecte de données.
Enfin, la sélection des indicateurs de
protection et de résilience demeure faible,
et il s’agit là d’un domaine qui nécessite
un engagement actif. Le défi va consister,
pour que la liste d’indicateurs demeure
limitée et gérable, à maintenir un équilibre
entre le caractère inclusif et flexible du
Cadre d’un côté et l’obligation d’assurer
une production continue de publications
$
7
sur l’ensemble des indicateurs de base
pour les analyses des tendances de l’autre.
Conclusion
L’Agence de la santé publique du Canada a
entrepris de concevoir ce Cadre conceptuel
d’indicateurs des maladies chroniques
pour permettre la publication régulière de
rapports sur l’état des maladies chroniques
au Canada. Malgré certaines limites,
l’approche structurée et itérative utilisée
pour sa conception assure au Cadre et à ses
produits afférents le potentiel d’un outil
indispensable à la prise de décision
éclairée par des données probantes au
Canada.
Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
FIGURE 2
Diagramme du processus de sélection des indicateurs
ÉTAPES
RÉSULTATS
1. Analyse de la situation
283 mesures d’indicateur ciblées
Examen de la documentation (rapports et articles
nationaux et internationaux publiés/littérature grise)
2. Priorisation fondée sur 2 des 6 critères de
sélection a priori (pertinence et incitation
potentielle à l’action)
130 mesures d’indicateur ciblées par 2 analystes
indépendants
3. Classement (1) par des experts en
surveillance des maladies chroniques fondé sur
2 des 6 critères de sélection a priori (exactitude
et incitation potentielle à l’action)
Les 70 indicateurs les mieux cotés sont choisis
selon un barème de classement comprenant
4 catégories, où 0 signifie « inexact et n’incitant pas
l’action » et 3 « très pertinent et incitant à l’action »
4. Classement (2) par des experts en
surveillance des maladies chroniques :
Détermination des indicateurs de base et des
lacunes, en utilisant tous les critères de sélection
Première ébauche du Cadre (45 indicateurs) :
36 indicateurs sur les 70 selon les critères de
sélection + 9 nouveaux indicateurs pour corriger des
lacunes de l’ensemble initial.
Lacunesa du Cadre pointées :
9 mesures ajoutées
5. Consultations – première ronde :
~ 40 personnes (Agence, Santé CanadaBPPN/DGSPNI), en utilisant tous les critères de
sélection
Seconde ébauche du Cadre (48 indicateurs) :
45 indicateurs ciblés + 3 nouveaux indicateurs
suggérés pour corriger des lacunes
Lacunesa du Cadre pointées :
3 mesures ajoutées (extraites de la
liste initiale des 130 indicateurs)
6. Consultations – seconde ronde : plus de
36 personnes (Agence, ICIS, Statistique Canada,
PCCC, AMC, APHEO, RCSSSP, entre autres),
en utilisant tous les critères de sélection
Troisième ébauche du Cadre (39 indicateurs) :
48 indicateurs + 2 nouveaux suggérés pour corriger
des lacunes et 11 indicateurs supprimés
Lacunesa du Cadre pointées et
indicateurs supprimés : 2 mesures
ajoutées et 11 indicateurs
supprimés
7. Analyse : axée sur les rapports pancanadiens
et réalisée en utilisant des bases de données
nationales sur la santé. Travaux pour déterminer
et corriger les lacunes statistiques en cours
Cadre final (41 indicateurs) : 39 indicateurs +
2 nouveaux ajoutés pour corriger les lacunes
Lacunesa du Cadre pointées :
2 mesures ajoutées
Déterminants
sociaux et
environnementaux
n = 5 (−2 à venir :
soutien social et
milieu bâti)
Facteurs de risque et
de protection en bas
âge
n=3
Facteurs de risque
et de protection
comportementaux
n = 9 (− 1 à venir :
concentration de
facteurs de risque)
Conditions à risque
n = 5 (−1 à venir:
syndrome métabolique)
(données disponibles,
en attente de l’analyse)
Pratiques de
prévention des
maladies
n = 7 (−1 à venir :
dépistage de
l’hypertension)
État de santé global et
impacts sur la santé
n = 12 (indicateurs de
prévalence et d’incidence
comprenant des sousindicateurs par maladie)
Abréviations : Agence, Agence de la santé publique du Canada; AMC, Association médicale canadienne; APHEO, Association of Public Health Epidemiologists in Ontario; BPPN, Bureau de la
politique et de la promotion de la nutrition; DGSPNI, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits; ICIS, Institut canadien d’information sur la santé; PCCC, Partenariat
canadien contre le cancer; RCSSSP, Réseau canadien de surveillance sentinelle en soins primaires.
a
Lacunes du Cadre : principales mesures considérées comme manquantes selon les commentaires reçus pendant les consultations et le processus d’analyse statistique (étapes 4 à 7).
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population et la sécurité de la santé,
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surveillance des facteurs de risque reliés
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santé de la population; Groupe des modes
de vie sains. Indicateurs des disparités sur
le plan de la santé : Un rapport du Groupe
d’experts de la promotion de la santé de la
population et du Groupe des modes de vie
sains pour le Réseau pancanadien de santé
publique. Ottawa (Ont.) : Réseau pancanadien de santé publique; 2009.
26. Public Health Observatories. Health profiles
2011 are comparison charts [Internet].
London (UK) : Public Health England; [consultation le 24 juin 2013]. Consultable en
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Health Promotion. Chronic disease indicators [Internet]. Atlanta (GA) : Centers for
Disease Control and Prevention; [consultation le 24 juin 2012]. Consultable en ligne à
la page : http://apps.nccd.cdc.gov/cdi/
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29. Healthy People 2020. Leading health indicators [Internet]. Washington (DC) : Office
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www.healthypeople.gov/2020/LHI/default
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Chronic
disease
indicator
database
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la page : http://www.aihw.gov.au/chronic
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31. Organisation mondiale de la santé. Annexe 1 :
Cadre global mondial de suivi et cibles
mondiales volontaires pour la prévention et
la lutte contre les maladies non transmissibles. Genève (CH) : Organisation mondiale de
la santé; [21 déc. 2011].
16. Flowers J, Hall P, Pencheon D. Public
health indicators. Public Health. 2005;
119(4):239-45.
$
9
Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
ANNEXE A
CADRE D’INDICATEURS DES MALADIES CHRONIQUES, STATISTIQUES RAPIDES, ÉDITION PRINTEMPS 2014
GROUPE
D’INDICATEURS
MESURE(S) D’INDICATEUR
DONNÉES LES PLUS
RÉCENTESa
SOURCE DES
DONNÉES
(ANNÉE)
DÉTERMINANTS SOCIAUX ET ENVIRONNEMENTAUX
Éducation
% de la population âgée de 20 ans et plus n’ayant pas terminé ses études secondaires
13,4 %
ESCC (2011–2012)
Revenu
% de l’ensemble de la population vivant sous les seuils de faible revenu après impôt
8,8 %
EDTR (2011)
Emploi
Taux de chômage annuel moyen (% de la population active âgée de 15 ans et plus ne
travaillant pas pendant la période de référence)
7,2 %
EPA (2012)
FACTEURS DE RISQUE ET DE PROTECTION EN BAS ÂGE
Poids à la naissance
% de naissances vivantes associées à un faible poids à la naissance
6,1 %
SEC (2011)
Allaitement maternel
% de femmes âgées de 15 et plus déclarant avoir nourri leur enfant exclusivement
au sein pendant les six premiers mois ou plus
26,2 %
ESCC (2011–2012)
Exposition à la
fumée secondaire
% de ménages avec enfants âgés de moins de 12 ans régulièrement exposés à la fumée
de tabac à la maison
3,3 %
ESUTC (2012)
% de la population âgée de 15 ans et plus déclarant fumer (quotidiennement
ou occasionnellement)
16,1 %
ESUTC (2012)
% de la population âgée de 15 ans et plus déclarant fumer quotidiennement
11,9 %
ESUTC (2012)
FACTEURS DE RISQUE ET DE PROTECTION COMPORTEMENTAUX
Tabagisme
Activité physique
% d’enfants et de jeunes âgés de 5 à 17 ans faisant au moins 12 000 pas par jour (mesurés)
7,0 %
ÉAPJC (2009–2011)
% de la population âgée de 20 ans et plus déclarant être « active » ou « modérément
active » physiquement pendant ses loisirs
51,9 %
ESCC (2011–2012)
Comportement
sédentaire
% de la population âgée de 12 ans et plus déclarant passer plus de 14 heures par
semaine à regarder la télévision ou à utiliser l’ordinateur pendant ses loisirs
62,1 %
ESCC (2011–2012)
Saine alimentation
% de la population âgée de 12 ans et plus déclarant consommer des fruits et légumes
au moins cinq fois par jour
40,3 %
ESCC (2011–2012)
Alimentation malsaine % de la population âgée de 5 à 19 ans déclarant consommer des boissons sucrées tous les jours
27,2 %
ECMS (2009–2011)
Consommation d’alcool % de la population âgée de 15 ans et plus déclarant boire davantage d’alcool que
ce que préconisent les directives de consommation d’alcool à faible risque à long terme
14,4 %
ESCCAD (2012)
Stress chronique
22,6 %
ESCC (2011–2012)
% de la population âgée de 12 ans et plus déclarant que la plupart de ses journées
ont été « assez stressantes » ou « extrêmement stressantes » au cours des 12 derniers mois
CONDITIONS À RISQUE
Obésité
% d’enfants et de jeunes âgés de 5 à 17 ans qui sont obèses (donnée mesurée)
11,7 %
ECMS (2009–2011)
% de la population âgée de 18 ans et plus qui est obèse (donnée mesurée)
26,2 %
ECMS (2009–2011)
Hyperglycémie
% de la population âgée de 20 ans et plus ayant une glycémie élevée (donnée mesurée)
4,2 %
ECMS (2009–2011)
Hypertension
% de la population âgée de 20 ans et plus ayant une tension artérielle élevée (donnée mesurée)
7,8 %
ECMS (2009–2011)
17,3 %
ECMS (2009–2011)
% de la population âgée de 12 ans et plus déclarant avoir consulté un médecin de famille
ou un omnipraticien au moins une fois au cours des 12 derniers mois
75,2 %
ESCC (2012)
% de la population âgée de 12 ans et plus déclarant avoir consulté un dentiste, un
hygiéniste dentaire ou un orthodontiste au moins une fois au cours des 12 derniers mois
66,0 %
ESCC (2012)
% de femmes âgées de 50 à 74 ans déclarant avoir subi au moins une mammographie au
cours des cinq dernières années
83,5 %
ESCC (2012)
% de femmes âgées de 25 à 69 ans déclarant avoir subi au moins un test PAP au cours
des trois dernières années
79,7 %
ESCC (2012)
% de la population âgée de 50 à 74 ans ayant subi au moins un test de recherche de sang occulte
dans les selles, une colonoscopie ou une sigmoı̈doscopie au cours de la période recommandée
51,1 %
ESCC (2012)
% de la population âgée de 12 ans et plus souffrant d’un problème de santé chronique
ayant déclaré avoir reçu un vaccin antigrippal saisonnier au cours des 12 derniers mois
47,4 %
ESCC (2011–2012)
Hypercholestérolémie % de la population âgée de 20 ans et plus ayant un taux de cholestérol élevé
(ratio cholestérol total sur cholestérol LHD [CT/C-LHD]) (donnée mesurée)
PRATIQUES DE PRÉVENTION DES MALADIES (PRÉVENTION SECONDAIRE)
Contact avec un
professionnel de
la santé
Dépistage des
maladies
Vaccination (grippe)
Suite page suivante
Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
$
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Annexe A (Suite)
CADRE D’INDICATEURS DES MALADIES CHRONIQUES, STATISTIQUES RAPIDES, ÉDITION PRINTEMPS 2014
ÉTAT DE SANTÉ GLOBAL ET IMPACTS SUR LA SANTÉ
Santé générale
% de la population âgée de 12 ans et plus déclarant avoir une « très bonne » ou une « excellente » santé
59,9 %
ESCC (2011–2012)
% de la population âgée de 12 ans et plus déclarant avoir une « très bonne » ou une « excellente » santé mentale 72,2 %
ESCC (2011–2012)
Espérance de vie à la naissance
SCSMC (2006–2008)
81,7 ans
Espérance de vie à 65 ans
20,5 ans
SCSMC (2006–2008)
Espérance de vie ajustée en fonction de l’état de santé à la naissance
71,8 ans
SCSMC (2006–2008)
Espérance de vie ajustée en fonction de l’état de santé à 65 ans
15,9 ans
SCSMC (2006–2008)
15,7 %
ESCC (2011–2012)
Prévalence du diabète chez les enfants et les jeunes âgés de 19 ans ou moins
0,3 %
SCSMC (2008–2009)b
Prévalence du diabète au sein de la population âgée de 20 ans et plus
8,7 %
SCSMC (2008–2009)b
Prévalence des maladies cardiaques au sein de la population âgée de 20 ans et plus
5,5 %
ESCC (2011–2012)
Prévalence d’accidents vasculaires cérébraux au sein de la population âgée de 20 ans et plus
1,3 %
ESCC (2011–2012)
Prévalence de l’asthme chez les enfants et les jeunes âgés de 19 ans ou moins
15,2 %
SCSMC (2008–2009)b
Prévalence de l’asthme au sein de la population âgée de 20 ans et plus
8,3 %
SCSMC (2008–2009)b
Prévalence des maladies pulmonaires obstructives chroniques au sein de la population
âgée de 35 ans et plus
8,7 %
SCSMC (2008–2009)b
Prévalence de l’arthrite au sein de la population âgée de 20 ans et plus
17,6 %
ESCC (2011–2012)
Prévalence de l’utilisation des services de santé en raison de troubles mentaux chez les
enfants et jeunes âgés de 19 ans ou moins
8,0 %
SCSMC (2008–2009)
Prévalence de l’utilisation des services de santé en raison de troubles mentaux chez les
adultes âgés de 20 ans et plus
16,2 %
SCSMC (2008–2009)
Morbidité – prévalence % de la population âgée de 20 ans et plus souffrant d’au moins une maladie chronique
importante (cancer, diabète, maladie cardiovasculaire, maladie pulmonaire obstructive chronique)
Prévalence de troubles anxieux et de l’humeur chez les enfants et jeunes âgés de 19 ans ou moins
7,2 %
ESCC (2011–2012)
Prévalence de troubles anxieux et de l’humeur chez les adultes âgés de 20 ans et plus
11,2 %
ESCC (2011–2012)
Nombre de personnes au sein de l’ensemble de la population vivant avec un cancer ou
ayant survécu à un cancer diagnostiqué au cours des 5 dernières années
518 705 personnes RCC (2004–2008)
Nombre de personnes au sein de l’ensemble de la population vivant avec un cancer de
la prostate ou ayant survécu à un tel cancer diagnostiqué au cours des 5 dernières années
105 179 personnes RCC (2004–2008)
Nombre de personnes au sein de l’ensemble de la population vivant avec un cancer du
poumon ou ayant survécu à un tel cancer diagnostiqué au cours des 5 dernières années
29 780 personnes
RCC (2004–2008)
Nombre de personnes au sein de l’ensemble de la population vivant avec un cancer du
sein ou ayant survécu à un tel cancer diagnostiqué au cours des 5 dernières années
90 677 personnes
RCC (2004–2008)
Nombre de personnes au sein de l’ensemble de la population vivant avec un cancer
colorectal ou ayant survécu à un tel cancer diagnostiqué au cours des 5 dernières années
67 173 personnes
RCC (2004–2008)
42,7 par 100 000
SCSMC (2008–2009)
813,6 par 100 000
SCSMC (2008–2009)
Morbidité – incidence Taux d’incidence du diabète chez les enfants et les jeunes âgés de 19 ans ou moins
Taux d’incidence du diabète au sein de la population âgée de 20 ans et plus
Taux d’incidence de l’asthme chez les enfants et les jeunes âgés de 19 ans ou moins
1 097,8 par 100 000 SCSMC (2008–2009)
Taux d’incidence de l’asthme au sein de la population âgée de 20 ans et plus
392,1 par 100 000
SCSMC (2008–2009)
Taux d’incidence des maladies pulmonaires obstructives chroniques au sein de la
population âgée de 35 ans et plus
930,3 par 100 000
SCSMC (2009–2010)
Taux d’incidence de tous les cancers au sein de la population masculine
467,5 par 100 000d RCC (2007)
Taux d’incidence de tous les cancers au sein de la population féminine
364,8 par 100 000d RCC (2007)
Taux d’incidence du cancer de la prostate au sein de la population masculine
125,8 par 100 000d RCC (2007)
Taux d’incidence du cancer du poumon au sein de la population masculine
69,0 par 100 000d
RCC (2007)
Taux d’incidence du cancer du poumon au sein de la population féminine
47,9 par 100 000d
RCC (2007)
Taux d’incidence du cancer colorectal au sein de la population masculine
d
60,8 par 100 000
RCC (2007)
Taux d’incidence du cancer colorectal au sein de la population féminine
40,9 par 100 000d
RCC (2007)
Taux d’incidence du cancer du sein au sein de la population féminine
d
98,8 par 100 000
RCC (2007)
Suite page suivante
$
11
Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
Annexe
A (Suite)
TABLEAU
CADRE D’INDICATEURS DES MALADIES CHRONIQUES, STATISTIQUES RAPIDES, ÉDITION PRINTEMPS 2014
ÉTAT DE SANTÉ GLOBAL ET IMPACTS SUR LA SANTÉ
Multimorbidité
% de la population âgée de 20 ans et plus souffrant de plusieurs maladies chroniques
(au moins 2 de 10 maladies chroniquesc)
14,5 %
ESCC (2011–2012)
% de la population âgée de 20 ans et plus souffrant de plusieurs maladies chroniques
(au moins 3 de 10 maladies chroniquesc)
4,9 %
ESCC (2011–2012)
Incapacité
% de la population âgée de 12 ans et plus déclarant être limitée « parfois » ou « souvent »
dans ses activités en raison de problèmes de santé ou d’une maladie
33,9 %
ESCC (2012)
Mortalité
Taux de mortalité au sein de l’ensemble de la population attribuable à une maladie chronique
importante (maladies cardiovasculaires, tous les cancers, maladies respiratoires chroniques)
458,0 par 100 000
SEC (2009)
Taux de mortalité au sein de l’ensemble de la population attribuable aux maladies cardiovasculaires
203,7 par 100 000
SEC (2009)
Taux de mortalité au sein de l’ensemble de la population attribuable au cancer
210,9 par 100 000
SEC (2009)
Taux de mortalité au sein de l’ensemble de la population attribuable aux maladies
respiratoires chroniques
43,5 par 100 000
SEC (2009)
Taux de mortalité au sein de l’ensemble de la population attribuable au suicide
11,5 par 100 000
SEC (2009)
Ratio des taux de mortalité toutes causes confondues au sein de l’ensemble de la
population âgée de 20 ans et plus : personnes
atteintes du diabète / personnes non atteintes du diabète
Rapport de taux
de 2.0d
SCSMC (2008–2009)
Années potentielles de vie perdues en raison du cancer
1 504 par 100 000
SEC (2009)
Mortalité prématurée
Années potentielles de vie perdues en raison des maladies cardiovasculaires
755,4 par 100 000
SEC (2009)
Années potentielles de vie perdues en raison des maladies respiratoires chroniques
118,1 par 100 000
SEC (2009)
Années potentielles de vie perdues en raison du suicide
362,1 par 100 000
SEC (2009)
Probabilité de mourir (%) entre 30 et 69 ans de maladies chroniques importantes
(maladies cardiovasculaires, cancer, maladies respiratoires chroniques, diabète)
11,4 %
SEC (2009)
Probabilité de mourir (%) entre 30 et 69 ans d’une maladie cardiovasculaire
3,5 %
SEC (2009)
Probabilité de mourir (%) entre 30 et 69 ans d’un cancer
7,1 %
SEC (2009)
Probabilité de mourir (%) entre 30 et 69 ans d’une maladie respiratoire chronique
0,7 %
SEC (2009)
Probabilité de mourir (%) entre 30 et 69 ans du diabète
0,5 %
SEC (2009)
Abréviations : cholestérol LHD, cholestérol à lipoprotéines de haute densité; CT, cholestérol total; ÉAPJC, Étude sur l’activité physique des jeunes au Canada; ECMS, Enquête canadienne sur
les mesures de la santé; EDTR, Enquête sur la dynamique du travail et du revenu; EPA, Enquête sur la population; ESCC, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes; ESCCAD,
Enquête de surveillance canadienne de la consommation d’alcool et de drogues; ESUTC, Enquête de surveillance de l’usage du tabac au Canada; RCC, Registre canadien du cancer; SCSMC,
Système canadien de surveillance des maladies chroniques; SEC, statistiques sur l’état civil.
a
Tous les taux présentés sont bruts sauf s’il y a indication contraire.
b
Des données de l’ESCC de 2011-2012 existent pour cet indicateur et peuvent être ventilées selon des variables démographiques et sociales.
c
Multimorbidité : Les maladies chroniques incluses sont les maladies du cœur, les accidents vasculaires cérébraux, les cancers, l’asthme, la maladie pulmonaire obstructive chronique, le
diabète, l’arthrite, la maladie d’Alzheimer et autres démences, les troubles anxieux et de l’humeur (dépression).
d
Les taux ont été normalisés en fonction de l’âge de la population au Canada en 1991.
Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
$
12
Annexe B : Description et définition des indicateurs
Table des matières
A. Déterminants sociaux et environnementaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1. Éducation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2. Revenu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3. Emploi (taux de chômage annuel moyen) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
B. Facteurs de risque et de protection en bas âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4. Poids à la naissance (faible poids à la naissance) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
5. Allaitement maternel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
6. Exposition à la fumée secondaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
C. Facteurs de risque et de protection comportementaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
7. Tabagisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
8. Activité physique (nombre de pas) des enfants et des jeunes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
9. Activité physique (activité physique pendant les loisirs) des adultes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
10. Comportement sédentaire (temps passé devant un écran) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
11. Saine alimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
12. Alimentation malsaine (consommation de boissons sucrées) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
13. Consommation d’alcool . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
14. Stress chronique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
D. Conditions à risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
15. Obésité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
16. Hyperglycémie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
17. Hypertension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
18. Hypercholestérolémie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
E. Pratiques de prévention des maladies (prévention secondaire) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
19. Contact avec un professionnel de la santé (fournisseur de soins de santé primaires) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
20. Contact avec un professionnel de la santé (professionnel de la santé dentaire) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
21. Dépistage des maladies (dépistage du cancer du sein) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
22. Dépistage des maladies (dépistage du cancer du col de l’utérus) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
23. Dépistage des maladies (taux de participation au dépistage du cancer colorectal) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
24. Vaccination (grippe) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
F. État de santé global et impacts sur la santé. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
25. Santé générale (état de santé autodéclaré) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
26. Santé générale (état de santé mentale autodéclaré) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
27. Santé générale (espérance de vie) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
28. Santé générale (espérance de vie ajustée en fonction de l’état de santé) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
29. Morbidité (prévalence) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
30. Morbidité (taux d’incidence) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
31. Multimorbidité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
32. Incapacité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
33. Mortalité (taux de mortalité par cause) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
34. Mortalité (ratio des taux de mortalité toutes causes confondues, avec et sans diabète) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
35. Mortalité prématurée (années potentielles de vie perdues) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
36. Mortalité prématurée (probabilité de mourir) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
$
13
Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
A. Déterminants sociaux et environnementaux
1. Éducation
Justification
L’éducation est étroitement liée à la santé de la population et est un déterminant important de la santé1.
L’éducation contribue à la santé et à la prospérité en :
N fournissant aux personnes les connaissances et les aptitudes nécessaires à la résolution de problèmes,
N contribuant à conférer le sentiment d’avoir une influence et un contrôle sur sa vie,
N augmentant les opportunités d’emploi, la sécurité de revenu et la satisfaction professionnelle,
N améliorant la capacité à accéder à l’information permettant de rester en santé et à la comprendre.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 20 ans et plus n’ayant pas terminé ses études secondaires.
Définition
Pourcentage d’adultes déclarant qu’ils n’ont pas terminé leurs études secondaires, exprimé en tant que proportion de la
population totale.
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 20 ans et plus.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes, âgées de 20 ans et plus déclarant qu’elles n’ont pas terminé leurs études secondaires.
Dénominateur : Population totale âgée de 20 ans et plus.
Remarques supplémentaires
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
2. Revenu
Justification
Le revenu est reconnu comme un facteur déterminant de la santé1,2.
Le revenu influe sur les conditions de vie, notamment le fait de pouvoir se loger de façon sécuritaire et d’acheter des
aliments nutritifs en quantité suffisante. Un faible revenu influe sur le comportement lié à la santé, comme la qualité
du régime alimentaire, le niveau d’activité physique et d’autres facteurs de risque. À long terme, un faible revenu a une
incidence négative sur la santé, car il diminue la capacité de faire des choix sains et de vivre pleinement au quotidien.
Un faible revenu prive la personne de l’accès à un logement décent, à l’éducation, au transport et à d’autres facteurs
nécessaires à une pleine participation à la vie. Les contraintes de la pauvreté peuvent être particulièrement dommageables2.
Un faible revenu est associé à l’augmentation de la prévalence du risque de maladies chroniques et à une prévalence de
conditions chroniques plus élevée que dans la population totale. Les données démontrent clairement un lien entre la
pauvreté et une mauvaise santé ainsi que la présence de maladies chroniques.
Mesure
Pourcentage de la population vivant sous les seuils de faible revenu (SFR) après impôt.
Définition
Proportion de la population dont le revenu est inférieur au SFR et qui consacre une part disproportionnée des revenus
du ménage après impôt aux dépenses de première nécessité (alimentation, logement et vêtements) par rapport à
la famille canadienne moyenne.
Source des données
Enquête sur la dynamique du travail et du revenu (EDTR), Statistique Canada.
Population
Population totale.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes vivant dans un ménage dont le revenu après impôt est inférieur au SFR.
Dénominateur : Population totale.
Remarques supplémentaires
Le recours au SFR est une méthode sûre et largement reconnue d’estimation de la population vivant dans des conditions
de pauvreté ou proches de la pauvreté au Canada3. Cette approche permet d’estimer le nombre de familles (et par le fait
même, de personnes) qui consacrent une part disproportionnée du revenu de leur ménage après impôt aux dépenses de
première nécessité (alimentation, logement et vêtements) par rapport à la famille canadienne moyenne.
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
3. Emploi (taux de chômage annuel moyen) [Suite]
Justification
Le chômage, le sous-emploi ou encore un travail stressant ou dangereux sont associés à une piètre santé2.
L’emploi a un effet marqué sur la santé physique, mentale et sociale. Le travail rémunéré permet non seulement de gagner
de l’argent, mais il confère aussi un sentiment d’identité et d’utilité, permet d’avoir des contacts sociaux et des possibilités
de croissance personnelle1. Perdre ces avantages peut avoir une incidence négative sur sa santé et sur celle de sa famille.
Le chômage mène souvent à des difficultés matérielles et à la pauvreté, puisqu’il diminue le revenu et les autres avantages
sociaux. La perte d’emploi constitue un événement stressant pouvant avoir une influence sur l’estime de soi et pouvant
contribuer à l’augmentation des soucis et de l’anxiété, lesquels, à leur tour, risquent d’augmenter la possibilité qu’une
personne réagisse aux difficultés en adoptant des comportements néfastes pour la santé comme l’usage de la cigarette
ou la consommation excessive d’alcool.
De façon générale, les personnes sans emploi ont une espérance de vie moins élevée et sont plus souvent atteintes de
troubles de santé que les personnes ayant un emploi.
Mesure
Taux de chômage annuel moyen (part de la population active âgée de 15 ans et plus ne travaillant pas au cours de la
période de référence) .
Définition
Proportion de la population active âgée de 15 ans et plus sans emploi (mais en recherche d’emploi) au cours de l’année
précédente.
Source des données
Enquête sur la population active (EPA), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 15 ans et plus.
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Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
$
14
3. Emploi (taux de chômage annuel moyen) [Suite]
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes faisant partie de la population active, sans emploi (mais en recherche d’emploi) au
cours de l’année précédente.
Dénominateur : Population active (voir les remarques ci-dessous).
Remarques supplémentaires
La population active est formée de la population âgée de 15 ans et plus ayant un emploi ou étant au chômage. Elle n’inclut
ni les personnes qui ne travaillent pas et ne prévoient pas de retourner au travail, ni celles qui ne sont pas disponibles pour
un emploi et n’en cherchent pas.
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
B. Facteurs de risque et de protection en bas âge
4. Poids à la naissance (faible poids à la naissance)
Justification
Le poids à la naissance est un indicateur de la santé générale des nouveau-nés et un déterminant clé de la survie des
nourrissons, de leur santé et de leur développement.
Les bébés ayant un faible poids à la naissance risquent davantage de mourir en bas âge, d’avoir des maladies d’enfance graves
et des séquelles à long terme (p. ex. l’invalidité). Un faible poids à la naissance est associé à une faible croissance durant
l’enfance et un risque plus élevé de développer le diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires plus tard dans la vie4–6.
Mesure
Pourcentage de naissances vivantes associées à un faible poids à la naissance.
Définition
Pourcentage des naissances vivantes associées à un poids à la naissance inférieur à 2 500 g sur l’ensemble des naissances vivantes.
Source des données
Statistique de l’état civil du Canada (SEC) – Base de données sur les naissances, Statistique Canada.
Base de données sur les naissances, Institut de la statistique du Québec (fichier supplémentaire).
Population
Ensemble des naissances vivantes.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre des naissances vivantes associées à un poids à la naissance inférieur à 2 500 g.
Dénominateur : Nombre des naissances vivantes associées à un poids à la naissance connu.
Remarques supplémentaires
Un faible poids à la naissance est défini par l’Organisation mondiale de la santé comme un poids inférieur à 2 500 g à la naissance.
Le faible poids à la naissance peut être attribuable à une naissance prématurée, un retard de croissance intra-utérin ou les deux7.
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
5. Allaitement maternel
Justification
L’allaitement est reconnu comme la meilleure façon de nourrir un nourrisson en raison de ses effets positifs sur la
croissance, l’immunité et le développement cognitif de l’enfant8. Le début de l’allaitement et, plus encore, la poursuite
de l’allaitement exclusif durant les 6 premiers mois de la vie de l’enfant sont recommandés par les organismes de santé
publique et ceux de soins de santé, autant au Canada qu’ailleurs dans le monde9,10. Les effets positifs à court terme de
l’allaitement pour l’enfant sont bien connus. Selon des études, les enfants allaités ont une tension artérielle et un
taux de cholestérol moins élevé, et ont moins de risque de développer le diabète ou des maladies cardiovasculaires
durant leur vie11,12. Des études récentes démontrent également que l’allaitement est associé à une meilleure santé à long
terme13 et que l’allaitement durant au moins 6 mois prévient l’embonpoint et l’obésité plus tard dans la vie14.
Mesure
Pourcentage de femmes âgées de 15 ans et plus déclarant avoir nourri leur enfant exclusivement au sein pendant les 6
premiers mois ou plus.
Définition
Pourcentage de femmes ayant accouché dans les cinq dernières années et déclarant avoir eu recours exclusivement à
l’allaitement maternel pour leur dernier enfant pendant six mois et plus.
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Femmes âgées de 15 ans et plus ayant accouché dans les cinq dernières années.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de femmes ayant accouché dans les cinq dernières années et déclarant avoir eu recours
exclusivement à l’allaitement maternel pendant six mois ou plus.
Dénominateur : Nombre de femmes ayant accouché dans les cinq dernières années.
Remarques supplémentaires
L’allaitement exclusif est défini comme « la consommation de lait maternel par un nourrisson sans supplément d’aucun type
(pas d’eau, pas de jus, pas de lait non maternel et pas d’aliments), à l’exception de vitamines, minéraux et médicaments ».
Cette mesure exclut les femmes âgées de plus de 55 ans ainsi que celles qui allaitaient toujours au moment de l’enquête
et n’avaient pas encore introduit d’autre liquide ou des aliments solides à l’alimentation de leur nourrisson.
On peut interpréter une proportion élevée pour cet indicateur comme un résultat positif.
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6. Exposition à la fumée secondaire
6. Exposition à la fumée secondaire
Justification
L’exposition chronique à la fumée secondaire est fortement associée à l’augmentation du risque de troubles
respiratoires comme l’asthme et les infections respiratoires. L’exposition chronique à la fumée secondaire en bas
âge a aussi été associée aux maladies cardiaques et aux troubles neurologiques (mort subite du nourrisson,
troubles du sommeil), ainsi qu’à certains cancers chez les adultes (cancer du poumon et du sein)15,16. Le tabagisme
constitue un plus grand risque pour les enfants que pour les adultes à conditions égales, puisque le rythme
respiratoire en fonction du poids corporel est plus élevé chez l’enfant, et que ce dernier possède une plus grande
surface pulmonaire que l’adulte17. En outre, l’enfant ne choisit pas toujours l’environnement dans lequel il vit et
ne peut éviter l’exposition comme un adulte pourrait le faire. Le fait de grandir dans un endroit exempt de fumée
est donc essentiel à un bon développement et à une bonne croissance de l’enfant.
Mesure
Pourcentage de ménages avec enfants de moins de 12 ans régulièrement exposés à la fumée de tabac à la maison.
Définition
Pourcentage de ménages avec enfants de moins de 12 ans vivant dans une maison où au moins une personne
(membres de la famille ou visiteurs) fume régulièrement à l’intérieur (tous les jours ou presque tous les jours).
Source des données
Enquête de surveillance de l’usage du tabac au Canada (ESUTC), Santé Canada.
Population
Ménages canadiens avec enfants de moins de 12 ans vivant dans la maison.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de ménages déclarant avoir des enfants de moins de 12 ans vivant dans une maison où au
moins une personne fume régulièrement à l’intérieur.
Dénominateur : Nombre de ménages déclarant avoir des enfants de moins de 12 ans vivant dans la maison.
Remarques supplémentaires
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
C. Facteurs de risque et de protection comportementaux
7. Tabagisme
Justification
Les faits établissent clairement que le tabagisme est lié à plus de 24 maladies et troubles chroniques comme les
maladies respiratoires, les maladies cardiovasculaires et le cancer. Le tabagisme:
N a des effets négatifs sur presque tous les organes du corps,
N a une influence négative sur l’état de santé général,
N est la principale cause évitable de décès,
N a des effets négatifs sur la santé des personnes de tous âges : enfants à naı̂tre, nourrissons, enfants, adolescents,
adultes et aı̂nés18.
Le cancer du poumon est le cancer responsable du plus grand nombre de décès au Canada. Par ailleurs, le
tabagisme constitue la plus importante cause évitable de cancer du poumon : il est la cause de 85 % de tous les
nouveaux cas de cancer du poumon au Canada18.
Mesures
a. Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus déclarant fumer (quotidiennement ou occasionnellement).
b. Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus déclarant fumer quotidiennement.
Définition
Pourcentage de personnes âgées de 15 ans et plus déclarant fumer quotidiennement ou occasionnellement.
Pourcentage de personnes âgées de 15 ans et plus déclarant fumer quotidiennement.
Source des données
Enquête de surveillance de l’usage du tabac au Canada (EUTC), Santé Canada.
Population
Population âgée de 15 ans et plus.
Méthodes de calcul
a. Tabagisme quotidien ou occasionnel :
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 15 ans et plus qui fument quotidiennement ou occasionnellement.
Dénominateur : Population âgée de 15 ans et plus.
b. Quotidien :
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 15 ans et plus qui fument quotidiennement.
Dénominateur : Population âgée de 15 ans et plus.
Remarques supplémentaires
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
8. Activité physique (nombre de pas) des enfants et des jeunes [Suite]
Justification
Des études établissent clairement une relation dose-réponse entre l’activité physique et la santé : plus une personne
est active physiquement, moins elle a de risque d’être en mauvaise santé19.
L’augmentation de l’activité physique a été associée de façon significative à la réduction du risque de mortalité toutes
causes confondues et elle est considérée comme un important facteur de prévention et de contrôle des maladies
chroniques comme les maladies cardiovasculaires20, les AVC21, le cancer22 et le diabète de type 223.
De plus, de récentes études laissent penser que l’activité physique mène à une diminution des symptômes associés
à la dépression, à l’anxiété et à une faible estime de soi chez les enfants et les adolescents, ainsi qu’à une amélioration
des performances cognitives et du rendement scolaire24,25.
Mesure
Pourcentage d’enfants et de jeunes âgés de 5 à 17 ans faisant au moins 12 000 pas par jour (mesurés).
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8. Activité physique (nombre de pas) des enfants et des jeunes [Suite]
Définition
Cet indicateur mesure le pourcentage d’enfants et de jeunes âgés de 5 à 17 ans faisant au moins 12 000 pas par jour
chaque jour de la semaine.
Source des données
Étude sur l’activité physique des jeunes au Canada (EAPJC), Institut canadien de la recherche sur la condition physique
et le mode de vie.
Population
Enfants et jeunes âgés de 5 à 17 ans.
Méthodes de calcul
Cet indicateur représente le pourcentage d’enfants et de jeunes ayant fait au moins 12 000 pas par jour chaque jour
de la semaine. Les pas ont été comptés à l’aide d’un podomètre pendant sept jours26,27.
Remarques supplémentaires
Les Directives canadiennes en matière d’activité physique recommandent que, pour obtenir un bienfait pour la santé,
les enfants et les jeunes de 5 à 17 ans pratiquent au moins 60 minutes d’activité physique d’intensité modérée à
intense par jour28. Les podomètres mesurent divers types d’activité physique réalisés dans tous les contextes,
notamment les loisirs, le déplacement vers l’école, les sports, les tâches ménagères et le travail. Il a été démontré
que la mesure de 12 000 pas par jour peut servir d’indicateur substitutif permettant d’évaluer la conformité aux
directives canadiennes29. On reconnaı̂t qu’il s’agit d’une estimation prudente, car certains types d’activité physique,
comme la nage et l’exercice à bicyclette, se mesurent mal à l’aide de podomètres. Les podomètres sont des instruments
qui ne sont pas aussi sensibles au pas que les accéléromètres.
On peut interpréter une proportion élevée pour cet indicateur comme un résultat positif.
9. Activité physique (activité physique pendant les loisirs) des adultes
Justification
Des études établissent clairement une relation dose-réponse entre l’activité physique et la santé : plus une personne
est active physiquement, moins elle a de risque d’être en mauvaise santé19.
L’augmentation de l’activité physique a été associée de façon significative à la réduction du risque de mortalité toutes
causes confondues et elle est considérée comme un important facteur de prévention et de contrôle des maladies
chroniques comme les maladies cardiovasculaires20, les AVC21, le cancer22 et le diabète de type 223–25.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 20 ans et plus déclarant être « active » ou « modérément active »
physiquement pendant ses loisirs.
Définition
Pourcentage de personnes âgées de 20 ans et plus classées comme « actives » ou « modérément actives » selon
l’Indice de l’activité physique dans les loisirs (IAPL).
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 20 ans et plus.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 20 ans et plus physiquement « actives » ou « modérément actives »
pendant les loisirs.
Dénominateur : Population totale âgée de 20 ans et plus.
Remarques supplémentaires
L’IAPL est une mesure mixte qui classe les personnes comme « actives », « modérément actives » ou « inactives » en
fonction de leurs réponses à des questions posées sur la quantité totale d’énergie par jour dépensée au cours d’activités
de loisirs au cours des trois derniers mois. Il s’agit d’un indicateur substitutif de l’ensemble de l’activité physique.
On peut interpréter une proportion élevée pour cet indicateur comme un résultat positif.
10. Comportement sédentaire (temps passé devant un écran) [Suite]
Justification
Il semble que le comportement sédentaire ait des effets physiologiques directs sur le métabolisme et la santé
vasculaire30,31. Une relation dose-réponse a été établie entre la durée du comportement sédentaire et l’augmentation du
taux de mortalité toutes causes confondues, ainsi que du taux de mortalité attribuable aux maladies cardiovasculaires32.
Le fait de regarder la télévision et d’utiliser un ordinateur sont les comportements sédentaires les plus étudiés, et
de nombreuses enquêtes permettent d’obtenir des données à propos de ces activités. Selon des études récentes, le
temps passé devant un écran (télévision, ordinateur ou jeux vidéo) est associé à l’inactivité durant les loisirs, à une
mauvaise alimentation et à l’obésité33. Un temps excessif passé devant un écran augmente le risque d’obésité et de prise
de poids, peu importe le niveau d’activité physique, de même que le risque d’accidents cardiovasculaires et de décès34,35.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus déclarant passer plus de 14 heures par semaine à regarder la
télévision ou à utiliser l’ordinateur pendant leurs loisirs.
Définition
Proportion de la population âgée de 12 ans et plus déclarant passer plus de 14 heures par semaine à regarder la
télévision ou à utiliser leur ordinateur pendant leurs loisirs.
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 12 ans et plus.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 12 ans et plus déclarant passer plus de 14 heures par semaine à
regarder la télévision, des vidéos ou à utiliser un ordinateur pendant leur temps libre. Le temps d’ordinateur
comprend les jeux vidéo et l’utilisation d’Internet.
Dénominateur : Population totale âgée de 12 ans et plus.
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10. Comportement sédentaire (temps passé devant un écran) [Suite]
Remarques supplémentaires
Cette mesure ne comprend pas les activités sédentaires telles que la lecture ou le sommeil.
On a établi des Directives canadiennes sur le comportement sédentaire pour les enfants et les jeunes âgés de 0 à 17 ans.
Ces lignes directrices recommandent que les enfants et les jeunes âgés de 5 à 17 ans passent au maximum deux heures
par jour devant un écran pendant leurs loisirs36. Cet indicateur fournit une estimation prudente du nombre d’enfants qui
ne respectent pas ces directives. Le temps de sédentarité associé aux adultes n’a pas encore été clairement défini, mais on
a établi dans la littérature à deux heures par jour le seuil au-delà duquel le risque de maladie chronique s’accroı̂t37.
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
11. Saine alimentation
Justification
Une saine alimentation peut aider à prévenir et à contrôler les maladies et les troubles chroniques comme
l’hypertension, l’obésité38,39, les maladies cardiovasculaires40, le diabète41 et l’ostéoporose42,43. Une saine
alimentation a aussi été associée à une diminution de la mortalité toutes causes confondues44.
La consommation quotidienne de fruits et légumes est considérée comme un indicateur de la qualité de l’alimentation45.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus déclarant consommer des fruits et légumes au moins cinq fois par jour.
Définition
Pourcentage de personnes déclarant consommer des fruits et légumes généralement au moins cinq fois par jour.
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 12 ans et plus.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 12 ans et plus déclarant consommer des fruits et légumes au moins
cinq fois par jour.
Dénominateur : Population totale âgée de 12 ans et plus.
Remarques supplémentaires
Des études de validation indiquent que cet indicateur substitutif est fiable et peut servir à quantifier l’apport en
fruits et légumes (c. à d. le nombre de portions par jour) et à fournir une approximation de la qualité de l’alimentation46.
Cet indicateur n’est PAS une mesure en conformité avec le Guide alimentaire canadien47.
On peut interpréter une proportion élevée pour cet indicateur comme un résultat positif.
12. Alimentation malsaine (consommation de boissons sucrées)
Justification
Dans les dernières décennies, la consommation de boissons sucrées a considérablement augmenté partout dans le monde.
La consommation de ces boissons, particulièrement les boissons gazeuses et les boissons aux fruits car elles ont une
faible valeur nutritive et ont peu d’effet sur le sentiment de satiété, ont été associées à un apport énergétique trop élevé. De
vastes études de cohorte et des études expérimentales démontrent une forte association positive entre une grande
consommation de boissons sucrées et une prise de poids ou une obésité, et ce, autant chez les enfants que chez les adultes48.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 5 à 19 ans déclarant consommer des boissons sucrées tous les jours.
Définition
Pourcentage d’enfants et de jeunes déclarant consommer des boissons sucrées tous les jours.
Source des données
Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 5 à 19 ans.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 5 à 19 ans déclarant consommer des boissons sucrées au moins une fois
par jour, tous les jours.
Dénominateur : Population totale âgée de 5 à 19 ans.
Remarques supplémentaires
Les enfants faisaient partie de la catégorie des buveurs quotidiens de boissons sucrées (c. à d. boissons gazeuses
ordinaires, boissons sportives ou boissons fruitées) si leur consommation quotidienne moyenne était égale ou
supérieure à une boisson sucrée par jour. Le Guide alimentaire canadien47 recommande de restreindre les boissons
très calorifiques telles que les boissons aromatisées aux fruits, les boissons gazeuses, les boissons sportives et
énergisantes ainsi que les boissons sucrées chaudes ou froides.
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
13. Consommation d’alcool [Suite]
Justification
D’après l’Organisation mondiale de la santé, la consommation excessive d’alcool est le troisième plus important facteur
de risque de maladies chroniques dans les pays développés49. La consommation excessive d’alcool durant une longue
période est associée à l’augmentation du risque de maladies chroniques comme les maladies du foie, certains cancers,
les maladies cardiovasculaires (cardiopathie hypertensive, cardiopathie ischémique, AVC) et le décès prématuré50.
Les directives canadiennes de consommation d’alcool à faible risque ont été élaborées afin d’aider les Canadiens à modérer
leur consommation d’alcool et à réduire les conséquences immédiates et à long terme liées à la consommation d’alcool51.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus déclarant boire davantage d’alcool que ce que préconisent les
directives de consommation d’alcool à faible risque à long terme.
Définition
Pourcentage de personnes âgées de 15 ans et plus déclarant boire davantage d’alcool que ce que préconisent les
directives de consommation à faible risque pour la santé à long terme.
Source des données
Enquête de surveillance canadienne de la consommation d’alcool et de drogues (ESCCAD), Santé Canada.
Population
Population âgée de 15 ans et plus.
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Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
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13. Consommation d’alcool [Suite]
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 15 ans et plus déclarant boire davantage d’alcool que ce que préconisent
les directives canadiennes de consommation à faible risque à long terme.
Dénominateur : Population totale âgée de 15 ans et plus.
Remarques supplémentaires
Les dernières directives canadiennes sur la consommation d’alcool à faible risque visant à réduire les risques à long
terme pour la santé recommandent un maximum de 10 verres* standards par semaine pour les femmes et un maximum
de 15 verres standards par semaine pour les hommes51.
* Un verre standard équivaut à 13,6 g d’alcool.
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
14. Stress chronique
Justification
L’exposition au stress chronique, un état de tension prolongé causé par des facteurs stressants internes ou
externes, déclenche dans l’organisme des changements biochimiques et physiologiques prévisibles qui nuisent aux
systèmes nerveux et immunitaire52.
Des données épidémiologiques permettent de démontrer que le stress chronique est associé à l’apparition de
nombreuses maladies chroniques fréquentes53,54. Il a été prouvé que le stress chronique fait augmenter le rythme
cardiaque et la tension artérielle, ce qui finit par avoir des conséquences graves, notamment des maladies
cardiovasculaires (infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, AVC)55,56 et des maladies mentales.
En outre, l’augmentation de l’exposition au stress peut mener à une faible capacité d’adaptation et à des
comportements nocifs pour la santé, par exemple le tabagisme, la consommation excessive d’alcool et les
mauvaises habitudes alimentaires, qui nuisent à l’état de santé et contribuent à l’apparition de maladies chroniques.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus déclarant que la plupart de ses journées ont été
« assez stressantes » ou « extrêmement stressantes » au cours des 12 derniers mois.
Définition
Pourcentage de personnes âgées de 12 ans et plus déclarant que la plupart de leurs journées ont été
« assez stressantes » ou « extrêmement stressantes » au cours des 12 derniers mois (plutôt que
« pas du tout stressantes », « pas très stressantes » ou « un peu stressantes »).
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 12 ans et plus.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 12 ans et plus déclarant que la plupart de leurs journées
ont été « assez stressantes » ou « extrêmement stressantes » au cours des 12 derniers mois.
Dénominateur : Population totale âgée de 12 ans et plus.
Remarques supplémentaires
La perception d’une vie stressante est utilisée comme indicateur substitutif du stress chronique et cette mesure
englobe les personnes ayant perçu la plupart de leurs journées comme assez « stressantes » ou
« extrêmement stressantes » au cours de l’année précédente.
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
D. Conditions à risque
15. Obésité [Suite]
Justification
L’obésité est définie comme « une accumulation excessive de graisse corporelle pouvant poser un risque pour la
santé »57. L’obésité constitue un facteur de risque pour de nombreux troubles chroniques comme les maladies
cardiovasculaires, certains types de cancers, le diabète de type 2, l’arthrose, les troubles de santé mentale et d’autres
facteurs négatifs sur la santé58–60. Chez les enfants, il a été démontré que l’excès de graisse corporelle est en corrélation
avec des effets négatifs sur la santé, autant à court terme qu’à long terme61,62.
L’obésité constitue l’un des principaux problèmes de santé au Canada. L’Organisation mondiale de la santé considère
que l’obésité se classe au cinquième rang des facteurs de risque de décès toutes causes confondues.
La principale cause de l’obésité et de l’embonpoint est le déséquilibre entre l’énergie consommée et celle dépensée.
Mesures
a. Pourcentage d’enfants et de jeunes âgés de 5 à 17 ans qui sont obèses (donnée mesurée).
b. Pourcentage de la population âgée de 18 à 79 ans qui est obèse (donnée mesurée).
Définition
Pourcentage de la population classée comme obèse. Chez les adultes, l’obésité est définie comme un indice de
masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30,0 kg/m2. Chez les enfants et les jeunes, l’obésité est définie en fonction
des seuils de l’OMS de 2007 établis selon l’âge et le sexe63.
Source des données
Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS), Statistique Canada.
Population
Enfants et jeunes : Population âgée de 5 à 17 ans.
Adultes : Population âgée de 18 ans et plus.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes classées comme obèses d’après leur IMC.
Dénominateur : Population totale.
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Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
15. Obésité [Suite]
Remarques supplémentaires
L’IMC est calculé à l’aide de mesures du poids et de la taille.
Il est en corrélation avec la quantité de masse adipeuse et sert à repérer l’obésité chez les adultes. Chez ces derniers,
c’est le seuil fixe d’IMC de 30 kg/m2 qui est utilisé pour définir l’obésité. Il n’existe pas de valeur fixe chez les enfants,
étant donné la variabilité de l’IMC au cours de la croissance, mais des seuils d’IMC fonction de l’âge et du sexe qui ont
été calculés dans des populations de référence.
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
16. Hyperglycémie
Justification
Une hyperglycémie persistante peut conduire à des lésions des petits vaisseaux sanguins (p. ex. une néphropathie,
une neuropathie ou une rétinopathie diabétique) et à des complications des grands vaisseaux sauguins (p. ex.
une coronaropathie, une maladie vasculaire périphérique ou un AVC)64. Le diabète est un trouble chronique caractérisé
par l’incapacité de l’organisme à produire ou à utiliser l’insuline, ce qui cause une hyperglycémie. Même à des
niveaux inférieurs au seuil de diagnostic du diabète, l’hyperglycémie persistante peut mener à l’apparition de
troubles comme la coronaropathie ou l’AVC65,66.
Le dépistage précoce de l’hyperglycémie chez les patients non diagnostiqués et le contrôle rigoureux de la glycémie
chez les patients ayant un diagnostic clinique de diabète contribue à la diminution de la progression des lésions des
petits vaisseaux sanguins67 et peut réduire les difficultés associées au diabète et à ses complications68–70.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 20 à 79 ans ayant une glycémie élevée (mesurée).
Définition
Pourcentage de personnes âgées de 20 à 79 ans présentant une glycémie élevée, soit une concentration sérique de
glucose à jeun supérieure à 7,0 mmol/L.
Source des données
Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 20 à 79 ans.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 20 à 79 ans présentant une hyperglycémie à jeun.
Dénominateur : Population totale âgée de 20 à 79 ans ayant subi un dosage du glucose sérique à jeun.
Remarques supplémentaires
Une valeur de glycémie à jeun de 7,0 mmol/L ou plus71 est utilisée pour diagnostiquer en clinique une
hyperglycémie à l’aide d’un échantillon de sang prélevé à jeun au cours d’une visite médicale, indépendamment
du diabète. Cet indicateur tient donc compte des personnes ayant une glycémie élevée, qu’un diagnostic de diabète
ait été posé ou non. Mais il ne tient pas compte des personnes diabétiques contrôlant leur glycémie et ne peut
donc pas servir d’indicateur de prévalence du diabète.
Une ventilation supplémentaire en fonction de l’existence d’un diabète diagnostiqué fournit le taux d’hyperglycémie
associé au diabète diagnostiqué (autodéclaration qu’un diagnostic de diabète a été préalablement posé par un
professionnel de la santé).
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
17. Hypertension
Justification
L’hypertension artérielle peut mener à des lésions vasculaires et représente un facteur de risque important de
maladies cardiovasculaires précoces (AVC, coronaropathie, insuffisance cardiaque et maladie vasculaire périphérique)72.
De nombreuses études montrent que les décès attribuables aux maladies cardiovasculaires augmentent progressivement
avec l’augmentation de la tension artérielle, et ce, à partir de niveaux aussi bas que 115/75 mm Hg73. La prévention
et le contrôle de l’hypertension, par l’intermédiaire de changements dans les habitudes de vie ou par la médication,
peuvent conduire à une diminution significative du risque d’AVC ou de coronaropathie74,75.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 20 à 79 ans ayant une tension artérielle élevée (mesurée).
Définition
Pourcentage de personnes âgées de 20 à 79 ans dont la tension artérielle est élevée, c’est-à-dire que la tension
systolique est d’au moins 140 mm Hg ou que la tension diastolique est d’au moins 90 mm Hg.
Source des données
Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 20 à 79 ans.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 20 à 79 ans présentant de l’hypertension.
Dénominateur : Population totale âgée de 20 à 79 ans.
Remarques supplémentaires
La définition de l’hypertension (c. à d. tension systolique supérieure ou égale à 140 mm Hg et tension diastolique
supérieure ou égale à 90 mm Hg) se fonde sur les recommandations de 2012 du Programme éducatif canadien
sur l’hypertension76, lesquelles correspondent aux lignes directrices du septième rapport du Comité national mixte
(CNM7) sur la classification et le traitement de la tension artérielle chez l’adulte77.
Cet indicateur tient compte des personnes chez qui on a mesuré une tension artérielle élevée au cours d’une seule
visite médicale, indépendamment d’un diagnostic d’hypertension. Cette mesure exclut l’hypertension gravidique
(liée à la grossesse). Cet indicateur ne tient pas compte des personnes dont l’hypertension a été diagnostiquée et qui
est bien stabilisée. Il ne peut donc servir d’indicateur de prévalence de l’hypertension.
Une ventilation supplémentaire est établie en fonction de l’existence d’une hypertension diagnostiquée
(autodéclaration qu’un diagnostic d’hypertension a été préalablement posé par un professionnel de la santé ou
utilisation de médicaments en raison d’une hypertension).
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
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Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
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18. Hypercholestérolémie
18. Hypercholestérolémie
Justification
Le rapport entre le cholestérol total (CT) et le cholestérol à lipoprotéines de haute densité (LHD) permet de prévoir le
risque de coronaropathie ainsi que d’indiquer un métabolisme anormal du cholestérol78. Le rapport entre le CT et le
LHD est une manière simple, non effractive et économique de prédire l’existence et l’ampleur de l’athérosclérose
coronaire; il est également un indicateur de risque de troubles cardiovasculaires (coronaropathie, accident
ischémique cérébral79,80) et de résistance à l’insuline81. Le risque d’accident cardiaque est considérablement
plus élevé lorsque le ratio CT/C-LHD est égal ou supérieur à 5 mmol/L82,83.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 20 à 79 ans ayant un taux de cholestérol élevé (ratio cholestérol total sur
cholestérol LHD [CT/C-LHD]) (donnée mesurée).
Définition
Pourcentage de personnes âgées de 20 à 79 ans participant à une enquête transversale fondée sur un
échantillon représentatif à l’échelle nationale et présentant une concentration élevée de cholestérol sanguin
déterminée à l’aide d’un ratio de CT/ C-LHD supérieur ou égal à 5 mmol/L.
Source des données
Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 20 à 79 ans.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 20 à 79 ans présentant un ratio de CT/C-LHD élevé à jeun.
Dénominateur : Nombre de personnes âgées de 20 à 79 ans ayant subi un dosage à jeun du cholestérol total et du
cholestérol LHD pour en déterminer le ratio.
Remarques supplémentaires
Le seuil de 5,0 mmol/L du ratio CT/C-LHD a été choisi en fonction des recommandations des lignes directrices
canadiennes en matière de diagnostic et de traitement de la dyslipidémie ainsi que de prévention des
maladies cardiovasculaires chez l’adulte83,84.
Cet indicateur tient compte des personnes chez lesquelles on a mesuré un ratio CT/C-LHD élevé dans un échantillon
sanguin unique prélevé à jeun indépendamment d’un diagnostic d’hypercholestérolémie. Il ne tient pas compte
des personnes dont l’hypercholestérolémie a été diagnostiquée et qui est bien stabilisée. Il ne peut donc servir
d’indicateur de l’hypercholestérolémie diagnostiquée.
Une ventilation supplémentaire en fonction de l’existence d’une hypercholestérolémie fournit le taux
d’hypercholestérolémie (ratio CT/C-LHD élevé) diagnostiquée (autodéclaration d’hypercholestérolémie
préalablement décelée par un professionnel de la santé).
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
E. Pratiques de prévention des maladies (prévention secondaire)
19. Contact avec un professionnel de la santé (fournisseur de soins de santé primaires)
Justification
Le fait d’établir une relation continue avec un fournisseur de soins primaires joue un rôle important dans le maintien
d’une bonne santé et garantit les meilleurs soins de santé, notamment le dépistage préventif, le traitement précoce
et un meilleur contrôle des maladies chroniques85. L’accès aux soins primaires favorise aussi la promotion de la santé,
par exemple des conseils relatifs à un mode de vie sain et des consultations liées à la santé mentale86. Un accès
régulier à un médecin de famille peut mener à l’amélioration de l’état de santé et à la réduction des frais de soins de
santé, en raison de la diminution de la consultation de spécialistes et de l’utilisation des services hospitaliers.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus déclarant avoir consulté un médecin de famille ou un
omnipraticien au moins une fois au cours des 12 derniers mois.
Définition
Pourcentage de personnes déclarant avoir consulté un fournisseur de soins primaires (c. à d. un médecin de famille
ou un omnipraticien) au moins une fois au cours des 12 derniers mois pour obtenir des soins ou des conseils sur leur
santé physique, émotionnelle ou mentale.
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 12 ans et plus.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 12 ans et plus déclarant avoir consulté un fournisseur de soins
de santé primaires au moins une fois au cours des 12 derniers mois.
Dénominateur : Population totale âgée de 12 ans et plus.
Remarques supplémentaires
On peut interpréter une proportion élevée pour cet indicateur comme un résultat positif.
20. Contact avec un professionnel de la santé (professionnel de la santé dentaire) [Suite]
Justification
La santé bucco-dentaire est un facteur important d’un bon état de santé général. Des visites régulières chez le
dentiste sont essentielles au diagnostic précoce et à la prévention de troubles bucco-dentaires comme la
carie et la parodontopathie. L’Association dentaire canadienne a constaté que les Canadiens n’ayant pas régulièrement
accès à des soins dentaires ont une moins bonne santé bucco-dentaire et un état de santé général inférieur à ceux qui
ont un accès régulier à ces services87.
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Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
20. Contact avec un professionnel de la santé (professionnel de la santé dentaire) [Suite]
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus déclarant avoir consulté un dentiste, un hygiéniste dentaire
ou un orthodontiste au moins une fois au cours des 12 derniers mois.
Définition
Pourcentage de personnes déclarant avoir consulté un professionnel de la santé dentaire (dentiste, hygiéniste
dentaire ou orthodontiste) au moins une fois au cours des 12 derniers mois.
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 12 ans et plus.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 12 ans et plus déclarant avoir consulté un professionnel de la santé
dentaire au moins une fois au cours des 12 derniers mois.
Dénominateur : Population totale âgée de 12 ans et plus.
Remarques supplémentaires
On peut interpréter une proportion élevée pour cet indicateur comme un résultat positif.
21. Dépistage des maladies (dépistage du cancer du sein)
Justification
Le cancer de sein constitue la forme la plus répandue de cancer chez les femmes canadiennes et il est également la
deuxième cause de décès attribuable à un cancer88. Le dépistage du cancer du sein est généralement perçu comme
une intervention en santé profitable, en particulier chez les femmes âgées de 50 à 74 ans. Les données provenant de
vastes études expérimentales et d’études démographiques démontrent clairement que le dépistage par
mammographie réduit les décès causés par le cancer du sein de 25 à 30 %89,90.
Mesure
Pourcentage de femmes âgées de 50 à 74 ans déclarant avoir subi au moins une mammographie au cours des cinq
dernières années.
Définition
Pourcentage de la population cible (femmes de 50 à 74 ans) déclarant avoir subi une mammographie au cours
des cinq dernières années.
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population ciblée par le dépistage : Femmes âgées de 50 à 74 ans.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de femmes âgées de 50 à 74 ans ayant eu au moins une mammographie au cours des cinq
dernières années.
Dénominateur : Nombre total de femmes âgées de 50 à 74 ans.
Remarques supplémentaires
L’intervalle de cinq ans de cet indicateur NE concorde PAS avec les lignes directrices nationales en vigueur, soit
« un dépistage régulier à l’aide d’une mammographie tous les 2 à 3 ans » destiné aux femmes de 25 à 69 ans
présentant un risque moyen91,92. Les données actuelles ne fournissent qu’une estimation de la population
déclarant avoir eu une mammographie au cours des cinq dernières années.
On peut interpréter une proportion élevée pour cet indicateur comme un résultat positif.
22. Dépistage des maladies (dépistage du cancer du col de l’utérus)
Justification
Le fait de subir un test de Papanicolaou (PAP) de façon régulière est associé à la diminution de l’incidence du
cancer du col de l’utérus et du risque de décès lié à ce type de cancer93. Le test PAP permet de détecter les lésions
précancéreuses avant qu’elles ne deviennent cancéreuses ou encore de déceler la maladie à un stade précoce, au
moment où le traitement est le plus efficace.
Même si le cancer invasif du col de l’utérus peut facilement être prévenu, il demeure le 13e cancer en importance
chez les femmes canadiennes tous âges confondus. Le dépistage inadéquat ou l’absence de dépistage ont été
reconnus comme les principaux facteurs responsables de cette situation94.
Mesure
Pourcentage de femmes âgées de 25 à 69 ans déclarant avoir subi au moins un test PAP au cours des trois dernières années.
Définition
Pourcentage de femmes âgées de 25 à 69 ans ayant subi au moins un test PAP au cours des trois dernières années,
comme les lignes directrices canadiennes les plus récentes le recommandent.
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Femmes âgées de 25 à 69 ans.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de femmes âgées de 25 à 69 ans ayant subi au moins un test PAP au cours des trois dernières années.
Dénominateur : Nombre total de femmes âgées de 25 à 69 ans (à l’exception des femmes ayant subi une hystérectomie).
Remarques supplémentaires
Les recommandations des lignes directrices canadiennes en matière de dépistage du cancer du col de l’utérus visent
les femmes asymptomatiques sexuellement actives ou ayant été sexuellement actives95. Les lignes directrices
canadiennes de 2013 pour le dépistage du col de l’utérus recommandent aux femmes âgées de 25 à 69 ans un
dépistage de routine aux trois ans.
Cet indicateur peut être utilisé pour estimer le taux associé à un recours au dépistage du cancer du col de l’utérus et
inclut les femmes non sexuellement actives ou ne l’ayant jamais été.
On peut interpréter une proportion élevée pour cet indicateur comme un résultat positif.
23. Dépistage des maladies (taux de participation au dépistage du cancer colorectal) [Suite]
Justification
Le cancer colorectal constitue le deuxième cancer en importance chez les hommes canadiens et le troisième chez les
femmes, et il est également la deuxième cause de décès attribuable à un cancer96. Le dépistage peut réduire l’incidence
du cancer colorectal (détection au stade précancéreux) et le risque de décès (détection à un stade précoce)97.
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23. Dépistage des maladies (taux de participation au dépistage du cancer colorectal) [Suite]
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 50 à 74 ans ayant subi au moins un test de recherche de sang occulte dans les
selles (TRSOS), une colonoscopie ou une sigmoı̈doscopie au cours de la période recommandée.
Définition
Pourcentage de personnes âgées de 50 à 74 ans déclarant avoir subi au moins un TRSOS au cours des deux dernières
années ou une colonoscopie ou une sigmoı̈doscopie au cours des 5 dernières années.
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 50 à 74 ans.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 50 à 74 ans ayant subi un dépistage du cancer colorectal au moins une
fois au cours de la période recommandée (moins de 2 ans dans le cas de la RSOS et moins de 5 ans dans le cas
de la colonoscopie ou de la sigmoı̈doscopie).
Dénominateur : Population totale âgée de 50 à 74 ans.
Remarques supplémentaires
Cet indicateur peut être utilisé pour estimer le taux d’utilisation du dépistage du cancer colorectal. Selon les lignes
directrices canadiennes les plus récentes en matière de dépistage du cancer colorectal, des données probantes
étayent le recours à un test de recherche de sang occulte dans les selles tous les ans ou tous les deux ans, et des
preuves acceptables appuient le recours à une sigmoı̈doscopie dans le cadre de l’examen médical périodique
chez les personnes asymptomatiques âgées de plus de 50 ans.
Chez les personnes associées à un risque normal, la colonoscopie n’est généralement pas utilisée comme premier
test de dépistage du cancer colorectal.
On peut interpréter une proportion élevée pour cet indicateur comme un résultat positif.
24. Vaccination (grippe)
Justification
Le taux de complications, le nombre d’admissions à l’hôpital et les décès causés par une maladie transmissible
comme la grippe sont plus élevés chez les adultes atteints de maladies chroniques graves98. La vaccination annuelle
contre la grippe peut :
N prévenir l’apparition de la grippe,
N aider à contrôler un grave épisode de grippe s’il survient,
N généralement faciliter le contrôle et la gestion des complications liées à une maladie chronique99.
Afin de réduire la morbidité et la mortalité associées à la grippe, le Comité consultatif national de l’immunisation
(CCNI) recommande que les programmes de vaccination ciblent notamment les personnes très à risque de
complications liées à la grippe. Selon les recommandations du CCNI pour l’année 2011-2012, les maladies
chroniques pouvant le plus mener à des complications liées à la grippe sont les troubles cardiaques et
pulmonaires, le diabète et les autres maladies métaboliques ainsi que le cancer et les troubles affaiblissant
le système immunitaire (en raison de l’affection sous-jacente et/ou d’un traitement, etc.)100.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus souffrant d’un problème de santé chronique* ayant déclaré
avoir reçu un vaccin antigrippal saisonnier au cours des 12 derniers mois.
Définition
Proportion de personnes âgées de 12 ans et plus souffrant d’une maladie chronique et déclarant avoir
reçu une immunisation contre la grippe (vaccin antigrippal) au cours des 12 derniers mois.
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 12 ans et plus souffrant d’une maladie chronique.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 12 ans et plus souffrant d’une maladie chronique* et déclarant avoir
reçu un vaccin contre la grippe au cours des 12 derniers mois.
Dénominateur : Population totale âgée de 12 ans et plus souffrant d’une maladie chronique*.
Remarques supplémentaires
* Les maladies chroniques incluses sont les maladies cardiovasculaires (maladies cardiaques, AVC), maladies
respiratoires chroniques (asthme et MPOC), diabète et cancer (tous les types).
On peut interpréter une proportion élevée pour cet indicateur comme un résultat positif.
F. État de santé global et impacts sur la santé
25. Santé générale (état de santé autodéclaré) [Suite]
Justification
L’état de santé autodéclaré permet de mesurer la perception qu’a une personne de son état de santé global. Les
études montrent que l’évaluation qu’une personne fait de son état de santé générale constitue un bon indicateur
de morbidité et de mortalité, même après contrôle de divers indicateurs sociodémographiques, psychosociaux et
physiques relatifs à l’état de santé101. Une mauvaise perception de son état de santé est associée à la présence de
maladies chroniques, d’un certain degré d’invalidité, de douleurs et de comportements nocifs pour la santé comme
un faible degré d’activité physique ou le tabagisme102,103.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus déclarant avoir une « très bonne » ou une « excellente » santé.
Définition
Pourcentage de personnes déclarant avoir une « très bonne » ou une « excellente » santé en proportion de la
population totale âgée de 12 ans et plus.
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25. Santé générale (état de santé autodéclaré) [Suite]
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 12 ans et plus.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 12 ans et plus déclarant avoir une « très bonne » ou une « excellente » santé.
Dénominateur : Population totale âgée de 12 ans et plus.
Remarques supplémentaires
L’état de santé autodéclaré est une mesure substitutive de l’état de santé global.
On peut interpréter une proportion élevée pour cet indicateur comme un résultat positif.
26. Santé générale (état de santé mentale autodéclaré)
Justification
La santé mentale et la santé physique ont toutes deux une incidence sur l’état de santé général. Aujourd’hui, le
mieux-être en matière de santé mentale ne se définit plus seulement par l’absence de maladie mentale, tels les
troubles mentaux, les problèmes émotionnels ou la détresse, mais aussi par la présence de facteurs comme les
dispositions à aimer la vie, l’atteinte d’un équilibre dans les divers aspects de sa vie et la capacité d’adaptation104.
Il existe des influences bidirectionnelles entre les troubles de santé mentale et les maladies chroniques. Les troubles
de santé mentale, plus particulièrement la dépression et l’anxiété, précèdent souvent l’apparition de maladies
chroniques. En outre, les personnes atteintes depuis longtemps d’une maladie chronique ont plus de risque de
développer des problèmes de santé mentale et font état de degrés plus élevés de détresse105,106.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus déclarant avoir une « très bonne » ou une « excellente » santé mentale.
Définition
Pourcentage de personnes ayant autoévalué leur santé mentale comme « excellente » ou « très bonne » en proportion
de la population totale âgée de 12 ans et plus.
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 12 ans et plus.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 12 ans et plus déclarant leur santé mentale comme « très bonne » ou
« excellente ».
Dénominateur : Population totale âgée de 12 ans et plus.
Remarques supplémentaires
Les études laissent penser que l’état de santé mentale autodéclaré est fortement lié à la détresse psychologique,
aux symptômes dépressifs, à la limitation des activités et au fonctionnement social physique et émotionnel107. Cet
indicateur est donc considéré comme une mesure substitutive de la santé mentale générale d’une personne et constitue
un indicateur de l’état de santé global.
On peut interpréter une proportion élevée pour cet indicateur comme un résultat positif.
27. Santé générale (espérance de vie)
Justification
L’espérance de vie est largement utilisée au Canada et ailleurs dans le monde afin de mesurer l’état de santé général
d’une population108. L’espérance de vie permet de prédire le nombre d’années qu’il reste à vivre109. Deux mesures
sont généralement utilisées : l’espérance de vie à la naissance, qui décrit la santé d’une population envisagée comme
un tout, et l’espérance de vie à 65 ans qui reflète l’état de santé des aı̂nés.
Mesures
a. Espérance de vie à la naissance.
b. Espérance de vie à 65 ans.
Définition
L’espérance de vie correspond au nombre moyen d’années qu’une personne pourrait s’attendre à vivre, d’après un
ensemble de taux de mortalité selon l’âge au cours d’une période d’observation donnée.
L’espérance de vie à 65 ans correspond au nombre moyen d’années que ceux qui atteignent 65 ans pourraient
s’attendre à vivre, d’après un ensemble de taux de mortalité selon l’âge au cours d’une période donnée.
Source des données
Système canadien de surveillance des maladies chroniques (SCSMC), Agence de la santé publique du Canada.
Population
Population totale.
Méthodes de calcul
L’espérance de vie à la naissance et celle à 65 ans sont calculées à l’aide de tables de survie fournissant une
analyse transversale de la mortalité et de la survie d’une population pour une période donnée (trois ans).
Les tables d’espérance de vie sont calculées en fonction des probabilités de mortalité. La méthode utilisée pour
calculer cet indicateur est la méthode de Chiang110. La table de survie fait appel à 19 groupes d’âge standards
(moins de 1 an, 1 à 4 ans, 5 à 9 ans, …, 80 à 84 ans, 85 ans et plus). La fonction de Gompertz sert à obtenir
une estimation précise de l’espérance de vie du dernier intervalle, qui est ouvert, à savoir celui des 85 ans et
plus111. Les estimations de mortalité se fondent sur des données de mortalité sur trois ans.
Remarques supplémentaires
L’espérance de vie à la naissance est le nombre moyen d’années qu’un nouveau-né peut s’attendre à vivre si
les taux de mortalité selon l’âge ayant cours pour une année précise s’appliquent.
L’espérance de vie à 65 ans représente le nombre moyen d’années que les personnes atteignant l’âge de
65 ans peuvent s’attendre à vivre.
On peut interpréter une proportion élevée (en années) pour cet indicateur comme un résultat positif.
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28. Santé générale (espérance de vie ajustée en fonction de l’état de santé)
28. Santé générale (espérance de vie ajustée en fonction de l’état de santé)
Justification
L’espérance de vie ajustée en fonction de l’état de santé (EVAS) représente le nombre d’années potentielles de vie à
vivre en pleine santé, pour un âge déterminé. Cette mesure combine les données relatives à la morbidité et à la
mortalité en un seul indicateur de la santé d’une population. Elle n’est donc pas seulement une mesure de la durée
de vie, mais aussi une mesure de la qualité de vie112. L’EVAS à la naissance est souvent comparée à l’espérance de vie
afin de déterminer le nombre d’années vécues en mauvaise santé ou avec une mauvaise qualité de vie112.
Mesures
a. Espérance de vie ajustée en fonction de l’état de santé à la naissance.
b. Espérance de vie ajustée en fonction de l’état de santé à 65 ans.
Définition
L’EVAS représente le nombre d’années potentielles de vie équivalant aux années à vivre en pleine santé, compte
tenu des profils moyens dans une population113.
Source des données
Système canadien de surveillance des maladies chroniques (SCSMC), Agence de la santé publique du Canada.
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population totale.
Méthodes de calcul
L’EVAS combine les mesures de l’état de santé selon le sexe et selon l’âge ainsi que la mortalité selon le sexe et selon
l’âge (période de trois ans) en une seule statistique. La méthode adaptée de Sullivan114, un prolongement de la
méthode des tables de survie, est utilisée pour calculer cette mesure. La table de survie fait appel à 19 groupes
d’âge standards (moins de 1 an, 1 à 4 ans, 5 à 9 ans, …, 80 à 84 ans, 85 ans et plus). La fonction de Gompertz sert à
obtenir une estimation exacte de l’espérance de vie pour le dernier intervalle, qui est ouvert, à savoir celui des 85
ans et plus111. La variable « années vécues », une variable de la nomenclature de la table de survie standard, est
corrigée en fonction de la mesure de la qualité de vie associée à l’état de santé, à savoir l’Indice de l’état de santé
(HUI3 ou Health Utility Index Mark 3) provenant des données de l’ESCC. La correction permet de faire une distinction
entre les années vécues en bonne santé et les années vécues en mauvaise santé. Le nombre d’années vécues en bonne
santé permet de calculer l’EVAS. La mortalité est quant à elle estimée en fonction des données de mortalité sur trois ans.
Remarques supplémentaires
L’EVAS est une mesure du nombre moyen d’années de vie en bonne santé qu’une personne peut s’attendre à vivre.
On peut interpréter une proportion élevée (en années) pour cet indicateur comme un résultat positif.
29. Morbidité (prévalence)
Justification
La prévalence permet d’évaluer le nombre total de personnes souffrant d’une maladie particulière dans une population
à un moment donné ou pour une période donnée115. Elle est directement influencée par le nombre de cas d’apparition
de cette maladie (incidence), par la progression de celle-ci et par le taux de survie dans la population. Le taux de
prévalence d’une maladie peut continuer d’augmenter dans une population alors que le taux d’incidence demeure
stable, si les gens vivent plus longtemps qu’avant avec la maladie en question, notamment en raison de l’amélioration
des traitements et du contrôle de la maladie.
Mesure
Pourcentage de la population souffrant d’une ou de plusieurs maladies chroniques.
Définition
Proportion de personnes souffrant d’une ou de plusieurs maladies chroniques au sein d’une population au cours
d’une période donnée. Cet indicateur est composé de plusieurs mesures, qui représentent chacune la prévalence
d’une maladie chronique* particulière dans la population, à un moment donné ou pour une période donnée.
Source des données
Système canadien de surveillance des maladies chroniques (SCSMC), Agence de la santé publique du Canada. Enquête
sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
L’âge de la population varie en fonction de la maladie :
N Population d’enfants et de jeunes âgés de 19 ans ou moins pour le diabète, l’asthme et les troubles mentaux;
N Population âgée de 20 ans et plus pour le diabète, les maladies cardiaques, l’AVC, l’asthme, les troubles mentaux
et l’arthrite;
N Population âgée de 35 ans et plus pour la MPOC.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes souffrant d’une maladie chronique particulière* dans la population à un moment donné.
Dénominateur : Population totale à un moment donné.
Remarques supplémentaires
*Les maladies chroniques sont les suivantes : diabète, maladies cardiovasculaires (maladies cardiaques, insuffisance
cardiaque, cardiopathies ischémiques, et AVC), maladies respiratoires chroniques (asthme, MPOC), arthrite, maladie
mentale (tous les troubles mentaux, troubles anxieux et de l’humeur) et cancers (ensemble des cancers,
cancer de la prostate, cancer du sein, cancer colorectal et cancer des poumons). En outre, la fréquence des
personnes présentant au moins une maladie chronique grave (cancer, diabète, maladies cardiovasculaires,
maladies respiratoires chroniques) est mesurée.
Les estimations sont calculées à l’aide de données autodéclarées (ESCC) et de données administratives (SCSMC).
La fréquence de l’utilisation d’un service permettant de diagnostiquer les troubles mentaux est utilisée comme
mesure substitutive pour la prévalence des maladies mentales.
La prévalence du cancer est mesurée à partir de la prévalence de cancer sur cinq ans à l’échelle individuelle, soit le
nombre de personnes vivant avec un cancer ou ayant combattu un cancer diagnostiqué au cours des cinq ans
précédant la date de référence.
Tous les taux présentés sont des taux bruts, à l’exception des tendances pour lesquelles les taux sont normalisés en
fonction de l’âge pour tenir compte du Recensement du Canada de 1991.
On peut interpréter une proportion faible de cet indicateur comme un résultat positif.
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Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
30. Morbidité (taux d’incidence)
30. Morbidité (taux d’incidence)
Justification
L’incidence mesure le nombre de nouvelles personnes souffrant d’une maladie donnée dans une population
durant une période donnée. L’incidence est beaucoup plus sujette à des changements dans le temps (tendances)
que la prévalence116. Le taux d’incidence est influencé par deux groupes de facteurs principaux :
N le taux sous-jacent d’occurrence d’une maladie, qui reflète la prévalence des facteurs de risque et donc le
succès des efforts de prévention primaire,
N le taux de détection et de diagnostic d’une maladie chronique donnée, qui peut être influencé par l’intensité et
l’efficacité du dépistage de la maladie ou des programmes de prévention.
Mesure
Taux d’incidence d’une ou de plusieurs maladies chroniques.
Définition
Taux de nouveaux cas diagnostiqués d’une maladie particulière* par 100 000 habitants.
Source des données
Système canadien de surveillance des maladies chroniques (SCSMC), Agence de la santé publique du Canada.
Population
La
N
N
N
N
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de nouveaux cas d’une maladie chronique donnée* diagnostiqués dans la population pour une
année donnée.
Dénominateur : Population totale à risque de cette maladie pour une année donnée.
Remarques supplémentaires
*Les maladies chroniques sont : diabète, insuffisance cardiaque, cardiopathies ischémiques,asthme, MPOC et cancer
(tous les cancers, cancer de la prostate, cancer du sein, cancer colorectal et cancer des poumons).
Tous les taux présentés sont des taux bruts, à l’exception des tendances pour lesquelles les taux sont normalisés en
fonction de l’âge pour tenir compte du Recensement du Canada de 1991.
On peut interpréter une proportion faible de cet indicateur comme un résultat positif.
limite d’âge inférieure de la population varie en fonction de la maladie :
Population d’enfants et de jeunes âgés de 19 ans ou moins pour le diabète et l’asthme;
Population âgée de 20 ans et plus pour le diabète et l’asthme;
Population âgée de 35 ans et plus pour la MPOC;
Population totale en fonction du sexe pour le cancer.
31. Multimorbidité
Justification
Mesures
La multimorbidité correspond à la présence simultanée d’au moins 2 maladies chroniques sans que l’un des troubles
ne prédomine nécessairement.
La multimorbidité est de plus en plus reconnue comme un prédicteur indépendant d’incapacité, de mauvaise qualité de vie,
de complications liées à un traitement, de coûts de soins de santé élevés et d’augmentation du risque de mortalité117,118.
a. Pourcentage de la population âgée de 20 ans et plus souffrant de plusieurs maladies chroniques (au moins 2 de
10 maladies chroniques*).
b. Pourcentage de la population âgée de 20 ans et plus souffrant de plusieurs maladies chroniques (au moins 3 de
10 maladies chroniques*).
Définition
Proportion de personnes âgées de 20 ans et plus souffrant de plus d’une maladie chronique (2 ou plus, ou 3 ou plus,
selon le cas*) au sein de la population.
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 20 ans et plus.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 20 ans et plus souffrant d’au moins 2 (ou d’au moins 3) maladies
chroniques sur 10*.
Dénominateur : Population totale âgée de 20 ans et plus.
Remarques supplémentaires
*Les maladies chroniques sont les suivantes : maladies cardiaques, AVC, cancer, asthme, MPOC, diabète, arthrite,
maladie d’Alzheimer et autres démences, troubles anxieux et de l’humeur (dépression).
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
32. Incapacité [Suite]
Justification
La maladie chronique peut mener à des limitations fonctionnelles pouvant nuire à la capacité d’une personne à accomplir
ses activités ou ses tâches quotidiennes à la maison, à l’école ou au travail119,120. L’incapacité à court ou à long terme a une
incidence sociale négative sur la qualité de vie et la capacité à prendre soin de soi-même et de sa famille121. De plus, elle
peut avoir des impacts économiques négatifs directs dans le cas d’une perte de revenu pour les périodes non travaillées122.
Mesure
Pourcentage de la population âgée de 12 ans et plus déclarant être limitée « parfois » ou « souvent » dans ses
activités en raison de problèmes de santé ou d’une maladie.
Définition
Proportion de personnes âgées de 12 ans et plus ayant répondu « parfois » ou « souvent » à la question :
« Un problème physique, mental ou de santé à long terme réduit-il la quantité ou le type d’activité que vous pouvez
faire à la maison, au travail, à l’école ou durant d’autres activités, par exemple les déplacements et les loisirs? ».
Source des données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), Statistique Canada.
Population
Population âgée de 12 ans et plus.
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32. Incapacité [Suite]
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de personnes âgées de 12 ans et plus déclarant être « parfois » ou « souvent » limitées
dans leurs activités en raison d’une maladie*.
Dénominateur : Population totale âgée de 12 ans et plus.
Remarques supplémentaires
*Les personnes doivent indiquer que leur état physique, leur état mental ou leur problème de santé à long terme
est causé par une maladie chronique ou un état émotionnel/mental (c.-à-d. à l’exception des contraintes attribuables
au vieillissement, à des accidents, à des troubles congénitaux ou génétiques, etc.).
Dans le cas de cet indicateur, la limitation d’activité est une mesure substitutive permettant de mesurer
l’incapacité attribuable à une maladie.
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
33. Mortalité (taux de mortalité par cause)
Justification
Le taux de mortalité est largement utilisé comme mesure de la santé d’une population123,124. L’étude des tendances,
des taux et des causes de mortalité en lien avec certaines maladies chroniques, ainsi que celle de la façon dont les
décès varient en fonction des populations peuvent permettre d’évaluer les possibilités à long terme de réduire les
décès causés par des maladies chroniques et peuvent offrir un aperçu de la manière dont améliorer :
N les conditions sociales et environnementales,
N les tendances relatives aux facteurs de risque sous-jacents,
N les interventions médicales125.
Mesure
Taux de mortalité au sein de l’ensemble de la population attribuable à une ou plusieurs maladies chroniques*.
Définition
Nombre de décès causés au sein d’une population par une ou plusieurs maladies chroniques*, par 100 000 personnes
pour une année donnée.
Source des données
Statistique de l’état civil (SEC), Statistique Canada.
Population
Population totale.
Méthodes de calcul
Numérateur : Nombre de décès dans la population en raison d’une ou de plusieurs maladies chroniques* sélectionnées.
Dénominateur : Population totale.
Remarques supplémentaires
*Maladies sélectionnées : maladies cardiaques, cancer, maladies respiratoires chroniques, ainsi que suicide. Le calcul
est réalisé pour chacun des groupes de maladies séparément et pour l’ensemble des trois grandes catégories de
maladies chroniques (c.-à-d. maladies cardiovasculaires, cancer et maladies respiratoires chroniques).
Tous les taux présentés sont des taux bruts, à l’exception des tendances pour lesquelles les taux sont normalisés en
fonction de l’âge pour tenir compte du Recensement du Canada de 1991.
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
34. Mortalité (ratio des taux de mortalité toutes causes confondues, avec et sans diabète)
Justification
Mesure
L’analyse des statistiques en matière de mortalité se fondant exclusivement sur la cause immédiate du décès peut
mener à une sous-estimation considérable des décès attribuables à d’autres maladies dont une personne est atteinte
(c’est-à-dire aux causes sous-jacentes de décès)126. Le diabète apparaı̂t rarement sur les certificats de décès comme la
cause immédiate d’un décès parce que les personnes qui en sont atteintes meurent des complications associées au
diabète et non de la maladie elle-même. Par exemple, en 2007, le diabète apparaissait comme la principale cause de
décès sur seulement 3,1 % des certificats de décès émis au Canada cette année-là. Pourtant, pour l’année 2008-2009, plus
du quart (29,9 %) de toutes les personnes décédées étaient atteintes de diabète127. Le taux de mortalité toutes causes
confondues peut plutôt être utilisé pour estimer ce taux de mortalité chez les personnes atteintes de diabète et chez celles
qui ne le sont pas, et ce, indépendamment de la cause immédiate du décès inscrite par le médecin sur le certificat de décès.
Ratio des taux de mortalité toutes causes confondues au sein de l’ensemble de la population âgée de 20 ans
et plus : personnes atteintes du diabète / personnes non atteintes du diabète.
Définition
Le taux de mortalité toutes causes confondues chez les personnes atteintes du diabète est comparé à celui des
personnes non atteintes de diabète, ce qui permet de mesurer la surmortalité associée au diabète.
Source des données
Système canadien de surveillance des maladies chroniques (SCSMC), Agence de la santé publique du Canada.
Population
Population âgée de 20 ans et plus.
Méthodes de calcul
Les calculs ont été réalisés en divisant le taux de mortalité toutes causes de décès confondues chez les personnes
répondant aux critères établis d’un diabète diagnostiqué par le taux de mortalité toutes causes de décès confondues
chez les personnes ne répondant pas aux critères établis d’un diabète diagnostiqué.
Numérateur : Taux de mortalité des personnes atteintes de diabète pour une année (taux de mortalité avec diabète).
Dénominateur : Taux de mortalité des personnes non atteintes de diabète pour une année (taux de mortalité sans diabète).
Remarques supplémentaires
Tous les taux présentés sont des taux bruts, à l’exception des tendances pour lesquelles les taux sont normalisés en
fonction de l’âge pour tenir compte du Recensement du Canada de 1991.
On peut généralement interpréter un rapport de taux de presque 1 comme un résultat positif.
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Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
35. Mortalité prématurée (années potentielles de vie perdues)
35. Mortalité prématurée (années potentielles de vie perdues)
Justification
La mesure des années potentielles de vie perdues (APVP) est largement utilisée pour évaluer la mortalité prématurée
(décès précoce) et constitue un important indicateur de l’état de santé général d’une population128. L’APVP représente
le nombre total d’années que n’aura pas vécues une personne décédée prématurément, soit avant d’atteindre un
âge établi124. Les décès chez les jeunes ont une plus grande incidence sur l’APVP que ceux chez les aı̂nés.
D’après de nombreuses études, le taux de mortalité prématurée constitue un indicateur sensible de l’efficacité des
mesures visant à prévenir les maladies chroniques comme le cancer ou les maladies cardiovasculaires129,130.
Mesure
APVP en raison de la cause (ou des causes) ayant entraı̂né le décès.
Définition
On mesure le nombre d’APVP lorsqu’une personne meurt « prématurément » (c.-à-d. avant l’âge de 75 ans) en raison
d’une cause ou de plusieurs causes* par 100 000 habitants, pour une année donnée. .
Source des données
Statistique de l’état civil (SEC), Statistique Canada.
Population
Population totale.
Méthodes de calcul
Les APVP sont calculées selon chaque groupe d’âge (moins de 1 an, 1 à 4 ans, 5 à 9 ans, …, 70 à 74 ans) en
multipliant le nombre de décès par la différence entre l’âge de 75 ans et la moyenne d’âge au décès dans chacun des
groupes d’âge. Elles correspondent à la somme des produits obtenus pour chaque groupe d’âge. Elles sont obtenues
en divisant le total des années potentielles de vie perdues par la population totale ayant moins de 75 ans131.
Remarques supplémentaires
*Causes particulières de mortalité : maladies cardiovasculaires, cancer, maladies respiratoires chroniques et suicide
Les APVP représentent une mesure de la mortalité prématurée dans une population.
Tous les taux présentés sont des taux bruts, à l’exception des tendances pour lesquelles les taux sont normalisés en
fonction de l’âge pour tenir compte du Recensement du Canada de 1991.
On peut interpréter une proportion faible pour cet indicateur comme un résultat positif.
36. Mortalité prématurée (probabilité de mourir)
Justification
En mai 2012, l’Organisation mondiale de la santé a fixé à 25 % l’objectif concernant la réduction, d’ici 2025, de la mortalité
associée aux maladies non transmissibles. Cela doit correspondre aux résultats des efforts de prévention ainsi que de
l’augmentation de l’accès aux ressources qui permettent de contrôler et de guérir les maladies non transmissibles. Selon
l’Organisation mondiale de la santé, sur les 57 millions de décès survenus dans le monde en 2008, environ 36 millions (63 %)
étaient dus à des maladies non transmissibles, dont 14,2 millions de décès prématurés entre l’âge de 30 et de 69 ans132.
Les données montrent que les décès les plus prématurés liés à des maladies chroniques pourraient être évités133,134.
Mesure
Probabilité de mourir (%) entre 30 et 69 ans d’une ou de plusieurs maladies chroniques*.
Définition
La mortalité prématurée attribuable aux principales maladies chroniques mesure la probabilité inconditionnelle de
mourir de façon précoce (entre 30 ans et 69 ans) de l’une des quatre maladies chroniques* principales. Elle est
exprimée sous forme d’un pourcentage.
Source des données
Statistique de l’état civil (SEC), Statistique Canada.
Population
Population totale.
Méthodes de calcul
Cet indicateur est calculé à partir de taux de mortalité selon l’âge pour chaque groupe de maladies* de même que
pour les catégories de maladies chroniques combinées. La méthode de la table de survie est utilisée pour calculer
30
la probabilité inconditionnelle de mourir (q70
) entre l’âge de 30 et de 70 ans toutes causes confondues, en l’absence
d’autres causes de décès. La méthode de la table de survie de Chiang a servi à calculer q 30/70.
Remarques supplémentaires
*Maladies chroniques : maladies cardiovasculaires, cancer, diabète et maladies respiratoires chroniques. Le calcul a
été réalisé pour chacun des groupes de maladies séparément ainsi que pour leurs combinaisons.
Les estimations en ce qui concerne le diabète sont sans doute en deçà de la réalité, puisque la maladie est
rarement considérée comme la cause immédiate de décès127.
Cet indicateur correspond à l’indicateur de mortalité prématurée de l’OMC135.
On peut interpréter une proportion faible de cet indicateur comme un résultat positif.
Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
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Vol. 34, supplément 1, printemps 2014 – Maladies chroniques et blessures au Canada
MCBC : Information pour les auteurs
Notre revue
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est une revue scientifique trimestrielle qui traite de la
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