First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12-13

First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12-13
First Session
Forty-first Parliament, 2011-12-13
Première session de la
quarante et unième législature, 2011-2012-2013
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
Banking, Trade
and Commerce
Banques et
du commerce
Chair:
The Honourable IRVING GERSTEIN
Président :
L’honorable IRVING GERSTEIN
Wednesday, February 6, 2013
Thursday, February 7, 2013
Le mercredi 6 février 2013
Le jeudi 7 février 2013
Issue No. 29
Fascicule no 29
First and second meetings on:
Première et deuxième réunions concernant :
Bill C-28, An Act to amend
the Financial Consumer Agency
of Canada Act
Le projet de loi C-28, Loi modifiant
la Loi sur l’Agence de la consommation
en matière financière du Canada
APPEARING:
The Honourable Ted Menzies, P.C., M.P.,
Minister of State (Finance)
COMPARAÎT :
L’honorable Ted Menzies, C.P., député,
ministre d’État (Finances)
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
49940-49948
STANDING SENATE COMMITTEE
ON BANKING, TRADE AND COMMERCE
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT
DES BANQUES ET DU COMMERCE
The Honourable Irving Gerstein, Chair
Président : L’honorable Irving Gerstein
The Honourable Céline Hervieux-Payette, P.C., Deputy Chair
Vice-présidente : L’honorable Céline Hervieux-Payette, C.P.
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
* Cowan
(or Tardif)
Greene
Harb
* LeBreton, P.C.
(or Carignan)
Maltais
Massicotte
Moore
Oliver
Ringuette
Smith (Saurel)
Stewart Olsen
Tkachuk
* Cowan
(ou Tardif)
Greene
Harb
* LeBreton, C.P.
(ou Carignan)
Maltais
Massicotte
Moore
Oliver
Ringuette
Smith (Saurel)
Stewart Olsen
Tkachuk
* Ex officio members
* Membres d’office
(Quorum 4)
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Stewart Olsen replaced the Honourable
Senator Plett (February 7, 2013).
L’honorable sénateur Stewart Olsen a remplacé l’honorable
sénateur Plett (le 7 février 2013).
The Honourable Senator Smith (Saurel) replaced the Honourable
Senator Rivard (February 7, 2013).
L’honorable sénateur Smith (Saurel) a remplacé l’honorable
sénateur Rivard (le 7 février 2013).
The Honourable Senator Oliver replaced the Honourable Senator
Bellemare (February 7, 2013).
L’honorable sénateur Oliver a remplacé l’honorable sénateur
Bellemare (le 7 février 2013).
The Honourable Senator Bellemare replaced the Honourable
Senator Oliver (February 6, 2013).
L’honorable sénateur Bellemare a remplacé l’honorable sénateur
Oliver (le 6 février 2013).
The Honourable Senator Plett replaced the Honourable Senator
Stewart Olsen (February 6, 2013).
L’honorable sénateur Plett a remplacé l’honorable sénateur
Stewart Olsen (le 6 février 2013).
The Honourable Senator Rivard replaced the Honourable
Senator Smith (Saurel) (February 6, 2013).
L’honorable sénateur Rivard a remplacé l’honorable sénateur
Smith (Saurel) (le 6 février 2013).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
7-2-2012
Banques et commerce
29:3
ORDRE DE RENVOI
ORDER OF REFERENCE
Extract from the Journals of the Senate, Tuesday,
December 11, 2012:
Resuming debate on the motion of the Honourable
Senator Maltais, seconded by the Honourable Senator
Dagenais, for the second reading of Bill C-28, An Act to
amend the Financial Consumer Agency of Canada Act.
Extrait des Journaux du Sénat du mardi 11 décembre 2012 :
Reprise du débat sur la motion de l’honorable sénateur
Maltais, appuyée par l’honorable sénateur Dagenais,
tendant à la deuxième lecture du projet de loi C-28, Loi
modifiant la Loi sur l’Agence de la consommation en
matière financière du Canada.
After debate,
Après débat,
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
The bill was then read the second time.
Le projet de loi est alors lu pour la deuxième fois.
The Honourable Senator Carignan moved, seconded by
the Honourable Senator Marshall, that the bill be referred
to the Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce.
L’honorable sénateur Carignan propose, appuyé par
l’honorable sénateur Marshall, que le projet de loi soit
renvoyé au Comité sénatorial permanent des banques et du
commerce.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
29:4
Banking, Trade and Commerce
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Wednesday, February 6, 2013
(70)
OTTAWA, le mercredi 6 février 2013
(70)
[English]
7-2-2012
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 3:15 p.m., in room 9, Victoria
Building, the deputy chair, the Honourable Céline HervieuxPayette, P.C., presiding.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce
se réunit aujourd’hui, à 15 h 15, dans la salle 9 de l’édifice
Victoria, sous la présidence de l’honorable Céline HervieuxPayette, C.P. (vice-présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Bellemare, Greene, Harb, Hervieux-Payette, P.C., Maltais,
Massicotte, Moore, Plett, Ringuette, Rivard and Tkachuk (11).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Bellemare, Greene, Harb, Hervieux-Payette, C.P., Maltais,
Massicotte, Moore, Plett, Ringuette, Rivard et Tkachuk (11).
In attendance: Adriane Yong and Brett Stuckey, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Également présents : Adriane Yong et Brett Stuckey, analystes,
Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Tuesday, December 11, 2012, the committee began its
examination of Bill C-28, An Act to amend the Financial
Consumer Agency of Canada Act.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mardi 11 décembre 2012, le comité entreprend son étude du
projet de loi C-28, Loi modifiant la Loi sur l’Agence de la
consommation en matière financière du Canada.
APPEARING:
COMPARAÎT :
The Honourable Ted Menzies, P.C., M.P., Minister of State
(Finance).
L’honorable Ted Menzies, C.P., député, ministre d’État
(Finances).
WITNESSES:
TÉMOINS :
Financial Consumer Agency of Canada:
Agence de la consommation en matière financière du Canada :
Ursula Menke, Commissioner.
Department of Finance Canada:
Ursula Menke, commissaire.
Ministère des Finances Canada :
Jeremy Rudin, Assistant Deputy Minister, Financial Sector
Policy Branch;
Jeremy Rudin, sous-ministre adjoint, Direction de la politique
du secteur financier;
Eleanor Ryan, Senior Chief, Financial Institutions Framework
Policy, Financial Institutions Division.
Eleanor Ryan, chef principale, Cadre stratégique pour les
institutions financières, Division des institutions financières.
The deputy chair made an opening statement.
La vice-présidente ouvre la séance.
The Minister of State made a statement and, together with
Ms. Menke and Mr. Rudin, answered questions.
Le ministre d’État fait une déclaration puis, avec Mme Menke
et M. Rudin, répond aux questions.
At 4:17 p.m., the committee suspended.
À 16 h 17, la séance est suspendue.
At 4:20 p.m., the committee resumed.
À 16 h 20, la séance reprend.
Ms. Menke, Mr. Rudin and Ms. Ryan answered questions.
Mme Menke, M. Rudin et Mme Ryan répondent aux questions.
At 5:02 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
ATTEST:
À 17 h 2, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de la
présidence.
ATTESTÉ :
7-2-2012
Banques et commerce
OTTAWA, Thursday, February 7, 2013
(71)
[English]
29:5
OTTAWA, le jeudi 7 février 2013
(71)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 10:33 a.m., in room 9, Victoria
Building, the deputy chair, the Honourable Céline HervieuxPayette, P.C., presiding.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce
se réunit aujourd’hui, à 10 h 33, dans la salle 9 de l’édifice
Victoria, sous la présidence de l’honorable Céline HervieuxPayette, C.P. (vice-présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Greene, Harb, Hervieux-Payette, P.C., Maltais, Massicotte, Moore,
Ringuette, Smith (Saurel), Stewart Olsen and Tkachuk (10).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Greene, Harb, Hervieux-Payette, C.P., Maltais, Massicotte,
Moore, Ringuette, Smith (Saurel), Stewart Olsen et Tkachuk (10).
In attendance: Brett Stuckey and Adriane Yong, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Également présents : Brett Stuckey et Adriane Yong, analystes,
Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Tuesday, December 11, 2012, the committee continued its
examination of Bill C-28, An Act to amend the Financial
Consumer Agency of Canada Act.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le
mardi 11 décembre 2012, le comité poursuit son étude du projet
de loi C-28, Loi modifiant la Loi sur l’Agence de la
consommation en matière financière du Canada.
WITNESSES:
TÉMOINS :
As an individual:
À titre personnel :
Donald Stewart, Former Chair, Task Force on Financial
Literacy.
Credit Canada Debt Solutions:
Laurie Campbell, Executive Director.
Ombudsman for Banking Services and Investments:
Douglas Melville, Ombudsman and Chief Executive Officer.
Canadian Foundation for Economic Education:
Gary Rabbior, President.
Canadian Institute of Chartered Accountants:
Nicholas Cheung, Director.
Investor Education Fund:
Tom Hamza, President.
Ontario Securities Commission:
Eleanor Farrell, Director, Office of the Investor.
Operation HOPE:
Donald Stewart, ex-président, Groupe de travail sur la
littératie financière.
Credit Canada Debt Solutions :
Laurie Campbell, directrice exécutive.
Ombudsman des services bancaires et d’investissement :
Douglas Melville, ombudsman et chef de la direction.
Fondation canadienne d’éducation économique :
Gary Rabbior, président.
Institut Canadien des Comptables Agréés :
Nicholas Cheung, directeur.
Investor Education Fund :
Tom Hamza, président.
Commission des valeurs mobilières de l’Ontario :
Eleanor Farrell, directrice, Bureau de l’investisseur.
Operation HOPE :
John Hope Bryant, Chairman and Chief Executive Officer (by
video conference).
John Hope Bryant, président et directeur général (par
vidéoconférence).
The deputy chair made an opening statement.
La vice-présidente ouvre la séance.
Mr. Stewart made a statement and answered questions.
M. Stewart fait une déclaration, puis répond aux questions.
Ms. Campbell made a statement and answered questions.
Mme Campbell fait une déclaration, puis répond aux questions.
Mr. Melville made a statement and answered questions.
M. Melville fait une déclaration, puis répond aux questions.
At 11:30 a.m., the committee suspended.
À 11 h 30, la séance est suspendue.
At 11:40 a.m., the committee resumed.
À 11 h 40, la séance reprend.
29:6
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
M. Rabbior made a statement and answered questions.
M. Rabbior fait une déclaration, puis répond aux questions.
Mr. Cheung made a statement and answered questions.
M. Cheung fait une déclaration, puis répond aux questions.
Mr. Hamza and Ms. Farrell each made a statement and
answered questions.
Mr. Bryant made a statement and answered questions.
At 12:33 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
ATTEST:
M. Hamza et Mme Farrell font chacun une déclaration, puis
répondent aux questions.
M. Bryant fait une déclaration, puis répond aux questions.
À 12 h 33, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Barbara Reynolds
Clerk of the Committee
7-2-2012
Banques et commerce
29:7
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Wednesday, February 6, 2013
OTTAWA, le mercredi 6 février 2013
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 3:15 p.m. to study Bill C-28, an Act
to amend the Financial Consumer Agency of Canada Act.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce
se réunit aujourd’hui, à 15 h 15, pour étudier le projet de loi C-28,
Loi modifiant la Loi sur l’Agence de la consommation en matière
financière du Canada.
Senator Céline Hervieux-Payette (Deputy Chair) in the chair.
[Translation]
La sénatrice Céline Hervieux-Payette (vice-présidente) occupe
le fauteuil.
[Français]
The Deputy Chair: Good afternoon and welcome to the
meeting of the Standing Senate Committee on Banking, Trade
and Commerce. Today, the committee is beginning its study of
Bill C-28, the Financial Literacy Leader Act. In other words, we
are trying to understand how our own affairs are managed.
La vice-présidente : Bonjour et bienvenue à la réunion du
comité sénatorial des banques et du commerce. Le comité
entreprend aujourd’hui son étude du projet de loi C-28, Loi
modifiant la loi sur l’Agence de la consommation financière, le
chef de la littératie financière, autrement dit comment
comprendre l’administration de nos propres affaires.
In December 2010, after examining the issue for 18 months, the
Task Force on Financial Literacy issued its report. The first of its
30 recommendations was the appointment of a financial literacy
leader.
En décembre 2010, après avoir examiné l’affaire pendant 18
mois, le groupe de travail sur la littératie financière a publié son
rapport. La première des 30 recommandations portait sur la
création d’un poste de responsable de la littératie financière.
In that recommendation, the task force suggests that the
Government of Canada appoint an individual, directly
accountable to the Minister of Finance, to serve as dedicated
national leader. This financial literacy leader should have the
mandate to work with stakeholders to oversee the national
strategy, implement the recommendations and champion
financial literacy on behalf of all Canadians, as well as, I
suppose, the report in question.
Dans cette recommandation, on mentionne que le groupe de
travail recommande que le gouvernement du Canada nomme une
personne, qui relèverait directement du ministre des Finances,
pour occuper le poste de responsable national. Le responsable de
la littératie financière devrait avoir pour mandat de collaborer
avec les partenaires afin de superviser la stratégie nationale,
mettre en œuvre les recommandations et faire la promotion de la
littératie financière au nom de tous les Canadiens, et je suppose
aussi du rapport en question.
The bill will implement this first recommendation. Today, we
will have two one-hour sessions. During the first hour, we will
hear from Mr. Menzies, Minister of State for Finance, and Ursula
Menke, Commissioner of the Financial Consumer Agency of
Canada. Ms. Menke was appointed commissioner in
December 2007 for a five-year term, and in December 2012, she
was reappointed for another six months. I would have liked to say
six years. They are joined by Jeremy Rudin, Assistant Deputy
Minister at the Department of Finance.
Le projet de loi mettra en œuvre cette première recommandation.
Nous aurons aujourd’hui une séance en deux parties : dans la
première, nous accueillons et je vous accueille monsieur Menzies,
ministre d’État aux finances, ainsi que Mme Ursula Menke,
commissaire de l’Agence de la consommation en matière
financière du Canada. Elle a été nommée commissaire en
décembre 2007 pour un mandat de cinq ans et nommée à
nouveau en décembre 2012 pour un mandat de six mois. J’aurais
aimé dire six ans. Ils sont accompagnés de M. Jeremy Rudin, sousministre adjoint du ministère des finances.
You have the floor, Mr. Minister.
[English]
La parole est à vous monsieur le ministre.
[Traduction]
Hon. Ted Menzies, P.C., M.P., Minister of State (Finance):
Thank you for introducing the other two witnesses who are here
with me today. I appreciate this opportunity to meet with you and
the members of this committee to speak to Bill C-28.
L’honorable Ted Menzies, C.P., député, ministre d’État
(Finances) : Je vous remercie d’avoir présenté les deux témoins
qui m’accompagnent aujourd’hui. Je suis heureux de pouvoir
vous rencontrer ainsi que les membres du comité pour discuter du
projet de loi C-28.
The legislation proposes to amend the Financial Consumer
Agency of Canada Act to provide the framework for the
appointment by the Governor-in-Council of a financial literacy
Le projet de loi propose de modifier la Loi sur l’Agence de la
consommation en matière financière du Canada dans le but de créer
un cadre pour la nomination, par le gouverneur en conseil, d’un
29:8
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
leader, which you already referred to, whose main priority will be
to collaborate with stakeholders on initiatives designed to
improve the financial literacy of Canadians.
chef du développement de la littératie financière — vous en avez
déjà parlé —, dont la principale priorité serait d’entreprendre, avec
les intéressés, des initiatives visant à renforcer la littératie financière
des Canadiens.
The financial literacy leader will be dedicated to ensuring that
Canadians across the country have the financial knowledge and
skills they need to save, pay their bills and invest in their future.
La principale tâche du chef du développement de la littératie
financière serait de s’assurer que les Canadiens de partout au pays
ont les connaissances et les compétences financières nécessaires
pour épargner, payer leurs factures et investir dans leur avenir.
The true costs of uninformed decisions, as we all know, can be
substantial. This is true for young Canadians who face
increasingly complicated decisions when it comes to applying
for a credit card, buying their first car or figuring out how they
are going to pay for their schooling.
Comme nous le savons tous, le coût réel des décisions mal
éclairées peut s’avérer important. Cela s’applique aux jeunes
Canadiens qui prennent des décisions de plus en plus complexes
quand ils font une demande de carte de crédit, quand ils achètent
leur première voiture ou quand ils cherchent le moyen de payer
leurs études.
It is also true for seniors, who must deal with a range of
financial products that have expanded greatly and become more
and more complex. It is just as true for middle-aged Canadians
who are saving for their retirement.
C’est également vrai pour les aînés, qui doivent se familiariser
avec une gamme de produits financiers de plus en plus vaste et
complexe. Il en va de même pour les Canadiens d’âge moyen qui
économisent pour leur retraite.
The ever-changing world we live in makes it difficult for most
Canadians, in fact, to understand fully the risks or the fees
involved in products like savings accounts, loans and mortgages.
Dans le monde en constante évolution dans lequel nous vivons,
il est en fait difficile pour la plupart des Canadiens de bien
comprendre les risques et les frais que comportent des produits
tels que les comptes d’épargne, les prêts et les hypothèques.
Our government has long recognized that strong financial
literacy is not a luxury; in fact, it is a necessity. For the benefit of
Canadian families and our overall economy, we make it a
priority.
Notre gouvernement reconnaît depuis longtemps qu’avoir de
solides compétences en littératie financière n’est pas un luxe. En
fait, c’est une nécessité. Pour assurer le bien-être des familles et de
notre économie, nous en faisons une priorité.
With the help of the Financial Consumer Agency of Canada,
we have moved forward with a range of effective consumer
measures. Among these were our recently announced proposed
regulations dealing with network-branded prepaid cards issued by
federally regulated financial institutions. We want to be sure
Canadians fully understand what fees and conditions apply to
network-branded prepaid cards so they can continue making
informed financial decisions in their day-to-day lives.
Avec l’aide de l’Agence de la consommation en matière
financière du Canada, nous avons engagé une série de mesures
efficaces pour les consommateurs. Nous avons entre autres annoncé
récemment un projet de règlement qui porte sur les cartes prépayées
portant l’identification d’un réseau émises par des institutions
financières sous réglementation fédérale. Nous voulons nous assurer
que les Canadiens comprennent parfaitement quels sont les frais et
les conditions qui s’appliquent à ces cartes afin qu’ils puissent
continuer de prendre des décisions financières éclairées dans leur vie
de tous les jours.
For example, some fees associated with these network-branded
prepaid cards are actually not made very clear to consumers. Our
regulations would require that fees be disclosed to consumers in
an information box displayed prominently on the exterior
packaging and that other consumer-oriented information be
provided prior to purchase in a manner that is clear, easy to
understand and not misleading.
Par exemple, certains frais associés aux cartes prépayées
portant l’identification d’un réseau ne sont en fait pas très bien
expliqués aux consommateurs. Conformément à notre règlement,
les frais devront être divulgués aux consommateurs et figurer dans
un encadré informatif bien visible sur l’emballage extérieur du
produit. De plus, avant d’émettre une carte, d’autres
renseignements destinés aux consommateurs devront être
fournis d’une manière claire et simple qui n’induit pas en erreur.
Once in force, the FCAC will be responsible for monitoring
compliance, as they are for a range of other measures that make
up the consumer protection framework, such as the requirement
for a 21-day interest-free grace period for credit cards, and
banning the unsolicited distribution of credit card cheques by
federally regulated financial institutions.
Une fois le règlement en vigueur, l’ACFC sera responsable de
veiller à ce qu’il soit respecté, comme c’est déjà le cas pour d’autres
mesures qui forment le cadre de protection des consommateurs
telles que l’imposition d’un délai de grâce minimum de 21 jours sans
intérêt pour les cartes de crédit ainsi que l’interdiction aux
institutions financières sous réglementation fédérale de distribuer
des chèques non sollicités sur cartes de crédit.
7-2-2012
Banques et commerce
29:9
Through the FCAC, our government is helping consumers
make better and more informed choices, for example, through
their existing financial literacy initiatives and tools for budgeting,
calculating mortgage payments and selecting the right credit card.
Par l’intermédiaire de l’ACFC, notre gouvernement aide les
consommateurs à faire des choix plus adéquats et éclairés, par
exemple, grâce à ses initiatives de littératie financière et à ses outils
existants pour établir un budget, calculer des paiements
hypothécaires et choisir une bonne carte de crédit.
The appointment of a financial literacy leader will only
strengthen these efforts and build on the good work already
achieved by FCAC and all the folks that Ms. Menke works with.
This will increase financial knowledge for many Canadians. By
both educating the consumer and ensuring financial institutions
comply with federal regulations, they help contribute to a
stronger and more effective financial system for everyone.
La nomination d’un chef du développement de la littératie
financière renforcera ces efforts et permettra de tirer parti du bon
travail déjà accompli par l’ACFC et tous les collaborateurs de
Mme Menke, ce qui aidera à accroître les connaissances
financières de nombreux Canadiens. En renseignant les
consommateurs et en veillant à ce que les institutions financières
respectent les règles fédérales, l’ACFC contribue à solidifier et à
rendre plus efficace notre système financier.
To conclude, I strongly believe that the measures in Bill C-28
and the appointment of a financial literacy leader will greatly
benefit the people of Canada by adding to the competitiveness
and the stability of our financial system. I would therefore
encourage all honourable senators to support the principles of
this bill and join the government in our ongoing efforts to create a
more knowledgeable economy.
Pour conclure, je crois fermement que les mesures du projet de
loi C-28 et que la nomination d’un chef du développement de la
littératie financière profiteront grandement aux Canadiens en
rendant plus compétitif et plus stable notre système financier.
J’invite donc tous les honorables sénateurs à soutenir les principes
du projet de loi et à appuyer les efforts soutenus du gouvernement
en faveur d’une économie fondée sur le savoir.
Thank you very much. I would welcome your questions.
Merci beaucoup. C’est avec plaisir que je répondrai à vos
questions.
The Deputy Chair: Before I go to questions, maybe I could
clarify one thing. I see that the person receives instructions from
the commissioner and reports to the minister directly, and what
the role of the deputy minister is. What is the level of that job in
the public administration?
La vice-présidente : Avant de passer aux questions, il y a une
chose que j’aimerais tirer au clair. Je comprends que le titulaire du
poste recevrait ses instructions du commissaire et relèverait
directement du ministre. Je comprends aussi le rôle du sousministre. Quel serait le niveau de ce poste dans l’administration
publique?
Mr. Menzies: Within the FCAC, we see it as a fairly superior
role, but certainly not at the deputy level. Perhaps Mr. Rudin,
who has dealt more with the actual structure, can give us a
structural chart of where this person would actually be placed.
M. Menzies : Nous pensons qu’il serait assez élevé au sein de
l’ACFC, mais ce ne serait certainement pas un poste au niveau de
sous-ministre. Peut-être que M. Rudin, qui s’est davantage
penché sur l’organigramme proprement dit, pourrait nous dire
où se situerait vraiment cette personne.
Jeremy Rudin, Assistant Deputy Minister, Financial Sector
Policy Branch, Department of Finance Canada: I would be happy
to. Formally, the position has not been classified. Parliament
needs to pass the bill and create the Governor-in-Council
position, and then there is a process for slotting them in.
Jeremy Rudin, sous-ministre adjoint, Direction de la politique du
secteur financier, ministère des Finances Canada : Volontiers. Le
poste n’a pas été officiellement classé. Le Parlement doit d’abord
adopter le projet de loi portant création du poste par décret. Il y
aura ensuite un processus pour classer les titulaires.
Mr. Menzies: Him or her.
M. Menzies : Le ou la titulaire?
Mr. Rudin: Slotting the position.
M. Rudin : Classer le poste.
Mr. Menzies: I thought you said ‘‘him.’’
M. Menzies : J’ai cru comprendre : « le titulaire ».
Mr. Rudin: I meant to say ‘‘the position.’’ That said, the
commissioner will remain the deputy head of the FCAC, and the
financial literacy leader will have a very senior position.
M. Rudin : J’ai voulu dire « le poste ». Bref, le commissaire
conservera son rôle d’adjoint de l’ACFC, et le chef du
développement de la littératie financière aura un poste très élevé.
The Deputy Chair: What is the level in your language of public
administration? Is it EX or lower? It is important for us to know
how broad the mandate is and how much power that person will
enjoy.
La vice-présidente : Quel en serait le niveau selon la
classification employée dans l’administration publique? Serait-ce
EX ou un groupe moins élevé? Il est important que nous sachions
quelles seraient la portée du mandat et l’étendue du pouvoir de
cette personne.
29:10
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
Mr. Rudin: The responsibilities and authorities, to the extent
there are any, of the financial literacy leader will be established by
Parliament, and are set out in the act. The classification will be
inspired by that. That said, this is not part of the Department of
Finance and so it does not correspond to the public service rank,
such as the position I hold, but rather the various Governor-inCouncil appointees, of which there are a wide variety.
M. Rudin : Dans la mesure où le poste serait créé, les
responsabilités et les pouvoirs du chef du développement de la
littératie financière seraient établis par le Parlement et énoncés dans
la loi. La classification en découlerait. Cela dit, contrairement au
mien, ce ne serait pas un poste au sein du ministère des Finances, et
la classification de la fonction publique ne s’appliquerait donc pas.
Il entrerait plutôt dans la vaste gamme de postes occupés par des
personnes sélectionnées par le gouverneur en conseil.
The Deputy Chair: It will be decided by the commissioner?
La vice-présidente : La décision reviendrait au commissaire?
Mr. Rudin: No. At the end of the day, the Governor-inCouncil gets to decide not only who the person is, but how the
position is classified and what the resulting remuneration will be.
That said, we would expect, based on the description of duties in
the act, that the commissioner will remain the deputy head, but
this will be a very senior position within the FCAC.
M. Rudin : Non. En fin de compte, le gouverneur en conseil
désignerait non seulement la personne, mais aussi le niveau de
classification et, par conséquent, de rémunération. Cela dit, compte
tenu de la description des tâches dans la loi, nous nous attendons à
ce que le commissaire conserve son rôle d’adjoint, mais il s’agirait
quand même d’un poste très élevé au sien de l’ACFC.
The Deputy Chair: You understand, minister, that for us it is an
important position and that person has a broad mandate.
Obviously, for me, they should be bilingual, because they have
to relate with the ministers across the country. We have to start
early if we talk about literacy, to ensure that that person enjoys
not only your support but, at the same time, has a level that will
command the possibility of having an assistant and working with
all the stakeholders in that matter.
La vice-présidente : Vous comprenez, monsieur le ministre,
qu’il s’agit pour nous d’un poste important dont le mandat est
vaste. Selon moi, il est évident que la personne sélectionnée devra
être bilingue, parce qu’elle devra être en relation avec les ministres
de tout le pays. Quand il est question de littératie, il faut mettre
toutes les chances de notre côté et s’assurer que la personne qui
occupe le poste puisse non seulement compter sur votre soutien,
mais jouir en même temps d’un niveau de classification qui lui
permettra d’avoir un assistant et de travailler avec tous les
intervenants dans le dossier.
Mr. Menzies: If I may, we have had such a good working
relationship with the Financial Consumer Agency of Canada. They
have done a great job. We look at this as the perfect spot to house
that person. They have worked so well in getting this message out.
This person will be a coordinator all across the country, working
with groups that you will be hearing from, with not-for-profits all
across the country, working with the provinces, and the financial
institutions certainly will play a very important role.
M. Menzies : Si vous le permettez, j’aimerais mentionner que
nous entretenons une bonne relation avec l’Agence de la
consommation en matière financière du Canada, qui fait un
excellent travail. Nous pensons qu’il s’agit de l’endroit idéal pour
créer ce poste, car l’agence a su promouvoir efficacement la
littératie financière. La personne sélectionnée devra collaborer
avec des intervenants de partout au pays, y compris des groupes
dont vous entendrez parler, des organismes à but non lucratif, les
provinces et des institutions financières qui vont certainement
jouer un rôle très important.
Senator Harb: Years ago when I was in the House of
Commons, the Canadian Bankers Association played big lead
role in financial literacy. They used to go to schools and continue
to do so, I believe. A number of committees have recommended
that we do more financial literacy. I presume this is along those
lines, that this is in response to the task force, as well as in
response to the parliamentary committees that have called on the
government to do that.
Le sénateur Harb : Il y a plusieurs années, quand je siégeais à la
Chambre des communes, l’Association des banquiers canadiens
jouait un rôle de premier plan en matière de littératie financière.
Des représentants visitaient les écoles, et il me semble qu’ils le font
encore. Un certain nombre de comités ont recommandé d’en faire
davantage à ce sujet. Je suppose que la création du poste va dans
ce sens, qu’elle vise à donner suite aux demandes du groupe de
travail et des comités parlementaires qui ont exhorté le
gouvernement à agir.
Mr. Menzies: Yes, you are right, Senator Harb. There have
been many recommendations, and unfortunately it has taken a lot
of time to get this done. It is the final task force that actually
spelled out what we should do. This is number one. I think, then,
the leader will actually be able to unfold the rest of the
recommendations and make them fit.
M. Menzies : Oui, vous avez raison, monsieur Harb. Il y a eu
de nombreuses recommandations et, malheureusement, cela a
demandé beaucoup de temps. C’est le dernier groupe de travail
qui nous a dit ce qu’il nous fallait faire. C’est la première chose. Je
crois par conséquent que le responsable sera en mesure de tirer au
clair le reste des recommandations et de les harmoniser.
I met with the Canadian Bankers Association specifically to
find out what they are doing, and it is actually amazing how much
they are doing. As you say, they go into the classrooms,
J’ai rencontré l’Association des banquiers canadiens afin de
savoir de façon précise ce qu’elle faisait et j’avoue qu’il est
surprenant d’apprendre tout ce qu’elle fait. Comme vous l’avez
7-2-2012
Banques et commerce
29:11
communities, into seniors’ facilities as well. They face the
challenge of being accused of having other interests in
promoting financial literacy.
dit, ils se rendent dans les salles de classe, dans les communautés
et même dans les établissements pour personnes âgées. Ils
s’exposent au risque de se faire accuser de nourrir d’autres
intérêts en faisant la promotion de la littératie financière.
My argument to that is this: The more customers they have
who are informed, the easier it is for them to explain the different
options and then provide the options to those people. People ask
better questions of the financial institutions. They know what to
ask and they know what to demand too, if you will. It is to their
benefit, but it is difficult for them to be out promoting it publicly.
Certainly Ms. Menke’s team is in a better situation to be able to
promote that.
Ce à quoi je rétorquerais : plus les clients sont informés, plus il
est facile pour les banquiers de leur expliquer les différentes
options qui sont à leur disposition. Le public pose des questions
pertinentes aux institutions financières. Il sait quoi demander et il
sait quoi exiger, si je peux me permettre. C’est à l’avantage des
banquiers de promouvoir publiquement la littératie financière,
mais cela reste une chose difficile à faire en pratique. Assurément,
l’équipe de Mme Menke est bien placée pour le faire.
Senator Harb: Would it be fair to say that the job description
of this position will be developed at some point in time using data
consultation and stakeholder participation to determine exactly
how this position will be complementary to what has already
taken place so as to not work on a parallel track?
Le sénateur Harb : Est-il juste de dire que la description des
fonctions de ce poste sera élaborée à un moment donné à partir de
données de consultations et grâce à la participation des
intervenants, de manière à établir de façon précise comment le
poste viendra compléter ce qui existe déjà, sans faire double emploi?
Mr. Menzies: Exactly. You have got it. We have many not-forprofit groups, and I believe you have some of them coming to
speak to you. It is actually amazing. Junior Achievement has done
an incredible job of taking business leaders on their own time and
gone into schools to teach financial literacy, but we do not have a
coordinated effort. We are not coordinating what the financial
institutions are doing and some of the not-for-profits are doing.
We are not coordinating what is happening with the First Nations
as well as with new Canadians. The beauty of this position is this
person will be able to coordinate that all together and make a far
more effective message.
M. Menzies : Exactement. Nous attendons plusieurs
organismes sans but lucratif, dont certains, je crois, viendront
vous adresser la parole. C’est en fait assez formidable.
L’organisme Jeunes entrepreneurs a fait un travail incroyable en
joignant les dirigeants d’entreprises en fonction de leurs horaires
particuliers, et en allant dans les écoles pour enseigner la littératie
financière, mais nos efforts ne sont pas coordonnés. Nous ne
coordonnons pas ce que font les institutions financières et certains
organismes sans but lucratif. Nous ne coordonnons pas ce qui se
fait auprès des Premières nations ou des néo-Canadiens. L’utilité
du poste est que son titulaire sera en mesure de coordonner tout
cela et de rendre le message beaucoup plus efficace.
Senator Harb: How fast would this position come into play
once the bill has gone through the Senate?
Le sénateur Harb : Combien de temps faudra-t-il pour que ce
poste entre en vigueur une fois que le projet de loi aura reçu l’aval
du Sénat?
Mr. Menzies: You just reminded us that you sat in the House
of Commons for quite some time. I think you know how slow
things move. I would like to see it much quicker, but I cannot give
you a time when this will happen. The sooner the better, as far as I
am concerned.
M. Menzies : Vous venez de nous rappeler que vous avez siégé
assez longtemps à la Chambre de communes. Je pense que vous
savez avec quelle lenteur les choses évoluent. J’aimerais que tout
cela aille plus vite, mais je ne peux pas vous dire quand cela se
produira. En ce qui me concerne, le plus tôt sera le mieux.
Senator Tkachuk: The literacy leader will be someone from the
government here to help you. Is that what this is all about?
Le sénateur Tkachuk : Le responsable de la littératie financière
sera quelqu’un du gouvernement qui sera là pour vous aider. C’est
bien cela?
Mr. Menzies: Let us hope not.
M. Menzies : Espérons que non.
Senator Tkachuk: I want to get back to the chair’s questions.
Who will this person be responsible to?
Le sénateur Tkachuk : J’aimerais revenir aux questions de la
présidence. À qui cette personne rendra-t-elle des comptes?
Mr. Menzies: I guess it would be to the Commissioner of the
FCAC who reports back to the Minister of Finance. That has
been Ms. Menke’s role.
M. Menzies : Je pense qu’elle relèvera de la commissaire de
l’Agence de la consommation en matière financière du Canada,
qui, elle-même, relève du ministre des Finances. C’est
Mme Menke qui occupe ce poste.
Senator Tkachuk: The position will be responsible to you,
Ms. Menke? Is that the way it will work?
Le sénateur Tkachuk : Le responsable de la littératie financière
relèvera de vous, madame Menke? Est-ce bien ce qui est prévu?
29:12
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
Ursula Menke, Commissioner, Financial Consumer Agency of
Canada: The draft bill as worded right now says ‘‘under the
direction of the commissioner,’’ so I guess that means that the
leader will be reporting through me.
Ursula Menke, commissaire, Agence de la consommation en
matière financière du Canada : Selon le libellé de l’ébauche du projet
de loi, à savoir : « exécutant les directives du commissaire », le
titulaire relèverait de moi.
Senator Tkachuk: They may be reporting to you, but does that
mean responsible to you? In other words, will they take direction
from you?
Le sénateur Tkachuk : Autrement dit, c’est vous qui lui direz
quoi faire?
Ms. Menke: Yes, that is what the bill says right now.
Mme Menke : Oui, c’est bien ce que dit la version actuelle du
projet de loi.
Senator Massicotte: If that is the case, why is there a need for
legislation? Why not just hire this person?
Le sénateur Massicotte : Si c’est le cas, pourquoi faut-il
légiférer? Pourquoi ne pas tout simplement embaucher cette
personne?
Do you want to hold a caucus meeting to get the answer?
Voulez-vous organiser une réunion du caucus pour trouver la
réponse?
Mr. Rudin: The bill establishes this as a Governor-in-Council
position, and this, in the government’s view, is appropriate for the
profile and importance of the position. It is important that this
person be named by the Governor-in-Council on the
recommendation of the minister so that they are seen as a
representative of the government as a whole, that they can then be
paid the remuneration appropriate for the position, and that this
will make it more likely that we can attract a suitable candidate
who can exercise leadership on a national basis.
M. Rudin : Le projet de loi stipule qu’il s’agit d’un poste
pourvu par décret, ce qui, du point de vue du gouvernement,
convient au profil et à l’importance du poste. Il est important que
le titulaire soit nommé par décret, sur recommandation du
ministre, pour qu’il soit perçu comme un représentant du
gouvernement dans son ensemble et pour qu’il reçoive une
rémunération appropriée. Cela nous permettra en outre d’attirer
plus facilement des candidats convenables qui seront en mesure
d’exercer leur leadership à l’échelle nationale.
As we were just discussing, although the leader functions under
the direction of the commissioner, the legislation also provides
that the Minister of Finance may issue written directions
specifically to the financial literacy leader in connection with his
or her responsibilities.
Comme nous venons d’en discuter, le responsable relèvera de la
commissaire. Or, la loi stipule que le ministre des Finances pourra
aussi donner des directives écrites directement au responsable de
la littératie financière, en lien avec ses responsabilités.
Senator Massicotte: Short answer: PR, image making? That is
what you said. It does not change if one reports to this person. It
looks better. You are able to hire the right person and it gives it
more attention. The bottom line is that when they come to the
office in the morning, they report to the commissioner.
Le sénateur Massicotte : Il s’agit finalement de relations
publiques, d’image. C’est ce que vous avez dit. Cela ne change
rien si le titulaire relève de l’un ou de l’autre. Cela fait bonne
impression. Vous êtes en mesure d’embaucher la bonne personne
et cela donne meilleure réputation au poste. En fin de compte,
c’est qu’au bureau, elle doit rendre des comptes à la commissaire.
Mr. Rudin: I would say there are a number of organizations for
which the Governor-in-Council appoints more than just the top
person but also appoints some of the senior executives. There is
nothing exceptional about it. It is a government judgment as to
whether the decision should rest with the person appointed by the
Governor-in-Council to lead the position or whether the
Governor-in-Council should exercise that responsibility.
M. Rudin : J’aimerais dire qu’il y a un certain nombre
d’organismes pour lesquels le directeur principal ou la directrice
principale, mais aussi certains cadres supérieurs sont nommés par
décret. Cela n’a rien d’exceptionnel. C’est au gouvernement de
décider si ces embauches doivent être confiées au responsable du
poste nommé par le gouverneur en conseil ou au gouverneur en
conseil lui-même.
The Deputy Chair: Where do we have other examples like that?
Mr. Rudin: With one technical footnote that I will come back
to, both the Governor and Senior Deputy Governor of the Bank
of Canada are appointed with the approval of the Governor-inCouncil. That is one example. Similarly, the Superintendent of
Financial Institutions and, if I am not mistaken, the Deputy
Superintendent of Financial Institutions are appointed by the
Governor-in-Council. The superintendent can appoint, in this
La vice-présidente : En avez-vous des exemples?
M. Rudin : Sous réserve d’un point technique sur lequel je
reviendrai, le gouverneur et le premier sous-gouverneur de la
Banque du Canada sont tous deux nommés par décret. Autre
exemple, le surintendant des institutions financières et, si je ne
m’abuse, son adjoint. Le surintendant — c’est-à-dire, dans le cas
présent, la surintendante — peut nommer ses subalternes
directement, mais le surintendant adjoint, s’il y en a un, est
7-2-2012
Banques et commerce
case, her assistants directly, but the deputy superintendent, if
there is one, is a Governor-in-Council appointee — at least I am
pretty sure it is. If I am wrong, I will correct myself at the break.
The Deputy Chair: Who will do the recruitment?
29:13
nommé par décret, du moins, j’en suis à peu près certain. Si je me
trompe, je ferai la correction à la pause.
La vice-présidente : Qui se chargera du recrutement?
Mr. Rudin: The process is coordinated through the Privy
Council Office because at the end of the day the Governor-inCouncil will make the appointment. The Privy Council, which
serves the cabinet, takes charge of the administration of the
appointment process.
M. Rudin : Le processus est coordonné par le Bureau du
Conseil privé puisque la nomination définitive se fera par décret.
Le Conseil privé, qui travaille pour le Cabinet, se charge donc
d’administrer le processus de nomination.
The Deputy Chair: For those watching on television, it is the
Prime Minister’s Office who will appoint that person.
La vice-présidente : Pour ceux qui nous regardent à la
télévision, c’est le Bureau du premier ministre qui nommera
cette personne.
Mr. Rudin: It is the Governor-in-Council on the
recommendation of the Minister of Finance.
M. Rudin : C’est le gouverneur en conseil, sur recommandation
du ministre des Finances.
The Deputy Chair: The ordinary person at home does not
necessarily know what the Governor-in-Council means, and in
this case it means the appointment comes from the Prime
Minister’s Office.
La vice-présidente : Le commun des mortels ne sait pas
nécessairement ce qu’est le gouverneur en conseil, et il est
important de préciser que, dans ce cas-ci, la nomination viendra
du Bureau du premier ministre.
Senator Tkachuk: My next topic is the research you talked
about that brought this position to the fore or this question of
literacy to the fore. Maybe you can talk a little bit about that. I do
not know who of the three of you should talk about it.
Le sénateur Tkachuk : J’aimerais maintenant que l’on se
penche sur la recherche dont vous avez parlé, celle qui a mis en
évidence la nécessité de ce poste et la question de la littératie
financière. L’un de vous trois pourrait-il élaborer?
I would like to know what you found in the research. Was
there any difference in knowledge about basic financial matters as
far as demographic groups or educational groups? How much of
this is the responsibility of the school system? Are university
students any more knowledgeable than high school students?
Why are these people so ignorant?
J’aimerais savoir ce que cette recherche vous a révélé. Avezvous constaté des écarts dans la connaissance des notions
financières de base selon les différents groupes démographiques
ou les niveaux de scolarité? Dans quelle mesure le système
d’éducation en est-il responsable? Les étudiants d’université sontils mieux renseignés que ceux du secondaire? Pourquoi ces gens
sont-ils si peu renseignés?
Mr. Menzies: Many fingers could be pointed. As parents, I
would suggest we are all a little guilty of not taking enough time
to educate our children about financial literacy.
M. Menzies : On pourrait montrer du doigt bien des gens. En
tant que parent, je crois que nous sommes tous un peu coupables
de ne pas prendre assez de temps pour enseigner la littératie
financière à nos enfants.
Senator Tkachuk: It is easier just to give them money.
Le sénateur Tkachuk : Il est plus facile de leur donner de
l’argent.
Mr. Menzies: As I say, we are all a little guilty, myself included.
It is very interesting.
M. Menzies : Comme je le disais, nous sommes tous un peu
responsables, moi aussi. C’est très intéressant.
I would encourage you to look at the report, because they
travelled all across the country and spoke to all sorts of groups —
school groups and people in the financial advisory field — who
gave them some pretty good recommendations. It is very
interesting to see some of the dynamics.
e vous encourage à lire le rapport; les auteurs ont voyagé partout
au pays et ont parlé à toutes sortes de groupes — des groupes
scolaires et des conseillers financiers — qui ont fait de très bonnes
recommandations. Il est fort intéressant de comprendre certaines
dynamiques.
Let me give you one example. At one of the events — and I
believe Ms. Menke was there; I forget exactly which one it was —
I met a bright young university graduate. She came here from
South Korea to go to university and graduated at the top of her
class. The first thing she needed was a credit card to do anything,
so she got one. No one told her that she should pay more than just
the basic minimum payment. No one provided that information
Par exemple, lors d’un événement — et je crois que
Mme Menke était présente, je ne sais plus de quel événement en
particulier il s’agit —, j’ai rencontré une jeune diplômée
universitaire brillante. Elle avait quitté la Corée du Sud pour
venir faire ses études universitaires ici, et a terminé première de
classe. Elle a rapidement eu besoin d’une carte de crédit pour
effectuer certaines transactions. Personne ne lui a dit qu’elle
29:14
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
to her when she got the card, so she paid her basic minimum
payment. She could not understand why all this money was
adding up. No one told her, even the credit card provider.
devait faire plus que le paiement minimum, alors elle n’a payé que
le minimum. Elle ne comprenait pas pourquoi les montants
s’accumulaient. Personne ne lui avait expliqué, pas même
l’émetteur de la carte de crédit.
Senator Ringuette: The credit card requires that specifically in
the statement.
La sénatrice Ringuette : Le relevé de la carte de crédit le
mentionne de façon précise.
Mr. Menzies: I am sure that was before the code of conduct.
You have a lot of help here, senator. I am using that as an
example. We are trying to offset those challenges — seniors
dealing with these new ways of paying bills and the lack of
understanding for how they pay their bills; and the responsibilities
that come along with a debit and credit card. We have all seen
children go in and buy a small item from a confectionary with a
debit card. They have no clue that there is actually a money
exchange at the end of that.
M. Menzies : Je suis certain que c’était avant l’entrée en
vigueur du code déontologique. Vous avez beaucoup d’aide,
madame. Je cite ce cas à titre d’exemple. Nous tentons de
surmonter ces difficultés — les personnes âgées qui doivent
apprendre de nouvelles méthodes de paiement et leur manque de
compréhension à cet égard, et les responsabilités associées à une
carte de débit ou de crédit. Nous avons tous vu des enfants entrer
dans une confiserie pour y faire de petits achats avec une carte de
débit. Ils n’ont aucune idée du réel échange d’argent effectué.
We have not done a good job of educating. Good work is being
done by a number of these organizations in schools. Some
provinces, such as British Columbia and Manitoba, are
mandating it in their curriculum but not all provinces and not
on a uniform basis. Ontario is bringing it in. They are at different
levels in that some are bringing it into high schools, some are
recommending it for the lower grades and some are
recommending that it be in college courses as well because we
have missed a generation or two. There are all sorts of
opportunities to insert this and help seniors and, as I
mentioned, First Nations. There is a real challenge to getting
that financial education to First Nations in dealing with money.
Nous avons mal éduqué nos enfants. Les organisations font du
bon travail dans les écoles. Certaines provinces, comme la
Colombie-Britannique et le Manitoba, rendent obligatoire
l’éducation financière dans leurs programmes scolaires; ce n’est
pas le cas de toutes les provinces, et l’enseignement n’est pas fait de
manière uniforme. L’Ontario a emboîté le pas. L’enseignement se
fait à divers niveaux : certains l’offrent aux étudiants du secondaire,
d’autres recommandent qu’il soit offert aux plus jeunes, et d’autres
encore recommandent de l’intégrer aux cours collégiaux étant
donné que nous avons sauté une génération ou deux. Il y a toutes
sortes de façons d’intégrer cet enseignement, d’aider les personnes
âgées et les Premières nations, comme je l’ai mentionné
précédemment. Il est difficile de transmettre l’éducation financière
aux Premières nations et de leur apprendre comment gérer l’argent.
Senator Tkachuk: Is it not appalling that we spend all this
money on education for kids in kindergarten to grade 12, and we
have universities, technical schools and all these business leaders
out there, but students do not know the difference between
5 per cent and 18 per cent and that money is earned and money is
spent? Basically, it is adding and subtracting — it is not that
complicated. You should be able to apply for a mortgage when
you finish school, one would think. There should be some
responsibility there. Here we have the government hiring a person
to coordinate financial literacy. It shows the failure of the system
dramatically. Maybe we have failed.
Le sénateur Tkachuk : N’est-il pas effarant de voir que nous
dépensons tout cet argent pour éduquer les enfants de la maternelle
à la douzième année, que nous avons des universités, des écoles
techniques, que nous créons tous ces chefs d’entreprises, mais que
les étudiants ne fassent pas la différence entre un taux d’intérêt de
5 p. 100 et un taux de 18 p. 100, ou entre gagner de l’argent et le
dépenser? On parle de simples additions et soustractions — ce n’est
pas sorcier. Les gens devraient pouvoir faire une demande
d’hypothèque à la sortie de l’école, à mon avis. Il faut qu’ils
soient responsables. Le gouvernement engage une personne pour
coordonner la littératie financière; c’est signe que le système a
grandement fait défaut. Nous avons peut-être échoué.
Mr. Menzies: I could not agree with you more.
M. Menzies : Je suis on ne peut plus d’accord avec vous.
Senator Tkachuk: We may have failed, but we cannot let it
continue or soon we will need a whole department for this.
Le sénateur Tkachuk : Nous avons peut-être échoué, mais nous
ne pouvons laisser les choses aller ainsi, car nous aurons besoin de
tout un ministère pour gérer le problème.
Mr. Menzies: The financial literacy leader will be able to
coordinate that. I am sure that the educators in the provinces will
pull their hair out and ask, ‘‘When will we be able to fit this into
the curriculum?’’ They do not fit it in because the demands to fit
everything into their curriculum are immense. However, the
M. Menzies : Le chef du développement de la littératie financière
coordonnera la prise de mesures à cet égard. Je suis certain que les
enseignants des provinces vont se demander où ils trouveront le
temps d’intégrer ces notions à leur programme. Les demandes en ce
sens sont beaucoup trop importantes, ils manquent de temps; mais
7-2-2012
Banques et commerce
29:15
financial literacy leader could work with the local and provincial
school boards along with the educators to get this into the
curriculum.
le chef du développement de la littératie financière pourrait
collaborer avec les conseils scolaires locaux et provinciaux de
même qu’avec les enseignants afin de leur faire une place dans
le programme.
I had a discussion with a professor from the University of
Purdue whose recommendation was to start educating children at
the age of four. He said that if you have not taught them financial
literacy, or in his words ‘‘economic literacy,’’ by the time they are
12 years old, you have lost them. Certainly, there is a need.
J’ai discuté avec un professeur de l’Université de Purdue, qui
recommandait d’enseigner la littératie financière aux enfants dès
l’âge de quatre ans. Selon lui, si on n’a pas enseigné la littératie
financière ou, pour utiliser ses termes la « littératie économique »,
à un enfant avant l’âge de 12 ans, il est trop tard. Il y a
certainement un besoin à combler.
Senator Moore: I was a bit confused. Minister, did you say that
the FLL is to report to the Minister of Finance? I made a note of
it here.
Le sénateur Moore : Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris,
monsieur le ministre, avez-vous dit que le CDLF relèverait du
ministre des Finances? C’est ce que j’ai pris en note.
Mr. Menzies: No; forgive me if I said that.
M. Menzies : Non; pardonnez-moi si c’est ce que j’ai dit.
Senator Moore: He will report to the commissioner.
Le sénateur Moore : Il relèvera du commissaire.
Mr. Menzies: Yes, and the commissioner reports to the minister.
M. Menzies : Oui, et le commissaire relève du ministre.
Senator Moore: If the Minister of Finance asked a specific
chore of the financial literacy leader, then the financial leader
would go back to the Minister of Finance; or would he go
through the commissioner?
Le sénateur Moore : Si le ministre des Finances demande au
chef du développement de la littératie financière d’effectuer une
tâche particulière, le chef en rendra-t-il compte au ministre des
Finances; ou passera-t-il par le commissaire?
Mr. Menzies: I think he would follow that generally. That
would be my understanding.
M. Menzies : Je crois qu’il suivrait ces règles de façon générale.
C’est ce que je comprends.
Senator Moore: Part of this provides that the commissioner
could impose an assessment on any financial institution in order
to cover some or all of the expenses associated with initiatives
designed to strengthen the financial literacy of Canadians. I
would assume that means a financial institution would not be
doing what it should be doing and, therefore, if the commissioner
says you should be doing X, we will do it for you, I guess, and
charge you so many dollars because you are not doing what we
think should be done. Is that how this will work?
Le sénateur Moore : En vertu du projet de loi, le commissaire
pourrait notamment exiger une cotisation de toute institution
financière afin de couvrir une partie ou l’ensemble des dépenses
associées aux initiatives visant à accroître la littératie financière
des Canadiens. Je suppose qu’il le ferait dans les cas où
l’institution financière aurait manqué à ses obligations, selon
l’avis du commissaire. La commission s’en chargerait à sa place et
lui enverrait une facture. Est-ce bien cela?
Mr. Rudin: If I may, the Financial Consumer Agency of
Canada is funded principally through assessments on the financial
institutions. These are not fines or punishments but, rather, to pay
for the costs of administering the Financial Consumer Agency of
Canada Act in the same way that the Office of the Superintendent
is principally funded through assessments on the financial
institutions.
M. Rudin : Si je peux me permettre, l’Agence de la
consommation en matière financière du Canada est
principalement financée par les cotisations des institutions
financières. Il ne s’agit pas d’amendes ou de punitions, mais bien
d’une façon de faire assumer les coûts associés à l’application de la
Loi sur l’Agence de la consommation en matière financière du
Canada. C’est d’ailleurs de cette façon qu’est principalement financé
le Bureau du surintendant.
The existing FCACA, before these amendments are passed,
provides that the Minister of Finance can make payments from
the Consolidated Revenue Fund to the Financial Consumer
Agency of Canada in support of financial literacy activities of the
agency as it exists. This bill proposes to expand, to some extent,
the activities and objectives of the Financial Consumer Agency of
Canada. It makes it clear that the commissioner can levy an
assessment on the financial institutions in order to pay for those
activities as well.
La loi actuelle, sans les modifications proposées, prévoit que le
ministre des Finances peut faire un paiement à l’Agence de la
consommation en matière financière du Canada à partir du
Trésor pour appuyer ses activités associées à la littératie
financière. Le projet de loi propose d’accroître dans une
certaine mesure les activités et les objectifs de l’agence. De plus,
il établit clairement que le commissaire peut demander une
cotisation aux institutions financières pour financer ces activités.
Senator Moore: Currently, who funds the FCAC, which
receives $2 million a year? Is that right?
Le sénateur Moore : Qui finance les 2 millions de dollars que
reçoit chaque année l’ACFC? Deux millions, c’est bien cela?
Mr. Rudin: Yes. It is from the Consolidated Revenue Fund.
M. Rudin : Oui. L’argent provient du Trésor.
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Banking, Trade and Commerce
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Senator Moore: Are there more monies than that going into
that budget? What is the budget for that office?
Le sénateur Moore : Est-ce que d’autres sommes s’ajoutent à ce
budget? Quel est le budget de l’agence?
Mr. Rudin: The government’s plan is to fund an additional
$3 million a year from the Consolidated Revenue Fund in
support of financial literacy activities. The commissioner will
have the legislative ability, although not the necessity, to
recommend to the minister that an additional assessment be
placed on financial institutions to augment those funds. However,
that authority may or may not be exercised.
M. Rudin : Le gouvernement prévoit octroyer 3 millions de
dollars supplémentaires chaque année à partir du Trésor pour
appuyer les activités en matière de littératie financière. Le
commissaire aura la capacité législative, mais non l’obligation,
de recommander au ministre d’exiger des cotisations
supplémentaires de la part des institutions financières pour
accroître ces fonds. Ce pouvoir pourra être exercé, ou non.
Senator Moore: Ms. Menke, what is the current total budget
per year of the FCAC?
Le sénateur Moore : Madame Menke, quel est le budget total
annuel de l’ACFC à l’heure actuelle?
Ms. Menke: The total budget, including $2 million received
annually from the Consolidated Revenue Fund, is approximately
$13.5 million.
Mme Menke : Le budget total, y compris les 2 millions qu’elle
reçoit chaque année du Trésor, est d’environ 13,5 millions de dollars.
Senator Moore: How large is your staff?
Le sénateur Moore : Combien d’employés avez-vous?
Ms. Menke: About 65.
Mme Menke : Environ 65.
Senator Moore: As well, you will have another person, the
financial literacy leader. Will he or she need support staff or will
support be provided by the existing staff?
Le sénateur Moore : En plus, vous aurez une autre personne, le
responsable de la littératie financière. Est-ce que cette personne
aura besoin de personnel de soutien ou cette fonction sera remplie
par le personnel de soutien déjà en place?
Ms. Menke: There will be additional staff. Significant
additional responsibilities will be carried out by the financial
literacy leader, which are not being done now.
Mme Menke : Il y aura du personnel supplémentaire. Le
responsable de la littératie financière assumera des responsabilités
supplémentaires importantes, responsabilités que personne
n’assume à l’heure actuelle.
Senator Moore: How many staff will be added?
Le sénateur Moore : Combien de nouveaux employés seront
embauchés?
Ms. Menke: We anticipate initially about five or six people.
Mme Menke : Nous nous attendons à ce qu’il y en ait cinq ou
six au départ.
Senator Moore: You have $13.5 million and you need another
$3 million. That totals $16.5 million. Will that be it or will there
be another demand on the Consolidated Revenue Fund for
additional monies?
Le sénateur Moore : Vous avez 13,5 millions de dollars et vous
avez besoin de 3 millions de dollars de plus. Cela nous fait
16,5 millions de dollars au total. Est-ce ce sera tout ou l’on
sollicitera du financement supplémentaire au Trésor?
Ms. Menke: That will be it — that is the budget.
Mme Menke : Ce sera tout — c’est le budget total.
Senator Moore: Who does what? I will use an example.
Le sénateur Moore : Qui fait quoi? Je vais donner un exemple.
A while ago, mortgages were extended to a 40-year
amortization period, with no down payment and no equity and
with low interest rates. People were grabbing the money. If
interest rates go up, we will have serious problems. The ensuing
two years after that 2006 budget, 50 per cent of the mortgages
taken out were of the 40-year-amortization variety. I do not think
I heard anyone speak out to caution consumers about potential
issues and financial problems if the interest rates went up and
what they could be in for with a 40-year commitment. I do not
think I heard anyone speak out about the amount of one’s annual
income required to service debt. I believe that it is 165 per cent of
household income. I have heard the Governor of the Bank of
Canada speak out about it but I have not heard your office,
commissioner, or anyone else speak about it. Is it your function to
caution consumers? I thought your function would be to caution
consumers. Whose job is it to do that? I did not hear anyone do
Il y a un petit moment, la période d’amortissement des
hypothèques a été prolongée à 40 ans, sans mise de fonds, sans
capitaux et avec des taux d’intérêt bas. Les gens s’emparaient de
l’argent. Si les taux d’intérêt augmentent, nous aurons de graves
problèmes. Les deux années qui ont suivi le budget de 2006, la
moitié des nouvelles hypothèques étaient assorties d’une période
d’amortissement de 40 ans. Je ne crois pas que quelqu’un ait pris la
peine de mettre les consommateurs en garde contre les problèmes
financiers qu’ils pourraient avoir si les taux d’intérêt augmentent et
les ennuis que pourrait leur occasionner cet engagement de 40 ans.
Je ne crois pas avoir entendu quelqu’un parler ouvertement de la
part du revenu annuel qu’une personne devrait consacrer au service
de sa dette. Je crois que cela représente 165 p. 100 du revenu du
ménage. J’ai entendu le gouverneur de la Banque du Canada en
parler franchement, mais je n’ai rien entendu à ce sujet de la part de
votre organisme, madame, ou de quelque autre personne que ce
7-2-2012
Banques et commerce
29:17
that. It sounds like this new person will be more of a coordinator
of the stuff that is out there now, but I never heard anyone
caution consumers about that situation besides the Governor of
the Bank of Canada.
soit. Est-ce que vous avez la responsabilité de mettre les
consommateurs en garde? Je croyais que si. À qui cela revient-il?
Je n’ai entendu personne le faire. Il semble que la nouvelle personne
sera plutôt chargée de coordonner les choses qui existent déjà, mais
je n’ai jamais entendu la moindre personne mettre les
consommateurs en garde contre cette situation à part le
gouverneur de la Banque du Canada.
Mr. Menzies: I will start on that and then I will let Ms. Menke
continue.
M. Menzies : Je vais commencer à répondre à cette question et
je donnerai ensuite la parole à Mme Menke.
I think we have all been concerned about that. It is a matter of
debate as to when people first started listening to those cautionary
statements. People who wanted 35-year or 30-year mortgages
understood what they were taking on. CMHC just took it upon
itself to offer 40 years. It was never mandated or regulated to do that.
Je pense que nous avons tous eu des inquiétudes à ce sujet. La
question de savoir quand les gens ont commencé à écouter ces
avertissements pourrait faire l’objet d’un débat. Les personnes qui
voulaient des hypothèques sur 35 ou 30 ans étaient conscientes des
responsabilités qu’elles auraient à assumer. La SCHL a
simplement pris l’initiative d’offrir des hypothèques sur 40 ans.
Elle n’a jamais eu pour mandat ou ordre de le faire.
Senator Ringuette: No, no.
La sénatrice Ringuette : Non, non.
Mr. Menzies: We chose to reduce that.
M. Menzies : Nous avons choisi de réduire le nombre d’années.
Senator Ringuette: It was not an omnibus budget.
La sénatrice Ringuette : Il ne s’agissait pas d’un budget omnibus.
Mr. Menzies: If I can continue answering the question, I would
appreciate that.
Senator Moore: I know that you did improve it.
M. Menzies : Je vous saurais gré de me laisser finir de répondre.
Le sénateur Moore : Je sais que vous l’avez amélioré.
Mr. Menzies: Yes, we have. With that, Minister Flaherty has
been very vocal about cautioning people. It is a blunt statement,
but interest rates only have one way to go and that is up. I think
he has articulated that.
M. Menzies : Oui, nous l’avons fait. Le ministre Flaherty a
d’ailleurs fait des mises en garde énergiques. Je vais être direct : les
taux d’intérêt ne peuvent que monter. Je crois qu’il l’a dit clairement.
Ms. Menke can explain their role at FCAC. I personally do not
see that as their role. I think it is more a legislator’s role to caution
people. The Governor of the Bank of Canada is in a good
position to caution people about that. The FCAC does a lot of
consumer advocacy and reaching out to consumers, I would
suggest more so than wagging your finger at them, if I can put it
that way.
Mme Menke peut expliquer leur r ô le de l’ACFC.
Personnellement, je n’estime pas que ce soit son rôle. Je pense que
c’est plutôt au législateur qu’il revient de mettre les gens en garde.
Le gouverneur de la Banque du Canada est bien placé pour le faire.
Au lieu d’agiter un doigt réprobateur en direction des
consommateurs, si je puis m’exprimer ainsi, l’ACFC fait
beaucoup de sensibilisation auprès d’eux et défend leurs intérêts.
Ms. Menke: Well, we do not wag our fingers very much.
Mme Menke : Eh bien, nous n’agitons pas le doigt très souvent.
I think it has been wonderful that the Governor of the Bank of
Canada, the minister and other politicians have been raising the
issue of indebtedness because it is a significant issue of concern,
and it has been a concern for the agency for some time. We work
not quite so publicly; we work behind the scenes with a lot of
agencies. We have a website where we talk about some of these
issues. We have a variety of debt management tools to help
consumers do what is best for them. We have budgeting tools. We
have a terrific interactive budgeting tool that we introduced a
couple of years ago that is very popular with people. We have a
variety of debt management tools. We encourage people to ensure
that they know what their situation is and to plan.
Je pense qu’il est merveilleux que le gouverneur de la Banque
du Canada, le ministre et d’autres politiciens aient soulevé la
question de l’endettement, car c’est une question inquiétante, et
elle préoccupe l’agence depuis un certain temps. Notre travail
n’est pas très public; il se fait plutôt en arrière-plan avec de
nombreux organismes. Nous avons un site web dans lequel nous
abordons certaines de ces questions. Nous offrons une gamme
d’outils de gestion de la dette pour aider les consommateurs à
faire ce qui leur convient le mieux. Nous avons des outils pour
faire son budget. Depuis deux ou trois ans, nous en avons
d’ailleurs un fantastique qui est très populaire. Nous avons une
gamme d’outils de gestion de la dette. Nous encourageons les gens
à bien connaître leur situation et à planifier.
Senator Moore: Before you get into debt management, we want
them to know whether or not they can handle it.
Le sénateur Moore : Avant de parler de gestion de la dette,
nous voulons qu’ils sachent s’ils peuvent ou non s’en tirer.
29:18
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
Ms. Menke: We came out with a tip sheet because of this. It is
on a more subjective level, trying to get people to understand the
issue of debt from a more emotional level than a strictly numeric
level. For a lot of people, the numbers do not touch them. We
want to try and get people to look at their debt situation precisely
because the concern is that there is only one way interest rates can
go, which is up, and to prepare now for that eventuality. We have
done quite a bit around that. We have used that tip sheet with a
variety of agencies to spread the word on trying to ensure that
people manage their money.
Mme Menke : Nous avons produit une fiche de renseignements
pour ce faire. Elle vise à analyser la situation sur un plan plus
subjectif; elle sert à aider les gens à comprendre la question de la
dette sur un plan plus émotionnel que strictement numérique. Pour
bien des gens, les chiffres ne sont pas parlants. Nous voulons faire
en sorte que les gens se penchent sur leur endettement précisément
parce que l’on s’inquiète du fait que les taux d’intérêt ne peuvent
que monter, et pour se préparer d’ores et déjà à cette situation.
Nous avons pris bien des mesures à cet égard. Nous avons utilisé
cette fiche de renseignements avec divers organismes pour faire en
sorte qu’ils veillent à ce que les gens gèrent leur argent.
Senator Moore: Do you do that with the banks and the other
mortgage issuers or funders?
Le sénateur Moore : Le faites-vous avec les banques et les
autres émetteurs d’hypothèques ou bailleurs de fonds?
Ms. Menke: The banks tend to do their own thing. They work
in their own directions for their own purposes. We work with
credit counselling organizations and local community
organizations that have an interest and are offering information
and courses to people. That is where we tend to work to a much
greater extent. Our issue is always getting at people. The problem
with adults is that unless they are interested in the subject, they
are not likely to pay a lot of attention. We focus on where adults
go to look for help themselves.
Mme Menke : Les banques ont tendance à suivre leurs propres
règles. Elles travaillent dans leur propre intérêt. Nous travaillons
avec des organismes de conseil en crédit et des organismes
communautaires locaux qui ont un intérêt en la matière et qui
offrent des renseignements et des cours. C’est dans ce secteur que
nous avons surtout tendance à travailler. Notre but est toujours
de rejoindre les gens. L’ennui avec les adultes est que si un sujet ne
les intéresse pas, il est peu probable qu’ils y fassent vraiment
attention. Nous nous concentrons sur les endroits où les adultes
vont eux-mêmes pour obtenir de l’aide.
Senator Moore: One of the things creating the most anxiety is
probably financial pressure. Whatever you or the new financial
leader can do would be helpful. We have seen it in students who
have come before this committee in the past. It is a thing that
leads to health issues and family breakups. I do not need to tell
you this, but it is needed.
Le sénateur Moore : C’est probablement la pression financière
qui crée le plus d’anxiété. Quelles que soient les mesures que vous
ou le nouveau dirigeant financier prendrez, elles seront utiles.
Nous l’avons vu chez des étudiants qui ont témoigné devant notre
comité par le passé. Ce type d’anxiété peut causer des ennuis de
santé et des divorces. Je n’ai pas besoin de vous le dire, mais c’est
nécessaire.
[Translation]
[Français]
The Deputy Chair: Might we hope that, when filling the five or
six new positions in your organization, you will give priority to
people whose jobs have been cut in the government.
La vice-présidente : Pouvons-nous espérer que, pour pourvoir
aux cinq ou six nouveaux postes chez vous, la priorité sera donnée
aux personnes dont les postes ont été abolis au gouvernement?
Ms. Menke: Absolutely. As long as they have the necessary
qualifications, they will definitely be given priority.
Mme Menke : Absolument. Dans la mesure où ils ont les
qualifications nécessaires, absolument.
Senator Bellemare: Some of my questions have been answered
in response to Senator Moore’s inquiries. I would like to know
how the results achieved in terms of financial literacy can be
measured. Have you considered that to determine whether the
new position will have results? In the case of digital literacy or
calculations, some tests can be done, but the context is different
here. We still want to reach out to young people. So how do you
intend to measure the results achieved in terms of financial
literacy?
La sénatrice Bellemare : Quelques-unes de mes questions ont
trouvé réponses grâce à celles posées par le sénateur Moore.
J’aimerais savoir comment les objectifs de résultat en littératie
financière peuvent se mesurer. Avez-vous réfléchi en ces termes
pour savoir si le poste qu’on ouvre va donner des résultats? Dans
le cas de littératie numérique ou de calcul, il y a des examens, mais
le contexte est différent ici. On veut quand même s’adresser aux
jeunes. Alors, comment allez-vous mesurer les résultats dans la
littératie financière?
Ms. Menke: That is a good question, as this is a fairly complex
area. We are currently doing research to determine the
effectiveness of our courses and the overall effectiveness of
courses on financial literacy, to see whether we can show effective
results. The results I am talking about are not the kind that can be
Mme Menke : C’est une bonne question, parce que c’est un
domaine assez compliqué. Nous sommes en train de faire de la
recherche justement pour déterminer l’efficacité de nos cours ou
l’efficacité en général des cours pour la littératie financière, afin de
savoir si nous pouvons démontrer des résultats effectifs. Le
7-2-2012
Banques et commerce
29:19
measured through a test — where people can show they have
learned A, B, C, D. I am really talking about results in terms of
subsequent behaviour.
résultat dont je parle n’est pas un résultat qui peut être calculé lors
d’un examen, où on peut démontrer qu’on a appris A, B, C, D; il
s’agit vraiment de résultats dans le comportement ultérieur que
l’on recherche.
So the process is fairly difficult. We are actually now trying to
measure that. A number of other organizations have tried similar
tests in the past. It is not an easy process. We have previously had
some results to show that an education in financial literacy does in
fact have a positive result — although it may not be as positive as
we would like. That is why we continue to develop courses in
order to achieve better results. However, we are testing to
determine whether long-term results are involved.
Donc, c’est un processus assez difficile. Nous sommes en train de
mesurer cela, actuellement. Plusieurs autres organismes ont déjà
essayé des tests semblables. Ce n’est pas facile. Nous avons déjà eu,
dans le passé, des résultats pour démontrer qu’effectivement une
éducation en littératie financière a un résultat positif — peut-être
pas aussi positif qu’on aimerait, par contre. C’est la raison pour
laquelle on continue de développer des cours, dans le but d’avoir de
meilleurs résultats, mais, effectivement, nous testons pour voir s’il y
a des résultats à long terme.
Senator Bellemare: Will you use the sporadic investigation
system to try to gauge whether a specific activity in a given region,
sector or school has had an impact in the medium term?
La sénatrice Bellemare : Allez-vous utiliser le système des
enquêtes sporadiques pour essayer de mesurer si telle activité en
particulier dans telle région ou tel secteur, telle école, a eu un
impact à moyen terme?
Ms. Menke: Yes. We are currently gathering the required data
for each group, so that we can gauge the before and after. So all
the courses are provided in a specific region. We test the target
group to see whether progress is being made.
Mme Menke : Effectivement. Actuellement, pour chaque
groupe, nous recueillons les données nécessaires afin de mesurer
l’avant et l’après. Donc, tous les cours sont donnés dans une
région particulière. C’est le groupe cible que nous allons tester.
C’est notre façon de voir s’il y a du progrès.
Senator Ringuette: Ms. Menke, over the past four years, you
have appeared either before this committee or the Standing
Senate Committee on National Finance, and we have noted that
training and information in financial literacy are among your
priorities.
La sénatrice Ringuette : Madame Menke, au cours des
quatre dernières années, vous avez comparu soit devant ce
comité ou le Comité sénatorial permanent des finances
nationales et nous avons pu constater que la formation et
l’information au niveau de la littératie financière font partie de
vos priorités.
I have some serious doubts. You have told us many times that
you were doing an excellent job under your current mandate, even
though cuts have been made to your budget over the past three
years. All of a sudden, a financial literacy leader is needed, along
with five or six new support positions. It makes you wonder. That
will require an additional $3 million from the government. I am
wondering whether we are not jumping from pillar to post, both
when it comes to your mandate and how it has been carried out,
and when it comes to the success of your objective. You have
confirmed that many times for us.
Je me pose de sérieuses questions. Si à l’intérieur de votre mandat
actuel, vous nous avez confirmé à maintes reprises que vous le
fassiez avec brio, même si dans les trois dernières années votre
budget a subi des réductions. Tout d’un coup, il y a un besoin
d’avoir un leader en littératie financière avec cinq à six appuis
additionnels. C’est à se poser des questions. Cela va demander une
augmentation de trois millions de dollars du gouvernement. Je me
pose des questions si on ne fait pas du coq-à-l’âne, tant au niveau de
votre mandat, comment il a été exécuté, et la réussite de votre
objectif. Vous nous l’avez confirmé à maintes reprises.
You said that you were able to fulfill your mandate and do an
excellent job of it despite the cuts to your budget. And here we
have before us today a bill that calls for creating a position
appointed by the Prime Minister, with unknown conditions and
salaries, and an additional support staff of five or six people. And
all that to fulfill the mandate you had previously told us you were
carrying out remarkably well.
D’autre part, vous avez dit que vous étiez capable de remplir
votre mandat avec brio malgré les réductions de votre budget. Et
on se retrouve avec un projet de loi aujourd’hui, pour créer un
poste nommé par le premier ministre, à des conditions et des
salaires qu’on ne connaît pas, plus du personnel d’appui de l’ordre
de cinq à six personnes additionnelles pour remplir le mandat que
vous nous avez dit que vous remplissiez constamment avec brio.
Serious doubt is being cast on the past statements made before
this committee. We should also ask ourselves some serious
questions regarding the bill, its objectives and the staff. We are
told about the task force’s report, and yes, we need to provide
information and additional education on all the financial rackets
Canadian consumers are facing.
Il faut se poser de sérieuses questions sur des déclarations
antécédentes auprès de ce comité. Et il faut aussi se poser de
sérieuses questions sur ce projet de loi, les objectifs qui sont
proposés et le personnel. On est informé du rapport du groupe de
travail et, oui, on a besoin de fournir de l’information, de
l’éducation additionnelle sur tous les rackets financiers que les
consommateurs canadiens doivent affronter.
29:20
Banking, Trade and Commerce
Basically, Ms. Menke, my question is how Canadians can now
accept that, all these years, you have been saying that —
[English]
7-2-2012
Ma question est, en fin de compte, madame Menke, comment
les Canadiens peuvent accepter aujourd’hui que pendant toutes
ces années, vous nous avez dit que vous étiez...
[Traduction]
— you were on top of the issue and were doing a fantastic job and
had enough employees even though your budget had been cut for
the last three years. Now all of a sudden you need probably seven
more people and a new position appointed by the Prime Minister.
...vous étiez maître de la situation et faisiez un travail remarquable
et aviez suffisamment d’employés même si votre budget était
réduit depuis trois ans. Maintenant, selon toute vraisemblance,
vous avez soudainement besoin de sept personnes de plus et un
nouveau poste pour une personne nommée par le premier
ministre.
Ms. Menke: Perhaps I could start with a small correction. My
budget was never cut over the last period of time. That is one
thing. Remember that financial literacy is a relatively new thing, a
relatively new preoccupation — occupation, preoccupation — for
the agency. Over a period of time we have gone through stages as
we have developed along the spectrum of financial literacy.
Mme Menke : Je pourrais peut-être commencer par rectifier un
point. Mon budget n’a jamais été réduit au cours des trois dernières
années. C’est une chose. Rappelez-vous que la littératie financière
est un concept relativement nouveau, une préoccupation — une
occupation, une préoccupation — relativement nouvelle pour
l’agence. Au fil du temps, nous avons franchi les étapes que nous
nous étions fixées dans le contexte de la littératie financière.
In the first stage, which roughly corresponded with the first five
years of my mandate and a little bit with the previous mandate as
well, we were focused on financial literacy for youth and we did
what we felt was the biggest need. We did a lot of research and
examined what was the greatest need at that point in time. We felt
the greatest need was actual tools for the school system because at
that point in time we were focused on youth. The greatest need
was tools for teachers to be able to teach financial literacy to
young people, and we spent a lot of time developing tools.
Pendant la première étape, qui correspondait à peu près aux
cinq premières années de mon mandat et à une petite partie du
mandat précédent, nous nous sommes concentrés sur la question
de la littératie financière des jeunes et nous avons répondu à ce
que nous estimions être les besoins les plus pressants. Nous avons
fait beaucoup de recherche et examiné les besoins les plus
impérieux à ce stade; selon nous, il s’agissait des outils destinés au
système scolaire, car notre centre d’intérêt de l’époque était les
jeunes. Il fallait, par-dessus tout, créer des outils pour
l’enseignement de la littératie financière aux jeunes, et nous
avons passé beaucoup de temps à le faire.
We started with THE CiTY, which is a resource for 15- to
18-year-olds to be taught in the schools, and we promoted that
one extensively throughout the school systems. I am happy to
report that all across Canada the tool is being used in every
province in Canada, both electronically and, more importantly,
more so on paper. It was launched in 2008 and has become a very
popular tool, highly praised by the people who use it. We have
trained roughly 8,000 teachers throughout the country who use
that tool.
Nous avons commencé avec La Zone, qui est un outil destiné à
être enseigné dans les écoles aux jeunes de 15 à 18 ans, et nous en
avons fait la promotion complète dans les systèmes scolaires. Je suis
heureuse de signaler que cet outil est utilisé à la grandeur du
Canada, dans chaque province, par voie électronique, mais surtout
en format papier, ce qui est plus important encore. Il a été lancé
en 2008 et est devenu un outil très populaire et très bien coté par ses
utilisateurs. Nous avons formé environ 8 000 enseignants de
partout au Canada qui l’utilisent.
The next tool we developed was called Financial Basics, a slightly
different tool geared at a slightly different audience. It was geared to
a post-secondary audience because we felt that there was a gap
because there had not been that much done in the school system
and many young people still had no training. We developed a fiveto six-hour seminar on the basics of financial literacy, including
things like budgeting, debt management, saving, investing and
fraud. It is very popular, particularly at the post-secondary level. It
is also very popular with community groups because they find it is a
relatively compact thing to develop.
Nous avons ensuite mis au point Finances personnelles, un
outil légèrement différent destiné à un public légèrement différent.
Il a été conçu pour un public de niveau postsecondaire, car nous
estimions qu’il existait une lacune vu que peu de formation avait
été offerte à ce sujet dans le système scolaire et que bien des jeunes
gens n’avaient toujours pas reçu de formation. Nous avons
préparé un séminaire de cinq ou six heures sur les rudiments de la
littératie financière, qui abordait des sujets comme l’élaboration
d’un budget, la gestion de la dette, les économies, les
investissements et la fraude. Il est très populaire, surtout au
niveau postsecondaire. Il est aussi très populaire auprès des
groupes communautaires, car ils trouvent que c’est un projet
relativement petit à élaborer.
7-2-2012
Banques et commerce
29:21
The third tool we developed is more of a resource tool than a
teaching tool, but it can be used as a teaching tool as well. It is kind
of what every Canadian adult should know in order to consider
themselves reasonably financially literate. It was launched just this
fall by Minister Menzies. Since the launch, we have had almost
30,000 people on our website looking at it. We are very pleased. We
had no direct advertising of that and already have had 30,000 hits
on that particular tool. Things are going well.
Le troisième outil que nous avons mis au point est plus une
ressource qu’un outil didactique, mais il peut quand même être
utilisé à cette fin. Il contient ce que chaque adulte canadien devrait
savoir pour considérer qu’il est raisonnablement bien informé en
matière de finances. Il a été lancé à l’automne dernier par le ministre
Menzies. Depuis le lancement, près de 30 000 personnes l’ont
consulté sur notre site web. Nous sommes très satisfaits. Nous
n’avons fait aucune publicité directe à cet égard et avons déjà eu
30 000 visiteurs pour cet outil en particulier. Les choses vont bien.
That was the first phase in the development of the financial
literacy program as we saw it. We developed tools that were
needed throughout the country.
C’était la première phase de l’élaboration du programme de
littératie financière que nous avions envisagé. Nous avons mis au
point des outils dont on avait besoin à la grandeur du pays.
The second stage is reflected in this bill where now tools are not
as necessary anymore. The basic tools are in place. Now we need a
lot more base time, awareness building, and coordinating and
developing collaboration. That is the thing we have not been able
to do in as organized a fashion as I would have liked. That is what
this is all about. We will get a financial literacy leader who will
really go out and promote financial literacy across the country in
various places and also develop the collaboration.
La deuxième étape se reflète dans le présent projet de loi, c’està-dire que les outils ne sont plus aussi nécessaires. Les outils de
base sont en place. Maintenant, nous avons besoin de beaucoup
plus de temps de base, de sensibilisation, de coordination et de
mécanismes de coopération. C’est la chose que nous ne sommes
pas arrivés à faire de façon aussi organisée que nous aurions aimé.
C’est l’enjeu principal. Nous allons avoir un responsable de la
littératie financière qui prendra les mesures nécessaires pour
promouvoir la littératie financière à divers endroits au pays et
favoriser la collaboration.
There is an awful lot of work going on. Many community
groups need materials, and many community groups have
produced materials. It is a question of getting everyone together
and getting people to know about that. That is the next step.
Il y a énormément de travail en cours. Bien des groupes
communautaires ont besoin de matériel, et bien des groupes
communautaires en ont produit. Il ne reste plus qu’à rassembler
tout le monde et à informer les gens à ce sujet. C’est la prochaine
étape.
One of the foundation elements of the next phase of financial
literacy is building a repository, if you will, on the Internet of all
the tools that are available, who they are aimed at and what they
are for. We have started to undertake this work with a view to
helping the financial literacy leader do the work that is expected
of him or her through this bill.
L’un des éléments fondamentaux de la prochaine étape en
matière de littératie financière est de mettre en place une
cyberbibliothèque, si vous voulez, contenant tous les outils dont
nous disposons, leur utilité et des renseignements sur les publicscibles. Nous avons commencé à entreprendre ce travail avec l’idée
d’aider le responsable de la littératie financière à faire le travail
que l’on s’attend de lui dans le projet de loi.
Senator Ringuette: Of the 65 staff you currently have, how
many are dedicated to the function of developing the phase 1 tools
that you indicated?
La sénatrice Ringuette : Des 65 employés que vous avez déjà,
combien s’attachent à élaborer les outils de la première étape dont
vous avez parlé?
Ms. Menke: I cannot be exact, but it would be less than 10.
Mme Menke : Je ne peux pas vous donner de réponse exacte,
mais ce serait moins de 10.
Senator Ringuette: What will they be doing?
La sénatrice Ringuette : Que feront-ils?
Ms. Menke: They will be moving over into these functions.
There will still be maintenance. These tools need to be
maintained, so there will still be lots of work on that. However,
some of them will be moving over and helping the leader with the
new functions as well.
Mme Menke : Ils reprendront ces fonctions. Il y aura toujours
de l’entretien à faire. Ces outils ont besoin d’être entretenus, alors
il reste beaucoup de travail à faire sur ce plan. Cela dit, certains
d’entre eux changeront de poste et iront aussi aider le responsable
avec les nouvelles fonctions.
Senator Ringuette: We are talking about 10 support staff, plus
another 5 or 6 additional support staff and the new leader. Are we
looking at 17 people?
La sénatrice Ringuette : Nous parlons d’une dizaine d’employés
de soutien, plus cinq ou six autres et le nouveau responsable. Estce qu’il est question de 17 personnes?
Ms. Menke: Yes.
Senator Ringuette: Do you think we will have better results?
Mme Menke : Oui.
La sénatrice Ringuette : Pensez-vous que nous aurons de
meilleurs résultats?
29:22
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
Ms. Menke: It is a slow, steady progress. These things do not
happen overnight. An awful lot of people have to learn, but there
is progress. We can see it. It is not in leaps and bounds, but there
is progress. Yes, I am confident that there will be more progress.
Mme Menke : C’est un processus lent et régulier. Ces choses ne
se concrétisent pas du jour au lendemain. Beaucoup de gens ont
besoin d’apprendre, mais nous enregistrons des progrès. Nous les
constatons. Ils ne sont pas dramatiques, mais bien réels. Oui,
j’estime qu’il y aura d’autres progrès.
Senator Ringuette: For this new leader, plus the support staff,
how much of their budget will come from the financial sector?
La sénatrice Ringuette : Pour ce nouveau responsable et les
nouveaux employés de soutien, quelle part de leur budget sera
versée par le secteur financier?
Ms. Menke: It is all from the Consolidated Revenue Fund.
Senator Ringuette: Out of your operating budget, you are
getting $11.5 million from the financial sector.
Ms. Menke: Yes.
Mme Menke : Tout le financement provient du Trésor.
La sénatrice Ringuette : De votre budget de fonctionnement,
11,5 millions de dollars proviennent du secteur financier.
Mme Menke : Oui.
Senator Ringuette: Why is this not included in the proportional
operation expense?
La sénatrice Ringuette : Pourquoi cela n’est-il pas compris dans
les dépenses de fonctionnement proportionnel?
Ms. Menke: Financial literacy is all funded through the CRF.
There is other work on consumer education that is also funded by
the financial institutions, but that is more traditional work; that is
more information. It is more specific work. It is not the programs.
The programs were all developed.
Mme Menke : La littératie financière est entièrement financée
par le Trésor. Il y a d’autres projets d’éducation des
consommateurs qui sont aussi financés par les institutions
financières, mais il s’agit de travail plus traditionnel, c’est-à-dire
qu’il est plus axé sur l’information. Il est plus spécifique. Il ne
s’agit pas des programmes. Les programmes ont tous été élaborés.
Senator Ringuette: Contrary to your current mode of operation
with regard to funding, which this year is $2 million from the
Consolidated Revenue Fund and $11.5 million from the financial
institutions, will you not get one penny’s worth of all the financial
institution credit card companies with regard to financial literacy
for these new positions? Not a penny?
La sénatrice Ringuette : Contrairement à votre mode de
fonctionnement actuel sur le plan du financement, qui consiste,
cette année, en 2 millions de dollars du Trésor et en 11,5 millions
de dollars des institutions financières, n’obtiendrez-vous pas un
seul sou de la part de toutes les sociétés de cartes de crédit des
institutions financières pour ce qui est de la littératie financière de
ces nouveaux postes? Pas un sou?
Ms. Menke: No.
Mme Menke : Non.
Mr. Menzies: There was $3 million set aside in the budget. I
think one thing you are perhaps missing is that the financial
institutions are contributing on a very large scale at the present
time. We are not expecting that to stop. There is a tremendous
amount of money from those organizations. The not-for-profits
are continually raising money to help with this effort. There is no
reason that they will zero their budgets just because we have a
leader. This leader will coordinate and help direct the funding to
perhaps make it more effective. For example, one bank provides
programs — $25,000 grants and up to $100,000 grants — for
educational programs in schools. That is not going to stop. This is
not the only fund.
M. Menzies : Trois millions de dollars ont été mis de côté dans le
budget. Je crois qu’un point que vous ignorez peut-être est que les
institutions financières font des contributions à très grande échelle à
l’heure actuelle. Nous ne nous attendons pas à ce que cela cesse. Un
montant d’argent énorme provient de ces organismes. Les
organismes sans but lucratif collectent constamment du
financement pour contribuer à cet effort. Il n’y a pas de raison
pour qu’ils réduisent leur budget à zéro parce que nous avons un
nouveau responsable. Ce responsable coordonnera et orientera le
financement pour qu’il soit peut-être plus efficace. Par exemple, une
banque offre des contributions — des subventions de 25 000 $ et
des subventions allant jusqu’à 100 000 $ — pour appuyer les
programmes éducatifs dans les écoles. Cela ne cessera pas. Ce n’est
pas la seule source de financement.
Senator Ringuette: We are talking about Ms. Menke and the
agency budget —
La sénatrice Ringuette : Nous parlons de Mme Menke et du
budget de l’agence...
Mr. Menzies: I am talking about financial literacy writ large.
Senator Ringuette: — and the new positions and financial
requirements that will differ from the current financial structure
from the agency.
M. Menzies : Je parle de la littératie financière au sens large.
La sénatrice Ringuette : ... et des nouveaux postes et des
nouvelles exigences financières qui différeront de la structure
financière actuelle de l’agence.
7-2-2012
Banques et commerce
The Deputy Chair: Mr. Minister, I know you have to leave
at 4:15 p.m. You understand that we have left the Senate with
permission.
Mr. Menzies: Thank you very much.
The Deputy Chair: The Senate was still sitting when we left for
this meeting. We appreciate that you were able to come.
[Translation]
Senator Maltais: If everyone keeps saying they have one last
question, when will we get the opportunity to ask our questions?
La vice-présidente : Monsieur le ministre, je sais que vous devez
partir à 16 h 15. Vous comprenez que nous avons été autorisés à
quitter le Sénat.
M. Menzies : Merci beaucoup.
La vice-présidente : Le Sénat siégeait toujours lorsque nous
sommes partis pour assister à cette réunion. Nous vous savons gré
d’avoir pu venir.
[Français]
Le sénateur Maltais : Si tout le monde dit poser la dernière
question, quand aurons-nous la chance de poser nos questions?
The Deputy Chair: We have another hour left.
La vice-présidente : Il reste une autre heure.
Senator Maltais: Oh, all right. That is fine.
Le sénateur Maltais : Ah, très bien. Parfait.
[English]
29:23
[Traduction]
The Deputy Chair: For instance, I am giving a funny example,
but if we were getting credit cards through cereal boxes — which I
sometimes say is almost done right now — would you issue a
directive to this new person saying you have to campaign against
that? Leaving the private sector and the market forces to go on,
but making sure that if there is an initiative on the part of the
financial institution that would be creating a big problem — I am
not talking about the interest rate or the length of time for
mortgage repayment — when would you expect to intervene?
La vice-présidente : Je vais vous donner un drôle d’exemple,
mais si nous trouvions des cartes de crédit dans les boîtes de
céréales — et comme je le dis parfois, c’est presque le cas en ce
moment —, émettriez-vous une directive à la personne concernée
pour lui dire que vous devez militer contre cette pratique? Si vous
laissiez continuer le secteur privé et les forces du marché, mais
veilliez à ce que dans l’éventualité d’une initiative de l’institution
financière qui créerait un gros problème — je ne parle pas des
taux d’intérêt ou de la durée de la période de remboursement de
l’hypothèque —, quand pensez-vous que vous interviendriez?
Mr. Menzies: Not the financial literacy leader, I do not think. I
do not see that as their role. Their role is helping educate people
as to this credit card from a box of Cracker Jacks, the
responsibilities and the challenges that may come along with
accepting that card, the cost to the individual. The financial
literacy leader’s role is to help educate people, through whatever
means, and to help with the education systems in each province to
look closely at that credit card that may come out of a Cracker
Jack box and not choose that as their credit card of choice.
M. Menzies : Pas le responsable de la littératie financière, je ne
crois pas. Je n’estime pas ce que soit son rôle. Son rôle est de
contribuer à l’éducation des gens en ce qui concerne les cartes de
crédit qu’on trouve dans les boîtes de Cracker Jack, les
responsabilités et les enjeux qui en découleraient pour la
personne qui l’accepte et les coûts qu’elle devrait assumer. Le
rôle du responsable de la littératie financière est d’aider à éduquer
les gens, par quelque moyen que ce soit, et de travailler avec les
systèmes scolaires dans chaque province à bien examiner cette
carte de crédit qu’on a trouvée dans une boîte de Cracker Jack et
à ne pas la sélectionner comme carte de crédit de choix.
The Deputy Chair: If they were to do the perfect job, you will
never intervene. However, since you are given the power to give
some instruction to that person in the law, I am asking you:
Under what circumstances will you intervene?
La vice-présidente : S’ils faisaient un travail impeccable, vous
n’interviendriez jamais. Cependant, puisque la loi vous donne le
pouvoir de fournir des directives à cette personne, je vous pose la
question suivante : dans quelles circonstances interviendrez-vous?
Mr. Menzies: I guess if we found that we were getting credit
cards from Cracker Jack boxes, I would think the Minister of
Finance might say to the financial literacy leader, through the
commissioner: Perhaps you should share with Canadians that this
may not be their best choice. That is the way I would look at it.
M. Menzies : Je suppose que si nous nous rendions compte que
nous trouvons des cartes de crédit dans les boîtes de Cracker Jack,
je crois que le ministre des Finances dirait au responsable de la
littératie financière, par l’intermédiaire de la commissaire, qu’il
devrait peut-être dire aux Canadiens que cela pourrait ne pas être
leur meilleur choix. C’est comme cela que j’envisagerais la situation.
The Deputy Chair: That is what I was expecting from you.
Thank you for appearing.
La vice-présidente : C’est ce à quoi je m’attendais de votre part.
Merci d’avoir témoigné.
29:24
Banking, Trade and Commerce
[Translation]
7-2-2012
[Français]
We are continuing our meeting. Joining us is a new witness
from the Department of Finance. We have Eleanor Ryan, Senior
Chief, Financial Institutions Framework Policy, Financial
Institutions Division. Welcome to our committee.
Nous reprenons nos travaux. Nous recevons un nouveau
témoin du ministère des Finances du Canada, Mme Eleanor
Ryan, chef principale, Cadre stratégique pour les institutions
financières, Division des institutions financières. Nous vous
souhaitons la bienvenue à notre comité.
Senator Maltais will be the first to ask questions, followed by
Senator Massicotte.
Le sénateur Maltais sera le premier à poser des questions et il
sera suivi du sénateur Massicotte.
Senator Maltais: Thank you, Madam Chair. Mr. Rudin, I will
not discuss the curtains, chairs or the colour of the carpet in the
new leader’s office, as that does not interest me.
Le sénateur Maltais : Merci, madame la présidente. Je ne
m’attarderai pas, monsieur Rudin, ni aux rideaux, ni aux chaises,
ni à la couleur du tapis du bureau du nouveau chef de
développement, car cela ne m’intéresse pas.
In Canada and all of our provinces, we are faced with a new
global factor, which is information. Information spreads
incredibly quickly.
Nous faisons face au Canada et dans chacune de nos provinces
à un nouveau facteur mondial qui est l’information. Elle se
propage à une vitesse phénoménale.
That factor affects two types of individuals: young people, who
produce information instantly, and older people, who do not
understand anything about it. Major financial institutions are
increasingly likely to use new electronic tools. Those older people,
who did not grow up with iPads or iPods, have a very hard time
understanding the information they receive from financial
institutions. They do not even understand the importance of
having an ATM card because they have their bank book.
Deux genres d’individus sont affectés par ce facteur : les jeunes,
qui produisent l’information instantanément puis les personnes
âgées qui n’y comprennent rien. Les moyens électroniques des
grandes institutions financières ont tendance de plus en plus à
aller vers les nouveaux moyens électroniques. Ces personnes
âgées, qui n’ont pas grandi avec des iPad ou des iPod, ont
beaucoup de difficultés à comprendre les informations que les
institutions financières leur fournissent. Ces personnes ne
comprennent même pas l’importance d’avoir une carte de
guichet puisqu’ils ont leur livret.
They have not adapted to this new way of doing things, and
they need protection. They do not understand why they have to
change, as they would normally use their bank book. They have
not yet made the transition. They need protection and they need
financial institutions to adopt a positive and facilitating attitude.
The law tends to emphasize that issue.
Ils n’ont pas intégré cette nouvelle façon de faire, ils ont besoin
de protection. Ils ne comprennent pas pourquoi, parce
qu’habituellement, ils avaient leur livret. Ils n’ont pas encore
fait le transfert. Ils ont besoin de protection et d’une attitude
positive et facilitatrice de la part des institutions financières. La loi
a tendance à vouloir mettre l’accent à ce sujet.
It is well and good to raise young peoples’ awareness, but
financial institutions have a duty to inform. When a credit card is
issued to a young person, if they are not careful enough to check
the small print, they will be in trouble.
Pour les jeunes, la sensibilisation c’est bien beau, mais les
institutions financières ont un devoir d’informer. Lorsqu’on émet
une carte de crédit à un jeune, il faut que le jeune, s’il n’a pas la
prudence d’aller voir les petites écritures en arrière, il est fait.
Would it be possible to put the small print in front so that
young people can be aware? Parents often end up paying their
child’s bill.
Serait-il possible de mettre les petits caractères en avant pour
que le jeune en soit bien conscient? Souvent ce sont les parents qui
sont pris avec la facture des jeunes.
Financial institutions have a responsibility. I have nothing
against credit cards being issued to everyone, even to a dog, as
long as someone is responsible and knows that they will
eventually have to pay back the money.
Les institutions financières ont un devoir. Je n’ai rien contre
l’émission de cartes de crédit à tous, même à un chien, en autant
que quelqu’un est responsable et qu’il sait qu’il aura à faire face
au remboursement de la dette à un moment donné.
That is a major shortcoming. I spoke in the House about that,
and I was very clear regarding the law. I am in favour of the law. I
will not spend any time on staff and related issues. I am more
interested in effectiveness on the ground.
C’est un manque majeur. J’ai fait un discours en Chambre à ce
sujet et j’ai été très clair vis-à-vis la loi. Je suis pour la loi. Je ne
m’attarderai pas au personnel, et cetera. L’efficacité sur le terrain
m’importe plus.
Visiting educational institutions has been discussed. I agree
with that and I commend that suggestion, as I think those people
should be well-informed. But when it comes to seniors, could not
On a parlé d’aller dans les institutions scolaires. Je suis
d’accord, bravo, il faut que ces personnes soient bien informées.
Mais pour les personnes âgées, dans toutes les provinces où il y a
7-2-2012
Banques et commerce
29:25
seniors federations in all provinces be used to spread the word, to
inform seniors of financial institutions’ attitudes?
une fédération de l’âge d’or, est-ce que ces gens ne pourraient pas
être mis à contribution pour prêcher la bonne nouvelle afin que
les personnes âgées soient bien informées des attitudes des
institutions financières?
Another issue is the fact that financial institutions are
harassing seniors over the telephone. If you are 80 years old
and have RRSPs in a bank, everyone is calling you with the best
investments on earth. Seniors may see less of a difference between
those investments and may allow themselves to be tempted by
misleading statements and end up in trouble. Is there any aspect
of the law that could provide them with some protection?
Il y a aussi le harcèlement téléphonique des institutions
financières vis-à-vis les personnes âgées. Dès que vous avez 80
ans et des REER dans une banque, tout le monde vous appelle
avec les meilleurs placements de la terre. Les personnes âgées
voient peut-être moins de différence et se laisseront tenter par des
choses fictives et se retrouvent avec des problèmes. Y a-t-il moyen
quelque part dans la loi de leur donner une petite protection?
Mr. Rudin: Those are excellent questions. I have two or three
things to say. The government’s policy on consumer protection in
the financial services industry is based on three principles. The
first is clear and comprehensible disclosure. In recent years, the
government has focused its efforts on improving disclosure and
promoting disclosure that is not only clear but, as you say,
comprehensible, especially when it comes to credit cards. That
helps consumers understand the implications of having a credit
card before they even have one. There is now a requirement to
provide a very clear summary in a box on the first page and to
avoid the use of small print in foot notes.
M. Rudin : Ce sont d’excellentes questions. Je dirais peut-être
deux ou trois choses. Tout d’abord, en général la politique du
gouvernement concernant la protection des consommateurs en
matière financière est basée sur trois principes. Premièrement, la
divulgation claire et compréhensible : dans les années récentes, le
gouvernement a fait des efforts spécifiques pour améliorer les
divulgations et favoriser les divulgations qui ne sont pas
seulement précises mais comme vous le disiez, compréhensibles,
surtout concernant les cartes de crédit afin que les consommateurs
comprennent les implications de détenir une carte de crédit même
avant de l’avoir. Il y a maintenant une exigence d’avoir un
sommaire très clair qui se trouve dans une boîte sur la première
page et d’éviter l’utilisation des petits caractères en bas de page.
Another principle is to encourage competition in the financial
sector, but also to promote a third principle on financial literacy.
As you were saying, comprehensible disclosure is one thing, but if
users lack basic knowledge and experience, the disclosure is much
less effective than it could be. That is one of the reasons why the
government has adopted this new policy to encourage education
in financial literacy and create the position of leader to promote
and coordinate those efforts.
Un autre principe est de favoriser la concurrence dans le secteur
financier mais également de favoriser davantage un troisième
principe sur la littératie financière. Comme vous le disiez, c’est une
chose d’avoir une divulgation compréhensible mais si on n’a pas les
connaissances de base, l’expérience, c’est beaucoup moins efficace
que cela peut l’être. C’est une des raisons pour laquelle le
gouvernement a adopté cette nouvelle politique de favoriser le
développement de la littératie financière et d’établir le poste de chef
de développement pour promouvoir et coordonner ces efforts.
That work will not be accomplished in one day or one year; it
will take time. The government expects the leader to look into
issues regarding target groups. In addition, part of the leader’s
mandate is supposed to focus on seniors, who have their own
needs. The government conducted a survey in 2009 on Canadian
financial capability, and the results regarding seniors’ groups and
needs are slightly different from others. We expected that, but it
has been confirmed by those results. So that is what I have to say
about financial literacy and disclosure.
Ce n’est pas le travail d’un jour ou d’un an, cela va prendre du
temps. Le gouvernement s’attend à ce que le leader se penche sur
les questions des groupes cibles et qu’il y aura un volet, un aspect
de son travail qui aura un focus sur les personnes âgées qui ont
leurs propres besoins. Le gouvernement a fait un sondage en 2009
sur la capacité de littératie financière des Canadiens et les résultats
entre les groupes et les besoins des personnes âgées sont un peu
différents des autres. C’est ce à quoi on s’attendait, mais c’est
confirmé par ces résultats. C’est ce qui concerne la littératie
financière et la divulgation.
As for the harassment, the federal government’s ability to
respond is somewhat dependent on who is on the other end of
the line.
Pour le harcèlement, la capacité du gouvernement fédéral de
répondre porte un peu sur qui est à l’autre bout du téléphone.
Senator Maltais: I apologize for interrupting you, but I want to
be very specific when it comes to harassment. I want to give you
some examples. Let us consider a 75-year-old couple who are
selling their house. They receive a certain amount of money and
move into a smaller apartment to have a better quality of life.
Le sénateur Maltais : Je vais être très spécifique sur le
harcèlement, je m’excuse de vous interrompre. Je veux vous
donner des exemples. Prenez un couple de 75 ans qui vend sa
maison. Il reçoit un montant d’argent et va dans un appartement
plus petit pour avoir une meilleure qualité de vie.
29:26
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
In three months, those people will have been harassed by pretty
much everyone involved in financial institutions in Canada. The
calls come even from as far as India, at 6 p.m. and 8 p.m. It is
awful. I have experienced it.
En trois mois, ces gens sont harcelés par à peu près tout ce qui
touche à une institution financière au Canada, cela vient même
des Indes, 18 et 20 heures, c’est abominable, j’en ai fait
l’expérience.
Those people have sold their property and invested their
money in their financial institution, and they no longer know
what to do. They are worried they have made the wrong choice,
and they do not know what to do. The best snake oil salesman
strikes the deal.
Ces gens ont vendu leur propriété et placé leur argent dans leur
institution financière et ils ne savent plus quoi faire. Ils sont
troublés, ils ont fait le mauvais choix, ils ne savent plus quoi faire.
Le meilleur chanteur de pomme part avec le magot.
Information disclosure must be protected. I do not know
whether that can be included in this bill, but we should at least
provide information, so that our seniors can be safer. They need
protection. They are being harassed.
Il faut protéger la divulgation des renseignements, je ne sais pas
si cela peut être dans ce projet de loi, tout au moins informer pour
donner une sécurité à nos personnes âgées. Ils en ont besoin. Ils se
font harceler.
Senator Massicotte: Why even answer the telephone?
Le sénateur Massicotte : Pourquoi répondre au téléphone?
Senator Maltais: When the telephone rings, you answer it,
otherwise why even have one? That is like having a dog. If the dog
does not bark, you better get rid of it.
Le sénateur Maltais : Quand le téléphone sonne, on répond au
téléphone, pourquoi avoir un téléphone alors? C’est comme avoir
un chien, s’il ne jappe pas, mieux vaut s’en débarrasser.
If you are over 75 years of age, you will see what happens
between 6 p.m. and 8 p.m. Have financial institutions that are not
governed by the federal legislation on banking objected to Bill C28, or will they take the plunge like the institutions that are
covered by that legislation?
Si vous avez plus de 75 ans, entre 18 heures et 20 heures, vous
allez voir ce qui arrive. Est-ce que les institutions financières qui ne
seront pas régies par la loi fédérale des banques se sont objectées au
projet de loi C-28 ou si elles vont prendre le pas comme les autres
institutions financières couvertes par la loi fédérale?
Mr. Rudin: Regarding the first question, I will have to obtain
that information. It all depends on the activity. If fraud is
involved, it comes under federal jurisdiction because we would be
talking about a criminal offence. If we are talking about how
federally regulated institutions are behaving, it may be one thing,
if we are talking about other institutions, it may be something
else. I will have to obtain that information.
M. Rudin : Pour revenir à la première question, je vais devoir
m’informer. Cela va dépendre de l’activité, si la fraude est
impliquée c’est une chose, et c’est de la juridiction fédérale
puisqu’il s’agit d’infraction criminelle. S’il s’agit du comportement
des activités des institutions sous règlementation fédérale, c’est
une chose, si c’est d’autres institutions, c’est potentiellement autre
chose. Je vais devoir m’informer.
As for the financial institutions that are not under federal
jurisdiction, they are not at all opposed to the ideas of the federal
government regarding financial literacy, and mutual interest must
be recognized.
Pour les autres institutions financières qui ne sont pas sous
réglementation fédérale, elles ne s’opposent pas du tout aux idées
du gouvernement fédéral, à la littératie financière et on doit
reconnaître l’intérêt mutuel.
Senator Maltais: Thank you.
Le sénateur Maltais : Je vous remercie.
Senator Massicotte: Thank you for joining us today. I am
wondering why legislation is needed for this position. At the very
least, it provides us with the opportunity to understand the
importance of financial education for Canadians. That is crucial.
All your efforts are appreciated, as this is an essential need.
Le sénateur Massicotte : Je vous remercie d’être parmi nous
aujourd’hui. Je me demande pourquoi faut-il adopter une loi pour
ce poste? Au minimum, cela nous donne la possibilité de
comprendre l’importance de l’éducation financière pour les
citoyens. Cela est critique. Tous vos efforts sont très appréciés.
C’est fondamental.
Are there any people who are against the bill? Are there any
people who have a valid reason to disagree with this piece of
legislation being approved?
Y a-t-il des gens qui sont contre le projet de loi? Est-ce qu’il y a
des gens qui voient une raison bien fondée de dire non, on ne
devrait pas approuver cette législation?
Mr. Rudin: No one is opposed to the bill.
Senator Massicotte: The legislation will give this office the
authority to assess financial institutions regarding any initiative
the office wants to implement. Is no one concerned that the
$2 million may become $20 million or $40 million? That is very
high. The office could do anything without parliamentary or
M. Rudin : Il n’y a personne qui s’oppose au projet de loi.
Le sénateur Massicotte : La législation donnera l’autorité à ce
bureau pour cotiser les institutions financières concernant toute
initiative que ledit bureau désire mettre en place. N’y a-t-il pas un
souci pour certains que le montant de deux millions se transforme
en un montant de 20 millions ou de 40 millions? C’est très large.
7-2-2012
Banques et commerce
29:27
government authority and impose on financial institutions any
programs it feels are warranted, no? What kind of authority is
involved? What is the scope of that authority?
Le bureau pourrait faire n’importe quoi sans l’autorité
parlementaire ou gouvernementale et imposer aux institutions
financières tout programme qu’il croit mériter, non? Quelle est
l’autorité? Quelle est la limitation de l’autorité?
Ms. Menke: I want to begin by saying that the $3-million
amount represents a 150 per cent increase in the financial literacy
budget. That is already a great deal of money for a small
organization like ours to manage. We do not plan on exceeding
that amount.
Mme Menke : D’abord, il faut se souvenir que le montant de
3 millions représente une augmentation de 150 p. 100 du budget
pour la littéracie financière. C’est déjà beaucoup à gérer pour une
petite organisation comme la nôtre. Nous ne prévoyons pas aller
plus loin que cela.
That being said, we are nevertheless subject to rules, even
though we can make assessments. I still have to receive the
minister’s approval to increase the budget. And these days, the
minister is not very generous.
Cela dit, nous sommes quand même assujettis à des règles,
même si nous pouvons cotiser. Il faut quand même que je reçoive
l’approbation du ministre avant de commencer à augmenter le
budget. Et le ministre, ces temps-ci, n’est pas tellement généreux.
Senator Ringuette: Are you saying that you will have a
150 per cent increase in the financial literacy budget?
La sénatrice Ringuette : Vous dites que vous allez avoir une
augmentation de 150 p. 100 de budget pour la littératie financière?
Ms. Menke: The increase is from $2 million to $5 million.
Mme Menke : C’est de 2 à 5 millions.
Senator Ringuette: That is not your only responsibility in the
agency. You have 65 employees. Earlier, you said that ten of them
were assigned to financial literacy. The 150 per cent increase does
not cover only financial literacy.
La sénatrice Ringuette : Il ne s’agit pas de votre seule
responsabilité à l’intérieur de l’agence. Vous avez 65 employés.
Tantôt, vous avez dit que 10 d’entre eux étaient assignés à la
littératie financière. L’augmentation de 150 p. 100 ne couvre pas
le seul sujet de la littératie financière.
Ms. Menke: I think that going from two to five represents a
150 per cent increase.
Mme Menke : Je crois que d’aller de deux à cinq représente une
augmentation de 150 p. 100.
Senator Ringuette: Yes, but for all of your agency responsibilities.
Over the past two years, you have been responsible for the code of
conduct for both consumers and merchants. What portion of your
staff is assigned to that task? How much additional funding have
you received from the government to assume those responsibilities?
La sénatrice Ringuette : Oui, mais pour l’ensemble des
responsabilités de votre agence. Depuis les deux dernières
années, d’ailleurs, vous êtes responsables du code de conduite
tant pour les consommateurs que pour les marchands. Quelle
portion de votre personnel est assignée à cela? Combien de fonds
additionnels avez-vous reçus du gouvernement pour assumer ces
responsabilités?
Ms. Menke: We receive industry contributions for taking on
those responsibilities.
Mme Menke : Nous recevons des cotisations de l’industrie
pour assumer ces responsabilités.
Senator Ringuette: That is a conflict of interest. This, however,
is not.
La sénatrice Ringuette : C’est un conflit d’intérêts, justement.
Ceci ne l’est pas, par contre.
Senator Massicotte: Ten employees are involved in the
education aspect. Following the budget increase, how many
people will be involved?
Le sénateur Massicotte : Dix employés sont impliqués dans la
question de l’éducation. Suite à l’augmentation du budget,
combien de personnes seront impliquées?
Ms. Menke: At the outset, six additional employees will be
required.
Senator Massicotte: So, an 80 per cent increase in staff.
Senator Rivard: I would like to know what results will be
achieved by creating that position of financial literacy leader.
Moody’s Investors Service has downgraded the credit rating of six
of Canada’s biggest banks owing to consumer debt. The only
bank whose rating was not downgraded was Royal Bank, but its
rating had been downgraded previously. So we can say that the
credit rating of seven of Canada’s biggest banks has changed.
How will we be able to measure that new department’s results in
Mme Menke : Au début, il s’agit de six personnes de plus.
Le sénateur Massicotte : Donc, 80 p. 100 d’augmentation du
personnel.
Le sénateur Rivard : J’aimerais connaître les résultats qu’on aura
en créant ce poste de chef de développement de littératie financière.
La firme Moody’s a décoté six des plus grandes banques
canadiennes à cause de l’endettement des consommateurs. La
seule banque qui ne l’a pas été, c’est la Banque Royale, mais elle
l’avait été précédemment. On peut donc dire que les sept plus
grandes banques canadiennes ont vu leur cote de crédit changer.
Comment va-t-on pouvoir mesurer les résultats du niveau
29:28
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
terms of effectiveness? Do you think that, in the short or medium
term, consumer debt will decrease, and banks’ rating will improve
as a result?
d’efficacité de ce nouveau département? Croyez-vous que, à court
ou moyen terme, l’endettement des consommateurs va diminuer et
que, par le fait même, les banques retrouveront leur cote?
Mr. Rudin: As I said, the government has conducted a survey
of Canadians regarding financial literacy. That has provided us
with basic information. We can repeat the survey — I am not sure
how often — to try to gauge Canadians’ progress in terms of
financial literacy in some specific groups.
M. Rudin : Comme je l’ai mentionné, le gouvernement a fait un
sondage auprès des Canadiens concernant la littératie financière.
Cela nous a fourni des données de base. Nous sommes en mesure
de répéter le sondage — je ne sais pas à quelle fréquence — pour
tenter de mesurer le progrès de la littératie financière des
Canadiens dans certains groupes spécifiques.
That being said, any improvement or decline would not
necessarily mean that our efforts in financial literacy caused the
shift, as many other aspects are taken into consideration.
Cela dit, si cela augmente ou se détériore, cela ne signifierait
pas forcément que nos efforts sur la littératie financière soient la
raison pour l’amélioration ou la détérioration, parce qu’il y a
plusieurs autres aspects qui sont pris en compte.
The other key aspect is to try to determine the effectiveness of
specific efforts, and I will ask the commissioner to talk to you
about that.
L’autre aspect important est de tenter d’identifier l’efficacité
des efforts spécifiques et je vais demander au commissaire de vous
en parler.
Ms. Menke: You have already been given most of the answer.
Every five years, we conduct a major survey to try to measure the
improvement in financial literacy among Canadians. The first
survey was conducted in 2009, and the next one will be in 2014. I
am not expecting any major differences in the first five years. We
are really talking about a long-term project, and that should be
expected because we are trying to change Canadians’ behaviour.
Mme Menke : Effectivement, la réponse, vous l’avez déjà eue
en grande majorité. Tous les cinq ans, nous faisons un grand
sondage pour essayer de mesurer l’amélioration de la littératie
financière dans la population canadienne. Le premier sondage a
eu lieu en 2009 et le prochain sera en 2014. Je ne m’attends pas à
de très grandes différences durant les cinq premières années. C’est
vraiment un projet à long terme. Il faut s’attendre à ce que cela
soit à long terme parce que nous essayons de changer le
comportement des Canadiens.
So, as I said earlier, the coordination and awareness-raising
efforts will greatly increase once we have a leader. These activities
are very important, but the surveys will help us determine what
kind of results we are achieving.
Donc, comme je l’ai dit plus tôt, les efforts de coordination et
de sensibilisation seront beaucoup amplifiés avec le leader. Ce
sont des activités très importantes, mais on verra au fur et à
mesure de ces sondages jusqu’à quel point on aura des résultats.
[English]
[Traduction]
Senator Moore: Ms. Menke, you mentioned that the agency
received $11.5 million from the financial sector. Is that banks, credit
unions, mortgage companies? Where does that $11.5 million come
from?
Le sénateur Moore : Madame Menke, vous avez mentionné que
l’agence recevait 11,5 millions de dollars du secteur financier. S’agit-il
des banques, des coopératives de crédit, des sociétés de prêts
hypothécaires? D’où proviennent ces 11,5 millions de dollars?
Ms. Menke: Those are federally regulated financial institutions,
so banks, trust companies and insurance companies. No credit
unions are federally regulated at this point.
Mme Menke : Il s’agit d’institutions financières réglementées
par le fédéral, alors les banques, les sociétés de fiducie et les
compagnies d’assurance. À ce stade, aucune coopérative de crédit
n’est réglementée par le fédéral.
Senator Moore: What are the blocks of money you get from
banks?
Le sénateur Moore : Quelles sont les sommes d’argent que vous
obtenez des banques?
Ms. Menke: I do not have a precise breakdown of that in my
head, unfortunately.
Mme Menke : Je n’en ai pas la ventilation précise en tête,
malheureusement.
Senator Moore: Can you send that into the clerk, please?
Le sénateur Moore : Pouvez-vous l’envoyer au greffier, s’il
vous plaît?
Ms. Menke: Yes.
Mme Menke : Oui.
Senator Moore: I would like to know what the breakdown is.
Le sénateur Moore : J’aimerais connaître cette ventilation.
On another topic, in terms of your advocacy on behalf of
consumers — and this is a matter that Senator Ringuette has
talked about and has a bill before the Senate on — could we
Changement de sujet, pour ce qui est de votre défense des
consommateurs — et c’est un point que la sénatrice Ringuette a
soulevé et pour lequel elle a déposé un projet de loi devant le
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Banques et commerce
29:29
address the matter of the fees charged by credit card issuers to
merchants, who do not seem to have any say in it? Of course they
pass on those fees to consumers, whether it is cost of goods or
services, so it has a direct impact on consumers. Is it part of your
mandate to speak out on that issue?
Sénat —, pourrions-nous parler de la question des frais que les
émetteurs de cartes de crédit imposent aux commerçants, qui ne
semblent pas avoir un mot à dire? Bien sûr, ils transmettent ces
frais aux consommateurs, que ce soit dans le prix des biens ou des
services, si bien que cela a une incidence directe sur les
consommateurs. Dans le cadre de votre mandat, êtes-vous tenue
de parler de cette question?
Ms. Menke: The part of my mandate in relation to that issue is
that a code of conduct was developed about two years ago.
Mme Menke : La partie de mon mandat qui se rapporte à cette
question est qu’un code de conduite a été élaboré il y environ
deux ans.
Senator Moore: I remember that.
Le sénateur Moore : Je m’en souviens.
Ms. Menke: We oversee the code of conduct. We monitor the
implementation of that code of conduct and we report to the
minister on it. We have been quite active in doing that, but that is the
extent of the mandate of the agency in regard to that subject matter.
Mme Menke : Nous sommes responsables du code de
conduite; nous surveillons son application et en faisons rapport
au ministre. Nous y travaillons fort activement, mais là s’arrête le
mandat de l’agence à cet égard.
Senator Moore: You do not speak out on behalf of consumers.
You monitor the situation and you give a report to the minister.
Have you done so in this situation where recently the credit card
companies have talked about the fees to be charged to merchants?
Merchants have been told they will receive increased fees. They
have no input in that but, of course, will pass that down to the
consumers. Have you done something on that? Have you reported
that to the minister and looked for some action on that, further to
the code? That recent activity by those issuers I do not think is
consistent with the code that the minister envisioned. Do you see
change in that approach, maybe legislation? The minister was
very hopeful when he came and told us about that, but I do not
think he is getting the cooperation he was looking for.
Le sénateur Moore : Vous ne défendez donc pas les
consommateurs. Vous surveillez la situation et en faites rapport
au ministre. Est-ce ce que vous avez fait récemment lorsque les
sociétés émettrices de carte de crédit ont parlé des frais prélevés
auprès des commerçants? Ces derniers ont appris que les coûts
allaient augmenter. Ils n’ont pas leur mot à dire, mais ils refileront
naturellement la note aux consommateurs. Avez-vous fait quoi
que ce soit à cet égard? Avez-vous signalé la situation au ministre
et cherché une façon d’intervenir, en plus du code de conduite? Je
ne crois pas que cette initiative récente des sociétés émettrices soit
en accord avec le code que le ministre avait imaginé. Croyez-vous
qu’il faudrait modifier certaines choses, et peut-être même la loi?
Le ministre était rempli d’espoir lorsqu’il est venu nous présenter
le code, mais je ne crois pas qu’il obtienne une collaboration à la
hauteur de ses attentes.
Mr. Rudin: As we were discussing and as you mentioned,
senator, the code has been adopted, and it is the responsibility of
the commissioner and her organization to monitor adherence to
the code. If there are any issues as to whether the parties who have
adopted the code are abiding by it or if this question needs to be
adjudicated in some way — is it inside or outside of the code? —
that is the responsibility of the FCAC.
M. Rudin : Comme nous l’avons dit — et vous aussi l’avez
mentionné, monsieur le sénateur —, le code de conduite a été
adopté. Il incombe désormais à la commissaire et à son agence
d’en surveiller l’application. C’est la responsabilité de l’ACFC de
s’attarder aux problèmes de respect du code par les parties qui
l’ont adopté, ou de déterminer s’il convient de se prononcer ou
non sur une question particulière, c’est-à-dire de décider si un
élément donné doit relever du code ou non.
In terms of the evolution of the code, the government is
currently consulting stakeholders —
Quant à l’évolution du code, le gouvernement est actuellement
en train de consulter les parties intéressées...
Senator Moore: Are you saying, Mr. Rudin, that the FCAC
has officially reported to the minister that this is happening and
that we should be taking a look at it? Has that happened in this
instance?
Le sénateur Moore : Monsieur Rudin, dites-vous que l’ACFC a
avisé officiellement le ministre d’examiner cette situation? Est-ce
bien ce qui s’est passé?
Mr. Rudin: In the instance of?
M. Rudin : De quelle situation parlez-vous?
Senator Moore: I do not know why you are answering and the
commissioner is not, by the way.
Le sénateur Moore : En passant, j’ignore pourquoi c’est vous
qui répondez plutôt que la commissaire.
Mr. Rudin: Well, I was talking about the government’s
position about the code and the division of responsibilities.
M. Rudin : Eh bien, je parlais de la position du gouvernement à
l’égard du code de conduite ainsi que du partage des responsabilités.
29:30
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
You are asking a specific question: Has the commissioner ever
made a report to the minister on adherence of the code? You are
right. I will let the commissioner answer.
Vous avez posé une question spécifique : la commissaire a-t-elle
déjà soumis un rapport au ministre sur le respect du code de
conduite? Vous avez raison; je vais la laisser répondre.
Ms. Menke: I have made several reports to the minister on
adherence, on issues relating to the code.
Mme Menke : J’ai soumis plusieurs rapports au ministre sur le
respect du code de conduite et sur les problèmes qu’il soulève.
Senator Moore: This would be one of the issues covered?
Ms. Menke: This specific issue has not been covered at this
point, no.
Le sénateur Moore : La situation dont je vous parle fait donc
partie des problèmes abordés?
Mme Menke : Non, ce dont vous parlez n’a pas été signalé à ce
stade-ci.
Senator Moore: It has not been?
Le sénateur Moore : Non?
Ms. Menke: Not at this point in time.
Mme Menke : Pas jusqu’à présent, non.
Senator Moore: Is it a matter of the code being revised? That is
an important, universal thing here.
Ms. Menke: The code already addresses this very issue that you
are referring to.
Le sénateur Moore : Doit-on en conclure qu’il faut réviser le
code? C’est un enjeu important, voire universel.
Mme Menke : Le code réglemente déjà la question.
Senator Moore: It does?
Le sénateur Moore : Vraiment?
Ms. Menke: It absolutely does.
Mme Menke : Tout à fait.
Senator Moore: But you say that it has not been acted on or
that you have not reported on it.
Le sénateur Moore : Mais vous dites que vous n’y avez jamais
donné suite, ou que vous ne l’avez pas signalé.
Ms. Menke: At this point in time, we have not heard anything
from the industry that has given us any reason to. I am not
aware — let me put it that way — that we have heard anything
from the industry that has raised a concern.
Mme Menke : Pour l’instant, l’industrie n’a rien signalé qui
justifie une intervention de notre part. Autant que je sache, si je
peux m’exprimer ainsi, l’industrie n’a rien mentionné de
préoccupant.
Senator Moore: By ‘‘the industry,’’ you do not mean
restaurateurs.
Le sénateur Moore : Lorsque vous parlez de l’industrie, faitesvous référence aux restaurateurs?
Ms. Menke: I do mean that.
Senator Moore: Would you like some clippings?
Mme Menke : C’est exact.
Le sénateur Moore : Aimeriez-vous lire quelques coupures de
journaux?
Ms. Menke: We have not heard anything. I am not aware that
we have heard of anything.
Mme Menke : On ne nous a rien signalé. Autant que je sache,
nous n’avons rien entendu à ce sujet.
Senator Moore: I will send you something, Madam
Commissioner. I am sure that Senator Ringuette can give you
volumes.
Le sénateur Moore : Je vais vous envoyer quelque chose,
madame la commissaire. Et je suis persuadé que la sénatrice
Ringuette pourra vous faire parvenir des tonnes d’articles là-dessus.
Thank you. I think I have heard enough.
Merci. Je pense que j’en ai assez entendu.
Senator Greene: I really appreciate the work that you are
doing. Certainly, the economy is a priority for our government. I
think that the way that you can ensure a well-functioning
economy is if it is a financially literate one, so I appreciate that.
Le sénateur Greene : Je vous suis vraiment reconnaissant de votre
travail. Chose certaine, l’économie est une priorité pour notre
gouvernement. Je reconnais les mérites de vos efforts puisque la
littératie financière est selon moi la clé d’une économie en santé.
Could you tell me if there are any tests that you have or are
designing that will tell you whether the level of financial literacy of
Canadians is improving or not? I think that is very important
because I would hope that at some point — and being a
Conservative, I certainly hope this — we could say that
Canadians are financially literate enough so that you can disband
your office.
Pourriez-vous me dire si vous avez conçu ou prévoyez
concevoir des outils d’évaluation visant à déterminer si le
niveau de littératie financière des Canadiens s’est amélioré ou
non? Je pense que c’est essentiel, car j’espère que les Canadiens en
connaîtront un jour suffisamment sur la finance pour que votre
agence puisse être abolie — en tant que conservateur, je le
souhaite ardemment.
7-2-2012
Banques et commerce
29:31
Ms. Menke: That would be the objective; I would be very
happy if that happened. Unfortunately, I do not think it will
happen any time soon.
Mme Menke : C’est l’objectif, et j’en serais absolument ravie,
mais cela n’arrivera malheureusement pas de sitôt, selon moi.
Senator Greene: Is it a condition of modern life, then, that a
certain segment of the population will always be illiterate because
the financial tools are changing?
Le sénateur Greene : De nos jours, peut-on dire qu’un segment
de la population demeurera toujours dans l’ignorance en raison
de l’évolution des instruments financiers?
Ms. Menke: I think a variety of factors give rise to that, quite
frankly. The minister alluded to it when he talked about parents.
The first place children should be learning something about
financial literacy is from their parents, which does not always
happen. We were joking about the fact that it is easier to throw
money, but that is, in some cases, a fact.
Mme Menke : En toute franchise, je pense que toutes sortes de
facteurs entrent en ligne de compte. Le ministre y a fait allusion
lorsqu’il a parlé des parents. À vrai dire, c’est à la maison que la
littératie financière des enfants devrait commencer, mais ce n’est
pas toujours le cas. Nous disions à la blague qu’il est plus facile de
jeter l’argent par les fenêtres, mais il arrive que ce soit la réalité.
It is like education. There will always be a need to continue to
educate. There will not necessarily always be a need for this office,
but there will always be a need to educate. I think the key thing is
that that will continue at all times.
C’est comparable à la sensibilisation. Il faudra toujours
continuer d’informer les gens. Notre agence n’aura peut-être pas
toujours sa place, mais il faudra toujours sensibiliser la
population. Je pense que l’essentiel, c’est de le faire en tout temps.
Do we have any tests? We do. I was referring to the five-year
survey that we do of Canadians, which is a very significant survey.
The last time, 15,000 people were involved in it. We want to use
that. We have used the first one as a benchmark. The next one will
come in 2014. We will see then what kind of changes there are. I
do not anticipate huge changes, but I do expect to see some.
Avons-nous des outils d’évaluation? Certainement, comme la
vaste enquête quinquennale réalisée auprès des Canadiens. La
dernière fois, 15 000 personnes y ont répondu. Nous voulons tirer
profit de ces données, qui nous servent de point de référence. La
prochaine enquête sera menée en 2014. Nous constaterons alors
dans quelle mesure la situation a évolué. Je ne m’attends pas à de
grands changements, mais j’espère quelques modifications.
We do smaller testing from time to time. For example, we test
individual groups, and then we have surveys to see what changes
in behaviour have occurred. Yes, we do test. We do see small
changes, but they are small changes at this point in time.
Nous procédons de temps à autre à de petites évaluations. Par
exemple, nous évaluons des groupes particuliers, après quoi les
enquêtes nous permettent de constater les changements
comportementaux qui s’opèrent. Nous avons donc bel et bien
des outils d’évaluation. Nous remarquons de petits changements,
mais ils sont encore mineurs à ce stade-ci.
Senator Massicotte: May I have a supplementary on that?
Le sénateur Massicotte : Puis-je poser une question
complémentaire?
Senator Greene: Yes, I give permission.
The Deputy Chair: No, I do not give permission because he
always sneaks in.
Senator Greene: I do; he is a good guy.
Le sénateur Greene : Oui, je vous l’autorise.
La vice-présidente : Non; je refuse parce qu’il finit toujours par
se faufiler en douce.
Le sénateur Greene : Je lui permets d’intervenir; c’est un
chic type.
Senator Tkachuk: Were you finished, Senator Greene?
Le sénateur Tkachuk : Aviez-vous terminé, sénateur Greene?
Senator Greene: Yes.
Le sénateur Greene : Oui.
Senator Tkachuk: He is asking a supplementary?
The Deputy Chair: But it is always a supplementary. Keep your
question because I have Senator Tkachuk, unless, of course,
Senator Tkachuk is deferring.
Senator Tkachuk: Go ahead, Senator Massicotte.
Senator Massicotte: I have a quick question on the same issue.
It is a supplementary. Do we have standards on how we compare
to the rest of the world?
Le sénateur Tkachuk : Le sénateur Massicotte va-t-il poser sa
question complémentaire?
La vice-présidente : Il a toujours des questions complémentaires.
Gardez votre intervention en mémoire, car c’est au tour du sénateur
Tkachuk, à moins bien sûr que celui-ci accepte d’attendre.
Le sénateur Tkachuk : Allez-y, sénateur Massicotte.
Le sénateur Massicotte : J’ai une petite question complémentaire
sur le même sujet. Avons-nous des normes pour déterminer où nous
en sommes par rapport au reste du monde?
29:32
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
Ms. Menke: We have some work that is happening on the
international level. It is not refined at this point in time, so we do
not have rankings, if you will. However, some work is starting to
be undertaken in that regard to get a more refined sense of that.
The problem is that not everyone has exactly the same standard
for what constitutes financial literacy because the rules change
from country to country, and financial literacy and what you need
to know in one country are different from what you need to know
in another country.
Mme Menke : Nous sommes en train d’examiner ce qui se
passe à l’échelle internationale. Puisque ce n’est pas encore au
point, nous n’avons établi aucun classement, pour ainsi dire.
Nous commençons toutefois à nous pencher sur la question afin
d’avoir une meilleure idée du portrait. Le problème, c’est que tous
les pays n’ont pas exactement la même conception de la littératie
financière puisque leurs règles ne sont pas les mêmes. Les concepts
financiers à connaître dans un pays donné ne s’appliquent pas
nécessairement à un autre.
Senator Massicotte: The OECD has nothing of that nature?
Le sénateur Massicotte : L’OCDE n’a-t-elle pas ce genre de
données?
Ms. Menke: The OECD is one of the organizations working on
this, but at this point in time I would say it is fairly rudimentary
and very high level.
Mme Menke : L’OCDE est une des organisations qui se
penchent sur la question, mais pour l’instant, je dirais que les
données sont assez élémentaires et de très haut niveau.
Senator Massicotte: Thank you, Senator Greene and Senator
Tkachuk.
Le sénateur Massicotte : Merci, sénateurs Greene et Tkachuk.
Senator Tkachuk: I have a couple of questions on consumer
debt. We had quite a conversation about that. Is most of it
mortgage debt?
Le sénateur Tkachuk : J’ai deux ou trois questions sur la dette à
la consommation, dont nous avons beaucoup parlé. La dette
hypothécaire représente-t-elle la plus grande partie de cette dette?
Mr. Rudin: Mortgage debt certainly represents the largest
proportion of consumer debt, yes.
M. Rudin : La dette hypothécaire compte effectivement pour la
majeure partie de la dette à la consommation.
Senator Tkachuk: When you say the largest proportion, how
large?
Le sénateur Tkachuk : Quelle part de la dette est-elle consacrée
à l’hypothèque?
Mr. Rudin: I did not bring those numbers with me, but more
than the majority I am sure.
M. Rudin : Je n’ai pas les chiffres en main, mais je suis
persuadé que c’est plus de la moitié.
Senator Tkachuk: The other part of consumer debt would
probably be things like vehicles, trucks, cars.
Le sénateur Tkachuk : L’autre partie de la dette à la
consommation se compose probablement d’achats comme celui
d’un véhicule, d’un camion ou d’une voiture.
Mr. Rudin: We think of mortgage debt and other secured
debt — debt against a car, boat et cetera — and then unsecured
debt, which is largely, although not exclusively, credit card debt.
M. Rudin : La dette se compose de la dette hypothécaire,
d’autres dettes garanties, comme l’achat d’une voiture, d’un
bateau ou de ce genre de bien, et de dettes non garanties, qui sont
largement attribuables aux cartes de crédit, mais pas seulement.
Senator Tkachuk: Right. As far as the amount of debt that
consumers have and the amount of debt that we have incurred in
mortgages, a lot of it is the result of the fact that payments are
lower because interest rates are lower. A person may take out a
$400,000 mortgage when they may have been more prone to take
out a $200,000 or $300,000 mortgage because they are paying
at 4 or 3.5 percent mortgage interest tied up for five years, rather
than at 7 per cent. I think that partly explains it. The worry is not
the debt but what will happen if interest rates go up. I think that is
more the concern of the rating agencies than the actual debt itself.
Le sénateur Tkachuk : Je vois. Ce sont les paiements peu élevés
découlant des faibles taux d’intérêt qui sont les grands
responsables du montant de la dette à la consommation et de la
dette hypothécaire. Une personne pourrait contracter un prêt
hypothécaire de 400 000 $ parce qu’elle bénéficie d’un taux fixe
de 4 ou 3,5 p. 100 pendant cinq ans, alors qu’elle aurait été plus
susceptible de se limiter à 200 000 $ ou 300 000 $ si le taux avait
été de 7 p. 100. Voilà selon moi une partie de l’explication. Ce
n’est pas la dette qui est préoccupante, mais plutôt ce qu’il
arrivera si le taux d’intérêt augmente. Je pense que les agences de
cotation s’en inquiètent davantage que du montant de la dette.
Mr. Rudin: There is no question that, historically, low interest
rates have contributed to residential investment and the overall
growth of mortgage debt. As you said, one of the key concerns in
this regard is whether consumers are well positioned for higher
interest rates when they arrive.
M. Rudin : Il ne fait aucun doute que les faibles taux d’intérêt
ont toujours favorisé les investissements résidentiels et la croissance
de la dette hypothécaire en général. Le plus inquiétant, comme vous
l’avez dit, c’est de savoir si les consommateurs arriveront à joindre
les deux bouts lorsque les taux grimperont.
Indeed, this is a concern of the government in general. As we
were discussing while the minister was here, both the Minister of
Finance and the Governor of the Bank of Canada have urged
Cela inquiète bel et bien le gouvernement en général. Comme
nous l’avons dit pendant que le ministre était présent, le ministre des
Finances et le gouverneur de la Banque du Canada encouragent
7-2-2012
Banques et commerce
29:33
Canadians to think carefully about how much debt they are
taking on and to look at their capacity to service that debt if
interest rates rise. A typical Canadian mortgage has an interest
rate that is fixed for five years with an amortization period that is
quite a bit longer. Consumers need to think about the realistic
possibility that when they come to renew their mortgage, their
interest rate will be considerably higher than it is now.
vivement les Canadiens à bien réfléchir au poids de la dette qu’ils
contractent et à évaluer leur capacité de remboursement advenant
une augmentation du taux d’intérêt. D’ordinaire au Canada, le taux
d’intérêt d’un prêt hypothécaire est fixe pendant cinq ans, tandis
que la période d’amortissement est beaucoup plus longue. Les
consommateurs doivent envisager la réelle possibilité que le taux
d’intérêt soit nettement plus élevé qu’il ne l’est actuellement lors du
renouvellement de leur hypothèque.
In that regard, the rules that the minister has established to
govern high ratio mortgages look to that in a few ways. There is a
limit on the amount of debt service that people are allowed to take
on relative to their income. Furthermore, in calculating this limit
for those consumers who do not have a five-year fixed-rate
mortgage, the limit has to be calculated as if they have a five-year
fixed-rate mortgage. For those consumers borrowing at a lower
rate using a floating rate mortgage, their debt service limit has to
be calculated as if they have the higher interest rate. That provides
a certain amount of protection, but it is not a substitute for
consumers thinking ahead about their ability to service their debt,
particularly when their mortgage comes up for renewal.
Ainsi, les règles du ministre régissant les prêts hypothécaires à
proportion élevée en tiennent compte de quelques façons. Par
exemple, le montant qu’une personne peut consacrer au service de
la dette est limité en fonction de son revenu. De plus, la limite
imposée aux consommateurs dont l’hypothèque n’est pas assortie
d’un taux fixe pendant cinq ans doit être calculée comme si c’était
le cas. La limite du service de la dette des consommateurs qui
contractent un prêt hypothécaire à taux variable, et donc inférieur
doit être calculée comme s’ils payaient le taux le plus élevé. Ces
restrictions assurent une certaine protection, mais ne remplacent
en rien la planification des consommateurs quant à leur capacité
de rembourser leur dette, surtout lorsque vient le temps de
renouveler leur hypothèque.
The Deputy Chair: Do you supply the general information on
that ability to service debt with X or Y or Z income? When there
is a change in the interest rate, can people refer to information
from the agency?
La vice-présidente : Fournissez-vous des renseignements
généraux sur la capacité de remboursement de la dette associée à
un revenu donné? Lorsque le taux d’intérêt fluctue, les
consommateurs peuvent-ils obtenir de l’information auprès de
l’agence?
Ms. Menke: Yes, we have information like that. We have a
variety of information, but not all of it is about not going over
certain amounts because it is a little hard to be that cut and dried
about it. We try to get people to take a look at those kinds of
numbers and how far indebted they are. Basically, we take a more
generic approach. We always try to tell people that the first debt
they should pay is to themselves — in other words, save. After
that, they should take a look at their budget and what their debt
levels are. We strongly encourage ensuring that people actually
put money away all the time in addition to keeping their debts
within a reasonable range.
Mme Menke : Oui, nous possédons ce genre d’information.
Nous fournissons toutes sortes de renseignements, mais ils ne
portent pas tous sur le respect d’une certaine limite puisqu’il serait
un peu difficile d’être aussi précis. Nous essayons d’amener les
gens à réfléchir sur ces chiffres et sur leur niveau d’endettement.
Notre approche est plutôt générale. Nous essayons toujours de
dire aux gens que la dette qu’ils doivent rembourser en premier est
celle qu’ils se doivent à eux-mêmes; autrement dit, il faut
économiser. Ils doivent ensuite examiner leur budget et leur
niveau d’endettement. Nous encourageons fortement les gens à
mettre de l’argent de côté régulièrement tout en maintenant un
niveau d’endettement raisonnable.
The Deputy Chair: With all the questions we have asked, we did
not talk about the tools you have compared to the other tools that
we will hear about. I was just told by the clerk that you will not
come back and the minister will not come back, but we did not
hear much about those tools. Do you have video games for young
people? I feel that is probably the best way to teach them how to
manage. In my time, it was a case of playing monopoly.
Nowadays, I think it is better with video games.
La vice-présidente : Malgré toutes les interventions, il n’a pas
été question des outils que vous proposez comparativement à ceux
dont nous entendrons parler. La greffière vient de m’aviser que le
ministre et vous ne reviendrez pas comparaître, mais nous en
savons peu sur ces outils. Offrez-vous des jeux vidéo pour les
jeunes? À mon avis, c’est probablement la meilleure façon de leur
montrer à gérer leurs finances. À l’époque, c’était ainsi lorsque
nous jouions au Monopoly, mais je crois que les jeux vidéo
conviennent mieux aujourd’hui.
Ms. Menke: You are right; they are very popular.
Unfortunately, we do not have any video games. They are very
expensive to develop. However, such games exist in the market,
which is one of the reasons I explained earlier that we will not be
doing developmental work on tools because others are doing that.
We are going into awareness building and coordinating
cooperation. We do not see any need for us to duplicate work
Mme Menke : Vous avez raison; ils sont très populaires. Mais
nous n’avons malheureusement pas de jeu vidéo puisque leur
développement coûte très cher. En revanche, il y en a sur le
marché. Comme je l’ai expliqué tout à l’heure, c’est en partie
parce que d’autres s’en chargent que nous ne développerons pas
ce genre d’outils. Nous nous attardons davantage à la
sensibilisation et à la coordination des efforts. Nous ne voyons
29:34
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
that is already being done. However, we think it is very important
that everyone knows about it so that we can match what they
need to what is available.
pas pourquoi nous répéterions inutilement ce que d’autres font
déjà. Toutefois, il est selon nous essentiel que tout le monde
connaisse les ressources pour que nous puissions répondre aux
besoins à l’aide du bon outil.
The Deputy Chair: To make them available, for instance in the
summer, could you have a special student program to train senior
citizens? They could visit with senior citizens’ in their homes. Who
will take the initiative? How do you spread the information? That
is my concern. I know we have some tools, but you will want to
cover the entire country and all senior citizens.
La vice-présidente : Pour offrir ces outils... Par exemple,
pourriez-vous mettre en place un programme d’été particulier
pour les étudiants visant à former des personnes âgées? Les
étudiants pourraient visiter les aînés dans leur foyer. Qui
prendrait l’initiative? Comment diffuseriez-vous l’information?
Voilà ce qui m’inquiète. Je sais qu’il existe des outils, mais il
faudrait alors s’adresser à l’ensemble des personnes âgées d’un
bout à l’autre du pays.
[Translation]
[Français]
I agree with Senator Maltais that these are clients at risk.
Single-parent and low-income families are the first to experience
difficulties in emergency situations.
Je suis d’accord avec le sénateur Maltais pour dire qu’il s’agit
d’une clientèle à risque. Les familles monoparentales et celles à
faible revenu sont les gens qui ont des problèmes en premier dans
les cas de situation d’urgence.
Will those client bases be targeted for intervention? We may be
talking about groups, non-profit organizations or banks. I feel
that non-profit organizations and banks are not part of the same
world. If we want to coordinate everything, people need to go on
the ground, and priorities have to be set.
Est-ce que ces clientèles seront ciblées pour intervenir, que ce soit
les groupes, les organismes sans but lucratif ou les banques? Les
organismes sans but lucratif et les banques, quant à moi, ce n’est pas
le même monde. Il reste que si on veut tout coordonner, il faut que
ces gens aillent dans le champ et que les priorités soient établies.
Ms. Menke: That is where the leader will come in. That person
will start establishing those connections, which are not necessarily
there at this time.
Mme Menke : C’est la raison pour laquelle nous aurons le
leader pour commencer à créer ces liens qui n’existent pas
nécessairement à l’heure actuelle.
[English]
[Traduction]
Senator Ringuette: There is a fact that I want to restate. I was
correct when I said that your government funding had been cut.
This information comes from your annual report 2010-11. You
had $1.9 million although you had the additional responsibility of
oversight of the credit card code of conduct. In 2011-12, your
budget was cut to $1.7 million from the Consolidated Revenue
Fund. I point out that my memory is very good on specific issues.
La sénatrice Ringuette : J’aimerais rétablir un fait. J’avais
raison de dire que le financement public de votre agence a été
réduit. L’information est tirée du rapport annuel de l’agence pour
l’exercice 2010-2011. Vous aviez un budget de 1,9 million de
dollars, même si vous aviez la tâche supplémentaire de surveiller le
code de conduite concernant les cartes de crédit. En 2011-2012,
votre budget a été ramené à 1,7 million de dollars du Trésor
public. Je tiens à dire que j’ai une excellente mémoire sur des
sujets précis.
Senator Tkachuk: She did not notice it. She got by with less.
Good management.
Le sénateur Tkachuk : Elle n’avait pas remarqué; elle s’en est
tirée avec moins d’argent. Quelle bonne gestion!
Senator Ringuette: Those are specific issues that I have at heart.
La sénatrice Ringuette : Ces questions particulières me tiennent
à cœur.
Senator Tkachuk: We should let her answer that.
Le sénateur Tkachuk : Nous devrions laisser la commissaire
répondre.
Ms. Menke: I am sorry, but I have to correct that. The budget
was $2 million. Senator Ringuette was looking at actual
expenditures. They were less because some things were held up.
The budget was $2 million, and it has never been cut.
Senator Tkachuk: Thank you for clarifying that.
Mme Menke : Veuillez m’excuser, mais je dois vous corriger.
Nous avions un budget de 2 millions de dollars; ce sont les
dépenses réelles que la sénatrice Ringuette a citées. Elles sont
inférieures parce que certains travaux ont été retardés. Le budget
était bel et bien de 2 millions de dollars et n’a jamais été réduit.
Le sénateur Tkachuk : Je vous remercie de cette précision.
7-2-2012
Banques et commerce
[Translation]
The Deputy Chair: Are you saying that you have not spent it?
Ms. Menke: I have not spent it.
[English]
29:35
[Français]
La vice-présidente : Vous voulez dire que vous ne l’avez pas
dépensé?
Mme Menke : Je ne l’ai pas dépensé.
[Traduction]
Senator Ringuette: I just received this information from our
researchers, and they received it from the annual report of the
agency.
La sénatrice Ringuette : Ce sont nos recherchistes qui viennent
de me donner les chiffres tirés du rapport annuel de l’agence.
Senator Tkachuk: There is a big difference between budget and
expenditures. She just explained that the budget is the same, but
they spent a little less. You were quoting expenditures numbers.
Le sénateur Tkachuk : Le budget n’a rien à voir avec les
dépenses. La commissaire vient d’expliquer que le budget n’a pas
bougé, mais que les dépenses ont été un peu inférieures. Par
contre, vous avez donné la somme des dépenses.
Senator Ringuette: No, no. We are looking at the funding
numbers from both the Consolidated Revenue Fund and cash
received from financial institutions.
La sénatrice Ringuette : Non, pas du tout. Il s’agit du
financement obtenu auprès du Trésor public et des institutions
financières.
Senator Tkachuk: I am sorry; please.
[Translation]
Le sénateur Tkachuk : Veuillez m’excuser; s’il vous plaît.
[Français]
The Deputy Chair: The data is available. The Department of
Finance regularly publishes bricks. One recommendation from
the task group’s report is implemented through this legislation.
Have the remaining 29 recommendations been submitted to your
management? They all have to do with financial literacy. The
committee has certainly not been working on creating a
committee and producing 30 recommendations, so that only
one of them would be implemented. I would like to know where
things stand.
La vice-présidente : Les données sont disponibles. Le ministère
des Finances publie des briques régulièrement. Du sommaire des
recommandations du comité d’étude, une recommandation est
appliquée avec cette loi. Est-ce que les 29 autres recommandations
ont été soumises à votre gouvernance? Parce qu’elles concernent
toutes la question de la littératie financière. Le comité n’a
certainement pas travaillé à créer un comité et produire
30 recommandations pour qu’une seule soit appliquée.
J’aimerais connaître l’état de la situation.
Mr. Rudin: The most important recommendation for the
federal government is to create the position of leader, and it is
really up to Parliament to decide whether the government can go
ahead with the approach discussed today. As for the other
recommendations, some of them are aimed only at the federal
government — not necessarily at the department or the minister
of Finance, but at other departments. Some of the
recommendations are aimed at provincial governments and
others at the private sector. So the federal government feels that
the most important step is to fill the position of leader and allow
that person to exercise their leadership to consider and implement
the other recommendations and, potentially, other initiatives.
M. Rudin : La recommandation la plus importante pour le
gouvernement fédéral est d’établir le poste de chef de
développement du leader et c’est vraiment au Parlement de
décider si le gouvernement peut aller de l’avant selon la façon
précisée aujourd’hui. Pour les autres recommandations, certaines
visent uniquement le fédéral, pas nécessairement le ministère ou le
ministre des Finances, mais les autres ministères. D’autres visent les
gouvernements provinciaux et d’autres le secteur privé. Alors le plan
en ce qui concerne le gouvernement fédéral, le volet le plus
important est de combler le poste de leader et laisser le leader
exercer son leadership pour aller de l’avant avec la considération et
la mise en vigueur des autres recommandations et potentiellement
d’autres initiatives.
The Deputy Chair: So we can hope that the remaining
recommendations will eventually be implemented.
La vice-présidente : Donc, on peut espérer que d’autres
recommandations seront appliquées éventuellement.
Mr. Rudin: Exactly.
The Deputy Chair: I would like to thank Ms. Ryan, Mr. Rudin
and Ms. Menke for shedding light on this issue, which is certainly
important, not only for the Conservatives, but also for the
Liberals. Thank you.
(The committee adjourned.)
M. Rudin : C’est exact.
La vice-présidente : J’aimerais remercier Mme Ryan, M. Rudin
et Mme Menke de nous avoir éclairés sur cette question qui est
sûrement importante non seulement pour les conservateurs, mais
aussi pour les libéraux. Je vous remercie.
(La séance est levée.)
29:36
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
OTTAWA, Thursday, February 7, 2013
OTTAWA, le jeudi 7 février 2013
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 10:33 a.m. to study Bill C-28, An
Act to amend the Financial Consumer Agency of Canada Act.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce
se réunit aujourd’hui, à 10 h 33, pour étudier le projet de loi C-28,
Loi modifiant la Loi sur l’Agence de la consommation en matière
financière du Canada.
Senator Céline Hervieux-Payette (Deputy Chair) in the chair.
[Translation]
La sénatrice Céline Hervieux-Payette (vice-présidente) occupe
le fauteuil.
[Français]
The Deputy Chair: Good morning and welcome to this meeting
of the Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce. Today, the committee is holding its second meeting
on the study of Bill C-28, the Financial Literacy Leader Act.
La vice-présidente : Bonjour et bienvenue à cette réunion du
Comité sénatorial permanent des banques et du commerce. Le
comité aujourd’hui tient sa deuxième réunion sur l’étude du projet
de loi C-28, Loi sur le chef du développement de la littératie
financière.
In December 2010, after examining the issue for 18 months, the
Task Force on Financial Literacy issued its report. The first of its
recommendations was the appointment of a financial literacy
leader, and I will read the mandate:
En décembre 2010, après avoir examiné la question pendant
18 mois, le Groupe de travail sur la littératie financière a publié
son rapport. La première de ses recommandations portait sur la
création d’un poste de responsable de la littératie financière, et je
lis le mandat :
The Task Force recommends that the Government of
Canada appoint an individual, directly accountable to the
Minister of Finance, to serve as dedicated national leader.
This Financial Literacy Leader should have the mandate to
work collaboratively with stakeholders to oversee the
National Strategy, implement the recommendations and
champion financial literacy on behalf of all Canadians.
Le groupe de travail recommande que le gouvernement
du Canada nomme une personne, qui relèverait directement
du ministre des Finances, pour occuper le poste de
Responsable national. Le Responsable de la littératie
financière devrait avoir pour mandat de collaborer avec les
partenaires afin de superviser la stratégie nationale, mettre
en œuvre les recommandations et faire la promotion de la
littératie financière au nom de tous les Canadiens.
This bill will implement this first recommendation. Today, we
will have two one-hour sessions. We will hear from a group of
witnesses during each session. Each witness or organization will
have five minutes, more or less, for their opening remarks, which
will be followed by a short period of time for questions.
Ce projet de loi mettra en œuvre cette première recommandation.
Nous aurons aujourd’hui deux séances, d’une heure chacune. Nous
accueillerons à chacune de ces séances un groupe de témoins.
Chaque témoin ou organisation disposera de cinq minutes, plus ou
moins, pour faire une déclaration liminaire, après quoi nous aurons
une courte période de questions.
Our first group of witnesses is made up of the following
eminent people, whom we are happy to have with us: Donald
Stewart, former chair of the Task Force on Financial Literacy.
Welcome, Mr. Stewart. Mr. Stewart is the former chief executive
officer of Sun Life Financial.
Notre premier groupe de témoins est composé des personnes
éminentes suivantes, que nous sommes heureux d’accueillir :
M. Donald Stewart, ex-président du Groupe de travail sur la
littératie financière. Bienvenue, monsieur Stewart. M. Stewart est
l’ancien chef de la direction de la Financière Sun Life.
We also have Laurie Campbell, executive director of Credit
Canada Debt Solutions. Ms. Campbell was a member of the Task
Force on Financial Literacy. Credit Canada Debt Solutions offers
credit counseling services.
Comparaît également Mme Laurie Campbell, directrice
exécutive de la Credit Canada Debt Solutions. Mme Campbell
a été membre du Groupe de travail sur la littératie financière.
Credit Canada Debt Solutions offre des services conseils en
matière de crédit.
The last witness on this panel, but not the least, is Douglas
Melville, ombudsman and chief executive officer of the
Ombudsman for Banking Services and Investments, who leads a
team that investigates consumer complaints involving the
Canadian banking sector and above all settles them.
Le dernier témoin de ce panel, et non le moindre, est
M. Douglas Melville, ombudsman et chef de la direction de
l’Ombudsman des services bancaires et d’investissement, qui
dirige une équipe chargée de faire enquête sur les plaintes des
consommateurs à l’égard du secteur bancaire canadien et surtout
de les régler.
Donald Steward, Former Chair, Task Force on Financial
Literacy, as an individual: Thank you for the invitation and
good morning everyone.
Donald Stewart, ex-président, Groupe de travail sur la littératie
financière, à titre personnel : Merci pour l’invitation et bonjour
à tous.
7-2-2012
Banques et commerce
[English]
29:37
[Traduction]
I will speak briefly to the recommendations of the Task Force on
Financial Literacy in the context of your hearings this morning.
You will all be aware that the task force published a report some
24 months ago entitled Canadians and Their Money. The report
presented 30 recommendations to support a national strategy on
financial literacy for Canada and is available on the website
www.financialliteracyincanada.com. The report represented a great
deal of work by task force members and indeed by a number of the
witnesses who made submissions to the task force.
e vous entretiendrai brièvement au sujet des recommandations
du Groupe de travail sur la littéracie financière dans le contexte de
vos audiences de ce matin. Sachez que le groupe de travail a publié il
y a environ deux ans un rapport intitulé Les Canadiens et leur
argent. Le rapport contient une trentaine de recommandations à
l’appui d’une stratégie nationale sur la littéracie financière au
Canada et se trouve à l’adresse www.financialliteracyincanada.com.
Le rapport est le fruit d’un travail considérable effectué par les
membres du groupe et de mémoire remis au groupe par un certain
nombre de témoins ici présents.
I will briefly comment on three broad topics covered by the
report: leadership, single-source website and education.
J’aborderai brièvement les trois grands thèmes couverts par le
rapport : le leadership, un site web centralisé et l’éducation.
The task force’s view is that a national leader will be central to
coordinating the diverse resources that are presently being applied
to financial literacy across Canada by a great many stakeholders.
In fact, national financial literacy cuts across every segment of
society: consumers, parents, teachers, youth, voluntary
organizations — and I may say a great many voluntary
organizations — employers, researchers and policy-makers.
Le groupe de travail croit qu’un responsable national jouera un
rôle central dans la coordination des diverses ressources de littéracie
financière qu’utilisent les nombreux intervenants partout au
Canada. En fait, la littéracie financière nationale recoupe tous les
segments de la société : les consommateurs, les parents, les
enseignants, les jeunes, un grand nombre d’organismes de
bienfaisance, les employeurs, les chercheurs et les décideurs
politiques.
We believe that a key foundation to reach this incredibly diverse
audience is for the Government of Canada, in partnership with
stakeholders, to continue to build a comprehensive single-source
website for trusted consumer financial literacy information. I say
‘‘continue’’ because the Financial Consumer Agency of Canada has
been travelling along this road for some time.
Nous croyons que, pour joindre ce public incroyablement
diversifié, le gouvernement du Canada devrait continuer d’ériger,
de concert avec les intervenants, un vaste site web centralisé
contenant de l’information financière fiable pour les
consommateurs. Je dis « continuer », parce que l’Agence de la
consommation en matière financière du Canada s’en va déjà dans
cette direction depuis un certain temps.
Turning to my third topic, education, the task force heard from
many educational experts, and there was strong consensus on
several points. Financial literacy is an essential skill and it is
acquired over a lifetime. The foundation for this lifelong learning
is the school system.
Passons au troisième sujet, l’éducation. Le groupe de travail a
entendu de nombreux spécialistes de l’éducation et tous
s’accordent sur plusieurs points. La littéracie financière englobe
des connaissances essentielles qui s’acquièrent tout au long de la
vie. Le système scolaire constitue le fondement de cet
apprentissage continu.
The workplace offers an effective channel for reaching a wide
audience because, of course, people are more receptive to learning
in a group setting or when they start a new job or join a workplace
pension or savings program.
Le marché du travail offre un bon moyen d’atteindre un public
large et diversifié parce que, bien sûr, les gens sont souvent plus
réceptifs à l’apprentissage dans un contexte de groupe, ou
lorsqu’ils commencent un nouvel emploi ou qu’ils adhèrent à un
programme d’épargne ou de retraite au travail.
Another concept that the task force focused on was teachable
moments, key moments in the lives of individuals, such as leaving
home, starting college, a first job, buying a home, becoming a
parent and reaching retirement. Since most, if not all, of these
transitions involve financial products and services, the financial
sector is critical to the learning process.
Le groupe de travail s’est également penché sur le concept des
moments propices à l’apprentissage, des moments clés de la vie
des gens, comme le départ de la maison, le début des études
collégiales, le premier emploi, l’achat d’une maison, l’arrivée du
premier enfant et l’âge de la retraite. Puisque presque toutes ces
transitions, pour ne pas dire l’ensemble, s’accompagnent de
produits et de services financiers, le secteur financier joue un rôle
important dans ce processus d’apprentissage.
Government programs are pervasive in Canada and need to be
a big part of lifelong learning. In fact, you could form the view, as
the task force did — and it may be a different way of looking at
government — that government is one large financial institution.
Government is a direct channel to many Canadians, particularly
Les programmes gouvernementaux sont présents partout au
Canada et doivent occuper une place importante dans
l’apprentissage continu. En fait, vous pourriez penser, comme l’a
fait le groupe de travail, et bien qu’il s’agisse d’une perception
différente du gouvernement, que le gouvernement est une grande
29:38
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
to lower-income Canadians. Governments across the nation can
support the voluntary sector’s efforts to build financial literacy
among their clients and can promote financial literacy to specific
population segments.
institution financière. Le gouvernement est en communication
directe avec les Canadiens, en particulier les Canadiens à faible
revenu. Tous les gouvernements du pays peuvent aider le secteur
bénévole à inculquer des connaissances financières à leurs clients et
ils peuvent promouvoir la littéracie financière auprès de certains
segments de la population.
It is a privilege to appear before you and I thank you for that
opportunity. I would be delighted to respond to questions.
Merci encore une fois du privilège d’avoir comparu devant
vous. Je serai ravi de répondre à vos questions.
Laurie Campbell, Executive Director, Credit Canada Debt
Solutions: Good morning, honourable senators and fellow
witnesses. I thank you for allowing me to speak on Bill C-28.
I, too, will keep my comments brief.
Laurie Campbell, directrice exécutive, Credit Canada Debt
Solutions : Bonjour, honorables sénateurs et collègues témoins. Je
vous remercie de me donner l’occasion de m’exprimer sur le projet
de loi C-28. Je garderai également mes observations brèves.
As a member of the Task Force on Financial Literacy, I can
speak to the recommendations made by the task force. However, I
would like to address specific areas in the recommendations that
are part of Bill C-28. I strongly support the need for a financial
literacy leader in Canada under the auspices of the Financial
Consumer Agency of Canada.
En tant que membre du Groupe de travail sur la littéracie
financière, je peux parler des recommandations formulées par le
groupe de travail. Toutefois, j’aimerais parler plus précisément de
l’aspect des recommandations qui touchent le projet de loi C-28.
Je suis entièrement d’accord avec la nécessité d’un dirigeant
financier travaillant sous l’égide de l’Agence de la consommation
en matière financière du Canada.
In my position at Credit Canada Debt Solutions I have seen
the result of the lack of financial literacy skills very clearly.
In 2012, our agency served over 60,000 individuals, and the
reasons for indebtedness are vast. However, it is evident that not
having the basic skills to manage money and debt is at the
forefront of the many problems these individuals face.
Dans mes fonctions chez Credit Canada Debt Solutions, j’ai pu
constater très clairement les graves conséquences d’un manque de
connaissances financières. En 2012, notre organisme a aidé plus
de 60 000 personnes, et les raisons de l’endettement sont très
diverses. Cependant, il apparaît évident que le manque de
compétences de base pour gérer ses finances et ses dettes arrive
en tête de liste des problèmes auxquels font face ces personnes.
They often do not understand the full impact of interest
accumulation on their debt, how to make a simple budget or to
save for emergencies. The individuals we see face a myriad of
problems and can fall victim to scams and questionable practices,
such as debt settlement companies, where they may pay out
thousands of dollars to resolve a debt that does not get resolved. As
such, our agency is excited to see that the federal government has
moved forward to make financial literacy such an important issue.
Souvent, les gens ne comprennent pas la pleine portée des
intérêts composés sur leurs dettes, et ils ne savent pas comment
préparer un simple budget ou épargner pour les imprévus. Les
gens que nous rencontrons sont confrontés à une myriade de
problèmes, ils sont parfois victimes d’arnaques et de pratiques
douteuses comme celles qu’exercent les entreprises de règlement
de dettes, auprès desquelles les gens versent des milliers de dollars
sans jamais arriver à régler leurs dettes. C’est pourquoi notre
organisme se réjouit de voir le gouvernement fédéral aller de
l’avant et donner une place importante à la littératie financière.
I am hopeful that the leader will be able to bring together the
vast number of organizations across Canada that provide
financial literacy to their communities in various manners. I
know that Mr. Donald Stewart spoke to some of the witnesses
who came forward to the task force. We were all very impressed
by the wealth of information and organizations out there
providing financial literacy.
J’espère que le chef du développement de la littératie financière
sera capable de rassembler les nombreux organismes qui, partout
au Canada, offrent divers services de littératie financière à leurs
collectivités. Je sais que M. Donald Stewart a parlé à certains des
témoins qui se sont présentés devant le groupe de travail. Nous
sommes tous très impressionnés par la richesse des
renseignements et des organisations qui existent pour offrir des
services de littératie financière.
However, there seems to be some lack of cohesion and
coordination with the efforts. As such, we are hopeful that the
leader will be able to form an advisory committee, disseminate
current financial literacy information and determine what
Canadian financial literacy needs are to ensure that, where
necessary, there is appropriate training for those involved in
delivering financial literacy services. It cannot be a one-size-fits-all
delivery program across Canada. The leader will need to ensure
that there are specific financial education tools available based on
En revanche, on remarque un manque de cohérence et de
coordination quant à ces efforts. C’est pourquoi nous espérons que,
de concert avec un comité consultatif, le chef du développement de
la littératie financière diffusera l’information existante sur la
littératie financière, établira les besoins au pays à ce chapitre et
veillera à ce que les personnes qui offrent des services de littératie
financière reçoivent la formation dont ils ont besoin, le cas échéant.
Il est impossible d’offrir à l’échelle du pays un programme
uniformisé. Le chef du développement de la littératie financière
7-2-2012
Banques et commerce
29:39
an individual’s current situation and life stage. This can be
accomplished through collaborative efforts and a national website
hosting an array of information on the many aspects of financial
literacy. It is, however, highly important that the whole process
involve measurement for success. This is where the skills of the
leader will come in very handy and importantly, so that efforts are
not wasted and duplication does not occur.
devra veiller à ce qu’il existe des outils d’éducation financière taillés
en fonction de la situation et de la période de vie de la personne qui
reçoit les services. Nous pourrons y parvenir grâce à des efforts
communs et en mettant sur pied un site web national présentant un
éventail de renseignements sur les différents aspects de la littératie
financière. Cependant, il est très important que la réussite de tout le
processus soit évaluée. C’est ici que les compétences du chef du
développement de la littératie financière deviendront très utiles et
importantes, de façon à éviter le gaspillage de ressources et d’efforts.
It is understandable that it will take time to measure this impact;
however, the important parameters of measurement should be in
place to be able to carry out this important function. This could
include, but may not be limited to, surveys; feedback from financial
literacy organizations, which are providers of financial literacy
programs to clients, government and financial institutions; and data
where possible, et cetera. That could include take-up on some
vehicles for saving programs, et cetera.
On peut comprendre qu’il faudra un certain temps avant d’être
en mesure d’évaluer l’impact; toutefois, les importants paramètres
permettant d’en mesurer l’efficacité devraient être en place afin
d’accomplir cette fonction importante. Il pourrait s’agir notamment
de sondages, d’observations venant des organismes de littératie
financière qui offrent des programmes de littératie financière à leurs
clients, du gouvernement et des institutions financières et des
données lorsque possible. Cela pourrait comprendre les données sur
l’utilisation de certains véhicules d’épargne, entre autres.
I look forward to being able to collaborate with the FCAC, the
financial literacy leader and organizations involved in the
financial literacy field as we move forward to see a much more
financially literate society.
Je me réjouis à l’idée de pouvoir collaborer dans l’avenir avec
l’ACFC, le chef du développement de la littératie financière et les
organismes de littératie financière, à mesure que nous
progresserons vers une société mieux informée sur les questions
financières.
Part of the effort of Credit Canada Debt Solutions has been to
be involved in the Financial Literacy Action Group. You will find
others speaking about this throughout the day; and some may
have spoken yesterday about the work of FLAG. For your
information, attached to my presentation were a suggested
financial literacy action plan and a suggested role for the new
financial literacy leader, which were developed by the Financial
Literacy Action Group.
Dans le cadre de ses efforts, Credit Canada Debt Solutions
participe au Groupe d’action sur la littératie financière. D’autres
témoins vous en parleront aujourd’hui; et d’autres ont peut-être
parlé hier des travaux du GALF. Pour votre gouverne, j’ai joint à
mon exposé un projet de plan d’action sur la littératie financière et
le rôle que pourrait jouer le nouveau chef du développement de la
littératie financière, qui ont été préparés par le Groupe d’action
sur la littératie financière.
Thank you very much for having me speak today. I look
forward to your questions and your comments.
Merci beaucoup de m’avoir entendue aujourd’hui. Je suis prête
à répondre à vos questions et vos commentaires.
Douglas Melville, Ombudsman and Chief Executive Officer,
Ombudsman for Banking Services and Investments: Thank you for
the kind invitation to appear before you today on Bill C-28, An
Act to amend the Financial Consumer Agency of Canada Act.
Douglas Melville, ombudsman et chef de la direction,
Ombudsman des services bancaires et d’investissement : Merci de
votre aimable invitation à témoigner devant vous aujourd’hui au
sujet du projet de loi C-28, Loi modifiant la Loi sur l’Agence de la
consommation en matière financière du Canada.
We are encouraged by Bill C-28 and the proposed creation of a
financial literacy leader. We are further encouraged that such an
initiative has been placed under the direction of a single agency,
the FCAC. One single agency, a body working already to protect
and inform consumers of financial products and services, such as
the FCAC, is good public policy and will provide a good focal
point for Canadians seeking useful tools and information on
financial matters of interest to them.
Nous sommes encouragés par le projet de loi C-28 et le projet
de création du poste de chef du développement de la littératie
financière. Nous sommes d’autant plus enthousiastes que cette
initiative ait été placée sous la direction d’une seule instance,
l’ACFC. Confier cette initiative à une seule agence, dont le
mandat est déjà de protéger les consommateurs et de les informer
sur les produits et les services financiers, précisément comme
l’ACFC, constitue une politique publique judicieuse et fournira
un bon centre de référence pour les Canadiens à la recherche
d’outils et de renseignements utiles sur les questions financières
qui les intéressent.
A financially literate individual has a better chance of making
better, informed financial decisions, be it for many of the issues
Mr. Stewart spoke of, such as retirement, buying a house or
putting money away for a child’s education. These are important
Une personne dotée de bonnes connaissances en finances a plus
de chances de prendre des décisions financières éclairées, sur un
grand nombre de questions soulevées par M. Stewart, que ce soit
pour la retraite, pour l’achat d’une propriété ou pour mettre de
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Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
decisions and their results affect not only individuals but also the
economy in general across the country. To truly improve financial
literacy for the benefit of all Canadians and to see the desired
impact, it must be part of a national consumer protection
framework; hence, locating it within the FCAC makes imminent
sense, in our view. There must be a focal point to pull all
stakeholder interests and capabilities together, as Ms. Campbell
mentioned, and to tackle clear, measurable objectives. This must
involve several different levels of government and other
consumer-facing organizations including those like ours.
l’argent de côté pour l’éducation des enfants. Il s’agit des décisions
importantes qui ont des répercussions non seulement sur ces
personnes, mais aussi sur l’économie générale du pays. Pour
véritablement améliorer l’éducation financière des citoyens dans
l’intérêt de tous les Canadiens, et voir les résultats escomptés se
réaliser, les mesures prises doivent s’inscrire dans un cadre
national de protection des consommateurs; c’est pourquoi nous
croyons qu’il est très logique que cela se fasse à l’ACFC. Il faut un
centre de convergence regroupant l’ensemble des intérêts et des
capacités des intervenants, comme Mme Campbell l’a mentionné,
et chargé d’établir des objectifs clairs et mesurables. Pour ce faire,
il faudra une collaboration entre les divers ordres de
gouvernement et d’autres organismes qui interviennent auprès
des consommateurs, comme le nôtre.
OBSI resolves disputes between participating banking services
and investment firms and their customers if they cannot solve
them on their own. We are independent and impartial, and our
services are free to consumers, so we have a kind of unvarnished
view of the world and, therefore, are in a unique position to
understand the kinds of financial literacy challenges faced by
Canadians as they interact with their providers of financial
services. After 17 years of helping thousands of Canadians resolve
these disputes with their financial institutions, we have developed
an acute awareness of how financial literacy challenges and
impacts the lives of Canadians and their financial well-being.
While our work is limited to determining whether an individual
has suffered a financial loss due to the action or inaction of their
financial institution, we certainly see how the level of financial
literacy affects the choices made by an individual as well as their
ability to effectively handle the financial complexities of day-today life in Canada.
L’OSBI règle des différends entre les firmes d’investissement et
de services bancaires participantes et leurs clients s’ils ne
parviennent pas à les régler entre eux. Indépendants et
impartiaux, nous offrons nos services gratuitement aux
consommateurs, nous avons donc une perception directe de la
situation et sommes alors dans une position unique pour
comprendre les types de défis en matière de littératie financière
auxquels sont confrontés les Canadiens lorsqu’ils interagissent
avec leurs fournisseurs de services financiers. Au fil de nos
17 années d’expérience au cours desquelles nous avons aidé des
milliers de Canadiens à résoudre leurs conflits avec leurs
institutions financières, nous avons acquis une conscience aiguë
des répercussions que peuvent avoir ces défis sur la vie des
Canadiens et leur santé financière. Même si notre travail se limite
à déterminer si une personne a subi des pertes financières en
raison d’une action ou de l’inaction de son institution financière,
nous pouvons assurément constater comment le degré de littératie
financière influe sur les choix et la capacité à gérer efficacement les
questions financières complexes de la vie quotidienne au pays.
Sadly, our work usually involves picking up the pieces after the
problem has occurred. Would it not be nice if, as in health care,
the prevention of the problem, which is far more time- and costeffective and avoids the associated stress and hardship that can
come from financial issues, could be tackled proactively? From a
financial literacy perspective, it is not enough for consumers to
simply receive product brochures, disclosure forms and other fine
print. They must understand what they are receiving, while being
in a position to make educated and appropriate choices.
Malheureusement, notre travail consiste habituellement à
recoller les pots cassés. Pourtant, tout comme dans le domaine
des soins de la santé, la prévention du problème permet à la fois
de gagner temps et argent et d’éviter le stress et les difficultés
découlant des problèmes financiers. Du point de vue de la
littératie financière, il ne suffit pas aux consommateurs de recevoir
des dépliants sur les produits ou des formulaires d’information
utile et de lire les renseignements en petits caractères. Encore fautil qu’ils les comprennent pour être en mesure de faire des choix
éclairés et appropriés.
All Canadians would benefit from an increased level of
financial literacy, but some groups, such as seniors, as the task
force noted, are particularly vulnerable and have limited time to
recoup their losses. This is compounded by the fact that many are
retired and rely on fixed incomes. Most have worked hard their
whole lives and likely have saved to fund their retirement. We are
witnessing the largest intergenerational transfer of wealth in
Canadian history. Unfortunately, some are taking advantage of
this vulnerable population for their own financial gain. In many
Tous les Canadiens bénéficieraient d’un degré plus élevé de
connaissances financières, mais certains groupes, comme les aînés,
comme le groupe de travail l’a souligné, sont particulièrement
vulnérables et disposent de moins de temps pour récupérer leurs
pertes. D’autant plus que nombre d’entre eux sont à la retraite et
dépendent de revenus fixes. La plupart des aînés ont travaillé dur
toute leur vie et sont susceptibles d’avoir épargné en prévision de
leur retraite. Nous sommes témoins du plus important transfert de
richesses entre générations de l’histoire du Canada. Il est triste de
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Banques et commerce
29:41
of the cases we witness, this takes the form of criminal scams,
poor investment advice and, perhaps most sadly of all, abuse by
the senior’s own friends and family.
constater que certains abusent de cette population vulnérable
dans le but de s’enrichir. Nous avons souvent été témoins de
fraudes criminelles, de mauvais conseils en matière de placements,
et malheureusement, d’escroqueries par leurs propres amis et les
membres mêmes de leur famille.
An analysis of our case volumes reveals that approximately
half of our complaint volumes are from seniors, vastly
overrepresented compared to the Canadian population. There
are numerous factors why this is the case. Some people would
suggest they have the time to make the complaints, but I do not
believe that is the case. I think that socio-economic realities,
lifestyle choices, examples of elder abuse and the topic we are
discussing today, general levels of financial literacy, are all factors
in this reality. These issues are not exclusive; and, in fact, many of
our complaints involve a number of underlying issues all
compounding each other.
Une analyse des volumes de cas que nous traitons a révélé
qu’environ la moitié des plaintes que nous recevons provient des
aînés, une énorme surreprésentation comparativement à leur
proportion dans la population canadienne. De nombreux facteurs
expliquent la situation. Certains diront que c’est parce qu’ils ont le
temps de déposer des plaintes, mais je ne crois pas que ce soit le cas.
Je pense que les réalités socioéconomiques, les choix de vie, les
mauvais traitements à l’égard des aînés et la littératie financière,
objet même de la discussion d’aujourd’hui, sont tous des facteurs
qui expliquent cette réalité. Ces facteurs ne s’excluent pas
mutuellement et, en fait, bon nombre de plaintes que nous
recevons présentent divers problèmes sous-jacents qui
compliquent la situation.
We look forward to sharing our insights, knowledge and
experience with the new leader and with the FCAC in the future.
Thank you for the invitation to be here today. I look forward to
answering any questions you may have.
Il nous tarde de partager notre expertise, nos connaissances, et
notre expérience avec le nouveau dirigeant et l’ACFC à l’avenir.
Merci de m’avoir invité à témoigner aujourd’hui. Je suis prêt à
répondre à vos questions.
Senator Massicotte: This is a very important subject and a very
important objective and fundamental to a working society and
one where market forces do not always provide an easy answer
for those who have to make financial decisions. I thank all of you
for your efforts. They are laudable and critical.
Le sénateur Massicotte : Il s’agit d’un objectif d’un sujet très
important, et d’un fondement pour le bon fonctionnement de la
société, surtout lorsque les forces du marché ne peuvent pas
toujours fournir une réponse facile à ceux qui doivent prendre des
décisions financières. Merci pour tous vos efforts. Ils sont
louables et essentiels.
Both the information we have received and the information
you have provided confirm that there is a lack of literacy in
financial matters; and you talked about senior citizens. I will say
the same thing 100 years from now: It will never be enough; it will
always be deficient; and people will misunderstand consistently
what the objectives are. Do we have any sense of how deficient we
are in Canada as compared to the United States, Europe generally
or Sweden? Has a comparison been done? Are we worse off than
other countries or are all illiterate to some degree?
Les renseignements que nous avons déjà entendus et ce que
vous nous avez dit aujourd’hui confirment qu’il y a un manque de
connaissances financières; et vous avez parlé des aînés. On pourra
dire la même chose dans 100 ans : il n’y en aura jamais assez; il y
aura toujours des lacunes et les gens continueront de mal
comprendre quels sont les objectifs. Avons-nous une idée de
l’ampleur des lacunes au Canada comparativement aux ÉtatsUnis, à l’Europe en général ou à la Suède. A-t-on déjà fait cette
comparaison? Sommes-nous dans une pire situation que d’autres
pays, ou ont-ils tous un certain degré de déficit en littératie
financière?
Mr. Stewart: That is an excellent question. Unfortunately, it
will be answered in qualitative rather than quantitative terms
because there is no global index. Efforts have been made to have
students participate in international assessments, but there is no
global assessment. However, we can say a couple of words about
what is going on in other countries and where they are on their
journey.
M. Stewart : Voilà une excellente question. Malheureusement,
je devrais répondre de façon plutôt qualitative que quantitative,
parce qu’il n’y a pas de mesure mondiale. Des efforts ont été faits
pour que des étudiants participent à des évaluations
internationales, mais il n’y a pas d’évaluation mondiale. Par
contre, nous pouvons parler de ce qui se fait dans d’autres pays et
décrire leur situation.
It is fair to say that many countries have done considerable
work over the last decade on a national strategy for financial
literacy. All are struggling with the fact that this is a journey that
continues forever and will never be optimized. It would appear
that some countries may be ahead of Canada. We did not think
that was quite the case because some countries have a smaller,
more cohesive population, and their national strategy is not quite
On peut dire que de nombreux pays ont fait un travail
considérable au cours de la dernière décennie en matière de
stratégie nationale pour la littératie financière. Ils comprennent
tous que c’est un effort qui ne se terminera jamais et qu’il ne sera
jamais parfait. Il semble que certains pays ont de l’avance par
rapport au Canada. Nous ne croyons pas que c’était le cas parce
que certains pays ont une population plus petite et moins variée,
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Banking, Trade and Commerce
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the same as Canada, where work of considerable advancement
was going on in each and every province but did not come
together at a national level. That did not undermine the fact that
there was a lot of good work going on coast to coast in this
country.
et leur stratégie nationale n’est pas la même que celle du Canada,
où des avancées considérables se faisaient dans chaque province,
mais sans qu’il y ait une coordination nationale. Cela n’enlève rien
au fait que de bons efforts étaient déployés d’un océan à l’autre
au Canada.
Our view would be that Canada is somewhere in the middle
vis-à-vis countries that have embarked on a national strategy,
such as Australia, New Zealand, the United States and the United
Kingdom, in particular, which tended to be the benchmarks for
the task force simply because they have done the most publication
of work. We are somewhere in the middle, as best we could tell,
but that is not a quantitative answer.
Nous croyons que le Canada était quelque part dans la
moyenne, par rapport aux pays qui ont une stratégie nationale,
comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis et le
Royaume-Uni, en particulier, qui ont servi de comparatif au
groupe de travail parce que leurs travaux ont été le plus publiés.
Nous sommes dans la moyenne, d’après ce que nous avons pu
constater, mais il ne s’agit pas d’une réponse quantitative.
Senator Massicotte: Mr. Stewart, I think your report has
30 recommendations. In fact, I suppose this nomination comes a
bit from the report, where you do recommend that the federal
government assume a leadership role and assign responsibility. In
your report, you also talk quite a bit — and I totally agree with
it — about a need for accountability, a need for defining the
objectives, a need for measurement.
Le sénateur Massicotte : Monsieur Stewart, je crois que votre
rapport comprend 30 recommandations. En fait, je pense que ces
nominations découlent un peu du rapport, dans lequel vous
recommandez que le gouvernement fédéral joue un rôle de chef
de file et distribue les responsabilités. Dans votre rapport, vous
parlez aussi beaucoup, et je suis complètement d’accord, du besoin
de reddition comptes, de définition des objectifs et de mesures.
Mr. Stewart: Yes.
M. Stewart : Oui.
Senator Massicotte: You obviously support this legislation and
the nomination of this position. Are you concerned that the terms
of reference are vague and that they report to another party?
Could we get lost in the forest, whereby what you report to be
very important — accountability — will be undermined or will
not be attained? One more person among the many thousands of
bureaucrats in Ottawa will not make much of a difference unless it
is really defined with measurements and so on.
Le sénateur Massicotte : Vous appuyez évidemment ce projet
de loi et la création de ce poste. Êtes-vous inquiet que le mandat
soit vague et qu’ils doivent rendre des comptes à quelqu’un
d’autre? Pourrions-nous nous perdre dans la forêt, et que ce que
vous déclarez très important, la reddition de comptes, soit minée
ou pas atteinte? Une personne de plus parmi les milliers de
bureaucrates à Ottawa ne fera pas une grande différence à moins
qu’il y ait des mesures réelles.
Mr. Stewart: I am a great believer in the power of the individual.
I think the choice of individual is absolutely critical. We were
impressed by a worldwide survey of what was going on in the
financial literacy industry, so to speak, or in the financial literacy
dimensions of life, by the commissioner in New Zealand, who is a
one-woman wonder. Not only does she handle financial literacy but
she is also in charge of retirement. Although New Zealand is a
country of perhaps 4 million people, it has all the challenges and
complexities of financial literacy that any country has.
M. Stewart : Je crois fermement au pouvoir de chaque personne.
Je pense que les choix de chaque personne sont absolument
essentiels. Nous avons été impressionnés par une enquête à l’échelle
mondiale de l’industrie de la littératie financière, si je puis dire, ou
des aspects de la littératie financière dans la vie, effectué par la
commissaire de la Nouvelle-Zélande, qui est prodigieuse. Non
seulement s’occupe-t-elle de la littératie financière, mais également
de la retraite. Bien que la Nouvelle-Zélande n’ait environ que quatre
millions de citoyens, le pays connaît les mêmes défis et complexités
que les autres en matière de littératie financière.
I think the view of the task force, if I may say so, would be that
the choice of individual — the right individual — would take the
country a considerable way, regardless of any structure and
parameters.
Si vous me le permettez, je dirais que le groupe de travail croit
que si on choisit la bonne personne, on pourra avancer
considérablement, quels que soient la structure et les paramètres.
Ms. Campbell: If I can add something to that, I think having
an advisory committee for that individual to rely on and to use as
part of the building of the expertise that is necessary to execute a
good financial literacy strategy is going to be key. One of our key
recommendations was to have an advisory committee that this
individual can rely on.
Mme Campbell : Si vous me permettez d’ajouter quelque chose,
je pense qu’il sera essentiel d’avoir un comité consultatif pour aider
ce dirigeant et pour rassembler l’expertise nécessaire afin d’exécuter
une bonne stratégie en matière de littératie financière. L’une de nos
recommandations principales était de mettre en place un comité
consultatif qui pourra appuyer les dirigeants.
Senator Massicotte: Is the advisory committee somewhat equal
to what you call the ‘‘council of stakeholders’’ in your report?
Le sénateur Massicotte : Est-ce que le comité consultatif
correspond à ce que vous appelez le « conseil des partenaires »
dans votre rapport?
Ms. Campbell: Yes.
Mme Campbell : Oui.
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Banques et commerce
29:43
Senator Massicotte: The members will be representative of
what you envisage in your report?
Le sénateur Massicotte : Les membres représenteront ce que
vous présentez dans votre rapport?
Ms. Campbell: Exactly. A cross-section of individuals — it
could be public, private, community organizations, any
organization or group that might have a stake in financial
literacy. We know that we want to see corporations, as well as
government and NGOs, be involved in the process.
Mme Campbell : Exactement. Un ensemble représentatif de
personnes, qui pourraient provenir d’organisations publiques,
privées, communautaires, de toute organisation ou groupe qui a
un intérêt dans le domaine de la littératie financière. Nous
aimerions que les entreprises, tout comme le gouvernement et les
ONG, participent à ce processus.
Senator Massicotte: You also put a lot of emphasis on the need
for a website. There are many people in the field. There is an
immense need for coordination, and you put a lot of emphasis on
a website. Will this emanate from this position? Is it a natural
outflow, or should it be done separately?
Le sénateur Massicotte : Vous mettez aussi beaucoup l’accent
sur le besoin d’un site web. Il y a beaucoup de gens dans ce
domaine. Et un besoin immense de coordination, et vous parlez
beaucoup du site web. Est-ce que cela proviendra de ce poste? Estce un résultat naturel, ou un travail qui devra être fait
séparément?
Mr. Stewart: We would consider an important responsibility of
this position to be ensuring that there is a high-quality website. It is
instructive to trawl the Government of Canada’s websites, of which
there is a large number on financial literacy matters. You get a
diverse perspective that is crying out for coordination,
notwithstanding the good work the FCAC has done. This is a
central recommendation and would be an important responsibility
for the individual.
M. Stewart : Nous considérerions important que ce poste veille
à ce qu’il y ait un site web de haute qualité. Il est intéressant de
visiter les sites web du gouvernement du Canada, car il y en a
beaucoup qui concernent la littératie financière. On constate une
toile bigarrée qui exige de la coordination, malgré le bon travail
fait par l’ACFC. Il s’agit d’une recommandation centrale qui
serait une responsabilité importante de ce poste.
[Translation]
[Français]
Senator Maltais: Mr. Melville, I am glad to see you here. I have
long said that seniors have less than sufficient financial literacy,
either because of their lack of understanding or because they are
not familiar with new technology.
Le sénateur Maltais : Monsieur Melville, je suis heureux de
constater votre présence. Depuis le temps que je dis que les
personnes âgées sont une clientèle malmenée par la littératie
financière, soit par leur incompréhension ou parce qu’elles
connaissent mal les nouvelles technologies.
When you talked about education, Mr. Stewart, we know that
education is a provincial jurisdiction. Do you have agreements
with the provinces to have it in schools? How will that work?
Young people are also an under-informed target group,
obviously, since they don’t have life experience.
Lorsque vous avez parlé d’éducation, monsieur Stewart, on sait
que l’éducation est de juridiction provinciale. Est-ce que vous avez
des ententes avec les provinces pour que ce soit diffusé dans les
écoles? Comment cela va-t-il fonctionner? Les jeunes sont aussi
une clientèle cible et pas assez informés, c’est l’évidence, ils n’ont
pas l’expérience de la vie.
Do you have agreements with the provinces on this?
Avez-vous des ententes avec les provinces à ce sujet?
Mr. Stewart: Unfortunately, I speak English.
M. Stewart : Malheureusement, je parle en anglais.
Senator Maltais: No problem, we have skilled interpreters.
[English]
Mr. Stewart: We do not have agreements. We did have
discussions across the country, and, of course, the committee is
very familiar with the pressures and forces at work across the
country. Of course, the federal government does have some
responsibilities for education for certain segments — First
Nation-related responsibilities — and has the opportunity to do
work in that area that could be benchmark work. However, the
success of financial literacy in the country in the future will rest on
discussing, negotiating and obtaining agreements with various
provinces and territories on their curricula. We were encouraged
Le sénateur Maltais : Pas de problème, nous avons des
interprètes qui sont compétents.
[Traduction]
M. Stewart : Nous n’avons pas conclu d’accords. Nous avons
tenu des discussions dans l’ensemble du pays, et, bien sûr, le
comité est très au fait des pressions et des forces qui existent. Bien
sûr, le gouvernement fédéral a des responsabilités dans le domaine
de l’éducation pour certaines parties de la population — des
responsabilités liées aux Premières nations — et a l’occasion de
faire du travail dans ce domaine qui pourrait servir de modèle.
Toutefois, le succès de la littératie financière au pays à l’avenir
reposera sur des discussions, des négociations et la conclusion
d’accords avec les provinces et les territoires sur leurs
29:44
Banking, Trade and Commerce
by our engagement with the council of ministers of education, but
it will not be a compulsion. It will be an encouragement and an
engagement.
[Translation]
Senator Maltais: Mr. Melville, you are the ombudsman for
Banking Services and Investments. Banks are not the only ones to
offer financial services, but insurance companies and a myriad of
other institutions in Canada also do so. Do those other financial
services fall under your authority?
[English]
Mr. Melville: I should probably clarify the limits of our
mandate, senator. Our office handles banking and investment
complaints from consumers. There are counterpart organizations
similar to our own that handle life and health insurance and
another one that handles property and casualty insurance in
Canada. The three of us coordinate informally. Sometimes we
even have investigations that are caught between our two offices,
and we will collaborate on those investigations. Sadly, some of the
other bodies that you speak to, like credit bureaus, are actually
beyond our reach. They have actually presented some of the more
interesting complaints that have come to our office because they
are dependent upon the banks and other creditors for the
information that is put on a citizen’s credit bureau, and
sometimes getting that fixed is challenging.
[Translation]
Senator Maltais: May I ask how many complaints you receive
each year?
[English]
Mr. Melville: We would receive between 6,000 and
8,000 inquiries from Canadians a year. Of those, we will conduct
in the area of 800 to 1,000 full-blown investigations. We make
recommendations for compensation based on those investigations.
In about a third of the cases that we investigate, we are making
recommendations for compensation for consumers, based on the
facts that we uncover in our investigation.
[Translation]
Senator Maltais: The biggest challenge with this bill will be to
find these people who need information, whether they be youth or
seniors. However, Canada has a system that very few people can
avoid: Revenue Canada. Is there not some way we could slip a
brochure inside their tax return in order to alert them, inform
them of your existence and how to reach you? Perhaps a few
people would be excluded, but you would still manage to reach
the majority of people this way.
7-2-2012
programmes. Nous avons été encouragés par nos discussions avec
le Conseil des ministres de l’Éducation, mais ça ne sera pas
imposé. Il faudra de l’encouragement et de la participation.
[Français]
Le sénateur Maltais : Monsieur Melville, vous êtes l’ombudsman
des banques. Il n’y a pas seulement les banques qui offrent des
services financiers, il y a les compagnies d’assurance, il y a une
panoplie d’institutions au Canada qui offrent des services financiers.
Est-ce que les autres services financiers sont soumis à vos directives
ou à votre autorité?
[Traduction]
M. Melville : Je devrais probablement clarifier les limites de
notre mandat, sénateur. Notre bureau s’occupe des plaintes des
consommateurs portant sur des services bancaires et des
investissements. Il y a des organisations semblables à la nôtre qui
s’occupent de l’assurance-vie et de l’assurance-santé, et une autre
qui s’occupe de l’assurance-dommages au Canada. Nous
coordonnons nos travaux de façon informelle. Il y a même
parfois des enquêtes qui touchent deux de nos bureaux, et nous
allons alors collaborer. Malheureusement, certaines des autres
organisations dont vous parlez, comme les bureaux de crédit, ne
sont pas couvertes par notre mandat. Ils ont en fait présenté
certaines des plaintes les plus intéressantes que nous avons vues,
parce qu’ils dépendent des banques et des autres fournisseurs de
crédit pour obtenir les renseignements qui sont inscrits au dossier de
crédit d’un citoyen, il est parfois difficile de corriger ces problèmes.
[Français]
Le sénateur Maltais : Est-ce indiscret de vous demander
combien vous recevez de plaintes par année?
[Traduction]
M. Melville : Nous recevons entre 6 000 et 8 000 demandes par
année de la part des Canadiens. Sur celles-ci, nous allons faire
environ de 800 à 1 000 enquêtes complètes. La compensation que
nous recommandons est fondée sur ces enquêtes. Dans environ un
tiers des cas sur lesquels nous faisons enquête, nous
recommandons une compensation pour les consommateurs, sur
la base de ce que nous constatons pendant l’enquête.
[Français]
Le sénateur Maltais : Le grand défi du projet de loi sera de
retracer ces gens qui ont besoin d’information, que ce soit les
jeunes ou les personnes âgées. Pourtant, nous avons au Canada
un système auquel peu de gens échappent : Revenu Canada. Estce qu’il n’y aurait pas moyen de glisser dans leur rapport d’impôt
une brochure les mettant en garde, leur disant que vous existez et
comment vous rejoindre. Il y en a peut-être quelques-uns qui
seront exclus mais vous allez rejoindre la grande majorité de cette
façon.
7-2-2012
Banques et commerce
[English]
29:45
[Traduction]
Mr. Melville: I think you are absolutely right. The research we
have done suggests that fewer than 2 per cent of Canadians
would be aware of the existence of offices like our own. However,
they need us when they need us. Trying to get general levels of
awareness up is very expensive, probably in the area of a million
dollars per percentage point. I do not have those resources, and I
am not sure that anyone would see fit to provide us with those
resources.
M. Melville : Je pense que vous avez absolument raison. Les
recherches que nous avons faites indiquent que moins que
2 p. 100 des Canadiens connaissent l’existence des bureaux
comme le nôtre. Cependant, ils ont besoin de nous lorsqu’ils
ont besoin de nous. Se faire connaître coûte très cher,
probablement un million de dollars par point de pourcentage.
Je n’ai pas ces ressources, et je ne pense pas que qui que ce soit
jugerait qu’il serait approprié qu’on nous les fournisse.
On your point, how do you find the appropriate contact point
with each consumer so that at the time when they most need that
referral, information and knowledge, it is provided to them? With
our participating firms, the understanding is that when a
complaint has been looked at internally and they conclude their
work on it, they must inform the client of the ability to escalate to
our office. In most cases this is working quite well and, I believe,
gives us as close to a sealed system as we can have. Where firms
do not do that, we follow up at the highest levels with the firm,
but by and large compliance is pretty good.
Pour revenir à votre question, quelle est la bonne façon de
communiquer avec chaque consommateur pour qu’ils aient les
renseignements et les connaissances nécessaires lorsqu’ils en ont le
plus besoin? Pour les sociétés qui participent à notre système,
nous nous attendons à ce que lorsqu’une plainte a été examinée à
l’interne et les travaux conclus, qu’elles informent le client de la
possibilité de contacter notre bureau. Dans la plupart des cas, cela
fonctionne très bien et, je crois, nous offre un système aussi
étanche que possible. Lorsque les sociétés ne le font pas, nous
contactons les hauts dirigeants, mais en général, le taux de
conformité est assez bon.
Senator L. Smith: Ms. Campbell, could you give us some
insight into lack of cohesion among participants?
Le sénateur L. Smith : Madame Campbell, pourriez-vous nous
expliquer un peu le manque de cohérence chez les participants?
Ms. Campbell: When the task force was going from city to city
and hearing witnesses, we found that many groups did not know
that other groups were doing financial literacy work, and we did
not know that either. I think many organizations are operating in
a vacuum. They have developed their own financial literacy
program in a silo and are delivering it in a silo, and the group
across the street is doing the exact same thing. That is duplication
of effort.
Mme Campbell : Lorsque le groupe de travail se déplaçait de
ville en ville pour entendre des témoins, nous avons constaté que
de nombreux groupes ne savaient pas que d’autres groupes
faisaient un travail en matière de littératie financière, et nous ne le
savions pas non plus. Je pense que de nombreuses organisations
fonctionnent en vase clos. Elles ont élaboré leur propre
programme de littératie financière et l’offrent de façon
indépendante, et le groupe de l’autre côté de la rue fait
exactement la même chose. Il y a dédoublement des efforts.
We and the financial literacy leader need to be aware of the
level of expertise that is being delivered through these financial
literacy programs. I am not suggesting that they lack expertise,
but providing a platform for financial literacy information to be
disseminated across the country by these organizations would
ensure cohesiveness and also that the same message is getting out
to all Canadians in a way that the FCAC believes is appropriate.
Le chef du développement de la littératie financière et nous
devons être conscients du niveau d’expertise qui est présenté par
ces programmes de littératie financière. Je ne dis pas qu’ils
manquent d’expertise, mais offrir une plateforme pour les
renseignements en matière de littératie financière qui soit
diffusée partout au pays par ces organisations assurerait une
cohérence du message entendu par tous les Canadiens, ce qui
correspond à ce que l’ACFC juge approprié.
I myself was surprised to learn of the vast number of
organizations working on financial literacy issues and doing a
great job of it. I had no idea, and our organization has been
around for almost 50 years. I did not know this was going on, so
some coordinated efforts obviously need to be made.
J’ai moi-même été surprise de voir le vaste nombre
d’organisations qui travaillaient dans le domaine de la littératie
financière et qui font un excellent travail. Je n’en avais aucune
idée, et notre organisation existe depuis près de 50 ans. Je ne
savais pas que tout cela existait, alors il faut évidemment faire
certains efforts de coordination.
Senator L. Smith: You talk about silos. Getting to Senator
Maltais’s point about jurisdiction, will the new leader simply have
to identify a champion in each province to break down the silos?
How would you recommend that this be set up?
Le sénateur L. Smith : Vous parlez de vase clos. Pour revenir à
ce qu’a dit le sénateur Maltais à propos des champs de
responsabilités, est-ce que le nouveau dirigeant n’aura qu’à
trouver un champion dans chaque province pour briser les
vases? Quelle serait votre recommandation à ce sujet?
29:46
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
Mr. Stewart: To be effective, a new leader has to be able to
engage every province in the country. I endorse Ms. Campbell’s
statement. The diversity, range of work and lack of appreciation
of other work going on was both problematic and a great
opportunity.
M. Stewart : Pour être efficace, le nouveau dirigeant devra
communiquer avec chaque province. J’appuie ce qu’a dit
Mme Campbell. La diversité, la variété du travail et le manque
d’appréciation pour ce que font les autres présentent un problème
et une opportunité.
An effective leader will have to be able to work constructively
in each jurisdiction. The task force was made up of men and
women from across the country, and we saw that as a benchmark
of the kind of advisory group that could be supportive. A wellplaced and knowledgeable individual in a province could be of
enormous assistance for the national leader to be effective in each
jurisdiction.
Un chef efficace devra être capable de travailler de manière
constructive dans chaque province. Le groupe de travail était
composé d’hommes et de femmes de partout au pays et nous avons
pris cela pour modèle du type de groupe de travail qui pourrait être
utile. Une personne bien placée et qui s’y connaît dans une province
peut apporter une aide très précieuse qui permettra au chef national
d’être efficace dans chaque province et territoire.
Senator L. Smith: Will you folks have any input into the
selection of that individual or the creation of a profile?
Le sénateur L. Smith : Aurez-vous votre mot à dire quant à la
sélection de cette personne ou quant à la création d’un profil?
Ms. Campbell: We have not yet been asked to.
Mme Campbell : On ne nous l’a pas encore demandé.
Mr. Stewart: I think every member of the task force was deeply
vested in the continuing success of the financial literacy effort in
Canada. We would all be prepared to stand in and help. I have a
day job, as does Ms. Campbell, but we would all like to help. I
think I am safe in saying that each individual would be willing to
provide time and input, but we are now a former task force.
M. Stewart : Je crois que tous les membres du groupe de
travail se sont profondément investis pour assurer la réussite
continue des efforts de littératie financière au Canada. Nous
serions tous prêts à répondre à l’appel et à aider. J’ai un emploi,
tout comme Mme Campbell, mais nous aimerions tous prêter
main-forte. Je crois pouvoir m’aventurer à dire que chaque
personne serait prête à donner de son temps et à participer, mais
nous étions membres d’un groupe de travail qui n’existe plus.
Senator L. Smith: I mention that because it would be useful to
have both practical and theoretical perspectives to assist in a
search. Some of the government folks may have a more
theoretical approach as opposed to having worked in a financial
institution and seen the people at the grassroots.
Le sénateur L. Smith : Si j’en parle, c’est parce qu’il serait utile
de bénéficier des perspectives tant pratiques que théoriques dans
cette recherche. Certains des représentants du gouvernement ont
peut-être une approche plus théorique, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas
travaillé dans une institution financière et n’ont pas été en contact
avec les gens de la base.
Mr. Stewart: I think it is fair to say that we would all be willing
to assist.
M. Stewart : Je crois qu’on peut dire que tout le monde serait
prêt à proposer son aide.
Ms. Campbell: Absolutely.
[Translation]
Mme Campbell : Absolument.
[Français]
The Deputy Chair: Following the honourable senators’
questions, I would like to clarity a few things. There are some
people in Canada who are illiterate, just as there are in developed
or underdeveloped countries. In that case, written communication
is not an option for teaching them about how to manage their life.
Of course there is a lot of written material out there that even
people with a fairly high level of education find complicated.
La vice-présidente : Suite aux questions des honorables sénateurs,
j’aimerais clarifier certaines choses. Au Canada comme dans les
pays développés — ou non développés —, on retrouve des
personnes illettrées. Dans ces cas, la communication écrite n’est
pas le moyen de leur enseigner comment gérer leur vie.
Évidemment, il existe beaucoup de matériel écrit qui, même pour
les personnes ayant un niveau d’éducation assez élevé, est déjà
compliqué.
Let us suppose that you are volunteer and that you will be
participating in a strategic development meeting with the new
financial literacy leader. You will spend one weekend with him.
What would your priorities be? Which clientele would you
address in order to maximize the influence of one person
accompanied by five or six public servants to help find a
solution to the problem? In a strategic development meeting, I
think that you are the best person to advise this financial literacy
Supposons que, comme bénévole, vous participiez à une
réunion de développement stratégique avec le nouveau chef du
développement de la littératie financière et que vous passiez un
week-end avec lui. Quelles priorités établiriez-vous? À quelle
clientèle vous adresseriez-vous afin d’obtenir le maximum
d’impact d’une personne accompagnée de cinq ou six
fonctionnaires pour aider à solutionner la question? Je crois que
dans une réunion de développement stratégique d’un plan
7-2-2012
Banques et commerce
29:47
leader. He can’t come up with a strategic plan on his own
overnight. He needs the expertise that you have collected from
across the country.
stratégique, vous êtes la personne la mieux placée pour l’aviser. Il
ne peut pas concevoir le tout seul du jour au lendemain. Il a
besoin de l’expertise que vous avez récoltée à travers le pays.
Based on your experience and your report, there are two types
of clientele: youth and seniors. I am not neglecting one or the
other. However, we have to prepare our youth for the future to
ensure that as they age, they will be better able to manage their
affairs and use electronic tools. If an elderly person ends up in the
streets overnight, I understand that Mr. Melville will help that
person get their finances in order. However, generally speaking,
the damage done is significant.
À partir de votre expérience et de votre rapport, on a parlé de
deux clientèles : celle des jeunes et celle des personnes âgées. Je ne
néglige ni l’une ni l’autre. Toutefois, il faut préparer nos jeunes
pour l’avenir et faire en sorte qu’en vieillissant ils seront plus aptes
à gérer leurs affaires et plus habiles avec les outils électroniques.
Pour ce qui est des personnes âgées, s’ils se retrouvent dans la rue
du jour au lendemain, je comprends que M. Melville les aidera à
redresser leurs finances. Cependant, en général, les dommages
faits sont quand même très importants.
Senator Maltais and I are aware that in Quebec, a number of
seniors lost a considerable amount of money. The situation is not
unique to seniors: people in my own family lost hundreds of
thousands of dollars because they took financial advice from
completely incompetent or dishonest people.
Le sénateur Maltais et moi somme conscients que, au Québec,
certaines personnes âgées ont perdu des montants importants.
D’ailleurs, j’en ai dans ma famille, nul besoin de sonder la
population des personnes âgées, qui ont perdu des centaines de
milliers de dollars à cause d’avis financiers de la part de gens tout
à fait incompétents ou malhonnêtes.
What priorities would you establish with the extra 3 million
dollars and six additional people?
Quelles priorités établiriez-vous avec 3 millions de dollars
supplémentaires et six personnes de plus?
[English]
[Traduction]
Mr. Stewart: That is a first-class question, and you will
probably get individual perspectives.
M. Stewart : Il s’agit d’une question de première importance et
vous obtiendrez probablement des perspectives individuelles.
The national effort to raise the standard of financial literacy in
any country, including Canada, is inevitably and inherently a
long-term effort. We cannot wave a magic wand to
instantaneously raise the level of financial literacy. It will take
place over a very long time, and that would lead me, as an
individual, to focus first on youth. We need to embed good
financial habits in young people through sound educational
programs. The sterling example is British Columbia where
Planning 10 has been in force since 2004. It is a well kept
national secret, but that is another matter.
Tout effort national déployé pour rehausser la littératie financière,
dans n’importe quel pays, y compris le Canada, est inévitablement et
par nature un effort de longue haleine. Ce n’est pas comme si, d’un
coup de baguette magique, on pourrait rehausser le niveau de
littératie financière. Cela se fera sur une très longue période et, à titre
personnel, je serais donc enclin à me concentrer d’abord sur les
jeunes. Il nous faut ancrer de bonnes habitudes financières dans nos
jeunes gens, en passant par de bons programmes éducatifs. Un
excellent exemple est celui de la Colombie-Britannique, où
Planning 10 est en vigueur depuis 2004. Il s’agit d’un secret
national bien gardé, mais c’est là une autre histoire.
If you are successful in embedding effective financial literacy in
young people, you will set this country on a good course for the
longer haul. I agree that there are other pressing concerns, such as
seniors, as you correctly highlighted, but there are mechanisms in
place to help them. However, for the longer haul, which this is, in
my view, an important place to start is in schools.
Si vous arrivez à inculquer efficacement la littératie financière
aux jeunes gens, vous placerez notre pays sur la bonne voie à long
terme. Je suis d’accord pour dire qu’il existe d’autres questions
pressantes, notamment les aînés, comme vous l’avez correctement
souligné, mais il existe des mécanismes en place pour les aider.
Toutefois, à plus long terme, à mon avis, il est important de
commencer dans les écoles.
Ms. Campbell: That is well said and I agree.
Senator Hervieux-Payette, you are right. In our organization
we see many elderly people, as I am sure Mr. Melville does, who
have been victims of scams or who have lost money through a
lack of understanding of how they can best take advantage of
financial services.
Mme Campbell : Cela est bien dit et je suis d’accord.
Sénatrice Hervieux-Payette, vous avez raison. Dans notre
organisation, nous voyons de nombreuses personnes âgées, tout
comme M. Melville j’en suis certaine, qui ont été victimes de fraudes
ou qui ont perdu de l’argent parce qu’elles ne comprenaient pas
comment tirer le meilleur parti des services financiers.
29:48
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
We need to concentrate on young people; that should be a big
focus. I like Senator Maltais’s idea of reaching the masses through
some type of mechanism, such as the Canada Revenue Agency or
other area where the government communicates with large
numbers of Canadians.
Nous devons nous concentrer sur les jeunes; cela devrait être
notre point de mire. J’aime l’idée du sénateur Maltais qui consiste à
rejoindre les masses en passant par certains mécanismes tels que
l’Agence du revenu du Canada ou d’une autre entité par laquelle le
gouvernement communique avec un grand nombre de Canadiens.
A number of organizations came forth to address the issue of
illiteracy in Canada and how the financial leader might address
this while trying to address financial literacy. That will be a big
challenge for the leader. It means that we will have to
communicate with people in different mediums, for example a
website or personal counselling or individual educational
presentations, so that we can meet the needs of all Canadians.
Plusieurs organisations ont étudié la question de l’analphabétisme
au Canada et ont dit comment le chef du développement de la
littératie financière pourrait résoudre le problème de la littératie
financière. Ce serait là un gros défi pour le chef. Cela signifie qu’il
nous faudra communiquer avec les gens de différentes façons, par
exemple un site web où des services de conseils personnels ou des
présentations éducatives individuelles, afin de pouvoir répondre aux
besoins de tous les Canadiens.
One thing recognized by the financial task force was the need
to hit people where they are and the stage of life they are at.
Talking to a student at the age of 16 years about their retirement
probably will not fly. They are not interested so they do not care.
However, talk to them about their cell phone plan and how they
can take advantage of online data and they will listen. The
challenge of the leader will be to have a finger on the pulse of
Canadians where they are at, how they learn and what will benefit
them in the long term on financial literacy issues.
Ce que le groupe de travail financier a reconnu, c’était le besoin
de rejoindre les gens où ils sont et ce en fonction de leur âge. Si
l’on parle de la retraite à un étudiant de 16 ans, il ne sera
probablement pas intéressé et donc il s’en fiche. Par contre,
parlez-leur du forfait de leur téléphone cellulaire et dites-leur
comment ils peuvent tirer parti de données en ligne, et là, ils vous
écouteront. Le défi pour le chef, ce sera de prendre le pouls des
Canadiens où qu’ils soient, en fonction de leur méthode
d’apprentissage et en fonction de ce qu’il leur sera utile à long
terme en matière de littératie financière.
Mr. Melville: Perhaps it falls to me, but how do you not be
contrary while offering an opposing point of view? I agree that the
education of our youth is the long-term key solution to this
problem. However, there is also a need for short-term
intervention because there is a crisis out there. There are
vulnerable people in our population.
M. Melville : Cela m’échappe peut-être, mais je me demande
comment on ne peut pas être contre en offrant un point de vue
opposé? Je suis d’accord pour dire que l’éducation de nos jeunes est
la solution à long terme à ce problème. Toutefois, il faut également
intervenir à court terme, car nous sommes en situation de crise. Il
existe des personnes vulnérables au sein de notre population.
In our work, I see two groups that are overrepresented, which
is tragic: seniors, who represent about half our caseload; and
newcomers to Canada, who represent 10 per cent to 20 per cent
of our caseload. To say there are not opportunities for
intervention at the point of entry when people arrive here to
help them cope appropriately with the complexities of this new
society they are joining is an abdication. I think there are
opportunities. Groups like ours are reaching out into the
community as best we can with our limited resources. There are
opportunities for others who are more appropriately positioned
to deliver services to newcomer Canadians. They can be part of
the solution. That is a short-term and necessary part of the puzzle.
Dans notre travail, je vois deux groupes qui sont surreprésentés
et cela est tragique; les aînés, qui représentent environ la moitié
des cas; et les nouveaux arrivants au Canada, qui représentent
entre 10 et 20 p. 100 de nos cas. Dire qu’on n’a pas l’occasion
d’intervenir au point d’entrée, lorsque les gens arrivent ici, pour
les aider à bien faire face aux complexités de cette nouvelle société
à laquelle ils se joignent, cela revient à abdiquer. Je crois qu’il
existe des possibilités. Des groupes comme le nôtre font de leur
mieux pour rejoindre la communauté, avec nos ressources
limitées. Il existe des occasions pour les autres qui sont mieux
placés pour offrir des services aux nouveaux arrivants canadiens.
Ils peuvent faire partie de la solution. Il s’agit d’une intervention à
court terme et c’est une partie nécessaire du casse-tête.
In answer to your question, I would split the team into a longterm planning unit and a short-term intervention unit. I would
find a good reason to divide the budget between those two
priorities. I believe that the intervention piece now educates the
now. The case studies coming out of the work that many of our
organizations are doing in the field can be interesting pieces. The
media love them. Why? They tell human stories. That educates
the middle you speak of, which we do not need to leave. Yes, we
can educate the youth and intervene with some of the vulnerable
Pour répondre à votre question, je diviserai l’équipe avec d’un
côté une unité de planification à long terme et de l’autre, une unité
d’interventions à court terme. Je trouverai une bonne raison de
diviser le budget entre ces deux priorités. Je crois que la partie
intervention doit se faire maintenant. Les études de cas basées sur
le travail que font de nombreuses organisations sur le terrain
peuvent s’avérer intéressantes. Les médias les adorent. Pourquoi?
Elles racontent des histoires d’êtres humains. Cela éduque le
milieu dont vous parlez, que nous n’avons pas besoin de quitter.
7-2-2012
Banques et commerce
29:49
populations now; but those stories are useful to educate the entire
population. We all can be part of the solution in getting those
stories out.
Certes, nous pouvons éduquer les jeunes et intervenir auprès de
certains segments vulnérables de la population dès maintenant;
mais ces histoires sont utiles pour éduquer l’ensemble de la
population. Nous pouvons tous faire partie de la solution en
communiquant toutes ces histoires.
The Deputy Chair: Yesterday, we heard about someone who
was paying only the interest on their credit card balance. The
person eventually discovered after making many inquiries that the
amount was so high because she had not been paying on the
principle debt, and she had to declare bankruptcy. I can
understand that happening to someone here, and people coming
from another country where credit cards are not distributed so
generously might find it happening more. An inquiry about
capacity to pay does not take much time. I have the impression
that there are some measures that everyone would find
informative regarding credit cards.
La vice-présidente : Hier, nous avons entendu quelqu’un qui
payait uniquement les intérêts du solde de sa carte de crédit. Cette
personne s’est finalement rendu compte, après avoir fait des
démarches, que le montant était si élevé car elle n’avait pas
remboursé la dette principale et elle a dû déclarer faillite. Je peux
voir comment cela peut arriver à quelqu’un ici et cela risque même
d’arriver plus souvent à des gens qui arrivent ici d’un autre pays,
où les cartes de crédit ne sont pas distribuées aussi généreusement.
Se renseigner sur la capacité de quelqu’un à payer ne prend pas
beaucoup de temps. J’ai l’impression qu’il existe des mesures que
tout le monde trouverait intéressantes au sujet des cartes de crédit.
Senator Moore: Mr. Stewart, I am interested in your comment
that the foundation for this financial literacy lifelong learning is the
school system. You mentioned a model in B.C. called Planning 10. I
would like to know what you would recommend to the financial
literacy leader in terms of establishing some kind of system in the
schools and at what age and grade. Maybe you could tell us a bit
about the model in British Columbia, how it works, the results and
what grades and ages the model is applied to.
Le sénateur Moore : Monsieur Stewart, j’ai été intéressé par
votre commentaire qui disait que la base de cet apprentissage
continu en matière de littératie financière, c’est le système scolaire.
Vous avez mentionné le modèle de la Colombie-Britannique qui
s’appelle Planning 10. J’aimerais savoir ce que vous
recommanderiez au chef du développement de la littératie
financière pour créer un genre de système dans les écoles et
j’aimerais savoir à quel âge et à quel niveau. Vous pourriez peutêtre nous en dire un peu plus sur le modèle en ColombieBritannique, nous expliquer comment il fonctionne, ses résultats
et à quel niveau et à quel âge il est appliqué.
Mr. Stewart: Planning 10 was aimed at grade 10 and was
introduced in 2004. The Financial Consumer Agency of Canada
has taken Planning 10 and made it into a more general course
called The City, which is available on the website of the Financial
Consumer Agency of Canada.
M. Stewart : Planning 10 s’adressait aux élèves de 10e année et
a été introduit en 2004. L’Agence de la consommation en matière
financière du Canada a pris Planning 10 et en a fait un cours
beaucoup plus général intitulé La Zone disponible sur le site web
de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada.
Each educational jurisdiction across the country has looked at
introducing financial literacy in one form or another in their
respective curricula. Manitoba and Ontario would be noteworthy
in that regard for more recent efforts.
Toutes les autorités responsables de l’éducation au Canada ont
pensé à insérer la littératie financière, sous une forme ou une
autre, dans leur programme respectif. Le Manitoba et l’Ontario
valent la peine d’être soulignés pour leurs efforts les plus récents.
There are opposing views about what age is best to introduce
financial literacy. Some proponents have suggested that it can
begin early on. They have remarked with some concern about the
young age at which children are acquiring cell phones and,
thereby, acquiring debt obligations or at least understanding the
real meaning of spending money. It is perceived generally that
serious education is at or around that grade level.
Les gens ne s’entendent pas sur l’âge le plus approprié auquel
introduire la littératie financière. Certains pensent qu’on peut
commencer très tôt. Ils ont souligné, non sans inquiétude, le jeune
âge auquel les enfants obtiennent des téléphones cellulaires et, par
conséquent, qu’il fallait leur parler des obligations en matière de
dettes ou au moins leur faire comprendre la véritable signification
des dépenses d’argent. On pense généralement que l’éducation
sérieuse commence à peu près à ce niveau.
Senator Moore: Is that grade 10?
Mr. Stewart: Yes, grade 10, although there is a case to be made
for earlier grades. The advice for the leader you allude to is that
we have individual education systems with initiatives. It would be
an essential reality that one would build on whichever target each
provincial education body has chosen. The idea would be to
ensure that information available elsewhere is being used. I found
it astonishing when I spoke to a number of provincial ministers to
learn that no one had heard of Planning 10 outside B.C.,
Le sénateur Moore : C’est-à-dire en 10e année?
M. Stewart : Oui, en 10e année, même si certains arguments
indiquent qu’on pourrait commencer plus tôt. Le conseil à donner
au chef, comme vous l’avez mentionné, serait de lui dire qu’il existe
des systèmes d’éducation individuels qui ont des initiatives. Il serait
essentiel de faire fond sur les objectifs que les autorités provinciales
en matière d’éducation se sont fixés. L’idée consisterait à s’assurer
que l’information disponible ailleurs est utilisée. En parlant à
plusieurs ministres provinciaux, j’ai été surpris d’apprendre que
29:50
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
including ministers of education of our provinces. There are
opportunities to use existing advancements across the nation, but,
inevitably, these approaches will be customized province by
province.
personne n’avait entendu parler de Planning 10 à l’extérieur de la
Colombie-Britannique, y compris les ministres de l’Éducation de
nos provinces. On a l’occasion d’utiliser ce qui se fait déjà à travers
le pays, mais il faut inévitablement que ces démarches soient
adaptées en fonction des provinces.
Senator Moore: This has been in place since 2004. Further to
Senator Massicotte’s question, in terms of the nation have surveys
been done? As a result of this 2010 plan, is B.C. leading the nation
in financial literacy among youth? Has anyone done a follow-up
to see what the results of that plan have been?
Le sénateur Moore : Cette initiative est en place depuis 2004.
Pour renchérir sur la question du sénateur Massicotte, à l’échelle
nationale, avons-nous fait des études? À la suite de ce plan 2010,
la Colombie-Britannique est-elle en tête des provinces dans le
domaine de la littératie financière chez les jeunes? Avons-nous fait
un suivi pour voir quels ont été les résultats de ce plan?
Mr. Stewart: B.C. has done a number of surveys that show an
improvement in financial literacy. I am not aware that anything
has been done across the nation that would give you comparable
measurements.
M. Stewart : La Colombie-Britannique a réalisé plusieurs
études qui montrent une amélioration de la littératie financière.
À ce que je sache, rien n’a été fait à l’échelle nationale qui vous
permettrait de comparer.
Ms. Campbell: The challenge is that there has not been
anything to compare it to. In the fall of 2011, Ontario started a
grade 4 to 12 financial literacy program woven throughout the
school system. We know that efforts have been made across the
country, but there is no comparative analysis. They can do before
and after such that a student was at one level of financial literacy
before the course and at another level after the course.
Longitudinally it is uncertain. To compare that across the
country is the challenge because there has been no data from
other provinces.
Mme Campbell : Le problème, c’est que nous n’avons pas
d’autre point de comparaison. À l’automne 2011, l’Ontario a
démarré un programme de littératie financière à l’intention des
élèves de la 4e à la 12e année qui a été appliqué dans l’ensemble du
système scolaire. Nous savons que des efforts ont été déployés
partout au pays, mais il n’existe aucune analyse comparative. On
peut faire des comparaisons avant et après montrant par exemple
qu’un étudiant se situait à un certain niveau de littératie financière
avant le cours, puis à un autre niveau, après le cours. Du point de
vue longitudinal, les résultats ne sont pas sûrs. On a du mal à
comparer les résultats à travers le pays, car nous n’avons aucune
donnée des autres provinces.
Senator Moore: That is interesting. Normally, the ministers of
education of each province and territory meet and discuss things.
It is interesting that they have not heard of this plan in B.C.
Le sénateur Moore : C’est intéressant. D’habitude, les ministres
de l’Éducation de chaque province et territoire se rencontrent et
discutent de différentes choses. Il est intéressant qu’ils n’aient pas
entendu parler de ce plan mis en vigueur en Colombie-Britannique.
Mr. Stewart: Let me say clearly that I did not speak to a full
sample of the provincial ministers of education. I did attend the
Council of Ministers of Education, and you are quite correct. Of
course, there is a fair bit of turnover of ministers, and I might well
have been speaking to ministers who were not in that role.
However, it was quite surprising with the people I spoke to.
M. Stewart : Permettez-moi de préciser que je ne me suis pas
adressé à un large éventail de ministres provinciaux de
l’Éducation. J’ai assisté au Conseil des ministres de l’Éducation
et vous avez certainement raison. Bien évidemment, il y a un taux
de roulement assez important parmi les ministres et j’ai peut-être
parlé à des ministres qui n’occupaient plus ce poste. Toutefois,
j’étais assez surpris de la réponse des personnes à qui j’ai parlé.
Ms. Campbell: I think it also speaks to the problem out there
today that financial literacy has not been on the radar as an
important educational piece for young people. After many years
of being in my organization, I think the two things young people
need to learn are how to parent and how to manage their money.
Those are two things that have been lacking in the school systems
across the country since the beginning of time. Now, I think the
radar is finally on the issue of financial literacy, and I am hopeful
that that will make a difference in the long run.
Mme Campbell : Je crois que cela indique également que le
problème aujourd’hui, c’est que la littératie financière ne figure
pas sur l’écran radar parmi les importants éléments d’éducation
pour nos jeunes. Après mes nombreuses années d’expérience dans
mon organisation, je crois que les deux choses que les jeunes ont
besoin d’apprendre sont l’art d’être parents et comment gérer leur
argent. Ce sont là deux éléments qui sont depuis toujours absents
dans les systèmes scolaires partout au pays. Maintenant, je crois
que l’on s’intéresse enfin à la question de la littératie financière et
j’espère que cela fera avancer les choses à long terme.
Senator Tkachuk: Ms. Campbell, what would they teach for
eight years? You mentioned grades 4 to 12.
Le sénateur Tkachuk : Madame Campbell, qu’enseignerait-on
pendant huit ans? Vous avez parlé des années quatre à 12.
Ms. Campbell: That seems like a long time to be teaching.
Mme Campbell : Cela peut sembler long.
7-2-2012
Banques et commerce
29:51
Senator Tkachuk: You can go into commerce for four years.
What would they teach for eight years?
Le sénateur Tkachuk : Vous pouvez étudier le commerce
pendant quatre ans. Qu’enseignerait-on pendant huit ans?
To all of you, out of all of the issues of financial literacy, what
are the ones that people are most ignorant about?
De toutes les questions qui se posent en matière de littératie
financière, d’après vous tous, quels sont celles que l’on connaît le
moins?
Ms. Campbell: I will quickly answer your question about what
they can possibly teach for eight years.
Mme Campbell : Je vais rapidement répondre à votre question
sur ce que l’on pourrait enseigner pendant huit ans.
One of the things that Credit Canada Debt Solutions was
involved in was giving them some advice on how to put this
program together. One of the things that we have understood at
our organization is that there are teaching moments in time for
young people. Obviously, every board of education understands
this. Financial literacy can be very complicated. It could be that
you start at grade 4 and say, ‘‘You get an allowance. What would
you do with that money?’’ In grade 5 or grade 6 you start to
babysit. Now you are talking about getting some income. What
would you do with that money? You might have savings; you
might put money toward charity or toward spending. Because it is
woven through, it is not as if they are having a full year of
financial literacy. It might be in their math or home education
course. It is about teachable moments. That is the goal.
Credit Canada Debt Solutions a participé à l’élaboration du
programme en donnant des conseils. Nous avons compris qu’il y a
des moments charnières dans l’éducation des jeunes. Bien sûr,
toutes les commissions scolaires l’ont compris aussi. La littératie
financière peut être très complexe. On pourrait commencer en
4e année en disant : « Vous recevez de l’argent de poche. Qu’en
feriez-vous? » En 5e ou en 6e année vous commencez à garder des
enfants. Maintenant vous recevez un revenu. Que feriez-vous de
cet argent? Vous avez peut-être des économies, vous choisirez
peut-être de verser cet argent à un organisme de bienfaisance ou
de le dépenser. Étant donné que ces connaissances sont insérées
dans le cursus, les élèves n’ont pas une année entière de littératie
financière. On peut insérer ces connaissances dans le cours de
mathématiques ou d’économie familiale. Il s’agit des moments
propices à l’enseignement. Voilà l’objectif.
Senator Tkachuk: And my second question? There was no
answer to the second question I asked.
Le sénateur Tkachuk : Et pour ma deuxième question? Il n’y a
pas eu de réponse à la deuxième question que j’avais posée.
Mr. Melville: If I may, my observation is that the number one
issue that I wish I could wave my magic wand and change is to
move people from cash flow thinking to assets and liabilities
thinking. The number of people who get themselves into difficulty
and relay stories to us that are absolutely tragic are people who
are living literally moment to moment, spend to income, and not
thinking about the longer-term implications of some of the
decisions they make. That is always driving a lot of the business
toward the pay-day lender institutions on the street because
people get themselves into this situation and say, ‘‘If I can borrow
$300 until Friday, I do not care that I have to pay back $325 next
Monday.’’ From a cash flow standpoint that might make intuitive
sense to them, but it is economically disastrous for them.
M. Melville : Si vous le permettez, j’aurais une observation. Si
j’avais le pouvoir magique de changer une seule chose, j’aimerais
que les gens arrêtent de penser en fonction des rentrées et des
sorties d’argent, et qu’ils pensent plutôt en fonction des actifs et
des passifs financiers. Trop de gens se retrouvent dans le pétrin et
nous font part d’histoires tragiques. Ils vivent entièrement au
moment présent, dépensent tous leurs revenus, et ne pensent pas
aux effets à long terme des décisions qu’ils prennent. Cela favorise
les prêteurs de remise au jour de paye. Les gens se retrouvent dans
ce genre de situation et se disent : « Si je peux emprunter
300 $ jusqu’à vendredi, je m’en fiche d’avoir à rembourser
325 $ lundi. » Du point de vue du flux de trésorerie cela peut
leur sembler logique, mais il s’agit d’une catastrophe financière.
Senator Ringuette: You are all very passionate about this. Were
the three of you on the task force?
La sénatrice Ringuette : La question vous tient manifestement à
coeur. Est-ce que vous avez tous les trois participé au groupe de
travail?
Mr. Melville: Not me.
M. Melville : Moi non.
Senator Ringuette: You were not, Mr. Melville?
La sénatrice Ringuette : Vous n’y étiez pas, monsieur Melville?
Mr. Melville: No.
M. Melville : Non.
Senator Ringuette: Ms. Campbell, you were very passionate
with regard to the advisory council. Nowhere in the bill do we see
any provision for an advisory council; that is, there is always an
appointment process, a number issue over the council members,
et cetera. This is not in the bill. Out of the 30 recommendations,
we know that most of them do not need any legislation. Actually,
this one does not either; it is just creating a position. However,
since the government decided to go through a legislative process, I
La sénatrice Ringuette : Madame Campbell, vous avez attaché
beaucoup d’importance au conseil consultatif. Il n’y a aucune
mesure dans la loi qui prévoit un conseil consultatif. Il y a
toujours un processus de nomination, une question concernant le
nombre de conseillers, et cetera. Ce n’est pas prévu dans la loi. Sur
les 30 recommandations, nous savons que la majorité d’entre elles
n’exigent aucune loi. En fait, celle-ci non plus; il ne s’agit que de
créer un poste. Cependant, puisque le gouvernement a choisi de
29:52
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
am quite surprised that all of the issues contained in your second
recommendation, which is the advisory council, are not within the
bill. There is no provision for it.
faire un processus législatif, je suis surprise que tous les enjeux de
votre deuxième recommandation, c’est-à-dire sur le conseil
consultatif, ne soient pas inclus dans la loi. Il n’y a aucune
mesure prévue à cet effet.
Ms. Campbell: Yes, I recognize that. I would hate to slow
down the bill; I would hate to say, ‘‘Go back to the drawing
board, put the advisory committee in there and throw it back out’’
because it has been two years, as Mr. Stewart mentioned at the
beginning. However, it is important. It is key. What we saw across
the country is that there are so many intelligent people and
organizations. We have to take advantage of that. There is no
point in starting from scratch. We have a wealth of expertise out
there, and I would hope that this leader — and this is where the
choice of that leader becomes very important — has the foresight
and humility to appoint an advisory committee to make sure the
job gets done the way it is supposed to.
Mme Campbell : Oui, je suis d’accord. Je ne souhaite pas
ralentir l’adoption de la loi. Je ne veux vraiment pas dire :
« Repartez à zéro, ajoutez le conseil consultatif et recommencez »
car cela fait déjà deux ans, comme l’a déjà dit M. Stewart.
Cependant, il s’agit d’un élément important. C’est réellement la
clé. En sillonnant le pays, nous avons rencontré tellement de gens
et d’organismes intelligents. Nous devons en tirer parti. Cela ne
sert à rien de recommencer à zéro. Il y a une mine d’expertise et
j’espère que ce chef, et voilà pourquoi le choix du chef est très
important, a la prévoyance et l’humilité de nommer un conseil
consultatif pour s’assurer de bien faire le travail.
Senator Ringuette: He needs the legislative means to do that.
La sénatrice Ringuette : Il doit disposer des moyens législatifs
de le faire.
Ms. Campbell: Would that person need the means, or could
that person just develop an advisory committee? That is the
question.
Mme Campbell : La personne doit-elle disposer des moyens
législatifs, ou pourrait-elle simplement créer un comité consultatif?
Voilà la question.
Senator Ringuette: There are all kinds of financial implications
that would need the approval of Parliament.
La sénatrice Ringuette : Il y a des implications financières qui
exigeraient un assentiment du Parlement.
Ms. Campbell: That is a good point.
Mme Campbell : Bien dit.
Senator Ringuette: That is just to say that I agree with you that
the advisory council is a key element in the strategy.
La sénatrice Ringuette : Je veux simplement souligner que je
suis d’accord avec vous que le comité consultatif est un élément
clé de la stratégie.
Senator Massicotte: Given that we have three or four minutes
left, I thought I would venture a little bit away from the
legislation and ask for your comments. There is obviously a
literacy problem that we talked about, and this legislation will
help. However, when you look at the mistakes or
misunderstandings of Canadians, there is also a problem that
everyone should understand that it is buyer beware. The banks
and financial institutions are not very clear about what they are
selling. Their selfish interest leads to possibly misleading or
exaggerating the benefits of their investments or products.
Le sénateur Massicotte : Puisqu’il ne nous reste que trois ou
quatre minutes, j’aimerais que nous nous éloignions un peu de la
loi et que vous nous donniez vos commentaires. Il y a clairement
un problème de littératie, et cette loi aidera. Cependant, si on se
penche sur les erreurs ou sur les incompréhensions des Canadiens,
on se rend à l’évidence que l’acheteur doit être averti. Les banques
et les institutions financières ne sont pas toujours claires quant
aux produits qu’elles vendent. Pour servir leurs intérêts égoïstes,
elles induisent parfois leurs clients en erreur ou elles exagèrent les
avantages de leurs investissements ou de leurs produits.
How do we deal with that issue? We say, ‘‘Poor consumer, he is
ignorant.’’ At the same time, maybe the vendor exaggerated, and
we should be harsher or penalize those people more seriously.
Any comments on that?
Comment composer avec ce problème? Nous disons : « Pauvre
consommateur, il est ignorant. » En outre, le vendeur a peut-être
exagéré, et nous devons peut-être être plus sévères ou encore
pénaliser ces gens de façon plus sérieuse. Avez-vous des
commentaires là-dessus?
Mr. Stewart: I think there very much needs to be an ongoing
raising of the bar. The task force report quoted, quite
compellingly, an example of incomprehensible standard
literature as one area. It was around page 70 or 71 of the
report. A particular leaflet was written at a level that was
considerably above that of the average recipient and would be
incomprehensible to many of its intended audience.
M. Stewart : Je crois qu’il faut constamment relever la barre.
Dans son rapport, le groupe de travail a donné un exemple clair
de renseignements incompréhensibles comme domaine
d’inquiétude. C’était vers la page 70 ou 71 du rapport. Il y avait
un dépliant qui était rédigé à un niveau bien supérieur à ce qui
était compréhensible pour un lecteur moyen, donc pour une
bonne partie du public cible.
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Banques et commerce
29:53
I know a number of financial institutions are addressing that,
but what other measures need to be taken worldwide? I see — and
I currently work in financial services in other jurisdictions — a
significant movement toward having simpler products and more
understandable literature. I see Canada having to travel along
these lines, but the best means of doing that will be multi-faceted.
Je sais que bon nombre d’institutions financières s’attaquent à
ce problème, mais quelles autres mesures doivent être prises à
l’échelle mondiale? Je travaille actuellement dans le domaine des
services financiers dans d’autres administrations et je vois une
forte tendance à utiliser des produits et des dépliants plus
compréhensibles et plus simples. Le Canada doit déployer les
mêmes efforts mais la meilleure méthode pour y arriver sera
composée de multiples facettes.
Senator Massicotte: Should there be legislation? Should the
government be heavier-handed, with heavier supervision, to
ensure that disclosure is complete and understood?
Le sénateur Massicotte : Faudrait-il adopter une loi? Le
gouvernement doit-il être plus autoritaire et exercer un plus
grand droit de regard afin d’assurer que tous les renseignements
soient divulgués et bien compris?
Mr. Stewart: The OECD put out 10 consumer principles for
financial products, in the last year or so, which are aimed at
improving the transparency and effectiveness of communication
and understandability. Canada should adopt, and is adopting,
these principles and implement them, if necessary, through
legislation.
M. Stewart : L’OCDE a établi 10 principes pour les
consommateurs de produits financiers dans la dernière année
environ. Ces principes visent à améliorer la transparence, l’efficacité
et l’intelligibilité de la communication. Le Canada doit adopter et
est en voie d’adopter ces principes. Il doit les mettre en œuvre et si
c’est nécessaire, il doit se doter d’une loi pour le faire.
The Deputy Chair: I am tempted to tell you what we hear on
television: ‘‘You are richer than you think.’’ You feel good about
that. The problem is that you should not go shopping after that.
However, I think we get the message. We have some legislation
regarding false public advertising and so on, but there is a
difference between false advertising and unclear instruction. It is
about taking the time to read a document because, when you read
a document and there are small characters and it is long, you get
bored fast. A prospectus is probably the best example. I do not
know many people who can read the whole prospectus, even the
people selling these products.
La vice-présidente : J’ai envie de vous dire ce que nous
entendons à la télévision : « Vous êtes plus riche que vous ne le
pensez. » En entendant cela, on se sent bien. Le problème, c’est
qu’il faut éviter d’aller magasiner après avoir entendu cela.
Cependant je crois que nous avons bien compris. Nous avons des
lois concernant la publicité trompeuse, mais il y a une différence
entre la publicité trompeuse et les directives qui manquent de
clarté. Il s’agit du temps nécessaire pour parcourir un document.
Quand on lit un long document rédigé en petits caractères, on le
trouve facilement ennuyeux. L’exemple par excellence est sans
doute le prospectus. Je connais bien peu de gens qui sont en
mesure de lire tout le prospectus, même ceux qui vendent ces
produits.
I would like to thank you for your contribution and for your
previous contribution of writing this report. You should be proud
of helping to create this new position. We just hope that they will
continue to capture your talent and that they will find a fabulous
woman for the job.
Je veux vous remercier de votre témoignage ainsi que de votre
rédaction du rapport. Vous pouvez être fiers de votre contribution
pour aider à créer ce nouveau poste. Nous espérons qu’ils
continueront de tabler sur vos talents et qu’ils trouveront une
femme formidable pour le poste.
[Translation]
The Deputy Chair: I would like to welcome our next witnesses.
I would like to introduce them first and I will introduce
Mr. Bryant at the end. First we have Gary Rabbior, President
of the Canadian Foundation for Economic Education, which is a
not-for-profit organization that offers education programs to help
people make economic decisions with competence and confidence.
Nicholas Cheung is the Director of the Canadian Institute of
Chartered Accountants, an association representing Canadian
chartered accountants nationally and internationally. We have
two other people who belong to the same association but who
have different roles: Eleanor Farrell, Director of the Office of the
Investor at the Ontario Securities Commission, and Tom Hamza
who is the President of the Investor Education Fund, a not-for-
[Français]
La vice-présidente : Je souhaite la bienvenue à nos nouveaux
témoins. J’aimerais d’abord les présenter et je présenterai M. Bryant
à la fin. D’abord, nous avons M. Gary Rabbior, président de la
Fondation canadienne d’éducation économique, une organisation
sans but lucratif qui offre des programmes d’éducation dans le but
de permettre aux gens de prendre des décisions économiques avec
compétence et assurance. M. Nicholas Cheung, directeur de
l’Institut Canadiens des Comptables Agréés, une association qui
représente les comptables agréées canadiens tant sur la scène
nationale qu’internationale. Nous avons deux autres personnes qui
appartiennent à la même association mais qui ont deux fonctions
différentes, Mme Eleanor Farrell, directrice du Bureau de
l’investisseur à la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario
29:54
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
profit organization that was set up by the Ontario Securities
Commission and is financed by settlements and funds that result
from their legal proceedings.
et M. Tom Hamza, président du Investor Education Fund, une
organisation à but non lucratif qui a été mise sur pied par la
Commission des valeurs mobilières de l’Ontario et qui est financée
par les règlements et les amendes issus de ces poursuites.
Our last guest is John Hope Bryant, Chairman and Chief
Executive Officer of Operation Hope. He is with us by video
conference from California. Operation HOPE is the private
banker of poorer workers in the marginalized and middle class
who have a hard time making ends meet. Its mission is to make
free enterprise and capitalism work for everyone, which is what
they call silver rights.
Notre dernière vedette est M. John Hope Bryant, président et
directeur général de Hope Incorporated, qui témoignera par
videoconférence de la Californie. Operation HOPE est le banquier
privé des travailleurs pauvres de la classe marginale, de la classe
moyenne qui a du mal à joindre les deux bouts. Sa mission vise à
mettre la libre entreprise et le capitalisme au service de tous, ce
qu’ils appellent les silver rights.
[English]
Thank you for taking the time to share with us your
experience, and welcome to Canada by satellite.
[Translation]
For those of you from the Ontario Securities Commission, do
you have one or two statements? Are you both going to speak?
[English]
[Traduction]
Merci d’avoir pris le temps de nous faire part de votre
expérience, et bienvenue au Canada par satellite.
[Français]
Pour ce qui est de la Commission des valeurs mobilières de
l’Ontario, est-ce que vous avez une ou deux déclarations? Allezvous tous les deux prendre la parole?
[Traduction]
Mr. Bryant, we will keep you for dessert, and you will see how
we proceed.
Monsieur Bryant, nous vous gardons pour le dessert, et vous
verrez comment procéder.
Gary Rabbior, President, Canadian Foundation for Economic
Education: Thank you very much. It is a pleasure to be here with
you today. I want to thank you for this opportunity. There are
two parts to my presentation. One is a bit about our organization
and what we do, and second are some thoughts to share about
what is required in terms of leadership and financial literacy in
this country.
Gary Rabbior, président, Fondation canadienne d’éducation
économique : Merci beaucoup. Je suis heureux d’être ici avec
vous aujourd’hui. Je tiens à remercier le comité de m’avoir donné
cette occasion. Ma déclaration compte deux volets. Premièrement,
je parlerai un peu de la fondation, ce qu’elle est et ce qu’elle fait.
Deuxièmement, je vous ferai part de mes idées sur ce dont le
Canada a besoin au chapitre du leadership dans le secteur de la
littératie financière.
The foundation is a non-profit, non-partisan organization,
around since 1974. I have been with it since 1978 and running it
since 1981. The years go by quickly. We operate nationally. We
work with the schools. We are very active with the schools and
with the departments and ministries of education and school
boards. We do a lot of work with newcomers to Canada. We
work with economically disadvantaged, the general public and
parents.
La fondation est un organisme national sans but lucratif et
apolitique fondé en 1974. J’y travaille depuis 1978, et je la dirige
depuis 1981. Le temps passe vite. Nous travaillons à l’échelle
nationale. Nous travaillons avec les écoles. Nous sommes très
actifs dans les écoles et auprès des ministères de l’Éducation ainsi
que des commissions scolaires. Nous travaillons avec les
nouveaux arrivants au Canada. Nous travaillons avec les
personnes économiquement défavorisées, avec le grand public et
avec les parents.
To give you some examples of our work, and I know it was
discussed in the last session, we are currently working with
Manitoba, Saskatchewan and Alberta to integrate financial
education into their grades 4 to 10 curriculum. It is not an
intense program, as you might think, for six years. It is, in fact,
integrated into different subjects of study.
Voici quelques exemples de nos activités, dont vous avez aussi
parlé dans la séance précédente. Nous travaillons avec les
ministères de l’Éducation du Manitoba, de la Saskatchewan et
de l’Alberta pour que ces provinces intègrent l’éducation
financière à leur programme d’études obligatoire, de la 4e à la
10e année. Il ne s’agit pas, comme vous pourriez le penser, d’un
programme intensif de six ans. Il s’agit plutôt d’un programme
qui est intégré aux différentes matières du cursus.
There is a map of what is to be integrated, where it is to be
integrated and lessons developed for helping teachers to integrate
it. Manitoba is quite far along, Saskatchewan is one year in, and
Alberta is just about to begin.
Il y a une feuille de route qui indique ce qui doit être intégré, où
on doit l’intégrer, et où on donne des plans de cours pour aider les
professeurs. Le Manitoba est déjà bien avancé, la Saskatchewan a
un an d’expérience, et l’Alberta est sur le point de commencer.
7-2-2012
Banques et commerce
29:55
As Mr. Hamza knows, Ontario is doing the same thing. They
have indicated that financial literacy or education is to be
integrated into grades 4 to 10. They have not yet developed a full
strategy for how it will be done. Right now school boards and
schools are responding to the ministry mandate that this should
be done, but right now no one owns it and there is some struggle
with how the implementation will occur.
Comme le sait M. Hamza, l’Ontario fait de même. On a
indiqué que la littératie ou la sensibilisation financière sera
intégrée de la 4e à la 10e année. L’Ontario ne s’est pas encore doté
d’une stratégie complète. À l’heure actuelle, les commissions
scolaires et les écoles répondent à l’appel du ministère, mais
personne n’est en charge du projet et on ne sait pas encore
comment la mise en œuvre se passera.
However, the project we have, the Building Futures in Canada
initiative, is now in place and evolving in Manitoba,
Saskatchewan and Alberta, and we are hoping the Atlantic
provinces will come onside. We have talked with B.C., and they
will go through a wholesale curriculum revision. This
Planning 10 program is nice, but things in education always
change. That is why you have to be adaptable to circumstance,
because Planning 10 may change as well.
En revanche, notre projet Building Futures in Canada existe
maintenant au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta. Nous
espérons aussi que les provinces de l’Atlantique l’adopteront.
Nous avons discuté avec la Colombie-Britannique et appris qu’ils
ont l’intention de faire une refonte complète du cursus scolaire. Le
programme Planning 10 est bon, mais le monde de l’éducation est
en évolution constante. C’est pour cette raison qu’il faut savoir
s’adapter aux circonstances, donc Planning 10 pourrait
changer aussi.
One of our resources that I hope you received is our day planner
for newcomers to Canada that helps them with their integration
challenges. It provides information for them on their money and
financial matters. We have distributed over 600,000 copies of those
in Canada through over 1,000 immigrant-serving agencies. There is
a copy of it there in English and in French. It is available free and
central libraries use it, people use it for training in English as second
language and also for citizenship presentations.
J’espère que vous avez reçu notre agenda pour les nouveaux
arrivants au Canada, qui aide les nouveaux arrivants à relever leurs
défis d’intégration. L’agenda les renseigne sur l’argent et les
questions d’ordre financier. Nous avons distribué plus de
600 000 exemplaires de cet agenda au Canada par le biais de
1 000 agences d’aide aux immigrants. Il existe en anglais et en
français. Il est disponible gratuitement et les bibliothèques s’en
servent, les gens s’en servent pour perfectionner leur anglais langue
seconde et pour se préparer en vue d’obtenir la citoyenneté
canadienne.
We have just announced a program with the Bank of Montreal
called Talk With Our Kids About Money Day. Because so many
people struggle with this to try to provide an easy start and a
catalyst to get the conversation started, this April 17 we will have
a two-pronged program called Talk With Our Kids About Money
Day. The home program will encourage parents and guardians of
kids of all ages to engage in some kind of activity, discussion
around the kitchen table, go to a movie, watch a TV show, read a
book — something that will get that conversation started. We
know young people need to have discussions, they need to elevate
their confidence to ask questions, and getting the conversation
started at home is very important.
Nous venons d’annoncer la mise sur pied d’un programme, de
concert avec la Banque de Montréal, intitulé « La journée Parlons
argent avec nos enfants ». Tellement de gens ont de la difficulté à
lancer ou à catalyser les discussions financières avec les enfants.
Notre programme à deux volets se déroulera le 17 avril prochain. Le
programme au foyer encouragera les parents et les tuteurs d’enfants
de tous âges à participer à une activité. Il peut s’agir d’une
discussion à la table de la cuisine, d’un film, d’une émission de
télévision, d’un livre, bref de quelque chose pour lancer la
discussion. Nous savons que les jeunes doivent avoir ces
discussions. Ils ont besoin d’être plus confiants pour poser des
questions et lancer la discussion à la maison est très important à cet
égard.
The program will also have a school component where we are
encouraging all grade 7 teachers, or first year of high school in
Quebec, of all subjects on that day to teach a lesson related to
their subject area focusing on a money topic, again trying to just
provoke and get it going. We know every day can be a Talk With
Our Kids About Money Day, but we hope this will be a catalyst
that will carry on throughout the year.
Le programme comprendra aussi un volet scolaire visant à
encourager tous les enseignants de 7e année, ou de la première
année du secondaire au Québec, peu importe leurs matières, à
parler ce jour-là d’un sujet se rapportant à l’argent, pour lancer la
discussion. Nous savons qu’on peut faire de tous les jours la
Journée parlons argent avec nos enfants, mais nous espérons que
ce sera un catalyseur qui aura un effet tout au long de l’année.
We also have a publication that has been shared with you
called Money and Youth. This is a resource we have distributed
free copies of to schools across Canada in English and French,
over 300,000 copies. We just finished a new run of a new edition
of 20,000 copies three weeks ago, and we are out of stock already.
Nous avons aussi une publication, que nous vous avons
transmise intitulée Money and Youth. C’est une ressource dont on
a distribué des exemplaires gratuits aux écoles de l’ensemble du
pays, en anglais et en français. On en a distribué plus de
300 000 copies. Nous venons d’en imprimer encore 20 000, il y a
trois semaines, et les stocks sont déjà épuisés.
29:56
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
The Province of Manitoba is distributing a copy of that to
every grade 10 student in the province so they have a resource and
financial literacy guide. It is targeted at the high school level for
around grades 10, 11 and 12.
Le Manitoba en distribue des exemplaires à chaque élève de
10e année de la province, pour leur donner accès à un guide de
littératie financière. Le document vise les élèves de 10e, 11e et
12e année.
Those are some of the activities we are involved in. We are also
participating in the FLAG organization, the Financial Literacy
Action Group, which Ms. Campbell may have referred to and of
which Mr. Hamza is also a member. We did share with you, and I
am not sure if you have received it or had it in circulation, a joint
submission from all those organizations indicating views as to
what we think the role of the leader could be and what we think
some of the action priorities could be. It is again the consensus
document from those organizations shared with you and others
who might be interested in the perspective of seven organizations
involved in financial literacy in Canada on what we might need
going forward.
Voilà une partie de nos activités. Nous participons aussi à celle
du Groupe d’action sur la littératie financière, ou GALF, dont
Mme Campbell a parlé et dont M. Hamza est aussi membre.
Toutes ces organisations ont aussi préparé ensemble un mémoire
que nous vous avons fait parvenir, je ne sais pas s’il vous a été
distribué, présentant notre point de vue sur le rôle du chef du
développement de la littératie financière et sur ses priorités d’action.
Ce document fait consensus auprès des sept organisations
s’occupant de littératie financière au Canada et présente nos vues,
et il vous a été envoyé à vous et à d’autres qui peuvent s’intéresser à
ce dont nous pourrions avoir besoin à l’avenir.
One of the things that I want to share with you is that the
challenge of improving financial literacy, as ominous as it has
sounded, is even more ominous than it is. It is a difficult job,
because part of the challenge we face is that many people and
many efforts and a lot of money have been spent assuming that
the key challenge is for people who know stuff to tell people stuff
they need to know. The reality is that telling people things does
not work. We are very much supply-driven in this business. We
have a whole bunch of people who care because there are very
serious issues. What we need to do is shift it from a supply-driven
effort, to get things to people, to a demand-driven effort, where
people want what is available.
Je tiens à vous dire que le défi d’améliorer la littératie financière
peut certes sembler colossal, mais il l’est encore plus qu’on le
pense. C’est un travail difficile. Beaucoup de gens, d’efforts et
d’argent ont été consacrés en présumant qu’il fallait que des gens
qui savent des choses les disent à d’autres qui ont besoin de les
savoir. En réalité, ce genre d’enseignement ne marche pas. Dans
notre secteur, nous sommes axés sur l’offre. Beaucoup de gens
s’intéressent à ces questions qui sont très sérieuses. Cependant, au
lieu d’avoir un effort axé sur l’offre, soit donner quelque chose
aux gens, il faut l’axer sur la demande, pour que les gens veuillent
ce qui est disponible.
I think a lot of the effort we are focusing on now in leadership
has to be a communication with the public, parents, kids and
whatever to understand why this is important and get it so that
they are interested in what is offered, not simply finding occasions
where we can have an opportunity to tell them what they think
they should know, because that has not proven fruitful in the
past.
Chez nos leaders, beaucoup d’efforts doivent servir à améliorer
la communication avec le public, les parents, les enfants et
d’autres pour faire comprendre pourquoi cette information est
importante, assez pour que les gens s’y intéressent, et non pas
simplement trouver des occasions de dire aux gens ce qu’on pense
qu’ils devraient savoir. Par le passé, ce genre de démarche n’a pas
été fructueuse.
I did share with you my presentation in the past. I do not know
whether you have it to be able to look at a figure that I shared
with you. If you cannot, this is a figure from a book called A
Whack on the Side of the Head by Roger Von Oech. I share it with
you, and I would have shared, if you can see it properly, the
challenge of picking which figure does not belong. I will quickly
say that if you are like most people and most of the kids I have
ever taught, you would pick Figure B. It is right: it is the only one
which has all straight lines. However, Figure A is the only one
with points of discontinuity. Figure C is the only one which is
asymmetrical. D is the only one with a straight line and a curved
line and E is the only one that looks like the projection of an nonEuclidean triangle into Euclidean space.
Je vous ai déjà présenté mon exposé. Je ne sais pas si vous
pourriez y retrouver une figure que je vous ai donnée. Autrement,
voici une donnée tirée d’un livre intitulé A Whack on the Side of
the Head, de Roger Von Oech. Je vous présente cela pour que, si
vous le pouviez, vous compreniez combien il est difficile de
déterminer quelle figure ne devrait pas s’y trouver. Rapidement, je
peux vous dire que comme la plupart des gens et des enfants
auxquels j’ai enseigné, vous choisiriez l’option B. C’est vrai, c’est
la seule où il n’y a pas de ligne droite. Cependant, l’option A est la
seule à avoir des discontinuités. Dans le cas de C, c’est la seule où
il y a une asymétrie. D est la seule où il y a une ligne droite et une
ligne courbe et E, la seule qui a l’air de la projection d’un triangle
non euclidien dans un espace euclidien.
What are kids looking for? The most obvious right answer.
They pick what is obvious because what we are doing is
processing information in schools. We are not educating
anymore. It is almost a trivial exercise. We are pumping and
pumping loaded curriculum at kids. It is going in here, out here,
and all they want to do is process to move on.
Or, qu’est-ce qui intéresse les jeunes? La bonne réponse la plus
évidente. Ils choisissent la plus évidente parce que dans les écoles,
on traite l’information. On ne fait plus d’éducation. C’est presque
futile. On bourre le crâne des jeunes avec le programme. Ça entre
par ici, ça sort par là et tout ce qu’ils veulent, c’est traiter
l’information.
7-2-2012
Banques et commerce
29:57
The challenge of financial literacy is not getting occasions
where we can get seniors in a room or kids in a classroom and tell
them what we think they should know. We have to engage them.
We have to take the time to let them learn. Learning is a
complicated and variable process. Increasingly we are trying to
reach larger numbers and put more to them. I think part of the
challenge of leadership is really to get behind the problem we have
in education and learning. We have to overcome some of the
historical, systemic things that have been put in place that even I,
and other adults and seniors above me, have been involved in in
terms of how they learn. For some writers in the document the
FLAG group has shared, the leadership challenge represents our
opinion on that, but I share with you that the challenge of
leadership will be even greater than what I think a lot of us think
it might have been.
En littératie financière, le défi, ce n’est pas de trouver des
occasions d’asseoir dans une salle des personnes âgées ou des jeunes
pour leur dire ce qu’ils devraient savoir. Il faut les faire participer. Il
faut leur laisser le temps d’apprendre. L’apprentissage est un
processus complexe et variable. De plus en plus, on essaie de
rejoindre des masses de gens en leur donnant plus d’informations. Je
pense que pour le directeur du développement, comprendre le
problème lié à l’éducation et à l’apprentissage fait partie du défi. Il
faut aller au-delà des manières traditionnelles et systémiques
existantes qui ont été employées pour nous enseigner, moi,
d’autres adultes et ceux qui nous ont précédés. Pour certains
rédacteurs du document du GALF, nous y avons décrit le défi du
directeur du développement, mais je vous dirais que son défi est
encore plus grand que ce qu’on a pu imaginer.
The Deputy Chair: Thank you, Mr. Rabbior. I just caution our
next presenter to keep the presentation as short as possible so that
the senators can ask some questions. We are trying to cover all the
angles. We will have several witnesses.
La vice-présidente : Merci, monsieur Rabbior. Je rappelle à
notre prochain témoin d’être aussi bref que possible afin que les
sénateurs puissent poser des questions. Nous voulons voir tous les
aspects de la question et nous avons quelques témoins.
Nicholas Cheung, Director, Canadian Institute of Chartered
Accountants: Thank you for the invitation to appear. The
Canadian Institute of Chartered Accountants firmly believes
that a collaborative and coordinated approach is needed to
improve the financial literacy of Canadians.
Nicholas Cheung, directeur, Institut Canadien des Comptables
Agréés : Merci pour l’invitation du comité. L’Institut canadien
des comptables agréés croit fermement qu’il est nécessaire
d’adopter une approche concertée et coordonnée pour améliorer
la littératie financière des Canadiens.
To accomplish this, a financial literacy leader is needed to
coordinate a national effort to help Canadians become better
money managers. This individual not only will need vision and an
understanding of the issues but also must serve as a bridge
between not-for-profit organizations, the private sector and
government to develop and push forward a national strategy
that will truly make a difference in the lives of Canadians.
Pour ce faire, il faut nommer un chef du développement de la
littératie financière chargé d’assurer la coordination des initiatives
nationales visant à aider les Canadiens à mieux gérer leurs
finances. Cette personne devra non seulement avoir une vision et
une compréhension approfondie des enjeux en cause, mais aussi
établir des liens entre les organismes sans but lucratif, le secteur
privé et le gouvernement, afin de concevoir et de déployer une
stratégie nationale qui aura véritablement une incidence positive
sur la vie des Canadiens.
The CICA welcomes working in concert with other
organizations to assist Canadians in gaining the financial skills,
knowledge and confidence required to make the best choices for
their circumstances. In other words, financial decisions — and,
yes, indecisions — do matter.
L’ICCA se réjouit à l’idée de travailler de concert avec d’autres
organisations pour aider les Canadiens à acquérir des connaissances
et des compétences touchant les questions financières, et à devenir
plus sûrs d’eux-mêmes dans leur rapport à ces questions, de façon à
ce qu’ils puissent faire les meilleurs choix possibles compte tenu des
circonstances dans lesquelles ils se trouvent. Autrement dit, les
décisions, ou le manque de décisions, en matière financière,
importent.
Many Canadians are making financial decisions that are not in
their long-term interests. According to research conducted for the
CICA, many Canadians, in all life stages, are in difficult financial
circumstances and many lack basic financial management skills.
They are looking for help, or need help, with the basics: saving
more, spending less and reducing debt.
De nombreux Canadiens prennent des décisions financières qui
ne sont pas dans leur intérêt à long terme. Selon un sondage de
l’ICCA, nombre d’entre eux, de tous les groupes d’âge, se trouvent
dans une situation financière difficile, et beaucoup n’ont pas les
compétences de base pour gérer leurs finances. Ils cherchent de
l’aide ou ont besoin d’aide pour l’essentiel, c’est-à-dire pour
épargner plus, dépenser moins et réduire leur endettement.
For example, we found out in 2012 that almost 60 per cent of
those surveyed save less than 10 per cent of their total income. In
fact, our survey found that individuals are saving less than they
did two years ago. Of those 55 years or older, 43 per cent
Par exemple, en 2012, l’ICCA a constaté que près de 60 p. 100
des répondants épargnent moins de 10 p. 100 de leur revenu
annuel. En fait, le sondage montre que les gens épargnent moins
aujourd’hui qu’il y a deux ans. Chez les 55 ans et plus, 43 p. 100
29:58
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
reported that they have not set aside enough for their retirement;
and nearly four in ten surveyed think they will still be paying off
debt after they turn 65.
disent ne pas avoir assez épargné pour leur retraite et près de
quatre répondants sur 10 pensent qu’ils n’auront pas fini de payer
leurs dettes après avoir atteint l’âge de 65 ans.
Clearly, if we are to have a thriving economy, action is needed
to help Canadians take control of their personal finances.
De toute évidence, pour que l’économie soit florissante, il faut
prendre des mesures permettant d’aider les Canadiens à prendre
en main leurs finances personnelles.
To assist the efforts of the financial literacy leader and the
Financial Consumer Agency of Canada, the CICA is committed
to sharing our thought leadership, expertise and resources in
supporting this critical cause. Protecting the public interest has
always been part of our mandate.
Par son leadership intellectuel, son expertise et ses ressources,
l’ICCA est déterminé à unir ses efforts à ceux du chef du
développement de la littératie financière et de l’Agence de la
consommation en matière financière du Canada, afin de soutenir
cette importante cause. Protéger l’intérêt du public a d’ailleurs
toujours fait partie du mandat de l’ICCA.
Canada’s chartered accountants believe that helping
Canadians develop financial knowledge is critical to Canada’s
ongoing prosperity and growth. This year we are looking to
launch a new program, delivered by our members, focusing on
providing community-based financial education across Canada.
Les comptables agréés du Canada estiment qu’aider les
Canadiens à acquérir des connaissances financières est essentiel
à la prospérité et à la croissance future du Canada. Nous
prévoyons lancer cette année un nouveau programme
pancanadien d’éducation financière axé sur la collectivité, qui
sera donné par nos membres.
Canadians do need help in becoming more knowledgeable
about how to improve their financial situation. To be successful,
financial literacy requires lifelong learning, which must start with
our children and youth. According to our research, many parents
are attempting to help their kids develop financial knowledge, but
they feel that others should be involved as well.
Les Canadiens ont besoin d’aide pour mieux savoir comment
améliorer leur situation financière. Pour porter des fruits, la
littératie financière doit faire l’objet d’un apprentissage continu,
dès le tout jeune âge. Selon notre sondage, de nombreux parents
tentent d’aider leurs enfants à acquérir des connaissances
financières, mais ils ont le sentiment qu’ils ne devraient pas être
seuls à s’en charger.
For example, the good news is that 85 per cent of Canadian
parents with school-aged children have attempted to teach
financial skills to their kids, but the not-so-good news is that
just over a third of those parents felt successful at doing so. A
strong majority of respondents also believe that schools, the
financial services sector, as well as the government all have a role
to play.
Par exemple, la bonne nouvelle, c’est que parmi les parents
canadiens d’enfants d’âge scolaire, 85 p. 100 disent avoir tenté
d’inculquer des compétences financières à leurs enfants mais
malheureusement, à peine plus du tiers de ces parents a
l’impression d’y être parvenu. La grande majorité des
répondants croient que les écoles, le secteur des services
financiers et les gouvernements ont aussi un rôle à jouer.
While many organizations are working toward a common goal
of improved financial literacy for Canadians, no one organization
can effectively address all of the issues on its own. There is a need
to develop synergies, build cooperation, increase efficiency and
reduce duplication of efforts. This bill is a critical first step to
achieving that collaborative vision.
Bien que de nombreuses organisations collaborent pour
atteindre un objectif commun en matière d’amélioration de la
littératie financière pour les Canadiens, aucune organisation ne
peut régler efficacement tous les problèmes à elle seule. Il faut
mettre au point les synergies, favoriser la collaboration, accroître
l’efficience et éliminer la redondance. Ce projet de loi est une
première étape essentielle à la réalisation d’une telle vision.
Implementing a national strategy requires a broad and
sustained Canadian effort. The CICA supports Bill C-28 in the
hope that the financial literacy leader will serve to bring all the
stakeholders together. There is strength in numbers, and working
together we can all make a difference in the effort to improve the
financial literacy of Canadians.
La mise en œuvre d’une stratégie nationale ne peut se faire sans
les efforts concertés et soutenus de tous les intervenants
canadiens. L’ICCA appuie le projet de loi C-28 et espère que la
nomination d’un chef du développement de la littératie financière
contribuera à mobiliser toutes les parties prenantes. L’union fait
la force et, en travaillant ensemble, nous avons le pouvoir
d’améliorer la littératie financière des Canadiens.
Eleanor Farrell, Director, Office of the Investor, Ontario
Securities Commission: Good morning. With me is Tom Hamza,
President of the Investor Education Fund. We thank the committee
Eleanor Farrell, directrice, Bureau de l’investisseur, Commission
des valeurs mobilières de l’Ontario : Bonjour, m’accompagne
aujourd’hui Tom Hamza, président du Fonds pour l’éducation
7-2-2012
Banques et commerce
29:59
for inviting us to participate in this public hearing on Bill C-28. We
will make a joint statement before your questions.
des investisseurs. Nous remercions le comité de nous avoir invités
à participer à cette audience publique sur le projet de loi C-28.
Nous ferons tout d’abord une allocution conjointe avant de
répondre à vos questions.
The OSC has been a long-time supporter of investor and
financial literacy as part of our mandate. In 2001, the OSC founded
the Investor Education Fund, which has become Canada’s most
popular financial literacy website and the largest financial literacy
trainer of teachers and students in Canada. We are pleased that the
Task Force on Financial Literacy’s recommendations are being
implemented. In particular, we support the proposed amendment to
create the position of financial literacy leader within the Financial
Consumer Agency of Canada.
La CVMO défend depuis longtemps dans le cadre de son mandat
la littératie financière et l’éducation des investisseurs. En 2001, la
CVMO a fondé le Fonds pour l’éducation des investisseurs, devenu,
en matière financière au pays, le site web le plus populaire et l’outil
de formation le plus important des professeurs et des étudiants.
Nous sommes heureux de voir que les recommandations du Groupe
de travail sur la littératie financière sont en cours d’exécution. Nous
appuyons tout particulièrement la modification proposée afin de
créer le poste de chef du développement de la littératie financière au
sein de l’Agence de la consommation en matière financière
au Canada.
The financial literacy sector has no shortage of materials and
programs offered by not-for-profit groups, governments,
regulators and industry. A leader could identify any gaps in
dealing with literacy issues and make recommendations to address
them.
Le secteur de la littératie financière n’est pas à court de
documents et de programmes offerts par des groupes sans but
lucratif, des gouvernements, des organes de réglementation et le
secteur lui-même. Un chef du développement en la matière
pourrait y déceler les éventuelles lacunes et formuler des
recommandations pour les combler.
Furthermore, the leader’s focus on collaboration is very
welcome. Collaboration will require stakeholders across Canada
to focus on specific results. We look forward to working with the
new leader.
De plus, nous sommes heureux de voir qu’il se focalisera sur la
collaboration. La collaboration exigera des intervenants au pays
qu’ils se concentrent sur des résultats particuliers. Nous nous
réjouissons de pouvoir travailler avec le nouveau chef.
We also agree that the leader should support research. To be
effective, investor education has to engage Canadians to help
them understand how to meet their investment needs. Therefore,
it is critical that we better identify and understand the issues and
concerns facing Canadians to determine the most effective way to
promote financial and investor literacy.
Nous sommes également d’accord pour que le chef appuie la
recherche. L’éducation des investisseurs doit, pour être efficace,
mobiliser les Canadiens de manière à pouvoir les aider à
comprendre comment répondre à leurs besoins en matière de
placements. Il est donc d’une importance cruciale que nous cernions
et comprenions mieux les enjeux et les préoccupations des
Canadiens pour établir les façons les plus efficaces de promouvoir
la littératie en matière financière et pour les investisseurs.
The Office of the Investor is using focused research and direct
outreach to consider these issues, make recommendations and
implement improvements within the OSC’s investor education
program. The task force followed this approach, and we
encourage the leader to do the same.
Le Bureau de l’investisseur fait appel à une recherche ciblée et à
des programmes de communications directes pour analyser ces
questions, formuler des recommandations et mettre en place des
améliorations au sein du programme d’éducation pour les
investisseurs de la CVMO. Le groupe de travail a suivi cette
approche et nous encourageons le chef à faire de même.
Bill C-28 represents an important step in advancing financial
literacy. Financially literate Canadians will be able to make more
informed financial and investing decisions and better protect
themselves in an increasingly complex global financial marketplace.
Le projet de loi C-28 représente un pas important dans la voie
de la littératie financière. En s’y connaissant mieux en matière
financière, les Canadiens seront en mesure de prendre les
décisions les plus judicieuses pour leurs finances et leurs
placements et de mieux se protéger sur un marché financier
d’ampleur planétaire toujours plus complexe.
It is a key priority for the OSC to deliver strong investor
protection in everything we do. Investor education is an
important part of our investor protection focus. Regulators,
governments, educators and financial industry professionals all
play a role in delivering effective investor education, which is vital
to the ongoing financial health of Canadians and our economy.
Il est essentiel pour la CVMO d’assurer une solide protection
aux investisseurs dans chacune de ces tâches. L’éducation des
investisseurs est une composante importante de notre volet de
protection des investisseurs. Les organes de réglementation, les
pouvoirs publics, les enseignants et le secteur financier jouent tous
un rôle dans l’éducation des investisseurs, aspect vital de la santé
financière à long terme des Canadiens et de notre économie.
29:60
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
Thank you. Tom Hamza, from the Investor Education Fund,
will conclude our statement.
Merci. Tom Hamza, du Fonds pour l’éducation des
investisseurs, conclura notre allocution.
Tom Hamza, President, Investor Education Fund: The Investor
Education Fund is one of the founding members of the Financial
Literacy Action Group, together with Mr. Rabbior from CFEE,
and we have collaborated with most major financial literacy
groups in Canada. We understand and strongly support the
coordination and alignment of the many resources and the role
that this person will have in that coordination.
Tom Hamza, président, Fonds pour l’éducation des investisseurs :
Le Fonds pour l’éducation des investisseurs est l’un des membres
fondateurs, ainsi qu’avec M. Rabbior de la FCEE, du Groupe
d’action sur la littératie financière, et nous avons collaboré avec la
plupart des grands groupes œuvrant pour la littératie financière au
Canada. Nous comprenons et appuyons fermement la coordination
et l’harmonisation des ressources confiées à ce poste.
There are a few points that we would like to ask be considered
as we review the legislation that sets the parameters of this role.
Nous aimerions que le comité sénatorial se penche sur quelques
observations dans le cadre de son étude du projet de loi qui vise à
établir des paramètres pour cette fonction.
A very important task will be to focus the priorities of this
leader with a fact-based rationale for action based on research.
There are many opinions on what needs to be done, and there is
much research out there that is uncoordinated. We believe it is
critical for a convincing rationale to be developed that helps to
prioritize the topics that will have the most impact on Canadians.
Un rôle important doit être d’axer les priorités de ce chef sur des
arguments factuels en vue de prendre des mesures fondées sur la
recherche. Bien des gens croient savoir ce qu’il faut faire et il existe
beaucoup de recherche qui n’est pas encore harmonisée. Il convient
d’établir des arguments convaincants qui appuieraient la
priorisation des sujets ayant le plus d’influence sur la vie des
Canadiens.
Further, having the office of the financial literacy leader act as
the main information and knowledge repository on financial
literacy in Canada will help this individual and this office
demonstrate the thought leadership and the authority that will
be necessary as they coordinate government, industry and the notfor-profit sector. We are convinced that this is a critical step to
improving what we have today and having the first important
steps to actually reaching and changing the state of the financial
literacy of Canadians.
Qui plus est, parce que son bureau constitue le principal
dépositaire de l’information et de la connaissance en matière de
littératie financière, le chef du développement de la littératie
financière pourra démontrer un leadership éclairé et avoir
l’autorité nécessaire pour coordonner les activités entre le
gouvernement, le secteur industriel et le secteur à but non lucratif.
Nous sommes convaincus qu’il s’agit d’une étape fondamentale
pour renforcer les acquis actuels. Ce sont les premières étapes à
franchir pour faire avancer la littératie financière au Canada.
The other point we want to mention — and this one is
especially important — is communication. One of the critical
elements of this role is to be seen as a leader by both the public
and the various elements of the financial literacy community. This
office should be able and allowed to communicate its intentions
and priorities if it is to resonate with Canadians. It should be a
platform that communicates directly with Canadians, including
through the use of social media and traditional media. Its ability
to persuade will be much stronger if it is seen as a moral authority
because it has the expertise and the capability of getting its
message out directly.
L’autre volet à mettre de l’avant, ce qui est très important, est
la communication. L’un des éléments critiques de ce rôle est d’être
perçu comme le chef par le public et par le milieu de la littératie
financière. Ce bureau devrait être autorisé à communiquer ses
intentions et ses priorités s’il veut avoir un écho auprès des
Canadiens. L’organisme devrait avoir les moyens de
communiquer directement avec les Canadiens, par la voie des
médias sociaux et des médias classiques. Son pouvoir de
persuasion se trouvera solidifié de beaucoup s’il est perçu
comme une autorité morale, du fait de son expertise et de sa
capacité de transmettre son message directement.
This is not always just about the message; it is about the
delivery in many cases. Without proper delivery and
understanding what the audience is thinking about, it is difficult
to reach and resonate with people so that they change their
knowledge and their behaviour.
Ce n’est pas toujours le message qui importe le plus, mais
plutôt la façon dont on transmet le message dans bien des cas. Si
nous ne comprenons pas bien notre public cible, il est difficile
d’avoir un écho auprès des Canadiens afin de les inciter à
renforcer leurs connaissances et à changer leurs habitudes.
Finally, we co-authored and strongly support the framework
document from the Financial Literacy Action Group that was
distributed to you earlier. It presents a comprehensive game plan
and a detailed set of priorities, and we believe this course of action
will start the office off in the right direction.
Enfin, nous avons corédigé le document-cadre du GALF qui
vous a été remis et en sommes de fervents défenseurs. Le
document présente un plan d’action global et un ensemble de
priorités détaillées, et nous estimons que cette démarche
permettra d’orienter ce bureau dans la bonne direction.
7-2-2012
Banques et commerce
29:61
We look forward to working with the new financial literacy
leader. On behalf of the Ontario Securities Commission and the
Investor Education Fund, we thank you for the opportunity to
summarize our views.
Nous attendons avec impatience de travailler avec le nouveau
chef du développement de la littératie financière. Au nom de la
Commission des valeurs mobilières de l’Ontario et du Fonds pour
l’éducation des investisseurs, nous vous remercions de nous avoir
donné l’occasion de résumer nos opinions.
The Deputy Chair: Thank you to both of you. Now
Mr. Bryant. You are dealing with one of the most vulnerable
clientele, so I suppose you have some good ideas for this new
position in Canada. It is your turn.
La vice-présidente : Merci à vous deux. Maintenant je cède la
parole à M. Bryant. Vous travaillez avec une des clientèles les plus
vulnérables, alors j’imagine que vous avez de bonnes idées pour ce
nouveau poste au Canada. Vous avez la parole.
John Hope Bryant, Chairman and Chief Executive Officer,
Operation HOPE: I do. First, I owe you a trip. I would have been
there in person. I believe it is important to show up in life. You
cannot raise your children by email. You have to show up in life.
My birthday was yesterday, and I had to spend time with my team
in a team-building exercise on the occasion of my birthday here in
California. Otherwise, please know that I would be there with you
in person.
John Hope Bryant, président et directeur général, Operation
HOPE : En effet. D’abord je vous dois une visite. J’aurais été là
en personne. Je crois qu’il est important d’être présent dans la vie.
On ne peut pas élever les enfants par l’entremise des courriels. Il
faut être présent dans la vie. C’était mon anniversaire hier, et j’ai
dû participer à une formation du travail d’équipe ici en Californie.
Sinon, sachez que j’aurais été là en personne avec vous.
Once again, I owe you a trip at some point in the future. I love
Canada. Of course, you are a neighbour of the United States and
a friend, but you are also a friend to me personally. Given several
trips that I have taken there to give speeches and such, I consider
myself to be an honorary Canadian. God bless you for doing this.
Encore une fois, je vous dois une visite à l’avenir. J’adore le
Canada. Évidemment, vous êtes le voisin et un ami des ÉtatsUnis, mais vous êtes aussi un ami à moi. Étant donné mes
nombreuses visites au Canada pour prononcer les discours, je me
considère un Canadien honoraire. Que Dieu vous bénisse pour
cette invitation.
The Deputy Chair: You are most welcome.
La vice-présidente : Je vous en prie.
Mr. Bryant: Once again, you have shown yourself to be ahead
of the curve and to be visionary. When I could not be there in
person, you proposed a video conference. That is just one
example. You did not give up. On this phase in financial literacy,
once again I think you are ahead of the curve, taking action when
most nations in the world are still reeling from the global
economic crisis. Sure, Canadians and the Canadian government
are dealing with its impact as well, but you have weathered it
better than most countries. Also, you are not sitting in fear.
M. Bryant : Encore une fois, vous avez démontré que vous êtes
avant-gardiste et visionnaire. Je ne pouvais pas me présenter en
personne alors vous m’avez proposé une vidéoconférence. Ce n’est
qu’un exemple. Vous n’avez pas jeté l’éponge. En ce qui a trait à la
littératie financière, vous prenez des mesures et vous avez une
longueur d’avance sur la plupart des autres pays qui ont du mal à se
remettre de la crise économique mondiale. Bien sûr, les Canadiens et
le gouvernement canadien doivent faire face à des répercussions de
la crise aussi, mais vous vous en êtes sortis mieux que la plupart des
pays. Vous n’êtes pas paralysés par la peur non plus.
Most leaders, unfortunately, lead by fear. That causes a lot of
defensive and harmful actions. You have taken a bold and
visionary step here. You will be criticized for it. No good deed
shall go unpunished, but that does not mean you are not on the
right track. People will say the creation of this new position is
imperfect: financial literacy leader. I love that title, particularly
the focus on leadership. When you are criticized I would simply
push back and say not to let the best be the death of the good.
Hélas, la plupart des chefs dirigent leurs pays en fonction de la
peur, ce qui les met sur la défensive et entraîne des dommages.
Vous avez pris une démarche audacieuse et visionnaire. On vous
le reprochera. On est toujours puni pour une bonne action, mais
ça ne veut pas dire que vous faites fausse route. Certains diront
que la création de ce nouveau poste de chef du développement de
la littératie financière est imparfaite. J’adore le nom du poste,
surtout qu’on mise sur le leadership. Quand on vous le
reprochera, je rétorquerai qu’il ne faut pas mépriser une bonne
idée simplement parce qu’elle n’est pas la meilleure.
The founder of LinkedIn, the social network, said that if you
are not slightly embarrassed by your 1.0 product release, then you
released it too late. It is important that you take action and then
amend as you go.
Le fondateur du réseau social LinkedIn a dit que si vous n’êtes
pas le moindrement gêné par la diffusion de votre produit 1.0,
c’est que vous l’avez diffusé trop tard. Il est important d’agir et de
faire des ajustements en cours de route.
I will now make a couple of quick statements. I assume you
know about our work, so I will not bore you with that. However,
you may or may not know that I have advised the last three U.S.
presidents — President Bush, President Clinton before that and
Maintenant, très rapidement, quelques observations. Je suppose
que vous connaissez notre travail, alors je ne vous encombrerai pas
de détails. Mais peut-être ne savez-vous pas que j’ai conseillé les
trois derniers présidents américains — les présidents Bush et
29:62
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
now President Barack Obama — who were on both sides of the
political aisle. This is a nonpartisan issue. What you may not
know is that during Clinton’s presidency, I utterly failed to get
this on the agenda. When Bush was president the crises hit this
country. The poor and the underserved were most notably hurt.
Interestingly enough, the middle class, which is where this crisis
was centred, were as vulnerable, we found, as the poor. It is just
that the poor did not have the financial wherewithal to respond or
protect themselves like the middle class. In essence, this crisis was
about people asking, in many ways, what the payment was and
not what the interest rate was. You never ask what the payment is
when there is an interest rate attached. Of course there was greed
and predatory practices on the other side, but the consumer,
unfortunately, aided and abetted this crime.
Clinton, et maintenant le président Obama, des membres de partis
opposés. C’est un enjeu sans couleur politique. Peut-être ne savezvous pas non plus que sous la présidence de M. Clinton, j’ai
lamentablement échoué à faire donner la priorité à cet enjeu. Le
pays est entré en crise sous la présidence de M. Bush, et les pauvres
et les défavorisés ont été des plus touchés. Ce qui est curieux, c’est
que la classe moyenne, qui était au centre de cette crise, était tout
aussi vulnérable que les pauvres, d’après ce que nous avons
constaté. Le problème, c’est que les pauvres n’avaient pas les
moyens financiers de la classe moyenne pour réagir ou se protéger.
En gros, cette crise venait du fait que des gens, à bien des égards,
avaient demandé combien ils devraient payer et non pas combien
était le taux d’intérêt. Il ne faut jamais seulement demander le
montant des mensualités quand il y a aussi un taux d’intérêt.
Évidemment, il y en a qui ont fait preuve de cupidité et qui ont
appliqué des pratiques abusives mais le consommateur,
malheureusement, s’est fait complice de ce crime.
I decided to push policy with President Bush. For seven years
he ignored me because he had other things on his mind, but in the
last year he made financial literacy federal policy in the U.S.
because of Operation HOPE’s advocacy and hard work — so I
commend the non-profits that are there — and he created the
President’s Advisory Council on Financial Literacy. I served as
vice-chairman on the Committee of the Underserved. We had
some successes but did not go far. President Obama continued it
with the President’s Council on Financial Capability. I served as
chair of the Subcommittee for the Underserved and Community
Empowerment. This is a point that I would like to make briefly
about your new position.
J’ai décidé d’encourager une politique avec le président Bush. Il
ne m’a pas répondu pendant sept ans parce qu’il s’occupait
d’autres choses, mais lors de sa dernière année il a fait de la
littératie financière une politique fédérale aux États-Unis en
raison de tous les efforts d’Opération HOPE — donc je félicite les
organismes sans but lucratif présents à cette séance — et il a créé
le President’s Advisory Council on Financial Literacy. J’ai été le
vice-président du Committee of the Underserved. Nous avons eu
un certain succès, mais cela n’est pas allé loin. Le président
Obama l’a continué avec le President’s Council on Financial
Capability. J’ai été le président du Subcommittee for the
Underserved and Community Empowerment. Ceci est un point
que j’aimerais faire brièvement sur votre nouveau poste.
In some ways, I think I failed. I will repeat that: I think in some
ways, when we got President Bush to make financial literacy the
federal policy of the U.S. government by executive order, we
failed. If you want to put a kid to sleep, give him a traditional
financial literacy course. No one wants a car loan; they want a
cool car. No one wants a mortgage, which is what we have in the
United States; they want to become a homeowner, maybe too
badly. No kid wants a lecture about graduation, or good grades,
or even 401(k) plans, or investment vehicles that you have there in
Canada. They will go to sleep; they will turn off. Someone talked
about focusing on the demand, the customer. That is absolutely
right. You have to empower people. People respond to fears and
aspirations. We found that we should not be pursuing financial
literacy per se but financial dignity. It is right brain, left brain; not
left brain, left brain or left brain, right brain. In other words it is
not analytical first. Particularly with the poor and the
underserved, you have to get their aspirations up if you want
them to take their lives up and be interested in their aspirations
and dreams. Financial literacy is the vehicle to get there.
À certains égards, je pense que j’ai échoué. Je le répète : je pense
qu’à certains égards, quand on a réussi à convaincre le président
Bush à faire de la littératie financière une politique fédérale du
gouvernement américain par décret, nous avons échoué. Si on veut
endormir un jeune, il suffit de lui donner un cours traditionnel sur la
littératie financière. Personne ne veut un prêt-automobile; on veut
une belle voiture. Personne ne veut une hypothèque, ce qui est ce
que nous avons aux États-Unis. On veut devenir propriétaire, peutêtre trop. Aucun jeune ne veut qu’on lui fasse la leçon sur la réussite
au secondaire, ou l’obtention de bonnes notes, ou même les
régimes 401(k), ou les moyens de placement que vous avez au
Canada. Ils vont s’endormir; ils ne vont pas vous écouter.
Quelqu’un a parlé de miser sur la demande, le client. C’est tout à
fait exact. Il faut habiliter les gens. Les gens réagissent quand il est
question de craintes et d’aspirations. Nous avons découvert que
nous ne devrions pas promouvoir la littératie financière en soit mais
plutôt la dignité financière. C’est l’hémisphère droit du cerveau
ensuite l’hémisphère gauche, pas uniquement l’hémisphère gauche
ou l’hémisphère gauche et ensuite l’hémisphère droit. C’est-à-dire
qu’on ne commence pas par l’analyse. Surtout avec les pauvres et les
défavorisés, il faut encourager leurs aspirations si on veut qu’ils
prennent leur vie en main et qu’ils s’intéressent à leurs aspirations et
rêves. La littératie financière est le moyen d’y arriver.
7-2-2012
Banques et commerce
29:63
We created, at the President’s level, a focus on local financial
literacy councils now. Under my Subcommittee for the
Underserved and Community Empowerment, we have created
115 mayors’ financial literacy councils throughout the United
States. My goal this year is to double that number to 250. My goal
in Obama’s term is to get to 2,500 cities that have their own
councils. I will not go into detail because you have limited time,
but I will answer questions if you are more interested in how that
focuses on empowerment.
Nous avons mis l’accent, au niveau présidentiel, sur des conseils
de littératie financière locaux maintenant. Avec mon Subcommittee
for the Underserved and Community Empowerment, nous avons
créé 115 conseils de littératie financière des maires partout aux
États-Unis. Mon objectif cette année est de doubler ce chiffre pour
atteindre 250. Mon objectif pendant le mandat d’Obama est
d’atteindre 2 500 villes qui auront leurs propres conseils. Je ne vais
pas entrer dans les détails puisque votre temps est limité, mais je
répondrai aux questions si vous vous intéressez à comment cela mise
sur la responsabilisation.
Consumer Financial Protection Bureau Director Richard
Cordray is a friend of mine. I am sending him a copy of your
bill right now; he will be impressed with it. I hosted him two
weeks ago at the new HOPE Center that we built at the King
Center in Atlanta, Georgia. We believe a couple of things. First,
Dr. King would be doing this work if he were alive today. This is
the civil rights issue of our generation. If you do not understand
the language of money and you do not have a bank account, you
are an economic slave in this environment today. Second, and this
speaks to the broader issue of poverty, Mr. Cordray’s issue and
your issue of protection, there is a lot of language in your bill
about protection, and rightly so. I told Richard Cordray that if
you do not have robust consumer empowerment, then you can
only do so much around consumer protection. When someone is
making the most important decision of their life, sitting at their
kitchen table, around a long-term financial vehicle to become a
homeowner, a 30-year vehicle or whatever, there is no mortgage
police or home ownership police at their table with them; they are
making that decision and a range of other decisions that are life
changing. We all know that the number one cause for divorce in
America and in developed worlds is money; I imagine that is the
case in Canada as well. The number one reason that minorities
drop out of college is not academics, it is money. You are alone
when you make these decisions. You have to empower yourself.
Le directeur du Consumer Financial Protection Bureau, Richard
Cordray, est un de mes amis. Je lui envoie une copie de votre projet
de loi maintenant; il en sera impressionné. Je l’ai accueilli il y a deux
semaines au nouveau HOPE Center que nous avons construit au
King Center à Atlanta, en Géorgie. Nous croyons en deux choses.
Premièrement, que Martin Luther King serait en train de faire ce
travail s’il était vivant aujourd’hui. Pour notre génération, ça
équivaut à la lutte pour les droits civils. Si vous ne comprenez pas la
langue de l’argent et si vous n’avez pas de compte bancaire, vous
êtes un esclave économique dans l’environnement d’aujourd’hui.
Deuxièmement, et ceci porte sur la question plus générale de la
pauvreté, la question de M. Cordray et votre question de
protection, on parle beaucoup de protection dans votre projet de
loi, et à juste titre. J’ai dit à Richard Cordray que si on n’a pas une
responsabilisation solide des consommateurs, on est limité en ce qui
a trait à la protection des consommateurs. Quand quelqu’un prend
la décision la plus importante de sa vie, assis à la table de cuisine,
sur un véhicule financier à long terme pour devenir propriétaire de
maison, un véhicule de 30 ans ou quoi que ce soit, il n’y a pas de
policier d’hypothèque ou d’achat de maison assis avec eux; la
personne prend cette décision et d’autres décisions qui
transformeront sa vie. Nous savons tous que la principale cause
de divorce aux États-Unis et dans le monde développé est l’argent;
j’imagine que c’est également vrai au Canada. La principale raison
pour laquelle les minorités abandonnent l’université n’est pas
scolaire, c’est l’argent. On est seul quand on prend ces décisions. Il
faut se prendre en charge.
We have come up with a couple of empowerment strategies
that are aspirational — again, looking beyond protection,
financial literacy, the tools, and looking toward financial
dignity, which is empowerment, and lifting up the spirit and
taking their lives back.
Nous avons créé deux stratégies d’habilitation qui sont
ambitieuses — encore une fois, nous allons au-delà de la
protection, de la littératie financière, des outils, et nous nous
tournons vers la dignité financière, c’est-à-dire l’habilitation, pour
dynamiser les gens et les encourager à reprendre leur vie en main.
Regarding the 700 credit score communities — and here in the
U.S. it is all about credit scores — we found that these cheque
cashers, pay-day loan lenders, rent-to-own stores and title lenders
are not racist. They are not discriminatory consciously, they are
just target marketing. They are targeting a 550 credit score
neighbourhood, which has certain characteristics: low levels of
financial literacy, low levels of financial I.Q., low levels of wellbeing, hope, engagement, self-esteem, et cetera. These are right
brain issues. We raised credit scores 120 points, on average,
Au sujet des communautés qui ont une cote de crédit de 700 et
ici aux États-Unis, c’est la cote de crédit qui compte — nous
avons constaté que ces encaisseurs de chèques, point de prêts sur
salaire, magasins de location avec option d’acheter et les prêteurs
sur biens ne sont pas racistes. Ils ne discriminent pas sciemment,
ils font simplement du marketing ciblé. Ils ciblent un voisinage qui
a une cote de crédit de 550, qui a certaines caractéristiques : faible
niveau de littératie financière, faible niveau de Q.I. financier,
faibles niveaux de bien-être, d’espoir, de participation, d’estime de
29:64
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
through our HOPE Centers and our counselling over 18 months.
When you raise someone’s credit score from 550 to 670, you
change their life.
soi, et cetera. Ce sont des enjeux de l’hémisphère droit du cerveau.
Nous avons augmenté les cotes de crédit de 120 points en
moyenne avec nos HOPE Center et nos conseils financiers au
cours de 18 mois. Quand on fait passer de 550 à 670 la cote de
crédit de quelqu’un, on transforme leur vie.
Our bet now — and this is what we are doing at the HOPE
Financial Dignity Center at the King Center at Ebenezer
Church — is that over five years we will move liquor stores to
convenience stores, cheque cashers, payday lenders, rent-to-own
stores to credit unions and banks through market forces and using
this baseline of financial literacy as a hand up and not a handout.
This is the legacy that we believe Richard Cordray has for his
Consumer Financial Protection Bureau here in the U.S.:
ultimately financial literacy empowerment.
Nous espérons maintenant — et c’est ce que nous faisons au
HOPE Financial Dignity Center au King Center à Ebenezer
Church — qu’au cours des cinq prochaines années les magasins
d’alcool deviendront des dépanneurs, les encaisseurs de chèques,
les prêteurs sur salaire et les magasins de location avec option
d’achat deviendront des coopératives de crédit et des banques
grâce aux forces du marché et en utilisant la littératie financière
pour aider et non pas faire de la charité. C’est l’héritage que nous
croyons que Richard Cordray a pour son Consumer Financial
Protection Bureau ici aux États-Unis : en fin de compte
l’habilitation par le biais de la littératie financière.
The final thing we do is with children. We have moved from
our work around financial literacy with kids — and we have
served almost 1 million kids in low income neighbourhoods,
3,000 schools — to this, which is important: Do not do this or
that; do not go to the cheque casher. However, no one will change
their life based on ‘‘do not’’; you need a vision for yourself. We
now have a 100-year partnership with the Gallup organization —
again, I will not give you details; you have limited time, but I will
answer questions if you have them — to measure well-being, hope
and engagement, all right brain; economic energy, right brain;
and financial literacy, left brain; in every school in America. To
do what? To move the needle on those numbers. How? Through
intervention strategy, which includes HOPE Business in a Box.
We are targeting, between now and 2020, 30 million kids, grades 4
to 12. This is the bench strength, the playoff games of the rest of
our lives, and this is where GDP, jobs, small business and
entrepreneurship will come from. We will create businesses by
funding businesses between $50 and $500 by doing pitch events at
their schools. Think Shark Tank for kids, if you have that
television show in Canada. If you do not, essentially it is an
entrepreneur who gives a pitch before judges. We will take young
people and give them two minutes on the stage at their school and
let them pitch their business idea before business leaders; and we
will fund their businesses. This will bring alive and transform this
concept of financial literacy in their lives and make school cool
again for a generation, which is a challenge for every developed
country.
La dernière chose que nous faisons est auprès des enfants. Nous
avons desservi presque un million d’enfants dans des quartiers à
faible revenu, 3 000 écoles et notre message pour les jeunes sur la
littératie financière était le suivant, ce qui est important : ne faites
pas ceci ou cela; n’allez pas à l’encaisseur de chèques. Cependant,
personne ne va changer sa vie parce qu’on lui a dit ce qu’il ou qu’elle
ne devrait pas faire; il faut avoir une vision pour soi-même. Nous
avons maintenant un partenariat de 100 ans avec l’organisation
Gallup — encore une fois, je ne vais pas vous donner les détails
puisque votre temps est limité, mais je répondrai à vos questions si
vous en avez — pour mesurer le bien-être, l’espoir et la
participation, qui relèvent tous de l’hémisphère droit; l’énergie
économique, l’hémisphère droit, et la littératie financière,
l’hémisphère gauche; dans chaque école aux États-Unis. À quelle
fin? Pour faire changer ces chiffres. Comment? En utilisant une
stratégie d’intervention, qui comprend HOPE Business in a Box.
Nous ciblons, entre maintenant et 2020, 30 millions d’enfants, de la
4e à la 12e année. C’est ce qu’il faut maîtriser, ce qu’il faut réussir
pour le reste de nos vies, et les résultats seront le PIB, les emplois, les
petites entreprises et l’entreprenariat. Nous allons créer des
entreprises en offrant entre 50 et 500 $ lorsque nous faisons des
événements de promotion à leurs écoles. Pensez à un Shark Tank
pour enfants, si vous avez cette émission de télévision au Canada.
Sinon, en gros, c’est un entrepreneur qui propose son idée à des
juges. Nous allons prendre des jeunes et leur donner deux minutes
sur l’estrade à leur école et les laisser présenter leur idée d’entreprise
à des chefs d’entreprise, et nous financerons leur entreprise. Ceci va
donner vie au concept de littératie financière et le transformer dans
leur vie et rendre l’école attirante encore pour une génération, ce qui
est un défi pour tout pays développé.
I will stop there. I have given you a lot to chew on. I wanted to
give you a context that this is not a partisan issue; it is part of a
long leg of history from Dr. King forward globally from civil
rights to silver rights. This is worthy of the government’s
attention. Democracy was the issue of the 20th century, but
Je vais m’arrêter là. Je vous ai donné beaucoup de matière à
réflexion. Je voulais vous donner le contexte pour vous montrer
que ce n’est pas une question partisane; ça fait partie d’un long
chemin dans l’histoire commençant avec Martin Luther King au
niveau mondial des droits civils aux droits de connaissance
7-2-2012
Banques et commerce
29:65
money, capital, finance and business are the issue of the
21st century. It affects all elements of society but most notably
the middle class and down, where the stability will come from.
financière. Ceci mérite l’attention du gouvernement. La
démocratie était l’enjeu du XXe siècle, mais l’argent, le capital,
les finances et l’entreprise sont l’enjeu du XXIe siècle. Ça touche
tous les niveaux de la société, mais particulièrement la classe
moyenne et ceux qui ont moins d’argent qu’eux, les gens qui sont
nécessaires pour la stabilité.
The strategies in place, such as what you are doing, are critical.
As well, there are strategies that we have to look forward to about
what comes next for this to be effective. That next leg broadly
defines ‘‘empowerment.’’ I have given you a couple of ideas, one
for youth and one for adults, on how to get there. I commend you
for your leadership.
Les stratégies en place, telles que vous les avez, sont
essentielles. Il y a aussi les stratégies pour l’avenir qui sont
nécessaires. C’est essentiellement ce qu’on pourrait appeler
« l’habilitation ». Je vous ai donné quelques idées, une pour les
jeunes et une pour les adultes, qui devraient vous guider. Je vous
félicite de votre leadership.
The Deputy Chair: Thank you, Mr. Bryant, for your
presentation. You are always welcome in Canada and Ottawa.
We are happy to have you any time.
La vice-présidente : Merci, monsieur Bryant, de votre exposé.
Vous êtes toujours le bienvenu au Canada et à Ottawa. Nous
sommes toujours ravis de vous accueillir.
We are close to paradise here in Canada, but what prompted
this initiative is the fact that the debt of Canadians is now at
152 per cent of income. We have to address the question of how
to face the debt owing on mortgages, cars and credit cards,
et cetera. I suppose it can look like a dream come true to have
certain things, but it is always better when they are paid for.
Thank you so much for your presentation.
Le Canada c’est presque le paradis, mais ce qui a mené à cette
initiative est le fait que la dette des Canadiens représente 152 p. 100
de leur revenu. Il faut qu’on s’attaque à la question de la dette que
les Canadiens contractent par rapport à leurs hypothèques, leurs
voitures, leurs cartes de crédit, et cetera. Ça peut sembler
paradisiaque d’avoir certaines choses, mais c’est toujours mieux
d’avoir fini de les payer. Merci beaucoup de votre exposé.
Senator Massicotte: Our principal role in the Senate is to
review this bill, which has been passed in the House of Commons,
and then either vote in favour of it or against it. I understand that
all of you are in favour of the bill and none of you have any
proposed amendments to the bill. Is that accurate?
Le sénateur Massicotte : Notre rôle principal
d’examiner ce projet de loi qui a été adopté à la
communes et ensuite de voter pour ou contre. Si
bien vous êtes tous pour ce projet de loi et vous
amendement à proposer. Est-ce exact?
Mr. Bryant: Yes.
M. Bryant : Oui.
Mr. Rabbior: Yes.
M. Rabbior : Oui.
au Sénat est
Chambre des
je comprends
n’avez aucun
Senator Massicotte: Mr. Bryant, you are not Canadian. Is
there anything in the bill that is wrong or in need of amendment?
Le sénateur Massicotte : Monsieur Bryant, vous n’êtes pas
Canadien. Y a-t-il quoi que ce soit dans le projet de loi qui est
erroné ou qui devrait être amendé?
Mr. Bryant: The bill is directionally correct, as I have said. My
only recommendation for the committee would be to think about
a line that would focus on the aspirations and empowerment.
There are two ways to make money: make more and spend less.
You are focusing on the debt side, which is noted, and on
managing finances. However, you also need to focus on growing
the Canadian dream for people. Otherwise, people will lose hope.
This could engage the private sector, free enterprise and others to
encourage the growth of GDP in the country and the people along
with it. That is my only recommendation.
M. Bryant : L’orientation est bonne, comme je l’ai dit. Ma
seule recommandation au comité serait de réfléchir à une phrase
axée sur les aspirations ou l’habilitation des Canadiens. Il y a deux
façons de faire de l’argent : gagner davantage et dépenser moins.
Vous vous concentrez sur la dette, c’est bien noté, et sur la gestion
des finances. Cependant, il faut aussi que vous vous concentriez
sur le rêve canadien. Sinon les gens perdront espoir. On pourrait
faire participer le secteur privé, la libre entreprise et d’autres pour
encourager la croissance du PIB au pays et encourager les
Canadiens aussi. Ce serait ma seule recommandation.
Senator Massicotte: Mr. Cheung, you talked about the fact
that Canadians are not saving enough.
Le sénateur Massicotte : Monsieur Cheung, vous avez dit que
les Canadiens n’épargnaient pas assez.
Certainly, I agree about the importance of financial literacy.
However, that is the technical side. It is like losing weight.
Everyone knows that being overweight is not good for you, yet a
high proportion of Canadians are overweight. On the savings
side, every Canadian knows it is important to save, so I am not
Je suis d’accord quant à la question de la littératie financière.
Cependant, ça c’est l’aspect technique. C’est un peu comme
perdre du poids. Tout le monde sait que l’embonpoint n’est pas
bon pour la santé, pourtant une grande proportion de Canadiens
font de l’embonpoint. Par rapport aux épargnes, tous les
29:66
Banking, Trade and Commerce
7-2-2012
sure that it is a lack of knowledge as opposed to a lack of
willpower or vision or self-esteem. It is beyond literacy and
understanding. How do you get Canadians to save more?
Canadiens savent qu’il est important d’épargner, donc je ne sais
pas si c’est vraiment un manque de connaissance ou plutôt un
manque de volonté, de vision ou d’estime de soi. Ça va au-delà de
la littératie et de la compréhension. Comment faire en sorte que
les Canadiens épargnent davantage?
Mr. Cheung: Your analogy about losing weight is certainly a
good one. It is one that I have used. It is easy to put on weight just
as it is to spend more and take on more debt. However, it is
important to take action; and everyone can take action. It is
entirely within your control. If you want to lose weight or spend
less or reduce debt, it is up to you. You can have all that
knowledge, but it is up to you to take personal control of your
finances in order to improve your financial situation.
M. Cheung : Votre analogie quant à la perte de poids est
certainement bonne. C’est une analogie que j’ai déjà utilisée. Il est
facile de grossir tout comme il est facile de dépenser davantage et de
s’endetter. Cependant il est important d’agir; et chacun peut agir.
Cela dépend entièrement de notre volonté. Si l’on veut perdre du
poids ou dépenser moins ou réduire nos dettes, on peut le faire. On
peut avoir les connaissances mais il faut prendre le contrôle de ses
finances pour pouvoir améliorer sa situation financière.
Some research I have seen has said that there are Canadians in
difficult financial circumstances. We have found as well that there
is some reason for hope, because two in five Canadians that
responded to our survey have reported some improvement with
their financial situation. How did they do it? They paid off or
reduced some of their debt and generally improved their financial
situation, and they learned more.
Selon la recherche que j’ai consultée, les Canadiens se
retrouvent dans des conditions financières difficiles. D’un autre
côté il y a de l’espoir, puisque deux Canadiens sur cinq qui ont
répondu à notre sondage ont noté une amélioration de leur
situation financière. Comment ont-ils fait ça? Ils ont remboursé
ou réduit leurs dettes et ont amélioré leur situation financière en
général, et ils en ont appris davantage.
While financial learning is important across all life stages, it
starts with our youth. When asked, 50 per cent of youth said they
already worry about money and that they want to learn to be
better savers. When adult Canadians are asked who should teach
our youth, they say parents, schools, government, and financial
institutions, in that order. When our youth and children are asked
who they want to learn about financial literacy from, they say
their parents — number one by far. The problem is that parents
are not necessarily teaching their children well, as we pointed out.
It continues to be a bit of a taboo subject. I hope we continue to
increase the resources to help parents teach their kids so that they
can practise, learn and be able to take that knowledge with them
as they grow.
Bien que l’éducation en matière financière soit importante à
toutes les étapes de la vie, cela commence dès la jeunesse.
Lorsqu’on leur a posé la question, 50 p. 100 des jeunes ont
indiqué déjà s’inquiéter de questions financières et vouloir
apprendre à mieux épargner. Lorsqu’on a demandé à des
adultes canadiens qui devrait enseigner cela aux jeunes, ils ont
indiqué, dans l’ordre, les parents, les écoles, le gouvernement et les
institutions financières. Lorsqu’on a demandé aux jeunes et aux
enfants de qui ils aimeraient recevoir de l’éducation en matière de
littératie financière, ils ont indiqué leurs parents, une réponse qui
est arrivée de loin en tête de liste. Le problème, comme nous
l’avons indiqué, c’est que les parents n’instruisent pas forcément
bien leurs enfants en matière financière. Cela continue à être une
sorte de sujet tabou. J’espère que nous allons continuer à accroître
les ressources destinées à aider les parents à enseigner cela à leurs
enfants pour qu’ils puissent mettre en pratique ces connaissances,
les apprendre et les conserver en grandissant.
Senator Massicotte: Ms. Farrell, you talked about the need for
motivation, which is the hard part. A solution also lies with those
offering services, in your case financial services. In my opinion,
there is a lot of misleading information out there with companies
who take advantage of people who are less than very literate in
financial matters to entice them to buy their products. Maybe the
other arm has to be more severe or restrictive or maybe more
legislation is needed to ensure that companies are complete and
use simple language in their presentations. Are there comments on
that? What is the OSC doing in that regard?
Le sénateur Massicotte : Madame Farrell, vous avez parlé de la
nécessité de motiver, ce qui est l’aspect le plus difficile. Une
solution se trouve du côté de ceux qui offrent des services, dans
votre cas des services financiers. Selon moi, il y a beaucoup
d’information trompeuse qui circule et des entreprises cherchent à
profiter de gens qui ne s’y connaissent pas très bien en matière
financière pour les inciter à acheter leurs produits. Peut-être que
l’autre organe doit être plus sévère ou contraignant ou peut-être
que davantage de lois sont nécessaires pour s’assurer que ces
entreprises fournissent des renseignements complets dans une
langue simple dans leurs présentations. Y a-t-il des commentaires
là-dessus? Que fait la CVMO à cet égard?
Ms. Farrell: The OSC is concerned about investor protection.
It is part of our mandate. We have come to realize that giving
people more disclosure is not good. Madam chair mentioned the
prospectus earlier. We realize that for the average retail investor a
prospectus is impenetrable and something they do not
Mme Farrell : La CVMO cherche à protéger les investisseurs.
Cela s’inscrit dans notre mandat. Nous avons compris que le fait
de donner plus de renseignements aux gens n’est pas une bonne
chose. Madame la présidente a mentionné plus tôt le prospectus.
Nous sommes conscients que pour l’investisseur au détail moyen,
7-2-2012
Banques et commerce
29:67
understand. The Canadian Securities Administrators have
introduced fund facts. It is a document that sets out the key
issues with respect to a mutual fund that investors should consider
before they make a decision to invest in a fund. The aim of all
securities commissions across the country is to help the investor
better understand so they can make a more informed investment
decision. The office of the investor has been created and I have
been here since September, focusing on better understanding
investors’ needs and behaviors so that we can more effectively
tailor regulation and investor education to their needs.
un prospectus est incompréhensible. Les Autorités canadiennes en
valeurs mobilières ont mis en place la nécessité de donner des
renseignements sur les fonds. Il s’agit d’un document présentant
les éléments clés qui caractérisent un fonds mutuel que les
investisseurs devraient consultés avant de prendre la décision
d’investir dans un fonds. L’objectif de toutes les commissions des
valeurs mobilières au pays est d’aider l’investisseur à mieux
comprendre les choses afin d’investir de façon mieux éclairée.
L’office de l’investisseur a aussi été créé et j’y suis depuis le mois
de septembre, à tenter de mieux comprendre les besoins des
investisseurs et leurs comportements afin d’adapter de façon plus
efficace la réglementation et l’enseignement qui leur est destiné en
fonction de leurs besoins.
Mr. Rabbior mentioned earlier about engaging the investor to
help them understand and become more involved in the process.
That is necessary. In addition to regulation and ensuring that
there is adequate protection and disclosure, we also want to
engage investors and get them more actively involved in their
investment decisions.
M. Rabbior a mentionné plus tôt le fait de solliciter
l’investisseur pour les aider à mieux comprendre le processus et
à y participer davantage. Cela est nécessaire. En plus de mettre en
place des règlements et de s’assurer que des mesures de protection
et de divulgation adéquates sont en place, nous voulons aussi
solliciter les investisseurs pour les faire participer de façon plus
active à leurs prises de décisions en matière d’investissement.
[Translation]
Senator Maltais: I have one short question. Everyone talks a
lot about educating youth, financial literacy for youth, the middle
class and seniors. Nobody has mentioned how you are going to
educate the financial sector. They are the sector receiving the
youth’s money. Do you have an educational program for the
banks so that they know how to properly advise people?
[English]
Mr. Rabbior: I do not know whether it is confidential
information, so I will not be specific. However, I do know that
one financial institution has mandated that they will work to
improve the financial literacy of their entire staff. They are
working on a multi-year strategy and embarking on a survey to
determine where their staff want help, and they will put together a
plan to put financial literacy into place throughout their entire
organization. I think the point you are speaking to is recognized
by the banks. They need to make sure that they understand, too,
especially if they are the front line of communication with people.
Hopefully that is an indication of a greater effort on their part to
improve the financial literacy of their employees.
[Translation]
[Français]
Le sénateur Maltais : Une toute petite question. On parle
beaucoup d’éducation des jeunes, de la littéracie financière pour
les jeunes, la classe moyenne et les personnes âgée. Personne n’a
parlé de la façon dont vous allez éduquer le secteur financier. Ce
dernier reçoit l’argent des jeunes. Avez-vous un programme pour
éduquer les banques à bien conseiller les gens?
[Traduction]
M. Rabbior : Je ne sais pas si ce sont des renseignements
confidentiels, je vais donc m’en tenir à des considérations générales.
Cependant, je sais qu’une institution financière s’est donné le
mandat d’accroître la littératie financière de l’ensemble de son
personnel. Elle travaille sur une stratégie pluriannuelle et a lancé
une enquête afin de déterminer dans quel domaine le personnel a
besoin d’aide, afin de mettre sur pied un plan destiné à accroître la
littératie financière dans l’ensemble de l’organisation. Je pense que
ce dont vous avez parlé est reconnu par les banques. Elles doivent
s’assurer de bien comprendre les choses elles aussi, surtout si elles
sont le premier point de contact avec les gens. Nous espérons que
cela témoigne de plus grands efforts de leur part pour accroître la
littératie financière de leurs employés.
[Français]
Senator Maltais: During the financial crisis, I saw many fellow
citizens doing business with recognized financial institutions
whose financial consultants had been granted two or three
certificates by the bank, and yet these people lost $40,000, $50,000
and even $100,000 in their RRSPs. Perhaps we need to educate
not only the members of society, but also the financial
institutions.
Le sénateur Maltais : Lors de la crise financière, j’ai vu
beaucoup de mes concitoyens faisant affaire avec des institutions
financières reconnues dont le conseiller financier avait deux ou
trois diplômes émis par les banques, et pourtant, ces gens ont
perdu 40 000, 50 000 et même 100 000 $ dans leur REER. Peutêtre faudrait-il non seulement éduquer les membres de la société,
mais également les institutions financières.
The Deputy Chair: Thank you, Senator Maltais. I think we all
agree with you.
La vice-présidente : Merci, sénateur Maltais. Je pense que nous
sommes tous d’accord avec vous.
29:68
Banking, Trade and Commerce
[English]
7-2-2012
[Traduction]
Senator Ringuette: My question will be quick. It is a request,
actually. I want to request that Mr. Bryant supply the committee
with the different strategies and programs that you are working
on because what you doing, from my perspective, is exactly what
Mr. Rabbior was talking about earlier, which is that there is only
so much push strategy we can do with regard to financial literacy
and dignity. We also need to have a pull strategy, which is what I
consider you are doing. I think your material would be very
welcome.
La sénatrice Ringuette : Ma question sera brève. C’est en fait
une demande. Je veux demander à M. Bryant de fournir au
comité les différents programmes et stratégies sur lesquels vous
travaillez car, à mon avis, vous faites exactement ce dont parlait
M. Rabbior tout à l’heure, c’est-à-dire que vous faites ce que vous
pouvez, mais la stratégie de pression a quand même ses limites
dans le domaine de la littératie et de la dignité financières. Il
faudrait également établir une stratégie de pression, ce que vous
faites, à mon avis. Votre documentation serait la bienvenue.
Mr. Bryant: I will put something in writing so as not to take
precious time from the committee. I will put something in writing
and send it to you. I might even do a short video presentation for
you. I will ensure that the committee has that within the week. I
will do one on public policy, one on community and one on the
private sector engagement so that it is a holistic strategy.
M. Bryant : Je rédigerai un document afin de ne pas empiéter
sur le temps précieux du comité. Je le mettrai par écrit et vous
l’enverrai. Je pourrais même faire une courte présentation vidéo.
Je tâcherai de faire parvenir le document au comité d’ici sept
jours. Je préparerai un article sur la politique publique, un sur la
collectivité et un sur l’engagement du secteur privé afin que ce soit
une stratégie globale.
I do just want to note that what the young lady mentioned
about the banking sector is a completely separate conversation
that could take two hours by itself, so I will not address that.
Je signale que ce que la jeune femme a dit à propos du secteur
bancaire est une discussion distincte qui pourrait prendre à elle
seule deux heures, alors je ne m’y pencherai pas.
Senator Ringuette: I certainly agree with you.
La sénatrice Ringuette : Je suis tout à fait d’accord avec vous.
Mr. Bryant: As for what the gentlemen mentioned about
parents, let us be clear about this. Parents are not responding
because parents feel shame. Let us be blunt about it. Money is one
of those emotional issues. Half of those in foreclosure in America,
until recently, did not call their lender. It was not that the lender
gave them a bad answer. They just did not call. That is shame. You
are dealing with a financial issue, but the override is an emotional
issue, which is what one of the senators noted. Our work with
Gallup is about behavioural economics. That is the next frontier.
You have to tie these things together if you want to create
fundamental change in society. Just hammering people over the
head with the regulations, as you just said, will only do so much.
You should be doing it; it is important to put the framework in
place. However, you have to put the framework in place, and you
have to build the house. The house is tied to aspiration.
M. Bryant : Soyons clairs concernant ce que les messieurs ont
dit au sujet des parents. Les parents ne répondent pas parce qu’ils
ont honte. Soyons honnêtes. L’argent est une question qui suscite
des émotions. La moitié de ceux dont la maison a été saisie aux
États-Unis n’ont pas, jusqu’à récemment, appelé leur prêteur. Ce
n’est pas que le prêteur leur a donné une mauvaise réponse. Ils
n’ont tout simplement pas appelé. C’est cela, la honte. Il s’agit
d’une question d’ordre financier, mais c’est surtout un enjeu qui
suscite des émotions, comme a noté un des sénateurs. Notre
travail avec Gallup porte sur l’économie comportementale. C’est
la prochaine frontière. Il faut faire les liens si on veut susciter un
changement fondamental au sein de la société. Il y a des limites à
accabler les gens de règlements, comme vous venez de dire. Vous
devriez le faire; c’est important de mettre en place la charpente.
Toutefois, une fois la charpente érigée, il faut construire la
maison. La maison, c’est ce à quoi on aspire.
The Deputy Chair: We had one witness saying that before
people get sick you could have some preventive measures, so I
guess you are working on that side of the issue rather than on
repairing after the fact.
La vice-présidente : On a reçu un témoin qui a dit qu’il faut
avoir des mesures de prévention avant que les gens tombent
malades, alors je présume que vous travaillez sur cet aspect de la
question plutôt que de réparer les pots cassés après coup.
Senator Tkachuk: We have had some discussion here about
making consumers more informed when they get a mortgage or a
loan and adding clarity to it, but is part of the problem not the
more regulations and legislation we have? When you look at what
a credit card company sends you before you sign up, they are
basically protecting themselves and explaining all of the
legislation that government requires. It is pages long; there is
really no room for clarity. What is a mortgage? A mortgage is
ensuring that you have your butt covered because of all the
legislation that is piled on provincially and federally. That is what
it is all about. By adding more, you are just making the document
bigger, not clearer. Then you need a book to clearly explain what
Le sénateur Tkachuk : Nous avons eu ici des discussions sur les
façons de mieux informer les consommateurs lorsqu’ils
obtiennent une hypothèque ou un prêt, et de rendre ces
informations plus claires, mais le problème n’est-il pas en partie
le cumul de règlements et de lois que nous avons? Quand on
regarde les documents que les compagnies de cartes de crédit
envoient à des clients potentiels, on comprend qu’elles sont en
train de se protéger et d’expliquer toutes les lois imposées par le
gouvernement. Ce sont des pages et des pages; il n’y a donc pas de
place pour la clarté. Qu’est-ce qu’une hypothèque? Une
hypothèque garantit que vous êtes assurés jusqu’au cou à cause
de toutes les lois au niveau provincial et fédéral. C’est cela, une
7-2-2012
Banques et commerce
29:69
the document says because the document is complicated. It is not
a simple question of, ‘‘Let us make it all clear on the credit card.’’
It is complicated because of the mountain of legislation that
governs that credit card.
hypothèque. En ajoutant des lois, on allonge le document sans le
rendre plus limpide. Ensuite, il vous faut un livre qui explique
clairement ce que dit le document parce qu’il est complexe. Il ne
s’agit pas simplement de dire : « Mettons toutes les choses au clair
au sujet des cartes de crédit. » C’est complexe à cause de la
montagne de lois régissant ces cartes de crédit.
I do not know how we get through all of this, but I think that
the last thing we need is way more legislation to compound and
make a mortgage document or a visa document bigger. I do not
know how we get around this, but we have to start trying because
I agree with you that we all need financial literacy. It is just not
that simple.
Je ne sais pas comment nous allons nous en sortir, mais je pense
que la dernière chose dont nous avons besoin, c’est d’ajouter encore
plus de lois qui vont rendre un contrat d’hypothèque ou de carte
visa plus complexe ou plus long. Je ne sais pas comment y arriver,
mais il faut commencer quelque part parce que je suis d’accord avec
vous pour dire que nous avons tous besoin de littératie financière.
Ce n’est tout simplement pas si simple.
Senator Massicotte: Is there a question?
Le sénateur Massicotte : Y a-t-il une question?
Senator Tkachuk: I am just asking them about my statement on
all of this. That is the question.
Le sénateur Tkachuk : Je leur demande de commenter mes
remarques sur toute cette question. C’est ce que je veux savoir.
Mr. Hamza: It certainly is impossible to argue against the fact
that there is thick language behind some of these legal documents.
That is a lot of what we are trying to do with financial literacy.
When, for instance, we have someone come to visit our website who
wants to know about a mortgage, we are not giving them 45 pieces
of information; we are addressing the three or five things that they
need to focus on that will differentiate this product from another
product, as well as the long-term implications of the product, giving
them the capability to see down the road, with tools or calculators,
what the implications of their decisions will be.
M. Hamza : Il est clairement impossible de nier que certains de
ces documents juridiques sont rédigés dans un style alambiqué.
C’est en grande partie la raison pour laquelle nous voulons
améliorer la littératie financière. Par exemple, quand un visiteur
sur notre site web veut obtenir de l’information sur les
hypothèques, on ne lui fournit pas 45 éléments d’information;
on s’en tient à trois ou cinq éléments sur lesquels il doit se
concentrer pour distinguer un produit d’un autre et pour
comprendre les répercussions à long terme du produit, ce qui lui
donnera la capacité de prévoir, grâce aux outils ou aux
calculatrices, quelles seront les conséquences de sa décision.
From the financial literacy side, in a way, we need to be acting.
I think the role that we have on the table here needs to be acting
as, in effect, the coach of that individual because financial
literacy, for some people, is viewed as raising the entire tide so
that everyone knows more. Another way to look at it is that
financial literacy is completely different when you are 22 and have
student loans, when you are 28 and saving for a home and getting
married and when you are 35 and having children. In each of
those cases, this role and financial literacy’s role need to be about
getting through the mire that you are talking about of a
complicated situation that someone might not be expert in or
be numerate enough to truly understand. It needs to be about
giving them that information in a way that is obvious and
understandable and that gives them a clear leg up from where they
were before and helps them to make a better decision.
Il faut agir en quelque sorte pour améliorer la littératie
financière. À mon avis, notre rôle doit être de guider les gens car
pour certains, la littératie financière fait en sorte que tout le
monde en sache davantage. On peut également voir la littératie
financière d’une façon complètement différente quand on a 22 ans
et des prêts étudiants, quand on a 28 ans et on fait des économies
en vue d’acheter une maison et de se marier, et quand on a 35 ans
et on a des enfants. Dans chacun de ces cas, le rôle de la littératie
financière est de faire dissiper le brouillard autour d’un sujet
complexe que l’on ne comprend pas assez bien pour saisir. Il s’agit
de donner aux gens de l’information d’une façon claire et
compréhensible, ce qui leur permet d’être nettement mieux
informés afin de prendre de meilleures décisions.
It is certainly not in our purview to be changing the credit card
agreement, but, from the financial literacy side, this role needs to
be that of a coach on the shoulder of that individual making the
decision.
Bien entendu, nous n’avons pas le mandat de changer le
contrat de carte de crédit, mais en ce qui concerne la littératie
financière, notre rôle est essentiellement de guider celui qui doit
prendre la décision.
Mr. Rabbior: Quickly, there is so much talk about the complexity
of the world of money today. I think that speaks to, following up on
what Mr. Hamza said, one of the roles of leader. In our role of
trying to improve financial literacy, we see they do not need to
know it all. I think one of the roles of the leader could be asking
what people need to know and putting it in context. If we
overwhelm people with what we perceive they need to know, they
M. Rabbior : Rapidement, on dit souvent que le monde
financier est complexe de nos jours. Pour faire suite à ce qu’a
dit M. Hamza, cela fait ressortir l’un des rôles que nous devons
assumer en tant que leader. En voulant améliorer la littératie
financière, nous nous apercevons que les autres n’ont pas besoin
de tout savoir. À mon avis, le leader pourrait demander ce que les
autres ont besoin de savoir afin de tout mettre en contexte. Si
29:70
Banking, Trade and Commerce
will not start to learn anything. Volume inhibits action. We need to
put it into a manageable thing. There is not just their need to know
but the need to give them the questions they need to ask to protect
themselves. If we put it in a manageable package and say, ‘‘Make
sure you ask these questions,’’ that is the best we can do.
Senator Tkachuk: Thank you. That was a good answer.
7-2-2012
nous accablons les gens avec ce que nous pensons qu’ils ont
besoin de savoir, ils ne vont rien apprendre. Trop d’information
nuit à l’action. Nous devons rendre l’information gérable. Il ne
s’agit pas seulement de leur besoin de savoir, mais également de la
nécessité de leur fournir les questions qu’ils doivent poser pour se
protéger. Si nous rendons l’information plus gérable et que nous
leur disons, « Assurez-vous de poser ces questions », c’est le
mieux que nous puissions faire.
Le sénateur Tkachuk : Merci. C’était une bonne réponse.
The Deputy Chair: Mr. Bryant, since you do not come to
Canada often, do you have a last piece of advice to give us?
La vice-présidente : Monsieur Bryant, puisque vous ne venez pas
souvent au Canada, avez-vous un dernier conseil à nous donner?
Mr. Bryant: First, I commend you for taking this action. I
think this is not the ending; it is the beginning. This is a lifechanging event, this global economic crisis. Nothing will be the
same ever again. I do not want you to think that you are just
working with some little program at the edges. Here in America,
we had 26 million people who did not have the right to vote in
1962. There are 40 million unbanked in America today. More
people today do not have a bank account than did not have the
right to vote in the richest country in the world. Greece is not
dealing with the right to vote or other issues; they are dealing with
debt. The country is broke. They do not have GDP. Europe is
dealing with the same issue. Africa is dealing with the same issue.
We are dealing with the same issue, and on balance, with all due
respect, you are dealing with the same issue.
M. Bryant : Premièrement, je vous félicite d’avoir agi ainsi. Ce
n’est pas la fin; c’est le début. Cette crise économique mondiale
changera le cours des choses. Rien ne sera plus jamais pareil. Je ne
veux pas que vous pensiez que vous travaillez seulement sur un
petit programme marginal. Aux États-Unis, 26 millions de
personnes n’avaient pas le droit de vote en 1962. Aujourd’hui,
40 millions de personnes n’ont pas de compte de banque. Il y a
plus de gens qui n’ont pas de compte de banque de nos jours que
de gens qui n’avaient pas le droit de vote dans le pays le plus riche
du monde dans le passé. La Grèce n’est pas aux prises avec des
problèmes de droit de vote ou d’autres problèmes de ce genre; le
pays a un problème de dette. Il est au bord de la faillite. Il n’a pas
de PIB. L’Europe est confrontée au même problème. Il en va de
même pour l’Afrique. Nous sommes aux prises avec le même
problème et, tout compte fait, vous également.
You have to be bold in the way you approach this issue. Do
not criticize yourself because this is not going to be the ultimate
fix. It is a step in the right direction, but it is a process. This is a
marathon, not a 100-yard dash. I am with you every step of the
way. You are literally sitting in a moment in history.
Il vous faudra être audacieux devant cette situation. Ne soyez pas
dur envers vous-même parce que vous n’avez pas la solution ultime.
Il s’agit d’un pas dans la bonne direction, mais c’est un processus.
C’est un marathon, pas une course de 100 mètres. Je vous appuie
entièrement. Vous siégez à un moment décisif de l’histoire.
Dr. King is praised as a civil rights leader, and he should be.
People do not know that his father, Dr. King, Sr., served on the
board of a bank for 40 years. He served on the board of a bank
while he was co-pastor of Ebenezer Baptist Church, and they had
discussions about the role of free enterprise and capitalism. As
well dressed as Dr. King, Jr. was — and he was a PhD — he did
not pay for that, his dad did. His dad put him through school,
paid for his PhD, bailed him out of jail and paid the taxes on the
Nobel Peace Prize money that he gave away. I am going to
Norway this week to give a speech there.
Martin Luther King est vénéré comme chef du mouvement de
la défense des droits de la personne, et à juste titre. Les gens ne
savent pas que son père, Martin Luther King, a siégé au conseil
d’administration d’une banque pendant 40 ans. Il y a siégé alors
qu’il était l’un des pasteurs de l’Ebenezer Baptist Church, et les
membres ont discuté du rôle de la libre entreprise et du
capitalisme. Martin Luther King fils, qui avait un doctorat,
était très bien vêtu, mais c’est son père qui lui avait acheté ses
vêtements. C’est son père qui a payé pour ses études, son
doctorat, sa caution pour le sortir de prison et les impôts sur
l’argent reçu avec le prix Nobel de la paix qu’il a offert en don. Je
m’en vais en Norvège cette semaine pour faire un discours là-bas.
People do not realize that, under civil rights, you cannot grow
anything without financial acumen and stability. These things can
live together. It is not an either-or conversation. However, it will
require visionary leaders like you to keep the train on the tracks,
to keep the entrepreneurs growing, to keep the family stable and
to keep Canadians safe. God Bless you.
Les gens ne sont pas conscients qu’avec les droits de la
personne, on ne peut pas faire prospérer quoi que ce soit sans un
sens aigu des affaires et sans stabilité financière. Ces différents
aspects peuvent coexister. Ils ne s’excluent pas. Cependant, il faut
des visionnaires comme vous pour que le train ne déraille pas,
pour que les entrepreneurs puissent prospérer, pour que les
familles puissent jouir d’une stabilité et que les Canadiens soient
en sécurité. Que Dieu vous bénisse.
7-2-2012
Banques et commerce
The Deputy Chair: Thank you to the senators and to the
witnesses. I think we will benefit. Yes, there is a bill, but at the
same time, what was said will be on the record. The new leader
will be able to take advantage of all of that information. Thank
you so much.
(The committee adjourned.)
29:71
La vice-présidente : Merci aux sénateurs et aux témoins. Je
pense que c’était instructif. Un projet de loi est effectivement à
l’étude, mais en même temps, tout ce qui a été dit sera consigné au
compte rendu. Le nouveau dirigeant pourra profiter de tous ces
renseignements. Merci beaucoup.
(La séance est levée.)
APPEARING
Wednesday, February 6, 2013
The Honourable Ted Menzies, P.C., M.P., Minister of State (Finance).
COMPARAÎT
Le mercredi 6 février 2013
L’honorable Ted Menzies, C.P., député, ministre d’État (Finances).
WITNESSES
TÉMOINS
Wednesday, February 6, 2013
Le mercredi 6 février 2013
Financial Consumer Agency of Canada:
Agence de la consommation en matière financière du Canada :
Ursula Menke, Commissioner.
Department of Finance Canada:
Ursula Menke, commissaire.
Ministère des Finances Canada :
Jeremy Rudin, Assistant Deputy Minister, Financial Sector Policy
Branch;
Jeremy Rudin, sous-ministre adjoint, Direction de la politique du
secteur financier;
Eleanor Ryan, Senior Chief, Financial Institutions Framework
Policy, Financial Institutions Division.
Eleanor Ryan, chef principale, Cadre stratégique pour les
institutions financières, Division des institutions financières.
Thursday, February 7, 2013
Le jeudi 7 février 2013
As an individual:
À titre personnel :
Donald Stewart, Former Chair, Task Force on Financial Literacy.
Credit Canada Debt Solutions:
Laurie Campbell, Executive Director.
Ombudsman for Banking Services and Investments:
Douglas Melville, Ombudsman and Chief Executive Officer.
Canadian Foundation for Economic Education:
Gary Rabbior, President.
Canadian Institute of Chartered Accountants:
Nicholas Cheung, Director.
Investor Education Fund:
Tom Hamza, President.
Ontario Securities Commission:
Eleanor Farrell, Director, Office of the Investor.
Operation HOPE:
John Hope Bryant, Chairman and Chief Executive Officer (by
video conference).
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Donald Stewart, ex-président, Groupe de travail sur la littératie
financière.
Credit Canada Debt Solutions :
Laurie Campbell, directrice exécutive.
Ombudsman des services bancaires et d’investissement :
Douglas Melville, ombudsman et chef de la direction.
Fondation canadienne d’éducation économique :
Gary Rabbior, président.
Institut Canadien des Comptables Agréés :
Nicholas Cheung, directeur.
Investor Education Fund :
Tom Hamza, président.
Commission des valeurs mobilières de l’Ontario :
Eleanor Farrell, directrice, Bureau de l’investisseur.
Operation HOPE :
John Hope Bryant, président et directeur général (par
vidéoconférence).
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

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