First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12

First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12
First Session
Forty-first Parliament, 2011-12
Première session de la
quarante et unième législature, 2011-2012
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
Banking, Trade
and Commerce
Banques et
du commerce
Chair:
The Honourable IRVING GERSTEIN
Président :
L’honorable IRVING GERSTEIN
Wednesday, November 21, 2012
Wednesday, November 28, 2012 (in camera)
Thursday, November 29, 2012
Le mercredi 21 novembre 2012
Le mercredi 28 novembre 2012 (à huis clos)
Le jeudi 29 novembre 2012
Issue No. 27
Fascicule no 27
Fourth and fifth (final) meetings on:
Quatrième et cinquième (dernière) réunions concernant :
The subject-matter of those elements contained in
Divisions 1, 3, 6 and 14 of Part 4 of Bill C-45, A second
Act to implement certain provisions of the budget tabled
in Parliament on March 29, 2012 and other measures
La teneur des éléments des Sections 1, 3, 6 et 14 de
la Partie 4 du projet de loi C-45, Loi no 2 portant exécution
de certaines dispositions du budget déposé au Parlement
le 29 mars 2012 et mettant en œuvre d’autres mesures
Twenty-third meeting on:
Vingt-troisième réunion concernant :
Review of the Proceeds of Crime (Money Laundering)
and Terrorist Financing Act (S.C. 2000, c. 17),
pursuant to section 72 of the said Act
L’examen sur la Loi sur le recyclage des produits
de la criminalité et le financement des activités terroristes
(L.C. 2000, ch. 17), conformément à l’article 72 de cette loi
INCLUDING:
THE EIGHTH REPORT OF THE COMMITTEE
(Subject-matter of Divisions 1, 3, 6 and 14 of
Part 4 of Bill C-45)
Y COMPRIS :
LE HUITIÈME RAPPORT DU COMITÉ
(La teneur des Sections 1, 3, 6 et 14 de
la Partie 4 du projet de loi C-45)
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
49824-49850con-49855
STANDING SENATE COMMITTEE
ON BANKING, TRADE AND COMMERCE
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT
DES BANQUES ET DU COMMERCE
The Honourable Irving Gerstein, Chair
Président : L’honorable Irving Gerstein
The Honourable Céline Hervieux-Payette, P.C., Deputy Chair
Vice-présidente : L’honorable Céline Hervieux-Payette, C.P.
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Bellemare
* Cowan
(or Tardif)
Greene
Harb
* LeBreton, P.C.
(or Carignan)
Massicotte
Moore
Nancy Ruth
Oliver
Ringuette
Smith (Saurel)
Tkachuk
Bellemare
* Cowan
(ou Tardif)
Greene
Harb
* LeBreton, C.P.
(ou Carignan)
Massicotte
Moore
Nancy Ruth
Oliver
Ringuette
Smith (Saurel)
Tkachuk
* Ex officio members
* Membres d’office
(Quorum 4)
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Bellemare replaced the Honourable
Senator Meredith (November 29, 2012).
L’honorable sénateur Bellemare a remplacé l’honorable sénateur
Meredith (le 29 novembre 2012).
The Honourable Senator Nancy Ruth replaced the Honourable
Senator Stewart Olsen (November 29, 2012).
L’honorable sénateur Nancy Ruth a remplacé l’honorable
sénateur Stewart Olsen (le 29 novembre 2012).
The Honourable Senator Meredith replaced the Honourable
Senator Maltais (November 27, 2012).
L’honorable sénateur Meredith a remplacé l’honorable sénateur
Maltais (le 27 novembre 2012).
The Honourable Senator Stewart Olsen replaced the Honourable
Senator Poirier (November 22, 2012).
L’honorable sénateur Stewart Olsen a remplacé l’honorable
sénateur Poirier (le 22 novembre 2012).
The Honourable Senator Poirier replaced the Honourable
Senator Stewart Olsen (November 21, 2012).
L’honorable sénateur Poirier a remplacé l’honorable sénateur
Stewart Olsen (le 21 novembre 2012).
The Honourable Senator Maltais replaced the Honourable
Senator Poirier (November 8, 2012).
L’honorable sénateur Maltais a remplacé l’honorable sénateur
Poirier (le 8 novembre 2012).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
29-11-2012
Banques et commerce
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Wednesday, November 21, 2012
(64)
OTTAWA, le mercredi 21 novembre 2012
(64)
[English]
27:3
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 4:18 p.m., in room 9,
Victoria Building, the deputy chair, the Honourable Céline
Hervieux-Payette, P.C., presiding.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce
se réunit aujourd’hui, à 16 h 18, dans la salle 9 de
l’édifice Victoria, sous la présidence de l’honorable Céline
Hervieux-Payette, C.P. (vice-présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Greene, Hervieux-Payette, P.C., Maltais, Massicotte, Moore,
Oliver, Poirier, Ringuette, Smith (Saurel) and Tkachuk (10).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Greene, Hervieux-Payette, C.P., Maltais, Massicotte, Moore,
Oliver, Poirier, Ringuette, Smith (Saurel) et Tkachuk (10).
In attendance: Adriane Yong and Brett Stuckey, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Également présents : Adriane Yong et Brett Stuckey, analystes,
Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Tuesday, October 30, 2012, the committee continued its
examination of the subject-matter of those elements contained in
Divisions 1, 3, 6 and 14 of Part 4 of Bill C-45, A second Act to
implement certain provisions of the budget tabled in Parliament on
March 29, 2012 and other measures. (For the complete text of the
order of reference, see proceedings of the committee, Issue No. 26.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mardi 30 octobre 2012, le comité poursuit son examen de la
teneur des éléments des Sections 1, 3, 6 et 14 de la Partie 4 du projet
de loi C-45, Loi no 2 portant exécution de certaines dispositions du
budget déposé au Parlement le 29 mars 2012 et mettant en œuvre
d’autres mesures. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi figure au
fascicule no 26 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Canadian Derivatives Clearing Corporation:
Corporation canadienne de compensation de produits dérivés :
Glenn Goucher, President and Chief Clearing Officer.
Montreal Exchange:
Glenn Goucher, président et chef de la compensation.
Bourse de Montréal :
Pauline Ascoli, Vice President, Legal Affairs (Derivatives).
Pauline Ascoli, vice-présidente, Affaires juridiques (produits
dérivés).
The deputy chair made an opening statement.
La vice-présidente ouvre la séance.
Mr. Goucher made a statement and answered questions.
M. Goucher fait une déclaration, puis répond aux questions.
Ms. Ascoli made a statement and answered questions.
Mme Ascoli fait une déclaration, puis répond aux questions.
At 5:14 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
ATTEST:
OTTAWA, Wednesday, November 28, 2012
(65)
[English]
À 17 h 14, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTESTÉ :
OTTAWA, le mercredi 28 novembre 2012
(65)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met in camera this day at 4:20 p.m., in room 9,
Victoria Building, the deputy chair, the Honourable Céline
Hervieux-Payette, P.C., presiding.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce
se réunit aujourd’hui à huis clos, à 16 h 20, dans la salle 9 de
l’édifice Victoria, sous la présidence de l’honorable Céline
Hervieux-Payette, C.P. (vice-présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Greene, Hervieux-Payette, P.C., Massicotte, Meredith, Moore,
Oliver, Ringuette, Smith (Saurel), Stewart Olsen and Tkachuk (10).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Greene, Hervieux-Payette, C.P., Massicotte, Meredith, Moore,
Oliver, Ringuette, Smith (Saurel), Stewart Olsen et Tkachuk (10).
27:4
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
In attendance: Adriane Yong, Brett Stuckey and June
Dewetering, Analysts, Parliamentary Information and Research
Service, Library of Parliament.
Également présents : Adriane Yong, Brett Stuckey et June
Dewetering, analystes, Service d’information et de recherche
parlementaires, Bibliothèque du Parlement.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Tuesday, October 30, 2012, the committee continued its
examination of the subject-matter of those elements contained in
Divisions 1, 3, 6 and 14 of Part 4 of Bill C-45, A second Act to
implement certain provisions of the budget tabled in Parliament on
March 29, 2012 and other measures. (For the complete text of the
order of reference, see proceedings of the committee, Issue No. 26.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mardi 30 octobre 2012, le comité poursuit son examen de la
teneur des éléments des Sections 1, 3, 6 et 14 de la Partie 4 du
projet de loi C-45, Loi no 2 portant exécution de certaines
dispositions du budget déposé au Parlement le 29 mars 2012 et
mettant en œuvre d’autres mesures. (Le texte intégral de l’ordre de
renvoi figure au fascicule no 26 des délibérations du comité.)
Pursuant to rule 12-16(1)(d), the committee considered a draft
report.
Conformément à l’article 12-16(1)d) du Règlement, le comité
étudie un projet de rapport.
It was moved:
That senators’ staff be allowed to stay in the room and
that blackberries and cellular phones not be used.
Il est proposé :
Que le personnel des sénateurs soit autorisé à demeurer
dans la pièce et que l’utilisation des appareils BlackBerry et
des téléphones cellulaires soit interdite.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
It was moved:
Il est proposé :
That the draft report, as amended, be adopted;
Que le projet de rapport, tel que modifié, soit adopté;
That the Honourable Senators Hervieux-Payette, P.C.,
and Smith (Saurel) approve the final version; and
Que les honorables sénateurs Hervieux-Payette, C.P., et
Smith (Saurel) en approuvent la version finale; et
That the chair or designate be authorized to table the
report in the Senate, at the earliest opportunity.
Que le président ou une personne désignée soit autorisé à
déposer le rapport au Sénat à la première occasion.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
It was agreed that the Honourable Senator Tkachuk would
table the report.
Il est convenu que l’honorable sénateur Tkachuk déposera le
rapport.
At 5:13 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 17 h 13, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Thursday, November 29, 2012
(66)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le jeudi 29 novembre 2012
(66)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 10:30 a.m., in room 9, Victoria Building.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce se
réunit aujourd’hui, à 10 h 30, dans la salle 9 de l’édifice Victoria.
Members of the committee present: The Honourable Senators
Bellemare, Greene, Massicotte, Moore, Nancy Ruth, Oliver,
Ringuette, Smith (Saurel) and Tkachuk (9).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Bellemare, Greene, Massicotte, Moore, Nancy Ruth, Oliver,
Ringuette, Smith (Saurel) et Tkachuk (9).
In attendance: Adriane Yong and Brett Stuckey, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Également présents : Adriane Yong et Brett Stuckey, analystes,
Service d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque
du Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
The clerk informed the committee of the unavoidable absences
of the chair and deputy chair and presided over the election of an
acting chair.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
La greffière informe le comité de l’absence inévitable du
président et de la vice-présidente et préside à l’élection d’un
président suppléant.
29-11-2012
Banques et commerce
27:5
L’honorable sénateur Oliver propose :
The Honourable Senator Oliver moved:
That the Honourable Senator Smith (Saurel) be the
acting chair of the committee.
Que l’honorable sénateur Smith (Saurel) soit élu
président suppléant du comité.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
The Honourable Senator Smith (Saurel) took the chair.
L’honorable sénateur Smith (Saurel) occupe le fauteuil.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Tuesday, January 31, 2012, the committee continued its review of
the Proceeds of Crime (Money Laundering) and Terrorist Financing
Act (S.C. 2000, c. 17), pursuant to section 72 of the said Act. (For
the complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 9.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mardi 31 janvier 2012, le comité poursuit son examen de la
Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement
des activités terroristes (L.C. 2000, ch. 17), conformément à
l’article 72 de cette loi. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi figure
au fascicule no 9 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Canadian Automobile Dealers Association (CADA):
Corporation des associations de détaillants d’automobiles (CADA) :
Richard C. Gauthier, President and Chief Executive Officer.
Richard C. Gauthier, président et chef de la direction.
Boating Ontario Association:
Boating Ontario Association :
Jeff Wilcox, Governor.
Jeff Wilcox, gouverneur.
Heffel Fine Art Auctioneers:
Heffel Fine Art Encanteurs :
Andrew Gibbs, Ottawa Representative.
Andrew Gibbs, représentant à Ottawa.
The acting chair made an opening statement.
Le président suppléant ouvre la séance.
Mr. Gibbs made a statement and answered questions.
M. Gibbs fait une déclaration, puis répond aux questions.
Mr. Gauthier made a statement and answered questions.
M. Gauthier fait une déclaration, puis répond aux questions.
Mr. Wilcox made a statement and answered questions.
M. Wilcox fait une déclaration, puis répond aux questions.
At 11:42 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
ATTEST:
À 11 h 42, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Barbara Reynolds
Clerk of the Committee
27:6
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
RAPPORT DU COMITÉ
REPORT OF THE COMMITTEE
Thursday, November 29, 2012
Le jeudi 29 novembre 2012
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce has the honour to table its
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce a
l’honneur de déposer son
EIGHTH REPORT
HUITIÈME RAPPORT
Your committee, which was authorized to examine the subjectmatter of those elements contained in Divisions 1, 3, 6 and 14 of
Part 4 of Bill C-45, A second Act to implement certain provisions
of the budget tabled in Parliament on March 29, 2012 and other
measures, has, in obedience to the order of reference of Tuesday,
October 30, 2012, examined the said subject-matter and now
tables its report.
Votre comité, auquel a été autorisé à examiner la teneur des
éléments des Sections 1, 3, 6 et 14 de la Partie 4 du projet de
loi C-45, Loi no 2 portant exécution de certaines dispositions du
budget déposé au Parlement le 29 mars 2012 et mettant en œuvre
d’autres mesures, a, conformément à l’ordre de renvoi du
mardi 30 octobre 2012, examiné ladite teneur du projet de loi et
dépose maintenant son rapport.
Respectfully submitted,
Respectueusement soumis,
Le président,
IRVING R. GERSTEIN
Chair
(Text of the report appears following the evidence.)
(Le texte du rapport paraît après les témoignages.)
29-11-2012
Banques et commerce
27:7
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Wednesday, November 21, 2012
OTTAWA, le mercredi 21 novembre 2012
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 4:18 p.m. to study the subject-matter
of those elements contained in Divisions 1, 3, 6 and 14 of part 4 of
Bill C-45, A second Act to implement certain provisions of the
budget tabled in Parliament on March 29, 2012 and other
measures.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce
se réunit aujourd’hui, à 16 h 18, pour étudier la teneur des
éléments des Sections 1, 3, 6 et 14 de la Partie 4 du projet de
loi C-45, Loi no 2 portant exécution de certaines dispositions du
budget déposé au Parlement le 29 mars 2012 et mettant en oeuvre
d’autres mesures.
Senator Céline Hervieux-Payette (Deputy Chair) in the chair.
[Translation]
Le sénateur Céline Hervieux-Payette (vice-présidente) occupe le
fauteuil.
[Français]
The Deputy Chair: Welcome to the Standing Senate Committee
on Banking, Trade and Commerce. Today, the committee is
holding a fourth meeting within the framework of its study of
certain provisions of Bill C-45, A second Act to implement certain
provisions of the budget tabled in Parliament on March 29, 2012
and other measures.
La vice-présidente : Bienvenue au Comité sénatorial permanent
des banques et du commerce. Aujourd’hui, le comité tient une
quatrième réunion dans le cadre de son étude de certaines
dispositions du projet de loi C-45, Loi no 2 portant exécution de
certaines dispositions du budget déposé au Parlement
le 29 mars 2012 et mettant en oeuvre d’autres mesures.
At this meeting, our committee will be looking at one of the
provisions of this act. We shall look at division 3 of part 4 which
amends the Canada Deposit Insurance Corporation Act, to,
among other things, provide for a limited, automatic stay in
respect of certain eligible financial contracts when a bridge
institution is established. It also amends the Payment Clearing
and Settlement Act to facilitate central clearing of standardized
over-the-counter derivatives.
Pendant cette réunion, notre comité examinera une des
dispositions de cette loi. Nous examinerons la Section 3 de la
Partie 4, qui modifie la Loi sur la Société d’assurance-dépôts du
Canada afin, notamment, de prévoir une suspension automatique
et limitée à l’égard de certains contrats financiers admissibles lors
de la constitution d’une institution-relais. Elle modifie également
la Loi sur la compensation et le règlement des paiements afin de
favoriser la compensation centralisée d’instruments dérivés de gré
à gré standardisés.
I will now introduce the witnesses with us today: from the
Canadian Derivatives Clearing Corporation, Glenn Goucher,
President and Chief Clearing Officer, and from the Montreal
Exchange, Pauline Ascoli, Vice President, Legal Affairs
(Derivatives).
Je vous présente donc les témoins qui sont parmi nous
aujourd’hui, de la Corporation canadienne de compensation de
produits dérivés, M. Glenn Goucher, président et, chef de la
compensation et de la Bourse de Montréal, Mme Pauline Ascoli,
vice-présidente, Affaires juridiques (produits dérivés).
Welcome to both of our witnesses.
[English]
Je souhaite la bienvenue à nos deux témoins.
[Traduction]
Glenn Goucher, President and Chief Clearing Officer, Canadian
Derivatives Clearing Corporation: Thank you, ladies, gentlemen
and members of the Standing Senate Committee on Banking,
Trade and Commerce. I will read a few prepared remarks; my
colleague will join me. At the end, we would be happy to take
your questions.
Glenn Goucher, président et chef de la compensation,
Corporation canadienne de compensation de produits dérivés :
Merci, mesdames, messieurs et membres du Comité sénatorial des
banques et du commerce. Je vais lire quelques remarques que j’ai
préparées et ma collègue se joindra à moi. Une fois cela fait, nous
serons heureux de répondre à vos questions.
As President and Chief Clearing Officer of the Canadian
Derivatives Clearing Corporation, it is my pleasure to make some
short introductory remarks on Bill C-45, A second Act to
implement certain provisions of the budget tabled in Parliament
on March 29, 2012 and other measures, to be entitled the jobs and
growth act, 2012. My particular focus and interest is on Part 4,
Division 3, entitled ‘‘Preserving the Stability and Strength of
Canada’s Financial Sector.’’
À titre de président et chef de la compensation et de la
Corporation canadienne de compensation de produits dérivés, je
suis ravi de faire une brève déclaration préliminaire sur le projet
de loi C-45, Loi no 2 portant exécution de certaines dispositions
du budget déposé au Parlement le 29 mars 2012 et mettant en
œuvre d’autres mesures, c’est-à-dire la Loi de 2012 sur l’emploi et
la croissance. Je m’intéresse plus particulièrement à la Partie 4,
Section 3, intitulée « Maintien de la stabilité et de la vigueur du
secteur financier canadien ».
27:8
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
As you well know, at the Pittsburgh Summit in 2009, Canada
agreed that:
Comme vous le savez, lors du Sommet de Pittsburgh en 2009, le
Canada a convenu de ceci :
All standardised OTC derivative contracts should be traded
on exchanges or electronic trading platforms, where
appropriate, and cleared through central counterparties . . .
Tous les contrats de produits dérivés de gré à gré normalisés
devaient être échangés sur des plates-formes d’échanges ou
des plates-formes de négociation électronique, selon le cas,
et compensés par des contreparties centrales.
The CDCC has spent considerable time, energy and resources
over the past three years preparing to become Canada’s premier
central clearing counterparty.
Au cours des trois dernières années, la CDCC a consacré
beaucoup de temps, d’énergie et de ressources pour se préparer à
devenir la principale contrepartie centrale de compensation au
Canada.
In order to facilitate the clearing of OTC derivative
transactions, it is imperative that the Canadian legal system
provide legal certainty to all participants in the clearing process.
Although the Canadian legal system is robust, perhaps further
amendments to Canadian insolvency legislation — namely the
Bankruptcy and Insolvency Act, the Companies’ Creditors
Arrangement Act and the Winding-up and Restructuring Act —
are needed to further enhance this legal certainties.
Pour faciliter la compensation des produits dérivés négociés de
gré à gré, le système juridique canadien doit absolument fournir
une certitude sur le plan juridique à tous ceux qui participent au
processus de compensation. Bien que le système juridique
canadien soit solide, il est peut-être nécessaire, pour renforcer
cette certitude, d’apporter d’autres modifications aux lois
canadiennes sur l’insolvabilité, à savoir la Loi sur la faillite et
l’insolvabilité, la Loi sur les arrangements avec les créanciers des
compagnies et la Loi sur les liquidations et les restructurations.
We welcome Bill C-45, which recognizes that certain minor
gaps needed to be addressed to give better certainty to market
participants. More generally, we welcome Parliament’s
recognition that the stability of the financial system and
maintenance of efficient markets are important to the health
and strength of the national economy.
Nous nous réjouissons du projet de loi C-45, qui reconnaît que
certaines lacunes mineures devaient être corrigées afin de donner
plus de certitude aux acteurs du marché. De façon générale, nous
sommes ravis que le Parlement reconnaisse que la stabilité du
système financier et le maintien d’un marché efficace contribuent
à la force et à la vitalité de l’économie nationale.
I would like to address only two aspects of Bill C-45 today.
The first is addressing definitional issues in the Payment Clearing
and Settlement Act, and the second is addressing the effect of
stays under the Canada Deposit Insurance Corporation Act.
J’aimerais aborder aujourd’hui deux aspects du projet de
loi C-45. Tout d’abord, les problèmes de définition dans la Loi
sur la compensation et le règlement des paiements et
deuxièmement, l’effet des suspensions prévues dans la Loi sur la
Société d’assurance-dépôts du Canada.
[Translation]
[Français]
Pauline Ascoli, Vice President, Legal Affairs (Derivatives),
Montreal Exchange: I will first address definitional issues in the
Payment Clearing and Settlement Act. The notion of clearing and
settlement system is defined in section 2 of the PCSA and it
includes conditions which must be met.
Pauline Ascoli, vice-présidente, Affaires juridiques (produits
dérivés), Bourse de Montréal : Je traiterai d’abord des problèmes
de définition dans la Loi sur la compensation et le règlement des
paiements. La notion de système de compensation et de règlement
est définie à l’article 2 de la LCRP et comporte des conditions à
respecter.
One condition set forth in c) states that the payment
obligations that arise from clearing within the system or
arrangement are ultimately settled through adjustment of
accounts of one of or more of the participants of the bank.
Some commenters have requested that this requirement be
removed in respect to a system or arrangement for the clearing
or settlement of derivatives contracts, and Bill C-45, as it
currently reads, removes this requirement.
Parmi ces conditions, l’article 2 précise que le système doit
donner lieu, une fois le règlement ou la compensation fait, à
l’ajustement du compte des parties détenues à la banque. Certains
ont demandé que cette exigence soit éliminée dans le cas d’un
système ou d’un arrangement pour la compensation ou le
règlement de contrats dérivés. Et dans sa version actuelle, c’est
ce que fait le projet de loi C-45.
The effect of this amendment is to remove the need for a
designated clearing and settlement system to settle Canadian
dollar payments in central bank money. This implies that such
payments would be settled through a Canadian chartered bank or
perhaps a foreign bank.
Cette modification fait en sorte qu’un système désigné de
compensation et de règlement n’a plus à régler les paiements en
dollars canadiens en utilisant l’argent de la Banque centrale, ce
qui implique que ces paiements peuvent être réglés par
l’intermédiaire d’une banque à charte canadienne ou peut-être
d’une banque étrangère.
29-11-2012
Banques et commerce
27:9
The use of non-central bank money will expose the applicable
designated system to greater credit risk and perhaps greater
liquidity risk. We note that this could potentially increase
systemic risk in Canada.
L’utilisation de fonds autres que ceux de la banque centrale
exposera le système désigné à de plus grands risques de crédit et
peut-être à de plus grands risques de liquidités. Cette situation
pourrait entraîner un risque systémique accru au Canada.
I would like to draw your attention to Principle 9 of the CPSS
IOSCO Principles for Financial Market Infrastructures dated
April 2012, which states that:
J’aimerais attirer votre attention sur le principe 9, énoncé dans
le document du comité sur les systèmes de paiement et de
règlement de l’Organisation internationale des commissions de
valeurs, intitulé Principles for Financial Market Infrastructures,
daté d’avril 2012. Voici en substance ce qu’est ce principe :
An FMI (refers to a financial market’s infrastructure)
should conduct its money settlements in central bank
money, where practical and available, to avoid credit and
liquidity risks.
Une infrastructure de marchés financiers doit effectuer
ses règlements monétaires en utilisant l’argent de la Banque
centrale, chaque fois que c’est possible, pour éviter les
risques de crédit et de liquidités.
It also states that if central bank money is not used, an FMI
should conduct its money settlements using a settlement asset
with little or no credit or liquidity risk.
En outre, on dit aussi que si l’argent de la Banque centrale n’est
pas utilisé, l’infrastructure de marchés financiers doit effectuer ses
règlements monétaires en utilisant un actif de règlement
comportant peu, voire aucun risque de crédit ou de liquidités.
By removing this condition altogether, the legislation becomes
inconsistent with the PFMI principles. We therefore respectfully
submit that this section should be revised to reflect that as a
general principle, central bank money is to be used in the case of a
system or arrangement for the clearing or settlement of derivative
contracts.
En éliminant cette condition, la loi n’est pas conforme au
principe PFMI. Par conséquent, nous faisons respectueusement
valoir que cet article doit être révisé pour montrer que de façon
générale, l’argent de la Banque centrale doit être utilisé dans le cas
d’un système ou d’un arrangement pour la compensation ou le
règlement de contrats dérivés.
It is our view that it is too early to consider exceptions to this
principle and that in the event that Parliament wished to
introduce exceptions, further parameters should be set as to
what constitutes using a settlement asset with little or no credit
risk.
Nous sommes d’avis qu’il est trop tôt pour envisager des
exceptions à ce principe et que si le Parlement souhaite établir de
telles exceptions, d’autres paramètres doivent être définis de
manière à préciser ce qui constitue un actif de règlement
comportant peu, voire aucun risque de crédit.
In sum, we continue to oppose the implicit carte blanche given
to use of non-central bank money for settlements by an FMI and
ask that the Senate reconsider this provision. .
En résumé, nous continuons de nous opposer à ce que l’on
donne carte blanche à l’utilisation de fonds autres que ceux de la
Banque centrale pour les règlements d’une infrastructure de
marchés financiers, et nous demandons au Sénat de réexaminer
cette disposition.
[English]
[Traduction]
Mr. Goucher: I would like to move to the second part of our
speech now and address the effects of stays under the Canada
Deposit Insurance Corporation Act.
M. Goucher : J’aimerais passer maintenant à la deuxième
partie de notre exposé et parler des effets des suspensions
prévues par la Loi sur la Société d’assurance-dépôts du Canada.
Under existing legislation, when a bank is subject to a
receivership under the Canada Deposit Insurance Corporation
Act, the federal government may incorporate a bridge bank to
take over its assets and run the bank until such time as it can sell
the bank.
À l’heure actuelle, lorsqu’une banque fait l’objet d’un décret
nommant séquestre en vertu de la Loi sur la Société d’assurancedépôts du Canada, le gouvernement fédéral peut constituer une
banque-relais pour prendre possession de l’actif et diriger la
banque jusqu’à ce que cette dernière puisse être vendue.
CDCC welcomes the fact that Bill C-45 now clarifies in a new
subsection — namely subsection 39.15 — that clearing houses
whose systems have been designated as systemically important
will not be subject to this temporary bridge bank stay. CDCC’s
clearing system was designated systemically important by the
Government of Canada on April 27, 2012. This exception is
consistent with worldwide market reforms and paves the way for
La CDCC se réjouit que le projet de loi C-45 précise maintenant,
dans un nouveau paragraphe, soit le paragraphe 39.15, qu’une
chambre de compensation dont le système a été désigné comme
étant systématiquement important ne sera pas assujettie par la
disposition relative à la prise en charge temporaire par une banquerelais. Le système de compensation de la CDCC a été désigné
comme étant systématiquement important par le gouvernement du
27:10
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
standardized OTC derivatives to be cleared by a Canadian-based
clearer.
Canada le 27 avril 2012. Cette exemption est conforme aux réformes
des marchés mondiaux et fera en sorte que les produits dérivés
normalisés négociés de gré à gré seront réglés par un agent de
compensation basé au Canada.
The proposed changes will enhance the stability of clearing
houses by ensuring they can quickly apply their default rules as
against a defaulting member and, importantly, will better client
protection by ensuring that a clearing member’s insolvency will
not hinder the transfer to new clearing members of client
positions. In our view, it would be useful to provide express
protection for porting client positions to new clearing members
where the porting process does not involve termination of the
cleared transactions.
Les changements proposés renforceront la stabilité des
chambres de compensation en leur permettant d’appliquer
rapidement leur règle lorsqu’un de leurs membres manque à ses
obligations et, chose importante, protégeront mieux les clients en
faisant en sorte que l’insolvabilité d’un membre n’empêche pas le
transfert des positions d’un client à un nouveau membre lorsque
le transfert ne met pas fin aux transactions en question.
CDCC also welcomes the broadening of section 13.1, which
now references:
La CDCC est aussi satisfaite de l’élargissement de la portée de
l’article 13.1 qui, en parlant de la chambre spécialisée, fait
maintenant mention des
. . . collateral that has been granted to it as security for the
performance of an obligation incurred in respect of the
clearing and settlement services provided by the securities
and derivatives clearing house.
garanties qui lui ont été consenties pour assurer l’exécution
d’une obligation découlant des services de compensation et
de règlement qu’elle fournit.
We interpret this as applying not only to collateral held by a
derivatives clearing house generally but also to the default funds
that mutualize risk of other clearing members defaulting.
Selon nous, cette disposition ne s’applique pas seulement aux
garanties que détient une chambre de compensation de produits
dérivés en général, mais aussi aux fonds qui permettent de répartir
les risques de manquement de la part d’autres membres.
Thank you for your kind attention. That is the end of our
prepared remarks.
Je vous remercie de votre bienveillante attention. Voilà pour ce
qui est de mes remarques liminaires.
[Translation]
The Deputy Chair: Ms. Ascoli, you were very clear on the issue
of introducing a risky measure that would put Canada in a
separate category. When you speak of a separate category, are
you referring to OECD countries in general?
Ms. Ascoli: Can you please repeat the question?
Senator Hervieux-Payette: When you say that Canada would not
be respecting the Principles for Financial Market Infrastructures, are
we dealing with a world standard or a standard within OECD
countries?
[English]
Mr. Goucher: This is a standard that has been developed by
these two separate organizations. CPSS is the Committee on
Payment and Settlement Systems out of Basel, and IOSCO is the
International Organization of Securities Commissions, and they
have jointly developed a set of best principles for clearing houses,
which is a global standard applying to every country.
[Translation]
The Deputy Chair: How many countries comply with this
principle?
[Français]
La vice-présidente : Madame Ascoli, vous avez été très claire
quant à la question d’avoir une mesure qui comporte des risques
et qui place le Canada dans une classe à part. Quand vous parlez
d’une classe à part, est-ce qu’on parle des pays de l’OCDE en
général?
Mme Ascoli : Pouvez-vous répéter la fin de la question s’il vous
plaît?
Le sénateur Hervieux-Payette : Lorsque vous dites que le
Canada ne respecterait pas le Principles for Financial Market
Infrastructures, est-ce qu’il s’agit d’une norme mondiale ou bien
d’une norme des pays de l’OCDE?
[Traduction]
M. Goucher : Il s’agit de normes élaborées par deux
organisations distinctes. En effet le CSPR, à savoir le Comité
sur les systèmes de paiement et de règlement, situé à Bâle, et
l’OICV, l’Organisation internationale des commissions de valeurs,
ont élaboré ensemble une série de principes s’appliquant aux
chambres de compensation. Ces normes internationales
s’appliquent à tous les pays.
[Français]
La vice-présidente : Combien de pays respectent le principe?
29-11-2012
Banques et commerce
[English]
Mr. Goucher: I do not think the question is how many
countries. The question is how many clearing houses. Any
clearing house in the process of or wishing to clear OTC
derivatives must respect these principles.
The Deputy Chair: We would be apart?
27:11
[Traduction]
M. Goucher : Ce n’est pas le nombre de pays qui est important,
mais plutôt le nombre de chambres de compensation. En effet,
toute chambre de compensation ayant affaire avec des produits
dérivés de gré à gré dans les deux cas doit respecter ces principes.
La vice-présidente : Nous ferions cavalier seul?
Mr. Goucher: The principles are guiding principles, and we
noted that there is an option that, if central bank money is not
used, there is another further requirement. In the instance, in our
rules, we are recognizing the fact that it may be possible not to use
central bank money for the Canadian marketplace.
M. Goucher : Les principes font office de lignes directrices, et
nous avons fait remarquer que dans le cas de figure où l’argent ne
proviendrait pas de la banque centrale, il y aurait alors une autre
exigence. Dans nos règles, nous reconnaissons qu’il serait
envisageable de ne pas utiliser l’argent de la banque centrale sur
le marché canadien.
The Deputy Chair: However, representing higher risk than if
the Canadian central bank was involved?
La vice-présidente : Dans ce cas de figure, les risques seraient
plus élevés que si la banque centrale canadienne était sollicitée,
n’est-ce pas?
Mr. Goucher: Yes.
M. Goucher : Oui.
The Deputy Chair: Maybe other people want to clarify this
because you have one point where you praise the government and
say that everything is fine and another one where you say that,
really, we have to look at it. Maybe look at what the avenues are
or what kinds of amendments we could bring to the legislation so
that we can comply with all other clearing houses.
La vice-présidente : Je pense qu’il vaut la peine de fouiller la
question davantage. En effet, d’une part vous louangez le
gouvernement en disant qu’il n’y a pas de problème, et d’autre
part, vous dites qu’on devrait s’intéresser à la question, s’intéresser
aux différentes possibilités et aux amendements qu’on pourrait
peut-être apporter aux textes de loi afin d’assurer la conformité avec
l’ensemble des chambres de compensation.
Senator Massicotte: Further to that same line of questioning,
the part that you do not like is that a clearing house could be a
non-central-bank guarantee. You are the expert; I am not.
However, I would sort of say that that is right. If you deal with
the Bank of Nova Scotia, the credit risk is higher than with the
central bank. Therefore, why do the parties to the transaction not
adjust for that risk? Maybe the stretch would be a bit higher, but
it cannot be that significant. Am I missing something here?
Le sénateur Massicotte : Toujours dans le même ordre d’idées,
ce qui vous déplaît, c’est qu’il pourrait y avoir des chambres de
compensation qui ne seraient pas garanties par la banque
centrale. Après tout, c’est vous l’expert et pas moi. Par contre,
je ne vois pas pourquoi ce serait problématique. Par exemple,
pour quelqu’un qui transige avec la Banque de Nouvelle-Écosse,
les risques de crédit sont plus élevés qu’avec la banque centrale.
Par conséquent, ne serait-il pas envisageable pour les parties
visées par la transaction de faire des ajustements en fonction de
ces risques? Il y aurait certainement une différence, mais elle ne
devrait pas être énorme. Y a-t-il quelque chose qui m’échappe?
Mr. Goucher: The issue is that, without picking on any
particular financial institution, there is a difference between a
commercial bank and a central bank. The challenge is to
guarantee settlements and payments. If a payment and
settlement agent — if it is a commercial bank — is responsible
for systemically important payments and that particular
institution is in a credit crisis, the concern would be how to
ensure that the Canadian system works in an event where a
commercial financial institution was, perhaps, in jeopardy. That is
the concern being expressed. It is, we would hope, a low
probability event, but that is what the PFMIs are addressing
when they point out that the preference would always be to use
central bank money, where available.
M. Goucher : Sans vouloir prendre pour cible une quelconque
institution financière, je dirais simplement qu’il y a une différence
entre une banque commerciale et la banque centrale. Le défi, c’est
de garantir les règlements et les paiements. Quand une entité de
paiement et de règlement, disons une banque commerciale, doit
faire des paiements systématiquement importants et qu’elle
connaît une crise de crédit, comment pourrait-on assurer le bon
fonctionnement du système canadien quand une institution
financière commerciale est en difficulté; c’est ce scénario qui
préoccupe. Les risques que cela se produise sont faibles, mais c’est
à cette possibilité que les premiers ministres provinciaux font
référence lorsqu’ils disent préférer que l’argent provienne de la
banque centrale, dans la mesure du possible.
Senator Massicotte: You are concerned that the clearing house
per se could be part of the systemic risk issue, and, therefore, the
problem would get bigger. The objective was to get around that
issue, to clear it to know where everyone stood.
Le sénateur Massicotte : Vous vous préoccupez du fait que la
chambre de compensation en tant que telle pourrait faire partie du
problème du risque systémique, et donc que le problème pourrait
être plus important. L’objectif visé était de contourner ce problème,
de le régler afin de permettre à chacun de savoir où il en est.
27:12
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
Who chooses the clearing house? Is it the Government of
Canada who will choose the clearing house?
Qui choisit la chambre de compensation? S’agit-il du
gouvernement du Canada?
Mr. Goucher: As it relates to the OTC derivatives market, there
is no current OTC clearing organization. CDCC is presently not
clearing OTC derivatives. Our banks and financial institutions are
using foreign clearing houses for that activity right now.
M. Goucher : Pour ce qui est du marché des produits dérivés
négociés de gré à gré, il n’existe pas, à l’heure actuelle,
d’organisme de compensation. Présentement, le CCPD n’assure
pas la compensation de produits dérivés négociés de gré à gré.
Nos banques et nos institutions financières ont recours à des
chambres de compensation étrangères.
Senator Massicotte: Does the government have to approve the
solvency of that entity to allow it to be acceptable?
Le sénateur Massicotte : Le gouvernement doit-il approuver la
solvabilité de cette entité pour lui permettre d’être acceptable?
Mr. Goucher: There is where CPSS-IOSCO kicks in. This is a
very small part of a total framework on safety and soundness for
clearing houses in general; this is one of the requirements. The
regulatory environment in Canada will have some responsibility
to ensure that those clearing houses are meeting those standards.
M. Goucher : C’est là que le CPSS-IOSCO entre en jeu. Il ne
s’agit que d’une infime partie d’un cadre global de sécurité et de
fiabilité pour les chambres de compensation en général; il s’agit de
l’une des exigences. L’environnement réglementaire canadien aura
une part de responsabilité pour ce qui est de s’assurer que ces
chambres de compensation répondent à ces normes.
Senator Massicotte: Your issue is very appropriate. I presume
that the choice would be made such that that organization would
be independent of any inherent, systemic risk in Canada to avoid
the risk that you are talking about. I agree that there is a covenant
risk, which is obviously higher than with the central bank, but at
least you avoid the systemic risk that you are worried about. Am I
correct?
Le sénateur Massicotte : Le point que vous soulevez est tout à
fait pertinent. Je présume que ce choix serait fait de sorte que
l’organisme soit indépendant de tout risque inhérent ou
systémique au Canada pour éviter le risque dont vous venez de
parler. Je suis d’accord sur le fait qu’il y a un risque lié aux clauses
restrictives, qui, de toute évidence, est plus élevé qu’avec une
banque centrale, mais au moins on évite le risque systémique qui
vous préoccupe. Est-ce bien cela?
Mr. Goucher: That is correct. The systemic question is being
addressed with the use of the clearing house, regardless of whether
it is in Canada or in another marketplace. This is a small piece of
the arrangement that we would be subject to some incremental
risk as a result of.
M. Goucher : C’est exact. La question du risque systémique est
réglée en ayant recours à la chambre de compensation, que celle-ci
soit au Canada ou dans un autre marché. C’est un petit élément
de l’entente en vertu duquel nous serions assujettis à un risque
supplémentaire.
Senator Massicotte: What did the government officials say to
your suggestion?
Le sénateur Massicotte : Que vous ont dit les fonctionnaires en
ce qui a trait à votre proposition?
Mr. Goucher: The government officials, when we would have
this conversation, would recognize that this is not the best because
central bank money is the best solution. They would likely insist
that any other clearing house using non-central-bank money have
certain safeguards and processes in place to ensure that payment
and settlement continues in a stressed environment.
M. Goucher : Lorsque nous avons eu cette conversation, les
fonctionnaires ont reconnu qu’il ne s’agissait pas de la meilleure
option car la meilleure solution consiste à faire intervenir une
banque centrale. Ils insisteraient fort probablement sur le fait que
n’importe quelle autre chambre de compensation utilisant de
l’argent ne provenant pas d’une banque centrale comporte un
certain nombre de mesures de protection et de processus qui
permettent de s’assurer que les paiements et les règlements
continuent d’être effectués dans un environnement perturbé.
Senator Massicotte: You are concerned that that choice will
not be satisfactory to your clients?
Le sénateur Massicotte : Êtes-vous préoccupé par le fait que ce
choix pourrait ne pas satisfaire vos clients?
Mr. Goucher: Potentially. That would be the concern that we
would like to highlight for everyone to be aware of in this
situation.
M. Goucher : C’est possible. C’est la préoccupation que nous
aimerions souligner pour que tout le monde en soit bien conscient.
Senator Massicotte: Thank you.
Senator L. Smith: Following up on the deputy chair and
Senator Massicotte’s questions, as you look at the major financial
institutions in Canada, do you have any input as to which one of
them should be deemed a clearing house?
Le sénateur Massicotte : Merci.
Le sénateur L. Smith : Pour faire suite aux questions de la viceprésidente et du sénateur Massicotte, lorsqu’on tient compte des
grandes institutions financières au pays, avez-vous une idée de celles
qui pourraient être considérées comme chambre de compensation?
29-11-2012
Banques et commerce
27:13
Mr. Goucher: The clearing house decision is made by all of the
banks. That is not a decision that we make as the clearing house.
We have to offer the service. Today, the Canadian banks could
not choose CDCC as a solution for their interest rate swap
clearing. The banks, individually, make those decisions on the
best forms of liquidity and where they have the best entity to
support their customers’ activity. They would choose their
clearing houses appropriately.
M. Goucher : Cette décision revient à l’ensemble des banques.
Ce n’est pas une décision qui nous revient, en tant que chambre de
compensation. Nous devrons offrir le service. Aujourd’hui, les
banques ne peuvent désigner le CDCC comme solution à la
compensation de leurs opérations swap sur taux d’intérêt. Les
banques, individuellement, prennent ces décisions concernant les
meilleures formes de liquidités et là où elles ont l’entité la mieux
placée pour aider leurs clients à effectuer leurs activités. Elles
choisiraient leurs chambres de compensation en conséquence.
Senator L. Smith: Is it the Bank of Canada or the governor of
OSFI who oversees that function to ensure that they do
everything that they are supposed to do?
Le sénateur L. Smith : Est-ce la Banque du Canada ou le
gouverneur du BSIF qui supervise cette fonction pour s’assurer
que l’on fait tout ce que l’on est censé faire?
Mr. Goucher: There is a whole host of regulators that get
involved with that decision making. The Bank of Canada has
principal responsibility for the systemic risk, in conjunction with
the Canadian Securities Administrators. That involves Finance,
as well as all of the securities commissions. They are putting
together the regulatory framework now to ensure that those
decisions are the best decisions.
M. Goucher : Il y a tout un éventail d’organes de réglementation
qui participent à ce processus de prise de décisions. Le risque
systémique relève essentiellement de la Banque du Canada,
conjointement avec les autorités canadiennes en valeurs
mobilières. Cela relève du ministère des Finances de même que
des commissions des valeurs mobilières. Ils mettent en ce moment
sur pied le cadre réglementaire qui permet de s’assurer que ces
décisions sont les meilleures.
Senator L. Smith: Do you see it evolving to the point that the
Bank of Canada would ultimately be the central clearing house?
Le sénateur L. Smith : Voyez-vous les choses évoluer jusqu’au
point où la Banque du Canada deviendrait ultimement la
chambre de compensation centrale?
Mr. Goucher: I do not think the Bank of Canada will become a
central clearing house. The intention, globally, is that, for the
most part, clearing houses are generally privately owned entities
that are held to a series of rules — the CPSS-IOSCO framework.
It is not the role of the central bank to provide clearing services
for the OTC market; that is it not one of its functions.
M. Goucher : Je ne crois pas que la Banque du Canada
devienne une entité centrale de compensation. À l’échelle
internationale, les chambres de compensation sont, pour la
plupart, des entités privées qui sont tenues de respecter une série
de règles — à savoir le cadre du CSPR de l’OICV. Le rôle de la
banque centrale ne consiste pas à offrir des services de
compensation au marché des produits dérivés normalisés
négociés de gré à gré; cela ne fait pas partie de ses fonctions.
Senator Massicotte: But you are asking the government to
support that swap?
Le sénateur Massicotte : Mais vous demandez au gouvernement
d’appuyer cet échange ou ce swap?
Mr. Goucher: We have an account with the Bank of Canada in
making our payments for our current business. All of our
payments are done through the Bank of Canada.
M. Goucher : Nous avons un compte avec la Banque du
Canada pour effectuer nos paiements pour nos activités actuelles.
Tous nos paiements se font par l’entremise de la Banque du
Canada.
Senator Massicotte: Through the payment system.
Le sénateur Massicotte : Par le biais du système de paiement.
Mr. Goucher: Yes. This change is allowing for payments to be
made outside of the central bank.
M. Goucher : Oui. Ce changement permet aux paiements de se
faire à l’extérieur de la banque centrale.
Senator Tkachuk: Your concern is that, for a commercial bank,
there would be a little risk. Not big risk but little risk. Would you
not be taking into account that you are not dealing with the
central bank but with the Bank of Nova Scotia or the Bank of
Montreal?
Le sénateur Tkachuk : Votre inquiétude tient au fait que, pour
une banque commerciale, cela comporterait quelques risques. Pas
de gros risques, mais de petits risques. Ne tiendriez-vous pas
compte du fait que vous ne traiteriez pas avec la banque centrale,
mais plutôt avec la Banque de Nouvelle-Écosse ou la Banque de
Montréal?
Mr. Goucher: Yes. To be clear, there would be backup banks,
and there are mitigating strategies to avoid that worst-case
scenario. Historically, before these new guidelines were put into
place, the practice was that clearing houses used commercial
banks to effect payment and settlement. Moving to central bank
M. Goucher : Si. Pour être clair, il y aurait des banques
d’appoint ou qui prendraient le relais et il existe des stratégies
d’atténuation pour éviter ce scénario du pire. Par le passé, avant
l’adoption de ces nouvelles lignes directrices, les chambres de
compensation avaient l’habitude d’utiliser les banques
27:14
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
money is a very recent phenomenon in terms of regulatory
reform. Traditionally, commercial banking payment and
settlement was the norm. The principles articulate only that a
better situation, where possible, is to use central bank money
where appropriate and, if it is not available, to have other
standards in place.
commerciales pour effectuer les paiements et les règlements. Le
passage à l’argent des banques centrales est un phénomène très
récent en ce qui concerne la réforme de la réglementation.
Traditionnellement, les paiements et règlements se faisaient par le
biais d’une banque commerciale — c’était la norme. Les principes
ne font que préciser que la meilleure solution, dans la mesure du
possible, est d’utiliser l’argent de la banque centrale, lorsque c’est
approprié, et qu’il faut avoir d’autres normes en place pour les cas
où cela n’est pas possible.
Senator Tkachuk: That is missing, or that is not missing? I am
not sure exactly what your point is here.
Le sénateur Tkachuk : À votre avis, cela manque ou pas? Je ne
suis pas sûr de bien comprendre votre argument, ici.
Mr. Goucher: What I am saying is that, in the principles for
best practices, best practices would be to use central bank money,
but that is best practices.
M. Goucher : Ce que je dis, c’est que dans la pratique
exemplaire, les principes consisteraient à utiliser l’argent de la
banque centrale; mais il s’agit de la pratique exemplaire.
In the instance where central bank money was not available for
some reason, it is probable and required that you would have to
use a commercial bank. The system will function as designed; it
just has that different and smaller risk that commercial banks are
not central banks; and that is all we are saying.
Si l’argent de la banque centrale n’était pas disponible, pour
une raison ou une autre, il faudrait avoir recours à une banque
commerciale. Le système fonctionnera tel qu’il a été conçu; il
comportera seulement ce petit risque différent inhérent au fait que
les banques commerciales ne sont pas des banques centrales; et
c’est tout ce que nous disons.
Senator Tkachuk: If a commercial bank exposed itself, for
whatever reason, to a position where it was in danger of not
successfully continuing its enterprise, would the other banks not
step in? Would the central bank not have a role to play? Would
the Government of Canada not have a role to play?
Le sénateur Tkachuk : Si une banque commerciale s’exposait,
pour une raison ou une autre, à être dans une position où elle
courrait le danger de ne plus pouvoir continuer ses activités, les
autres banques n’interviendraient-elles pas? La banque centrale
n’aurait-elle pas un rôle à jouer? Le gouvernement du Canada
n’aurait-il pas un rôle à jouer?
Mr. Goucher: That moves us into a place of moral hazard that
we try to avoid with all of these principles. We try to engineer and
develop the central counterparty role so as to avoid that type of
moral hazard. In practice — and this is where I was suggesting
that historically to minimize that commercial banking risk — we
have multiple commercial banking relationships. In the event that
the primary bank was experiencing difficulty, you would move the
payment and settlement function to another bank. We would not
step in. We would do that in advance. I speak broadly from the
clearing industry in general.
M. Goucher : Cela nous amène dans le domaine du risque
moral que nous essayons d’éviter avec tous ces principes. Nous
essayons de concevoir et de mettre au point le rôle de contrepartie
centrale pour justement éviter ce type de risque moral. Dans la
pratique, et c’est là que je vous indiquais que par le passé pour
minimiser ce risque dans les banques commerciales — nous avons
des relations multiples avec les banques commerciales. Dans le cas
où la banque principale aurait des difficultés, vous transféreriez la
fonction de paiement et de règlement à une autre banque. Nous
n’interviendrions pas. Nous ferions cela à l’avance. Je parle du
point de vue général de l’industrie de la compensation.
Senator Tkachuk: When that bank was in trouble, you would
remove that risk to another bank that was not in trouble.
Le sénateur Tkachuk : Lorsque cette banque avait des
problèmes, on se débarrassait de ce risque en le transférant à
une autre banque qui n’était pas en difficulté.
Mr. Goucher: You would mitigate that risk, hopefully. Our job
in running central counterparties is to manage to the worst-case
scenarios. We design ourselves to manage against things that we
do not like to think about. We concern ourselves with having
multiple banks in difficulty simultaneously. That is why, in the
end, the best solution is central bank. However, as I said, there are
many different strategies to mitigate that risk from the system as a
whole.
M. Goucher : Vous atténueriez ce risque, c’est à espérer. Notre
travail, à la tête de ces entités de contreparties centrales, consiste à
gérer les pires scénarios. Nous nous employons à lutter contre les
choses auxquelles on n’aime pas penser. Nous nous inquiétons de
l’éventualité d’avoir plusieurs banques en difficulté en même
temps. C’est pour cela qu’en fin de compte, la banque centrale est
la meilleure des solutions. Toutefois, comme je l’ai dit, il existe de
nombreuses stratégies différentes pour atténuer les risques qui
planent sur le système en général.
Senator Ringuette: You have brought another angle to the
clauses that we are studying.
Le sénateur Ringuette : Vous proposez un angle d’approche
différent aux articles que nous sommes en train d’étudier.
29-11-2012
Banques et commerce
27:15
Essentially we are talking about the clearing of derivatives.
You talk about the Canada Deposit Insurance Corporation Act,
which is guaranteed by the Government of Canada, that is, the
taxpayers of Canada, to a certain level of deposit in our
commercial banking system. Are you saying that with these
changes, the taxpayers would be involved, through the Canada
Deposit Insurance Corporation Act, for the clearing of those
derivatives?
Essentiellement, nous parlons de la compensation de produits
dérivés. Vous parlez de la Loi sur la société d’assurance-dépôts du
Canada, laquelle est garantie par le gouvernement du Canada,
c’est-à-dire les contribuables canadiens, d’un certain niveau de
dépôt dans notre système bancaire commercial. Êtes-vous en train
de dire qu’avec ces changements, les contribuables seraient
impliqués, en vertu de la Loi sur la société d’assurance-dépôts
du Canada, dans la compensation de ces produits dérivés?
Mr. Goucher: I absolutely am not saying that. That is the easy
part of this answer.
M. Goucher : Absolument pas, ce n’est pas ce que je dis. Cela
est la partie facile de ma réponse.
Bill C-45 is a large bill with many different components. The
piece around the CDIC is unrelated to that previous discussion. It
is related only in the context of the bridge bank facility when it
was originally proposed for the clearing house to operate so we do
not pass on incremental risks. We have to have the right of the
first call on any pledged assets. The original drafting of the law as
proposed made some confusion over who had first priority. It has
been cleared up; and we are happy with where it is now.
Le projet de loi C-45 est un projet de loi d’envergure qui couvre
de nombreux éléments différents. Le volet qui porte sur la SADC
n’a rien à voir avec la discussion précédente. Le lien ne tient que
dans le contexte de la banque-relais quand le concept a été
proposé à l’origine pour que la chambre de compensation
fonctionne sans qu’on ait à transférer de risques additionnels.
Nous devons maintenir notre droit de priorité sur tous les actifs
en nantissement. La version originale de la loi telle que proposée
semait la confusion pour déterminer qui avait la priorité. Cela a
été tiré au net et nous sommes heureux de l’état actuel des choses.
Senator Ringuette: Where is it?
Le sénateur Ringuette : Quel est cet état actuel?
Mr. Goucher: The clearing house has first call on deposits to
the clearing house in the event of the insolvency of a bank, which
allows us to manage the risks associated with the unwinding of
those positions that are with the clearing house away from the
trustee process for the defaulting bank.
M. Goucher : La chambre de compensation a la priorité sur les
dépôts qui lui sont faits en cas d’insolvabilité d’une banque, ce qui
nous permet de gérer les risques associés au détricotage de ce qui
relève de la chambre de compensation, loin du processus de
fiducie pour la banque défaillante.
The Deputy Chair: We are talking about derivatives, but not in
general. Who is trading these derivatives and on behalf of whom?
Is it just institutional, or is it also related to individuals?
La vice-présidente : Nous parlons de produits dérivés, et non
pas de choses générales. Qui transige ces produits dérivés et pour
le compte de qui? S’agit-il seulement d’institutions ou cela
implique-t-il aussi des particuliers?
Mr. Goucher: Generally when we are speaking of OTC
derivatives, we are talking about the largest financial
institutions in the country. The market being serviced here is
not for individuals.
M. Goucher : Généralement, lorsqu’on parle de transactions de
produits dérivés de gré à gré, on parle des plus grandes
institutions financières du pays. Le marché dont il s’agit, ici, ne
s’adresse pas aux particuliers.
The Deputy Chair: Are we talking mainly about banks?
La vice-présidente : S’agit-il principalement de banques?
Mr. Goucher: Banks, pension funds, insurance companies.
M. Goucher : Les banques, les caisses de retraite et les
compagnies d’assurance.
The Deputy Chair: I suppose you do not exist by prayers alone,
and there is a fee. To operate this clearing house, who is paying
what for the transaction? There must be a small token somewhere.
Probably you are paid a salary.
La vice-présidente : J’imagine que vous ne vivez pas de prières
et qu’il y a des frais rattachés à cela. Pour faire tourner cette
chambre de compensation, qui paie quoi pour la transaction? Il
doit y avoir de petits frais quelque part. On vous verse
probablement un salaire.
My question is this: If we were switching to another institution,
would there be a benefit to them to do that? Would there be a
profit for them?
Ma question est la suivante : si l’on passait à une autre
institution, aurait-elle quelque chose à gagner? Quel bénéfice
pourrait-elle en retirer?
Mr. Goucher: Not quite the Tobin tax. Yes, we do work in the
financial services sector; and fees are paid for this service. It is not
a public utility. Every clearing house in general runs with a
different commercial model. Some are member-owned utilities
that charge membership fees and then transactions are not
charged on an individual basis. Other clearing houses charge on a
M. Goucher : Ce n’est pas vraiment comme la taxe Tobin..
Effectivement, nous travaillons dans le secteur des services
financiers et il y a des frais rattachés à cela. Il ne s’agit pas d’un
service public. Toutes les chambres de compensation, en général,
œuvrent en fonction d’un modèle commercial différent. Certaines
sont des entités qui appartiennent à leurs membres et qui imposent
27:16
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
transaction-by-transaction basis for this service. In general, there
is a wide range of different clearing houses, between for-profit,
full for-profit and full industry utility globally that would provide
these services.
des frais d’adhésion, auquel cas les transactions ne sont pas
facturées sur une base individuelle. D’autres chambres de
compensation ont un barème de frais en fonction de chaque
transaction. De manière générale, il existe un vaste éventail de
chambres de compensation différentes, du modèle à but lucratif,
pleinement à but lucratif et des services à 100 p. 100 offerts à
l’industrie.
The Deputy Chair: If we keep the Bank of Canada in the loop,
is it an expense for the bank or a revenue, no matter the amount?
La vice-présidente : Si nous maintenons la Banque du Canada
dans l’équation, s’agit-il d’une dépense pour la banque ou d’une
recette, peu importe le montant?
Mr. Goucher: The Bank of Canada oversees another system
called the Large Value Transfer System, LVTS, which effectively
is the infrastructure we speak of right now. I am not aware of the
commercial nature of the LVTS service. There is a fee for
participating, but it is not transaction-oriented, so I could not
comment.
M. Goucher : La Banque du Canada surveille un autre système
que l’on appelle le Système de transfert de paiement de grande
valeur ou STPGV, et qui est essentiellement l’infrastructure dont
nous sommes en train de parler. Je ne connais pas la nature
commerciale du service du STPGV. Il y a des frais imposés aux
participants, mais ils ne sont pas axés sur les transactions, et donc
je ne suis pas en mesure de faire de commentaires.
The Deputy Chair: We are talking about a daily operation,
something that happens every day, all the time.
La vice-présidente : Il s’agit d’une activité quotidienne, de
quelque chose qui se produit tous les jours, tout le temps.
Mr. Goucher: Yes.
M. Goucher : Oui.
The Deputy Chair: What would be the average amount in
Canada per day going through a clearing house?
La vice-présidente : En moyenne, quel est le montant quotidien
qui passe par une chambre de compensation, au Canada?
Mr. Goucher: That depends on how you would like that
measured.
M. Goucher : Cela dépend de la manière dont vous mesurez les
choses.
The Deputy Chair: Are we talking about hundreds of millions
or billions?
La vice-présidente : S’agit-il de centaines de millions ou de
milliards?
Mr. Goucher: In context, on a notional basis at CDCC today
for exchange-traded derivatives, we have notional amounts in the
hundreds of billions of dollars being transacted daily.
M. Goucher : Pour mettre les choses en contexte, sur une base
notionnelle, à la CDCC aujourd’hui, pour les produits dérivés
négociés en bourse, nous parlons de montants notionnels qui se
chiffrent en centaines de milliards de dollars de transactions
quotidiennes.
The Deputy Chair: My colleague certainly would appreciate
knowing that this is a big figure.
La vice-présidente : Mon collègue appréciera certainement de
savoir qu’il s’agit d’une grosse somme.
What is the status of U.S., Germany and Japan with the
system?
Quel est le statut des États-Unis, de l’Allemagne et du Japon au
sein de ce système?
Mr. Goucher: Those are the three jurisdictions that have the
most advanced clearing houses probably in the world. The
Europeans, through LCH in London, have the most advanced
OTC clearing infrastructure globally. I will misquote their actual
numbers, but I believe that they have cleared $300 trillion in OTC
swaps. In the United States, there are two OTC clearing houses,
CME Group and ICE, with different markets. They are both
newer developments but growing quickly to support their
marketplace. The Germans recently launched interest rate swap
clearing last month, I believe; it is a new facility.
M. Goucher : Il s’agit de trois pays qui disposent des chambres
de compensation les plus avancées au monde. Les Européens, par le
biais de la LCH à Londres, disposent de l’infrastructure de
compensation la plus avancée au monde. Je vais sûrement me
tromper en citant leurs chiffres, mais je crois qu’ils ont procédé à la
compensation de l’équivalent de 300 billions de swaps de gré à gré.
Aux États-Unis, il existe deux chambres de compensation de gré à
gré, le CME Group et ICE, qui s’adressent à des marchés différents.
Elles sont toutes deux de nouvelles entités, mais elles se développent
rapidement pour appuyer leurs marchés. Les Allemands ont
récemment lancé la compensation pour les swaps de taux
d’intérêt, le mois dernier je crois; il s’agit d’un nouvel instrument.
29-11-2012
Banques et commerce
27:17
There are new clearing houses or existing clearing houses
providing OTC clearing services in Japan, Singapore, and Hong
Kong. CDCC will provide OTC clearing services in the future. It
is a fallout from the reform process, but it is a big part of the
financial landscape today.
Il existe de nouvelles chambres de compensation ou des
chambres de compensation qui fournissent des services de
compensation de gré à gré au Japon, à Singapour et à Hong
Kong. La CDCC offrira des services de compensation de gré à gré
dans l’avenir. Il s’agit d’une des retombées du processus de
réforme, mais cela représente une grosse part du paysage financier
d’aujourd’hui.
The Deputy Chair: Which organizations is the Canadian
Derivatives Clearing Corporation attached to?
La vice-présidente : À quelles organisations la Corporation
canadienne de compensation de produits dérivés est-elle rattachée?
Mr. Goucher: We are a wholly owned subsidiary of the
Montreal Exchange, which is a member of the TMX Group of
companies in Canada. We are unaffiliated with any of those other
organizations.
M. Goucher : Nous sommes une filiale en propriété exclusive
de la Bourse de Montréal, laquelle est membre du Groupe de
compagnies TMX au Canada. Nous nous ne sommes affiliés à
aucune de ces autres organisations.
The Deputy Chair: You are not affiliated to the U.S. or to
England?
La vice-présidente : Vous n’êtes pas affiliés aux États-Unis ou à
l’Angleterre?
Mr. Goucher: Not at all.
M. Goucher : Pas du tout.
The Deputy Chair: It is a Canadian —
La vice-présidente : Il s’agit de quelque chose de canadien...
I think it is important.
Je crois que c’est important.
Mr. Goucher: I do not want to go back there. That was last
year’s story.
M. Goucher : Je ne veux pas y revenir. C’était l’an dernier.
The Deputy Chair: We know that if you mention Europe, many
countries are dealing with —
La vice-présidente : Nous savons que si vous mentionnez
l’Europe, bien des pays font face à...
Mr. Goucher: Many countries are dealing with the same issues
simultaneously right now.
M. Goucher : Bien des pays font face aux mêmes problèmes, en
même temps, à l’heure actuelle.
The Deputy Chair: What is the point of view of your Canadian
banks and other financial institutions? Do you think they would
have some reservations with the new system, or would they be
more inclined to support the system that is now being proposed in
the legislation?
La vice-présidente : Qu’en pensent vos banques canadiennes et
autres institutions financières? Pensez-vous qu’elles ont certaines
réserves au sujet du nouveau système ou bien ont-elles davantage
tendance à appuyer le système que propose ici le projet de loi?
Mr. Goucher: Without representing the Canadian banks, I
believe the only systems that are available to them today for
meeting the Canadian G20 commitments and for commercial
reasons, since other jurisdictions have adopted similar legislation
— I speak particularly about Dodd-Frank — for commercial
reasons, they have to be clearing their swaps now. I think that if
they had a preference, they would always prefer to settle central
bank money, but on a daily basis they transact billions and
billions of dollars through other commercial arrangements.
Therefore, this would not be entirely untoward for the banks.
M. Goucher : Je ne représente pas les banques canadiennes et je
crois que les seuls systèmes dont elles disposent aujourd’hui pour
répondre aux engagements canadiens au sein du G20 et pour des
raisons commerciales, étant donné que d’autres pays se sont dotés
de lois semblables — je parle précisément de la loi Dodd-Frank —
pour des raisons commerciales, elles doivent procéder à la
compensation de leurs contrats d’échange maintenant. Je crois
que si elles avaient le choix, elles préféreraient toujours régler
l’argent de la banque centrale, mais elles font des transactions
quotidiennes de milliards et de milliards de dollars en passant par
d’autres arrangements commerciaux. Ainsi, cela ne serait pas
entièrement malencontreux pour les banques.
The Deputy Chair: Could you define the risk? Is the risk related
to the currency? You mentioned in your presentation the
Canadian dollar. At least it is quite a strong currency. Does the
euro or any U.S. denomination going up and down make a
difference for a user of the clearing house?
La vice-présidente : Pourriez-vous définir les risques? Les
risques sont-ils reliés à la devise? Dans votre exposé, vous avez
mentionné le dollar canadien. Il s’agit au moins d’une devise assez
forte. Le fait que l’euro ou le dollar américain montent et baissent
fait-il une différence pour l’utilisateur d’une chambre de
compensation?
27:18
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
Mr. Goucher: It should not. The derivatives contracts we are
speaking of are denominated in every currency. We are speaking
only of the Canadian dollar-denominated derivatives market in
this context, but it is unrelated to the value of the currency.
M. Goucher : Cela ne devrait pas. Les contrats de produits
dérivés dont nous parlons sont libellés dans toutes les devises.
Nous ne parlons que du marché de produits dérivés libellés en
dollars canadiens dans le contexte actuel, mais cela n’est pas lié à
la valeur de la devise.
The Deputy Chair: That means that even if you talk about the
Canadian dollar, these derivatives are not necessarily in Canadian
dollars?
La vice-présidente : Ainsi, même si vous parlez du dollar
canadien, ces produits dérivés ne sont pas nécessairement libellés
en dollars canadiens?
Mr. Goucher: We speak of the Canadian dollar because in
Canada we only settle Canadian dollar.
M. Goucher : Nous parlons de dollars canadiens car au Canada
nous n’effectuons que des règlements en dollars canadiens.
The Deputy Chair: I think it is good to know.
La vice-présidente : Je crois que c’est bon à savoir.
Senator L. Smith: I want to ask about the ultimate control
mechanism to ensure the integrity of the system for derivatives.
We heard about the crash in 2008 and all the problems in the U.S.
and throughout the world. What mechanism is the ultimate
control lever, if you want, for the Canadian banks that are
playing in this market?
Le sénateur L. Smith : J’aimerais poser une question sur le
mécanisme de contrôle ultime pour veiller à l’intégrité du système
de produits dérivés. Nous avons entendu parler de l’effondrement
en 2008 et de tous les problèmes aux États-Unis et dans le monde
entier. Quel est le mécanisme qui servirait de levier de contrôle
ultime, si je puis dire, pour les banques canadiennes qui évoluent
dans ce marché?
Mr. Goucher: There is the banking oversight through OSFI,
because there is a tie-in in terms of capital and charges for capital
for the use of non-cleared versus cleared derivatives. That is a
newer form that starts as well. The ultimate control rests with
groups like the Financial Stability Board, globally, which sets
those best practices conditions for the use of a CCP. The CCPs
themselves are highly regulated entities.
M. Goucher : Il y a la surveillance bancaire du BSIF, car il y a
une concordance entre le capital et les charges au titre du capital
pour l’utilisation de produits dérivés qui ne font pas l’objet d’une
compensation et ceux qui en font l’objet. Il existe également un
formulaire plus récent. Le contrôle ultime relève de groupes
comme le Conseil sur la stabilité financière qui établit les
conditions pour les pratiques exemplaires en ce qui concerne
l’utilisation d’une CPC. Les CPC elles-mêmes sont des entités
hautement réglementées.
Our ability to perform the systematically important function is
subject to oversight by the Bank of Canada, as well as the
securities regulators in our country. In other countries, they have
similar oversight regimes.
Notre capacité d’effectuer l’importante fonction systémique est
assujettie à la surveillance de la Banque du Canada, ainsi qu’aux
organes de réglementation de valeurs de notre pays. Dans d’autres
pays, il y a des régimes de surveillance semblables.
Senator L. Smith: There seem to be some players involved in
this process. Is the system going to be effective enough to ensure
there will be no manipulation? I am sorry to be stupid, but I do
not have the same sense of sophistication you guys have.
Le sénateur L. Smith : Il semble y avoir certains joueurs
impliqués dans ce processus. Le système sera-t-il suffisamment
efficace pour veiller à ce qu’il n’y ait aucune manipulation? Je suis
désolé si je suis bête, mais je n’ai pas la même impression que vous
sur le niveau de sophistication.
Mr. Goucher: It is the world we live in, and what you speak of
is regulatory arbitrage. It is a bit off-topic, but it is a concern for
all of us in terms of the changing regulatory regimes, globally,
right now and the ability for participants to move their OTC
business to one jurisdiction or another to perhaps avoid some
higher oversight regime.
M. Goucher : C’est le monde d’aujourd’hui et ce dont vous
parlez, c’est de l’arbitrage réglementaire. C’est un peu en dehors
du sujet, mais c’est une inquiétude pour nous tous quant à ces
régimes réglementaires qui changent, à l’échelle internationale, à
l’heure actuelle, et la capacité qu’ont les participants de transférer
leurs transactions de gré à gré vers un pays ou un autre pour peutêtre éviter un régime de surveillance plus élevé.
All the reforms that have been designed to date have been very
tailored to ensure as much as possible that such a thing cannot
happen. Home jurisdiction regulation is designed to ensure that
business cannot move to less regulated jurisdictions.
Toutes les réformes conçues jusqu’ici ont été taillées sur mesure
pour veiller, dans la mesure du possible, à ce que cela ne puisse
pas se produire. La réglementation des pays de départ est conçue
pour empêcher les transactions de se déplacer vers des pays moins
réglementés.
29-11-2012
Banques et commerce
27:19
Senator L. Smith: Within the system that exists as you see right
now, will it be agile enough and responsive enough to oversee and
assure the integrity of the system, or will that evolve over time?
Le sénateur L. Smith : Dans le système actuel, pensez-vous que
les choses sont suffisamment souples et réactives pour surveiller et
garantir l’intégrité du système ou bien cela va-t-il évoluer avec
le temps?
Mr. Goucher: We are talking about global financial reform,
and saying that would be agile is probably a bit of a stretch. I do
believe that the commitment and effort is there to ensure
harmonization of regulatory regimes to allow us to have that
type of flexibility you are speaking about in the future.
M. Goucher : Nous parlons ici de réforme financière
internationale et dire que ce serait souple est probablement un
peu exagéré. Je crois toutefois que l’engagement et les efforts sont
au rendez-vous pour permettre d’harmoniser les régimes
réglementaires afin de pouvoir bénéficier du type de souplesse
que vous mentionnez, à l’avenir.
Senator L. Smith: Or to make sure you do not play in areas
that do not have that, correct?
Le sénateur L. Smith : Ou pour nous assurer de ne pas nous
aventurer dans des domaines où il n’y en aurait pas, n’est-ce pas?
Mr. Goucher: Regulatory arbitrage is a very focused part of
any conversation that is going on in the reform process to ensure
that this does not occur.
M. Goucher : L’arbitrage réglementaire est un élément très
pointu de toute conversation sur le processus de réforme pour
veiller à ce que cela ne se produise pas.
Senator Massicotte: I am curious: Who is looking to create
these clearing houses? They must be subsidiaries of large, existing
financial houses.
Le sénateur Massicotte : Je suis curieux : Qui cherche à créer
ces chambres de compensation? Il doit s’agir de filiales de grandes
entités financières existantes.
Mr. Goucher: Regarding the evolution of clearing houses,
regulatory reform and change in general spawns, I would say,
innovation. Prior to this reform, there existed many clearing
houses, generally attached to exchange groups; the CME, Eurex,
the New York Stock Exchange, NASDAQ all had clearing houses
for different businesses, not for the OTC markets. However, in
general, most countries and most exchange infrastructure had
clearing capacity.
M. Goucher : Pour ce qui est de l’évolution des chambres de
compensation, la réforme réglementaire et le changement
permettent généralement de donner naissance à l’innovation.
Avant cette réforme, il existait de nombreuses chambres de
compensation, généralement rattachées à des groupes d’échanges;
la CME, Eurex, la Bourse de New York, le NASDAQ avaient
tous des chambres de compensation pour différentes activités,
mais pas pour les marchés de gré à gré. Toutefois, de manière
générale, la plupart des pays et des infrastructures boursières
avaient des entités de compensation.
In every country, clearing houses are developing either as
government-sponsored industry utilities or for-profit enterprises,
subject to the same regulation, where they believe they offer some
form of competitive advantage vis-à-vis their peers.
Dans chaque pays, les chambres de compensation sont créées,
soit à titre de service pour l’industrie parrainée par le
gouvernement ou comme des systèmes à but lucratif, assujettis
aux mêmes règlements, là où on pense qu’elles offrent un
avantage concurrentiel vis-à-vis de leurs pairs.
The market is evolving. Clearing, in general, is effectively the
plumbing of our system. The nice thing about plumbing is you
can add different pipes to the plumbing and it still works.
Le marché est en train d’évoluer. La compensation, de manière
générale, c’est en réalité la plomberie de notre système. Ce qui est
bien avec la plomberie, c’est que vous pouvez y ajouter différents
tuyaux et les choses continuent de fonctionner.
Senator Massicotte: I suspect it is a big back-room operation,
and I suspect there must be economies of scales. I gather some
other witnesses are saying maybe this will be an international
group, not necessarily a Canadian group. Is it coming out that we
have three or four persons offering the service worldwide?
Le sénateur Massicotte : J’imagine que c’est une grosse opération
en coulisse et j’imagine qu’il doit y avoir des économies d’échelle. Je
crois que d’autres témoins nous ont dit que ce serait peut-être un
groupe international, pas nécessairement un groupe canadien.
S’aperçoit-on que nous avons trois ou quatre personnes qui
offrent le service dans le monde?
Mr. Goucher: That is a fair comment. In general, this is
evolving. There are two or three institutions that are offering
effectively global services, and there are benefits to the Canadian
participants for being in these global infrastructures.
M. Goucher : Cela est juste. De façon générale, cela est en train
de changer. Il existe deux ou trois institutions qui offrent
effectivement des services mondiaux et il y a un certain
avantage pour les participants canadiens d’être dans ces
infrastructures internationales.
27:20
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
These are competitive clearing houses in some instances for us.
However, it is clear that they offer economies, because of these
scale issues and the business they are doing, to our Canadian
participants, which means there is some value for them to
participate in this global infrastructure.
Il s’agit dans certains cas de chambres de compensation qui
nous font concurrence. Toutefois, il est clair qu’elles offrent des
économies, à cause de ces mises à l’échelle et en raison de leurs
activités, pour nos participants canadiens, ce qui les pousse à
vouloir participer à cette infrastructure internationale.
Senator Massicotte: Much of the role of those clearing houses
is what I call a transparency accounting thing. They do not
guarantee obligations of one insurance swap from one institution
to another. They just assure full transparency of where we are at
with net payments; is that accurate?
Le sénateur Massicotte : Une grande partie du rôle de ces
chambres de compensation revient à ce que j’appelle de la
comptabilité de transparence. Elles ne garantissent pas les
obligations d’un swap d’assurance d’une institution à l’autre.
Elles assurent seulement la pleine transparence des choses pour les
paiements nets; est-ce bien cela?
Mr. Goucher: No, that is not accurate. This is what we think
about then we go to sleep every night. We do guarantee the
payments through a process called novation. Every time a
transaction is done and brought to the clearing house, it is a
contract, especially in derivatives.
M. Goucher : Non, cela est inexact. C’est à cela que nous
pensons quand nous nous endormons tous les soirs. Nous
garantissons les paiements par le biais d’un processus intitulé la
novation. Chaque fois qu’une transaction a lieu et qu’elle est
soumise à la chambre de compensation, il s’agit d’un contrat,
surtout en ce qui concerne les produits dérivés.
The buyer and seller, when the contract comes to the clearing
house, are novated — or split in half — and the clearing house
becomes the buyer to every seller and the seller to every buyer.
L’acheteur et le vendeur, lorsque le contrat arrive à la chambre
de compensation, sont assujettis à cette novation — ou divisés en
deux — et la chambre de compensation devient l’acheteur pour
chaque vendeur et le vendeur pour chaque acheteur.
Senator Massicotte: It guarantees the obligation of every buyer
to every seller.
Le sénateur Massicotte : Elle garantit l’obligation de chaque
acheteur envers chaque vendeur.
Mr. Goucher: When we are talking about affecting settlements —
getting back to where we are today from a clearing house
perspective — the ability to ensure that you can make the
payment through the process is why we are talking about this
today. The CCP — the clearing house — is responsible for making
all of the payments.
M. Goucher : Lorsque nous parlons des règlements — pour
revenir là où nous en sommes aujourd’hui du point de vue des
chambres de compensation — la capacité de garantir le paiement
dans le processus, c’est la raison pour laquelle nous parlons de
cela aujourd’hui. La CPC — la chambre de compensation — est
chargée de faire tous les paiements.
Senator Massicotte: If I look at your own exchange and so on,
relative to the things that you are talking about, these are not
huge entities with immense covenant. I presume that, before you
assume the responsibility, you ensure that you have a proper
match. If you are going to take on this responsibility, you ensure
that the other contractor is such that it is like most investment
houses; every night you come out to zero.
Le sénateur Massicotte : Si je regarde votre propre échange,
entre autres choses par rapport à ce dont vous parlez, il ne s’agit
pas d’énormes entités ayant d’immenses engagements. J’imagine
qu’avant d’accepter la responsabilité, vous vous assurez d’avoir
une bonne adéquation. Si vous vous engagez à assumer cette
responsabilité, vous vous assurez que l’autre partie au contrat est
semblable à la plupart des sociétés de placement; chaque soir,
vous arrivez à zéro.
Mr. Goucher: Yes. The clearing house, by design, has a buyer
and a seller. We would never accept a transaction that is half of a
transaction. By design — and that is where the risk mitigation
comes in at the clearing house — we have, as the central
counterparty, both sides to every transaction. The risk we face is
when one of those sides is in default and we have to fulfil their
obligations vis-à-vis the other counterparties.
M. Goucher : Oui. La chambre de compensation a un acheteur
et un vendeur — c’est délibéré. Nous n’accepterions jamais une
transaction qui soit à moitié complète. De par notre conception,
et c’est là qu’intervient l’atténuation des risques à la chambre de
compensation, nous avons, comme contrepartie centrale, les deux
côtés de chaque transaction. Le risque auquel nous sommes
confrontés est si l’une des parties est défaillante et que nous
devons remplir son obligation vis-à-vis de l’autre contrepartie.
Senator Massicotte: When you close your books every day, I
will not name a bank, but let us say a bank is a party to 40 swaps
that day. You must ensure that, at the end of the day, your 40
swaps are close to zero because, if they are billions of dollars, you
are exposed.
Le sénateur Massicotte : Lorsque vous fermez vos livres chaque
jour, je ne vais pas nommer de banque, mais admettons qu’une
banque ait été partie à 40 contrats d’échange ce jour-là. Vous
devez vous assurer qu’à la fin de la journée vos 40 contrats
d’échange soient près de zéro car, s’ils représentent des milliards
de dollars, vous êtes exposés.
29-11-2012
Banques et commerce
Mr. Goucher: No, we have a process. Vis-à-vis any bank, they
would have risk with us. We collect margin, just like at the retail
level when you are, perhaps, trading on margin. A clearing house
does it at a much larger level. We would never expect any one
clearing member to have zero risk. They all come with risk, which
we margin, and we ensure that we have enough margin to cover
their exposure to the clearing house.
Senator Massicotte: Margin includes physical collateral?
27:21
M. Goucher : Non, il y a un processus. Quelle que soit la
banque, il y a un risque éventuel pour nous. Voilà pourquoi nous
demandons un dépôt de garantie, tout comme cela se fait pour les
transactions sur marge au détail. Une chambre de compensation
fait la même chose à plus grande échelle. Jamais nous ne
présumons que tel ou tel membre présente un risque nul. Dans
chaque cas, il y a risque que nous évaluions et nous veillons à ce
qu’il y ait un dépôt de garantie suffisant pour couvrir l’exposition
que court la chambre de compensation.
Le sénateur Massicotte : Cette garantie peut-elle être un bien?
Mr. Goucher: Cash and treasury bills pledged in the name of
the CCP. In the event of default, the CCP collects those assets.
Again, thank you for not allowing CDIC to take those assets
before the clearing house. That is the point of that.
M. Goucher : Il s’agit d’espèces ou de bons du Trésor mis en
gage au nom de la contrepartie centrale. S’il y a défaut de
paiement, la CCP récupère ses actifs. Encore une fois, merci
d’avoir veillé à ce que la SADC ne récupère pas ces actifs avant la
chambre de compensation. Ils ont leur utilité.
Senator Ringuette: I am getting a clearer picture. When you say
that you act as the balance, I am supposing that the derivatives
that you are clearing are rated.
Le sénateur Ringuette : Je commence à mieux comprendre.
Quand vous dites que vous vous occupez du solde, je suppose que
les produits dérivés dont vous traitez sont cotés, n’est-ce pas?
Mr. Goucher: No.
M. Goucher : Non.
Senator Ringuette: They are not?
Le sénateur Ringuette : Ah bon?
Mr. Goucher: No.
M. Goucher : Non.
Senator Ringuette: The derivatives are not rated.
Le sénateur Ringuette : Les produits dérivés ne sont pas cotés.
Mr. Goucher: No. The first line of protection for the CCP and
my first line of defence in managing the system is to ensure that
the participants in the system meet certain qualifications. In the
case of a Canadian bank, we would do a credit check on the
Canadian bank. We would look at their balance sheet and their
eligibility to participate. We have control mechanisms inside the
clearing house; if someone takes on more risk than is appropriate
for the size of the institution, we extract more margin or stop
them from participating. The instruments themselves, however,
are not rated.
M. Goucher : Non. La première protection pour la contrepartie
centrale et ma première ligne de défense dans un tel système est de
veiller à ce que les participants satisfassent à certaines qualifications.
S’agissant d’une banque canadienne, nous procédons à une
vérification de crédit de cette banque. Nous étudions le bilan de
la banque et son admissibilité à participer à nos opérations. Il existe
des mécanismes internes de contrôle dans une chambre de
compensation. Si une institution assume des risques
incommensurables avec sa taille, nous demandons un dépôt de
garantie plus élevé ou nous les empêchons de participer à nos
opérations. Les instruments eux-mêmes toutefois ne sont pas cotés.
Senator Ringuette: That is no certainly no consolation prize
with regard to the world banking system. Essentially, it was the
poor rating of the derivatives that were swapped in 2008 and prior
to that that caused the chaos. Now, you are saying that the
derivatives are not rated.
Le sénateur Ringuette : Ce n’est certainement pas réjouissant
quand on songe au système bancaire mondial. Essentiellement, ce
sont les produits dérivés de cote très faible qui étaient échangés en
2008 et auparavant, qui ont causé le chaos. Et voilà que vous vous
dites que les produits dérivés ne sont pas cotés.
Mr. Goucher: I will clarify that point as well.
M. Goucher : Permettez-moi d’apporter des précisions ici.
Senator Ringuette: Please do. Reassure me.
Le sénateur Ringuette : Volontiers, pour me rassurer.
Mr. Goucher: There is a broad range of derivatives. It is a term
that is loosely used and often abused. The instruments that you
are speaking to that were rated were actually structured products;
they were not the derivatives themselves. There was some
financial engineering that pooled together a bunch of financial
instruments and created an asset. That asset was rated. The
ratings were not properly understood, or there was some
discussion about the way those ratings were done.
Senator Ringuette: You are very polite.
M. Goucher : Il existe une vaste gamme de produits dérivés.
C’est un terme que l’on utilise sans grand discernement et dont on
abuse souvent. Les instruments auxquels vous faites allusion et
qui étaient cotés étaient en fait des produits structurés. Il ne
s’agissait pas de produits dérivés comme tels. Certains financiers
avaient réuni ensemble une gamme d’instruments financiers pour
créer un actif. Cet actif était coté. On ne comprenait pas très bien
la cotation ou bien on contestait la façon dont la cotation avait
été attribuée.
Le sénateur Ringuette : Vous êtes très poli.
27:22
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
Mr. Goucher: I am very polite about the ratings process
because it is a complicated process. I am not here to either defend
or abuse the rating agencies for the work that they did; they
would have a story to tell on that.
M. Goucher : Je suis poli parce que le processus de cotation est
compliqué. Je ne suis pas ici pour défendre ou accuser les agences
de cotation car elles pourraient vous faire leur propre récit à ce
propos.
Senator Massicotte: A rating of that kind of instrument is
irrelevant. You are talking about two large institutions trading
with each other. They know each other’s credit covenant. The full
covenant of the bank is behind the contract. It is not sold to the
public. There is no reason to have it rated.
Le sénateur Massicotte : Une cotation de ce genre d’instrument
ne sert à rien. On parle ici de deux grandes institutions qui font
des transactions. Chacune connaît les engagements de crédit de
l’autre. Le contrat s’appuie sur l’engagement de la banque. Il n’y a
pas de transactions avec le public. Nul besoin alors d’avoir une
cotation.
Mr. Goucher: No. To be precise about central clearing of OTC
derivatives, it is designed only for the most standardized and plain
OTC derivatives. The derivative instruments or the packages that
you are referring to would never come to a clearing house. They
would be bilateral obligations between those counterparties.
M. Goucher : C’est cela. La compensation centrale des
produits dérivés échangés de gré à gré est conçue seulement
pour les produits dérivés échangés de gré à gré simples et
normalisés. Les instruments dérivés ou le ramassis d’instruments
dont vous parlez ne parviendraient jamais à une chambre de
compensation. Ils demeureraient des obligations bilatérales entre
deux contreparties.
Senator Ringuette: Give us an example of the derivatives that
would be going.
Le sénateur Ringuette : Pouvez-vous nous donner un exemple des
produits dérivés dont s’occupe votre chambre de compensation?
Mr. Goucher: Generally speaking, the largest derivatives
market in the world that is being cleared is called an interest
rate swap. This is just, in its most basic form, a promise from one
party to the other that one party is making a fixed payment on an
obligation for a date. If it is for two years, one party is saying, ‘‘I
will pay you, at a fixed rate, 6 per cent a year for two years.’’ The
other party to that swap is saying, ‘‘In return for that, I will pay
you a floating rate of interest of whatever.’’ The promise will be
from the other party to make the commitment to meet those
floating rate requirements. Generally speaking, there is a reason
why someone would like to swap a fixed rate obligation and
receive floating rate obligations. The two counterparties agree to
that transaction. In its most basic form, that is the simplest of
interest rate swaps. Those are going into clearing houses, and that
is the large amount of —
M. Goucher : De façon générale, le marché que nous appelons
le swap de taux d’intérêt est le plus important marché de produits
dérivés pour les diverses chambres de compensation dans le
monde. En fait, les échanges de cette nature dans leur forme la
plus dépouillée se fondent sur la promesse par une partie à une
autre partie de verser un intérêt fixe sur une obligation à une
certaine date. Pour une période de deux ans, par exemple, une
partie promet de payer un taux fixe de 6 p. 100 par année au bout
de deux ans. L’autre partie à ce swap s’engage en retour à verser
un intérêt à un taux flottant quel qu’il soit. La deuxième partie
s’engage donc à l’égard d’un taux flottant. De façon générale, la
personne qui échange une obligation à taux fixe contre une
obligation à taux flottant a un motif pour le faire. Deux
contreparties s’entendent sur la transaction. Sous cette forme,
c’est le swap de taux d’intérêt le plus simple. Les chambres de
compensation interviennent et c’est le gros...
Senator Ringuette: I am assuming that it is an interest rate that
would also be attached to a fixed amount of —
Le sénateur Ringuette : Je présume que le taux d’intérêt porte
sur une somme fixe...
Mr. Goucher: A fixed, notional amount. They would agree
that, if the number was for $100 million, someone would pay
3 per cent interest on $100 million for that period, and someone
would receive the floating equivalent on the same amount. There
are many variations; that is the simplest version. However, that is
effectively what it is.
M. Goucher : Une somme fixe, nominale. L’entente prévoit
que s’il s’agit de 100 millions de dollars, une partie versera
3 p. 100 d’intérêt sur 100 millions de dollars à l’échéance et l’autre
recevra l’équivalent du taux flottant pour la même somme. Il y a
plusieurs variantes de ce genre de transactions, mais je vous ai
décrit la plus simple. Quoi qu’il en soit, c’est effectivement ce qui
se passe.
Senator Ringuette: In that scenario, I could see that the only
risk involved would be the potential insolvency of one of the
partners.
Le sénateur Ringuette : Dans ce scénario, le seul risque que je
vois c’est l’insolvabilité potentielle d’une des parties, n’est-ce pas?
Mr. Goucher: This is why those instruments are not rated.
They have obligations to each other, and it is not an instrument
that is being rated.
M. Goucher : Voilà pourquoi ces instruments ne sont pas
cotés. Les parties ont des obligations mutuelles et ce n’est pas un
instrument qui est coté.
Senator Oliver: May I ask a quick question about that?
Le sénateur Oliver : Puis-je poser une question ici?
29-11-2012
Banques et commerce
The Deputy Chair: Go ahead.
27:23
La vice-présidente : Allez-y.
Senator Oliver: If there is a major swing in the interest rates in
relation to the hypothetical that you gave us, say, in one week, a
3 per cent change in the rate up or down, will that not affect the
transaction?
Le sénateur Oliver : S’il y a une hausse ou une baisse du taux
d’intérêt, disons, 3 p. 100 en une semaine, n’a-t-il pas des
conséquences pour la transaction?
Mr. Goucher: It affects the value of the transaction. In its
simplest form, let us assume that both sides are equal when they
enter into that transaction. The next day, regardless of whether or
not it is 3 per cent or some other thing, one of the participants
will be a winner, and one will be a loser.
M. Goucher : Cela a une incidence sur la valeur de la
transaction. Pour simplifier les choses, disons que les deux
parties sont à égalité au début de la transaction. Le lendemain,
quelle que soit la fluctuation du taux d’intérêt, un des participants
sera gagnant et l’autre perdant.
Senator Oliver: Well, the floating one will be.
Le sénateur Oliver : Celui qui a le taux flottant, je suppose.
Mr. Goucher: One way or the other. The clearing house is
looking at the market-to-market value and collecting additional
margin against the loser because that, when you are guaranteeing
the payment, is what the clearing house does. When you talk
about a 3 per cent shock, which is one of those extreme events,
that is what the clearing house has to manage.
M. Goucher : Qu’il y ait baisse ou hausse. La chambre de
compensation compare la valeur entre les marchés et demande un
dépôt en garantie supplémentaire au perdant car c’est la chambre
de compensation qui garantit le paiement en fin de compte. Vous
donnez comme exemple une fluctuation de 3 p. 100, ce qui serait
un événement extrême, mais c’est cela que la chambre de
compensation doit gérer.
We look at extreme but plausible events and ask whether we
have enough margin to ensure that, in the case where interest rates
move substantively over a week, we will have enough resources to
cover that risk. That is effectively how we risk manage those
positions.
Nous envisageons des événements extrêmes mais plausibles et
nous vérifions les garanties au cas où les taux d’intérêt
fluctueraient énormément en une semaine. Nous voulons nous
assurer d’avoir assez de ressources pour couvrir ce risque. C’est
ainsi que nous gérons le risque de ces positions.
Senator Oliver: How does a rating agency, an underwriter or
anyone else find out the total amount of an exposure of one of our
banks? Is the information from the clearing house available
publicly?
Le sénateur Oliver : Comment une agence de cotation, un
placeur ou quelqu’un d’autre découvre-t-il la somme totale
d’exposition d’une de nos banques? Les renseignements que
possède la chambre de compensation sont-ils publics?
Mr. Goucher: This is another element of the financial reform.
There were three pieces: transparency in execution; clearing,
where appropriate; and the development of trade repositories.
The trade repository piece goes to your question: Where do you
get a central look at all of the activity of all of our participants?
Those are being built now to deal with that particular concern.
M. Goucher : Cela fait partie de la réforme financière. Cette
réforme a trois aspects : la transparence dans l’exécution,
compensation au besoin et l’élaboration d’un répertoire des
opérations. C’est ce dernier élément qui répond à votre question :
où peut-on trouver une vue centrale de toute l’activité de tous les
participants? On s’emploie actuellement à faire le nécessaire à cet
égard.
Senator Oliver: Who would oversee that? Would it be OSFI
and other regulators?
Le sénateur Oliver : Et qui surveillerait cela? Le BSIF ou un
autre organisme de réglementation?
Mr. Goucher: OSFI looks at the balance sheets of the banks
and their reported exposures individually on a bank-by-bank
basis. On the regulatory framework, the Bank of Canada and the
securities regulators are responsible for the oversight of the trade
repository in that trade process.
M. Goucher : Le BSIF examine le bilan des banques et leurs
expositions signalées, individuellement d’une banque à l’autre.
S’agissant de la réglementation, il incombe à la Banque du
Canada et aux commissions des valeurs mobilières de surveiller le
répertoire des opérations dans ce secteur.
The Deputy Chair: I thank all the witnesses who made an
excellent presentation. We are more informed about this
section of the bill. Perhaps Ms. Ascoli could work with you and
propose some amendments to the bill that would reflect your
desired direction. The committee has great staff, but you know
best what would be needed to comply with the international rules
that were adopted and that most advanced countries will respect.
I do not think Canada would want to fall behind.
La vice-présidente : Je tiens à remercier tous nos témoins dont
les exposés étaient excellents. Nous sommes mieux renseignés sur
cette section du projet de loi. Mme Ascoli pourrait travailler avec
vous à la préparation d’amendements au projet de loi qui
traduiraient l’orientation que vous préconisez. Le comité peut
compter sur un personnel fort compétent, mais vous êtes mieux en
mesure de savoir ce qui serait nécessaire pour respecter les règles
internationales en place, règles que la plupart des pays avancés
vont respecter. Je ne pense pas que le Canada voudrait manquer à
ses obligations à cet égard.
27:24
Banking, Trade and Commerce
Mr. Goucher: They will not.
The Deputy Chair: Certainly, there is an interest. I sit on the
Finance Committee as well, which will eventually look at this
section. Within a reasonable time frame, later this week or the
beginning of next week, perhaps you could propose an
amendment that would comply with what you are recommending.
Thank you so much.
Senator Tkachuk: One moment, chair. We did not ask for any
amendments. If you want to ask them for amendments, you can
ask them after the meeting. The committee is not asking for
amendments.
The Deputy Chair: He made a general proposal.
29-11-2012
M. Goucher : Cela ne sera pas le cas.
La vice-présidente : Il y a assurément un intérêt ici. Je siège au
Comité des finances également et il se penchera sous peu sur cette
section. En temps utile, plus tard cette semaine ou au début de la
semaine prochaine, vous pourriez nous proposer un amendement
qui refléterait ce que vous recommandez.
Merci beaucoup.
Le sénateur Tkachuk : Un instant, madame la présidente. Nous
n’avons pas demandé d’amendements. Si vous souhaitez
demander aux témoins de présenter des amendements, vous
pouvez le faire après la séance. Les membres du comité n’ont pas
demandé d’amendements.
La vice-présidente : Le témoin a fait une proposition générale.
Senator Tkachuk: I know. If he has any, he can forward them
to the clerk, absolutely.
Le sénateur Tkachuk : Je sais. Si le témoin veut présenter un
amendement, il peut envoyer sa proposition à la greffière,
assurément.
The Deputy Chair: I am not asking on behalf of anyone. I am
asking on my own. I am a member of this committee also.
La vice-présidente : Je n’ai pas proposé cela au nom de qui que
ce soit. Ma proposition est faite en mon nom car je suis membre
du comité également.
Senator Tkachuk: There you go — much clearer.
Le sénateur Tkachuk : Voilà qui est mieux — beaucoup plus
clair.
The Deputy Chair: I do not feel that I have the credentials in law.
Ms. Ascoli, who is a lawyer, could give us a sense of the desired
direction, if the government and Parliament would like to go with
what they are proposing, and how we could amend the bill.
La vice-présidente : Je n’estime pas avoir les compétences
juridiques nécessaires pour préparer un amendement.
Mme Ascoli est avocate et elle pourrait nous dire comment je
concrétiserais l’amendement, si le gouvernement et le Parlement
veulent retenir ce qui est proposé et comment nous pourrions
modifier le projet de loi.
On behalf of all the members, thank you for your presentation
and assistance.
Au nom de tous les membres du comité, merci de votre
témoignage et de votre aide.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
OTTAWA, Thursday, November 29, 2012
OTTAWA, le jeudi 29 novembre 2012
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 10:30 a.m. for the review of the
Proceeds of Crime (Money Laundering) and Terrorist Financing
Act (S.C. 2000, c. 17), pursuant to section 72 of the said Act.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce
se réunit aujourd’hui, à 10 h 30, pour examiner la Loi sur le
recyclage des produits de la criminalité et le financement des
activités terroristes (L.C. 2000, ch. 17), conformément à
l’article 72 de cette loi.
[English]
Barbara Reynolds, Clerk of the Committee: Honourable
senators, there is an unavoidable absence of the chair and
deputy chair. As your clerk, it is my duty to preside over the
election of an acting chair.
[Translation]
I am ready to entertain a motion to that effect.
[English]
Senator Oliver: I would like to move that Honourable Senator
Larry Smith be the acting chair.
[Traduction]
Barbara Reynolds, greffière du comité : Honorables sénateurs,
comme le président et la vice-présidente ont dû s’absenter, il
m’incombe, à titre de greffière, de présider à l’élection d’un
président suppléant.
[Français]
Je suis prête à recevoir une motion à cet effet.
[Traduction]
Le sénateur Oliver : Je propose que l’honorable sénateur Larry
Smith soit le président suppléant.
29-11-2012
Banques et commerce
Senator Massicotte: I second that motion.
[Translation]
Le sénateur Massicotte : J’appuie la motion.
[Français]
The Clerk: Any other candidates?
Mme Reynolds : Est-ce qu’il y a d’autres nominations?
Hon. Senators: No.
Des voix : Non.
[English]
Ms. Reynolds: It is moved by the Honourable Senator Oliver
that the Honourable Senator Larry Smith be the Acting Chair of
this committee.
27:25
[Traduction]
Mme Reynolds : L’honorable sénateur Oliver propose que
l’honorable sénateur Larry Smith soit le président suppléant du
comité.
Is it your pleasure, honourable senators, to adopt the motion??
Vous plaît-il, honorables sénateurs, d’adopter la motion?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
Ms. Reynolds: Thank you. I declare the motion carried, and I
invite Senator Smith to take the chair.
Senator Larry Smith (Acting Chair) in the chair.
Mme Reynolds : Merci. Je déclare la motion adoptée, et j’invite
le sénateur Smith à prendre le fauteuil.
Le sénateur Larry Smith (président suppléant) occupe le fauteuil.
The Acting Chair: Welcome to our witnesses. We have three
witnesses here today. We are continuing our five-year
parliamentary review of the Proceeds of Crime (Money
Laundering) and Terrorist Financing Act. This is our twentyfirst meeting on the subject. In conducting this review, the
committee has heard testimony that money laundering might take
place in certain sectors, notably the sales of luxury goods.
Le président suppléant : Je souhaite la bienvenue aux témoins,
qui sont aujourd’hui au nombre de trois. Nous poursuivons
l’examen effectué par le Parlement tous les cinq ans de la Loi sur
le recyclage des produits de la criminalité et le financement des
activités terroristes. Il s’agit de la 21e séance consacrée à cette
question. Au cours de cet examen, le comité a entendu des
témoins selon qui il y aurait du blanchiment d’argent dans
certains secteurs, notamment celui de la vente de biens de luxe.
Today, we will hear from the representatives of three types of
luxury goods: cars, boats and fine art.
Aujourd’hui, nous entendrons les représentants de commerces
qui vendent trois types de biens de luxe : des voitures, des bateaux
et des œuvres d’art.
[Translation]
Let me introduce our witnesses.
[English]
[Français]
Laissez-moi vous présenter les témoins.
[Traduction]
From the Canadian Automobile Dealers Association, Richard
C. Gauthier, President and Chief Executive Officer; from Boating
Ontario, Jeff Wilcox, Governor, and President of George’s
Marine and Sports; and from Heffel Fine Art Auctioneers,
Andrew Gibbs, Ottawa Representative. Welcome.
De la Corporation des associations de détaillants d’automobiles,
Richard C. Gauthier, président et chef de la direction; de la Boating
Ontario Association, Jeff Wilcox, gouverneur, et président de
George’s Marine and Sports; d’Heffel Fine Art Encanteurs, Andrew
Gibbs, représentant à Ottawa. Bienvenue à vous.
We have conducted 21 sessions, and we are far along in our
process. However, we wanted to make sure that we had you three
gentlemen with us today. I would ask Mr. Gibbs, Mr. Gauthier
and Mr. Wilcox if you have opening statements. We will go with
those and then have questions and interaction with our senators.
Could we maybe start with Mr. Gibbs?
Nous avons consacré 21 séances à cet examen, et nous sommes
très avancés. Nous tenions néanmoins à vous entendre tous les
trois aujourd’hui. Messieurs Gibbs, Gauthier et Wilcox, avezvous des déclarations liminaires? Nous allons les entendre, après
quoi viendront les questions des sénateurs et les échanges avec
eux. M. Gibbs pourrait-il commencer?
Andrew Gibbs, Ottawa Representative, Heffel Fine Art
Auctioneers: Certainly; thank you. Acting chair, honourable
senators and members of the committee, thank you very much
for giving me the opportunity to attend this meeting as a witness.
Andrew Gibbs, représentant à Ottawa, Heffel Fine Art
Encanteurs : Bien sûr. Je vous remercie. Monsieur le président
suppléant, honorables sénateurs et membres du comité, je vous
remercie beaucoup de m’avoir invité à témoigner.
I was invited to attend today as a representative of Heffel Fine
Art Auction House. I have worked for Heffel since 1999, but my
experience of the art auction business goes back 25 years to 1987,
when I first started working for an auction house in England.
During those 25 years, I have worked as an auctioneer, appraiser
Vous m’avez invité en tant que représentant de la maison de
vente aux enchères Heffel Fine Art Auction House. J’y travaille
depuis 1999, mais je suis entré dès 1987 au service d’une maison de
vente aux enchères en Angleterre. Pendant mes 25 années
d’expérience, j’ai été adjudicateur, commissaire-priseur et
27:26
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
and director with four different auction houses and have, I
believe, gained a broad knowledge of the workings of the art
auction business.
directeur dans quatre maisons, ce qui m’a permis d’acquérir une
large connaissance des rouages de la vente aux enchères d’œuvres
d’art.
Heffel Fine Art Auction House is the largest art auction
company in Canada, and I believe it is for this reason that we
were selected to speak as an authority on the art auction market
in Canada. I shall give you a brief synopsis of the company and its
place in the art auction market.
C’est sans doute parce que Heffel Fine Art est la plus grande
maison du genre au Canada qu’on nous a appelés à donner un
témoignage d’expert sur la vente aux enchères d’œuvres d’art au
Canada. Je vais d’abord vous donner un aperçu de la maison et de
la place qu’elle occupe sur le marché.
Heffel was founded in Vancouver in 1978 as an art gallery
specializing in high-end Canadian and international art. In 1995,
the gallery held its first auction. Over the past 17 years, the
company has grown enormously and now has galleries in
Vancouver, Toronto and Montreal, and sells over 60 per cent of
all the art sold at auction in Canada. Live auctions are held twice
a year, in Toronto in November and in Vancouver in May, with
previews of the artworks in our three galleries. These auctions
have regularly broken records for the prices achieved for
individual artists and for the overall auction sale totals.
La maison Heffel a été fondée à Vancouver en 1978 en tant que
galerie d’art spécialisée dans l’art canadien et international haut
de gamme. Elle a tenu sa première vente aux enchères en 1995. En
17 ans, elle a beaucoup grandi, si bien qu’elle a maintenant des
galeries à Vancouver, Toronto et Montréal et compte pour plus
de 60 p. 100 de toutes les œuvres vendues aux enchères au
Canada. Elle organise deux ventes en salle par an; à Toronto en
novembre et à Vancouver en mai, et elle présente les œuvres dans
ses trois galeries. Ces ventes battent régulièrement des records en
termes de prix obtenus pour les artistes et de valeur globale des
œuvres d’art achetées.
A typical auction will include around 180 lots — 180 paintings
or works of art — and have a sale total of around $15 million,
representing an average sale price of around $85,000 per artwork.
Our record sale total was $23 million in 2007, and we have held
the top 14 art auctions in Canadian history. Our nearest
competitor is Sotheby’s, with recent sales totals of less than half
of ours.
Une vente aux enchères compte le plus souvent 180 lots d’une
valeur à la vente totale d’environ 15 millions de dollars, soit en
moyenne quelque 85 000 $ par œuvre d’art. Notre vente record a
rapporté 23 millions de dollars, en 2007, et nous avons tenu
les 14 ventes les plus lucratives de l’histoire du Canada. Les
ventes récentes de notre concurrent le plus proche, Sotheby’s, ne
rapportent pas la moitié des nôtres.
We also hold 11 online auctions a year and these usually
include artworks valued from around $1,000 to $100,000,
although we have sold artworks in online auctions for over
$700,000. Our auction sales are predominantly of Canadian art,
but twice a year we hold auctions of international art, and these
normally range in total value from around $500,000 to $2 million
per auction.
Nous tenons aussi 11 ventes aux enchères en ligne par an. La
valeur estimative des œuvres d’art alors offertes varie entre 1 000 et
100 000 $, mais il arrive que les ventes en ligne rapportent plus de
700 000 $. Nous vendons surtout de l’art canadien, mais deux fois
par an nous mettons aux enchères des œuvres étrangères qui
rapportent entre 500 000 $ et 2 millions de dollars par vente.
I hope that this has given you an understanding of the level at
which Heffel operates within the art auction business in Canada.
J’espère que cela vous aura donné une idée du niveau d’activité
de la maison Heffel sur le marché de la vente aux enchères
d’œuvres d’art au Canada.
Now, I will turn to the question that was asked of Heffel: Is the
art auction business in Canada an industry in which there are
large amounts of cash transactions and opportunities for money
laundering?
Passons maintenant à la question qui a été posée à Heffel : la
vente aux enchères d’œuvres d’art est-elle au Canada un secteur
où les transactions au comptant atteignent des sommes
importantes et où les possibilités de blanchiment d’argent sont
d’autant plus grandes?
The simple answer is that it is extremely rare to be paid in cash
for any artwork. We never use cash when paying a consignor, and
we do not believe that there are opportunities for money
laundering. We encourage buyers to make payment by wire
transfer. According to our terms and conditions of business, we
specifically say that payment should be made by bank wire,
certified cheque, bank draft or cheque accompanied by a Letter of
Credit from the buyer’s bank.
Pour répondre simplement à la question, il est extrêmement
rare qu’une œuvre d’art soit payée comptant, nous ne payons
jamais comptant un consignateur et nous ne croyons pas qu’il y
ait des possibilités de blanchiment d’argent. Nous encourageons
les acheteurs à payer par télévirement. Nos conditions stipulent
que le paiement doit se faire par télévirement, chèque certifié,
traite bancaire ou chèque accompagné d’une lettre de crédit de la
banque de l’acheteur.
We do accept credit card payments of up to $25,000, if paid in
person, or $5,000 if paid over the phone, but we do not encourage
the practice as it represents a significant cut of our commission as
Nous acceptons les cartes de crédit jusqu’à concurrence
de 25 000 $ en personne ou de 5 000 $ par téléphone, mais ce
n’est pas quelque chose que nous encourageons, car il peut en
29-11-2012
Banques et commerce
27:27
the transaction fee is based on the overall value of the artwork
while our commission is based on a percentage of the value of the
artwork.
résulter une diminution considérable de notre commission, les
frais de transaction étant fonction de la valeur totale de l’œuvre
tandis que la commission en est un pourcentage.
I have consulted with David and Robert Heffel, the owners of
the company, and I have been reliably informed that, since its
inception as an auction house, Heffel has only rarely received cash
as payment for artworks sold at auction. Over the past few years,
despite a growth in the overall business, we have received fewer
cash payments each year. In the past few years, this would have
amounted to less than a total of $10,000 received in cash per year.
Measured against a total receipt of some $30 million to $50
million a year, I think it should be fairly evident that Heffel is not
being used as a conduit for the laundering of money through the
process of buying art in exchange for cash. I would expect the
same extremely low proportion of cash sales to apply to our
competitors in the art auction business.
J’ai consulté MM. David et Robert Heffel, les propriétaires, qui
m’ont assuré que, depuis la transformation de leur entreprise en
maison de vente aux enchères, les œuvres n’ont que rarement été
payées comptant. Ces dernières années, le chiffre d’affaires a
augmenté, mais le nombre de paiements au comptant a diminué et
encore, ces paiements n’ont jamais totalisé plus de 10 000 $ par an.
Compte tenu d’un chiffre d’affaires de quelque 30 à 50 millions de
dollars par an, il me semble assez évident que la maison Heffel ne
sert pas à blanchir de l’argent par l’achat d’œuvres d’art en échange
d’argent comptant. Les ventes au comptant de nos concurrents sur
le marché de la vente aux enchères d’œuvres d’art comptent sans
doute pour un pourcentage aussi infime de leurs ventes totales.
I would now like to address the question of the use of
Canadian art auctions in the whole process of money laundering.
Passons maintenant à la question de l’utilisation des ventes aux
enchères d’œuvres d’art à des fins de blanchiment d’argent au
Canada.
I received the transcript of the meeting of the Standing Senate
Committee on Banking, Trade and Commerce held on Wednesday,
March 28 and 29, 2012. Reading the transcript, I noted that various
comments were made by representatives of the jewelry industry
about auction houses and their vulnerability to being used by
money launderers. One comment struck me in particular. It was
made by Mr. Barcados, President of the C.D. Barcados Co. Ltd.
On page 22 of the report, he is reported as saying:
J’ai reçu la transcription des audiences que le Comité sénatorial
permanent des banques et du commerce a tenues les 28
et 29 mars 2012. En la lisant, j’ai remarqué les observations des
représentants de l’industrie de la joaillerie concernant les maisons
de vente aux enchères et leur vulnérabilité au blanchiment
d’argent et notamment, à la page 22, celle de M. Barcados,
président de C.D. Barcados Co. Ltd. Il aurait dit :
The whole set-up of an auction, where there is an
anonymous buyer and seller, you do not have that
customer due diligence or the type of relationship that the
senator was referring to in the previous question; it does not
give the opportunity.
L’organisation même d’une vente aux enchères, où il y a un
acheteur et un vendeur tous deux anonymes, est faite de
sorte qu’il n’y a pas de diligence due à l’égard du client ni le
type de relations auxquelles le sénateur faisait allusion lors
de la question précédente; cette possibilité n’est pas offerte.
Having read Mr. Barcados’ comments, I feel that there might
be a misconception that auction houses operate in a shadowy
world of anonymous buyers and sellers, as though we do not
know the identities of the people who are asking us to sell their
million dollar paintings or the names of the mysterious billionaire
buyers who bid at our auctions. The truth is that the high-end art
auction business in Canada is notably transparent.
Selon moi, les propos de M. Barcados donnent à tort
l’impression que les maisons de ventes aux enchères mènent
leurs activités dans un monde interlope d’acheteurs et de vendeurs
anonymes et qu’elles ne connaissent pas l’identité des gens qui leur
demandent de vendre leurs tableaux de plusieurs millions de
dollars ou des mystérieux milliardaires qui enchérissent à leurs
ventes. La vérité est que les ventes aux enchères d’œuvres d’art
haut de gamme au Canada sont remarquablement transparentes.
Yes, there are people who are anonymous in the sense that we
do not reveal the identities of the buyers or sellers to the press or
to the general public, but knowing our buyers and sellers is
probably the most important part of our business. Many of them
are among the biggest names in Canadian business and public life.
Oui, il y a des vendeurs et des acheteurs qui sont anonymes en
ce sens que nous ne révélons pas leur identité à la presse ou au
grand public, mais l’élément probablement le plus important de
notre métier consiste justement à connaître ces gens. Bon nombre
d’entre eux comptent parmi les personnalités les plus marquantes
du monde des affaires et de la vie publique au Canada.
Regarding the procedure for accepting artworks from
consignors, we do not take an artwork for sale unless we feel
100 per cent confident in both the artwork and the owner’s right
to sell the work. As well as the ethical barrier to selling an artwork
from an unknown source, there are also huge potential financial
En ce qui concerne la consignation, nous n’acceptons de vendre
une œuvre d’art que si nous sommes certains à 100 p. 100 de sa
provenance et du droit de son propriétaire de la vendre. Outre
l’obstacle moral qui s’oppose à la vente d’une œuvre d’origine
inconnue, les risques financiers sont énormes s’il s’avère qu’elle a
27:28
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
risks if the work is subsequently found to have been illegitimately
procured. As a company, we all adhere to a strict code of ethics as
published on our website, www.heffel.com.
été obtenue de façon illégitime. Notre maison adhère à un code de
déontologie strict qu’on peut consulter à l’adresse www.heffel.com.
It is always worth our while to take the extra steps required to
establish the provenance or history of an artwork going as far
back as possible, sometimes right back to the day the artist signed
it. Getting to know the sellers can also help us to become more
knowledgeable about the artworks that they are offering. Often,
the art has been passed down through the generations and
interesting information about the original acquisition of an
artwork can add to its value and sometimes to our knowledge
of an artist’s work.
Il vaut toujours la peine de prendre les précautions voulues pour
établir la provenance ou l’histoire d’une œuvre d’art en remontant
aussi loin que possible, parfois même au jour où l’artiste l’a signée.
Il peut aussi être utile de connaître les vendeurs pour en apprendre
davantage sur les œuvres. L’œuvre a souvent été transmise de
génération en génération et les renseignements qu’on peut obtenir
sur les modalités de son acquisition ajoutent parfois à sa valeur et à
notre connaissance de la production de l’artiste.
One of the best tools we have for tracing the provenance of an
artwork is our own publicly accessible database of Canadian
artworks that were sold in auction over the past 45 years. Known
as the Heffel Canadian Art at Auction Index, it includes some
80,000 artworks, most of them illustrated and including works
from all of the top art auction houses in Canada.
L’un des meilleurs outils dont nous disposons pour établir la
provenance des œuvres, c’est notre propre banque de données
publique sur les œuvres d’art canadiennes vendues aux enchères
au cours des 45 dernières années. Cette banque, appelée le Heffel
Canadian Art at Auction Index, contient quelque 80 000 œuvres,
la plupart illustrées, y compris celles de toutes les grandes maisons
de vente aux enchères du Canada.
The due diligence that we undertake to establish the identity,
creditworthiness and interest of our buyers is always important.
The last thing we need in the auction process is an untraceable
buyer. Imagine the loss of reputation that would follow the sale of
a million dollar painting to a buyer we did not know. It is
absolutely in our interests to keep very close tabs on all of our
buyers and sellers.
La diligence que nous mettons à établir l’identité, la capacité de
payer et les intérêts de nos acheteurs est également importante. Il
n’y a rien de pire dans la vente aux enchères qu’un acheteur
auquel on ne peut pas remonter. Imaginez le coup que prendrait
notre réputation si nous vendions un tableau d’un million de
dollars à un acheteur inconnu de nous. Nous avons absolument
intérêt à bien connaître tous nos acheteurs et nos vendeurs.
At Heffel, we are fortunate enough to have the luxury of a
strong geographical presence in Canada, as we own our own
galleries in Vancouver, Toronto and Montreal and have an office
here in Ottawa. It is in these locations that we meet most of our
buyers during the preview process and ask them to register with us
in order to bid or join our mailing list. One cannot bid in one of
our live auctions without first having presented identification, and
the registration process for our online auctions requires the
inputting of significant personal and banking details. All of our
offices are connected by a network to our own central database of
buyers, sellers and artworks.
Chez Heffel, nous avons la chance d’être présents ici et là au
Canada grâce à nos galeries de Vancouver, de Toronto et de
Montréal et à notre bureau d’Ottawa. C’est là que nous
rencontrons la plupart de nos acheteurs dans le cadre du
processus d’examen et que nous leur demandons de s’enregistrer
pour enchérir ou de s’inscrire à notre liste d’envoi. Pour enchérir
dans nos ventes en salle, il faut présenter une pièce d’identité; pour
enchérir aux ventes en ligne, il faut fournir des renseignements
personnels et bancaires pertinents. Tous nos bureaux sont
raccordés à notre banque de données sur les acheteurs, les
vendeurs et les œuvres d’art.
In my opinion, using the high-end Canadian art auction
market for the purpose of money laundering would be a fool’s
game. Unlike goods from other industries that can be broken
down into anonymous components, an artwork is forever
recognizable. Every artwork is individual, expertly catalogued
and photographed for posterity, and the records are available for
public view either online or at the National Gallery of Canada’s
archives. Meanwhile, the buying and selling process that we
provide is completely transparent and Heffel’s accounts, which
include the names, addresses and contact details of all buyers and
sellers, are available for inspection by Revenue Canada or the
police in the event of a suspicious transaction.
À mon avis, il serait insensé de passer par le marché canadien
de la vente aux enchères haut de gamme pour blanchir de l’argent.
Contrairement aux biens décomposables en pièces anonymes, une
œuvre d’art est à tout jamais reconnaissable. Chacune est
individuelle, cataloguée dans les règles et photographiée pour la
postérité, et les fichiers sont accessibles au public en ligne ou aux
archives du Musée des beaux-arts du Canada. Par ailleurs, la
procédure d’achat et de vente que nous offrons est parfaitement
transparente et les comptes de Heffel, où figurent le nom et les
coordonnées de tous les acheteurs et les vendeurs, sont rendus
accessibles au public par Revenu Canada ou la police en cas de
transaction suspecte.
I hope that this reassures the committee that the art auction
industry in Canada, certainly as exemplified by Heffel, is far from
a haven for money launderers.
J’espère avoir convaincu le comité qu’au Canada, la vente aux
enchères d’œuvres d’art, telle que la pratique en tout cas la maison
Heffel, est loin d’être un refuge pour blanchisseurs d’argent.
The Acting Chair: Thank you very much, Mr. Gibbs.
Le président suppléant : Merci beaucoup, monsieur Gibbs.
29-11-2012
Banques et commerce
27:29
Richard C. Gauthier, President and Chief Executive Officer,
Canadian Automobile Dealers Association (CADA): I am president
and CEO of the Canadian Automobile Dealers Association. We
are extremely pleased to have been invited here today to assist you
in any way possible with your ongoing deliberations.
Richard C. Gauthier, président et chef de la direction, Corporation
des associations de détaillants d’automobiles (CADA) : Je suis
président et chef de la direction de la Corporation des
associations de détaillants d’automobiles, qui est très heureuse
d’avoir été invitée à vous aider par tous les moyens possibles dans
vos délibérations.
CADA is the national association for franchised automobile
dealers that sell new cars and trucks. Our over 3,300 dealers
represent a vital sector of the Canadian economy and employ
directly almost 140,000 men and women in well-paying jobs
everywhere throughout Canada. We represent all brands of
vehicles available in Canada, and our dealers are located in
virtually every community in the country.
La CADA est un regroupement national de concessionnaires
d’automobiles et de camions neufs. Nos quelque
3 300 concessionnaires qui emploient près de 140 000 Canadiens
bien rémunérés forment un secteur vital de l’économie canadienne.
Les concessionnaires que représente la CADA vendent toutes les
marques de véhicules disponibles au Canada et sont établis dans
presque toutes les villes et localités.
I am very happy to present today to the Standing Senate
Committee on Banking, Trade and Commerce on the issue of
money laundering and organized crime. First, I will provide a
little background about our industry.
Je me réjouis de prendre la parole aujourd’hui devant le Comité
sénatorial des banques au sujet du blanchiment d’argent et du
crime organisé. Mais d’abord, voici quelques renseignements
généraux sur le secteur que la CADA représente.
[Translation]
[Français]
In 2011, our member stores sold more than $80 billion worth of
goods and services to Canadian consumers.
En 2011, les commerces de nos membres ont vendu aux
consommateurs canadiens des biens et des services d’une valeur de
plus de 80 milliards de dollars.
This number is equal to more than 5 per cent of our country’s
GDP and represents a 5 per cent jump over 2010. It also
represents 20 per cent of retail sales. So far in 2012, growth in
our industry has been very strong and has outpaced almost all
other sectors in the Canadian economy.
Ce chiffre correspond à plus de 5 p. 100 du produit intérieur
brut du pays, soit une hausse de 5 p. 100 par rapport à 2010, et
représente 20 p. 100 des ventes au détail. Jusqu’ici en 2012, le
secteur a connu une forte croissance devançant presque tous les
autres secteurs d’activités au Canada.
Last month was in fact the best October for new car sales in the
history of Canada and for the first ten months of this year, total
new vehicle sales are up almost 7 per cent over 2011.
En fait, en octobre 2012, les ventes de véhicules neufs n’ont
jamais été aussi élevées pour un mois d’octobre dans toute
l’histoire du Canada et les ventes totales de véhicules neufs
enregistrés pour les 10 premiers mois de l’année dépassent les
ventes de 2011 de presque 7 p. 100.
[English]
[Traduction]
In the context of otherwise modest, overall economic growth,
this is indeed a positive result for our members, the auto industry
and the economy at large.
Compte tenu de la croissance économique globale par ailleurs
modeste, il s’agit d’un résultat très positif pour nos membres, pour
le secteur de l’automobile et pour l’économie en général.
Over the years, too many of our members have been victims of
organized crime. Our members are too often affected by the
concerted effort of criminal organizations to steal large numbers
of vehicles at one time, often with values totaling millions of
dollars. As a national association, we have a long history of
cooperation with the government when it comes to cracking down
on organized crime. On money laundering, we have the very same
approach.
Au fil des ans, nos membres n’ont été que trop nombreux à être
victimes du crime organisé. Trop souvent, ils sont touchés par les
tentatives concertées d’organisations criminelles pour dérober des
quantités considérables de véhicules en même temps, ce qui
représente parfois des millions de dollars. Notre association
nationale coopère depuis longtemps avec l’État afin de sévir
contre le crime organisé. En ce qui concerne le blanchiment de
capitaux, son approche est tout à fait la même.
[Translation]
Though our members are too frequently victims of organized
crime, I have to admit that the first time I heard of the issue of
new car dealers as a channel for money laundering was from the
Senate Committee on Banking, Trade and Commerce, and media
reports surrounding it.
[Français]
Bien que nos membres soient trop souvent victimes du crime
organisé, je dois admettre que c’est par l’entremise du Comité
sénatorial des banques et du commerce et des médias que j’ai
entendu dire pour la première fois que les concessionnaires de
véhicules neufs constituent un exécutoire pour le blanchiment
d’argent.
27:30
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
As a result of this committee’s work, CADA reached out to its
dealers to survey how frequently they see large cash transactions.
Par suite des travaux du comité, la CADA s’est adressée aux
concessionnaires pour savoir si les grosses transactions au
comptant étaient fréquentes.
The results were as clear as they were predictable: 85 per cent
of our dealers reported that hard cash transactions in excess of
$10,000 represented less than 2 per cent of their sales. The vast
majority of the rest of our members reported that such
transactions accounted for less than 5 per cent of sales.
Les résultats du sondage étaient aussi limpides que prévisibles :
85 p. 100 des concessionnaires ont indiqué que les transactions en
numéraire supérieures à 10 000 dollars représentaient moins de
deux p. 100 des ventes. Parmi les autres concessionnaires, la
grande majorité a indiqué que ces transactions constituent moins
de 5 p. 100 des ventes.
[English]
[Traduction]
When these types of transactions do take place, they are fully
documented at the dealership and at the dealer’s financial
institutions. As with any business, when a car dealer is in
possession of a large amount of cash, the first place they go to is
their bank.
Ces transactions s’accompagnent d’un lot de documents tant
chez le concessionnaire qu’à son institution financière. Comme pour
toute entreprise, le concessionnaire qui prend possession d’une
somme importante s’empresse d’aller la déposer à la banque.
The reality is that the vast majority of new car buyers finance
or lease their vehicle. Historically, low interest rates and intense
competition in the industry mean that they can do so more easily
than ever before. The prevalence of zero-per-cent financing means
that even customers with the means to purchase in cash often have
the incentive not to do so. Therefore, large cash transactions are
exceedingly rare.
Le fait est que la grande majorité des acheteurs de véhicules
neufs financent eux-mêmes une partie de leur achat; les taux
d’intérêt bas comme ils ne l’ont jamais été et la concurrence féroce
dans le secteur leur facilitent la tâche comme jamais auparavant.
Grâce au financement sans intérêt, même les clients qui ont les
moyens de payer avec de l’argent liquide sont incités à payer
autrement. C’est pourquoi les grosses transactions en numéraire
se font de plus en plus rares.
The committee needs to be clear, however, that car dealers are
a special breed in the retail landscape. They sell very large ticket
items. They have, therefore, a much smaller number of total
transactions than other retail stores that sell a greater volume of
smaller goods and services. There exists already a great deal of
documentation for each and every new vehicle transaction that
takes place at a car dealership.
Le comité doit savoir que les concessionnaires d’automobiles
forment un groupe spécial du secteur de la vente au détail. Ils
vendent principalement des articles très coûteux. Ils ont donc
moins de transactions que tous les autres commerces de détail qui
vendent un grand volume de petits articles et de services. Chaque
transaction sur un véhicule neuf chez un concessionnaire fait déjà
l’objet d’une abondante documentation.
[Translation]
[Français]
Between the manufacturer and the dealer and between the
dealer and the customer, there is extensive documentation of all
new vehicle transactions that take place in Canada, and how these
transactions are financed. Because of this extensive tracking of
inventory to purchaser, any cash transaction over the current
$10,000 amount is already captured by the bank.
Entre le fabricant et le concessionnaire et entre celui-ci et le
client, il existe de nombreux documents sur toutes les transactions
liées à l’achat de véhicules neufs au Canada et sur le financement
de ces véhicules. En raison du suivi exhaustif de l’inventaire, toute
transaction au comptant de plus de 10 000 $ est déjà inscrite à la
banque.
A very straightforward but rare example would be that of a
customer who buys a vehicle and pays cash. That vehicle would
then be tracked as leaving the inventory, and the bank or financial
institution providing floor plan financing would be alerted to the
fact that the car was sold. From there, the cash deposit for the car
would also be reported and tracked by the bank upon deposit.
Prenons par exemple le cas simple, mais rare, où un client
achète un véhicule qu’il paie comptant. Le véhicule serait retiré de
l’inventaire et la banque ou l’institution financière qui fournit le
financement de stock serait informée de la vente du véhicule. À
partir de là, le dépôt de l’argent effectué pour la vente du véhicule
serait signalé et repéré par la banque.
This is very different from the retail sales of other items.
[English]
Dealerships that would avoid this reporting process risk the
cancellation of their franchise agreement, a risk far greater than a
simple fine. That said, as strong corporate citizens, CADA and its
Il en va autrement dans le cas des ventes au détail d’autres
articles.
[Traduction]
Les concessionnaires qui contourneraient illégalement cette
piste s’exposeraient à l’annulation de leur contrat de franchise,
une conséquence beaucoup plus lourde qu’une simple amende.
29-11-2012
Banques et commerce
27:31
members are ready to cooperate with the government with regard
to the documentation of these transactions, however rare they
may be.
Cela dit, la CADA et ses membres, qui sont socialement
responsables, sont disposés à collaborer avec le gouvernement
en ce qui concerne la documentation relative à ces transactions, si
rares soient-elles.
As the government moves forward with the Red Tape
Reduction Commission action plan and the one-for-one
regulatory elimination, it is worth pausing and ensuring that
any new regulations will actually deliver results and target new
sectors of the economy. It makes practical sense. We ask you, as a
Senate committee, that any recommendations you make on new
reporting requirements be consistent with the government’s oftcited goal of red tape reduction.
Le gouvernement mettant en œuvre le plan d’action de la
Commission de réduction des formalités administratives et la
règle du « un pour un » pour l’élimination de règlements, il vaut
la peine de marquer un temps d’arrêt pour s’assurer que tout
nouveau règlement donne les résultats attendus et vise de
nouveaux secteurs de l’économie. C’est logique. Nous
demandons au comité sénatorial de faire en sorte que toute
recommandation concernant de nouvelles exigences en matière de
déclarations tienne compte de l’objectif gouvernemental maintes
fois réaffirmé d’alléger les formalités administratives.
As stated earlier, CADA is ready to cooperate with this
committee and the government on any initiative that makes life
harder for criminal organizations. Our record on these issues is
clear and will not waver.
Je le répète, la CADA est disposée à collaborer avec le comité
et avec le gouvernement pour faire la vie dure aux organisations
criminelles. Nos réalisations à cet égard en témoignent et elles ne
se démentiront pas.
Thank you for your time. I will be more than happy to respond
to any questions later on.
Merci de m’avoir accordé du temps, et je serai très heureux de
répondre à vos questions tout à l’heure.
Jeff Wilcox, Governor, Boating Ontario Association: Good
morning, honourable senators; I am governor with Boating
Ontario. I also own two marine dealerships, one in Ottawa and
one in the Ottawa Valley. We are very pleased to speak with you
folks and explain our position in the marine industry.
Jeff Wilcox, gouverneur, Boating Ontario Association :
Bonjour, honorables sénateurs. Je suis gouverneur de Boating
Ontario. Je possède également deux concessions de bateaux, l’une
à Ottawa et l’autre dans la vallée de l’Outaouais. Nous sommes
très heureux de venir nous entretenir avec vous et expliquer la
position de notre secteur de l’économie.
Boating Ontario, previously known as the Ontario Marine
Operators Association, is the largest recreational boating trade
association in Canada. With close to 600 members, the
association represents all facets of the boating market from
marinas and dealers to suppliers and manufacturers. Our
members come from the private sector, as well as municipal
officials and public members.
Boating Ontario, auparavant connu sous le nom d’Ontario
Marine Operators Association, est la principale association de
navigation de plaisance au Canada. L’association, qui compte
près de 600 membres, représente toutes les facettes du marché du
nautisme, allant des ports de plaisance et des détaillants jusqu’aux
fournisseurs et aux fabricants. Nos membres viennent autant du
secteur privé que des municipalités et du grand public.
In 2007 we conducted an economic impact study that showed
recreational boating represented over $25 billion when all factors
were taken into account. Ontario represented approximately
50 per cent of this total. Many thousands of jobs and government
revenues are generated by the boating industry. At present we are
updating this report and the new study is expected during the first
quarter of 2013.
En 2007, nous avons fait une étude sur les répercussions
économiques qui a montré que, lorsque tous les facteurs sont pris
en considération, la navigation de plaisance représentait plus de
25 milliards de dollars. L’Ontario comptait pour la moitié de ce
total, environ. Le secteur du nautisme crée des milliers d’emplois
et rapporte des milliers de dollars au gouvernement. Nous
procédons actuellement à une mise à jour de ce rapport; la
nouvelle étude est attendue pendant le premier trimestre de 2013.
For the year ended March 31, 2012, approximately 46,000 new
and 58,000 used boats were sold in Canada. Since the recession
of 2008, the U.S. marketplace has seen a serious downturn in the
sale of recreational boats, as has the Canadian market. However,
we have weathered the storm slightly better than the U.S. with a
decline in the sales, but not to the same extent as the U.S. market.
Canadian manufacturers have been hard hit with the change in
the value of the dollar, wage rates and government costs. In fact,
many of the Canadian boat manufacturers are no longer in
business at this time.
Au cours de l’exercice achevé le 31 mars 2012, environ
46 000 bateaux neufs et 58 000 bateaux d’occasion ont été
vendus au Canada. Depuis la récession de 2008, le marché
américain, comme le marché canadien du reste, connaît un grave
ralentissement des ventes d’embarcations de plaisance. Sur ce
plan, le Canada s’en est un peu mieux tiré que son voisin, les
ventes ayant diminué, certes, mais moins qu’aux États-Unis. Les
fabricants canadiens ont été touchés durement par les variations
du cours du dollar, des taux de rémunération et des coûts
gouvernementaux. Bon nombre de fabricants canadiens ont dû
cesser leurs activités.
27:32
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
The segment that has been hardest hit is our large market or
cruiser market of boats larger than 25 feet. This segment has seen
double-digit drops over the last five years and recently the number
two manufacturer announced that they are exiting this part of the
business in North America.
Le segment le plus touché est celui des bateaux de croisière ou
des bateaux de plus de 25 pieds. Ce segment a connu des baisses
supérieures à 10 p. 100 au cours des cinq dernières années et, tout
récemment, le deuxième fabricant en importance annonçait qu’il
se retirait de ce secteur en Amérique du Nord.
Another major manufacturer to make this move just happens
to be a Canadian manufacturer, BRP, based in Sherbrooke,
Quebec. They are also the number one manufacturer of jet boats
in the marine industry and have announced that they can no
longer be profitable in such a small and unstable market.
Un autre important fabricant à abandonner également ce
secteur est le fabricant canadien BRP, de Sherbrooke, au Québec.
Principal fabricant de bateaux à hydrojet, il vient d’annoncer que
le marché, petit et instable, n’est plus assez rentable pour lui.
The marine industry does have its bright spots, however, and
that is within the affordable aluminum pontoon business, which
has seen remarkable gains in popularity, setting new sales records
and attracting new business to the water.
Le secteur du nautisme connaît toutefois du succès dans la
vente de pontons en aluminium, d’un prix abordable et de plus en
plus populaires, ce qui lui a permis d’établir des ventes records et
d’attirer de nouveaux adeptes.
Like the automotive industry, our regulations and controls are
quite stringent to prevent money laundering of any sort.
Financing has become a large portion of our business and will
continue to be so in the future. Thank you.
Tout comme le secteur de l’automobile, nous avons des
règlements et des contrôles très rigoureux qui font échec à toute
forme de blanchiment de capitaux. Le financement est devenu une
part importante de notre activité et il le demeurera à l’avenir. Merci.
The Acting Chair: Thank you, Mr. Wilcox.
Le président suppléant : Merci, monsieur Wilcox.
To position our discussion today, our mandate is to review the
legislation that was created in 2000. We have had one review and
we are in our second review now. Our objective as a committee is
to try to find ways to improve the system. In our discussion today,
and thinking about how we can make it better, we welcome
comments and ideas from you folks in terms of the question
period. Senator Massicotte, would you like to start?
Pour situer nos échanges d’aujourd’hui, disons que notre
mandat consiste à examiner une loi qui a été adoptée en 2000.
Nous l’avons examinée une fois déjà, et il s’agit cette fois du
deuxième examen. L’objectif du comité est de trouver des moyens
d’améliorer le régime existant. Aujourd’hui, dans le cadre de cette
recherche d’améliorations, nous sommes heureux de recevoir vos
observations et vos idées au cours de la période de questions.
Sénateur Massicotte, voulez-vous commencer?
Senator Massicotte: Sure, I would love to start. This question is
for all three of you. You all say that cash transactions are
extremely rare. On the auto side, it is 2 per cent to 5 per cent that
are cash transactions and you say this is exceptionally rare. We
are talking about cash, but we are concerned here about cash
transactions in excess of $10,000, that is, payment in real cash and
not by credit card. Is the right percentage 2 per cent to 5 per cent?
Le sénateur Massicotte : Bien sûr. Je ne demande pas mieux. La
question qui suit s’adresse aux trois témoins. Vous dites tous que
les transactions en numéraire sont extrêmement rares. Dans le
secteur de l’automobile, elles représentent de 2 à 5 p. 100, et vous
dites qu’elles sont exceptionnellement rares. Il s’agit d’opérations
en liquide, mais ce qui nous intéresse ici, ce sont les opérations de
plus de 10 000 $ en numéraire et non par carte de crédit. S’agit-il
de 2 ou de 5 p. 100?
Mr. Gauthier: It is actually under 2 per cent in our case.
M. Gauthier : Dans notre cas, c’est moins de 2 p. 100.
Senator Massicotte: That is a lot when you think about
someone coming in with a small box of $10,000 in cash because
we do not print $1,000 bills anymore. What do you say when
someone does that? I know you have the bank and you get a
transfer of the title, but, unless you obtain information on the
person, taking ID and checking his bank, what do you do?
Obviously, you must be immediately suspicious when someone
comes up with $10,000 cash.
Le sénateur Massicotte : C’est beaucoup, si on pense qu’il faut
venir avec une petite boîte contenant 10 000 $ en billets, puisque
nous n’imprimons plus de billets de 1 000 $. Que dites-vous,
lorsque quelqu’un paie de cette manière? Je sais bien qu’il y a la
banque et que vous avez le transfert du titre de propriété, mais, à
moins d’obtenir des renseignements sur le client, de demander une
pièce d’identité et de vérifier auprès de la banque, que faites-vous?
De toute évidence, vous devez immédiatement avoir des soupçons
lorsque quelqu’un se présente avec 10 000 $ en liquide.
Mr. Gauthier: The information is quite extensive. First, at the
dealership level, you cannot even take a test drive without
producing information such as driver’s licence and those kinds of
things. You cannot even go on a road test, let alone buy a vehicle.
It is rather extensive.
M. Gauthier : Les renseignements sont abondants. D’abord,
chez le concessionnaire, on ne peut même pas faire l’essai d’une
voiture sans produire son permis de conduire, par exemple. On ne
peut même pas faire un essai sur route et, a fortiori, on ne peut
acheter un véhicule. Les renseignements sont plutôt nombreux.
29-11-2012
Banques et commerce
27:33
The important point here is that once the vehicle is sold that
money would be deposited in the bank. A lot of our dealers today
feel or act as if they are regulated. Because they are obligated to
report these types of cash transactions, the bank will
automatically push that down to the dealer level. The dealer
then applies the same kind of rigorous identification process that
the bank would.
Le point important, c’est que, une fois le véhicule vendu,
l’argent est déposé à la banque. De nos jours, beaucoup de
concessionnaires ont l’impression d’être réglementés et ils se
comportent comme s’ils l’étaient. Comme elle est tenue de
déclarer ce type de transaction en numéraire, la banque renvoie
automatiquement ces obligations au niveau du concessionnaire.
Ce dernier applique alors le même processus d’identification
rigoureuse que la banque.
Senator Massicotte: My understanding of the regulations today
is that the bank would get the cash. They then need to prepare a
report saying that they got this from whomever. That is it; that is
all. Their response to ‘‘where did the cash come from’’ would be
the dealership, but they will not know who the customer is who
actually deposited the cash.
Le sénateur Massicotte : Si je comprends bien la réglementation
en place, la banque reçoit l’argent liquide et doit ensuite faire une
déclaration disant qu’elle a reçu tel montant de telle personne.
C’est tout. À la question de savoir d’où est venu l’argent liquide,
elle répondra : du concessionnaire. Mais elle ne saura pas de quel
client est venu cet argent liquide.
Mr. Gauthier: They are asking that of our dealers now.
Senator Massicotte: Would that be in every case?
M. Gauthier : À l’heure actuelle, les banques demandent ce
renseignement aux concessionnaires.
Le sénateur Massicotte : Dans tous les cas?
Mr. Gauthier: Yes, if it exceeds the amount whereby they are
obligated to report.
M. Gauthier : Oui, si le seuil à partir duquel elles doivent faire
une déclaration est dépassé.
Senator Massicotte: Let us say the person says, ‘‘I do not need a
test drive; I will buy the car from you.’’ What information do you
get from the buyer who comes up with the cash?
Le sénateur Massicotte : Supposons qu’un client dise qu’il n’a
pas besoin d’essayer le véhicule et qu’il va l’acheter. Quels
renseignements obtenez-vous de l’acheteur qui paie en liquide?
Mr. Gauthier: We get everything. Again, I only used the test
drive as an example of how rigorous the screening process is at the
dealer level. I was not trying to imply that is where it stands and
that is all that is required. The information that you get is
everything pertaining to the customer because, at the end of the
day, there are insurance factors that come into play here. As for
Banking, as I said earlier; these transactions need to be reported
to the financial institution and the financial institutions will do
rigorous credit checks. They will know where you work.
M. Gauthier : Tous les renseignements. L’essai de conduite
n’était qu’un exemple pour illustrer la rigueur du contrôle chez le
concessionnaire. Je ne voulais pas laisser entendre que la situation
est telle qu’elle est et qu’il faut s’en tenir là. Les renseignements
que le concessionnaire obtient, c’est tout ce qui se rapporte au
client parce que, en fin de compte, il y a les facteurs de l’assurance
qui jouent. Quant aux banques, j’en ai parlé tout à l’heure : ces
transactions doivent être déclarées à l’institution financière, et
celle-ci fait une vérification rigoureuse de la solvabilité. Elle sait
même où le client travaille.
Senator Massicotte: Let us say you pay 100 per cent cash.
Le sénateur Massicotte : Et si le véhicule est payé entièrement
en argent liquide?
Mr. Gauthier: Again, that probably would not then hit the
finance institution from the standpoint of doing a credit
investigation, but it certainly would require you to know the
driver of the vehicle, the driver’s licence, who they are insured
with, where they live, and their social insurance number.
M. Gauthier : Dans ce cas, l’institution financière n’aurait
probablement pas à vérifier la solvabilité, mais il faudrait
certainement connaître le conducteur du véhicule, voir son
permis de conduire, savoir qui est l’assureur et quels sont
l’adresse du client et son numéro d’assurance sociale.
Senator Massicotte: Why?
Le sénateur Massicotte : Pourquoi?
Mr. Gauthier: That would be for licensing and warranty
registration purposes. I would say in the vicinity of 80 per cent
to 90 per cent of people will buy after-market products and
extended warranties. All of that needs to be registered at the
dealership level, so it is passed on to the various insurers or reinsurers. You just do not walk into a dealership and drive away
with a car.
M. Gauthier : Pour les plaques et l’enregistrement de la garantie.
Je dirais que de 80 à 90 p. 100 des clients achètent des accessoires et
des garanties prolongées. Tout cela doit être enregistré chez le
concessionnaire, et les renseignements sont transmis aux divers
assureurs ou réassureurs. On ne va pas comme ça chez un
concessionnaire pour repartir aussitôt avec une voiture.
Senator Massicotte: If you have that information, do you find
it offensive that you need to file a report with FINTRAC to say
you received $10,000 cash?
Le sénateur Massicotte : Si vous avez ces renseignements,
trouvez-vous déplaisant de devoir faire savoir au CANAFE que
vous avez reçu 10 000 $ en argent liquide?
27:34
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
Mr. Gauthier: We certainly would not find that offensive. As I
said in my opening comments, I am here today and we want to
work you. We have a long record. We worked with the Minister
of Justice regarding the new tough stolen vehicle legislation that
was implemented last year and we received praise from the
government with regard to our assistance in that.
M. Gauthier : Certainement pas. Comme je l’ai dit dans ma
déclaration d’ouverture, je suis ici pour travailler avec vous, et
c’est ce que nous voulons faire. Nous avons de longs états de
service. Nous avons collaboré avec le ministre de la Justice à
l’élaboration de la nouvelle loi sévère sur les véhicules volés qui a
été mise en application l’an dernier, et le gouvernement nous a
félicités de l’aide que nous avons apportée à cet égard.
Again, the point that we are trying to make is that there are
only a few and a rare number of transactions that occur at the
dealer level; that is all.
Je le répète, le point que nous essayons de faire ressortir, c’est
qu’il y a fort peu de transactions de cette nature qui se font chez
les concessionnaires. C’est tout.
Senator Massicotte: Mr. Gibbs, you talked about the art
market. You obviously know that real well; you dominate the
market. You have given us a lot of information on your situation
of being extremely rare and so on.
Le sénateur Massicotte : Monsieur Gibbs, vous avez parlé du
marché de l’art, que vous connaissez vraiment bien, puisque vous
y occupez une place dominante. Vous nous avez donné beaucoup
d’information sur votre situation, où vous vous occupez d’œuvres
extrêmement rares, par exemple.
In your case, given your reputation and the importance of the
marketplace, you have an important reputation to protect.
Therefore, you do take a lot of the information about anyone
coming in with cash. However, I suspect there are some people in
your industry who are less conscious or more morally flexible
than you are. I have read articles in the newspaper about this.
Would that not be a good venue to try to find someone who is
more flexible than you are and actually funnel cash through the
system for the purchase of art? Art is a commodity. They can
resell that piece of art back again.
Dans votre cas, étant donné votre réputation et l’importance
du marché, vous avez une réputation importante à protéger. Vous
recueillez donc beaucoup d’information sur quiconque fait des
acquisitions avec de l’argent liquide. Je soupçonne toutefois qu’il
y a dans votre secteur des gens qui sont moins attentifs ou qui ont
une éthique plus élastique que la vôtre. J’ai lu des articles à ce
sujet dans les journaux. Ne serait-ce pas un bon moyen de
blanchir des capitaux que de trouver quelqu’un de plus souple que
vous et de recycler de l’argent en achetant des œuvres d’art? Ce
sont des produits, et on peut les revendre ensuite.
Mr. Gibbs: If we are talking about over $10,000, there are not
that many auctioneers who are handling paintings worth
over $10,000.
M. Gibbs : Si vous voulez parler de transactions de plus de
10 000 $, je dois dire qu’il ne doit pas y avoir beaucoup d’autres
maisons de vente aux enchères qui proposent des peintures de plus
de 10 000 $.
Senator Massicotte: What about in the case of dealers?
Le sénateur Massicotte : Et parmi les marchands?
Mr. Gibbs: If you are talking about dealers, again, the number
of dealers who are handling secondary market works over $10,000
are few.
M. Gibbs : Si vous voulez parler des marchands d’art, là encore
ceux qui s’occupent sur le marché secondaire d’œuvres de plus de
10 000 $ sont rares.
You may well have contacted ADAC, which is the professional
association of art dealers. They would probably be the people to
speak to on this.
Vous avez peut-être communiqué avec l’AMAC, l’association
professionnelle des marchands d’art. C’est probablement avec elle
que vous pourriez discuter de cette question.
I suppose there are opportunities that may be greater than
through the auction process, because in the auction process it
really is so transparent. If a dealer is presented with the
opportunity to sell a painting for cash, if that is what we are
talking about, then, yes, I am sure that opportunity is there. You
really should be speaking to the Art Dealers Association of
Canada rather than to the auctioneers, if you are talking about
those potential possibilities.
De ce côté-là, les possibilités sont peut-être plus grandes que dans
les ventes aux enchères, où règne une grande transparence. Si un
marchand a l’occasion de vendre une peinture pour de l’argent
liquide, si c’est bien de cela qu’il s’agit, je suis sûr que cette
possibilité-là existe. Si vous voulez discuter de ces possibilités, c’est à
l’Association des marchands d’art du Canada que vous devriez vous
adresser plutôt qu’aux maisons de vente aux enchères.
The Acting Chair: To interject, we have approached the Art
Dealers Association of Canada.
Le président suppléant : Je me permets d’intervenir. Nous avons
approché cette association.
Ms. Reynolds: They will send a written submission.
Senator Massicotte: Mr. Wilcox, in your brief you do not give
us any information on this. Are there such things as cash
transactions for making significant boat acquisitions?
Mme Reynolds : Elle enverra un mémoire.
Le sénateur Massicotte : Monsieur Wilcox, dans votre mémoire,
vous ne nous donnez aucune information à ce sujet. Arrive-t-il que
des gros bateaux soient achetés avec de l’argent liquide?
29-11-2012
Banques et commerce
27:35
Mr. Wilcox: We are much like the automotive industry in the
sense that we are regulated heavily within our industry. Cash
transactions are minimal, given the extent of financing that comes
into effect for people to own our products today. Most of our
products range from $10,000 to well over $1 million in purchase
price, so cash is very minimal. Is it less than 2 per cent? Yes. We
are not as regulated maybe as the automotive industry is. We do
not have the exact number of what that cash transaction would
be. Just as the automotive industry has to report, we also have to
report in excess of $10,000. In addition, we transfer all ownerships
for our customers, so we need identification from them, whether
the transaction is $10,000 or under $10,000. We transfer all
registrations into the customers’ names according to Government
of Canada legislation. We have identification on those customers
long before we get into a cash transaction.
M. Wilcox : Notre secteur ressemble beaucoup à celui de
l’automobile en ce sens qu’il est lourdement encadré par une
réglementation. Les transactions en liquide sont minimes, étant
donné l’importance du financement qui permet l’acquisition de
nos produits de nos jours. La plupart de nos produits se situent
dans une fourchette qui va de 10 000 $ à beaucoup plus qu’un
million de dollars. Moins de 2 p. 100? Oui. Nous ne sommes peutêtre pas aussi réglementés que le secteur de l’automobile. En ce
qui concerne ce type de transaction, nous n’avons pas de chiffre
exact. Tout comme le secteur de l’automobile, nous devons aussi
déclarer les transactions de plus de 10 000 $. De plus, nous
transférons les titres de propriété aux clients; nous devons donc
connaître leur identité, que la transaction soit de 10 000 $ ou
inférieure à ce montant. Nous transférons tous les enregistrements
au nom du client, conformément à la législation canadienne. Nous
connaissons l’identité du client bien avant d’en arriver à une
transaction en argent liquide.
Senator Massicotte: You said that currently you have to report
cash transactions in excess of $10,000. Is that the case? Do you file
a report with FINTRAC?
Le sénateur Massicotte : Vous dites que vous déclarez déjà les
transactions en argent liquide supérieures à 10 000 $. Est-ce le
cas? Présentez-vous une déclaration au CANAFE?
Mr. Wilcox: We do that with our banks, who request the same
thing as the automotive industry. We will have on file who that
customer is.
M. Wilcox : À nos banques, qui nous demandent la même
chose qu’au secteur de l’automobile. Nous avons dans nos
dossiers l’identité du client.
Senator Massicotte: What percentage of boats in excess of
$10,000 is purchased on credit or other form of financing?
Le sénateur Massicotte : Quel pourcentage des bateaux de plus
de 10 000 $ sont achetés à crédit ou selon une autre forme de
financement?
Mr. Wilcox: Most dealers claim that they are running
anywhere from 65 per cent to 75 per cent financing.
M. Wilcox : La plupart des concessionnaires disent que le
pourcentage se situe entre 65 et 75 p. 100.
Senator Massicotte: Therefore, 25 per cent to 35 per cent of
your customers pay cash.
Le sénateur Massicotte : Par conséquent, de 25 à 35 p. 100 de
vos clients paient comptant.
Mr. Wilcox: Yes, whether through their own means, personal
drafts or other means.
M. Wilcox : Oui, ils prennent leurs propres dispositions, ils
font des traites ou ont recours à d’autres moyens.
Senator Massicotte: If you were asked to file the report with
FINTRAC when you have a cash transaction of $10,000, would it
be burdensome on your industry?
Le sénateur Massicotte : S’il vous était demandé de remettre une
déclaration au CANAFE pour les transactions en argent liquide
de 10 000 $, cela serait-il incommodant pour votre secteur?
Mr. Wilcox: Not at all. Most of our regulatory systems are
done well inside our business and can be handled without any
issues at all. It is not cumbersome at all.
M. Wilcox : Pas du tout. La plupart de nos systèmes
réglementaires s’appliquent bien à l’intérieur de notre secteur.
Cela peut se faire sans aucun problème. Ce n’est pas du tout
incommodant.
The Acting Chair: I have a quick question for Mr. Gauthier.
You mentioned in your opening remarks that organized vehicle
theft in Canada is a $1-billion-per-year industry. Would that area
potentially be tied to money laundering and criminals?
Le président suppléant : J’ai une question à poser rapidement à
M. Gauthier. Vous avez dit dans votre déclaration d’ouverture
que le vol organisé de véhicules au Canada était une activité d’un
milliard de dollars au Canada. Cette activité pourrait-elle être liée
au blanchiment d’argent et aux criminels?
Mr. Gauthier: That is a good question, senator. Not being of
the underworld, I am not sure that I could tie one to the other.
M. Gauthier : Bonne question, sénateur. Comme je n’appartiens
pas au monde interlope, je ne suis pas sûr de pouvoir établir un lien
entre l’une et l’autre.
The Acting Chair: You have your Movember moustache.
Le président suppléant : Vous portez votre moustache de
Movember.
27:36
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
Mr. Gauthier: In my case, I tried to shave it off, but my wife
said, ‘‘After 35 years, you are not going there.’’ I was not able to
make a statement in support of this noble cause.
M. Gauthier : J’ai voulu la raser, mais ma femme m’a dit :
« Après 35 ans, pas question. » Je n’ai donc pas pu manifester
mon soutien à cette noble cause.
Vehicle theft, primarily the $1-billion industry we referred to, is
primarily for the resale of parts within Canada and for the export
of vehicles abroad. This new and stringent stolen vehicle
legislation has come in and has given additional powers to
customs agents, for instance, to investigate open containers in
shipping yards and so on.
Le vol de véhicules, et avant tout l’activité d’un milliard de
dollars dont nous avons parlé, sert surtout à la revente de pièces
au Canada et à l’exportation de véhicules à l’étranger. La nouvelle
loi rigoureuse contre le vol de véhicules a donné des pouvoirs
supplémentaires aux agents des douanes, par exemple, afin qu’ils
puissent vérifier le contenu de conteneurs ouverts dans les cours
d’expédition, par exemple.
Primarily, the theft is for the resale of vehicles. They remove
serial numbers and move the vehicles to places like Saudi Arabia
or other countries.
Le vol permet surtout la revente de véhicules. Les numéros de
série sont retirés, et les véhicules sont envoyés dans des pays
comme l’Arabie saoudite, par exemple.
Senator Oliver: The very question I was going to ask dealt with
that $1 billion.
Le sénateur Oliver : La question que j’allais poser portait
justement sur ce milliard de dollars.
The Acting Chair: I apologize.
Senator Oliver: I have a different slant on it, if I may.
All three of you said that the amounts of cash are so low that
there is very little opportunity for money laundering. In your
paper, you said that what worries your members is the concerted
effort of criminal organizations to steal large numbers of vehicles
at a time, often with values in the millions of dollars. The vehicle
theft rate is historically much higher in Canada than it is in the
United States. That worries me. You said that organized vehicle
theft in Canada is a $1-billion-per-year industry. This sounds to
me like organized crime.
Mr. Gauthier: It is.
Le président suppléant : Mes excuses.
Le sénateur Oliver : Je vais l’aborder sous un autre angle, si
je puis.
Vous avez dit tous les trois que les montants d’argent étaient si
faibles, qu’il y avait très peu de possibilités de blanchiment de
capitaux. Dans votre texte, vous avez dit que ce qui inquiétait vos
membres, c’était la concertation des organisations criminelles
pour voler un grand nombre de véhicules à la fois, représentant
souvent des millions de dollars. Le taux de vols de véhicules a
toujours été beaucoup plus élevé au Canada qu’aux États-Unis, ce
qui m’inquiète. Vous dites encore que le vol organisé de véhicules
au Canada est une activité d’un milliard de dollars par an. À mon
sens, cela relève du crime organisé.
M. Gauthier : C’est ce que c’est.
Senator Oliver: The question that our chair put today is so that
we might determine ways to improve the system. What things can
the automobile industry do to avoid the billion dollar loss that is
taking place in Canada? Since the problem is worse in Canada
than it is in the United States, what are the Americans doing to
reduce the problem there?
Le sénateur Oliver : La question que la présidence pose
aujourd’hui est celle des moyens à prendre pour améliorer le
régime. Que peut faire le secteur de l’automobile pour éviter la
perte d’un milliard de dollars qu’on accuse au Canada? Étant
donné que le problème est pire au Canada qu’aux États-Unis, que
font les Américains pour atténuer le problème chez eux?
Mr. Gauthier: That is a very good question. I cannot speak,
obviously, for what is going on south of the border. As far as
what is happening here in Canada, we believe the new legislation
that was implemented last year or a year and a half ago was a
great and powerful step in that direction. It has actually
criminalized the theft of vehicles. In the past, the theft of a
vehicle might not have been considered in the same category of
crimes under $5,000. Today, even the modification of serial
numbers is considered to be a criminal act and, therefore, subject
to imprisonment. If someone is repeatedly caught stealing
vehicles, even if it is for a joyride, it will result in jail time
today. We think that will obviously curb that particular industry.
M. Gauthier : Excellente question. Évidemment, je ne peux rien
dire de ce qui se passe au sud de la frontière. Quant à ce qui se passe
au Canada, nous croyons que la nouvelle loi mise en place l’an
dernier ou il y a un an et demi a été un excellent progrès. Elle a
criminalisé le vol de véhicules. Par le passé, le vol d’un véhicule
n’aurait peut-être pas été considéré comme appartenant à la même
catégorie que les vols de moins de 5 000 $. Aujourd’hui, même la
modification des numéros de série est considérée comme un acte
criminel passible d’une peine d’emprisonnement. Aujourd’hui,
quelqu’un qui est surpris à voler des véhicules à répétition, même
si ce n’est que pour faire une balade, séjournera en prison. Nous
croyons que cette loi va limiter cette activité criminelle.
Dealers and insurance companies are also working together to
secure their lots more than they have in the past. We hear a lot in
our industry about imaging, which is manufacturers insisting on
vehicle dealers and networks enhancing their facilities. The same
Les concessionnaires et les sociétés d’assurance collaborent
également afin de mieux sécuriser les terrains des concessionnaires
que par le passé. Dans notre secteur, nous entendons beaucoup
parler de l’imagerie; les fabricants insistent pour que les
29-11-2012
Banques et commerce
27:37
thing applies with insurance companies who insist on such things
as fences, monitoring systems, cameras, guard dogs, et cetera, to
insure those properties. The insurance industry really did not
insist on that before.
concessionnaires et les réseaux renforcent la sécurité de leurs
installations. Les sociétés d’assurance insistent aussi sur des
éléments comme les clôtures, les systèmes de surveillance, les
caméras, les chiens de garde et tout le reste pour assurer les biens
des concessionnaires. Par le passé, les assureurs n’insistaient pas
autant là-dessus.
There has been a concerted effort on the part of our industry to
work with government with regard to clamping down on this
sector of criminal activity, everyone has gotten into the act. We
will probably see a major dent in that area of activity over the
next 5 to 10 years.
Par le passé, il y a eu un effort concerté de notre secteur pour
collaborer avec le gouvernement à la lutte contre cette activité
criminelle, et tout le monde y a mis du sien. Il est probable que,
d’ici cinq à dix ans, cette activité reculera considérablement.
Senator Oliver: Apart from cameras, fences, dogs, et cetera, is
there anything else you can recommend that this committee
recommend for improving the system?
Le sénateur Oliver : Mis à part les caméras, les clôtures, les
chiens et tout le reste, que pouvez-vous conseiller au comité de
recommander pour améliorer le système?
Mr. Gauthier: Given that I am here to answer your questions
with regard to some of the activity related to money laundering, I
am not sure what I could recommend at this time that would
address your concerns. I know my business, but I am not at all
familiar with the business of these other gentlemen.
M. Gauthier : Étant donné que je comparais pour répondre à
vos questions sur les activités relatives au blanchiment de
capitaux, je ne vois pas très bien ce que je pourrais
recommander pour l’instant afin de dissiper vos préoccupations.
Je connais mon secteur d’activité, mais celui de ces autres
messieurs ne m’est pas du tout familier.
The average transaction price in the auto industry is
somewhere between $20,000 and $25,000. Again, while I am not
wired with a criminal mind, I would have to ask myself, if I were
to try to launder money, whether I would want to do that $20,000
at a time and do it repeatedly over 10 to 15 transactions, which
would automatically set off alarm bells at the financial institution.
The financial institutions will look at whether someone repeatedly
purchases vehicles. If someone buys four, five, six or seven
vehicles in a year, that immediately sets off the alarm bells at the
financial institution, unless the person is a fleet buyer, and then I
would look at major corporations like Bell and so on, which I do
not think would raise suspicions at FINTRAC.
Dans le secteur de l’automobile, le montant moyen de la
transaction se situe entre 20 000 $ et 25 000 $. Je n’ai pas la
mentalité d’un criminel, mais si je voulais blanchir de l’argent, je
serais porté à me demander si je veux le faire à coups de 20 000 $,
quitte à faire 10 ou 15 transactions, ce qui alerterait
automatiquement l’institution financière. Les institutions
financières essaieront de voir si quelqu’un achète des véhicules à
répétition. Si quelqu’un en achète quatre, cinq, six ou sept en
l’espace d’un an, l’institution financière le remarquera
immédiatement, à moins qu’il ne s’agisse de l’acheteur d’un
parc, et alors il s’agirait d’une grande entreprise comme Bell, ce
qui n’éveillerait sans doute pas de soupçons au CANAFE.
If you are going to try to launder money, you might as well do
it in a way that you can launder a large amount of cash,
$400,000 or $500,000 at a time, as opposed to making repeated
transactions of $20,000. I just know it does not happen. We do
not have $300,000 transactions in our industry. I would hate to
point to other industries, but maybe home construction and
renovations. That is an area where a large amount of cash would
be required.
Si on veut blanchir des capitaux, autant s’y prendre d’une
manière qui permettra d’en blanchir un bon montant
comme 400 000 $ ou 500 000 $ à la fois, plutôt que de faire des
transactions répétées de 20 000 $. Je sais que cela ne se fait pas.
Dans notre secteur, il n’y a pas de transactions de 300 000 $. Je ne
tiens vraiment pas à pointer d’autres secteurs du doigt, mais il se
peut que celui de la construction et des rénovations soit plus
intéressant. Il a besoin de montants considérables.
Senator Oliver: You said that in the vehicle business most
people finance or lease. If someone walks into one of your dealers
with a personal cheque for $150,000 to buy a vehicle, do any
special bells go off? Maybe the cash was put into an account for
money laundering.
Le sénateur Oliver : Vous avez dit que, dans le secteur de
l’automobile, la plupart des clients financent l’achat ou louent le
véhicule. Si quelqu’un se présente chez l’un de vos concessionnaires
avec un chèque personnel de 150 000 $ pour acheter un véhicule,
est-ce que cela déclenche l’alarme? Peut-être l’argent a-t-il été mis
dans un compte pour le blanchir?
Mr. Gauthier: A couple of bells would go off. First, it would
have to be a pretty fancy car, because the average transaction is
between $20,000 and $25,000. When you look at the market
penetration of those kinds of sales vis-à-vis the 1.7 million cars
and trucks sold in Canada, probably less than 1 per cent of all
vehicle sales would fit into that category.
M. Gauthier : Il y aurait une ou deux sonnettes d’alarme.
D’abord, il faudrait que ce soit une voiture assez luxueuse, puisque
la transaction moyenne se situe entre 20 000 $ et 25 000 $. Si on
considère le taux de pénétration du marché pour ce type de véhicule
par rapport aux 1,7 million de voitures et de camions qui se vendent
au Canada, il serait probablement inférieur à 1 p. 100.
27:38
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
Second, again because of the sheer amount involved here, that
would automatically be picked up at the bank. The bank would
automatically say, ‘‘Tell me about this buyer.’’
Deuxièmement, l’importance du montant suffirait à attirer
automatiquement l’attention de la banque, qui nous demanderait
immédiatement des renseignements sur l’acheteur.
There are a lot of built-in mechanisms within the typical vehicle
transaction price. As I mentioned to Senator Massicotte earlier,
there are a number of stakeholders involved. It comes under
rigorous scrutiny. The financial institution would be asking
questions, as would the insurers. The aftermarket companies
would be asking questions, those being extended warranty and
rustproofing companies and that kind of thing. Many people
would require a full itemized detail of that transaction.
Il y a beaucoup de mécanismes intégrés qui sont liés au
montant de la transaction. Comme je l’ai dit au sénateur
Massicotte tout à l’heure, un certain nombre d’intervenants sont
en cause. La transaction est rigoureusement scrutée. L’institution
financière pose des questions et l’assureur aussi. Les entreprises
du marché secondaire poseraient des questions, tout comme celles
qui offrent la garantie secondaire, la protection antirouille, et tout
le reste. Bien des gens auraient besoin de connaître tous les détails
de la transaction.
If you are trying to fly under the radar, I am not sure that you
would want to be making a transaction that comes under the
rigorous scrutiny of so many stakeholders.
Je ne suis pas sûr que celui qui tient à rester discret veuille faire
une transaction qui est examinée d’aussi près par autant de
monde.
Senator Massicotte: You say that the bank will catch it. I
suppose most auto dealers make a deposit once a day?
Le sénateur Massicotte : Vous dites que la banque remarquera
la transaction. Je présume que la plupart des marchands de
voitures font un dépôt par jour, n’est-ce pas?
Mr. Gauthier: Yes, once a day.
M. Gauthier : Oui, une fois par jour.
Senator Massicotte: I presume that most people would put a
couple of thousand dollars down on their car purchase, so I
suppose your cash deposit must be at least $50,000 to $100,000 a
day. How many cars a day do most dealers sell?
Le sénateur Massicotte : Je suppose que la plupart des
acheteurs font un versement d’environ 2 000 $ à l’achat de la
voiture. Vous devez déposer au moins 50 000 $ ou 100 000 $ par
jour en argent liquide. Combien de voitures par jour la plupart
des concessionnaires vendent-ils?
Mr. Gauthier: Contrary to popular belief, a dealer who sells
five cars a day would be having a very good day.
M. Gauthier : Contrairement à ce qu’on croit généralement, un
concessionnaire qui vend cinq voitures aura fait une très bonne
journée.
Senator Massicotte: Therefore, each day he must deposit up
to $30,000?
Le sénateur Massicotte : Par conséquent, il doit y avoir chaque
jour un dépôt qui peut atteindre les 30 000 $?
Mr. Gauthier: Again, there is very little cash involved. Unlike
my colleague in the boating industry, the finance penetration in
our industry is in the low- to mid-90 per cent.
M. Gauthier : Il y a très peu d’argent liquide en cause. À la
différence de ce que dit mon collègue du secteur du nautisme, le
taux de pénétration des services financiers dans notre secteur se
situe entre 90 et 95 p. 100.
Senator Massicotte: You are saying that if you deposit $15,000
at the bank after a day’s work they are immediately alarmed?
Le sénateur Massicotte : Vous dites que, si vous déposez 15 000 $
à la banque à la fin de la journée, elle s’inquiète aussitôt?
Mr. Gauthier: In cash, yes, but that would be from a single
transaction.
M. Gauthier : En argent liquide, oui, mais il faudrait que cela
concerne une seule transaction.
Senator Massicotte: When you fill out your deposit slip, they
do not know whether it is a single transaction or 10 transactions.
You are saying the bank will catch it. I do not know if they will
catch it. I am not sure that a deposit of $50,000 after a full day’s
work at a dealership that is selling 20 to 25 cars will ring
alarms bells.
Le sénateur Massicotte : Quand vous remplissez votre bordereau,
elle ne sait pas s’il s’agit d’une seule transaction ou d’une dizaine.
Vous dites qu’elle va le remarquer. Je n’en suis pas sûr. Je n’ai pas la
certitude qu’un dépôt de 50 000 $ au bout d’une pleine journée chez
un concessionnaire qui vend de 20 à 25 voitures par jour va
déclencher une sonnette d’alarme.
Mr. Gauthier: My understanding of the legislation is that
banks are required to query any deposit of $10,000 or over. They
go to the source.
M. Gauthier : Je crois comprendre que la loi exige que les
banques doivent poser des questions sur tout dépôt de 10 000 $ et
plus. Elles remontent à la source.
Senator Massicotte: The source is you when you make the
deposit. They must report that they got money from this dealership.
Le sénateur Massicotte : La source, c’est vous, lorsque vous
faites un dépôt. Elles doivent déclarer qu’elles ont reçu de l’argent
de tel ou tel concessionnaire.
29-11-2012
Banques et commerce
27:39
Mr. Gauthier: And that trickles down to the transaction itself.
M. Gauthier : Et, de palier en palier, on en arrive à la
transaction même.
The Acting Chair: Mr. Gauthier, give us the number of vehicles
that a large dealer, a medium-sized dealer and a small dealer
would sell per year. We can correlate that to potential volume per
day, which goes back to Senator Massicotte’s question.
Le président suppléant : Monsieur Gauthier, dites-nous
combien de véhicules par année peuvent vendre un petit, un
moyen et un grand concessionnaire. Nous pourrons établir un
rapport avec le potentiel quotidien, ce qui nous ramène à la
question du sénateur Massicotte.
Mr. Gauthier: The average car dealer in this country sells fewer
than 400 cars a year. The average number of sales is 386 based on
our last annual review.
M. Gauthier : Au Canada, le concessionnaire moyen vend
moins de 400 voitures par année. D’après notre dernier examen
annuel, la moyenne est de 386.
The Acting Chair: And your biggest ones sell how many?
Mr. Gauthier: The biggest ones right now would sell about
650 vehicles a year on average.
The Acting Chair: That is sale and lease?
Le président suppléant : Et le concessionnaire le plus important
en vend combien?
M. Gauthier : Les plus importants doivent en vendre environ
650 par année en moyenne.
Le président suppléant : Cela comprend la vente et la location?
Mr. Gauthier: That is right; sale and lease. We report and track
all retail transactions, so a sale or a lease is considered to be the
same. That is published in our annual review.
M. Gauthier : C’est exact, la vente et la location. Nous
déclarons et suivons toutes les transactions de vente au détail.
Vente ou location, c’est donc la même chose. Les chiffres sont
publiés dans notre examen annuel.
The Acting Chair: Mr. Gibbs, following the same line of
questioning as that of Senator Oliver, what type of circumstances
could exist between auctioneers and art dealers that would
stimulate potential money laundering? I am not asking you to be a
criminal, but we are interested in your knowledge of the business.
In your document you established the values and norms on which
your business works. The first question that comes to mind is
whether everyone else is working with the same values and norms
as you. Within the industry as a whole is there anything to be seen
on which you could construct a case that would support the idea
of money laundering?
Le président suppléant : Monsieur Gibbs, pour poursuivre dans
la même voie que le sénateur Oliver, dans quel type de
circonstances les maisons de mise aux enchères et les marchands
d’œuvres d’art pourraient-ils offrir des occasions de blanchir des
capitaux? Je ne vous demande pas de vous transformer en
criminel. Ce qui nous intéresse, c’est votre connaissance de votre
champ d’activité. Dans votre mémoire, vous énoncez les valeurs et
les normes de votre activité. La première question qui vient à
l’esprit est la suivante : tout le monde a-t-il les mêmes valeurs et
les mêmes normes que vous? Dans l’ensemble de votre secteur,
peut-on percevoir des éléments qui permettent de dire que le
blanchiment de capitaux est possible?
Mr. Gibbs: There is really no cash buying of art through the
high-end art auction houses, and I am sure that applies to the top
five auction houses in Canada, which covers almost all of the art
sold. If we are to assume that money laundering is not taking
place as a result of a client paying cash at the auction house, then
we have to, I suppose, go one step back and work out if people are
paying cash for a painting that is then sold through an auction
house.
M. Gibbs : Dans les maisons de vente aux enchères haut de
gamme, on n’utilise pas d’argent liquide pour acheter des œuvres
d’art. Je suis sûr que cette affirmation vaut pour les cinq plus
grandes maisons au Canada, qui assurent la quasi-totalité des
ventes d’objets d’art. Si on suppose qu’il n’y a pas de blanchiment
d’argent lorsqu’un client paie en liquide à une maison de vente
aux enchères, je suppose qu’il faut revenir en arrière et voir si les
gens paient en liquide une peinture qui est ensuite vendue par
l’entremise d’une maison de vente aux enchères.
In my opening statement I made it fairly clear that, because we
know our sellers as well as we do, it is a straightforward process to
find out if someone is being completely honest about the
provenance of the painting, that is, where they got it from.
Dans ma déclaration du début, j’ai expliqué assez clairement
que, étant donné que nous connaissons très bien les vendeurs, il
est très simple de voir si quelqu’un est entièrement honnête au
sujet de la provenance de la peinture.
However, let us say that were not the case and someone had
bought a painting for cash, either through a private individual or
a dealer, and then presented that painting to the auction house
and sold it for $100,000. That, in my view, is the only way that the
process could work.
Disons toutefois que, si ce n’était pas le cas et si quelqu’un
avait acheté une peinture avec de l’argent liquide, soit à un
particulier, soit à un marchand, et la faisait ensuite vendre par une
maison de vente aux enchères pour 100 000 $, ce serait à mon avis
la seule manière de blanchir de l’argent.
27:40
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
How many people are able to sell a painting for $50,000? That
should raise alarm bells. Private people selling paintings for
$50,000 to a middleman, who then sells it through the auction to
get a legitimate cheque from the auction house is a possibility. It is
unlikely that they would then sell that painting through Heffel or
one of the other big auction houses because, in my opinion,
everything is so transparent. The transactions would be traced if
there were a problem, if that person was suspected of other
underhanded dealings.
Combien de gens peuvent vendre une peinture pour 50 000 $?
Cela éveillerait des soupçons. Il est possible que des particuliers
vendent des peintures de 50 000 $ à un intermédiaire qui les
vendrait ensuite par l’entremise d’une maison de vente aux enchères
pour obtenir de cette maison un chèque tout à fait légal. Il est peu
probable qu’ils les vendraient par l’entremise de Heffel ou d’autres
grandes maisons puisque, à mon avis, tout si passe de façon très
transparente. Les transactions seraient contrôlées s’il y avait un
problème ou si la personne était soupçonnée de tractations louches
Senator Oliver: You said that you know who your buyers and
sellers are, but I would think that a number of major Canadian
names would not buy something in their own name but rather
would have professional agents who would do their negotiating
and buying for them. If that is the case, what work and
surveillance do you do on those agents?
Le sénateur Oliver : Vous avez dit que vous saviez qui étaient vos
acheteurs et vos vendeurs, mais je serais porté à penser qu’un certain
nombre de grandes personnalités canadiennes n’achètent pas
directement, mais préfèrent avoir recours à des agents
professionnels pour négocier et acheter en leur nom. Si tel est le
cas, quel travail, quelle surveillance faites-vous à l’égard de ces
agents?
Mr. Gibbs: You would be surprised, but the big people do buy
for themselves, with the exception of only two or three major
dealers who act on behalf of perhaps 10 clients, and not only do
we know the clients but we know the dealers as well.
M. Gibbs : Vous serez étonné d’apprendre que les grands noms
font eux-mêmes leurs acquisitions, à l’exception de deux ou trois
grands marchands qui agissent au nom d’une dizaine de clients. Et
nous connaissons non seulement le client, mais aussi les marchands.
It would seem like a possibility, but the sort of people who are
buying $50,000, $100,000 or $1 million paintings are very
established in the art world. They know what they are doing. It
is very difficult to break into that world as a corrupt middleman.
Il y a là un semblant de possibilité, mais les gens qui achètent
des peintures de 50 000 $, de 100 000 $ ou d’un million de dollars
sont très bien établis sur le marché des œuvres d’art. Ils savent ce
qu’ils font. Il est très difficile de s’immiscer dans ce milieu comme
intermédiaire corrompu.
Senator Ringuette: My first question to all three of you
gentlemen is the following: In the last five years, are you aware
having participated in or been asked to provide information to a
money laundering investigation?
Le sénateur Ringuette : Voici la première question que j’ai à
vous poser à tous les trois, messieurs : au cours des cinq dernières
années, vous a-t-on demandé de participer à une enquête sur le
blanchiment de capitaux ou vous a-t-on demandé des
renseignements à ce propos?
Mr. Gibbs: In my case, no, definitely not.
M. Gibbs : Pour ma part, certainement pas.
Mr. Gauthier: I am not aware of anyone being asked.
M. Gauthier : Que je sache, cela n’a été demandé à personne.
Mr. Wilcox: I have no knowledge of anything like that.
M. Wilcox : Je ne suis au courant de rien de tel.
Senator Ringuette: My second question is to Mr. Gauthier and
Mr. Wilcox. You put a lot of emphasis on the bank following
closely your activities because they would be supplying the capital
for the inventory. What would happen in a scenario where a person
with a high-end car or high-end boat would come to a dealer and
say, ‘‘Well, listen; I need some cash. I will give you a commission.
There is no requirement for the item to be in an inventory’’?
Le sénateur Ringuette : Ma deuxième question s’adresse à
MM. Gauthier et Wilcox. Vous avez beaucoup insisté sur le fait
que la banque suit de près vos activités parce qu’elle finance votre
inventaire. Que se passerait-il si quelqu’un qui a une voiture ou un
bateau de luxe se présentait à un concessionnaire et disait :
« Écoutez, il me faut de l’argent liquide. Je vous donnerai une
commission. Le produit n’a pas à se trouver dans l’inventaire »?
I imagine that that scenario is happening. How often would it
happen? Currently there is no mechanism whatsoever for either of
your organizations to send a red flag to any investigative body
with regard to the activity that went on.
J’imagine que ce genre de chose peut se produire. Est-ce
fréquent? Actuellement, il n’existe aucun mécanisme qui permette
à vos organisations d’avertir un organisme d’enquête de ce qui
s’est produit.
The Acting Chair: Your question, senator?
Le président suppléant : Votre question, sénateur?
Senator Ringuette: Yes or no?
Le sénateur Ringuette : Oui ou non?
Mr. Wilcox: If you are asking are we accepting products to be
sold for cash, without specific ID and all rest of that, we have a
system in the boating industry called boat brokerage, where we
will accept products from private individuals to resell through our
boat brokers. Most of our boat brokers are registered under
M. Wilcox : Vous demandez si nous acceptons des produits à
revendre contre de l’argent liquide, sans pièce d’identité, par
exemple? Nous avons dans le secteur nautique un système de
courtage grâce auquel nous pouvons accepter des produits de
particuliers pour les revendre par l’entremise de nos courtiers,
29-11-2012
Banques et commerce
27:41
ABYC, the American Boat Yachting Corporation. They have a
specific set of guidelines on how to handle boat brokerage, which
goes back to ownerships of existing boats.
dont la plupart sont enregistrés auprès de l’ABYC, l’American
Boat Yachting Corporation. Celle-ci a une série précise de lignes
directrices sur le courtage de bateaux qui exigent qu’on remonte à
la propriété des bateaux existants.
We must have a customer who has ownerships for not only the
boat but also the trailer, because we must have in our possession
two separate pieces of identification here to this product. The
trailer is registered with the province where it came from; the boat
is registered with the federal government. We have two pieces of
ID that we need to represent that. When that is, in turn, resold, it
is often sold through a financial institution. Therefore, again, they
will also ask for ID of the purchaser.
Il faut que le client soit propriétaire non seulement du bateau,
mais aussi de la remorque, car nous devons avoir en main deux
pièces d’identification distinctes pour le produit. La remorque est
enregistrée dans la province d’origine et le bateau est enregistré
auprès du gouvernement fédéral. Il faut donc deux pièces
d’identification. Lorsque le produit est revendu, c’est souvent
par l’entremise d’une institution financière, qui demandera aussi
l’identité de l’acheteur.
Senator Ringuette: Specifically, I understand that you have the
identification or presumed identification of an individual, but
currently you would not alert any investigative body with regard
to perhaps abnormal events.
Le sénateur Ringuette : Je comprends que vous avez l’identité
ou la prétendue identité de la personne, mais vous ne signaleriez
pas à un organisme d’enquête des faits qui semblent anormaux.
Mr. Wilcox: Are you asking whether the dealer is purchasing
the product from the customer prior to or is he reselling it for the
customer?
M. Wilcox : Vous demandez si le marchand achète le produit
au client avant la revente ou s’il le revend pour son compte?
Senator Ringuette: Either way, we would be dealing in cash
that would not necessarily be deposited in your financial
institution and that would also not be registered as part of your
inventory.
Le sénateur Ringuette : D’une façon ou de l’autre, il s’agirait
d’une transaction en espèces et le montant ne serait pas
nécessairement déposé à l’institution bancaire, et le produit ne
serait pas porté à votre inventaire non plus.
Mr. Wilcox: As a brokerage dealer, they would not enter it in
inventory, yes, for sure. However, as far as documentation goes,
that still has to be full and present.
M. Wilcox : Il est certain que le marchand qui agit comme
courtier n’inscrira pas le produit dans son inventaire. Quant à la
documentation, elle doit tout de même être là et être complète.
Senator Ringuette: I understand. I am saying that to have the
documentation and the identification of the individual is minimal,
but there is no requirement as of yet for your association to signal
such an activity. We are talking here about a risk base situation.
Right now, there is no requirement in the legislation for your
organization to assess whether there is a potential risk and, if there
is, to signal it to a body of FINTRAC, the RCMP, or whatever.
Le sénateur Ringuette : Je comprends. Le minimum est d’avoir
la documentation et l’identité de la personne, mais rien n’oblige
votre association, pour l’instant, à signaler cette activité. Nous
parlons ici d’une situation de risque. En ce moment, la loi n’oblige
pas votre organisation à évaluer le risque et, s’il y a risque, à le
signaler à un organisme comme le CANAFE, la GRC ou quelque
autre organisme.
In the boating industry, there is brokerage that is paid on
commission. There is no financial institution inventory involved,
and so forth. I suspect that there is also some of that in the car
dealership situation.
Dans le secteur nautique, le courtage est payé par commission.
Il n’y a aucun inventaire de l’institution financière, par exemple.
Je suppose qu’il y a quelque chose d’un peu semblable dans le cas
des concessionnaires de voitures.
Mr. Gauthier: Respectfully, senator, I would not agree with
that. The source of product inventory for our dealers is strictly
from the vehicle manufacturer, for example, Toyota, Honda, and
General Motors. Dealers do not act as brokers in our industry.
Most consumers who wish to dispose of their current vehicle
would do that through a private sale, but dealers do not take on
the role of brokers, not in our industry.
M. Gauthier : En toute déférence, sénateur, je ne suis pas
d’accord. La source de l’inventaire des produits de nos
concessionnaires, c’est uniquement le fabricant de véhicules, par
exemple Toyota, Honda et General Motors. Dans notre secteur,
les concessionnaires ne jouent pas le rôle de courtier. La plupart
des consommateurs qui veulent se départir de leur véhicule le
vendent par leurs propres moyens, mais les concessionnaires ne
jouent pas le rôle de courtier. Pas dans notre secteur.
If I may — because this may partially address the point where I
think you are going with this and, at the same time, I would like
to potentially get back to Senator Oliver’s earlier question about
what I would recommend or suggest — a source of vehicle sales
that is currently completely under the radar, unregulated, are
what we call in our industry brokers and curbers. These are
people who purport to be private individuals, selling vehicles, but
Si je peux me permettre — car cela peut se rapporter en partie
au point auquel vous vouliez en venir et je voudrais peut-être
revenir aussi à la question du sénateur Oliver au sujet de mes
recommandations —, je dirai qu’un point de vente de véhicules
qui passe totalement inaperçu actuellement et échappe à toute
réglementation est ce que nous appelons dans notre secteur les
courtiers et les revendeurs à la sauvette. Ce sont des gens qui se
27:42
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
in essence they are selling vehicles on a commercial basis. They are
a mini car dealer but completely unregulated, usually operating
out of their homes. They do not have licences in order to be able
to sell products. As I said, they will actually advertise one car at a
time in a local paper and purport to be a private seller.
présentent comme des particuliers qui ont un véhicule à vendre,
mais au fond, il s’agit d’une activité commerciale. Ce sont de tout
petits marchands de voitures, mais qui échappent à toute
réglementation et travaillent habituellement à partir de leur
maison privée. Ils n’ont pas de permis les autorisant à vendre des
produits. Comme je l’ai dit, ils annoncent une voiture à la fois
dans un journal local, et ils se présentent comme des particuliers
qui ont un véhicule à vendre.
Obviously, because they are an unregulated entity with no
infrastructure, they are usually a one-man operation and they
have almost no overhead. Those kinds of transactions, obviously,
do not attract financing arrangements. They do not need to have
inventory financed. That is a large cash industry. I would suspect
that most transactions done through brokers, these unregulated
sellers, are done in cash.
Évidemment, comme il s’agit d’une entité non réglementée, sans
infrastructure, souvent constituée d’une seule personne, il n’y a pas
de frais généraux. Bien entendu, ce type de transaction ne nécessite
aucune disposition pour le financement. Il n’y a pas d’inventaire à
financer. Le secteur de l’automobile a besoin de beaucoup d’argent.
Je présume que la plupart des transactions de ces revendeurs à la
sauvette, non réglementés, doivent se faire en liquide.
Senator Oliver, if I were, in hindsight, to provide an area where
you might want to look at with a little more scrutiny, then I would
say maybe those private sellers. Again, that will be difficult. They
are not organized and they do not have associations or bodies
representing them. They are basically operating on the fringe of
legality. They are not regulated, for instance, by the Ontario Motor
Vehicle Council, OMVC, or by its equivalent in Alberta or B.C.
Sénateur Oliver, si, avec le recul, je devais vous conseiller un
secteur que vous souhaiteriez peut-être examiner de plus près, je
dirais sans doute que c’est celui de ces revendeurs individuels.
Mais ce sera difficile. Ils ne sont pas organisés et ils n’ont pas
d’associations ou organismes pour les représenter. En somme, ils
mènent leur activité en marge de la légalité. Par exemple, ils ne
sont pas réglementés par le Conseil ontarien de commerce des
véhicules automobiles ou l’organisme équivalent en Alberta ou en
Colombie-Britannique.
Senator Ringuette, as to your question, our dealers typically do
not act as brokers. They do not take vehicles on consignment. It
goes against the nature of their business. Our dealers are very
keen and focused on turning their inventory. You can have an
inventory of $4 million, $5 million, $6 million, or $7 million.
Furthermore, because of consolidation today and the dealers
coming together, inventories can run as high as $15 million or
$20 million, on which they are paying interest every single day. It
can run from $250 to $300 a day in interest on specific vehicles,
depending on the cost of those vehicles. They are only focused on
turning their inventory, let alone having consigned vehicles, if I
might call them that, on their lots, and having their salesmen
focus on that when they should be turning their own inventory.
Our business is one that is completely focused on turnover of
30 or 60 days. Once a vehicle gets into the 90- to 120-day age
bracket, this becomes an area of tremendous attention on the part
of the dealers and their sales management staff.
Quant à votre question, sénateur Ringuette, je dirai que nos
marchands ne jouent pas le rôle de courtier, normalement. Ils ne
prennent pas de véhicules en consignation. Cela va à l’encontre de
leurs intérêts. Les concessionnaires cherchent à toute force à faire
rouler leur inventaire. On peut avoir un inventaire de 4, 5, 6 ou
7 millions de dollars. Qui plus est, à cause du mouvement actuel
de regroupement des concessionnaires, il y a des inventaires qui
peuvent atteindre les 15 ou 20 millions de dollars sur lesquels il
faut chaque jour payer des intérêts. Les intérêts peuvent atteindre
les 250 ou 300 $ par jour sur certains véhicules, selon le coût de
chacun. Toute l’attention des concessionnaires se concentre sur le
roulement de l’inventaire. Ils peuvent se passer d’avoir des
véhicules en consignation, si je peux me permettre ce terme, sur
leurs terrains et de demander à leurs vendeurs de s’en occuper
alors qu’il faut faire rouler leur propre inventaire. Notre travail
est complètement axé sur un roulement de 30 ou 60 jours. Dès
qu’un véhicule est en inventaire depuis 90 à 120 jours, il fait l’objet
d’une attention intense de la part des concessionnaires et du
personnel de gestion des ventes.
Again, I understand where you are going with that, but it is not
something that is common to our industry.
Je comprends ce qui vous préoccupe, mais ce n’est pas une
chose courante dans notre industrie.
Senator Tkachuk: I have a number of questions for Mr. Gibbs.
Le sénateur Tkachuk : J’ai quelques questions à poser à
M. Gibbs.
Would you get offshore cheques for payments?
Mr. Gibbs: We do. Most of the payments that we have are
bank wires. We do get some offshore, but they are for offshore
purchases. When we are selling international paintings, which we
Recevez-vous des chèques de l’étranger en paiement?
M. Gibbs : Oui. La plupart des paiements que nous recevons
sont des virements bancaires. Nous recevons des paiements de
l’étranger, mais pour des achats qui sont faits à l’étranger.
29-11-2012
Banques et commerce
27:43
do twice a year, many of the buyers are from Europe or further
afield. Offshore cheques are less likely, but I guess it comes to the
same thing.
Lorsque nous vendons des peintures de l’étranger, ce que nous
faisons deux fois par année, beaucoup d’acheteurs viennent
d’Europe et même de plus loin. Les chèques de l’étranger sont
moins probables, mais cela revient sans doute au même.
Senator Tkachuk: How are paintings followed? Despite the bill
and all the regulations we have and the big bureaucracy, we are
not finding the money; that is the problem we have. My view is
that they probably take the money somewhere outside Canada
because it is difficult here, and deal with it in Mexico, South
America or wherever. If someone buys a painting in, say, Mexico
or South America and brings it to Canada, is that painting worth
half a million bucks trucked, or is the owner carrying it on his arm
in the airplane?
Le sénateur Tkachuk : Comment assure-t-on le suivi des
peintures? En dépit de la facture de loi, de tous les règlements
et d’une grande bureaucratie, nous ne retrouvons pas l’argent.
C’est le problème que nous avons. À mon avis, l’argent vient
probablement de l’étranger, étant donné que les choses sont moins
faciles au Canada, et les transactions se font au Mexique, en
Amérique du Sud ou ailleurs. Si quelqu’un achète une peinture au
Mexique, par exemple ou en Amérique du Sud et l’apporte au
Canada, est-ce que la peinture qui vaut un demi-million de dollars
est transportée par camion, ou le propriétaire la transporte-t-il
lui-même à bord d’un avion?
Mr. Gibbs: I have had to bring paintings back from England
myself in an airplane, so it is possible to do that, yes. You have to
declare it when you come into Canada, and you pay the GST, or
HST now.
M. Gibbs : J’ai déjà dû rapporter des peintures d’Angleterre
par avion. C’est donc possible. Il faut les déclarer à l’arrivée au
Canada, et il faut alors payer la TPS ou, désormais, la TVH.
Senator Tkachuk: You declare it; you say you bought that
painting somewhere else?
Le sénateur Tkachuk : Vous déclarez la peinture? Vous dites
que vous l’avez achetée ailleurs?
Mr. Gibbs: Yes. Generally speaking, we do not buy paintings
ourselves. We are doing this for clients, so the very opposite; we
are acting as brokers all the time, effectively, rather than owning
the paintings.
M. Gibbs : Oui. Généralement, nous n’achetons pas nousmêmes des peintures. Nous le faisons pour le compte de clients.
C’est donc tout à fait le contraire. Nous agissons toujours comme
des courtiers, dans les faits, au lieu de devenir les propriétaires de
peintures.
Let us take the case where I brought a painting back from
England. It was a painting that had been painted in Canada,
taken by a diplomat to London, sold by his daughter 40 years
later, and then brought back to Canada. That is not remotely
suspicious, in my mind.
Prenons le cas où j’ai rapporté une peinture de l’Angleterre.
C’était une œuvre réalisée au Canada, emportée par un diplomate
à Londres, vendue par sa fille 40 ans plus tard, puis rapportée au
Canada. Voilà qui est loin d’éveiller des doutes, me semble-t-il.
Say a private individual wanted to do that with the purpose of
using the painting to launder money. If you read on the Internet
about a process, yes, I understand that is a process that people use
in certain countries where there are limits on taking cash out of a
country. They can take a painting out of the country and then sell
it in another country. That is a possibility. Again, it is not
something we have come across or would expect to come across.
It has not happened to us, in our knowledge, and I do not think it
would be a normal thing to do, that is, using a Canadian auction
house to launder money.
Supposons qu’un particulier veuille utiliser ce stratagème pour
blanchir de l’argent au moyen d’une peinture. Oui, on peut lire sur
Internet qu’il est possible d’utiliser un stratagème semblable, je
comprends qu’on puisse l’employer dans certains pays où il y a
des limites au montant d’argent qu’on peut sortir. On peut alors
sortir la peinture et la vendre ensuite à l’étranger. C’est une
possibilité. Mais là non plus, ce n’est pas une chose que nous
avons vue se produire ou que nous nous attendons à voir un jour.
Cela ne nous est pas arrivé, que nous sachions, et je ne crois pas
que ce soit une chose normale, utiliser une maison canadienne de
vente aux enchères pour blanchir de l’argent.
Senator Tkachuk: Mr. Gauthier, does your organization
represent independent used car dealers?
Le sénateur Tkachuk : Monsieur Gauthier, votre corporation
représente-t-elle les vendeurs indépendants de voitures d’occasion?
Mr. Gauthier: No, we do not, senator.
M. Gauthier : Non, sénateur.
Senator Tkachuk: Is there such an organization?
Le sénateur Tkachuk : Y a-t-il une organisation qui les représente?
Mr. Gauthier: There is in Ontario.
M. Gauthier : Il y en a une en Ontario.
Senator Tkachuk: Are they provincial or are they national?
Le sénateur Tkachuk : Au niveau provincial ou au niveau
national?
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Banking, Trade and Commerce
Mr. Gauthier: They are provincial. To my knowledge, there is
not an equivalent used car association that represents used vehicle
dealers nationally, but there is one in Ontario.
29-11-2012
M. Gauthier : Provincial. Que je sache, il n’y a aucune
association nationale qui représente les marchands de voitures
d’occasion au niveau national, mais il y en a une en Ontario.
Senator Tkachuk: They sell fairly expensive vehicles.
Le sénateur Tkachuk : Ils vendent des véhicules assez coûteux.
Mr. Gauthier: They can.
M. Gauthier : Cela peut arriver.
Senator Tkachuk: At least in our city, I notice a lot more highend vehicles on the road.
Le sénateur Tkachuk : Au moins dans notre ville, je remarque
beaucoup plus de voitures haut de gamme sur la route.
Mr. Gauthier: The vehicles last longer and the quality is better.
There are approximately 4 million used vehicles sold in this
country. Our association represents new vehicle dealers only, that
is, dealers who have a franchise from a vehicle manufacturer.
M. Gauthier : Les véhicules sont plus durables et leur qualité
est supérieure. Il se vend environ 4 millions de véhicules
d’occasion au Canada. Notre association ne représente que les
vendeurs de véhicules neufs, c’est-à-dire les marchands qui sont
concessionnaires d’un fabricant.
Senator Moore: Thank you, gentlemen, for being here.
Le sénateur Moore : Messieurs, merci d’être parmi nous.
I want to follow up on Senator Tkachuk’s question,
Mr. Gibbs. When you brought that painting back into Canada,
in the example that you cited, at customs, did you have to file or
show a qualified appraisal document?
Je voudrais revenir sur la question du sénateur Tkachuk,
monsieur Gibbs. Lorsque vous avez rapporté cette peinture au
Canada, dans l’exemple que vous avez donné, aux douanes, avezvous dû déposer ou produire un document d’évaluation établi par
un expert?
Mr. Gibbs: Yes. You have to present the value of the painting,
but that is purely so that the correct amount of HST is paid.
M. Gibbs : Oui. Il faut présenter un document qui indique la
valeur de la peinture, mais c’est seulement pour payer le bon
montant de TVH.
Senator Moore: What establishes the value?
Le sénateur Moore : Comment la valeur est-elle établie?
Mr. Gibbs: Well, the value would be established by fair market
value, which is an estimation of what the painting would sell for
at auction.
M. Gibbs : D’après la juste valeur marchande, c’est-à-dire une
estimation de ce que la peinture rapporterait aux enchères.
Senator Moore: In your catalogues, which I subscribe to, it is a
range. When you go through customs, are you saying, ‘‘It could
be worth $20,000 or we could get $30,000 for it; we are not sure’’?
Do you have a written appraisal from a qualified appraiser in,
say, London or Canada?
Le sénateur Moore : Dans vos catalogues, auxquels je souscris,
c’est une fourchette de valeurs qu’on indique. Lorsque vous vous
présentez aux douanes, dites-vous : « Elle peut valoir 20 000 $,
mais nous pourrions en tirer 30 000 $, nous ne savons pas »?
Avez-vous une évaluation écrite établie par un expert compétent
de Londres ou du Canada?
Mr. Gibbs: Yes. A fair market value is an individual figure. An
auction estimate is usually a conservative estimate of what we
expect the painting to sell for. Let us say that we had an estimate
in the catalogue of $50,000 to $80,000. It may well be that we
expect that painting to sell for $80,000 and, therefore, the fair
market value would be $80,000. In the case of this particular
painting, my recollection is that the fair market value that was
declared was marginally higher than the actual sale price.
M. Gibbs : Oui. La juste valeur marchande est un chiffre
unique. L’estimation en vue des enchères est une estimation
prudente du prix de vente attendu. Disons que le catalogue
indique une estimation de 50 000 $ à 80 000 $. Il se peut fort bien
que nous nous attendions à ce que la peinture se vende à 80 000 $.
Par conséquent, la juste valeur marchande serait de 80 000 $.
Dans le cas de cette peinture, je crois me souvenir que la juste
valeur marchande qui a été déclarée a été légèrement supérieure
au prix de vente effectif.
Senator Moore: What I am getting at is how is that fair market
value established? Is that Heffel’s own piece of paper?
Le sénateur Moore : Je voudrais savoir comment la juste valeur
marchande est établie. Est-ce simplement un document que Heffel
présente?
Mr. Gibbs: Yes.
Senator Moore: It is not from an appraiser in London?
M. Gibbs : Oui.
Le sénateur Moore : Et pas un document produit par un expert
de Londres?
Mr. Gibbs: No.
M. Gibbs : Non.
Senator Moore: Because they would not know that market?
Le sénateur Moore : Faute de connaissance du marché?
29-11-2012
Banques et commerce
27:45
Mr. Gibbs: Yes. They would not know that market at all. We
would establish the value. If it was a private individual doing the
same thing, they may well contact us or they may well contact
another appraiser and ask, ‘‘What value should I declare this at in
order to be honest about the value?’’
M. Gibbs : Effectivement. Les experts londoniens ne
connaîtraient rien au marché. C’est nous qui établissons la valeur.
Si un particulier faisait la même chose, il se pourrait bien qu’il
communique avec nous ou avec d’autres experts et demande :
« Quelle valeur est-ce que je dois déclarer pour être honnête? »
Senator Moore: Is the painting taken out of the frame and
rolled up or is it carried in the frame?
Le sénateur Moore : La peinture est-elle retirée de son cadre et
roulée ou bien est-elle transportée avec son cadre?
Mr. Gibbs: In this case, the painting was still in its frame and
put in a suitcase, which was then put into the pilot’s locker. I said
to the Air Canada staff, ‘‘I would rather take this on the airplane
than risk putting it in the hold,’’ and they were happy to go
through that process, particularly when I told them the value of
the piece.
M. Gibbs : Dans ce cas-ci, la peinture était dans son cadre et
elle a été mise dans une valise placée dans le compartiment du
pilote. J’ai dit au personnel d’Air Canada : « Je préfère prendre ce
bagage dans la cabine plutôt que de courir le risque de le placer
dans la soute. » Il a été heureux de prendre ces dispositions, à plus
forte raison lorsque je lui ai révélé la valeur de l’œuvre.
Senator Moore: Mr. Gauthier, I want to get back to a question
that Senator Oliver asked you. Our vehicle theft rate is historically
much higher in Canada than in the United States. You said it is
about $1 billion in Canada. How much is it in the United States,
and how do you know?
Le sénateur Moore : Monsieur Gauthier, permettez-moi d’en
revenir à la question que le sénateur Oliver vous a posée. Le taux
de vols de véhicules a toujours été plus élevé au Canada qu’aux
États-Unis. Vous avez dit que ces vols représentaient environ un
milliard de dollars au Canada. Quels sont les chiffres pour les
États-Unis? Le savez-vous?
Mr. Gauthier: I do not know the specific numbers, senator, but
I believe that that was reported through the Insurance Bureau of
Canada, their association. When we say historically higher here in
that Canadian in the United States, we are looking at per capita.
We are taking into account the number of vehicles stolen and the
population of Canada versus that of the United States.
M. Gauthier : Je ne suis pas au courant des chiffres précis,
sénateur, mais je crois que le Bureau d’assurance du Canada,
association des assureurs, en a fait état. On dit qu’il y a toujours
eu plus de vols de voitures au Canada qu’aux États-Unis, mais
c’est par habitant. Il s’agit du nombre de véhicules volés par
rapport à la population du Canada ou par rapport à celle des
États-Unis.
This is only conjecture, but I suspect that was because we had
much more relaxed legislation here in this country and a lot less
scrutiny of the shipping yards and at customs prior to this new,
more rigorous legislation that it is in place today.
Ce n’est peut-être que conjecture, mais je soupçonne que cela
doit tenir au fait que nous avions au Canada des lois moins
rigoureuses et beaucoup moins de surveillance dans les cours
d’expédition et aux douanes avant la nouvelle loi plus rigoureuse
qui est actuellement en place.
Senator Moore: When you talk about the theft rate, you are
talking about vehicles, on a per capita basis, Canada versus the
United States?
Le sénateur Moore : Quand vous parlez de taux de vols, vous
voulez parler du nombre de véhicules par habitant, en comparant
le Canada et les États-Unis?
Mr. Gauthier: Correct.
M. Gauthier : C’est exact.
Senator Moore: I find it interesting that you would say that you
do not know what their business is or how they are managing to
have less theft. Would you not talk to your counterpart in the
U.S. at any time and say, ‘‘You guys seem to be doing better here
in preventing crime’’? Do you not do that at all?
Le sénateur Moore : Il me semble curieux que vous disiez que
vous ne savez pas comment les choses se passent aux États-Unis ni
comment les Américains s’y prennent pour avoir moins de vols.
Ne discutez-vous pas avec vos collègues aux États-Unis, et ne leur
demandez-vous pas comment ils s’y prennent pour prévenir le
crime? Ce n’est pas une démarche que vous faites?
Mr. Gauthier: No. We have a counterpart organization in the
United States called NADA, but our communication to this point
certainly has not been in that area. That has not been an area of
focus for us.
M. Gauthier : Non. Il y a une organisation semblable à la nôtre
aux États-Unis, NADA, mais jusqu’ici, nos communications
n’ont pas porté là-dessus. Cela n’a pas été un centre d’intérêt.
Senator Moore: A billion dollars would get my attention.
Mr. Gauthier: It certainly would. As the Canadian Automobile
Dealers Association, our organization is focused on helping our
dealers to prevent vehicles being stolen from their lots.
Le sénateur Moore : Un milliard de dollars retiendrait mon
attention.
M. Gauthier : Bien sûr. La Corporation des associations de
détaillants d’automobiles cherche à aider ses membres à prévenir
les vols de véhicules sur les terrains de leur commerce.
27:46
Banking, Trade and Commerce
29-11-2012
Senator Moore: I know, but would they have a few ideas that
might help you out? That is all I was wondering about.
Le sénateur Moore : Je sais, mais les Américains n’auraient-ils
pas quelques idées qui vous seraient utiles? C’est tout ce que je me
demandais.
The Acting Chair: Mr. Gauthier, if you are able to find out that
fact that Senator Moore asked about, it would be helpful if you
could get it to our committee because it would give us an idea of
scope.
Le président suppléant : Monsieur Gauthier, si vous pouviez
nous communiquer les données que le sénateur vous a demandées,
ce serait utile à notre comité, car cela nous donnerait une idée de
la portée du phénomène.
Mr. Gauthier: We will do that, senator.
M. Gauthier : Nous allons le faire, sénateur.
The Acting Chair: That would be very helpful.
Le président suppléant : Ce serait très utile.
Mr. Gauthier: Thank you for the question.
M. Gauthier : Merci de votre question.
The Acting Chair: We have about a minute left. Are there any
closing comments by any of you three gentlemen that you would
like to share with us to help us in our study? They have to be
about 30 seconds each, so it is a quick little clip. Mr. Gibbs,
anything you want to leave us with?
Le président suppléant : Il nous reste environ une minute. Y
aurait-il un dernier mot que vous voudriez nous laisser, tous les
trois, pour nous aider dans notre examen de la loi? Il faut
toutefois s’en tenir à une trentaine de secondes. C’est donc une
intervention éclair. Monsieur Gibbs, un dernier message?
Mr. Gibbs: I am grateful that you have invited me here. From
the bottom of my heart, I believe that the auction industry,
particularly the art auction industry, is not the place that this kind
of thing would happen because the whole process is so
transparent. As to whether art is used for money laundering, it
appears, from what you read on the Internet, that it has been
used, but I believe that it is unlikely to happen in our industry.
M. Gibbs : Je vous suis reconnaissant de m’avoir invité. Du
fond du cœur, je suis convaincu que le secteur des ventes aux
enchères, notamment dans le domaine artistique, n’est pas
favorable au blanchiment d’argent, étant donné que le processus
est tout à fait transparent. Quant à l’utilisation des œuvres d’art
pour blanchir de l’argent, il semble que cela se soit fait, d’après ce
que vous avez lu sur Internet, mais il me semble peu probable que
cela se passe dans notre secteur.
The Acting Chair: Thank you. Mr. Gauthier?
Le président suppléant : Merci. Monsieur Gauthier?
Mr. Gauthier: I would like to thank you all for giving us this
opportunity. If I leave you with anything today, it is that the
Canadian Automobile Dealers Association is more than willing to
work with you and cooperate with you with regard to any
initiative that you wish to take.
M. Gauthier : Merci à vous tous de m’avoir permis de
témoigner. S’il est un message que je voudrais vous laisser, c’est
que la Corporation des associations de détaillants d’automobiles
ne demande pas mieux que de travailler avec vous, de coopérer
avec vous pour toute initiative que vous voudriez prendre.
My point today was to point out that, in our business, because
of the nature of our business and the competitive nature of
financing, few transactions are in cash. If you wish to be, I guess,
as efficient as possible with regard to curbing this type of activity,
there might be other areas that could probably produce better
results, but we will work with you in any way that you wish.
J’ai voulu souligner aujourd’hui que, dans notre secteur, étant
donné la nature de l’activité et le caractère concurrentiel du
financement, il y a peu de transactions en argent liquide. Si vous
recherchez le maximum d’efficience dans la lutte contre le
blanchiment d’argent, il y a d’autres domaines où vous
obtiendriez probablement de meilleurs résultats, mais nous
collaborerons avec vous de la façon qui vous conviendra.
The Acting Chair: Thank you, Mr. Gauthier. Mr. Wilcox?
Le président suppléant : Merci, monsieur Gauthier.
Monsieur Wilcox?
Mr. Wilcox: I agree with Mr. Gauthier. We are a fledgling
organization in comparison to the automotive industry. We are
struggling to get as many people as possible to follow our
guidelines, and it is working. The industry itself is doing quite well
in comparison to a lot of other industries. We are more than
willing to work with the committee in whatever way they decide.
Thank you, as well.
M. Wilcox : Je suis d’accord avec M. Gauthier. Notre
organisation a peu d’expérience, si on la compare au secteur de
l’automobile. Nous faisons des efforts pour amener tout le monde
à suivre nos lignes directrices, et nous obtenons des résultats.
Notre secteur se tire bien d’affaire si on le compare à beaucoup
d’autres. Nous sommes parfaitement disposés à collaborer avec le
comité de la façon qui lui conviendra. Merci.
The Acting Chair: Thank you very much. Gentlemen, we
appreciate your input today and your interest in assisting us.
Le président suppléant : Merci beaucoup. Messieurs, nous vous
savons gré de votre témoignage d’aujourd’hui et de votre volonté
de nous aider.
29-11-2012
Banques et commerce
27:47
In our next meeting on Wednesday, December 5, we will
review the draft report on money laundering, which you should
receive in your offices Monday afternoon.
À notre prochaine réunion, le mercredi 5 décembre, nous allons
examiner le projet de rapport sur le blanchiment d’argent, que
vous recevrez à vos bureaux lundi après-midi.
On Thursday, December 6, we will have Gérald Cossette, the
new director of FINTRAC.
Le jeudi 6 décembre, nous accueillerons Gérald Cossette, le
nouveau dirigeant du CANAFE.
That is our schedule for next week. I thank you all for your
attendance and adjourn the meeting.
Voilà le programme de la semaine prochaine. Merci à vous
tous d’avoir été là. Je lève la séance.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
SENATE
SÉNAT
CANADA
Subject-matter of those elements contained in Divisions
1, 3, 6 and 14 of Part 4 of Bill C-45, A second Act to
implement certain provisions of the budget tabled in
Parliament on March 29, 2012 and other measures
Report of the
Standing Senate Committee on
Banking, Trade and Commerce
The Honourable Irving Gerstein, Chair
The Honourable Céline Hervieux-Payette, P.C., Deputy Chair
NOVEMBER 2012
Ce document est disponible en français.
*
*
*
This report and the Committee’s proceedings are available online at
www.senate-senat.ca/bancom.asp
Hard copies of these documents are also available by contacting
the Senate Committees Directorate at (613) 990-0088
Comments and reactions to this report can be
brought to the attention of the committee by email at
[email protected]
MEMBERSHIP
The Honourable Senator Irving Gerstein, Chair
The Honourable Senator Céline Hervieux-Payette, P.C., Deputy Chair
and
The Honourable Senators:
* James Cowan (or Claudette Tardif)
Stephen Greene
Mac Harb
* Marjory LeBreton, P.C. (or Claude
Carignan)
Ghislain Maltais
Paul J. Massicotte
Wilfred P. Moore, Q.C.
Donald H. Oliver, Q.C.
Pierrette Ringuette
Larry Smith
Caroline Stewart Olsen
David Tkachuk
* Ex Officio Members of the Committee
Other Senators who have participated on this study:
The Honourable Senators Brown, Day, Poirier and Rivard
Parliamentary Information and Research Service, Library of Parliament:
Brett Stuckey, Analyst
Adriane Yong, Analyst
Senate Committees Directorate:
Brigitte Martineau, Administrative Assistant
Clerk of the Committee:
Barbara Reynolds
ORDER OF REFERENCE
Extract from the Journals of the Senate of Tuesday, October 30, 2012:
The Honourable Senator Carignan moved, seconded by the Honourable Senator Poirier:
That, in accordance with rule 10-11(1), the Standing Senate Committee on National Finance be
authorized to examine the subject-matter of all of Bill C-45, A second Act to implement certain
provisions of the budget tabled in Parliament on March 29, 2012 and other measures, introduced in
the House of Commons on October 18, 2012, in advance of the said bill coming before the Senate;
That the Standing Senate Committee on National Finance be authorized to sit for the purposes of
its study of the subject-matter of Bill C-45 even though the Senate may then be sitting, with the
application of rule 12-18(1) being suspended in relation thereto; and
That, in addition, and notwithstanding any normal practice:
1. The following committees be separately authorized to examine the subject-matter of the
following elements contained in Bill C-45 in advance of it coming before the Senate:
(a) the Standing Senate Committee on Banking, Trade and Commerce: those elements contained
in Divisions 1, 3, 6 and 14 of Part 4;
(b) the Standing Senate Committee on Energy, the Environment and Natural Resources: those
elements contained in Divisions 4, 18 and 21 of Part 4;
(c) the Standing Senate Committee on Transport and Communications: those elements contained
in Divisions 5, 12 and 20 of Part 4;
(d) the Standing Senate Committee on Aboriginal Peoples: those elements contained in Division
8 of Part 4; and
(e) the Standing Senate Committee on Agriculture and Forestry: those elements contained in
Division 19 of Part 4;
2. The various committees listed in point one that are authorized to examine the subject-matter of
particular elements of Bill C-45 submit their final reports to the Senate no later than November 30,
2012; and
3. As the reports from the various committees authorized to examine the subject-matter of
particular elements of Bill C-45 are tabled in the Senate, they be deemed referred to the Standing
Senate Committee on National Finance so that it may take those reports into consideration during its
study of the subject-matter of all of Bill C- 45.
The question being put on the motion, it was adopted, on division.
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
TABLE OF CONTENTS
PART 4, DIVISION 1: AMENDMENTS TO THE TRUST AND LOAN
COMPANIES ACT, THE BANK ACT AND THE INSURANCE
COMPANIES ACT ............................................................................................... 1
PART 4, DIVISION 3: AMENDMENTS TO THE CANADA DEPOSIT
INSURANCE CORPORATION ACT AND THE PAYMENT
CLEARING AND SETTLEMENT ACT ................................................................ 2
PART 4, DIVISION 6: BRETTON WOODS AND RELATED
AGREEMENTS ACT ............................................................................................ 4
PART 4, DIVISION 14: AGREEMENT ON INTERNAL TRADE
IMPLEMENTATION ACT ................................................................................... 5
CONCLUSION ................................................................................................................... 7
APPENDIX A: Witness List .............................................................................................. 8
APPENDIX B: Briefs submitted but did not appear before the Committee...................... 9
BANKING, TRADE AND COMMERCE
PART 4, DIVISION 1: AMENDMENTS TO THE TRUST AND LOAN COMPANIES ACT,
THE BANK ACT AND THE INSURANCE COMPANIES ACT
Bill C-38, An Act to implement certain provisions of the budget tabled in Parliament on March
29, 2012 and other measures, permitted public-sector investment pools to be equity investors in
federally regulated financial institutions upon approval by the Minister of Finance. Division 1
would amend the Trust and Loan Companies Act, the Bank Act, the Insurance Companies Act
and the Jobs and Economic Growth Act to clarify the provisions governing the purchase of a
small amount of a financial institution’s shares by a public-sector investment pool and the
approval process undertaken by the Minister of Finance.
In his appearance before the Standing Senate Committee on Banking, Trade and Commerce, the
Minister of State (Finance) explained that Division 1 contains technical and coordinating
amendments to support the provisions in Bill C-38; the objective of Division 1 and the
provisions in Bill C-38 is to ensure that Canadian financial institutions are competitive with
foreign financial institutions when attracting investors. He told the Committee that public-sector
investment pools are allowed to invest in other sectors of the Canadian economy and that other
jurisdictions – such as Australia, the United States, Switzerland and the United Kingdom – allow
public-sector investment pools to invest in financial institutions.
The Office of the Superintendent of Financial Institutions (OSFI) indicated that, for ministerial
approvals, investments in Canadian financial institutions must be in the best interests of the
financial system and are subject to national security considerations. In general, OSFI’s role in
ministerial approvals is to collect and analyze information regarding any prudential
considerations, including the integrity of the applicant and the circumstances of any previous
investments, and to provide its analysis to the Minister of Finance. Division 1 states that the
Minister would not require OSFI’s advice in order to approve an investment by a public-sector
investment pool; however, OSFI indicated that it would inform the Minister of Finance if it had
prudential concerns. Given that an issuance of shares can be a lengthy process, OSFI stated that
the issuance and an application for approval occur concurrently. With the Basel III Accord
imposing stricter capital requirements on financial institutions, OSFI suggested that financial
institutions are likely seeking capital investments; however, Canadian banks are currently very
well capitalized and the provisions in Division 1 would provide an opportunity to access
additional capital. OSFI mentioned that a bank may reject an offer of investment if it is
considering a repurchase of its shares.
Regarding national security considerations, OSFI said that the security status of any foreign
investor is confirmed by it. It checks lists that identify individuals, companies and jurisdictions
linked to terrorism, and consults with the Canadian Security Intelligence Service and the Royal
Canadian Mounted Police. OSFI stated that public-sector investment pools that wish to invest
must have a public mandate and must have commercial – not political – objectives. If the publicsector investment pool changes its mandate or objectives, OSFI indicated that the Minister of
Finance can withdraw his/her approval. Lastly, OSFI confirmed that Division 1 would not alter
the ownership limits set out in the legislation governing banks, trust and loan companies, and
insurance companies.
1
BANKING, TRADE AND COMMERCE
The Canadian Life and Health Insurance Association (CLHIA) noted that the insurance industry
supports the provisions in Division 1, which would allow Canadian financial institutions to be as
competitive as international financial institutions when pursuing capital. The CLHIA confirmed
that Division 1 pertains to the primary issuance of shares and that the rules for investment
proposed in Division 1 are quite strict. Furthermore, it indicated that – like banks – insurance
companies have a statutory ownership limit, which is 20%. As the financial institution and the
potential investor would submit a joint application to the Minister of Finance for approval, the
CLHIA suggested that the process would allow an insurance company to reject an attempted
takeover by not supporting the application.
In its written submission to the Committee, the Canadian Bar Association (CBA) remarked that
the banking sector is subject to strict size-based ownership rules, noting that banks with equity
exceeding $12 billion must be widely held; thus, any single shareholder or group of shareholders
cannot own more than 20% of the voting shares, or 30% of the non-voting shares, of the bank
and that the Minister of Finance must approve any investment in a Canadian bank of more than
10% of its shares. The CBA indicated that these ownership rules and the rules set out in Division
1 would allow the Minister of Finance to ensure that any investment is in the best interest of the
financial sector.
PART 4, DIVISION 3: AMENDMENTS TO THE CANADA DEPOSIT INSURANCE
CORPORATION ACT AND THE PAYMENT CLEARING AND SETTLEMENT ACT
In response to a Group of 20 (G20) commitment to preserve the stability of the global financial
sector in relation to over-the-counter (OTC) derivative transactions, Division 3 would amend the
provisions in the Canada Deposit Insurance Corporation Act that apply to bridge institutions –
temporary financial institutions created to preserve critical functions of a Canada Deposit Insurance
Corporation (CDIC) member institution facing insolvency – in order to ensure that administration,
by a bridge institution, of a member institution that is facing insolvency does not trigger a condition
imposed by an eligible financial contract (EFC) – such as a derivative agreement – entered into
by that member institution. The Payment Clearing and Settlement Act would also be amended to
support the central clearing and settlement of derivatives transactions. Moreover, Division 3
would provide for a limited automatic stay on the ability of certain counterparties of a failed
CDIC member institution to terminate EFCs. In particular, the stay would have a duration of one
business day following the incorporation of a bridge institution.
In his appearance before the Committee, the Minister of State (Finance) indicated that the
objective of Division 3 is to reinforce Canada’s financial stability framework and to fulfill a G20
commitment to support a financial sector reform agenda by improving the regulation of OTC
derivative transactions. The Minister explained that the proposed changes would create a process
for OTC derivative transactions that would be similar to the clearing that occurs at the end of the
day in the stock market, when each transaction is settled. The Department of Finance said that no
central counterparties (CCPs) that deal in OTC derivative transactions currently exist in Canada;
however, some may be established in the future. It also noted that existing CCPs are not
government entities, although they are supervised and regulated by governments. According to
the Department, the main purpose of CCPs is to ensure that both parties to a transaction will be
protected even if the other party fails; this protection is usually accomplished by requiring the
parties to post collateral. Furthermore, it explained that – with Division 3 – OTC derivative
2
BANKING, TRADE AND COMMERCE
transactions would be required to be reported to a “trade repository,” which would collect
information about trades and provide summary information about those trades; while much of
the information would be available only to regulators, some information would be made public.
According to the Department, Division 3 would also make a change in relation to the Bank of
Canada and supervision of CCPs.
The Alberta Securities Commission (ASC) quoted the G20 statement from the 2009 Pittsburgh
Summit: “all standardized OTC derivatives should be traded on exchanges or electronic trading
platforms, where appropriate, and cleared through central counterparties by the end of 2012 at
the latest. OTC derivatives contracts should be reported to trade repositories.” It also stated that
Canadian regulators agreed that Canadian market participants should be required to clear OTC
derivative transactions through CCPs. According to the ASC, Canada’s regime for OTC
derivative clearing will likely be in place by the end of 2013, rather than by the end of 2012; that
said, several other G20 countries will also miss the 2012 deadline. The ASC told the Committee
that, after giving consideration to requiring the establishment of domestic CCPs, Canadian
regulators concluded that there are not many market participants that would be able to undertake
the role of a CCP in the most significant areas of OTC trading; consequently, global CCPs would
be acceptable for authorized trading in Canada. Furthermore, the ASC clarified that increased
transaction speed was not an objective of Division 3; in fact, most OTC derivative transactions
would be slower due to the involvement of an additional party and the reporting requirements. It
also shared its view that, eventually, all OTC derivative transactions that formerly took place
between two parties and without reporting requirements will take place through a CCP and with
a reporting system. In terms of oversight of CCPs, the ASC highlighted that the Bank of Canada
would oversee OTC derivative transactions that are considered to be systemically important,
while securities regulators would oversee other transactions, although they would not be required
to approve individual transactions.
The Canada Deposit Insurance Corporation (CDIC) indicated that the proposed amendments to
the Canada Deposit Insurance Corporation Act would enhance its ability to take on and preserve
the critical functions of a failed CDIC member institution by providing time for it to determine
which eligible financial contracts (EFCs) it wishes to transfer from the failed institution to a bridge
institution. It also suggested that the proposed amendments would provide for a limited automatic
stay on the ability of certain counterparties of a failed CDIC member institution to terminate EFCs;
the stay would be one business day following the incorporation of the bridge institution.
The Bank of Canada addressed proposed changes to the Payment Clearing and Settlement Act,
which it says would remove doubt regarding whether clearing houses have protections that – in
the case of failure by a financial institution that has made an OTC derivative trade – are
sufficient to allow them to claim transfers of collateral and other assets that support the
derivative clearing systems. According to it, Division 3 would ensure that CCPs could
successfully exercise their legal remedies, without risk of having those rights stayed or frozen;
this proposed change would alleviate the concerns of global CCPs that Canadian law does not
protect a CCP’s ability to exercise its right against Canadian participants.
In a joint presentation to the Committee, the Canadian Derivatives Clearing Corporation (CDCC)
and the Montréal Exchange stated that amendments to the Bankruptcy and Insolvency Act, the
Companies’ Creditors Arrangement Act and the Winding-Up and Restructuring Act maybe be
3
BANKING, TRADE AND COMMERCE
needed in the future to enhance legal certainty for all participants in the OTC derivative clearing
process. In their view, the proposed removal of the requirement to settle Canadian dollar
payments through the Bank of Canada implies that settlements would be made through Canadian
chartered banks, or perhaps foreign banks, which could expose participants in the OTC
derivatives market to greater credit and liquidity risk, and could increase systemic risk in
Canada. Furthermore, the CDCC and the Montréal Exchange noted that, in the event that OTC
derivative transactions be settled through the central bank be removed, Canadian legislation
would be inconsistent with Principle 9 of the Committee on Payment and Settlement Systems
and the International Organization of Securities Commissions; Principle 9 states: “A [financial
markets infrastructure] should conduct its money settlements in central bank money, where
practical and available, to avoid credit and liquidity risks.”The CDCC and the Montréal
Exchange expressed their support for the proposed changes to the Canada Deposit Insurance
Corporation Act.
PART 4, DIVISION 6: BRETTON WOODS AND RELATED AGREEMENTS ACT
Following the implementation of quota reforms in Canadian legislation under Bill C-38, Division
6 would amend the Bretton Woods and Related Agreements Act to implement the governance
reforms agreed to by International Monetary Fund (IMF) members in 2010. In particular, it would
modify the manner in which members of the Executive Board are elected by eliminating the
requirement that 5 of the 20 members be elected by the members with the largest quotas.
In his appearance before the Committee, the Minister of State (Finance) said that the change
proposed in Division 6 is a consequential amendment to ensure that domestic legislation would
reflect and ratify the updated IMF agreements on quota and governance reform. He also clarified
that Division 6 would create no new obligations for Canada and is unrelated to IMF resources.
The Department of Finance stated that Division 6 would not change Canada’s representation on
the IMF’s Executive Board. It indicated that Canada’s commitment to the IMF has increased by
$11 billion over the last five years.
The IMF described its Executive Board, indicating that there are 24 directors managing the
IMF’s day-to-day operations, 19 of whom represent a cluster of countries and 5 of whom
represent their country alone. The IMF observed that there are eight European directors and that
the managing director is also European; by any measure, having 9 of 24 – or 37.5% - of the
directors from a region is too large, giving rise to a need for greater representation for emerging
countries. According to the IMF, in order to improve fairness and increase the IMF’s credibility,
the distribution of representation must be improved, which requires three steps. The first step
pertains to IMF quotas, which Canada has already ratified, while the second step concerns the
IMF’s Articles of Agreement, which would be legislated through Division 6. The proposed
amendment would eliminate the five positions filled by those who represent their country alone,
thereby allowing all IMF members to have the ability to participate in a cluster. The second step
would enter into force when three fifths of the IMF member countries, representing 85% of the
total voting power, have accepted the proposed amendment. Currently, 69% have ratified and
the IMF expects that the United States, which represents 16.75% of the vote, will soon ratify the
proposed amendment. The IMF stated that the third step involves a re-examination of the way in
4
BANKING, TRADE AND COMMERCE
which quotas are calculated, an issue that will probably be discussed by the Executive Board
during the winter.
Although the Centre for International Governance Innovation welcomed the proposed
governance changes to the IMF, it saw the proposed changes as insufficient to make the IMF
representative of the global economy. It stated that although two European countries have
agreed to give up their director positions on the Executive Board in order to increase the
representation of developing countries, the countries that will take over the positions are
expected to be European, thereby changing the composition only in terms of the balance between
developed and developing countries; Europe’s position is expected to be maintained. For
example, Poland is expected to take Belgium’s chair. The Centre noted that there are broader
governance issues to be debated, such as the role of the G20 in respect of the IMF, the manner in
which countries not involved in the G20 can have a role in decision making, whether the
Executive Board should have a supervisory or operational role, and the diversity of senior
appointments and staff.
The IMF and the Centre for International Governance Innovation told the Committee that
Division 6 reflects the IMF’s updated Articles of Agreement.
PART 4, DIVISION 14: AGREEMENT ON INTERNAL TRADE IMPLEMENTATION ACT
Signed by the Canadian premiers in 1994, the objective of the Agreement on Internal Trade
(AIT) is to lower barriers to the free movement of persons, goods and services among Canada’s
provinces and territories. Division 14 would amend the Agreement on Internal Trade
Implementation Act to provide for the introduction of person-to-government dispute resolution
processes and for the enforceability of orders resulting from the dispute-settlement process
contained in the AIT, particularly disputes involving the various levels of government. The
Division would also amend the Act’s terminology in order to harmonize it with that used in the
AIT and to clarify the effect of orders made under the Act. Lastly, the bill would repeal a
subsection of the Crown Liability and Proceedings Act respecting proceedings initiated under the
AIT.
In his appearance before the Committee, the Minister of Industry stated that internal trade has
more than doubled since the AIT was signed. In order, the most active provinces in internal trade
are Ontario, Quebec, Alberta and British Columbia; generally, the value of these provinces’
international trade is twice that of their internal trade. The value of international trade of smaller
provinces normally is equal to the value of their internal trade. The Minister explained that
Division 14 has three purposes: to introduce monetary penalties that could be imposed against
governments that do not respect their obligations under the AIT; to establish stricter criteria for
individuals nominated to be on dispute-resolution panels; and to update and correct any
inconsistences in the language between the AIT and the Agreement on Internal Trade
Implementation Act. According to the Minister, amendments proposed in Division 14 reflect
changes to the AIT that were agreed upon in 2008 and 2012, and indicate a federal desire to
respect the AIT’s obligations and to reduce barriers to internal trade when the AIT meeting is
chaired by the federal government in 2013. The Minister said that when an individual has a
favourable decision against a government and is awarded a monetary penalty, which can range
from $250,000 to $5 million, the individual would be indemnified only for the costs that he/she
5
BANKING, TRADE AND COMMERCE
incurred associated with the dispute-resolution process; the balance would be deposited into the
Internal Trade Advancement Fund, which would be used to promote internal trade.
Regarding the nomination of individuals to dispute-resolution panels, the Department of Industry
explained that the provinces and territories that are signatories to the AIT are able to appoint
individuals to the roster lists for panels; these individuals need to have expertise in administrative
law and/or dispute resolution, although expertise in any specific sector of the economy is not
required. It indicated that the AIT’s dispute-resolution process is similar to the process contained
in the North American Free Trade Agreement, in that the parties have a number of opportunities
to work together to achieve a resolution before a dispute-resolution panel is convened. According
to the Department, there have been 52 disputes since the AIT came into effect in 1995, or about
three disputes per year; 42 of the 52 disputes were government-to-government disputes, and
about 33 have been resolved; penalties would not have been required to resolve these disputes.
That said, the Canadian Federation of Independent Business, the Certified General Accountants
Association of Canada (CGA-Canada), and other business organizations highlighted the lack of
penalties as a weakness of the AIT.
The Chair of the Committee on Internal Trade, which is established under the AIT, supported
Division 14. He said that legislative amendments are needed to implement the changes agreed
upon in the 10th and 14th Protocols of Amendment to the AIT, and explained that the 10th
Protocol of Amendment permits orders issued under the AIT against a government to be
enforceable in the same manner as orders issued against the Crown in superior courts, while the
14th Protocol – which was approved in principle in June 2012 – incorporates the same disputeresolution process for person-to-government disputes as for government-to-governments
disputes. Moreover, the Chair indicated that provinces and territories that are signatories to the
AIT have taken steps to enact or amend legislation in order to establish mechanisms to enforce
the changes introduced in the 10th and 14th Protocols of Amendment. In his view, the Committee
on Internal Trade should meet with stakeholders more often; however, given that the parties to
the AIT meet once per year, meetings with stakeholders may be difficult to arrange. Regarding
the Internal Trade Advancement Fund, the Chair indicated that the fund would be established for
the purpose of reimbursing the costs associated with disputes under the AIT; however, details
about how the funds would be disbursed have not been finalized by the Committee on Internal
Trade.
CGA-Canada mentioned that it has participated in three disputes under the AIT. It supported the
changes proposed in Division 14, feeling that there is little incentive for governments to comply
with dispute-resolution panel rulings. It indicated that people, businesses and private-sector
organizations encounter barriers to trade and labour mobility, and should have more
opportunities to interact with the Committee on Internal Trade regarding AIT reforms. In
commenting on the Internal Trade Advancement Fund, which is not contained in Division 14 and
has not been discussed publicly by the parties to the AIT, CGA-Canada said that it may take up
to 18 months before the 14th Protocol of Amendment is ratified and details of the Internal Trade
Advancement Fund are released to the public. While CGA-Canada recognized that the objective
of the Internal Trade Advancement Fund is to discourage non-meritorious complaints by
individuals, it explained that complaints that reach the level of a dispute-resolution panel must
have been seen to have merit, as there is a screening process under the AIT to ensure that
complaints are warranted. CGA-Canada suggested that discussions on technical barriers to trade
6
BANKING, TRADE AND COMMERCE
and reduced regulatory red tape would be helpful to businesses: in particular, it mentioned that a
harmonized federal-provincial/territorial approach to the number of regulations as well as to the
duplication and overlap of regulations is required.
The Canadian Council of Chief Executives (CCCE) told the Committee that a number of bodies
– such as the Organisation for Economic Co-operation and Development, the IMF and the
Canadian Competition Policy Review Panel – have repeatedly stated that internal trade barriers
are a major factor in Canada’s poor productivity performance. According to it, these barriers cost
Canadian businesses up to $14 billion a year; furthermore, the perception that Canada has
internal barriers to trade affects the way in which international investors view the country. The
CCCE supported the changes proposed in Division 14, believing – in particular – that the
introduction of person-to-government dispute-resolution processes would be a major step toward
enabling a free market within Canada. The CCCE noted that, for businesses, the goal of the
dispute-resolution process is the elimination of the discriminatory practice or policy, not the
payment of a penalty by the government and the continuation of the practice or policy; the 2008
changes to the AIT have resulted in every dispute being resolved through a change to the
offending practice or policy, which was not the case prior to 2008. It suggested that the parties
to the AIT should now discuss other issues, such as corporate registration, business licensing
discrepancies, technical barriers to trade and labour mobility. It stated that labour mobility is
particularly important in light of skill shortages in certain provinces and territories as well as the
aging of Canada’s population. The CCCE expressed its hope that, in the future, more of the
funds collected through monetary penalties would be made available to the parties bringing forth
the dispute.
CONCLUSION
The Committee wishes to note that a number of the changes proposed in Bill C-45 would amend
legislation that was relatively recently examined by the Committee in the context of other bills.
From that perspective, during the four hearings in relation to Divisions 1, 3, 6 and 14 of Part 4 of
Bill C-45, the Committee heard from witnesses from whom it routinely consults, including
relevant federal departments and agencies as well as stakeholders. During the hearings,
Committee members were provided with an opportunity to pose questions to the witnesses; these
questions were completely and satisfactorily answered by them.
Finally, Division 14 addresses a variety of issues in relation to internal trade. The Committee
urges the federal and provincial/territorial governments to work together with a view to reducing
barriers to internal trade.
7
BANKING, TRADE AND COMMERCE
APPENDIX A: Witness List
ORGANIZATION
NAME, TITLE
DATE OF
APPEARANCE
COMMITTEE
ISSUE NO.
Department of Finance
Canada
The Honourable Ted
Menzies, P.C., M.P., Minister
of State (Finance)
2012-11-06
26
Industry Canada
The Honourable Christian
Paradis, P.C., M.P., Minister
of Industry
Krista Campbell, Director
General, Strategic Policy
Branch
Wayne Foster, Director,
Financial Markets Division
Jane Pearse, Director,
Financial Institutions
Jeremy Rudin, Assistant
Deputy Minister, Financial
Sector Policy Branch
Rob Stewart, Assistant
Deputy Minister,
International Trade and
Finance
Greg Cowper, Director,
Policy
William S. Rice, Chair, and
Chair, Alberta Securities
Commission
Chantal Richer, Director,
Legal Services
Philipe-A. Sarrazin,
Managing Director,
Legislation and Policy
Initiatives
Robert Turnbull, Special
Counsel, Financial System
Frank Zinatelli, Vice
President and General
Counsel
2012-11-06
26
2012-11-06
26
2012-11-06
26
2012-11-06
26
2012-11-06
26
2012-11-06
26
2012-11-07
26
2012-11-07
26
2012-11-07
26
2012-11-07
26
2012-11-07
26
2012-11-07
26
Industry Canada
Department of Finance
Canada
Department of Finance
Canada
Department of Finance
Canada
Department of Finance
Canada
Canada Deposit
Insurance Corporation
Canadian Securities
Administrators
Canada Deposit
Insurance Corporation
Office of the
Superintendent of
Financial Institutions
Canada
Bank of Canada
Canadian Life and
Health Insurance
Association
8
BANKING, TRADE AND COMMERCE
ORGANIZATION
Centre for International
Governance Innovation
Canadian Council of
Chief Executives
Canadian Council of
Chief Executives
International Monetary
Fund
Certified General
Accountants Association
of Canada
Committee on Internal
Trade
Government of the
Northwest Territories
Montreal Exchange
Canadian Derivatives
Clearing Corporation
NAME, TITLE
DATE OF
APPEARANCE
COMMITTEE
ISSUE NO.
Thomas A. Bernes,
Distinguished Fellow and
Former Executive Director
Joe Blomeley, Policy Analyst
2012-11-08
26
2012-11-08
26
John Dillon, Vice President,
Policy, and Corporate
Counsel
The Honourable Thomas A.
Hockin, P.C., Executive
Director
Carole Presseault, Vice
President, Government and
Regulatory Affairs
The Honourable David
Ramsay, MLA, Chair,
Minister of Industry, Tourism
and Investment, NWT
Peter Vician, Deputy
Minister, Department of
Industry, Tourism and
Investment
Pauline Ascoli, Vice
President, Legal Affairs
(Derivatives)
Glenn Goucher, President and
Chief Clearing Officer
2012-11-08
26
2012-11-08
26
2012-11-08
26
2012-11-08
26
2012-11-08
26
2012-11-21
27
2012-11-21
27
APPENDIX B: Briefs submitted but did not appear before the Committee
ORGANIZATION
NAME
Canadian Bankers Association
Marion G. Wrobel
9
SÉNAT
SENATE
CANADA
La teneur des éléments des Sections 1, 3, 6 et 14 de la Partie 4
du projet de loi C-45, Loi no 2 portant exécution de certaines
dispositions du budget déposé au Parlement le 29 mars 2012
et mettant en œuvre d'autres mesures
Rapport du
Comité sénatorial permanent
des banques et du commerce
L’honorable Irving Gerstein, président
L’honorable Céline Hervieux-Payette, C.P., vice-présidente
NOVEMBRE 2012
This document is available in English.
*
*
*
Le présent rapport et les délibérations du comité
peuvent être consultés en ligne en visitant le
www.senate-senat.ca/bancom.asp
Des copies de ces documents sont aussi disponibles en communiquant
avec la Direction des comités du Sénat au (613) 990-0088
Vos commentaires et impressions sur ce rapport
peuvent être portés à l’attention du Comité par courriel à
[email protected]
MEMBRES
L’honorable sénateur Irving Gerstein, président
L’honorable sénatrice Céline Hervieux-Payette, C.P., vice-présidente
et
les honorables sénateurs :
* James Cowan (ou Claudette Tardif)
Stephen Greene
Mac Harb
* Marjory LeBreton, C.P. (ou Claude
Carignan)
Ghislain Maltais
Paul J. Massicotte
Wilfred P. Moore, c.r.
Donald H. Oliver, c.r.
Pierrette Ringuette
Larry Smith
Caroline Stewart Olsen
David Tkachuk
* Membres d’office du Comité
Autres sénateurs ayant participé à cette étude :
Les honorables sénateurs Brown, Day, Poirier et Rivard
Service d'information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du Parlement :
Brett Stuckey, analyste
Adriane Yong, analyste
Direction des comités du Sénat :
Brigitte Martineau, adjointe administrative
Greffière du comité :
Barbara Reynolds
ORDRE DE RENVOI
Extrait des Journaux du Sénat le mardi 30 octobre 2012:
L'honorable sénateur Carignan propose, appuyé par l'honorable sénateur Poirier,
Que, conformément à l'article 10-11(1) du Règlement, le Comité sénatorial permanent des finances
nationales soit autorisé à examiner la teneur complète du projet de loi C-45, Loi no 2 portant exécution de
certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 29 mars 2012 et mettant en œuvre d'autres
mesures, déposé à la Chambre des communes le 18 octobre 2012, avant que ce projet de loi soit présenté
au Sénat;
Que le Comité sénatorial permanent des finances nationales soit autorisé à siéger pour les fins de son
examen de la teneur du projet de loi C-45 même si le Sénat siège à ce moment-là, l'application de l'article
12-18(1) du Règlement étant suspendue à cet égard;
Que, de plus, et nonobstant toute pratique habituelle :
1. Les comités suivants soient individuellement autorisés à examiner la teneur des éléments suivants
du projet de loi C-45 avant qu'il soit présenté au Sénat :
a) le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce : les éléments des Sections 1, 3, 6 et
14 de la Partie 4;
b) le Comité sénatorial permanent de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles : les
éléments des Sections 4, 18 et 21 de la Partie 4;
c) le Comité sénatorial permanent des transports et des communications : les éléments des Sections 5,
12 et 20 de la Partie 4;
d) le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones : les éléments de la Section 8 de la Partie
4;
e) Le Comité sénatorial permanent de l'agriculture et des forêts : les éléments de la Section 19 de la
Partie 4;
2. Chacun des différents comités indiqués au point numéro un, qui sont autorisés à examiner la teneur
de certains éléments du projet de loi C-45, soumette son rapport final au Sénat au plus tard le 30
novembre 2012;
3. Au fur et à mesure que les rapports des comités autorisés à examiner la teneur de certains éléments
du projet de loi C-45 seront déposés au Sénat, ces rapports soient renvoyés d'office au Comité sénatorial
permanent des finances nationales afin que ce comité puisse les prendre en considération au cours de son
examen de la teneur complète du projet de loi C-45.
La motion, mise aux voix, est adoptée avec dissidence.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
TABLE DES MATIÈRES
PARTIE 4, SECTION 1 : MODIFICATIONS À LA LOI SUR LES SOCIÉTÉS
DE FIDUCIE ET DE PRÊT, À LA LOI SUR LES BANQUES ET
À LA LOI SUR LES SOCIÉTÉS D’ASSURANCES ................................................. 1
PARTIE 4, SECTION 3 : MODIFICATIONS À LA LOI SUR LA SOCIÉTÉ
D’ASSURANCE-DÉPÔTS DU CANADA ET LA LOI SUR LA
COMPENSATION ET LE RÈGLEMENT DES PAIEMENTS ................................ 2
PARTIE 4, SECTION 6 : LOI SUR LES ACCORDS DE BRETTON WOODS
ET DES ACCORDS CONNEXES ........................................................................... 5
PARTIE 4, SECTION 14 : LOI DE MISE EN OEUVRE DE L’ACCORD
SUR LE COMMERCE INTÉRIEUR ....................................................................... 6
CONCLUSION ................................................................................................................... 9
ANNEXE A : Liste des témoins ....................................................................................... 10
ANNEXE B : Mémoires soumis au comité sans comparution de l’auteur ....................... 12
BANQUES ET COMMERCE
PARTIE 4, SECTION 1 : MODIFICATIONS À LA LOI SUR LES SOCIÉTÉS DE
FIDUCIE ET DE PRÊT, À LA LOI SUR LES BANQUES ET À LA LOI SUR LES
SOCIÉTÉS D’ASSURANCES
Le projet de loi C-38, Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au
Parlement le 29 mars 2012 et mettant en œuvre d’autres mesures, autorisait certains fonds
communs de placement du secteur public à investir dans les institutions financières
fédérales sur approbation du ministre des Finances. La section 1 modifierait la Loi sur les
sociétés de fiducie et de prêt, la Loi sur les banques, la Loi sur les sociétés d’assurances
et la Loi sur l’emploi et la croissance économique de manière à clarifier les dispositions
régissant l’achat par les fonds communs de placement du secteur public d’un petit
nombre d’actions d’une institution financière et à définir le processus d’approbation par
le ministre des Finances.
Lors de son témoignage devant le Comité sénatorial permanent des banques et du
commerce, le ministre d’État (Finances) a expliqué que la section 1 comportait des
dispositions de nature technique et de coordination à l’appui du projet de loi C-38. La
section 1 du projet de loi C-45 et le projet de loi C-38 visent à assurer la compétitivité des
institutions financières canadiennes par rapport aux institutions étrangères lorsqu’il s’agit
d’attirer les investisseurs. Le ministre d’État a déclaré au Comité que les fonds communs
de placement du secteur public ont le droit d’investir dans d’autres secteurs de
l’économie canadienne et que d’autres pays – l’Australie, les États-Unis, la Suisse et le
Royaume-Uni – leur permettent d’investir dans les institutions financières.
Le directeur général du Bureau du surintendant des institutions financières a signalé que,
à l’instar des autres cas d’agrément du ministre, les placements doivent servir au mieux
les intérêts du secteur financier et respecter des critères de sécurité nationale. En général,
le rôle du Bureau dans le mécanisme d’agrément du ministre se résume à recueillir et à
analyser de l’information concernant les considérations de prudence, notamment sur
l’intégrité du demandeur et les investissements antérieurs, ainsi qu’à présenter les
résultats de cette analyse au ministre des Finances. Aux termes de la section 1, le ministre
n’est pas obligé de tenir compte de l’avis du Bureau lors de l’agrément d’un
investissement effectué par un fonds commun de placement du secteur public. Le
directeur général a néanmoins fait savoir que le Bureau informerait le ministre des
Finances s’il existait des considérations de prudence. Une émission d’actions prenant
beaucoup de temps, le directeur général du Bureau a affirmé que l’émission d’actions et
la demande d’agrément se font en même temps. Comme l'accord de Bâle III resserre les
règles sur l’exigence de fonds propres des institutions financières, le directeur général a
laissé entendre que les institutions financières cherchaient probablement des
investissements en capitaux. Il faut savoir que les banques canadiennes sont très bien
capitalisées et que les dispositions de la section 1 leur permettraient d’accéder à d’autres
capitaux. Le témoin a souligné qu’une banque peut refuser une offre d’investissement si
elle envisage de procéder au rachat de ses actions.
En ce qui a trait aux considérations liées à la sécurité nationale, le directeur général du
Bureau a dit faire enquête sur tous les investisseurs étrangers. En effet, il consulte entre
1
BANQUES ET COMMERCE
autres les listes de personnes, d’entreprises et de pays liés au terrorisme et communique
avec le Service canadien du renseignement de sécurité et la GRC. Par ailleurs, il a déclaré
que les fonds communs de placement du secteur public désireux d’investir devaient être
dotés d’un mandat public et viser des objectifs économiques, et non pas politiques. Si un
fonds commun de placement modifiait son mandat ou ses objectifs, le ministre peut
retirer son agrément. Pour finir, le témoin confirme que la section 1 ne changeait en rien
les restrictions de propriété prescrites par les lois régissant les banques, les fiducies et les
sociétés de prêts, et les compagnies d’assurance.
Selon le porte-parole de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de
personnes (ACCAP), l’industrie des assurances de personnes appuie les dispositions de la
section 1, qui rendraient les institutions financières canadiennes aussi compétitives que
les étrangères dans leur recherche de capitaux. Le témoin confirme que la section 1 porte
sur l’émission initiale d’actions et que les règles proposées sur les investissements sont
assez strictes. De plus, il indique que, comme les banques, les compagnies d’assurance
doivent respecter le plafond de propriété fixé à 20 % par la loi. Puisqu’une institution
financière et son investisseur potentiel doivent présenter une demande d’agrément
conjointe au ministre des Finances, l’APPAC laisse entendre que ce mécanisme
permettrait à une compagnie d’assurance de contrecarrer une tentative de prise de
contrôle en refusant d’appuyer une demande.
Dans son mémoire au Comité, l’Association du Barreau canadien (ABC) a fait remarquer
que le secteur bancaire devait se soumettre à de rigoureuses règles de propriété fondées
sur la taille de l’institution, et que les banques dont le portefeuille vaut plus de
12 milliards de dollars devaient avoir des actionnaires multiples. Par conséquent, aucun
actionnaire particulier ni groupe d’actionnaires ne peut posséder plus de 20 % des actions
avec droit de vote ou plus de 30 % d’actions sans droit de vote d’une même banque.
L’Association écrit aussi que le ministre des Finances doit agréer tout investissement
supérieur à 10 % des actions d’une banque canadienne. Les règles sur la propriété et
celles expliquées dans la section 1 permettraient au ministre des Finances de veiller à ce
que les investissements servent au mieux les intérêts du secteur financier.
PARTIE 4, SECTION 3 : MODIFICATIONS À LA LOI SUR LA SOCIÉTÉ
D’ASSURANCE-DÉPÔTS DU CANADA ET LA LOI SUR LA COMPENSATION ET
LE RÈGLEMENT DES PAIEMENTS
En réponse à un engagement du Groupe des 20 visant à préserver la stabilité du secteur
financier mondial en ce qui a trait aux transactions de produits dérivés de gré à gré, la
section 3 modifierait les dispositions de la Loi sur la Société d’assurance-dépôts du
Canada s’appliquant aux institutions-relais – institutions financières temporaires créées
pour préserver les activités essentielles d’un membre de la Société d’assurance-dépôts du
Canada (SADC) en situation d’insolvabilité afin d’empêcher que l’administration d’une
institution membre en situation d’insolvabilité par une institution-relais engendre une
condition imposée par un contrat financier admissible, comme une entente sur
l’instrument dérivé conclue par cette institution membre. Par ailleurs, la Loi sur la
2
BANQUES ET COMMERCE
compensation et le règlement des paiements serait modifiée de manière à soutenir les
activités centrales de compensation et de règlement des transactions sur instruments
dérivés. En outre, la section 3 prévoirait une suspension automatique pour empêcher
certaines contreparties d’une institution membre de la SADC en faillite de résilier des
contrats financiers admissibles. En particulier, la suspension serait d’une durée d’une
journée ouvrable suivant la constitution d’une institution-relais.
Lorsqu’il a témoigné devant le Comité, le ministre d’État (Finances) a dit que la section 3
visait à renforcer le cadre de stabilité financière du Canada et à respecter un engagement
pris par le Canada lors du G20, soit d’appuyer une réforme du secteur financier par
l’amélioration de la réglementation des produits dérivés de gré à gré. Il a expliqué que les
modifications proposées créeraient un mécanisme de compensation pour les produits
dérivés de gré à gré semblable à celui qui entre en jeu à la clôture de la bourse tous les
jours, lorsque les produits sont échangés. Un représentant du ministère des Finances a
déclaré qu’aucun mécanisme de compensation centralisée ne s’occupe des produits
dérivés de gré à gré au Canada, mais que certains mécanismes pourraient être créés. Il a
observé que les mécanismes actuels ne sont pas gouvernementaux, même s’ils sont
supervisés et réglementés par des ordres de gouvernement. Selon le ministère, ces
mécanismes, ou contrepartie centrale, compensation centralisée servent surtout à protéger
les parties d’un échange lorsqu’une partie déclare faillite. Cette protection est
généralement assurée par des biens offerts en garantie. De plus, le représentant a expliqué
que, sous le régime de la section 3, les échanges de produits dérivés de gré à gré devront
être inscrits à un répertoire des opérations qui contiendrait l’information sur les échanges
et qui en fournirait un résumé. Même si la majeure partie de l’information sera réservée
aux autorités de réglementation, une autre partie serait rendue publique. Selon le
Ministère, la section 3 entraînerait aussi un changement relativement à la Banque du
Canada et à la supervision des contreparties centrales.
Le président de la Commission des valeurs mobilières de l'Alberta a tout d’abord cité la
Déclaration des dirigeants du Sommet de Pittsburgh de 2009 : « Tous les contrats dérivés
normalisés de l’OTC devraient, d’ici la fin de 2012 au plus tard, se transiger sur des
plateformes boursières ou commerciales électroniques, au besoin, et être approuvés par
les contreparties centrales. Ces contrats devraient être signalés aux dépositaires
commerciaux ». Selon lui, les responsables canadiens de la réglementation s’entendent
pour dire que les acteurs sur les marchés canadiens devraient faire l’objet d’une
compensation par une contrepartie centrale. De l’avis de la Commission des valeurs
mobilières de l’Alberta, le régime canadien de compensation des produits dérivés sera
mis en place à la fin de 2013, plutôt qu’à la fin de 2012; cela dit, plusieurs autres pays du
G20 ne respecteront pas la date butoir de 2012. Le témoin a affirmé au Comité que, après
avoir étudié la nécessité de créer des contreparties centrales au Canada, les organismes de
réglementation ont conclu que peu d’acteurs pouvaient jouer le rôle de contrepartie
centrale dans les plus importants marchés des produits dérivés. Par conséquent, on
permettrait aux contreparties centrales d’opérer au Canada. De plus, le témoin a précisé
que la section 3 ne vise pas l’accélération du processus; d’ailleurs, dans la réalité, la
plupart des transactions de produits dérivés prennent du temps en raison de la présence
d’une partie supplémentaire et des exigences de consignation. Il ajoute que les
3
BANQUES ET COMMERCE
transactions qui s’effectuaient auparavant entre deux parties sans exigence de
consignation devront, à terme, passer par une contrepartie centrale et être consignées.
Aussi, le témoin souligne que la Banque du Canada assurerait la surveillance des
transactions de produits dérivés d’importance systémique tandis que les organismes de
réglementation des valeurs mobilières surveilleraient les autres transactions, même s’ils
ne sont pas tenus d’approuver chacune d’elles.
Le représentant de la Société d’assurance-dépôts du Canada (SADC) a expliqué que les
modifications proposées donneraient à la SADC des moyens accrus d’assumer et de
préserver les fonctions essentielles de l’un de ses membres en faillite. Elles lui
donneraient le temps de décider quels contrats financiers admissibles elle veut transférer
de l’institution membre en faillite à une institution-relais et prévoient une suspension
automatique d’un jour ouvrable pour empêcher certaines contreparties d’une institution
membre de la SADC en faillite de résilier des contrats financiers admissibles.
Le témoin de la Banque du Canada a abordé les changements proposés à la Loi sur la
compensation et le règlement des paiements, qui lèveraient tout doute à savoir si les
chambres de compensation ont des mesures de protection suffisantes, dans le cas de la
faillite d’une institution financière dotée d’un portefeuille de produits dérivés, pour leur
permettre de réclamer le transfert des biens cédés en garantie et d’autres actifs qui étayent
les systèmes de compensation d’instruments dérivés. De l’avis de la Banque, la section 3
ferait en sorte que les chambres de compensation exerceraient les recours juridiques à
leur disposition, sans craindre que leurs droits ne soient suspendus ou gelés. Ainsi, les
modifications envisagées répondent également aux inquiétudes de certaines contreparties
centrales d’envergure internationale convaincues que la législation canadienne ne protège
pas leur capacité d’exercer leurs droits à l’encontre d’un participant canadien défaillant.
Durant un exposé conjoint au Comité, les représentants de la Corporation canadienne de
compensation de produits dérivés et de la Bourse de Montréal ont déclaré qu’il faudra
probablement modifier la Loi sur la faillite et l’insolvabilité, la Loi sur les arrangements
avec les créanciers des compagnies et la Loi sur les liquidations et les restructurations
pour conférer une certitude juridique à tous les participants au mécanisme de
compensation des produits dérivés. À leur avis, la proposition de ne plus obliger les
participants à verser des dollars canadiens à la Banque du Canada laisse entendre que les
échanges passeraient par des banques à charte canadiennes, ou peut-être même des
banques étrangères, ce qui exposerait les acteurs sur les marchés des produits dérivés à
des risques accrus d’illiquidité du marché et de crédit et par le fait même qui
augmenterait le risque systémique pour le Canada. De plus, les représentants des deux
organisations ont fait observer que, si l’échange des produits dérivés ne relevait plus de la
Banque du Canada, la législation canadienne ne serait plus conforme au neuvième
principe du Comité sur les systèmes de paiement et de règlement et de l’Organisation
internationale des commissions des valeurs selon lequel les infrastructures de marchés
financiers devraient faire en sorte que les règlements en argent se fassent dans la devise
de la banque centrale, dans la mesure du possible, pour éviter les risques d’illiquidité et
de crédit. La Corporation canadienne de compensation de produits dérivés et la Bourse de
4
BANQUES ET COMMERCE
Montréal ont fait part de leur appui aux modifications proposées à la Loi sur la Société
d’assurance-dépôts du Canada.
PARTIE 4, SECTION 6 : LOI SUR LES ACCORDS DE BRETTON WOODS ET
DES ACCORDS CONNEXES
Après la mise en œuvre des réformes des quotes-parts dans les lois canadiennes aux
termes du projet de loi C-38, la section 6 modifierait la Loi sur les accords de Bretton
Woods et des accords connexes pour mettre en œuvre les réformes en matière de
gouvernance convenues par les membres du Fonds monétaire international (FMI) en
2010. En particulier, elle modifierait la manière dont les membres du conseil
d’administration sont élus, en éliminant l’exigence selon laquelle 5 des 20 membres
soient élus par les membres ayant la quote-part la plus importante.
Lors de sa comparution devant le Comité, le ministre d’État (Finances) a déclaré que la
modification consécutive proposée avait pour but de rendre la loi canadienne conforme
aux accords importants portant sur la réforme des quotes-parts et de la gouvernance du
FMI et de ratifier les changements à apporter. Il a aussi précisé que la section 6 ne
créerait pas de nouvelles obligations pour le Canada et n’a rien à voir avec les ressources
dont dispose le FMI.
Un témoin du ministère des Finances a fait savoir que la section 6 ne modifierait pas la
représentation du Canada au conseil d’administration du FMI. Il ajoute que la
contribution du Canada au FMI a augmenté de 11 milliards de dollars au cours des
cinq dernières années.
Le porte-parole du FMI a donné des détails sur le conseil d’administration de l’organisme
international, qui est composé de 24 membres chargés de gérer les activités quotidiennes,
dont 19 représentent des pays regroupés et les 5 autres représentent un pays seulement. Il
a observé que les huit directeurs et le directeur général sont européens et que la présence
de 9 représentants de l’Europe sur 24, soit 37,5 %, était trop forte, compte tenu de la
nécessité d’accorder plus de place aux pays émergents. Selon le FMI, en vue d’améliorer
l’équité et sa propre crédibilité, il faut réformer, en trois étapes, la proportion de la
représentation. La première étape repose sur les quotes-parts au FMI, ce que le Canada a
déjà ratifié, et la deuxième concerne les Statuts du Fonds monétaire international,
changements qui seraient incorporés à la loi canadienne par la section 6. Les
modifications proposées élimineraient les cinq sièges qui représentent seulement un pays,
ce qui permettrait à tous les membres du FMI d’intégrer un groupe de pays. La deuxième
étape de la réforme serait mise en vigueur lorsque les trois cinquièmes des pays membres
du FMI, soit 85 % des membres avec droit de vote, auront adopté cette mesure. Quelque
69 % des membres ont déjà ratifié ce changement et le FMI s’attend à ce que les ÉtatsUnis, comptant pour 16,75 % du vote, le ratifient sous peu. Le porte-parole a indiqué que
la troisième étape consiste à réexaminer le calcul des quotes-parts, ce dont discutera le
conseil d’administration cet hiver.
5
BANQUES ET COMMERCE
Même si le Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale a accueilli
favorablement les changements proposés à la gouvernance du FMI, il les juge insuffisants
à faire du FMI le représentant de l’économie mondiale. Même si deux pays européens ont
renoncé à leur siège au sein du conseil d’administration pour augmenter la présence des
pays en développement, on s’attend à ce qu’ils occupent d’autres postes généralement
dévolus à des Européens. On modifie la composition du conseil seulement pour atteindre
un équilibre entre pays développés et pays en développement. La position de l’Europe ne
devrait pas changer. Par exemple, la Pologne prendra probablement le siège de la
Belgique. Le Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale a noté que
d’autres questions de gouvernement de plus grande ampleur devraient été abordées,
comme le rôle du G20 par rapport au FMI, la façon dont les pays non membres du G20
peuvent participer au processus décisionnel, si le conseil d’administration devrait remplir
une fonction de supervision ou un rôle opérationnel, et comment assurer la diversité pour
les nominations à de hauts postes ainsi que du personnel.
Les porte-parole du FMI et du Centre pour l’innovation dans la gouvernance international
ont confirmé au Comité que la section 6 cadrait avec les Statuts du FMI mis à jour.
PARTIE 4, SECTION 14 : LOI DE MISE EN OEUVRE DE L’ACCORD SUR LE
COMMERCE INTÉRIEUR
L’Accord sur le commerce intérieur (ACI), signé en 1994 par les premiers ministres des
provinces et territoires, vise à diminuer les obstacles à la libre circulation des personnes,
des biens et des services entre les provinces et les territoires du Canada. La section 14
modifierait la Loi de mise en œuvre de l’Accord sur le commerce intérieur de manière à
instaurer des procédures de règlement des différends entre une personne et un
gouvernement et à prévoir la force exécutoire des décisions découlant du mécanisme de
règlement des différends de l’ACI, surtout en ce qui a trait aux différends opposant les
divers ordres de gouvernement. Par ailleurs, la section modifierait la terminologie de la
loi pour l’harmoniser avec celle de l’ACI et clarifier l’effet des décisions prises en vertu
de celle-ci. Enfin, le projet de loi abrogerait un paragraphe de la Loi sur la responsabilité
civile de l’État et le contentieux administratif en ce qui a trait aux poursuites engagées en
vertu de l’ACI.
Lors de son témoignage devant le Comité, le ministre de l’Industrie a affirmé que le
commerce intérieur a plus que doublé depuis la signature de l’ACI. Les provinces les plus
actives en commerce intérieur sont, dans l’ordre l’Ontario, le Québec, l’Alberta et la
Colombie-Britannique. En général, leur commerce international de ces provinces vaut le
double de leur commerce intérieur. Pour ce qui est des autres provinces, leurs commerces
intérieur et extérieur s’équivalent. Le ministre a expliqué que la section 14 poursuivait
trois objectifs : mettre en place des sanctions pécuniaires qui seraient imposées aux
provinces ne respectant pas leurs obligations prescrites par l’ACI; établir des critères plus
stricts relativement à la nomination des personnes à des groupes spéciaux sur le
règlement des différends ainsi qu’uniformiser la terminologie utilisée dans l’Accord sur
le commerce intérieur et la Loi de mise en œuvre de l’Accord sur le commerce intérieur
6
BANQUES ET COMMERCE
et remédier aux incohérences terminologiques. D’après le ministre, les modifications
proposées dans la section 14 illustrent les changements à l’ACI qui ont été adoptés en
2008 et 2012, de même que la volonté du gouvernement à faire respecter les obligations
prescrites par l’Accord et à réduire les obstacles au commerce intérieur, thème de la
réunion sur l’ACI organisée par le gouvernement en 2013. Par ailleurs, le ministre a
indiqué que, lorsqu’un particulier gagne son recours contre une province et que cette
province se voit infligée une sanction entre 250 000 et 5 millions de dollars, le particulier
serait dédommagé uniquement pour les coûts associés au règlement du différend et le
reste serait versé au Fonds d’avancement du commerce intérieur, qui servira à
promouvoir le commerce intérieur.
Pour ce qui est de la nomination des personnes à des groupes spéciaux sur le règlement
des différends, une représentante du ministère de l’Industrie a expliqué que les provinces
et territoires signataires de l’ACI peuvent tous ajouter des noms à la liste de candidats à
œuvrer dans les groupes spéciaux. Ces derniers doivent avoir de l’expérience en droit
administratif ou en règlement de différends, sans être spécialisés dans un seul secteur
d’activité. Elle a précisé que le mécanisme de règlement de différend de l’ACI ressemble
à celui de l’Accord de libre-échange nord-américain dans la mesure où les parties
peuvent se consulter pour résoudre le différend avant de convoquer un groupe spécial.
Selon la représentante, il y a eu 52 différends depuis l’entrée en vigueur de l’ACI en
1995, soit environ trois par année. Quelque 42 d’entre eux étaient entre gouvernements et
près de 33 différends ont été réglés et aucune sanction n’a dû être imposée. Cela dit, la
Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, l’Association des comptables
généraux accrédités du Canada et d’autres regroupements professionnels jugent que
l’absence de sanctions est une lacune de l’ACI et l’ont signalé au Comité.
Le président du Comité du commerce intérieur, établi sous les auspices de l’ACI, a dit
appuyer la section 14. Il a dit que les modifications à la loi sont nécessaires pour mettre
en œuvre des changements adoptés à la signature du Dixième et Quatorzième protocole
de modification à l’Accord. Le Dixième protocole prévoit que les parties prennent les
mesures nécessaires pour, premièrement, garantir qu’une ordonnance sur les dépens
prévus au tarif rendue par un organe décisionnel puisse être exécutée de la même façon
qu’une ordonnance contre le ministère public rendue par les tribunaux supérieurs de cette
partie, tandis que le Quatorzième protocole, approuvé en principe en juin 2012, intègre la
structure de base des procédures de règlement des différends entre gouvernements aux
procédures de règlement des différends entre une personne et un gouvernement. Le
président ajoute que les provinces et territoires signataires de l’ACI ont mis en vigueur
des mesures législatives ou modifié leurs lois respectives pour établir un mécanisme afin
de mettre en application les modifications apportées par les Dixième et Quatorzième
protocoles de modification. De l’avis du président, le comité du commerce intérieur
devrait rencontrer les acteurs plus souvent. Cependant, comme les parties de l’ACI se
réunissent une fois l’an, des rencontres avec les acteurs pourraient s’avérer difficiles à
organiser. En ce qui concerne le Fonds d’avancement du commerce intérieur, le président
a affirmé que le fonds servirait à rembourser les frais associés aux différends prévus par
l’ACI, mais que le comité du commerce intérieur n’a pas encore mis les derniers détails
au point quant au mode de déboursement.
7
BANQUES ET COMMERCE
La porte-parole de l’Association des comptables généraux accrédités du Canada (CGA–
Canada) a déclaré que l’Association a participé à trois différends prévus par l’ACI et que
l’Association appuie les modifications proposées par la section14, estimant que les
gouvernements sont peu enclins à se conformer aux décisions des groupes spéciaux.
Selon la porte-parole, les particuliers, les entreprises et les organisations du secteur privé
connaissent tous des entraves au commerce et à la mobilité des travailleurs et devraient
avoir davantage la possibilité de discuter des réformes de l’ACI avec le comité du
commerce intérieur. Pour ce qui est du Fonds d’avancement du commerce intérieur, qui
ne fait pas partie de la section 14 et dont les parties de l’ACI n’ont pas discuté sur la
scène publique, la porte-parole a indiqué que la ratification du Quatorzième protocole de
modification et la publication des détails sur le Fonds d’avancement du commerce
intérieur pourraient prendre jusqu’à 18 mois. L’Association des comptables généraux
accrédités du Canada admet que le Fonds vise à décourager des plaintes non fondées de
particuliers et a expliqué que, lorsqu’un groupe spécial est saisi d’une plainte, cette
dernière vaut la peine d’être entendue, car un processus de sélection est en place pour
s’assurer du bien-fondé des plaintes. De l’avis de l’Association, il faut discuter davantage
des obstacles techniques au commerce et à la réduction des formalités administratives au
bénéfice des entreprises : en particulier, il faut adopter une approche fédérale-provinciale
harmonisée en matière de réglementation ainsi qu’en matière de double emploi et de
chevauchements entre les réglementations des divers ordres de gouvernement.
Le représentant du Conseil canadien des chefs d’entreprise a signalé au Comité qu’un
certain nombre d’organismes, comme l’Organisation de coopération et de développement
économique, le FMI et le Groupe d’étude sur les politiques en matière de concurrence,
ont maintes fois cité nos obstacles au commerce intérieur comme un important facteur
pour expliquer les piètres résultats du Canada en matière de productivité. Selon le Conseil
canadien des chefs d’entreprise, ces obstacles coûtent annuellement jusqu’à 14 milliards
de dollars aux entreprises canadiennes; de plus, la perception que le Canada est en proie à
des obstacles au commerce affecte la vision que les investisseurs étrangers ont de notre
pays. Le Conseil a dit appuyer les modifications proposées dans la section 14, estimant en
particulier que la mise en place d’un mécanisme de résolution de différend entre une
personne et un gouvernement représenterait un jalon important dans l’établissement
d’une économie de libre marché au Canada. Le porte-parole a observé que, pour les
entreprises, un mécanisme de règlement de différends sert à éliminer une pratique ou
politique discriminatoire et non à obtenir compensation du gouvernement sans que la
pratique reste inchangée. Par suite des modifications de l’Accord adoptées en 2008, tous
les différends ont été résolus grâce à une modification à une politique ou à une pratique
vexatoire ont été modifiées, ce qui n’était pas le cas avant 2008. Le porte-parole du
Conseil suggère que les parties de l’Accord donnent dorénavant suite à d’autres
questions, comme l’enregistrement des sociétés, les écarts relatifs aux permis d’affaires,
les entraves techniques au commerce et la mobilité de la main-d’œuvre. Ce dernier point
est une question particulièrement pressante compte tenu des pénuries de travailleurs
qualifiés dans certains territoires et provinces et du vieillissement de la population. Le
porte-parole a dit espérer que, dans l’avenir, les sanctions pécuniaires permettront
d’amasser plus de fonds pour dédommager la partie qui a porté plainte.
8
BANQUES ET COMMERCE
CONCLUSION
Le comité fait remarquer que nombre des changements proposés dans le projet de loi
C-45 modifieraient des lois que le comité a examinées il n’y a pas très longtemps dans le
contexte d’autres projets de loi. De ce point de vue, au cours des quatre audiences portant
sur les sections 1, 3, 6 et 14 de la partie 4 du projet de loi C-45, le comité a entendu des
témoins qu’il consulte régulièrement, dont des ministères et organismes pertinents du
gouvernement fédéral de même que des intervenants. Pendant les audiences, les membres
du comité ont eu l’occasion de poser des questions aux témoins; ceux-ci y ont répondu de
façon complète et satisfaisante.
Enfin, la section 14 couvre une gamme de questions se rapportant au commerce intérieur.
Le comité exhorte les gouvernements du fédéral, des provinces et des territoires à
travailler de concert pour réduire les obstacles au commerce intérieur.
9
BANQUES ET COMMERCE
ANNEXE A : Liste des témoins
ORGANISATION
NOM, TITRE
DATE DE
COMPARUTION
NO DE
FASCICULE
DU COMITÉ
Ministère des Finances
Canada
L'honorable Ted Menzies,
C.P., député, ministre d'État
(Finances)
2012-11-06
26
Industrie Canada
L'honorable Christian Paradis,
C.P., député, ministre de
l'Industrie
2012-11-06
26
Industrie Canada
Krista Campbell, directrice
générale, Direction générale de
la politique stratégique
2012-11-06
26
Ministère des Finances
Canada
Wayne Foster, directeur,
Division des marchés
financiers
2012-11-06
26
Ministère des Finances
Canada
Jane Pearse, directrice,
Institutions financières
2012-11-06
26
Ministère des Finances
Canada
Jeremy Rudin, sous-ministre
adjoint, Direction de la
politique du secteur financier
2012-11-06
26
Ministère des Finances
Canada
Rob Stewart, sous-ministre
adjoint, Finances et échanges
internationaux
2012-11-06
26
Société d'assurancedépôts du Canada
Greg Cowper, directeur des
politiques
2012-11-07
26
Autorités canadiennes en
valeurs mobilières
2012-11-07
26
Société d'assurancedépôts du Canada
William S. Rice, président, et
président de la Commission
des valeurs mobilières de
l’Alberta
Chantal Richer, directrice,
Services juridiques
2012-11-07
26
Bureau du surintendant
des institutions
financières Canada
Philipe-A. Sarrazin, directeur
général, Législation et
initiatives stratégiques
2012-11-07
26
10
BANQUES ET COMMERCE
ORGANISATION
NOM, TITRE
DATE DE
COMPARUTION
NO DE
FASCICULE
DU COMITÉ
Banque du Canada
Robert Turnbull, conseiller
juridique spécial, Système
législatif
2012-11-07
26
L'Association
canadienne des
compagnies d'assurances
de personnes
Centre pour l'innovation
dans la gouvernance
internationale
Frank Zinatelli, vice-président
et avocat général
2012-11-07
26
Thomas A. Bernes, chercheur
émérite et ancien directeur
exécutif
2012-11-08
26
Conseil canadien des
chefs d'entreprise
Joe Blomeley, analyste de la
politique
2012-11-08
26
Conseil canadien des
chefs d'entreprise
John Dillon, vice-président,
politique, et avocat-conseil
2012-11-08
26
Fonds monétaire
international
L'honorable Thomas A.
Hockin, C.P., directeur
exécutif
2012-11-08
26
Association des
comptables généraux
accrédités du Canada
Carole Presseault, viceprésidente, Affaires
gouvernementales et
réglementaires
L'honorable David Ramsay,
MAL, président, ministre de
l'Industrie, du Tourisme et de
l'Investissement, TNO
Peter Vician, sous-ministre,
ministère de l'Industrie, du
Tourisme et de
l'Investissement
Pauline Ascoli, viceprésidente, Affaires juridiques
(produits dérivés)
2012-11-08
26
2012-11-08
26
2012-11-08
26
2012-11-21
27
Glenn Goucher, président et
chef de la compensation
2012-11-21
27
Comité du commerce
intérieur
Gouvernement des
Territoires du NordOuest
Bourse de Montréal
Corporation canadienne
de compensation de
produits dérivés
11
BANQUES ET COMMERCE
ANNEXE B : Mémoires soumis au comité sans comparution de l’auteur
ORGANISATION
NOM
Association des banquiers
canadiens
Marion G. Wrobel
12
WITNESSES
TÉMOINS
Wednesday, November 21, 2012
Le mercredi 21 novembre 2012
Canadian Derivatives Clearing Corporation:
Corporation canadienne de compensation de produits dérivés :
Glenn Goucher, President and Chief Clearing Officer.
Montreal Exchange:
Pauline Ascoli, Vice President, Legal Affairs (Derivatives).
Glenn Goucher, président et chef de la compensation.
Bourse de Montréal :
Pauline Ascoli, vice-présidente, Affaires juridiques (produits dérivés).
Thursday, November 29, 2012
Le jeudi 29 novembre 2012
Canadian Automobile Dealers Association (CADA):
Corporation des associations de détaillants d’automobiles (CADA) :
Richard C. Gauthier, President and Chief Executive Officer.
Richard C. Gauthier, président et chef de la direction.
Boating Ontario Association:
Boating Ontario Association :
Jeff Wilcox, Governor.
Jeff Wilcox, gouverneur.
Heffel Fine Art Auctioneers:
Andrew Gibbs, Ottawa Representative.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Heffel Fine Art Encanteurs :
Andrew Gibbs, représentant à Ottawa.
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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