First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12

First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12
First Session
Forty-first Parliament, 2011-12
Première session de la
quarante et unième législature, 2011-2012
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
Banking, Trade
and Commerce
Banques et
du commerce
Chair:
The Honourable IRVING GERSTEIN
Président :
L’honorable IRVING GERSTEIN
Wednesday, May 16, 2012
Thursday, May 17, 2012
Le mercredi 16 mai 2012
Le jeudi 17 mai 2012
Issue No. 18
Fascicule no 18
First and second meetings on:
Première et deuxième réunions concernant :
The subject-matter of those elements contained in
Divisions 2, 10, 11, 22, 28, and 36 of Part 4 of Bill C-38, An
Act to implement certain provisions of the budget tabled in
Parliament on March 29, 2012 and other measures
La teneur des éléments des Sections 2, 10, 11, 22, 28 et 36
de la Partie 4 du projet de loi C-38, Loi portant exécution
de certaines dispositions du budget déposé au Parlement
le 29 mars 2012 et mettant en oeuvre d’autres mesures
APPEARING:
The Honourable James M. Flaherty, P.C., M.P.,
Minister of Finance
COMPARAÎT :
L’honorable James M. Flaherty, C.P., député,
ministre des Finances
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
49559-49560
STANDING SENATE COMMITTEE
ON BANKING, TRADE AND COMMERCE
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT
DES BANQUES ET DU COMMERCE
The Honourable Irving Gerstein, Chair
Président : L’honorable Irving Gerstein
The Honourable Céline Hervieux-Payette, P.C., Deputy Chair
Vice-présidente : L’honorable Céline Hervieux-Payette, C.P.
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
* Cowan
(or Tardif)
Dawson
Greene
Harb
* LeBreton, P.C.
(or Carignan)
Maltais
Moore
Oliver
Ringuette
Smith (Saurel)
Stewart Olsen
Tkachuk
* Cowan
(ou Tardif)
Dawson
Greene
Harb
* LeBreton, C.P.
(ou Carignan)
Maltais
Moore
Oliver
Ringuette
Smith (Saurel)
Stewart Olsen
Tkachuk
* Ex officio members
* Membres d’office
(Quorum 4)
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 85(4), membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 85(4) du Règlement, la liste des
membres du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Dawson replaced the Honourable
Senator Massicotte (May 16, 2012).
L’honorable sénateur Dawson a remplacé l’honorable sénateur
Massicotte (le 16 mai 2012).
The Honourable Senator Tkachuk replaced the Honourable
Senator Stratton (May 3, 2012).
L’honorable sénateur Tkachuk a remplacé l’honorable sénateur
Stratton (le 3 mai 2012).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
17-5-2012
Banques et commerce
18:3
ORDRE DE RENVOI
ORDER OF REFERENCE
Extract from the Journals of the Senate, Thursday, May 3, 2012:
Extrait des Journaux du Sénat du jeudi 3 mai 2012 :
The Honourable Senator Comeau moved, seconded by
the Honourable Senator Di Nino:
L’honorable sénateur Comeau propose, appuyée par
l’honorable sénateur Di Nino,
That, in accordance with rule 74(1), the Standing Senate
Committee on National Finance be authorized to examine
the subject-matter of all of Bill C-38, An Act to implement
certain provisions of the budget tabled in Parliament on
March 29, 2012 and other measures, introduced in the
House of Commons on April 26, 2012, in advance of the
said bill coming before the Senate;
Que, conformément à l’article 74(1) du Règlement, le
Comité sénatorial permanent des finances nationales soit
autorisé à étudier la teneur complète du projet de loi C-38,
Loi portant exécution de certaines dispositions du budget
déposé au Parlement le 29 mars 2012 et mettant en œuvre
d’autres mesures, présenté à la Chambre des communes
le 26 avril 2012, avant que ce projet de loi soit soumis au Sénat;
That the Standing Senate Committee on National
Finance be authorized to sit for the purposes of its study
of the subject-matter of Bill C-38 even though the Senate
may then be sitting, with the application of rule 95(4) being
suspended in relation thereto; and
Que le Comité sénatorial permanent des finances
nationales soit autorisé à siéger pour les fins de son étude
de la teneur du projet de loi C-38 même si le Sénat siège à ce
moment-là, l’application de l’article 95(4) du Règlement
étant suspendue à cet égard;
That, in addition, and notwithstanding any normal
practice, the following committees be separately
authorized to examine the subject-matter of the following
elements contained in Bill C-38 in advance of it coming
before the Senate:
Que, de plus, et nonobstant toute pratique habituelle, les
comités suivants soient individuellement autorisés à
examiner la teneur des éléments suivants du projet de
loi C-38 avant qu’il soit soumis au Sénat :
(a) the Standing Senate Committee on Energy, the
Environment and Natural Resources: those elements
contained in Part 3;
a) le Comité sénatorial permanent de l’énergie, de
l’environnement et des ressources naturelles : les éléments
de la Partie 3;
(b) the Standing Senate Committee on Banking, Trade
and Commerce: those elements contained in Divisions 2, 10,
11, 22, 28, and 36 of Part 4;
b) le Comité sénatorial permanent des banques et du
commerce : les éléments des Sections 2, 10, 11, 22, 28 et 36
de la Partie 4;
(c) the Standing Senate Committee on National Security
and Defence: those elements contained in Division 12 of
Part 4;
c) le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale
et de la défense : les éléments de la Section 12 de la Partie 4;
(d) the Standing Senate Committee on Transport and
Communications: those elements contained in Division 41
of Part 4; and
d) le Comité sénatorial permanent des transports et des
communications : les éléments de la Section 41 de la Partie 4;
(e) the Standing Senate Committee on Social Affairs,
Science and Technology: those elements contained in
Division 54 of Part 4.
e) le Comité sénatorial permanent des affaires sociales,
des sciences et de la technologie : les éléments de la
Section 54 de la Partie 4.
After debate,
Après débat,
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
18:4
Banking, Trade and Commerce
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Wednesday, May 16, 2012
(38)
OTTAWA, le mercredi 16 mai 2012
(38)
[English]
17-5-2012
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 1:02 p.m., in room 160-S, Centre
Block, the chair, the Honourable Irving Gerstein, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce
se réunit aujourd’hui, à 13 h 2, dans la pièce 160-S de l’édifice du
Centre, sous la présidence de l’honorable Irving Gerstein
(président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Gerstein, Greene, Harb, Hervieux-Payette, P.C., Massicotte,
Moore, Oliver, Ringuette, Smith (Saurel), Stewart Olsen and
Tkachuk (11).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Gerstein, Greene, Harb, Hervieux-Payette, C.P., Massicotte,
Moore, Oliver, Ringuette, Smith (Saurel), Stewart Olsen et
Tkachuk (11).
Other senator present: The Honourable Senator Rivard (1).
In attendance: John Bulmer, June Dewetering and Adriane
Yong, Analysts, Parliamentary Information and Research Service,
Library of Parliament; David Charbonneau, Communications
Officer.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Autre sénateur présent : L’honorable sénateur Rivard (1).
Également présents : John Bulmer, June Dewetering et Adriane
Yong, analystes, Service d’information et de recherche
parlementaires, Bibliothèque du Parlement; David Charbonneau,
agent de communications.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, May 3, 2012, the committee began its examination of
the subject-matter of those elements contained in Divisions 2, 10,
11, 22, 28, and 36 of Part 4 of Bill C-38, An Act to implement
certain provisions of the budget tabled in Parliament on
March 29, 2012 and other measures.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le jeudi 3 mai 2012, le comité entreprend son étude de la teneur
des éléments des Sections 2, 10, 11, 22, 28 et 36 de la Partie 4 du
projet de loi C-38, Loi portant exécution de certaines dispositions
du budget déposé au Parlement le 29 mars 2012 et mettant en
œuvre d’autres mesures.
APPEARING:
COMPARAÎT :
The Honourable James M. Flaherty, P.C., M.P., Minister of
Finance.
L’honorable James M. Flaherty, C.P., député, ministre des
Finances.
WITNESSES:
TÉMOINS :
Department of Finance Canada:
Ministère des Finances Canada :
Jeremy Rudin, Assistant Deputy Minister, Financial Sector
Policy Branch;
Jeremy Rudin, sous-ministre adjoint, Direction de la politique
du secteur financier;
Jane Pearse, Director, Financial Institutions;
Jane Pearse, directrice, Division des institutions financières;
James Wu, Chief, Financial Institutions Analysis;
James Wu, chef, Analyse des institutions financières;
Veronica C. Wessels, Expert Advisor, Financial Institutions
Division;
Veronica C. Wessels, experte-conseil, Division des institutions
financières;
Eleanor Ryan, Senior Chief, Financial Institutions Framework
Policy, Financial Institutions Division;
Eleanor Ryan, chef principale, Cadre stratégique pour les
institutions financières, Division des institutions financières;
Annie Hardy, Chief, Structural Issues;
Annie Hardy, chef, Questions structurelles;
Ling Wang, Chief, Housing Finance Review, Financial
Institutions Division, Housing Finance Review;
Ling Wang, chef, Revue de financement de l’habitation,
Division des institutions financières, Revue de financement
de l’habitation;
Tamara Miller, Chief, Labour Markets, Employment and
Learning.
Tamara Miller, chef, Marchés du travail, emploi et apprentissage.
17-5-2012
Banques et commerce
Industry Canada:
18:5
Industrie Canada :
Gerard Peets, Senior Director, Strategy and Planning Directorate;
Gerard Peets, directeur principal, Direction de la planification
et de la stratégie;
Patricia Brady, Director, Investment, Insolvency, Competition
and Corporate Policy Directorate.
Patricia Brady, directrice, Direction de la politique d’entreprise
d’investissement, d’insolvabilité et de la concurrence.
Human Resources and Skills Development Canada:
Ressources humaines et Développement des compétences Canada :
Anthony Giles, Director General, Strategic Policy, Analysis
and Workplace Information Directorate.
Anthony Giles, directeur général, Direction de la politique
stratégique, de l’analyse et de l’information sur les milieux
de travail.
The chair made an opening statement.
Le président fait une déclaration.
The minister made a statement, and, together with
Messrs. Rudin and Giles, and Ms. Brady, answered questions.
Le ministre fait une déclaration puis, avec MM. Rudin et Giles
et Mme Brady, répond aux questions.
At 2 p.m., the committee suspended.
À 14 heures, la séance est suspendue.
At 2:10 p.m., the committee resumed.
À 14 h 10, la séance reprend.
Mr. Rudin made a statement, and together with Ms. Pearse,
Ms. Hardy and Ms. Wang, answered questions.
M. Rudin fait une déclaration puis, avec Mmes Pearse, Hardy
et Wang, répond aux questions.
Mr. Giles and Mr. Peets each made a statement and together
with Ms. Brady and Ms. Miller, answered questions.
MM. Giles et Peets font chacun une déclaration puis, avec
Mmes Brady et Miller, répondent aux questions.
At 3:00 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 15 h, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de la
présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Thursday, May 17, 2012
(39)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le jeudi 17 mai 2012
(39)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 10:30 a.m., in room 9, Victoria
Building, the chair, the Honourable Irving Gerstein, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce se
réunit aujourd’hui, à 10 h 30, dans la pièce 9 de l’édifice Victoria,
sous la présidence de l’honorable Irving Gerstein (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Dawson, Gerstein, Greene, Harb, Hervieux-Payette, P.C.,
Maltais, Moore, Oliver, Ringuette, Smith (Saurel), Stewart
Olsen and Tkachuk (12).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Dawson, Gerstein, Greene, Harb, Hervieux-Payette, C.P.,
Maltais, Moore, Oliver, Ringuette, Smith (Saurel), Stewart
Olsen et Tkachuk (12).
In attendance: John Bulmer and Adriane Yong, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Également présents : John Bulmer et Adriane Yong, analystes,
Service d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque
du Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, May 3, 2012, the committee continued its examination
of the subject-matter of those elements contained in Divisions 2,
10, 11, 22, 28, and 36 of Part 4 of Bill C-38, An Act to implement
certain provisions of the budget tabled in Parliament on
March 29, 2012 and other measures.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le jeudi 3 mai 2012, le comité poursuit son étude de la teneur
des éléments des Sections 2, 10, 11, 22, 28 et 36 de la Partie 4 du
projet de loi C-38, Loi portant exécution de certaines dispositions
du budget déposé au Parlement le 29 mars 2012 et mettant en
œuvre d’autres mesures.
18:6
Banking, Trade and Commerce
WITNESSES:
TÉMOINS :
Canada Mortgage and Housing Corporation:
Société canadienne d’hypothèques et de logement :
Karen Kinsley, President and Chief Executive Officer;
Karen Kinsley, présidente et première dirigeante;
Sébastien Gignac, General Counsel.
Sébastien Gignac, avocat général.
Office of the Superintendent of Financial Institutions Canada:
17-5-2012
Bureau du surintendant des institutions financières Canada :
Penny Lee, Senior Director, Property and Casualty Insurance
Group;
Penny Lee, directrice principale, Groupe de l’assurance
multirisques;
Patty Evanoff, Senior Director, Legislation and Approvals
Division.
Patty Evanoff, directrice principale, Division de la législation et
de l’approbation.
The chair made an opening statement.
Le président ouvre la séance.
Ms. Kinsley made a statement, and, together with Mr. Gignac,
answered questions.
Mme Kinsley fait une déclaration puis, avec M. Gignac,
répond aux questions.
At 11:31 a.m., the committee suspended.
À 11 h 31, la séance est suspendue.
At 11:33 a.m., the committee resumed.
À 11 h 33, la séance reprend.
The chair made a statement.
Le président prend la parole.
Ms. Evanoff made a statement, and, together with Ms. Lee,
answered questions.
Mme Evanoff fait une déclaration puis, avec Mme Lee, répond
aux questions.
At 12:15 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 12 h 15, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
Le greffier du comité,
Adam Thompson
Clerk of the Committee
17-5-2012
Banques et commerce
18:7
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Wednesday, May 16, 2012
OTTAWA, le mercredi 16 mai 2012
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 1:02 p.m. to examine the subject
matter of those elements contained in Divisions 2, 10, 11, 22, 28
and 36 of Part 4 of Bill C-38, An Act to implement certain
provisions of the budget tabled in the House of Commons on
March 29, 2012, and other measures.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce se
réunit aujourd’hui, à 13 h 2, pour étudier la teneur des éléments des
Sections 2, 10, 11, 22, 28 et 36 de la Partie 4 du projet de loi C-38,
Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au
Parlement le 29 mars 2012, et mettant en oeuvre d’autres mesures.
Senator Irving Gerstein (Chair) in the chair.
[English]
Le sénateur Irving Gerstein (président) occupe le fauteuil.
[Traduction]
The Chair: I call this meeting of the Standing Senate
Committee on Banking, Trade and Commerce to order.
Le président : Je déclare ouverte la présente séance du Comité
sénatorial permanent des banques et du commerce.
Senators, as you know, on April 26 the government introduced
Bill C-38, the jobs, growth and long-term prosperity act. A
number of Senate committees have been authorized to undertake
a pre-study of various elements of the bill in order to facilitate its
eventual consideration by the Senate.
Comme vous le savez, honorables sénateurs, le gouvernement a
déposé, le 26 avril, le projet de loi C-38 sur l’emploi, la croissance
et la prospérité durable. Un certain nombre de comités du Sénat
ont été autorisés à entreprendre une étude préalable de divers
éléments du projet de loi afin de faciliter son examen par le Sénat.
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce has been tasked with six divisions of Part 4 of the
bill. In order to give us an overview of these six divisions, as well
as other aspects of the entire budget implementation act, we are
very pleased to welcome the Hon. James M. Flaherty, P.C., M.P.,
Minister of Finance.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce a
reçu pour mission d’examiner six sections de la partie 4 du projet
de loi. Nous avons le plaisir d’accueillir l’honorable James
M. Flaherty, C.P., député, ministre des Finances, qui va nous
présenter un sommaire de ces six sections, ainsi que d’autres
aspects de la Loi de mise en oeuvre du budget.
I know that I speak for a majority of the members of this
committee in expressing our thanks to you for your efforts in
helping to create jobs, growth and long-term economic prosperity
for Canadians.
Je me fais le porte-parole de la majorité des membres de notre
comité pour vous remercier des efforts que vous déployez en
faveur de la création d’emplois, de la croissance et de la prospérité
économique durable des Canadiens et Canadiennes.
Honourable senators, the minister is with us for one hour, after
which departmental officials will remain for a further hour to
answer any questions. Minister, the floor is yours.
Honorables sénateurs, le ministre sera avec nous pendant une
heure, après quoi les hauts fonctionnaires resteront pendant la
deuxième heure pour répondre à nos questions. Monsieur le
ministre, la parole est à vous.
Hon. James M. Flaherty, P.C., M.P., Minister of Finance:
Thank you, chair. I am here with officials in case there are some
particularly technical questions.
L’honorable James M. Flaherty, C.P., député, ministre des
Finances : Merci, monsieur le président. Les personnes qui
m’accompagnent pourront, le cas échéant, répondre aux
questions plus techniques.
I am pleased to be here. Right off the bat, I want to thank the
chair and acknowledge the work he did at the Standing Senate
Committee on National Finance, in particular the study of the
penny in 2010. It was very helpful and instrumental, actually, in
the decision taken to eliminate production of the penny, which we
took in the budget this year.
Je suis heureux d’être ici. En tout premier lieu, j’aimerais
remercier le président et souligner le travail qu’il a effectué au
Comité sénatorial permanent des finances nationales, en
particulier relativement à l’étude consacrée à la pièce de un
cent, en 2010. Cette étude s’est avérée très utile et capitale, en fait,
dans la décision d’éliminer la production de cette pièce, décision
entérinée dans le budget présenté cette année.
On behalf of small business owners who hated them and still
do, and the dresser drawers that so frequently were weighted
down across Canada, I thank Senator Gerstein. I will try to make
my comments brief on this appearance today and have plenty of
time for questions.
Au nom de tous les propriétaires de petites entreprises qui
détestaient cette pièce et continuent à la détester, et de tous les
tiroirs souvent alourdis au Canada par cette pièce encombrante, je
remercie le sénateur Gerstein. Je vais essayer de limiter mes
commentaires aujourd’hui, afin que nous ayons plus de temps
pour les questions.
18:8
Banking, Trade and Commerce
I also want to thank the chair, deputy chair and all on the
committee for the work that has been done on the parliamentary
review of the Proceeds of Crime (Money Laundering) and
Terrorist Financing Act. I understand it has been a
comprehensive review, and I look forward to receiving and
reviewing the upcoming report, as its findings will be helpful to
Canada’s framework in these important areas.
[Translation]
17-5-2012
Je tiens également à remercier le président, le vice-président et
tous les membres du comité pour le travail réalisé lors de l’examen
parlementaire de la Loi sur le recyclage des produits de la
criminalité et le financement des activités terroristes. Je crois que
l’examen a été complet et j’aurai grand plaisir à recevoir votre
rapport et à l’étudier, étant donné que vos observations seront utiles
pour établir le cadre du Canada dans ces domaines importants.
[Français]
But before I speak to that study, I would like to thank the
committee for agreeing to review elements of Bill C-38, the Jobs,
Growth and Long-term Prosperity Act, targeting financial sector
reform and other related issues.
Cependant, avant de revenir à cette étude, je tiens à remercier le
comité d’avoir accepté d’examiner les éléments du projet de loi C-38,
Loi sur l’emploi, la croissance et la prospérité durable qui porte sur
la réforme du secteur financier et d’autres questions connexes.
As you know, Bill C-38 seeks to implement the main measures
of the 2012 economic action plan, measures that will fuel the next
wave of job creation and position Canada for a secure and
prosperous future. Even though Canada has one of the best
records in job creation and economic growth, implementing this
plan is critical.
Comme vous le savez, le projet de loi C-38 prévoit la mise en
œuvre des principales mesures du Plan d’action économique de 2012,
des mesures qui vont alimenter la prochaine vague de création
d’emplois et qui jetteront les assises d’un avenir sûr et prospère pour
le Canada. Même si le Canada affiche l’un des meilleurs rendements
au chapitre de la création d’emplois et de la croissance économique,
la mise en œuvre du plan d’action est essentielle.
[English]
[Traduction]
Canada faces a fast-changing global environment with
increasing competition from emerging economies and the global
economy recovery that remains fragile and uncertain, especially in
Europe. It is by reinforcing and supporting Canada’s relatively
solid underlying economic, fiscal and financial fundamentals that
we can help Canada capitalize on the challenges and
opportunities of tomorrow.
Le Canada est confronté à un contexte mondial évoluant
rapidement, où la concurrence des économies émergentes se fait
de plus en plus sentir, alors que la reprise de l’économie mondiale
demeure fragile et incertaine, surtout en Europe. C’est en
renforçant et en appuyant les bases économiques relativement
solides du Canada en matière économique, fiscale et financière
que nous aiderons notre pays à tirer parti des défis et des
occasions qui se présenteront à lui demain.
Indeed, one of Canada’s biggest strengths during the recent
economic turbulence has been the strength of our sound financial
system. Clearly, Canada’s well-regulated financial system has been a
model for countries around the world in recent years. Unlike the
United States, the United Kingdom and Europe, Canada did not
have to bail out, nationalize or buy equity stakes in banks.
En effet, la solidité de notre système financier a été une des plus
grandes forces du Canada au cours des récentes turbulences
économiques. Il est clair que de nombreux pays du monde se sont
inspirés au cours des dernières années du système financier bien
réglementé du Canada. Contrairement aux États-Unis, au
Royaume-Uni et à l’Europe, le Canada n’a pas eu à renflouer ou
nationaliser des banques, ni à acheter des participations en capital.
As The Economist magazine has noted:
La revue The Economist faisait récemment remarquer :
Canada has had an easier time than most during the
recent global recession, in part because of a conservative and
well-regulated banking system.
Par rapport à la plupart des autres pays, le Canada a
mieux traversé la récente récession mondiale, en partie grâce
à un système bancaire conservateur et bien réglementé.
In fact, for the fourth straight year, Canada’s financial system has
been ranked as the soundest in the world by the World Economic
Forum.
De fait, pour une quatrième année consécutive, le Forum
économique mondial a considéré le système financier canadien
comme un des plus sains du monde.
Moreover, earlier this month, Canadian banks led the annual
Bloomberg report of the world’s strongest banks. According to
the report:
En outre, les banques canadiennes figuraient encore en tête de
liste dans le rapport annuel Bloomberg, publié un peu plus tôt ce
mois-ci, faisant état des banques les plus fortes du monde. On
peut y lire :
No other country dominated the list as did Canada
. . . Canadian banks invoke their strong capital levels
. . . and strict regulatory oversight under a single supervisor
as reasons for their showing.
Aucun autre pays n’a dominé la liste autant que le Canada...
Les banques canadiennes expliquent ces résultats par leurs
niveaux élevés de capitalisation et par la surveillance
réglementaire stricte d’un seul organisme de surveillance.
17-5-2012
Banques et commerce
18:9
These endorsements were not the results of simple good luck,
but rather the best regulatory and supervisory system in the
world. I often say at international meetings that most of the banks
that failed — in fact, I think all of them in the United States,
United Kingdom, some German regional banks and others in
Europe — were regulated. In my view, it was the absence of
appropriate supervision, which we have done very well by the
Superintendent of Financial Institutions and her office in Canada.
Ce n’est pas la chance qui nous a valu de telles félicitations, car
ces résultats sont plutôt attribuables au meilleur système de
surveillance et de réglementation du monde. Je dis souvent dans
les rencontres internationales que la plupart des banques qui ont
fait faillite étaient réglementées — en fait, je pense que toutes ces
banques aux États-Unis, au Royaume-Uni, certaines banques
régionales allemandes et d’autres en Europe, étaient des
institutions réglementées. À mon avis, cela s’explique surtout
par l’absence d’une supervision appropriée, supervision dont nous
disposons au Canada grâce au surintendant des institutions
financières et à son personnel.
We cannot rest on our laurels. We cannot be complacent,
especially when it comes to a key aspect of our financial system,
and that is the housing market. As senators are well aware, our
government constantly monitors the housing market, ready to
take prudent steps to ensure its ongoing stability, when necessary.
Nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Nous devons
rester vigilants, surtout relativement au marché de l’habitation, un
secteur clé de notre système financier. Les sénateurs savent bien que
notre gouvernement surveille constamment le marché de
l’habitation et se tient prêt à prendre, si nécessaire, des mesures
prudentes pour assurer sa stabilité continue.
This has been clearly demonstrated in recent years by our
responsible and measured approach, specifically on three
occasions since 2008. We have adjusted the rules for
government-backed insured mortgages. These targeted and
proactive steps have helped strengthen the housing market and
helped Canadian households from becoming overextended. These
adjustments have included requiring a minimum down payment
of 5 per cent for owner-occupied, government-backed insured
mortgages and 20 per cent on speculative properties; reducing the
maximum amortization period to 30 years for mortgages with
loan-to-value ratios of more than 80 per cent; and lowering the
maximum amount Canadians can borrow in refinancing a
mortgage to 85 per cent of the value of their homes. We also
withdrew government insurance from backing home equity lines
of credit.
Nous en avons fait la démonstration au cours des dernières
années grâce à notre approche responsable et mesurée, à trois
occasions, notamment depuis 2008. Nous avons ajusté les règles
applicables aux hypothèques assurées par le gouvernement. Ces
démarches ciblées et proactives ont permis de renforcer le marché
de l’habitation et d’aider les ménages canadiens à ne pas dépasser
leurs possibilités financières. Ces modifications ont consisté
notamment à imposer un versement minimal comptant de
5 p. 100 des hypothèques assurées par le gouvernement, dans le
cas de logements occupés par le propriétaire, et de 20 p. 100 pour
les biens spéculatifs; à réduire à 30 ans la période d’amortissement
maximale dans le cas des hypothèques dont le ratio prêt-valeur est
supérieur à 80 p. 100; à baisser à 85 p. 100 de la valeur de leur
habitation le montant maximal que les Canadiens peuvent
emprunter pour refinancer une hypothèque. Par ailleurs, nous
avons supprimé la possibilité d’avaliser une ligne de crédit
hypothécaire grâce à l’assurance gouvernementale.
Today’s act represents a continuation of our government’s
responsible and measured approach to strengthening the housing
finance system. Principally, the proposal that is in the bill — the
proposal you are reviewing — would enhance the governance and
oversight framework for the Canada Mortgage and Housing
Corporation to ensure that its commercial activities are managed
in a manner that promotes the stability of the financial system.
Le projet de loi que nous examinons aujourd’hui poursuit
l’approche responsable et mesurée de notre gouvernement en vue
de renforcer le système de financement des habitations.
Premièrement, le projet de loi contient une proposition — celle
que vous étudiez en ce moment — visant à renforcer le cadre de
gouvernance et de surveillance de la Société canadienne
d’hypothèques et de logement, afin de faire en sorte que ses
activités commerciales soient gérées d’une manière qui encourage
la stabilité du système financier.
As part of this proposal in the bill, the Office of the
Superintendent of Financial Institutions would have an explicit
role in assessing CMHC’s commercial activities, particularly its
mortgage insurance and securitization programs. OSFI would
review and monitor the safety and soundness of CMHC’s
commercial activities, and report to the CMHC board of
directors and to the Ministers of Finance and HRSDC.
En vertu de cette proposition, le Bureau du surintendant des
institutions financières aurait pour rôle explicite d’évaluer les
activités commerciales de la SCHL, en particulier ses programmes
d’assurance hypothèque et de titrisation. Le BSIF serait chargé
d’examiner et de surveiller la sécurité et la validité des activités
commerciales de la SCHL et de faire rapport au conseil
d’administration de la SCHL ainsi qu’aux ministres des
Finances et de RHDCC.
18:10
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
These changes would contribute to improving governance and
oversight of mortgage lending practices in Canada, contributing
to the stability of the housing market for the benefit of all
Canadians.
Ces changements devraient contribuer à améliorer la
gouvernance et la surveillance des activités de prêts hypothécaires
au Canada, contribuant ainsi à la stabilité du marché de
l’habitation, au profit de l’ensemble des Canadiens.
I note that most independent observers have welcomed these
changes, with many characterizing them as long overdue. For
instance, the C.D. Howe Institute’s Finn Poschmann recently
lauded them ‘‘important steps . . . to improving the foundation
and durability of Canada’s finance housing system.’’
Je remarque que la plupart des observateurs indépendants ont
bien accueilli ces changements, beaucoup d’entre eux estimant
même que ces mesures auraient dû être prises depuis longtemps.
Par exemple, Finn Poschmann de l’Institut C.D. Howe a
récemment applaudi ces changements, y voyant « des mesures
importantes... pour améliorer les fondements et la stabilité du
système canadien pour le financement des habitations. »
[Translation]
I would now like to turn to another measure in the bill, one
designed to ensure all Canadians are protected by the regulatory
framework of our financial sector, which is envied the world over.
The banking sector has long been the exclusive domain of the
federal government. I am indeed referring to the fact that
Canada’s regulatory banking framework is based on strict
prudential rules ensuring that the country’s banking system
remains safe and sound, and that consumers are protected,
prioritizing their right to choice and transparent access to
information. In recent years, however, the provinces have
attempted to regulate Canadian banking activities in areas that
normally fall under the exclusive jurisdiction of the federal
government, resulting in fragmentation, duplication and
confusion with respect to consumer protection.
[English]
[Français]
J’aimerais maintenant parler d’un autre élément du projet de
loi, c’est-à-dire la mesure envisagée pour garantir que tous les
Canadiens sont protégés par notre réglementation du secteur
financier, qui fait l’envie du monde entier. Le gouvernement
fédéral a compétence exclusive dans le secteur bancaire, et ce fait
est reconnu de longues dates. Je fais allusion précisément au fait
que le cadre canadien de réglementation du secteur bancaire
s’appuie sur de strictes règles prudentielles qui font en sorte que le
secteur bancaire du pays demeure sûr, solide et sur des règles de
protection des consommateurs qui insistent sur le droit de ces
derniers de disposer du choix et d’une communication
transparente des renseignements. Or, les provinces ont tenté, ces
dernières années, de réglementer les activités des banques
canadiennes dans des domaines habituellement considérés
comme relevant de la compétence exclusive du gouvernement
fédéral, ce qui s’est traduit par le morcellement, le double-emploi
et la confusion en matière de protection des consommateurs.
[Traduction]
For example, under the Bank Act’s Cost of Borrowing (Banks)
Regulations, when obtaining a credit product, all customers
across Canada must receive clear disclosure of interest rates and
fees contained in a summary box. However, some provinces have
attempted further additional regulation in this area by imposing
different disclosure requirements, leading to a system that is
confusing to customers, as they will receive two potentially
conflicting disclosures of interest rates and fees.
Par exemple, selon le Règlement sur le coût d’emprunt (banques)
pris en vertu de la Loi sur les banques, tous les clients des diverses
banques du Canada doivent recevoir un état récapitulatif clair des
taux d’intérêt et des frais lorsqu’ils obtiennent des titres d’autres
émetteurs. Cependant, certaines provinces ont tenté d’ajouter une
autre réglementation dans ce domaine en imposant différentes règles
de communication des renseignements, créant ainsi un système qui
est source de confusion, étant donné que les clients reçoivent deux
documents potentiellement contradictoires concernant les taux
d’intérêt et les frais.
Coordinated and effective consumer protection and financial
sector regulation requires a single set of rules and responsibilities
for oversight. The preamble to the Bank Act introduced in the
legislation that you are reviewing simply reaffirms this jurisdiction
and clarifies the intent that all banking activities throughout
Canada be governed exclusively by the same high-quality federal
standards that have served Canadians so well.
La protection coordonnée et efficace des consommateurs et la
réglementation du secteur financier doivent pouvoir s’appuyer sur
un seul ensemble de règles et de responsabilités de surveillance. Le
préambule de la Loi sur les banques qui a été ajouté dans le projet
de loi sur lequel vous vous penchez, se contente de réaffirmer cette
compétence et se donne pour objectif de veiller à ce que toutes les
activités bancaires au Canada soient régies exclusivement selon les
mêmes normes fédérales de haute qualité qui ont si bien servi la
population canadienne.
A final proposal in today’s legislation that I would like to
highlight is our move to level the playing field for Canadian
financial institutions competing internationally by improving
J’aimerais souligner une dernière proposition contenue dans le
projet de loi que nous étudions aujourd’hui. Il s’agit de notre
volonté de rendre les règles du jeu plus équitables pour les
17-5-2012
Banques et commerce
18:11
their access to capital. At present, many countries, including the
United States, the United Kingdom and Australia, allow public
sector investment pools to invest in financial institutions. Canada
provides for only limited access, even though such pools are
already allowed to invest in other sectors of the Canadian
economy. This places Canadian financial institutions at a
competitive disadvantage when raising capital.
institutions financières canadiennes qui oeuvrent sur la scène
internationale, en améliorant leur accès aux capitaux. À l’heure
actuelle, de nombreux pays tels que les États-Unis, le RoyaumeUni et l’Australie permettent à des fonds communs de placement
du secteur public d’investir dans des institutions financières. Le
Canada ne concède qu’un accès limité, même si de tels fonds
communs sont déjà autorisés à investir dans d’autres secteurs de
l’économie canadienne. Cela place les institutions financières
canadiennes dans une position moins favorable par rapport à la
concurrence lorsqu’elles souhaitent se procurer des capitaux.
Today’s legislation will help level the playing field. It proposes
to allow public sector investment pools to make investments in
Canadian financial institutions. However, eligible investors will
be limited to only those that satisfy certain criteria, including
pursuing commercial objectives, subject to approval by the
Minister of Finance. As with current ministerial approvals,
investments must be in the best interests of the financial sector
and will be subject to a national security test.
Le projet de loi que nous examinons aujourd’hui contribuera à
rendre les conditions plus équitables. Il propose d’autoriser les
fonds communs de placement du secteur public à investir dans des
institutions financières canadiennes. Cependant, pour être
admissibles, les investisseurs devront satisfaire à certains
critères, notamment la poursuite d’objectifs commerciaux, sous
réserve de l’approbation du ministre des Finances. Comme c’est le
cas actuellement, pour obtenir l’approbation ministérielle, les
investissements doivent être faits dans le meilleur intérêt du
secteur financier et être soumis à un test national de sécurité.
This measure will level the playing field by providing Canada’s
financial institutions with access to new sources of stable, longterm investment, helping promote financial stability.
Cette mesure rendra les conditions équitables en offrant aux
institutions financières du Canada l’accès à de nouvelles sources
d’investissement stables et à long terme, contribuant à la stabilité
financière.
[Translation]
In short, the measures I talked about today are not just
meaningful, but also necessary if our financial system is to run
smoothly and meet the needs of Canadians, while supporting our
economic prosperity going forward.
Thank you.
[English]
I and my officials here today will be pleased to answer
questions from the committee.
The Chair: Thank you very much, Mr. Minister.
[Français]
En bref, les mesures que j’ai mentionnées aujourd’hui sont
importantes et contribuent au bon fonctionnement d’un système
financier qui répond aux besoins des Canadiens et soutient notre
prospérité économique future.
Je vous remercie de votre attention.
[Traduction]
Les collaborateurs qui m’accompagnent aujourd’hui et moimême sommes prêts maintenant à répondre aux questions des
membres du comité.
Le président : Merci infiniment, monsieur le ministre.
You have just remarked that Canada is doing well as the world
recovers from the global economic crisis. We are seeing moderate
growth in Canada as anticipated in the budget. We have seen
increased business confidence. We have seen the strongest job
creation in the G7, including the strongest back-to-back monthly
job gains in the last three decades in March and April.
Vous venez tout juste de faire remarquer que le Canada s’en
tire très bien alors que le monde se remet de la crise économique
qui a touché tous les pays. Tel que prévu dans le budget, on assiste
à une croissance modérée au Canada. Le niveau de confiance des
entreprises est à la hausse. Nous affichons le taux de création
d’emplois le plus fort du G7, y compris les plus fortes croissances
mensuelles de l’emploi consécutives au cours des trois dernières
décennies, en mars et avril.
However, by the same token, we are reminded of the fragility
of the global economy when we hear reports from Europe as to
political instability and derailing attempts to solve problems,
particularly the last few days in Greece.
Parallèlement, nous prenons conscience de la fragilité de
l’économie mondiale lorsque nous entendons les nouvelles en
provenance d’Europe où il est question d’instabilité politique et
d’échec des tentatives de résolution de problèmes, en particulier
en Grèce, ces derniers jours.
18:12
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
Can you kindly comment on the situation in Europe and its
potential impact on Canada’s financial sector, and how
Budget 2012 might address this situation?
Pourriez-vous commenter la situation en Europe et l’impact
qu’elle est susceptible d’avoir sur le secteur financier canadien, et
nous dire de quelle manière le Budget 2011 pourrait répondre à
cette situation?
Mr. Flaherty: The situation in Europe is a significant concern.
It has been a concern of ours for several years now — throughout
what economists are calling ‘‘The Great Recession.’’ There has
been insufficient action in the eurozone to address this issue. We
have been encouraging our friends in the eurozone for several
years now to take overwhelming action to address the problem.
This approach was done with trillions of dollars by the
government of the United States in late 2008 and early 2009 in
order to overwhelm the serious banking situation in the United
States at that time. It was successful in re-establishing the
credibility of the financial institutions in the United States.
M. Flaherty : La situation en Europe est très préoccupante.
Elle nous inquiète depuis plusieurs années, depuis le début de « la
grande récession », comme disent les économistes. Les mesures
prises dans la zone euro n’ont pas été suffisantes pour faire face à
cette situation. Depuis plusieurs années, nous encourageons nos
amis de la zone euro à prendre des mesures draconiennes pour
trouver une solution au problème. À la fin de l’année 2008 et au
début de l’année 2009, le gouvernement des États-Unis a adopté
une telle approche faisant appel à des billions de dollars pour
surmonter les problèmes auxquels faisaient face les institutions
bancaires aux États-Unis à l’époque. Cette approche a permis de
rétablir leur crédibilité.
This is not so in the eurozone now. We see even today the
European Central Bank ceasing doing business with several banks
in Greece. These are not good developments. This can create a
shock that will affect Canada. Our financial institutions have a
relatively small exposure directly to the Greek banking system.
Ce n’est pas du tout la même chose dans la zone euro.
Aujourd’hui encore, la Banque centrale européenne a cessé
d’effectuer des transactions avec plusieurs banques en Grèce. Ce
ne sont pas de bonnes nouvelles. Cela pourrait provoquer un choc
qui toucherait le Canada. L’exposition directe de nos institutions
financières au système bancaire grec est relativement limitée.
However, as you know, global banking is interrelated, and
shocks in the eurozone banking system can have negative effects
outside of Europe on the American banking system and on the
Canadian one as well. Therefore, our banks are strong, but we are
not completely immune from the state of the global economy.
Cependant, vous savez que les systèmes bancaires du monde
entier sont reliés et que les chocs que pourrait subir le système
bancaire de la zone euro sont susceptibles d’avoir des
répercussions négatives en dehors de l’Europe, sur le système
bancaire américain, ainsi que sur le système canadien. Nos
banques ont beau être fortes, nous ne sommes pas complètement
à l’abri des soubresauts de l’économie mondiale.
We can do what we did back in 2006, 2007 and into 2008, and
that is ensure we move to a balanced budget, pay down public
debt, ensure our regulatory and supervisory system is strong and
in place and that we are persistent in that area so we protection
Canada as best we can for shocks that come from outside.
Nous pouvons agir de la même manière qu’en 2006, 2007 et 2008
et opter pour un budget équilibré, payer la dette publique, nous
assurer que nous disposons d’un système de réglementation et de
surveillance solide et faire preuve de constance dans ce domaine afin
de protéger le Canada du mieux que nous pouvons pour nous
prémunir contre les chocs en provenance de l’extérieur.
[Translation]
[Français]
Senator Hervieux-Payette: Welcome, Mr. Minister. I have
three short questions for you.
Le sénateur Hervieux-Payette : Bienvenue, monsieur le ministre.
Je vais vous poser trois petites questions.
First off, why were pieces of legislation that have no financial
bearing on the budget included in the budget?
Premièrement, pourquoi les lois qui n’ont aucun impact
financier sur le budget ont-elles été incluses dans le budget?
Second, I still do not quite understand the decision to place the
Canada Mortgage and Housing Corporation under the
supervision of the Office of the Superintendent of Financial
Institutions. And in that case, will the U.S. corporation —
Genworth, I believe — whose mortgage loans the government
also secures — be covered, and in the spirit of free market, will it
lose the power to secure all mortgages?
Deuxièmement, je n’ai pas encore compris la décision de mettre
la Société canadienne d’hypothèques et de logement sous la
gouvernance de l’Inspecteur des institutions financières et, à ce
moment-là, est-ce que la société — je pense que c’est Genworth,
une société américaine dont le gouvernement également garantit
les prêts hypothécaires — est-ce que cette société sera couverte et,
dans un esprit de libre marché, perdra-t-elle son pouvoir de
protéger toutes les hypothèques?
17-5-2012
Banques et commerce
[English]
Due to the recent failure of J.P. Morgan, I was wondering if
you are planning and if there are measures in your budget that
will prevent our banks from being exposed, those that are tempted
to hedge on what is going on in the international financial sector.
[Translation]
Mr. Flaherty: Thank you for your three questions.
[English]
18:13
[Traduction]
Compte tenu de la récente faillite de J.P. Morgan, je me
demande si vous avez prévu un plan et s’il existe dans votre
budget des mesures visant à réduire l’exposition de nos banques,
en particulier celles qui cherchent à se protéger de la situation qui
règne actuellement dans le secteur financier international.
[Français]
M. Flaherty : Je vous remercie de vos trois questions.
[Traduction]
Your first question is a large one regarding whether we are
including in the bill matters that have no relation to budgeting.
The budget is not just a document about tax policy. The budget of
our government and the governments before us is the general
policy statement of the government. This is a large budget, but we
have had large budgets before. We have had budgets with many
more pages before this one, including budgets by our government
and others.
Votre première question est vaste. Vous voulez savoir si nous
incluons dans le projet de loi des questions qui n’ont aucun rapport
avec la budgétisation. Or, le budget n’est pas simplement un
document qui expose la politique fiscale. Le budget de notre
gouvernement et des gouvernements antérieurs est un énoncé général
de politique. Ce budget est vaste, mais ce n’est pas la première fois
que cela se produit. Notre gouvernement et d’autres gouvernements
aussi ont présenté des budgets plus volumineux que celui-ci.
All of the measures included in the budget relate to the overall
economic plan, which is fundamentally this: sound fiscal policy in
the medium term, balanced budgets and taking the necessary
steps to ensure we have a fiscally sustainable plan for Canada for
the next generation. There are then the pillars of the budget
dealing with trade, our financial institutions, innovation and R &
D, making sure we have an adequately skilled population so we
can address the shortage of workers we will have in Canada and
other fiscal fundamentals for the good of the country in the long
term. It is all under that umbrella of jobs, growth and long-term
economic prosperity.
Toutes les mesures comprises dans le budget se rapportent au
plan économique global que l’on peut essentiellement résumer de la
manière suivante : une politique financière saine à moyen terme, des
budgets équilibrés et la prise des mesures nécessaires pour faire en
sorte que nous disposions d’un plan financier durable au Canada
pour la prochaine génération. Il y a aussi les piliers du budget qui
concernent le commerce, nos institutions financières, l’innovation et
la R-D, afin de nous assurer que nous pourrons disposer de la maind’oeuvre qualifiée afin de pallier la pénurie de main-d’oeuvre à
laquelle nous ferons face au Canada, ainsi que d’autres mesures
financières indispensables pour le bien de notre pays à long terme.
Tout cela se retrouve sous le parapluie de l’emploi, de la croissance
et de la prospérité économique durable.
With respect to your second question on OSFI, I will be brief.
OSFI already regulates the other mortgage insurance companies,
Genworth and one other one, that do business from the private
sector. What we will do now is add that part of CMHC to the
supervisory function of the Office of the Superintendent of
Financial Institutions.
Quant à votre deuxième question concernant le BSIF, je serai
bref. Le BSIF réglemente déjà les autres compagnies d’assurance
hypothèque, Genworth et une autre, qui exercent dans le secteur
privé. Nous allons tout simplement placer ce secteur de la SCHL
sous la supervision du Bureau du surintendant des institutions
financières.
With respect to J.P. Morgan and that $2 billion loss the other
day, that was proprietary trading. They were trading in their own
book at J.P. Morgan. There is very little of that in the Canadian
financial system. There is some, but it is subject to the supervision
of the superintendent, and it is relatively small compared to the
American phenomenon.
Dans le cas de J.P. Morgan et de cette perte de 2 milliards de
dollars l’autre jour, il s’agissait d’opérations pour son propre
compte. La banque J.P. Morgan utilisait exclusivement ses
positions propres. Cela se fait très peu dans le système financier
canadien. Ces opérations sont rares et relativement peu
nombreuses par comparaison au phénomène américain et elles
sont soumises à la surveillance du surintendant.
Senator Oliver: Welcome, minister, and thank you for coming.
Le sénateur Oliver : Monsieur le ministre, je vous souhaite la
bienvenue et je vous remercie d’être là.
I would like to ask you a question about the national security
regulators. I am aware this is not something actually referenced
by the act before us today, but it is raised in your Economic
Action Plan 2012.
J’aimerais vous poser une question au sujet des organismes
nationaux de réglementation des valeurs mobilières. Je sais qu’il
n’en est pas question dans la loi que nous étudions aujourd’hui,
mais c’est une possibilité qui était soulevée dans votre Plan
d’action économique 2012.
18:14
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
As you know, Canada has 13 different regulators with
13 different sets of rules and different levels of enforcement. This
has long been a headache for investors, businesses and law
enforcement agencies. We now have, in Canada, a fragmented
regulatory structure.
Comme vous le savez, on compte au Canada 13 organismes
différents de réglementation des valeurs mobilières qui ont tous des
règles différentes et des degrés différents d’application de la loi.
C’est un véritable casse-tête pour les investisseurs, les entreprises et
les organismes chargés de l’application de la loi. À l’heure actuelle,
la structure de réglementation au Canada est fragmentée.
An article in The Globe and Mail earlier this month talked
about the problems and actually said this is preventing the
emergence of new, innovative ways to better raise capital in
Canada. They referred to a system in the United States called
‘‘crowd funding.’’ They quoted a man who was born in Edmonton
and now runs a company in the United States who probably will
never move his company here because of this fragmentation. This
is what that man said:
Un peu plus tôt ce mois-ci, le Globe and Mail a publié un article
évoquant différents problèmes et affirmant qu’une telle
fragmentation empêche l’émergence de façons nouvelles et
novatrices permettant de mieux réunir des capitaux au Canada.
L’auteur de l’article faisait allusion à un système appelé
« financement collectif » aux États-Unis. Il citait un Canadien né
à Edmonton qui dirige actuellement une entreprise aux États-Unis
et qui ne reviendra probablement jamais au Canada avec son
entreprise, en raison de cette fragmentation. Voici ce que disait cet
entrepreneur :
Canada needs to understand the value of central regulator.
It provides legal certainty and clarity for all market
participants and leads to much more robust markets that
are easier to access and easier to police. Unfortunately,
we’re not there yet.
Il faut que le Canada comprenne l’utilité d’un organisme
central de réglementation. En plus d’offrir certitude et clarté
sur le plan juridique pour tous les intervenants du marché,
un organisme unique permettrait l’émergence de marchés
plus robustes, plus faciles à accéder et à réglementer.
Malheureusement, nous n’en sommes pas encore là.
Minister, we know the matter went before the Supreme Court
of Canada and there was a negative result from that decision. Can
you bring this committee up to date on the government’s efforts
to improve securities regulation in Canada?
Monsieur le ministre, nous savons que la Cour suprême du
Canada a été saisie de cette affaire et qu’elle s’est prononcée
contre cette réglementation. Pouvez-vous expliquer à notre comité
quels sont les derniers efforts déployés par le gouvernement à ce
sujet afin d’améliorer la réglementation des valeurs mobilières
au Canada?
Mr. Flaherty: Thank you, Senator Oliver. I will try to be concise.
M. Flaherty : Merci, sénateur Oliver. Je vais essayer de vous
donner une réponse concise.
We have negotiated with the provinces and worked with the
provinces and territories since we were elected back in 2006 on
this subject to try to get to a common securities regulator for the
country, for the same reason that the Office of the Superintendent
of Financial Institutions, to which we have been making reference
here this afternoon, has been so effective in uniform regulation
across the country.
Depuis que nous avons été élus, en 2006, nous avons négocié
avec les provinces et travaillé avec les provinces et territoires sur
ce sujet afin de mettre en place au pays un organisme commun de
réglementation des valeurs mobilières dans le but d’obtenir les
mêmes résultats qu’avec le Bureau du surintendant des
institutions financières, dont nous avons parlé cet après-midi,
qui s’est avéré si efficace dans l’application d’une réglementation
uniforme au pays.
Right now, in terms of the market, depending on where you
live in Canada, you may or may not get to see certain
opportunities for investment because of the unwillingness of
some IPOs to bother paying all the fees across the country. A lot
of the provinces do not have as much expertise as others in this
area, which is natural.
Sur le marché actuel, selon l’endroit où vous vivez au Canada,
vous risquez de passer à côté de certaines occasions
d’investissement en raison de la réticence de certains émetteurs
de PAPE à payer tous les droits dans les diverses régions du pays.
Beaucoup de provinces n’ont pas autant de compétences que les
autres dans ce domaine, ce qui est tout à fait naturel.
We have had the cooperation of a critical mass of the provinces
and territories in moving toward a common securities regulator
for our country. There was some disagreement about this, of
course, with a few of the provinces. There was a reference to the
Supreme Court of Canada. Interestingly, the decision of the
Supreme Court of Canada urged the federal government and the
provinces to work together. We have been working together and
are continuing to work together. We are certainly trying to get to
an agreement.
Nous avons obtenu la collaboration d’une masse critique de
provinces et de territoires en vue de la création au pays d’un
organisme commun de réglementation des valeurs mobilières.
Bien entendu, certaines provinces n’étaient pas d’accord et ont
sollicité l’avis de la Cour suprême du Canada. Il est intéressant de
noter que dans sa décision, la Cour suprême a enjoint le
gouvernement fédéral et les provinces à collaborer en cette
matière. Nous avons collaboré et nous continuons à travailler
ensemble. Nous faisons tout pour aboutir à une entente.
17-5-2012
Banques et commerce
18:15
The Supreme Court of Canada said that the provinces have
jurisdiction in this area and also the federal government has
jurisdiction in this area. Exactly what they said was that the
common ground that emerges is that each level of government has
jurisdiction over some aspects of the regulation of securities, and
each can work in collaboration with the other to carry out its
responsibilities.
La Cour suprême du Canada a statué que les provinces avaient
compétence dans ce domaine, de même que le gouvernement
fédéral. Elle a précisé exactement que le gouvernement fédéral et
les provinces partageaient un terrain commun en ce sens que
chaque palier de gouvernement a compétence sur certains aspects
de la réglementation des valeurs mobilières et que chacun peut
collaborer avec les autres pour exercer ses responsabilités.
In particular, the Supreme Court said that the federal
government had a systemic responsibility for the system. You
can imagine, this is not easy to work out, but we are trying and we
have had more meetings with the provinces and territories. There
remains a critical mass willing to try to work this out. We will
continue our efforts to try to get to common ground for the good
of the country.
Plus particulièrement, la Cour suprême a déclaré que la
responsabilité globale du système incombait au gouvernement
fédéral. Vous pouvez imaginer combien cela peut être difficile,
mais nous faisons de notre mieux et nous avons eu d’autres
rencontres avec les provinces et territoires. Nous continuons de
disposer d’une masse critique favorable à l’adoption d’un
organisme commun. Nous poursuivrons nos efforts afin
d’obtenir un accord pour le bien du pays.
Senator Massicotte: Thank you, Mr. Minister, for being with
us this morning. Before I ask my question, let me thank you for
the clarification you made to my colleague as to why this bill is so
comprehensive, to explain all these other amendments. However,
my reaction was I presume this will be the only bill proposed this
year, because your definition is so large it will include all the bills
the government will propose. That is not my question.
Le sénateur Massicotte : Merci, monsieur le ministre, d’être
venu ce matin. Avant de poser ma question, permettez-moi de
vous remercier des précisions que vous avez données à ma
collègue afin de lui expliquer pourquoi le projet de loi était si
imposant et contenait toutes ces autres modifications. Cependant,
ma réaction a été de me dire que ce serait sans doute le seul projet
de loi que vous proposerez cette année, car il ratisse si large qu’il
comprend tous les projets de loi que proposera le gouvernement.
Cela n’est pas ma question.
Let me talk about CMHC. We are talking about a very macro
subject. I think you made a comment some time ago that the
government would consider privatizing CMHC or part of
CMHC. Can we briefly chat about that? The suggestion is that
the original creation of CMHC had a specific purpose in relation
to debt in our country. Has CMHC satisfied that and could a
privatized mortgage insurer adequately satisfy the needs of
Canadians relative to mortgage insurance?
Parlons de la SCHL. Il s’agit d’un sujet qui relève de la macroéconomie. Je crois que vous avez dit il y a quelque temps que le
gouvernement envisageait de privatiser la SCHL, ou tout au
moins certaines parties de cet organisme. Pouvons-nous en parler
brièvement? À l’origine, la SCHL a été créée dans le but
particulier de se pencher sur l’endettement dans notre pays. La
SCHL a-t-elle atteint ses objectifs et un organisme privé
d’assurance hypothèque pourrait-il répondre adéquatement aux
besoins des Canadiens dans ce domaine?
Mr. Flaherty: Thank you for the question. When I was recently
asked that, it was in the mortgage insurance context. That is, is it
inevitable that the government, the people of Canada, will always
own a residential mortgage insurance company? The answer to
that I think is no, it is not inevitable that that will be forever
owned by the people of Canada, because it is not an essential
service. That service of mortgage insurance can be offered, and in
fact is offered, by others.
M. Flaherty : Merci de votre question. Quand on m’a posé la
question récemment, c’était dans le contexte de l’assurance
hypothécaire. Est-il inévitable que le gouvernement, le peuple
du Canada, dispose toujours d’un organisme d’assurance
hypothécaire résidentielle? Je pense que la réponse est négative,
car il n’est pas indispensable qu’un tel organisme appartienne
toujours au peuple canadien, parce qu’il ne s’agit pas d’un service
essentiel. Ce service d’assurance hypothécaire peut être offert et
l’est déjà par d’autres organismes.
CMHC, as you may know, senator, was created after the
Second World War with the intention of helping veterans have
affordable housing in Canada. It has a social, affordable housing
mandate — I am expressing my own view here — which I think
properly is a role for government. That part of CMHC, I think, is
a separate mandate from their financial institution mortgage
insurance mandate that they are exercising. That mandate in
mortgage insurance has grown tremendously over the years, and
we are very mindful of that. We have done quite a bit of work in
the last year with the Superintendent of Financial Institutions and
with other advisers to try to choose the best path forward for
Comme vous le savez, sénateur, la SCHL a été créée après la
Deuxième Guerre mondiale dans le but d’aider les anciens
combattants à se loger à un prix abordable au Canada.
L’organisme avait un objectif social de logement abordable et,
selon moi, c’était un rôle qui incombait au gouvernement. Ce rôle
de la SCHL est, d’après moi, un mandat distinct du mandat
d’assurance hypothécaire qu’elle offre actuellement aux institutions
financières. Au fil des années, ce mandat d’assurance hypothécaire a
pris énormément d’ampleur, et nous en sommes très conscients.
L’an dernier, nous avons réfléchi à cette question avec le
surintendant des institutions financières et d’autres conseillers afin
18:16
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
CMHC. What we are doing in the bill, as I say, deals with
governance and supervision of that part of CMHC that is in the
mortgage insurance business.
de déterminer quelle serait la meilleure orientation pour la SCHL.
Ce que nous proposons dans le projet de loi concerne, comme je l’ai
dit, la gouvernance et la supervision de ce volet de la SCHL dans le
domaine de l’assurance hypothécaire.
Senator Massicotte: If I could go back to the point that
probably the most significant threat in our economy today is the
euro problem. It is a significant issue. You have commented on
that issue for the last couple of years, obviously with much merit,
because your concerns are proving to be accurate.
Le sénateur Massicotte : J’aimerais revenir au problème de
l’euro qui représente sans doute la menace la plus grande à notre
économie actuelle. C’est une question importante. Depuis deux
ans, vous avez commenté cette question, fort à propos sans aucun
doute, puisque vos appréhensions se concrétisent aujourd’hui.
While we can criticize their situation, what specifically are you
recommending they do? Are you suggesting that Germany and
the other countries assume joint and several responsibilities for
the debts of Greece and Portugal? You can always make
suggestions, but could we find out exactly what you are
recommending they should do?
Nous pouvons formuler des opinions critiques au sujet de la
situation en Europe, mais quelles sont les mesures précises que
vous recommanderiez? Proposez-vous que l’Allemagne et les
autres pays assument conjointement et solidairement la
responsabilité de la dette de la Grèce et du Portugal? Vous
pouvez toujours faire des suggestions, mais pourrions-nous savoir
exactement quelles sont les mesures que vous recommanderiez?
Mr. Flaherty: Fundamentally, this is for them to do; it is not
for us, as a non-European country, it seems to me, to dictate to
them what they ought to do. However, one thing I recommend
they not do is come and ask the IMF to ask its non-European
members to put more resources into the IMF to bail out countries
in the eurozone.
M. Flaherty : Foncièrement, c’est à eux d’agir; il me semble
que ce n’est pas au Canada, un pays non européen, de leur dicter
ce qu’ils doivent faire. Cependant, je leur recommanderais de ne
pas demander au FMI de solliciter des ressources financières
auprès de ses membres non européens afin de renflouer les pays de
la zone euro.
It seems to me that if you are going to have an economic entity
like the eurozone, you have to be prepared to stand up for your
neighbour in the eurozone. They have a common currency, as you
know, the euro, but they do not have a common treasury. They
did not create a treasurer or a department of finance for the
eurozone. They have a free trade union as part of their economic
alliance.
Il me semble que si la zone euro prétend être une entité
économique à part entière, elle doit être prête à venir en aide à ses
propres voisins et membres. Comme vous le savez, les pays de la
zone euro ont une monnaie commune, l’euro, mais ils n’ont pas de
Trésor public commun. Ils n’ont pas créé un poste de trésorier ou
un ministère des Finances responsable de la zone euro. Leur
alliance économique comprend une union de libre-échange.
I think it is a fundamental issue for the eurozone about
whether they intend to keep the eurozone together, whether they
intend to keep all of the members in the eurozone. If they are, will
they bail out some of these states that have unsustainable public
debt, and banks that need re-capitalization? Will they bail them
out with their own resources or not? If not, then certain
consequences will follow from that. I think it is a turning point,
clearly, for the eurozone.
Je pense que c’est une question qui concerne foncièrement les
membres de la zone euro. Ils doivent décider s’ils souhaitent
conserver la zone euro et garder tous leurs membres à bord. Si
telle est leur intention, vont-ils renflouer certains de ces États dont
la dette publique est devenue insoutenable et les banques qui
nécessitent une recapitalisation? Vont-ils les renflouer à partir de
leurs propres ressources ou non? Dans la négative, il y aura des
conséquences. Selon moi, la zone euro est vraiment arrivée à un
point tournant.
Senator Massicotte: They would respond that they have
responded and they have provided quite a bit capital, many
billions of dollars of their capital, to guarantee those debts.
However, it has not been adequate. It has not been overwhelming,
as the term you used earlier, that the Americans did in 2008. I
presume what you are really saying is that you should integrate
even further and that, therefore, a liability of one should become a
liability of all.
Le sénateur Massicotte : Ils vous répondraient qu’ils ont déjà
réagi et qu’ils ont investi pas mal de ressources financières,
plusieurs milliards de dollars de leur capital, pour garantir ces
dettes. Malheureusement, cela n’a pas été suffisant. Cet apport
n’a pas été aussi massif que celui des Américains en 2008. Si j’ai
bien compris, vous pensez que les pays de la zone euro devraient
s’intégrer encore plus et accepter que le passif d’un pays soit le
passif de tous.
Mr. Flaherty: Or not.
Senator Massicotte: Or not, or break up the euro.
Mr. Flaherty: That is a question for the eurozone members to
decide.
M. Flaherty : Ou le contraire.
Le sénateur Massicotte : Oui, le contraire étant de faire éclater
la zone euro.
M. Flaherty : C’est aux membres de la zone de décider.
17-5-2012
Banques et commerce
Senator Massicotte: Thank you, minister.
18:17
Le sénateur Massicotte : Merci, monsieur le ministre.
Senator Greene: Thank you very much. It is wonderful to see
you again.
Le sénateur Greene : Merci beaucoup. C’est un plaisir de vous
revoir.
Could you explain why you felt it was necessary in the bill to
reinforce the divisions between insurance companies and banks
with regard to the retail of insurance?
Pouvez-vous expliquer pourquoi vous avez jugé nécessaire dans
le projet de loi de renforcer la séparation entre les compagnies
d’assurance et les banques en matière de vente au détail de
services d’assurance?
Mr. Flaherty: The federal rules of the Bank Act for a long time
have maintained the separation between bank products and
insurance products, or at least tried to. Quite frankly, the banks
find the insurance business quite attractive and profitable and
would like to do more insurance business. We try — for
competitive reasons and for choice reasons for Canadians — to
maintain the distinction between banking products and insurance
products.
M. Flaherty : Pendant longtemps, les règles fédérales découlant
de la Loi sur les banques ont maintenu ou tenté de maintenir la
séparation entre les services bancaires et les services liés aux
assurances. Je dois reconnaître que les banques trouvent le secteur
de l’assurance tout à fait attrayant et rentable et aimeraient offrir
plus de services d’assurance. Nous essayons — pour des raisons
de concurrence et pour des raisons de choix pour les Canadiens —
de conserver la distinction entre les services bancaires et les
services liés aux assurances.
The rules are quite clear about the prohibition on banks
offering insurance products in their branches. More recently,
naturally, we have had the phenomenon of websites and the
Internet, and so on, it being less clear on some of the websites for
financial institutions that this clear distinction that is followed in
the bank branches is being followed in the world of the Web. This
bill moves forward with proposed reforms to prevent banks from
offering annuities-like products that complement other recent
measures we have taken with respect to the selling of insurance.
The basic premise is that banks ought not to attempt to do
indirectly that which they are prohibited from doing directly.
Les règles sont très claires quant à l’interdiction pour les
banques d’offrir des services d’assurance dans leurs succursales.
Depuis quelque temps naturellement, depuis l’avènement du
phénomène des sites web et de l’Internet, on ne sait pas si cette
distinction claire est toujours bien observée par les institutions
financières sur leurs sites web par opposition à leurs succursales
bancaires. Le projet de loi propose des réformes afin d’empêcher
les banques d’offrir des produits analogues aux rentes viagères,
complétant ainsi d’autres mesures que nous avons prises
récemment relativement à la vente d’assurance. Le principe de
base est que les banques ne devraient pas tenter de faire
indirectement ce qu’elles n’ont pas le droit de faire directement.
Senator Greene: I would like to ask a supplementary to Senator
Massicotte’s questions. I like what you are saying about the IMF
and our position on the IMF, et cetera, but can you imagine a
time when we might have to contribute?
Le sénateur Greene : J’aimerais poser une question
complémentaire à celles du sénateur Massicotte. J’ai aimé ce
que vous avez dit au sujet du FMI et de notre position à cet égard,
et cetera, mais pouvez-vous imaginer que nous soyons tenus de
contribuer?
Mr. Flaherty: Senator Greene, this started in August 2007. I
remember Hank Paulson — who was then the Secretary of the
Treasury of the United States — calling me at home on a Sunday
afternoon in August. We had all talked about there being too
much liquidity in the world, too much cash in the system, and
about where the problem would arise. He said, ‘‘Well, I know
where the problem is now. It is in sub-prime mortgages in the
United States.’’
M. Flaherty : Sénateur Greene, cela a commencé en août 2007.
Je me souviens que Hank Paulson — qui était à l’époque
secrétaire du Trésor des États-Unis — m’avait appelé à la maison
un dimanche après-midi au mois d’août. Au cours de notre
conversation, nous avions convenu qu’il y avait trop de liquidités
dans le monde, trop de liquidités dans le système, et il avait été
question du secteur où un problème finirait par se déclarer. Il
avait dit : « En tout cas, je sais où se trouve le problème
actuellement. C’est sur le marché des prêts hypothécaires à risque
aux États-Unis. »
Since August 2007, we have had continuing challenges in the
world of credit, and then, of course, in the real economies with the
Great Recession. This is still evolving, the issues in Europe today.
Depuis le mois d’août 2007, nous avons connu continuellement
des difficultés dans le secteur du crédit et, bien entendu, dans les
économies réelles avec la grande récession. Les problèmes sont
toujours là, comme on peut le voir aujourd’hui en Europe.
I would say that we need Europe to stand up to the plate fully
before there can be any consideration to additional resources
coming from other places. In this area, the United States shares
the same view. I can tell you from our most recent IMF meeting
that the view is generally shared also by the emerging economies.
Je pense que l’Europe doit vraiment faire sa part avant que l’on
puisse envisager de solliciter des ressources supplémentaires
auprès d’autres pays. Dans ce domaine, les États-Unis partagent
le même point de vue. Et d’après notre plus récente réunion au
FMI, je peux vous dire que ce point de vue est généralement
18:18
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
There were times when the IMF had to bail out various nonEuropean countries, and the help came through the direct activity
of the IMF, not by other countries flowing more money through
the IMF to those countries.
partagé aussi par les économies émergentes. Il est arrivé que le
FMI ait à intervenir pour renflouer divers pays non européens,
mais cette aide venait directement du FMI et celui-ci n’avait pas
dû réclamer plus d’argent à certains de ses membres pour venir en
aide aux pays en difficulté.
Senator Ringuette: I am staying on the same subject of
the IMF.
Le sénateur Ringuette : Je vais rester sur le même sujet, celui
du FMI.
In Bill C-38, your budget bill, under Division 13, you have a
provision there to take our commitment to the IMF from
$6.4 billion to $11 billion. When you answered to Senator
Massicotte that the eurozone should not ask Canada to put
more money into the IMF, it is quite puzzling that, in the current
budget bill, you are seeking to almost double the current
commitment of Canada to the IMF. Could you explain?
Dans le projet de loi C-38, votre loi budgétaire, à la section 13, il
y a une disposition qui propose de faire passer notre engagement au
FMI de 6,4 à 11 milliards de dollars. Étant donné que vous avez
répondu au sénateur Massicotte que la zone euro ne devrait pas
demander au Canada d’augmenter sa contribution au FMI, il est
surprenant que vous demandiez, dans le présent projet de loi, de
quasiment doubler l’engagement actuel du Canada au FMI.
Pouvez-vous nous donner des explications?
Mr. Flaherty: Thank you, senator, for the question.
M. Flaherty : Merci, madame le sénateur, pour cette question.
This goes back to an agreement made by the members of the
IMF by the board, of which Canada is a member, representing
not only Canada but Ireland and the former British colonies in
the Caribbean — some are still in the Commonwealth — to deal
with the quota issues.
Il faut remonter à l’entente signée par les membres du conseil du
FMI, auquel siège le Canada pour représenter non seulement le
Canada, mais également l’Irlande et les anciennes colonies
britanniques des Caraïbes — dont certaines font encore partie du
Commonwealth —, entente qui concernait les questions des quotas.
This is a major concern of the emerging economies, that their
share of the quota, which is the voting power at the IMF, is
insufficient given the relative size of their economies as they grow.
What we are asked to ratify here, what we are asking through the
bill of Parliament, is to support that agreement we made with
respect to quota increases, which primarily affects the emerging
economies. It is a matter of fairness, as economies grow, that the
older economies that are not growing as much cede some voting
power to the BRIC countries and other large emerging economies.
C’est une préoccupation importante pour les économies
émergentes qui estiment insuffisant le quota qui détermine leurs
droits de vote au FMI, compte tenu de la taille relative de leurs
économies en croissance. Ce qu’on nous demande de ratifier ici, ce
que nous demandons par l’intermédiaire de ce projet de loi, c’est
d’appuyer cette entente que nous avons conclue en matière
d’augmentation des quotas, qui a une incidence essentiellement
sur les économies émergentes. Il est tout simplement équitable, à
mesure que les économies se développent, que les économies plus
anciennes dont la croissance est plus lente, cèdent une partie de leurs
droits de vote aux pays BRIC et à d’autres grandes économies
émergentes.
Senator Ringuette: When was that specific agreement arrived
at? Can you remember?
Le sénateur Ringuette : À quel moment cette entente précise
a-t-elle été conclue? Vous en souvenez-vous?
Mr. Flaherty: I may have to correct this. My memory tells
me 2010.
M. Flaherty : Je n’en suis pas certain, mais si j’ai bonne
mémoire, c’était en 2010.
Senator Ringuette: Minister, when I questioned your official
this week with regard to this issue, not only were we told in this
budget bill that our commitment was going to $11 billion, but we
were told that the actual commitment of Canada to the IMF with
regard to this quota issue was $24 billion, four times $6.4 billion.
Le sénateur Ringuette : Monsieur le ministre, lorsque j’ai posé
la question à votre collaborateur cette semaine, nous avons appris
qu’en vertu du projet de loi budgétaire, l’engagement du Canada
allait passer à 11 milliards de dollars, mais également que
l’engagement réel du Canada au FMI, en raison de cette question
de quota, était de 24 milliards de dollars, soit quatre fois plus que
les 6,4 milliards de dollars versés jusqu’à présent.
These are commitments with regard to maintaining your voting
power at the IMF. Is $24 billion of Canadian tax dollars worth
that voting power?
Ce sont des engagements qui visent à maintenir les droits de
vote du Canada au FMI. Est-ce que ces droits de vote valent
vraiment 24 milliards de dollars puisés dans les deniers des
contribuables canadiens?
Mr. Flaherty: I will have to check those figures, senator. I am
not sure what official said what to you on that subject. It is
actually not part of the bill being reviewed by this committee.
M. Flaherty : Je vais vérifier les chiffres. Je ne sais pas vraiment
quel est ce collaborateur et ce qu’il vous a dit à ce sujet. Il n’en est
pas question dans le projet de loi étudié par le comité.
17-5-2012
Banques et commerce
Senator Ringuette: Exactly. It was when I was questioning the
official from your department that the Finance Committee was told
about that particular issue, that actually we were going from
$6.4 billion to your current commitment to the IMF of $24 billion.
Either your official did not supply the correct information to the
members of the committee, or there is an issue there, too.
18:19
Le sénateur Ringuette : Exactement. C’est lorsque j’ai posé la
question à un fonctionnaire de votre ministère que le Comité des
finances a appris que notre engagement à l’égard du FMI allait
passer de 6,4 à 24 milliards de dollars. Soit le représentant de
votre ministère n’a pas donné la bonne information aux membres
du comité, soit il y a un problème.
Chair, I have another question.
Monsieur le président, j’ai une autre question.
The Chair: Go ahead.
Le président : Allez-y.
Senator Ringuette: On April 25, in front of this committee, I
asked the Governor of the Bank of Canada, Mark Carney, what
our foreign exchange reserve was and what it was five years ago.
Five years ago our foreign exchange reserve was $30 billion; it
now stands at $60 billion. I want to understand why we would
double that reserve in the last five years, and what exactly are the
securities? What composes that $60 billion-worth of reserve? Do
we have some eurozone security bonds or currency, or gold? What
do we have in there? It is $60 billion-worth of Canadian tax
dollars that should be accounted for, especially as it has doubled
in the last five years.
Le sénateur Ringuette : Lors d’une réunion du présent comité,
le 25 avril, j’ai demandé au gouverneur de la Banque du Canada,
Mark Carney, quelle était notre réserve de change actuellement et
il y a cinq ans. Il y a cinq ans, notre réserve de change était de
30 milliards de dollars; elle atteint aujourd’hui 60 milliards de
dollars. J’aimerais savoir pourquoi nous avons doublé cette
réserve au cours des cinq dernières années et quelles sont
exactement les valeurs? De quoi est composée cette réserve de
60 milliards de dollars? Est-ce des obligations de la zone euro, des
devises ou de l’or? Quelle est la composition de cette réserve? Il
s’agit de 60 milliards de dollars puisés dans les deniers des
contribuables canadiens dont il faudrait rendre compte, d’autant
plus que cette réserve a doublé au cours des cinq dernières années.
Mr. Flaherty: You are actually asking a question that is
properly addressed to the Governor of the Bank of Canada since
you are talking about areas of his responsibility and monetary
policy.
M. Flaherty : Vous posez une question qui est en fait du ressort
du gouverneur de la Banque du Canada puisqu’elle relève de son
secteur de responsabilité et de la politique monétaire.
The bank has responsibility in monetary policy and I have
responsibilities as Minister of Finance in fiscal policy.
La banque est responsable de la politique monétaire et moi, en
tant que ministre des Finances, je suis responsable de la politique
financière.
Senator Ringuette: I asked the exact question of Mr. Carney,
and Mr. Carney responded to me:
Le sénateur Ringuette : J’ai posé exactement la même question
à M. Carney et voici ce qu’il m’a répondu :
There is a strict investment policy, and there is an annual
attestation of the consistency of the investments in the reserves
to that investment policy signed off by the Minister of
Finance. These are the Government of Canada’s reserves, not
the Bank of Canada’s reserves. We manage them on their
behalf . . . they are invested in high-quality securities . . .
Il existe une politique d’investissement stricte, et une
attestation annuelle de la continuité des investissements dans
les réserves avec la politique d’investissement du ministre des
Finances. Ce sont les réserves du gouvernement du Canada,
pas celles de la Banque du Canada. Nous les gérons en son
nom... elles sont investies dans des valeurs de haute qualité...
When I asked specifically to Mr. Carney, he said he was not at
liberty to disclose because he only manages this. This is managed
for the Minister of Finance. You are the Minister of Finance, and
I am asking you the question.
Quand j’ai posé précisément cette question à M. Carney, il m’a
répondu qu’il n’était pas autorisé à divulguer la composition
précise de ces réserves qu’il se contente de gérer pour le ministre
des Finances. Vous êtes le ministre des Finances et je vous pose la
question.
Mr. Flaherty: What is the question?
Senator Ringuette: First of all, why in the last five years have
we doubled our reserve in foreign exchange from $30 billion to
$60 billion? What is the composition of the $60 billion? Are they
securities? Are they bonds? Are they foreign currency? Do they
come from —
The Chair: Senator, we will let the minister respond.
M. Flaherty : Quelle est la question?
Le sénateur Ringuette : Premièrement, pourquoi avons-nous
doublé notre réserve de change au cours des cinq dernières années,
les faisant passer de 30 à 60 milliards de dollars? Quelle est la
composition précise de ces réserves de 60 milliards de dollars?
Sont-elles des valeurs? Des obligations? Des devises étrangères?
Proviennent-elles...
Le président : Madame le sénateur, nous allons laisser le
ministre répondre.
18:20
Banking, Trade and Commerce
Senator Ringuette: Well, it is the second time I have asked the
question.
The Chair: You have asked two questions.
17-5-2012
Le sénateur Ringuette : Bien, mais c’est la deuxième fois que je
pose la question.
Le président : Vous avez posé deux questions.
Jeremy Rudin, Assistant Deputy Minister, Financial Sector
Policy Branch, Department of Finance Canada: There are two
parts to your question, senator. First of all, why have the reserves
increased in value over time? It is a combination of two things.
Jeremy Rudin, sous-ministre adjoint, Direction de la politique du
secteur financier, ministère des Finances Canada : Il y a deux volets
à votre question, madame le sénateur. Premièrement, pourquoi les
réserves ont-elles augmenté en valeur au fil des années? C’est une
combinaison de deux choses.
One is the explicit decision of the Government of Canada to
increase the amount of foreign reserves. The foreign reserves are
used to provide part of the prudential liquidity of the Government
of Canada and any foreign currency financing needs that might
arise. The government’s view is it makes sense for the reserves to
grow over time as the economy grows.
La première, c’est que le gouvernement du Canada a décidé
explicitement d’augmenter le montant de ses réserves étrangères.
Les réserves de change servent à constituer une partie de la
liquidité prudentielle du gouvernement du Canada et de répondre
aux besoins de financement en devises étrangères susceptibles de
se présenter. Le gouvernement estime qu’il est normal que les
réserves augmentent au fil des années afin de suivre la croissance
de l’économie.
The other reason the value of the reserves has gone up
relatively quickly is because the assets are in foreign currencies
and the Canadian dollar has been appreciating relative to both the
U.S. dollar and the euro. As a result, the same stock of foreign
currency denominated assets — even if the actual assets do not
change — the Canadian dollar value has risen over time. We are
reporting these —
Par ailleurs, la valeur des réserves a augmenté relativement
rapidement parce que les actifs sont en devises étrangères et que le
dollar canadien a accusé une plus-value par rapport au dollar
américain et à l’euro. En conséquence, le même montant d’actifs
en devises étrangères — même s’il n’a pas changé — a augmenté
de valeur en dollars canadiens au fil des années. Nous faisons un
compte rendu...
Senator Ringuette: About 5 per cent?
Le sénateur Ringuette : Environ 5 p. 100?
Mr. Rudin: It is the combination of those two things.
M. Rudin : C’est une combinaison de ces deux éléments.
As the governor mentioned, there is an annual report to
Parliament about the foreign reserves. It does describe, at a high
level, the holdings of the reserves. They are principally in U.S.
dollars. There is a substantial euro denominated component as well.
Comme le gouverneur l’a mentionné, le Parlement reçoit
chaque année un rapport sur les réserves de change. Ce rapport
décrit avec précision la composition des réserves détenues. Elles
sont composées principalement de dollars américains, mais on y
trouve aussi un pourcentage important d’euros.
The government, like governments around the world, does not
make it its practice to list the individual securities because that
would be against the commercial interests of the government and
therefore, the taxpayer. You do not want your counterparties to
know what you are holding, precisely, so that you do not have to
pay more if you wish to build up your holdings or accept less if
you wish to diminish some of them.
Notre gouvernement, comme tous les gouvernements du monde,
n’a pas l’habitude de donner la liste de toutes les valeurs, parce que
ce serait contraire aux intérêts commerciaux du gouvernement et
par conséquent du contribuable. Vous ne voulez pas que vos
homologues connaissent la composition précise de vos réserves, afin
de ne pas avoir à payer plus si vous souhaitez augmenter vos
réserves ou accepter moins si vous souhaitez les diminuer.
The Chair: Thank you, Mr. Rudin.
Le président : Merci, monsieur Rudin.
Senator Moore: Thank you, minister and other witnesses, for
being here.
Le sénateur Moore : Je remercie le ministre et les autres témoins
d’être venus aujourd’hui.
You know, minister, you have come a long way. I am listening
to you extolling the virtues of the Canadian banking system. I
remember you and your colleagues in opposition about
deregulating and merging, so I am glad to hear that you have
accepted the policies of Mr. Chrétien and Mr. Martin that gave
us the strong base that we have today.
Monsieur le ministre, quand je vous entends faire l’éloge du
système bancaire canadien, je me dis que vous avez fait beaucoup de
chemin. Lorsque vous étiez dans l’opposition, je me souviens de
votre réaction et de celle de vos collègues à propos de la
déréglementation et des fusions et je note avec plaisir que vous
avez accepté les politiques de M. Chrétien et de M. Martin qui nous
ont donné les fondements solides que nous avons aujourd’hui.
17-5-2012
Banques et commerce
You mentioned in your remarks that during the recession we
did not have to bail out the banks. It seems to me, and I
remember in this committee, taxpayers’ monies were used to
purchase hundreds of millions of dollars of mortgages from the
banks. Is that not correct?
Mr. Flaherty: That is right.
Senator Moore: I think you were before us then.
Mr. Flaherty: We made a profit.
Senator Moore: We made a profit, and this is good. We had to
do it.
Mr. Flaherty: It was no bailout.
18:21
Vous avez dit dans votre exposé que, pendant la récession, nous
n’avons pas eu à renflouer des banques. Or, il me semble que
l’argent des contribuables a servi à acheter des hypothèques d’une
valeur de plusieurs centaines de millions de dollars détenues par les
banques. C’était ici même dans ce comité. Est-ce que je me trompe?
M. Flaherty : C’est exact.
Le sénateur Moore : Je pense que c’est vous qui étiez venu
témoigner.
M. Flaherty : Nous avons fait un profit.
Le sénateur Moore : Nous avons fait un profit et c’est très bien.
Il fallait le faire.
M. Flaherty : Ce n’était pas un renflouement.
Senator Moore: Well, we got lucky. We made a profit. This
is good.
Le sénateur Moore : Eh bien, nous avons eu de la chance. Nous
avons fait un profit. C’est très bien.
Mr. Flaherty: We did not get lucky. We made a good
investment. We made $2.5 billion.
M. Flaherty : Ce n’est pas une question de chance, nous avons
fait un bon investissement qui nous a rapporté 2,5 milliards de
dollars.
Senator Stewart Olsen: Good answer.
Senator Moore: Okay. With regard to that bailout — which it
was at the time, we got some money out of it and at the end this is
nice — tell me about the bailout of the Canadian banks by the
Federal Reserve Bank of United States and excess of $100 billion
they got. Did you know about that? Do they keep you advised
when they are in trouble in another country?
Mr. Flaherty: In the United States we —
Le sénateur Stewart Olsen : Bien répondu.
Le sénateur Moore : Bien. À propos de ce renflouement —
c’était exactement ça à l’époque, même si l’opération nous a été
profitable en bout de ligne — parlez-moi du renflouement des
banques canadiennes par la Federal Reserve Bank des États-Unis
et du montant de plus de 100 milliards de dollars qu’elles ont reçu.
Étiez-vous au courant? Est-ce qu’elles vous tiennent informé
lorsqu’elles rencontrent des difficultés dans un autre pays?
M. Flaherty : Aux États-Unis, nous...
Senator Moore: It was TARP money, I think. I do not know if
you knew that.
Le sénateur Moore : Je crois que cet argent provenait du
programme TARP. Je ne sais pas si vous étiez au courant.
Mr. Flaherty: I can remember the conversation with the
Secretary of the Treasury and the other G7 Ministers of
Finance at 7 o’clock in the morning Eastern Standard Time on
October 14. The Secretary of the Treasury told us the very large
amounts that were going to be poured into the American banking
system on terms that were so attractive that they would have to
take the money. This was a decision that the Secretary of the
Treasury took with the support of President Bush.
M. Flaherty : Je me souviens de la conversation que j’ai eue
avec le secrétaire du Trésor et les autres ministres des Finances
du G7 à 7 heures du matin, heure normale de l’Est, le 14 octobre.
Le secrétaire du Trésor nous a parlé des énormes montants qui
allaient être injectés dans le système bancaire américain, selon des
modalités si attrayantes que les banques seraient obligées d’y
consentir. C’est une décision que le secrétaire du Trésor avait prise
avec l’appui du président Bush.
Senator Moore: That tells me about the money that went into
the big banks in the U.S. I know that because a friend of mine is
the chairman of one of them. What about the Canadian banks in
the U.S. who got in excess of $100 billion?
Le sénateur Moore : Il s’agit là de l’argent qui a été injecté dans
les grandes banques américaines. Je le sais, car j’ai un ami qui est
président d’une de ces banques. Que savez-vous des banques
canadiennes aux États-Unis qui ont reçu plus de 100 milliards
de dollars?
Mr. Flaherty: Yes, which they paid back, senator.
Senator Moore: Yes, I know that. I know that, but my position
is they were in some difficulty. It is not like —
M. Flaherty : Oui, un montant qu’elles ont remboursé,
monsieur le sénateur.
Le sénateur Moore : Oui, je le sais. Je le sais, mais ce que je
veux dire, c’est qu’elles étaient en difficulté. Ce n’est pas comme...
Mr. Flaherty: They were finance —
M. Flaherty : Elles étaient financièrement...
Senator Moore: Go ahead.
Le sénateur Moore : Allez-y.
18:22
Banking, Trade and Commerce
Mr. Flaherty: I am not sure what your question is, but the
banks were financially sound. There was a liquidity problem. We
already insured these mortgages through CMHC, and so they
were a liability for the Government of Canada in any event. We
purchased them, a lot of them, so that there would be more
liquidity in the system. We got all of that money back, plus a
profit of $2.5 billion.
17-5-2012
M. Flaherty : Je ne suis pas certain de votre question, mais les
banques étaient financièrement saines. Elles avaient un problème
de liquidité. Nous avions déjà assuré ces hypothèques par
l’intermédiaire de la SCHL, si bien qu’elles étaient de toute
façon ajoutées au passif du gouvernement du Canada. Nous
avions acheté beaucoup d’entre elles afin d’augmenter les
liquidités du système. Nous avons récupéré tout notre argent, et
nous avons même fait un profit de 2,5 milliards de dollars.
Senator Moore: Yes, I heard that.
Le sénateur Moore : Oui, j’ai entendu ça.
Mr. Flaherty: That is no bailout.
M. Flaherty : Ce n’est pas un renflouement.
Senator Moore: Well, it is good that we did because it was
Canadian taxpayers’ money. It was not your money. It was not
your government’s money; it was the people’s money. I do not
think anybody in Canada knew that our chartered banks were
receiving TARP monies from the Federal Reserve Bank of the
United States. I do not remember seeing that in any financial
pages. That only came out about two months ago from
Bloomberg. Nobody talked about that. I do not remember you
stating it or any of the banks saying it, and I think we should
know that. I think it is important that we know that.
Le sénateur Moore : C’est tant mieux, parce que c’était l’argent
des contribuables canadiens. Ce n’était pas votre argent. Ce
n’était pas l’argent de votre gouvernement; c’était l’argent du
peuple. Je pense que personne ne savait au Canada que nos
banques à charte recevaient de l’argent du programme TARP de
la Federal Reserve Bank des États-Unis. Je ne me souviens pas
qu’il en ait été question dans les pages financières. C’est
Bloomberg qui en a parlé, il y a seulement deux mois environ.
Personne n’en avait parlé. Je ne me souviens pas vous avoir
entendu en parler, pas plus que les banques. Or, je pense que c’est
important de le savoir.
Anyway, you have been asked about the EU and what may or
may not happen there.
En tout cas, on vous a posé des questions sur l’Union
européenne et sur l’évolution possible de la situation là-bas.
However, there are two other things that I find troubling. One
is the fact that our average household debt is now 152 per cent of
disposable income. I would like to know what your thoughts are
on that.
Cependant, il y a deux autres choses qui me semblent
troublantes. La première est que la dette moyenne des ménages
se chiffre actuellement à 152 p. 100 du revenu disponible.
J’aimerais savoir ce que vous en pensez.
Second, to me, the real elephant in the room is the $16 trillion
debt of the United States, with daily running interest charges of
$4 billion. Given the fact our economies are so intertwined, I
would like to know what your thoughts are on that and what, if
anything, we are trying to do to preserve the Canadian economy
in the event that they do not get their financial situation in better
balance. They have a December 31, 2012, deadline for a chunk of
it. I would like to have your thoughts on that, please.
Deuxièmement, pour moi, le véritable scandale dont personne ne
parle, c’est la dette de 16 billions de dollars qu’accusent les ÉtatsUnis, dont les intérêts quotidiens s’élèvent à 4 milliards de dollars.
Étant donné que nos économies sont si interdépendantes, j’aimerais
connaître votre point de vue à ce sujet, et savoir quelles sont les
mesures que nous prenons, éventuellement pour protéger
l’économie canadienne au cas où les États-Unis ne parviendraient
pas à mieux équilibrer leur situation financière. Une des échéances
pour le remboursement de cette dette est fixée au 31 décembre 2012.
J’aimerais connaître votre point de vue à ce sujet.
Mr. Flaherty: The situation in the United States fiscally has
deteriorated over the last several years. When we were first elected
in 2006, discussions took place about what we could do to protect
the Canadian economy, given the deficit and debt situation in the
United States. The answer was to run balanced budgets, pay
down public debt and ensure our house is in order.
M. Flaherty : La situation financière des États-Unis s’est
détériorée depuis plusieurs années. Lorsque nous avons été élus
pour la première fois, en 2006, nous avions eu un débat sur les
mesures que nous pourrions prendre pour protéger l’économie
canadienne face au déficit et à la dette des États-Unis. La réponse
était que nous devions avoir des budgets équilibrés, rembourser la
dette publique et s’assurer que nos affaires étaient en bon ordre.
Then the recession came. We did the first part of Canada’s
economic action plan and decided very quickly to run large
deficits to try to avoid massive unemployment — millions of
people being unemployed in Canada — and a deep, dark, long
recession. That worked. The recession was only three months
here. We never got into double-digit unemployment in Canada.
Et puis, la récession est arrivée. Nous avons mis en application
la première partie du Plan d’action économique du Canada et
nous avons décidé très rapidement d’accuser des déficits
importants afin d’éviter un chômage massif — des millions de
chômeurs au Canada — et une longue et grave récession. La
formule a donné de bons résultats. La récession n’a duré ici que
trois mois. Au Canada, nous n’avons jamais enregistré des taux de
chômage à deux chiffres.
17-5-2012
Banques et commerce
18:23
This bill and the budget that will follow it in the fall will lay out
the path so that we protect Canada as best we can over the course
of the next several years.
Le projet de loi et le budget qui suivra l’automne prochain
définiront l’orientation que nous prendrons afin de protéger le
Canada du mieux que nous pourrons au cours des prochaines
années.
I gave a speech to some banking people in New York recently
and talked about the good things about Canada: our sound
financial system, regulation, supervision, our banks, and so on.
One of them came up to me afterwards and said, ‘‘You did not
mention one thing about Canada that you really should have
mentioned to us.’’ I said, ‘‘What is that?’’ He says, ‘‘You have a
government that can make decisions and implement them.’’
J’ai récemment donné un discours devant des représentants du
secteur bancaire à New York et j’ai évoqué tous les éléments
positifs que l’on trouve au Canada : notre bon système financier,
la réglementation, la supervision, nos banques, et cetera. Un
membre de l’auditoire est venu me voir par la suite et m’a dit que
j’avais oublié de mentionner quelque chose de vraiment important
au sujet du Canada. Quand je lui ai demandé ce que c’était, il m’a
dit : « Vous avez un gouvernement qui sait prendre des décisions
et les mettre en oeuvre. »
Senator Stewart Olsen: Hear, hear.
Le sénateur Stewart Olsen : Bravo!
Mr. Flaherty: Political gridlock is a very serious problem in the
United States and something that many Americans feel. They
cannot take steps to deal with their deficit and debt issues.
Whatever steps those might be that they should take — obviously
I think they should reduce them — but they are in a political
gridlock position, as I say.
M. Flaherty : L’immobilisme politique est un problème très
grave aux États-Unis et beaucoup d’Américains le déplorent. Ils
sont incapables de prendre des mesures pour régler leur problème
de déficit et de dette. Quelles que soient les mesures qu’ils
pourraient prendre — bien entendu, je pense qu’ils devraient
réduire les deux —, ils se trouvent dans une position de blocage
politique, comme je l’ai dit.
Senator Harb: Thank you very much, minister and your team,
for appearing before us.
Le sénateur Harb : Merci beaucoup, monsieur le ministre d’être
venu avec votre équipe.
My first question deals with the amendment to the Trust and
Loan Companies Act. When we talk about life annuity-like
product — effectively life annuities — can you give us a little bit
of a background in terms of the rationale for this particular
amendment? Clause 205 goes all the way down to clause 208 in
Division 2, Part 4.
Ma première question concerne la modification apportée à la
Loi sur les sociétés de prêt et de fiducie. Pouvez-vous nous parler
des produits analogues aux rentes viagères — qui sont dans les
faits de véritables rentes viagères — et nous expliquer la raison
d’être de cette modification? Il s’agit des articles 205 à 208 de la
section 2, partie 4.
I wanted to know specifically whether this was in response to
specific banks in Canada that have decided that they wanted to
introduce this product, for example, for people who are over the
age of 55 who might benefit from some sort of a pension
mechanism that they would set up? What is the rationale for it?
J’aimerais savoir exactement si cette modification a été
proposée en réponse à la demande précise de certaines banques
du Canada qui ont décidé d’offrir ce service, par exemple, sous la
forme d’un mécanisme de retraite offert aux personnes de 55 ans
et plus? Quelle est la raison d’être de cette modification?
Mr. Flaherty: The rationale is the reason I gave earlier: The law
in Canada is that there is a separation between banks doing
banking products and insurance companies doing insurance
products for the purposes of competition and choice for
Canadians. Yes, we have seen from the banking sector products
that are, in our view, life annuities, which are insurance products,
not banking products.
M. Flaherty : Je vous en ai donné la raison un peu plus tôt : au
Canada, la loi exige la séparation entre les banques qui offrent des
services bancaires et les sociétés d’assurance qui offrent des
services d’assurance, pour des raisons de concurrence et de choix
pour les Canadiens. En effet, le secteur bancaire propose des
produits tels que les rentes viagères qui sont, à notre avis, des
services d’assurance plutôt que des services bancaires.
Therefore, to comply with the law as it is, we will make it clear
in the bill, if it is accepted by Parliament, that they are insurance
products to be sold by insurance companies, if they choose to.
Par conséquent, afin de respecter la loi, nous précisons
clairement dans le projet qui, s’il est accepté par le Parlement,
fera en sorte que de tels produits d’assurance soient offerts par des
compagnies d’assurance, si elles le jugent approprié.
It also affects the regulatory regime, because the regulatory
regimes are different for insurance companies than for banks.
Cela modifie également le régime réglementaire, étant donné
qu’il est différent pour les sociétés d’assurance et les banques.
Senator Harb: My second question deals with the same thing
again, which is the rationale for now allowing certain federal
entities to buy equities in banks. That was not allowed before.
Le sénateur Harb : Je vous pose maintenant ma deuxième
question pour savoir pourquoi vous voulez autoriser désormais
certaines entités fédérales à acheter des actions dans les banques.
18:24
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
Now we will allow them, so obviously there was a reason why we
prohibited these entities from buying shares in banks. Now we
would allow them. What is the rationale behind that?
Jusqu’à présent, c’était interdit. Il y avait bien une raison
d’empêcher ces entités du secteur public d’acheter des actions
dans les banques. Maintenant, ce serait permis. Pour quelle raison?
Mr. Flaherty: The rationale is that our financial institutions are
at a competitive disadvantage internationally. Most of our
competitors allow public pools to invest in their financial
institutions within their own countries. As I say, this lets
Canadian financial institutions that might welcome that kind of
investment to increased capital, for example, to do the same as
their competitors in other countries.
M. Flaherty : La raison, c’est que nos institutions financières
souffrent d’un désavantage concurrentiel sur le plan international.
La plupart de nos concurrents autorisent les fonds communs de
placement du secteur public à investir dans les institutions
financières de leur propre pays. Comme je l’ai dit, cela
permettrait aux institutions financières canadiennes, qui
souhaiteraient faire ce type d’acquisitions, d’accroître leur capital,
par exemple, en imitant leurs concurrents dans d’autres pays.
Senator Harb: I have a final quick question about the
requirement for employees and employers to table their collective
agreement.
Le sénateur Harb : J’ai une dernière question concernant
l’obligation pour les employés et les employeurs de déposer leur
convention collective.
Mr. Flaherty: Oh, yes.
M. Flaherty : Ah, oui.
Senator Harb: Why do you want them to table their collective
agreement? If so, would that be subject to the Access to
Information Act? In other words, could a collective agreement
between an employer and an employee eventually be made public?
Le sénateur Harb : Pourquoi voulez-vous qu’ils déposent un
exemplaire de leur convention collective? Et si cela se faisait, est-ce
que ce document serait assujetti à la Loi sur l’accès à l’information?
Autrement dit, une convention collective conclue entre un
employeur et un employé pourrait-elle être rendue publique?
Mr. Flaherty: In the Speech from the Throne in 2010, the
government announced that it would look at ways to better
protect workers when their employers go bankrupt. In this bill, we
are committing to require federally regulated private sector
employers ensure that they have long-term disability plans that
they offer to their employees. They will have to insure those plans,
so we want to see the collective agreements.
M. Flaherty : Dans le discours du Trône de 2010, le
gouvernement avait annoncé qu’il étudierait des façons de
mieux protéger les travailleurs dont les employeurs font faillite.
Dans le projet de loi, nous demandons aux employeurs du secteur
privé assujettis à la réglementation fédérale, d’offrir à leurs
employés des régimes d’invalidité de longue durée. Ils seront tenus
d’assurer ces régimes et c’est la raison pour laquelle nous voulons
pouvoir le constater dans les conventions collectives.
Right now, if we want to see a collective agreement or they do
not want to give it to us, we have to prosecute them in order to get
it. We think it will be more efficient to make it a legal requirement
that the collective agreements be deposited with the Minister of
Labour.
Actuellement, si nous voulons consulter une convention
collective, ou si les employeurs ne veulent pas nous la fournir,
nous devons les poursuivre pour l’obtenir. Nous pensons qu’il
serait plus efficace d’exiger le dépôt d’un exemplaire de la
convention collective auprès du ministre du Travail.
Senator Tkachuk: Welcome, Mr. Minister, and thank you for
your answers to date.
Le sénateur Tkachuk : Bienvenue monsieur le ministre, et merci
pour les réponses que vous avez fournies jusqu’à présent.
The job numbers have continued to grow over the last couple
months. I think that is positive for the country. However, you
have an opportunity in front of the Canadian people and in front
of us to comment. Can you tell us what you think are the most
important two or three policies that you believe are responsible
for this economic growth?
Les offres d’emploi ont continué à augmenter au cours des
deux derniers mois. Je pense que c’est positif pour le pays.
Cependant, vous avez aujourd’hui l’occasion de commenter cette
croissance devant nous et devant la population canadienne.
Pouvez-vous nous dire quelles sont les deux ou trois politiques les
plus importantes qui sont, d’après vous, à l’origine de cette
croissance économique?
Mr. Flaherty: That is a good question.
I would say a sound fiscal foundation for the country; sound
economic and fiscal fundamentals. Canada, quite frankly, is the
envy of most of the advanced economies now in the world because
we have sound fiscal and economic fundamentals, despite the fact
that we made massive investments of taxpayers’ dollars and
borrowed a lot during the Great Recession. That was a conscious
M. Flaherty : C’est une bonne question.
Je l’attribue à une bonne assise financière au pays; à de bons
principes économiques et financiers. Actuellement, le Canada fait
franchement l’envie de la plupart des économies avancées du
monde, étant donné que nous avons des assises financières et
économiques saines, malgré le fait que nous avons investi
massivement les deniers des contribuables et emprunté beaucoup
17-5-2012
Banques et commerce
18:25
choice that was made in order to protect Canadians from the
worst consequences of a recession that came to us from outside of
our country. I think that is fundamental.
pendant la grande récession. C’était un choix conscient que nous
avons fait pour protéger les Canadiens des pires conséquences d’une
récession qui nous venait de l’extérieur. Je pense que c’est
fondamental.
I think it is also fundamental that we plan for an adequately
trained workforce and enough people in the workforce so that our
economy will continue to grow in the future. Again, that is part of
this budget implementation bill, and is part of the one that will
come in the fall also — it is part of the overall budget plan that is
laid out in the budget and the budget document.
Je crois également qu’il est fondamental de bâtir une maind’oeuvre suffisamment formée et abondante pour que notre
économie puisse continuer à croître à l’avenir. Je répète que cela
fait partie du projet de loi d’exécution du budget et de celui qui
sera présenté en automne — cette volonté est inscrite dans le plan
budgétaire global ainsi que dans le budget et les documents
budgétaires.
That is fundamentally important to avoid stagnation in our
economy going forward. That affects not just some amendments
to the Employment Insurance provisions that are disincentives to
employment, but it also positively affects persons with disabilities
who wish to work in the workforce — and many do — to be able
to do that and fulfill their wishes to engage in the workforce. It
also supports seniors, who wish to continue to work in the
workforce, of whom many do. We are living longer and healthier,
thank goodness. It also supports Aboriginal people via training,
especially young Aboriginal people who want to enter the
workforce. All these well-paying jobs are available, particularly
in Western Canada. That is another major component of the
economic plan.
C’est extrêmement important pour éviter la stagnation de notre
économie au cours des années à venir. Cela entraîne des
modifications aux dispositions de l’assurance-emploi qui sont
des désincitations à l’emploi, mais par ailleurs, cela encourage les
personnes atteintes d’une invalidité à travailler — et beaucoup
souhaitent le faire. Cette modification bénéficie également aux
personnes âgées qui souhaitent continuer à travailler — et c’est le
cas de beaucoup d’entre elles. Dieu merci, nous vivons désormais
plus longtemps et en bonne santé. Cette modification est
également favorable aux Autochtones puisqu’elle leur ouvre la
porte à la formation, surtout les jeunes Autochtones qui
souhaitent entrer dans la population active. Tous ces emplois
bien rémunérés existent, en particulier dans l’Ouest canadien.
C’est un autre élément important du plan économique.
I would stop there.
Je vais m’arrêter ici.
Many countries do not have a sound fiscal plan. It is not only
that we have it, but we show as a government that we can
implement it and stick to our guns and stay the course.
Beaucoup de pays ne disposent pas d’un bon plan financier. Non
seulement nous en avons un, mais notre gouvernement a montré
qu’il est capable de le mettre en oeuvre et de maintenir le cap.
The Chair: Thank you. That completes round one. We have
one question in round two. It will have to be very precise.
Le président : Merci. Voilà qui termine le premier tour de
questions. Dans le deuxième tour, nous avons droit à une seule
question. Il faut être très précis.
Senator Ringuette: Thank you, Mr. Chair.
Le sénateur Ringuette : Merci, monsieur le président.
I want to come back to the foreign exchange reserve and
Mr. Rudin’s explanation. First, the Canadian economy has not
doubled in the last five years.
J’aimerais revenir à la réserve de change et à l’explication de
M. Rudin. Pour commencer, l’économie canadienne n’a pas
doublé au cours des cinq dernières années.
Second, the Canadian dollar valuation has maybe increased by
more or less 5 per cent.
Deuxièmement, la valeur du dollar canadien a augmenté de
plus ou moins 5 p. 100.
Third, you indicated to us that we had euros in that $60 billion
reserve. What is the percentage of euros in that fund? The current
situation in many European countries is at risk of going down in
value drastically, therefore putting the Canadian dollar at risk
and decreasing its value.
Troisièmement, vous nous avez dit que nous avions des euros
dans cette réserve de 60 milliards de dollars. Quel est le pourcentage
d’euros que contient ce fonds? La situation actuelle de nombreux
pays européens risque de se détériorer considérablement, mettant
ainsi le dollar canadien en danger et menaçant de diminuer sa
valeur.
Mr. Flaherty: That is an interesting question that I know
Mr. Rudin really wants to answer.
M. Flaherty : Voilà une question intéressante à laquelle
M. Rudin a très envie de répondre.
The Chair: Mr. Rudin, the floor is yours.
Senator Ringuette: You deflected my first question to him.
The Chair: Tight response, Mr. Rudin.
Le président : Monsieur Rudin, la parole est à vous.
Le sénateur Ringuette : Vous l’avez chargé de répondre à ma
première question.
Le président : Une réponse concise, monsieur Rudin.
18:26
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
Mr. Rudin: I have not brought all of the figures about the
exchange fund account with me. I do know that the two dominant
currencies are in this order: the U.S. dollar, which is more than
half of the portfolio; the euro, which is most of the remainder; and
there is a small amount of yen.
M. Rudin : Je n’ai pas apporté avec moi toutes les données sur la
réserve de change. Cependant, je sais que les deux devises
principales sont le dollar américain qui représente plus de la
moitié du portefeuille et l’euro qui représente la majeure partie du
reste et que nous disposons également d’une petite quantité de yens.
The one thing I would mention in terms of taxpayer exposure is
that the way the government funds its foreign reserves is that it
raises debt in foreign currency and the debt that is used to then
purchase the foreign assets is closely matched to the underlying
assets.
En ce qui a trait à l’exposition des contribuables, je disais que le
gouvernement constitue ses réserves en contractant des dettes
dans des devises étrangères et que la dette servant par la suite à
faire l’acquisition d’actifs étrangers correspond étroitement aux
actifs sous-jacents.
For example, the government issued a euro denominated bond
a couple of years ago. I cannot remember exactly the term, but
whatever the term was, it was then invested in euro denominated
assets. As the value of the euro denominated assets fall, the value
of the matching euro denominated liabilities falls at almost the
exact same rate. Similarly, if the value of the U.S. dollar
denominated assets rise, the U.S. dollar denominated liabilities
rise at almost the exact same rate.
Par exemple, le gouvernement a émis, il y a quelques années,
une obligation libellée en euros. À mesure que la valeur des actifs
libellés en euros chute, la valeur du passif libellé en euros décroît
pratiquement au même rythme. De même, lorsque la valeur des
actifs libellés en dollars américains augmente, les obligations
libellées en dollars américains augmentent aussi pratiquement au
même rythme.
The Chair: Thank you, Mr. Rudin.
Le président : Merci, monsieur Rudin.
On behalf of the committee, I would like to express our
appreciation to you, minister, and your associates for appearing
before us today.
Au nom du comité, j’aimerais vous remercier, monsieur le
ministre, ainsi que vos collaborateurs, d’être venus témoigner
aujourd’hui.
We will suspend the discussions at the committee for 10 minutes
to allow members of the committee to go up to the chamber and
check in and then please come back.
Nous allons suspendre nos travaux pendant 10 minutes, afin de
permettre aux membres du comité de se rendre à la Chambre pour
signaler leur présence, puis de revenir.
We will reconvene at ten past two, where we will continue with
witnesses from the Department of Finance.
Nous reprendrons la séance à 14 h 10, en compagnie des
témoins du ministère des Finances.
(The committee suspended.)
(La séance est suspendue.)
(The committee resumed.)
(La séance reprend.)
The Chair: Members of the committee, we will now turn to the
various divisions. I ask that we take it division by division, with a
brief opening statement on each of the divisions, and then open
for questions from the committee. We will start with Division 2,
life annuity-like products.
Mr. Rudin, please make your opening comment.
Le président : Mesdames et messieurs les membres du comité,
nous allons maintenant nous pencher sur les différentes sections.
Je vous demande de procéder section par section en présentant
pour commencer une brève introduction pour chacune des
sections, après quoi nous passerons aux questions du comité.
Nous allons commencer par la section 2 concernant les produits
analogues aux rentes viagères.
Monsieur Rudin, veuillez nous présenter cette section.
Mr. Rudin: I will expand briefly on the minister’s comments in
this regard.
M. Rudin : Je vais compléter brièvement les commentaires
présentés par le ministre à ce sujet.
The change in Division 2 gives effect to a decision or seeks
Parliament’s approval of a proposal that was first made public in
December of last year, which is to clarify the separation of
banking and insurance by making it clear in the legislation that
banks are prohibited from issuing life annuities, the reason being
that, from a prudential regulation point of view, they ought to be
regulated under the provisions of the Insurance Companies
Act,not from the provisions of the Bank Act; and that, from a
Les modifications de la section 2 mettent en application une
décision ou sollicitent l’approbation du Parlement relativement à
une proposition rendue publique en décembre dernier qui visait à
clarifier la distinction entre les banques et les sociétés d’assurance
afin de préciser dans la loi que les banques ne peuvent proposer des
rentes viagères pour la bonne raison que, d’un point de vue de
réglementation prudentielle, ces produits doivent être réglementés
en vertu des dispositions de la Loi sur les sociétés d’assurance et non
17-5-2012
Banques et commerce
consumer point of view and a choice point of view, these should
be marketed by insurance companies and not banks.
The Chair: Thank you. Now for questions.
18:27
pas de celles de la Loi sur les banques; du point de vue des
consommateurs et du point de vue du choix, ces produits doivent
être offerts par des sociétés d’assurance et non pas par les banques.
Le président : Merci. Passons maintenant aux questions.
Senator Ringuette: I understood clearly that the minister said you
wanted to establish a standard across the country with regard to
federally regulated entities. However, clause 208 also prohibits
cooperatives from engaging in life annuities. I was always under the
impression that cooperatives were under provincial jurisdiction.
Le sénateur Ringuette : J’ai bien compris ce qu’a dit le ministre
lorsqu’il a déclaré que vous souhaitiez établir une norme applicable
dans l’ensemble du pays aux institutions assujetties à la
réglementation fédérale. Toutefois, l’article 2008 interdit également
aux coopératives de proposer des rentes viagères. Or, j’ai toujours
cru que les coopératives relevaient des compétences provinciales.
Mr. Rudin: There is a provision, as we just discussed, in the
Bank Act; a similar provision in the Trust and Loan Companies
Act, which falls only on federally regulated trust and loan
companies; and then a provision in the Canada Cooperatives Act,
which would fall only on federally regulated cooperatives. As you
say, the vast majority of cooperatives at present are provincially
regulated.
M. Rudin : Comme nous venons de le voir, il y a une disposition
dans la Loi sur les banques; une disposition semblable existe dans la
Loi sur les sociétés coopératives de crédit qui s’applique uniquement
aux fiducies et aux sociétés de prêt assujetties à la réglementation
fédérale; et enfin, la Loi canadienne sur les coopératives contient
une disposition qui concerne uniquement les coopératives assujetties
à la réglementation fédérale. Ainsi que vous l’avez indiqué, la
grande majorité des coopératives relèvent actuellement de la
réglementation provinciale.
Senator Ringuette: All the cooperatives, such as Desjardins and
the Acadian caisses populaires in New Brunswick, will not be
touched by this provision?
Le sénateur Ringuette : Toutes les coopératives, comme
Desjardins et les Caisses populaires acadiennes au NouveauBrunswick, ne seront pas touchées par cette disposition?
Mr. Rudin: Correct.
M. Rudin : C’est exact.
The Chair: We will now move to Division 10, financial
institutions.
Le président : Nous allons maintenant passer à la section 10
concernant les institutions financières.
Mr. Rudin: Again, I would amplify briefly the minister’s
remarks in this regard. Here the government is proposing that
the legislation governing federally regulated financial institutions
be altered such that certain public-sector investment pools,
sovereign wealth funds and public pension funds in general —
but within that only a subset, potentially — would be allowed to
invest directly in a federally regulated financial institution, which,
under the current regulations, is not permitted.
M. Rudin : Je vais encore compléter brièvement ce qu’a dit le
ministre à cet égard. Ici, le gouvernement propose de modifier les
lois qui s’appliquent aux institutions financières assujetties à la
réglementation fédérale afin que certains fonds communs de
placement du secteur public, des fonds souverains et des fonds de
pension publics en général — certains d’entre eux uniquement —
soient autorisés à acquérir directement des actions dans des
institutions financières assujetties à la réglementation fédérale,
opération qui n’est pas autorisée en vertu de la réglementation
actuelle.
The acquisition of shares would be subject to the approval of
the Minister of Finance for this particular category of
investments. Also, these investment pools would have to satisfy
certain criteria. In particular, they are designed to ensure that
these pools of capital are being invested on the basis of
commercial objectives. The reason, as the minister laid out, is
that this would provide additional sources of long-term and stable
capital investment for Canadian financial institutions.
L’achat d’actions serait assujetti à l’approbation du ministre des
Finances pour cette catégorie particulière de placements. D’autre
part, ces fonds communs de placement devraient respecter certains
autres critères conçus pour s’assurer que ces fonds communs soient
investis sur la base d’objectifs commerciaux. Comme l’a expliqué le
ministre, le but est de fournir aux institutions financières
canadiennes des sources supplémentaires d’investissement de
capitaux stables et à long terme.
Senator Harb: I asked the minister, and he was kind enough to
give me the first part of the answer I was expecting. I would
expect you to give me the second part of the answer I am
expecting. Why were we previously not allowing these funds to
invest in banks?
Le sénateur Harb : Quand j’ai posé la question au ministre, il a
eu l’amabilité de me donner la première partie de la réponse que
j’attendais. J’espère que vous allez me donner la deuxième partie
de la réponse. Pourquoi était-il interdit auparavant à ces fonds
d’investir dans les banques?
Mr. Rudin: I will do my best, noting that I am not a historian
of the Canadian legislative framework.
M. Rudin : Je vais faire de mon mieux pour répondre, après
vous avoir rappelé que je ne suis pas un historien du cadre
législatif canadien.
18:28
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
What I can tell you is that, to me, it is clear enough from the
history that we begin with a strong and pretty much blanket
prohibition against government ownership of federally regulated
financial institutions; that that applies to Canadian governments,
both at the national and sub-national level, and to foreign
governments as well; and that, over time, these have been relaxed
in a fairly controlled and deliberate way.
Je peux vous dire cependant qu’il me paraît assez clair, si l’on
consulte l’histoire, qu’une interdiction ferme et assez générale
empêche le gouvernement d’être propriétaire d’institutions
financières assujetties à la réglementation fédérale; cela s’applique
aux gouvernements canadiens, tant au niveau national qu’aux
autres paliers de gouvernement, ainsi qu’aux gouvernements
étrangers; au fil des ans, ces critères ont été adoucis de manière
assez contrôlée et délibérée.
One of the relaxations was to allow financial institutions that
are owned by foreign governments to have wholly owned
subsidiaries in Canada under federal legislation. We have some
of these, such as the State Bank of India in Canada, for example,
although that is not the only one. An exemption was prepared in
that regard.
Par exemple, les institutions financières dont les propriétaires
sont des gouvernements étrangers ont été autorisées à avoir des
filiales en pleine propriété au Canada, en vertu de la loi fédérale.
Nous en avons quelques-unes, par exemple, celle de la State Bank
of India au Canada, mais ce n’est pas la seule. Une exception a été
faite à cet égard.
Subsequent to the deepening of the financial crisis, the
government proposed, and Parliament approved, a provision
for the federal government to be able to purchase shares in
federally regulated financial institutions, but only for the purposes
of supporting the stability of the Canadian financial system. It
was a specific measure, and fenced in, but there had been a
blanket provision against that.
À la suite de l’aggravation de la crise financière, le gouvernement
a proposé et le Parlement a approuvé une disposition permettant au
gouvernement fédéral d’acheter des actions dans des institutions
financières assujetties à la réglementation fédérale, mais uniquement
dans le but de renforcer la stabilité du système financier canadien.
C’était une mesure particulière et bien encadrée, une exception par
rapport à l’interdiction générale.
In Bill S-5, the government proposed, and the committee will
have discussed, somewhat of an expansion of the opportunities
for financial institutions that are owned by foreign governments,
beyond having wholly owned subsidiaries. It has been a
progressive but targeted and controlled liberalization over time,
starting from, if not a blanket prohibition, something close to it.
Dans le projet de loi S-5 que votre comité a sans doute étudié, le
gouvernement proposait d’étendre les possibilités pour les
institutions financières appartenant à des gouvernements étrangers
au-delà de la capacité d’avoir des filiales en pleine propriété. Ce fut
une libéralisation progressive, mais ciblée et contrôlée par
comparaison à ce qui était proche d’une interdiction générale.
Senator Harb: When the government assumed the liabilities,
through CMHC and the banks, to remove the $55 billion off the
books of the banks so they can provide them with liquidity, I hear
you saying that if the legislation was in place at that time, the
government would not have needed to do that; they would have
gone and invested money in those banks and made a killing. Is
that your understanding?
Le sénateur Harb : Si les nouvelles dispositions avaient été en
place lorsque le gouvernement a pris en charge les obligations, par
l’intermédiaire de la SCHL et des banques, afin d’éliminer 55
milliards de dollars des livres comptables des banques pour leur
fournir des liquidités, le gouvernement n’aurait pas eu besoin
d’agir de la sorte; il aurait tout simplement investi dans ces
banques et fait d’énormes profits. Est-ce que c’est ce que vous
voulez dire?
Mr. Rudin: I would draw an important distinction between
owning shares in a bank, which has the effect of injecting capital
into the bank and putting the government in an ownership
position, and lending money to a bank or other financial
institution, or purchasing assets from a bank. It is a common, I
would say, worldwide function, usually ascribed to central banks,
to lend money to financial institutions when they are under stress.
The rule needs to be — and it is pretty much regarded
worldwide — that you lend to a solvent institution on good
collateral. This is a long-standing power of the Bank of Canada,
and this was much used in the course of the financial crisis.
M. Rudin : Je crois qu’il faut faire une distinction importante
entre le fait de détenir des actions d’une banque, opération qui a
pour effet d’injecter des capitaux dans une banque, et le fait pour le
gouvernement de devenir propriétaire et de prêter de l’argent à une
banque ou à une autre institution financière, ou d’acheter les actifs
d’une banque. Il est courant, partout dans le monde, à mon avis,
pour les gouvernements d’avoir le pouvoir, généralement attribué
aux banques centrales, de prêter de l’argent aux institutions
financières qui font face à des difficultés. La règle — à peu près
la même dans le monde entier — étant que l’on prête à une
institution solvable, avec une bonne garantie. C’est un droit dont
dispose la Banque du Canada depuis longtemps et dont elle a usé à
de nombreuses reprises au cours de la crise financière.
The Insured Mortgage Purchase Program has certain elements
of that spirit, but it amounted to a purchase of assets rather than a
loan. Again, it is not a purchase of shares in the institution; it is a
Le Programme d’achat de prêts hypothécaires assurés contient
certains éléments analogues, mais il se présentait comme une
acquisition d’actifs plutôt que comme un prêt. Encore une fois,
17-5-2012
Banques et commerce
18:29
purchase of assets. The impact is similar to, although not exactly
the same as, the lending against collateral that central banks were
doing around the world.
permettez-moi de préciser qu’il s’agit de l’achat d’actions dans
l’institution et non pas de l’achat d’actifs. Le résultat est similaire,
quoique pas exactement le même, au prêt contre une garantie que
les banques centrales pratiquaient dans le monde entier.
Senator Ringuette: You must have done an evaluation or you
must have an estimate of the public pool, the amount of money
that can be invested in a bank. What is the estimate?
Le sénateur Ringuette : Vous avez dû faire une évaluation ou
vous devez avoir une idée du montant d’argent que les fonds
communs de placement du secteur public peuvent investir dans
une banque. Quelle est cette estimation?
Mr. Rudin: There is an important aspect of this that I would
bring to your attention before I speak to your question. Unlike
many other investors, for a public pool of capital to own shares in
a federally regulated financial institution, the only circumstance
under which that is allowed is if they purchase the shares directly
from the financial institution; primary issuance. The law is not
there to allow them to purchase shares on the secondary mark.
M. Rudin : Avant de répondre à votre question, j’aimerais
porter à votre attention un aspect important. Contrairement à de
nombreux investisseurs, un fonds commun de placement du
secteur public ne peut acheter des actions dans une institution
financière assujettie à la réglementation fédérale que s’il en fait
directement l’acquisition auprès de l’institution financière, dans le
cadre d’une émission initiale. La loi ne leur permet pas de faire
l’acquisition d’actions dans le cadre d’une deuxième émission.
The financial institution will do this when it is looking to
increase its overall capital, which it might do for a variety of
reasons. Institutions hesitate to increase share issuance because it
dilutes the existing shareholders, so they need to have a particular
reason to do so. Then they enter into a specific agreement with a
specific pool of investors to do so.
En procédant ainsi, l’institution financière cherche à accroître sa
capitalisation globale et elle agit de la sorte pour diverses raisons.
Les institutions hésitent à augmenter les émissions d’actions, car
cela contribue à diluer le nombre d’actionnaires existants. C’est
pourquoi elles doivent avoir une raison particulière d’agir ainsi.
Ensuite, elles concluent une entente précise avec un groupe précis
d’investisseurs, relativement à cette acquisition.
The overall amount of funds in public pools of capital worldwide
is very large. I do not have that figure handy. There is no particular
way of predicting which, if any, of these transactions will take place
because you need to have a Canadian regulated institution that is
both seeking to raise additional capital and wishes to bring a public
pool of capital on board.
À l’échelle mondiale, les fonds communs de placement du secteur
public détiennent une grande proportion de fonds. Je n’ai pas les
statistiques sous la main. Il n’existe aucune façon particulière de
faire de telles estimations de ces transactions. Il faut attendre qu’une
institution financière assujettie à la réglementation canadienne ait
besoin d’acquérir de nouveaux capitaux et souhaite faire appel à un
fonds commun de placement du secteur public.
Senator Ringuette: This measure is to be brought forward in a
budget bill. I cannot believe you do not have an estimated amount
of dollars for either Canadian pools or foreign public pools. That
is very difficult.
Le sénateur Ringuette : Cette mesure est sur le point d’être
proposée dans un projet de loi budgétaire. Je ne peux pas croire
que vous ne disposiez d’aucune estimation de tels montants pour
des fonds communs de placement canadiens ou étrangers. C’est
très difficile à croire.
My concern with regard to all of this is that over last number of
years we have seen our Canadian banks declare new heights in
profits and bonuses to CEOs. Currently, the Canadian public
pool of investment that we have is mostly used for the private
sector to boost their commitment to the economy. I do not see
why we should put manufacturers or other Canadian contributors
to the economy, or why we should have them compete for those
public pool dollars with our Canadian banks. That is my concern
about all of this. It is opening up a new market for Canadian
public pools and creating an additional stress to the private sector
that needs funds to expand for productivity measures, to purchase
equipment for capital investment and so forth.
Ce qui m’inquiète dans tout cela, c’est que, depuis quelques
années, nous avons vu nos banques canadiennes atteindre de
nouveaux sommets en termes de profits et de bonus accordés à leurs
chefs de la direction. Actuellement, les fonds communs de
placement du secteur public canadien servent essentiellement au
secteur privé pour renforcer son engagement à l’égard de
l’économie. Je ne vois pas pourquoi nous devrions soumettre les
fabricants ou les autres Canadiens qui contribuent à l’économie, ou
pourquoi ils devraient être mis en concurrence avec les banques
canadiennes pour attirer les investissements des fonds communs de
placement du secteur public. Voilà ce qui me préoccupe dans toute
cette affaire. Cette disposition ouvre un nouveau marché pour les
fonds communs de placement du secteur public canadien et soumet
le secteur privé à des difficultés supplémentaires, alors qu’il a besoin
de fonds pour accroître ses mesures de productivité, pour acheter du
matériel, pour faire des dépenses en immobilisations, et cetera.
18:30
Banking, Trade and Commerce
I hope you understand that including Canadian banks in these
public pools will have an effect on our manufacturing sector for
access to this capital. Do you understand that?
17-5-2012
J’espère que vous comprenez qu’en permettant aux fonds
communs de placement du secteur public d’acquérir des actions
des banques canadiennes, on nuit à la capacité du secteur
manufacturier d’avoir accès à ce capital. Est-ce que vous
comprenez cela?
The Chair: Is that the question?
Le président : Est-ce une question?
Senator Ringuette: Yes.
Le sénateur Ringuette : Oui.
The Chair: Do you understand that, Mr. Rudin?
Le président : Est-ce que vous comprenez cela, monsieur Rudin?
Mr. Rudin: I believe that I am following your point, senator. I
do not think that I share it, however.
M. Rudin : Je pense avoir suivi votre argumentation, mais je ne
partage pas votre point de vue.
If I understand, you are saying that other Canadian enterprises
would like to get investment from public pools of capital and at
present — because the public pools of capital are not able to
invest in federally regulated financial institutions — they need to
direct their Canadian investments to other sources. Canadian
investing in a federally regulated financial institute will be very
attractive and it will divert investment from other areas.
Si je vous ai bien comprise, vous dites que d’autres entreprises
canadiennes souhaiteraient accueillir les investissements des fonds
communs de placement du secteur public et qu’actuellement —
étant donné que les fonds communs de placement du secteur
public ne peuvent investir dans des institutions financières
assujetties à la réglementation fédérale — leurs investissements
canadiens doivent être dirigés vers d’autres sources. Il deviendra
très attrayant d’investir au Canada dans des institutions
financières assujetties à la réglementation fédérale et cela aura
pour effet de réduire les investissements dans d’autres secteurs.
Senator Ringuette: Yes, you understood.
Le sénateur Ringuette : Oui, vous avez bien compris.
Mr. Rudin: I understand. I do not share that feeling for a
couple of reasons. First, this is a relatively restricted opening.
Public pools of capital can by and large invest on the primary or
secondary market in Canadian publicly traded or private
companies more or less without restriction, other than in
telecommunications or if they are going to take a controlling
interest, which would trigger the Investment Canada Act. There is
quite a liberty that will not exist here because secondary market
investment would not be permitted. Again, you need to have both
the agreement of the federally regulated institution and the
minister as well. It is quite a hurdle to get over.
M. Rudin : Bien. Je ne partage pas ce sentiment pour plusieurs
raisons. Tout d’abord, l’ouverture que nous proposons est
relativement restreinte. Les fonds communs de placement du
secteur public peuvent de manière générale investir sur le marché
primaire ou secondaire dans des sociétés cotées en bourse ou des
compagnies privées canadiennes, plus ou moins sans restriction, à
l’exception du secteur des télécommunications, ou s’ils détiennent
de ce fait une participation majoritaire, ce qui déclencherait
l’application de la Loi sur Investissement Canada. La barre est
quand même assez haute, puisqu’il faut obtenir l’approbation de
l’institution financière assujettie à la réglementation fédérale ainsi
que celle du ministre.
In addition, as you were pointing out, there is quite a lot of
capital available in public pools of investment and Canada is a
relatively small proportion of the investment universe. I do not
think we have to be concerned that foreign public pools are
already overweight on Canada and cannot afford to increase their
exposure to Canada in that way.
Par ailleurs, les fonds communs de placement du secteur public
gèrent une quantité importante de capitaux et le Canada est un
secteur relativement petit dans l’univers des investissements. Je ne
pense pas que les fonds communs de placement étrangers aient
déjà tant investi au Canada qu’ils ne puissent augmenter leur
présence au Canada.
Senator Tkachuk: By extending tier 1 capital, does it not extend
the ability of the banks to lend to manufacturers and other
businesses?
Le sénateur Tkachuk : L’augmentation des fonds propres de
catégorie 1 ne permet-elle pas aux banques d’augmenter leur
capacité de prêt aux fabricants et autres entreprises?
Mr. Rudin: Yes, in the following sense: We have stringent
capital requirements in Canada that our banks respect are
established by our superintendent. Our banks are already very
well capitalized and are in a good position to equip themselves to
manage and extend loans to persons and individuals. This will
provide them the opportunity to raise capital when they have a
M. Rudin : Oui, dans le sens suivant : Au Canada, nous
appliquons des normes strictes en matière de fonds propres
établies par notre surintendant et que nos banques respectent.
Nos banques disposent déjà de capitaux suffisants et sont en
bonne position pour se donner les outils nécessaires pour gérer et
augmenter les prêts aux particuliers. La nouvelle formule leur
17-5-2012
Banques et commerce
specific need for it. That might be because of stresses in world
financial markets or in order to fund an expansion for which they
would need additional capital.
[Translation]
18:31
donnera la possibilité de se procurer des capitaux lorsqu’elles en
ont un besoin particulier, par exemple, en cas de tension sur les
marchés financiers mondiaux ou pour financer une expansion qui
nécessiterait des capitaux supplémentaires.
[Français]
Senator Hervieux-Payette: Along the same lines, I agree with
my colleague that, despite the claims and figures indicating that
the banks have considerable liquidity to lend our small and
medium-size businesses, and even our large corporations, when
you look at what is really going on out there, you see it is not
quite so open; I might venture to say it is even a bit conservative
as far as lending to Canadian companies goes.
Le sénateur Hervieux-Payette : Je continuerai dans la même
veine. Je suis d’accord avec ma collègue que, malgré les
prétentions ou les chiffres qu’on a, à savoir que les banques ont
beaucoup de liquidités pour prêter à nos PME et même à nos
grandes entreprises, quand on est sur le terrain, on s’aperçoit que
ce n’est pas aussi libéral que cela et peut-être même un peu
conservateur, la possibilité de prêter aux entreprises canadiennes.
I would like to know, then, who asked for that change. Did the
Department of Finance receive the request and, if so, when? We
do need some justification for this change, after all. Who would
want to see these changes? Did the financial institutions, the
banks, the trust companies and the insurance companies ask for
this openness?
Alors, j’aimerais savoir qui a demandé cette modification. Estce qu’elle vous a été faite au ministère des Finances et quand?
Parce qu’il faut quand même justifier cette demande. Qui aurait
intérêt à faire ces modifications? Est-ce que ce sont les institutions
financières, les banques, les sociétés de fiducie et les compagnies
d’assurance qui ont demandé cette ouverture?
Mr. Rudin: There is widespread interest from federally
regulated banks and insurance companies. Since 2007-08, when
we saw common public funds being heavily invested in large
financial institutions, UBS, CD, Merill Lynch and so forth, the
industry approached us to ask if they could have the same
allowance.
M. Rudin : Il y a un intérêt généralisé parmi les banques qui sont
sous réglementation fédérale et aussi les compagnies d’assurance qui
sont sous la juridiction du fédéral. Depuis 2007-2008, lorsque nous
avons vu des investissements substantiels des fonds publics
communs dans de grandes institutions financières, par exemple
UBS, CD, Merrill Lynch, et cetera, on a reçu des représentations de
l’industrie demandant si une telle liberté pouvait leur être accordée.
Senator Hervieux-Payette: So the request came strictly from
foreign companies?
Le sénateur Hervieux-Payette : Donc, ce sont uniquement les
compagnies étrangères qui ont fait ces demandes?
Mr. Rudin: No, it was Canadian companies, generally
speaking, that were interested in expanding their pool of
potential investors.
M. Rudin : Non, c’est les compagnies canadiennes, en général,
qui s’intéressent à élargir le bassin d’investisseurs potentiels.
Senator Hervieux-Payette: You are using another approach.
Earlier, you talked about a foreign bank with Canadian operations
under Part II of the Bank Act. They are already scared. Is the
reason that, in their sections, they are not authorized to carry out
those operations?
Le sénateur Hervieux-Payette : Vous passez par une autre
porte. Tantôt vous avez parlé d’une banque étrangère qui fait des
opérations au Canada en vertu de la partie 2 de la Loi sur les
banques. Eux, ils ont déjà peur. Est-ce que c’est parce que dans
leur sections, ils n’ont pas la permission de faire ces opérations?
Mr. Rudin: Sorry, I did not quite understand your question.
M. Rudin : Malheureusement, je n’ai pas bien compris votre
question.
Senator Hervieux-Payette: I no longer remember the name. I
think you mentioned a bank by the name of UBS wanting to
make some investments.
Le sénateur Hervieux-Payette : Je ne me souviens plus du nom.
Je crois que vous avez parlé de la banque UBS qui aimerait faire
des investissements.
Mr. Rudin: As an example, yes.
M. Rudin : Par exemple, oui.
Senator Hervieux-Payette: My first question has to do with that.
Le sénateur Hervieux-Payette : Ma première question est liée
à cela.
Mr. Rudin: Canadian financial institutions noticed that foreign
banks like UBS were free to accept investment of common public
funds that were not available to our institutions. We wondered
whether the government could authorize them to undertake the
same scope of activity as the major financial institutions.
M. Rudin : Les institutions financières canadiennes ont
remarqué que les banques étrangères comme UBS avaient la
liberté d’accepter l’investissement des fonds publics communs qui
n’étaient pas disponibles à nos institutions. Nous nous sommes
demandé si le gouvernement pourrait leur accorder un champ
d’action semblable à celui des grandes institutions financières.
18:32
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
Senator Hervieux-Payette: Do our fellow partners in the G8
have a similar measure?
Le sénateur Hervieux-Payette : Est-ce que cette mesure existe
chez nos partenaires du G8?
Mr. Rudin: I would say the other G8 countries provide more
open access than we currently do. Some do not have any
restrictions that we can identify, others have some, but this kind
of investment is not prohibited in the least.
M. Rudin : Je crois que les pays du G8 ont un accès plus libéral
que celui que nous offrons actuellement. Certains n’ont pas de
restrictions que nous pouvons identifier, d’autres ont des
restrictions, mais un tel investissement n’est pas du tout interdit.
Senator Hervieux-Payette: Since the minister’s permission is
required, what are the established criteria? They are not in the act.
There is no framework setting out the circumstances in which the
minister may grant this openness.
Le sénateur Hervieux-Payette : Puisqu’il faut la permission du
ministre, quels sont les critères établis? On ne voit pas les critères
dans la loi. Il n’y a pas de cadre qui nous explique les
circonstances dans lesquelles le ministre le permettra.
Mr. Rudin: Those criteria exist.
M. Rudin : Ces critères existent.
Senator Hervieux-Payette: What are the relevant factors?
Le sénateur Hervieux-Payette : Quels sont les facteurs pertinents?
Mr. Rudin: I will admit that it is not very clear because there
are references to other sections in the existing act that are not
covered in this bill.
M. Rudin : J’avoue que c’est difficile à voir parce que cela fait
référence aux autres articles de la loi existante qui ne sont pas
dans ce projet de loi.
The minister can take a number of factors into account such as
the appropriateness of the potential investor, as an owner or
investor in a financial institution, including their financial
resources, business plan, experience, moral standards, integrity,
involvement with financial institutions, the opinion of the
Superintendent of Financial Institutions as regards potential
issues, the interests of the Canadian financial system, which is
always a consideration for the minister, as well as Canada’s
national security and international relations.
Le ministre peut prendre en considération plusieurs critères tels
que l’aptitude de l’investisseur potentiel, en tant que propriétaire
ou investisseur dans une institution financière, incluant ses
ressources financières, son plan d’affaires, son expérience, sa
moralité, son intégrité, son expérience liée aux institutions
financières, l’avis du surintendant des institutions financières en
ce qui concerne les questions potentielles, l’intérêt du système
financier canadien qui est toujours là pour le ministre, ainsi que la
sécurité nationale et les relations internationales du Canada.
Senator Hervieux-Payette: Thank you, Mr. Chair.
[English]
Le sénateur Hervieux-Payette : Merci, monsieur le président.
[Traduction]
The Chair: Mr. Rudin, I will ask you to comment on Division 11
and Division 36, the Bank Act, as opening statements. Then we will
take questions on both of those divisions.
Le président : Monsieur Rudin, je vais vous demander de
commenter la section 11 et la section 36, Loi sur les banques, en
guise d’introduction. Ensuite, nous accepterons des questions sur
ces deux sections.
Mr. Rudin: I would be glad to. Again, the minister spoke to
both of these. I will just amplify a little bit what he set out.
M. Rudin : Avec plaisir. Cette fois encore, le ministre ayant
déjà présenté ces deux sections, je vais me contenter de compléter
un peu ce qu’il a dit.
Division 11 sets out legislative amendments that would
strengthen the oversight and governance framework of the
Canada Mortgage and Housing Corporation. All of these are
limited to the commercial activities of CMHC. As the minister
mentioned, the CMHC has other activities, but the commercial
activities are currently mortgage insurance and securitization of
mortgages.
La section 11 propose de modifier la loi afin de renforcer le
cadre de surveillance et de gouvernance de la Société canadienne
d’hypothèques et de logement. Toutes ces modifications se
limitent aux activités commerciales de la SCHL. Comme l’a
mentionné le ministre, la SCHL exerce d’autres activités, mais ses
activités commerciales couvrent actuellement l’assurance
hypothécaire et la titrisation des hypothèques.
These enhancements include the following. It would insert in
the relevant act additional objectives for CMHC to govern its
performance or acquitting itself of its commercial mandate. These
would include contributing to the financial stability of the system,
including the housing market, and legislative and regulatory
authorities for the Minister of Finance to set regulations
regarding the securitization programs. As the minister
mentioned, it grants authority for the Superintendent of
Financial Institutions to review and monitor the commercial
operations of CMHC. It also includes the addition of the deputy
Ces améliorations permettront notamment d’inclure dans la loi
pertinente des objectifs supplémentaires pour la SCHL afin qu’elle
puisse gérer son rendement ou s’acquitter de son mandat
commercial. Ces modifications contribueront à favoriser la
stabilité du système financier, y compris le marché de l’habitation
et conféreront au ministre des Finances des pouvoirs législatifs et
réglementaires en matière de réglementation des programmes de
titrisation. Comme l’a mentionné le ministre, les modifications
confèrent au Bureau du surintendant des institutions financières des
pouvoirs à l’égard de l’examen et de la surveillance des opérations
17-5-2012
Banques et commerce
18:33
minister of the responsible department, which is currently Human
Resources and Skills Development Canada, and also the deputy
minister of finance to the board of directors of the corporation.
commerciales de la SCHL. En vertu des modifications, le sousministre du ministère responsable, qui est actuellement Ressources
humaines et Développement des compétences Canada, ainsi que le
sous-ministre des Finances, siégeront désormais au conseil
d’administration de la SCHL.
Division 11 also includes a legislative framework for covered
bonds. The government announced its intention two years ago to
have a legislative framework to govern the issuance of covered
bonds, and this legislation would give effect to that. Covered
bonds are debt instruments that are issued by financial
institutions and secured by a pool of high-quality assets,
typically residential mortgages. Canadian banks are active in
this area, as is Caisse Desjardins.
En outre, la section 11 porte création d’un cadre législatif
concernant les obligations sécurisées. Il y a deux ans que le
gouvernement a annoncé son intention d’adopter un cadre
législatif concernant l’émission des obligations sécurisées. Le
projet de loi serait la concrétisation de cette volonté. Les
obligations sécurisées sont des titres de créance émis par des
institutions financières et réunis dans un fonds d’éléments d’actifs
de haute qualité, en général des prêts hypothécaires à l’habitation.
Les banques canadiennes sont actives dans ce secteur, de même
que la Caisse Desjardins.
They have already issued covered bonds but under a
contractual, non-legislative framework. The government has
previously announced that it would create a legislative
framework and that this would make that market more robust
and more stable. This will give effect to that commitment.
Elles ont déjà émis des obligations sécurisées, mais dans un
cadre contractuel et non législatif. Le gouvernement avait déjà
annoncé qu’il avait l’intention de créer un cadre législatif afin de
rendre le marché plus robuste et plus stable. Cette mesure
permettra de concrétiser cet engagement.
The Chair: Can you give an overview of Division 36, please?
Mr. Rudin: Of course.
Le président : Pouvez-vous, s’il vous plaît, nous présenter un
sommaire de la section 36?
M. Rudin : Bien sûr.
The minister spoke to this briefly. Division 36 would introduce
a preamble to the Bank Act, the purpose of which would be to
clarify the intent that banking activities undertaken by banks
throughout Canada be governed by the same high-quality federal
standards. The objective of the preamble is to reaffirm
Parliament’s intent, once it is approved by Parliament, that
federal jurisdiction over banking should be exclusive.
Le ministre en a parlé brièvement. La section 36 ajoute à la Loi
sur les banques un préambule qui vise à préciser que la loi a pour
objectif de faire en sorte que les activités bancaires entreprises par
les banques partout au Canada soient régies selon les mêmes
normes fédérales de haute qualité. L’objectif du préambule est de
réaffirmer l’intention du Parlement, une fois que le projet de loi
sera approuvé par le Parlement, de faire en sorte que les activités
bancaires relèvent exclusivement des compétences fédérales.
Senator Harb: I have a couple of questions on Division 11. The
government seemed to want to have the deputy minister sit on the
board of directors of CMHC. What do we do with other Crown
corporations? Do we have the deputy ministers as ex officio
members on those corporations?
Le sénateur Harb : J’aurais quelques questions au sujet de la
section 11. Le gouvernement semble vouloir qu’un sous-ministre
siège au conseil d’administration de la SCHL. Qu’en est-il des
autres sociétés d’État? Les sous-ministres sont-ils membres
d’office de ces sociétés?
Mr. Rudin: There is quite a variety of arrangements. I am not
an expert in this field, so I might have to correct myself. However,
I believe the majority do not have ex officio members, but it is
very common in the financial sector. I think the Canada Deposit
Insurance Corporation has five ex officio members: the Deputy
Minister of Finance, the Governor of the Bank of Canada, the
Superintendent of Financial Institutions, the Deputy
Superintendent of Financial Institutions, and the Commissioner
of the Financial Consumer Agency of Canada. For the Bank of
Canada, the Deputy Minister of Finance is an ex officio member.
M. Rudin : Il y a toutes sortes de configurations. N’étant pas
un expert dans ce domaine, je vous en parle sous toutes réserves.
Cependant, je pense que la majorité des sociétés d’État n’ont pas
de membres d’office, même si cette formule est très courante dans
le secteur financier. Je pense que la Société d’assurance-dépôts du
Canada a cinq membres d’office : le sous-ministre des Finances, le
gouverneur de la Banque du Canada, le surintendant des
institutions financières, le surintendant adjoint des institutions
financières et le commissaire de l’Agence de la consommation en
matière financière du Canada. Dans le cas de la Banque du
Canada, le sous-ministre des Finances est membre d’office.
Senator Harb: Reading the clauses, if I am to remove myself a
little bit out of the scenario where I am, it strikes me as if we are
just moving with CMHC in order to privatize it? Is that the
direction we are going in with these measures here?
Le sénateur Harb : En lisant les articles et en prenant un peu de
recul, ce qui me frappe, c’est que j’ai l’impression que l’on se
dirige vers la privatisation de la SCHL. Est-ce vers là que nous
nous dirigeons avec de telles mesures?
18:34
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
You put it under OSFI. You have a board of directors, and are
putting all kinds of rules and regulations on them. You want to
have a registry. Tell me, please.
Vous la placez sous la responsabilité du BSIF. Vous lui imposez
un conseil d’administration et toutes sortes de règles et de
règlements. Vous voulez créer un registre. Dites-moi ce qu’il en est.
Mr. Rudin: The minister spoke to this. He was asked a question
about some of his recent remarks in this regard, and he was very
clear. Over the very long term, did he feel that having a government
owned insurer was the only possible circumstance? He was very
clear just today that the answer is no. Similarly, however, is he
currently working on that? Again, similarly, he said no.
M. Rudin : Le ministre en a parlé lorsqu’on lui a posé une
question relativement à certaines de ses récentes déclarations à ce
sujet. Il a été très clair. À très long terme, croit-il que la seule formule
possible soit de disposer d’un organisme d’assurance hypothécaire
appartenant au gouvernement? Il a été très clair là-dessus
aujourd’hui et la réponse est non. Par ailleurs, il a bien précisé
qu’il ne s’agit pas d’un dossier sur lequel il travaille actuellement.
Of course, I cannot speak more authoritatively than the
minister in that regard.
Bien entendu, je ne peux pas me prononcer de manière plus
précise que le ministre à cet égard.
Senator Ringuette: Clause 352 provides for the Minister of
Finance not only to approve the guarantees of securities to be sold
by CMHC, but it also gives the Minister of Finance the authority
to set a fee. Therefore, we have the Minister of Finance setting a
fee to a Crown corporation so that Crown corporation can issue
security to secure mortgages.
Le sénateur Ringuette : L’article 352 prévoit que le ministre des
Finances peut non seulement approuver la garantie des titres
vendus par la SCHL, il donne également au ministre des Finances
le pouvoir de fixer les droits que la société d’État devra payer pour
pouvoir émettre des titres en garantie des hypothèques.
The Chair: What is the question?
Le président : Quelle est la question?
Senator Ringuette: The question is, why fees? Why would the
Minister of Finance charge a fee to a Crown corporation just to
say, yes, please issue some covered securities? What would those
fees be? Again, this is in relation to clause 352.
Le sénateur Ringuette : Ma question porte sur les droits.
Pourquoi le ministre des Finances imposerait-il des droits à une
société d’État simplement pour l’autoriser à vendre des titres
sécurisés? Quel serait le montant de ces droits? Là encore, c’est en
rapport avec l’article 352.
Mr. Rudin: The CMHC securitization programs, so the
National Housing Act, the mortgage-backed securities and the
Canada mortgage bond, CMHC provides a guarantee to the
investor: They will get their principal back and timely payment of
all of the interest. This is a valuable thing to investors because
they know that CMHC is an agent Crown and her liabilities are
Her Majesty’s liabilities. It is definitely part of the commercial
operations of CMHC.
M. Rudin : En vertu de la Loi nationale sur l’habitation et par
l’intermédiaire des programmes de titrisation, des titres adossés à
des créances hypothécaires et des obligations hypothécaires du
Canada, la SCHL fournit une garantie aux investisseurs : ils
récupéreront leur capital et recevront en temps opportun le
paiement de tous les intérêts. C’est très précieux pour les
investisseurs, car ils savent que la SCHL est un agent de l’État
et que ses obligations sont celles de Sa Majesté. Cela fait vraiment
partie des activités commerciales de la SCHL.
Senator Ringuette: It always has operated that way in order to
get these funds.
Le sénateur Ringuette : Le remboursement de ces fonds a
toujours fonctionné de cette manière.
Mr. Rudin: This is a business that CMHC operates, and this
legislation creates the potential but not the necessity that something
be paid into the Consolidated Revenue Fund in respect of that
guarantee, just in the same way that financial institutions or insurers
that are in the financial guarantee business get a fee. I would point
out that there are other circumstances in which Crown corporations
pay fees to the Consolidated Revenue Fund.
M. Rudin : La SCHL se livre à une activité commerciale et cet
article du projet de loi prévoit la possibilité, mais non pas
l’obligation, qu’un droit soit versé au Trésor public relativement à
cette garantie, de la même manière que les institutions financières
ou les assureurs, qui ont pour fonction d’offrir des garanties
financières, obtiennent un droit. J’aimerais vous signaler que dans
certaines circonstances, les sociétés d’État paient des droits au
Trésor public.
For example, in the pension area, where pension regulation
allows a private corporation to meet part of its solvency deficit
using a letter of credit, for which a fee would have to be paid to a
financial institution, for Crown corporations that are on a
commercial basis the legislation provides the possibility of a fee
paid to the Crown to be comparable to the treatment that a private
company would have in order to receive the credit support.
Par exemple, dans le secteur des pensions, le règlement en
matière de pensions permet à une société privée de compenser une
partie de son déficit de solvabilité à l’aide d’une lettre de créance
émise par une institution financière contre le paiement d’un droit.
De la même manière, les nouvelles dispositions de la loi prévoient
que les sociétés d’État qui exercent des activités commerciales
versent un droit à la Couronne pour que le traitement soit
comparable à celui d’une entreprise privée afin de recevoir un
soutien au crédit.
17-5-2012
Banques et commerce
18:35
Senator Ringuette: How much would that increase the
operating budget and the insurance portfolio of CMHC and
that increase being transferred in regard to what would be
required related to payment from the taxpayer to get that
mortgage insurance?
Le sénateur Ringuette : Quelle serait l’augmentation que ce
droit entraînerait dans le budget de fonctionnement et le
portefeuille d’assurance de la SCHL et cette augmentation
aurait-elle une répercussion sur les frais payés par le
contribuable pour obtenir une assurance hypothécaire?
Mr. Rudin: Section 352 refers to the securitization activities of
Canada Mortgage and Housing rather than the mortgage
insurance activities, and it allows the Minister of Finance to do
a number of things, including set a limit on the amount of
exposure that CMHC can take on and also then potentially to
charge a fee to compensate for the additional or residual risk to
the Crown.
M. Rudin : L’article 352 fait allusion aux activités de titrisation
de la Société canadienne d’hypothèques et de logement plutôt
qu’à ses activités d’assurance hypothécaire, et cela donne
plusieurs possibilités au ministre des Finances, notamment celle
de fixer une limite en matière d’exposition au risque que la SCHL
peut prendre et éventuellement exiger un droit pour compenser les
risques supplémentaires ou résiduels assumés par l’État.
Senator Moore: Mr. Rudin, can you or one of your associates
or colleagues explain to me and to the Canadian public exactly
what is a covered bond?
Le sénateur Moore : Monsieur Rudin, je me demandais si vous
pouviez, vous ou vos collègues, m’expliquer ce que c’est
exactement une obligation sécurisée. Ce serait utile également
pour le public canadien.
Mr. Rudin: Yes, I would be glad to.
A covered bond is a bond — a debt instrument — sold by a
financial institution. It is an obligation of the institution in the
same way that its other unsecured debt is, except that it has a
feature that makes it more attractive to investors because it is also
backed by a pool of collateral, which is dedicated to supporting
that bond. Therefore, if for some reason the institution is unable
to make the payments, it goes into default. Rather than having
the holders of the covered bond wait in line through the resolution
process, they get access automatically to this pool of collateral.
The pool of collateral is maintained at a value which is somewhat
larger than the expected cost of meeting that obligation.
Senator Moore: Paying out the bonds.
M. Rudin : Certainement, avec plaisir.
Une obligation sécurisée est une obligation — un titre de
créance — vendue par une institution financière. Il s’agit d’une
obligation de l’institution, au même titre qu’une créance non
garantie, sauf qu’elle est plus attrayante pour les investisseurs, étant
donné qu’elle est adossée par ailleurs à un collatéral apporté en
garantie de cette obligation. Par conséquent, si, pour une raison
quelconque, l’institution s’avère incapable d’effectuer les paiements,
elle est en défaut de paiement. Les détenteurs des obligations
sécurisées, plutôt que d’attendre le processus de résolution, ont
automatiquement accès à ce groupe d’actifs. Celui-ci est maintenu à
une valeur qui est souvent supérieure au montant qu’il faudrait
débourser pour honorer cette obligation.
Le sénateur Moore : Rembourser l’obligation.
Mr. Rudin: It makes the debt instrument more secure and it
allows, for example, a financial institution that does not have a
AAA rating to issue a AAA-rated instrument.
M. Rudin : Cela rend le titre de créance plus sûr et permet, par
exemple, à une institution financière qui n’a pas le cote AAA
d’émettre un titre de créance coté AAA.
The other advantage for investors is that typically, if an
institution has a debt instrument and it goes into default, even if it
pays it will pay on an accelerated basis. If it is a 10-year bond and
they default three years in, they will try to settle up through the
restructuring or liquidation process, whatever, right away in a
lump sum. Because the pool of collateral is there and it continues
to generate cash, the covered bond can live on and, as long as the
collateral is sufficient, it will make the scheduled payments at the
scheduled time and it will not accelerate. That is also of real
interest to investors for whom they are trying to have this asset
because they want it to match the time period of some liability.
They do not want to run the risk of acceleration.
L’autre avantage pour les investisseurs c’est qu’en cas
d’insolvabilité de l’institution émettrice du titre de créance, le
remboursement se fera de manière accélérée. S’il s’agit d’une
obligation de 10 ans et que l’émetteur devient insolvable au bout de
3 ans, l’institution s’efforcera de verser immédiatement un paiement
forfaitaire afin de régler la dette dans le cadre d’un processus de
restructuration ou de liquidation. Une obligation sécurisée est
garantie par un groupe collatéral qui continue à produire des
liquidités, si bien que l’obligation sécurisée continue d’exister tant
que le collatéral est suffisant et le remboursement se fera comme
prévu, selon le calendrier établi, plutôt que d’être accéléré. Cette
formule est également très intéressante pour les investisseurs qui
cherchent à obtenir cet actif, parce qu’ils souhaitent harmoniser la
période de remboursement avec un autre engagement. Ils ne veulent
pas prendre le risque d’un remboursement accéléré.
Senator Moore: In the example we are discussing here, who
would administer those assets to make sure that, in the final seven
years, the covered bondholders get their money back? Who
administers that? Is it the receiver in bankruptcy?
Le sénateur Moore : Dans l’exemple dont il est question, qui
administrerait ces actifs pour s’assurer qu’au bout de sept ans, les
détenteurs de l’obligation sécurisée récupèrent leur argent? Qui est
chargé d’administrer ces fonds? Est-ce le syndic de faillite?
18:36
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
Mr. Rudin: The purpose of having a legislative framework is to
set this in stone, so for investors, obviously. I have not got it
engraved in my mind yet, but part of the requirement is to have
specified who the agent will be that will administer the pool of
collateral to provide additional assurance to investors.
M. Rudin : Si l’on établit un cadre législatif, c’est justement
pour que ce soit défini clairement, à l’intention des investisseurs,
bien entendu. Je ne l’ai pas vraiment en tête, mais une partie de la
démarche consistera à définir quel sera l’agent chargé
d’administrer le groupe collatéral afin d’offrir une garantie
supplémentaire aux investisseurs.
Senator Moore: It would not be the issuing institutions, the
bank?
Le sénateur Moore : Est-ce que ce ne serait pas l’institution
émettrice, la banque?
Mr. Rudin: No. It needs to be set aside in a bankruptcy remote
vehicle.
M. Rudin : Non. Il faut que ce soit une entité non touchée par
la faillite.
Senator Moore: A third party.
Le sénateur Moore : Un tiers.
Mr. Rudin: All of the provisions that will keep this thing going
are required in legislation. CMHC is the registrar of the program.
M. Rudin : Toutes les dispositions relatives au fonctionnement
de ce programme doivent être précisées dans la loi. La SCHL
serait chargée d’administrer le programme.
Senator Moore: Is it the only registrar? Because of some things
I read in the briefing papers I thought it may be, but is CMHC
designated as the sole registrar?
Le sénateur Moore : Serait-elle le seul administrateur du
registre? Je pense que ce serait le cas, d’après ce que j’ai lu dans
les documents d’information, mais la SCHL est-elle le seul
administrateur désigné?
Mr. Rudin: Yes.
[Translation]
M. Rudin : Oui.
[Français]
Senator Hervieux-Payette: One question on the CMHC and
one on Division 36. We all remember Fanny May and Freddie
Mac, which all of a sudden became corporations and ended up
back in the government’s hands after a monumental downfall.
Le sénateur Hervieux-Payette : Une question à SCHL et une
sur la partie 36. On se souvient de Fanny May et la Freddie Mac,
qui sont devenus tout d’un coup des corporations, revenues entre
les mains du gouvernement après avoir failli de façon mémorable.
I am wondering whether we should start considering
privatizing the CMHC. At this point, we should ask ourselves
something: when the CMHC looks to the market for funding, is it
not a corporation that can access capital for less in terms of
interest rates than private companies, since the Government of
Canada does backstop it.
Je me pose la question sur l’utilité de se mettre à penser à
privatiser la SCHL. On peut se demander à ce moment-ci, quand la
SCHL va sur le marché pour son financement, est-ce qu’elle n’est
pas une société qui peut obtenir des capitaux à des coûts moindres
en termes de pourcentage d’intérêt que les sociétés privées, compte
tenu que le gouvernement du Canada garantit la SCHL?
Mr. Rudin: To answer your question, I will start by pointing out
that there are two sides, more or less, to the CMHC’s operations.
There is the commercial side, which includes securitization and
mortgage insurance. On the commercial side, the CMHC does not
do any lending; it does not have to lend to in turn lend funds to
others. Obviously, as far as social housing is concerned, there is a
lending component. In that situation, the government is the one
lending the money initially and there is a borrowing aspect as well.
The cost is exactly the same as that tied to Government of Canada
funding. And it works the same way with the Business Development
Bank of Canada and Farm Credit Canada.
M. Rudin : Pour répondre à la question, je vais commencer en
vous rappelant qu’il y a deux aspects, grosso modo, des activités
de la SCHL. Il y a l’aspect commercial, y compris la titrisation et
l’assurance-hypothèque. Dans les activités commerciales, la
SCHL ne fait pas de prêt, elle n’a pas besoin de prêter pour
prêter à nouveau les fonds aux autres. Bien sûr, pour le logement
social, il y a un aspect de prêt. Dans ce cas, c’est le gouvernement
qui fait le prêt au début et qui emprunte à nouveau les fonds à la
SCHL. Le coût est exactement le même que celui de financement
du gouvernement du Canada. Et c’est la même chose avec la
Banque de développement du Canada et le Crédit agricole.
Senator Hervieux-Payette: In terms of Genworth and the
CMHC, is the CMHC’s loan guarantee 90 per cent and
Genworth’s 80 per cent?
Le sénateur Hervieux-Payette : Dans le cas de Genworth et de
la SCHL, est-ce que la garantie de prêt dans le cas de la SCHL est
de 90 et celle de Genworth de 80?
Mr. Rudin: Genworth’s guarantee and that of the other private
mortgage insurance company, Canada Garanty, really depends
on the policy holder. Genworth, for instance, insures a mortgage
that was issued by a bank and the government’s guarantee is that,
if Genworth goes bankrupt, the government will reimburse a
portion, not the full amount.
M. Rudin : La garantie de Genworth et de l’autre compagnie
d’assurance hypothécaire privée, Canada Garanty, est vraiment au
détenteur de la police d’assurance. Genworth, par exemple, assure
une hypothèque qui était émise par une banque et puis la garantie
du gouvernement c’est que, en cas de faillite de Genworth, le
gouvernement remboursera une partie, pas 100 p. 100.
17-5-2012
Banques et commerce
Senator Hervieux-Payette: Is it 80 per cent?
Mr. Rudin: There is a 90 per cent, but insofar as the first
10 per cent, calculated based on the principal amount, at the
beginning of the mortgage, is not reimbursed by the government.
It works differently in the CMHC’s case, because it is part of the
government. The implicit guarantee is that it must fulfill all the
obligations of the CMHC, in other words, 100 per cent. So there
is that difference.
[English]
18:37
Le sénateur Hervieux-Payette : Quatre-vingts pour cent?
M. Rudin : Il y a un 90 p. 100, mais dans le sens que le premier
dix p. 100, calculé dans le montant principal, au début de
l’hypothèque, n’est pas remboursé par le gouvernement. Pour le
cas de la SCHL c’est différent parce qu’elle fait partie du
gouvernement. La garantie implicite est de remplir toutes les
obligations de la SCHL, c’est-à-dire à 100 p. 100. Il y a cette
différence.
[Traduction]
The Chair: I want to emphasize to all members of the
committee that this is really just for clarification today. We will
be having the President of CMHC tomorrow so that we can
pursue all of these matters.
Le président : Je tiens à souligner à tous les membres du comité
que les questions que nous posons aujourd’hui ont uniquement
pour but d’obtenir des précisions. Nous entendrons demain le
témoignage du président de la SCHL et nous pourrons continuer
à lui poser des questions à ce sujet.
Senator Hervieux-Payette: My next question is about the bank.
I have a clarification on Division 36. What is the purpose of this?
I read the explanation. My feeling is that the way it is being
spelled out, the intent is to do indirectly what cannot be done
directly, which is applying rules to the banks that would be
necessarily applied by a national security commission.
Le sénateur Hervieux-Payette : Ma question suivante concerne
la banque. J’aimerais avoir une précision au sujet de la section 36.
Quelle est son utilité? En lisant l’explication, j’ai l’impression que
l’on cherche à faire indirectement ce qui n’est pas possible
directement, c’est-à-dire appliquer aux banques des règles qui
seraient nécessairement imposées par une commission de la
sécurité nationale.
Mr. Rudin: As the minister explained, the purpose of
Division 36 is to express the intention of Parliament — if and
when it is passed — that the federal jurisdiction over banking is
meant to be exclusive. The minister had given the example of
consumer disclosure regulations. Currently, some provinces
believe they have consumer disclosure regulations which apply
to banks, such that banks are in a situation where they face
federally mandated disclosure and a provincially mandated
disclosure.
M. Rudin : Comme le ministre l’a expliqué, la section 36 a pour
objet d’exprimer l’intention du Parlement — si et quand le texte
sera adopté — de régir les banques exclusivement selon des
normes fédérales. Le ministre a donné l’exemple du règlement sur
la communication de renseignements aux consommateurs.
Actuellement, certaines provinces estiment qu’elles disposent de
règlements concernant la communication de renseignements aux
consommateurs qui s’appliquent aux banques, de sorte que les
banques doivent à la fois se conformer aux obligations fédérales et
aux obligations provinciales.
It has been argued — not by the federal government, but by
others — that there is no conflict between these two sets of rules
because technically it is possible to comply with both. One can tell
the consumer, ‘‘Here is my federally mandated disclosure,’’ and
about the same product, ‘‘Here is my provincially mandated
disclosure.’’ This preamble would apply to that particular area,
express the intent of Parliament that there is a conflict, the
federally mandated disclosure is meant to be the only disclosure,
and that this duplication gets in the way of the federal intent
which is to clearly inform consumers. This duplication leads to
confusion rather than clarity.
On a affirmé — pas le gouvernement fédéral, mais d’autres
sources — qu’il n’y a pas de conflit entre ces deux normes, étant
donné qu’il est possible techniquement de respecter les deux. Il est
possible de communiquer aux consommateurs les renseignements
exigés par la norme fédérale ainsi que ceux exigés par la norme
provinciale. Ce préambule qui s’appliquerait à ce secteur
particulier établit le point de vue du Parlement selon lequel il
existe un conflit et que la norme fédérale de communication des
renseignements doit être la seule à s’appliquer, étant donné que la
multiplication des normes nuit à l’intention fédérale d’informer
clairement les consommateurs. Le double emploi est source de
confusion plutôt que de clarté.
Senator Hervieux-Payette: Consumer question is not a provincial
matter?
Le sénateur Hervieux-Payette : La question de la consommation
ne relève pas des compétences provinciales?
Mr. Rudin: The position of the federal government is that the
jurisdiction over banking is exclusive. Therefore, disclosure
requirements that apply to banks apply across Canada and they
are the only disclosure requirements.
M. Rudin : Le point de vue du gouvernement fédéral est que la
compétence sur les banques est exclusive. Par conséquent, les
obligations de divulgation qui s’appliquent aux banques
s’appliquent dans toutes les régions du Canada et sont les seules
exigences en matière de communication de renseignements.
18:38
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
The Chair: Thank you, Mr. Rudin. We have two more
divisions to deal with before 3 o’clock.
Le président : Merci, monsieur Rudin. Nous avons encore deux
sections à passer en revue avant 15 heures.
Senator Moore: Thank you. I want to touch on one thing. We
are on the CMHC schedule, Part 4.
Le sénateur Moore : Merci. J’aimerais aborder un point
concernant la SCHL, dans la partie 4.
On the $33 billion situation with regard to the asset-backed
commercial paper, people are taking the haircut or else they have
to wait a long period of time to get their money back. If these
rules were in place, would that have been avoided?
Dans le cas des 33 milliards de dollars et des papiers
commerciaux adossés à des actifs, les investisseurs prennent la
quotité ou doivent attendre très longtemps pour récupérer leur
argent. Si les règles que vous proposez avaient été en place, est-ce
qu’on aurait pu éviter une telle situation?
Mr. Rudin: It is a very good question, senator. I am trying to
think through all the implications.
M. Rudin : C’est une très bonne question, sénateur. Je vais
réfléchir à toutes les conséquences.
Senator Moore: Was that part of the mission or intent when
you were preparing? Did you think about that when you were
putting this together? To me, it is something that has to be
addressed. We have discussed it before in this committee at other
hearings on other matters. Would it have been avoided? If not,
can you tighten this up to make sure it can?
Le sénateur Moore : Était-ce votre mission ou votre intention
lorsque vous avez préparé ces modifications? Avez-vous pensé à
cette situation au moment de les mettre au point? Selon moi, il
faudrait y réfléchir. Nous en avons déjà parlé au comité au cours
de nos travaux portant sur d’autres sujets. Aurait-on pu éviter une
telle situation? Dans la négative, pouvez-vous renforcer ces règles
de manière à éviter que cela se produise?
The Chair: Mr. Rudin, would you prefer to respond to this in
writing to the clerk?
Le président : Monsieur Rudin, si vous préférez répondre par
écrit, vous pourrez faire parvenir votre réponse au greffier.
Mr. Rudin: I think that would be wise.
M. Rudin : Je pense que ce serait préférable.
The Chair: As do we. We will change the witnesses quickly and
we have two divisions to carry on. We will have the two opening
statements up front and then we can ask for questions.
Le président : Nous aussi. Nous allons rapidement changer de
témoins et nous avons deux autres sections à examiner. Nous
allons d’abord écouter les déclarations liminaires et ensuite nous
passerons aux questions.
Anthony Giles, Director General, Strategic Policy, Analysis and
Workplace Information Directorate, Human Resources and Skills
Development Canada: Thank you very much. My name is
Anthony Giles, Director General of Strategic Policy in the
labour program of HRSDC. I will speak to Division 22.
Anthony Giles, directeur général, Direction de la politique
stratégique, de l’analyse et de l’information sur les milieux de
travail, Ressources humaines et Développement des compétences
Canada : Merci beaucoup. Je m’appelle Anthony Giles et je suis
directeur général de la Politique stratégique au programme de la
main-d’oeuvre de RHDCC. Je vais vous parler de la section 22.
Briefly, Division 22 proposes two separate amendments to the
Canada Labour Code. The first proposes an amendment to Part 1
of the code that would ensure employers and unions submit their
collective agreements to the Minister of Labour. They are
currently required to do that, but there is no mechanism to
encourage them to do so. This amendment will change that.
Brièvement, la section 22 propose d’apporter deux modifications
distinctes au Code canadien du travail. La première propose de
modifier la partie 1 du code afin d’exiger que les employeurs et leurs
syndicats soumettent un exemplaire de leurs conventions collectives
au ministre du Travail. C’est une exigence qui existe déjà, mais il n’y
a aucun mécanisme pour les encourager à le faire. Cette
modification changera cet état de chose.
The second change in Division 22 is to Part 3 of the Canada
Labour Code. Part 3 deals with labour standards. This
amendment would introduce a requirement that employers who
have uninsured long-term disability plans insure those plans so
that in the case of bankruptcy, employees who are on long-term
disability at the time of the bankruptcy will continue to receive
those benefits as long as they are disabled. That amendment will
be for those who begin to receive benefits as of the time the
legislation comes into effect. It would not go backwards.
La deuxième modification de la section 22 se rapporte à la
partie 3 du Code canadien du travail. La partie 3 concerne les
normes de travail. Cette modification obligerait les employeurs
dont les régimes d’invalidité de longue durée ne sont pas assurés, à
protéger ces régimes par une assurance pour que les employés, qui
perçoivent des indemnités d’invalidité de longue durée au moment
d’une faillite, puissent continuer à recevoir ces prestations tant
que durera leur invalidité. Cette modification concernera les
personnes qui commencent à recevoir des prestations au moment
où la loi entrera en vigueur. Elle ne sera pas rétroactive.
17-5-2012
Banques et commerce
18:39
Gerard Peets, Senior Director, Strategy and Planning Directorate,
Industry Canada: Thank you. I am here with Patricia Brady, the
director responsible for investment policy under the Investment
Canada Act.
Gerard Peets, directeur principal, Direction de la planification et
de la stratégie, Industrie Canada : Merci. Je suis accompagné de
Patricia Brady, directrice chargée de la politique d’investissement
en vertu de la Loi sur Investissement Canada.
Division 28 would amend the Investment Canada Act to do
two things. The first is to improve transparency by allowing the
Minister of Industry or the Minister of Canadian Heritage to
publicly communicate more information on the investment review
process. The second is to add an enforcement tool to promote
investor compliance with undertakings or commitments that they
provide as part of the investment review process.
La section 28 apporterait deux modifications à la Loi sur
Investissement Canada. La première consiste à améliorer la
transparence en permettant au ministre de l’Industrie ou au
ministre du Patrimoine canadien de rendre publics plus de
renseignements sur le processus d’examen des investissements.
La deuxième modification consiste à ajouter un outil
d’application pour encourager les investisseurs à respecter les
engagements qu’ils prennent dans le cadre du processus d’examen
des investissements.
Specifically with respect to transparency, the amendments
proposed in section 480 of the bill would allow the minister to
publicly disclose the fact that he has sent a preliminary notice to
an investor that he is not satisfied of the likely net benefit of the
investment. He would also be able to publicly explain his reasons
for sending such a notice, provided it would not cause prejudice to
the Canadian business or the investor.
En matière de transparence, plus précisément, les modifications
proposées à l’article 480 du projet de loi permettraient au ministre
d’annoncer publiquement qu’il a fait parvenir à un investisseur un
avis préliminaire signalant qu’il n’est pas convaincu de l’avantage
net probable de l’investissement. Il pourrait également expliquer
publiquement les raisons qui l’ont amené à émettre un tel avis,
dans la mesure où cela ne porterait pas préjudice à l’entreprise
canadienne ou à l’investisseur.
With respect to enforcement, the amendment proposed in
section 479 of the bill would authorize the minister to accept
security from investors for payments of any penalties that could
be imposed by a court for breach of undertakings.
Pour ce qui est de l’application, la modification proposée à
l’article 479 du projet de loi autoriserait le ministre à accepter toute
garantie de la part des investisseurs pour le paiement de pénalités
imposées par un tribunal pour avoir brisé leurs engagements.
The Chair: We have five minutes for questions. I suggest they
be very tight. If they cannot be answered quickly, we should get a
response in writing to the clerk that can be circulated.
Le président : Il nous reste cinq minutes pour les questions. Je
vous demande de poser des questions très courtes. Si les témoins
ne peuvent y répondre rapidement, ils feront parvenir leur réponse
par écrit au greffier qui se chargera de les distribuer.
Senator Hervieux-Payette: If this section had been in place,
would Nortel employees have been in better shape today?
Le sénateur Hervieux-Payette : Les employés de Nortel
auraient-ils été dans une meilleure situation aujourd’hui si cette
section avait déjà été en place?
Would the clarification of the criteria and the publication of it
have affected the future of Noranda and Alcan and foreign
companies buying these companies in the sense of protecting
production and employment? Of course, when they say that they
are going to invest $3 billion and they do not, there are significant
penalties.
La clarification des critères et leur publication auraient-elles eu
une incidence sur l’avenir de Noranda et d’Alcan et des
entreprises étrangères qui achètent ces compagnies, dans le sens
que ces dispositions auraient permis de protéger la production et
les emplois? Bien entendu, si les investisseurs n’investissent pas les
3 milliards de dollars comme ils le promettent, ils feront face à
d’importantes pénalités.
Mr. Giles: Quickly on the first question, no, Nortel employees
would not have benefited because this applies to firms in the
federally regulated jurisdiction. Nortel comes under provincial
jurisdiction.
M. Giles : Pour répondre rapidement à votre première question,
les employés de Nortel n’auraient pas bénéficié de cette nouvelle
clause, puisqu’elle ne s’applique qu’aux entreprises placées sous
réglementation fédérale. Nortel relève des compétences provinciales.
Senator Hervieux-Payette: Air Canada and so on?
Le sénateur Hervieux-Payette : Des sociétés comme Air Canada?
Mr. Giles: Those sorts of firms, yes.
M. Giles : Oui, ce serait le cas dans ce genre de sociétés.
Senator Hervieux-Payette: Thank you. And Noranda and so on?
Mr. Peets: Could you repeat the question?
Senator Hervieux-Payette: I said that with the new criteria that
the minister would use — besides being more transparent —
would they protect jobs and ensure that the company that is
Le sénateur Hervieux-Payette : Merci. Et Noranda et d’autres
sociétés?
M. Peets : Pouvez-vous répéter la question?
Le sénateur Hervieux-Payette : Je demandais si les nouveaux
critères que pourrait appliquer le ministre — en plus d’exiger une
plus grande transparence — permettraient de protéger les emplois et
18:40
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
buying complies with its commitments? Very often they say they
will invest, and at the end of the day they buy the right to close
shop and do their business outside of the country. What kind of
guarantee would we have to protect jobs and production?
de s’assurer que l’acquéreur respecte ses engagements. Très souvent,
l’acquéreur affirme qu’il va investir, mais au bout du compte, il se
contente d’acheter le droit de fermer l’entreprise et de faire faire le
travail à l’extérieur du pays. Quelles seraient les garanties sur le plan
de la protection des emplois et de la production?
Mr. Peets: The new measure that relates to compliance is an
authority for the minister to accept security. There are no new
factors, but the minister can accept security. In the event that a
court issues an order, that security can be realized.
M. Peets : La nouvelle mesure d’application accorde au
ministre le pouvoir d’accepter une garantie pour le paiement. Il
n’y a pas de nouveaux facteurs, mais le ministre peut accepter une
garantie. Et si un tribunal émet une ordonnance, cette garantie
pourra être réalisée.
Senator Hervieux-Payette: Does it protect jobs in any way or
shape? When they make a commitment when they buy, they say to
the minister, ‘‘We will do that in the best interests of Canada, jobs
will be protected and the investment will be made.’’ I do not think
you will have a security that would really provide the amount of
money that would secure these people’s jobs.
Le sénateur Hervieux-Payette : Est-ce que ces nouveaux
critères protégeraient les emplois d’une façon ou d’une autre?
Quand l’acquéreur présente son offre, il s’engage devant le
ministre à agir dans le meilleur intérêt du Canada, à protéger les
emplois et à investir dans l’entreprise qu’il achète. Je ne pense pas
que vous pourrez obtenir une garantie suffisante pour protéger les
emplois du personnel.
Mr. Peets: The compliance with undertakings could include
many things, but those are case-specific. I do not know if my
colleague wants to add anything.
M. Peets : Le respect des engagements peut inclure plusieurs
aspects, mais ils sont tous particuliers. Je ne sais pas si ma
collègue souhaite ajouter quelque chose.
Patricia Brady, Director, Investment, Insolvency, Competition
and Corporate Policy Directorate, Industry Canada: The
amendments being proposed with respect to enforcement would
not change the types of undertakings that investors offered. Those
are offered voluntarily by investors. They are not imposed by the
minister. However, they often relate to things such as protecting
jobs for a specific period of time and to the other net benefit
criteria that are spelled out in the act, which are not changing with
these investments.
Patricia Brady, directrice, Direction de la politique d’entreprise
d’investissement, d’insolvabilité et de la concurrence, Industrie
Canada : Les modifications proposées en matière d’application
n’apporteraient pas de changement aux types d’engagements
offerts par les investisseurs. Ces engagements sont donnés sur une
base volontaire. Ils ne sont pas imposés par le ministre.
Cependant, ils portent souvent sur la protection des emplois
pendant une certaine période de temps et sur les autres critères
d’avantages nets qui sont définis dans la loi et qui ne changent pas
avec ces investissements.
With respect to compliance with undertakings that they offer,
these amendments are intended to promote compliance by
allowing investors to offer security. It is a form of backing up
the undertakings that they do offer with financial security. It is
intended to promote compliance in that way.
En ce qui a trait au respect des engagements, les modifications
visent à encourager les investisseurs à se conformer en offrant des
garanties. C’est une façon d’appuyer les engagements en offrant
une garantie financière. Les modifications visent à encourager le
respect des engagements de cette façon.
Senator Hervieux-Payette: Who fixes the amount?
Le sénateur Hervieux-Payette : Qui fixe le montant?
Ms. Brady: That would be determined by the investor. They
would offer it and negotiate it with the minister.
Le montant est déterminé par l’investisseur. Celui-ci propose
une garantie et en négocie le montant avec le ministre.
The Chair: To all of our witnesses, those present with us now
and those that were here earlier, on behalf of the entire
committee, I would like to express our great appreciation.
Thank you very much. This meeting is concluded.
Le président : À tous nos témoins, ceux qui sont présents
maintenant avec nous et ceux que nous avons entendus plus tôt, je
tiens à exprimer mes plus grands remerciements au nom de tout le
comité. Merci infiniment. Voilà qui met un terme à nos travaux.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
17-5-2012
Banques et commerce
18:41
OTTAWA, Thursday, May 17, 2012
OTTAWA, le jeudi 17 mai 2012
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 10:30 a.m. to examine the subject
matter of those elements contained in Divisions 2, 10, 11, 22, 28
and 36 of Part 4 of Bill C-38, An Act to implement certain
provisions of the budget tabled in the Parliament on March 29, 2012,
and other measures.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce
se réunit aujourd’hui, à 10 h 30, afin d’étudier la teneur des
éléments des Sections 2, 10, 11, 22, 28 et 36 de la Partie 4 du projet
de loi C-38, Loi portant exécution de certaines dispositions du
budget déposé au Parlement le 29 mars 2012 et mettant en œuvre
d’autres mesures.
Senator Irving Gerstein (Chair) in the chair.
[English]
Le sénateur Irving Gerstein (président) occupe le fauteuil.
[Traduction]
The Chair: Honourable senators, this morning we continue our
pre-study of certain divisions of Part 4 of Bill C-38, the jobs,
growth and long-term prosperity bill. To continue the work we
began yesterday with the minister, we are pleased to welcome two
agencies who will be affected by this bill.
Le président : Honorables sénateurs, nous poursuivons ce matin
notre étude préalable de certaines sections de la partie 4 du projet de
loi C-38, soit la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospérité
durable. Dans la foulée du travail que nous avons entamé hier en
présence du ministre, nous accueillons les représentants de deux
organismes qui seront touchés par ce projet de loi.
In this first hour, we welcome Karen Kinsley, President and
Chief Executive Officer of Canada Mortgage and Housing
Corporation. She is accompanied by Sébastien Gignac, General
Counsel. Colleagues, we have one hour for this session.
Au cours de la première heure, nous allons recevoir les
témoignages de Karen Kinsley, présidente et première dirigeante
de la Société canadienne d’hypothèques et de logement. Elle est
accompagnée de Sébastien Gignac, avocat général. Chers
collègues, nous disposons d’une heure pour ce groupe de témoins.
Ms. Kinsley, the floor is yours.
Madame Kinsley, vous avez la parole.
Karen Kinsley, President and Chief Executive Officer, Canada
Mortgage and Housing Corporation: It is certainly a pleasure to be
here today to discuss Bill C-38, the Jobs, Growth and Long-term
Prosperity Act, as it relates to Canada Mortgage and Housing
Corporation.
Karen Kinsley, présidente et première dirigeante, Société
canadienne d’hypothèques et de logement : Je suis très heureuse
d’être parmi vous aujourd’hui pour discuter du projet de loi C-38,
la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospérité durable, dans la
mesure où il concerne les activités de la Société d’hypothèques et
de logement.
As Canada’s national housing agency, CMHC’s mandate and
responsibilities have evolved significantly over the past six
decades. Nowhere is that more evident than in the area of
housing finance.
Organisme national responsable de l’habitation au Canada, la
SCHL a vu son mandat et ses responsabilités évoluer de façon
considérable au cours des six dernières décennies. Cette évolution
est particulièrement évidente dans le domaine du financement de
l’habitation.
[Translation]
[Français]
In the 1950s, CMHC introduced mortgage loan insurance to
make home ownership more accessible to Canadians. Our
securitization programs began with the introduction of
mortgage-backed securities in the 1980s, followed by Canada
Mortgage Bonds in 2001.
Dans les années 1950, la SCHL a mis en œuvre l’assurance-prêt
hypothécaire afin de rendre l’accession à la propriété plus abordable
aux Canadiens. Nos programmes de titrisation ont pris forme dans
les années 1980 avec l’introduction des prêts hypothécaires, suivis
des obligations hypothécaires du Canada en 2001.
More recently, we played a role in improving liquidity in credit
markets by implementing the Insured Mortgage Purchase
Program, a temporary measure introduced by the government
at the height of the global economic downturn. These
securitization programs help ensure a ready supply of low-cost
funds for residential mortgages.
Plus récemment, on a participé à l’amélioration de la liquidité
du marché du crédit, grâce au Programme d’achat de prêt
hypothécaire assuré. C’est une mesure temporaire instaurée par le
gouvernement au cours de la crise économique mondiale. Ces
programmes de titrisation aident à garantir une source de fonds à
faible coût pour le financement hypothécaire à l’habitation.
18:42
Banking, Trade and Commerce
[English]
17-5-2012
[Traduction]
Over the years, CMHC has indeed evolved into a large
financial institution in Canada. Together, our mortgage loan
insurance and securitization programs, which operate on a
commercial basis, are essential components of Canada’s strong
and well-functioning mortgage financing system.
Au fil des ans, la SCHL est sans contredit devenue une
importante institution financière au Canada. Ensemble, notre
assurance prêt hypothécaire et nos programmes de titrisation, des
activités qui sont exercées sur un mode commercial, sont devenus
des éléments essentiels du système de financement hypothécaire et
synonyme de solidité et de bon fonctionnement.
One of the key ways in which CMHC contributes to a stable
housing system is by addressing gaps in the marketplace. In fact,
we are the only mortgage loan insurer for large, multiple-unit
properties, and a significant percentage of CMHC’s insured, highratio homeowner loans are in rural areas and smaller Canadian
markets that are traditionally not as well served by private
insurers. Together, these types of loans made up 46.5 per cent of
our mortgage loan insurance business last year.
La SCHL contribue à la stabilité du système d’habitation en
comblant les lacunes laissées sur le marché. D’ailleurs, nous
sommes le seul assureur-prêt hypothécaire à offrir de l’assurance
pour les grands immeubles locatifs, et une proportion
considérable des prêts pour propriétaires-occupants à rapport
au prêt-valeur élevé que nous assurons est consentie dans les
régions rurales et les petites collectivités, lesquelles sont
généralement moins bien servies par les assureurs privés.
Ensemble, ces prêts ont représenté 46,5 p. 100 de nos activités
d’assurance prêt hypothécaire en 201l.
Like all large financial institutions in Canada — and, arguably,
globally as well — CMHC faces heightened expectations for
governance, accountability and risk management.
Comme toutes les grandes institutions financières au Canada —
et ailleurs dans le monde — la SCHL se voit imposer des attentes
plus élevées en matière de gouvernance, de responsabilisation et de
gestion des risques.
As part of the government’s continuous efforts to strengthen
the housing finance system, Budget 2012 included a commitment
to enhance the governance and oversight framework for CMHC.
Specific measures to implement this commitment would be
enacted through Bill C-38.
Dans le contexte des efforts permanents du gouvernement pour
renforcer le système de financement de l’habitation, le budget
de 2012 prévoyait des améliorations à apporter au cadre de régie
et de surveillance de la société. Des mesures précises visant à
concrétiser cet engagement seront adoptées par l’entremise du
projet de loi C-38.
For example, CMHC’s mandate will now include specific
reference to the stability of the financial system, including the
housing market, as an objective of CMHC’s commercial activities.
Par exemple, le mandat de la SCHL est élargi afin d’inclure
désormais la stabilité du système financier, y compris celle du
marché de l’habitation, en tant qu’objectif de ses activités
commerciales.
As well, the Minister of Finance will be provided with
legislative and regulatory authorities in respect of CMHC’s
securitization programs and new commercial programs.
En outre, le ministre des Finances aura des pouvoirs législatifs
et réglementaires en ce qui a trait aux programmes de titrisation et
à tout nouveau programme commercial de la SCHL.
The Office of the Superintendent of Financial Institutions,
OSFI, will be mandated to conduct examinations, at least
annually, into the safety and soundness of CMHC’s commercial
activities. OSFI will report its findings to the CMHC Board of
Directors and to the Ministers of finance and Human Resources
and Skills Development.
Le Bureau du surintendant des institutions financières, ou
BSIF, aura le mandat de juger, au moins une fois par année, de la
sécurité et de la solidité des activités commerciales de la SCHL. Le
BSIF présentera ses conclusions au Conseil d’administration de la
SCHL ainsi qu’au ministre des Finances et au ministre des
Ressources humaines et du Développement des compétences.
[Translation]
CMHC’s board of directors will be increased to 12 voting
members from 10, by adding the Deputy Minister of Human
Resources and Skills Development and the Deputy Minister of
Finance.
[English]
As a Crown corporation, CMHC will continue to meet its
governance and accountability requirements under the Financial
Administration Act and the Canada Mortgage and Housing
[Français]
Le conseil d’administration de la SCHL comptera 12 membres
votants, au lieu de 10, car le sous-ministre des Ressources
humaines et Développement des compétences Canada et le sousministre des Finances en feront dorénavant partie.
[Traduction]
À titre de société d’État, la SCHL doit continuer de respecter
les exigences en matière de régie et de responsabilisation en vertu
de la Loi sur la gestion des finances publiques, de la Loi sur la
17-5-2012
Banques et commerce
18:43
Corporation Act. We will also continue to be accountable to
Parliament through the Minister of Human Resources and Skills
Development.
Société canadienne d’hypothèques et de logement et de la Loi
nationale sur l’habitation. Nous continuerons également d’être
responsables devant le Parlement, par l’intermédiaire du ministre
des Ressources humaines et du Développement des compétences.
The government also announced, in Budget 2012, that it would
be moving forward with a legislative framework for covered
bonds. Such a framework will support financial stability by
helping lenders access new sources of funding and by making the
market for covered bonds more robust.
Dans le budget de 2012, le gouvernement a également annoncé
qu’il présenterait un cadre législatif pour les obligations
sécurisées. Un cadre de ce genre favorisera la stabilité financière
en aidant les prêteurs à accéder à de nouvelles sources de
financement et en accroissant la robustesse du marché des
obligations sécurisées canadiennes.
Bill C-38 will establish CMHC as the administrator of the
covered bonds program. This will include activities such as
approving issuers, maintaining a registry of issuers, programs,
guarantors and other information and ensuring that issuers
comply with disclosure and other requirements of the covered
bonds program.
Le projet de loi C-38 établit la SCHL comme l’administrateur
du programme des obligations sécurisées. C’est-à-dire qu’elle
approuvera les émetteurs, tiendra un registre des émetteurs, des
programmes et des garants, entre autres, et qu’elle s’assurera que
les émetteurs se conforment aux exigences du programme des
obligations sécurisées, notamment en ce qui concerne les
informations à fournir.
[Translation]
All of these changes contribute to the stability of the housing
market and will therefore benefit all Canadians.
[English]
[Français]
Tous ces changements favoriseront la stabilité du marché de
l’habitation et profiteront par conséquent à tous les Canadiens.
[Traduction]
Thank you again for the opportunity to be here. I would
welcome any questions the committee has.
Merci encore de m’avoir donné l’occasion de comparaître
aujourd’hui. Je serais heureuse de répondre à toutes vos questions.
The Chair: Thank you, Ms. Kinsley, for those opening
remarks. You indicated that large, multi-unit properties make
up a large part of our loans. As well, a significant portion of
CMHC’s high-insured loans are in rural areas because they are
not served as well. Could you outline for the committee what the
differences are, if any, in the risks that CMHC insures and those
that private mortgage insurers insure?
Le président : Merci pour cet exposé liminaire, madame
Kinsley. Vous disiez que les grands immeubles correspondent à
une proportion considérable des prêts que vous assurez. De plus,
une proportion importante des prêts pour propriétaires-occupants
à rapport prêt-valeur élevé est consentie dans les régions rurales,
étant donné que ces dernières sont généralement moins bien
servies. Pourriez-vous expliquer au comité quelles sont les
différences entre la SCHL et les assureurs privés en ce qui
concerne le degré de risque accepté?
Ms. Kinsley: Let me speak to multi-unit residential properties
as an example. In this category, you would think of rental
buildings and nursing and retirement homes as examples. There
are certainly differences in the risk profile. Perhaps the most
obvious examples are nursing and retirement homes because they
are dependent on health care support in terms of some of the
operating costs. They are special-purpose facilities in the way that
they are constructed. Again, you are as much risking the
operation of that facility as the property itself. This is an area
where the private insurers do not insure any property. We cannot
speak to their motivation as to why they do not, but we can speak
to the fact that they are different types of entities than, let us say,
a homeowner loan that we might insure, which is really the bulk
of our business. In smaller and rural areas, the issues become ones
of critical mass, in many cases. Often, the loss that an insurer
would incur in those areas could be higher because the areas are
sometimes rural, smaller markets. The depth of the market, for
instance, in trying to resell a property, can be very small, and,
Mme Kinsley : Je peux vous citer l’exemple des grands
immeubles résidentiels. Cette catégorie comprend, entre autres,
les immeubles locatifs ainsi que les maisons de soins infirmiers et
les foyers pour personnes âgées. L’exemple le plus évident serait
peut-être celui des maisons de soins infirmiers et des foyers pour
personnes âgées, étant donné que le soutien des soins de santé
représente une composante essentielle de leurs charges
d’exploitation. Du point de vue de leur construction, ce sont
des installations à vocation particulière. Encore une fois, les
risques sont liés tout autant au fonctionnement de l’établissement
qu’au bâtiment lui-même. Voilà justement un segment de marché
où les assureurs privés ne sont pas du tout actifs. Nous ne sommes
pas en mesure de vous dire pourquoi ces derniers refusent de le
faire, mais, en même temps, nous savons qu’il s’agit
d’établissements à vocation différente, par rapport aux prêts
pour propriétaires-occupants que nous accepterions d’assurer,
puisque cela correspond en réalité à la grande majorité de nos
activités. Dans les localités rurales et de plus petite taille, le
18:44
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
therefore, the loss can be higher. Those are examples of the
differences in the risk profile of rural smaller markets as well as
different types of residential buildings.
problème en est surtout un de masse critique, dans bien des cas.
Souvent la perte que subirait un assureur dans un tel segment de
marché serait plus élevée parce qu’il s’agit des fois de régions
rurales où le marché est plus petit. Ainsi l’étendue du marché, dès
lors qu’il s’agit de revendre une propriété, peut être assez minime,
de sorte que la perte sera plus élevée. Voilà donc quelques
exemples de différences de risque entre les petits marchés ruraux
et différents types d’immeubles résidentiels.
Senator Oliver: As you know, over several years this committee
did extensive work in governance. For instance, the committee
looked at corporations with one person as CEO and chairman of
the board and said that was not right and that in terms of good
governance, they should be split. It also looked at audit
committees and said that if people are to be on an audit
committee, they should be financially literate, and the chair
should have a designation such as chartered accountant or
something similar.
Le sénateur Oliver : Comme vous le savez, le comité a, sur
plusieurs années, mené des études approfondies sur la question de
gouvernance. Par exemple, le comité a examiné la situation de
sociétés n’ayant qu’une personne comme PDG et président du
conseil d’administration, et a conclu que ce n’était pas une bonne
chose et que, pour assurer une bonne gouvernance, ces deux
postes devraient être occupés par deux personnes différentes. Il a
également examiné les comités de vérification, et a déterminé que,
premièrement, les membres du comité de vérification devraient
posséder des connaissances en finances et, deuxièmement, que le
président devrait avoir la désignation de comptable agréé ou
quelque chose de semblable.
I am interested to know about the new governance
requirements for you and how you will carry them out. Have
you put some machinery in place? If so, what are those steps?
What will the changes be in your governance?
Pour ma part, je m’intéresse surtout aux nouvelles exigences en
matière de gouvernance et comment vous comptez les remplir.
Avez-vous déjà établi des mécanismes en ce sens? Dans
l’affirmative, en quoi consistent les différentes étapes et de
quelle manière allez-vous modifier votre régime de gouvernance?
Ms. Kinsley: Thank you for those questions. I will first speak
to a couple of the points you referenced. We very much have been
following best practices in governance as you have described. We
have a separation between CEO and chair. I am pleased to report
that of the eight members on our board today, 50 per cent of
them have CA designations.
Mme Kinsley : Merci pour ces questions. Je voudrais, tout
d’abord, répondre à un ou deux points que vous avez soulevés. À
ce sujet, je peux vous affirmer que nous suivons à la lettre les
pratiques exemplaires en matière de gouvernance que vous avez
décrites. Les postes de PDG et de président du conseil sont
complètement distincts chez nous. Je suis aussi heureuse de vous
signaler que, sur les huit administrateurs qui font actuellement
partie de notre conseil d’administration, 50 p. 100 d’entre eux ont
la désignation de comptable agréé.
Senator Oliver: Are there any lawyers? Lawyers are always
good to have.
Le sénateur Oliver : Y a-t-il des avocats? Il est toujours bon
d’avoir des avocats.
Ms. Kinsley: I make no comment on that, senator. On financial
literacy, as mentioned in my opening comments, we play a large
role in this area. The 50 per cent composition speaks volumes to
the seriousness with which we take those responsibilities. In many
ways, we have already embedded in governance and oversight at
CMHC today the types of things you have described, at least in
reference to those two points.
Mme Kinsley : Je préfère ne pas me prononcer là-dessus,
sénateur. S’agissant de connaissances financières, comme je l’ai
dit dans mon exposé liminaire, nous jouons un rôle important
dans ce domaine. Que 50 p. 100 des administrateurs aient ces
qualifications-là en dit long sur le sérieux que nous attachons à
nos responsabilités. À bien des égards, nous avons déjà incorporé
dans nos mécanismes de régie et de surveillance à la SCHL, le
genre de mesures que vous décrivez, du moins en ce qui concerne
ces deux éléments.
Going forward in terms of what the bill is recommending,
perhaps the biggest area of change in governance and oversight is
the provision that speaks to the new requirement that the Office
of the Superintendent of Financial Institutions provide an annual
review of CMHC’s activities. That would be the largest or most
significant change in terms of our governance and oversight.
En ce qui concerne les mesures qui s’appliqueront à l’avenir, vu
ce qui est recommandé dans ce projet de loi, je dirais que le plus
important changement en matière de régie et de surveillance
concerne la disposition selon laquelle le Bureau du surintendant
des institutions financières sera désormais obligé d’effectuer un
examen annuel des activités de la SCHL. Je crois qu’il s’agit là du
changement le plus important ou significatif que propose le projet
de loi en matière de gouvernance et de surveillance.
17-5-2012
Banques et commerce
18:45
Senator Oliver: You will be getting two new directors. The
board will increase from 10 to 12 with two senior deputy ministers
added.
Le sénateur Oliver : Vous allez également obtenir deux nouveaux
administrateurs. La composition du conseil d’administration passe
de 10 à 12, avec l’ajout de deux sous-ministres principaux.
Ms. Kinsley: Correct. As I mentioned, we will have a deputy
minister from Finance Canada and one from Human Resources
and Skills Development Canada. They will both come on as voting
members. They will increase our board from 10 to 12 members with
their inclusion.
Mme Kinsley : C’est exact. J’ai indiqué justement tout à l’heure
que nous aurons deux sous-ministres, le premier de Finances
Canada, et le deuxième, de Ressources humaines et Développement
des compétences Canada. Il s’agira de membres votants. Leur
inclusion portera de 10 à 12 le nombre d’administrateurs de la
Société.
Senator Oliver: Have you set some procedures in place to deal
with the new procedures that will have to take place with
oversight by OSFI?
Le sénateur Oliver : Avez-vous établi des procédures en vue
d’être en conformité avec celles qu’applique le BSIF en matière de
surveillance?
Ms. Kinsley: We are ready for that oversight. Of course, until
OSFI comes in, we do not know what the nature of their inquiries
will be.
Mme Kinsley : Nous sommes prêts à faire l’objet de cette
surveillance. Bien entendu, tant que les agents du BSIF n’auront
pas entamé leurs activités de surveillance, nous ne saurons pas
quels renseignements précis seront exigés.
We have publicly stated for many years that we follow OSFI’s
guidelines today as they relate to capital management and other
OSFI governance guidelines. We are familiar with the
expectations that OSFI would impose on, for instance, private
mortgage insurers; and we follow many of those guidelines. In
some ways, we have a pretty good sense of key areas that they
would be looking at. However, until they come in and do the
work that they are expected to do, and I am not sure where that
will lead, we are open and pretty good at responding to requests.
Depuis de nombreuses années, nous affirmons publiquement
que nous suivons d’ores et déjà les directives et lignes directrices
du BSIF en ce qui concerne la gestion des capitaux et de
gouvernance. Nous sommes au courant des exigences du BSIF
relativement aux activités des assureurs hypothécaires privés, et
nous suivons bon nombre des directives en question. À certains
égards, nous avons déjà une assez bonne idée des éléments clés qui
vont les intéresser. Cependant, tant que leurs agents ne seront pas
sur place pour faire le travail qui est attendu d’eux, je ne saurai
pas vraiment où tout cela peut mener, même si nous sommes
ouverts et assez efficaces dès lors qu’il s’agit de répondre aux
demandes qui nous sont adressées.
Senator Dawson: Before following Senator Oliver’s line of
questioning, I want to draw attention to an email that I sent to the
chair earlier. I will quote the document from the Quebec bar in
French. They wrote to Senator Joseph A. Day to be heard on
Bill C-38, but said that they would like to be heard by other
committees. I forwarded the letter to the chair and informed them
that Senate committees were already studying the bill if they any
had comments to make. The letter said:
Le sénateur Dawson : Avant de poser des questions qui font
suite à celles soulevées par le sénateur Oliver, j’aimerais
simplement attirer votre attention sur un courriel que j’ai fait
parvenir au président plus tôt. Je voudrais citer le document
envoyé par le Barreau du Québec en français. Le barreau a
adressé une lettre au sénateur Joseph A. Day en demandant à
comparaître au sujet du projet de loi C-38, et en exprimant
également le vœu que d’autres comités puissent l’inviter à
comparaître. J’ai fait suivre cette lettre au président en lui
faisant remarquer que certains comités sénatoriaux sont déjà en
train d’étudier le projet de loi, si jamais le Barreau souhaite faire
parvenir ses observations. La lettre se lit ainsi :
[Translation]
At the very least, the Barreau du Québec is making a
formal request to be heard by the parliamentary committees
in the Senate and House of Commons that will be examining
the provisions of Bill C-38.
[English]
I did not have the clerk’s email, so I sent it to the chair. I
forwarded it to myself because I am Chair of the Standing Senate
Committee on Transport and Communications. I had not
[Français]
À tout le moins, le Barreau du Québec demande
formellement d’être entendu par les comités parlementaires
du Sénat et de la Chambre qui seront chargés d’examiner les
dispositions relatives à la disposition du projet de loi C-38.
[Traduction]
Je n’avais pas l’adresse électronique du greffier, et je l’ai donc fait
parvenir au président. Je l’ai fait suivre également à moi-même,
étant donné que je suis président du Comité sénatorial permanent
18:46
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
received it but was informed that they wanted to be heard, so I
forwarded it to other committee chairs.
des transports et des communications. Je ne l’avais pas reçue, mais
on m’a informé que le Barreau voulait être entendu et j’ai donc
décidé de le transmettre à d’autres présidents de comités.
Along the same line of questioning on governance issues, you
clearly accept that OSFI is overseeing your activities. Should they
not have the same responsibility for the EDC and the BDC?
Donc, toujours sur la question de la gouvernance, vous
acceptez de toute évidence que le BSIF surveille vos activités.
Ne pensez-vous pas qu’il devrait exercer cette même
responsabilité à l’égard d’EDC et de BDC?
Ms. Kinsley: Perhaps that is a question to pose to OSFI. I do
not know what their mandates and requirements are. I believe
they are coming to the committee next. Maybe I can recommend
that you pose that question to them.
Mme Kinsley : C’est une question qu’il faudrait peut-être poser
aux responsables du BSIF. Je ne sais pas en quoi consistent le
mandat ou les exigences de cet organe. Je crois qu’il est prévu que
ces derniers comparaissent devant le comité après nous. Je vous
recommande donc de leur poser la question directement.
Senator Dawson: In that case, I will try to come back for that.
Le sénateur Dawson : Dans ce cas, j’essaierai de revenir quand
ils seront présents.
The Chair: They will be here for the second hour of this meeting.
Senator Dawson: I will ask them later.
Le président : Ils vont témoigner pendant la deuxième heure.
Le sénateur Dawson : Je vais donc leur poser la question
plus tard.
The Chair: Was that your question?
Le président : C’était ça votre question?
Senator Dawson: That was my question.
Le sénateur Dawson : C’était ça ma question.
Senator L. Smith: In your presentation and through the
documents that we received on the bill, there is the issue of
covered bonds. Will this replace the guarantee? Would you give us
a little insight about the covered bonds and what this means for
CMHC and for consumers?
Le sénateur L. Smith : Dans votre exposé et les documents que
nous avons reçus au sujet du projet de loi, il est question
d’obligations sécurisées. Ces dernières vont-elles remplacer la
garantie? Pourriez-vous nous éclairer au sujet des obligations
sécurisées et nous expliquer ce que cela signifie pour la SCHL et
les consommateurs?
Ms. Kinsley: With respect to the first part of the question about
whether this will replace the current securitization programs that
CMHC guarantees today, Canada mortgage bonds and
mortgage-backed securities, the answer is no. Covered bonds
are intended to be a new way of accessing funds for the mortgage
market distinct from the programs that are in place today.
Mme Kinsley : En ce qui concerne la première partie de votre
question sur la possibilité que ces obligations remplacent les
programmes actuels de titrisation qu’offre la SCHL à l’heure
actuelle — c’est-à-dire les obligations hypothécaires et les titres
adossés à des créances hypothécaires — la réponse est non. Les
obligations sécurisées visent à offrir un nouveau moyen d’accéder
à des crédits liés au marché hypothécaire, en dehors des
programmes qui sont actuellement en place.
The big distinction between these two programs is in the case of
Canada mortgage bonds and mortgage-backed guarantees. The
underlying loans, or mortgages, are all insured either by CMHC
or a private insurer. The guarantees offered to investors that they
will be paid back at the end of the day are guarantees offered
through CMHC on behalf of the government. That is one
structure that operates today.
La grande distinction entre les deux programmes concerne les
obligations hypothécaires du Canada et les garanties adossées à
des créances hypothécaires. Les hypothèques ou prêts sous-jacents
sont tous assurés, soit par la SCHL, soit par un assureur privé.
Les garanties de remboursement offertes aux investisseurs sont
des garanties qu’offre la SCHL au nom du gouvernement. Voilà
un mécanisme qui est déjà en place à l’heure actuelle.
The distinction and why covered bonds are a new way of
accessing funds is the proposed legislation prescribes two major
differences: First, the underlying assets will not be insured; and,
second, the guarantees to the investor that they will be repaid are
offered by the issuing entity backed by the underlying assets. In
essence, there will be three programs. We currently administer
two of them, which have insured underlying mortgages and
government guarantees to investors; and they will remain the
same. The third program is the covered bonds, which have no
La raison pour laquelle les obligations sécurisées constituent
une nouvelle façon d’accéder aux crédits concerne deux grandes
différences que prévoit le projet de loi : premièrement, les actifs
sous-jacents ne seront pas assurés; et, deuxièmement, les garanties
de remboursement sont offertes à l’investisseur par l’entité
d’émission, et ces garanties sont adossées aux actifs sousjacents. Donc, il y aura, en réalité, trois programmes distincts.
Nous en administrons deux à l’heure actuelle, soit ceux qui
concernent les assurances liées aux hypothèques sous-jacentes et
17-5-2012
Banques et commerce
18:47
government guarantee related to the assets or to the repayment of
the bond principle and interest. The mechanisms are different and
will remain in their different forms going forward.
les garanties offertes aux investisseurs par le gouvernement; ces
programmes ne changeront pas. Le troisième programme est celui
des obligations sécurisées, qui ne font l’objet d’aucune garantie du
gouvernement relative aux actifs ou au remboursement du capital
et des intérêts de l’obligation. Il s’agit de mécanismes différents et
la forme de chacun des programmes restera inchangée à l’avenir.
For consumers, there are two basic impacts. First, each of these
programs increases the access of institutions to an ample supply
of funding for mortgage lending. In 2008, we saw the
circumstances around that when access to credit was severely
restricted as a result of the global economic crisis. These programs
will allow for the facilitation of some access to mortgage funding
for our domestic mortgage market.
Quant aux consommateurs, les effets de base sont de deux
ordres. Premièrement, chacun de ces programmes augmente la
capacité des établissements à accéder à une bonne réserve de
crédits pouvant financer des prêts hypothécaires. En 2008, nous
avons été témoins des conséquences d’un vif resserrement du
crédit par suite de la crise économique mondiale. Or, ces
programmes faciliteront l’accès au financement hypothécaire sur
le marché hypothécaire intérieur.
At a broad level, consumers will benefit from the access to
credit through these individual programs. At a more precise level,
it will affect the cost that consumers pay through interest rates on
the mortgages they assume. These costs of funds, whether through
the guaranteed programs or the covered bond program, can
reduce costs to lending institutions as compared to their other
sources of funds. That cost typically gets passed off in a
competitive marketplace to consumers through lower interest
rates. There is a supply question, an access to funding in the first
instance, and a cost question, which are the resulting costs to
consumers through interest rates that are charged.
De façon générale, les consommateurs profiteront de cet accès
au crédit par l’entremise de ces programmes individuels. À un
niveau plus individuel, ce changement influera sur le coût pour les
consommateurs, c’est-à-dire les taux d’intérêt qui s’appliqueront
aux hypothèques qu’ils prennent. Les frais liés à ces crédits, qu’ils
passent par les programmes de garantie ou le programme
d’obligations sécurisées, peuvent faire en sorte de réduire le coût
pour les établissements de prêts, par rapport à d’autres sources de
financement. Ce coût est normalement répercuté sur les
consommateurs, dans un marché concurrentiel, par le biais de
taux d’intérêt inférieurs. Il y a la question de l’offre, c’est-à-dire de
l’accès au financement dans un premier temps, et celle des coûts,
c’est-à-dire les coûts pour les consommateurs qui passent par les
taux d’intérêt qu’on leur impose.
Senator L. Smith: Will mortgage-backed guarantees change
over time?
Le sénateur L. Smith : Les garanties adossées aux créances
hypothécaires vont-elles évoluer avec le temps?
Ms. Kinsley: As a result of the introduction of covered bonds?
Mme Kinsley : En raison de l’introduction des obligations
sécurisées?
Senator L. Smith: Right.
Le sénateur L. Smith : Oui.
Ms. Kinsley: No, because with covered bonds, again, the
legislation would provide the underlying mortgages can only have
a maximum loan value to 80 per cent. In our language, that refers
to low ratio loans. The Bank Act today, which is something
separate from anything we are talking about, requires that any
mortgage above that threshold of 80 per cent must be insured either
through us or through our private sector competitors. While the
provision of the Bank Act is still in place, there will always be, by
legislation, a need for insured mortgages. Those mortgages are not
eligible to be part of the covered bond program.
Mme Kinsley : Non, parce que, pour les obligations sécurisées, le
projet de loi prévoit que la valeur maximale du prêt relative aux
hypothèques sous-jacentes ne peut dépasser 80 p. 100. Dans notre
jargon, il s’agit de prêts à faible rapport prêt-valeur. À l’heure
actuelle, la Loi sur les banques, qui est tout à fait distincte de ce
dont nous avons parlé jusqu’à présent, exige que toute hypothèque
dépassant le seuil de 80 p. 100 soit assurée, soit par nous, soit par
un de nos concurrents du secteur privé. Bien que ces dispositions de
la Loi sur les banques est toujours en vigueur, il existera toujours
des dispositions législatives prévoyant l’émission de prêts
hypothécaires assurés. De tels prêts hypothécaires ne sont pas
admissibles aux termes du programme des obligations sécurisées.
Senator Ringuette: Basically, Ms. Kinsley, this new covered
bond program that you will be administrating is to provide more
liquidity for financial institutions?
Le sénateur Ringuette : Au fond, madame Kinsley, ce nouveau
programme d’obligations sécurisées que vous allez administrer vise
à fournir plus de liquidités aux institutions financières, n’est-ce pas?
Ms. Kinsley: That is correct.
Senator Ringuette: What will be your cost for this new structure?
Mme Kinsley : C’est exact.
Le sénateur Ringuette : Combien cette nouvelle structure vous
coûtera-t-elle?
18:48
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
Ms. Kinsley: We do not have that determined yet. Of course,
we have a fair amount of work to do, assuming the legislation
moves ahead, to identify what the terms and conditions and the
detailed operating procedures will be. The legislation does provide
that the cost that CMHC incurs would be passed on to the issuers
by way of fees. It does prescribe that fees would be set as a result.
It is a little premature until we go through that legwork of fleshing
out what the terms and conditions in the context of the legislative
parameters will be and what those fees and costs will be.
Mme Kinsley : Nous n’avons pas encore établi cela. Bien sûr,
nous avons encore pas mal de travail à faire, à supposer que le
projet de loi soit adopté, afin de déterminer quelles doivent en être
les conditions et les modalités précises. Selon le projet de loi, les
coûts que devra supporter la SCHL seront répercutés sur les
émetteurs sous forme de droits. Le projet de loi prévoit
l’établissement de ces droits. Il est prématuré d’en parler pour le
moment, tant que nous n’aurons pas fait ce travail d’analyse qui
nous permettra de déterminer les conditions et les modalités qui
s’imposent, par rapport aux paramètres prescrits dans la loi, ainsi
que les coûts et, donc, les droits qu’il convient d’établir.
Senator Ringuette: These fees will be set by the Minister of
Finance, if I read the legislation right?
Le sénateur Ringuette : Ces droits seront fixés par le ministre
des Finances, si j’ai bien compris ce que prévoit le projet de loi.
C’est bien cela?
Ms. Kinsley: The Minister of Finance has the legislative ability
to set the fees. We will be determining what we believe the fees to
be as a result of the costs that we believe we will incur.
Mme Kinsley : Le ministre des Finances a le pouvoir, aux
termes de la loi, de fixer les droits. Il nous appartiendra de
déterminer à combien devraient se monter ces droits, étant donné
les coûts que nous devrons supporter, selon notre analyse.
Senator Ringuette: There is no guesstimate at all for the cost of
this program from CMHC?
Le sénateur Ringuette : Donc, vous n’avez pas d’estimation des
coûts du programme pour la SCHL pour le moment?
Ms. Kinsley: Not at this point, senator.
Mme Kinsley : Pas pour le moment, sénateur.
Senator Ringuette: I find it pretty odd that we would put in an
entire piece of legislation to give you the authority to issue bonds
to provide liquidity to Canadian banks and there are no cost
estimates involved with regard to this process at all.
Le sénateur Ringuette : Je trouve un peu étrange qu’on décide
de faire adopter tout un projet de loi pour vous donner le pouvoir
d’émettre des obligations en vue de fournir des liquidités aux
banques canadiennes, alors qu’il n’existe aucune estimation du
coût de cette démarche.
Ms. Kinsley: I want it to be clear: We are not issuing bonds. It
is actually the institutions themselves that are doing that. To the
second part of your question, we do not have an estimate at this
point.
Mme Kinsley : Je me permets de faire une mise au point : ce
n’est pas nous qui allons émettre ces obligations. Ce sont les
institutions financières elles-mêmes qui le feront. Pour répondre à
la deuxième partie de votre question, non, nous n’avons pas
encore d’estimation du coût.
Senator Ringuette: Okay. You know that OSFI will be
reviewing your books?
Le sénateur Ringuette : Très bien. Vous savez que le BSIF sera
habilité à examiner vos livres?
Ms. Kinsley: Yes.
Senator Ringuette: OSFI is in the cost recovery with regard to
their supervision role.
Ms. Kinsley: Correct.
Mme Kinsley : Oui.
Le sénateur Ringuette : Le BSIF compte recouvrer ses coûts par
rapport à ses activités de surveillance.
Mme Kinsley : C’est exact.
Senator Ringuette: Do you have an estimate of the cost to
CMHC of the review role of OSFI?
Le sénateur Ringuette : Avez-vous une estimation du coût pour
la SCHL des activités de surveillance du BSIF?
Ms. Kinsley: We do not. This will be set by OSFI based on
what they believe the work is that will be required. We do not
have a sense of that. I dare say OSFI may not either, until they get
in and get familiar with CMHC.
Mme Kinsley : Non. C’est le BSIF qui nous le dira, en fonction
du travail qui doit s’accomplir, à son avis. Nous n’en savons rien
pour le moment. J’ai l’impression qu’il en va de même pour le
BSIF, tant que ses agents n’auront pas eu l’occasion de se
familiariser avec les activités de la SCHL.
Senator Ringuette: You certainly, from my perspective, are
insuring non-profit housing for seniors and families. With regard
to the percentage of your portfolio, when you indicated earlier
Le sénateur Ringuette : En ce qui me concerne, une de vos
fonctions consiste à assurer les logements à but non lucratif dont
profitent les personnes âgées et les familles. En ce qui concerne le
17-5-2012
Banques et commerce
18:49
that rural areas and smaller markets and so on are 46.5 per cent
of your insurance portfolio as of last year, where would the nonprofit group be in that portfolio?
pourcentage que représentent les différents segments de votre
portefeuille, vous disiez tout à l’heure que les prêts consentis dans
les régions rurales et dans les petits marchés représentent 46,5 p. 100
de vos activités d’assurance prêt hypothécaire; combien donc
représente le segment des logements à but non lucratif?
Ms. Kinsley: I would like to clarify what we do in this area. For
non-profits, generally that is a subsidy program as part of our
appropriation funding. The government would provide through
CMHC appropriations on an annual basis to allow for the
construction or subsidy of new affordable housing. That is not
part of our commercial mortgage insurance operations. However,
there are not-for-profit projects that can be insured on a
commercial basis to the extent that they can be seen to be
commercially viable projects based on the mix of their —
Mme Kinsley : Je voudrais apporter une précision concernant
la nature de nos activités dans ce domaine. En ce qui concerne les
logements à but non lucratif, ces derniers font généralement
l’objet d’un programme de subventions qui est financé à partir de
nos crédits parlementaires, c’est-à-dire que le gouvernement vote
chaque année des crédits que la SCHL utilise pour financer la
construction ou la subvention de nouveaux logements abordables.
Cela ne fait donc pas partie de nos opérations d’assurance prêt
hypothécaire commerciales. Cependant, ces crédits ne peuvent
servir à financer des projets d’habitations à but lucratif qui
peuvent être pris en charge par des assureurs commerciaux, dans
la mesure où ils sont considérés comme des projets commerciaux
viables, selon la composition...
Senator Ringuette: Housing co-ops and so forth?
Le sénateur Ringuette : Vous parlez de coopératives
d’habitation et de ce genre de choses?
Ms. Kinsley: They would be an example, perhaps, but not all
co-ops. Again, it depends on the individual properties. We could
consider them for insurance. I can tell you that would be a very
small part of what we do in the area of affordable housing. It is
largely, if not the majority, subsidy appropriation based.
Mme Kinsley : C’est un exemple parmi d’autres, mais ce ne
serait pas le cas pour toutes les coopératives. Encore une fois, cela
dépend de la nature des logements individuels. Nous
envisagerions de les assurer. Je peux vous dire que cela
représente une infime partie de nos activités dans le domaine
des logements abordables. Je dirais qu’une bonne partie, voire
même la majorité, de nos activités dans ce domaine sont financées
par nos crédits parlementaires et visent l’octroi de subventions.
Senator Tkachuk: Welcome, Ms. Kinsley. Page 2 of your
presentation says that OSFI reports its findings to the board of
directors, Minister of Finance and Human Resources and Skills
Development. Will these findings be made public?
Le sénateur Tkachuk : Bienvenue au comité madame Kinsley.
À la page 2 de votre texte, vous dites que le BSIF présentera ses
conclusions au conseil d’administration de la SCHL, ainsi qu’au
ministre des Finances et au ministre des Ressources humaines et
du Développement des compétences. Ces conclusions vont-elles
être communiquées au public?
Ms. Kinsley: My understanding is no. In fact, there are provisions
specifically addressing this in the bill. Like other reviews and work
that OSFI does, that information is confidential. In the bill
provisions here, it is intended that those same provisions apply to
the reviews they will undertake for CMHC.
Mme Kinsley : Non, je ne crois pas. En fait, le projet de loi
renferme des dispositions qui portent directement sur cette
question. Comme c’est le cas pour d’autres examens et le travail
qu’effectue en général le BSIF, l’information qui en découle
demeure confidentielle. Le projet de loi prévoit que ces mêmes
dispositions s’appliquent aux examens qu’effectuera le bureau
dans le cas de la SCHL.
Senator Tkachuk: You make an annual report.
Le sénateur Tkachuk : Mais vous déposez un rapport annuel.
Ms. Kinsley: We do indeed.
Mme Kinsley : En effet.
Senator Tkachuk: Will any of those OSFI findings or any of
that information regarding your financial ability to meet your
obligation be included in your annual report, or at least
information from the findings?
Le sénateur Tkachuk : Votre rapport annuel fera-t-il état de
certaines conclusions du BSIF ou d’autres renseignements
concernant votre capacité financière à respecter vos obligations?
Présentera-t-il au moins certains renseignements liés aux
conclusions du BSIF?
Ms. Kinsley: We in fact include that today in our annual
report, and not only this year’s which was tabled in the house a
week ago. In previous annual reports, we provided extensive
information on the quality of our mortgage loan insurance
Mme Kinsley : Le fait est que nous présentons d’ores et déjà de
tels renseignements dans notre rapport annuel — et pas seulement
le rapport de cette année qui a été déposé devant la Chambre il y a
une semaine. Dans des rapports annuels antérieurs, nous avons
18:50
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
portfolio, on our capital framework, on the stress testing that we
do and the results of that stress testing and confidence intervals,
et cetera. That will continue. That may get enhanced if there are
other things through the course of OSFI’s review they think are
worth us disclosing and reporting on. It certainly can be added to.
fourni de très amples renseignements sur la qualité de notre
portefeuille d’assurance prêt hypothécaire, sur notre cadre de
capitalisation, sur les « tests de tension » que nous effectuons, de
même que sur les résultats de ces tests et les intervalles de
confiance, et cetera. Tout cela se poursuivra. Il est possible,
d’ailleurs, qu’on fournisse des données encore plus complètes si,
dans le cadre de son examen, le BSIF détermine que certaines
informations que nous possédons devraient être communiquées
au public et faire l’objet de rapports en bonne et due forme. Il ne
fait aucun doute qu’on peut toujours les ajouter.
I would say to you, yes, we will continually ensure that our
public documents reflect the information that parliamentarians
and Canadians need to know.
Donc, nous allons toujours nous efforcer de fournir au public
des documents qui présentent les informations que requièrent les
parlementaires et les citoyens canadiens.
Senator Tkachuk: CMHC is a government-owned operation, a
Crown corporation, and it has large banking instruments to it as
well as the social housing part. OSFI also, of course, looks after the
federally regulated banks, which are private. Is there any difference
in how OSFI will report to the public on CMHC versus, say, the
Royal Bank? For example, if the Royal Bank was having problems,
there would be an alert of some kind. It would be public.
Le sénateur Tkachuk : La SCHL est une société d’État, si bien
qu’elle possède de grands instruments bancaires, en plus de mener
ses activités dans le domaine du logement social. Le BSIF surveille
aussi, bien entendu, les banques sous réglementation fédérale, qui
sont privées. Y a-t-il une différence entre les rapports publics du
BSIF sur la SCHL, par exemple, comparativement à la Banque
Royale? Par exemple, si la Banque Royale avait des difficultés, une
alerte quelconque serait donnée. Cette information serait publique.
Ms. Kinsley: Again, I would say to you that there is a difference
in terms of our accountability regime because we are a Crown, and I
spoke to that a bit in my opening remarks. We must follow the
FAA and a variety of other legislative requirements that the private
sector obviously would not be subject to.
Mme Kinsley : Encore une fois, je dois dire qu’il existe une
différence au niveau du régime de responsabilisation, étant donné
que nous sommes une société d’État, et j’ai abordé cela en
diagonale dans mon exposé liminaire. Nous sommes tenus de
suivre la Loi sur la gestion des finances publiques et d’autres lois
auxquelles le secteur privé n’est pas assujetti.
In terms of the question of confidentiality around what OSFI
will report or will not as a result of its reviews, we are expecting
that it will take the same view of that with respect to CMHC as it
does for the reviews that they carry out in the private sector, not
having been privy to any of these cycles. You may want to probe a
little more with them.
En ce qui concerne la confidentialité et la mesure dans laquelle
le BSIF communique ou non les conclusions de ses examens au
public, nous pensons que son approche ne sera guère différente
pour la SCHL que pour d’autres types d’examens qu’il effectue
dans le secteur privé, bien que je ne sois pas au courant de ce en
quoi ont pu consister ces examens. Vous voudrez peut-être
explorer cette question avec le BSIF.
Senator Tkachuk: As head of the Crown corporation, from
your own point of view, in order to be recognized as a financial
institution, do you think the information from OSFI should be
made public?
Le sénateur Tkachuk : En tant qu’administratrice d’une société
d’État, êtes-vous d’avis que les conclusions du BSIF devraient être
communiquées au public si une entité veut être reconnue comme
institution financière?
Ms. Kinsley: As I said in my remarks, I think we have to be
held — and we welcome being held — to heightened levels of
governance and oversight. We have to meet that bar, as a Crown
institution, no different than the private sector must meet that
bar. When it comes to disclosure of information, explanations,
transparency, and oversight, as was mentioned by Senator Oliver,
these expectations we take on board frankly independent, but not
distinct from, what OSFI would raise. These are expectations that
we must meet. OSFI will help us in that regard, I am quite sure, in
being able to give us insights on best practices and other things.
This is an obligation we have, regardless, in the broader context of
risk management and oversight.
Mme Kinsley : Comme je l’ai mentionné dans mon exposé
liminaire, j’estime qu’il est tout à fait approprié que nous soyons
tenus — et nous sommes heureux qu’il en soit ainsi — de nous
conformer à des normes plus strictes en matière de gouvernance et
de surveillance. Il est essentiel que nous, en tant que société,
respections de telles normes, tout comme le secteur privé. Pour ce
qui est de la communication d’information et d’explications au
public, de transparence et de surveillance, comme le disait le
sénateur Oliver, les attentes vis-à-vis de notre façon de faire sont, à
vrai dire, tout à fait indépendantes, sans être distinctes de celles que
pourrait avoir le BSIF. Nous nous devons de remplir ces attentes.
Le BSIF nous aidera à le faire, j’en suis sûre, en nous faisant
profiter, entre autres, de pratiques exemplaires. C’est une obligation
qui nous incombe de toute façon, vu nos responsabilités en matière
de gestion des risques et de surveillance.
17-5-2012
Banques et commerce
Senator Harb: Thank you for your presentation.
You have a very good track record. How much money did you
generate in the past fiscal years in terms of profit to the Government
of Canada?
Ms. Kinsley: In 2011, $1.5 billion.
Senator Harb: That is above and beyond all the expenses you
had?
Ms. Kinsley: That is our net income, yes.
18:51
Le sénateur Harb : Merci pour votre exposé.
Vous avez un très bon bilan. Quels revenus ou profits avezvous générés pour le gouvernement du Canada au cours des
derniers exercices financiers?
Mme Kinsley : En 2011, 1,5 milliard de dollars.
Le sénateur Harb : S’agit-il du montant après avoir défalqué
toutes vos dépenses?
Mme Kinsley : Oui, il s’agit de notre revenu net.
Senator Harb: My colleague asked questions about the
oversight in the presence of government deputy ministers on
your board, and we will be asking the next witness whether or not
other agencies have the same kind of representation on their
board. If not, it strikes me that you are almost being shackled and
muzzled, and losing the semi-autonomy and flexibility you had in
the past, by not only having government on your boards but also
fees being set by the minister in certain cases.
Le sénateur Harb : Mon collègue vous interrogeait concernant
la surveillance, étant donné la présence de ministres au sein de
votre conseil, et nous comptons demander aux prochains témoins
si les conseils d’administration d’autres organismes ont une
représentation semblable. Si ce n’est pas le cas, j’ai un peu
l’impression qu’on vous impose un carcan et un bâillon, et que
vous perdez ainsi la semi-autonomie et la souplesse que vous aviez
précédemment, non seulement en raison de la présence de
ministres à votre conseil, mais aussi parce que le ministre a le
pouvoir de fixer le montant des droits dans certains cas.
My question deals with the covered bond program. Who now
administers the covered bond program?
Ma question porte sur le programme des obligations sécurisées.
Qui administre ce programme en ce moment?
Ms. Kinsley: Today, covered bonds in Canada are issued by the
individual institutions themselves on a contractual basis. I will
explain the difference between that and what is being proposed
here. It is the institutions themselves, through entities they have
created, that currently administer their own covered bond
programs.
Mme Kinsley : À l’heure actuelle, les obligations sécurisées sont
émises par les institutions elles-mêmes sur une base contractuelle.
Je me permets de vous expliquer la différence entre ce régime et ce
qui est proposé ici. En ce moment, ce sont les institutions, par le
biais d’entités qu’elles ont créées, qui administrent leurs propres
programmes d’obligations.
What is being proposed in the legislation today is that while the
process and guarantees being offered under the covered bond
programs today will remain the same going forward, what the
legislative framework does is allow for standardization and
certainty to investors looking to buy those bonds in terms of
what happens, for instance, in the event of default or insolvency
of one of those issuers.
En ce qui concerne le projet de loi, même si le processus et les
garanties rattachés aux programmes actuels d’obligations
sécurisées resteront inchangés, le cadre législatif proposé offre
aux investisseurs qui envisagent d’acheter ces obligations un
élément de normalisation et de certitude dans l’éventualité où un
émetteur manquerait à ses engagements ou deviendrait insolvable.
Today, investors have to look to the contractual arrangements
within the covered bond programs of the issuers themselves. In
future, they will be able to look to the legislative framework and
the provisions of that framework to get certainty on how their
investment would be treated, for instance, in the event of
insolvency.
À l’heure actuelle, les investisseurs doivent s’intéresser aux
dispositions contractuelles rattachées aux programmes d’obligations
sécurisées qui visent les émetteurs. À l’avenir, ils pourront s’appuyer
sur les dispositions de ce cadre législatif pour savoir comment leur
investissement serait traité dans un cas d’insolvabilité.
The policy objective, as outlined by the government in
introducing covered bonds, was not only, as I described earlier,
to provide access or another access to credit and liquidity, but
also to improve the robustness of the programs by creating that
legislative underpinning and greater certainty for investors
looking to invest in this area.
Je vous expliquais dans mon exposé que l’objectif stratégique
des obligations sécurisées, comme l’a précisé le gouvernement en
annonçant leur introduction, consiste à fournir une autre source
d’accès au crédit et aux liquidités, et aussi à améliorer la
robustesse des programmes en créant un fondement législatif et
une plus grande certitude, au profit des investisseurs cherchant à
investir dans ce genre d’instrument.
Senator Harb: It strikes me as not diluting but adding more
responsibility to your agency, which is great. Who decided that
you should be the one who administers these bonds? Was it the
government who decided, or have you consulted with
stakeholders and found out that the agencies or entities that are
Le sénateur Harb : Pour moi, ce qui est proposé vous rajoute des
responsabilités, au lieu d’atténuer celles que vous exercez déjà — ce
qui est très bien. Qui a décidé que c’est vous qui devriez administrer
ces obligations? Est-ce le gouvernement ou avez-vous constaté, par
suite de consultations auprès des parties intéressées, que les
18:52
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
doing it now are not doing a good job; or there is risk, and
therefore you recommended to the minister that, ‘‘Minister,
maybe we should administer that’’? How did that come about?
organismes ou entités qui en sont chargés maintenant ne font pas un
si bon travail; ou est-ce que vous avez cru bon, en raison des risques,
de recommander au ministre que la SCHL se voie confier cette
responsabilité? Qu’est-ce qui a donné lieu à ce changement?
Ms. Kinsley: Very simply, the government decided. They did
have a consultation paper, which was made public, on the whole
area of covered bonds. That paper asked many questions, only
one of which was the question of how this should be administered.
I am not privy to the responses from the consultation, but as a
result of that process, the government announced that we in fact
would be the administrator.
Mme Kinsley : C’est le gouvernement qui a pris la décision, tout
simplement. Ce dernier a préparé un document de consultation, qui
a été communiqué au public, sur toute la question des obligations
sécurisées. Ce document posait beaucoup de questions, dont celle de
savoir comment ce programme devrait être administré. Je ne suis
pas au courant des réponses issues de cette consultation, mais, à la
suite de ce processus, le gouvernement a annoncé que c’est nous qui
en serions les administrateurs.
I do want to clarify a point. It is important to recognize that it
is not because there is anything wrong with the programs that are
in place today. Many investors around the world are even
prohibited from investing in covered bonds unless there is that
certainty of national legislation to protect their interests. This is a
question of enhancing an instrument that is out there through a
legislative framework.
Je voudrais apporter une précision, si vous permettez. Il est
important de reconnaître que ce changement ne signifie
aucunement que les programmes actuels posent problème. En
réalité, il est interdit à bon nombre d’investisseurs dans le monde
d’investir dans les obligations sécurisées en l’absence de lois
nationales qui protègent leurs intérêts. Il s’agit donc d’améliorer
un instrument qui existe déjà en l’appuyant sur un cadre législatif
en bonne et due forme.
[Translation]
Senator Maltais: You say in your report that 46.5 per cent of
CMHC’s lending is in the regions and more remote areas.
Compared with urban centres, how difficult is it in the regions,
where you said there have been some losses?
[English]
Ms. Kinsley: I would say again that the key difference between
smaller markets and urban centres really comes back to critical
mass. In smaller markets, if you think of a lender who takes back
a home that has been insured by us, they have to provide services
while that home is being resold: cut the grass, shovel the snow. It
becomes, in many cases, more expensive just to hire people in
some of the smaller, more rural areas, in addition to the fact that
the market to sell that home ultimately is less deep than you
would find in an urban centre. As a result, the costs associated
with losses can, in fact, for those reasons, be higher in the smaller
markets.
[Translation]
[Français]
Le sénateur Maltais : Vous dites dans votre rapport que la
société envoie 46,5 p. 100 de ses prêts en région, dans les centres
éloignés. Par rapport à la ville, aux centres urbains, quel est le
taux de difficulté, par exemple, en région, où vous avez dit qu’il y
a plusieurs pertes, à comparer à ceux des régions urbaines?
[Traduction]
Mme Kinsley : Encore une fois, je dirais que la principale
différence entre les petits marchés et les grands centres urbains est
la présence ou non d’une masse critique. Dans les petits marchés,
un prêteur qui reprend une maison que nous avons assurée doit
fournir certains services pendant le processus de revente de cette
maison — tondre le gazon, enlever la neige, et cetera. Dans bien
des cas, il coûte plus cher d’engager des gens dans les petites
localités rurales et, qui plus est, le marché de la revente
immobilière est moins étendu que dans un centre urbain. En
conséquence, les coûts afférents aux pertes peuvent être plus
élevés dans ces petits marchés.
[Français]
Senator Maltais: Was it not one of the goals of the Canada
Mortgage and Housing Corporation, at the time it was created, to
allow as many low-income Canadians as possible to buy property
without being squeezed by interest rates, which, at the time, were
somewhat exorbitant, because the banks really had no presence in
the regions, and there were very few lenders there? That is why
CMHC was created.
Le sénateur Maltais : N’était-ce pas là un objectif lorsque la
Société canadienne d’hypothèques et de logement a été créée, de
permettre au plus grande nombre de Canadiens à faible revenu
d’acquérir une propriété, sans se faire égorger par des taux qui à
l’époque étaient un peu usuraires, parce que les banques n’allaient
pas en région, il y avait très peu de prêteurs, c’est pour cela que la
SCHL a été créée.
Now when you are talking about resale value, you have to look
at the construction value. Do you have standards in place with
respect to a small town, for example, on a street where houses are
worth $100,000 and someone builds a $450,000 house at the other
Maintenant, lorsque vous parlez de valeur de revente, il faut
revenir à la valeur de construction. Est-ce que vous n’avez pas des
normes, mettons dans une petite ville, dans une rue où il y a des
maisons de 100 000 $, en bâtir une de 450 000 $ à l’autre bout,
17-5-2012
Banques et commerce
end of the street? Even if the person’s income would warrant that,
when it comes time to resell the property, I do not think it would
be possible to secure that price. Do you monitor that kind of
thing?
Ms. Kinsley: Yes, absolutely.
[English]
18:53
même si la personne a des revenus qui le justifient, lorsqu’on va
revenir à la revente dans le milieu, je ne crois pas qu’on touche son
prix. Est-ce que vous avez une surveillance de ce côté-là?
Mme Kinsley : Absolument.
[Traduction]
Again, for clarity, we were actually created back in 1946 to
house returning war veterans and to create housing for that
generation of veterans, so our housing finance role actually did
not evolve until the mid to late 1950s. We actually began as a
provider of affordable housing and a builder of communities, if
you will. That is just a little history on that.
Permettez-moi de préciser de nouveau que la SCHL a été créée
en 1946 afin que les anciens combattants qui revenaient de la guerre
aient des logements; ainsi nos activités de financement immobilier
n’ont commencé que vers le milieu ou la fin des années 1950. Au
départ, nous avions pour rôle de fournir des logements abordables
et de soutenir les collectivités, si vous voulez. Voilà donc quelques
faits concernant l’historique de la société.
I noticed you said ‘‘la centrale,’’ so you are close to our roots,
because I think most people in Quebec have changed the name.
You are absolutely right; we do look at the value of a home when
we are insuring it; and you are correct that homes in smaller and
rural areas cost less for construction; and the market will demand
less in terms of price than for a similar home, let us say, in
downtown Toronto.
J’ai remarqué que vous avez dit « centrale » en nous nommant,
ce qui m’indique que vous êtes près de nos racines, car, si je ne
m’abuse, la plupart des Québécois ne l’appellent plus ainsi. Vous
avez parfaitement raison : nous tenons compte de la valeur d’une
maison quand nous l’assurons; et vous avez également raison de
dire que la construction de maisons dans les petits centres et
régions rurales coûte moins cher et que le marché supporte des
prix inférieurs, par rapport au centre-ville de Toronto, pour une
maison semblable.
With every loan we adjudicate, on a loan-by-loan basis, both
we and the lender determine whether that property is being valued
in its proper market, at the right level, before we agree to insure it.
If we have a $400,000 home on a street that is $100,000, needless
to say we would have significant questions to ask as to whether
that made sense in the context of that market before we would
even offer insurance on it.
Chaque fois que nous devons prendre une décision sur une
demande de prêt, nous et l’établissement de crédit déterminons,
au cas par cas, dans quelle mesure la valeur de la propriété a été
établie en fonction du marché où elle se trouve, et si la valeur
établie est appropriée, et ce, avant que nous n’acceptions de
l’assurer. Si on nous présentait une maison de 400 000 $ dans une
rue où les maisons valent 100 000 $, il est évident que nous
poserions bien des questions quant au bien-fondé de l’évaluation
de cette propriété avant d’offrir de l’assurer.
[Translation]
Senator Maltais: I have a question about ‘‘social’’ housing, an
area where you have regular involvement. I am of a certain age
and I have never seen a government issue a budget that met the
demands of social groups. Is that just a habit or is that just the
way they work? Is the government investing enough in social
housing projects for low-income Canadians or seniors? Is the
government investing enough in cooperative projects with the
provinces, or will we continue to hear forlorn complaints from
social groups after every budget, for centuries to come? If you
build 30,000 units, they want 60,000; if you build 60,000, they
want 90,000, and so on. How far can this go? Is there any sort of
median standard in place to guide you, where you could say: ‘‘We
are setting this amount of money aside and that should be enough
for everyone to have housing?
[English]
Ms. Kinsley: We look at the question of need through what we
call core housing need statistics. We have a very precise definition
of people who are unable to afford housing with their own
[Français]
Le sénateur Maltais : J’ai une question concernant les logements
« sociaux », dossier sur lequel vous intervenez régulièrement. Je suis
rendu à un âge certain et je n’ai jamais vu un gouvernement émettre
un budget pour satisfaire les revendications des groupes sociaux.
Est-ce que c’est une habitude ou est-ce que cela fait partie de leur
mode de vie? Est-ce que le gouvernement investit assez dans les
projets d’immeubles sociaux pour les gens à faible revenu ou les
personnes âgées? Est-ce que le gouvernement investit assez en
collaboration avec les provinces ou est-ce qu’on va entendre encore
pendant des siècles les jérémiades, après chaque budget, des groupes
sociaux? Vous en construisez 30 000, ils en veulent 60 000; vous en
construisez 60 000, ils en veulent 90 000, et cetera. Jusqu’où cela
va-t-il aller? Est-ce qu’il y a quelque part une médiane qui vous
guide pour dire : prévoyons tel montant et cela devrait suffit, il y
aura des logements pour tout le monde?
[Traduction]
Mme Kinsley : Nous tenons compte des besoins grâce aux
statistiques sur ce que nous appelons les besoins impérieux en
matière de logement. Nous avons une définition bien précise des
18:54
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
resources. It is normally a 30 per cent measure, and Statistics
Canada, through the Census information, provides us with what
percentage of Canadians fall into that group.
personnes qui n’ont pas les moyens de se payer un logement. La
proportion est normalement de 30 p. 100, et Statistique Canada,
à l’aide des données du recensement, nous informe du
pourcentage des Canadiens qui sont dans cette catégorie.
When we talk about the level of need out there, it actually is a
very precise number, distinct from what some may think should
be provided.
Quand nous parlons des besoins, c’est vraiment un chiffre très
précis, par rapport à l’idée que se font les gens du nombre de
logements qui sont nécessaires.
To your second question around what the government is
providing or doing in this area, I can tell you that, on our
appropriation side, we get appropriations that approximate
$2 billion per year in this area. Of that $2 billion, $1.7 billion
relates to subsidies for the existing social housing stock. That is an
annual amount that continues, and it supports just over 600,000 low
income Canadians. In addition to the subsidy of the existing stock,
the government has announced a framework for new affordable
housing, totalling $1.4 billion over the next three years. That is cost
shared 50/50 with each of the provinces and territories. I am pleased
to say that we have now got unanimous agreement from provinces
and territories to enter into and begin to deliver that new
framework, under those terms and conditions, so they will add
their 50 per cent to the federal government’s 50 per cent. Of course,
the last significant point that I would make, with respect to funding,
is that, through Canada’s Economic Action Plan, CMHC was given
a further approximately $2 billion to deal with renovation of
existing social housing and construction of new housing. These are
significant amounts of money that are being spent in partnership
with province, territories, nonprofits and co-ops.
En réponse à votre deuxième question concernant l’action du
gouvernement dans ce domaine, je peux vous dire que les crédits
parlementaires qui nous sont affectés dans ce domaine se montent
à 2 milliards de dollars par année. Sur cette somme, 1,7 milliard
est réservé pour les subventions accordées au titre du parc de
logements actuels. Il s’agit d’un montant annuel qui permet
d’aider un peu plus de 600 000 Canadiens à faible revenu. En plus
des subventions versées au titre du parc de logements actuels, le
gouvernement a annoncé un cadre pour la construction de
nouveaux logements abordables, dont le financement prévu est de
1,4 milliard de dollars sur les trois prochaines années. Le coût de
cette initiative sera supporté à parts égales par les provinces et les
territoires. D’ailleurs, je suis heureuse de pouvoir vous annoncer
que nous avons maintenant l’accord unanime de l’ensemble des
provinces et territoires pour commencer à donner suite à ce
nouveau cadre, conformément à cette condition, soit que la
contribution fédérale de 50 p. 100 soit complétée par un apport
de financement égal de leur part. Et le dernier élément important,
en matière de financement, sur lequel j’attire votre attention
concerne l’apport supplémentaire de 2 milliards de dollars, par
l’entremise du Plan d’action économique du Canada, dont nous
bénéficions pour la rénovation des logements sociaux actuels et la
construction de nouveaux logements. Ce sont des sommes
importantes qui sont engagées en partenariat avec les provinces,
les territoires, les organismes à but non lucratif et les coopératives.
The question of need is actually a very precise measure.
[Translation]
Senator Maltais: I have one last question; I think it is an
important one, and I do not know whether you will be in a position
to answer me. For 20 years now, we have observed a phenomenon
in Canada, in the large cities, known as the ‘‘homeless’’. It is an
urban phenomenon, because you do not really see it in the regions,
or not very often, only in exceptional cases. Is there any way
CMHC, working with the provinces and territories, could resolve
this homelessness problem once and for all — I do not know how
many people are affected, as I do not have any statistics on it —
that we hear so much about? I find it rather inhumane that people,
whoever they are, should be forced to sleep outside in the winter on
subway air vents or in public areas, with no heat or sanitary services
available. Will it be possible some day to find a solution to that?
[English]
Ms. Kinsley: First, the whole issue of housing for the homeless
is not part of the mandate of CMHC but is part of the portfolio of
Human Resources and Skills Development. They do have an
La question des besoins repose donc sur une mesure très précise.
[Français]
Le sénateur Maltais : J’ai une dernière question; je pense qu’elle
est importante, et je ne sais pas si vous allez pouvoir me répondre.
Depuis une vingtaine d’années, il y a un phénomène au Canada,
dans les grandes villes, qu’on appelle « les sans-abri ». C’est un
phénomène urbain, vous ne voyez pas cela en région, ou très peu,
dans des cas exceptionnels. Y a-t-il une façon ou une autre, de par
votre société, avec les provinces et territoires, de régler une fois
pour toute ce problème de sans-abri — je ne sais pas combien cela
représente de personnes, je n’ai pas de statistiques — dont on
entend parler? Je trouve cela un peu inhumain, pendant la période
d’hiver, que des gens, peu importe ce qu’ils sont, couchent dehors
sur des bouches de métro, et cetera, dans des endroits publics, et
sans chauffage, sans service sanitaire. Est-ce qu’un jour ou l’autre
il y aura moyen de trouver une solution à cela?
[Traduction]
Mme Kinsley : Premièrement, la question des logements pour les
sans-abri relève du mandat, non pas de la SCHL, mais de
Ressources humaines et Développement des compétences Canada.
17-5-2012
Banques et commerce
18:55
initiative called the Homelessness Partnering Strategy. We are
very close to that because, as you can imagine, housing is a
continuum from those who do not have a home right up to the
market housing that we are talking about, by and large, today.
Ce ministère a lancé une initiative appelée « La Stratégie des
partenariats de lutte contre l’itinérance ». Nous travaillons en
étroite collaboration avec le ministère dans ce domaine, car, comme
vous pouvez vous l’imaginer, le secteur de l’habitation correspond à
un continuum qui englobe les personnes qui n’ont pas de
logement maintenant, de même que les logements du marché
immobilier actuel.
The Homelessness Partnering Strategy is an initiative that the
department runs in 60 communities across the country, in
conjunction with local communities, municipalities and
stakeholder groups in provinces. I think they would suggest to
you that they have made good progress over the years. The
question of whether you can eliminate homelessness completely is
a difficult thing. Many people, even when there are shelters, will,
for various reasons, choose not to use them. It is a very complex
issue because it deals not just with the lack of housing but also, in
many cases, with other issues around mental health, addiction
and so on.
La Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance est une
initiative lancée par le ministère dans 60 collectivités du pays, de
concert avec les collectivités locales, les municipalités et divers
groupes d’intervenants dans les provinces. Selon moi, les
responsables des différents projets vous diraient qu’ils ont
réalisé de grands progrès au fil des ans. Quant à savoir s’il est
possible d’éliminer complètement l’itinérance, je dirais que c’est
difficile. Bien des gens, même quand ils ont accès à un refuge,
décident, pour différentes raisons, de ne pas y avoir recours. Le
problème de l’itinérance est très complexe parce qu’il concerne,
non seulement le manque de logements, mais aussi, dans bien des
cas, des problèmes de nature différente, comme la maladie
mentale, la toxicomanie, et cetera.
I do not pretend, in that complex world, to understand it all,
but I certainly understand its dynamics as it relates to housing.
Dans ce monde complexe, je ne prétends pas tout comprendre,
mais je comprends certainement la dynamique relative à l’habitation.
Senator Moore: Thank you, witnesses, for being here.
Le sénateur Moore : J’aimerais remercier nos témoins pour leur
présence.
My first question was covered by Senator Tkachuk as I, too,
thought that reports dealing with the activities of agencies
handling public funds would be made public. I do not know
why it was put under OSFI. I hope that was not done to avoid
public scrutiny. I do not know that you have answered the
senator’s question about what you will include in your report in
terms of what OSFI found. You may be limited in what you can
say; I do not know. We will have to wait and see how that
unfolds. Do you know how that will work? Have you had
discussions with OSFI as to how much you will be able to say in
your report with respect to their findings?
Ma première question a déjà été posée par le sénateur Tkachuk,
car je pensais, moi aussi, que les rapports concernant les activités
des organismes qui engagent des fonds publics seraient
communiquées au public. Je ne sais pas pourquoi la décision a été
prise de confier cette responsabilité au BSIF. J’espère qu’elle n’était
pas motivée par le désir d’éviter que ses conclusions soient connues
du public. D’ailleurs, je ne sais pas si vous avez vraiment répondu à
la question du sénateur concernant ce que vous allez inclure dans
votre rapport relativement aux conclusions du BSIF. Vous n’êtes
peut-être pas autorisée à tout dire; je n’en sais rien. Nous devrons
attendre de voir ce qui arrivera. Savez-vous comment cela va
marcher? Avez-vous déjà eu des discussions avec les responsables du
BSIF concernant ce que vous pourrez dire dans votre rapport au
sujet de leurs conclusions?
Ms. Kinsley: Not at this point, senator. Again, I would suggest
that OSFI can give a more fulsome answer on this. I would expect
that they will treat us similarly to how they would treat others
they review, and the recommendations, to the best of my
knowledge, are not particularly attributed to OSFI in annual
reports and so on. That is not to say that the findings or the
recommendations that they make will not be taken on board and
will not in fact find their way into the annual report, corporate
plans or other public documents. As to whether it would say that
OSFI recommended this and CMHC did that, I do not believe it
will be that specific.
Mme Kinsley : Pas encore, sénateur. Je pense que les
représentants du BSIF seront à même de vous donner une
réponse plus détaillée à ce sujet. Je suppose qu’ils nous réserveront
le même traitement qu’aux autres et, autant que je sache, les
recommandations ne sont pas nécessairement attribuées au BSIF
dans les rapports annuels, et cetera. Cela ne veut pas dire que
nous n’allons pas donner suite à leurs conclusions ou
recommandations ou que nous n’en parlerons pas dans nos
rapports annuels, nos plans d’activités ou dans d’autres
documents publics. Quant à savoir si le rapport indiquera avec
précision que le BSIF a recommandé telle chose et que la SCHL a
fait telle autre chose, selon moi, il ne sera pas aussi spécifique.
Senator Moore: There is quite a difference between CMHC and
the senator’s example of the Royal Bank. Anyway, we will see
how that unfolds.
Le sénateur Moore : Il y a toute une différence entre la SCHL et
la Banque Royale, pour reprendre l’exemple du sénateur. Quoi qu’il
en soit, nous verrons comment tout ce processus va se dérouler.
18:56
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
I had two questions. On the second last paragraph, on page
one of your presentation, you say that CMHC’s mandate will now
include specific reference to the stability of the financial system,
including the housing market, as an objective of CMHC’s
commercial activities. How will that unfold? How does CMHC
focus on that, and what do you look at? The housing market
should be an objective of your commercial activities?
J’ai deux questions. À l’avant-dernier paragraphe de la page 1 de
votre texte en anglais, vous dites que le mandat de la SCHL est
élargi afin d’inclure désormais la stabilité du système financier, y
compris celle du marché de l’habitation, en tant qu’objectif de ses
activités commerciales. Comment cela va-t-il se faire? De quelle
façon la SCHL réussira-t-elle à atteindre cet objectif, et à quels
éléments devez-vous vous intéresser? Ainsi le marché de l’habitation
devrait constituer un objectif de vos activités commerciales?
I guess you are not doing that now. Maybe you are. Could you
explain that?
Je suppose que ce n’est pas ce que vous faites actuellement.
Peut-être que oui. Pourriez-vous m’éclairer à ce sujet?
Ms. Kinsley: Certainly. In the National Housing Act today —
and they will remain in it — we have objectives with respect to our
commercial activities, for instance: to increase the supply of
funding to mortgages and the accessibility of housing for
Canadians and to improve the general functioning of the
housing market.
Mme Kinsley : Avec plaisir. Aux termes de la Loi nationale sur
l’habitation, dans sa forme actuelle — et cela continuera d’être le
cas — nous avons certains objectifs à atteindre par rapport à nos
activités commerciales — augmenter l’offre de financement
hypothécaire et l’accessibilité des logements pour les Canadiens,
et améliorer le fonctionnement général du marché de l’habitation.
These new objectives in the bill add precision to that in the
context of heightened expectation for clarity and transparency,
governance and risk management. It is saying that the things
CMHC does in the commercial area must be done with due
regard, consciously and explicitly, to issues around stability in the
housing market and as that relates to stability in the overall
financial market.
Les nouveaux objectifs inscrits dans le projet de loi ajoutent un
degré de précision à cela dans un contexte d’attente accrue en
matière de clarté et de transparence, de gouvernance et de gestion
des risques. En d’autres termes, les activités commerciales de la
SCHL doivent être menées en tenant compte, délibérément et
explicitement, de questions liées à la stabilité du marché de
l’habitation dans la mesure où elle influe sur la stabilité du marché
financier dans son ensemble.
The bill elaborates that a little bit further and says with respect
to the broad objective at 7.1:
Le projet de loi précise davantage ces éléments et prévoit ceci à
l’article 7.1, en ce qui concerne les objectifs généraux :
(a) to promote the efficient functioning and
competitiveness of the housing finance market;
a) encourager le fonctionnement efficace et la compétitivité
du marché du marché du financement de l’habitation;
Arguably, that would be seen in our objectives today.
On peut dire que cela fait déjà partie de nos objectifs.
(b) to promote and contribute to the stability of the
financial system, including the housing market; and
b) encourager la stabilité du système financier,
notamment du marché de l’habitation, et contribuer à
celle-ci; et
That broader reference to the financial system is not in our
objectives today and is being added explicitly.
Cette référence générale au système financier ne figure pas dans
nos objectifs en ce moment et elle est ajoutée de manière explicite.
(c) to have due regard to the Corporation’s exposure to
loss.
c) tenir dûment compte des risques de pertes que la
société encourt.
We have to balance our public policy mandate and commercial
activities with what is seen to be appropriate in the context of a
stable housing market and, ultimately, its support to a stable
financial system.
Nous sommes donc tenus d’établir un équilibre approprié entre
notre mandat d’intérêt public et nos activités commerciales, dans
le contexte d’un marché de l’habitation stable, et ce, afin de
contribuer à assurer la stabilité du système financier.
Senator Moore: The housing sector seems to be one of the main
topics of discussion in terms of the stability of the financial sector.
Is that right?
Le sénateur Moore : Le secteur de l’habitation semble être l’un
des principaux sujets de discussion en ce qui concerne la stabilité
du secteur financier. C’est bien cela?
Ms. Kinsley: Yes.
Senator Moore: Do you have ongoing discussions with the main
person in charge of that: the Governor of the Bank of Canada?
Ms. Kinsley: We do share information continuously.
Mme Kinsley : Oui.
Le sénateur Moore : Êtes-vous en discussions permanentes avec
la personne qui en a la principale responsabilité, c’est-à-dire le
gouverneur de la Banque du Canada?
Mme Kinsley : Nous échangeons effectivement de l’information
en permanence.
17-5-2012
Banques et commerce
Senator Moore: That is a very important one.
18:57
Le sénateur Moore : C’est une relation très importante.
Ms. Kinsley: Yes, extremely important, and also sharing info
with the industry at large.
Mme Kinsley : Oui, très importante, comme c’est le cas pour
l’échange d’information avec le secteur de l’habitation en général.
Senator Moore: You mentioned that the covered bonds
program will include activities such as approving issuers. What
will the standards be? How will you gauge whether an issuer
satisfies and is appropriate to be approved?
Le sénateur Moore : Vous avez mentionné que le programme
des obligations sécurisées comprendra des activités telles que
l’approbation des émetteurs. Quelles en seront les normes?
Comment pourrez-vous déterminer si tel ou tel émetteur répond
aux normes et devrait être approuvé?
Ms. Kinsley: The proposed legislation actually outlines some of
the applicant criteria that will be expected for issuers under the
program. It is found in clause 356 of the bill, which says that an
application must contain a description of the loan, a description
of the assets, information on credit worthiness and on the entity
that will guarantee this issuance information — who will service
these loans and who the backup servicers are. There is a fair
amount of information prescribed in the bill as to what we would
look at.
Mme Kinsley : Le projet de loi établit les critères que les
émetteurs qui souhaitent participer au programme devront
respecter. Cela se trouve à l’article 356 du projet de loi, qui
prévoit que la demande doit inclure une description du prêt, une
description des actifs, de l’information sur la solvabilité, sur
l’entité qui va garantir l’émission et sur l’organisme qui va faire le
service de ces prêts, de même que le nom des suppléants. Le projet
de loi contient donc pas mal d’information sur les facteurs que
nous devrons prendre en compte.
Senator Moore: You said that insured mortgages are not
eligible.
Le sénateur Moore : Vous avez dit que les hypothèques
assurées ne sont pas admissibles.
Ms. Kinsley: That is correct.
Mme Kinsley : C’est exact.
Senator Moore: Yes. What sort of institutions do you
anticipate making application to be issuers?
Le sénateur Moore : Oui. Donc, quelle sorte d’institutions
voudront s’inscrire comme émettrices, à votre avis?
Ms. Kinsley: We would expect all the large federally regulated
institutions. The bill also provides for provincially regulated
credit unions, for example. We will wait and see, but I imagine
that all the large federal federally regulated institutions today that
have covered bond programs in place would want to come
forward and participate.
Mme Kinsley : À notre avis, toutes les grandes institutions sous
réglementation fédérale voudront s’inscrire. Le projet de loi
prévoit également que les caisses de crédit sous réglementation
provinciale, par exemple, pourront le faire. Nous allons voir, mais
je suppose que toutes les grandes institutions sous réglementation
fédérale qui ont des programmes d’obligations sécurisées
voudront participer au programme.
Senator Ringuette: Two years ago, the Government of Canada
proceeded to buy about $22 billion worth of mortgages. I cannot
be sure of the amount. Was it $55 billion?
Le sénateur Ringuette : Il y a deux ans, le gouvernement du
Canada a procédé à l’achat d’environ 22 milliards de dollars
d’hypothèques. Je ne suis pas sûre du montant. Est-ce que c’était
55 milliards?
Ms. Kinsley: It was $69 billion.
Mme Kinsley : Soixante-neuf milliards de dollars.
Senator Ringuette: They did it in two transactions.
Le sénateur Ringuette : Ils ont fait cela en deux transactions.
Ms. Kinsley: You are absolutely right, senator. It was what was
authorized and it started at $25 billion.
Mme Kinsley : Vous avez tout à fait raison, sénateur. C’est cela
qui a été autorisé et c’était 25 milliards de dollars au départ.
Senator Ringuette: We were told that most of those mortgages
were insured.
Le sénateur Ringuette : On nous a dit que la plupart de ces
hypothèques étaient assurées.
Ms. Kinsley: They all had to be insured.
Mme Kinsley : Il fallait qu’elles le soient.
Senator Ringuette: They had to be insured by CMHC.
Le sénateur Ringuette : Elles devaient être assurées par la SCHL.
Ms. Kinsley: They all had to be insured by either CMHC or
our private sector competitor.
Mme Kinsley : Elles devaient être assurées, soit par la SCHL,
soit par notre concurrent du secteur privé.
Senator Ringuette: It is a common practice for financial
institutions to bundle mortgages and auction them on the market.
I believe that this bill will prohibit banks from including CMHC
insured mortgages in those bundles.
Le sénateur Ringuette : Les institutions financières ont, comme
pratique courante, de regrouper les hypothèques et de les vendre
aux enchères sur le marché. Si j’ai bien compris, ce projet de loi
empêchera les banques d’inclure les hypothèques assurées par la
SCHL dans ces regroupements.
18:58
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
Ms. Kinsley: That will be only in the covered bond program,
senator. I have been trying to make the difference between the
existing securitization programs in place today that are
guaranteed by the government, and where there are insured
loans. Those programs continue. This particular covered bond
program will prohibit insured loans as the underlying collateral.
Mme Kinsley : Cela s’applique uniquement au programme des
obligations sécurisées, sénateur. J’essaie de vous expliquer la
différence entre les programmes actuels de titrisation qui sont déjà
en place et sont garantis par le gouvernement, et en vertu desquels
certains prêts sont assurés. Ces programmes vont être maintenus.
Le programme d’obligations sécurisées dont il est question ici
empêchera l’utilisation des prêts assurés comme nantissement
sous-jacent.
Senator Ringuette: It is guaranteed in a way by the Government
of Canada through this bill.
Le sénateur Ringuette : Mais le gouvernement du Canada
fournit une garantie, en quelque sorte, par l’entremise de ce projet
de loi.
Ms. Kinsley: No.
Mme Kinsley : Non.
Senator Ringuette: It provides the framework, as you said
earlier, for more security for takers.
Le sénateur Ringuette : Vous disiez tout à l’heure que le projet
de loi présente un cadre qui offre plus de sécurité aux investisseurs
qui optent pour ce type d’instrument.
Ms. Kinsley: There will be more certainty around the
framework, but to be clear, there is no guarantee that this bill is
providing.
Mme Kinsley : Le cadre offre plus de certitude, mais ce projet
de loi n’offre aucune garantie.
Senator Ringuette: You indicated that last year your net profit
was $1.5 billion. Were you requested by cabinet to make cuts? If
so, I have four questions for you:
Le sénateur Ringuette : Vous disiez que, l’an dernier, vos
bénéfices nets se sont montés à 1,5 milliard de dollars. Le Cabinet
vous a-t-il demandé de procéder à des compressions? Dans
l’affirmative, j’ai quatre questions à vous poser.
How many employees in your department got a notice letter of
layoff, by province and classification?
Combien d’employés de la société, par province et par
classification, ont reçu un avis de mise à pied?
How many would have been in the EX and DM categories?
Combien d’entre eux se trouvent dans les catégories EX et DM?
How many staffers in your department are not under the
Public Service Employment Act and under what classification?
Combien d’employés de la société ne sont pas visés par la Loi
sur l’emploi dans la fonction publique et quelle est la classification
de ces employés?
What is the cost to your department for program management
salaries, expenses, bonuses et cetera?
Enfin, quel est le coût des salaires, des dépenses et des primes
de rendement des gestionnaires de programmes de la société?
The Chair: Ms. Kinsley, we have heard these questions
continually over the last week asked of other witnesses. You are
not singled out on this.
Le président : Madame Kinsley, je me permets de vous signaler
que ces mêmes questions ont été posées aux autres témoins au
cours de la dernière semaine. Vous n’êtes pas la seule.
Senator Harb: I am sure Ms. Kinsley will send a reply to all of
those good questions.
Le sénateur Harb : Je suis sûr que Mme Kinsley voudra nous
faire parvenir la réponse à toutes ces excellentes questions.
I will go back to the government announcement in 2011 on the
three-year $1.4 billion program. In your presentation, you said
that the program was shared 50/50 between the provinces and the
federal government.
Je voudrais revenir sur l’annonce du gouvernement de 2011
concernant le programme de 1,4 milliard de dollars sur trois ans.
Dans votre exposé, vous avez dit que le coût du programme serait
partagé équitablement entre les provinces et le gouvernement
fédéral.
Ms. Kinsley: Yes.
Mme Kinsley : C’est exact.
Senator Harb: All the provinces contribute 50 per cent, so
when you do the program delivery in those provinces, do you also
do it on a 50/50 basis?
Le sénateur Harb : Toutes les provinces font un apport de
50 p. 100 du coût; donc, quand vous exécutez le programme dans
les provinces, les coûts d’exécution sont-ils également partagés à
parts égales?
Ms. Kinsley: The $1.4 billion framework announced is federal
funding, and 50 per cent of that amount will be added by the
provinces and territories that chose to adopt the framework.
Mme Kinsley : Le cadre de 1,4 milliard de dollars qui a été
annoncé correspond au financement fédéral, et les provinces et
territoires qui ont décidé d’adopter ce cadre devront faire un
apport correspondant à la moitié de cette somme.
17-5-2012
Banques et commerce
18:59
All the provinces and territories accepted the framework, with
two exceptions with respect to delivery: Yukon and Prince
Edward Island, where they said for critical mass and other
capacity reasons, they wanted to maintain the existing delivery
arrangements. All the provinces and territories said, yes, in
principle and that this is where they want to head. By and large,
they are all cost sharing; but we have those two exceptions that
agreed with the principles but, for practical reasons, wanted us to
continue to deliver.
L’ensemble des provinces et territoires ont accepté ce cadre, à
deux exceptions, en ce qui concerne l’exécution : le Yukon et l’Îledu-Prince-Édouard qui ont décidé, pour des raisons de capacité et
de masse critique, de maintenir le régime déjà en place. Mais
l’ensemble des provinces et territoires ont accepté ce principe et
ont déclaré que c’est l’orientation qu’ils voudraient prendre. Dans
l’ensemble, toutes ces initiatives sont à coûts partagés; par contre,
il y a eu deux exceptions, en ce sens que deux provinces qui étaient
d’accord avec les principes ont décidé, pour des raisons pratiques,
de nous faire continuer à exécuter le programme.
As well, the framework gave flexibility to the provinces and
territories to design and deliver their programs. The view was that
the provinces and territories are in the best position to understand
the housing needs in their jurisdictions and to be able to respond
to those needs with the appropriate program tools.
De plus, le cadre donnait aux provinces et territoires une
certaine marge de manœuvre pour ce qui est de la conception et de
l’exécution de leurs programmes. On estimait que les provinces et
territoires sont les mieux placés pour comprendre les besoins en
matière d’habitation sur leur territoire respectif et pour répondre
à ces besoins à l’aide de programmes appropriés.
With the exclusion of those two jurisdictions, the provinces and
territories will decide within the federal principles, how they will
implement programs to serve the needs of their citizens.
À l’exception de deux administrations, les provinces et
territoires décideront, tout en se conformant aux principes
fédéraux, de quelle manière ils souhaitent mettre en œuvre ces
programmes afin de répondre aux besoins de leurs citoyens.
Senator Harb: Thank you. So if not 50/50, it could be 25/75.
Le sénateur Harb : Je vous remercie. Donc, s’il ne s’agit pas
d’un apport de financement égal, le partage pourrait se faire dans
un rapport de 25 à 75.
Ms. Kinsley: No. I am sorry. The cost sharing is mandated at
50/50. There is no latitude on that. They do have latitude on how
they choose to spend that money in terms of program design.
Mme Kinsley : Non. C’est faux. D’après le mandat prévu, les
coûts seront partagés de façon égale. Il n’y a aucune latitude à cet
égard. Par contre, les administrations provinciales et territoriales
ont le droit de déterminer comment elles voudront utiliser les
crédits pour la conception de leur programme.
Senator Oliver: Senator Harb asked you in his first question
about your profitability, and you said that in 2011 it was
$20.5 billion. I do not think Canadians understand the extent of
your book, your assets, your holdings, your portfolio. Could you
tell us your numbers? How big are you?
Le sénateur Oliver : La première question du sénateur Harb
concernait vos bénéfices, et vous avez dit que ces derniers se sont
montés à 20,5 milliards de dollars en 2011. Je ne pense pas que les
Canadiens comprennent bien l’ampleur de vos opérations
financières, de vos actifs, de vos avoirs et de votre portefeuille.
Pourriez-vous nous donner vos chiffres? Dans quelle mesure la
SCHL est-elle grande?
Senator Harb: Or how small?
Le sénateur Harb : Ou petite?
Ms. Kinsley: I would be happy to provide you some stats. Our
insurance in force, which is a big part of our commercial activities,
is $567 billion at the end of December 2011. Our asset base is
$291 billion at the end of December 2011. Our total revenues last
year were about $14 billion; net income $1.5 billion. As has been
noted, we are a large financial institution.
Mme Kinsley : Je serais très heureuse de vous fournir certaines
statistiques. Le montant des assurances actuellement en vigueur, qui
constituent une bonne partie de nos activités commerciales, se
montait à 567 milliards de dollars à la fin de décembre 2011. Nos
actifs avaient une valeur de 291 milliards de dollars à la fin
décembre 2011. Notre revenu total l’an dernier était de 14 milliards
de dollars, et notre revenu net s’est chiffré à 1,5 milliard de dollars.
Comme nous vous l’avons déjà fait remarquer, nous sommes une
grande institution financière.
The Chair: Following that up, you obviously have a write-off
policy, a manner in which to provide for bad debts, et cetera. At
any time in your history, have you had a significant one-time
write-off?
Le président : Dans ce même ordre d’idées, vous avez
nécessairement une politique de radiation ou une façon d’inscrire
les mauvaises créances, et cetera. Vous est-il déjà arrivé d’avoir à
radier ponctuellement une somme d’argent importante?
Ms. Kinsley: For bonds?
Mme Kinsley : Pour les obligations?
The Chair: No, for your receivables for the mortgages.
Le président : Non, pour les créances liées aux hypothèques.
18:60
Banking, Trade and Commerce
Ms. Kinsley: In our mortgage insurance activity, we provide for
claims. That is the nature of the business. Perhaps I could answer
the question in that context. Have we ever had big losses in our
mortgage insurance business? Is that the right interpretation?
The Chair: Yes.
17-5-2012
Mme Kinsley : Dans le cadre de nos activités d’assurance
hypothécaire, nous établissons une provision pour les demandes
de règlement. Telle est la nature de notre activité. Peut-être
pourrais-je répondre à la question dans ce contexte-là. Avonsnous déjà subi des pertes importantes du côté de nos activités
d’assurance hypothécaire? Est-ce bien de cette façon que je
devrais interpréter votre question?
Le président : Oui.
Ms. Kinsley: Certainly we have had losses. Think of the
recessions in the 1980s and 1990s. Since we have become
commercialized, which was in the 1990s, we have been able to
handle all of those cyclical patterns within the revenues that we
collect on premiums and fees.
Mme Kinsley : Il ne fait aucun doute que nous avons subi des
pertes. Songez, par exemple, aux récessions des années 1980 et 1990.
Depuis que nous avons commercialisé nos activités, soit dans les
années 1990, nous avons réussi à composer avec toutes ces
tendances cycliques grâce aux primes et aux droits que nous
prélevons.
The Chair: On behalf of all of the members of the committee, I
would like to thank you, Ms. Kinsley, for being with us today.
Le président : Au nom de tous les membres du comité, je
voudrais vous remercier, madame Kinsley, pour votre présence
ce matin.
Mr. Gignac, we did not really have a chance to hear anything
from you, obviously a reflection on Ms. Kinsley’s answers to us.
We thank you and wish you all the best.
Monsieur Gignac, nous n’avons pas vraiment eu l’occasion
d’entendre vos observations, étant donné, bien entendu, les
réponses que nous a faites Mme Kinsley. Nous vous remercions
et vous souhaitons bonne chance.
Honourable senators, in the second half of our meeting, we will
hear from officials also from the Office of the Superintendent of
Financial Institutions. We are pleased to welcome Penny Lee,
Senior Director, Property and Casualty Insurance Group; and
Patty Evanoff, Senior Director, Legislation and Approvals
Division. Colleagues, we have one hour for this session.
Honorables sénateurs, au cours de la deuxième partie de notre
réunion, nous allons recevoir les représentants du Bureau du
surintendant des institutions financières Canada. Nous sommes
ravis d’accueillir Penny Lee, directrice principale, Groupe de
l’assurance multirisques, et Patty Evanoff, directrice principale,
Division de la législation et de l’approbation. Chers collègues,
nous disposons d’une heure pour ce groupe de témoins.
Ms. Evanoff, the floor is yours.
Madame Evanoff, vous avez la parole.
Patty Evanoff, Senior Director, Legislation and Approvals
Division, Office of the Superintendent of Financial Institutions
Canada: I am Patty Evanoff, and I am Senior Director of the
Legislation and Approvals Division at OSFI. With me today is
Penny Lee, Senior Director of the Property and Casualty
Insurance Group. Thank you for having invited us to appear
before you regarding certain sections of Bill C-38, the Budget
Implementation Bill.
Patty Evanoff, directrice principale, Division de la législation et de
l’approbation, Bureau du surintendant des institutions financières
Canada : Je m’appelle Patty Evanoff, et je suis directrice principale
de la Division de la législation et des approbations du BSIF. Je suis
accompagnée de Penny Lee, directrice principale du Groupe des
assurances multirisques. Nous vous remercions de nous avoir
invitées à traiter de certains articles du projet de loi C-38, la Loi
d’exécution du budget.
As you have already heard this morning, under the proposed
legislative changes, OSFI would be responsible for reviewing and
monitoring the safety and soundness of the commercial activities,
meaning largely the mortgage insurance and securitization
programs, of the Canada Mortgage and Housing Corporation.
Comme vous l’avez déjà entendu ce matin, aux termes des
modifications qui sont proposées aux lois en vigueur, le BSIF
serait chargé de contrôler la sécurité et la stabilité des activités
commerciales de la Société canadienne d’hypothèques et de
logement, qui consistent principalement en des programmes
d’assurance hypothécaire et de titrisation.
OSFI would review and assess the elements that we typically
look at in federally regulated financial institutions that do the
same business. We currently supervise three private sector
mortgage insurers. In those institutions, we look at areas such
as risk management around the use of their internal financial
models, the adequacy of reporting to senior management and the
board of directors, the documentation of underwriting decisions
and the adequacy of their stress testing programs.
Le BSIF examinerait et évaluerait donc à la SCHL les éléments
sur lesquels il se concentre normalement lorsqu’il contrôle des
institutions financières fédérales. À l’heure actuelle, nous
surveillons trois assureurs privés de prêts hypothécaires. À cette
fin, nous examinons des questions telles que la gestion du risque
occasionné par l’usage de modèles financiers, la qualité de
l’information communiquée à la haute direction et au conseil
d’administration, les preuves documentaires des décisions de
souscription et la qualité des simulations de crise.
17-5-2012
Banques et commerce
18:61
At the same time, it is important to recognize that CMHC is a
Crown corporation with a social policy mandate, and that is
beyond the proposed scope of OSFI’s supervisory role. CMHC is
also subject to governance and accountability requirements, as
was discussed this morning, set out in its governing legislation.
Cependant, la SCHL est une société d’État dotée d’un mandat
de politique sociale qui se situe au-delà du périmètre proposé du
rôle de surveillance qu’exercerait le BSIF. De plus, la société est
soumise aux principes de gouvernance et aux exigences en matière
de responsabilisation définis dans sa loi habilitante.
In addition, the government establishes rules governing
CMHC’s activities, such as its size and shape and, of course,
sets the rules on the boundaries around insured mortgages.
Par ailleurs, le gouvernement réglemente les activités de la
SCHL, détermine la taille et la forme de l’organisme et,
évidemment, établit les règles sur les prêts hypothécaires assurés.
If Bill C-38 were to receive Royal Assent, OSFI would begin a
program of reviewing and assessing CMHC’s commercial
operations, and we would report our findings and
recommendations to the CMHC board of directors and to the
Ministers of Finance and HRSDC for their follow-up.
Si le projet de loi C-38 recevait la sanction royale, le BSIF
entreprendrait un programme d’examen et d’évaluation des
activités commerciales de la SCHL et communiquerait ses
conclusions et ses recommandations au conseil d’administration
de la société, au ministre des Finances et au ministre des
Ressources humaines et du Développement des compétences,
pour qu’ils y donnent suite.
This responsibility for OSFI is a new one. Given the size and
complexity of CMHC, it will take some time for OSFI to fully
assess its commercial operations, as would be the case for any new
private sector institution supervised by OSFI. We are currently
considering our operational plans with respect to this new role.
Ces nouvelles attributions représentent une première pour le
BSIF et, compte tenu de la taille et de la complexité de la société,
il faudra compter un certain temps avant que le BSIF évalue ses
activités commerciales, comme ce serait le cas pour toute
institution du secteur privé contrôlée par le BSIF. Nous
réfléchissons actuellement aux plans opérationnels qui lui
permettront de s’acquitter de sa nouvelle fonction.
Ms. Lee and I would be happy to respond to your questions,
senators. Thank you very much.
Madame Lee et moi serions heureuses de répondre à vos
questions, sénateurs. Merci beaucoup.
The Chair: Thank you for your opening remarks, Ms. Evanoff.
You obviously would have a regulatory process for supervising
mortgage insurers. With the complexity of what you are taking
over, will your usual practices differ for CMHC from what you do
for the private mortgage insurers that you now supervise?
Le président : Merci de cet exposé liminaire, madame Evanoff.
La surveillance des assureurs hypothécaires doit certainement
reposer sur un processus de réglementation. Vu la complexité des
opérations que vous devez contrôler, serez-vous obligés de
modifier vos pratiques usuelles pour la SCHL, par rapport à ce
que vous faites actuellement à l’égard des assureurs hypothécaires
du secteur privé que vous surveillez?
Ms. Evanoff: We will be applying our risk-based supervisory
framework, which is flexible and focuses on the significant
activities undertaken by a financial institution, to CMHC.
Perhaps I will turn to Ms. Lee for a specific response, given her
responsibilities for supervision.
Mme Evanoff : Nous allons appliquer à la SCHL notre cadre
de surveillance axé sur les risques, qui est souple, et met l’accent
sur les activités importantes menées par une institution financière.
Je devrais peut-être demander à Mme Lee de vous donner des
détails à ce sujet, étant donné ses responsabilités en matière de
supervision.
Penny Lee, Senior Director, Property and Casualty Insurance
Group, Office of the Superintendent of Financial Institutions Canada:
I want to add to some of the remarks that Ms. Evanoff made in her
opening remarks. In carrying out our supervisory work, we use an
internal supervisory framework. That is our tool that helps us in
terms of executing on our work. We measure each risk within an
enterprise, and we look at the controls in place to manage those
risks. We look at risks such as credit, market risk, as well as
insurance risk and operational risks, to name a few. Our primary
focus is on safety and soundness.
Penny Lee, directrice principale, Groupe de l’assurance
multirisques, Bureau du surintendant des institutions financières
Canada : Si vous permettez, je voudrais apporter quelques
précisions par rapport aux observations de Mme Evanoff dans
son exposé liminaire. Nous avons recours à un cadre interne de
surveillance pour notre travail de supervision. Cet outil nous aide
à exécuter notre travail. Nous mesurons chaque risque rattaché à
l’entreprise concernée, et nous examinons les mesures de contrôle
en vigueur qui visent à gérer ces risques. Nous examinons, par
exemple, des risques tels que le crédit, les risques du marché, ainsi
que les risques liés aux assurances et aux opérations. La sécurité et
la viabilité constituent nos principales priorités.
18:62
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
The framework also requires us to be forward looking in terms
of risks. We are looking at ways that we can identify what are
developing and potential risks. We bring that to bear in how we
execute our work.
Ce cadre nous oblige également à tenir compte de risques
futurs. Nous explorons actuellement différents moyens de
recenser les risques en développement et potentiels. Nous en
tenons compte dans l’exécution de nos activités de supervision.
Our work also includes what we call risk assessment reviews,
which consists of on-site reviews at institutions as well as
continuous monitoring. Our work is risk based, so from time to
time we will have to adjust our priorities in terms of our work,
Notre travail comprend également ce que nous appelons les
examens d’évaluation de risques, c’est-à-dire des examens effectués
dans les locaux des diverses institutions financières, de même que la
surveillance en permanence. Comme notre travail est axé sur les
risques, de temps en temps il nous faut rajuster nos priorités.
Our framework covers all of the material elements that
contribute to the risk profile of an institution. We will look at
things such as risk management practice, underwriting practices,
risk governance and oversight, as well as the solvency position of
an institution, including its capital ratios.
Notre cadre couvre tous les éléments significatifs qui
permettent d’établir le profil de risque d’une institution. Ainsi,
nous examinons les pratiques de gestion des risques, les pratiques
de gestion des risques et de souscription, la gouvernance des
risques et la surveillance, de même que la solvabilité de
l’institution, y compris ses ratios de capitalisation.
That summarizes the framework, in a very brief overview, of
what we do.
Voilà donc un très bref résumé des éléments fondamentaux de
notre cadre de supervision.
Senator Tkachuk: Welcome. I want to follow up on some of the
questions I had asked earlier. I think you were observing what I
asked the previous witness. You mention that you manage three
other insurance organizations. They had said that the reports will
go to the minister, but they will not be made public. When you are
doing the private institutions, what happens to the information?
Le sénateur Tkachuk : Bienvenue au comité. Je voudrais
revenir sur certains éléments que j’ai soulevés tout à l’heure. Je
crois que vous étiez présente quand je posais mes questions au
témoin précédent. Vous dites que vous êtes chargée de surveiller
trois autres organisations qui offrent des assurances. Les autres
témoins nous ont dit que les rapports sont soumis à l’examen du
ministre, mais ne sont pas communiqués au public. Quand vous
examinez les activités d’un établissement privé, qu’arrive-t-il aux
informations que vous rassemblez?
Ms. Evanoff: The nature of our role very much depends on
confidentiality. That is true not just of OSFI but also of all our
global counterparts. There are two fundamental reasons for that.
One is to protect the institutions commercially sensitive
information because it operates in a world of competition. As
we mentioned, CMHC has three private sector competitors. In
addition, equally as important but slightly different,
confidentiality also promotes a spirit of openness with respect
to the regulated entity. If you were to make supervisory findings
public, you would find that you would be getting less important
information from the senior management, et cetera, of the
supervised institution. Confidentiality is a tenet of prudential
supervision around the world.
Mme Evanoff : La nature de notre rôle est telle que la
confidentialité revêt une très grande importance. D’ailleurs cela
vaut, non seulement pour le BSIF, mais aussi pour tous nos
homologues dans le monde entier. Cette confidentialité s’impose
pour deux raisons fondamentales : premièrement, pour protéger
les renseignements commerciaux sensibles des institutions, qui
mènent leurs activités dans un monde concurrentiel. Comme nous
l’avons mentionné tout à l’heure, la SCHL a trois concurrents
dans le secteur privé. Par ailleurs — et c’est un facteur un peu
différent mais tout aussi important — la confidentialité incite
l’entité réglementée à faire preuve d’ouverture et de transparence.
Si les résultats de nos activités de supervision étaient publics, les
cadres supérieurs et autres responsables de l’institution contrôlée
nous fourniraient en conséquence des renseignements moins
significatifs. La confidentialité est un principe fondamental qui
sous-tend le contrôle prudentiel dans le monde entier.
Senator Tkachuk: That was not what I was getting at. I am not
too concerned with the soundness, obviously. You do not want to
have private market information out. However, if there were a
problem, what would happen? What do you do when there is a
problem? When there are findings that show that the financial
institution is in jeopardy, what action do you take?
Le sénateur Tkachuk : Ce n’était pas vraiment le sens de ma
question. Je ne suis pas trop préoccupé par la question de la
viabilité, bien entendu. Il ne conviendrait pas de diffuser des
renseignements commerciaux privés. Cependant, si jamais un
problème devait surgir, qu’arriverait-il à ce moment-là? Que
faites-vous quand il y a un problème? Quand vos observations
vous amènent à conclure que la viabilité de l’institution financière
est menacée, que faites-vous?
Ms. Evanoff: Our mandate requires that we determine whether
financial institutions are in sound financial condition, obviously.
When we find something that is an issue, we either take action or
Mme Evanoff : Notre mandat exige que nous déterminions
dans quelle mesure les institutions financières sont viables, bien
entendu. Quand nous découvrons un problème, ou nous prenons
17-5-2012
Banques et commerce
18:63
require that action be taken by the institution to correct the
deficiency. We have a number of ways of doing that including —
and perhaps most importantly — working with the senior
management and the board of the institution, who are
responsible for running it and for taking corrective action.
Perhaps Ms. Lee would like to elaborate.
nous-mêmes des mesures, ou alors nous exigeons que l’institution
concernée prenne les mesures correctrices qui s’imposent. Nous
avons plusieurs moyens de faire cela, entre autres — et c’est sans
doute le moyen le plus important — collaborer avec la haute
direction et le conseil d’administration de l’institution, qui sont
chargés de l’administrer et de prendre des mesures correctrices.
Mme Lee voudrait peut-être développer un peu plus.
Ms. Lee: It is great that we only talk about the times when
things are bad. If we go down that route, then we will have to
speak about things that are good, and people can also
misinterpret what happens. That is why it is really important
that our information be kept confidential.
Mme Lee : C’est bien que nous ne parlions que des éléments
négatifs. Si nous options pour cette solution, nous serons obligés
de parler des éléments positifs, et il faut dire que les gens peuvent
également mal interpréter la situation. C’est pour cette raison
qu’il est vraiment essentiel que nos informations restent
confidentielles.
Senator Tkachuk: These are questions mostly probably to you,
Ms. Lee.
Le sénateur Tkachuk : Je suppose que mes questions
s’adressent surtout à vous, madame Lee.
CMHC has social housing programs as well as commercial
ones. How would you separate that? How does CMHC separate
that? How would you know what is social and what is
commercial? Do they have separate corporations, or are they all
commingled?
La SCHL exécute à la fois des programmes commerciaux et des
programmes de logements sociaux. Comment faites-vous pour
séparer ces deux secteurs d’activités? Comment fait la société pour
les séparer? Comment pouvez-vous savoir ce qui est à vocation
sociale et ce qui est à vocation commerciale? La SCHL a-t-elle des
entités distinctes ou est-ce que tout est ensemble?
Ms. Lee: I believe that, within their commercial operations,
they are actually separate. We do not know enough about CMHC
right now to really understand how it is made up, but my
understanding is that it is separate.
Mme Lee : Je crois savoir que les opérations commerciales de
la SCHL sont à part. Nous ne sommes pas suffisamment au
courant de la structure de la SCHL à l’heure actuelle pour bien
comprendre quels sont ses éléments constitutifs, mais je crois
savoir que les opérations commerciales sont à part.
Senator Tkachuk: Do they do it with a separate corporation or
just a separate set of books?
Le sénateur Tkachuk : A-t-elle créé une entité distincte à cette
fin ou se contente-t-elle d’avoir deux séries de livres?
Ms. Lee: My understanding is that it is still part of the overall
corporation.
Mme Lee : Je crois savoir que ces opérations font partie
intégrante de l’activité globale de la société.
Senator Tkachuk: Do you have any concerns or see a
possibility that their social programs would jeopardize the
financial stability of their private commercial lending ability?
Le sénateur Tkachuk : Avez-vous des inquiétudes à ce sujet ou
pensez-vous que les programmes sociaux de la société pourraient
éventuellement mettre en péril la stabilité financière de leurs
opérations de prêts commerciaux privés?
Ms. Lee: That is a good question. Right now, it would be
premature because we have not really been into CMHC to
understand how that would impact their commercial operations.
It is something that we will be looking at as we work our way
through CMHC.
Mme Lee : C’est une bonne question. À l’heure actuelle, nous
ne pouvons pas vraiment nous prononcer sur la question étant
donné que nous n’avons pas eu l’occasion d’examiner les activités
de la SCHL afin de comprendre quel pourrait être l’impact sur ses
opérations commerciales. C’est un élément sur lequel nous avons
l’intention de nous pencher dans le cadre de notre examen des
activités de la SCHL.
Senator Tkachuk: If the Banking Committee called you every
couple of years to ask about CMHC, would you come and testify?
Le sénateur Tkachuk : Si le Comité des banques vous appelait
tous les deux ans au sujet de la SCHL, seriez-vous prête à venir
témoigner devant le comité?
Ms. Lee: I would gladly come.
Mme Lee : Avec plaisir.
The Chair: I will note that.
Le président : J’en prends note.
Senator Tkachuk: Mark that down.
Le sénateur Tkachuk : Oui, marquez-le.
The Chair: Thank you for that question and for that answer.
Le président : Merci pour la question, et pour la réponse aussi.
18:64
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
Senator Dawson: I am a big fan of OSFI, and not many people
are because you are not known. I think you are the Canadian
financial system’s best kept secret. I have always been impressed
by the quality of your work. I might be asking the wrong question
and asking it to the wrong people, but you heard me before.
Le sénateur Dawson : Je suis un grand admirateur du BSIF,
alors que peu de gens le sont, tout simplement parce que vous
n’êtes pas connus. Pour moi, votre bureau représente le secret le
mieux gardé du système financier canadien. J’ai toujours été
impressionné par la qualité de votre travail. Il est possible que je
ne pose pas la bonne question aux bonnes personnes, mais vous
m’avez entendu tout à l’heure.
Now that you have CMHC, what about BDC and EDC? If
you are inspecting banks, insurance companies, CMHC and Farm
Credit, am I wrong in thinking that the only two exceptions of
that kind are BDC and EDC?
Maintenant que vous êtes chargés de surveiller la SCHL,
pourquoi pas BDC et EDC également? Si vous devez inspecter les
banques, les compagnies d’assurances, la SCHL et la Société du
crédit agricole, ai-je tort de penser que les seules entités de ce
genre qui ne font pas encore partie de votre mandat sont BDC et
EDC?
Ms. Evanoff: The government has chosen to add CMHC to
our responsibilities, which, right now, are only for private sector
financial institutions and private pension plans, because of the
fact that we regulate the three private sector mortgage insurers
already. We have the experience that we can draw on to take on
this role.
Mme Evanoff : Le gouvernement a choisi d’inclure dans nos
responsabilités la surveillance de la SCHL alors que, jusqu’à
présent, nos responsabilités visaient exclusivement les institutions
financières du secteur privé et les régimes de retraite privés, tout
simplement parce que nous sommes déjà chargés de réglementer
les trois assureurs hypothécaires du secteur privé. En d’autres
termes, nous avons l’expérience nécessaire pour être à même
d’assumer ce nouveau rôle.
As for the other two government institutions, or perhaps
others, that is really not a question that I can answer because it
was a government decision to give us CMHC.
Quant aux deux autres institutions gouvernementales, et
d’autres aussi éventuellement, je ne peux pas vraiment répondre
à cette question parce que c’est le gouvernement qui a décidé de
nous confier la responsabilité de la SCHL.
Senator Dawson: I should have been here to see the minister
yesterday; I could have asked him.
Le sénateur Dawson : J’aurais dû être là hier quand le ministre
était présent; j’aurais pu lui poser la question.
Senator Oliver: I think that Ms. Evanoff has probably just
answered the question I was going to ask because she says that they
already cover the three private insurers. If this bill passes — now
that CMHC will be under your wing and since so much of what you
do is risk-based assessment — will it help your assessment of banks
now that you will be supervising both the lenders who underwrite
the mortgages and the mortgage insurer who insures against default
on these same mortgage? Will that help your assessment of our
commercial banks? If so, in what ways?
Le sénateur Oliver : Je crois que Mme Evanoff a sans doute déjà
répondu à la question que j’allais poser, puisqu’elle dit que le BSIF
est déjà chargé de contrôler les trois assureurs privés. Si ce projet de
loi est adopté, la SCHL relèvera désormais de votre responsabilité
et, comme une bonne partie de vos activités consistent à effectuer
des évaluations de risques, votre travail d’évaluation des banques
sera-t-il facilité maintenant, puisque vous aurez à surveiller les
activités à la fois des institutions de prêts qui financent les
hypothèques et les assureurs hypothécaires qui les garantissent
contre le risque de non-remboursement? Est-ce que cela va faciliter
votre évaluation des banques commerciales? Dans l’affirmative, de
quelle manière votre travail sera-t-il plus facile?
Ms. Lee: Thank you for your question. I think it actually will
give us a broader view of the housing market.
Mme Lee : Merci pour cette question. Je pense que cela va
nous donner une meilleure vue d’ensemble du marché de
l’habitation.
Senator Oliver: I would have thought so.
Le sénateur Oliver : Oui, c’est ce que je pensais.
Ms. Lee: What we find is that mortgage insurance — debtinsured mortgages — is certainly applicable to the lenders. That
will give us a broader picture of it, so that should be helpful.
Mme Lee : Nous constatons justement que les enjeux qui
touchent les assureurs hypothécaires — c’est-à-dire ceux qui
garantissent les hypothèques — s’appliquent aux prêteurs aussi.
Cela devrait nous donner une meilleure vue d’ensemble, et ce
serait utile.
Senator Oliver: Are the three private insurers as big as CMHC?
Le sénateur Oliver : Les trois assureurs privés sont-ils aussi
grands que la SCHL?
Ms. Lee: No, they are about 20 to 25 per cent of the market.
Mme Lee : Non, ils représentent entre 20 et 25 p. 100 du marché.
17-5-2012
Banques et commerce
Senator Oliver: Getting 75 per cent will really help since you do
so much risk assessment.
Ms. Lee: Exactly.
[Translation]
18:65
Le sénateur Oliver : Donc, mieux connaître les activités de
l’entité correspondant à 75 p. 100 du marché vous aidera
certainement, étant donné que l’évaluation des risques
correspond à une partie très importante de vos activités.
Mme Lee : Oui, tout à fait.
[Français]
Senator Hervieux-Payette: You are doing an excellent job.
During the crisis in 2008 and 2009, our Canadian banks, such as
CIBC and the Bank of Montreal, received support from the Bank
of Canada, Americans, and the Canada Mortgage and Housing
Corporation.
Le sénateur Hervieux-Payette : Vous faites un excellent travail.
Lors de la crise en 2008 et 2009, nos banques, comme la CIBC et la
Banque de Montréal, ont reçu un appui de la Banque du Canada,
des Américains et de la Société canadienne d’hypothèques et de
logement.
Given that your role is to supervise the banks, did you advise
the Minister of Finance of these problems? You were the first
ones to draw attention to this and help find a way to ensure the
soundness of our financial system. Did OSFI play a role there?
Vous qui supervisiez nos banques, avez-vous avisé le ministre
des Finances de ces difficultés? Vous avez été les premiers à
signaler la situation et à aider à trouver une formule pour nous
assurer de la solidité de notre système financier. Est-ce que BSIF
est intervenu dans ce dossier?
[English]
[Traduction]
Ms. Evanoff: During the financial crisis, which, as you know,
had limited impact on Canadian institutions, I think many central
banks and other entities around the world set up liquidity support
facilities that were a little beyond the standard facilities, allowing
otherwise healthy institutions in their jurisdiction to take
advantage of them if there were liquidity needs.
Mme Evanoff : Pendant la crise financière, qui n’a eu guère
d’impact sur les institutions canadiennes, comme vous le savez, je
crois que bon nombre de banques centrales et d’autres entités
dans le monde ont établi des mécanismes de soutien en liquidités
qui étaient un peu plus consistants que les mécanismes standard,
ce qui a permis à des institutions nationales, qui auraient
normalement été en bonne posture financière, d’en profiter si
elles avaient besoin de liquidités.
In terms of what we advised and how we discussed conditions
during that period, I think you have heard from us before about
the Financial Institutions Supervisory Committee, which is
chaired by the superintendent. It has the governor of the central
bank, the chair of CDIC, the head of the Financial Consumer
Agency and the Deputy Minister of Finance on it. There would be
regular discussions on what was happening globally.
En ce qui concerne nos conseils et des discussions que nous avons
eues au cours de cette période, je pense que nous vous avons déjà
parlé du Comité de surveillance des institutions financières qui est
présidé par le surintendant. Le comité est composé du gouverneur
de la banque centrale, du président de la SADC, de l’administrateur
de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada et
du sous-ministre des Finances. Il y aurait eu des discussions
régulières au sujet de la situation mondiale.
[Translation]
Senator Hervieux-Payette: Based on the mandate you have
now been given with respect to Canada Mortgage and Housing
Corporation, will you be receiving monthly reports on the process
of reviewing the institution’s soundness? Will you be sending
people to CMHC to inspect their books every three months?
What process or mechanism is in place to ensure that CMHC
does not present any undue risk and that you are able to keep the
Minister of Finance informed of its financial situation?
[English]
Ms. Lee: As CMHC is a new responsibility for OSFI, it will
take us some time to understand the key risk drivers within
CMHC and how well they are managed. As I mentioned before,
the supervisory framework calls for continuous monitoring and
risk-assessment reviews. Right now we are assessing what the
supervisory plan would be for CMHC and how we will be
[Français]
Le sénateur Hervieux-Payette : Selon le mandat que vous aurez
maintenant avec la Société canadienne d’hypothèques et de
logement, recevrez-vous des rapports mensuels sur le processus
d’examen de la solidité de l’institution? Enverrez-vous des gens à
l’intérieur de la société pour faire l’inspection des livres aux trois
mois? Quel est le processus ou le mécanisme en place pour
s’assurer que la société en question ne présente pas de risques
exagérés et que vous puissiez informer le ministre des Finances de
sa situation financière?
[Traduction]
Mme Lee : Étant donné que la surveillance de la SCHL devient
une nouvelle responsabilité du BSIF, il nous faudra un certain
temps pour comprendre les principaux facteurs de risque au sein
de la société, et dans quelle mesure ils sont bien gérés. Comme je
vous l’expliquais plus tôt, le cadre de surveillance exige un
contrôle permanent et l’examen des évaluations des risques. Nous
18:66
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
executing that. Part of that will be utilizing resources that we have
internally, and we will also need to hire additional resources. At
least once a year, we will be reporting to the board of CMHC, as
well as the Ministers of Finance and HRSDC.
sommes en train d’évaluer en ce moment ce en quoi pourrait
consister le plan de surveillance de la SCHL et comment nous
allons y donner suite. Pour cela, nous aurons recours à nos
ressources internes, mais il nous faudra également recruter
d’autres employés. Au moins une fois par année, nous
présenterons nos conclusions au conseil d’administration de la
SCHL, ainsi qu’aux ministres des Finances et de RHDSC.
Senator Hervieux-Payette: As for the banks, will you go on site
and examine the books and ask questions, or will you just receive
monthly reports from the institution? Do you physically go to the
institution?
Le sénateur Hervieux-Payette : Dans le cas des banques, irezvous sur place pour examiner les livres et poser des questions, ou
allez-vous simplement recevoir des rapports mensuels de la part
des institutions concernées? Est-ce que vous allez dans les locaux
des institutions pour effectuer votre travail?
Ms. Lee: Physically, we go to the institutions, and we meet
with senior management. We meet with operational management.
We meet with even boards of directors from time to time.
Mme Lee : Oui, nous allons dans leurs locaux et nous y
rencontrons les cadres supérieurs. Nous rencontrons aussi les
cadres opérationnels. De temps en temps, nous rencontrons même
les administrateurs.
Senator Hervieux-Payette: What would be the difference
between CMHC and the two other private companies in the
sector? I suppose that the portfolio at CMHC in Canada is
probably bigger than the portfolio of Genworth, but all in all,
Genworth is an American company and much bigger than
CMHC. You have a system in place. Would you put in a different
system for Canada Mortgage and Housing Corporation, or will
all the institutions dealing with the same kind of business be
analyzed the same way?
Le sénateur Hervieux-Payette : Quelle est la différence entre la
SCHL et les deux autres compagnies privées qui oeuvrent dans ce
secteur? Je suppose que le portefeuille de la SCHL est sans doute
plus important que celui de Genworth, mais, tout compte fait,
Genworth, en tant que compagnie américaine, est beaucoup plus
grande que la SCHL. Vous avez déjà un système. Comptez-vous
créer un système différent pour la Société canadienne d’hypothèques
et de logement, ou toutes les institutions dont les activités sont
semblables vont-elles être analysées de la même façon?
Ms. Lee: Our supervisory approach for CMHC will be similar
to what we do today for private mortgage insurers.
Mme Lee : Notre méthode de surveillance à l’égard de la
SCHL sera semblable à celle que nous employons pour les
assureurs hypothécaires privés.
Senator Hervieux-Payette: My colleague asked this question of
the previous organization. Reporting will be done by whom, to
whom and how will we be informed? You will do the assessment
and supervision of the CMHC, and of course this will fall under
the Ministry of Finance. What will parliamentarians get at the
end of the day? It is important that we know what type of
reporting we will get. Will it be like an annual report of a
corporation, like a Genworth report, or a different report?
Le sénateur Hervieux-Payette : Mon collègue a posé cette
question aux témoins précédents. Qui sera chargé de préparer les
rapports, à qui seront adressés ces rapports et comment en seronsnous informés? C’est vous qui êtes chargés de faire l’évaluation et
la surveillance de la SCHL et, bien entendu, tout cela relève du
ministère des Finances. Mais quels renseignements seront
transmis aux parlementaires à ce sujet en fin de compte? Il est
important que nous sachions quel type de rapport nous allons
recevoir. S’agira-t-il d’un rapport annuel de société, comme celui
de Genworth, ou d’un autre type de rapport?
Ms. Evanoff: The legislation provides that we report to the two
responsible ministers and to the board of directors. The ministers
and the board then become responsible for acting on any
recommendations that we have. I believe the legislation also
provides that CMHC has to develop a plan to respond to any
such recommendations through its corporate planning process.
Mme Evanoff : Le projet de loi prévoit que nous présentions
nos rapports aux deux ministres responsables ainsi qu’au conseil
d’administration. Il incombe ensuite aux ministres et au conseil
d’administration de donner suite à nos recommandations. Je crois
que le projet de loi prévoit également que la SCHL élabore un
plan, dans le cadre de la planification de ses activités, en vue de
donner suite aux recommandations.
As we noted this morning, we would not have our supervisory
findings made public because of the importance of confidentiality
with respect to our mandate and the mandate of any similar
Comme nous vous l’avons fait remarquer ce matin, nous
n’avons pas l’intention de communiquer au public les conclusions
de nos activités de surveillance, à cause de l’importance de la
17-5-2012
Banques et commerce
18:67
global regulator. However, Ms. Kinsley said this morning that
CMHC does provide financial disclosure as well as other
commentary through its annual report.
confidentialité, d’après notre mandat, et d’après celui de tout
autre organisme de réglementation semblable dans le monde. Il
convient de noter, cependant, que Mme Kinsley a déclaré ce
matin que la SCHL communique au public des informations
financières et d’autres observations au sujet de ses activités par le
biais de son rapport annuel.
Senator Hervieux-Payette: The figures that we will get from her
will be the same figures, except we will not have the recommendation.
Le sénateur Hervieux-Payette : En d’autres termes, les chiffres
qu’elle va nous fournir seront les mêmes, sauf que nous n’aurons
pas vu les recommandations.
Ms. Evanoff: Not the specific recommendations, no.
Mme Evanoff : Pas les recommandations détaillées, non.
Senator Hervieux-Payette: It is the same figures about where
the money went and which programs and so on are in place. We
receive an annual report from CMHC every year. I wanted to
know what will be done with regard to the Canadian public and
also parliamentarians with regard to the kind of reporting
mechanism. Will it improve the information that we get? Will
your supervision end up just saying that maybe some ratios are
out of line with the ones established for this kind of business?
Le sénateur Hervieux-Payette : Il s’agira en conséquence des
mêmes chiffres concernant l’utilisation des crédits et des
programmes qui sont en vigueur. Nous recevons le rapport
annuel de la SCHL chaque année. Je voulais plutôt savoir quel
mécanisme de communication permettra au public canadien et aux
parlementaires de suivre la situation. Allons-nous recevoir des
données plus pertinentes? Vos activités de surveillance vont-elles
simplement nous permettre de savoir que certains ratios ne cadrent
pas tout à fait avec les normes établies pour ce genre d’activités?
Ms. Evanoff: Senator, I think it would be similar to that of a
private sector situation in that we would expect institutions to act
on our supervisory recommendations, to the extent that we have
any, which will make their underlying risk management systems
more robust and then, perhaps, lead to improvements of various
kinds that would potentially be reported out through their public
disclosure.
Mme Evanoff : Sénateur, je dirais que c’est semblable à ce qui
se ferait pour un établissement privé, en ce sens que nous nous
attendons à ce que les institutions concernées donnent suite aux
recommandations qui découlent de notre surveillance, dans la
mesure où il en existe, afin que leurs systèmes de gestion des
risques sous-jacents soient plus robustes et donnent lieu à
différentes améliorations qui pourraient potentiellement être
communiquées au public.
Senator Hervieux-Payette: Were you asked as experts when the
$69 billion were given as help to the banks to go through the
liquidation crisis? Were you asked for your opinion as to whether
this was something that could put CMHC at risk? Someone
somewhere certainly said, ‘‘Yes, let us go ahead,’’ and it came
from the Ministry of Finance, which would have given permission
for CMHC to buy back $69 billion of mortgages.
Le sénateur Hervieux-Payette : A-t-on sollicité votre opinion,
vous qui êtes experts en la matière, lorsqu’il a été question de
fournir 69 milliards de dollars aux banques pour leur permettre de
surmonter la crise des liquidités? Est-ce qu’on vous a demandé
votre avis sur la possibilité que cela mette en péril la situation de
la SCHL? Quelqu’un, quelque part, a dû dire : « Oui, allons-y » et
c’était certainement quelqu’un au ministère des Finances, puisque
c’est ce dernier qui aurait autorisé la SCHL à racheter des
hypothèques d’une valeur de 69 milliards de dollars.
Ms. Evanoff: There would have been consultation among the
agencies, no doubt led by the Department of Finance, on any
programs that were being put in place at the time. Those, again,
were allowing our financial institutions to get liquidity or funding
if they needed it.
Mme Evanoff : Il y aurait certainement eu des consultations
auprès des agences concernées, consultations dirigées par le
ministère des Finances, concernant les programmes qui étaient
mis en œuvre à l’époque. Encore une fois, il s’agissait de permettre
à nos institutions financières d’obtenir des liquidités ou des
crédits, si elles en avaient besoin.
Senator Hervieux-Payette: But it was not your unit that did the
assessment of the risk?
Le sénateur Hervieux-Payette : Mais ce n’est pas votre unité
qui a évalué les risques de cette opération?
Ms. Evanoff: With respect to CMHC, no.
[Translation]
Senator Maltais: I would like to come back to the three insurers
that you are supervising. Rest assured that I will not be asking
their names, but I would like to know what prompted you to step
Mme Evanoff : En ce qui concerne la SCHL, non.
[Français]
Le sénateur Maltais : Je reviens aux trois assureurs que vous
avez mis sous surveillance. Je ne vous demanderai pas leurs noms,
soyez tranquilles, mais qu’est-ce qui vous a amenés à surveiller ces
18:68
Banking, Trade and Commerce
in and supervise these people? Did you receive negative reports?
Were there any indications to suggest that things were not as clear
as they should be? How did this come about?
[English]
Ms. Evanoff: We regulate all federally incorporated financial
institutions in this country. However, we only have three federally
incorporated mortgage insurers, but we are responsible for them
all. We were not given them; they are quite naturally subject on to
our supervision under the Insurance Companies Act.
[Translation]
Senator Maltais: I see. I have another question. You say in
your brief that Canada Mortgage and Housing Corporation is a
Crown corporation with a social policy mandate. The officials
who appeared before you clearly explained their mandate and
actions with respect to social policy. Does social policy present
more of a risk than an ordinary business policy? Would social
policy with respect to social housing for disadvantaged
Canadians, seniors or people living in remote areas be any
different from policies applied by any other insurer?
[English]
Ms. Lee: Until we actually get into working with CMHC, it is
hard for us to really give you an opinion right now on their book
of business. It is very difficult because we do not have enough
information on it.
[Translation]
Senator Maltais: Perhaps we could make some suggestions. I
would like social policy to be seen in a different light from the
usual business policies. I believe a comprehensive view is needed
of what this could mean for the citizens of this country. Social
housing policy must remain a priority. I imagine that you will
bear that in mind when the time comes to look at their books.
When you carry out your review, I suggest that you consider the
social impact.
[English]
Ms. Evanoff: I would like to emphasize, however, that OSFI
has been given this role so we can use our expertise around the
business that private mortgage insurers are doing and our
supervision of that business, and bring it to bear on CMHC’s
business. That really is with respect to their commercial
operations. The social mandate operations of CMHC are really
beyond the scope of the role that we have been given.
17-5-2012
gens? Avez-vous reçu de mauvais rapports? Y avait-il des indices
qui laissaient croire que les choses étaient un peu floues?
Comment cela est-il arrivé?
[Traduction]
Mme Evanoff : Nous sommes chargés de réglementer
l’ensemble des institutions financières constituées sous le régime
d’une loi fédérale au Canada. Toutefois, il n’existe que trois
compagnies offrant des assurances hypothécaires qui soient
constituées sous le régime de la loi fédérale, et nous sommes
responsables des trois. Il ne s’agit pas d’une responsabilité
particulière qui nous a été confiée; elles relèvent nécessairement
de nous, sur le plan de la surveillance, aux termes de la Loi sur les
sociétés d’assurances.
[Français]
Le sénateur Maltais : D’accord. J’ai une autre question. Vous
dites dans votre mémoire que la Société canadienne d’hypothèques
et de logement est une société d’État qui a un mandat de politique
sociale. Les gens qui vous ont précédé, nous ont bien expliqué leur
mandat et la façon dont ils agissaient au plan de la politique sociale.
Est-ce que la politique sociale est plus à risque qu’une politique
d’affaires ordinaire? Est-ce que la politique sociale quant aux
logements sociaux pour les personnes défavorisées ou vivant en
régions éloignées ou les personnes âgées serait pour vous différente
de celle de n’importe quel autre assureur?
[Traduction]
Mme Lee : Tant que nous n’aurons pas commencé à travailler
directement avec la SCHL, il nous sera difficile d’émettre une
opinion sur son volume d’affaires. C’est très difficile pour le
moment, parce que nous ne possédons pas suffisamment
d’information à ce sujet.
[Français]
Le sénateur Maltais : On peut vous faire des suggestions peutêtre. J’aimerais bien que les politiques sociales soient vues d’un
autre œil que les politiques habituelles sur les affaires. Il faudra
avoir une vue d’ensemble sur la portée que cela peut avoir sur les
citoyens. La politique sociale du logement doit demeurer une
priorité. J’imagine que vous allez devoir examiner les livres dans
cette optique aussi. Alors, dans votre examen, je vous suggérerais
de garder une portée sociale.
[Traduction]
Mme Evanoff : J’insiste sur le fait que le BSIF s’est vu confier
cette responsabilité afin que nous puissions profiter de notre
expertise en matière d’assurance hypothécaire privée et de
surveillance dans ce domaine pour aider la SCHL. Il s’agit
surtout de favoriser ses opérations commerciales. Le fait est que le
mandat social de la SCHL dépasse le rôle qu’on nous a confié.
17-5-2012
Banques et commerce
18:69
The Chair: I think that the committee would concur that we
would not want you to deviate from that approach.
Le président : Je crois que les membres du comité seraient
d’accord pour dire qu’il ne convient pas que vous vous écartiez de
cette approche.
Senator Harb: Thank you very much for your presentation.
These are very difficult questions that you are faced with in that
CMHC does not have only a commercial mandate but it also has
a social housing mandate. In your assessment, how would that
differ say, for example, from the Auditor General, who goes into
departments and agencies and does assessments, value for monies
and other reporting?
Le sénateur Harb : Merci beaucoup pour votre exposé. Vous
faites face à une situation difficile en ce sens que la SCHL a non
seulement un mandat commercial, mais aussi un mandat dans le
domaine du logement social. Selon vous, en quoi votre rôle est-il
différent de celui du vérificateur général, par exemple, qui évalue
les activités des ministères et organismes du gouvernement,
effectue des vérifications de l’optimisation des ressources et
présente différents rapports?
Ms. Evanoff: The Auditor General looks beyond the pure
financial activity of an entity to the extent they have them. It
really is there for value for money and whether the government
entity is meeting its mandate, whether there are any
improvements it can make on how it meets its mandate and so
on. We are doing something different. The thinking we are
bringing to bear on CMHC is as a financial sector supervisor and
as a prudential regulator concerned with the safety and soundness
of a financial institution determining whether financial
institutions are in sound financial condition. We are not
examining its activities in totality.
Mme Evanoff : Le vérificateur général examine des éléments
autres que les activités financières à proprement parler d’une entité,
dans la mesure où ces éléments existent. Le rôle du vérificateur
consiste en réalité à effectuer des vérifications d’optimisation des
ressources et à déterminer si l’entité gouvernementale remplit son
mandat et s’il y aurait lieu d’améliorer ses pratiques de façon à ce
qu’elle puisse plus facilement remplir son mandat, et cetera. Notre
action est différente. En tant que surveillant du secteur financier et
d’organisme de contrôle prudentiel, notre rôle consiste à évaluer la
sécurité et la solidité d’une institution financière et c’est ce que nous
comptons faire à l’égard de la SCHL. Nous n’allons donc pas
examiner la totalité de ses activités.
Senator Harb: You mentioned earlier you still do not know
how you are going to get around it. There must be someone who
knows. Did this initiative come from your agency or was it a
government initiative or was it a CMHC initiative? Who came up
with this idea?
Le sénateur Harb : Vous disiez tout à l’heure que vous ne savez
toujours pas comment vous allez vous y prendre. Mais quelqu’un
doit bien le savoir. S’agit-il d’une initiative de votre organisme, du
gouvernement ou de la SCHL? Qui a eu cette idée-là?
Ms. Evanoff: It is a government initiative, senator.
Senator Harb: There must have been some discussion with your
board in terms of the background, what caused this to come
about. In your answer to one of my colleague’s questions you said
that there is an element of confidentiality when you do an
assessment, which makes a lot of sense, and you deal directly with
the organization that you are assessing. In this particular case you
seem to not only go to the board of directors but also you go to
the Minister of Finance and the Minister of Human Resources.
According to the bill that is proposed, in those two departments
you already have two representatives. Why go beyond that? Why
not just stop at the board of directors, since those agencies have
already been represented on their board of directors, so you do
not have to confuse yourself? They already have a reporting
mechanism through the board of directors. The Minister of
Finance already has his representative, as well as the Minister of
Human Resources. It strikes me if I were to do it I will treat it like
I treat all of those other agencies. I will deal with them and report
to their board of directors, or whatever management they have,
and leave it at that. To push further, it will create more confusion
than anything else.
Mme Evanoff : C’est une initiative du gouvernement, sénateur.
Le sénateur Harb : Il a dû y avoir des discussions au sein de votre
conseil sur la raison d’être de cette initiative et ce qui l’a motivée. En
répondant à une question de mon collègue, vous avez évoqué le
besoin de confidentialité quand vous faites une évaluation, ce qui
semble logique, et dans ce cas, vous traitez directement avec
l’organisation que vous évaluez. Par contre, dans ce cas-ci, on dirait
que vous devez traiter non seulement avec le conseil
d’administration, mais également avec le ministre des Finances et
le ministre des Ressources humaines. D’après le projet de loi, vous
avez déjà deux représentants au sein de ces deux ministères.
Pourquoi aller plus loin que cela? Pourquoi ne pas simplement vous
arrêter au conseil d’administration, puisque ces deux organismes
sont déjà représentés au conseil d’administration, est-ce pour éviter
toute possibilité de confusion? Ils ont déjà un mécanisme de
communication qui passe par le conseil d’administration. Le
ministre des Finances a son représentant, et il en va de même
pour le ministre des Ressources humaines. Il me semble que, à leur
place, je traiterais cet organisme comme je traite tous les autres
organismes. C’est-à-dire que je présenterais mon rapport au conseil
d’administration, ou aux cadres supérieurs, et c’est tout. Aller plus
loin va créer plus de confusion qu’autre chose.
18:70
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
Ms. Evanoff: Again, that was a decision made by the
government. In terms of the reporting framework, I would
imagine it simply reflects the fact that CMHC has oversight by the
two responsible ministers for various parts of its activities.
Mme Evanoff : Encore une fois, il s’agit d’une décision du
gouvernement. En ce qui concerne le cadre de communication,
j’imagine que cette façon de faire est motivée par le fait que les
deux ministres responsables sont chargés de surveiller certaines
activités de la SCHL.
Senator Stewart Olsen: Thank you for coming. It has been very
interesting. I certainly understand and respect the confidentiality
that guides your whole operation.
Le sénateur Stewart Olsen : Merci de votre présence. La
discussion est fort intéressante. Je comprends très bien et je
respecte le principe de confidentialité qui sous-tend l’ensemble de
vos activités.
I would like to follow up on the reporting mechanisms. You
would make your report to the board and how do you then follow
up after that? How soon would you come back and see if your
recommendations had been taken and what has happened?
J’aimerais revenir sur la question des mécanismes de
communication. Quand vous présentez votre rapport au conseil,
de quelle manière assurez-vous le suivi après? Combien de temps
après allez-vous retourner voir les responsables pour déterminer si
on a donné suite à vos recommandations?
Ms. Evanoff: Ms. Lee has already mentioned our continuous
supervisory approach. I will turn the question over to her.
Mme Evanoff : Mme Lee a déjà évoqué notre démarche de
surveillance permanente. Je vais donc lui demander de répondre à
la question.
Ms. Lee: As the part of our continuous supervisory regime, we
would be expecting a plan of action from CMHC and we would
be following up on not only the plan of action but also proposed
time lines. That will be part of our regular, ongoing supervisory
work with CMHC.
Mme Lee : Selon notre régime de surveillance permanente,
nous nous attendons à ce que la SCHL nous présente un plan
d’action et nous nous occupons du suivi, non seulement du plan
d’action, mais des délais fixés pour les différentes mesures. Cela
fera partie du travail de surveillance permanente et régulière que
nous effectuerons auprès de la SCHL.
Senator Stewart Olsen: Then, supposing there was nothing and
you had a good clean report, do you do annual reports? How
often do you go in? I am not referring just to CMHC but any one
of your oversight businesses and banks. How often do you do
your reviews?
Le sénateur Stewart Olsen : Supposons que vous n’ayez rien
trouvé et que votre rapport soit très positif; allez-vous préparer
des rapports annuels? À quelle fréquence allez-vous mener vos
activités? Là je parle, non seulement de la SCHL, mais de vos
activités de surveillance auprès des entreprises et des banques. À
quelle fréquence effectuez-vous vos examens?
Ms. Lee: We will go into companies depending on their size,
their risk level and their complexity.
Mme Lee : La fréquence de nos examens dépend de la taille, du
niveau de risque et de la complexité des entreprises concernées.
Senator Stewart Olsen: Is it based on risk?
Le sénateur Stewart Olsen : C’est donc en fonction du degré de
risque?
Ms. Lee: It is really their risk profile, and for a large bank it
could be numerous times in a year. With CMHC, we are
committed to doing at least one risk assessment review annually.
It may be more than one. That would depend on what we see as
the risks within the enterprise.
Mme Lee : C’est étroitement lié au profil de risque et, pour une
grande banque, cet examen pourrait se faire plusieurs fois par
année. Dans le cas de la SCHL, nous nous sommes engagés à
effectuer au moins une évaluation des risques chaque année. Il
pourrait y en avoir plus. Tout dépendra de ce que nous
considérerons comme des risques pour la société.
Senator Stewart Olsen: This would be a real guess for you
because you have not been in and you do not know the scope.
When would you be coming back with your first report? How
long do you think that might take?
Le sénateur Stewart Olsen : Ce serait certainement une
supposition de votre part, étant donné que vous n’avez pas
encore examiné les activités de la société et donc vous n’êtes pas
au courant de l’ampleur de la tâche. Mais quand pensez-vous
présenter votre premier rapport? Combien de temps cela pourrait-il
vous prendre?
Ms. Lee: That is a very good question. I believe we have
committed to doing reporting annually, so we would probably be
committed to starting reporting at least by next year. It would be
as soon as we can.
Mme Lee : C’est une très bonne question. Si je ne m’abuse,
nous nous sommes engagés à préparer des rapports annuels et
j’imagine que nous voudrons commencer à préparer des rapports
au moins au début de la prochaine année. Ce serait aussitôt que
possible.
17-5-2012
Banques et commerce
18:71
Senator Moore: Thank you both for being here. I believe in
answer to Senator Maltais’ question you said that you are only
looking at the commercial activities of CMHC. Specifically, what
are those?
Le sénateur Moore : Merci à vous deux pour votre présence. En
réponse à la question du sénateur Maltais, vous avez dit que vous
n’examinez que les activités commerciales de la SCHL. Quelles
sont ces activités?
Ms. Evanoff: The mortgage insurance program and
securitization are the two best examples and the largest examples.
Mme Evanoff : Les programmes d’assurance hypothécaire et
de titrisation sont les deux meilleurs et les deux plus importants
exemples.
Senator Moore: That was the mortgage insurance part. The
insurance enforcement is $567 billion, so would you be focused on
that part of their activity?
Le sénateur Moore : Voilà pour l’assurance hypothécaire. Mais
les activités de contrôle liées aux assurances représentent la
somme de 567 milliards de dollars; donc, allez-vous également
vous intéresser à ces dernières?
Ms. Evanoff: Yes, sir.
Mme Evanoff : Oui, sénateur.
Senator Moore: I asked this question yesterday of people from
Finance and they thought they might be able to get back to us
with an answer, but I will also ask you. We had that asset-backed
commercial paper situation, with Canadian investors at risk for
$33 billion. If this legislation passed and it was in force then,
would that situation have been avoided?
Le sénateur Moore : J’ai posé cette question hier aux
responsables du ministère des Finances qui pensaient peut-être
pouvoir nous faire parvenir la réponse, mais je vais également vous
poser la question. Il y a eu le problème des papiers commerciaux
adossés à des actifs à un moment donné, qui représentait un risque
pour les investisseurs canadiens correspondant à 33 milliards de
dollars. Si ce projet de loi avait été en vigueur à cette époque, auraitil été possible d’éviter ce problème?
Ms. Evanoff: I am afraid I cannot really answer that, senator.
Again, it was not bank-sponsored, asset-backed commercial
paper that was ultimately the majority of the problem; it was
issued by non-OSFI regulated institutions.
Mme Evanoff : Malheureusement, je ne peux pas vraiment
vous répondre, sénateur. La grande majorité des problèmes
n’étaient pas liés à des papiers commerciaux adossés à des actifs
qui avaient été parrainés par des banques; il s’agissait de PCAA
émis par des institutions qui ne sont pas réglementées par le BSIF.
Senator Moore: Would you not have had the opportunity to
look at their liquidity and so on because they were not federal?
Le sénateur Moore : Donc, vous n’auriez pas eu l’occasion
d’examiner leur ratio de liquidités, et cetera, étant donné qu’il ne
s’agissait pas d’organismes fédéraux?
Ms. Evanoff: That is correct.
Senator Moore: Had they wanted to, if this passes, they could
apply but then they would have to pass CMHC’s examination.
Mme Evanoff : C’est exact.
Le sénateur Moore : S’ils avaient voulu le faire, et si ce projet de
loi est adopté, ils pourraient présenter une demande, mais il
faudrait qu’elle soit examinée et autorisée par la SCHL.
What is the budget of OSFI per year; do you know?
Quel est le budget annuel du BSIF; le savez-vous?
Ms. Lee: I am sorry, but I do not know.
Mme Lee : Je suis désolée; je l’ignore.
Senator Moore: Maybe you could send us that information.
Le sénateur Moore : Peut-être pourriez-vous nous faire
parvenir cette information?
How many employees are there?
Combien d’employés avez-vous?
Ms. Evanoff: Just over 500.
Mme Evanoff : Un peu plus de 500.
Senator Moore: Would you have to add anyone to complete
this work for CMHC?
Le sénateur Moore : Serez-vous obligés de faire du recrutement
pour être en mesure d’effectuer ce travail pour la SCHL?
Ms. Evanoff: We will have to add some additional resources. We
are currently considering how many. When you consider
our 500 and some people, bear in mind we see 400 and some
financial institutions. We have a process within supervision for
determining how to allocate resources to an individual institution
based on various metrics, and we would be doing that same kind
of analysis.
Mme Evanoff : Il nous faudra certaines ressources additionnelles.
À l’heure actuelle, nous sommes en train de déterminer combien
d’employés de plus il nous faut. Nous avons 500 et quelques
employés, mais rappelez-vous que nous examinons les activités
de 400 et quelques institutions financières. Notre stratégie de
surveillance inclut une démarche nous permettant d’affecter les
ressources à une institution individuelle en fonction de certains
critères, et nous allons faire ce même genre d’analyse pour la SCHL.
18:72
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
Senator Moore: Please let the clerk know what you come up
with there to give us a feeling for that.
Le sénateur Moore : Veuillez faire parvenir cette information
au greffier pour que nous ayons une idée de ce qui est nécessaire.
Senator Ringuette: Regarding your supervisory role for
financial institutions, you have a cost recovery schedule. What
is the percentage of your cost recovery for your operation?
Le sénateur Ringuette : Pour ce qui est de votre rôle de
surveillance des institutions financières, vous avez un barème
pour le recouvrement de vos coûts. Quel pourcentage des coûts de
vos opérations est recouvrable?
Ms. Evanoff: All of our costs are recovered from the financial
institutions that we supervise. There are assessment regulations
that provide a formula for the amount each type of institution
pays. I believe that it differs a little, at the moment, between
deposit takers and insurance companies. One might be based on a
different metric. It attempts to capture with fair justice our
supervisory time allocated to individual institutions.
Mme Evanoff : Le recouvrement de nos coûts est de 100 p. 100
pour les institutions financières que nous surveillons. Il y a des
règlements sur les évaluations qui prévoient une formule pour le
calcul des frais que doit payer chaque type d’institution. Si je ne
m’abuse, il existe une légère différence à l’heure actuelle entre les
institutions financières acceptant des dépôts et les sociétés
d’assurances. Il est possible que les critères soient différents dans
l’un et l’autre cas. Cette formule vise à prévoir le recouvrement de
frais équitables auprès des institutions individuelles pour nos
activités de surveillance.
Senator Ringuette: Could you provide a copy of that to our
clerk for members?
Le sénateur Ringuette : Pourriez-vous faire parvenir une copie
de ce document au greffier pour la gouverne des membres?
Ms. Evanoff: Yes.
Mme Evanoff : Oui.
Senator Ringuette: Ladies, you are the lucky winners of my
four bingo questions. I understand that you will not have the
answers with you today but please provide them to the clerk of
the committee:
Le sénateur Ringuette : Mesdames, vous êtes les heureuses
gagnantes de mes quatre questions de bingo. Je crois savoir que
vous n’avez pas les réponses aujourd’hui, mais je vous invite à les
faire parvenir au greffier du comité.
How many employees in your department got a notice letter of
layoff, by province and classification?
Combien d’employés du Bureau, par province et par
classification, ont reçu un avis de mise à pied?
How many were EXs and how many were DMs?
Combien de ces personnes occupaient un poste d’EX ou de
sous-ministre?
How many staffers in your department are not under the
Public Service Employment Act and under what classifications?
Combien d’employés du bureau ne sont pas visés par la Loi sur
l’emploi dans la fonction publique et quelles sont leurs
classifications?
What is the cost to your department for program management,
i.e. what is the total for salaries expenses bonuses, et cetera, for
management level of your department and programs?
Combien coûte la gestion des programmes dans votre ministère;
en d’autres termes, quel est le montant total des dépenses engagées
au titre des salaires, des dépenses, des primes, et cetera, pour les
titulaires de postes de gestionnaires dans votre ministère?
Ms. Evanoff: We will get you that information, senator.
Thank you.
Mme Evanoff : Je vais vous obtenir cette information,
sénateur. Je vous remercie.
However, we do not run a government program, per se, so the
answer to your third question certainly is zero.
Mais, si je peux me permettre, nous n’administrons pas de
programmes gouvernementaux, à proprement parler, et la
réponse à votre troisième question est donc zéro.
Senator Ringuette: You certainly have management, in that you
are managing a program. You manage the supervision of financial
institutions, which is a program in itself. I understand it is not a
government program, but it is a program within your unit.
Le sénateur Ringuette : Vous avez certainement des gestionnaires
chez vous, puisque vous êtes chargés de gérer un programme. Vous
gérez la surveillance des institutions financières, qui constitue un
programme en bonne et due forme. Je sais qu’il ne s’agit pas d’un
programme gouvernemental, mais c’est un programme qu’exécute
le bureau.
Senator Oliver: We heard from our previous witness about the
extent of the magnitude of that business; and it is quite large. You
have indicated that you hope to have a report by the end of the
first year, and that there is an awful lot of work to do because you
are unfamiliar with what they really do. Will it be necessary for
Le sénateur Oliver : Les témoins précédents nous ont expliqué
l’ampleur de leurs activités, qui sont très considérables. Vous dites
que vous espérez présenter un rapport d’ici la fin de la première
année, et que vous avez beaucoup de pain sur la planche étant
donné que la nature des activités de la société ne vous est pas
17-5-2012
Banques et commerce
18:73
you to hire new employees to supplement your staff? If so, how
many employees; have you done a budget; and how much will
it cost?
vraiment familière. Serez-vous obligés d’engager de nouveaux
employés pour compléter votre effectif? Dans l’affirmative,
combien d’employés; avez-vous établi un budget; et combien
cela coûtera-t-il?
Ms. Lee: Currently, we are putting together a plan. Until we
meet with CMHC to really get a better understanding, it is
difficult to estimate how many people we will need. We have some
expertise internally but we will need more staff and do not know
how many.
Mme Lee : Nous sommes actuellement en train d’élaborer un
plan. Tant que nous n’aurons pas rencontré les responsables de la
SCHL pour mieux comprendre la situation, il nous sera difficile
d’évaluer le nombre d’employés supplémentaires qu’il nous faut.
Nous avons une certaine expertise à l’interne, mais il nous faudra
d’autres employés; pour le moment, nous ne savons pas combien.
Senator Oliver: Would it be 15 to 20 new technical people?
Le sénateur Oliver : S’agit-il d’une quinzaine ou d’une
vingtaine de nouveaux experts techniques?
Ms. Lee: It depends on what we plan to do this year versus
next year and the following year. Once we understand how
CMHC is organized and how their programs work, we will have a
better understanding of the type of staff we need and when we will
need them.
Mme Lee : Tout dépend de ce que nous allons faire cette
année, par rapport à l’année prochaine et celle d’après. Quand
nous aurons compris comment la SCHL est organisée et comment
fonctionnent ses programmes, nous aurons une meilleure idée du
type de personnel qu’il nous faut et quand nous en aurons besoin.
Senator Oliver: If the new employees and all their benefits and
so on will be in the millions of dollars, where will that money
come from?
Le sénateur Oliver : Si les nouveaux employés et les avantages
sociaux auxquels ils ont droit représentent une dépense de
plusieurs millions de dollars, d’où proviendra cet argent?
Ms. Lee: We will recover our costs directly from CMHC as
part of a regular assessment levy.
Mme Lee : Nous allons recouvrer nos coûts directement auprès
de la SCHL sous la forme de droits d’évaluation réguliers.
Senator Oliver: Will it be 100 per cent?
Ms. Lee: Yes.
Le sénateur Oliver : Allez-vous recouvrer 100 p. 100 de
vos coûts?
Mme Lee : Oui.
Senator Oliver: I asked questions about governance of the
previous witnesses. What new things will you be doing in relation
to CMHC with respect to their governance? We know that under
the bill there will be two new members added to their board of
directors to total 12. Do you think that you may be looking
seriously at some aspects of their governance structure?
Le sénateur Oliver : J’ai posé certaines questions aux témoins
précédents au sujet de la gouvernance. Quelles nouvelles activités
allez-vous mener relativement à la gouvernance de la SCHL?
Nous savons que, aux termes du projet de loi, il y aura
deux administrateurs de plus, ce qui donnera un conseil
d’administration composé de 12 membres. Pensez-vous examiner
sérieusement certains aspects de sa structure de gouvernance?
Ms. Lee: Looking at board governance is tricky because we are
not in the board meetings. Part of what we do is to meet with
members of boards, ask questions and elicit how much discussion
is going on around risk items and the various activities that are
being reported to the board. We also look at the board reporting
to see whether it is clear or comprehensive. Those are the things
we will need to look at to be able to understand whether we have
recommendations in those areas.
Mme Lee : Il nous est difficile d’examiner la gouvernance au
niveau du conseil d’administration, étant donné que nous
n’assistons pas aux réunions de ce dernier. Par contre, nous
avons l’habitude de rencontrer les administrateurs, de leur poser
des questions et d’entamer une discussion sur les différents
éléments de risque et les activités qui font l’objet de rapports à
l’intention du conseil. Nous examinons également les rapports à
proprement parler qui sont communiqués au conseil, afin de
savoir s’ils sont clairs et complets. Voilà le genre de choses que
nous devrons examiner afin de comprendre s’il y a lieu ou non de
faire des recommandations à ce sujet.
Senator Oliver: Would you look to see, for example, whether
the board meets without the CEO?
Le sénateur Oliver : Est-ce que vous voudrez savoir, par
exemple, si le conseil d’administration se réunit en l’absence
du PDG?
Ms. Lee: Yes, if they are in camera with the internal auditor.
There are common governance guidelines that we look at.
Mme Lee : Oui, s’il s’agit de réunions à huis clos avec le
vérificateur interne. Il y a un certain nombre de directives
courantes en matière de gouvernance dont nous tenons compte.
Senator Oliver: Do you look at whether the board does selfassessments?
Le sénateur Oliver : Cherchez-vous à savoir si le conseil
d’administration effectue des autoévaluations?
18:74
Banking, Trade and Commerce
17-5-2012
Ms. Lee: Yes. We have a corporate governance guideline to
look at to see how they comply with those guidelines. They are
being updated this year as well.
Mme Lee : Oui. Il existe des lignes directrices en matière de
gouvernance d’entreprise et nous tenons compte de la mesure
dans laquelle la société concernée suit ces lignes directrices. De
plus, elles vont être actualisées cette année.
Ms. Evanoff: We must be respectful of the fact it is a Crown
corporation and the board members are chosen pursuant to a
statutory framework and so on.
Mme Evanoff : Il faut tenir compte du fait qu’il s’agit d’une
société d’État et que les administrateurs sont choisis conformément
à un cadre législatif.
The Chair: This concludes our questions. Ms. Evanoff and
Ms. Lee, on behalf of all committee members, I express great
appreciation for your appearance today. I suspect it is more than
that and I can speak on behalf of many Canadians. Your group
probably is responsible for allowing more people to sleep easily at
night than any other group in this country, knowing that you are
keeping a watchful eye on our financial institutions. For that, we
express our great appreciation as well and ask you to pass it on to
Superintendent Dickson and your associates. We have great
appreciation for the work you do.
Le président : Voilà qui termine la période des questions.
Madame Evanoff, madame Lee, au nom de tous les membres du
comité, je voudrais vous transmettre nos sincères remerciements
pour votre présence parmi nous aujourd’hui. Je soupçonne que
votre influence est beaucoup plus significative que ce qu’on
pourrait penser dans le contexte de cette réunion, et je crois
pouvoir parler pour bon nombre de Canadiens en vous disant
cela. C’est sans doute grâce à votre groupe, plus qu’à n’importe
quel autre groupe au Canada, que les Canadiens peuvent bien
dormir la nuit, sachant que vous surveillez attentivement les
activités de nos institutions financières. Pour cela, nous vous
sommes extrêmement reconnaissants, et je vous saurais gré de
bien vouloir transmettre nos remerciements à la surintendante
ainsi qu’à vos associés. Nous apprécions beaucoup le travail que
vous faites.
Senator Hervieux-Payette: May I just add that I feel even safer
because they are all women.
Le sénateur Hervieux-Payette : Je voudrais ajouter, si vous
permettez, que je me sens encore plus en sécurité, étant donné que
ce sont toutes des femmes.
The Chair: So noted.
Le président : C’est noté.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
APPEARING
Wednesday, May 16, 2012
COMPARAÎT
Le mercredi 16 mai 2012
The Honourable James M. Flaherty, P.C., M.P., Minister of Finance.
L’honorable James M. Flaherty, C.P., député, ministre des Finances.
WITNESSES
TÉMOINS
Wednesday, May 16, 2012
Le mercredi 16 mai 2012
Department of Finance Canada:
Ministère des Finances Canada :
Jeremy Rudin, Assistant Deputy Minister, Financial Sector Policy
Branch;
Jeremy Rudin, sous-ministre adjoint, Direction de la politique du
secteur financier;
Jane Pearse, Director, Financial Institutions;
Jane Pearse, directrice, Division des institutions financières;
James Wu, Chief, Financial Institutions Analysis;
James Wu, chef, Analyse des institutions financières;
Veronica C. Wessels, Expert Advisor, Financial Institutions Division;
Veronica C. Wessels, experte-conseil, Division des institutions
financières;
Eleanor Ryan, Senior Chief, Financial Institutions Framework
Policy, Financial Institutions Division;
Eleanor Ryan, chef principale, Cadre stratégique pour les
institutions financières, Division des institutions financières;
Annie Hardy, Chief, Structural Issues;
Annie Hardy, chef, Questions structurelles;
Ling Wang, Chief, Housing Finance Review, Financial Institutions
Division, Housing Finance Review;
Ling Wang, chef, Revue de financement de l’habitation, Division des
institutions financières, Revue de financement de l’habitation;
Tamara Miller, Chief, Labour Markets, Employment and Learning.
Tamara Miller, chef, Marchés du travail, emploi et apprentissage.
Industry Canada:
Industrie Canada :
Gerard Peets, Senior Director, Strategy and Planning Directorate;
Gerard Peets, directeur principal, Direction de la planification et de
la stratégie;
Patricia Brady, Director, Investment, Insolvency, Competition and
Corporate Policy Directorate.
Patricia Brady, directrice, Direction de la politique d’entreprise
d’investissement, d’insolvabilité et de la concurrence.
Human Resources and Skills Development Canada:
Anthony Giles, Director General, Strategic Policy, Analysis and
Workplace Information Directorate.
Ressources humaines et Développement des compétences Canada :
Anthony Giles, directeur général, Direction de la politique stratégique,
de l’analyse et de l’information sur les milieux de travail.
Thursday, May 17, 2012
Le jeudi 17 mai 2012
Canada Mortgage and Housing Corporation:
Société canadienne d’hypothèques et de logement :
Karen Kinsley, President and Chief Executive Officer;
Karen Kinsley, présidente et première dirigeante;
Sébastien Gignac, General Counsel.
Sébastien Gignac, avocat général.
Office of the Superintendent of Financial Institutions Canada:
Bureau du surintendant des institutions financières Canada :
Penny Lee, Senior Director, Property and Casualty Insurance Group;
Penny Lee, directrice principale, Groupe de l’assurance multirisques;
Patty Evanoff, Senior Director, Legislation and Approvals Division.
Patty Evanoff, directrice principale, Division de la législation et de
l’approbation.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

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