Banking, Trade Banques et and Commerce du commerce

Banking, Trade Banques et and Commerce du commerce
Third Session
Fortieth Parliament, 2010-11
Troisième session de la
quarantième législature, 2010-2011
SENATE OF CANADA
SÉNAT DU CANADA
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
Banking, Trade
and Commerce
Banques et
du commerce
Chair:
The Honourable MICHAEL A. MEIGHEN
Président :
L’honorable MICHAEL A. MEIGHEN
Wednesday, March 9, 2011 (in camera)
Thursday, March 24, 2011
Le mercredi 9 mars 2011 (à huis clos)
Le jeudi 24 mars 2011
Issue No. 20
Fascicule no 20
Future Business
Travaux futurs :
(Consideration of a draft agenda)
(Étude d’un projet d’ordre du jour)
Fifth meeting on:
Cinquième réunion concernant :
The present state of the domestic
and international financial system
La situation actuelle du régime financier
canadien et international
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
48671-48715
STANDING SENATE COMMITTEE ON
BANKING, TRADE AND COMMERCE
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DES
BANQUES ET DU COMMERCE
The Honourable Michael A. Meighen, Chair
Président : L’honorable Michael A. Meighen
The Honourable Céline Hervieux-Payette, P.C., Deputy Chair
Vice-présidente : L’honorable Céline Hervieux-Payette, C.P.
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Banks
* Cowan
(or Tardif)
Gerstein
Greene
Kochhar
* LeBreton, P.C.
(or Comeau)
Massicotte
Mockler
Moore
Oliver
Ringuette
Smith (Saurel)
Banks
* Cowan
(ou Tardif)
Gerstein
Greene
Kochhar
* LeBreton, C.P.
(ou Comeau)
Massicotte
Mockler
Moore
Oliver
Ringuette
Smith (Saurel)
* Ex officio members
* Membres d’office
(Quorum 4)
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 85(4), membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 85(4) du Règlement, la liste des
membres du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Smith (Saurel) replaced the Honourable
Senator Housakos (March 23, 2011).
L’honorable sénateur Smith (Saurel) a remplacé l’honorable
sénateur Housakos (le 23 mars 2011).
The Honourable Senator Banks replaced the Honourable Senator
Harb (March 23, 2011).
L’honorable sénateur Banks a remplacé l’honorable sénateur
Harb (le 23 mars 2011).
The Honourable Senator Housakos replaced the Honourable
Senator Smith (Saurel) (March 23, 2011).
L’honorable sénateur Housakos a remplacé l’honorable sénateur
Smith (Saurel) (le 23 mars 2011).
The Honourable Senator Hervieux-Payette, P.C., replaced the
Honourable Senator Banks (March 9, 2011).
L’honorable sénateur Hervieux-Payette, C.P., a remplacé
l’honorable sénateur Banks (le 9 mars 2011).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
24-3-2011
Banques et commerce
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Wednesday, March 9, 2011
(43)
OTTAWA, le mercredi 9 mars 2011
(43)
[English]
20:3
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day in camera at 4:25 p.m., in room 505,
Victoria Building, the chair, the Honourable Michael A.
Meighen, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce
se réunit aujourd’hui, à his clos, à 16 h 25, dans la salle 505 de
l’édifice Victoria sous la présidence de l’honorable Michael A.
Meighen (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Banks, Gerstein, Greene, Harb, Kochhar, Massicotte, Meighen,
Mockler, Moore, Oliver, Ringuette and Smith (Saurel) (12).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Banks,
Gerstein, Greene, Harb, Kochhar, Massicotte, Meighen,
Mockler, Moore, Oliver, Ringuette et Smith (Saurel) (12).
In attendance: John Bulmer and Adriane Yong, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, June
Dewetering, Chief, Macroeconomics and Trade, Library of
Parliament; and Francine Pressault, Communications Officer,
Communications Directorate.
Également présents : John Bulmer et Adriane Yong, analystes,
Service d’information et de recherche parlementaires; June
Dewetering, chef, Macroéconomie et commerce, Bibliothèque
du Parlement; et Francine Pressault, agente des communications,
Direction des communications.
Pursuant to rule 92(2)(e), the committee considered a
draft agenda.
Conformément à l’article 92(2)e) du Règlement du Sénat, le
comité étudie un projet d’ordre du jour.
It was agreed that senators’ staff be permitted to stay in the
room with the condition that no Blackberrys be used.
Il est convenu d’autoriser le personnel des sénateurs à rester
dans la salle, à condition que personne n’utilise son BlackBerry.
It was agreed to invite the Privacy Commissioner on April 6,
2011 on Bill S-201.
Il est convenu d’inviter la commissaire à la protection de la vie
privée, le 6 avril 2011, pour discuter du projet de loi S-201.
It was further agreed that the research staff elaborate the
framework for the future study of the committee based on the
proposed ideas of the members.
Il est convenu également que le personnel de recherche fixe le
cadre de la prochaine étude du comité en s’appuyant sur les idées
proposées par les membres.
At 5:30 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 17 h 30, le comité suspend ses travaux jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Thursday, March 24, 2011
(44)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le jeudi 24 mars 2011
(44)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 10:35 a.m., in room 9, Victoria
Building, the chair, the Honourable Michael A. Meighen,
presiding.
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce
se réunit aujourd’hui, à 10 h 35, dans la salle 9 de l’édifice Victoria
sous la présidence de l’honorable Michael A. Meighen (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Banks, Gerstein, Greene, Hervieux-Payette, P.C., Kochhar,
Meighen, Moore, Oliver and Ringuette (9).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Banks,
Gerstein, Greene, Hervieux-Payette, C.P., Kochhar, Meighen,
Moore, Oliver et Ringuette (9).
Other senator present: The Honourable Senator Dawson. (1).
In attendance: John Bulmer, Adriane Yong, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Autre sénateur présent : L’honorable sénateur Dawson. (1).
Également présents : John Bulmer et Adriane Yong, analystes,
Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
20:4
Banking, Trade and Commerce
24-3-2011
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Tuesday, March 16, 2010, the committee continued its
examination of the present state of the domestic and
international financial system. (For complete text of the order of
reference, see proceedings of the committee, Issue No. 2.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mardi 16 mars 2010, le comité poursuit son étude sur la
situation actuelle du régime financier canadien et international.
(Le texte intégral de l’ordre de renvoi figure au fascicule no 2 des
délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Business Development Bank of Canada:
Banque de développement du Canada :
Edmée Métivier, Executive Vice-President, Financing and
Consulting;
Edmée Métivier, vice-présidente exécutive, Financement et
consultations;
Jérôme Nycz, Interim Executive Vice-President, Investments
and Senior Vice-President, Strategy.
Jérôme Nycz, vice-président exécutif intérimaire, Investissements
et premier vice-président, Stratégie.
Mr. Métivier made a statement and, with Mr. Nycz, answered
questions
Mme Métivier fait une déclaration puis répond aux questions,
avec l’aide M. Nycz.
At 12:05 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 12 h 5, le comité suspend ses travaux jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
Le greffier du comité,
Line Gravel
Clerk of the Committee
24-3-2011
Banques et commerce
20:5
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Thursday, March 24, 2011
OTTAWA, le jeudi 24 mars 2011
The Standing Senate Committee on Banking, Trade and
Commerce met this day at 10:35 a.m. to examine the present
state of the domestic and international financial system (topic: the
financing of innovations in Canada).
Le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce
se réunit aujourd’hui, à 10 h 35, pour étudier la situation actuelle
du régime financier canadien et international (sujet : le
financement des innovations au Canada).
Senator Michael A. Meighen (Chair) in the chair.
[English]
The Chair: Good morning, colleagues. I call to order this
meeting of the Standing Senate Committee on Banking, Trade
and Commerce. I am Michael Meighen. I am a senator from
Ontario, and I have the honour to chair the committee. Allow me
to introduce the senators who are present. The distinguished
deputy chair of the committee is Senator Hervieux-Payette from
Quebec. Senator Gerstein is from Ontario; Senator Kochhar is
from Ontario; and Senator Oliver is from Nova Scotia.
[Translation]
Le sénateur Michael A. Meighen (président) occupe le fauteuil.
[Traduction]
Le président : Bonjour, chers collègues. La présente séance du
Comité sénatorial permanent des banques et du commerce est
ouverte. Je m’appelle Michael Meighen. Je viens de l’Ontario, et
j’ai l’honneur de présider ce comité. Permettez-moi de présenter
les sénateurs qui sont ici avec nous. Notre distinguée viceprésidente, le sénateur Hervieux-Payette, représente le Québec. Le
sénateur Gerstein est de l’Ontario, le sénateur Kochhar aussi, et le
sénateur Oliver est de la Nouvelle-Écosse.
[Français]
Nova Scotian senators are always very proud of their origins.
To my left, we have Senator Ringuette from New Brunswick,
Senator Dawson from Quebec, who is visiting, at least for today if
not longer.
Les sénateurs de la Nouvelle-Écosse sont toujours très fiers de
leurs origines. À ma gauche, le sénateur Ringuette, du NouveauBrunswick, le sénateur Dawson, du Québec, qui est ici en visite,
du moins pour aujourd’hui sinon pour plus longtemps.
Senator Dawson: In the Liberal Party we do not use the
expression just visiting.
Le sénateur Dawson : Au Parti libéral, on n’utilise pas
l’expression « just visiting ».
The Chair: Rightly so. I understand.
[English]
Senator Moore is from Nova Scotia, and Senator Banks is
from Alberta. He is another distinguished visitor who we hope
might be a member of this committee one day. Those are the
people who will be interested in our witnesses’ testimony today.
[Translation]
Allow me to remind those watching our proceedings at home
on CPAC, the public affairs cable channel, that they can consult,
online, the transcript of previous committee meetings and reports
by clicking on the ‘‘Committee Business’’ link on the Parliament
of Canada website, at www.parl.gc.ca.
[English]
Colleagues, our hearing today falls within the context of our
study of the present state of the domestic and international
financial systems. Specifically today, we will look at the financing
of innovation in Canada.
[Translation]
This morning our witnesses are representatives from the
Business Development Bank of Canada. Earlier this year, in
February, the Business Development Bank of Canada published a
document entitled Venture Capital Industry Review. This report is
Le président : Et avec raison, d’ailleurs. Je comprends.
[Traduction]
Le sénateur Moore est de la Nouvelle-Écosse, et le sénateur
Banks, de l’Alberta. Le sénateur Banks se joint à nous ce matin et
nous espérons qu’un jour, il sera membre du comité. Voilà donc
les sénateurs qui vont entendre nos témoins aujourd’hui.
[Français]
Permettez-moi de rappeler à ceux et celles qui suivent nos
délibérations à la maison sur CPAC, la chaîne d’affaires publiques
par câble, qu’ils peuvent consulter en ligne la transcription des
réunions antérieures du comité ainsi que ses rapports en cliquant
sur le lien « travaux des comités » dans le site web du Parlement
du Canada, à www.parl.gc.ca.
[Traduction]
Chers collègues, la réunion d’aujourd’hui porte sur la situation
actuelle du régime financier canadien et international et, plus
particulièrement, sur le financement des innovations au Canada.
[Français]
Nos témoins ce matin sont des représentants de la Banque de
développement du Canada. Plus tôt cette année, en février, la
Banque de développement du Canada a publié un document
intitulé Revue de l’industrie du capital de risque. Ce rapport est le
20:6
Banking, Trade and Commerce
the result of a strategic review conducted in the spring of 2010 on
the Business Development Bank of Canada’s venture capital
activities.
[English]
24-3-2011
fruit d’un examen stratégique des activités de la Banque de
développement du Canada en matière de capital de risque mené à
compter du printemps de 2010.
[Traduction]
Joining us from BDC, to give us their insights into their special
study topic, is Edmée Métivier, Executive Vice President,
Financing and Consulting, who has already appeared before us.
We are glad to have you back. She is accompanied by Mr. Jérôme
Nyca, Interim Executive Vice President, Investments and Senior
Vice President, Strategy. Welcome to you both.
Mme Edmée Métivier, vice-présidente exécutive, Financement et
consultation pour la Banque de développement du Canada, nous
fera part de ses réflexions sur le sujet. Elle a déjà comparu devant
le comité. Nous sommes ravis de vous accueillir de
nouveau. M. Jérôme Nycz, vice-président exécutif intérimaire,
Investissements, et premier vice-président, Stratégie, l’accompagne.
Bienvenue à tous deux.
If either of you have opening comments, we would welcome
them. We hope that you will be prepared to answer questions
from senators afterwards.
Si vous avez des remarques liminaires à faire, nous sommes
prêts à les entendre. Nous espérons que vous accepterez de
répondre aux questions des sénateurs par la suite.
This is a very general opening session. We hope to embark in
due course on a specific study of the financing of innovation in
Canada, comparing it to schemes that are present abroad to see if
the situation warrants recommendations for improvement. This is
a preliminary meeting. Given the fact that BDC did undertake
this study earlier this year, we would be interested in your findings
and comments on the subject.
Nos délibérations ce matin sont d’ordre très général. Nous
souhaitons entreprendre, en temps utile, une étude plus
particulière sur le financement des innovations au Canada, afin
de voir si notre démarche soutient la comparaison avec d’autres
pays et si d’éventuelles recommandations pour l’améliorer
s’imposent. Il s’agit donc d’une séance préliminaire. Étant
donné que la BDC a mené à bien une étude plus tôt cette
année, vos conclusions et observations sur le sujet nous intéressent
au plus haut point.
Edmée Métivier, Executive Vice-President, Financing and
Consulting, Business Development Bank of Canada: Mr. Chair,
with your permission, I will make a few comments, and then after
that we are open for discussion.
Edmée Métivier, vice-présidente exécutive, Financement et
consultation, Banque de développement du Canada : Monsieur le
président, avec votre permission, je ferai quelques remarques,
après quoi nous répondrons à vos questions.
[Translation]
[Français]
Honourable senators, Jérôme Nycz and I are very pleased to be
here before you this morning in order to represent the Business
Development Bank of Canada. Our president and CEO, Jean-René
Halde, could not be here this morning, but he sends you a warm
greeting.
Honorables sénateurs, c’est un plaisir pour Jérôme Nycz et moi
d’avoir à représenter la Banque de développement du Canada
devant vous ce matin. Notre président et chef de la direction,
Jean-René Halde ne pouvait pas être présent ce matin, alors il
vous transmet ses plus chaleureuses salutations.
You requested us to focus on innovation. I would like to share
with you both our opinion and observations on what is occurring
in our market. Our market knowledge is based on our relationships
with 29,000 client entrepreneurs. According to our most recent
data, these clients supported approximately 500,000 jobs and had
exports totalling $21 billion. They also have to face numerous
competitors from other countries, competitors that have
international ambitions, are very innovative and often can tap in
to direct support from their governments.
Vous nous avez demandé de porter notre attention sur
l’innovation. J’aimerais partager avec vous notre point de vue et
nos observations sur ce qui se passe dans notre marché. Notre
connaissance du marché est basée sur nos relations avec
29 000 entrepreneurs clients. Selon les dernières données que
nous avons, ces clients soutenaient environ 500 000 emplois et
exportaient pour 21 milliards de dollars. Ils font également face à
de nombreux concurrents d’autres pays. Ces concurrents ont des
ambitions mondiales, sont très innovateurs et bénéficient souvent
du soutien direct de leurs gouvernements.
[English]
My first observation is that we often confuse innovation with
invention or define it too narrowly. This is a mistake. Innovation
is very broad and applies to all firms, not just high-tech firms, and
Canada needs far more of it.
[Traduction]
D’entrée de jeu, je dirais que nous confondons souvent
innovation et invention ou encore que nous définissons cette
notion de façon trop étroite. C’est une erreur. La notion est très
vaste et s’applique à toutes les sociétés, pas seulement les sociétés
de haute technologie, et au Canada, nous avons besoin de plus
d’innovation.
24-3-2011
Banques et commerce
20:7
When experts talk about Canada’s productivity problem, many
of them, notably the Council of Canadian Academies, CCA, point
to weak business innovation. We believe this link is accurate. To
become more productive — to create the prosperity Canada wants
and needs — we need individual entrepreneurs in all sectors of the
economy to make innovation their business strategy.
Les experts qui se penchent sur le problème de productivité au
Canada, notamment le Conseil des académies canadiennes, le
CAC, sont nombreux à constater que notre innovation
commerciale laisse à désirer. Nous pensons qu’ils ont raison.
Pour devenir plus productif — pour créer la prospérité que le
Canada souhaite avoir et dont il a besoin —, le pays doit pouvoir
compter sur des entrepreneurs dans tous les secteurs de l’économie
pour qu’ils apportent des innovations à leur stratégie commerciale.
Germany is a good example of a nation that uses innovation as
a business strategy. Their recipe is simple: family-owned firms,
dedicated to continuous improvement, that seek to dominate
global niche markets. It is working: Germany has many mid-sized
companies that occupy the top three global positions in many
industry sectors, such machine equipment.
L’Allemagne est un bon exemple d’un pays qui a recours à
l’innovation comme outil de stratégie commerciale. La recette est
simple : des entreprises familiales, cherchant sans cesse à apporter
des améliorations et à dominer des marchés à créneaux à l’échelle
mondiale. Cela donne des résultats : en Allemagne, on trouve un
grand nombre d’entreprises moyennes qui se situent dans les trois
premiers rangs à l’échelle mondiale dans bien des secteurs
industriels, notamment l’équipement mécanique.
The good news is that we also have examples of similar success
in Canada. We have clients in traditional sectors who are
successfully innovating by creatively improving existing
products, services, processes or business models. The breadth of
these innovations is worth repeating: products, services, processes
and business models.
Bonne nouvelle : nous avons aussi des exemples de succès
semblables au Canada. Nous avons des clients dans les secteurs
traditionnels qui innovent en améliorant, avec créativité, des
produits, services, procédés ou modèles commerciaux existants.
La gamme de ces innovations vaut la peine d’être répétée :
produits, services, procédés et modèles commerciaux.
I will tell you about one of these innovators. His name is Jim
Hogan, from Nanaimo, British Columbia. His story is instructive.
Permettez-moi de vous parler d’un de ces innovateurs. Il
s’appelle Jim Hogan et il est de Nanaimo, en ColombieBritannique. Son parcours est révélateur.
Jim’s company, VMAC, sells mobile air compressors, which
construction workers use to power tools such as nail guns and
jackhammers. There is nothing high tech or glamorous about air
compressors. However, many people use them.
La compagnie de Jim, VMAC, vend des compresseurs d’air
mobiles que les travailleurs de la construction utilisent pour
alimenter leurs outils, par exemple, les pistolets goujonneurs et les
perforatrices pneumatiques. Un compresseur d’air n’a rien de
prestigieux ou de hautement technologique. Toutefois, bien des
gens s’en servent.
Jim looked at these heavy, bulky compressors and saw a problem
that everyone else had stopped noticing. He realized — even if his
clients did not — that they would prefer a lighter, smaller one and
that they would also — and this is key — pay for it.
Jim a examiné ces compresseurs encombrants et lourds et il a
cerné un problème que personne ne remarquait plus. Il s’est dit —
même si ses clients n’y pensaient pas — qu’il serait préférable que
les compresseurs soient plus petits et plus légers et que ses
clients — et c’est là l’essentiel — en payent le prix.
Therefore, he decided to create a new product by improving an
existing one. He made this innovation goal his business strategy and
invested in research and development. VMAC has 70 employees,
10 of whom do R & D.
Par conséquent, il a créé un nouveau produit en améliorant un
produit existant. Cette innovation est devenue l’élément central de
sa stratégie commerciale et il a investi dans la recherche et le
développement. La compagnie VMAC compte 70 employés,
dont 10 s’occupent de R&D.
Jim succeeded. VMAC developed a technology that made the
air compressor lighter, smaller and more powerful. Previously,
clients had to tow their compressor behind their truck like a
trailer. VMAC’s product is small enough to be placed under the
front hood.
Jim a réussi. VMAC a mis au point une technologie permettant
de fabriquer un compresseur d’air plus léger, plus petit et plus
puissant. Auparavant, ses clients devaient remorquer leur
compresseur derrière leur camion. Le compresseur de VMAC
peut tenir sous le capot d’une voiture.
You can find VMAC’s compressor in thousands of trucks
around the world. Actually, Jim did not only innovate but
changed an industry and created an international market worth
millions of dollars.
On trouve des compresseurs VMAC dans des milliers de
camions de par le monde. En fait, Jim n’a pas innové, mais il a
apporté une modification dans un secteur et créé un marché
international de plusieurs millions de dollars.
20:8
Banking, Trade and Commerce
24-3-2011
If you were to meet Jim, you would not see a scientist in a white
coat. You would actually see an ambitious entrepreneur with an
eye for opportunity. You would also see managerial skills and
competence. You would see someone who was able to get the
financial support he needed.
Quand on rencontre Jim, on ne voit pas un scientifique en
sarrau blanc, mais un entrepreneur ambitieux qui guette les
débouchés. On constate également qu’il a des compétences et un
savoir-faire en gestion. C’est quelqu’un qui a pu obtenir un appui
financier.
When we observe Jim and others like him, we also see that
innovation does not happen by accident; it takes a conscious,
purposeful decision. We see that those who succeed are those who
have made it a central part of their business strategy. Also, it is far
more likely to succeed when it is based on knowledge or insight
about what clients want and need. Finally, it requires investment,
both in terms of financing and also in terms of expertise.
En observant Jim et d’autres entrepreneurs comme lui, on se
rend compte que l’innovation ne surgit pas par accident. Elle est le
fruit d’une décision consciente et déterminée. Ceux qui sont
prospères sont ceux qui ont fait de l’innovation l’élément
dominant de leur stratégie commerciale. En outre, le succès est
encore plus probable quand l’innovation se fonde sur la
connaissance des besoins des clients. Enfin, l’innovation exige
des investissements en argent comme en compétences.
The main thing to remember is that innovation is broad: new
ways — often incremental — of improving existing products,
processes, services and business models. Invention is different. It
is narrower — the discovery and development, often through
technology firms, of strikingly new and different products and
services resulting from R & D. We need both; it is not either-or.
Our challenge is to pay greater attention to innovation and
support both of them.
Il faut savoir avant tout que le concept d’innovation est vaste : il
englobe des façons nouvelles — souvent progressives —
d’améliorer des produits, des procédés, des services, des modèles
commerciaux déjà existants. L’invention, c’est autre chose. C’est
plus pointu comme notion — on parle ici de la découverte et de la
mise en valeur, souvent par des sociétés de technologie, de produits
et de services différents et nettement nouveaux à la suite de travaux
de recherche et de développement. Il nous faut l’une et l’autre. Pas
question de choix. Notre tâche est d’accorder plus d’attention à
l’innovation, tout en continuant d’appuyer aussi l’invention.
[Translation]
[Français]
As you know, Canada has not been able to convert its
significant investments in research and development into a
corresponding number of large technology corporations. But
contrary to what the vast majority may think, this is not simply
about money. In addition, and unlike another very widespread
belief, marketing is never as straightforward or as certain as one
would think.
Comme vous le savez, le Canada n’a pas réussi à convertir ses
investissements importants dans la recherche et le développement en
un nombre aussi solide de grandes entreprises technologiques. Mais
contrairement à une à ce qu’une grande majorité pense, ce n’est pas
uniquement une question d’argent. De plus, contrairement à une
autre croyance très répandue, la commercialisation n’est jamais
aussi simple qu’on ne le pense ni aussi assurée.
Jérôme Nycz, who is here with me, recently supervised a
complete analysis of Canada’s venture capital sector. Copies of
his report have been made available to you. The findings are not
very heartening. This sector is much more hampered by a range of
deep-seated structural problems than it is by normal market
fluctuations. The lack of venture capital investment, despite how
important this obviously is, is not the only main problem.
Jérôme Nycz, ici présent, a récemment supervisé une analyse
exhaustive de l’industrie du capital de risque au Canada, des
exemplaires sont à votre disposition. Les conclusions ne sont pas
réjouissantes. Cette industrie est entravée par une série de
difficultés structurelles profondes beaucoup plus que par des
fluctuations normales du marché. Le manque d’investissement de
capital de risque, malgré leur importance évidente, n’est pas
uniquement le problème principal.
Indeed, there are many issues at play. Canada does not have
enough entrepreneurs and financiers able to provide capital and
advice. Nor does the country have enough venture capital funds
of adequate size managed by experienced professionals with
connections throughout the world.
En fait, plusieurs enjeux sont en cause. Le Canada dispose de
trop peu d’entrepreneurs et de financiers susceptibles de fournir des
capitaux et des conseils. Le pays compte également un nombre
insuffisant de fonds de capital de risque, de taille adéquate, et gérés
par des professionnels expérimentés et connectés avec le monde.
Finally, too much capital is allocated to funds with average or
mediocre yields, to the detriment of funds that perform much better.
On the whole, the industry is essentially caught in a vicious circle:
poor yields, diminishing investments, sometimes non-functional
investment banking groups, and, as a result, institutional investors
are reluctant to put capital into this asset category.
Enfin, trop de capitaux sont alloués à des fonds, qui affichent
des rendements moyens ou médiocres, au détriment des fonds les
plus performants. Dans l’ensemble, l’industrie est prisonnière, dans
le fond, d’un cercle vicieux : faible rendement, investissements en
baisse, syndicat financier parfois non fonctionnel et en
conséquence, réticence des investisseurs institutionnels à placer
des capitaux dans cette catégorie d’actifs.
24-3-2011
Banques et commerce
20:9
To reverse this trend, we must restore investor confidence in
that category of assets by ensuring that the industry can become
profitable once again. The change most likely to help improve
performance would be the emergence of a greater number of
funds of the appropriate scope and scale.
Pour inverser cette tendance, nous devons restaurer la
confiance des investisseurs dans cette catégorie d’actifs en
faisant en sorte que l’industrie retrouve sa rentabilité. Le
changement le plus susceptible de contribuer à une meilleure
performance sera l’émergence d’un plus grand nombre de fonds
ayant la taille et les compétences appropriées.
At the Business Development Bank of Canada, we will support
that objective through the implementation of a strategy that we
would be pleased to speak about in greater detail, if you so wish.
À la Banque de développement du Canada, nous allons
soutenir cet objectif par l’exécution d’une stratégie que nous
serons heureux de partager plus en détails si vous le souhaitez.
[English]
[Traduction]
On commercialization specifically, we feel it is important to
emphasize the absolutely essential role played by entrepreneurs.
They are the people who take risk to convert ideas into useful,
valued things that consumers want to buy. If they fail, there is no
economic growth.
S’agissant plus particulièrement de la commercialisation, nous
pensons qu’il est important de rappeler le rôle absolument
essentiel que jouent les entrepreneurs. Ce sont eux qui courent
des risques en transformant des idées en produits utiles recherchés
par les consommateurs. Si les entrepreneurs échouent, il n’y a pas
de croissance économique.
From our conversations with entrepreneurs, we have seen and
learned that it is important to distinguish between investments
that push and investments that pull. ‘‘Pushing’’ means trying to
commercialize technology born out of curiosity and research with
the hope that someone will want to buy it. ‘‘Pulling’’ means trying
to commercialize technology derived from applied research and
directed by information about what consumers and businesses
find valuable and desirable. We recommend more pull.
Nos entretiens avec les entrepreneurs nous ont appris qu’il est
important de faire la distinction entre les investissements qui
poussent les technologies et ceux qui les tirent. « Pousser » signifie
commercialiser les technologies nées de la curiosité et de la
recherche dans l’espoir que quelqu’un les achète. « Tirer » veut dire
commercialiser les technologies issues de la recherche appliquée et
qui correspondent à ce que les consommateurs et les entreprises
valorisent et recherchent. Nous devons tirer davantage.
Before concluding, let me say that it is important to remember
that risk capital is more than just venture capital. Entrepreneurs
often find it very difficult to get financing for the many steps needed
to bring products to market — some types of applied R & D and
trade missions, for example. Many financial institutions hesitate to
finance projects such as these simply because it is difficult to assign
a value to them. Assigning value to intangible assets, such as
intellectual property, distribution networks and branding, is still
somewhat of an art and not a science.
Avant de conclure, permettez-moi de dire que le capital de
risque englobe plus que le financement d’une entreprise. Souvent,
les entrepreneurs ont beaucoup de difficulté à obtenir du
financement pour les nombreuses étapes qui doivent être
franchies avant qu’un produit puisse être commercialisé —
activités de recherche appliquée et développement, missions
commerciales, ainsi de suite. De nombreuses institutions hésitent
à financer des projets de ce genre parce qu’il est difficile d’en
chiffrer la valeur. Chiffrer la valeur d’avoirs intangibles comme la
propriété intellectuelle, les réseaux de distribution et l’établissement
d’une marque relève encore de l’art plutôt que de la science.
In Canada, we pay much attention and care to the management
of technology risk — the risk entailed in developing the technology.
Our clients say that they would also welcome more support for
managing market risk; that is, the risk entailed in bringing the
technology to market. When we observe those who fail — and we
do at BDC — and those who succeed, we see that overcoming
market risk is critically important, as well.
Au Canada, nous portons beaucoup d’attention à la gestion des
risques associés à la technologie — les risques liés au
développement d’une technologie. Nos clients disent qu’ils
aimeraient aussi avoir du soutien pour gérer les risques de
marché, c’est-à-dire les risques posés par la commercialisation de
la technologie. Quand nous nous penchons sur les échecs — et nous
le faisons à la BDC — et les réussites, nous constatons qu’il est
également essentiel d’être capable de surmonter ce type de risque.
In conclusion, at BDC, we see a gold mine of opportunity in
defining ‘‘innovation’’ in a broader, more comprehensive way. It
is any action that brings value to a company, its stakeholders and
the community in which they are operating.
En conclusion, la BDC estime que nous avons, ici, une
occasion en or de définir « l’innovation » de manière plus large,
plus appropriée : il s’agit de toute démarche qui apporte un
avantage à une entreprise, à ses intervenants et à la collectivité que
ceux-ci desservent.
20:10
Banking, Trade and Commerce
24-3-2011
We believe that ambitious, innovative and internationally
minded entrepreneurs such as Jim Hogan, for instance, are critical
to building a more productive, competitive economy. Simply put,
Canada needs more Jims.
Nous pensons que les entrepreneurs comme Jim Hogan, par
exemple, qui sont ambitieux, innovateurs et tournés vers les
échanges internationaux, sont essentiels à l’édification d’une
économie plus productive et plus concurrentielle. En deux mots :
le Canada a besoin de plus d’entrepreneurs comme Jim.
Our aim is to find them, support them with the financing and
advice that they say that they need and to hold them up as
examples for everyone to see.
Notre but est de les trouver, de les appuyer avec le financement et
les conseils dont ils estiment avoir besoin, de les montrer en exemple.
For the venture capital industry, we wish to do our part to
improve Canada’s track record on commercialization and
supporting profitable ventures. We can only do this, though, by
supporting the entrepreneurs who are trying to do it.
Pour ce qui est de l’industrie du capital de risque, nous voulons
faire plus pour améliorer le bilan du Canada au chapitre de la
commercialisation et du soutien apporté aux entreprises rentables.
La seule façon de le faire, toutefois, est d’appuyer les
entrepreneurs qui s’efforcent de percer.
I thank you for your attention, and Mr. Nycz and I would be
pleased to answer your questions.
Je vous remercie de votre attention. Nous répondrons
volontiers, M. Nycz et moi, à vos questions.
[Translation]
The Chair: Thank you very much, Ms. Métivier. On behalf of
the members of the committee, I can say that your brief is of
extreme importance and it is very well written. You have
addressed a number of issues that will no doubt be the subject
of questions from members. In fact, I already have a list. I would
like to ask you the first question.
[English]
[Français]
Le président : Merci beaucoup, madame Métivier. Je peux dire,
au nom des membres du comité, que votre mémoire est d’une
valeur inestimable et il est très bien fait. Vous avez touché
plusieurs problèmes qui vont sûrement soulever des questions de
la part des membres. D’ailleurs, j’ai déjà une liste en voie de
développement. J’aimerais vous poser une première question.
[Traduction]
I think I know generally the answer, as most members of the
committee would. However, here in Ottawa, we hear much about
the necessity for Canada to improve its productivity. It does not
seem that any political party has found a way to make that sexy, if
I can use that term, in political terms so that voters rush out and
support it. However, I think we would all agree that it is critical;
we have been led to believe that it is critical that Canada improves
its productivity. What is the relationship between innovation and
productivity?
Je pense connaître la réponse, d’une manière générale, tout
comme la plupart des membres du comité. Toutefois, ici, à
Ottawa, on entend beaucoup parler de la nécessité, pour le
Canada, d’améliorer sa productivité. Apparemment, aucun parti
politique n’a trouvé le moyen de faire de ce thème un enjeu
accrocheur, si je peux m’exprimer ainsi, aux yeux des électeurs.
Toutefois, nous nous entendons tous pour dire qu’il est essentiel,
comme nous avons été amenés à le croire, que le Canada améliore
sa productivité. Quel est le lien entre innovation et productivité?
Ms. Métivier: That is a very good question, and one that we
have been wrestling with for the last decade at BDC.
Mme Métivier : C’est une très bonne question. En fait, c’est ce
que nous tentons de déterminer depuis une dizaine d’années.
When we talk to entrepreneurs about productivity, their eyes
glaze over most of the time, as you know. We have had to try to
talk differently to them. We mostly talk about how they can grow
their sales. Throughout the process of growing their sales, they
have to think about how they can become more global and enter
new markets. They have to think about how they can extend their
product lines. Innovation is linked to that.
Quand nous parlons de productivité aux entrepreneurs, ils
prennent un air absent, du moins la plupart du temps. Nous
sommes obligés de changer d’approche et de leur expliquer
essentiellement comment ils peuvent accroître leurs ventes. Ils
doivent réfléchir, tout au long de ce processus, à la façon dont ils
peuvent mondialiser leurs activités et pénétrer de nouveaux
marchés. Ils doivent trouver des moyens d’élargir leur gamme
de produits. L’innovation est liée à toute cette démarche.
We find that when going through the motions of trying to
increase your sales, you are paying attention to your productivity
at the same time. If you invest in information and communication
technology, or any kind of technology, and you master it, then
you start being able to innovate and look at different
marketplaces. It is not something that you can disconnect from
what entrepreneurs are seeing in their business plan. It has to be
attached together.
Nous constatons que lorsqu’on déploie des efforts en vue
d’augmenter les ventes, on s’occupe en même temps de
productivité. Lorsqu’on investit dans la technologie de
l’information et des communications, ou peu importe, et qu’on
arrive à la maîtriser, on est alors en mesure d’innover et
d’envisager différents marchés. Ce n’est pas quelque chose que
les entrepreneurs peuvent dissocier de leur plan d’activité. Les
deux sont reliés.
24-3-2011
Banques et commerce
20:11
When we sit with an entrepreneur, we do not talk about
productivity. We talk about growth, extension of product line,
new services and entering new markets in Canada or elsewhere.
Chances are that we talk at the same time about ways for them to
improve and be more efficient. That is how we link it in the
discussion that we have with them.
Quand nous discutons avec un entrepreneur, nous ne parlons
pas de productivité, mais plutôt de croissance, d’élargissement de
la gamme de produits, de nouveaux services, de la pénétration de
nouveaux marchés au Canada ou ailleurs. Il ya de fortes chances
aussi que nous parlions de la façon dont ils peuvent s’améliorer,
devenir plus efficaces. Voilà comment nous présentons les choses
dans nos discussions.
Senator Oliver: Thank you for your overview. It was indeed
just that, an overview. You have given us a skeleton, and there is
not much meat on the bones; that is really what I would like to
hear from you.
Le sénateur Oliver : Merci de ce survol. C’était précisément
cela, un survol. Vous nous avez donné très peu de détails, et c’est
ce que je voudrais avoir.
I do not necessarily agree with your description of the
difference between innovation and invention. I am aware of
your example of Jim Hogan. However, let us say that a man and a
woman have been working for five years on something in their
garage, not something new but taking something that already
exists and wanting to improve it the way that Mr. Hogan did.
Will you say that that is an invention out of their garage or that
that is an innovation? It was not clear from what you said.
Je ne suis pas nécessairement d’accord avec vous quand vous
dites qu’il y a une différence entre innovation et invention. Je
connais bien le cas de Jim Hogan. Supposons qu’un homme et
une femme travaillent sur un projet dans leur garage depuis cinq
ans, un projet qui consiste à améliorer quelque chose qui existe
déjà, comme l’a fait M. Hogan. Selon vous, s’agit-il d’une
invention ou d’une innovation? Je ne suis pas sûr de le savoir, si
je me fie à ce que vous avez dit.
It seems to me that before we can have good, new public policy
in Canada on anything, we need to have good research. I am
hoping that we can get a list of good research from you that has
been done in other countries, such as Germany and the United
States, so that this committee can look at which countries are
successful in funding innovation, what they have been doing and
how they have done it. I would think that you would have that
information available; that would be useful to the committee.
Il me semble qu’avant de pouvoir se doter d’un nouvelle
politique publique, le Canada doit bien se documenter. J’espère
que vous pouvez nous fournir une liste des études qui ont été
menées à l’étranger, comme en Allemagne ou aux États-Unis par
exemple, pour que nous puissions voir quels pays financent
l’innovation, et comment ils procèdent. J’imagine que vous avez
ces renseignements. Ils nous seraient utiles.
A number of senior people in Canada have looked at this,
included the former Clerk of the Privy Council, Kevin Lynch, who
had a major interest for decades in commercialization, innovation
and start up. He had a number of studies done within the
bureaucracy, and we still do not have a good policy in Canada.
Il y a plusieurs personnes haut placées au Canada qui se sont
penchées sur la question, y compris l’ancien greffier du Conseil
privé, Kevin Lynch, qui, pendant des décennies, s’est intéressé à la
commercialisation, à l’innovation, aux entreprises en démarrage.
Il a commandé un certain nombre d’études gouvernementales.
Malgré cela, le Canada n’a toujours pas de politique bien définie
dans ce domaine.
I would like to know whether you have done any particular
study of what they have done in Silicon Valley in California and
how that is funded, because they seem to have a much better
venture capital system there than we have ever had in Canada.
What do we have to do to emulate that?
J’aimerais savoir si vous avez effectué une étude sur ce qui se fait
dans la Silicon Valley, en Californie, et sur la façon dont les travaux
sont financés, car le système de capital risque semble bien meilleur
là-bas qu’ici. Que devons-nous faire pour suivre leur exemple?
Ms. Métivier: Thank you for the question. I will address the
first question, and then I will ask Mr. Nycz to talk about the
research as well as the Silicon Valley question on venture capital.
Mme Métivier : Je vous remercie de la question. Je vais
répondre au premier volet de celle-ci. Je demanderai ensuite à
M. Nycz de parler de la recherche et du programme en matière de
capital-risque dans la Silicon Valley.
You gave the example of someone who is taking something
that exists and bringing value to it. We would, in our definition,
consider that innovation. When we talk about invention here, we
are talking about something that has never been done before. We
make the distinction because many people think that innovation
is not accessible to most companies. We have a million companies
in Canada that employ people, and we have another million that
are self-employed. If we were able to convince the million small
and medium enterprises in Canada that they can innovate and
Vous avez fourni l’exemple d’une personne qui prend quelque
chose d’existant et qui y ajoute de la valeur. Nous appelons cela
de l’innovation. Une invention, c’est quelque chose qui n’a jamais
été fait auparavant. Pourquoi cette distinction? Parce que pour
bien des gens, l’innovation demeure quelque chose d’inaccessible
pour la plupart des entreprises. Nous avons, au Canada, un
million de sociétés qui emploient des travailleurs, et un million
d’entrepreneurs autonomes. Si nous arrivions à convaincre ces
petites et moyennes entreprises au Canada, et elles sont un
20:12
Banking, Trade and Commerce
24-3-2011
continue to progress, we would have a lever that some countries
are putting forward. That is what I am saying. That is why we
distinguish between the two.
million, qu’elles peuvent innover et progresser, nous disposerions
d’un levier qu’exploitent déjà d’autres pays. C’est ce que je dis.
C’est pour cela que nous établissons une distinction entre les deux.
If you only talk about the inventor in his garage, it does not
resonate for the million companies that are sitting next to it. That
is why we make the distinction. When we talk to our
entrepreneurs, we say that innovation is everyone’s business. It
is BDC’s business and everyone’s business.
Parler seulement de l’inventeur dans son garage ne signifie pas
grand-chose pour le million d’entreprises qui attendent à côté.
C’est pourquoi nous établissons cette distinction. Quand nous
parlons à nos entrepreneurs, nous disons que l’innovation est
l’affaire de la BDC et l’affaire de tous.
Jérôme Nycz, Interim Executive Vice-President, Investments
and Senior Vice-President, Strategy, Business Development Bank
of Canada: I will be happy to look into the list of studies to
support your work on innovation and supply a list of research
that we have used for our legislative review document, and also
our venture capital study. I will be happy to follow up on that.
Jérôme Nycz, vice-président exécutif intérimaire, Investissements
et premier vice-président, Stratégie : Je vous fournirai volontiers les
études qui pourraient appuyer votre travail sur l’innovation, et la
liste des travaux de recherche qui ont servi de fondement à notre
examen législatif et à notre étude sur le capital de risque. Je me ferai
un plaisir de vous communiquer ces renseignements.
On what is happening in Silicon Valley, when we did our study
on venture capital, we reached out to advisers in Israel and the
U.S.; Josh Lerner was also an adviser and Réal Desrochers from
California State Teachers’ Retirement System, CalSTRS. In the
BDC portfolio, we also have over 40 U.S. investors involved with
our investee companies, so we are in interaction with them
constantly.
En ce qui concerne la Silicon Valley, nous avons, dans le cadre
de notre étude sur le capital de risque, fait appel à des conseillers
en Israël et aux États-Unis. Nous avons consulté Josh Lerner, de
même que Réal Desrochers, du California State Teachers’
Retirement System, le CalSTRS. Par ailleurs, nous avons dans
le portefeuille de la BDC plus de 40 sociétés américaines qui
investissent dans nos entités émettrices, si bien que l’interaction
est constante.
The value they bring is network to anchor companies. You will
see in a study provided to you that very few anchor companies in
Canada, large technology companies, are able to strike alliances
with smaller nascent technology companies. Access to the client is
key to growing technology companies, and we seem to have fewer
anchor companies in Canada, so we have less access. What they
bring and what the U.S. investor brings is that access.
Ce qu’apportent ces investisseurs, c’est un réseau d’entreprises
d’attache. Comme l’indique un des documents qui vous a été
distribué, il y a très peu d’entreprises d’attache au Canada : de
grandes entreprises spécialisées dans la technologie qui concluent
des alliances avec de petites sociétés de technologie émergentes.
La croissance de ces sociétés passe par l’accès au client. Comme
les entreprises d’attache sont moins nombreuses au Canada,
l’accès est plus limité. Or, c’est cet accès qu’apportent les
investisseurs américains.
They also come in with deeper pockets, so they can put more
money in the company and grow the company faster. They put in
twice as much money at the early stage in nascent companies and
twice as much money in the later stage. Deeper pockets and
network seem to be key to success in Silicon Valley.
Ils ont, en outre, beaucoup plus de ressources, ce qui fait qu’ils
peuvent investir plus d’argent dans la société émergente et lui
imprimer une croissance plus rapide. Ils investissent deux fois plus
d’argent à l’étape de démarrage, et deux fois plus encore à l’étape
ultérieure. La disponibilité de ressources considérables et
l’existence d’un tel réseau semblent être la clef du succès de
Silicon Valley.
Senator Oliver: How do we go about getting the anchor
companies in Canada?
Le sénateur Oliver : Comment faire pour créer des entreprises
d’attache au Canada?
Mr. Nycz: That is an excellent question. We need to have funds
that can support companies longer. I will give an example. In the
early 2000s, the perception in the market was that you could
invest in a company that was after the late 1990s bubble, and,
within three to four years, get out of your company and recover
your financing. Now the average age of our portfolio companies
is 7.5 years, and it takes a lot of money to sustain a firm that has
50 employees and is burning $1.2 million to $2 million a year just
in payroll. You need to have deeper pockets to grow the company
and not do an early sale to a strategic partner or an early initial
public offering, IPO. You will see in the study that Canadian
IPOs are half the size of U.S. technology firms doing an IPO in
Mr. Nycz : C’est une excellente question. Il faut des capitaux
pour appuyer les entreprises pendant de longues périodes. Je vais
vous donner un exemple. Au début des années 2000, on pensait
qu’on pouvait investir dans une entreprise, et c’était après
l’éclatement de la bulle à la fin des années 90, et, après trois ou
quatre ans, se départir des actions et récupérer le financement.
Maintenant, l’âge moyen des sociétés qui font partie de notre
portefeuille est de 7,5 ans. Or, il faut beaucoup d’argent pour
soutenir une entreprise qui compte 50 employés et qui verse
chaque année entre 1,2 million et 2 millions de dollars en salaires.
Il faut avoir les reins solides pour assurer la croissance de
l’entreprise, ne pas la vendre hâtivement à un partenaire
24-3-2011
Banques et commerce
20:13
the United States. Even Canadian companies doing IPOs on the
NASDAQ average around $96 million versus $124 million for
U.S. comparable companies.
stratégique ou lancer un premier appel public à l’épargne, un
PAPE. Le document montre que les entreprises canadiennes qui
lancent un PAPE sont deux fois plus petites que les entreprises de
technologie américaines qui effectuent une telle transaction aux
États-Unis. La valeur moyenne des PAPE lancés par des sociétés
canadiennes était de 96 millions de dollars contre 124 millions de
dollars pour des sociétés comparables aux États-Unis.
We tend not to have enough money to support the companies
for long periods of time, and we tend to exit too early so that the
company becomes a bit of an orphan company on the stock
market.
Nous n’avons pas suffisamment de capitaux pour appuyer les
entreprises pendant de longues périodes et nous avons tendance à
abandonner la partie trop tôt, de sorte que nous nous retrouvons
avec une entreprise quelque peu orpheline sur le marché
des actions.
Senator Banks: You mentioned Germany as an example of a
success story because it has a large number of relatively small but
world-dominant companies — mostly family-owned I think you
said. Is that an accident? Is it part of the German nature or is it a
result of, in some way, a national program directed by someone?
Le sénateur Banks : Vous avez mentionné l’Allemagne comme
exemple d’une réussite, parce qu’elle compte un grand nombre de
sociétés relativement petites, mais puissantes à l’échelle
internationale — ce sont essentiellement des entreprises
familiales, si j’ai bien compris. Est-ce un hasard? Est-ce que cela
fait partie de la culture germanique? Ou doit-on cela à un
programme national?
The second question is that there is a conventional wisdom in
Canada that Canadian banks are, relative to other banks in some
other countries, risk-averse, and nothing will guarantee failure
more than under-capitalization of a new venture to which
Mr. Nycz just referred.
Ma deuxième question est la suivante : on s’entend généralement
pour dire que les banques canadiennes, comparativement aux
banques d’autres pays, ont une aversion au risque. Or, pour une
nouvelle entreprise comme celle que vient d’évoquer M. Nycz, la
sous-capitalisation conduit tout droit à l’échec.
Is that perception true? I am talking about the normal banks —
the chartered banks, I suppose. Do they need to belly up to the
bar more in this respect?
Est-ce vrai? Je parle des banques ordinaires, des banques à
charte, je suppose. Devraient-elles prendre davantage de risques?
Lastly, is there an improvement, in regard to your pull
example, in the commercialization of those things that are
innovative and are found at Canadian universities?
Enfin, en ce qui concerne les investissements qui tirent les
technologies, d’après votre mise au point, est-ce que la
commercialisation des innovations et des découvertes des
universités canadiennes s’améliore?
Senator Hervieux-Payette: You talk about the banks, and they
have their investment branch, which is their security branch. The
formal bank under the Bank Act is operating under certain rules
and the investment bank, owned by the large bank, is another
entity. Could you be precise about which one you are talking about?
Le sénateur Hervieux-Payette : Vous parlez des banques. Elles
ont leur succursale d’investissement, celle de titres. La banque
officielle, qui relève de la Loi sur les banques, fonctionne selon
certaines règles, et la banque d’investissement, détenue par la
grosse banque, constitue une entité distincte. Pourriez-vous
préciser de laquelle vous parlez?
We have allowed them to work as one unit. We do not expect a
conventional bank to go very far in the risk management, but rather
that is the other bank. Could you clarify so that we get an answer
that is specific to which decision-making process we address?
Nous avons permis qu’elles fonctionnent comme une unité.
Nous ne nous attendons pas à ce qu’une banque traditionnelle
aille très loin dans la gestion du risque. Ce serait plutôt à l’autre
banque de le faire. Pourriez-vous nous éclairer pour les besoins
précis du processus de décision dont nous parlons?
Senator Banks: I am not sophisticated enough to know the
answer to that question. I have been involved in a few small
businesses. I am talking about the guy who walks through the
bank door at CIBC or the Royal Bank and asks for help because
he thinks he has a good idea.
Le sénateur Banks : Je n’ai pas l’expertise voulue pour
répondre à cette question. J’ai participé à quelques petites
entreprises. Je parle de l’entrepreneur qui se présente à une
succursale de la CIBC ou de la Banque royale et qui demande de
l’aide pour concrétiser une idée à lui qu’il croit géniale.
I believe that is where most small businesses first go. They
might be directed to a venture capitalist if they can find one
somewhere, and that venture capitalist might be owned by a bank.
However, I think most people tell their bank manager that they
have an idea and need help with it. There is a perception about
Je pense que c’est à cette porte que frappent d’abord la plupart
des petits entrepreneurs. On pourrait les diriger vers une société de
capital risque, société peut-être détenue par une banque.
Toutefois, je crois que la plupart des gens disent à leur directeur
de banque qu’ils ont une idée et qu’ils ont besoin d’aide pour la
20:14
Banking, Trade and Commerce
24-3-2011
most bank managers in Canada. I think it was Ms. Roosevelt who
said that the things that count the most are not necessarily the
things that are most easily counted. There may not be a field full
of pipes that you can count and to which you can ascribe a value.
You talked about ascribing value to intangible assets or to an idea
or to innovation. I am talking about those people because I was
one, and I do not know about the other people. I just know that I
will go to CIBC, Royal Bank and BMO, for example, to see if I
can get a business loan.
réaliser. On se fait une certaine idée de la plupart des directeurs de
banque au Canada. Je crois que c’est Mme Roosevelt qui a dit
que ce qui comptait le plus n’était pas nécessairement ce qui se
comptait le plus facilement. Il n’y a peut-être pas d’entrepôt de
tuyaux à estimer. Vous avez parlé d’évaluer un bien incorporel,
une idée ou une innovation. Si je parle de ces gens, c’est parce que
j’étais de leur nombre et que je ne sais pas ce que font les autres. Je
sais seulement que moi je m’adresserais à la CIBC, à la Banque
royale ou à la BMO, par exemple, pour un prêt à mon entreprise.
Ms. Métivier: Senator Banks, Mr. Nycz will address the
question about Germany. I will take care of the financial riskadverse question. I am not entirely sure I understood the last
question. Do you want to know how we improve the pull?
Mme Métivier : Sénateur Banks, M. Nycz répondra à la
question sur l’Allemagne. Je m’occuperai de la question sur
l’aversion au risque financier. Je ne suis pas sûre d’avoir bien
compris la dernière question. Vous voulez savoir comment on
peut améliorer l’effet de traction des investissements?
Senator Banks: Until relatively recently, universities were not, I
think, actively involved in trying to commercialize some of the
things that were developed at those universities. In fact, they had
less interest in things being developed at universities that had
commercial potential to them. I believe that has changed, and I am
wondering if that is helpful with respect to what you are talking
about.
Le sénateur Banks : Tout dernièrement encore, les universités
n’essayaient pas vraiment, je crois, de commercialiser leurs
inventions. En fait, elles étaient moins intéressées dans leurs
inventions qui avaient pour elles un potentiel commercial. Je crois
que cela a changé et je me demande si c’est utile au sujet dont
vous parlez?
Mr. Nycz: I can make a few points on the German example.
What we understand from the German example is that it is part of
their strategy. In family-owned businesses, many of those
companies are older than 70 years. Intergenerational transfer is
very important. They are also managed by external professionals.
It is not always the son or daughter that takes over the company
and manages; rather, they bring in professional management.
M. Nycz : J’ai des choses à dire sur le cas allemand. Nous
comprenons que c’est le résultat d’une stratégie. Beaucoup de ces
entreprises familiales ont plus de 70 ans. Leur transmission à la
génération suivante est très importante. Ces sociétés sont en outre
gérées par des professionnels de l’extérieur; ce n’est pas toujours le
fils ou la fille qui prend la direction; on préfère faire appel à des
professionnels.
There is a very strong focus on continuous improvement, so
they invest in productivity, enhancement and efficiency. They
generate more money from the after-sale service than by the sale
of the actual piece of equipment thereby creating a relationship
with a client.
On mise délibérément sur l’amélioration continue, si bien
qu’on investit dans la productivité, l’accroissement ou la mise en
valeur, l’efficacité. Le service après-vente rapporte plus que la
vente de l’équipement même, ce qui permet de créer des liens avec
le client.
Ms. Métivier mentioned that there are 1,500 medium-sized
companies that dominate or are in the top three of their niche
market. They select the niche and create a relationship with the
client and have subsidiaries in other countries that can service the
client. An example that we know of is specialty ovens for a
professional kitchen; they have 95 per cent of the world market.
Mme Métivier a mentionné l’existence de 1 500 sociétés de
taille moyenne qui sont en position dominante ou parmi les trois
sociétés les plus importantes de leur créneau. Elles choisissent ce
créneau et tissent des liens avec le client; elles créent des filiales à
même de servir le client dans d’autres pays. Par exemple, pour les
fours spécialisés pour cuisines professionnelles, elles détiennent
95 p. 100 du marché mondial.
It might not be a Silicon Valley example, but it is sustainable
over time. There is a lesson for us to be able to support traditional
companies but give them a long runway of investment.
Ce n’est peut-être pas Silicon Valley, mais c’est viable. Nous
pouvons en tirer une leçon : pour appuyer les sociétés
traditionnelles, nous devons y investir à long terme.
Senator Banks: When you said that that was a strategy, was it a
strategy of the German government?
Le sénateur Banks : La stratégie dont vous avez parlé, est-elle
du gouvernement allemand?
Mr. Nycz: That is a good question. We have met with our
counterpart in Germany. There is strong support from the
development bank, KfW Bankengruppe, to support family-owned
enterprise, so the answer is yes.
M. Nycz : C’est une bonne question. Nous avons rencontré
notre homologue en Allemagne. La Banque de développement
KfW Bankengruppe soutient fermement le financement des
entreprises familiales. La réponse est donc oui.
The Chair: Is that your counterpart in Germany?
Le président : C’est votre homologue en Allemagne?
Mr. Nycz: Yes. It is quite sizable.
M. Nycz : Oui. Il s’agit d’un groupe important.
24-3-2011
Banques et commerce
20:15
Ms. Métivier: I will address the question about the financial
institution.
Mme Métivier : Je vais répondre à la question sur l’institution
financière.
Financial institutions in Canada, in general, do a fairly good
job with the confinement of their risk appetite. When we are
talking about intangible, there are two components to your
question. You can start a company, and that creates, in itself, a
higher risk, normally, because it has no proven track record I
would say. Therefore, a financial institution, when it is faced with
an unproven track record, will perhaps be reluctant to finance
that venture, depending on the kind of venture.
Au Canada, en général, les institutions financières réussissent
assez bien à limiter leur appétit pour le risque. Au sujet des biens
incorporels, votre question est double. On peut lancer une
entreprise, ce qui crée en soi un risque plus élevé, habituellement,
car je dirais qu’elle n’a pas fait ses preuves. Dans ce cas donc,
l’institution hésitera peut-être à la financer. Cela dépend de la
nature de l’entreprise.
If it is a venture that has proven itself in the hands of other
entrepreneurs, it may be less difficult. However, if it is something
very new, that will require a different type of financing.
Pour une entreprise qui a fait ses preuves entre d’autres mains,
c’est peut-être moins difficile. Cependant, une entreprise très
nouvelle aura besoin d’un financement différent.
The other type of financing that is difficult is the one I was
referring to earlier, which is intangible, meaning I am an
established company, I want to enter a new market, and I do
not have enough working capital to fund that new market going
to China or going to another country, or even within Canada as a
matter of fact. That also is somewhat difficult to finance simply
because what value do you attach to the fact that you have a
business plan?
L’autre financement difficile est celui dont j’ai parlé, qui
concerne un bien incorporel. Une entreprise établie qui veut
pénétrer un nouveau marché, mais qui ne dispose pas d’un fonds
de roulement suffisant pour financer son arrivée dans ce nouveau
marché, la Chine, un autre pays ou même une autre région du
Canada, en fait. Ce genre d’entreprise est également difficile à
financer tout simplement parce qu’il faut se demander quelle
valeur accorder à son plan d’affaires.
In essence, that is why in most countries that have highly
innovative companies, you will also see entities similar to BDC
that help support those companies. That is why Germany, with
KfW Bankengruppe, can do it. We recently conducted a study of
many of the development banks across Canada to see how they
were supporting their small and medium enterprises, SMEs, much
more in that area.
C’est essentiellement pour cette raison que, dans la plupart des
pays qui ont des entreprises très innovatrices, des entités
semblables à la BDC aident à les financer, par exemple le KfW
Bankengruppe en Allemagne. Nous avons récemment fait une
étude sur bon nombre des banques de développement au Canada
pour voir comment elles finançaient leurs PME, surtout.
You must have a balance with what the entrepreneur is
bringing to the table in the venture. They have to put some skin in
the game at the end of the day. You must consider what financial
institutions can do for a country, because they also have their own
shareholder requirement and their appetite for risk is predicated
by the environment in which they operate. For instance, the
Office of the Superintendent of Financial Institutions Canada,
OSFI, will require certain things out of them. As well, there is the
development organization present in the country. You have to
look at that as an ecosystem and ask how we balance all of that.
Il faut un équilibre avec l’apport de l’entrepreneur pour
l’entreprise. Au bout du compte, il doit lui aussi prendre un
risque. Il faut tenir compte de ce que les institutions financières
peuvent faire pour le pays, car elles aussi ont des actionnaires à
contenter, et leur appétit pour le risque dépend de l’environnement
dans lequel elles évoluent. Par exemple, le Bureau du surintendant
des institutions financières Canada, le BSIF, a des exigences à leur
égard. Il faut se représenter tout cela comme un écosystème et se
demander comment concilier tout cela.
On the last question about universities — and I will ask
Mr. Nycz to add anything if I am lacking — I would say that
universities are really trying to reach out to find ways of
commercializing some of their research. Having said that,
applied research probably needs to be reinforced in Canada. We
do a lot of research at the very early stages. We need applied
research to see if some of these concepts can turn into service
products that the consumer wants. If there are no buyers, there is
no business. It is as simple as that. We need to do more pull.
À la dernière question, sur les universités — et je vais demander
à M. Nycz d’ajouter ses commentaires si j’oublie quelque chose —
je répondrais qu’elles s’efforcent réellement de trouver des façons
de commercialiser certains produits de leur recherche. Cela dit, il
faudrait sans doute renforcer la recherche appliquée au Canada.
Nous faisons beaucoup de recherche aux toutes premières étapes
du processus. Nous devons faire de la recherche appliquée pour
voir si certains de ces concepts peuvent être transformés en produits
de consommation. Sans acheteurs, il n’y a pas d’entreprise. C’est
aussi simple que cela. Nous devons exercer plus de traction.
Mr. Nycz: BDC has extensive experience working with
universities; 40 per cent of our portfolio companies emerge
from university research. We do a lot of early-stage and seed
M. Nycz : La BDC a beaucoup d’expérience avec les
universités; 40 p. 100 des sociétés constituant notre portefeuille
sont issues de la recherche universitaire. Nous investissons
20:16
Banking, Trade and Commerce
24-3-2011
investment, so we have met all the universities. Some models are
working well. Many universities do licensing versus creating
companies. There are many good revenue paths there.
considérablement au prédémarrage et au démarrage. Nous avons
donc rencontré toutes les universités. Certains modèles
fonctionnent bien. Bon nombre d’universités concèdent des
licences plutôt que de créer des entreprises. Il y a là beaucoup
d’excellentes possibilités de revenu.
The connection with the client is critical, as Ms. Métivier
mentioned. To get the end client into the discussion early is
critical to developing a product that will hit the market running
and generate sales quickly. This is where a university can work
with the entrepreneur and the business community to link the
need of the client with the research being done to generate sales
much earlier in the process.
Comme Mme Métivier l’a mentionné, le lien avec le client est
essentiel. Pour mettre au point un produit qui aura du succès sur
le marché et dynamisera rapidement les ventes, il est essentiel que
le client final participe à la discussion dès le départ. C’est là que
l’université peut travailler avec l’entrepreneur et les gens d’affaires
afin d’adapter la recherche en cours aux besoins du client afin de
réaliser des ventes beaucoup plus tôt au cours du processus.
Senator Banks: Thank you, chair, for your indulgence. I will
provide a note of levity. It is about Mr. Nycz mentioning the
difficulties of supplying funds over a long enough time and the
gag around what Canadian banks used to be: They will give you
an umbrella, but they want it back as soon as it begins to rain.
Le sénateur Banks : Je vous remercie de votre indulgence,
monsieur le président. J’ajoute une note plus légère aux propos de
M. Nycz, sur les difficultés d’assurer un financement assez long.
Une blague circulait auparavant au sujet des banques
canadiennes : elles vous prêtent un parapluie, mais vous devez
le leur rendre dès qu’il commence à pleuvoir.
Senator Ringuette: I found your presentation stimulating and
look forward to seeing our future direction.
Le sénateur Ringuette : J’ai trouvé votre exposé stimulant et je
suis impatiente de voir l’orientation que nous prendrons à l’avenir.
You specifically mentioned your counterpart in Germany and
the German way of looking at growth. Do you have any other
examples that we should be looking at to increase our spectrum?
Vous avez mentionné spécifiquement votre homologue en
Allemagne et la façon dont les Allemands voient la croissance.
Avez-vous d’autres exemples à nous proposer pour notre édification?
Ms. Métivier: Yes, we would be delighted to share the list with
you. We looked at about 90 development banks across the world,
some in Asia and in Europe, such as OCO Global in France. We
would be delighted to share that with you.
Mme Métivier : Oui, nous serions ravis de vous en donner
toute une liste. Nous avons examiné environ 90 banques de
développement dans le monde, certaines en Asie et en Europe,
notamment OCO Global en France.
Senator Ringuette: I would appreciate that.
Le sénateur Ringuette : Je vous en saurais gré.
In your German example, I would be interested to know what
policies and programs have been put in place. What kind of
support system is in place for investment in innovation and who
provides it?
J’aimerais connaître les politiques et les programmes mis en
place en Allemagne. Quel système a été mis en place pour soutenir
l’investissement dans l’innovation, et qui l’assure?
Usually, SMEs find it extremely cumbersome just to patent the
innovation. Then there is the commercialization and the
marketing. As of yet, we have not constituted a proper network
for our innovator and entrepreneur community. It seems we are
looking at it in bits and pieces and trying to fill in the dots.
However, we do not have a constant supply of expertise or
investors. There is a sequence to it all, but we do not seem to have
put in place the proper network.
Habituellement, les PME trouvent que le brevetage de
l’innovation est extrêmement pesant. Il y a ensuite la
commercialisation et le marketing. Nous n’avons pas encore mis
en place de réseau adéquat pour nos innovateurs et nos
entrepreneurs. Notre vision semble éclatée, et nous avons l’air
d’essayer de coller les morceaux. Cependant, nous n’avons pas un
apport constant d’expertise ou d’investisseurs. Il y a une marche à
suivre dans tout cela, mais nous n’avons pas l’air d’avoir mis en
place le bon réseau.
I have been in Taiwan, and I am amazed by what the
government and the business community have put in place as a
support network through all the phases. It is just amazing.
Je suis allée à Taïwan et j’ai été fort impressionnée par le réseau
de soutien que le gouvernement et les gens d’affaires ont mis en
place à toutes les étapes. C’est tout simplement impressionnant.
Ms. Métivier: If I may, I would suggest to you that we could
provide a quick overview, or executive summary, of some of the
development banks around the world that we looked at and what
they offer. We compared BDC to some of them. We wanted to
benchmark ourselves and understand what we needed to do in the
next decade to continue to support our clients. We would be
Mme Métivier : Si vous permettez, je voudrais vous dire que
nous pourrions vous fournir un aperçu rapide de certaines des
banques de développement dans le monde que nous avons
examinées et de ce qu’elles offrent. Nous avons comparé la BDC
à certaines d’entre elles. Nous voulions nous comparer et voir ce
que nous devions faire au cours de la prochaine décennie pour
24-3-2011
Banques et commerce
20:17
happy to share with you what we know about the top five or six
organizations around the world, so that you can have an
appreciation of what they are doing. We can help you with that.
continuer d’appuyer nos clients. Nous serions très heureux de
partager avec vous nos connaissances au sujet des cinq ou six
meilleures organisations dans le monde pour que vous puissiez
comprendre ce qu’elles font. Nous pouvons vous aider à cet égard.
Your points about a network are excellent ones. I will
comment on two networks that BDC is working at putting
together to support two things. One is venture capital, and I will
ask Mr. Nycz to comment on the angel network and what we are
attempting to do there. However, first, I will comment on the
network of development banks.
Ce que vous dites au sujet d’un réseau est tout à fait juste. Je
vais vous parler de deux réseaux que la BDC est en train de mettre
sur pied. L’un est pour le capital-risque, et j’ai demandé à
M. Nycz de vous parler du réseau d’investisseurs providentiels et
de ce que nous tentons de faire à cet égard. Je voudrais cependant
d’abord vous parler du réseau des banques de développement.
This committee would know that we are going through
legislative review. Therefore, we wanted to benchmark BDC
with the rest of the world. We looked at various development
organizations around the world and learned a lot about ourselves.
We also learned about things we could do differently. While doing
that, we made a connection with many of the development banks.
Therefore, we are attempting to create a network, which we call
the union of Montreal, with development banks around the world
to help SMEs when they want to go elsewhere or enter a new
market. It is another way of looking at how we can support them.
Votre comité est au courant de l’examen de la loi qui préside à
notre existence. Nous avons donc voulu comparer la BDC à ses
homologues dans le reste du monde. L’exercice nous a beaucoup
instruits sur nous-mêmes et nous a appris que nous pourrions
faire certaines choses différemment. En cours de route, nous
avons noué des liens avec bon nombre de banques de
développement. Avec elles, nous tentons de créer un réseau que
nous appelons l’Union de Montréal, afin d’aider les PME qui
veulent s’établir ailleurs ou pénétrer dans un nouveau marché.
C’est une autre façon de voir comment nous pouvons les aider.
You are right. The network and the knowledge have to be able
to be transmitted. Today, technology allows us to do things that
we could not even think about 10 years ago. With those networks,
including the one with the development banks, we ask how we can
help smaller companies, for instance, that want to enter a new
market elsewhere in the world. Is there a development bank in
that country that can accompany that client? The answer is yes, in
some countries it exists already.
Vous avez raison. Le réseau et les connaissances doivent
pouvoir être transmis. Aujourd’hui, la technologie nous permet de
faire des choses encore inimaginables il y a 10 ans. L’objectif de
ces réseaux, notamment celui des banques de développement, est
d’aider les petites entreprises qui veulent, par exemple, pénétrer
un nouveau marché ailleurs dans le monde. Y a-t-il une banque de
développement dans ce pays pour accompagner le client? La
réponse est oui; dans certains pays cela existe déjà.
Do you want to talk about angels for a moment?
Voulez-vous parler un peu des investisseurs providentiels?
Mr. Nycz: Yes, thank you. I was happy to hear Senator
Ringuette mention marketing because the end game is to generate
sales. If there is a science that is under development in Canada, it
is the marketing and being able to generate sales.
M. Nycz : Oui, merci. J’ai été heureux d’entendre le sénateur
Ringuette mentionner le marketing, car l’objectif est de réaliser
des ventes. S’il y a une science en croissance au Canada, c’est celle
de la mercatique.
We have established with the Massachusetts Institute of
Technology, MIT, an initiative in Quebec to help firms go from
$5 million in sales to $20 million in sales within two or three years.
It is all about being able to secure a client and develop the product
in accordance with the needs of the client.
Nous avons au Québec une initiative avec le Massachusetts
Institute of Technology, le MIT, pour aider les entreprises à faire
passer leurs ventes de 5 à 20 millions de dollars en deux ou trois
ans. Il s’agit de trouver un client et de mettre au point un produit
qui répond à ses besoins.
We are trying to put emphasis on the sale and marketing aspect
to be able to create serial entrepreneurs.
Nous tentons de mettre l’accent sur la vente et le marketing
afin de pouvoir former des entrepreneurs accomplis.
On the angel-investment side, there is a bit of a renaissance in
the venture capital market right now because of the lack of
funding in the ecosystem. Many angels are getting together and
generating tremendous value for technology firms. We have
engaged discussion with First Angel Network in Atlantic Canada,
and have we invested $5 million in the fund for Real Ventures in
Montreal. They have a founder fuel program that does the
training for the entrepreneur and helped them accelerate the
development of their firm. They put in small amounts of money —
$100,000, $200,000, $500,000 — to test the technology. They
Pour ce qui est des investisseurs providentiels, le marché du
capital-risque renaît un peu à cause du manque de financement
dans l’écosystème. Bon nombre d’investisseurs providentiels se
groupent et réunissent des fonds importants pour les entreprises de
technologie. Nous avons engagé des pourparlers avec la First
Angel Network Association dans le Canada Atlantique et nous
avons investi 5 millions de dollars dans le fonds pour Real Ventures
à Montréal. Son programme « Founderfuel » s’occupe de former
des entrepreneurs et de les aider à accélérer le développement de
leurs entreprises. Il investit de petits montants — 100 000, 200 000,
20:18
Banking, Trade and Commerce
24-3-2011
embarked on a training program so that they can develop the skill
set to grow their company.
500 000 $ — pour mettre la technologie à l’essai. Il a entrepris un
programme de formation pour aider les entrepreneurs à développer
les compétences nécessaires à la croissance de leur entreprise.
We are also involved in Ontario with several seed-stage
funding, Venture Alberta, Alberta Deal Generator, and an
angel forum in British Columbia. We are reaching out to those
communities. We have a team of four people dedicated to that
sector as an outcome of the strategic review. With those
communities, they are best equipped to help the entrepreneur
develop their company, reach out to their community and start
generating growth for their company.
Nous travaillons également avec plusieurs groupes de
financement en prédémarrage en Ontario, avec Venture Alberta,
Alberta Deal Generator and Angel Forum en ColombieBritannique. Nous voulons les rejoindre. À la suite de l’examen
stratégique, nous avons consacré à ce secteur une équipe de quatre
personnes. Avec ces groupes, elle est mieux à même d’aider
l’entrepreneur à développer son entreprise, à s’adresser à son
groupe et à commencer à faire croître son entreprise.
It is tremendously powerful. We are trying to help them
organize, funding them, and funding the companies with which
they are involved. It is a very important community.
C’est un outil extrêmement puissant. Nous tentons d’aider ces
groupes à s’organiser, nous les finançons et nous finançons les
entreprises avec lesquelles ils travaillent. C’est une collectivité très
importante.
Senator Ringuette: I understand that, but I want to go back to
the different stumbling blocks that exist between the stages of
investment, patenting, commercialization and marketing. An entire
slate of expertise is needed. As the Germans recognize, your familyowned operation does not have all that expertise in-house.
Le sénateur Ringuette : Je comprends, mais je voudrais revenir
aux différents obstacles qui jalonnent les étapes de l’investissement,
du brevetage, de la commercialisation et du marketing. Il faut avoir
toute une série de compétences. Comme les Allemands le
reconnaissent, une entreprise familiale n’a pas toute l’expertise
interne nécessaire.
What are the policies or programs that they have put in place
to support those family-owned businesses through the different
phases that are needed to generate the revenues?
Quels politiques ou programmes ont-ils mis en place pour
appuyer ces entreprises familiales aux différentes étapes
nécessaires à la production de revenus?
Ms. Métivier: I would suggest, Senator Ringuette, that we
provide you the answer in writing, if that is agreeable to you.
Mme Métivier : Sénateur Ringuette, je propose de vous
communiquer une réponse écrite, si cela vous convient.
Senator Ringuette: Thank you.
The Chair: With respect to one of Ms. Métivier’s comments, I
cannot help but observe that the committee, in its report,
recommended that the BDC be able to follow its clients.
Ms. Métivier: Absolutely.
Le sénateur Ringuette : Merci.
Le président : En réponse à l’une des observations de
Mme Métivier, je ne peux m’empêcher de mentionner que, dans
son rapport, le comité recommandait que la BDC soit en mesure
de suivre ses clients.
Mme Métivier : Absolument.
The Chair: That would give Canadian entrepreneurs two
opportunities for financing abroad, through you or through the
equivalent organization in a host country.
Le président : Cela donnerait aux entrepreneurs canadiens deux
possibilités de financement à l’étranger, par votre entremise ou
par l’entremise de l’organisation équivalente dans un pays hôte.
Ms. Métivier: As you may suspect, if you arrive in a new
country and have no proven records and no history, it is more
difficult to get financing.
Mme Métivier : Comme vous devez certainement vous en
doutez, lorsqu’on arrive dans un pays sans avoir fait ses preuves et
sans antécédents, il est plus difficile d’obtenir du financement.
Senator Hervieux-Payette: Can I ask something about your
report on Germany?
Le sénateur Hervieux-Payette : Puis-je vous poser une question
au sujet de votre rapport sur l’Allemagne?
Ms. Métivier: Absolutely.
Senator Hervieux-Payette: Could you include in that the
worldwide network they have with the chamber of commerce
and the integration of the chamber of commerce with the
department of foreign affairs? It is a mutual financing
organization that has some antennae in the rest of the world.
To meet the market needs, they have more or less a collecting
organization that can support all the business people. When they
Mme Métivier : Absolument.
Le sénateur Hervieux-Payette : Pourriez-vous inclure dans ce
rapport le réseau mondial que les Allemands ont avec la chambre
de commerce, laquelle est coordonnée avec le ministère des
Affaires étrangères? C’est un organisme de financement mutuel
qui a des antennes dans le reste du monde. Pour répondre aux
besoins du marché, ils comptent plus ou moins sur un organisme
de renseignement pour aider tous les gens d’affaires. Dans leurs
24-3-2011
Banques et commerce
20:19
are going there, they are supported by the chamber of commerce,
but the chamber of commerce is doing a lot of research in the
different markets where they are.
déplacements, ils ont l’appui de la Chambre de commerce, qui fait
cependant beaucoup de recherche sur les différents marchés où ils
se trouvent.
As far as I am concerned, nowhere in Canada can we see the
role that is played by this hybrid organization, government export
in fact, and the private sector, knowing that it is not voluntary
that you finance the chamber of commerce; it is mandatory.
Pour ma part, j’estime qu’aucun organisme hybride du secteur
public, une société gouvernementale d’exportation, en fait, et du
secteur privé ne joue ce rôle au Canada, et l’on sait qu’il n’est pas
facultatif mais obligatoire de financer la chambre de commerce.
Ms. Métivier: We will try to include that in our research.
Thank you.
Mme Métivier : Nous allons tenter d’inclure cela dans notre
étude. Merci.
Senator Greene: Thank you for your presentation; it was
excellent.
Le sénateur Greene : Je vous remercie de votre exposé, qui était
excellent.
I have two questions, which are not really related to each other.
Can you tell me what you think might have happened to
Mr. Hogan and his innovation had you not been able to support
him? Do you keep track of people and ideas that you are not able
to support?
J’ai deux questions qui n’ont pas vraiment de rapport l’une
avec l’autre. Pouvez-vous me dire ce qui aurait pu arriver à votre
avis à M. Hogan et à son innovation si vous n’aviez pas pu le
financer? Faites-vous un suivi des gens et des idées que vous ne
pouvez pas financer?
Ms. Métivier: That is a very good question. Mr. Hogan has
been a client of BDC for a long time. You are asking me
hypothetically whether we would have known Mr. Hogan if we
had not financed him, and the answer is no, we would not. Would
Mr. Hogan have been able to grow like that? It would be
presumptuous for me or for BDC to think that we were the only
reason that he succeeded. I do not think so. Mr. Hogan is too
much of an entrepreneur and a go-getter. He would probably
have found another way to get his project off the ground.
Mme Métivier : C’est une très bonne question. M. Hogan est
client de la BDC depuis très longtemps. L’aurions-nous connu si
nous ne l’avions pas financé? La réponse à cette question
hypothétique est non. Son entreprise aurait-elle pu se
développer de la même façon? Il serait présomptueux de ma
part ou de la part de la BDC de penser que nous sommes la seule
cause de sa réussite. Je ne le pense pas. M. Hogan a trop l’âme
d’un entrepreneur, il est trop homme d’action. Il aurait sans doute
trouvé une autre façon de lancer son projet.
To some degree, we are attempting to track the projects that we
are not supporting. We now have a system that allows us to
gather some information, understanding that sometimes it is
impossible to see what happens with companies in particular. It is
hard for us to track that over time.
Dans une certaine mesure, nous tentons de suivre les projets
que nous ne finançons pas. Nous avons maintenant un système
qui nous permet de recueillir de l’information, tout en
reconnaissant qu’il est parfois impossible de connaître le sort de
certaines entreprises en particulier. Ce suivi est difficile sur une
longue période.
Senator Greene: I am interested in the pulling and the pushing.
You indicate that you recommend more pull. I think I agree with
that, but it occurs to me that most of the Internet industry and the
computer industry, at least initially, would have been on the
pushing side of things. That is where the real money is and where
the game changers are, et cetera. That side also carries more risk.
Le sénateur Greene : Je m’intéresse aux investissements qui
poussent et à ceux qui tirent. Vous avez dit que vous préconisez
ceux qui tirent. Je pense que je suis d’accord avec cela, mais il me
semble que la plus grande partie d’Internet et de l’industrie
informatique, à l’origine du moins, était plutôt du côté qui
pousse. C’est là que se trouvent la vraie fortune et les agents de
changement, et cetera. C’est là également où le risque est plus
grand.
Ms. Métivier: That is why we say that it is not an either-or; it is
an and.
Mme Métivier : C’est pour cette raison que nous disons qu’il ne
faut pas jouer sur un seul tableau, mais les deux.
Senator Greene: I understand it is not an either-or, but that side
certainly carries more risk. I think the pulling side is easier for
you, or for any other investor, to become involved in because the
end result is easier to visualize and the risk is lower.
Le sénateur Greene : Je comprends, mais il y a certainement
plus de risques dans les investissements qui poussent. Je pense
qu’il est plus facile de faire des investissements qui tirent, pour
vous ou pour tout autre investisseur, parce que le résultat final est
plus facile à visualiser et le risque, moins grand.
It seems to me that really the recommendation should be on the
push side, the more I think about it, rather than the pull side
because that is where real change can happen.
Plus j’y pense, plus il me semble qu’on devrait préconiser les
investissements qui poussent plutôt que ceux qui tirent, car c’est
vraiment là où le véritable changement est possible.
20:20
Banking, Trade and Commerce
24-3-2011
Ms. Métivier: My view is that you must have both. If you are
focusing solely on a handful of companies to do dramatic
innovation or game-changer innovation, there is definitely high
risk attached to that.
Mme Métivier : À mon avis, il faut les deux. Le risque est
certainement élevé lorsqu’on mise uniquement sur quelques
entreprises pour des innovations spectaculaires, qui changent
la donne.
Why are we recommending the pull? I am going back to the
question that Senator Oliver asked earlier. We have a million
companies in Canada, SMEs and a couple of large companies.
They all have to be innovative in their way. However, when you
are trying to innovate, you also have to ensure there is a market
for it.
Pourquoi préconisons-nous les investissements qui tirent? Je
vais revenir à la question du sénateur Oliver. Le Canada compte
un million d’entreprises, des PME et quelques grandes entreprises.
Elles doivent toutes être novatrices. Cependant, lorsqu’on tente
d’innover, il faut également s’assurer qu’il y a un marché pour son
innovation.
To your point, we have seen many technology companies
started on the push. Some failed because of that, too, and were
replaced by the next wave that came into the market and used
part of their ideas. However, they actually went to the consumer
and the market to understand the needs, and then changed the
game. That is how they reacted, if you look back in history.
Comme vous le disiez, il y a de nombreuses entreprises de
technologie qui ont été lancées parce qu’elles étaient proactives.
Certaines ont fait faillite pour cette raison également, et elles ont
été remplacées par la vague suivante qui est arrivée sur le marché
et qui a utilisé en partie leurs idées. Cependant, elles sont en fait
allées consulter le consommateur et le marché pour comprendre
les besoins, et elles ont ensuite changé la donne. C’est de cette
façon qu’elles ont réagi, si on regarde ce qui s’est passé.
I do not know whether Mr. Nycz has any thoughts on the push
and pull aspects.
Je ne sais pas si M. Nycz a quelque chose à dire au sujet de la
proactivité et de la réactivité.
Mr. Nycz: Ms. Métivier is correct that it is a balance. For
many of the companies we back, it takes $10 million to
$40 million to grow. Their first client is often in the U.S.
Profound Medical Inc. is a company that is involved in treatment
for prostate cancer, directed by magnetic resonance imaging,
MRI. They are doing work with the Cleveland institute. The
capability of some of those clinics to be able to test technology
early is very good for our companies. If they are able to show
strong results through clinical trials, they are able to sell
everywhere in the United States.
M. Nycz : Mme Métivier a raison lorsqu’elle dit qu’il s’agit de
trouver un juste équilibre. Dans le cas de bon nombre des
entreprises que nous finançons, elles ont besoin de 10 à
40 millions de dollars pour croître. Leur premier client est
souvent aux États-Unis. Profound Medical Inc. est une
entreprise qui s’occupe de mettre au point un traitement pour le
cancer de la prostate par imagerie par résonance magnétique,
IRM. Cette entreprise travaille avec le Cleveland Institute. La
capacité de certaines de ces cliniques à mettre tôt à l’essai la
technologie est très bonne pour nos entreprises. Si elles peuvent
montrer de bons résultats à la suite d’essais cliniques, elles
peuvent vendre partout aux États-Unis.
The reason our companies often have success in the United
States is that the market is just bigger there, and they are able to
generate greater growth. However, it takes a lot of capital to go to
a phase 3 clinical trial; and if it fails, you have $50 million in that.
La raison pour laquelle nos entreprises ont souvent du succès
aux États-Unis c’est que le marché est tout simplement plus
important là-bas, et qu’elles peuvent générer une plus grande
croissance. Cependant, il faut beaucoup de capitaux pour passer à
la troisième étape d’un essai clinique; si c’est un échec, on y aura
investi 50 millions de dollars.
We can build companies such as this, but the Canadian market
is not good enough to absorb those new innovations and
technologies. They have to look at the global market to generate
growth.
Nous pouvons créer des entreprises comme celles-là, mais le
marché canadien n’est pas assez important pour absorber ces
nouvelles innovations et technologies. Elles doivent donc se
tourner vers les marchés mondiaux pour générer de la croissance.
If you are curious to see what other countries are doing, the
United States might be a good example to look at, where
2.5 per cent of R & D spending has to be done with SMEs so that
R & D is being pushed via the defence department via the health
department to SMEs. Therefore, 2.5 per cent of the research
budget gets pushed down. That generates an early partnership
between government and small firms and risk sharing of the
research. That seems to have generated good development for
technology firms.
Si vous êtes curieux de savoir ce que font d’autres pays, les
États-Unis seraient peut-être un bon exemple à examiner. Là-bas,
2,5 p. 100 des dépenses de R-D sont effectuées avec les PME de
sorte que ce sont les ministères de la Défense et de la Santé qui
font profiter les PME de ces budgets de R-D. Cela crée très tôt un
partenariat entre le gouvernement et les petites entreprises et
permet de partager le risque de la recherche. Ça semble avoir créé
un bon développement pour les entreprises de technologie.
Senator Kochhar: Thank you for an excellent presentation.
Le sénateur Kochhar : Je vous remercie de cet excellent exposé.
24-3-2011
Banques et commerce
20:21
Mr. Hogan’s example and giving him a loan is a no-brainer
because he is a successful entrepreneur, and you know his
background. However, most innovations, as Senator Banks said,
are done by one person, and most of the time they go to one of
those five banks where they are doing their business. If they have
the assets, such as a mortgage on a house or cash or whatever,
they can easily get a loan. If they do not get a loan from there
because they have nothing to back it up, they probably come to
BDC, the bank of last resort. I know you do not want to call it
that, but that is what it is in the public’s mind. If they cannot get a
loan somewhere, they go to BDC to see if they will help out.
Vous avez donné l’exemple de M. Hogan et il était évident que
vous alliez lui accorder un prêt puisque c’est un entrepreneur qui a
du succès et vous connaissiez ses antécédents. Cependant, comme
le sénateur Banks l’a dit, la plupart des innovations sont faites par
une personne et la plupart du temps cette personne doit s’adresser
à l’une des cinq banques avec lesquelles elle fait affaire. Si
l’entrepreneur a des actifs, notamment une hypothèque sur une
maison, de l’argent comptant, ou autres, il est facile d’obtenir un
prêt. Si l’entrepreneur ne peut obtenir un prêt parce qu’il n’a rien
pour le garantir, il va sans doute s’adresser à la BDC, la banque
de dernier recours. Je sais que vous ne voulez pas qu’on vous
appelle comme cela, mais c’est en fait ainsi que pensent les gens.
S’ils ne peuvent pas obtenir un prêt quelque part, ils s’adressent à
la BDC pour voir si cette dernière pourrait les aider.
I would say that 80 per cent of the innovation in Canada or
any other country comes from individuals rather than big
corporations.
Je dirais que 80 p. 100 de l’innovation au Canada ou dans tout
autre pays vient des particuliers plutôt que des grandes entreprises.
It is difficult to make an assessment when a person is coming to
you with an idea and tries to sell it to you when they do not have
any assets and have been rejected by the five big banks, et cetera.
I am interested more in percentages. Let us say, 100 people who
have been rejected by the banks came to you for a loan, would
you say you grant loans to 5 of them or 10 of them, on a
percentage basis?
Il est difficile d’évaluer la situation lorsqu’une personne vient
vous voir avec une idée et tente de vous la vendre alors qu’elle n’a
pas d’actifs et qu’elle a été rejetée par cinq grandes banques,
et cetera. Je m’intéresse davantage au pourcentage. Disons que
100 p. 100 des gens qui ont été rejetés par les banques venaient
vous voir pour obtenir un prêt, diriez-vous que vous accorderiez
un prêt à 5 ou 10 p. 100 d’entre eux?
Ms. Métivier: The first point I think I need to rectify is that
BDC has not been a lender of last resort since 1995; the act was
changed in 1995.
Mme Métivier : La première chose que j’aimerais clarifier, c’est
que la BDC n’est pas un prêteur de dernier recours depuis 1995; la
loi a été modifiée en 1995.
Senator Kochhar: People’s thinking has not changed.
Le sénateur Kochhar : La façon dont les gens pensent n’a
pas changé.
Ms. Métivier: I would suggest that many people understand
that we are in the business. We take higher risk than financial
institutions. For instance, we provide more start-up loans at BDC
than our fair share. Many companies come to us to start up a
business — 25 per cent. Seventy-five per cent of our transactions
at BDC are with very small companies, which are those with less
than 10 employees. Many of our transactions are with smaller
businesses.
Mme Métivier : Je dirais que de nombreuses personnes
comprennent que nous sommes actifs dans ce domaine. Nous
prenons de plus grands risques comparativement aux institutions
financières. Par exemple, nous offrons davantage de prêts de
démarrage à la BDC que notre juste part. De nombreuses
entreprises viennent nous voir pour démarrer — 25 p. 100.
Soixante-quinze pour cent des transactions à la BDC sont
effectuées avec de très petites entreprises, lesquelles comptent
moins de 10 employés. Nombre de nos transactions sont
effectuées avec de petites entreprises.
As per the Business Development Bank of Canada Act, we
must abide by what we are being asked. We ask that the
entrepreneur has a vested interest in the business that they are
starting and that there is a reasonable expectation that the
business will succeed. ‘‘Reasonable expectation that the business
will succeed’’ is an art and not a science. We have to look at the
business case, the project that is there and the competency of the
entrepreneur. The entrepreneur must be able to prove that they
are able to start that business and achieve some success.
Conformément à la Loi sur la Banque de développement du
Canada, nous devons respecter ce qui est exigé de nous. Nous
demandons à l’entrepreneur d’avoir un intérêt direct dans
l’entreprise qu’il veut démarrer et des attentes raisonnables de
réussite. Ces attentes constituent un art et non pas une science.
Nous devons examiner l’analyse de rentabilisation, le projet et la
compétence de l’entrepreneur. L’entrepreneur doit pouvoir
prouver qu’il peut démarrer cette entreprise et atteindre un
certain niveau de succès.
Essentially, we work in collaboration with financial institutions
across Canada, and we try to assess to the best of our capability
whether there is a reasonable chance of success in the venture.
Essentiellement, nous travaillons en collaboration avec les
institutions financières partout au Canada, et nous tentons
d’évaluer au meilleur de notre capacité s’il y a une chance
20:22
Banking, Trade and Commerce
24-3-2011
That is how we determine our financing. We have about 8,000 to
9,000 transactions every year with small- and medium-sized
businesses in Canada. That is close to $3 billion.
raisonnable de succès pour l’entreprise. Voilà comment nous
déterminons le financement accordé. Nous effectuons entre
8 000 et 9 000 transactions par année avec des PME au
Canada. On parle ici de près de 3 milliards de dollars.
From time to time, we have to decline a transaction. We will
often do so because we do not see there being a reasonable chance
of success.
De temps en temps, nous devons refuser une transaction. Nous
le faisons souvent parce que nous ne voyons pas une chance
raisonnable de succès.
Senator Kochhar: Do you have any percentages regarding how
many companies you would say no to, out of 100 companies?
Le sénateur Kochhar : Avez-vous des statistiques quant au
nombre d’entreprises avec qui vous refusez de faire affaire?
Ms. Métivier: The majority of the transactions we look at will
attain some form of financing, but a group of them will be
declined, yes. A high percentage is approved.
Mme Métivier : La majorité des demandes que nous examinons
donne lieu à une certaine forme de financement, mais certaines sont
refusées, oui. Le pourcentage d’approbation est élevé.
Senator Gerstein: Thank you, witnesses, for being before us. I
want to add my compliments on your opening presentation. It
was helpful.
Le sénateur Gerstein : Je remercie les témoins d’être avec nous.
Je tiens aussi à vous féliciter pour vos exposés liminaires. Ils ont
été utiles.
My first question arises out of the first sentence in your last
paragraph, in which you say, ‘‘For the venture capital industry,
we wish to do our part to improve Canada’s track record on
commercialization and supporting profitable ventures.’’
Ma première question découle de la première phrase de votre
dernier paragraphe, dans lequel vous dites que, pour l’industrie du
capital de risque, vous voulez faire votre part pour améliorer le
bilan du Canada pour ce qui est de la commercialisation et du
soutien aux entreprises rentables.
Can you expand on ‘‘our part’’ a little more in terms of what you
view BDC’s part to be? The other side of the coin is whether you
have any thoughts about what you view government’s part to be?
Quand vous parlez de faire votre part, pouvez-vous nous dire
ce que vous entendez plus précisément? D’un autre côté, avezvous une opinion quant au rôle que doit jouer le gouvernement?
Second, I recently read a book called Start-Up Nation in which
I learned, among many things, that next to the United States, the
greatest number of listings on the Nasdaq exchange come from
Israel. Do you have any thoughts or comments as to whether we
should look at the Israeli model?
Deuxièmement, j’ai récemment lu un livre intitulé Start-Up
Nation dans lequel j’ai appris, entre autres, qu’après les ÉtatsUnis, Israël est le pays avec le plus grand nombre d’inscriptions à
la bourse NASDAQ. Selon vous, devrait-on examiner le modèle
israélien?
Ms. Métivier: We may need an extra hour to answer your
question bit I will ask Mr. Nycz to take this question.
Mme Métivier : Nous avons peut-être besoin d’une heure
supplémentaire pour répondre à votre question, mais je vais
demander à M. Nycz d’y répondre.
Mr. Nycz: That is an excellent question. One of our advisers
was Yigal Erlich, one of the founders of the venture capital
industry model in Israel. We reached out to him on a number of
occasions. He came to Montreal and we engaged him on how best
to change our business model to address the market needs.
M. Nycz : Il s’agit d’une excellente question. Parmi nos
conseillers, nous avions Yigal Erlich, un des fondateurs du
modèle de l’industrie du capital de risque en Israël. Nous avons
fait appel à lui à de nombreuses occasions. Il est venu à Montréal
et nous lui avons demandé la meilleure façon de changer notre
modèle d’affaires pour tenir compte des besoins du marché.
Israel has tremendous success on the NASDAQ.
As you may know, BDC is both a direct and indirect investor.
We are invested in 23 funds in Canada, so we have a good view of
what is happening in the market. One of the last funds we invested
in was Vantage Capital, a multi-media fund. The investment was
$150 million with ex-entrepreneurs of Electronic Arts. We have
Tandem Expansion Fund, a late-stage fund. According to Josh
Lerner, a good range for a fund is $200 million to $300 million.
When I say ‘‘deep pockets’’ and being able to support your
company longer, success seemed to be in the range of $200 million
to $300 million. Tandem is a late-stage expansion fund, first close
at $300 million. We did also XPV Capital, a water specialty fund
in Toronto.
Israël connaît un énorme succès au sein de NASDAQ.
Comme vous le savez peut-être, la BDC est à la fois un
investisseur direct et indirect. Nous avons investi dans 23 fonds au
Canada, alors nous avons un bon aperçu de ce qui se passe dans le
marché. L’un des derniers fonds dans lesquels nous avons investi
est Vantage Capital, un fonds multimédia. Nous avons investi
150 millions de dollars avec d’anciens entrepreneurs de Electronic
Arts. Nous avons le Tandem Expansion Fund, un fonds ciblant
les entreprises aux étapes ultérieures de leur développement. Selon
Josh Lerner, un fonds doit idéalement comprendre de 200 à
300 millions de dollars. Lorsque je parle d’avoir un portefeuille
bien garni et de pouvoir soutenir une entreprise à plus long terme,
je veux dire précisément que le succès semblait être favorisé quand
24-3-2011
Banques et commerce
20:23
on avait de 200 à 300 millions de dollars. Tandem est un fonds
d’expansion qui cible les entreprises aux étapes ultérieures de leur
développement. Son premier appel de souscriptions s’est élevé à
300 millions de dollars. Nous nous sommes également occupés de
XPV Capital, un fonds dont la spécialité est l’eau, à Toronto.
We see pretty well all the funds that are trying to be raised. Our
part is being able to secure the success of fundraising activities of
those funds with other partners, such Teralys Capital Fund in
Quebec and Ontario Venture Capital Fund, OVCF, in Ontario.
Those are the big funds. We consider ourselves a ‘‘fund of funds’’
in the indirect role.
Nous voyons pas mal tous les fonds qui tentent d’être formés.
Notre rôle consiste à assurer le succès de leurs activités de collecte
de fonds, avec d’autres partenaires, comme Teralys Capital Fund,
au Québec, et le Fonds ontarien de capital-risque, en Ontario. Il
s’agit de fonds importants. Dans le cadre de notre rôle indirect,
nous jouons un rôle de « financement de fonds ».
Senator Gerstein: I did not realize you were in that area. How
much of your lending goes directly to individual companies and
how much are you putting into ‘‘fund of funds’’? What is the
balance of your portfolio?
Le sénateur Gerstein : Je ne savais pas que vous jouiez un rôle
dans ce domaine. Quelle proportion de vos prêts vont directement
aux entreprises individuelles, et quelle proportion est affectée au
« financement de fonds »? Quelles sont les proportions de votre
portefeuille?
Mr. Nycz: In our strategy going forward we expect to do about
$130 million in investments. Those investments are about
$80 million to $90 million direct and the balance is indirect. In
any given year, we will invest between $20 million and $50 million
of indirect. Right now, we are looking at five funds in fundraising
mode right now. That number is the shortlist, and the list gets
longer. We invest in those funds.
M. Nycz : Dans le cadre de notre stratégie à venir, nous nous
attendons à investir environ 130 millions de dollars. On parle d’à
peu près 80 à 90 millions de dollars d’investissements directs; le
reste étant des investissements indirects. Pour une année donnée,
nous investissons indirectement de 20 à 50 millions de dollars.
Actuellement, nous contribuons à cinq fonds qui sont en mode de
financement. Il s’agit de la liste restreinte, car elle est plus longue.
Nous investissons dans ces fonds.
As to our role in direct investment, when the investment
activity level was at $4 billion, we had a smaller role to play. We
had a strong role to play at the early stage. Now that the
investment activity is about $1 billion, you can do the math at
$80 million, $100 million or $130 million: We are about
10 per cent of the market.
Pour ce qui est de notre rôle d’investissement direct, lorsque le
niveau d’activités d’investissement était de 4 milliards de dollars,
le rôle que nous avions était moins grand. Nous avions un rôle
important à jouer aux premières étapes. Maintenant, les activités
d’investissement s’établissent à environ 1 milliard de dollars, alors
vous pouvez calculer 80 millions, 100 millions ou 130 millions de
dollars. Nous représentons environ 10 p. 100 du marché.
Our role in those investments is to play a profit orientation role
when we work with the entrepreneur and our partner. For each
dollar we invest, we leverage about $4.50 with external investors.
Therefore, we need to behave properly on the board. We need to
bring value and net worth to the board. At this time of the cycle,
often we have to be able to put a bit more money on the table
because some of the investors — our co-investors — have run out
of money. They may not be able to follow in the new round.
Sometimes we are asked to put a bit more money post-pro rata of
our investment, so that the company has enough money to
execute the strategy.
Dans le cadre de ces investissements, notre rôle consiste à
favoriser la rentabilité avec l’entrepreneur et nos partenaires. Pour
chaque dollar investi, nous obtenons un effet multiplicateur de 4,5
de la part des investisseurs externes. Ainsi, nous devons nous
comporter convenablement au conseil. Nous devons apporter
valeur et avoir net au conseil. À ce moment du cycle, nous devons
souvent investir un peu plus d’argent parce que certains des
investisseurs — nos co-investisseurs — manquent d’argent. Ils ne
sont pas toujours en mesure de contribuer au deuxième tour.
Parfois, on nous demande d’investir un peu plus d’argent au pro
rata après notre investissement initial, afin que l’entreprise ait
suffisamment d’argent pour exécuter la stratégie.
Our role at that part of the cycle has increased somewhat
because there is less money around the table and we are being
asked to put a bit more in. However, traditionally we have been
about 6 per cent of the market. We are leveraging about $4 for
each dollar we put in.
Nous jouons un rôle accru à cette étape du cycle parce qu’il y a
moins d’argent à la table et qu’on nous demande d’investir
davantage. Toutefois, traditionnellement, nous avons représenté
environ 6 p. 100 du marché. Chaque dollar que nous investissons
donne lieu à un investissement d’environ 4 $.
Regarding the role of the government, there are a lot of
challenges in the marketplace right now. I think the marketplace
has favoured the creation of large-sized general partner, GPs.
Right now we see the federal and provincial governments working
well together. OVCF is from Ontario, Teralys is in Quebec, and
Pour ce qui est du rôle du gouvernement, il y a beaucoup de défis
à relever sur le marché actuellement. Je crois que le marché favorise
la création de grandes sociétés en commandite. Actuellement, les
gouvernements fédéral et provinciaux travaillent bien ensemble. Il y
a le Fonds ontarien de capital-risque en Ontario, Teralys au Québec
20:24
Banking, Trade and Commerce
24-3-2011
Renaissance is out in British Columbia. There are a lot of
provincial initiatives, so it is a coordination of federal and
provincial initiatives to leverage each other’s dollars in the
marketplace. We work with the objective of securing the success
of the entrepreneur and opening doors for them with clients.
D-Wave is one company we have in our portfolio. Quantum
Computer just sold their first quantum computer to Lockheed
Martin in the States for $20 million. It has incredible processing
capability. The question is whether there is a market in Canada
for such computers. The procurement aspect of government
perhaps could look at whether we can favour the development of
some of those technology firms by early adoption of that
technology in their procurement, for example. That is one area
that the United States seemed to be strong on.
et Renaissance en Colombie-Britannique. Il y a de nombreuses
initiatives provinciales. Alors, grâce à la coordination d’initiatives
fédérales et provinciales, on mise sur les dollars des uns et des autres
dans le marché. Nous travaillons dans le but d’assurer le succès des
entrepreneurs et d’ouvrir pour eux leurs portes à la clientèle.
D-Wave est une entreprise de notre portefeuille. Quantum
Computer vient de vendre son premier ordinateur quantique à
Lockheed Martin aux États-Unis pour 20 millions de dollars. Cet
ordinateur a une capacité de traitement incroyable. La question est
de savoir s’il y a un marché au Canada pour ces ordinateurs. On
pourrait voir si le système d’acquisitions du gouvernement pourrait
favoriser le développement de certaines de ces entreprises de
technologie en adoptant tôt ces technologies au moyen du
système d’acquisitions, par exemple. Il s’agit d’un domaine où les
États-Unis semblent faire bonne figure.
Senator Dawson: I could open a whole new world on the digital
society and the fact that there is a world developing where kids
from 16 to 25 live in a digital world, and we are only tourists
passing through. They are citizens of that digital world. We see
Facebook and the value of those investments. It comes back to
the question: What does the government do? I think it is nothing
to do with the existing government for the last 10 or 15 years.
Canada used to be well ahead of the digital society, with
telephone and telegraph, and we were innovative. I will advertise
for my committee. If you look at planforadigitalcanada.ca, you
will notice that we are now lagging behind in digital society and
the digital world. You did not address the fact that there is a new
kind of job that will be created in five years that we do not know
about today. If we do not have a digital plan, if the government
does not have an intervention for more bandwidth and if we
continue debating last year’s issues on the Internet, how can
banks like yours be able to look at innovative planning if they are
not encouraged to do it by a government that says, We have a
plan for a digital Canada? We do not seem to have that plan, and
you would need that kind of guidance if you want to know that
the government will support you if you go into that digital society.
Le sénateur Dawson : Je pourrais ouvrir un tout nouveau
monde sur la société numérique. Il y a un monde en
développement où les jeunes âgés de 16 à 25 ans vivent dans un
univers numérique, et nous ne sommes que des touristes de
passage. Ils sont citoyens du monde numérique. Nous voyons le
phénomène Facebook et la valeur de ces investissements. Ce qui
nous ramène à la question suivante : que fait le gouvernement?
Je crois que ça n’a rien à voir avec le gouvernement des 10 ou
15 dernières années. Le Canada avait l’habitude d’être bien en
avance de la société numérique, avec le téléphone et le télégraphe,
et nous faisions preuve d’innovation. Je vais faire de la publicité
pour mon comité. Si vous consultez le site web
planpouruncanadanumérique.ca, vous remarquerez que nous
tirons maintenant de l’arrière dans la société et le monde
numérique. Vous n’avez pas parlé du fait que de nouveaux
types d’emplois seront créés dans cinq ans dont nous ne sommes
pas au courant aujourd’hui. Si nous n’avons pas de plan
numérique, si le gouvernement n’intervient pas pour augmenter
la large bande et si nous continuons à débattre des enjeux du
passé sur Internet, comment des banques comme la vôtre
peuvent-elles faire preuve de planification innovatrice si elles n’y
sont pas encouragées par un gouvernement qui dit avoir un plan
pour un Canada numérique? Nous ne semblons pas avoir un plan,
et il faut avoir ce genre d’orientation pour savoir qu’on a l’appui
du gouvernement pour entrer dans la société numérique.
Ms. Métivier: That is a good question. You are absolutely right
that I did not address that issue specifically. However, having said
that, I touched on it when you asked your first question about
how to define productivity. I will come back to what BDC is
attempting to do, because I cannot answer for our shareholders,
but only for BDC.
Mme Métivier : C’est une bonne question. Vous avez
absolument raison; je n’ai pas parlé de cette question en
particulier. Toutefois, ceci dit, j’en ai parlé lorsque vous avez
posé votre première question sur la définition de la productivité. Je
vais revenir à ce que la BDC tente de faire, parce que je ne peux pas
répondre pour nos actionnaires, mais bien seulement pour la BDC.
When we look at how we can help companies innovate, be
more productive and grow their sales, we have to start with the
first one, grow their sales; then innovate and be more productive,
which is how an entrepreneur sees it. You are right that we made
the link to information and communication technology.
Information and communication technology includes digital.
Quand on examine les façons d’aider les entreprises à innover,
à être davantage productives et à augmenter leurs ventes, il faut
commencer par le début, c’est-à-dire par la hausse des ventes.
Ensuite viennent l’innovation et l’augmentation de la
productivité. C’est la façon pour l’entrepreneur de voir les
choses. Vous avez raison : nous avons le lien vers les
technologies de l’information et des communications. Ce
domaine comprend le numérique.
24-3-2011
Banques et commerce
20:25
We have been working hard over the last year to understand
what entrepreneurs in Canada need to be able to invest more in
those types of technologies. We found, through surveys, research
and discussion with our entrepreneurs, something simple. There
are many choices out there. Entrepreneurs see it as an expense as
opposed to an investment, and they do not necessarily see the
value. Furthermore, it is hard for them to choose, because there
are many vendors out there. We have put together a strategy that
is three-fold, and we will execute on it next year in support of
what our shareholders have asked us to do.
Nous avons travaillé fort au cours de la dernière année pour
comprendre ce dont les entrepreneurs ont besoin pour pouvoir
investir davantage dans ces types de technologies. Nous avons
découvert, au moyen de sondages, de recherches et de discussions
avec nos entrepreneurs quelque chose de simple. Il y a de
nombreux choix qui s’offrent à eux. Les entrepreneurs voient la
technologie comme une dépense plutôt qu’un investissement; ils
n’en voient pas nécessairement la valeur. De plus, il est difficile
pour eux de choisir, parce qu’il y a de nombreux vendeurs. Nous
avons préparé une stratégie en trois volets, et nous allons
l’exécuter l’année prochaine conformément aux demandes de
nos actionnaires.
The first thing is that we need to raise the awareness of the
average entrepreneur that information and communication
technology leads to greater sales, better management and so
forth. For instance, I will give you a simple example: If an
entrepreneur buys an application to monitor sales volume, which
we call a customer relationship management, CRM, and they
enter all their clients and they monitor the sales of their clients
and go back and sell more to them, that piece of technology can
help them monitor their sales progress in a way that is more
productive.
Il faut d’abord sensibiliser l’entrepreneur moyen au fait que les
technologies de l’information et des communications mènent à
une augmentation des ventes, à une meilleure gestion et ainsi de
suite. Je vais vous donner un exemple simple : si un entrepreneur
achète une application pour faire le suivi du volume des ventes, ce
qu’on appelle un logiciel de gestion des relations avec la clientèle,
et qu’il entre tous ses clients et surveille leurs achats puis retourne
les voir pour faire davantage de ventes, cette technologie peut
l’aider à suivre la progression des ventes de façon plus productive.
Once they master that technology, they start to think about new
clients and new ways of doing business development and so forth.
I know, because at BDC we have done it ourselves. We want to
raise awareness about how information and communication
technologies can help them better manage their company and
increase their sales. That is our number one focus. We are at the
moment developing our strategy with respect to that awareness.
Dès que les entrepreneurs maîtrisent cette technologie, ils
peuvent commencer à penser à de nouveaux clients et à de
nouvelles façons de développer l’entreprise et ainsi de suite. Je le
sais, parce que c’est ce que nous avons nous-mêmes fait à la BDC.
Nous voulons sensibiliser les entrepreneurs au fait que les
technologies de l’information et des communications peuvent les
aider à mieux gérer leur entreprise et à augmenter leurs ventes. Il
s’agit de notre priorité. Nous travaillons actuellement à
l’élaboration de cette stratégie de sensibilisation.
The second piece is that many entrepreneurs are telling us,
I have two or three needs with respect to information and
communication technology, but I do not know how to choose
from what is available in the marketplace because the complexity
has increased in the last 10 years. It used to be we would buy one
application, and that is the standard one in the market. Now, I do
not know how many devices one can find in the marketplace and
how many applications.
Deuxièmement, de nombreux entrepreneurs nous disent qu’ils
ont deux ou trois besoins en matière de technologies de
l’information et des communications, mais qu’ils ne savent pas
comment choisir parmi les produits offerts sur le marché parce
que leur complexité s’est accrue ces 10 dernières années. À une
époque, on achetait une application, et il s’agissait de la norme sur
le marché. Maintenant, je ne sais pas combien de dispositifs sont
offerts sur le marché, ni combien d’applications.
It is complex, so, from a consulting perspective, we are
thinking about how we can help an entrepreneur make the choice
that is applicable for the size of their company, because if they are
looking at a system for a large enterprise system, it may not fit
their needs as a smaller company. They also have to look at the
financing of it. Consulting and financing is what BDC is all about.
C’est un domaine complexe, alors d’une perspective de
consultation, nous pensons à des façons d’aider les
entrepreneurs à choisir ce qui convient le mieux pour la taille de
leur entreprise, parce qu’un système conçu pour une grande
entreprise ne conviendra peut-être pas aux besoins d’une petite
entreprise. Les entrepreneurs doivent aussi examiner la question
du financement. Le rôle de la BDC en est un de consultation et de
financement à la fois.
Third, we also isolated the fact that we have information and
communication technology companies in our portfolio, and we
are looking at them and asking how we can grow them bigger —
not necessarily the numbers of them, but grow them bigger,
because we do not have a lot of Canadian-based suppliers.
Troisièmement, nous avons dans notre portefeuille des entreprises
des technologies de l’information et des communications, et nous
nous tournons vers elles pour leur demander comment nous
pouvons les aider à croître — pas seulement en nombre, mais sur le
plan de la taille, parce que nous n’avons pas beaucoup de
fournisseurs canadiens.
20:26
Banking, Trade and Commerce
24-3-2011
The fourth aspect is the fact that many of our customers and
clients are also saying, I do not know who to go to, so can you
integrate a little bit of that information for us?
Quatrièmement, nombre de nos clients disent également qu’ils
ne savent vers qui se tourner; ils nous demandent donc de leur
fournir un peu d’information à cet égard.
A role at BDC could be to try to integrate the massive amount
of information that is out there. Some of our clients are saying
that to deal with smaller businesses, we need to aggregate their
needs, and we are also looking at that role.
Un des rôles de la BDC pourrait consister à intégrer les
quantités massives d’information. Certains de nos clients nous
disent que, pour faire affaire avec des petites entreprises, ils
doivent regrouper leurs besoins, alors nous nous penchons aussi
sur ce rôle.
It is a fair question and one that is rapidly gaining attention,
because one of the levers of productivity is information and
communication technology, ICT, and the digital economy.
Il s’agit d’une bonne question qui est en train d’obtenir
rapidement de plus en plus d’attention, parce que l’un des leviers
de la productivité est la technologie de l’information et celle des
communications, de même que l’économie numérique.
Senator Dawson: I could go on, Mr. Chair, but I will stop.
Le sénateur Dawson : Je pourrais continuer, monsieur le
président, mais je vais m’arrêter ici.
The Chair: That is considerate of you.
Le président : Je vous remercie de votre courtoisie.
Senator Dawson: I notice he was asked to come back as a
regular member, but you did not ask that of me.
Le sénateur Dawson : Je remarque qu’on lui a demandé de
revenir à titre de membre régulier, mais vous ne m’avez pas
demandé la même chose.
The Chair: I was waiting to see how long you would be, but,
since you limited yourself to one question, we will welcome your
presence again.
Le président : J’attendais de voir combien de temps vous alliez
prendre, mais, puisque vous vous êtes limité à une question, nous
vous accueillerons volontiers de nouveau.
Senator Moore: Is that a bonus we offer at the end of the
meeting, depending on performance?
Le sénateur Moore : Est-ce une prime offerte à la fin de la
séance, selon le rendement?
Thank you, witnesses, for being here. Mr. Nycz, I want to ask
you about the angel investors you mentioned in your brief. You
mentioned I think five: first angel in Atlantic Canada, something
in Montreal, Ontario, Venture Alberta and Angel Forum I think
you said in B.C. How many angel investment organizations are
there in Canada?
Je remercie les témoins qui sont avec nous. Monsieur Nycz, je
voulais vous parler des investisseurs providentiels que vous avez
mentionnés dans votre mémoire. Je crois que vous en avez
énuméré cinq : First Angel au Canada atlantique, un autre à
Montréal et en Ontario, Venture Alberta et Angel Forum, je
pense, en Colombie-Britannique. Combien d’organismes
d’investisseurs providentiels y a-t-il au Canada?
Mr. Nycz: You have covered most of them. There are many
angel investors, but there is not a national angel network. They
have them south of the border, but here these networks are more
regional. Angel investing is a local business. BDC is engaged in
discussion with these businesses, and they know the community,
they know the region and they know the companies. In the
absence of having a national network, we can cover a lot of
ground with these regional and local networks.
Mr. Nycz : Vous les avez presque tous nommés. Il y a de
nombreux investisseurs providentiels, mais il n’y a pas de réseau
national. Il en existe un au sud de la frontière, mais ici, il y a surtout
des réseaux régionaux. Les investissements providentiels sont
locaux. La BDC participe à des discussions avec ces investisseurs,
qui connaissent la collectivité, la région et les entreprises. Même s’il
n’y a pas de réseau national, on peut couvrir énormément de
terrain grâce à ces réseaux régionaux et locaux.
Senator Moore: In your work and analysis of the investments
needed and sources of funds, do you have the total number of
angel investors in Canada and the funds they might have available
as a pool?
Le sénateur Moore : Dans le cadre de votre travail d’analyse
des investissements nécessaires et des sources de fond, avez-vous
déterminé le nombre total d’investisseurs providentiels au Canada
et le montant des fonds qui pourraient être mis en commun?
Mr. Nycz: I do not have it with me, but I can give it to you.
Senator Moore: Will you provide whatever you have to the
committee?
Mr. Nycz: Yes.
Mr. Nycz : Je n’ai pas ces chiffres avec moi, mais je peux vous
les obtenir.
Le sénateur Moore : Pourriez-vous fournir tout ce que vous
avez au comité?
M. Nycz : Oui.
24-3-2011
Banques et commerce
20:27
Senator Moore: There is a pool they would have available, and
can we find out how much of that they invest each year?
What per cent do they invest in the marketplace? It would be
interesting to know the rate or per cent of success versus
investments.
Le sénateur Moore : Ils ont donc des fonds disponibles;
pouvons-nous savoir quelle proportion de ce montant est
investie chaque année? Quel pourcentage est investi dans le
marché? Il serait intéressant de savoir le taux de succès par
rapport aux investissements.
I do not know where I heard this information; perhaps from a
previous study. Something like two in ten investments are good.
There is some kind of a number like that. Maybe you could
provide that when you give us the other information. It would be
instructive to know why. Is it super risky? Why is that the
number, if it is the number, and how do we enhance that rate?
How do we encourage more people to enter into this investing?
Je ne sais pas où j’ai obtenu cette information; peut-être d’une
étude précédente. Environ deux investissements sur dix sont
profitables. Les statistiques sont de cet ordre. Peut-être pourriezvous nous les donner lorsque vous nous fournirez l’autre
information. Ce serait intéressant de connaître la raison. Les
risques sont-ils très élevés? Pourquoi ces statistiques sont-elles si
basses, le cas échéant, et comment pouvons-nous les améliorer?
Comment pouvons-nous encourager davantage de personnes à
faire ce genre d’investissement?
Mr. Nycz: We will look into that statistic and report back to
you. With the angel investors, there is the technology and the nontechnology side, so the spectrum is wide. However, we can report
back as to who is involved on the technology side.
M. Nycz : Nous allons nous renseigner sur ces statistiques et
vous en faire rapport. En ce qui a trait aux investisseurs
providentiels, il y a le secteur de la technologie et les autres
domaines, alors c’est assez large. Toutefois, nous pouvons vous
faire rapport quant à ceux qui investissent dans la technologie.
Senator Moore: Any information you have, on either side,
would be useful to the committee.
Le sénateur Moore : Toute information que vous avez, dans un
domaine ou l’autre, serait utile au comité.
The Chair: Our witnesses agreed to come here for an hour and
they have already gone over time, so with their indulgence I will
let our deputy chair ask the last question.
Le président : Nos témoins ont convenu de comparaître
pendant une heure, et nous avons déjà dépassé le temps prévu,
alors, avec leur indulgence, je vais laisser la vice-présidente poser
la dernière question.
[Translation]
[Français]
Senator Hervieux-Payette: For example, let us consider a
situation where you invest 10 per cent in venture capital and that,
tomorrow morning, the big banks were to do the same with
regard to their venture capital. First, however, in your opinion, do
the big banks invest up to 10 per cent in the SMEs?
Le sénateur Hervieux-Payette : Prenons, par exemple, une
situation où vous consacrez 10 p. 100 du capital de risque et que,
demain matin, nos grandes banques faisaient la même chose dans
le cadre de leurs fonctions de capital de risque. Mais d’abord, à
votre avis, est-ce que nos grandes banques investissent à
concurrence de 10 p. 100 dans les PME?
Since the start, we have been talking about small- and mediumsize businesses. If the subsidiaries that are involved in venture
capital are to ask for $50 million, they will not talk to us. First,
are they active? Could they be doing more? Is it because they do
not have the expertise? Or is it because they are not making
enough money?
Nous avons parlé depuis le début des petites et des moyennes
entreprises. Si on ne demande pas 50 millions de dollars aux
filiales, qui sont impliquées au niveau du capital de risque, ils ne
nous parlent pas. Premièrement, est-ce qu’ils sont actifs? Est-ce
qu’ils pourraient faire plus? Est-ce que c’est parce qu’ils n’ont pas
l’expertise? Ou est-ce parce qu’ils ne font pas assez d’argent?
I am asking because they can have clients who will wind up
going to see you and if they go over to you, I think that this would
significantly increase the pool of funds that could be invested in
venture capital, were they to invest in this $100 million and
$200 million dollar portfolio, along with others, when it comes to
major investments.
Je pose la question parce qu’ils peuvent avoir des clients qui
vont se ramasser chez vous, et s’ils se joignaient à vous, il me
semble qu’on augmenterait de façon significative le pool d’argent
qui pourrait être investi en capital de risque s’ils investissaient
dans ce portefeuille 100 millions et 200 millions de dollars et plus,
avec d’autres aussi quand il s’agit de gros investissements.
Is our sector timid? Do they not have the expertise? Why are
they not very active when it comes to small- and medium-size
businesses and venture capital?
Est-ce que notre secteur est timide? Est-ce qu’ils n’ont pas
l’expertise? Pourquoi est-ce qu’ils sont peu actifs auprès des PME
au niveau du capital de risque?
Ms. Métivier: I am going to try to respond to the best of my
ability because venture capital, within financial institutions, has
existed in the past, and I am not sure about the current status.
Mme Métivier : Je vais tenter de répondre au meilleur de ma
connaissance parce que le capital de risque, dans les institutions
financières, il y en a eu par le passé et je ne suis pas certaine du
statut actuel.
20:28
Banking, Trade and Commerce
24-3-2011
I think that, in general, we could quite simply say that venture
capital, when it is not profitable, is obviously not in the interests
of the financial institution. Because, ultimately, for a financial
institution, the ultimate goal is profitability and ensuring a return
on equity for shareholders. I know that there are some financial
institutions that are still active in the area of venture capital, but
I am not able to tell you what that ratio is. In order to be able to
give you an adequate answer, a review would need to be done.
Je pense qu’en général, on pourrait tout simplement dire que le
capital de risque, lorsqu’il n’est pas rentable, n’entre pas
évidemment dans les intérêts de l’institution financière. Parce
qu’en bout de ligne, pour une institution financière, le but ultime
est d’être rentable et de faire un retour sur équité pour ses
actionnaires. Je sais qu’il y a quelques institutions financières qui
sont encore actives dans le capital de risque, mais je ne serais pas
en mesure de vous dire quelle est la proportion. Il faudrait faire un
exercice de réflexion sur le sujet pour être capable de vous
répondre adéquatement.
Senator Hervieux-Payette: With regard to the funds, do they
get funding, in your opinion, or not?
Le sénateur Hervieux-Payette : Concernant les fonds, est-ce
que, à votre avis, ils ont accompagné dans certains fonds ou s’ils
n’accompagnent pas dans les fonds?
Mr. Nycz: Some funds, such as BCF or even Teralys, have
received funding from the Caisse de dépôt or other banks that
remain somewhat active, through the funds. I can get back to you
with statistics on contributions by financial institutions to
such funds.
M. Nycz : Certains fonds, comme BCF ou même Teralys, ont
reçu des fonds de la Caisse de dépôt ou de certaines banques qui
sont encore un peu actives, par l’entremise de fonds. Je pourrais
vous revenir avec les statistiques de la contribution des
institutions financières dans les fonds.
Senator Hervieux-Payette: The branch of banking that operates
independently is venture capital. They are not insured. When they
invest tens upon tens of millions of dollars, not to say hundreds of
millions of dollars, they take greater risks than if they were
investing with SMEs. What exactly is the idea of having both
operations under the same act? Because you have the bank, which
is the owner of this entity. They gave them that role, but they
abandoned part of their banking clientele. Most of these companies
don’t deal with you as banks, but they also deal with a bank that is
probably nearby. I can understand what my colleague said earlier,
that when you go to a branch of the Royal Bank or some other
bank, the manager is not there to administer venture capital. There
has to be a corporate entity that specializes in that. So we will put
that question to the banks when they appear.
Le sénateur Hervieux-Payette : La section des banques qui
fonctionne de façon autonome est au niveau du capital de risque.
Ils ne sont pas assurés. Lorsqu’ils investissent des dizaines et des
dizaines de millions de dollars, pour ne pas dire des centaines de
millions de dollars, ils prennent des risques plus grands que s’ils
investissaient avec les PME. Quelle est l’idée d’avoir les deux
opérations sous le même chapeau, en fait? Parce que vous avez la
banque qui est propriétaire de cette entité. On leur a donné ce rôle,
mais ils ont abandonné une partie de la clientèle qu’ils ont du côté
bancaire. La plupart de ces entreprises ne font pas affaires qu’avec
vous en termes de banques, mais font aussi affaires avec une
banque probablement de leur voisinage. Je peux comprendre ce que
mon collègue a dit tantôt, à savoir que lorsqu’on arrive dans une
succursale de la Banque Royale ou autre, le gérant n’est pas là pour
se mettre à administrer du capital de risque. Il faut qu’il y ait une
entité corporative qui se spécialise là-dedans. Nous allons donc
poser la question aux banques lorsqu’elles comparaîtront.
Could you tell us who analyzes the international market’s needs?
Where is that found for your people? Where is the expertise in
analyzing those risks? If our SME entrepreneurs go and see you
about an investment, will they be able to find out what the
international market needs? Where will they find the data, given
that they are already working 16 hours a week? How do you go
about analyzing the risk that your entrepreneur’s new idea entails,
in terms of both innovation and new products, inventions?
Pourriez-vous nous dire qui fait l’analyse des besoins du
marché international? Où est-ce qu’on trouve cela pour vos gens?
Où se situe l’expertise pour l’analyse de risques face à cela? Si nos
entrepreneurs de PME viennent vous voir pour un placement,
sont-ils en mesure de connaître les besoins du marché
international? Où vont-ils trouver les données étant donné qu’ils
travaillent déjà 60 heures par semaine? Comment faites-vous
l’analyse du risque que représente la nouvelle idée de votre
entrepreneur? Et cela, autant sur le plan de l’innovation que sur le
plan de nouveaux produits, d’inventions.
The Chair: Especially if your client’s asset is something
intangible. In other words, employee know-how; and the
knowledge of employees who leave work at 5 p.m. every day.
So where is your guarantee and your protection?
Le président : Et ce, si l’actif de votre client est surtout quelque
chose de non tangible. Autrement dit, le savoir de ses employés; et
le savoir des employés qui partent à 17 heures tous les jours. Où se
situent donc votre garantie et votre protection?
Ms. Métivier: The first question, if I understood correctly, was
where do entrepreneurs get their information if they want, for
example, to access a new market. There is obviously some
information available from the Government of Canada, among
Mme Métivier : La première question, si j’ai bien compris, c’est
de savoir où trouver son information si on est un entrepreneur et
qu’on veut, par exemple, accéder à un nouveau marché. Il y a
évidemment de l’information disponible auprès du gouvernement
24-3-2011
Banques et commerce
20:29
others. They can also contact officials for Foreign Affairs or
people with BDC. We work together with other institutions, be it
Foreign Affairs or EDC, or other development banks. There are
multiple sources of information. Ultimately, it’s a matter of
finding the right information. That is always the main thing. All
that to say, it is not always easy. And sometimes, entrepreneurs
will also turn to consulting firms or even go to other countries
themselves to see what is happening. In some cases, for example,
over the past two years, we have tried to help our clients to
connect with the world in general.
canadien, entre autres. Il peut entrer en contact également avec
des représentants des Affaires étrangères ou avec des gens de la
BDC. Nous travaillons en collaboration avec d’autres
institutions, que ce soit le ministère des Affaires étrangères ou
EDC, ou d’autres banques de développement. Il y a une
multiplicité d’informations. En bout de ligne, c’est de savoir
quelle est la bonne information. C’est toujours le point principal.
Tout cela pour vous dire que ce n’est pas toujours évident. Et des
fois, l’entrepreneur va faire appel, entre autres, à des firmes de
consultation ou va, elle-même, se déplacer pour aller voir ce qui se
passe dans d’autres pays. Dans certains cas, comme par exemple
dans les deux dernières années, on a tenté d’aider nos clients à se
connecter sur le monde en général.
In terms of how risk is assessed, it is important to take a
balanced approach. When it comes to venture capital, we evaluate
our transactions a bit differently than for more traditional
financing. I am going to spend a few minutes on more traditional
financing, particularly with respect to intangibles. A few years
ago, we took a look at what kind of intangible brings value to our
companies. We managed to identify around five or six key factors,
which we included in our account manager training. It has to be
simple for account managers, because you are right, the
complexity of the surrounding world is such that a BDC
account manager has to be able to sit down with an
entrepreneur and ask questions about the entrepreneur’s
planning, and find out how much time it is going to take to
develop the new product, how well it is going to sell, and so forth.
Si on regarde la façon dont on évalue le risque, il faut faire la part
des choses. Au niveau du capital de risque, on évalue nos
transactions un peu différemment de la façon dont on va le faire
avec le finalement plus traditionnel. Je vais vous parler pendant
quelques minutes du financement plus traditionnel, particulièrement
au niveau des intangibles. Il y a quelques années, nous nous sommes
penchés sur quel genre d’intangible amène une valeur à nos
entreprises. Nous avons été en mesure d’identifier environ cinq ou
six facteurs clés que nous avons inclus dans la formation de nos
directeurs de compte. Il faut que ce soit simple avec un directeur de
compte, parce que vous avez raison, la complexité du monde autour
fait en sorte qu’il faut qu’un directeur de compte, à la Banque de
développement du Canada, puisse s’asseoir avec un entrepreneur et
qu’il soit capable de lui poser des questions sur sa planification, et
savoir, pour le nouveau produit, combien de temps cela va prendre
pour le développer, ce que cela va apporter comme ventes, et cetera.
We will use that information to assess the strength of a project.
If a project is carried out over a five or six year-period, and we do
not have a time arising, then that makes things more difficult.
Risk is incurred over a long period, and that is not a matter of
traditional financing. There is a greater need for equity or quasiequity. On the venture capital side, projects require a much more
detailed assessment, and that requires both internal and external
expertise.
À partir de cela, nous pourrons évaluer la force du projet. Si le
projet s’échelonne pendant cinq ans ou six ans et que nous
n’avons pas d’horizon, c’est plus difficile. Le risque est long et il
ne s’agit pas là de financement traditionnel. Il s’agit davantage de
se tourner vers de l’équité ou de la quasi équité. Du côté du capital
de risque, la façon d’évaluer les dossiers est de le faire beaucoup
plus en profondeur et cela demande une expertise à la fois interne
et externe.
In particular, venture capitalists will often conduct market
research to determine the market’s appetite for a given
technology. They will rely on experts to assess the technology.
We referred earlier to technologies that are more ‘‘push’’ than
‘‘pull.’’ Assessing such technology is much more time intensive
than it is in traditional financing cases. Traditional financing can
be arranged in a few days, but it can take weeks before coming to
a determination on the merits of a venture capital project. Each
type of project has its own intricacies, which require entrepreneurs
to provide us with different information.
Entre autres, les gestionnaires en capital de risque vont faire
souvent des études de marché pour comprendre la demande sur le
marché pour telle technologie. Ils vont faire appel à des
spécialistes pour évaluer des technologies. On parlait, entre
autres, de technologies qui sont davantage push que pull.
L’évaluation va durer beaucoup plus longtemps qu’une
évaluation dans le financement traditionnel. En quelques jours,
le financement traditionnel peut être clos, mais le dossier de
capital du risque peut prendre des semaines avant que l’on puisse
conclure la validité du projet étudié. Il y a une complexité très
différente pour les deux cas et qui va amener l’entrepreneur à nous
fournir différentes informations.
A request for a venture capital market study takes a bit longer.
In order to gain an appreciation for a technology, we will call on
an expert in the field to assess the technology for us. If we need to
Si on demande une étude de marché sur le capital de risque,
c’est un peu plus long. Si l’on veut une appréciation de la
technologie, on demande à un spécialiste dans ce domaine
20:30
Banking, Trade and Commerce
24-3-2011
assess management capacity, we will call on another firm to help
us do so. Given the higher level of risk, the research is more
structured and rigorous.
d’évaluer la technologie pour nous. Si l’on demande à quelqu’un
d’évaluer les capacités du management, une autre firme viendra
nous aider à le faire. C’est plus structuré, la recherche est plus
rigoureuse car le risque est plus grand.
Senator Hervieux-Payette: You have submitted a strategic
plan. Does your plan come under the Canada Government’s
strategic plan for government agencies, including Industry
Canada? Are you part of that comprehensive process? Does
your strategic plan take into account other institutions and
services? Are you connected to the other government
organizations that have similar or complementary mandates to
your own?
Le sénateur Hervieux-Payette : Vous avez déposé un plan
stratégique. Votre plan stratégique s’insère-t-il dans le plan
stratégique du gouvernement canadien incluant d’autres agences
gouvernementales comme Industrie Canada? Vous greffez-vous à
cela? Votre plan stratégique est-il en fonction des autres
institutions et des services? Êtes-vous rattachés à tous les autres
organismes gouvernementaux qui doivent aller dans la même
direction que vous ou être complémentaires?
Ms. Métivier: My colleague is responsible for the corporate
plan. I will let him speak to that.
Mme Métivier : Mon collègue a la responsabilité du plan
corporatif. Je lui cède la parole.
Mr. Nycz: We have the legislative review document, our
annual strategic plan and the venture capital industry review,
given the impact on the BDC. Could you perhaps clarify your
question?
M. Nycz : Nous avons le document de la révision législative,
notre plan stratégique annuel et aussi l’étude sur le capital de
risque sur le marché puisque l’impact est sur la BDC. Peut-être
que vous pourriez préciser votre question.
Senator Hervieux-Payette: I am talking about your thoughts
on the forecasts over the next ten years. Does that come under the
federal government’s strategic plan? After all, the federal
government is your shareholder. The board of directors signed
off on that plan, allowing you to go to market with it.
Le sénateur Hervieux-Payette : Je parle de votre réflexion sur
les projections d’avenir dans les 10 prochaines années. Cela
s’insère-t-il dans le plan stratégique du gouvernement fédéral?
Votre actionnaire est quand même le gouvernement fédéral. Le
conseil d’administration a donné son approbation et après, vous
allez sur le marché avec cela.
Does that fall under a comprehensive exercise? The government
has done all it can to gather all the pieces. Earlier Senator
Ringuette talked about having all the steps laid out. There are
perhaps some things that do not fall under your purview?
Est-ce que cela s’insérait dans un exercice global? Le
gouvernement a mis tout l’effort pour obtenir tous les
morceaux. Le sénateur Ringuette parlait tout à l’heure d’avoir
toutes les étapes. Peut-être ne sont-elles pas toutes chez vous?
Mr. Nycz: In developing the BDC’s strategic plan, we
conducted extensive consultations with our shareholder, clients
and partners. We have 29,000 clients. We engage in discussions
with our fellows investors in order to make judicious investments
decisions. We have officials from the Foreign Affairs Department
working in the BDC’s offices. There is a high level of interaction
with Industry Canada. We also conduct surveys and economic
reviews. We do a lot of work with the Conference Board of
Canada. Moreover, we commission specialized studies from
various research groups and implement strategies that are
heavily focus on meeting the needs of businesses, the Canadian
market and government. ICT is a good example. How can we
increase the use of information technologies by Canadian SMEs?
We drop a strategic plan with the senior’s executive team, submit
it and engage discussions with our board of directors. They will
share with us their views and comments, which will help us refine
our plan. We will then interact with our shareholder, through
Industry Canada and the Department of Finance, and submit the
plan for discussion. As soon as that annual exercise is completed,
we begin the whole process again so that we can properly identify
the issues as they relate to businesses, the Canadian economy and
our shareholders.
M. Nycz : Pour développer le plan stratégique de la BDC, nous
consultons énormément notre actionnaire, nos clients, nos
partenaires. Nous avons 29 000 clients. Nous engageons des
discussions avec nos co-investisseurs pour être en mesure de faire
des choix judicieux dans nos investissements. Nous avons des
représentants des Affaires étrangères dans les bureaux de la BDC.
Nous interagissons beaucoup avec Industrie Canada. Nous
faisons des sondages et des études économiques. Nous
travaillons beaucoup avec le Conference Board du Canada.
Nous mandatons des études spécialisées avec les différents
groupes de recherche. Nous nous inspirons beaucoup des
besoins des entreprises, de la réalité du marché canadien et des
besoins du gouvernement pour implanter certaines stratégies. ICT
est un bon exemple. Comment pouvons-nous amener les PME
canadiennes à adopter, de façon plus importante, les technologies
de l’information? Nous faisons un plan stratégique avec l’équipe
de haute gestion. Nous le présentons. Nous engageons les
discussions avec le conseil d’administration. Ils nous font part
de leurs vues et de leurs commentaires. Nous raffinons. Nous
interagissons avec notre actionnaire, par l’entremise d’Industrie
Canada, le ministère des Finance et nous soumettons le plan. Le
plan est ouvert à des questions. Cet exercice est annuel et dès qu’il
est terminé, nous le recommençons afin que nous puissions bien
saisir les enjeux à la fois des entreprises, de l’économie canadienne
et des actionnaires.
24-3-2011
Banques et commerce
20:31
Senator Hervieux-Payette: Am I correct in concluding that you
are starting from the bottom up rather than doing the opposite?
Le sénateur Hervieux-Payette : Puis-je en conclure que vous
partez de la base et vous amenez cela en haut plutôt que l’inverse?
Ms. Métivier: A little of both. It is a dialogue that continues
almost 12 months a year. Each time we conclude one, we start the
next. The dialogue begins with Industry Canada, the Department
of Finance and all our colleagues.
Mme Métivier : C’est un peu des deux. C’est un dialogue de
pratiquement 12 mois chaque année. Chaque fois que nous en
terminons un, nous entamons le prochain. Le dialogue est ouvert
avec Industrie Canada, le ministère des finances et tous les collègues.
[English]
[Traduction]
The Chair: I thank our two witnesses today, who have been
helpful. Most senators have indicated how pleased they were with
the clarity and breadth of the presentation. It has raised a lot of
questions in our minds. You have been helpful with your answers.
We appreciate your willingness to provide us with the written
documentation that has been mentioned.
Le président : Je remercie nos deux témoins aujourd’hui, qui
ont été très utiles. La plupart des sénateurs ont indiqué à quel
point ils étaient ravis de la clarté et de la profondeur des exposés.
Ceux-ci ont soulevé pour nous de nombreuses questions. Vous
nous avez fourni des réponses utiles. Nous vous remercions de
bien vouloir nous faire parvenir les documents écrits demandés.
At this stage I normally indicate to colleagues when we will
next gather, but, given the circumstances with which we are faced,
who knows.
À ce moment-ci, je donne normalement aux collègues la date de
la prochaine séance, mais, compte tenu des circonstances, qui sait?
We will re-gather at one point, that is for sure. When we do,
I hope we will be able to pursue, with the good start we have been
given by our witnesses, this study of an important subject, the
financing of innovation in Canada. We thank you and BDC for
taking such a lead in this area.
Nous allons nous réunir de nouveau à un moment donné, c’est
certain. À ce moment-là, j’espère que nous pourrons poursuivre,
sur la lancée que nous ont donnée nos témoins, cette étude d’un
sujet important : le financement des innovations au Canada.
Nous vous remercions, vous et la BDC, de jouer un rôle de leader
dans le domaine.
We have become familiar with BDC, having filed a report on
your activities. The report supported many of the initiatives that
you were seeking. We were pleased to do so.
Nous avons appris à connaître la BDC, puisque nous avons
déposé un rapport sur vos activités. Le rapport appuyait nombre
des initiatives dont vous avez parlé. Nous avons été ravis de le
faire.
We thank you again for your presence before us this morning.
Nous vous remercions encore une fois d’avoir été avec nous
ce matin.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
Thursday, March 24, 2011
Le jeudi 24 mars 2011
Business Development Bank of Canada:
Banque de développement du Canada :
Edmée Métivier, Executive Vice-President, Financing and Consulting;
Edmée Métivier, vice-présidente exécutive, Financement et consultation;
Jérôme Nycz, Interim Executive Vice-President and Senior
Vice-President, Strategy.
Jérôme Nycz, vice-président exécutif intérimaire, Investissements et
premier vice-président, Stratégie.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising