First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12-13

First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12-13
First Session
Forty-first Parliament, 2011-12-13
Première session de la
quarante et unième législature, 2011-2012-2013
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent de l’
Energy,
the Environment
and Natural
Resources
Énergie, de
l'environnement
et des ressources
naturelles
Chair:
The Honourable RICHARD NEUFELD
Président :
L’honorable RICHARD NEUFELD
Tuesday, February 12, 2013
Thursday, February 14, 2013
Le mardi 12 février 2013
Le jeudi 14 février 2013
Issue No. 37
Fascicule no 37
Fifth and sixth meetings on:
Cinquième et sixième réunions concernant :
The current state of the safety elements of
the bulk transport of hydrocarbon products in Canada
L’état actuel de la sécurité du transport en vrac
des hydrocarbures au Canada
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
49963-49967
STANDING SENATE COMMITTEE
ON ENERGY, THE ENVIRONMENT
AND NATURAL RESOURCES
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT
DE L’ÉNERGIE, DE L’ENVIRONNEMENT
ET DES RESSOURCES NATURELLES
The Honourable Richard Neufeld, Chair
Président : L’honorable Richard Neufeld
The Honourable Grant Mitchell, Deputy Chair
Vice-président : L’honorable Grant Mitchell
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Baker, P.C.
Brown
* Cowan
(or Tardif)
Johnson
Lang
* LeBreton, P.C.
(or Carignan)
Massicotte
Patterson
Ringuette
Seidman
Sibbeston
Wallace
Baker, C.P.
Brown
* Cowan
(ou Tardif)
Johnson
Lang
* LeBreton, C.P.
(ou Carignan)
* Ex officio members
* Membres d’office
(Quorum 4)
(Quorum 4)
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
Massicotte
Patterson
Ringuette
Seidman
Sibbeston
Wallace
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS VERBAUX
OTTAWA, Tuesday, February 12, 2013
(61)
OTTAWA, le mardi 12 février 2013
(61)
[English]
37:3
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Energy, the Environment
and Natural Resources met this day, at 5:01 p.m., in room 257,
East Block, the chair, the Honourable Richard Neufeld,
presiding.
Le Comité sénatorial permanent de l’énergie, de l’environnement
et des ressources naturelles se réunit aujourd’hui, à 17 h 1, dans la
salle 257 de l’édifice de l’Est, sous la présidence de l’honorable
Richard Neufeld.
Members of the committee present: The Honourable Senators
Brown, Johnson, Lang, Massicotte, Mitchell, Neufeld, Patterson,
Ringuette, Seidman, Sibbeston and Wallace (11).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Brown,
Johnson, Lang, Massicotte, Mitchell, Neufeld, Patterson,
Ringuette, Seidman, Sibbeston et Wallace (11).
Other senator present: The Honourable Senator McCoy (1).
In attendance: Marc LeBlanc and Sam Banks, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Autre sénateur présent : L’honorable sénateur McCoy (1).
Également présents : Marc LeBlanc et Sam Banks, analystes,
Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, November 28, 2012, the committee continued its
examination on the current state of the safety elements of the bulk
transport of hydrocarbon products in Canada. (For complete text
of the order of reference, see proceedings of the committee,
Issue No. 34.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat,
le mercredi 28 novembre 2012, le comité poursuit son étude sur
l’état actuel de la sécurité du transport en vrac des hydrocarbures
au Canada. (Le texte complet de l’ordre de renvoi figure au
fascicule no 34 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Spectra Energy Transmission West:
Spectra Energy Transmission West
Al Ritchie, Vice-President, Operations (by videoconference).
TransCanada:
Al Ritchie, vice-président, Opérations (par vidéoconférence).
TransCanada :
David Chittick, Director, Pipe Integrity;
David Chittick, directeur, Intégrité des gazoducs;
Don Wishart, Senior Operations and Major Projects Advisor.
Don Wishart, conseiller principal, Opérations et grands projets.
The chair made an opening statement.
Le président fait une déclaration d’ouverture.
Mr. Ritchie made a statement and answered questions.
M. Ritchie fait une déclaration et répond aux questions
At 5:57 p.m., the committee suspended.
À 17 h 57, le comité suspend ses travaux.
At 6:03 p.m., the committee resumed.
À 18 h 3, le comité reprend ses travaux.
The chair made a statement.
Le président fait une déclaration.
Mr. Wishart made a statement and, together with
Mr. Chittick, answered questions.
M. Wishart fait une déclaration et répond aux questions, avec
l’aide de M. Chittick.
At 7:04 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 19 h 4, le comité suspend ses travaux jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
37:4
Energy, Environment and Natural Resources
OTTAWA, Thursday, February 14, 2013
(62)
[English]
14-2-2013
OTTAWA, le jeudi 14 février 2013
(62)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Energy, the Environment
and Natural Resources met this day, at 8:02 a.m., in room 257,
East Block, the chair, the Honourable Richard Neufeld,
presiding.
Le Comité sénatorial permanent de l’énergie, de l’environnement
et des ressources naturelles se réunit aujourd’hui, à 8 h 2, dans la
salle 257 de l’édifice de l’Est, sous la présidence de l’honorable
Richard Neufeld.
Members of the committee present: The Honourable Senators
Brown, Johnson, Lang, Massicotte, Mitchell, Neufeld, Patterson,
Ringuette, Seidman and Wallace (10).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Brown,
Johnson, Lang, Massicotte, Mitchell, Neufeld, Patterson,
Ringuette, Seidman et Wallace (10).
In attendance: Marc LeBlanc and Sam Banks, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Également présents : Marc LeBlanc et Sam Banks, analystes,
Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, November 28, 2012, the committee continued its
examination on the current state of the safety elements of the bulk
transport of hydrocarbon products in Canada. (For complete text
of the order of reference, see proceedings of the committee,
Issue No. 34.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat, le
mercredi 28 novembre 2012, le comité poursuit son étude sur
l’état actuel de la sécurité du transport en vrac des hydrocarbures
au Canada. (Le texte complet de l’ordre de renvoi figure au
fascicule no 34 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Government of Saskatchewan:
Gouvernement de la Saskatchewan :
Kent Campbell, Deputy Minister, Ministry of the Economy
(by video conference);
Kent Campbell, sous-ministre, ministère de l’Économie (par
vidéoconférence);
Ed Dancsok, Assistant Deputy Minister, Ministry of the
Economy (by video conference);
Ed Dancsok, sous-ministre adjoint, ministère de l’Économie
(par vidéoconférence);
Todd Han, Director, Petroleum Development, Ministry of the
Economy (by video conference).
Todd Han, directeur, Exploitation pétrolière, ministère de
l’Économie (par vidéoconférence).
Energy Resources Conservation Board:
Energy Resources Conservation Board :
Cal Hill, Acting Chief Operating Officer (by video conference);
Cal Hill, chef intérimaire de l’exploitation (par vidéoconférence);
Tom Pesta, Senior Advisor, Technical Operations (by video
conference);
Tom Pesta, conseiller supérieur, Opérations techniques (par
vidéoconférence);
Mark Miller, Acting Field Operations Manager (by video
conference).
Mark Miller, chef intérimaire, Opérations sur le terrain (par
vidéoconférence);
The chair made an opening statement.
Le président fait une déclaration d’ouverture.
Mr. Campbell made a statement and, together with
Mr. Dancsok and Mr. Han, answered questions.
At 8:58 a.m., the committee suspended.
M. Campbell fait une déclaration et répond aux questions,
avec l’aide de MM Dancsok et Han.
À 8 h 58, le comité suspend ses travaux.
At 9:03 a.m., the committee resumed.
À 9 h 3, le comité reprend ses travaux.
The chair made a statement.
Le président fait une déclaration.
Mr. Hill made a statement and, together with Mr. Pesta and
Mr. Miller, answered questions.
M. Hill fait une déclaration et répond aux questions, avec
l’aide de MM. Pesta et Miller.
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
At 9:56 a.m., the committee adjourned to the call of the chair.
ATTEST:
37:5
À 9 h 56, le comité suspend ses travaux jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Lynn Gordon
Clerk of the Committee
37:6
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Tuesday, February 12, 2013
OTTAWA, le mardi 12 février 2013
The Standing Senate Committee on Energy, the Environment
and Natural Resources met this day at 5:01 p.m. to study the
current state of the safety elements of the bulk transport of
hydrocarbon products in Canada.
Le Comité sénatorial permanent de l’énergie, de l’environnement
et des ressources naturelles se réunit aujourd’hui, à 17 h 1, pour
étudier l’état actuel de la sécurité du transport en vrac des
hydrocarbures au Canada.
Senator Richard Neufeld (Chair) in the chair.
Le sénateur Richard Neufeld (président) occupe le fauteuil.
[English]
[Traduction]
The Chair: Welcome to this meeting of the Standing Senate
Committee on Energy, the Environment and Natural Resources.
My name is Richard Neufeld. I represent the province of British
Columbia in the Senate and I am chair of this committee. I would
like to welcome all honourable senators and any members of the
public with us in the room and viewers all across the country who
are watching on television.
Le président : Bienvenue à la séance du comité sénatorial
permanent de l’énergie, de l’environnement et des ressources
naturelles. Je m’appelle Richard Neufeld. Je représente la
province de la Colombie-Britannique au Sénat, et je préside le
comité. J’aimerais souhaiter la bienvenue à tous les honorables
sénateurs et à tous les membres du public qui sont parmi nous
dans la salle, ainsi qu’aux téléspectateurs partout au pays qui nous
regardent à la télévision.
I will now ask the senators who are members of the committee to
introduce themselves from around the table. I will first introduce
our deputy chair, Senator Grant Mitchell, from Alberta.
Je vais maintenant demander aux sénateurs membres du comité
de se présenter à tour de rôle. Je vais d’abord vous présenter notre
vice-président, le sénateur Grant Mitchell, de l’Alberta.
Senator Ringuette: Pierrette Ringuette, New Brunswick.
La sénatrice Ringuette : Pierrette Ringuette, Nouveau-Brunswick.
Senator Massicotte: Paul Massicotte, Montreal.
Le sénateur Massicotte : Paul Massicotte, Montréal.
Senator Brown: Bert Brown from Alberta.
Le sénateur Brown : Bert Brown de l’Alberta.
Senator Lang: Dan Lang, Yukon.
Le sénateur Lang : Dan Lang, Yukon.
Senator Wallace: John Wallace, New Brunswick.
Le sénateur Wallace : John Wallace, Nouveau-Brunswick.
Senator Johnson: Janis Johnson, Manitoba.
Le sénateur Johnson : Janis Johnson, Manitoba.
Senator Seidman: Judith Seidman, from Montreal, Quebec.
La sénatrice Seidman : Judith Seidman, de Montréal, au Québec.
The Chair: I would also like to take this opportunity to
introduce our clerk, Lynn Gordon, and our two Library of
Parliament analysts, Marc LeBlanc and Sam Banks.
Le président : J’aimerais également profiter de l’occasion pour
présenter notre greffière, Lynn Gordon, et nos deux analystes de
la Bibliothèque du Parlement, Marc LeBlanc et Sam Banks.
On November 28, 2012, our committee was authorized by the
Senate to initiate a study on the safe transportation of
hydrocarbons in Canada. The study will examine and compare
domestic and international regulatory regimes, standards and best
practices relating to the safe transport of hydrocarbons by
transmission pipelines, marine tanker vessels and railcars. The
committee has held four meetings to date on this study.
Le 28 novembre 2012, notre comité a été autorisé par le Sénat à
entreprendre une étude de la sécurité du transport des
hydrocarbures au Canada. Il examinera et comparera les
régimes de réglementation, les normes et les pratiques
exemplaires appliqués au Canada et à l’étranger relativement au
transport sécuritaire des hydrocarbures au moyen de pipelines, de
navires pétroliers et de trains. Jusqu’à maintenant, le comité a
consacré quatre séances à cette étude.
In the first portion of our meeting this evening we welcome,
from Spectra Energy Transmission West, Mr. Al Ritchie, VicePresident, Operations. Mr. Ritchie is coming to us via video
conference from my hometown in Fort St. John. Maybe
Mr. Ritchie can tell us what the weather was like today. I think
it was mild, but I might be wrong. There are some people here
from New Brunswick who experienced some snow over the
weekend.
Pendant la première partie de notre séance de ce soir, nous
accueillons un représentant de Spectra Energy Transmission
West, M. Al Ritchie, vice-président des Opérations. M. Ritchie
communique avec nous par vidéoconférence, à partir de ma ville
natale, Fort St. John. M. Ritchie peut peut-être nous dire quel
temps il faisait là-bas aujourd’hui. Je pense qu’il faisait doux, mais
je peux me tromper. Certaines personnes ici présentes viennent du
Nouveau-Brunswick, où il a neigé ce week-end.
We look forward to your presentation, as always, Mr. Ritchie.
It is great to see you. It is all yours.
Comme toujours, monsieur Ritchie, nous sommes impatients
d’entendre votre exposé, et nous sommes heureux de vous voir. La
parole est à vous.
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:7
Al Ritchie, Vice-President, Operations, Spectra Energy
Transmission West: Thank you very much, Mr. Chair and
distinguished senators. The weather here today is very mild for
northeast B.C., so we are enjoying the break in the weather. I am
the Vice-President of Operations for Western Canada for Spectra
Energy.
Al Ritchie, vice-président, Opérations, Spectra Energy
Transmission West : Merci beaucoup, monsieur le président,
merci, chers sénateurs. Aujourd’hui, le temps était très doux ici,
comparativement aux températures enregistrées habituellement
dans le nord-est de la Colombie-Britannique. Le temps s’est donc
éclairci. Je suis vice-président des Opérations de l’Ouest canadien,
à Spectra Energy.
At Spectra, we are committed to the safety of our employees,
our contractors and the communities in which we operate. Safety
is the principle that guides our work at Spectra every day.
À Spectra, nous nous soucions de la sécurité de nos employés,
de nos entrepreneurs et des collectivités dans lesquelles nous
exerçons nos activités. La sécurité est le principe qui oriente
chaque jour notre travail à Spectra.
I would like to thank the committee for the opportunity to
speak to you on these important issues. I would like to touch on
four areas: a very brief overview of Spectra Energy; talk about the
safety culture that exists at Spectra Energy; speak about the
construction, operation and maintenance of our Spectra facilities;
and talk about our operations management system.
J’aimerais remercier le comité de l’occasion qui m’est donnée
de vous parler de ces importants enjeux. Dans le cadre de mon
témoignage, j’aimerais aborder les quatre sujets suivants. Je vais
d’abord vous donner un très bref aperçu de Spectra Energy.
Ensuite je vous parlerai de la culture de sécurité à Spectra Energy,
de la construction, de l’exploitation et de l’entretien de nos
installations, puis de notre système de gestion des opérations.
You may be familiar with Spectra Energy. We are partners with
British Gas Canada on a major 4.2 billion cubic foot per day
pipeline project. This new pipeline project, if constructed, will run
from northeast B.C. to the Port of Prince Rupert. At Prince Rupert
the gas will be cooled and condensed into liquefied natural gas for
export. The project is in the early development stages and a final
investment decision by the partners will be made in early 2015.
Il se peut que vous connaissiez déjà Spectra Energy. En
partenariat avec British Gas Canada, nous montons un projet
majeur de construction d’un réseau de pipelines capable de
transporter quotidiennement 4,2 milliards de pieds cubes
d’hydrocarbures. Si on le construit, le nouveau réseau de pipelines
relira le nord-est de la Colombie-Britannique au port de Prince
Rupert. À Prince Rupert, le gaz naturel sera refroidi et condensé
sous forme de gaz naturel liquéfié à des fins d’exportation. Le projet
en est encore à ses débuts, et les partenaires prendront la décision
définitive d’investir ou non, au début de 2015.
Spectra Energy and its predecessor company, Westcoast, have
been safely operating the major pipeline and natural gas
processing plant facilities in B.C. since 1957. In fact, Spectra is
the largest processor of natural gas in Canada. It may be of
interest that the first exports of natural gas to the United States
flowed through Spectra B.C. pipelines.
Spectra Energy et la société qui l’a précédée, c’est-à-dire
Westcoast, exploitent de manière sécuritaire les installations
majeures d’un réseau de pipelines et d’une usine de traitement
de gaz naturel depuis 1957. En fait, Spectra est la plus importante
entreprise de traitement de gaz naturel au Canada. Vous serez
peut-être intéressés de savoir que les premières exportations de
gaz naturel vers les États-Unis ont été acheminées au moyen du
réseau de pipelines de Spectra en Colombie-Britannique.
At Spectra, we are focused on ensuring that a culture of safety
exists. Our goal is to have highly engaged employees working
every day towards a zero injury and a zero work-related injury
culture. We build, operate and maintain our facilities with the
objective of preventing the release of hazardous products from
our pipelines and facilities. We track our safety performance daily
and report incidents daily. We manage a safety tracker on our
company portal visible for all employees. All incidents are
communicated to the workforce, regardless of whether or not
they result in a safety incident. We report and discuss safety
performance and safety incidents with our senior management
monthly and at each board meeting.
À Spectra, nous nous préoccupons avant tout de garantir
l’existence d’une culture de sécurité. Notre but est d’avoir des
employés très coopératifs qui s’emploient quotidiennement à
éliminer les accidents qui entraînent des blessures et à favoriser
une culture visant à abolir les accidents de travail. Nous
construisons, exploitons et entretenons nos installations de
manière à prévenir les déversements de produits dangereux
occasionnés par nos pipelines et nos installations. Nous suivons
tous les jours l’évolution de notre rendement en matière de
sécurité, et nous signalons quotidiennement les incidents. Nous
gérons un indicateur de sécurité qui est affiché sur le portail de
notre société, à la vue de tous les employés. Tous les incidents sont
communiqués à notre main-d’œuvre, qu’ils entraînent une menace
pour la sécurité ou non. Une fois par mois et au cours de chaque
réunion du conseil, nous rendons compte de notre rendement en
matière de sécurité et des incidents liés à la sécurité à nos cadres
supérieurs, et nous en discutons avec eux.
37:8
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
We very much recognize the importance of the continued trust
of the communities in which we operate for the sustainability of
our business and our industry. Our pipelines are designed and
constructed using the latest pipeline construction technologies,
methods and materials with the goal of meeting or exceeding
current regulations and standards. During the three phases
involved in building a pipeline — pre-construction, construction
and post-construction — we apply quality management
protocols, stringent materials and system integrity testing,
comprehensive stakeholder engagement practices, and social
and environmental stewardship practices.
Nous sommes tout à fait conscients de l’importance de
conserver la confiance des collectivités dans lesquelles nous
exerçons nos activités pour assurer la viabilité de notre
entreprise et de notre industrie. Nos pipelines sont conçus et
construits à l’aide des technologies, des méthodes et des matériaux
de construction de pipelines les plus avancés, dans le but de
respecter les normes et les règlements actuels ou de dépasser leurs
exigences. Au cours des trois étapes liées à la construction d’un
pipeline, soit l’étape préalable à sa construction, celle de la
construction en tant que telle et celle qui suit la construction, nous
observons des protocoles de gestion de la qualité, nous mettons à
l’essai l’intégrité des matériaux et des systèmes, et nous
appliquons des pratiques globales de mobilisation des
intervenants et de gérance environnementale et sociale.
As an example, as part of our gas transmission system in B.C.,
we recently completed a 24-kilometre section of 42-inch pipeline.
This was the final component of a $400 million pipeline expansion
project in this area. During this project, we held 33 weekly safety
meetings designed to engage the entire construction crew. These
meetings, along with top-tier safety practices on site, resulted in
over 250,000 man hours being worked without a single medical
aid or lost-time injury.
Par exemple, pour compléter notre système de transmission de
gaz naturel de la Colombie-Britannique, nous avons récemment
achevé une section de 24 kilomètres composée de pipelines de
42 pouces. C’était la dernière composante d’un projet d’expansion
de 400 millions de dollars dans cette région. Au cours du projet,
nous avons tenu 33 réunions hebdomadaires sur la sécurité
conçues pour faire participer l’équipe de construction au complet.
Grâce à ces réunions et à l’application sur le terrain de pratiques
de sécurité de premier plan, nos employés ont travaillé plus de
250 000 heures-personnes sans subir une seule blessure nécessitant
des soins médicaux ou entraînant des pertes de temps.
Spectra has a long-standing record of operating transmissions,
pipelines and gathering plants in a safe and reliable manner. In its
support of the importance of safety, Spectra invests close to
$790 million annually across North America in maintenance and
pipeline integrity programs to ensure the safe, reliable and
environmentally responsible operations of our facilities.
Spectra a, depuis longtemps, la réputation d’exploiter des
réseaux de transmissions, des pipelines et des systèmes de collecte
de gaz d’une manière sécuritaire et fiable. Pour appuyer
l’importance de la sécurité, Spectra investit annuellement près
de 790 millions de dollars dans des programmes d’entretien et de
vérification de l’intégrité des pipelines, mis en œuvre partout en
Amérique du Nord, afin de garantir que nos installations sont
exploitées d’une manière sécuritaire, fiable et respectueuse de
l’environnement.
Spectra is committed to operating and maintaining its pipeline
system in a manner that complies with the requirements of CSA
Standard Z662 and the National Energy Board Onshore Pipeline
Regulations. At every stage of the pipeline life cycle, we take
explicit and deliberate efforts to ensure that the pipelines are fit
for service.
Spectra est résolue à exploiter et à entretenir ses systèmes de
pipelines d’une façon qui satisfait aux exigences de la norme Z662
et du Règlement sur les pipelines terrestres de l’Office national de
l’énergie. À toutes les étapes du cycle de vie des pipelines, nous
déployons des efforts explicites et délibérés en vue de nous assurer
que les pipelines sont propres au service.
Our pipeline system was constructed over a period of almost
50 years. It includes pipe with diameters ranging from 3.5 inches
to 42 inches. As a result, our pipeline integrity management
program has to be flexible to accommodate the range of
construction standards and material specifications, the range of
operating environments and the ongoing influx of new data and
information about our system.
Notre système de pipelines a été construit sur une période de
près de 50 ans. Il comprend des tuyaux dont le diamètre varie de
3,5 à 42 pouces. Par conséquent, notre programme de gestion de
l’intégrité des pipelines doit être assez souple pour accommoder
une gamme de normes de construction et de spécifications de
matériel, un éventail de milieux d’utilisation et des flots continus
de nouvelles données et de nouveaux renseignements concernant
notre système.
Periodic examination is carried out to ensure our Pipeline
Integrity Management Program takes advantage of improved
technologies and that the program utilizes the best set of
prevention, detection and mitigation activities that are available.
Nous examinons périodiquement notre programme de gestion
de l’intégrité des pipelines pour nous assurer qu’il tire parti des
avancées de la technologie et qu’il exécute le meilleur ensemble
d’activités disponibles en matière de prévention, de détection et
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:9
Performance indicators are used to provide feedback to the
program to ensure continuous improvement.
d’atténuation. Des indicateurs de rendement sont utilisés pour
assurer la remontée de l’information vers le programme et
l’amélioration continue.
We work to prevent third-party damage to our pipelines. We
have an ongoing program of public awareness that includes oneon-one visits and multiple information sessions designed for
stakeholders throughout defined emergency planning zones, and
we include right-of-way landowners, residents and businesses,
schools, First Nations, municipalities and regional districts, and
contractors.
Nous nous employons à prévenir les dommages que des tiers
pourraient infliger à nos pipelines. Nous mettons en œuvre un
programme permanent de sensibilisation du public qui comprend
des rencontres individuelles et de multiples séances d’information
à l’intention des intervenants établis partout dans des zones de
planification d’urgence définies, notamment des propriétaires
fonciers ayant des droits de passage, des résidents, des entreprises,
des écoles, des Premières nations, des municipalités, des districts
régionaux et des entrepreneurs.
However, in spite of our best efforts, not all activities near our
pipelines can be controlled. We are working closely with CEPA,
the CGA and the Canadian Common Ground Alliance to better
mitigate this risk.
Toutefois, malgré tous nos efforts, il est impossible de contrôler
toutes les activités exercées près de nos pipelines. Nous travaillons
étroitement avec l’ACPE, l’ACG et la Canadian Common
Ground Alliance afin d’atténuer davantage ce risque.
Even with proper construction, operation and maintenance, and
a goal of zero accidents, there is still the potential for accidents, and
our management systems allows for that with strong emergency
response programs. We regularly engage in drills to test our plan
and ensure staff are well trained to respond effectively. We meet
regularly with emergency first response personnel, including local
fire, police and ambulance officials to ensure our procedures,
practices and plans are well communicated. We are participating
with CEPA in improving and standardizing expectations and
outcomes with regards to emergency response.
Même en construisant, exploitant et entretenant adéquatement
les pipelines ainsi qu’en visant à éliminer complètement les
accidents, ceux-ci peuvent toujours survenir, et nos systèmes de
gestion le permettent en prévoyant des programmes d’intervention
d’urgence solides. Nous nous livrons régulièrement à des exercices
visant à mettre à l’essai notre plan et à veiller à ce que le personnel
soit formé convenablement et efficacement. Nous rencontrons
régulièrement le personnel de première intervention d’urgence, dont
les représentants officiels des services d’incendie, de police et
d’ambulance locaux, afin de nous assurer que nos procédures, nos
pratiques et nos plans sont bien communiqués. En collaboration
avec l’ACPE, nous participons à l’amélioration et la normalisation
des attentes et des résultats au chapitre des interventions d’urgence.
Spectra, like most of our peer companies, actively participates
in both CEPA in Canada and the Interstate Natural Gas
Association in the U.S., where we can work closely with our
colleagues to continuously improve performance and share best
practices. Last year, Spectra chaired both organizations.
Spectra, comme la plupart de ses pairs dans l’industrie,
participe activement à la fois à l’ACPE au Canada et à
l’Interstate Natural Gas Association aux États-Unis. Au sein de
ces associations, nous pouvons travailler étroitement avec nos
collègues afin de mettre en commun nos pratiques exemplaires et
d’améliorer continuellement le rendement de nos entreprises. L’an
dernier, Spectra a présidé les deux organisations.
This continuing maintenance assures continued safe operation
of pipelines and has resulted in major pipelines having an
indeterminate safe operating life as long as these inspections and
other maintenance activities continue.
L’entretien continu garantit l’exploitation continue et sécuritaire
des pipelines et a eu pour effet de prolonger indéfiniment la durée de
vie utile et sécuritaire des principaux pipelines, à condition que les
inspections et les autres activités d’entretien se poursuivent.
We have an operations management system, and this system
was first developed in 2002. Its purpose is to ensure consistent and
leading management practices so that we can meet our goals of
safe, reliable and environmentally responsible operations. The
management system is designed to provide a structure to ensure
the right things are done consistently and effectively in a manner
that builds continuous improvement into all of our programs.
Nous disposons d’un système de gestion des activités qui a été
élaboré en 2002. Il vise à garantir que nos pratiques en matière de
gestion sont cohérentes et de premier plan. Ainsi, nous pourrons
atteindre nos objectifs qui consistent à exercer nos activités d’une
manière sécuritaire, fiable et respectueuse de l’environnement. Le
système de gestion est conçu pour fournir un cadre qui permet de
veiller à ce que les mesures qui s’imposent soient prises
efficacement, systématiquement et d’une manière qui permet
d’intégrer un processus d’amélioration continue dans l’ensemble
de nos programmes.
One of a number of programs in our management system is our
Pipeline Integrity Management System. It determines the current
state of the pipelines through a program of inspections, tests and
Un des quelques programmes qui font partie de notre système
de gestion est le système de gestion de l’intégrité des pipelines. Il
permet de déterminer l’état actuel des pipelines au moyen d’un
37:10
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
predictive assessments. The pipelines are continually evaluated
using sophisticated state-of-the-art internal inspection equipment
and data analysis. The internal inspection tools and data analysis
techniques are continually improving and are now capable of
predicting and identifying anomalies in the pipeline system.
programme d’inspections, d’essais et d’évaluations qui permettent
d’anticiper les événements. On analyse des données et l’on utilise
du matériel ultramoderne pour mener des inspections internes et
évaluer constamment les pipelines. Les outils employés pour
procéder à des inspections internes et les techniques d’analyse des
données ne cessent de s’améliorer et permettent maintenant de
prévoir et de désigner des anomalies dans le système de pipelines.
The Spectra management systems and integrity management
plans are reviewed internally within our Spectra business units in
Canada and the U.S., externally by the National Energy Board
during system audits, of which two major audits are just
concluding, and also through association with CEPA and thirdparty auditors. Our management systems are improved and
strengthened as a result of these reviews and audits.
Les systèmes de gestion et les plans de gestion de l’intégrité de
Spectra sont examinés à l’interne par les unités opérationnelles
canadiennes et américaines de Spectra. Ils font également l’objet
d’examens externes effectués par l’Office national de l’énergie
dans le cadre de processus de vérification des systèmes — deux
importants processus de vérification de ce genre sont justement en
train de prendre fin —, ainsi que par l’ACPE et des vérificateurs
indépendants. Ces examens et ces vérifications améliorent et
renforcent nos systèmes de gestion.
In conclusion, successful and safe pipeline operations are
achieved through strong safety cultures, effective and continually
evolving management systems and their evolving programs. Spectra
has a strong record as a safe, reliable and environmentally
responsible operator of pipelines in North America, and we are
focused every day on continually finding ways to improve our safety
culture and our systems.
En conclusion, pour réussir à exploiter des pipelines de manière
sécuritaire, il faut que la culture de sécurité soit solide et que les
systèmes de gestion et leurs programmes soient efficaces et
évoluent constamment. Spectra a la réputation d’exploiter des
pipelines en Amérique du Nord d’une manière sécuritaire, fiable
et respectueuse de l’environnement, et nous nous soucions chaque
jour de chercher continuellement des façons d’améliorer notre
culture de sécurité et nos systèmes.
That concludes my remarks, Mr. Chair.
Ceci met fin à mon exposé, monsieur le président.
The Chair: Thank you very much, Mr. Ritchie. I will lead off
with a couple of quick questions and then I will defer to the rest of
the senators.
Le président : Merci beaucoup, monsieur Ritchie. Je vais
amorcer la série de questions en posant quelques brèves questions,
puis je m’en remettrai au reste des sénateurs.
‘‘Social licence’’ is a term that is used a lot now and has been
for the last number of years. I am quite familiar with the work
that your company does to acquire social licence. Maybe you
could explain to the group here and to those who are listening
some of the things you do to get the social licence to be able to
build the great infrastructure that you have in British Columbia.
La locution « permis social » est utilisée fréquemment
maintenant et ce, depuis quelques années. Je suis parfaitement au
fait des efforts que votre entreprise déploie pour obtenir un permis
social. Peut-être pourriez-vous expliquer au groupe ici présent et
aux gens qui nous écoutent certaines mesures que vous prenez pour
obtenir un permis social et être en mesure de construire l’excellente
infrastructure que vous possédez en Colombie-Britannique.
Mr. Ritchie: Our social licence is, as I said, based the trust of
communities. To ensure we have that trust, we work hard to be
transparent, to explain to the communities what we are doing and
why we are doing it. One good example is that we just concluded
the construction and start-up of a new major natural gas plant
south of Fort St. John. As part of that process, we created what
we call our community advisory process, in which we engaged
members of the community who live adjacent to our facility and
have an interest in our facility in meeting regularly with us so we
can hear about their concerns and we can be transparent with
them about what we are doing and how best we can address those
concerns.
M. Ritchie : Comme je l’ai indiqué, le permis social repose sur
la confiance des collectivités. Pour nous assurer de mériter cette
confiance, nous nous efforçons de faire preuve de transparence,
c’est-à-dire d’expliquer aux collectivités ce que nous faisons et les
raisons pour lesquelles nous le faisons. La récente construction et
le démarrage d’une nouvelle et importante usine de traitement de
gaz naturel au sud de Fort St. John en est un excellent exemple.
Dans le cadre de ce projet, nous avons créé ce que nous appelons
notre processus consultatif communautaire, auquel ont participé
des membres de la collectivité qui vivent à côté de nos installations
et qui ont intérêt à nous rencontrer régulièrement pour que nous
puissions entendre leurs préoccupations et faire preuve de
transparence à leur égard en leur expliquant ce que nous faisons
et la meilleure façon dont nous pouvons apaiser leurs inquiétudes.
The Chair: Second, about pipeline integrity, you talked at
length about using the newest technologies available to detect
maybe weakness in pipe or numerous things. For the general
public, you could touch on something. How do you physically do
Le président : Deuxièmement, en ce qui concerne l’intégrité des
pipelines, vous avez longuement parlé de l’utilisation des
technologies les plus récentes pour détecter peut-être des
déficiences dans les tuyaux ou dans bon nombre d’autres
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:11
that? Do you do it through smart pigs? Do you do it through
something else? Take us through what something like that would
look like in one of your sections of pipeline.
éléments. Au profit du grand public, vous pourriez aborder
brièvement un sujet. Comment procédez-vous concrètement?
Faites-vous appel aux racleurs ingénieux? Avez-vous recours à
autre chose? Décrivez-nous à quoi ressemblerait ce processus qui
aurait lieu dans l’une des sections de votre pipeline.
Mr. Ritchie: At Spectra, we have been involved in internal
inspection using smart tool technology, which you call smart pigs.
We have been running these tools through the pipeline since the
early 1970s. Over that course of time, the sophistication of the
technology has greatly improved. Basically what we do is run a
tool through the pipeline. We then analyze the data from that
tool, and if we see something that is concerning, we go in and do
what is called a dig.
M. Ritchie : À Spectra, nous procédons à des inspections
internes en utilisant un outil technologique intelligent, que vous
appelez racleurs ingénieux. Nous activons ces outils dans les
pipelines depuis le début des années 1970. Au cours de cette
période, la technologie a grandement avancé. Essentiellement,
nous lançons cet outil dans les pipelines, et il les parcourt. Ensuite,
nous analysons les données générées par cet outil et, si nous
remarquons quelque chose de préoccupant, nous nous rendons
sur place, et nous procédons à ce que j’appelle une fouille.
Last year, for example, on the southern main line or main
pipeline system we did 200 of these digs. Of those, only 9 required
direct work on the pipeline. The rest of the digs were really to
confirm that the tools were telling us the right things and we could
make repairs to the coating.
Par exemple, l’année dernière, nous avons procédé à 200 de ces
fouilles le long de la canalisation principale du Sud ou du système
de pipelines principal. Seulement 9 de ces 200 fouilles ont révélé la
nécessité d’effectuer des travaux directs sur le pipeline. Le reste
des fouilles visait vraiment à confirmer que les outils nous
communiquaient les bons renseignements et que nous pourrions
réparer le revêtement.
As you know, I have been involved in this for over 30 years.
There has been a great advance in the technology, and the
technology is evolving quickly. It is quickly approaching what we
would call surgical, meaning that the technology will detect
anomalies in the pipe so that when we go and dig and do the
exploration, we find what we think the tool told us.
Comme vous le savez, je travaille dans cette industrie depuis plus
de 30 ans. La technologie a beaucoup avancé, et elle continue
d’évoluer rapidement. Elle approche rapidement du stade que nous
qualifions de « chirurgical », en ce sens que la technologie détectera
bientôt les anomalies dans les tuyaux avec une telle justesse que,
lorsque nous nous rendrons sur place et nous creuserons, nous
trouverons exactement ce que l’outil nous a indiqué.
Senator Mitchell: Spectra operates in both Canada and the
U.S. Could you give us some idea of differences in standards?
There are those of us who would want to say that Canada is
better. Would you go so far as to say that? Is it different? Could
you give us a sense of the comparison?
Le sénateur Mitchell : Spectra exerce ses activités tant au
Canada qu’aux États-Unis. Pourriez-vous nous donner une idée
des différences qui existent entre les normes canadiennes et les
normes américaines? Certains d’entre nous aimeraient dire que le
Canada fait mieux les choses. Iriez-vous jusqu’à soutenir cela? Les
choses se passent-elles différemment? Pourriez-vous nous donner
une idée de la comparaison qu’on peut établir?
Mr. Ritchie: I think there is great regulatory oversight over
pipelines in both the U.S. and in Canada. The U.S. approach may
be a little more prescriptive than the Canadian approach, which
tends to be more outcome-focused, but there is very good,
stringent oversight over pipeline operations in both countries.
M. Ritchie : Je pense que le régime réglementaire de
surveillance des pipelines est excellent dans les deux pays. Il se
peut que l’approche américaine soit légèrement plus normative
que l’approche canadienne, cette dernière ayant tendance à mettre
davantage l’accent sur les résultats. Toutefois, les activités liées
aux pipelines sont soumises à une surveillance très rigoureuse
dans les deux pays.
We work with CEPA and with INGAA to ensure we are kept
abreast of what is happening in both areas, to have an
opportunity to learn from both regimes and to ensure we have
best practices in place across North America.
Nous collaborons avec l’ACPE et l’INGAA pour nous assurer
d’être tenus au courant de ce qui se passe dans les deux pays, pour
avoir l’occasion de tirer des enseignements des deux régimes et
pour veiller à appliquer les meilleures pratiques partout en
Amérique du Nord.
Senator Mitchell: We hear a lot about the dangers or alleged
dangers of transporting oil by pipeline. There seems to be less
controversy about gas pipelines; for example, the one in B.C.
seems to be progressing better than an oil pipeline counterpart.
Le sénateur Mitchell : Nous entendons de nombreuses
personnes parler des dangers, présumés ou non, du transport du
pétrole par pipelines. Le transport du gaz naturel par pipelines
semble susciter moins de controverse. Par exemple, le gazoduc de
37:12
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
Could you give us an idea of the comparative risks there? We do
not talk so much of gas spills as gas pipeline emissions. Are
explosions an issue? Could you fill us in on that?
la Colombie-Britannique semble progresser plus rapidement que
son équivalent pétrolier. Pourriez-vous nous donner une idée de la
différence entre leurs risques respectifs? Nous ne parlons pas
tellement de déversements de gaz, mais plutôt d’émissions de gaz
liées à des pipelines. Y a-t-il des problèmes d’explosion? Pourriezvous nous renseigner à ce sujet?
Mr. Ritchie: That is a great question, senator. The difference
between the products is significant, as you know. I think everyone
is familiar with oil. Natural gas is lighter than air, so if there is a
release of natural gas, it will dissipate rapidly. There is a hazard if
there is a release in that natural gas is highly flammable and you
could have an ignition. However, from an environmental
perspective, natural gas is lighter than air and dissipates, leaving
really nothing behind.
M. Ritchie : Voilà une excellente question, sénateur. Comme
vous le savez, les produits sont nettement différents. Je pense que
tout le monde connaît les caractéristiques du pétrole. Le gaz naturel
est plus léger que l’air. Par conséquent, s’il s’échappe, il se dissipera
rapidement. Un échappement de gaz naturel présente des dangers,
parce que le gaz est extrêmement inflammable et qu’il pourrait y
avoir une étincelle. Toutefois, sur le plan environnemental, le gaz
naturel étant plus léger que l’air, il se dissipe et ne laisse vraiment
aucun résidu.
Senator Mitchell: I am very interested in your section on safety
culture. We heard from Mr. Caron, CEO of the National Energy
Board. He emphasized a great deal in his presentation that it is
key to pipeline safety and transportation safety of all kinds. You
mentioned a couple of elements of the safety culture. You have a
tracking and reporting system on a daily basis. You report to the
board of directors about any incidents. I am very interested in
how management operates to create that culture. Could you give
us some insight into management and leadership?
Le sénateur Mitchell : La partie où vous avez parlé de la culture
de sécurité m’a vivement intéressé. Nous avons entendu le
témoignage de M. Caron, le PDG de l’Office national de
l’énergie. Dans son exposé, il a fait ressortir abondamment que la
culture de sécurité était indispensable à la sécurité des pipelines ainsi
qu’à la sécurité des transports en tout genre. Vous avez mentionné
quelques éléments de la culture de sécurité. Vous disposez d’un
système de suivi et de rapports qui fonctionne quotidiennement, et
vous signalez tout incident au conseil d’administration. J’aimerais
vraiment savoir comment la direction s’y prend pour créer cette
culture. Pourriez-vous nous donner une idée de la façon dont votre
direction et vos dirigeants procèdent?
Mr. Ritchie: Yes. That is a great question.
M. Ritchie : Oui. C’est une excellente question.
We have learned that you need to have what we call mindful
oversight over the operations. By that, I mean we expect our
leaders to be aware on a daily basis of the hazards and risks that
exist out there. In order to understand those hazards and risks,
you have to engage with the people who are closest to the issues,
and those are your front-line workers.
Nous avons appris qu’il faut avoir ce que nous appelons une
surveillance vigilante des opérations, ce qui signifie que nous nous
attendons à ce que nos dirigeants soient toujours conscients des
dangers et des risques qui existent sur le terrain. Afin de
comprendre les dangers et les risques, il faut communiquer avec
les gens qui sont le plus près des problèmes, c’est-à-dire les
travailleurs de première ligne.
We also insist that management maintains a sense of
vulnerability. You can never be complacent. You need to
understand these are hazardous, high-consequence operations.
You need to maintain that sense of vulnerability.
Nous insistons aussi pour que la direction conserve le
sentiment de vulnérabilité. On ne peut jamais faire preuve de
complaisance. Il faut comprendre que ce sont des opérations
dangereuses qui peuvent avoir de grandes conséquences. Il faut
maintenir ce sentiment de vulnérabilité.
We also believe that reporting of incidents is critically
important. Prior to this meeting, for example, I sat through a
weekly meeting with my management team where we reviewed
every incident that has been reported over the period of a week.
Nous croyons aussi que le signalement des incidents est d’une
importance capitale. Par exemple, avant cette réunion, j’ai assisté
avec mon équipe de gestion à une réunion hebdomadaire au cours
de laquelle nous avons étudié tous les incidents qui ont été
signalés sur une période d’une semaine.
The other thing that is very important is that if you want
people to report incidents, you need to have what I call
procedural justice; you need to have a fair culture. We believe
that you need to have a non-punitive response to error. Almost
90 per cent of the issues that happen on these systems are human
error and, of those, 90 per cent are actually simple errors. A nonpunitive response to error is important, but you cannot accept
everything. If we have learned from experience that there is a
L’autre élément qui est très important, c’est que si vous voulez
que les gens signalent les incidents, il est nécessaire d’avoir ce que
j’appelle l’équité procédurale; il faut avoir une culture d’équité.
Nous croyons que la réaction aux erreurs doit être non punitive.
Près de 90 p. 100 des problèmes qui surviennent dans ces systèmes
découlent d’erreurs humaines, dont 90 p. 100 ne sont en fait que
de simples erreurs. Une réaction non punitive aux erreurs est
importante, mais on ne peut pas accepter n’importe quoi. Si notre
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:13
better way to do it and we have a standard operating practice, we
expect people to follow it, and failure to follow it would lead to
follow-up by management.
expérience nous a permis d’apprendre qu’il y a une meilleure
façon de le faire et que nous avons une pratique d’exploitation
normalisée, nous nous attendons à ce que les gens s’y conforment,
et tout manquement fait l’objet d’un suivi par la direction.
Senator Massicotte: Further to the questions of the chair, over
half of the leaks are not caused by yourself but by a third-party
contractor. Could you go through the scenario? Let us say a leak
is accidental. What happens and how much time elapses between
the time it occurs and the time you find the leak and stop it?
Le sénateur Massicotte : Dans la foulée des questions du
président, plus de la moitié des fuites ne sont pas causées par vous,
mais par un entrepreneur tiers. Pouvez-vous décrire la situation?
Supposons qu’une fuite est accidentelle. Que se passe-t-il alors?
Combien de temps s’écoule entre le moment où cela se produit et
le moment où vous découvrez la fuite et y mettez fin?
Mr. Ritchie: That very much depends on the volume of the
leak. Like all the other major pipeline operators, we have two fulltime control centres dedicated to monitoring our pipelines. One is
located in Fort St. John and the other is in Calgary. They are
charged with monitoring the pipelines. We view them as the last
line of defence and the first line of response in the event that there
is a release from the pipeline.
M. Ritchie : Cela dépend beaucoup du volume de la fuite. À
l’instar de tous les autres exploitants de pipelines importants, nous
avons deux centres de contrôle qui sont chargés à plein temps de
surveiller nos pipelines. L’un d’entre eux est situé à Fort St. John
et l’autre, à Calgary. Ils sont chargés de la surveillance des
pipelines. Nous les considérons comme la dernière ligne de
défense et les premiers intervenants en cas de fuite d’un pipeline.
We practise what we call a zero tolerance for leaks. We go out
and look for the smallest of possible leaks. By that, we maintain
the awareness of everyone that any leak is significant and we want
to find it. In the event that there is a major release, our gas control
centres, through what is called our SCATA systems —
supervisory control and data acquisition systems — are
monitoring the full length of the system and can pick up and
respond to these events quickly.
Pour ce qui est des fuites, nous avons ce que nous appelons une
politique de tolérance zéro. Nous allons sur le terrain et nous
tentons de repérer des fuites, jusqu’à la plus petite fuite possible.
Ainsi, nous nous assurons que tout le monde garde à l’esprit que
toutes les fuites sont importantes et que l’objectif est de les
repérer. En cas de fuite majeure, nos centres de commande
d’acheminement du gaz surveillent le réseau sur toute sa longueur
et peuvent intervenir rapidement, grâce à ce qu’on appelle les
systèmes SCADA, les systèmes de surveillance et d’acquisition de
données.
Senator Massicotte: If a building contractor or backhoe
operator accidentally hits your pipe in a residential area and it
is oil, how much time will it take from the time that spill occurs to
the time the pipe stops emitting oil?
Le sénateur Massicotte : Si un entrepreneur en construction ou
un conducteur de pelle rétrocaveuse heurte accidentellement votre
pipeline dans une zone résidentielle et qu’il s’agit de pétrole,
combien de temps s’écoule entre le moment où la fuite se produit
et celui où elle est colmatée?
Mr. Ritchie: At this point, we do not have oil pipelines in our
current operations; all of our pipelines to date are transporting
natural gas.
M. Ritchie : Actuellement, nous n’exploitons pas d’oléoducs;
tous nos pipelines servent au transport du gaz naturel.
We respond quickly. Often, because of all of the outreach that
we do with communities, we get calls very quickly from people
travelling up and down our system and from stakeholders who
live along the pipeline. There are a lot of eyes on the system at all
times, and we get very rapid information. As a result, we are able
to respond rapidly.
Nous intervenons rapidement. Souvent, en raison de la
sensibilisation que nous faisons auprès des collectivités, nous
recevons rapidement des appels de gens qui se déplacent le long de
notre réseau ou de gens qui habitent à proximité du pipeline.
Entre-temps, beaucoup d’yeux sont tournés vers le système et
nous sommes informés très rapidement. Nous sommes donc en
mesure d’intervenir rapidement.
With gas pipelines, it is really one of quick isolation of the
pipeline section, and because the gas is lighter than air, it is the
dissipation of that gas.
Dans le cas des gazoducs, il s’agit vraiment d’isoler rapidement
la section du pipeline. Puisque le gaz est plus léger que l’air, il
s’agit de laisser ce gaz se dissiper.
Senator Massicotte: Are we talking minutes, second or hours?
Could it be two hours before that section is shut off?
Le sénateur Massicotte : On parle de minutes, de secondes, ou
d’heures? Pourrait-il s’écouler deux heures avant que la section
soit isolée?
Mr. Ritchie: It depends. These are very rare events. For
example, in our northern pipeline system, the last failure we had
was over 20 years ago. It depends on where we are with the
pipeline. If we are in what we call ‘‘high consequence’’ areas of the
M. Ritchie : Cela dépend. Ce sont des incidents très rares. Par
exemple, en ce qui a trait à notre système de pipeline du nord, la
dernière défaillance remonte à plus de 20 ans. Cela dépend de
l’endroit où cela se produit sur le réseau de pipelines. Si nous
37:14
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
pipeline — i.e., where there are many residents around the
pipeline — we have automated shut-off valves. The valves
themselves will detect a drop in pressure or increased flow rates
through the pipeline and begin closing almost instantly. When
that valve triggers, it sends a signal to the gas controllers so they
know the valve is moving, so we can then start reacting and
responding to it.
sommes dans une section du pipeline dite « à conséquences
graves », c’est-à-dire près d’un secteur densément peuplé, nous
avons des valves d’arrêt automatisées. Les valves détectent les
chutes de pression ou les augmentations du débit dans le pipeline et
déclencheront la fermeture presque instantanément. Lorsque la
valve se déclenche, un signal est envoyé aux centres de commande
d’acheminement du gaz, ce qui permet de savoir qu’il y a un
mouvement de la valve. On peut alors commencer à réagir et à
intervenir.
If someone calls in and says they can detect the smell of gas, we
say, ‘‘It is ours until proven otherwise.’’ In other words, we do not
take the view that it is not ours to begin with. We accept the fact
that something has been reported; we will follow up on it to
ensure that it is, in fact, ours. Last year, I think we had about
80 calls to our gas control centres from the public talking about
and smelling gas. Of those, probably 15 were ours and the balance
were other operators or there were other reasons that the public
smelled something.
Si on nous appelle pour dire qu’on a détecté une odeur de gaz,
nous nous disons que c’est le nôtre, jusqu’à preuve du contraire.
Autrement dit, nous ne présumons pas d’entrée de jeu que ce n’est
pas le nôtre. Nous acceptons le fait que quelque chose a été
signalé. Nous faisons un suivi pour nous assurer que ce sont bien
nos installations. L’an dernier, nos centres de commande
d’acheminement du gaz ont reçu environ 80 appels du public au
sujet d’odeurs de gaz. De ce nombre, 15 étaient probablement liés
à nos installations. Le reste concernait d’autres exploitants, ou
d’autres raisons expliquaient les odeurs décelées par le public.
Senator Massicotte: You are talking about a gas pipeline. The
damage to the environment is different. However, who is legally
and financially responsible for damages? Let us say damages do
not occur. Maybe an explosion occurs and homes are destroyed.
If the contractor bursts your line, is he responsible and will his
insurance pay for the damages, or are the pipeline operators
responsible?
Le sénateur Massicotte : Vous parlez d’un gazoduc. Les
dommages à l’environnement sont différents. Toutefois, sur les
plans juridique et financier, qui est responsable des dommages?
Disons qu’il n’y en a pas. Il y a peut-être une explosion qui entraîne
la destruction de maisons. Si l’entrepreneur perce votre pipeline, estil responsable? Son assureur paiera-t-il les dommages, ou est-ce les
exploitants de pipelines qui sont responsables?
Mr. Ritchie: At this point, the pipeline operators, like Spectra,
are fully responsible for all of that.
M. Ritchie : Actuellement, les exploitants de pipelines, comme
Spectra, sont entièrement responsables de ces choses.
Senator Lang: I want to follow up in respect of the chair’s
initial questions. He referred to pipeline integrity, and the witness
referred to that in his opening comments. I also understand there
were two audits that have been completed in the past number of
months. How often do you have these audits done? Who actually
makes the decision to have an audit? Are you required by the
National Energy Board to do so, or do you do it on your own?
Third, are the results of these audits made public?
Le sénateur Lang : J’aimerais faire un suivi par rapport aux
questions initiales du président. Il a parlé de l’intégrité des pipelines,
et le témoin a abordé la question dans son exposé. De plus, je crois
savoir qu’il y a eu deux vérifications au cours des derniers mois.
Quelle est la fréquence des vérifications? Qui prend la décision de
mener une vérification? Est-ce une exigence de l’Office national de
l’énergie, ou le faites-vous de votre propre chef? Troisièmement, les
résultats des vérifications sont-ils rendus publics?
Mr. Ritchie: The audits by the National Energy Board under the
Onshore Pipeline Regulations and National Energy Board
Processing Plant Regulations are at the discretion of the National
Energy Board. They conduct the audits when they see the need to
do that. They also engage, of course, in regular inspection of
facilities.
M. Ritchie : Les vérifications menées par l’Office national de
l’énergie en vertu du Règlement sur les pipelines terrestres et du
Règlement de l’Office national de l’énergie sur les usines de
traitement sont à la discrétion de l’Office national de l’énergie, qui
procède à ces vérifications lorsqu’elles sont jugées nécessaires.
Bien entendu, l’ONE s’occupe aussi de l’inspection régulière des
installations.
At Spectra Energy, we also have an internal audit program. We
have annual audits of our systems and programs, and we also
engage with third parties to typically do management system
audits to ensure that our programs and systems are meeting
today’s standards and taking advantage of best practices.
Chez Spectra Energy, nous avons aussi un programme de
vérification interne. Nous avons une vérification annuelle de nos
programmes et systèmes et nous faisons appel à de tierces parties
pour la vérification des systèmes de gestion, pour nous assurer
que nos programmes et systèmes satisfont aux normes actuelles et
tirent profit des pratiques exemplaires.
Senator Brown: I want to ask whether you have the same kind
of internal things that travel through the pipes. They used to be
called pigs. I think they have been upgraded quite a bit. Can you
Le sénateur Brown : J’aimerais savoir si vous avez le même
genre de dispositifs internes qui se déplacent dans les
canalisations, que l’on appelait des racleurs. Je pense qu’ils ont
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:15
tell us how much better they are now? I will not make myself say
how many years ago it was that I was close to them. I would like
to know about that.
été beaucoup améliorés. Pouvez-vous nous dire à quel point? Je ne
dirais pas combien d’années se sont écoulées depuis que je les ai
vus de près. J’aimerais avoir des informations à ce sujet.
I would also like to know about the kind of wrapping is put
around pipes when they are damaged. It used to be yellow
wrapping, and I imagine there have been improvements in that too.
J’aimerais aussi savoir quel genre de revêtement est installé sur
les canalisations lorsqu’elles sont endommagées. Auparavant,
c’était un revêtement jaune, et j’imagine qu’il y a eu des
améliorations dans ce domaine aussi.
Mr. Ritchie: Yes. We have been involved in running smart tools,
which you referred to as the smart pigs, through the system since the
1970s. We have been at it as long as anyone in North America.
Most of our systems have been inspected at least once or twice.
Over that period, the technology has improved dramatically to the
point where it is now very surgical. For example, if there is a
corrosion spot and metal loss on the surface of the pipe, it is picked
up. If there is a crack, that is picked up. The technology has
improved dramatically and continues to improve. Spectra, like most
of our peers, supports the development of that technology.
M. Ritchie : Oui. Nous utilisons des outils d’inspection
interne — que vous avez appelés des « racleurs intelligents » —
depuis les années 1970. Nous les utilisons depuis aussi longtemps
que quiconque en Amérique du Nord. La plupart de nos systèmes
ont été inspectés au moins une ou deux fois. Pendant cette période,
la technologie s’est considérablement améliorée, au point où elle est
d’une précision chirurgicale. Par exemple, s’il y a une zone de
corrosion, une perte de métal ou une fissure à la surface de la
canalisation, on arrive à le déceler. La technologie s’est grandement
améliorée, et elle continue d’évoluer. À l’instar de la plupart de ses
pairs, Spectra appuie le développement de cette technologie.
In terms of the coatings of the pipe, the coatings have changed
since the early construction on our system in the 1950s. We went
from a coating called an asphalt coating to a polyken tape coating
and now to epoxy coatings. The coatings are improving going
forward. Interestingly enough, though, the asphalt coating, which
is 1950s technology, is a still very robust coating. The polyken
tape has proven to be a less robust coating, and that was applied
in the 1960s and 1970s.
Pour ce qui est des revêtements du pipeline, ceux-ci ont évolué
depuis la construction initiale de notre système, dans les
années 1950. Nous sommes passés d’un revêtement qu’on appelait
un revêtement asphaltique, à un ruban de polyéthylène Polyken et
maintenant, à un revêtement époxydique. Les revêtements
s’améliorent au fil du temps. Fait intéressant, cependant, le
revêtement asphaltique, une technologie des années 1950, demeure
un revêtement très résistant. Le ruban de polyéthylène Polyken s’est
avéré être moins résistant, et il a été utilisé dans les années 1960
et 1970.
Senator Brown: Do you have robotic welders or hand welders?
Le sénateur Brown : Avez-vous recours au soudage automatisé
ou au soudage manuel?
Mr. Ritchie: We have both. We have robotic, automated
welding for a lot of the big inch new construction projects, but we
also do hand welding as well.
M. Ritchie : Les deux. Nous avons recours au soudage
automatisé pour bon nombre des nouveaux projets de
construction de pipelines de grand diamètre, mais nous avons
aussi recours au soudage manuel.
Senator Brown: Do you use X-rays to ensure that the welds are
perfect?
Le sénateur Brown : Utilisez-vous les rayons X pour vous
assurer que les soudures sont parfaites?
Mr. Ritchie: Yes, all welds are X-rayed.
M. Ritchie : Oui. Toutes les soudures sont inspectées aux
rayons X.
Senator Patterson: Following up on Senator Brown’s questions
about the technology, I am impressed that you have been in the
business for some decades. Could you tell us how a pipeline
system built today might differ from those built 30 or more years
ago?
Le sénateur Patterson : Pour poursuivre dans la même veine
que les questions du sénateur Brown au sujet de la technologie, je
suis impressionné que vous œuvriez dans ce secteur depuis des
décennies. Pouvez-vous nous dire ce qui distingue un pipeline
construit aujourd’hui de ceux qui ont été construits il y a 30 ans,
voire depuis plus longtemps?
Mr. Ritchie: Steel technologies have changed and improved
over time. The quality control in the pipe manufacturing shops
has improved, I would say. Certainly, coating technology has
improved. Also, if you look at the construction techniques of
today versus the techniques that I first worked with in the 1970s,
there has been quite an improvement. Having said that, pipes
M. Ritchie : Les technologies de l’acier ont changé et se sont
améliorées au fil du temps. Je dirais que le contrôle de la qualité
dans les usines de la fabrication de conduites s’est amélioré. De
toute évidence, la technologie de revêtement s’est améliorée. De
plus, si l’on compare les techniques de construction actuelles aux
techniques que j’utilisais dans les années 1970, il y a eu une nette
37:16
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
built in the 1950s, properly maintained and inspected, have an
indeterminate life, in my experience and opinion.
amélioration. Cela dit, à mon avis et selon mon expérience, si elles
sont entretenues et inspectées adéquatement, les conduites
construites dans les années 1950 ont une durée de vie indéterminée.
Senator Patterson: With respect to pipeline safety, does Spectra
Energy invest in research and development in areas related to
pipeline safety? If you do and if you have developed new
technology or management systems, would that technology or
innovation be shared with other pipeline companies?
Le sénateur Patterson : En ce qui concerne la sûreté des
pipelines, la société Spectra Energy investit-elle en recherche et
développement dans les secteurs liés à la sûreté des pipelines? Si
c’est oui, et si vous avez développé de nouvelles technologies ou de
nouveaux systèmes de gestion, cette technologie ou cette
innovation est-elle transmise à d’autres sociétés de pipelines?
Mr. Ritchie: The answer to your question is yes. Through our
association with CEPA, INGAA and with Pipeline Research
Council International, we work for and support research into
pipeline safety. Through these associations and the
subcommittees of these associations, we share best practices and
learning so that the entire industry can benefit from those things.
M. Ritchie : La réponse à votre question est oui. Grâce à nos
partenariats avec l’Association canadienne de pipelines d’énergie,
l’INGAA et Pipeline Research Council International, nous
favorisons et appuyons la recherche en matière de sûreté des
pipelines. Par l’intermédiaire de ces associations et de leurs souscomités, nous mettons en commun les pratiques exemplaires et les
enseignements de façon à ce que l’ensemble de l’industrie puisse
en tirer profit.
Senator Patterson: You said that your company does R & D
itself?
Le sénateur Patterson : Vous avez dit que votre société a son
propre volet de R-D?
Mr. Ritchie: We support it through the associations. We do not
do independent R & D.
M. Ritchie : Nous appuyons la R-D par l’intermédiaire des
associations. Nous n’avons pas un volet de R-D distinct.
Senator Seidman: Mr. Ritchie, to follow up on the question
that our chair asked you about social licence, you spoke about the
importance of social licence, especially in the planning phase of
your pipelines. You gave an example of your most recent
partnership with British Gas and the pipeline that you are
developing from northeastern B.C. to Prince Rupert.
La sénatrice Seidman : Monsieur Ritchie, pour revenir à la
question posée par le président au sujet du permis social, vous
avez parlé de son importance, surtout à l’étape de la planification
de vos pipelines. À titre d’exemple, vous avez mentionné votre
tout récent partenariat avec British Gas et votre projet de pipeline
entre le nord-ouest de la Colombie-Britannique et Prince Rupert.
If I might explore the whole issue of social licence, in your
stakeholder consultations, how often did the issue of pipeline
safety come up and what kind of questions did people in those
consultations raise?
Permettez-moi d’explorer la question du permis social dans son
ensemble. Dans vos consultations avec les intervenants, à quelle
fréquence la question de la sûreté des pipelines est-elle soulevée?
Quel genre de questions posent les gens lors de ces consultations?
Mr. Ritchie: The issue does come up. As you know, pipelines
are in the news on a regular basis. Stakeholders, of course, are
interested in how big the risk is, if you have systems in place to
manage it, and what they need to do if there is an event. We found
at Spectra that being transparent and bringing the stakeholders
into the conversation is the only real way to start to build that
dialogue, and that dialogue can lead to trust going forward.
M. Ritchie : La question est soulevée, en effet. Comme vous le
savez, les pipelines font souvent les manchettes. De toute
évidence, les intervenants veulent connaître l’importance du
risque, les systèmes en place pour le gérer et ce qu’ils doivent
faire en cas d’incident. Chez Spectra, nous avons constaté que
faire preuve de transparence et inclure les intervenants dans la
discussion est le seul véritable moyen d’entreprendre ce dialogue,
un dialogue qui peut mener à la confiance, à l’avenir.
Senator Seidman: I presume it can also lead to issues being put
out there that you can then explore, develop and even remedy in
the planning phases, which, if anything, would expedite and
ensure cooperation of communities.
La sénatrice Seidman : Je suppose que cela peut aussi permettre
de soulever des questions que vous pouvez ensuite étudier,
explorer voire régler pendant les étapes de planification, ce qui
pourrait, à tout le moins, accélérer les choses et vous assurer la
coopération des collectivités.
Mr. Ritchie: Yes, that is absolutely right, and you cannot, in
my experience, prejudge what the issues and concerns will be.
M. Ritchie : Oui, c’est tout à fait vrai. De plus, selon mon
expérience, on ne peut prévoir quelles seront les questions et les
préoccupations.
Interestingly, as we built our latest gas plant, I sat through the
hearing process and met with stakeholders. After we created the
community advisory group, the biggest issue was actually road
traffic, dust and all of the traffic associated with construction.
Fait intéressant, tandis que nous construisions notre dernière
usine de gaz naturel, j’ai participé au processus d’audiences et j’ai
rencontré les intervenants. Après avoir créé le groupe consultatif
communautaire, le problème le plus important qui a été soulevé
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:17
Because we had the advisory group, we became aware of it and
said, ‘‘What can we do about that?’’ We went in and, of course,
did things to improve the roads and deal with the dust, driving
speed and all of those things. I think you cannot prejudge. You
have to have those discussions to ensure you understand the issues
and concerns.
était, en fait, la circulation routière, la poussière et toute la
circulation associée à la construction. La mise en place du groupe
consultatif nous a permis d’être au courant du problème et de
nous demander ce que nous pourrions faire pour le régler. Bien
entendu, nous sommes intervenus et nous avons pris des mesures
pour améliorer les routes, régler les problèmes liés à la poussière,
aux limites de vitesse, et cetera. Je pense qu’on ne peut présumer
de rien. Il faut avoir ces discussions pour être certain de bien
comprendre les enjeux et les préoccupations.
Senator Ringuette: I will start with a question that is basically a
lack of knowledge on my part. When you talk about smart tools
and those pigs, is it an external instrument or internal instrument
of the pipeline?
La sénatrice Ringuette : Je vais commencer par une question
qui découle, essentiellement, de mon manque de connaissances.
Lorsque vous parlez d’outils intelligents et de racleurs, s’agit-il
d’outils externes ou internes du pipeline?
Mr. Ritchie: It is an internal instrument that we send through
the pipelines. They move through the pipelines recording data.
M. Ritchie : Il s’agit d’un outil interne qui est envoyé dans les
pipelines. Ils se déplacent dans les pipelines et recueillent des
données.
Senator Ringuette: Okay. Now I can see how it operates.
La sénatrice Ringuette : D’accord. Je vois maintenant comment
cela fonctionne.
In your statement you indicated that you just completed a
24-kilometre section of 42-inch pipeline — $400 million. By a
rough calculation, I am looking at $16.6 million dollars per
kilometre of construction cost. Would that be accurate?
Dans votre déclaration, vous avez indiqué que vous venez de
compléter une section de 24 kilomètres d’un pipeline de 42 pouces
de diamètre, au coût de 400 millions de dollars. Selon un calcul
sommaire, je constate que le coût de construction s’élève à
16,6 millions de dollars du kilomètre. Est-ce exact?
Mr. Ritchie: Pipeline construction is expensive and it varies.
We have a project running a new pipeline into Manhattan, New
York. That pipeline is going to be less than 20 miles long and will
cost $1.2 billion dollars to construct, so it very much depends on
where you are building the pipeline and what the challenges are.
Obviously if you are building a pipeline across the prairies, for
example, the costs associated with that are much less than if you
are building a pipeline across the Rocky Mountains. The most
expensive projects are those where you are building in highly
populated areas, so costs vary depending on those factors.
M. Ritchie : La construction d’un pipeline est coûteuse et tend
à varier. Nous avons un projet pour la construction d’un nouveau
pipeline jusqu’à Manhattan, à New York. Ce pipeline aura une
longueur de moins de 20 milles et sa construction coûtera
1,2 milliard de dollars. Donc, cela varie certainement en fonction
de l’endroit où le pipeline est construit et en fonction des
difficultés. Manifestement, si l’on construit un pipeline dans les
Prairies, par exemple, les coûts qui y sont associés sont beaucoup
moins élevés que si vous construisez le pipeline dans les
Rocheuses. Les projets les plus coûteux sont ceux qui sont
construits dans les régions densément peuplées. Donc, les coûts
varient en fonction de ces facteurs.
Senator Ringuette: Was this particular 24-kilometre section near
populated areas? What was the geography and topography of these
24 kilometres?
La sénatrice Ringuette : Cette section précise de 24 kilomètres
était-elle près de zones peuplées? Quelles sont les caractéristiques
géographiques et topographiques de ces 24 kilomètres?
Mr. Ritchie: This is quite a remote area of ranching for the
stakeholders. It is on the eastern slopes of the Rockies, so you are
dealing with rock and river crossings. Those add to the
complexities and the cost of building the pipeline.
M. Ritchie : C’est une zone assez éloignée où les intervenants se
consacrent à l’élevage. Elle se trouve sur le versant est des
Rocheuses; les problèmes sont donc liés au roc et à la traversée
des cours d’eau. Ces éléments ajoutent à la complexité du projet et
entraînent l’augmentation du coût de construction du pipeline.
Senator Ringuette: I am looking at your total operation in
Canada. You have 2,900 kilometres that link Fort Nelson to B.C.,
then you have another 990 kilometres in the Western Canada
Sedimentary Basin. From the data that I have, you would have
roughly 3,900 kilometres of pipeline. Am I accurate or am I
missing a few hundred kilometres?
La sénatrice Ringuette : Je regarde l’ensemble de vos activités
au Canada. Vous avez 2 900 kilomètres qui relient Fort Nelson à
la Colombie-Britannique, puis 990 kilomètres supplémentaires
dans le bassin sédimentaire de l’Ouest canadien. Selon les données
dont je dispose, vous avez environ 3 900 kilomètres de pipelines.
Mon calcul est-il exact, ou me manque-t-il quelques centaines de
kilomètres?
37:18
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
Mr. Ritchie: Yes, we have basically three categories of
pipelines. We have our main line transmission pipelines, which
are large diameter pipelines. We have about 3,000 kilometres of
that. We have another approximately 2,600 kilometres — and I
could get you the exact lengths of those pipes if that would be
helpful — of raw gas pipelines, gathering gas from the wellhead
and carrying it to our processing plants. Then we have some
highly specialized pipelines transporting natural gas liquids,
propane, butane, across the prairies, and some very specialized
pipelines carrying liquid sulphur and acid gas components. We
have the whole range of pipelines.
M. Ritchie : Oui, nous avons, au fond, trois catégories de
pipelines. Nous avons nos canalisations principales, qui sont
des pipelines grand format. Nous en avons sur environ
3 000 kilomètres. Nous avons aussi environ 2 600 kilomètres — et
je pourrais vous donner les longueurs exactes de ces tuyaux si cela
peut vous être utile — de gazoducs pour le transport du gaz naturel
brut, qui collectent le gaz à la tête de puits et le transportent jusqu’à
nos usines de traitement. Ensuite, nous avons des pipelines
hautement spécialisés qui transportent des gaz liquides, du
propane et du butane à travers les prairies et d’autres pipelines
très spécialisés qui transportent du soufre liquide et des composantes
du gaz acide. Nous avons une gamme complète de pipelines.
Senator Ringuette: As you said earlier, you would have quite a
difference in the construction costs per kilometre depending on
the geography, but would the requirement for what you call acid
gas products be higher than your raw gas and your main line? I
am trying to identify the cost of building and operating the
different pipeline styles. That is why I am asking all these
questions. If you have a direct answer we can save some time, or if
you want to supply more data through our clerk, I would
appreciate it.
La sénatrice Ringuette : Comme vous l’avez dit plus tôt, les
coûts de construction par kilomètre varieraient beaucoup selon la
géographie, mais les exigences relatives à ce que vous appelez des
produits du gaz acide seraient-elles plus élevées que pour votre
gaz brut et votre canalisation principale? J’essaie de déterminer ce
qu’il en coûte de construire et d’exploiter différents types de
pipelines. Voilà pourquoi je pose toutes ces questions. Si vous
avez une réponse directe, nous pouvons gagner du temps, ou si
vous voulez nous donner un complément d’information par
l’intermédiaire de notre greffière, je vous en saurais gré.
Mr. Ritchie: I think the best way for us to deal with that is to
let me take that away and come back with a range of pipeline
operating and maintenance costs in the categories we talked
about.
M. Ritchie : Je pense que la même façon de procéder serait que
je fasse un peu de recherche et que je vous revienne avec une
gamme de coûts de fonctionnement et d’entretien des pipelines
dans les catégories dont nous avons parlé.
Senator Ringuette: Would that differ from your U.S. operation
with regard to costs of building and maintaining pipelines?
La sénatrice Ringuette : Est-ce que les coûts de construction et
d’entretien seraient différents de ceux de votre entreprise aux
États-Unis?
Mr. Ritchie: Not a great deal, with the exception of pipelines
like the one going into Manhattan because you are in such a
densely populated area. Generally, if you are running pipelines
across the prairies of Canada or the mid-continental U.S., they
would be very similar.
M. Ritchie : Pas beaucoup, à l’exception des pipelines comme
celui qui se rend à Manhattan, car c’est une zone si densément
peuplée. En règle générale, qu’ils traversent les prairies canadiennes
ou le milieu de la partie continentale des États-Unis, les pipelines
sont très semblables.
One challenge that we have today, particularly in northeast
B.C., is the availability of the workforce. We have to go much
broader afield to get a workforce than we might have done a
decade ago, and that of course adds to the cost of construction.
L’un des enjeux auxquels nous faisons face aujourd’hui,
notamment au nord-est de la Colombie-Britannique, est celui de
la main-d’œuvre. Il nous faut aller beaucoup plus loin pour en
trouver qu’il y a une décennie, ce qui, bien entendu, s’ajoute aux
coûts de construction.
Senator Wallace: As you point out, Spectra ingrains a culture
of safety in its employees, and as a goal you want to have zero
accidents and zero incidents. The reality, I am sure, is something
different than that, but that is what you strive to achieve.
Le sénateur Wallace : Comme vous l’avez fait remarquer,
Spectra inculque à ses employés une culture de la sécurité, et vous
visez à éviter tous les accidents et les incidents. Je suis certain que
la réalité est toute autre, mais c’est l’objectif que vous vous
efforcez d’atteindre.
I am sure you track all of this carefully. What can you tell us
about Spectra’s performance in terms of number of incidents,
accidents and the quantity of product that is lost through those
incidents. How would that have been trending over the last five to
ten years? Is it improving or are you finding there are more
incidents and greater volume of loss?
Je suis sûr que vous en faites soigneusement le suivi. Que
pouvez-vous nous dire concernant le bilan de Spectra pour ce qui
est du nombre d’incidents, d’accidents et de la quantité de
produits perdus à cause de ces incidents? Quelle aurait été la
tendance au cours des 5 à 10 dernières années? La situation
s’améliore-t-elle ou y a-t-il plus d’incidents et de pertes?
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:19
Mr. Ritchie: Generally we are improving across the board, with
some exceptions. We track everything including vehicle safety, for
example. That is an area where our performance, in my view, has
been relatively flat. We are not making as much progress as I
would like in terms of vehicle safety. In terms of contractor safety,
we have improved dramatically, which is really a credit to the
major contractors in Canada and that we have top-tier
performance. Our employee performance safety is also
improving dramatically. I am happy to say that in over 50 years
of operation at Spectra in the province of British Columbia, no
member of the public has ever been injured or hurt as a result of
our operations.
M. Ritchie : Nous constatons une amélioration générale, avec
quelques exceptions. Nous faisons le suivi de tout, par exemple de
la sécurité des véhicules. C’est un secteur où, à mon sens, notre
rendement a été relativement moyen. Nous ne réalisons pas
autant de progrès que j’aimerais sur ce plan. Nous avons rehaussé
de façon dramatique la sécurité des entrepreneurs, ce qui est tout
à l’honneur des principaux entrepreneurs au Canada et montre
que notre rendement est supérieur. La sécurité de nos employés
dans l’exercice de leurs fonctions a aussi connu des améliorations
spectaculaires. Je suis heureux de dire qu’aucun membre du public
n’a jamais été blessé au cours du demi-siècle d’opérations de
Spectra en Colombie-Britannique.
Senator Wallace: You keep statistics and I am sure you graph
the trends and categorize in describing the different types of
incidents. Is there anything you could provide us to give us a sense
of what the track record has been at Spectra in terms of incidents,
accidents and volume of loss that may have occurred over the last
five years?
Le sénateur Wallace : Vous tenez des statistiques, et je suis
certain que vous illustrez les tendances dans des graphiques et
définissez les différentes catégories d’incidents. Y a-t-il quelque
chose que vous pourriez nous donner pour que nous ayons une
idée du bilan de Spectra s’agissant des incidents, des accidents et
des pertes potentiels au cours des cinq dernières années?
Mr. Ritchie: Yes, we could certainly do that. I would be happy
to take that away and submit something.
M. Ritchie : Oui, nous pourrions certainement le faire. Je serais
heureux de faire un peu de recherche et de vous présenter un bilan.
Senator Wallace: Thank you.
Le sénateur Wallace : Merci.
I suspect the advent of new and improved technologies would
probably result in an increase in the number of reported incidents.
New technologies lead to a greater ability to detect these incidents.
Would you agree with that? Has that been your experience?
J’ai le sentiment que l’avènement de technologies nouvelles et
améliorées provoquerait probablement une hausse du nombre
d’incidents signalés. Les nouvelles technologies permettent de
mieux détecter ces incidents. Êtes-vous d’accord avec cela? Est-ce
que vous l’avez constaté?
Mr. Ritchie: I think it is generally true. The industry has
continued and we have substantial investments in technology for
monitoring the systems, for example. The more you monitor, the
more you find. I will give an example.
M. Ritchie : Je pense que c’est généralement vrai. L’industrie a
continué, et nous avons investi considérablement dans la
technologie de surveillance des systèmes, par exemple. Plus vous
faites de surveillance, plus vous détectez d’incidents. Je vais vous
donner un exemple.
We now do something we call fugitive emissions testing. We
use an infrared technology that we take out to facilities to check
for leaks that are non-detectable by any other means. You could
not smell it, hear it or detect it with the previous gas detection
technology. Now with this technology, you can find these very
small leaks. Those are examples in support of what you are
saying: The technology is causing us to have closer oversight over
the operation of these facilities.
Nous procédons maintenant à ce que nous appelons des essais de
mesure des émissions fugitives. Nous utilisons une technologie
infrarouge dans nos installations pour vérifier les fuites impossibles
à détecter d’autres façons. Il était impossible de les sentir, de les
entendre ou de les détecter avec l’ancienne technologie de détection.
Avec la nouvelle technologie, il est possible de détecter de très
petites fuites. Voici des exemples à l’appui de ce que vous disiez : la
technologie fait en sorte que nous effectuions une surveillance plus
étroite des opérations de ces installations.
Senator Wallace: I am sure you are well aware that other gas
pipeline companies are proposing to convert gas pipelines to
transport crude. As a technical person, someone familiar with the
construction, design and detail of natural gas pipelines, do you
have any comments to make regarding the appropriateness of
converting gas pipelines to crude use?
Le sénateur Wallace : Je suis certain que vous savez fort bien
que d’autres entreprises de construction de gazoducs proposent de
convertir des gazoducs pour transporter du pétrole brut. En tant
que technicien, en tant que personne qui connaît la construction,
la conception et les détails des gazoducs de gaz naturel, avez-vous
des commentaires à formuler concernant l’opportunité de
convertir des gazoducs pour transporter du pétrole brut?
Mr. Ritchie: I have spent my entire career on the natural gas
side, so I am really not the subject-matter expert. I think you have
TransCanada coming in, who would be the subject-matter
experts.
M. Ritchie : J’ai passé toute ma carrière dans le secteur du gaz
naturel, alors je ne suis vraiment pas un expert en la matière. Les
représentants de TransCanada qui viendront témoigner devant
vous seront mieux placés pour vous répondre.
Senator Wallace: I will accept that answer.
Le sénateur Wallace : J’accepte cette réponse.
37:20
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
The Chair: You might have told us this already, but just to
make a comparison, can you give us the volume of gas that
Spectra handles? I am not talking about the U.S.; I am talking
about Canada. Can you put a percentage of what your fugitive
loss is in comparison to how much gas you handle? I know it
might be a little difficult to answer, but I ask that question
because we hear people talk about there being so much fugitive
emissions. I appreciate there are some, but you talked earlier
about how you can detect it. Is there any kind of a percentage that
we could use or is it such a small percentage that you cannot even
measure it? Could you give us an idea about the two things?
Le président : Vous nous l’avez peut-être déjà dit, mais juste pour
comparer, pouvez-vous nous donner la quantité de gaz que Spectra
traite? Je ne veux pas dire aux États-Unis, mais au Canada. Pouvezvous nous donner le pourcentage de pertes d’émissions fugitives par
rapport à la quantité de gaz que vous traitez? Je sais qu’il est un peu
difficile de donner une réponse, mais je vous pose la question parce
que les gens disent qu’il y a beaucoup d’émissions fugitives. Je crois
comprendre qu’il y en a, mais vous avez parlé tout à l’heure de la
façon de les détecter. Y a-t-il un type de pourcentage que nous
pourrions utiliser ou la quantité est-elle tellement infime qu’il est
même impossible de la mesurer? Pouvez-vous nous donner une idée
des deux choses?
Mr. Ritchie: We handle about 2.5 billion cubic feet of gas per
day, if you are looking at it starting from the wellhead. The
fugitive emissions and emissions generally are so small as to not
be able to put a percentage relative to those kinds of volumes.
M. Ritchie : Nous traitons environ 2,5 milliards de pieds cubes
de gaz par jour, si vous comptez à partir de la tête du puits. Les
émissions fugitives et les autres émissions sont généralement si
petites qu’il est impossible d’en donner le pourcentage par rapport
à pareils volumes.
Having said that, we increasingly understand the need to have
a zero tolerance for leaks of any kind. That is why we are applying
technologies like fugitive emission technologies so that we do not
gloss over even these very small emissions.
Cela dit, nous comprenons de plus en plus le besoin de ne
tolérer aucune fuite quelle qu’elle soit. Voilà pourquoi nous
appliquons des technologies comme celle qui mesure les émissions
fugitives pour éviter de négliger même ces très petites émissions.
The Chair: Do you have a target date when you think that will
be fulfilled, if you are just starting it now?
Le président : Avez-vous une date butoir à laquelle vous pensez
que ce sera fait ou vous ne faites que commencer?
Mr. Ritchie: We hope that over the next three to four years we
will get this new technology and a more robust process in place
across all our facilities.
M. Ritchie : Nous espérons qu’au cours des trois ou quatre
prochaines années, nous ferons l’acquisition de cette nouvelle
technologie et appliquerons un processus plus rigoureux dans
toutes nos installations.
The reason it will take time is that for fugitive emissions you
want to do the surveys just prior to planned outages so you can be
prepared to deal with them if you take equipment down for
maintenance.
La raison pour laquelle il faudra du temps est que dans le cas
des émissions fugitives, il est préférable de mener l’enquête juste
avant les interruptions planifiées pour être prêt à les traiter si on
démonte de l’équipement pour en faire l’entretien.
Senator Mitchell: I am interested in follow up on a question
about what we call pipeline pigs. I got that from Senator Neufeld
so I know it is authentic. Could you tell us how often you run
those through your pipe?
Le sénateur Mitchell : J’aimerais enchaîner sur une question
concernant ce que nous appelons les racleurs. Le terme me vient
du sénateur Neufeld, alors je sais qu’il est authentique. Pourriezvous nous dire à quelle fréquence vous les faites passer dans vos
canalisations?
Mr. Ritchie: It depends on the service of the pipe. For example,
for a main line transmission system we run them anywhere
between five and ten years currently. We run them through the
entire system at least once and most parts of the system now a
couple of times, but if we have areas of high consequence or we
have concerns, then we will run them much more frequently than
that.
M. Ritchie : Cela dépend de l’utilisation de la canalisation. Par
exemple, pour une canalisation principale, nous les utilisons
actuellement pendant une période allant de 5 à 10 ans. Nous les
faisons passer dans tout le système au moins une fois et dans la
plupart des parties du système, deux ou trois fois en ce moment,
mais si nous avons des zones à haut risque ou des préoccupations,
nous les utiliserons beaucoup plus fréquemment que cela.
Senator Mitchell: Some of this you might not be able to answer
but I will ask anyway. You are a big company; you are
sophisticated; you have lots of resources. You probably have
some of the highest levels of safety technology, not to mention
management rigour and sophistication and their implications for
safety culture. Could you give us an indication of how your big
company safety structure might differ from a small company’s
safety structure? I appreciate that might be hard for you to
Le sénateur Mitchell : Il est possible que vous ne soyez pas
capable de répondre à une partie de ma question, mais je vous la
pose quand même. Vous faites partie d’une grande entreprise à la
fine pointe de la technologie qui détient beaucoup de ressources.
Vous avez probablement les meilleures technologies en matière de
sécurité que vous gérez rigoureusement ainsi que leurs
conséquences pour la culture de la sécurité. Pouvez-vous nous
donner une idée de la façon dont la structure de sécurité d’une
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:21
answer, but could you try? A corollary to that would be that if
you come up with new safety technologies in your monitoring
system, do you share them and how do you do so?
grande entreprise comme la vôtre diffère de celle d’une petite
entreprise? Je comprends qu’il ne vous sera peut-être pas facile de
répondre, mais pouvez-vous essayer? Une des conséquences serait
que si vous trouvez de nouvelles technologies en matière de
sécurité dans votre système de surveillance, en faites-vous part
aux autres et, dans l’affirmative, comment vous y prenez-vous?
Mr. Ritchie: The answer is we do share that and we have
committees for sharing that. For example, I sit on two committees
for the company. One is our environmental health and safety
committee and the other is our operating committee. The real
intent of those committees is to share learnings and knowledge
that we are gathering across the system through our involvement
with associations and with consultants and just learnings on the
ground.
M. Ritchie : La réponse est que nous en faisons part aux autres
et que nous avons des comités pour ce faire. Par exemple, je siège
à deux comités d’entreprise. L’un d’eux est notre comité de la
santé et de la sécurité environnementales et l’autre, notre comité
d’exploitation. La vraie raison d’être de ces comités est de servir
de tribune où échanger les leçons apprises et les connaissances
acquises dans tout le système et sur le terrain grâce à notre
engagement auprès d’associations et d’experts-conseils.
That is a requirement for a large operator like our company. If
you are a small operator, you may not need those very structured
approaches to ensure the message gets out across the
organization.
Un grand exploitant comme notre entreprise se doit de le faire.
Pour une petite exploitation, ces approches très structurées
pourraient ne pas être nécessaires pour faire en sorte que le
message soit transmis à la grandeur de l’organisation.
Senator Mitchell: I may have missed this and you may have
addressed this earlier; forgive me if I am rehashing that ground.
We are aware that pipeline companies often have a major
monitoring centre with lots of computers and dials. Again, I am
not trying to put you on the spot with this, but in the Kalamazoo
case, there was an indication — I appreciate that is oil and you are
gas — of something but they did not interpret it properly and that
is being looked at.
Le sénateur Mitchell : Il est possible que vous en ayez déjà
parlé, alors excusez-moi si je reviens sur quelque chose qui a peutêtre été dit. Nous sommes conscients du fait que les entreprises qui
construisent des pipelines ont souvent un centre de surveillance
important qui contient beaucoup d’ordinateurs et de cadrans.
Encore une fois, je n’essaie pas de vous mettre sur la sellette avec
ma question, mais dans le cas de Kalamazoo, des indices portaient
à croire — et je comprends qu’il s’agissait de pétrole et que vous
travaillez dans le secteur du gaz naturel — qu’il y avait quelque
chose, mais ils n’ont pas interprété l’information correctement, et
l’on se penche sur la question.
Do you have a similar kind of centralized monitoring capacity
and could you talk about whether the Kalamazoo kind of case is
on your mind? Could it happen? Why would it not happen or why
would it happen?
Avez-vous un système de surveillance centralisé semblable et
pourriez-vous nous dire si des cas comme celui de Kalamazoo vous
préoccupent? Est-ce que cela pourrait se produire et pourquoi?
Mr. Ritchie: We do; we have two major gas control centres,
one in Calgary and one in Fort St. John, that operate 24 hours a
day, monitoring the entire system. We are currently going
through what we call a control room management process to
review how those systems operate and ensure that we are always
recognizing and setting up our control room operators for
success. As I said, from my perspective they are the last line of
defence and the first line of response to anything happening on
the system.
M. Ritchie : Nous avons deux centres importants de contrôle
du gaz, l’un à Calgary et l’autre à Fort St. John, en opération
24 heures sur 24, pour surveiller l’ensemble du système. Nous
suivons actuellement ce que nous appelons un processus de
gestion de la salle de contrôle pour examiner comment ces
systèmes fonctionnent et faire en sorte de toujours reconnaître le
travail des opérateurs de la salle de contrôle et leur donner les
outils pour réussir. Comme je l’ai dit, de mon point de vue, ils
représentent les derniers bastions et les premiers intervenants en
cas de problème.
The technology is improving but with improving technology, a
little like your vehicle sometimes, you get flashing lights going off;
there are all sorts of things going on. If you are not fully
conversant with what that means and you do not know how to
respond to it, you may just drive around with the light flashing,
showing a flashing wrench on your dash or something. Because
the technology is improving, we have to keep going back and
asking: Does this new technology match up with the capacity of
our people? Do they understand how to use it so we do not get in
La technologie s’améliore, mais malgré cela, comme avec une
automobile, il arrive que des lumières clignotent; toutes sortes de
choses se passent. Si vous ne comprenez pas bien ce que cela
signifie et ne savez pas comment réagir, vous continuerez peutêtre à conduire avec une clé Allen qui clignote sur votre tableau de
bord ou quelque chose du genre. Parce que la technologie
s’améliore, nous devons toujours nous demander si cette nouvelle
technologie correspond aux capacités de nos employés? Savent-ils
comment s’en servir pour éviter que l’on en vienne à penser que la
37:22
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
a situation of thinking that the technology in and of itself is a
panacea? It is not. It is only there if it is supported by the human
beings who are sitting in front of those control panels.
technologie est, en elle-même, une panacée? Ce n’en est pas une.
Elle ne fonctionne que si elle est contrôlée par des êtres humains
devant les tableaux de commande.
Senator Brown: Many years ago there was a bunch of railroad
cars sitting on a siding for quite some time. I was wondering if the
fugitive gas that you are talking about is anything like what they
found, that hydrogen is such a small molecule that it actually can
pass through steel.
Le sénateur Brown : Il y a bien des années, un groupe de
wagons est resté sur une voie d’évitement pendant un bon bout de
temps. Je me demande si le gaz fugitif dont vous parlez ressemble
le moindrement à ce qu’ils ont découvert, que l’hydrogène est une
molécule si petite qu’elle peut traverser l’acier.
Mr. Ritchie: The fugitive emission program is meant to pick up
very small leaks, typically around valves and connections, but this
technology is very sophisticated and will pick up virtually
everything. We tend to test our facilities, for example, using
helium as opposed to gas, helium molecules being smaller than
gas molecules, so if it is tight on helium, it is very tight on gas.
M. Ritchie : Le programme sur les émissions fugitives vise à
détecter les très petites fuites, qui se trouvent habituellement
autour des valves et des raccords, mais cette technologie est très
sophistiquée et détectera pratiquement tout. Nous avons tendance
à tester nos installations, par exemple, en utilisant de l’hélium au
lieu du gaz puisque les molécules d’hélium sont plus petites que les
molécules de gaz, alors si elles retiennent bien l’hélium, elles
retiennent très bien le gaz.
Senator Brown: Thank you. It was just an oddity that I
remembered.
Le sénateur Brown : Merci. C’était juste une curiosité dont je
me suis rappelé.
The Chair: Thank you very much, Mr. Ritchie. That was a
great presentation and a great question-and-answer session. It
was good to see you again.
Le président : Merci beaucoup, monsieur Ritchie. Ce fut un
excellent exposé et une excellente période de questions. Ce fut un
plaisir de vous revoir.
It is my great pleasure to now introduce our witnesses from
TransCanada: David Chittick, Director of Pipe Integrity; and
Don Wishart, Senior Operations and Major Projects Advisor.
Je suis très heureux de vous présenter nos témoins de
TransCanada : David Chittick, directeur de l’intégrité des
gazoducs; et Don Wishart, conseiller principal des opérations et
des grands projets.
Thank you for sending your presentation in advance. I think
everyone had an opportunity to read it. We will go ahead with
your presentation, please.
Merci de nous avoir envoyé vos exposés à l’avance. Je pense
que tout le monde a eu l’occasion de les lire. La parole est à vous.
Don Wishart, Senior Operations and Major Projects Advisor,
TransCanada: Thank you very much, Mr. Chair and members of
the committee.
Don Wishart, conseiller principal, Opérations et grands projets,
TransCanada : Merci, monsieur le président, et merci à vous,
membres du comité.
Safety is a core value at TransCanada. We make safety for us,
for each other, for our contractors and for members of our
community an integral part of the way we work. This safety
culture has protected the public and the environment for more
than 60 years, and I am pleased to say that TransCanada has an
industry-leading safety record because of it.
La sécurité est une valeur cardinale de TransCanada. Pour
nous, la sécurité — la nôtre, celle de chacun, de nos entrepreneurs
et des habitants de nos collectivités — fait partie intégrante de
notre façon de travailler. Cette culture de la sécurité protège le
public et l’environnement depuis plus de 60 ans et je suis fier de
dire que TransCanada possède un dossier de sécurité qui figure
parmi les meilleurs de l’industrie.
I would like to thank the committee for inviting us to
participate in these discussions. This is a very important study
and is an area that TransCanada takes very seriously.
Nous remercions le comité de nous avoir invités à participer à
cette discussion. Il s’agit d’une étude très importante et d’un sujet
que TransCanada prend très au sérieux.
My opening comments today will address an overview of
TransCanada and the Canadian pipeline industry, the regulation
of our industry, the life cycle of pipelines, TransCanada’s
management systems and some evolving technologies that we
are involved with.
J’aimerais vous donner aujourd’hui un survol de TransCanada
et de l’industrie canadienne des pipelines et vous parler de la
réglementation de notre industrie, du cycle de vie des pipelines, de
l’approche fondée sur les systèmes de gestion de TransCanada et
de notre appui aux pratiques exemplaires de l’industrie et au
développement technologique.
With more than 60 years of experience, TransCanada is a
leader in the responsible development and reliable and safe
operation of North American energy infrastructure.
TransCanada’s enterprise includes $48 billion worth of assets
Avec plus de 60 ans d’expérience, TransCanada est un chef de
file dans la mise en valeur responsable et l’exploitation fiable et
sécuritaire de l’infrastructure énergétique nord-américaine.
L’entreprise TransCanada comporte des actifs d’une valeur de
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:23
across 7 Canadian provinces, 31 U.S. states and 5 Mexican states.
Our three business areas are natural gas pipelines, oil pipelines
and energy, which is mostly power generation and natural gas
storage.
48 milliards de dollars répartis dans 7 provinces canadiennes,
31 États américains et 5 États mexicains. Nos trois principaux
domaines d’activité sont les gazoducs, les oléoducs et l’énergie,
surtout la production d’électricité et le stockage de gaz naturel.
When it comes to pipelines, we have a significant footprint
across Canada and the United States. We operate one of the
largest natural gas transmission networks on the continent: A
68,774-kilometre system that taps into virtually every major
supply basin and transports approximately 20 per cent of North
America’s daily natural gas needs.
Dans le domaine des pipelines, nous occupons une place
importante au Canada et aux États-Unis. Nous exploitons l’un
des plus grands réseaux de transport de gaz naturel sur le
continent, un système de 68 774 kilomètres relié à pratiquement
tous les bassins d’approvisionnement importants et qui transporte
environ 20 p. 100 du gaz naturel consommé en Amérique du
Nord chaque jour.
Our 3,473-kilometre Keystone pipeline transports almost one
quarter of Canada’s crude oil exports to the United States and has
moved more than 350 million barrels of oil safely and efficiently
since it began operating in 2010. Collectively, we have about
40,000 kilometres of major transmission pipelines in Canada.
Notre oléoduc Keystone, d’une longueur de 3 473 km, transporte
près du quart du pétrole canadien exporté aux États-Unis; depuis
son inauguration en 2010, il a transporté plus de 350 millions de
barils de pétrole en toute sécurité et avec efficacité. En tout, nous
avons environ 40 000 kilomètres de canalisations principales au
Canada.
We have another $12 billion worth of projects under way for
completion by 2015. These includes expansions of our Keystone
pipeline system, other oil pipelines to service growing production
in Alberta’s oil sands and two potential pipelines across northern
British Columbia to connect to the emerging liquefied natural gas
export markets.
Nous réalisons des projets d’une valeur de 12 milliards de
dollars qui seront achevés en 2015, notamment l’agrandissement
du réseau Keystone, la construction d’autres oléoducs destinés à
répondre à la production croissante des sables bitumineux de
l’Alberta et éventuellement la construction de deux gazoducs dans
le nord de la Colombie-Britannique, qui approvisionneront le
nouveau marché d’exportation du gaz naturel liquéfié.
Safety of the public, our employees and our assets is a core
value at TransCanada. Every employee is expected and required
to make every decision with a context of safety in mind. Every
employee is empowered to take whatever actions are necessary to
ensure safety is maintained without fear of recrimination.
Compensation systems from the front-line employees to the
CEO reflect the value of safety.
La sécurité du public, de nos employés et de nos actifs est une
valeur fondamentale chez TransCanada. Tout employeur a le
devoir et l’obligation de prendre chacune de ses décisions en
tenant compte de la sécurité. Tout employé a le pouvoir de
prendre les mesures nécessaires pour garantir le maintien de la
sécurité sans craindre de représailles. Les régimes d’indemnisation
en place, de l’employé de première ligne au PDG, témoignent de
l’importance accordée à la sécurité.
The board of directors and management systematically govern
and monitor safety culture. Approaches include direct interface
with front-line employees and contractors, periodic employee
surveys, third-party assessments, and more quantitative measures,
like monitoring injury statistics. In Alberta, for example, the rate
of injuries for public administration, educators and health
workers — effectively, government office workers — is nearly
10 times that realized for a TransCanada worker. Nevertheless, a
single incident is one too many and is something we put every
effort we can into ensuring it does not occur.
Le conseil d’administration et la direction de l’entreprise
orientent et surveillent systématiquement la culture de la sécurité.
Les méthodes employées sont notamment des échanges directs
avec les employés de première ligne et les entrepreneurs, des
sondages périodiques auprès des employés, des évaluations par de
tierces parties et des mesures plus quantitatives comme les
statistiques sur les blessures. En Alberta, le taux de blessures
pour les employés de l’administration publique, les éducateurs et
les travailleurs de la santé, soit des employés gouvernementaux,
est presque 10 fois supérieur à celui des employés de
TransCanada. N’empêche qu’un accident en est un de trop, et
nous prenons toutes les mesures possibles pour nous assurer
qu’aucun accident ne survienne.
Enormous changes are under way in North America’s energy
landscape, with new technologies unlocking significant oil and
natural gas reserves once thought to be inaccessible. Demand for
energy resources is booming from overseas markets, and at the
same time North America is moving towards greater energy
security and independence than ever before.
Le paysage énergétique nord-américain est en plein
bouleversement, du fait notamment des nouvelles technologies
qui permettent d’exploiter d’importantes réserves de pétrole et de
gaz naturel jusque-là jugées inaccessibles. La demande en énergie
des marchés étrangers est en pleine expansion et, parallèlement,
l’Amérique du Nord se dirige vers une sécurité et une
indépendance énergétiques sans précédent.
37:24
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
The International Energy Agency predicts that North America
will require $6 trillion in new energy infrastructure by 2035. This
represents a significant opportunity for companies like
TransCanada and the Canadian economy as a whole.
L’Agence internationale de l’énergie prévoit que l’Amérique du
Nord aura besoin, d’ici à 2035, d’investir 6 billions de dollars dans
de nouvelles infrastructures énergétiques. Cela représente des
possibilités considérables pour des sociétés comme TransCanada
et l’économie canadienne dans son ensemble.
In a 2012 report by the Canadian Energy Research Institute, it
was estimated that if the pipelines currently planned are not built,
Canada will forego $1.3 trillion in terms of economic growth and
$276 billion in taxes between now and 2035. The Canada West
Foundation reports that stalled pipeline projects mean a loss to
the Canadian economy of between $30 million and $70 million
every day.
Selon un rapport de 2012 de l’Institut canadien de recherche
énergétique, si les pipelines prévus au programme ne sont pas
construits, le Canada perdra l’équivalent de 1,3 billion de dollars
en croissance économique et 276 milliards en revenus fiscaux d’ici
à 2035. La Canada West Foundation estime que les projets de
pipeline mis en attente entraînent pour l’économie canadienne des
pertes de 30 à 70 millions de dollars par jour.
Pipelines are the backbone of North America’s energy system.
They are a key pillar in our economy. The vast majority — some
97 per cent — of oil and natural gas is transported by pipelines,
with a 99.999 per cent safety record. That is the equivalent of
spilling substantively less than one teaspoon of oil per thousand
barrels transported over a kilometre.
Les pipelines sont l’épine dorsale du système énergétique nordaméricain et représentent l’un des principaux piliers de notre
économie. La très grande majorité, soit 97 p. 100, du pétrole et du
gaz est transportée par pipeline à un taux de sécurité de
99,999 p. 100. Cela signifie que moins d’une cuillerée à café de
pétrole est répandue pour chaque lot de mille barils transportés
sur un kilomètre.
Numerous studies have shown that pipelines are by far the
safest method of moving oil and gas. A recent U.S. study
determined that pipelines are approximately 40 times safer than
rail and 1,000 times safer than trucks on our highways, on a
volume-distance basis.
De nombreuses études montrent que les pipelines sont de loin
le moyen le plus sûr pour transporter du pétrole et du gaz. Selon
une récente étude américaine, le transport par pipeline est environ
40 fois plus sûr que le transport ferroviaire et environ 1 000 fois
plus sûr que le transport routier, pour une distance et un volume
donnés.
Pipelines are also the only practical means of transporting large
volumes of natural gas and oil long distances. They are, by an
order of magnitude, the most cost and energy efficient, and they
have the lowest air emissions, including greenhouse gases, of the
various transportation modes. A train 75 kilometres in length
would be required to transport the 3 million barrels of oil
transported by pipeline in Canada every day.
Les pipelines sont le seul moyen pratique pour transporter de
grands volumes de gaz naturel et de pétrole sur de grandes
distances; ils constituent de loin le moyen le plus économique et le
plus écoénergétique et ils ont les émissions les plus faibles, y
compris de gaz à effet de serre, de tous les moyens de transport.
Pour transporter les trois millions de barils de brut livrés par
pipeline au Canada chaque jour, il faudrait un train de
75 kilomètres de long.
Transportation by pipeline is also becoming safer. In 2011, there
were five accidents reported on Canada’s federally regulated
pipelines, compared to a five-year average of nine, despite seeing
an increase of 30 per cent in the number of kilometres of pipeline
operating. Put another way, in Canada, in 2002, there were
0.076 incident per thousand kilometres. In 2010, there were
0.019 incident per thousand kilometres, an over 70 per cent decline.
Et le transport par pipeline devient de plus en plus sûr.
En 2011, il a été signalé cinq accidents sur des pipelines sous
réglementation fédérale, alors qu’il y en a eu neuf en moyenne au
cours des cinq dernières années, et ce, malgré une augmentation
de 30 p. 100 de la longueur du réseau de pipelines en exploitation.
Autrement dit, au Canada, en 2002, il y a eu 0,076 incident pour
mille kilomètres. En 2010, il y a eu 0,019 incident pour mille
kilomètres, soit une baisse de plus de 70 pour cent.
The regulatory process to approve, operate and maintain
pipelines is rigorous, thorough and transparent. Virtually every
aspect of pipeline design, construction, operation and
decomissioning must be approved by regulators. In Canada,
federal pipeline design, materials, construction and operations are
governed by the requirements set out in the National Energy
Board’s Onshore Pipeline Regulations, 1999 and by the Canadian
Standards Association Z662-11 standard. Each province also has
regulations for pipeline design, construction and operations under
their jurisdiction.
Le processus réglementaire qui régit l’approbation, l’exploitation
et l’entretien de pipelines est rigoureux, exhaustif et transparent.
Pratiquement tous les aspects de la conception, de la construction,
de l’exploitation et du déclassement des pipelines doivent être
approuvés par les organismes de réglementation. Au Canada, la
conception, les matériaux, la construction et l’exploitation des
pipelines sous réglementation fédérale sont régis par les dispositions
du Règlement de 1999 sur les pipelines terrestres, mis en pratique
par l’Office national de l’énergie, et par la norme Z662-11 de
l’Association canadienne de normalisation. En plus, chaque
province a ses propres règlements relativement à la conception, à
la construction et à l’exploitation de pipelines sous leur compétence.
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:25
TransCanada interfaces with in excess of 250 regulators and
regulatory agents on a federal, provincial, state and municipal level
throughout Canada, the United States and Mexico. In Canada
alone, this includes 5 regulators at the federal and provincial levels
and 41 regulatory agencies. TransCanada routinely monitors and
must comply with more than 150 regulations, directives, interim
directives, codes and standards for TransCanada’s operations in
Canada, the United States and Mexico.
TransCanada traite avec plus de 250 gouvernements et
organismes de réglementation de compétence fédérale,
provinciale, municipale et d’État au Canada, aux États-Unis et
au Mexique. Seulement au Canada, l’entreprise a des échanges
avec cinq gouvernements provinciaux et fédéral et 41 organismes
de réglementation. TransCanada doit constamment veiller au
respect de plus de 150 règlements, directives, directives
provisoires, codes et normes qui touchent ses activités au
Canada, aux États-Unis et au Mexique.
TransCanada has undergone four major pipeline audits
since 2002 and over 100 inspections since 2010 on its pipelines
and operations. None of these audits or inspections has resulted
in concerns for public safety, operations or the environment.
TransCanada a subi quatre grandes vérifications de ses pipelines
depuis 2002 et, depuis 2010, plus de 100 inspections de ses conduites
et de ses activités, et aucune vérification ou inspection n’a permis de
soulever des inquiétudes au sujet de la sécurité publique, des
activités d’exploitation ou de l’environnement.
The Canadian regulatory structure provides for recovery of
costs incurred for prudently maintaining and improving pipeline
safety. The pipeline operator has neither an earnings incentive nor
disincentive associated with these expenditures.
La réglementation canadienne prévoit le recouvrement des coûts
engagés pour maintenir et améliorer, par prudence, la sécurité des
pipelines, de sorte que l’exploitant du pipeline n’est pas encouragé
financièrement à faire ou à ne pas faire ces dépenses.
Safety is built into the full life cycle of a pipeline, starting with
design, construction, operation and, eventually, abandonment
and retirement.
La sécurité fait partie intégrante de toutes les étapes du cycle de
vie des pipelines, depuis la conception, en passant par la
construction et l’exploitation et finalement jusqu’à l’abandon ou
la désaffectation.
Pipeline routing is optimized to reduce impacts and risks to the
environment and population and to reduce integrity concerns.
Avoiding or minimizing unstable slopes and crossing major
waterways at the locations of least impact are examples.
Le tracé des pipelines est optimisé pour réduire les impacts et
les risques posés à l’environnement et à la population et diminuer
les inquiétudes en ce qui a trait à l’intégrité. Par exemple, on évite
autant que possible les pentes instables et on traverse les cours
d’eau à l’endroit où les impacts sont les plus faibles.
Pipeline coatings and components are specified and
manufactured to TransCanada’s specifications, which are
frequently more stringent than industry standards. At the pipe
mill, representative samples are taken during pipe manufacture
and tested using standardized methods to ensure that the material
properties that have been specified are being met. The pipe is
systematically inspected using ultrasonic imagery and visual
methods and then pressure tested with water to ensure pipe
quality control. This is all before it leaves the mill.
Les revêtements des conduites et les composantes sont détaillés
et fabriqués selon les spécifications de TransCanada, lesquelles
sont souvent plus rigoureuses que les normes de l’industrie. À
l’usine de fabrication des conduites, des échantillons
représentatifs sont prélevés durant la fabrication, et des essais
sont effectués suivant des méthodes normalisées en vue d’assurer
le respect des spécifications applicables aux propriétés des
matériaux. La conduite est systématiquement inspectée au
moyen de l’imagerie par ultrason et par des méthodes visuelles,
et elle subit un essai de pression effectué avec de l’eau aux fins de
contrôle de la qualité. Tout est fait avant la sortie de l’usine.
TransCanada employs industry best practices during
construction. The quality, safety and inspection standards we
adhere to on all of our projects are truly among the best in the
world.
TransCanada utilise les pratiques exemplaires de l’industrie
durant la construction. Les normes de qualité, de sécurité et
d’inspection auxquelles nous nous conformons pour tous nos
projets comptent véritablement parmi les meilleures au monde.
Prior to placing a pipeline into service, hydrostatic testing is
conducted at pressures well above design operating pressures to
prove the integrity of the pipeline. We then use in-line inspection
tools, known as smart pigs, which travel through the pipeline to
measure and test for any defects. Any anomalies that do not meet
acceptance criteria are cut out of the line prior to operation of the
pipeline to ensure they do not become problems in the future.
Avant l’entrée en service d’un pipeline, des essais
hydrostatiques sont effectués à des pressions bien supérieures à
la pression d’utilisation prévue en vue de prouver l’intégrité du
pipeline. Ensuite, nous utilisons un outil d’inspection interne,
appelé un « racleur intelligent », qui parcourt le pipeline pour
effectuer des mesures et des essais en vue de repérer les défauts, le
cas échéant. Les anomalies qui ne satisfont pas aux critères
acceptables sont enlevées avant l’entrée en service du pipeline
pour éviter les problèmes futurs.
37:26
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
Once a pipeline is approved for service and begins operation, it
is monitored around the clock at our pipeline control centre and is
regularly inspected and tested to ensure it remains safe. This
includes routine patrols of pipelines from the air and on the
ground, cathodic protection to prevent corrosion, in-line
inspection tools using high-resolution sensing technologies, and
investigative digs. A properly maintained pipeline system can
remain safe indefinitely.
Lorsqu’un pipeline est agréé pour l’exploitation et que son
utilisation commence, il est constamment surveillé par notre
centre de surveillance des pipelines, en plus d’être régulièrement
inspecté. Il subit des essais visant à nous assurer qu’il demeure
sécuritaire. Il y a notamment les patrouilles régulières de
surveillance des pipelines du haut des airs et au sol, la
protection cathodique pour prévenir la corrosion, les outils
d’inspection interne utilisant des technologies de détection haute
résolution, et les fouilles exploratoires. Un réseau de pipelines
entretenu correctement peut demeurer sécuritaire indéfiniment.
Our state-of-the-art monitoring and control systems, elevated
safety features and specialized staff training employed by our
pipelines ensure that any leaks or problems are quickly identified
and responded to. These features include: technology capable of
isolating any section of our pipeline, either automatically at the
valve or remotely from our control centre in Calgary; information
is transmitted to our control centres from thousands of data
points along our pipelines; 24-7 monitoring of the pipeline
operations by highly trained staff who are expected to shut down
the pipeline at the first sign of a problem until the cause of the
alarm is determined and confirmed; and an essential
TransCanada policy requirement that all possible problems are
investigated immediately by pipeline controllers and on-theground field staff. The pipeline cannot be restarted until it is
confirmed that it is safe to do so.
Grâce à nos systèmes de surveillance et de contrôle à la fine
pointe, à nos caractéristiques de sécurité de haut niveau et à la
formation du personnel spécialisé qui travaille sur nos pipelines,
les fuites et les problèmes sont rapidement décelés; et les mesures
correctrices, apportées. Voici ces caractéristiques. Nous avons une
technologie permettant d’isoler toute section du pipeline soit
automatiquement à la valve, soit à distance à partir de notre
centre de contrôle à Calgary. L’information est transmise à partir
de milliers de points de données le long des pipelines jusqu’à nos
centres de contrôle. Une surveillance en continu des pipelines est
assurée par des effectifs hautement qualifiés qui sont censés
fermer le pipeline au premier signe d’un problème jusqu’à ce que
la cause de l’alarme soit déterminée et confirmée. Une exigence
stratégique fondamentale est imposée, c’est-à-dire que tous les
problèmes possibles doivent faire immédiatement l’objet d’une
enquête par les contrôleurs du pipeline et le personnel sur le
terrain. Le pipeline ne peut être remis en service tant que l’absence
de risque n’est pas confirmée.
TransCanada has an extensive public awareness program that
provides excavators, contractors, community officials and
emergency responders with the information they need to live
safely near pipelines.
TransCanada réalise un programme exhaustif de sensibilisation
qui communique aux ouvriers à l’excavation, aux entrepreneurs,
aux autorités municipales et aux intervenants en cas d’urgence les
renseignements dont ils ont besoin pour vivre en toute sécurité à
proximité des pipelines.
The leading cause of pipeline failures in populated areas is
damage done by unauthorized excavations. TransCanada’s
Integrated Public Awareness Program supports various Call
Before You Dig programs throughout Canada and the United
States to educate the public about our facilities and to minimize
the risk from third-party damage.
Les défaillances de pipeline dans les régions habitées sont
principalement causées par des travaux d’excavation non
autorisés. Le programme intégré de sensibilisation du public de
TransCanada appuie divers programmes « Appelez avant de
creuser » partout au Canada et aux États-Unis afin d’informer le
public sur nos installations et de réduire au minimum les risques
résultant de dommages causés par un tiers.
TransCanada is a founding member and platinum sponsor of
the Common Ground Alliance and also supports the regional
partners at a provincial and state level to support and influence
damage prevention practices and priorities throughout North
America.
TransCanada est un membre fondateur et un parrain
« Platinum » de la Common Ground Alliance; l’entreprise
parraine également des partenaires régionaux dans les provinces
et les États en vue de soutenir les mesures de prévention des
dommages et les priorités en la matière et d’exercer une influence
à ce chapitre dans l’ensemble de l’Amérique du Nord.
Emergency response plans are developed in a detailed and
comprehensive way in collaboration with local emergency
response partners in the communities in which we operate.
Des plans d’intervention d’urgence détaillés et exhaustifs sont
élaborés en collaboration avec les organismes d’intervention
d’urgence partenaires dans les collectivités où nous sommes
présents.
Every effort is made to ensure safety and protection of the
environment throughout the life cycle of the pipeline.
Tous les efforts sont déployés pour assurer la sécurité et la
protection de l’environnement tout au long du cycle de vie du
pipeline.
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:27
TransCanada’s Pipeline Integrity Management System is a set of
approximately 150 interrelated and interacting processes and
procedures used to ensure the integrity of the pipeline. Quite
simply, management systems facilitate safety by following a
continuous cycle of plan, do, check and act. TransCanada’s
integrity department identifies what can go wrong through a
process of identifying threats, conducting risk assessments and
developing a maintenance program to address these threats. The
program typically consists of in-line inspections, excavations and
selected hydro testing. The findings from inspections and
excavations are analyzed to measure the effectiveness of the
program and to promote continual improvement. The failure rate
for TransCanada’s gas transmission pipelines for the period
of 2000 to 2009 declined 40 per cent compared to the previous
decade, 1990 to 1999. The failure rate for the period of 2010 to 2019
is projected to decline 67 per cent from the failure rate of
2000 to 2009. Nevertheless, our goal is zero, and we will
relentlessly pursue that goal.
Le système de gestion de l’intégrité des conduites de
TransCanada est un ensemble d’environ 150 processus et
procédures interdépendants et interactifs servant à veiller à
l’intégrité des conduites. Tout simplement, les systèmes de
gestion contribuent à la sécurité en suivant le cycle continu du
« Planifier, Faire, Vérifier et Réagir ». Le service responsable de
l’intégrité des conduites de TransCanada détecte les problèmes
possibles au moyen d’un processus qui consiste à déterminer les
menaces, à effectuer des évaluations des risques et à élaborer un
programme de maintenance pour contrer ces menaces. En règle
générale, le programme consiste à faire des inspections internes, à
effectuer des travaux d’excavation et à procéder à des essais
hydrostatiques. Les constatations faites à la suite des inspections
et des travaux d’excavation sont analysées pour évaluer l’efficacité
du programme et encourager l’amélioration en continu. Le taux
de défaillance des gazoducs de TransCanada de 2000 à 2009 a
diminué de 40 p. 100 comparativement à la décennie précédente,
de 1990 à 1999. On prévoit que le taux de défaillance pour la
période de 2010 à 2019 diminuera de 67 p. 100 par rapport au
taux pour la période de 2000 à 2009. N’empêche que notre objectif
est d’atteindre la perfection, et nous n’arrêterons pas tant que
nous ne l’aurons pas atteint.
TransCanada recognizes the importance of technology
development and is an industry leader in the implementation of
industry best practices and new technology development.
Through our technology management programs, TransCanada
has successfully adopted best practice approaches in the areas of
pipe hazard management, pipe condition monitoring and
surveillance and pipe repair methodologies.
TransCanada reconnaît l’importance du développement
technologique et est un chef de file de l’industrie au chapitre de
la mise en œuvre des pratiques exemplaires de l’industrie et du
développement de nouvelles technologies. Par le truchement des
programmes de gestion de la technologie, TransCanada a adopté
avec succès des pratiques exemplaires dans les domaines de la
gestion des risques liés aux conduites, du contrôle et de la
surveillance de l’état des conduites et des méthodes de réparation
des conduites.
In conclusion, our first priority is the safety of our employees
and the public. Safety defines our company and our social licence
to operate. TransCanada has one of the best safety and operating
records in our industry. We make it clear to all of our employees
and contractors that we will not tolerate anything that
undermines the safety and reliability of our facilities. While we
are very proud of these accomplishments, we continually strive to
do better and work with our industry partners to make the entire
industry safer.
En terminant, la priorité principale de TransCanada est la
sécurité des employés de l’entreprise et du public. La sécurité est la
marque et le permis social d’exploitation de TransCanada. Les
antécédents de TransCanada en matière de sécurité et
d’exploitation comptent parmi les meilleurs dans l’industrie.
Nous informons clairement nos employés et nos entrepreneurs
que nous ne tolérons rien qui puisse porter atteinte à la sécurité et
à la fiabilité de nos installations. Nous sommes très fiers de nos
réalisations, mais nous nous efforçons sans cesse de faire mieux et
nous travaillons avec nos partenaires de l’industrie en vue de
rendre plus sécuritaire l’ensemble de l’industrie.
The Chair: Thank you very much for that presentation. I will
start off with one quick question.
Le président : Merci beaucoup de votre exposé. Je vais lancer le
bal en vous posant une petite question.
About halfway through your presentation, you talked about
putting into service a new pipeline and doing numerous different
tests to ensure it is okay. You say that any defects are cut out of
the line prior to operation. I understand that too, but how often
does that happen? Would that be welding defects, or by any
chance do you find defects in the pipe after?
Environ au milieu de votre exposé, vous avez abordé l’entrée en
service d’un pipeline et les divers tests pour en assurer l’intégrité.
Vous avez dit que les anomalies sont enlevées avant l’entrée en
service du pipeline. Je le comprends, mais j’aimerais savoir si cela
arrive souvent. S’agit-il de défauts de soudure? Vous arrive-t-il de
constater par la suite des défauts dans la conduite?
Mr. Wishart: Generally, I do not think we have ever found a
welding defect at that late a stage. We do 100 per cent inspections
of our welds, so every single weld on our pipelines is
radiographically inspected. We use a new automated ultrasonic
M. Wishart : De manière générale, je ne crois pas que nous
ayons déjà trouvé un défaut de soudure aussi tard dans la chaîne.
Nous inspectons toutes les soudures. Chaque soudure est inspectée
au moyen de rayons X. Nous avons recours à une nouvelle
37:28
Energy, Environment and Natural Resources
technology. We ensure the integrity of the weld is good long
before we hydrostatically test it or put it into service. Normally, if
any issues arise in that last moment — the point you are making
reference to — when we do an in-line inspection before we put it
into service, we are looking mostly at that point for dents or
buckles that have occurred after the pipe has been put into the
ditch. Perhaps a rock was dropped on it or it sat on a rock and
there was a dent.
The Chair: You never found a pipe defect either, then?
Mr. Wishart: Not at that point.
14-2-2013
technologie automatisée par ultrason. Nous nous assurons de
l’intégrité de la soudure bien avant de procéder aux essais
hydrostatiques ou de mettre le pipeline en service. Si des
anomalies sont remarquées à cette étape, à l’étape à laquelle vous
faites allusion, soit au moment de l’inspection interne du pipeline
avant de le mettre en service, nous vérifions principalement que des
bosses ou des renflements ne se sont pas formés après l’installation
du pipeline dans le fossé. Une roche est peut-être tombée sur le
pipeline, ou une roche sous le pipeline a causé un renflement.
Le président : Vous n’avez donc jamais remarqué de défaut
dans une conduite, n’est-ce pas?
M. Wishart : Pas à cette étape.
Senator Mitchell: I am dying to know your answer to the
question that was deferred to you, so I will go right to it. It has
already been asked, the one about conversion.
Le sénateur Mitchell : Je meurs d’envie d’entendre votre
réponse à la question qui vous a été renvoyée. Allons-y sans
plus attendre. La question a déjà été posée; elle porte sur la
transformation d’un pipeline.
Mr. Wishart: I will defer most of this to Mr. Chittick, who
knows this much better than I do.
M. Wishart : Je vais laisser M. Chittick vous donner la plupart
des éléments de réponses, parce qu’il connaît ce sujet mieux que
moi.
The pipeline itself, the steel, is not any different when it is in an
oil service or a gas service. The specifications of the pipe are the
same. To put that into oil service we would remove compressors
and put in pumps to put in tankage upstream — because we have
a batched product instead of a commingled gas service — and we
would change our SCADA systems, our supervisory control and
data control and acquisition. It must have a different
configuration for leak detection for oil than it would for gas.
Le pipeline en soi, l’acier, n’est pas différent que ce soit utilisé
pour le transport de pétrole ou de gaz. Les caractéristiques
techniques du pipeline sont les mêmes. Pour le transport de
pétrole, nous retirerions les compresseurs et installerions des
pompes pour avoir de la capacité de stockage en amont, parce
que nous avons un lot au lieu d’un service de gaz mélangé. Nous
devrions modifier notre système SCADA, notre système
d’acquisition et de contrôle des données. Il faut une configuration
différente pour déceler les fuites lorsqu’il s’agit de pétrole que
lorsqu’il s’agit de gaz.
We replace a lot of valves and we would put new valves in
because, as pointed out earlier, gas is lighter than air, so it
dissipates. Oil is not, and so you need to have valves close to river
crossings and other water bodies and things like that to ensure
you can minimize the volume in those areas. There would be
valves added to the pipeline system as well. Finally, we have to
change our emergency response planning, because we would have
to have a plan that would be suitable for an oil spill relative to the
release of gas.
Nous remplacerions beaucoup de valves et nous en
installerions de nouvelles, parce que, comme on l’a mentionné
plus tôt, le gaz est plus léger que l’air et se dissipe, ce qui n’est pas
le cas du pétrole. Il faut donc installer des valves à proximité des
endroits où le pipeline traverse un cours d’eau en vue de nous
assurer de pouvoir réduire le volume à ces endroits. Des valves
seraient également ajoutées au réseau de pipelines. Enfin, il faut
modifier notre planification des interventions d’urgence, parce
que nous devons avoir un plan adéquat dans le cas d’un
déversement de pétrole et non d’une fuite de gaz.
David Chittick, Director, Pipe Integrity, TransCanada: I think
Mr. Wishart answered just about everything there. We have done
this once with our Keystone pipeline. We converted 870 kilometres.
In that process we had to prove the ‘‘fit for purpose’’ for the pipeline
to operate in oil and submit that to the NEB for their approval.
Basically, the pipeline, the materials and the wall thickness are there
to ensure pressure-containing capacity.
David Chittick, directeur, Intégrité des gazoducs, TransCanada :
Je crois que M. Wishart a fait passablement le tour de la question.
Nous l’avons déjà fait à une reprise avec le pipeline Keystone.
Nous avons converti 870 kilomètres. Dans le cadre du processus,
nous devions prouver que le pipeline convenait au transport de
pétrole et remettre le tout à l’ONE aux fins d’approbation.
The threats to the pipeline are pretty much similar: cracking,
external corrosion, internal corrosion, weather and outside force.
The slight difference in an oil pipeline is there are more pressure
cycles and so you can have a small crack in an oil pipeline that
Les menaces qui pèsent sur un pipeline sont sensiblement
similaires : les fissures, la corrosion externe, la corrosion interne,
les conditions météorologiques et les forces extérieures. La petite
différence dans un oléoduc est qu’il y a davantage de cycles de
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:29
pressure cycles would act upon. However, we have technology
readily available to identify the location of those cracks and
enable the removal of the cracks.
pression; il se peut donc qu’une petite fissure progresse à cause des
cycles de pression. Par contre, nous avons de l’équipement pour
déterminer l’emplacement des fissures et les enlever.
Senator Mitchell: I do not want to put you on the spot in this
case, and it may be something you cannot talk about, but I would
like to give you a chance to answer.
Le sénateur Mitchell : Je ne veux pas vous mettre sur la sellette,
et c’est peut-être quelque chose dont vous ne pouvez pas parler,
mais j’aimerais vous donner l’occasion de répondre.
There were allegations last year. There was a whistle-blower.
You know the case I am talking about regarding alleged internal
difficulties. Would you like to address and respond to that?
Nous avons entendu des allégations l’an dernier. Une personne
a sonné l’alarme. Comme vous vous en doutez, je fais allusion aux
allégations d’irrégularités au sein de votre entreprise. Aimeriezvous aborder la question?
Mr. Wishart: Yes. I will respond at least partially. We would
like to maintain the dignity and respect of the individual involved,
so we will not get into details of that.
M. Wishart : Oui. Je vais aborder la question, du moins
partiellement. Nous voulons préserver la dignité et le respect de la
personne en question. Nous n’entrerons donc pas dans les détails.
I would draw to your attention that when this particular
individual raised concerns, the Chief Executive Officer of
TransCanada immediately called for an investigation — which
was done both through independent third parties, as well as
internal parties — to see whether or not there was a substance to
the issues that were raised.
J’aimerais souligner que lorsque la personne a fait part de ses
inquiétudes, le PDG de TransCanada a immédiatement demandé
une enquête pour déterminer si les allégations étaient fondées.
L’enquête a été confiée à des tiers externes et internes.
From that, the investigations determined that all of the issues
raised had been addressed in the normal course of quality control,
so there may have been a problem, but the next phase in a typical
plan — do, check — had picked up those issues.
L’enquête a démontré à ce sujet que tous les problèmes relevés
avaient été abordés dans le cadre normal du contrôle de la qualité.
Bref, il y avait peut-être un problème, mais l’étape suivante dans
un plan typique, soit faire et vérifier, a permis de le déceler.
Finally, when this was brought to the attention of the National
Energy Board, they did note in the letter they made public that
none of the allegations had to do with anything that represented a
risk to people or to the environment. It was more administrative
quality control issues that were raised.
Enfin, lorsque l’affaire a été portée à l’attention de l’Office
national de l’énergie, on a indiqué dans une lettre rendue publique
qu’aucune des allégations n’avait trait à quoi que ce soit pouvant
représenter un risque pour la population ou pour
l’environnement. Les problèmes soulevés touchaient davantage
le contrôle de la qualité du point de vue administratif.
Senator Mitchell: I am interested and I am asking this of most
of the industrial witnesses who come. I asked the question earlier
on how you set up your monitoring. Do you have a centralized
monitoring facility? How does that compare to what was in place
in the Kalamazoo case? What would you learn from that and
could that happen to you?
Le sénateur Mitchell : C’est une question que je pose à la
plupart des témoins de l’industrie qui comparaissent devant nous.
Je vous ai interrogé tout à l’heure au sujet de vos installations.
Avez-vous un centre de contrôle? En quoi votre situation se
compare-t-elle aux mesures en place dans le cas de Kalamazoo?
Qu’avez-vous appris de ce déversement et est-ce que la même
chose pourrait vous arriver?
Mr. Wishart: I think there were about three questions there, so
I will try to get each of those.
M. Wishart : Je crois que vous avez sans doute posé trois
questions en même temps, mais je vais essayer d’y répondre.
The Chair: He is always sneaking them in.
Le président : Il essaie toujours d’en faufiler quelques-unes.
Mr. Wishart: First, we do have a central control centre in
Calgary, quite a sophisticated one, and we would invite the Senate
to come and visit if they choose. You are more than welcome to
do so. It runs all of our gas pipeline systems that carry Canadian
gas, so all of our Canadian pipeline systems, as well as a number
of American systems that are delivering gas from Canada to the
American marketplace. Our oil pipeline system is run out of the
same control system. It is a huge floor with a lot of people on it
and lots of monitors and computers around the room.
M. Wishart : Tout d’abord, nous avons effectivement un
centre de contrôle très perfectionné à Calgary, et les sénateurs
sont d’ailleurs les bienvenus s’ils souhaitent venir le visiter. On y
gère tout le réseau de pipelines pour le transport du gaz naturel au
Canada ainsi qu’un certain nombre de gazoducs transportant du
gaz canadien vers les marchés américains. Le même centre sert
aussi au contrôle de notre réseau d’oléoducs. C’est une très grande
pièce où une foule de gens s’activent devant des tas de moniteurs
et d’ordinateurs.
I cannot speak definitively on behalf of Enbridge and how they
are configured in terms of their control systems per se. However,
we have a philosophy and a policy in our company that if there is
Je ne peux bien évidemment pas vous parler des systèmes de
contrôle en place chez Enbridge. Je peux toutefois vous dire que
notre entreprise a une politique bien établie en la matière. Si un
37:30
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
something that alarms and the operator does not know the
answer, or if a third party contacts us and says they are
concerned, they smell something or they see something, all
systems are shut down and the segment is isolated until a field
employee verifies that it is safe to restart. I think that may not
have occurred in the case of Kalamazoo.
opérateur n’a pas la solution en présence d’une situation
alarmante, ou si un tiers nous signale une odeur suspecte ou
autre chose d’anormal, tout le réseau est arrêté et le tronçon
concerné est isolé jusqu’à ce qu’un employé se rende sur place
pour voir si l’on peut relancer le réseau en toute sécurité. J’ai
l’impression que l’on n’a pas nécessairement agi de cette manière
dans le cas de Kalamazoo.
Senator Johnson: Can we talk a bit about the Keystone XL
pipeline where you made a request in May? You applied to the
State Department for the project again and proposed this new
route. I would like you to tell us about that new route and why it
is not as sensitive environmentally. In Nebraska, the governor
approved it, so you were in good shape, and now you need a
Presidential Permit. What will you do if it does not happen? What
is your push-back or position going to be if you do get it in,
because he would have to approve it if Nebraska just approved.
La sénatrice Johnson : Pouvons-nous parler un peu du pipeline
Keystone XL pour lequel vous avez présenté une demande en
mai? Vous avez adressé une nouvelle requête au département
d’État en proposant un tracé différent. J’aimerais que vous nous
en disiez plus long au sujet de ce nouveau tracé et des raisons pour
lesquelles il est moins dommageable pour l’environnement. Vous
avez obtenu l’approbation du gouverneur du Nebraska, ce qui est
déjà une bonne chose, mais il vous faut maintenant un permis
présidentiel. Qu’allez-vous faire si vous ne l’obtenez pas? Quelle
serait votre position de repli le cas échéant?
Mr. Wishart: I think there were several questions there, so if I
do not get them all, please remind me.
M. Wishart : Vous avez posé plusieurs questions à la fois; si
j’en oublie, n’hésitez pas à me le faire savoir.
We did choose a different route in Nebraska that avoided an
area that they have designated as the Nebraska Sandhills. The
work that concluded in August of the previous year in a final
federal environmental impact statement looked at some
16 different pipeline routes, including going around the
Sandhills. It concluded that the route through the Sandhills was
the least environmentally impactful route. The federal FEIS made
that conclusion. The State of Nebraska de facto objected to that
conclusion and for that reason we have moved around those
Sandhills.
Au Nebraska, nous avons choisi un tracé différent pour éviter
la région des Sandhills. Dans le cadre du travail qui a abouti en
août de l’année précédente à une description définitive des
répercussions environnementales, 16 tracés différents ont été
envisagés pour le pipeline, y compris le contournement des
Sandhills. Le processus fédéral d’évaluation environnementale en
est arrivé à la conclusion que le parcours traversant les Sandhills
était celui qui avait le moins d’impact sur l’environnement. L’État
du Nebraska s’est objecté de facto à cette conclusion et nous
avons donc dû contourner ces Sandhills
In terms of a pure scientist’s perspective, we have not
necessarily improved the overall environmental risks; we have
just changed them. We have gone around the Sandhills to a
different area, which obviously adds distance to the pipeline.
Nevertheless, we have an endorsement from the state and from
the governor and seem to have resolved the issue of crossing
through the Nebraska Sandhills.
D’un point de vue purement scientifique, nous n’avons pas
nécessairement réduit les risques globaux pour l’environnement;
nous les avons simplement déplacés. Nous avons contourné les
Sandhills en faisant passer le pipeline dans un autre secteur, ce qui
a bien sûr pour effet d’allonger la distance parcourue. Quoi qu’il
en soit, nous avons obtenu l’approbation de l’État et du
gouverneur et semblons bien avoir réglé le problème du passage
par la région des Sandhills.
Relative to the speculation on whether we will receive the
Presidential Permit for the pipeline or not, we remain confident
that will occur. To us, the logical perspective from the U.S. is that
they consume a large amount of imported oil — about 10 million
barrels a day — and, frankly, it is a decision they have on where
they wish to source that. If they do not source that from Canada,
then they will source it from some other place, such as Nigeria,
Venezuela or Saudi Arabia, but they are not changing their
consumption of oil because of production of oil in Canada. The
two are not related despite the fact that a number of parties are
trying to make them related.
Quant à savoir si nous allons obtenir le permis présidentiel
nécessaire, nous demeurons confiants. En toute logique, comme
les États-Unis consomment une très grande quantité de pétrole
importé — quelque 10 millions de barils par jour — il s’agit
seulement pour eux de décider à quelle source ils vont
s’approvisionner. S’ils n’achètent pas le pétrole canadien, ils
vont se tourner vers d’autres pays producteurs comme le Nigéria,
le Venezuela ou l’Arabie saoudite, mais ils ne vont pas changer
leurs habitudes de consommation pour autant. Il n’y a aucun lien
entre ces deux éléments, même si certains essaient de nous faire
croire le contraire.
The fact is that the United States consumes a lot of oil that they
do not produce and they need to import oil. We think the logical
and the safest, most environmentally sound way of moving that
Le fait est que les États-Unis consomment beaucoup plus de
pétrole qu’ils n’en produisent et qu’ils doivent donc en importer.
Selon nous, il n’existe pas pour les Américains de moyen plus
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:31
oil to marketplace is through a pipeline, one that connects to their
best trading partner and one who shares values with them.
logique, plus sûr et moins néfaste pour l’environnement qu’un
pipeline pour transporter ce pétrole produit par leur meilleur
partenaire commercial avec lequel ils ont bien des valeurs en
commun.
Senator Johnson: Canada certainly does not disagree with that.
It would be really harsh on our relationship, but how long can
you wait without it becoming a negative or serious negative factor
for us?
La sénatrice Johnson : Le Canada est certes du même avis. Nos
relations pourraient en souffrir, mais combien de temps pouvonsnous attendre encore sans qu’il y ait de répercussions négatives
pour nous?
Mr. Wishart: It is a serious negative for the Canadian economy
already. I made reference to the Canada West Foundation
calculating that it is costing the Canadian economy somewhere
between $30 million and $70 million dollars per day now. There
are very large differentials between similar qualities of oil in
Canada and marketplaces on the Gulf Coast, and the East Coast
of Canada as well, that are only there because of a lack of
transportation capacity between the supply and the demand. It is
costing our economy a lot as we speak.
M. Wishart : Les impacts sont déjà très néfastes pour
l’économie canadienne. Je vous ai parlé du calcul de la Canada
West Foundation qui estime qu’il en coûte actuellement entre
30 millions et 70 millions de dollars par jour à l’économie
canadienne. Il y a des écarts très importants entre des qualités
similaires de pétrole au Canada et dans des marchés comme la
côte du golfe du Mexique et la côte Est du Canada. La situation
est uniquement attribuable au manque de capacité de transport
entre l’offre et la demande. Tout cela est déjà très coûteux pour
notre économie.
Senator Johnson: A lot of work is happening on the ground in
Washington. The Canada-U.S. group that I chair is going down
in two weeks and to meet with 15 or 20 members and
congressmen. In May, we met with them as well, and there were
very few who were opposed to this in either party. There has been
a bit of a shift, I think. Thank you for your answer.
La sénatrice Johnson : Il y a beaucoup de travail qui se fait sur
le terrain à Washington. Le groupe Canada-États-Unis que je
préside sera là-bas dans deux semaines pour rencontrer de
15 à 20 députés et membres du Congrès. Nous les avons tous
rencontrés en mai dernier et très peu s’opposaient à cette idée
dans un parti ou dans l’autre. Je suppose qu’il y a eu une certaine
évolution. Merci pour votre réponse.
Senator Patterson: On the Keystone XL pipeline, if I may, I
understand that TransCanada has announced that you would
proceed with the development of a segment of the project from
Cushing, Oklahoma, to the Gulf of Mexico. Will that investment
depend on obtaining the Presidential Permit for the full line? In
other words, is that a risky thing to do or will it have another use
if you do not get the Presidential Permit?
Le sénateur Patterson : Pour ce qui est du pipeline Keystone
XL, je crois que TransCanada a annoncé qu’elle irait de l’avant
avec la construction d’un tronçon allant de Cushing, en
Oklahoma, jusqu’au golfe du Mexique. Est-ce que cet
investissement est assujetti à l’obtention du permis présidentiel
pour l’ensemble du pipeline? Autrement dit, êtes-vous en train de
prendre un grand risque ou y a-t-il une autre utilisation possible si
vous n’obtenez pas le permis présidentiel?
Mr. Wishart: The current status is that we are more than half
constructed. The pipeline itself is probably about 60 per cent
completed as we speak. The overall project is about half done, so
we are well on our way to completing that project, and it does
have its own use and market need as well. It did not require a
Presidential Permit for that. It is an interstate pipeline, but it was
not one for which the State Department or Presidential Permit is
required.
M. Wishart : La construction est déjà à moitié terminée. Je
dirais qu’environ 60 p. 100 du pipeline lui-même est déjà en place.
Le projet dans son ensemble est à peu près à mi-chemin, ce qui
nous permet de dire que les choses fonctionnent bien et que ce
pipeline répond à un besoin sur le marché et pourra être utilisé
quoi qu’il advienne. L’obtention du permis présidentiel n’est pas
nécessaire. C’est un pipeline inter-États, mais sa mise en place
n’exige pas d’autorisation du département d’État ou de permis
présidentiel.
The Presidential Permit is only required for the 50 feet
necessary to get across the border, and then on both sides of
the border it is run by standard, existing regulatory processes on
both the U.S. and Canadian side. We have had National Energy
Board approval for many years and we have actually completed a
lot of the construction on the Canadian side. On the U.S. side we
are still waiting for that 50 feet that is associated with the
Presidential Permit and then we can start to move from there.
On a besoin d’un permis présidentiel uniquement pour le tronçon
de 50 pieds nécessaire pour traverser la frontière. De part et d’autre
de celle-ci, on peut ensuite construire le pipeline en suivant la
réglementation applicable. Nous avons obtenu l’approbation de
l’Office national de l’énergie depuis de nombreuses années et une
grande partie du travail de construction est terminée du côté
canadien. Du côté des États-Unis, nous attendons toujours la
portion de 50 pieds assujettie au permis présidentiel après quoi nous
pourrons poursuivre nos travaux.
37:32
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
Senator Wallace: Mr. Wishart, when you described some of the
new projects that TransCanada is working on — of course
Keystone and potentially two natural gas lines in British
Columbia — I did not hear you mention another line. It is of
interest to me being from East Coast of Canada, the line that is
being spoken of — I would not say it has been proposed yet —
that would run from Montreal to Saint John, New Brunswick,
and in particular the Irving oil refinery, which is the largest
refinery in the country at 300,000 barrels a day, which if it were
built would be at the end of it. What can you tell us about that
project? What are your thoughts and where are things in
TransCanada right now in considering that project?
Le sénateur Wallace : Monsieur Wishart, lorsque vous avez
décrit quelques-uns des nouveaux projets menés par
TransCanada, dont bien sûr Keystone et deux éventuels
gazoducs en Colombie-Britannique, je ne vous ai pas entendu
parler d’un autre tracé qui m’intéresse, car je viens de la côte Est
du Canada. Je parle du pipeline dont il est question — et je n’irai
pas jusqu’à dire qu’il a été proposé — pour relier Montréal à Saint
John (Nouveau-Brunswick) et plus particulièrement à la raffinerie
Irving, la plus grande au pays avec sa production de
300 000 barils par jour. Que pouvez-vous nous dire de plus au
sujet de ce projet? Où en êtes-vous dans vos réflexions et comment
se situe actuellement TransCanada par rapport à ce projet?
Mr. Wishart: We spent the better part of two years doing
technical studies and economic studies behind that project,
including talking to the governments along the route and
producers and refiners, including the Irving refinery, to
determine whether there is interest in the pipeline and whether
that interest would be sufficient to make it an economic project to
move forward.
M. Wishart : Nous avons consacré pour ainsi dire deux années
aux études techniques et économiques nécessaires à la réalisation
d’un tel projet. Nous avons notamment parlé aux gouvernements
concernés ainsi qu’aux producteurs et aux raffineurs, y compris
Irving, pour déterminer s’il y avait de l’intérêt pour un tel pipeline
et si cet intérêt est suffisant pour assurer la rentabilité du projet.
We have largely completed those studies. It clearly is
technically feasible. It is an economically feasible pipeline. We
believe that we will be able to gain support from producers and
refiners to move that forward, but that is the piece that is missing
at this point in time. We need commitments from the producer
community and the refiner community that they indeed want this
pipeline project to move forward and that they are willing to
commit to it moving forward. When that occurs, we will start the
regulatory process to move that to fruition.
Nous avons à toutes fins utiles terminé ces études. Il en ressort
clairement que le projet est réalisable du point de vue technique.
C’est aussi un pipeline qui pourrait être rentable. Nous croyons
pouvoir obtenir le soutien des producteurs et des raffineurs pour
aller de l’avant, mais c’est ce qui nous manque pour l’instant.
Nous avons besoin d’engagements de leur part quant à leur
volonté de mener à terme le projet. Une fois ces garanties
obtenues, nous amorcerons le processus réglementaire pour
concrétiser le tout.
Senator Wallace: Last week we heard from representatives of
Natural Resources Canada. They provided us with information
about pipeline capacities throughout the country, including those
that TransCanada is working on at this point. It was interesting,
to put it mildly, to see the pipeline capacity of Keystone as
compared to this line that potentially could run from Montreal to
Saint John. The Montreal to Saint John line would have
50 per cent larger capacity than Keystone, which I guess shows
what the significance of that line would be in terms of getting
shut-in crude, Alberta crude, to market if it were built.
Le sénateur Wallace : La semaine dernière, nous avons entendu
des représentants de Ressources naturelles Canada. Ils nous ont
fourni des renseignements sur les installations de pipelines au
Canada, y compris celles en cours d’aménagement par
TransCanada. Il était intéressant, c’est le moins que l’on puisse
dire, de pouvoir comparer la capacité de transport de Keystone à
celle du pipeline qui pourrait éventuellement relier Montréal et
Saint John. La capacité de ce dernier serait supérieure de
50 p. 100 à celle de Keystone, ce qui montre bien toute
l’importance que ce pipeline pourrait avoir pour l’acheminement
sur ces marchés du brut de l’Alberta.
When I think of it going to the East Coast and the
300,000 barrels to the refinery, the information given to us is
that you were looking at capacity in that line of a million barrels a
day, or another 700,000 barrels. I take it that must be with a view
that there is an export opportunity as well from the East Coast of
Canada. Is that correct?
Ce pipeline pourrait alimenter la côte Est en transportant
300 000 barils de brut à la raffinerie, mais on nous dit que vous
envisagez une capacité à hauteur d’un million de barils par jour,
ce qui nous donnerait 700 000 barils supplémentaires. Je suppose
donc que vous devez considérer qu’il y a des possibilités
d’exportation à partir de la côte Est du pays également. Est-ce
que je me trompe?
Mr. Wishart: I think that is at least partially correct. The
capacity of that line will depend on which of the existing six
pipelines across the Canadian nation we take out of service and
transition to an oil service. The original Keystone pipeline, which
has a capacity of a little less than 600,000 barrels, is a 30-inch line in
reality. It has 34-inch pieces, the smallest being 30. The numbers
that have been thrown around relative to servicing Eastern Canada
M. Wishart : Je pense que c’est en partie vrai. La capacité de ce
nouveau tracé dépendra des décisions prises quant à savoir
lesquels des six pipelines existants au Canada seront mis hors
service pour être utilisés dorénavant aux fins du transport du brut.
Au départ, le pipeline Keystone dont la capacité est d’un peu
moins de 600 000 barils est en fait d’un diamètre de 30 pouces,
même s’il comporte des sections dont le diamètre atteint
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:33
with a converted line go as high as a 48-inch pipeline. If it were to be
that high, you would end up with a fairly large amount of capacity
just based on the diameter of the pipeline.
34 pouces. Dans les chiffres qu’on a pu entendre concernant un
nouveau tracé pour desservir l’Est du pays, on est allé jusqu’à
48 pouces. Du seul fait de ce diamètre beaucoup plus grand, on
obtiendrait une capacité de transport vraiment considérable.
You would not necessarily build all that capacity in. You
would add just the horsepower necessary to move the volumes
that you would contract and it would have ultimately an
expansion capability over time. I think, in fact, that it could
very much be an export line. There is refining capacity in
Montreal, in Quebec City and in Saint John. Collectively, that is
600,000 barrels a day, so there is a bigger market than just Saint
John, New Brunswick, as well.
On n’exploiterait pas nécessairement le pipeline à pleine capacité.
Il suffirait de déployer l’énergie nécessaire au transport des volumes
prévus par contrat en se gardant la possibilité d’accroître la capacité
éventuellement. Je crois donc que ce pipeline pourrait fort bien
servir à l’exportation. Il y a des installations de raffinage à
Montréal, à Québec et à Saint John. La capacité globale serait de
600 000 barils par jour, ce qui fait que le marché ne se limiterait pas
à Saint John (Nouveau-Brunswick).
You could envision a situation where either oil was exported
from Canada through that particular pipeline, perhaps as far as
India, or alternatively, upgraded oil where you could use the
synergies with any one of those refineries along that route to add
upgrading capacity, which is a lot less expensive than doing it on a
stand-alone basis. There are tremendous synergies and efficiencies
in building upgrading capacity within a refining area.
On pourrait envisager un scénario où le pétrole serait exporté
via ce pipeline, peut-être aussi loin qu’en Inde, ou encore on
pourrait tirer parti de toute cette capacité de raffinage le long du
pipeline pour enrichir le pétrole en cours de route, ce qui est
beaucoup moins coûteux que de le faire isolément. Le
développement d’une telle capacité de valorisation faciliterait
énormément la synergie et les gains d’efficience.
Finally, you could export refined products. There are a number
of ways where that line could service an ever-greater market, but
it could be an oil market, a synthetic market or potentially a
refined products market.
En fin de compte, on pourrait exporter des produits raffinés. Il
y a différentes façons d’utiliser ce pipeline pour desservir un
marché toujours grandissant, mais on peut penser notamment au
pétrole, au brut de synthèse ou même aux produits raffinés.
Senator Wallace: With the potential volumes that could be
transported through that line, obviously it is significant to the
East Coast of Canada, but in terms of Alberta, the consequences
to Alberta and being able to get otherwise shut-in oil to market, it
is huge on the national scale as well, is it not?
Le sénateur Wallace : Compte tenu des volumes qui pourraient
être transportés au moyen de ce pipeline, il revêt bien évidemment
une grande importance pour la côte Est du Canada, mais aussi
pour l’Alberta qui doit trouver des débouchés pour son pétrole et
des moyens de l’acheminer en conséquence. Ne diriez-vous pas
que c’est un projet crucial à l’échelle nationale?
Mr. Wishart: It absolutely is. The projections that the
Canadian Association of Petroleum Producers have in terms of
an ultimate capacity post-2025 could be as high as 6 million
barrels a day of production out of Canada. We have capacity
today to move 3 million barrels of oil. Therefore, we could use
1 million barrels to the East Coast and would still need fairly
substantive access to other marketplaces to sell 6 million barrels
of oil a day.
M. Wishart : Tout à fait. Selon les projections de l’Association
canadienne des producteurs pétroliers, la production quotidienne
au pays pourrait atteindre pas moins de six millions de barils
après 2025. Nous possédons aujourd’hui la capacité d’en expédier
trois millions de barils. Nous pourrions donc exploiter cette
capacité d’un million de barils vers la côte Est et il nous faudrait
encore trouver d’importantes voies d’accès vers d’autres marchés
pour écouler nos six millions de barils de pétrole par jour.
Senator Ringuette: What would happen to the market for gas
regarding the gas pipeline that you would transfer to an oil
pipeline?
La sénatrice Ringuette : Qu’adviendra-t-il des gens qui reçoivent
leur gaz naturel via le gazoduc que vous transformeriez en oléoduc?
Mr. Wishart: We built our Canadian system on the basis of
being virtually the sole provider of gas for Eastern Canada. At
one time, it was designed for 7.2 billion cubic feet a day of
capacity; that is how much capacity we built into it. Since that
time, though, a pipeline was built through the United States that
comes back into Canada — the Alliance and Vector systems. That
added almost 1.8 billion cubic feet of capacity delivery to Eastern
Canada.
M. Wishart : Nous avons conçu le réseau canadien en
considérant que nous serions à toutes fins utiles le seul
fournisseur de gaz pour l’Est du pays. Nous avions prévu au
départ une capacité de 7,2 milliards de pieds cubes par jour.
Depuis lors, un gazoduc construit aux États-Unis — le réseau
Alliance et Vector — remonte jusqu’au Canada et ajoute une
capacité de près de 1,8 milliard de pieds cubes dans l’Est du pays.
In recent times, very large amounts of shale gas have been
found. They are being developed out of the Marcellus and Utica
deposits in Pennsylvania, New York and Ohio, areas that are
displacing Canadian gas from the eastern marketplace. Our
On a découvert récemment de très grandes quantités de gaz de
schiste. Ce gaz est tiré des gisements Marcellus et Utica dans les
États de la Pennsylvanie, de New York et de l’Ohio, ce qui influe
sur la demande de gaz dans l’Est du continent. Ainsi, notre réseau
37:34
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
pipeline system at one time was designed for as much as 7 billion
cubic feet a day and is moving at about 2.5 billion cubic feet a day
at peak in the winter from Western Canada to eastern
marketplaces. We can easily serve that with just a fraction of
what we currently have for capacity in our system today.
de gazoducs conçu au départ pour transporter plus de 7 milliards
de pieds cubes par jour en achemine environ 2,5 milliards de pieds
cubes quotidiennement en période de pointe hivernale de l’Ouest
du Canada vers les marchés de l’Est. Nous pouvons facilement
répondre à la demande en n’utilisant qu’une fraction de la
capacité actuelle de notre réseau.
Senator Massicotte: There is no question for half of our
country — not necessarily your company — but it is super
important to get access to our product to not only the United
States but other markets, because otherwise we are stuck with a
monopoly situation.
Le sénateur Massicotte : Il ne fait aucun doute que pour la
moitié de notre pays — et je ne parle pas nécessairement de votre
entreprise — il est extrêmement important que nos produits
puissent être acheminés non seulement vers les États-Unis, mais
aussi vers d’autres marchés, sans quoi nous nous retrouvons dans
une situation de monopole.
Let me go back to the question I always ask. You have had
some bad experiences, but if you had a leak, especially on the oil
side, how long does it take to find out you have the leak? What
are the consequences? Can you describe what happens if a
contractor breaks a pipe or something happens?
Permettez-moi de revenir à la question que je pose toujours.
Vous avez vécu certains incidents, mais pouvez-vous nous dire
combien de temps il faut pour se rendre compte qu’il y a fuite, d’un
oléoduc tout particulièrement? Quelles sont les conséquences?
Comment les choses se passent si un entrepreneur sectionne une
conduite, par exemple?
Mr. Wishart: It is a little bit of circumstances, but if it is a tiny
little leak, it takes a long time to find because you will only be
losing a pound or two of pressure. It may take days for even a
little stain to show on the surface. If it was the case, though, that
you just described — where a contractor ruptured the line and
broke it — we are getting data back on our Keystone pipeline
system every five seconds. Therefore, we could start to see a drop
in pressure literally within seconds in the scenario you just
described and then start shutting down the system from that point
in time. We shut down the pump stations upstream and
downstream of that area — two stations on each side — and
then start sectioning the pipeline in between there using the valves
to remotely control it.
M. Wishart : Tout dépend un peu des circonstances. Si la fuite
est très petite, il faut beaucoup de temps pour s’en rendre compte
parce qu’on ne perd qu’une livre ou deux de pression. Cela peut
prendre des jours pour voir apparaître à la surface ne serait-ce
qu’une petite tache. Si par contre, comme dans votre exemple, un
entrepreneur endommage la conduite, il ne faudrait que quelques
secondes pour que nous constations une baisse de pression, car
nous recevons des données de notre réseau Keystone toutes les
cinq secondes. Nous pourrions dès lors commencer à interrompre
l’approvisionnement. Nous fermons alors les stations de pompage
en amont et en aval de la fuite — deux stations de chaque côté —
afin d’isoler la section touchée du pipeline en la contrôlant à
distance au moyen des valves.
Senator Massicotte: How much time are we talking about in
the worst case?
Le sénateur Massicotte : Combien de temps cela prendrait-il
dans le pire des cas?
Mr. Wishart: Minutes.
M. Wishart : C’est une question de minutes.
Senator Massicotte: How much damage could be done in a
worst case scenario?
Le sénateur Massicotte : Quelle serait l’ampleur des dommages
causés dans la pire des éventualités?
Mr. Wishart: There is one other factor. Shutting the system
down is a matter of minutes. The volume that would be pumped
out would be relatively small, although we are moving fairly large
volumes — 500,000 barrels per day — so even a few minutes is a
lot of volume. You are dealing with a liquid and in this case you
have broken the tube. From high point to high point, or from
valve to valve, that liquid will have a tendency to drain, just like
anything. It will not be under pressure anymore and will not have
any horsepower behind it, but effectively the volume between the
two valves, as long as there is no hill between them — so it is high
point to bottom, or valve to valve — will drain up.
M. Wishart : Il y a un autre facteur à considérer. Il ne faut que
quelques minutes pour arrêter le système. Si le volume pouvant
s’échapper en quelques minutes est relativement faible, il serait
tout de même non négligeable compte tenu de la grande quantité
de pétrole acheminé quotidiennement, à savoir 500 000 barils. Il
est question ici du bris d’une conduite qui transporte du liquide.
Entre deux sommets, ou d’une valve à l’autre, ce liquide aura bien
sûr tendance à s’écouler. Comme il n’y aura plus de pression ni
d’énergie pour le transport, le volume contenu dans un tronçon
entre deux valves, pour autant qu’il n’y ait pas de remontée entre
les deux, va effectivement s’écouler.
I believe the analysis we did for the original Keystone pipeline
had the maximum volume we could model in ours at
50,000 barrels that could be spilled.
Selon l’analyse que nous avons effectuée pour le pipeline initial
de Keystone, le déversement maximal pourrait être de
50 000 barils.
Senator Massicotte: How much damage would that cause to
the environment?
Le sénateur Massicotte : Quels seraient les dommages causés à
l’environnement?
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:35
Mr. Wishart: Considering that 99.9 per cent of the pipeline is
on land — you cross rivers perpendicular to them — it generally
inundates an area of a few acres that may be impacted with oil. It
usually finds a low spot in a field and starts to accumulate there.
That would be the area of impact and what would occur — a
number of acres of oil-soaked soils. Then you would start a
long-term cleanup program immediately thereafter. After you
recover all the oil — you can pick it up with vacuums or things
like that — you then start to remediate the actual soil itself.
M. Wishart : Étant donné que 99 p. 100 du pipeline passe sur la
terre ferme — les cours d’eau sont traversés perpendiculairement —
on peut s’attendre à ce que quelques acres de terrain soient inondées
de pétrole. Habituellement, le pétrole va s’accumuler en un endroit à
la faveur d’une dépression. Ce sera la zone d’impact où un certain
nombre d’acres seront souillées de pétrole. On amorcera tout de
suite le programme de nettoyage à long terme. Après avoir récupéré
tout le pétrole en l’aspirant ou par un autre moyen, on amorcera la
remise en état du sol lui-même.
Senator Massicotte: How much money are we talking about in
your experience? What is the cost of remedying the situation
regarding the couple of acres of oil-soaked lands?
Le sénateur Massicotte : D’après votre expérience, combien
cela pourrait-il coûter? Quels sont les coûts associés à la remise en
état de ces quelques acres de terres souillées?
Mr. Wishart: We have never had an oil spill ever from a
pipeline, so we do not have that direct experience. However,
generally, we are talking about several years of crop impact, so
you have to compensate for that. You may have to remove the
soil if it is in an area where it is sensitive and take it to a better
place to remediate the soil. You could be talking several tens of
millions of dollars, even for a relatively ordinary one like a
farmer’s field or something like that.
M. Wishart : Nous n’avons pas d’expérience concrète en la
matière, car il n’y a jamais eu de déversement de pétrole à partir
de nos pipelines. D’une manière générale, il faut toutefois compter
plusieurs années d’impact sur les récoltes, ce qui oblige à
indemniser les agriculteurs. Si le sol souillé se trouve dans une
zone écosensible, il faudra peut-être le déplacer pour le remettre
en état. Les frais peuvent atteindre plusieurs dizaines de millions
de dollars, même pour un sol plutôt ordinaire comme celui d’un
champ agricole.
Senator Massicotte: Are you held responsible for those cases?
Le sénateur Massicotte : Êtes-vous tenus responsables en pareil
cas?
Mr. Wishart: Absolutely.
Senator Massicotte: Is there no limit of liability? You are
totally responsible?
Mr. Wishart: That is right.
M. Wishart : Certainement.
Le sénateur Massicotte : Y a-t-il une limite à votre responsabilité?
Êtes-vous responsable de tous les dommages?
M. Wishart : Il n’y a aucune limite.
Senator Brown: I think you gentlemen have a major problem of
reaching the majority of people in the United States and Canada.
They used to whip up meetings and television and radio to create
worries in the public. Is that not fair to say? I have watched it
quite a bit myself and I have also gone to other oil companies and
held things here in the United States and Canada where people
could go and listen to how well you kept your safety problems
under control. However, in order to counteract those worries and
fears, I think you will have to use some of the same kinds of
tactics used by people who wanted to whip up damages, breaks
and construction done near pipelines. I would like to ask if you
people would consider using the same tactics, like radio and
television.
Le sénateur Brown : Messieurs, je pense que vous aurez
beaucoup de difficulté à convaincre la majorité des gens aux
États-Unis comme au Canada. Les opposants ont recours à des
rassemblements ainsi qu’à la télé et à la radio pour susciter des
inquiétudes au sein de la population. J’ai été moi-même témoin de
bon nombre de ces efforts et j’ai vu aussi des entreprises
pétrolières organiser des rencontres dans les deux pays pour
rassurer les gens quant aux mesures de contrôle en place.
Cependant, pour vraiment contrer ces inquiétudes et ces
craintes, je crois qu’il vous faudra faire appel aux mêmes
tactiques que ceux qui ont ainsi fait grand état des dommages
causés, des fuites possibles et des activités à proximité des
pipelines. J’aimerais savoir si vous comptez utiliser les mêmes
moyens, et notamment la radio et la télévision.
I know things cost money, but we did this with TransAlta
Utilities years ago when they were extremely worried about
people being killed by high-transmission lines. We suggested short
pieces of TV, and they said, ‘‘Well, it costs a lot of money.’’ We
said, ‘‘What do you think cost is worth to keep people from being
killed by your lines?’’ They finally decided to go ahead with it, and
that is what I wanted to suggest to you people.
Je sais que ce sont des dépenses, mais nous l’avons fait avec
TransAlta Utilities, il y a quelques années, alors qu’ils craignaient
fortement que des gens meurent à cause des lignes de transport à
haute tension. Nous leur avons proposé de faire de courtes
apparitions à la télévision, et ils ont dit que cela coûterait très
cher. Nous leur avons répondu « quel coût vaut la peine pour
empêcher que des gens soient tués à cause de vos lignes, à votre
avis? » Ils ont finalement décidé de le faire, et c’est ce que je
voulais vous suggérer.
37:36
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
I have just one example that you gave me yourself. You said
‘‘plan, do, check and then act.’’ You can put that in a 10-second
television thing with a person actually doing something and get
back to these people who have been brainwashed to believe that
we will destroy the environment and everything else with
pipelines. I think it is unfair. From what I have heard, seen and
know, I think that your people have been taking great leaps in
keeping things safe for everyone. I think it has been completely
unfair.
J’ai un exemple que vous m’avez donné. Vous avez dit
« planifier, faire, vérifier et réagir ». Vous pouvez intégrer cela
dans un segment de 10 secondes à la télévision avec une personne
qui fait vraiment quelque chose et qui recontacte ces gens à qui on
a lavé le cerveau et qui croient à tort que les pipelines détruiront
l’environnement et que nous détruirons tout sur notre passage. Je
pense que c’est injuste. D’après ce que j’ai entendu et constaté et,
à ma connaissance, votre monde en fait beaucoup pour assurer la
sécurité de tous. Je pense que c’est tout à fait injuste.
In order to precipitate the finishing of the Keystone and
Enbridge lines, you will have to fight fire with fire. I suggest that
you think closely that maybe you do find that way to do that
because it is not fair that you put on something like this. I will not
say that we will be number one in television because I know we
are not. However, if you take a small cut and you do it regularly
in between other shows, you can cover a lot of people in both the
United States and Canada.
Afin d’accélérer les projets Keystone et Enbridge, il vous
faudra combattre le feu par le feu. Je vous recommande de bien
réfléchir à un moyen de le faire, car c’est injuste. Je n’irai pas
jusqu’à dire que nous serons les numéros 1 à la télévision, car je
sais que ce n’est pas vrai. Toutefois, si vous prenez une petite
partie et que vous le faites régulièrement entre des émissions, vous
pourrez vous faire connaître par beaucoup de gens aux États-Unis
et au Canada.
That is really my question. Would you think about trying to do
that?
Voici ma question : songeriez-vous à le faire?
Mr. Wishart: I think you captured, very succinctly, a very large
issue that our industry has, and that is being able to communicate
more effectively with the public. First, we are very much engaged
in formal, bought communications. We have television, radio and
newspaper advertisements. We have spent several tens of millions
of dollars on those campaigns in the United States. The polling
that we have done has indicated that the average person in the
United States — 70 per cent of people — would approve the
Keystone project.
M. Wishart : Je pense que vous avez bien décrit, et de façon
très succincte, un très grand problème dans notre industrie, et il
s’agit d’être capable de communiquer de façon plus efficace avec
la population. Tout d’abord, nous achetons beaucoup d’espaces
publicitaires. Nous avons des publicités à la télévision, à la radio
et dans les journaux. Nous consacrons plusieurs dizaines de
millions de dollars à ces campagnes aux États-Unis. Selon notre
sondage, l’Américain moyen — 70 p. 100 de la population —
approuverait le projet Keystone.
A challenge that we have as an industry is that part of the
message we are passing on is one of reassurance, while those who
are opposed to our projects are passing on a message of fear. Fear
is a much more powerful emotion than reassurance.
L’un des problèmes de notre industrie, c’est qu’une partie de
notre message vise à rassurer, tandis que les gens qui s’opposent à
nos projets font peur aux gens. Si l’on compare les deux émotions,
la peur a beaucoup plus de pouvoir.
We are not necessarily seen as credible spokespersons either, in
that context, because we have a vested interest, at least from the
public’s perspective, in ensuring that our projects go forward,
whereas some of those who are against our projects are seen as
independent, just trying to protect the public interest.
Dans ce contexte, on ne nous considère pas nécessairement
comme des porte-paroles crédibles non plus, car nous avons des
intérêts à défendre, du moins de l’avis du public, c’est-à-dire que
nous voulons nous assurer que nos projets se réalisent. Les gens qui
s’opposent à nos projets sont quant à eux considérés comme des
gens indépendants, qui ne font qu’essayer de protéger l’intérêt
public.
We have an element of trustworthiness and credibility, and then
our message is not one of such a strong emotion as fear can be.
Nous avons un élément de fiabilité et de crédibilité, mais notre
message ne suscite pas d’émotion comparable à la peur.
I do see it as a challenge. I do not think we have been
successful. However, I do want to reassure you that we have very
much engaged in trying to be truthful and forthright in terms of
our communications around this, and we have used paid media to
accomplish that.
Je le vois comme un problème. Je ne crois pas que nous
réussissons bien. Cependant, je tiens à vous rassurer. Nous
essayons vraiment de communiquer de façon honnête et directe, et
nous avons recours à la publicité dans les médias pour ce faire.
Senator Lang: If I could just pursue your point at the
beginning, your message of reassurance is very important from
the point of view of Canadians and the ordinary citizens in our
country, to reassure them on the question of safety and what you
have to offer. When we hear what your company does on a daily
and an annual basis with respect to ensuring the safety of your
Le sénateur Lang : J’aimerais seulement revenir sur ce que vous
disiez. Votre objectif de rassurer les Canadiens et les citoyens
ordinaires au sujet de la question de la sécurité et de ce que vous
avez à offrir est très important. Quand nous apprenons ce que fait
votre entreprise jour après jour, année après année, pour garantir
la sécurité de votre pipeline, évidemment, tout le monde ici se sent
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:37
pipeline, it obviously reassures everyone around this table. We
have very little knowledge of how to run a pipeline, but your
record speaks for itself, with so few problems as we look back.
rassuré. Nous en connaissons très peu sur la gestion d’un pipeline,
mais votre bilan nous en dit long; avec du recul, on voit qu’il y a
peu de problèmes.
There is one area that I would like to pursue a little further. You
made the statement that ‘‘numerous studies have shown that
pipelines are by far the safest method of moving oil and gas. . . .
Pipelines are approximately 40 times safer than rail and 1,000 times
safer than trucks on our highway on a volume-distance basis,’’ and
then you refer to a source. I would like to pursue this because one
area that we are looking at is the question of transportation of fossil
fuels by pipeline versus by rail or trucking. Perhaps you can expand
further on that. You just indicated numerous studies. Could you
refer to those? Are any of them Canadian studies, and can you
provide them for the committee?
Il y a un volet dont j’aimerais parler un peu plus. Vous avez dit
que « de nombreuses études montrent que les pipelines sont de
loin le moyen le plus sûr pour transporter du pétrole et du gaz... le
transport par pipeline est environ 40 fois plus sûr que le transport
ferroviaire et environ 1 000 fois plus sûr que le transport routier,
pour une distance et un volume donnés », et vous nous avez
donné une source. J’aimerais en savoir plus à ce sujet, car nous
étudions entre autres la question du transport de combustibles
fossiles au moyen de pipelines par comparaison avec le transport
ferroviaire et le transport routier. Vous pourriez peut-être nous
donner plus de renseignements à ce sujet. Vous avez mentionné de
nombreuses études. Pourriez-vous nous en parler davantage? Y at-il des études canadiennes et pouvez-vous les fournir au comité?
Mr. Wishart: I am not aware of any Canadian studies, but the
data set is probably just as readily available. It often requires
multiple government organizations to get the data because the
regulation is parsed amongst the various transportation modes.
You have the Coast Guard versus the Department of Transport
versus the National Energy Board, for example, but the data are
there. There are other studies. I am aware of one that was done
in 2002 by a group called Allegro Energy Consulting. They had
looked at tankers — the big ones — barges, rail, truck and pipe and
had done a comparison on a volume-distance basis, similar to the
one that I made reference to. The reference I made was the most
current one. It was 2012, so I thought that was a good one to use.
There are data sources where people have worked to try to
normalize reporting criteria that are not common amongst
jurisdictions. Some have larger volumes, and some have smaller
volumes that need to be reported. Trying to get the distance and the
volume is often hard work, but there are academics who have done
these types of papers. The Manhattan Institute for Policy Research
and Allegro are two that I am aware of in that respect.
M. Wishart : Je ne connais aucune étude canadienne, mais
l’ensemble de données est probablement aussi facilement
disponible. Souvent, il faut que de nombreuses organisations
gouvernementales obtiennent les données, car la réglementation
est analysée pour ce qui est des divers moyens de transport. Il y a
la Garde côtière, le ministère des Transports, l’Office national de
l’énergie, par exemple, mais les données existent. Il y a d’autres
études. J’en connais une qui a été réalisée par le groupe Allegro
Energy Consulting en 2002. Le groupe s’est penché sur les
pétroliers — les gros —, les barges, le transport ferroviaire, les
camions et les conduites, et il a fait une comparaison, en fonction
du volume et de la distance, qui ressemble à celle dont j’ai parlé.
Celle à laquelle j’ai fait référence est la plus récente. Puisqu’elle a
été réalisée en 2012, j’ai cru bon de l’utiliser. Pour certaines
sources de données, on a essayé de normaliser les exigences
relatives à la présentation de rapports qui ne sont pas communes
entre les différentes administrations. Certains ont un volume plus
important que d’autres à signaler. Il est parfois difficile d’obtenir
la distance et le volume, mais des universitaires ont fait ce type de
travail. Le Manhattan Institute for Policy Research et Allegro en
sont deux que je connais.
Senator Lang: I just want to pursue the question of safety a
little further to do with the utilization of satellites and the
information provided to you in your day-to-day operations.
Perhaps you could update on us where you are with that and how
you make use of these satellites.
Le sénateur Lang : Je veux seulement poursuivre un peu sur la
question de la sécurité concernant l’utilisation de satellites et
l’information que vous recevez tous les jours dans le cadre de vos
activités. Vous pourriez peut-être nous dire où vous en êtes
exactement et nous expliquer de quelle façon vous utilisez les
satellites.
Mr. Wishart: I will answer the first part of that, and then
Mr. Chittick will answer the second part.
M. Wishart : Je vais répondre en partie, et M. Chittick prendra
le relais.
We do use satellites as our telecom system. All the way from
Mexico, through the United States and Canada, satellite is our
primary means of communicating between all of those thousands
and thousands of little transmitters we have that are collecting
temperature and pressure data. It goes up to a satellite and comes
into our control centres, but we have also used satellites for route
selection — trying to find better routes — and monitoring. I will
turn to Mr. Chittick on that.
Nous utilisons aujourd’hui des satellites comme système de
télécommunication. Du Mexique jusqu’au Canada, en passant
par les États-Unis, le satellite est notre principal outil de
communication entre nos milliers de petits transmetteurs qui
recueillent des données de température et de pression. Nous les
recevons dans nos centres de surveillance par un satellite, mais
nous utilisons également des satellites pour le choix du tracé —
pour essayer de trouver le meilleur tracé — et pour la surveillance.
Je cède la parole à M. Chittick.
37:38
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
Mr. Chittick: Today we utilize satellites for detecting ground
movement along the right-of-way. Ultimately, with satellites, we
can foresee where we will be able to use that to identify
encroachment upon the right-of-way. There are a lot of studies,
developments and research projects in place. The costs are quite
prohibitive; we do not quite have the satellite coverage. However,
you can clearly see that, in the future, we will be able to rely upon
that for detection of encroachment upon the right-of-ways.
M. Chittick : Nous utilisons aujourd’hui des satellites pour
détecter les mouvements de terrain dans l’emprise. En fin de
compte, grâce aux satellites, nous pouvons déterminer où nous
pourrons utiliser cela pour vérifier s’il y a empiétement dans
l’emprise. Il existe beaucoup d’études et de projets de
développement et de recherche. Les coûts sont énormes; nous
n’avons pas la couverture satellite. Toutefois, vous pouvez
constater qu’avec le temps, nous serons en mesure de compter
là-dessus pour vérifier s’il y a empiétement dans l’emprise.
Mr. Wishart: There is coverage in terms of the telecom part of
the world but not as good satellite coverage in terms of visual
imagery, landsat type imagery.
M. Wishart : Il y a une couverture pour ce qui est du volet des
télécommunications, mais elle n’est pas aussi bonne que la
couverture satellite pour ce qui est de l’imagerie visuelle,
l’imagerie de type LANDSAT.
Senator Lang: It is another march in the world of technology.
It is another tool for you to meet the objective of safety and to
ensure that we minimize the risk even further.
Le sénateur Lang : C’est une autre avancée dans le monde des
technologies. C’est un autre moyen pour vous d’atteindre les
objectifs de sécurité et de faire en sorte que nous minimisions
davantage les risques.
I just want to go into one other area, the question of the gas-tooil line conversion that was spoken of earlier. My understanding,
going back to what I read, is that the line that is going to the east
was, at one time, an oil line and was converted to a gas line. At
least one of them was, and it is being converted back.
Je voudrais parler d’un autre sujet, soit du projet de conversion
d’un gazoduc en oléoduc dont il était question un peu plus tôt.
D’après ce que j’ai lu, à une certaine époque, la canalisation vers
l’est était un oléoduc qui a été converti en gazoduc. Du moins,
c’était le cas pour une partie, et on en fait de nouveau la conversion.
Mr. Wishart: The lines that we are considering for the project
have always been gas lines.
M. Wishart : Les conduites que nous prévoyons utiliser pour le
projet ont toujours été des conduites de gaz.
Senator Lang: I want to go a little further, going back to
reassuring the public and the debate that is ensuing in the east.
With respect to the conversion and checking for integrity of the
pipe and the actual utilization or conversion of that line, could
you tell us exactly what you do differently than you normally
would in checking the integrity of a line on an ongoing
maintenance program?
Le sénateur Lang : Je veux revenir sur la question de rassurer la
population et sur le débat qui se déroule dans l’Est du pays. En ce
qui concerne la conversion et la vérification de l’intégrité du tuyau
et l’utilisation ou la conversion de cette conduite, pourriez-vous
nous dire exactement ce que vous faites de différent par rapport à
ce que vous feriez normalement pour vérifier l’intégrité d’une
conduite dans un programme de maintenance à long terme?
Mr. Wishart: Probably the biggest issue is the one that
Mr. Chittick referred to and that I will ask him elaborate on.
You can have very benign imperfections in the pipe in a gas
pipeline system that will never be a problem because the gas is this
compressible product that does not cause these cyclical strains on
the pipe. If you are in a liquid state, where it is non-compressible,
then changes in cycles put more cyclical strain on the pipe. For
that reason, Mr. Chittick would run sophisticated in-line
inspection technologies to look for the imperfections and then
remove them, and that is exactly what we did on the original
Keystone pipeline.
M. Wishart : L’enjeu le plus important, c’est probablement
celui dont M. Chittick a parlé, et je vais lui demander d’en dire un
peu plus à ce sujet. Dans le tuyau, dans un réseau de canalisation
de gaz, il peut y avoir des défauts très mineurs qui ne poseront
jamais problème parce que le gaz est un produit comprimable qui
ne cause pas de pressions cycliques sur le tuyau. Un produit à
l’état liquide n’est pas comprimable et les changements dans les
cycles mettent donc plus de pression sur le tuyau. C’est pourquoi
M. Chittick utilise des technologies sophistiquées pour faire
l’inspection interne afin de chercher les défauts et de les
corriger, et c’est exactement ce que nous avons fait pour le
pipeline Keystone d’origine.
Senator Patterson: We were told by the Department of Natural
Resources earlier in our meetings that the Keystone XL pipeline
would be built with the latest technology. The assistant deputy
minister, who was a witness, said that it would probably be one of
the safest pipelines in North America being built to the standards
that are being proposed. I take it you would agree with that
statement. Could you detail what would make this the safest
pipeline in North America?
Le sénateur Patterson : Lors d’une réunion antérieure, le
ministère des Ressources naturelles nous a dit que le pipeline
Keystone XL serait construit avec la technologie la plus récente. Le
sous-ministre adjoint, qui a comparu devant notre comité, a dit que
ce serait probablement l’un des pipelines les plus sécuritaires en
Amérique du Nord, qu’il serait construit selon les normes
proposées. Je crois comprendre que vous êtes d’accord avec lui.
Pourquoi s’agirait-il du pipeline le plus sécuritaire en Amérique du
Nord?
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:39
Mr. Wishart: The assistant deputy minister noted a conclusion
that was in the State Department’s final environmental impact
statement as well. They actually had that statement in there. The
reason they feel comfortable that it will be the safest pipeline ever
built is that, beyond all standards, codes and regulations,
TransCanada has agreed to 57 different undertakings that
would be in excess of what is required by code.
M. Wishart : Le sous-ministre adjoint a aussi mentionné une
conclusion de l’étude d’impact environnemental définitive du
département d’État américain. On l’avait. La raison pour laquelle
ils pensent qu’il s’agira du pipeline le plus sécuritaire jamais
construit, c’est qu’au-delà de toutes les normes, de tous les codes
et de tous les règlements, TransCanada a pris 57 engagements qui
dépassent les exigences.
For example, pipelines by code today are generally buried at a
minimum depth of about three feet and we have agreed to bury it
at four feet. We have agreed to put in more sectionalizing valves
than would be required by code, as another example. There are 57
of these types of conditions we have agreed to that, collectively,
are beyond what would be required under any regulations,
standards or codes that exist today.
Par exemple, les pipelines sont généralement enfouis à au
moins trois pieds de profondeur, mais nous avons décidé de
l’enfouir à quatre pieds de profondeur. Nous avons également
convenu d’installer plus de vannes de sectionnement que le
nombre obligatoire. Il y a 57 conditions de ce genre que nous
avons collectivement acceptées et qui vont au-delà des exigences
de tous les règlements, de toutes les normes et de tous les codes
qui existent de nos jours.
Senator Patterson: I have another question along that line. It
will deliver oil sands product, and I know there was a concern in
the U.S. about there being sand and a deep aquifer underneath. Is
oil sands product different from other lighter crude? I know you
never have spills, but if there was one, is this a thicker product
that does not flow as some people imagine oil flowing?
Le sénateur Patterson : J’ai une autre question à ce sujet. Il
servira au transport de pétrole tiré des sables bitumineux, et je sais
qu’aux États-Unis, on avait des craintes concernant du sable et un
aquifère profond. Le pétrole provenant des sables bitumineux estil différent d’un autre pétrole brut plus léger? Je sais que vous
n’avez jamais vécu de déversement, mais s’il s’en produisait un,
s’agit-il d’un produit plus consistant qui ne coulerait pas comme
certaines personnes s’imaginent?
Mr. Wishart: It clearly is thicker. It would be 350 centistokes,
which is a measure of viscosity of the oil. It is very tar-like when it
moves through the line. It is a lot heavier than diesel-like products
that come out of synthetics are almost that sort of quality. We
have been moving that in Canada since Great Canadian Oil Sands
Ltd. first started being developed in the early 1960s, so we now
have 50 years of history of moving heavy bitumen origin oils in
the pipeline. Before they get into the pipeline, all of the impurities
are removed from the oil stream and that is because all oil in
North America is managed under a common tariff system, so it
can go to any refinery that wants to buy it. It must have a certain
amount of bottom sediments and waters inside it so all the sand
has been removed. It has a very low percentage of water and has a
viscosity that meets the criteria for a pipeline. It can connect that
way into all the other pipelines in North America so we have a
common system of moving oil across our nations.
M. Wishart : Il est indéniablement plus consistant. On parle de
350 centistokes, ce qui correspond à la viscosité du pétrole. Il
ressemble beaucoup à du goudron lorsqu’il circule dans la
canalisation. Il est beaucoup plus lourd que des produits
similaires au diesel tirés de source synthétique et la qualité est
presque comparable. Au Canada, depuis 50 ans, soit depuis que la
Great Canadian Oil Sands Ltd. a commencé ses activités au début
des années 1960, nous transportons le pétrole lourd tiré des sables
bitumineux par pipeline. Avant qu’il circule dans le pipeline,
toutes les impuretés en sont retirées et c’est parce que tout le
pétrole de l’Amérique du Nord est géré par un système de tarif
commun, et il peut donc être transporté vers n’importe quelle
raffinerie qui veut en acheter. Il faut qu’il y ait une certaine
quantité de sédiments du fond et d’eau de fond et tout le sable est
donc retiré. Il contient un très faible pourcentage d’eau et son
taux de viscosité respecte les critères pour un pipeline. De cette
façon, il peut être relié à tous les autres pipelines de l’Amérique du
Nord, de sorte que nos nations ont un système commun de
transport de pétrole.
If it ever did spill, though, it is just a heavier version of oil. It
floats on water, it is a little thicker, does not move as far as and
fast as gasoline or diesel would, so it stays closer to the area it
would be spilled in. Other than that it is a hydrocarbon with
hydrogen, carbon and oxygen, basically.
Si jamais il y avait un déversement, ce n’est qu’un type de
pétrole plus lourd. Il flotte sur l’eau, il est un peu plus consistant,
ne circule pas aussi vite que l’essence ou le diesel, et il reste donc
plus près de l’endroit où le déversement se produit. Il s’agit
essentiellement d’un hydrocarbure constitué d’hydrogène, de
carbone et d’oxygène.
Senator Patterson: I know you moved the route away from the
sand and there were fears that a spill could somehow damage that
deep aquifer. Was it realistic that the oil would ever get that deep,
even if there had been a spill?
Le sénateur Patterson : Je sais que vous avez éloigné le tracé du
sable et qu’on craignait qu’un déversement endommage cet aquifère
profond en quelque sorte. Était-ce réaliste de penser que le pétrole
puisse descendre aussi bas s’il y avait un déversement?
37:40
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
Mr. Wishart: I believe that that was not realistic. A university
professor from the University of Nebraska in Omaha spent his
entire career studying the Ogallala Aquifer, and his conclusions
were that there was no risk to the aquifer whatsoever from an oil
spill from the Keystone pipeline. Virtually everything that had
been published in that respect was not based on science or fact.
First of all it floats, and the second thing is the inclination of the
oil spill is a different way. If it ever did spill and we never cleaned
it up and over time it percolated down into the aquifer — it would
be an odd situation that you would never do anything for years
and years for that to occur — it would cause an impact measured
in feet, not in seven entire states in the United States which the
Ogallala occupies. The water moving through that aquifer moves
at about a foot a year, so it is about that porosity. It is not a lake;
it is rock with little holes in it.
M. Wishart : Je crois que ce n’était pas réaliste. Un professeur
de l’Université du Nebraska à Omaha a passé toute sa carrière à
étudier l’aquifère Ogallala, et en ce qui concerne le pipeline
Keystone, il a conclu qu’il n’y avait aucun risque pour l’aquifère
en cas de déversement. Pratiquement tout ce qui a été publié à cet
égard n’était pas fondé sur la science ou sur des faits. Tout
d’abord, le pétrole flotte, et ensuite, le déversement ne se ferait pas
de la même façon. S’il y avait un déversement, et que nous
n’avions rien vidé et qu’il s’infiltrait dans l’aquifère — ce qui serait
une situation particulière pour laquelle on n’aurait jamais rien fait
pendant des années pour que cela se produise —, les répercussions
se mesureraient en pied, et ne couvriraient pas les sept États
américains sur lesquels s’étend l’aquifère Ogallala. L’eau qui y
circule avance d’un pied par année environ. C’est donc à cela que
correspond sa porosité. Il ne s’agit pas d’un lac, mais bien d’une
roche poreuse.
Senator Wallace: Mr. Wishart referred to at least a couple of
studies that did comparative safety performance between pipeline,
rail and ship. That information could be useful to us.
Le sénateur Wallace : M. Wishart a fait référence à au moins
deux ou trois études dans lesquelles on a comparé le rendement en
matière de sécurité des pipelines, du transport ferroviaire et du
transport par bateau. Ces renseignements pourraient nous être
utiles.
Mr. Wishart: I will ensure that I give you a full citation of
those studies so you have proper access to find them.
M. Wishart : Je vais m’assurer de vous donner les références
complètes de ces études pour que vous puissiez y accéder plus
facilement.
Senator Brown: When the Americans first started using the
aquifer for irrigation, they were able to draw the water that they
needed, which was 1,000 gallons a minute, at a level of 70 feet and
10 years later it was down to 700 or 800 feet. I do not know how
far down it is now.
Le sénateur Brown : Lorsque les Américains ont commencé à
utiliser l’eau de l’aquifère pour l’irrigation, ils ont été capables de
retirer la quantité d’eau dont ils avaient besoin, c’est-à-dire
1 000 gallons par minute, à 70 pieds, et 10 ans plus tard, ils en
étaient à 700 ou 800 pieds. J’ignore où on en est rendu
maintenant.
The question is still a comment about what I was asking
before. These people have gone into children’s schools, et cetera. I
am asking you to think seriously about putting some little
vignettes together that would counteract this stupidity.
Je veux dire autre chose au sujet d’une question que j’ai déjà
posée. Ces gens sont allés rencontrer des enfants dans des écoles,
et cetera. Je vous demande de songer sérieusement à préparer de
brèves descriptions qui feront contrepoids à ces bêtises.
The Chair: Thank you for that. We appreciate it.
Thank you very much, gentlemen, for your presentations and
your answers. I think they were great. There is lots of good
information there for all of us, and we appreciate that you will get
the other information to our clerk and then it will get to everyone,
but especially to our researchers. That would be great. Thank you
very much for coming. I know you have a busy schedule.
(The committee adjourned.)
Le président : Merci.
Messieurs, je vous remercie beaucoup de vos exposés et des
réponses que vous nous avez fournies. Je pense que c’était très
intéressant. Vous nous avez donné beaucoup de renseignements
utiles, et nous sommes ravis que vous donniez les autres
renseignements à notre greffière; tout le monde les aura, mais
surtout, nos attachés de recherche. C’est formidable. Je vous
remercie d’être venus comparaître. Je sais que vous êtes occupés.
(La séance est levée.)
OTTAWA, Thursday, February 14, 2013
OTTAWA, le jeudi 14 février 2013
The Standing Senate Committee on Energy, the Environment
and Natural Resources met this day at 8:02 a.m. to study the
current state of the safety elements of the bulk transport of
hydrocarbon products in Canada.
Le Comité sénatorial permanent de l’énergie, de l’environnement
et des ressources naturelles se réunit aujourd’hui, à 8 h 2, pour
étudier l’état actuel de la sécurité du transport en vrac des
hydrocarbures au Canada.
Senator Richard Neufeld (Chair) in the chair.
Le sénateur Richard Neufeld (président) occupe le fauteuil.
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
[English]
The Chair: Welcome to this meeting of the Standing Senate
Committee on Energy, the Environment and Natural Resources.
My name is Richard Neufeld. I represent the province of British
Columbia in the Senate, and I am chair of this committee. I would
like to welcome honourable senators, any members of public with
us in the room and viewers all across the country who are
watching on television. I would now like to introduce my deputy
chair, Grant Mitchell, a senator from Alberta. I will ask the
senators to introduce themselves.
[Translation]
37:41
[Traduction]
Le président : Bienvenue à cette séance du Comité sénatorial
permanent de l’énergie, de l’environnement et des ressources
naturelles. Je m’appelle Richard Neufeld. Je représente la
Colombie-Britannique au Sénat et je suis président de ce comité.
Bienvenue aux honorables sénateurs, aux gens dans la salle et aux
téléspectateurs partout au pays. Le sénateur Grant Mitchell est
vice-président du comité. Je demanderais aux sénateurs de se
présenter.
[Français]
Senator Ringuette: I am Pierrette Ringuette, from New Brunswick.
La sénatrice Ringuette : Je suis Pierrette Ringuette, du
Nouveau-Brunswick.
Senator Massicotte: I am Paul Massicotte, from Montreal,
Quebec.
Le sénateur Massicotte : Je suis Paul Massicotte, de Montréal,
Québec.
[English]
[Traduction]
Senator Brown: Bert Brown from Alberta.
Le sénateur Brown : Bert Brown, de l’Alberta.
Senator Lang: Dan Lang from the Yukon.
Le sénateur Lang : Dan Lang, du Yukon.
Senator Wallace: John Wallace, New Brunswick.
Le sénateur Wallace : John Wallace, du Nouveau-Brunswick.
Senator Seidman: Judith Seidman from Montreal, Quebec.
La sénatrice Seidman : Judith Seidman, de Montréal, au
Québec.
The Chair: Thank you. I would like to introduce our staff, our
clerk Lynn Gordon and our Library of Parliament analysts Marc
Leblanc and Sam Banks.
Le président : Merci. Le personnel est composé de la greffière
Lynn Gordon et des analystes de la Bibliothèque du Parlement
Marc Leblanc et Sam Banks.
On November 28, 2012, our committee was authorized by the
Senate to initiate a study on the safe transportation of
hydrocarbons in Canada. The study will examine and compare
domestic and international regulatory regimes, standards and best
practices relating to the safe transport of hydrocarbons by
transmission pipelines, marine tanker vessels and railcars. The
committee has held five meetings to date on this study.
Le 28 novembre 2012, le Sénat a autorisé notre comité à entamer
une étude sur le transport sécuritaire des hydrocarbures au Canada.
L’étude examine et compare les régimes réglementaires au pays et à
l’étranger, les normes et les meilleures pratiques liées au transport
sécuritaire des hydrocarbures par pipeline, par pétrolier et par train.
Nous avons tenu cinq séances jusqu’ici pour cette étude.
In the first portion of our meeting today, we welcome via video
conference from the Government of Saskatchewan, Kent Campbell,
Deputy Minister, Ministry of the Economy; Ed Dancsok, Assistant
Deputy Minister, Ministry of the Economy; and Todd Han,
Director, Petroleum Development, Ministry of the Economy.
Pour la première partie de la séance d’aujourd’hui, nous
accueillons par vidéoconférence Kent Campbell, sous-ministre;
Ed Dancsok, sous-ministre adjoint; Todd Han, directeur,
Exploitation pétrolière, ministère de l’Économie, gouvernement
de la Saskatchewan.
I believe one of you gentlemen will present a brief to us, of
which we have received a copy, and then we will go to questions
and answers.
Je crois qu’un témoin va nous présenter un exposé, dont nous
avons reçu copie. Nous allons ensuite passer aux questions et
réponses.
Kent Campbell, Deputy Minister, Ministry of the Economy,
Government of Saskatchewan: Thank you, Senator Neufeld.
Kent Campbell, sous-ministre, ministère de l’Économie,
gouvernement de la Saskatchewan : Merci, monsieur le sénateur
Neufeld.
On behalf of the Government of Saskatchewan, it is a pleasure
to be invited to appear before the standing committee to provide
our input on the safe transportation of hydrocarbons in Canada.
Au nom du gouvernement de la Saskatchewan, nous sommes
heureux d’accepter votre invitation à comparaître devant votre
comité permanent pour donner notre point de vue sur la sécurité
du transport des hydrocarbures au Canada.
37:42
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
I am the Deputy Minister of Saskatchewan’s Ministry of the
Economy. As you mentioned, I am accompanied by two officials,
Ed Dancsok and Todd Han.
Je suis sous-ministre au ministère de l’Économie de la
Saskatchewan. Comme vous l’avez indiqué, je suis accompagné
d’Ed Dancsok et de Todd Han.
The Ministry of the Economy regulates all oil and gas pipelines
within Saskatchewan’s borders. There are more than 1,800 licensed
transmission pipelines, which span 23,800 kilometres. We are also
responsible for more than 68,000 flowlines which feed to
transmission pipelines. Natural gas distribution lines are regulated
by SaskEnergy, a provincial Crown utility. Interprovincial and
international pipelines traversing Saskatchewan are regulated by the
National Energy Board, which also regulates lines that are
contained on First Nations lands, national parks and other
federal lands.
Le ministère de l’Économie réglemente tous les oléoducs et
gazoducs en Saskatchewan. On dénombre plus de 1 800 pipelines
autorisés, qui couvrent 23 800 kilomètres. Nous sommes aussi
responsables de plus de 68 000 conduites d’amenée qui se
raccordent aux pipelines. Les conduites de distribution du gaz
naturel sont réglementées par SaskEnergy, une société d’État
provinciale offrant des services publics. L’Office national de
l’énergie régit les pipelines interprovinciaux et internationaux qui
traversent la Saskatchewan, ainsi que les conduites sur les terres
des Premières nations, dans les parcs nationaux et sur d’autres
terres fédérales.
Saskatchewan has a well established and effective regulatory
framework that provides cradle-to-grave life cycle management of
pipeline infrastructure. This regulatory framework is backed by
on-the-ground officers and responsive emergency and incident
management systems and infrastructure.
La Saskatchewan dispose d’un cadre de réglementation bien
établi et efficace qui constitue le berceau de la gestion du cycle de vie
complet de l’infrastructure des pipelines. Ce cadre est appuyé par
des agents sur place, des systèmes de gestion et une infrastructure de
service d’intervention en cas d’urgence et d’incident.
Saskatchewan also has a robust environmental assessment
review process. The Environmental Assessment Act and related
procedures regulated by the Ministry of the Environment provide
a coordinated overview of environmental issues associated with
pipeline development.
La Saskatchewan applique également un rigoureux processus
d’examen des évaluations environnementales. Notre loi sur
l’évaluation environnementale et les procédures connexes régies
par le ministère de l’Environnement favorisent un examen
coordonné des questions environnementales liées aux projets
d’exploitation des pipelines.
The environmental assessment process ensures that economic
development proceeds only when adequate environmental
safeguards are in place, while providing opportunities for public
input and consultation.
L’évaluation environnementale garantit que le développement
économique se fait seulement lorsque les protections
environnementales adéquates sont en place et favorise la
consultation et la participation du public.
Saskatchewan legislation and regulations mandate that all
pipelines be licensed. This ensures that pipelines are designed,
constructed and operated, maintained and abandoned in
accordance with the latest Canadian Standards Association
code, CSA Z662.
Les lois et règlements de la Saskatchewan exigent que tous les
pipelines soient autorisés par une licence. Ainsi, tous les pipelines
sont conçus, construits, exploités, entretenus et mis hors service
conformément au plus récent code de l’Association canadienne de
normalisation, CSA Z662.
In order to maintain the integrity management system, the
licensee of the pipeline is required to conduct frequent inspections
of its right-of-way. This can be done through aerial
reconnaissance, ground-truthing, by walking alongside or taking
soil samples to detect leakage or emerging potential problems. We
also require pipeline operators to actively monitor for pressure
drops through remote pressure measurement systems to
immediately sense leakages and do an automatic shutdown.
Pour maintenir le système de gestion de l’intégrité, le titulaire
de la licence doit exécuter des inspections fréquentes de ses
emprises. Il peut le faire par reconnaissance aérienne ou
vérification au sol, en marchant le long du pipeline ou en
prélevant des échantillons de sol pour détecter les fuites ou tout
problème éventuel. Les exploitants de pipelines doivent aussi
surveiller de près les chutes de pression à l’aide de systèmes de
mesure de la pression à distance pour détecter instantanément les
fuites et procéder à une interruption automatique.
In addition, pipeline operators are required to conduct
scheduled in-line inspections using high-resolution inspection
tools to detect corrosion, cracks and dents and determine where
they are located within the pipe.
En outre, les exploitants de pipelines doivent effectuer des
inspections internes périodiques avec des outils de haute
résolution pour détecter la corrosion, les fissures et les bosses et
déterminer l’emplacement à l’intérieur du tuyau.
The Ministry of the Economy also has its own field inspectors,
located in four regional offices in Saskatchewan. They conduct
inspections, audits and enforcement on pipeline operators and
infrastructure. We have well-established legislation and
regulations that cover sound emergency response planning and
Le ministère de l’Économie dispose également de ses propres
inspecteurs sur le terrain répartis dans quatre bureaux régionaux
en Saskatchewan. Ces inspecteurs mènent des inspections et des
vérifications et appliquent la loi concernant les exploitants et
l’infrastructure. Nos lois et règlements bien établis prévoient la
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:43
management, spill prevention, spill and incident response, spill
reporting and spill site reclamation. In addition, the Government
of Saskatchewan has partnered with the oil and gas industry to
establish six non-profit cooperatives. The co-ops have established
spill response associations with highly trained volunteer members
who are first responders in the event of a spill.
planification et la gestion efficaces des mesures d’intervention en
cas d’urgence, la prévention des déversements, l’intervention en
cas de déversement et d’incident, la déclaration des déversements
et la réhabilitation du site après un déversement. En outre, le
gouvernement de la Saskatchewan a conclu un partenariat avec le
secteur pétrolier et gazier pour mettre sur pied six coopératives
sans but lucratif. Ces dernières ont créé des associations
d’intervention en cas de déversement, qui sont composées de
bénévoles très bien formés qui sont les premiers intervenants en
cas de déversement.
Their response is integrated with other partners such as fire
departments, the RCMP and ambulance services, as well as the
Ministries of the Economy and Environment. The combination of
a comprehensive licensing review and approval system, backed up
by on-the-ground field inspections and enforcement, provides a
high level of confidence in ensuring the safe operation of pipeline
infrastructure.
Leur intervention est intégrée à celle des autres partenaires,
comme les services d’incendie, la GRC et les services ambulanciers,
ainsi que les ministères de l’Économie et de l’Environnement. La
combinaison d’un examen approfondi des licences et un système
d’approbation, appuyé par des inspections et l’application de la loi
sur place, offre un niveau de confiance très élevé pour garantir
l’exploitation sécuritaire de l’infrastructure des pipelines.
When we compare U.S. and Canadian pipeline regulations,
Saskatchewan is cognizant that pipelines crossing the border into
the U.S. are regulated by separate regimes with different
requirements and philosophical approaches. The differences in
pipeline regulation include physical differences, such as valve
spacing intervals, burial depths and welding procedures. For
example, the United States requires a 72-per-cent specified
minimum yield strength for pipelines whereas Canada specifies
80-per-cent yield strength. This means that the wall thickness of
international pipelines increases upon entry into the United
States. These can be viewed by some people as subtle and by
others as significant differences. However, these differences affect
the micromanagement, or the nuts and bolts, of the construction
and operation of pipelines.
Si l’on compare la réglementation du Canada et celle des ÉtatsUnis en matière de pipelines, nous sommes conscients que les
pipelines qui traversent la frontière avec les États-Unis sont visés
par des régimes distincts, qui reposent sur des exigences et des
approches différentes. Les écarts au chapitre de la réglementation
des pipelines comprennent des différences matérielles, notamment
sur le plan des intervalles d’espacement des soupapes, des
profondeurs d’enfouissement et des procédures de soudage. Par
exemple, les États-Unis exigent une limite élastique minimale de
72 p. 100 pour les pipelines, tandis que le Canada établit cette
limite à 80 p. 100. Autrement dit, l’épaisseur des parois des
pipelines internationaux augmente à l’entrée aux États-Unis.
Certains peuvent estimer que ces différences sont négligeables;
d’autres peuvent y voir des différences importantes. Toutefois, ces
différences influent sur la microgestion de la construction et de
l’exploitation des pipelines.
We would like to see the United States and Canada harmonize
pipeline regulatory standards, while maintaining environmental
and safety procedures and meeting our mutual economic and
energy needs. With the potential to become one of the world’s
largest oil producers, Western Canada needs to develop
transportation capacity to reach three critical markets: Asia, the
U.S. Gulf Coast, and Eastern Canada and the U.S. eastern
seaboard. However, that potential will go unrealized unless the
federal and provincial governments deliver a harmonized strategy
to advance the development of pipelines to ensure hydrocarbon
products are delivered to critical markets in a safe, efficient and
environmentally responsible manner.
Nous aimerions que les États-Unis et le Canada harmonisent
les normes réglementaires sur les pipelines, tout en maintenant les
procédures liées à l’environnement et à la sécurité et en respectant
nos besoins communs sur le plan de l’économie et de l’énergie.
Pour devenir un des principaux producteurs mondiaux de pétrole,
l’Ouest du Canada doit améliorer sa capacité de transport pour
atteindre trois marchés essentiels, l’Asie, la côte du golfe du
Mexique aux États-Unis, l’Est du Canada et la côte Est des ÉtatsUnis. Toutefois, ce potentiel ne sera exploité que si le fédéral et les
provinces appliquent une stratégie harmonisée pour faire
progresser l’exploitation des pipelines et garantir que les
hydrocarbures sont livrés aux marchés essentiels de manière
sûre, efficace et respectueuse de l’environnement.
The Government of Saskatchewan is confident that pipelines
are a safe and cost-effective way to get hydrocarbons to markets.
They are designed to deliver large volumes in an energy-efficient
manner compared to alternative modes of transport.
Le gouvernement de la Saskatchewan est convaincu que les
pipelines représentent un mode sûr et rentable de transporter des
hydrocarbures vers les marchés. Les pipelines sont conçus pour
livrer de grandes quantités de produits de manière écoénergétique,
par rapport aux autres modes de transport.
Mr. Chair, that is an overview of how we regulate pipelines in
Saskatchewan. We are now available to answer your questions.
Monsieur le président, c’était un survol de notre
réglementation sur les pipelines en Saskatchewan. Nous sommes
prêts à répondre à vos questions.
37:44
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
The Chair: Thank you very much, Mr. Campbell. We will
begin our questions.
Le président : Merci beaucoup, monsieur Campbell. Nous
allons amorcer les séries de questions.
Senator Mitchell: Thanks very much, gentlemen. I am quite
interested in the different standards between the U.S. and the
Canadian sides. Could you tell us why it would be that the U.S.,
for example, would have thicker walls on their pipes than we
would? Does that make it safer?
Le sénateur Mitchell : Merci beaucoup, messieurs. Les normes
différentes aux États-Unis et au Canada m’intéressent beaucoup.
Pouvez-vous nous dire pourquoi les pipelines aux États-Unis ont
des parois plus épaisses qu’ici? Les pipelines sont-ils plus
sécuritaires si leurs parois sont plus épaisses?
I will have some follow-up questions to that, too, I think,
Mr. Campbell.
Je vais sans doute poser des questions complémentaires,
monsieur Campbell.
Todd Han, Director, Petroleum Development, Ministry of the
Economy, Government of Saskatchewan: I cannot explain why we
have two differences other than there are philosophical differences
in terms of how we regulate.
Todd Han, directeur, Exploitation du pétrole, ministère de
l’Économie, gouvernement de la Saskatchewan : Je ne peux pas
expliquer ces deux épaisseurs différentes autrement que par nos
approches réglementaires distinctes.
The more important issue is a safety issue. We do not believe
there is a greater advantage to having a thicker wall on the
pipeline. In most cases, pipeline operation or maintaining a safe
pipeline operation really has to do with a number of things other
than just the thickness. That includes having proper mastics or
coating around the pipeline; ensuring the impressed current
systems are there to ensure that corrosion is prevented; and
having a good, high-level frequency of inspections to ensure that
corrosion does not occur. It is not just a single factor.
La sécurité est ce qui compte avant tout. Nous ne croyons pas
qu’une paroi plus épaisse présente un avantage. Dans la plupart
des cas, l’entretien des pipelines pour leur exploitation sécuritaire
concerne un certain nombre d’aspects autres que l’épaisseur de la
paroi. Les pipelines doivent avoir les mastics ou les revêtements
adéquats, et les protections par courant imposé doivent être en
place. Il faut effectuer des inspections rigoureuses et très
fréquentes pour prévenir la corrosion. Il n’y a pas qu’un seul
facteur à prendre en considération.
In terms of safety, it is equivalent in terms of what Canada
provides and what the U.S. provides with pipeline operations.
Le niveau de sécurité de l’exploitation des pipelines au Canada
équivaut à celui aux États-Unis.
Senator Mitchell: Are there studies or statistics that would
show a difference in the rate of spills between the two
jurisdictions?
Le sénateur Mitchell : Les études ou les données présententelles des différences entre les deux pays quant au nombre de
déversements?
Mr. Han: We do have studies in Canada. In Saskatchewan, we
keep a fairly comprehensive set of spills statistics. As for the U.S.,
I would have to say that I do not have their statistical information
in terms of their line failures.
M. Han : Des études ont été menées au Canada. En
Saskatchewan, nous avons des données assez exhaustives sur les
déversements. Mais je n’ai pas de statistiques sur les bris de
pipelines aux États-Unis.
Senator Mitchell: In terms of your relationship to the CSA
Z662 standard, how do you feed in ideas, new technologies and
lessons learned to that? Is there a structure or network of joint
committees? How do you do that?
Le sénateur Mitchell : Concernant la norme CSA Z662,
comment faites-vous pour présenter des idées, parler des
nouvelles technologies et soumettre des conclusions? Existe-t-il
une structure ou un réseau de comités mixtes? Comment vous y
prenez-vous?
Ed Dancsok, Assistant Deputy Minister, Ministry of the
Economy, Government of Saskatchewan: Yes, there is an
interprovincial committee set up by the Canadian Standards
Association in which we are a participant. The committee meets
twice a year to discuss issues of common concern and look at
changing technologies and specifications for pipes to try to gain a
common understanding of and a standardized approach to the
regulation of the lines.
Ed Dancsok, sous-ministre adjoint, ministère de l’Économie,
gouvernement de la Saskatchewan : Oui, nous siégeons au comité
interprovincial établi par l’Association canadienne de
normalisation. Le comité se réunit deux fois par année pour
discuter des questions d’intérêt commun, examiner les
technologies changeantes et les caractéristiques des pipelines et
s’entendre sur l’approche uniformisée à adopter dans la
réglementation.
Senator Mitchell: Thanks. I can go on a second round.
The Chair: Thank you. I just have one question: What is the
difference in the thickness of the wall of the pipe? It is listed in your
report as 72 per cent to 80 per cent. What is that difference in?
Le sénateur Mitchell : Merci. Je poserai d’autres questions
durant la deuxième série.
Le président : Merci. Je n’ai qu’une question. Quelle est la
différence entre l’épaisseur des parois des pipelines? Votre
mémoire indique 72 p. 100 par rapport à 80 p. 100. À quoi
renvoient ces pourcentages?
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:45
Mr. Han: We brought that out as an example to show a
difference, not to give a technical comparative difference. It was
just one of the comparative examples that we have provided. In
terms of providing the actual exact differences, other than the
yield strength, is there a specific percentage that you want? What
is the exact difference that you want to know about?
M. Han : C’est un exemple pour montrer la différence, pas une
comparaison technique. C’est seulement un des exemples
comparatifs que nous avons fournis. Mais pour ce qui est des
différences exactes, sauf la limite élastique minimale, voulez-vous
connaître un pourcentage précis? Quelle différence voulez-vous
connaître au juste?
The Chair: I think that is what we would like to know. What is
the exact difference? I mean that 72 per cent and 80 per cent may
mean something to an engineer, but to us folks around the table
here we would like to know if that is just the strength of the pipe.
Is it the thickness? You can see what happens right away —
people think it is the thickness. Maybe it is not even the thickness;
maybe it is the tensile strength of it.
Le président : Je pense que c’est ce que nous voulons savoir.
Quelle est la différence exacte? Un ingénieur comprend peut-être
ces chiffres de 72 et de 80 p. 100, mais nous voulons savoir s’il est
seulement question de la solidité du pipeline. S’agit-il de
l’épaisseur des parois? Vous voyez ce qui se produit tout de
suite; on s’imagine que c’est l’épaisseur. Mais ce n’est peut-être
même pas ça; c’est peut-être la résistance à la rupture.
If you can get that information for us, I would appreciate it.
Send it to our committee clerk, please.
Je vous serais reconnaissant de nous fournir cette information.
Veuillez l’envoyer à la greffière, s’il vous plaît.
Mr. Han: We will get that to you.
M. Han : D’accord.
Senator Lang: I want to follow up further on this, because you
are part of the Canadian association respecting setting standards
for Canada. Does this particular thickness of the pipe apply
across Canada, whether in British Columbia, Alberta or
Saskatchewan — the difference between the 72 per cent versus
the 80 per cent thickness going across the line?
Le sénateur Lang : Je veux poursuivre dans la même veine, car
vous devez respecter les normes qui s’appliquent au Canada.
L’épaisseur de paroi est-elle la même partout au Canada, en
Colombie-Britannique, en Alberta ou en Saskatchewan,
concernant la différence entre les épaisseurs de 72 et de 80 p. 100?
Mr. Han: Transmission lines are regulated with NEB. That
would translate right across Canada. A transmission line that
remains just inside Saskatchewan would also follow those
requirements as part of the CSA Z662 requirements.
M. Han : Les pipelines sont régis par l’ONE partout au
Canada. Un pipeline situé seulement en Saskatchewan devrait
aussi répondre aux exigences liées à la norme CSA Z662.
Senator Lang: You mentioned that you would like to work with
the United States with respect to the general requirements for
pipelines and work with them so they are the same, regulatory-wise,
across both countries. Have you asked the National Energy Board
to work towards that end, or is that the association that you would
ask to work with the Americans to try to come to a common
regulatory process between the two countries to streamline it?
Le sénateur Lang : Vous avez dit que vous voulez travailler avec
les États-Unis afin d’harmoniser les exigences réglementaires
générales pour les pipelines. Avez-vous demandé à l’Office
national de l’énergie de travailler à cette fin, ou voulez-vous que
ce soit la CSA qui travaille avec les Américains afin d’établir un
processus réglementaire commun et rationalisé pour les deux pays?
Mr. Han: Yes, we would certainly ask the National Energy
Board to start that initiative. However, we also recognize that
CSA works with international standards associations, as well as
the American jurisdiction, to ensure that there is harmonization.
Even though there are small technical differences between the
regulations, the overall performance goals are the same;
everybody is striving for the same safety and environmentally
sustainable management of that pipeline.
M. Han : Oui, nous demandons à l’ONE d’entreprendre ce
travail. Cependant, nous sommes aussi conscients que la CSA
collabore avec les associations de normalisation à l’étranger et
aux États-Unis pour harmoniser les normes. Même si les
règlements contiennent de petites différences techniques, les
grands objectifs de rendement sont les mêmes. Nous cherchons
tous à atteindre des normes élevées en matière de sécurité et de
gestion durable de l’environnement pour les pipelines.
Senator Lang: I will go into one other area, Mr. Chair, and
that is the question of the transportation of oil; namely, pipeline
versus rail. There is more and more discussion in the public
domain with respect to the utilization of rail, and maybe even the
expansion of the use of rail, as opposed to pipeline for the purpose
of transporting oil.
Le sénateur Lang : Je vais parler d’un autre aspect, monsieur le
président, le transport du pétrole par pipeline ou par train. On
discute de plus en plus sur la place publique de l’utilisation du
train et peut-être même de son utilisation accrue pour le transport
du pétrole, au lieu des pipelines.
What is the Government of Saskatchewan’s position if you
have a choice between transporting oil by rail or by pipeline?
What do you deem the safest and the most efficient for the
transportation of oil, if that is a decision you have to make?
Quel est le moyen de transport privilégié par le gouvernement
de la Saskatchewan, le train ou les pipelines? Quelle est selon vous
la méthode la plus sécuritaire et la plus efficiente si vous deviez
faire un choix?
37:46
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
Mr. Han: In terms of our position, we believe both
transportation means are viable options. Not as a comparison
of safety, but rail certainly allows us access to oil that does not
have easy access to pipeline at this point. It is a viable vehicle to
get the oil out of Saskatchewan. Pipeline is our most efficient way
to get large amounts of oil and gas out of the province.
M. Han : Nous croyons que ce sont deux options valables.
Sans faire de comparaison sur la sécurité, je dirais que le train
nous permet d’utiliser du pétrole qui n’est pas facilement
accessible par pipeline jusqu’à maintenant. Le train est un
moyen de transport valable pour expédier le pétrole en dehors
de la Saskatchewan. Les pipelines sont notre méthode la plus
efficiente d’acheminer de grands volumes de pétrole et de gaz à
l’extérieur de la province.
Mr. Campbell: Other things being equal, we view pipelines as
being the most efficient, cost-effective and safe method of
transport for oil.
M. Campbell : Tout bien considéré, nous estimons que les
pipelines constituent la méthode la plus efficace, la plus efficiente
et la plus sécuritaire de transporter le pétrole.
Senator Ringuette: You mentioned that you have legislation
and regulations in regard to abandonment of pipelines. Have you
experienced in your province abandonment of pipeline sections? If
so, what would be the process? Would it be removal and so forth?
We have to also understand how the process works.
La sénatrice Ringuette : Vous avez dit que votre législation et
votre réglementation prévoient la mise hors service des pipelines.
Des sections de pipeline ont-elles été mises hors service dans votre
province? Le cas échéant, quel est le processus? Est-il question du
démontage des pipelines, et cetera.? Nous devons aussi
comprendre le processus.
Mr. Han: I can certainly cover the abandonment process. We
have a standardized abandonment process. Before the line is
decommissioned and abandoned, the lines are cleaned, or what
people refer to as ‘‘pigged,’’ to ensure there are no residual
elements or contaminants inside the line. Then the line is
additionally washed, and then we also hydrostatically test the
line to ensure that there were no pinholes or any kinds of other
abrasions that occurred on the line that may have leaked small
amounts of material into the ground. If we do find that the line
had a small leak or any kind of problem, then we require the
company to excavate that area to ensure there is no
contamination. If there is any contamination, they have to
remediate the contaminants out of that ground.
M. Han : Nous avons un processus normalisé de mise hors
service. Avant la désaffectation et la mise hors service, les pipelines
sont nettoyés pour qu’il ne reste aucun résidu ou contaminant. Les
gens parlent du raclage. Nous nettoyons le pipeline de nouveau et
nous effectuons un test hydrostatique pour être certains qu’il n’y a
pas de piqûres ou d’autres marques d’abrasion qui auraient entraîné
de petites fuites dans le sol. Si nous constatons une petite fuite ou un
autre problème, l’entreprise doit excaver la zone pour garantir qu’il
n’y a pas de contamination. S’il y en a, elle doit extraire les
contaminants du sol.
Once that is done, then there are several ways to complete the
abandonment. One is to fill it with environmentally benign fluid
that prevents the line from corroding. Then we cap both ends and
leave the line in place in case it is used at a later time. In some cases,
when necessary, they will actually remove the line from the ground.
However, that is rarer. In most cases, the line is left in the ground
with a benign corrosion inhibitor and it is capped on both ends.
Plusieurs méthodes permettent de terminer la mise hors service.
On peut remplir le pipeline d’un liquide inoffensif pour
l’environnement afin d’empêcher la corrosion. Nous scellons
ensuite les deux extrémités du pipeline, que nous laissons en place
pour le réutiliser plus tard au besoin. Si nécessaire, le pipeline sera
retiré, mais c’est plus rare. La plupart du temps, nous injectons un
inhibiteur de corrosion inoffensif et nous scellons les deux
extrémités.
Senator Ringuette: You are saying that you have experience
with the abandonment process. Would that be in the last five
years?
La sénatrice Ringuette : Vous dites que vous avez de
l’expérience avec le processus d’abandon. Est-ce durant les cinq
dernières années?
Mr. Han: Yes.
M. Han : Oui.
Mr. Dancsok: Oh, yes.
M. Dancsok : Oh oui.
Mr. Han: You must understand that we also have very small
lines that are attached to wells and small battery sites, so we
abandon large numbers of lines, but they are very small diameter
lines. They are not the same large pipelines that the NEB deals
with.
M. Han : Vous devez comprendre que nous avons aussi de très
petites canalisations qui sont reliées aux puits et des petits parcs
de réservoirs; nous abandonnons donc un grand nombre de
canalisations, mais leur diamètre est très petit. Il ne s’agit pas des
gros pipelines dont s’occupe l’ONE.
Senator Ringuette: I suppose that you do the oversight of that
process, that the Government of Saskatchewan would not incur
the cost of that abandonment and the entire process that you have
just described.
La sénatrice Ringuette : Je présume que vous exercez la
surveillance de ce processus, et que le gouvernement de la
Saskatchewan n’assume pas le coût du processus d’abandon que
vous venez juste de décrire.
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:47
Mr. Han: That is correct. Many of the lines that are being
abandoned in Saskatchewan are lines associated with well sites.
Usually the line is abandoned when the well is plugged. You are
right that we are the government oversight. However, there are
special occasions when we do intervene. We have a full liability
management program that covers the wells, the batteries and the
flowlines that connect them, or smaller diameter pipelines. If the
company is bankrupt or not available to deal with the problem,
then we step in through this orphan liability program, which
imposes a levy on the companies. We use that money to both
abandon and remediate sites. At no point is the public stuck with
the costs of cleanup.
M. Han : C’est exact. Un grand nombre de canalisations
abandonnées en Saskatchewan sont reliées à des emplacements de
puits. Habituellement, la canalisation est abandonnée lorsque le
puits est bouché. Vous avez raison de dire que nous exerçons la
surveillance pour le gouvernement. Toutefois, il nous arrive
d’intervenir. Nous avons un programme complet de gestion des
obligations pour les puits, les parcs de réservoirs et les conduites
d’écoulement qui les relient, ou des pipelines de petit diamètre. Si
la société fait faillite ou ne peut pas s’occuper du problème, nous
intervenons par l’entremise de ce programme d’obligations envers
les puits abandonnés, qui impose un prélèvement aux sociétés.
Nous utilisons cet argent pour abandonner et décontaminer les
sites. Les coûts associés au nettoyage ne sont jamais payés avec les
deniers publics.
Senator Ringuette: To clarify, the levy you are talking about is
collected during the operation of the facility and is a reserve?
La sénatrice Ringuette : J’aimerais obtenir des éclaircissements :
le prélèvement dont vous parlez est-il perçu pendant les activités
d’exploitation et l’argent sert-il de réserve?
Mr. Han: The program has two components. First, we measure
the company, and when I say ‘‘company,’’ it is not the pipeline
company. It is the oil and gas producer, which is separate from
the pipeline companies. Producers have their lines, which are
called flowlines.
M. Han : Le programme a deux volets. Tout d’abord, nous
évaluons la société — et lorsque je dis « société », il ne s’agit pas
de la société propriétaire du pipeline. Il s’agit du producteur de
pétrole et de gaz, qui n’est pas la société propriétaire du pipeline.
Les producteurs ont leurs canalisations, et on les appelle des
conduites d’écoulement.
On a monthly basis we measure the producer’s assets versus
liabilities and that is done based on how much oil or gas they
produce. Liabilities are calculated based on how much the
environmental cleanup would cost for that well site, flowline or
battery, or how much it would cost to abandon those. When
assets fall below liabilities, we collect a security deposit from the
company to make up the balance, so at no point is there an
unsecured liability. It is covered through the security deposit.
Chaque mois, nous mesurons les actifs et les obligations du
producteur selon la quantité de pétrole ou de gaz qu’il produit. Le
calcul des obligations se fonde sur le coût de l’assainissement
environnemental de l’emplacement du puits, de la conduite
d’écoulement ou du parc de réservoirs, ou sur le coût
d’abandon de ces installations. Lorsque l’actif est moins élevé
que le coût des obligations, nous exigeons un dépôt auprès de la
société pour combler l’écart, afin que leurs obligations soient
toujours garanties. Elles le seront par le dépôt.
We recognize that sometimes companies suddenly go bankrupt
and there is not enough security deposit held by us, or they may
have gone bankrupt before this program came into place in 2007.
Therefore, we also have an additional power to impose a levy on
every company in the province, whether or not it is their property.
The levy is applied equally to companies based on the total liability
that they represent. If we are to identify a number of orphan sites
that need to be cleaned up, we impose a levy on that amount and
they pay based on the total liability they represent to us.
Nous reconnaissons que parfois, des sociétés font soudainement
faillite et le montant du dépôt est insuffisant. La société peut
également avoir fait faillite avant que ce programme soit lancé en
2007. C’est pourquoi nous avons aussi le pouvoir d’imposer un
prélèvement à toutes les sociétés de la province, qu’elles lui
appartiennent ou non. Le prélèvement est imposé également à
toutes les sociétés selon l’ensemble de leurs obligations. Si nous
recensons un certain nombre d’emplacements abandonnés qui
doivent être assainis, nous imposons un prélèvement sur cette
somme et les sociétés paient selon l’ensemble de leurs obligations.
Senator Seidman: I would like to ask a more systemic question.
In your presentation, Mr. Campbell, you said that the
Government of Saskatchewan has partnered with the oil and
gas industry to establish six not-for-profit cooperatives. You
implied that they were important in safety management and
response. Could you tell us how those cooperatives work and
what role they play?
La sénatrice Seidman : J’aimerais poser une question plus
systémique. Monsieur Campbell, dans votre exposé, vous avez dit
que le gouvernement de la Saskatchewan avait établi un
partenariat avec l’industrie pétrolière et gazière en vue de
fonder six coopératives à but non lucratif. Vous avez laissé
entendre qu’elles étaient importantes pour la gestion de la sécurité
et des interventions. Pouvez-vous nous décrire le fonctionnement
et le rôle de ces coopératives?
Mr. Han: The spill cooperatives are a mandate required
through our licensing system. They collect fees from all the oil
and gas companies that have a spill potential if they have a
M. Han : Les coopératives d’intervention en cas de
déversement sont mandatées par notre mécanisme d’octroi de
permis. Elles perçoivent des droits auprès de toutes les sociétés
37:48
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
property, be it pipeline, well or battery. With that money, they
purchase all the necessary equipment and centralize it in a mobile
unit and make it available to all producers. Because there are over
500 producers, and at any time we may have as many as
60,000 wells operating, requiring individual producers to have
enough equipment to cover spills throughout the province would
not make sense. It is better to have a centralized system through
these cooperatives and have all equipment available that small
operators cannot afford. The cooperatives provide the equipment
when a spill occurs.
pétrolières et gazières qui présentent un risque de déversement si
elles sont propriétaires d’un pipeline, d’un puits ou d’un parc de
réservoirs. Avec cet argent, les coopératives achètent l’équipement
nécessaire et le centralisent dans une unité mobile qui sera mise à
la disposition de tous les producteurs. Étant donné qu’il y a plus
de 500 producteurs, et qu’à tout moment il peut y avoir jusqu’à
60 000 puits en activité, il ne serait pas logique d’exiger que
chaque producteur individuel possède assez d’équipement pour
intervenir en cas de déversement partout dans la province. Il est
préférable d’avoir un système centralisé par l’entremise de ces
coopératives et de rendre disponible tout l’équipement que les
petits producteurs ne peuvent pas acheter. Les coopératives
fournissent l’équipement en cas de déversement.
The spill co-ops also provide annual training to all producers in
their geographical area. They do classroom exercises as well as
hands-on exercises. In sites in rivers or other water bodies they do
additional winter exercises in case a spill occurs in the water.
Les coopératives d’intervention en cas de déversement offrent
aussi une formation annuelle à tous les producteurs dans leur région
géographique. Il y a des exercices en classe et des exercices
pratiques. Sur les sites près de rivières ou d’autres cours d’eau, on
pratique d’autres exercices d’hiver en cas de déversement dans l’eau.
All producers are required to be members of the spill co-ops
and to attend each of the spill exercises, because we believe spill
training is a very important part of the actual safe operation of
pipelines.
Tous les producteurs doivent être membres des coopératives
d’intervention en cas de déversement et sont tenus de participer à
tous les exercices de déversement, car nous croyons que la
formation en cas de déversement est une partie très importante de
l’utilisation sécuritaire des pipelines.
There is one more feature of the spill co-ops. Sometimes a
producer is not available to go out to the site when they have one
well in a very isolated area. There are volunteers in the spill co-ops
who will respond on their behalf. The companies for whom these
volunteers work bill the company after the fact to recover the cost
of fixing the problem.
Les coopératives d’intervention en cas de déversement ont un
autre volet. En effet, il arrive qu’un producteur ne puisse pas se
rendre sur le site d’un seul puits d’une région isolée. Dans ce cas,
des bénévoles des coopératives agiront en leur nom. Ces bénévoles
facturent ensuite ces sociétés pour qu’elles remboursent les coûts
associés aux mesures prises pour résoudre le problème.
Senator Seidman: I appreciate the importance of the training
for spill response. You referred in your presentation to highly
trained volunteer members who are first responders in the event
of a spill. Are they actually volunteers?
La sénatrice Seidman : Je comprends l’importance de la
formation en intervention en cas de déversement. Dans votre
exposé, vous avez parlé de membres bénévoles très bien formés
qui sont les premiers intervenants lors d’un déversement. Sont-ils
vraiment des bénévoles?
Mr. Han: The first responders are not volunteers. The volunteers
are people who are part of the spill co-op membership who only
volunteer if the other member is unavailable or does not have
enough people to deal with the problem. That is what we meant by
volunteer. Each company is responsible for their own spills and
their own training through our spill co-op, but if they are not
available, as sometimes happens, the spill co-op will provide a
volunteer to deal with the spill.
M. Han : Les premiers intervenants ne sont pas des bénévoles.
Les bénévoles sont des gens qui font partie de la coopérative
d’intervention en cas de déversement et qui sont seulement
bénévoles si l’autre membre n’est pas disponible ou qu’il n’a pas
assez d’employés pour régler le problème. C’est ce que nous voulons
dire par bénévole. Chaque société est responsable de ses propres
déversements et de sa propre formation par l’entremise de notre
coopérative d’intervention en cas de déversement, mais si ces gens
ne sont pas en mesure d’intervenir, comme c’est parfois le cas, la
coopérative enverra un bénévole qui s’occupera du déversement.
We will not let any spill go unmitigated. It is the first few hours
after a spill occurs that are of key importance in containing and
collecting the material.
Nous ne laisserons pas un déversement se produire sans
intervenir, car les heures qui suivent le début du déversement sont
cruciales lorsqu’il s’agit de l’endiguer et de ramasser le matériel.
Senator Seidman: Does the cooperative own the equipment?
Mr. Han: The spill co-op owns the equipment. It is a nonprofit. The board governs the association and the members pay
the fees.
La sénatrice Seidman : La coopérative possède-t-elle l’équipement?
M. Han : Oui, la coopérative d’intervention en cas de
déversement possède l’équipement nécessaire. C’est un
organisme à but non lucratif. Le conseil dirige l’association et
les membres paient les frais.
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:49
Senator Seidman: You also say the response is integrated with
other partners such as the fire department, RCMP and ambulance
services. How does the integration work?
La sénatrice Seidman : Vous avez aussi mentionné que
l’intervention est intégrée à celle d’autres partenaires, par
exemple les services d’incendie, la GRC et les services
ambulanciers. Comment l’intégration fonctionne-t-elle?
Mr. Han: We do it in two ways. The EMOs — the ambulance,
fire and RCMP — are part of our training exercise, but also the
training manual, which contains the logistical requirements, that
is, things like where our launch points are for boats and what the
safe distance is for the fire department to stay from a fire, is
written in conjunction with the emergency responders. Emergency
responders are part of the spill co-op board as much as our staff
are directors in the spill co-op board to ensure that there is
frequent communication as well as integration of procedures.
M. Han : Il y a deux façons. Les OGU — les services
ambulanciers, les services d’incendie et la GRC — sont intégrés
à nos exercices de formation, mais aussi au manuel de formation,
qui contient les exigences logistiques, c’est-à-dire des détails
comme les points de mise à l’eau des bateaux et la distance
sécuritaire à laquelle les intervenants des services d’incendie
devraient se tenir d’un feu, car tout cela est écrit en conjonction
avec les organismes d’intervention en cas d’urgence. Les
organismes d’intervention en cas d’urgence font partie du
conseil de la coopérative au même titre que nos employés pour
veiller à établir des communications fréquentes et pour veiller à
l’intégration des procédures.
Senator Wallace: Mr. Campbell, I understand that in 2012 the
Saskatchewan provincial auditor audited the pipeline network
there and, in particular, looked at the ability of the provincial
government to monitor and regulate the network. What can you
tell us about the conclusions that the auditor reached?
Le sénateur Wallace : Monsieur Campbell, d’après ce que je
comprends, en 2012, la vérificatrice provinciale de la Saskatchewan
a procédé à une vérification du réseau de pipelines de la province, et
en particulier, a examiné la capacité du gouvernement provincial de
surveiller et de réglementer le réseau. Que pouvez-vous nous dire au
sujet des conclusions auxquelles est parvenue la vérificatrice?
Mr. Dancsok: The auditor did come up with a number of
recommendations about some improvements that could be made
in our regulatory oversight. A number of the regulations were
around better documentation of the approval process, better
documentation around the initial inspections of the lines and the
testing of those lines prior to being put into service. There were
other recommendations.
M. Dancsok : La vérificatrice a formulé plusieurs
recommandations au sujet des améliorations qui pourraient être
apportées à notre surveillance de la réglementation. Plusieurs de ces
règlements concernaient une meilleure documentation du processus
d’approbation, des inspections initiales des canalisations et de
l’examen de ces canalisations avant qu’elles soient mises en service.
Il y avait aussi d’autres recommandations.
Right now, the licensing process in Saskatchewan is for the
major transmission lines that run across the province. However, the
smaller diameter flowlines, which number in the thousands but are
very short and do not carry a lot of product, are not part of our
licensing process. Having said that, the CSA standards still apply to
those flowlines. However, the auditor recommended that we put
into legislation the authority for those smaller flowlines to also be
licensed. Those are the major parts of the recommendations.
Actuellement, en Saskatchewan, le processus d’octroi de
permis vise les canalisations de transport majeures qui
traversent la province. Toutefois, les conduites d’écoulement de
plus petit diamètre, qui se comptent par milliers, mais qui sont
très courtes et qui ne transportent pas une grande quantité de
produits, ne sont pas visées par le processus. Cela dit, les normes
de la CSA s’appliquent à ces conduites d’écoulement. Toutefois,
la vérificatrice a recommandé que la loi exige que ces petites
conduites d’écoulement soient aussi visées par un permis. Ce sont
les grandes lignes de ces recommandations.
Senator Wallace: Did the auditor have anything to say about
the effectiveness of spill response and the recovery rates of
hydrocarbons after spills have occurred? Was there anything
mentioned about that in the report?
Le sénateur Wallace : La vérificatrice a-t-elle parlé de
l’efficacité des interventions en cas de déversement et des taux
de récupération des hydrocarbures? A-t-elle mentionné cela dans
le rapport?
Mr. Dancsok: I do recall the auditor wanting to ensure that a
proper process for spill responses was in place. I do not recall
anything about the spill sizes or that sort of thing being covered.
M. Dancsok : Je me souviens que la vérificatrice tenait à ce
qu’un processus approprié d’intervention en cas de déversement
soit en place. Je ne me souviens pas d’avoir lu quelque chose au
sujet du volume des déversements.
Mr. Han: We know through our statistics for large-diameter
pipeline, the spill frequency is fairly low. However, the volume
certainly could be significant because it is a large-diameter,
high-pressure line. In terms of small diameters, the frequency
M. Han : Selon nos statistiques, les pipelines de gros diamètre
ne produisent pas souvent de gros déversements. Toutefois, le
volume des déversements qui se produisent pourrait certainement
être considérable, car ce sont des canalisations de gros diamètre
37:50
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
certainly is there. I cannot say it is low. However, the volumes are
very low.
sous haute pression. Toutefois, je ne peux pas dire que la
fréquence des déversements est peu élevée en ce qui concerne les
canalisations de petit diamètre, mais le volume de produit déversé
est assez restreint.
In general, the recovery rate in most cases of a spill is measured
very carefully on a yearly basis and then also posted on our
website. The Saskatchewan recovery rate of hydrocarbons and
produced fluid is fairly high. It is usually around 70 or higher
percentage in terms of recovery rates.
En général, le taux de récupération d’un déversement est
mesuré très précisément chaque année et ensuite affiché sur notre
site web. Le taux de récupération des hydrocarbures et des fluides
est assez élevé en Saskatchewan. Il est habituellement d’environ
70 p. 100 ou plus élevé.
Mr. Dancsok: What the auditor was seeking is that we have in
our laws the responsibility to verify that the pipeline operators
have cleaned up those contaminated sites to an acceptable level.
M. Dancsok : Ce que la vérificatrice cherchait à savoir, c’est si
nos lois nous obligeaient à vérifier que les exploitants de pipelines
avaient nettoyé les sites contaminés à un niveau acceptable.
Senator Wallace: Mr. Campbell, I was interested in your
comment, which I think we are all well aware of, that in order for
Canada to reach its full potential as a world oil producer further
steps have to be taken to get product to market, and that requires
pipelines and perhaps other means of doing that. You referred to
three critical market areas: Asia, U.S. Gulf Coast, and Eastern
Canada and the eastern seaboard. I am from New Brunswick and
well aware of the importance of getting Alberta crude, western
crude and Saskatchewan crude to the East Coast as well. The
largest refinery in the country, as you probably know, is located in
Saint John and it fully accesses the export markets along the U.S.
coast and into foreign markets.
Le sénateur Wallace : Monsieur Campbell, votre commentaire
m’a intéressé, et je pense que nous savons tous que si nous
voulons que le Canada atteigne son plein potentiel de producteur
pétrolier à l’échelle mondiale, il reste des étapes à franchir pour
mettre le produit sur le marché; il faudra d’autres pipelines et
peut-être d’autres moyens pour y arriver. Vous avez parlé de trois
régions essentielles du marché : l’Asie, la partie américaine de la
côte du golfe du Mexique, et l’est du Canada et le littoral Est. Je
viens du Nouveau-Brunswick, et je sais qu’il est important de
transporter le pétrole brut de l’Alberta, de l’Ouest et de la
Saskatchewan jusqu’à la côte Est. Comme vous le savez
probablement déjà, la plus grande raffinerie du pays est située à
Saint John; elle a accès aux marchés de l’exportation le long de la
côte américaine, et de là, aux marchés étrangers.
What might you have to say, from a Saskatchewan perspective,
about the importance of expanding the existing pipeline network
and, in particular, do you have any comments about a line that
could eventually extend to the East Coast of Canada?
Quel est le point de vue de la Saskatchewan sur l’importance
d’étendre le réseau de pipelines existant et, en particulier, que
pensez-vous du projet d’étendre une canalisation jusqu’à la côte
Est du Canada?
Mr. Campbell: We certainly think that we need infrastructure
going to all three places. Speaking of the line to the East Coast,
there are a couple of benefits here. Right now we are seeing a
fairly large discount for our oil off of the WTI price. WTI prices
alone are lower than what eastern refineries are paying, so there is
certainly the opportunity here for mutual benefit. We are
supportive of the initiatives like TransCanada’s to turn that
pipeline from gas to oil. That is a good idea and a good project.
We also think that just solves part of the problem.
M. Campbell : Nous pensons certainement qu’il faut une
infrastructure jusqu’à ces trois endroits. La canalisation jusqu’à
la côte Est offre quelques avantages. En ce moment, le prix de
notre pétrole est beaucoup plus bas que le prix du WTI. Les prix
du WTI sont moins élevés que ceux payés par les raffineries de
l’Est; il y a donc un avantage commun. Nous appuyons les
initiatives comme celles de TransCanada qui visent à utiliser ce
pipeline pour le transport du pétrole au lieu du gaz.
A lot of oil will be coming on-stream in Western Canada,
particularly from Alberta oil sands, so we think we need
infrastructure going to the Gulf Coast. That is important because
there are lots of excess oil refineries with capacity there. It is already
there so that is an important project. Once you get to the Gulf
Coast, then you are really linked to international markets.
Une grande partie du pétrole viendra de l’Ouest du Canada,
surtout des sables bitumineux de l’Alberta; nous pensons donc
qu’il faut mettre en place l’infrastructure nécessaire jusqu’à la côte
du golfe du Mexique. C’est important, car il y a un grand nombre
de raffineries de pétrole excédentaires qui ont la capacité
nécessaire là-bas. Elles existent déjà et il s’agit donc d’un
important projet. Une fois qu’on se rend sur la côte du golfe du
Mexique, on a accès aux marchés mondiaux.
As important as that is access to the West Coast as well,
because the growth markets for oil really will be driven by Asia.
We are seeing moderate demand to declining demand in North
America. Now with U.S. projected to be self-sufficient in oil at
some point, or coming close to it — I am not sure if they actually
Il est également très important d’avoir accès à la côte Ouest,
car la croissance des marchés du pétrole sera dominée par l’Asie.
En effet, la demande nord-américaine est à la baisse. De plus, on
prévoit que les États-Unis deviendront un jour autosuffisants en
ce qui concerne le pétrole, ou le seront presque — je ne sais pas
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:51
will, but they certainly will be producing a lot more themselves —
access to international markets is very important and Asia is a
primary one. I think we need all three.
s’ils le deviendront vraiment, mais leur production augmentera
certainement beaucoup. C’est pourquoi l’accès aux marchés
internationaux est très important et que l’accès au marché
asiatique est essentiel. Je pense donc que nous devons avoir
accès aux trois endroits.
Senator Wallace: It is interesting that you point out the
importance of the U.S. Gulf Coast, of which we are well aware.
There are different ways of getting to that market as well. One line
could be to the East Coast of Canada and then crude could go by
tanker to the U.S. Gulf Coast, in addition to the export markets.
There are different ways of dealing with the situation, but it is
what is in the Canadian interest and so I am pleased to hear your
comments.
Le sénateur Wallace : Il est intéressant que vous ayez souligné
l’importance de la partie américaine de la côte du golfe du
Mexique, car nous en sommes bien conscients. Il y a également
différentes façons d’avoir accès à ce marché. Par exemple, une
canalisation pourrait se rendre à la côte Est du Canada et ensuite,
le pétrole brut pourrait être transporté par pétrolier jusqu’à la
partie américaine de la côte du golfe du Mexique et aux marchés
d’exportation. Il y a différentes solutions, mais c’est ce qui est
dans l’intérêt du Canada, et je suis donc heureux d’entendre vos
commentaires.
Mr. Campbell: Absolutely; I fully agree.
Senator Brown: I was interested in the 68,000 flowlines that you
have. I would imagine those are the ones that pumpjacks bring the
oil to tanks. Is that correct?
Mr. Dancsok: That is correct.
M. Campbell : Absolument; je suis tout à fait d’accord avec
vous.
Le sénateur Brown : Ce qui m’intéresse, ce sont les
68 000 canalisations que vous possédez. J’imagine que ce sont
celles dont le chevalet de pompage amène le pétrole aux
réservoirs. Est-ce exact?
M. Dancsok : C’est exact.
Senator Brown: The U.S. drilling rigs were from 50 or 60 years
ago. Pretty much all of the rigs that drilled your wells were
American rigs; is that right?
Le sénateur Brown : Les appareils de forage américains avaient
de 50 à 60 ans. Presque tous les appareils de forage qui ont servi à
forer vos puits étaient des appareils américains, n’est-ce pas?
Mr. Han: Back in the 1950s and 1960s maybe, but certainly
today it is Canadian rigs that drill most of our wells.
M. Han : Peut-être dans les années 1950 et 1960, mais de nos
jours, on se sert certainement d’appareils de forage canadiens
pour forer la plupart de nos puits.
Mr. Dancsok: Canada has a fleet of 800 rigs now operating,
mainly in Western Canada.
M. Dancsok : Le Canada a actuellement un parc de
800 appareils de forage en activité, surtout dans l’Ouest du
Canada.
Senator Brown: I was just trying to get to the fact that people
were discussing the different thickness of pipelines and whatnot.
The Americans, of course, have been working in inches and
fractions of inches for all of these pumpjack flow rigs that you are
talking about. The difference is, I think, most Canadians have
switched to millimetres. That might be the answer for the
difference between the pipe flows and the thickness.
Le sénateur Brown : J’essayais seulement d’en arriver au fait
que les gens discutent des différentes épaisseurs de pipelines, et
cetera. Les Américains, évidemment, ont travaillé avec les pouces
et les fractions de pouces en ce qui concerne tous les chevalets de
pompage de puits dont vous avez parlé. À mon avis, la différence,
c’est que la plupart des Canadiens sont passés aux millimètres.
Cela pourrait être la réponse à la question concernant la
différence entre les débits dans les canalisations et l’épaisseur.
Mr. Han: I think that is extremely plausible, because we had a
live example in Saskatchewan and Alberta where Alberta has a
specific distance from their well to a tank at 50 metres and
Saskatchewan was 45 metres for decades. When I asked the
engineers who worked on it why that was so, they said that
Saskatchewan actually got their calculator a couple of years
before Alberta did and were able to calculate it at a lower decimal
place than Alberta. That is why theirs is 45.
M. Han : Je crois que c’est extrêmement plausible, car nous
avons eu quelques exemples concrets en Saskatchewan et en
Alberta; en Alberta, la distance précise du puits au réservoir est de
50 mètres et en Saskatchewan, cette distance est de 45 mètres
depuis des décennies. Lorsque j’ai demandé aux ingénieurs
responsables de m’expliquer la raison de cette différence, ils
m’ont répondu que la Saskatchewan avait obtenu son calculateur
quelques années avant l’Alberta, et que la province avait donc été
en mesure de faire des calculs plus précis que l’Alberta. C’est
pourquoi la distance est 45 mètres là-bas.
I think your answer might be very plausible.
Je crois donc que votre réponse pourrait être très plausible.
Senator Brown: Yes. Thank you.
Le sénateur Brown : Oui. Merci.
37:52
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
The Chair: Thank you. We will check that out.
Le président : Merci. Nous allons vérifier cela.
Senator Massicotte: Thank you for being with us this morning.
Le sénateur Massicotte : Merci d’être ici aujourd’hui.
We are all talking about being surprised that the thickness is
different, and you say we should coordinate our efforts with the
Americans. The Americans, being Americans, are pretty focused
on their own needs. Why do we not simply adjust our needs to
theirs? What is the consequence if we simply did that? Is it a
higher cost? Why the debate? Why not just comply, period?
Nous disons tous que nous sommes surpris que l’épaisseur soit
différente, et vous avez dit que nous devrions coordonner nos
efforts avec les Américains. Les Américains, étant ce qu’ils sont,
se concentrent plutôt sur leurs propres besoins. Pourquoi
n’ajustons-nous pas simplement nos besoins aux leurs? Quelle
en serait la conséquence? Les coûts seront-ils plus élevés?
Pourquoi y a-t-il un débat? Pourquoi ne pas seulement nous
conformer à eux?
Mr. Han: I believe Canada’s industry has features that are
extremely salvageable, and not just on very technical components
of the operation. We believe there is the training process and the
spill co-op process, which are not just Saskatchewan specific.
Alberta, B.C. and Manitoba also have comprehensive spill co-op
processes that are in place.
M. Han : Je crois que l’industrie canadienne a des
caractéristiques qui sont éminemment récupérables, et il ne
s’agit pas seulement des éléments techniques. À notre avis, il y a
aussi le processus de formation et les coopératives d’intervention
en cas de déversement, qui n’existent pas seulement en
Saskatchewan. En effet, l’Alberta, la Colombie-Britannique et le
Manitoba ont aussi des processus complets de coopérative
d’intervention en cas de déversement.
We want to ensure that these well-developed institutions and
processes are salvaged, because we do believe the pipeline
operation is not just about nuts and bolts. There is a high
human element. Canada has done well to ensure that the human
element is adjusted in that part of the operation.
Nous voulons veiller à ce que ces institutions et ces processus
bien établis soient récupérés, car nous croyons que l’exploitation de
pipelines n’est pas seulement une question d’écrous et de vis. Il y a
un facteur humain important. Le Canada a réussi à faire en sorte
que ce facteur humain soit ajusté dans cette partie des activités.
Mr. Campbell: We certainly expect that Canadian and U.S.
citizens would have similar expectations around things like
environmental performance and safety. I think your point is a
good one in that perhaps it should not be that difficult to come up
with a good standard, whether it is theirs or ours, and just apply
that. I think it is something we should increasingly work towards.
M. Campbell : Nous nous attendons certainement à ce que les
citoyens canadiens et américains aient des attentes similaires au
sujet de la performance environnementale et de la sécurité. Je
crois que vous avez un bon point, c’est-à-dire qu’il ne devrait pas
être difficile d’établir une norme adéquate, que ce soit la nôtre ou
la leur, et que nous devrions tout simplement la mettre en œuvre.
Je crois que nous devrions déployer des efforts en ce sens.
Senator Patterson: I will go back to the provincial auditor’s
2012 report. This may be a naive question, but the May 2012
provincial auditor’s report looked at the Ministry of Energy and
Resources and its abilities to assess compliance with pipeline
safety legislation and regulation. You are from the Ministry of the
Economy. Can you explain that, please?
Le sénateur Patterson : Je voudrais revenir au rapport de 2012
du vérificateur général provincial. Je suis peut-être naïf, mais dans
son rapport de mai 2012, le vérificateur provincial a examiné la
capacité du ministère de l’Énergie et des Ressources d’évaluer le
respect des lois et règlements régissant la sécurité des pipelines.
Vous travaillez au ministère de l’Économie. Pouvez-vous me
fournir une explication?
Mr. Campbell: Certainly. The Government of Saskatchewan did
a reorganization in May 2012. One of the creations was a new
ministry called the Ministry of the Economy, and it brought in the
entire former Ministry of Energy and Resources; the economic
agency of government, which was called Enterprise Saskatchewan;
and the labour market components from advanced education to
create a new, large ministry. The idea was that resource sector seems
to be driving a lot of the growth in Saskatchewan, so ensuring that
our economic development programs are as aligned as possible with
those developments makes sense. Also, regardless of which industry
sector you talk to, access to labour and qualified labour is the
number one impediment to further growth and development in
Saskatchewan. The idea is that bringing these three things together
will really help facilitate further growth in Saskatchewan.
M. Campbell : Certainement. Le gouvernement de la
Saskatchewan a procédé à une restructuration en mai 2012. Il y a
notamment un nouveau ministère, celui de l’Économie. Pour créer
ce nouveau superministère, on a amalgamé l’ancien ministère de
l’Énergie et des Ressources, Enterprise Saskatchewan, l’organisme
économique du gouvernement, et les parties du ministère de
l’Éducation supérieure responsable du marché du travail. On
faisait valoir que le secteur des ressources semblait favoriser la
croissance en Saskatchewan. Dans toute la mesure du possible, il
fallait donc adapter nos programmes de développement
économique en fonction de cette croissance. De plus, quel que
soit le secteur d’activité, le manque de main-d’œuvre, qualifiée
notamment, constitue le principal obstacle à la croissance et au
développement en Saskatchewan. Combiner ces trois aspects
contribuera vraiment à alimenter la croissance.
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
Within the Ministry of Energy and Resources, we have two
primary divisions: We have the Petroleum and Natural Gas
Division and the Mining, Lands and Resource Policy Division.
Those divisions moved from the Ministry of Energy and
Resources to new divisions within the Ministry of the Economy,
largely untouched.
Senator Patterson: That explains that. Thank you.
With regard to the provincial auditor’s report, which my
colleague Senator Wallace asked you about, there were a number
of recommendations. I am wondering if the government has
responded to those recommendations — I would assume in a
written form — and if those could be shared with the committee.
Mr. Campbell: Yes, certainly we can do that.
37:53
Le ministère de l’Énergie et des Ressources compte deux
principales directions générales : celle du pétrole et du gaz naturel
ainsi que celle des politiques en matière d’extraction minière,
d’aménagement des terres et de ressources. Sans subir aucune
modification, ces deux directions générales sont passées du
ministère de l’Énergie et des Ressources à celui de l’Économie.
Le sénateur Patterson : Tout s’explique. Merci.
Plusieurs recommandations figurent dans le rapport du
vérificateur provincial, sur lequel mon collègue, le sénateur
Wallace, vous a posé des questions. Je me demande si le
gouvernement a donné suite par écrit, je suppose, à ces
recommandations. Pouvez-vous nous en faire part?
M. Campbell : Certainement.
We did provide an initial response to the letter. We have done a
number of things to comply with the recommendations. There are
still some we are considering and assessing. One example is the
licensing of flowlines, specifically. Responsibility for flowlines
does fall under our legislation and regulations. The question for
us is: What is a way to properly license those and monitor and
enforce that?
Nous avons fourni une réponse initiale. Nous avons pris plusieurs
mesures pour donner suite aux recommandations. Certaines font
encore l’objet d’une évaluation, notamment celle sur l’octroi de
licence pour les conduites d’amenée. Les conduites d’amenée
relèvent des lois et des règlements de la Saskatchewan. Nous nous
demandons comment accorder correctement ces licences tout en
exerçant une surveillance pertinente.
Some of the more complex recommendations we are still
working through exactly what we will do in response, but a
number of them we have responded to.
Nous nous penchons encore sur certaines des recommandations
les plus complexes pour déterminer les mesures à prendre.
Cependant, nous avons donné suite à plusieurs d’entre elles.
We will be able to provide that information to you.
Nous pourrons vous faire parvenir ces renseignements.
Senator Patterson: This is a bit of a technical question. I
understand that The Pipeline Regulations, 2000 require an
emergency response manual. However, neither it nor The
Pipelines Act, 1998 appear to mandate that operators prepare
emergency response plans or spill response plans.
Le sénateur Patterson : Voici une question d’ordre un peu
technique. Je crois comprendre que, en vertu du Règlement sur les
pipelines de 2000, il faut élaborer un manuel d’intervention
d’urgence. Cependant, ni ce règlement ni la Loi sur les pipelines
de 1998 ne semblent exiger que les exploitants élaborent des plans
d’intervention d’urgence ou des plans d’intervention en cas de
déversement.
I am just wondering, either this morning or later, if you could
tell us whether there is a difference between an emergency
response manual and an emergency response plan. Also, how do
you verify and ensure compliance with those requirements?
Pourriez-vous nous dire aujourd’hui ou ultérieurement s’il
existe une distinction entre un manuel d’intervention d’urgence et
un plan d’intervention d’urgence. De plus, comment vérifiez-vous
le respect de ces exigences?
Mr. Han: There is no difference between an emergency
response plan and an emergency response manual. They were
just two different terms that were used because The Pipeline Act
was written so much earlier. Since then, the commonly used term
is ‘‘emergency response plan.’’ However, they both mean the same
thing.
M. Han : Il n’y a aucune distinction entre un plan et un manuel
d’intervention d’urgence. Deux termes différents ont été utilisés
parce que la Loi sur les pipelines a été rédigée beaucoup plus tôt.
Depuis, on utilise couramment « plan d’intervention d’urgence ».
Cependant, les deux termes ont le même sens.
We actually require the companies to submit their emergency
response plan. They submit a corporate plan for the entire
company. Inside the corporate plan, they break it into areas that
they operate in. Then they deal with the details of how they deal
with pipeline spills, well spills, blowouts or whatever the case.
That is registered with us in a written form as a binder. Some
companies use a digital media, also, and they will send us a CD.
Nous exigeons que chaque entreprise nous fournisse le plan
d’intervention d’urgence pour l’ensemble de leurs activités. Le
plan est subdivisé en fonction des différents secteurs d’activités de
l’entreprise. Il faut préciser les mesures détaillées qui seront prises
notamment en cas de déversement de pipeline, de déversement de
puits ou d’éruption. Nous versons les formulaires imprimés
remplis dans un dossier. Certaines entreprises se servent de
moyens électroniques et nous font parvenir un CD.
37:54
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
Those forms are registered in two places: one in the head office
and the other at the field office, because it is the field office that
usually responds to the emergency and they want to ensure that
plan is available at their offices.
Ces formulaires sont enregistrés à deux endroits : à
l’administration centrale et à l’administration régionale. C’est
cette dernière qui habituellement intervient en cas d’urgence. Elle
doit donc être en possession du plan.
The Chair: I wonder if I could ask a couple of questions, please,
before we go to second round.
Le président : Je me demande si je peux poser quelques
questions avant de passer à la deuxième série.
How much of the oil that you produce in Saskatchewan is
moved by rail as compared to pipeline?
Quelle est la quantité de pétrole produit en Saskatchewan qui
est transportée par rail et quelle est celle qui est acheminée par
pipeline?
Mr. Dancsok: That number is changing and actually growing.
Every month we check. The last time we checked, the statistics were
for December 2012. At that time about 12 per cent of
Saskatchewan oil was moving by rail, which represents
about 53,000 barrels per day. That is out of the total of around
470,000 barrels a day.
M. Dancsok : Ça augmente. Nous vérifions tous les mois. La
dernière fois, ce fut en décembre 2012. Environ 12 p. 100 du
pétrole de la Saskatchewan étaient transportés par rail, soit
approximativement 53 000 barils par jour sur un total d’environ
470 000 barils.
The Chair: Is that oil down in the southeast or southwest part
of Saskatchewan, and would it be going to the American markets?
Le président : Ce pétrole est-il extrait du Sud-Est ou du SudOuest de la Saskatchewan? Est-il acheminé vers les marchés
américains?
Mr. Dancsok: Surprisingly, there is more than just the southeast
moving oil by rail. Some of our heavy oil areas now have railloading facilities, such as in the west-central part of the province. I
think there are in the order of nine or 10 rail-loading facilities now
established in the province, both in the southeast, as well as the
west-central part of the province where there is heavy oil. All of that
oil would be moving south into the United States, though.
M. Dancsok : Chose étonnante, le transport du pétrole par rail
ne se fait pas que dans le Sud-Est. Certaines régions produisant du
pétrole lourd sont maintenant dotées d’installations de chargement
ferroviaire. C’est notamment le cas dans le Centre-Ouest de la
province. Je pense qu’on compte neuf ou dix installations de ce
genre dans le Sud-Est ainsi que dans le Centre-Ouest, où l’on extrait
le pétrole lourd. Tout ce pétrole est transporté aux États-Unis,
cependant.
The Chair: The major market for your oil, whether it moves by
rail or by pipe, goes into the U.S., does it, or does it go to a
refinery someplace else within Canada?
Le président : Que vous transportiez le pétrole par rail ou par
pipeline, les États-Unis constituent-ils votre principal débouché
ou est-ce une raffinerie au Canada?
Mr. Dancsok: Sixty-five to 70 per cent of our oil is exported to
the United States, and the rest is used within Saskatchewan.
M. Dancsok : De 65 à 70 p. 100 de notre pétrole sont exportés
aux États-Unis, et le reste demeure en Saskatchewan.
The Chair: When we met with the National Energy Board, they
said they keep a record of incidents as it relates to anything to do
with pipeline breaks, leaks or incidents of all kinds. Does
Saskatchewan keep that also?
Le président : Lorsqu’ils ont comparu, les représentants de
l’Office national de l’énergie ont indiqué avoir un dossier sur les
ruptures ou les fuites de pipeline notamment. La Saskatchewan
fait-elle la même chose?
Mr. Han: Yes, we do. We also make it available publicly on the
website, so that the public can see how many incidents occur and
what the causes are.
M. Han : Oui. Nous affichons également tous ces incidents sur
le site web afin que le public en soit au courant et sache quelles en
sont les causes.
The Chair: Our staff can go to the website and get that for us,
and that will maybe answer some of my questions. Thank you.
Le président : Notre personnel peut consulter le site web et
nous obtenir les renseignements nécessaires, ce qui répondra peutêtre à certaines de mes questions. Merci.
With that, I will defer to Senator Mitchell to start the second
round.
Sur ce, je demanderai au sénateur Mitchell d’entamer la
deuxième série de questions.
Senator Mitchell: Mr. Campbell, you said something that is
kind of haunting and that is that the U.S. could be self-sufficient
in oil. We have kind of accepted that they will be in gas, and we
are starting to hear that they may be in oil. That is problematic
for Western Canadian economies; ergo, it is problematic for the
Canadian economy — desperately problematic.
Le sénateur Micthell : Monsieur Campbell, vous avez tenu des
propos qui me surprennent beaucoup. Vous avez signalé que les
États-Unis pourraient parvenir à l’autosuffisance pétrolière. Nous
avons fini par comprendre qu’ils le seraient en matière de gaz
naturel, et voilà qu’on commence à nous dire qu’ils le seront en
matière de pétrole également. Cette autosuffisance pourrait se
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:55
révéler problématique pour les économies de l’Ouest du Canada
et, par conséquent, pour l’ensemble de l’économie canadienne. Ce
pourrait être extrêmement problématique.
When you are talking about exports to the U.S. in that context,
what are your projections for pipeline or other transportation
capacity needs — infrastructure — to get your product to the U.S.?
En ce qui concerne les exportations aux États-Unis, de quoi
aurons-nous besoin pour transporter le pétrole aux États-Unis
par pipeline ou autrement?
Second, that still causes the problem that we have in Alberta —
I am from Alberta — which is the price differential, because you
have to get it offshore. What are your expectations for a west or
east pipeline for your oil? How will you factor that into capacity
requirements?
En outre, le problème d’écart des prix que nous avons en
Alberta, d’où je viens, est toujours omniprésent en raison du
pétrole exploité en mer. Quelles sont vos attentes à l’égard d’un
pipeline vers l’Ouest ou vers l’Est pour votre pétrole? Dans quelle
mesure tenez-vous compte de ce facteur par rapport à vos
capacités nécessaires?
Mr. Campbell: In terms of U.S. oil self-sufficiency, one of the
studies I referred to was an IEA study. It projected out to 2050.
There is a lot of uncertainty around that. North American selfsufficiency is probably a lot more likely. If we get access to the
Gulf Coast, it really becomes access to international markets.
There is a lot of refining capacity on the coast there and, if our
product gets to the Gulf Coast, it is not necessarily going to be for
U.S. markets. It may get exported from there. Similarly, the point
was made earlier that if we get it to the East Coast of Canada that
may also go down by tanker to the Gulf Coast.
M. Campbell : L’une des études que j’ai évoquées sur
l’autosuffisance des États-Unis en matière de pétrole, c’est l’étude
de l’AIE. Nos voisins devraient y parvenir en 2050, ce qui est loin
d’être une certitude. Il est fort plus probable que l’Amérique du
Nord y parviendra. L’accès à la côte du golfe du Mexique nous
ouvrira vraiment la porte aux marchés internationaux. Il y a
beaucoup d’installations de raffinage sur la côte du golfe du
Mexique. Si nous pouvons y acheminer notre produit, nous
n’aurons pas accès nécessairement qu’au marché américain. Nous
pourrons l’exporter ailleurs à partir de là. Dans le même ordre
d’idées, on a fait valoir un peu plus tôt que, si nous pouvions
acheminer notre pétrole vers la côte Est canadienne, nous pourrions
le transporter alors vers la côte du golfe du Mexique par navire
pétrolier.
I think the most important thing for us is getting access to the
coasts, and we think we need all three, given the volume of
production that will be coming on with Alberta oil sands in
particular. I think the two proposed pipelines to the West Coast,
both Northern Gateway and Trans Mountain, are very
important, as well as Keystone XL and the eastern access.
When you look at the amount of production that will be coming
on, I think we really need all three to solve that differential
problem. The differential problem will be there for a while,
because it will take some time for these pipelines to get approved,
should they get approved.
Le plus important pour nous, c’est d’avoir accès aux trois
côtes, étant donné le volume de notre production qui proviendra
des sables bitumineux albertains. Les deux pipelines proposés en
direction de la côte Ouest, Northern Gateway et Trans Mountain,
sont très importants, tout comme le sont le pipeline Keystone XL
et l’accès à la côte Est. Compte tenu de la production prévue, nous
avons besoin, je pense, de l’accès aux trois côtes pour résoudre le
problème d’écart, ce qui nécessitera un certain temps car il faut
obtenir l’approbation pour ces pipelines, ce qui n’est pas garanti.
Mr. Dancsok: The differential is always going to be there
because of the quality of crude, of course. Even before there were
market access issues years ago, there was always a known
differential based on the quality of that crude and the sulphur
content, et cetera. That differential will always remain.
M. Dancsok : Il y aura toujours un écart de prix en raison de la
qualité du brut, bien sûr. Même avant ces problèmes d’accès aux
marchés, il y a toujours eu cet écart de prix en raison notamment
de la qualité du brut et de la teneur en soufre. Cet écart ne
disparaîtra jamais.
Mr. Campbell: It has just grown larger. That is the big issue.
M. Campbell : L’écart s’est simplement creusé. C’est un
problème important.
Senator Mitchell: I always thought Canadian crude was the
best crude in the world. It is clear the world does not appreciate
that probably.
Le sénateur Mitchell : J’ai toujours pensé que le brut canadien
était le meilleur au monde, ce qui, de toute évidence, ne plaît
probablement pas aux autres pays.
Earlier on, the point was made that you have this liability fund,
I think — I may have missed the detail of it and I would like to
pursue it a bit — and that as the assets are diminished below the
perceived liability or the projected liability, then you would fill it
up again. Could you talk about how that compares to your
Un peu plus tôt, on a fait valoir que vous disposiez d’un fonds
d’assurance — certains détails m’ont échappé et je voudrais donc
creuser un peu la question —, de sorte que l’actif sera réduit pour
être inférieur à la limite de responsabilité projetée. Pourriez-vous
nous donner des précisions sur ce fonds et ceux des autres
37:56
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
knowledge of regimes in other provinces, and what are the limits
of the liability? I know the U.S. has much higher liability limits
generally than Canada, at least I think that is the case, and how
does that compare in the Saskatchewan experience?
provinces? Quelles sont les limites de responsabilité? Je sais que les
États-Unis ont des limites de responsabilité supérieures à celles du
Canada. Du moins, je pense que c’est le cas à ce chapitre. Quelle
est la comparaison avec le fonds de la Saskatchewan?
Mr. Han: The Saskatchewan program is identical to the
Alberta program, and very similar to the B.C. program. We are
almost word for word exactly the same as Alberta for our
program. In terms of our liability tolerance, it is 1:1, so the asset
to liability has to be 1:1. When you divide the two factors, if it is
below 1, then we automatically ask for a security deposit.
M. Han : Le fonds de la Saskatchewan est identique à celui de
l’Alberta et ressemble à celui de la Colombie-Britannique. Nous
avons presque repris mot pour mot les modalités du programme
albertain. Notre limite de responsabilité s’établit à un pour un.
C’est donc dire que les actifs doivent être égaux à la responsabilité
maximale. Si ce n’est pas le cas, nous demandons
systématiquement un dépôt de garantie.
Senator Lang: I would like to pursue a little bit further, if I
could, the question of the resource in Saskatchewan and the
future of that resource. With the discovery of the Bakken resource
that goes into Saskatchewan, what are your projections in respect
to the future resource, the size of that resource, and the volumes
that you will be looking at transporting one way or the other in
order to take advantage of the discovery that you have there?
Le sénateur Lang : Je souhaiterais approfondir un peu plus la
question des ressources en Saskatchewan et de leur avenir. Étant
donné la découverte du gisement de Bakken en Saskatchewan,
quelles sont vos projections concernant l’avenir de ce gisement, sa
taille et le volume que vous envisagez de transporter d’une façon
ou d’une autre pour tirer profit de cette découverte?
Mr. Dancsok: The Bakken resource in Saskatchewan has been
known for a long time and known to be an immense amount of oil
in place. How much is recoverable is at question, of course. It is
considered a tight oil reservoir, meaning that horizontal wells,
combined with hydraulic fracturing, is required to release the oil
from those rocks. Even with that, the recovery rate from that
immense resource will probably be in the 5 to 10 per cent
recovery rate. What we have seen in Saskatchewan in the past,
say, eight years is a growth in that Bakken resource productionwise from 1,000 barrels a day in 2004 up to over 70,000 barrels a
day in 2012. It has grown quite quickly. However, it has tailed off
in the last couple of years to a more measured rate of growth.
M. Dancsok : Le gisement de Bakken a été découvert il y a
longtemps. On sait qu’il s’agit d’un gisement pétrolifère très
important. Il faut donc établir la quantité qu’on peut en extraire.
Ce sont des réservoirs étanches. Il faut donc procéder à du forage
horizontal et à la fracturation hydraulique. Quoi qu’il en soit, le
taux de récupération sera probablement de 5 à 10 p. 100. Nous
avons constaté que nous sommes passés, en Saskatchewan, de
1 000 barils par jour pour le gisement de Bakken en 2004 à plus de
70 000 barils en 2012. La croissance a été assez rapide.
Cependant, elle a ralenti au cours des dernières années pour
afficher un rythme plus modéré.
What we see in the growth rate for the next five years or so —
and I do not think we want to try to project beyond that — is in
the order of a continued growth of about 5 to 10 per cent per
year, which in real terms basically replaces the decline that other
wells in the province are experiencing. Overall for the province,
we see a fairly measured rate of growth of production and 2012
was a record production year in Saskatchewan. We expect that
growth to continue, but at a fairly measured rate.
Le taux de croissance que nous prévoyons pour les cinq
prochaines années — et je ne crois pas que nous puissions aller audelà de cette période — est de 5 à 10 p. 100 par année, croissance
qui compensera la diminution de la production des autres puits
dans la province. Nous constatons que la production a augmenté
à un rythme modéré dans l’ensemble de la province. L’année 2012
a été la plus productive à ce chapitre en Saskatchewan. Nous nous
attendons à ce que cette croissance se poursuive, mais elle se fera à
un rythme modéré.
Senator Wallace: Mr. Campbell, I want to make a comment on
something that Senator Mitchell just said. I think he said it partly
in jest, but I am not sure. The comments were made around the
quality differential between WTI and western crude, and since
there is a difference in quality, there will always be a differential in
price. I think he said somewhat jokingly that he thought
Canadian crude is the best in the world, but maybe it is not
because of this quality differential. To put that in context, and I
am sure you could explain this, the quality differential arises
because, as each crude is assessed in its ability to be converted into
refined petroleum product — that is the ultimate value to
producers — and because of that, to varying degrees, crudes will
produce varying amounts of more valuable product, namely
Le sénateur Wallace : Monsieur Campbell, je voudrais
formuler un commentaire sur les propos que vient de tenir le
sénateur Mitchell. Je pense qu’il a voulu quelque peu plaisanter,
mais je n’en suis pas certain. Il a fait allusion à l’écart de qualité
entre le WTI et le brut de l’ouest, ajoutant que cet écart de qualité
entraînera toujours un écart dans les prix. Je pense qu’il a dit en
plaisantant que le brut canadien était le meilleur au monde, mais
ce n’est peut-être pas en raison de l’écart de qualité. Je précise ma
pensée, et je suis sûr que vous pouvez me donner une explication à
ce sujet : l’écart de qualité découle du fait que chaque gisement de
brut est évalué en fonction de la possibilité de le convertir en
produits pétroliers raffinés, ce qui rapporte aux producteurs, et
c’est pourquoi, à des degrés différents, les gisements de brut
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:57
gasoline, the lighter product. That is where the differential comes
in and that is what it is all about.
donneront des quantités distinctes de produits raffinés,
notamment de l’essence. C’est là où l’écart entre en ligne de
compte. C’est tout ce dont il s’agit.
Could you explain that for our viewers, and for the sake of
committee members as well, to understand why that quality
differential exists?
Pourriez-vous expliquer à nos téléspectateurs et aux membres
du comité les causes de cet écart de qualité?
Mr. Dancsok: I will give it a try. The majority of oil coming out
of Western Canada is heavy oil, or the product of bitumen, so
when refiners take that stream of crude, as you said, they cannot
convert that crude. It is heavy because it does not contain the
lighter ends of hydrocarbons in it and, therefore, when it goes
through the refining process, the more valuable products that can
come out of that process are not available to the refinery.
Therefore, they would pay a lower price for that oil.
M. Dancsok : Je vais essayer. La majeure partie du pétrole
produit dans l’Ouest du Canada est du brut ou du bitume naturel.
Par conséquent, les raffineries ne peuvent pas le transformer. On
parle de brut parce qu’on n’y retrouve pas d’hydrocarbures légers.
Les raffineries ne peuvent donc pas transformer ce brut en
produits plus rentables. C’est pourquoi ils paient un prix moindre
pour ce type de pétrole.
The lighter oil, on the other side, would contain those lighterend hydrocarbons, including petrochemical feedstocks, which
would be of more value in the refining process and which the
refiners can then take the benefit of in the product that they
produce and would be willing to pay a higher price for that oil.
Le brut léger, par contre, contient ces hydrocarbures légers, y
compris les charges pétrochimiques susceptibles d’être plus
rentables pour les raffineries, qui sont alors disposées à payer
davantage pour ce brut léger.
Senator Wallace: You would agree, though, even when you are
referring to the heavier, western crudes, I thought you were
leaving the impression they could not be converted to gasoline or
to the more valuable refined products. My understanding is they
can; it is just that refineries would need to have sophisticated
hardware to do that, which results in more cost and, as a result,
refiners want that reflected in the price they would pay. It is not
that Canadian crude cannot produce the more valuable refined
products. It certainly can.
Le sénateur Wallace : Vous conviendrez cependant que,
lorsque vous avez évoqué le brut de l’ouest, vous avez donné
l’impression qu’il ne pouvait pas être transformé en essence ou en
produits raffinés plus rentables. Je ne suis pas de cet avis. J’estime
que les raffineries auraient tout simplement besoin d’installations
plus perfectionnées, ce qui entraînerait davantage de coûts, et les
raffineries souhaiteraient en tenir compte dans le prix qu’elles
seraient disposées à payer. Ce n’est pas que le brut canadien ne
peut pas être transformé en produits plus rentables. C’est
certainement possible.
Mr. Dancsok: Certainly not. That is correct.
M. Dancsok : Vous avez raison.
Senator Wallace: I just wanted to make sure there was no
misunderstanding of that.
Le sénateur Wallace : Je tenais simplement à ce que tout cela
soit clair.
The Chair: Thank you very much for all the questions, and
thank you, gentlemen, for your presentation and your answers. I
think we got some very valuable information from you.
Le président : Merci beaucoup de toutes ces questions. Je
remercie également nos témoins de leurs déclarations et de leurs
réponses. J’estime que nous avons obtenu des renseignements fort
utiles.
Happy Valentine’s Day in Saskatchewan and I just remind you
to phone your wife or do whatever you have to do. Have a good
day. Thank you.
Je vous souhaite une joyeuse Saint-Valentin en Saskatchewan.
N’oubliez pas de téléphoner à votre femme ou de faire ce qui
s’impose dans les circonstances. Je vous souhaite une agréable
journée. Merci.
It is my pleasure to introduce our witnesses from the Energy
Resources Conservation Board coming to us via video conference.
We have Cal Hill, Acting Chief Operating Officer; Tom Pesta,
Senior Advisor, Technical Operations; and Mark Miller, Acting
Field Operations Manager.
Je suis ravi de vous présenter nos prochains témoins de
l’Energy Resources Conservation Board. Accueillons Cal Hill,
chef intérimaire de l’exploitation; Tom Pesta, conseiller supérieur
à Opérations techniques; Mark Miller, chef intérimaire à
Opérations sur le terrain.
After your opening remarks, we will go to questions and
answers.
Après votre déclaration, nous vous poserons des questions.
37:58
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
Cal Hill, Acting Chief Operating Officer, Energy Resources
Conservation Board: Thank you for inviting the Energy Resources
Conservation Board, which I will refer to as the ERCB, to appear
before this Senate committee and to contribute to this important
process.
Cal Hill, chef intérimaire de l’exploitation, Energy Resources
Conservation Board : Je vous remercie d’avoir invité l’Energy
Resources Conservation Board que je désignerai par le sigle
ERCB. Nous sommes heureux de comparaître devant le comité
sénatorial et de participer à cet important examen.
Alberta produces about 816 million barrels of oil and 4 trillion
cubic feet of natural gas each year, almost 80 per cent of Canada’s
total production. What is not consumed in Alberta is shipped across
North America through a vast continental pipeline network.
L’Alberta produit environ 816 millions de barils de brut et
4 billions de mètres cubes de gaz naturel par année, soit près de
80 p. 100 de la production totale du Canada.
As you are aware, Canada’s pipeline network extends over
700,000 kilometres. While those pipelines crossing provincial or
international boundaries, such as the proposed Keystone XL
pipeline or the Northern Gateway pipeline, are regulated by the
National Energy Board, more than half of that network, slightly
more than 400,000 kilometres, operate solely within Alberta’s
boundaries. These pipelines carry virtually all of Alberta’s
produced oil and gas to market and are regulated by the
ERCB. Alberta’s pipelines are mostly 168-millimetre, or 6-inch,
outside diameter pipelines and transport raw product from the
well to a central facility and then to a central delivery point. These
are commonly referred to as gathering lines.
Ce qui n’est pas consommé en Alberta est acheminé dans
l’ensemble de l’Amérique du Nord par le truchement d’un vaste
réseau de pipelines. Comme vous le savez, le réseau canadien de
pipelines couvre une superficie supérieure à 700 000 kilomètres.
Ces pipelines, comme celui de Keystone XL ou de Northern
Gateway qui sont proposés, traversent des frontières provinciales
ou internationales et sont réglementés par l’Office national de
l’énergie. Cependant, plus de la moitié de ce réseau, soit un peu
plus de 400 000 kilomètres, se trouve à l’intérieur de l’Alberta. Ces
pipelines transportent presque tout le pétrole et le gaz naturel
produits par l’Alberta jusqu’aux marchés et sont réglementés par
l’ERCB. Les pipelines albertains ont un diamètre extérieur de
168 millimètres, soit 6 pouces. Ils transportent du brut du puits à
une installation centrale, puis à un point de livraison. C’est ce
qu’on appelle communément le réseau de collecte.
The ERCB is Alberta’s primary energy regulator. For 75 years,
we have been committed to our mission to ensure that the
discovery, development and delivery of Alberta’s energy resources
occur in a fair and responsible manner that takes into account
public safety, environmental protection and resource conservation.
L’ERCB est le principal organisme de réglementation de
l’Alberta. Pendant 75 ans, nous avons mené à bien notre mission
en nous assurant que l’exploration, l’extraction et le transport des
ressources énergétiques de l’Alberta se font d’une façon équitable et
responsable, et qu’on tient compte de la sécurité du public, de la
protection de l’environnement et de la conservation des ressources.
As we discuss the safe transportation of hydrocarbons in
Canada, and specifically Alberta’s experience regulating pipelines
within its borders, I will provide you with an overview of how the
ERCB regulates Alberta’s pipelines to ensure they operate safely
and within all regulatory requirements.
Nous nous penchons sur le transport sécuritaire des
hydrocarbures au Canada et plus précisément de la réglementation
des pipelines provinciaux de l’Alberta. Je vous donnerai donc un
aperçu de la façon dont l’ERCB réglemente les pipelines albertains
pour s’assurer qu’ils fonctionnent d’une façon sûre et que les
exploitants satisfont à toutes les exigences réglementaires.
From initial application and approval to safety and
environmental standards, from inspection and monitoring
activities to emergency response, the ERCB has effective
processes and strict regulations in place that ensure pipelines
remain a safe method of moving Alberta’s oil and gas to markets.
De la présentation de la demande et de son approbation
jusqu’aux normes de sécurité et environnementales, de l’inspection
et de la surveillance jusqu’aux interventions d’urgence, l’ERCB a
élaboré des méthodes efficaces et des règles rigoureuses pour
s’assurer que les pipelines constituent un mode de transport sûr du
pétrole et du gaz naturel albertains vers les marchés.
The ERCB works with the oil and gas and pipeline industry to
continually improve pipeline safety and reliability. Alberta’s
pipeline failure rate was 1.5 per 1,000 kilometres of pipeline in
both 2010 and 2011, which was down from 1.7 in 2009, even
though some 20,000 kilometres of pipeline were added.
L’ERCB travaille de concert avec l’industrie des oléoducs et
des gazoducs pour améliorer sans cesse la sécurité et la fiabilité
des réseaux. Le taux de rupture des pipelines albertains s’établit à
1,5 par 1 000 kilomètres de conduites en 2010 et en 2011, soit une
diminution puisque ce taux était de 1,7 en 2009. Cette diminution
s’est produite malgré l’ajout de conduites sur 20 000 kilomètres.
In describing incidents, it is important to understand that the
ERCB requires pipeline operators to report all pipeline incidents,
including breaks, test failures and external contact to the pipeline,
regardless of whether there is an actual leak. Pipeline operators
Les exploitants de pipeline doivent absolument signaler à
l’ERCB tous les incidents touchant leurs conduites, y compris les
ruptures, les échecs au test de toxicité et les contacts extérieurs
avec une conduite, même si cela n’a pas entraîné une fuite. Les
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:59
are required to contact the ERCB immediately by telephone
should an incident occur. Failure to do so can result in ERCB
enforcement action being taken against the company.
exploitants sont tenus de contacter immédiatement l’ERCB par
téléphone en cas d’incident. Ne pas le faire les exposerait à des
mesures de la part de l’ERCB.
The ERCB must review and approve a pipeline company’s
application for a licence for all new construction. Obtaining a
licence to construct and operate a pipeline in Alberta is contingent
upon a company’s ability to meet specific technical requirements
found in Alberta’s Pipeline Act and regulations. It is the ERCB’s
role to evaluate a company’s compliance with these requirements
prior to and following the commencement of pipeline operations.
Pour toute nouvelle construction, l’ERCB doit examiner et
approuver la demande de licence présentée par l’exploitant. Pour
obtenir une licence permettant de construire et d’exploiter un
pipeline en Alberta, il faut satisfaire aux exigences techniques
figurant dans la Loi sur les pipelines et dans son règlement
d’application. Il incombe à l’ERCB d’évaluer si l’exploitant satisfait
à ses exigences avant et après le début de l’exploitation du pipeline.
Additionally, our regulations incorporate the standards of the
Canadian Standards Association, or the CSA. The CSA Z662 Oil
and Gas Pipeline Systems standard sets out the technical
standards for the design, construction, operation and
maintenance of most of Canada’s oil and gas pipelines, and are
the mandatory starting point for pipelines in Alberta. CSA
standards are widely regarded. In pipeline coatings, for instance,
CSA standards are considered to be world leading and have been
adapted as international standards. The ERCB actively
participants in the development of CSA standards. Tom Pesta
led the ERCB’s participation for many years.
En outre, notre règlement d’application a intégré les normes de
l’Association canadienne de normalisation, la CSA. La norme CSA
Z662 sur les réseaux de canalisations de pétrole et de gaz établit les
normes techniques régissant la conception, la construction,
l’exploitation et la maintenance de la plupart des gazoducs et des
oléoducs canadiens. Cette norme s’applique aux pipelines
albertains. Les normes de la CSA sont réputées. Celles régissant le
revêtement du pipeline sont notamment considérées comme les
meilleures au monde. On s’en est inspiré dans l’élaboration de
normes internationales. L’ERCB participe activement à la rédaction
des normes de la CSA. C’est Tom Pesta qui a représenté l’ERCB à
ce chapitre depuis de nombreuses années.
An important part of the ERCB’s application process is the
requirement for companies to involve and consult with
landowners and other stakeholders prior to submitting a formal
application. This mandatory step ensures that parties have an
opportunity for meaningful participation in the pipeline
application process and to ensure any outstanding concerns are
effectively addressed.
Dans le cadre du processus de demande de l’ERCB, il est
important que les sociétés consultent et mettent à contribution les
propriétaires fonciers et les autres parties intéressées avant
d’envoyer une demande officielle. Cette étape obligatoire donne
l’occasion aux intervenants de véritablement participer à la
demande de pipeline et permet de prendre en compte toute
préoccupation qui subsiste.
The consultation process is extensive and companies must
demonstrate to the ERCB that every effort has been made to
address outstanding stakeholder concerns. In situations where
unresolved issues or conflicts exist, the ERCB offers mediation
through our appropriate dispute resolution program. If concerns
still remain unresolved, the ERCB may hold a formal public
hearing.
Le processus de consultation est rigoureux, et les sociétés doivent
démontrer à l’ERCB qu’elles ont tout fait pour répondre aux
préoccupations non réglées des intervenants. En présence de
problèmes non résolus, l’ERCB assure la médiation dans le cadre
de son programme de résolution de conflits. Si aucune solution n’est
trouvée, l’ERCB peut organiser des audiences publiques officielles.
Pipeline applications undergo a comprehensive and rigorous
review. It can take several days for routine applications with no
objections, usually relatively short pipeline segments, and several
months or longer for pipeline applications with technical and
public involvement issues before approval is granted. The onus is
always on the company to demonstrate it can meet and maintain
the ERCB’s strict technical, safety and environmental standards
before construction can begin.
Les demandes de pipeline font l’objet d’un examen approfondi
et rigoureux. Les demandes courantes, qui portent habituellement
sur des segments relativement courts de pipeline, peuvent prendre
des jours à évaluer s’il n’y a aucune objection, tandis qu’il faut des
mois et même plus lorsque les demandes de pipeline soulèvent des
problèmes techniques ou publics, que les sociétés doivent régler
avant de recevoir l’approbation. Il incombe toujours à la société
de démontrer que le projet répondra aux normes techniques,
sécuritaires et environnementales rigoureuses de l’ERCB avant de
pouvoir entreprendre la construction.
When pipelines pass through sensitive areas, operators must
adhere to additional requirements, including reducing operating
pressure, using thicker-walled pipeline, pipe being buried at
greater depths and increased ERCB inspections and surveillance.
Lorsque les pipelines traversent des secteurs névralgiques, les
opérateurs doivent satisfaire à des exigences supplémentaires,
comme diminuer la pression pendant l’exploitation, construire des
parois plus épaisses, enfouir le pipeline plus profondément dans le
sol et se soumettre à une surveillance accrue de l’ERCB.
37:60
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
When in operation, the ERCB requires companies to remain in
compliance with a variety of regulations that protect public safety
and the environment. Our inspectors regularly inspect energy
facilities, including pipelines, across the province to ensure
companies adhere to all regulations.
Pendant l’exploitation du pipeline, l’ERCB exige que les sociétés
continuent à se conformer à divers règlements visant à protéger la
sécurité publique et l’environnement. Nos inspecteurs sillonnent
régulièrement toute la province pour vérifier les aménagements
énergétiques, y compris les pipelines, afin de veiller à ce que les
sociétés respectent l’ensemble de la réglementation.
The ERCB conducts proactive random inspections and uses a
proactive system of inspections based on a prioritization system
called OSI. The OSI system takes into account a variety of factors
that help us determine how frequently we inspect a particular
facility.
L’ERCB mène des inspections aléatoires de manière proactive
et utilise une méthode proactive d’inspections basée sur le système
d’établissement des priorités OSI. En fait, le système OSI tient
compte de divers facteurs qui nous aident à déterminer la
fréquence d’inspection d’une installation donnée.
‘‘O’’ stands for the operator’s history — the company’s history
of complying with ERCB regulations. If an operator has a poor
track record, we will inspect its facilities with a greater frequency.
‘‘S’’ represents site sensitivity. This is where we take into account
the location of the facility. If it is located near a heavily-populated
area or a wetland, for example, it becomes an inspection priority.
Finally, ‘‘I’’ refers to inherent risk, where we consider the nature
of the resource being extracted or transported. For example, high
vapour pressure fluids, such as propane or ethane, would warrant
more frequent inspections.
Dans ce système, la lettre « O » désigne « operator history »,
c’est-à-dire les antécédents de la société quant au respect de la
réglementation de l’ERCB. Ainsi, nous inspecterons plus souvent
les installations d’un exploitant n’ayant pas un bon dossier. La
lettre « S » signifie « site sensitivity », ou encore la vulnérabilité
du site. C’est ici que nous tenons compte de l’emplacement des
installations. Par exemple, une société établie près d’une zone
densément peuplée ou de terres humides sera inspectée en priorité.
Enfin, la lettre « I » représente « inherent risk », c’est-à-dire les
risques inhérents à la nature de la ressource exploitée ou
transportée. Par exemple, il convient d’inspecter plus
fréquemment les installations des liquides dont la pression de
vapeur est élevée, comme le propane ou l’éthane.
While the OSI system is an effective way of prioritizing
inspections, our inspectors routinely conduct proactive random
inspections to ensure we monitor a variety of facilities. If
companies fail to comply with the ERCB regulations, the
ERCB works diligently to ensure that any non-compliance is
immediately corrected. If the infraction is found to be a risk to
public safety or the environment, the ERCB has the legislated
authority to immediately stop pipeline operations until the
problem is corrected.
Même si le système OSI permet d’établir efficacement les
priorités en matière d’inspection, nos inspecteurs mènent
régulièrement des inspections aléatoires de manière proactive
pour être certains de surveiller une diversité d’installations. Si une
société enfreint la réglementation de l’ERCB, nous veillons
résolument à ce qu’elle remédie immédiatement à tout
manquement. Si l’on juge que l’infraction présente un risque en
matière de sécurité publique ou d’environnement, l’ERCB est
autorisé par la loi à suspendre immédiatement l’exploitation du
pipeline jusqu’à ce que le problème soit résolu.
If necessary, a detailed enforcement protocol can be enacted.
This can lead to restrictions on operations and future
development. In these situations, the ERCB may prohibit the
pipelines from operating until all problems have been corrected.
Au besoin, il peut avoir recours à un protocole de mise à
exécution pouvant se traduire par des restrictions en matière
d’exploitation et de développement futur. Dans une telle
situation, l’ERCB peut interdire l’exploitation du pipeline
jusqu’à ce que tous les problèmes soient résolus.
In 2011, the ERCB conducted more than 1,450 pipeline
inspections.
En 2011, l’ERCB a mené plus de 1 450 inspections de pipeline.
The ERCB requires companies to develop and implement
integrity management programs to identify, manage, monitor and
address any potential hazard associated with each individual
pipeline. The companies must have management systems to
design, construct, operate and maintain pipelines. The ERCB is
currently developing an assurance program to assess these various
management systems.
L’ERCB demande aux sociétés de mettre en place des
programmes de gestion de l’intégrité visant à identifier, à gérer,
à surveiller et à éliminer tout risque potentiel lié à chaque pipeline.
Les sociétés doivent se doter de systèmes de gestion pour la
conception, la construction, l’exploitation et l’entretien des
pipelines. L’ERCB conçoit actuellement un programme de
certitude visant à évaluer les divers systèmes de gestion.
Companies must consider all safety and operational aspects of
pipeline operations, from the type of product being moved to the
pipeline routing. Regional weather patterns and surface
Les sociétés doivent envisager toutes les questions de sécurité et
d’opération concernant l’exploitation du pipeline, qu’il s’agisse de
la nature du produit transporté ou du tracé du pipeline. Elles
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:61
development also factor in. Pipeline companies are required to
have extensive maintenance and repair programs, and operate
leak detection systems to monitor pipeline integrity.
doivent aussi tenir compte de la situation météorologique et du
relief. Les sociétés de pipeline doivent se doter de programmes
élaborés concernant l’entretien et la réparation, ainsi que de
systèmes de détection des fuites permettant de surveiller l’intégrité
du pipeline.
Our requirements spell out that all pipelines must be designed
to address the nature of the product they carry. We also require
companies to carefully monitor their pipelines through testing and
inspections to ensure the integrity of the lines is maintained.
Nous exigeons que tout pipeline soit conçu en fonction de la
nature du produit qu’il transportera. Nous demandons aussi aux
sociétés de surveiller leurs pipelines de près en réalisant des essais
et des inspections pour en assurer l’intégrité.
With regard to the issue of transporting diluted bitumen,
commonly referred to as dilbit, based on our extensive operating
experience in Alberta, no evidence has emerged to indicate diluted
bitumen is any more corrosive than crude oil, which is not a
corrosive product.
J’aimerais maintenant aborder la question du transport de
bitume dilué, communément appelé du dilbit. D’après notre vaste
expérience d’exploitation en Alberta, rien ne semble indiquer que
le bitume dilué soit plus corrosif que le pétrole brut, une matière
non corrosive.
If a pipeline failure does occur, the ERCB ensures that
companies are prepared to respond. The ERCB’s Directive 71
requires companies to have in place comprehensive emergency
response plans, or ERPs.
L’ERCB veille à ce que les sociétés soient prêtes à intervenir en
cas de bris. D’ailleurs, celles-ci doivent adopter des plans
d’intervention d’urgence exhaustifs conformément à la directive
71 de l’ERCB.
Additionally, ERCB regulations require all pipeline companies
to belong to an oil spill co-op in each geographic area through
which their pipeline is routed. Oil spill co-ops provide immediate
emergency response capabilities in all areas of Alberta through
the provision of specialized equipment, infrastructure and
personnel, should a release occur. Funding for spill co-ops
comes entirely from industry and is administered through
Western Canadian Spill Services.
De plus, la réglementation de l’ERCB exige que toute société
de pipeline soit membre de l’association contre les déversements
d’hydrocarbures de chaque zone géographique traversée par leur
pipeline. Ces associations offrent un moyen d’intervention
d’urgence immédiat dans toutes les régions de l’Alberta et
fournissent matériel spécialisé, infrastructure et personnel en cas
de déversement. Leur financement provient entièrement de
l’industrie et est géré par les Western Canadian Spill Services.
Emergency response plays a significant role in pipeline
planning, as the prompt coordination of emergency responders
and resources is critical to limit damage to property or the
environment. Emergency response plans define the actions a
company will take should a failure occur. This includes
identifying the detailed roles and responsibilities of all
responders and how the company will work with appropriate
local and provincial government agencies.
L’intervention d’urgence joue un rôle prépondérant dans la
planification du pipeline, car la coordination rapide des
intervenants d’urgence et des ressources est indispensable pour
limiter les dommages matériels et environnementaux. Le plan
d’intervention d’urgence prévoit ce que la société doit faire en cas
de déversement. Il comprend notamment les r ôles et
responsabilités détaillés de tous les intervenants d’urgence et le
mode de collaboration entre la société et les organismes
gouvernementaux correspondants à l’échelle locale et provinciale.
The ERCB requires operators to train emergency response
personnel and regularly test their emergency response plans
through major live exercises as well as tabletop simulations. The
ERCB’s participation in and awareness of these exercises allow us
to assess the knowledge and capability of a pipeline operator to
respond should an incident occur.
L’ERCB demande aux exploitants de former un personnel
d’intervention d’urgence et de régulièrement mettre à l’essai leur
plan d’intervention d’urgence au moyen d’exercices réels
d’envergure et de simulations sur table. Le fait d’être au courant
des exercices et d’y participer permet à l’ERCB d’évaluer les
connaissances d’un exploitant et sa capacité d’intervention en cas de
déversement.
In situations where an operator is unable or unwilling to take
the necessary actions during an incident, the ERCB has the
authority and expertise to do so. If a company is incapable of
implementing its emergency response plan, the ERCB can deny a
licence application, shut in facilities or suspend licenses until the
company demonstrates otherwise.
Si un exploitant n’est pas capable de prendre les mesures
nécessaires en présence d’un déversement ou qu’il n’est pas prêt à
le faire, l’ERCB est autorisé à intervenir et possède l’expertise
nécessaire. Si une société est incapable de mettre en œuvre son
plan d’intervention d’urgence, l’ERCB peut lui refuser une
demande de permis, fermer ses installations ou suspendre ses
permis jusqu’à ce qu’elle fasse la preuve du contraire.
It should be noted that while our regulatory requirements for
pipelines are stringent, occasionally unusual circumstances arise
that result in a particularly large release. As with any pipeline
Il convient de noter que malgré nos exigences réglementaires
rigoureuses concernant les pipelines, des circonstances inhabituelles
peuvent occasionnellement entraîner un déversement
37:62
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
failure, in these rare cases we thoroughly investigate the incident,
learn from what occurred and, if need be, enhance our regulations
when appropriate.
particulièrement important. Ces rares incidents font l’objet d’une
enquête approfondie, comme tout autre déversement de pipeline, qui
vise à tirer des leçons et, au besoin, à renforcer la réglementation.
If oil or liquids are released during an incident, the ERCB
requires the company to properly dispose of the waste. Oftentimes
companies will recoup as much product as possible and ship it to
market. That which cannot be recouped must be disposed of at an
approved disposal facility. Alberta Environment and Sustainable
Resource Development is responsible to ensure that adequate spill
cleanup and remediation takes place.
Si du pétrole ou des fluides sont déversés lors d’un incident,
l’ERCB demande à la société de s’occuper convenablement des
pertes. Les sociétés tentent souvent de récupérer la plus grande
quantité de produit possible afin de le remettre sur le marché,
après quoi elles doivent acheminer la partie ne pouvant être
récupérée à un site d’enfouissement approuvé. Il incombe au
ministère de l’Environnement et du Développement durable des
ressources de l’Alberta de veiller au nettoyage des déversements et
de prendre des mesures correctives.
We believe that Alberta has an effective regulatory regime in
place to ensure that oil and gas development occurs safely and in
the public interest, and this includes pipelines. Having said this,
last summer the Honourable Ken Hughes, Minister of Energy,
announced that the ERCB would contract an independent thirdparty to review specific elements of Alberta’s pipeline system. Part
of this review compared Alberta’s regulatory system with that of
several jurisdictions from across Canada and around the world.
This review is now complete and when released by the minister,
we will undertake to ensure that this committee receives the final
report.
Nous croyons que le régime de réglementation de l’Alberta
permet de développer le pétrole et le gaz en toute sécurité et dans
l’intérêt du public, ce qui s’applique aussi aux pipelines. Cela dit,
l’honorable Ken Hughes, ministre de l’Énergie, a annoncé l’été
dernier que l’ERCB ferait réaliser une étude indépendante pour
évaluer certains éléments du système de pipeline en Alberta. Dans
le cadre de l’étude, le système réglementaire de l’Alberta a été
comparé à celui d’autres provinces canadiennes et d’autres pays.
L’étude est terminée, et nous veillerons à ce que le comité reçoive
le rapport final dès qu’il sera rendu public par le ministre.
In conclusion, pipelines play an important role in moving
Alberta’s hydrocarbon resources from the wellhead to markets
across Canada and beyond. As the province’s primary energy
regulator, the ERCB continues to uphold its 75-year regulatory
history by ensuring that Alberta’s extensive pipeline network
operates safely and in the public interest, through a robust
regulatory framework that includes a comprehensive application
process; strict requirements around the design, construction,
operation and maintenance of pipelines; rigorous inspection
procedures that prioritize pipelines with higher-risk profiles; and,
finally, stringent requirements that make certain pipeline operators
are prepared to effectively respond to emergency situations.
Pour conclure, les pipelines jouent un rôle important pour
transporter les ressources en hydrocarbures de l’Alberta entre le
puits et les marchés d’un bout à l’autre du Canada, et plus loin
encore. En tant que principal organisme de réglementation de
l’énergie dans la province, l’ERCB continue à faire valoir ses 75 ans
d’histoire en matière de réglementation en veillant à ce que le vaste
réseau de pipelines de l’Alberta fonctionne de façon sécuritaire et
dans l’intérêt du public, selon un cadre réglementaire rigoureux qui
comprend un processus d’application complet, des exigences strictes
concernant la conception, la construction, l’exploitation et
l’entretien des pipelines, des procédures d’inspections rigoureuses
accordant la priorité aux installations plus risquées et, enfin, des
exigences rigoureuses veillant à ce que les exploitants de pipeline
soient prêts à intervenir efficacement en situation d’urgence.
All of this is accomplished through the work of our technical
staff. Their efforts ensure that public safety and environmental
stewardship are maintained in all areas of energy-related
development, including pipelines.
Tout cela est accompli grâce au travail de nos techniciens.
Leurs efforts garantissent le maintien de la sécurité publique et de
la gérance environnementale dans tous les secteurs du
développement liés à l’énergie, y compris les pipelines.
Thank you for your attention. We look forward to answering
any of your questions. Fortunately, I have strong technical folks
here to assist me with the questions and I will defer many
questions to them.
Je vous remercie de votre attention. Nous nous réjouissons à la
perspective de répondre à toutes vos questions. Heureusement, je
suis accompagné de gens très compétents sur le plan technique qui
peuvent m’aider à répondre aux questions, et je m’en remettrai
souvent à eux.
The Chair: Thank you very much, Mr. Hill, for that great
presentation. We will begin our questions.
Le président : Je vous remercie beaucoup, monsieur Hill, de votre
excellent exposé. Nous allons amorcer nos séries de questions.
Senator Mitchell: Thank you, gentlemen. My first question
concerns the monitoring of the spills planning and the safety
planning process. You have laid it out very well in your
presentation, but I just wondered if you could dig down a little
deeper in that respect. How often would you audit or consult with
Le sénateur Mitchell : Merci, messieurs. Ma première question
concerne la surveillance du processus de planification de la
sécurité et des interventions en cas de déversement. Vous avez très
bien décrit cette surveillance dans votre exposé, mais je me
demandais simplement si vous pourriez approfondir légèrement
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:63
a company about their plans? I know you have the live exercises.
How often would you do that with companies? Do you it do it
with every company, or does it happen on a random sampling
basis? How do you do that?
cet aspect. Combien de fois procédez-vous à la vérification des
plans d’une entreprise, ou la consultez-vous à leur sujet? Je sais
que vous organisez des exercices réels. Combien de fois vous
livrez-vous à de tels exercices en collaboration avec les
entreprises? Le faites-vous avec chaque entreprise, ou prélevezvous un échantillon au hasard? Comment procédez-vous?
Mark Miller, Acting Field Operations Manager, Energy
Resources Conservation Board: Most of the exercises that the
ERCB attends or audits — or witnesses, for that matter — are done
through a random selection process. It is probably more based on
the experience of the staff within that certain field centre within
whose boundaries the exercise is taking place. The operators or
licensees are required to notify the ERCB 30 days in advance of any
of their emergency response plan exercises, and we use that
information to plan accordingly.
Mark Miller, gestionnaire intérimaire des opérations sur le
terrain, Energy Resources Conservation Board : La plupart des
exercices auxquels l’ERCB assiste ou qu’il vérifie — ou observe,
en fait — sont le résultat d’un contrôle aléatoire. Ils sont
probablement davantage fondés sur l’expérience du personnel qui
travaille à l’intérieur des limites du centre de direction locale où
l’exercice se déroule. Les exploitants ou les détenteurs de permis
doivent aviser l’ERCB au moins 30 jours avant le début de tout
exercice d’intervention d’urgence, et nous utilisons cette
information pour planifier nos activités en conséquence.
Senator Mitchell: Are they required to do a certain number of
emergency response exercises? For example, if after several years
you had not heard from some company, would you begin to be
concerned about that?
Le sénateur Mitchell : Sont-ils forcés d’exécuter un certain
nombre d’interventions d’urgence? Par exemple, si vous n’avez
pas entendu parler d’une certaine entreprise pendant plusieurs
années, cela commencera-t-il à vous préoccuper?
Mr. Miller: Absolutely. Each licensee is required to test through
an emergency response exercise on an annual basis each one of their
emergency response plans. Therefore, if a company has a number of
emergency response plans for different operating areas within the
province, they have to test each one of those emergency response
plans with a live exercise, a major exercise every three years and a
tabletop exercise in the years in between.
M. Miller : Assurément. Tous les détenteurs de permis sont tenus
de mettre à l’essai chacun de leurs plans d’intervention d’urgence
annuellement, en se livrant à des exercices. Par conséquent si
l’entreprise a mis au point un certain nombre de plans
d’intervention d’urgence pour différentes zones d’activité dans la
province, son personnel doit mettre à l’essai chacun de ses plans au
moyen d’un exercice réel, d’un exercice majeur tous les trois ans et
d’un exercice sur papier pendant les deux autres années.
Senator Mitchell: Thank you. This question is not directly
within your jurisdiction, but it certainly affects Alberta’s oil, and
that would be the comparison between the Gateway pipeline and
the Prince Rupert possibility, which is relatively remote,
apparently. Why is it that Prince Rupert seems to be a less
acceptable solution to a pipeline than, say, Gateway? Are there
different safety considerations? It is longer, I assume. Are there
more rivers, wider rivers? What is the difference there?
Le sénateur Mitchell : Merci. Ma présente question ne relève
pas directement de votre compétence, mais elle a certainement une
incidence sur le pétrole de l’Alberta puisqu’il s’agit de comparer
l’oléoduc Northern Gateway au projet de construction d’un
pipeline à destination de Prince Rupert, qui semble relativement
improbable. Pourquoi la ville de Prince Rupert semble-t-elle être
une destination moins acceptable pour un pipeline que celle de
l’oléoduc? Le parcours est plus long, je présume. Y a-t-il un plus
grand nombre de rivières à traverser, ou celles-ci sont-elles plus
larges? Quelle est la différence entre les deux projets?
Mr. Hill: We could speculate, but one thing that is a bit
different in Alberta than what you have heard from
Saskatchewan and others is that the ERCB is an independent
regulator, or arm’s-length regulator, from the government. When
it comes to the strategic policy issues which would relate to access
to markets and to the different offshore, those are really within
the purview of our government. Our role is pretty much to ensure
that whatever the policy decisions are made on — which pipelines
would be allowed to go to whichever coast — that any of the
operations of those pipelines is conducted in a way that protects
public safety and the environment. When it gets into those
strategic policy-type discussions, they are better left to our
government to be able to answer.
M. Hill : Nous pourrions émettre des hypothèses, mais ce qui
diffère légèrement en Alberta, comparativement à ce que vous ont
dit les gens de la Saskatchewan et d’autres personnes, c’est le fait
que l’ERCB est un organisme de réglementation indépendant, qui
n’a aucun lien de dépendance avec le gouvernement. En ce qui
concerne les questions stratégiques d’accès aux marchés et aux
différentes ressources extracôtières, elles relèvent vraiment de notre
gouvernement. Quant à nous, notre rôle consiste plutôt à nous
assurer que les décisions politiques prises — concernant les pipelines
qui seront autorisés à se rendre jusqu’à telle ou telle côte —
protègent la sécurité publique et l’environnement. Il vaut mieux
confier à notre gouvernement la tâche de débattre de ces questions
stratégiques.
Senator Mitchell: Okay, thank you.
Le sénateur Mitchell : D’accord, merci.
37:64
Energy, Environment and Natural Resources
Mr. Hill: I am deferring the answer.
Senator Mitchell: Yes, I got that, thanks.
14-2-2013
M. Hill : Je laisse à quelqu’un d’autre le soin de répondre à
cette question.
Le sénateur Mitchell : Oui, je l’ai compris, merci.
Senator Johnson: Thank you, good morning. There have been a
number of incidents since April 2011 that have raised the question
of pipeline safety. You mentioned briefly in your report that an
independent third party review of the regulatory requirements
relating to pipeline safety has been undertaken and the ERCB is
expected to deliver the recommendation soon, I believe at the end
of March.
La sénatrice Johnson : Merci, bonjour. Depuis avril 2011, un
certain nombre d’incidents ont soulevé la question de la sécurité
des pipelines. Dans votre rapport, vous avez mentionné
brièvement qu’un examen indépendant des exigences en matière
de réglementation liées à la sécurité des pipelines avait été
entrepris et qu’on s’attendait à ce que l’ERCB émette une
recommandation sous peu, à la fin du mois de mars, je pense.
Could you tell us if these incidents and the resulting review of
pipeline safety suggest there is a problem with the current safety
culture of Canadian pipeline companies?
Pourriez-vous me dire si ces incidents et l’examen de la sécurité
des pipelines qui en a découlé semblent indiquer que la culture de
sécurité des entreprises canadiennes de pipelines est problématique?
Mr. Hill: I will take the first attempt and then turn it over.
What we have found with some of the major releases is that they
are not systemic; that each root cause in each case was
significantly different. From that, our perspective is, no, it does
not point to a systemic failure. Each one was an individual case
and had to be judged on those merits.
M. Hill : Je vais tenter de répondre à votre question en premier,
puis je céderai la parole à quelqu’un d’autre. Nous avons constaté
que les déversements majeurs n’avaient rien de systémique et que
leur cause profonde différait considérablement. Par conséquent, à
notre avis, ces incidents n’indiquent pas la présence d’une
défaillance systémique. Chaque incident était un cas distinct qu’il
nous a fallu évaluer selon ses mérites respectifs.
Tom Pesta, Senior Advisor, Technical Operations, Energy
Resources Conservation Board: Mr. Hill, I think you have
covered it. We believe that the incidents do not suggest that
there is a trend in safety culture problems within the industry.
Each incident is dealt with on a case-by-case basis. The incidents
you referred to are under investigation. The investigation reports
have not been completed yet and, when those investigations are
completed, the information will be made available.
Tom Pesta, conseiller supérieur, Opérations techniques, Energy
Resources Conservation Board : Monsieur Hill, je pense que vous
avez cerné la question. Selon nous, les incidents ne laissent pas
entrevoir que la culture de sécurité des membres de l’industrie a
tendance à être déficiente. Chaque incident est géré séparément, et
ceux auxquels vous avez fait allusion font l’objet d’une enquête en ce
moment. Les rapports d’enquête ne sont pas encore terminés, mais,
lorsqu’ils le seront, leur contenu sera mis à la disposition des gens.
Mr. Hill: I was just going to mention that all the major
incidents and the reports are made publicly available.
M. Hill : J’allais juste mentionner que tous les rapports relatifs
aux incidents majeurs sont rendus publics.
Senator Johnson: How many are being investigated now? Do
you know? How many incidents are there under investigation?
La sénatrice Johnson : Sur combien d’incidents enquêtez-vous
en ce moment? Le savez-vous? Combien d’incidents font l’objet
d’une enquête?
Mr. Hill: We have three significant ones that we are working
on and reports should be finalized within a reasonable period of
time.
M. Hill : Nous enquêtons en ce moment sur trois importants
incidents, et les trois rapports d’enquête devraient être achevés
dans un délai raisonnable.
Mr. Miller: I would like to add that every pipeline failure in
Alberta is investigated and ERCB issues a written report on the
major one, which is made available to the public. However, the
release and failure statistics are captured by the ERCB and are
also made available to the public through various reports issued
throughout the year.
M. Miller : J’aimerais ajouter que, chaque fois qu’un pipeline
albertain a des ratés, il fait l’objet d’une enquête, et que l’ERCB
publie des rapports sur les incidents majeurs, lesquels sont offerts
au public. Toutefois, les statistiques concernant les déversements
et les défaillances sont saisies par l’ERCB et sont également
rendues publiques, grâce à divers rapports publiés tout au long de
l’année.
Senator Johnson: Excellent. We will get a copy of that then,
thank you.
La sénatrice Johnson : Excellent. Nous nous procurerons alors
une copie de ses rapports. Merci.
Senator Ringuette: As a follow-up to Senator Johnson, you
indicated that there was a review by an independent third party to
review specific elements of Alberta’s pipeline system. I understand
that the report is on the minister’s desk, but my question is, what
are the specific elements that have been reviewed?
La sénatrice Ringuette : Pour donner suite aux propos de la
sénatrice Johnson, vous avez indiqué qu’un tiers indépendant avait
examiné les éléments particuliers du système de pipelines albertain.
Je crois comprendre que le rapport qu’il a rédigé se trouve sur le
bureau du ministre. Toutefois, ma question est la suivante : quels
sont les éléments particuliers qui ont été examinés?
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
Mr. Pesta: The minister has asked us to hire a consultant to
look at existing pipelines in Alberta specifically to look at the
pipeline integrity requirements, the safety of pipelines near water
bodies and the response to incidents.
37:65
M. Pesta : Le ministre nous a demandé d’embaucher un
entrepreneur qui examinerait les pipelines en service en Alberta,
en particulier pour analyser les exigences en matière d’intégrité
des pipelines, la sécurité des pipelines situés près de cours d’eau et
les interventions en cas d’incident.
Senator Ringuette: Okay. Thank you.
La sénatrice Ringuette : D’accord. Merci.
Mr. Hill: Three key areas.
M. Hill : Trois aspects clés.
Senator Ringuette: Three specific areas of concern.
La sénatrice Ringuette : Trois sujets d’inquiétude précis.
Mr. Hill: Right.
M. Hill : Exact.
Senator Ringuette: You indicated that Alberta has 50 per cent
of the nation’s pipeline, 400,000 kilometres. That is a lot of
pipeline. Since Alberta has been regulating for 75 years, I suppose
that over the last 75 years some pipelines have been abandoned.
La sénatrice Ringuette : Vous avez indiqué que l’Alberta
possédait 50 p. 100 de tous les pipelines canadiens, soit
400 000 kilomètres de pipelines. Cela représente de nombreux
pipelines. Étant donné que l’Alberta réglemente ce secteur depuis
75 ans, je suppose qu’au cours de ces années, certains pipelines
ont été abandonnés.
Earlier I asked the same question of the representatives from
the Government of Saskatchewan. How do you deal with that?
How many kilometres of pipeline were abandoned? I think we
have to deal with the entire life cycle of a pipeline to ensure that
regulation and a proper abandonment process is also there to
secure since we are looking at many more kilometres of
construction. It is rightly so that people have this concern on
how we will deal with these pipelines once we do not need them.
Plus tôt, j’ai posé la même question aux représentants du
gouvernement de la Saskatchewan. Comment gère-t-on cette
situation? Combien de kilomètres de pipelines ont été
abandonnés? J’estime qu’étant donné que nous envisageons de
construire de nombreux autres kilomètres de pipelines, nous
devons nous préoccuper du cycle de vie complet de ceux-ci, afin de
nous assurer qu’un processus d’abandon adéquat existe et qu’une
réglementation appropriée est prévue pour assurer la sécurité du
processus. Les gens ont raison de s’inquiéter de la façon dont nous
gérerons ces pipelines, lorsque nous n’en aurons plus besoin.
Mr. Pesta: Let me start with putting the length of pipelines in
perspective. In Alberta, we deal with the upstream gathering
pipelines. About 85 per cent of the pipelines from the
400,000 kilometres are 6-inch diameter and smaller. They are
fairly small pipelines. There is a different way of dealing with
abandonment of those types of pipelines than in dealing with the
20-inch pipelines or larger diameter. About 17 per cent of the
400,000 kilometres has been discontinued or abandoned.
M. Pesta : Permettez-moi de commencer par mettre la
longueur des pipelines en perspective. En Alberta, nous nous
occupons des conduites de collecte en amont. Environ 85 p. 100
des 400 000 kilomètres de pipelines sont composés de tuyaux de
six pouces de diamètre au moins. Ces pipelines sont plutôt petits,
et leur abandon est géré d’une manière différente de celui des
pipelines de 20 pouces de diamètre ou plus. À peu près 17 p. 100
des 400 000 kilomètres de pipelines ont été abandonnés ou leur
service a été interrompu.
Discontinuation is a temporary suspension of operation.
Abandonment is permanent suspension of operation. We have
similar requirements to what you have heard from Saskatchewan.
Basically, the pipelines must be cleaned and capped at each end
and left in a safe condition. Then we make sure that the operator
is responsible for the pipelines forever. Even though they abandon
the pipeline, it does not mean their responsibility has stopped.
Our regulations specifically state that if there is any need for
additional action on those pipelines they will need to go back and
take additional actions.
Une interruption de service représente un arrêt temporaire des
activités, alors qu’un abandon représente un arrêt permanent des
activités. Nous devons satisfaire à des exigences semblables à celles
énoncées par les gens de la Saskatchewan. Essentiellement, les
pipelines doivent être nettoyés, leurs extrémités doivent être
bouchées, et ils doivent être laissés dans un état sécuritaire.
Ensuite, nous devons nous assurer que l’exploitant assume
indéfiniment la responsabilité de ces pipelines. Même s’il a
abandonné les pipelines, cela ne veut pas dire que sa
responsabilité a pris fin. Notre règlement indique précisément que,
si d’autres mesures doivent être prises pour gérer ces pipelines,
l’exploitant devra se rendre sur place et prendre les mesures en
question.
Most of the pipelines are abandoned in place. They are not
removed. Again, that is because they are typically small diameter
pipelines and it would cause more disturbance by removing them
La plupart des pipelines sont abandonnés sur place. On ne les
retire pas. Encore une fois, cela est imputable au fait que leur
diamètre est très petit et que leur retrait causerait plus de
37:66
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
than by leaving them in place. We ensure they are left in a safe
condition without a potential hazard to the environment.
dommages que leur maintien en place. Toutefois, nous nous
assurons que leur état est sécuritaire et qu’ils ne présentent pas un
danger pour l’environnement.
Senator Ringuette: Would most of those abandoned pipelines
be close to existing and used pipelines?
La sénatrice Ringuette : La plupart des pipelines abandonnés se
trouvent-ils à proximité de pipelines en usage?
Mr. Pesta: It varies. Typically, the abandoned pipelines would
be associated with situations where the well is no longer required.
There could be other existing pipelines in the vicinity, but there
could also be many situations where there may not be. It is
associated with the need for the pipelines in relation to production
from the wells and transportation of that product to a facility.
M. Pesta : Cela varie. Habituellement, les pipelines sont
abandonnés lorsque le puits n’est plus requis. Il pourrait y avoir
d’autres pipelines dans les environs, mais, dans bien des cas, il
pourrait ne pas y en avoir. Les pipelines sont requis lorsque le
puits est exploité et que des produits doivent être acheminés vers
des installations.
Senator Lang: I would like to go back to another area. You
indicated that you are an independent body overseeing the
pipelines and the installation of pipelines. My understanding is
that the construction of these pipelines goes back 50 years or
more, but yet at the same time, over the last 50 years, the method
of construction has changed dramatically. The technology has
changed dramatically. As an independent organization, do you
find when you experience these ruptures or breaks that the age of
the pipeline is coming into question, or is that a factor at all?
Le sénateur Lang : J’aimerais revenir sur un autre sujet. Vous
avez indiqué que vous étiez un organisme indépendant qui
supervise les pipelines et leur installation. Je crois comprendre que
la construction de ces pipelines remonte à 50 ans ou plus, et
pourtant, les méthodes de construction ont changé de manière
spectaculaire au cours des 50 dernières années, tout comme la
technologie. En tant qu’organisme indépendant, constatez-vous
que l’âge des pipelines joue un rôle dans les ruptures ou les bris
observés? L’âge est-il un facteur?
Mr. Pesta: Our review of the incidents and the integrity of the
pipeline does not suggest that there is any evidence that age of the
pipeline is a factor. We monitor the incidents and the main issue
we need to deal with is the integrity of the pipelines. The action
for repairs, maintenance and operation of the pipelines is related
to continuous management, repairs and maintenance of them. If
the pipelines are effectively repaired and monitored, there is no
reason to believe that their integrity will be affected by age.
M. Pesta : Notre examen des incidents et de l’intégrité des
pipelines ne semble pas indiquer que l’âge des pipelines est un
facteur contributif. Nous contrôlons les incidents, et nous
constatons que l’intégrité des pipelines est le principal problème
auquel nous devons faire face. Les travaux de réparation,
d’entretien et d’exploitation des pipelines doivent être liés à un
programme continu de gestion, de réparation et d’entretien de
ceux-ci. Si les pipelines sont réparés et surveillés efficacement, rien
ne nous porte à croire que leur âge aura des répercussions sur leur
intégrité.
Senator Lang: With regard to specifications requirements, we
have learned this morning that the United States requires a
72 per cent specified minimum yield strength for pipelines
whereas Canada specifies 80 per cent. We learned this morning
that the wall thickness of international pipelines increases upon
entry into the United States. That is the situation in
Saskatchewan. Is it the same situation in Alberta?
Le sénateur Lang : En ce qui concerne les exigences en matière
de spécifications, nous avons appris ce matin que les États-Unis
exigent une limite élastique minimale de 72 p. 100 pour les
pipelines, tandis que le Canada établit cette limite à 80 p. 100. Par
conséquent, nous avons appris ce matin que l’épaisseur des parois
des pipelines internationaux augmente à l’entrée aux États-Unis.
Voilà les normes qui s’appliquent en Saskatchewan. En est-il de
même en Alberta?
Mr. Pesta: The requirements you quote are based on Canadian
standards, so the 80 per cent stress level limitation is a criterion
established in the Canadian Standards Association pipelines
standard. The Canadian standard originated from the American
standards, and it was a 72 per cent requirement for both
American and Canadian. Through experience in Canada, we
have determined that it is acceptable for pipelines to be operated
at a higher stress level. The Canadian standard has allowed
operation at 80 per cent stress level for some time.
M. Pesta : Les exigences que vous citez sont fondées sur les
normes canadiennes. Par conséquent, la limite élastique minimale
de 80 p. 100 est un critère établi par la norme relative aux pipelines
de l’Association canadienne de normalisation. La norme
canadienne prend sa source dans les normes américaines et,
auparavant, les deux pays devaient satisfaire à la limite de
72 p. 100. Grâce à l’expérience que nous avons acquise au
Canada, nous avons déterminé qu’il était acceptable de soumettre
les pipelines à un niveau de stress plus élevé, au cours de leur
exploitation. Depuis un certain temps, la norme canadienne nous
permet d’exposer les pipelines à un niveau de stress de 80 p. 100
durant leur exploitation.
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:67
As you mentioned, that is typically the situation for the largediameter transmission pipelines. The gathering pipelines would
typically not be designed to that limit. They would be designed to
lower stress levels.
Comme vous l’avez mentionné, c’est la norme qui s’applique
aux pipelines de transmission dont le diamètre est élevé.
Habituellement, les conduites de collecte ne sont pas conçues
pour résister à une telle limite. Leur limite élastique minimale est
moins élevée.
Senator Lang: I will move to the question of rail. In Alberta, do
you ship any oil by rail? If so, is your organization responsible to
oversee that?
Le sénateur Lang : Je vais maintenant passer à la question du
transport ferroviaire. En Alberta, expédiez-vous du pétrole par
voie ferrée? Dans l’affirmative, votre organisme est-il chargé de
superviser ce transport?
Mr. Miller: Although we regulate the upstream oil and gas
industry in Alberta, we do not necessarily regulate the
transportation of oil by railcar. I believe that would be the
responsibility of the Transportation Safety Board. However, we
are aware of rail loading facilities located throughout the province
of Alberta. It is becoming more prominent and prevalent, as it is
in other provinces in Western Canada.
M. Miller : Bien qu’en Alberta, nous réglementions l’industrie
pétrolière et gazière en amont, nous ne sommes pas
nécessairement chargés de réglementer le transport du pétrole
par voie ferrée. Je crois que cela relève du Bureau de la sécurité
des transports. Toutefois, nous savons que des installations
destinées au chargement des trains existent partout dans la
province. Cette pratique devient de plus en plus courante, comme
c’est le cas dans les autres provinces de l’Ouest canadien.
Senator Wallace: Mr. Hill, you spoke about the oil spill co-ops
that exist in Alberta and said that the companies are required to
be part of these co-ops. Their function is to respond to spills.
Le sénateur Wallace : Monsieur Hill, vous avez parlé des
coopératives de lutte contre le déversement de pétrole qui existent
en Alberta, et vous avez déclaré que les entreprises étaient tenues
de faire partie de ces coopératives. Leur rôle consiste à intervenir
en cas de déversement.
Could you expand upon that and explain how it works? Is spill
response equipment all owned by the co-ops or are the companies
expected to own some of those resources? If a spill occurs, who
directs the recovery operation; is it the co-op or the pipeline
company whose product has been lost and whose asset is at risk?
How is all of that coordinated; who is responsible?
Pourriez-vous nous fournir des renseignements supplémentaires
sur celles-ci et nous expliquer comment elles fonctionnent? Sontelles les seules à posséder du matériel d’intervention en cas de
déversement, ou s’attend-on à ce que les entreprises soient dotées de
certaines de ces ressources? Si un déversement se produit, qui dirige
les activités de récupération? Est-ce la coopérative ou l’entreprise de
pipelines qui est à l’origine du déversement et dont les biens sont en
péril? Comment les activités sont-elles coordonnées? Qui en assume
la responsabilité?
Mr. Miller: There were a lot of questions contained in that, but
I will begin. If I miss something, please ask the question again.
M. Miller : Votre intervention comportait de nombreuses
questions, mais je vais commencer à y répondre. Si j’oublie
quelque chose, veuillez poser la question de nouveau.
In Alberta, we do have an oil spill co-op system called Western
Canadian Spill Services. It is a not-for-profit organization similar
to what they have in Saskatchewan. In Alberta we have 26 oil spill
co-ops located throughout the province, and each co-op is
managed by that overall organization, Western Canadian Spill
Services. There is equipment owned by the co-op that is paid for
by the industry members and the various associations, and that
equipment is located throughout the 26 co-ops. That equipment is
available to the member companies, and it is a requirement in
Alberta that all licensed companies, including pipeline companies,
belong to an oil spill co-op system.
En Alberta, il y a un régime de coopératives de lutte contre les
déversements de pétrole appelé Western Canadian Spill Services.
Ce n’est pas un organisme sans but lucratif semblable à celui qui
existe en Saskatchewan. En Alberta, il y a 26 coopératives établies
partout dans la province qui sont gérées par l’organisation
globale, c’est-à-dire Western Canadian Spill Services. Les coûts
d’une partie du matériel dont dispose la coopérative ont été
assumés par les membres de l’industrie et diverses associations.
Bien que le matériel ait été réparti dans l’ensemble des
26 coopératives, il est à la disposition des entreprises membres.
En Alberta, toutes les entreprises détentrices d’un permis, y
compris les entreprises de pipelines, sont tenues d’adhérer à une
coopérative de lutte contre les déversements de pétrole.
When a spill occurs, it is the licensee’s responsibility to manage
the control and clean-up of it. However, initial responders, who
may be referred to as volunteers, from the companies operating
within that co-op can assist with initial spill response activities
until the responsible operator gets there with all of its resources.
Lorsqu’un déversement se produit, le détenteur de permis est
chargé de gérer le confinement et le nettoyage du déversement.
Cependant, les premiers intervenants, qui travaillent pour les
entreprises membres de la coopérative et qui peuvent être qualifiés
de bénévoles, peuvent participer aux premières activités
37:68
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
At that time, those volunteers or initial spill responders will step
back and let the licensee take over the control and clean-up
operations of that spill.
d’intervention en cas de déversement jusqu’à ce que l’exploitant
responsable arrive sur place avec toutes ses ressources. À ce
moment-là, les bénévoles ou les premiers intervenants se retireront
et laisseront le détenteur de permis prendre le contrôle des activités
de confinement et de nettoyage du déversement.
Senator Wallace: The licensees are the ones to direct the
response. There must be standards in Alberta for how they are to
respond, what is expected and the qualifications of the individuals
who are to direct that type of response. I am also thinking in
terms of the amount of equipment the co-op is to have available.
Is all of that covered in regulation, or is it left to the industry to
determine that as it sees fit?
Le sénateur Wallace : Ce sont les détenteurs de permis qui
dirigent l’intervention. Il doit y avoir des normes en Alberta qui
définissent la façon dont ils sont censés intervenir et les
qualifications que doivent posséder les personnes qui sont
tenues de diriger ce genre d’intervention. Je pense aussi à la
quantité de matériel que la coopérative doit pouvoir offrir. Est-ce
que tous ces éléments sont précisés dans le règlement, ou laisse-t-on
l’industrie en décider comme bon lui semble?
Mr. Miller: Some of that is covered in regulation. We do not
dictate through regulation the amount of spill response equipment
that has to be available. However, in Alberta there is over
$7 million of oil spill response equipment located throughout the
co-ops.
M. Miller : Certains de ces aspects sont mentionnés dans le
règlement. Celui-ci ne stipule pas la quantité de matériel
d’intervention qui doit être disponible. Toutefois, en Alberta, les
coopératives établies partout dans la province disposent de plus
de sept millions de dollars de matériel d’intervention en cas de
déversement.
We do regulate that companies maintain their own emergency
response plans. I spoke to that earlier. By virtue of belonging to
Western Canadian Spill Services they also have specific oil spill
response plans for the various geographic areas. In the emergency
response plans as well as the oil spill co-op plans the company
outlines the various positions that their responders hold within a
response system. In Alberta, we use the standard of incident
command system, so it is structured the same in all the co-ops.
Le règlement oblige les entreprises à tenir à jour leurs propres
plans d’intervention en cas d’urgence. J’en ai parlé plus tôt. En
étant membre de l’organisation Western Canadian Spill Services,
les entreprises ont également accès à des plans précis
d’intervention en cas de déversement, établis pour les diverses
régions géographiques. Dans ses plans d’intervention d’urgence
ainsi que dans les plans des coopératives, l’entreprise décrit les
divers postes que ses intervenants occuperont au sein du système
d’intervention. En Alberta, nous employons la norme du Système
de commandement des interventions. Par conséquent, toutes les
coopératives sont structurées de la même manière.
Senator Wallace: Has your organization had any experience in
assessing the conversion of crude lines to natural gas use or vice
versa?
Le sénateur Wallace : Votre organisme a-t-il déjà évalué la
conversion des lignes de pétrole brut pour l’utilisation du gaz
naturel, ou vice-versa?
Mr. Pesta: We do allow conversions of pipelines for different
substances. Pipelines are currently normally licensed for a specific
substance and companies do apply to make changes. Again, that
would typically be with smaller-diameter pipelines. It would not
be with the transmission lines that are under consideration right
now. Our experience with 6-inch pipelines would probably not be
directly related to the need for the large-diameter pipelines.
M. Pesta : Nous permettons la conversion des pipelines pour
diverses substances. Actuellement, les pipelines ont normalement
une autorisation pour une substance précise, et les compagnies
présentent une demande pour effectuer des changements. Encore
une fois, c’est en général pour des pipelines de petit diamètre, et
non pour les canalisations de transport qui font l’objet d’un
examen actuellement. Notre expérience avec des pipelines de six
pouces n’est sans doute pas directement liée à la nécessité des
pipelines de grand diamètre.
Senator Patterson: I have three specific questions. First, do you
have different standards, regulatory performance and safety
requirements for transmission pipelines and gathering lines?
Le sénateur Patterson : J’ai trois questions précises à vous
poser. D’abord, avez-vous des normes, un rendement en matière
de réglementation et des exigences de sécurité différentes pour les
pipelines de transport et les canalisations de collecte?
Mr. Pesta: Our requirements are based on the Canadian
Standards Association standards, as I mentioned before. Those
standards do not distinguish between transmission lines and
gathering lines. They are constant for both. Generally, there is no
difference between those types of systems. However, when you get
into review of pipeline right-of-ways and inspection of activity
around pipeline right-of-ways, we do have additional
M. Pesta : Comme je l’ai déjà mentionné, nos exigences sont
fondées sur les normes de l’Association canadienne de
normalisation (CSA). Ces normes ne font aucune distinction
entre les canalisations de transport et les canalisations de collecte.
Ce sont les mêmes pour les deux. Généralement, il n’y a pas de
différence entre ces types de systèmes. Toutefois, en ce qui
concerne l’examen des emprises des pipelines et l’inspection de
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:69
requirements in our pipeline regulations for additional
surveillance of pipelines depending on whether they are large
volume transmission lines or gathering lines, and also depending
on where they are located.
l’activité à proximité, nous avons des exigences additionnelles,
dans notre réglementation sur les pipelines, qui prévoient une plus
grande surveillance des pipelines, selon qu’il s’agit de
canalisations de transport à grand volume ou de canalisations
de collecte, et selon leur emplacement également.
Senator Patterson: Speaking of the CSA standards, does the
ERCB participate in updates and revisions to those standards?
Le sénateur Patterson : À propos des normes de la CSA, l’ERCB
participe-t-il à la mise à jour et à la révision de ces normes?
Mr. Pesta: Absolutely. The CSA standards are very important
to us. They make our life much easier by being able to adopt the
Canadian standards. We ensure we participate in the development
of those standards to share our experience in pipeline operation
and also to learn from what the other operators experience in
operating their pipelines.
M. Pesta : Tout à fait. Les normes de la CSA sont très
importantes pour nous. Elles nous simplifient beaucoup la vie en
nous permettant d’adopter les normes canadiennes. Nous nous
assurons de participer à l’élaboration de ces normes afin de
transmettre notre expérience en matière d’exploitation de pipelines
ainsi que pour profiter de l’expérience des autres exploitants.
The Canadian standards are key to regulating pipelines in
Alberta. We actively participate in the main technical committees
and the various subcommittees. In fact, I was the chair of the
technical committee dealing with the pipeline standards for the
last four years.
Les normes canadiennes sont essentielles à la réglementation
des pipelines en Alberta. Nous participons activement aux
principaux comités techniques et aux divers sous-comités. En
fait, au cours des quatre dernières années, j’ai présidé le comité
technique sur les normes relatives aux pipelines.
Senator Patterson: I asked that question of the right person, I
can see. Thank you.
Le sénateur Patterson : Je vois que j’ai posé cette question à la
bonne personne. Merci.
I have one last question. With the amount of diluted bitumen
that flows in Alberta, you would be aware of the U.S. National
Academy of Sciences’ current study of diluted bitumen as to
whether it has an increased likelihood of release compared with
the pipeline transportation of other crude oils, I would imagine. I
would like to know if the ERCB is aware of and, more important,
participating in any way in this study, with all your experience in
this area.
J’ai une dernière question. Étant donné la quantité de bitume
dilué qui circule en Alberta, vous êtes sans doute au courant de
l’étude que mène actuellement la National Academy of Sciences
des États-Unis sur le bitume dilué, pour déterminer s’il présente
un risque accru de déversement comparativement au transport
d’autres pétroles bruts par pipeline. J’aimerais savoir si l’ERCB
est au courant de cette étude et, surtout, s’il y participe de quelque
façon que ce soit, compte tenu de son expérience dans ce domaine.
Mr. Pesta: The ERCB has not participated in that study. The
Minister of Energy and the ministry’s group have provided some
input into review. However, the information and the study were
based on transmission pipelines and, as the ERCB regulates
pipelines within Alberta, we chose not to participate in that
particular study.
M. Pesta : L’ERCB ne participe pas à cette étude. Le ministre
de l’Énergie et le groupe du ministère ont contribué à l’examen.
Toutefois, l’information et l’étude étaient fondées sur les pipelines
de transport, et puisque l’ERCB réglemente les pipelines en
Alberta, nous avons choisi de ne pas participer à cette étude.
Senator Patterson: I imagine you would be interested in its
findings, though; would that be correct?
Le sénateur Patterson : J’imagine que vous vous intéressez
cependant aux résultats de cette étude, n’est-ce pas?
Mr. Pesta: Absolutely. We monitor the developments, the
studies and the various reviews that have been done, and look at
how they will influence how we regulate pipelines in Alberta.
M. Pesta : Certainement. Nous surveillons les progrès, les études
et les divers examens qui sont effectués, ainsi que leur incidence
future sur la réglementation relative aux pipelines en Alberta.
Senator Seidman: There has been a recent tendency for
proposals for and approvals of the re-reversals of pipelines,
reversals of pipelines and even conversion of pipelines from oil to
gas. Given your regulatory agency, I would like to know if that
will change anything in the way ERCB gathers, interprets or
assesses information with regard to the maintenance of these
particular pipelines.
La sénatrice Seidman : La tendance récente consiste à proposer
et à approuver la réinversion et l’inversion de pipelines, et même
la conversion d’oléoducs en gazoducs. J’aimerais savoir si cela va
changer quoi que ce soit dans la façon dont l’ERCB, en tant
qu’organisme de réglementation, recueille, interprète ou évalue
l’information relative à l’entretien de ces pipelines.
Mr. Pesta: The discussion about the reversal or conversion of
pipeline is typically with regard to pipelines going across Canada,
which are regulated by the National Energy Board, so we have no
role in the regulation of those lines. We regulate pipelines that
M. Pesta : Les discussions au sujet de l’inversion ou de la
conversion des pipelines concernent habituellement les pipelines
qui traversent le Canada et qui sont réglementés par l’Office
national de l’énergie; nous n’avons donc aucun rôle à jouer dans
37:70
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
stay within Alberta boundaries. Even if the pipeline starts within
Alberta and crosses the boundary, that pipeline would be
regulated by the National Energy Board.
la réglementation de ces pipelines. Nous réglementons les
pipelines qui ne dépassent pas les frontières de l’Alberta. Même
ceux qui commencent en Alberta et franchissent la frontière
seront réglementés par l’Office national de l’énergie.
Having said that, we always monitor what happens in the
review of those types of pipelines and the experience that they
have. Where appropriate, we will look at how it influences the
regulation of pipelines within Alberta.
Cela dit, nous surveillons toujours ce qui se passe dans
l’examen de ce type de pipelines de même que l’expérience acquise.
Le cas échéant, nous examinerons comment cela influence la
réglementation relative aux pipelines en Alberta.
Specifically, we do not regulate the pipelines that you had a
question about.
Nous ne réglementons donc pas les pipelines sur lesquels
portait votre question.
Senator Seidman: As a regulatory agency, do you think these
conversions or reversals will increase the level of risk? Do you see
that as increasing the level of risk?
La sénatrice Seidman : En tant qu’organisme de réglementation,
croyez-vous que ces conversions ou inversions feront augmenter le
niveau de risque? Selon vous, vont-elles l’accroître?
Mr. Pesta: From an Alberta perspective, when we look at the
conversion of pipelines, we evaluate whether the pipeline would
be feasible for the new product and we ensure that the pipeline is
suitable for the new product.
M. Pesta : Du point de vue albertain, quand nous nous
penchons sur la question de la conversion des pipelines, nous
déterminons si le pipeline conviendrait au nouveau produit et
nous veillons à ce qu’il y soit adapté.
The company is required to conduct an engineering assessment
that looks at the differences between the two products and at the
existing condition of the pipeline. Through that review, the
company would propose what changes they need to make to the
pipeline to make it feasible for the new product. We would review
that with them to ensure that the pipeline could be operated safely.
L’entreprise est tenue d’effectuer une évaluation technique axée
sur les différences entre les deux produits et sur l’état actuel du
pipeline. Dans le cadre de cet examen, l’entreprise proposera les
changements qu’elle doit apporter au pipeline pour qu’il
convienne au nouveau produit. Nous examinerons cela avec elle
pour nous assurer que le pipeline pourra être utilisé de façon
sécuritaire.
Senator Brown: It says here in our paperwork that you did
1,450 pipeline inspections in 2011. Were those just done because
you wanted to ensure there were not any problems? Certainly there
would not be 1,450 leaks, would there? Is it something you do every
year? How many inspections would you have done in 2012?
Le sénateur Brown : Dans le document que vous nous avez
remis, il est écrit ici que vous avez effectué 1 450 inspections de
pipelines en 2011. Les avez-vous faites seulement pour vous
assurer qu’il n’y avait aucun problème? Il n’y a certainement pas
eu 1 450 fuites, n’est-ce pas? En faites-vous autant chaque année?
Combien d’inspections avez-vous effectuées en 2012?
Mr. Miller: I can speak to that. The 2012 numbers have not
been published yet, so that is why we provided 2011 numbers. I do
not think they will change significantly.
M. Miller : Je peux répondre. Les chiffres n’ont pas encore été
publiés pour 2012; c’est pourquoi nous avons fourni ceux de 2011.
À mon avis, ils resteront à peu près les mêmes.
With regard to your first question about the number of
inspections on pipelines, some of those inspections would be the
result of failures on the pipelines. We inspect and investigate all
failures, and those would be recorded as either an inspection or an
investigation within our tracking system.
Pour ce qui est du nombre d’inspections de pipelines, certaines
de ces inspections résultent de la défaillance des pipelines. Nous
faisons des inspections et des enquêtes pour toutes les défaillances;
nous inscrivons dans notre système de suivi s’il s’agit d’une
inspection ou d’une enquête.
The other inspections that were not failures would be based on
our different inspection strategies. Mr. Hill referred to those in his
presentation at the beginning of our session here. Those would be
inspections based on our OSI system. We do a number of baseline
and random inspections that are just chosen by our field inspection
staff. Again, we have those reactive-type inspections that are based
on complaints, incidents, failures and that sort of thing.
Les autres inspections ne découlant pas de défaillances
reposent sur nos diverses stratégies d’inspection. M. Hill en a
parlé dans son exposé, au début de la séance. Ce sont les
inspections fondées sur notre système OSI. Nous effectuons un
certain nombre d’inspections de base et aléatoires, déterminées
par notre personnel d’inspection sur le terrain. Nous effectuons
également, je le répète, des inspections de type réactif, fondées sur
des plaintes, des incidents et des défaillances, par exemple.
The total number is a combination of all of those different
inspection strategies.
Le nombre total est une combinaison de toutes ces stratégies
d’inspection.
Senator Brown: Would there be different numbers for 2012 that
are substantial? Is it less or would there be more inspections?
Le sénateur Brown : Les chiffres pour 2012 différeront-ils de
façon importante? Y aura-t-il moins ou plus d’inspections?
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:71
Mr. Miller: No. The average number of inspections does not
change dramatically from year to year.
M. Miller : Non. Le nombre moyen d’inspections reste à peu
près le même d’une année à l’autre.
Senator Brown: These are actually mostly just to prevent things
rather than wait for something to happen; right?
Le sénateur Brown : En fait, ces inspections visent
principalement à éviter que des problèmes surviennent au lieu
d’attendre que quelque chose arrive, n’est-ce pas?
Mr. Miller: That would be an accurate statement.
M. Miller : Oui, c’est juste.
The Chair: I have one quick question and then we will go to
second round.
Le président : J’ai une petite question à poser, après quoi nous
passerons au deuxième tour.
In your statement, you say that there are 400,000 kilometres
solely operated under your jurisdiction in Alberta. Can you tell
me how many kilometres the NEB regulates within Alberta’s
borders?
Dans votre déclaration, vous dites qu’il y a 400 000 kilomètres
de pipelines qui relèvent uniquement de vous en Alberta. Pouvezvous me dire combien de kilomètres l’ONE réglemente à
l’intérieur des frontières de l’Alberta?
Mr. Pesta: I will give you an approximate number. It would be
in the neighbourhood of about 30,000 kilometres, and those are
mostly the natural gas transmission lines.
M. Pesta : Je vais vous donner un chiffre approximatif. C’est
environ 30 000 kilomètres, et il s’agit principalement de gazoducs.
Senator Johnson: I am curious to know something. The U.S.
National Academy of Sciences is engaged in a study called
Pipeline Transportation of Diluted Bitumen, and it is examining
whether ‘‘transportation of diluted bitumen, dilbit, by
transmission pipeline has an increased likelihood of release
compared with pipeline transportation of other crude oils.’’
La sénatrice Johnson : J’aimerais savoir une chose. La National
Academy of Sciences des États-Unis a entrepris une étude intitulée
Pipeline Transportation of Diluted Bitumen, dans laquelle elle
cherche à déterminer si le transport par pipeline du bitume dilué,
ou dilbit, augmente les risques de déversement comparativement au
transport par pipeline d’autres pétroles bruts.
Are you participating in this study or do you know of it?
Mr. Pesta: We know of it, but we are not participating.
Participez-vous à cette étude? La connaissez-vous?
M. Pesta : Nous connaissons cette étude, mais nous n’y
participons pas.
Senator Johnson: What do you think of it? Do you think the
study is a good idea?
La sénatrice Johnson : Qu’en pensez-vous? Selon vous, est-ce
une bonne idée?
Mr. Pesta: From our point of view, we feel that there is no
evidence to suggest that there is an increased possibility of failures
on diluted bitumen pipelines. We have operated in Alberta
pipelines for almost 30 years, and that operating experience does
not suggest there is any increased likelihood of failure on those
types of pipelines.
M. Pesta : De notre point de vue, rien ne prouve qu’il y a un
risque accru de défaillances pour les pipelines transportant du
bitume dilué. Nous travaillons dans le domaine des pipelines en
Alberta depuis près de 30 ans, et selon notre expérience, rien
n’indique qu’il y a une plus grande probabilité de défaillance pour
ce type de pipelines.
Senator Johnson: They must feel there are in theirs. Is that the
raison d’être for this? They must be seeing some in their country.
Do you know if that is the case or not? Is that the reason for the
study?
La sénatrice Johnson : Les Américains doivent estimer qu’il y
en a une pour les leurs. Est-ce la raison pour laquelle ils mènent
cette étude? Ils doivent voir des risques dans leur pays. Savez-vous
si c’est le cas? Est-ce la raison d’être de l’étude?
Mr. Pesta: I think they are studying the possibility. There have
been some suggestions that that might be the case. However, now
there have been two studies that clearly state there is no evidence to
distinguish between crude oil pipelines and diluted bitumen
pipelines in terms of the likelihood of corrosion failures.
Therefore, it has been proven and shown that those suggestions
are not accurate, and I believe the committee has heard that
evidence.
M. Pesta : Je pense qu’ils en étudient la possibilité. On a laissé
entendre que ce pouvait être le cas. Il y a toutefois deux études qui
indiquent clairement que rien ne distingue les pipelines transportant
du pétrole brut de ceux transportant du bitume dilué sur le plan des
probabilités de défaillances dues à la corrosion. Par conséquent, il a
été prouvé et démontré que ce n’était pas exact, et je crois que le
comité a entendu ces témoignages.
The Chair: A bit further to that: The NEB has completed those
studies — I think it is the NEB or the Canadian Standards
Association — and actually agrees with what you say. Canada has
already undertaken those types of studies and says there is no
greater risk to dilbit than there is to conventional crude. Is that
correct?
Le président : J’irai un peu plus loin en disant que l’ONE a
effectué ces études — je crois que c’est l’ONE ou l’Association
canadienne de normalisation — et que ses conclusions concordent
avec vos propos. On a déjà effectué ce type d’études au Canada et
on dit qu’il n’y a pas plus de risques pour le dilbit que pour le
pétrole brut classique. Est-ce exact?
37:72
Energy, Environment and Natural Resources
14-2-2013
Mr. Pesta: There have been two studies. I do not believe the
National Energy Board did that, but it was Natural Resources
Canada, which is an independent research organization. One was
done by Alberta Innovates, which is also an independent
organization.
M. Pesta : Il y a eu deux études. Je ne crois pas que l’Office
national de l’énergie y ait participé; c’est plutôt Ressources
naturelles Canada, un organisme de recherche indépendant. L’une
des études a été faite par Alberta Innovates, qui est aussi un
organisme indépendant.
Senator Lang: I would like to ask you a broader question in
respect to the mandate you have as an independent organization.
One of the reasons we have this study is because obviously the
question of safety of pipelines has come into the public domain.
The Northern Gateway discussion, Kinder Morgan and other
pipelines and various organizations have brought up the question
of whether or not the pipelines are safe and if it is in the public
interest.
Le sénateur Lang : J’aimerais vous poser une question au sujet
de votre mandat en tant qu’organisme indépendant. L’une des
raisons pour lesquelles nous faisons cette étude, c’est que, de toute
évidence, l’enjeu de la sécurité des pipelines est maintenant du
domaine public. Dans le cadre de la discussion sur le projet
Northern Gateway, Kinder Morgan et d’autres exploitants de
pipelines ainsi que diverses organisations se sont demandé si les
pipelines sont sécuritaires et s’il s’agit d’une question d’intérêt
public.
At the same time, we hear and read statements being made by
some of these organizations and spokespeople about the safety of
pipelines. A statement is made and no one seems to correct the
record if it is not true. Is it within your mandate, when you see a
public debate ensuing and statements being made about your
organization or the pipeline companies, that you correct the
record to ensure people are aware of exactly what is being
required for the installation of pipelines and the safety standards
that are being administered, so that the public is aware of both
sides of the question?
Parallèlement, nous entendons et lisons les déclarations de
certains de ces organismes et porte-parole au sujet de la sécurité
des pipelines. Lorsqu’une déclaration est faite, personne ne
semble rectifier les faits s’ils sont inexacts. Est-il de votre
mandat, quand vous voyez le débat public qui s’ensuit et que
vous entendez des déclarations au sujet de votre organisme ou des
sociétés de pipeline, de rectifier les faits afin que les gens
connaissent bien les exigences s’appliquant à l’installation de
pipelines et les normes de sécurité qui sont mises en place pour
que le public soit au fait des deux aspects de la question?
Mr. Hill: I will take a stab at that question. One of the things
we try not to do is get involved in the public debate, whether it is
good or otherwise. However, we publish statistics on the rate of
incidents, the cause of those incidents. The notion is that if we can
put good information out in the public that is based on science
and statistics, then that should inform the public themselves
whether it really is a safe way of transporting oil and gas, whether
it is within Alberta or outside of Alberta. Our role is to ensure
that we try to be as transparent as we can in our reporting of the
nature of the kinds of incidents that occur and some good
statistics so that folks can make up their own minds.
M. Hill : Je vais essayer de répondre à cette question. L’une des
choses que nous essayons d’éviter, c’est d’intervenir dans le débat
public, qu’il soit bon ou non. Cependant, nous publions des
statistiques sur le taux d’incidents et la cause de ces incidents. Le
principe est que si nous pouvons présenter au public de bons
renseignements fondés sur la science et les statistiques, il pourra
alors déterminer lui-même s’il s’agit d’un moyen sécuritaire de
transporter le pétrole et le gaz, que ce soit à l’intérieur ou à
l’extérieur de l’Alberta. Notre rôle est de nous assurer de faire
preuve de la plus grande transparence dans nos rapports sur la
nature des incidents qui surviennent et de fournir de bonnes
statistiques afin que les gens puissent se forger leur propre opinion.
Senator Lang: I want to pursue this a little further, because it is
of concern. It is one thing to have information on a website;it is
another variable in respect to informing the general public of
what is on that website, so that the general populous also is
informed. If your organization is not taking a more proactive role
on the standards and what you expect as an independent
organization of the oil and gas industry, my question then
would be: Who is doing that in respect to Alberta, ensuring that
that information is disseminated?
Le sénateur Lang : J’aimerais aller un peu plus loin, car c’est un
sujet de préoccupation. C’est bien d’avoir de l’information sur un
site web, mais il faut aussi informer le grand public de ce qui se
trouve sur ce site, de sorte que l’ensemble de la population soit
aussi informée. Si votre organisme ne joue pas un rôle plus
proactif en ce qui concerne les normes et ce à quoi vous vous
attendez, en tant qu’organisme indépendant, de l’industrie
pétrolière et gazière, alors ma question serait la suivante : Qui le
fait en ce qui concerne l’Alberta, pour s’assurer que l’information
est diffusée?
Mr. Hill: Part of the role would certainly be the Canadian
Energy Pipeline Association, CEPA, and others have taken a
proactive role in ensuring there is good information out there that
the public can get a hold of.
M. Hill : L’Association canadienne de pipelines d’énergie joue
certainement une partie de ce rôle, et d’autres jouent un rôle proactif
en veillant à ce que le public obtienne de bons renseignements.
Again, I think our role is not so much promoting as ensuring
there is good regulation within the province and that pipelines are
operating safely. Our government may take a stronger role in
Encore une fois, je pense que notre rôle n’est pas tant de
promouvoir que de nous assurer qu’une bonne réglementation est
en place dans la province et que les pipelines sont sécuritaires. Notre
14-2-2013
Énergie, environnement et ressources naturelles
37:73
promoting and trying to ensure that the message is getting out there.
Certainly, from access to other markets, that is a position they feel
strongly about. They have to ensure there is good information
around pipeline safety. Others are taking on that responsibility, but,
again, our role really is not so much on the promotion side or even
strategic policy side. It is to ensure there are good regulations in
place that ensure they can be operated safely. To that end, we
provide both our government and others with statistics to be able to
show them how well that is actually operating.
gouvernement peut jouer un rôle plus important en faisant de la
promotion et en veillant à ce que le message passe. C’est
certainement une position qui lui tient à coeur pour ce qui est de
l’accès à d’autres marchés. Des renseignements fiables doivent être
communiqués relativement à la sécurité des pipelines. D’autres
assument cette responsabilité, mais encore une fois, notre rôle ne
vise pas tant la promotion ni même la politique stratégique que la
mise en place d’une bonne réglementation permettant d’exploiter les
pipelines de façon sécuritaire. À cette fin, nous fournissons des
statistiques à notre gouvernement et à d’autres pour leur montrer à
quel point les choses vont bien à ce chapitre.
Mr. Pesta: I wanted to supplement one point. You asked about
accurate information being provided to the public. We monitor
the information that is in the media and, where there is false
information presented that reflects on the ERCB, we will address
that and correct the record to make sure it is correct in the public.
M. Pesta : Je voudrais apporter une précision. Vous avez posé
une question au sujet de l’exactitude des renseignements fournis
au public. Nous suivons de près l’information dans les médias;
lorsqu’on présente des renseignements erronés qui mettent en
cause l’ERCB, nous intervenons et rectifions les faits afin que le
public ait accès à des renseignements exacts.
Senator Lang: If there is information being disseminated that is
not true, by various vested interests, I believe strongly that all the
organizations that are involved and knowledgeable, such as
yours, should be correcting the record so that the public is fully
informed. Right now the debate seems to be based on, in many
cases, half-truths.
Le sénateur Lang : Si divers groupes d’intérêts diffusent de faux
renseignements, je crois fermement que tous les organismes
concernés et avertis, comme le vôtre, devraient rectifier les faits
afin que le public soit pleinement informé. À l’heure actuelle, le
débat semble être fondé, dans bien des cas, sur des demi-vérités.
The Chair: Thank you for your presentation and your answers
to some very good questions. We appreciate your time. We know
it is valuable and we hope you have a good Valentine’s Day.
Le président : Je vous remercie de votre exposé et de vos réponses
à d’excellentes questions. Nous vous sommes reconnaissants du
temps que vous nous avez consacré; nous savons qu’il est précieux.
Nous vous souhaitons une joyeuse Saint-Valentin.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
Tuesday, February 12, 2013
Le mardi 12 février 2013
Spectra Energy Transmission West:
Spectra Energy Transmission West :
Al Ritchie, Vice-President, Operations (by video conference).
TransCanada:
Al Ritchie, vice-président, Opérations (par vidéoconférence).
TransCanada :
David Chittick, Director, Pipe Integrity;
David Chittick, directeur, Intégrité des gazoducs;
Don Wishart, Senior Operations and Major Projects Advisor.
Don Wishart, conseiller principal, Opérations et grands projets.
Thursday, February 14, 2013
Le jeudi 14 février 2013
Government of Saskatchewan:
Gouvernement de la Saskatchewan :
Kent Campbell, Deputy Minister, Ministry of the Economy (by
video conference);
Kent Campbell, sous-ministre, Ministère de l’économie (par
vidéoconférence);
Ed Dancsok, Assistant Deputy Minister, Ministry of the Economy
(by video conference);
Ed Dancsok, sous-ministre adjoint, Ministère de l’économie (par
vidéoconférence);
Todd Han, Director, Petroleum Development, Ministry of the
Economy (by video conference).
Todd Han, directeur, Exploitation pétrolière, Ministère de
l’économie (par vidéoconférence).
Energy Resources Conservation Board:
Energy Resources Conservation Board :
Cal Hill, Acting Chief Operating Officer (by video conference);
Cal Hill, chef intérimaire de l’exploitation (par vidéoconférence);
Tom Pesta, Senior Advisor, Technical Operations (by video conference);
Tom Pesta, conseiller supérieur, Opérations techniques (par
vidéoconférence);
Mark Miller, Acting Field Operations Manager (by video conference).
Mark Miller, chef intérimaire, Opérations sur le terrain (par
vidéoconférence).
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Related manuals

Download PDF

advertising