First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12

First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12
First Session
Forty-first Parliament, 2011-12
Première session de la
quarante et unième législature, 2011-2012
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
Legal and
Constitutional Affairs
Affaires juridiques
et constitutionnelles
Chair:
The Honourable BOB RUNCIMAN
Président :
L’honorable BOB RUNCIMAN
Thursday, May 3, 2012
Wednesday, May 9, 2012
Thursday, May 10, 2012
Le jeudi 3 mai 2012
Le mercredi 9 mai 2012
Le jeudi 10 mai 2012
Issue No. 18
Fascicule no 18
First and second meetings on:
Première et deuxième réunions concernant :
Bill S-209, An Act to amend the Criminal Code
(prize fights)
Le projet de loi S-209 Loi modifiant le Code criminel
(combats concertés)
APPEARING:
The Honourable Bal Gosal, P.C., M.P.,
Minister of State (Sport)
COMPARAÎT :
L’honorable Bal Gosal, C.P., député,
ministre d’État (Sports)
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
49508-49526-49530
STANDING SENATE COMMITTEE ON
LEGAL AND CONSTITUTIONAL AFFAIRS
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DES
AFFAIRES JURIDIQUES ET CONSTITUTIONNELLES
The Honourable Bob Runciman, Chair
Président : L’honorable Bob Runciman
The Honourable Joan Fraser, Deputy Chair
Vice-présidente : L’honorable Joan Fraser
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Angus
Baker, P.C.
Boisvenu
Chaput
* Cowan
(or Tardif)
Dagenais
Di Nino
Joyal, P.C.
* LeBreton, P.C.
(or Carignan)
Mitchell
Unger
White
Angus
Baker, C.P.
Boisvenu
Chaput
* Cowan
(ou Tardif)
Dagenais
Di Nino
Joyal, C.P.
* LeBreton, C.P.
(ou Carignan)
Mitchell
Unger
White
* Ex officio members
* Membres d’office
(Quorum 4)
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 85(4), membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 85(4) du Règlement, la liste des
membres du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Mitchell replaced the Honourable
Senator Jaffer (May 10, 2012).
L’honorable sénateur Mitchell a remplacé l’honorable sénateur
Jaffer (le 10 mai 2012).
The Honourable Senator Dagenais replaced the Honourable
Senator Housakos (May 10, 2012).
L’honorable sénateur Dagenais a remplacé l’honorable sénateur
Housakos (le 10 mai 2012).
The Honourable Senator Housakos replaced the Honourable
Senator Dagenais (May 9, 2012).
L’honorable sénateur Housakos a remplacé l’honorable sénateur
Dagenais (le 9 mai 2012).
The Honourable Senator Di Nino replaced the Honourable
Senator Wallace (May 2, 2012).
L’honorable sénateur Di Nino a remplacé l’honorable sénateur
Wallace (le 2 mai 2012).
The Honourable Senator Fraser replaced the Honourable Senator
Dawson (April 30, 2012).
L’honorable sénateur Fraser a remplacé l’honorable sénateur
Dawson (le 30 avril 2012).
The Honourable Senator Wallace replaced the Honourable
Senator Rivard (April 26, 2012).
L’honorable sénateur Wallace a remplacé l’honorable sénateur
Rivard (le 26 avril 2012).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:3
ORDRE DE RENVOI
ORDER OF REFERENCE
Extract from the Journals of the Senate, Thursday, April 26, 2012:
Resuming debate on the motion of the Honourable
Senator Runciman, seconded by the Honourable Senator
Eaton, for the second reading of Bill S-209, An Act to
amend the Criminal Code (prize fights).
Extrait des Journaux du Sénat du jeudi 26 avril 2012 :
Reprise du débat sur la motion de l’honorable sénateur
Runciman, appuyée par l’honorable sénateur Eaton,
tendant à la deuxième lecture du projet de loi S-209, Loi
modifiant le Code criminel (combats concertés).
After debate,
Après débat,
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
The bill was then read the second time.
Le projet de loi est alors lu pour la deuxième fois.
The Honourable Senator Runciman moved, seconded by
the Honourable Senator Poirier, that the bill be referred to
the Standing Senate Committee on Legal and Constitutional
Affairs.
L’honorable sénateur Runciman propose, appuyé par
l’honorable sénateur Poirier, que le projet de loi soit renvoyé
au Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et
constitutionnelles.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
18:4
Legal and Constitutional Affairs
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Thursday, May 3, 2012
(41)
OTTAWA, le jeudi 3 mai 2012
(41)
[English]
10-5-2012
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Legal and Constitutional
Affairs met at 10:36 a.m. this day, in camera, in room 257, East
Block, the chair, the Honourable Bob Runciman presiding.
Le Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et
constitutionnelles se réunit aujourd’hui à huis clos, à 10 h 36, dans
la salle 257 de l’édifice de l’Est, sous la présidence de l’honorable
Bob Runciman (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Angus, Boisvenu, Chaput, Dagenais, Di Nino, Fraser, Jaffer,
Joyal, P.C., Runciman, Unger and White (11).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Angus,
Boisvenu, Chaput, Dagenais, Di Nino, Fraser, Jaffer, Joyal, C.P.,
Runciman, Unger et White (11).
In attendance: Robin MacKay, analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Également présent : Robin MacKay, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
The chair called the meeting to order.
Le président déclare la séance ouverte.
It was agreed that senators’ staff be permitted to remain in the
room during today’s meeting.
Il est convenu d’autoriser le personnel des sénateurs à rester
dans la salle pendant la réunion.
Pursuant to rule 92 (2)(e), the committee considered a draft
agenda.
Conformément à l’alinéa 92(2)e) du Règlement du Sénat, le
comité examine un programme provisoire de ses travaux.
At 11:14 a.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 11 h 14, le comité suspend ses travaux jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Wednesday, May 9, 2012
(42)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le mercredi 9 mai 2012
(42)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Legal and Constitutional
Affairs met at 4:20 p.m. this day, in room 257, East Block, the
deputy chair, the Honourable Joan Fraser presiding.
Le Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et
constitutionnelles se réunit aujourd’hui, à 16 h 20, dans la
salle 257 de l’édifice de l’Est, sous la présidence de l’honorable
Joan Fraser (vice-présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Angus, Baker, P.C., Boisvenu, Chaput, Di Nino, Fraser,
Housakos, Joyal, P.C., Runciman, Unger and White (11).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Angus,
Baker, C.P., Boisvenu, Chaput, Di Nino, Fraser, Housakos,
Joyal, C.P., Runciman, Unger et White (11).
In attendance: Robin MacKay Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Également présent : Robin MacKay, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, April 26, 2011, the committee began its consideration
of Bill S-209, An Act to amend the Criminal Code (prize fights).
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat,
le jeudi 26 avril 2011, le comité commence l’examen du projet
de loi S-209, Loi modifiant le Code criminel (combats concertés).
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
APPEARING:
The Honourable Bal Gosal, P.C., M.P., Minister of State (Sport)
18:5
COMPARAÎT :
L’honorable Bal Gosal, C.P., député, ministre d’État (Sport).
WITNESSES:
TÉMOINS :
Canadian Heritage:
Patrimoine canadien :
Nada Semaan, Associate Deputy Minister;
Nada Semaan, sous-ministre déléguée;
Dan Smith, Director, Policy and Planning, Sports Canada.
Dan Smith, directeur de la Politique et planification, Sport
Canada.
Edmonton Combative Sports Commission:
Patrick Reid, Executive Director.
As individuals:
Edmonton Combative Sports Commission :
Patrick Reid, directeur général.
À titre personnel :
Dr. Teresa DeFreitas, sports medicine consultant;
Dre Teresa DeFreitas, médecin-conseil en médecine du sport;
Ken Hayashi.
Ken Hayashi.
The deputy chair made an opening statement.
La vice-présidente ouvre la séance.
The minister made a statement and, together with Ms. Semaan
and Mr. Smith, answered questions.
Le ministre fait une déclaration, puis, avec Mme Semaan et
M. Smith, il répond aux questions.
At 5:01 p.m., the committee suspended.
À 17 h 1, le comité suspend ses travaux.
At 5:08 p.m., the committee resumed.
À 17 h 8, le comité reprend ses travaux.
Mr. Hayashi, Mr. Reid and Dr. DeFreitas each made a
statement and answered questions.
MM. Hayashi et Reid et la Dre DeFreitas font chacun une
déclaration, puis ils répondent aux questions.
At 6:21 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 18 h 21, le comité suspend ses travaux jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Thursday, May 10, 2012
(43)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le jeudi 10 mai 2012
(43)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Legal and Constitutional
Affairs met at 10:35 a.m. this day, in room 257, East Block, the
deputy chair, the Honourable Joan Fraser presiding.
Le Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et
constitutionnelles se réunit aujourd’hui à 10 h 35, dans la salle 257
de l’édifice de l’Est, sous la présidence de l’honorable Joan Fraser
(vice-présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Angus, Baker, P.C., Boisvenu, Chaput, Dagenais, Di Nino,
Fraser, Joyal, P.C., Mitchell, Runciman, Unger and White (12).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Angus,
Baker, C.P., Boisvenu, Chaput, Dagenais, Di Nino, Fraser, Joyal,
C.P., Mitchell, Runciman, Unger et White (12).
In attendance: Robin MacKay, Analyst, Parliamentary
Information and Research Service, Library of Parliament.
Également présent : Robin MacKay, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, April 26, 2012, the committee continued its
consideration of Bill S-209, An Act to amend the Criminal Code
(prize fights).
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat,
le jeudi 26 avril 2011, le comité poursuit son examen du projet
de loi S-209, Loi modifiant le Code criminel (combats concertés).
18:6
Legal and Constitutional Affairs
WITNESSES:
TÉMOINS :
Ultimate Fighting Championship:
Ultimate Fighting Championship :
Tom Wright, Director of Canadian Operations;
Tom Wright, directeur des opérations au Canada;
Rory MacDonald, UFC Welterweight Fighter.
Rory MacDonald, lutteur, poids mi-moyen, UFC.
10-5-2012
Alchemist Management :
Alchemist Management:
Lex McMahon, agent.
Lex McMahon, Agent.
Rockdoc Consulting Inc. :
Rockdoc Consulting Inc.:
Dr. Samuel Gutman, President and Chief Medical Officer.
Dr Samuel Gutman, président et médecin hygiéniste en chef.
À titre personnel :
As an individual:
Ryan Leef, M.P., Yukon.
Ryan Leef, député, Yukon.
The deputy chair made an opening statement.
La vice-présidente ouvre la séance.
Mr. Wright made a statement and, together with
Mr. MacDonald, answered questions.
M. Wright fait une déclaration, puis, avec M. MacDonald, il
répond aux questions.
At 11:31 a.m., the committee suspended.
À 11 h 31, la séance est suspendue.
At 11:39 a.m., the committee resumed.
À 11 h 39, la séance reprend.
Dr. Gutman made a statement and answered questions.
Le Dr Gutman fait une déclaration, puis répond aux questions.
At 12:16 p.m., the committee suspended.
À 12 h 16, la séance est suspendue.
At 12:34 a.m., the committee resumed.
À 12 h 34, la séance reprend.
Mr. Leef made a statement and answered questions.
M. Leef fait une déclaration, puis répond aux questions.
At 1:20 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
ATTEST:
À 13 h 20, le comité suspend ses travaux jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Shaila Anwar
Clerk of the Committee
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:7
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Wednesday, May 9, 2012
OTTAWA, le mercredi 9 mai 2012
The Standing Senate Committee on Legal and Constitutional
Affairs, to which was referred Bill S-209, An Act to amend the
Criminal Code (prize fights), met this day at 4:20 p.m. to give
consideration to the bill.
Le Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et
constitutionnelles, auquel a été renvoyé le projet de loi S-209, Loi
modifiant le Code criminel (combats concertés), se réunit
aujourd’hui, à 16 h 20, pour étudier le projet de loi.
Senator Joan Fraser (Deputy Chair) in the chair.
[English]
Le sénateur Joan Fraser (vice-présidente) occupe le fauteuil.
[Traduction]
The Deputy Chair: Welcome to this meeting of the Standing
Senate Committee on Legal and Constitutional Affairs. We are
today beginning our study of Bill S-209, An Act to amend the
Criminal Code (prize fights).
La vice-présidente : Bienvenue à cette séance du Comité
sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles.
Nous commençons aujourd’hui notre étude du projet de loi S-209,
Loi modifiant le Code criminel (combats concertés).
As honourable senators know, this bill’s sponsor is Senator
Runciman, who is also the chair of this committee. However,
because he is the sponsor of the bill, he has asked me to chair the
meetings on it on his behalf.
Comme vous le savez, le parrain de ce projet de loi est le sénateur
Runciman, qui est aussi le président du comité. Toutefois, comme il
est le parrain du projet de loi, il m’a demandé de présider en son
nom les séances portant sur cette mesure.
Senator Baker: Hear, hear.
Le sénateur Baker : Bravo!
The Deputy Chair: I am obviously pleased and honoured to do so.
La vice-présidente : Bien entendu, c’est pour moi un plaisir et
un honneur.
We are delighted to have with us as our first witness on this bill
the Honourable Bal Gosal, Minister of State (Sport), who is
accompanied by officials from Canadian Heritage: Nada Semaan,
Associate Deputy Minister; and Dan Smith, Director of Policy
and Planning, Sports Canada.
Nous sommes ravis de recevoir, comme premier témoin, au
sujet de ce projet de loi, l’honorable Bal Gosal, ministre d’État
aux Sports, qui est accompagné de fonctionnaires de Patrimoine
Canadien : Nada Semaan, sous-ministre déléguée et Dan Smith,
directeur, Politique et planification, Sport Canada.
Minister, I believe you have an opening statement.
Monsieur le ministre, je crois que vous désirez faire une
déclaration préliminaire.
Hon. Bal Gosal, Minister of State (Sport): Yes, I do, and thank
you, madam chair.
L’honorable Bal Gosal, ministre d’État (Sports) : Oui, et je vous
remercie, madame la présidente.
The only thing is, if the bells start ringing, I have to go for a vote.
We are going through that at the house right now, so if the duty
calls that way, both of my staff here will answer any questions
you have.
Je dois seulement vous prévenir que si la sonnerie commence à
retentir, je vais devoir aller voter. La Chambre se prépare à voter
et si je dois y aller, les deux membres de mon personnel qui sont
ici répondront à vos questions.
Again, thank you for this invitation. Accompanying me today
are Nada Semaan, Associate Deputy Minister of Canadian
Heritage, and Dan Smith, Director of Policy and Planning,
Sports Canada.
Encore une fois, je vous remercie de votre invitation.
Aujourd’hui, je suis accompagné de Mme Nada Semaan, sousministre déléguée, de Patrimoine canadien, et M. Dan Smith,
directeur, Politique et planification, de Sport Canada.
I am pleased to appear before you today concerning this
committee’s review of Bill S-209, An Act to amend the Criminal
Code (prize fights).
Je suis heureux de m’adresser à vous aujourd’hui en ce qui
concerne l’étude par ce comité du projet de loi S-209 : Loi
modifiant le Code criminel (combats concertés).
I thank all the committee members for their time in considering
this matter, and I am happy to speak to you today in support of
Senator Runciman’s initiative to update the Criminal Code.
Je désire remercier les membres du comité pour le temps qu’ils
ont consacré à l’étude de ce dossier. Je suis heureux de vous parler
aujourd’hui et de signifier mon appui à l’initiative du sénateur
Runciman pour une mise à jour du Code criminel.
As Minister of State for Sport, I can comment on the
reasonableness and even the necessity of revising section 83 of
the code.
À titre de ministre d’État aux Sports, je veux commenter le
caractère raisonnable et même la nécessité d’examiner l’article 83
du code.
18:8
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
Canada, as we all know, is a leading sport nation. As
participants and as spectators, Canadians are motivated by
sport. It is part of our national identity. Our international success
in sport contributes to our national pride. One has only to think
about our love for hockey and the pride and enthusiasm of
Canadians from coast to coast to coast as we hosted the world at
the Vancouver 2010 games and celebrated our athletes’
outstanding performances. Our athletes serve as role models
and help motivate us to be active and to strive for excellence in
our daily lives, and our children stay fit and healthy and learn
important life lessons through sport.
Comme chacun sait, le Canada est une grande nation sportive.
Qu’ils soient participants ou spectateurs, les Canadiens sont
motivés par le sport. Le sport fait partie de notre identité
nationale. Nos succès à l’échelle internationale dans ce domaine
nous remplissent de fierté. Pensons à notre amour du hockey, ou
encore à la fierté et à l’enthousiasme des Canadiens d’un bout à
l’autre du pays lorsque nous avons accueilli des représentants du
monde entier aux Jeux de Vancouver, en 2010, et célébré les
performances exceptionnelles de nos athlètes. Nos athlètes sont
des modèles à suivre; ils nous encouragent à être plus actifs et à
rechercher l’excellence dans notre vie quotidienne. Par le sport,
nos enfants se maintiennent en forme et en santé et apprennent
des leçons de vie importantes.
Sport brings communities and nations together through local,
provincial and national sports competitions, and such
international events as the 2010 Olympic and Paralympic
Games and the upcoming pan and para-pan American games
that will be hosted in Toronto in 2015.
Le sport réunit les communautés et les pays. Que ce soit à
l’occasion de compétitions sportives régionales, provinciales et
nationales, ou encore, dans le cadre de grandes rencontres
sportives internationales comme les Jeux olympiques et
paralympiques de 2010 et les prochains Jeux panaméricains et
parapanaméricains qui auront lieu, à Toronto, en 2015.
Sport has evolved and grown in importance in today’s society,
and the government policies, regulations and legislation must
evolve along with it.
Le sport a beaucoup évolué et occupe maintenant une grande
place dans la société. C’est pourquoi les politiques
gouvernementales, les règlements et les lois doivent aussi évoluer.
Section 83 of the Criminal Code has not been amended
since 1934. Combative sport, since that time, has nevertheless
changed dramatically. Many new combative sports have emerged
and increased in popularity.
L’article 83 du Code criminel n’a pas été modifié depuis 1934. Le
sport de combat a, pour sa part, beaucoup changé. En effet, de
nouveaux sports de combat, de plus en plus populaires, ont vu le
jour.
Wrestling and judo have long been part of the Olympic Games.
Other combative sports, such as tae kwon do, have more recently
been added to the Olympic and pan American programs, while
judo has just been added to the Paralympic and para-pan
American games.
La lutte et le judo font partie depuis longtemps des sports
olympiques. Plus récemment, d’autres sports de combat, comme
le taekwondo, ont été ajoutés aux programmes des Jeux
olympiques et des Jeux panaméricains, tandis que le judo a été
ajouté aux Jeux paralympiques.
Canadian athletes participated in amateur combative sport at
the pan and para-pan American games in Guadalajara last year
and will again compete at the upcoming Olympic and Paralympic
Games in London, England.
Des athlètes canadiens ont participé à des sports de combat
amateur aux Jeux panaméricains et parapanaméricains, à
Guadalajara, l’an dernier. Ils prendront part, à nouveau, à des
compétitions dans le cadre des prochains Jeux olympiques et
paralympiques de Londres.
A number of national sport organizations representing
combative sports that are regulated by international federations
have historically been funded by Sport Canada, including Boxing
Canada, the amateur wrestling association, Judo Canada, WTF
Taekwondo Federation, and Karate Canada.
Sport Canada soutient depuis longtemps des organismes sportifs
nationaux qui représentent des sports de combat réglementés par
des fédérations internationales, notamment Boxe Canada,
l’Association canadienne de lutte amateur, Judo Canada,
l’Association canadienne de taekwondo et Karaté Canada.
Four of these five organizations represent Olympic sports, and
para-judo is a sanctioned Paralympic sport. Together, they
represented more than 98,000 members last year. Yet, as the
legislation stands, a number of amateur combative sports, even
though they are sanctioned by the International Olympic
Committee, for example, judo and tae kwon do, could be
considered illegal in Canada.
Quatre de ces cinq organismes représentent des sports
olympiques, alors que le parajudo est accepté comme sport
paralympique. Ensemble, ces organismes comptaient plus de
98 000 membres l’an dernier. Pourtant, en vertu de la législation
actuelle, un certain nombre de sports de combat amateur, même
s’ils sont sanctionnés par le Comité olympique international,
comme le judo et le taekwondo, pourraient être jugés illégaux au
Canada.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:9
In addition, mixed martial arts are growing in popularly, and
organizations, including the Ultimate Fighting Championship,
UFC, have already achieved popular acceptance in Canada and
around the world.
De plus, les arts martiaux mixtes deviennent de plus en plus
populaires. Des organismes, comme l’Ultimate Fighting
Championship (UFC), sont généralement acceptés au Canada et
dans le monde entier.
In fact, Canadians account for a sizable portion of the
worldwide commercial closed circuit television purchases of
UFC events, and the current welterweight champion of the
sport, Georges St-Pierre, is a Canadian with a strong domestic
and international fan base.
En fait, les Canadiens forment une large part des acheteurs de
chaînes privées étrangères en circuit fermé qui veulent regarder à
la télévision les compétitions de l’UFC. Le champion actuel de
poids mi-moyen, Georges St-Pierre, est un Canadien dont les
partisans se trouvent autant au Canada qu’à l’étranger.
While many Canadians compete in these combative sports
today, they could be deemed to be illegal in Canada under existing
Criminal Code provisions.
Par conséquent, bien que de nombreux Canadiens participent
aux sports de combat à l’heure actuelle, ceux-ci pourraient être
jugés illégaux au Canada en vertu des dispositions de l’actuel
Code criminel.
I do not believe that popular sports that are played under an
accepted set of international rules should be deemed to be
explicitly illegal in Canada by the mere fact that they are
combative sports. The legislation was last updated in 1934, and it
is clear that this legislation is no longer adequate.
Selon moi, les sports populaires qui se pratiquent dans le
respect d’un ensemble de règles internationales ne devraient pas
être jugés illégaux au Canada pour la simple raison qu’il s’agit de
sports de combat. La législation n’a pas été mise à jour
depuis 1934 et il est évident qu’elle ne reflète plus la réalité.
The proposed amendments would expand the list of permitted
exceptions to the prize fighting offence so that amateur combative
contests of the Olympic program, such as judo and tae kwon do,
would be allowed.
Les modifications proposées pourraient allonger la liste
d’exceptions aux infractions de combats concertés. Ce qui
permettrait la tenue de compétitions de combat amateur qui
font partie du programme olympique, comme le judo et le
taekwondo.
The other Criminal Code amendments under consideration by
this committee would provide clear direction in enabling a
province to decide whether to expand the list of designated sports
permitted to take place within their own jurisdiction and to
authorize specific contests.
Les autres modifications au Code criminel que ce comité étudie
fourniraient aux provinces une orientation claire sur leur décision
d’allonger ou non la liste des sports désignés pouvant se pratiquer
sur leur territoire, et d’autoriser la tenue de compétitions
particulières.
In the current reality, the provinces of Ontario and Quebec
have already taken steps to create a workaround position on the
UFC by classifying these competitions as boxing events. Other
Canadian provinces, such as Alberta, are considering following
suit, while others have continued to express trepidation on the
matter in the absence of revisions to the Criminal Code.
À l’heure actuelle, l’Ontario et le Québec ont déjà pris des
mesures pour trouver une solution de rechange au sujet de l’UFC
en classant ces compétitions comme des matchs de boxe. D’autres
provinces canadiennes, telles que l’Alberta, pensent à emboîter le
pas, tandis que d’autres s’inquiètent de l’absence de modifications
au Code criminel.
The proposed amendments acknowledge the current reality
and widespread practice and popularity of combative sports,
including mixed martial arts, and provide the necessary legal
framework for the provinces and territories to regulate amateur
sports that would benefit everyone.
Les modifications proposées tiennent compte de la réalité
actuelle, de la pratique générale et de la popularité des sports de
combat, y compris les arts martiaux mixtes. De plus, elles
fournissent le cadre législatif nécessaire pour que les provinces et
les territoires puissent réglementer le sport amateur, ce qui serait
un avantage pour tout le monde.
In summary, the greater clarity and legal certainty that will
result from this legislative amendment has long had the broad
support of Canada’s provinces and territories.
Bref, les provinces et les territoires approuvent depuis
longtemps ces modifications législatives qui fourniront plus de
précisions et de certitude sur le plan juridique.
Ministers responsible for sport and ministers responsible for
justice have engaged in discussions on this matter since 1999, and
it can be expected that the provinces will remain supportive of
these amendments. The amendments first identified in Bill C-31,
which was supported by all parties in the previous Parliament,
responded specifically to requests from provincial and territorial
ministers. Now these amendments would allow for emerging
Les ministres responsables des sports et de la justice étudient ces
questions depuis 1999 et il est à prévoir que les provinces
approuveront les modifications. Les modifications d’abord
déterminées dans le projet de loi C-31, et qui ont été appuyées
par tous les partis dans un Parlement précédent, répondaient
spécifiquement aux demandes des ministres provinciaux et
territoriaux. Les modifications maintenant à l’étude permettraient
18:10
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
sports to be accepted and authorized in the future. They would
also enable provincial governments and regulating sports bodies
to effectively address safety issues in these sports.
la pratique de nouveaux sports. Les gouvernements provinciaux et
les organismes de réglementation des sports pourraient gérer de
manière efficace les enjeux liés à la sécurité de ces sports.
However, with respect to the amendments proposed in
subsection 2(a) regarding the Olympic program, I would be
remiss if I did not also suggest that this committee look at adding
the International Paralympic Committee to the proposed
amendment, as their sanctioned sport list also includes
combative sports.
Cependant, eu égard aux modifications proposées à l’alinéa 2a)
sur le programme olympique, j’aimerais proposer à ce comité
d’ajouter le Comité paralympique international à la modification
proposée, étant donné que ses listes de sports sanctionnés
comprennent également les sports de combat.
Paralympic judo, for example, is already practised at the
Paralympic Games by athletes from more than 30 countries and
has been on the Paralympic program since the 1988 games.
Le judo paralympique, par exemple, est déjà pratiqué aux Jeux
paralympiques par des athlètes de plus de 30 pays et il fait partie
du programme paralympique depuis les Jeux de Séoul en 1988.
Other combative Paralympic sports, such as karate and tae
kwon do, may also be included in future games, and the inclusion
of these references to the proposed amendment would reinforce
our commitment to supporting Canada’s Paralympians on an
equal footing with our Olympians.
D’autres sports paralympiques de combat, tels que le karaté et
le taekwondo, feront peut-être partie de prochains jeux. L’ajout
de cette référence à la modification proposée renforcerait notre
engagement à mettre les paralympiens canadiens sur un pied
d’égalité avec nos olympiens.
In closing, as Minister of State for Sport, I support the aims of
Bill S-209, and I encourage members of the Senate and my
colleagues in the House to do so as well.
En terminant, à titre de ministre d’État aux Sports, j’appuie les
objectifs du projet de loi S-209 et je vous encourage, mesdames et
messieurs, ainsi que mes collègues de la Chambre des communes,
à en faire autant.
I would be pleased to answer any questions you have.
The Deputy Chair: Thank you very much, minister, and of
course we do have questions.
Je suis maintenant prêt à répondre à vos questions.
La vice-présidente : Merci beaucoup, monsieur le ministre, et
bien entendu, nous avons des questions à vous poser.
Mr. Gosal: Sorry, I would like five minutes.
M. Gosal : Désolé, je voudrais limiter cela à cinq minutes.
Senator Angus: Five questions at a minute each?
Le sénateur Angus : Cinq questions à une minute chacune?
The Deputy Chair: You are leaving now, or you have five
minutes?
Senator Angus: No, he has five minutes.
La vice-présidente : Vous partez maintenant ou vous disposez
de cinq minutes?
Le sénateur Angus : Non, il dispose de cinq minutes.
The Deputy Chair: One minute question and answer. Senator
Runciman?
La vice-présidente : Une minute pour la question et la réponse.
Sénateur Runciman?
Senator Runciman: Thank you, minister, for being here. It is a
significant endorsement of the legislation. You commented on it
being a recognition of reality, and it is the fastest-growing sport in
North America. As a sponsor of the bill, I am certainly very
receptive to the suggested amendment that you have put forward
here today.
Le sénateur Runciman : Merci, monsieur le ministre, pour votre
présence ici. C’est un appui important au projet de loi. Vous dites
que cette mesure reconnaît une réalité, à savoir que c’est le sport qui
connaît l’expansion la plus rapide en Amérique du Nord. En tant
que parrain du projet de loi, je suis certainement très réceptif à la
proposition d’amendement que vous avez faite ici aujourd’hui.
I am just wondering about the delegation of authority for
regulation. We have four provinces that have athletic
commissions. I heard something on the news — I think
yesterday or today — with respect to British Columbia moving
in that direction as well. Is there a role for your ministry to
encourage the development of these kinds of commissions across
Canada? I know that there have been some established in the
Maritimes, but then they folded for whatever reasons. Is there a
role for your ministry with respect to ensuring that we have a
standardization of rules across the country?
Je m’interroge seulement au sujet de la délégation du pouvoir
de réglementation. Nous avons quatre provinces qui ont des
commissions d’athlétisme. J’ai entendu dire aux nouvelles — hier
ou aujourd’hui, je crois — que la Colombie-Britannique s’oriente
également dans cette voie. Votre ministère a-t-il un rôle à jouer
pour favoriser la création de ce genre de commissions un peu
partout au Canada? Je sais que des commissions ont été établies
dans les Maritimes, mais elles ont ensuite été démantelées pour
diverses raisons. Votre ministère peut-il jouer un rôle pour assurer
la normalisation des règles à l’échelle du pays?
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
Mr. Gosal: Provinces set up their own commissions. We
definitely would encourage them. It is up to the provinces to set
up all the commissions they have. Ontario and Quebec have done
that. A lot of these sports are growing in popularity. I think they
are looking at them. It is under their jurisdiction, so it is up to all
of the provinces to do that.
The Deputy Chair: Thank you, Senator Runciman. Sorry about
that.
18:11
M. Gosal : Les provinces établissent leurs propres commissions.
Nous les invitons certainement à le faire. C’est à elles qu’il revient
d’établir leurs diverses commissions. L’Ontario et le Québec l’ont
fait. Un grand nombre de ces sports gagnent en popularité. Je pense
que les provinces s’y intéressent. Comme cela entre dans leur champ
de compétence, c’est à elles de faire le nécessaire.
La vice-présidente : Merci, sénateur Runciman. Désolée.
Senator Joyal?
Sénateur Joyal?
Senator Joyal: Thank you, Madam Chair.
Le sénateur Joyal : Merci, madame la présidente.
Welcome, Mr. Minister. It is the first time you have appeared
here. We are happy to welcome you.
Bienvenue, monsieur le ministre. C’est la première fois que
vous comparaissez ici. Nous sommes contents de vous accueillir.
As you know, the Canadian Medical Association is opposed to
mixed martial arts. What is your answer to the Canadian Medical
Association to rebut their position or to convince us that they are
wrong in opposing the mixed martial arts protection that the bill
seeks to recognize?
Comme vous le savez, l’Association médicale canadienne
s’oppose aux arts martiaux mixtes. Que lui répondez-vous pour
réfuter sa position ou pour nous convaincre qu’elle a tort de
s’opposer aux arts martiaux mixtes que le projet de loi vise à
reconnaître?
Mr. Gosal: The Canadian Medical Association is indeed
opposed to it, but then there are a lot of medical doctors and a
lot of studies. There are both sides. For any sport, there are both
sides. When we look at studies done on mixed martial arts, the
injuries that are occurring are very comparable with those in all of
the sports. The way that the rules are, there are fewer knockdowns
in mixed martial arts than in boxing. The rules have been set up
by different athletic commissions for mixed martial arts. The rules
are very strict, and they are enforced by referees. There are
medical professionals at the sites, so they are on both sides of this
issue.
M. Gosal : L’Association médicale canadienne s’y oppose
effectivement, mais il y a de nombreux médecins et de
nombreuses études. Les uns sont pour, les autres sont contre.
Pour tout sport, il y a du pour et du contre. D’après des études
portant sur les arts martiaux mixtes, les blessures qu’ils
provoquent sont très comparables à celles qui sont associées à
tous les sports. En raison des règles à suivre, les participants aux
arts martiaux mixtes sont moins souvent envoyés au tapis que
dans le cas de la boxe. Les règles régissant les arts martiaux mixtes
ont été établies par différentes commissions d’athlétisme. Elles
sont très rigoureuses et appliquées par des arbitres. Il y a des
professionnels de la santé sur place et les avis sont donc partagés
sur cette question.
Senator Joyal: Are there more casualties in that form of sport
than in other sports of similar nature, like boxing or wrestling?
Le sénateur Joyal : Y a-t-il plus de blessures dans cette forme
de sport que dans les autres sports similaires comme la boxe ou la
lutte?
Mr. Gosal: In 2006, the Johns Hopkins University study
compared the incidence of injury in professional mixed martial
arts and other combative sports, and they found that it is very
consistent with other sports. It is at the same level. I just said that
the knockdown rate is a lot less than what it is in boxing.
M. Gosal : En 2006, une étude de l’Université Johns Hopkins a
comparé l’incidence des blessures dans les arts martiaux mixtes
professionnels et les autres sports de combat et a conclu que le
taux de blessures était à peu près le même que dans les autres
sports. C’est au même niveau. Comme je viens de le dire, les
participants sont beaucoup moins souvent envoyés au tapis que
dans le cas de la boxe.
The Deputy Chair: I will sneak in a supplementary here, if I
may, Senator Joyal.
La vice-présidente : Je vais glisser une question supplémentaire,
si vous le permettez, sénateur Joyal.
The idea of this bill goes back several years, and I think the
initial federal-provincial consultations go back several years as
well. I notice that you said that the provinces could be expected to
continue to support it. What has changed in recent years,
minister, is surely that there has been more and more research and
more and more public discussion about the long-term effects of
concussion.
L’idée de ce projet de loi remonte à plusieurs années et je pense
que les consultations fédérales-provinciales initiales datent
également de plusieurs années. Vous avez dit qu’on pouvait
s’attendre à ce que les provinces continuent d’appuyer cette
mesure. Ce qui a changé récemment, monsieur le ministre, c’est
qu’il y a eu de plus en plus de recherches et de discussions
publiques sur les effets à long terme des commotions.
18:12
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
Mixed martial arts has frequently been compared, in terms of
injuries, to hockey and football. As it happens, hockey and
football are the two sports where we hear most about concussion,
which can have terrible effects later in life. Have you done any
work on this? Have you amassed any studies? Are you preparing
to follow the implications of this new bill in that context?
Les arts martiaux mixtes ont souvent été comparés, sur le plan
des blessures, au hockey et au football. Il se trouve que le hockey
et le football sont les deux sports pour lesquels nous entendons le
plus parler de commotions qui peuvent avoir de terribles
conséquences plus tard dans la vie. Avez-vous fait des
recherches à ce sujet? Avez-vous réuni des études? Êtes-vous
prêt à suivre les conséquences de ce nouveau projet de loi dans ce
contexte?
Mr. Gosal: Especially lately, there is a lot of discussion about
concussions and head injuries. As the Government of Canada, we
are committed to having a safe environment for all sports, not just
mixed martial arts. For every sport, we want to have a safe
environment where kids can go out and play. That is why the
Government of Canada committed $5 million over two years to
the Active and Safe Initiative, where different organizations are
doing studies on preventing head injuries and concussions.
M. Gosal : On a beaucoup parlé des commotions et des
blessures à la tête, surtout dernièrement. Le gouvernement du
Canada est déterminé à assurer la sécurité dans tous les sports,
pas seulement les arts martiaux mixtes. Nous voulons que chaque
sport se déroule dans un environnement sûr pour nos jeunes.
Voilà pourquoi le gouvernement du Canada consacre 5 millions
de dollars sur deux ans à l’initiative Actif et en sécurité, dans le
cadre de laquelle divers organismes réalisent des études sur la
prévention des blessures à la tête et des commotions.
Hockey Canada and a few of the organizations are already
doing the study. They are creating tools. They can download
things on their phones as well so that a lot of parents and coaches
know when to go back to playing after a concussion or head
injury. We are already working on the prevention of these
injuries.
Hockey Canada et quelques organismes participent déjà à cette
étude. Ils créent des outils. On peut également télécharger de
l’information sur son téléphone, ce qui permet à de nombreux
parents et entraîneurs de savoir quand il est possible de
recommencer à jouer après une commotion ou une blessure à la
tête. Nous travaillons déjà à la prévention de ces blessures.
The Deputy Chair: This would just be folded into that work?
La vice-présidente : Cela va être simplement intégré dans cette
initiative?
Mr. Gosal: Yes, that is what it is. The idea is to prevent these
injuries and be more proactive and have parents and coaches
know about these injuries.
M. Gosal : Oui. Le but est de prévenir les blessures, d’être plus
proactifs et d’informer les parents et les entraîneurs au sujet de ces
blessures.
The Deputy Chair: Okay. Are you being told you have to run
away?
La vice-présidente : Très bien. On vous dit que vous devez partir?
Mr. Gosal: One minute.
M. Gosal : Une minute.
The Deputy Chair: One minute? Okay, I will give that minute
back to Senator Runciman on whom I was very tough.
La vice-présidente : Une minute? Très bien, je vais redonner
cette minute au sénateur Runciman avec qui j’ai été très dure.
Senator Runciman: Well, I was going to go on to the CMA one
as well. There is evidence — and we will hear from witnesses
later — that indicates that the occurrence of serious injuries is
much lower than in some of the other contact sports. We have
certainly seen a rash of that in hockey in the last couple years.
Le sénateur Runciman : J’allais également parler de l’AMC.
Selon certaines données — et nous entendrons des témoins plus
tard — l’incidence des blessures graves est beaucoup plus faible
que dans certains autres sports de contact. Nous avons
certainement assisté à une série de blessures, au hockey, au
cours des deux dernières années.
I do not have anything else. I just want to again thank the
minister for his support. We will certainly give serious
consideration to the amendment that he has suggested here today.
Je n’ai rien d’autre à ajouter. Je tiens seulement à remercier le
ministre de son appui. Nous allons certainement examiner
sérieusement l’amendement qu’il a suggéré ici, aujourd’hui.
The Deputy Chair: You are getting off lightly, minister. This is
rare.
La vice-présidente : Vous vous en tirez facilement, monsieur le
ministre. C’est rare. Vous vous en sortez bien, monsieur le ministre.
Mr. Gosal: Only this time.
The Deputy Chair: Tell your colleagues that you have a
charmed life. They do not usually get off so lightly.
Senator Angus: He may be back later.
M. Gosal : Seulement cette fois. C’est exceptionnel.
La vice-présidente : Dites à vos collègues que vous êtes
privilégié. Ils ne s’en tirent généralement pas aussi facilement.
Le sénateur Angus : Il reviendra peut-être plus tard.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:13
Mr. Gosal: Sure. I have no problem coming back any time. I
know that all of you love sports. We all love sports, and we want
great sports teams in our country. The Olympics are coming up.
We will be supporting our athletes going to the Olympics.
M. Gosal : Certainement. Je n’ai aucune objection à revenir
quand vous voudrez. Je sais que chacun de vous aime les sports.
Nous aimons tous le sport et nous voulons avoir de bonnes équipes
sportives dans notre pays. Les Jeux olympiques auront lieu bientôt.
Nous allons soutenir nos athlètes qui vont y participer.
The Deputy Chair: Thank you very much indeed, minister. The
officials will remain with us, colleagues, if you have questions for
them.
La vice-présidente : Merci infiniment, monsieur le ministre. Les
fonctionnaires vont rester avec nous, chers collègues, si vous avez
des questions à leur poser.
To repeat, we have with us Ms. Nada Semaan, Associate
Deputy Minister at Canadian Heritage, and Mr. Dan Smith,
Director of Policy and Planning at Sports Canada.
Je répète que ces personnes sont Mme Nada Semaan, sousministre déléguée, de Patrimoine canadien et M. Dan Smith,
directeur de la Politique et planification, de Sport Canada.
Did either of you want to make an opening statement?
L’un de vous deux désire-t-il faire une déclaration préliminaire?
Nada Semaan, Associate Deputy Minister, Canadian Heritage:
No, I believe the minister made opening statements. We can take
any questions. If you would like us to concentrate on anything,
though, we are happy to move into whichever area you would like
us to.
Nada Semaan, sous-ministre déléguée, Patrimoine canadien :
Non, je crois que le ministre a déjà fait une déclaration
préliminaire. Nous pouvons répondre à vos questions. Si vous
désirez que nous parlions de certains sujets en particulier, nous
nous ferons un plaisir d’aborder le domaine qui vous plaira.
The Deputy Chair: Let me just ask one question pursuant to the
minister’s remark that the provinces could be expected to support
this. Has there been any recent consultation with the provinces
and territories about this? We have received word from the
government of Yukon, for example, that they are in support, but
have there been any discussions to confirm that what was their
position is still their position?
La vice-présidente : Je voudrais seulement poser une question
concernant ce qu’a dit le ministre au sujet de l’appui qu’on
pouvait attendre des provinces. Les provinces et les territoires
ont-ils été consultés récemment à ce sujet? Le gouvernement du
Yukon, par exemple, nous a fait savoir qu’il était pour cette
mesure, mais avez-vous eu des discussions pour confirmer que
telle était bien la position des provinces et qu’elle l’est encore?
Ms. Semaan: The amendments that are proposed in the bill,
other than the mixed martial arts, were what were approved by
ministers, both of sport and justice, when they first discussed it
in 1999 and that were re-approved again in 2004-05. We know
that they would support that element of it because they had
requested it. On the mixed martial arts, we are not too concerned
because, the way it is currently worded, provinces would have the
flexibility to choose which mixed martial arts events they would
sanction. The power is still within the provincial jurisdiction of
what they sanction and what they do not. Based on that, we do
believe that they would be supportive of it.
Mme Semaan : À part les modifications concernant les arts
martiaux mixtes, les amendements proposés dans le projet de loi
ont été approuvés par les ministres des Sports et de la Justice
lorsqu’ils en ont discuté pour la première fois, en 1999 et de
nouveau en 2004-2005. Nous savons qu’ils sont prêts à appuyer
cet élément, parce qu’ils l’ont demandé. Pour ce qui est des arts
martiaux mixtes, nous ne sommes pas trop inquiets, car étant
donné le libellé actuel du projet de loi, les provinces pourront
choisir quelles compétitions d’arts martiaux mixtes elles
approuveront. Le pouvoir d’approuver ou d’interdire appartient
toujours aux provinces. Pour cette raison, nous croyons qu’elles
seront d’accord.
[Translation]
[Français]
Senator Boisvenu: My questions are more out of curiosity. I did
karate for 20 years; I had a karate school, where I trained some
black belts. I did not know that karate was an extreme sport and
that I may have been committing an offence.
Le sénateur Boisvenu : Mes questions sont plus par curiosité.
J’ai fait du karaté pendant 20 ans, j’ai eu une école, j’ai formé des
ceintures noires. J’ignorais qu’il s’agissait d’un sport extrême et
que j’aurais pu être mis en infraction.
Has this been an issue for a long time? I am talking about the
fact that using feet and hands in a sport, except boxing, is illegal.
Le problème se pose-t-il depuis longtemps? Je parle du fait que
l’utilisation des pieds et des mains dans un sport, sauf pour la
boxe, soit illégale.
Ms. Semaan: That is really what the act currently says.
Amateur and professional boxing — which are approved by the
provinces — are the two exceptions to the act. A number of
provinces have classified karate and other combat sports as a
form of boxing. In my opinion, legislation is being consolidated,
Mme Semaan : C’est vraiment ce que la loi dit maintenant. La
boxe amateur et la boxe professionnelle, qui est sanctionnée par
les provinces, sont les deux exceptions à la loi. Plusieurs provinces
ont classifié le karaté et les autres sports de combat comme une
forme de boxe. Selon moi, il s’agit d’une fusion de lois car
18:14
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
since some provinces have provisions and others do not have this
type of legislation. This initiative will harmonize legislation for all
provinces.
certaines provinces ont des dispositions et d’autres n’ont pas cette
loi. Cette initiative harmonisera les lois pour toutes les provinces.
Senator Boisvenu: So this is a kind of underground sport
practice?
Le sénateur Boisvenu : C’est donc une forme de pratique du
sport au noir?
Ms. Semaan: Not underground, but it is a type of boxing.
Mme Semaan : Pas au noir, mais c’est un type de boxe.
Senator Boisvenu: Would we have this problem if all provinces
had a sporting commission, like Quebec? In other words, does the
problem exist because there are no such commissions in the
provinces?
Le sénateur Boisvenu : Si toutes les provinces avaient une
commission sportive, comme c’est le cas au Québec, le problème
existerait-il? Ou le problème se pose-t-il étant donné qu’il n’existe
pas de commission dans les provinces?
Ms. Semaan: I will ask our expert to complete my answer.
Each province has proceeded in its own way. As the minister said,
Quebec and Ontario have implemented changes so that they could
regulate in this area. Other provinces have allowed municipalities
to deal with it. British Colombia has been relying on
municipalities to regulate. However, the province is talking
about creating a commission for this type of event.
Mme Semaan : Je vais demander à notre expert de compléter
ma réponse. Chaque province a procédé à sa façon. Comme le
ministre l’a indiqué, le Québec et l’Ontario ont mis sur pied des
changements pour réguler en la matière. D’autres provinces ont
donné la permission aux municipalités. La Colombie Britannique
fait appel aux municipalités, toutefois elle parle de créer une
commission pour ce genre d’évènement.
Dan Smith, Director of Policy and Planning, Sports Canada,
Canadian Heritage: I do not think the problem would go away if
every province had a commission, since some provinces do have a
commission. It is the legislation that is problematic, given the fact
that sports like karate and taekwondo are considered illegal. By
amending the legislation, we will make sure all those sports are
legal. A commission for sports and mixed martial arts, as for
other sports, will resolve the issue.
Dan Smith, directeur de la Politique et planification, Sport
Canada, Patrimoine canadien : Je ne crois pas que si chaque
province avait une commission cela éliminerait le problème car
certaines provinces ont une commission. C’est la loi qui pose
problème, compte tenu du fait que des sports comme le karaté et
le taekwondo sont considérés illégaux. En modifiant la législation,
on va s’assurer que tous ces sports seront légaux. Une commission
pour les sports et arts martiaux mixtes, comme pour les autres
sports, réglera la situation.
Senator Boisvenu: Extreme kickboxing is a heavily criticized
sport, where two boxers fight in a closed cage. The fighters often
hit each other without gloves or any kind of protection. That
activity is strongly disputed in terms of sports ethics. Will
provinces continue to be able to regulate sports where arms and
legs are used and where sport tolerance is bordering on the
extreme? At some point, we are no longer talking about a sport,
but, as we say in Quebec, about a slugfest. Will provinces be able
to continue regulating this type of activity to ensure that it
remains a gentleman’s sport?
Le sénateur Boisvenu : Le kickboxing extrême est un sport très
critiqué, où on met deux boxeurs dans une arène fermée et
grillagée. Les pugilistes se frappent souvent sans gants ni
protection. Cette activité est très contestée sur le plan de
l’éthique sportive. Les provinces vont-elles continuer de pouvoir
réglementer les sports où on utilise les bras et les jambes et où la
tolérance sportive frise l’extrême? À un certain point, on ne parle
plus de sport mais, comme on dit au Québec, de bûchage. Les
provinces vont-elles pouvoir continuer de réglementer ce genre
d’activité pour s’assurer de demeurer dans un sport dit de
gentleman?
Mr. Smith: I am not a lawyer. However, if my understanding
of the legislation is correct, any province will be able to determine
which sports will be designated or not.
M. Smith : Je ne suis pas avocat. Toutefois, si je comprends
bien la législation, cela donnera l’occasion à n’importe quelle
province de déterminer le sport qui sera ou non désigné.
Senator Boisvenu: Legal or not?
Mr. Smith: Exactly. It is about determining whether they will
be considered prize fighting. With the exception of Olympic
sports — and an amendment will probably be made for
Paralympic sports — those sports will be designated for all
provinces and territories. In addition to this measure, each
province will have the responsibility to determine which sports
will be designated or not.
Le sénateur Boisvenu : Légal ou pas?
M. Smith : Exactement. À savoir s’ils seront considérés comme
des prize fighting. À l’exception des sports olympiques, et un
amendement sera sans doute apporté pour les sports
paralympiques, ces sports seront désignés pour toutes les
provinces et territoires. Outre cette mesure, il reviendra à
chaque province de déterminer quel sport sera ou non désigné.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:15
Senator Chaput: What does the expression ‘‘amateur athlete’’
mean? Is that term defined by a federal or provincial piece of
legislation? What athletes or fights are covered by the term
‘‘amateur athlete’’?
Le sénateur Chaput : Que signifie l’expression « athlète
amateur »? Ce terme est-il défini par une loi fédérale ou
provinciale? Quels sont les athlètes ou les combats qui sont
visés par le terme « athlète amateur »?
Mr. Smith: We sometimes talk about amateur athletes and
professional athletes. Professional athletes are, for instance,
members of the National Hockey League or the national
baseball league. Amateur athletes are, for instance, children or
young athletes who practice karate or taekwondo. Athletes who
are members of our national teams and participate in major
events such as the Pan-American Games, Olympic Games or
Paralympic Games are considered amateurs. That category is now
a gray area because, for instance, in the Winter Olympics,
professional athletes participate in ice hockey games. Olympic
sports are considered to be amateur sports. However, professional
athletes do participate in those events.
M. Smith : On parle parfois des athlètes amateurs et des
athlètes professionnels. Les athlètes professionnels sont, par
exemple, ceux de la Ligue nationale de hockey ou de la Ligue
nationale de baseball. Les athlètes amateurs sont, par exemple,
des enfants ou de jeunes athlètes qui pratiquent le karaté ou le
taekwondo. Les athlètes membres de nos équipes nationales qui
prennent part à des événements majeurs tels les Jeux
panaméricains, les Jeux olympiques ou paralympiques sont
considérés comme amateurs. Cette catégorie constitue
maintenant une zone grise car, par exemple, dans les Jeux
olympiques d’hiver on retrouve des athlètes professionnels en
hockey sur glace. Le sport olympique est considéré comme un
sport amateur. Toutefois, des athlètes professionnels participent à
ces évènements.
Senator Chaput: So the definition is not clear.
Le sénateur Chaput : La définition n’est donc pas précise.
Mr. Smith: Not really.
M. Smith : Pas vraiment.
Senator Chaput: Is the definition not based on athletes’ ages?
Le sénateur Chaput : La définition n’est pas en fonction de
l’âge de l’athlète?
Mr. Smith: No. We may be talking about amateur athletes, like
me, who play ice hockey as veterans, or about young people. I do
not make any money playing ice hockey.
M. Smith : Non. Il peut s’agir d’athlètes amateurs, comme
moi, qui jouent au hockey sur glace comme vétérans, ou de jeunes.
Je ne gagne pas d’argent comme joueur de hockey sur glace.
Senator Joyal: I always thought that an amateur athlete was
someone who did not earn a living by playing their sport — so
someone who is not paid. Now, some amateur athletes receive
grants, are sponsored by brands or have other sources of funding.
It is not as clear as saying an amateur athlete is someone who
plays sports for pleasure, as we tend to think. You even provided
an example. You play ice hockey in garage leagues, on weekends,
and no one will think that you earn a living by playing. If,
however, you are sponsored by a sports equipment brand to stay
in that field, or you have a grant, the distinction is more unclear
than it is for traditional amateurs, as understood in most cases.
There is no definition or key element for understanding what an
amateur athlete is. You have excluded age as a factor. I am
adding the financial element as perhaps one of the factors to keep
in mind.
Le sénateur Joyal : J’ai toujours pensé qu’un athlète amateur
était une personne qui ne gagnait pas sa vie en pratiquant son
sport, c’est-à-dire qui n’était pas rémunérée. Maintenant, certains
athlètes amateurs reçoivent des bourses ou sont commandités par
des marques de commerce ou ont d’autres sources de
financement. La marge est mince entre une personne qui le fait
pour le plaisir, comme on a tendance à croire lorsqu’on parle
d’athlètes amateurs. Vous vous êtes même cité en exemple. Si vous
jouez au hockey sur glace dans une ligue de garage, les fins de
semaine, personne ne pensera que vous gagnez votre vie avec cette
activité. Si par ailleurs vous êtes commandité par une marque de
commerce ou d’équipement de sport pour rester dans le domaine
ou que vous avez une bourse, la marge est plus nébuleuse que celle
de l’amateur traditionnel comme on le conçoit dans la majorité
des cas. Il n’existe pas de définition ou d’élément essentiel à une
compréhension de ce qu’est un athlète amateur. Vous avez exclu
l’âge. Je rajoute l’élément financier comme étant peut-être un des
facteurs pour comprendre.
Ms. Semaan: For me, a professional is someone who has a
career in sports. Their job is to play hockey or basketball, for
instance. For amateurs, grants are only another way to play the
sports.
Mme Semaan : Pour moi, un professionnel est une personne
pour qui le sport est sa carrière. Sa carrière sera de jouer au
hockey ou au basketball, par exemple. Pour les amateurs, la
bourse ne sera qu’un moyen supplémentaire de pratiquer le sport.
Senator Joyal: Or to train.
Ms. Semaan: Their income is not limited to that grant. Most
Olympics or Paralympics athletes have another job. At our
department, we have a Paralympic athlete. She won a medal this
Le sénateur Joyal : Ou de s’entraîner.
Mme Semaan : Ses revenus ne se limitent pas à cette bourse. La
plupart des athlètes olympiques ou paralympiques ont un autre
travail. À notre ministère, nous avons un athlète paralympique.
18:16
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
summer. Her daytime job is in the cultural field, and she plays
amateur basketball, but she went to the Pan-American Games.
Did you want to add something?
Elle a gagné cet été une médaille. Elle fait sa carrière dans le
domaine culturel et joue au basketball amateur, mais elle est allée
aux Jeux panaméricains. Vouliez-vous ajouter quelque chose?
Mr. Smith: Yes. In the past, the International Olympic
Committee had a clear definition. It had to do with funding
related to the practice of a sport. The situation and the
environment have changed a lot over the past few years, and
athletes can now win prizes at competitions. They can also have
sponsors and other sources of funding. They are still considered
amateur athletes.
M. Smith : Oui. Auparavant, le Comité olympique
international avait une définition précise. C’était une question
de financement liée à la pratique du sport. La situation et
l’environnement ont beaucoup changé depuis les dernières années
et il est maintenant possible pour les athlètes de gagner des prix
lors de compétitions, d’avoir des commanditaires et d’autres
sources de financement. Ils sont toujours considérés comme étant
des athlètes amateurs.
In sports like basketball, hockey and a few others, athletes
from professional leagues can now participate in the Olympic
Games.
Pour ce qui est du basketball, du hockey et quelques autres
sports, il est maintenant possible pour les athlètes qui jouent dans
des ligues professionnelles de participer aux Jeux olympiques.
Senator Joyal: The area is a lot greyer now.
Le sénateur Joyal : La zone est beaucoup plus grise maintenant.
Mr. Smith: Exactly.
M. Smith : Exactement.
Senator Joyal: I am not trying to generate publicity, but I saw
an athlete on television wearing the logo of a well-known
restaurant. His contract is very strict: he must wear that
restaurant’s logo for public appearances.
Le sénateur Joyal : Sans vouloir faire de la promotion, j’ai vu
un athlète à la télévision qui portait la marque d’un restaurant
bien connu. Son contrat est très ferme : lors de ses apparitions
publiques, il doit afficher le logo du restaurant en question.
This contract clearly supports the fact that the athlete trains
regularly. He meets his expenses thanks to this sponsorship, which
is somewhere between a grant and a form of real pay.
Il est évident que ce contrat supporte le fait qu’il s’entraîne
régulièrement. Il a des dépenses et il les assume avec cette
commandite qui est à la marge entre une bourse et une forme de
rémunération réelle.
[English]
[Traduction]
Senator Runciman: I just wanted to pursue a question I asked
the minister, and I am not sure he got my drift, with respect to
standardization of rules across the country and an advocacy role
that perhaps the ministry could play.
Le sénateur Runciman : Je voudrais seulement faire suite à une
question que j’ai posée au ministre, car je ne suis pas certain qu’il
l’a saisie, au sujet de la normalisation des règles à l’échelle du pays
et de l’influence positive que le ministre pourrait peut-être exercer.
There are four provinces with athletic commissions. Edmonton
is doing it through the local council, I guess. Are these kinds of
fights occurring in other jurisdictions where they are essentially
unmonitored, unregulated, sort of no holds barred? Is that
occurring at the moment?
Quatre provinces ont des commissions d’athlétisme. À
Edmonton, ce rôle est joué par le conseil local, je crois. Y a-t-il
des combats de ce genre dans d’autres provinces où ils se
déroulent sans surveillance, sans réglementation et où tous les
coups sont permis? Est-ce que cela existe actuellement?
Ms. Semaan: First, for example, the UFC, there is a lot of talk
about it being no holds barred, but there are a lot of rules and
regulations on it.
Mme Semaan : Premièrement, en ce qui concerne les tournois
de l’UFC, par exemple, on dit souvent que tous les coups sont
permis, mais il y a beaucoup de règles et de règlements à suivre.
Senator Runciman: I am not talking about UFC.
Ms. Semaan: In which events, then?
Le sénateur Runciman : Je ne parle pas de l’UFC.
Mme Semaan : De quelles compétitions, alors?
Senator Runciman: There are other organizations that sponsor
these kinds of fights outside of UFC. Are they happening in areas
where there is little or no oversight? That is what I am getting at. I
am trying to get back to the original suggestion of the ministry
considering an advocacy role with respect to ensuring that there is
some kind of standardization of rules across the country.
Le sénateur Runciman : Il y a d’autres organismes qui
parrainent ce genre de combats en dehors de l’UFC. J’essaie
d’en revenir à la suggestion initiale du ministère de promouvoir
une normalisation des règles dans l’ensemble du pays.
Ms. Semaan: I will let Mr. Smith add to this, but the provinces
are the ones that are responsible for safety considerations within
sport. That is within their jurisdiction.
Mme Semaan : Je vais laisser M. Smith compléter ma réponse,
mais ce sont les provinces qui sont chargées de veiller sur la
sécurité dans les sports. C’est de leur ressort.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
Senator Runciman: I understand that.
18:17
Le sénateur Runciman : Je le comprends.
Ms. Semaan: We work closely with the provinces in terms of
the sport policy, part of which includes safety and the socioeconomic benefits of it, et cetera. We work together quite often.
We meet at least annually, if not more, to advance some of those
things. Because of our close working relationship, we obviously
can have discussions on what works, and we try to do harmonized
things. To be quite honest, I think that having a law that is a little
bit clearer, that allows the provinces to do that, opens up the door
a lot more than having something that right now you have to
deem ‘‘boxing,’’ and it is not really clear.
Mme Semaan : Nous travaillons en collaboration étroite avec
les provinces sur le plan de la politique à l’égard des sports, qui
s’intéresse notamment à la sécurité, aux retombées
socioéconomiques, et cetera. Nous travaillons assez souvent
ensemble. Nous nous réunissons au moins une fois par année,
sinon plus, pour faire progresser certains de ces dossiers. Comme
nous travaillons en collaboration étroite, nous pouvons
évidemment discuter de ce qui fonctionne bien et essayer
d’harmoniser les choses. J’avoue qu’une loi un peu plus claire,
qui permettra aux provinces de le faire, ouvrira beaucoup plus la
porte que les dispositions actuelles qui obligent à considérer qu’il
s’agit de boxe et qui manquent de clarté.
I will let Mr. Smith speak more about the policy and our other
levers we have with the provinces. I just want to be clear that we
very much respect each other’s jurisdictions. When it is their
jurisdiction, of course we work well together, but we try to respect
that.
Je vais laisser M. Smith vous en dire plus au sujet de la
politique et des autres leviers que nous avons vis-à-vis des
provinces. Je tiens seulement à préciser que nous respectons
rigoureusement nos champs de compétence respectifs. Quand
c’est du ressort des provinces, bien entendu, nous travaillons bien
ensemble, mais nous essayons de respecter leur compétence.
Senator Runciman: I was not suggesting interference but simply
advocacy.
Le sénateur Runciman : Je ne parlais pas de s’ingérer, mais
simplement de promouvoir.
Mr. Smith: When this issue was first identified as something
significant and serious to be addressed, it was in the lead-up to
the 1999 Pan American Games that were going to be held in
Winnipeg. A number of jurisdictions and ministers came to the
meeting that year with a view that something needed to be done.
This is not mixed martial arts; this is the Olympic sports or Pan
American sports. There was a keen interest, and a lot of
discussion took place over the next four years amongst ministers.
M. Smith : On s’est rendu compte qu’il s’agissait d’une
question importante sur laquelle il fallait se pencher
sérieusement avant les Jeux panaméricains de 1999, qui devaient
avoir lieu à Winnipeg. Cette année-là, un certain nombre de
provinces et de ministres sont venus à la réunion en estimant qu’il
fallait faire quelque chose. Ce n’était pas à propos des arts
martiaux mixtes, mais des sports olympiques ou des sports
panaméricains. Cela a suscité beaucoup d’intérêt et les ministres
ont eu beaucoup de discussions au cours des quatre années qui
ont suivi.
The ministers do meet three times every four years, so there are
other opportunities where they can have a discussion. I would
expect that as this legislation is progressing, provincial and
territorial ministers will have an interest in discussing it with
Minister Gosal. That would be the opportunity to have a
discussion about the merits of provincial commissions, as an
example.
Les ministres se réunissent trois fois, tous les quatre ans et ils
ont donc d’autres occasions de discuter. Je m’attends à ce qu’au
fur et à mesure que cette loi progressera, les ministres des
provinces et des territoires veuillent en parler avec le ministre,
M. Gosal. Ce sera l’occasion d’aborder le sujet des commissions
provinciales, par exemple.
Ms. Semaan: That is an important part. During those
meetings, we can always put things on the agenda to make sure
that it is an agenda item. In that way, we can at least influence the
conversation to be had.
Mme Semaan : C’est un élément important. Au cours de ces
réunions, nous pouvons toujours inscrire à l’ordre du jour
certaines questions pour être sûrs qu’elles seront abordées. Nous
pouvons ainsi exercer au moins une influence sur la conversation.
The Deputy Chair: I will sneak in one last question.
This bill changes the definition of prize fighting, which was
hands and fists. Now it will be hands and fists, or fists and hands,
and feet. What about elbows and knees and, for all I know, other
body parts?
Senator Joyal: In hockey there is the bodycheck.
Ms. Semaan: That was actually the first thing I thought: Are
we on to hockey?
La vice-présidente : Je vais glisser une dernière question.
Ce projet de loi modifie la définition des combats concertés qui
étaient, avant, des combats avec les mains et les poings.
Désormais, ce sera avec les mains et les poings ou les poings, les
mains et les pieds. Qu’en est-il des coudes et des genoux, ou même
des autres parties du corps?
Le sénateur Joyal : Au hockey, il y a la mise en échec.
Mme Semaan : C’est d’ailleurs la première chose à laquelle j’ai
pensé : Parlons-nous du hockey?
18:18
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
The Deputy Chair: I think that in some of these more extreme
sports, you do see things other than hands and feet being used.
This bill does not mention them. Could one then argue that those
sports become illegal?
La vice-présidente : Je pense que dans certains sports extrêmes,
on n’utilise pas seulement les mains ou les pieds. Le projet de loi
n’en fait pas mention. Pourrait-on alors dire que ces sports
deviennent illégaux?
Ms. Semaan: In terms of the combat sports they are talking
about, each one of them, whether it be karate or judo, have rules
of what is a foul, what is not a foul, can you use an elbow, can you
not. They are regulated based on the rules of the sport.
Mme Semaan : Pour ce qui est des sports dont nous parlons,
chacun d’eux, que ce soit le karaté ou le judo, a des règles
précisant ce qui constitue une faute ou non, si vous pouvez utiliser
les coudes ou non. C’est régi par les règles du sport en question.
I will let Mr. Smith answer to see if we have anything specific
to that, but it is just to take a look at these sports that are played
around the world. They are Olympic sports. We are heading into
the Summer Olympics, and some of these sports we are talking
about in Canada would now be considered illegal.
Je vais laisser M. Smith répondre pour voir si nous avons des
précisions à ce sujet, mais il suffit de voir les sports qui sont
pratiqués dans le monde. Ce sont des sports olympiques. Nous
aurons bientôt les Jeux olympiques d’été et certains des sports
dont nous parlons au Canada seraient considérés maintenant
comme illégaux.
Before I turn it over to Mr. Smith, I should say that another
reason for this is that we will be hosting the Pan American Games
in 2015 and these sports will be played there. When they are
played in our own country, if it is not corrected at that time, we
are basically almost hosting sports that are illegal.
Avant de céder la parole à M. Smith, je dirais qu’une autre
raison à cela est que nous serons les hôtes des Jeux panaméricains,
en 2015, et que ces sports seront pratiqués à cette occasion. Si la
situation n’est pas corrigée quand ces compétitions auront lieu
dans notre propre pays, nous serons les hôtes de sports illégaux.
The Deputy Chair: Before we go to Mr. Smith, I am intrigued
by this notion that things would be considered illegal. The
Criminal Code is the Criminal Code of Canada. It is the law of
the land. It applies.
La vice-présidente : Avant de passer à M. Smith, l’idée que
certaines activités seraient considérées comme illégales m’intrigue.
Le Code criminel est le Code criminel du Canada. C’est la loi du
pays. Elle s’applique.
Ms. Semaan: Yes.
The Deputy Chair: If what we are being asked to do is to
change it to reflect today’s circumstances, that is a reasonable
request; however, if in fact we are not going to be fully reflecting
today’s circumstances, I find that a little odd, because I think the
Criminal Code needs to be taken seriously. It is not something
where we say something is considered to be illegal when the
Criminal Code plainly says that it is illegal.
Mme Semaan : Oui.
La vice-présidente : Si on nous demande de modifier la loi pour
tenir compte de la situation d’aujourd’hui, c’est une demande
raisonnable; toutefois, si cela ne reflète pas entièrement la
situation actuelle, je trouve cela un peu bizarre, car je pense que
le Code criminel doit être pris au sérieux. Nous ne pouvons pas
dire qu’un sport est considéré comme illégal si le Code criminel dit
clairement qu’il est illégal.
Ms. Semaan: I meant that technically it is illegal.
Mme Semaan : J’ai voulu dire qu’il était illégal en principe.
The Deputy Chair: Genuinely illegal.
La vice-présidente : Réellement illégal.
Mr. Smith: I was just going to add that you were referring to
the definition of the prize fight. It defines ‘‘prize fight’’ as a fight
with fist, hands or feet. ‘‘Or feet’’ would be added. If it does not
add ‘‘or elbows’’ or other things, it is not a prize fight, technically.
Again, I am not a lawyer, but I am giving my interpretation. That
is the definition of the prize fight. Not including elbows does not
now make elbows illegal, because it is not a prize fight, if that is all
you used, although I cannot imagine a sport quite like that.
M. Smith : J’ajouterais seulement que vous vous êtes reportée à
la définition du combat concerté. Un « combat concerté » est
défini comme un combat avec les poings, les mains ou les pieds.
L’expression « ou les pieds » serait ajoutée. Si vous n’ajoutez pas
« ou les coudes » ou autre chose, en principe, il ne s’agit pas d’un
combat concerté. Je ne suis pas avocat, mais je vous donne mon
interprétation. C’est la définition du combat concerté. Si les
coudes ne sont pas inclus dans la loi, cela ne rend pas leur
utilisation illégale, car il ne s’agit plus d’un combat concerté, si
c’est la seule partie du corps que vous utilisez, bien que je ne
puisse pas imaginer ce genre de sport.
Beyond that, what this legislation does is then indicate what are
excluded from that definition. Previously it was only amateur
boxing and boxing contests under the permission of a provincial
authority, and now it would include other provisions for
exclusions, including the sports program of the International
Olympic Committee and possibly the Paralympic committee,
et cetera.
À part cela, la loi indique ce qui est exclu de la définition.
Avant, seuls étaient exclus les matchs de boxe amateur et les
matchs de boxe organisés avec la permission d’une autorité
provinciale, et il y a maintenant d’autres dispositions d’exclusion
dont le programme de sports du Comité international olympique
et peut-être aussi du Comité paralympique, et cetera.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:19
The Deputy Chair: Are you telling me that I am chasing a red
herring?
La vice-présidente : Dites-vous que je vois un problème là où il
n’y en a pas?
Mr. Smith: It is not that. I just think maybe it would not fall
within the definition of a prizefight and, therefore, not be
considered under this legislation.
M. Smith : Non. Je pense seulement que cela n’entrerait pas
dans la définition d’un combat concerté et que ce ne serait donc
pas visé par cette loi.
Senator Joyal: What about mixed martial arts and martial arts?
On the basis of your reasoning, could martial arts not be included
into the prizefight definition?
Le sénateur Joyal : Qu’en est-il des arts martiaux mixtes et des
arts martiaux? En suivant votre raisonnement, les arts martiaux
ne pourraient-ils pas être inclus dans la définition d’un combat
concerté?
Mr. Smith: Martial arts right now would include things like
jiu-jitsu, kickboxing, Thai boxing and other kinds of things like
that. They are illegal. They do meet the definition of a prizefight
and, therefore, are not permitted to occur. They do occur, but
they are not permitted to occur by the Criminal Code.
M. Smith : Pour le moment, les arts martiaux comprennent des
sports comme le ju-jitsu, le kickboxing, la boxe orientale et
d’autres sports de ce genre. C’est illégal. Ces compétitions
répondent à la définition d’un combat concerté et ne sont donc
pas autorisées. Elles ont lieu, mais elles ne sont pas autorisées par
le Code criminel.
Any of those martial arts would now be captured with this
legislation. They would fall into A, B or C, and then mixed
martial arts would be regarded like boxing, as one that is overseen
by a provincial commission or a provincial authority.
Tous ces arts martiaux seraient désormais visés par cette loi. Ils
entreraient dans la catégorie A, B ou C et seraient alors considérés
au même titre que la boxe et relèveraient d’une commission
provinciale ou d’une autorité provinciale.
They are prizefights under the definition, and they would be
permitted to be exceptions if a province chose to identify them,
plus the ones on the Olympic program.
Il s’agit de combats concertés en vertu de la définition, mais ils
pourraient faire partie des exclusions si une province décidait de
les reconnaître, en plus des sports au programme des Jeux
olympiques.
Senator Joyal: Yes, but what is admissible for a province to
recognize is mixed martial arts. It is not martial arts, per se.
Le sénateur Joyal : Oui, mais ce qu’une province est autorisée à
reconnaître, ce sont les arts martiaux mixtes. Ce ne pas sont les
arts martiaux comme tels.
Mr. Smith: Oh, I am sorry. I did not explain very well. Under
subsection 83(2), the first category, A, is the sports on the
Olympic program. The second category, B, is any of the
combative sports that a province chooses to designate, and then
category C talks about a specific contest that a province could
choose to sanction as, ‘‘This one is okay; the one that is
happening two weeks from now is not okay,’’ because of the
conditions that are being met or not being met.
M. Smith : Désolé. Mon explication n’était pas très bonne. En
vertu du paragraphe 83(2), la première catégorie, A, est celle des
sports au programme des Jeux olympiques. La deuxième
catégorie, B, englobe tout sport de combat qu’une province
décide de désigner et ensuite, la catégorie C, porte sur les matchs
qu’une province décide d’approuver en disant, par exemple :
« Nous autorisons ce combat, mais nous n’autorisons pas l’autre
match qui doit avoir lieu dans deux semaines », selon que les
conditions sont remplies ou ne le sont pas.
Under A, B or C, jiu-jitsu and those other martial arts would
be permitted.
Le jiu-jitsu et les autres arts martiaux seraient autorisés en
vertu de A, B ou C.
The mixed martial arts only come into play in the D, where it
specifically is mentioned with boxing.
Les arts martiaux mixtes entrent en jeu uniquement dans la
catégorie D où ils sont expressément mentionnés avec la boxe.
Senator Joyal: In other words, would they be covered, as you
said, by A, B or C?
Le sénateur Joyal : Autrement dit, seraient-ils couverts, comme
vous le dites, par A, B ou C?
Mr. Smith: Yes, that is my understanding.
M. Smith : C’est ce que j’ai compris.
Senator Joyal: That is your interpretation?
Le sénateur Joyal : C’est votre interprétation?
Mr. Smith: Yes.
M. Smith : Oui.
The Deputy Chair: Thank you both very much, indeed. We are
very grateful, and it is very helpful. This is not a subject that has
come before this committee, in my experience. We are all on the
learning curve. We are all very grateful to you.
La vice-présidente : Merci beaucoup à vous deux. Nous vous
sommes très reconnaissants et cela nous sera très utile. À ma
connaissance, c’est la première fois que le comité se penche sur ce
sujet. Nous sommes tous en train d’apprendre. Nous vous en
sommes très reconnaissants.
18:20
Legal and Constitutional Affairs
Honourable senators, we will let these witnesses leave and have
the next witnesses come to the table.
[Translation]
We are continuing our study of Bill S-109, An Act to amend
the Criminal Code (prize fights), and we have the pleasure of
welcoming three very knowledgeable witnesses now.
[English]
We have with us Mr. Ken Hayashi. Members of the public as
well as senators may well be aware that Mr. Hayashi is the
Athletics Commissioner of Ontario, but I must stress that he is
appearing here as an individual — as an expert individual — but
as an individual. He is not speaking for the Government of
Ontario.
10-5-2012
Honorables sénateurs, nous allons laisser ces témoins partir et
demander aux témoins suivants de prendre place.
[Français]
Nous poursuivons notre étude du projet de loi, S-209, Loi
modifiant le Code criminel (combats concertés), et nous avons le
plaisir d’accueillir maintenant trois témoins très experts.
[Traduction]
M. Ken Hayashi est venu témoigner. Les membres de
l’auditoire et les sénateurs savent peut-être que M. Hayashi est
le Commissaire aux sports de l’Ontario, mais je dois souligner
qu’il comparaît ici à titre personnel — comme expert — mais à
titre personnel. Il ne parlera pas au nom du gouvernement de
l’Ontario.
Is that correct?
C’est bien cela?
Ken Hayashi, as an individual: That is correct.
Ken Hayashi, à titre personnel : C’est bien cela.
The Deputy Chair: Next to him is Mr. Patrick Reid, Executive
Director of the Edmonton Combative Sports Commission; and
finally, we have Dr. Teresa DeFreitas, who is a sports medicine
consultant.
La vice-présidente : À côté de lui se trouve M. Patrick Reid,
directeur général de l’Edmonton Combative Sports Commission;
et enfin, nous recevons la Dre Teresa DeFreitas, médecin-conseil
en médecine du sport.
From the last session, I think you can expect questions,
Dr. DeFreitas.
Compte tenu de ce qui a été dit plus tôt, je pense que vous
pouvez vous attendre à des questions, docteure DeFreitas.
We will start with Mr. Hayashi.
Nous allons commencer par M. Hayashi.
Ken Hayashi, as an individual: First, I would like to thank
everyone for the opportunity to speak before you on this bill. I
have been watching it for a long time and have great interest in
the martial arts. I have been doing it for over 48 years.
Ken Hayashi, à titre personnel : Je voudrais d’abord vous
remercier tous de m’avoir invité à prendre la parole devant vous
au sujet de ce projet de loi. Je suis ce dossier depuis longtemps et
je m’intéresse beaucoup aux arts martiaux. Cela fait maintenant
plus de 48 ans.
I am supportive of the bill. There is one recommendation that I
would like to bring to your attention. The recommendation is
under the change of general penalties under the act. Currently, it
is summary conviction. I am thinking that it might be better,
having dealt with some of these issues in past, if it was a dual
procedure offence, and that would give the Crowns the
opportunity to charge either by way of indictment or under
summary conviction.
J’appuie le projet de loi. Il y a une recommandation que
j’aimerais porter à votre attention. Elle concerne la modification
des pénalités générales que prévoit la loi. À l’heure actuelle, les
infractions sont punissables sur déclaration de culpabilité par
procédure sommaire. Ayant eu à m’occuper de certaines de ces
questions par le passé, je pense qu’il serait préférable de prévoir
une infraction mixte, ce qui permettrait à la Couronne de
poursuivre soit par voie de mise en accusation soit par
procédure sommaire.
Also, having been involved in some of these investigations for
unsanctioned events, under summary conviction there is a sixmonth statutory time limit, and that could create a problem,
depending on whether we hear about the events in time or when
we hear about them.
D’autre part, comme j’ai participé à certaines enquêtes sur des
combats non autorisés, je dirais que pour une infraction
punissable sur déclaration de culpabilité par procédure
sommaire, le délai de prescription est de six mois, ce qui
pourrait causer un problème, selon le moment où nous
entendrons parler de ce qui s’est passé.
I think that is a very important aspect that should be looked at.
C’est, je pense, un aspect très important qu’il faudrait examiner.
I am open for questions.
Je suis prêt à répondre à vos questions.
The Deputy Chair: We will hear from all of the witnesses, and
then throw the floor open for questions.
La vice-présidente : Nous allons entendre tous les témoins,
après quoi nous passerons aux questions.
Not all witnesses are as concise as that. It was an important —
profound, indeed — point.
Les témoins ne sont pas tous aussi concis. C’était un point de
vue important et approfondi.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:21
Patrick Reid, Executive Director, Edmonton Combative Sports
Commission: I have a bit of a longer presentation. You have this
pre-circulated document. This is the only document that I will
précis in my presentation. Dr. DeFreitas and I are pleased to be
present to speak to Bill S-209, An Act to amend the Criminal
Code (prize fights), sponsored by Senator Runciman.
Patrick Reid, directeur exécutif, Edmonton Combative Sports
Commission : Ma déclaration sera un peu plus longue. Vous avez
reçu ce document qui a été distribué à l’avance. C’est le seul
document que je citerai dans mon exposé. La Dre DeFreitas et
moi-même sommes heureux d’être ici pour parler du projet de
loi S-209, Loi modifiant le Code criminel (combats concertés),
parrainé par le sénateur Runciman.
I am the Executive Director of the Edmonton Combative
Sports Commission. I refer you to my previously circulated
handout, and, as I mentioned, it is the one with the coloured logo
on the front. The Edmonton Combative Sports Commission is a
commission of the City Council of Edmonton. It has been
existence since 1920. It was originally called the Edmonton
Boxing and Wrestling Commission. In 2001, the city expanded the
mandate of the commission beyond governing professional
boxing and wrestling to also govern all combative sports,
including full-contact karate, muay thai, kickboxing and mixed
martial arts. The commission was renamed the Edmonton
Combative Sports Commission at that time.
Je suis le directeur général de l’Edmonton Combative Sports
Commission. Je vais vous demander de vous reporter au
document que j’ai fait distribuer, comme je l’ai mentionné, et
c’est celui avec le logo en couleur en première page. L’Edmonton
Combative Sports Commission est une commission du Conseil
municipal d’Edmonton. Elle existe depuis 1920. Au départ, elle
s’appelait l’Edmonton Boxing and Wrestling Commission.
En 2001, la municipalité a élargi le mandat de la commission en
y ajoutant, en plus de la gestion de la boxe et de la ligue
professionnelle, la gestion de tous les sports de combat, y compris
le karaté plein-contact, le Muay Thai, le kickboxing et les arts
martiaux mixtes. La commission a été rebaptisée l’Edmonton
Combative Sports Commission, à ce moment-là.
The mandate of our commission is similar to the mandate of
other combative sports commissions in Canada. It is to regulate,
govern and control regulated combative sports events and
officials in the city of Edmonton. It includes full power and
authority to supervise, regulate, govern and control all regulated
combative sports events held in the city and to administer a
scheme of licensing for regulated combative sports events.
Le mandat de notre commission est semblable à celui des
autres commissions de sports de combat au Canada. Il consiste à
réglementer, régir et contrôler les matchs et les officiels des sports
de combat réglementés dans la ville d’Edmonton. Ce mandat lui
donne pleins pouvoirs pour superviser, réglementer, régir et
contrôler toutes les compétitions de sports de combat réglementés
qui ont lieu dans la ville et administrer un régime de délivrance de
permis pour les compétitions de sports de combat réglementés.
I have provided you with a list of the sports commissions that
currently regulate combative sports in Canada. There are
approximately 20 commissions regulating combative sports. They
are basically two types of commissions in Canada; there are
provincial commissions, as you have heard. My colleague,
Mr. Hayashi, heads up the Ontario provincial commission. There
are a few provinces that chose not to create provincial commissions
and instead passed that jurisdiction to the municipal level.
Je vous ai remis une liste des commissions qui réglementent
actuellement les sports de combat au Canada. Il y a environ 20
commissions qui réglementent les sports de combat. Il y a deux types
de commissions au Canada; il y a des commissions provinciales,
comme vous l’avez entendu dire. Mon collègue, M. Hayashi, dirige
la commission provinciale de l’Ontario. Quelques provinces ont
décidé de ne pas créer de commission provinciale et ont plutôt confié
cette responsabilité aux municipalités.
One of those provinces is Alberta. We have approximately
10 municipal commissions regulating the sport in 10 cities in this
province.
Une de ces provinces est l’Alberta. Nous avons une dizaine de
commissions municipales qui réglementent ces sports dans 10
villes de la province.
In our capacity of governance, before each event we ensure that
all competitors provide a current negative blood test for HIV, hep B
antigen, hep C and syphilis.
Pour ce qui est de notre capacité de gouvernance, avant chaque
match, nous veillons à ce que tous les concurrents fournissent un
test sanguin négatif récent pour le VIH, l’antigène de l’hépatite B,
l’hépatite C et la syphilis.
We ensure all competitors have either a MRI or a CAT scan of
the head. They must also pass a 12-lead electrocardiogram, a
dilated fundoscopic eye exam and a general physical exam. All
tests are reviewed and must pass by a physician experienced in
combative sports before a license to compete is administered.
Nous veillons à ce que tous les concurrents subissent une IRM
ou une tomodensitométrie de la tête. Ils doivent également subir
un électrocardiogramme à 12 dérivations, un examen du fond de
l’oeil et un examen général. Tous les tests sont examinés par un
médecin expérimenté dans les sports de combat avant qu’un
permis ne soit accordé pour la compétition.
No other contact sport in Canada, including professional
hockey, football, rugby, lacrosse, et cetera, demands this level of
medical scrutiny before each competition.
Au Canada, aucun autre sport de contact, y compris le hockey,
le football, le rugby, la crosse, et cetera, n’exige un tel niveau
d’examen médical avant chaque match.
18:22
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
In addition, we require physical tests of each competitor, at the
time of the weigh-in, to ensure there is no injury to hands, arms
and legs. For major events, we arrange for the Canadian Centre
of Ethics in Sport, whose headquarters are here in Ottawa, to
undertake third-party drug testing.
De plus, chaque concurrent doit subir, au moment de la pesée,
un examen physique qui permet de s’assurer qu’il n’a pas de
blessures aux mains, aux bras ou aux jambes. Pour les
compétitions importantes, nous demandons au Centre canadien
pour l’éthique dans le sport, qui a son siège social ici, à Ottawa,
d’effectuer des tests de dépistage des drogues.
After each bout, ringside physicians do a medical examination
of each competitor. They provide written medical documentation
for follow-up. Every competitor gets a medical suspension for a
period of time that can range from 7 to 120 days. If a serious
injury is suspected, the suspension is indefinite pending further
medical testing.
Après chaque match, les médecins de ring soumettent chacun
des adversaires à un examen médical. Ils fournissent par écrit des
renseignements médicaux pour le suivi. Chaque concurrent
obtient une suspension médicale pour une période qui peut aller
de 7 à 120 jours. Si l’on soupçonne une blessure grave, la
suspension est pour une période indéfinie en attendant de
nouveaux tests médicaux.
At this time, we would like to answer the question of why our
commission strongly supports this bill. First, our commission
wishes to ensure its operations and the operations of similar
commissions across Canada are in express alignment with the
Criminal Code. Second, our commission wishes to ensure that the
Criminal Code appropriately assigns criminal liability for relevant
unauthorized or improperly authorized conduct. There are many
combative sports that employ kicking or striking as an element of
the sport. As we know, kicking is currently disallowed in the
Criminal Code for prizefights.
Je voudrais maintenant répondre à la question de savoir
pourquoi notre commission appuie énergiquement ce projet de
loi. Premièrement, elle souhaite s’assurer que ses activités et celles
des commissions similaires des différentes régions du pays se
conforment bien au Code criminel. Deuxièmement, notre
commission désire que le Code criminel criminalise les conduites
non autorisées ou autorisées à tort. Il y a de nombreux sports de
combat qui font appel aux coups de pied ou autres coups. Nous
savons qu’à l’heure actuelle le Code criminel interdit les coups de
pied dans les combats concertés.
Sports that involve kicking or striking include mixed martial
arts, kickboxing, the Olympic sport of tae kwon do, full-contact
karate and the popular Thai sport of muay thai, to name a few.
This bill, sponsored by Senator Runciman, is critically important
for us as regulatory commissions of combative sports in Canada.
Les sports qui comportent des coups de pied ou autres frappes
comprennent les arts martiaux mixtes, le kickboxing, le sport
olympique du taekwondo, le karaté plein contact et le sport thaï
populaire du Muay Thai, entre autres. Ce projet de loi, qui est
parrainé par le sénateur Runciman, revêt une importance cruciale
pour les commissions de réglementation des sports de combat au
Canada.
The popularity of mixed martial arts, or MMA, is
unbelievable. It is considered the fastest-growing sport in North
America. The American promotion, UFC, and Canadian
promotions, like the Maximum Fighting Championships, stage
events that are generationally popular, mainly with our youth and
young adults, across Canada.
La popularité des arts martiaux mixtes est incroyable. C’est le
sport qui connaît l’expansion la plus rapide en Amérique du
Nord. L’organisme de promotion américain, l’UFC et les
organismes de promotion canadiens, comme le Maximum
Fighting Championships, organisent des championnats qui ont
beaucoup de succès auprès des différentes générations, mais
surtout des adolescents et des jeunes adultes, dans tout le pays.
According to the present Criminal Code regarding prize
fighting, combative sports other than boxing are viewed by the
letter of the law as illegal due to the kicking or striking nature.
However, over the past nine years and more, police services across
Canada have been hesitant to stop any MMA events. We, too,
worry that unsanctioned, non-governed events or underground
events are occurring in increasing numbers and are not regulated.
These unsanctioned events pose terrible medical risks. At this
moment, we are in the middle of expected passage of this bill, and
that is a good thing. From a governance standpoint, we are
acutely aware of the importance of covering off the required
approval of kicking and striking. It has been initially suggested
that, by adding the sport of mixed martial arts, the problem is
resolved. We all understand the magnitude of the sport of mixed
martial arts, spearheaded by the American promotion UFC.
However, since Canadian commissions govern and regulate other
combative sports, we respectfully request that the term combative
Selon les dispositions actuelles du Code criminel concernant les
combats concertés, les sports de combat autres que la boxe sont
en principe illégaux en raison des coups de pied ou de poing qui y
sont donnés. Néanmoins, depuis au moins neuf ans, les services de
police de tout le Canada ont hésité à empêcher les compétitions de
sports martiaux mixtes. Nous nous inquiétons aussi à l’idée que
des matchs non autorisés, non réglementés ou clandestins ont lieu
de plus en plus souvent. Ces combats non autorisés posent
d’énormes risques sur le plan médical. Pour le moment, nous
attendons l’adoption de ce projet de loi et c’est une bonne chose.
Du point de vue de la gouvernance, nous sommes très conscients
de la nécessité de couvrir l’approbation des coups de pied et des
coups de poing. On a laissé entendre au départ que l’ajout des arts
martiaux mixtes réglerait le problème. Nous comprenons tous
l’importance des arts martiaux mixtes en raison de la promotion
américaine du FC. Toutefois, comme les commissions
canadiennes régissent et réglementent d’autres sports de combat,
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:23
sports either replace the term MMA or be added each time there
is a reference to MMA. For example, perhaps use the phrase
‘‘mixed martial arts/combative sports’’ or just the term
‘‘combative sports.’’
nous demandons respectueusement que l’expression « sports de
combat » remplace l’expression « arts martiaux mixtes » ou soit
ajoutée chaque fois qu’il est question d’arts martiaux mixtes. Par
exemple, on pourrait peut-être utiliser le terme « arts martiaux
mixtes — sports de combat » ou juste l’expression « sports de
combat ».
If the term ‘‘combative sports’’ is agreeable, a definition is
likely required. We have respectfully offered a definition for
legalists amending the Criminal Code to consider.
Si l’expression « sports de combat » est jugée acceptable, il
faudra probablement en donner la définition. Nous avons
respectueusement proposé une définition aux juristes qui
modifient le Code criminel.
Combative sports, including MMA, are still developing, in
some cases in parallel not only with legislation but also with the
governance of the sport at the local and national level in Canada.
Just last month, Industry Canada authorized a name change of
the Canadian Boxing Federation to the Canadian Combat Sport
Federation. This new national body can now take the lead role in
developing standardized rules, regulations and operating
procedures for all combative sport commissions in Canada,
with input from the existing provincial and municipal
commissions.
Les sports de combat, y compris les arts martiaux mixtes,
continuent de se développer au Canada, dans certains cas
parallèlement non seulement à la loi, mais également à la
gouvernance du sport aux niveaux local et national. Pas plus
tard que le mois dernier, Industrie Canada a autorisé la
Fédération canadienne de boxe à changer son nom pour celui
de Fédération Canadienne des Sports de Combat. Ce nouvel
organisme national peut maintenant jouer un rôle de premier plan
dans l’élaboration de règles normalisées, la réglementation et les
modes opératoires de toutes les commissions des sports de combat
du Canada, en collaboration avec les commissions provinciales et
municipales existantes.
In moving forward, we encourage the Minister of State for
Sport, Mr. Bal Gosal, to write to each combative sport
commission in Canada and encourage them to contribute to the
standardization of these regulatory documents and procedures
that all commissions would then follow.
Pour aller de l’avant, nous invitons le ministre d’État aux
Sports, M. Bal Gosal, à écrire à chaque commission des sports de
combat du Canada afin de les inciter à contribuer à la
normalisation des documents et des procédures réglementaires
que toutes les commissions devront suivre.
One last and significant issue deals with the fear mongering
about some of the medical issues attached specifically to mixed
martial arts. This is a very topical issue at the moment, due to the
spate of injuries witnessed in what many consider to be another
combat sport, ice hockey, in the Stanley Cup playoffs and current
world championships.
Une dernière question importante est celle de l’alarmisme à
propos de certains problèmes médicaux que l’on associe
particulièrement aux arts martiaux mixtes. C’est un sujet tout à
fait d’actualité en ce moment en raison de la série de blessures
survenues dans ce que bien des gens considèrent comme un autre
sport de combat, le hockey sur glace, aux éliminatoires de la
Coupe Stanley et à l’occasion des championnats du monde qui se
déroulent en ce moment.
However, our evidence-based medical research of injuries
sustained in boxing and MMA in Edmonton, over the
past 10 years, illustrates that injuries in MMA occur less than
in the sport of boxing and are comparable to injuries sustained in
other contact sports.
Toutefois, les recherches médicales fondées sur des preuves
portant sur les blessures subies dans le cadre de la boxe et des arts
martiaux mixtes, à Edmonton, au cours des 10 dernières années,
démontrent que les blessures sont moins fréquentes dans les arts
martiaux mixtes que dans la boxe et se comparent aux blessures
subies dans les autres sports de contact.
You should also have received a pre-circulated letter from our
chief medical officer, Dr. Shelby Karpman, addressing the injury
issue. Unfortunately, we do not have time to expand on this
medical issue in this time-restricted presentation. However,
Dr. Terry DeFreitas, one of our ringside physicians and the
team doctor for Canada’s national tae kwon do team that will
compete in the Olympics in London in two months, is here with
me and available to address our sport-injury data in the follow-up
time allotted for questioning.
Vous devez avoir reçu également une lettre de notre médecinchef, le Dr Shelby Karpman, au sujet des blessures. Nous n’avons
malheureusement pas le temps d’approfondir cette question
médicale pendant le temps limité accordé pour cet exposé.
Néanmoins, la Dre Terry DeFreitas, un de nos médecins de ring
et le médecin de l’équipe nationale canadienne de taekwondo qui
participera aux Jeux olympiques, à Londres, dans deux mois, est
ici avec moi et elle pourra parler des données relatives aux
blessures dans le sport au cours de la période de questions.
This ends the formal presentation. I thank you for your
attention.
Cela met fin à notre exposé. Je vous remercie de votre attention.
18:24
Legal and Constitutional Affairs
The Deputy Chair: Thank you, Mr. Reid.
10-5-2012
La vice-présidente : Merci, monsieur Reid.
Dr. Teresa DeFreitas, Sports Medicine Consultant, as an
individual: I am going to refer to a PowerPoint presentation,
which you should have. This is data collected over 10 years, and
Dr. Karpman put this together, along with Mr. Reid. This is a
retrospective analysis of injuries. They recorded the injuries after
each fight. We examined both fighters. We put it on an exam
sheet, and those sheets were analyzed over 10 years. It is a review
of boxing and MMA injuries over last 10 years based on the postfight medicals. The categories that were selected were none,
contusion/abrasion, laceration, concussion and fracture.
Dre Teresa DeFreitas, médecin-conseil en médecine du sport, à
titre personnel : Je vais me reporter à une présentation
PowerPoint que vous devez avoir reçue. Ce sont des données
recueillies sur une période de 10 ans, que le Dr Karpman a
compilées avec M. Reid. C’est une analyse rétrospective des
blessures. Les blessures ont été enregistrées après chaque combat.
Nous avons examiné les deux adversaires. Les résultats ont été
inscrits sur une feuille d’examen et ces feuilles ont été analysées
sur une période de 10 ans. C’est une analyse des blessures subies
dans des combats de boxe et d’arts martiaux mixtes au cours des
10 dernières années d’après les examens médicaux effectués après
le combat. Les catégories choisies étaient : absence de blessure,
contusion ou abrasion, lacération, commotion et fracture.
In MMA, we had 882 fighters, 1,119 matches, and in boxing,
490 fighters with 556 matches. In the boxing, over the 10-year
period, the post-fight medical review brought 259 exams, and
47 per cent had no findings on exam, contusions were
34 per cent, concussions were at 53 over the 10-year period, and
9.5 per cent. Keep that number in mind. For lacerations in
boxing, 30 of them were reported, or 5 per cent, and fractures at
4 per cent.
Pour les arts martiaux mixtes, nous avons eu 882 pugilistes et
1 119 matchs et pour la boxe, 490 pugilistes et 556 matchs. Pour la
boxe, au cours de la période de 10 ans, il y a eu 259 examens
médicaux après le combat dont les résultats étaient : absence de
blessure, 47 p. 100; contusions, 35 p. 100; commotions, 53, soit
9,5 p. 100 sur cette période de 10 ans. Gardez ce chiffre à l’esprit.
Pour la boxe, il y a eu 30 lacérations, soit 5 p. 100 et 4 p. 100 de
fractures.
When we looked closer at those injuries, the fractures, of
course, in boxing are mostly of the hand. There were 10 of the
hand, three orbital fractures, fractured nose, ribs. Then there was
one of each sort of serious injuries, what you would consider
fractured jaw, biceps rupture, which requires surgery within the
week, and a terrible triad refers to a serious knee injury, which
would not have happened from the opponent but happened from
the athlete moving in an odd direction.
Quand nous avons examiné ces blessures de plus près, dans la
boxe, bien entendu, les fractures sont surtout celles de la main. Il y
a eu 10 factures de la main, trois fractures des arcades, du nez et
des côtes. Il y avait ensuite une blessure grave de chaque type,
c’est-à-dire une mâchoire fracturée, une rupture du biceps
exigeant une intervention chirurgicale dans un délai de huit
jours et le triple traumatisme touchant les ligaments et le
ménisque qui est une grave blessure du genou, non pas causée
par l’adversaire, mais par un faux mouvement de l’athlète.
For the MMA, the post-fight medical review brought us no
findings, so 40 per cent were examined and did not have a
scratch, and then 45 per cent had contusion/abrasion. There was
50 over a 10-year period with concussion, but we have to keep in
mind the numbers were higher for MMA, and the lacerations, 62,
or 6 per cent, and the fractures at 4 per cent. Their fractures were
higher. They had more fractures. They had more hand fractures,
more nasal fractures, arm and foot fractures.
Pour les arts martiaux mixtes, l’examen médical après le
combat n’a permis de constater aucune blessure pour 40 p. 100
des pugilistes, qui n’avaient pas la moindre égratignure, et
45 p. 100 de contusions-abrasions. Sur une période de
10 années, il y a eu 50 commotions, mais n’oublions pas que les
chiffres étaient plus élevés pour les arts martiaux mixtes,
62 lacérations, soit 6 p. 100 et 4 p. 100 de fractures. La
proportion de fractures a été plus importante. Les pugilistes ont
eu plus de fractures. Ils ont eu davantage de fractures de la main,
du nez, du bras et du pied.
If you look at the injury rates, this is reported as the number of
injuries, just considering concussion, laceration and fracture, and
that number is 106 over 556, or 19 per cent. We took out the
contusion abrasion ones, because they do not really apply to any
serious loss of sport. The MMA was 153 over 1,019, so
15 per cent for those more serious injuries. Those are our stats.
Si vous prenez le taux de blessures, il s’agit de leur nombre,
pour ce qui est des commotions, lacérations et fractures, il y en
a 106 sur un total de 556, soit 19 p. 100. Nous avons soustrait les
contusions et abrasions, car elles n’entraînent pas vraiment l’arrêt
du sport. Pour les arts martiaux mixtes, le chiffre était de 153 sur
un total de 1 019, soit 15 p. 100 de blessures graves. Voilà nos
statistiques.
Unfortunately, there are not a lot of solid studies on the
subject. There is a study by Bledsoe from the Las Vegas MMA
injuries, another retrospective study, 220 fighters with 95 injuries,
so they just reported a 43 per cent rate of injury.
Malheureusement, il n’y a pas beaucoup d’études solides sur le
sujet. Il y a une étude de Bledsoe sur les blessures associées aux
arts martiaux mixtes à Las Vegas, une autre étude rétrospective
portant sur 220 pugilistes présentant 95 blessures, soit un taux de
blessures de 43 p. 100.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:25
The next study is a little more elegant, Ngai at Johns Hopkins,
and that was a retrospective study. They had 1,270 athletes with
300 injuries, and they came up with a rate of 23.6. The rate is
23.6 per 100 fight participants, which is a better statistic because
then you can compare it to other sports. You can say per
100 minutes or per 100 exposures, this is the rate. That was a
good quote for them to provide. They reported a concussion rate
of 15.4 per 1,000 athlete exposures.
L’étude suivante est un peu plus élégante et c’est une étude
rétrospective de Ngai, de l’Université Johns Hopkins. Elle portait
sur 1 270 athlètes qui ont eu 300 blessures, soit un taux de 23,6. Le
taux est de 23,6 p. 100 combattants, ce qui est une meilleure
statistique, car elle permet de faire la comparaison avec d’autres
sports. Vous pouvez dire que tel est le taux pour 100 minutes ou
pour 100 expositions. C’est une donnée utile. Les auteurs ont
déclaré un taux de 15,4 pour 1 000 expositions.
The next one was another study by Bledsoe, and that reported
an injury rate of 17 per cent, mostly lacerations and hand injuries.
They did not report the details of the concussions, unfortunately.
Il y a ensuite une autre étude de Bledsoe qui rapporte un taux
de blessures de 17 p. 100, surtout des lacérations et des blessures à
la main. Elle ne fournit malheureusement pas de précisions au
sujet des commotions.
I will just give one more, and that is from Australia. What they
did in that particular one was they studied the athletes over a time
frame. Most of these little studies are like a photograph of one
fight, but in Australia they followed the athletes over time. They
correlated that the longer you stay in, the more you get injured,
which makes sense. They had 214 injuries over eight years, and
the injury rate was 23.6. The most common injuries were
lacerations and fractures to the hands.
Je vais seulement en citer une de plus, une étude australienne.
Les chercheurs ont étudié les athlètes sur une certaine période. La
plupart de ces petites études se rapportent à un combat, mais en
Australie, on a suivi les athlètes pendant un certain temps. On a
constaté que plus longtemps vous participez à des combats, plus
vous êtes blessé, ce qui est logique. Il y a eu 214 blessures sur
huit ans et le taux de blessures a été de 23,6. Les blessures les plus
fréquentes étaient des lacérations et des fractures de la main.
There is a little graph there trying to compare boxing in our
reported stats with the Australian ones and the Nevada ones.
They are about comparable.
Voici un petit graphique qui essaie de comparer nos statistiques
sur la boxe avec celles de l’Australie et du Nevada. Elles sont à
peu près comparables.
The next slide shows the MMA comparison of injury rates was
extremely high in the Las Vegas one, although it was done much
earlier. The study ended, I think, in 2007. Then you look at those
MMAs and the Edmonton ones, and ours are much lower.
La diapositive suivante montre le taux de blessures pour les
arts martiaux mixtes qui était extrêmement élevé à Las Vegas,
bien que cette étude ait été faite beaucoup plus tôt. Je pense
qu’elle a pris fin en 2007. Si vous comparez ces chiffres et ceux
d’Edmonton, les nôtres sont beaucoup plus bas.
It is a little difficult to interpret it because it is percentage and
you do not know about reporting. I happen to know that from
our reporting, we always see the fighter after each fight, so it is
always recorded. I know that for the stats that we have, in
particular in regards to concussion, lacerations and fractures, we
always examine them after, so we know that we are getting good
data. The studies from Las Vegas and Nevada were retrospective
on the fight reports, so they went into the computer and looked at
what was on the record sheet. You could compare them and say
they are the same, but there may be a little bit of discrepancy in
the data because the studies were not done the same way.
C’est un peut difficile à interpréter, car ce sont des
pourcentages et vous ne savez pas comment les blessures sont
rapportées. Je sais qu’en ce qui nous concerne, nous examinons
toujours le combattant après chaque match et que c’est donc
toujours enregistré. Je sais que pour les statistiques que nous
avons, surtout à l’égard des commotions, lacérations et fractures,
nous examinons toujours les participants après le combat et nous
savons donc que nous obtenons des données valides. Les études
de Las Vegas et du Nevada ont été faites rétrospectivement, à
partir des rapports de combat. Les chercheurs sont donc allés voir
dans l’ordinateur ce qui figurait sur les feuilles de résultats. On
pourrait les comparer et dire que c’est similaire, mais les données
ne correspondent peut-être pas tout à fait vu que les études n’ont
pas été réalisées de la même façon.
In closing, I would like to acknowledge Mr. Reid and
Dr. Warren Thirsk, who was also involved in the data collection
over many years.
Pour conclure, je voudrais remercier M. Reid et le Dr Warren
Thirsk, qui a également participé à la collecte de ces données
pendant de nombreuses années.
The Deputy Chair: Thank you very much indeed.
La vice-présidente : Merci infiniment.
Senator Runciman: I have known Mr. Hayashi for a number of
years, and certainly his reputation as a strong regulator. This has
not been a recognized sport in Ontario for that many years.
Le sénateur Runciman : Je connais M. Hayashi depuis des années
et sa réputation en tant qu’autorité de réglementation. Ce sport n’a
pas été reconnu en Ontario pendant de nombreuses années.
Mr. Hayashi: On January 1, 2011, Ontario legalized mixed
martial arts. Since then, we have had 17 events. The largest UFC
in their history, 55,000, was April 30, 2011. They came back on
M. Hayashi : Le 1er janvier 2011, l’Ontario a légalisé les
arts martiaux mixtes. Depuis, nous avons eu 17 combats.
Le 20 avril 2011, il y a eu 55 000 spectateurs, le plus grand
18:26
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
December 10 of the same year at the Air Canada Centre, which
was about 17,000 people, and they have done a number of other
smaller events.
nombre de l’histoire de l’UFC. Ils sont revenus le 10 décembre de la
même année, au Air Canada Centre où environ 17 000 personnes se
sont rassemblées et il y a eu un certain nombre d’autres événements
plus petits.
Senator Runciman: How do you monitor these events? Do you
attend yourself? How does the relationship work in terms of the
regulator?
Le sénateur Runciman : Comment surveillez-vous ces
compétitions? Y assistez-vous vous-même? Comment travaille
l’autorité de réglementation?
Mr. Hayashi: I have not missed an event since I was appointed
in 1995. Before that, I was assistant to the commissioner, and I
must have done probably 300 events.
M. Hayashi : Je n’ai pas raté un seul match depuis ma
nomination en 1995. Avant cela, j’étais l’adjoint du commissaire
et j’ai probablement assisté à 300 compétitions.
Senator Runciman: You have seen a lot of professional boxing
matches, as well as mixed martial arts.
Le sénateur Runciman : Vous avez vu un grand nombre de
matchs de boxe professionnelle en plus des combats d’arts
martiaux mixtes.
Mr. Hayashi: Yes.
Senator Runciman: In the limited exposure you have had now,
did you say 17 bouts?
Mr. Hayashi: I was 77 events.
M. Hayashi : Oui.
Le sénateur Runciman : Au cours de votre bref exposé, avezvous parlé de 17 combats?
M. Hayashi : C’était 77 combats.
Senator Runciman: How does it compare to boxing in terms of
the potential for serious injury?
Le sénateur Runciman : En quoi le risque de blessures graves se
compare-t-il avec la boxe?
Mr. Hayashi: It is no more dangerous than boxing. There are
different types of injuries, lacerations, maybe a little more
fractures. The fighters tend to go to the ground more, whereas
in boxing they are taking more strikes to the head. It balances off,
I believe. I absolutely do not believe it is any more dangerous than
boxing.
M. Hayashi : Ce n’est pas plus dangereux que la boxe. Il y a
différents types de blessures, de lacérations et peut-être un peu
plus de fractures. Les pugilistes ont tendance à aller au tapis plus
souvent alors que dans la boxe, ils reçoivent davantage de coups à
la tête. Je crois que cela équilibre les choses. Je ne suis absolument
pas convaincu que ce soit plus dangereux que la boxe.
Senator Runciman: You suggested a change of the general
penalties, and you also referenced unsanctioned events, so I think
they are connected, your suggestion and unsanctioned events.
How big a problem is this in Ontario?
Le sénateur Runciman : Vous avez suggéré une modification
des pénalités et vous avez également mentionné les compétitions
non autorisées. Je pense qu’il y a donc un lien entre votre
suggestion et les compétitions non autorisées. Quelle est
l’importance de ce problème en Ontario?
Mr. Hayashi: The unsanctioned events are a bigger problem at
the amateur level. We have sports organizations that are
recognized by the province, and then many organizations do
not belong to the amateur sport organizations. They do not have
the risk management policies that the sports organizations have.
M. Hayashi : Les combats non autorisés posent surtout un
problème au niveau amateur. Nous avons des organisations
sportives qui sont reconnues par la province, ainsi qu’un grand
nombre d’organisations qui n’appartiennent pas aux organisations
sportives amateurs. Elles n’ont pas les mêmes politiques de gestion
des risques que les organisations sportives.
These are the ones I have concerns about, and that is why I am
suggesting that stronger penalties may deter that and enhance the
safety of the fighters. Under the summary conviction, there has
been change. I think in 2008 it was changed and a summary
conviction is now a maximum up to $5,000 fine or six months in
prison; prior to that, it was a $2,000 fine, period.
Ce sont celles qui m’inquiètent et c’est pourquoi j’ai dit que des
pénalités plus sévères pourraient avoir un effet dissuasif et améliorer
la sécurité des pugilistes. La peine prévue pour une infraction
punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire a
changé. Je pense que ce changement a eu lieu en 2008 et que la peine
maximum est maintenant une amende de 5 000 $ ou six mois de
prison; avant cela, c’était seulement une amende de 2 000 $.
Senator Runciman: Have you laid charges?
Mr. Hayashi: I have laid charges in the past, probably the only
commission that has laid charges under section 83 of the Criminal
Code.
Le sénateur Runciman : Avez-vous porté des accusations?
M. Hayashi : J’ai porté des accusations par le passé et ma
commission a sans doute été la seule à porter des accusations en
vertu de l’article 83 du Code criminel.
The Deputy Chair: Were they successful?
La vice-présidente : Avez-vous obtenu des condamnations?
Mr. Hayashi: Yes, we were.
M. Hayashi : Oui.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:27
Senator Runciman: Mr. Reid, how do you feel about this from
your perspective with respect to the need of change of general
penalties? Do you have a view on that?
Le sénateur Runciman : Monsieur Reid, quel est votre point de
vue quant à la nécessité de modifier les pénalités? Avez-vous un
avis à ce sujet?
Mr. Reid: I think anything we do to discourage these
underground or unsanctioned fights would be worthwhile. We
know they are actually significant in number, not only in Canada
but across North America. We are affiliate members, Ontario and
ourselves, of the Association of Boxing Commissions in the U.S.,
a regulatory body; and if you look at their results that they list for
fighters, there are hundreds and hundreds of non-sanctioned
fighters that we know are in events that require policing.
M. Reid : À mon avis, tout ce que nous ferons pour dissuader
de tenir des combats clandestins ou non autorisés sera une bonne
chose. Nous savons qu’il y en a un nombre important, non
seulement au Canada, mais dans toute l’Amérique du Nord. La
commission de l’Ontario et la nôtre sont affiliées à l’Association
of Boxing Commissions, un organisme de réglementation des
États-Unis et d’après sa liste de résultats, nous savons qu’il y a des
centaines et des centaines de combattants non licenciés qui
participent à des compétitions qui exigent une réglementation.
Penalties, I think, are very important. We have some statutes
within our bylaw where we are allowed to fine or suspend licences
if we find people breaking our regulations. We had an individual
who forged blood test results in order to try and obtain a licence.
We caught him, and we suspended him for a year and issued him
a $2,000 fine.
Je pense que les pénalités sont très importantes. Notre
règlement administratif nous autorise à imposer des amendes ou
à suspendre des licences si nous constatons des infractions à nos
règles. Nous avons eu quelqu’un qui a falsifié les résultats d’un
test sanguin pour essayer d’obtenir une licence. Nous l’avons
attrapé et nous l’avons suspendu pendant un an, en plus de lui
imposer une amende de 2 000 $.
We are on the same page, Mr. Hayashi and I. All of us are on
the regulatory side. We have to be very strong and very severe
with this because it is a consensual violent sport.
Nous sommes du même avis, M. Hayashi et moi. Nous
sommes tous du côté de la réglementation. Nous devons être
très stricts et très sévères sur ce plan-là, car c’est un sport violent
consensuel.
Senator Runciman: Dr. DeFreitas, you heard earlier, and I am
sure you are aware, that the Canadian Medical Association has
called for a ban on this sport and boxing. From your perspective,
how do you view that position?
Le sénateur Runciman : Docteure DeFreitas, vous avez entendu
dire tout à l’heure, et vous savez certainement, que l’Association
médicale canadienne a demandé l’interdiction de ce sport et de la
boxe. Que pensez-vous de sa position?
Dr. DeFreitas: I understand where they started with that,
because they wanted to reduce concussion rates or head injury
rates. However, I do not know who all got to vote on that.
Dre DeFreitas : Je comprends d’où est venue cette idée. C’est
parce qu’elle voulait réduire le taux de commotions ou de
blessures à la tête. Néanmoins, je ne sais pas qui a voté sur cette
question.
For me, when you watch a sport or you see a sport, these sports
will happen regardless, and there are high-risk sports in all realms
— alpine skiing, aerial. Ski cross is one of the most dangerous
sports where there four people are going down a feature jump all
together, and only one or two make it to the finish line. As you
have heard, we have had serious injuries in the winter sports,
deaths and C spine injuries.
J’estime que tous ces sports qui attirent des spectateurs auront
lieu de toute façon et qu’il y a des sports très risqués dans tous les
domaines, que ce soit le ski alpin ou le ski acrobatique. Le ski
cross est l’un des sports les plus dangereux, car vous avez quatre
personnes qui descendent la piste et sautent ensemble et seulement
une ou deux qui parviennent jusqu’à la ligne d’arrivée. Comme on
vous l’a dit, les sports d’hiver ont causé de graves blessures, des
décès et des blessures à la colonne vertébrale.
For me, banning a sport is not the way to go. I believe that if
we are well represented with safety regulations and with medical
presence that we can make sure these athletes are safe. I have been
doing the tae kwon do for 10 years and I have been doing the
MMA since 2010. I have found that by examining the athletes and
having a dialogue with them, for the catastrophic injuries, such as
concussion, we at least have the opportunity to detect it. We at
least have the opportunity to mention some preventative
measures and some return-to-play guidelines. To me, the returnto-play guidelines are crucial in repeat injuries.
J’estime que l’interdiction d’un sport n’est pas la solution. Je
crois qu’avec une bonne réglementation en matière de sécurité et
une présence médicale, nous pouvons assurer la sécurité des
athlètes. Je travaille dans le milieu du taekwondo depuis 10 ans et
celui des arts martiaux mixtes depuis 2010. J’ai constaté qu’en
examinant les athlètes et en dialoguant avec eux, nous avons au
moins la possibilité de détecter les blessures très graves comme les
commotions. Nous avons au moins la possibilité de conseiller
certaines mesures préventives et de retarder le retour au jeu. À
mes yeux, il est indispensable de suivre les directives à l’égard du
retour au jeu dans le cas de blessures répétées.
18:28
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
If you just completely ban it, I am concerned that it would go
underground or it would go elsewhere and there would be no
opportunity for medical intervention, and the dialogue that I have
becomes so important for me when I am talking to the fighter,
and hopefully there is a family member with them, to educate
them in that five-minute period when I am going over their
injuries or their concussions.
Si vous vous contentez d’une interdiction totale, je crains que
ces sports ne soient pratiqués dans la clandestinité ou ailleurs sans
possibilité d’intervention médicale et de dialogue. Ce dialogue est
devenu très important pour moi quand je parle aux combattants,
et parfois aux membres de la famille qui les accompagnent, pour
les informer au cours des cinq minutes que je passe à examiner
leurs blessures ou leurs commotions.
I understand what the Canadian Medical Association was
trying to do there, but I do not think it would be effective.
Je comprends ce que l’Association médicale canadienne a
essayé de faire, mais je ne pense pas que ce serait efficace.
Senator Angus: Would you allow a supplementary very quickly?
Le sénateur Angus : Me permettez-vous de poser une question
supplémentaire?
The Deputy Chair: A quick one.
Senator Angus: Thank you, chair.
I simply wanted to ask you, ma’am, are you a member of the
Canadian Medical Association?
Dr. DeFreitas: Yes.
La vice-présidente : Une brève question.
Le sénateur Angus : Merci, madame la présidente.
Je voudrais simplement vous demander, madame, si vous êtes
membre de l’Association médicale canadienne?
Dre DeFreitas : Oui.
Senator Angus: Was there any debate or discussion that you are
aware of before this call for a ban?
Le sénateur Angus : Savez-vous s’il y a eu un débat ou des
discussions avant cette demande d’interdiction?
Dr. DeFreitas: I am sorry, sir; I did not attend that meeting. I
know there was some discussion, but I understand that they had a
panel and then they called for a vote.
Dre DeFreitas : Désolée, monsieur; je n’ai pas assisté à cette
réunion. Je sais qu’il y a eu des discussions, mais je crois qu’un
groupe d’experts s’est réuni et qu’il y a eu un vote.
Just like many consensus statements we come up with in the
medical world, you have to come to a consensus. Therefore,
depending on who you have in the room, you may have a
consensus one way or the other.
Comme pour un grand nombre de déclarations consensuelles qui
sont faites dans le monde médical, il faut parvenir à un consensus.
Par conséquent, selon les personnes présentes dans la salle, vous
pouvez avoir un consensus dans un sens ou dans l’autre.
Senator Baker: In other words, the input would not have been
all from persons who have the experience you have at ringside.
Le sénateur Baker : Autrement dit, les personnes qui ont pris
ces décisions n’avaient peut-être pas toute l’expérience que vous
avez comme médecin de ring.
Dr. DeFreitas: I do not believe so, no.
Dre DeFreitas : Non, je ne crois pas.
Senator Baker: There would be very few people who have that
experience as a medical doctor. I respect your opinion. It must be
a very interesting profession that you have.
Le sénateur Baker : Il doit y avoir très peu de personnes qui
possèdent cette expérience en tant que médecin. Je respecte votre
opinion. La profession que vous exercez doit être très intéressante.
I am interested, Mr. Hayashi, in your statements concerning
summary conviction. As I recall, the section prior to what is being
suggested to be amended now has just three or four lines in it, and
it says that anyone who conducts a prize fight, which is not
authorized now, but anyone who conducts a prize fight and is a
principal or an organizer or who aids and abets, we will say like a
medical doctor at ringside, then that is the commission of an
offence and they could be subjected to punishment by summary
conviction. Then you said that there is only six months to lay the
charge and usually it takes longer to do the investigation. Could
you explain? You then said that, therefore, we should make it a
hybrid offence, what we call a hybrid offence.
Monsieur Hayashi, je m’intéresse à vos déclarations
concernant l’infraction punissable sur déclaration de culpabilité
par procédure sommaire. Si je me souviens bien, l’article qui
précède celui qu’on suggère maintenant de modifier contient
seulement trois ou quatre lignes et porte que quiconque se livre à
un combat concerté, ce qui n’est pas autorisé maintenant, mais
quiconque qui se livre à débat concerté comme adversaire, comme
organisateur ou en qualité d’aide ou de soutien, nous dirons
comme médecin de ring, commet une infraction punissable sur
déclaration de culpabilité par procédure sommaire. Ensuite, vous
avez dit qu’on dispose seulement de six mois pour porter
l’accusation et qu’il faut généralement plus de temps pour
mener l’enquête. Pouvez-vous nous expliquer cela? Vous avez
également ajouté qu’il faudrait donc en faire une infraction mixte,
ce que nous appelons une infraction mixte.
Mr. Hayashi: Correct. In previous cases with the ministry, we
have had issues where we found out about events late, and
because of the statutory limitations, and the workload of the
M. Hayashi : C’est exact. Dans des affaires précédentes que
nous avons eues au ministère, il est arrivé que nous ayons été
informés tardivement de ce qui s’était passé et qu’en raison du
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:29
investigators, sometimes these events have sort of got put on the
backburner, and then they realize, ‘‘Oh, geez, we are running out
of time here.’’ If the Crowns have the opportunity to decide which
charge to lay, it may allow more opportunity, because they have
many cases as well.
délai de prescription et de la charge de travail des enquêteurs, ces
événements aient parfois été laissés de côté jusqu’à ce qu’on
réalise qu’il était trop tard. Si les procureurs de la Couronne ont la
possibilité de décider quelle accusation porter, cela peut leur
laisser plus de latitude, car ils doivent s’occuper de nombreuses
causes.
Senator Baker: Yes, so you would be enlarging the offence.
You would be broadening it. I do not think you are suggesting
that for a simple offence, which we would and the general public
would regard as being summary in nature, a relatively minor
offence, that you would be able to charge it as an indictable
offence if you ran out of time, past the six months, although it is
only a minor offence. That is not what you meant here?
Le sénateur Baker : Donc, vous élargiriez l’infraction. Vous
l’élargiriez. Vous ne suggérez pas, je suppose, que pour une simple
infraction que nous-mêmes et le grand public considérerions
comme relativement mineure, vous puissiez la poursuivre en tant
qu’infraction punissable par mise en accusation si vous manquez
de temps, après six mois, même si ce n’est qu’une infraction
mineure. Ce n’est pas ce que vous voulez dire?
Mr. Hayashi: That is not what I meant.
Senator Baker: As Mr. Reid pointed out after your comments,
the punishment should be enlarged in certain cases too.
Mr. Hayashi: Yes.
M. Hayashi : Non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire.
Le sénateur Baker : Comme M. Reid l’a mentionné après vos
observations, la punition devrait quand même être élargie dans
certains cas.
M. Hayashi : Oui.
Senator Baker: My main concern in asking this question is
where do these events take place? These are not organized events.
Are they in basements somewhere? Where would they get people
to come to these events and to pay for them?
Le sénateur Baker : Quand je pose cette question, ce qui
m’intéresse surtout, c’est de savoir où ont lieu ces combats. Ce ne
sont pas des événements organisés. Ont-ils lieu quelque part dans
des sous-sols? Où trouve-t-on des spectateurs pour y assister et qui
les finance?
Mr. Hayashi: Some of them are in rec centres; some of them
have been in backyards.
M. Hayashi : Certains d’entre eux ont lieu dans des centres
récréatifs; d’autres ont eu lieu dans des arrière-cours.
Senator Baker: Really?
Mr. Hayashi: Yes. York region had an issue with school kids
meeting after school and fighting.
Senator Baker: Organized fighting?
Le sénateur Baker : Vraiment?
M. Hayashi : Oui. Dans la région de York, il y a eu des jeunes
qui se réunissaient après l’école pour se battre.
Le sénateur Baker : Dans des combats organisés?
Mr. Hayashi: Yes, organized fighting. You just never know
where they will pop up. Perhaps some of the fight club movies
sparked that interest.
M. Hayashi : Oui, des combats organisés. Vous ne savez
jamais où ils auront lieu. L’intérêt pour ce genre de choses découle
peut-être de certains films sur des clubs de combat.
Senator Baker: Do you think that these provisions are
adequate, apart from your concern about the summary
conviction matter and the time required? In much of the
legislation that goes through now matters can be prosecuted
summarily, but you are given two or three years to lay the charge
in order to have time for adequate investigation and so on, rather
than making it hybrid.
Le sénateur Baker : Pensez-vous que ces dispositions sont
adéquates, à part vos préoccupations quant au fait qu’il s’agit
d’une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par
procédure sommaire et au sujet du temps que cela exige? La
plupart des lois qui sont maintenant adoptées permettent de
poursuivre par voie de déclaration de culpabilité par procédure
sommaire, mais vous disposez de deux ou trois ans afin d’avoir
suffisamment de temps pour enquêter, et cetera, au lieu de prévoir
une infraction hybride.
Apart from that, are you pleased with this bill?
Mr. Hayashi: Yes, I am. The Province of Ontario has
regulations for the professional combative sports that no other
jurisdiction has. We require full medicals, MRIs, blood work and
eye testing. When any fighter loses by a TKO or knockout in the
province of Ontario, the promoter is required to pay for the
medical tests. They have to put up funds for the tests that the
doctors may order. The fighters have 60 days to get these tests
done and submit them. If the fighter fails to get the tests done
À part cela, êtes-vous satisfait du projet de loi?
M. Hayashi : Oui. La province de l’Ontario a des règlements
régissant les sports de combat professionnels dont aucune autre
province ne dispose. Nous exigeons un examen médical
approfondi, une IRM, une analyse sanguine et un examen des
yeux. En cas de K.-O. technique ou de knock-out dans des
adversaires, le promoteur doit payer pour les examens médicaux.
Il doit financer les tests que les médecins peuvent prescrire. Le
pugiliste a 60 jours pour subir ces tests et présenter les résultats.
18:30
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
within the 60 days, those costs will be borne by him. That
encourages the fighters to get the tests done. The promoters are
making money on the backs of the fighters and they should have
an interest in looking after the health and safety of the fighters.
S’il ne subit pas le test dans les 60 jours, c’est lui qui en assumera
le coût. Cela incite les protagonistes à se soumettre aux tests. Les
promoteurs gagnent de l’argent sur le dos des combattants et ont
intérêt à veiller sur la santé et la sécurité de ces derniers.
It is a unique regulation, of which I am very proud. Also, that
regulation forces the promoters to match the fighters better. This
helps prevent mismatches, because they do not want their fighters
to get knocked out because it will cost them about $1,700 for
medical tests, depending on what tests the doctors order.
C’est une réglementation unique en son genre dont je suis très
fier. D’autre part, cela oblige les promoteurs à mieux assortir les
combattants. Cela contribue à éviter les confrontations inégales,
car ils ne veulent pas que leurs poulains soient mis hors combat
étant donné que cela leur coûtera environ 1 700 $ en examens
médicaux, selon les tests que les médecins prescriront.
In Ontario we are very proud of our health and safety record
and the requirements that we have. Each jurisdiction has its own
rules and regulations. This proposal gives clear guidelines for
provincial regulations. It is clear that the amateur sports
organizations would be in charge, which would force all of the
other sanctioning bodies to join the recognized provincial body,
thereby cutting down on the number of events that are not
properly run.
En Ontario, nous sommes très fiers de nos résultats sur le plan
de la santé et de la sécurité, et des exigences que nous imposons.
Chaque province ou territoire a ses propres règles et règlements.
Cette proposition donne des lignes directrices claires pour la
réglementation provinciale. Il est évident que les organisations de
sport amateur assumeraient cette responsabilité et que cela
forcerait tous les autres organismes d’approbation à se joindre à
l’organisme provincial reconnu, ce qui réduirait le nombre de
combats illégaux.
About four years ago, I was asked by the ministry of health
promotions to do health and safety spot checks for them on their
amateur combative sports. I did that for four years and helped
them address some of their health and safety issues and ensure
that their ring requirements were being met and that they were
following their own rules and regulations. That went over very
well. They were receptive to it.
Il y a quatre ans environ, le ministère de la Promotion de la santé
m’a demandé de faire des vérifications au hasard de la santé et de la
sécurité dans les sports de combat amateur. Je l’ai fait pendant
quatre ans et j’ai aidé à résoudre certains des problèmes de santé et
de sécurité, à veiller à ce que les exigences soient respectées et à ce
que ces sports se conforment à leurs propres règles et règlements.
Cela s’est très bien passé. Les gens ont été réceptifs.
Senator Baker: Thank you for your excellent presentations.
[Translation]
Le sénateur Baker : Merci pour vos excellents exposés.
[Français]
Senator Boisvenu: Thank you very much for your presentation.
It was very useful. I am very interested in this topic, especially the
part on health.
Le sénateur Boisvenu : Merci beaucoup de votre présentation.
Elle fut très intéressante. Ce sujet m’intéresse beaucoup, surtout la
partie santé.
Dr. DeFreitas, you have been working in sport medicine for a
number of years. I want to talk about sports accidents and
deliberate injuries, as both have always been a part of sports. Many
people ski or do downhill mountain biking, which is also a fairly
extreme sport. Those are referred to as non-combat extreme sports.
Skydiving and diving also come to mind. Do accidents or injuries
suffered in those sports compare to what is seen in boxing or other
sports, such as karate or judo? Do combat sports have the same
injury ratio as extreme sports like downhill mountain biking?
Docteur DeFreitas, vous pratiquez la médecine sportive depuis
plusieurs années. Parlons des accidents sportifs, ou des blessures
volontaires parce qu’on a toujours les deux. On pratique
beaucoup le ski et la descente en vélo, qui est aussi un sport
assez extrême. Ce sont des sports extrêmes dits non de combat.
On peut penser aussi au parachutisme et à la plongée sous marine.
Dans ces sports, les accidents ou blessures se comparent-ils à ce
qu’on voit dans la boxe ou dans des sports comme le karaté ou le
judo? A-t-on le même ratio de blessures dans un sport de combat
par rapport à un sport extrême comme la descente en vélo?
[English]
Dr. DeFreitas: Unfortunately there is not good reporting data,
so you can take injury rates from one sport and put them beside
others. There have been some studies that put it in the context of
injuries per athlete exposure. There was a study done on
concussions in the States that gave rates. The rate for tae kwon
do per 1,000 minutes of exposure is 9.4. The rate for American
football is about the same. For boxing it is a little higher than
[Traduction]
Dre DeFreitas : Malheureusement, il n’y a pas de bonnes
données sur les déclarations de blessures qui permettent de
comparer le taux de blessures dans un sport avec le taux dans
d’autres sports. Il y a eu des études qui font état des blessures en
fonction de l’exposition des athlètes. Une étude qui a été réalisée
sur les commotions aux États-Unis a fourni des taux. Le taux
pour le taekwondo est de 9,4 pour 1 000 minutes d’exposition. Le
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:31
that. The MMA data that we have would be higher than tae kwon
do but lower than the boxing data that we have.
taux pour le football américain est à peu près similaire. Pour la
boxe, il est un peu plus élevé. Le chiffre que nous avons pour les
sports martiaux mixtes est un peu plus élevé que pour le
taekwondo, mais plus bas que pour la boxe.
The best way to compare the sports is Olympic reporting where
each country is asked to report in the same way. The definition of
an injury is that you lost a day of competition or training. The
problem with trying to compare exactly is that the doctor
examining skiers is not doing what I am doing, and we are not
necessarily reporting in the same way.
La meilleure façon de comparer les sports est d’utiliser les
blessures déclarées aux Jeux olympiques où tous les pays doivent
présenter leur rapport de la même façon. La définition d’une
blessure est la perte d’une journée de compétition ou
d’entraînement. Le problème, quand on essaie de faire une
comparaison exacte, est que le médecin qui examine les skieurs ne
fait pas ce que je fais moi-même, et que nous ne présentons peutêtre pas notre rapport de la même façon.
I participated in some studies with Dr. Ko. She did a fantastic
study in which she had all the concussed athletes examined, and
she also had video of any headshots. They examined and
interviewed anyone who got a headshot, so they did not miss
anyone. Often with concussions you can miss people because you
can ask them if they feel okay and they will say, ‘‘Yeah, I’m
good.’’ If you leave it at that, you are under-reporting.
J’ai participé à certaines études avec la Dre Ko. Elle a réalisé
une étude fantastique pour laquelle elle a fait examiner tous les
athlètes qui avaient subi une commotion et elle avait également
des vidéos de tous les coups à la tête. Tout athlète qui avait reçu
un coup à la tête a été examiné et interrogé, si bien que personne
n’a été oublié. Souvent dans le cas de commotions, vous pouvez
oublier des gens, car quand vous leur demandez s’ils se sentent
bien, ils vous répondront que oui. Si vous n’allez pas plus loin,
votre rapport n’est pas complet.
With this format, knowing what we did with tae kwon do and
knowing how it operates with a medical exam right after, I think
we are capturing accurate data on concussions. So far, I see that
the MMA concussion rate is lower than boxing, and I think there
are several reasons for that.
De cette façon, compte tenu de ce que nous avons fait pour le
taekwondo et de l’examen médical qui a lieu aussitôt après, je
pense que nous obtenons des données précises au sujet des
commotions. Jusqu’ici, je constate que dans les arts martiaux
mixtes, le taux de commotions est plus bas que dans la boxe et je
pense qu’il y a plusieurs raisons à cela.
You can lose a fight in MMA by getting your arm locked and
you tap out. You can lose by getting kicked in the knee and you
cannot continue. You are not necessarily ever hit in the head,
whereas in boxing it is a given. There is contact to the head in
every round, and you are still standing. I think that is why there is
more concussion in boxing.
Dans les arts martiaux mixtes, vous pouvez perdre un combat
lorsque votre adversaire vous fait une clé de bras qui vous projette
au sol. Vous pouvez perdre lorsqu’un coup de pied dans le genou
vous empêche de continuer. Vous n’êtes pas toujours touché à la
tête alors qu’en boxe, cela va de soi. Il y a un contact avec la tête
dans chaque round et vous restez debout. Voilà pourquoi, je
pense, il y a plus de commotions en boxe.
The same goes with tae kwon do. In tae kwon do you get more
points for a kick to the head, but it is more difficult to kick the
head, so it is easier to get points by kicking to the body. When you
are going to kick to the head, you are taking a risk because you
have to lift up exposing your own face. When they increased the
points in tae kwon to three for a headshot, I was almost ready to
resign, because I thought it was stupid. However, my colleague,
with whom I trained, said that since I am a scientist I should test
whether my assumption is correct. It was incorrect, because it is
harder to get the headshot, but in trying to do so, you leave
yourself open.
C’est la même chose pour le taekwondo. Au taekwondo, vous
obtenez plus de points pour un coup de pied à la tête, mais comme
il est plus difficile de frapper la tête, on obtient plus facilement des
points en portant des coups au corps. Quand vous lancez un coup
de pied à la tête, vous courez un risque, car vous exposez votre
propre visage. Quand les règles du taekwondo ont porté à trois le
nombre de points accordés pour un coup de pied à la tête, j’ai
failli démissionner, car j’ai pensé que c’était stupide. Néanmoins,
mon collègue avec qui j’ai reçu ma formation m’a dit qu’en tant
que scientifique, je devrais vérifier si mon hypothèse était juste.
Elle ne l’était pas, car il est plus difficile de porter un coup de pied
à la tête, et en essayant de le faire, vous vous exposez.
There are many things to consider in comparing sports. In the
Olympic year we had a death from luge and a spinal cord injury
from that type of sport.
Il y a de nombreux facteurs à considérer pour comparer les
sports. L’année des Jeux olympiques, il y a eu un décès causé par
la luge ainsi qu’une blessure de la moelle épinière résultant de ce
genre de sport.
18:32
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
In that one year, we did not have any deaths in MMA. Does
that tell you which one is more dangerous? Perhaps, but perhaps
not. It is just a statistic.
Cette même année, nous n’avons enregistré aucun décès dans
les sports martiaux mixtes. Cela permet-il de savoir quel est le
sport le plus dangereux? Peut-être que oui, mais peut-être que
non. Ce sont seulement des statistiques.
I guess in trying to compare boxing to MMA, it looks to me
like MMA’s concussion rate is lower than boxing, comparable to
Taekwondo at the adult level.
Lorsqu’on essaie de comparer la boxe avec les sports martiaux
mixtes, j’ai l’impression que le taux de commotions est plus bas
dans les sports martiaux mixtes que dans la boxe et qu’il est
similaire à celui du taekwondo, au niveau adulte.
Senator White: I have two questions, if I may. The first
question, which you have partially answered, pertains to the
number of concussions, boxers versus MMA. You talk about the
constant pounding in boxing, whether it is three rounds, five
rounds, nine rounds, twelve rounds, versus the one flash strike in
MMA that might end a fight. You are talking about the constant
pounding over a longer term with greater effect and impact than
the one strike to the head, or, as you identified, the other ways of
losing a fight. Realistically, in boxing, you will fight to the end or
get knocked out after multiple strikes to the head. Is that what
you are saying?
Le sénateur White : J’ai deux questions à poser, si vous le
permettez. La première, à laquelle vous avez répondu en partie,
concerne le nombre de commotions dans la boxe, par opposition
aux sports martiaux mixtes. Vous dites que le boxeur reçoit des
coups constants, qu’il y ait trois, cinq, neuf ou douze rounds,
alors que dans les sports martiaux mixtes, une seule frappe peut
mettre fin à un combat. Vous parlez de coups répétés pendant une
longue période qui ont plus d’effets et de conséquences qu’un
coup unique à la tête ou, comme vous l’avez dit, les autres façons
de perdre un combat. En réalité, les boxeurs vont combattre
jusqu’à la fin ou être mis hors combat après de multiples coups à
la tête. C’est bien ce que vous dites?
Dr. DeFreitas: Yes.
Dre DeFreitas : Oui.
Senator White: I understand there are some discussions about
removing headgear from amateur boxing in Canada. When I look
at amateur boxing, because we were defining ‘‘amateur’’ earlier as
well, it is 14-year-olds fighting each other. I know Alberta is one
of the provinces that is talking seriously about that. I guess more
than anything I wanted your opinion as to whether or not that is a
move that we ought to anticipate as a positive move in boxing.
Le sénateur White : Je crois qu’il a été question de supprimer le
casque pour la boxe amateur, au Canada. Je vois qu’en boxe
amateur, étant donné que nous avons déjà vu la définition
d’amateur, ce sont des jeunes de 14 ans qui se battent l’un contre
l’autre. Je sais que l’Alberta est une des provinces qui envisagent
sérieusement la chose. Je voudrais surtout savoir si vous pensez
que ce serait souhaitable ou non dans le domaine de la boxe.
Dr. DeFreitas: I am always fighting about that with the teenage
group. We know that teenagers are more susceptible to
concussion. In my mind, in hockey and the combative sports,
we should protect them more. I would not agree with the head
gear removal idea just because of the fact that teenagers are more
susceptible to sustained injury from concussion.
Dre DeFreitas : Je me bats toujours au sujet de cette question
pour les adolescents. Nous savons que les adolescents risquent
plus une commotion cérébrale. J’estime que nous devrions les
protéger davantage au hockey et pour les sports de combat. Je ne
suis pas d’accord avec la suppression du casque, car le risque de
commotion cérébrale est plus important pour les adolescents.
Tomorrow I am going to be covering a tae kwon do event in
Toronto, and they want to change the rules so that you can do
headshots in 12 to 14-year-olds, because the Americans do it. I
said, ‘‘Well, we do not necessarily have to do anything that the
Americans do.’’
Demain, je vais à une compétition de taekwondo, à Toronto.
On veut changer les règles afin de permettre les coups de pied à la
tête chez les jeunes de 12 à 14 ans, parce que les Américains le
font. J’ai dit que nous ne sommes pas forcés de faire tout ce que
font les Américains.
Senator White: Please.
Senator Joyal: I concur.
Le sénateur White : En effet.
Le sénateur Joyal : Je suis d’accord.
The Deputy Chair: You have strong backing from the Senate of
Canada.
La vice-présidente : Le Sénat du Canada vous apporte un solide
appui.
Dr. DeFreitas: Thank you. In January, we had no headshots in
this group, and tomorrow we are going to do light contact. I am
going to try and compare the two and say what kind of injuries we
sustained and how serious they were.
Dre DeFreitas : Merci. En janvier, il n’y a eu aucun coup à la
tête dans ce groupe, et demain il y aura des contacts légers.
J’essaie de comparer les deux pour voir quel genre de blessures il y
a eu et quelle était leur gravité.
I am a big advocate of changing the rules for teenagers. For
one, they cannot consent. They really do not understand what
they are agreeing to when they get out there. The other thing is
that, from the science, we understand that the teenage brain is
Je suis convaincue qu’il faudrait modifier les règles
s’appliquant aux adolescents. Premièrement, ils ne peuvent pas
donner leur consentement. Ils ne comprennent pas vraiment ce
qu’ils acceptent. Deuxièmement, d’après les données scientifiques,
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:33
different. If you get a concussion, you can have longer-term
effects, so we need to protect these athletes differently than an
adult.
nous savons que le cerveau des adolescents est différent. Une
commotion cérébrale peut produire des effets à plus long terme et
la protection dont ces athlètes ont besoin est donc différente de
celle des adultes.
I hope that does not happen. I do not know why that is
happening in particular in Alberta, but it is something that I
would probably strive to prevent.
J’espère que cela n’arrivera pas. Je ne sais pas pourquoi on
envisage particulièrement de le faire en Alberta, mais c’est une
chose que j’essaierais probablement d’empêcher.
Senator Joyal: I have a question for each of you. I will start
first with Mr. Hayashi.
Le sénateur Joyal : J’ai une question à poser à chacun d’entre
vous. Je vais commencer par M. Hayashi.
In making the recommendation or suggestion that we should
change the nature of the penalty to go from summary conviction
to leave the opportunity for the Crown to go with an indictment,
do I understand that you make that suggestion based on your
own experience? Have you seen cases where there was no
prosecution because the six months had lapsed and there was
no possibility?
Quand vous recommandez ou suggérez de modifier la nature
de la peine afin de permettre à la Couronne de procéder par voie
de mise en accusation plutôt que par procédure sommaire, est-ce à
partir de votre propre expérience? Avez-vous vu des cas où il n’y
avait plus de possibilité de poursuite parce que les six mois
s’étaient écoulés?
Mr. Hayashi: Yes. In the future, moving forward now that
MMA is being legalized and the province has now come out with
an amateur organization called ‘‘Kickboxing Ontario’’ which is
going to form the amateur MMA, my concern is that there may
be other amateur organizations out there that are not recognized
and do not have the risk management in place that CASK has, the
recognized group, and that is my concern. It may just start to get
out of control.
M. Hayashi : Oui. À l’avenir, maintenant que les sports
martiaux mixtes sont légalisés et que la province a créé une
organisation amateur appelée « Kickboxing Ontario » qui sera
l’organisation des sports martiaux mixtes amateurs, je crains qu’il
y ait d’autres organisations amateurs non reconnues qui ne
prennent pas les mêmes mesures de gestion des risques que
CASK, le groupe reconnu. Le problème risque de prendre des
proportions incontrôlables.
Senator Joyal: To multiply.
Le sénateur Joyal : De se multiplier.
Mr. Hayashi: To multiply, exactly.
M. Hayashi : De se multiplier, exactement.
Senator Joyal: So it is on that basis that you made the
suggestion to us that we should be aware of it.
Mr. Hayashi: Yes, exactly.
Le sénateur Joyal : C’est donc pour cette raison que vous nous
recommandez d’en être conscients.
M. Hayashi : Oui, exactement.
Just to expand on the boxing, a lot of the injuries that boxers
receive are not so much from the actual event. It happens while
training in the gyms, where it is not monitored. I know of one
athlete that is no longer fighting. A friend of his was telling me he
was 145-pounder fighting 200-pounders in the gym. A lot of these
injuries are sustained while training in the gym. If they start
removing headgear, then that would be a major concern.
Pour revenir sur la boxe, un grand nombre des blessures que
reçoivent les boxeurs ne surviennent pas pendant le match. C’est
pendant qu’ils s’entraînent au gymnase où il n’y a pas de
surveillance. Je connais un athlète qui ne se bat plus. Un de ses
amis m’a dit que ce boxeur de 145 livres se battait contre des
adversaires de 200 livres au gymnase. Un bon nombre de ces
blessures ont lieu pendant l’entraînement au gymnase. Si les
boxeurs commencent à enlever leur casque, cela posera un sérieux
problème.
Senator Joyal: Mr. Reid, thank you for your written presentation.
Le sénateur Joyal : Monsieur Reid, merci pour le mémoire que
vous avez présenté par écrit.
On the third page of your presentation, you requested that the
term ‘‘combative sports’’ replace the term ‘‘MMA.’’ ‘‘Combative
sports’’ is much more generic than ‘‘mixed martial arts,’’ in my
opinion. If we are to change the term to ‘‘combative sports,’’ we
will have to define combative sports.
À la page 3, vous demandez que l’expression « sports de
combat » remplace l’expression « sports martiaux mixtes ».
« Sports de combat » est beaucoup plus générique que « sports
martiaux mixtes », à mon avis. Si nous changeons cette expression
pour « sports de combat », nous allons devoir définir les sports de
combat.
The Deputy Chair: He does.
Senator Joyal: Everybody will understand what mixed martial
arts, but combative sport is a generic term.
La vice-présidente : Il en donne une définition.
Le sénateur Joyal : Tout le monde comprend ce que sont les
arts martiaux mixtes, mais « sports de combat » est un terme
générique.
18:34
Legal and Constitutional Affairs
The Deputy Chair: If you keep going, he offers a definition.
Mr. Reid: Your point is a good one. There are two parts to our
recommendation. One would address the issue that our deputy
chair mentioned, and that is it is not just kicking. It is called
striking, and striking is with the forearm, it is with the elbows, it is
with the knees and it is with the shins. It is not just the feet. As it is
written, it says something like hands and feet.
The Deputy Chair: Fists, hands and feet.
10-5-2012
La vice-présidente : Si vous lisez plus loin, il suggère une définition.
M. Reid : C’est une bonne observation. Notre recommandation
comprend deux parties. L’une d’elles répond à la question que la
vice-présidente a mentionnée, à savoir qu’il ne s’agit pas seulement
de coups de pied. C’est ce qu’on appelle des frappes et les frappes
peuvent être portées avec l’avant-bras, l’épaule, le genou et la jambe.
Ce n’est pas seulement le pied. Tel qu’il est libellé, le projet de loi
parle des mains et des pieds.
La vice-présidente : Les poings, les mains et les pieds.
Mr. Reid: Yes. You do not want to get into the anatomy. If
you take that out and just say ‘‘combative sports’’ and you use the
definition that says it includes boxing, wrestling, submission
grappling, martial arts disciplines, which includes more than
MMA, mixed martial arts and all other combative sports
involving striking, wrestling, submission and/or takedowns, you
have it completely covered.
M. Reid : Oui. Nous ne voulons pas entrer dans des détails
anatomiques. Si vous remplacez cela simplement par « sports de
combat » et que vous utilisez la définition selon laquelle cela
englobe la boxe, la lutte, le grappling, les disciplines d’arts
martiaux, ce qui comprend plus que les arts martiaux mixtes
faisant appel aux coups de pied, à la lutte, aux techniques de
soumission et d’amené au sol, vous aurez tout couvert.
We understand that ‘‘mixed martial arts’’ came from the UFC
because that is what they do and that is what they call it, but it is
kind of like saying we had a regulation for football and now we
are asking for a regulation for baseball. We are saying, let us have
a regulation for all ball sports. Otherwise, you will come back
next year with muay thai. We will come back the year after with
kickboxing. I think it is better to have an all-encompassing term,
because combative sports includes mixed martial arts, so it will
serve the needs of the UFC, if we care about that. However, more
importantly, it would cover the other combative sports that
already exist in Canada, like Taekwondo. Taekwondo is not
mixed martial arts. They are completely different sports, but in
combative sports, they are in the same umbrella.
Nous savons que l’expression « arts martiaux mixtes » vient de
l’UFC, car c’est ce qu’elle fait et c’est ainsi qu’elle l’appelle, mais
c’est comme si vous disiez que vous avez une réglementation pour
le football et qu’il vous en faut une maintenant pour le baseball.
Nous disons qu’il faut une réglementation pour tous les sports
utilisant une balle. Autrement, c’est le Muay Thai qu’il faudra
ajouter l’année prochaine. L’année d’après, ce sera le kickboxing.
Il vaut mieux, je crois, adopter une expression qui englobe tout
cela, car les sports de combat comprennent les arts martiaux
mixtes. Cela répondra également aux besoins de l’UFC, si
toutefois cela vous préoccupe. Quoi qu’il en soit, le plus
important, c’est que cela englobera les autres sports de combat
qui existent déjà au Canada, comme le taekwondo. Le taekwondo
ne fait pas partie des arts martiaux mixtes. C’est un sport
entièrement différent, mais qui fait partie de sports de combat.
Senator Joyal: Thank you.
The Deputy Chair: Senator Joyal, could I sneak in a
supplementary here?
Senator Joyal: Yes, before I go to the doctor.
Le sénateur Joyal : Merci.
La vice-présidente : Sénateur Joyal, pourrais-je glisser une
question supplémentaire?
Le sénateur Joyal : Oui, avant que je ne m’adresse au médecin.
The Deputy Chair: You will gather that I am not an expert in this
field. I am learning a lot just listening to you. However, in your
definition, I do not know what submission grappling, submissions
and takedowns are, and I am fascinated that striking does not just
involve what most of us would think of, the arms. Submission
grappling, submissions, takedowns. Quickly, what are they?
La vice-présidente : Vous comprendrez que je ne suis pas
experte dans ce domaine. J’ai beaucoup appris rien qu’en vous
écoutant. Néanmoins, dans votre définition, j’ignore ce que sont
le grappling, la soumission et l’amené au sol et je trouve fascinant
que les frappes ne font pas seulement appel aux bras, comme la
plupart d’entre nous le penseraient. L’immobilisation au sol, le
grappling, la soumission, l’amené au sol. Rapidement, en quoi
cela consiste-t-il?
Mr. Reid: There is striking and grappling. Striking is
everything that happens, basically normally when you are
standing, although it can happen on the ground, but striking
involves contact with the hands, contact with the forearms,
contacts with the elbows. It is striking somebody in that fashion.
There are quite a number of body parts that you can strike
somebody with.
M. Reid : Il y a les frappes et le grappling. Les frappes
englobent tout ce qui se passe, normalement quand vous êtres
debout, mais cela peut arriver également au sol. Les frappes sont
des contacts avec les mains, avec les avant-bras, avec les coudes.
On frappe l’adversaire de cette façon. Il y a un certain nombre de
parties du corps avec lesquelles vous pouvez frapper quelqu’un.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:35
Grappling is another more encompassing term, but it relates to
wrestling. It means you are on the floor or you can be in a clinch,
but you are actually in contact and you are grappling.
Le grappling est une autre expression plus globale, mais qui se
rapporte à la lutte. Cela veut dire que vous êtes sur le sol ou au
corps à corps, mais vous êtes en contact avec l’adversaire et en
train de l’attraper.
I used to work at Sport Canada with my colleague Dan Smith.
If you are not into this thing almost as a profession, it is like
Greek. When they talk about grappling and striking, the terms
would be acceptable to anyone who is involved with martial arts.
J’ai déjà travaillé à Sport Canada avec mon collègue Dan
Smith. Si ce n’est pas une activité quasi professionnelle pour vous,
c’est comme du chinois. Quand on parle de grappling et de
frappes, ce sont des expressions que comprendront pratiquement
tous ceux qui s’intéressent aux arts martiaux.
The Deputy Chair: For the rest of us and for a court ultimately
interpreting the law, what are submissions and takedowns?
La vice-présidente : Pour le reste d’entre nous et pour un
tribunal qui serait chargé d’interpréter la loi, qu’est-ce que les
soumissions et les amenés au sol?
Mr. Reid: A submission means that someone is bending a joint
to the point where you tap out. Mr. Hayashi made a very good
distinction between boxing and combative sports. In boxing, the
scoring is the head and the body, so you get hit many times. If you
are in the first round, up against someone bigger and stronger, or
if you get hurt early, you are in trouble because you will get
beaten up for about 10 more rounds. If you throw in the towel
and quit, it is almost dishonourable.
M. Reid : Il y a soumission quand votre adversaire exerce une
pression sur une de vos articulations qui vous oblige à signaler
votre abandon. M. Hayashi a fait une excellente distinction entre
la boxe et les sports de combat. Dans la boxe, les coups sont
portés à la tête et au corps et vous êtes donc touché à de
nombreuses reprises. Si vous en êtes au premier round, contre
quelqu’un de plus gros et de plus fort que vous, ou si vous êtes
blessé dès le départ, vous êtes en difficulté, car vous allez vous
faire taper dessus pendant une dizaine d’autres rounds. Si vous
jetez l’éponge et abandonnez, c’est presque déshonorant.
The Deputy Chair: That would be a submission?
Mr. Reid: You would be quitting, but it would probably be the
relative end of your career. In mixed martial arts, if someone is
dominating you, they call this ‘‘tap out.’’ You can physically tap,
or you can call out, ‘‘Tap out,’’ and it is over. The fighters get up,
hug and shake hands. It is an honourable way to get out of a
difficult situation. That is the difference. You do not have that in
boxing. You do not have a way to exit.
The Deputy Chair: Takedowns?
La vice-présidente : Ce serait une soumission?
M. Reid : Ce serait un abandon, mais ce serait probablement la
fin de votre carrière. En arts martiaux mixtes, si quelqu’un vous
domine, on tape de la main pour signaler qu’on abandonne. Vous
pouvez réellement taper de la main ou le signaler verbalement et le
combat est terminé. Les combattants se relèvent, se font
l’accolade et se serrent la main. C’est une façon honorable de se
sortir d’une situation délicate. Voilà la différence. Cela n’existe
pas dans la boxe. Vous n’avez pas de voie de sortie.
La vice-présidente : L’amené au sol?
Mr. Reid: Takedown means someone has grabbed you, and
you have both hit the mat. You have both fallen. It is a takedown.
It is with contact. You fall down, and then they try to do jujitsu
moves to get into lock positions or choke positions.
M. Reid : L’amené au sol a lieu lorsque quelqu’un vous a fait
une prise et que vous vous retrouvez tous les deux au tapis. Vous
êtes tous les deux tombés. C’est un amené au sol. C’est avec
contact. Les adversaires tombent au sol et essaient, par des
mouvements de jujitsu, de se faire des clés de bras ou de jambes ou
des étranglements.
Senator Joyal: While you were explaining, I had all kinds of
images in my head, in various contexts.
Le sénateur Joyal : Pendant que vous donniez vos explications,
j’avais toutes sortes d’images en tête, dans divers contextes.
I want to come back, Dr. DeFreitas, to your presentation. I
thank Senator White for having raised it. What you presented to
us is very well defined in time, but the injury that someone
sustains in those sports is long term. I do not remember the source
in which I read this some months ago, but — and I am sure you
know this in your profession — people who are professional
boxers sustain greater levels of brain damage and brain disease, in
the rest of their lives, than average citizens, for the obvious
reasons that you mentioned. When they train, most of the time
they receive shocks to the head and it will, two or three years later,
materialize in some defects of brain function. I think there have
been professional studies on that. I do not have them at hand and
Docteure DeFreitas, je voudrais en revenir à votre exposé. Je
remercie le sénateur White d’en avoir parlé. Ce que vous nous
avez présenté est très bien défini dans le temps, mais les blessures
que subissent les participants à ces sports sont de longue durée. Je
ne me souviens pas où je l’ai lu, il y a quelques mois, mais comme
vous le savez certainement dans votre profession, les boxeurs
professionnels sont davantage victimes de dommages cérébraux et
de maladies cérébrales, pendant le reste de leur vie, que le citoyen
moyen, pour les raisons évidentes que vous avez mentionnées.
Lorsqu’ils s’entraînent, la plupart du temps, ils reçoivent des
chocs à la tête et, deux ou trois ans plus tard, cela entraîne certains
défauts de fonctionnement du cerveau. Je crois qu’il y a eu des
18:36
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
cannot quote them, but it seems to me that it is very important
that, when we try to understand the damage you inflict on the
body of a person in these sports, we have to look into the whole
spectrum of their average life to determine what the physical
impact of these sports really is. In any sport, you can injure
yourself. You can play the softest sport and injure yourself, but,
when you compare the average, it seems to me very limited to say,
‘‘Well, we will examine them before and after, and here are the
figures and the reality.’’ In my opinion, the reality is not limited to
that period of time. It has to be seen in a much longer period.
études professionnelles à ce sujet. Je ne les ai pas sous la main et je
ne peux pas les citer, mais je crois très important, lorsque nous
essayons de comprendre les dommages corporels qui sont infligés
dans ces sports, qu’on tienne compte de l’ensemble de leur vie
pour établir quelles sont les conséquences physiques réelles de ces
sports. Vous pouvez vous blesser dans tout sport. Vous pouvez
pratiquer le sport le moins violent et vous blesser, mais si vous
faites une comparaison avec la moyenne, il me semble qu’on ne va
pas assez loin en disant : « Nous allons les examiner avant et
après et voici les chiffres et la réalité ». À mon avis, la réalité ne se
limite pas à cette période de temps. Il faut voir les choses sur une
période beaucoup plus longue.
I do not challenge your statistics; I think they are fair. They are
corroborated by other sources. However, it seems to me that, if
we want to measure the impact of those sports — MMA and
boxing — we have to take that into account. Again, I do not want
to challenge you. I am not a doctor. I do not have the other
statistics to put to you, but it seems to me that it is a fair
approach. I was happy that it was mentioned here that we have to
understand that the person who practises those sports runs a
greater risk of having permanent physical damage than someone
who does, say, a more lenient sport. Let us put it that way.
Je ne conteste pas vos statistiques; je pense qu’elles sont justes.
Elles sont corroborées par d’autres sources. Cependant, j’ai
l’impression que si nous voulons mesurer l’impact de ces sports —
les arts martiaux mixtes et la boxe — nous devons en tenir
compte. Encore une fois, je ne veux pas contester ce que vous
dites. Je ne suis pas médecin. Je n’ai pas d’autres statistiques à
vous présenter, mais cela me semble raisonnable. Je me réjouis
qu’on ait mentionné ici que la personne qui pratique ces sports
court plus de risque de dommage physique permanent que
quelqu’un qui pratique un sport, disons plus paisible. Disons les
choses ainsi.
Dr. DeFreitas: That is a good point. It is something that we
were talking about on the way here. We absolutely need to study
the long-term effects. There are a few studies that I picked up
when I was trying to establish policies for taekwondo because I
have been doing it for 10 years, trying to prove to them that we
need to protect our children, et cetera. There is a study that I read
five years ago talking about the long-term effects of concussion in
football players, the NCAA players. With repeat concussions,
there are definitely changes in academic performance. There are
dropouts, et cetera. There is, not just in boxing and MMA but
also in the NFL, a movement to sue former teams for permanent
brain damage because of repeat concussions and because of being,
at that time, in the 1970s and 1980s, put back into the game.
Dre DeFreitas : Vous avez raison. C’est une chose dont nous
avons parlé en venant ici. Nous devons absolument étudier les
effets à long terme. Il y a quelques études que j’ai examinées
quand j’ai essayé d’établir des lignes directrices à l’égard du
taekwondo, car cela fait 10 ans que j’essaie de prouver que nous
devons protéger nos enfants, et cetera. Une étude que j’ai lue, il y
a cinq ans, porte sur les effets à long terme des commotions chez
les footballeurs, les joueurs de la NCAA. Les commotions
cérébrales répétées entraînent certainement des changements
dans les résultats scolaires. Il y a des décrochages, et cetera. Pas
seulement dans la boxe et les arts martiaux mixtes, mais
également à la FNL, les joueurs commencent à poursuivre leur
ancienne équipe pour les dommages cérébraux permanents qu’ils
ont subis à cause de commotions répétées et parce qu’à l’époque,
dans les années 1970 et 1980, on les a fait retourner au jeu.
Yes, there is a big concern to do with following these people,
and we need to do that as well. However, I do not think it is
unique to boxing and MMA. We need to do that for all the
moderate- to high-risk sports.
Oui, il est important de suivre ces joueurs et nous devons
également le faire. Néanmoins, je ne pense pas que ce soit
particulier à la boxe et aux arts martiaux mixtes. Nous devons le
faire pour tous les sports à risque modéré ou élevé.
I think perhaps the brain injuries, particularly in the NFL and
boxing, in the past, happened because the person went back too
early. The Return-to-Play Guidelines have only been around for
less than 10 years, so it would be interesting to take a decade from
now and compare it to a decade from the seventies because
perhaps we will be a little better at preserving brain function with
these changes.
Je pense que par le passé, les lésions cérébrales se sont
produites, surtout dans la NFL et la boxe, parce que l’intéressé est
retourné trop vite sur le terrain ou sur le ring. Les règles de retour
au jeu existent seulement depuis moins de 10 ans et il serait donc
intéressant de comparer les résultats sur 10 ans, à partir de
maintenant, avez ceux d’une période de 10 ans, dans les
années 1970, car nous allons peut-être préserver un peu mieux
les fonctions cérébrales grâce à ces changements.
Senator Joyal: In my opinion, it is important that those studies
be made because if I had kids of the age to start practising these
sports — and I have to agree that I am responsible for their
health — I would like to know what the long-term consequences
Le sénateur Joyal : À mon avis, il est important que ces études
soient faites, car si j’avais des enfants ayant l’âge de commencer à
pratiquer ces sports — et je reconnais que je serais responsable de
leur santé — je voudrais savoir quelles conséquences à long terme
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
could be for them. It is part of the decision, as a parent, that I would
make to let my kid go into those sports and have the risk, at 25 or
28 or 30, of getting brain damage, permanent eye damage and so
on. I am not a doctor. I cannot make conclusions on this, but you
will understand that it is very important for the public to be well
informed when they decide to let their children practice those sports.
Dr. DeFreitas: Absolutely. I agree.
18:37
cela pourrait avoir pour eux. Cela fait partie de la décision que
j’aurais à prendre, en tant que parent, de laisser ou non mon enfant
pratiquer ces sports au risque de souffrir de dommages cérébraux,
de dommages oculaires permanents, et cetera, à 25, 28 ou 30 ans. Je
ne suis pas médecin. Je ne peux pas tirer de conclusions à ce sujet,
mais vous comprendrez qu’il est très important que le public soit
bien informé lorsqu’il décide de laisser ses enfants exercer ces sports.
Dre DeFreitas : Absolument. Je suis d’accord.
Senator Unger: Thank you, panel. This has been very
interesting. I, too, am hearing about this firsthand for the first
time. My question concerns all of the medical testing that is done.
Le sénateur Unger : Je remercie les témoins. C’était très
intéressant. Moi aussi, c’est un sujet dont j’entends parler pour
la première fois. Ma question concerne tous les examens médicaux
qui sont faits.
Before each event, you ensure that all competitors provide a
small battery of tests. Who pays for that?
Avant chaque match, vous veillez à ce que tous les concurrents
fournissent une petite série de tests. Qui paie pour ces tests?
Mr. Reid: The individual fighter pays for their own tests. It is a
condition of licensing, but it does not cost the municipality or the
province. If you want to fight and want a licence, you have to pay
for those medical tests.
M. Reid : Le combattant paie pour ses propres tests. C’est une
condition d’octroi de sa licence, mais cela ne coûte rien à la
municipalité ou à la province. Si vous voulez vous battre et
obtenir une licence, vous devez payer pour ces tests médicaux.
Senator Unger: And post-fight?
Le sénateur Unger : Et après le combat?
Mr. Reid: Post-fight, our physicians suture ringside. If
someone is a local individual, then their health card covers
them if they have to go to a hospital. Ontario leads the way with
post-fight evaluations, in that they require $1700 per fighter that
the promoters pays upfront to ensure that the serious testing is
paid for after an event is over.
M. Reid : Après le combat, nos médecins font les sutures à côté
du ring. Si un combattant habite dans la localité, sa carte
d’assurance-santé le couvre s’il doit aller à l’hôpital. L’Ontario est
l’exemple à suivre en ce qui concerne l’évaluation après le combat,
en ce sens que la province exige que les promoteurs paient à
l’avance 1 700 $ par combattant pour s’assurer qu’un examen
sérieux sera payé après un match.
Senator Unger: So the promoter is the person who pays pre-fight?
Le sénateur Unger : Par conséquent, c’est le promoteur qui paie
avant le combat?
Mr. Reid: Fighter pre-fight, promoter post-fight.
M. Reid : Le combattant paie avant le combat et le promoteur
après le combat.
Senator Unger: I think it might have been Mr. Hayashi or
yourself who mentioned the possibility of these fights going
underground. This battery of tests has to be very expensive. In
effect, does the possibility exist that a secondary, underground
level will be created by fighters who cannot afford this?
Le sénateur Unger : C’est peut-être M. Hayashi ou vousmêmes qui avez mentionné la possibilité que ces combats
deviennent clandestins. Cette série de tests doit être très
coûteuse. Les combattants qui n’ont pas les moyens de payer
risquent-ils de créer une filière clandestine secondaire?
Mr. Reid: It is not really a medical expense item. How would I
say it? It is like playing hockey. You want to be in a league. You
want to be ranked. You want to be recognized as opposed to
someone who plays recreational hockey, fooling around on a
rink. Anyone who is involved in this sport — because it takes a
considerable amount of training to be competitive at this level —
understands. They pay for these medical tests, and we are there to
see that they do those tests.
M. Reid : Ce n’est pas vraiment une dépense médicale.
Comment dirais-je? C’est comme pour jouer au hockey. Vous
voulez faire partie d’une ligue. Vous voulez être classé. Vous
voulez être reconnu au lieu de jouer au hockey pour vous amuser
sur une patinoire. Quiconque participe à ce sport le comprend, car
il faut énormément d’entraînement pour être compétitif à ce
niveau. Les combattants paient pour ces tests médicaux et nous
sommes là pour veiller à ce qu’ils les subissent.
The training aspect is something that is never controlled in any
sport, whether you are talking boxing or someone who is trying to
do aerial skiing and they are doing jumps in their backyard or on
the local ski hill. That is why we need governing bodies to put
down stipulations on training and competition.
L’entraînement est un aspect qui n’est jamais contrôlé, quel que
soit le sport, que vous fassiez de la boxe, du ski acrobatique ou des
sauts dans votre cours ou sur la piste de ski locale. Voilà pourquoi
nous avons besoin d’organismes de réglementation qui imposent
des conditions pour l’entraînement et la compétition.
I would like Mr. Hayashi to respond as well.
Je voudrais que M. Hayashi réponde également.
18:38
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
Mr. Hayashi: That is an excellent point. What Mr. Reid is
talking about, the health and safety requirements that we are
talking about pertain to professional athletes. At the amateur
level, the testing is almost nonexistent. You should be aware of
that. They do not require CT scans, MRIs or blood work at the
amateur level, so if it is going to go underground it would be at an
amateur level.
M. Hayashi : C’est une excellente question. Ce dont parle
M. Reid, les exigences sur le plan de la santé et de la sécurité
dont nous parlons, se rapporte aux athlètes professionnels. Au
niveau amateur, les tests sont pratiquement inexistants. Vous ne
devez pas l’oublier. Au niveau amateur, on n’exige pas de
tomodensitométrie, d’IRM ou d’analyse sanguine. Par
conséquent, si ces sports sont pratiqués clandestinement, ce sera
au niveau amateur.
At the professional level, these fighters are trying to make
money. It is their living. You will be required to have these tests to
participate in any professional combative sport in the province of
Ontario. You are required to go through a battery of medical tests,
but that is not the case in the amateur side. I have known amateur
boxers who have fought 200 bouts and have not even had an EEG
done in the past, as an example. That is an excellent point.
Au niveau professionnel, ces combattants essaient de gagner de
l’argent. C’est leur gagne-pain. On doit subir ces tests pour participer
à un sport de combat professionnel en Ontario. Vous devez vous
soumettre à une série de tests médicaux, mais ce n’est pas le cas pour
les amateurs. J’ai connu des boxeurs amateurs qui ont participé à
200 combats sans jamais avoir subi d’électrocardiogramme, par
exemple. C’est une excellente question.
Senator Unger: It is for elite?
Le sénateur Unger : C’est pour l’élite?
Mr. Hayashi: Yes, that is the difference.
M. Hayashi : Oui, la différence est là.
The Deputy Chair: We have time for a very short second round.
I could steal more time to put a question to Dr. DeFreitas. I think
you were here when the earlier witnesses were present. I take your
point about there being a paucity of reliable data to compare
between sports, but you know that the great public concern now
has to do with hockey and football because those are the ones that
have been in the news, for tragic reasons. Do you have any idea,
any indicators at all, how combative sports compare with those
two sports, especially for concussions?
La vice-présidente : Nous avons le temps de faire un deuxième
tour de questions très rapide. Je pourrais voler davantage de
temps pour poser une question à la Dre DeFreitas. Vous étiez là,
je pense, pendant la comparution des témoins précédents. Vous
avez dit qu’il y avait peu de données fiables pour faire une
comparaison entre les sports, mais vous savez que les inquiétudes
du grand public portent actuellement sur le hockey et le football,
car ce sont les sports dont on a parlé aux nouvelles pour des
raisons tragiques. Avez-vous une idée, des indicateurs vous
permettant de comparer les sports de combat avec ces deux
sports, surtout en ce qui concerne les commotions?
Dr. DeFreitas: Yes. The data that I was referring to a little
earlier with the rates, when you do it per 1,000 minutes, the rate of
concussion is highest in boxing. Collegiate football and high
school football are actually higher than tae kwon do, and the data
that I have from this particular one, if you were to convert it to
that number it would be between football and tae kwon do, but I
only have these.
Dre DeFreitas : Oui. Selon les études dont j’ai parlé un peu plus
tôt, qui donnent les taux pour 1 000 minutes, les taux de
commotions sont plus élevés pour la boxe. Pour le football au
niveau universitaire et secondaire, les taux sont plus élevés que
pour le taekwondo et si vous convertissez les données que j’ai, le
taux se situerait entre le football et le taekwondo, mais je n’ai pas
d’autres statistiques.
The Deputy Chair: That is high school and university football?
La vice-présidente : Vous parlez du football au niveau
secondaire et universitaire?
Dr. DeFreitas: Yes.
The Deputy Chair: That is not pro football. That would be a
little higher rate, would it not?
Dr. DeFreitas: I would think so.
The Deputy Chair: You do not have anything on hockey?
Dr. DeFreitas: The data was not expressed in that type of
format. There are many great studies on hockey. My son was a
participant in one that is ongoing now about concussions in the
midget bantam age group, because for some reason in Alberta we
allow checking at an earlier age and it is not in other provinces.
We are trying to establish which one is better in terms of lower
injury rates.
Dre DeFreitas : Oui.
La vice-présidente : Ce n’est pas du football professionnel. Le
taux serait un peu plus élevé, n’est-ce pas?
Dre DeFreitas : Je pense que oui.
La vice-présidente : Vous n’avez pas de données concernant le
hockey?
Dre DeFreitas : Les données n’ont pas été exprimées sous cette
forme. Il y a un grand nombre d’excellentes études portant sur le
hockey. Mon fils a participé à une étude en cours au sujet des
commotions dans le groupe d’âge midget bantam, car en Alberta,
pour une raison ou une autre, nous autorisons les mises en échec à
un jeune âge, ce qui n’est pas le cas dans les autres provinces.
Nous essayons d’établir quel est le meilleur âge pour réduire les
taux de blessures.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
There are a lot of statistics on the concussion levels in each of
those sports, but I cannot actually tell you percentage-wise
compared to MMA. If you were to go to a group of doctors and
ask which sports we have to cover, which are high risk, they
would be hockey, football, boxing, MMA, tae kwon do.
The Deputy Chair: They are all up there.
Dr. DeFreitas: Equestrian is a high-risk sport.
18:39
Il y a beaucoup de statistiques sur le taux de commotions dans
chacun de ces sports, mais je ne peux pas vraiment vous donner de
pourcentage par rapport aux arts martiaux mixtes. Si vous
demandez à un groupe de médecins quels sports nous devons
couvrir, quels sont ceux qui présentent de hauts risques, ils vous
diront le hockey, le football, la boxe, les arts martiaux mixtes et le
taekwondo.
La vice-présidente : Ils sont tous là.
Dre DeFreitas : L’équitation est un sport à haut risque.
Senator Joyal: You mean just the practice of the sport or the
long-term impact?
Le sénateur Joyal : Vous parlez seulement de la pratique du
sport ou de l’impact à long terme?
Dr. DeFreitas: It is just the event. If you were to cover the
event, you would need more medical coverage for equestrian,
hockey, football, tae kwon do and boxing.
Dre DeFreitas : Seulement de la compétition. Si vous deviez
couvrir la compétition, il faudrait une assistance médicale plus
importante pour l’équitation, le hockey, le football, le taekwondo
et la boxe.
The Deputy Chair: In all of these, whether you get your
concussion in tae kwon do or hockey, it is a concussion and can
have very long-lasting effects?
La vice-présidente : Dans tous ces sports, que vous subissiez
une commotion en faisant du taekwondo ou en jouant au hockey,
c’est une commotion dont les effets peuvent durer très longtemps?
Dr. DeFreitas: Right. The good thing about having a highly
regulated sport is that those return-to-play guidelines can be
enforced. In hockey, at the amateur level, there is no doctor
involved. A kid can accidentally return to a sport the next day.
Dre DeFreitas : Oui. L’avantage d’avoir un sport très
réglementé est que les règles de retour au jeu peuvent être
appliquées. Au hockey, au niveau amateur, il n’y a pas de
médecin. Un enfant peut reprendre accidentellement un sport dès
le lendemain.
The Deputy Chair: ‘‘I feel fine, mom.’’
La vice-présidente : « Je me sens bien, maman ».
Dr. DeFreitas: Yes, and if the parents do not know and there is
not a trainer with that particular team, then the kid gets put back
in. It is the same with football. I have been covering a junior
football team in Edmonton for eight years and they cannot go
back until I examine them. Prior to that, they did not have a
physician because they just did not have the money or whatever. I
think that many people return because the coach may pressure
them or they want to go ahead themselves.
Dre DeFreitas : Oui, et si les parents ne sont pas au courant et
s’il n’y a pas d’entraîneur qui s’occupe de l’équipe, l’enfant
retourne au jeu. C’est la même chose pour le football. J’ai été le
médecin d’une équipe de football junior, à Edmonton, pendant
huit ans, et les joueurs ne peuvent pas retourner au jeu avant que
je ne les examine. Avant cela, ils n’avaient pas de médecin, parce
qu’ils n’avaient pas d’argent. Je pense que de nombreux joueurs
retournent au jeu parce que l’entraîneur les y pousse ou parce
qu’ils veulent eux-mêmes le faire.
Mr. Reid: One of my former positions was vice-president of the
Canadian Amateur Hockey Association and I was the general
manager of our world junior team when Eric Lindros and a few
other notables were involved.
M. Reid : Un de mes anciens postes était celui de vice-président
de l’Association canadienne de hockey amateur et j’ai été le gérant
général de notre équipe mondiale junior quand Eric Lindros et
quelques autres joueurs de renom en faisaient partie.
Probably up until the time of Sidney Crosby’s tragic injury, it has
been a problem because the medical staff involved with the teams
were not reporting and not really doing an honest evaluation. A
hockey player would get hurt and you see it if you are watching the
Stanley Cup playoffs now; they get hit, they go down, they shake
their head and go back to the bench. They are not seen by a doctor.
The trainer asks them how they feel. They are completely driven in
playoff hockey to get back on the ice.
Probablement jusqu’à la blessure tragique de Sidney Crosby,
c’était un problème parce que le personnel médical qui s’occupait
des équipes n’établissait pas de rapports et ne faisait pas vraiment
d’évaluations honnêtes. Quand un joueur de hockey se blesse,
vous voyez ce qui se passe si vous suivez les éliminatoires de la
Coupe Stanley; il est touché, il tombe, il secoue la tête et retourne
au banc. Il n’est pas examiné par un médecin. L’entraîneur lui
demande comment il se sent. Il est vraiment poussé à retourner
sur la glace.
When Sidney Crosby got injured, it was the first time that the
NHL said team physicians are not allowed to evaluate players on
a team that have concussions or appear to be concussed. They
have to be viewed by a third party physician in a quiet room, not
Quand Sidney Crosby a été blessé, la NHL a dit pour la
première fois que les médecins de l’équipe n’étaient pas autorisés à
examiner les joueurs qui souffraient d’une commotion ou
semblaient en souffrir. Ils doivent être examinés par un médecin
18:40
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
the dressing room, taken away to a medical room and examined.
We are talking 2012 that this is coming about, so there are lots of
hockey players.
indépendant, dans une pièce à l’écart, et non pas dans le vestiaire.
Cette règle est entrée en vigueur en 2012 et il y a donc beaucoup
de joueurs de hockey.
We are fortunate to see a number of hockey players donating
their brains to Boston University to have them evaluated. Many
of those players went back and played without these return-toplay guidelines. They were returned by trainers. They were not
seen by doctors.
Nous avons la chance qu’un certain nombre de joueurs de
hockey fassent don de leur cerveau à l’Université de Boston pour
qu’elle les étudie. Un grand nombre de ces joueurs sont retournés
jouer en l’absence de ces règles de retour au jeu. Les entraîneurs les
ont renvoyés sur la glace. Ils n’ont pas été vus par des médecins.
Hockey is undergoing quite a metamorphosis and
unfortunately it took the top player to get injured. They did not
respond when Eric Lindros had to leave the sport, but they are
certainly responding now.
Le hockey est en train de connaître une métamorphose mais,
malheureusement, il a fallu que le joueur vedette soit blessé. On
n’a pas réagi quand Eric Lindros a dû quitter le sport, mais on
réagit certainement maintenant.
Senator White: You led this perfectly as if we had spoken about
it before. Why is it that we do not force referees in the sport that
brings about the most concussions — hockey — to be trained to
the same level to recognize the injuries that we do in boxing, and
that a referee in hockey would actually order a player off the ice
because of what they see in their eyes, like we do in boxing? Why
do we not do that in amateur sport?
Le sénateur White : Vous avez parfaitement répondu à mes
questions comme si nous en avions déjà parlé avant. Comment se
fait-il que nous ne forcions pas les arbitres du sport qui cause le
plus de commotions, le hockey, à recevoir une formation aussi
poussée que pour la boxe, pour qu’ils reconnaissent les blessures
et ordonnent à un joueur de quitter la glace en raison de ce qu’il
voit dans ses yeux, comme c’est le cas pour la boxe? Pourquoi ne
le faisons-nous pas pour le sport amateur?
Mr. Reid: That is a really good question.
M. Reid : C’est vraiment une bonne question.
Senator White: An answer is not required.
Le sénateur White : Vous n’avez pas besoin d’y répondre.
Mr. Reid: I think the answer is that at hockey games the league
should have an independent orthopedically trained physician who
is at the event and if they see someone being struck or hit the glass
or ice or not even go down but just be hit in a collision, they
should be doing those types of assessments. You need to have an
independent third party because there is a lot of money involved
and that is an unfortunate part of professional sport.
M. Reid : La réponse est sans doute qu’au hockey, la ligue
devrait avoir un médecin indépendant spécialisé en orthopédie qui
serait sur place pour faire ce genre d’examen s’il voit quelqu’un se
faire frapper, tomber sur la glace ou simplement entrer en
collision. Il faut une tierce partie indépendante, car il y a
beaucoup d’argent en jeu et cela fait malheureusement partie du
sport professionnel.
Senator White: I appreciate that. As a kid I boxed and, as you
can tell, I took a few too many shots. The referee looked in my
eyes. It did not matter what my corner said. I was done if the
referee said I was done. We pay referees in Canada from the time
they are refereeing seven- and eight-year-olds and we train them
and obligate them to do certain things. I think there is a level of
expertise they need to develop if they want to continue refereeing
when we have identified the injuries coming out of our game, one
of our national sports.
Le sénateur White : Je le comprends. Quand j’étais jeune, j’ai fait
de la boxe, et je peux vous dire que j’ai pris quelques coups de poing
de trop. L’arbitre regardait mes yeux. Peu importe ce que disait
mon homme de coin. Je devais abandonner si l’arbitre disait que je
devais le faire. Au Canada, nous payons des arbitres à partir du
moment où ils arbitrent des matchs entre des jeunes de 7 et 8 ans,
nous les formons et nous les obligeons à faire certaines choses. Je
pense qu’ils doivent acquérir un certain niveau de compétence s’ils
veulent continuer à jouer le rôle d’arbitre alors que nous savons
quelles sont les blessures causées par un de nos sports nationaux.
Mr. Reid: We had an event this past Friday night, Maximum
Fighting Championships. It is on television in HD, and TSN will
play it in another couple of weeks, so you can all see it.
M. Reid : Vendredi dernier, il y a eu les Maximum Fighting
Championships. C’est à la télévision en HD et TSN les
retransmettra dans deux semaines. Vous pourrez donc tous les voir.
A fighter named Ryan McGillivray, who fought in the UFC, is
in the championship fight. He is in tough; he is hurt. It is five
rounds. At the end of the third round he thinks it has been
concussed. His corner is encouraging him to continue fighting. A
referee is trained. The referees have exit strategies. He went to
Ryan in his corner, with the team doctor beside him, and the team
doctor looked at cuts and said that he can probably continue. The
referee said to Ryan, ‘‘If you want to continue fighting, you have
to take one step towards me. If you do not step towards me, the
Un combattant du nom de Ryan McGillivray, qui s’est battu
dans l’UFC, participe au championnat. L’échange est violent; il
est blessé. Le match est en cinq rounds. À la fin du troisième
round, il pense avoir subi une commotion. Son homme de coin
l’encourage à poursuivre le combat. Un arbitre est quelqu’un qui
a reçu une formation. Les arbitres ont des stratégies de sortie. Il
est allé voir Ryan dans son coin, accompagné du médecin de
l’équipe, et le médecin a examiné les coupures et dit qu’il pouvait
probablement continuer. L’arbitre a dit à Ryan : « Si tu veux
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:41
doctor here is cancelling the fight,’’ doctor stoppage, and Ryan
did not move. The referee said the fight is over, referee stoppage.
They are in partnership. He is in partnership with the doctor.
continuer le combat, tu dois faire un pas vers moi. Si tu ne fais pas
un pas vers moi, le médecin qui est ici va annuler le combat »,
mais Ryan n’a pas bougé. L’arbitre a dit que le combat était
terminé. Le médecin et l’arbitre travaillent ensemble. L’arbitre est
le partenaire du médecin.
The kid ended up going back to the dressing room. After
20 minutes he passed out. He was taken by ambulance to the
hospital and they were concerned about a brain bleed.
Le jeune est retourné au vestiaire. Au bout de 20 minutes, il
s’est évanoui. Il a été emmené en ambulance à l’hôpital où on a
craint une hémorragie cérébrale.
It is an illustration of exactly what you are talking about. They
have strategies in MMA to allow someone to honourably get out
of a fight because he would have gone back otherwise.
Cela illustre exactement ce dont nous parlons. Les arbitres des
arts martiaux mixtes ont des stratégies pour permettre à un
combattant d’abandonner honorablement le combat, car
autrement, Ryan aurait continué.
Senator Joyal: I think the problem would be to start convincing
Don Cherry that health matters.
Le sénateur Joyal : Je pense que la difficulté serait de
convaincre Don Cherry que la santé est importante.
The Deputy Chair: We have ranged quite a bit beyond the
technical scope of this bill, but for us to understand the context in
which this bill would take effect, it has been not only very
interesting but very helpful. We thank you all very much indeed.
La vice-présidente : Nous nous sommes éloignés un peu de la
portée de ce projet de loi, mais c’était non seulement très
intéressant, mais très utile pour nous aider à comprendre le
contexte dans lequel cette mesure s’appliquerait. Nous vous
remercions tous infiniment.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
OTTAWA, Thursday, May 10, 2012
OTTAWA, le jeudi 10 mai 2012
The Standing Senate Committee on Legal and Constitutional
Affairs met this day at 10:35 a.m. to study Bill S-209, An Act to
amend the Criminal Code (prize fights).
Le Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et
constitutionnelles se réunit aujourd’hui à 10 h 35 pour étudier le
projet de loi S-209, Loi modifiant le Code criminel (combats
concertés).
Senator Joan Fraser (Deputy Chair) in the chair.
[Translation]
The Deputy Chair: Welcome to the Standing Senate Committee
on Legal and Constitutional Affairs. We are continuing our study
of Bill S-209, An Act to amend the Criminal Code (prize fights).
[English]
La sénatrice Joan Fraser (vice-présidente) occupe le fauteuil.
[Français]
La vice-présidente : Bienvenue au Comité permanent des
affaires juridiques et constitutionnelles. Nous poursuivons
aujourd’hui notre étude du projet de loi S-209, Loi modifiant le
Code criminel (combats concertés).
[Traduction]
This morning we are pleased to welcome, as our first witnesses,
from Ultimate Fighting Championship, Mr. Tom Wright,
Director of Canadian Operations; and Mr. Rory MacDonald, a
UFC welterweight fighter, who will be able to give us a real whatit-is-like perspective.
Nous sommes heureux d’accueillir ce matin, comme premiers
témoins, M. Tom Wright, directeur des opérations au Canada de
l’Ultimate Fighting Championship, et M. Rory MacDonald,
combattant de poids mi-moyen de l’UFC, qui pourront nous
donner une idée de la façon dont les choses se déroulent vraiment.
Tom Wright, Director of Canadian Operations, Ultimate
Fighting Championship: Thank you very much, Madam Chair
and senators, for the opportunity to speak with you today.
Tom Wright, directeur des opérations au Canada, Ultimate
Fighting Championship : Merci beaucoup, madame la présidente
et mesdames et messieurs les sénateurs, de nous donner l’occasion
de discuter avec vous aujourd’hui.
[Translation]
On behalf of the UFC, our athletes and mixed martial arts fans
in Canada, I want to thank you for the opportunity to be here
today to talk to you about our sport.
[Français]
Au nom de l’UFC, nos athlètes et les partisans des arts
martiaux mixtes du Canada, merci de votre invitation aujourd’hui
à vous parler de notre sport.
18:42
Legal and Constitutional Affairs
[English]
10-5-2012
[Traduction]
I would like to acknowledge all the previous witnesses. You
have heard from athletic commissioners, sport ministers and
doctors. There has been a lot of discussion about this new sport
called mixed martial arts. It is the fastest growing sport in the
world. It is an exciting, fast-paced, high-energy global sport. It is a
sport with amazing athletes like Rory MacDonald. For those who
do not know Mr. MacDonald, he is originally a B.C. native from
Quesnel, B.C. He grew up in Kelowna and Langley and now lives
in Montreal where he trains at the Tristar Gym with another
welterweight Canadian fighter, Georges St-Pierre.
J’aimerais remercier tous les témoins précédents. Vous avez
entendu des médecins et des commissaires et des ministres aux
sports. Il y a eu beaucoup de discussions au sujet de ce nouveau
sport, que certains qualifient d’arts martiaux mixtes. Il s’agit du
sport qui connaît la plus grande croissance partout dans le
monde. C’est un sport très énergique, rapide et excitant. C’est un
sport pratiqué par des athlètes incroyables, comme Rory
MacDonald. Pour ceux qui ne connaissent pas M. MacDonald,
je peux vous dire qu’il vient de la Colombie-Britannique, plus
précisément de Quesnel. Il a grandi à Kelowna et Langley, et il vit
maintenant à Montréal, où il s’entraîne, au gym Tristar avec un
autre combattant canadien de poids mi-moyen, Georges St-Pierre.
Mr. MacDonald is 22 and is the fourth youngest of our
athletes in the UFC. His record is 13 and 1. He is a great
Canadian and is a representative and ambassador for this new
sport. He most recently competed as the co-main event in
UFC 145, where he was victorious. I am proud to have this fellow
Canadian as an athlete in our sport.
M. MacDonald a 22 ans et il arrive au quatrième rang des
athlètes les plus jeunes de l’UFC. Son record est de 13 victoires et
1 défaite. C’est un Canadien exceptionnel qui représente ce
nouveau sport et en est l’ambassadeur. Il a tout récemment
combattu dans le cadre d’un des deux combats principaux de
l’événement UFC 145, qu’il a remporté. Je suis fier de compter sur
ce Canadien parmi les athlètes qui représentent notre sport.
This committee may not be aware of how distinctly Canadian
mixed martial arts has become, and the UFC in particular. As I
said, it is the fastest growing sport in the world, but Canada has the
most developed market in the world for our sport on a per capita
basis. Our first event in Ontario, UFC 129, on April 30, 2011, set an
all-time world record for our event. Fifty-five thousand Canadians
showed up to cheer on our athletes and watch many Canadians
compete.
Les membres de votre comité ne sont peut-être pas conscients
de la mesure dans laquelle les arts martiaux mixtes canadiens se
distinguent, plus particulièrement l’UFC. Comme je l’ai dit, c’est
le sport qui connaît la croissance la plus rapide au monde, mais le
Canada est le pays dont le marché pour ce sport est le plus
développé par habitant. Notre premier événement tenu en
Ontario, l’UFC 129, le 30 avril 2011, a établi un record
mondial. Au total, 55 000 Canadiens y ont assisté pour
encourager nos athlètes et venir voir de nombreux Canadiens
participer aux combats.
While mixed martial arts is a new and exciting sport in which
Canada has this position, it is also a polarizing sport. The one
thing that cannot be denied is the fact that it is a sport.
Si les arts martiaux mixtes sont un sport nouveau et excitant
dans lequel le Canada se distingue, il s’agit aussi d’un sport qui
divise la population. Une chose est sûre, c’est bel et bien un sport.
As a sport, it is absolutely fundamental that there be consistent
rules, regulations and a consistent field of play so athletes like
Mr. MacDonald can compete on a level playing field. It is
fundamental that we have this consistent field of play because you
want to make sure that you have properly trained officials, that
certain rules and regulations are in place, and that there is a fair
outcome for the competition. Most importantly, you want a
consistent, professionally managed and rigorously maintained
regulatory environment for competition oversight.
Comme il s’agit d’un sport, il faut absolument prévoir des
règles uniformes, de même qu’une arène uniforme de façon à ce
que les athlètes comme M. MacDonald puissent combattre selon
des règles du jeu équitables. Ces dernières s’imposent parce que
nous voulons être certains que les arbitres ont reçu une formation
adéquate, que certaines règles sont en place, et que le résultat du
combat est juste. Mais, d’abord et avant tout, ce que nous
voulons, c’est un contexte de réglementation uniforme, administré
de façon rigoureuse par des professionnels pour la surveillance des
compétitions.
At the heart of all these needs is the health and safety of our
athletes. I can tell you that when the company I work for, Zuffa,
purchased the intellectual property of the Ultimate Fighting
Championship in early 2001, the first thing we did as an
organization was to run to regulation. We ran to regulation
because at the time our sport was not sanctioned. It was not
regulated in any province or territory in Canada and in only two
states in the United States of America: Nevada and New Jersey.
Tous ces besoins visent fondamentalement à protéger la santé et
la sécurité de nos athlètes. Je peux vous dire que quand Zuffa,
l’entreprise pour laquelle je travaille, a acheté la propriété
intellectuelle de l’Ultimate Fighting Championship au début
de 2001, la première chose que nous avons faite, à titre
d’organisation, a été d’aller chercher une réglementation, parce
que, à l’époque, notre sport n’était pas sanctionné. Il n’était pas
réglementé dans l’ensemble des provinces et des territoires du
Canada, et il ne l’était que dans deux États américains : le Nevada
et le New Jersey.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:43
We are now regulated either provincially or municipally in
seven of our 10 provinces and the three territories. We are
regulated in 46 of the 48 states in the United States that have
commissions. Again, this is about making sure that there is a
consistent regulatory environment and that the health and safety
of our athletes is first and foremost.
Nous sommes maintenant réglementés sur le plan provincial ou
municipal dans 7 des 10 provinces et dans les 3 territoires. Nous
sommes réglementés dans 46 des 48 États américains où il y a des
commissions. Encore une fois, tout cela nous permet d’être
certains que le sport se déroule dans un contexte de
réglementation uniforme et que la santé et la sécurité de nos
athlètes passent avant tout.
I am a proud Canadian. In time, our goal is to have all
10Aprovinces and three territories have a consistent regulatory
framework. The challenge is that because of section 83(2) of the
Criminal Code there is this ambiguity — a lack of clarity — as it
relates to the definition of prizefighting. It is silent on mixed martial
arts. It speaks to boxing, and when that section was written in
the 1930s, the sport of mixed martial arts did not exist. These very
simple changes to the Criminal Code will have very significant
impacts to mixed martial arts in Canada, to our sport as we
continue to grow and provide opportunities for Mr. MacDonald to
represent our country and our sport as well as he does.
Je suis fier d’être Canadien. Dans l’avenir, nous visons à ce que
les 10 provinces et les 3 territoires disposent tous d’un cadre de
réglementation uniforme. Le problème est lié au fait qu’il y a une
ambiguïté — un manque de clarté — au paragraphe 83(2) du Code
criminel au sujet de la définition d’un combat concerté. Il n’y est pas
question des arts martiaux mixtes. On y mentionne la boxe, mais,
quand ce paragraphe a été rédigé dans les années 1930, le sport des
arts martiaux mixtes n’existait pas. Ces changements tout simples
apportés au Code criminel auront une très grande incidence sur les
arts martiaux mixtes au Canada, sur notre sport, à mesure qu’il
continuera de croître, ce qui permettra à M. MacDonald de
continuer de représenter notre pays et notre sport aussi bien qu’il
le fait présentement.
These simple changes will eliminate the ambiguity and bring
clarity to section 83(2), provide a consistent regulatory
environment across our country and lift this cloud of legal
uncertainty for provinces that fundamentally must turn a blind
eye to the Criminal Code.
Ces simples changements élimineraient l’ambiguïté et
rendraient plus clair le paragraphe 83(2), ce qui donnerait à
notre sport un contexte réglementaire uniforme à l’échelle du pays
et éliminerait toute cette incertitude juridique pour les provinces,
qui doivent, essentiellement, fermer les yeux sur le Code criminel.
With that, I thank you for the opportunity to speak with you.
Mr. MacDonald and myself are fully supportive of the
amendment — Bill S-209 — that is in front of the Senate. At
this time we would entertain any questions. One of the reasons we
have Mr. MacDonald here is to ensure that you not only have the
perspective of the management of the sport here in Canada; it is
really important that you have an understanding and perspective
of one of our athletes.
Je vous remercie donc de me donner l’occasion de discuter avec
vous. M. MacDonald et moi appuyons pleinement l’amendement,
le projet de loi S-209 à l’étude au Sénat. Nous sommes
maintenant prêts à répondre à toutes vos questions. Si nous
avons amené M. MacDonald aujourd’hui, c’est pour vous
permettre d’avoir un autre point de vue que celui de la gestion
de ce sport ici, au Canada. Il est très important que vous
compreniez l’un de nos athlètes et puissiez voir les choses de son
point de vue.
The last thing is that, as a little bit of context for
Mr. MacDonald, our sport is a young one. In real terms we are
not even a teenager. The one hundredth Grey Cup will be
celebrated in Toronto. Hockey, basketball and baseball are well
into their century. However, this is a young sport, and even
athletes five or ten years ago would have come up to mixed
martial arts from an individual art. It might have been from
karate, judo, tae kwon do, Greco-Roman wrestling or perhaps
boxing. Mr. MacDonald represents a new breed of athlete that
has trained as a mixed martial artist. He has skill in all those
interdisciplinary disciplines that make up mixed martial arts. He
is also a great ambassador for our country, which is one of the
reasons I am proud to have him as an athlete and to introduce
him to this Senate committee. Thank you very much.
La dernière chose que je pourrais dire, pour situer un peu en
contexte le rôle de M. MacDonald, c’est que notre sport est encore
tout jeune. D’un point de vue relatif, il n’est même pas encore
adolescent. La Coupe Grey célébrera bientôt son 100e anniversaire à
Toronto. Le hockey, le basketball et le baseball sont des sports qui
ont fêté leur centenaire depuis longtemps. Notre sport à nous est
encore tout jeune, et, il y a seulement 5 ou 10 ans, les athlètes qui
pratiquaient les arts martiaux mixtes avaient auparavant pratiqué
un sport en particulier, comme le karaté, le judo, le tae kwon do, la
lutte gréco-romaine et, dans certains cas, la boxe. M. MacDonald
représente une nouvelle lignée d’athlètes qui se sont entraînés pour
devenir des spécialistes des arts martiaux mixtes. Il possède des
techniques provenant de toutes les disciplines qui ont donné
naissance aux arts martiaux mixtes. C’est aussi un bon
ambassadeur pour le Canada, et c’est notamment pour cette
raison que je suis fier de le compter comme athlète et de le présenter
à votre comité sénatorial. Merci beaucoup.
The Deputy Chair: Thank you very much, Mr. Wright.
La vice-présidente : Merci beaucoup, monsieur Wright.
18:44
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
Senator Runciman: Welcome to both of you. Mr. Wright, you
raised the issue of safety. Many may not know that you also have
experience as a former commissioner of the Canadian Football
League. We have heard some concern about injuries. We had a
discussion yesterday with a number of witnesses about injuries in
this sport that you are representing versus hockey or football.
You have a unique background, perhaps, with respect to being up
close and personal with professional football. Maybe you could
address that. From Mr. MacDonald’s perspective as an athlete
and competitor, I wonder how the safety provisions that are in
place for him and other fighters compare with, say, boxing.
Le sénateur Runciman : Je vous souhaite la bienvenue à tous les
deux. Monsieur Wright, vous avez mentionné la question de la
sécurité. Bien des gens ne savent peut-être pas que vous avez aussi
déjà été commissaire de la Ligue canadienne de football. On nous
a parlé de certaines préoccupations concernant les blessures. Nous
avons discuté hier avec un certain nombre de témoins des
blessures dans le sport que vous représentez par rapport aux
blessures au hockey ou au football. Vous avez peut-être une
expérience unique puisque vous connaissez de près le football
professionnel. Vous pourriez peut-être nous en parler. En ce qui
concerne le point de vue de M. MacDonald à titre d’athlète qui
prend part à des compétitions, je me demande en quoi les
dispositions de sécurité qui s’appliquent à lui et aux autres
combattants se comparent avec celles, disons, de la boxe.
Mr. Wright: Thank you, senator. I will start, and then
Mr. MacDonald can conclude.
M. Wright : Merci, monsieur le sénateur. Je vais commencer,
puis M. MacDonald pourra conclure.
I think I have that perspective, having been the commissioner
of the Canadian Football League. In previous jobs, I have worked
with professional basketball, hockey and baseball players. It is
really important to understand that we have taken very distinct
measures to ensure the health and safety of our athletes, first and
foremost. What separates our sport from those others is the fact
that it is actually the regulatory environment. It is third-party
athletic commissions that are responsible for establishing the
consistent rules and regulations in terms of pre-fight and postfight medicals that all of our athletes must go through, and the
consistent training of the referees so that they are in a position,
when a fighter is not able to take care of himself, that they can
stop the contest.
Je pense que j’ai ce point de vue particulier puisque j’ai déjà été
commissaire de la Ligue canadienne de football. Dans le cadre
d’emplois précédents, j’ai travaillé auprès de joueurs
professionnels de basketball, de hockey et de baseball. Il est très
important de comprendre que nous avons pris des mesures
vraiment distinctes pour garantir d’abord et avant tout la santé et
la sécurité de nos athlètes. Ce qui distingue notre sport de ces
autres sports, c’est, en réalité, le contexte de réglementation. Il
revient aux commissions sportives des tiers d’établir une
réglementation et des règles uniformes en ce qui concerne les
examens médicaux que tous nos athlètes doivent subir avant et
après un combat, et concernant la formation uniforme des
arbitres de façon à ce qu’ils puissent, si un combattant n’est plus
en mesure de décider pour lui-même, mettre fin au combat.
It is somewhat different than in those other sports, where it is not
a third party that is administering those regulations. I can tell you
circumstances. Every single one of our fighters go through a
rigorous set of medical examinations, CAT scans and blood testing
before they compete. We drug test all of our athletes as well.
La situation n’est pas la même dans les autres sports, puisque ce
n’est pas un tiers qui administre la réglementation. Je peux vous
donner quelques détails. Chacun de nos athlètes fait l’objet d’une
série d’examens médicaux rigoureux, d’une tomodensitométrie et de
tests sanguins avant un combat. Nous faisons aussi des tests de
dépistage de drogue chez tous nos athlètes.
Following an event, the athletic commission — provincially or
municipally in Canada or state commissions in certain jurisdictions
in the United States — will then do a post-fight analysis of our
athletes. If there are any concerns, it is that third party arm’s-length
commission that will suspend an athlete for 30, 60 or 90 days. That
athlete is not allowed to train with contact until that athlete has
been passed and approved by the medical commission.
À la suite d’un événement, la commission sportive de la
province ou de la municipalité, dans le cas du Canada, ou de
l’État, dans certains secteurs des États-Unis, procède à une
analyse post-combat de nos athlètes. S’il y a quoi que ce soit, la
commission, qui est régie par un tiers, peut suspendre un athlète
pendant 30, 60 ou 90 jours. L’athlète n’a pas le droit de s’entraîner
avec contact tant qu’il ne fait pas l’objet d’un examen de la part de
la commission médicale et que celle-ci ne lui donne pas le feu vert.
We take it very seriously because at the heart of our sport are
our athletes and a consistent and fair level playing field. That is
why we look carefully. We do not take it lightly. We know
concussions and head injuries are a significant part of sport. We
see it in hockey and in football. However, we try to make sure it is
not in our hands to measure, but in professional hands that are
third party.
C’est un enjeu très important pour nous parce que nos athlètes
sont au coeur de notre sport, tout comme des conditions de
pratique équitables. C’est pourquoi nous prenons de grandes
précautions. Nous ne prenons pas les choses à la légère. Nous
savons que les commotions et les blessures à la tête sont une part
importante du sport. Nous le voyons aussi au hockey et au
football. Toutefois, nous essayons de nous assurer qu’il ne nous
revient pas, à nous, de réglementer à ce sujet, mais que cela revient
plutôt à des professionnels au sein de tierces parties.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:45
The last point I would make is why it is so important that we
have this consistent regulatory environment across the country.
You want to ensure that every single organization that is
conducting a professional mixed martial arts event is held to the
same rigour and standard as we are. We know we will protect our
athletes, but we want to ensure that every single organization is
held to that same standard, a standard of consistency and rigour
that will ensure the health and safety of our athletes.
Je terminerai en expliquant pourquoi il est si important d’avoir
un contexte de réglementation uniforme à l’échelle du pays. Nous
voulons savoir avec certitude que chaque organisation qui
présente des événements professionnels d’arts martiaux mixtes
doit faire preuve de la même rigueur que nous et respecter les
mêmes normes. Nous savons que nous allons protéger nos
athlètes, mais nous voulons être certains que chaque organisation
est tenue d’en faire autant, de respecter une norme de rigueur et
d’uniformité qui viendra garantir la santé et la sécurité de nos
athlètes.
Rory MacDonald, UFC Welterweight Fighter, Ultimate
Fighting Championship: I can only give my personal experience
on the matter. I feel completely safe when I enter the octagon
because of the steps that I go through leading up to and following
a fight.
Rory MacDonald, combattant, poids mi-moyen, UFC, Ultimate
Fighting Championship : Je peux seulement parler de mon
expérience personnelle à ce sujet. Je me sens tout à fait en
sécurité quand j’entre dans l’octogone en raison des étapes que je
dois franchir pour me rendre à un combat et après celui-ci.
Certain tests have to be done with registered doctors and head
scans, blood tests, all the medicals that Mr. Wright went through
already. I have never felt that I have been put in a position where I
am risking my health. I always feel that I am at my very best when
I am stepping in there. I feel like the UFC and the sport of MMA
has always protected my health as an athlete.
Certains tests doivent être effectués par des médecins désignés,
comme des tomographies axiales, des analyses sanguines, et tous
ces examens médicaux que M. Wright a déjà mentionnés. Je n’ai
jamais eu l’impression de me retrouver dans une situation où ma
santé était à risque. Je sens toujours que je suis à mon meilleur
quand j’entre dans l’arène. J’ai l’impression que les responsables
de l’UFC et des arts martiaux ont toujours protégé ma santé à
titre d’athlète.
Senator White: Thank you for being here today. I have seen the
growth of MMA in Canada. My question focuses around whether
or not we are doing anything in this country to make MMA an
Olympic sport.
Le sénateur White : Merci d’être ici aujourd’hui. J’ai remarqué
la croissance des arts martiaux mixtes au Canada. Ma question
vise à savoir si nous faisons quoi que ce soit, au Canada, pour que
les arts martiaux mixtes deviennent un sport olympique.
I think it is an area we could excel at, first of all, and second, it
is a sport that, over the past decade, has grown from what
originally was referred to as cage fights and things like that to
being seen by many now as your typical pugilist sport, no
different than although a lot different than boxing. Most of us, I
think, have grown to understand the sport better, whether or not
you see making it an Olympic sport as our next step, especially
when we look at people like Mr. MacDonald who grew up in that
sport rather than converting at 23 or 24, maybe having competed
internationally as a wrestler or something else but actually finding
himself that this is a pure sport in itself almost at this point.
C’est un sport dans lequel nous pourrions exceller, d’abord et
avant tout, et c’est aussi un sport qui a beaucoup évolué depuis
10 ans, passant de ce qu’on appelait à l’origine des combats de
cage, par exemple, à la vision qu’un grand nombre de personnes
ont maintenant de votre sport, un sport de combat ordinaire, un
peu comme l’est la boxe, tout en étant bien différent. Je pense que
la plupart d’entre nous comprennent maintenant mieux le sport,
qu’il soit question ou non d’en faire ensuite un sport olympique,
surtout si l’on pense à des gens comme M. MacDonald, qui ont
grandi avec ce sport plutôt que d’y arriver à 23 ou 24 ans après
avoir, peut-être, compétitionné à l’échelle internationale comme
lutteur ou autre et qui se retrouvent à constater qu’il s’agit
maintenant presque d’un sport à part entière.
Mr. Wright: I will let Mr. MacDonald speak about how
excited he would be to be an Olympian representing Canada,
but I can tell you that as recently as maybe eight to ten months
ago, I had some preliminary discussions with individuals at Sport
Canada to look at that kind of development, all along the notion
of making mixed martial arts an Olympic sport. It was just last
month, in Sweden, that the International Mixed Martial Arts
Federation was founded. That is a global regulatory oversight
body that, I think, in time, has as its goal to have MMA as an
Olympic sport.
M. Wright : Je vais laisser M. MacDonald vous dire à quel
point il serait enthousiaste à l’idée de représenter le Canada aux
Jeux olympiques. Je peux toutefois vous dire que j’ai tenu, il y a de
cela tout juste 8 ou 10 mois, des discussions préliminaires avec des
représentants de Sport Canada pour envisager ce type de
démarche visant, au bout du compte, à faire des arts martiaux
mixtes un sport olympique. La Fédération internationale des arts
martiaux mixtes a été fondée il y a tout juste un mois, en Suède. Il
s’agit d’un organisme mondial de surveillance de la
réglementation qui a notamment comme but, je crois, de faire
des arts martiaux mixtes un sport olympique.
18:46
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
It is interesting that you bring this up, because in one of my
previous lives I used to be the CEO of Salomon North America,
the ski company. When I first took that job, I had a snowboard
sales team and a snowboarding division of my sport. If you
looked at me and said, ‘‘Do you think in 15 or 20 years that one of
the most watched events at the Calgary 2010 Olympics would be
the half-pipe competition or the snowboard cross,’’ some people
might have said, ‘‘You are crazy,’’ but that is what has happened
with these new sports that have engaged these new athletes and
have allowed countries like Canada to take a leadership position.
That is what happens. I would like nothing better than to maybe
go to Quebec City. I do not know if that will happen that quickly,
but I would like nothing better than to attend an Olympic Games
and have mixed martial arts and be able to salute athletes like
Mr. MacDonald.
Je trouve intéressant que vous souleviez cette question puisque,
dans l’une de mes vies antérieures, j’ai été PDG de Salomon
Amérique du Nord, l’entreprise de skis. Quand j’ai commencé
dans cet emploi, j’avais une équipe de vente et une division
responsables de la planche à neige. Si on m’avait demandé :
« Pensez-vous que, dans 15 ou 20 ans, l’une des compétitions les
plus regardées des Jeux olympiques de Calgary en 2010 sera la
compétition de cross ou de demi-lune en planche à neige? »,
certaines personnes m’auraient peut-être traité de fou, mais c’est
ce qui s’est passé avec ces nouveaux sports qui ont attiré de
nouveaux athlètes et ont permis à des pays comme le Canada
d’occuper les positions de tête. C’est comme ça que les choses se
passent. C’est ce que j’aimerais le plus, à part, peut-être, aller à
Québec. Je ne sais pas si cela arrivera aussi rapidement, mais ce
que j’aimerais le plus, ce serait d’assister à des Jeux olympiques où
il y aurait des arts martiaux mixtes, et de pouvoir rendre
hommage à des athlètes comme M. MacDonald.
Mr. MacDonald: I started training in mixed martial arts when I
was 14, a very young teenager. One of my dreams was to be an
Olympic athlete, being in sports like hockey and soccer growing
up as a young kid and transitioning into martial arts. Obviously it
was not an option that mixed martial arts could be an Olympic
sport, but I would love to see it happen. Maybe it would not
happen in my career, although I hope it would, but it is one of my
dreams that mixed martial arts would become an Olympic sport.
M. MacDonald : J’ai commencé à m’entraîner à la pratique des
arts martiaux mixtes quand j’avais 14 ans, au tout début de
l’adolescence. L’un de mes rêves était de participer aux Jeux
olympiques dans un sport comme le hockey ou le soccer, quand
j’étais petit, puis de passer aux arts martiaux. Évidemment, ce
n’était pas possible que les arts martiaux mixtes deviennent un
sport olympique, mais j’aimerais que cela se produise un jour. Ce
ne sera peut-être pas pendant ma carrière, même si je l’espère,
mais je rêve tout de même que les arts martiaux mixtes deviennent
un sport olympique.
Senator Baker: I would just note that Senator White is a former
boxer.
Le sénateur Baker : J’aimerais simplement souligner que le
sénateur White est un ancien boxeur.
Senator White: Not a good one.
Le sénateur White : Je n’étais pas très bon.
Senator Baker: To his right, Senator Boisvenu has a black belt
in karate. You are with great friends here, Mr. Wright. I want to
congratulate Tom Wright for the great job he has done in
promoting this sport over the years. He has really done a great job
for the sport.
Le sénateur Baker : Le sénateur Boisvenu, assis à sa droite, est
ceinture noire de karaté. Vous êtes ici en compagnie de bons amis,
monsieur Wright. J’aimerais féliciter Tom Wright pour le travail
exceptionnel de promotion de ce sport qu’il a fait au fil des ans. Il
a vraiment joué un très grand rôle pour ce sport.
My questions, though, are for Rory MacDonald, who is a hero
right across Canada. Rory MacDonald is a hero, with a great
many people who know him quite well.
Mes questions s’adressent toutefois à Rory MacDonald, qui est
un héros à l’échelle du Canada. Rory MacDonald est un héros, et
bien des gens le connaissent plutôt bien.
Mr. MacDonald, most of us are aware of boxing and the rules
in boxing. We watch mostly U.S. boxing, and some Montreal
boxing. The three-knockdown rule applies in some cases, and you
are counted up to 10. If the fellow gets up, then they go at it again.
They fight again. Is there the same three-knockdown rule in your
sport? Is that similar to boxing?
Monsieur MacDonald, la plupart d’entre nous connaissons la
boxe et ses règles. Nous regardons surtout de la boxe américaine,
et un peu de boxe montréalaise. La règle des trois envois au tapis
s’applique dans certains cas, puis il y a le compte jusqu’à 10. Si le
boxeur se relève, le combat reprend. Y a-t-il aussi cette règle des
trois envois au tapis dans votre sport. Est-ce que cela se passe
comme à la boxe?
Mr. MacDonald: There is no three-knockdown rule, and there
is no count out. That is where a lot of the head injuries lie in
boxing, where one of your opponents is knocked down, given a
chance to recover and able to continue, and then repeated head
shots for a longer round, usually 12 rounds, I think, in boxing.
We have shorter rounds. The way we have it set up is the referee
will jump in and stop the fight immediately if he feels that the
fighter is in danger of being critically injured or whatever it may
M. MacDonald : Il n’y a pas de règle des trois envois au tapis,
et il n’y a pas de compte. C’est ce qui entraîne bon nombre de
blessures à la tête dans la boxe; votre opposant peut être envoyé
au tapis, mais il a la possibilité de récupérer et, s’il en est capable,
de poursuivre le combat, ce qui fait qu’il reçoit encore d’autres
coups à la tête, pendant des rounds qui durent plus longtemps —
12 rounds, habituellement, je pense, à la boxe. Nos rounds sont
plus courts. Présentement, nous procédons de la façon suivante :
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:47
be and the fight is over. It is much safer for head injuries and
concussions and so forth. Fighters are not getting punch drunk
like you see some of the older boxers walking away with at the
end of their career.
l’arbitre saute dans l’arène et met immédiatement fin au combat
s’il pense que le combattant risque d’être gravement blessé, ou
quoi que ce soit, puis le combat est terminé. C’est une méthode
beaucoup plus sûre pour ce qui est des blessures à la tête et des
commotions, entre autres. Les combattants ne se retrouvent pas
tout étourdis et désorientés comme c’est parfois le cas d’anciens
boxeurs à la fin de leur carrière.
Senator Baker: If I get it correctly then, the boxer gets injured.
He or she, because now there is women’s boxing. We see it on
television. He or she is on the floor, unconscious at one point,
recovers, stands up, and then is allowed to continue, the fight
resumes, and this can happen three times in the same round and
still the fight continues.
Le sénateur Baker : Donc, si je comprends bien, le boxeur est
blessé. Le boxeur ou la boxeuse, puisqu’il y a maintenant de la
boxe féminine. On peut en voir à la télévision. Le boxeur se
retrouve donc au tapis, inconscient pendant un certain temps,
puis il reprend ses esprits, se lève et peut continuer; le combat
reprend, la même scène peut se produire trois fois pendant le
même round, et le combat se poursuit toujours.
In your sport then, it is the referee who stands in judgment, but
you also have tapping. Describe to us what tapping means.
Dans votre sport, donc, l’arbitre peut exercer son jugement.
Mais vous avez également la possibilité d’abandonner. Décriveznous comment cela se passe.
Mr. MacDonald: Tapping is a form of giving up.
Senator Baker: How do you that? Describe it.
M. MacDonald : On peut abandonner en tapant.
Le sénateur Baker : Comment faites-vous cela? Pouvez-nous
décrire comment cela se passe.
Mr. MacDonald: Just like that. Very easy. Or you could
verbally tap by saying ‘‘tap.’’ Even a yelp. Just physically tapping,
verbally tapping, or if a scream is given, the referee can come in
and use his better judgment to make the call as a verbal tap out.
M. MacDonald : Comme cela, tout simplement. C’est très
facile. Vous pouvez aussi le faire de vive voix, en disant « tap ».
Même simplement crier. Vous pouvez taper ou dire le mot
« tap », ou, s’il y a un cri, l’arbitre peut intervenir et se servir de
son jugement pour déterminer si la personne a crié parce qu’elle
voulait abandonner.
Mr. Wright: I could add one thing to it that I think is very
interesting. In the sport of boxing, there really was not an
honourable way to lose or honourable way to give up. There is
this notion of throwing in the towel, but those who have a history
in boxing will remember Roberto Durán saying, ‘‘No más, no
más,’’ and he was almost vilified for that. In Mr. MacDonald’s
sport, you can lose with honour. You can tap out. I think part of
that is what is at the root of mixed martial arts or individual
martial arts — karate, judo, tae kwon do, boxing, Greco-Roman
wrestling. If you have had a chance to train in those individual
martial arts, you go to a dojo. You could be very young, male or
female. What are some of the characteristics that you learn that
Mr. MacDonald has learned as he has trained? You learn
honour, discipline, sportsmanship and respect. You learn those
kinds of qualities that allow someone in our sport to lose with
honour, because it is okay to lose with honour. That is one of the
differentiating aspects of our sport and one of the ones that makes
it quite appealing.
M. Wright : Je pourrais ajouter une chose qui me semble très
intéressante. Dans le domaine de la boxe, il n’y a pas vraiment de
façon honorable de perdre ou d’abandonner. Il y a l’idée de lancer
la serviette, mais ceux qui connaissent un peu l’histoire de la boxe
se souviendront de Roberto Durán qui disait « No más, no más »,
et il a presque été vilipendé pour cela. Dans le sport de
M. MacDonald, vous pouvez perdre de façon honorable. Vous
pouvez abandonner. Je pense que tout cela vient en partie du
fondement même des arts martiaux mixtes ou des arts martiaux
individuels, comme le karaté, le judo, le tae kwon do, la boxe et la
lutte gréco-romaine. Les personnes qui ont la chance d’apprendre
l’un de ces arts martiaux individuels doivent se rendre à un dojo.
Ce peut être un jeune, garçon ou fille. Quelles sont certaines des
choses qu’elles apprendront et que M. MacDonald a aussi
apprises dans le cadre de son entraînement? Elles apprendront
l’honneur, la discipline, l’esprit sportif et le respect, autant de
règles de conduite qui permettent aux athlètes qui pratiquent
notre sport de perdre en tout honneur, parce qu’il est correct de
perdre de façon honorable. C’est l’un des aspects qui distinguent
notre sport et qui le rendent si intéressant.
Senator Baker: Mr. MacDonald, here you are, underneath,
and the other person has you in some sort of karate hold, like
Senator Boisvenu knows about, and they have you. You are
beginning to hurt. What do you do? You could just tap on that
person’s back?
Le sénateur Baker : Monsieur MacDonald, vous êtes là en
dessous, et l’autre personne vous a immobilisé grâce à une prise de
karaté, comme les connaît si bien le sénateur Boisvenu, et vous
êtes coincé. Cela commence à vous faire mal. Que faites-vous?
Vous pouvez tout simplement taper dans le dos de cette personne?
Mr. MacDonald: Or on the mat. Anywhere.
M. MacDonald : Ou sur le tapis. N’importe où.
18:48
Legal and Constitutional Affairs
Senator Baker: Or you could say ‘‘tap.’’ What percentage of
matches would you say end in voluntary tapping versus any other
way? Half of them? Would half of them end in tapping?
Mr. MacDonald: I do not know.
10-5-2012
Le sénateur Baker : Ou vous pouvez dire « tap ». Quel est le
pourcentage des combats qui se terminent, d’après vous, de façon
volontaire? La moitié d’entre eux? Est-ce que la moitié des
combats se terminent par un abandon?
M. MacDonald : Je ne sais pas.
Mr. Wright: I would know the number. It is around
30 per cent.
M. Wright : Je connais les chiffres. Il s’agit d’environ 30 p. 100
des combats.
Senator Baker: One third, actually. It is a voluntary motion on
behalf of the person that would end the match. That is incredible.
Le sénateur Baker : Un tiers, donc. C’est un geste volontaire de
la part d’un des athlètes qui met fin au combat. C’est incroyable.
The Deputy Chair: Senator Baker, I will put you on second
round.
La vice-présidente : Sénateur Baker, je vais revenir à vous
pendant la deuxième série de questions.
Senator Baker: I will tap out.
Senator Joyal: My first question is for Mr. MacDonald. You
mentioned that you have been in this sport since the age of 14,
and I think Mr. Wright mentioned you are now 22 or 23?
Mr. MacDonald: Yes.
Senator Joyal: How do you support yourself financially?
Le sénateur Baker : D’accord, j’abandonne.
Le sénateur Joyal : Ma première question s’adresse à
M. MacDonald. Vous avez mentionné que vous pratiquez ce
sport depuis l’âge de 14 ans, et je crois que M. Wright a
mentionné que vous aviez maintenant 22 ou 23 ans.
M. MacDonald : Oui.
Le sénateur Joyal : Comment subvenez-vous à vos besoins sur
le plan financier?
Mr. MacDonald: Luckily, I am with a great company in the
UFC. They have been able to support me financially as a
professional athlete.
M. MacDonald : Je suis chanceux, je travaille pour une
organisation extraordinaire, l’UFC. Cette organisation a été en
mesure de me soutenir financièrement à titre d’athlète professionnel.
I am very lucky and blessed that our sport is recognized and
that there are so many great fans supporting it. We have a huge
fan base now, and I am able to make a professional living from
my passion. I would do this regardless of whether money was
coming in, because I love it. It is who I am; it defines me. Ultimate
Fighting Championship definitely supports me financially and I
am comfortable making a live from it.
Je suis heureux et chanceux que notre sport soit reconnu et
qu’il y ait tant de partisans qui nous soutiennent. J’ai maintenant
de très nombreux partisans, et ma passion est devenue mon
activité professionnelle. Je le ferais même si je n’étais pas payé
parce que j’adore ce sport. C’est ce que je suis; c’est ce qui me
définit. L’Ultimate Fighting Championship me soutient donc
financièrement, et je suis à l’aise de gagner ma vie de cette façon.
Senator Joyal: How long do you think you will be able to
maintain the practice of this sport?
Le sénateur Joyal : Combien de temps pensez-vous être en
mesure de continuer de pratiquer ce sport?
Mr. MacDonald: My outlook on this sport and life in general is
just to do things until my passion runs out.
M. MacDonald : Ma vision du sport et de la vie en général,
c’est de continuer tant que la passion est là.
Mr. Wright: Randy Couture was 47 when he fought his last
fight.
M. Wright : Randy Couture avait 47 ans au moment de son
dernier combat.
Mr. MacDonald: Yes, he had a very long career. In this sport
you can go on for a very long time. It is a very healthy sport.
M. MacDonald : Oui, il a eu une très longue carrière. C’est un
sport que l’on peut pratiquer très longtemps. C’est un sport très sain.
Mr. Wright: It is a lifestyle for Mr. MacDonald. Tell the
committee about your training program.
M. Wright : Pour M. MacDonald, c’est un mode de vie.
Racontez aux membres du comité comment se déroule votre
programme d’entraînement.
Senator Joyal: Tell us about your average day.
Mr. MacDonald: I am at the gym for at least two to three hours
each day other than Sundays. I take Sundays off for recovery.
Regardless of whether I have a fight coming up, I train to perfect
my art. It is my job to become the best that I can be and to show
the best side of me every time I step into the octagon.
Le sénateur Joyal : Racontez-nous l’une de vos journées
ordinaires.
M. MacDonald : Je m’entraîne au gym pendant au moins deux
ou trois heures tous les jours, sauf le dimanche. Je garde le
dimanche pour récupérer. Qu’il y ait un combat qui s’en vient ou
non, je m’entraîne pour perfectionner ma technique. Mon travail
consiste à devenir le meilleur combattant possible et à me présenter
sous mon meilleur jour chaque fois que j’entre dans l’octogone.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:49
Senator Joyal: You have been doing this for eight or nine
years. Have you ever suffered injuries like contusions? Have you
ever had a concussion?
Le sénateur Joyal : Vous pratiquez ce sport depuis huit ou neuf
ans. Avez-vous déjà subi des blessures, comme des commotions?
Avez-vous déjà subi une commotion?
Mr. MacDonald: I have had no head injuries. I had knee
surgery last year necessitated by the amount of training I do.
Besides that, I have been perfectly healthy.
M. MacDonald : Je n’ai eu aucune blessure à la tête. J’ai subi
une chirurgie au genou l’an dernier à cause de tout mon
entraînement. À part cela, je suis en parfaite santé.
Senator Joyal: What kind of measures do you take to protect
your health so that you will be able to have a long career? As you
mentioned, you can participate until your late forties, which
means that most of your career is still ahead of you. You have to
ensure that you invest in your health in order to maintain that
career. How do you manage that priority in your life?
Le sénateur Joyal : Quels types de mesures prenez-vous pour
protéger votre santé afin d’avoir une longue carrière? Comme vous
l’avez mentionné, vous pouvez continuer à pratiquer ce sport jusqu’à
la fin de la quarantaine, ce qui signifie que la majeure partie de votre
carrière est encore à venir. Vous devez être certain d’investir dans
votre santé pour pouvoir poursuivre votre carrière. Comment vous y
prenez-vous pour gérer cette priorité dans votre vie?
Mr. MacDonald: That is very important to me. As you said, I
want to have a long career, and even afterwards I want to be a
healthy person with a healthy lifestyle. It is very important, first,
to have a healthy diet, which I take seriously. Also, in between
training sessions, recovery is very important so that I can get to
the next training session without being tired, hurt or injured. If I
do have a small injury, I address it first and do not try to put my
ego first and push through it. I address it. I see an osteopath or
physiotherapist weekly, as well as doing massage therapy and spa
therapy with saunas and cold baths. I do ice therapy and things
like that.
M. MacDonald : C’est très important pour moi. Comme vous
l’avez dit, je veux avoir une longue carrière, et, même quand elle
sera terminée, je veux être une personne en santé et avoir un mode
de vie sain. D’abord et avant tout, il faut avoir un régime
alimentaire très sain, ce que je prends très au sérieux. Il est aussi
très important de récupérer entre les séances d’entraînement pour
pouvoir participer à la séance d’entraînement suivante sans se
faire mal, s’épuiser ou se blesser. Si j’ai une petite blessure, je
commence par la guérir, et je n’essaie pas de placer mon ego au
premier plan et de faire comme si je n’étais pas blessé. Je m’en
occupe. Je vois un ostéopathe ou un physiothérapeute chaque
semaine, je reçois des massages, et je fais un traitement dans des
saunas et des bains froids. Il y a aussi les traitements par la glace,
et ce genre de choses.
Senator Joyal: We should all subscribe to that lifestyle.
Le sénateur Joyal : Nous devrions tous adopter un tel mode
de vie.
Mr. Wright, you mentioned that there was a meeting in
Sweden to establish an international body. How many European
countries are part of the group that you mentioned earlier? You
mentioned the United States.
Monsieur Wright, vous avez parlé d’une réunion qui a eu lieu
en Suède pour créer un organisme international. Combien de pays
européens font partie du groupe dont vous avez parlé plus tôt?
Vous avez mentionné les États-Unis.
Mr. Wright: That is an excellent question. I do not know the
exact number, but I can find that for you. We have held events in
Germany, the U.K. and Sweden. We are looking at going to
Finland in the future. Our goal is to ensure that our sport is
competed in in every country in the world.
M. Wright : C’est une excellente question. Je ne connais pas le
nombre exact, mais je peux trouver la réponse. Nous avons
organisé des événements en Allemagne, au Royaume-Uni et en
Suède. Nous prévoyons aller en Finlande dans l’avenir. Notre but,
c’est que notre sport soit pratiqué dans tous les pays du monde.
The UFC’s content is available in approximately 1 billion
homes around the world in approximately 149 countries and
25 languages. This year we have already held events in Brazil,
Australia, Japan, the U.K. and obviously the United States. We
have three events scheduled for Canada. We will have UFC 149 in
Calgary in July, then we will be back in Toronto for UFC 152 in
September, and back in Montreal, for our fifth trip there, in
November with UFC 154.
Les combats de l’UFC peuvent être regardés par environ un
milliard de ménages partout dans le monde et sont diffusés dans
149 pays en 25 langues. Cette année, nous avons organisé des
combats au Brésil, en Australie, au Japon, au Royaume-Uni et,
évidemment, aux États-Unis. Trois événements auront lieu au
Canada. Il y aura l’UFC 149 à Calgary, en juillet, puis nous
serons de retour à Toronto pour l’UFC 152 en septembre, et
enfin, à Montréal, pour la cinquième fois, en novembre, pour
l’UFC 154.
Senator Joyal: How do you perceive Mr. St-Pierre as an athlete?
Le sénateur Joyal : Quelle est votre perception de M. St-Pierre
en tant qu’athlète?
Mr. MacDonald: Georges Mr. St-Pierre is a mentor to me and
a great role model for my day-to-day life. He is a blessing for me.
I moved to Montreal almost two years ago and he has been a very
M. MacDonald : Georges — M. St-Pierre — est pour moi un
mentor et un modèle fantastique dans ma vie quotidienne. C’est une
bénédiction pour moi de l’avoir rencontré. Je me suis installé à
18:50
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
important figure in my life as a role model and someone I can
learn from in the sport. He is very professional. He looks after his
health and financial affairs. I have learned many things from him.
Montréal il y a bientôt deux ans, et il a joué un rôle très important
dans ma vie; il m’a servi de modèle et m’a beaucoup appris sur notre
sport. Il fait preuve d’un grand professionnalisme. Il prend soin de
sa santé et de ses finances. J’ai appris de nombreuses choses grâce
à lui.
Senator White: You referred to your injury, and I checked your
record while you were talking. I see that you missed a fight as a
result of that. Would you agree that in mixed martial arts more
injuries tend to occur from training than fighting?
Le sénateur White : Vous avez parlé de votre blessure; j’ai
vérifié votre fiche pendant que vous parliez. Je vois que vous avez
manqué un combat à cause de cette blessure. Seriez-vous d’accord
avec moi pour dire que, dans les arts martiaux mixtes, les
blessures surviennent plus souvent pendant l’entraînement que
pendant un combat?
Mr. MacDonald: Yes, definitely.
M. MacDonald : Oui, sans hésitation.
Senator White: That is unlike in many other sports where the
injuries come from the competition rather than from training for it.
Le sénateur White : C’est le contraire de ce qui se passe dans
bien d’autres sports, où les blessures surviennent pendant une
compétition plutôt que pendant l’entraînement qui la précède.
Mr. MacDonald: Yes. That has to do with the steps taken by
the UFC and the various athletic boards and commissions to
protect the athletes when they are competing. The training is hard
on us and we have to take the proper steps.
M. MacDonald : Oui. C’est en raison des mesures prises par
l’UFC et les diverses commissions athlétiques pour protéger les
athlètes pendant les compétitions. Notre entraînement est
exigeant et nous devons prendre les mesures voulues.
As I was saying earlier, diet and recovery between training
sessions is very important. Now that the sport is growing, it is
important to get the message out to younger people on how to be
safe during training.
Comme je le disais plus tôt, il est très important de bien manger
et de se reposer entre les séances d’entraînement. Maintenant que
la pratique de ce sport est en croissance, il importe de faire passer
le message aux jeunes et de leur expliquer comment se protéger
pendant l’entraînement.
Senator Di Nino: I think that this legislation to amend the
Criminal Code is a no-brainer. I do not think there will be much
opposition to it. I think that Senator Runciman is doing the right
thing. It is important that there be consistency in that kind of
initiative.
Le sénateur Di Nino : Je ne crois pas que cette loi visant à
modifier le Code criminel va soulever quelque problème que ce
soit. Elle ne devrait pas susciter beaucoup d’opposition. Je crois
que le projet de loi du sénateur Runciman est tout à fait judicieux.
Il est important d’assurer l’uniformité dans ce type d’initiative.
We are here learning about your sport, which is good, because
as we learn, the public learns. It looks brutal. I have not seen it
often, but on the occasions that I have, I have wondered why they
are doing this. From what I heard yesterday and today, it is
probably not as brutal as it looks and may be less brutal than
some other sports. You and other witnesses have done a good job
of communicating that.
Nous nous renseignons, ici, au sujet de votre sport, et c’est
bien, car, pendant que nous apprenons, le public apprend aussi.
Cela semble brutal. Je n’ai pas vu beaucoup de combats, mais,
lorsque j’en ai vus, je me suis demandé pourquoi ces gens faisaient
cela. À la lumière de ce que j’ai appris hier et aujourd’hui, il n’est
probablement pas si brutal qu’il en a l’air, et il est peut-être même
moins brutal que d’autres sports. Vous avez réussi, avec les autres
témoins, à bien faire comprendre cela.
Mr. MacDonald said, ‘‘I work for a great company.’’ Are the
athletes on payroll as opposed to fighting for a prize on a regular
basis?
M. MacDonald a dit qu’il travaillait pour une entreprise
extraordinaire. Est-ce que les athlètes sont salariés ou doivent-ils
livrer des combats régulièrement pour gagner des bourses?
Mr. Wright: All of our athletes are independent contractors.
They sign a contract with the UFC, they compete within our
organization, and they are rewarded for their performance. We go
to great lengths to ensure that they are protected. We are the only
professional mixed martial arts organization globally that has an
insurance program for athletes while they are training. The
promoter, as we are called, is required by commissions to have
insurance in place for every professional event to protect athletes
if there is injury.
M. Wright : Tous nos athlètes sont indépendants. Ils signent un
contrat avec l’UFC, font des combats au sein de notre organisation
et sont récompensés en fonction de leur performance. Nous
déployons beaucoup d’efforts pour assurer leur protection. Nous
sommes la seule organisation professionnelle d’arts martiaux mixtes
du monde à être dotée d’un régime d’assurance qui protège les
athlètes pendant l’entraînement. Les commissions exigent que le
promoteur — c’est-à-dire l’UFC — souscrive une assurance
couvrant chaque événement professionnel de manière à protéger
les athlètes en cas de blessure.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:51
It took a long time to find a carrier that would underwrite this,
but we felt it was fundamentally important to protect athletes
while they are training.
Nous avons mis longtemps à trouver un assureur qui serait prêt
à faire cela, mais nous estimions qu’il était d’une importance
fondamentale de protéger les athlètes pendant l’entraînement.
The other important thing about being an independent
contractor is that Mr. MacDonald is free to go out and build
his own brand, to develop his own sponsors, to work with
organizations not only here in Canada but around the world, and
to help build his own brand to ensure he has those kinds of
relationships. It would be appropriate for him to speak to some of
your partners that we do not manage. It is up to Mr. MacDonald.
Some fascinating organizations believe in him as strongly as we
believe in him.
L’autre aspect important lié au fait d’être autonome, c’est que
M. MacDonald est libre de bâtir sa propre image de marque, de
trouver ses propres commanditaires, de travailler avec d’autres
organisations au Canada et de par le monde et de mettre en valeur
son image de marque afin de pouvoir nouer ce type de relations. Il
serait opportun qu’il vous parle de certains de ses partenaires avec
lesquels notre organisation n’a aucun lien, s’il le veut bien.
M. MacDonald peut faire ce choix. Certaines organisations
fascinantes croient en lui autant que nous croyons en lui.
Senator Di Nino: How do you make your money?
Le sénateur Di Nino : Comment gagnez-vous votre argent?
Mr. MacDonald: My purse is due to my fight. It is a prizefight.
M. MacDonald : Je gagne de l’argent grâce à mes combats.
Nous combattons pour un prix.
Senator Di Nino: You do not have sponsors that pay you a
certain amount of money to use your name?
Le sénateur Di Nino : N’avez-vous pas des commanditaires qui
vous donnent une certaine somme afin de pouvoir utiliser votre
nom?
Mr. MacDonald: I have certain clothing and apparel sponsors
and others, such as supplements — things like that.
M. MacDonald : J’ai des commanditaires qui fabriquent des
vêtements et de l’équipement, d’autres qui vendent des
suppléments — des choses comme ça.
Mr. Wright: Maybe I was not clear. All of our fighters are paid.
It goes back to the old days of boxing, and Senator White will
remember this terminology. There is a show and a win bonus. You
are paid to show, which fundamentally means that he has to arrive
for his competition and make his weight class. If he does not make
his weight class, he is not allowed to fight because that would
provide an unlevel playing field. That is why you want to be sure
that happens. If Mr. MacDonald is fighting as a welterweight at
170 pounds and his competitor comes in at 180 pounds, that is
unfair. If you do not have regulation, then in some places they
might say, ‘‘He does not look 10 pounds heavier; let him fight.’’ A
fighter is paid to show. Mr. MacDonald is also paid a win bonus.
M. Wright : Je n’ai peut-être pas été assez clair. Tous nos
combattants sont payés. C’est une pratique qui avait cours dans le
monde de la boxe, le sénateur White s’en souviendra peut-être. Il
y a une rémunération pour la présence et un prix pour la victoire.
Un combattant est payé pour se présenter, ce qui veut dire,
essentiellement, qu’il doit être sur place et avoir le bon poids au
moment de la pesée. S’il ne fait pas le poids, il n’aura pas le droit
de combattre, car nous ne voulons pas avantager un combattant.
Nous faisons donc ce qu’il faut à cette fin. Si M. MacDonald,
dans la catégorie des mi-moyens, pèse 170 lb et que son adversaire
fait 180 lb, ce ne sera pas juste. Dans les endroits où il n’y a pas de
règlement, on pourrait dire : « Il n’a pas l’air de peser 10 lb de
plus; laissons-le combattre. » Un combattant est payé pour sa
prestation. M. MacDonald reçoit également une récompense
quand il gagne.
In addition, the UFC goes to great lengths to provide incentives
for the athletes to perform. As an example of the kind of
opportunities available to a fighter like Mr. MacDonald, at UFC
129 we provide knockout-of-the-night bonuses and submission-ofthe-night bonuses. In the case of the fight-of-the-night, both the
winner and the loser of the fight are paid bonuses. Those bonuses
are significant for a professional fighter like Mr. MacDonald. In the
case of UFC 129, each bonus was $129,000.
En outre, l’UFC se démène vraiment pour inciter les athlètes à se
dépasser. Une foule de possibilités s’offrent à un combattant comme
M. MacDonald; à l’occasion de l’UFC 129, par exemple, nous
offrons des récompenses pour le knock-out de la soirée et pour la
victoire par soumission de la soirée. Quant au combat de la soirée, le
gagnant et le perdant reçoivent tous deux une récompense. Ces
récompenses sont importantes pour des combattants professionnels
comme M. MacDonald. À l’UFC 129, chacune de ces récompenses
était de 129 000 $.
Mr. MacDonald is a professional athlete who has committed
himself to our sport. You often hear about professional athletes
that make millions of dollars. We have some athletes in that
category, not everyone, obviously. Certainly, you can make a very
strong living in our sport, but you need to prepare, perform and
be successful. Mr. MacDonald does that through his training.
M. MacDonald est un athlète professionnel qui se donne corps
et âme à son sport. On entend souvent parler d’athlètes
professionnels qui font des millions de dollars. Nous avons
quelques athlètes dans cette catégorie, mais, évidemment, ils n’en
font pas tous partie. Il est certes possible de très bien vivre grâce à
ce sport, mais il faut se préparer, se dépasser et gagner. Pour
réaliser tout cela, M. MacDonald s’entraîne.
18:52
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
Senator Di Nino: I have one very quick question about drug
testing. Who sets those standards? Are they consistent with what
we know, for instance with Olympians?
Le sénateur Di Nino : J’ai une petite question qui concerne les
tests de dépistage de drogue. Par qui les normes sont-elles
établies? Est-ce qu’elles sont comparables à des normes que nous
connaissons, par exemple, celles qui s’appliquent aux athlètes
olympiques?
Mr. Wright: I can answer that question. We have our own
policies that we put forward, but it is not we who do the drug
testing. The provincial and state athletic commissions do that. We
would test our fighters to the current extent of World AntiDoping Agency guidelines. It is about a level playing field.
M. Wright : Je peux répondre à cette question. Nous avons
élaboré nos propres politiques, mais nous ne nous occupons pas
des tests de dépistage. Cela relève des commissions athlétiques des
provinces et des États. Nous soumettons nos athlètes à des tests
conformes aux lignes directrices de l’Agence mondiale
antidopage. Tout cela vise à garantir que les règles du jeu sont
les mêmes pour tout le monde.
[Translation]
Senator Dagenais: Thank you very much, gentlemen. My
question is for both of you. We found out recently that a National
Hockey League goalie had to play four games despite having a
concussion. Have you ever had to fight with an injury?
[English]
[Français]
Le sénateur Dagenais : Merci beaucoup, messieurs. Ma
question s’adresse à vous deux. On apprenait dernièrement
qu’un gardien de but de la Ligue nationale de hockey avait dû
jouer quatre matchs malgré une commotion cérébrale. Vous est-il
déjà arrivé de lutter malgré une blessure?
[Traduction]
Mr. MacDonald: No, I have never felt any pressure to fight while
under injury. UFC always understands that we have to be at our
healthiest to perform in the sport. I never felt pressure or anything
like that. For example, I was really proud to hear about Thiago
Alves. Right before his fight, it was reported that he had some sort
of head injury and he was pulled from his fight. UFC helped him to
take the proper steps to get him back to full health. I was happy to
hear that. I am amazed because UFC is very supportive in making
sure that we are at our healthiest when we fight.
M. MacDonald : Non, je ne me suis jamais senti contraint à
combattre malgré une blessure. L’UFC comprend que nous
devons toujours être au mieux de notre forme pour réussir dans ce
sport. Je n’ai jamais eu l’impression qu’on m’imposait quoi que ce
soit. Je suis fier, par exemple, de ce qu’on a fait dans le cas de
Thiago Alves : on avait annoncé, peu avant son combat, qu’il
avait subi une blessure quelconque à la tête et devait se retirer de
son combat. L’UFC l’a aidé à prendre les mesures nécessaires afin
qu’il recouvre la santé. J’ai été heureux d’apprendre cela. Je suis
impressionné de voir que l’UFC nous appuie fermement et veut
s’assurer que nous sommes toujours au sommet de notre forme
quand nous combattons.
Senator Chaput: Mr. Wright, in your presentation you said
that you believed in properly trained athletes, fair rules, a
regulatory environment, and the health and safety of our athletes.
Le sénateur Chaput : Monsieur Wright, dans votre témoignage,
vous avez dit croire à un bon entraînement des athlètes, à des
règles équitables, à un environnement bien réglementé et à la santé
et sécurité de nos athlètes.
My question is this: Would you say that Bill S-209 is a
reflection of your beliefs and that it will regulate what is already
taking place? Do you see it that way?
Ma question est la suivante : diriez-vous que le projet
de loi S-209 reflète vos convictions et qu’il permettra de
réglementer ce qui a déjà lieu? Voyez-vous cela sous cet angle?
Mr. Wright: Absolutely. The bill provides a consistent
regulatory environment across all jurisdictions. In the absence
of that clarity, certain jurisdictions can say, ‘‘Well, you know, we
are not going to regulate this sport because technically it is
illegal.’’ However, because the sport has grown so quickly, it will
continue to grow. If it grows in an unregulated environment, it
will grow underground, and that is when individuals will get hurt
because the athletes will not necessarily have been tested properly
beforehand; the referees will not necessarily be properly trained;
and the promoters may not have their requisite EMS officials and
event physicians on staff. They will not take that necessary rigour
M. Wright : Tout à fait. Le projet de loi prévoit un
environnement réglementaire équitable partout au pays. Quand
les choses ne sont pas claires, certaines administrations peuvent dire
qu’elles ne veulent pas réglementer ce sport parce qu’il est — si on
s’en tient à la lettre de la loi — illégal. Toutefois, c’est un sport qui a
connu une croissance très rapide, et il n’a pas fini de croître. Or, s’il
poursuit son développement dans un environnement non
réglementé, il finira par tomber dans la clandestinité, et c’est dans
une telle situation que les gens se blessent, car les athlètes ne sont
pas nécessairement soumis à des tests de dépistage avant un combat;
les arbitres n’ont pas nécessairement une formation adéquate; les
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:53
to ensure that athletes like Mr. MacDonald are properly
protected and that there is a level playing field; and that is
when people will get hurt.
promoteurs n’ont peut-être pas prévu de services médicaux
d’urgence ou de médecins pendant un événement. Ces gens ne
feront pas preuve de la rigueur nécessaire pour s’assurer que des
athlètes comme M. MacDonald sont bien protégés et que les règles
du jeu sont équitables; c’est dans ces cas-là que les gens se blessent.
Senator Unger: I would like to go back to drug testing. How
often are random tests done? There are different types of
performance-enhancing drugs. I am wondering specifically what
drugs and how often the athletes are tested.
Le sénateur Unger : J’aimerais revenir sur la question des tests de
dépistage de drogue. À quelle fréquence procède-t-on à des tests
aléatoires? Il existe différents types de drogues qui améliorent la
performance. Je me demandais quelles drogues sont visées par le
dépistage et à quelle fréquence les athlètes sont soumis à des tests.
Mr. Wright: It is a great question, thank you. There are some
variations because it is the individual commission in a state or a
province that sets those requirements. Some provinces may be
different than others.
M. Wright : C’est une excellente question, je vous remercie. Cela
varie, car c’est la commission de l’État ou de la province qui établit
ces exigences. Elles ne sont pas pareilles dans toutes les provinces.
At this stage, we do not have a random drug testing policy such
that on a Tuesday at three o’clock in the afternoon we may try to
find Mr. MacDonald. We have approximately 350 athletes under
contract around the world. Before an athlete competes, he is
tested. At every single event, on a very random basis, we choose
who is going to be tested.
Pour le moment, nous n’avons pas adopté de politique sur le
contrôle antidopage aléatoire selon laquelle, par exemple, nous
tenterions de trouver M. MacDonald un mardi à 15 heures pour
lui faire subir un test. Nous avons conclu des contrats avec
quelque 350 athlètes du monde entier. Avant de pouvoir
combattre, un athlète est soumis à des tests. Dans le cadre de
chaque événement, nous choisissons au hasard les athlètes qui
seront testés.
We always test the main event. Every one of our events has a
main event — usually a championship, which is five rounds, as
opposed to a non-championship, which is three rounds. Both of
those competitors are always tested for the normal regimen of
performance-enhancing drugs. As I said when I was answering an
earlier question, we test to WADA standards. When we have
events in Montreal, all of our testing is done by a WADAapproved lab, so we are trying to stay at the forefront of that part
of the sport; and you have to stay at the forefront.
Les athlètes qui participent au combat principal feront
toujours l’objet d’un contrôle antidopage. Chacun de nos
événements compte un combat principal; il s’agit en général
d’un championnat, c’est-à-dire d’un combat en cinq rounds, alors
que les combats ordinaires comptent trois rounds. Les athlètes qui
s’affrontent dans le combat principal seront toujours soumis à des
tests visant à dépister la présence des drogues couramment
utilisées pour améliorer la performance. Comme je l’ai dit en
réponse à une autre question, nos tests respectent les normes de
l’AMA. Quand nous tenons des événements à Montréal, tous nos
tests sont effectués par un laboratoire approuvé par l’AMA; nous
essayons de rester à l’avant-garde du progrès du sport à ce
chapitre. C’est une nécessité.
We continue to develop our drug testing program. We believe
strongly in it. We train our athletes. We have a fighter summit
every year where we bring our athletes in and help them with these
kinds of issues and we also talk to them about training and about
how to properly manage their finances. We do our best to be a
responsible partner in the business, and part of that is having the
appropriate kind of drug testing.
Nous continuons à perfectionner notre programme de
dépistage. Nous croyons fermement à cela. Nous entraînons nos
athlètes. Nous organisons chaque année une conférence des
athlètes où nous aidons ces derniers à voir clair dans tout cela;
nous leur parlons aussi de l’entraînement et des bonnes façons de
gérer leurs finances. Nous faisons de notre mieux pour être un
partenaire d’affaires responsable, et cela suppose entre autres
d’adopter un mécanisme approprié de dépistage des drogues.
Senator Unger: Is it up to the individual provinces to determine
what tests will be done?
Le sénateur Unger : Est-ce que c’est la province qui détermine
quels tests seront faits?
Mr. Wright: We have our own standards, but we cannot sit
down with an athletic commission and say, ‘‘You have to do this,’’
because it is third party. The answer to your question is yes. In
Ontario, for instance, they do not actually test for performanceenhancing drugs because they have a different perspective on
privacy and a bunch of other things. You would have to ask them.
M. Wright : Nous avons établi nos propres normes, mais nous
ne pouvons pas dire à une commission athlétique ce qu’elle doit
faire. Il s’agit d’un tiers. Je réponds donc par l’affirmative à votre
question. En Ontario, par exemple, il n’y a pas de test de dépistage
des drogues améliorant la performance, car la province a un point
de vue différent sur la protection de la vie privée et une foule
18:54
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
In the absence of their testing, we do the testing. We bring in
another commission from another province to do the testing for
us to ensure that it is done.
d’autres choses. Il faudrait que vous posiez la question à un
représentant de l’Ontario. Si la province n’exige pas de tests, nous
le faisons nous-mêmes. Nous demandons à la commission d’une
autre province de faire ces tests pour nous.
Senator Unger: How many athletes in Canada participate?
Le sénateur Unger : Combien d’athlètes canadiens participent à
cela?
Mr. Wright: With the UFC, we have approximately 25. We have
a card in Calgary on July 21. At present, there will be six Canadians
in that event.
M. Wright : Nous en comptons environ 25 dans l’UFC. Nous
présentons un programme à Calgary le 21 juillet. Pour le moment,
il y a six Canadiens au programme.
Senator Mitchell: Mr. Wright, you mentioned earlier in your
testimony, not in passing but briefly, that you protect your
athletes in the context of income and finances. I was impressed by
your mention moments ago of bringing them together and talking
about finances because it is the kind of sport where there is a
possibility for athletes to be exploited.
Le sénateur Mitchell : Monsieur Wright, vous avez dit dans
votre témoignage, plus tôt — pas en passant, mais brièvement —,
que vous protégez vos athlètes quand il est question du revenu et
des finances. J’ai été impressionné lorsque vous avez mentionné, il
y a un moment, que vous réunissiez les athlètes pour leur parler de
finances, car c’est un type de sport où il est possible que l’athlète
soit exploité.
Are there other steps that you take? For example, do managers
of fighters like Mr. MacDonald have to be sanctioned or licensed
by your organization? Are there other steps that you take to
protect them financially?
Prenez-vous d’autres types de mesures? Par exemple, les
gérants de combattants comme M. MacDonald doivent-ils être
autorisés ou accrédités par votre organisation? Prenez-vous
d’autres mesures pour protéger les finances de ces athlètes?
Mr. Wright: That is a great question. I do not know the answer
about whether they have to be licensed. Someone here could
answer that.
M. Wright : C’est une excellente question. Je ne sais pas s’ils
doivent être autorisés. Mais quelqu’un ici pourrait vous donner la
réponse.
The Deputy Chair: Would you please come to the table and
identify yourself.
La vice-présidente : Veuillez s’il vous plaît venir à la table et
vous présenter.
Lex McMahon, Agent, Alchemist Management: My name is
Lex McMahon, and I am Mr. MacDonald’s agent. Currently, in
mixed martial arts there is no standard or qualifying body, unlike
the NFL, the NBA and the NHL. It is incumbent upon the
industry to self-police at this time. If the UFC got behind it, it
would be wonderful to have a sanctioning body or requirements
such as, for example, the NFL does a master’s degree —
something that would help to provide some protection for the
athletes, because we are entrusted as managers with a tremendous
degree of responsibility. In our sport, which is growing, there
needs to be a greater emphasis on, and I do believe you are seeing
it, a higher level of business acumen and sophistication within the
people who do my job to support what Mr. Macdonald does. The
UFC does a good job of policing as well. If someone does not do
their job or if ethical questions are raised, the UFC makes it
difficult for that person to be effective in the industry because they
are trying to protect the best interests of their athletes.
Lex McMahon, agent, Alchemist Management : Je m’appelle Lex
McMahon, et je suis le gérant de M. MacDonald. À l’heure
actuelle, dans le monde des arts martiaux mixtes, il n’y a pas
d’organisme de normalisation ou d’accréditation comme c’est le cas
pour la LNF, la NBA ou la LNH. L’industrie a la responsabilité de
s’autosurveiller, pour le moment. Si l’UFC était en faveur de cela, il
serait fantastique d’avoir un organisme d’accréditation ou des
exigences; dans le cas de la LNF, par exemple, on exige une
maîtrise — c’est quelque chose qui nous aiderait à fournir une
certaine protection aux athlètes, car, à titre de gérants, nous
assumons d’énormes responsabilités. Dans notre sport, qui est en
croissance, il faudrait insister davantage — et je crois que vous
pouvez le constater — pour que les gens qui font mon travail
possèdent un solide sens des affaires et beaucoup de discernement
afin d’aider M. MacDonald à mener sa carrière. L’UFC fait du bon
travail en ce qui concerne la surveillance, également. Si quelqu’un
fait mal son travail ou si des problèmes d’éthique se posent, l’UFC
va mener la vie dure à l’intéressé, car elle essaie de protéger l’intérêt
supérieur de ses athlètes.
Mr. Wright: I am thrilled that you asked that question.
Frankly, one of my take-aways will be to talk about this. I have
been in other professional sports where it is mandated. It is a
really strong kind of standard. We want rigor and standards in
our regulations, so we should have rigor and standards with the
individuals that represent our athletes.
M. Wright : Je suis ravi que vous ayez posé cette question. Je
vous dirai franchement que c’est l’un des points sur lesquels
j’insisterais. J’ai évolué dans d’autres sports professionnels où une
telle chose était obligatoire. C’est vraiment une norme très sévère.
Nous nous imposons des règles et des normes rigoureuses, alors
nous devons en exiger autant des gens qui représentent nos athlètes.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:55
Senator Mitchell: Generally in a sport like this, there would be
two ways to prevent injury. One is to be fit and really well trained
and the second is to have good technique. You can train your own
fitness, to some degree, by going to the gym by yourself. It is nice
to have a coach, but you do not need to have one.
Le sénateur Mitchell : De manière générale, dans un sport
comme celui-là, il y a deux façons de prévenir les blessures. La
première, c’est de se tenir en forme et d’être vraiment bien
entraîné; la seconde, c’est de posséder une bonne technique. On
peut s’entraîner par soi-même pour garder la forme, dans une
certaine mesure, en allant dans un centre sportif. C’est bien
d’avoir un entraîneur, mais ce n’est pas absolument nécessaire.
When it comes to technique, you absolutely need coaches.
Mr. MacDonald is at a level of accomplishment and finance that
he can probably hire who he needs to hire to get excellent
coaching.
Pour ce qui est de la technique, par contre, il faut absolument
avoir un entraîneur. M. MacDonald en est arrivé, sur le plan de la
maîtrise et des finances, à un niveau où il peut probablement
retenir les services d’un excellent entraîneur.
When you are starting out at the age of 14, 15 or 16 years, how
do you get the technique coaching you need so that when you
walk into that ring, you will not be hurt?
Quand vous commencez à l’âge de 14, 15 ou 16 ans, comment
peut-on acquérir la technique dont on a besoin pour s’assurer de
ne pas se blesser une fois dans le ring?
Mr. MacDonald: I was lucky enough to come across a great
man, one of my best friends and mentors, David Lee out of
Kelowna, B.C. He has been a major role model in my life. He
probably saved my life at one point. He showed me the ropes and
took me from a kid who knew nothing about mixed martial arts
and turned me into a professional athlete and a strong man. I was
blessed by God to be in that position. I hope that answers your
question.
M. MacDonald : J’ai eu la chance de rencontrer un homme
fantastique, un de mes meilleurs amis et mentors, David Lee, qui
vient de Kelowna, en Colombie-Britannique. Il a été pour moi un
grand modèle. On pourrait même dire qu’il m’a sauvé la vie. Il
m’a montré les ficelles du métier; quand je l’ai rencontré, je n’étais
qu’un enfant qui ne connaissait rien aux arts martiaux mixtes, et il
a fait de moi un athlète professionnel et un homme fort. Je
remercie le Bon Dieu de me l’avoir envoyé. J’espère que cela
répond à votre question.
Senator Angus: Perhaps you could help me, for the record.
Although I am a very keen sports person, I am not that familiar
with MMA. I am familiar with the term and even the spectacle of
what is euphemistically called ‘‘extreme fighting’’ and certain
kinds of professional wrestling. I consider both to be show
business as opposed to sport. Therefore, I want you to explain
what Mr. MacDonald does, and I do not care who answers —
you are the relevant people. I assume that it is a pure sport such
that there is no acting or faking involved. However, an
explanation would help for the people watching this proceeding
and for my own edification, if we might be helping you to have
this sport accepted by the International Olympic Committee as a
sport.
Le sénateur Angus : Vous pourriez peut-être m’aider, pour que
cela figure au compte rendu. Même si je suis très fervent de sports,
je ne connais pas très bien les arts martiaux mixtes. Je connais le
terme et même le spectacle qu’on appelle par euphémisme « les
combats extrêmes » et certains types de lutte professionnelle. Je
considère, dans les deux cas, qu’il s’agit d’un spectacle plutôt que
d’un sport. C’est pourquoi j’aimerais que vous m’expliquiez ce
que fait M. MacDonald, et peu importe qui répond, vous êtes les
personnes compétentes. Je présume qu’il s’agit purement d’un
sport et qu’il n’y a ni jeu ni artifice. Cependant, des explications
seraient utiles aux gens qui suivent notre séance — et pour ma
propre édification —, de façon que nous puissions vous aider à
faire reconnaître ce sport par le Comité international olympique.
Mr. Wright: We often get compared to that. One of the
challenges we have with a new sport is education. There is a lot of
awareness of mixed martial arts but not a lot of understanding.
Frankly, professional wrestling and professional mixed martial
arts could not be further apart. In professional wrestling, if
Mr. MacDonald and I were in a match, Mr. MacDonald would
know he is winning and I would know he is winning because it is
already arranged. It is spectacle entertainment. In mixed martial
arts, it is the best competitor, the best athlete, the most skilled
athlete who wins; and that is why it is sport.
M. Wright : On fait souvent cette comparaison. L’un des défis
qu’on doit relever pour tout nouveau sport, c’est l’éducation. Bien
des gens sont au courant de l’existence des arts martiaux mixtes,
mais ils ne sont pas nombreux à savoir de quoi il s’agit. À parler
franchement, la lutte professionnelle est aux antipodes des arts
martiaux mixtes professionnels. Dans la lutte professionnelle, si
j’affrontais M. MacDonald, nous saurions tous les deux qui sera
le vainqueur, car le match est arrangé. C’est un spectacle, un
divertissement. Dans les arts martiaux mixtes, c’est le meilleur
concurrent, le meilleur athlète, l’athlète le plus compétent qui
gagne; voilà pourquoi il s’agit d’un sport.
Professional wrestling, as you know, is spectacle. Amateur
wrestling is an Olympic sport. For Greco-Roman wrestling, we
will send men and women to London in several months. That is
pure sport because the more skilled athlete will win.
La lutte professionnelle, comme vous le savez, est un spectacle.
La lutte amateur est un sport olympique. Pour la lutte grécoromaine, nous allons envoyer des hommes et des femmes à
Londres dans quelques mois. C’est un vrai sport, car c’est l’athlète
le plus habile qui gagne.
18:56
Legal and Constitutional Affairs
Senator Angus: What I thought of as extreme boxing may be
what you do; I do not know. I always thought it was more like
professional wrestling.
Mr. Wright: It is not.
10-5-2012
Le sénateur Angus : Ce que j’associais dans mon esprit à la
boxe extrême, c’est peut-être cela que vous faites; je l’ignore. J’ai
toujours pensé que cela ressemblait davantage à la lutte
professionnelle.
M. Wright : Ce n’est pas le cas.
Mr. MacDonald: No, it is completely different. It is two
competitors, and there is no pre-determined outcome. There are
two competitors trying to beat each other to be the victor.
Wrestling is a show where it is pre-determined who wins. There is
skill involved, but martial arts are completely different than an act
or a show. It is competitors competing against each other to be
the victor.
M. MacDonald : Non, c’est complètement différent. Il y a deux
concurrents, et l’issue n’est pas prédéterminée. Il y a deux
concurrents qui s’affrontent. La lutte est un spectacle, et le
vainqueur est connu d’avance. Elle exige des compétences, mais
les arts martiaux sont tout à fait autre chose qu’un spectacle ou
une mise en scène. Il s’agit de deux concurrents qui cherchent à
remporter la victoire.
Senator Angus: In addition to the tap tap tap, 30 per cent, give
or take, way to conclude a match, I assume there are judges who
declare a winner or a loser based on performance. Is that how it
works?
Le sénateur Angus : Outre les matchs qui se terminent par un
abandon, ce qui arrive dans plus ou moins 30 p. 100 des cas,
j’imagine qu’il y a des arbitres qui déclarent le vainqueur ou le
perdant selon leur performance. Est-ce que cela fonctionne
comme ça?
Mr. Wright: As in boxing, you can win by knockout and by
technical knockout. You can win by decision, you can win by
submission and you can win by tapping out.
M. Wright : Comme dans la boxe, on peut gagner par knockout ou par knock-out technique. On peut gagner par décision, par
soumission ou par abandon.
The Deputy Chair: I have a question about this bill. The way it
is set up, the proposed change inserts the word ‘‘feet’’ in the
definition of prizefight. It would now mean ‘‘an encounter or fight
with fists, hands or feet.’’
La vice-présidente : J’ai une question à propos de ce projet de
loi. De la façon dont il est présenté, il propose comme changement
d’insérer les mots « les pieds » dans la définition de « combat
concerté ». Il s’agirait désormais d’« un match ou combat, avec
les poings, les mains ou les pieds ».
There are a number of exceptions: three for amateur athletes
and one for a boxing contest or mixed martial arts contest. We
heard yesterday from the commissioner for Edmonton, Mr. Reid,
that this may be short-sighted because sports, as you pointed out,
Mr. Wright, keep emerging. He suggested that we would do
better by simply referring to ‘‘combative sports’’ rather than only
mixed martial arts because of, in his view, the very realistic
possibility that beyond the pure sport that you operate, other
sports will come along, and unless they are covered by this
definition, they will not be covered by this definition and,
therefore, they will grow in unregulated ways. What do you think
about that?
Un certain nombre d’exceptions sont prévues : trois
concernant les athlètes amateurs, et une concernant les matchs
de boxe ou d’arts martiaux mixtes. Hier, nous avons entendu le
commissaire d’Edmonton, M. Reid, nous dire que ce serait peutêtre trop restrictif, car, comme vous l’avez fait remarquer,
monsieur Wright, on ne cesse de créer de nouveaux sports.
M. Reid a laissé entendre qu’il serait mieux de parler tout
simplement de « sports de combat » plutôt que d’arts martiaux
mixtes seulement, car, selon lui, il est tout à fait réaliste de
s’attendre à ce que, au-delà du sport véritable dont vous faites la
promotion, d’autres sports fassent leur apparition et, s’ils ne sont
pas couverts par cette définition, ils ne seront couverts par aucune
définition et vont donc se développer en marge de toute
réglementation. Que pensez-vous de cela?
Mr. Wright: It is an interesting question. My perspective is that
the current lexicon for our sport, and for the world of combative
sports, is mixed martial arts. It is clearly the sport that is growing
on a global basis. It is the one growing and accepted here in
Canada. My feeling as it relates to this legislation is that the
simpler and more concise the definition, the better. I will
obviously defer to the wisdom of this committee, but the bill
was drafted to include mixed martial arts, and my perspective
would be to leave that way.
M. Wright : C’est une question intéressante. Tout ce que je
sais, c’est que notre sport, dans le monde des sports de combat,
porte actuellement le nom d’« arts martiaux mixtes ». C’est de
toute évidence le sport en croissance à l’échelle mondiale. C’est au
Canada un sport en croissance et un sport reconnu. Mon
impression, en ce qui concerne ce projet de loi, c’est que plus la
définition sera simple et concise, mieux ce sera. Je vais
évidemment m’en remettre à la sagesse des membres du comité,
mais le projet de loi a été rédigé dans le but d’inclure les arts
martiaux mixtes, et, à mon avis, il ne faudrait pas y toucher.
The Deputy Chair: You would be the only beneficiaries of it,
basically?
La vice-présidente : Vous seriez les seuls à en tirer avantage,
dans le fond.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:57
Mr. Wright: It is important for you to understand that I am
here representing the sport of mixed martial arts. Every time I
have been to Ottawa and every time I go across this country, I try
to build the sport of mixed martial arts. Is it self-serving? Of
course it is. However, I would also tell you that there are
hundreds of other organizations that put on events in mixed
martial arts that benefit from this and this environment.
M. Wright : Il importe que vous compreniez que je suis ici à
titre de représentant d’un sport, les arts martiaux mixtes. Chaque
fois que je viens à Ottawa, chaque fois que je me rends dans une
autre région du pays, j’essaie de faire la promotion des arts
martiaux mixtes en tant que sport. Est-ce que j’agis de manière
intéressée? Évidemment. Toutefois, j’aimerais ajouter qu’il existe
des centaines d’autres organisations qui tiennent des galas d’arts
martiaux mixtes qui tireraient avantage de ce projet de loi et de
l’environnement qu’il créerait.
The Deputy Chair: I did not mean to sound as if I were
criticizing you, Mr. Wright. From what little I know of the
subject, what you have accomplished is quite remarkable. I in no
way intended to detract from that. I am just looking at the bill
and wondering what is the best form of the bill.
La vice-présidente : Je ne voulais pas avoir l’air de vous
critiquer, monsieur Wright. Le peu que je connais sur le sujet me
permet de dire que ce que vous avez accompli est assez
remarquable. Je n’avais aucunement l’intention de dénigrer vos
réalisations. Seulement, j’étudie le projet de loi, et je me demande
tout simplement quelle serait la meilleure forme à lui donner.
Mr. Wright: Understood.
M. Wright : Entendu.
The Deputy Chair: Honourable senators, I wish we had time for
a second round, but we do not. On your behalf, I will thank both
of these witnesses, Mr. Wright and Mr. MacDonald. It has been
interesting to have you with us.
La vice-présidente : Chers collègues, j’aimerais bien que nous
ayons le temps de faire un second tour, mais ce n’est pas le cas. En
votre nom, je vais remercier M. Wright et M. MacDonald d’avoir
livré un témoignage des plus intéressants.
We are pleased now to welcome as a witness, from Rockdoc
Consulting Inc., Dr. Sam Gutman, President and Chief Medical
Officer. Thank you for being with us. This has been a voyage of
discovery for most of us on this committee, and you will take us
further along the way. I think you have an opening statement, and
the floor is yours.
Nous sommes heureux maintenant d’accueillir le prochain
témoin, le Dr Sam Gutman, président et médecin-hygiéniste en
chef de Rockdoc Consulting Inc. Merci d’être venu. La plupart des
membres du comité découvrent le domaine au fil des témoignages,
et vous allez nous mener encore plus loin. Je crois que vous avez une
déclaration préliminaire à faire; vous avez la parole.
Dr. Samuel Gutman, President and Chief Medical Officer,
Rockdoc Consulting Inc.: Thank you for inviting me to be here.
For Canadian physicians, one of the tasks that many of us do not
have the opportunity to perform is to advocate for public policy,
and it is one that I take very seriously. The opportunity to speak
to you here today is very gratifying for me. I thank you again for
the opportunity.
Dr Samuel Gutman, président et médecin-hygiéniste en chef,
Rockdoc Consulting Inc. : Merci de m’avoir invité. Les médecins
du Canada ne sont pas nombreux à avoir l’occasion d’avoir la
possibilité de participer au débat sur les politiques publiques, et
c’est une tâche que je prends très au sérieux. C’est pour moi un
honneur de pouvoir m’adresser à vous ici aujourd’hui. Encore une
fois, merci.
My background is emergency room physician. I have been an
emergency doctor for 21 years. I am a clinical associate professor
at UBC and had involvement in creating a research program
around mass participation sporting events and mass gatherings. It
started as a side interest that has evolved into a central interest,
providing medical care at mass participation events. Elite
competitions have become a passion of mine. I had the
opportunity both at the director level and the field of play level
to be a physician helping to design policy and also provide care
for professional, elite and amateur sports. This has included
triathlon, marathon, boxing, mixed martial arts, Muay Thai,
kick-boxing, tae kwon do, karate and a number of others. I also
had the opportunity to be appointed the commission doctor for
the Vancouver Athletic Commission, which was the sanctioning
body for the UFC 115, which Mr. MacDonald was a competitor
in, in June of 2010. At that time, I had the opportunity to work
with the commission to understand in great detail and advise
them in detail how they should conduct a sanctioning of a
Je suis urgentiste depuis 21 ans. Je suis professeur clinicien
agrégé à l’UBC, et j’ai participé à la conception d’un programme
de recherche touchant les grands événements sportifs et les
rassemblements de masse. Ce qui était au départ une activité
secondaire est devenu une activité principale : je fournis des soins
médicaux dans le cadre d’événements d’envergure. Les
compétitions d’élite sont devenues ma passion. J’ai eu
l’occasion, à la fois en tant que directeur et sur le terrain, de
participer en qualité de médecin à la conception d’une politique,
mais aussi à la prestation de soins médicaux à des sportifs
professionnels et amateurs et à des athlètes d’élite dans une foule
de sports, dont le triathlon, le marathon, la boxe, les arts martiaux
mixtes, la boxe thaïlandaise, la boxe orientale, le taekwondo, le
karaté. J’ai également été médecin de la Commission athlétique de
Vancouver, organisme qui a réglementé l’UFC 115, auquel
M. MacDonald a participé, en juin 2010. À l’époque, j’ai eu
l’occasion de travailler avec les représentants de la commission
afin de les aider à acquérir une connaissance approfondie du
18:58
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
professional mixed martial arts event. They had very little history
or experience in doing this, so it was an opportunity for me to
again advocate for the safety of athletes.
domaine et de leur fournir des conseils détaillés sur la façon de
réglementer un gala d’arts martiaux mixtes professionnels. La
commission n’avait encore que très peu d’expérience dans ce
domaine, et j’ai donc eu la possibilité encore une fois de faire la
promotion de la sécurité des athlètes.
In my experience as an ER doctor, I have had the opportunity
to be exposed to traumatic injuries as a result of sport. That is a
common part of what we do as ER doctors. Anecdotally, my
experience has shown me that the majority of traumatic injuries
that we see are in fact not the result of combat sports. Much more
frequently we see things like hockey, football, skiing, mountain
biking. I would say that, especially in Canada, no one would want
to make sports such as hockey illegal under the Criminal Code. At
its highest levels, the NHL, injuries happen frequently.
Dans le cadre de mon expérience comme urgentiste, j’ai eu
l’occasion de voir les traumatismes qui résultent de la pratique
d’un sport. C’est une chose courante dans les salles d’urgence. En
passant, selon mon expérience, la majorité des traumatismes ne
surviennent pas dans le cadre de sports de combat. Il est beaucoup
plus fréquent qu’ils résultent d’activités comme le hockey, le
football, le ski ou le vélo de montagne. Mais je dirais que, surtout
au Canada, personne ne voudrait que des sports comme le hockey
deviennent illégaux sous le régime du Code criminel. Au plus haut
niveau, celui de la LNH, les blessures sont fréquentes.
Mixed martial arts is an elite sport, perhaps the pinnacle of
fitness of any of the sports that I have had the opportunity to be
intimately involved with, and there are injuries in the sport. There
are injuries in many sports. Ultimately, from my perspective, we
should not be considering whether this is illegal but rather to
remove that constraint such that professional mixed martial arts
is able to be a beacon and a role model for amateur sports. It
should be governed, it should be sanctioned, and in that way it
will enable this growing sport amongst our population to be
sanctioned and thus protect the safety of the many people who
participate at the levels below the elite level and below the
professional level.
Les arts martiaux mixtes sont un sport d’élite où le niveau de
forme physique exigé est peut-être supérieur à tous les autres
sports où j’ai évolué, et des blessures surviennent dans ce sport.
Des blessures surviennent dans bien des sports. Au bout du
compte, à mon avis, nous devrions non pas chercher à savoir si
c’est un sport illégal, mais plutôt supprimer cette contrainte de
façon que les arts martiaux mixtes professionnels puissent servir
de modèle aux sports amateurs. Ils devraient être autorisés et
réglementés, et il sera possible ainsi de réglementer la pratique de
ce sport en croissance au sein de notre population et de protéger
par le fait même la santé de ses nombreux adeptes à des niveaux
inférieurs à ceux des sports d’élite et des sports professionnels.
This bill, in removing it from a prohibition under the Criminal
Code, is very well conceived and appropriate. Thank you.
Ce projet de loi, en soustrayant ce sport à l’interdit prévu dans
le Code criminel, est très bien conçu et approprié. Merci.
Senator Runciman: Thank you for being here. We did hear
some testimony yesterday with respect to comparing boxing with
MMA, and some of the testimony was that boxers are two times
more likely to suffer a concussion than an MMA competitor.
Does that sound accurate to you?
Le sénateur Runciman : Merci d’être venu. Nous avons entendu
hier des témoins comparer la boxe et les AMM. Selon certains
témoins, les boxeurs sont deux fois plus susceptibles de souffrir
d’une commotion cérébrale que les combattants adeptes des
AAM. Est-ce que cela vous semble exact?
Dr. Gutman: It does, and they spoke this morning about other
ways to be victorious in a contest other than inflicting blows to
the head.
Dr Gutman : Oui, et les témoins ont expliqué ce matin qu’il
existait d’autres moyens de remporter la victoire que d’infliger des
coups à la tête.
Senator Runciman: I think I saw in your bio that you are a
ringside doctor as well?
Le sénateur Runciman : Je crois avoir vu dans votre biographie
que vous êtes également médecin officiel de combats?
Dr. Gutman: Yes.
Dr Gutman : Oui.
Senator Runciman: In how many areas or jurisdictions in the
province have you performed as a ringside doctor?
Le sénateur Runciman : Dans combien de régions ou
municipalités de la province avez-vous fait office de médecin
officiel de combats?
Dr. Gutman: Each is municipally regulated in B.C., so I would
say six or seven.
Dr Gutman : En Colombie-Britannique, il s’agit d’une
réglementation municipale; je dirais donc six ou sept.
Senator Runciman: I am talking about provincially.
Dr. Gutman: Within the province, probably six different
jurisdictions.
Senator Runciman: Within B.C., not outside of B.C.?
Le sénateur Runciman : Je parle de la province.
Dr Gutman : Dans la province, six administrations différentes,
probablement.
Le sénateur Runciman : En Colombie-Britannique seulement,
pas à l’extérieur de la province?
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
Dr. Gutman: That is correct.
18:59
Dr Gutman : C’est exact.
Senator Runciman: I am wondering about the regulatory
environment in B.C. How does that look? These are not all UFC
events.
Le sénateur Runciman : Je me pose des questions sur le contexte
réglementaire de la Colombie-Britannique. À quoi ressemble-t-il?
Il ne s’agit pas toujours d’événements organisés par l’UFC.
Dr. Gutman: No, and one of the challenges is the patchwork of
regulatory bodies and their lack of experience. There is no formal
governing body with regard to MMA. You are probably familiar
with Boxing Canada and Boxing BC, and they perform a function
that really ensures the safety in terms of match-making, weight
classes, regulations, training of referees and ensuring that there is
appropriate medical care ringside. That does not exist in mixed
martial arts. There is a voluntary, ad hoc committee that has
come together called MMA B.C. that has no standing other than
as an ad hoc committee advocating for appropriate rules and
standards. The challenge is that those do not exist, so at this
point, at the amateur levels, there are people who, for example,
will compete on a Friday night in one jurisdiction and a Saturday
night in another, which is completely inappropriate and a risk to
them. At this point, there is no governance. B.C.’s provincial
government is now considering such a regulatory commission,
which is, I think a great step forward.
Dr Gutman : Non, et l’un des problèmes tient au fait qu’il y a
une multitude d’organismes de réglementation et qu’ils ont peu
d’expérience. Il n’existe aucun organisme officiel de
réglementation des AMM. Vous connaissez probablement Boxe
Canada et Boxing BC, et vous savez que leur fonction consiste en
réalité à assurer la sécurité de tout ce qui concerne l’organisation
des matchs, les catégories de poids, les règlements, la formation
des arbitres et la présence de personnel médical compétent à
proximité du ring. Il n’y a rien de cela dans les arts martiaux
mixtes. Il existe un comité spécial, formé de bénévoles, que l’on
appelle MMA B.C. Il n’a aucun statut; il s’agit uniquement d’un
comité spécial qui milite en faveur de l’adoption de règles et de
normes appropriées. Le problème, c’est qu’il n’y en a pas, et c’est
pourquoi, à l’heure actuelle, au niveau amateur, il y a, par
exemple, des gens qui vont participer à un combat dans une
région le vendredi soir et dans une autre le samedi soir. C’est tout
à fait inapproprié et risqué. À l’heure actuelle, il n’y a aucune
gouvernance. Le gouvernement de la Colombie-Britannique
envisage actuellement la possibilité de mettre sur pied une
commission de réglementation de ce type, et c’est, à mon avis,
un grand pas dans la bonne direction.
Senator Runciman: Would many of these bouts be classified as
being unsanctioned or underground?
Le sénateur Runciman : Est-ce qu’on pourrait dire que de
nombreux combats se déroulent de manière illicite ou clandestine?
Dr. Gutman: Yes.
Dr Gutman : Oui.
Senator Runciman: The athletic commissioner from Ontario
was a witness yesterday, and he suggested an amendment that
dealt with the general penalties for not being an authorized or
endorsed event and talked about perhaps looking at it as being
indictable, as it is now a summary offence, really making it more
expensive to engage in that kind of activity. Do you have any
views on that?
Le sénateur Runciman : Un représentant de la Commission
athlétique de l’Ontario est venu témoigner hier, et il a suggéré un
amendement ayant trait à l’imposition de sanctions générales qui
s’appliqueraient à la tenue d’événements non autorisés ou non
approuvés; il a ajouté qu’il pourrait s’agir d’infractions
punissables par voie de mise en accusation — il s’agit pour le
moment d’infractions punissables par procédure sommaire —, ce
qui ferait qu’il en coûterait beaucoup plus cher de mettre sur pied
ce type d’activités. Avez-vous une opinion sur cela?
Dr. Gutman: I think that would act to further drive it
underground at this point, because there is no option to have it
properly sanctioned. Until there is an option, criminalizing it
would force it further underground and put athletes at even
greater risk.
Dr Gutman : Je crois que cela encouragerait davantage la
clandestinité, puisque, pour le moment, il n’y a aucune façon
d’autoriser ces activités de manière appropriée. Tant qu’il n’y a
pas de cadre, le fait de les criminaliser encouragerait encore plus la
clandestinité, et, pour les athlètes, cela présenterait un risque
encore plus grand.
Senator Runciman: In jurisdictions where there is an athletic
commission in place at the provincial level, do you think it could
be beneficial?
Le sénateur Runciman : Dans les provinces où il y a une
commission athlétique, pensez-vous que cela pourrait être
avantageux?
Dr. Gutman: Indeed. There would be no reason not to sanction
an event, so one who chose not to I would say should be subject to
penalty.
Dr Gutman : Oui. Il n’y aurait pas de raison de ne pas autoriser
un événement donné, alors la personne qui déciderait de se
soustraire au règlement devrait, à mon avis, se voir infliger des
sanctions.
Senator Angus: Doctor, I am intrigued by this company you
have, Rockdoc Consulting Inc. What is that all about?
Le sénateur Angus : Docteur, votre entreprise, Rockdoc
Consulting Inc., m’intrigue. Quelles sont ses activités?
18:60
Legal and Constitutional Affairs
Dr. Gutman: Twenty years ago, I was fortunate to be asked to
be the backstage doctor for a very famous band, and I enjoyed it
very much and volunteered my services again and again. It
became a business, when they would request me specifically and
my team, and they colloquially referred to me as the rock doc.
Hence, when the company was incorporated, it was Rockdoc
Consulting, and it has grown from being a doctor to singers and
performers into sports and mass gatherings.
Senator Angus: Is it you or a team of doctors?
10-5-2012
Dr Gutman : Il y a 20 ans, j’ai eu la chance d’être le médecin de
coulisse d’un groupe rock bien connu; j’ai adoré l’expérience, et
j’ai offert mes services à plusieurs reprises. C’est devenu une
entreprise, et quand on recourrait à mes services et à ceux de mon
équipe, on parlait familièrement du « rock doc ». En
conséquence, quand mon entreprise a été constituée en personne
morale, je l’ai appelée Rockdoc Consulting. Au départ,
l’entreprise offrait des services médicaux aux chanteurs et aux
artistes, puis elle est passée dans le monde du sport et des
rassemblements de masse.
Le sénateur Angus : Vous êtes seul ou vous comptez sur une
équipe de médecins?
Dr. Gutman: I have a team of about 700 health care
professionals in various jurisdictions that come together. This
past weekend we did the Vancouver Marathon, the largest one in
Canada. I was the medical director and we had 200 staff caring
for the athletes. It is a passion and a motto of our group that our
goal is to help people complete what they set out to complete.
Dr Gutman : J’ai constitué une équipe d’environ
700 professionnels de la santé qui viennent de diverses régions.
La fin de semaine dernière, nous avons travaillé pour le marathon
de Vancouver, le plus important du Canada. J’étais le directeur
médical, et 200 personnes ont prodigué des soins aux athlètes.
Notre travail nous passionne, et nous disons toujours que notre
objectif et notre devise est d’aider les gens à atteindre leur but.
In this context, if a fighter has trained for months and months
to compete, our job or goal is to ensure that he safely completes
that challenge.
Dans ce contexte, si un combattant s’entraîne depuis des mois
en vue d’une compétition, notre travail, ou notre objectif, est de
nous assurer qu’il relève le défi en toute sécurité.
Senator Angus: You are the medical director and you have
700 caregivers. Are there other professional MDs?
Le sénateur Angus : Vous êtes directeur médical et assurez la
coordination de 700 soignants. Y a-t-il d’autres médecins?
Dr. Gutman: Yes.
Dr Gutman : Oui.
Senator Angus: Are there other medical people in it? Quite
a few?
Le sénateur Angus : D’autres intervenants du domaine médical
font-ils partie de l’association? Y en a-t-il beaucoup?
Dr. Gutman: It is a loose affiliation in the sense they come
together on an event-by-event basis, but we have a number of
doctors who work with us as well.
Dr Gutman : Il s’agit d’une association au sens large du terme.
Les gens se rassemblent dans le cadre d’événements, mais oui, il y
a un certain nombre de médecins qui travaillent avec nous aussi.
Senator Angus: Are you a member of the Canadian Medical
Association?
Le sénateur Angus : Êtes-vous membre de l’Association
médicale canadienne?
Dr. Gutman: I am.
Dr Gutman : Oui.
Senator Angus: I guess you can anticipate my question. We
understand that the CMA is against this legislation and against
legalization of MMA and other combative sports, including
boxing. What is your view as a member, and were you ever
consulted? I put this same question to the doctor who was here
yesterday.
Le sénateur Angus : J’imagine que vous me voyez venir. Nous
croyons savoir que l’AMC est contre la législation et contre la
légalisation des AMM et des autres sports de combat, y compris
la boxe. Quel est votre point de vue, en tant que membre? Et avezvous déjà été consulté? J’ai posé la même question au médecin qui
a témoigné hier.
Dr. Gutman: In fact, that ban originated in B.C. with the B.C.
Medical Association. At no point was I individually consulted,
and I believe very few people were consulted, especially anyone
who has any familiarity with the sport. It originated with a
neurologist who appropriately deals with concussions. I will use
the phrase, ‘‘To a hammer, the whole world is a nail.’’ This
gentleman was well meaning. He was intending to reduce
concussions in sport. From my personal experience, there are
many more concussions from snowboarding than mixed martial
arts. Should we ban snowboarding? I say of course not.
Dr Gutman : En fait, l’interdiction a commencé en ColombieBritannique, à la suite d’une décision de l’Association médicale de
la Colombie-Britannique. Je n’ai jamais été consulté directement,
et je crois que très peu de personnes l’ont été, et encore moins des
personnes qui connaissaient le sport. C’est un neurologue qui a
sonné l’alarme. Je suis sûr qu’il est très compétent lorsqu’il traite
des commotions cérébrales. Vous savez, pour le pompier, tout est
source d’incendie. Il pensait bien faire. Il voulait réduire le
nombre de commotions cérébrales d’origine sportive. D’après
mon expérience, il y a beaucoup plus de commotions cérébrales
parmi les planchistes que les athlètes des arts martiaux mixtes.
Faut-il interdire la planche à neige? Bien sûr que non.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
I did not support that ban. In fact, you probably located me
because I received a fair amount of publicity for the fact that I did
not support it. I came out publicly against it, recognizing that by
banning something you drive it underground instead of
promoting the safety and security of athletes.
Senator Angus: Thank you very much.
18:61
Je n’ai pas appuyé l’interdiction. En fait, vous avez probablement
entendu parler de moi parce que j’ai été mis sur la sellette en raison
de ma dissension. Je me suis prononcé publiquement contre
l’interdiction, parce que, selon moi, lorsqu’on interdit quelque
chose, on favorise la clandestinité, alors qu’il faut plutôt
promouvoir la santé et la sécurité des athlètes.
Le sénateur Angus : Merci beaucoup.
Senator White: I will try to put three questions in one so I do not
get in trouble. Typically when we look at how sports progress in
Canada, they become an amateur sport and work their way into
professional sports. Along the way they are looked at to see if they
have the opportunity to become an Olympic sport. When we look at
mixed martial arts, it became a professional sport around the
world — back to Gracie 30 years ago — and it has reversed back.
We are seeing amateur MMA in Canada. We are seeing children
participating in the sport. We had an athlete today who started at
14 years of age. How do we, from a sport perspective, take it back,
driving it out as an amateur sport and making it an Olympic sport?
I see it as a pure sport. People talk about it being many sports
thrown together, but I do not agree; I see it as a pure sport.
Le sénateur White : Je vais essayer de résumer trois questions
en une seule afin de ne pas me faire taper sur les doigts. Si on
regarde la progression normale d’un sport au Canada, ça
commence habituellement au niveau amateur, puis le sport
devient un sport professionnel. En cours de route, on évalue s’il
est susceptible de devenir un sport olympique. Dans le cas des arts
martiaux mixtes, la discipline est devenue un sport professionnel
mondial — on peut remonter à M. Gracie, il y a 30 ans —, puis
elle a régressé. Il y a des événements d’AMM amateurs au
Canada. On voit des enfants s’adonner à ce sport. Nous avons
rencontré un athlète aujourd’hui qui a commencé à 14 ans.
Comment peut-on, du point de vue sportif, faire marche arrière...
éliminer la pratique amateur et en faire un sport olympique? Selon
moi, c’est un sport dans le sens le plus pur du terme. Les gens
disent que c’est un amalgame de plusieurs sports, mais je ne suis
pas d’accord. C’est un sport en soi.
The second part of that — because you are a doctor, I will ask
this question of you — is we have some boxing commissions
across Canada suggesting we should remove headgear from
amateur boxing. I would like you to also give an opinion about
headgear use, in particular when it comes to boxing, the
continuous pounding these athletes get, and the fact some of
them are very young as amateurs. Are you willing to speak to
that? I will look for a supplemental on my third question because
I am starting to feel bad.
Deuxièmement — je vous pose cette question parce que vous
êtes médecin —, certaines commissions de boxe du Canada nous
suggèrent d’éliminer le port du casque de protection dans les
rangs amateurs. J’aimerais aussi connaître votre avis au sujet du
port du casque de protection, particulièrement pour la boxe, en
raison des coups répétés qu’essuient ces athlètes et du fait que
certains athlètes amateurs commencent très jeunes. Avez-vous
quelque chose à dire à ce sujet? J’essaierai d’obtenir du temps
supplémentaire pour poser ma troisième question parce que je
commence à me sentir un peu mal.
Dr. Gutman: In relation to headgear, there is new evidence
suggesting that children and teens are particularly vulnerable to
concussions, more so than was previously identified. Certainly
there is a risk of concussions in boxing. There is no question of
that. There is also little question that headgear reduces that risk. I
would be very much against any move to reduce the use of
headgear, especially in the amateur ranks where scoring and
technique is really the focus. Inflicting knockouts is not the
priority. In all honesty, my preference is to provide ringside care
at amateur events versus professional because I prefer the
technical aspects of it versus the pure knockout. I would be
very much against that.
Dr Gutman : Quant au casque de protection, de nouvelles
données probantes donnent à penser que les enfants et les
adolescents sont particulièrement vulnérables aux commotions
cérébrales, plus qu’on le croyait avant. Il est évident qu’il y a un
risque de commotion cérébrale liée à la boxe. Cela va de soi. Il est
aussi évident que le port du casque de protection réduit ce risque. Je
serais tout à fait contre toute décision qui aurait pour effet de limiter
le port du casque de protection, surtout dans les rangs amateurs, où
les points et la technique priment. Le fait de mettre hors combat son
adversaire n’est vraiment pas une priorité. Honnêtement, je préfère
fournir des soins dans le cadre de soirées de boxe amateur plutôt
que dans le cadre d’événements professionnels, parce que je préfère
l’aspect technique du sport amateur à la possibilité de mise hors
combat. Je serais tout à fait contre cela.
With regard to pro sport moving backward to amateur, again
it has a lot to do with education. Mr. Wright was speaking earlier
about educating and creating awareness of the sport. There is a
perception that participants in the sport are less than civilized
individuals, which could not be further from the truth. My
experience with mixed martial arts competitors is that they are a
tremendously respectful, dedicated and heartfelt group of people
En ce qui a trait à la régression du sport du niveau professionnel
au niveau amateur, encore une fois, c’est surtout une question de
sensibilisation. M. Wright a parlé plus tôt d’éducation et de
sensibilisation relatives au sport. On a l’impression que les
athlètes qui pratiquent ce sport ne sont pas civilisés, alors que
c’est tout le contraire. D’après mon expérience, les athlètes des arts
martiaux mixtes sont des gens extrêmement respectueux, dévoués et
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Legal and Constitutional Affairs
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in contrast to other professional and elite athletes, who are not
necessarily always that way. Mixed martial artists are, within their
culture, very professional and quality people.
passionnés, contrairement à d’autres athlètes professionnels et
d’élite, qui n’affichent pas toujours de telles qualités. Les athlètes
des arts martiaux mixtes sont des gens très professionnels et de
qualité, c’est dans la culture même du sport.
Educate people that these are elite athletes and this is a sport. It
is sometimes shocking to turn on the television and see someone
covered in blood. It is difficult to get past that. The reality is these
are often the smallest injuries and are the least significant ones.
Perception is what it is. Some people find it distasteful. Education
is the key to that, and to understand that this is a true sport. Some
would argue at its purest form, this is sport.
Il faut dire aux gens que ce sont des athlètes d’élite et que c’est
un sport en bonne et due forme. C’est parfois choquant de voir
couler le sang à la télévision. C’est difficile d’en faire abstraction.
En réalité, ce sont souvent les blessures les plus petites et les moins
importantes qui causent les saignements. Mais la perception étant
ce qu’elle est, certaines personnes trouvent que c’est abject. La
sensibilisation est la clé ici, c’est aussi nécessaire pour comprendre
que c’est un vrai sport. Certains affirment même que c’est le sport
dans sa forme la plus pure.
[Translation]
[Français]
Senator Dagenais: For a few months now, we have been
hearing about the increase in the number of hockey-related
concussions, which could turn into a real concern for athletes.
Generally speaking, these injuries are ruled accidental.
Le sénateur Dagenais : Depuis quelques mois, on fait état de
l’augmentation du nombre de commotions cérébrales au hockey,
ce qui peut devenir inquiétant pour les athlètes. En règle générale,
on conclut que c’est accidentel.
Would you say there is a difference in the type of concussion an
athlete playing hockey might suffer versus someone playing combat
sports? Everyone knows it can happen — these are fights — but can
these injuries really be called accidental?
D’après vous, y a-t-il une différence entre une commotion
cérébrale qu’un athlète peut subir au hockey et une commotion
cérébrale qui peut survenir dans la pratique du sport dont on
parle ce matin? On sait que cela peut arriver, ce sont des combats,
mais peut-on prétendre que ce serait accidentel?
[English]
[Traduction]
Dr. Gutman: I would not say that concussion is accidental. By
virtue of the fact that a knockout is a methodology to win a
competition or be victorious, by definition a knockout is
disruption of brain function, which would be consistent with
concussion. It is actually, in part, one way to be victorious.
Dr Gutman : Je ne dirais pas que les commotions cérébrales
sont accidentelles. En effet, la mise hors combat est un moyen de
gagner une compétition et d’être victorieux. Par définition, un
knock-out est une perturbation de la fonction cérébrale. On n’est
pas loin d’une commotion cérébrale. En fait, c’est une façon de
gagner.
It strikes me that in hockey, where fighting is allowed,
frequently players are concussed as a result of a fight. That is
somehow overlooked in comparison to concussions that occur as
a result of play, contact, elbows or what have you. Would those
concussions — as a result of fighting in hockey — be considered
to be accidental? Different goals, but ultimately to answer your
question directly, concussion is not accidental.
Je suis étonné du fait que, au hockey, où les bagarres sont
permises, souvent, des joueurs souffrent d’une commotion cérébrale
après un combat. On ne semble pas en faire un plat,
comparativement aux commotions cérébrales subies dans le feu de
l’action, à la suite de contacts, de coups de coude ou de je ne sais
quoi d’autre. Les commotions cérébrales à la suite de bagarres au
hockey devraient-elles être considérées comme accidentelles? Les
objectifs sont différents, mais, au bout du compte, pour répondre à
votre question, les commotions cérébrales ne sont pas accidentelles.
Senator Mitchell: Dr. Gutman, I am interested in the
concussion issue. Is there some sort of limit to how many times
someone could be knocked out in a series of fights or lose a series
of fights by knockouts, and if it is three or four they cannot fight
again anymore? Is it a case-by-case test of their faculties before
they are allowed to come back?
Le sénateur Mitchell : Docteur Gutman, je m’intéresse à la
question des commotions cérébrales. Y a-t-il une limite au nombre
de combats d’affilée où un athlète peut être mis K.O. ou encore un
nombre maximal de combats qu’il peut perdre par mise hors
combat? Par exemple, après trois ou quatre K.O., un athlète ne
pourrait plus se battre. Y a-t-il une évaluation au cas par cas des
facultés des athlètes avant qu’ils puissent effectuer un retour?
Dr. Gutman: There is no numeric rule that I am aware of in any
of the sanctioning bodies. It is well known that the effects of
concussions are cumulative. With each subsequent one the
Dr Gutman : À ce que je sache, il n’y a pas de règle de ce genre
établie par les organismes de réglementation. On sait bien que les
répercussions des commotions cérébrales sont cumulatives. À
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Affaires juridiques et constitutionnelles
18:63
symptoms tend to be worse, the recovery tends to be longer and
the ease with which another one can be sustained increases; it is
easier to get them as you go on.
chaque commotion cérébrale, les symptômes ont tendance à
empirer et le rétablissement est plus long. De plus, la commotion
suivante semble plus facile à subir; la probabilité d’en être victime
augmente à chaque commotion.
Part of the process in boxing — and ideally in the professional
ranks of MMA —is an understanding and a longitudinal view of
a competitor. They are examined and a set of records follows
them. There is a body that will enforce a ban from competition for
a period of time. It will track that prohibition so they are not able
to compete again. That does not exist in a reliable way, certainly
in the amateur mixed martial arts. It exists in the professional, but
not to the standard that it does in boxing.
Le processus consiste en partie, dans le monde de la boxe — et
idéalement dans les rangs professionnels des AMM —, à acquérir
une connaissance et une vue longitudinale des compétiteurs. On
les examine et on fait un suivi de leurs combats. Il y a un
organisme qui doit appliquer une interdiction de compétition
durant un certain temps. Cet organisme doit faire un suivi pour
s’assurer que les combattants ne peuvent pas se battre à nouveau.
Il est évident que cette structure n’est pas fiable dans le milieu des
arts martiaux mixtes amateurs. Elle existe bel et bien dans le
milieu professionnel des AMM, mais elle n’est pas aussi établie
que dans le milieu de la boxe.
Senator Mitchell: I am aware that in minor hockey, now,
certainly in professional football, here and in the U.S., there are
very sophisticated tests. They even have an iPad app that they use,
if you can imagine that, to assess post-concussion or the status of
somebody. You can have a concussion without even knowing you
have one. Are these fighters checked at the professional level
rigorously before they go into a fight? What more can be done at
the amateur level to address that?
Le sénateur Mitchell : Je crois savoir que, au hockey mineur,
maintenant, et certainement dans le milieu du football
professionnel, ici et aux États-Unis, il y a des examens très
spécialisés. Il y a même une application pour iPad qui permet,
croyez-le ou non, d’évaluer l’état d’une victime de commotion
cérébrale ou sa condition physique. Vous pouvez avoir subi une
commotion cérébrale sans même le savoir. Est-ce que des
professionnels évaluent de façon rigoureuse ces combattants
avant qu’ils montent sur le ring? Que peut-on faire de plus au
niveau amateur pour que ça se fasse?
Dr. Gutman: They are checked both annually and more
frequently. The technology and the science are continuing to
evolve rapidly. In truth, the sports federations are not quite at the
cutting edge of the science. There is some new technology that I am
familiar with that gives a functional representation of brain
function. CT scans and MRIs will provide a structural look at
the brain but will not tell you about function. There is technology
that will give that function analysis. In my view, that should be done
prior to any competition as a baseline for anyone in combat sports.
I would advocate it for any young child who is playing hockey. I am
very involved in minor hockey. I would recommend it to anyone,
although it is not widely available as yet. It is leading-edge
technology, but in three to five years this will be considered
standard practice; and it should be applied to everyone.
Dr Gutman : On les examine annuellement ou plus fréquemment.
La technologie et la science continuent à évoluer rapidement. En
vérité, les fédérations sportives ne sont pas à la fine pointe de la
technologie. Je connais de nouvelles technologies qui permettent de
brosser une représentation fonctionnelle des fonctions cérébrales.
Les tomodensitogrammes et l’IRM fournissent une image
structurelle du cerveau, mais ne fournissent pas de renseignements
sur les fonctions cérébrales. Il existe une technologie qui permet
d’analyser les fonctions. Selon moi, il faudrait s’en servir avant
toutes les compétitions, ce serait le minimum pour quiconque
s’adonne à des sports de combat. Ce serait bon aussi pour tous les
jeunes qui jouent au hockey. Je consacre beaucoup de temps au
hockey mineur. Je recommanderais cette technologie à tout le
monde, même si elle n’est pas encore accessible à grande échelle.
C’est une technologie de pointe, mais dans trois à cinq ans, elle sera
considérée comme une pratique courante et s’appliquera à tous.
Senator Joyal: Welcome, Dr. Gutman. On the health of the
competitors, would you say that the regulations that apply to the
practice of that sport are in sync with the best practices that you,
as a doctor, would recommend? Since it is a rather recent sport,
do you consider the regulations that apply to the practice of the
sport to be the best that we can expect to protect the health of
those who practise mixed martial arts?
Le sénateur Joyal : Bienvenue, docteur Gutman. En ce qui a
trait à la santé des compétiteurs, diriez-vous que les règlements
liés à la pratique de ce sport sont conformes aux pratiques
exemplaires que vous, en tant que médecin, recommanderiez?
Puisque les arts martiaux mixtes sont un sport assez jeune, croyezvous que les règlements liés à sa pratique sont le plus à même de
protéger la santé des athlètes?
Dr. Gutman: At this time, I would say that yes, they are the
standard of care. The standard of care is evolving rapidly. It is
incumbent on the federations or the sanctioning bodies to keep up
with the technology and the science. The difficulty is that their
hands are tied, to some extent. They require that a certain number
Dr Gutman : En ce moment, je répondrais que oui, ils
respectent la norme de diligence. Cette norme évolue
rapidement. Il revient aux fédérations ou aux organismes de
réglementation de suivre la technologie et la science. Le problème
est qu’ils ont les mains liées, dans une certaine mesure. Ils exigent
18:64
Legal and Constitutional Affairs
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of tests be done and that a licensed physician review a case. There
is a great degree of variability in the knowledge base of different
physicians and their exposure to things such as mixed martial arts.
un certain nombre d’examens et demandent qu’un médecin
habilité examine le dossier. Les connaissances des différents
médecins et leur niveau d’exposition à des pratiques comme les
arts martiaux mixtes varient beaucoup.
What an average family physician might know to look for or to
screen for in a pre-competition physical might not be what
someone who has a great deal of experience would look for. It is a
difficult task.
Ce à quoi un médecin de famille moyen s’attarderait dans le
cadre d’une évaluation physique avant une compétition est
différent de ce qu’évaluerait un intervenant expérimenté. C’est
une tâche difficile.
Senator Joyal: Who will bridge that gap between what you
know as a professional in the field and what a family doctor
knows? A family doctor might not know all the ramifications of
what today’s science can produce in results that would be better in
sync with best practices to protect the health of those athletes.
Le sénateur Joyal : Qui comblera l’écart entre votre bagage en
tant que professionnel du domaine et celui d’un médecin de
famille? Un médecin de famille ne connaît peut-être pas toutes les
ramifications de ce que les connaissances scientifiques
d’aujourd’hui permettent de réaliser en fait de résultats qui
seraient davantage harmonisés aux pratiques exemplaires visant à
protéger la santé de ces athlètes.
Dr. Gutman: There are two things. First, as I mentioned
before, the professional ranks form role models for the amateurs
and for the public in general. The standards applied at the level of
UFC, NHL or pro football have a trickle-down effect. Those are
the standards that the professionals follow. Therefore, the
amateurs and elite amateurs should follow similar standards.
Dr Gutman : Il y a deux éléments. Premièrement, comme je l’ai
déjà dit, les rangs professionnels sont un modèle pour les
amateurs et le grand public. Les normes appliquées au niveau
de l’UFC, de la LNH et du football professionnel sont reprises
dans les rangs amateurs. Ce sont les normes appliquées par les
professionnels. Par conséquent, les amateurs et l’élite parmi les
amateurs devraient adopter des normes semblables.
Second, it is probably the responsibility of the sanctioning
bodies to produce educational guidelines that could be distributed
to family doctors and competitors going for their physical exams.
There could be a standard form and an education document with
it to say what doctors should look for and the recommendations.
To get those recommendations requires expert panels.
Deuxièmement, il revient probablement aux organismes de
réglementation de produire des lignes directrices éducatives que
l’on pourrait distribuer aux médecins de famille et aux
compétiteurs qui vont passer leurs examens physiques. Il
pourrait y avoir un formulaire standard et un document de
sensibilisation qui l’accompagne indiquant aux médecins ce qu’ils
doivent vérifier et les recommandations à formuler. Il faut créer
des groupes d’experts pour formuler de telles recommandations.
Senator Joyal: There is an experimental project happening at
McGill University whereby students on McGill’s football team
are volunteers in a research project to evaluate the health risks
involved in football. I do not know how far along they are
because I have not paid direct attention to it. Such a study would
be important. In developing a sport like the MMA, we have the
capacity to follow up with the best science conclusions in terms of
how to advise those who participate of the risks and how to
manage those risks. That is the way to achieve best results in
protecting the health of the athletes.
Le sénateur Joyal : Il y a un projet expérimental réalisé à
l’Université McGill dans le cadre duquel des étudiants membres
de l’équipe de football de McGill participent volontairement à un
projet de recherche pour évaluer les risques pour la santé liés au
football. Je ne sais pas où ils en sont, parce que je ne suis pas
directement le dossier. Une telle étude me semble importante.
Pour faire évoluer un sport comme les AMM, nous avons la
capacité de réagir en prodiguant les meilleurs conseils possible aux
intervenants sur les risques et la façon de les gérer à la lumière des
dernières percées scientifiques. C’est ainsi que l’on pourra obtenir
les meilleurs résultats possible et protéger la santé des athlètes.
With your experience base, how do you see that developing?
Who is responsible for developing the kind of expertise that
would be helpful to the federation, all those who have
management responsibilities and the athletes?
D’après votre expérience, que doit-il arriver? Qui doit créer
l’expertise qui serait utile à la fédération, à tous ceux qui ont des
responsabilités en matière de gestion et aux athlètes?
Dr. Gutman: I reflect back to my experience when I was asked
to be a ringside doctor for an event. I said yes and then spent the
next two or three weeks trying to educate myself on what I should
be doing because there were no guidelines, no mentoring.
Dr Gutman : J’en reviens à mon expérience lorsqu’on m’a
demandé d’être présent en qualité de médecin dans le cadre d’une
soirée de boxe. J’ai dit oui, et j’ai passé les deux ou trois semaines
suivantes à m’informer sur ce que je devais faire parce qu’il n’y
avait pas de lignes directrices, pas d’encadrement.
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Affaires juridiques et constitutionnelles
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Senator Joyal: There was no university chair. In Canada we
have centres of excellence on this and that, but no university has
developed the priority to come to terms with that.
Le sénateur Joyal : Il n’y a pas de chaire universitaire. Au
Canada, il y a des centres d’excellence sur différents sujets, mais
aucune université n’a fait de ce problème une priorité.
Dr. Gutman: There is a large amount of research, as you
mentioned, on concussions and concussion prevention.
Coalescing that and bridging between the science and the
understanding of the sports are missing. Again, I take seriously
the opportunity to advocate and to help develop policy. It is
something that I would personally have interest in.
Dr Gutman : Il y a beaucoup de recherches, comme vous l’avez
mentionné, sur les commotions cérébrales et leur prévention. Ce qui
manque, c’est de rassembler tout ça et de réunir nos connaissances
scientifiques et notre compréhension du sport. Comme je l’ai dit, je
prends cette question très au sérieux et suis prêt à en parler et à
participer à l’élaboration des politiques nécessaires. C’est quelque
chose qui m’intéresserait personnellement.
Senator Di Nino: Is the standard care that you are talking about
consistent nationally and, as far as you know, internationally?
Le sénateur Di Nino : Est-ce que la norme de diligence dont
vous parlez est appliquée de façon uniforme à l’échelle nationale
et, d’après ce que vous savez, à l’échelle internationale?
Dr. Gutman: I would say that it approximates consistency.
There is no agreed-upon unified standard of care. Having said
that, many reflect back to these commissions that are the most
experienced in sanctioning combat sports, which would be New
Jersey and Nevada. The standards adopted there are generally
adopted everywhere else. There is an approximation, but there is
no formal agreement on what those standards would be in all
jurisdictions.
Dr Gutman : On peut dire qu’elle est à peu près uniforme. Il n’y
a pas une seule norme qui fait consensus. Cela étant dit, beaucoup
se tournent vers les commissions qui ont le plus d’expérience en
matière de réglementation des sports de combat, soit le New
Jersey et le Nevada. Les normes adoptées dans ces endroits sont
habituellement reprises ailleurs. Il y a eu une adoption
approximative, mais il n’y a pas d’entente officielle générale sur
ce que devraient être ces normes dans toutes les administrations.
Senator Joyal: Is there a way to bridge your position, which I
understand is not the view of the Canadian Medical Association,
with the previous discussion we had. Medicine is an exact science,
unlike sociology where you can apply your own biases, ideas or
viewpoints. I rely on a doctor because it is scientific.
Le sénateur Joyal : Y a-t-il une façon de concilier votre position,
qui, si j’ai bien compris, n’est pas celle de l’Association médicale
canadienne, et la discussion précédente que nous avons eue? La
médecine est une science exacte, contrairement à la sociologie, qui
fait intervenir les préjugés, les idées ou les points de vue de chacun.
Je vais voir un médecin parce que c’est un scientifique.
I am puzzled to see how much, on the very basis of what you
say and your testimony, we can reconcile the position of the
Canadian Medical Association and the scientific knowledge that
should be gathered, understood and implemented in the
regulations so that we reduce the levels of injuries that we
notice are important in those kinds of sports.
Je suis étonné de voir dans quelle mesure, à la lumière de ce que
vous dites et de votre témoignage, nous pouvons rapprocher la
position de l’Association médicale canadienne et les connaissances
scientifiques qu’il faut recueillir, comprendre et intégrer aux
règlements dans le but de réduire le nombre de blessures, qui est
élevé dans ce genre de sport.
Dr. Gutman: We would refer to medicine as an art versus a
science internally, but I defer.
Dr Gutman : Je dirais plutôt que la médecine est un art et non
une science, mais je m’en remets à vous.
The Canadian Medical Association is one voice. It is certainly
not the only voice in Canada. Irrespective of the medical
association’s opinion, there are many physicians and experts
who have an interest both in the sport and in the safety of
athletes. I think there are many people and physicians who would
be interested in working with the governing bodies, the
commissions with provincial jurisdictions and with professional
groups such as the UFC to ensure safety and build consensus
guidelines.
L’Association médicale canadienne parle d’une seule voix. Ce
n’est certainement pas la seule voix au Canada. Peu importe
l’opinion de l’association médicale, il y a beaucoup de médecins et
d’experts qui s’intéressent au sport et à la sécurité des athlètes. Je
crois qu’il y a beaucoup de personnes et de médecins qui seraient
intéressés à travailler avec les organismes gouvernementaux, les
commissions de compétence provinciale et les groupes
professionnels comme l’UFC pour assurer la sécurité des
athlètes et définir des lignes directrices qui font consensus.
[Translation]
Senator Boisvenu: I practised karate for 20 years, so I know
there are some inherent injuries when you compete in that sport.
[Français]
Le sénateur Boisvenu : J’ai pratiqué le karaté durant 20 ans et je
sais qu’il y a des blessures inhérentes à la compétition dans ce sport.
18:66
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
Have there been any studies on the long-term effects of combat
sports? Karate and boxing, for instance, can seriously affect a
person’s joints, one reason being the impact of the extensions at
the elbow and knee.
Des études ont-elles été menées auprès d’amateurs de ce sport
concernant ses effets à long terme? Certains sports comme la boxe
et le karaté ont des effets très négatifs sur les articulations, entre
autres à cause de l’effet de l’élongation des articulations comme
les coudes et les genoux.
Has there been any long-term research on these athletes and
the potential costs to the health-care system?
Des études à long terme ont-elles été menées auprès de ces
athlètes et concernant les coûts que cela peut entraîner pour le
système de santé?
These injuries are, after all, permanent.
[English]
Il s’agit tout de même de séquelles qui deviennent permanentes.
[Traduction]
Dr. Gutman: I am not aware of a huge or extensive body of
literature on specifically injuries resulting from combat sports. We
know the growth of this particular MMA has been very rapid and
recent. The history extends back only to about 1993 — in terms of
knowledge that is applicable — because there was a change in
rules since the implementation of what is referred to as the unified
rules of mixed martial arts. There was a substantial change and
prohibition of some risky manoeuvres. The literature is growing
but there is not a great degree of it.
Dr Gutman : Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’ouvrages qui
portent précisément sur les blessures liées aux sports de combat.
Nous savons que la popularité des AMM a été très rapide et est
récente. En ce qui a trait aux connaissances applicables, on peut
seulement remonter à environ 1993, parce que la réglementation a
changé depuis l’application de ce qu’on a appelé les règles unifiées
des arts martiaux mixtes. Il y a eu d’importants changements, et
certaines manoeuvres risquées ont été interdites. Le nombre
d’ouvrages sur le sujet augmente, mais il n’y en a pas encore
beaucoup.
In terms of cost, I am not aware of any information on that.
Anecdotally, my experience has been that I have seen, in a
number of urban and suburban emergency departments over
20 years, very few injuries as a result of combat sports in general,
including karate, tae kwon do and others in contrast to rugby,
football, soccer skiing, mountain biking, hockey and football,
which are the predominant source of traumatic sports injury that
we see in proportion. In terms of cost, I would say it is fairly low.
Quant aux coûts, je n’ai aucune information à ce sujet. D’après
mon expérience d’urgentologue en milieu urbain et en banlieue au
cours des 20 dernières années, j’ai traité très peu de blessures
découlant de sports de combat en général, y compris le karaté, le
taekwondo et d’autres sports, comparativement au rugby, au
football, au soccer, au ski, au vélo de montagne et au hockey, qui
sont les principales sources de blessures sportives traumatiques
que nous rencontrons toutes proportions gardées. Je dirais que les
coûts sont assez bas.
[Translation]
[Français]
Senator Boisvenu: I am concerned because more and more
people are said to be practising the sport, especially young people.
When that happened in hockey and soccer, we saw a long-term
monitoring of players so that safety measures could be adopted
and these individuals would not become burdens on the healthcare system at 30 or 40 years old.
Le sénateur Boisvenu : Ça m’inquiète, parce qu’on dit que c’est
un des sports dont la pratique augmente de plus en plus, et
surtout chez les jeunes. Lorsque le même phénomène s’est produit
pour le hockey et le soccer, un suivi à long terme a été effectué
auprès de ces gens pour adopter des mesures sécuritaires et éviter
qu’à 30 ou 40 ans ces gens deviennent un fardeau pour notre
système de santé.
A long-term study of the effects this sport has on the human
body and athletes is warranted, is it not?
N’y aurait-il pas lieu, pour ce sport en particulier, d’effectuer
un suivi à long terme concernant les séquelles de la pratique de ce
sport sur le corps humain et chez les athlètes?
That would ensure equipment requirements and regulations
were in place to prevent these long-term injuries.
Ceci pour nous assurer d’avoir des équipements ou une
réglementation qui permettraient d’éviter ces séquelles à long terme.
[English]
Dr. Gutman: Certainly, it would be wise to have surveillance
over the long term. Unfortunately, that is difficult to do without a
sanctioning body that has the ability to access the totality of
participation. For example, every child who plays hockey in
Canada is registered with the provincial subordinate of Hockey
Canada. We do not have that in mixed martial arts yet. It would
be beneficial. Of course, the follow-on to that is the funding
[Traduction]
Dr Gutman : Il serait certainement avisé d’assurer une
surveillance à long terme. Malheureusement, c’est difficile à
faire sans organisme de réglementation qui a la capacité de
joindre tous les participants. Par exemple, chaque enfant qui joue
au hockey au Canada est enregistré auprès d’un organisme
provincial qui relève de Hockey Canada. Nous n’avons pas
encore une telle structure dans le domaine des arts martiaux
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:67
requirement to conduct the study, where that originates and the
stakeholders who would fund that. In principle, it makes a great
degree of sense. Those of us who participate on the safety side of
the sports are trying to advocate for better rules and supervision.
The single most important safety feature of a mixed martial arts
contest is the referee. If the referee is well effected and well
trained, the safety of those participants is maximal, his primary
responsibility and concern.
mixtes. Ce serait bénéfique. Bien sûr, il faudrait ensuite
déterminer de combien d’argent on aurait besoin pour réaliser
l’étude, d’où viendraient les fonds et qui les fournirait. En
principe, ça fait tout à fait sens. Ceux d’entre nous qui
s’intéressent à la sécurité des sports demandent de meilleures
règles et une meilleure supervision. L’élément le plus important lié
à la sécurité d’un combat d’arts martiaux mixtes est l’arbitre. Si
l’arbitre est bien choisi et bien formé, on maximise la sécurité des
participants, ce qui doit être sa responsabilité et sa préoccupation
principales.
The point of leverage to best protect the athletes is educating
referees, which again falls under the jurisdiction of a governing
body.
L’aspect crucial pour mieux protéger les athlètes est de
sensibiliser les arbitres, ce qui, encore une fois, revient à un
organisme de réglementation.
Senator White: I appreciate your referring on a number of
occasions to team sports and referees. In our discussion yesterday
and again today, we talk about the importance of the referee —
the person who makes decisions on the field or on the ice when
somebody might be hurt. Yet, in hockey and football in this
country, we take the injured athlete to the coach or the trainer run
by the team to determine whether they should continue playing.
Le sénateur White : J’apprécie que vous ayez mentionné à
quelques reprises les sports d’équipe et les arbitres. Dans le cadre
des discussions d’hier, et encore aujourd’hui, nous avons parlé de
l’importance de l’arbitre — la personne qui prend les décisions sur
le terrain ou sur la patinoire quand quelqu’un se blesse.
Cependant, au Canada, au hockey et au football, c’est
l’entraîneur ou l’instructeur de l’équipe qui examine l’athlète qui
s’est blessé pour déterminer s’il peut continuer à jouer.
With concussions in hockey, why have we not moved to a level
where a referee is trained to make some of those decisions and tell
an athlete you are off the ice or field, without allowing those who
have something to gain, which is the coach, to make the decision?
Compte tenu du problème des commotions cérébrales au hockey,
pourquoi ne formons-nous pas les arbitres de façon à ce qu’ils
puissent prendre certaines décisions et dire à un athlète qu’il doit
sortir de la patinoire ou du terrain, pour ne pas laisser la décision à
ceux qui ont quelque chose à gagner, comme les entraîneurs?
Dr. Gutman: This is where combat sports are leading because
the ringside doctor has no affiliation with the promoter or the
referee. Mixed martial arts is leading, in that sense.
Dr Gutman : C’est là où les sports de combat ont une longueur
d’avance, parce que le médecin sur place n’a aucune affiliation, ni
avec le promoteur ni avec l’arbitre. Sur cet aspect, les arts
martiaux mixtes ont une longueur d’avance.
There are challenges around the education and training of the
referees, but some of the hockey bodies are moving in the
direction of trying to at least provide objective guidelines that can
be used to assess athletes. The NHL has a concussion protocol.
They have the quiet room where they take people off the ice and
do an assessment, as opposed to the former good old days where
it was sit on the bench and count a number of fingers and you are
okay to play.
Il y a des défis liés à la sensibilisation et la formation des
arbitres, mais certaines organisations du milieu du hockey
essaient au moins de fournir des lignes directrices objectives que
l’on peut utiliser pour évaluer les athlètes. La LNH s’est dotée
d’un protocole sur les commotions cérébrales. Il y a une salle de
repos où on amène les joueurs qui se blessent sur la patinoire pour
les évaluer. Le bon vieux temps, c’est fini, on n’assoit plus les
athlètes sur le banc pour leur demander combien ils voient de
doigts avant de les renvoyer sur la patinoire.
Senator White: We still have 14-year-old kids who have
concussions going to the bench because winning the game is
more important, sometimes, than the health of the individual. In
other sports, we have not progressed when it comes to the referee
on the ice or field and making some of those tough decisions.
Le sénateur White : On voit encore des enfants âgés de 14 ans
qui ont une commotion cérébrale et qui continuent de jouer parce
que la victoire est plus importante, parfois, que leur santé. Dans
d’autres sports, il n’y a pas eu de progrès en ce qui a trait aux
responsabilités des arbitres sur la patinoire ou le terrain, qui
doivent prendre des décisions parfois difficiles.
Dr. Gutman: I agree with you. The challenges in many cases in
minor hockey are that the referees are 14 or 15 and the players
are 8 or 10. I do not think they are capable of making those
decisions even in the ideal.
Dr Gutman : Je suis d’accord avec vous. Souvent, dans le hockey
mineur, les défis sont liés au fait que les arbitres ont 14 ou 15 ans, et
les joueurs, de 8 à 10. Je ne crois pas que ces jeunes puissent prendre
de telles décisions, même dans une situation idéale.
18:68
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
The Deputy Chair: Thank you very much, Dr. Gutman. It has
been helpful for us to hear from you. There are so many things to
think about. We very much appreciate the fact that you were with
us today.
La vice-présidente : Merci beaucoup, docteur Gutman. Votre
témoignage a été très utile. Il y a tant de choses auxquelles il faut
réfléchir. Nous apprécions beaucoup votre présence aujourd’hui.
Our witness now is Mr. Ryan Leef, who is the MP for Yukon
but, in terms of this study, he is also experienced in the field of
mixed martial arts. Mr. Leef, I believe you have a statement, and
the floor is yours.
Accueillons maintenant le témoin suivant, M. Ryan Leef.
M. Leef est député au Yukon, mais, dans le cadre de la présente
étude, nous nous intéresserons surtout à son expérience des arts
martiaux mixtes. Monsieur Leef, je crois que vous avez une
déclaration à faire, la parole est à vous.
Ryan Leef, Member of Parliament, Yukon: Thank you, Madam
Chair, and thank you to the honourable senators for having me
here today. I was able to sit in on some of the previous testimony,
so I will try not to duplicate anything that they have already
mentioned. After my remarks, I am certainly willing to answer
any questions.
Ryan Leef, député, Yukon : Merci, madame la présidente, et
merci aux honorables sénateurs qui m’accueillent aujourd’hui. J’ai
pu écouter une partie du témoignage précédent, alors j’essaierai de
ne pas revenir sur les mêmes choses. Après ma déclaration, je
pourrai répondre à vos questions.
I am obviously honoured to testify today in respect to Bill S-209,
An Act to amend the Criminal Code (prize fights). Today I am able
to speak from a long-standing athletic and coaching background,
including from the perspective of a mixed martial arts athlete,
having fought in two professional bouts with the Armageddon
Fighting Championships centred out of British Columbia.
Je suis évidemment honoré de venir témoigner devant vous
aujourd’hui sur le projet de loi S-209, Loi modifiant le Code
criminel (combats concertés). J’ai beaucoup d’expérience, comme
athlète et comme entraîneur, y compris dans le domaine des arts
martiaux mixtes, m’étant livré à deux combats professionnels
dans le cadre des Armageddon Fighting Championships en
Colombie-Britannique.
The changes to the Criminal Code will serve to recognize the
fastest growing sport in North America in terms of participation,
in training as a fitness regime, on the amateur and professional
stage, and in terms of a fan base and viewership realm.
Les modifications apportées au Code criminel permettront de
reconnaître le sport qui affiche la plus forte croissance en
Amérique du Nord en fait d’adeptes, tant dans les milieux
amateur que professionnel, et en fait de nombre d’amateurs et de
téléspectateurs. C’est aussi le système de mise en forme et le
régime d’entraînement dont la croissance est la plus rapide.
This recognition will further enhance the continued maturation
of an already progressive and regulated sport, which will lead to
ensuring the continued safety of participants through gear
improvement, medical checks, health standards and the like,
certainty for promoters, municipalities and provinces, and
support and direction to governing commissions, boards and
committees.
Cette reconnaissance permettra de poursuivre la progression
d’un sport qui est déjà à l’avant-garde et qui est déjà réglementé;
on pourra ainsi continuer à assurer la sécurité des participants en
améliorant l’équipement, les examens médicaux, les normes en
matière de santé et d’autres éléments semblables, offrir une plus
grande certitude aux promoteurs, aux municipalités et aux
provinces, et fournir un appui et une orientation aux
commissions, aux conseils et aux comités de réglementation.
Much has been said about the safety of mixed martial arts. In its
present day, Madam Chair and committee members, I can say from
having participated in a number of sports on a competitive level,
including representing Canada as a distance runner, that I have
never been subjected to qualifying standards of competency, health
and fitness as I have as a mixed martial arts athlete. Prior to being
accepted for a competition, I was required to undergo and submit
full medical checks, blood tests, HIV, hepatitis B, hepatitis C, an
MRI and provide a dossier of experience and supporting references.
Twenty-four hours prior to my competition, I was required to weigh
in and, upon meeting the strictly regulated weight class range, I had
to undergo another medical examination and a medical review of
my previously submitted information by medical staff appointed by
the provincial athletic commission. Once these steps were successful,
I was granted a licence to participate. This licence ceases once the
On a beaucoup parlé de la sécurité des arts martiaux mixtes.
Actuellement, madame la présidente et membres du comité, je peux
dire, ayant participé à un certain nombre de sports au niveau
compétitif, y compris en tant que coureur de fond représentant le
Canada, que je n’ai jamais dû respecter des normes de qualification,
de compétence, de santé et de condition physique comme j’ai dû le
faire en tant qu’athlète des arts martiaux mixtes. Avant de pouvoir
me battre, je devais faire l’objet d’examens médicaux complets,
d’analyses de sang, de tests de dépistage du VIH, de l’hépatite B, de
l’hépatite C et d’une IRM. Je devais aussi fournir un document
décrivant mon expérience et des références à l’appui. Vingt-quatre
heures avant la compétition, on me pesait et, si je respectais les
critères très stricts sur les catégories de poids, je devais subir un
autre examen médical. Ensuite, le personnel médical nommé par la
commission provinciale de réglementation du sport examinait les
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:69
contest is over. Most jurisdictions suspend those licences for 35 days
after the conclusion of the event. This is done as an added
precaution to ensure the athlete’s safety.
renseignements figurant dans le rapport médical que j’avais présenté
préalablement. Ce n’est qu’après tout cela qu’on m’octroyait un
permis pour combattre, permis qui était seulement valide jusqu’à la
fin du combat. La plupart des administrations suspendent les
permis des combattants pendant 35 jours après un événement. Il
s’agit d’une précaution supplémentaire pour assurer leur sécurité.
The standards in place are precursors to athletic ability, as it
takes the highest levels of health and fitness to get through the
licensing procedures alone, and these standards are not taken
lightly by anyone.
Les normes en place sont gages des capacités athlétiques des
combattants, parce qu’il faut déjà afficher un état de santé et une
condition physique exemplaires pour réaliser les seules procédures
d’accréditation. De plus, personne ne prend ces normes à la légère.
Promoters match athletes not only in weight classes but with
closely ranked opponents. In each contest, there are several ways
in which it can be concluded. I am sure the committee has already
explored those. I heard Mr. MacDonald and Mr. Wright talk
about some of those ways a contest could be concluded.
Les promoteurs associent des athlètes non seulement des
mêmes catégories de poids, mais aussi de niveau semblable. Dans
chaque combat, il y a plusieurs façons dont chaque combat peut
se terminer. Je suis sûr que le comité en a déjà parlé. J’ai entendu
M. MacDonald et M. Wright parler de certaines des façons de
mettre fin à un combat.
I can state first-hand that progression in sport comes from
progression in attitudes. Bill S-209 is a progression in attitude and
reflective of the greater public and athletic acceptance and
perception of mixed martial arts today.
D’entrée de jeu, permettez-moi de dire que les progrès réalisés
dans le monde du sport reposent sur une amélioration des
attitudes. Le projet de loi S-209 est un pas en avant à ce chapitre
et reflète la plus grande acceptation et la meilleure perception du
public et du milieu des athlètes à l’égard des arts martiaux mixtes
d’aujourd’hui.
I well recall the days of coaches and teachers encouraging a
bouncing style of stretching before we warmed up our muscles as
an acceptable daily routine for exercise preparation. When I
became a level 1 track and field coach in the late 1980s, we were
taught strategies for preparation, training and racing that are no
longer conventional practices. It was, however, thanks to the
legitimacy of the sport, attention by athletes, coaches, sports
medicine physicians, governing bodies, commissions, referees,
judges and even the fans that we continually sought greater
knowledge, better ways of training and competing and overall
safety.
Je me rappelle l’époque où les entraîneurs et les enseignants
nous encourageaient à faire des étirements en sautant sur place
avant que nous nous soyons échauffés. On croyait alors qu’il
s’agissait d’une routine quotidienne acceptable pour se préparer à
faire de l’exercice. Quand je suis devenu entraîneur d’athlétisme
de niveau 1, à la fin des années 1980, on nous enseignait des
stratégies de préparation, d’entraînement et de course qui sont
aujourd’hui totalement dépassées, mais c’est grâce à la légitimité
du sport, et aux efforts des athlètes, des entraîneurs, des médecins
de médecine sportive, des organismes de réglementation, des
commissions, des arbitres, des juges et même des amateurs que
nous avons pu continuellement parfaire nos connaissances,
trouver de meilleures façons de nous entraîner et de
compétitionner et, de façon générale, assurer notre sécurité.
Bill S-209 will take the next step to ensure the existing steps of
the leagues of MMA enthusiasts, athletes and proponents
continue to improve and contribute to our long-standing and
rich history of competition and celebration of human potential
through sport.
Quant aux AMM, le projet de loi S-209 est la prochaine étape,
celle qui permettra de veiller à ce que les différents intervenants du
milieu, les partisans, les athlètes et les promoteurs, puissent
continuer à améliorer un sport qui ne date pas d’hier et à
contribuer à sa riche histoire de compétition et de célébration du
potentiel humain.
Thank you, committee members and Madam Chair, and at this
time I will be willing to answer any questions you may have.
Merci, membres du comité et madame la présidente. Je suis
maintenant prêt à répondre à vos questions.
The Deputy Chair: Thank you very much, Mr. Leef.
Senator Runciman: I do not have a lot of questions, Mr. Leef.
You and I have discussed this subject on a few occasions.
La vice-présidente : Merci beaucoup, monsieur Leef.
Le sénateur Runciman : Je n’ai pas beaucoup de questions,
monsieur Leef. Vous et moi avons parlé de ce sujet à quelques
occasions.
How many professional fights have you been involved with?
Combien de combats professionnels avez-vous faits?
Mr. Leef: I had two professional fights.
M. Leef : J’ai pris part à deux combats professionnels.
Senator Runciman: How many amateur?
Le sénateur Runciman : Et combien dans les rangs amateurs?
18:70
Legal and Constitutional Affairs
Mr. Leef: Three amateur fights. I started my professional
career, as it were, limited as it was, at the young age of 36.
Senator Runciman: Three amateur and two professional?
Mr. Leef: Correct.
10-5-2012
M. Leef : Trois combats. Je dois dire que j’ai commencé ma
carrière professionnelle, aussi limitée soit-elle, au jeune âge de 36 ans.
Le sénateur Runciman : Trois combats amateurs et deux
professionnels?
M. Leef : C’est exact.
Senator Runciman: None of those while you have been a
Member of Parliament?
Le sénateur Runciman : Aucun de ces combats n’a eu lieu après
que vous avez été élu député?
Mr. Leef: No, I fear those days are over now; it is absolutely a
different venue.
M. Leef : Non, j’ai bien peur que cette époque soit révolue. De
nos jours, je mène un combat très différent.
Senator Runciman: I am sure many of us would have preferred
to see you at that charity with Mr. Trudeau as the representative
of the Conservative party, but, in any event, that is history.
Le sénateur Runciman : Je suis sûr que bon nombre d’entre
nous auraient préféré que ce soit vous qui représentiez le Parti
conservateur dans l’arène dans le cadre de l’événement caritatif
avec M. Trudeau, mais, bon, c’est de l’histoire ancienne.
You started at a relatively late point in your life. What
attracted you to the sport?
Vous avez commencé sur le tard. Qu’est-ce qui vous attirait
dans ce sport?
Mr. Leef: It is an interesting history, and I will try to wrap it up
in a tight bow. I had done defensive tactics instruction for the
justice department in the Yukon for years. With the evolution of
the sport and how quickly it was growing, it raised questions in
the general public about everything from officer safety to even
women’s safety.
M. Leef : En fait, c’est assez intéressant; je vais essayer d’être
bref. J’ai donné pendant plusieurs années des cours d’autodéfense
pour le ministère de la Justice du Yukon. En raison de l’évolution
du sport et de sa croissance rapide, les gens ont commencé à se
poser des questions sur la sécurité des agents et même celle des
femmes.
I ran a number of courses for women’s self-defence in the
Yukon. With the emergence of that, there is uncertainty, as
Mr. Wright pointed out. There is attention but not a lot of
knowledge or education around it. I think it was incumbent upon
me, as an instructor for the justice department for law
enforcement and a person who supports safety for women in
our community, to talk about the emergence of mixed martial arts
and what people saw as a new-found skill in fighting in an
intelligent way. I do not think there was any better way for me to
deal with the realities of mixed martial arts and the growth of that
sport, the kind of athletes who participate in it and the realities
about the regulations and safety structures in place and bring that
back to the audience at the time that I was teaching. Whether that
was conservation officer staff, correctional staff, sheriffs, park
officers or women’s self-defence, it just seemed to be the best way
for me to get that first-hand experience. I have been competitive
by nature, and I was not getting any younger, either, so I sort of
had to get involved two feet deep or not at all.
J’ai offert un certain nombre de cours d’autodéfense pour
femmes au Yukon. Comme l’a souligné M. Wright, il y avait de
l’incertitude en raison de l’émergence de ce sport. Les AMM
suscitaient l’attention, mais on savait peu de choses à leur sujet et
on n’y était pas sensibilisé. En tant qu’instructeur des
représentants de la loi du ministère de la Justice et intervenant
qui veillait à la sécurité des femmes dans notre collectivité, je me
devais de parler de l’émergence des arts martiaux mixtes, de ce que
les gens considéraient comme une nouvelle façon de se battre
intelligemment. C’était, selon moi, la meilleure façon de
m’intéresser aux arts martiaux mixtes et à la croissance du
sport, aux types d’athlètes qui y participent et à tout ce qui touche
la réglementation et les structures de sécurité en place et d’en
parler à mes élèves de l’époque. Qu’il s’agisse d’un agent de
conservation, d’un employé des services correctionnels, de shérifs,
d’agents des parcs ou de femmes suivant des cours d’autodéfense,
il s’agissait, selon moi, de la meilleure façon d’en faire l’expérience
concrète. J’ai toujours été compétitif de nature, et je ne
rajeunissais pas. Je devais donc m’y lancer à fond ou pas du tout.
Senator Runciman: You mentioned that you were teaching
defensive tactics to a variety of organizations. Have you been
trained in judo or karate? You must have had some background.
Le sénateur Runciman : Vous avez mentionné que vous
enseigniez des techniques d’autodéfense à diverses organisations.
Avez-vous suivi des cours de judo ou de karaté? Vous deviez avoir
un bagage?
Mr. Leef: I have a background in Aikijutsu and high school
wrestling. As Mr. Wright indicated, it is the emergence of many
things. I had taken a number of different systems from PPCT to
modern-day things like Krav Maga and Jim Wagner’s system. It
is an integrated background, which lent itself to my dossier, as it
were, to be engaged in that. Before I was able to enter into a
M. Leef : J’avais de l’expérience en aikijutsu et j’avais fait de la
lutte au secondaire. Comme M. Wright l’a dit, ce sport rassemble
beaucoup de choses. J’avais appris un certain nombre de systèmes
différents, des tactiques de maîtrise par points de compression à
des techniques plus modernes comme le Krav Maga et le système
de Jim Wagner. Il s’agit de l’intégration de diverses techniques, ce
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
competition with the Armageddon Fighting Championships, I
had to demonstrate to them that I had competency, fitness, skill,
ability and health to be accepted.
Senator Runciman: Where is Armageddon centred?
18:71
qui convenait à ma formation, à ce moment-là... d’y participer.
Avant de pouvoir faire un combat dans le cadre des Armageddon
Fighting Championships, j’ai dû prouver que j’avais les
compétences, la condition physique, les aptitudes, les capacités
et la santé nécessaires.
Le sénateur Runciman : Où est situé Armageddon?
Mr. Leef: They are centred in Victoria, British Columbia —
Colwood — but B.C.
M. Leef : À Victoria, en Colombie-Britannique — Colwood —,
mais en Colombie-Britannique.
Senator Runciman: Are they comparable to UFC on a smaller
scale?
Le sénateur Runciman : Est-ce une organisation comparable à
l’UFC, mais à plus petite échelle?
Mr. Leef: It is a much smaller scale, and I think Mr. Wright
alluded to that in a question from the chair. They were speaking on
behalf of mixed martial arts but representing an organization. There
are dozens of smaller promoters across Canada that run very small
things that might have a crowd of 200 people and might be run in a
local gym or an arena, right up to the UFC that has 55,000 fans.
Armageddon Fighting Championships was one that I would call a
medium-sized promotion in our country that would typically draw
about 45,000 fans to an arena, somewhere in the neighbourhood of
9 million to 10 million people on pay-per-view watching. It was a
significant organization, but not as big as the UFC, which might
aptly be described as the NHL of mixed martial arts. It is
comparable in that regard, when you have the promotions, to the
Canadian analogy of hockey. You have the NHL, then Junior A,
Junior B, and all these farm leagues going on.
M. Leef : À beaucoup plus petite échelle, et je crois que
M. Wright y a fait allusion en réponse à une question de la
présidente. Ces gens faisaient la promotion des arts martiaux
mixtes, mais ils représentaient une organisation. Il y a des dizaines
de petits promoteurs au Canada qui organisent des événements de
petite envergure pouvant attirer 200 personnes dans un gymnase
local ou un centre sportif. À l’autre bout du spectre, il y a l’UFC,
qui attire 55 000 enthousiastes. Armageddon Fighting
Championships est ce que l’on pourrait considérer comme un
promoteur de taille moyenne au pays qui attirait habituellement
environ 45 000 enthousiastes sur place, en aréna, et environ de 9 à
10 millions de personnes, chez elles, grâce à la télé à la carte.
C’était une organisation importante, mais pas aussi grosse que
l’UFC, que l’on peut sans se tromper décrire comme la LNH des
arts martiaux mixtes. C’est comparable à cet égard; pour ce qui
est de la promotion, l’analogie avec le hockey au Canada tient. Il
y a la LNH, puis le Junior A, Junior B, puis tous les clubs-écoles.
I think that driving the point and importance of Bill S-209 is
that with offshoot companies that come along and want to get
into a lucrative and fast-growing market, it has never been more
essential to have regulation and recognition of it. We do not want
people to capitalize on the growth of this sport and the
tremendous popularity of it simply to make a buck and risk
athletes’ safety, breaking the existing laws and safety regulations
around it simply to rip off a quick promotion and make a fortune.
People, no matter where you hold these venues, will come and
watch them, and we want to ensure they are regulated, controlled
and safe and that they enhance the sport, not hurt it.
Je crois que l’élément central et l’importance du projet
de loi S-209 est que, en raison du fait que des nouvelles
entreprises arrivent et veulent faire leur place dans ce marché
lucratif et en forte croissance, il n’a jamais été aussi essentiel
d’établir des règlements et de les faire appliquer. Nous ne voulons
pas que des gens profitent de la croissance du sport et de son
incroyable popularité simplement pour faire de l’argent en mettant
en danger la sécurité des athlètes, ou qu’ils violent les lois actuelles
et les règlements sur la sécurité tout simplement pour court-circuiter
le système et faire rapidement fortune. Peu importe où vous
organisez ces événements, les gens viendront pour y assister, et il
faut s’assurer que ces événements sont réglementés, contrôlés et sûrs
et qu’ils aident le sport plutôt qu’y nuire.
Senator Runciman: In your limited career, did you suffer any
serious injuries?
Le sénateur Runciman : Durant votre courte carrière, avez-vous
subi de graves blessures?
Mr. Leef: I had a couple of black eyes, one in my last fight, and
I think I had three stitches in one, so nothing. I can tell you from
being a long-distance runner I suffered longer layoffs and injuries
pulling a hamstring that would stake seven or eight months to
heal.
M. Leef : J’ai eu deux ou trois yeux au beurre noir, un durant
mon dernier combat en fait, et je crois que j’ai eu trois points de
suture, alors non. Je dois dire que, en tant que coureur de fond,
j’ai dû me reposer plus longtemps et j’ai subi des blessures plus
graves lorsque j’ai été victime d’un claquage, ce qui a pris sept ou
huit mois à guérir.
Senator Angus: Welcome to the Senate. I gather you support
this bill ardently. Do you sense there is a lot of support in the
House of Commons for it, amongst your colleagues?
Le sénateur Angus : Bienvenue au Sénat. Si j’ai bien compris,
vous êtes fortement en faveur du projet de loi. Avez-vous
l’impression que beaucoup de vos collègues l’appuient à la
Chambre des communes?
18:72
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
Mr. Leef: Yes, that would be my sense. Anyone who has any
trepidation about it is more along the lines of not fully
understanding it. I think the most legitimate concerns around it
now are the promotion of something that might be
misinterpreted, quite frankly, by the youth in our society, where
they have exposure and grab on to this as a fan base but then start
practising that out in the schoolyards. I have always said that is
not a reason to not provide the regulations and promote the
sport. It is up to us as legislators and parents to properly message
and educate our kids in what they do.
M. Leef : Oui, c’est ce que je crois. Et quand quelqu’un hésite,
c’est plus parce qu’il ne le comprend pas bien. Je crois que,
actuellement, les préoccupations les plus légitimes liées à cette
question concernent la promotion d’une activité qui pourrait être
mal interprétée, disons-le, par les jeunes au sein de la société. Ils
peuvent y être exposés, s’y intéresser, devenir de fervents
amateurs, mais ensuite mettre en pratique ce qu’ils ont appris
dans les cours d’école. J’ai toujours dit que ce n’était pas une
raison pour refuser de définir des règlements et de promouvoir le
sport. C’est à nous, les législateurs et les parents, de communiquer
les bons messages à nos enfants et de les sensibiliser par rapport à
ce qu’ils en feront.
I say to my colleagues that have concern in that regard that we
cannot safely blame Xbox for your children being obese. We need
to take responsibility as parents and educate them about proper
times around its use and promote the diet and health of our kids.
We need to ensure that we regulate this sport and we provide the
proper education around it.
Je dis à mes collègues qui sont préoccupés que nous ne saurions
tenir la Xbox responsable de l’obésité des enfants. Il faut assumer
nos responsabilités en tant que parent, parler aux jeunes des
périodes adéquates qu’ils peuvent passer devant cette machine et
promouvoir un régime alimentaire et un mode de vie sains auprès
de nos enfants. Il faut s’assurer de réglementer ce sport et de
sensibiliser adéquatement les gens à son sujet.
I, for one, take steps as both a mixed martial artist and a
member of Parliament to go into the schools and run an antibullying program with mixed martial arts athletes. It is a great
way for parents and students to understand what is going on and
understand the self-control, self-discipline and all the things that
come from traditional martial arts and mixed martial arts. That is
well received. I find it better received because the youth are
interested in it. We are not going to stop that, so we need to
ensure that we are able to control and regulate it in a proper
manner that delivers the education we want them to have around
the sport.
Pour ma part, en tant qu’athlète des arts martiaux mixtes et
parlementaire, j’ai décidé d’aller dans les écoles pour offrir un
programme contre l’intimidation avec des athlètes du milieu.
C’est une excellente façon pour les parents et les élèves de
comprendre ce qui se passe et d’être initiés à la maîtrise de soi, à la
discipline et à toutes les notions liées aux arts martiaux
traditionnels et aux arts martiaux mixtes. C’est très bien reçu.
Je crois que c’est bien reçu parce que les jeunes sont intéressés. On
ne peut pas freiner l’engouement pour les AMM, alors il faut
assurer un contrôle et mettre en place des règlements appropriés
de façon à pouvoir sensibiliser les jeunes comme il se doit.
Senator Angus: You described all the arduous steps you had to
go through to get your licence to engage in those fights that you
described. Which was tougher, getting the licence or getting
elected to the House of Commons?
Le sénateur Angus : Vous avez décrit toutes les étapes ardues
que vous avez dû franchir pour obtenir votre permis et combattre.
Qu’est-ce qui a été le plus difficile, obtenir un permis ou vous faire
élire à la Chambre des communes?
Mr. Leef: I can tell you there are always comparisons in life,
and it is important to note that sport plays a tremendous role in
people’s lives. It certainly set the course for my life, whether
through running or mixed martial arts — a competitive attitude
but respectful attitude. It teaches dedication, commitment. It is
necessary for you to have a healthy lifestyle, and I have always
said, ‘‘A healthy mind and a healthy body.’’ My training and
commitment to sport prepared me for a long and daunting
campaign, as an example, with limited sleep. You understand
those things.
M. Leef : Laissez-moi vous dire qu’on fait toujours des
comparaisons dans la vie, et c’est important de souligner que le
sport joue un rôle très important dans la vie des gens. À coup sûr, le
sport a dicté le cours de ma vie, que ce soit la course ou les arts
martiaux mixtes — j’ai une attitude compétitive, mais respectueuse.
Le sport nous enseigne le dévouement, l’engagement. Il est
nécessaire à quiconque veut un mode de vie sain. En outre, j’ai
toujours dit : « un esprit sain dans un corps sain ». Ma formation et
mon engagement à l’égard du sport m’ont préparé pour une longue
et difficile campagne, par exemple, le nombre d’heures de sommeil
limité. Vous comprenez ce que je veux dire.
I am always a strong proponent of sport, no matter what we
are talking about, in terms of pro-social behaviour and positive
lifestyle choices for people. I think to some degree they were
comparable. One set me up for the other.
Je suis toujours un ardent défenseur du sport, peu importe le
sport, en ce qui a trait aux comportements prosociaux et aux
choix d’un mode de vie positif pour les gens. Je crois que, dans
une certaine mesure, les deux étaient comparables. L’un m’a
préparé pour l’autre.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
Senator Angus: The real question I have is a man who was able
to present himself to the people of Canada, to represent them
here, a man who was so active with these different law
enforcement agencies as an adviser, as you describe, how could
you engage in what was basically an illegal activity?
Mr. Leef: I think there is the confusion —
18:73
Le sénateur Angus : La question que je me pose est la suivante :
vous êtes un homme qui a pu se présenter devant le peuple
canadien, qui le représente ici. Un homme qui a travaillé très
activement avec différents organismes d’application de la loi
comme conseiller, c’est ce que vous avez décrit. Comment avezvous pu vous adonner à quelque chose qui était, en fait, une
activité illégale?
M. Leef : Je crois qu’il y a confusion...
Senator Angus: My one reservation here, I realize this has
become an extremely popular sport. So far I am learning a lot and
am quite interested in the whole element. Society changes, as is the
nature of the beast. The reason we need this bill is to legitimatize
the thing, but in the meantime you had five fights. I assume they
were in an underground environment.
Le sénateur Angus : Ma seule réserve... Je comprends que c’est
devenu un sport extrêmement populaire. Jusqu’à présent, j’ai
beaucoup appris, et je suis très intéressé par la question. La
société change, ainsi va la vie. Nous avons besoin de ce projet de
loi pour rendre tout ça légal, mais entre-temps, vous avez
participé à cinq combats. J’imagine que ça se passait dans des
milieux clandestins?
Mr. Leef: As I was saying, with my professional fights, my last
fight with the Armageddon Fighting Championships was aired in
front of 8.5 million viewers, with 4,500 people in the stadium.
Royal Canadian Mounted Police provided direct security at the
venue. It was not an underground activity. It was promoted for
months and months ahead of time.
M. Leef : Comme je l’ai dit, pour ce qui est de mes combats
professionnels, mon dernier combat dans le cadre des
Armageddon Fighting Championships a été vu par quelque
8,5 millions de téléspectateurs, et il y avait 4 500 personnes au
stade. La Gendarmerie royale du Canada assurait la sécurité
directement sur place. Il ne s’agissait pas d’une activité
clandestine. L’événement a été annoncé des mois à l’avance.
They essentially work with the loopholes that exist, being able
to work with the athletic commissions and sanction themselves
not through a back door or in an underhanded manner, but
legitimizing themselves in a way that did not fully reflect the
nature and quality of the sport itself. What I think they are asking
for is absolutely reasonable: just a level playing field and to be
recognized on that equal playing field with other sports. The fact
is the Criminal Code has not been updated since the 1930s, and
they were not prepared for the emergence of it. It certainly was
not underground.
Essentiellement, l’organisation tire profit des failles qui existent,
elle travaille avec les commissions sportives et obtient les
autorisations nécessaires, et ce, pas par des moyens détournés ou
par tromperie, mais de façon à être légitime, d’une façon qui ne
reflétait pas pleinement la nature et la qualité du sport lui-même. Il
est évident que ce qu’elle demande est tout à fait raisonnable : elle
veut tout simplement être traitée comme les autres, être reconnue et
être sur un pied d’égalité avec les autres sports. Le fait est que le
Code criminel n’a pas été mis à jour depuis les années 1930, et qu’il
n’est pas adapté à l’émergence du nouveau sport. Ce n’était
certainement pas fait de façon clandestine.
As a side note, I was the deputy superintendent of operations
at the Whitehorse Correctional Centre at the time of my last
professional fight. Being engaged in the AFC and fighting as a
professional was an excellent way for me to build relationships
and bonds with the inmates at the correctional centre. I had a
great relationship with them; they respected that sport and the
attitude. They were interested and intrigued by it. From that it
generated a tremendous amount of conversation about roles and
responsibility, about sport, about commitment, about pro-social
behaviour and positive lifestyle choices. I was able to use that
sport that they were very interested in, from an entertainment
perspective and watching it and engaging in it, and I was able to
educate our inmate population in the Yukon. It was very
successful.
Soit dit en passant, j’étais surintendant adjoint des opérations au
centre correctionnel de Whitehorse lorsque j’ai livré mon dernier
combat professionnel. Le fait de participer aux AFC et de faire des
combats professionnels était une excellente façon pour moi de tisser
des liens et de créer des relations avec les détenus du centre
correctionnel. Je m’entendais très bien avec eux. Ils respectaient le
sport et l’attitude que cela suppose. Ils étaient intéressés et intrigués
par cela. Cela a donné lieu à beaucoup de conversations sur les rôles
et la responsabilité, le sport, l’engagement, les comportements
prosociaux et les modes de vie positifs. J’ai pu utiliser un sport qui
les intéressait beaucoup, que ce soit en tant que divertissement ou
d’événement auquel ils aimaient assister et auxquels ils voulaient
participer, et j’ai pu sensibiliser notre population carcérale au
Yukon. Ça a été un réel succès.
When you look at the positive side benefits of it, I do not see
much of a downside to it, particularly when you see articulate,
well-spoken, well-dressed individuals who are young like Rory
MacDonald involved in the sport today.
Compte tenu des aspects positifs du sport, je ne vois pas
beaucoup de points négatifs, surtout lorsque des gens éloquents,
qui s’expriment bien, qui savent se tenir et qui sont jeunes, comme
Rory McDonald, y participent.
18:74
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
Senator Joyal: Welcome, Mr. Leef. You have practised that
sport as an amateur and as a professional, as you have stated in
your opening remarks. Could you tell us the difference in the
health check you encounter for practice as an amateur? Are they
the same level as the one you encountered as a professional?
Le sénateur Joyal : Bonjour, monsieur Leef. Dans votre
déclaration préliminaire, vous avez indiqué avoir pratiqué ce
sport dans les milieux amateur et professionnel. Pouvez-vous nous
dire quelle était la différence entre les examens de santé dont vous
faisiez l’objet dans le milieu amateur et ceux auxquels vous deviez
vous soumettre en tant que professionnel? Étaient-ils équivalents?
Mr. Leef: Yes, they are. The real difference is the amateur
organizations that control it today — and I can only speak for the
ones I was involved in, not all of them across the board — still
have insurance requirements and follow provincial sportgoverning body regulations around it, so the standards are the
same. There might be an impetus to have higher standards in the
professional world, but I have not seen that to be the case. At the
end of the day, it is about the athlete’s safety, first and foremost,
with those organizations.
M. Leef : Oui, ils l’étaient. La vraie différence est que les
organisations amateurs qui régissent le sport aujourd’hui — et je
parle seulement de celles que je connais, et non de l’ensemble des
organisations — doivent encore respecter certaines exigences en
matière d’assurance ainsi que les règlements des organismes
provinciaux qui régissent le sport. Les normes sont les mêmes. Il y
a peut-être une volonté à adopter des normes plus élevées dans le
monde professionnel, mais ce n’est pas ce que j’ai constaté. Au
bout du compte, le plus important pour ces organisations, c’est la
sécurité des athlètes.
What I had to undertake to participate in amateur events was
the exact same thing as I had to undertake for the professional
events.
Les procédures auxquelles j’ai dû me soumettre pour participer
à des combats amateurs sont exactement les mêmes que pour les
événements professionnels.
Senator Joyal: You had the blood test, the medical evaluation,
and after the competition you had to go through also an
evaluation and so on?
Le sénateur Joyal : Vous avez passé des analyses sanguines et
fait l’objet d’une évaluation médicale et, après le combat, vous
avez dû faire l’objet d’une évaluation et d’autres procédures du
genre?
Mr. Leef: The organization I was involved with did not do a
medical evaluation after unless you asked for it. If you required
stitches or something, you would go to a medical evaluation for
that. That was not mandatory, but the organization I participated
with automatically suspended your licence for 35 days, win or
lose. Whether you were in the ring for 2 seconds or 15 minutes,
your licence was suspended for 35 days and you would have to
appeal to get it ‘‘un-suspended.’’ For example, if you wanted to
fight 25 days later you would have to appeal that suspension and
then you would have to undergo substantial medical tests to
demonstrate that you were okay.
M. Leef : L’organisation pour laquelle je combattais n’exigeait
pas d’évaluation médicale après le combat sauf si on le
demandait. Si on avait besoin de points de suture ou de quelque
chose du genre, il fallait passer une évaluation médicale. Ce n’était
pas obligatoire, mais l’organisation avec laquelle je combattais
suspendait automatiquement notre permis pour 35 jours, victoire
ou défaite. Qu’on soit dans l’arène pendant 2 secondes ou
15 minutes, le permis était suspendu pour 35 jours et il fallait
interjeter appel pour faire lever la suspension. Par exemple, si
vous vouliez vous battre 25 jours plus tard, vous deviez interjeter
appel de la suspension et subir de nombreux examens médicaux
pour prouver que vous étiez en mesure de combattre.
Where the UFC does the medical check afterwards, and they
may not necessarily suspend it for 35 days unless the medical
check requires that, the organization I was involved in did not
bother going down that road, they just automatically suspended
every fighter’s licence for 35 days.
L’UFC procède à des examens médicaux après le combat, mais
il ne suspend pas nécessairement les combattants pour 35 jours,
sauf si le médecin qui a procédé à l’examen l’exige. Pour sa part,
l’organisation pour laquelle je combattais ne prenait pas la peine
de procéder ainsi, elle suspendait automatiquement le permis de
tous les combattants pour 35 jours.
Senator Joyal: Would you say there is a difference of
professionalism between the referees you encountered as an
amateur versus as a professional?
Le sénateur Joyal : Diriez-vous qu’il y a une différence de
professionnalisme entre les arbitres du milieu amateur et celui du
milieu professionnel?
Mr. Leef: I think there would be a slight difference, likely not
different from any other sport, amateur hockey to professional
hockey. I think as you move up into the professional world you
get higher levels of referees, higher levels of judges, higher quality
of promotions, higher quality of athlete, even fitter and more
dedicated athletes.
M. Leef : Je crois qu’il y a une légère différence, probablement
comme dans tous les autres sports; entre le hockey amateur et le
hockey professionnel, par exemple. Je crois que, à mesure qu’on
s’approche du niveau professionnel, il y a de meilleurs arbitres, de
meilleurs juges, de meilleures activités de promotion. Les athlètes
sont de plus haute qualité, ils affichent une condition physique
supérieure et sont encore plus passionnés.
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:75
I can certainly say, without any reservation, that Mr. MacDonald
is far fitter than I am. That, in large part, is because it is his job and
profession now. Obviously, in the amateur world, you have to work
around your day job and other things that do not allow you to get
there.
Je peux dire sans me tromper et sans réserve que M. MacDonald
est vraiment en meilleure condition physique que moi. C’est en
grande partie parce que les AMM, c’est son travail et sa profession
maintenant. Évidemment, dans le milieu amateur, on s’entraîne
après notre journée de travail, et il y a d’autres facteurs qui nous
empêchent d’atteindre un aussi haut niveau.
I think it is a fair statement to say there will be some difference
in the quality of everything across the board in the amateur, of
course. The intensity level is depressed in amateur sports as well.
In some amateur sports they require heavier gloves, additional
protection, some require foot protection, and some will require
head protection, different mouth guard regulations. Amateur
levels, recognizing the intensity is down a bit, will increase some of
the safety requirements they have.
Bien sûr, je crois qu’on peut dire sans se tromper qu’il y a une
différence de qualité à tous les niveaux dans le milieu amateur. Le
niveau d’intensité est moins élevé aussi dans les sports amateurs.
Dans certains sports amateurs, les gants sont plus lourds, il y a
plus de protection. Certaines organisations exigent le port de
protège-pieds et d’autres, de protections pour la tête. D’autres
encore adoptent différents règlements concernant le protecteur
buccal. Dans les ligues amateurs, compte tenu du fait que
l’intensité est un peu moins élevée, les organisations haussent
certaines des exigences en matière de sécurité.
Senator Joyal: Who qualifies the referees? In my perception,
and I might be wrong and you can correct me, but to me the
referees for amateurs are important because the people are
amateur. The referee role is a position of responsibility. To me
that is very critical for those who practise that sport at that level.
Who qualifies the referees?
Le sénateur Joyal : Qui atteste la compétence des arbitres? De
mon point de vue, et je me trompe peut-être, vous me corrigerez,
les arbitres dans les milieux amateurs sont importants parce que
les combattants sont des amateurs. Les arbitres ont une
responsabilité. Selon moi, c’est crucial pour ceux qui pratiquent
ce sport à ce niveau. Qui atteste la compétence des arbitres?
Mr. Leef: That may vary from province to province, depending
on the athletic commission and the board, also on the promotion
standards. The organization might have a higher standard than
required by the athletic commissioner or the board or the
province. Typically the standards for that would be designated by
a board or commission of the province that is sanctioning the
event in the first place.
M. Leef : Cela varie d’une province à l’autre, selon la
commission sportive et le conseil et aussi selon les normes des
promoteurs. L’organisation peut se doter de normes plus élevées
que celles établies par le commissaire au sport, le conseil ou la
province. Habituellement, c’est le conseil ou la commission de la
province qui va sanctionner l’événement qui doit établir les normes.
You are quite right, the standards and quality of the referees
are very important. Again, they would come in with an equivalent
dossier of the fighters themselves. They would have to
demonstrate proficiency; it would not just be ‘‘I am interested
in refereeing.’’ There would be qualification standards. What they
are and how they differ professionally from province to province I
do not know, but you raise a good point.
Vous avez tout à fait raison, les normes relatives aux arbitres et
la qualité de ces derniers sont des éléments très importants. Tout
comme les combattants, ils doivent avoir un dossier et prouver
leur compétence. Il n’est pas suffisant d’être intéressé par le métier
d’arbitre. Il y a des normes de qualification. Je ne connais pas la
teneur de ces normes et je ne sais pas en quoi elles diffèrent sur le
plan professionnel d’une province à l’autre, mais vous soulevez un
bon point.
Senator Joyal: What, in your opinion, makes that sport so
popular among the young people of Canada? Is it the fact that it is
new, or we have not seen that for a long time? It is not a sport we
have seen for centuries, as was said by some witnesses this
morning, or is it because it makes it more head to head? Do you
know what I mean? It is more one against another rather than a
team kind of sport. In a team sport you have to integrate yourself
to a specific role on the team, now you are totally on your own
against another person. To me, the psychology should be very
different. You are in a better position than me to talk about that.
Why are young people attracted by that?
Le sénateur Joyal : Selon vous, qu’est-ce qui rend ce sport si
populaire auprès des jeunes du Canada? Est-ce la nouveauté? Ne
s’agit-il pas d’un sport qui existe depuis longtemps? Depuis des
siècles, comme l’ont affirmé certains des témoins ce matin. Ou estce parce que c’est un sport où s’affrontent directement deux
combattants? Vous comprenez ce que je veux dire? C’est plus un
combat un contre un que dans un sport d’équipe. Dans un sport
d’équipe, il y a un rôle précis qui nous revient, tandis que dans les
AMM, on est laissé seul devant l’autre. Pour moi, la psychologie
du sport doit être très différente. Vous êtes mieux placé que moi
pour en parler. Qu’est-ce qui attire les jeunes?
Mr. Leef: I think you have assessed it correctly to some degree.
It is the one-on-one aspect of it. I think the venue is
psychologically interesting for people because the UFC uses an
M. Leef : Je crois que, dans une certaine mesure, vous avez
bien décrit ce qui se passe. C’est l’aspect un contre un du sport. Je
crois aussi que l’arène où se déroule le combat est intéressante
18:76
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
octagon, which is basically a plastic fence or cage. There are
organizations for cage fighting or that sort of thing.
pour les gens sur le plan psychologique parce que l’UFC utilise un
octogone. C’est, en fait, une clôture ou une cage en plastique. Il y
a des organisations qui organisent des combats en cage et ce genre
de choses.
I think just the idea of the cage is different than boxing and the
ropes and the ring, so it is something different that people are
attracted to and they like that. It is shorter. Their rounds are
shorter.
Je crois que, déjà, la cage frappe l’imaginaire différemment que
dans la boxe — avec les câbles et le ring. C’est quelque chose qui
est différent et qui attire les gens. C’est plus court aussi. Les
rounds sont plus courts.
They only have three rounds typically in a regular fight, five
rounds in a championship fight. I think the psychology is similar
to why people jam the stadiums at the Olympics to watch the
men’s 100-metre final, but you can find any seat in the house
when it comes to watching the marathon. It is long and people do
not want to sit and watch an entire marathon, but they are very
much excited about that one on one; the start and end are quick.
You know the results — who will win or lose — rather quickly.
The intensity level is exciting for people, and I think that is part of
the drawing card for MMA. You will know the winner or loser in
maximum 15 minutes.
Habituellement, un combat régulier compte seulement trois
rounds. Il y en a cinq lorsque c’est un combat de championnat. Je
crois que, psychologiquement, c’est un peu la même chose que
lorsque les gens se massent dans les stades durant les Jeux
olympiques pour regarder la finale du 100 mètres chez les
hommes, alors qu’il y a toujours des places libres pour le
marathon. C’est long, et les gens ne veulent pas rester assis pour
regarder tout le marathon, mais ils sont très intéressés par le
combat qui oppose deux personnes. Ça commence et ça finit
rapidement. On peut connaître rapidement le résultat — le
gagnant et le perdant. Le niveau d’intensité est exaltant. Je crois
que c’est un des principaux attraits des AMM. On sait qui gagne
et qui perd dans un maximum de 15 minutes.
Senator Joyal: Exactly, it is very intense. As you said, it is more
intense to run for a marathon; the word says it. It is on different
grounds than the other one.
Le sénateur Joyal : Exactement, c’est très intense. Comme vous
l’avez dit, c’est plus intense de courir un marathon, le mot le dit.
Ça se passe à deux niveaux différents.
Do they teach it in schools for instance? In secondary school, in
your own territory, is this a sport you can register to learn the
basics of it? How is it spread amongst the youth?
L’enseigne-t-on dans les écoles, par exemple? À l’école
secondaire, dans votre secteur, est-ce une activité à laquelle on
peut s’inscrire pour en apprendre les rudiments? Comment cela
est-il présenté aux jeunes?
Mr. Leef: It would be private clubs now.
Senator Joyal: It is private clubs, essentially.
M. Leef : C’est l’affaire d’organisations privées actuellement.
Le sénateur Joyal : Ce sont donc essentiellement des
organisations privées qui s’en occupent?
Mr. Leef: Yes. There is some resistance in the public schools to
enter into that. They are moving more and more away from
physical contact between students. I can tell you there is probably
not a lot of promotion of mixed martial arts as a sport-based
system in the public schools. I do not necessarily see that
happening.
M. Leef : Oui. On hésite à l’offrir dans les écoles publiques. On
tente d’éliminer de plus en plus les contacts physiques entre les
étudiants. Je peux vous dire qu’il n’y a probablement pas
beaucoup de promotion des arts martiaux mixtes en tant que
système fondé sur le sport dans les écoles publiques. Et je ne crois
pas que ce soit pour demain.
There is wrestling of course, but even that is starting to be
questioned in some places because of a change in philosophy that
I do not necessarily agree with. I do not think you will see a new
emergence of mixed martial arts being taught in public school
systems. Kids have to go to gyms or clubs. That is another reason
the legitimization of this under the Criminal Code is so important.
It will start to provide regulations, control, structure and
equipment guidelines out of necessity; clubs will not be able to
start up and just have these up-shoot styles where they teach
whatever they want.
Bien sûr, il y a la lutte, mais on commence à remettre même ça
en question dans certains endroits en raison du changement
d’idéologie, changement que je n’approuve pas nécessairement. Je
ne crois pas qu’on verra l’émergence de l’enseignement des arts
martiaux mixtes dans le système scolaire public. Les jeunes
doivent se rendre dans des gyms ou des clubs. C’est une autre
raison pour laquelle la légitimisation dans le Code criminel est
aussi importante. Ce sera un début en ce qui a trait à la
réglementation, au contrôle, à la structure et aux lignes directrices
sur l’équipement. C’est nécessaire. Les associations ne pourront
pas tout simplement ouvrir leurs portes et enseigner n’importe
quelle technique de leur invention comme bon leur semble.
They will have to be responsible to the regulations that will
exist, and the growing grouping and commonality of these
different organizations will demand that of the schools. When I
Ils devront respecter les règlements en vigueur, et le
regroupement et l’uniformité des différentes organisations feront
en sorte que les écoles devront se conformer. Quand je dis les
10-5-2012
Affaires juridiques et constitutionnelles
18:77
say schools, I mean the clubs. It will demand they adhere to those
specifications, which I think is good news because right now there
is very limited control over what clubs teach. You hope, as a
parent or responsible citizen, that it will put youth into those
clubs. You want to explore them and ensure they are teaching the
right philosophy and disciplines with all the safety guidelines. It is
incumbent on us as parents to do that. However, with
legitimization under the Criminal Code hopefully that will be
dealt with by boards, bodies and commissions, as well as the
responsibilities we take on as parents.
écoles, je veux parler des clubs. La situation exigera d’eux qu’ils
respectent les spécifications, ce qui, selon moi, est une bonne
nouvelle parce que, actuellement, il y a très peu de contrôle sur les
techniques enseignées par ces clubs. On espère, en tant que parent
ou citoyen responsable, que des jeunes se joindront à ces clubs. Il
faut aller voir et s’assurer qu’on y enseigne une bonne
philosophie, qu’on prône une bonne discipline et qu’on respecte
toutes les lignes directrices en matière de sécurité. C’est à nous, en
tant que parents, de le faire. Cependant, on peut espérer que,
grâce à la légitimisation des AMM dans le Code criminel, les
conseils, les organismes et les commissions s’en occuperont, et que
cela ne relèvera plus uniquement de la responsabilité des parents.
Senator White: Thanks for being here today. My question
pertains to who participates in MMA today, and we heard you
do. We also heard some police officers in the country are also
MMA fighters. Is there not an RCMP officer in Yellowknife who
fights out of a club in Alberta and competes as a professional?
Le sénateur White : Merci d’être parmi nous aujourd’hui. Ma
question concerne les athlètes d’AMM d’aujourd’hui, et nous
avons appris que vous faites partie du lot. Nous avons aussi
entendu dire que certains agents de police du pays pratiquent des
AMM. Je crois savoir qu’il y a un agent de la GRC de
Yellowknife qui représente un club en Alberta et qui se bat à
titre professionnel.
Mr. Leef: Yes.
M. Leef : Oui.
Senator White: When we talk about it being an illegal act and
whether people find loopholes, the reality is that it is happening
now. There is an acceptance level so that Canada’s national police
service has accepted that some of its own employees are
participating as professionals. The fact that it is illegal on paper
is not a reality for us. Is that correct?
Le sénateur White : On a dit qu’il s’agissait de quelque chose
d’illégal et on s’est demandé si les gens réussissaient à trouver des
failles dans le système. En réalité, il s’organise actuellement de tels
événements. Il faut qu’il y ait un certain niveau d’acceptation
pour que le service de police national du Canada ait accepté que
certains de ses représentants combattent au niveau professionnel.
Le fait est que c’est illégal sur papier, mais pas en réalité. C’est
bien cela?
Mr. Leef: That is correct. It is legal when it is sanctioned by a
commission. In the Yukon there is no athletic commission so they
cannot function, and that is why I had to leave to participate in
amateur or professional competitions. There is certainly no rule
about training there. I did train and used many of the techniques
that I know from professional mixed martial arts in my training
and defensive tactics instruction with correctional officers, park
officers and sheriffs. Who is participating? There are young
people like Mr. MacDonald. There are police and military, and
there is a very big resurgence now of women in fighting. There are
female champions in Strikeforce, WEC and they are in
Armageddon Fighting Championships.
M. Leef : C’est exact. C’est légal quand l’événement est
sanctionné par une commission. Au Yukon, il n’y a pas de
commission de réglementation du sport, alors on ne peut pas
organiser d’événements, et c’est pourquoi j’ai dû quitter le
territoire pour pouvoir participer à des compétitions amateurs
et professionnelles. Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas de règles
en matière d’entraînement là-bas. Je me suis entraîné et j’ai utilisé
beaucoup de techniques que j’avais apprises dans les arts
martiaux mixtes professionnels dans le cadre des cours de
formation et des cours sur les tactiques de défense que j’ai
donnés à des agents correctionnels, des agents des parcs et des
shérifs. Qui sont les participants? Il y a des jeunes, comme
M. MacDonald. Il y a des policiers et des militaires et il y a aussi
de plus en plus de femmes combattantes. Il y a des championnats
féminins dans la série Strikeforce, le Championnat du monde
d’endurance et les Armageddon Fighting Championships.
It is crossing all demographics now as well — sex, gender,
professional demographics, age demographics — from 22-year-old
Rory MacDonald to 47-year-old Randy Couture, male, female,
police, military, schoolteachers. Mr. Wright could give a better
break down of what kind of background his athletes come from,
but there are a number of UFC fighters who have master’s degrees.
Many of them are well-spoken, articulate individuals and sensible
people. They come from a long background of professional careers,
Les participants viennent aussi de tous les segments de la
société — des représentants des deux sexes, des professionnels, des
jeunes et des moins jeunes —, du jeune Rory MacDonald, qui a
22 ans, à Randy Couture, qui a 47 ans, des hommes, des femmes,
des policiers, des militaires, des enseignants. M. Wright pourrait
fournir une meilleure description des origines des athlètes, mais il
y a un certain nombre de combattants de l’UFC qui ont des
maîtrises universitaires. Beaucoup d’entre eux s’expriment bien et
18:78
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
and I can say from my anti-bullying program — we use Leaders for
Life program — they know it is mixed martial arts coming into the
community to talk to them.
sont des gens sensés. Ils ont derrière eux de longues carrières
professionnelles, et je peux vous dire, d’après mon expérience
dans le cadre du programme contre l’intimidation — nous offrons
le programme Leaders for Life —, les jeunes savent que ce sont
des athlètes d’arts martiaux mixtes qui viennent leur parler dans
leur collectivité.
The last clinic we held in Carmacks, we had 35 students come
out. Fifteen were girls and the rest were guys, so almost
50 per cent of the people that showed up were females between
the ages of 12 and 18 and very much interested in the sport and
hearing about it. A lot of them are using it as a fitness regime.
They are finding it is an excellent way for people to stay fit. It is
the newest cardio-type program right now, which is exciting. It is
great to see it cross those boundaries. When we look at the
turnout, it was 10 per cent of the entire community. If we were to
run that same statistical fact in Toronto we would have had
250,000 youth come out. We would not have been able to hold
that in the SkyDome.
La dernière rencontre a eu lieu à Carmacks. Trente-cinq
étudiants sont venus. Il y avait 15 filles dans le lot; c’est donc dire
que près de 50 p. 100 des participants étaient des femmes âgées
de 12 à 18 ans. Elles étaient très intéressées par le sport et
voulaient en entendre parler. Beaucoup d’entre elles s’en servent
comme un régime de conditionnement physique. Pour elles, c’est
une excellente façon de garder la forme. C’est le tout dernier
programme d’entraînement cardiovasculaire actuellement, et c’est
très encourageant. C’est intéressant de voir le sport repousser les
limites. Quant à la participation, il y avait 10 p. 100 de toute la
collectivité. Si on avait obtenu la même participation à Toronto, il y
aurait eu 250 000 jeunes. Le SkyDome n’aurait pas été assez grand.
Senator Unger: Thank you. I have a question about bullying in
schools. Do you find that kids that have taken these programs
privately use those techniques they learned in the school yards on
their classmates?
Le sénateur Unger : Merci. J’ai une question au sujet de
l’intimidation dans les écoles. Constatez-vous que des jeunes qui
ont suivi ces cours dans le privé utilisent les techniques qu’ils ont
apprises dans les cours d’école, sur leurs camarades?
Mr. Leef: In terms of using the techniques for personal
defence, no. The clubs do not teach that, and I do not teach
that in the anti-bullying program.
M. Leef : Quant à l’utilisation des techniques pour se défendre,
non. Les clubs n’enseignent pas ça, et je n’enseigne pas ça non plus
dans le cadre de mon programme de lutte contre l’intimidation.
Let me provide the caveat that this applies to all sport, not just
mixed martial arts. When you give youth an opportunity to
participate in something where they are coached, mentored, and
work in a team environment, sometimes that is the first
opportunity they have ever had to be accepted into a group or
to integrate in a team format. Sometimes it is the most significant
parenting they get in their lives.
Permettez-moi de dire que cela s’applique à tous les sports, pas
juste les arts martiaux mixtes. Quand vous donnez à des jeunes
l’occasion de participer à une activité dans le cadre de laquelle ils
sont encadrés et dirigés et qu’ils travaillent en équipe, c’est parfois
la première occasion qu’ils ont d’être acceptés dans un groupe ou
qu’ils font partie d’une équipe. Parfois, c’est l’encadrement le plus
important qu’ils auront durant leur vie.
This applies to victims, bullies and to bystanders. When they
participate in this program — whether they have been a victim,
bystander or bully — they find the self-confidence they need and
the ability to use their words. They find self-control they did not
know they had. They find friendship and team work. They
understand the importance that differences amongst people are
not things that are designed to be isolated or picked on. Those are
things to be celebrated.
Cela s’applique aux victimes, aux intimidateurs et à ceux qui sont
témoins de l’intimidation. Lorsqu’ils participent à ce programme —
qu’ils soient victimes, témoins ou intimidateurs —, ils trouvent la
confiance en eux dont ils ont besoin et acquièrent la capacité
d’utiliser la communication. Ils se rendent compte qu’ils ont des
capacités de maîtrise de soi insoupçonnées. Ils se font des amis et
travaillent en équipe. Ils comprennent un fait important : que les
différences entre les gens ne sont pas des raisons pour qu’on les
rejette ou qu’on s’en prenne à eux. Il faut se réjouir de la différence.
They realize quickly that differences in size and height, when
you merge them as a team, can be very much an advantage. One
of the drills is having a piggyback race, putting two guys that are
six foot six and 300 pounds on each other, running through cones.
Then you put a four foot kid that is 120 pounds on the six foot
guy’s back. Guess who wins that one? They understand their
differences are required to create a team.
Ils se rendent compte rapidement que les différences de taille et
de poids, lorsqu’on travaille en équipe, peuvent être très
avantageuses. Une des activités consiste à organiser une course
dans le cadre de laquelle un athlète doit en porter un autre sur son
dos. On prend deux jeunes de 6 pieds, 6 pouces, 300 livres et on les
fait contourner des cônes. Puis on met un jeune de 4 pieds,
120 livres sur le dos du jeune qui mesure 6 pieds. Je vous laisse
deviner qui gagne. Les jeunes comprennent que les différences
sont nécessaires dans une équipe.
We absolutely speak out loud and clear about using any of the
skills on the playground. We talk about why, how and where it is
safe. The students and participants in the clubs respect that
Nous disons très clairement aux jeunes qu’ils ne doivent pas
utiliser les compétences qu’ils ont acquises sur le terrain de jeu.
Nous leur disons pourquoi et leur précisons où et comment la
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Affaires juridiques et constitutionnelles
18:79
because they value their time with their teammates, friends,
training time and arguably with people they feel are now almost
family. They value that so much they will not jeopardize it. I
believe that applies to all kinds of sports.
pratique du sport est sécuritaire. Les étudiants et les représentants
des clubs respectent les règles parce qu’ils apprécient le temps
passé avec les autres membres de leur équipe et leurs amis,
l’entraînement et, sans doute, le temps passé avec les gens qu’ils
considèrent presque comme leur famille. Ils apprécient tellement
cela qu’ils ne veulent pas risquer de tout perdre. Je crois que ça
s’applique à tout type de sport.
Senator Unger: I know that kids in schools — and I am talking
junior high school — are arranging fights between two students
and they start by egging one on to fight the other. I am wondering
if you have heard any incidents of this happening?
Le sénateur Unger : Je sais que des jeunes à l’école — et je veux
parler de l’école secondaire — organisent des combats entre
étudiants. Ils commencent en poussant deux protagonistes à se
battre. Je me demande si vous avez entendu parler de tels incidents.
Mr. Leef: Yes, that has happened. In fact, I did a presentation
last year right after the election to one of our schools in the
Yukon on that. They were showing up with boxing gloves, egging
this on and having a fight.
M. Leef : Oui, ça s’est produit. En fait, j’ai présenté un exposé
à ce sujet, l’année dernière, tout juste après les élections, dans
l’une de nos écoles du Yukon. Ils arrivaient à l’école avec des
gants de boxe, poussaient les gens à se battre et organisaient des
combats.
In my mind, that does not have anything to do with the
popularity of UFC or mixed martial arts as a sport. There are two
things at play: Certainly the advent of YouTube has created
challenges for parents. Now all of a sudden, you have an instant
venue to provide 15 minutes of fame to anybody. We did not have
that growing up. Now there is almost incentive to film this stuff.
We have wonderful technology with BlackBerrys and video
cameras that you and I never had growing up and that can
capture these things. Then they can upload them to YouTube.
Selon moi, ça n’a rien à voir avec la popularité de l’UFC ou des
arts martiaux mixtes en tant que sport. Il y a deux choses qui
entrent en ligne de compte : il est évident que l’avènement de
YouTube n’a pas facilité la tâche des parents. Maintenant, tout
d’un coup, tout le monde peut avoir ses 15 secondes de gloire.
Nous n’avions pas ça lorsque nous étions jeunes. Maintenant, il y
a presque incitation à filmer ces activités. Les BlackBerry et les
caméras vidéo offrent des possibilités technologiques auxquelles
vous et moi n’avons jamais eu accès dans notre jeunesse.
Aujourd’hui, on peut filmer les combats. Les jeunes peuvent
ensuite les télécharger sur YouTube.
I do not want to blame YouTube because I do not believe that
is where the blame rests. I believe that we as educators, legislators
and parents need to take responsibility for the actions of our
children. We need to speak to them and educate them. We need to
not bury our heads in the sand about what is going on. You raise
a good point about that.
Je ne veux pas blâmer YouTube parce que je ne crois pas que
c’est là que le bât blesse. Je crois que c’est nous, en tant
qu’éducateurs, législateurs et parents, qui devons assumer la
responsabilité des gestes posés par nos enfants. Nous devons leur
parler et les sensibiliser. Nous ne devons pas nous cacher la tête
dans le sable et refuser de voir ce qui se passe. C’est un bon point
que vous soulevez.
I think the legitimization of this through Bill S-209 will help
put it front and centre, provide the standards that are acceptable
in this country, and draw the line in the sand for what is
acceptable with our youth and what is not. Then we need to
engage in an education campaign to have parents, educators and
community leaders talk to the kids about that. It is leaders like
Rory MacDonald coming out and saying it is not acceptable or
cool, and ‘‘that is not where you do that.’’ That will resonate most
with the youth, not their member of Parliament saying it, but
people they can relate to.
Je crois que la légitimisation du sport grâce au projet de loi S-209
aidera à jeter la lumière sur la situation et permettra de définir des
normes qui seront acceptables au pays et de bien tracer une ligne de
démarcation entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas pour
nos jeunes. Il faudra ensuite organiser une campagne de
sensibilisation afin que les parents, les éducateurs et les leaders
des collectivités en parlent aux enfants. Il faut que des leaders
comme Rory MacDonald prennent la parole et disent que ce n’est
pas acceptable ni cool et que ce n’est pas l’endroit pour faire ça.
C’est ce que les jeunes retiendront le plus, ce n’est pas ce que dit leur
député, mais ce que disent les gens auxquels ils s’identifient.
I think we can use them to stop that. It was a good question.
Je crois que nous pouvons nous tourner vers eux pour mettre
fin à tout cela. C’était une bonne question.
[Translation]
Senator Boisvenu: Mr. Leef, I want to start by commending
your involvement in sports. We have talked a lot about the
importance referees, but I want to switch gears a bit and discuss
[Français]
Le sénateur Boisvenu : Monsieur Leef, tout d’abord, je vous
félicite pour votre implication dans le sport. On a beaucoup parlé
de l’importance des arbitres, mais je vais vous emmener sur un
18:80
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
the importance of instructors. We have seen the popularity of
martial arts skyrocket, and numerous martial arts schools just set
up shop.
autre terrain : l’importance des instructeurs. On a connu une
augmentation fulgurante de la pratique des arts martiaux, et il y a
eu beaucoup d’improvisation dans la mise en place d’écoles d’arts
martiaux.
It is a fact that the more you practise something, karate say, the
better your technique and the fewer the injuries. As a karate
instructor for 20 years, I saw a lot of injuries among beginners
because they had not mastered the various blocking techniques.
The better you get, the less you injure yourself.
On sait aussi que plus vous pratiquez, par exemple le karaté, plus
vous développez les techniques, moins il y a de blessures. J’ai
enseigné le karaté pendant 20 ans et je me suis aperçu que les
blessures arrivent souvent au début de la pratique du karaté parce
que vous ne maîtrisez pas toutes les techniques de blocage. Plus
vous progressez dans le karaté, moins les blessures sont fréquentes.
As far as instructors go, I know that schools in Quebec are
regulated and belong to associations. Is it the same in your
region? Are instructors or coaches subject to any quality control
in these sports, including extreme fighting?
Par rapport aux instructeurs, je sais qu’au Québec, les écoles
sont sanctionnées, elles sont regroupées en fédérations. Est-ce que
c’est la même chose dans votre région? Est-ce qu’il y a un contrôle
sur la qualité des enseignants ou des maîtres qui enseignent ces
sports, dont la lutte extrême?
[English]
[Traduction]
Mr. Leef: I can answer regarding the mixed martial arts
component of it. There is not any governing body that controls or
sanctions what clubs start up and what they teach in those clubs.
Presumably, they would only teach what would be legitimate
under a sanctioned contest because you would not want to be
teaching your students things they could not effectively or legally
use in a contest, either amateur or professional. It would be
counterproductive to a degree to teach anything but that.
M. Leef : Je peux répondre au volet de la question portant sur
les arts martiaux mixtes. Il n’y a pas d’organisme de gouvernance
qui contrôle ou sanctionne les clubs qui ouvrent leurs portes et ce
qui est enseigné dans ces clubs. Selon toute vraisemblance, on y
enseignerait uniquement ce qui est légal dans le cadre d’un combat
sanctionné, parce que personne ne veut enseigner aux élèves des
choses qu’ils ne pourront pas utiliser efficacement ou légalement
durant un combat, que ce soit dans les rangs amateurs ou
professionnels. Ce serait contreproductif, dans une certaine
mesure, de montrer autre chose que ce qui est admis.
The point is that there is not that sort of quality control you
are talking about within the club system.
J’essaie de dire qu’il n’y a pas le genre de contrôle de la qualité
dont vous parlez dans la structure des clubs.
This might be a top-down requirement that the organizations,
the promotions and the athletes participating in it now need to
coordinate, streamline and standardize the rules, safety
equipment, regulations and health checks and then push it
downward to those clubs to start to actually standardize those
teachings themselves and incorporate all the rules and regulations
within their own facility.
C’est peut-être une exigence qui doit venir d’en haut. On peut
exiger des organisations, des promoteurs et des athlètes qu’ils
s’unissent pour coordonner, rationaliser et normaliser les règles,
les exigences relatives à l’équipement de sécurité, les règlements et
les examens de santé, puis faire appliquer tout cela dans les clubs
afin de commencer à uniformiser réellement les enseignements et
veiller à l’intégration des règles et des règlements dans les
différents clubs.
It begs a question: Do you legislate that or not? If you do, that
assures your quality control. If you do not, my assumption would
be that they would work themselves out of business because they
would not be able to offer any road forward for the organizations
that have coordinated their regulations.
On peut se poser une question : faut-il légiférer là-dessus ou
non? Si on le fait, on assure un contrôle de la qualité. Si on ne le
fait pas, je pense qu’ils courront à leur perte parce qu’ils ne
pourront pas montrer la voie aux organisations qui ont
coordonné leurs règlements.
Again, it goes back to the point of the bill. This is first step in
really getting all of those promotions, all of those groups, and all
the boards and commissions together to start talking about
standardizing this. Then it is a question of how deep they go into
it. Do they move beyond their promotions? Do they move beyond
the events and do they move into the clubs and groups now to
regulate what is being taught at the onset of the sport?
Encore une fois, on revient au projet de loi. C’est la première
étape pour que tous les promoteurs, tous ces groupes et tous les
conseils et les commissions se réunissent pour entreprendre un
dialogue sur l’uniformisation. Ensuite, la question sera de savoir
le niveau de participation. Faut-il aller plus loin que les
promoteurs? Faut-il aller au-delà des événements et viser aussi
les clubs et les groupes pour réglementer ce qui est enseigné
d’entrée de jeu?
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Affaires juridiques et constitutionnelles
[Translation]
18:81
[Français]
Senator Boisvenu: Hockey, soccer and football instruction is
subject to excellent control; those sports are even being taught in
schools. Teaching someone martial arts is akin to putting a
weapon in the hands of a potentially irresponsible person. Karate
is a wonderful sport, but it can be dangerous without the proper
instruction. In light of that fact, should we not exercise tighter
control over these schools that are teaching young people?
Le sénateur Boisvenu : On contrôle très bien l’enseignement du
hockey, du soccer, du football, on l’a même intégré dans des
cursus scolaires. L’enseignement des arts martiaux, c’est aussi
mettre une arme dans les mains de gens qui peuvent être
irresponsables. Le karaté peut être une discipline merveilleuse,
mais mal encadrée, cela peut devenir une arme. Dans ces cas, estce qu’il ne devrait pas y avoir un encadrement plus sévère de ces
écoles qui forment des jeunes?
We are talking about teaching them quite dangerous fighting
techniques. Soccer and baseball are not all that dangerous, unless
you hit someone with your bat, of course. The techniques in these
combat sports can really hurt someone if they are not used
properly.
On leur met dans les mains des techniques de combat qui
peuvent être dangereuses. Le soccer, le baseball, c’est plus ou
moins dangereux, à moins que vous preniez votre bâton et que
vous frappiez. Ces types de combat peuvent être néfastes si on les
utilise mal.
[English]
[Traduction]
Mr. Leef: I agree. We are diverging slightly from where this bill
will go into what we will do in the next steps, in a bit of a
hypothetical way.
M. Leef : Je suis d’accord. On s’éloigne un peu du contenu du
projet de loi pour parler des prochaines étapes de façon un peu
hypothétique.
I get your point. Each province and territory that I know of has
a martial arts association and I think they discuss what you are
talking about, which is what they teach. I think from your
experience you would know that a lot of clubs and organizations
that do not do things properly quickly get a bad reputation. The
community is small. Word of mouth spreads quickly. I am not
talking about the community of the Yukon, which is small. I
mean that in North America, generally, the martial arts
community is small.
Je comprends ce que vous essayez de dire. Dans toutes les
provinces et dans tous les territoires que je connais, il y a une
association des arts martiaux, et je crois que les membres de ces
associations discutent de ce dont vous parlez, c’est-à-dire ce qu’ils
doivent enseigner. Je crois que vous savez d’après votre expérience
que beaucoup de clubs et d’organisations qui ne font pas les
choses de façon appropriée acquièrent rapidement une mauvaise
réputation. Le milieu est petit. Les choses se savent rapidement
grâce au bouche à oreille. Je ne parle pas de la collectivité du
Yukon, qui est un petit territoire. Je parle de l’Amérique du Nord
en général; le milieu des arts martiaux est petit.
It is time-honoured tradition, so people are very protective of
those traditions, of the quality of it and the discipline. I think
when people breach that public trust, most particularly in
traditional martial arts, great offence is taken. It usually ends
itself rather quickly. Therefore, I am not sure legislation on that
front is required because it is such a respectable type of sport. I
think the bad word would deal with it, generally speaking.
Il s’agit d’une tradition ancestrale, alors les gens veulent
protéger ces traditions, la qualité des traditions et la discipline. Je
crois que, quand les gens perdent la confiance du public, surtout
dans le milieu traditionnel des arts martiaux, les membres du
public sont très offensés. Les coupables disparaissent rapidement
du décor. Par conséquent, je ne crois pas qu’une législation à cet
égard soit nécessaire, parce que c’est un sport vraiment
respectable. Je crois que, de façon générale, les commentaires
négatifs seront suffisants.
You may or may not agree, but I would say that the selfdiscipline taught in responsible clubs is the most significant thing
that a student can learn. I have seen far more dangerous people
behave with no skill at all. I think skill provides self-control and
discipline, not lethal weapons. It provides the absolute control
you need. People who look around in desperation without any
skill or self-control are far more concerning than those who have
taken the time to go to a club.
Vous ne serez peut-être pas d’accord avec moi, mais je crois
que l’autodiscipline enseignée dans les clubs responsables est la
chose la plus importante que les élèves peuvent apprendre. J’ai vu
des gens sans compétence qui étaient beaucoup plus dangereux. Je
crois que les compétences renforcent la maîtrise de soi et la
discipline, pas les armes meurtrières. Elles permettent d’acquérir
le contrôle absolu dont on a besoin. Les gens désespérés qui errent
ici et là et qui n’ont aucune compétence ni maîtrise de soi me
préoccupent beaucoup plus que ceux qui ont pris le temps de
fréquenter un club.
The Deputy Chair: I was reminded by Senator Boisvenu’s
reference to karate. We heard yesterday from the athletic
commissioner of Edmonton that it would be appropriate in his
view to amend this bill so that it did not apply only to mixed
La vice-présidente : Quand le sénateur Boisvenu a parlé du
karaté, ça m’a rappelé quelque chose. Nous avons entendu hier le
commissaire aux sports d’Edmonton dire qu’il serait approprié,
selon lui, de modifier le projet de loi afin qu’il ne s’applique pas
18:82
Legal and Constitutional Affairs
10-5-2012
martial arts but to combative sports in general. There are a
number of them that would not be covered by the general
provisions of this bill, notably, karate. What would you think
about that as a potential amendment?
uniquement aux arts martiaux mixtes, mais aussi aux sports de
combat en général. Il y a un certain nombre de sports qui ne seraient
pas visés par les dispositions générales du projet de loi, notamment,
le karaté. Qu’en pensez-vous? Est-ce un amendement possible?
Mr. Leef: As I said, I am a proponent of sport, so if there is a
way to improve regulations to ensure sport is protected and
brought through the right processes so it is engaged in safely and
properly in our country, and if those are adjustments that are
needed, then I am supportive of that.
M. Leef : Comme je l’ai déjà dit, je fais la promotion du sport,
alors s’il y a une façon d’améliorer la réglementation et de veiller à
ce que le sport soit protégé et à ce qu’on utilise les bons processus
afin de pouvoir s’y adonner en toute sécurité et de façon appropriée
au pays, et si ces rajustements sont nécessaires, je les appuie.
I was interested to see in proposed paragraph 83(2)(c) that
there is a direct reference to combative sports. Then it is 83(2)(d)
that carries on and actually talks about mixed martial arts.
J’avais remarqué qu’à l’alinéa 83(2)c) du projet de loi, on
mentionne directement les sports de combat, puis, à l’alinéa 83(2)d),
on parle directement des arts martiaux mixtes.
The Deputy Chair: Exactly. It is proposed paragraph 83(2)(d)
that makes the specific reference to MMA but only to MMA, and
boxing.
La vice-présidente : Exactement. C’est l’alinéa 83(2)d) qui
mentionne directement les AMM, mais seulement les AMM et
la boxe.
His argument was that it was good in itself but not sufficient,
ideally.
Son argument était que ce n’était pas mal, mais que,
idéalement, ce n’était pas suffisant.
Mr. Leef: I am not a lawyer, and I guess you are asking me for
a personal perspective on it. There is acknowledgment of it under
proposed paragraph 83(2)(c), so that might carry over.
M. Leef : Je ne suis pas avocat, et j’imagine que vous voulez
savoir ce que j’en pense personnellement. L’alinéa 83(2)c) en fait
état, alors j’imagine que ça peut s’appliquer.
I am always interested in the semantics of things. ‘‘Combative
sport’’ can be misinterpreted at times for people to the extreme
negative. I would be curious — and again I am thinking out loud —
but you can define a combative sport to apply to football, since it
could be a combat sport, as could hockey if your intent is to bodycheck someone.
Je me suis toujours intéressé à la sémantique. L’expression
« sport de combat » peut à l’occasion être interprétée comme
quelque chose d’extrêmement négatif. Je serais curieux — et
encore ici je pense tout haut —, mais on pourrait définir les sports
de combat de façon à inclure le football, puisqu’il pourrait l’être,
tout comme le hockey si l’intention est, par exemple, de mettre en
échec un adversaire.
The Deputy Chair: They provided a definition that might need
some tweaking. It would make it plain that we were not talking
about team sports, for example.
La vice-présidente : C’est une définition qu’il faudrait peut-être
rajuster. On pourrait par exemple préciser que cela exclut les
sports d’équipe.
Mr. Leef: Personally, I am interested in seeing something that
is reflective of Canada’s wants, needs and expectations with this
sport, and with the growth or projected growth of it. If we needed
to look more into the future on where things could go and it will
provide us with the safety and security for the athletes, primarily,
and then to meet the needs of Canadians, and what Canadians’
appetite is for the growth of any sport — whether mixed martial
arts or combative — then I am certainly in favour of it.
M. Leef : Personnellement, j’aimerais bien que ça reflète les
désirs, les besoins et les attentes du Canada par rapport au sport
et à sa croissance ou sa croissance prévue. Si on tient compte de
l’évolution du sport, on pourrait, dans un premier temps, assurer
la santé et la sécurité des athlètes, puis répondre aux besoins des
Canadiens compte tenu de leur intérêt pour la croissance de tous
les sports — que ce soit les arts martiaux mixtes ou de combat —,
alors je suis assurément pour.
The Deputy Chair: Thank you very much indeed. When the
bells start to ring, the tension starts to rise, but you are familiar
with that from the house.
La vice-présidente : Merci beaucoup, vraiment. Quand les
cloches commencent à sonner, la tension commence à monter,
mais vous y êtes habitué, puisque vous siégez à la Chambre.
Colleagues, I would like one word before you all disappear. We
have had several emails from security. Apparent there is a very
large demonstration with many people and we are advised that we
might wish to use the tunnel to get to Centre Block.
Chers collègues, j’ai quelque chose à dire avant que vous
partiez. Nous avons reçu plusieurs courriels des responsables de la
sécurité. Apparemment, il y a une importante manifestation qui
rassemble beaucoup de personnes, et on nous avise qu’il serait
préférable d’utiliser le tunnel pour aller à l’édifice du Centre.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
APPEARING
Wednesday, May 9, 2012
COMPARAÎT
Le mercredi 9 mai 2012
The Honourable Bal Gosal, P.C., M.P., Minister of State (Sport).
L’honorable Bal Gosal, C.P., député, ministre d’État (Sports).
WITNESSES
TÉMOINS
Wednesday, May 9, 2012
Le mercredi 9 mai 2012
Canadian Heritage:
Patrimoine canadien :
Nada Semaan, Associate Deputy Minister;
Nada Semaan, sous-ministre déléguée;
Dan Smith, Director Policy and Planning, Sports Canada.
Dan Smith, directeur de la Politique et planification, Sport Canada.
Edmonton Combative Sports Commission:
Patrick Reid, Executive Director.
As individuals:
Dr. Teresa DeFreitas, Sports medicine consultant;
Ken Hayashi.
Edmonton Combative Sports Commission :
Patrick Reid, directeur général.
À titre personnel :
Dre Teresa DeFreitas, médecin-conseil en médecine du sport;
Ken Hayashi.
Thursday, May 10, 2012
Le jeudi 10 mai 2012
Ultimate Fighting Championship:
Ultimate Fighting Championship :
Tom Wright, Director of Canadian Operations;
Tom Wright, directeur des opérations au Canada;
Rory MacDonald, UFC Welterweight Fighter.
Rory MacDonald, lutteur, Poids mi moyens, UFC.
Rockdoc Consulting Inc.:
Dr. Samuel Gutman, President and Chief Medical Officer.
As an individual:
Ryan Leef, M.P., Yukon.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Rockdoc Consulting Inc. :
Dr Samuel Gutman, président et médecin hygiéniste en chef.
À titre personnel :
Ryan Leef, député, Yukon.
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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