Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14

Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14
Second Session
Forty-first Parliament, 2013-14
Deuxième session de la
quarante et unième législature, 2013-2014
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
National Finance
Finances nationales
Chair:
The Honourable JOSEPH A. DAY
Président :
L’honorable JOSEPH A. DAY
Tuesday, May 27, 2014
Wednesday, May 28, 2014
Thursday, May 29, 2014 (in camera)
Le mardi 27 mai 2014
Le mercredi 28 mai 2014
Le jeudi 29 mai 2014 (à huis clos)
Issue No. 13
Fascicule no 13
Tenth and eleventh meetings on:
Dixième et onzième réunions concernant :
Subject-matter of Bill C-31, An Act to implement certain
provisions of the budget tabled in Parliament
on February 11, 2014 and other measures
La teneur du projet de loi C-31, Loi portant exécution
de certaines dispositions du budget déposé au Parlement
le 11 février 2014 et mettant en œuvre d’autres mesures
First and second meetings on:
Première et deuxième réunions concernant :
Supplementary Estimates (A) for the fiscal year ending March 31,
2015
Le Budget supplémentaire des dépenses (A) pour
l’exercice se terminant le 31 mars 2015
INCLUDING:
THE NINTH REPORT OF THE COMMITTEE
(Main Estimates 2014-2015 —
Second Interim Report)
THE TENTH REPORT OF THE COMMITTEE
(Subject-matter of Bill C-31, An Act to implement certain
provisions of the budget tabled in Parliament
on February 11, 2014 and other measures)
Y COMPRIS :
LE NEUVIÈME RAPPORT DU COMITÉ
(Budget principal des dépenses 2014-2015 —
deuxième rapport intérimaire)
LE DIXIÈME RAPPORT DU COMITÉ
(Teneur du projet de loi C-31, Loi portant exécution de
certaines dispositions du budget déposé au Parlement
le 11 février 2014 et mettant en œuvre d’autres mesures)
WITNESSES:
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
(See back cover)
51466-51467-51468-51470
STANDING SENATE COMMITTEE ON
NATIONAL FINANCE
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DES
FINANCES NATIONALES
The Honourable Joseph A. Day, Chair
Président : L’honorable Joseph A. Day
The Honourable Larry W. Smith, Deputy Chair
Vice-président : L’honorable Larry W. Smith
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Bellemare
Buth
Callbeck
* Carignan, P.C.
(or Martin)
Chaput
* Cowan
(or Fraser)
Eaton
Gerstein
Hervieux-Payette, P.C.
Mockler
Rivard
Bellemare
Buth
Callbeck
* Carignan, C.P.
(ou Martin)
Chaput
* Cowan
(ou Fraser)
Eaton
Gerstein
Hervieux-Payette, C.P.
Mockler
Rivard
* Ex officio members
(Quorum 4)
* Membres d’office
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Buth replaced the Honourable
Senator Neufeld (May 29, 2014).
L’honorable sénatrice Buth a remplacé l’honorable
sénateur Neufeld (le 29 mai 2014).
The Honourable Senator Neufeld replaced the Honourable
Senator Buth (May 28, 2014).
L’honorable sénateur Neufeld a remplacé l’honorable
sénatrice Buth (le 28 mai 2014).
The Honourable Senator Eaton replaced the Honourable
Senator Ataullahjan (May 15, 2014).
L’honorable sénatrice Eaton a remplacé l’honorable
sénatrice Ataullahjan (le 15 mai 2014).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
29-5-2014
Finances nationales
13:3
ORDRE DE RENVOI
ORDER OF REFERENCE
Extract from the Journals of the Senate, of Thursday, May 15,
2014:
Extrait des Journaux du Sénat du jeudi 15 mai 2014 :
Avec le consentement du Sénat,
With leave of the Senate,
The Honourable Senator Martin moved, seconded by the
Honourable Senator Marshall:
L’honorable sénatrice Martin propose, appuyée par
l’honorable sénatrice Marshall,
That the Standing Senate Committee on National
Finance be authorized to examine and report upon the
expenditures set out in the Supplementary Estimates (A) for
the fiscal year ending March 31, 2015.
Que le Comité sénatorial permanent des finances
nationales soit autorisé à étudier, afin d’en faire rapport,
les dépenses prévues dans le Budget supplémentaire des
dépenses (A) pour l’exercice se terminant le 31 mars 2015.
After debate,
Après débat,
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
13:4
National Finance
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Tuesday, May 27, 2014
(44)
OTTAWA, le mardi 27 mai 2014
(44)
[English]
29-5-2014
[Traduction]
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day at 9:32 a.m., in room 9, Victoria Building, the chair,
the Honourable Joseph A. Day, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales
se réunit aujourd’hui, à 9 h 32, dans la pièce 9 de l’édifice
Victoria sous la présidence de l’honorable Joseph A. Day
(président).
Members of the committee present: The Honourable
Senators Bellemare, Callbeck, Chaput, Day, Eaton, Gerstein,
Hervieux-Payette, P.C., Mockler, Rivard and Smith (Saurel) (10).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Bellemare, Callbeck, Chaput, Day, Eaton, Gerstein,
Hervieux-Payette, C.P., Mockler, Rivard et Smith (Saurel) (10).
In attendance: Sylvain Fleury and Raphaëlle Deraspe,
Analysts, Parliamentary Information and Research Service,
Library of Parliament; and Mark Palmer, Procedural Clerk,
Committees Directorate.
Également présents : Sylvain Fleury et Raphaëlle Deraspe,
analystes, Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement; et Mark Palmer, greffier à la
procédure, Direction des comités.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, May 15, 2014, the committee began its examination of
the Supplementary Estimates (A) 2014-15 for the fiscal year
ending March 31, 2015.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le jeudi 15 mai 2014, le comité entreprend son examen du
Budget supplémentaire des dépenses (A) 2014-2015 pour
l’exercice se terminant le 31 mars 2015.
WITNESSES:
TÉMOINS :
Natural Resources Canada:
Ressources naturelles Canada :
Jean-Frédéric Lafaille, Director General, AECL Restructuring;
Jean-Frédéric Lafaille, directeur général, Restructuration
d’EACL;
David McCauley, Director, Uranium and Radioactive Waste
Division, Electricity Resources Branch, Energy Sector.
David McCauley, directeur, Division de l’uranium et des
déchets, Direction des ressources en électricité, Secteur de
l’énergie.
Atomic Energy of Canada Limited:
Énergie atomique du Canada limitée :
Robert Walker, President and Chief Executive Officer;
Robert Walker, président-directeur général;
Steve Halpenny, Vice President, Finance and Chief Financial
Officer.
Steve Halpenny, vice-président, Finances et dirigeant principal
des finances.
Treasury Board of Canada Secretariat:
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada :
Bill Matthews, Assistant Secretary, Expenditure Management
Sector;
Bill Matthews, secrétaire adjoint, Secteur de la gestion des
dépenses;
Marcia Santiago, Executive Director, Expenditure
Management Sector;
Marcia Santiago, directrice exécutive, Secteur de la gestion des
dépenses;
George Samiotis, Director.
George Samiotis, directeur.
Mr. Lafaille and Mr. Walker each made a statement and,
together with Mr. McCauley and Mr. Halpenny, answered
questions.
M. Lafaille et M. Walker font chacun un exposé puis, avec
M. McCauley et M. Halpenny, répondent aux questions.
At 10:45 a.m., the committee suspended.
À 10 h 45, la séance est suspendue.
At 10:48 a.m., the committee resumed.
À 10 h 48, la séance reprend.
Mr. Matthews made a statement and, together with
Ms. Santiago and Mr. Samiotis, answered questions.
M. Matthews fait un exposé puis, avec Mme Santiago et
M. Samiotis, répond aux questions.
29-5-2014
Finances nationales
At 11:40 a.m., it was agreed that the committee adjourn to the
call of the chair.
ATTEST:
OTTAWA, Tuesday, May 27, 2014
(45)
[English]
13:5
À 11 h 40, il est convenu que le comité s’ajourne jusqu’à
nouvelle convocation de la présidence.
ATTESTÉ :
OTTAWA, le mardi 27 mai 2014
(45)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day at 2:34 p.m., in room 160-S, Centre Block, the chair, the
Honourable Joseph A. Day, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales
se réunit aujourd’hui, à 14 h 34, dans la pièce 160-S de l’édifice
du Centre, sous la présidence de l’honorable Joseph A. Day
(président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Bellemare, Callbeck, Day, Eaton, Gerstein, Hervieux-Payette,
P.C., Mockler, Rivard and Smith (Saurel) (9).
Membres du comité présents : Les honorables
sénateurs Bellemare, Callbeck, Day, Eaton, Gerstein,
Hervieux-Payette, C.P., Mockler, Rivard et Smith (Saurel) (9).
Other senators present: The Honourable Senators Baker, P.C.,
Dallaire, Lang and Runciman (4).
Autres sénateurs présents : Les honorables sénateurs
Baker, C.P., Dallaire, Lang et Runciman (4).
In attendance: Sylvain Fleury and Raphaëlle Deraspe,
Analysts, Parliamentary Information and Research Service,
Library of Parliament; and Mark Palmer, Procedural Clerk,
Committees Directorate.
Également présents : Sylvain Fleury et Raphaëlle Deraspe,
analystes, Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement; et Mark Palmer, greffier à la
procédure, Direction des comités.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, April 9, 2014, the committee continued its
examination of the subject-matter of Bill C-31, An Act to
implement certain provisions of the budget tabled in Parliament
on February 11, 2014 and other measures. (For complete text of
the order of reference, see proceedings of the committee,
Issue No. 10.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mercredi 9 avril 2014, le comité poursuit son examen de la
teneur du projet de loi C-31, Loi portant exécution de certaines
dispositions du budget déposé au Parlement le 11 février 2014 et
mettant en œuvre d’autres mesures. (Le texte intégral de l’ordre de
renvoi figure au fascicule no 10 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
As individuals:
À titre personnel :
The Honourable Senator Bob Runciman, Chair, Standing
Senate Committee on Legal and Constitutional Affairs;
L’honorable sénateur Bob Runciman, président, Comité
sénatorial permanent des affaires juridiques et
constitutionnelles;
The Honourable Senator George Baker, P.C., Deputy Chair,
Standing Senate Committee on Legal and Constitutional
Affairs.
L’honorable sénateur George Baker, C.P., vice-président,
Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et
constitutionnelles;
The Honourable Senator Daniel Lang, Chair, Standing Senate
Committee on National Security and Defence;
L’honorable sénateur Daniel Lang, président, Comité
sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la
défense;
The Honourable Senator Roméo Dallaire, Deputy Chair,
Standing Senate Committee on National Security and
Defence.
L’honorable sénateur Roméo Dallaire, vice-président, Comité
sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la
défense.
The Honourable Senator Runciman and the Honourable
Senator Baker, P.C., each made a statement and answered
questions.
L’honorable sénateur Runciman et l’honorable sénateur Baker,
C.P., font chacun un exposé, puis répondent aux questions.
At 2:51 p.m., the committee suspended.
À 14 h 51, la séance est suspendue.
At 2:52 p.m., the committee resumed.
À 14 h 52, la séance reprend.
13:6
National Finance
29-5-2014
The Honourable Senator Lang and the Honourable Senator
Dallaire, each made a statement and answered questions.
L’honorable sénateur Lang et l’honorable sénateur Dallaire
font chacun un exposé, puis répondent aux questions.
At 3:15 p.m., pursuant to rule 12-16(1)(d), the committee
proceeded in camera to consider a draft agenda (future business).
À 15 h 15, conformément à l’article 12-16(1)d) du Règlement,
la séance se poursuit à huis clos afin que le comité puisse examiner
un projet d’ordre du jour (travaux futurs).
It was agreed that senators’ staff be allowed to stay in the
room.
Il est convenu de permettre au personnel des sénateurs de
demeurer dans la pièce.
It was agreed that the committee allow the transcription of the
in camera meeting, that one copy be kept in the office of the clerk
of the committee for consultation by committee members present
and the committee analysts, and that the transcript be destroyed
by the clerk when authorized to do so by the Subcommittee on
Agenda and Procedure but no later than the end of this
parliamentary session.
Il est convenu que le comité autorise la transcription de la
réunion à huis clos, qu’un exemplaire en soit conservé dans le
bureau de la greffière du comité pour consultation par les
membres du comité présents et les analystes du comité puis que la
transcription soit détruite par la greffière dès qu’elle en recevra
l’autorisation du Sous-comité du programme et de la procédure,
au plus tard à la fin de la session parlementaire.
At 3:25 p.m., it was agreed that the committee adjourn to the
call of the chair.
À 15 h 25, il est convenu que le comité s’ajourne jusqu’à
nouvelle convocation de la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Wednesday, May 28, 2014
(46)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le mercredi 28 mai 2014
(46)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on National Finance met in
camera this day at 6:39 p.m., in room 9, Victoria Building, the
chair, the Honourable Joseph A. Day, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales
se réunit à huis clos aujourd’hui, à 18 h 39, dans la pièce 9 de
l’immeuble Victoria, sous la présidence de l’honorable Joseph A.
Day (président).
Members of the committee present: The Honourable
Senators Bellemare, Callbeck, Chaput, Day, Eaton, Gerstein,
Hervieux-Payette, P.C., Mockler, Neufeld, Rivard and
Smith (Saurel) (11).
Membres du comité présents : Les honorables
sénateurs Bellemare, Callbeck, Chaput, Day, Eaton, Gerstein,
Hervieux-Payette, C.P., Mockler, Neufeld, Rivard et
Smith (Saurel) (11).
In attendance: Sylvain Fleury and Raphaëlle Deraspe,
Analysts, Parliamentary Information and Research Service,
Library of Parliament; and Mark Palmer, Procedural Clerk,
Committees Directorate.
Également présents : Sylvain Fleury et Raphaëlle Deraspe,
analystes, Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement; et Mark Palmer, greffier à la
procédure, Direction des comités.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, March 5, 2014, the committee continued its
examination of the Main Estimates for the fiscal year ending
March 31, 2015.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le
mercredi 5 mars 2014, le comité poursuit son examen du Budget
principal des dépenses pour l’exercice se terminant le 31 mars
2015.
Pursuant to rule 12-16(1)(d), the committee considered a
draft report.
Conformément à l’article 12-16(1)d) du Règlement, le comité
examine une ébauche de rapport.
It was agreed that senators’ staff be allowed to stay in the
room.
Il est convenu de permettre au personnel des sénateurs de
demeurer dans la pièce.
It was agreed that the draft report on Main Estimates for the
fiscal year ending March 31, 2015 be adopted, as amended, and
that the Subcommittee on Agenda and Procedure be authorized
to make minor editorial revisions.
Il est convenu d’adopter l’ébauche du rapport sur le Budget
principal des dépenses pour l’exercice se terminant le 31 mars
2015, dans sa forme modifiée, et que le Sous-comité du
programme et de la procédure soit autorisé à y apporter des
corrections de forme mineures.
29-5-2014
Finances nationales
It was agreed that the report be tabled in the chamber at the
earliest opportunity.
13:7
Il est convenu de déposer ce rapport au Sénat à la
première occasion.
At 7:03 p.m., the committee suspended.
À 19 h 3, la séance est suspendue.
At 7:05 p.m., the committee resumed in public.
À 19 h 5, le comité reprend ses travaux en séance publique.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, May 15, 2014, the committee continued its
examination of the Supplementary Estimates (A) 2014-15 for
the fiscal year ending March 31, 2015.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le jeudi 15 mai 2014, le comité poursuit son examen du Budget
supplémentaire des dépenses (A) 2014-2015 pour l’exercice
se terminant le 31 mars 2015.
WITNESSES:
TÉMOINS :
Employment and Social Development Canada:
Emploi et Développement social Canada :
Alain P. Séguin, Chief Financial Officer;
Alain P. Séguin, dirigeant principal des finances;
Paul Thompson, Senior Assistant Deputy Minister, Skills and
Employment Branch.
Paul Thompson, sous-ministre adjoint principal, Direction
générale des compétences et de l’emploi.
PPP Canada Inc.:
Greg Smith, Chief Financial Officer and Vice President of
Finance, Risk and Administration.
Public Safety Canada:
PPP Canada Inc. :
Greg Smith, dirigeant principal des finances et vice-président,
Finances, gestion du risque et administration.
Sécurité publique du Canada :
Mark Perlman, Chief Financial Officer and Assistant Deputy
Minister, Corporate Management Branch;
Mark Perlman, dirigeant principal des finances et sous-ministre
adjoint, Secteur de la gestion ministérielle;
Shawn Tupper, Assistant Deputy Minister, Emergency
Management and Programs Branch;
Shawn Tupper, sous-ministre adjoint, Secteur de la gestion des
urgences et des programmes.
Infrastructure Canada:
Infrastructure Canada :
David Cluff, Assistant Deputy Minister, Corporate Services
Branch;
David Cluff, sous-ministre adjoint, Direction générale des
services ministériels;
Jeff Moore, Assistant Deputy Minister, Policy and
Communications;
Jeff Moore, sous-ministre adjoint, Politiques et
communications;
Thao Pham, Assistant Deputy Minister, Federal Montreal
Bridges.
Thao Pham, sous-ministre adjointe, Ponts fédéraux de
Montréal.
Mr. Séguin and Mr. Smith each made a statement and,
together with Mr. Thompson, answered questions.
M. Séguin et M. Smith font chacun un exposé puis, avec
M. Thompson, répondent aux questions.
At 7:51 p.m., the committee suspended.
À 19 h 51, la séance est suspendue.
At 7:54 p.m., the committee resumed.
À 19 h 54, la séance reprend.
Mr. Perlman and Mr. Cluff each made a statement and,
together with Mr. Moore and Ms. Pham, answered questions.
M. Perlman et M. Cluff font chacun un exposé puis, avec
M. Moore et Mme Pham, répondent aux questions.
At 8:42 p.m., it was agreed that the committee adjourn to the
call of the chair.
À 20 h 42, il est convenu que le comité s’ajourne jusqu’à
nouvelle convocation de la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
13:8
National Finance
29-5-2014
OTTAWA, le jeudi 29 mai 2014
(47)
OTTAWA, Thursday, May 29, 2014
(47)
[Traduction]
[English]
The Standing Senate Committee on National Finance met in
camera this day at 2:05 p.m., in room 160-S, Centre Block,
the chair, the Honourable Joseph A. Day, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales
se réunit à huis clos aujourd’hui, à 14 h 5, dans la pièce 160-S
de l’édifice du Centre, sous la présidence de l’honorable Joseph A.
Day (président).
Members of the committee present: The Honourable
Senators Bellemare, Callbeck, Chaput, Day, Gerstein, HervieuxPayette, P.C., Mockler, Rivard and Smith (Saurel) (9).
Membres du comité présents : Les honorables
sénateurs Bellemare, Callbeck, Chaput, Day, Gerstein,
Hervieux-Payette, C.P., Mockler, Rivard et Smith (Saurel) (9).
In attendance: Sylvain Fleury and Raphaëlle Deraspe,
Analysts, Parliamentary Information and Research Service,
Library of Parliament; and Mark Palmer, Procedural Clerk,
Committees Directorate.
Également présents : Sylvain Fleury et Raphaëlle Deraspe,
analystes, Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement; et Mark Palmer, greffier à la
procédure, Direction des comités.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, April 9, 2014, the committee continued its
examination of the subject-matter of Bill C-31, An Act to
implement certain provisions of the budget tabled in Parliament
on February 11, 2014 and other measures. (For complete text of
the order of reference, see proceedings of the committee,
Issue No. 10.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mercredi 9 avril 2014, le comité poursuit son examen de la
teneur du projet de loi C-31, Loi portant exécution de certaines
dispositions du budget déposé au Parlement le 11 février 2014 et
mettant en œuvre d’autres mesures. (Le texte intégral de l’ordre de
renvoi figure au fascicule no 10 des délibérations du comité.)
Pursuant to rule 12-16(1)(d), the committee considered a
draft report.
Conformément à l’article 12-16(1)d) du Règlement, le comité
examine une ébauche de rapport.
It was agreed that senators’ staff be allowed to stay in the
room.
Il est convenu de permettre au personnel des sénateurs de
demeurer dans la pièce.
It was agreed that the draft interim report on the subjectmatter of Bill C-31 be adopted, as amended, and that the
Subcommittee on Agenda and Procedure be authorized to make
minor editorial revisions.
Il est convenu d’adopter l’ébauche du rapport provisoire sur la
teneur du projet de loi C-31, dans sa forme modifiée, et que le
Sous-comité du programme et de la procédure soit autorisé à
y apporter des corrections de forme mineures.
It was agreed that the interim report be tabled in the Chamber
at the earliest opportunity.
Il est convenu de déposer le rapport provisoire au Sénat à la
première occasion.
At 2:51 p.m., it was agreed that the committee adjourn to the
call of the chair.
À 14 h 51, il est convenu que le comité s’ajourne jusqu’à
nouvelle convocation de la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Jodi Turner
Clerk of the Committee
29-5-2014
Finances nationales
REPORTS OF THE COMMITTEE
13:9
RAPPORTS DU COMITÉ
Thursday, May 29, 2014
Le jeudi 29 mai 2014
The Standing Senate Committee on National Finance has the
honour to table its
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales a
l’honneur de déposer son
NINTH REPORT
NEUVIÈME RAPPORT
Your committee, to which were referred the 2014-2015 Main
Estimates, has, in obedience to the order of reference of
Wednesday, March 5, 2014, examined the said Estimates and
herewith tables its second interim report.
Votre comité, auquel a été renvoyé le Budget principal des
dépenses 2014-2015, a, conformément à l’ordre de renvoi du
mercredi 5 mars 2014, examiné ledit Budget et dépose ici
son deuxième rapport intérimaire.
Respectfully submitted,
Respectueusement soumis,
Le président,
JOSEPH A. DAY
Chair
Thursday, May 29, 2014
Le jeudi 29 mai 2014
The Standing Senate Committee on National Finance has the
honour to table its
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales a
l’honneur de déposer son
TENTH REPORT
DIXIÈME RAPPORT
Your committee, which was authorized to examine the subjectmatter of Bill C-31, An Act to implement certain provisions of the
budget tabled in Parliament on February 11, 2014 and other
measures, has, in obedience to the order of reference of
Wednesday, April 9, 2014, examined the said subject matter and
herewith tables its report.
Votre comité, qui a été autorisé à examiner la teneur du projet
de loi C-31, Loi portant exécution de certaines dispositions du
budget déposé au Parlement le 11 février 2014 et mettant en œuvre
d’autres mesures, a, conformément à l’ordre de renvoi du
mercredi 9 avril 2014, examiné ladite teneur du projet de loi et
dépose ici son rapport.
Respectfully submitted,
Respectueusement soumis,
Le président,
JOSEPH A. DAY
Chair
(Text of both reports appears following the evidence.)
(Le texte des deux rapports paraît après les témoignages.)
13:10
National Finance
29-5-2014
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Tuesday, May 27, 2014
OTTAWA, le mardi 27 mai 2014
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day at 9:32 a.m. to study the Supplementary Estimates (A) for the
fiscal year ending March 31, 2015.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales
se réunit aujourd’hui, à 9 h 32, pour étudier le Budget
supplémentaire des dépenses (A) pour l’exercice se terminant
le 31 mars 2015.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Honourable senators, this morning we will begin
our study of Supplementary Estimates (A) for the fiscal year
ending March 31, 2015, which were referred to our committee.
[English]
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Français]
Le président : Honorables sénateurs, ce matin, nous allons
commencer notre étude du Budget supplémentaire des
dépenses (A) pour l’exercice se terminant le 31 mars 2015, dont
notre comité a été saisi.
[Traduction]
Our committee began consideration of the Main Estimates
earlier this year, which is ongoing and will continue throughout
the year, but this session today constitutes the beginning of our
examination of the Supplementary Estimates (A).
Nous avons entrepris l’étude du Budget principal des dépenses
plus tôt cette année. Cette étude est continue et se poursuivra tout
le long de l’année, mais nous commençons aujourd’hui notre
examen du Budget supplémentaire (A).
In our first panel this morning, we’re pleased to welcome
officials from Natural Resources Canada and Atomic Energy of
Canada Limited. From Natural Resources Canada we welcome
Jean-Frédéric Lafaille, Director General, AECL Restructuring.
There has been a lot of restructuring going on, so it will keep you
busy this morning. We also have Mr. David McCauley, Director,
Uranium and Radioactive Waste Division, Electricity Resources
Branch, Energy Sector. It must be a big business card that you
have.
Nous avons le plaisir d’accueillir ce matin, dans notre premier
groupe de témoins, des responsables de Ressources naturelles
Canada et d’Énergie atomique du Canada limitée. De Ressources
naturelles Canada, nous avons Jean-Frédéric Lafaille, directeur
général, Restructuration d’EACL. Il y a beaucoup de
restructuration en cours, de sorte que cela vous tiendra occupés
ce matin. Nous avons aussi M. David McCauley, directeur,
Division de l’uranium et des déchets, Direction des ressources en
électricité, Secteur de l’énergie. J’imagine que vous avez une carte
d’affaires grand format.
From Atomic Energy of Canada Limited, we welcome Robert
Walker, President and Chief Executive Officer; and Steve
Halpenny, Vice President, Finance and Chief Financial Officer.
D’Énergie atomique du Canada limitée, nous avons Robert
Walker, président-directeur général, et Steve Halpenny, viceprésident aux Finances et dirigeant principal des finances.
We welcome all of you here this morning and look forward to
your comments.
Nous vous souhaitons tous la bienvenue au comité ce matin.
Nous avons hâte de vous entendre.
We have set side one hour to deal with matters, colleagues, so
we will hear from our witnesses and engage in a question and
answer period.
Collègues, nous avons réservé une heure pour ce sujet. Par
conséquent, nous entendrons nos témoins, après quoi nous aurons
une période de questions et réponses.
[Translation]
[Français]
Jean-Frédéric Lafaille, Director General, AECL Restructuring,
Natural Resources Canada: Mr. Chair, honourable senators,
thank you for the opportunity to be here today to discuss
appropriations to Atomic Energy Canada Limited, or AECL, in
Supplementary Estimates (A) and other funding provided to
AECL through Budget 2014.
Jean-Frédéric Lafaille, directeur général, Restructuration
d’EACL, Ressources naturelles Canada : Monsieur le président,
honorables sénatrices, honorables sénateurs, je vous remercie de
nous donner l’occasion d’être parmi vous aujourd’hui afin de
discuter des crédits alloués à Énergie atomique du Canada limitée,
ou EACL, dans le Budget supplémentaire des dépenses (A) ainsi
que des fonds affectés à EACL dans le cadre du budget de 2014.
I will begin by providing the committee with some background
on AECL.
Permettez-moi de commencer en offrant au comité quelques
informations contextuelles sur EACL.
29-5-2014
Finances nationales
[English]
13:11
[Traduction]
AECL is Canada’s largest nuclear science technology and
radioactive waste management organization. AECL has unique
nuclear expertise in facilities under licence from the federal
regulator, the Canadian Nuclear Safety Commission, CNSC, and
has applications in fields important to public policy and the
nuclear sector domestically and internationally.
EACL est le plus grand organisme canadien de technologie
nucléaire et de gestion de déchets radioactifs. La société a une
expertise unique en énergie nucléaire dans les installations qu’elle
exploite en vertu d’un permis de l’organisme fédéral de
réglementation, la Commission canadienne de sûreté nucléaire.
Elle a des applications dans des domaines importants pour la
politique publique et le secteur nucléaire intérieur et international.
Today, AECL consists of Nuclear Laboratories comprised
primarily of two main sites, the Chalk River Laboratories in
Ontario and the Whiteshell Laboratories in Manitoba currently
undergoing decommissioning.
À l’heure actuelle, EACL a deux grands laboratoires
nucléaires : Chalk River, en Ontario, et Whiteshell, au
Manitoba. Ce dernier est en cours de déclassement.
As announced by the Minister of Natural Resources in 2013,
the Nuclear Laboratories work in the areas of management of
radioactive waste and decommissioning obligations; nuclear
science and technology programs to fulfill public policy
responsibilities; and scientific, technical and testing services to
support the nuclear industry’s need. They also produce medical
isotopes up to 2016.
Comme l’avait annoncé le ministre des Ressources naturelles
en 2013, les laboratoires nucléaires travaillent dans les domaines
de la gestion des déchets radioactifs et du déclassement, et
s’occupent des programmes de sciences et de technologies
nucléaires afin de répondre aux besoins de la politique publique
et d’offrir des services scientifiques, techniques et d’essais à
l’appui des besoins du secteur nucléaire. Les laboratoires
produiront également des isotopes médicaux jusqu’en 2016.
With respect to the ongoing restructuring of AECL, the
Minister of Natural Resources announced in 2013 that the
Government of Canada would engage in a competitive
procurement process with industry for the management and
operation of AECL’s Nuclear Laboratories. The government is
seeking to implement a government-owned contractor-operated
model as is done in other jurisdictions, such as the United States
and the United Kingdom.
En ce qui concerne la restructuration en cours d’EACL, le
ministre des Ressources naturelles avait annoncé en 2013 que le
gouvernement du Canada lancerait un processus
d’approvisionnement concurrentiel pour la gestion et
l’exploitation des laboratoires nucléaires de la société. Le
gouvernement cherche à mettre en œuvre un modèle entreprise
publique-exploitation privée comme celui qu’ont adopté d’autres
pays tels que les États-Unis et le Royaume-Uni.
The goal of the restructuring process is to put in place the
conditions for Canada’s nuclear industry to succeed in the future
while reducing cost and risk exposure for Canadian taxpayers.
L’objectif du processus de restructuration est de mettre en
place les conditions pouvant permettre au secteur nucléaire
canadien de réussir à l’avenir tout en réduisant les coûts et les
risques pour les contribuables canadiens.
[Translation]
[Français]
In March of this year, the government launched the
qualification and consultation phase of the procurement, known
as the Request for Response Evaluation. Interested suppliers will
be assessed based on mandatory technical and financial
requirements, as well as national security considerations. Those
that have qualified will be invited to engage in detailed discussions
on the requirement of the procurement.
Au mois de mars de la présente année, le gouvernement a lancé
la phase de qualification et de consultations de
l’approvisionnement, ce qu’on appelle la « Demande de réponse
pour l’évaluation ». En gros, les fournisseurs intéressés sont
évalués selon des exigences techniques et financières obligatoires
ainsi qu’en fonction de considérations liées à la sécurité nationale.
Les fournisseurs qui se voient qualifiés seront invités à entamer
des discussions détaillées sur le besoin de l’approvisionnement.
During the restructuring process, the government will take all
steps necessary to protect national security. The Canadian
Nuclear Safety Commission will also continue its role in
maintaining safety, security and environmental stewardship in
all aspects of the nuclear industry, including the Nuclear
Laboratories.
Au cours du processus de restructuration, le gouvernement
prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger la sécurité
nationale. La Commission canadienne de sûreté nucléaire
continuera également à jouer son rôle en assurant la
gouvernance de la sûreté, de la sécurité et de l’environnement
dans tous les aspects de l’industrie nucléaire, y compris les
laboratoires nucléaires.
Mr. Chair, it is in this context that the government is funding
the activities of AECL.
Monsieur le président, c’est dans ce contexte que le
gouvernement finance les activités d’EACL.
13:12
National Finance
[English]
29-5-2014
[Traduction]
Since the 1990s, AECL has received base funding of about
$102 million annually to support basic laboratory operations.
This funding was provided in the 2014-15 Main Estimates.
Depuis les années 1990, EACL reçoit un financement de base
d’environ 102 millions de dollars par an à l’appui des principales
activités des laboratoires. Ce financement est prévu dans le
Budget principal des dépenses 2014-2015.
As in past years, AECL’s annual base funding level has been
recognized as insufficient to cover core costs at the Nuclear
Laboratories. As such, you will note that Budget 2014 announced
supplemental funding for AECL in the amount of $195 million on
a cash basis. This funding is included in the Supplementary
Estimates (A). This funding will allow AECL to continue medical
isotope production, complete infrastructure and operational
upgrades related to health, safety, security and environmental
priorities, meet regulatory requirements, and prepare for the
expected transition of the laboratories to a government-owned
contractor-operated model. I’m sure Dr. Walker and Steve
Halpenny can talk about specifics around the funding.
Comme dans les dernières années, on s’est rendu compte que le
niveau annuel du financement de base de la société ne pouvait pas
suffire pour couvrir les frais de base des laboratoires nucléaires.
Vous noterez, par conséquent, que le budget 2014 prévoit un
financement supplémentaire d’EACL s’élevant à 195 millions de
dollars en comptabilité de caisse. Ce financement est inscrit dans
le Budget supplémentaire (A). Il permettra à EACL de continuer
à produire des isotopes médicaux, de terminer des travaux de mise
à niveau des infrastructures et des opérations liés aux priorités
relatives à la santé, à la sûreté, à la sécurité et à l’environnement,
de se conformer aux exigences réglementaires et de préparer la
transition prévue des laboratoires au modèle entreprise publiqueexploitation privée. Robert Walker et Steve Halpenny pourront
vous parler des détails du financement.
I will pass the floor to my colleague, David McCauley, who can
speak to the Nuclear Legacy Liabilities Program.
Je vais maintenant céder la parole à mon collègue, David
McCauley, qui parlera du Programme des responsabilités
nucléaires héritées.
[Translation]
David McCauley, Director, Uranium and Radioactive Waste
Division, Electricity Resources Branch, Energy Sector, Natural
Resources Canada: Thank you, Mr. Lafaille. The Government of
Canada is committed to the safe and secure management of
nuclear decommissioning and waste activities at Atomic Energy
of Canada Limited’s Nuclear Laboratories.
[English]
[Français]
David McCauley, directeur, Division de l’uranium et des déchets,
Direction des ressources en électricité, Secteur de l’énergie,
Ressources naturelles Canada : Merci, monsieur Lafaille. Le
gouvernement du Canada s’est engagé à assurer une gestion
sécuritaire et sûre des activités liées au déclassement et aux déchets
nucléaires dans les laboratoires nucléaires d’Énergie atomique
Canada limitée.
[Traduction]
In 2006, the government established the Nuclear Legacy
Liabilities Program, NLLP for short, to decommission outdated
and disused research facilities and associated infrastructure,
remediate lands affected by past practices, and implement longterm solutions for managing the legacy waste at AECL’s sites.
En 2006, le gouvernement a établi le Programme des
responsabilités nucléaires héritées, ou PRNH, qui est destiné au
déclassement des installations de recherche désuètes et
désaffectées, à la restauration des terres contaminées par les
pratiques passées et à la mise en œuvre de solutions à long terme
pour la gestion des déchets hérités aux sites d’EACL.
The government provided an initial five-year funding
commitment in 2006 totalling $520 million and extended the
program in 2011 with a further $439 million in funding over three
years, ending March 31, 2014.
Le gouvernement avait pris en 2006 un engagement initial de
financement sur cinq ans totalisant 520 millions de dollars, auquel
s’est ajoutée en 2011 une somme supplémentaire de 439 millions
sur trois ans. Ce financement a pris fin le 31 mars 2014.
Under the NLLP, over the past eight years the government has
reduced liabilities and risks through decommissioning and site
remediation projects, and has established new facilities to
characterize, handle and store radioactive waste.
Dans le cadre du PRNH, le gouvernement a, au cours des huit
dernières années, réduit les responsabilités et les risques grâce à
des projets de déclassement et de restauration de sites et a établi
de nouvelles installations destinées à caractériser, manipuler et
stocker les déchets radioactifs.
In addition, pursuant to the Prime Minister’s commitments at
the Nuclear Security Summits of 2010 and 2012, we are making
good progress on the repatriation of highly enriched uranium,
De plus, conformément aux engagements pris par le premier
ministre aux Sommets sur la sécurité nucléaire de 2010 et de 2012,
nous avons fait de bons progrès en ce qui concerne le
29-5-2014
Finances nationales
13:13
currently stored in Canada, to the United States as a safe, secure,
timely and permanent solution for the long-term management of
these materials.
rapatriement aux États-Unis de l’uranium hautement enrichi
actuellement stocké au Canada, à titre de solution sûre,
opportune et permanente au problème de la gestion à long
terme des matériaux de ce genre.
In the context of the restructuring of AECL, the
decommissioning and waste management work currently being
carried out by AECL under the Nuclear Legacy Liabilities
Program will be fully integrated into the private sector
management of the contract and the program will formally
cease once the contract is in place.
Dans le contexte de la restructuration d’EACL, le travail de
déclassement et de gestion des déchets actuellement fait par la
société dans le cadre du Programme des responsabilités nucléaires
héritées sera pleinement intégré dans le contrat de gestion du
secteur privé. EACL mettra officiellement fin au programme
aussitôt que le contrat sera en vigueur.
In the meantime, the government is seeking $195 million in
additional funding to extend the program until March 31, 2015,
to continue to manage and reduce risks and liabilities at AECL
sites.
Entretemps, le gouvernement souhaite obtenir un financement
supplémentaire de 195 millions de dollars afin d’étendre la mise en
œuvre du programme jusqu’au 31 mars 2015 et de poursuivre
ainsi la gestion et la réduction des risques et des responsabilités
aux sites d’EACL.
These funds will be used to make further progress on highly
enriched uranium repatriation initiatives, continue
decommissioning activities at AECL’s Chalk River and
Whiteshell Laboratories, and implement initiatives and activities
to prepare for the transition to the government-owned contractoroperated management model that will advance strategies and
planning for future work.
Ces fonds serviront à faire avancer encore plus les initiatives de
rapatriement de l’uranium hautement enrichi, à poursuivre les
activités de déclassement aux laboratoires de Chalk River et de
Whiteshell et à mettre en œuvre des initiatives et des activités
visant à préparer la transition au modèle entreprise publiqueexploitation privée qui renforcera les stratégies et la planification
futures.
Thank you, Mr. Chair. We would be pleased to take any
questions you may have.
Merci, monsieur le président. Nous serions maintenant
heureux de répondre à vos questions.
[Translation]
[Français]
Robert Walker, President and Chief Executive Officer, Atomic
Energy of Canada Limited: Thank you, Mr. Chair. It is a pleasure
to be here before the committee. I am joined today by Mr. Steve
Halpenny, Chief Financial Officer for AECL.
Robert Walker, président-directeur général, Énergie atomique du
Canada limitée : Merci, monsieur le président. Je suis heureux
d’avoir cette occasion de m’adresser à votre comité. Je suis
accompagné aujourd’hui de M. Steve Halpenny, directeur général
des finances d’EACL.
Honourable senators, I am pleased to report that AECL has
just concluded a very good year. We continue to develop the
innovative science and technologies needed to drive our industry
confidently into the future, serving government departments,
industry customers and our many stakeholders.
Honorables sénateurs, je suis heureux de signaler que l’année
qui vient de se terminer a été très productive pour EACL. Nous
avons continué de mettre au point les applications technologiques
et scientifiques novatrices qui nous permettront de continuer à
diriger notre industrie avec confiance dans les années à venir et de
servir les ministères du gouvernement, les clients de l’industrie et
nos nombreux intervenants.
More importantly, we are doing this more efficiently and
effectively.
Chose plus importante, nous atteignons ces objectifs de
manière plus efficiente et efficace.
[English]
The Nuclear Laboratories delivered against AECL’s core
programs in order to realize a strategic outcome that offers
significant economic, social and environmental benefits to our
country. AECL’s world-class workforce and our powerful nuclear
research facilities help to ensure the success of the entire Canadian
nuclear sector. We do this by delivering the vitally important
products, services and expertise required for Canada’s global
nuclear industry to thrive.
[Traduction]
Les laboratoires nucléaires ont mis en œuvre les programmes
de base d’EACL de façon à obtenir un résultat stratégique
assurant des avantages économiques, sociaux et
environnementaux à notre pays. Le personnel de premier ordre
d’EACL et nos puissantes installations de recherche nucléaire
contribuent au succès de tout le secteur nucléaire canadien. Nous
atteignons cet objectif en offrant des produits, des services et de
l’expertise d’une importance cruciale pour assurer la prospérité de
l’ensemble de l’industrie nucléaire du Canada.
13:14
National Finance
29-5-2014
As I have highlighted during past appearances before the
committee, my management team and the board of AECL have
been for some time systemically changing the way AECL
operates. Our focus is on improved productivity, business
growth, meeting customer and regulatory commitments, and
reducing costs to taxpayers. Accordingly, I’m very pleased to
inform you that, thanks to productivity gains, efficiency
improvements and growth in commercial revenues, AECL was
in the position to return to the Government of Canada
$26 million in supplementary funding received during the past
fiscal year.
Comme je l’ai mentionné lors de comparutions antérieures
devant le comité, mon équipe de gestion et le conseil
d’administration d’EACL travaillent depuis quelque temps déjà
à modifier de manière systématique le fonctionnement d’EACL.
Nous mettons l’accent sur la hausse de la productivité, la
croissance des affaires, le respect des engagements pris envers
les clients et des obligations réglementaires et la réduction des
coûts pour les contribuables. Par conséquent, je suis très heureux
de vous informer que grâce aux gains de productivité, à
l’amélioration de l’efficience et à une hausse des recettes
commerciales, EACL a été en mesure de restituer au
gouvernement du Canada 26 millions de dollars du financement
supplémentaire reçu au cours du dernier exercice.
If I may, I would also like to bring to your attention a few
other AECL performance highlights for the past fiscal year.
Si vous me le permettez, j’aimerais aussi attirer votre
attention sur quelques-unes des réalisations d’EACL pour
l’exercice 2013-2014.
We have just completed the three-year, $439-million nuclear
legacy liabilities programs — the second phase just referenced by
my colleagues from NRCan — delivering the program under
budget while achieving 93 per cent of the milestones.
Nous venons tout juste d’achever le Programme des
responsabilités nucléaires héritées qui a coûté 439 millions de
dollars sur trois ans — il s’agit de la seconde phase qu’ont
mentionnée mes collègues de Ressources naturelles Canada —
sans dépassement de coûts et avec 93 p. 100 d’objectifs atteints.
We grew our commercial revenues by 33 per cent to
$154 million, and we increased our margins. We delivered
95 per cent of the demand from Nordion for medical isotopes
with the NRU reactor operating at 97 per cent of planned
availability.
Nous avons augmenté nos recettes commerciales de 33 p. 100,
atteignant un total de 154 millions de dollars, et avons accru nos
marges. Nous avons satisfait à 95 p. 100 de la demande d’isotopes
médicaux de Nordion et avons exploité le réacteur NRU à
97 p. 100 de la disponibilité prévue.
We achieved an 8 per cent ongoing reduction in our operating
budget compared to 2011-12, and that will ramp up to a
12 per cent reduction by end of this fiscal year.
Nous avons réduit notre budget de fonctionnement de 8 p. 100
par rapport à 2011-2012, et prévoyons atteindre une réduction de
12 p. 100 d’ici la fin de l’exercice.
We also executed an $82 million capital program at our
laboratories within 93 per cent of budget.
Nous avons réalisé dans nos laboratoires un programme
d’immobilisations de 82 millions de dollars qui n’a nécessité que
93 p. 100 du budget prévu.
Mr. Chair, the AECL today is a respected international leader
in the development of leading-edge applications in nuclear science
and technology that benefits all Canadians. We are continuing to
work hard to up our game in a very competitive marketplace.
Monsieur le président, EACL est aujourd’hui un chef de file
mondial respecté dans le domaine du développement
d’applications de pointe en sciences et technologies nucléaires,
applications dont bénéficient tous les Canadiens. Nous
poursuivons nos efforts pour avoir encore plus de succès dans
un marché fortement concurrentiel.
In this connection, AECL launched 10 new centres of
excellence. These centres of excellence will provide the means by
which AECL will sustain the unique competitive advantage of
Canada’s nuclear technology. The centres will strategically
develop core science and technology expertise, mission-ready
facilities and our valuable intellectual property. They will also
focus on industry collaborations with supply-chain partners to
address changing customer needs.
À cet égard, EACL a lancé 10 nouveaux centres d’excellence
qui lui permettront de maintenir l’avantage concurrentiel unique
de la technologie nucléaire du Canada. Ces centres développeront
de manière stratégique une expertise de base en sciences et en
technologie, réaliseront des installations prêtes à servir, et
contribueront à l’expansion de notre précieuse notre propriété
intellectuelle. Ils mettront aussi l’accent sur la collaboration avec
les partenaires de la chaîne d’approvisionnement dans le but de
répondre aux besoins changeants de la clientèle.
Finally, I’m proud to say that the many strategic improvements
made over the past few years are now leveraging the incredible
strengths of AECL as Canada’s premier nuclear science and
Enfin, je suis fier de dire que les nombreuses améliorations
stratégiques que nous avons apportées au cours des dernières
années nous aident maintenant à tirer parti des avantages
29-5-2014
Finances nationales
13:15
technology organization. In my view, we are well-prepared to
undertake the process of transitioning to a new and exciting
management model for Canada’s Nuclear Laboratories.
exceptionnels d’EACL à titre de principal organisme du Canada
voué aux sciences et aux technologies nucléaires. À mon avis,
nous sommes bien préparés pour entreprendre la transition vers
un nouveau modèle fascinant de gestion des laboratoires
nucléaires du Canada.
Thank you. I and my colleagues would be happy to take your
questions.
Je vous remercie. Mes collègues et moi serions maintenant
heureux de répondre à vos questions.
The Chair: Thank you very much, Dr. Walker. A number of
senators have indicated an interest in points of clarification, so we
will begin.
Le président : Merci beaucoup, monsieur Walker. Plusieurs
sénateurs souhaitent obtenir des éclaircissements. Nous allons
donc commencer.
[Translation]
[Français]
Senator Bellemare: I listened very carefully to what has just
been said. We know that Atomic Energy of Canada Limited is a
crown corporation which was created in the 1950s. Now we are
headed toward a different business model.
La sénatrice Bellemare : J’ai écouté attentivement ce qui vient
d’être dit. On sait qu’Énergie atomique du Canada limitée est une
société d’État créée dans les années 1950. Maintenant, on se dirige
vers un modèle d’affaires différent.
Could you comment on this new business model, which will be
developed in the private sector? I see that Atomic Energy of
Canada Limited, as a crown corporation, has provided the
government with dividends. How will this work in the context of
the new business model?
Pouvez-vous commenter ce nouveau modèle d’affaires, qui se
fera dans le secteur privé? Je vois qu’Énergie atomique du Canada
limitée, comme société d’État, a déjà donné des dividendes au
gouvernement. Dans le cadre du nouveau modèle d’affaires,
comment cela va-t-il fonctionner?
If I understand correctly, this will be a for-profit enterprise.
How will that for-profit enterprise ensure the safe disposal of all
of the radioactive waste? All of this is related to society in general.
The private sector is not the only one concerned; there are a lot of
public elements.
Si je comprends bien, ce sera une entreprise à but lucratif.
Comment cette entreprise va-t-elle s’assurer de la sécurité de tous
les déchets radioactifs? Parce que tout cela est en lien avec la
société en général. Ce n’est pas que le secteur privé qui est
concerné; il y a beaucoup d’éléments publics.
How can you ensure that this new business model will allow for
the work to be done correctly, to ensure the complete safety of
Canadians?
Comment pouvez-vous nous assurer que ce nouveau modèle
d’affaires va permettre de faire le travail correctement, en toute
sécurité pour les Canadiens?
Mr. Lafaille: Your question has two parts, Senator Bellemare.
There is the matter of the business model and the issue of safety.
M. Lafaille : Il y a deux dimensions à votre question, sénatrice
Bellemare. Il y a la question du modèle d’affaires et la question de
la sécurité.
Insofar as the business model is concerned, if we look at what
has been done over the past decades in the United States and
more recently in the United Kingdom, according to the model, the
state retains property of nuclear installations as such and keeps
the responsibility as well. You were talking about nuclear waste;
managing it remains the responsibility of the government.
Pour ce qui est du modèle d’affaires, si on regarde ce qui s’est
fait dans les dernières décennies, aux États-Unis et, plus
récemment, au Royaume-Uni, le modèle veut que l’État
conserve la propriété des installations nucléaires comme telles et
des responsabilités. Vous parliez des déchets nucléaires; cela
demeure la responsabilité du gouvernement de les gérer.
The private sector will be called on to manage operations on a
daily basis at the nuclear laboratories; both science and
technology and the management of radioactive waste in both
cases.
On demande au secteur privé d’assumer la gestion des
opérations, au quotidien, des laboratoires nucléaires; et la
science et la technologie, et la gestion des déchets radioactifs
dans les deux cas.
The business model allows us to obtain certain indicators that
are not possible with the crown corporation model; certain
indicators that will allow the private sector to realize savings or
present innovative ideas involving new technologies; it will also
allow it to form certain partnerships which would not necessarily
be possible now, in order to aim for the best possible performance
and the best value for taxpayers’ money. This is what the model
has demonstrated in the United States and in the United
Kingdom as being possible. Those are my comments on the
business model.
Ce que le modèle d’affaires permet, c’est d’obtenir certains
incitatifs qui ne sont pas possibles dans le modèle d’une société
d’État; certains incitatifs pour que le secteur privé aille chercher
des épargnes ou apporte des idées novatrices en termes de
nouvelles technologies, et fasse certains partenariats qui ne
seraient pas forcément possibles maintenant, pour essayer
d’inciter à avoir le meilleur rendement et la meilleure valeur
pour l’argent des contribuables. C’est ce que le modèle a démontré
aux États-Unis et au Royaume-Uni comme étant possible. Ça,
c’est ce qui a trait au modèle d’affaires.
13:16
National Finance
29-5-2014
As for the issue of national security, if the private sector is
responsible for it there could be certain concerns, for instance, will
as much careful attention be focused on matters of security and
environment? It must be said that the nuclear laboratories will be
subject to the regulations of the Canadian Nuclear Safety
Commission. That will not change, that is to say that the
regulatory agency will be responsible for ensuring that the
laboratories are managed in a safe and secure manner.
Quant à la question de la sécurité nationale, si c’est le secteur
privé qui s’en occupe, il peut y avoir certaines préoccupations, par
exemple, est-ce qu’il va y avoir une attention aussi soignée aux
questions de sécurité et d’environnement? On doit dire que les
laboratoires nucléaires seront sujets à la réglementation de la
Commission canadienne de la sûreté nucléaire. Cela ne change
donc pas, c’est-à-dire que l’agence réglementaire est responsable
de s’assurer que les laboratoires sont gérés de manière sécuritaire
et sûre.
Thus, no matter what company deals with nuclear issues in
Canada, be it AECL or electric power companies such as Ontario
Power Generation or Bruce Power, it is subject to the
commission’s regulations, and this will be the case with the
business model we have been discussing, the government-owned
contractor-operated model, and this will continue to be the case.
Ainsi, n’importe quelle compagnie qui s’occupe du nucléaire au
Canada, que ce soit EACL, que ce soit les compagnies d’électricité
comme l’Ontario Power Generation ou la Bruce Power, est sujette
à la réglementation de la commission, et ce sera le cas dans le
modèle d’affaires dont on a parlé, le government-owned
contractor-operated model, et cela continuera d’être le cas.
Senator Bellemare: Is SNC-Lavalin, from the private sector,
the company that will manage AECL?
La sénatrice Bellemare : Est-ce que c’est SNC-Lavalin, au
privé, qui va s’occuper d’EACL?
Mr. Lafaille: There were two phases to the restructuring. The
first phase was the sale of the assets of AECL’s commercial
division, the one that dealt with nuclear reactors, the CANDU.
That division was purchased by a subsidiary of SNC-Lavallin
called Candu Énergie. That transaction was concluded in 2011.
M. Lafaille : Il y a eu deux phases de restructuration. La
première phase a été la vente des actifs de la division commerciale
d’EACL, celle qui s’occupait des réacteurs nucléaires, des
CANDU. Cette division a été achetée par une filiale de SNCLavalin, qui s’appelle Candu Énergie. Cette transaction a été
conclue en 2011.
We are currently in the second phase of the restructuring,
which involves asking the private sector to manage the
laboratories. At the present time, we have put out calls for
tenders and the process was launched in 2013. We are currently at
the stage we call ‘‘Request for Response Evaluation.’’ This is
procurement jargon, but in short, it is a qualification stage. We
ask certain companies to qualify, to show us that they are
competent to manage nuclear laboratories. Once they have
qualified, we go into a detailed consultation process about our
needs. What does it mean for the government to want to give the
private sector the management of the laboratories, what are our
expectations? At the end of this detailed consultation period, a
formal call for tenders will be issued, and we expect that to take
place this autumn.
Nous sommes présentement dans la deuxième phase de la
restructuration, qui est celle de demander au secteur privé de gérer
les laboratoires. À l’heure actuelle, il y a un processus d’appel
d’offres en cours, qui a été lancé en 2013. On est présentement à
l’étape qu’on appelle « Request for Response Evaluation ». C’est
un peu du jargon d’approvisionnement, mais en gros, il s’agit
d’une étape de qualification. On demande à certaines compagnies
de se qualifier, de nous démontrer qu’elles sont compétentes pour
gérer des laboratoires nucléaires. Une fois qualifiées, on entre
dans un processus de consultation détaillée sur nos besoins :
qu’est-ce que cela signifie, pour le gouvernement, de vouloir
donner au secteur privé la gestion des laboratoires, quelles sont
nos attentes? À la fin de cette période de consultation détaillée, il y
aura l’émission de l’appel d’offres formel, qui est prévue pour cet
automne.
So, to answer your question, a competitive process is currently
going on to choose the entrepreneur who will manage the
laboratories. We have no preconceived assumption about who
will win the competition in the end.
Donc, pour répondre à votre question, il y a un processus
concurrentiel en cours pour sélectionner l’entrepreneur qui va
gérer les laboratoires. On ne présume pas de qui va gagner le
concours à la fin.
Senator Bellemare: Will the government be making profits
from the sale of isotopes, so as to generate income to prevent
eventual catastrophes or production problems?
La sénatrice Bellemare : Est-ce que le gouvernement va quand
même retirer des bénéfices de la vente des isotopes afin d’avoir des
revenus pour prévenir des catastrophes éventuelles ou des
problèmes de production?
Mr. Lafaille: Regarding the isotopes specifically?
M. Lafaille : Sur les isotopes particulièrement?
Senator Bellemare: No, on all the activities.
La sénatrice Bellemare : Non, sur l’ensemble des activités.
29-5-2014
Finances nationales
13:17
Mr. Lafaille: AECL has several income sources. I am going to
ask the chief executive officer of AECL to reply, because there are
several isotope-related sources of income, but they are also
connected to other science and technology services.
M. Lafaille : EACL génère plusieurs sources de revenus. Je
vais me tourner vers le président-directeur général d’EACL, parce
qu’il y a plusieurs sources de revenus liées aux isotopes, mais qui
représentent aussi d’autres services en matière de sciences et de
technologies.
Mr. Walker: I could add two points, first of all regarding the
strength of this model and also concerning nuclear safety.
M. Walker : Je peux ajouter deux points, tout d’abord,
concernant la force de ce modèle et aussi concernant la sécurité
nucléaire.
[English]
[Traduction]
Building on Dr. Lafaille’s comments, the enormous force of
this model is that it creates a strong customer-supplier
relationship between AECL and the Government of Canada.
The Government of Canada has needs of the Nuclear
Laboratories. One is to address the decommissioning and wastemanagement liabilities that need to be addressed efficiently and
safely over the decades to come.
Je dirai, pour compléter les observations de M. Lafaille, que
l’énorme force de ce modèle réside dans l’étroite relation clientfournisseur qu’il crée entre EACL et le gouvernement du Canada.
Le gouvernement a besoin des laboratoires nucléaires, d’abord
pour s’occuper des responsabilités de déclassement et de gestion
des déchets d’une manière efficace et sûre au cours des décennies à
venir.
The second is to provide science and technology insight to
allow federal government departments to exercise their mandates
appropriately, including regulation, regulatory oversight of the
nuclear sector, matters of border security, counter proliferation
and environmental protection.
Il en a aussi besoin afin de disposer des connaissances
scientifiques et technologiques nécessaires pour permettre aux
ministères et organismes fédéraux de s’acquitter adéquatement de
leur mandat en matière de réglementation, de surveillance du
secteur nucléaire, de sécurité frontalière, de lutte contre la
prolifération et de protection de l’environnement.
The first enormous strength of this model is that the
relationship between AECL and the Government of Canada
will no longer be a shareholder-Crown corporation relationship; it
will be a customer-supplier relationship with strong performance
measures. We know the private sector is much better positioned
to be able to deliver customer value on schedule at the right price
point.
Le premier énorme avantage de ce modèle, c’est que la relation
entre EACL et le gouvernement du Canada ne sera plus celle d’un
actionnaire avec une société d’État. Ce sera plutôt la relation d’un
client avec son fournisseur, qui sera basée sur de fortes mesures du
rendement. Nous savons que le secteur privé est mieux placé pour
servir le client au bon moment et au bon prix.
The second strength is that we also have a mandate to service
the nuclear sector and other industries in Canada that are able to
take our science and technology to address their needs and,
frankly, to turn our technology into jobs.
Le second avantage découle du fait que nous avons aussi le
mandat de servir le secteur nucléaire et d’autres industries
canadiennes qui utilisent nos connaissances scientifiques et
technologiques pour répondre à leurs besoins et aussi — disonsle franchement — pour convertir notre technologie en emplois.
Again, we recognize that the private sector is much better at
being able to commercialize technology and create wealth. So we
have two advantages addressed at one time with this move to the
GoCo model.
Nous reconnaissons encore une fois que le secteur privé est
beaucoup mieux équipé pour commercialiser la technologie et
créer de la richesse. Nous bénéficions donc simultanément de
deux avantages grâce à cette transition au modèle Ep-Ep.
A core principle is that regardless of who is operating the
laboratories, the oversight of the laboratories will remain with the
Canadian Nuclear Safety Commission. It is the regulator for all
nuclear activities in Canada, public sector or private. It has an
international reputation for knowing how to do this and doing it
well. It holds the industry to a high standard. There are other
nuclear facilities in Canada that are privately operated. In fact,
the largest nuclear power facility in the world is at Bruce Power,
which is a private sector operator. So that oversight will continue
to be exercised by the CNSC.
Les principes de base demeurent : peu importe qui gère les
laboratoires, la surveillance de leur fonctionnement sera encore
assurée par la Commission canadienne de sûreté nucléaire. C’est
l’organisme de réglementation de toutes les activités nucléaires
publiques et privées au Canada. À l’échelle internationale, la
commission a la réputation de savoir ce qu’elle fait et de bien
s’acquitter de son mandat. Elle impose à l’industrie de respecter
des normes élevées. Nous avons au Canada d’autres installations
nucléaires exploitées par le secteur privé. En fait, le
fonctionnement de la plus grande installation d’énergie nucléaire
du monde est assuré par Bruce Power, qui est une société privée.
Bref, la Commission canadienne de sûreté nucléaire continuera à
exercer son contrôle.
13:18
National Finance
29-5-2014
Senator Callbeck: Thank you all for being here this morning.
La sénatrice Callbeck : Je vous remercie tous de votre présence
au comité ce matin.
You spoke of the business model. You say that in the U.S. and
U.K., waste management is still a responsibility of the
government. Is this new model that we’re going into —
government-owned contractor-operated — found anywhere else
in the world?
Vous avez parlé du modèle d’affaires. Vous avez dit qu’aux
États-Unis et au Royaume-Uni, la responsabilité de la gestion des
déchets relève encore du gouvernement. Ce nouveau modèle que
nous devons adopter — entreprise publique-exploitation privée —
existe-t-il ailleurs dans le monde?
Mr. Lafaille: Thank you for the question.
Yes, as you indicated, the U.S. has always had this model
whereby the responsibility of making sure that the waste is taken
care of —
Senator Callbeck: No, I guess I misunderstood, then.
M. Lafaille : Je vous remercie de votre question.
Oui, comme vous l’avez indiqué, les États-Unis ont toujours eu
ce modèle dans lequel la responsabilité des déchets...
La sénatrice Callbeck : Non. Je crois que j’ai mal compris.
Mr. Lafaille: It is the responsibility of the country, of the
government, to ensure that the waste and decommissioning
responsibilities are discharged properly. The question is how you
do it? Is it done through a model whereby you would hire a
private sector company or consortium to discharge the
responsibilities to manage that or, as is the current case, will it
be a Crown corporation? The decision was made that through this
government-owned contractor-operated model, it would be the
private sector company in charge of managing the waste.
M. Lafaille : Il incombe au gouvernement de veiller à ce que les
responsabilités de gestion des déchets et de déclassement soient
adéquatement assumées. Mais que faut-il faire pour cela?
Convient-il d’adopter un modèle dans lequel on charge une
société privée ou un consortium des responsabilités de gestion ou
bien est-ce préférable, comme dans le cas présent, de laisser la
gestion à une société d’État? Le gouvernement a décidé d’adopter
ce modèle d’entreprise publique-exploitation privée dans lequel
c’est le secteur privé qui est chargé de la gestion des déchets.
Senator Callbeck: Is that what happens in the U.S. and U.K.?
La sénatrice Callbeck : Est-ce ainsi que les choses se font aux
États-Unis et au Royaume-Uni?
Mr. Lafaille: This is correct, yes.
Senator Callbeck: Fine. I misunderstood that.
M. Lafaille : Oui.
La sénatrice Callbeck : Très bien. J’avais mal compris au
départ.
Now, to Natural Resources, you are looking for $195 million
the Supplementary Estimates (A). You mentioned that in 2006 the
Nuclear Legacy Liabilities Program was set up; $520 million went
in then and later, $430 million. Now you are asking for
$195 million. So then that program ends; is that right?
Revenons maintenant aux Ressources naturelles. Vous avez
demandé 195 millions de dollars dans le Budget
supplémentaire (A). Vous avez mentionné que le Programme
des responsabilités nucléaires héritées a été créé en 2006, que
520 millions de dollars y ont d’abord été affectés, puis
430 millions plus tard. Vous demandez maintenant 195 millions
de plus. Ensuite, le programme prendra fin. Est-ce exact?
Mr. McCauley: That’s correct. The intent of the additional
$195 million is to extend the program until such time as the new
model can be put in place. We have asked for an additional
$195 million to the end of March 2015. The GoCo model is
unlikely to be in place until later that year, and so it is quite
plausible that we would be returning to seek additional monies
until such time as the GoCo model is in place.
M. McCauley : Oui, c’est exact. L’objet des 195 millions
supplémentaires est de maintenir le programme jusqu’à la mise
en place du nouveau modèle. Nous avons demandé 195 millions
supplémentaires jusqu’à la fin mars 2015. Le modèle Ep-Ep ne
sera vraisemblablement pas en place avant la fin de l’année, de
sorte qu’il est encore possible que nous revenions à la charge pour
demander des crédits supplémentaires jusqu’à la mise en place du
nouveau modèle.
Senator Callbeck: How is the contractor going to be selected? Is
that in the works now?
La sénatrice Callbeck : Comment l’entrepreneur sera-t-il
choisi? Le processus est-il déjà en cours?
Mr. Lafaille: Yes, it is. It is important to note that AECL has a
70-year waste plan to discharge its responsibilities. So this yearly
funding is based on the much longer plan to discharge out the
liability. What will happen with this new model is that during the
period of the contract for the private sector consortium, we will
seek from the private sector to discharge a portion of the plan.
This is why it will be no longer a program of NRCan, if you will.
M. Lafaille : Oui, il est en cours. Il importe de noter qu’EACL
a un plan d’élimination des déchets s’étendant sur 70 ans. Par
conséquent, le financement annuel se base sur ce plan à très long
terme. Dans le cadre du nouveau modèle, nous chercherons,
pendant la durée du contrat, à obtenir du consortium privé qui
sera retenu qu’il se charge d’une partie du plan. C’est la raison
pour laquelle il ne s’agira plus d’un programme de Ressources
29-5-2014
Finances nationales
13:19
It will be folded into the GoCo contract whereby we will seek that
the private sector company actually manages the program for
AECL.
naturelles Canada. Il sera intégré dans le contrat Ep-Ep grâce
auquel nous demanderons à une entreprise du secteur privé de
gérer le programme au nom d’EACL.
Senator Callbeck: But are you in the process now of selecting
that contract?
La sénatrice Callbeck : Mais êtes-vous actuellement en train de
choisir l’entrepreneur pour ce contrat?
Mr. Lafaille: Yes, that’s right.
M. Lafaille : Oui.
Senator Callbeck: When will that be finalized?
La sénatrice Callbeck : Quand le processus sera-t-il terminé?
Mr. Lafaille: For the procurement process that started in 2013,
we are currently in the phase of qualification of interested bidders
and moving to the detailed consultations on what the
requirements are. The procurement is expected to be completed
in 2015.
M. Lafaille : En ce qui concerne le processus
d’approvisionnement lancé en 2013, nous en sommes
actuellement à l’étape de l’identification des soumissionnaires
intéressés. Nous devons bientôt passer aux consultations
détaillées sur la nature des besoins. Le processus devrait être
terminé en 2015.
Senator Callbeck: So you are certainly going to be back here
for more money, then, no question.
La sénatrice Callbeck : Ainsi, il est certain que vous reviendrez
à la charge pour obtenir plus d’argent. Il n’y a aucun doute làdessus.
Mr. Lafaille: That’s right.
M. Lafaille : C’est exact.
Senator Eaton: Thank you, gentlemen. It’s fascinating. I wish
we had you here for hours.
La sénatrice Eaton : Merci, messieurs. C’est fascinant. J’aurais
bien voulu pouvoir vous écouter pendant des heures.
To follow up on Senator Bellemare’s question, for this
government-owned contractor-operated model, does the
contractor have to be Canadian?
Pour poursuivre dans la même veine que la sénatrice Bellemare,
je vous demanderai si, dans ce modèle d’entreprise publiqueexploitation privée, l’entrepreneur doit être canadien.
Mr. Lafaille: There’s no requirement that they be Canadian,
no. It could be international companies. I would point out that
national security requirements have to be met, so the bidders are
screen-based on national security.
M. Lafaille : Non, ce n’est pas exigé. Les sociétés
internationales ne sont pas exclues. Je signale cependant que les
exigences relatives à la sécurité nationale doivent être respectées et
que les soumissionnaires devront satisfaire aux critères
correspondants.
Senator Eaton: Right. So that will limit who can —
Mr. Lafaille: This is correct.
La sénatrice Eaton : D’accord. Cela limitera donc le nombre
d’entreprises...
M. Lafaille : C’est exact.
Senator Eaton: I have another question along those lines. I
think Mr. Lafaille said something about moving our nuclearenriched uranium to the U.S. Why is the U.S. safer than we are?
La sénatrice Eaton : J’ai une autre question dans la même
veine. Je crois que M. Lafaille a dit quelque chose concernant
l’envoi aux États-Unis de notre uranium enrichi. Pourquoi cet
uranium serait-il plus en sécurité aux États-Unis qu’au Canada?
Mr. Lafaille: Maybe I will let David McCauley answer that.
M. Lafaille : Je vais peut-être laisser David McCauley
répondre à cette question.
Mr. McCauley: Thank you.
The United States has a program of repatriating enriched
uranium that it has provided to a number of countries for nuclear
research, et cetera. Currently, we have inventories of highly
enriched uranium in Canada, which are being safely managed.
M. McCauley : Je vous remercie.
Les États-Unis ont un programme de rapatriement de
l’uranium enrichi fourni à un certain nombre de pays à des fins
de recherches nucléaires. À l’heure actuelle, nous avons des stocks
d’uranium hautement enrichi au Canada, qui sont gérés en toute
sécurité.
Senator Eaton: They are U.S. origin?
La sénatrice Eaton : Ces stocks sont-ils d’origine américaine?
Mr. McCauley: Yes.
M. McCauley : Oui.
Senator Eaton: I see. This is not our stuff we are sending to
them.
La sénatrice Eaton : Je vois. Ce ne sont donc pas nos matériaux
que nous leur renvoyons.
13:20
National Finance
29-5-2014
Mr. McCauley: Exactly. It is material that we received from
the United States over the course of the years, and it is now safely
and securely managed at Chalk River Laboratories, the majority
of it. Under this program, however, the intent is to repatriate all
highly enriched uranium around the world such that it is safely
and securely consolidated in one location or fewer locations, and
where it might be reprocessed into material that could not be
abused by those who shouldn’t be getting ahold of this material.
M. McCauley : Exactement. C’est l’uranium que nous avons
reçu des États-Unis au fil des ans. La plus grande part est
actuellement stockée et gérée en toute sécurité aux laboratoires de
Chalk River. Dans le cadre de ce programme, il est cependant
prévu de rapatrier tout l’uranium hautement enrichi qui se trouve
un peu partout dans le monde afin qu’il soit regroupé à un seul ou
à quelques endroits sûrs. Là, l’uranium sera converti à une forme
qui ne peut pas être exploitée par ceux que nous voulons
empêcher de mettre la main sur ce matériau.
Senator Eaton: Do we have any enriched uranium ourselves
that we hold safely or what do we do with ours?
La sénatrice Eaton : Avons-nous des stocks d’uranium enrichi
qui nous appartiennent et que nous gardons en lieu sûr? Que
faisons-nous de nos propres stocks?
Mr. McCauley: The enriched uranium that we have has come
from the United States.
M. McCauley : Tout l’uranium enrichi que nous possédons
vient des États-Unis.
Senator Eaton: We don’t make our own?
Mr. McCauley: No, we don’t. We have no enrichment plants in
Canada. The CANDU process uses unenriched uranium to fuel
our reactors.
Senator Eaton: Thank you for clarifying that for me.
Mr. Walker, we do this by delivering vitally important
products, services and expertise required for Canada’s global
nuclear industry to thrive. Could you give me examples of
products and services?
Mr. Walker: Surely I could do that.
La sénatrice Eaton : Nous n’enrichissons pas nous-mêmes de
l’uranium?
M. McCauley : Non. Nous n’avons pas d’usines
d’enrichissement au Canada. Le processus CANDU utilise des
barreaux d’uranium non enrichi pour alimenter nos réacteurs.
La sénatrice Eaton : Je vous remercie de ces précisions.
Monsieur Walker, vous avez dit : « Nous atteignons cet
objectif en offrant des produits, des services et de l’expertise
d’une importance cruciale pour assurer la prospérité de l’ensemble
de l’industrie nucléaire du Canada. » Pouvez-vous me donner des
exemples de produits et de services?
M. Walker : Bien sûr.
Approximately a year ago, the Ontario Power Generation went
to the Canadian Nuclear Safety Commission to indicate that it
believed it could safely operate the Pickering nuclear power plant
until 2020. That decision was based on fundamental work done at
AECL to validate the remaining lifetime in the core workings
within the nuclear vault of those reactors.
Il y a environ un an, Ontario Power Generation s’est adressé à
la Commission canadienne de sûreté nucléaire pour lui dire qu’il
pensait pouvoir exploiter la centrale nucléaire de Pickering en
toute sécurité jusqu’en 2020. Cette décision était basée sur des
recherches fondamentales menées à EACL pour confirmer la
durée utile des éléments du cœur des réacteurs de Pickering.
Senator Eaton: So the Pickering Nuclear Generating Station
will be good until 2020?
La sénatrice Eaton : Ainsi, la centrale nucléaire de Pickering
pourra fonctionner jusqu’en 2020?
Mr. Walker: That’s correct. The scientific evidence to give
OPG the basis for making that submission was generated at
Chalk River through our science to be able to look at the
remaining life left in what are called the pressure tubes, the
infrastructure inside the reactor vault that actually holds the fuel
bundles. They are critical to the operating life of these reactors.
M. Walker : C’est exact. Les données scientifiques qui ont servi
de base à la demande d’OPG ont été produites à Chalk River,
grâce à l’expérience que nous avons acquise dans la détermination
de la durée utile restante de ce qu’on appelle les tubes de force, qui
constituent l’infrastructure interne du caisson du réacteur où se
trouvent les faisceaux de combustible. Ces éléments jouent un rôle
critique dans la durée de vie de ces réacteurs.
We are currently also producing a number of innovative
products that make CANDU plants around the world safe. As an
example, we have the unique technology that allows us to turn
hydrogen into water and to do so passively. Since hydrogen is a
by-product that gets produced from time to time in nuclear
reactions, it can be a hazard in the environment. In fact, the
explosions that occurred at Fukushima plants were hydrogen
explosions. Well, there has been an up-swing in the purchase of
De plus, nous réalisons actuellement quelques produits
novateurs destinés à augmenter la sécurité des réacteurs
CANDU construits dans différents pays. Par exemple, nous
avons une technologie unique qui nous permet de transformer
l’hydrogène en eau de façon passive. Comme l’hydrogène est un
sous-produit occasionnel des réactions nucléaires, il constitue un
risque environnemental. En fait, les explosions qui se sont
produites à la centrale de Fukushima étaient dues à
29-5-2014
Finances nationales
13:21
AECL technology to install in the reactors around the world,
because we’re able to absorb the hydrogen and turn it into water
without the need for electricity.
l’hydrogène. Eh bien, nous avons eu une augmentation sensible
des ventes de la technologie EACL à installer dans les réacteurs
un peu partout dans le monde. Grâce à cette technologie, nous
pouvons absorber l’hydrogène et le transformer en eau sans
utiliser de l’électricité.
Those are but a few examples of where our technology is able
to increase the life cycle, the safety and the economies of nuclear
power plants — not only the CANDU fleet but reactors around
the world.
Ce ne sont que quelques exemples des applications de notre
technologie dans la prolongation du cycle de vie et l’augmentation
de la sécurité et de la rentabilité des centrales nucléaires. Je ne
parle pas seulement des réacteurs CANDU. Notre technologie
peut servir dans tous les réacteurs du monde.
Senator Eaton: And that will continue?
La sénatrice Eaton : Et cela continuera?
Mr. Walker: That will absolutely continue. In fact, the intent
with this new business model is to create greater opportunities to
commercialize our wealth of intellectual property to create
economic opportunities for Canadian companies.
M. Walker : Absolument. En fait, il est prévu que le nouveau
modèle d’affaires élargira les perspectives de commercialisation de
notre abondante propriété intellectuelle, ce qui créera des
occasions économiques pour les sociétés canadiennes.
The Chair: Next is the deputy chair of the committee, Senator
Smith.
Le président : C’est maintenant au tour du sénateur Smith,
vice-président du comité.
Senator L. Smith: It’s a fascinating area. I’m not sure if any of
my colleagues are confused, but listening to the report —
changing the way that AECL operates, restructuring the
organization, your unique competitive advantage — your new
operating model will only be implemented by 2015. That’s my
understanding. There is a lot of work going on now. Is it for the
old model or the new model?
Le sénateur L. Smith : C’est un domaine vraiment fascinant. Je
ne sais pas si mes collègues ont tout compris, mais j’ai écouté vos
comptes rendus concernant le mode de fonctionnement d’EACL,
la restructuration de la société, votre avantage concurrentiel
unique... Votre nouveau modèle de fonctionnement ne sera mis en
œuvre qu’en 2015, si j’ai bien compris. Beaucoup de travail se fait
actuellement. Est-ce dans le cadre de l’ancien ou du nouveau
modèle?
From a structural perspective, how does it work today and
how will it work tomorrow?
D’un point de vue structurel, comment les choses se font-elles
aujourd’hui et comment seront-elles faites demain?
My question comes down to measurements, which I think
Senator Bellemare was looking at. Do you have a profit measure?
Is that realistic in this business? When you talk about $195 million
here, $450 million there, and the money is coming from the
government, it gets confusing as to how all these pieces fit
together. Where is the accountability?
Ma question se ramène donc à des mesures, un peu comme
celle de la sénatrice Bellemare. Avez-vous un moyen de mesurer
les profits? Est-il réaliste d’espérer en faire dans votre secteur?
Vous parlez de 195 millions par-ci, de 450 millions par-là. Comme
c’est l’argent des contribuables, je ne sais plus vraiment comment
toutes les pièces s’imbriquent les unes dans les autres. Où est la
responsabilité?
There is a three-year $450-million liability program achieving
93 per cent of the milestones. What are the milestones?
Commercial customer revenues grew 33 per cent. A lot of good
things are happening, but I haven’t seen anything about the
bottom line. Is there a bottom line in this industry so that there is
ultimately accountability in terms of whether this thing is
profitable? Obviously there is a huge potential for growth.
Nous avons un programme de responsabilités de 450 millions
de dollars sur trois ans qui a permis de réaliser 93 p. 100 des
objectifs. Quels sont ces objectifs? Les recettes commerciales ont
augmenté de 33 p. 100. Il y a beaucoup de bonnes choses qui se
produisent, mais je n’ai rien vu au sujet du résultat net. Y a-t-il
dans votre secteur un résultat net qui permette de rendre compte
des activités et de savoir si les opérations sont rentables? De toute
évidence, le potentiel de croissance semble être énorme.
Mr. Walker: I will attempt to give you a sense of this. It is fair
to say that we are in transition from an appropriated Crown
corporation model into a private-sector model where we service
the needs of customers.
M. Walker : Je vais essayer de vous donner une bonne idée de
la situation. Je dirai que nous sommes en transition parce que
nous voulons passer d’un modèle de société d’État financée par
des crédits budgétaires à un modèle du secteur privé dans lequel
nous répondons aux besoins de la clientèle.
Senator L. Smith: And the Crown corporation model is exactly
what right now?
Le sénateur L. Smith : Le modèle de la société d’État représente
exactement la situation d’aujourd’hui, n’est-ce pas?
13:22
National Finance
29-5-2014
Mr. Walker: The Crown corporation model has us serving
third-party customers but looking back into the Government of
Canada with a less rigorous process by which we are accountable
to the government for the results we deliver to government. The
new model will turn all the relationships between the Government
of Canada and this new restructured entity into an accountable
customer-supplier relationship.
M. Walker : Dans le modèle de la société d’État, nous servons
des tiers clients, mais notre relation avec le gouvernement du
Canada se conforme à un processus qui n’est pas très rigoureux
puisque nous rendons compte au gouvernement des activités
auxquelles nous nous livrons à son service. Dans le nouveau
modèle, toutes les relations entre le gouvernement du Canada et la
nouvelle entité restructurée se caractériseront par une approche
client-fournisseur avec reddition de comptes.
Senator L. Smith: In the future, the model will have the
Government of Canada —
Le sénateur L. Smith : À l’avenir, le modèle mettra en rapport
le gouvernement du Canada...
Mr. Walker: And third parties. Those are the two big customer
sets.
M. Walker : ... et des tiers. Ce seront les deux principaux
groupes de clients.
Senator L. Smith: And where does AECL fit?
Le sénateur L. Smith : Et où se situe EACL?
Mr. Walker: Nuclear Laboratories’ future business model is to
keep those customers happy with the right results at the right
price at the right schedule. We are now in the process of changing
the way we operate to bring that rigorous customer focus to both
the way we work for the government and for the private sector,
and to look at the multiplier effect as we work for both — to
allow companies we work with to turn the results of this work
into economic growth.
M. Walker : Le modèle d’affaires futur des laboratoires
nucléaires aura pour objectif de satisfaire la clientèle en lui
offrant les résultats voulus au bon prix et au bon moment. Nous
sommes en train de changer notre mode de fonctionnement de
façon à axer rigoureusement nos activités sur le client dans nos
rapports tant avec le gouvernement qu’avec le secteur privé. Nous
examinerons l’effet multiplicateur de notre travail... afin de
permettre aux entreprises avec lesquelles nous collaborons de
transformer les résultats de ce travail en croissance économique.
Senator L. Smith: Is there a profit concept in that new model?
Le sénateur L. Smith : Le concept de profit fait-il partie de ce
nouveau modèle?
Mr. Walker: Yes, there will be. The key point here is that the
incoming selected government-owned contractor-operator, or
GoCo, will be incentivized to deliver results back to the
Government of Canada at lower cost, to better schedule and at
greater value. As the incentives are met, there will be a fee paid for
realizing more.
M. Walker : Oui, il en fait partie. Le point important, c’est que
le mode de fonctionnement choisi — entreprise publiqueexploitation privée — comprendra des incitatifs pour
encourager les entreprises en cause à produire des résultats pour
le gouvernement du Canada à un prix moindre, dans de meilleurs
délais et avec une plus grande efficacité. Et, une fois ces objectifs
atteints, il y aura d’autres incitatifs pour encourager
l’entrepreneur à aller encore plus loin.
In terms of the world of the third party, a formula will be set up
through the negotiation of the contract by which the profit
realized by creating wealth in the private sector will be shared
with the Government of Canada.
Dans le contexte d’une tierce partie, le contrat négocié
contiendra une formule pour le partage avec le gouvernement
du Canada des bénéfices réalisés en créant de la richesse dans le
secteur privé.
That will all be sorted out as the contract gets negotiated.
Tout cela sera défini dans le cadre de la négociation du contrat.
Senator L. Smith: When new money is needed for facilities,
development, upgrades, et cetera, will that be dealt with through
the private entity or as the government serving as the banker for
the group? How does that work?
Le sénateur L. Smith : Si de nouveaux investissements sont
nécessaires pour des installations, des travaux de développement,
des mises à niveau et autres, seront-ils obtenus par l’entreprise
privée, ou est-ce le gouvernement qui servira de banquier pour le
groupe? Comment cela sera-t-il organisé?
You’re talking $195 million; that’s a lot of money. How is that
tied into that operating model, accountability? How is it repaid
and how is it tied into the profit issue? It seems a little unclear at
this time, especially if you’re only going to implement this in 2015.
If you’re working on this now for 2015, what is it going to be?
Vous avez parlé de 195 millions de dollars. C’est beaucoup
d’argent. Comment cela s’inscrira-t-il dans le modèle de
fonctionnement du point de vue de la responsabilité? Comment
ce montant sera-t-il remboursé et comment se rattache-t-il à la
question des bénéfices? Tout cela semble incertain en ce moment,
surtout quand vous dites que la mise en œuvre ne se fera qu’en
2015. Si vous y travaillez maintenant pour 2015, comment cela
est-il organisé?
Mr. Lafaille: Let us try it another way.
M. Lafaille : Je vais essayer de l’expliquer d’une autre façon.
29-5-2014
Finances nationales
13:23
Right now, the Crown corporation model is such that AECL
reports to Parliament through the Minister of Natural Resources.
Everything goes as a relationship between AECL and the
portfolio ministry, so any requests for the 195 or others come
to us and then go through the system.
En ce moment, dans le modèle de la société d’État, EACL rend
compte de ses activités au Parlement par l’entremise du ministre
des Ressources naturelles. Tout se fait dans le cadre des relations
entre EACL et le ministère, de sorte que les demandes concernant
les 195 millions ou d’autres crédits passent chez nous, puis sont
transmises dans le système.
In the new model, there will be a small oversight body that
would have a contractual relationship with the private sector. So
everything will be contractual as opposed to the Crown
corporation model.
Dans le nouveau modèle, il y aura un petit organisme de
surveillance qui aura des relations contractuelles avec le secteur
privé. Par conséquent, tout se fera sur une base contractuelle,
contrairement à ce qui se fait dans le modèle de la société d’État.
To your question about new funding and new activities
required and how that will work, it will work through the
clauses of the contract. If the private sector operating the labs
says, ‘‘There is a need for a new building because this one is
decaying, and we need a new building to do the science and
technology from which we will have revenues,’’ all of that will be
specified in the contract.
Vous avez posé une question sur ce qui se passera si on a besoin
de nouveaux fonds pour de nouvelles activités. Eh bien, tout sera
prévu dans le contrat. Si l’entreprise privée qui s’occupe des
laboratoires nous dit qu’elle a besoin d’un nouveau bâtiment
parce que le bâtiment actuel est délabré et qu’il en faut un
nouveau pour les travaux scientifiques et technologiques qui
rapportent des revenus, la question sera réglée conformément aux
dispositions du contrat.
The role of the small government agency overseeing the
contract will be to say, ‘‘Does it make sense? Is their value for
taxpayers? What is the private and public sector contribution?
What model makes sense for that specific project?’’
Le rôle du petit organisme de surveillance du contrat consistera
à poser les questions suivantes : « Cela est-il sensé? Est-ce une
bonne utilisation de l’argent des contribuables? Quelles sont les
contributions respectives du secteur privé et du secteur public?
Quel est le modèle le plus rationnel pour ce projet particulier? »
To build on Dr. Walker’s comment, the value for taxpayers —
well, we want to do this at the best price for taxpayers, so we will
incentivize the contractor to come up with the best plan possible.
We will hold the contractor accountable to specific performance
measurements, schedules and budgets. The contractor will be paid
based on performance. If they underperform, they will not get a
fee for this work. If they over-perform and the government saves
money, we can share some of the savings there.
Pour reprendre l’observation de M. Walker concernant la
valeur du travail pour les contribuables, je dirai qu’il est évident
que nous chercherons à obtenir des résultats au meilleur prix pour
les contribuables. Nous essaierons donc d’inciter l’entrepreneur à
produire le meilleur plan possible. Nous le tiendrons responsable
de niveaux précis en matière de rendement, de délais et de
budgets. Il sera payé en fonction des résultats. Si son rendement
n’est pas assez bon, il n’obtiendra pas d’honoraires pour le travail.
Si, au contraire, il dépasse les attentes et permet au gouvernement
de réaliser des économies, nous en partagerons une partie avec lui.
This is what is different from the Crown corporation model.
We cannot incentivize Crown corporations in the same way.
Incentivizing contractors is at the heart of the GoCo model, with
performance measurements to be able to specifically incentivize.
If they are met, we know we are getting value for money. If they
exceed expectations, we can share some of the savings and give
incentive to the private sector to do better for the government.
Voilà de quelle façon le nouveau modèle se distingue de celui
de la société d’État. Nous ne pouvons pas prévoir les mêmes
incitatifs dans le cas d’une société d’État. Les incitatifs sont au
cœur du modèle Ep-Ep, qui comporte des critères de rendement
conçus spécialement en fonction des incitatifs. Si l’entrepreneur
satisfait aux critères, nous saurons que nous en avons pour notre
argent. S’il dépasse les attentes, nous pouvons lui laisser une part
des économies réalisées de façon à inciter le secteur privé à faire
encore mieux au service du gouvernement.
Senator L. Smith: In the write-up on the second page, you talk
about your ‘‘unique competitive advantage.’’ Is your unique
competitive advantage in the existing structure, or will it be in the
new structure? What is your unique competitive advantage?
Le sénateur L. Smith : À la deuxième page de vos notes, vous
parlez d’un « avantage concurrentiel unique ». Est-ce que cet
avantage concurrentiel se situe dans la structure actuelle ou se
retrouvera dans la nouvelle structure? Quel est cet avantage
concurrentiel unique?
Mr. Lafaille: It will be in the new structure. It’s about what I
just said about being able, through the contract, to turn to the
private sector contractor and say, ‘‘We have this need. Come up
with the best plan possible for the taxpayers to deliver on this
plan.’’
M. Lafaille : Il se situera dans la nouvelle structure. Comme je
viens de le dire, nous serons en mesure, grâce au contrat, de dire à
l’entrepreneur : « Voilà, nous avons ce besoin. Produisez un plan
pour y répondre au meilleur prix possible pour les
contribuables. »
13:24
National Finance
Senator L. Smith: If I understand this, you’re saying the unique
competitive advantage is basically the new structure that will be
implemented in 2015.
29-5-2014
Le sénateur L. Smith : Si j’ai bien compris, vous dites que
l’avantage concurrentiel unique réside essentiellement dans la
nouvelle structure qui sera mise en œuvre en 2015.
Mr. Lafaille: That’s right.
M. Lafaille : C’est exact.
Senator L. Smith: So it’s a work-in-progress?
Le sénateur L. Smith : C’est donc un travail en cours.
Mr. Lafaille: Yes.
M. Lafaille : Oui.
Senator L. Smith: To say you have a unique competitive
advantage, you need proof of the unique competitive advantage in
terms of the actual operational efficiencies. I’m trying to
understand. When you make a statement like that, it’s a farreaching statement that needs to have a track record and results.
Le sénateur L. Smith : Pour dire que vous avez un avantage
concurrentiel unique, vous devez pouvoir le prouver en vous
fondant sur des résultats opérationnels réels. J’essaie de
comprendre. Quand vous faites une telle déclaration, vous devez
vous rendre compte qu’elle va très loin et qu’elle doit s’appuyer
sur des résultats et des réalisations.
I wasn’t trying to put you in a corner, but was trying to
understand how it fits together because there are some fairly
important statements being made.
Je ne cherche pas à vous embarrasser, mais je veux comprendre
comment les éléments s’imbriquent les uns dans les autres. En
effet, vous faites des affirmations d’une assez grande portée.
Mr. Lafaille: It is, you’re right, a work-in-progress because it’s
a model that does not exist in Canada, so we are implementing an
unprecedented model. We’re learning from the experiences in the
U.S. and the U.K., in terms of lessons learned, what works and
what has not. We are building this model right now. We see the
advantages of what will not be possible now with the Crown
corporation model. The challenges and the opportunity are to
make sure we implement the right model that will bring value for
money for Canadians.
M. Lafaille : Vous avez bien raison, c’est un travail en cours.
Le modèle n’existe pas encore au Canada, de sorte que nous
faisons un travail sans précédent. Nous tirons des enseignements
de l’expérience acquise aux États-Unis et au Royaume-Uni, afin
de déterminer ce qui marche et ce qui ne marche pas. Nous
construisons ce modèle en ce moment même. Nous voyons les
avantages de ce qu’il n’est pas possible de faire actuellement dans
le modèle de la société d’État. Le défi est de s’assurer de mettre en
œuvre le bon modèle qui assurera aux Canadiens une utilisation
optimale de leur argent.
The Chair: Could I ask for a point of clarification to Senator L.
Smith’s question? Once you have this new model in place with
contracts on the ground in Chalk River, what will be going on?
You stopped the MAPLE. You’re not going to start up that new
type of reactor. This other is almost at the end of its life. Will the
new contractor have an obligation with respect to the NRU, the
National Research Universal reactor? Will the contractor have
the obligation or the right to operate that?
Le président : Je voudrais demander une précision faisant suite
à la question du sénateur Smith. Une fois que vous aurez mis en
place ce nouveau modèle et que vous aurez des contrats à Chalk
River, qu’arrivera-t-il? Vous avez mis fin au projet MAPLE. Vous
ne construirez pas ce nouveau type de réacteur. Le réacteur actuel
arrive au terme de son cycle de vie. Est-ce que le nouvel
entrepreneur aura des obligations relativement au réacteur NRU?
Aura-t-il l’obligation de le faire fonctionner? Aura-t-il le droit de
l’exploiter?
Mr. Lafaille: The work of the contractor will be specified in a
statement of work of the contract.
M. Lafaille : Le rôle de l’entrepreneur sera précisé dans
l’énoncé des travaux du contrat.
Basically there are three main missions. There is the waste and
decommissioning mission, so there is a long-term plan, as we said.
They will need to deliver on that.
Il y aura essentiellement trois grandes missions. Tout d’abord,
la mission de déclassement et de gestion des déchets, qui fait partie
d’un plan à long terme, comme nous l’avons dit. L’entrepreneur
devra donc s’acquitter de cette mission.
The contractor will need to deliver science and technology
services both to government to meet our own responsibilities to
the public policy and third parties, as Dr. Walker said. Currently,
laboratories are selling services to utilities and other third party
customers. All that will be specified in the contract.
Il devra également s’occuper des services scientifiques et
technologiques à offrir, d’une part au gouvernement pour lui
permettre d’assumer ses responsabilités dans le cadre de la
politique publique et, de l’autre, à des tierces parties, comme l’a
mentionné M. Walker. À l’heure actuelle, les laboratoires vendent
des services aux organismes d’utilité publique et à d’autres clients.
Tout cela sera prévu dans le contrat.
With respect to specific facilities, whether it is the NRU reactor
or others, it will be based on the business case of operating these
facilities to provide services both to government and third parties.
En ce qui concerne des installations particulières, qu’il s’agisse
du réacteur NRU ou autre, il y aura une analyse de rentabilité
afin de déterminer s’il est opportun de les exploiter pour offrir des
29-5-2014
Finances nationales
13:25
Right now the NRU is licensed until 2016, so there is a case to be
made in terms of the future business case for the NRU post the
current licensing cycle.
services au gouvernement et à des tiers. Pour le moment, le
réacteur NRU fonctionne en vertu d’un permis valide jusqu’en
2016. Il faudra donc déterminer, en fonction d’une analyse de
rentabilité, l’utilisation future du réacteur après l’expiration du
permis.
It depends on the needs of both the government and third
parties for specific facilities at Chalk River.
Cela dépendra des besoins du gouvernement et de tierces
parties relativement à des installations particulières de Chalk
River.
The Chair: You do have a need for research. You do have a
need for decommissioning. If you don’t get it from Chalk River,
you will get it from somewhere else. That hasn’t been decided as
to where that particular activity will take place?
Le président : Vous aurez toujours besoin de faire des
recherches. Vous avez également des besoins en matière de
déclassement. Si vous n’obtenez pas les services nécessaires des
installations de Chalk River, vous devrez aller les chercher
ailleurs. Aucune décision n’a encore été prise quant au lieu où se
déroulera cette activité particulière?
Mr. Lafaille: It depends on the needs of government and the
industry.
M. Lafaille : Cela dépend des besoins du gouvernement et de
l’industrie.
The Chair: You know the needs of government.
Le président : Vous connaissez les besoins du gouvernement.
Mr. Lafaille: We know the needs of government. So there will
be what we will call a science and technology federal program
where, with a specific funding envelope and requirements, we will
turn to the private sector contractor and say, ‘‘These are our
needs; please provide us with the services for the best value-formoney proposals or plans.’’
M. Lafaille : Nous connaissons les besoins du gouvernement.
Il y aura donc ce que nous appelons un programme fédéral de
sciences et de technologie doté d’une enveloppe de financement et
d’exigences particulières. Nous dirons alors à l’entrepreneur du
secteur privé : « Voici ce dont nous avons besoin. Présentez-nous
une proposition ou un plan visant à nous offrir ces services dans
une optique d’optimisation des ressources. »
The Chair: And we’ll let you use our reactor in Chalk River to
do that.
Le président : Et nous vous permettrons d’utiliser notre
réacteur de Chalk River pour nous fournir ces services.
Mr. Lafaille: The private sector contractor will be in charge of
operating all the facilities and the laboratories.
M. Lafaille : L’entrepreneur du secteur privé sera responsable
de l’exploitation de toutes les installations et laboratoires.
The Chair: That’s what the contract would say. You will say,
‘‘These are the needs; please provide the service and, by the way,
you can use our reactor in Chalk River to do that.’’
Le président : C’est ce que dira le contrat. Vous direz donc :
« Voilà en quoi consistent nos besoins. Veuillez nous donner les
services nécessaires et, incidemment, vous pouvez vous servir de
notre réacteur de Chalk River pour le faire. »
Mr. Lafaille: Yes, if there’s a need and if the federal
government has needs that would include using the reactor,
there will be a discussion about using the reactor. If there is no
need for it, then the private sector contractor will need to seek
other customers for the reactor and will come back to the
government in terms of the entire proposal for managing the labs,
which facilities will be required and not required in the future.
M. Lafaille : Oui. S’il y a un besoin, si le gouvernement fédéral
a des besoins nécessitant l’utilisation du réacteur, cette utilisation
fera partie des négociations. Si nous n’en avons pas besoin,
l’entrepreneur devra aller chercher d’autres clients ayant besoin
du réacteur, après quoi il présentera au gouvernement une
proposition complète relativement à la gestion des laboratoires
et aux installations qui seront ou ne seront pas nécessaires à
l’avenir.
The Chair: We’re trying to clarify what’s going on and I
appreciate your comments.
Le président : Nous essayons de préciser ce qui se passe.
J’apprécie donc vos réponses.
Senator Gerstein: Dr. Walker, am I correct that AECL is one
of a few major suppliers of medical isotopes in the world today? Is
that a correct assumption on my part?
Le sénateur Gerstein : Monsieur Walker, ai-je raison de penser
qu’EACL est l’un des rares grands fournisseurs mondiaux
d’isotopes médicaux? Est-ce bien le cas?
Mr. Walker: That’s a correct assumption.
M. Walker : Oui, c’est le cas.
13:26
National Finance
Senator Gerstein: My recollection is that several years ago — I
can’t remember exactly how many — there was a major problem
that happen left Canada scrambling for medical isotopes. Is that
also correct?
Mr. Walker: That’s also correct.
Senator Gerstein: With that said, I noted in your performance
highlights that you indicate, ‘‘We delivered 95 per cent of the
demand from Nordion for medical isotopes . . . .’’ My question to
you is: Percentages aren’t a number. How does the number of
deliveries of medical isotopes compare to what it was before the
problem, and how has AECL maintained its position of what I
understood was a relatively few people that manufactured these?
When the problem arose, there was great difficulty in supplying
Canadian needs, never mind anyone else. Can you take us
through that?
Mr. Walker: I will attempt to do this. This is a complex file.
29-5-2014
Le sénateur Gerstein : Je me souviens qu’il y a plusieurs
années — je ne me rappelle pas exactement combien —, nous
avions connu un grave problème par suite duquel le Canada a dû
faire des pieds et des mains pour se procurer des isotopes
médicaux. C’est exact?
M. Walker : Oui, c’est encore exact.
Le sénateur Gerstein : Cela dit, je vois que vous avez déclaré
dans votre exposé : « Nous avons satisfait à 95 p. 100 de la
demande d’isotopes médicaux de Nordion... » Voici ce que j’ai à
vous demander : les pourcentages ne sont pas des nombres.
Comment se compare le nombre actuel de livraisons d’isotopes
médicaux à ce qu’il était avant le grave problème dont je viens de
parler? Est-ce qu’EACL a réussi à maintenir sa position parmi les
rares fournisseurs d’isotopes? Lorsque le problème s’est posé,
nous avons eu beaucoup de difficultés à satisfaire aux besoins
canadiens, sans parler des besoins des autres. Pouvez-vous
répondre à ces questions?
M. Walker : Je vais essayer de le faire. C’est un dossier
complexe.
We’re all aware and the first to recognize that the concept of
medical isotopes was invented in Canada. The whole idea of how
one can get isotopes out of a nuclear reactor and into patients in
hospitals, that whole supply chain concept was pioneered in
Canada. It is true that AECL, through partnership with Nordion,
a company spun out of the AECL, is one of the major suppliers of
a very specific medical isotope. We talk about the word
‘‘isotopes,’’ but there are many tens of isotopes used in various
medical diagnostics and cancer treatments.
Nous sommes très conscients de la situation et sommes les
premiers à reconnaître que la notion d’isotopes médicaux a été
inventée au Canada. Le Canada a été un pionnier dans le domaine
de la production d’isotopes dans un réacteur nucléaire pour les
mettre à la disposition des hôpitaux ainsi que dans l’établissement
de toute une chaîne d’approvisionnement à cet égard. Il est vrai
qu’EACL, en partenariat avec Nordion, qui est une société
dérivée d’EACL, est l’un des principaux fournisseurs d’un isotope
médical très particulier. Nous parlons d’« isotopes », mais il y en
a des dizaines et des dizaines qui sont utilisés pour faire différents
diagnostics et pour traiter le cancer.
The one that is the workhorse is known as molybdenum-99, or
moly-99, and that is the isotope that comes out of the reactor.
NRU is shipped to Nordion and then in a FedEx like system, it is
delivered through other suppliers to hospitals around the world
where it is subsequently transformed into another very short lived
isotope called technetium. That is the product that would be
injected in patients for medical diagnostics. In that whole process,
one has to recognize that time is of the essence. The half-life of the
moly-99 isotope is 66 hours. The half-life of technetium is six
hours. You have to get the isotopes produced and out of the
reactor, to the distributor and around the world and into the
hospital. Every time you do it, the inventory is decaying. One
typically talks about how many. There is a unit of radioactivity
called a curie and how many moly curies are we delivering around
the world, and the measure is six days after the reactor.
Toutefois, le principal isotope médical porte le nom de
molybdène 99 ou moly 99. C’est l’isotope qui est produit par le
réacteur NRU. Il est expédié à Nordion et, de là, il est distribué
aux hôpitaux du monde, par l’entremise d’un système semblable à
FedEx et d’autres fournisseurs. Dans les hôpitaux, le molybdène
99 est transformé en un autre isotope à très courte durée de vie
appelé technétium. C’est ce produit qui est injecté dans
l’organisme des patients à des fins diagnostiques. Dans tout ce
processus, il faut se rendre compte que le temps joue un rôle vital.
La demi-vie du molybdène 99 est de 66 heures, et celle du
technétium est de 6 heures. Il faut donc produire le molybdène et
le sortir du réacteur, puis l’envoyer au distributeur qui l’expédiera
aux hôpitaux du monde entier. Pendant qu’on le fait, le produit se
désintègre. On nous demande souvent quelle quantité nous
livrons. Cela se mesure en unités de radioactivité appelées
curies. On nous demande donc combien de curies de molybdène
nous avons livrés partout dans le monde. Tout se passe dans les
six jours qui suivent la sortie du réacteur...
Senator Gerstein: I appreciate your answer, but mine is not a
scientific question. It is a financial question. What was AECL
delivering — that’s a dollar amount — prior to the problem and
what is AECL now delivering after the problem?
Le sénateur Gerstein : Je vous remercie de votre réponse, mais
je ne vous ai pas posé une question scientifique. J’étais à la
recherche de renseignements financiers. Quelle était la valeur en
dollars des livraisons d’EACL avant le problème et quelle est-elle
maintenant?
29-5-2014
Finances nationales
13:27
Mr. Walker: In that process, today AECL supplies between
15 and 20 per cent of the global weekly demand for moly-99
around the world. In 2007, we were about 40 per cent. I would
highlight for you, senator, that the lesson learned around the
world when we had the forced outage of the NRU in 2009 is the
vulnerability of such a high priority supply chain to a single point
of failure.
M. Walker : À l’heure actuelle, EACL répond à 15 à 20 p. 100
de la demande hebdomadaire mondiale de molybdène 99. En
2007, nous étions aux alentours de 40 p. 100. Je vous ferai
remarquer, sénateur, que l’arrêt forcé du réacteur NRU en 2009
nous a appris quelque chose au sujet de la vulnérabilité d’une
chaîne d’approvisionnement aussi prioritaire à une défaillance
ponctuelle.
When the NRU went down and you lost 40 per cent of the
world supply, the world was in crisis because there wasn’t
alternative supply. One of the initiatives taken on, in fact led by
Canada, was to diversify the supply chain to create other suppliers
around the world that together can contribute, and with that also
coordinate the scheduling of reactor maintenance outages so we
don’t end up with periods where multiple reactors are down.
Lorsque le réacteur NRU a été arrêté et qu’on a perdu
40 p. 100 de l’approvisionnement mondial, le monde a connu une
période de crise parce qu’il n’y avait pas d’autres sources
d’approvisionnement. L’une des mesures prises, en fait sous la
direction du Canada, a consisté à diversifier la chaîne
d’approvisionnement de façon à créer d’autres fournisseurs
ailleurs dans le monde et à coordonner les arrêts de
maintenance des réacteurs pour éviter que plusieurs ne soient
hors service en même temps.
Senator Gerstein: What I understand is we dropped from
40 per cent of the world’s supply to 15 per cent of the world’s
supply.
Le sénateur Gerstein : Ce que je retiens, c’est que nous sommes
passés de 40 à 15 p. 100 de l’approvisionnement mondial.
Mr. Walker: That’s correct.
M. Walker : C’est exact.
Senator Gerstein: How does the 15 per cent we are supplying
compare in actual dollars to the 40 per cent? In other words, the
market may have increased; 15 per cent of the market today may
be more than what 40 per cent was five or six years ago. How
does the actual production compare in Canada today after the
fixes had been put into the system? What is the actual production?
Le sénateur Gerstein : Comment ces 15 p. 100 se comparent-ils
en dollars aux 40 p. 100? Autrement dit, le marché s’est peut-être
développé, de sorte que les 15 p. 100 d’aujourd’hui pourraient
bien représenter plus que les 40 p. 100 d’il y a cinq ou six ans.
Comment la production actuelle du Canada se compare-t-elle à
celle d’alors après les modifications apportées au système? Quelle
est la production réelle?
Mr. Walker: Senator, there are reasons that I cannot get into
the actual dollars because of the commercial relationship with
Nordion. I can tell you, however, that the price of the moly-99
isotope on the global market is a very competitive capitalist
system, and the price of moly today is about the same as it was in
2007.
M. Walker : Sénateur, j’ai de bonnes raisons de ne pas parler
de valeur en dollars à cause des relations commerciales que nous
avons avec Nordion. Je peux cependant vous dire que, dans un
système capitaliste très concurrentiel, le prix du molybdène 99 sur
le marché mondial est à peu près le même aujourd’hui qu’en 2007.
Senator Gerstein: Is there a shortage in the world today?
Le sénateur Gerstein : Y a-t-il actuellement une pénurie dans le
monde?
Mr. Walker: There is not.
M. Walker : Non.
Senator Gerstein: Thank you.
Le sénateur Gerstein : Je vous remercie.
The Chair: Colleagues will recall we are dealing with Bill C-31,
the budget implementation bill, which deals with Nordion and
releases, if it’s passed, the requirement in relation to shareholdings
being Canadian. The same day the bill was filed, a U.S. company
announced it would be most pleased to bid on becoming the
majority shareholder of Nordion. That is all in the knowledge of
this committee because we studied that particular situation.
Nordion has a contract with Atomic Energy of Canada Limited
for the supply of molybdenum-99.
Le président : Mes collègues se souviendront que nous étudions
le projet de loi C-31 sur l’exécution du budget, qui traite de
Nordion et qui supprimera, s’il est adopté, les restrictions
imposées sur l’achat des actions de la société par des nonCanadiens. Le jour même du dépôt du projet de loi, une société
américaine a annoncé qu’elle serait très heureuse d’acquérir un
intérêt majoritaire dans Nordion. Le comité est au courant de ces
détails parce qu’il a étudié la question. Nordion a un contrat avec
EACL pour la fourniture de molybdène 99.
We’re all aware that there was a court case on that, which has
been settled in your new model, and we would like to know where
you’re looking on that. In your model, will there be radioactive
Nous savons tous que cette affaire a fait l’objet d’un procès qui
a été réglé avec votre nouveau modèle. Nous aimerions donc vous
demander quels sont vos projets à cet égard. Dans votre modèle,
13:28
National Finance
29-5-2014
isotopes produced? Is there an ongoing contract with Nordion
that the new contractor who will be running things for AECL will
be required to meet?
la production des isotopes radioactifs sera-t-elle maintenue? Y a-til un contrat en cours avec Nordion que le nouvel entrepreneur
qui s’occupera de la gestion des installations d’EACL sera tenu de
respecter?
Mr. Walker: We currently have a supply arrangement with
Nordion that goes until 2016 for moly-99. I would highlight that
we produce other medical isotopes with Nordion and for other
suppliers, and those contracts are not sunsetted in 2016. When it
comes specifically to moly-99, the contract terms end in that year.
M. Walker : Nous avons actuellement avec Nordion une
entente d’approvisionnement en molybdène 99 qui va jusqu’en
2016. Je signale que nous produisons d’autres isotopes médicaux
de concert avec Nordion et d’autres fournisseurs et que les
contrats correspondants ne prendront pas fin en 2016. Toutefois,
le contrat particulier du molybdène 99 arrivera à expiration cette
année-là.
The Chair: Will it be up to the new contractor to determine
whether it wishes to continue the relationship with Nordion? Or is
the decision that that’s just off the board, and once this contract is
over, you’re not interested in continuing it? It will be a revenue
source for AECL in the future, unless you discontinue it. It’s a
question of whether you’ve decided to put that into the mix or
not.
Le président : Appartiendra-t-il au nouvel entrepreneur de
déterminer s’il souhaite maintenir ses relations avec Nordion? Ou
bien a-t-on déjà décidé que tout est fini et qu’une fois le contrat
arrivé à expiration, vous ne souhaitez pas poursuivre cette
activité? Ce serait une source de revenus pour EACL à l’avenir,
à moins que vous ne décidiez d’y mettre fin. Cela fait-il partie de
vos projets, oui ou non?
Mr. Lafaille: Maybe I can answer that question. I think what
Dr. Walker said, there is a specific moly-99 question and other
revenues. As a general rule, all existing contracts will be continued
by the private sector company, and it will have to make a case
that they are still bringing value to the government.
M. Lafaille : Je peux peut-être répondre à cette question.
M. Walker a dit, je crois, qu’il y a la question précise du
molybdène 99 et qu’il y a d’autres revenus. D’une façon générale,
tous les contrats actuels seront maintenus par l’entrepreneur du
secteur privé qui devra cependant établir, au moyen d’une analyse
de rentabilité, s’ils présentent encore des avantages pour le
gouvernement.
In terms of your specific question on moly-99, coming back to
the question of what happened in 2009-10, the government has
taken a number of actions. At the time of the decision, the
government said it intended to cease the production of moly-99 by
2016.
Pour ce qui est de votre question précise relative au molybdène
99, je note que le gouvernement avait pris un certain nombre de
mesures après ce qui s’était passé en 2009-2010. À ce moment, il
avait dit qu’il avait l’intention de mettre fin à la production du
molybdène 99 d’ici 2016.
The Chair: I recall that.
Le président : Je m’en souviens.
Mr. Lafaille: That’s part of the current policy. There has been
an investment in alternative technologies so that it could pick up
and provide the alternative supply of technetium-99, which is
really the end product used by doctors. The government has acted
on that. That is the current policy of the Government of Canada.
M. Lafaille : C’est un élément de la politique actuelle. Des
investissements ont été faits dans des technologies différentes qui
pourront assurer l’approvisionnement en technétium 99, qui est le
produit final utilisé par les médecins. Le gouvernement a pris des
mesures à cette fin. C’est la politique actuelle du gouvernement du
Canada.
Any future business in terms of isotopes, be it moly-99 or
others, will need to have a business case brought to government to
see if it makes sense or not.
Toute activité future relative aux isotopes, qu’il s’agisse de
molybdène 99 ou d’autres produits, devra faire l’objet d’une
analyse de rentabilité pouvant permettre au gouvernement d’en
déterminer les avantages.
The Chair: It will be part of the negotiations with respect to the
private sector operated, government-owned relationship that
Senator Smith was asking about. Is that correct?
Le président : Cela serait donc inclus dans les négociations avec
le secteur privé dans le cadre du modèle entreprise publiqueexploitation privée dont le sénateur Smith a parlé. C’est bien cela?
Mr. Lafaille: That’s correct.
[Translation]
Senator Chaput: I would like to obtain some clarifications on
some of the questions other senators have asked. If I understand
correctly, you are currently in transition, that is to say that the
M. Lafaille : Oui.
[Français]
La sénatrice Chaput : J’aimerais obtenir des précisions quant
aux questions que d’autres sénateurs ont déjà posées. Si je
comprends bien, nous sommes actuellement en transition, à savoir
29-5-2014
Finances nationales
13:29
business model has yet to be developed. Will the government be
retaining responsibility for the facilities, and for safety and
security?
que le modèle d’affaires sera à développer. Le gouvernement
gardera-t-il toujours la responsabilité des installations et de la
sécurité?
Mr. Lafaille: The government will retain ownership of the
facilities, but the private sector will be responsible for ensuring
that the regulatory licenses are respected, and will be responsible
for management. It will be accountable to the regulatory agency.
M. Lafaille : Le gouvernement restera propriétaire des
installations, mais l’entité responsable de s’assurer que les
permis réglementaires seront respectés sera le secteur privé, qui
prendra en charge la gestion. C’est lui qui sera redevable à
l’agence réglementaire.
Senator Chaput: Since the government will be retaining
ownership of the facilities, if there are problems, if renovations
have to be done and costs are incurred, will this be the
government’s responsibility, and it will have to ensure that the
facilities are maintained properly?
La sénatrice Chaput : Si le gouvernement conserve les
installations, qu’il y a des difficultés, qu’on a besoin d’effectuer
des rénovations ou que des coûts sont occasionnés, ce sera donc la
responsabilité du gouvernement de s’assurer de conserver les
installations à niveau?
Mr. Lafaille: To the extent that these facilities meet specific
needs such as the management of nuclear waste or the provision
of science and technology services, yes, this will be the
government’s responsibility. The private sector will manage the
sites and will have to submit a business plan to the government
proposing conditions regarding the renovations of these facilities
or the construction of new ones in order to continue to provide
service to clients.
M. Lafaille : Dans la mesure où ces installations servent à des
besoins précis, soit pour le gouvernement pour faire la gestion des
déchets ou pour fournir des services en sciences et technologies,
oui. Le secteur privé, donc le gestionnaire des sites, devra apporter
un plan d’affaires au gouvernement pour proposer les conditions
sous lesquelles seront rénovées ces installations ou pour en
construire de nouvelles, et ceci afin de continuer à desservir les
clients.
Senator Chaput: But if renovations have to be done, the costs
related to the facilities will remain the responsibility of the
government?
La sénatrice Chaput : Mais le coût lié aux installations, si des
rénovations doivent être effectuées, sera toujours de la
responsabilité du gouvernement?
Mr. Lafaille: It depends on the clients. If the client is an
electricity company such as Bruce Power or others, it will have to
pay its fair share if the facility is used to meet its needs. If it meets
the needs of the Government of Canada, then, yes, the
Government of Canada will pay for that portion.
M. Lafaille : Cela dépend des clients. Si le client est une
compagnie d’électricité, comme la Bruce Power ou d’autres, il
devra payer sa juste part lorsque l’installation sert à ses propres
besoins. Si cela sert les besoins du gouvernement du Canada,
alors, oui, le gouvernement du Canada paiera cette portion.
Senator Chaput: Concerning the division purchased by SNCLavalin, what are the responsibilities of the SNC-Lavalin
company at this time? Who does it report to?
La sénatrice Chaput : Concernant la division achetée par SNCLavalin, quelles sont maintenant les responsabilités de la
compagnie SNC-Lavalin? À qui est-elle redevable?
Mr. Lafaille: It is a private entity that is accountable to its
shareholders. There are now commercial links between CANDU
Energy, for instance, and the laboratories, but these are purely
contractual relations.
M. Lafaille : Il s’agit d’une entité privée redevable à ses
actionnaires. Des liens commerciaux existent maintenant entre
Candu Énergie et, par exemple, les laboratoires, mais il s’agit
purement de relations contractuelles.
Senator Chaput: Excuse me, but what did SNC-Lavalin
purchase, finally?
La sénatrice Chaput : Pardonnez-moi, mais qu’est-ce que SNCLavalin a acheté finalement?
Mr. Lafaille: The commercial division of AECL that dealt with
development, construction and servicing the nuclear reactors to
produce electricity, including the CANDU reactors. The
government kept the nuclear laboratories.
M. Lafaille : La division commerciale d’EACL qui s’occupait
du développement, de la construction et du service des réacteurs
nucléaires pour produire l’électricité, donc les réacteurs CANDU.
Ce qui est demeuré au gouvernement, ce sont les laboratoires
nucléaires.
Senator Chaput: Will the appropriations requested in the
supplementary estimates be allocated to maintaining activities
such as those of the laboratories, or will they be used to facilitate
the transition to the business model, or both?
La sénatrice Chaput : Concernant les sommes d’argent
demandées dans le cadre du budget supplémentaire, seront-elles
consacrées au maintien des activités telles les activités des
laboratoires ou serviront-elles à faciliter la transition vers le
modèle d’affaires, ou encore, pour les deux?
Mr. Lafaille: Both. With your permission I will ask my
colleague from AECL to provide you with more details.
M. Lafaille : C’est pour les deux. Pour plus de précisions, je
vais peut-être demander à mon collègue d’EACL de répondre, si
vous le permettez.
13:30
National Finance
29-5-2014
Mr. Walker: Most of the funds will be allocated to the
continuation of programs and to investment in infrastructure. A
small part of the funds will be used to create the surveillance
entity mentioned by Mr. Lafaille; this will amount to
approximately $15 million. The rest will be used for daily
operations.
M. Walker : La plupart des coûts seront consacrés à la
continuation des programmes et à l’investissement dans
l’infrastructure. Une petite part des fonds servira à la création
de cette entité de surveillance mentionnée par M. Lafaille; il s’agit
d’une somme d’environ 15 millions de dollars. Le reste servira aux
opérations quotidiennes.
Senator Chaput: Daily operations mean everything involving
the current personnel and everything that is being done currently?
La sénatrice Chaput : Les opérations quotidiennes représentent
le personnel en place et tout ce qui se fait actuellement?
Mr. Walker: Absolutely.
M. Walker : Absolument.
Senator Chaput: Very well, thank you.
La sénatrice Chaput : Très bien, merci.
I have a final question for Mr. Lafaille. In your presentation
you mentioned that AECL had created 10 new centres of
excellence. Where are these centres located, and what are they
exactly?
Mr. Lafaille: Mr. Walker would be in a better position to
answer that.
Mr. Walker: This is one aspect of our transition which aims to
focus the centres of excellence we have in the laboratories, which
have a certain value to the clients, be they industry or
government. In each of these centres, we have to consider the
expertise, infrastructure, intellectual property, and partnerships.
They contain a certain value.
[English]
J’ai une dernière question à poser à M. Lafaille. Dans votre
présentation, vous avez mentionné qu’EACL a lancé 10 nouveaux
centres d’excellence. Où ces centres sont-ils situés et en quoi
consistent-ils?
M. Lafaille : Ce serait à M. Walker de répondre.
M. Walker : Il s’agit d’un aspect de notre transition qui vise à
préciser les centres d’expertise que nous avons dans les
laboratoires et qui ont une certaine valeur face aux clients, soit
l’industrie ou le gouvernement. Dans chacun de ces centres, on
doit considérer l’expertise, l’infrastructure, la propriété
intellectuelle, les partenariats. On y retrouve une certaine valeur.
[Traduction]
Coupled with the new business model, this is the concept of
competitive advantage. When customers come to the Nuclear
Laboratories, it is because we’re recognized as having certain
expertise, and certain unique facilities that are appropriately
priced and efficiently managed to meet customer needs.
Avec le nouveau modèle de fonctionnement, ils représentent
notre avantage concurrentiel. Si les clients s’adressent aux
laboratoires nucléaires, c’est qu’on nous reconnaît une certaine
expertise et des installations uniques qui sont offertes à un prix
raisonnable et sont efficacement gérées de façon à répondre aux
besoins de la clientèle.
However, one has to have clear precision on what one’s value
proposition is to ensure that one is renewing, investing and
advancing the capabilities that will be critical for your customer
base into the future.
Toutefois, nous devons savoir avec précision en quoi consiste
notre proposition de valeur afin de veiller à rénover, financer et
promouvoir les capacités qui joueront un rôle critique pour notre
clientèle de l’avenir.
So through those 10 centres of excellence, we are establishing
the starting point. We expect the incoming GOCO will look at
that, look at where it wants to take the business and decide
whether these 10 will grow, sustain or perhaps some diminish, and
go forward from that.
Par conséquent, grâce à ces 10 centres d’excellence, nous
établissons le point de départ. Nous nous attendons à ce que
l’entrepreneur qui viendra dans le cadre du mode de
fonctionnement Ep-Ep examine tout cela, détermine
l’orientation à donner à l’entreprise et décide lesquels parmi les
10 centres seront développés, maintenus ou peut-être, dans
certains cas, réduits. Les choses avanceront à partir de là.
With that we think we are providing a strong foundation by
which we will transition to the new business model.
Nous croyons qu’avec cela, nous jetons des fondations solides
grâce auxquelles nous ferons la transition à notre nouveau modèle
d’affaires.
Senator Chaput: What are they, exactly, and where are they?
Mr. Walker: Within the Nuclear Laboratories, these are virtual
centres. You will not see a building. For example, we have worldclass capabilities in irradiation services. A prime example of that
is for production of medical isotopes. However, we offer a
number of unique capabilities in Canada — in fact, the only place
La sénatrice Chaput : En quoi consistent exactement ces centres
et où se trouvent-ils?
M. Walker : Ils se trouvent dans les laboratoires nucléaires. Il
s’agit de centres virtuels. Ils ne sont pas situés dans un bâtiment
particulier. Ainsi, nous avons des capacités de calibre mondial en
services d’irradiation. Ces services servent en tout premier lieu à la
production d’isotopes médicaux. Toutefois, nous offrons un
29-5-2014
Finances nationales
13:31
in Canada where one can irradiate materials to understand the
effects of radiation on materials — and with that to generate
commercial value or to address public policy needs.
certain nombre de capacités uniques au Canada. En fait, EACL
est la seule place du pays où on peut irradier des objets afin de
comprendre les effets des radiations sur différents matériaux... et
d’engendrer ainsi une valeur commerciale ou de satisfaire à des
besoins de la politique publique.
There are very unique capabilities in modelling and simulation
related to nuclear processes — what goes on inside power reactors
— and critically those modelling and simulation capabilities are at
the foundation of power utilities being able to demonstrate to the
regulator that the way their reactors are operating will be safe
when changes are made to the systems in their reactor.
Nous avons des capacités très particulières de modélisation et
de simulation liées aux processus nucléaires — c’est-à-dire à ce qui
se passe à l’intérieur des réacteurs —, des capacités qui sont
essentielles pour permettre aux services publics d’électricité de
prouver aux organismes de réglementation que le fonctionnement
de leurs réacteurs restera sûr si des changements sont apportés
aux systèmes internes.
We also have strengths in decommissioning technologies. How
do you deal with the decommissioning of contaminated buildings
safely and economically, going forward?
Nous avons également des capacités en matière de technologie
de déclassement. Comment peut-on désaffecter économiquement
et en toute sécurité des bâtiments contaminés?
So we have 10 such centres. We have scientists, engineers and
technologists associated with these centres. Each has a
combination of unique scientific facilities and equipment. Each
generates the unique intellectual property, and from that, we are
able to offer to a customer set a menu of capabilities by which we
attract business from the private sector or meet the needs of the
Government of Canada.
Nous avons donc 10 de ces centres. Nous avons des
scientifiques, des ingénieurs et des technologues qui y
travaillent. Chaque centre présente une combinaison unique
d’installations et d’équipements scientifiques. Chacun engendre
des éléments très particuliers de propriété intellectuelle. À partir
de là, nous sommes en mesure d’offrir à nos clients toute une
gamme de capacités qui permettent de décrocher des contrats du
secteur privé ou de répondre aux besoins du gouvernement du
Canada.
Senator Chaput: Are all of those scientists, people and
researchers in the same building, and are the 10 centres virtual?
La sénatrice Chaput : Tous ces scientifiques, tous ces gens et
tous ces chercheurs sont-ils logés dans un même édifice? Les
centres sont-ils vraiment virtuels?
Mr. Walker: Not quite. Oftentimes, they’re associated with
unique facilities, and around those facilities, there are times when
buildings would contribute to more than one centre. But if you go
to Chalk River, you can say, ‘‘This area over here is this centre of
excellence, and this area over here is that centre of excellence.’’ It’s
just hard to draw it on a map.
M. Walker : Pas tout à fait. Souvent, ils sont associés à des
installations uniques, et il arrive que des bâtiments desservent plus
d’un centre. Toutefois, si vous allez à Chalk River, on vous dira :
« Cette zone, ici, c’est tel centre d’excellence, et cette zone, là-bas,
c’est tel autre centre d’excellence. » Mais il serait difficile
d’indiquer tout cela sur un plan.
Senator Chaput: I’m trying to understand here; I’m sorry. Are
there quite a few of those facilities, and are they across Canada or
out of Canada?
La sénatrice Chaput : Je regrette, mais j’essaie de comprendre.
Y a-t-il beaucoup de ces installations? Sont-elles éparpillées
partout au Canada? Y en a-t-il à l’étranger?
Mr. Walker: This is largely the Chalk River site. There are still
a few facilities at the Whiteshell site in Manitoba, but Chalk River
is the largest science and technology facility in Canada. Some
3,000 people work there, and it has an impressive gamut of
scientific facilities that are very special in the sense that they are
able to operate with radioactive materials.
M. Walker : C’est essentiellement au site de Chalk River. Il
reste encore quelques installations au site de Whiteshell, au
Manitoba, mais c’est à Chalk River que nous avons les plus
importantes installations de sciences et de technologie du Canada.
Quelque 3 000 personnes y travaillent. Il y a là un ensemble
impressionnant d’installations scientifiques qui sont vraiment très
spéciales parce qu’on peut y manipuler des matières radioactives.
Senator Chaput: Chalk River is the largest one in Canada. Are
there others in Canada besides Chalk River?
La sénatrice Chaput : Chalk River est donc le plus grand site du
Canada. Y a-t-il d’autres sites canadiens à part Chalk River?
Mr. Walker: When it comes to the nuclear sector, no; it is the
largest. There are other science facilities like TRIUMF that play
into Canada’s foundational capability in nuclear physics, but
when it comes to nuclear power, AECL is the hub.
M. Walker : Dans le secteur nucléaire, non, c’est le plus grand.
Il y a d’autres installations scientifiques, comme TRIUMF qui
joue un rôle fondamental dans les capacités canadiennes en
physique nucléaire. Toutefois, en ce qui concerne l’énergie
nucléaire, EACL est le noyau central.
13:32
National Finance
[Translation]
29-5-2014
[Français]
Senator Rivard: I have two brief questions. AECL was sold to
SNC-Lavalin in 2011, but we retained the management of nuclear
waste and environmental protection.
Le sénateur Rivard : J’ai deux brèves questions. EACL a été
vendue à SNC-Lavalin en 2011, mais a conservé la gestion des
déchets nucléaires et la protection de l’environnement.
Can you tell me what the yearly estimate would be for the
responsibility of managing nuclear waste?
Pouvez-vous me dire quelle est l’estimation annuelle liée à cette
responsabilité de la gestion des déchets nucléaires?
Mr. McCauley: The management of radioactive waste and the
clean-up of contaminated sites are the responsibility of the
Government of Canada. Most of this responsibility derives from
the Cold War era, which preceded the creation of AECL, and the
government decided to retain that responsibility.
M. McCauley : La gestion des déchets radioactifs et
l’assainissement des sites contaminés sont de la responsabilité
du gouvernement du Canada. La plus grande partie de cette
responsabilité provient de l’ère de la guerre froide qui a précédé la
création d’EACL, et le gouvernement du Canada a décidé de
maintenir cette responsabilité.
Senator Rivard: What is the annual cost of managing the
waste?
Le sénateur Rivard : Quel est le coût annuel lié à la gestion des
déchets?
Mr. McCauley: For the current year, it is $195 million.
M. McCauley : Pour l’année en cours, c’est 195 millions.
Senator Rivard: We remember that nuclear power was popular
at a certain point. However, the accident at Chernobyl more than
25 years ago was a first shock. It was said that the Russians had
managed that situation poorly and that it could have been
avoided.
Le sénateur Rivard : On se souvient que le nucléaire, à une
certaine époque, était populaire. Par contre, lors de l’accident de
Tchernobyl, il y a plus de 25 ans, on a eu un premier choc. On
disait que les Russes avaient mal géré cette situation qui aurait pu
être évitée.
Subsequently the tsunami in Japan created such a shock that a
lot of countries are questioning nuclear energy and reconsidering
coal or hydroelectricity.
Par contre, le tsunami au Japon a créé un tel choc que
beaucoup de pays remettent en question l’énergie nucléaire au
profit du charbon ou de l’hydroélectricité.
SNC-Lavalin purchased the CANDU reactor department in
2011. Do you remember whether SNC-Lavalin purchased it
before or after the Japanese disaster?
On voit que SNC-Lavalin a acheté le département des réacteurs
CANDU en 2011. De mémoire, est-ce que SNC-Lavalin l’a acheté
avant ou après l’incident du Japon?
M. Lafaille: Afterwards.
M. Lafaille : Après.
Senator Rivard: We know that selling CANDU reactors is not
like selling cars. Do you remember if SNC-Lavalin has sold any
CANDU reactors to other countries since 2011? Do you think
that the accident in Japan will discourage some countries from
choosing nuclear energy and open up markets for CANDU
reactors?
Le sénateur Rivard : On sait très bien qu’on ne vend pas des
CANDU comme on vend des voitures. Vous souvenez-vous si,
depuis 2011, SNC-Lavalin a vendu des réacteurs CANDU à
d’autres pays? Croyez-vous que l’accident du Japon va dissuader
certains pays de choisir l’énergie nucléaire et ouvrir les marchés
pour les réacteurs CANDU?
Mr. Lafaille: Generally speaking, there are many conditions
that are considered in a decision as important as purchasing a
nuclear reactor. There is no doubt that the Fukushima issue
affected a number of countries.
M. Lafaille : De manière générale, il y a plusieurs conditions
qui président à la prise d’une décision aussi importante qu’acheter
un réacteur nucléaire. Il est certain que la question de Fukushima
a joué dans beaucoup de pays.
But there are also economic conditions to consider. There is the
cost of natural gas, the cost of coal. There are many factors to be
considered.
Mais il y a des conditions économiques aussi. Il y a le prix du
gaz naturel, le prix du charbon. Il y a plusieurs facteurs à
considérer.
As for your more specific question regarding Candu Energy or
SNC-Lavalin, since 2011, they have been very active
internationally and have seized opportunities in the United
Kingdom, Romania, China and Argentina. They work actively
to promote their technology and to try to sell it. To my
knowledge, they have not yet concluded any contracts in that
regard.
Quant à votre question plus précise sur Candu Énergie ou
SNC-Lavalin, depuis 2011, ils ont été très actifs sur la scène
internationale en saisissant les occasions au Royaume-Uni, en
Roumanie, en Chine et en Argentine. Ils travaillent activement à
essayer de promouvoir leur technologie et à essayer de la vendre.
À ma connaissance, ils n’ont pas encore conclu de contrat à cet
effet.
29-5-2014
Finances nationales
13:33
In certain niche markets where countries still wish to purchase
nuclear reactors, they are active. The Government of Canada is
no longer responsible, now; this is really their undertaking.
Dans certaines niches où les pays souhaitent encore acheter des
réacteurs nucléaires, ils sont actifs. Maintenant, ce n’est plus le
gouvernement du Canada qui est responsable, c’est vraiment leur
entreprise.
Senator Rivard: I agree with you, but on the other hand, when
SNC-Lavalin produces these CANDU reactors, with Canadian
labour, there will be important economic spinoffs for Canada. So
it is to be hoped for that other countries will continue to purchase
nuclear reactors and that we will not go back to the stone age,
with coal.
Le sénateur Rivard : Je suis d’accord avec vous, mais d’un autre
côté, quand SNC-Lavalin va produire ces CANDU, avec la maind’œuvre canadienne, il y aura des retombées économiques
importantes pour le Canada. Il est donc à souhaiter que les
autres pays continuent d’acheter des réacteurs nucléaires et que
l’on ne revienne pas à l’âge de pierre avec le charbon.
Mr. Lafaille: I would like to add something. In the contract
between AECL and Candu Energy, royalties were supposed to be
paid to the federal government. So we have a vested interest in the
success of this undertaking.
M. Lafaille : J’aimerais apporter une précision. Dans le contrat
entre EACL et Candu Énergie, il y avait des redevances pour le
gouvernement fédéral. On a donc intérêt à ce que ce soit
fructueux.
The Chair: Two other senators would have some questions. If
you could answer briefly, that would be appreciated. But if a
written answer is necessary, you may do that also.
Le président : Deux autres sénateurs veulent poser des
questions. Si vous pouviez donner une réponse assez brève, ce
serait apprécié. Mais s’il est nécessaire d’envoyer une réponse
écrite, on peut le faire également.
Senator Hervieux-Payette: There was a problem regarding
insurance coverage which was not sufficient for damages in the
case of incidents. Has that issue been resolved?
La sénatrice Hervieux-Payette : Il y avait un problème de
couverture d’assurance qui ne couvrait pas suffisamment les
dommages lors d’incidents. Est-ce que cette question a été réglée?
Mr. McCauley: A bill is currently being studied in Parliament
with respect to that.
M. McCauley : Un projet de loi est actuellement étudié au
Parlement à cet effet.
Senator Hervieux-Payette: Will this increase the coverage?
La sénatrice Hervieux-Payette : Est-ce que cela va augmenter la
couverture?
Mr. McCauley: Yes, from $75 million to $1 billion.
M. McCauley : Oui, de 75 millions à un milliard de dollars.
Senator Hervieux-Payette: Mr. Walker, the É cole
Polytechnique de Montréal told us that it has a world-class
research centre. Is this one of your centres of excellence?
La sénatrice Hervieux-Payette : Monsieur Walker, l’École
Polytechnique de Montréal était venue dire qu’elle avait un
centre de recherche de pointe de classe mondiale. Est-ce qu’il
s’agit de l’un de vos centres d’excellence?
M. Walker: Yes, absolutely, it is one of our key partners in
Montreal. We cooperate with 35 universities throughout Canada.
M. Walker : Oui, absolument, c’est un de nos partenaires clés à
Montréal. Nous collaborons avec 35 universités à travers le
Canada.
Senator Hervieux-Payette: I asked you if it was a centre of
excellence.
La sénatrice Hervieux-Payette : Je vous ai demandé si c’était un
centre d’excellence.
M. Walker: It is one of our many centres, in fact. We have
dealings with the École Polytechnique in the area of nuclear
engineering and nuclear chemistry, among others.
M. Walker : Cela fait partie de plusieurs de nos centres, en fait.
Les domaines du génie nucléaire et de la chimie nucléaire
comptent pour une partie de nos relations avec l’École
Polytechnique.
Senator Hervieux-Payette: Has the conflict with Argentina
regarding maintenance been resolved? There was an issue in
Argentina with regard to the maintenance of the CANDU
reactor; I know that the Argentinians were not very pleased with
the service Canada provided.
La sénatrice Hervieux-Payette : Le conflit qui sévissait en
Argentine pour l’entretien a-t-il été réglé? Il y avait en Argentine
un problème avec l’entretien du réacteur CANDU; je sais que les
Argentins n’étaient pas très contents du service offert par le
Canada.
Mr. Lafaille: You are probably referring to the renovation of
the CANDU reactor in Argentina. There is contract between
Candu Energy and the Argentinian government to rebuild that
reactor.
M. Lafaille : Vous évoquez probablement la rénovation du
réacteur CANDU existant en Argentine. Un contrat est en place
entre Candu Énergie et le gouvernement argentin pour la
réfection de ce réacteur.
13:34
National Finance
29-5-2014
To my knowledge, this is proceeding in a satisfactory manner. I
think that some time went by before the contract was signed; it
was signed in 2011 and Candu Energy is now responsible for
completing this project to rebuild the reactor.
À ma connaissance, cela se poursuit de manière convenable. Je
pense qu’un certain temps s’est écoulé avant que le contrat soit
signé à l’époque; il a été signé en 2011 et Candu Énergie est
maintenant responsable de mener à bien ce projet de réfection du
réacteur.
Senator Bellemare: The answer to my question could be long,
and you may send it to us in writing.
La sénatrice Bellemare : La réponse à ma question pourrait être
longue et peut donc nous parvenir par écrit.
The private sector is going to manage operations; the
government will retain ownership, but the operations will be
carried out by the private sector and will be remunerated in
keeping with performance. I wondered if there were links with
performance; at a given point, people want to perform well, but
how will you separate the risks from that?
Le secteur privé s’occupera des opérations; le gouvernement
restera propriétaire, mais les opérations seront effectuées par le
secteur privé et seront rémunérées selon la performance. Je me
suis demandé s’il y avait des liens avec la performance; à un
moment donné, on veut bien performer, mais comment les risques
sont-ils séparés?
Are you going to have a provision for risk management in the
contract? Sometimes short-term performance can increase
medium and long-term risk, and the government could be held
responsible. I just want to ensure that there will be some
management of risk sharing.
Allez-vous prévoir au contrat pour les éléments de gestion du
risque? Quelquefois, la performance à court terme peut accentuer
le risque à moyen et à long termes, et c’est le gouvernement qui
peut en être tenu responsable. Je veux donc m’assurer d’une
gestion du partage du risque.
Mr. Lafaille: That is an excellent question. That is a risk we
observed in the United States and in Great Britain, when we
visited the sites and spoke to the government people who dealt
with the contracts. There can be a specific incentive to deliver a
project on time to make a profit, but a project that is not subject
to the same kind of incentive could be put on the back burner,
and on balance, the government could be the loser.
M. Lafaille : C’est une excellente question. C’est un risque que
nous avons pu observer aux États-Unis et en Grande-Bretagne
lorsque nous sommes allés visiter les sites et que nous avons parlé
aux gens du gouvernement qui s’occupent de ces contrats. On
peut avoir un incitatif précis à rendre à terme un projet selon des
échéances pour gagner un profit, mais le projet qui n’est pas
assujetti au même type d’incitatifs pourrait être laissé pour
compte et le gouvernement, quand on fait l’équilibre des deux, se
retrouverait perdant.
That is one of the real risks we are very much aware of. In
order to ensure that we will not be subject to this kind of game,
there have to be performance indicators in the contract linked to
the overall management of all of the research activities, so as to
respect some minimal performance standards.
C’est l’un des risques réels dont on est très conscient. Pour
s’assurer de n’être pas sujet à ce genre de jeu, il faut qu’il y ait au
contrat des indicatifs de performance sur la gestion globale de
toutes les activités de recherche afin de respecter les normes
minimales en termes de performance.
Then we can look for specific projects where additional savings
could be realized and allow for more innovation. The point is to
try to find a balance between overall management and the
management of certain specific projects.
On peut ensuite s’attarder à trouver quels sont les projets
spécifiques sur lesquels on pourrait peut-être effectuer des
épargnes supplémentaires et permettre plus d’innovation. On
cherche donc à obtenir un équilibre entre la gestion globale et la
gestion de certains projets spécifiques.
Senator Bellemare: Will the employees be staying there?
Mr. Lafaille: The employees will be transferred to the private
sector, but their expertise will still be required. These employees
are generally highly qualified to manage and operate the nuclear
facility, and the new operator will need them.
La sénatrice Bellemare : Les employés vont-ils demeurer là?
M. Lafaille : Les employés seront transférés au secteur privé,
mais la compétence sera toujours requise. Ces employés sont
habituellement hautement qualifiés pour gérer et opérer le bâton
nucléaire, et le nouvel opérateur aura besoin d’eux.
The Chair: Are they unionized?
Le président : Sont-ils syndiqués?
Mr. Lafaille: Yes, there are several unions at AECL.
M. Lafaille : Oui, il existe plusieurs syndicats à EACL.
Senator Bellemare: And all of that is going to be transferred?
La sénatrice Bellemare : Et tout cela sera transféré?
Mr. Lafaille: Yes, and Dr. Walker is in charge of the transition
currently.
M. Lafaille : Oui, et le Dr Walker s’occupe de la transition
actuellement.
29-5-2014
Finances nationales
[English]
13:35
[Traduction]
The Chair: Thank you very much for being here. We have gone
15 minutes over the designated time, but you can see there’s a lot
of interest in what you’re doing. We know you are in a transition
mode, and we look forward to talking to you again as that
becomes more definite.
Le président : Nous vous sommes très reconnaissants de votre
présence au comité. Nous avons dépassé de 15 minutes le temps
prévu, mais vous avez sans doute constaté que nous nous
intéressons beaucoup à ce que vous faites. Nous savons que
vous êtes en mode de transition, et nous serons très heureux de
vous revoir une fois que les choses seront mieux définies.
I apologize for the delay, Treasury Board; we kept you waiting.
However, we’re better informed now than we would have been if
we hadn’t.
Je voudrais m’excuser du retard auprès des représentants du
Conseil du Trésor. Nous vous avons fait attendre, mais nous
sommes maintenant mieux informés que nous ne l’aurions été
autrement.
In this second hour, we’re pleased to welcome officials from
Expenditure Management Sector of the Treasury Board of
Canada Secretariat, officials with whom we have met before
and we will look forward to continuing to meet with: Bill
Matthews, Assistant Secretary; Marcia Santiago, Executive
Director; and George Samiotis, Director.
Dans la seconde heure de notre réunion, nous avons le plaisir
de souhaiter la bienvenue aux responsables du Secteur de la
gestion des dépenses au Secrétariat du Conseil du Trésor, que
nous avons déjà rencontrés et que nous espérons revoir encore. Il
s’agit de Bill Matthews, secrétaire adjoint; Marcia Santiago,
directrice exécutive; et George Samiotis, directeur.
Mr. Matthews, you have introductory remarks. We have been
provided with a deck of your slides.
Monsieur Matthews, vous avez un exposé préliminaire à
présenter. Les membres du comité ont reçu un exemplaire de
vos diapositives.
[Translation]
Bill Matthews, Assistant Secretary, Expenditure Management
Sector, Treasury Board of Canada Secretariat: Good morning
everyone, and thank you. As you have already mentioned, I am
joined by two colleagues to reply to your questions. We will begin
with a fairly brief presentation to give you an overview of
Supplementary Estimates (A) for 2014-15.
[English]
[Français]
Bill Matthews, secrétaire adjoint, Secteur de la gestion des
dépenses, Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada : Bonjour à
tous et merci. Comme vous l’avez déjà mentionné, deux collègues
m’accompagnent pour répondre à vos questions. Nous
débuterons par une présentation assez courte pour expliquer les
grandes lignes concernant le Budget supplémentaire des
dépenses (A) pour l’année 2014-2015.
[Traduction]
We will go through our usual presentation. At the end of it, if
you are agreeable, there are a lot of items in the Supplementary
Estimates (A) relating to different bridges. I thought I would turn
it to Marcia to walk through the various places, because they
show up in different organizations, depending on the bridge we’re
talking about.
Nous présenterons notre exposé habituel. À la fin, si cela vous
convient, nous pourrons aborder les nombreux postes du Budget
supplémentaire (A) traitant des différents ponts. J’ai pensé qu’il
serait bon de céder la parole à Marcia qui passera en revue les
différents postes qui sont inscrits sous différentes organisations,
selon le pont dont il s’agit.
I will give you the run-through of where it all shows up, if
that’s agreeable.
Si vous le permettez, je vous montrerai où tout cela se trouve.
The Chair: That is agreeable.
Le président : D’accord.
Mr. Matthews: I will start on slide 3. It’s the usual structure in
terms of the document. Supplementary Estimates (A) has the
major items, and I will be spending time going through each of
those on subsequent slides. Also, at the front of the
Supplementary Estimates (A) document, you will see the largest
changes to individual votes by percentage to give you a sense of
what is happening.
M. Matthews : Je commence par la diapo 3. C’est la structure
habituelle du document. Le Budget supplémentaire (A) comprend
des postes principaux. Je consacrerai un certain temps à l’examen
de chacun sur les diapos suivantes. De plus, à la première page du
document du budget supplémentaire, vous verrez le pourcentage
de changement de chaque crédit, ce qui vous donnera une bonne
idée de ce qui se passe.
There is a section on new votes and authorities. I will highlight
for you there that we have a new organization appearing for the
first time in the estimates documents: The Windsor-Detroit
Bridge Authority is receiving funds for the first time, so that is in
there.
Il y a une section sur les nouveaux crédits et autorisations. Je
vous signale que vous y trouverez un nouvel organisme qui
apparaît pour la première fois dans les documents budgétaires. Il
s’agit de l’Autorité du pont Windsor-Detroit, qui recevra des
fonds pour la première fois.
13:36
National Finance
Then we get into the details by organization. I will remind you
that only the organizations requesting funds show up in the
supplementary estimates. There are 16 of those. If you don’t see a
particular department in here, it means there are no funds for that
organization in Supplementary Estimates (A).
29-5-2014
Nous arrivons ensuite aux détails par organisme. Je vous
rappelle que seuls les organismes qui ont demandé des fonds sont
mentionnés dans les budgets supplémentaires. Il y en a 16. Si vous
constatez qu’un ministère particulier est absent, vous pourrez en
conclure qu’aucune somme n’est prévue pour lui dans le Budget
supplémentaire (A).
The Chair: Sixteen out of how many?
Le président : Il y en a 16 sur combien?
Mr. Matthews: Sixteen out of 130.
M. Matthews : C’est 16 sur 130.
The Chair: Thank you.
Le président : Je vous remercie.
Mr. Matthews: I will also reminder senators that on the
Treasury Board of Canada Secretariat website, there is additional
information on statutory forecasts and information on planned
spending by both strategic outcome and program. We also have
the budgetary expenditures by standard objects and then transfers
between organizations. That continues to be online on the
Treasury Board of Canada Secretariat website, if it’s of interest
to you.
M. Matthews : Je rappelle également aux sénateurs qu’ils
peuvent trouver sur le site web du Secrétariat du Conseil du
Trésor des renseignements supplémentaires sur les prévisions et de
l’information sur les dépenses prévues par résultat stratégique et
par programme. Vous trouverez également les dépenses
budgétaires par article courant de dépense et les transferts entre
organismes. Tout cela figure encore sur notre site web, si cela vous
intéresse.
Slide number 4 is our usual explanation of budgetary,
non-budgetary, voted and statutory items. We do have a
non-budgetary amount of $44.4 million in Supplementary
Estimates (A) on the far right of that slide. A reminder that
non-budgetary are things like loans that will get paid back to the
fiscal framework, so there’s really no long-term impact on the
fiscal framework if things go as planned. The $44.4 million in
question here are loans to Aboriginal claims groups to allow them
to participate in existing negotiations that are already under way
for settlement. Again, those are loans.
La diapo 4 présente les chiffres habituels pour les dépenses
budgétaires et non budgétaires ainsi que pour les postes votés et
le s p o s t e s lé g is la t if s . No u s a v o n s d a n s le B udget
supplémentaire (A) des dépenses non budgétaires de
44,4 millions de dollars. C’est à l’extrême droite de la diapo. Je
vous rappelle que les dépenses non budgétaires consistent en
choses telles que les prêts, qui sont remboursés au cadre financier,
de sorte que celui-ci ne subit aucune répercussion à long terme si
les choses suivent leur cours comme prévu. Les 44,4 millions sont
des prêts consentis à des groupes autochtones ayant des
revendications afin de leur permettre de participer aux
négociations en cours en vue d’un règlement. Je répète que ce
sont des prêts.
On the voted side, we have $2.4 billion in budgetary spending,
and I will go through the major items related to that spending. We
have a small amount of $11.4 million related to statutory, and
that is contributions to employee benefits. It is just $11.4 million,
so unless there are questions, that’s all I will say about that this
morning and we will focus on the big items.
Au chapitre des postes votés, nous avons 2,4 milliards de
dollars de dépenses budgétaires. Je vais passer en revue les
principaux éléments de ce chiffre. Nous avons un petit montant de
11,4 millions de dollars dans les postes législatifs. Il s’agit des
contributions aux avantages sociaux des employés. Comme c’est
un petit montant, c’est tout ce que j’en dirai ce matin à moins qu’il
n’y ait des questions. Je concentrerai donc mes explications sur les
postes importants.
With slide 5, my usual warning is it’s too early in the year to
compare to previous years and then we do it anyway.
Pour la diapo 5, je vais vous servir mon avertissement
habituel : il est encore trop tôt dans l’année pour faire des
comparaisons avec les années précédentes, mais nous allons le
faire quand même.
Then you will see Supplementary Estimates (A). I will flag for
senators that Supplementary Estimates (A) is $2.4 billion in
voted. That is higher than Supplementary Estimates (A) was last
year, which was $1.1 billion. In fact, if you go back in history, this
$2.4 billion is really a return to more normal levels.
Supplementary Estimates (A) in 2013-14 was unusually low, so
you’re seeing more of a return to previous levels. It was
$2.1 million in 2012-13, and that’s kind of the normal level.
Vous verrez ensuite le Budget supplémentaire (A). Je signale
aux sénateurs que le budget prévoit 2,4 milliards de dollars de
postes votés. Ce chiffre est plus élevé que celui du Budget
supplémentaire (A) de l’année dernière, qui s’élevait à 1,1 milliard.
En fait, en regardant les années précédentes, vous constaterez que
les 2,4 milliards représentent en fait un retour à la normale parce
que le Budget supplémentaire (A) de 2013-2014 était
exceptionnellement bas. En effet, il était de 2,1 milliards en
2012-2013, ce qui représente à peu près le niveau normal.
29-5-2014
Finances nationales
13:37
The trend here, as we have discussed many times, is that
statutory spending is increasing. That relates mostly to the Health
Transfer as well as increases in our programs related to elderly
benefits. The trend on voted amounts is downward, and we will
see if that trend continues as the year goes on.
Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, la tendance des
postes législatifs est à la hausse. Cela est surtout attribuable au
transfert relatif à la santé et à l’augmentation du financement de
nos programmes d’aide aux personnes âgées. La tendance des
postes votés est à la baisse. Nous verrons si cette tendance se
maintient pendant le reste de l’année.
Slide 6 is largely a pictorial representation of the same thing.
What we’re showing on the far left of this slide is the 2013-14 total
estimates in billions, so that would include the mains,
Supplementary Estimates (A), (B) and (C), and we’re comparing
those to the Main Estimates and Supplementary Estimates (A) for
the current fiscal year, 2014-15.
La diapo 6 est essentiellement une représentation graphique de
la même chose. Vous pouvez voir à l’extrême gauche le total des
budgets de 2013-2014 en milliards de dollars. Ce total comprend
le budget principal ainsi que les Budgets supplémentaires (A), (B)
et (C). Tout cela est comparé au budget principal et au Budget
supplémentaire (A) de l’exercice courant 2014-2015.
You will see, like I mentioned on the previous slides, that
government transfers are up over last year’s total. Public debt is
basically the same amount as it was for last year, and operating
and capital is lower at this point, but a reminder that we do have
Supplementary Estimates (B) and (C) still to come at a later date.
We will see what that brings us.
Comme je l’ai mentionné en passant en revue les diapos
précédentes, vous verrez que les transferts sont en hausse par
rapport au total de l’année dernière. La dette publique est
essentiellement la même tandis que le fonctionnement et le capital
sont inférieurs pour le moment. Je vous rappelle qu’il y aura des
budgets supplémentaires (B) et (C) plus tard dans l’année. Nous
verrons alors ce qu’il en est.
On slides 7 and 8, we have the major voted items. I will walk
you through these. I suspect most of your questions will relate to
these items.
Sur les diapos 7 et 8, nous avons les principaux postes votés. Je
vais les passer en revue avec vous car j’imagine que la plupart de
vos questions porteront là-dessus.
The first item on this list is Employment and Social
Development Canada, $500 million. That is an annual amount
that goes out to 2019-20 of $500 million. It replaces the Labour
Market Development Agreements, so that’s new funding there.
Le premier poste de la liste concerne Emploi et Développement
social Canada et s’élève à 500 millions de dollars. C’est un
montant annuel qui se maintiendra à 500 millions jusqu’en 20192020. Il remplace les ententes sur le développement du marché du
travail. Il s’agit donc de nouveaux fonds.
The second item on this list is the Jacques Cartier and
Champlain Bridges. As I mentioned, Marcia will walk us through
the various places that bridge funding shows up in this document,
but this is money for repairs and maintenance of the federal
structures in Montreal, at $253.7 million. That ties back to a
Budget 2014 announcement of $378 million over two years. This
is the first piece of that.
Le deuxième poste de la liste concerne les ponts JacquesCartier et Champlain. Comme je l’ai mentionné, Marcia passera
en revue les différents endroits du document où paraissent les
fonds destinés aux ponts. Les 253,7 millions paieront les
réparations et l’entretien des structures fédérales à Montréal.
Cela se rattache à l’annonce faite dans le budget 2014, qui
prévoyait 378 millions sur deux ans. Ce montant représente donc
la première tranche.
The third item on this list is PPP Canada, so that’s the P3
Canada Investment Fund of $200 million. That relates to the sixth
round of applications for P3 Canada. Those are merit-based
applications, and we’re happy to take questions on how that fund
works, but it relates to a Budget 2013 announcement.
Le troisième élément de la liste, PPP Canada, prévoit
200 millions de dollars pour le Fonds PPP Canada. Ce poste est
lié à la sixième série de demandes présentées à PPP Canada. Il
s’agit de demandes fondées sur le mérite. Nous serons heureux de
répondre à vos questions concernant le fonctionnement de ce
fonds qui se rattache à une annonce faite dans le budget 2013.
The next two items on this list, Atomic Energy of Canada
Limited — I understand they were here just before us —
$195 million related to the lab operations for medical isotopes as
well as some infrastructure upgrades for Chalk River, which are
to meet ongoing safety requirements.
Les deux postes suivants comprennent Énergie atomique du
Canada limitée — je crois savoir que les représentants de la
société ont comparu juste avant nous — qui doit recevoir
195 millions de dollars pour les opérations des laboratoires,
l’approvisionnement en isotopes médicaux et des travaux de mise
à niveau d’infrastructures à Chalk River, à des fins courantes de
sécurité.
That’s $195 million, as is the next item on this list, and that’s
not a mistake. It is the same amount of $195 million but for
different things. This one is the Natural Resources Canada
Nuclear Legacy Liabilities Program. That’s planned spending
Il y a donc 195 millions de dollars, tout comme le poste suivant
de la liste. Ce n’est pas une erreur. Il s’agit du même montant de
195 millions, mais pour des fins différentes. Le second est destiné
au financement du Programme des responsabilités nucléaires
13:38
National Finance
29-5-2014
related to environmental liabilities. The vast majority of nuclear
cleanup costs relate to Chalk River, but there is some for labs in
Manitoba as well. That’s $195 million.
héritées de Ressources naturelles Canada. Ce sont des dépenses
prévues liées aux responsabilités environnementales. L’essentiel
des coûts de nettoyage nucléaires se rattache à Chalk River, mais
il y a aussi des montants pour des laboratoires au Manitoba.
Voilà pour les 195 millions.
Then you will see the Office of Infrastructure Canada, the new
Building Canada Fund, of $142.2 million.
Il y a ensuite le Bureau de l’infrastructure du Canada et le
nouveau Fonds Chantiers Canada qui recevront 142,2 millions de
dollars.
Lastly on this slide, there is an item that you have seen before
here: Indian Affairs and Northern Development Canada: First
Nations Water and Wastewater Action Plan, $136.3 million. That
relates to funding to develop protocols and standards related to
water and waste water, as well as some projects to install indoor
plumbing in some communities in northern Manitoba.
Le dernier poste de cette diapo concerne Affaires autochtones
et Développement du Nord Canada : 136,3 millions de dollars
destinés au Plan d’action pour la gestion de l’eau potable dans les
collectivités des Premières Nations. Le financement servira à
l’élaboration de normes et de protocoles relatifs à l’eau potable et
aux eaux usées ainsi qu’à la réalisation de quelques projets pour
l’installation de canalisations intérieures dans certaines
collectivités du nord du Manitoba.
Flipping over to slide 8, just to continue this list, again an item
you have seen before, senators, with Foreign Affairs, Trade and
Development. This is the Canadian High Commission
consolidation. This funding of $133.6 million relates to the
renovations for the high commission and leasehold extensions.
Again, you will remember that we sold McDonald House for
roughly $565 million some time ago. This work to consolidate and
prepare the high commission and official residence is really
funded out of the proceeds from the sale of McDonald House, but
the way parliamentary authorities work, the money from the sale
goes into the Consolidated Revenue Fund, and then to spend it,
we actually have to vote the department some money.
Nous allons maintenant regarder la suite de cette liste sur la
diapo 8. Nous avons encore une fois un poste que vous avez déjà
vu, sénateurs : Affaires étrangères, Commerce et Développement
Canada, 133,6 millions de dollars pour le regroupement des
activités diplomatiques du haut-commissariat du Canada à
Londres. Ce financement servira à la rénovation du hautcommissariat et à la prolongation d’un bail. Vous vous
souviendrez sans doute du fait que nous avions vendu la maison
Macdonald pour environ 565 millions de dollars il y a quelque
temps. Les travaux nécessaires au regroupement des activités
diplomatiques et à la remise en état du haut-commissariat et de la
résidence officielle seront en fait financés sur le produit de la vente
de la maison Macdonald. Toutefois, pour se conformer aux
autorisations parlementaires, le produit de la vente est versé au
Trésor. Ensuite, pour le dépenser, il faut accorder de nouveaux
crédits au ministère.
Second on this list is another item for Indian Affairs and
Northern Development. This relates to the remediation of federal
contaminated sites, $127.7 million. Indian Affairs is responsible
for 112 contaminated sites, but this funding actually relates
primarily to two sites, the Faro and the Giant mine sites in the
northern part of the country. That funding relates specifically to
those two.
Le deuxième poste de la liste appartient encore à Affaires
autochtones et Développement du Nord Canada, qui demande
127,7 millions de dollars pour la restauration de sites fédéraux
contaminés. Affaires autochtones est responsable de 112 sites
contaminés, mais ce financement vise essentiellement deux sites,
ceux des mines Faro et Giant, dans le nord du pays.
Then we have the Office of Infrastructure Canada, another
bridge item, the new bridge for the St. Lawrence, $119.8 million.
Nous avons ensuite le Bureau de l’infrastructure du Canada,
qui demande 119,8 millions de dollars pour le nouveau pont du
Saint-Laurent.
VIA Rail funding for incremental pension requirements is an
item you have seen before, so it is another top-up to the pension
fund. We can speak about why that is necessary, if that’s of
interest.
Le Fonds pour les besoins supplémentaires en matière de
pension de VIA Rail est un autre poste que vous avez déjà vu. Il
s’agit d’un financement complémentaire du fonds de pension.
Nous pouvons vous parler des raisons pour lesquelles ces crédits
sont nécessaires si cela vous intéresse.
Lastly, there is the Government of Canada’s final contribution
to the decontamination costs related to the Lac-Mégantic
disaster, which is $95 million on that front.
Enfin, il y a la contribution finale de 95 millions de dollars du
gouvernement du Canada aux coûts de décontamination faisant
suite à la catastrophe de Lac-Mégantic.
29-5-2014
Finances nationales
13:39
Those are the major voted items. I suspect many of your
questions will relate to them, so I thought I would give you a bit
of background.
Ce sont les principaux postes votés. J’imagine qu’ils feront
l’objet de la plupart de vos questions. J’ai donc pensé qu’il serait
utile de vous donner quelques renseignements pour situer le
contexte.
Changing gears, on slide 9, we have spoken at this committee
before about something called the expenditure database, which is
a database on the TBS website where you can go and find
spending history and projected spending. It is searchable by
department. It still exists, but we have renamed it. We have added
human resources data to that database, so if you actually went
there, you would see people management information from 201011 going forward, employment by province, age of employees and
average length of tenure. Because we have gone beyond just
spending data, we thought we needed to rename it. It is now called
the Treasury Board Secretariat InfoBase. If you happen to be
searching for it, we thought we should flag for you that we have
renamed it.
Nous allons poursuivre avec la diapo 9. Nous avons déjà parlé
au comité de ce que nous appelions la base de données des
dépenses. C’est une base de données placée sur le site web du SCT
dans laquelle vous pouvez trouver l’historique et les projections
des dépenses. On peut y faire des recherches par ministère. La
base de données existe encore, mais nous l’avons rebaptisée. Nous
avons ajouté des données sur les ressources humaines qui
permettent de trouver des renseignements sur la gestion du
personnel depuis 2010-2011 : emploi par province, âge des
employés et ancienneté moyenne. Comme nous sommes allés
au-delà des simples données financières, nous avons cru bon de
donner un nouveau nom à la base de données. Elle s’appelle
maintenant l’InfoBase du Secrétariat du Conseil du Trésor. Nous
avons cru bon de vous signaler le changement de nom pour le cas
où vous iriez y faire des recherches.
We will continue to add data to this database. You will see
information related to public accounts for the year most recently
closed once it is available, as well as information from the
quarterly reports of departments as they become available. In
addition, we are still always searching for ways to make it more
usable and more searchable, so you may see some changes on that
front as well.
Nous continuerons à ajouter des données à l’InfoBase. Vous y
trouverez des renseignements liés aux comptes publics de
l’exercice le plus récent aussitôt qu’ils seront disponibles, ainsi
que l’information figurant dans les rapports trimestriels des
ministères. De plus, nous cherchons des moyens de rendre la base
de données encore plus utile et de faciliter les recherches, de sorte
que vous pourriez noter des changements à cet égard.
Lastly, just to wrap up on slide 10 before I turn it over to
Marcia, we have $2.4 billion in budgetary voted expenditures
related to 16 departments and agencies. As mentioned in previous
appearances, these documents support the appropriation bill you
will be asked to vote on related to supplementary estimates.
Enfin, je vais terminer avec la diapo 10 avant de céder la parole
à Marcia. Pour récapituler, nous avons 2,4 milliards de dollars de
dépenses budgétaires votées liées à 16 ministères et organismes.
Comme nous l’avions mentionné lors de comparutions
précédentes, ces documents appuient le projet de loi de crédits
relatif aux budgets supplémentaires sur lequel vous serez appelés à
voter.
With that, I will turn it over to Marcia to give us a walkthrough of where you find the various items on bridges.
Je vais maintenant laisser Marcia vous donner un aperçu des
différents postes concernant les ponts.
[Translation]
[Français]
Marcia Santiago, Executive Director, Expenditure Management
Sector, Treasury Board of Canada Secretariat: Mr. Chair,
members of the committee, with your permission I would like
to go over the main items regarding the federal bridges in this
budget.
Marcia Santiago, directrice exécutive, Secteur de la gestion des
dépenses, Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada : Monsieur
le président, membres du comité, si vous me le permettez,
j’aimerais reprendre brièvement les principaux postes relatifs aux
ponts fédéraux présentés dans ce budget.
More specifically, three organizations are requesting
supplementary votes totalling more than $379 million, as the
government announced in Budget 2014.
Plus précisément, trois organisations proposent des crédits
supplémentaires totalisant plus de 379 millions de dollars, comme
le gouvernement l’a annoncé dans le budget de 2014.
Most of these funds will be allocated to the Société Les Ponts
Jacques Cartier et Champlain Incorporée and to the Office of
Infrastructure of Canada for bridges and other federal structures
in Montreal.
La plus grande partie de ces fonds sera versée à la Société des
Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée et au bureau
d’Infrastructure Canada pour les ponts et les autres structures
fédérales de Montréal.
As has been widely reported, several of these structures are
aging rapidly and are in an advanced state of deterioration,
especially the Champlain Bridge.
Comme on l’a largement raconté, plusieurs de ces structures
vieillissent rapidement et sont à des stades avancés de
détérioration, surtout le pont Champlain.
13:40
National Finance
[English]
29-5-2014
[Traduction]
First, Infrastructure Canada is requesting close to $120 million
in these supplementary estimates to begin work on the planned
replacement of the Champlain Bridge, specifically land
acquisition, planning and procurement for the project.
Eventually, this work will include a new Nuns’ Island Bridge as
well as reconstruction and widening of the highway, but the
$120 million being requested is only for the portion of the funding
that the department intends to spend this fiscal year.
Premièrement, Infrastructure Canada demande près de
120 millions de dollars dans ce budget supplémentaire pour
lancer les travaux de remplacement du pont Champlain et, plus
particulièrement, pour acheter les terrains nécessaires, planifier le
projet et organiser le processus d’approvisionnement. À un
moment donné, les travaux comprendront un nouveau pont
pour L’Île-des-Sœurs, de même que la reconstruction et
l’élargissement de l’autoroute, mais les 120 millions de dollars
demandés ne représentent que la part du financement que le
ministère a l’intention de dépenser au cours du présent exercice.
In addition, Jacques Cartier and Champlain Bridges
Incorporated, the Crown corporation, is requesting $254 million
for operating costs, repair and maintenance of existing structures.
This includes urgently required safety repairs on the Champlain
Bridge and the construction of a temporary bridge causeway to
replace the Nuns’ Island Bridge. There are also other funds going
toward structures maintained by the same Crown corporation,
but the majority of this funding is intended for Champlain and the
Nuns’ Island replacement.
De plus, la société d’État Les Ponts Jacques-Cartier et
Champlain Inc. demande 254 millions de dollars pour les
dépenses de fonctionnement, la réparation et l’entretien des
structures existantes. Cela comprend les réparations urgentes qu’il
faut faire pour assurer la sécurité du pont Champlain ainsi que la
construction d’un pont-jetée temporaire pour remplacer le pont
de L’Île-des-Sœurs. Il y a aussi des fonds destinés à des structures
entretenues par la même société d’État, mais la plus grande partie
de ce financement ira au pont Champlain et au remplacement du
pont de L’Île-des-Sœurs.
Finally, an item for $5.6 million is included in these estimates
for activities to be undertaken in this fiscal year to establish the
Windsor-Detroit Bridge Authority, which is the new organization
that Mr. Matthews mentioned earlier. The transition of
responsibilities from Transport Canada is expected to take 12 to
18 months, following which time the bridge authority will
conclude planning activities and move on to overseeing a
public-private partnership, or P3, procurement process.
Nous avons enfin dans ce budget supplémentaire un poste de
5,6 millions de dollars pour les activités à entreprendre dans le
présent exercice afin d’établir l’Autorité du pont WindsorDetroit. C’est le nouvel organisme que M. Matthews a
mentionné tout à l’heure. Le transfert des responsabilités de
Transports Canada à l’autorité devrait se faire dans les 12 à
18 prochains mois, après quoi l’autorité terminera les activités de
planification et passera à la supervision d’un processus
d’approvisionnement P3, c’est-à-dire en partenariat public-privé.
To sum up, these three items supporting federal bridges make
up a horizontal theme not normally captured in either the
publication or in our horizontal initiatives database posted online.
However, as they represent about 15 per cent of the authority
sought in these estimates, we thought this short summary could
help in your study.
Pour récapituler, je dirai que ces trois postes de financement
des ponts fédéraux constituent un thème horizontal qu’on ne voit
ordinairement ni dans cette publication ni dans notre base de
données en ligne sur les initiatives horizontales. Toutefois, comme
ils représentent près de 15 p. 100 des crédits demandés dans ce
budget supplémentaire, nous avons cru bon d’inclure ce bref
résumé à votre intention.
The Chair: Do you have a list of all the bridges that are
exclusively in Canada, not the ones at border crossings, which are
federal responsibility?
Le président : Avez-vous une liste de tous les ponts situés
exclusivement au Canada — sans compter les ponts des postes
frontaliers — qui relèvent du gouvernement fédéral?
Mr. Matthews: I do not have an exclusive list. There are about
500 bridges, but the organizations that would maintain those are
Parks Canada, the National Capital Commission. Public Works is
involved, as is Transport Canada and its related Crown
corporations. The major bridges receiving funding that are not
international in nature are the Montreal bridges we’re speaking
about today, but there are many other small bridges.
M. Matthews : Je n’ai pas cette liste. Il y a quelque 500 ponts
dont l’entretien relève de Parcs Canada, de la Commission de la
capitale nationale, de Travaux publics, de Transports Canada et
de ses sociétés d’État. Les principaux ponts financés qui ne soient
pas de nature internationale sont les ponts montréalais dont nous
parlons aujourd’hui. Il y a cependant beaucoup d’autres petits
ponts.
The Chair: I’m familiar with the bridge across the harbour in
Saint John, New Brunswick, and I know how much the federal
government wanted to get out of that. Can I assume all the
bridges here in Ottawa-Hull are all federal government bridges?
Le président : Je connais bien les ponts qui enjambent le port de
Saint John, au Nouveau-Brunswick. Je sais aussi à quel point le
gouvernement fédéral voulait s’en débarrasser. Puis-je supposer
que tous les ponts de la région Ottawa-Hull relèvent du
gouvernement fédéral?
29-5-2014
Finances nationales
Mr. Matthews: I’m not sure. I haven’t got the exclusive list.
13:41
M. Matthews : Je n’en suis pas sûr. Je n’ai pas la liste exclusive.
The Chair: Can I assume the bridge in Kelowna, British
Columbia — really like a floating bridge — is the federal
government?
Le président : Puis-je supposer que le pont de Kelowna, en
Colombie-Britannique — qui n’est en réalité qu’un pont
flottant — relève aussi du gouvernement fédéral?
Mr. Matthews: Generally speaking, anything that’s
interprovincial you can sort of assume is federal in nature.
M. Matthews : D’une façon générale, on peut supposer que
tout ce qui est interprovincial relève de la responsabilité fédérale.
The Chair: Like these bridges in Montreal.
Mr. Matthews: They’re unique. Can I get you a list of all 500?
The Chair: That would be helpful.
Le président : Comme les ponts de Montréal...
M. Matthews : Ils sont très particuliers. Puis-je vous
transmettre la liste des 500 ponts?
Le président : Ce serait utile.
Mr. Matthews: I don’t think I can get all 500, but the major
ones I’m sure we can get for you.
M. Matthews : Je ne pense pas pouvoir réunir l’ensemble des
500 ponts, mais je suis sûr de pouvoir vous transmettre une liste
des principaux ouvrages.
The Chair: That would be helpful. See if you can include in that
why we’re building a bridge to Nuns’ Island. It seems most
peculiar to me.
Le président : Ce serait utile. Pouvez-vous essayer d’y inclure
les raisons pour lesquelles nous construisons un pont à L’Île-desSœurs? Cela me semble assez bizarre.
Mr. Matthews: You have to look back; it’s historical. I’ll
generalize. Some of the bridges relate to the Port of Montreal, a
federally owned property. Other works there are related to the
construction of the St. Lawrence Seaway, which was a federal
project as well. You have to look to history to understand why we
own them.
M. Matthews : Il faut remonter dans le passé. Les raisons sont
historiques. D’une façon générale, certains des ponts sont liés au
port de Montréal, qui appartient au gouvernement fédéral.
D’autres ouvrages sont liés à la construction de la voie
maritime du Saint-Laurent, qui était aussi un projet fédéral. Il
faut examiner les faits historiques afin de comprendre les raisons
pour lesquelles le gouvernement fédéral est propriétaire de ces
ponts.
The Chair: I’ll get it from you later, not as a witness.
Senator Hervieux-Payette: It’s being built now, but to have
access to the new bridge they have to —
The Chair: This is Nuns’ Island?
Senator Hervieux-Payette: Yes, that’s what you asked. They
have to deviate. They cannot use the old one.
[Translation]
Senator Bellemare: My first question is about Employment and
Social Development Canada and the $500 million labour market
development agreement, funds which, according to you, are
included in Supplementary Estimates (A). This is not new money
as such, since that agreement expired in 2014. Were these
$500 million statutory previously? Because now, since the
agreement has expired and was renewed, the funds are in the
supplementary estimates?
Mr. Matthews: Thank you for your question, senator.
[English]
The labour market development agreements were in place from
2007 to 2014. You’re right. These agreements are now over and
have been replaced by the Canada Job Fund. The Canada Job
Fund funding is voted in nature.
Le président : J’en reparlerai avec vous plus tard, mais non à
titre de témoin.
La sénatrice Hervieux-Payette : Le pont est actuellement en
construction, mais pour y accéder, il faut...
Le président : Parlez-vous de L’Île-des-Sœurs?
La sénatrice Hervieux-Payette : Oui, c’est ce que vous avez
demandé. Il faut construire une déviation. On ne peut pas se servir
du vieux pont.
[Français]
La sénatrice Bellemare : Ma première question porte sur
Emploi et Développement social Canada et l’entente sur le
marché du travail de 500 millions de dollars, fonds qui, selon
vous, se trouvent dans le Budget supplémentaire des dépenses (A).
Il ne s’agit pas de nouveaux fonds comme tels, car cette entente est
venue à terme en 2014. Est-ce que ces 500 millions se trouvaient
auparavant dans le volet législatif? Parce que, maintenant, comme
l’entente est tombée et qu’elle a été renouvelée, on retrouve les
fonds dans les suppléments?
M. Matthews : Merci pour votre question, sénatrice.
[Traduction]
Les ententes sur le développement du marché du travail étaient
en vigueur entre 2007 et 2014. Vous avez raison. Elles ont
maintenant pris fin et ont été remplacées par le Fonds canadien
pour l’emploi, qui est financé par des crédits votés.
13:42
National Finance
29-5-2014
Do you remember if it was statutory or voted?
Vous souvenez-vous s’il s’agissait de crédits législatifs ou votés?
Ms. Santiago: I can’t.
Mme Santiago : Non, je ne m’en souviens pas.
Mr. Matthews: I can’t recall if the predecessor was voted or
statutory.
M. Matthews : Je ne me rappelle pas si le programme
précédent était financé par des crédits législatifs ou votés.
In the funding you’ve got $500 million; $490 million is grants
and contributions and will flow to the provinces, and roughly $9
million is for the department for operations of these funds. This
new arrangement is six years in length, so you will see them out
like this for each of the next six years, $500 million a year.
Dans le budget supplémentaire, 500 millions de dollars sont
prévus : 490 millions en subventions et contributions qui iront
aux provinces, et environ 9 millions destinés au ministère pour
l’administration de ces fonds. Le nouvel arrangement s’étendra
sur six ans, de sorte que vous verrez la même chose dans chacune
des six prochaines années, à raison de 500 millions par an.
[Translation]
[Français]
Senator Bellemare: My second question is about the
percentages. On page 1 of 7 of Supplementary Estimates (A),
we can see, as you said, the increase which is now in percentage
form of the spending authorities proposed to date. I note that, in
several cases, these percentages are quite high.
La sénatrice Bellemare : Ma deuxième question porte sur les
pourcentages. À la page 1 de 7, en français, du Budget
supplémentaire des dépenses (A), on voit, comme vous l’avez
dit, l’augmentation maintenant en pourcentage des autorisations
proposées à ce jour. Je constate que, dans plusieurs cas, ces
pourcentages sont assez élevés.
When we look at the real expenditures, we know that the
government has made a lot of efforts to reduce its expenses, and
in the budget, when it is tabled, it is clear that budgetary
expenditures are still inferior to the real expenses in total. Here, a
few organizations have asked for additional amounts.
Lorsqu’on regarde les dépenses réelles, on sait que le
gouvernement a fait beaucoup d’efforts pour contenir ses
dépenses, et dans le budget, lorsqu’il est déposé, il est évident
que les dépenses budgétaires sont toujours inférieures aux
dépenses réelles au total. Ici, quelques organismes ont demandé
des sommes supplémentaires.
My question is the following: when we analyze budgetary
expenditures over time, do we see a real decrease in budgetary
expenditures or, through the supplements, do the departments
increase the authorized votes so that budgetary expenditures have
changed little? Here we have figures for 2012-13 and 2013-14, but
that is not a sufficiently long horizon to get a better grasp of the
evolution of budgetary expenditures.
Ma question est la suivante : quand on analyse dans le temps
les dépenses budgétaires, est-ce qu’on voit une réduction réelle des
dépenses budgétaires ou si, à travers les suppléments, les
ministères en viennent à voir augmenter les crédits autorisés, de
telle sorte que les dépenses budgétaires ont peu changé? Ici, on a
2012-2013 et 2013-2014, mais ce n’est pas un horizon assez grand
pour mieux voir l’évolution des dépenses budgétaires.
Mr. Matthews: I thank you for the question. The figures in
Supplementary Estimates (A) are going to increase the figures in
the main expenditures.
M. Matthews : Je vous remercie pour la question. Les chiffres
dans le Budget supplémentaire des dépenses (A) vont faire
augmenter les chiffres dans le plan des dépenses principales.
[English]
[Traduction]
The supplementary estimates certainly increase spending
authorities over what is in the Main Estimates. You’ll see in
many of these new items there is a link back to which budget the
funding was announced in. So you’ll see PPP Canada was Budget
2013. What we’re dealing with here is a timing issue. The vast
majority of spending here was previously announced in budgets.
The odd time we hit urgent spending that was not foreseen in a
budget, but generally speaking it relates to a previous budget, so
we’re not increasing spending over a budget.
Les budgets supplémentaires font évidemment monter les
autorisations de dépenses par rapport à leur niveau dans le
Budget principal des dépenses. Vous verrez, pour la plupart de ces
nouveaux postes, qu’il y a un renvoi au budget dans lequel le
financement avait été annoncé. Ainsi, vous verrez que le
financement de PPP Canada avait été annoncé dans le budget
2013. Nous avons affaire ici à une question de temps. En grande
majorité, les dépenses qui figurent dans ce document ont été
annoncées dans des budgets précédents. Il arrive, mais très
rarement, que nous ayons des dépenses urgentes qui n’avaient pas
été prévues dans un budget, mais, d’une façon générale, chaque
poste se rattache à un budget précédent. Cela signifie que nous
n’augmentons pas les dépenses par rapport au budget.
Budget 2014-15, on an accrual basis, was forecasting
government spending of roughly $280 billion.
Sur une base de comptabilité d’exercice, le budget 2014-2015
prévoyait des dépenses approximatives de 280 milliards de dollars.
29-5-2014
Finances nationales
I know estimates are on a cash basis so it’s different, but we are
now including Supplementary Estimates (A) at about
$240 million or just under. Last year, 2013-14, for total
authorities I believe we were at about $260 million, so we’re
still under that. The spending in here is not spending that was
foreseen in the budget. It’s spending plans that were included in
previous budgets and in fact the department is now ready to
spend some money.
[Translation]
13:43
Je sais que les budgets des dépenses sont présentés en mode de
comptabilité de caisse et sont donc différents. Toutefois, le Budget
supplémentaire (A) prévoit en gros 240 millions de dollars ou un
peu moins. L’année dernière, en 2013-2014, les autorisations
totales s’élevaient, je crois, à environ 260 millions. Par
conséquent, nous sommes encore au-dessous de ce chiffre. Les
dépenses figurant ici n’avaient pas été prévues dans le budget.
Elles découlent de plans de dépenses liés à des budgets antérieurs,
mais ce n’est que maintenant que le ministère est prêt à dépenser
l’argent.
[Français]
Senator Bellemare: Why was this not included in the Main
Estimates, then?
La sénatrice Bellemare : Pourquoi n’était-ce pas dans le Budget
principal alors?
Mr. Matthews: It is the role of Treasury Board to include that
in the Main Estimates or the supplementary estimates. We have to
convince the minister responsible for Treasury Board that the
department has already done all of the planning to determine
exactly how the money will be spent.
M. Matthews : C’est le rôle du Conseil du Trésor d’inclure cela
dans le Budget principal ou le Budget supplémentaire des
dépenses. On doit convaincre le ministre du Conseil du Trésor
que le ministère a déjà fait toute la planification pour déterminer
exactement comment on va dépenser l’argent.
[English]
You can have an idea in a budget. We’re going to spend X.
That’s fine. Before it hits the estimates documents, you have to be
able to come into Treasury Board and say, ‘‘Here is in detail what
we’re going to spend; here are our performance measures and how
we will measure them.’’ That sometimes takes two or
three years — not always, but it can.
[Translation]
Senator Hervieux-Payette: Does the second item, on page 4,
regarding the Jacques-Cartier and Champlain Bridges, not
concern new bridges at all, but current structures?
Mr. Matthews: Yes, it concerns existing bridges.
[English]
Marcia also mentions there are funds in another spot in the
estimates for the new bridge, but the funds I referred to on slide 7
are for the maintenance of the infrastructure maintained by
Jacques Cartier and Champlain Bridges Incorporated.
[Translation]
Senator Herview-Payette: This morning on the news they said
that the Mercier Bridge was dangerous and that it will require a
lot of work. We have a certain responsibility regarding the
Mercier Bridge in Montreal as well. Does that mean that those
repairs will be in a supplementary estimate during the year, if
there is an agreement on repairs? You do not even need to be an
engineer to see it, when you see the bridge, you can see the rust.
You have to say your prayers before crossing it.
[Traduction]
Le budget vous donne une idée générale : nous allons dépenser
le montant X. Très bien. Avant que ce montant ne figure dans un
budget des dépenses, il faut se présenter devant le Conseil du
Trésor et dire : « Voici le détail de ce que nous allons dépenser,
voici nos critères de rendement et voici comment nous avons
l’intention de les mesurer. » Ce processus peut prendre deux ou
trois ans. Pas toujours, mais cela arrive.
[Français]
La sénatrice Hervieux-Payette : Le deuxième point, à la page 4,
en ce qui concerne les ponts Jacques-Cartier et Champlain, ne
traite pas du tout de nouveaux ponts, mais des structures
actuelles?
M. Matthews : Oui, c’est pour les ponts actuels.
[Traduction]
Marcia dit aussi qu’il y a des fonds pour le nouveau pont à un
autre endroit des prévisions budgétaires, mais les crédits que j’ai
mentionnés en expliquant la diapo 7 sont destinés à l’entretien des
infrastructures relevant de la société des Ponts Jacques-Cartier et
Champlain Inc.
[Français]
La sénatrice Hervieux-Payette : Ce matin, aux nouvelles, on a
déclaré que le pont Mercier était dangereux et qu’il devra s’y faire
énormément de travaux. Nous avons une certaine responsabilité
en ce qui concerne le pont Mercier, à Montréal aussi. Cela veut
dire que cela viendrait dans un budget supplémentaire au cours de
l’année si nous nous sommes entendus sur la réfection? Il n’est
même pas besoin d’être ingénieur pour le constater lorsqu’on voit
le pont et la rouille sur le pont. On fait notre acte de contrition
avant de le traverser.
13:44
National Finance
I would like to know if we are going to revisit this file with a
supplementary estimate. I would like to know how the file
evolves; what is the process?
[English]
29-5-2014
J’aimerais savoir si on reviendra sur ce dossier avec un budget
supplémentaire. J’aimerais connaître le processus de l’évolution
du dossier.
[Traduction]
Mr. Matthews: For the senators who may be less familiar with
the Jacques Cartier and Champlain Bridges Incorporated, that
corporation is responsible for numerous pieces of infrastructure. I
will run through the list of what they’re responsible for.
M. Matthews : Je voudrais dire, à l’intention des sénateurs qui
ne connaissent peut-être pas très bien Les Ponts Jacques-Cartier
et Champlain Inc., que cette société d’État est responsable de
nombreux éléments d’infrastructure. Je vais essayer de vous
donner la liste de ces éléments.
That corporation has responsibility for the Jacques Cartier
Bridge, the Champlain Bridge and the related ice control
structure; the Nuns’ Island bridge, the existing one, not the
temporary one; the Honoré-Mercier Bridge, the Bonaventure
Expressway; Highway 15; and Melocheville Tunnel. Those are the
main pieces of infrastructure that that corporation maintains.
Elle s’occupe du pont Jacques-Cartier, du pont Champlain et
de son estacade de protection contre les glaces, du pont de
L’Île-des-Sœurs — il s’agit du pont existant et non du pont
temporaire —, du pont Honoré-Mercier, de l’autoroute
Bonaventure, de l’autoroute 15 et du tunnel de Melocheville. Ce
sont les principaux éléments d’infrastructure dont l’entretien
relève de la société.
As for the maintenance dollars that are being voted on here,
the vast majority is for the Champlain Bridge, but those
maintenance dollars can be used for any one of those
infrastructure pieces. So if the bridge corporation decides they
need additional funding beyond what’s here to do maintenance
work this year, they could come back on a future supplementary
estimates, but the breakdown of how this $253.6 million will be
spent could be across the various pieces of infrastructure.
Pour ce qui est des fonds d’entretien sur lesquels vous êtes
appelés à voter, l’essentiel est destiné au pont Champlain, mais les
fonds peuvent servir à la maintenance de n’importe lequel de ces
éléments d’infrastructure. Ainsi, si la société décide qu’elle a
besoin de fonds allant au-delà de ce qui est mentionné ici pour des
travaux d’entretien à réaliser cette année, elle pourrait revenir à la
charge dans un budget supplémentaire futur. Toutefois,
les 253,6 millions de dollars prévus ici peuvent être répartis
entre l’ensemble de ces éléments d’infrastructure.
You mentioned the Honoré-Mercier Bridge. I know there has
been re-decking work going on for a number of years, and that
work is continuing. Let’s not forget this corporation has base
funding in the Main Estimates, additional funding in
Supplementary Estimates (A); if more is needed, they could
conceivably come back in a future supplementary estimates, but
I’m not aware of any plans to do that.
Vous avez mentionné le pont Honoré-Mercier. Je sais que la
réfection du tablier est en cours depuis plusieurs années et que les
travaux se poursuivent. N’oublions pas que la société dispose
d’un financement de base dans le Budget principal des dépenses et
d’un financement additionnel dans le Budget supplémentaire (A).
Si elle a besoin d’autres fonds, il est concevable qu’elle puisse en
demander dans des budgets supplémentaires futurs, mais je ne suis
au courant d’aucun projet en ce sens.
Their Main Estimates funding in 2014-15 was $146.1 million.
That is their base, and we’re topping that up through
Supplementary Estimates (A) with an additional $253.6 million.
La société dispose d’un financement de base de 146,1 millions
de dollars dans le Budget principal des dépenses 2014-2015. Nous
y ajoutons 253,6 millions dans le Budget supplémentaire (A).
That brings your year-to-date total up to around $400 million
for that corporation.
Cela porte le total cumulatif de l’année à environ 400 millions
de dollars.
[Translation]
On the next page, page 8, you can see the following: Office of
Infrastructure of Canada, new bridge for the St. Lawrence. Are
they talking about the new Champlain Bridge? Given the wording
in the document, one cannot tell whether this concerns the new
Champlain Bridge: $119 million.
[English]
Mr. Matthews: It’s a replacement for the Champlain Bridge.
It’s the new bridge for the St. Lawrence, so it will be a
replacement for the Champlain Bridge.
[Français]
Quand on arrive à la page suivante, la page 8, on voit ceci :
bureau d’Infrastructure Canada, nouveau pont pour le SaintLaurent. Parle-t-on du nouveau pont Champlain? De la façon
dont c’est écrit dans le document, on ne sait pas s’il s’agit du
nouveau pont Champlain : 119 millions de dollars.
[Traduction]
M. Matthews : C’est pour le remplacement du pont
Champlain. Le document parle d’un nouveau pont pour le
Saint-Laurent. Il s’agit donc du remplacement du pont
Champlain.
29-5-2014
Finances nationales
13:45
I’m sure senators are aware that the initial intent was to bring
that bridge into service in 2021. That has been advanced to 2018
because of the condition of the Champlain Bridge. That bridge
also includes the new permanent structure for Nuns’ Island, so
when we talk about the Champlain Bridge, it’s the big bridge to
replace the Champlain as well as the replacement of the existing
Nuns’ Island Bridge.
Les sénateurs savent, j’en suis sûr, que l’intention initiale était
de mettre ce pont en service en 2021, mais la date a été avancée à
2018 à cause de l’état du pont Champlain. Ce pont comprend
aussi la nouvelle structure permanente de L’Île-des-Sœurs, de
sorte que lorsqu’on parle du pont Champlain, on désigne le grand
pont qui remplacera aussi bien le pont Champlain que le pont
actuel de L’Île-des-Sœurs.
The temporary Nuns’ Island Bridge, the causeway, is supposed
to be in service by 2015. That’s not included in this part, so it’s
confusing.
Le pont-jetée temporaire de L’Île-des-Sœurs est censé être mis
en service en 2015. Cela n’est pas compris dans cette partie, ce qui
est un peu déroutant.
Senator Hervieux-Payette: The Office of Infrastructure Canada
just made a calculation, but are they the ones that will be
supervising? Will the realization of the bridge be done by a private
enterprise?
La sénatrice Hervieux-Payette : Le Bureau de l’infrastructure a
simplement fait un calcul. Sera-t-il chargé de la supervision? La
construction du pont sera-t-elle réalisée par une entreprise privée?
Mr. Matthews: The intent is to explore a private-public
partnership to construct it. That has been discussed. The Office
of Infrastructure Canada is getting the funding for this work. At a
later date, one could decide something different. If you think
about the Windsor-Detroit bridge, there has been a decision made
to create a new authority for that bridge. One could imagine the
same thing happening for this one, but at this stage, the Office of
Infrastructure Canada is receiving the funding.
M. Matthews : L’intention est d’étudier la possibilité d’un
partenariat public-privé pour la construction du pont. La
question a fait l’objet de discussions. Le Bureau de
l’infrastructure obtient le financement nécessaire à cette fin. Plus
tard, il se pourrait qu’une décision différente soit prise. Dans le
cas du pont Windsor-Détroit, il a été décidé de créer une nouvelle
autorité. On peut imaginer la même chose dans ce cas, mais, pour
le moment, c’est le Bureau de l’infrastructure qui reçoit le
financement.
Senator Hervieux-Payette: You cannot confirm to us whether
there will be a request for proposal and interest in the
qualification of firms that will build that bridge. I was told it
was going to happen within a few months.
La sénatrice Hervieux-Payette : Vous ne pouvez pas nous
confirmer qu’il y aura une lettre d’intérêt ou un appel de
propositions en vue de la sélection des entreprises qui construiront
le pont. On m’avait dit que cela se ferait dans les quelques
prochains mois.
Mr. Matthews: Regarding the actual proposal, I can’t speak in
terms of time. I know they’re well advanced in their work. The
funding for Infrastructure Canada this year relates to acquiring
land because they will need the buy land to put the new bridge on,
moving some utilities around, and the procurement process.
M. Matthews : En ce qui concerne l’appel proprement dit, je ne
peux rien dire des délais. Je sais que le travail est avancé. Le
financement prévu pour Infrastructure Canada cette année est
destiné à l’acquisition de terrains pour le nouveau pont, au
déplacement de services publics et au processus
d’approvisionnement.
The Chair: We will have Infrastructure Canada here tomorrow.
Le président : Nous entendrons des représentants
d’Infrastructure Canada demain.
Mr. Matthews: The funding supports the procurement process,
but in terms of timelines, I can’t speak to later on.
M. Matthews : Le financement doit servir au processus
d’approvisionnement, mais je ne peux pas vous donner des
détails au sujet des délais.
Senator Eaton: I guess I feel very frustrated because I see three
items in your supplements, 44.4, all Aboriginal Affairs — 44.4 to
repay $136.3 million for waste water and $127.7 million for
contaminated places.
La sénatrice Eaton : Je me sens très frustrée parce que je vois
trois postes relevant tous d’Affaires autochtones dans votre
budget supplémentaire : 44,4 millions à rembourser,
136,3 millions pour le traitement des eaux usées et
127,7 millions pour les sites contaminés.
It’s always hard because we don’t know what other
departments are spending. We get no overall feeling. It seems to
be a little amount here and there, out of Indian and Northern
Affairs, out of Natural Resources, out of you.
C’est toujours difficile parce que nous ne savons pas ce que les
autres ministères dépensent. Nous n’avons pas une idée globale.
Nous avons l’impression qu’il y a un petit montant par-ci venant
d’Affaires indiennes et du Nord canadien et un autre par-là
venant de Ressources naturelles Canada ou de chez vous.
13:46
National Finance
29-5-2014
How could we finally get a graph where we can see everything,
all the money that goes? Because this country is under constant
scrutiny from places like the United Nations and First Nations
peoples themselves. We’re not spending enough money or giving
enough money. There is too much oversight.
Aurons-nous jamais un graphique sur lequel nous pourrons
voir l’ensemble, avec tout l’argent de toutes provenances? Le
Canada est soumis à une surveillance constante par des
organismes tels que les Nations Unies et par les Premières
Nations elles-mêmes. On nous dit que nous ne dépensons pas ou
ne donnons pas assez d’argent. Il y a beaucoup trop de
surveillance
How does one gather, as a senator, whether they have a case or
not? We have these three wonderful estimates here that amount to
close to $250 million or $300 million, but what do we put it
against?
Comment les sénateurs peuvent-ils savoir si ces critiques sont
fondées ou non? Nous avons ici trois merveilleuses prévisions
totalisant 250 ou 300 millions de dollars, mais à quoi pouvonsnous comparer ces montants?
Mr. Matthews: In the Supplementary Estimates (A), those
three items you flagged all go to the same department. If you’re
looking for the document page number in Supplementary
Estimates (A), it’s 2-7 in the English version, and I’ll make sure
it’s the same in the French version.
M. Matthews : Dans le Budget supplémentaire (A), les trois
postes que vous avez mentionnés appartiennent tous au même
ministère. Vous pouvez le voir dans le document du Budget
supplémentaire (A) à la page 2-7 de la version anglaise. Je vais
vérifier pour m’assurer que c’est la même chose dans la version
française.
Senator Eaton: Is that the total amount that goes to
First Nations in a year?
La sénatrice Eaton : Est-ce le total de ce que les
Premières Nations recevront pour un an?
Mr. Matthews: No, that’s the total amount to that department.
In Supplementary Estimates (A), the funds that you have
mentioned, the three projects, are all going to one department.
[Translation]
In the French version, it is on page 2-3.
[English]
That gives you the profile for one department.
However, Mr. Chair, the senator has raised a point that she
would like to see the total funding for First Nations, and that
does cross multiple departments, Health Canada being the
obvious one. We are trying to improve our horizontal reporting
to get at these things. I believe since the last time we were here, we
provided senators with a breakdown of First Nations spending
that crosses all departments, so it’s something we’re trying to do
better on.
Senator Eaton: I’m sorry. I didn’t get that.
The Chair: This is information reflected in our report, and it is
there. We haven’t adopted the report yet, but there is some
information in the report, which we appreciate your help on.
Mr. Matthews: It’s a valid question.
M. Matthews : Non, c’est le total de ce ministère particulier.
Dans le Budget supplémentaire (A), les trois postes que vous
avez mentionnés figurent tous sous un seul ministère.
[Français]
Dans la version française, c’est à la page 2,3.
[Traduction]
Cela vous donne le profil pour un seul ministère.
Toutefois, monsieur le président, la sénatrice vient de dire
qu’elle souhaite voir le financement total des Premières Nations,
qui relève d’un certain nombre de ministères, notamment Santé
Canada. Nous essayons d’améliorer nos rapports horizontaux
afin de régler ce genre de problème. Je crois que, depuis la
dernière fois où nous avons comparu devant le comité, nous
avons fourni aux sénateurs une ventilation des dépenses destinées
aux Premières Nations pour l’ensemble des ministères. Bref, c’est
un domaine dans lequel nous essayons de faire mieux.
La sénatrice Eaton : Je regrette, mais je n’ai pas compris la
dernière intervention.
Le président : Il s’agit de renseignements qui figurent dans
notre rapport. Nous ne l’avons pas encore adopté, mais les
renseignements y sont. Nous vous remercions de l’aide que vous
nous avez donnée à cet égard.
M. Matthews : C’était une question parfaitement justifiée.
Senator Callbeck: Thank you for being here and for your
overview.
La sénatrice Callbeck : Je vous remercie de votre présence au
comité et de l’aperçu que vous nous avez présenté.
I want to ask about the Office of Infrastructure Canada on
2-13. Down at the bottom, it says ‘‘Small Communities Fund’’
and the amount is $12 million. It says ‘‘Provincial-Territorial
J’ai des questions à poser au sujet du Bureau de l’infrastructure
du Canada, page 2-8. Vers la fin de la page, on peut voir « Fonds
des petites collectivités » avec un montant de 12 millions de
29-5-2014
Finances nationales
13:47
Infrastructure Component — Small Communities Fund.’’ Is that
$12 million all going to small communities, in other words, with
populations less than 100,000?
dollars. L’inscription complète est « Infrastructures provinciales
et territoriales — Fonds des petites collectivités ». Les 12 millions
en question iront-ils entièrement aux petites collectivités,
c’est-à-dire à des localités dont la population est inférieure à
100 000 habitants?
Mr. Matthews: Under this fund there’s a distinct carve-out for
communities with populations of less than 100,000, and that
$12.7 million is that piece, yes.
M. Matthews : Dans le cadre de ce fonds, il y a effectivement
un montant réservé aux collectivités de moins de 100 000
habitants. Dans ce cas, le montant est bien de 12,7 millions de
dollars.
Senator Callbeck: That’s in Supplementary Estimates (A).
What is the total amount in this New Building Canada Fund that
will go to small communities?
La sénatrice Callbeck : Ce montant figure dans le Budget
supplémentaire (A). Quel montant total sera prélevé sur le
nouveau Fonds Chantiers Canada à l’usage des petites
collectivités?
Mr. Matthews: The New Building Canada Fund promised
about $53 billion over 10 years.
M. Matthews : Le nouveau Fonds Chantiers Canada doit
dépenser environ 53 milliards de dollars sur 10 ans.
George Samiotis, Director, Treasury Board of Canada
Secretariat: The amount of $964 million is earmarked.
George Samiotis, directeur, Secrétariat du Conseil du Trésor du
Canada : Le montant réservé est de 964 millions de dollars.
Senator Callbeck: For small communities?
La sénatrice Callbeck : Pour les petites collectivités?
The Chair: Over ten years, did you say?
Le président : Vous avez bien dit que c’est pour 10 ans?
Mr. Samiotis: Correct.
M. Samiotis : C’est exact.
Senator Callbeck: There is a lot of concern being expressed in
the press about this program, certainly in the Atlantic area, that
municipalities still really don’t know the details of all the criteria
for these projects. It is a big concern because we’re into the
construction season right now, and they still haven’t got all the
details. That is what I’m reading in the press.
La sénatrice Callbeck : Les médias font état d’une grande
inquiétude au sujet de ce programme. C’est certainement le cas
dans la région de l’Atlantique où les municipalités ne connaissent
pas encore les détails des critères établis pour les projets. C’est une
grave préoccupation parce que la saison a déjà commencé dans le
secteur de la construction et que les détails ne sont pas encore
connus. C’est en tout cas ce que je lis dans la presse.
Are there any agreements that have been signed in any of the
provinces with the feds?
Est-ce que des ententes ont déjà été signées avec certaines
provinces?
Mr. Matthews: I believe there is one in Alberta.
I’m recollecting a project in Edmonton. I will turn to George.
M. Matthews : Je crois qu’une entente a été signée avec
l’Alberta. Je me souviens d’un projet à Edmonton. Je vais
demander à George.
So there is one signed in Alberta.
Alors, oui, une entente a été signée avec l’Alberta.
Mr. Samiotis: It’s a light rail transit project in Edmonton.
M. Samiotis : Il s’agit d’un projet de train léger pour le
transport en commun à Edmonton.
Mr. Matthews: That being said, these agreements are difficult
to work out. It is federal-provincial-municipal. The questions on
details and how you apply are probably better asked to the
department than to us.
M. Matthews : Cela dit, ces ententes sont difficiles à suivre
parce qu’elles font intervenir le gouvernement fédéral, les
gouvernements provinciaux et les administrations locales. Pour
connaître les détails et la façon de présenter des demandes, vous
feriez peut-être mieux de vous adresser au ministère compétent.
Senator Callbeck: There are three here. There are national and
regional projects, and then there is the national infrastructure
component. Do there have to be three agreements with the
provinces on this?
La sénatrice Callbeck : Je vois ici trois postes. Il y a des projets
nationaux et régionaux et un volet d’infrastructures nationales.
Faut-il conclure trois ententes avec les provinces à ce sujet?
Mr. Matthews: There is more than one. There are three
flavours of funding.
M. Matthews : Il y a plus d’une entente puisqu’il y a
trois formes de financement.
First, there is the national infrastructure component, and that
is not allocated by province. Those are projects of national
significance.
Premièrement, nous avons le volet des infrastructures
nationales, qui engloberait les projets ayant une portée nationale.
13:48
National Finance
29-5-2014
The second component is the provincial-territorial
infrastructure. That one is an allocation based by province, and
the projects in that case are jointly selected between the various
levels of government. The criteria are economic growth, clean
environment and strong communities. Those are the ones where
you have to get agreement between the various levels of
government on what will be funded. I expect the comments you
have seen in the press relate to how to access the funds.
Le deuxième volet est celui des infrastructures provinciales et
territoriales. Dans ce cas, l’argent est réparti par province et les
projets sont choisis conjointement par les différents ordres de
gouvernement. Les critères comprennent la croissance
économique, un environnement propre et des collectivités fortes.
Pour ces projets, les différents ordres de gouvernement doivent
s’entendre sur ce qu’il convient de financer. Je suppose que les
comptes rendus que vous avez vus dans la presse portaient sur la
façon d’accéder à ces fonds.
Then you have the small communities, which is another
component as well.
Il y a enfin le Fonds des petites collectivités, qui forme un autre
volet distinct.
Senator Callbeck: The other area I wanted to ask about is
Employment and Social Development, which is on page 2-3. The
$500 million is going to the Canada job Fund. Part of that is for
the Canada Job Grant. Where does that stand right now? I know
there was a lot of concern expressed about that by the provinces;
they didn’t have the authority to contribute and they weren’t
consulted. Has there been an agreement with the provinces?
La sénatrice Callbeck : J’ai aussi des questions à poser sur
Emploi et Développement social, page 2-12. Les 500 millions de
dollars sont destinés au Fonds canadien pour la création
d’emplois. Une partie du montant ira à la Subvention
canadienne pour l’emploi. Où en sommes-nous à cet égard? Je
sais que les provinces se sont beaucoup inquiétées. Elles n’avaient
pas le pouvoir de contribuer et n’ont pas été consultées. Le
gouvernement fédéral a-t-il conclu une entente avec les provinces?
Mr. Matthews: There are three components. The first is the
Canada Job Grant, and that is cost shared between the
governments. There is an agreement in principle, or an MOU,
with all provinces and territories. Some agreements have been
finalized.
M. Matthews : Il y a trois composantes. La première est la
Subvention canadienne pour l’emploi dont le coût est partagé
entre les gouvernements. Il y a un accord de principe ou un
protocole d’entente avec l’ensemble des provinces et des
territoires. Quelques accords ont été finalisés.
Ms. Santiago: As of the first week of May, four agreements
have been signed with Ontario, Manitoba, Alberta and B.C.
Mme Santiago : Dans la première semaine de mai, quatre
ententes ont été signées avec l’Ontario, le Manitoba, l’Alberta et
la Colombie-Britannique.
Senator Callbeck: That’s a six-year.
La sénatrice Callbeck : Ce sont des ententes de six ans.
The other question I should have asked was on Infrastructure
as well. With respect to the gas tax, is there money for gas tax in
that?
Mon autre question portait également sur Infrastructure
Canada. Y a-t-il quelque chose dans ce budget supplémentaire
qui a trait à la taxe sur l’essence?
Mr. Matthews: I’ll have to get back to you on that one. Can we
come back to that later?
M. Matthews : Je vais devoir vous transmettre une réponse à ce
sujet. Pouvons-nous vous envoyer une réponse plus tard?
Senator Callbeck: Sure.
[Translation]
Senator Rivard: I would have a few questions concerning the
additional funds needed for pension funds at VIA Rail. I suppose
that if we have to add $101.6 million to the pension fund, the last
actuarial forecast must be over a billion. I suppose the answer is
probably that the expected deficit is going to be more than a
billion dollars.
[English]
Mr. Matthews: A bit of background on VIA Rail before I get
to that specific question. VIA Rail is a Crown corporation and
must follow the private sector regulations in legislation for
funding its pension plan. The way that works, under the Pension
Benefits Standards Act, is where you have a deficit, you have five
years to fund the deficit. We have seen an amount for VIA Rail
before and we will likely see a bit in the future, but going down.
La sénatrice Callbeck : Bien sûr.
[Français]
Le sénateur Rivard : J’aurais quelques questions concernant les
besoins supplémentaires pour les fonds de pension chez VIA Rail.
Je suppose que si on doit ajouter 101,6 millions de dollars au
fonds de pension, la dernière prévision actuarielle doit sûrement
être supérieure à un milliard. Je suppose que la réponse est
probablement que le déficit prévu va dépasser le milliard de
dollars.
[Traduction]
M. Matthews : Je vais essayer de vous donner quelques
renseignements généraux sur VIA Rail avant d’aborder cette
question précise. VIA Rail est une société d’État. Elle doit donc se
conformer à la législation et à la réglementation du secteur privé
pour ce qui est du financement de son régime de pension. En vertu
de la Loi sur les normes de prestation de pension, si une entreprise
a un déficit, elle dispose d’une période de cinq ans pour le
29-5-2014
Finances nationales
13:49
combler. Nous avons déjà vu d’autres montants destinés à
VIA Rail et nous en verrons probablement d’autres à l’avenir,
mais ils devraient baisser.
If you look at VIA Rail’s annual report and financial
statements, they show a liability of $43.7 million for their
pension plan. That’s down significantly from the previous year.
Si vous examinez le rapport annuel et les états financiers de la
société, vous y trouverez un passif de 43,7 millions de dollars
attribuable au régime de pension. Il y a une baisse sensible par
rapport à l’année précédente.
We’re expecting the contribution this year to be around
$100 million for the employer. Basically over the five years, two
or three years back and a couple of years forward, you will see the
deficit made up. It’s expected the annual contribution from the
federal government to make up that deficit will be decreasing in
future years because VIA’s pension assets are performing better
since the recession. So payments are still required but they are
going down.
Nous nous attendons à ce que la contribution de l’employeur
pour cette année se situe aux alentours de 100 millions de dollars.
Sur une période de cinq ans — les deux ou trois dernières années
et les deux prochaines —, le déficit devrait avoir été épongé. Il est
prévu que la contribution annuelle du gouvernement fédéral à
l’élimination du déficit baissera à l’avenir parce que le rendement
de l’actif du régime s’améliore depuis la récession. Par
conséquent, il y a encore des paiements à effectuer, mais ils
seront décroissants.
[Translation]
Senator Rivard: Is the current plan a defined benefit plan?
[English]
Mr. Matthews: The current system is defined contribution, predetermined benefits. There have been changes made to the plan to
make it more affordable. They have moved to a greater employee
share of cost-sharing in terms of premiums, but the actual
arrangement in question here is defined benefit.
[Translation]
Senator Rivard: Currently, is the employer-employee
contribution rate approximately 50-50?
[English]
Mr. Matthews: It has moved towards 50 per cent employeremployee as most Crowns have moved to a new cost-sharing
arrangement.
[Translation]
[Français]
Le sénateur Rivard : Le régime actuel est-il un régime à
prestations déterminées?
[Traduction]
M. Matthews : Le régime actuel se fonde sur des cotisations et
des prestations déterminées. Il a été modifié afin qu’il devienne
plus abordable. La part des employés dans le partage des coûts —
sous forme de primes — a été majorée, mais c’est encore un
régime à prestations déterminées.
[Français]
Le sénateur Rivard : Présentement, est-ce que le pourcentage de
contribution entre employeur et employé est d’environ 50 p. 100?
[Traduction]
M. Matthews : Le pourcentage a évolué vers les 50 p. 100. La
plupart des sociétés d’État ont adopté un nouvel arrangement de
partage des coûts.
[Français]
Senator Rivard: They are not there yet. They are tending
toward 50-50. As in most public pension funds, whether at the
municipal, provincial or federal levels, there are deficits caused by
the old defined benefit plans.
Le sénateur Rivard : Ils n’y sont pas rendus. Ils tendent de faire
50-50. On peut dire que, comme la plupart des fonds de pension
publics, que ce soit aux niveaux municipal, provincial ou fédéral,
il y a des déficits causés par les anciens systèmes à prestations
déterminées.
Barring a miracle, unless the stock market yields about
ten per cent per year for the next ten years, all public
organizations are heading toward a deficit that will have to be
paid. We are also going to have to change the defined benefit
plans and especially the employer-employee percentage, otherwise
we are going to hit a wall. That was just a comment.
À moins d’un miracle, que la bourse performe à environ
10 p. 100 par année pour les 10 prochaines années, tous les
organismes publics se dirigent vers un déficit qu’on devra
combler. Il faudra également changer le mode de prestations
déterminées et, surtout, le pourcentage employeur-employé, sinon
on se dirige vers un mur. C’était un commentaire.
13:50
National Finance
[English]
29-5-2014
[Traduction]
Mr. Matthews: Not all pension plans are the same in terms of
how they perform, so VIA is the only Crown corporation plan
that required funding from the federal government in terms of
their pension plan.
M. Matthews : Les régimes de pension n’ont pas tous le même
rendement. En fait, VIA Rail est la seule société d’État dont le
régime de pension a dû être financé par le gouvernement fédéral.
The pressure on pension plan liabilities was around two things.
The big one was the drop in the stock market. Plans have
recovered, but that takes time to work its way through the system.
Les pressions qui se sont exercées en ce qui a trait au passif des
régimes de pension avaient deux origines. La plus importante est
la chute des cours boursiers. Les régimes se sont rétablis, mais cela
prend du temps.
The second piece is the longevity of employees. Employees are
living longer, and that will have an impact over time.
Le second facteur tient à la longévité des employés, qui vivent
plus longtemps. Avec le temps, cela se répercute sur les régimes de
pension.
These are long-term liabilities, so the stock market eventually
does correct itself. The gains or losses that were incurred during
the recession have worked their way through, and you’ll see better
performance.
Il s’agit d’un passif à long terme, de sorte que les cours
boursiers finiront bien par s’équilibrer. Les gains et les pertes qui
se sont produits pendant la récession se sont déjà manifestés. Les
rendements devraient donc augmenter à l’avenir.
Marcia has an answer on the gas tax.
Marcia a une réponse à donner au sujet de la taxe sur l’essence.
Ms. Santiago: The short answer is no, there is nothing directly
for the gas tax in the supplementary estimates.
Mme Santiago : Très brièvement, la réponse est non. Rien dans
le budget supplémentaire n’est directement lié à la taxe sur
l’essence.
The Gas Tax Fund is a statutory payment of close to $2 billion
that was listed in our online annex on statutory forecasts in the
Main Estimates.
Le Fonds de la taxe sur l’essence consiste en un paiement
législatif de près de 2 milliards de dollars, qui figure dans notre
annexe en ligne sur les prévisions réglementaires du Budget
principal des dépenses.
However, Infrastructure Canada, in these supplementary
estimates, is getting something in the order of $44 million in
operating costs. That includes a small portion to administer the
Gas Tax Fund.
Toutefois, Infrastructure Canada obtient, dans ce budget
supplémentaire, un montant approximatif de 44 millions de
dollars pour des frais de fonctionnement. Une petite part de ce
montant ira à l’administration du Fonds de la taxe sur l’essence.
[Translation]
[Français]
Senator Chaput: I would like to refer you to page 2-10,
regarding the Indian Residential Schools Truth and
Reconciliation Commission. We see there were two transfers
from Aboriginal Affairs and Northern Development Canada
allocated to the operational needs of the commission and to the
expenditures related to the production of reports.
La sénatrice Chaput : Je vous réfère à la page 2-10 de la version
française, la Commission de vérité et de réconciliation relative aux
pensionnats indiens. On voit ici deux transferts du ministère des
Affaires indiennes et du Développement du Nord consacrés aux
besoins de fonctionnement de la Commission et aux dépenses
reliées à la production de rapports.
These are additional requirements, and I presume the
commission does not spend all of these funds in the same year.
Ce sont des besoins supplémentaires, et je présume que la
commission ne dépense pas le total de ces sommes dans une
année.
[English]
[Traduction]
Mr. Matthews: You are correct. These represent transfers from
other organizations. The Indian Residential Schools Truth and
Reconciliation Commission — do you want to look at their base
funding from the Main Estimates?
M. Matthews : Vous avez raison. Ce sont des transferts venant
d’autres organisations. La Commission de vérité et de
réconciliation relative aux pensionnats indiens... Voulez-vous
connaître son financement de base, qui figure dans le Budget
principal des dépenses?
These are transfers. It is not new money in terms of things
requiring voting by Parliament, because the amounts are new but
Parliament does have to approve transfers. These are transfers
Ce sont des transferts. Il ne s’agit pas de nouveaux crédits sur
lesquels le Parlement doit voter, mais le Parlement doit quand
même approuver les transferts. Ce sont des crédits provenant
29-5-2014
Finances nationales
13:51
coming in from other organizations which in effect supplement
the Main Estimates of the organization. I have just realized I’m
staring right at their Main Estimates number in front of me.
d’autres organisations qui s’ajoutent au financement de base de la
commission prévu dans le Budget principal des dépenses. Je viens
tout juste de réaliser que j’ai le chiffre du budget principal devant
les yeux.
To start the year, ‘‘Indian Residential Schools’’ at the top of
the page, if you look down to ‘‘Total Budgetary Expenditures,’’
the first column says ‘‘Previous Estimates to Date.’’ That would
be the Main Estimates amount, and now we’re supplementing
that with these transfers.
Sous « Commission de vérité de réconciliation » au sommet de
la page, vous verrez un peu plus bas de la rubrique « Total des
dépenses budgétaires ». Dans la première colonne, il y a
« Budgets des dépenses précédents à ce jour ». Ici, c’est le
montant prévu dans le Budget principal des dépenses.
Maintenant, nous le majorons grâce à ces transferts.
On the far right you get the ‘‘Proposed Authorities to Date,’’
which is the Main Estimates plus adjustments in supplementary
estimates.
À l’extrême droite, il y a la colonne « Autorisations proposées
à ce jour », qui donne la somme du Budget principal des dépenses
et des rajustements prévus dans le budget supplémentaire.
[Translation]
[Français]
Senator Chaput: That is the total?
La sénatrice Chaput : C’est le total?
Mr. Matthews: That is the total, yes.
M. Matthews : C’est le total, oui.
Senator Chaput: Is that for one year? Or for five years? Does it
recur year after year?
[English]
Mr. Matthews: In terms of the transfers?
Ms. Santiago: The mandate was extended. It was originally
expected to expire this June. That’s why they started with only a
partial amount of money in mains, but it has been extended by
one year until June 2015 to allow time for the finalization and the
translation of the report.
[Translation]
La sénatrice Chaput : Est-ce que cela est prévu pour un an?
Pour cinq ans? Est-ce que cela se répète année après année?
[Traduction]
M. Matthews : Parlez-vous des transferts?
Mme Santiago : Le mandat de la commission a été prolongé.
Elle était censée terminer ses travaux ce mois-ci. C’est pour cette
raison qu’elle avait commencé avec une fraction du montant qui
aurait normalement dû figurer dans le Budget principal des
dépenses. Toutefois, le mandat a été prolongé d’un an jusqu’en
juin 2015 pour laisser à la commission le temps de terminer son
rapport et de le faire traduire.
[Français]
Senator Chaput: I now refer you to page 2-7, Indian Affairs
and Northern Development.
La sénatrice Chaput : Je vous réfère maintenant à la page 2-3
de la version française, Affaires indiennes et Développement du
Nord Canada.
Every year, there are additional requirements for the
management of the First Nations Water and Wastewater Action
Plan. Does someone, somewhere, ensure that the file is
progressing and that there are results? Every year I ask the
same question, but I should really put it to the Department of
Indian Affairs.
Chaque année, il y a des besoins supplémentaires pour la
gestion du Plan d’action pour l’approvisionnement en eau potable
et le traitement des eaux. Est-ce que quelqu’un, quelque part,
s’assure que le dossier avance et qu’il y a des résultats? Je pose la
question chaque année, mais c’est au ministère des Affaires
indiennes que je devrais la poser.
When I see this amount coming back every year for the renewal
of the action plan, I always wonder if there is someone who is
checking the amounts allocated to treatment and maintenance. Is
someone examining the results? At a certain point, will all of the
First Nations have access to clean drinking water?
Quand je vois revenir cette somme chaque année pour le
renouvellement du plan d’action, je me demande toujours s’il y a
quelqu’un qui vérifie les sommes consacrées au traitement et à
l’entretien. Est-ce qu’on examine les résultats? Est-ce que, à un
moment donné, toutes les Premières Nations auront accès à de
l’eau potable?
Mr. Matthews: Thank you for the question. You are correct,
the First Nations Water and Wastewater Action Plan was
launched in 2008 and continues today.
M. Matthews : Je vous remercie pour la question. Vous avez
raison, le Plan d’action pour l’approvisionnement en eau potable
et le traitement des eaux a commencé en 2008 et il se poursuit
encore aujourd’hui.
13:52
National Finance
[English]
29-5-2014
[Traduction]
In Budget 2014, the decision was made to extend the program
for another two years, so an additional $323.4 million over
two years. You are seeing part of that this fiscal year. The efforts
are very much around not only infrastructure but also capacity
building, setting protocols and standards and training. So it is not
just building infrastructure.
Dans le budget 2014, le gouvernement a décidé de prolonger le
programme de deux autres années en lui attribuant un montant
supplémentaire de 323,4 millions de dollars pour deux ans. Vous
voyez la partie de ce financement affectée au présent exercice. Les
efforts déployés ne se limitent pas à l’infrastructure. Ils s’étendent
aussi à la création de capacités, à la définition de protocoles et de
normes et à la formation. L’argent ne sert donc pas seulement à
construire des installations.
If you are looking for performance information on how the
program is performing, I would say two things. The first is that
the decision to continue the program is a signal that they’re
getting results. You can look to the department’s Report on Plans
and Priorities and Departmental Performance Report; that’s
exactly what that is for is, to get information on the progress
they’re making.
Si vous cherchez des données de rendement pour savoir si le
programme donne des résultats, j’ai deux choses à vous dire.
Premièrement, la décision de poursuivre le programme indique
que des résultats sont obtenus. Vous pouvez examiner le rapport
sur les plans et les priorités du ministère ainsi que son rapport
ministériel sur le rendement. C’est justement à cela que servent ces
rapports : obtenir des renseignements sur les progrès accomplis.
The Chair: We have gone over our time, but we have gained
some time. We want to thank you very much.
Le président : Nous avons dépassé le temps prévu, mais cela
nous fait gagner du temps. Nous voulons vous exprimer nos
remerciements les plus sincères.
I want honourable senators to understand the point that was
made by Mr. Matthews that the previous two witnesses, AECL
and Public Works; it was $195 million each. It is unfortunate it
was the same number; some of the questions sounded like people
were assuming it is the same amount.
Honorables sénateurs, je voudrais comprendre ce que
M. Matthews a dit des deux témoins précédents, EACL et
Travaux publics. Le montant inscrit était de 195 millions de
dollars pour chacun des deux organismes. Il est malheureux que
ce soit le même nombre. Certaines des questions donnaient
l’impression que les gens pensaient qu’il s’agissait du même
montant.
Mr. Matthews: You are right. It is the same dollar figure but
two different $195 million figures for two different purposes.
M. Matthews : Vous avez raison. Le chiffre est le même, mais
ce sont deux montants différents de 195 millions, dont chacun
doit servir à un but différent.
The Chair: We want to thank you. Senator Eaton was asking a
question with respect to total expenditures for Northern
Development and Aboriginal Affairs. We have that in our
report that we will be reviewing, but it is based on the
information you were able to provide us.
Le président : Nous tenons à vous remercier. La sénatrice
Eaton a posé une question au sujet des dépenses totales
d’Affaires autochtones et Développement du Nord Canada.
Nous avons ces renseignements dans notre rapport, que nous
devons encore revoir. Ils se basent sur l’information que vous avez
pu nous transmettre.
We continue to have interest in these horizontal items so we
can see how much is going to various departments on a subject
matter. We would encourage you to continue to update that. It is
$10.8 billion through various departments.
Nous continuerons à nous intéresser à ces thèmes horizontaux
afin de savoir tout ce que les différents ministères consacrent à un
sujet particulier. Nous vous encourageons à continuer à améliorer
ce système. Le montant est de 10,8 milliards de dollars pour les
différents ministères.
We will be meeting this afternoon at 2:30 in room 160-S, and
we’re starting Bill C-31 and the reports from other committees.
We have two committees coming: Legal and National Defence.
What I would like to do is look at the report that came up
through Senator Eaton’s question. It is the second interim report,
and it is the basis for main supply.
Nous nous retrouverons cet après-midi à 14 h 30 dans la
salle 160-S. Nous entreprendrons l’étude du projet de loi C-31 et
des rapports des autres comités. Nous en attendons deux, venant
des affaires juridiques et constitutionnelles et de la défense
nationale. J’aimerais que nous examinions le rapport qui a été
mentionné dans le cadre de la question de la sénatrice Eaton. Il
s’agit du deuxième rapport intérimaire, qui servira de base au
principal projet de loi de crédits.
We have to get this report in. It’s been circulated to everybody,
and so if you are happy with it, subject to any small typographical
errors and those changes, then we can adopt and file that one.
Nous devons étudier ce rapport. Il a été distribué à tout le
monde. Si vous en êtes satisfaits, à part d’éventuelles petites
erreurs typographiques et ces changements, nous pourrons
l’adopter et le déposer.
29-5-2014
Finances nationales
Senator Chaput: This afternoon?
The Chair: This afternoon. So bring that one with you. We can
deal with our report with respect to C-31 tomorrow evening.
13:53
La sénatrice Chaput : Cet après-midi?
Le président : Cet après-midi. Apportez donc celui-là avec
vous. Nous nous occuperons demain soir de notre rapport
concernant le C-31.
That is all for now.
C’est tout pour le moment.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
OTTAWA, Tuesday, May 27, 2014
OTTAWA, le mardi 27 mai 2014
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day at 2:34 p.m. to study the subject matter of Bill C-31,
An Act to implement certain provisions of the budget tabled in
Parliament on February 11, 2014 and other measures.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales
se réunit aujourd’hui, à 14 h 34, pour étudier la teneur du
projet de loi C-31, Loi portant exécution de certaines dispositions
du budget déposé au Parlement le 11 février 2014 et mettant en
œuvre d’autres mesures.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Honourable senators, this afternoon we will
continue our study of the subject matter of Bill C-31, An Act to
implement certain provisions of the budget tabled in Parliament
on February 11, 2014 and other measures.
[English]
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Français]
Le président : Honorables sénateurs et sénatrices, cet
après-midi nous allons continuer notre étude de la teneur du
projet de loi C-31, Loi portant exécution de certaines dispositions
du budget déposé au Parlement le 11 février 2014 et mettant en
œuvre d’autres mesures.
[Traduction]
Honourable senators will recall that five other committees
looked at parts of Bill C-31, in addition to the work of National
Finance on the subject matter of portions of Bill C-31. Various
committees had designated portions of the subject matter of
Bill C-31 mandated for pre-study by the Senate as a whole. When
the bill comes to the Senate, which likely will be in a week or two,
it will be referred to the National Finance Committee, which will
be expected to deal with all clauses including those looked at by
other committees. It is for that reason we requested some help
from other committees. We have their reports, but we would like
to understand better what they studied.
Honorables sénateurs, vous vous rappellerez qu’en plus du
Comité des finances nationales, cinq autres comités ont examiné
des parties du projet de loi C-31. Le Sénat avait demandé à divers
comités de faire une étude préalable de certains éléments du projet
de loi C-31. Lorsque le projet de loi sera déposé au Sénat,
probablement dans une ou deux semaines, il sera renvoyé au
Comité des Finances nationales, qui devra examiner tous les
articles, y compris ceux ayant fait l’objet d’une étude préalable
par d’autres comités. C’est donc pour cette raison que nous avons
demandé l’aide des autres comités. Nous avons leurs rapports,
mais nous aimerions mieux comprendre les dispositions dont ils
ont été saisis.
From the Senate Standing Committee on Legal and
Constitutional Affairs, we are very pleased to welcome a former
member of this committee, Senator Runciman, chair, and Senator
Baker, deputy chair. They will discuss the subject matter of those
elements contained in Part 6, Division 5, clauses 164 and 165
entitled ‘‘Judges Act.’’ In the English version, it is at page 131 of
the budget implementation bill.
Nous sommes heureux d’accueillir aujourd’hui un ancien
membre du comité, le sénateur Runciman, président du Comité
sénatorial des affaires juridiques et constitutionnelles, ainsi que le
sénateur Baker, vice-président du même comité. Ils discuteront de
la teneur des éléments contenus aux articles 164 et 165 de la
section 5 de la partie 6 qui concernent la Loi sur les juges. Dans la
version anglaise, cela se trouve à la page 131 du projet de loi
d’exécution du budget.
I would ask colleagues to give us an overview of the purpose of
these clauses are and their views, if any, in relation thereto.
Je demanderais donc à nos collègues de nous donner un aperçu
de l’objet de ces dispositions ainsi que leurs opinions à leur sujet.
Hon. Bob Runciman, Chair, Standing Senate Committee on
Legal and Constitutional Affairs, as an individual: Thank you very
much, Mr. Chair and members of the committee. I see you’re
keeping your witnesses at a safe distance. It is good to be here. We
appreciate the invitation.
L’honorable Bob Runciman, président, Comité sénatorial
permanent des affaires juridiques et constitutionnelles, à titre
personnel : Merci beaucoup, monsieur le président, et mesdames
et messieurs les membres du comité. Je vois que vous gardez vos
témoins à distance. Je suis ravi d’être ici aujourd’hui et je vous
remercie de votre invitation.
13:54
National Finance
29-5-2014
On Wednesday, April 9, 2014, the committee received an order
of reference to study the subject matter of some elements of
Bill C-31. Specifically the Senate requested our committee to
examine the provisions related to the Judges Act that are
contained in Division 5 of Part 6 of the bill. We were asked to
conduct public hearings and report our findings to the Senate by
June 19 so that both the Senate and your committee could
consider the evidence and the comments that we gathered on this
part of the bill. I will summarize what the division proposes to do.
A very straightforward amendment is proposed.
Le mercredi 9 avril dernier, le comité a reçu un ordre de renvoi
le chargeant d’étudier la teneur de certains éléments du projet de
loi C-31. Plus particulièrement, le Sénat lui demandait d’examiner
les dispositions portant sur la Loi sur les juges prévues à la
section 5 de la partie 6 du projet de loi. On nous a demandé de
tenir des audiences publiques et de faire rapport de nos
conclusions au Sénat le 19 juin 2014 au plus tard pour que le
Sénat et le comité puissent examiner les faits et les observations
recueillis au sujet de cette partie précise du projet de loi
d’exécution du budget. Je vais résumer brièvement ce que
prévoit cette section du projet de loi. Nous y proposons un
amendement très simple.
The federal government appoints and pays the salaries and
pensions of Superior Court level judges in the provinces and
territories under the terms of the Constitution Act, 1867. The
number of these positions to be funded by the federal government
is set out by jurisdiction in the Judges Act.
Le gouvernement fédéral nomme les juges de la Cour
supérieure des provinces et des territoires et pourvoit à leurs
traitements et pensions aux termes de la Loi constitutionnelle de
1867. Les autorités compétentes établissent le nombre de ces
postes financés par le gouvernement fédéral en vertu de la Loi sur
les juges.
In the February budget, the federal government allocated
$4.4 million over two years to fund six additional federally
appointed judges, four in Quebec and two in Alberta. The budget
states that this is in recognition of increases in the number of
complicated, high-profile criminal and civil cases that have caused
significant delays in conducting hearings at the Superior Court
level in those provinces. The additional positions are intended to
reduce those delays and ensure that criminal charges are not being
dropped because they cannot be heard in a timely way.
Dans le budget de février 2014, le gouvernement fédéral a
octroyé 4,4 millions de dollars sur deux ans pour la création de six
nouveaux postes de juge de nomination fédérale, quatre au
Québec et deux en Alberta. Selon le budget, cette augmentation
est justifiée par le nombre de causes criminelles et civiles
complexes et médiatisées qui ont grandement retardé la tenue
des audiences des cours supérieures de ces provinces. Les postes
supplémentaires visent à réduire ces retards, assurant ainsi que les
causes sont entendues en temps opportun et que des accusations
ne sont pas abandonnées en raison du retard des audiences.
Division 5 of Part 6 of the bill correspondingly amends the
Judges Act to increase the number of judges of the Superior Court
of Quebec and the Court of Queen’s Bench of Alberta. We heard
from Justice Canada officials who outlined the amendments
proposed and explained the reasons for them. The committee also
heard from the Canadian Bar Association, which supports the
proposed amendments. We also invited the Attorney General of
Quebec, the Attorney General of Alberta, the Office of the
Commissioner for Federal Judicial Affairs and the Barreau du
Québec to appear. However, they did not do so during our
public hearings.
La section 5 de la partie 6 du projet de loi C-31 modifie en
conséquence la Loi sur les juges afin d’augmenter le nombre des
juges de la Cour supérieure du Québec et de la Cour du Banc de la
Reine de l’Alberta. Le comité a entendu des représentants de
Justice Canada, qui ont présenté les amendements proposés à la
section 5 de la partie 6 du projet de loi C -31 et en ont expliqué les
raisons. Il a aussi entendu l’Association du Barreau canadien, qui
appuie les amendements. Le comité a aussi invité le procureur
général de l’Alberta, la procureure générale du Québec, le
Commissariat à la magistrature fédérale ainsi que le Barreau du
Québec. Cependant, ils n’ont pas participé aux audiences
publiques du comité.
Some committee members raised questions about the
consistency of the criteria applied by Justice Canada to requests
made by the provinces for additional judges. The committee was
nonetheless supportive of the elements of Division 5 of Part 6 of
Bill C-31 that would make the necessary amendments to the
Judges Act. We included these comments in our report to the
Senate, which was tabled May 13. We have brought with us a
copy of all the briefs and submissions as well as the unrevised
transcripts of our meetings for your committee’s consideration.
Des membres du comité ont soulevé des questions sur la
cohérence des critères que Justice Canada applique aux demandes
de nomination de juges supplémentaires présentées par les
provinces, mais le comité a néanmoins appuyé les éléments de la
section 5 de la partie 6 du projet de loi C-31 qui apporteraient les
modifications nécessaires à la Loi sur les juges et a inclus ces
observations dans son rapport au Sénat, déposé le mardi 13 mai
dernier. J’ai apporté des exemplaires des mémoires, ainsi que la
transcription non éditée des réunions du comité, pour examen.
Perhaps the deputy chair has additional comments.
Hon. George Baker, Deputy Chair, Standing Senate Committee
on Legal and Constitutional Affairs, as an individual: No, basically
you have covered the matter, except to point out that in
Le vice-président aurait peut-être quelque chose à ajouter.
L’honorable George Baker, vice-président, Comité sénatorial
permanent des affaires juridiques et constitutionnelles, à titre
personnel : Non, essentiellement, vous avez fait le tour du sujet.
29-5-2014
Finances nationales
13:55
Division 5, the Judges Act, the salary of $288,100 is actually a
little bit over $300,000 a year per Superior Court judge, as of
April 1. Please keep that in mind.
Vous n’avez toutefois pas mentionné qu’à la section 5, la Loi sur
les juges, le salaire de 288 100 $ correspond en fait à un peu plus
de 300 000 $ par année par juge de la Cour supérieure à partir du
1er avril. Veuillez garder ça en tête.
It says here 144 puisne judges of the court. Puisne judges
simply refers to all judges who are not the chief justice of the
court.
On dit ici qu’il y a 144 juges puînés. On parle ici de tous les
juges qui ne sont pas des juges en chef.
The two provinces involved, Quebec and Alberta, had
requested more judges than they received, but they are happy
with the numbers that they did receive. I think, chair, this was the
evidence we heard.
Les deux provinces concernées, le Québec et l’Alberta, avaient
demandé davantage de juges qu’elles n’en ont obtenus, mais elles
sont tout de même satisfaites, d’après ce qu’on nous a dit.
One observation is that some committee members were
concerned about the consistency of the criteria employed by
Justice Canada in approving these amounts of monies for the
salaries. Let’s not forget that the provinces pay for the office
spaces and the provinces pay for the court facilities. The
institutional resources are paid for out of the provincial budget
and not the federal budget. It is understandable that, in requesting
these judges, the provinces have to consider what their budgets
are. Some members were concerned about the consistency because
of what the chair pointed out and what is in your budget speech,
which is to ensure that criminal charges are not being dropped
because they cannot be heard in a timely fashion.
Certains membres du comité ont soulevé des préoccupations
quant à la cohérence des critères employés par Justice Canada
lorsqu’il s’agit d’approuver ces salaires. Il ne faut pas oublier que
les provinces paient les locaux et les installations des tribunaux.
Les ressources institutionnelles sont payées à même le budget
provincial et non pas le budget fédéral. On comprend donc qu’en
demandant ces juges, les provinces doivent tenir compte de leur
propre budget. Certains membres du comité ont exprimé des
réserves à propos de la cohérence des critères appliqués aux
demandes de nomination puisque, comme notre président l’a
signalé et comme en fait état le discours sur le budget, les postes
supplémentaires visent à assurer que les accusations criminelles ne
soient pas abandonnées faute d’avoir été entendues en temps
opportun.
That, as you know, Mr. Chair, is due to section 11(b) of the
Charter, and this only applies to criminal matters, in which you
have a situation where a court cannot, for one reason or another,
properly dispose of that case within a reasonable period of time.
The time of the case runs from the moment that you are arraigned
for plea until the end of your sentencing.
Comme vous le savez, monsieur le président, cette mesure
découle de l’alinéa 11b) de la Charte et elle s’applique uniquement
aux affaires criminelles, lorsqu’un tribunal ne peut, pour une
raison ou une autre, régler l’affaire dans un délai raisonnable. Le
délai ici couvre la période à partir de l’enregistrement du
plaidoyer jusqu’à la détermination de la peine.
The Supreme Court of Canada, as you are aware,
Mr. Chairman, has laid out in Askov in 1990 and in Morin in
1992 the specific time periods that are justifiable for institutional
delay and other types of delay. Any delay beyond that can be
judged to be unreasonable and the criminal charges are all
dropped.
La Cour suprême du Canada, comme vous le savez, monsieur
le président, a déterminé dans les arrêts Askov de 1990 et Morin de
1992, la longueur tolérée des délais institutionnels ou tout autre
type de délai. Un délai trop long peut être jugé déraisonnable et
toutes les accusations criminelles peuvent être abandonnées.
You see in each province this pattern. We’re making the laws
more complicated, Mr. Chairman, as you know, on Parliament
Hill. It takes longer in some of these complicated cases to
adjudicate them properly within a period of time, so pre-trial
arguments are made, and charges are just dropped. That’s the
particular problem that this legislation you are considering today
as part of the budget seeks to address.
Nous observons cette tendance dans chacune des provinces.
Comme vous le savez, monsieur le président, nous rendons les lois
plus complexes sur la Colline du Parlement. Par conséquent, il
faut plus de temps pour rendre une décision dans des cas
compliqués; des accusations sont donc portées, mais elles finissent
par être abandonnées. C’est le problème que le projet de loi à
l’étude vise à régler.
Some members of the committee were saying, well, just a
minute now. In New Brunswick, where you are from, Mr. Chair,
they have cases all the time that are thrown out because they’re
not prosecuted within a period of time. The only thing I would
point out is that it is not always because of the lack of judges or
judicial spaces. It could be because of time constraints that are
alleged to be caused by the Crown or by the police in a particular
matter.
Certains membres du comité ont dit : un instant! Au NouveauBrunswick, d’où vous venez, monsieur le président, il y a
constamment des accusations qui sont abandonnées parce que
les causes n’ont pas été entendues en temps opportun. Je tiens à
signaler que ce n’est pas toujours attribuable à un manque de
juges ou d’installations. Il peut y avoir des contraintes de temps
qui découlent du travail de la Couronne ou des policiers.
13:56
National Finance
Those are all the comments I have.
The Chair: Thank you very much, Senator Runciman and
Senator Baker. I have honourable senators who may have some
follow-up questions perhaps for clarification or otherwise.
[Translation]
Senator Rivard: Thank you for your appearance; I read your
recommendations attentively. I am surprised to see that the
Attorneys General of Alberta and Quebec, as well as the Quebec
Bar, did not make an appearance. I suppose that they are the ones
who made the request to the Department of Justice, and that they
probably did not want to come to reiterate or justify the request. I
believe the minister had everything he needed to make the
recommendation, correct?
[English]
Senator Runciman: The indication given to us was that they
were content with the decision that Justice had made with respect
to the four and two appointments. If they had had any significant
concerns, my view is that they would have made an effort to
respond in some fashion, whether it was an appearance before the
committee or in writing, which did not occur.
[Translation]
Senator Rivard: So there was no appearance and no written
report. They did not appear.
Senator Runciman: No.
Senator Rivard: My last point is going to make a lot of people
smile, I suspect. Since 2006, the budget has been rechristened and
is now known as the Economic Action Plan. In your report, you
only refer to the ‘‘budget’’. What is the legal term? Is it ‘‘the
budget’’ or is the term ‘‘Economic Action Plan’’ strictly used when
the budget is brought down?
[English]
Senator Runciman: Noted.
29-5-2014
C’est tout ce que j’avais à dire.
Le président : Merci beaucoup, messieurs les sénateurs
Runciman et Baker. Je sais qu’il y a des sénateurs qui
aimeraient poser des questions ou peut-être obtenir des précisions.
[Français]
Le sénateur Rivard : Merci de votre comparution; j’ai lu avec
attention vos recommandations. Maintenant, je suis surpris de
voir que les procureurs généraux de l’Alberta et du Québec ainsi
que le Barreau du Québec ne se sont pas présentés. J’ose supposer
que ce sont eux qui ont fait la demande au ministère de la Justice,
et qu’ils ne voulaient probablement pas venir répéter ou justifier la
demande. J’ai l’impression que le ministre avait tout ce qu’il fallait
pour faire la recommandation, n’est-ce pas?
[Traduction]
Le sénateur Runciman : Ce qu’on nous a dit, c’est qu’ils étaient
satisfaits de la décision prise concernant les nominations
supplémentaires. S’il y avait eu des préoccupations importantes,
à mon avis, on nous l’aurait dit en comité ou on nous l’aurait
écrit, mais cela ne s’est pas produit.
[Français]
Le sénateur Rivard : Donc il n’y a eu ni comparution ni rapport
écrit. Ils ne se sont pas présentés.
Le sénateur Runciman : Non.
Le sénateur Rivard : Le dernier point fera sourire beaucoup de
personnes, je suppose. Depuis 2006, nous avons rebaptisé le
budget qui s’appelle maintenant le Plan d’action économique.
Dans votre rapport, vous faites seulement allusion au « budget ».
Quant au terme légal, est-ce que c’est « le budget » ou est-ce que
la nouvelle appellation « Plan d’action économique » s’emploie
strictement lorsque nous présentons ledit budget?
[Traduction]
Le sénateur Runciman : Bien noté.
The Chair: That’s as close to a ‘‘yes’’ or ‘‘no’’ we have had in a
long time.
Le président : C’est la réponse qui ressemble le plus à un
« oui » et à un « non » que nous avons entendue depuis
longtemps.
Senator Callbeck: Thank you for appearing and for your
explanation. I take it really there were no concerns. You say the
committee members raised questions about the consistency of the
criteria but, as far as the witnesses that came before you, there
were no concerns raised.
La sénatrice Callbeck : Je vous remercie de comparaître
aujourd’hui et de nous donner ces explications. Si je comprends
bien, on n’a pas vraiment soulevé de préoccupations. Vous dites
que certains membres du comité ont exprimé des réserves à
propos de la cohérence des critères, mais ce n’est pas le cas des
témoins.
Senator Runciman: George can elaborate if he wishes. I think
the bar was supportive of the original application from the
provinces, the six and four requests which were reduced to four
and two. Overall, they were supportive of the amendment. I
Le sénateur Runciman : George pourrait vous en dire
davantage s’il le désire. Je pense que le Barreau appuyait la
demande initiale des provinces, c’est-à-dire les six et quatre juges
supplémentaires, qui ont plutôt été réduits à quatre et à deux. En
29-5-2014
Finances nationales
believe my recollection is their only criticism, if you will, was the
fact that they did support the original numbers in the application.
Senator Callbeck: Okay, thank you.
Senator Baker: In fact, they made it very clear to us that no
other province had requested additional judicial resources. No
other province had requested. Now, that’s not to say that the chief
justices of the Superior Courts in the provinces didn’t ask the
provincial government for more resources. It is just that the
provincial government didn’t ask the federal government to pay
for any more salaries.
Senator Callbeck: Okay. Thank you.
13:57
gros, les témoins étaient favorables à la modification. Si je me
souviens bien, leur seule critique, si vous voulez, c’est le fait qu’on
a obtenu moins de juges que ce qu’on avait demandé.
La sénatrice Callbeck : D’accord, merci.
Le sénateur Baker : En fait, ils nous ont dit clairement
qu’aucune autre province n’avait demandé des ressources
judiciaires additionnelles. Aucune autre province n’a fait une
demande semblable. Maintenant, cela ne veut pas dire pour
autant que les juges en chef des cours supérieures provinciales
n’ont pas demandé à leur gouvernement provincial davantage de
ressources. Cela veut simplement dire que les gouvernements
provinciaux n’ont pas demandé au gouvernement fédéral des
salaires supplémentaires.
La sénatrice Callbeck : D’accord. Merci.
The Chair: Just as a point of clarification, in clause 165, the 57
other judges of the Court of Queen’s Bench, is that for both
Alberta and Quebec?
Le président : À titre de précision, à l’article 165, les 57 autres
juges de la Cour du Banc de la Reine, est-ce pour l’Alberta et le
Québec?
Senator Runciman: Is that the supernumerary judges we’re
talking about?
Le sénateur Runciman : Est-il question des juges
surnuméraires?
Senator Baker: No.
Le sénateur Baker : Non.
The Chair: This is Division 5, clause 165, and it is just an
amendment to the act, obviously. It is going up to 57. Could you
tell us how many, and is that the combination of just those two
provinces?
Le président : Il s’agit simplement d’une modification à la loi,
évidemment, que l’on retrouve à l’article 165 de la section 5. Le
nombre sera porté à 57. Est-ce que c’est seulement pour ces deux
provinces?
Senator Baker: Yes. As you know, Mr. Chair, some provinces
have what is called the Court of Queen’s Bench. You are well
aware of that.
Le sénateur Baker : Oui. Comme vous le savez bien, monsieur
le président, certaines provinces ont ce qu’on appelle la Cour du
Banc de la Reine.
The Chair: Yes.
Senator Baker: Other provinces call it the Superior Court. So
you would have the Court of Queen’s Bench in three provinces,
that I recall, and in seven provinces you would have the Superior
Court of that province.
The Chair: Okay.
Senator Baker: In the province of Ontario it, is the Superior
Court. It is not the Supreme Court. There is the Superior Court of
Ontario and the court of Ontario, but they mean here to make a
distinction between Superior Courts as distinct from Courts of
Queen’s Bench. Same court, same issues. It is just that it is called
differently in the different provinces, but salaries are paid for by
the federal government. Again, it is a little over $300,000 and not
the $288,000 you have shown.
The Chair: Can you explain that to us, Senator Baker?
Senator Baker: The budget was presented in February, as I
understand it. On April 1, there was a scheduled increase in the
salaries of all Superior Court judges, all Courts of Queen’s Bench
Judges, the Tax Court of Canada judges and the Federal Court of
Le président : En effet.
Le sénateur Baker : Les autres provinces l’appellent la Cour
supérieure. Il y a donc trois provinces, si je ne me trompe pas, qui
ont une Cour du Banc de la Reine et sept provinces qui ont une
Cour supérieure.
Le président : D’accord.
Le sénateur Baker : En Ontario, on retrouve une Cour
supérieure. Ce n’est pas la Cour suprême. Il y a la Cour
supérieure de l’Ontario et la Cour de l’Ontario, mais ici, on veut
faire la distinction entre les cours supérieures et les cours du Banc
de la Reine. Il s’agit de la même instance et des mêmes dossiers —
ce sont simplement des appellations différentes d’une province à
l’autre —, et les salaires sont versés par le gouvernement fédéral.
Les salaires sont les mêmes et, comme je le disais tout à l’heure, ils
s’élèvent à un peu plus de 300 000 $ et ne correspondent pas aux
288 000 $ affichés ici.
Le président : Pouvez-vous nous expliquer ça, sénateur Baker?
Le sénateur Baker : Le budget a été présenté en février, si je ne
m’abuse. Le 1er avril, il y avait une augmentation prévue aux
salaires de tous les juges des cours supérieures, des cours du Banc
de la Reine, de la Cour canadienne de l’impôt et de la Cour
13:58
National Finance
29-5-2014
Canada judges. That scheduled increase came into effect on
April 1, so that figure should read 300,008; $300,008 is what they
receive as a base salary starting April 1.
fédérale du Canada. Cette augmentation est entrée en vigueur le
1er avril, par conséquent, ce chiffre devrait se lire 300 008 $. C’est
le salaire qu’ils reçoivent depuis le 1er avril.
The Chair: Presumably when this budget implementation bill
passes, it will be retroactive to the date of the announcement,
which is before April 1, so there will be another increase for these
judges. One they got April 1 and the other, when this bill passes,
will take them back before April 1.
Le président : Lorsque le projet de loi d’exécution du budget
sera adopté, je suppose que ce sera rétroactif à la date de
l’annonce, qui est avant le 1er avril; il y aura donc une autre
augmentation pour ces juges. Une au 1er avril et une autre
rétroactive, lorsque le projet de loi sera adopté.
Senator Baker: Let’s hope that it’s $300,000 and not $288,100.
Le sénateur Baker : Espérons que ce sera les 300 000 $ et non
pas les 288 100 $.
The Chair: Is the $4.4 million noted in your report, in the
government’s budget, is that just an indication of how much it is
going to cost for this increase?
Le président : Est-ce que les 4,4 millions de dollars indiqués
dans votre rapport figurent dans le budget du gouvernement ou
s’ils ne font qu’indiquer les coûts de cette augmentation?
Senator Baker: That’s for the additional judges. As I
understand it, that’s a separate vote in the budget.
Le sénateur Baker : C’est pour les juges supplémentaires.
D’après ce que je comprends, il s’agit d’un autre crédit dans le
budget.
The Chair: Were there any questions on any of those points?
Le président : Y avait-il des questions à ce sujet?
Can you refresh our memory as to how many new judges there
are in the Court of Queen’s Bench? Fifty-seven is a new number.
What was it previously?
Pourriez-vous nous rafraîchir la mémoire quant au nombre de
nouveaux juges nommés à la Cour du Banc de la Reine?
Cinquante-sept est le nouveau nombre. Combien y avait-il
auparavant?
Senator Baker: I’m not too sure. Quebec would be the Superior
Court.
Le sénateur Baker : Je ne suis pas certain. Au Québec, c’est une
Cour supérieure.
The Chair: The effect of these amendments is that there will be
144 puisne judges of the Superior Court, which is a new number;
and 57 other justices for Courts of Queen’s Bench in other
provinces, which is a new number. Each of them will receive an
increase at the time of the announcement to $288,100; and that
will increase to $300,008.
Le président : Grâce à ces modifications, il y aura 144 juges
puinés de la Cour supérieure, ce qui est le nouveau nombre; et
57 autres juges pour la Cour du Banc de la Reine des autres
provinces. Chacun d’entre eux recevra une augmentation au
moment de l’annonce. Leur salaire passera de 288 100 $ à
300 008 $.
The Chair: Seeing no other questions, it is for me to thank you
both for taking the time to help us so that we’re ready for clauseby-clause consideration of the bill.
Le président : Comme il n’y a pas d’autres questions, je tiens à
vous remercier tous les deux de nous avoir consacré de votre
temps afin que nous soyons prêts à procéder à l’étude article par
article du projet de loi.
Senator Baker: Thank you.
The Chair: We’re very pleased now to welcome the Chair,
Senator Lang, and the Deputy Chair, Senator Dallaire, of the
Standing Senate Committee on National Security and Defence.
We will deal with the subject matter of those elements contained
in Part 6, Division 1, clauses 102 to 105 entitled ‘‘Payments —
Veterans Affairs,’’ found at page 84; and Part 6, Division 7,
clauses 168 to 171, entitled ‘‘National Defence Act,’’ found at
page 133. These are in the English version.
Senator Lang, we have a copy of your report before us.
Hon. Daniel Lang, Chair, Standing Senate Committee on
National Security and Defence, as an individual: Thank you,
Mr. Chair. My colleague commented when we sat down that we
almost need binoculars. You are a long way down there. At any
rate, we shouldn’t be too long.
Le sénateur Baker : Merci.
Le président : Nous sommes très heureux d’accueillir le
président et le vice-président du Comité sénatorial permanent de
la sécurité nationale et de la défense, messieurs les sénateurs Lang
et Dallaire. Nous allons traiter de la teneur des éléments contenus
aux articles 102 à 105 de la section 1 de la partie 6, intitulés
« Paiements — Anciens combattants », qui figurent à la page 84;
et aux articles 168 à 171 de la section 7 de la partie 6 qui
concernent la « Loi sur la défense nationale » et qui se trouvent à
la page 133 de la version anglaise.
Sénateur Lang, nous avons une copie de votre rapport.
L’honorable Daniel Lang, président, Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense, à titre
personnnel : Merci, monsieur le président. Comme mon collègue
l’a fait remarquer, nous aurions presque besoin de jumelles. Vous
êtes loin. Quoi qu’il en soit, cela ne devrait pas être très long.
29-5-2014
Finances nationales
13:59
I would like to report that we have no observations or
amendments proposed by the Committee on National Security
and Defence.
Tout d’abord, je tiens à signaler que le Comité de la sécurité
nationale et de la défense n’a aucune observation ni aucune
modification à proposer.
As was stated, our committee was authorized to examine the
subject matter of the elements contained in Divisions 1 and 7 of
Part 6 of Bill C-31. Because it dealt with veterans, the committee
had the formal review done by the Subcommittee on Veteran
Affairs, chaired by my colleague Senator Dallaire. We divided it
into two parts. I will deal with the first part with regard to the
proposed amendments to the National Defence Act. It was very
straightforward.
Comme on l’a déjà dit, notre comité a été autorisé à examiner
la teneur des éléments contenus aux sections 1 et 7 de la partie 6
du projet de loi C-31. Étant donné que ces dispositions traitaient
des anciens combattants, le comité a demandé au Sous-comité des
anciens combattants, présidé par mon collègue, le sénateur
Dallaire, de procéder à l’examen officiel. Nous l’avons divisé en
deux parties. Je vais vous parler de la première partie qui porte sur
les modifications à la Loi sur la défense nationale. C’était très
simple.
The amendments recognize the historic names of the Royal
Canadian Navy, the Canadian Army and the Royal Canadian Air
Force, while at the same time preserving the integration and
unification achieved under the Canadian Forces Reorganization
Act. They also provide for the designation of rank and
circumstances of use as prescribed in regulation made by the
Governor-in-Council.
Les modifications reconnaissent les noms historiques de la
Marine royale canadienne, de l’Armée canadienne et de l’Aviation
royale canadienne tout en préservant l’intégration et l’unification
réalisées en vertu de la Loi sur la réorganisation des forces
canadiennes et afin que les désignations de grade et leur cas
d’emploi soient par règlement du gouverneur en conseil.
We had witnesses from the Department of National Defence
and the Royal Canadian Legion. The Legion was supportive of
the recommended changes here for your consideration. Being a
committee on finance, you would want to know whether there
was any monetary question put in this part of the amendment.
The question was put when the witnesses appeared before the
committee. It was indicated that if there were any financial
commitments, they could be done totally in-house. They were not
asking for more money as far as that amendment is concerned.
Nous avons fait comparaître des représentants du ministère de
la Défense nationale et de la Légion royale canadienne. La légion
était en faveur des modifications recommandées. Étant donné que
vous êtes le comité des finances, j’imagine que vous aimeriez
savoir s’il y avait des questions monétaires liées à cette partie. On
a posé la question aux témoins qui ont comparu devant le comité.
On nous a dit que tous les engagements seraient assumés par le
ministère. Il n’a pas demandé de fonds supplémentaires en ce qui
concerne cette modification.
I now pass the floor over to Senator Dallaire in respect of the
payments that have been asked for to compensate for deductions
where amendments are being put forward for the Canadian
Forces Members and Veterans Re-establishment and
Compensation Act, the War Veterans Allowance Act and the
Civilian War-related Benefits Act.
Je vais maintenant céder la parole au sénateur Dallaire au sujet
du versement des sommes pour compenser les déductions faites à
certaines allocations et prestations dues au titre de la Loi sur les
mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et
vétérans des Forces canadiennes, de la Loi sur les allocations
aux anciens combattants et de la Loi sur les prestations de guerre
pour les civils.
Hon. Roméo Dallaire, Deputy Chair, Standing Senate
Committee on National Security and Defence, as an individual:
Bill C-31 brings two of the new pension benefits to veterans under
the New Veterans Charter in line with a decision that was taken
regarding disability pensions under the old charter/pension act
imposed by the courts in the Manuge case. Where previously
people were having deducted from their disability pensions an
amount of earnings equivalent to that pension, that has been
terminated. It is dated May 29, 2012, for the New Veterans
Charter, and the decision on Manuge was implemented in 2013. It
has resolved the cases of 4,500 veterans, which ultimately has cost
about $600 million. The New Veterans Charter amounts are much
lower because at this time the readjustment affects only hundreds
of veterans.
L’honorable Roméo Dallaire, vice-président, Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense, à titre
personnel : Le projet de loi C-31 modifie deux des nouvelles
prestations de retraite offertes aux anciens combattants en vertu
de la Nouvelle Charte des anciens combattants pour refléter une
décision qui a été prise concernant les pensions d’invalidité aux
termes de l’ancienne Charte et de l’ancienne Loi sur les pensions
par les tribunaux dans l’arrêt Manuge. On a cessé de déduire de
leur pension d’invalidité un montant de gains équivalent à cette
pension. Cela s’est fait en date du 29 mai 2012 pour la Nouvelle
Charte des anciens combattants, la décision dans l’affaire Manuge
a été mise en œuvre en 2013. Cela a permis de régler le cas de
4 500 anciens combattants, ce qui a coûté 600 millions de dollars.
Pour ce qui est de la Nouvelle Charte des anciens combattants, les
montants sont beaucoup moins élevés puisque cette fois, le
réajustement touche seulement une centaine d’anciens
combattants.
13:60
National Finance
29-5-2014
It also helps to bring into line two very old disability pensions:
the War Veterans Allowance Act, 1930; and the Civilian Warrelated Benefits Act, 1946. The second one might be of particular
interest because it involved civilians, not those in uniform, who
were committed to the war effort, many of them overseas, like
nurses, members of the Red Cross and the Knights of Columbus.
Many were getting disability pensions because they had been
injured overseas. The compensation and benefits they received
were deducted from that amount.
Il est utile également d’aligner deux très vieilles pensions
d’invalidité : celle de la Loi sur les allocations des anciens
combattants adoptée en 1930; et celle de la Loi sur les prestations
de guerre pour les civils adoptée en 1946. La deuxième pourrait
présenter un intérêt particulier, car elle concerne les civils, et non
les militaires, qui ont contribué à l’effort de guerre. Bon nombre
se sont retrouvés à l’étranger en tant qu’infirmières, membres de
la Croix-Rouge et membres des Chevaliers de Colomb et
recevaient une pension d’invalidité pour avoir été blessé à
l’étranger. Les indemnisations et avantages qu’ils recevaient
étaient déduits de leur pension d’invalidité.
The government decided it wouldn’t go retroactive to 1930 or
1946, and you can imagine the scale involved. We recognize that
these were veterans of World War I, World War II and Korea,
who are fewer in number today, of course.
Le gouvernement a décidé que le changement ne serait pas
rétroactif à 1930 ou à 1946; vous pouvez vous imaginer l’ampleur
de la tâche que cela aurait imposée. Nous sommes conscients qu’il
est question ici d’anciens combattants de la Première Guerre
mondiale, de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre de
Corée; ils sont de moins en moins nombreux.
There will be some question raised about retroactivity with
regard to the New Veterans Charter. Although we have
recognized, by court order May 2012, that the process should
be changed, we’re going retroactive to May 29, 2012, for all those
under the New Veterans Charter. People under the old charter or
pension act will be treated separately under a different scenario.
La rétroactivité par rapport à la Nouvelle Charte des anciens
combattants soulèvera certaines questions. Malgré le fait qu’une
ordonnance judiciaire formulée en 2012 reconnaisse que le
processus doit changer, ce changement sera rétroactif au 29 mai
2012 pour ceux qui sont assujettis à la Nouvelle Charte des
anciens combattants. Ceux qui sont assujettis à la vieille charte ou
à la loi sur les pensions verront leurs dossiers traités séparément
selon un processus différent.
It seems complicated, but essentially the government has made
it fair, much fairer, that all earnings loss benefits will not be
deducted from disability pensions, as it is two separate things. As
an example, if someone under the disability pension was getting,
let’s say, $4,000 a month but then was getting compensation for
pain and suffering for $1,500 a month, one was deducted from the
other and not added to the other. In fact, his original pension
went from $4,000 to $2,500, but then we gave him the other
amount, $1,500, and brought him back to $4,000 where, in fact,
he should be getting $5,500. So the Manuge decision has finally
solved that. It was a pain in the backs of veterans for decades, so
it was a worthy initiative.
Ça peut paraître complexe, mais, essentiellement, le
gouvernement a rendu le processus plus juste. Dorénavant, les
allocations pour perte de revenus ne seront pas déduites des
pensions d’invalidité, car il s’agit de deux choses différentes. Par
exemple, auparavant, si un ancien combattant touchait une
pension mensuelle d’invalidité de 4 000 $, disons, ainsi qu’une
indemnisation pour préjudice moral de 1 500 $ par mois, cette
dernière était déduite de la pension d’invalidité. Donc, la pension
d’invalidité passait de 4 000 $ à 2 500 $, et un montant de 1 500 $
était ensuite envoyé à l’ancien combattant, ce qui ramenait son
montant mensuel à 4 000 $, alors qu’il aurait dû recevoir 5 500 $.
La décision Manuge a finalement réglé ce problème. Cette
situation tourmentait les anciens combattants depuis des
décennies. C’était donc une initiative louable.
The current New Veterans Charter number we estimate is
about 19.2 million to cover that back pay.
On estime à environ 19,2 millions de dollars la somme
nécessaire pour couvrir la rétroaction en vertu de la Nouvelle
Charte des anciens combattants.
The Chair: Thank you, Senator Dallaire.
Le président : Merci, sénateur Dallaire.
Can you tell us what the magic was of May 29, 2012?
Quel a été le tournant, le 29 mai 2012?
Senator Dallaire: I nearly used those same words. We had both
the Director General of Policy from Veterans Canada and of
course the people from the Legion who also had analyzed it.
Although it was recommended that we should go back to the
April 2006 date of implementing the New Veterans Charter, the
government staff, because of the significance of bringing together
these four, nearly five, different pension processes, particularly
under the New Veterans Charter, felt that they couldn’t
administratively be fair all the way around unless they picked a
Le sénateur Dallaire : J’ai presque utilisé le même terme. Le
directeur des politiques à Anciens Combattants Canada et, bien
entendu, les représentants de la Légion ont analysé la question.
Même si la recommandation était d’appliquer les changements
rétroactivement à avril 2006, date de l’entrée en vigueur de la
Nouvelle Charte des anciens combattants, en raison de l’effort
nécessaire pour regrouper ces quatre voire ces cinq processus
différents de pension, notamment en vertu de la Nouvelle Charte
des anciens combattants, le personnel du gouvernement était
29-5-2014
Finances nationales
13:61
date that was reasonable to meet the challenges of the different
pensions, and that’s why they’re only going back to 2012. It is not
an overtly satisfactory response. It is very much an administrative
fairness response perceived by bureaucratic staffing.
d’avis qu’il ne pouvait traiter équitablement tous les dossiers sur le
plan administratif à moins de fixer une date raisonnable
permettant de surmonter les difficultés relatives aux différents
régimes. C’est la raison pour laquelle le changement sera
rétroactif à 2012. Ce n’est pas une réponse très satisfaisante.
C’est davantage une question d’équité administrative du point de
vue du personnel administratif.
The Chair: Was April 12 the day of the Manuge decision?
Le président : La décision Manuge a-t-elle été rendue
le 12 avril?
Senator Dallaire: No, it was May 1, 2012.
The Chair: There’s nothing we can tie to May 29, 2012?
Senator Dallaire: It is all process.
Senator Lang: Perhaps I could add to this. There was a period
of time between when the government announced their intentions
until when legislation was passed. So subsequently it was felt that
the day of the announcement should be the day that these
particular benefits were to come into effect. That’s why it is going
retroactive to that day when the actual announcement was made,
because of the fact that in some cases I think the legislation was
even delayed for whatever reasons. There is a reason for the
retroactivity and to have a set period of time.
The Chair: Thank you.
I’m looking at Part 6, Division 1, clause 102, and they talk
about the period that began on May 29, 2012, and ended on
September 30, 2012. That’s just one day.
Senator Dallaire: Because it was implemented.
The Chair: On that day?
Senator Dallaire: Yes, the next day. So it stopped. They were
not doing —
The Chair: They were not doing it anymore.
Le sénateur Dallaire : Non, le 1er mai 2012.
Le président : Donc, il n’y a rien qui se rattache au
29 mai 2012?
Le sénateur Dallaire : Il s’agit d’une date dans le processus.
Le sénateur Lang : J’ajouterais une chose. Il y a eu un laps de
temps entre le moment où le gouvernement a annoncé ses
intentions et l’adoption de la loi. Par conséquent, on a cru bon de
faire l’annonce le jour où les changements allaient entrer en
vigueur. C’est la raison pour laquelle les changements seront
rétroactifs à la date à laquelle ils ont été annoncés, car l’adoption
de la loi a été retardée pour diverses raisons. Il y a une raison pour
laquelle la rétroactivité a été fixée pour cette période.
Le président : Merci.
L’article 102, à la section 1 de la partie 6, parle d’une période
commençant le 29 mai 2012 et se terminant le 30 septembre 2012.
Ce n’est qu’une seule journée.
Le sénateur Dallaire : Parce que le changement est entré en
vigueur.
Le président : Ce jour-là?
Le sénateur Dallaire : Le jour suivant. Donc, tout s’est arrêté.
On n’allait pas...
Le président : Cela a réglé le problème.
Senator Dallaire: They actually implemented it even before we
went through this. We’re just cleaning up some of that
retroactivity.
Le sénateur Dallaire : En fait, les changements ont été mis en
œuvre avant que le processus soit terminé. On ne fait que régler
certains détails concernant la rétroactivité.
Senator Lang: It will be a great benefit to quite a number of
veterans. The Legion appeared before us, and their membership
were quite pleased to see that obviously as one of the issues they
have been bringing forward.
Le sénateur Lang : Ce sera très avantageux pour un grand
nombre d’anciens combattants. Les représentants de la Légion qui
sont venus témoigner, ainsi que leurs membres, sont très heureux,
car c’est un problème qu’ils ont soulevé.
The Chair: The Manuge case was the reason that this is being
implemented.
Le président : Ces changements ont été apportés à la suite de la
décision Manuge.
Senator Dallaire: Yes.
The Chair: Who brought the Manuge case to court? Do we
know?
Le sénateur Dallaire : Oui.
Le président : Qui a déposé la plainte devant les tribunaux? Le
sait-on?
Senator Dallaire: Him, Manuge.
Le sénateur Dallaire : C’est lui, M. Manuge.
The Chair: He was an accountant that lived downtown?
Le président : C’est un comptable qui vit au centre-ville?
13:62
National Finance
29-5-2014
Senator Dallaire: No, a veteran, but he was supported by
thousands of veterans. In my previous duties as the ADM in
personnel, I remember the incredible fights of trying to bring the
legal beagles to accept the premise that this was an erroneous
methodology, and we were getting absolutely nowhere.
Le sénateur Dallaire : Non, c’est un ancien combattant qui
avait le soutien de milliers d’autres anciens combattants. Lorsque
j’étais SMA, je me souviens des luttes incroyables qui ont été
menées pour tenter de convaincre les avocats que la méthodologie
était erronée et que nous n’allions nulle part.
This government actually did react ultimately to what was
ordered by the courts, and that’s one thing, but all the rest of
what’s in C-31 is bringing all the other pension programs in line
with that and have already been implemented, but now we’re just
seeking the funding for the retroactivity.
En fin de compte, le gouvernement a réagi à l’ordonnance
judiciaire. Le projet de loi C-31 ne fait qu’aligner les autres
régimes de pension à l’ordonnance et à ce qui a déjà été mis en
œuvre. Maintenant, nous cherchons à obtenir les fonds
nécessaires pour la rétroactivité.
Senator Lang: For the record, it should be pointed out that this
decision before you was discretionary. It wasn’t ordered by the
court to go back in retroactivity, but it was felt that it would be
the fairest thing to do in view of the time of the announcement.
Le sénateur Lang : Il est important de souligner que cette
décision fut discrétionnaire. La rétroactivité n’a pas été imposée
par les tribunaux. Les responsables étaient d’avis que c’était la
chose équitable à faire au moment de l’annonce.
The Chair: The only issue that we might take with this would
be the choosing of when it came into effect, how far back
retroactively.
Le président : Le seul point de discorde serait peut-être la date
choisie pour la rétroactivité.
Senator Lang: That’s right.
The Chair: But we’re all in support of the court decision.
Senator Dallaire: Yes, and the retroactivity, as Senator Lang
indicated, was a political decision. The bureaucrats felt that was a
manageable date also. The Legion did indicate that it will be
worried about some comments, of course, regarding going back
to April 1, 2006.
The Chair: Thank you.
Le sénateur Lang : C’est exact.
Le président : Mais, nous appuyons tous la décision du
tribunal.
Le sénateur Dallaire : Oui, et comme l’a souligné le sénateur
Lang, la rétroactivité est une décision politique. Aussi, les
fonctionnaires étaient d’avis qu’il s’agissait d’une date
acceptable. La Légion a déjà indiqué qu’elle s’inquiétait de
certains commentaires formulés, bien entendu, en ce qui a trait à
la rétroaction au 1er avril 2006.
Le président : Merci.
Senator Lang, just to confirm, at page 133, this change to the
National Defence Act, was this prompted by anything in
particular? Is this housekeeping, or is this back to the future?
Why was this necessary?
Le sénateur Lang, j’aimerais confirmer une chose. À la
page 133, le changement proposé à la Loi sur la défense
nationale découle-t-il d’un événement en particulier? Est-ce
simplement de la gestion courante ou un retour vers le futur?
Pourquoi cela est-il nécessaire?
Senator Lang: One can argue whether it was necessary or not,
but it was a decision that was taken from the point of view of
looking at the history of our military and to bring back into effect
the names for our various parts of the military so that they could
go back in time as members and as the public to recognize the
historic significance of those that have served in the past. It was a
political decision that was taken. Actually, the decision itself was
taken a number of years ago, and this actually puts it into effect.
Le sénateur Lang : On peut se demander si nécessaire, mais
cette décision a été prise en fonction de l’histoire de nos forces
militaires et pour redonner aux divers groupes de nos forces
militaires leur nom de façon à ce que les membres et le public
reconnaissent l’importance historique de ceux qui ont servi leur
pays. Il s’agit d’une décision politique. D’ailleurs, la décision ellemême a été prise il y a plusieurs années. Cet article ne fait que la
mettre en vigueur.
Senator Dallaire: I was the first class to graduate under the new
unification uniforms. We have had forces now for the last 45 years
under this rank structure, the current one. This one is bringing us
back to pre-unification rank structures, both in titles, names and
accouterments. It is very similar to the British system that existed
and that we had adopted and that we had been using up until
unification. All of that is coming back.
Le sénateur Dallaire : Je faisais partie de la première classe à
graduer après l’unification des uniformes. La structure
hiérarchique actuelle dans les Forces canadiennes est en vigueur
depuis maintenant 45 ans. Cet article propose de réinstaurer la
structure hiérarchique préunification, tant au chapitre des titres
que des noms et des attributs. Ça ressemble beaucoup au système
britannique qui existait auparavant et que nous utilisions avant
l’unification. Nous ramenons l’ancien système.
The Chair: Thank you very much for that.
Le président : Merci beaucoup pour cette explication.
29-5-2014
Finances nationales
13:63
Senator Eaton: Just to follow up, Senator Dallaire, that means
there will be commanders in the navy, captains in the army?
La sénatrice Eaton : J’aurais une question complémentaire,
sénateur Dallaire. Cela signifie qu’il y aura des commandants
dans la marine et des capitaines dans l’armée?
Senator Dallaire: No, a commander in the navy is a lieutenantcolonel in the army.
Le sénateur Dallaire : Non, dans l’armée, le grade
correspondant à celui de commandant dans la marine est un
lieutenant-colonel.
Senator Eaton: That’s what I meant.
La sénatrice Eaton : C’est ce que je voulais dire.
Senator Dallaire: Sorry.
Le sénateur Dallaire : Pardonnez-moi.
Senator Eaton: That’s fine. You will go back to wearing a naval
uniform. In other words, if I look at somebody, I can tell right
away who they belong to?
La sénatrice Eaton : Ça va. Vous allez recommencer à porter
un uniforme de la marine. Autrement dit, en regardant un
militaire, je pourrais savoir immédiatement à quel groupe il
appartient.
Senator Dallaire: The Mulroney government in 1986 brought
in the three uniforms from the original, what used to be called CF
green, and at a tune of about 46 million. The air force got its air
force blue back, the navy got its navy dark blue back, and the
army stayed with what was then adjusted to be the rifle green,
which is an honorary colour for rifle regiments. What we’re doing
now is sorting out the rank accoutrements on that.
Le sénateur Dallaire : En 1986, le gouvernement Mulroney à
réinstaurer les trois uniformes originaux, que l’on appelait le vert
des FC, au coût de 46 millions de dollars. L’armée de l’air a
retrouvé le bleu et le noir, la marine, le bleu foncé, et la couleur de
l’uniforme de l’armée de terre a été ajustée au vert foncé, la
couleur originale des régiments de carabiniers. Cet article propose
d’ajuster les attributs en conséquence.
Senator Eaton: On those uniforms?
La sénatrice Eaton : Sur les uniformes actuels?
Senator Dallaire: On those uniforms to bring them back in line
with what used to be before unification, which was built on the
British model, which was fine. That’s the model we had.
Le sénateur Dallaire : Oui, de façon à retrouver le système
préunification qui reposait sur le modèle britannique. C’est le
modèle que nous utilisions, et ça fonctionnait.
With that also, however, the names comes back, so you will
have squadron commander in the air force, which is a lieutenantcolonel. He or she is a commander in the navy, and he or she is a
lieutenant-colonel in the army. All those terms will come back.
They will do a great job of confusing the civilians, and we’re quite
happy about that.
Toutefois, nous ramènerons également les noms des grades
originaux. Donc, l’armée de l’air retrouvera le commandant
d’escadron, ce qui correspond au grade de lieutenant-colonel. Le
grade correspondant dans la marine est commandant et, dans
l’armée de terre, c’est lieutenant-colonel. Tous ces noms seront
utilisés de nouveau. Cela sèmera la confusion chez les civils, et ça
nous fait plaisir.
Senator Eaton: There was great discussion, I remember,
although I was quite a young person at the time, that it was
very demoralizing to the military when unification took away
their uniforms and their ranks.
La sénatrice Eaton : Même si j’étais très jeune à l’époque, je me
souviens d’un débat important selon lequel l’unification entraînait
une démoralisation des effectifs, car on leur retirait leur uniforme
et leurs grades.
Senator Dallaire: Yes.
Le sénateur Dallaire : Effectivement.
Senator Eaton: This has obviously been greeted with by
enthusiasm by the ranks?
La sénatrice Eaton : Ce retour aux sources a certainement été
accueilli avec enthousiasme?
Senator Dallaire: Unification essentially pretty closely killed
the soul of the army, the navy and the air force by trying to turn it
into a marine corps. It just threw the militia regiments mostly,
who fought the dress codes all the time, that they were able to
work their way back in. In 1986, when the three uniforms were
officially brought back in, there was a big debate on whether or
not the 46 million was worth it or not. The question was how
much of a percentage increase of operational effectiveness in
organizations that build on cohesion and ésprit de corps and
ethos is being given to the forces with the uniforms. Is it a
10 per cent increase in operational effectiveness, 20 per cent,
because they feel more pride? Many of us debated that it was a
significant increase.
Le sénateur Dallaire : L’unification a pratiquement détruit
l’âme de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air, car
elle tentait de les réunir sous un corps des marines. Cette décision
a simplement renversé les régiments de la milice, eux qui ont
toujours contesté les codes vestimentaires, mais ils ont pu être
réintégrés. En 1986, lorsque les trois uniformes ont été réinstaurés,
il y a eu un énorme débat à savoir si l’investissement de 46
millions de dollars en valait la peine. La question était de savoir
quel était l’impact, en pourcentage, des uniformes sur l’efficacité
opérationnelle, la cohésion, l’esprit de corps et l’éthos.
Permettaient-ils d’accroître l’efficacité opérationnelle de
10 p. 100, de 20 p. 100 simplement parce qu’ils jouaient sur la
fierté des membres? Nous étions nombreux à prétendre que
l’impact était considérable.
13:64
National Finance
29-5-2014
With these rank structures, however, we now have nearly
nobody left who wore the old uniform, the old rank structures,
because they all grew up in the new rank structures. There’s a
debate. Some of them prefer staying with the current one. Others
are quite happy to go to the old ones. There will be a bit of a
mishmash in that debate, but it is not pejorative because what it is
doing, however, is recognizing the three services as distinct
elements upon which you can build your regimental or affiliation
pride and thus be, I think, at a higher level of performance.
En vertu de la structure hiérarchique actuelle, presque aucun
militaire actuellement en service n’a porté les vieux uniformes et
servi sous l’ancienne structure hiérarchique; la plupart n’ont
connu que la nouvelle structure hiérarchique. Cette question
soulève des débats. Certains préfèrent conserver la structure
hiérarchique actuelle, alors que d’autres sont heureux de retrouver
l’ancienne. Il y aura une certaine divergence d’opinions, mais ce
n’est pas péjoratif, puisque ce changement reconnaît les
trois groupes distincts sur lesquels on peut bâtir une fierté
régimentaire, ce qui, à mon avis, permettra d’accroître le
rendement.
The Chair: I have no other senators who have indicated an
interest in participating. You have explained it well. We
understand the bottom line is that your committee, which has
studied both of these divisions, is supportive of the initiatives in
here.
Le président : J’ai épuisé ma liste d’intervenants. Vous avez
bien expliqué le dossier. Nous comprenons qu’en fin de compte,
votre comité, qui a étudié ces sections, appuie les initiatives
proposées.
Senator Lang: That’s correct.
Le sénateur Lang : C’est exact.
The Chair: Thank you very much.
Le président : Merci beaucoup.
Colleagues, if I could have a motion to go in camera for a short
while, I can explain to you where we’re going from here. Senator
Callbeck, thank you.
Chers collègues, j’aimerais que quelqu’un propose une motion
pour poursuivre à huis clos. Je vous expliquerai alors la raison. La
sénatrice Callbeck propose la motion. Merci.
And then a motion that staff can stay. Senator Bellemare,
thank you.
J’aimerais également que quelqu’un propose une motion pour
permettre aux membres du personnel de rester. La sénatrice
Bellemare propose la motion. Merci.
Colleagues, we will go in camera.
Chers collègues, nous allons maintenant poursuivre à huis clos.
(The committee continued in camera.)
(La séance se poursuit à huis clos.)
OTTAWA, Wednesday, May 28, 2014
OTTAWA, le mercredi 28 mai 2014
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day at 6:39 p.m. to study the Supplementary Estimates (A) for the
fiscal year ending March 31, 2015.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales se
réunit aujourd’hui, à 18 h 39, pour étudier le Budget
supplémentaire des dépenses (A) pour l’exercice se terminant le
31 mars 2015
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Honourable senators, tonight we will continue our
study of Supplementary Estimates (A) for the fiscal year ending
March 31, 2015.
[English]
Our committee began consideration of the Supplementary
Estimates (A) yesterday, when we heard from officials from
Treasury Board, as well as from Natural Resources and from
Atomic Energy of Canada Limited. This evening, we will continue
that study by hearing from a few other departments with some of
the larger appropriations. In our first panel this evening, we will
hear from Employment and Social Development Canada, Alain
P. Séguin, Chief Financial Officer, and Paul Thompson, Senior
Assistant Deputy Minister, Skills and Employment Branch. And
from PPP Canada Inc., we have Greg Smith, Chief Financial
Officer and Vice President of Finance, Risk and Administration.
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Français]
Le président : Honorables sénateurs, ce soir, nous allons
continuer notre étude du Budget supplémentaire des
dépenses (A) pour l’exercice se terminant le 31 mars 2015.
[Traduction]
Notre comité a commencé son étude du Budget supplémentaire
des dépenses (A) hier, et des représentants du Conseil du Trésor,
de Ressources naturelles Canada et d’Énergie atomique du
Canada Limitée sont venus témoigner. Ce soir, nous continuons
notre étude et d’autres témoins comparaissent devant nous. Il sera
question de certains des plus importants crédits. Dans la première
partie de la séance, nous accueillons des représentants d’Emploi et
Développement social Canada : le dirigeant principal des
finances, M. Alain P. Séguin; et le sous-ministre adjoint
principal de la Direction générale des compétences et de
l’emploi, M. Paul Thompson. Nous accueillons également
29-5-2014
Finances nationales
13:65
Shall we begin with Employment and Social Development
Canada? You have some introductory remarks, and then I will
move to Mr. Smith.
M. Greg Smith, dirigeant principal des finances et vice-président
des finances, de la gestion du risque et de l’administration de PPP
Canada Inc. Est-ce que ce sont les représentants d’Emploi et
Développement social Canada qui commenceront? Vous ferez
votre exposé, et ce sera ensuite au tour de M. Smith.
Alain P. Séguin, Chief Financial Officer, Employment and
Social Development Canada: Thank you, Mr. Chair. Just a few
introductory remarks. Good evening, members of the committee.
I am pleased to appear before you in my capacity as the chief
financial officer at Employment and Social Development Canada.
I’m accompanied by Paul Thompson. As you heard, he’s the
senior assistant deputy minister of Skills and Employment Branch
at ESDC.
Alain P. Séguin, dirigeant principal des finances, Emploi et
Développement social Canada : Merci, monsieur le président. Je
n’ai que quelques remarques préliminaires. Mesdames est
messieurs les membres du comité, bonsoir. Je suis heureux
d’être ici aujourd’hui en tant que dirigeant principal des
finances d’Emploi et Développement social Canada. Je suis
accompagné par M. Paul Thompson. Comme vous le savez déjà,
il est sous-ministre adjoint principal de la Direction générale des
compétences et de l’emploi à EDSC.
[Translation]
The department I represent helps Canadians at crucial stages in
their lives, whether they are still in school or raising a family,
looking for a job or retiring from the workforce. The department
is responsible for delivering high quality services that are timely
and accessible, through Service Canada.
[English]
[Français]
Le ministère que je représente vient en aide aux Canadiennes et
aux Canadiens à des étapes clés de leur vie, qu’ils soient aux
études, occupés à élever une famille, à la recherche d’un emploi ou
sur le point de prendre leur retraite. Le ministère est chargé de
fournir en temps opportun des services de haute qualité et
accessibles par l’entremise de Service Canada.
[Traduction]
We also have the mandate to maintain strong, productive,
healthy and competitive workplaces within the federal
jurisdiction, through the Labour Program.
Nous avons aussi pour mandat de maintenir des milieux de
travail dynamiques, productifs, sains et concurrentiels au sein de
l’administration fédérale grâce au Programme du travail.
Allow me to offer the committee an overview of ESDC’s
portion of the 2014-15 Supplementary Estimates (A), tabled on
May 14, 2014.
J’aimerais donner au comité un aperçu de la part d’EDSC dans
le Budget principal des dépenses (A) de 2014-2015 qui a été déposé
le 14 mai 2014.
[Translation]
As you know, Supplementary estimates (A) present
information on spending requirements that were either not
sufficiently developed in time for inclusion in the Main
Estimates or have subsequently be refined to account for
developments in particular programs and services.
[English]
The 2014-15 Supplementary Estimates (A) for ESDC amount
to $485 million. For ESDC, an adjustment of $500 million is
requested in these supplementary estimates to fund the new
Canada Job Fund, including the Canada Job Grant announced in
Budget 2013.
[Translation]
The Canada Job Grant will ensure direct employer
involvement and investment in the skills training system,
helping address Canada’s skills shortages while assisting
[Français]
Comme vous le savez, le Budget supplémentaire des
dépenses (A) présente de l’information sur les besoins relatifs
aux dépenses qui n’étaient pas suffisamment définis pour être
inclus dans le budget principal des dépenses ou qui ont
ultérieurement été précisés afin de tenir compte de l’évolution
de programmes et de services particuliers.
[Traduction]
La part d’EDSC dans le Budget supplémentaire des
dépenses (A) de 2014-2015 s’élève à 485 millions de dollars.
Pour EDSC, un rajustement de 500 millions de dollars est
demandé dans le Budget supplémentaire des dépenses afin de
financer le nouveau Fonds canadien pour l’emploi, y compris la
Subvention canadienne pour l’emploi annoncée dans le budget de
2013.
[Français]
La Subvention canadienne pour l’emploi fera en sorte que les
employeurs participent et investissent directement dans le système
de formation axée sur les compétences, ce qui contribuera à
13:66
National Finance
workers in obtaining the skills they need for available jobs.
[English]
29-5-2014
remédier à une pénurie de compétences au Canada tout en aidant
les travailleurs à acquérir les compétences dont ils ont besoin pour
occuper les emplois disponibles.
[Traduction]
Also, $30 million will be transferred over two years, $15 million
for 2014-15 and 2015-16, from the Youth Employment Strategy
program to the National Research Council. The National
Research Council delivers the Industrial Research Assistance
Youth Employment Program under Career Focus. Given that this
very successful programming already aligns with the priority of
providing job experience to youth in high demand fields, Budget
2014 announced that $30 million would be provided to the NRC
to support youth internships in small and medium-sized
enterprises undertaking technical research and development
projects.
En outre, des fonds de 30 millions de dollars seront transférés,
sur deux ans — 15 millions en 2014-2015 et 15 millions en 20152016 —, du programme de la Stratégie emploi jeunesse au Conseil
national de recherches Canada. Le Conseil national de recherches
exécute le Programme emploi jeunesse relevant du Programme
d’aide à la recherche industrielle, dans le cadre d’Objectif carrière.
Étant donné que ces programmes très fructueux s’inscrivent déjà
dans la priorité consistant à faire en sorte que les jeunes
acquièrent une expérience de travail dans des domaines à forte
demande, le gouvernement a annoncé dans le budget de 2014 que
30 millions de dollars seraient octroyés au CNR à l’appui des
stages à l’intention des jeunes dans les petites et moyennes
entreprises qui entreprennent des projets techniques de R-D.
I hope this very high-level overview has given you a better
understanding of our Supplementary Estimates (A), and my
colleague and I will be happy to answer questions.
J’espère que cet aperçu vous aide à mieux comprendre la part
du Budget principal des dépenses (A) qui relève de notre
ministère, et mon collègue et moi serons maintenant heureux de
répondre à vos questions.
[Translation]
Greg Smith, Chief Financial Officer and Vice President of
Finance, Risk and Administration, PPP Canada Inc.: Mr. Chair,
thank you for inviting me to speak to you today. I am pleased to
be representing PPP Canada, and to answer any questions that
you may have with respect to Supplementary Estimates (A).
[English]
[Français]
Greg Smith, dirigeant principal des finances et vice-président,
Finances, gestion du risque et administration, PPP Canada Inc. :
Monsieur le président, je vous remercie de m’avoir invité à
m’adresser à vous aujourd’hui. J’aurai l’honneur de représenter
PPP Canada, ainsi que de répondre à toutes les questions que
vous souhaitez soulever au sujet du Budget supplémentaire des
dépenses (A).
[Traduction]
My appearance before you today comes at a time of great
importance, a milestone really, for PPP Canada Inc. — its five
year anniversary and the beginning of the second piece of the P3
Canada Fund, a $1.2-billion fund and merit-based program
designed to incent innovation in P3s, as well as to encourage
inexperienced governments to consider P3s in public
infrastructure procurements.
Ma comparution d’aujourd’hui marque une date très
importante, une étape même, pour PPP Canada, car il s’agit du
cinquième anniversaire de notre société d’État et du début de la
deuxième tranche du Fonds PPP Canada, un fonds de 1,2 milliard
de dollars destiné à financer un programme basé sur le mérite,
ayant été conçu pour encourager l’innovation dans le domaine des
PPP et pour aider les gouvernements moins expérimentés à
considérer la possibilité de confier des projets d’infrastructure
publique à des partenariats public-privé.
When I appeared before you in March 2011, PPP Canada had
just closed applications for round three of funding. Today, we are
currently accepting applications for round six, and we have
committed the entire $1.2 billion allotted over the past five years.
The replenishment of the P3 Canada Fund through 2018-19 will
allow PPP Canada to run four more annual rounds of funding in
addition to round six.
Lors de ma dernière comparution, en mars 2011, PPP Canada
venait tout juste de clôturer sa troisième ronde de demandes de
fonds. Nous acceptons présentement des demandes dans le cadre
de sa sixième ronde et avons engagé l’intégralité des fonds de
1,2 milliard de dollars nous ayant été alloués au cours des cinq
dernières années. Le renouvellement du Fonds PPP Canada
jusqu’à l’exercice 2018-2019 permettra à PPP Canada de lancer
une ronde annuelle supplémentaire sur quatre ans, outre la
sixième ronde.
Our first five years of operation saw us commit the $1.2 billion
in strategic investments, leveraging more than $6.4 billion in
public infrastructure. We have announced the funding of
Au cours de ses cinq premières années d’exploitation, notre
société d’État a confirmé avoir effectué des investissements
stratégiques s’élevant à 1,2 milliard de dollars, engendrant la
29-5-2014
Finances nationales
13:67
20 projects spread throughout eight provinces and territories. Our
business has matured and grown dramatically. PPP Canada’s
expertise now spans along three business lines: P3 knowledge
development and sharing; advancing federal P3s; and advancing
provincial, territorial, municipal and First Nations P3s.
mobilisation de plus de 6,4 milliards de dollars destinés à
l’infrastructure publique. Nous avons annoncé le financement
de 20 projets dans 8 provinces et territoires. Nos opérations se
sont développées et perfectionnées considérablement et l’expertise
de PPP Canada s’est répartie entre les trois secteurs d’activité
suivants : le développement et le partage des connaissances sur les
PPP; l’avancement des partenariats public-privé fédéraux; et
l’avancement des partenariats public-privé provinciaux,
territoriaux, municipaux et des Premières Nations.
PPP Canada continues to invest in knowledge development
and sharing to reinforce its brand as a leading source of expertise.
The work is focused on five broad areas: P3 tools and guides for
clients and staff, sector and case studies, broad-based P3 studies,
external knowledge-sharing activities and, finally, internal
knowledge-sharing activities.
PPP Canada continue d’investir dans le développement et le
partage des connaissances sur les PPP afin d’affirmer son
expertise en la matière. Les activités de ce secteur se répartissent
en cinq domaines généraux : l’élaboration d’outils et de guides sur
les PPP mis à la disposition de nos clients et de notre personnel;
les études de cas et sectorielles; les études de grande envergure sur
les PPP; les opérations de partage des connaissances externes; et,
finalement, les opérations de partage des connaissances internes.
The publication of P3 tools and guides remains a dominant
focus for the corporation and includes a series of documents to
enable federal, provincial, territorial, municipal and First Nations
clients to develop and execute P3 projects. It also includes tools
for PPP Canada staff to enable them to provide expertise and
advice to clients and to conduct fulsome analysis on projects. It
allows staff to conduct their work in a more constructive and
systematic manner.
La publication de guides et de manuels occupe une place
prédominante au sein de notre société d’État et s’articule autour
d’une série de documents destinés à aider nos clients des
gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux, municipaux et
des Premières Nations à développer et à exécuter des projets
menés à terme par des partenariats public-privé. On élabore
également des outils permettant aux employés de PPP Canada de
partager leur expertise avec nos clients et de leur prodiguer
conseils et avis, puis des outils leur permettant d’analyser en
profondeur les projets. Cela permet au personnel de s’acquitter de
ses fonctions d’une manière plus constructive et systématique.
Just recently, PPP Canada published five guides and tools and
is preparing to publish a suite of tools targeted directly to federal
clients. This suite will provide government departments with a
beginning-to-end handbook, starting with assessing the P3
suitability of a project and ending with best practices to ensure
a successful procurement. We’ve seen great success with our
federal business line and are working hard towards becoming an
integral part of the capital delivery service of the Government of
Canada.
PPP Canada vient tout juste de publier cinq guides et outils
didactiques, puis se consacre, en ce moment, à l’élaboration d’une
série d’outils à l’intention de nos clients fédéraux, dans le but
d’offrir aux différents ministères un manuel complet sur les PPP,
en commençant par l’analyse de faisabilité de leur projet par un
PPP, pour terminer avec les pratiques exemplaires devant servir
de base à la réussite de toute passation de marché. Nous avons
connu un excellent succès dans nos opérations du secteur fédéral
et nous travaillons assidûment pour faire partie intégrante des
services d’approvisionnement en capital-risque du gouvernement
du Canada.
Since 2011, all federal departments and agencies with an
infrastructure project that creates an asset with a lifespan of more
than 20 years and having a capital cost of $100 million or more
must be screened by PPP Canada to determine whether a P3 is a
suitable procurement option.
Depuis 2011, tous les ministères et toutes les agences du
gouvernement fédéral consacrés à la réalisation d’un projet dont
la durée de vie est de 20 ans ou plus et dont le coût est d’au moins
100 millions de dollars, doivent faire l’objet d’un examen de
présélection auprès de PPP Canada, afin de déterminer si le projet
peut être exécuté avec succès par un PPP.
Once a federal project is screened as viable, PPP Canada staff
work closely with project managers in the preparation of their
procurement options analysis and business case. As the
Government of Canada’s centre of expertise on P3s, the
corporation has become a trusted P3 adviser.
Une fois que les membres du personnel de PPP Canada ont
déterminé qu’un projet fédéral est réalisable, ils travaillent en
étroite collaboration avec les gestionnaires du projet à la
préparation de l’analyse des modèles d’approvisionnement et à
l’élaboration du dossier d’affaires. En tant que centre d’expertise
sur les PPP au sein du gouvernement du Canada, notre société
d’État est devenue une source fiable de savoir-faire en la matière.
13:68
National Finance
29-5-2014
We are currently providing advisory services to Transport
Canada on the new bridge over the St. Lawrence, the largest P3 in
Canadian history. We will soon be engaged in another large
project, the Detroit River international crossing.
PPP Canada procède actuellement à la prestation de servicesconseils à Transports Canada au sujet du nouveau pont
traversant le Saint-Laurent. Il s’agit du PPP de plus grande
envergure dans l’histoire du Canada. Nous comptons également
entreprendre bientôt un autre mégaprojet : le passage
international traversant la rivière Detroit.
I already mentioned the success that we have enjoyed with the
P3 Canada Fund, and I must use the word ‘‘success’’
appropriately today because our third business line was just
recently expanded. Under Economic Action Plan 2013, it was
announced that a new P3 screen would be put in place under the
New Building Canada Fund to include all project funding
applications with total eligible costs of over $100 million to
assess their viability for P3 procurement. We have sustained our
growth through flexible and resilient structures with the capacity
to evolve alongside the corporation.
Comme je l’ai déjà mentionné, nous avons connu de grandes
réussites grâce au Fonds PPP Canada. Et je dois employer le
terme « réussites » avec justesse aujourd’hui, car notre troisième
secteur d’activité vient justement d’être amplifié. En effet, dans
notre Plan d’action économique de 2013, on a annoncé la mise en
place d’un nouvel examen de présélection permettant de
déterminer si des projets dont les dépenses éligibles dépassent
les 100 millions de dollars peuvent être exécutés avec succès par
un PPP. Nous avons connu une croissance soutenue grâce à la
souplesse et à la résistance de notre administration, ce qui nous a
permis d’évoluer harmonieusement avec notre société d’État.
Since incorporation in 2009, we have worked towards building
a high-performing corporation with extremely skilled and
qualified staff and ensuring the implementation of sound
processes, procedures and policies. This includes sound fiscal
management, adherence to Government of Canada policies and
guidelines, ensuring responsible management of our three
business lines and effective performance management.
Depuis sa constitution en 2009, PPP Canada s’efforce de
devenir une société d’État au rendement supérieur, dotée
d’effectifs hautement compétents et qualifiés, ainsi que de
mettre en place de bonnes procédures et politiques pour assurer
notamment une saine gestion fiscale, une application conforme
des politiques et des directives du gouvernement du Canada, une
gestion responsable de nos trois secteurs d’activité et une gestion
efficace du rendement.
Excellence is continuous. Efforts must be ongoing to ensure the
achievement of good results over the long term. PPP Canada is a
dynamic and evolving organization committed to operating
within our public policy mandate and our resource allowance.
Nous continuons de viser l’excellence et des résultats supérieurs
à long terme. PPP Canada est un organisme dynamique et en
pleine évolution, engagé à mener ses opérations en toute
conformité avec son mandat d’intérêt public et les ressources lui
ayant été attribuées.
When we last spoke in 2011, the corporation was only two
years old. Since then, we’ve matured. Over the years our staff
complement has grown from approximately a dozen to over 50,
and we are still growing, looking to attract the best and brightest
minds and retaining top-level talent. We strive to be one of the
best-managed federal organizations. We’ve built a solid track
record of success during our first five years, and we see
maintaining this trajectory into the future.
La dernière fois que je me suis adressé à vous, en 2011, cela ne
faisait que deux ans que notre société d’État existait. Aujourd’hui,
trois ans plus tard, nous sommes passés d’une équipe d’environ
12 personnes à plus de 50, et nous continuons de nous développer,
de nous doter des employés les plus brillants et de retenir les plus
talentueux. PPP Canada s’efforce de devenir un des organismes
fédéraux les mieux administrés. Notre feuille de route, au cours de
nos cinq premières années, est jalonnée de succès et nous
comptons nous maintenir sur cette trajectoire.
As with any organization constantly seeking innovative ways
of improving performance and efficiency, much work remains to
be done in all of our business lines and potential new avenues to
explore.
Comme tout organisme cherchant constamment de nouveaux
moyens d’augmenter son rendement et son efficacité, il nous reste
encore du travail à faire pour perfectionner nos secteurs d’activité
et pour explorer de nouvelles possibilités.
I look forward to hearing from you and welcome your
questions.
Je serai ravi de répondre à vos questions.
Senator Gerstein: Thank you for being in front of us.
Mr. Smith, I’m interested in the remarks you’ve made. If I may,
I’m going to deal with the second, third and fourth paragraphs of
your opening remarks.
Le sénateur Gerstein : Monsieur Smith, je vous remercie de
votre présence. Je voudrais parler de vos observations. Si vous me
le permettez, j’aimerais revenir aux deuxième, troisième et
quatrième paragraphes de votre exposé.
The one item that is consistent in each of the paragraphs is I
believe you’ve got $1.2 billion. I’m not sure. In the first paragraph
you talk about the second tranche; in the third paragraph you talk
L’élément qui revient dans chacun des paragraphes, c’est le
montant de 1,2 milliard de dollars qui vous a été alloué. Je ne suis
pas sûr de comprendre. Dans le premier des trois paragraphes,
29-5-2014
Finances nationales
13:69
about in round six you’ve committed; and in the third paragraph
you say you have announced 20 projects. I don’t understand any
of it.
vous parlez de la deuxième tranche; dans le troisième paragraphe,
vous parlez de la sixième ronde; et dans le troisième paragraphe,
vous dites avoir annoncé 20 projets. Je ne comprends rien de tout
cela.
What are the 20 projects? Where are they? Who are our
partners? What is the current status? Are they in the ground, in
process or are they completed? Do you give gifts, grants or loans?
Thank you.
Quels sont les 20 projets? Où seront-ils menés? Qui sont nos
partenaires? Où en est-on? Les projets sont-ils à l’étape de
démarrage, en cours ou terminés? Faites-vous des dons, des
subventions ou des prêts? Merci.
Mr. Smith: That was one question with many parts. Let me
begin. We do have a list of projects, and I could go through them,
Mr. Chair, or we could provide that.
M. Smith : Un certain nombre de questions ont été posées. Je
vais commencer. Nous avons une liste de projets, et je pourrais
vous les énumérer, monsieur le président, ou nous pourrions vous
fournir la liste.
Senator Gerstein: Just give us an example of a couple of them
so we have some idea of what it is you’re dealing with.
Le sénateur Gerstein : Donnez-moi seulement quelques
exemples pour que nous ayons une idée de vos activités.
Mr. Smith: Sure.
M. Smith : Bien sûr.
The Chair: Except you are undertaking to provide us with that.
Le président : Toutefois, vous voulez nous fournir
l’information.
Mr. Smith: We have the list of the 20 projects, and we’ll
provide that. It has all the locations, the size of the project and the
model that’s used for all the announced projects.
M. Smith : Nous avons la liste des 20 projets, et nous vous la
fournirons. Elle contient tous les renseignements sur le lieu, la
taille et le modèle utilisé pour tous les projets annoncés.
Let me back up a bit. The original fund for PPP Canada was
$1.2 billion, and that was the first tranche.
Permettez-moi d’y revenir. À l’origine, le fonds pour PPP
Canada était de 1,2 milliard de dollars, et c’était la première
tranche.
Senator Gerstein: And you got the money?
Mr. Smith: That’s correct.
Le sénateur Gerstein : Et vous avez obtenu l’argent?
M. Smith : C’est exact.
Senator Gerstein: You got the $1.2 billion and it was in your
account, as I recall?
Le sénateur Gerstein : Si je me souviens bien, ce montant de
1,2 milliard de dollars était dans votre compte, n’est-ce pas?
Mr. Smith: That’s correct. For the purposes of the P3 Canada
Fund, PPP Canada is a non-agent Crown. Therefore, for us to
commit funds to projects, the government has chosen to advance
us the $1.2 billion and we then invest that money in a way to
achieve capital preservation. That allows us to actually sign
financial contractual arrangements with the projects that we are
supporting, knowing that the cash is in our bank to pay those
project commitments when they come due.
M. Smith : C’est exact. Pour ce qui est du Fonds PPP Canada,
PPP Canada est une société d’État non mandataire. Donc, pour
que nous puissions engager des fonds pour des projets, le
gouvernement a décidé de nous avancer les 1,2 milliard de
dollars que nous investissons de façon à préserver le capital. Cela
nous permet de signer des ententes contractuelles pour les projets
que nous soutenons, sachant que l’argent est dans notre compte
afin d’engager les fonds le temps venu.
So the first $1.2 billion has been advanced to us, and that
supports the 20 projects that we’ll provide you the list of.
Ainsi, le premier montant de 1,2 milliard de dollars nous a été
avancé, et il soutient les 20 projets qui figurent sur la liste que
nous vous fournirons.
Budget 2013 provided a replenishment of $1.2 billion, and
that’s what’s included. The first year’s appropriation for that is
what’s included in the $200 million that you’re seeing in
supplementary.
Le budget de 2013 comprenait un renouvellement de
1,2 milliard de dollars, et c’est ce qui est inclus. Le crédit de la
première année, c’est ce qui est inclus dans le montant de
200 millions de dollars que vous voyez dans le Budget
supplémentaire des dépenses (A).
Senator Gerstein: How much of the $1.2 billion in the first
tranche has actually gone out of the account?
Le sénateur Gerstein : Combien d’argent sur ces 1,2 milliard, de
la première tranche, a été retiré du compte?
Mr. Smith: Cash out the door is probably about $30 million.
Senator Gerstein: In five years, $30 million out of $1.2 billion?
M. Smith : C’est probablement environ 30 millions de dollars.
Le sénateur Gerstein : En cinq ans, 30 millions sur 1,2 milliard
de dollars?
13:70
National Finance
29-5-2014
Mr. Smith: The $30 million has gone out the door. You’ll have
to remember that with P3 projects a lot of planning has to go into
developing. We make our commitment. It probably could be up
to a year-and-a-half to two-year process that the city, the
province, or whomever is going to go through their RFQ, their
RFP process. Then they will choose their preferred proponent,
then the shovels go into the ground and whatever construction
takes, it could be another two or three years.
M. Smith : Les 30 millions ont été versés. N’oubliez pas que
dans le cadre des projets de PPP, une grande partie de la
planification est liée au développement. Nous prenons
l’engagement. Le processus d’appel d’offres ou de demande de
proposition peut prendre de un an et demi à deux ans à la ville, à
la province, peu importe. Par la suite, le promoteur est choisi, les
travaux démarrent, et on en a encore pour deux ou trois ans selon
le projet.
With the federal money that is given to us, and in an effort to
transfer all of the construction risk associated with on-time
delivery and on-budget delivery, we do not pay our contribution
until substantial completion, when that asset is done and is
starting to provide service to the public.
Compte tenu des fonds fédéraux qui nous sont alloués, et dans
le but de transférer tous les risques liés à la construction
correspondant à l’échéancier et au budget, nous ne versons pas
notre contribution tant que la construction n’est pas à un stade
d’achèvement substantiel, lorsqu’on commence à fournir des
services au public.
Senator Gerstein: I’m sorry, Mr. Chair, if I’m asking too many
questions here on my time.
Le sénateur Gerstein : Monsieur le président, je m’excuse si je
pose trop de questions.
The Chair: We’re all interested.
Le président : Cela nous intéresse tous.
Senator Gerstein: Just so I understand what you’ve said,
$1.2 billion went over in 2010, and of that $1.2 billion you have
spent $30 million, so, if I do the addition, I think you’ve got a
billion something still sitting in the account five years later.
Le sénateur Gerstein : Je veux m’assurer d’avoir bien compris
ce que vous avez dit. Le montant de 1,2 milliard est passé en 2010,
et sur ce montant, vous avez dépensé 30 millions de dollars. Si je
fais le calcul, il reste encore plus d’un milliard dans votre compte,
cinq ans plus tard.
Mr. Smith: The first $1.2 billion was provided to us over a fiveyear period. You would have seen those in your Main Estimates
documents on an annual basis. That money is sitting in our bank
accounts, and you’ll see it in our audited financial statements.
That money serves as the backdrop to support the financial
commitments that we are making to those 20 projects. Our full
commitments total $1.2 billion.
M. Smith : La première tranche de 1,2 milliard nous a été
versée sur cinq ans. On peut le voir dans les documents
budgétaires de chaque année. Cet argent se trouve dans nos
comptes, et vous le constaterez en consultant nos états financiers
vérifiés. Il sert à soutenir nos engagements financiers pour les
20 projets. Le montant total de nos engagements est de
1,2 milliard de dollars.
We have commitments to projects and, other than the
$30 million that we’ve paid out in cash, we have the remaining
cash sitting there for those 20 projects we’ve committed to.
Nous nous sommes engagés à soutenir d’autres projets et, mis à
part les 30 millions que nous avons payés, nous avons le reste du
montant pour financer les 20 projets.
Senator Gerstein: The monies that you give out, they’re grants,
loans or forgivable loans? Give us some idea of what it is that
you’re passing out, how you participate. Do you take equity?
Le sénateur Gerstein : Les sommes que vous versez sont-elles
des subventions, des prêts ou des prêts-subventions? Donnez-nous
une idée de ce que vous distribuez, de la façon dont vous
participez. Prenez-vous une participation?
Mr. Smith: No.
M. Smith : Non.
Senator Gerstein: How does it work?
Le sénateur Gerstein : Comment cela fonctionne-t-il?
Mr. Smith: Our financial arrangements are with the procuring
jurisdiction, so we are supporting them with a non-repayable
contribution, for the most part, in support of their cost to procure
that asset.
M. Smith : C’est avec l’entité acheteuse que nous concluons des
ententes financières, et nous l’aidons à payer les coûts de
l’approvisionnement au moyen d’une contribution non
remboursable, de façon générale.
I say ‘‘for the most part’’ because if cash and profits are being
generated from that asset through user fees or whatever and if
there is a return of capital to the procuring jurisdiction, we will
share in that return of capital to the extent that we contributed to
the project. For the most part they’re non-repayable, but they
could become repayable. We monitor those projects and will
monitor those projects in the future to see if there has been a
return of capital.
Je dis « de façon générale » parce que si le bien génère des
profits — par exemple grâce à frais d’utilisation — et que l’entité
acheteuse obtient un revenu du capital, nous obtenons une partie
proportionnelle à notre contribution au projet. De façon générale,
la contribution est non remboursable, mais elle peut devenir
remboursable. Nous surveillons les projets et nous le ferons à
l’avenir pour voir s’il y a un revenu du capital.
29-5-2014
Finances nationales
Senator L. Smith: To follow up, I have a supplementary to
Senator Gerstein’s question. You mentioned that $30 million plus
the rest of the $1.2 billion is committed to 20 projects. Is that
correct?
Mr. Smith: Correct.
Senator L. Smith: When will these projects come into force in
terms of when you dispense that money? Over how long a period
of time will that be?
Mr. Smith: Out to 2018.
13:71
Le sénateur L. Smith : J’ai une autre question qui est liée à celle
du sénateur Gerstein. Vous avez dit que les 30 millions et ce qui
reste du 1,2 milliard de dollars servent à financer les 20 projets,
n’est-ce pas?
M. Smith : C’est exact.
Le sénateur L. Smith : Quand distribuerez-vous l’argent, et sur
combien de temps?
M. Smith : Sur une période allant jusqu’en 2018.
Senator L. Smith: If I understand correctly, by 2018 that
money will be into projects that are operational?
Le sénateur L. Smith : Si je comprends bien, d’ici 2018, l’argent
sera versé dans des projets en service?
Mr. Smith: Yes. When you say ‘‘money into,’’ we will only pay
when the asset reaches substantial completion and the asset is
providing services to the public. That distribution of cash is
planned between now and 2018-19.
M. Smith : Oui. Vous dites qu’il « sera versé »; aucun paiement
n’est effectué avant le quasi-achèvement du projet et le début de la
prestation de services au public. La distribution de l’argent se fera
d’ici 2018-2019.
Senator L. Smith: What type of projects are they? Are they
infrastructure projects? Are they businesses or a combination of,
so we understand? You mentioned that you’re going to invest in a
bridge over the St. Lawrence River, which is interesting, and the
Detroit-Windsor bridge, which we all understand. Are the
20 projects fixed structures, or are they a combination of
structure and infrastructure and/or a form of business?
Le sénateur L. Smith : De quel type de projets s’agit-il? S’agit-il
de projets d’infrastructure? Pour que nous puissions comprendre,
s’agit-il d’entreprises ou d’un mélange des deux? Vous avez dit
que vous allez investir dans un pont qui enjambe le Saint-Laurent,
ce qui est intéressant, et dans le pont entre Detroit et Windsor, ce
que nous comprenons tous. Les 20 projets sont-ils des structures
fixes ou un mélange de structure et d’infrastructure ou d’une
forme d’entreprise?
Mr. Smith: I should clarify one thing. Under the P3 Canada
Fund, the only eligible recipients are provinces, municipalities,
First Nations and the territories. That money cannot go into
federal projects. We have another business line, as I was saying.
Our federal business line is to support federal departments and
agencies when they’re considering their public infrastructure
needs. We do not fund that. The departments have to fund that.
We are part of the transfer payment system to provinces,
municipalities and territories. For them to procure, it has to be
public infrastructure and a public benefit, such as roads.
M. Smith : Je devrais préciser quelque chose. Dans le cadre du
Fonds PPP Canada, les seuls bénéficiaires admissibles sont les
provinces, les municipalités, les Premières Nations et les
territoires. L’argent ne peut pas être investi dans des projets
fédéraux. Comme je le disais, nous avons un autre secteur
d’activité. Du côté du fédéral, il s’agit de soutenir les ministères et
les organismes fédéraux lorsqu’ils examinent leurs besoins en
matière d’infrastructure publique. Nous ne finançons pas cela.
Cela revient aux ministères. Nous faisons partie du système de
paiements de transfert pour les provinces, les municipalités et les
territoires. Pour eux, il doit s’agir d’une infrastructure publique
dont bénéficiera la population, comme des routes.
The earlier question was to give you an example. The Chief
Peguis Trail in Winnipeg is one project that has reached
substantial completion. It was completed by the private sector
one year earlier than planned because they decided it was to their
benefit to get that piece of infrastructure up and running as
quickly as possible. It was done significantly faster than it would
have been done under public sector procurement and has been up
and running for two years.
La question précédente était un exemple. Le projet de la route
Chief Peguis, à Winnipeg, a atteint le stade d’achèvement
substantiel. Le secteur privé l’a réalisé un an plus tôt que prévu,
parce qu’il a vu que plus tôt il le terminait et plus tôt la route était
carrossable, plus c’était à son avantage. Il a réalisé les travaux
beaucoup plus rapidement que ne l’aurait fait le secteur public, et
la route est en service depuis deux ans.
The second project is in Lac La Biche, northern Alberta. The
waste treatment facility is in operation; and we’ve contributed to
that project. As well, we’ve made a commitment of $200 million
to the Edmonton light rail project, which is worth $1.8 billion in
total.
Le second projet était à Lac La Biche, dans le nord de
l’Alberta. L’usine de traitement des déchets est en exploitation, et
nous avons contribué à ce projet. De même, nous avons engagé
200 millions de dollars dans le projet de train léger d’Edmonton,
dont la valeur totalise 1,8 milliard de dollars.
13:72
National Finance
29-5-2014
Senator L. Smith: What is the measurement of success for your
organization? If there are say three measurements of success, what
would they be so that we can understand? Your report was very
positive and upbeat, but how do you measure what you’re doing
so that we can define what success means for your organization?
Le sénateur L. Smith : Par quels critères votre organisation
mesure-t-elle sa réussite? S’il y en avait trois, quels seraient-ils,
pour que nous puissions comprendre? Votre rapport était très
positif et très optimiste, mais comment mesurez-vous vos
réalisations, pour que nous puissions définir ce que la réussite
signifie pour votre organisation?
Mr. Smith: Before I answer, I’ll give you some of the best
practices followed in Canadian P3s. The procuring jurisdiction
will go through an RFQ process and normally select three
bidders. Those three bidders will go through an RFP process.
They will evaluate, choose a preferred proponent, and enter into
significant contractual arrangements with that private sector that
last for 25 or 30 years. Construction begins, and at the end of
construction, normally there is a substantial completion payment.
The rest of the financing for that project is done by the private
sector. The private sector pension funds or life insurance
companies are providing their due diligence on the developing
contractor because they will get paid only if they provide the
service to the public. That’s how the cash flows.
M. Smith : Avant de répondre, je vais énumérer certaines des
pratiques exemplaires des partenariats public-privé canadiens.
L’entité acheteuse choisit normalement trois soumissionnaires au
moyen d’un processus de demande de qualification. Ces trois
soumissionnaires répondent ensuite à une demande de
propositions. L’entité évalue les soumissionnaires, choisit le
mieux-disant et conclut avec cette entreprise du secteur privé
des contrats importants d’une durée de 25 à 30 ans. La
construction commence. À la fin des travaux, un paiement a
normalement lieu à l’achèvement substantiel de l’ouvrage. Le
secteur privé pourvoit au reste du financement du projet. Les
caisses de retraite du secteur privé ou les assureurs-vie
aiguillonnent l’entrepreneur chargé des travaux, parce qu’ils ne
seront payés que s’ils fournissent le service au public. Cela montre
que l’argent circule.
One of the best practices is when you reach what’s called
‘‘financial close.’’ When you’ve actually signed the contractual
arrangements with the preferred proponents, we demand that the
procuring jurisdiction make public their value-for-money
analysis. Our measure would be the value for money that was
generated by doing the P3. That is a comparison on an analytical
basis using sophisticated discounted cash flow techniques to say
what the cost of the P3 is versus the public sector comparator. If
the P3 costs less, then the delta is the value for money. On the six
projects that have made public their value-for-money analysis on
their websites, there is an average of 12 per cent value for money.
The other 14 projects are in various stages of procurement and
cannot make those numbers public yet because they could impact
the competitive process of the RFP.
L’une des pratiques exemplaires se situe à la clôture des
comptes. À la signature des contrats avec les soumissionnaires
retenus, nous exigeons que l’entité acheteuse rende publique son
analyse du rapport qualité-prix. Notre critère de mesure serait la
valeur produite, en argent, du partenariat public-privé. Il s’agit
d’une comparaison analytique employant des techniques
sophistiquées d’actualisation de la valeur nette qui permet de
déterminer quel serait le coût du partenariat par rapport à celui
du comparateur du secteur public. Si le partenariat public-privé
coûte moins, la différence représente le rapport qualité-prix. Les
responsables des six projets qui ont rendu publiques leurs analyses
du rapport qualité-prix sur leur site web obtiennent un rapport
qualité-prix moyen de 12 p. 100. Les 14 autres projets se trouvent
à diverses étapes de l’acquisition. On ne peut pas rendre publics
ces chiffres, pour le moment, parce qu’ils pourraient influer sur le
processus d’appel à la concurrence qu’est la demande de
propositions.
Senator L. Smith: One of the measures is the value for money.
Another one would be your ability to leverage. If you invest
$200 million in a project and you are able to get two other
investors who put in another $600 million or $800 million, you
have your measurement. Leveraging is another one.
Le sénateur L. Smith : L’un des critères est le rapport qualitéprix. Un autre serait l’effet de levier que vous êtes capable de
développer. Si vous investissez 200 millions de dollars dans un
projet et que vous parvenez à amener deux autres investisseurs à y
mettre 600 ou 800 millions, voilà votre critère, cet effet de levier.
Mr. Smith: In my remarks I noted that our $1.2 billion has
leveraged $6.4 billion in public infrastructure.
M. Smith : Dans mes remarques, j’ai fait observer que notre
1,2 milliard avait permis l’investissement de 6,4 milliards dans les
infrastructures publiques.
Senator L. Smith: On the first tranche.
Le sénateur L. Smith : Pour la première tranche.
Mr. Smith: On those 20 projects.
M. Smith : Pour ces 20 projets.
Senator L. Smith: For the next tranche, do you try to increase
that amount? You had $1.2 billion leverage $6.4 billion so on your
second tranche, do you want to leverage $7.4 billion? You know
what I’m saying, in terms of increasing your objectives so that
your successes build over time.
Le sénateur L. Smith : Pour la prochaine tranche, essayez-vous
de faire plus? Votre 1,2 milliard a développé un effet de levier de
6,4 milliards. Pour la deuxième tranche, voulez-vous aller
chercher 7,4 milliards? Vous savez ce que je veux dire,
augmenter vos objectifs pour graduellement accumuler les succès.
29-5-2014
Finances nationales
13:73
Mr. Smith: Perhaps. I’ll give you the third measure. We talked
about making the model available to other jurisdictions. If a
jurisdiction has not considered the P3 model, then we can show
them how they can generate value. That’s another measure.
Dealing and promoting the model to inexperienced jurisdictions
or jurisdictions that have done P3s but not in a certain sector.
They may have done a transportation project but not a water
waste water project. We can move them into different sectors or
new jurisdictions. We have many new jurisdictions. You’ll see the
city of Sudbury on the list.
M. Smith : Peut-être. Je vais vous donner le troisième critère.
Nous avons parlé de rendre le modèle accessible à d’autres entités.
Si une entité n’a pas envisagé d’adopter le modèle du partenariat
public-privé, nous pouvons lui montrer qu’il peut produire de la
valeur. C’est un autre critère. Faire la promotion du modèle et le
faire adopter par des entités inexpérimentées ou qui ont utilisé le
modèle, mais non dans un certain secteur. Elles peuvent l’avoir
utilisé dans un projet de transports, mais non dans un projet d’eau
potable et d’eaux usées. Ces partenariats peuvent être adoptés
dans différents secteurs ou en différents endroits. Nous avons
beaucoup de nouveaux clients. Vous verrez que Sudbury figure
sur la liste.
The measures are value for money, leveraging and promoting
the use of the model to the extent that we can create new sectors
or bring new jurisdictions to the table. Those would be our
measures of success.
Les éléments de mesure sont la valeur de l’argent, ainsi que
l’utilisation et la promotion du modèle dans la mesure où il est
possible de créer de nouveaux secteurs ou d’attirer de nouveaux
territoires à la table. Ce sont nos indicateurs de succès.
The Chair: That was a good grounding of the issues. It’s
important, with all due respect, that you try to give us quick
answers. If you’ve a more fulsome answer that you can give us in
writing, then we would be pleased to receive that from you. I
would like to get all of the senators’ questions on the record. Each
senator can think in terms of three minutes for question and
answer.
Le président : C’est une très bonne explication. En toute
déférence, il serait important de donner des réponses brèves. Si
vous avez des réponses plus détaillées à nous fournir, nous serions
heureux de les recevoir par écrit. J’aimerais que tous les sénateurs
qui désirent intervenir puissent le faire. Chacun devra réfléchir à
ses questions en tenant compte du fait qu’il ne dispose que de trois
minutes.
[Translation]
[Français]
Senator Bellemare: My first question is for the representatives
of Employment and Social Development Canada. The
$500 million in Supplementary Estimates (A) were funds that
were already there for agreements with the provinces. This is
money that comes from the government’s consolidated revenue.
La sénatrice Bellemare : Ma première question s’adresse aux
représentants d’Emploi et Développement social Canada. En ce
qui concerne les quelque 500 millions de dollars dans le Budget
supplémentaire des dépenses (A), il s’agit d’argent qu’on avait
déjà pour les ententes avec les provinces. C’est de l’argent qui
provient des revenus généraux du gouvernement.
We know that slightly different agreements were signed with
Quebec and the other provinces. We also know that funds for the
Canada Job Grant do not account for this entire amount of
$500 million, but for a portion that will be financed over time.
On sait que des ententes un peu différentes ont été signées, avec
Québec et les autres provinces. On sait aussi que l’argent pour les
subventions pour le Canada, ce n’est pas tout le montant de
500 millions, mais c’est une partie qui sera financée au fur et à
mesure.
How are you going to ensure that businesses contributed to
skills training and development in the different provinces?
Comment allez-vous vous assurer que les entreprises ont
participé à la formation et au développement des compétences
dans les différentes provinces?
That is the objective. Are the provinces going to be checking
that, or will you do it? Are you going to ensure that we are not
funding training that was already being given, that is to say
training that would have taken place in any case?
C’est l’objectif. Est-ce que ce sont les provinces qui vont faire
cette vérification ou est-ce que c’est vous? Est-ce que vous allez
vous assurer que ce n’est pas de la formation qui se donnait déjà
et qu’on finance, finalement, de la formation qui aurait eu lieu par
ailleurs?
Paul Thompson, Senior Assistant Deputy Minister, Skills and
Employment Branch, Employment and Social Development
Canada: Thank you for that question.
Paul Thompson, sous-ministre adjoint principal, Direction
générale des compétences et de l’emploi, Emploi et
Développement social Canada : Je vous remercie pour cette
question.
[English]
As it pertains to the transfers to provinces, these were indeed
from the continuation of existing revenues that were from the
consolidated revenue funding that expired at the end of the
[Traduction]
En ce qui concerne les transferts aux provinces, ces fonds
proviennent effectivement de fonds existants du Trésor qui ont
expiré à la fin du dernier exercice. Ces fonds sont mis à la
13:74
National Finance
previous fiscal year and are being made available to provinces in
the form of the new Canada Job Fund. As part of that, as you
correctly point out, a portion of the $500 million available is to be
dedicated to the Canada Job Grant, which is the employer-driven
portion. We are working with the provinces to finalize all the
negotiations. We’re optimistic those will be completed soon. It
will be the provinces that will deliver and be responsible for
achieving the level of employer commitment with respect to the
delivery of the program. It will be delivered by the provinces, not
by the federal government.
[Translation]
29-5-2014
disponibilité des provinces par l’entremise du Fonds du Canada
pour la création d’emplois. Dans le cadre de ce transfert, comme
vous l’avez souligné, une partie des 500 millions de dollars
disponibles est affectée à la Subvention canadienne pour l’emploi
et correspond à la partie de l’employeur. Nous travaillons avec les
provinces afin de terminer les négociations et avons bon espoir
que celles-ci seront bientôt terminées. Ce sont les provinces qui
assureront la prestation du programme, et non le gouvernement
fédéral, et il reviendra à elles d’atteindre le niveau d’engagement
de l’employeur nécessaire à la prestation du programme.
[Français]
Senator Bellemare: As for the private-public partnerships, as
you no doubt know, Quebec had a PPP agency which was set up
in 2004 by Monique Jérôme-Forget; it was dismantled in 2009 for
all sorts of reasons I am not really aware of.
La sénatrice Bellemare : Pour ce qui est des partenariats privépublic, comme vous le savez sans doute, le Québec avait une
agence PPP qui avait été mise en place en 2004 par Monique
Jérôme-Forget et dont on a fermé les portes en 2009 pour toutes
sortes de raison que je ne connais pas vraiment.
That agency had a mandate that was very similar to yours. We
know it was not successful in Quebec, although it was supposed to
create a lot of partnership projects. It met approximately
10 per cent of its objectives.
Cette agence avait un mandat très semblable au vôtre. On sait
que cela n’a pas eu de succès au Québec, alors que cela devait
créer plein de projets en partenariat. Environ 10 p. 100 des
objectifs ont été atteints.
Do you know any of the reasons that would explain the failure
of that Quebec agency? Have you taken steps to protect yourself
against those features so that you have better success?
Avez-vous pris connaissance des raisons qui expliquent un peu
les déboires de cette agence pour le Québec? Est-ce que vous vous
êtes prémunis contre ces caractéristiques pour connaître un peu
plus de succès?
[English]
[Traduction]
Mr. Smith: I’ll start by staying I’m not sure I agree that
Infrastructure Quebec failed. There was a significant number of
P3s, from A25 to A30 to CHUM to University Hospital. There
were many P3s in Quebec that started around 2004 and have
reached financial close or are in construction, and some have
finished. I think there has been some success in Quebec.
M. Smith : D’abord, je ne suis pas tout à fait d’accord avec
votre affirmation selon laquelle Infrastructures Québec fut un
échec. Un nombre considérable de PPP ont été conclus, comme
ceux de l’autoroute 25, de l’autoroute 30 et du CHUM, l’hôpital
universitaire. De nombreux PPP se sont amorcés en 2004 au
Québec et ont épuisé leur budget ou sont encore en cours.
Certains sont terminés. Je crois que ce programme a connu un
certain succès.
In the most recent past, there was a change in policy so there
was a basically shutdown of the P3 model. With the new
government, there appears to be some interest in P3s, so we’re
hopeful it comes back again. Again, for the money that we give to
other provinces and municipalities, we wait for them to apply to
our fund, so making sure that they’re successful is to make sure
they’re aware of the model and how it works. That’s how we
would hope for their success.
Plus récemment, il y a eu un changement de politique, ce qui a
mis un terme au modèle PPP. Toutefois, le nouveau
gouvernement semble ouvert aux PPP. Nous avons donc bon
espoir qu’ils seront de nouveau utilisés. Encore une fois, avant de
transférer l’argent aux provinces et aux municipalités, nous
attendons qu’elles en fassent la demande, afin de nous assurer
qu’elles connaissent le modèle et son fonctionnement de façon à ce
que leur projet réussisse. C’est ainsi que nous espérons contribuer
à leur succès.
[Translation]
Senator Bellemare: So, you are aware of the attempts that were
made.
The Chair: Senator, your three minutes are up.
[Français]
La sénatrice Bellemare : Donc, vous êtes conscients des
expériences qui ont été faites.
Le président : Sénatrice, vos trois minutes sont écoulées.
29-5-2014
Finances nationales
[English]
13:75
[Traduction]
Senator Hervieux-Payette: Am I right in thinking that, by
providing funding, your main task is to provide some expertise for
the realization of these projects in partnership with the private
sector?
La sénatrice Hervieux-Payette : Ai-je raison de dire qu’en
fournissant le financement, votre principale responsabilité
consiste à fournir également une certaine expertise à la
réalisation de ces projets en partenariat avec le secteur privé?
Mr. Smith: No. Our client is the public sector, the procuring
jurisdiction, whether that’s a province, municipality, territory.
M. Smith : Non. Notre client, c’est le secteur public, celui qui
lance l’appel d’offres, que ce soit une province, une municipalité
ou un territoire.
Senator Hervieux-Payette: I understand that. I’m saying in a
public-private partnership, the owner of the project at the end of
day won’t be the federal government; it will be the private sector.
La sénatrice Hervieux-Payette : Je comprends. Ce que je dis,
c’est que dans un PPP, le responsable du projet ne sera pas le
gouvernement fédéral; ce sera le secteur privé.
Mr. Smith: No. In the P3 model, the procuring jurisdiction
always owns and continues to own the infrastructure asset. It’s
recorded on the financial statements of the public sector, and the
care and custody are returned back to the procuring jurisdiction.
M. Smith : Non. Dans le modèle PPP, celui qui lance l’appel
d’offres demeure responsable du projet et propriétaire de
l’infrastructure. Cela est précisé dans les états financiers du
secteur public. L’entretien et la responsabilité relatifs à
l’infrastructure reviennent au territoire qui lance l’appel d’offres.
In the case of Chief Peguis, the private sector will run and
maintain and snowplow and everything on that road for 25 years.
At the end of 25 years, they have to say ‘‘Here you go, City of
Winnipeg. Here’s your asset. You’re responsible for it now.’’ The
contractual arrangement details out the state that you’re going to
hand back that asset in for the care and custody of the procuring
jurisdiction.
Dans le cas du chef Peguis, le secteur privé assurera l’entretien
et le déneigement de la route pour une période de 25 ans. À la fin
de cette période, cette responsabilité sera transférée à la Ville de
Winnipeg. L’entente contractuelle précise l’état dans lequel
l’infrastructure doit être remise aux territoires ayant fait l’appel
d’offres.
Senator Hervieux-Payette: I was under the impression,
probably from my Quebec experience, that the private sector
was involved, so that’s why —
La sénatrice Hervieux-Payette : Sans doute en raison de mon
expérience au Québec, je pensais que le secteur privé était
propriétaire.
Mr. Smith: The private sector is involved in designing,
constructing, operating, maintaining and financing, but the
asset remains in the procuring jurisdiction.
M. Smith : Le secteur privé participe à la conception, la
construction, le fonctionnement, le maintien et le financement,
mais l’actif appartient à l’autorité qui en fait l’acquisition.
Senator Hervieux-Payette: Before, during and after. Before, do
you look at design for the cost, the calendar and make sure that
we have value for money? During, do you do the quantity
surveying and also cost control? And after, do you monitor the
maintenance?
La sénatrice Hervieux-Payette : Avant la mise en œuvre,
examinez-vous la conception et le calendrier pour être certains
que nous en avons pour notre argent? Durant la construction,
établissez-vous l’avant-métré et contrôlez-vous les coûts? Après le
projet, surveillez-vous la maintenance?
Mr. Smith: The costing ahead of time? We have published a
costing estimate. It’s on our website. When you’re costing these
transactions, our advice is that you have got to be at about a
30 per cent design in order to get to a plus or minus 15 per cent
costing. You need that kind of costing surety when you go into
your procurement. We make sure and we help the procuring
jurisdiction to get their cost estimates in line so that their business
case is sound before they go to the market. We also do market
soundings to make sure the market is ready to accept the
transaction.
M. Smith : Concernant les coûts prévus avant la construction,
nous publions un devis sur notre site Internet. Nous conseillons
d’avoir terminé environ 30 p. 100 de la conception pour que la
marge d’erreur dans l’évaluation des transactions s’élève à environ
15 p. 100. Il faut compter sur une évaluation valable pour
procéder à l’acquisition. Nous veillons avec l’autorité
compétente à la conformité des devis pour que le projet soit
viable, avant de chercher les entrepreneurs. Nous sondons
également le marché pour être certains que des entrepreneurs
pourront accepter la transaction.
During. In fact, the beauty of a P3 is to transfer to the private
sector. Whatever it costs you, if prices go up, that’s all to your
account. There is no auditing of what it’s actually costing the
private sector. That’s transferring that risk to them. They just
have to deliver the asset in accordance with the contractual
arrangements.
L’avantage des P3, c’est que le risque est transféré au secteur
privé durant la construction. Même si les prix augmentent, tout
lui est facturé. Les coûts assumés par le secteur privé ne sont pas
vérifiés. Le risque lui est transféré. Le secteur privé doit
simplement livrer l’actif conformément aux contrats.
13:76
National Finance
29-5-2014
Afterwards, there has to be significant monitoring, and we
participate in a management committee with, say, the City of
Winnipeg, and our key there is to make sure they have the
resources in place, the people, to make sure they understand and
can manage the long-term commitments, where the biggest part is
making sure that the private sector is performing. If they don’t
perform, deduct their payments.
Après le projet, il faut effectuer une surveillance considérable.
Nous siégeons au comité de gestion, par exemple, avec la Ville de
Winnipeg. Nous nous assurons que le secteur privé a les
ressources et le personnel en place et qu’il comprend et peut
gérer ses engagements à long terme. Le principal défi consiste à
garantir le bon rendement du secteur privé. En cas de problème,
un montant sera déduit des paiements qui lui sont versés.
Senator Mockler: Mr. Smith, you’ve mentioned about the P3s.
One of the first P3s in the history of Canada was in the early
1990s in New Brunswick. Of the P3s we have now, are there any
projects on the table for the province of New Brunswick among
those 20 projects you mentioned earlier?
Le sénateur Mockler : Monsieur Smith, un des premiers P3 de
l’histoire du Canada a été réalisé au début des années 1990, au
Nouveau-Brunswick. Parmi les 20 projets de P3 à l’étude dont
vous avez parlé, y en a-t-il qui concernent cette province?
Mr. Smith: Yes. The Saint John Safe Clean Drinking Water
Project was announced a few months ago, and we are working
with the City of Saint John. They are just getting into their RFQ
process and developing their RFPs. They have had meetings with
the construction industry down there, and the construction
industry is really excited to get into that project. That’s been
announced and should be unfolding.
M. Smith : Oui, le projet Eau potable saine et propre a été
annoncé il y a quelques mois, et nous travaillons avec la Ville de
Saint John. Le processus lié à la demande de prix vient de
s’amorcer, et les demandes de propositions sont en cours
d’élaboration. La ville a tenu des réunions avec l’industrie de la
construction, qui est très enthousiaste. Le projet a été annoncé et
devrait être mis en œuvre.
Senator Mockler: It’s noted in my discussion with P3s that
there could be strict penalties that can be imposed for poor
performance. Have we had those from the organization in areas
that some have performed as per standard?
Le sénateur Mockler : J’ai remarqué dans mes discussions sur
les P3 que vous pouvez imposer des sanctions sévères en cas de
mauvais rendement. Avez-vous imposé de telles sanctions dans
des secteurs où d’autres entreprises ont respecté les normes?
Mr. Smith: The poor performance happens when the asset is in
service and providing those services, so it’s after construction has
been completed. We only really have the two examples. But I can
tell you that, in Winnipeg, almost the second payment, the private
sector did not deliver the as-built drawings on time, and they got
dinged. There is a lot of incentive for the private sector to comply
with the contractual arrangements.
M. Smith : Le mauvais rendement concerne les services donnés
pour un actif en fonction, dont la construction est terminée. Nous
ne connaissons que deux exemples, mais à Winnipeg, nous avons
réduit le deuxième paiement au secteur privé, qui n’a pas livré les
dessins de récolement dans les temps impartis. Nous
encourageons fortement le secteur privé à respecter les contrats.
Senator Callbeck: Thank you for coming this evening. Two
quick questions: For the Canada Job Grant, how many provinces
have signed with the federal government?
La sénatrice Callbeck : Merci d’être ici ce soir. J’ai deux
questions brèves. Combien de provinces ont signé l’entente sur la
subvention canadienne pour l’emploi avec le gouvernement
fédéral?
Mr. Thompson: At present, senator, we have four agreements
concluded with provinces, but the negotiations are proceeding
very well with the remaining jurisdictions. We are optimistic
that —
M. Thompson : À l’heure actuelle, madame la sénatrice, nous
avons conclu des ententes avec quatre provinces, mais les
négociations se déroulent très bien avec les autres. Nous
sommes optimistes.
Senator Callbeck: That’s Manitoba, Ontario —
La sénatrice Callbeck : Vous parlez du Manitoba, de
l’Ontario...
Mr. Thompson: British Columbia and Alberta.
M. Thompson : De la Colombie-Britannique et de l’Alberta.
Senator Callbeck: Mr. Smith, you mentioned, about projects,
that $100 million or more must be screened by PPP Canada to
determine whether a P3 is a suitable procurement option. A new
procedure has been put in place here, hasn’t it? I was reading in
the press, on May 26, about this program being altered to require
these projects to go through a mandatory and binding vetting
process to determine whether private participation was required,
and that process will delay things by six to 18 months. Is this new
with round 6?
La sénatrice Callbeck : Monsieur Smith, vous avez dit que PPP
Canada doit contrôler 100 millions de dollars ou plus liés aux
projets en P3 pour établir s’il s’agit d’options d’acquisition
valables. Il s’agit d’une nouvelle procédure, n’est-ce pas? J’ai lu
dans les journaux du 26 mai que le programme a été modifié pour
établir, à l’aide d’un processus de validation obligatoire et
contraignant, si la participation du privé est nécessaire aux
projets. Ce processus va retarder les projets de 6 à 18 mois. S’agitil d’un nouveau critère dans la ronde 6?
29-5-2014
Finances nationales
13:77
Mr. Smith: I think the article that you are referring to is on the
New Building Canada Fund of Infrastructure Canada. Budget
2013 said that the applicants to Infrastructure Canada for
funding, if they had a project over $100 million, would have to
be screened for P3 viability. So we provide that service to
Infrastructure Canada. That’s probably better asked of the group
that’s coming afterwards.
M. Smith : Je pense que l’article dont vous parlez porte sur le
Nouveau Fonds Chantiers Canada d’Infrastructure Canada. Le
budget de 2013 exige de contrôler la viabilité des projets en P3 de
plus de 100 millions de dollars pour lesquels les promoteurs
demandent des fonds au ministère. Nous fournissons ce service à
Infrastructures Canada. Il serait sans doute préférable de poser la
question au groupe de témoins suivant.
Senator Callbeck: But there has been no change with your
fund?
La sénatrice Callbeck : Mais aucun changement n’a été apporté
à votre fonds?
Mr. Smith: For our fund, we accept applications, and we start
our call in April. It closes in June. We’ll accept applications from
anyone, and we screen them on a merit basis. What you’re
referring to is part of the New Building Canada Fund.
M. Smith : Pour notre fonds, nous acceptons les demandes
d’avril à juin. Nous les acceptons toutes, puis nous les filtrons en
fonction du mérite. Vous faites référence à un aspect du Nouveau
Fonds Chantiers Canada.
[Translation]
[Français]
Senator Rivard: We know that traditionally, Quebec was
responsible for the labour force training program. Quebec did not
want to opt into that program and there was an agreement during
the last election. Has that agreement had a positive impact on the
budget of the Canadian government?
Le sénateur Rivard : On sait que le Québec, traditionnellement,
avait la responsabilité du programme de formation de maind’œuvre. Le Québec ne voulait pas embarquer dans ce
programme, et il y a eu une entente lors de la dernière
campagne électorale. Est-ce que cette entente a un impact
positif pour le budget du gouvernement du Canada?
My second question is for the representatives of PPP Canada.
In your presentation you alluded to the Detroit National River
crossing. Are you referring to the bridge and the custom facilities?
A few weeks ago I read and heard that President Obama did not
want to participate financially in the cost of equipment for
customs control of goods.
Ma deuxième question s’adresse aux représentants de PPP
Canada. Dans la version française de votre présentation, vous
faites allusion au passage frontalier traversant la rivière Détroit.
Est-ce qu’on doit comprendre qu’il s’agit du pont et des
installations douanières? J’ai lu et entendu, il y a quelques
semaines, que le président Obama ne voulait pas participer
financièrement aux coûts des équipements liés au contrôle des
marchandises.
Is it true that this is a dispute over close to half a billion
dollars? And in your opinion, how will it end?
Est-ce vrai qu’il s’agit d’un litige qui frôle le demi-milliard de
dollars? Et selon vous, comment cela se terminera-t-il?
[English]
[Traduction]
Mr. Thompson: I mentioned that we have reached four
agreements with provinces. There is also, in addition to that, an
agreement with the Government of Quebec, which doesn’t include
the Canada Job Grant, and it recognizes the long-standing
employer engagement. So the objectives of the job grant are
already enshrined in legislation and in the program delivery
structure of the Government of Quebec. In recognition of that,
there is an ongoing agreement with the previous funds from the
labour market agreement. That, as I say, doesn’t include the job
grant portion.
M. Thompson : Je répète que nous avons conclu des ententes
avec quatre provinces. De plus, nous avons signé une entente avec
le gouvernement du Québec qui ne comprend pas la subvention
canadienne pour l’emploi et qui reconnaît l’engagement de longue
date des employeurs. Les objectifs de la subvention sont déjà
stipulés dans la loi et dans la structure de prestation de
programme du gouvernement du Québec. Les fonds précédents
prévus dans l’entente sur le marché du travail sont donc pris en
compte. Je répète que la subvention pour l’emploi est exclue.
Mr. Smith: The Detroit River crossing is a federal project. The
government announced that it would be a P3, and it is the bridge.
We are providing advice to Transport Canada on the P3 aspects
of that project, but the scope of the project, the customs plazas or
where they are, is best asked of Transport Canada, who is
responsible for that project.
M. Smith : Le gouvernement fédéral a annoncé que son projet
de pont sur la rivière Détroit serait réalisé en P3. Nous conseillons
Transports Canada sur les aspects liés au P3. Mais concernant la
portée du projet, les complexes douaniers ou ce genre de
questions, il vaut mieux s’adresser à Transports Canada, qui est
responsable du projet.
[Translation]
Senator Chaput: Is PPP Canada incorporated?
[Français]
La sénatrice Chaput : Est-ce que PPP Canada est incorporé?
13:78
National Finance
[English]
Mr. Smith: Yes, our legal name is PPP Canada Inc.
[Translation]
Senator Chaput: Do you report to a department?
[English]
Mr. Smith: The chair reports to the Minister of Finance.
[Translation]
Senator Chaput: Have you turned down any projects?
[English]
Mr. Smith: We accept applications, and we hold those
applications and work with them to mature the projects,
ultimately making an investment decision. If not, we ask those
applicants to reapply for the next round. It’s up to them to
reapply, and they are then re-evaluated on our merit principle.
[Translation]
Senator Chaput: You publish guides, tools and even manuals
for your federal clients. How much time to do spend preparing
and publishing these guides and tools for federal clients? I
presume those are other departments?
[English]
29-5-2014
[Traduction]
M. Smith : Oui, notre dénomination sociale est PPP Canada
Inc.
[Français]
La sénatrice Chaput : Est-ce que vous relevez d’un ministère?
[Traduction]
M. Smith : Le président doit rendre des comptes au ministère
des Finances.
[Français]
La sénatrice Chaput : Y a-t-il des projets que vous avez refusés?
[Traduction]
M. Smith : Nous acceptons et conservons les demandes, nous
travaillons avec les promoteurs pour améliorer les projets et, au
bout du compte, nous décidons d’investir ou non. Si le projet est
refusé, nous les invitons à soumettre une nouvelle demande
durant la ronde de financement suivante. Les promoteurs sont
libres de présenter à nouveau leur projet, qui est réévalué selon le
principe du mérite.
[Français]
La sénatrice Chaput : Vous publiez des guides, des outils et
même des manuels pour vos clients fédéraux. Combien de temps
attribuez-vous à l’élaboration et à la publication de ces guides et
de ces outils pour les clients fédéraux? Ce sont d’autres ministères,
je présume?
[Traduction]
Mr. Smith: We had developed a lot of the tools that we have
for the P3 Canada Fund, which is our transfer payment program.
We then modified them and adapted those for the federal P3s. So
we’ve learned from the fund side of things, and we’re applying
that knowledge and that learning to develop the federal tools.
M. Smith : Nous avons élaboré bien des outils pour le Fonds
PPP Canada, qui est notre programme de paiement de transfert.
Nous les avons ensuite modifiés et adaptés aux P3 fédéraux. Nous
appliquons donc nos connaissances et nos apprentissages sur le
financement pour concevoir les outils fédéraux.
It’s hard to say. It could be one, one and a half full-time
equivalents to develop those over a period of time. They’re in final
editing for publication very shortly.
C’est difficile à dire. L’élaboration demande peut-être de 1 à
1,5 équivalent temps plein durant un certain temps. Les outils
sont rendus à la révision finale et seront publiés très bientôt.
The Chair: I have two senators left, and we are in overtime
now.
Le président : Il reste deux sénateurs, et le temps est maintenant
écoulé.
Senator Eaton: I’m not quite sure I understand what private
means. Do you consider something like the TTC in Toronto
private? Would you consider the AC private? If it’s municipally
owned is that considered private?
La sénatrice Eaton : Je ne suis pas sûre de comprendre ce que
l’on entend par privé. Considérez-vous la TTC de Toronto ou
l’AC comme des organisations privées? Une entité qui appartient
à la ville est-elle privée selon vos critères?
Senator Neufeld: Of the 20 projects, if I heard you correctly,
you expect that some of them will pay a dividend — I’ll use that
term — or something that PPP Canada expects to get back. Can
you tell me, of those 20 projects, how many do you expect will
maybe return some money to the federal government? The rest
Le sénateur Neufeld : Si j’ai bien compris, vous vous attendez à
ce que certains des 20 projets rapportent des fonds à PPP Canada.
À votre avis, combien de ces projets vont rembourser une partie
des investissements du gouvernement fédéral? Les autres projets
ne seraient, en somme, que des subventions. Comment se fait la
29-5-2014
Finances nationales
13:79
would be just more or less straight grants. How are those grants
allocated across the country? Are they fairly allocated from west
to east? That would be my question.
répartition des subventions au pays? Est-elle plutôt équitable
entre l’Ouest et l’Est?
The Chair: Who wants to answer the private question first?
Le président : Qui veut répondre à la question sur les
organisations privées, en premier?
Mr. Smith: I guess TTC is public. The private would be the
economy sector that is actually trying to generate profits and
privately owned. They are the providers of the services that are
being procured.
M. Smith : Je dirais que la TTC est publique. Une organisation
privée fait partie du secteur économique qui cherche à engranger
des profits et elle appartient à des intérêts privés. Le secteur privé
fournit les services que nous achetons.
Senator Eaton: What about waste management, water
treatment plants?
La sénatrice Eaton : Qu’en est-il des usines de traitement des
déchets et d’épuration d’eau?
Mr. Smith: Those are all examples of public infrastructure, and
what the P3 does is go into a procurement process and select the
best private sector consortium that can provide that service in the
long term. They have to bid, and they will select the best one.
M. Smith : Ce sont tous des exemples d’infrastructure
publique. Un P3, c’est un processus d’acquisition dans lequel
nous sélectionnons un consortium du secteur privé qui peut
fournir les services à long terme. Nous sélectionnons les meilleures
propositions venant des entreprises.
The Chair: Can you answer Senator Neufeld’s question?
Le président : Pouvez-vous répondre à la question du sénateur
Neufeld?
Mr. Smith: When I provide the list of the projects, you will see
the distribution. I will say, though, that it is a merit-based
program that we have, so we accept applications and assess them
based on readiness, how new it is, how innovative, whether it is an
inexperienced jurisdiction and all those kinds of criteria. That’s
how we select. There is no allocation. We do the best project in
the round.
M. Smith : Lorsque je vous remettrai la liste des projets, vous
pourrez examiner la répartition. Mais je précise que notre
programme se fonde sur le mérite. Nous acceptons les
demandes et les évaluons selon l’état de préparation, la
nouveauté, l’innovation, le possible manque d’expérience de
l’autorité et tous ces critères. Voilà comment nous sélectionnons
les projets. Nous ne cherchons pas à les répartir. Nous choisissons
le meilleur projet soumis durant la ronde.
The Chair: Will it be obvious for us, when we look at the list, as
to how many of the projects involve Aboriginal communities?
Le président : La liste présente-t-elle clairement les projets qui
concernent les communautés autochtones?
Mr. Smith: Yes.
The Chair: Colleagues, unfortunately we have run out of time. I
know there is a lot of interest. This is only Supplementary
Estimates (A); there are Supplementary Estimates (B) and (C) as
well. We also have jurisdiction to deal with the Main Estimates
throughout the year.
Thank you very much.
M. Smith : Oui.
Le président : Chers collègues, nous manquons
malheureusement de temps. Je sais que la question vous
intéresse beaucoup. Nous n’en sommes qu’au Budget
supplémentaire des dépenses (A) et nous devons aussi examiner
les Budgets supplémentaires (B) et (C). Nous avons également le
mandat d’étudier le Budget principal au cours de l’année.
Merci beaucoup.
We are pleased to welcome officials from Public Safety Canada
and Infrastructure Canada to complete testimony on
Supplementary Estimates (A).
Nous sommes heureux d’accueillir les représentants de Sécurité
publique du Canada et d’Infrastructure Canada pour terminer les
témoignages sur le Budget supplémentaire des dépenses (A).
From Public Safety Canada we welcome Mr. Mark Perlman,
Chief Financial Officer and Assistant Deputy Minister, Corporate
Management Branch; and Shawn Tupper, Assistant Deputy
Minister, Emergency Management and Programs Branch. From
Infrastructure Canada we welcome David Cluff, Assistant
Deputy Minister, Corporate Services Branch; Mr. Jeff Moore,
Assistant Deputy Minister, Policy and Communications; and
Ms. Thao Pham, Assistant Deputy Minister, Federal Montreal
Bridges. They have their own assistant deputy minister now.
Nous souhaitons la bienvenue à Mark Perlman, dirigeant
principal des finances et sous-ministre adjoint, Secteur de la
gestion ministérielle, et Shawn Tupper, sous-ministre adjoint,
Secteur de la gestion des urgences et des programmes, Sécurité
publique du Canada; David Cluff, sous-ministre adjoint,
Direction générale des services ministériels, Jeff Moore, sousministre adjoint, Politique et Communications, et Thao Pham,
sous-ministre adjointe, Ponts fédéraux de Montréal,
Infrastructure Canada. Les ponts fédéraux de Montréal ont
désormais leur propre sous-ministre adjointe.
13:80
National Finance
Could I ask Public Safety if you have some introductory
remarks and, if so, who will be your spokesperson?
[Translation]
Mark Perlman, Chief Financial Officer and Assistant Deputy
Minister, Corporate Management Branch, Public Safety Canada:
Honourable senators, I am pleased to be here on behalf of Public
Safety Canada. I am joined by Shawn Tupper, Assistant Deputy
Minister of the Emergency Management and Programs Branch.
[English]
The 2014-15 Supplementary Estimates (A) for the Public
Safety portfolio are brief this year, consisting of a $95-million
increase in grants and contributions for one specific program. As
this committee may be aware, the damages associated with the
tragic events of the train derailment and explosion in LacMégantic were quite extensive.
[Translation]
Although Public Safety Canada typically works to help in the
recovery from major natural disasters, the magnitude of this
particular event resulted in the government committing to share
50 per cent of the costs with the Province of Quebec.
[English]
29-5-2014
Les fonctionnaires de Sécurité publique du Canada ont-ils un
exposé à présenter? Le cas échéant, qui sera votre porte-parole?
[Français]
Mark Perlman, dirigeant principal des finances et sous-ministre
adjoint, Secteur de la gestion ministérielle, Sécurité publique
Canada : Honorables sénateurs, je suis heureux d’être ici au
nom de Sécurité publique Canada. Je suis accompagné de
M. Shawn Tupper, sous-ministre adjoint, Secteur de la gestion
des urgences et des programmes.
[Traduction]
Le Budget supplémentaire des dépenses (A) de 2014-2015 pour
le portefeuille de la Sécurité publique est assez bref cette année. Il
prévoit une augmentation de 95 millions de dollars en subventions
et contributions pour un programme précis. Comme les membres
du comité le savent peut-être, les dégâts découlant de la tragédie
du déraillement et de l’explosion d’un train à Lac-Mégantic sont
très lourds.
[Français]
Bien que Sécurité publique Canada aide généralement aux
efforts de rétablissement à la suite de catastrophes naturelles, le
gouvernement s’est engagé à partager 50 p. 100 des coûts avec la
province du Québec, en raison de l’ampleur de cette tragédie en
particulier.
[Traduction]
Since man-made disasters are ineligible under the Disaster
Financial Assistance Arrangements, or the DFAA, Public Safety
received authority in July of 2013 to establish a specific
contribution program.
Comme les catastrophes causées par l’homme ne sont pas
admissibles au titre des Accords d’aide financière en cas de
catastrophe, les AAFCC, Sécurité publique Canada a obtenu, en
juillet 2013, l’autorisation d’établir un programme de
contribution spécifique.
Through the 2013-14 Supplementary Estimates (B), Public
Safety provided the first $25 million for its share of costs
associated with response and recovery. This was in addition to the
$30 million Quebec received through the Canada Economic
Development for Quebec Regions for economic recovery. The
Quebec government’s preliminary estimate of decontamination
costs has been established at a further $190 million. Recognizing
the burden this would place on the Government of Quebec, the
Prime Minister pledged to provide $95 million, or 50 per cent of
this, to help decontaminate depleted soil and water of that
community.
Dans le cadre du Budget supplémentaire des dépenses (B) de
2013-2014, Sécurité publique Canada a versé le premier paiement
de 25 millions de dollars de la part du gouvernement fédéral pour
les coûts associés aux mesures d’intervention et de rétablissement.
Ce montant s’ajoute à la somme de 30 millions de dollars que le
Québec a reçus par l’entremise de Développement économique
Canada pour les régions du Québec pour la relance économique.
D’après les estimations préliminaires du gouvernement du
Québec, les travaux de décontamination coûteraient un autre
montant de 190 millions de dollars. Reconnaissant l’ampleur du
fardeau que ce montant imposerait au gouvernement du Québec,
le premier ministre a promis un montant de 95 millions de dollars,
soit 50 p. 100 des coûts supplémentaires, pour aider à payer les
coûts de décontamination du sol et des eaux polluées de cette
communauté.
If these estimates are approved, a payment of up to $95 million
will be provided to the Province of Quebec within six months of
our receiving the detailed cost estimates.
Si le budget est approuvé, un montant maximal de 95 millions
de dollars sera versé à la province de Québec dans les six mois
suivant la réception d’une estimation détaillée des coûts.
29-5-2014
Finances nationales
[Translation]
In summary, this funding request will allow Public Safety
Canada to continue our important work, while ensuring we are
using Canadian taxpayers’ money in a cost-effective manner.
[English]
13:81
[Français]
En résumé, cette demande de financement permettrait à
Sécurité publique Canada de poursuivre son important travail,
tout en utilisant les deniers publics de façon économique et
efficace.
[Traduction]
Thank you for your time. We would be pleased to answer any
questions you may have.
Je vous remercie du temps que vous m’avez accordé, et je
répondrai à vos questions avec plaisir.
David Cluff, Assistant Deputy Minister, Corporate Services
Branch, Infrastructure Canada: Good evening, Mr. Chair and
committee members. I’m pleased to be part of a panel appearing
before you today. I’m joined by Jeff Moore, Assistant Deputy
Minister, Policy and Communications; and Thao Pham, Assistant
Deputy Minister, Federal Montreal Bridges.
David Cluff, sous-ministre adjoint, Direction générale des
services ministériels, Infrastructure Canada : Bonsoir, monsieur
le président et messieurs, mesdames les membres du comité. Je
suis heureux de faire partie du groupe qui comparaît aujourd’hui
devant vous. Je suis accompagné aujourd’hui par M. Jeff Moore,
sous-ministre adjoint, Direction générale des politiques et des
communications, et par Mme Thao Pham, sous-ministre adjointe,
Ponts fédéraux de Montréal.
This evening I would like to provide you with an update on our
activities as they relate to the New Building Canada Plan and the
new bridge for the St. Lawrence. I will also highlight
Infrastructure Canada’s Supplementary Estimates (A), where
these items appear prominently.
Ce soir, je souhaite faire le point sur les activités
d’Infrastructure Canada relatives au Nouveau Plan Chantiers
Canada et au nouveau pont sur le Saint-Laurent. Je mettrai aussi
l’accent sur le Budget supplémentaire des dépenses (A)
d’Infrastructure Canada, dont ces postes occupent une part
importante.
The past decade has seen the delivery of an exceptional level of
infrastructure investments across the country.
Au cours de la dernière décennie, des investissements
exceptionnels en infrastructure ont été mis en œuvre dans tout
le pays.
[Translation]
[Français]
In 2007, the original 7-year $33-billion Building Canada Plan
was introduced to allow provinces, territories and municipalities
to undertake long-term infrastructure planning.
En 2007, on a introduit le plan Chantiers Canada original
assorti d’une enveloppe de 33 milliards de dollars sur sept ans,
pour permettre aux provinces, aux territoires et aux municipalités
d’entreprendre une planification à long terme des infrastructures.
In 2009, the $4-billion Infrastructure Stimulus Fund was
developed to support job creation at the height of the global
economic crisis.
En 2009, le Fonds de stimulation de l’infrastructure, de
4 milliards de dollars, a été développé en vue de soutenir la
création d’emplois au plus fort de la crise économique mondiale.
Through these and other infrastructure initiatives, over
43,000 projects have been supported across the country.
Dans le cadre de ces programmes et d’autres initiatives en
matière d’infrastructure, on a appuyé plus de 43 000 projets dans
l’ensemble du pays.
[English]
[Traduction]
The $53 billion New Building Canada Plan builds on these
important investments. The plan includes the Community
Improvement Fund, consisting of the Federal Gas Tax Fund
and the incremental Goods and Services Tax Rebate for
Municipalities.
Le Nouveau Plan Chantiers Canada de 53 milliards de dollars
s’ajoute à ces importants investissements. Le plan comprend le
Fonds d’amélioration des collectivités, qui se compose du Fonds
de la taxe sur l’essence fédéral et du remboursement additionnel
de la taxe sur les produits et services aux municipalités.
The federal gas tax, as you know, provides $2 billion every year
to municipalities for their local projects. The federal gas tax has
been indexed at 2 per cent per year in $100 million increments
starting this April, which means it is expected to grow by
$1.8 billion over the next decade.
Le Fonds de la taxe sur l’essence fédéral fournit chaque année
2 milliards de dollars aux municipalités pour leurs projets locaux.
Depuis le mois d’avril dernier, le Fonds de la taxe sur l’essence
fédéral a été indexé à 2 p. 100 par année, avec des augmentations
applicables par tranche de 100 millions, ce qui signifie qu’il
augmentera de 1,8 milliard de dollars durant la prochaine
décennie.
13:82
National Finance
29-5-2014
The plan also includes the $14-billion New Building Canada
Fund that will support projects of national, regional and local
significance that promote economic growth, job creation and
productivity. In this $14 billion there is $1 billion dedicated
specifically to projects in communities of less than
100,000 residents. Also part of the plan, P3 Canada Fund has
been renewed with $1.25 billion over five years, and this funding is
managed by PPP Canada.
Le plan comprend également le Nouveau Fonds Chantiers
Canada, de 14 milliards de dollars, qui vise à soutenir des projets
d’importance nationale, régionale et locale favorisant la
croissance économique, la création d’emplois et la productivité.
Il inclut aussi 1 milliard de dollars spécifiquement consacrés aux
projets réalisés dans des collectivités de moins de
100 000 habitants. Toujours dans le cadre de ce plan, le Fonds
des partenariats public-privé Canada de 1,25 milliard de dollars
sur cinq ans a été renouvelé. Ce fonds est administré par PPP
Canada.
As well, existing federal infrastructure programs continue to
support over 2,500 ongoing or new infrastructure projects across
Canada during 2014 alone. Under our existing infrastructure
programs there remains $6 billion in funding that continues to
flow across the country.
De plus, pour la seule année 2014, les programmes fédéraux
d’infrastructure existants continuent de soutenir plus de
2 500 projets d’infrastructure nouveaux ou en cours, partout au
Canada. Il reste 6 milliards de dollars en financement que nous
allons continuer à verser partout au pays dans le cadre de nos
programmes d’infrastructure actuels.
[Translation]
[Français]
Infrastructure Canada is also responsible for the management
and delivery of one of the largest infrastructure projects in North
America: the new bridge for the St. Lawrence corridor project in
Quebec.
Infrastructure Canada est également responsable de la gestion
et de la mise en œuvre de l’un des plus grands projets
d’infrastructure en Amérique du Nord : le projet de corridor du
nouveau pont pour le Saint-Laurent, au Québec.
Replacing the existing Champlain Bridge, one of the busiest in
Canada, the new bridge for the St. Lawrence will have six
vehicular traffic lanes, a dedicated mass transit corridor and a
multi-use pathway. The project also provides for the replacement
of the Nuns’ Island Bridge as well as approximately four
kilometres of urban highway infrastructure.
Le nouveau pont au-dessus du Saint-Laurent remplacera
l’actuel pont Champlain, qui est l’un des ponts les plus
achalandés du Canada; il comprendra six voies de circulation
routière, un corridor réservé au transport en commun et une piste
multifonctionnelle. Le projet comprend également le
remplacement du pont de l’Île-des-Sœurs ainsi qu’environ
quatre kilomètres d’infrastructure routière en milieu urbain.
A rigorous financial and technical analysis confirmed that a
public-private partnership would be the most cost-effective
method to deliver the project within an accelerated timeline.
Une analyse financière et technique rigoureuse a confirmé que
la méthode la plus efficace pour mettre en œuvre le projet selon un
calendrier accéléré serait d’avoir recours à un partenariat publicprivé.
[English]
[Traduction]
The Government of Canada is committed to having the new
bridge open by 2018 and the rest of the corridor completed by
2020.
Le gouvernement du Canada s’est engagé à ce que le nouveau
pont soit ouvert d’ici 2018 et à ce que le restant du corridor soit
achevé d’ici 2020.
As you are aware, Infrastructure Canada’s Supplementary
Estimates (A) were tabled in Parliament during the week of
May 12. They include an increase of $312.7 million in new
authorities, bringing the total available funding for us from
$3.3 billion to $3.6 billion for 2014-15.
Comme vous le savez, le Budget supplémentaire de
dépenses (A) d’Infrastructure Canada a été déposé au Parlement
durant la semaine du 12 mai. On y prévoit une augmentation de
312,7 millions de dollars en nouvelles autorisations, ce qui fait
grimper de 3,3 à 3,6 milliards de dollars le financement disponible
pour 2014-2015.
The additional funding is divided in the following manner:
first, $142.2 million in contribution funding for the New Building
Canada Fund for the 2014-15 construction season — program
funding for future construction seasons will be secured through
upcoming parliamentary allocation processes; second,
$93.2 million in capital funding for preparatory work for the
new bridge for the St. Lawrence corridor project; third,
$71.1 million in operating funding to implement the New
Building Canada Fund to manage existing programs and for
Les fonds additionnels seront répartis comme suit :
premièrement, un financement sous forme de contribution de
142,2 millions de dollars pour le Nouveau Fonds Chantiers
Canada, pour la saison de construction 2014-2015 — le
financement de programme pour les saisons de construction
ultérieures se fera par le biais des prochains processus
d’attribution des crédits parlementaires; deuxièmement, on
prévoit 93,2 millions de dollars de financement
d’immobilisations pour les travaux de préparation du projet de
29-5-2014
Finances nationales
13:83
the new bridge for the St. Lawrence corridor project; and fourth,
$6.2 million in statutory funding, which covers the employee
benefits associated with the administrative funding I mentioned.
corridor du nouveau pont sur le Saint-Laurent; troisièmement,
71,1 millions de dollars de fonds de fonctionnement pour mettre
en œuvre le Nouveau Fonds Chantiers Canada, les programmes
existants et le projet de corridor du nouveau pont sur le SaintLaurent; et quatrièmement, 6,2 millions de dollars de financement
prévu par la loi pour financer les régimes d’avantages sociaux des
employés associés au financement d’administration dont j’ai
parlé.
Infrastructure Canada has a strong track record of delivering
federal infrastructure funding. Since the launch of the New
Building Canada Fund on March 28, we have signed and
announced four agreements with provinces and territories for a
renewed federal Gas Tax Fund. Just this week, we announced the
first major project since the launch of the New Building Canada
Fund, the Edmonton light rail system. Minister Ambrose
announced that the government has set aside up to $150 million
under the New Building Canada Fund for this project. Moving
forward, we will continue to work with our partners, the
provinces and territories to identify new projects for funding
under this fund.
Infrastructure Canada jouit d’une solide réputation pour ce qui
est de mettre en œuvre le financement fédéral pour
l’infrastructure. Depuis le lancement du Nouveau Fonds
Chantiers Canada, le 28 mars dernier, nous avons annoncé et
signé quatre ententes avec des provinces et des territoires
relativement au Fonds fédéral de la taxe sur l’essence renouvelé.
Déjà cette semaine, nous avons annoncé le premier grand projet
depuis le lancement du Nouveau Fonds Chantiers Canada, soit le
réseau de train léger sur rail à Edmonton. La ministre Ambrose a
annoncé que le gouvernement réservait pour ce projet un montant
maximal de 150 millions de dollars dans le cadre du Nouveau
Fonds Chantiers Canada. Nous continuerons de travailler avec
nos partenaires, les provinces et les territoires afin de cerner
davantage de nouveaux projets à financer dans le cadre de ce
fonds.
Thank you again for inviting us here today. We are pleased to
answer your questions.
Encore une fois, je vous remercie de nous avoir invités
aujourd’hui. Nous serons heureux de répondre à vos questions.
Senator Eaton: Mr. Cluff, the federal Gas Tax Fund provides
$2 million every year to municipalities for their local projects. Is it
a matching fund?
La sénatrice Eaton : Monsieur Cluff, le Fonds fédéral de la taxe
sur l’essence fournit 2 milliards de dollars par an aux
municipalités pour les aider à financer leurs projets locaux.
S’agit-il d’un financement de contrepartie?
Mr. Cluff: I believe not; it’s $2 billion to the municipalities.
M. Cluff : Je ne le crois pas, non. Il s’agit d’un financement de
2 milliards de dollars aux municipalités.
Senator Eaton: Is it allocated by province? Is it allocated on
merit?
La sénatrice Eaton : L’argent est-il réparti par province? La
répartition se fait-elle en fonction du mérite?
Mr. Cluff: There is a national distribution by province, and
there’s is a distribution inside the province to the municipalities.
Each municipality knows what it’s going to get.
M. Cluff : Il y a une répartition nationale par province, puis
une répartition provinciale par municipalité. Chaque municipalité
sait combien elle va recevoir.
Senator Eaton: What would the City of Toronto get this year?
La sénatrice Eaton : Quelle sera la part de Toronto cette année?
Jeff Moore, Assistant Deputy Minister, Policy and
Communications, Infrastructure Canada: I don’t know the
answer to that question, but we certainly can get it for you.
Jeff Moore, sous-ministre adjoint, Politiques et communications,
Infrastructure Canada : Je ne connais pas la réponse à cette
question, mais nous pouvons assurément la trouver pour vous.
Senator Eaton: Senators represent different provinces, so
perhaps you could send us the breakdown for each province,
and send me the breakdown for Toronto within Ontario.
La sénatrice Eaton : Les sénateurs représentent différentes
provinces, alors vous pourriez peut-être nous faire parvenir la
répartition des montants par province, et m’envoyer cette
information pour Toronto avec les chiffres pour l’Ontario.
Mr. Cluff: That will be no problem.
M. Cluff : Vous les aurez.
The Chair: There’s a per capita figure in there, is there not?
Le président : Il y a aussi des montants par habitant là-dedans,
n’est-ce pas?
Mr. Cluff: It’s based on the census. That’s how the allocation
to the provinces is done.
M. Cluff : La répartition par province se fait en fonction des
chiffres du recensement.
Senator Eaton: It’s by population.
La sénatrice Eaton : Selon la population.
13:84
National Finance
Mr. Cluff: Yes, by population.
29-5-2014
M. Cluff : Oui, selon la population.
Senator Eaton: How many projects of national significance will
be funded with the requested funding this year?
La sénatrice Eaton : Combien de projets d’envergure nationale
le financement demandé servira-t-il à financer cette année?
Mr. Cluff: That’s very difficult to say because projects of
national significance can vary considerably in size. You could
have one project for $1 billion or four projects at $250 million, so
what you get in and what you approve will determine the number
of projects that are funded.
M. Cluff : C’est très difficile à dire, car la taille des projets
d’envergure nationale varie considérablement de l’un à l’autre. Il
peut y avoir un projet de 1 milliard de dollars ou quatre de
250 millions de dollars. Le nombre de projets financés dépend des
projets qui seront soumis et approuvés.
Mr. Moore: The National Significance Component is meritbased.
M. Moore : Le volet concernant l’importance de
l’infrastructure sur le plan national est basé sur le mérite.
Senator Eaton: Do you have an upper limit as to how much
you will allocate to any one province? Is there a ceiling?
La sénatrice Eaton : Le financement accordé à une province
donnée est-il limité? Y a-t-il un plafond?
Mr. Moore: There is no particular allocation at a provincial
level for the National Infrastructure Component under the New
Building Canada Fund. It’s a merit-based program, so we receive
and review applications, which is different from the ProvincialTerritorial Infrastructure Component.
M. Moore : Aux termes du Nouveau Fonds Chantiers Canada,
aucun montant particulier n’est prévu quant au financement
accordé aux provinces dans le cadre du volet Infrastructures
nationales. Il s’agit d’un programme basé sur le mérite. Alors
nous étudions les demandes qui nous sont soumises, ce qui est
différent du volet Infrastructures provinciales-territoriales.
Senator Eaton: Have you been receiving applications under the
New Canada Building Fund?
La sénatrice Eaton : Avez-vous reçu des demandes pour le
Nouveau Fonds Chantiers Canada?
Mr. Moore: Yes, we have.
M. Moore : Oui.
Senator Eaton: When will we hear about them?
La sénatrice Eaton : Quand en entendra-t-on parler?
Mr. Moore: As I said, we have the New Building Canada Fund
with two components: the national component and the
provincial-territorial component. As Mr. Cluff mentioned, we
announced our first project under the provincial-territorial
component.
M. Moore : Comme je l’ai dit, nous avons le Nouveau Fonds
Chantiers Canada, qui comprend deux volets : le volet national et
le volet provincial-territorial. Comme l’indiquait M. Cluff, nous
avons annoncé notre premier projet pour le volet provincialterritorial.
Senator Eaton: That’s lovely for Alberta. I was thinking
nationally. When will we hear about something of national
significance?
La sénatrice Eaton : C’est tant mieux pour l’Alberta. Je pensais
plutôt à un projet de portée nationale. Quand entendrons-nous
parler d’un projet d’importance nationale?
Mr. Moore: The national component is merit-based, so it
depends what comes in. We have to assess the projects.
M. Moore : Le volet national est basé sur le mérite, alors cela
dépendra des projets qui nous seront soumis et que nous
évaluerons.
Senator Eaton: Things are coming in.
La sénatrice Eaton : Vous recevez des propositions.
Mr. Moore: Things are coming in under the national
component as well as the Provincial-Territorial Infrastructure
Component.
M. Moore : Nous recevons des propositions tant pour le volet
national que pour le volet provincial-territorial.
Senator L. Smith: Mr. Perlman, do the folks at Public Safety
and Emergency Preparedness have a $100-million fund in that
total budget for any natural disaster? We discussed this last year.
For Lac-Mégantic, the Prime Minister has committed $95 million
because of the scope of the damage. One of the new issues coming
up is getting a track built around the town so it doesn’t go
through the main part of the town, which probably is going to
cost a significant amount of money.
Le sénateur L. Smith : M. Perlman, est-ce que les gens de la
Sécurité publique et de la Protection civile ont prévu un fonds de
100 millions de dollars dans leur budget pour les catastrophes
naturelles de toute nature? Nous avons parlé de cela l’an dernier.
Pour Lac-Mégantic, étant donné l’ampleur de la catastrophe, le
premier ministre a affecté un montant de 95 millions de dollars.
L’un des derniers enjeux relatifs à cette catastrophe est
l’aménagement d’une voie ferrée qui contournerait la ville afin
d’éviter que les trains continuent de passer au centre-ville, ce qui
va probablement coûter pas mal de sous.
29-5-2014
Finances nationales
13:85
If you’ve got $100 million in that slush fund for major or
sudden disasters, are you going to increase that amount? It seems
that with climate change and other things happening we’re
guaranteed to have more disasters that are not man-made. I know
the disaster at Lac-Mégantic was man-made, but we’re stepping
up for the first phase of cleanup; and they will probably come
back for more money. Once we’ve given them $95 million, how do
we address the second part, which will be the whole development
of that track around the town?
Si vous avez 100 millions de dollars dans cette réserve pour des
catastrophes d’envergure ou des catastrophes inattendues, allezvous augmenter ce montant? Avec les changements climatiques et
toutes les autres choses qui arrivent, il semble assuré que nous
allons voir de plus en plus de catastrophes non causées par
l’homme. Je sais que la tragédie de Lac-Mégantic est d’origine
humaine, mais nous avons été là pour la première étape du
nettoyage; et ils vont probablement revenir nous demander plus
d’argent. Une fois que nous leur avons donné 95 millions de
dollars, comment doit-on envisager la deuxième étape, c’est-à-dire
l’aménagement de cette voie ferrée contournant la ville?
Mr. Perlman: I’ll start and then turn it over to my colleague.
The $100 million is a notional amount so that we’re not going
back for minor amounts. It’s for natural disasters, not man-made
disasters, as you mentioned. This was one of the elements we
discussed last year on that. In the Main Estimates there were
amounts to deal with disasters that we knew would go out this
year. Another $662 million on top of the $100 million has been
put into our Main Estimates to deal with that.
M. Perlman : Je vais commencer, puis laisser mon collègue
continuer. Les 100 millions de dollars sont un montant nominal;
cela nous évite à revenir pour des petits montants. Comme vous
l’avez dit, cette réserve est pour les catastrophes naturelles et non
pour celles qui sont causées par l’homme. C’est d’ailleurs l’un des
aspects dont nous avons parlé l’an dernier. Dans le Budget
supplémentaire des dépenses, il y avait des montants pour faire
face aux catastrophes dont nous savions qu’ils allaient devoir être
dépensés cette année. Nous avons donc ajouté 662 millions de
dollars aux 100 millions déjà prévus.
Maybe Shawn can speak to the detour of the railway.
Shawn pourrait prendre la relève pour parler du
réaménagement de la voie ferrée.
Shawn Tupper, Assistant Deputy Minister, Emergency
Management and Programs Branch, Public Safety Canada: I
want to be clear, senator, that the money that we have, which is
under the Disaster Financial Assistance agreements, would never
be transferred in response to Lac-Mégantic because it is
exclusively for natural disasters, which that wasn’t. Indeed, that
money escalates as is necessary. We have cycled funding for
natural disaster assistance, which is predicated on the work we do
with the provinces. We have good intelligence and good
partnerships with the provinces. We understand their needs on
a cyclical basis through each fiscal year, so those numbers are
adjusted as necessary in terms of the level of need, given the range
of disasters we might confront in any given year.
Shawn Tupper, sous-ministre adjoint, Secteur de la gestion des
urgences et des programmes, Sécurité publique Canada : Monsieur
le sénateur, je veux être parfaitement clair à ce sujet : l’argent dont
nous disposons en vertu des accords d’aide financière en cas de
catastrophe ne serait jamais transféré pour les besoins de LacMégantic puisqu’il est réservé aux catastrophes naturelles, ce qui
n’est pas le cas de Lac-Mégantic. Effectivement, ce montant est
bonifié selon les besoins. Nous avons un financement cyclique
pour l’aide en cas de catastrophes naturelles, qui se fonde sur le
travail que nous effectuons avec les provinces. Nous avons de
bonnes sources de renseignements et de bons partenariats avec les
provinces. Nous comprenons leurs besoins cycliques tout au long
de l’année financière. Ces chiffres sont donc ajustés au besoin en
fonction des ressources requises, et de l’étendue des catastrophes
auxquelles nous pourrions avoir à répondre chaque année.
Lac-Mégantic was a one-off program effectively, and the
government has announced $95 million for decontamination.
That is based on the initial estimate of cost that we received from
the Quebec government. That is our current commitment. We’ve
established a working group with the Quebec government that is
co-chaired by the two governments. We’re working together
through that as we look at the costs as they start coming in. The
difficulty with many of these responses is that it takes so long to
get the work done and to understand what the costs are. These are
our initial understandings of what the costs may be, and this is the
commitment as it currently stands.
Lac-Mégantic a effectivement fait l’objet d’un programme
exceptionnel, et le gouvernement a annoncé une somme de
95 millions de dollars pour la décontamination. Ce montant a été
établi en fonction de l’évaluation des coûts que nous avons reçue
du gouvernement du Québec. Notre engagement actuel se limite à
cela. Avec le gouvernement du Québec, nous avons mis sur pied
un groupe de travail coprésidé par les deux gouvernements. C’est
dans le cadre de cette instance que nous collaborons pour
examiner les coûts au fur et à mesure que nous en prenons
connaissance. Le problème de ce genre d’intervention, c’est que le
travail se fait très lentement et qu’il est difficile de comprendre à
quoi correspondent les coûts. Alors, la somme prévue est fonction
de notre compréhension initiale de ce que cela pourrait coûter, et
c’est à cette somme que se chiffre notre engagement actuel.
13:86
National Finance
29-5-2014
Senator L. Smith: Once you commit to spending $2.5 million to
contribute to the study to develop the plans, you may be on the
hook for more.
Le sénateur L. Smith : Dès qu’on s’engage à dépenser
2,5 millions de dollars pour contribuer à l’étude qui servira à
élaborer les plans, on peut s’attendre à ce que d’autres demandes
viennent.
Mr. Tupper: The issues around the rail are being dealt with by
Transport Canada. They are not included in the work we’re doing
on decontamination, which is focused on cleanup.
M. Tupper : C’est Transports Canada qui s’occupe des
questions ayant trait à la voie ferrée. Ce ministère ne prend pas
part aux travaux de décontamination, lesquels visent avant tout à
faire un nettoyage.
Senator L. Smith: In your report, you announced the amounts
in the infrastructure program in terms of 2007 and 2009. Has all
that money been spent? Senator Gerstein has been fantastic in
another committee in terms of money that has been reprofiled.
Are you guys into reprofiling? Has all the money been spent from
prior years’ commitments? There is a big number from 2007 to
present, and then there’s a new $53 million or $54 million fund.
Has all that money that was previously set aside been spent on
infrastructure projects, or is it reprofiled into the new kitty?
Le sénateur L. Smith : Dans votre rapport, vous avez présenté
les montants pour le programme des infrastructures pour les
années 2007 et 2009. Cet argent a-t-il été tout dépensé? Dans un
autre comité, le sénateur Gerstein a réussi quelque chose de
fantastique pour la réaffectation des fonds. Est-ce une chose que
vous envisagez? L’argent prévu pour les engagements des années
passées a-t-il été dépensé au complet? On voit un chiffre
considérable pour la période de 2007 jusqu’à maintenant, puis
un nouveau fonds de 53 ou 54 millions de dollars. Est-ce que tout
l’argent qui avait été mis de côté a été dépensé sur des projets
d’infrastructure ou s’il a été réaffecté à de nouveaux besoins?
Mr. Cluff: If your question is whether this new is money, the
answer is yes, it is new money. Now I’ll answer your question with
more detail.
M. Cluff : Si vous voulez savoir s’il s’agit d’argent frais, la
réponse est oui. Maintenant, je vais répondre plus en détail à
votre question.
The 2009 money, which was part of Canada’s Economic
Action Plan, was by and large put into programs with very limited
life. The spending started in 2009 and ended in 2012. That was
part of a condition that it had to be spent in that very short time.
L’argent de 2009, qui faisait partie du Plan d’action
économique du Canada, a été consacré en très grande partie à
des programmes d’une durée de vie très limitée. Les dépenses ont
commencé en 2009 et ont pris fin en 2012. L’une des conditions
était effectivement que l’argent devait être dépensé très
rapidement.
Money from previous infrastructure programs, like 2007 and
even ones before that, was not time-limited in the same way.
When I said that there is $6 billion still left to be spent, I was
referring to all those previous programs where there is still money
left.
L’argent des programmes d’infrastructure antérieurs — comme
ceux de 2007 et d’autres encore plus anciens — n’était pas assujetti
à une condition temporelle, du moins, pas de la même façon.
Lorsque j’ai dit qu’il y avait encore 6 milliards de dollars à
dépenser, je faisais allusion à tous ces programmes antérieurs qui
n’ont pas tout dépensé.
Now, the money by and large has been allocated to projects,
and it’s a question of those projects being delivered, doing the
final reporting, releasing the holdback and so on. There is a small
amount that is residual and has not been reprofiled out of that
pot, but there is reprofiling each year because of the notion of
lapsing. If we don’t spend the full amount that we save this year
by the end of the year, then it’s carried forward to the following
year. It’s totally independent of where does the $53 billion come
from. It’s all new money.
Or, cet argent a été en très grande partie affecté à des projets. Il
s’agit donc de mettre ces projets en œuvre, de produire les
rapports définitifs, de libérer l’argent retenu et ainsi de suite. Il y a
un petit montant que l’on pourrait qualifier de résiduel qui n’a pas
été réaffecté et qui est resté dans sa réserve d’origine. Mais, des
ressources sont réaffectées chaque année en raison du concept de
péremption. Les fonds prévus pour cet exercice qui ne seront pas
utilisés d’ici la fin de l’exercice seront reportés à l’exercice suivant.
Cela n’a rien à voir avec la provenance de ces 53 milliards de
dollars. Tout cet argent est de l’argent frais.
Senator L. Smith: The projects themselves you said are short
term or short life. Does that mean, if they’re infrastructure
programs, that they’re not going to have a long life, or is it just the
timing of the project?
Le sénateur L. Smith : Mais lorsque vous parlez de ces projets à
court terme ou à durée de vie limitée, si ce sont des programmes
d’infrastructure, cela concerne-t-il leur durée de vie proprement
dite ou le moment où le projet doit aller de l’avant?
Mr. Cluff: The projects had to be constructed in a short period.
The projects themselves would last as normal.
M. Cluff : Les projets doivent être mis sur pied en peu de
temps. Le projet lui-même aura une durée normale.
29-5-2014
Finances nationales
13:87
Senator Callbeck: I thank all of you for coming this evening. I
want to ask about the new Canada fund. This was announced in
Budget 2013, with great fanfare. Ever since, municipalities have
been asking for the details so they would know what projects were
eligible. Finally, a year later, March 28, they got some of the
details three days before the program was to start.
La sénatrice Callbeck : Je vous remercie tous d’être venus ici ce
soir. Mes questions portent sur le Nouveau Fonds Chantiers
Canada. C’est une mesure qui a été annoncée en grande pompe
dans le Budget 2013. Depuis ce temps, les municipalités
demandent plus de détails afin de savoir quels projets sont
admissibles. Et voilà qu’un an plus tard, soit le 28 mars, on finit
par leur donner certains détails trois jours avant la date prévue
pour le début du programme.
They still are expressing great concern about the lack of details,
that they didn’t get all the information. I know that the Atlantic
Mayors’ Congress not long ago passed a unanimous motion
expressing concern about the lack of information.
Elles se disent encore grandement contrariées par le manque de
détails, par le fait qu’on ne leur a pas donné toute l’information.
Je sais que le Congrès des maires de la région de l’Atlantique a
récemment adopté une motion unanime pour exprimer son
irritation au sujet du manque d’information.
What’s the problem here? This program was announced in
2013. Here we are, way over a year later. It’s an important
program because it creates so many jobs, and those jobs are
needed. Municipalities are concerned that they’re going to lose the
whole construction season this year. Could you comment on that,
please?
Où est le problème? Ce programme a été annoncé en 2013. Plus
d’un an s’est écoulé depuis. C’est un programme important, car il
permet de créer de très nombreux emplois, des emplois dont nous
avons grandement besoin. Les municipalités s’inquiètent, car elles
pressentent qu’elles vont perdre toute la saison de construction de
cette année. Pouvez-vous nous dire quelque chose à ce sujet?
Mr. Moore: Thank you for the question. I’ll start by talking
about the actual fund itself, because there are two components.
The first component is the National Infrastructure Component,
which I spoke about and which is a $4-billion fund. That fund is a
merit-based program that is administered by the federal
government. We actually have a process in place, material on
our website and materials that can help potential applicants in
terms of how to apply to the program.
M. Moore : Merci de cette question. Je vais commencer en
vous parlant du fonds proprement dit, car il comporte deux
volets. Le premier est le volet Infrastructures nationales, dont j’ai
parlé, et qui est un fond de 4 milliards de dollars. Ce fonds est un
programme basé sur le mérite administré par le gouvernement
fédéral. Il y a effectivement un processus en place à cet égard; de
l’information est disponible sur notre site web et les postulants
potentiels peuvent trouver de la documentation pour les aider à
présenter une demande.
The other part relates to the Provincial-Territorial
Infrastructure Component, which is actually allocation-based.
Each province and territory gets a base amount of funding plus a
per capita allocation. The way that component works is that the
federal government will work with each province and territory to
identify priority projects for each of their respective jurisdictions.
Le deuxième volet est consacré aux infrastructures
provinciales-territoriales, et l’affectation des fonds se fait en
fonction des populations. Chaque province et territoire reçoit un
financement de base établi en fonction d’un montant par
habitant. Dans le cadre de ce volet, le gouvernement fédéral
travaillera avec chaque province et territoire afin de cerner les
projets prioritaires qui les intéressent.
When the program was launched on March 28, the minister
and others engaged with their counterparts to talk about the
modalities of the program and how the program was going to
work. At the same time, we also shared application guides and
business guides, all the information that would be required for
potential proponents to make an application to the province. We
also have information on our website with respect to those guides,
and also with respect to if there is a potential applicant, who they
contact at the provincial or territorial level to submit a project.
Lorsque le programme a été lancé, le 28 mars, le ministre et
d’autres ont rencontré leurs homologues des provinces et
territoires afin de discuter du fonctionnement et des modalités
du programme. Au même moment, nous avons aussi mis en
circulation des guides pour la préparation des demandes et des
guides opérationnels, soit toute l’information dont les postulants
potentiels peuvent avoir besoin pour présenter une demande à la
province. Nous avons aussi de l’information sur notre site web au
sujet de ces guides, ainsi que la liste des personnes à contacter
dans les provinces et territoires à l’intention des postulants
potentiels.
A good example that we have is with Manitoba. Manitoba
took all of our material with respect to PTIC and adapted it for
their own use and started their own formal application process
with municipalities and others in terms of the national New
Building Canada Fund, so it’s an example of what one of many
provinces and territories has done to engage municipalities and
other potential applicants.
Un bon exemple que nous pouvons donner est celui du
Manitoba. Le Manitoba a pris toutes les informations et toute la
documentation que nous avons produites au sujet du volet
Infrastructures provinciales-territoriales et les a adaptées à ses
propres besoins, créant à cette fin son propre processus officiel de
présentation de demande à l’intention des municipalités et
d’autres, dans le cadre du Nouveau Fonds Chantiers Canada.
13:88
National Finance
29-5-2014
Alors, c’est un exemple de ce que nombre de provinces et
territoires ont fait pour susciter l’intérêt des municipalités et
d’autres postulants potentiels.
Senator Callbeck: You say that the information was given on
March 28. Some information was given, but it’s very obvious, if
you read the press in Atlantic Canada, where I’m from, that there
are real problems with this program. They can’t get answers. As I
say, it’s important. It creates a lot of jobs.
La sénatrice Callbeck : Vous avez dit que l’information avait
été rendue publique le 28 mars. Une partie de l’information a été
donnée, mais, selon ce qu’en dit la presse du Canada atlantique —
là d’où je viens —, il semble évident que ce programme est loin
d’être au point. On ne peut pas obtenir de réponses à nos
questions. Et je le répète : c’est important, car beaucoup
d’emplois pourraient être créés.
There is another aspect of this that I read about yesterday in
the press, and I’ll quote:
Il y a aussi un autre aspect à cela. Voici ce que je lisais, hier,
dans les journaux à cet égard :
. . . provincial, territorial and municipal officials say they
are also worried about missing this year’s construction
season, pushing the start of work into 2015 or beyond.
[...] les fonctionnaires provinciaux, territoriaux et
municipaux se disent aussi inquiets de rater la saison de
construction de cette année, et d’avoir à repousser le début
des travaux en 2015 ou à une date ultérieure.
Those delays have been aggravated by a last-minute
bombshell from federal officials: that provinces and
territories, not Ottawa, would now be responsible for
setting up the systems needed to process applications for
municipal spending plans across Canada.
Ces retards ont été aggravés par une annonce des
fonctionnaires fédéraux, qui a eu l’effet d’une bombe. On
apprenait en effet à la dernière minute que les provinces et
les territoires — et non Ottawa — étaient désormais chargés
de mettre en place les systèmes nécessaires au traitement des
demandes présentées dans le cadre des plans de dépenses des
municipalités à l’échelle du pays.
Is that right? When was this bombshell dropped?
Est-ce bien vrai? Quand cette annonce-choc a-t-elle été faite?
Mr. Moore: If you look at the entire architecture of the New
Building Canada Plan, we have various components. One key
component is the Gas Tax Fund. We already have money flowing
under the existing Gas Tax Fund agreements, which the
municipalities can take advantage of. We’re beginning to sign
agreements with provinces and territories now. In fact, we’ve
already signed four agreements with respect to the Gas Tax Fund
to move forward for the next five years, and negotiations are
progressing very well with the rest of the provinces and territories.
That’s one piece of the $53 billion, which is actually worth almost
$22 billion. That’s actually already working in terms of the New
Building Canada Plan.
M. Moore : L’architecture du Nouveau Fonds Chantiers
Canada comprend différentes composantes. L’un des éléments
clés est le Fonds de la taxe sur l’essence. Nous avons déjà de
l’argent qui circule en vertu des ententes existantes aux termes du
Fonds de la taxe sur l’essence, et les municipalités peuvent s’en
prévaloir. Nous commençons maintenant à signer des ententes
avec les provinces et les territoires. En fait, nous avons déjà signé
quatre ententes relatives au Fonds de la taxe sur l’essence qui
portent sur les cinq prochaines années, et les négociations avec les
autres provinces et territoires progressent très bien. C’est une
partie des 53 milliards de dollars — il s’agit en fait d’un peu moins
de 22 milliards de dollars. Cette partie du Nouveau Fonds
Chantiers Canada est déjà à l’œuvre.
We also have the National Infrastructure Component. As I
said, we’re starting to get applications with respect to that
program. We’re getting applications as well under the ProvincialTerritorial Infrastructure Proponent. The money is working.
People are applying. We have announced projects under PTIC —
Edmonton LRT being a good example of that.
Il y a aussi le volet Infrastructures nationales. Comme je l’ai
dit, nous commençons à recevoir des demandes à cet égard. Nous
recevons aussi des demandes pour le volet Infrastructures
provinciales-territoriales. L’argent est au travail. Les gens
soumettent des demandes. Nous avons annoncé des projets dans
le cadre du Nouveau Fonds Chantiers Canada — le réseau de
train léger sur rail, à Edmonton, en est un bon exemple.
Senator Callbeck: Was it changed, as it says here? Provinces
and territories, not Ottawa, would be responsible for setting up
the systems. Was there an understanding before that that Ottawa
was going to set up the systems?
La sénatrice Callbeck : Le changement dont parle la presse a-til eu lieu? Est-ce exact de dire que ce sont les provinces et les
territoires, et non Ottawa, qui devront mettre sur pied les
systèmes pour traiter les demandes? Y avait-il précédemment
une entente voulant que ce soit Ottawa qui soit chargé de mettre
ces systèmes en place?
29-5-2014
Finances nationales
13:89
Mr. Moore: It’s actually a structure that was already in place
previous to the New Building Canada Fund or plan, under the
Building Canada Fund 2007. That was a structure that we were
actually using with provinces and territories, where provinces and
territories would identify priority projects under that legacy
program, I guess you could say. It’s not a process that’s
unfamiliar to jurisdictions that we’re working with.
M. Moore : C’est en fait une structure qui était déjà en place
avant le nouveau fonds ou plan chantiers Canada, soit depuis le
Fonds Chantiers Canada de 2007. C’était une structure dont nous
nous servions avec les provinces et les territoires, en vertu de
laquelle les provinces et territoires devaient cerner les projets
prioritaires aux termes de ce programme de legs, si l’on peut
l’appeler ainsi. Pour les administrations avec lesquelles nous
travaillons, ce n’est pas un processus nouveau.
What we’re doing with the new plan is we’re actually building
on those existing processes and structures that are already in place
with respect to the Provincial-Territorial Infrastructure
Component, for example. They each have their own allocation
that they have to manage, and that represents the federal
contribution. It’s up to them to decide what process they want
to put in place in terms of receiving applications. For instance, do
they want to create their own specific process related to the New
Building Canada Fund, such as the example of Manitoba, or do
they want to use their existing capital planning processes that they
have in place with municipalities? There are a lot of options are
available to provinces and territories in terms of receiving
applications.
Dans le cadre du nouveau plan, nous perfectionnons les
processus et la structure déjà en œuvre en ce qui concerne le volet
Infrastructures provinciales et territoriales, par exemple. Ils ont
chacun leurs propres affectations qu’ils doivent gérer, et cela
représente la contribution fédérale. Il leur revient de décider quels
processus ils veulent mettre en œuvre pour recevoir une demande.
Par exemple, souhaitent-ils créer leurs propres processus liés au
nouveau Fonds Chantiers Canada, comme dans l’exemple du
Manitoba, ou souhaitent-ils utiliser leurs processus de
planification des immobilisations qui sont déjà en œuvre avec
les municipalités? De nombreux choix sont offerts aux provinces
et aux territoires pour recevoir les demandes.
Senator Callbeck: There are a lot of options, but was there an
understanding that Ottawa was going to be responsible here?
According to this article, as it says, it’s a last-minute bombshell.
So is that right or not?
La sénatrice Callbeck : Il y a de nombreux choix, mais avait-on
compris qu’Ottawa allait être responsable? Selon cet article, il
s’agit d’une révélation-choc faite à la dernière minute. Donc, estce vrai ou non?
Mr. Moore: We’ve been having consultations with provinces,
territories and the Federation of Canadian Municipalities for the
last year and a half, I would say. We’ve been working through
with them what their expectations would be of the program, and
in February, actually, the Prime Minister announced what the
general framework of the New Building Canada Plan and fund
would look like. Since February, there has been an understanding
— at a high level, I would say, but still an understanding — of
how these programs would function. Since February, we’ve been
engaging very closely with all of the provinces and territories, the
FCM and other key stakeholders in terms of trying to sort out
what the other details of the programs would be and how those
programs would work. There has been constant engagement, I
would say, in the last year and a half. Announcements have been
made as the engagement has been progressing, and a lot of the
systems that were previously in place can be used in terms of the
new programs. A lot of the fundamentals, I would say —
M. Moore : Au cours de la dernière année et demie, nous avons
mené des consultations auprès des provinces, des territoires et de
la Fédération canadienne des municipalités. Nous avons
déterminé leurs attentes envers le programme et, en février
dernier, le premier ministre a annoncé à quoi ressemblerait le
cadre général du nouveau plan Chantiers Canada et du nouveau
Fonds Chantiers Canada. Depuis février dernier, on a convenu —
à un niveau élevé, j’en conviens, mais on a tout de même convenu
— de la façon dont ces programmes fonctionneraient. Depuis
février, nous avons travaillé étroitement avec toutes les provinces
et les territoires, et avec la FCM et d’autres intervenants clés pour
tenter de déterminer les autres détails du programme et le
fonctionnement de ces programmes. Nous avons été en
communication constante avec ces intervenants, selon moi,
pendant la dernière année et demie. Les annonces ont été faites
dans le cadre de cette communication, et de nombreux systèmes
déjà en œuvre peuvent être utilisés pour les nouveaux
programmes. De nombreux éléments de base, à mon avis...
Senator Callbeck: They really found out in February that they
were going to be responsible, not Ottawa. Right?
La sénatrice Callbeck : Les intervenants ont vraiment appris en
février dernier qu’ils allaient être responsables, et non Ottawa.
Est-ce exact?
Mr. Moore: That’s when the announcement was made — in
February — in terms of the framework of the program.
M. Moore : C’est à ce moment-là qu’on a fait l’annonce —
c’est-à-dire en février — au sujet du cadre du programme.
Senator Callbeck: I have other questions.
The Chair: I’ll put you down for round two. I have a little list
building here.
La sénatrice Callbeck : J’ai d’autres questions.
Le président : Je vais mettre votre nom sur la liste pour la
deuxième série de questions. J’ai plusieurs autres intervenants.
13:90
National Finance
[Translation]
Senator Bellemare: I was happy to hear the answers provided
to the questions put by senator Callbeck, because, seen from the
outside, indeed, infrastructure Canada and all of these programs
seem quite complex. There are criteria by province, funds by
source of income, and in each of those funds, sometimes there are
normed programs. Am I correct?
[English]
Mr. Moore: There are various elements to the plan itself, so it’s
good to have an understanding of what that plan looks like. For
example, we have the Community Improvement Fund, under the
plan, which involves the Gas Tax Fund, as well as the GST
rebate. The other key element we have is the P3 Canada Fund,
which you heard about previously, and then we also have the
third component, or key component, of the plan, which is the
New Building Canada Fund. Under that fund, there are two
components — the National Infrastructure Component and the
Provincial-Territorial Infrastructure Component. So there are
various elements to that plan.
[Translation]
Senator Bellemare: Are there other, more specific programs
within each of those components?
M. Moore: There is one other which I can talk about a little.
[English]
Under the Provincial-Territorial Infrastructure Component,
we have funding for national regional projects, so, under the
$10-billion allocation for the Provincial-Territorial Infrastructure
Component, we have $9 billion set aside for projects of national
or regional significance. We also have a billion dollars set aside
for small communities, so those are communities with a
population of less than 100,000.
[Translation]
29-5-2014
[Français]
La sénatrice Bellemare : J’étais contente d’entendre les
réponses données aux questions posées par la sénatrice
Callbeck, parce que, de l’extérieur, effectivement, Infrastructure
Canada et tous les programmes, cela semble assez complexe. Il y a
des critères par province, des fonds par source de revenus, et dans
chacun de ces fonds-là, parfois il y a des programmes qui sont
normés. Est-ce que mon affirmation est correcte?
[Traduction]
M. Moore : Il y a différents volets dans le plan, et il est donc
utile de comprendre leur fonctionnement. Par exemple, dans le
cadre du plan, nous avons le Fonds d’amélioration des
collectivités, qui touche au Fonds de la taxe sur l’essence, ainsi
qu’au remboursement de la TPS. L’autre volet clé est le Fonds P3
Canada, dont vous avez entendu parler, et nous avons un
troisième volet, ou un volet clé, c’est-à-dire le nouveau Fonds
Chantiers Canada. Ce fonds a deux volets — le volet
Infrastructures nationales et le volet Infrastructures
provinciales-territoriales. Il y a donc divers éléments.
[Français]
La sénatrice Bellemare : Y a-t-il d’autres programmes plus
spécifiques encore dans chacune de ces composantes?
M. Moore : Il y en a un autre dont je peux parler un peu.
[Traduction]
Dans le cade du volet Infrastructures provinciales-territoriales,
nous offrons du financement pour les projets nationaux et
régionaux et dans le cadre des 10 milliards de dollars affectés au
volet Infrastructures provinciales-territoriales, nous avons prévu
9 milliards de dollars pour des projets d’importance nationale ou
régionale. Nous avons également prévu un milliard de dollars
pour les petites collectivités, c’est-à-dire celles dont la population
compte moins de 100 000 habitants.
[Français]
Senator Bellemare: I am not concerned about the nature of the
programs. When a government administers a lot of programs, it is
more difficult to manage. The projects have to meet program
criteria, and sometimes, envelopes are closed.
La sénatrice Bellemare : Ma préoccupation ne concerne pas la
nature des programmes. Lorsqu’un gouvernement administre
beaucoup de programmes, c’est plus difficile à gérer. Il faut que
les projets répondent aux critères des programmes et, parfois, les
enveloppes sont fermées.
In your case, are the envelopes closed? Can there be a revision
or an accommodation from one envelope to another in a given
year, or are envelopes really dedicated to each program? I used to
manage federal and provincial labour programs. Each of them
had their standards. There were needs, but it was difficult to
spend the money because often, standards were too strict. That
created problems. We changed the way we did things, but that is
the way things worked in the past; there were hundreds of
programs, with criteria. I get the impression, listening to you, that
Dans votre cas, les enveloppes sont-elles fermées ou peut-il y
avoir une révision ou un aménagement qui peut se faire d’une
enveloppe à l’autre à l’intérieur d’une année, ou si c’est vraiment
chaque programme? J’ai géré des programmes de main-d’œuvre
fédéraux et provinciaux. Ils avaient chacun leurs normes. Il y
avait des besoins, mais on avait de la difficulté à dépenser l’argent,
parce que, souvent, les normes étaient trop contraignantes. Cela
crée des problèmes. On a changé cette façon de faire, mais c’est
ainsi que cela fonctionnait dans le passé; il y avait des centaines de
29-5-2014
Finances nationales
something similar is being re-created at Infrastructure Canada. Is
that a mistaken impression?
[English]
Mr. Moore: Let me talk about the funding first. You’re right in
that you can’t take any money from the $22 billion set aside for
the Gas Tax Fund, for example, and put it into the P3 Canada
Fund or into the National Infrastructure Component, unless, of
course, there was cabinet direction to do so. So the programs we
have are the programs we have, with the money that we have
attached to them. Also, I would say that, in some of the
components, yes, there are some nuances in terms of the eligibility
criteria. For the most part, the eligible recipients can be the same
with some small nuances, and in terms of, I would say, the nature
of projects that we can support, those can be different, too. So,
under the Gas Tax Fund, for example, we have a vast number of
eligible categories of types of projects we can support, whereas,
under the National Infrastructure Component, we have seven
categories, for example. So the types of projects we can fund can
differ from component to component of the New Building
Canada Plan.
[Translation]
Senator Bellemare: Do you often refuse projects because they
do not meet your criteria?
[English]
Mr. Moore: The programs have just been launched, so I can’t
really comment on that yet.
[Translation]
Senator Bellemare: What leveraging effect do you expect to
have on the Canadian economy thanks to federal investment?
[English]
Mr. Moore: If you’re talking about leveraging, I would say that
if you look at the eligible cost, we can go as high as 33 per cent,
33.3 per cent, in terms of our maximum contribution, but there
are some exceptions to that. For example, if it’s a project in the
territories, we can fund up to 75 per cent of the project. If it’s a
transit project or if it’s a provincially owned highway, for
example, we can go up to 50 per cent. So the norm is 33.3, with
some exceptions as I’ve just outlined.
[Translation]
Senator Bellemare: If there were an economic crisis like the one
in 2007, would you be ready to roll out major investment projects
so that we could get out of the crisis as well as we did in
2007-08?
13:91
programmes avec des critères. On a l’impression, lorsqu’on vous
entend, que c’est un peu ce qui est en train de se créer à
Infrastructure Canada. Ai-je une mauvaise impression?
[Traduction]
M. Moore : Permettez-moi tout d’abord de parler du
financement. Vous avez raison, car nous ne pouvons pas
prendre une partie des 22 milliards de dollars prévus pour le
Fonds de la taxe sur l’essence, par exemple, et l’affecter au Fonds
P3 Canada ou au volet Infrastructures nationales, à moins,
évidemment, qu’une directive du Cabinet soit donnée en ce sens.
Donc les programmes que nous avons, avec les sommes qui leur
sont affectées, sont ceux avec lesquels nous devons travailler. De
plus, dans certains des volets, oui, il y a des nuances en ce qui
concerne les critères d’admissibilité. La plupart des bénéficiaires
admissibles peuvent être les mêmes, avec quelques nuances, et la
nature des projets que nous pouvons appuyer peut également
présenter quelques différences. Il s’ensuit que dans le cadre du
Fonds de la taxe sur l’essence, par exemple, nous pouvons
appuyer un grand nombre de catégories de types de projets
admissibles, alors que dans le volet Infrastructures nationales,
nous avons sept catégories. Les types de projets que nous pouvons
financer peuvent donc être différents d’un volet à l’autre dans le
nouveau plan Chantiers Canada.
[Français]
La sénatrice Bellemare : Vous arrive-t-il souvent de refuser des
projets parce qu’ils ne répondent pas à vos critères?
[Traduction]
M. Moore : Les programmes viennent tout juste d’être mis en
œuvre, et je ne peux donc pas commenter là-dessus.
[Français]
La sénatrice Bellemare : Quel effet de levier dans l’économie
canadienne vous attendez-vous à avoir grâce à l’investissement
fédéral?
[Traduction]
M. Moore : Si vous parlez de mise à profit, je dirais qu’en ce
qui concerne les coûts admissibles, notre contribution maximale
peut aller jusqu’à 33 p. 100, c’est-à-dire 33,3 p. 100, mais il y a
quelques exceptions. Par exemple, s’il s’agit d’un projet dans les
territoires, nous pouvons financer jusqu’à 75 p. 100 de ce projet.
S’il s’agit d’un projet de transport en commun ou d’une autoroute
provinciale, par exemple, nous pouvons aller jusqu’à 50 p. 100.
La norme est donc de 33,3 p. 100, avec les exceptions que je viens
de mentionner.
[Français]
La sénatrice Bellemare : S’il y avait une crise économique
comme celle qu’on a connue en 2007, seriez-vous prêt à déployer
des projets d’investissement d’envergure pour qu’on s’en sorte
aussi bien qu’en 2007-2008?
13:92
National Finance
[English]
29-5-2014
[Traduction]
Mr. Moore: That’s a good question. I don’t think I could
answer that. I don’t think I have that authority. It would be a
question for the government of the day, I believe.
M. Moore : C’est une bonne question. Je ne crois pas pouvoir y
répondre. Je n’ai pas la compétence nécessaire. Je crois qu’il
faudrait plutôt poser la question au gouvernement en place.
Senator Neufeld: Just a couple of questions about the bridge
across the St. Lawrence. How does that compare in size to the
new bridge that was built in British Columbia across the Fraser to
replace or augment the Port Mann Bridge? I think that’s eight
lanes or maybe even more. Is this bridge currently under
construction? You’ll have to help me here a little bit because in
here you say you are going to have it open by 2018. That’s only a
few years from now. It will be exciting if it’s open in three years,
and I just wonder how you’ll do that. The last part of that
question is, how many bridges is the federal government
responsible for that require an assistant deputy minister? Not
that you shouldn’t have one; I’m just interested. It says ‘‘assistant
deputy minister, federal Montreal bridges.’’
Le sénateur Neufeld : J’ai quelques questions au sujet du pont
qui traverse le fleuve Saint-Laurent. Comment sa taille se
compare-t-elle à celle du nouveau pont qui a été construit en
Colombie-Britannique pour traverser le fleuve Fraser et
remplacer ou augmenter le pont de Port Mann? Je crois qu’il a
huit voies ou peut-être même plus. Ce pont est-il actuellement en
construction? Il faudrait que vous m’aidiez à cet égard, car ici,
vous dites qu’il sera ouvert en 2018. C’est dans quelques années.
Ce serait vraiment bien s’il pouvait être ouvert dans trois ans, et je
me demande seulement comment vous allez y arriver. La dernière
partie de ma question, c’est combien de ponts sous la
responsabilité du gouvernement fédéral exigent-ils d’une sousministre adjointe? Je ne dis pas que vous ne devriez pas en avoir
une; c’est seulement que la question m’intéresse. C’est écrit
« sous-ministre adjointe, Ponts fédéraux de Montréal. »
Thao Pham, Assistant Deputy Minister, Federal Montreal
Bridges, Infrastructure Canada: Thank you, senator, for that
question. Actually, I’ll start with the second part of your question,
and that is in relation to where we are with respect to building the
bridge. As you know, Minister Lebel announced a couple of
months ago, in December, actually, that because of the state of
the Champlain Bridge, we have to accelerate the construction of
the new bridge. Indeed, the target is to have the new bridge in
operation, open for traffic, by the end of 2018. So we have
launched the procurement process. We are under an extremely
accelerated timeline, and the way we have launched this project is
that we’re going to do it by a public-private partnership. We have
started the procurement process to select the best bidder, who will
start construction in summer 2015.
Thao Pham, sous-ministre adjointe, Ponts fédéraux de Montréal,
Infrastructure Canada : Merci, monsieur le sénateur, de votre
question. En fait, je vais commencer par la deuxième partie de
votre question, c’est-à-dire où nous en sommes avec la
construction du pont. Comme vous le savez, le ministre Lebel a
annoncé il y a quelques mois, en décembre, qu’en raison de l’état
du pont Champlain, nous devions accélérer la construction du
nouveau pont. En effet, l’objectif est d’ouvrir ce pont à la
circulation d’ici la fin de 2018. Nous avons donc lancé le
processus d’approvisionnement. Nous fonctionnons avec un
calendrier accéléré à l’extrême, et nous avons entrepris ce projet
dans le cadre d’un partenariat public-privé. Nous avons lancé le
processus d’approvisionnement pour sélectionner le meilleur
soumissionnaire, qui commencera les travaux de construction à
l’été 2015.
The procurement process, as I indicated, started in March of
this year, with a request for qualifications. We have received, in
the last couple of weeks or so, submissions from the best builders
internationally but also in Canada. We are in the process of
selecting the top three respondents, and then we’re going to move
on to the next stage of the procurement process in July of this
year. So, a couple of months from now, we’re going to start
discussing with the three highest-ranking respondents, and then in
spring 2015 we will have the winning bidder in place to start early
work but also start construction.
Le processus d’approvisionnement, comme je l’ai indiqué, a
débuté en mars dernier avec une demande de qualification. Nous
avons reçu, au cours des dernières semaines, des soumissions des
meilleurs constructeurs à l’échelle internationale, mais également
au Canada. Nous sommes en train de sélectionner les trois
meilleurs répondants, et nous entamerons ensuite la prochaine
étape du processus d’approvisionnement en juillet. Donc, dans
quelques mois, nous commencerons à discuter avec les trois
meilleurs répondants, et au printemps 2015, le soumissionnaire
retenu pourra commencer les travaux préliminaires, mais
également les travaux de construction.
Indeed, it is a very ambitious timeline, but we have met each
milestone up until now, so that’s the reason. We will continue to
work full-time.
Il s’agit effectivement d’un calendrier très ambitieux, mais nous
avons atteint tous les jalons jusqu’à maintenant, et c’est la raison
pour laquelle nous faisons cela. Nous continuerons de travailler à
temps plein.
The other element of why we are very hopeful we can deliver
this project is that an interdepartmental team has been pulled
together since the fall of 2013 comprised of staff from
Infrastructure Canada, Transport Canada, Public Works and
L’autre élément qui explique pourquoi nous pensons que nous
pouvons livrer ce projet, c’est qu’une équipe interministérielle a
été formée à l’automne 2013. Cette équipe est formée de
représentants d’Infrastructure Canada, de Transports Canada,
29-5-2014
Finances nationales
13:93
Government Services Canada, as well as PPP and Justice Canada.
It is a team of approximately 100 professionals and experts in
each of the areas, and we are working full-time on this project.
de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada ainsi
que de PPP Canada et du ministère de la Justice. L’équipe compte
environ 100 professionnels et spécialistes dans tous les domaines,
et nous travaillons à temps plein sur ce projet.
In relation to the Port Mann Bridge in British Columbia, that
bridge belongs to the B.C. government, as you probably know. It
is also managed by a Crown corporation, and it was built and
operated as a P3 as well. The costs for that bridge project were
$3.3 billion, and the design and construction costs were around
$2.5 billion. I will have to get back to you on the technical specs of
the comparison between the two bridges because I don’t have that
with me.
En ce qui concerne le pont de Port Mann en ColombieBritannique, comme vous le savez probablement déjà, il
appartient au gouvernement de cette province. Il est également
géré par une société d’État, et il a été construit et exploité dans le
cadre d’un PPP. Les coûts liés à ce projet de pont s’élevaient à
3,3 milliards de dollars, et la conception et la construction ont
coûté environ 2,5 milliards de dollars. Je devrai vous faire
parvenir les détails techniques comparatifs pour les deux ponts,
car je ne les ai pas en main.
However, for the new bridge for the St. Lawrence, we’re
talking about not only the bridge that will run about
approximately 3.5 kilometres, but we’re also talking about a
corridor. For those of who know the Montreal region, we’re also
going to widen Autoroute 15, which is the exit to Champlain
Bridge. It is now a four-lane highway, and we will widen that into
six lanes for safety reasons. There is a bottleneck right now, so
we’re going to make sure we have a world-class corridor. It is a
bridge, but it’s also a four-kilometre widening of the highway.
Toutefois, en ce qui concerne le nouveau pont sur le SaintLaurent, nous ne parlons pas seulement du pont, qui fera environ
3,5 kilomètres, mais également d’un corridor. Pour ceux qui
connaissent la région de Montréal, nous allons aussi élargir
l’autoroute 15, à la sortie du pont Champlain. Il s’agit
actuellement d’une autoroute à quatre voies, et nous allons
l’élargir à six voies pour des raisons de sécurité. En ce moment, il
y a un goulot d’étranglement et nous allons veiller à en faire un
corridor de classe mondiale. C’est un pont, mais c’est également
un élargissement de quatre kilomètres de l’autoroute.
Maybe just to quickly touch on why there is an assistant
deputy minister, as you can imagine it is because of the
complexity of this project. Also, my responsibility is to provide
oversight and coordination with The Jacques Cartier and
Champlain Bridges Incorporated to ensure there is close
collaboration. As you can imagine, when construction begins it
will require lots of communication and coordination with JCCBI.
Brièvement, en ce qui concerne la raison pour laquelle il y a une
sous-ministre adjointe, comme vous pouvez l’imaginer, c’est en
raison de la complexité du projet. De plus, je suis responsable
d’assurer la surveillance et la coordination avec la société Les
Ponts Jacques-Cartier et Champlain Incorporée afin d’assurer une
collaboration étroite. En effet, lorsqu’on commencera les travaux
de construction, il faudra déployer de grands efforts de
communication et de coordination avec les PJCCI.
Senator Neufeld: What is the estimated cost to build the
Champlain Bridge? You’re going to complete in three years, and
you probably won’t even start in the spring, so it will be less than
three years, probably two and half if you’re lucky. What is the
estimated cost?
Le sénateur Neufeld : À combien estime-t-on le coût de la
construction du pont Champlain? Vous terminerez la
construction en trois ans, et vous ne commencerez
probablement pas les travaux au printemps, et il vous restera
donc moins de trois ans, probablement deux ans et demi si vous
êtes chanceux. À combien estime-t-on le coût?
Ms. Pham: The estimated cost for construction, but also for
the operation of the bridge over 30 years, has been estimated to be
between $3 billion and $5 billion. With the exact costs of the
construction but also the maintenance and operation over the
30-year period, we will know those exact numbers once we have
the bidders’ final numbers.
Mme Pham : On estime que la construction, mais également de
l’exploitation du pont pendant 30 ans, coûtera de 3 à 5 milliards
de dollars. Nous connaîtrons les coûts exacts liés à la
construction, ainsi qu’à l’entretien et à l’exploitation du pont
pour une période de 30 ans, lorsque nous connaîtrons les offres
finales des soumissionnaires.
Currently, as I indicated before, we are in a competitive
tendering process, so the final numbers will be known in the next
six months or so.
En ce moment, comme je l’ai indiqué plus tôt, nous sommes
dans le processus concurrentiel d’appel d’offres, et les coûts seront
connus au cours des six prochains mois.
Senator Neufeld: We just had PPP Canada here, and they said
they were contributing $200 million to light rail transit in
Edmonton, valued at $1.6 billion. I see in your remarks the
government has set aside up to $150 million under the New
Building Canada Fund. Do I understand that PPP Canada is
Le sénateur Neufeld : Nous venons d’entendre des
représentants de PPP Canada, et ils ont dit qu’ils versaient
200 millions de dollars au service de train léger d’Edmonton,
évalué à 1,6 milliard de dollars. Je vois dans votre exposé que le
gouvernement a prévu 150 millions de dollars dans le cadre du
13:94
National Finance
29-5-2014
coming in with $200 million, Infrastructure Canada is coming in
with another $150 million, which would be $350 million? Is that
correct?
nouveau Fonds Chantiers Canada. Dois-je comprendre que PPP
Canada investira 200 millions de dollars et qu’Infrastructure
Canada investira 150 millions de dollars, ce qui fera un total de
350 millions de dollars? Est-ce exact?
Mr. Moore: I believe it’s $250 million from P3 Canada —
M. Moore : Je crois qu’il s’agit de 250 millions de dollars de
P3 Canada...
Senator Neufeld: You said $200 million.
Mr. Moore: It’s $250 million, and $150 million from
Infrastructure Canada.
Senator Neufeld: So it’s $250 million —
Le sénateur Neufeld : Vous avez dit 200 millions de dollars.
M. Moore : Il s’agit de 250 millions de dollars, et de
150 millions de dollars d’Infrastructure Canada.
Le sénateur Neufeld : Il s’agit donc de 250 millions de dollars...
Mr. Moore: It’s $400 million. That’s the federal contribution,
yes.
M. Moore : C’est 400 millions de dollars. C’est la contribution
du gouvernement fédéral, oui.
Senator Neufeld: That answers my question. It’s interesting
that Mr. Smith didn’t know it was $250 million.
Le sénateur Neufeld : Cela répond à ma question. Il est
intéressant que M. Smith ne savait pas qu’il s’agissait de
250 millions de dollars.
The Chair: It’s never been entirely clear to me why the federal
government has a responsibility with respect to the Champlain
and Jacques Cartier bridges, going from Montreal Island to the
south shore, yet if you go over the Fraser River it’s a provincial
responsibility. What are the criteria that determine that?
Le président : Je n’ai jamais clairement compris pourquoi le
gouvernement fédéral est responsable des ponts Champlain et
Jacques Cartier, qui relient l’île de Montréal à la rive sud, mais
que si on traverse le fleuve Fraser, c’est une responsabilité
provinciale. Quels sont les critères qui déterminent cela?
Senator Neufeld: We did it on our own.
Le sénateur Neufeld : Nous l’avons fait de notre propre chef.
The Chair: What is it that creates the responsibility? Is this just
an historic fact? Is that what we’re living with here?
Le président : Quels sont les facteurs qui créent cette
responsabilité? S’agit-il seulement d’un fait historique? Est-ce la
raison?
Ms. Pham: Indeed. It’s the only instance in Canada where the
federal government owns bridges that are entirely within a
province because of historical reasons, namely the fact that the
seaway was built and then the government decided back in the
1960s to build the bridges to go over the seaway. Therefore we
have retained property and ownership of those bridges, and those
are the only reasons why. It is indeed the only instance in Canada.
Mme Pham : En effet. C’est le seul exemple au Canada où le
gouvernement fédéral est propriétaire de ponts qui sont situés
entièrement dans une province pour des raisons historiques, c’està-dire que la voie maritime a été construite et que le
gouvernement a ensuite décidé, dans les années 1960, de
construire des ponts pour la traverser. Ainsi, nous avons
conservé la propriété de ces ponts, et c’est la seule raison. Il
s’agit en effet d’un exemple unique au Canada.
The Chair: Am I correct that in a P3 project you need cash flow
afterwards to satisfy all of the arrangements that have been made?
Does that mean that there are likely to be tolls on this bridge
again to create this cash flow?
Le président : Ai-je raison de dire que dans le cadre d’un projet
P3, il faut ensuite des flux de trésorerie pour respecter tous les
arrangements qui ont été pris? Cela signifie-t-il qu’il y aura
probablement des péages sur ce pont pour créer ce flux de
trésorerie?
Senator L. Smith: We can get the mayor to come in and answer
that question.
Le sénateur L. Smith : Nous pourrions inviter le maire à
comparaître et à répondre à cette question.
Ms. Pham: Actually, the government indicated that the
Champlain Bridge will be replaced and the new bridge will have
tolls.
Mme Pham : En fait, le gouvernement a indiqué que le pont
Champlain sera remplacé et que le nouveau pont aura des péages.
Senator Neufeld: Further to that, when you say that’s the only
place where the federal government is responsible for bridges, the
Alaska Highway, which I’m quite familiar with, is owned totally
by the federal government, maintained, and has dozens of bridges
on it. Can you clarify what you said for me? That travels
1,500 miles.
Le sénateur Neufeld : En plus, lorsque vous dites que c’est le
seul endroit où le gouvernement fédéral est responsable de ponts,
j’aimerais préciser que la route de l’Alaska, que je connais très
bien, appartient au complet au gouvernement fédéral, qui
l’entretient, et cette route a des douzaines de ponts. Pourriezvous clarifier cela? La route fait 1 500 milles.
29-5-2014
Finances nationales
13:95
Ms. Pham: Actually, the federal government has ownership of
bridges, but only in those situations where those bridges cross
provinces. For example, the Confederation Bridge belongs to the
federal government because it crosses two provinces. Also an
international crossing, so for example eventually the Detroit
River international crossing will belong to the federal
government.
Mme Pham : En fait, le gouvernement fédéral est propriétaire
des ponts, mais seulement lorsqu’ils relient différentes provinces.
Par exemple, le pont de la Confédération appartient au
gouvernement fédéral, car il relie deux provinces. De la même
façon, un passage international, par exemple le passage
international de la rivière Detroit, appartiendra au
gouvernement fédéral.
Whereas if you have a bridge or infrastructure, a road, that is
located entirely within a province, it is under provincial
jurisdiction.
Toutefois, si un pont ou une infrastructure, ou une route, est
situé entièrement à l’intérieur d’une province, c’est de compétence
provinciale.
Senator Neufeld: Actually, it’s not. The Alaska Highway is
under federal jurisdiction, regulated, maintained and rebuilt on a
constant basis by the federal government.
Le sénateur Neufeld : En fait, ce n’est pas vrai. La route de
l’Alaska est de compétence fédérale, et le gouvernement fédéral
l’entretient et la reconstruit continuellement.
Ms. Pham: I will have to get back to you on that, senator.
Mme Pham : Je devrai vous revenir là-dessus, monsieur le
sénateur.
The Chair: Would that run from B.C. to Yukon?
Le président : Cette route relie-t-elle la Colombie-Britannique
au Yukon?
Senator Neufeld: It begins in Dawson Creek and was built
during the war, all the way to Alaska. So it travels through British
Columbia for 600 miles, it travels through the Yukon almost that
much, until it reaches the border at mile 1,202 in Alaska. There
are 1,202 miles in British Columbia and Yukon that’s owned by
the federal government, bridges and all. There are lots of bridges.
Le sénateur Neufeld : Elle commence à Dawson Creek et elle a
été construite pendant la guerre, jusqu’en Alaska. Donc elle
traverse la Colombie-Britannique sur 600 milles, et ensuite elle
couvre presque la même distance dans le Yukon, jusqu’à ce qu’elle
atteigne la frontière, au mille 1 202, en Alaska. Il y a donc
1 202 milles de cette route en Colombie-Britannique et au Yukon
qui appartiennent au gouvernement fédéral, y compris les ponts.
Il y a beaucoup de ponts.
The Chair: The point Ms. Pham was making is that’s
provincial-territorial, like the P.E.I. bridge. This highway goes
from British Columbia into Yukon.
Le président : Le point que faisait valoir Mme Pham, c’est que
cette structure est provinciale-territoriale, tout comme le pont de
l’Île-du-Prince-Édouard. En effet, cette route traverse la
Colombie-Britannique et le Yukon.
Ms. Pham: That’s right, because it crosses boundaries, exactly.
If it is agreeable to the committee, I can certainly get that
information for you.
Mme Pham : C’est exact, car la route traverse des frontières. Si
les membres du comité le souhaitent, je peux certainement obtenir
des renseignements à cet égard.
The Chair: That would be great, any information you can
provide. I’m hoping that when Mr. Moore goes back to his office
he’ll take that chart off the wall that has all the different
infrastructure programs, and one is a plan and then it’s a fund,
and give us indication of how they all are tied together with an
amount per year. That would be helpful for us.
Le président : Ce serait excellent. Nous prendrons tous les
renseignements que vous pouvez nous fournir. J’espère que
lorsque M. Moore retournera dans son bureau, il décrochera du
mur le tableau qui montre les différents programmes
d’infrastructure, et que l’un d’entre eux est un plan et l’autre un
fonds, et qu’il nous donnera des précisions sur la façon dont tous
ces programmes sont liés, ainsi que sur les sommes annuelles qui y
sont affectées. Cela nous aiderait beaucoup.
Senator Eaton: It will be helpful for next year, too, when we
can pin him again.
La sénatrice Eaton : Cela nous sera également utile l’an
prochain, lorsqu’il comparaîtra à nouveau.
Mr. Moore: We will provide something for you.
Senator Callbeck: I have a question on the Small Communities
Fund. Recreational facilities, are they eligible for that fund?
M. Moore : Nous vous ferons parvenir quelques
renseignements.
La sénatrice Callbeck : J’ai une question sur le Fonds des
petites collectivités. Les installations récréatives sont-elles
admissibles à ce fonds?
Mr. Moore: Yes, they are.
M. Moore : Oui.
Senator Callbeck: Thank you.
La sénatrice Callbeck : Merci.
13:96
National Finance
The Chair: Round two goes fast sometimes. Thank you very
much for being here and helping our understanding.
Mr. Perlman, we didn’t have too many questions for you
tonight, but we’ll have you here again. You’ve been here before.
Thank you very much.
(The committee adjourned.)
29-5-2014
Le président : Parfois, la deuxième série de questions passe très
rapidement. Merci beaucoup d’avoir comparu et de nous avoir
aidés à mieux comprendre le sujet. Monsieur Perlman, nous ne
vous avons pas posé beaucoup de questions aujourd’hui, mais
vous comparaîtrez à nouveau. Vous avez déjà comparu
auparavant. Merci beaucoup.
(La séance est levée.)
SECOND INTERIM REPORT ON
2014–15 MAIN ESTIMATES
Standing Senate Committee on National Finance
NINTH REPORT
Chair
Honourable Joseph A. Day
Deputy Chair
Honourable Larry Smith
MAY 2014
TABLE OF CONTENTS
INTRODUCTION ....................................................................................................................................... 4 1. FOREIGN AFFAIRS, TRADE AND DEVELOPMENT CANADA ......................................................... 5 1.1 Amalgamation of the Canadian International Development Agency and Foreign Affairs and
International Trade Canada .................................................................................................... 5 1.2 Departmental Role ..................................................................................................................... 6 1.3 Departmental Estimate .............................................................................................................. 7 1.3.1 Quick Release Mechanism .................................................................................................. 7 1.3.2 Savings Identified in the Spending Review Launched in the 2012 Federal Budget ............. 7 1.3.3 Real Property Management ................................................................................................. 7 1.4 Changes to Voted and Statutory Items ...................................................................................... 8 1.5 Employees in Canada and Abroad ............................................................................................ 8 2. NATIONAL DEFENCE CANADA ........................................................................................................ 8 2.1 Departmental Estimates............................................................................................................. 8 2.2 New Program Alignment Architecture ........................................................................................ 9 2.3 Five New Programs Introduced in the 2014–15 Main Estimates ............................................... 9 2.3.1 Defence Combat and Support Operations (Amount sought: $1.36 billion) .......................... 9 2.3.2 Defence Services and Contributions to Government (Amount sought: $408 million)........... 9 2.3.3 Defence Ready Force Element Production (Amount sought: $3.04 billion) ....................... 10 2.3.4 Defence Capability Element Production (Amount sought: $13.1 billion) ............................ 10 2.3.5 Defence Capability Development and Research (Amount sought: $326.3 million) ............ 10 2.4 Arctic/Offshore Patrol Ships ..................................................................................................... 10 3. TRANSPORT CANADA .................................................................................................................... 11 3.1 Departmental Estimates........................................................................................................... 11 3.2 Investments in the Transportation System and in Safety and Oversight .................................. 11 4. CITIZENSHIP AND IMMIGRATION CANADA .................................................................................. 12 4.1 Departmental Estimates........................................................................................................... 12 4.2 Passport Program .................................................................................................................... 12 4.3 Temporary Foreign Worker Program ....................................................................................... 13 4.4 Biometrics ................................................................................................................................ 13 4.5 Savings Resulting from the Spending Review Launched in the 2012 Federal Budget ............ 13 4.6 Citizenship and Immigration Applications ................................................................................ 13 4.7 Canada-Quebec Accord .......................................................................................................... 14 4.8 Electronic Travel Authorization ................................................................................................ 14 4.9 Roadmap for Official Languages ............................................................................................. 14 4.10 International Experience Canada Program .............................................................................. 14 5. DEPARTMENT OF CANADIAN HERITAGE ..................................................................................... 14 5.1 Departmental Role ................................................................................................................... 14 5.2 Departmental Estimates........................................................................................................... 15 5.3 2015 Pan and Parapan American Games ............................................................................... 15 5.4 150th Anniversary of the Charlottetown Conference................................................................. 16 5.5 Canada Periodical Fund .......................................................................................................... 16 5.6 Estimates for Canadian Heritage portfolio organizations ......................................................... 16 5.6.1 Canadian Museum of History............................................................................................. 16 5.6.2 Canadian Museum of Immigration at Pier 21 ..................................................................... 16 5.6.3 Canadian Museum for Human Rights ................................................................................ 17 2
6. HEALTH CANADA ............................................................................................................................ 17 6.1 Departmental Estimates........................................................................................................... 17 6.1.1 Savings Identified in the 2012 Federal Budget .................................................................. 18 6.1.2 Health Canada Funding for Services ................................................................................. 18 6.1.3 Health Canada Funding for First Nations and the Inuit ...................................................... 18 6.1.4 Statutory Items................................................................................................................... 18 6.2 2014 Federal Budget Initiatives ............................................................................................... 18 6.3 Performance Management Framework for the British Columbia Tripartite Framework
Agreement ............................................................................................................................... 19 7. INSTITUTIONS REGULATED BY THE OFFICE OF THE SUPERINTENDENT OF FINANCIAL
INSTITUTIONS ....................................................................................................................................... 20 7.1 Estimates of the Office of the Superintendent of Financial Institutions .................................... 20 7.2 Fees charged by the Office of the Superintendent of Financial Institutions ............................. 20 7.3 Relationship between the Office of the Superintendent of Financial Institutions and the
Financial Sector ....................................................................................................................... 21 8. INDUSTRY CANADA ........................................................................................................................ 21 8.1 Departmental Estimates........................................................................................................... 21 8.2 Grants and Contributions ......................................................................................................... 22 9. PUBLIC WORKS AND GOVERNMENT SERVICES CANADA ........................................................ 23 9.1 Departmental Estimates........................................................................................................... 23 9.2 Canada Lands Company ......................................................................................................... 23 9.3 Real property Funding ............................................................................................................. 23 FOLLOW-UP ON OUTSTANDING ISSUES FROM THE INTERIM REPORT ON THE 2014–15 MAIN
ESTIMATES ............................................................................................................................................ 25 1. CANADA’S TAX DEBT ..................................................................................................................... 25 2. FEES FOR COLLECTING PROVINCIAL AND TERRITORIAL TAXES ............................................ 25 3. DECREASED BUDGET FOR THE TAXPAYER AND BUSINESS ASSISTANCE PROGRAM ........ 25 4. TOTAL FUNDING ALLOCATED TO FIRST NATIONS AND INUIT COMMUNITIES........................ 25 5. FUNDING FOR WATER SUPPLY SYSTEMS .................................................................................. 26 6. SAVINGS ACHIEVED BY ABORIGINAL AFFAIRS AND NORTHERN DEVELOPMENT CANADA
THROUGH THE SPENDING REVIEW LAUNCHED IN THE 2012 FEDERAL BUDGET ....................... 26 3
INTRODUCTION
The Standing Senate Committee on National Finance (the Committee) held three meetings in April 2014
for its study of the 2014–15 Main Estimates. The Committee heard testimony from twenty-two witnesses
from eight federal departments and from three non-governmental organizations. This is the Committee’s
second report on these estimates.
On 9 April 2014, the Committee welcomed officials from Foreign Affairs, Trade and Development
Canada, National Defence and Transport Canada:
Foreign Affairs, Trade and Development Canada

Nadir Patel, Assistant Deputy Minister and Chief Financial Officer, Corporate Planning, Finance and
Information Technology; and

Arun Thangaraj, Director General, Financial Resource Planning and Management Bureau.
National Defence

Rear-Admiral Patrick Finn, Chief of Staff, Materiel Group;

Kevin Lindsay, Chief Financial Officer; and

Major-General Ian C. Poulter, Chief of Program.
Transport Canada

André Lapointe, Assistant Deputy Minister, Corporate Services, and Chief Financial Officer.
On 29 April 2014, the Committee heard from three more departments: Citizenship and Immigration
Canada, Canadian Heritage and Health Canada. The following officials represented these departments:
Citizenship and Immigration Canada

Paul Armstrong, Director General, Centralized Processing Region;

Tony Matson, Assistant Deputy Minister/Chief Financial Officer; and

Catrina Tapley, Associate Assistant Deputy Minister, Strategic and Program Policy.
Canadian Heritage

Robert Hertzog, Chief Financial Officer and Director General, Financial Management Branch; and

Colleen Swords, Deputy Minister, Financial Management Branch.
Health Canada

Sony Perron, Acting Senior Assistant Deputy Minister, First Nations and Inuit Health Branch; and

Jamie Tibbetts, Assistant Deputy Minister and Chief Financial Officer, Chief Financial Officer Branch.
4
On 30 April 2014, the Committee heard testimony from representatives of organizations regulated by the
Office of the Superintendent of Financial Institutions in order to learn more about the Office’s role. The
organizations appearing were the TD Bank Group, the Canadian Bankers Association and Manulife
Bank and Trust. Officials from Industry Canada and Public Works and Government Services Canada
appeared before the Committee at the same meeting. The representatives of these organizations and
departments were as follows:
TD Bank Group

Kent Andrews, Senior Vice President, Regulatory Risk and Risk Capital Assessment.
Canadian Bankers Association

Debbie Crossman, Director, Financial Affairs; and

Darren Hannah, Acting Vice President, Policy and Operations.
Manulife Bank and Trust

Christopher Elgar, Chief Risk Officer.
Industry Canada

Robert Dunlop, Assistant Deputy Minister, Science and Innovation Sector;

David Enns, Chief Financial Officer, Corporate Management Sector; and

Iain Stewart, Assistant Deputy Minister, Strategic Policy Sector.
Public Works and Government Services Canada

Alex Lakroni, Chief Financial Officer, Finance and Administration Branch; and

Pierre-Marc Mongeau, Assistant Deputy Minister, Real Property Branch.
In addition, the Committee received responses from some departments to questions raised during its
preliminary study of the 2014–15 Main Estimates in March 2014. A summary of these responses is
provided in the last section of this report.
1. Foreign Affairs, Trade and Development Canada
1.1
Amalgamation of the Canadian International Development Agency and Foreign Affairs
and International Trade Canada
The officials from Foreign Affairs, Trade and Development Canada discussed how the new department
was created by the amalgamation of the Canadian International Development Agency and Foreign
Affairs and International Trade Canada, as provided by Bill C-60. 1 The Committee learned that much
1
Bill C-60, An Act to implement certain provisions of the budget tabled in Parliament on March 21, 2013 and other
measures, was introduced in Parliament on 21 March 2013 and received Royal Assent on 26 June 2013.
5
work has been done to harmonize the financial management processes, structures, systems and
resources of the two organizations since the amalgamation.
In response to a question from the Committee, the officials explained that, from their perspective, the
amalgamation in late June 2013 went smoothly and the new department has been working very well so
far. The amalgamation resulted in synergies between the two organizations, but little overlap or
duplication.
The officials continued their testimony by discussing the current projects arising from the amalgamation.
Fully integrating all of the two organizations’ systems is, as expected, taking some time. Given the
department’s 130 different initiatives and corporate functions, some of the transformations stemming
from the amalgamation have already been completed, while others have not.
The Committee was also told that, for policy implementation purposes, the new department has
developed a new organizational structure under which employees from the department’s various
business lines are working together.
As for human resources, the department’s senior management is aware that employees may have
concerns and experience anxiety during such an amalgamation. To address the situation, the
department is working diligently to communicate effectively with its employees. The amalgamation has
also opened up new training and career development opportunities.
The officials also highlighted the opportunity provided by the amalgamation to incorporate the two
organizations’ best practices into the new department. For example, the new department will adopt the
fiduciary risk assessment for every dollar spent that the Canadian International Development Agency
used before the amalgamation.
Finally, the officials told the Committee that it is too early to tell how much money the amalgamation has
cost or saved. However, they specified that one-time costs were necessary to implement systems
changes.
1.2
Departmental Role
According to the officials, the role of Foreign Affairs, Trade and Development Canada is to manage
diplomatic and consular relations with foreign governments and international organizations. Through
172 missions in 105 countries, the department:

engages in dialogue and cooperation with international players to advance Canada’s political and
economic interests;

improves and maintains market access for Canadian businesses;

delivers consular services and travel information to Canadians;

supports global peace and stability;

leads coordinated Canadian responses to crises and natural disasters abroad;

alleviates global poverty; and

enhances prosperity and stability in the developing world.
6
1.3
Departmental Estimate
According to the 2014–15 Main Estimates, the new department’s total budget in 2014–2015 will be
$5.3 billion, a net increase of $3.0 billion over the 2013–2014 budget of the former department, Foreign
Affairs and International Trade Canada. The main reason for this increase is the transfer of
appropriations from the Canadian International Development Agency following the amalgamation.
The other major changes to the new department’s estimates include the following increases:

$120.0 million for the crisis pool quick release mechanism to facilitate Canada’s response to
international crises and disasters requiring multilateral action; and

$19.3 million for assessed contributions to international organizations in foreign currencies, mainly
owing to currency fluctuations.
These increases are partly offset by the following decreases:

$70.4 million resulting from the transfer of the Passport Program to Citizenship and Immigration
Canada; and

$52.3 million from savings identified by the spending review launched in the 2012 federal budget.
1.3.1 Quick Release Mechanism
The Committee took an interest in the total budget for the quick release mechanism. The officials
explained that this budget, which totals $120 million, is a portion of the $400-million crisis pool
established following the 2004 tsunami that affected a number of countries, including Indonesia, Sri
Lanka, India, the Maldives, Thailand and Somalia. Before their amalgamation, Foreign Affairs and
International Trade Canada and the Canadian International Development Agency had respective
budgets of $20 million and $100 million for this initiative, which provides for large-scale multilateral
responses to major international crises.
1.3.2 Savings Identified in the Spending Review Launched in the 2012 Federal Budget
The officials discussed the savings identified by the spending review launched in the 2012 federal
budget, which were achieved over three years. Fiscal year 2014–2015 is the third and final year of the
reductions and the year in which the last portion of savings, totalling $52.3 million, will be achieved. Over
these three fiscal years, the former Foreign Affairs and International Trade Canada will have realized
$197.1 million in savings through various measures, including the consolidation of administrative
functions, the closure of trade offices and consulates that focused on trade with the United States, and
changes to its real property portfolio. Meanwhile, the former Canadian International Development
Agency also achieved program savings. For example, some countries will no longer benefit from certain
programs in the years ahead. The officials committed to providing a list of the savings achieved through
the spending review launched in the 2012 federal budget. At the time of writing, the Committee had not
yet received the requested information.
1.3.3 Real Property Management
The Committee inquired about the department’s sale of real property and the way the revenue
generated by these sales was used. The officials explained that the department can use the revenue
7
from such sales to acquire new real property without Parliament’s approval. The officials agreed to
provide a list of the real property bought and sold by the department in recent years. At the time of
writing, the Committee had not yet received the requested information.
1.4
Changes to Voted and Statutory Items
The main changes to voted and statutory items in the department’s main estimates are as follows:

an increase of $2.7 billion under Vote 10 – grants and contributions;

an increase of $147.0 million under Vote 1 – operating expenditures;

an increase of $189.5 million in statutory items to cover contributions to employee benefit plans and
payments to international financial institutions and other expenditures;

a decrease of $20.2 million under Vote 5 – capital expenditures; and

a decrease of $14.6 million under Vote 15 – payments, in respect of pension, insurance and social
security programs or other arrangements for employees locally engaged outside of Canada, or in
respect of the administration of such programs or arrangements.
1.5
Employees in Canada and Abroad
Following a question from the Committee, the officials stated that, as of 1 April 2014, the department had
a total of 9,858 employees, comprising of 6,187 in Canada and 3,671 abroad. The latter category
includes foreign residents hired to support the department in its missions but not Canadians posted
abroad.
2. National Defence Canada
2.1
Departmental Estimates
According to the 2014–15 Main Estimates, National Defence is requesting a budget of $18.7 billion. This
is a net increase of about $676 million, or 4%, over the 2013–14 Main Estimates. The increase is
primarily due to a $1.1-billion rise in forecast capital costs. This is partially offset by expected reductions
in operating costs ($325.2 million), statutory payments ($98.7 million) and grants, contributions and other
transfer payments ($6.5 million).
In response to questions from the Committee, the National Defence officials explained that the increase
in funding for the capital expenditures vote is mainly attributable to a $1.2-billion increase in planned
spending for major capital projects such as the family of land combat vehicles, the Arctic/offshore patrol
ships and the marine helicopter project.
The officials went on to detail the principal spending reductions in National Defence’s operating budget:

a $19.5-million decrease owing to the end of the training mission in Afghanistan;

a $128.8-million decrease related to the implementation of measures announced in Budget 2014 to
reduce travel expenditures and the transfer of liability for future severance payments to the Treasury
Board of Canada Secretariat.
8
2.2
New Program Alignment Architecture
The Committee inquired about a significant change in the way National Defence’s financial information is
presented in the 2014–15 Main Estimates. Starting in 2014–2015, National Defence is adopting a new
Program Alignment Architecture composed of five programs plus Internal Services. In their testimony,
the officials first noted that every federal department has a Program Alignment Architecture.
Departments use this structure to establish their budgets and present their financial results. The officials
added that the restructuring, approved by the Treasury Board of Canada Secretariat, was intended to
make the information in the estimates easier to understand and better aligned with National Defence
activities, which remain unchanged.
The officials also explained that, given the new presentation of financial information, the amounts in the
department’s 2014–2015 budget cannot be compared with those of the previous year. Even the amount
requested for Internal Services is not comparable since, under the new architecture, the $478 million
difference is mainly due to a reallocation of the costs of internal services to the appropriate programs.
The Committee wished to learn more about the programs that make up National Defence’s new
Program Alignment Architecture. The officials provided the following information in response to the
Committee’s questions.
2.3
Five New Programs Introduced in the 2014–15 Main Estimates
2.3.1 Defence Combat and Support Operations (Amount sought: $1.36 billion)
This program consists of the following three subprograms:

Domestic and Continental Defence Operations, which includes North American Aerospace Defense
Command (NORAD) and Arctic response operations;

International Combat Operations, which includes ongoing National Defence operations through
standing North Atlantic Treaty Organization (NATO) commitments and any international crisis and
surge response operations; and

Ongoing Centralized Operations and Operational Enablement, which includes diplomatic support
and intelligence, surveillance and reconnaissance.
2.3.2 Defence Services and Contributions to Government (Amount sought: $408 million)
This program is comprised of the following three subprograms:

Disaster Relief and Humanitarian Operations, which encompasses all interventions in the event of
earthquakes, floods and hurricanes, as well as humanitarian assistance and evacuation responses,
both domestically and internationally;

Defence Services for Canadian Safety and Security, which relates to threats to the safety and
security of Canadians and includes support for major events like the Olympic Games, support for
other departments and agencies, counter-terrorism and terrorism event responses, and search and
rescue operations within Canada; and

Military Heritage and Outreach, which involves sharing military history and traditions, showcasing
Canadian military expertise and values, and developing leadership and good citizenship among
Canada’s youth. This subprogram also includes the teaching of military history, participation in
9
ceremonial events such as Remembrance Day, and the Cadet and Junior Canadian Rangers
programs.
2.3.3 Defence Ready Force Element Production (Amount sought: $3.04 billion)
This program has the following four subprograms:

Force Elements Readiness Sustainment, which supports activities for units that are ready to deploy,
such as ready-duty high-readiness ships;

Force Elements Integration Training, which pertains to the training of the major expeditionary task
forces;

Force Elements Production, which exclusively concerns the normal ready force, such as frigates,
infantry units and strategic airlift units; and

Operational Readiness Production, Coordination and Command and Control, which essentially
relates to the command and control activities that ensure the readiness and balance of maritime,
land and special forces.
2.3.4 Defence Capability Element Production (Amount sought: $13.1 billion)
This program also has the following four subprograms:

Military Personnel and Organization Lifecycle, which includes military recruitment, basic military
officer and occupational training, and military health services;

Materiel Lifecycle, which involves ensuring that defence materiel elements are available in the
correct quantity, mix and condition. It includes materiel acquisition and ongoing maintenance of
equipment;

Real Property Lifecycle, which encompasses acquiring real property, maintaining the capacity to
decontaminate it in the case of environmental problems and disposing of it; and

Information Systems Lifecycle, which concerns acquiring and managing information systems and
providing user support services. Shared Services Canada does not provide all of National Defence’s
information technology services; National Defence provides those related to military command and
control.
2.3.5 Defence Capability Development and Research (Amount sought: $326.3 million)
This program has the following two subprograms:

Capability Design, Development and Integration, which involves examining threats through the
security environment analysis carried out by force developers, military modeling and simulation, and
defence technology development and demonstration; and

Strategic Direction and Planning Support, which concerns the future security environment and all
threat assessments, military scenario development for National Defence’s various missions and
tasks, and ways of transforming capabilities to meet future threats.
2.4
Arctic/Offshore Patrol Ships
The Committee questioned the National Defence officials about the Arctic/offshore patrol ships and
learned that the project is well underway, with construction to begin in 2015.
10
The officials further explained that Irving Shipbuilding will build the Arctic/offshore patrol ships and the
surface combatants. They also mentioned plans for naval construction on the West Coast, for which
detailed discussions are being held with Seaspan, a company with several shipyards in Victoria and
Vancouver. Seaspan is currently modernizing five frigates at its shipyards in Victoria and is responsible
for all heavy maintenance of National Defence submarines over several decades. Seaspan is giving
priority to the Canadian Coast Guard ships, but will also be building National Defence’s joint support
ships.
In conclusion, the National Defence representatives stated that the expenditures in the 2014–15 Main
Estimates are necessary to provide the Canadian Armed Forces with the resources they need to carry
out their duties on behalf of all Canadians.
3. Transport Canada
3.1
Departmental Estimates
In the 2014–15 Main Estimates, Transport Canada is forecasting budgetary expenditures of $1.7 billion
in 2014–2015, an increase of $143.7 million over the 2013–14 Main Estimates. Of this amount,
$1.4 billion requires parliamentary approval. The remaining $238 million consists of statutory items that
do not require further approval and are provided for information purposes.
3.2
Investments in the Transportation System and in Safety and Oversight
In response to the Committee’s questions, the Transport Canada officials said that $357 million will be
allocated to the safety and security of travellers in 2014–2015 pursuant to the recommendations in the
Office of the Auditor General’s 2013 report on rail safety oversight. This funding will include support for
accelerated regulatory development and enhancements to the federal systems-based approach to rail
safety oversight. The officials also noted that the department will boost the inspection resources and
capabilities of the Transportation of Dangerous Goods program. The officials further stated that
$151 million will be provided to Internal Services to ensure that the department’s programs and other
corporate obligations are appropriately funded.
The Transport Canada officials emphasized that his department was also requesting $1.1 billion in
2014–2015 to improve the efficiency of the transportation system, including efforts to make progress on
the Detroit River International Crossing project. These funds will also continue to support all orders of
government and the private sector in delivering vital transportation infrastructure projects, and help
maintain and operate the department’s remaining airports and ports.
In addition, the Committee learned that $86 million will be devoted to supporting a clean transportation
system in 2014–2015. This funding will also go toward advancing world-class tanker safety system
initiatives; developing regulations for the air, marine and rail modes of transportation through clean
transportation initiatives; cleaning up the department’s contaminated sites; and creating programs to limit
air pollutants and greenhouse gas emissions from the various transportation modes.
In response to a question from the Committee on the strengthening of Transport Canada’s safety and
security oversight capabilities, the officials said that, following the tragic events in Lac-Mégantic last
summer, the department took a step back to see if certain regulations needed to be amended
immediately. One part of strengthening its capabilities is making the regulatory changes identified in that
11
review. Within the department, inspectors will receive training so that they fully understand the changes
and are ready to apply them.
Regarding the Detroit River International Crossing, the Committee heard that Transport Canada is
currently looking to buy property on the Canadian side of the border and will soon do the same on the
American side. The officials also noted that several steps still need to be taken before a firm date for the
opening of the crossing can be set.
4. Citizenship and Immigration Canada
4.1
Departmental Estimates
According to the 2014–15 Main Estimates, the total budget for Citizenship and Immigration Canada in
2014–2015 is $1.39 billion, a net decrease of $270 million over the main estimates of the previous year.
The main decreases are as follows:

$254.2 million due to statutory adjustments related to the Passport Canada revolving fund;

$48.3 million in statutory funding to return fees to certain Federal Skilled Worker applicants who
applied before 27 February 2008;

$29.7 million in funding to implement biometrics in the temporary visa program;

$13.9 million in savings resulting from the spending review launched in the 2012 federal budget; and

$6.5 million in funding to modernize the immigration system and manage the backlog.
These decreases are partly offset by the following increases:

$45.5 million to enable the department to keep up with increased volume demands in the Citizenship
and Temporary Resident programs;

$35.5 million for the Grant for the Canada-Quebec Accord;

$13.1 million to develop and implement the Electronic Travel Authorization program commitment
under the Canada-United States Perimeter Security and Economic Competitiveness Action Plan;
and

$4.2 million for language training under the Roadmap for Canada’s Official Languages.
4.2
Passport Program
In July 2013, responsibility for the Passport Program was transferred from Foreign Affairs, Trade and
Development Canada to Citizenship and Immigration Canada. However, the delivery of passports
remained the responsibility of Service Canada.
The officials stated that the decrease in the estimates for the Passport Canada revolving fund represents
an accounting adjustment owing to a surplus in the fund.
The Committee learned that, in the case of a revolving fund, the department delivers services for which it
charges fees. Over time, the fees must cover the expenses so that the net fiscal impact is zero. The
forecast surplus in the fund for 2014–2015 reflects the department’s expectation that revenues
($673 million) will exceed expenses ($379 million). This increase in revenues is primarily due to the
12
higher fee for five-year passports, which rose from $80 to $120, and the introduction of the 10-year
passport, the fee for which is $160. The 10-year passports have been very popular with Canadians.
However, the department expects a decrease in passport applications in about five years and estimates
that revenues will equal expenses in 2024–2025.
The Committee inquired about the ways the department can use the surplus from the fund. The officials
explained that the surplus cannot be used to meet needs in other programs. However, if there were a
backlog in processing passport applications, the department could use the surplus to address it.
4.3
Temporary Foreign Worker Program
The Temporary Foreign Worker Program is a joint responsibility of Citizenship and Immigration Canada
and Employment and Social Development Canada. The officials noted that both 2013 and 2014 federal
budgets introduced user fees for employers that obtain labour market opinions from the department.
The Temporary Foreign Worker Program also generates revenue from fees, and this revenue is used to
manage the program. The officials stated that the fees collected are approximately equal to the costs of
the program. The Committee learned that the decrease relating to the reimbursement of fees paid by
some Federal Skilled Worker applicants for cancelled applications is due to a change in the refund
schedule.
4.4
Biometrics
The officials reported that the decrease in funding for the implementation of biometrics reflects the
successful implementation of biometric screening during 2013–2014, as planned. The biometrics used
include digital fingerprints and facial recognition. This screening is now fully integrated into the
department’s regular operations, and ongoing funding is included in its operating budget.
4.5
Savings Resulting from the Spending Review Launched in the 2012 Federal Budget
The Committee asked the officials to provide a detailed list of the programs, services and positions
affected by the savings achieved through the spending review launched in the 2012 federal budget. This
information had not yet been provided to the Committee at the time of writing.
4.6
Citizenship and Immigration Applications
The officials explained to the Committee that the requested increase in funding to handle the growing
number of citizenship and immigration applications will enable the department to process more
applications awaiting a decision, reduce processing times and improve service. For several years now,
the number of citizenship applications has exceeded the department’s capacity to process them, and a
temporary increase in immigration applications is expected from some markets, such as China, India
and Brazil. The additional funding will speed up service for those markets. The officials expect that
processing times will decrease to one year or less by 2015–2016.
In response to a question from the Committee, the officials said that electronic application processing is
more efficient than in-person interviews and that is why the department wants to process more
applications electronically. The Committee was told that the Canadian system, unlike the American one,
13
does not require a face-to-face interview with each applicant and that the attention paid to each
application is based on a risk analysis.
4.7
Canada-Quebec Accord
Under the Canada-Quebec Accord, the Government of Quebec is solely responsible for delivering
immigrant reception and integration services. In return, it receives financial compensation from the
federal government. The amount transferred to the Government of Quebec is expected to increase from
$284.5 million in 2013–2014 to $320.0 million in 2014–2015.
4.8
Electronic Travel Authorization
The Electronic Travel Authorization system will be implemented in 2015 to make it easier to manage
risks before travellers arrive at a point of entry. This initiative will screen visitors from other countries who
are not required to have visitor visas, except for United States citizens. The officials stated that this
initiative will enhance security and improve border effectiveness while facilitating the movement of
legitimate travellers. Funding for this initiative is expected to be $18.1 million by 2017–2018.
4.9
Roadmap for Official Languages
The Committee was informed of the purpose of the additional funding allocated to language training
under the Roadmap for Canada’s Official Languages. The funding will support newcomers who settle in
official language minority communities by helping them improve their language skills.
The $4.2 million provided in the 2014–15 Main Estimates is only part of the $29.5 million allocated over
five years. The department is also investing $120 million in other initiatives to support Canada’s official
language minority communities. In total, about $600 million is spent each year outside Quebec to
support linguistic minorities.
4.10 International Experience Canada Program
The Committee asked the officials about the decline in funding for the International Experience Canada
program. They explained that this program was transferred from Foreign Affairs, Trade and
Development Canada to Citizenship and Immigration Canada last year. This transfer came with a loan of
$5.2 million from Foreign Affairs, Trade and Development Canada to facilitate the transition of the
program. This loan has already been repaid.
The program’s annual revenue is approximately $12 million and is generated by levying fees. The
Committee learned that the $5.2-million decrease listed in the 2014–15 Main Estimates refers to the
amount lent for the program transition.
5. Department of Canadian Heritage
5.1
Departmental Role
The officials from Canadian Heritage began by explaining how the department and Canada’s major
national cultural institutions play a vital role in the social, civic and economic life of Canadians. The
department’s objective is to support Canada’s cultural life through the arts, heritage, official languages,
citizenship and youth participation in sports.
14
The Committee was told that, according to recent data from Statistics Canada, artistic and cultural
activities employ more than 630,000 people across the country and contribute $49.9 billion to the
Canadian economy, or 3.5% of the gross domestic product. The officials from Canadian Heritage also
presented the main findings of a study conducted in 2013, which showed that every dollar invested by
departmental support programs over the past five years has generated $8.50 in economic benefits.
Other studies showed that participation in arts and cultural activities is associated with better health,
increased volunteering and greater life satisfaction.
The department has established four priorities:

celebrating Canada’s history and heritage on the road to 2017;

advancing opportunities in a global and digital era for a prosperous cultural sector;

bringing Canadians together and investing in our communities;

serving Canadians by ensuring operational efficiencies and service excellence.
5.2
Departmental Estimates
According to the 2014–15 Main Estimates, the department has a budget of $1.39 billion, allocated as
follows:

$178.9 million under Vote 1 ̶ operating expenditures;

$1.19 billion under Vote 5 ̶ grants and contributions;

$24.0 million under statutory funding.
The main estimates for 2014–2015 show an increase of $72.8 million over the previous year, owing
primarily to a one-time increase of $71.6 million for the Pan and Parapan American Games, which will
be held in Toronto in 2015.
In addition, the National Capital Commission’s Capital Experience program was transferred in
September 2013, representing an increase of $14.2 million in operating expenses and the transfer of
80 program and communications employees.
These two funding increases are partially offset by the following decreases:

$4.7 million for the Aboriginal Peoples’ Program, which focuses on strengthening the cultural identity
of Aboriginal peoples, encouraging their full participation in Canadian life, and contributing to the
preservation of Aboriginal languages and cultures through community projects that incorporate
Aboriginal values, cultures and traditions;

$3.7 million representing the end of funding for activities to commemorate the War of 1812.
5.3
2015 Pan and Parapan American Games
Several departments are involved in preparing for the 2015 Pan and Parapan American Games. A total
of $500 million has been allocated to this event, $377.1 million of which is earmarked for infrastructure.
15
Total funding also includes $65 million in legacy initiatives to cover infrastructure operating costs for a
certain number of years following the games, and $6 million to develop a federal cultural strategy.
Departmental officials did not specify exactly how many years will be covered by the $65 million. Lastly,
$3 million has been set aside to help Canadian teams prepare for the games.
Given that most of the funds for this event have already been allocated, the officials stated that the
department is not expected to request much additional funding in the next fiscal year.
The Committee asked whether spending on the games will exceed estimates and was told that
preparations were going well and there was no expectation of cost overruns. Slightly less than half of the
earmarked for the sports infrastructure ($153 million) has already been allocated to the games’
organizers.
5.4
150th Anniversary of the Charlottetown Conference
Committee members were told that federal funding for celebrations to mark the 150th anniversary of the
Charlottetown Conference and for renovations to the Confederation Centre will reach $6 million. This
funding was announced last year by the Minister of Canadian Heritage and Official Languages, and the
Minister of National Revenue and the Atlantic Canada Opportunities Agency.
5.5
Canada Periodical Fund
The officials agreed to provide the Committee with a list of grant recipients under the Canada Periodical
Fund. Grants awarded through the fund total $72.8 million for 2014–2015. This information was still
pending at the time of writing.
5.6
Estimates for Canadian Heritage portfolio organizations
The Committee learned that 18 Canadian Heritage portfolio organizations have a total budget of
$2.6 billion for 2014–2015. This amount includes $1.8 billion in appropriations and $803.7 million in
revenue.
There are several museums within the department’s portfolio. Most of these generate revenue through
admission fees and rental charges. Portfolio museums generate between $6 and $17 million each
annually.
5.6.1 Canadian Museum of History
The officials discussed the additional $8.6 million in funding allocated to the Canadian Museum of
History for the museum’s creation. The federal funding for the museum between 2012 and 2016 will total
$25 million.
5.6.2 Canadian Museum of Immigration at Pier 21
Funding for the Canadian Museum of Immigration at Pier 21 was reduced by $8.6 million in 2014–2015
due to a change in the funding profile for the consolidation and renovation of the museum’s facilities.
The federal government is providing a total of $24.4 million between 2010 and 2015 to support this
recently created museum.
16
5.6.3 Canadian Museum for Human Rights
The Canadian Museum for Human Rights will be located in Winnipeg, Manitoba, and is scheduled to
open in September 2014. The Committee learned that the $21.7 million allocated to the museum for
2014–2015 is reserved entirely for operations. Although the museum has not yet opened its doors, it has
already incurred operating expenses, primarily for the preparation of exhibits.
Construction costs are about $351 million, $100 million of which is to come from the federal government.
In recent years, the department has loaned the museum some $35 million from the operating budget to
be used for capital expenditures. The amount will be paid back to the department over six years as of
fiscal year 2018–2019 through the private-sector funding anticipated by the museum.
6. Health Canada
6.1
Departmental Estimates
According to the 2014–15 Main Estimates, Health Canada has a budget of $3.657 billion, an increase of
$365.1 million over the main estimates from the previous fiscal year. This increase is primarily
attributable to the following items:

$311.7 million to stabilize, renew or expand health programs and services for First Nations and Inuit
individuals, families and communities. In response to a question from the Committee, officials
explained that previous core funding for the department’s programs did not take into account
program growth. Every year or two, the department was forced to request additional funding through
the supplementary estimates. The amount in question is equal to a 5% increase in expenditures in
the previous year’s main estimates, and it will enable the department to deliver its programs without
having to request additional funds;

$63.2 million in funding to implement the B.C. Tripartite Framework agreement on First Nation
Health Governance;

$51.5-million in statutory revenues as a result of the Shared Services Partnership Agreement
between Health Canada and the Public Health Agency of Canada, reached following the spending
review launched in the 2012 federal budget;

$49.4 million for First Nation and Inuit health programs to meet the increased demand generated by
a growing population base.
This increased funding will be partially offset by the following decreases:

$64.8 million for cancelled programs such as the Territorial Health System Sustainability Initiative, to
which $30 million had been allocated;

$26.7 million as a result of the end of funding for the Plan of Action for Drinking Water in First
Nations Communities;

$59.1 million in savings resulting from the streamlining of internal operations through the spending
review launched in the 2012 federal budget;

$10.7 million resulting from a rate adjustment for the department’s employee benefit plans.
17
6.1.1 Savings Identified in the 2012 Federal Budget
The officials agreed to provide a list of the savings to be achieved in 2014–2015 as part the spending
review launched in the 2012 federal budget and to explain the decreased funding for the Substance Use
and Abuse program. The Committee had still not received this information at the time of writing.
6.1.2 Health Canada Funding for Services
The Committee was told that the funding allocated to the department under the 2014–15 Main Estimates
will enable it to continue delivering important services to Canadians. Funding is attributed as follows:

$2.6 billion to improve access to quality health services for First Nations and Inuit people;

$496 million to keep Canadians safe through regulatory programs for food, products and
environmental factors;

$299 million to support and sustain health systems and programs across the country.
6.1.3 Health Canada Funding for First Nations and the Inuit
The Committee learned that 71% of the department’s total budget will be allocated to direct services for
First Nations and Inuit communities. A total of $2.6 billion will be attributed as follows:

44% will fund non-insured supplementary health services for First Nations and Inuit peoples,
regardless of where they live. These services include dental care, drugs, mental health services and
medical transport;

33% will fund First Nations and Inuit primary care and health-care activities on reserve and in Inuit
communities, mainly through contribution agreements. These activities and services are to be
consistent with the health services offered by provincial and local governments, insofar as is
possible;

23% will go to supporting the health infrastructure of First Nations and the Inuit.
6.1.4 Statutory Items
The main estimates for the department also contain $167.1 million for statutory items. The officials
explained that $115.5 million of this amount is allocated primarily to employee benefit plans and $51.5
million to the Shared Services Partnership Agreement between Health Canada and the Public Health
Agency of Canada.
6.2
2014 Federal Budget Initiatives
Officials described the three departmental initiatives announced in the 2014 federal budget. The first
involves an allocation of $70 million over three years for the Territorial Health Investment Fund to
improve the quality of health services in First Nations and Inuit communities across Canada. This
initiative replaces the Territorial Health System Sustainability Initiative, which concluded at the end of
2013–2014.
The second initiative involves an allocation of $47.4 million over two years to continue the First Nations
Water and Wastewater Action Plan, which concluded at the end of March 2014.
18
Under the third initiative, $40 million will be allocated over five years to expand the focus of the National
Anti-Drug Strategy from illicit drug abuse to prescription drug abuse in Canada.
6.3
Performance Management Framework for the British Columbia Tripartite Framework
Agreement
The officials pointed out that the British Columbia Tripartite Framework Agreement on First Nation
Health Governance is the only one of its kind in Canada.2 The initiative will receive an additional
$63.1 million in 2014–2015, although the total amount is not specifically set out in the budget
documents. Committee members were interested in how funds for the Tripartite Framework Agreement
are spent and what results are achieved. The officials agreed to provide the information requested but it
had not been delivered at the time of writing.
In response to a question from the Committee, the officials stated that the agreement with British
Columbia has a comprehensive performance management framework that has been approved by the
Treasury Board of Canada.
The first component of the framework involves health surveillance data collected over more than
10 years. Data collection began after the First Nations of British Columbia asked to receive
hospitalization data on community members. Health Canada, and Aboriginal Affairs and Northern
Development Canada then got involved in the project. The data have been particularly useful in
identifying the health-care needs of First Nations communities.
Data quality is improving as time goes on, and the data collected facilitate resource planning for health
care and disease prevention. Data on sub-regional disease rates for illnesses like diabetes are available
for all the provinces and all Canadians but not for on-reserve populations, which poses a problem. In
addition, data that include on-reserve populations do not always distinguish between First Nations, Inuit
and other Canadians.
The second component of the performance management framework is sound, community-based
planning to support resource management. Since each community faces different challenges, planning
is vital in order to direct resources to their priority health issues and problems. The Committee was told
that community health planning is tied to community evaluation in order to determine the progress and
outreach of the various programs.
The third component is the cost effectiveness of funding. For example, the Non-Insured Health Benefits
Program for First Nations and Inuit provides coverage for some 980,000 people. According to
departmental performance evaluations, funding for this program is not rising faster than that of other
programs. The Committee learned that in 2013, program funding increased by 2.8%, while funding for
the Canadian health care system grew by 5.2% according to the Canadian Institute for Health
Information.
2
On 1 October 2013, the federal government transferred the design and delivery of its health programming in British
Columbia, including the staff at Health Canada’s B.C. regional office and related funding, to the new First Nations
Health Authority.
19
In summary, the Committee was told that the department was seeking to establish long-term health
planning and sustainable arrangements under the British Columbia Tripartite Framework Agreement that
will lead to successful programs and services integrated with the provincial health care system.
7. Institutions Regulated by the Office of the Superintendent of Financial Institutions
As part of its study of the 2013–14 Main Estimates, the Committee heard from representatives of the
Office of the Superintendent of Financial Institutions. The Committee asked them about the office’s role
in regulating and supervising federally regulated financial institutions, insurance companies and some
pension plans. Following the meeting, the Committee decided it would be worthwhile to continue its
study of the office by inviting representatives of the Canadian Bankers Association and various financial
institutions, which are regulated by the Office of the Superintendent of Financial Institutions, to appear
before it.
7.1
Estimates of the Office of the Superintendent of Financial Institutions
According to the 2014–15 Main Estimates, the Office of the Superintendent of Financial Institutions is
seeking parliamentary approval for nearly $938,000 of a total budget of $142.7 million. In the previous
fiscal year, the organization had requested a parliamentary appropriation of $907,000 out of a total
budget of $140.3 million. The amount requested for 2014–2015 will enable the Office of the Chief
Actuary to deliver actuarial valuation and advisory services to the federal government for the various
public-sector pension and social benefits plans.
The office’s other expenditures for 2014–2015 total nearly $141.8 million and are fully recovered through
the assessments and user fees that it collects from the entities it regulates, namely, banks and all
federally regulated insurance companies, trust and loan companies, and private pension plans.
7.2
Fees charged by the Office of the Superintendent of Financial Institutions
The Committee was interested in finding out what representatives from the financial sector think about
the fees charged by the Office of the Superintendent of Financial Institutions. In response to the
Committee’s questions, representatives stated that they have an excellent relationship with the Office
and hold regular discussions on fees and other issues. At the beginning of each fiscal year, the Office
gives clients a detailed explanation of the scope of the work that will be conducted. Although the actual
amount of the fees is not specified at that time, the sector representatives said that the process is
helpful. They also understand that the fees are based on the company’s risk-weighted assets and the
type of work to be performed by the Office.
During their testimony, representatives from the financial sector also stated that the fees paid to the
Office of the Superintendent of Financial Institutions are scaled according to the size and complexity of
each organization. They understand that there has been extensive regulatory reform in this area, and
that the Office requires skilled employees in order to apply the regulations effectively and efficiently. In
summary, representatives from the financial sector believed that the cost of $141.8 million for the Office
is justified given the exemplary performance of Canada’s banking industry.
20
7.3
Relationship between the Office of the Superintendent of Financial Institutions and the
Financial Sector
In response to the Committee’s questions, representatives from the financial sector stated that Canada
has been well served by the strong relationship between the banking industry and the Office of the
Superintendent of Financial Institutions, as demonstrated during the last global financial crisis. They
believe that Canada’s banks fared much better than their counterparts in other countries and noted that
Canada is consistently recognized as having one of the strongest banking systems in the world. As an
aside, representatives also mentioned that the World Economic Forum has ranked Canada’s banking
system as the most sound in the world for six consecutive years.
They attribute this strong performance mainly to two factors: the prudent manner in which Canadian
banks are managed; and the strong regulatory and supervisory framework for banking in Canada, which
is under the responsibility of the Office of the Superintendent of Financial Institutions.
The representatives noted that the Canadian banking industry is one of the most heavily regulated and
supervised sectors of the economy. For example, Canadian banks are required to meet stringent
guidelines established by the Office of the Superintendent of Financial Institutions in a wide range of
areas, including capital, liquidity, corporate governance and accounting, to name just a few. The
Committee was also told that Canadian banks are fortunate in that they deal with only one prudential
regulator, which simplifies the regulatory process.
8. Industry Canada
8.1
Departmental Estimates
According to the 2014–15 Main Estimates, Industry Canada projects budgetary expenditures of
$1.1 billion for 2014–2015, representing a net decrease of $82.4 million over expenditures in the 2013–
14 Main Estimates. Voted appropriations account for $872 million and require Parliament’s approval.
The remaining $205 million represent statutory appropriations that do not require additional approval and
are provided for information purposes.
Officials from Industry Canada stated that transfer payments represent about 65% of the total projected
expenditures; operating and capital, 30%; and statutory expenditures, 5%. The Committee also learned
that items identified in the 2014 federal budget, such as ongoing support for the Automotive Innovation
Fund and for access to high-speed broadband networks, are not reflected in the 2013–14 Main
Estimates. They will be addressed in the supplementary estimates.
Industry Canada officials explained that the department’s budget supports various strategic outcomes:

45% of the budget goes to fostering the knowledge-based economy and supporting advancements
in science, technology and innovation;

34% goes to advancing the marketplace in order to ensure that it is efficient and competitive;

14% is allocated to encouraging business innovation and productivity by promoting economic
development in communities across the country; and

7% goes to Internal Services.
21
Officials also told the Committee that the net decrease of $82.4 million is due primarily to the scheduled
wrap-up of temporary program funding, for example:

a $55.4-million decrease in funding requirements due to the phasing out of transfer payments to
support research and development for the Bombardier CSeries airliner;

a $41.6-million decrease due to the end of temporary resources approved for the Strategic
Aerospace and Defence Initiative;

a $6-million decrease due to the termination of the contribution program for the Institute for Quantum
Computing;

a $1.7-million decrease due to the new National Shipbuilding Procurement Strategy, which is
managed by Public Works and Government Services Canada and replaces the Structured Financing
Facility;

a $1.2 million-decrease due to cancellation of the contribution program for the Ivey International
Centre for Health Innovation.
Officials also drew the Committee’s attention to increases in various contributions, such as the following:

$19.4 million for the Automotive Innovation Fund, which supports large-scale research and
development projects;

$14.0 million for Mitacs, which supports research internships;

$10.2 million for the Technology Demonstration Program, which supports large-scale collaborative
research and development projects in the aerospace, defence, space and security sectors;

$9.0 million for the Canadian Youth Business Foundation, which provides financial support and
business expertise to young entrepreneurs;

$7.9 million for Genome Canada, which funds research into genomics and proteins, and supports six
regional genome centres; and

$3.4 million for Canarie Inc., which operates and develops an advanced high-speed research
network that helps Canada's research and science facilities, educational institutions and hospitals
connect to each other and to their international counterparts.
8.2
Grants and Contributions
When questioned by the Committee on the regional distribution of grants and contributions, officials from
Industry Canada replied that, although the department gathers regional information, there are no specific
targets for regional distribution since the programs are pan-Canadian.
Officials also specified that contributions under the Community Futures Program represent contributions
to various FedNor and FedDev Ontario programs.
The Committee asked how Industry Canada measures the success of these contribution programs and
was told that they are evaluated every five years under the Federal Accountability Act. The department
can also assess its contribution programs by using the conditions and performance indicators built into
the contribution agreements.
22
9. Public Works and Government Services Canada
9.1
Departmental Estimates
According to the 2014–15 Main Estimates, Public Works and Government Services Canada has
requested funding of more than $2.6 billion for 2014–2015: $2.5 billion in voted appropriations and
$118 million in statutory appropriations. The total amount represents a net decrease of close to
$197 million (6.9%) over the previous year’s main estimates.
During their appearance before the Committee, officials from Public Works and Government Services
Canada explained that this net decrease is attributable mainly to the following items:

a decrease of $102.8 million due to the annual funding adjustment for real property fit-ups;

a decrease of $71.2 million due to the completion of remediation and future land use activities for the
Sydney Tar Ponds and Coke Ovens Remediation Project in Nova Scotia;

a decrease of $57.2 million due to the savings generated bythe spending review launched in the
2012 federal budget, which led to operating efficiencies and improved productivity;

a decrease of $49.9 million due to completion of the purchase of Les Terrasses de la Chaudière in
the National Capital Region, for which one-time funding was provided in 2013–2014;

a net decrease of $7.5 million due to various items, such as the termination of current funding for the
Surplus Federal Real Property Initiative and the transfer to Shared Services Canada of the Cyber
Authentication Renewal; and

an increase of $91.9 million to ensure the preservation of the Parliament Buildings as heritage
assets and national symbols.
9.2
Canada Lands Company
In response to the Committee’s questions about the Canada Lands Company, officials explained that it
is an arm’s length, self-financing Crown corporation that reports directly to the Minister of Public Works
and Government Services Canada. When the department determines that a building is surplus, it
evaluates the following two considerations:

the property has no added value, in which case its disposal constitutes a standard transaction; or

the property may be strategic; in other words, there is a possibility for development or an opportunity
to develop the land and increase its value.
According to officials, Public Works and Government Canada sells only strategic properties to the
Canada Lands Company, which then becomes responsible for developing the property and will attempt
to increase its value. The Corporation also assumes responsibility for managing the property.
9.3
Real property Funding
The Committee asked about a decrease in the estimates for the annual funding adjustment for real
property fit-ups. Officials explained that the figure of $102.8 million is shown as a decrease in the 2014–
15 Main Estimates because of the way in which financial information is presented. The amount of this
expenditure is not known when the main estimates are tabled and therefore cannot be included in the
23
department’s funding request to Parliament. It should be noted that $102.8 million is the amount
requested for this expenditure in the previous fiscal year. The funding request for this expenditure will be
in the 2014–2015 supplementary estimates and could be quite different.
When questioned by the Committee, officials stated that they cannot predict price fluctuations but that an
evaluation will be conducted toward the end of the fiscal year using a very sophisticated formula. They
explained that Public Works and Government Services Canada and the Treasury Board of Canada
Secretariat believe that this is a healthy way to manage the quasi-statutory budget of the department’s
Real Property Branch.
As for how they arrived at the figure of $102.8 million, officials stated that during the previous fiscal year,
$63 million was requested in the Supplementary Estimates (C), 2013–14 for the fit-up of four buildings.
The funding request included $36.3 million for expenses related to 310,000 square metres to
accommodate a number of departments in various parts of Canada. Lastly, $2.5 million was requested
to cover the increase in leasing costs.
The Committee will watch for the change in this expenditure as part of its study of the 2014–2015
supplemental estimates.
24
FOLLOW-UP ON OUTSTANDING ISSUES FROM THE INTERIM REPORT ON THE 2014–15 MAIN
ESTIMATES
1. Canada’s Tax Debt
On 6 March 2014, the Committee questioned officials from the Canada Revenue Agency regarding the
tax debt. In their written response, officials informed the Committee that the undisputed tax debt was
$31 billion as of 31 March 2013. The disputed tax debt stands at $11.6 billion, which includes amounts
that are the subject of a challenge or appeal before the Tax Court, the Federal Court or the Supreme
Court. The total tax debt is therefore $42.6 billion.
2. Fees for Collecting Provincial and Territorial Taxes
On 6 March 2014, the Committee questioned officials from the Canada Revenue Agency regarding the
fees charged to the provinces and territories for administering their tax programs. Officials from the
Agency informed the Committee that in 2012–2013, it charged the provinces and territories a total of
$109.7 million for administering duties, taxes and benefits:

$25.5 million for federal-provincial tax programs that are similar to equivalent federal programs; and

$84.2 million for unharmonized tax programs (including tax credits and benefits) and initiatives
operating on a cost-recovery basis.
3. Decreased Budget for the Taxpayer and Business Assistance Program
During the appearance by Canada Revenue Agency officials in March 2014, the Committee asked about
the decreased budget for the Taxpayer and Business Assistance program. The Committee has since
learned that most of this net decrease of $188.8 million is related to a $203-million decrease in
disbursements to the provinces under the Softwood Lumber Products Export Charge Act, 2006.
According to the 2013–14 Main Estimates, the Agency expected to disburse $283 million to the
provinces in 2013–2014. The Department of Finance expects these disbursements to total only
$80 million in 2014–2015.
This decrease is partially offset by a technical adjustment regarding the reallocation of funding for
accommodation and real property services provided by Public Works and Government Services
Canada. The Canada Revenue Agency reallocated funding for Internal Services to the Taxpayer and
Business Assistance Program.
4. Total Funding Allocated to First Nations and Inuit Communities
During their appearance before the Committee in March 2014, officials from Aboriginal Affairs and
Northern Development Canada were asked to provide information on the total federal funding allocated
to First Nations and Inuit communities. The Treasury Board of Canada Secretariat has since told the
Committee that a total of $10.8 billion has been allocated to Aboriginal peoples for 2014–2015, primarily
by Aboriginal Affairs and Northern Development Canada ($8.1 billion) and Health Canada (2.6 billion).
The primary purpose of this funding is to support public services in First Nations and Inuit communities
in the areas of education, health, social and economic development, and capital.
25
Close to $119.4 million is provided through transfer payments from various departments and agencies,
such as the Canadian Northern Economic Development Agency, Fisheries and Oceans Canada,
Canadian Heritage, Justice Canada, Natural Resources Canada, the Northern Pipeline Agency, the
Public Health Agency of Canada, and Public Safety Canada. The transfer payments support various onand off-reserve initiatives such as fisheries and forest management programs.
In addition, funds are allocated by the Registry of the Specific Claims Tribunal of Canada ($2.9 million)
and the Indian Residential Schools Truth and Reconciliation Commission ($2.1 million) to “address
particular aspects of Aboriginal claims against the Crown.” 3
Lastly, other organizations such as the Canada Mortgage and Housing Corporation, Employment and
Social Development Canada and the Royal Canadian Mounted Police administer programs or
components of programs that support First Nations and Inuit communities and agencies.
5. Funding for Water Supply Systems
The Committee asked officials from Aboriginal Affairs and Northern Development Canada about funding
for water supply systems during their appearance in March 2014. The Committee has since received
information on this subject. A total of 177 projects concerning water and wastewater systems were
carried out between April 2006 and March 2012. Departmental funding for these projects totalled
$838.6 million.
6. Savings Achieved by Aboriginal Affairs and Northern Development Canada through the
Spending Review Launched in the 2012 Federal Budget
During the interim study of the 2014–15 Main Estimates, the Committee asked departmental officials
about the savings achieved through the spending review launched in the 2012 federal budget. The
Committee was invited to consult the department’s web page, where this information is posted by
program, vote and fiscal year.
The savings identified totalled $240.2 million, broken down as follows:

$24.4 million in 2012–2013;

$55.1 million in 2013–2014;

$160.6 million in 2014–2015 and ongoing.
Savings were achieved primarily in the following areas:

$61.3 million resulting from changes to project funding for Aboriginal Representative Organizations
and Tribal Councils;

$51.7 million following the review of the Governance and Institutions of Government program;

$42.2 million through internal streamlining and restructuring;

$28.5 million through restructuring of the Co-operative Relationships program;

$16.7 million through the restructuring of Aboriginal economic development programs.
3
Treasury Board of Canada Secretariat (written submission), reply by the Treasury Board of Canada Secretariat to the
Standing Senate Committee on National Finance, 15 April 2014.
26
DEUXIÈME RAPPORT INTÉRIMAIRE SUR
LE BUDGET PRINCIPAL DES DÉPENSES 2014-2015
Comité sénatorial permanent des finances nationales
NEUVIÈME RAPPORT
Président
L’honorable Joseph A. Day
Vice-président
L’honorable Larry Smith
MAI 2014
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION ....................................................................................................................................... 4 1. AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE ET DÉVELOPPEMENT CANADA ................................... 6 1.1 Fusion de l’Agence canadienne de développement international et d’Affaires étrangères et
Commerce international Canada ............................................................................................ 6 1.2 Rôle d’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada .......................................... 7 1.3 Prévisions budgétaires du Ministère .......................................................................................... 7 1.3.1 Mécanisme de décaissement rapide ................................................................................... 7 1.3.2 Économies cernées dans le budget fédéral de 2012 ........................................................... 8 1.3.3 Gestion des biens immobiliers ............................................................................................. 8 1.4 Changements aux crédits et postes législatifs ........................................................................... 8 1.5 Employés au Canada et à l’étranger .......................................................................................... 9 2. DÉFENSE NATIONALE CANADA ...................................................................................................... 9 2.1 Prévisions budgétaires du Ministère .......................................................................................... 9 2.2 La nouvelle architecture d’alignement des programmes ............................................................ 9 2.3 Les cinq nouveaux programmes introduits dans le Budget principal des dépenses 2014-201510 2.3.1 Opérations de soutien et de combat de la Défense (Montant demandé : 1,36 milliard de
dollars) ..................................................................................................................................... 10 2.3.2 Services de la Défense et contributions au gouvernement (Montant demandé : 408 millions
de dollars) ................................................................................................................................ 10 2.3.3 Production d'éléments de force de la défense prêts à l'action (Montant demandé : 3,04
milliards de dollars) .................................................................................................................. 11 2.3.4 Production des éléments de capacité de la Défense (Montant demandé : 13,1 milliards de
dollars) ..................................................................................................................................... 11 2.3.5 Recherche et développement concernant les capacités de la Défense (Montant demandé :
326,3 millions de dollars) ......................................................................................................... 11 2.4 Les navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique .............................................................. 12 3. TRANSPORTS CANADA .................................................................................................................. 12 3.1 Prévisions budgétaires du Ministère ........................................................................................ 12 3.2 Investissement dans le réseau de transport et en surveillance et sécurité .............................. 12 4. CITOYENNETÉ ET IMMIGRATION CANADA .................................................................................. 13 4.1 Prévisions budgétaires du Ministère ........................................................................................ 13 4.2 Programme de passeport ........................................................................................................ 14 4.3 Programme des travailleurs étrangers temporaires ................................................................. 14 4.4 La biométrie ............................................................................................................................. 15 4.5 Économies découlant de l’examen des dépenses du budget fédéral de 2012 ........................ 15 4.6 Demandes de citoyenneté et d’immigration ............................................................................. 15 4.7 Accord Canada-Québec .......................................................................................................... 15 4.8 Autorisation de voyage électronique ........................................................................................ 16 4.9 Feuille de route pour les langues officielles ............................................................................. 16 4.10 Programme Expérience internationale Canada ....................................................................... 16 5. PATRIMOINE CANADIEN ................................................................................................................ 16 5.1 Rôle du Ministère ..................................................................................................................... 16 5.2 Prévisions budgétaires du Ministère ........................................................................................ 17 5.3 Jeux panaméricains et parapanaméricains de 2015 ................................................................ 18 5.4 150e anniversaire de la Conférence de Charlottetown ............................................................ 18 5.5 Fonds du Canada pour les périodiques ................................................................................... 18 2
5.6 Prévisions budgétaires des organismes du portefeuille du Ministère ...................................... 18 5.6.1 Musée canadien de l’histoire ............................................................................................. 19 5.6.2 Musée canadien de l’immigration du Quai 21 .................................................................... 19 5.6.3 Musée canadien pour les droits de la personne ................................................................ 19 6. SANTÉ CANADA .............................................................................................................................. 19 6.1 Prévisions budgétaires du Ministère ........................................................................................ 19 6.1.1 Économies cernées dans le budget fédéral de 2012 ......................................................... 20 6.1.2 Investissements de Santé Canada dans les services ........................................................ 20 6.1.3 Investissement de Santé Canada auprès des Premières nations et des Inuits ................. 20 6.1.4 Postes législatifs ................................................................................................................ 21 6.2 Initiatives annoncées dans le budget fédéral de 2014 ............................................................. 21 6.3 Le cadre d’évaluation du rendement de l’Accord-cadre tripartite de la Colombie-Britannique . 21 7. ORGANISATIONS RÈGLEMENTÉES PAR LE BUREAU DU SURINTENDANT DES INSTITUTIONS
FINANCIÈRES ........................................................................................................................................ 22 7.1 Prévisions budgétaires du Bureau du surintendant des institutions financières ....................... 22 7.2 Les frais imposés par le Bureau du surintendant des institutions financières à ses clients ..... 23 7.3 Les relations entre le Bureau du surintendant des institutions financières et les représentants
du secteur financier ................................................................................................................. 23 8. INDUSTRIE CANADA ....................................................................................................................... 24 8.1 Prévisions budgétaires du Ministère ........................................................................................ 24 8.2 Les subventions et contributions .............................................................................................. 25 9. TRAVAUX PUBLICS ET SERVICES GOUVERNEMENTAUX CANADA ......................................... 26 9.1 Prévisions budgétaires du Ministère ........................................................................................ 26 9.2 La Société immobilière du Canada .......................................................................................... 26 9.3 Financement des biens immobiliers ......................................................................................... 27 SUIVI DE CERTAINES QUESTIONS DEMEURÉES EN SUSPEND LORS DE L’ÉTUDE INTÉRIMAIRE
DU BUDGET PRINCIPAL DES DÉPENSES 2014-2015 ........................................................................ 28 1. LA DETTE FISCALE CANADIENNE................................................................................................. 28 2. FRAIS D’ADMINISTRATION PERÇUS POUR L’ADMINISTRATION DES IMPÔTS PROVINCIAUX
ET TERRITORIAUX ................................................................................................................................ 28 3. DIMINUTION DU BUDGET POUR LE PROGRAMME DES SERVICES D’AIDE AUX
CONTRIBUABLES ET AUX ENTREPRISES .......................................................................................... 28 4. FINANCEMENT TOTAL ACCORDÉ AUX COLLECTIVITÉS DES PREMIÈRES NATIONS ET
INUITS .................................................................................................................................................... 28 5. INVESTISSEMENTS EN MATIÈRE DE SYSTÈMES D’APPROVISIONNEMENT EN EAU ............. 29 6. ÉCONOMIES RÉALISÉES AU SEIN D’AFFAIRES INDIENNES ET DU NORD CANADIEN SUITE À
L’EXAMEN DES DÉPENSES DU BUDGET FÉDÉRAL DE 2012 ........................................................... 29 3
INTRODUCTION
Dans le cadre son étude sur le Budget principal des dépenses 2014-2015, le Comité sénatorial
permanent des finances nationales (le Comité) a tenu trois réunions en avril 2014. Au cours de ces trois
rencontres, le Comité a entendu les témoignages de vingt-deux témoins provenant de huit ministères
fédéraux et de trois organisations non-gouvernementales. Ce rapport constitue le deuxième rapport du
Comité sur le sujet.
Le 9 avril 2014, le Comité a reçu des fonctionnaires provenant d’Affaires étrangères, Commerce et
Développement Canada, de Défense nationale Canada et de Transports Canada :
Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada

Nadir Patel, sous-ministre adjoint et dirigeant principal des finances, Planification ministérielle,
finances et technologies de l’information;

Arun Thangaraj, directeur général, Direction générale de la gestion et de la planification des
ressources financières.
Défense nationale Canada

Contre-amiral Patrick Finn, chef d’état-major, Groupe des matériels;

Kevin Lindsay, dirigeant principal des finances;

Major-général Ian C. Poulter, chef de programme.
Transports Canada

André Lapointe, sous-ministre adjoint, Services généraux et dirigeant principal des finances.
Le 29 avril 2014, trois ministères se sont présentés devant le Comité : Citoyenneté et Immigration
Canada, Patrimoine canadien et Santé Canada. Les fonctionnaires respectifs de ces ministères étaient
les suivants :
Citoyenneté et Immigration Canada

Paul Armstrong, directeur général, Région des processus centralisés;

Tony Matson, sous-ministre adjoint/administrateur principal des finances;

Catrina Tapley, sous-ministre adjointe déléguée, Politiques stratégiques et de programmes.
Patrimoine canadien

Robert Hertzog, dirigeant principal des finances et directeur général, Direction générale de la
gestion financière;

Colleen Swords, sous-ministre, Direction générale de la gestion financière.
4
Santé Canada

Sony Perron, sous-ministre adjoint principal intérimaire, Direction générale de la santé des
Premières nations et des Inuits;

Jamie Tibbetts, sous-ministre adjoint et dirigeant principal des finances, Direction générale du
dirigeant des finances.
Le 30 avril 2014, le Comité a accueilli des représentants d’organisations règlementées par le Bureau du
surintendant des institutions financières afin d’en apprendre davantage sur le rôle de ce Bureau, soit le
Groupe Banque TD, l’Association des banquiers canadiens et la Banque Manuvie et Fiducie Manuvie.
Au cours de cette même rencontre, des fonctionnaires d’Industrie Canada et de Travaux publics et
Services gouvernementaux Canada ont également comparu devant le Comité. Les représentants
respectifs de ces organisations et ministères étaient les suivants :
Groupe Banque TD

Kent Andrews, vice-président principal, Évaluation du risque réglementaire et du capital de risque.
Associations des banquiers canadiens

Debbie Crossman, directrice, Affaires financières;

Darren Hannah, vice-président par intérim, Politiques et Opérations.
Banque Manuvie et Fiducie Manuvie

Christopher Elgar, agent principal de gestion des risques.
Industrie Canada

Robert Dunlop, sous-ministre adjoint, Secteur science et innovation;

David Enns, dirigeant principal des finances, Secteur de la gestion intégrée;

Iain Stewart, sous-ministre adjoint, Secteur de la politique stratégique.
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada

Alex Lakroni, dirigeant principal des finances, Direction générale des finances et de l’administration;

Pierre-Marc Mongeau, sous-ministre adjoint, Direction générale des biens immobiliers.
Par ailleurs, le Comité a reçu des réponses de la part de certains ministères relativement à des
questions soulevées lors de son étude préliminaire du Budget principal des dépenses 2014-2015 au
mois de mars 2014. Le sommaire de ces réponses est présenté dans la dernière partie de ce rapport.
5
1. Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada
1.1
Fusion de l’Agence canadienne de développement international et d’Affaires étrangères
et Commerce international Canada
Les fonctionnaires d’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada ont discuté de la
création du nouveau Ministère suivant la fusion de l’Agence canadienne de développement international
et de l’ancien ministère Affaires étrangères et Commerce international Canada au moyen du projet de loi
C-601. Le Comité a appris que depuis la fusion, des efforts ont été faits en matière de gestion financière
afin d’harmoniser les processus, les structures, les systèmes et les ressources des deux organisations.
En réponse à une question du Comité, les fonctionnaires ont expliqué que de leur point de vue, la fusion
qui a eu lieu à la fin du mois de juin 2013 s’était bien déroulée et que le nouveau Ministère fonctionnait
très bien jusqu’à présent. Cette initiative a permis de développer une synergie entre les deux
organisations tout en minimisant les chevauchements et les dédoublements.
Poursuivant leur témoignage, les fonctionnaires ont discuté des projets en cours de réalisation et
découlant de cette fusion. L’intégration complète des divers systèmes des deux organisations prend,
comme prévu, un certain temps. Étant donné les 130 initiatives et fonctions corporatives qu’a le
Ministère, certaines transformations suite à la fusion ont déjà été complétées alors que d’autres n’ont
pas encore été réalisées.
Le Comité a également été informé qu’en matière d’administration des politiques, le nouveau Ministère a
développé une nouvelle structure organisationnelle à l’intérieur de laquelle les employés des différents
secteurs d’activités du Ministère collaborent.
En ce qui concerne les ressources humaines, la haute gestion du Ministère est consciente de l’anxiété
et des inquiétudes qu’une telle fusion a pu susciter parmi les employés. Ainsi, pour pallier cette
situation, des efforts constants ont été déployés afin d’assurer une bonne communication avec ces
derniers. De nouvelles opportunités de formation et du perfectionnement professionnel ont également
découlé de la fusion.
De plus, les fonctionnaires ont mis en évidence l’opportunité d’intégrer les pratiques exemplaires mises
en place dans l’une ou l’autre des deux organisations à l’ensemble du nouveau Ministère. Par exemple,
le nouveau Ministère intégrera une évaluation du risque fiduciaire pour chaque dollar dépensé comme
l’Agence canadienne de développement international l’effectuait avant la fusion.
Finalement, les fonctionnaires ont mentionné au Comité qu’il était trop tôt pour évaluer les coûts et les
économies découlant de la fusion. Ils ont toutefois précisé que des dépenses ponctuelles étaient
nécessaires pour la mise en œuvre de changements en matière de systèmes.
1
Le projet de loi C-60 : Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 21 mars
2013 et mettant en œuvre d’autres mesures a été déposé au Parlement le 21 mars 2013 et a reçu la sanction royale
le 26 juin 2013.
6
1.2
Rôle d’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada
Selon les explications des fonctionnaires, le rôle d’Affaires étrangères, Commerce et Développement
Canada est de gérer les relations diplomatiques et consulaires avec les gouvernements étrangers et des
organisations internationales. Grâce à 172 missions réparties dans 105 pays, le Ministère se charge :

de poursuivre le dialogue et la coopération avec des acteurs internationaux dans le but de faire
progresser les intérêts politiques et économiques du Canada;

d’améliorer et de maintenir l’accès au marché pour les entreprises canadiennes;

de fournir des services consulaires et des renseignements sur les voyages aux Canadiens et
Canadiennes;

de contribuer au maintien de la paix et de la stabilité dans le monde;

de diriger des interventions canadiennes concertées face à des crises et à des catastrophes
naturelles à l’étranger;

d’alléger la pauvreté dans le monde;

de soutenir la prospérité et la stabilité dans les pays en développement.
1.3
Prévisions budgétaires du Ministère
Selon le Budget principal des dépenses 2014-2015, le budget total du nouveau Ministère pour 20142015 s’élève à 5,3 milliards de dollars, soit une augmentation nette de 3,0 milliards de dollars par
rapport au budget 2013-2014 de l’ancien ministère Affaires étrangères et Commerce international
Canada. La principale raison expliquant cet accroissement est le transfert de crédits provenant de
l’Agence canadienne de développement international suite à sa fusion avec l’ancien ministère.
Les autres changements importants concernant le budget des dépenses du nouveau Ministère
comprennent les augmentations suivantes :

120,0 millions de dollars au titre du mécanisme de décaissement rapide qui a pour but de faciliter les
interventions du Canada en réponse aux crises internationales et aux catastrophes requérant une
action multilatérale;

19,3 millions de dollars associés aux quotes-parts versées en devises étrangères à des
organisations internationales et ce, principalement pour couvrir les fluctuations de taux de change.
Ces hausses sont, en partie, contrebalancées par les réductions suivantes :

70,4 millions de dollars en raison du transfert du Programme de passeport à Citoyenneté et
Immigration Canada;

52,3 millions de dollars attribuables aux économies réalisées dans le cadre de l’examen des
dépenses du budget fédéral de 2012.
1.3.1 Mécanisme de décaissement rapide
Le Comité s’est intéressé au budget total du mécanisme de décaissement rapide. Les fonctionnaires ont
expliqué que ce budget, s’élevant à 120 millions de dollars, fait partie des 400 millions de dollars du
fonds pour les crises établi suite au tsunami de 2004 qui a affecté plusieurs pays, notamment
7
l'Indonésie, le Sri Lanka, le Sud de l'Inde, les Maldives, la Thaïlande et la Somalie. Avant la fusion,
l’ancien ministère et l’Agence canadienne de développement international avaient des budgets
respectifs de 20 millions de dollars et 100 millions de dollars pour cette initiative qui vise à supporter les
crises internationales d’envergure au moyen d’actions multilatérales à grande échelle.
1.3.2 Économies cernées dans le budget fédéral de 2012
Les fonctionnaires ont discuté des économies réalisées dans le cadre de l’examen des dépenses du
budget fédéral de 2012, qui portait sur trois ans. L’exercice 2014-2015 est le troisième et dernier
exercice et celui au sein duquel la dernière tranche d’économies s’élevant à 52,3 millions de dollars sera
réalisée. Au cours de ces trois exercices financiers, l’ancien ministère aura réalisé des économies de
l’ordre de 197,1 millions de dollars grâce à diverses mesures dont la consolidation des activités
administratives, la fermeture de bureaux commerciaux et de consulats qui se concentraient sur le
commerce avec les États-Unis et des changements à son portefeuille immobilier. De son côté, l’Agence
canadienne de développement international a également réalisé des économies au niveau de ses
programmes. Par exemple, certains pays ne figureront plus, au cours des prochaines années, parmi les
récipiendaires de certains programmes. Les fonctionnaires se sont engagés à soumettre une liste des
économies réalisées dans le cadre de l’examen des dépenses du budget fédéral de 2012. Au moment
de la rédaction de ce rapport, le Comité n’avait pas reçu l’information demandée.
1.3.3 Gestion des biens immobiliers
Le Comité s’est intéressé à la vente, par le Ministère, de biens immobiliers et à la façon dont les revenus
générés par ces ventes ont été utilisés. Les fonctionnaires ont expliqué que le Ministère peut utiliser les
revenus provenant de telles ventes pour acquérir de nouveaux biens immobiliers et ce, sans avoir à en
faire la demande au Parlement. Les fonctionnaires ont accepté de fournir une liste des biens immobiliers
vendus et achetés par le Ministère au cours des dernières années. Au moment de la rédaction de ce
rapport, le Comité n’avait pas reçu l’information demandée.
1.4
Changements aux crédits et postes législatifs
Au niveau des crédits et des postes législatifs, les principaux changements au budget principal des
dépenses du Ministère sont les suivants :

une augmentation de 2,7 milliards de dollars au crédit 10 ̶ Subventions et contributions;

une hausse de147,0 millions de dollars au crédit 1 ̶ Dépenses de fonctionnement;

un accroissement de 189,5 millions de dollars sur le plan des postes législatifs afin de couvrir, entre
autres, les contributions aux régimes d’avantages sociaux des employés et les paiements aux
institutions financières internationales;

une réduction de 20,2 millions de dollars au crédit 5 ̶ Dépenses en capital;

une baisse de 14,6 millions de dollars au crédit 15 ̶ Paiements au titre des programmes de
pension, d’assurance et de sécurité sociale ou d’autres ententes pour les employés recrutés sur
place à l’extérieur du Canada, ou au titre de l’administration de ces programmes ou conventions.
8
1.5
Employés au Canada et à l’étranger
À la suite d’une question du Comité, les fonctionnaires ont précisé qu’en date du 1er avril 2014, le
Ministère comptait un total de 9 858 employés, soit 6 187 employés au Canada et 3 671 personnes
embauchées à l’étranger. Cette dernière catégorie inclut les résidents étrangers embauchés pour
soutenir le Ministère dans ses missions et non des Canadiens et Canadiennes déployés à l’étranger.
2. Défense nationale Canada
2.1
Prévisions budgétaires du Ministère
Selon le Budget principal des dépenses 2014-2015, la Défense nationale demande 18,7 milliards de
dollars. Il s'agit d'une augmentation nette d'environ 676 millions de dollars, ou 4 %, par rapport au
Budget principal des dépenses de 2013-2014. Cette augmentation s’explique principalement par une
augmentation de 1,1 milliard de dollars au niveau des dépenses prévues en immobilisation. Le tout est
partiellement contrebalancé par des diminutions prévues au niveau des dépenses de fonctionnement
(325,2 millions de dollars), des paiements législatifs (98,7 millions de dollars) et des dépenses en
subventions, contribution et divers paiements de transfert (6,5 millions de dollars).
Répondant aux questions du Comité, les représentants de la Défense nationale ont expliqué que
l’augmentation du financement demandé au titre du crédit pour dépenses en capital était attribuable
principalement à une augmentation des dépenses prévues de 1,2 milliard de dollars pour de grands
projets d'immobilisation, comme la famille de véhicules de combat terrestre, les navires de patrouille
extracôtière de l'Arctique et le projet des hélicoptères maritimes.
Poursuivant leur témoignage, les fonctionnaires ont expliqué les principales réductions de dépenses
prévues au budget de fonctionnement de la Défense nationale:

une diminution de 19,5 millions de dollars attribuable à la fin de la mission d'entraînement en
Afghanistan;

une réduction de 128,8 millions de dollars liée à la mise en œuvre des mesures annoncées dans le
budget de 2014 pour réduire les frais de déplacement et le transfert au Secrétariat du Conseil du
Trésor de Canada du passif pour les futures indemnités de départ.
2.2
La nouvelle architecture d’alignement des programmes
Le Comité s’est intéressé à un changement important apporté à la façon de présenter l’information
financière de la Défense nationale dans le Budget principal des dépenses 2014-2015. En effet, à
compter de 2014-2015, le ministère de la Défense nationale va utiliser une nouvelle architecture
d’alignement des programmes, composée de cinq programmes en plus des services internes. Lors de
leur témoignage, les fonctionnaires ont tout d’abord expliqué que chaque ministère fédéral possède une
architecture d’alignement des programmes. C'est à partir de cette structure que tous les ministères
établissent leurs budgets et présentent leurs résultats financiers. Ils ont également ajouté que cette
restructuration, approuvée par le Secrétariat du Conseil du trésor du Canada, avait pour objectif de
rendre l’information plus facile à comprendre et en lien avec les activités de la Défense nationale, qui
demeurent, pour leur part, inchangées.
9
Poursuivant leur témoignage, les fonctionnaires ont expliqué que compte tenu de cette nouvelle façon
de présenter l’information financière il n'est pas possible de comparer les montants de l'année
précédente avec ceux de 2014-2015. Même le montant demandé pour les services internes n’est pas
comparable puisqu‘en vertu de la nouvelle architecture, l'écart de 478 millions de dollars est
principalement attribuable à une redistribution des coûts des services internes vers les programmes
pertinents.
Désirant en apprendre davantage sur les programmes composant la nouvelle architecture d’alignement
des programmes de la Défense nationale, le Comité a posé une série de questions aux fonctionnaires et
a obtenu les informations suivantes.
2.3
Les cinq nouveaux programmes introduits dans le Budget principal des dépenses
2014-2015
2.3.1 Opérations de soutien et de combat de la Défense (Montant demandé : 1,36 milliard
de dollars)
Ce programme est composé des trois sous-programmes suivants:

le Sous-Programme Opérations nationales et continentales de la Défense qui englobe les
opérations effectuées par l'intermédiaire du Commandement de la défense aérospatiale de
l'Amérique du Nord (NORAD) et les opérations d'intervention dans l'Arctique;

le Sous-Programme Opération de combat international qui comprend les opérations continues de la
Défense nationale dans le cadre des engagements permanents de l'Organisation du traité de
l’Atlantique Nord (OTAN) ainsi que toutes les opérations internationales d'intervention de crise et
d'urgence;

le Sous-Programme Opérations centralisées continues et habilitation opérationnelle qui comprend le
soutien diplomatique de renseignements, de surveillance et de reconnaissance.
2.3.2 Services de la Défense et contributions au gouvernement (Montant demandé : 408
millions de dollars)
Ce programme comporte les trois sous-programmes suivants:

le Sous-Programme Opérations de secours aux sinistrés et opérations humanitaires qui englobe
toutes les interventions dans le cas des tremblements de terre, des inondations et des ouragans
ainsi que les opérations d'assistance humanitaire et d'évacuation, tant au pays qu'à l'étranger;

le Sous-Programme Services de la Défense relatifs à la sécurité et à la sûreté des Canadiens qui se
rapporte aux menaces à la sécurité et à la sûreté des Canadiens et comprend le soutien à des
événements d'envergure comme les Jeux olympiques, le soutien aux autres ministères et
organismes, les opérations de contre-terrorisme et de réponse aux événements terroristes ainsi que
les opérations de recherche et sauvetage à l'échelle du Canada;

le Sous-Programme Sensibilisation et héritage militaire qui vise à transmettre l’histoire et les
traditions militaires, l’expertise et les valeurs militaires canadiennes ainsi qu'à promouvoir le
leadership et le civisme chez les jeunes Canadiens. Le tout comprend notamment l'enseignement
de l'histoire militaire, la participation à des cérémonies telles que le Jour du Souvenir et les
programmes des cadets et des Rangers juniors canadiens.
10
2.3.3 Production d'éléments de force de la défense prêts à l'action (Montant demandé :
3,04 milliards de dollars)
Ce programme renferme les quatre sous-programmes suivants:

le Sous-Programme Maintien de la disponibilité opérationnelle des éléments de force qui a pour but
de soutenir les activités des unités prêtes à être déployées, telles que les navires de garde à
disponibilité opérationnelle élevée;

le Sous-Programme Entraînement d'intégration des éléments de force qui vise à former les
principales forces opérationnelles expéditionnaires.

le Sous-Programme Production d'éléments de force qui englobe exclusivement la force
opérationnelle régulière, telle que les frégates, les unités d'infanterie et les unités de transport aérien
stratégiques;

le Sous-Programme Production, coordination, commandement et contrôle de la disponibilité
opérationnelle qui se rapporte essentiellement au commandement et au contrôle qui permettent la
disponibilité opérationnelle et l'équilibre au sein des forces maritimes, terrestres et spéciales.
2.3.4 Production des éléments de capacité de la Défense (Montant demandé : 13,1
milliards de dollars)
Ce programme englobe également les quatre sous-programmes suivants:

le Sous-Programme Cycle de vie du personnel militaire et de l'organisation qui inclut des éléments
tels que le recrutement militaire, la qualification militaire de base des officiers et l'instruction
professionnelle ainsi que les services de santé militaires;

le Sous-Programme Cycle de vie du matériel, qui garantit que les éléments de capacité de défense
liés au matériel sont disponibles selon les quantités, les répartitions et l'état nécessaires, comprend,
entre autres, les services d'acquisition et de mise à niveau de l'équipement;

le Sous-Programme Cycle de vie des biens immobiliers qui englobe l'acquisition des biens
immobiliers, le maintien des capacités de décontamination en cas de problème environnemental et
le dessaisissement des biens immobiliers;

le Sous-Programme Cycle de vie des systèmes d'information qui concerne l'acquisition des
systèmes d'information, leur gestion et le soutien aux utilisateurs. Services partagés Canada ne
fournit pas tous les services de technologie de l’information utilisée par la Défense nationale. Tout
ce qui concerne le commandement et le contrôle militaire n’est pas fourni par Services partagés
Canada.
2.3.5 Recherche et développement concernant les capacités de la Défense (Montant
demandé : 326,3 millions de dollars)
Ce programme comporte les deux sous-programmes suivants:

le Sous-Programme Conception, intégration et développement en matière de capacité qui vise à
évaluer les menaces grâce à l'analyse de l'environnement et de la sécurité effectuée par les
responsables du développement des forces armées, aux technologies de modélisation et de
simulation militaires ainsi qu'au développement et à la démonstration des technologies de défense;

le Sous-Programme Orientation stratégique et soutien à la planification qui se rapporte à
l'environnement de sécurité de l'avenir et à toutes les évaluations de la menace, l'élaboration de
11
scénarios militaires pour les diverses missions et opérations et à la façon d'adapter les capacités
afin de faire face à ces éventuelles menaces.
2.4
Les navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique
Le Comité a questionné les fonctionnaires de la Défense nationale quant aux travaux de construction
des navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique et a pu apprendre que le projet va bon train. Selon
les témoins, les travaux de construction des navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique débuteront
en 2015.
Poursuivant leur témoignage les fonctionnaires ont affirmé que c’est la société Irving Shipbuilding qui
s'occupera de la construction des navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique et des navires de
combat de surface. Ils ont également mentionné le projet de construction navale sur la côte Ouest pour
lequel des discussions détaillées avec la société Seaspan, qui possède plusieurs chantiers navals à
Victoria et à Vancouver, sont en cours. La société Seaspan, dans ses chantiers navals de Victoria,
modernise actuellement cinq frégates et est responsable de tout l'entretien des sous-marins de la
Défense nationale, qui s'échelonnera sur plusieurs décennies. La priorité pour ce chantier sera accordée
aux navires de la Garde côtière canadienne, mais la Défense nationale y fera également construire ses
navires de soutien interarmées.
En terminant, les représentants de la Défense nationale ont affirmé que les dépenses figurant dans le
Budget principal des dépenses de 2014-2015 sont nécessaires afin de fournir aux Forces armées
canadiennes les ressources dont elles ont besoin pour faire leur travail au nom des Canadiens et
Canadiennes.
3. Transports Canada
3.1
Prévisions budgétaires du Ministère
Selon le Budget principal des dépenses 2014-2015, Transport Canada prévoit des dépenses
budgétaires de 1,7 milliard de dollars pour 2014-2015, ce qui représente une augmentation de 143,7
millions de dollars par rapport aux dépenses budgétaires présentées dans le Budget principal des
dépenses 2013-2014. De ce montant, une somme de 1,4 milliard de dollars requiert l’approbation du
Parlement. Le solde de 238 millions de dollars représente les prévisions législatives qui n’exigent pas
d’approbation supplémentaire et qui sont fournies à titre d’information.
3.2
Investissement dans le réseau de transport et en surveillance et sécurité
Questionnés par le Comité, les fonctionnaires de Transport Canada ont affirmé qu’un montant de
357 millions de dollars serait consacré, en 2014-2015, à la sécurité et à la sûreté des voyageurs pour
répondre aux recommandations du rapport de 2013 du Bureau du vérificateur général sur la surveillance
de la sécurité ferroviaire. Le tout impliquerait notamment l’élaboration accélérée de la réglementation et
l’amélioration de l’approche fédérale à l’égard de la surveillance axée sur les systèmes de sécurité
ferroviaire. Les fonctionnaires ont aussi indiqué que le Ministère augmenterait les ressources et les
capacités d’inspection du programme de transport des marchandises dangereuses. Poursuivant leur
témoignage, les représentants de Transport Canada ont également affirmé qu’un montant de
151 millions de dollars serait consacré aux services internes afin de s’assurer que les programmes du
Ministère et les autres obligations générales sont adéquatement financés.
12
Les fonctionnaires de Transport Canada ont souligné que leur Ministère demandait aussi un montant de
1,1 milliard de dollars pour 2014-2015 afin d’améliorer l’efficacité du réseau de transport, ce qui
comprend notamment le travail destiné à faire avancer le projet de passage international de la rivière
Detroit. Ce montant servirait également à continuer à appuyer les ordres de gouvernement et le secteur
privé dans la réalisation de projets d’infrastructure de transport essentiels ainsi qu’à maintenir et à
exploiter les aéroports et les ports restants.
Le Comité a également appris qu’un montant de 86 millions de dollars serait consacré, en 2014-2015,
au financement d’un réseau de transport respectueux de l’environnement. Le tout comprend notamment
la promotion des initiatives de systèmes de sécurité de classe mondiale pour les navires-citernes,
l’élaboration de règlements pour les modes de transport aérien, maritime et ferroviaire dans le cadre
d’initiatives de réseau de transport respectueux de l’environnement, la décontamination de certains sites
du Ministère ainsi que l’élaboration de programmes destinés à limiter la pollution atmosphérique et les
gaz à effet de serre produits par les différents modes de transport.
En réponse à une question du Comité concernant le renforcement des capacités de Transport Canada
en matière de surveillance en sécurité et en sûreté, les représentants de Transport Canada ont répondu
qu’à la suite des tristes événements survenus l’été dernier à Lac-Mégantic, le Ministère a pris un peu de
recul pour déterminer si certains règlements devraient être modifiés dans l’immédiat. Le renforcement
des capacités vise notamment à mettre en œuvre les changements réglementaires identifiés. Au sein du
Ministère, le renforcement des capacités signifie que les inspecteurs devront suivre de la formation afin
de bien comprendre les changements et être en mesure de les appliquer.
En ce qui a trait au projet de passage international de la rivière Detroit, le Comité a appris que Transport
Canada cherchait actuellement à acheter des propriétés du côté canadien de la frontière et, bientôt,
ferait la même chose du côté américain. Les représentants de Transport Canada ont aussi souligné qu’il
restait encore quelques étapes à franchir avant d’être en mesure de déterminer une date ferme de mise
en service de ce passage international.
4. Citoyenneté et Immigration Canada
4.1
Prévisions budgétaires du Ministère
Selon le Budget principal des dépenses 2014-2015, le budget total de Citoyenneté et Immigration
Canada totalise 1,39 milliard de dollars pour 2014-2015, soit une réduction nette de 270 millions de
dollars par rapport au budget principal des dépenses de l’exercice précédent. Les principales réductions
sont les suivantes :

254,2 millions de dollars attribuables à des rajustements législatifs liés au fonds renouvelable de
Passeport Canada;

48,3 millions de dollars du financement législatif servant à rembourser les frais versés par certains
travailleurs qualifiés ayant présenté leur demande avant le 27 février 2008;

29,7 millions de dollars au niveau du financement en vue de mettre en œuvre l’utilisation de la
biométrie dans le cadre du programme de visa temporaire;

13,9 millions de dollars provenant d’économies découlant de l’examen des dépenses du budget
fédéral de 2012;
13

6,5 millions de dollars au niveau du financement prévu pour la modernisation du système
d’immigration et de la gestion de l’arriéré de demandes.
Ces réductions sont, en partie, contrebalancées par les augmentations suivantes :

45,5 millions de dollars afin de permettre au Ministère de répondre à la hausse des demandes
réalisées dans le cadre des programmes de citoyenneté et de résidence temporaire;

35,5 millions de dollars pour la subvention entourant l’Accord Canada-Québec;

13,1 millions de dollars pour l’élaboration et l’instauration de l’autorisation de voyage électronique
dans le cadre du Plan d’action sur la sécurité du périmètre et la compétitivité économique du
Canada et des États-Unis;

4,2 millions de dollars pour la formation linguistique au titre de la Feuille de route pour les langues
officielles du Canada.
4.2
Programme de passeport
En juillet 2013, la responsabilité du Programme de passeport a été transférée d’Affaires étrangères,
Commerce et Développement Canada à Citoyenneté et Immigration Canada. Les responsabilités en ce
qui concerne la livraison des passeports n’ont toutefois pas changé : Service Canada en est toujours
responsable.
Les fonctionnaires ont affirmé que la diminution des prévisions budgétaires associées au fonds
renouvelable de Passeport Canada représente un ajustement comptable provenant d’un surplus dans le
fonds.
Le Comité a appris qu’avec un fonds renouvelable, le Ministère livre des services pour lesquels il charge
des frais. Au fil du temps, les frais doivent couvrir les dépenses pour arriver à un impact fiscal nul. Ainsi,
le surplus prévu dans le fonds pour l’exercice 2014-2015 s’explique par le fait que le Ministère prévoit
générer plus de revenus, soit 673 millions de dollars, que ses dépenses projetées, soit 379 millions de
dollars. Cette hausse des revenus est principalement attribuable à l’augmentation des frais pour les
passeports valides pour 5 ans qui ont grimpé de 80 dollars à 120 dollars et à l’offre d’un passeport
valide pour une période de 10 ans, dont les frais sont de 160 dollars. Les passeports valides pour
10 ans ont généré un grand intérêt au sein de la population. Toutefois, le Ministère prévoit une baisse
des demandes de passeports d’ici cinq ans et estime qu’en 2024-2025, les revenus équivaudront les
dépenses.
Le Comité s’est intéressé à la façon dont le Ministère pouvait utiliser les surplus provenant du fonds. Les
fonctionnaires ont expliqué que ces fonds ne peuvent être utilisés pour financer des besoins dans
d’autres programmes. Toutefois, dans l’éventualité où il y aurait un arriéré dans le traitement des
demandes de passeports, le Ministère pourrait utiliser les surplus pour corriger la situation.
4.3
Programme des travailleurs étrangers temporaires
Le Programme des travailleurs étrangers temporaires est sous la responsabilité conjointe de
Citoyenneté et Immigration Canada et Emploi et Développement social Canada. Les fonctionnaires ont
mentionné que les budgets fédéraux de 2013 et 2014 ont introduit des frais d’utilisation recueillis auprès
des employeurs en échange d’avis relatif au marché du travail fournis par le Ministère.
14
Le Programme des travailleurs étrangers temporaires génère également des revenus au moyen de frais
collectés et ces revenus sont utilisés pour gérer le programme. Selon les fonctionnaires, les frais
collectés sont presque équivalents aux dépenses du programme. Le Comité a appris que la diminution
entourant le remboursement des frais versés par certains travailleurs qualifiés à l’égard de demandes
annulées est attribuable à une modification du calendrier de remboursement de ces frais.
4.4
La biométrie
Selon les fonctionnaires, la diminution du financement pour l’instauration de la biométrie s’explique par
le fait que la mise en place de la vérification des données biométriques a eu lieu comme prévu durant
l’exercice financier 2013-2014. Ces données incluent, par exemple, les empreintes digitales et la
reconnaissance faciale. Cette vérification est maintenant entièrement intégrée aux opérations courantes
du Ministère et un financement permanent y est consacré à l’intérieur de son budget de fonctionnement.
4.5
Économies découlant de l’examen des dépenses du budget fédéral de 2012
Le Comité a demandé aux fonctionnaires de lui fournir une liste détaillant les programmes, services et
employés affectés par les économies réalisées suite à l’examen des dépenses fait dans le cadre du
budget fédéral de 2012. Ces renseignements n’avaient pas encore été acheminés au Comité au
moment de rédiger ce rapport.
4.6
Demandes de citoyenneté et d’immigration
Les fonctionnaires ont expliqué au Comité que l’augmentation des fonds demandés pour répondre à
l’accroissement des demandes de citoyenneté et d’immigration temporaire permettra de traiter
davantage de demandes en attente d’une décision, de réduire les délais de traitement et d’améliorer le
service. Depuis quelques années, le nombre de demandes de citoyenneté est supérieur à la capacité de
traitement du Ministère et une hausse des demandes d’immigration temporaire est prévue pour certains
marchés tels que la Chine, l’Inde et le Brésil. Le financement supplémentaire demandé vise notamment
à améliorer la rapidité du service pour ces marchés. Les fonctionnaires prévoient que, d’ici l’exercice
2015-2016, les délais de traitement seront d’au plus un an.
En réponse à une question du Comité, les fonctionnaires ont affirmé que le traitement des demandes
par voie électronique est plus efficace que les entrevues en personne et que c’est ce qui explique le
désir du Ministère de traiter davantage de demandes électroniquement. Le Comité a appris que sous le
système canadien et ce contrairement au système américain, il n’est pas requis d’interviewer chaque
postulant et que l’attention portée aux demandes est basée sur un processus d’analyse du risque.
4.7
Accord Canada-Québec
En vertu de l’Accord Canada-Québec, le gouvernement du Québec a la responsabilité exclusive de la
prestation des services d’accueil et d’intégration des immigrants et obtient en retour une compensation
financière du gouvernement fédéral. On prévoit que le montant versé au gouvernement du Québec
devrait passer de 284,5 millions de dollars en 2013-2014 à 320,0 millions de dollars pour l’exercice
2014-2015.
15
4.8
Autorisation de voyage électronique
L’autorisation de voyage électronique sera instaurée en 2015 afin de faciliter la gestion des risques
avant l’arrivée de voyageurs à un point d’entrée au pays. Cette initiative vise à filtrer les voyageurs
provenant de l’étranger qui ne requièrent pas de visa de visiteur, à l’exception des Américains. Les
fonctionnaires ont affirmé que cette initiative renforcera la sécurité et améliorera l’efficacité à la frontière
tout en facilitant les déplacements des voyageurs légitimes. À compter de l’exercice 2017-2018, le
financement prévu pour cette initiative sera de 18,1 millions de dollars.
4.9
Feuille de route pour les langues officielles
Le Comité a été informé des objectifs découlant du financement supplémentaire octroyé pour la
formation linguistique dans le cadre de la Feuille de route pour les langues officielles du Canada. Ces
derniers visent à supporter les nouveaux arrivants qui s’établissent dans des communautés de langue
officielle minoritaire pour les aider à améliorer leurs compétences linguistiques.
Les 4,2 millions de dollars octroyés dans le cadre du Budget principal des dépenses 2014-2015 font
partie des 29,5 millions de dollars prévus pour une période de 5 ans. Ces fonds s’ajoutent aux 120
millions de dollars que le Ministère investira au moyen d’autres initiatives visant à supporter les
communautés en situation de minorité linguistique au pays. Au total, près de 600 millions de dollars sont
investis annuellement à l’extérieur de la province de Québec pour le support des minorités linguistiques.
4.10 Programme Expérience internationale Canada
Le Comité a questionné les fonctionnaires quant à la baisse du financement du programme Expérience
internationale Canada. Ces derniers ont expliqué que ce programme a été transféré, l’an dernier,
d’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada à Citoyenneté et Immigration Canada. Ce
transfert a été accompagné d’un prêt de 5,2 millions de dollars provenant d’Affaires étrangères,
Commerce et Développement Canada visant à faciliter la transition du programme vers Citoyenneté et
Immigration Canada. Ce prêt a déjà été remboursé.
Le revenu annuel du programme est de l’ordre de 12 millions de dollars et est généré via la perception
de frais. Le Comité a appris que la diminution de 5,2 millions de dollars affichée dans le Budget principal
des dépenses 2014-2015 réfère à la somme prêtée pour la transition du programme.
5. Patrimoine canadien
5.1
Rôle du Ministère
Les fonctionnaires ont débuté leur témoignage en expliquant le rôle primordial que Patrimoine canadien
et les principales institutions culturelles canadiennes jouent au niveau social, communautaire et
économique au Canada. L’objectif du Ministère est de promouvoir la vie culturelle au moyen des arts, du
patrimoine, des langues officielles, de la citoyenneté et de la participation des jeunes aux sports.
Le Comité a appris que des données récentes provenant de Statistique Canada démontrent que les arts
et la culture emploient plus de 630 000 personnes à travers le pays et représentent une activité
économique évaluée à 49,9 milliards de dollars, ou 3,5% du produit intérieur brut du Canada. Les
fonctionnaires ont également discuté des principales conclusions d’une étude réalisée en 2013, soit que
16
chaque dollar investi au cours des cinq dernières années par les programmes d’appui du Ministère a
généré, en moyenne, 8,5 dollars en retombées économiques. Les conclusions découlant de d’autres
études telles que l’incidence positive des activités artistiques et culturelles sur le sentiment de
satisfaction, la santé et l’implication sociale des individus, ont également été citées.
Les quatre priorités du Ministère sont :

la célébration de notre patrimoine et de notre histoire en route vers 2017;

le développement des occasions à l’ère numérique et de la mondialisation pour créer un secteur
culturel prospère;

le rassemblement des Canadiens et Canadiennes et l’investissement dans nos collectivités;

les services destinés aux Canadiens et Canadiennes en assurant l’efficience des opérations et
l’excellence de leur prestation.
5.2
Prévisions budgétaires du Ministère
Selon le Budget principal des dépenses 2014-2015, le budget du Ministère s’élève à 1,39 milliard de
dollars, le tout divisé comme suit :

178,9 millions de dollars au crédit 1 ̶ Dépenses de fonctionnement;

1,19 milliard de dollars au crédit 5 ̶ Subventions et contributions;

24,0 millions pour les postes législatifs.
Par rapport au budget principal des dépenses précédent, le budget pour l’exercice 2014-2015
représente une augmentation de 72,8 millions de dollars. Cette augmentation provient principalement
d’une augmentation ponctuelle de 71,6 millions de dollars prévus pour les Jeux panaméricains et
parapanaméricains qui se dérouleront à Toronto en 2015.
De plus, le transfert, en septembre 2013, du programme Expérience de la capitale de la Commission de
la capitale nationale vers Patrimoine canadien représente une hausse de 14,2 millions de dollars en
dépenses de fonctionnement et un transfert de 80 employés affectés au programme et aux
communications.
Ces deux éléments sont, en partie, contrebalancés par les réductions suivantes :

4,7 millions de dollars pour le Programme des Autochtones qui vise à renforcer l’identité culturelle
des Autochtones, à encourager leur entière participation à la vie canadienne et à contribuer à la
préservation des langues et cultures autochtones en appuyant des projets communautaires qui
intègrent les valeurs, les cultures et les pratiques traditionnelles autochtones;

3,7 millions de dollars résultant de la fin du financement des activités liées à la commémoration du
bicentenaire de la guerre de 1812.
17
5.3
Jeux panaméricains et parapanaméricains de 2015
Plusieurs ministères sont impliqués dans la préparation des Jeux panaméricains et parapanaméricains
de 2015. Au total, 500 millions de dollars sont prévus pour cet événement, dont 377,1 millions de dollars
pour des investissements au niveau des infrastructures.
Les fonds totaux comprennent également un montant de 65 millions au titre d’une initiative qui laissera
un héritage durable afin de couvrir les coûts d’opération des infrastructures pour un certain nombre
d’années après les jeux et 6 millions de dollars pour le développement d’une stratégie culturelle
fédérale. Les fonctionnaires n’ont cependant pas précisé le nombre d’années que ces 65 millions de
dollars permettront de couvrir. Enfin, 3 millions de dollars sont destinés à aider les équipes canadiennes
à se préparer pour les compétitions.
Considérant que la majeure partie des fonds pour cet événement a déjà été octroyée, les fonctionnaires
ont précisé que le montant supplémentaire qui sera demandé par le Ministère lors du prochain exercice
financier devrait être minime.
Le Comité a questionné les fonctionnaires afin de savoir si les dépenses pour ces jeux allaient être
supérieures aux prévisions. Les fonctionnaires ont répondu que les préparatifs se déroulaient bien et
qu’ils n’anticipaient pas de dépassements de coûts. Un peu moins de la moitié, soit 153 millions de
dollars, de l’enveloppe liée aux infrastructures sportives a déjà été allouée.
5.4
150e anniversaire de la Conférence de Charlottetown
Le Comité a été informé que l’investissement fédéral pour les célébrations entourant le
150e anniversaire de la Conférence de Charlottetown et les rénovations qui seront apportées au Centre
de la Confédération s’élèvera à six millions de dollars. Ces fonds ont été annoncés l’an dernier par le
ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles et la ministre du Revenu national et de
l’Agence de promotion économique du Canada atlantique.
5.5
Fonds du Canada pour les périodiques
Les fonctionnaires se sont engagés à soumettre au Comité la liste des récipiendaires des subventions
provenant du Fonds du Canada pour les périodiques, qui s’élèvent à 72,8 millions de dollars pour
l’exercice 2014-2015. Au moment de la rédaction du présent rapport, le Comité attendait toujours
l’information.
5.6
Prévisions budgétaires des organismes du portefeuille du Ministère
Le Comité a appris que les 18 organismes constituant le portefeuille de Patrimoine canadien disposent
d’un budget total s’élevant à 2,6 milliards de dollars pour l’exercice 2014-2015. Ce dernier comprend 1,8
milliard de dollars en crédits parlementaires et 803,7 millions en revenus.
Plusieurs musées font partie du portefeuille du Ministère. La plupart de ces musées génèrent des
revenus au moyen de frais d’admission et de frais de location. Chaque année, les divers musées
canadiens faisant partie du portefeuille du Ministère génèrent chacun entre 6 et 17 millions de dollars en
revenus.
18
5.6.1 Musée canadien de l’histoire
Les fonctionnaires ont discuté de la hausse du financement, de l’ordre de 8,6 millions de dollars, du
Musée canadien de l’histoire pour soutenir sa création. Au cours de la période s’échelonnant de 2012 à
2016, le gouvernement fédéral aura investi un total de 25 millions de dollars à ce musée.
5.6.2 Musée canadien de l’immigration du Quai 21
Le Musée canadien de l’immigration du Quai 21 a vu son financement annuel diminuer de 8,6 millions
de dollars en 2014-2015 attribuable à une modification du profil de son financement réservé à
l’amélioration et aux rénovations des installations du musée. Un total de 24,4 millions de dollars a été
octroyé par le gouvernement fédéral entre 2010 et 2015 pour supporter ce musée récemment créé.
5.6.3 Musée canadien pour les droits de la personne
Le Musée canadien pour les droits de la personne sera situé à Winnipeg, au Manitoba et son ouverture
est prévue pour septembre 2014. Le Comité a appris que l’ensemble de son financement, qui s’élève à
21,7 millions de dollars pour l’exercice 2014-2015, porte sur des dépenses de fonctionnement. Malgré le
fait que le Musée ne soit pas encore ouvert, il a déjà des dépenses de fonctionnement notamment liées
à la préparation des expositions.
Les coûts de construction du Musée sont de l’ordre de 351 millions de dollars, dont 100 millions de
dollars provenant du gouvernement fédéral. Au cours des dernières années, des fonds de l’ordre de
35 millions de dollars provenant du budget de fonctionnement ont été prêtés au Musée par Patrimoine
canadien afin d’être utilisés pour des dépenses en capital. Les sommes empruntées seront
remboursées au Ministère sur une période de six ans à partir de l’exercice 2018-2019, et ce, grâce aux
fonds provenant du secteur privé que le Musée prévoit obtenir.
6. Santé Canada
6.1
Prévisions budgétaires du Ministère
Selon le Budget principal des dépenses 2014-2015, le budget de Santé Canada est de l’ordre de
3,657 milliards de dollars, soit une hausse de 365,1 millions de dollars par rapport au budget principal
de l’exercice précédent. Les principaux éléments responsables de cette augmentation sont :

311,7 millions de dollars visant à stabiliser, renouveler ou élargir les programmes et services de
santé offerts aux personnes, familles et communautés des Premières nations et des Inuits. En
réponse à une question du Comité, les fonctionnaires ont expliqué qu’auparavant, le financement de
base des programmes du Ministère n’incluait pas de fonds pour couvrir leur expansion. Le Ministère
devait ainsi demander, sur une base annuelle ou bisannuelle, des fonds supplémentaires au moyen
des budgets supplémentaires des dépenses. Or, ce montant additionnel équivalant à une
augmentation de 5 % des dépenses prévues dans le budget principal de l’exercice précédent
permettra au Ministère d’avoir les ressources suffisantes pour livrer ses programmes sans avoir à
demander davantage de fonds;

63,2 millions de dollars pour les fonds associés à la mise en œuvre de l’Accord-cadre tripartite de la
Colombie-Britannique sur la gouvernance de la santé des Premières nations;
19

51,5 millions de dollars de revenus législatifs suite à l’entente de partenariat de services partagés
entre Santé Canada et l’Agence de santé publique du Canada développée suite à l’examen des
dépenses du budget fédéral de 2012;

49,4 millions de dollars pour les programmes de santé des Premières nations et des Inuits afin de
couvrir les hausses de demandes générées par la croissance de ces populations.
Ces hausses des dépenses sont, en partie, contrebalancées par les baisses suivantes :

64,8 millions de dollars pour des programmes qui ont été éliminés tels que l’Initiative de viabilité du
système de santé des territoires à laquelle 30 millions de dollars étaient dédiés;

26,7 millions de dollars provenant de la fin du financement lié au Plan d’action pour la gestion de
l’eau potable dans les collectivités des Premières nations;

59,1 millions de dollars découlant des économies réalisées en rationalisant les opérations internes
dans le cadre de l’examen des dépenses du budget fédéral de 2012;

10,7 millions de dollars provenant d’ajustements aux régimes d’avantages sociaux des employés du
Ministère.
6.1.1 Économies cernées dans le budget fédéral de 2012
Les fonctionnaires se sont engagés à fournir la liste des économies qui seront réalisées au cours de
l’exercice financier 2014-2015 dans le cadre de l’examen des dépenses du budget fédéral de 2012 et à
expliquer la baisse du financement du programme Consommation et abus de substances. Lors de la
rédaction de ce rapport, le Comité n’avait pas encore reçu les renseignements demandés.
6.1.2 Investissements de Santé Canada dans les services
Les fonctionnaires ont expliqué au Comité que les ressources financières octroyées au Ministère dans le
cadre du Budget principal des dépenses 2014-2015 lui permettront de continuer la prestation
d’importants services aux Canadiens et Canadiennes. Ce financement sera réparti comme suit :

2,6 milliards de dollars destinés à améliorer l’accès des Premières nations et des Inuits à des
services de santé de qualité;

496 millions de dollars pour assurer la sécurité des Canadiens et Canadiennes au moyen de
programmes de règlementation des aliments, des produits et des facteurs environnementaux;

299 millions de dollars visant à supporter et soutenir les systèmes de soins de santé et les
programmes connexes à travers le Canada.
6.1.3 Investissement de Santé Canada auprès des Premières nations et des Inuits
Le Comité a appris que 71 % du budget total du Ministère sera dédié aux services directs offerts aux
communautés des Premières nations et des Inuits. Plus précisément, ce financement, de l’ordre de
2,6 milliards de dollars, sera divisé comme suit :

44 % couvrira les services de santé non assurés pour les Premières nations et les Inuits, peu
importe leur lieu de résidence, comme les soins dentaires, les médicaments, les services de santé
mentale et le transport médical;

33 % financera principalement au moyen d’accords de contribution les soins de santé primaires et
les activités de santé principalement sur les réserves des Premières nations et des Inuits qui sont,
20
dans la mesure du possible, alignés avec les services de santé offerts par les gouvernements
provinciaux et les autorités locales;

23% sera consacré au soutien à l’infrastructure de santé des Premières nations et des Inuits.
6.1.4 Postes législatifs
Le budget principal des dépenses du Ministère contient également un total de 167,1 millions de dollars
pour les postes législatifs. Le Comité a appris que ces fonds sont principalement divisés entre les
régimes d’avantages sociaux des employés, soit 115,5 millions de dollars, et le partenariat de services
partagés entre Santé Canada et l’Agence de santé publique du Canada, soit 51,5 millions de dollars.
6.2
Initiatives annoncées dans le budget fédéral de 2014
Les fonctionnaires ont décrit les trois initiatives touchant le Ministère dévoilées dans le budget fédéral de
2014. La première initiative, de l’ordre de 70 millions de dollars répartis sur trois ans, est pour le Fonds
d’investissement-santé pour les territoires qui vise à améliorer la qualité des services de santé
dispensés dans les communautés des Premières nations et des Inuits à travers le Canada. Cette
initiative remplace l’Initiative de viabilité du système de santé des territoires qui s’est terminée à fin de
l’exercice financier 2013-2014.
La deuxième initiative, financée à la hauteur de 47,4 millions de dollars sur deux ans, aura comme
objectif de poursuivre le Plan d’action pour la gestion de l’eau potable dans les collectivités des
Premières nations, qui a pris fin en à la fin du mois de mars 2014.
La troisième initiative, qui recevra un financement de 40 millions de dollars sur cinq ans, aura pour but
d’élargir la Stratégie nationale antidrogue qui couvre l’abus de drogues illicites ainsi que l’abus de
médicaments prescrits au Canada.
6.3
Le cadre d’évaluation du rendement de l’Accord-cadre tripartite de la ColombieBritannique
Les fonctionnaires ont mentionné que l’Accord-cadre tripartite de la Colombie-Britannique sur la
gouvernance de la santé des Premières nations2 est unique au pays. Le projet recevra un montant
additionnel de 63,1 millions de dollars pour l’exercice financier 2014-2015, bien que le total de ce
financement ne soit pas explicitement décrit dans les documents budgétaires. En lien avec cet accord,
le Comité s’est intéressé à la façon dont les fonds sont dépensés et à la rentabilité de ces dépenses.
Les fonctionnaires se sont engagés à envoyer l’information demandée. Au moment de la rédaction de
ce rapport, l’information n’avait pas encore été reçue.
En réponse à une question du Comité, les fonctionnaires ont affirmé que cet accord avec la ColombieBritannique disposait d’un cadre d’évaluation du rendement complet qui a été approuvé par le Conseil
du Trésor du Canada et qui comporte plusieurs composantes.
La première composante concerne les données de surveillance de la santé qui sont recueillies depuis
plus de dix ans. La collecte de ces données a débuté suite à une demande des Premières nations de la
2
Le 1er octobre 2013, le gouvernement fédéral a transféré la conception et l’exécution de ses programmes de santé
en Colombie-Britannique incluant le personnel qui travaille au bureau régional de Santé Canada de cette province et
le financement s’y rattachant à une nouvelle autorité de santé des Premières Nations.
21
Colombie-Britannique visant à obtenir des données sur l’hospitalisation des membres de leurs
communautés. Par la suite, le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien ainsi que Santé
Canada ont collaboré au projet. Ces données ont notamment permis l’identification des besoins en
matière de soins de santé de ces communautés.
La qualité des données s’améliore au fil du temps et le tout facilite la planification des ressources
requises en soins de santé et en prévention des maladies. Le fait que les données sur le taux de
prévalence de certaines maladies comme le diabète dans les sous-régions sont disponibles pour
l’ensemble des provinces et des Canadiens et Canadiennes à l’exception des populations habitants
dans les réserves pose toutefois un certain défi. De plus, les données incluant les populations dans les
réserves ne font pas toujours la distinction entre les membres des Premières nations et Inuits et le reste
des Canadiens et Canadiennes.
La deuxième composante repose sur une solide planification de la gestion des ressources au niveau
communautaire. Comme chaque communauté fait face à différents défis, cette planification est
essentielle afin de diriger les ressources vers les points de pression et les problèmes en matière de
santé auxquels ces populations sont confrontées. Les fonctionnaires ont précisé que cette planification
communautaire en santé est rattachée à l’évaluation des communautés afin de déterminer les progrès
réalisés et la portée des programmes.
La troisième composante est l’évaluation de la rentabilité de l’investissement. Par exemple, les services
de santé non assurés pour les Premières nations et les Inuits couvrent environ 980 000 personnes et
selon les évaluations de rendement du Ministère, le financement lié à ce programme n’augmente pas
plus rapidement que d’autres. Le Comité a appris que pour l’année 2013, le taux de croissance du
financement de ce programme était de 2,8 % alors que celui du système de soins de santé canadien
était de 5,2 % selon les données de l’Institut canadien d’information sur la santé.
En somme, le Comité a été informé que le Ministère veillait à l’établissement d’une planification à long
terme en santé et d’arrangements viables pour l’Accord-cadre tripartite avec la Colombie-Britannique en
favorisant le succès des programmes et services et leur alignement avec les programmes et services
offerts par le système provincial de soins de santé.
7. Organisations règlementées par le Bureau du surintendant des institutions financières
Dans le cadre de son étude du Budget principal des dépenses 2013-2014, le Comité a reçu des
représentants du Bureau du surintendant des institutions financières. Lors de cette rencontre, le Comité
a également questionné les représentants du Bureau du surintendant des institutions financières au
sujet du rôle de l’organisme dans la régulation et la supervision des institutions sous réglementation
fédérale, les sociétés d'assurances et certains régimes de retraite. À la suite de cette rencontre, le
Comité à juger bon de poursuivre son étude et d’inviter des représentants de l'Association des
banquiers canadiens et de différentes institutions financières (ci-après, les représentants du secteur
financier) qui sont règlementées par le Bureau du surintendant des institutions financières.
7.1
Prévisions budgétaires du Bureau du surintendant des institutions financières
Selon le Budget principal des dépenses 2014-2015, le Bureau du surintendant des institutions
financières demande l’approbation du Parlement pour un montant de près de 938 000 dollars sur un
22
budget total de 142,7 millions de dollars. Lors de l’exercice précédent, l’organisme avait demandé un
crédit parlementaire de 907 000 dollars sur un budget total de 140,3 millions de dollars. Le montant
demandé pour 2014-2015 servirait à financer les activités du Bureau de l’actuaire en chef du Canada
pour la prestation de services d’évaluation et de consultation actuarielles pour le gouvernement fédéral
au titre des divers régimes de retraite et d’avantages sociaux du secteur public.
Les autres dépenses prévues pour 2014-2015 pour le Bureau totalisent près de 141,8 millions de dollars
et sont entièrement recouvrées à même les cotisations et les droits d’utilisation que l’organisme perçoit
auprès des organismes qu’il régule, soit : les banques et les compagnies d’assurance, de fiducie et de
prêt ainsi que les régimes de retraite privés sous réglementation fédérale.
7.2
Les frais imposés par le Bureau du surintendant des institutions financières à ses
clients
Désirant connaitre l’opinion des représentants du secteur financiers au sujet des frais qui leur sont
imposés par le Bureau du surintendant des institutions financières, le Comité a questionné ces derniers
en ce sens. Les représentants du secteur financier ont tout d’abord expliqué avoir une excellente
relation avec le Bureau. Ils ont ajouté avoir des discussions sur une base continue avec ce dernier,
notamment au sujet des frais qui leur sont imposés. Ils ont précisé qu’au début de chaque exercice
financier, des employés du Bureau expliquent en détail aux clients l’ampleur du travail qui sera effectué.
Bien que le montant des frais ne soit pas communiqué explicitement lors des discussions initiales, les
représentants du secteur financier trouvent le tout utile. Ils savent également que les frais qui leur sont
imposés par le Bureau sont basés sur leurs actifs, les risques liés à l'entreprise et le type de travail
effectué par le Bureau.
Les représentants du secteur financier ont poursuivi leur témoignage en précisant que les frais qu’ils
payent au Bureau du surintendant des institutions financières sont adaptés à la taille et la complexité de
chaque organisation. Ils reconnaissent également qu'il y a eu beaucoup de réformes de la
réglementation dans ce domaine et que le Bureau doit avoir un personnel de qualité afin de s'assurer de
mettre en œuvre une réglementation efficace et efficiente. En résumé, ils croient que le coût total de
141,8 millions de dollars pour le Bureau est justifié compte tenu de la performance exemplaire du
système bancaire canadien.
7.3
Les relations entre le Bureau du surintendant des institutions financières et les
représentants du secteur financier
Répondant aux questions du Comité, les représentants du secteur financiers ont expliqué que la relation
forte qui existe entre le secteur bancaire et le Bureau du surintendant des institutions financières a bien
servi le Canada et cela a été démontré lors de la dernière crise financière mondiale. Selon eux, les
banques canadiennes s'en tirent nettement mieux que leurs homologues d'autres pays et le Canada est
constamment reconnu comme ayant l'un des systèmes bancaires les plus solides au monde. Les
représentants ont également rappelé, au passage, que le Canada a été classé par le Forum
économique mondial comme étant le pays ayant les plus solides banques dans le monde et ce, lors des
six dernières années.
Les représentants du secteur financier attribuent en grande partie cette bonne performance à deux
facteurs : la manière prudente dont les banques canadiennes sont gérées et le cadre réglementaire et la
23
supervision des services bancaires au Canada, sous la responsabilité du Bureau du surintendant des
institutions financières.
Ils ont poursuivi leur témoignage en expliquant que le secteur bancaire canadien est l'un des secteurs
les plus réglementés et contrôlés de l'économie. Par exemple, les banques canadiennes sont tenues de
respecter les lignes directrices strictes du Bureau du surintendant des institutions financières dans un
large éventail de domaines, tels que le capital, la liquidité, la gouvernance d'entreprise et la comptabilité
pour n’en nommer que quelques-uns. Ils ont également précisé qu’au Canada, les banques ont la
chance de traiter avec un seul organisme de réglementation prudentielle, ce qui simplifie le processus
réglementaire.
8. Industrie Canada
8.1
Prévisions budgétaires du Ministère
Selon le Budget principal des dépenses 2014-2015, Industrie Canada prévoit des dépenses budgétaires
de 1,1 milliard de dollars pour 2014-2015, ce qui représente une diminution nette de 82,4 millions de
dollars par rapport aux dépenses présentées dans le Budget principal des dépenses 2013-2014. De
cette somme, un montant de 872 millions de dollars doit être approuvé par le Parlement. Le solde de
205 millions de dollars représente les prévisions législatives qui ne nécessitent pas d’approbation
supplémentaire et est fourni seulement à titre indicatif.
Les représentants d’Industrie Canada ont indiqué que les paiements de transfert représentent environ
65 % des dépenses budgétaires prévues, tandis que les dépenses de fonctionnement et en
immobilisations, et les programmes obligatoires représentent respectivement 30 % et 5 % des dépenses
budgétaires prévues. Le Comité a également appris que les éléments indiqués dans dernier budget
fédéral de 2014 comme le soutien continu du Fonds d’innovation pour le secteur de l’automobile et de
l’accès aux réseaux de large bande à haute vitesse ne figuraient pas dans le Budget principal des
dépenses 2014-2015. Ces éléments seront pris en compte dans les budgets supplémentaires des
dépenses à venir.
Les représentants d’Industrie Canada ont indiqué que le budget du Ministère appuie ses différents
résultats stratégiques selon la répartition suivante :

45 % du budget est consacré à promouvoir l’économie du savoir, en appuyant les progrès réalisés
dans les domaines des sciences, de la technologie et de l’innovation;

34 % du budget est consacré veiller à ce que le marché canadien soit efficace et concurrentiel;

14 % du budget est consacré à encourager l’innovation commerciale et la productivité en favorisant
le développement économique dans les collectivités partout au pays; et

7 % du budget est consacré aux services internes.
Les représentants d’Industrie Canada ont expliqué au Comité que la diminution nette de 82,4 millions de
dollars provient en grande partie de l’élimination prévue du financement des programmes temporaires
suivant :
24

une réduction de 55,4 millions de dollars des besoins de financement en raison de l’élimination
progressive du programme de paiements de transfert pour appuyer la recherche et le
développement et pour l’aéronef CSeries de Bombardier;

une réduction de 41,6 millions de dollars en raison de la fin des ressources temporaires approuvées
pour l’Initiative stratégique pour l’aérospatiale et la défense;

une réduction de 6 millions de dollars en raison de l’élimination du programme de contribution pour
l’Institut d’informatique quantique;

une réduction de 1,7 million de dollars compte tenu de la nouvelle Stratégie nationale
d’approvisionnement en matière de construction navale gérée par Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada qui a remplacé le Mécanisme de financement structuré;

une réduction de 1,2 million de dollars en raison de l’élimination du programme de contribution pour
le Centre Ivey pour l’innovation et le leadership en santé.
Les représentants d’Industrie Canada ont également attiré l’attention du Comité sur le financement
accru pour plusieurs contributions, notamment :

19,4 millions de dollars pour le Fonds d’innovation pour le secteur de l’automobile, qui appuie les
projets de recherche et le développement à grande échelle;

14,0 millions de dollars pour Mitacs, qui encourage les stages de recherche;

10,2 millions de dollars pour le Programme de démonstration de technologies, qui encourage les
projets concertés de recherche et développement à grande échelle dans les domaines de
l’aérospatiale, de la défense, de l’espace et de la sécurité;

9,0 millions de dollars pour la Fondation canadienne des jeunes entrepreneurs, qui offre de l’aide
financière et de l’expertise en affaires aux jeunes entrepreneurs;

7,9 millions de dollars pour Génome Canada, qui finance la recherche en génomique et l’étude des
protéines et qui appuie six centres de génomique régionaux; et

3,4 millions de dollars pour Canarie Inc., qui exploite et qui développe un réseau de recherche de
pointe à haute vitesse qui aide les centres de recherche et de science, les établissements
d’enseignement et les hôpitaux du Canada à établir des liens entre eux et avec leurs pairs
internationaux.
8.2
Les subventions et contributions
En réponse à une question du Comité concernant la répartition régionale des subventions et
contributions, les représentants d’Industrie Canada ont répondu que le Ministère collecte de l’information
sur une base régionale, mais qu’il n’existe pas de cibles liées à la répartition régionale, car les
programmes sont administrés pour l’ensemble du Canada.
Les représentants d’Industrie Canada ont également précisé au Comité que les contributions en vertu
du Programme de développement des collectivités sont des contributions à différents programmes de
FedNor et de FedDev Ontario.
En réponse à une question du Comité concernant la façon dont Industrie Canada mesure le succès de
ces programmes de contribution, les représentants d’Industrie Canada ont répondu que les programmes
de contribution sont évalués tous les cinq ans en vertu de Loi fédérale sur la responsabilité. Le Ministère
25
peut aussi se servir des conditions et des indicateurs de rendement qui figurent dans les ententes de
contribution pour évaluer ses programmes de contribution.
9. Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
9.1
Prévisions budgétaires du Ministère
Selon le Budget principal des dépenses 2014-2015, Travaux publics et Services gouvernementaux
Canada a demandé un financement de plus de 2,6 milliards pour 2014-2015. De ce montant,
2,5 milliards nécessitent l’approbation du Parlement, tandis que 118 millions de dollars sont destinés
aux dépenses législatives. Le tout représente une diminution nette de près de 197 millions de dollars, ou
6,9 %, par rapport au budget principal des dépenses de l’exercice précédent.
Lors de leur témoignage, les représentants de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
ont expliqué que cette diminution nette est principalement due aux éléments suivants :

une diminution de 102,8 millions de dollars en raison de l’ajustement annuel du financement pour
l’aménagement des biens immobiliers;

une diminution de 71,2 millions de dollars en raison de l’achèvement des activités d’assainissement
prévues et de l’utilisation future des terrains dans le cadre du Projet d’assainissement des étangs de
goudron et du site des fours à coke de Sydney, en Nouvelle-Écosse;

une diminution de 57,2 millions de dollars attribuable aux économies résultant de l’exercice de
réduction des dépenses tenu dans la cadre du budget fédéral de 2012 et qui a entrainé des
économies opérationnelles et une augmentation de la productivité;

une diminution de 49,9 millions de dollars liée à l’achat du complexe des Terrasses de la Chaudière,
situé dans le secteur de la capitale nationale et pour lequel un financement ponctuel a été affecté
lors de l’exercice 2013-2014;

une diminution nette de 7,5 millions de dollars en raison de divers facteurs tels que l’achèvement du
financement actuel de l’Initiative des biens immobiliers excédentaires fédéraux et le transfert du
renouvellement de l’authentification électronique à Services partagés Canada;

une augmentation de 91,9 millions de dollars pour assurer le maintien des édifices du Parlement en
tant que biens patrimoniaux et symboles nationaux.
9.2
La Société immobilière du Canada
Répondant aux questions du Comité concernant la Société immobilière du Canada, les fonctionnaires
ont expliqué qu’il s’agit d’une société d’État autonome et autofinancée qui se rapporte directement à la
ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux Canada. Poursuivant leur témoignage, ils
ont affirmé que lorsque Travaux publics et services gouvernementaux Canada décide qu’un immeuble
est excédentaire, deux types de disposition sont possibles :

disposition d’une propriété dite normale, c’est-à-dire qui s’effectue alors que le Ministère n’y voit pas
de valeur ajoutée;

disposition d’une propriété dite stratégique, c’est-à-dire que le Ministère estime qu’il y a possibilité
de développement ou l'occasion de développer le terrain et d'en augmenter la valeur.
26
Selon les fonctionnaires, le ministère ne vend que les propriétés dites stratégiques à la Société
immobilière du Canada. Cette dernière devient alors responsable d’en faire le développement et tentera
d'en augmenter la valeur. C’est également la Société immobilière du Canada qui devient responsable de
la gestion de la propriété.
9.3
Financement des biens immobiliers
Le Comité a interrogé les témoins au sujet d’une réduction qui figure au budget des dépenses en raison
de l’ajustement annuel du financement pour l'aménagement des biens immobiliers. Selon les
fonctionnaires, le montant de 102,8 millions est présenté au chapitre des réductions dans le Budget
principal des dépenses 2014-2015 en raison de la façon qui est utilisée pour présenter l’information
financière. Essentiellement, le montant pour cette dépense ne peut être établi au moment du dépôt du
budget principal des dépenses et ne peut donc pas faire l’objet d’une demande du Ministère au
Parlement. Il convient de noter que ce montant de 102,8 millions de dollars représente le montant
demandé lors de l’exercice précédent pour ce poste de dépense. La demande de financement
correspondante à cette dépense sera effectuée dans le cadre d’un des budgets supplémentaires de
l’exercice 2014-2015 et pourrait être bien différente.
Répondant aux questions du Comité, les fonctionnaires ont affirmé qu’ils ne peuvent pas prédire la
variation des prix, mais qu’une évaluation sera effectuée, à l’aide d’une formule qui est très
sophistiquée, vers la fin de l’exercice financier. Ils ont expliqué que Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada de même que le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada sont d’avis que
cette méthode constitue une façon saine de gérer le budget quasi statutaire de la Direction générale des
biens immobiliers de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.
Pour ce qui est de la provenance du 102,8 millions, les fonctionnaires ont indiqué que lors de l’exercice
précédent, 63 millions de dollars ont été demandés dans le cadre du Budget supplémentaire des
dépenses (C) 2013-2014 pour l'aménagement de quatre immeubles. Dans le cadre de la même
demande, 36,3 millions de dollars ont également été demandés pour des dépenses relatives à
310 000 mètres carrés dans différents parcs du pays et ce, afin de répondre aux besoins de plusieurs
ministères. Enfin, 2,5 millions ont également été demandés pour couvrir l'augmentation du prix des
baux.
Le Comité pourra suivre l’évolution de cette dépense dans le cadre de son étude des budgets
supplémentaires des dépenses 2014-2015.
27
SUIVI DE CERTAINES QUESTIONS DEMEURÉES EN SUSPEND LORS DE L’ÉTUDE INTÉRIMAIRE
DU BUDGET PRINCIPAL DES DÉPENSES 2014-2015
1. La dette fiscale canadienne
Le 6 mars 2014, le Comité a interrogé les représentants de l’Agence du revenu du Canada au sujet du
solde de la dette fiscale. Dans leur réponse écrite, les fonctionnaires de l’Agence du revenu du Canada
ont informé le Comité que la dette fiscale non contestée au 31 mars 2013 était de 31 milliards de dollars.
À ce montant s’ajoutent 11,6 milliards de dollars en dette fiscale contestée, ce qui comprend les
montants qui font l’objet d’une opposition ou d’un appel devant la Cour de l’impôt, la Cour fédérale ou la
Cour suprême, pour une dette fiscale totale de 42,6 milliards de dollars.
2. Frais d’administration perçus pour l’administration des impôts provinciaux et territoriaux
Le 6 mars 2014, le Comité a interrogé les représentants de l’Agence du revenu du Canada au sujet des
frais perçu par cette dernière auprès des provinces et territoires pour l’administration de leurs impôts.
L’Agence du revenu du Canada a informé le Comité qu’en 2012-2013, elle a facturé aux provinces et
aux territoires un total de 109,7 millions de dollars pour l’administration des taxes, des impôts et des
prestations :

25,5 millions de dollars pour les programmes fiscaux provinciaux-territoriaux qui sont similaires à un
équivalent fédéral;

84,2 millions de dollars pour d’autres programmes fiscaux non harmonisés (y compris les crédits
d’impôt et les prestations) et des initiatives qui sont négociées sur la base du recouvrement des
coûts.
3. Diminution du budget pour le programme des services d’aide aux contribuables et aux
entreprises
Lors de la comparution des fonctionnaires de l’Agence du revenu du Canada au mois de mars 2014, le
Comité s’est intéressé à la diminution du budget du programme des services d’aide aux contribuables et
aux entreprises. Depuis, le Comité a pu apprendre que la majorité de cette diminution nette de
188,8 millions de dollars est liée à une réduction de 203 millions de dollars des remboursements versés
aux provinces en vertu de la Loi de 2006 sur les droits d’exportation de produits de bois d’œuvre. Selon
le Budget principal des dépenses 2013-2014, l’agence prévoyait verser 283 millions de dollars aux
provinces en 2013-2014. Pour 2014-2015, le ministère des Finances prévoit que ces versements
totaliseront seulement 80 millions de dollars.
Cette diminution est en partie contrebalancée par une modification technique liée à la réaffectation du
financement pour les services d’aménagement et immobiliers offerts par Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada. L’Agence du revenu du Canada a réaffecté le financement des services
internes au programme d’aide aux contribuables et aux entreprises.
4. Financement total accordé aux collectivités des Premières nations et Inuits
Lors de la comparution des fonctionnaires d’Affaires indiennes et du Nord canadien au mois de mars
2014, le Comité leur a demandé à combien s’élevait le financement total accordé aux collectivités des
Premières Nations et des Inuits par le gouvernement fédéral. Depuis, le Secrétariat du Conseil du
28
Trésor du Canada a informé le Comité que pour l’exercice financier 2014-2015, un total de 10,8 milliards
de dollars est destiné aux peuples autochtones. Ces dépenses proviennent principalement d’Affaires
indiennes et du Nord canadien (8,1 milliards de dollars) et de Santé Canada (2,6 milliards de dollars).
Ces sommes visent surtout à financer les services publics en matière d’éducation, de santé, de
développement social et économique et de capital dans les communautés des Premières nations et des
Inuits.
Par ailleurs, quelque 119,4 millions de dollars proviennent de paiements de transfert de divers
organismes incluant l’Agence canadienne de développement économique du Nord, Pêches et Océans
Canada, Patrimoine canadien, Justice Canada, Ressources naturelles Canada, l’Administration du pipeline du Nord, l’Agence de la santé publique du Canada et Sécurité publique Canada. Ces paiements de
transfert visent notamment à supporter divers programmes à l’intérieur et à l’extérieur des réserves des
Premières nations comme des programmes de gestion des pêches et d’aménagement forestier.
De plus, des fonds sont alloués par le Greffe du Tribunal des revendications particulières (2,9 millions
de dollars) et par la Commission de vérité et de réconciliation relative aux pensionnats indiens (2,1
millions de dollars). Ces sommes ont pour but « de traiter des aspects particuliers des réclamations
exercées contre l’état3 ».
Finalement, d’autres organismes tels que la Société canadienne d’hypothèques et de logement, Emploi
et Développement social Canada et la Gendarmerie royale du Canada administrent des programmes ou
des éléments de programmes dont les communautés et organismes des Premières Nations et des Inuits
peuvent bénéficier.
5. Investissements en matière de systèmes d’approvisionnement en eau
Le Comité s’est intéressé aux investissements en matière de systèmes d’approvisionnement en eau lors
de la comparution des fonctionnaires d’Affaires indiennes et du Nord canadien au mois de mars 2014.
Depuis, le Comité a reçu de l’information concernant ces investissements. Entre avril 2006 et mars
2012, un total de 177 projets d’approvisionnement en eau et en traitement des eaux usées ont été
réalisés. Ces projets représentent des investissements de 838,6 millions de dollars de la part du
Ministère.
6. Économies réalisées au sein d’Affaires indiennes et du Nord canadien suite à l’examen des
dépenses du budget fédéral de 2012
En réponse à une question du Comité lors de l’étude intérimaire du Budget principal des dépenses
2014-2015 concernant les économies réalisées dans le cadre de l’examen des dépenses du budget
fédéral de 2012, les fonctionnaires ont dirigé le Comité vers le site Web du Ministère qui affiche ces
économies par programme, crédit et exercices financiers.
3
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (soumission écrite), Réponse du Secrétariat du Conseil du Trésor du
Canada au Comité sénatorial permanent des finances nationales, 15 avril 2014.
29
Les économies totales cernées s’élèvent à 240,2 millions de dollars et sont réparties comme suit :

24,4 millions de dollars pour l’exercice financier 2012-2013;

55,1 millions de dollars pour l’exercice financier 2013-2014;

160,6 millions de dollars pour l’exercice financier 2014-2015 et les exercices suivants.
Les principales économies touchent proviennent des éléments suivants:

61,3 millions de dollars découlant de la modification du financement de projets que le Ministère
versera aux organisations autochtones représentatives et aux conseils tribaux;

51,7 millions de dollars provenant d’une révision du programme Gouvernance et institutions
gouvernementales;

42,2 millions de dollars découlant de la rationalisation et de la restructuration des services internes;

28,5 millions de dollars provenant d’un réalignement du programme Relations de coopération;

16,7 millions de dollars découlant d’un réalignement des programmes de développement
économique des Autochtones.
30
REPORT ON THE SUBJECT-MATTER OF BILL C-31, AN ACT TO
IMPLEMENT CERTAIN PROVISIONS OF THE BUDGET TABLED IN
PARLIAMENT ON FEBRUARY 11, 2014 AND OTHER MEASURES
Standing Senate Committee on National Finance
TENTH REPORT
Chair
Honourable Joseph A. Day
Deputy Chair
Honourable Larry Smith
MAY 2014
TABLE OF CONTENTS
INTRODUCTION ....................................................................................................................................... 5 PART 1 – WOULD IMPLEMENT CERTAIN INCOME TAX MEASURES AND RELATED
MEASURES PROPOSED IN THE 2014 BUDGET ................................................................................... 6 1. AMENDMENTS RELATING TO THE INTRODUCTION OF THE OFFSHORE TAX INFORMANT
PROGRAM (CLAUSES 2, 3, 23, 26, 32 AND 34) ..................................................................................... 6 2. INTRODUCTION OF THE SEARCH AND RESCUE VOLUNTEER TAX CREDIT (CLAUSES 11 TO
16, 19 AND 20) ......................................................................................................................................... 6 3. TAX INCENTIVES FOR DONATIONS OF ECOLOGICALLY SENSITIVE LAND (CLAUSES 5 AND
9) 7 4. ADOPTION EXPENSE TAX CREDIT (CLAUSE 6)............................................................................. 7 5. ADDITION TO THE MEDICAL EXPENSE TAX CREDIT (CLAUSE 10) ............................................. 8 6. ALLOWING TAXPAYERS TO OBTAIN THE GST/HST TAX CREDIT WITHOUT HAVING TO APPLY
FOR IT (CLAUSE 17) ................................................................................................................................ 8 7. EXTENSION OF THE MINERAL EXPLORATION TAX CREDIT (CLAUSE 18) ................................. 8 8. ALLOWING THE MINISTER OF NATIONAL REVENUE TO REFUSE TO REGISTER, OR REVOKE
THE REGISTRATION OF, A CHARITY OR CANADIAN AMATEUR ATHLETIC ASSOCIATION
(CLAUSE 21) ............................................................................................................................................ 9 9. REDUCTION OF THE FREQUENCY OF REMITTANCES FOR SOURCE DEDUCTIONS FOR
CERTAIN SMALL AND MEDIUM-SIZED EMPLOYERS (CLAUSES 33, 37 AND 39) .............................. 9 10. TRANSFER LIMITS RELATING TO UNDERFUNDED PENSION PLANS (CLAUSE 36) ................ 10 11. PROVISION OF TAXPAYER INFORMATION FOR PURPOSES OF FEEDBACK FROM THE
CANADA REVENUE AGENCY TO THE FINANCIAL TRANSACTIONS AND REPORTS ANALYSIS
CENTRE OF CANADA AND ELECTRONIC FUNDS TRANSFERS (CLAUSE 28) ................................ 10 12. TABLING IN PARLIAMENT OF OUTSTANDING TAX MEASURES (CLAUSE 31) .......................... 10 13. LABOUR-SPONSORED VENTURE CAPITAL CORPORATIONS TAX CREDIT (CLAUSES 24, 25,
AND 35) .................................................................................................................................................. 11 14. INTERNATIONAL ELECTRONIC FUNDS TRANSFERS (CLAUSES 27 AND 29) ........................... 11 15. AMENDMENTS RELATING TO THE INTRODUCTION OF THE TAX INFORMANT PROGRAM
(CLAUSES 2, 3, 23, 26 AND 32) ............................................................................................................. 12 16. DISCLOSURE OF CONFIDENTIAL INFORMATION TO A POLICE ORGANIZATION (CLAUSE 28)
12 17. FINANCIAL INSTITUTIONS AND MARK-TO-MARKET RULES (CLAUSE 37) ................................ 13 2
PART 5 – CANADA–UNITED STATES ENHANCED TAX INFORMATION EXCHANGE
AGREEMENT IMPLEMENTATION ACT................................................................................................. 13 1. UNITED STATES’ FOREIGN ACCOUNT TAX COMPLIANCE ACT ................................................ 13 2. INTERGOVERNMENTAL AGREEMENT BETWEEN CANADA AND THE UNITED STATES ......... 14 3. COMING INTO FORCE OF THE INTERGOVERNMENTAL AGREEMENT ..................................... 14 4. CANADIAN FINANCIAL INSTITUTIONS’ REACTION ...................................................................... 14 5. OFFICE OF THE PRIVACY COMMISSIONER OF CANADA ........................................................... 15 6. NUMBER OF PEOPLE AFFECTED ................................................................................................. 15 7. TAXES PAID TO THE CANADIAN AND THE UNITED STATES GOVERNMENTS......................... 16 PART 6 – WOULD IMPLEMENT VARIOUS OTHER MEASURES ................................................... 16 1. DIVISION 6: AMENDMENT TO THE MEMBERS OF PARLIAMENT RETIRING ALLOWANCES
ACT…. .................................................................................................................................................... 16 1.1 Coming into Force.................................................................................................................... 16 1.2 Health, Dental, Life Insurance and Disability Benefits.............................................................. 16 1.3 Similar Measures ..................................................................................................................... 17 2. DIVISION 9: AMENDMENTS TO THE ATLANTIC CANADA OPPORTUNITIES AGENCY ACT ..... 17 2.1 Proposed Dissolution of the Atlantic Canada Opportunities Board .......................................... 17 2.2 Five-year Mandatory Report .................................................................................................... 17 2.3 Atlantic Canada Opportunities Agency’s Effectiveness Measurement ..................................... 18 3. DIVISION 10: ENTERPRISE CAPE BRETON CORPORATION ...................................................... 18 3.1 Transfer of Assets and Obligations .......................................................................................... 18 3.2 Dissolution of the Board of Directors........................................................................................ 18 4. DIVISION 12: AMENDMENTS TO THE NORDION AND THERATRONICS DIVESTITURE
AUTHORIZATION ACT ........................................................................................................................... 19 4.1 Investment Canada Act............................................................................................................ 19 4.2 Potential impact of the Proposed Amendment ......................................................................... 19 4.3 Sterigenics’ Plan to Acquire Nordion........................................................................................ 19 5. DIVISION 18: AMENDMENTS TO THE CANADIAN FOOD INSPECTION AGENCY ACT .............. 20 5.1 Safe Food for Canadians Act ................................................................................................... 20 5.2 Process to Set User Fees under the Canadian Food Inspection Agency Act .......................... 20 5.3 Industry’s Reaction .................................................................................................................. 21 6. DIVISION 21: REMEDIES FOR DISCRIMINATION-BASED GRIEVANCES AND TRANSITIONAL
PROVISIONS .......................................................................................................................................... 21 6.1 Essential Services.................................................................................................................... 21 6.2 Definition of the Term “Essential Service” ................................................................................ 22 6.3 Recourse Provisions ................................................................................................................ 22 7. DIVISION 23: AMENDMENTS TO THE BUDGET IMPLEMENTATION ACT, 2009 ......................... 22 7.1 Supreme Court Decision .......................................................................................................... 23 3
7.2 Agreement Reached with some Provinces .............................................................................. 23 8. DIVISION 26: REDUCTION OF GOVERNOR IN COUNCIL APPOINTMENTS ............................... 23 9. DIVISION 29: CREATION OF THE ADMINISTRATIVE TRIBUNALS SUPPORT SERVICE OF
CANADA ................................................................................................................................................. 24 9.1 Independence of the Tribunals ................................................................................................ 25 9.2 International Trade ................................................................................................................... 25 9.3 Consultation with Tribunals ...................................................................................................... 26 9.4 Consultation with Stakeholders ................................................................................................ 26 9.5 Privacy Act and Access to Information Act .............................................................................. 26 4
INTRODUCTION
Bill C-31, An Act to implement certain provisions of the budget tabled in Parliament on
February 11, 2014 and other measures (short title: Economic Action Plan 2014 Act, No. 1) was
introduced and read for the first time in the House of Commons on 28 March 2014.
As its short and long titles show, the purpose of Bill C-31 is to implement the government’s overall
budget policy introduced in the House of Commons on 11 February 2014. Bill C-31 is the first budget
implementation bill of February 2014. According to established legislative practice, a second budget
implementation bill should follow in the fall.
Bill C-31 is divided into six parts. Part 1 would implement income tax measures (clauses 2 to 39), Part 2
would implement certain goods and services tax/harmonized sales tax (GST/HST) measures
(clauses 40 to 61) and Part 3 would implement excise measures (clauses 62 to 90).
Part 4 would amend the Customs Tariff (clauses 91 to 98) and Part 5 would enact the Canada–
United States Enhanced Tax Information Exchange Agreement Implementation Act (clauses 99 to 101).
Lastly, Part 6 would enact and amend several acts in order to implement various measures, including
the Canadian Forces Members and Veterans Re-establishment and Compensation Act, the Hazardous
Products Act, the Customs Act, the Judges Act, the Proceeds of Crime (Money Laundering) and
Terrorist Financing Act, the Trade-marks Act and the Old Age Security Act (clauses 102 to 486).
On 9 April 2014, the subject-matter of Bill C-31 was referred to the Standing Senate Committee on
National Finance for a detailed review. In order to assist the Standing Senate Committee on National
Finance in its review, five other Standing Senate Committees were authorized to examine and report
their findings on the subject-matter of the following elements contained in Bill C-31:
(a)
the Standing Senate Committee on Transport and Communications: those elements contained in
Divisions 15, 16 and 28 of Part 6;
(b)
the Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and Technology: those elements
contained in Divisions 11, 17, 20, 27 and 30 of Part 6;
(c)
the Standing Senate Committee on National Security and Defence: those elements contained in
Divisions 1 and 7 of Part 6;
(d)
the Standing Senate Committee on Banking, Trade and Commerce: those elements contained in
Parts 2, 3 and 4 and Divisions 2, 3, 4, 8, 13, 14, 19, 22, 24 and 25 of Part 6;
(e)
the Standing Senate Committee on Legal and Constitutional Affairs: those elements contained in
Division 5 of Part 6.
Therefore, elements contained in Part 1, Part 5 and Divisions 6, 9, 10, 12, 18, 21, 23, 26 and 29 of
Part 6 of Bill C-31 will be only reviewed by the Standing Senate Committee on National Finance (the
Committee).
As part of its pre-study on Bill C-31, which took place from 29 April 2014 to 14 May 2014, the
Committee held a total of 9 meetings. Over the course of these meetings, the Committee heard
from 39 witnesses from 5 departments and 3 federal organizations, as well as representatives from
9 organizations outside the federal government and 1 individual.
5
PART 1 – WOULD IMPLEMENT CERTAIN INCOME TAX MEASURES
AND RELATED MEASURES PROPOSED IN THE 2014 BUDGET
1. Amendments relating to the introduction of the Offshore Tax Informant Program (clauses 2, 3,
23, 26, 32 and 34)
Part 1 would add to the list of amounts to be included in computing the income of a taxpayer for a
taxation year the amounts received by the taxpayer under a contract to provide the Canada Revenue
Agency with information relating to offshore tax non-compliance, on the condition that the contract was
entered into by the taxpayer under a program administered by the Canada Revenue Agency to obtain
information relating to tax non-compliance.
The Committee has been informed that the person providing information to the Canada Revenue
Agency under a contract to provide information relating to offshore tax non-compliance could not receive
the promised amount until the Canada Revenue Agency had recovered the amount owing to it. In the
same way, the amounts to be redistributed to the provinces and territories would be those which have in
fact been collected by the Canada Revenue Agency.
These amendments would come into force on the day on which the bill receives Royal Assent.
2. Introduction of the search and rescue volunteer tax credit (clauses 11 to 16, 19 and 20)
Part 1 would amend the Income Tax Act to permit an individual to apply for the new non-refundable tax
credit for search and rescue volunteers if the individual has performed eligible volunteer search and
rescue services in the year and has worked a total of not less than 200 hours:

of eligible search and rescue volunteer service for an eligible search and rescue organization;

of eligible volunteer firefighting services for one or more fire departments.
The amount of the credit would be determined by multiplying $3,000 by the appropriate percentage for
the taxation year (15% for 2014) for tax savings of up to $450.
Finance Canada officials have confirmed to the Committee that a person could not deduct an amount as
a search and rescue volunteer tax credit for a given taxation year if that person has deducted an amount
as a firefighting tax credit for the same year.
The Committee has also learned from Finance Canada representatives that the tax credit would also
apply to search and rescue conducted outside the country provided that there is compliance with the
other criteria applicable to the search and rescue volunteer tax credit.
This amendment would apply to the 2014 and subsequent taxation years.
6
3. Tax incentives for donations of ecologically sensitive land (clauses 5 and 9)
Part 1 would amend the Income Tax Act to extend the carry-forward period for claiming a deduction for
charitable donations and the charitable donation tax credit to 10 taxation years after the calendar year
when the ecologically sensitive land was donated by a corporation or individual. This amendment would
apply to donations made after 10 February 2014. With this change, donors would have a longer period in
which to earn income which could be reduced by means of the deduction or the tax credit.
The Committee has learned from Finance Canada officials that this measure is justified by the facts that
ecologically sensitive land is very often donated in a single block, and that it may be difficult for a
taxpayer to fully benefit from the credit, or in the case of a corporation, from the deduction. For example,
this may be the case for a farmer: being able to benefit for a longer period of time from this fiscal
assistance might encourage farmers to make donations of ecologically sensitive land.
The proposed change comes in the wake of the recommendations in the report of the House finance
committee on incentives for charitable giving.
This amendment would apply to donations of ecologically sensitive land made after 10 February 2014.
4. Adoption expense tax credit (clause 6)
Part 1 would increase the maximum eligible expenses for each child adopted for purposes of the nonrefundable adoption expense tax credit. For the 2014 taxation year, the maximum would be $15,000,
whereas it is currently $11,669. For subsequent taxation years, this amount would be indexed to
inflation.
The amount of the credit would be determined by multiplying $15,000 by the appropriate percentage for
the taxation year (15% for 2014) for tax savings of up to $2,250. In total, this would represent an
additional tax saving of close to $500 compared with the maximum that is presently in effect.
The Committee has learned that some 2,500 persons apply for this tax credit every year, a number
which has been relatively stable for at least three years.
This amendment would apply to the 2014 and subsequent taxation years.
As part of its review of Part 1 of Bill C-31, the Committee heard from various stakeholders, including the
testimony of representatives of the Adoption Council of Canada with regard to the tax credit for adoption
expenses. In their testimony, the Council stated that in Canada, there are approximately 30,000 children
that are legitimately eligible for adoption, but only 2,000 of them are adopted per year. The Council also
noted that many legislative obstacles remain, and that a better dialogue between the provinces would be
welcome, given that it is almost easier to adopt internationally because of the current provincial
regulations. In response to these concerns and others, some members of the Committee were of the
view that a comprehensive study on adoption in Canada should be undertaken by the Senate.
7
5. Addition to the medical expense tax credit (clause 10)
Part 1 would add costs related to the acquisition, care and maintenance of a service dog as part of the
medical expense tax credit, if the animal is purchased to assist a person with severe diabetes.
The Committee has learned that a service dog costs approximately $25,000. Representatives of Finance
Canada report that three of these dogs have just arrived in Canada, and seven more should be following
shortly.
Finance Canada officials report that Veterans Affairs Canada is currently evaluating the effectiveness of
service dogs for persons with psychiatric disorders, and Finance Canada is closely monitoring the
progress of that initiative.
This amendment would apply to expenses incurred after 2013.
To conclude, to assist Canadians who might benefit from this measure, such as veterans, for example,
some Committee members have encouraged Finance Canada representatives to consider adding
service dogs for persons with psychiatric disorders, such as post-traumatic stress syndrome, to the list of
expenses eligible for the medical expense tax credit.
6. Allowing taxpayers to obtain the GST/HST tax credit without having to apply for it (clause 17)
Part 1 proposes to amend the Income Tax Act so that people do not have to apply for the GST/HST
credit when they fill out their income tax return. The Canada Revenue Agency would simply perform the
necessary calculations to determine eligibility for the tax credit and would grant that credit where
appropriate.
The Committee has learned that this change would save money for the Canada Revenue Agency, since
every year some two million individuals who are not eligible for the GST/HST tax credit apply for it. This
obliges the Canada Revenue Agency to send them a notice of determination to explain that they are
ineligible for the credit.
If anyone did not agree with the Canada Revenue Agency’s decision about their eligibility for the credit,
they could request a notice of determination, thereby protecting all their rights of appeal.
These amendments would apply to the 2014 and subsequent taxation years.
7. Extension of the mineral exploration tax credit (clause 18)
Part 1 would amend the Income Tax Act to maintain the mineral exploration tax credit for another year.
The proposed measure would allow this credit to be used for eligible exploration expenses paid by a
8
corporation after March 2014 and before 2016 under a flow-through share agreement1 made after March
2014 and before April 2015.
Certain members representing the mining industry told the Committee that they appreciate the proposed
measure and recommend that the government make the mineral exploration tax credit permanent or
assign it a minimum term of three years. They claim that this would offer the industry the long-term
certainty that it needs to plan critical investment for exploration programs, which by their nature often
extend over several years. Certain members of the Committee indicated that they are favourable to
these recommendations.
The mineral exploration tax credit was first announced in the economic statement and budget update of
18 October 2000.
This measure would apply to expenses renounced under a flow-through share agreement entered into
after March 2014 and before 2016.
8. Allowing the Minister of National Revenue to refuse to register, or revoke the registration of, a
charity or Canadian amateur athletic association (clause 21)
Part 1 would permit the Minister of National Revenue to revoke the registration of a registered charity or
registered Canadian amateur athletic association that accepts a gift from a state that is set out on the list
mentioned in section 6.2 of the State Immunity Act. Two states presently appear on that list, namely the
Islamic Republic of Iran and the Syrian Arab Republic. According to the representatives of Finance
Canada, the Minister of National Revenue would therefore have the authority to refuse to register a
charity or Canadian amateur athletic association that has accepted a gift from those states.
This measure would apply in respect of gifts accepted after 10 February 2014.
9. Reduction of the frequency of remittances for source deductions for certain small and
medium-sized employers (clauses 33, 37 and 39)
Part 1 would amend the Income Tax Regulations so as to raise the thresholds of average monthly
withholdings used to establish the frequency of remittances for source deductions, as follows:

the threshold applicable to persons required to remit up to two times per month would rise from
$15,000 to $25,000;

the threshold applicable to persons required to remit up to four times per month would rise from
$50,000 to $100,000.
The Committee learned from representatives of Finance Canada that the remittance thresholds had
been introduced in 1988 and 1990, and had not been changed since.
These amendments would apply to amounts deducted or withheld after 2014.
1
With a flow-through share, an investor agrees with a corporation to purchase its shares and the corporation then uses
the proceeds of the security disposal to incur eligible exploration and operating expenses. Next the corporation
“renounces” these expenses in favour of the investor. In this context, “renunciation” means that the corporation
transfers to the investor the right to deduct eligible exploration and operating expenses from his or her income,
thereby reducing the amount of income tax the investor has to pay in a given year.
9
10. Transfer limits relating to underfunded pension plans (clause 36)
Part 1 would amend the Income Tax Regulations to expand the criteria governing eligibility for the higher
pension transfer limit. More specifically, the criteria would be expanded to apply to individuals leaving an
underfunded registered defined-benefit pension plan whose administrator is winding up.
The Committee has learned that this change would permit individuals to transfer a higher lump sum, with
tax deferral, from a registered defined-benefit pension plan to a registered defined-contribution pension
plan, a registered retirement savings plan or a registered retirement income fund. The representatives of
Finance Canada explained to the Committee that the purpose of this very technical clause was to
prevent the Income Tax Act from penalizing taxpayers by limiting the amount transferable from their
pension plan when their retirement benefit had lost value due to various circumstances.
11. Provision of taxpayer information for purposes of feedback from the Canada Revenue
Agency to the Financial Transactions and Reports Analysis Centre of Canada and electronic
funds transfers (clause 28)
Part 1 would amend the Income Tax Act to permit information on taxpayers to be provided to an official
of the Financial Transactions and Reports Analysis Centre of Canada. This information would enable the
Financial Transactions and Reports Analysis Centre of Canada to evaluate the usefulness of information
which had been provided to the Canada Revenue Agency.
This measure would also amend the Income Tax Act so that taxpayer information can be provided to an
official of the Financial Transactions and Reports Analysis Centre of Canada for the purpose of ensuring
compliance with Part 1 of the Proceeds of Crime (Money Laundering) and Terrorist Financing Act. This
information might be provided only if used to determine whether a reporting entity, within the meaning of
this clause, has complied with its obligation to produce reports on international electronic funds
transfers. The information could not be provided if it revealed the identity of a client.
The representatives of Finance Canada explained to the Committee that the Financial Transactions and
Reports Analysis Centre of Canada is presently permitted to provide information to the Canada Revenue
Agency, for example, in order to combat tax fraud. However, the Committee has learned that the
Canada Revenue Agency has no real capacity to provide feedback on the information it receives, so as
to allow the Financial Transactions and Reports Analysis Centre of Canada to fine-tune its own
management indicators, thereby improving the quality of the information it provides to the Canada
Revenue Agency and acquiring a better understanding of how that information is used.
This measure would come into force on the day on which the bill receives Royal Assent.
12. Tabling in Parliament of outstanding tax measures (clause 31)
Part 1 would require the Minister of Finance to table in Parliament a list of outstanding tax measures for
the purpose of amending “listed tax law” if the proposals:

were publicly announced by the government after the last general election and before April 1 of the
fiscal year preceding the particular fiscal year;

have not been enacted or made before the date the list is tabled in substantially the same form as
the proposal, or in a form that reflects consultations and deliberations relating to the proposal.
10
The “listed tax laws” would be the following:

the Income Tax Act and Income Tax Regulations;

the Income Tax Conventions Interpretation Act;

the Excise Tax Act and any regulations made under that Act;

the Excise Tax, 2001 and any regulations made under that Act;

the Air Travelers Security Charge Act and any regulations made under that Act;

the Excise Act and any regulations made under that Act;

the Customs Tariff and any regulations made under that Act.
Any specific legislative proposal that has been publicly withdrawn by the government or any
announcement of a general intention to develop a specific legislative proposal would be excluded from
the list of outstanding tax measures.
The representatives of Finance Canada told the Committee that this measure is designed to create more
transparency so that parliamentarians and taxpayers can have more information about changes to tax
laws that the government has announced and plans to adopt.
This measure would come into force on the day on which the bill receives Royal Assent.
13. Labour-sponsored venture capital corporations tax credit (clauses 24, 25, and 35)
Part 1 would amend the Income Tax Act and Income Tax Regulations to establish transitional rules for
the phase-out of the labour-sponsored venture capital corporations tax credit. These corporations are a
type of investment company that invests in small and medium-sized enterprises.
In response to the Committee’s questions about the reasons why this measure was not included in last
year’s budget implementation act which contained a measure on this tax credit, the Finance Canada
representatives responded that the department felt it was necessary to clarify the transitional rules.
Finance Canada held a consultation for this purpose last fall. Considering that there were few specific
observations in the wake of the consultation process, the legislative provisions proposed in this bill are
similar to those submitted during the consultation.
The clauses would be deemed to have come into force on 27 November 2013.
14. International electronic funds transfers (clauses 27 and 29)
Part 1 would amend the Income Tax Act to require certain financial intermediaries to report to the
Canada Revenue Agency international electronic funds transfers of $10,000 or more no later than five
working days after the day of the transfer.
The Finance Canada representatives told the Committee that financial institutions already report these
transactions to the Financial Transactions and Reports Analysis Centre of Canada and, in certain cases,
the Centre can provide this information to the Canada Revenue Agency. The measure is intended to
ensure that there is only one process for taxpayers, so that they can report to the Canada Revenue
Agency at the same time as to the Centre. According to the Finance Canada representatives, this
11
measure would permit the Canada Revenue Agency to use this data as the basis for its own analyses
for civil compliance purposes.
These amendments would come into force on the day on which the bill receives Royal Assent.
15. Amendments relating to the introduction of the Tax Informant Program (clauses 2, 3, 23, 26
and 32)
Part 1 would amend the Income Tax Act so as to make amendments relating to the introduction of the
Offshore Tax Informant Program of the Canada Revenue Agency. The Finance Canada representatives
explained that this measure mainly concerns the tax treatment of amounts paid under a contract entered
into between the Canada Revenue Agency and an informant. Amounts received by a taxpayer under the
Canada Revenue Agency’s Offshore Tax Informant Program, or a similar program, would now be
included when computing the taxpayer’s income. In cases where an amount would have to be
reimbursed to the Canada Revenue Agency, the taxpayer could deduct that amount from the calculation
of his or her income.
These amendments would come into force on the day on which the bill receives Royal Assent.
16. Disclosure of confidential information to a police organization (clause 28)
Part 1 would amend the Income Tax Act to permit an official of the Canada Revenue Agency to provide
confidential information to a law enforcement officer of an appropriate police organization, in or outside
Canada. The official could provide such information if he or she had reasonable grounds to believe that
it would afford evidence of one of the cited offences. The cited offences would be the corruption of public
officials within the meaning of the Corruption of Foreign Public Officials Act and the Criminal Code, and
the crimes listed in the Criminal Code that are liable to a suspended sentence and which were covered
by the Safe Streets and Communities Act. At the present time, the Income Tax Act authorizes an official
of the Canada Revenue Agency to provide information in the course of proceedings launched under a
federal statute. With this amendment, the official would be able to provide information to police
authorities on his or her own initiative, whether or not criminal action has been taken under a federal
statute.
The Finance Canada representatives explained that this amendment would permit an official to provide
information on a taxpayer to a law enforcement officer of an appropriate organization if the official has
reasonable grounds to believe that the information would afford evidence of an act or omission
committed in or outside Canada that is on a specified list of offences. Involved here are serious crimes
such as corruption, fraud against the government, corruption of a foreign public official, corruption of a
municipal official, secret commissions, criminal harassment, or the production, distribution or possession
of child pornography or access to child pornography.
Representatives of the Anti-Rackets Branch of the Ontario Provincial Police have said that this measure
would reduce red tape and delays in obtaining financial information about a taxpayer as part of an
investigation.
This measure would come into force on the day on which the bill receives Royal Assent.
12
17. Financial institutions and mark-to-market rules (clause 37)
Part 1 would amend the Income Tax Regulations to the effect that the Business Development Bank of
Canada (BDC) and BDC Capital Inc., a subsidiary exclusively owned by BDC, are not defined as
financial institutions for purposes of the Income Tax Act’s mark-to-market rules. The amendment would
apply to taxation years that end after 29 November 2013.
Under the mark-to-market rules, at the end of a taxation year, certain securities held by financial
institutions have to be assessed at their fair market value, and any accumulated gain or loss must be
reported for income tax purposes.
The Committee has learned that this measure is intended to exempt BDC and its subsidiary BDC Capital
Inc. from these mark-to-market rules so as not to dissuade investors from participating in the
partnerships that will be introduced by BDC under the federal government’s venture capital action plan.
This measure would come into force on the day on which the bill receives Royal Assent.
PART 5 – CANADA–UNITED STATES ENHANCED
TAX INFORMATION EXCHANGE AGREEMENT IMPLEMENTATION ACT
1. United States’ Foreign Account Tax Compliance Act
Part 5 would enact the Canada–United States Enhanced Tax Information Exchange Agreement
Implementation Act, which would be the implementation of an intergovernmental agreement between
Canada and the United States related to the United States’ Foreign Account Tax Compliance Act. The
Foreign Account Tax Compliance Act was enacted in the U.S.A in 2010 and is scheduled to take effect
in July 2014.
Once applied, the United States legislation would require foreign financial institutions, including
Canadian financial institutions, to sign agreements with the United States Internal Revenue Service to
undertake due diligence in identifying account holders that are citizens of the United States and then
reporting this information to the United States Internal Revenue Service. Foreign financial institutions
would be required to withhold 30% on the interest payments to account holders that have been identified
as United States citizens, or to close their accounts in the event of non-compliance. Moreover, foreign
financial institutions that do not agree to enter into an agreement with the United States Internal
Revenue Service would be subject to a 30% withholding tax on payments made to them or to their
account holders that have a United States source.
As an indicator of the impact the Foreign Account Tax Compliance Act could have on the Canadian
economy, the Committee heard that, in 2013, Canadian foreign direct investment in the United States
totalled $318 billion, while income from American sources going to Canadians was $42 billion.
Officials from Finance Canada told the Committee that the Foreign Account Tax Compliance Act raised
a number of concerns in Canada regarding Canadian privacy laws, potential application of the
withholding of tax, possible closing of bank accounts, as well as a burdensome reporting regime for
financial institutions and their customers. In order to address this situation, the Canadian government
and several other governments urged the United States to find an alternative to their Foreign Account
13
Tax Compliance Act. They argued that the exchange of information provisions in tax treaties would be a
better model for collecting and exchanging information with the American government.
2. Intergovernmental Agreement between Canada and the United States
The Committee was informed that following negotiations that took place over a period of two years, the
Canadian government signed on 5 February 2014 an intergovernmental information exchange
agreement with the government of the United States. This agreement is based on the exchange of
information provisions stipulated in a Canada-United States tax treaty, the Convention between Canada
and the United States of America with Respect to Taxes on Income and on Capital.
Finance Canada officials explained that the intergovernmental agreement requires the Canada Revenue
Agency to collect information related to the Foreign Account Tax Compliance Act and to transfer that
information to the Internal Revenue Service under the authority of the Canada-United States tax treaty.
Moreover, they expressed the view that the intergovernmental agreement offers a number of benefits
when compared to the approach that would have otherwise applied under the Foreign Account Tax
Compliance Act. For example, the Finance Canada officials mentioned that the information provided by
the Canada Revenue Agency to the Internal Revenue Service would be subject to the protection
measures and limits on the use of tax information currently in place in the Canada-United States tax
treaty.
Finance Canada officials also mentioned that the intergovernmental agreement, which is consistent with
recent multilateral commitments the G20 has made, would cancel the 30% withholding tax and the
requirement of the Foreign Account Tax Compliance Act for foreign financial institutions to close the
accounts of their customers in the event of non-compliance. As well, under the intergovernmental
agreement, certain small financial institutions would not be required to report information and several
registered government accounts such as registered retirement savings plans, registered retirement
income funds, tax-free savings accounts and registered education savings plans, would be exempt from
reporting requirements.
Similarly, the Canadian government would obtain reciprocal benefits from the intergovernmental
agreement including, but not limited to, information on Canadian residents who have accounts with
United States financial institutions.
The Committee learned that, to date, the United States has signed 28 intergovernmental agreements
and have an additional 27 agreements in principle with other countries.
3. Coming into Force of the Intergovernmental Agreement
In response to a question from a member of the Committee, Finance Canada officials said that the
sharing of information from Canadian financial institutions would not be retroactive and would start at the
end of June 2014.
4. Canadian Financial Institutions’ Reaction
The Committee asked Finance Canada officials how Canadian financial institutions reacted to the
proposed intergovernmental agreement. They explained that Canadian financial institutions preferred
14
this agreement over the Foreign Account Tax Compliance Act, since the latter could have put them in
direct conflict with Canadian privacy laws or other laws.
A representative from the Canadian Bankers Association explained that his organization, while opposed
to the Foreign Account Tax Compliance Act, recognizes the effort the Canadian government has made
and was supporting the intergovernmental agreement as it would reduce the burden the Foreign
Account Tax Compliance Act would impose on Canadian financial institutions.
5. Office of the Privacy Commissioner of Canada
In response to a question from a member of the Committee, Finance Canada officials noted that the
Office of the Privacy Commissioner of Canada has been kept abreast of all developments regarding this
subject. The Interim Privacy Commissioner confirmed that her Office had discussions with Finance
Canada officials, which resulted in improvements during the project’s development. She would, however,
favour the implementation of mechanisms preventing excessive data collection and ensuring the
protection of information once it is collected.
During her testimony, the Interim Privacy Commissioner told the Committee that while her Office is
aware that some people hold the view that the intergovernmental agreement violates section 15 of the
Canadian Charter of Rights and Freedoms on the basis that it discriminates against Canadians based
on place of birth or citizenship, the issue is beyond the scope of her Office’s mandate. The way foreign
countries implement their tax collection operations is also beyond her Office’s mandate. However, the
Interim Privacy Commissioner commented that her Office expects that the Canada Revenue Agency
would comply with its obligations under the Privacy Act in carrying out its responsibilities established by
the intergovernmental agreement. Similarly, the Office expects that financial institutions would comply
with the privacy requirements of the Personal Information Protection and Electronic Documents Act
when they collect and transfer information to the Canada Revenue Agency.
6. Number of People Affected
Finance Canada officials explained that their department has not been able to estimate the number of
people that would be affected by the intergovernmental agreement since this number depends on
several factors including the following:

the number of Canadian residents who are citizens of the United States, which has been estimated
to be one million people;

the number of American residents who do business with Canadian financial institutions, although
they are already required to report their holdings under Canadian laws;

the procedures Canadian financial institutions will put in place in order to identify residence and
citizenship of their account holders;

whether or not reporting for depository accounts of less than $50,000 would be exempted.
The Committee was told that the Canada Revenue Agency is seeking to identify the number of people
that would be affected by this agreement between Canada and the United States.
15
7. Taxes Paid to the Canadian and the United States Governments
Finance Canada officials discussed how dual citizens of Canada and the United States, and United
States citizens who reside in Canada would be required to pay taxes to both Canada and the United
States. These people would first be required to pay taxes to the Canadian government on their
worldwide income and then to pay taxes to the United States government. However, the United States
would have residual taxation rights on their worldwide income and would have to provide a foreign tax
credit for any tax paid to the Canadian government when calculating the taxes owed to the United
States.
PART 6 – WOULD IMPLEMENT VARIOUS OTHER MEASURES
1. Division 6: Amendment to the Members of Parliament Retiring Allowances Act
Division 6 of Part 6 would amend the Members of Parliament Retiring Allowance Act in order to prohibit
parliamentarians, members of the Senate or the House of Commons, from making pension contributions
and accruing pensionable service2 during a suspension from Parliament. Treasury Board of Canada
Secretariat officials informed the Committee that a suspension from Parliament begins by a majority vote
of the Senate or the House of Commons and ends by a majority vote of either house.
Division 6 would also prohibit suspended parliamentarians from making elections to purchase past
service, which would increase their total pensionable service, from the date their suspension begins until
the date they are allowed to do so as determined by a majority vote of the Senate or the House of
Commons. In addition, the Committee learned that, according to the proposed measure,
parliamentarians would not be able to make an election to include as pensionable service the period
during which they were suspended from Parliament.
1.1
Coming into Force
The Committee was told that this proposed measure would not be retroactive; it would apply on the date
the bill receives Royal Assent and therefore comes into force. It would, however, apply to
parliamentarians who were suspended prior to the coming into force date. Parliamentarians who are
currently suspended would be prohibited from making pension contributions and from accruing
pensionable service starting on the coming into force date of the bill. Moreover, they would be prohibited
from making elections to purchase past service in relation to the beginning of their suspension up to the
coming into force date. However, until the coming into force date, they may make pension contributions,
accrue pensionable service and make elections to purchase past service.
1.2
Health, Dental, Life Insurance and Disability Benefits
Treasury Board of Canada Secretariat officials informed the Committee that the proposed measures
would not prevent suspended parliamentarians and their eligible dependents from being covered under
health, dental, life and disability benefits.
2
“Pensionable service” refers to the amount of time that is counted toward qualifying for a pension, which is at least six
years for parliamentarians, and is used to determine the amount of pension payable to parliamentarians.
16
1.3
Similar Measures
In response to a question asked by a member of the Committee, Treasury Board of Canada Secretariat
officials explained that this proposed measure is similar to what currently exists for federal public
servants and members of the Canadian Armed Forces. Four Canadian provinces have established
similar rules for their public servants.
2. Division 9: Amendments to the Atlantic Canada Opportunities Agency Act
The Atlantic Canada Opportunities Agency was created in 1987 in order to increase earned income and
employment opportunities for people living in the Atlantic Region. Its mandate is to support businesses
in enhancing their competitiveness, innovation, and productivity by working with various communities to
develop and diversify local economies. The Agency reports to the Minister of State (Atlantic Canada
Opportunities Agency).
Division 9 of Part 6 would dissolve the Atlantic Canada Opportunities Board and eliminate the
requirement for the Atlantic Canada Opportunities Agency to submit a comprehensive report every five
years to the responsible minister and to both Houses of Parliament detailing all activities of the Agency
and their possible effects on regional disparities. The Committee was told that these two proposed
initiatives would allow the Agency to achieve efficiencies and to redirect resources towards value-added
functions. In particular, the five-year report is considered redundant since the Agency publishes various
reports, such as departmental performance reports and annual reports.
2.1
Proposed Dissolution of the Atlantic Canada Opportunities Board
The Committee heard that members of the Atlantic Canada Opportunities Board would not be entitled to
claim compensation as a result of the early termination of their appointments. While the Board currently
has two active members, it could have up to seven members, including one representative from each
Atlantic province. The president of the Atlantic Canada Opportunities Agency is also the chairman of the
Board, while other Board members are appointed by the Governor in Council on the recommendation of
the responsible minister to hold office for a term not exceeding three years.
The Committee was told that the Atlantic Canada Opportunities Board was established when the Atlantic
Canada Opportunities Agency was created. Board meetings allowed members to discuss current topics
related to the Agency, as well as future policies and programs the Agency was considering. Since 1987,
the Agency has greatly evolved and has developed mechanisms to obtain feedback from the community
through forums, round tables and meetings involving the Agency’s officials and the responsible minister.
In response to a question asked by a member of the Committee about the Atlantic Canada Opportunities
Board members’ salary, an official from the Atlantic Canada Opportunities Agency mentioned that they
were paid between $275 and $350 per day for attending board meetings. The dissolution of the Board
would result in savings of about $175,000 annually.
2.2
Five-year Mandatory Report
The Committee was informed that the two following changes explain why the need for a five-year report
to Parliament is no longer justified. First, the Atlantic Canada Opportunities Agency has moved to
ongoing, annual funding rather than funding limited to a certain period of time. Second, more modern
17
ways of accounting, as well as more transparent ways to account for the Agency’s activities, have been
established.
2.3
Atlantic Canada Opportunities Agency’s Effectiveness Measurement
In response to a question from a member of the Committee, an official said that the Atlantic Canada
Opportunities Agency assesses its effectiveness through a thorough evaluation of all of its programs,
which is done on a five-year cycle. The results of these evaluations are available on the Agency’s
website. The effectiveness assessment is done through ongoing consultations with members of the
industries and various communities. The Agency recently completed a review of its innovation program.
An example of an initiative developed under this program is the Atlantic shipbuilding strategy, which will
focus on supporting small and medium enterprises in order to help them take advantage of the Atlantic
shipbuilding procurement opportunity.
3. Division 10: Enterprise Cape Breton Corporation
Division 10 of Part 6 would dissolve the Enterprise Cape Breton Corporation, which is a Crown
corporation that was established in 1987 to promote and support the financing and development of Cape
Breton Island and the Mulgrave area in Nova Scotia. Enterprise Cape Breton Corporation is, in addition
to the delivery of its own programs, responsible for the delivery of the Atlantic Canada Opportunities
Agency’s programs in the Cape Breton area. It is also responsible for the obligations of the former Cape
Breton Development Corporation including employees’ pension and benefits.
3.1
Transfer of Assets and Obligations
The Committee learned that the Enterprise Cape Breton Corporation’s assets and obligations would be
transferred to either the Atlantic Canada Opportunities Agency or to Public Works and Government
Services Canada. In particular, the Atlantic Canada Opportunities Agency would be responsible for the
Enterprise Cape Breton Corporation’s equity portfolio, loan portfolio and economic development
programming. The Committee was informed that the Enterprise Cape Breton Corporation’s budget
would be transferred to the Atlantic Canada Opportunities Agency, but the funds would be allocated to
communities located in the Cape Breton area. The Enterprise Cape Breton Corporation’s employees,
whose functions are associated with the management of assets and obligations transferred to the
Atlantic Canada Opportunities Agency, would be deemed appointed under the Public Service
Employment Act to positions in the Atlantic Canada Opportunities Agency.
Public Works and Government Services Canada would have responsibility for the Enterprise Cape
Breton Corporation’s real property holdings and for obligations related to the former Cape Breton
Development Corporation, such as employees’ pension and other benefits. Similarly, the Enterprise
Cape Breton Corporation’s employees, whose functions are linked to real property or to the Cape Breton
Development Corporation obligations, would be deemed appointed under the Public Service
Employment Act to positions in Public Works and Government Services Canada.
3.2
Dissolution of the Board of Directors
The Committee was told that the Enterprise Cape Breton Corporation’s Board of Directors would be
dissolved under the proposed measure. Therefore, the mandate of board members, who work part-time,
would be terminated as well as the mandate of the Enterprise Cape Breton Corporation’s Chief
18
Executive Officer. Unlike the Chief Executive Officer, board members would not be eligible for
compensation due to an early termination of their mandate.
4. Division 12: Amendments to the Nordion and Theratronics Divestiture Authorization Act
According to its Website, Nordion, is a Canadian health science company that operates globally and
provides products used for the prevention, diagnosis and treatment of disease including nuclear
medicine products. Under the Nordion and Theratronics Divestiture Authorization Act, non-Canadian
residents are currently prevented from directly or indirectly controlling more than 25% of the voting
shares of Nordion.
Division 12 of Part 6 would remove certain restrictions on the acquisition of voting shares of Nordion by
non-Canadian residents that are imposed by the Nordion and Theratronics Divestiture Authorization Act.
The Committee heard that the restrictions were included in 1990 to allow for the privatization of Nordion
International Inc. by the federal government in 1991. Prior to its privatization, Nordion was formally part
of Atomic Energy of Canada. However, Nordion has contractual relationships with Atomic Energy of
Canada Limited for the provision of certain isotopes.
The Committee was told that Nordion is publicly traded on the Toronto Stock Exchange and the New
York Stock Exchange and that the majority of the company is currently owned by non-Canadians. The
25% restriction is on a single non-Canadian holding and not on a cumulative total holding.
An official from Finance Canada informed the Committee that Nordion recently approached the federal
government to request the removal of the non-resident ownership restrictions from the Nordion and
Theratronics Divestiture Authorization Act.
4.1
Investment Canada Act
The official also commented that the restrictions do not serve a policy objective and duplicate Canada’s
foreign investment review process. Under the Investment Canada Act, significant investments in Canada
by non-Canadians are reviewed by Canadian authorities in order to determine whether or not they are of
net benefit to Canada and pose any concerns in terms of national security. The official confirmed that
significant investments in Nordion, including the acquisition of the company by non-Canadians, would
still be subject to the Investment Canada Act.
4.2
Potential impact of the Proposed Amendment
The Committee heard that the removal of the non-resident ownership restrictions could allow Nordion to
access more readily investment capital and to enable the organization to grow and to create
employment.
4.3
Sterigenics’ Plan to Acquire Nordion
In response to a question asked by a member of the Committee, an official from Finance Canada stated
that his department was not aware that Sterigenics, a private equity firm based in the United States,
would announce plans to acquire full control of Nordion on the same day that Bill C-31 was tabled.
Moreover, the official said that Finance Canada has no evidence to suggest that there is any inside
information attached to this acquisition interest.
19
5. Division 18: Amendments to the Canadian Food Inspection Agency Act
Division 18 of Part 6 would amend the Canadian Food Inspection Agency Act to exempt from the
application of the User Fees Act fees for services, products and rights and privileges provided by the
Canadian Food Inspection Agency. The Committee was told that this exemption would only apply for the
regulations currently being developed under the Safe Food for Canadians Act, while other user fees set
by the Canadian Food Inspection Agency would still be subject to the User Fees Act.
5.1
Safe Food for Canadians Act
Officials from the Canadian Food Inspection Agency explained that the exemption is necessary to
achieve the timely introduction of Safe Food for Canadians regulations. They also mentioned that related
user fees are required to be in place in order to implement the Safe Food for Canadians Act and its
regulations by 2015. Although the Safe Food for Canadians Act received Royal Assent on 22 November
2012, its coming into force depends upon the introduction of these new food regulations by 2015.
In response to a question asked by a member of the Committee, officials said that regulations would
apply to areas such as export services, in which the Canadian Food Inspection Agency would undertake
a service in order to facilitate export requirements. User fees could also apply to testing conducted by
the Canadian Food Inspection Agency’s laboratories or the inspection of licensed facilities.
5.2
Process to Set User Fees under the Canadian Food Inspection Agency Act
The Committee learned that the process for revising fees under the User Fees Act is very similar to the
Canadian Food Inspection Agency Act’s requirements. However, officials mentioned that certain
obligations under the User Fees Act, such as the requirement to convene an independent advisory panel
and the tabling of user fee proposals in both the Senate and the House of Commons during a
parliamentary recess, could require additional time and could delay the coming into force of the new
food regulations.
The Committee was interested in learning how user fees were determined under the Canadian Food
Inspection Agency Act. Officials mentioned that user fees were initially established in 1997 and that
since the moratorium on changing these fees has been lifted, their organization is undertaking a
modernization of its entire fee structure. They explained that the first step is to determine the cost for the
Canadian Food Inspection Agency of delivering a particular service, as the user fee cannot exceed that
cost.
The Canadian Food Inspection Agency is required to undertake an impact assessment to evaluate a
number of elements, such as the impact of user fees on Canadian trade partners and other specific
circumstances that might impact a particular industry. Officials discussed the various tools at their
disposal to modify user fees in the event that the impact assessment demonstrates a need to make
changes. For example, user fees could be reduced or progressively implemented over a certain period
of time.
The Committee heard that the Minister of Health, the responsible minister for the Canadian Food
Inspection Agency, then releases a document related to the proposed user fees for public consultation in
order to seek comments and feedback from stakeholders and affected parties. Comments and feedback
are taken into consideration to evaluate whether further changes are required to the implementation of
user fees.
20
Finally, the responsible minister sets the user fees, which would then be released for public comment
through the Canada gazette process for 30 days. In addition, user fees are deemed permanently
referred to the Standing Joint Committee on Scrutiny and Regulations as indicated in section 19 of the
Statutory Instruments Act.
5.3
Industry’s Reaction
Officials responded to a question from a member of the Committee regarding the industry’s reaction to
the revision of user fees by saying that the industry recognizes that the Canadian Food Inspection
Agency has an obligation to recover its costs and that the fees are out of date.
6. Division 21: Remedies for Discrimination-Based Grievances and Transitional Provisions
Division 21 of Part 6 would modify the essential services and recourse provisions under the Public
Service Labour Relations Act, which was introduced in 2013 through the Economic Action Plan 2013
Act, No. 2 that came into force on 12 December 2013.
6.1
Essential Services
Officials from Treasury Board of Canada Secretariat explained that changes to the Public Service
Labour Relations Act were enacted through the Economic Action Plan 2013 Act, No. 2 in order to
provide for two dispute resolution methods, as well as a process to determine which would apply when
there was an impasse at collective bargaining. Specifically, it provided that bargaining units having 80%
or more positions designated as essential service, which is exclusively determined by the employer, are
required to use arbitration, while groups with less than 80% of positions identified as essential are
required to use the conciliation or strike route.
Transitional provisions were also included to ensure that groups that were in the collective bargaining
process at the time the Economic Action Plan 2013 Act, No. 2 was enacted and did not have essential
service agreements would continue to follow the existing rules to develop essential service agreements
until new collective agreements were signed. The Committee learned that these transitional provisions
were established to facilitate bargaining and to ensure that employers could concurrently pursue
essential service designations in preparation for the following round of collective bargaining.
Officials told the Committee that some ambiguities in the transitional measures were noted. For
example, some measures could be interpreted as applying sequentially rather than concurrently.
The proposed amendments are designed to certify the applicable process for bargaining units that are
still in bargaining, where a public interest commission or arbitration board has been established prior to
12 December 2013, and where no essential service agreement has been concluded with that bargaining
unit.
Officials added that the proposed amendments to the transitional measures would be retroactive and
deemed to have come into force at the same time as the original transitional provisions, on 12
December 2013.
Officials responded to a Committee member’s question by stating that essential service agreements
signed prior to 12 December 2013 continue to apply throughout the course of the negotiation for those
21
particular collective agreements. As for collective agreements without essential service agreements in
place, the new rules apply.
6.2
Definition of the Term “Essential Service”
As defined in the Public Service Labour Relations Act, the term “essential service” refers to “a service,
facility or activity of the Government of Canada that has been determined under subsection 119(1) to be
essential.” Subsection 119(1) stipulates that “[t]he employer has the exclusive right to determine whether
any service, facility or activity of the Government of Canada is essential because it is or will be
necessary for safety or security of the public or a segment of the public.”
6.3
Recourse Provisions
The Committee was informed by Treasury Board of Canada Secretariat officials that the amendment to
the recourse provisions is intended to clarify and to certify the powers of an adjudicator when he or she
has determined that an employer has been engaged in discriminatory practices. Moreover, the proposed
amendment would allow the granting of systemic remedies in cases of human rights grievances.
Although the changes made through the Economic Action Plan 2013 Act, No. 2 enabled adjudicators
appointed by the Public Service Labour Relations Board to order remedies with respect to cases for
individual employees, there was a lack of clarity as to adjudicators’ powers to grant systemic remedies.
7. Division 23: Amendments to the Budget Implementation Act, 2009
In 2009, the Canada Securities Regulation Regime Transition Office Act established a transition office
charged with assisting in the establishment of a Canadian securities regulation regime and a Canadian
regulatory authority. Division 23 of Part 6 would amend the Budget Implementation Act, 2009 such that
the total amount of payments to provinces and territories for matters relating to the establishment of a
Canadian securities regulation regime, which is presently set at $150 million, could be specified – if
necessary – by an appropriation act requiring parliamentary approval.
The Committee was informed that Division 23 proposes to support a cooperative capital markets
regulatory system project, which would be self-funded, by facilitating the participation of provinces and
territories in the system. Although no payments have been made to date, payments to participating
provinces and territories are meant to compensate them for costs related to the transition to a new
securities regulatory regime.
In response to a question asked by a member of the Committee, officials from Finance Canada stated
that the formula that would be used to determine payments to participating provinces and territories has
yet to be established and would be developed through consultations with the provinces and territories.
The Committee learned that there are currently 13 securities regulators in Canada and that moving to a
single securities regulator could attract more foreign investors.
22
7.1
Supreme Court Decision
In 2010, the federal government asked the Supreme Court of Canada to determine whether the
“proposed Canadian Securities Act“3 fell within the legislative authority of Parliament. In December 2011,
in the Reference re Securities Act,4 the Court found that the proposed Canadian Securities Act that had
been presented by the government was unconstitutional, but the federal government still had a role to
play with regard to genuinely national issues, such as managing systemic risks and maintaining the
fairness and efficiency of capital markets across the country.
The Committee was told that the Court left open the possibility of a cooperative system whereby the
federal government along with participating provinces and territories would decide to pool their
respective jurisdiction and to delegate its administration to a single joint body.
7.2
Agreement Reached with some Provinces
In the 2013 federal budget, the government announced that it would be extending the mandate of the
Canadian Securities Transition Office to ensure that its resources remain available as work continues to
strengthen the regulation of Canada’s capital markets, either in collaboration with the provinces, if an
agreement can be reached in a timely fashion, or through federal legislation consistent with the decision
of the Supreme Court of Canada.5
The Committee heard that, in September 2013, the federal government and the governments of British
Columbia and Ontario reached an agreement in principle to establish a cooperative capital markets
regulatory system. Officials from Finance Canada commented that all other provinces and territories
were invited to join this cooperative system. Although no formal commitment has been made from other
provincial or territorial governments, some have expressed an interest in joining, including the
Government of Saskatchewan.
8. Division 26: Reduction of Governor in Council Appointments
Division 26 of Part 6 would amend the Trade-marks Act in order to repeal the power to appoint a
registrar of trade-marks and would provide that the registrar of trade-marks is the commissioner of
patents. This proposed measure would eliminate one Governor in Council appointment as the same
person would be responsible for carrying out the duties of the Registrar of Trade-marks and the
Commissioner of Patents, and for administering both the Trade-marks Act and the Patent Act.
The Committee heard that this initiative comes from the Speech from the Throne 2010, which called for
the reduction of unnecessary appointments to commissions and Crown corporations. Due to an
administrative issue, it took a number of years to include this measure in legislation.
An official from Industry Canada informed the Committee that for over 50 years, a single person has
taken on the responsibilities of the Registrar of Trade-marks and the Commissioner of Patents.
3
Department of Finance Canada, Proposed Canadian Securities Act.
4
Reference re Securities Act, [2011] 3 S.C.R. 837.
5
Department of Finance Canada, Economic Action Plan 2013 – Jobs, Growth and Long-Term Prosperity.
23
According to the official, this proposed measure would have no implications on the organization’s
operations or costs.
9. Division 29: Creation of the Administrative Tribunals Support Service of Canada
Division 29 of Part 6 would create a new organization, the Administrative Tribunals Support Service of
Canada, which would be responsible for providing corporate services, including human resources,
finance and registry services, as well as statutory services, such as research, analysis, investigation and
mediation services, to the 11 following administrative tribunals:

Canada Agricultural Review Tribunal (whose legal name is Review Tribunal);

Canada Industrial Relations Board;

Canadian Cultural Property Export Review Board;

Canadian Human Rights Tribunal;

Canadian International Trade Tribunal;

Competition Tribunal;

Public Servants Disclosure Protection Tribunal;

Specific Claims Tribunal;

Social Security Tribunal;

Transportation Appeal Tribunal of Canada; and,

Public Service Labour Relations and Employment Board.
The Committee was informed that the Economic Action Plan 2013 Act, No. 2 enabled the establishment
of the Public Service Labour Relations and Employment Board. However, this board has not been
created as the process of amalgamating the Public Service Labour Relations Board and the Public
Service Staffing Tribunal, which would create the Public Service Labour Relations and Employment
Board, is not yet completed.
Officials from Justice Canada explained that employees and resources, including regional offices from
the 11 tribunals, would be transferred to a single, integrated organization if this measure is adopted. This
merger would lead to the integration of some corporate services and other services, as deemed
appropriate by the chief administrator, who would be appointed to manage the new organization.
The Committee heard that this measure would result in enhanced support for the tribunals and in
improved services for Canadians including increased access to justice. However, representatives from
the Canadian Bar Association voiced concerns that the proposed merger of administrative support
services would compromise the expertise of the tribunals as the employees of the respective tribunals
would all be transferred to a single organization.
In response to a question from a Committee member, Justice Canada officials mentioned that the
11 tribunals together have approximately 450 employees and their budgets are approximately
$60 million in total. The 11 tribunals share two characteristics:
24

they are relatively small organizations ( the largest tribunal has about 100 employees, while the
smallest has 4 employees);

they are located in Ottawa.
The Committee learned that the first objective of this measure is to improve management capacity and
to facilitate the modernization of services offered by these tribunals. The second objective is to generate
efficiencies, which would be determined and realized once the new organization is in operation as a
consolidated service provider. A representative from the Canadian Taxpayers Federation told the
Committee that his organization applauds the proposed initiative. However, for several reasons, the
Canadian Bar Association recommends that the proposed initiative not be pursued at this time.
9.1
Independence of the Tribunals
Representatives of the Canadian Bar Association expressed concerns with respect to the possibility that
bias, or the apprehension of bias, and conflict of interest could result from this proposed initiative. They
therefore recommended that Division 29 be removed from Bill C-31 to allow for further consultation with
the 11 tribunals, users and stakeholders, or at least that the Canadian International Trade Tribunal, the
Public Servants Disclosure Protection Tribunal and the Canadian Industrial Relations Board be removed
from the proposed merger.
According to Justice Canada officials, although the proposed Administrative Tribunals Support Service
of Canada would be part of Justice Canada’s portfolio, each of the 11 tribunals would remain in their
current ministerial portfolio. Officials asserted that the Administrative Tribunals Support Service of
Canada would operate at arm’s length from the Minister of Justice. Although the Minister of Justice
would be responsible for the tabling in Parliament of the proposed organization’s annual reports and for
the signing of funding requests, he would not be involved in the administration of the proposed
organization. Moreover, lawyers employed by the proposed organization would not come from Justice
Canada.
Justice Canada officials confirmed that the tribunals’ independence with respect to making decisions on
adjudicative and other matters would be preserved. The chairpersons of the tribunals would continue to
have supervision and direction over the work accomplished by the tribunals. The Committee learned that
under the new organisation all members of the tribunals including the chairpersons would continue to be
appointed by the Governor in Council and the number of members on each tribunal would remain the
same.
9.2
International Trade
Representatives from the Canadian Bar Association expressed concerns that Canada’s obligations
under certain World Trade Organization agreements and free trade agreements would not be met by the
proposed Administrative Tribunals Support Service of Canada. Officials from Justice Canada reassured
the Committee that the proposed organization would not violate Canada’s international trade obligations
as commercial agreements do not prescribe which administrative structure should be in place to deal
with cases that belong to the Canadian International Trade Tribunal. The only requirement is to ensure a
distance between the parties represented in a case.
25
9.3
Consultation with Tribunals
The Committee was informed that each tribunal was consulted regarding this proposed measure and
that Justice Canada was working with all of them to establish the proposed Administrative Tribunals
Support Service of Canada. The chairs of all tribunals have collaborated with Justice Canada and they,
or their designated person, are part of a working group whose objective is to facilitate the establishment
of the proposed Administrative Tribunals Support Service of Canada.
9.4
Consultation with Stakeholders
Representatives from the Canadian Bar Association told the Committee that Division 29 was introduced
without any prior consultation with stakeholders or with people who frequently appear and advocate
before the affected tribunals.
The Committee was informed that following the tabling of Bill C-31, an information session took place
with Justice Canada officials and representatives from the Bench and Bar Committee to explain and
discuss the proposed measure.
9.5
Privacy Act and Access to Information Act
The Committee heard that the proposed Administrative Tribunals Support Service of Canada would be
subject to both the Access to Information Act and the Privacy Act.
However, the Interim Privacy Commissioner expressed concerns about the posting of federal
administrative tribunals’ decisions on the Internet, which potentially exposes complainants to publicity
that was not contemplated decades ago. She therefore recommended that the names of the parties be
kept confidential.
In response to a question from a member of the Committee, Officials from Justice Canada indicated that
the proposed merger would not pose a threat to confidentiality and that information would be kept
confidential when it is required.
26
RAPPORT SUR LA TENEUR DU PROJET DE LOI C-31, LOI PORTANT
EXÉCUTION DE CERTAINES DISPOSITIONS DU BUDGET DÉPOSÉ AU
PARLEMENT LE 11 FÉVRIER 2014 ET METTANT EN ŒUVRE D’AUTRES
MESURES
Comité sénatorial permanent des finances nationales
DIXIÈME RAPPORT
Président
L’honorable Joseph A. Day
Vice-président
L’honorable Larry Smith
MAI 2014
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION ....................................................................................................................................... 5 PARTIE 1 – METTRAIT EN ŒUVRE DE CERTAINES MESURES RELATIVES À L’IMPÔT SUR LE
REVENU ET DE MESURES CONNEXES PROPOSÉES DANS LE BUDGET DE 2014 ......................... 6 1. MODIFICATIONS DÉCOULANT DE LA MISE SUR PIED DU PROGRAMME DE DÉNONCIATEURS
DE L’INOBSERVATION FISCALE À L’ÉTRANGER (ARTICLES 2, 3, 23, 26, 32 ET 34) ......................... 6 2. METTRAIT EN PLACE LE CRÉDIT D’IMPÔT POUR LES VOLONTAIRES EN RECHERCHE ET
SAUVETAGE (ARTICLES 11 À 16, 19 ET 20).......................................................................................... 6 3. INCITATIFS FISCAUX POUR LES DONS DE TERRES ÉCOSENSIBLES (ARTICLES 5 ET 9) ....... 7 4. CRÉDIT D’IMPÔT POUR FRAIS D’ADOPTION (ARTICLE 6) ............................................................ 7 5. AJOUT AU CRÉDIT D’IMPÔT POUR FRAIS MÉDICAUX (ARTICLE 10) .......................................... 8 6. PERMETTRAIT AUX CONTRIBUABLES D’OBTENIR LE CRÉDIT D’IMPÔT POUR TPS/TVH
SANS EN FAIRE LA DEMANDE (ARTICLE 17) ....................................................................................... 8 7. PROLONGATION DU CRÉDIT D’IMPÔT POUR L’EXPLORATION MINIÈRE (ARTICLE 18) ........... 9 8. PERMETTRAIT AU MINISTRE DU REVENU NATIONAL DE REFUSER OU DE RÉVOQUER
L’ENREGISTREMENT D’UN ORGANISME DE BIENFAISANCE ENREGISTRÉ ET D’UNE
ASSOCIATION CANADIENNE ENREGISTRÉE DE SPORT AMATEUR (ARTICLE 21).......................... 9 9. RÉDUCTION DE LA FRÉQUENCE DES VERSEMENTS DES RETENUES À LA SOURCE
EFFECTUÉS PAR CERTAINS PETITS ET MOYENS EMPLOYEURS (ARTICLES 33, 37 ET 39) .......... 9 10. PLAFONDS DES TRANSFERTS RELATIFS AUX RÉGIMES DE RETRAITE SOUS-CAPITALISÉS
(ARTICLE 36).......................................................................................................................................... 10 11. COMMUNICATION DE RENSEIGNEMENTS SUR LES CONTRIBUABLES AUX FINS DES
COMMENTAIRES DE L’AGENCE DU REVENU DU CANADA DESTINÉS AU CENTRE D’ANALYSE
DES OPÉRATIONS ET DÉCLARATIONS FINANCIÈRES DU CANADA ET TÉLÉVIREMENTS
(ARTICLE 28).......................................................................................................................................... 10 12. DÉPÔT AU PARLEMENT DES MESURES FISCALES EN INSTANCE (ARTICLE 31) ................... 11 13. CRÉDIT D’IMPÔT RELATIF À UNE SOCIÉTÉ À CAPITAL DE RISQUE DE TRAVAILLEURS
(ARTICLES 24, 25 ET 35) ....................................................................................................................... 11 14. TÉLÉVIREMENTS INTERNATIONAUX (ARTICLES 27 ET 29) ....................................................... 12 15. MODIFICATIONS DÉCOULANT DE LA MISE SUR PIED DU PROGRAMME DE DÉNONCIATEURS
(ARTICLES 2, 3, 23, 26 ET 32) ............................................................................................................... 12 16. DIVULGATION DE RENSEIGNEMENTS CONFIDENTIELS À UNE ORGANISATION DE POLICE
(ARTICLE 28).......................................................................................................................................... 12 2
17. INSTITUTIONS FINANCIÈRES ET RÈGLES D’ÉVALUATION À LA VALEUR DU MARCHÉ
(ARTICLE 37).......................................................................................................................................... 13 PARTIE 5 – LOI DE MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD CANADA–ÉTATS-UNIS POUR UN
MEILLEUR ÉCHANGE DE RENSEIGNEMENTS FISCAUX................................................................... 14 1. LOI AMÉRICAINE INTITULÉE FOREIGN ACCOUNT TAX COMPLIANCE ACT ............................. 14 2. ACCORD INTERGOUVERNEMENTAL ENTRE LE CANADA ET LES ÉTATS-UNIS ...................... 14 3. ENTRÉE EN VIGUEUR DE L’ACCORD INTERGOUVERNEMENTAL ............................................ 15 4. RÉACTION DES INSTITUTIONS FINANCIÈRES CANADIENNES.................................................. 15 5. COMMISSARIAT À LA PROTECTION DE LA VIE PRIVÉE DU CANADA ....................................... 15 6. NOMBRE DE PERSONNES TOUCHÉES ........................................................................................ 16 7. IMPÔTS PAYÉS AUX GOUVERNEMENTS DU CANADA ET DES ÉTATS-UNIS ........................... 16 PARTIE 6 – METTRAIT EN ŒUVRE DE DIVERSES AUTRES MESURES .................................... 16 1. SECTION 6 : MODIFICATION À LA LOI SUR LES ALLOCATIONS DE RETRAITE DES
PARLEMENTAIRES ............................................................................................................................... 16 1.1 Entrée en vigueur..................................................................................................................... 17 1.2 Assurance de soins médicaux, assurance dentaire, assurance vie et prestations d’invalidité . 17 1.3 Mesures semblables ................................................................................................................ 17 2. SECTION 9 : MODIFICATIONS À LA LOI SUR L’AGENCE DE PROMOTION ÉCONOMIQUE DU
CANADA ATLANTIQUE .......................................................................................................................... 17 2.1 Projet de dissolution du Conseil de promotion économique du Canada atlantique ................. 18 2.2 Rapport quinquennal obligatoire .............................................................................................. 18 2.3 Évaluation de l’efficacité de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique.......... 18 3. SECTION 10 : SOCIÉTÉ D’EXPANSION DU CAP-BRETON ........................................................... 19 3.1 Transfert des éléments d’actifs et des obligations ................................................................... 19 3.2 Dissolution du conseil d’administration .................................................................................... 19 4. SECTION 12 : MODIFICATIONS À LA LOI AUTORISANT L’ALIÉNATION DE NORDION ET DE
THERATRONICS .................................................................................................................................... 19 4.1 Loi sur Investissement Canada ................................................................................................ 20 4.2 Incidence potentielle de la modification proposée ................................................................... 20 4.3 Projet de Sterigenics d’acquérir Nordion.................................................................................. 20 5. SECTION 18 : MODIFICATIONS À LA LOI SUR L’AGENCE CANADIENNE D’INSPECTION DES
ALIMENTS .............................................................................................................................................. 20 5.1 Loi sur la salubrité des aliments au Canada ............................................................................ 21 5.2 Processus d’établissement des frais d’utilisation en vertu de la Loi sur l’Agence canadienne
d’inspection des aliments ......................................................................................................... 21 5.3 Réaction de l’industrie.............................................................................................................. 22 6. SECTION 21 : MESURES DE REDRESSEMENT DANS LES CAS DE GRIEFS POUR
DISCRIMINATION ET DISPOSITIONS TRANSITOIRES ....................................................................... 22 3
6.1 Services essentiels .................................................................................................................. 22 6.2 Définition du terme « services essentiels » .............................................................................. 23 6.3 Dispositions sur les recours ..................................................................................................... 23 7. SECTION 23 : MODIFICATIONS À LA LOI D’EXÉCUTION DU BUDGET DE 2009 ........................ 23 7.1 Décision de la Cour suprême ................................................................................................... 24 7.2 Accord conclu avec certaines provinces .................................................................................. 24 8. SECTION 26 : MESURES DE RÉDUCTION DES POSTES POURVUS PAR LE GOUVERNEUR EN
CONSEIL ................................................................................................................................................ 24 9. SECTION 29 : CRÉATION DU SERVICE CANADIEN D’APPUI AUX TRIBUNAUX
ADMINISTRATIFS .................................................................................................................................. 25 9.1 Indépendance des tribunaux .................................................................................................... 26 9.2 Commerce international ........................................................................................................... 26 9.3 Consultation des tribunaux ...................................................................................................... 27 9.4 Consultation des parties intéressées ....................................................................................... 27 9.5 Loi sur la protection des renseignements personnels et Loi sur l’accès à l’information ........... 27 4
INTRODUCTION
Le projet de loi C-31 : Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le
11 février 2014 et mettant en œuvre d’autres mesures (titre abrégé : « Loi no 1 sur le plan d’action
économique de 2014 »), a été déposé et lu pour la première fois à la Chambre des communes le 28
mars 2014.
Comme l’indiquent ses titres abrégé et intégral, l’objectif du projet de loi C-31 est de mettre en œuvre la
politique budgétaire générale du gouvernement présentée à la Chambre des communes le 11 février
2014. Le projet de loi C-31 est le premier projet de loi d’exécution du budget de février 2014.
Conformément à la pratique législative établie, un deuxième projet de loi d’exécution du budget devrait
suivre à l’automne.
Le projet de loi C-31 se divise en six parties. La partie 1 du projet de loi mettrait en œuvre des mesures
relatives à l’impôt sur le revenu (articles 2 à 39), la partie 2 mettrait en œuvre certaines mesures
relatives à la taxe sur les produits et services et à la taxe de vente harmonisée (TPS/TVH) (articles 40 à
61) alors que la partie 3 mettrait en œuvre des mesures relatives à l’accise (articles 62 à 90).
La partie 4 du projet de loi modifierait le Tarif des douanes (articles 91 à 98) et la partie 5 mettrait en
œuvre la Loi de mise en œuvre de l’Accord Canada–États-Unis pour un meilleur échange de
renseignements fiscaux (articles 99 à 101). Enfin, la partie 6 mettrait en œuvre diverses mesures,
notamment par la mise en place et la modification de plusieurs lois, telles que la Loi sur les mesures de
réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes, la Loi sur les produits
dangereux, la Loi sur les douanes, la Loi sur les juges, la Loi sur le recyclage des produits de la
criminalité et le financement des activités terroristes, la Loi sur les marques de commerce ainsi que la
Loi sur la sécurité de la vieillesse (articles 102 à 486).
Le 9 avril 2014, la teneur du projet de loi C-31 a été renvoyée au Comité sénatorial permanent des
finances nationales pour une étude approfondie. Afin d’aider le Comité sénatorial permanent des
finances nationales dans son étude, cinq autres comités sénatoriaux permanents ont été autorisés à
examiner et à faire rapport de leurs conclusions sur la teneur des éléments suivants du projet de loi C31 avant qu’il soit présenté au Sénat :
a)
le Comité sénatorial permanent des transports et des communications : les éléments des sections
15, 16 et 28 de la partie 6;
b)
le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie : les
éléments des sections 11, 17, 20, 27 et 30 de la partie 6;
c)
le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense : les éléments des
sections 1 et 7 de la partie 6;
d)
le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce : les éléments des parties 2, 3 et 4
et les sections 2, 3, 4, 8, 13, 14, 19, 22, 24 et 25 de la partie 6;
e)
le Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles : les éléments de la
section 5 de la partie 6.
Ainsi, les éléments des parties 1 et 5 ainsi que les sections 6, 9, 10, 12, 18, 21, 23, 26 et 29 de la partie
6 du projet de loi C-31 seront seulement examinés par le Comité sénatorial permanent des finances
nationales (le « Comité »).
5
Dans le cadre de son étude préalable du projet de loi C-31, qui a eu lieu du 29 avril au 14 mai 2014, le
Comité a tenu 9 réunions au cours desquelles il a entendu 39 témoins de 5 ministères et 3 organismes
fédéraux, ainsi que des représentants de 9 organismes de l’extérieur du gouvernement fédéral et 1
personne.
PARTIE 1 –
METTRAIT EN ŒUVRE DE CERTAINES MESURES RELATIVES À L’IMPÔT SUR LE
REVENU ET DE MESURES CONNEXES PROPOSÉES DANS LE BUDGET DE 2014
1. Modifications découlant de la mise sur pied du Programme de dénonciateurs
de l’inobservation fiscale à l’étranger (articles 2, 3, 23, 26, 32 et 34)
La partie 1 ajouterait à la liste des sommes qui sont à inclure dans le calcul du revenu d’un contribuable
pour une année d’imposition, les sommes reçues par un contribuable aux termes d’un contrat pour la
fourniture à l’Agence du revenu du Canada de renseignements concernant la non-conformité fiscale à
l’étranger, à la condition que le contrat ait été conclu par le contribuable dans le cadre d’un programme
administré par l’Agence du revenu du Canada qui permet d’obtenir des renseignements concernant
l’inobservation fiscale.
Le Comité a été informé que la personne qui fournirait des renseignements à l’Agence du revenu du
Canada, aux termes d’un contrat de renseignements concernant la non-comformité fiscale à l’étranger,
ne pourrait pas toucher la somme promise avant que l’Agence du revenu du Canada ait recouvré le
montant qui lui était dû. De la même façon, les sommes qui seront redistribuées aux provinces et
territoires seront celles qui auront été bel et bien perçues par l’Agence du revenu du Canada.
Ces modifications entreraient en vigueur à la date où le projet de loi recevrait la sanction royale.
2. Mettrait en place le Crédit d’impôt pour les volontaires en recherche et sauvetage (articles 11
à 16, 19 et 20)
La partie 1 modifierait la Loi de l’impôt sur le revenu afin de permettre à un particulier de demander le
nouveau crédit d’impôt non remboursable pour volontaires en recherche et sauvetage si, au cours de
l’année, il ou elle a fourni des services admissibles de volontaire en recherche et sauvetage et a
effectué, au total, au moins 200 heures :

de services admissibles de volontaire en recherche et sauvetage auprès d’un organisme admissible
de recherche et sauvetage;

de services admissibles de pompier volontaire auprès d’un ou de plusieurs services d’incendie.
Le montant du crédit correspondrait au produit de 3 000 $ par le taux de base pour l’année d’imposition
(15 % pour 2014) pour une économie d’impôt pouvant atteindre 450 $.
Les fonctionnaires du ministère des Finances ont confirmé au Comité qu’une personne ne pourrait pas
déduire une somme au titre du Crédit d’impôt pour les volontaires en recherche et sauvetage pour une
année d’imposition donnée si elle a déduit, pour la même année, une somme au titre du Crédit d’impôt
pour les pompiers volontaires.
Le Comité a également appris de la part des représentants du ministère des Finances que le crédit
d’impôt s'appliquerait également à des recherches et des sauvetages menés à l'extérieur du pays
6
pourvu que les autres critères applicables au Crédit d’impôt pour les volontaires en recherche et
sauvetage soient respectés.
Cette modification s’appliquerait aux années d’imposition 2014 et suivantes.
3. Incitatifs fiscaux pour les dons de terres écosensibles (articles 5 et 9)
La partie 1 modifierait la Loi de l’impôt sur le revenu afin d’étendre la période de report pour réclamer la
déduction pour dons de bienfaisance et le crédit d’impôt pour les dons de bienfaisance à 10 années
d’imposition après l’année civile où la terre écosensible a été donnée par une société ou un particulier.
Cette modification s’appliquerait aux dons faits après le 10 février 2014. Avec ce changement, les
donateurs disposeraient d’une plus longue période au cours de laquelle ils pourraient gagner un revenu
qui pourrait être réduit grâce à la déduction ou au crédit d’impôt.
Le Comité a pu apprendre des fonctionnaires du ministère des Finances que cette mesure se justifie par
le fait qu’un don de terre écosensible s’effectue très souvent en un seul bloc, et qu’il peut être difficile
pour un contribuable de profiter pleinement du crédit, ou, s’il s’agit d’une société, de la déduction. Ce
peut être le cas par exemple d’un agriculteur; le fait de pouvoir profiter pendant une plus longue période
de cette aide fiscale pourrait l’inciter à faire des dons de terres écosensibles.
Le changement proposé fait notamment suite aux recommandations du rapport du Comité des finances
de la Chambre des Communes sur les incitatifs pour les dons.
Cette modification s’appliquerait aux dons de terre écosensible effectués après le 10 février 2014.
4. Crédit d’impôt pour frais d’adoption (article 6)
La partie 1 relèverait le maximum des dépenses admissibles pour chaque enfant adopté, aux fins du
crédit d’impôt non remboursable pour frais d’adoption. Pour l’année d’imposition 2014, le maximum
serait de 15 000 $ alors qu’il est présentement de 11 669 $. Pour les années d’imposition ultérieures, ce
montant serait indexé en fonction de l’inflation.
Le montant du crédit correspondrait au produit de 15 000 $ par le taux de base pour l’année d’imposition
(15 % pour 2014) pour une économie d’impôt pouvant atteindre 2 250 $. Le tout représenterait une
économie d’impôt supplémentaire de près de 500 $ par rapport au montant maximal actuellement en
vigueur.
Le Comité a pu apprendre qu’environ 2 500 personnes demandent ce crédit d’impôt annuellement et ce
nombre est plutôt stable depuis au moins 3 années.
Cette modification s’appliquerait aux années d’imposition 2014 et suivantes.
Dans le cadre de son étude de la Partie 1 du Projet de loi C-31, le Comité a entendu entre autres, le
témoignage de représentantes du Conseil d’adoption du Canada au sujet du crédit d’impôt pour frais
d’adoption. Lors de leur témoignage, elles ont affirmé qu’au Canada, environ 30 000 enfants peuvent
légitimement être adoptés, mais seulement 2 000 d’entre eux le sont chaque année. Selon elles,
beaucoup d’obstacles législatifs subsistent, un meilleur dialogue entre les provinces serait souhaitable,
car il est presque plus facile d’adopter à l’échelle internationale, parce qu’il y a un système provincial
7
réglementé en place. Pour faire suite à ces préoccupations et à d’autres, certains membres du Comité
sont d’avis qu’une étude approfondie sur l’adoption au Canada devrait être entreprise par le Sénat.
5. Ajout au crédit d’impôt pour frais médicaux (article 10)
La partie 1 ajouterait les coûts liés à l’acquisition, au soin et à l’entretien d’un chien aidant au titre du
crédit d’impôt pour frais médicaux, si l’animal est acquis afin d’aider une personne atteinte de diabète
sévère.
Le Comité a pu apprendre qu’un chien d’assistance coûte environ 25 000 $. Selon les représentants du
ministère des Finances, seulement trois de ces chiens viennent tout juste d’arriver au Canada et sept
autres devraient bientôt suivre.
Selon les fonctionnaires du ministère des Finances, le ministère des Anciens Combattants procède
actuellement à l’évaluation de l’efficacité des chiens d’assistance pour personnes atteintes de troubles
psychiatriques et le ministère des Finances suit les progrès réalisés de près.
Cette modification s’appliquerait aux dépenses engagées après 2013.
Enfin, afin d’aider les Canadiens qui pourraient bénéficier de cette mesure, comme les Anciens
Combattants par exemple, certains membres du Comité ont encouragé les représentants du ministère
des Finances à envisager d’ajouter les chiens aidants pour personnes atteintes de troubles
psychiatriques, comme le syndrome de stress post-traumatique, au panier de dépenses admissibles au
crédit d’impôt pour frais médicaux.
6. Permettrait aux contribuables d’obtenir le Crédit d’impôt
pour TPS/TVH sans en faire la demande (article 17)
La partie 1 propose de modifier la Loi de l’impôt sur le revenu pour faire en sorte que les gens n’aient
pas à demander le crédit d’impôt pour la TPS/TVH lorsqu’ils remplissent leur déclaration de revenus.
L’Agence du revenu du Canada ferait simplement les calculs nécessaires pour déterminer l’admissibilité
de chacun au crédit d’impôt et accorderait ce crédit à ceux qui y ont droit.
Le Comité a pu apprendre que le tout permettrait à l’Agence du revenu du Canada de réaliser des
économies, puisqu’à chaque année, environ deux millions de personnes qui ne sont pas admissibles au
crédit d’impôt pour la TPS/TVH le demandent. Le tout oblige l’Agence du revenu du Canada à leur
envoyer un avis de détermination pour leur expliquer qu’ils ne sont pas admissibles au crédit.
Si une personne n’était pas d’accord avec la décision de l’Agence du revenu du Canada par rapport à
son admissibilité au crédit, elle pourrait demander un avis de détermination, ce qui protégera tous ses
droits d’appel.
Ces modifications s’appliqueraient aux années d’imposition 2014 et suivantes.
8
7. Prolongation du crédit d’impôt pour l’exploration minière (article 18)
La partie 1 modifierait la Loi de l’impôt sur le revenu afin de maintenir pour une année supplémentaire le
Crédit d’impôt pour l’exploration minière. Selon la mesure proposée, le Crédit d’impôt pour l’exploration
minière pourrait être utilisé pour les dépenses d’exploration admissibles payées par une société après
mars 2014 et avant 2016 aux termes d’un accord d’actions accréditives1 conclu après mars 2014 et
avant avril 2015.
Des membres représentant l’industrie minière ont affirmé devant le Comité apprécier la mesure
proposée et recommandent au gouvernement de faire du Crédit d’impôt pour l’exploration minière une
mesure permanente ou de l’instaurer pour une durée minimale de trois ans. Selon eux, cela offrirait à
l’industrie la certitude à long terme dont elle a besoin pour planifier des investissements cruciaux dans le
cadre de programmes d’exploration qui, en raison de leur nature, s’étendent souvent sur plusieurs
années. Certains membres du Comité se sont montrés favorables à ces recommandations.
Le crédit d’impôt pour l’exploration minière a été annoncé pour la première fois dans l’Énoncé
économique et la mise à jour budgétaire du 18 octobre 2000.
Cette mesure s’appliquerait aux dépenses auxquelles il est renoncé aux termes d’une convention
d’émission d’actions accréditives conclues après mars 2014 et avant 2016.
8. Permettrait au ministre du Revenu national de refuser ou de révoquer l’enregistrement
d’un organisme de bienfaisance enregistré et d’une association canadienne
enregistrée de sport amateur (article 21)
La partie 1 permettrait au ministre du Revenu national de révoquer l’enregistrement d’un organisme de
bienfaisance enregistré ou d’une association canadienne enregistrée de sport amateur qui accepte un
don d’un État inscrit sur la liste mentionnée à l’article 6.2 de la Loi sur l’immunité des États.
Actuellement, deux états apparaissent sur cette liste, soit la République islamique d’Iran et la
République arabe syrienne. Selon les représentants du ministère des Finances, le ministre du Revenu
national aurait aussi le pouvoir de refuser d’enregistrer un organisme de bienfaisance ou une
association canadienne de sport amateur ayant accepté un don de la part de ces États.
Cette mesure s’appliquerait aux dons acceptés après le 10 février 2014.
9. Réduction de la fréquence des versements des retenues à la source
effectués par certains petits et moyens employeurs (articles 33, 37 et 39)
La partie 1 modifierait le Règlement de l’impôt sur le revenu de façon à hausser les seuils de retenues
mensuelles moyennes qui servent à établir la fréquence des versements des retenues à la source et ce,
de la façon suivante :
1
Avec une action accréditive, un investisseur convient avec une société d’acheter de ses actions; la société utilise
ensuite le produit de la cession des titres pour engager les dépenses d’exploration et d’exploitation admissibles. Puis,
elle « renonce » à ces dépenses en faveur de l’investisseur. Dans ce contexte, « renoncer » signifie que la société
transfère à l’investisseur le droit de déduire de son revenu les dépenses d’exploration et d’exploitation admissibles,
ce qui réduit le montant de l’impôt que ce dernier doit payer lors d’une année donnée.
9

le seuil applicable aux personnes tenues de faire des versements jusqu’à deux fois par mois
passerait de 15 000 $ à 25 000 $;

le seuil applicable aux personnes tenues de faire des versements jusqu’à quatre fois par mois
passerait de 50 000 $ à 100 000 $.
Le Comité a pu apprendre des représentants du ministère des Finances du Canada que les seuils de
remise ont été instaurés en 1988 et 1990, et qu’ils n’ont pas changé depuis.
Ces modifications s’appliqueraient aux montants déduits ou retenus après 2014.
10. Plafonds des transferts relatifs aux régimes de retraite sous-capitalisés (article 36)
La partie 1 modifierait le Règlement de l’impôt sur le revenu de manière à élargir les critères
d’admissibilité au plafond rehaussé du transfert de pensions. Plus particulièrement, les critères seraient
élargis de manière à s’appliquer aux particuliers qui se retirent d’un régime de pension agréé à
prestations déterminées sous-capitalisé dont l’administrateur procède à la liquidation.
Le Comité a pu apprendre que ce changement permettrait aux particuliers de transférer, avec report de
l’impôt, un montant forfaitaire plus élevé, d’un régime de pension agréé à prestations déterminées vers
un régime de pension agréé à cotisations déterminées, un régime enregistré d’épargne-retraite ou un
fonds enregistré de revenu de retraite. Les représentants du ministère des Finances du Canada ont
expliqué au Comité que cette disposition très technique visait à ce que la Loi de l’impôt sur le revenu ne
pénalise pas de contribuables en limitant le montant transférable de leur régime de retraite lorsque leur
prestation de retraite avait perdu de la valeur, selon certaines circonstances.
11. Communication de renseignements sur les contribuables aux fins des commentaires de
l’Agence du revenu du Canada destinés au Centre d’analyse des opérations et déclarations
financières du Canada et télévirements (article 28)
La partie 1 modifierait la Loi de l’impôt sur le revenu de façon à ce que des renseignements sur les
contribuables puissent être communiqués à un fonctionnaire du Centre d’analyse des opérations et
déclarations financières du Canada. Ces renseignements permettraient au Centre d’analyse des
opérations et déclarations financières du Canada d’évaluer l’utilité des renseignements qui ont été
fournis à l’Agence du revenu du Canada.
Cette mesure modifierait également la Loi de l’impôt sur le revenu de façon à ce que des
renseignements sur les contribuables puissent être communiqués à un fonctionnaire du Centre
d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada dans le but d’assurer l’observation de la
partie 1 de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités
terroristes. Ces renseignements pourraient être communiqués uniquement dans l’éventualité où ils
servaient à déterminer si une entité déclarante, au sens de cet article, s’est conformée à son obligation
de produire des déclarations concernant des télévirements internationaux. Les renseignements ne
pourraient être communiqués s’ils révélaient l’identité d’un client.
Les représentants de Finances Canada ont expliqué au Comité que le Centre d’analyse des opérations
et déclarations financières du Canada peut présentement communiquer des renseignements à l’Agence
du revenu du Canada afin notamment de lutter contre la fraude fiscale. Toutefois, le Comité a pu
apprendre que l’Agence du revenu du Canada n’a pas vraiment la capacité de fournir une rétroaction
10
relativement aux renseignements qu’elle reçoit pour permettre au Centre d’analyse des opérations et
déclarations financières du Canada de mettre au point ses propres indicateurs de gestion. Le tout, afin
d’améliorer la qualité des renseignements qu’il fournit à l’Agence du revenu du Canada et de mieux
comprendre comment ces derniers sont utilisés.
Cette mesure entrerait en vigueur à la date où le projet de loi recevrait la sanction royale.
12. Dépôt au Parlement des mesures fiscales en instance (article 31)
Selon la partie 1, le ministre des Finances serait tenu de déposer au Parlement une liste des mesures
fiscales en instance qui visent à modifier les « textes fiscaux visés » si les propositions :

ont été annoncées publiquement par le gouvernement après la dernière élection générale et avant le
1er avril de l’exercice précédant l’exercice donné;

n’ont pas été édictées ou prises avant la date de dépôt de la liste sous une forme identique, pour
l’essentiel, à la proposition ou sous une forme qui tient compte des consultations et des
délibérations au sujet de la proposition.
Les « textes fiscaux visés » seraient les suivants :

la Loi de l’impôt sur le revenu et le Règlement de l’impôt sur le revenu;

la Loi sur l’interprétation des conventions en matière d’impôts sur le revenu;

la Loi sur la taxe d’accise et les règlements pris sous son régime;

la Loi de 2001 sur l’accise et les règlements pris sous son régime;

la Loi sur le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien et les règlements pris sous son
régime;

la Loi sur l’accise et les règlements pris sous son régime;

le Tarif des douanes et les règlements pris sous son régime.
Toute proposition législative explicite qui a été retirée publiquement par le gouvernement ou toute
annonce d’une intention générale de mettre au point une proposition législative explicite serait exclue de
la liste des mesures fiscales en instance.
Les représentants du ministère des Finances ont indiqué au Comité que cette mesure vise à accroître la
transparence pour que les parlementaires et les contribuables puissent avoir plus d’information au sujet
de l’évolution des lois fiscales que le gouvernement a annoncées et qu’il compte adopter.
Cette mesure entrerait en vigueur à la date où le projet de loi recevrait la sanction royale.
13. Crédit d’impôt relatif à une société à capital de risque de travailleurs (articles 24, 25 et 35)
La partie 1 modifierait la Loi de l’impôt sur le revenu et le Règlement de l’impôt sur le revenu de manière
à établir des règles transitoires pour l’élimination progressive du crédit d’impôt relatif aux sociétés à
capital de risque de travailleurs; ces sociétés constituent un type de société de placement qui investit
dans de petites et moyennes entreprises.
11
En réponse aux questions du Comité concernant les raisons pour lesquelles cette mesure
n’accompagnait pas la loi de mise en œuvre du budget de l’an dernier qui contenait une mesure sur ce
crédit d’impôt, les représentants de Finances Canada ont répondu que le ministère jugeait qu’il fallait
préciser les règles de transition. Finances Canada a tenu une consultation à cette fin l’automne dernier.
Considérant qu’il y a eu peu d’observations spécifiques à la suite du processus de consultation, les
dispositions législatives proposées dans ce projet de loi sont similaires à celles soumises lors de la
consultation.
Les articles seraient présumés être entrés en vigueur le 27 novembre 2013.
14. Télévirements internationaux (articles 27 et 29)
La partie 1 modifierait la Loi de l’impôt sur le revenu afin d’exiger de certains intermédiaires financiers
qu’ils déclarent à l’Agence du revenu du Canada les télévirements internationaux de 10 000 $ ou plus
dans les cinq jours ouvrables suivants la date du virement.
Les représentants de Finances Canada ont affirmé au Comité que les institutions financières déclarent
déjà ces opérations au Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada et, dans
certains cas, le Centre peut fournir ces informations à l’Agence du revenu du Canada. La mesure vise à
faire en sorte qu’il n’y ait qu’un seul processus pour les contribuables, afin qu’ils puissent faire la
déclaration auprès de l’Agence de revenu du Canada en même temps qu’auprès du Centre. Selon les
représentants de Finances Canada, cette mesure permettrait à l’Agence du revenu du Canada d’utiliser
ces données et de mener ses propres analyses à partir de celles-ci aux fins de conformité civile.
Ces modifications entreraient en vigueur à la date où le projet de loi recevrait la sanction royale.
15. Modifications découlant de la mise sur pied du Programme de dénonciateurs (articles 2, 3,
23, 26 et 32)
Cette mesure modifierait la Loi de l’impôt sur le revenu de façon à apporter des modifications découlant
de la mise sur pied du Programme de dénonciateurs de l’inobservation fiscale à l’étranger de l’Agence
du revenu du Canada. Les représentants de Finances Canada ont expliqué que cette mesure porte
principalement sur le traitement fiscal des sommes versées au terme d’un contrat conclu entre l’Agence
du revenu du Canada et un dénonciateur. Les sommes reçues par un contribuable dans le cadre du
Programme de dénonciateurs de l’inobservation fiscale à l’étranger de l’Agence du revenu du Canada,
ou d’un programme semblable, seraient maintenant incluses dans le calcul de son revenu. Dans le cas
où une somme devrait être remboursée à l’Agence du revenu du Canada, le contribuable pourrait
déduire cette somme du calcul de son revenu.
Ces modifications entreraient en vigueur à la date où le projet de loi recevrait la sanction royale.
16. Divulgation de renseignements confidentiels à une organisation de police (article 28)
La partie 1 modifierait la Loi de l’impôt sur le revenu de manière à permettre à un fonctionnaire de
l’Agence du revenu du Canada de fournir des renseignements confidentiels à un agent d’exécution de la
loi d’une organisation de police compétente du Canada ou de l’étranger. Il pourrait fournir ces
renseignements s’il avait des motifs raisonnables de croire qu’ils constituent des éléments de preuve
d’une des infractions mentionnées. Les infractions mentionnées seraient la corruption d’agents publics
12
au sens de la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers et du Code criminel, et les crimes
énumérés dans le Code criminel pouvant entraîner une condamnation avec sursis qui étaient visés par
la Loi sur la sécurité des rues et des communautés. À l’heure actuelle, la Loi de l’impôt sur le revenu
autorise un fonctionnaire de l’Agence du revenu du Canada à communiquer des renseignements en
cours de procédures engagées en vertu d’une loi fédérale. À la suite de cette modification, le
fonctionnaire pourrait fournir des renseignements aux autorités policières de sa propre initiative, que des
poursuites criminelles aient été engagées ou non en vertu d’une loi fédérale.
Les représentants de Finances Canada ont expliqué que cette modification permettrait à un
fonctionnaire de fournir des renseignements sur un contribuable à un agent d’exécution de la loi d’une
organisation compétente si le fonctionnaire a des motifs raisonnables de croire qu’ils constituent des
éléments de preuve d’une action ou d’une omission commise ou non au Canada faisant partie d’une
liste déterminée d’infractions. On parle ici de crimes graves tels que la corruption, la fraude envers le
gouvernement, la corruption d’un agent public étranger, la corruption d’un fonctionnaire municipal, les
commissions secrètes, le harcèlement criminel, ou la production, la distribution ou la possession de
pornographie juvénile ou l’accès à de la pornographie juvénile.
Les représentants de la Direction de la lutte contre l’escroquerie de la Police provinciale de l’Ontario ont
affirmé que cette mesure réduirait le fardeau administratif et les délais pour obtenir de l’information
financière sur un contribuable dans le cadre d’une enquête.
Cette mesure entrerait en vigueur à la date où le projet de loi recevrait la sanction royale.
17. Institutions financières et règles d’évaluation à la valeur du marché (article 37)
Cette mesure modifierait le Règlement de l’impôt sur le revenu de façon que la Banque de
développement du Canada (BDC) et BDC Capital Inc., une filiale en propriété exclusive de la BDC, ne
soient pas définis comme institutions financières aux fins des règles d’évaluation à la valeur du marché
de la Loi de l’impôt sur le revenu. La modification s’appliquerait aux années d’imposition se terminant
après le 29 novembre 2013.
Selon les règles d’évaluation à la valeur du marché, à la fin d’une année d’imposition, certains titres
détenus par les institutions financières doivent être évalués à leur juste valeur marchande, et tout gain
ou perte accumulée doit être déclaré aux fins de l’impôt sur le revenu.
Le Comité a appris que cette mesure vise à exclure la BDC et sa filiale BDC Capital Inc. de cette règle
d’évaluation à la valeur du marché afin de ne pas dissuader les investisseurs de participer aux
partenariats qui seront mis en place par la BDC dans le contexte du Plan d’action pour le capital de
risque du gouvernement fédéral.
Cette mesure entrerait en vigueur à la date où le projet de loi recevrait la sanction royale.
13
PARTIE 5 –
LOI DE MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD CANADA–ÉTATS-UNIS
POUR UN MEILLEUR ÉCHANGE DE RENSEIGNEMENTS FISCAUX
1. Loi américaine intitulée Foreign Account Tax Compliance Act
La partie 5 mettrait en œuvre la Loi de mise en œuvre de l’Accord Canada–États-Unis pour un meilleur
échange de renseignements fiscaux, c’est-à-dire l’accord intergouvernemental que le Canada et les
États-Unis ont conclu au sujet de la loi américaine intitulée Foreign Account Tax Compliance Act. Cette
loi américaine a été adoptée en 2010 aux États-Unis et devrait entrer en vigueur en juillet 2014.
Lorsqu’elle sera appliquée, la loi américaine exigera des institutions financières étrangères, notamment
des institutions canadiennes, qu’elles signent des accords avec l’Internal Revenue Service des ÉtatsUnis. Elles devront alors faire preuve de diligence raisonnable dans l’identification des titulaires de
compte ayant la citoyenneté américaine et communiquer l’information à l’Internal Revenue Service. Les
institutions financières étrangères devraient retenir 30 % des intérêts versés aux titulaires de compte
identifiés comme étant des citoyens américains ou fermer leur compte en cas de non-respect. En outre,
celles qui refusent de conclure un accord avec l’Internal Revenue Service seraient assujetties à une
retenue d’impôt de 30 % sur les paiements de source américaine qui leur sont faits ou qui sont faits à
leurs titulaires de compte.
Selon les témoignages entendus par le Comité, en 2013, les investissements directs canadiens aux
États-Unis totalisaient 318 milliards de dollars, tandis que les revenus canadiens tirés de sources
américaines s’élevaient à 42 milliards. Ce n’est là qu’un indice de l’effet que la Foreign Account Tax
Compliance Act pourrait avoir sur l’économie canadienne.
Des représentants de Finances Canada ont affirmé au Comité que la loi américaine soulevait certaines
inquiétudes en ce qui concerne la législation canadienne relative à la protection de la vie privée,
l’application possible de la retenue d’impôt, la fermeture possible de comptes bancaires et le régime de
production de rapports astreignant auquel les institutions financières et leurs clients seraient assujettis.
Pour corriger la situation, le gouvernement du Canada et plusieurs autres gouvernements ont prié les
États-Unis de trouver une solution autre que cette loi. Le gouvernement américain a fait valoir que les
dispositions des conventions fiscales sur l’échange de renseignements étaient le modèle qui convenait
le mieux pour recueillir des renseignements et les lui communiquer.
2. Accord intergouvernemental entre le Canada et les États-Unis
Selon les témoignages entendus, le gouvernement du Canada, après avoir négocié pendant deux ans,
a signé le 5 février 2014 un accord intergouvernemental d’échange de renseignements avec le
gouvernement des États-Unis. Cet accord repose sur les dispositions d’échange de renseignements de
la convention fiscale entre le Canada et les États-Unis, la Convention entre le Canada et les États-Unis
d’Amérique en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune.
Des représentants de Finances Canada ont expliqué que l’accord intergouvernemental exige de
l’Agence du revenu du Canada qu’elle recueille l’information requise aux termes de la Foreign Account
Tax Compliance Act et qu’elle la communique à l’Internal Revenue Service conformément à la
convention fiscale conclue entre le Canada et les États-Unis. De plus, ils ont fait valoir que l’accord
intergouvernemental présente certains avantages comparativement à la façon de faire autrement prévue
dans la loi américaine. À titre d’exemple, les représentants de Finances Canada ont indiqué que les
14
renseignements fournis par l’Agence du revenu du Canada à l’Internal Revenue Service seraient
assujettis aux mesures de protection et aux restrictions sur l’utilisation des renseignements fiscaux déjà
prévues dans la convention fiscale.
Les représentants de Finances Canada ont aussi mentionné que l’accord intergouvernemental, qui
cadre avec les engagements multilatéraux pris récemment par le G20, annulerait la retenue d’impôt de
30 % et l’obligation faite par la loi américaine aux institutions financières étrangères de fermer les
comptes de leurs clients en cas de non-respect. Qui plus est, selon l’accord intergouvernemental,
certaines petites institutions financières n’auraient pas à communiquer les renseignements et l’obligation
de produire des rapports ne s’appliquerait pas à certains comptes enregistrés de l’État, comme les
régimes enregistrés d’épargne-retraite, les fonds enregistrés de revenu de retraite, les comptes
d’épargne libres d’impôt et les régimes enregistrés d’épargne-étude.
Dans le même ordre d’idées, le gouvernement du Canada bénéficierait d’avantages réciproques de
l’accord intergouvernemental, notamment des renseignements sur des résidents canadiens titulaires de
comptes dans des institutions financières américaines.
À ce jour, les États-Unis ont signé 28 accords intergouvernementaux et conclu des accords de principe
avec 27 autres pays.
3. Entrée en vigueur de l’accord intergouvernemental
À une question d’un membre du Comité, des représentants de Finances Canada ont répondu que
l’échange de renseignements de la part des institutions financières canadiennes ne serait pas rétroactif
et commencerait à la fin du mois de juin 2014.
4. Réaction des institutions financières canadiennes
Le Comité a demandé aux représentants de Finances Canada quelle avait été la réaction des
institutions financières canadiennes à l’accord intergouvernemental proposé. Selon leurs explications,
elles préfèrent cet accord à la loi américaine, puisque cette dernière aurait pu les placer en conflit direct
avec les lois canadiennes sur la protection des renseignements personnels ou d’autres lois.
Un représentant de l’Association des banquiers canadiens a expliqué que l’organisme, bien qu’opposé à
la Foreign Account Tax Compliance Act, reconnaissait les efforts déployés par le gouvernement du
Canada et souscrivait à l’accord intergouvernemental puisqu’il permettrait de réduire le fardeau que la
loi américaine imposerait aux institutions financières.
5. Commissariat à la protection de la vie privée du Canada
À une question d’un membre du Comité, des représentants de Finances Canada ont répondu que le
Commissariat à la protection de la vie privée du Canada avait été informé de l’évolution du dossier. La
commissaire intérimaire a confirmé que le Commissariat avait discuté avec des représentants du
Ministère, ce qui avait permis de bonifier le projet en cours de route. Cependant, elle préfère la mise en
place de mécanismes visant à empêcher la collecte excessive de données et à protéger ces données
après la collecte.
15
Lors de son témoignage, la commissaire intérimaire a affirmé que, bien que le Commissariat soit
conscient que certaines personnes estiment que l’accord intergouvernemental contrevient à l’article 15
de la Charte canadienne des droits et libertés parce qu’il est discriminatoire à l’endroit des Canadiens en
raison de leur lieu de naissance ou de leur citoyenneté, la question ne relève pas de son mandat. La
manière dont les pays étrangers perçoivent leurs impôts ne relève pas non plus du mandat du
Commissariat. Par contre, elle a indiqué que le Commissariat s’attendait à ce que l’Agence du revenu
du Canada respecte ses obligations aux termes de la Loi sur la protection des renseignements
personnels dans l’exercice de ses responsabilités établies dans l’accord intergouvernemental. Dans le
même ordre d’idées, le Commissariat s’attend à ce que les institutions financières respectent les
exigences en matière de protection des renseignements personnels de la Loi sur la protection des
renseignements personnels et les documents électroniques lorsqu’elles collectent et communiquent des
renseignements à l’Agence du revenu du Canada.
6. Nombre de personnes touchées
Des représentants Finances Canada ont expliqué que celui-ci n’était pas en mesure d’estimer le nombre
de personnes touchées par l’accord intergouvernemental puisque cela dépend de plusieurs facteurs,
dont les suivants :

le nombre de résidents canadiens qui sont citoyens des États-Unis, évalué à un million de
personnes;

le nombre de résidents américains qui font affaire avec des institutions financières canadiennes,
quoiqu’ils sont déjà tenus de déclarer leurs avoirs sous le régime des lois canadiennes;

les procédures que les institutions financières canadiennes adopteront afin de connaître le lieu de
résidence et la citoyenneté de leurs titulaires de comptes;

la question de savoir si l’obligation de produire des rapports pour les comptes de dépôts dont le
solde est inférieur à 50 000 $ s’applique.
Le Comité a appris que l’Agence du revenu du Canada tente de connaître le nombre de personnes qui
seront touchées par cet accord entre les deux pays.
7. Impôts payés aux gouvernements du Canada et des États-Unis
Des représentants de Finances Canada ont expliqué que les citoyens du Canada et des États-Unis
ayant la double nationalité, ainsi que les citoyens américains qui résident au Canada, devraient payer
des impôts dans les deux pays. Ils devraient d’abord payer des impôts sur leur revenu mondial au
gouvernement du Canada, puis payer des impôts au gouvernement des États-Unis. Toutefois, les ÉtatsUnis auraient des droits résiduels en matière d’imposition du revenu mondial de ces citoyens et
devraient leur accorder un crédit pour impôt étranger pour tout impôt payé au gouvernement du Canada
lors du calcul de l’impôt à payer aux États-Unis.
PARTIE 6 –
METTRAIT EN ŒUVRE DE DIVERSES AUTRES MESURES
1. Section 6 : Modification à la Loi sur les allocations de retraite des parlementaires
La section 6 de la partie 6 modifierait la Loi sur les allocations de retraite des parlementaires afin
d’interdire aux parlementaires (sénateurs et députés) de cotiser à leur régime de pension ou
16
d’accumuler du service validable2 pendant leur suspension du Parlement. Des représentants du
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada ont indiqué au Comité que le vote majoritaire du Sénat ou
de la Chambre des communes marque le début et la fin d’une suspension du Parlement.
La section 6 interdirait également au parlementaire suspendu de choisir de racheter du service passé,
ce qui augmenterait son service validable total, à partir de la date de sa suspension jusqu’à la date où le
vote majoritaire des sénateurs ou des députés lui permet à nouveau de le faire. De surcroît, selon la
mesure proposée, le parlementaire ne pourrait pas choisir d’inclure la période de la suspension dans le
service validable.
1.1
Entrée en vigueur
La mesure proposée ne serait pas rétroactive; elle s’appliquerait à partir de la date de la sanction royale
et de l’entrée en vigueur du projet de loi. Elle s’appliquerait cependant aux parlementaires suspendus
avant cette date. Ainsi, il serait interdit aux parlementaires actuellement suspendus de cotiser à leur
régime de pension et d’accumuler du service validable dès la date d’entrée en vigueur de la loi. Il leur
serait également interdit de choisir de racheter du service passé depuis le début de leur suspension
jusqu’à la date d’entrée en vigueur de la loi. Ils peuvent toutefois cotiser à leur régime de pension,
accumuler du service validable et choisir de racheter du service passé jusqu’à l’entrée en vigueur de la
loi.
1.2
Assurance de soins médicaux, assurance dentaire, assurance vie et prestations
d’invalidité
Des représentants du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada ont affirmé au Comité que les
mesures proposées ne toucheraient pas l’assurance de soins médicaux, l’assurance dentaire,
l’assurance vie et les prestations d’invalidité auxquelles ont droit les parlementaires suspendus et leurs
personnes à charge admissibles.
1.3
Mesures semblables
À une question d’un membre du Comité, des représentants du Secrétariat du Conseil du Trésor du
Canada ont répondu que la mesure proposée était semblable à celle qui régit les fonctionnaires
fédéraux et les membres des Forces armées canadiennes. Les fonctionnaires de quatre provinces sont
assujettis à des règles semblables.
2. Section 9 : Modifications à la Loi sur l’Agence de promotion économique du Canada
atlantique
L’Agence de promotion économique du Canada atlantique a été créée en 1987 afin d’accroître le revenu
gagné et d’augmenter les possibilités d’emploi pour les habitants de la région de l’Atlantique. Elle a le
mandat d’aider les entreprises à devenir plus concurrentielles, plus innovatrices et plus productives en
travaillant avec les collectivités variées à développer et à diversifier leur économie. Elle relève du
ministre d’État (Agence de promotion économique du Canada atlantique).
2
Le « service validable » correspond à la période prise en considération pour l’admissibilité à la pension, soit au moins
six ans pour les parlementaires, et pour le calcul du montant de la pension payable aux parlementaires.
17
La section 9 de la partie 6 prévoit la dissolution du Conseil de promotion économique du Canada
atlantique et la suppression de l’obligation faite à l’Agence de promotion économique du Canada
atlantique de présenter tous les cinq ans au ministre compétent et aux deux chambres du Parlement un
rapport global d’évaluation de ses activités et de leurs effets possibles sur les disparités régionales. Les
deux initiatives proposées permettaient à l’Agence de réaliser des gains d’efficience et de réaffecter les
ressources à des fonctions à valeur ajoutée. Plus précisément, le rapport quinquennal est jugé inutile
puisque l’Agence produit déjà divers rapports, comme les rapports ministériels sur le rendement et les
rapports annuels.
2.1
Projet de dissolution du Conseil de promotion économique du Canada atlantique
Selon les témoignages entendus, les conseillers n’auraient aucun droit de réclamer une compensation
en raison de la cessation prématurée de leur charge. Le Conseil de promotion économique du Canada
atlantique compte deux membres actifs à l’heure actuelle, mais il pourrait en compter sept, dont un
représentant de chacune des provinces de l’Atlantique. Le président de l’Agence de promotion
économique du Canada atlantique assure la présidence du Conseil, et les conseillers sont nommés par
le gouverneur en conseil sur recommandation du ministre compétent pour un mandat maximal de trois
ans.
Le Conseil de promotion économique du Canada atlantique a été établi au moment de la création de
l’Agence de promotion économique du Canada atlantique. Ses réunions permettaient aux conseillers de
discuter de questions d’actualité liées à l’Agence, ainsi que des politiques et programmes futurs
envisagés par elle. Depuis 1987, l’Agence a beaucoup évolué et trouvé des mécanismes pour recueillir
les avis du milieu grâce à des forums, à des tables rondes et à des réunions auxquels participaient des
représentants de l’Agence et le ministre compétent.
À une question d’un membre du Comité sur la rémunération des conseillers, une représentante de
l’Agence de promotion économique du Canada atlantique a répondu qu’ils recevaient de 275 $ à 350 $
par jour de présence aux réunions du Conseil de promotion économique du Canada atlantique. La
dissolution permettrait d’économiser environ 175 000 $ par an.
2.2
Rapport quinquennal obligatoire
Le Comité a appris que les deux modifications suivantes expliquent les raisons pour lesquelles le
rapport quinquennal n’est plus requis. Premièrement, l’Agence de promotion économique du Canada
atlantique dispose maintenant d’un financement annuel permanent plutôt que d’un financement limité à
une certaine période. Deuxièmement, il existe des moyens plus modernes et plus transparents de
rendre compte des activités de l’Agence.
2.3
Évaluation de l’efficacité de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique
À une question d’un membre du Comité, une représentante a répondu qu’un examen approfondi des
programmes de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, selon un cycle de cinq ans,
lui permet d’évaluer son efficacité. Les résultats sont d’ailleurs affichés sur le site Web de l’Agence.
L’évaluation de l’efficacité se fait grâce à des consultations avec les membres de l’industrie et diverses
collectivités. Ainsi, l’Agence vient de terminer l’examen de son programme d’innovation. La stratégie de
construction navale de l’Atlantique, axée sur l’aide aux petites et moyennes entreprises pour qu’elles
18
profitent des possibilités d’acquisition liées à la construction navale, constitue un exemple d’initiative
élaborée dans le cadre de ce programme.
3. Section 10 : Société d’expansion du Cap-Breton
La section 10 de la partie 6 prévoit la dissolution de la Société d’expansion du Cap-Breton, société
d’État créée en 1987 afin de promouvoir et d’appuyer le financement et le développement de l’île du
Cap-Breton et de la région de Mulgrave en Nouvelle-Écosse. En plus de la prestation de ses propres
programmes, la Société est responsable de la prestation de ceux de l’Agence de promotion économique
du Canada atlantique dans la région du Cap-Breton. Elle assume aussi les obligations de l’ancienne
Société de développement du Cap-Breton, notamment les régimes de pension et les avantages sociaux
des employés.
3.1
Transfert des éléments d’actifs et des obligations
Certains éléments d’actifs et certaines obligations de la Société d’expansion du Cap-Breton seraient
transférés à l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, les autres à Travaux publics et
Services gouvernementaux Canada. Plus précisément, l’Agence s’occuperait des portefeuilles de
placements et de prêts ainsi que des programmes de développement économique de la Société. Selon
un témoin, le budget de la Société serait transféré à l’Agence, mais les fonds seraient alloués à des
localités de la région du Cap-Breton. Les employés de la Société d’expansion du Cap-Breton, chargés
de la gestion des éléments d’actifs et des obligations transférés à l’Agence de promotion économique du
Canada atlantique, seraient réputés nommés, sous le régime de la Loi sur l’emploi dans la fonction
publique, à des postes à l’Agence.
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada serait responsable des biens immobiliers de la
Société d’expansion du Cap-Breton et des obligations liées à l’ancienne Société de développement du
Cap-Breton, comme les régimes de pension et autres avantages sociaux des employés. De même, les
employés de la Société, qui s’occupaient des biens immobiliers ou des obligations de la Société de
développement du Cap-Breton, seraient réputés nommés, sous le régime de la Loi sur l’emploi dans la
fonction publique, à des postes à Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.
3.2
Dissolution du conseil d’administration
Le conseil d’administration de la Société d’expansion du Cap-Breton serait dissous aux termes de la
mesure proposée. Le mandat des administrateurs, qui travaillent à temps partiel, prendrait fin ainsi que
celui du premier dirigeant de la Société. Contrairement à ce dernier, les administrateurs n’auraient
aucun droit de réclamer une compensation en raison de la cessation prématurée de leur charge.
4. Section 12 : Modifications à la Loi autorisant l’aliénation de Nordion et de Theratronics
Selon son site Web, Nordion est une entreprise canadienne de dimension mondiale spécialisée dans les
sciences de la santé. Elle fournit des produits commerciaux de pointe servant à la prévention, au
diagnostic et au traitement des maladies, dont des produits de médecine nucléaire. En vertu de la Loi
autorisant l’aliénation de Nordion et de Theratronics, les résidents non-canadiens ne peuvent avoir le
contrôle, directement ou indirectement, de plus de 25 % des actions avec droit de vote de Nordion.
19
La section 12 de la partie 6 éliminerait certaines restrictions applicables à l’acquisition d’actions avec
droit de vote de Nordion que la Loi autorisant l’aliénation de Nordion et de Theratronics imposait aux
résidents non-canadiens. Selon des témoins, ces restrictions ont été ajoutées en 1990 pour permettre
au gouvernement fédéral de privatiser Nordion International Inc. en 1991. Avant sa privatisation,
Nordion faisait officiellement partie d’Énergie atomique du Canada. L’entreprise a cependant des
relations contractuelles avec Énergie atomique du Canada Limitée pour la fourniture de certains
isotopes.
Des témoins ont déclaré au Comité que Nordion est cotée à la Bourse de Toronto et à la Bourse de New
York et qu’à l’heure actuelle l’entreprise appartient majoritairement à des non-Canadiens. La restriction
de 25 % s’applique à l’actionnaire non-canadien pris individuellement et non pas aux actionnaires pris
dans leur ensemble.
Un représentant du ministère des Finances a indiqué au Comité que Nordion avait demandé récemment
au gouvernement fédéral d’éliminer de la Loi autorisant l’aliénation de Nordion et de Theratronics les
restrictions relatives aux actions détenues par des non-résidents.
4.1
Loi sur Investissement Canada
Le représentant du ministère des Finances a aussi fait valoir que les restrictions n’ont pas d’objectif
politique et font double emploi avec le processus d’examen de l’investissement étranger. Aux termes de
la Loi sur Investissement Canada, les investissements importants effectués au Canada par des nonCanadiens sont examinés par les autorités canadiennes afin d’établir s’ils sont à l’avantage net du
Canada et s’ils présentent un danger pour la sécurité nationale. Le représentant a confirmé que des
investissements importants dans Nordion, notamment l’acquisition de l’entreprise par des nonCanadiens, demeureraient assujettis à la Loi sur Investissement Canada.
4.2
Incidence potentielle de la modification proposée
Selon ce qu’a appris le Comité, l’élimination des restrictions relatives aux actions détenues par des nonrésidents pourrait permettre à Nordion d’avoir accès plus facilement à du capital d’investissement et
d’ainsi permettre à l’entreprise de croître et de créer de l’emploi.
4.3
Projet de Sterigenics d’acquérir Nordion
À une question d’un membre du Comité, un représentant de Finances Canada a déclaré que son
Ministère ne savait pas que Stérigenics, une société de financement par capitaux propres basée aux
États-Unis, allait annoncer ses projets d’acquérir le plein contrôle de Nordion le jour même du dépôt du
projet de loi C-31. Il a ajouté que Finances Canada ne dispose d’aucune donnée probante laissant
croire à quelque information privilégiée reliée à ce désir d’acquisition.
5. Section 18 : Modifications à la Loi sur l’Agence canadienne d’inspection des aliments
La section 18 de la partie 6 modifierait la Loi sur l’Agence canadienne d’inspection des aliments afin
d’exempter des exigences prévues à la Loi sur les frais d’utilisation les prix fixés pour la fourniture de
services, d’installations ou de produits ou pour l’attribution de droits ou d’avantages par l’Agence
canadienne d’inspection des aliments. Cette exemption ne s’appliquerait que dans le cadre de la
réglementation actuellement en cours d’élaboration en vertu de la Loi sur la salubrité des aliments au
20
Canada; toutefois, d’autres frais d’utilisation établis par l’Agence demeureraient soumis à la Loi sur les
frais d’utilisation.
5.1
Loi sur la salubrité des aliments au Canada
Des représentants de l’Agence canadienne d’inspection des aliments ont expliqué que l’exemption
s’avère nécessaire si l’on veut rapidement adopter la réglementation visant à assurer la salubrité des
aliments au Canada. Ils ont ajouté que les frais d’utilisation afférents doivent être en vigueur pour que
puisse être instaurées la Loi sur la salubrité des aliments au Canada et sa réglementation d’ici 2015.
Bien que cette dernière loi ait reçu la sanction royale le 22 novembre 2012, son entrée en vigueur
dépend de l’adoption de ce nouveau règlement sur les aliments d’ici 2015
À une question d’un membre du Comité, des représentants ont déclaré que le règlement s’appliquerait à
des secteurs comme celui des services d’exportation, où l’Agence canadienne d’inspection des aliments
entreprendrait un service dans le but de faciliter le respect des exigences. Des frais d’utilisation
pourraient également s’appliquer à des tests exécutés par les laboratoires de l’Agence canadienne
d’inspection des aliments ou à l’inspection des installations autorisées.
5.2
Processus d’établissement des frais d’utilisation en vertu de la Loi sur l’Agence
canadienne d’inspection des aliments
Le processus de révision des frais selon la Loi sur les frais d’utilisation est très similaire aux exigences
de la Loi sur l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Toutefois, des témoins ont mentionné que
certaines obligations énoncées dans la première, comme l’exigence de convoquer un panel consultatif
indépendant et le dépôt de propositions de frais d’utilisation tant auprès du Sénat que de la Chambre
des communes pendant des vacances parlementaires, pourraient exiger un délai supplémentaire et,
ainsi, retarder l’entrée en vigueur du nouveau règlement.
Le Comité a été heureux de connaître le mode d’établissement des frais d’utilisation aux termes de la
Loi sur l’Agence canadienne des aliments. Il a ainsi appris que les frais d’utilisation remontaient à 1997
et que depuis la levée du moratoire relatif à la modification de ces frais, l’Agence a entrepris de
moderniser toute sa structure de tarification. La première étape consiste à déterminer le coût que
représente la prestation d’un service donné pour l’Agence, car les frais d’utilisation ne peuvent y être
supérieurs.
L’Agence canadienne d’inspection des aliments doit d’abord effectuer une évaluation des répercussions
pour pouvoir évaluer un certain nombre d’éléments, comme les effets des frais d’utilisation sur les
partenaires commerciaux canadiens ou d’autres circonstances précises qui pourraient influer sur une
industrie quelconque. Des représentants ont décrit les divers outils à leur disposition au moment de
modifier les frais d’utilisation, si l’évaluation des répercussions révélait la nécessité d’apporter des
changements. Par exemple, il pourrait être possible de réduire les frais d’utilisation ou de les instaurer
graduellement sur une certaine période.
Le ministre de la Santé, ministre responsable de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, publie
alors un document portant sur les frais d’utilisation proposés aux fins de consultation publique, pour
recevoir des commentaires de la part des différents acteurs et des parties concernées. Ces
commentaires permettent ensuite d’évaluer la nécessité d’apporter d’autres changements à
l’instauration desdits frais.
21
Enfin, le ministre responsable établit le montant des frais et ces derniers sont soumis aux commentaires
du public dans la Gazette du Canada pendant 30 jours. De plus, les frais d’utilisation sont réputés avoir
été renvoyés en permanence au Comité mixte permanent d’examen de la réglementation,
conformément à l’article 19 de la Loi sur les textes réglementaires.
5.3
Réaction de l’industrie
À la question d’un membre du Comité sur la réaction de l’industrie à la révision des frais d’utilisation, des
représentants ont répondu que l’industrie reconnaît que l’Agence canadienne d’inspection des aliments
a l’obligation de recouvrer ses coûts et que les frais ne sont plus à jour.
6. Section 21 : Mesures de redressement dans les cas de griefs pour discrimination et
dispositions transitoires
La section 21 de la partie 6 modifierait les dispositions sur les services essentiels et les recours prévues
à la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique, présentée en 2013 dans la Loi no 2 sur le
plan d’action économique de 2013 entrée en vigueur le 12 décembre 2013.
6.1
Services essentiels
Des représentants du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada ont expliqué que les modifications à
la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique avaient été adoptées au moyen de la Loi no 2
sur le plan d’action économique de 2013 afin de prévoir deux modes de règlement des différends, ainsi
qu’un processus visant à déterminer quel processus s’appliquerait en cas d’impasse lors des
négociations collectives. Plus précisément, cette loi prévoyait que les unités de négociation dont 80 %
ou plus des postes sont désignés comme services essentiels, décision prise exclusivement par
l’employeur, doivent avoir recours à l’arbitrage, tandis que les groupes dont moins de 80 % des postes
constituent des services essentiels doivent avoir recours à la conciliation ou à la grève.
Des dispositions transitoires ont également été incluses pour que les groupes qui avaient entrepris des
négociations collectives au moment de l’édiction de la Loi no 2 sur le plan d’action économique de 2013
et qui n’avaient pas d’entente sur les services essentiels puissent suivre les règles existantes pour
conclure une telle entente en attendant la signature d’une nouvelle convention collective. Ces
dispositions transitoires auraient été rédigées pour faciliter les négociations et veiller à ce que les
employeurs puissent décider parallèlement des services essentiels en prévision de la prochaine ronde
de négociation de la convention collective.
Des représentants ont affirmé avoir remarqué certaines ambiguïtés dans les mesures transitoires. À titre
d’exemple, certaines pourraient sembler s’appliquer de manière consécutive plutôt que simultanée.
Les modifications proposées visent à certifier le processus applicable aux unités de négociation dont les
négociations sont toujours en cours, lorsqu’une commission de l’intérêt public ou un conseil d’arbitrage
existait avant le 12 décembre 2013 et qu’aucune entente sur les services essentiels n’était conclue avec
l’unité de négociation.
Des représentants ont ajouté que les modifications proposées aux mesures transitoires seraient
rétroactives et réputées entrer en vigueur en même temps que les dispositions transitoires initiales, le
12 décembre 2013.
22
À une question d’un membre du Comité, des représentants ont répondu que les ententes sur les
services essentiels signées avant le 12 décembre 2013 s’appliquaient pendant les négociations de ces
conventions collectives particulières. Dans le cas de celles pour lesquelles il n’existe aucune entente sur
les services essentiels, les nouvelles règles s’appliquent.
6.2
Définition du terme « services essentiels »
Tel que défini dans la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique, le terme « services
essentiels » réfère aux « [s]ervices, installations ou activités de l’État fédéral qui, aux termes d’une
décision prise en vertu du paragraphe 119(1), sont essentiels ». Le paragraphe 119(1) stipule que
« [l]’employeur a le droit exclusif de décider que des services, installations ou activités de l’État fédéral
sont essentiels parce qu’ils sont ou seront nécessaires à la sécurité de tout ou partie du public ».
6.3
Dispositions sur les recours
Selon des fonctionnaires du Conseil du Trésor du Canada, la modification aux dispositions sur les
recours vise à clarifier et à affirmer les pouvoirs de l’arbitre lorsqu’il établit que l’employeur a commis un
acte discriminatoire. De surcroît, la modification proposée permettrait l’octroi de mesures de
redressement systémiques dans les cas de griefs en matière de droits de la personne.
Les modifications apportées par la Loi no 2 sur le plan d’action économique de 2013 permettaient à
l’arbitre nommé par la Commission des relations de travail dans la fonction publique d’ordonner des
mesures de redressement dans le cas d’un employé, mais les pouvoirs de l’arbitre d’octroyer de telles
mesures n’étaient pas clairs.
7. Section 23 : Modifications à la Loi d’exécution du budget de 2009
La Loi sur le Bureau de transition vers un régime canadien de réglementation des valeurs mobilières a
établi en 2009 un bureau de transition chargé de participer à l’établissement d’un régime canadien de
réglementation des valeurs mobilières et d’une autorité administrative canadienne. La section 23 de la
partie 6 modifierait la Loi d’exécution du budget de 2009 de façon à ce que le montant total des
paiements à des provinces et à des territoires au titre de mesures liées à l’établissement d’un régime
canadien de réglementation des valeurs mobilières, qui est présentement fixé à 150 millions de dollars,
puisse être fixé – si nécessaire – par une loi de crédits devant être approuvée par le Parlement.
Dans la section 23, il est proposé d’appuyer un projet de régime coopératif de réglementation des
marchés de capitaux, qui s’autofinancerait, en facilitant la participation des provinces et territoires qui
souhaitent y adhérer. Les versements aux provinces et territoires participants, dont aucun n’a encore été
fait, viseraient à compenser les frais reliés à la transition vers un nouveau régime de réglementation des
valeurs mobilières.
À la question d’un membre du Comité, des représentants de Finances Canada ont déclaré que la
formule servant à calculer les versements aux provinces et territoires participants n’a pas encore été
développée et qu’elle le serait en consultation avec les provinces et territoires.
Le Comité a appris qu’on compte actuellement 13 autorités en valeurs mobilières au Canada et le
passage à une seule devrait avoir comme effet d’attirer les investisseurs étrangers en grand nombre.
23
7.1
Décision de la Cour suprême
En 2010, le gouvernement fédéral a demandé à la Cour suprême du Canada de déterminer si la
« proposition concernant une loi canadienne intitulée Loi sur les valeurs mobilières3 » relève de la
compétence du Parlement. En décembre 2011, dans l’affaire du Renvoi relatif à la Loi sur les valeurs
mobilières4, la Cour a déclaré inconstitutionnelle la proposition de loi canadienne sur les valeurs
mobilières dont le gouvernement l’avait saisie, mais que le gouvernement fédéral avait quand même un
rôle à jouer en ce qui concerne des enjeux véritablement nationaux, comme la gestion des risques
systémiques et le maintien de l’équité et de l’efficacité des marchés de capitaux dans tout le Canada.
On a dit au Comité que la Cour a laissé ouverte la possibilité d’un régime coopératif où le gouvernement
fédéral ainsi que les provinces et territoires participants décideraient d’unir leurs pouvoirs respectifs et
d’en déléguer l’administration à un organe unique.
7.2
Accord conclu avec certaines provinces
Dans le budget fédéral de 2013, le gouvernement a annoncé qu’il prolongerait le mandat du Bureau de
transition canadien en valeurs mobilières afin que ses ressources demeurent disponibles au cours des
travaux visant à renforcer la réglementation des marchés de capitaux du Canada en collaboration avec
les provinces, si un accord peut être conclu en temps opportun, ou par l’entremise de législations
fédérales en accord avec la décision de la Cour suprême du Canada5.
En septembre 2013, le gouvernement fédéral et les gouvernements de la Colombie-Britannique et de
l’Ontario ont conclu une entente de principe sur la création d’un régime coopératif de réglementation des
marchés de capitaux. Des représentants de Finances Canada ont précisé que toutes les autres
provinces et territoires étaient invités à se joindre à ce régime coopératif. Les gouvernements des autres
provinces et territoires n’ont encore pris aucun engagement formel, mais certains ont exprimé leur
intérêt à s’intégrer, notamment le gouvernement de la Saskatchewan.
8. Section 26 : Mesures de réduction des postes pourvus par le gouverneur en conseil
La section 26 de la partie 6 modifierait la Loi sur les marques de commerce afin d’abroger le pouvoir de
nommer un registraire des marques de commerce et de prévoir que le titulaire du poste de registraire
est le commissaire aux brevets. Cette mesure se trouverait à éliminer un poste de gouverneur en
conseil, car ce serait la même personne qui, d’une part, assumerait les tâches de registraire des
marques de commerce et de commissaire aux brevets, et, d’autre part, gérerait la Loi sur les marques
de commerce et la Loi sur les brevets.
Cette initiative provient du discours du Trône de 2010, où l’on réclamait la réduction des postes inutiles
au sein des sociétés d’État et des commissions. Des problèmes d’ordre administratif ont retardé de
quelques années l’intégration de cette mesure dans la législation.
3
Ministère des Finances Canada, Proposition concernant une loi canadienne intitulée Loi sur les valeurs mobilières.
4
Renvoi relatif à la Loi sur les valeurs mobilières, [2011] 3 R.C.S. 837.
5
Ministère des Finances Canada, Le Plan d’action économique de 2013 – Emplois, croissance et prospérité à long terme.
24
Un représentant d’Industrie Canada a informé le Comité que depuis plus de 50 ans, il n’y avait qu’une
personne qui assumait les responsabilités de registraire des marques de commerce et de commissaire
aux brevets. Selon lui, la mesure proposée n’aurait d’effet ni sur le fonctionnement ni sur les coûts de
l’organisation.
9. Section 29 : Création du Service canadien d’appui aux tribunaux administratifs
La section 29 de la partie 6 créerait un organisme, le Service canadien d’appui aux tribunaux
administratifs, chargé de fournir des services administratifs, notamment les ressources humaines, les
finances et le greffe, ainsi que des services prévus par la loi, comme des services de recherche,
d’analyse, d’enquête et de médiation, aux 11 tribunaux administratifs suivants :

la Commission de révision agricole du Canada (dont l’appellation légale est la Commission de
révision);

le Conseil canadien des relations industrielles;

la Commission canadienne d’examen des exportations de biens culturels;

le Tribunal canadien des droits de la personne;

le Tribunal canadien de commerce extérieur;

le Tribunal de la concurrence;

le Tribunal de la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles;

le Tribunal des revendications particulières;

le Tribunal de la sécurité sociale;

le Tribunal d’appel des transports du Canada;

la Commission des relations de travail et de l’emploi dans la fonction publique.
Le Comité a appris que la Loi no 2 sur le plan d’action économique de 2013 autorisait la création de la
Commission des relations de travail et de l’emploi dans la fonction publique. Cependant, elle n’a pas été
créée, car le processus de fusion de la Commission des relations de travail dans la fonction publique et
du Tribunal de la dotation de la fonction publique visant sa création n’est pas encore terminé.
Des représentants du ministère de la Justice ont indiqué que les employés et les ressources,
notamment ceux des bureaux régionaux des 11 tribunaux, seraient transférés au sein d’un seul
organisme intégré si la mesure était adoptée. La fusion mènerait à l’intégration de certains services
administratifs et autres, jugés pertinents par l’administrateur en chef qui serait nommé pour gérer le
nouvel organisme.
On a dit au Comité que cette mesure améliorerait l’appui aux tribunaux et les services aux Canadiens et
Canadiennes, notamment un meilleur accès à la justice. Cependant, des représentants de l’Association
du Barreau canadien craignent que le projet de fusion des services de soutien administratifs
compromette l’expertise des tribunaux puisque les employés de chaque tribunal seraient transférés au
sein d’un seul organisme.
25
À une question d’un membre du Comité, des représentants du ministère de la Justice ont répondu que
les 11 tribunaux employaient près de 450 personnes et que leurs budgets s’élevaient à environ
60 millions de dollars au total. Les 11 tribunaux ont deux points communs :

les organismes sont relativement petits (le tribunal le plus important compte environ 100 employés,
tandis que le plus petit en compte 4);

ils sont situés à Ottawa.
Cette mesure a pour premier objectif d’améliorer la capacité de gestion et de favoriser la modernisation
des services offerts. Comme deuxième objectif, elle vise à accroître l’efficacité, ce qui sera établi et
concrétisé lorsque le nouvel organisme sera en activité en tant que fournisseur de services intégrés. Un
représentant de la Fédération canadienne des contribuables a dit que l’organisme saluait l’initiative
proposée. Cependant, l’Association du Barreau canadien pour plusieurs raisons recommande que
l’initiative proposée ne soit pas poursuivie à ce moment.
9.1
Indépendance des tribunaux
Pour les représentants de l’Association du Barreau canadien, cette initiative proposée leur fait craindre
une possibilité de partialité, réelle ou apparente, et de conflit d’intérêts. Ils ont donc recommandé que la
section 29 soit supprimée du projet de loi C-31 afin de permettre de consulter les 11 tribunaux, les
utilisateurs et les parties intéressées ou, au moins, que le Tribunal canadien du commerce extérieur, le
Tribunal de la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles et le Conseil canadien
des relations industrielles soient exclus de la fusion proposée.
Selon les représentants du ministère de la Justice, bien que le Service canadien d’appui aux tribunaux
administratifs proposé relèverait de leur Ministère, les 11 tribunaux feraient toujours partie de leur
Ministère respectif actuel. Ils ont soutenu que ce Service exercerait ses activités sans lien de
dépendance avec le ministre de la Justice, qui serait responsable de déposer au Parlement les rapports
annuels de l’organisme proposé et de signer les demandes de fonds, mais qui ne l’administrerait pas.
De plus, les avocats employés par l’organisme proposé ne proviendraient pas du ministère de la Justice.
Les représentants du ministère de la Justice ont confirmé que l’indépendance des tribunaux serait
préservée en ce qui concerne la prise de décisions en matière juridictionnelle et autre. Les présidents de
ces tribunaux continueraient à en superviser et à en diriger les travaux. Au sein du nouvel organisme,
les membres des tribunaux, dont les présidents, seraient toujours nommés par le gouverneur en conseil
et le nombre de membres de chaque tribunal demeurerait le même.
9.2
Commerce international
Des représentants de l’Association du Barreau canadien disaient craindre que les obligations du
Canada prévues dans certains accords de l’Organisation mondiale du commerce et accords de
libre-échange ne soient pas respectées par le Service canadien d’appui aux tribunaux administratifs
proposé. Les représentants du ministère de la Justice ont assuré au Comité que l’organisme proposé ne
violerait pas les obligations commerciales internationales du Canada puisque les accords commerciaux
ne prévoient pas quelle structure administrative doit être saisie des affaires relevant du Tribunal
26
canadien du commerce extérieur. Il n’y a qu’une seule exigence : assurer une certaine distance entre
les parties représentées dans une affaire.
9.3
Consultation des tribunaux
Selon les informations recueillies par le Comité, chaque tribunal a été consulté au sujet de la mesure
proposée et le ministère de la Justice a travaillé avec chacun d’eux à la création du Service canadien
d’appui aux tribunaux administratifs proposé. Les présidents des tribunaux ont collaboré avec le
Ministère et chaque président ou son représentant désigné fait partie d’un groupe de travail dont
l’objectif est de favoriser la création du Service proposé.
9.4
Consultation des parties intéressées
Selon les représentants de l’Association du Barreau canadien, la section 29 a été déposée sans
consultation préalable des parties intéressées ou des personnes qui comparaissent et font souvent des
représentations devant les tribunaux concernés.
Le Comité a appris que suite au le dépôt du projet de loi C-31, des représentants du ministère de la
Justice et du Comité de la magistrature et du Barreau ont assisté à une séance d’information visant à
expliquer la mesure proposée et à en discuter.
9.5
Loi sur la protection des renseignements personnels et Loi sur l’accès à l’information
Selon les informations recueillies par le Comité, le Service canadien d’appui aux tribunaux administratifs
serait assujetti à la Loi sur l’accès à l’information et à la Loi sur la protection des renseignements
personnels.
Cependant, la commissaire à la protection de la vie privée par intérim s’est dite préoccupée par
l’affichage sur Internet des décisions des tribunaux administratifs fédéraux, qui pourrait exposer les
plaignants à une publicité impensable il y a plusieurs décennies. Elle a donc recommandé que le nom
des parties demeure confidentiel.
À une question d’un membre du Comité, les représentants du ministère de la Justice ont répondu que la
fusion proposée ne compromettrait pas la confidentialité et que les renseignements demeureraient
confidentiels au besoin.
27
Infrastructure Canada:
Infrastructure Canada :
David Cluff, Assistant Deputy Minister, Corporate Services
Branch;
David Cluff, sous-ministre adjoint, Direction générale des services
ministériels;
Jeff Moore, Assistant Deputy Minister, Policy and
Communications;
Jeff Moore, sous-ministre adjoint, Politiques et communications;
Thao Pham, Assistant Deputy Minister, Federal Montreal Bridges.
Thao Pham, sous-ministre adjointe, Ponts fédéraux de Montréal.
WITNESSES
TÉMOINS
Tuesday, May 27, 2014 (morning)
Le mardi 27 mai 2014 (matin)
Natural Resources Canada:
Ressources naturelles Canada :
Jean-Frédéric Lafaille, Director General, AECL Restructuring;
Jean-Frédéric Lafaille, directeur général, Restructuration d’EACL;
David McCauley, Director, Uranium and Radioactive Waste
Division, Electricity Resources Branch, Energy Sector.
David McCauley, directeur, Division de l’uranium et des déchets,
Direction des ressources en électricité, Secteur de l’énergie.
Atomic Energy of Canada Limited:
Énergie atomique du Canada limitée :
Robert Walker, President and Chief Executive Officer;
Robert Walker, président-directeur général;
Steve Halpenny, Vice President, Finance and Chief Financial
Officer.
Steve Halpenny, vice-président, Finances et dirigeant principal des
finances.
Treasury Board of Canada Secretariat:
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada :
Bill Matthews, Assistant Secretary, Expenditure Management
Sector;
Bill Matthews, secrétaire adjoint, Secteur de la gestion des dépenses;
Marcia Santiago, Executive Director, Expenditure Management
Sector;
Marcia Santiago, directrice exécutive, Secteur de la gestion des
dépenses;
George Samiotis, Director.
George Samiotis, directeur.
Tuesday, May 27, 2014 (afternoon)
Le mardi 27 mai 2014 (après-midi)
As individuals:
À titre personnel :
The Honourable Senator Bob Runciman, Chair, Standing Senate
Committee on Legal and Constitutional Affairs;
L’honorable sénateur Bob Runciman, président, Comité sénatorial
permanent des affaires juridiques et constitutionnelles;
The Honourable Senator George Baker, P.C., Deputy Chair,
Standing Senate Committee on Legal and Constitutional Affairs.
L’honorable sénateur George Baker, C.P., vice-président, Comité
sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles;
The Honourable Senator Daniel Lang, Chair, Standing Senate
Committee on National Security and Defence;
L’honorable sénateur Daniel Lang, président, Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense;
The Honourable Senator Roméo Dallaire, Deputy Chair, Senate
Committee on National Security and Defence.
L’honorable sénateur Roméo Dallaire, vice-président, Comité
sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense.
Wednesday, May 28, 2014
Le mercredi 28 mai 2014
Employment and Social Development Canada:
Emploi et Développement social Canada :
Alain P. Séguin, Chief Financial Officer;
Alain P. Séguin, dirigeant principal des finances;
Paul Thompson, Senior Assistant Deputy Minister, Skills and
Employment Branch.
Paul Thompson, sous-ministre adjoint principal, Direction générale
des compétences et de l’emploi.
PPP Canada Inc.:
Greg Smith, Chief Financial Officer and Vice President of Finance,
Risk and Administration.
Public Safety Canada:
PPP Canada Inc. :
Greg Smith, dirigeant principal des finances et vice-président,
Finances, gestion du risque et administration.
Sécurité publique Canada :
Mark Perlman, Chief Financial Officer and Assistant Deputy
Minister, Corporate Management Branch;
Mark Perlman, dirigeant principal des finances et sous-ministre
adjoint, Secteur de la gestion ministérielle;
Shawn Tupper, Assistant Deputy Minister, Emergency
Management and Programs Branch.
Shawn Tupper, sous-ministre adjoint, Secteur de la gestion des
urgences et des programmes.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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