First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12-13

First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12-13
First Session
Forty-first Parliament, 2011-12-13
Première session de la
quarante et unième législature, 2011-2012-2013
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
National Finance
Finances nationales
Chair:
The Honourable JOSEPH A. DAY
Président :
L’honorable JOSEPH A. DAY
Tuesday, May 7, 2013
Wednesday, May 8, 2013
Le mardi 7 mai 2013
Le mercredi 8 mai 2013
Issue No. 39
Fascicule no 39
First and second meetings on:
Première et deuxième réunions concernant :
The subject-matter of Bill C-60, An Act to implement
certain provisions of the budget tabled in Parliament on
March 21, 2013 and other measures, introduced in the
House of Commons on April 29, 2013
La teneur du projet de loi C-60, Loi portant exécution
de certaines dispositions du budget déposé au Parlement
le 21 mars 2013 et mettant en œuvre d’autres mesures,
déposé à la Chambre des communes le 29 avril 2013
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
50146-50147
STANDING SENATE COMMITTEE ON
NATIONAL FINANCE
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DES
FINANCES NATIONALES
The Honourable Joseph A. Day, Chair
Président : L’honorable Joseph A. Day
The Honourable Larry W. Smith, Deputy Chair
Vice-président : L’honorable Larry W. Smith
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Bellemare
Black
Callbeck
Chaput
* Cowan
(or Tardif)
De Bané, P.C.
Gerstein
Hervieux-Payette, P.C.
* LeBreton, P.C.
(or Carignan)
McInnis
Mockler
Neufeld
Oliver
Bellemare
Black
Callbeck
Chaput
* Cowan
(ou Tardif)
De Bané, C.P.
Gerstein
Hervieux-Payette, C.P.
* LeBreton, C.P.
(ou Carignan)
McInnis
Mockler
Neufeld
Oliver
* Ex officio members
* Membres d’office
(Quorum 4)
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Neufeld replaced the Honourable
Senator Smith (Saurel) (May 8, 2013).
L’honorable sénateur Neufeld a remplacé l’honorable
sénateur Smith (Saurel) (le 8 mai 2013).
The Honourable Senator Mockler replaced the Honourable
Senator Maltais (May 8, 2013).
L’honorable sénateur Mockler a remplacé l’honorable
sénateur Maltais (le 8 mai 2013).
The Honourable Senator Gerstein replaced the Honourable
Senator Mockler (May 8, 2013).
L’honorable sénateur Gerstein a remplacé l’honorable
sénateur Mockler (le 8 mai 2013).
The Honourable Senator Oliver replaced the Honourable
Senator Buth (May 8, 2013).
L’honorable sénateur Oliver a remplacé l’honorable
sénatrice Buth (le 8 mai 2013).
The Honourable Senator Maltais replaced the Honourable
Senator Finley (May 7, 2013).
L’honorable sénateur Maltais a remplacé l’honorable
sénateur Finley (le 7 mai 2013).
The Honourable Senator Mockler replaced the Honourable
Senator Gerstein (May 6, 2013).
L’honorable sénateur Mockler a remplacé l’honorable
sénateur Gerstein (le 6 mai 2013).
The Honourable Senator Finley replaced the Honourable
Senator Duffy (May 2, 2013).
L’honorable sénateur Finley a remplacé l’honorable
sénateur Duffy (le 2 mai 2013).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
8-5-2013
Finances nationales
39:3
ORDRE DE RENVOI
ORDER OF REFERENCE
Extract from the Journals of the Senate, of Thursday, May 2,
2013:
Extrait des Journaux du Sénat du jeudi 2 mai 2013 :
The Honourable Senator Carignan moved, seconded by
the Honourable Senator Poirier:
L’honorable sénateur Carignan propose, appuyé par
l’honorable sénatrice Poirier,
That, in accordance with rule 10-11(1), the Standing
Senate Committee on National Finance be authorized to
examine the subject-matter of Bill C-60, An Act to
implement certain provisions of the budget tabled in
Parliament on March 21, 2013 and other measures,
introduced in the House of Commons on April 29, 2013,
in advance of the said bill coming before the Senate.
Que, conformément à l’article 10-11(1) du Règlement, le
Comité sénatorial permanent des finances nationales soit
autorisé à étudier la teneur du projet de loi C-60,
Loi portant exécution de certaines dispositions du budget
déposé au Parlement le 21 mars 2013 et mettant en œuvre
d’autres mesures, déposé à la Chambre de communes
le 29 avril 2013, avant que ce projet de loi ne soit soumis
au Sénat.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
39:4
National Finance
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Tuesday, May 7, 2013
(105)
OTTAWA, le mardi 7 mai 2013
(105)
[English]
8-5-2013
[Traduction]
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day at 9:30 a.m., in room 9, Victoria Building, the chair,
the Honourable Joseph A. Day, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales se
réunit aujourd’hui, à 9 h 30, dans la salle 9 de l’édifice Victoria,
sous la présidence de l’honorable Joseph A. Day (président).
Members of the committee present: The Honourable
Senators Bellemare, Black, Buth, Callbeck, Chaput, Day,
Hervieux-Payette, P.C., Maltais, McInnis, Mockler, and
Smith (Saurel) (11).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Bellemare, Black, Buth, Callbeck, Chaput, Day, HervieuxPayette, C.P., Maltais, McInnis, Mockler et Smith (Saurel) (11).
In attendance: Édison Roy-César and Sylvain Fleury, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Également présents : Édison Roy-César et Sylvain Fleury,
analystes, Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, May 2, 2013, the committee began its examination of
the subject-matter of Bill C-60, An Act to implement certain
provisions of the budget tabled in Parliament on March 21, 2013
and other measures, introduced in the House of Commons on
April 29, 2013.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le jeudi 2 mai 2013, le comité entreprend l’examen de la teneur
du projet de loi C-60, Loi portant exécution de certaines
dispositions du budget déposé au Parlement le 21 mars 2013 et
mettant en œuvre d’autres mesures, déposé à la Chambre des
communes le 29 avril 2013.
WITNESSES:
TÉMOINS :
Department of Finance Canada:
Ministère des Finances Canada :
Ted Cook, Senior Legislative Chief, Tax Legislation Division;
Ted Cook, chef principal, Législation, Division de la législation
de l’impôt;
Geoff Trueman, Director, Business Income Tax;
Geoff Trueman, directeur, Impôt des entreprises;
Sean Keenan, Director, Tax Policy Branch.
Sean Keenan, directeur, Direction de la politique de l’impôt.
Justice Canada:
Justice Canada :
Sandra Phillips, Associate Assistant Deputy Attorney General,
Assistant Deputy Attorney General’s Office.
Sandra Phillips, sous-procureure générale adjointe associée,
Bureau du sous-procureur général adjoint.
Mr. Cook made a statement and, with Mr. Trueman,
Mr. Keenan and Ms. Phillips, answered questions.
M. Cook fait une déclaration puis, avec M. Trueman,
M. Keenan et Mme Phillips, répond aux questions.
At 11:33 a.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 11 h 33, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Wednesday, May 8, 2013
(106)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le mercredi 8 mai 2013
(106)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day at 6:45 p.m., in room 9, Victoria Building, the chair,
the Honourable Joseph A. Day, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales
se réunit aujourd’hui, à 18 h 45, dans la salle 9 de l’édifice
Victoria, sous la présidence de l’honorable Joseph A. Day
(président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Bellemare, Black, Callbeck, Chaput, Day, De Bané, P.C.,
Gerstein, Neufeld, McInnis, Mockler and Oliver (11).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Bellemare, Black, Callbeck, Chaput, Day, De Bané, C.P.,
Gerstein, Neufeld, McInnis, Mockler et Oliver (11).
8-5-2013
Finances nationales
In attendance: Édison Roy-César and Sylvain Fleury, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
39:5
Également présents : Édison Roy-César et Sylvain Fleury,
analystes, Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, May 2, 2013, the committee continued its examination
of the subject-matter of Bill C-60, An Act to implement certain
provisions of the budget tabled in Parliament on March 21, 2013
and other measures, introduced in the House of Commons on
April 29, 2013.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le jeudi 2 mai 2013, le comité poursuit l’examen de la teneur du
projet de loi C-60, Loi portant exécution de certaines dispositions
du budget déposé au Parlement le 21 mars 2013 et mettant en
œuvre d’autres mesures, déposé à la Chambre des communes
le 29 avril 2013.
WITNESSES:
TÉMOINS :
Department of Finance Canada:
Ministère des Finances Canada :
Ted Cook, Senior Legislative Chief, Tax Legislation Division;
Ted Cook, chef principal, Législation, Division de la législation
de l’impôt;
Geoff Trueman, Director, Business Income Tax;
Geoff Trueman, directeur, Impôt des entreprises;
Sean Keenan, Director, Tax Policy Branch;
Sean Keenan, directeur, Direction de la politique de l’impôt.
Pierre Mercille, Senior Legislative Chief, GST Legislation;
Pierre Mercille, chef principal, Législation sur la TPS;
Lucia Di Primio, Chief, Excise Policy, Sales Tax Division;
Lucia Di Primio, chef, Politique de l’accise, Division de la taxe
de vente;
Carlos Achadinha, Legislative Chief, Sales Tax Division,
Public Sector Bodies;
Carlos Achadinha, chef, Législation, Division de la taxe de
vente, Organismes du secteur public;
Dean Beyea, Director, International Trade Policy;
Dean Beyea, directeur, Politique commerciale internationale;
Patrick Halley, Chief, Tarriffs and Market Access;
Patrick Halley, chef, Accès aux marchés et politique tarifaire;
Jane Pearse, Director, Financial Institutions;
Jane Pearse, directrice, Institutions financières;
Shannon Grainger, Senior Project Leader, Financial
Institutions Division, Financial Sector Policy Branch;
Shannon Grainger, agente principale de projet, Division des
institutions financières, Direction de la politique du secteur
financier;
Nipun Vats, Director, Federal-Provincial Relations Division;
Nipun Vats, directeur, Division des relations fédéralesprovinciales;
Tom McGirr, Chief, Equalization and TFF Policy.
Tom McGirr, chef, Péréquation et politique de la FFT.
Justice Canada:
Justice Canada :
Sandra Phillips, Associate Assistant Deputy Attorney General,
Assistant Deputy Attorney General’s Office;
Sandra Phillips, sous-procureure générale adjointe associée,
Bureau du sous-procureur général adjoint.
Mr. Cook made a statement and, together with Mr. Trueman,
Mr. Keenan and Ms. Phillips, answered questions.
M. Cook fait une déclaration puis, avec M. Trueman,
M. Keenan et Mme Phillips, répond aux questions.
At 7:06 p.m., the committee suspended.
At 7:07 p.m., the committee resumed.
Mr. Mercille and Ms. Di Primio each made a statement, and,
together with Mr. Achadinha, answered questions.
At 8:01 p.m., the committee suspended.
At 8:02 p.m., the committee resumed.
Mr. Beyea made a statement and, together with Mr. Halley,
answered questions.
At 8:25 p.m., the committee suspended.
À 19 h 6, la séance est suspendue.
À 19 h 7, la séance reprend.
M. Mercille et Mme Di Primio font chacun une déclaration
puis, avec M. Achadinha, répondent aux questions.
À 20 h 1, la séance est suspendue.
À 20 h 2, la séance reprend.
M. Beyea fait une déclaration puis, avec M. Halley, répond
aux questions.
À 20 h 25, la séance est suspendue.
39:6
National Finance
8-5-2013
À 20 h 26, la séance reprend.
At 8:26 p.m., the committee resumed.
Ms. Grainger made a statement and, together with Ms. Pearse,
answered questions.
Mme Grainger fait une déclaration puis, avec Mme Pearse,
répond aux questions.
At 8:40 p.m., the committee suspended.
À 20 h 40, la séance est suspendue.
At 8:41 p.m., the committee resumed.
À 20 h 41, la séance reprend.
Mr. McGirr made a statement and, together with Mr. Vats,
answered questions.
M. McGirr fait une déclaration puis, avec M. Vats, répond
aux questions.
At 8:57 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 20 h 57, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Jodi Turner
Clerk of the Committee
8-5-2013
Finances nationales
39:7
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Tuesday, May 7, 2013
OTTAWA, le mardi 7 mai 2013
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day at 9:30 a.m. to study the subject matter of Bill C-60, an Act to
implement certain provisions of the budget tabled in Parliament
on March 21, 2013 and other measures, introduced in the House
of Commons on April 29, 2013.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales
se réunit aujourd’hui, à 9 h 30, pour l’étude de la teneur du
projet de loi C-60, Loi portant exécution de certaines dispositions
du budget déposé au Parlement le 21 mars 2013 et mettant en
œuvre d’autres mesures, déposé à la Chambre des communes
le 29 avril 2013.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Honourable senators, this morning we are going to
begin our study of the subject matter of Bill C-60, an Act to
implement certain provisions of the budget tabled in Parliament
on March 21, 2013 and other measures.
[English]
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Français]
Le président : Honorables sénateurs, ce matin nous allons
entamer notre étude de la teneur du projet de loi C-60,
Loi portant exécution de certaines dispositions du budget
déposé au Parlement le 21 mars 2013 et mettant en œuvre
d’autres mesures.
[Traduction]
Honourable senators, this is our first meeting on the subject
matter of Bill C-60. The bill is 116 pages in length and is
comprised of 233 clauses. It is our intention to try to prepare
ourselves for clause-by-clause consideration of the bill. Sometimes
a concept takes two or three clauses and so our witnesses may
group a number of clauses together to explain a concept. Once
that has been dealt with, before we go on to the next one, I will see
if anyone needs any clarification on that particular clause or
grouping of clauses. We will proceed in that direction. If there are
no questions, we will just go on to the next one.
Honorables sénateurs, c’est la première réunion que nous
consacrons au projet de loi C-60. Celui-ci s’étend sur 116 pages et
comporte 233 articles. Nous allons procéder à son étude article
par article. Il arrive qu’il en faille deux ou trois pour mettre en
œuvre un concept particulier, et il se peut donc que nos témoins
doivent aborder plusieurs articles pour nous présenter un concept.
Chers collègues, après l’analyse de chaque article ou groupe
d’articles, je m’assurerai qu’aucune de vos interrogations n’est
restée sans réponse. S’il ne reste pas de questions en suspens, nous
pourrons alors passer à l’étude de l’article suivant.
This morning we are pleased to welcome individuals from the
Tax Policy Branch of Finance: Mr. Ted Cook, Senior Legislative
Chief with the Tax Legislation Division; Mr. Sean Keenan,
Director, Personal Income Tax; and Mr. Geoff Trueman,
Director, Business Income Tax. From Justice, Ms. Sandra
Phillips is the Associate Assistant Deputy Attorney General.
Ce matin, nous sommes ravis d’accueillir des représentants de
la Direction de la politique de l’impôt du ministère des Finances.
Ce sont M. Ted Cook, chef principal, Législation de la Division
de la législation de l’impôt, M. Sean Keenan, directeur, Division
de l’impôt des particuliers et M. Geoff Trueman, directeur, Impôt
des entreprises. Du ministère de la Justice, nous aurons également
Mme Sandra Phillips, sous-procureure générale adjointe associée.
These officials will begin by explaining the bill in the manner in
which I have just described, and we have a number of other
experts standing by in case we get into some questions that require
their expertise.
Ces témoins vont commencer par nous expliquer le contenu du
projet de loi en procédant de la façon que j’ai indiquée, et nous
pourrons au besoin avoir recours à un certain nombre d’autres
spécialistes, qui sont présents, si nous avons des questions qui
nécessitent leurs compétences.
Mr. Cook, welcome all of you here this morning, and we look
forward to learning all about Bill C-60, budget implementation.
Monsieur Cook, je vous souhaite la bienvenue ce matin, et
nous vous écoutons sur le projet de loi C-60, Loi d’exécution du
budget.
Ted Cook, Senior Legislative Chief, Tax Legislation Division,
Department of Finance Canada: Good morning, senators. As
indicated, we will proceed clause by clause and stop at any
particular clause and go into as much detail as the committee
would like.
Ted Cook, chef principal, Législation, Division de la législation
de l’impôt, ministère des Finances Canada : Bonjour à tous.
Comme vous l’avez précisé, nous allons procéder article par
article et nous arrêter plus longuement à ceux sur lesquels vous
souhaiterez obtenir de plus amples détails.
Part 1 begins with clause 2 and runs through clause 41. Clause
2 makes an amendment to subsection 18(1) of the Income Tax
Act. This clause implements the Budget 2013 measure to deny the
La partie 1 du projet de loi commence avec l’article 2 et va
jusqu’à l’article 41. L’article 2 modifie le paragraphe 18(1) de la
Loi de l’impôt sur le revenu. Il met en œuvre une mesure annoncée
39:8
National Finance
8-5-2013
deductibility of amounts paid to a financial institution for use of a
safety deposit box. This measure will apply to taxation years that
begin after March 20, 2013.
dans le budget de 2013 pour interdire la déduction des montants
versés à une institution financière au titre de l’utilisation d’un
compartiment de coffre-fort. Cette mesure s’applique aux années
d’imposition commençant après le 20 mars 2013.
The Chair: That is a policy decision, but is there anything
behind this that we should be aware of?
Le président : C’est là une décision de principe, mais cache-telle autre chose que nous devrions savoir?
Mr. Cook: It is a policy decision, simply recognition of the
changing nature of the way individuals and corporations retain
their records electronically rather than in paper, and as a result,
the use of safety deposit boxes is more and more for personal use
as opposed to an income-earning purpose.
M. Cook : C’est effectivement une décision de principe, qui
reconnaît tout simplement que les particuliers et les sociétés
conservent dorénavant plutôt leurs dossiers sous forme
électronique que sur papier et que l’emploi des compartiments
de coffre-fort relève de plus en plus d’une utilisation personnelle et
sert de moins en moins à produire des recettes.
Senator Buth: Do you have any idea of what the use of safety
deposit boxes was under this section?
La sénatrice Buth : Savez-vous quelle utilisation a été faite
jusqu’ici de cette déduction pour compartiments de coffre-fort?
Mr. Cook: It has been difficult for the CRA to administer
because of the way taxpayers file. It is included in investment and
carrying charges as opposed to a discrete deduction in the income
tax form. The analysis used by the Department of Finance in
preparing this is based on aggregate outside data prepared by the
large banks and different reporting agencies on the size of the
safety deposit box industry, if you will.
M. Cook : C’est une mesure que l’ARC a eu du mal à
administrer étant donné la façon dont les contribuables
produisent leurs déclarations. Elle fait partie des frais financiers
et d’intérêts au lieu d’apparaître comme une déduction
individuelle sur le formulaire d’impôt. L’analyse à laquelle a
procédé le ministère des Finances en préparant cette mesure
s’appuie sur les données agrégées par les grandes banques et par
divers organismes non gouvernementaux produisant des rapports
sur la taille du secteur des compartiments de coffre-fort.
I might note that the Province of Quebec introduced a similar
measure in the late 1990s to deny the deductibility of amounts for
safety deposit boxes of financial institutions used by individuals.
Je dois vous signaler que la province de Québec a adopté une
mesure similaire à la fin des années 1990. Elle a interdit la
déduction de montants au titre de compartiments de coffre-fort
des institutions financières utilisés par des particuliers.
Senator Callbeck: Do you have any idea how much money we
are talking about here?
La sénatrice Callbeck : Avez-vous une idée de l’importance des
montants dont nous parlons ici?
Mr. Cook: I will answer that in two ways. The overall industry
that we are talking about, the revenue associated with safety
deposit box rental is on the order of $200 million. The actual
amount we are talking about in terms of fiscal impact is provided
in the budget. When fully phased in, it would be approximately
$40 million per year.
M. Cook : Je vais vous donner une réponse en deux volets. Les
recettes provenant de la location de compartiment de coffre-fort
dans l’ensemble du secteur dont nous parlons sont d’environ
200 millions de dollars. Le montant réel des répercussions
budgétaires, lui, est indiqué dans le budget. Lorsque cette
mesure sera appliquée intégralement, il s’agira d’environ
40 millions de dollars par année.
The Chair: Thank you. I do not see any other questions or
interventions, so we will go on to the next one.
Le président : Je vous remercie. Personne ne semble avoir
d’autres questions ou désirer intervenir, et nous passons donc à
l’article suivant.
Mr. Cook: Clause 3 provides an amendment to
subsection 20(7) of the Income Tax Act. This relates to reserves
for future services. Under the Income Tax Act, when a taxpayer
will provide goods or services in a future period, they can take a
reserve in their current taxation year to reduce their income by the
amount of revenue they receive that relates to the services or
goods to be provided in a subsequent year. That reserve is meant
to apply to goods or services essentially provided to a customer of
the taxpayer.
M. Cook : L’article 3 modifie le paragraphe 20(7) de la Loi de
l’impôt sur le revenu. Il traite des provisions destinées à financer
des obligations futures. En application de la Loi de l’impôt sur le
revenu, lorsqu’un contribuable s’est engagé à fournir des biens ou
des services à l’avenir, il peut constituer une provision au cours de
son année d’imposition en cours afin de réduire son revenu du
montant des recettes encaissées au titre de la fourniture de biens
ou de services au cours d’une année ultérieure. Cette provision est
destinée à s’appliquer essentiellement aux biens ou aux services
fournis à un client du contribuable.
8-5-2013
Finances nationales
39:9
We have noticed in some cases that taxpayers have started to
try to use this existing reserve in order to set aside funds to deal
with reclamation costs. For example, a landfill or a waste disposal
facility will have expenses that must be incurred once the waste
disposal site ceases use for the relevant land to be reclaimed. That
does not relate to services or goods provided to customers of the
taxpayer. It is just an obligation that arises in the future with
respect to the services provided. As well, the Income Tax Act
already provides a specific regime to deal with these types of
future obligations called the qualifying environmental trust rules,
which I think we made some amendments to a couple of years
ago, so the committee might remember that.
Nous avons observé que, dans certains cas, les contribuables
ont commencé à tenter d’utiliser cette provision afin de constituer
une réserve destinée à leur permettre de faire face à des coûts de
restauration. C’est ainsi qu’un site d’enfouissement ou une
installation d’élimination des déchets aura des dépenses à
assumer lorsque le site d’élimination des déchets cessera d’être
utilisé et qu’il faudra le remettre en état. Il ne s’agit pas, dans ce
type de cas, de biens ou de services fournis à des clients du
contribuable. C’est tout simplement une obligation qui se
présentera dans l’avenir dans le cadre des services fournis. Il
faut aussi savoir que la Loi de l’impôt sur le revenu comporte déjà
un mécanisme précis pour faire face à ce type d’obligations. Il
s’agit des règles relatives aux fiducies environnementales
admissibles, auxquelles, si j’ai bonne mémoire, nous avons
apporté certaines modifications il y a quelques années. Il se
peut que les membres du comité s’en souviennent.
This amendment ensures that this existing reserve is not used
for those reclamation costs and that, in fact, the relevant
qualifying environmental trust rules are used instead by
taxpayers.
Cette modification veille à s’assurer que les provisions qui ont
déjà été constituées ne serviront pas à couvrir ces coûts de
restauration et que, dans les faits, ce sont bien les règles relatives
aux fiducies environnementales admissibles qui seront utilisées et
non pas celles destinées aux contribuables.
Clause 4 would repeal section 33.1 of the Income Tax Act.
Those are the rules that relate to international banking centres.
The international banking centre rules were introduced in 1987 to
facilitate the development of certain financial activity that would
otherwise be carried on offshore. In Montreal and Vancouver, it
allowed a financial institution to set up what we call an
international banking centre business. The international
banking centre business would essentially accept deposits from
non-residents of Canada and make loans to non-residents of
Canada. It was to facilitate that kind of international business.
L’article 4 a pour effet d’abroger l’article 33.1 de la Loi de
l’impôt sur le revenu. Il s’agit des règles relatives aux centres
bancaires internationaux. Les règles concernant ces centres sont
entrées en vigueur en 1987 pour faciliter le développement de
certaines activités financières qui, autrement, auraient pu être
menées à l’étranger. Cet article 33.1 de la LIR permettait à une
institution financière, à Montréal et à Vancouver, de mettre sur
pied ce que nous appelons un centre bancaire international. Ce
centre acceptait essentiellement des dépôts de non-résidents du
Canada et consentait des prêts également à des non-résidents du
Canada. Il s’agissait de faciliter ce genre d’activité internationale.
Given the nature of changing international business, these
international banking centre business rules are no longer being
used. There is a specific exemption, and we know that no one has
claimed this exemption since 2007, so we are trying to repeal what
we view as obsolete rules.
Étant donné l’évolution des affaires internationales, les règles
régissant ces centres ne sont plus utilisées. Les sociétés concernées
disposaient d’une exemption spécifique et nous savons que
personne n’y a recouru depuis 2007. Nous abrogeons donc tout
simplement ce qui nous paraît être une règle obsolète.
The Chair: Basically cleaning up the Income Tax Act in this
instance.
Le président : Dans ce cas-ci, il s’agit pour l’essentiel de
« nettoyer » la Loi de l’impôt sur le revenu.
Mr. Cook: That is correct.
M. Cook : C’est exact.
Senator Black: I find this very interesting because I remember
when these rules were introduced, to much fanfare, particularly
around Vancouver, which it was hoped would become a financial
centre.
Le sénateur Black : Je trouve cela fort intéressant parce que je
me souviens fort bien de l’époque où ces règles sont entrées en
vigueur, et de toute la publicité qui a été faite à leur endroit, en
particulier dans la région de Vancouver, alors qu’on espérait que
la ville pourrait devenir un centre financier.
Would the repeal of that section in any way affect the
operation of HSBC in Vancouver or Société Générale in
Montreal?
L’abrogation de cet article va-t-il affecter, de quelque façon
que ce soit, le fonctionnement de HSBC à Vancouver ou de la
Société Générale à Montréal?
Mr. Cook: I do not think we can speak to individual taxpayers,
but I believe that it has always been fewer than five taxpayers who
have used it, and no one has availed themselves of the exemption
since 2007.
M. Cook : Je ne crois pas que nous puissions parler ici de
contribuables précis, mais il y a toujours eu moins de cinq
contribuables à utiliser ces règles, et aucun d’entre eux ne s’est
prévalu de l’exemption depuis 2007.
39:10
National Finance
8-5-2013
Senator Black: The institutions that would have, in theory,
benefited have not made representations to you?
Le sénateur Black : Les établissements qui, en théorie, auraient
pu en bénéficier ne les ont pas défendues auprès de vous?
Mr. Cook: There have been no representations. There will be a
couple of consequential amendments with respect to this measure,
but this is the main clause dealing with international banking
centres.
M. Cook : Personne ne nous a transmis d’observation. Cette
mesure va entraîner quelques modifications corrélatives, mais
c’est là le principal article qui traite des centres bancaires
internationaux.
The Chair: When we get to those other clauses, you will remind
us about clause 4.
Le président : Lorsque nous en viendrons à ces autres articles,
vous nous rappellerez leur lien avec l’article 4.
Mr. Cook: That is correct.
M. Cook : Tout à fait.
The next clause relates to the dividend tax credit. There is a
Budget 2013 measure on adjusting some factors relating to the
dividend tax credit. It may be useful to pause and explain how the
dividend tax credit works in the income tax system.
L’article suivant traite du crédit d’impôt pour dividendes. Le
budget de 2013 prévoyait l’adoption de mesures d’ajustement de
certains aspects de ce crédit d’impôt pour dividendes. Il peut être
utile, ici, de faire une pause et de vous expliquer le fonctionnement
du crédit d’impôt pour dividendes dans notre régime d’imposition
sur le revenu.
The dividend tax credit seeks, if the personal and corporate tax
systems are fully integrated, to tax an individual who receives a
dividend from a corporation at the same rate as if they had earned
the income directly as the corporation had earned in order to pay
the dividend. This is achieved through a two-step process. When a
dividend is paid by a corporation and received by an individual,
that dividend is what we call ‘‘grossed-up.’’ We try to add back
the amount of tax that the dividend paid in order to get the
income that the corporation earned in order to fund the dividend
in the first place.
Le crédit d’impôt pour dividendes a pour objet, lorsque les
régimes fiscaux des particuliers et des sociétés sont pleinement
intégrés, d’imposer un particulier qui perçoit un dividende d’une
société au même taux que s’il avait gagné le revenu directement
comme l’a fait la société afin de verser les dividendes. Les
modalités de ce crédit se déroulent en deux étapes. Lorsqu’une
société verse un dividende à un particulier, ce dividende est ce que
nous appelons « majoré ». Nous essayons de rajouter le montant
d’impôt payé au titre de ce dividende pour obtenir le revenu que la
société a encaissé afin de financer le dividende au tout début.
This grossed-up amount is what is included in the taxpayer’s
income, and then there is a dividend tax credit provided on the
grossed-up amount, the dividend tax credit being the second part
of the system, to recognize that tax has been paid by the
corporation and to make an estimate of the notional tax that
would have been paid by the corporation in order to earn the
income in the first place.
Ce montant majoré est celui qui figure dans le revenu du
contribuable. Vient ensuite le crédit d’impôt pour dividendes
accordé sur le montant majoré, qui constitue le second volet du
système, pour reconnaître que l’impôt a déjà été payé par la
société et pour procéder à une évaluation de l’impôt théorique qui
aurait été payé par la société pour obtenir le revenu en question au
début.
The adjustment to the dividend tax credit to achieve better
integration based on the actual corporate rates, or the actual
federal rate and average provincial corporate tax rates, is in two
parts. In clause 5 we are adjusting the gross-up amount. The
gross-up amount currently in the Income Tax Act is 25 per cent
of the dividend. That gross-up amount is being changed to
18 per cent of the dividend that has been paid.
Cet ajustement du crédit d’impôt pour dividendes, afin de
parvenir à une meilleure intégration à partir des taux d’imposition
actuels des sociétés, ou du taux fédéral réel et de la moyenne des
taux d’imposition provinciaux des sociétés, se fait en deux parties.
À l’article 5, nous corrigeons le montant majoré. La Loi de
l’impôt sur le revenu fixe actuellement celui-ci à 25 p. 100 du
dividende. Ce montant majoré est ramené à 18 p. 100 du montant
du dividende qui a été versé.
This is in respect of what we say are dividends other than
eligible ones. Eligible dividends are those that have been taxed at
the full corporate tax rates, so these would be dividends that have
been taxed at the lower corporate tax rate.
Cela concerne les dividendes que nous considérons comme
étant autres qu’admissibles. Les dividendes admissibles sont ceux
auxquels a été appliqué le plein taux d’imposition des sociétés. Il
s’agit donc de dividendes qui ont été imposés au plus faible taux
d’imposition des sociétés.
The Chair: Do we need to know about eligible versus noneligible? You talked about eligible dividends.
Le président : Avons-nous besoin de bien saisir la différence
entre les dividendes admissibles et non admissibles? Vous avez
parlé des dividendes admissibles.
8-5-2013
Finances nationales
Mr. Cook: There are two gross-up and dividend rates, one that
applies to dividends that have been paid out of corporate income
that has been taxed at the higher corporate rate, and this is
dividends that have been paid out of the lower corporate rate,
because we have two corporate tax rates.
[Translation]
Senator Chaput: How many small businesses will be affected by
this change?
[English]
Sean Keenan, Director, Tax Policy Branch, Department of
Finance Canada: Our estimate of the number of recipients of
dividends is 750,000 in 2014.
[Translation]
Senator Chaput: Are you talking about businesses or people?
[English]
39:11
M. Cook : Il y a deux taux d’imposition des dividendes, le
majoré et le normal. L’un s’applique aux dividendes qui ont été
versés à même les revenus d’une société auxquels le plus haut
niveau d’imposition des sociétés a été appliqué, et il y a ces
dividendes qui ont été versés après avoir appliqué le taux
d’imposition des sociétés le plus faible, parce que nous avons
deux taux d’imposition des sociétés.
[Français]
La sénatrice Chaput : Combien de petites entreprises seront
touchées par ce changement?
[Traduction]
Sean Keenan, directeur, Direction de la politique de l’impôt,
ministère des Finances Canada : Nous estimons que 750 000
personnes toucheront des dividendes en 2014.
[Français]
La sénatrice Chaput : On parle d’entreprises ou de personnes?
[Traduction]
Mr. Keenan: Because the dividend tax credit works through the
personal income tax system, I am speaking of the recipients of the
dividend and then the individuals who would be claiming the
dividend tax credit.
M. Keenan : Comme le crédit d’impôt pour dividendes relève
du régime d’imposition des particuliers, je parle ici des
bénéficiaires des dividendes et donc des personnes qui
pourraient réclamer le crédit d’impôt pour dividendes.
The Chair: Am I correct that because the gross-up is lower,
18 per cent from 25 per cent, the grossed-up amount to which the
dividend tax credit is applied will be smaller and therefore the
benefit to the individual will be less?
Le président : Ai-je raison de dire que le taux majoré étant
moins élevé, 18 p. 100 au lieu de 25 p. 100, le montant majoré
auquel le crédit d’impôt pour dividendes pourra être appliqué sera
plus faible et l’avantage pour la personne sera donc moindre?
Mr. Keenan: The second part of the mechanism is the dividend
tax credit itself, which is currently set at two thirds of the grossedup amount, which works out to about 13.33 per cent, and then
the dividend tax credit will be lowered to roughly 11 per cent. It is
thirteen eighteenths.
M. Keenan : La seconde partie du mécanisme est le crédit
d’impôt pour dividendes lui-même, qui est actuellement fixé aux
deux tiers du montant majoré, qui donne environ 13,33 p. 100, et
le crédit d’impôt pour dividendes va ensuite être abaissé à
11 p. 100. C’est treize dix-huitièmes.
The combination of the reduction in the gross-up and the
reduction in the dividend tax credit would mean that the overall
tax on dividend to income between the personal and the corporate
would then reflect the amount of tax that an individual would pay
if they had received that income as salary.
La combinaison de la réduction du montant majoré et de la
réduction du crédit d’impôt pour dividendes aura pour effet que le
ratio du taux global d’imposition des dividendes sur les revenus
entre la personne et la société tiendra alors compte du montant
d’impôt que la personne aurait à payer si elle avait reçu ce
montant sous forme de salaire.
The Chair: I understand, and that is the theory now as well.
You are just changing the gross-up amount and the tax credit
amount. What is the impact?
Le président : Je comprends. Après la pratique, c’était la
théorie. Si vous modifiez uniquement le montant majoré et le
montant du crédit d’impôt, quelles sont les répercussions?
Mr. Keenan: There will be a revenue increase.
M. Keenan : Cela donnera une augmentation des recettes.
The Chair: A revenue increase for the government?
Le président : Pour le gouvernement?
Mr. Keenan: Yes.
M. Keenan : Oui.
Mr. Cook: The revenue amount will probably be between
$570 million and $600 million per year.
M. Cook : Le montant des recettes se situera probablement
entre 570 et 600 millions de dollars par année.
Senator Bellemare: That is quite substantial.
La sénatrice Bellemare : C’est assez important.
Mr. Cook: Yes, it is.
M. Cook : Oui, c’est bien ça.
39:12
National Finance
8-5-2013
Senator Buth: What is the rationale for going from 25 per cent
to 18 per cent? Is it just to increase revenue for the government?
La sénatrice Buth : Quelle est la justification du passage de
25 p. 100 à 18 p. 100? S’agit-il uniquement d’obtenir une
augmentation des recettes pour le gouvernement?
Mr. Cook: It reflects the existing tax rates better. The system
will be better integrated after this change than it was before.
M. Cook : Cela tient mieux compte du taux d’imposition
actuel. Le système sera plus intégré après cette modification
qu’auparavant.
[Translation]
Senator Bellemare: Is the change from 25 to 18 to reflect the
lower business taxes that have been put in place in recent years?
[English]
Mr. Keenan: It reflects the change in the tax rates that apply to
these types of dividends. There have been changes at the federal
level; and provincial rates also have changed. The gross-up
amount is trying to reflect the average amount of tax paid by
these businesses at both the federal and the provincial levels.
There have been many changes at the provincial level. It does not
reflect any single province; it is more an average.
[Translation]
Senator Bellemare: Can we say that this is a transfer of taxes
between businesses and individuals, given that the individuals are
paid a little more? Does this shift the tax burden between
individuals and businesses, or does that have nothing to do with
it?
[English]
Mr. Keenan: Not really, no.
[Translation]
Senator Chaput: In terms of income that comes from a
company in the form of a dividend, the dividend is now taxed
in the same way as other forms of earned income, is it not?
[English]
Mr. Keenan: As Mr. Cook explained, the dividend income that
an individual receives comes out of the after-tax income of the
corporation. That amount is grossed-up by the gross-up factor,
and that grossed-up amount is included in the individual’s income
for tax purposes. It is included and taxed at the individual’s
marginal tax rate. It is included as other types of income in the
system. If an individual were taxed at the top marginal rate, they
would pay a rate of 29 per cent federal tax, plus the applicable
provincial rate. After that calculation is done, the individual is
able to claim the dividend tax credit to reflect the fact that the
corporation has already paid tax on it.
[Français]
La sénatrice Bellemare : Le changement de 25 à 18 est-il pour
refléter la baisse des impôts aux entreprises qui a eu lieu ces
dernières années?
[Traduction]
M. Keenan : Cela tient compte de la modification des taux
d’imposition qui s’appliquent à ces types de dividendes. Ils ont été
modifiés au niveau fédéral, et au niveau provincial également. Le
montant majoré vise à tenir compte du montant moyen d’impôt
payé par ces entreprises, à la fois au niveau fédéral et au niveau
provincial. De nombreuses modifications ont été apportées au
niveau provincial. Il ne s’agit pas de tenir compte d’une seule
province, mais plutôt d’une moyenne.
[Français]
La sénatrice Bellemare : Peut-on dire que c’est un transfert
d’impôt entre les entreprises et les individus, étant donné que les
individus sont payés un peu plus? Est-ce un report du fardeau
fiscal entre les individus et les entreprises ou cela n’a-t-il aucun
rapport?
[Traduction]
M. Keenan : Non, pas vraiment.
[Français]
La sénatrice Chaput : Pour ce qui est du revenu distribué par
une société sous forme de dividendes, ces dividendes sont
maintenant imposés au même titre que d’autres formes de
revenus gagnés, n’est-ce pas?
[Traduction]
M. Keenan : Comme l’a expliqué M. Cook, les revenus de
dividendes que touche une personne proviennent du revenu après
impôt de la société. Ce montant est majoré par le facteur majoré,
et ce montant majoré entre dans le calcul des revenus de la
personne aux fins d’impôt. Il est inclus et imposé au taux
d’imposition marginal de la personne. Il est inclus comme tous les
autres types de revenus dans le système. Si une personne devait
être imposée au taux d’imposition marginal maximal, elle se
verrait appliquer un taux d’imposition fédéral de 29 p. 100, plus
le taux d’imposition provincial s’appliquant dans son cas. Une
fois ce calcul fait, la personne peut demander le crédit d’impôt
pour dividendes afin de tenir compte du fait que la société a déjà
payé des impôts sur ce montant.
8-5-2013
Finances nationales
[Translation]
Senator Chaput: I am a member of a credit union. I get
dividends. Those dividends appear as income when I do my tax
return. So are they taxable? Were they taxable beforehand or is
this new?
[English]
Mr. Cook: I would be cautious when talking about a caisse
populaire because the dividends received from a credit union or a
caisse populaire receive different treatment under the Income Tax
Act. As a general matter, the amount of the dividend was included
in your income before and will continue to be included in your
income.
Senator Chaput: There is no change.
39:13
[Français]
La sénatrice Chaput : Je suis membre d’une caisse. Je reçois des
dividendes. Ces dividendes apparaissent comme des revenus
lorsque je fais ma déclaration de revenus. Alors ils sont
taxables? Est-ce qu’ils l’étaient auparavant ou est-ce nouveau?
[Traduction]
M. Cook : Je serais très prudent au sujet d’une caisse
populaire, parce que les dividendes touchés d’une coopérative
de crédit ou d’une caisse populaire bénéficient d’un traitement
différent dans la Loi de l’impôt sur le revenu. Pour vous répondre
de façon générale, sachez que le montant des dividendes était
auparavant inclus dans votre revenu et qu’il continuera à l’être.
La sénatrice Chaput : Il n’y a donc pas de changement.
Mr. Cook: There is no change on the inclusion of the dividend.
We are talking about an add-on treatment to the dividend.
I would note that this will apply to dividends received after 2013,
as the measure is not in place yet.
M. Cook : Il n’y a pas de changement sur l’inclusion du
dividende. Nous parlons ici d’un traitement additionnel de ce
dividende. Je vous signale que cela s’appliquera aux dividendes
reçus après 2013, la mesure n’étant pas encore en vigueur.
Clause 6 is a consequential change with respect to international
banking centres. Some rules under the Income Tax Act
contemplate what happens if a corporation is wound up or
amalgamated with another corporation to ensure the
continuation and appropriate application of the rules. This is
consequential to the international banking centre rules that I
talked about previously.
L’article 6 apporte des modifications corrélatives concernant
les centres bancaires internationaux. Certaines règles
d’application de la Loi de l’impôt sur le revenu examinent ce
qui se produit si une société est liquidée ou fusionne avec une
autre pour s’assurer que les règles continuent à s’appliquer comme
il convient. C’est là une mesure corrélative aux modifications
apportées aux règles sur les centres bancaires internationaux, dont
je parlais précédemment.
Clause 7 relates to a change in the treatment of income received
by members of the Canadian Forces or police officers deployed
on operational missions. Currently under the Income Tax Act,
when a police officer or member of the Canadian Forces is
deployed on an operational mission that has a risk assessment of
level 2, the mission can be prescribed, or specifically listed, in the
regulations. When that is the case, the income earned in
association with that mission is exempt from taxation.
L’article 7 apporte une modification au traitement du revenu
touché par les membres des Forces canadiennes ou les agents de
police affectés à des missions opérationnelles internationales.
Actuellement, lorsqu’un agent de police ou un membre des Forces
canadiennes est affecté à une mission opérationnelle assortie
d’une prime de risque de niveau 2, la mission peut être visée par
règlement, ou inscrite spécifiquement dans ce règlement. Lorsque
c’est le cas, les revenus versés dans le cadre de cette mission sont
exonérés de l’impôt.
In order to streamline the process for providing relief to
members of the Canadian Forces and police officers on these
missions, the budget proposes that when a mission is assessed
with a risk assessment score of between 2.00 and 2.49, the
Minister of Finance, on the recommendation of the Minister of
National Defence or the Minister of Public Safety, may designate
that mission and note when the designation will be effective. The
income associated with that mission will be exempt from taxation.
Afin de simplifier les modalités destinées à soulager les
membres des Forces canadiennes et les agents de police
participant à ces missions, le budget propose que, lorsque la
cote de risque attribuée à une mission se situe entre 2,00 et 2,49, le
ministre des Finances, sur recommandation du ministre de la
Défense ou du ministre de la Sécurité publique, peut désigner cette
mission en précisant quand cette désignation entrera en vigueur.
Les revenus versés dans le cadre de cette mission seront alors
dispensés de l’impôt.
Senator Callbeck: The income will be exempt from taxation as
far as the federal government goes, but could the provinces still
apply tax?
La sénatrice Callbeck : Les revenus ne seront pas soumis à
l’impôt au gouvernement fédéral, mais les provinces pourraient
encore les imposer?
Mr. Keenan: The exemption would affect the definition of
income for the purposes of the provinces that are parties to the
tax collection agreements — all provinces except Quebec. The
exemption applies automatically to provincial tax in those
M. Keenan : Cette exemption touchera la définition de revenu
pour les provinces signataires des accords de perception fiscale,
c’est-à-dire toutes les provinces, sauf le Québec. Dans ces
provinces, cette exemption s’applique automatiquement à
39:14
National Finance
provinces. I can endeavour to get back to you on the Quebec
treatment, but I am almost certain that it is the same and is
exempt.
[Translation]
Senator Maltais: Right, let us talk about Quebec. I think there
is an exemption from the Department of Revenue when the
federal government indicates a certain level of danger for soldiers
or police officers serving outside the country. I think that they
provide the same tax deduction as the federal government. I will
not swear to that, but I think it is the same.
Who establishes that level of danger at the moment?
[English]
Mr. Keenan: My understanding is that there is an
interdepartmental committee made up of officials from the
departments of National Defence and, I believe, Public Safety. I
want to say Foreign Affairs also but I am not certain. These
officials have a committee and a commanding officer on the
ground or someone else who makes an assessment of the danger
based on various criteria. I believe there are three or four main
factors they look at. They bring that information back to the
committee. Based on the assessment of the conditions in which
members of the Canadian Forces or police forces are deployed,
they determine where on the rating scale of risk the mission lies.
[Translation]
Senator Maltais: In terms of the tax deduction, am I correct in
saying that Quebec follows the recommendation of the federal
department of revenue?
[English]
8-5-2013
l’impôt provincial. Je peux m’engager à vous dire plus tard ce qu’il
en est du traitement de ces revenus au Québec, mais je suis
quasiment certain qu’il est le même et que ces revenus ne sont pas
soumis à l’impôt.
[Français]
Le sénateur Maltais : Justement, parlons du Québec. Je crois
qu’il y a une exemption au ministère du Revenu lorsque le fédéral
indique le degré de dangerosité des soldats ou des policiers qui
servent à l’extérieur. Je crois qu’ils appliquent la même déduction
fiscale que le gouvernement fédéral. Je ne jurerai pas là-dessus,
mais je crois que c’est la même chose.
Maintenant, qui établit le degré de dangerosité?
[Traduction]
M. Keenan : Je crois savoir que cette décision est prise par un
comité interministériel de représentants du ministère de la Défense
nationale et, je crois, de la Sécurité publique, et je m’apprêtais à
dire également des Affaires étrangères, mais je n’en suis pas
certain. Ces représentants envoient un comité et un commandant
sur le terrain ou quelqu’un d’autre qui procède à l’évaluation du
danger en fonction de divers critères. Je crois qu’ils tiennent
compte essentiellement de trois ou quatre facteurs. Cette
information est transmise au comité qui, à partir de l’évaluation
des conditions dans lesquelles les membres des Forces
canadiennes ou des corps de police sont déployés, détermine la
cote de risque de la mission.
[Français]
Le sénateur Maltais : En ce qui a trait à la déduction fiscale,
suis-je correct quand je dis que le Québec suit la recommandation
du ministère du Revenu fédéral?
[Traduction]
Mr. Keenan: A risk-assessment score applies to each mission.
There is a four-point risk scale from 0.00 up to 4.0. Missions are
rated level 1, 2, 3 or 4. A mission that is 3.50 and higher is rated
level 4. Missions assessed at level 3 and level 4 have an exemption
automatically from income, which would then flow through to the
Income Tax Act. Based on your comments that Quebec follows,
and, as I said, I am almost certain they do, it would automatically
apply. To the extent that the measure in question is about level 2,
or moderate-risk, not high-risk, the same rules would apply.
M. Keenan : Chaque mission a sa cote de risque. Ces cotes sont
données sur une échelle de quatre points allant de 0,0 à 4,0. Les
cotes attribuées aux missions sont de niveau 1, 2, 3 ou 4. Une
mission qui obtient 3,5 points ou plus se voit accorder une cote de
niveau 4. Les participants à une mission ayant une cote de 3 ou de
4 bénéficient automatiquement d’une exemption de l’imposition
des revenus, qui leur est accordée en application de la Loi de
l’impôt sur le revenu. Si ce que vous dites au sujet du Québec, soit
que cette province applique le même principe, et comme je vous
l’ai dit, je suis quasiment certain que c’est le cas, cela s’appliquera
automatiquement. Si la cote en question est au niveau 2, un risque
modéré, et non pas un risque élevé, les mêmes règles
s’appliqueraient.
Senator Black: Have the risk assessments contemplated here in
clause 7 been raised or lowered, so individuals can take advantage
or get an advantage from the task they are doing?
Le sénateur Black : Les évaluations de risque envisagées ici, à
l’article 7, ont-elles été relevées ou abaissées, afin que des
personnes puissent tirer parti ou retirer un avantage du travail
qu’elles font?
Mr. Cook: What do you mean by ‘‘raised or lowered’’?
M. Cook : Qu’entendez-vous par relever ou abaisser?
8-5-2013
Finances nationales
Senator Black: Is the risk level you have defined here — risk
level 3 or higher and then you go between a risk of 1.99 and 2.50
— higher or lower than would have been in an earlier draft?
Those numbers are amendments; is that correct?
Mr. Cook: That is correct.
39:15
Le sénateur Black : Le niveau de risque que vous avez défini ici,
un risque de niveau 3 ou supérieur et ensuite vous passez à un
risque entre 1,99 et 2,50 , est-il plus élevé ou plus faible qu’il ne
l’était dans une version antérieure? Ces chiffres sont des
modifications, n’est-ce pas?
M. Cook : C’est exact.
Senator Black: I am wondering whether those numbers are
higher or lower.
Le sénateur Black : Je me demande si ces chiffres sont plus
élevés ou plus faibles.
Mr. Keenan: The current legislation allows a mission to be
prescribed if it is at level 2. Currently, level 2 essentially runs from
1.50 to 2.49. The figures are rounded to the 2. That part of the bill
is intended to essentially allow the government to extend the tax
relief to missions that are similar to the risk type in level 3 and
level 4, where the risk is high.
M. Keenan : La législation actuelle permet qu’une mission soit
visée par règlement si elle est au niveau 2. Actuellement, les
missions de niveau 2 ont entre 1,5 et 2,49 points. Les chiffres sont
arrondis à 2. Cette partie du projet de loi vise essentiellement à
permettre au gouvernement d’élargir l’allègement fiscal aux
missions dont le type de risque est similaire à celle de niveau 3
et de niveau 4, dans lesquels le risque est élevé.
This proposal will expedite the process of providing tax relief
to the Canadian Forces members on these missions and will
acknowledge that the missions that are rated 2.00 to 2.49 are the
type of missions that are eligible for this type of relief because they
are more akin to level 3.
Cette proposition va accélérer l’application de l’allègement
fiscal aux membres des Forces canadiennes participant à ces
missions et va reconnaître que les missions qui ont une cote de
risque située entre 2,0 et 2,49 appartiennent aux types de missions
admissibles à ce type d’allègement fiscal parce qu’elles présentent
plus de risques apparentés à ceux de niveau 3.
The Chair: I am thinking of the Armed Forces personnel or the
police officer who is on exchange in Afghanistan, sitting down in
April writing his income tax form out and thinking about this 2.99
to 6.45. Why is this so complicated? You have levels 1, 2, 3 and 4,
which are easy for everyone to understand, and then you have to
convert that to these other numbers, 2.49 to 5.68. Is this because
Finance has its own levels of risk and National Defence and
Public Safety have another schedule of risk factors? It seems much
more complicated than it needs to be.
Le président : Je pense aux membres des Forces armées ou aux
agents de police qui sont en mission en Afghanistan, et qui, au
mois d’avril, remplissent leurs formulaires d’impôt et pensent à
cette cote qui va de 2,99 à 6,45. Pourquoi est-ce si compliqué?
Vous avez les niveaux 1, 2, 3 et 4, qui sont faciles à comprendre
pour tout le monde et vous devez ensuite convertir ces chiffres en
d’autres, entre 2,49 et 5,68. Est-ce parce que le ministère des
Finances a ses propres niveaux de risques et que la Défense
nationale et la Sécurité publique utilisent une autre série de
facteurs de risque? Cela me semble beaucoup plus compliqué que
nécessaire.
Mr. Keenan: The risk factors that are used for the tax
exemption are the same risk factors that are used by the
Department of National Defence and Public Safety to assess the
risk of an international mission. When we talk about the levels,
the mission is given a risk, for example, 3.17.
M. Keenan : Les facteurs de risque utilisés pour l’exemption
fiscale sont les mêmes que ceux utilisés par le ministère de la
Défense nationale et celui de la Sécurité publique pour évaluer les
risques d’une mission internationale. Lorsque nous parlons des
niveaux, la mission se voit accorder un niveau de risque, par
exemple 3,17.
The Chair: Is that a National Defence code?
Mr. Keenan: Yes. That would be considered a level 3 mission.
For simplicity’s sake, they rank them level 4, level 3, level 2, level
1, and there is a risk pay associated with that. My understanding
is that the soldiers receive a risk pay and, from the income tax
point of view, the question is will the income they receive while on
mission be exempt from income tax. The scale is the same; it is
just that we are using the levels and not the exact rating in general
discussion.
Le président : Est-ce un code de la Défense nationale?
M. Keenan : Oui. La mission en question sera alors considérée
comme ayant un niveau de risque 3. Afin de rendre les choses plus
simples, ces missions se voient accorder des risques de niveau 4, 3,
2 et 1, et à chaque niveau correspond une rémunération
conditionnelle. Je crois savoir que les soldats reçoivent une
rémunération conditionnelle et que, du point de vue de l’impôt sur
le revenu, la question est de savoir si le revenu qu’ils touchent
pendant qu’ils sont en mission bénéficiera d’une exemption de
l’impôt sur le revenu. L’échelle est la même, c’est simplement que
nous utilisons les niveaux et non pas exactement les cotes dans
une discussion de nature générale.
39:16
National Finance
In this proposal, we are saying that only missions that have a
risk score between 2.0 and 2.49 would be able to be designated by
the Minister of Finance, upon the recommendation of the
Minister of National Defence or the Minister of Public Safety,
under this part. That would then expedite the process of providing
tax relief because it has not been very quick in the last few years.
[Translation]
Senator Chaput: You mention an effective date, the
designation, meaning the date that determines when it will come
into effect.
I read here:
A mission may be designated retroactively.
[English]
How will you work that out?
[Translation]
How far back will it go?
[English]
Mr. Cook: There is a presumption in legislative drafting that if
you say ‘‘designation’’ or something, unless you say something
else to clarify it there is a question as to whether it just applies on
a go-forward basis. The reason we have this in the law is to make
it clear that the minister, based on the risk assessment, can go
back to the start of the mission or the start of the time at which
the mission was at the appropriate level. It is just to clarify.
Obviously, there will have to be an assessment process and then a
designation process by the minister. It is just to make sure that it
goes back to the appropriate starting point.
[Translation]
8-5-2013
Dans cette proposition, nous disons que seules les missions qui
ont une cote de risque entre 2,0 et 2,49 devraient pouvoir être
désignées par le ministre des Finances, sur recommandation du
ministre de la Défense nationale ou de celui de la Sécurité
publique, en application de cette partie. Cela permettrait
d’accélérer le processus d’attribution de l’allègement fiscal,
parce que celui-ci n’a pas été très rapide au cours des dernières
années.
[Français]
La sénatrice Chaput : Vous parlez d’une date d’entrée en
vigueur, soit la désignation, donc une date qui déterminera quand
cela entrera en vigueur.
Je lis ici :
Une mission peut être désignée de façon rétroactive.
[Traduction]
Comment allez-vous vous y prendre?
[Français]
De quelle durée sera cette rétroactivité?
[Traduction]
M. Cook : Lors de la rédaction d’un texte de loi, en règle
générale et à moins d’indication contraire, on comprend
implicitement que le terme « désignation », ou un terme
équivalent, n’a pas d’effet rétroactif. Nous avons tenu à ce que
cela figure dans la loi pour indiquer clairement que le ministre, en
s’appuyant sur l’évaluation des risques, peut appliquer cette
détermination de façon rétroactive, soit dès le début de la mission
ou au moment auquel celle-ci a atteint le niveau de risque qui
convient. Il s’agit simplement de préciser les choses. Bien
évidemment, il faudra qu’il y ait un processus d’évaluation, puis
un processus de désignation par le ministre. Il s’agit juste de
s’assurer que la mesure s’appliquera à compter du moment qui
convient.
[Français]
Senator Maltais: I would like to go back to your last question.
Le sénateur Maltais : J’aimerais revenir à votre dernière
question.
I am putting myself in the shoes of a soldier in Afghanistan
who has to go out on patrol and try not to get killed or wounded
as best he can, as do his comrades. When your tax form arrives
with the 10 or 12 equivalency factors that you just given us, I am
not sure that he is going to understand it all.
Je me mets dans la peau d’un soldat en Afghanistan qui doit
faire des patrouilles et éviter de se faire tuer, le plus souvent
possible, et éviter de se faire blesser, tout comme ses compagnons.
Lorsqu’arrive votre formulaire d’impôt avec les 10 ou 12 facteurs
d’équivalence que vous venez de nous donner, je ne suis pas sûr
qu’il comprend bien cela.
Could the Canada Revenue Agency not go and provide some
support for our soldiers in unique places like Afghanistan by
helping them to do their tax returns and sorting out all these
equivalency factors for them?
L’Agence du revenu du Canada ne pourrait-elle pas aller
soutenir nos soldats qui sont dans un endroit particulier, comme
en Afghanistan, afin de les aider à faire leur déclaration de
revenus et démêler tous ces facteurs d’équivalence?
8-5-2013
Finances nationales
I am sure that everyone around this table is learning a lot about
this today. It is your profession and your responsibility. But if you
were to provide more help to the soldiers, it would be less
complicated for them. And if officials from the agency were to go
to the places where the soldiers have to go, perhaps the
equivalency factor would go up a little more.
[English]
39:17
Je suis sûr que tout le monde ici autour de la table en apprend
beaucoup aujourd’hui; c’est votre profession et votre
responsabilité, mais si on apportait plus d’aide aux soldats, cela
serait moins compliqué pour eux. Et s’il y avait des fonctionnaires
de l’agence qui allaient sur le terrain où les soldats se trouvent,
peut-être que le facteur d’équivalence augmenterait un peu plus.
[Traduction]
Mr. Cook: We are talking about complexity and equivalency
factors. We are talking about a risk assessment currently being
carried out by the Department of National Defence, and we are
just using that for an income tax purpose. What currently
happens with respect to the prescription in regulation is that there
is not additional complexity. What we do is prescribe a mission.
Instead of prescribing a mission, that mission will be designated.
It will be the name of the mission. All the individual will have to
know is the mission. That designation will be posted on the
Department of Finance website. The change is not going to be
more complex for the member of the forces or the police officer
on the ground. This will speed up the ability of the individual to
get the tax relief to which they are entitled.
M. Cook : Nous parlons ici d’éléments complexes et de
facteurs d’équivalence. Il s’agit d’une évaluation des risques qui
est actuellement réalisée par le ministère de la Défense nationale et
nous nous contentons d’utiliser cette évaluation aux fins de
l’impôt sur le revenu. Les modalités actuelles d’application de la
réglementation n’ajoutent aucune complexité. Tout ce qu’elles
font est de viser une mission. Au lieu de viser une mission par
règlement, celle-ci sera désignée. Elle le sera par son nom. Toutes
les personnes devront connaître le nom de cette mission. La
désignation sera affichée sur le site web du ministère des Finances.
La modification ne vient en rien compliquer les choses pour le
membre des Forces armées ou les agents de police sur le terrain.
Elle va simplement permettre à la personne de bénéficier plus
rapidement d’un allègement fiscal auquel elle a droit.
Under the current system it requires the promulgation of a
regulation, which sometimes can be several years after the
particular year that is relevant for tax purposes, so the
individual has to go back and file amended returns and things
like that. What we will do is allow a designation.
Le régime actuel impose l’adoption d’un règlement, qui peut
parfois intervenir plusieurs années après la fin de l’année
d’imposition concernée. La personne ne peut alors que faire un
retour en arrière et produire une déclaration modifiée. Le
nouveau texte permet une désignation.
[Translation]
[Français]
Senator Maltais: What you are telling us is all well and good,
but when people with submachine guns are shooting at you, I do
not know if you have the time to visit the Canada Revenue
Agency website.
Le sénateur Maltais : C’est très beau ce que vous nous dites,
mais lorsque vous vous faites tirer dessus à coups de mitraillettes,
je ne sais pas si vous avez le temps d’aller vérifier le site web de
l’Agence du revenu du Canada.
I want to make sure that you are giving our soldiers currently
fighting in Afghanistan every possible opportunity to file their
taxes and receive all the refunds they are entitled to because of the
factors that you are establishing. But do not tell me that they have
the time to go and look at the Canada Revenue Agency website,
because I am not buying that. That is not on. Listen, when you
are sitting in a tank, firing in all directions, you do not have your
little device to check whether the situation you are in is a category
3, 4 or 5. I am sorry, but give me something else as an
explanation.
Je veux m’assurer que, pour nos soldats qui se battent
présentement en Afghanistan, vous leur donniez toute la facilité
possible pour faire leur déclaration de revenus afin qu’ils
reçoivent tous les remboursements auxquels ils ont droit en
vertu des facteurs que vous établissez. Mais ne me dites pas qu’ils
ont le temps d’aller voir le site web de l’Agence du revenu du
Canada, parce que cela, je ne le prends pas. Cela ne marche pas.
Écoutez, lorsque vous êtes dans un char d’assaut et qu’on doit
tirer tout autour, vous n’avez pas votre petite tablette pour aller
vérifier si c’est la classe 3, 4 ou 5. Cela, je regrette, mais donnezmoi autre chose que cela comme explication.
[English]
Mr. Keenan: For the missions that are level 3 or level 4, there is
no question about their tax-exempt status. I do not pretend to
know the level of risk, but let us say, for example, that a soldier
who is in a war zone is on a pretty high-risk mission. I think we
understand that. Those soldiers will get a T4 receipt from the
Department of National Defence when it comes to filling out their
income tax form. Because there is no doubt that that income is tax
[Traduction]
M. Keenan : Dans le cas des missions de niveau 3 ou de
niveau 4, il n’y a aucun doute sur l’exonération d’impôt. Je ne
prétends pas connaître les niveaux de risque, mais disons qu’un
soldat qui se trouve dans une zone de guerre participe à une
mission passablement risquée. Je crois que c’est un point que nous
pouvons tous comprendre. Ce soldat va recevoir du ministère de
la Défense nationale un formulaire T4 lorsque le temps sera venu
39:18
National Finance
8-5-2013
exempt, then there would be no tax withheld. Information would
be provided to the soldier, on their T4, that they were on this
mission and that this income was exempt.
pour lui de remplir son formulaire d’impôt. Comme il ne fait
aucun doute que son revenu est exonéré d’impôt, aucun montant
ne devrait être retenu au titre de l’impôt. L’information figurera
sur le T4 remis au soldat, lui précisant qu’en participant à cette
mission, son revenu a été exonéré d’impôt.
It is the level 2 moderate-risk missions that have taken so much
time because of the prescription process and because there is a
lack of knowledge. This proposal, which will allow the minister to
designate the missions of a certain type, will speed up that process
such that, as we foresee it, we could do it every year, sometime in
the fall, and say, ‘‘What missions need to be prescribed?’’ When it
comes to tax filing time, the soldiers who receive their T4s will
know that they were on this mission, that it was a level 2 and that
it has been designated for the exemption. The appropriate amount
of information would then be provided to the soldier, so they do
not have to go back two or three years later. No, they would not
have to check the website. However, the CRA would have the
information to know that that mission was designated.
C’est dans le cas des missions de niveau 2, à risque modéré, que
les modalités de prescription ont pris beaucoup plus de temps à
cause du manque de connaissance du cas particulier. Cette
proposition, qui va permettre au ministre de désigner les missions
d’un certain type, va accélérer le processus. Il nous semble que
celui-ci pourrait se dérouler tous les ans, pendant l’automne, en
nous demandant quelles sont les missions qui doivent être visées
par règlement. Lorsque vient l’époque à laquelle il faut remplir les
déclarations de revenus, les soldats recevant leurs T4 sauront
qu’ils participaient à cette mission, que celle-ci s’est vu attribuer
un niveau de risque 2, et qu’elle a été désignée comme bénéficiaire
de l’exemption. L’information nécessaire sera alors transmise au
soldat, pour qu’il n’ait pas à revenir sur sa déclaration trois ans
plus tard. Non, les soldats n’auront pas à consulter le site web.
Toutefois, il faudra que l’ARC dispose de cette information pour
savoir que la mission a été désignée par règlement.
[Translation]
Senator Maltais: Could you tell me how it works in the United
States or England, the countries that are going on more or less the
same missions as Canada?
[English]
[Français]
Le sénateur Maltais : Pourriez-vous me dire comment cela se
passe aux États-Unis ou en Angleterre, des pays qui font partie à
peu près des mêmes missions que le Canada?
[Traduction]
Mr. Keenan: I do not know how the system works in the
United States. Sorry. I could endeavour to find out.
M. Keenan : J’ignore comment le système fonctionne aux
États-Unis. Je m’en excuse, mais je peux m’informer et vous
communiquer la réponse plus tard.
The Chair: I am encouraging you to try to simplify this. If it is
complicated for us, it would be complicated for those whom it is
intended to benefit.
Le président : Je vous incite à simplifier tout ceci. Si c’est
compliqué pour nous, ça le sera également pour les personnes à
qui la mesure est destinée.
Senator Buth: Just to clarify, this does not affect the assessment
of risk. That is done by this interdepartmental committee, and
that just continues to go on. There is no change in terms of how
the assessment of the risk of a mission is determined. Is that
correct?
La sénatrice Buth : Permettez-moi de préciser, cela ne touche
pas à l’évaluation du risque. Celle-ci est réalisée par ce comité
interministériel et il va continuer à en être de même. Aucune
modification n’est apportée aux modalités d’évaluation des
risques de la mission, n’est-ce pas?
Mr. Keenan: Correct.
M. Keenan : C’est exact.
Senator Buth: Were missions that were scored between 2 and
2.49 exempt before?
La sénatrice Buth : Les missions se voyant attribuer un niveau
de risque entre 2 et 2,49 étaient-elles exonérées d’impôt
auparavant?
Mr. Keenan: Those are level 2 missions. That is the
designation. Under the current rules, they could be prescribed.
M. Keenan : Il s’agit des missions de niveau 2. C’est la
désignation. En application des règles actuelles, elles pouvaient
être visées par règlement.
Senator Buth: Could be.
Mr. Keenan: Could be prescribed. They would have to be
brought forward to the cabinet for a decision on prescription.
La sénatrice Buth : Pouvaient?
M. Keenan : Pouvaient être visées par règlement. Il fallait que
le cas soit soumis au Cabinet pour qu’il décide ou non de la
prescription.
8-5-2013
Finances nationales
Senator Buth: Then that would take the process through
regulation, and that is what the delay was?
Mr. Keenan: Exactly.
Senator Buth: By making this change here, you are giving the
Minister of Finance the ability to prescribe those missions as
exempt and then —
Mr. Keenan: To designate them.
39:19
La sénatrice Buth : Cela imposait alors de faire appel à la
réglementation, et c’est ce qui causait des retards?
M. Keenan : C’est exact.
La sénatrice Buth : Avec cette modification, vous donnez au
ministre des Finances le pouvoir de déclarer que les revenus versés
dans le cadre de ces missions sont exonérés d’impôt et ensuite...
M. Keenan : ... de les désigner.
Senator Buth: To designate them as exempt. Then, it speeds up
the process so that the person in the field can get the benefits
sooner. Is that correct?
La sénatrice Buth : De les désigner comme exonérés d’impôt.
Ensuite, cela accélère le processus afin de permettre à la personne
sur le terrain de profiter plus rapidement de cette exemption. Estce exact?
Mr. Keenan: That is the intent, yes. The designation can be
made such that when the soldiers are filing their income taxes,
they will know with some certainty that the income is exempt.
M. Keenan : C’est l’intention visée, oui. La désignation peut
être faite de façon à ce que, lorsque le soldat remplit sa
déclaration de revenus, il sache avec une quasi-certitude que son
revenu est exonéré d’impôt.
Senator Buth: Good. Thank you very much.
La sénatrice Buth : Bon. Merci beaucoup.
The Chair: Thank you. That is helpful.
Le président : Je vous remercie. C’est utile.
Senator McInnis: That was going to be my point. It will be
clearer as you go forward, after this amendment is put in place.
Correct? You will know how to operate in the future?
Le sénateur McInnis : C’est le point que j’allais aborder. Les
choses seront plus claires à l’avenir, une fois cette modification en
vigueur. Est-ce bien exact? Vous saurez comment procéder à
l’avenir?
Mr. Keenan: We certainly think it will be faster. It will provide
the tax exemption on an expedited basis to those soldiers who are
affected.
M. Keenan : Nous sommes convaincus que les choses seront
plus rapides. Les soldats concernés bénéficieront de l’exonération
d’impôt de façon plus rapide.
Senator McInnis: This became an issue in the media, three or
four months ago, when troops were left behind to train Afghan
security. Whether they would be exempt was questionable. I
always understood — because of this committee now — that
CRA will tell them the category they are in. Is that correct as you
go forward? You are not in the decision making with respect to
the level of the mission?
Le sénateur McInnis : Il y a trois ou quatre mois, la presse nous
a expliqué que cela posait un problème pour les troupes restées en
Afghanistan pour assurer la formation des forces de sécurité de ce
pays. On s’est alors demandé si les revenus de ses soldats seraient
exonérés d’impôt. J’avais déjà compris que, avec ce comité, l’ARC
serait en mesure d’indiquer aux soldats la catégorie de la mission à
laquelle ils participent. En sera-t-il de même à l’avenir? Ce n’est
pas vous qui prenez la décision concernant le niveau de sécurité de
la mission?
Mr. Keenan: No. The risk level of the mission is assessed by the
committee. That is right.
M. Keenan : Non. C’est le comité qui évalue le niveau de risque
des missions. C’est exact.
The Chair: Is this revenue-neutral over time, or is there a
likelihood of less revenue coming to the public purse and more
saving for the Armed Forces personnel as a result of this?
Le président : Ces modalités seront-elles sans incidence sur les
recettes à long terme, ou est-il probable que les recettes publiques
diminueront et que le personnel des Forces armées réalisera
davantage d’économies du fait de cette disposition?
Mr. Keenan: This is more of a process type of change, and so
we do not anticipate that it will have a revenue impact.
M. Keenan : Il s’agit davantage d’une modification du
processus que d’autre chose et nous ne nous attendons pas à ce
que cette mesure ait des incidences sur les recettes.
The Chair: We can go on to the next clause. I see no other
desire to intervene.
Le président : Nous pouvons maintenant passer à l’article
suivant puisque personne d’autre ne semble vouloir intervenir.
Mr. Cook: Clause 8 introduces a measure with respect to the
taxation of non-residents employed as aircraft pilots in Canada. It
responds to a Tax Court of Canada decision called Price, which
alluded to the complexity associated with taxing non-resident
pilots earning income in Canada. With respect to non-residents,
M. Cook : L’article 8 vise à mettre en œuvre une mesure
concernant l’imposition des non-résidents occupant un emploi de
pilote d’avion au Canada. Elle tire les conséquences d’une
décision de Cour canadienne de l’impôt dans Price c. La Reine,
qui s’est penchée sur la complexité de l’imposition des gains au
39:20
National Finance
8-5-2013
as I am sure the committee knows, we tax residents of Canada on
their worldwide income, and we tax non-residents based on their
income earned in Canada. That presents specific challenges in the
context of non-resident pilots, particularly those employed by
airlines resident in Canada. As you probably know, flight paths
are not direct. You might have a flight path from Toronto to
Vancouver, which might be partly over the U.S. and partly over
Canada. That has led to a number of disputes between taxpayers
and the Canada Revenue Agency.
Canada des pilotes non résidents. Dans le cas des non-résidents,
comme je suis convaincu que les membres du comité le savent,
nous taxons les résidents du Canada sur leurs revenus mondiaux
et nous taxons les non-résidents sur leurs revenus gagnés au
Canada. Cela présente des difficultés particulières dans le cas des
pilotes non résidents, en particulier dans le cas de ceux employés
par des compagnies aériennes résidant au Canada. Comme vous
le savez probablement, les trajectoires de vol ne sont pas directes.
Il se peut fort bien qu’un vol reliant Toronto à Vancouver se
déroule en partie au-dessus du territoire américain et en partie audessus du territoire canadien. Cela a conduit à de nombreux
différends entre les contribuables et l’Agence du revenu du
Canada.
In order to clarify and simplify the taxation of these nonresident pilots, this measure would provide that, if a flight departs
and lands in Canada, all the income associated with that flight
will be considered to be Canadian-source income. If it either takes
off or lands in Canada and the other end of the flight is outside
Canada, then it will be 50 per cent Canadian-source income. If a
flight takes off and lands outside of Canada, that will not be
Canadian-source income.
Afin de préciser et de simplifier l’imposition de ces pilotes non
résidents, cette mesure stipule que, dans le cas d’un vol décollant
et atterrissant au Canada, la totalité des revenus associés à ce vol
sera considérée comme des revenus de source canadienne. Par
contre, si un vol part du Canada et arrive à l’étranger, ou
l’inverse, 50 p. 100 des revenus seront considérés comme étant de
source canadienne. Si un vol décolle et atterrit à l’étranger, il ne
s’agira pas alors de revenus de source canadienne.
The Chair: You say there were court cases on this?
Le président : Vous nous dites que les tribunaux ont eu à se
prononcer sur ce genre de cas?
Mr. Cook: There have been two main court cases in this area,
one called Sutcliffe going back to 2006, I think. Price was a Tax
Court of Canada decision in 2011 and a Federal Court of Appeal
decision in 2012. In that, the Tax Court noted that the way the
rules currently work allows a lot of manoeuvring between
taxpayers and the Canada Revenue Agency, and it suggested
that it might be helpful to have a more simplified, legislated
scheme.
M. Cook : Les tribunaux ont rendu des décisions importantes
en la matière dans deux cas, dont Sutcliffe c. La Reine en 2006, si
je me souviens bien. La décision Price c. La Reine en fut une de la
Cour canadienne de l’impôt en 2011, et la Section d’appel de la
Cour fédérale s’est prononcée elle aussi dans cette affaire en 2012.
Dans ces décisions, la Cour canadienne de l’impôt a signalé que
les modalités actuelles de fonctionnement des règles en la matière
laissent beaucoup d’espace de manœuvre aux contribuables et à
l’Agence du revenu du Canada, et la cour a laissé entendre qu’il
serait utile de disposer d’un modèle plus simple qui serait imposé
par la loi.
Turning to what I believe should be the next page for you,
clause 9 deals with the Adoption Expense Tax Credit. The
Adoption Expense Tax Credit provides a non-refundable tax
credit for certain expenses incurred associated with the adoption
of a child. The expenses that are eligible are those certain expenses
incurred during what is known as the adoption period. Currently,
the adoption period starts with the time that the adoptive parents
are matched with the child. It has been recognized that there are
certain expenses that must be incurred prior to being matched
with a child. For example, costs associated with a home study
might be required. This measure would potentially make the
adoption period start earlier, at the time an application for
registration with a provincial ministry or adoption agency is
made.
J’en viens maintenant à l’article qui figure, je crois, à la page
suivante de votre document, l’article 9 qui traite du crédit d’impôt
pour frais d’adoption. Ce crédit d’impôt non remboursable
s’applique à certaines dépenses liées à l’adoption d’un enfant.
Les dépenses admissibles sont celles engagées pendant ce qu’on
appelle la période d’adoption. Cette période débute actuellement
au moment de l’appariement des parents adoptifs et de l’enfant.
On a toutefois déjà convenu que certaines dépenses doivent être
engagées avant cet appariement parents-enfant. C’est ainsi qu’il
peut s’avérer nécessaire d’engager les coûts d’une étude de foyer.
Cette mesure devrait avoir pour effet de permettre à la période
d’adoption de débuter plus tôt, au moment d’une demande
d’inscription auprès d’un ministère provincial ou d’une agence
d’adoption.
Senator Buth: What is the financial impact of this?
La sénatrice Buth : Quelles en sont les répercussions
financières?
8-5-2013
Finances nationales
Mr. Cook: The impact of this, I think we have got down as not
significant. That would be probably less than $1 million. The
group of taxpayers who are actually impacted by this is fairly
small. I think we estimate there will be fewer than 2,000 taxpayers.
Senator Buth: Clearly a benefit to those?
Mr. Cook: Yes, absolutely.
[Translation]
Senator Bellemare: My question has been answered.
[English]
39:21
M. Cook : Je crois que nous sommes parvenus à la conclusion
que les répercussions financières de cette mesure ne seront pas
importantes. Elles seraient probablement inférieures à un million
de dollars. Le groupe de contribuables réellement touchés par
cette mesure est passablement petit. Je crois que nous avons
calculé qu’il s’agit de moins de 2 000 contribuables.
La sénatrice Buth : Cette mesure profitera-t-elle très clairement
à ces personnes?
M. Cook : Oui, tout à fait.
[Français]
La sénatrice Bellemare : On a répondu à ma question.
[Traduction]
The Chair: We will move on to the first-time donor credit.
Le président : Nous allons maintenant passer au crédit pour
premier don de bienfaisance.
Mr. Cook: Clause 10 relates to the first-time donor supercredit. What this credit will allow is where a taxpayer and their
spouse have not made any donations prior to 2008. That is sort of
our definition of what a first-time donor is. If they make a
donation during the period between the end of 2012 and before
2018, as well as the charitable donation tax credit if it is a gift of
cash of up to $1,000, there will be an additional credit of
25 per cent of the donation amount.
M. Cook : L’article 10 traite du super crédit pour premier don
de bienfaisance. Ce crédit s’appliquera aux contribuables et à
leurs conjoints qui n’ont pas fait de dons avant 2008. C’est en
quelque sorte notre définition d’une personne faisant un premier
don de bienfaisance. Si ces personnes font un don entre la fin de
2012 et avant le début de 2018, elles bénéficieront, outre le crédit
pour premier don de bienfaisance, dans le cas d’un don d’au plus
1 000 $, d’un crédit additionnel de 25 p. 100 du montant du don.
The Chair: For that one time?
Mr. Cook: It will be a one-time credit that can be claimed by
either spouse for one taxation year.
[Translation]
Le président : Pour cette fois-là uniquement?
M. Cook : Ce sera un crédit accordé une seule fois qui pourra
être réclamé par n’importe quel conjoint pour une année
d’imposition.
[Français]
Senator Hervieux-Payette: I am curious. As I understand it,
someone making a first-time donation after having not done so
for 40 years will get this credit. Is there an age limit for the credit?
Is it for young people? I do not see it in the wording. I do not see
why this would apply to adults who have been in the workforce
for more than ten years.
La sénatrice Hervieux-Payette : Je suis curieuse. Selon ma
compréhension des choses, une personne qui fait un premier don
mais qui n’a pas été charitable pendant 40 ans sera récompensée.
Y a-t-il une limite d’âge pour bénéficier de cet avantage? Cela
vise-t-il les jeunes? Dans le libellé, je ne vois pas cela. Je ne vois
pas pourquoi cela s’appliquerait pour des adultes sur le marché du
travail depuis plus de dix ans.
Did you not think about an age limit? I feel we want to
encourage people to get into that habit. We do not want to start
encouraging them when they are 40, but rather when they are
younger.
N’avez-vous pas prévu une limite d’âge? Je pense qu’on veut
encourager les gens à prendre cette habitude. On ne veut pas
commencer à les encourager à 40 ans mais bien quand ils sont plus
jeunes.
Is there a limit to the amount that people can give? When you
read the clause, you cannot tell if it is $1,000, $10,000, or
$100,000. What amount does this clause involve?
Y a-t-il une limite au montant que les gens pourront donner?
Quand on lit l’article, on ne sait pas si c’est 1 000, 10 000, ou 100
000 $. Quel est le montant impliqué dans cet article?
[English]
Mr. Cook: I can address the technical point, and perhaps
Mr. Keenan can talk a little more generally about the policy and
the age limit.
[Traduction]
M. Cook : Je peux traiter de ce point technique et M. Keenan
pourra peut-être vous parler de façon un peu plus générale de la
politique et de la limite d’âge.
39:22
National Finance
The way it is drafted, it will be $1,000. The way that is in the
law, your additional credit is the lesser of $250 and 25 per cent of
the amount donated. You get 25 per cent of whatever you donate
up to $1,000, and then at that point your maximum credit is $250.
That is where the additional credit stops.
[Translation]
Senator Hervieux-Payette: Will anyone have access to this firsttime donor credit, regardless of age? Is it not just for young
people?
[English]
Mr. Keenan: The provision does apply to anyone who has not
donated since the 2007 tax year. In essence, the provision is
intended to encourage all Canadians to give to charity,
particularly for young people, so they would then promote a
culture of giving in the country. Canada has very generous tax
incentives for charitable donations. For the vast majority of
people if you donate above $200 a year to a charity, you do not
pay any tax on the income you used to make that donation. In
fact, a lot of people who are taxed at the top marginal rate would
receive a tax credit worth more than the tax they paid because it
applies to the top marginal rate, 29 per cent. This measure is
intended to encourage people to give, if they have not given the
first time or in a while, five years, to essentially allow people to
know from their own personal records, have I given, have I
claimed the charitable donation tax credit, such that they could
then decide, yes, I will make a donation to charity and the
charitable sector would be able to foster a relationship with that
donor so they could encourage on an ongoing basis a continued
relationship.
[Translation]
8-5-2013
D’après le texte que nous avons sous les yeux, il s’agira de
1 000 $. Le texte de la loi fixe le montant du crédit additionnel au
moindre de 250 $ et de 25 p. 100 du montant du don. Vous
bénéficierez d’un crédit de 25 p. 100 du montant que vous aurez
donné, jusqu’à 1 000 $, et rendu à ce point, votre crédit maximum
sera de 250 $. C’est là que le crédit additionnel cessera de
s’appliquer.
[Français]
La sénatrice Hervieux-Payette : N’importe qui, quel que soit
son âge, aura accès à cette récompense pour un premier don?
Ce n’est pas seulement pour les jeunes?
[Traduction]
M. Keenan : Cette disposition s’applique à quiconque n’a pas
fait de don depuis l’année d’imposition 2007. Il s’agit
d’encourager tous les Canadiens, en particulier les jeunes, à
faire des dons à des organisations caritatives afin de promouvoir
une culture des dons dans notre pays. Le Canada offre des
incitatifs fiscaux très généreux pour les dons de bienfaisance.
Dans le cas de la vaste majorité des gens qui donnent un montant
supérieur à 200 $ par année à une organisation caritative, aucun
impôt n’est imposé sur le revenu utilisé pour faire ce don. En
réalité, quantité de gens imposés au taux marginal maximal
bénéficieront d’un crédit d’impôt correspondant à un montant
supérieur à l’impôt qu’ils ont payé parce que la disposition
s’applique au taux marginal supérieur de 29 p. 100. Cette mesure
est destinée à inciter les gens à faire des dons, s’ils n’en ont encore
jamais fait ou pas depuis cinq ans. Il s’agit essentiellement de
permettre aux personnes, en consultant leurs dossiers personnels,
de vérifier s’ils ont fait des dons et réclamé un crédit d’impôt pour
don de bienfaisance, afin de leur permettre de décider de faire un
don à une organisation caritative. Ainsi, le secteur de la
bienfaisance sera en mesure de favoriser les relations avec ce
donneur pour l’inciter de façon permanente à continuer à faire des
dons.
[Français]
Senator Hervieux-Payette: Can I find out who asked for this?
Revenue Canada surely does not spend every day wondering
whether it should give a tax credit or a tax benefit to people who
donate to a charitable organization. Were there groups that made
representations to your department or to your minister?
La sénatrice Hervieux-Payette : Est-ce que je peux savoir qui a
demandé cela? Revenu Canada ne doit pas avoir à se demander
tous les jours si on devrait donner un crédit sur taxe ou un
avantage fiscal à des gens qui font un don à un organisme de
charité. Est-ce que ce sont des groupes qui se sont adressés à votre
ministère ou à votre ministre?
This seems to be coming out of fantasyland to some degree. I
do not see the point in rewarding someone who has not been all
that generous in recent years. At the end of the day, people who
did give for all that time are not benefitting, but those who did not
give are. What is the logic behind that? Did some group ask for
that?
Cela me semble venir de façon un peu fantaisiste. Je ne vois pas
l’idée de donner une récompense à quelqu’un qui n’a pas vraiment
été généreux dans les dernières années. Dans le fond, ceux qui ont
donné pendant tout ce temps n’ont pas de bénéfice, puis on va
donner le bénéfice à quelqu’un qui ne donnait pas. Quelle est la
logique derrière cela? Est-ce qu’un groupe a demandé cela?
8-5-2013
Finances nationales
[English]
39:23
[Traduction]
Mr. Keenan: The House of Commons Finance Committee
undertook a study on charitable donations and tax incentives for
charitable donations. The report was released in February. They
made a number of recommendations, a number of which related
to the tax system; others related to transparency, and so on.
M. Keenan : Le Comité permanent des finances de la Chambre
des communes a réalisé une étude sur les dons de bienfaisance et
les incitatifs fiscaux en la matière. Son rapport a été publié en
février. On y trouvait un certain nombre de recommandations,
dont certaines concernant le système fiscal, et d’autres touchant à
la transparence, et cetera.
One of the main messages that the committee heard was a need
to promote a culture of giving. A number of proposals were made
to change the tax incentives. The government felt this measure
would respond to that call to encourage people to donate to
charity. Other proposals were made, but this measure, building on
the already existing very generous incentives that exist for
charitable donations, was a one-time, temporary measure to
encourage people to essentially get into the game of donating to
charity, and then letting the charitable sector build on those
relationships once they have been developed.
L’un des principaux messages retenus par ce comité a été la
nécessité de promouvoir une culture des dons. Il a formulé un
certain nombre de propositions pour modifier les incitatifs
fiscaux. Le gouvernement a été d’avis que cette mesure
répondrait à cette demande d’inciter les gens à faire des dons
aux organisations caritatives. D’autres propositions ont aussi été
faites, mais cette mesure, s’appuyant sur des incitatifs très
généreux qui existent déjà pour les dons de bienfaisance, est
apparue comme une mesure temporaire et s’appliquant une seule
fois pour inciter les gens à participer aux dons à ces organisations
caritatives, et pour permettre ainsi au secteur de la bienfaisance de
profiter de ces relations lorsqu’elles ont été instaurées.
[Translation]
Senator Hervieux-Payette: The other recommendations are not
in the budget.
[English]
[Français]
La sénatrice Hervieux-Payette : Les autres recommandations
ne sont pas dans le budget.
[Traduction]
Senator Black: As an individual who, before I came here, was
very involved in raising money for various organizations, I want
to commend you and your colleagues for this move. I think this is
fabulous. What I have seen is that young people have not
developed the culture of giving. Anything we can do to encourage
that as a concept is good for Canada. I want to go on record as
saying I think this is very good. Thank you.
Le sénateur Black : Avant de me joindre au Sénat, je me suis
beaucoup occupé de lever de fonds pour diverses organisations et,
à ce titre, je tiens à vous féliciter, vous et vos collègues, de cette
décision. Je la trouve excellente. J’ai en effet pu constater que les
personnes jeunes n’ont pas développé de culture du don. Tout ce
que nous pouvons faire pour contribuer à répandre ce concept est
une bonne chose pour le Canada. Je tiens à ce que le compte
rendu indique que cela me paraît une très bonne chose, et que je
m’en félicite et vous en remercie.
Senator Callbeck: You are projecting it will cost $25 million per
year for this first-time donor program. How many people do you
feel will take advantage of this? What are your projections on
that?
La sénatrice Callbeck : Vous prévoyez que ce programme de
crédit pour premier don de bienfaisance va coûter 25 millions de
dollars par année. À votre avis, combien de personnes vont en
tirer parti? Quelles sont vos projections à ce sujet?
Mr. Keenan: I am just trying to remember. We figure there will
be about $110 million worth of donations that would be
essentially eligible for the credit of donors. The average
donation of a first-time donor is about $185. Those are the
figures that I have in my head right now. That is 50,000. Let me
run the numbers here. I do not have that figure right here, but in
that range.
M. Keenan : J’essaie de m’en souvenir. Nous estimons qu’il y
aura environ 110 millions de dollars de dons qui seront
admissibles au crédit d’impôt pour dons de bienfaisance. Le
don moyen d’un premier donateur est d’environ 185 $. Ce sont les
chiffres qui me viennent à l’esprit tout de suite. Cela touche
50 000 personnes. Laissez-moi vérifier les chiffres. Je ne les ai pas
ici, mais ils sont de cet ordre.
Senator Callbeck: You can come back to the committee later or
send it to the clerk, please.
La sénatrice Callbeck : Vous pouvez nous les donner plus tard
aujourd’hui ou les faire parvenir à la greffière.
Senator Buth: Thank you, chair. My question has been
answered.
La sénatrice Buth : Je vous remercie, monsieur le président. J’ai
déjà obtenu la réponse à ma question.
39:24
National Finance
8-5-2013
The Chair: We will let Mr. Keenan do his math down there.
Somewhere around 100,000 people will take advantage of that. I
think, Mr. Cook, we can proceed.
Le président : Maintenant, nous allons laisser M. Keenan
vérifier ses calculs. Environ 100 000 personnes tireront parti de
cette mesure. Je crois, monsieur Cook, que nous pouvons
poursuivre.
Mr. Cook: Clause 11 relates to the dividend tax credit. As I
explained earlier, the dividend tax credit mechanism is composed
of two parts, the gross-up and the actual dividend tax credit itself.
M. Cook : L’article 11 est consacré au crédit d’impôt pour
dividendes. Comme je l’ai expliqué précédemment, le mécanisme
de ce crédit d’impôt pour dividendes est composé de deux volets,
la majoration et le crédit d’impôt pour dividendes lui-même.
The Chair: As well as the rate itself?
Mr. Cook: As well as the rate itself, and clause 11 provides the
rate.
The Chair: Which goes down?
Le président : Ainsi que le taux lui-même?
M. Cook : Ainsi que le taux lui-même, et l’article 11 fixe ce
taux.
Le président : Diminue-t-il?
Mr. Cook: The rate goes down from two thirds of the gross-up
amount to thirteen eighteenths of the gross-up amount.
M. Cook : Le taux diminue des deux tiers du montant majoré
au treize dix huitièmes du montant majoré.
The Chair: I think we understood that previously. Thank you.
Le président : Vous nous avez déjà expliqué cela auparavant. Je
vous remercie.
Mr. Cook: Clause 12 relates to a consequential amendment
relating to the measure regarding credit unions. It is just changing
a cross-reference in the Income Tax Act, so if it is okay with the
committee, I would like to leave the discussion of that until we are
actually at the main provision.
M. Cook : L’article 12 porte sur une modification corrélative
touchant la mesure qui s’applique aux caisses de crédit. Il modifie
simplement un renvoi à la Loi de l’impôt sur le revenu et, si le
comité est d’accord, j’aimerais garder la discussion sur ce sujet
pour plus tard, soit au moment où nous en viendrons à la
disposition principale.
The Chair: We will be talking about credit unions later on.
Le président : Nous parlerons donc plus tard des caisses de
crédit.
Mr. Cook: That is correct. Clause 13 is a consequential
amendment relating to the international banking centre
measure. It prevented foreign tax credits from being claimed on
income that was exempt from tax in Canada. As I had indicated,
the IBC, the international banking centre, exempted certain
income from taxation in Canada, so this was just a consequential
foreign tax credit rule.
M. Cook : C’est exact. L’article 13 apporte une modification
corrélative à la mesure concernant les centres bancaires
internationaux. Il interdit de réclamer les crédits pour impôt
étranger sur les revenus qui ont été exonérés d’impôt au Canada.
Comme je l’ai indiqué, les centres bancaires internationaux, les
CBI, avaient pour effet d’exonérer certains revenus de
l’imposition au Canada, et il s’agit donc là uniquement d’une
modification corrélative du règlement concernant le crédit pour
impôt étranger.
Clause 14 relates to the Mineral Exploration Tax Credit. This
is a credit relating to flow-through share expenses, which are
flowed through to shareholders. This measure has been extended
annually for a few years now, and Budget 2013 extended this
measure one more time.
L’article 14 porte sur le crédit d’impôt pour l’exploration
minière. Il s’agit d’un crédit touchant les dépenses en actions
accréditives, qui sont transférées aux actionnaires. L’application
de cette mesure a été prolongée chaque année dans les derniers
budgets, et celui de 2013 le fait une fois de plus.
The Chair: For one year?
Le président : Pour un an?
Mr. Cook: For one year, that is correct.
M. Cook : Pour un an, c’est exact.
Clause 15 is a measure to phase out the additional deduction
relating to credit unions. Currently, as the committee may know,
there is a small business deduction, which allows certain
corporations, Canadian-controlled private corporations, to be
taxed at a lower rate on the first $500,000 of their income, as long
as their taxable capital is less than $15 million.
L’article 15 élimine une déduction additionnelle dont
bénéficiaient les caisses de crédit. Comme les membres du
comité le savent peut-être, il y a actuellement une déduction
accordée aux petites entreprises, qui permet à certaines sociétés
privées sous contrôle canadien d’être imposées à un taux inférieur
sur leurs premiers 500 000 $ de revenus, sous réserve que leur
capital imposable soit inférieur à 15 millions de dollars.
One exception to that is found for credit unions. Credit unions
are given access to an additional deduction, subject to certain
conditions, which can effectively allow them to be taxed at that
Il y avait une exception à cette règle pour les caisses de crédit.
Celles-ci se voyaient accorder, dans certaines conditions, une
déduction additionnelle qui leur permettait en réalité d’être
8-5-2013
Finances nationales
39:25
lower tax rate on all of their income. Budget 2013 proposes to
phase out that additional deduction for credit unions through the
2016 year at the rate of 20 percentage points per year.
imposées à ce taux d’imposition plus faible sur l’ensemble de leurs
revenus. Le budget 2013 propose d’éliminer cette déduction
additionnelle pour les caisses de crédit d’ici 2016, à un taux de
20 points de pourcentage par année.
There is some restructuring that goes on, but really all this
measure does is introduce a phase-out without changing the
calculation of the additional deduction.
Nous procédons en même temps à une certaine réorganisation,
mais, dans les faits, cette mesure n’a pour effet que d’éliminer
cette déduction additionnelle, sans modifier en rien son calcul.
[Translation]
[Français]
Senator Hervieux-Payette: In fact, to me, that practically seems
like a direct attack on Quebec’s economic model. We have a lot of
credit unions in Quebec. To my mind, there does not seem to be a
difference between large and small credit unions. When you
belong to a credit union and the credit union offers benefits, a
dividend goes to the members, and those members are already
taxed, so it is taxable income. I am trying to see what your
objective is.
La sénatrice Hervieux-Payette : En fait, cela me semble une
attaque presque directe sur le modèle économique du Québec. Au
Québec, on a beaucoup de coopératives. Il me semble qu’entre les
grosses et les petites coopératives il n’y a pas de différence.
Lorsqu’on est membre d’une coopérative et que la coopérative a
des bénéfices, une ristourne va aux coopérants et ceux-ci sont déjà
taxés, c’est un revenu taxable. J’essaie de comprendre votre
objectif.
In any case, there is a big difference between a Royal Bank
shareholder and a member of a small local credit union in the
Laurentians, for example. The credit union member is
contributing to his or her local economy and does not belong to
a credit union making $3 billion in profits every quarter. Credit
unions cannot even use the same funding model as the banks.
These are two distinct institutions.
De toute façon, il y a une grande différence entre un
actionnaire de la Banque Royale et le membre d’une petite
coopérative locale, par exemple, des Laurentides. Ce dernier aide
son économie locale, ne fait pas 3 milliards de dollars de profil à
chaque trimestre. Or, il n’a même pas accès au même mode de
financement que les banques. On parle donc de deux sortes
d’institutions.
This model brings the two institutions closer from a financial
standpoint but not in terms of their objectives. I see a certain
dichotomy in how you or your minister is approaching things. I
would like to know the thinking behind this approach. Why make
a change when this funding method is entirely worthwhile,
especially in rural communities? Where did the idea come from?
Are there other countries that tax banks and credit unions in the
exact same way?
Avec ce modèle, vous faites un rapprochement sur le plan
financier, mais non sur l’objectif même de ces institutions. Je vois
une certaine dichotomie dans votre façon, ou celle de votre
ministre, d’aborder les choses. J’aimerais connaître votre
raisonnement à savoir pourquoi vous êtes allé dans cette
direction. Pourquoi apporter un changement, alors que ce mode
de financement est extrêmement valable, surtout lorsqu’on se
trouve dans un milieu rural? Où avez-vous pris cette idée? Y a-t-il
d’autres pays qui taxent les banques et les coopératives de façon
identique?
[English]
The Chair: Mr. Trueman, would that be in your domain?
[Traduction]
Le président : Monsieur Trueman, la réponse relève-t-elle de
vos compétences?
Geoff Trueman, Director, Business Income Tax, Department of
Finance Canada: I would be happy to provide some comments
with respect to those remarks.
Geoff Trueman, directeur, Impôt des entreprises, ministère des
Finances Canada : J’ai, très certainement, des commentaires à
vous faire sur ces remarques.
This measure is designed to enhance the neutrality of the tax
system and to put credit unions and caisses populaires on an
equivalent footing with other businesses and other financial
institutions.
Cette mesure est conçue pour améliorer la neutralité du régime
fiscal et pour mettre les caisses de crédit et les caisses populaires
sur un pied d’égalité avec d’autres entreprises et d’autres
institutions financières.
The additional deduction is a unique feature of the tax system
originally introduced in the 1970s that gave credit unions and
caisses populaires extended access to the small business deduction
that was suitable at the time, but since then we have seen some
significant changes in the structure of the small business
deduction.
La déduction additionnelle en question est une caractéristique
unique du régime fiscal qui est apparue pour la première fois dans
les années 1970 et qui conférait aux caisses de crédit et aux caisses
populaires un accès élargi à la déduction accordée aux petites
entreprises, qui était défendable à l’époque. Depuis lors, nous
avons observé des modifications importantes dans la structure des
déductions accordées aux petites entreprises.
39:26
National Finance
8-5-2013
It originally allowed a corporation access to the small business
tax rate based on their cumulative taxable income. At the time,
credit unions argued that they did not have the same access to
that deduction given that while a corporation could pay out
dividends and regenerate access to that limit, credit unions and
caisses populaires at that time were limited in their ability to pay
out dividends due to certain provincial restrictions and
regulations.
À l’origine, cette déduction permettait à une société d’accéder
au taux d’imposition réservé aux petites entreprises, en fonction
du montant de son revenu imposable cumulatif. Les caisses de
crédit prétendaient alors que la faiblesse de leurs moyens pour
verser des dividendes, imputable à certaines restrictions et à
certains règlements de leurs provinces respectives, ne leur
permettait pas d’avoir le même accès à cette déduction alors
que les entreprises traditionnelles pouvaient verser ces dividendes
et obtenir ainsi à nouveau accès à ce plafond cumulatif.
The cumulative limit was brought in for credit unions based on
member shares and deposits, and it was designed to provide credit
unions with equivalent access to the small business tax rate, not to
provide a special or unique preference.
Dans le cas des caisses de crédit, ce plafond était fixé en
fonction du nombre de parts des membres et du montant des
dépôts. L’objectif visé était de fournir aux caisses de crédit un
accès équivalent à celui obtenu avec le taux d’imposition des
petites entreprises. L’intention n’était pas de les faire bénéficier
d’un traitement préférentiel quelconque.
Since that time, the structure of the small business deduction
has changed. The cumulative income limit was abolished in the
mid-1980s in favour of an annual income limit, and in the 1990s, a
taxable capital threshold was brought in that applies so that the
size of a corporation then became important in accessing the
small business tax rate.
Depuis cette époque, la structure de la déduction accordée aux
petites entreprises a évolué. Le plafond des revenus cumulatifs a
été aboli au milieu des années 1980 au profit d’un plafond annuel
des revenus et, dans les années 1990, un seuil sur le capital
imposable est entré en vigueur afin que la taille d’une société
devienne un facteur déterminant pour bénéficier du taux
d’imposition des petites entreprises.
The additional deduction, however, did not change at those
times. The preference to a credit union is that they are able to
shelter, in some cases, more than the $500,000 of annual income
that other corporations are subject to, and credit unions or caisses
populaires are not subject to that same taxable limit. What this
change is designed to do is to put credit unions and caisses
populaires on an equivalent footing as other businesses in
Canada. They will still retain access to the small business tax
rate and the small business deduction so that those rural credit
unions, for example, which tend to be the small credit unions, will
continue to have access to the small business deduction. They are
the credit unions that were least likely to benefit from the
additional deduction given their small size. Most of those small
credit unions should see no change whatsoever in their taxable
status.
La déduction additionnelle n’a toutefois pas été modifiée à
cette époque. La préférence accordée aux caisses de crédit a eu
pour effet de leur permettre, dans certains cas, de mettre à l’abri
de l’impôt des montants dépassant les 500 000 $ de revenus
annuels, alors que les mêmes montants sont imposés dans les
autres sociétés. Ainsi, les caisses du milieu coopératif ne sont pas
soumises au même plafond imposable que les autres entreprises
canadiennes. Cette modification est destinée à les ramener sur un
pied d’égalité avec ces autres entreprises. Elles conserveront
néanmoins l’accès au taux d’imposition des petites entreprises, et
à la déduction qui leur est accordée. Le résultat sera que les caisses
de crédit en milieu rural, qui ont tendance à être petites,
continueront de bénéficier de la déduction accordée aux petites
entreprises. Ce sont elles qui étaient le moins susceptibles de
profiter de la déduction additionnelle étant donné leur petite
taille. La plupart de ces petites caisses de crédit ne verront aucune
modification de leur assujettissement à l’impôt.
The large credit unions that have grown over time will see the
removal of the additional deduction wherein those large credit
unions will then pay tax at the general corporate income tax rate,
as a general rule.
Les grandes caisses de crédit, qui se sont développées avec les
années, n’auront plus accès à cette déduction additionnelle et
devront dès lors payer des impôts au taux général de l’impôt des
sociétés. C’est la règle générale.
[Translation]
Senator Hervieux-Payette: Your answer does not acknowledge
the fact that the business models are not the same. Most cities in
Quebec have credit unions, and the big banks do not have a
presence there; all of them fled. What that means is when there are
not big profits to be made, the banks get out of town. What
remain are local people who support organizations you are now
going after. I was given an estimate of around $75 million. When
something works well, there is a delightful expression: if it ain’t
broke, don’t fix it. If something is working well, why introduce
[Français]
La sénatrice Hervieux-Payette : Votre réponse ne reconnaît pas
qu’on ne fait pas affaire au même modèle d’entreprise. Si on
regarde au Québec, la plupart des villes ont une caisse populaire et
toutes les grandes banques sont absentes, elles se sont toutes
sauvées. Le résultat est le suivant : là où il n’y a pas de gros profits
à faire, les banques se sont sauvées. Ce qu’il reste sont des locaux
qui appuient une organisation que maintenant vous allez
chercher. On m’a donné un estimé d’environ 75 millions de
dollars. Quand quelque chose fonctionne bien, vous avez une
8-5-2013
Finances nationales
39:27
changes to go after a small amount like $75 million, when there
are over $200 billion in profits? At the end of the day, that money
is benefitting local economies.
expression savoureuse en anglais qui dit : « if it ain’t broke, don’t
fix it ». Si les choses vont bien, pourquoi apporter des
changements en allant chercher un petit 75 millions sur plus de
200 milliards de dollars de profits? Dans le fond, cet argent
bénéficie à l’économie locale.
There are some 600 cities in Quebec. Of those, about 450 are
not home to a single bank branch, only a credit union. And you
are going to tax those people. The very fact that they came
together under a federation reflects their desire to meet the
specific needs of every region and to help one another. But you
are treating these institutions like the big banks. The mentality,
philosophy and mission of a bank are completely different than
those of a credit union.
On compte quelque 600 villes au Québec. De ce nombre,
environ 450 n’ont aucune succursale bancaire mais uniquement
des caisses populaires. Or, vous allez taxer ces gens. S’ils se sont
réunis en fédération, c’est justement dans le but de répondre aux
besoins distincts de chaque région et de s’entraider. Toutefois,
vous les traitez comme de grandes banques. La mentalité, la
philosophie et la mission des banques est tout à fait différente de
celles des coopératives.
I do not understand why the government is interfering with the
operations of credit unions, but to go after a ridiculously small
sum; these are institutions that have a much stronger presence in
my province than in the rest of the country,.
Je n’ai pas compris, sauf pour un petit montant ridicule,
pourquoi on faisait intrusion dans les opérations des caisses
populaires, institutions qui sont beaucoup plus développées dans
ma province que dans le reste du Canada.
[English]
Mr. Trueman: One of the interesting points to note is that we
are removing the additional deduction at the federal level.
Provinces have the choice as well of whether to provide access
at the provincial level to provide a similar structure for credit
unions. Quebec is one of the provinces that removed its
preferential tax rates for credit unions, so back in 2003 Quebec
did move to tax the caisses populaires at the same rate as other
financial institutions and corporations.
[Translation]
[Traduction]
M. Trueman : Il est intéressant de signaler ici que le retrait de
cette déduction additionnelle ne concerne que le niveau fédéral. À
leur niveau, les provinces peuvent donner accès à cette déduction
pour conserver une structure similaire à l’intention des caisses de
crédit. Le Québec est l’une des provinces qui a éliminé son taux
d’imposition préférentiel pour les coopératives de crédit. C’est en
2013 qu’elle a décidé d’imposer les caisses populaires au même
taux que les autres institutions financières et les autres sociétés.
[Français]
Senator Hervieux-Payette: That argument is no more
convincing.
La sénatrice Hervieux-Payette : Cela ne me convainc pas plus.
Senator Bellemare: I am going to continue along the same lines.
The budget included the revenues generated by this measure.
Could you please tell us what they are and indicate what exactly
the regional impact will be? The impact is said to be stronger in
Quebec, for instance. Was a specific amount calculated, and if so,
what was it?
La sénatrice Bellemare : Pour continuer dans la même veine,
dans le budget, on donnait les revenus générés par cette mesure.
Pouvez-vous nous les rappeler et nous dire exactement quel est
l’impact régional? On dit que l’impact sera plus fort pour le
Québec, par exemple. Avez-vous calculé un montant précis et quel
est-il?
[English]
Mr. Trueman: The revenue estimates presented in the budget
are at the federal level. We do not break those out on a regional or
provincial basis.
[Translation]
Senator Bellemare: Was it that $75 million?
[English]
Mr. Trueman: It is a measure that, if it is phased in over five
years, in the fifth year it is $75 million when the measure is fully
implemented.
[Traduction]
M. Trueman : Les évaluations de recette présentées dans le
budget concernent uniquement le palier fédéral. Nous ne
procédons pas à une décomposition au niveau régional ou
provincial.
[Français]
La sénatrice Bellemare : Était-ce 75 millions?
[Traduction]
M. Trueman : C’est une mesure qui, si elle est mise en œuvre
sur cinq ans, aura un effet de 75 millions de dollars lorsqu’elle sera
intégralement mise en œuvre.
39:28
National Finance
[Translation]
Senator Bellemare: Would three quarters be a good percentage?
[English]
8-5-2013
[Français]
La sénatrice Bellemare : Est-ce que les trois quarts seraient un
bon pourcentage?
[Traduction]
Mr. Trueman: It is difficult to have a rule of thumb given that
the impact of a particular industry may vary from one region to
another.
M. Trueman : C’est un pourcentage difficile à évaluer de façon
empirique car les répercussions sur un secteur donné peuvent
varier d’une région à l’autre.
Senator Buth: What is the limit for a business to be considered
a small business?
La sénatrice Buth : Quel est le plafond en dessous duquel on
parle de petite entreprise?
Mr. Trueman: The taxable capital threshold is $15 million.
M. Trueman : Le seuil du capital imposable est de 15 millions
de dollars.
Senator Buth: How many credit unions or companies do you
think this will affect?
La sénatrice Buth : Combien de caisses de crédit ou
d’entreprises cela va-t-il toucher, à votre avis?
Mr. Trueman: The number of credit unions is subject to
change. Over recent years, it is probably less than 1,000 credit
unions in Canada. More than half of them did not claim any
amount for the additional deduction over recent years, which
would mean they were small enough that they were simply able to
use the small business deduction, and, conversely, slightly fewer
than half of them would have been claiming the additional
deduction.
M. Trueman : Le nombre de caisses de crédit évolue. Il y en a
probablement moins de 1 000 au Canada depuis quelques années.
Moins de la moitié d’entre elles a réclamé un montant au titre de
la déduction additionnelle au cours des dernières années. On
pourrait en déduire que celles qui n’ont réclamé aucun montant à
ce titre étaient suffisamment petites pour pouvoir tout simplement
utiliser la déduction accordée aux petites entreprises et, à
l’opposé, qu’un peu moins de la moitié d’entre elles auraient
réclamé cette déduction additionnelle.
Senator Buth: Therefore, it is approximately 500 businesses.
La sénatrice Buth : Il s’agit donc d’environ 500 entreprises.
Mr. Trueman: That is an average over recent years, and the
number is subject to change.
M. Trueman : C’est une moyenne au cours des dernières
années, et le chiffre peut varier.
Senator Buth: We have seen, of course, in Manitoba the
increase in terms of amalgamations as credit unions have faced a
lot of issues and have seen benefits in terms of getting larger and
larger. How would you compare the largest credit union in
Canada to maybe one of the smallest banks in Canada? Have
credit unions reached the size of banks?
La sénatrice Buth : Au Manitoba, nous avons assisté, comme
vous le savez, à une hausse du nombre de fusions des caisses de
crédit alors que celles-ci étaient confrontées à quantité de
problèmes et réalisaient les avantages que leur apporterait une
augmentation de taille. Comment procéderiez-vous à la
comparaison entre la caisse de crédit la plus importante au
Canada et peut-être l’une des plus petites banques au Canada? Les
caisses de crédit ont-elles atteint la taille des banques?
Mr. Trueman: Certainly not of the big six banks, however,
credit unions play an important role in some particular areas.
Credit unions would have at least 15 per cent of personal deposits
and mortgages in Canada. They are an important player
particularly in some of those retail areas. As you know from
the consolidation in the sector, credit unions do offer a broad
range of financial services to their members as well.
M. Trueman : Certainement pas celle des six grandes banques,
mais les caisses de crédit jouent un rôle important dans certains
domaines précis. Elles recueillent au moins 15 p. 100 des dépôts
personnels et accordent aussi 15 p. 100 des hypothèques au
Canada. Leur rôle est important, en particulier dans certains
secteurs de détail. Comme vous le savez, à la suite de la
consolidation survenue dans ce secteur, les caisses de crédit
offrent dorénavant à leurs membres une large gamme de services
financiers.
[Translation]
Senator Chaput: Most of my questions were answered, but I,
too, do not understand the reason behind your decision to treat
caisses populaires and credit unions the same as banks.
[Français]
La sénatrice Chaput : On a répondu à la plupart de mes
questions, mais je ne comprends pas non plus la justification
derrière cette décision de votre part de traiter les Caisses et les
Credit Unions de la même façon que les banques.
8-5-2013
Finances nationales
Have you heard from any credit unions or caisses populaires in
response to this measure? First of all, do they know about it?
Second of all, how did they react?
[English]
Mr. Trueman: Certainly, credit unions are aware of this
measure, and I have had representations from the credit union
sector. Generally, following the budget, we will hear from
stakeholders on virtually all of the measures within our area of
responsibility.
[Translation]
Senator Chaput: But they were not consulted before you came
up with this. They were told after the fact.
Mr. Trueman: After the fact.
[English]
The Chair: Senator Chaput raises a question, and it is a good
time for me to intervene. If there are any issues as we continue,
make note of them, honourable senators, and let steering know
you might like to have a witness on that issue. We have already
heard from the caisses populaires and credit unions that they
would like to be heard by us. Once we finish understanding the
bill on a clause-by-clause basis, then we will have witnesses.
[Translation]
39:29
Avez-vous eu des réactions de la part des credit unions ou des
caisses? Sont-elles au courant, premièrement, de ce qui va se
passer et, deuxièmement, quelles ont été leurs réactions?
[Traduction]
M. Trueman : Il est certain que les caisses de crédit ont eu
connaissance de cette mesure, et j’ai reçu des observations de ce
secteur. En règle générale, à la suite du budget, nous en avons de
pratiquement tous les intervenants concernés par les mesures
relevant de notre responsabilité.
[Français]
La sénatrice Chaput : Mais elles n’ont pas été consultées avant
que vous arriviez avec cela. Elles ont été mises au courant après le
fait.
M. Trueman : Après le fait.
[Traduction]
Le président : La sénatrice Chaput a soulevé une question et
cela me donne l’occasion d’intervenir. Si d’autres questions sont
soulevées dans la suite, je vous invite, chers collègues, à en prendre
note et à indiquer par la suite au comité de direction que vous
aimeriez entendre un témoin sur cette question. Les caisses
populaires et les caisses de crédit nous ont déjà informées qu’elles
aimeraient que nous les entendions. Lorsque nous aurons terminé
notre étude article par article du projet de loi, nous pourrons
entendre des témoins.
[Français]
Senator Maltais: I want to pick up on an answer you gave
Senator Bellemare regarding the measure that will be
implemented over five years. You cannot tell us exactly what
the effects will be. Did the Canada Revenue Agency do any
analyses? When we amend a bill, we have to be able to see what
the consequences will be in the short, medium and long terms.
Le sénateur Maltais : Je vais revenir à la réponse que vous avez
donnée à la sénatrice Bellemare. Il s’agit d’une mesure que vous
appliquerez sur cinq ans. Vous ne pouvez pas nous dire
exactement les effets que cela entraînera. Des analyses ont-elles
été faites à l’Agence du revenu du Canada, parce que lorsque nous
modifions un projet de loi, nous devons être en mesure de voir les
conséquences à court, moyen et long terme?
So far, you have not answered Senator Bellemare’s question,
and it troubles me that you do not know what will happen in two,
three, four or five years’ time. I cannot wrap my head around
that.
Présentement, vous n’avez pas répondu à la question de la
sénatrice Bellemare, et cela m’inquiète de voir que vous ne savez
pas ce qui va se passer dans deux, trois, quatre ou cinq ans. Je ne
peux pas comprendre cela.
Normally, when lawmakers draft a bill, an analysis of the
short-, medium- and long-term effects is done. You have yet to
answer my colleague’s question on that.
Habituellement, quand le législateur rédige un projet de loi, il
analyse les conséquences à court, moyen et long termes. Ici, vous
n’avez pas répondu à ma collègue.
I would like you to think very hard. If you do not have the
answer today, you can always send it to the chair or clerk. But we
have to know what the results were and what impact this measure
will have. I cannot wrap my head around the idea that you are
here, discussing this measure, and neither you nor anyone else
studied the effects. Someone should have done that.
J’aimerais que vous vous creusiez la tête. Si vous n’avez pas la
réponse aujourd’hui, vous pouvez toujours l’envoyer au président
ou à la greffière, mais il est important de connaître les résultats de
cela et ce que cela va donner. Je ne comprends pas que vous
arriviez ici et que cette étude n’ait pas été faite chez vous ou
ailleurs. Elle aurait dû être faite par quelqu’un.
In the private sector, when a board of directors issues an order,
it makes sure it knows what effects that decision will have in the
short, medium and long terms. When those considerations are not
examined, the company fires the people who should have done it.
Dans une entreprise privée, lorsque le conseil d’administration
fait un décret, il s’assure des conséquences à court, moyen et long
terme, et si ce n’est pas fait, il congédie les gens qui auraient dû le
faire.
39:30
National Finance
I am waiting for your answer on that. It is important, not just
for small credit unions, but also for Canada’s economy.
[English]
8-5-2013
J’attends votre réponse à ce sujet. C’est important, non
seulement pour les petites caisses, mais également pour
l’économie du Canada.
[Traduction]
Mr. Trueman: I would be happy to try to respond to that. In
preparing this measure for the budget, there was an analysis of the
impact on credit unions. This measure will generate revenues for
the government and have a cost to credit unions. At the same
time, this measure will affect primarily the largest credit unions in
Canada, the credit unions that have grown large over the years
and that compete in the financial mainstream. In that respect,
there is a five-year transition as well to provide a period of time
for the measure to come into place over a number of years.
M. Trueman : Je vais me faire un plaisir d’essayer de vous
répondre. En préparant cette mesure pour le budget, une analyse
a été faite des répercussions sur les caisses de crédit. Cette mesure
va générer des recettes pour le gouvernement et avoir un coût
pour les caisses de crédit. En même temps, cette mesure va toucher
essentiellement les caisses de crédit les plus importantes au
Canada, celles qui ont connu une forte croissance au cours des
dernières années et qui font concurrence aux grandes institutions
financières. C’est pourquoi nous avons prévu une période de
transition de cinq ans et prévoyons que la mesure ne s’appliquera
intégralement qu’au bout d’un certain nombre d’années.
The Chair: I have no other questioners, so I guess we
understand the clause.
Le président : Personne ne veut poser d’autres questions, j’en
déduis que nous comprenons tous la nature de cet article.
Mr. Cook: The next clause is clause 16, and that provides a
technical amendment relating to registered disability savings
plans.
M. Cook : L’article suivant est le 16. Il apporte une
modification technique au traitement des régimes enregistrés
d’épargne-invalidité.
As you may recall, there was a measure in last year’s budget
relating to beneficiaries of registered disability savings plans,
RDSPs, where there was concern about the ability or competence
of the beneficiary to enter into the RDSP. A measure was
introduced to allow qualifying family members, a spouse or
parent, to enter into the RDSP. This is a technical amendment to
ensure that the provision operates as intended. There was sort of a
technical issue. It was clear that the individual, namely, the
qualifying family member, could enter into the RDSP, and this
measure clarifies the ongoing ability of the family member to
continue to hold the RDSP on behalf of the beneficiary.
Vous vous souviendrez sans doute que le budget de l’an dernier
comportait une mesure touchant les bénéficiaires de régimes
enregistrés d’épargne-invalidité, les REEI, alors même qu’on se
demandait si les gens avaient les capacités ou les compétences
nécessaires pour adhérer à un REEI. Il a alors été décidé de
permettre aux membres de la famille admissibles, un conjoint ou
un parent, de le faire. Il s’agit ici d’une modification technique
destinée à s’assurer que cette disposition fonctionne comme
prévu. Il y avait en quelque sorte un problème technique. Il était
manifeste que la personne, soit le membre de la famille admissible,
pouvait adhérer à un REEI, et cette mesure précise que la capacité
actuelle de ce membre de la famille se poursuit pour lui permettre
de détenir le REEI au nom du bénéficiaire.
The Chair: Can we assume that the legislation we approved last
year had some unintended consequences, some things that needed
to be clarified?
Le président : Pouvons-nous en déduire que la législation que
nous avons approuvée l’an dernier a entraîné des conséquences
inattendues, des choses qu’il fallait préciser?
Mr. Cook: I think ‘‘clarify’’ is the right word. The RDSPs are
largely written or established by large financial institutions, and
they have their team of lawyers go through them and provide
legal opinions that the conditions of the RDSPs meet the
requirement of the legislation. A technical issue was raised by
one of the financial institutions, not all of them, just one, as to
how a court would determine the law to apply. I think that this
change is more in the nature of prudence to forestall any question
of how it operates.
M. Cook : Je crois que « préciser » est le bon terme. La plupart
des REEI sont rédigés ou mis en place par de grandes institutions
financières, qui ont leurs équipes d’avocats pour les analyser et
émettre des avis juridiques attestant que les conditions imposées à
leurs REEI respectent la loi. L’une des institutions financières, pas
toutes, mais une seule, a soulevé un point technique en nous
demandant comment un tribunal déterminerait la loi qui
s’applique en la matière. Je suis d’avis que cette modification
relève davantage de la prudence pour anticiper toute question sur
la façon dont cela fonctionne.
The Chair: It is interesting to know how your process works
and evolves.
Le président : Il est intéressant de voir comment vos processus
fonctionnent et évoluent.
8-5-2013
Finances nationales
39:31
Mr. Cook: Clause 17 is next. It relates to taxes in dispute and
charitable donation tax shelters. Under the Income Tax Act, as a
general rule the CRA cannot take collection action or taxpayers
are not obligated to pay tax until they have exhausted all their
rights to object or appeal a particular tax assessment.
M. Cook : Nous passons maintenant à l’article 17 qui traite
des cotisations donnant lieu à un litige et des crédits d’impôt
demandés à l’égard d’un abri fiscal au titre d’un don de
bienfaisance. L’Agence du revenu du Canada, en application de
la Loi de l’impôt sur le revenu, ne peut pas, en règle générale,
prendre des mesures de recouvrement et les contribuables ne sont
pas tenus d’acquitter leurs impôts tant qu’ils n’ont pas utilisé tous
leurs droits de contester ou de faire appel d’une cotisation donnée.
Let us say you owe $100. If you file a notice of objection and
then appeal to the Tax Court, CRA is precluded generally from
taking any collection action until such time as you have gone
through the full appeal process.
Imaginons que vous deviez 100 $. Si vous déposez un avis
d’opposition et ensuite un appel auprès de la Cour de l’impôt, en
règle générale, l’ARC n’a pas le droit de prendre des mesures de
recouvrement tant que vous n’avez pas épuisé l’intégralité du
processus d’appel.
There is one exception to that, and it applies with respect to
large corporations. The CRA is allowed to collect up to half of the
tax and hold on to it pending the final resolution of the tax
matter.
Il y a une exception à cette règle qui s’applique aux grandes
sociétés. Dans leur cas, l’ARC est autorisée à recouvrer jusqu’à la
moitié des impôts et à les conserver dans l’attente de la résolution
finale de ce litige fiscal.
This measure implements the same kind of rule with respect to
taxes owed in respect of charitable donation tax shelters. They are
a particular issue. Sometimes even in the face of existing
jurisprudence people persist on dragging out the process, if you
will, to final resolution. This measure would allow the CRA to
either retain or collect up to half the tax owing in respect of this
very limited case of charitable donation tax shelters.
Cette mesure met en œuvre le même type de règle dans le cas
des impôts dus au titre des crédits d’impôt demandés à l’égard
d’abris fiscaux relatifs à des dons de bienfaisance. Ceux-ci posent
des problèmes particuliers. Il arrive parfois que, malgré la
jurisprudence en la matière, les gens étirent le processus le plus
possible jusqu’à son règlement final. Cette mesure permettra à
l’ARC de retenir ou d’encaisser jusqu’à la moitié du montant
d’impôt dû au titre de ce type très limité d’abris fiscaux relatifs à
des dons de bienfaisance.
The Chair: It is only with respect to the charitable tax shelters.
Le président : Cela ne concerne que les abris fiscaux relatifs à
des dons de bienfaisance.
Mr. Cook: That is correct.
The Chair: The rule still applies otherwise?
M. Cook : C’est exact.
Le président : La règle continue à s’appliquer dans tous les
autres cas?
Mr. Cook: The general rule as it applies to taxpayers writ large
is undisturbed.
M. Cook : La règle générale en vigueur pour tous les autres
contribuables n’est pas modifiée.
Senator Black: If I am a large corporation and I have a dispute,
CRA can get 50 per cent until the dispute is resolved. If I am an
individual and there is a dispute, no money is paid until the
dispute is resolved. If I am captured by this clause here, CRA
wants to take 50 per cent pending resolution. Is that accurate?
Le sénateur Black : Si je dirige une grande entreprise et que j’ai
un litige, l’ARC peut exiger 50 p. 100 dans l’attente de la
résolution de ce litige. Par contre, si je suis un particulier qui
conteste une cotisation, je ne suis pas tenu de verser quoi que ce
soit tant que le litige n’est pas résolu. Si cet article me concerne,
l’ARC va exiger 50 p. 100 du montant contesté dans l’attente du
règlement. Est-ce bien exact?
Mr. Cook: That is accurate. The only thing I would note is that
if you are an individual and decide that you do not want to pay
the amount, at the end there will be interest calculated back to the
time of your initial assessment.
M. Cook : C’est exact. La seule chose à ajouter est que, si vous
êtes un particulier et décidez de ne rien payer dans l’attente du
règlement du litige, une fois celui-ci résolu, vous aurez à acquitter
des intérêts qui seront calculés à partir de la date la première
évaluation de votre cotisation.
Senator Black: That dovetails nicely to my question. If I have
to pay 50 per cent and I am right and the CRA is wrong, do they
pay me interest?
Le sénateur Black : Cela concorde fort bien avec ma question.
Si je dois payer 50 p. 100 et que j’ai raison, et que l’ARC a tort,
va-t-elle me verser des intérêts?
Mr. Cook: I believe there is interest on the refund.
Senator Black: Thank you.
M. Cook : À ce que je crois savoir, des intérêts sont versés en
cas de remboursement.
Le sénateur Black : Je vous remercie.
39:32
National Finance
Mr. Cook: The rate is not the same.
8-5-2013
M. Cook : Le taux n’est pas le même.
Senator McInnis: It is 10 per cent you pay. It is 2 per cent they
pay.
Le sénateur McInnis : C’est 10 p. 100 si vous payez et c’est
2 p. 100 si ce sont eux qui paient.
The Chair: That means you pay less tax on the 2 per cent.
Le président : Cela signifie que vous payez moins d’impôt sur le
2 p. 100.
[Translation]
Senator Bellemare: I am curious as to how a tax shelter is
identified or how charitable donations can be tax shelters. How is
that fact established? According to you, people are choosing that
avenue as a tax shelter. You said the money is hidden in a charity.
Perhaps I misunderstood.
[English]
Mr. Cook: If it is a tax shelter, there is an obligation to register
the tax shelter in the first place, so the promoter of the tax shelter
may register. CRA can also make a determination that a tax
shelter exists. There is a definition of tax shelter in the Income Tax
Act. As it would most likely apply in this situation, you are
talking about a charitable donation or a deduction for a
corporation, and there is limited recourse debt or additional
deductions in excess of the actual gift.
[Translation]
Senator Bellemare: The term tax shelter suggests that it is
different from obtaining a deduction for a charitable donation,
but we are actually talking about charitable organizations that,
nevertheless, carry out charitable activities.
[English]
[Français]
La sénatrice Bellemare : Je suis curieuse de savoir comment on
déclare un abri fiscal ou que des dons de charité sont des abris
fiscaux. Comment détermine-t-on cette réalité? Les gens se
tournent vers ça, selon vous, pour trouver un abri fiscal; vous
dites que c’est camouflé en organisme de charité. J’ai peut-être
mal compris.
[Traduction]
M. Cook : S’il s’agit d’un abri fiscal, il faut tout d’abord que
celui-ci soit enregistré et le promoteur de cet abri fiscal peut donc
le faire. L’ARC peut également déterminer qu’il s’agit d’un abri
fiscal. La Loi de l’impôt sur le revenu comporte une définition
d’un abri fiscal. Comme celle-ci s’appliquerait fort probablement
dans ce cas, vous parlez d’un don de bienfaisance ou d’une
déduction pour une société, et il y a une dette garantie limitée ou
des déductions additionnelles dépassant le montant du don réel.
[Français]
La sénatrice Bellemare : Parler d’abri fiscal laisse supposer que
c’est différent que d’obtenir une déduction pour un don de
charité, mais ici on parle d’organisations charitables qui mènent
quand même des activités charitables.
[Traduction]
Mr. Cook: We are not talking about just your average garden
variety donation to a charity. What we are talking about is a
specific tax shelter. Many of these are specific plans that take
advantage of a gifting arrangement to generate significant tax
benefits for the people who participate.
M. Cook : Nous ne parlons pas ici d’un don ordinaire à une
organisation caritative. Nous parlons plutôt d’un abri fiscal
précis. Nombre de ceux-ci sont des régimes destinés précisément à
tirer parti d’un arrangement de don afin de générer des revenus
fiscaux importants pour les gens qui y participent.
As I indicated, for a tax shelter there are specific obligations to
file with respect to the tax shelter itself.
Comme je l’ai indiqué, un abri fiscal est soumis à des
obligations précises de dépôt le concernant lui-même.
Senator Buth: Is there a financial impact associated with this?
La sénatrice Buth : Cette mesure a-t-elle des répercussions
financières?
Mr. Cook: I will just see whether we have one.
We do not put down any fiscal impact for this one.
Senator Buth: Essentially, what you are doing is allowing the
collection up to 50 per cent and then the case gets resolved one
way or the other.
Mr. Cook: It actually does sort of wash out, if you will.
Senator Buth: Is this a large issue? Are there a lot of charitable
donation tax shelters?
M. Cook : Permettez-moi de regarder ce que nous avons.
Nous n’avons inscrit aucune répercussion financière pour cette
mesure.
La sénatrice Buth : Pour l’essentiel, vous autorisez donc le
recouvrement d’un montant pouvant atteindre 50 p. 100 et le cas
est ensuite résolu, d’une façon ou d’une autre.
M. Cook : En réalité, si vous voulez, c’est une sorte
d’opération de compensation.
La sénatrice Buth : S’agit-il d’un problème important? Y a-t-il
beaucoup d’abris fiscaux relatifs à des dons de bienfaisance?
8-5-2013
Finances nationales
Mr. Cook: It is a large issue. There are tens of thousands of
assessments. It will apply to assessments after 2012, but certainly
the outstanding cohort of assessments relating to charitable
donation tax shelters is quite large.
39:33
M. Cook : C’est une question importante. Il y a des dizaines de
milliers de cotisations. Cela s’appliquera aux cotisations d’après
2012, mais il est certain que la cohorte des cotisations en
souffrance concernant des abris fiscaux relatifs à des dons de
bienfaisance est passablement importante.
Senator Buth: Can you give a ballpark?
La sénatrice Buth : Pouvez-vous nous en donner une idée?
Mr. Cook: It would be in the tens of thousands for sure.
M. Cook : Il s’agit certainement de dizaine de milliers.
Senator Buth: That is in terms of organizations.
La sénatrice Buth : Vous parlez du nombre d’organisations?
Mr. Cook: It is in terms of individuals participating in them.
M. Cook : Du nombre de personnes qui y participent.
The Chair: This provision results in quite a bit of extra revenue
in the hands of the government as time goes on while this gets
resolved.
Le président : Avec les années, en attendant que le différend
soit résolu, cette disposition fait rentrer passablement d’argent
dans les caisses de l’État.
Mr. Cook: The main hope is that this will facilitate the
resolution of these cases, one way or another, as opposed to while
the meter may be running. If there is no upfront cash, some
people have taken the position that they will try to manage the
process to delay final resolution and collection as long as possible.
M. Cook : Nous espérons surtout qu’elle facilitera la résolution
de ces cas, d’une façon ou d’une autre, au lieu d’inciter à jouer le
temps. Si la partie qui conteste n’est pas tenue de procéder à un
versement au début, certaines personnes pourraient être tentées de
tout faire pour retarder le plus possible la résolution finale et le
recouvrement.
Senator McInnis: On that point, there are a number of
Canadians who have got some tremendous deductions as a
result of these charitable donations. I know of several of them.
This will not be retroactive.
Le sénateur McInnis : Je sais que bon nombre de Canadiens ont
eu droit à des déductions importantes à la suite de ces dons de
bienfaisance. J’en connais plusieurs. Cette mesure ne sera pas
rétroactive.
Mr. Cook: That is correct.
M. Cook : C’est exact.
Senator McInnis: It will be from here on in. Many of the cases
are probably on their way to the Supreme Court of Canada. You
are saying that you will be able to get at least 50 per cent because
at the moment you do not get anything.
Le sénateur McInnis : Elle s’appliquera à compter de
maintenant. Nombre des cas vont probablement finir par se
retrouver devant la Cour suprême du Canada. Vous nous dites
que cette mesure va vous permettre d’encaisser au moins
50 p. 100 des cotisations réclamées alors qu’actuellement vous
n’obtenez rien.
Mr. Cook: They may choose to accept the penalty of the
interest running.
M. Cook : Les parties qui contestent peuvent accepter la
pénalité sous forme d’intérêts qui s’accumulent.
Senator McInnis: Many do.
Le sénateur McInnis : Beaucoup le font.
Mr. Cook: That is correct.
M. Cook : C’est exact.
Senator McInnis: Many do, and they hold town hall meetings
to explain their actions and how they are doing it, with all these
people who have received this credit.
Anyway, good luck to you. I did not participate.
Le sénateur McInnis : Nombre des personnes qui ont bénéficié
de ce crédit organisent des assemblées publiques locales pour
expliquer ce qu’elles font et comment elles s’y prennent. Dans tous
les cas, je vous souhaite bonne chance.
Je n’ai pas utilisé ce crédit d’impôt.
Senator Callbeck: Would you give us some specific examples of
these tax shelters for charitable donations?
La sénatrice Callbeck : Pourriez-vous nous donner des
exemples précis de ces abris fiscaux relatifs à des dons de
bienfaisance?
Mr. Cook: There are a number of varieties. Just looking at the
definition of tax shelter in the Income Tax Act, some of them use
what we call limited recourse debt. What you might do is put up
cash of $2,000; someone will lend you $8,000 or $10,000, and
there will be an amount donated to a charity or donations made,
in which you can get a charitable donation. Then perhaps a series
of transactions or events will transpire that will mean limited
recourse debt, that is debt you may or may not have to repay,
M. Cook : Ces abris fiscaux peuvent prendre des formes très
variées. En se reportant simplement à la définition d’un abri fiscal
dans la Loi de l’impôt sur le revenu, certains utilisent ce que nous
appelons une dette à recours limité. Vous pouvez par exemple
placer 2 000 $ dans un tel abri, et quelqu’un va vous prêter
8 000 ou 10 000 $, et un montant donné fera l’objet d’un don à
une organisation caritative. Vous serez alors considéré comme
ayant fait un don de bienfaisance. Ensuite, une série de
39:34
National Finance
8-5-2013
depending on subsequent circumstances; so you may have a cash
cost of $2,000, but if the donation is made well in excess of your
cash cost, then as subsequent events turn out you are not
obligated to repay those borrowed funds that were used to make
the donation.
transactions ou d’activités vont faire que vous aurez une dette à
recours limité, c’est-à-dire une dette que vous aurez ou non à
rembourser, selon la façon dont les choses se passeront à l’avenir.
Vous pouvez donc avoir déboursé réellement 2 000 $, mais si le
don fait dépasse nettement votre versement, il se peut que vous ne
soyez pas tenu de rembourser les fonds empruntés qui ont servi à
faire un don en fonction de la façon dont les choses se sont
passées par la suite.
Senator Callbeck: I do not understand why you would not be,
if you get the lend of $8,000. Can you explain it to me? I do not
understand this concept.
La sénatrice Callbeck : Je ne comprends pas pourquoi vous ne
seriez pas tenu de rembourser les 8 000 $ qu’on vous a prêtés.
Pouvez-vous m’expliquer pourquoi.
Mr. Cook: If you never have to repay the $8,000 —
Senator Callbeck: Why would you not?
M. Cook : Je ne saisis pas ce concept. Vous n’aurez jamais à
rembourser les 8 000 $...
La sénatrice Callbeck : Et pourquoi pas?
Mr. Cook: These transactions are set up so that you do not
have to repay the $8,000. The whole point of it is to create a tax
benefit for the participant in excess of their cash cost to
participate. There have been a few cases, and the CRA has been
quite successful in court to date. It is all a question of when we
close one thing down, the ingenuity of taxpayers is turned to
another area. I am sure some of the people around here will
remember the art donation schemes, where you would buy works
of art for one price. Those works of art would then be donated to
a charity and there would be an evaluation of those artworks far
in excess of what you paid, so you would claim a charitable
donation based on the fair market value of the valuation of the
artwork as opposed to what you paid for it.
M. Cook : Ces transactions sont organisées de façon à ce que
vous n’ayez jamais à rembourser les 8 000 $. Il s’agit uniquement
de faire bénéficier le participant d’un avantage fiscal dépassant le
coût de son investissement. Nous en avons vu un certain nombre
de cas, et l’ARC a obtenu jusqu’à maintenant de bons résultats
devant les tribunaux dans ce type de situation. Il s’agit
simplement de savoir que, lorsqu’on met un terme à une
pratique, l’ingénuité des contribuables se tourne vers un autre
stratagème. Je suis sûr qu’il y a des gens autour de cette table qui
se souviennent des stratagèmes relatifs à des dons d’œuvres d’art,
avec lesquels vous pouviez acheter des œuvres d’art à un prix
donné. Ces œuvres d’art étaient ensuite données à une
organisation caritative et on les faisait évaluer à un montant
supérieur à celui que vous aviez payé, ce qui vous permettait de
réclamer un don de bienfaisance dont le montant était fixé en
fonction l’évaluation de l’œuvre en question, à sa juste valeur
marchande, et non pas du montant que vous l’aviez payée.
Senator Callbeck: To me, the artwork example is very different
than if you put up $2,000 cash and you get the loan of $8,000
from someone. Obviously, you get a receipt for $10,000, but I
cannot understand how that $8,000 does not have to be paid to
someone.
La sénatrice Callbeck : À mes yeux, l’exemple des œuvres d’art
est très différent de celui dans lequel vous verser 2 000 $ en liquide
et obtenez ensuite un prêt de 8 000 $ de quelqu’un d’autre. Bien
évidemment, vous obtenez un reçu de 10 000 $, mais ce que je ne
parviens pas à comprendre est pourquoi ce 8 000 $ n’a pas à être
remboursé à quelqu’un.
Mr. Cook: I do not have the specifics of particular transactions
in front of me, but you can provide whatever terms you want in a
loan document that sets out the terms on which the loan has to be
repaid or not repaid. You could set out the condition such that
effectively the individual does not have to repay the amount.
M. Cook : Je n’ai pas ici les caractéristiques d’une transaction
précise, mais dans un document de prêt, vous pouvez définir les
conditions qui vous conviennent sur son remboursement ou son
non-remboursement. Vous pouvez donc préciser dans ces
conditions que, en réalité, la personne n’a pas à rembourser le
montant.
Senator Callbeck: I will not pursue it anymore, but I still do not
understand the whole concept.
La sénatrice Callbeck : Je ne veux pas m’attarder davantage sur
ce sujet, mais je ne comprends toujours pas le concept.
Senator Hervieux-Payette: Like you, I am a little bit in the
dark. Who is selling that? What type of charitable organization
would go with that? Would it be a church so it would be seen as a
very laudable cause? I would like to know who is using that, how
they are using it. Is it sold by a broker? This is a scheme,
obviously, but I want to know — I was not aware of it; I do not
work at CRA — so that we can also advise people that this is a
La sénatrice Hervieux-Payette : Comme vous, je me sens un
peu dans la brume. Qui vend quoi? Quel type d’œuvre de charité
va procéder de cette façon? Est-ce une église qui veut donner
l’impression de défendre une cause très louable? J’aimerais savoir
qui utilise ce genre de processus, et comment il est utilisé. Ce type
de placement est-il vendu par un courtier? Il y a bien évidemment
un stratagème, mais j’aimerais le connaître, car j’ignore ces
8-5-2013
Finances nationales
39:35
scheme. Perhaps the people who are buying it are innocent,
thinking it is another fancy thing the fiscal system is providing us,
the generosity of our government. Who issues these things and
who markets them? If Senator Callbeck does not know in P.E.I.
and I do not know in Quebec, maybe some of you do not know
anywhere else. I was not aware of such a scheme.
choses-là et je ne travaille pas à l’ARC. Cela nous permettrait de
prévenir les gens qu’il s’agit d’un stratagème. Peut-être ceux
achetant ce type de placement sont-ils innocents, croyant qu’il
s’agit d’une autre caractéristique originale de notre système fiscal,
d’une générosité de notre gouvernement. Qui conçoit ces
placements et qui les vend? Si la sénatrice Callbeck ne connaît
pas de cas de ce genre à l’Île-du-Prince-Édouard et que je n’en
connais pas au Québec, peut-être que certains d’entre vous n’en
connaissent pas non plus ailleurs. Je n’avais pas connaissance
d’un tel stratagème.
Mr. Cook: There are certainly groups of people who promote
these transactions. It is a business for them and they take a
portion of the proceeds and develop the series of transactions that
are used.
M. Cook : Il y a certainement des groupes de gens qui font la
promotion de ces types de transactions. Pour eux, il s’agit
d’affaires. Ce sont eux qui conçoivent les séries de transactions
utilisées, qui leur permettent de prélever une partie du produit de
ces transactions.
Senator Hervieux-Payette: Are they regulated by the provincial
regulators? You cannot sell some sort of financial product out of
nowhere. It is illegal. There is consumer legislation. Who is
preventing people from selling that? I may be of good faith and I
think it is a smart move.
La sénatrice Hervieux-Payette : Ces stratagèmes sont-ils
réglementés par les provinces? Vous n’êtes pas autorisés à
vendre des produits financiers à partir de nulle part. C’est
illégal. Il y a des lois protégeant les consommateurs. Qui empêche
ces gens de vendre ces placements? Il se peut que je sois de bonne
foi et trouve que c’est là une solution intelligente.
[Translation]
When you invest in a stock savings plan, you receive a tax
advantage. But in this case, who is selling this to people who are,
quote unquote, innocent? The people selling them are the guilty
ones, but here, you are targeting the people who are buying them.
Why not go after the sellers instead of the buyers, who are
basically acting in good faith? You also said you will be able to
get 50 per cent, but I do not think you will find people who earn a
living taking advantage of the tax system.
[English]
[Français]
On investit dans notre régime d’épargne-action et on obtient un
avantage fiscal. Mais dans ce cas, qui vend cela à des gens qui
« eux », entre guillemets, sont innocents? Les gens qui les vendent
sont les coupables, mais là, vous frappez sur ceux qui les achètent.
Pourquoi ne pas courir après ceux qui les vendent plutôt qu’après
ceux qui les achètent qui, en fin de compte, sont de bonne foi? Et
vous dites que vous allez prendre 50 p. 100, mais je ne pense pas
qu’on trouvera les gens qui se servent de la fiscalité pour gagner
leur vie.
[Traduction]
The Chair: We have a rather restrictive piece of legislation here
that deals with 50 per cent during an appeal as opposed to
whether the vehicle itself is legal or illegal. I have let the questions
go on at some length so you can understand what the vehicle is,
but if you could put something in writing to us, give us an abstract
of how one of these things might work, that could be helpful to
us. Keep in mind, honourable senators, that clause 17 is not to
say whether the vehicle is or is not a desirable scheme. Charitable
tax shelters do exist under the existing law and if we want to
convince the government otherwise in that regard, it would be
through another vehicle.
Le président : Nous avons là un texte de loi plutôt restrictif qui
prévoit un versement de 50 p. 100 de la cotisation pendant un
appel au lieu de déterminer si le véhicule utilisé est légal ou illégal.
J’ai laissé les membres du comité vous poser des questions
pendant un certain temps pour leur permettre de comprendre de
quoi il s’agit précisément, mais vous pourriez peut-être nous
fournir quelque chose par écrit, résumant comment l’un de ces
stratagèmes peut fonctionner. Cela nous serait utile. Gardez à
l’esprit, chers collègues, que l’article 17 ne dit en rien si le véhicule
utilisé relève ou non d’un mécanisme souhaitable. La législation
actuelle reconnaît l’existence d’abris fiscaux liés à des œuvres de
charité. Si nous voulons convaincre le gouvernement de procéder
autrement dans ce domaine, nous devrions utiliser d’autres
moyens.
Senator McInnis: I presume that privilege for senators carries
to this committee and not just in the Senate.
Le sénateur McInnis : Je suppose que les privilèges dont
bénéficient les sénateurs s’appliquent à ce comité et pas
uniquement au Sénat.
The Chair: Yes.
Le président : Oui.
39:36
National Finance
Senator McInnis: I will not name companies, but I am familiar
with this. What Senator Hervieux-Payette is saying is true. If the
litigation proceeds and these companies lose and CRA wins, there
will ultimately be a lot of innocent people who will be paying the
10 per cent and paying the money back, the taxes.
The Chair: If they lose the court case.
Senator McInnis: If the case is lost, yes. It sounds very credible.
They are well promoted and they name some very worthwhile
charities that we probably all participate in. You are picking up
50 per cent. If they are successful, you may have to pay the
50 per cent back, but we will wait and see.
The Chair: If they are not, at least you have 50 per cent.
8-5-2013
Le sénateur McInnis : Je ne vais pas donner le nom de sociétés,
mais je connais bien ce mécanisme. La sénatrice Hervieux-Payette
a raison. Si le litige entre ces entreprises et l’ARC va de l’avant, et
que l’entreprise perd, et donc que l’ARC gagne, il y aura au bout
du compte quantité de personnes innocentes qui paieront les
10 p. 100 et devront rembourser l’argent, les impôts.
Le président : Si le tribunal leur donne tort.
Le sénateur McInnis : Si le tribunal leur donne tort, c’est tout à
fait crédible. La promotion de ces stratagèmes est très bien faite et
leurs promoteurs mentionnent des noms d’organismes de charité
très bien connus auxquels nous participons probablement tous.
Vous exigez le versement de 50 p. 100. Si les contestataires
l’emportent, il se peut que vous deviez rembourser ces 50 p. 100,
mais nous allons attendre et voir.
Le président : S’ils n’ont pas raison, vous avez au moins
encaissé 50 p. 100.
Senator McInnis: Exactly. The individuals will have to pay the
tax plus the 10 per cent on top of it.
Le sénateur McInnis : C’est exact. Les personnes devront payer
les impôts plus les 10 p. 100 en sus.
The Chair: This has been a helpful discussion. If there is
anything you can give us in writing that explains this a little bit
more, it would be appreciated. I think we should now go on to
clause 18.
Le président : Cette discussion s’est avérée très utile. Nous vous
serions reconnaissants de nous communiquer par écrit des
explications additionnelles. Je crois que nous pouvons
maintenant passer à l’article 18.
Mr. Cook: This bill also contains a number of amendments
relating to the Tax Court of Canada. These amendments do three
things. I will mention them largely now and then we can talk
about them as they apply to particular clauses.
M. Cook : Ce projet de loi propose également un certain
nombre de modifications touchant la Cour canadienne de l’impôt.
Il y a en vérité trois modifications. Je vais vous en présenter
l’essentiel maintenant et nous pourrons ensuite parler de leurs
répercussions sur des articles précis.
First, the amendments update the monetary limits, the
threshold at which you can decide whether a case will be held
under the informal procedure or general procedure, the Tax
Court of Canada. Informal procedure obviously requires less in
the way of representation and it is easier for taxpayers to access.
Tout d’abord, les modifications mettent à jour les montants
plafonds, c’est-à-dire le seuil à partir duquel vous pouvez décider
si un cas sera entendu dans le cadre d’une procédure informelle ou
générale par la Cour canadienne de l’impôt. Les procédures
informelles sont bien évidemment moins exigeantes en termes de
représentation et les contribuables y accèdent plus facilement.
Second, it will allow the Tax Court of Canada to separate an
appeal and address some issues while leaving other issues for a
separate case.
En second lieu, ces modifications vont permettre à la Cour
canadienne de l’impôt de scinder un appel et de trancher certaines
questions en en laissant d’autres de côté pour qu’elles soient
entendues de façon distincte.
Third, it will allow, on application, the Tax Court to hear
questions of identical or substantially similar transactions all at
once.
En troisième lieu, ces modifications permettront, sur demande,
à la Cour canadienne de l’impôt de traiter en une seule fois des
questions portant sur des transactions identiques ou très
similaires.
Clause 18 amends the Income Tax Act to allow the Tax Court
of Canada, where there is consent of both parties, to separate
issues and deal with them separately. You might have one issue
that is purely a question of law and another issue which is a
complex question of fact. The two parties might decide it would
be in both their interests — the CRA’s and the taxpayer’s — to
first deal separately with the question of law and deal with the
question of fact separately because it will take longer and have a
L’article 18 modifie la Loi de l’impôt sur le revenu afin de
permettre à la Cour canadienne de l’impôt, lorsque les deux
parties y consentent, de scinder des questions et d’en traiter de
façon séparée. Il se peut qu’un des éléments soulève un point de
droit pur alors qu’une autre sera une question complexe de fait.
Les deux parties pourront alors décider qu’il serait de leur intérêt,
pour l’ARC et pour le contribuable, de commencer par traiter de
la question de droit et ensuite de la question de fait, de façon
8-5-2013
Finances nationales
39:37
separate process. I would point out that it will require the consent
of both parties, so it would apply only where it is advantageous to
both the Canada Revenue Agency and the taxpayer.
séparée, parce que cette dernière prendra plus de temps et
nécessitera un processus distinct. Je vous rappelle que cela
nécessitera le consentement des deux parties, et cette mesure ne
s’appliquera que lorsqu’elle se révélera avantageuse à la fois pour
l’Agence du revenu du Canada et pour le contribuable.
The Chair: That process, although it may be new to the Tax
Court, is not new to superior courts and the federal court?
Le président : Si cette modalité est nouvelle dans le cas de la
Cour canadienne de l’impôt, elle ne l’est pas pour les tribunaux
supérieurs ni pour la Cour fédérale, n’est-ce pas?
Mr. Cook: That is correct.
The Chair: Is this something that the Tax Court of Canada has
indicated would be nice and therefore it found its way into this
legislation?
Mr. Cook: On that question, I will ask Ms. Phillips.
M. Cook : C’est exact.
Le président : Est-ce la Cour canadienne de l’impôt qui en a
exprimé le désir, vous amenant à l’inscrire maintenant dans la loi?
M. Cook : À ce sujet, je vais demander à Mme Phillips de vous
répondre.
Sandra Phillips, Associate Assistant Deputy Attorney General,
Assistant Deputy Attorney General’s Office, Justice Canada: This
is a provision that has been discussed by the Tax Court Bench and
Bar Committee over the last several years. The Tax Court Bench
and Bar Committee is in favour of this amendment.
Sandra Phillips, sous-procureure générale adjointe associée,
Bureau du sous-procureur général adjoint, Justice Canada : C’est
une disposition dont la Cour canadienne de l’impôt et le Comité
du Barreau ont discuté depuis plusieurs années. Tous deux étaient
en faveur de cette modification.
Mr. Cook: Clause 19 also amends the Income Tax Act in
respect to the Tax Court of Canada and provides that on the
application of the Minister of National Revenue, the Tax Court
can hear together questions that are based on identical or
substantially similar transactions.
M. Cook : L’article 19 modifie également la Loi de l’impôt sur
le revenu en ce qui touche la Cour canadienne de l’impôt. À la
demande du ministre du Revenu national, la Cour canadienne de
l’impôt pourra entendre en même temps des questions concernant
des transactions identiques ou très semblables.
Currently, the Tax Court can hear multiple appeals together
but only where they flow out of an identical transaction. For
example, where the characterization of a support payment is
relevant both to the payer and the payee, the Tax Court can deal
with both at the same time. This will allow a number of cases all
relating to substantially similar transactions to be heard at once.
For example, if a number of taxpayers all participate in exactly
the same sort of tax planning opportunity or set of transactions,
then this will give the opportunity for the Tax Court to address all
those at once, as opposed to potentially each taxpayer just waiting
in line for their own case.
La Cour canadienne de l’impôt peut actuellement entendre des
appels multiples ensemble, mais uniquement lorsque ceux-ci
découlent d’une transaction identique. C’est ainsi que lorsque
les caractéristiques d’un paiement de pension alimentaire
touchent à la fois le payeur et le bénéficiaire, la Cour
canadienne de l’impôt peut traiter les deux en même temps.
Cela va permettre à un certain nombre de cas concernant tous des
transactions passablement similaires d’être entendus en même
temps. Par exemple, si un certain nombre de contribuables ont
participé exactement au même type de possibilités de planification
fiscale, ou de transactions, la Cour canadienne de l’impôt aura
alors la possibilité de traiter tous ces cas en une seule fois, au lieu
que chaque contribuable doive attendre son propre tour pour être
entendu.
It does already occur in the sense that often there will be a lead
case and the taxpayers will hold their appeals in abeyance and
agree to be bound by the lead case. This would allow a sort of a
grouping, as opposed to just taxpayers deciding on an individual
basis whether they wished their appeal to be held in abeyance.
Cela se produit déjà, car il arrive souvent qu’un cas type soit
sélectionné et que les contribuables suspendent leurs appels dans
l’attente de la décision et acceptent d’être liés par celle-ci. Cela va
permettre une sorte de regroupement, au lieu que chaque
contribuable doive décider à titre individuel s’il souhaite que
son appel soit suspendu.
The Chair: Ms. Phillips, is this a similar rule that the Federal
Court is desirous of having?
Le président : Madame Phillips, s’agit-il là d’une disposition
similaire à celle dont voudrait bénéficier la Cour fédérale?
Ms. Phillips: It is the Tax Court of Canada, and it has
indicated that they are in agreement with the rule that is being
proposed; it gives another tool to the minister to group cases
together to prevent repeated litigation of the same issues.
Mme Phillips : Cette mesure concerne la Cour canadienne de
l’impôt, dont les représentants se sont dits d’accord avec la règle
proposée. La cour disposera ainsi d’un autre outil pour regrouper
les cas afin d’empêcher des litiges à répétition sur le même
problème.
39:38
National Finance
The Chair: Thank you. We are on number 20.
8-5-2013
Le président : Je vous remercie. Nous en sommes maintenant à
l’article 20.
Mr. Cook: Clause 20 is an amendment to subsection 225.1 of
the Income Tax Act. This is just a second half of the measure we
had already been discussing with respect to tax in dispute and
charitable donation tax shelters. There are prohibitions on the
CRA from taking collection action where there is a valid notice of
objection or appeal outstanding. This part of the measure
removes those collection restrictions or collection limits on the
CRA in cases where, again, we are talking about taxes in dispute
in respect of a charitable donation tax shelter, and it will allow the
collection of up to one half of the amount.
M. Cook : L’article 20 vient modifier le paragraphe 225.1 de la
Loi de l’impôt sur le revenu. Il s’agit là uniquement de la seconde
moitié de la mesure dont nous avons déjà discuté concernant les
cotisations contestées et les abris fiscaux relatifs à des dons de
bienfaisance. L’ARC n’est pas autorisée à prendre des mesures de
recouvrement lorsqu’un avis d’opposition a été déposé ou qu’un
appel est en cours. Cette partie de la mesure élimine ces
restrictions sur le recouvrement ou ces plafonds en la matière
dans les cas où, une fois encore, nous parlons des cotisations
contestées dans les cas des abris fiscaux relatifs à des dons de
bienfaisance, et cette mesure va permettre le recouvrement de la
moitié du montant contesté.
The Chair: Is this consequential to what we already talked
about?
Le président : S’agit-il là d’une mesure corrélative à celle dont
nous avons déjà parlé?
Mr. Cook: That is correct.
The Chair: It does not impact other disputes in the notice of
objection filed, does it?
Mr. Cook: That is correct.
Senator Chaput: To clarify: Is this the second half of 17?
Mr. Cook: That is correct.
[Translation]
M. Cook : C’est exact.
Le président : Cette mesure n’a pas d’effet sur les autres
différends mentionnés dans l’avis d’opposition produit, n’est-ce
pas?
M. Cook : C’est exact.
La sénatrice Chaput : Pour préciser les choses, c’est la seconde
moitié de la mesure de l’article 17?
M. Cook : C’est exact.
[Français]
Senator Hervieux-Payette: I want to pick up on our discussion
of schemes. How do you take away an advantage or determine
that an organization is not a non-profit corporation with the
objective of receiving? Is there not a penalty for making false
representations?
La sénatrice Hervieux-Payette : Je reviens à nos discussions sur
les combines. Comment fait-on pour enlever un bénéfice ou
décider qu’une association n’est pas une société sans but lucratif
avec l’objectif de recevoir? N’y a-t-il pas de pénalité pour une
fausse représentation?
Ultimately, these financial instruments involve money that is
being collected for a cause, but there can be some complicity with
the cause in question. Is there not a way to deter people by
penalizing them for doing business with those who sell this type of
financial instrument? Would it not be possible to take away their
charitable cause advantage? Earlier, we were talking about asking
for at least 50 per cent from the person who benefits from the tax
advantage, but the penalty imposed on the organization that is
complicit is simply a loss of their status.
Dans le fond, quand on parle de ces instruments financiers, on
parle en fait de l’argent collecté pour une cause, mais il peut y
avoir une complicité avec la cause en question. N’y aurait-il pas
moyen de dissuader les gens en les pénalisant s’ils font affaires
avec des gens qui vendent ce genre d’instrument financier?
Pourrait-on leur enlever leur bénéfice de cause charitable?
Tantôt, on parlait de demander au moins 50 p. 100 à celui qui
profitera du bénéfice fiscal, mais la pénalité imposée à
l’association qui est de connivence, c’est tout simplement la
perte de leur statut.
When you send us the documentation on this, I would like it to
address all aspects of the issue: the person who receives the
money, the person who receives the money in good faith and the
organization that sells such faulty financial instruments. If we
know how each party will be treated, if the law is being followed,
this does not go far enough.
Quand vous allez nous envoyer de la documentation sur ce
sujet, j’aimerais bien que l’on traite de toute la question : qui
reçoit l’argent et la personne qui reçoit l’argent de bonne foi et
l’organisation qui vend ce genre d’instrument financier fallacieux.
Si on sait comment on va traiter chacun, si on suit ce qui est écrit
dans la loi, on ne va pas assez loin.
8-5-2013
Finances nationales
[English]
39:39
[Traduction]
Mr. Keenan: I guess you are suggesting via your question that
more information can be provided. I think it would be important
in our response to note that a number of actions have been taken
over the years to put rules around the tax shelter business. I would
note that the charities that are involved in improper receipting
would be subject to the ultimate penalty of losing their
registration as a registered charity.
M. Keenan : Si je vous comprends bien, votre question laisse
entendre que vous proposez de fournir plus d’information. Je
crois qu’il sera important d’indiquer dans notre réponse qu’un
certain nombre de mesures ont déjà été prises au cours des années
pour réglementer les abris fiscaux. J’y préciserai que les œuvres de
charité qui participent à des modalités d’encaissement de fonds
inadaptées s’exposent à la pénalité ultime, qui est de perdre leur
inscription d’organisation caritative reconnue.
That is a step along the way — sort of the last step — but there
are other sanctions that can be imposed. We certainly have taken
note of your comments.
C’est l’une des étapes, en quelque sorte la dernière, mais nous
pouvons imposer d’autres sanctions. Sachez que nous avons bien
pris note de vos commentaires.
[Translation]
Senator Hervieux-Payette: So addressing the three parties: the
one receiving the donation, the one making the donation and the
one selling this instrument. There are three parties involved, and I
would like to know how each will be treated.
[English]
Senator Callbeck: Have any charities lost their status because
of this?
Mr. Keenan: I will take note of that question, as well.
[Français]
La sénatrice Hervieux-Payette : Donc, on traite les trois
parties : celui qui reçoit le don, la personne qui le fait et la
personne qui vend cet instrument. Il y a trois personnes et je
voudrais savoir comment on va les traiter chacun.
[Traduction]
La sénatrice Callbeck : Est-ce que des organisations caritatives
ont perdu leur statut à la suite de ce genre de pratique?
M. Keenan : Je note aussi cette question pour vous y répondre
plus tard.
Mr. Cook: Clause 21 relates to a named persons requirement.
Under the Income Tax Act, the Canada Revenue Agency has the
ability to ask for information relating to taxpayers in order to
enforce and administer the Income Tax Act. When it is asking for
information about what we call ‘‘unnamed persons,’’ and you are
asking from a third party, like a bank, currently under the Income
Tax Act the CRA must first obtain a court order. In that court
order, the court will decide whether the third party has to provide
the information required.
M. Cook : L’article 21 traite de l’obligation des personnes
désignées nommément. En application de la Loi de l’impôt sur le
revenu, l’Agence du revenu du Canada peut demander de
l’information concernant les contribuables afin d’appliquer et
d’administrer la Loi de l’impôt sur le revenu. Lorsqu’elle demande
de l’information sur ce que nous appelons des « personnes non
désignées nommément » à une tierce partie, comme une banque,
l’Agence doit d’abord obtenir, avec le texte actuel de la Loi de
l’impôt sur le revenu, une ordonnance d’un tribunal. Le tribunal
va indiquer dans cette ordonnance si la tierce partie doit fournir
les informations demandées.
Currently, the act contemplates that those court orders are
sought on an ex parte basis, which means without knowledge or
notification to the third party.
Avec le texte actuel de la loi, ces ordonnances de tribunaux
sont demandées à titre ex parte, soit sans que la tierce partie le
sache ou en soit informée.
The Chair: Or representation?
Le président : Ou sans représentation de celle-ci?
Mr. Cook: That is correct. Due to this, it is open to the third
party to seek judicial review of the decision to issue a court order.
M. Cook : C’est exact. Cela laisse libre la tierce partie de
demander une révision judiciaire de la décision d’émettre une
ordonnance d’un tribunal.
As a matter of practice, the CRA does, in most if not all cases,
provide notification to the third party. However, sometimes the
third party will decide to not make any representations at the
court order level in order to preserve their right to seek future
judicial review.
Concrètement, dans la plupart des cas, sinon dans tous, l’ARC
transmet un avis à la tierce partie. Toutefois, celle-ci décidera dans
certains cas de ne pas faire de représentation au niveau de
l’ordonnance d’un tribunal afin de conserver son droit de
demander par la suite une révision judiciaire.
39:40
National Finance
The amendment takes out the ex parte part of the application
process so that the third party will receive notice of the
application for a court order, and the third party will have an
opportunity at that point to make any representations they wish
to make with respect to the court order. The idea is to streamline
the process.
[Translation]
Senator Hervieux-Payette: I would like a more detailed
explanation. I would like to know what an unnamed person or
group is. Clearly, you do not go combing through the entire
database or the bank’s complete registry. What is the logic? Can
the judge go looking in the database for unnamed persons or
groups?
[English]
8-5-2013
Cette modification retire le volet ex parte du processus de
demande afin que la tierce partie soit informée de la demande
d’une ordonnance d’un tribunal. Elle aura alors l’occasion de faire
toutes les représentations qui lui paraîtront justifiées sur une telle
demande. Il s’agit ici de simplifier le processus.
[Français]
La sénatrice Hervieux-Payette : J’aimerais avoir plus
d’explications. Je voudrais savoir ce qu’est une personne ou un
groupe non désigné nommément. Vous n’allez certainement pas à
la chasse dans la banque de données au complet et dans tout le
registre d’une banque. Quelle est la logique? Est-ce que le juge
peut aller à la pêche dans la banque de données sur les personnes
ou les groupes non désignés nommément?
[Traduction]
Mr. Cook: The unnamed person is a taxpayer about whom
they do not have specific information. We do not know that it is
John Smith, and it is not simply with respect to banks. This is
broader. It applies whenever you are demanding information
from a third party.
M. Cook : Une personne non désignée nommément est un
contribuable sur lequel on ne dispose pas d’information précise.
Nous ne savons pas s’il s’agit de M. Jean Dupont, et cela ne
concerne pas que les banques. La question est plus vaste. Elle
s’applique lorsque vous avez à demander de l’information à une
tierce partie.
The Tax Court judge will determine whether the person or
group is ascertainable. Are you looking for specific information
with respect to a defined group, maybe a particular group of
persons entered into a specific type of transaction or a specific
transaction with a taxpayer? Second, it is done to ensure that the
person or group is in compliance with the legislation.
Le juge de la Cour canadienne de l’impôt va devoir déterminer
si la personne ou le groupe de personnes est identifiable.
Cherchez-vous des renseignements précis concernant un groupe
défini, peut-être un groupe précis de personnes s’étant adonnées à
un type précis de transaction ou à une transaction spécifique avec
un contribuable? En second lieu, s’agit-il de s’assurer que la
personne ou le groupe en question se conforme à la législation?
It circumscribes that you are looking for an ascertainable
group or person and that you are not on a fishing expedition.
Cela permet de s’assurer que vous cherchez un groupe ou une
personne identifiable et que vous n’allez pas tout simplement à la
pêche.
Senator Hervieux-Payette: How do you identify an unnamed
person?
La sénatrice Hervieux-Payette : Comment identifiez-vous une
personne non désignée nommément?
Mr. Cook: I hate to go back there, but if people are making
charitable donations through a particular transaction, you will
know that you are interested in the people involved in that
particular plan and you can ask for a list of the participants and
particulars in respect of that.
M. Cook : Je n’aime pas revenir sur ce sujet, mais si des gens
font des dons de bienfaisance en utilisant un type de transaction
précis, vous saurez que vous vous intéressez à ceux qui ont
participé à ce régime précis et vous pourrez demander une liste des
participants et des particularités de ce régime et de ces
transactions.
Senator Hervieux-Payette: Does it go with the other clause?
La sénatrice Hervieux-Payette : Cela a-t-il un lien avec l’autre
article?
Mr. Cook: This is a general provision in the act that has been
in existence for many years. We are adding to an existing
provision in the act that notice has to be provided to the third
party.
M. Cook : Il s’agit d’une disposition de nature générale dans la
loi qui existe depuis de nombreuses années. Nous ajoutons
simplement à cette disposition qu’un avis doit être transmis à la
tierce partie.
The Chair: There are already provisions in the act allowing for
this to happen.
Le président : La loi comporte déjà des dispositions permettant
ce type de demande.
Mr. Cook: That is correct.
M. Cook : C’est exact.
8-5-2013
Finances nationales
39:41
The Chair: When we repeal (4) to (6), what protection to the
third party is being taken away?
Le président : Quelle protection l’abrogation des
paragraphes 231.2(4) à (6) fait-elle disparaître pour les tierces
parties?
Mr. Cook: If I recall correctly, subsections (4) to (6) relate to
subsequent applications that are consequential to the nature of
the ex parte application in the first place. Now the third party will
be given direct notice about the initial application and can make
whatever representations they choose at the time of the
application. I believe that (4) through (6) are appeal-type
provisions that provide for further applications.
M. Cook : Si je me souviens bien, les paragraphes (4) à (6)
concernent les demandes subséquentes qui sont corrélatives à la
nature de la demande ex parte faite en premier. Maintenant, la
tierce partie sera informée directement de la demande initiale et
pourra faire les représentations qui lui conviendront au moment
de la demande. Je crois que les paragraphes (4) à (6) portent sur
des dispositions portant sur les appels qui permettent de présenter
d’autres demandes.
The Chair: There will no longer be any ex parte-type
applications?
Le président : Il n’y aura donc plus de demandes de type ex
parte?
Mr. Cook: No. They will have to give notice to the third party.
M. Cook : Non. L’organisme demandeur devra transmettre un
avis à la tierce partie.
Clauses 22 through 31 are a group of amendments relating to
the Tax Court of Canada Act. We can work through this clause
by clause, but in order to implement three main things there is a
host of consequential amendments.
Les articles 22 à 31 portent sur une série de modifications
concernant la Loi sur la Cour canadienne de l’impôt. Nous
pourrons passer chaque article en revue, mais il s’agit en vérité de
toute une série de modifications corrélatives permettant de mettre
en œuvre trois éléments essentiels.
Currently under the Tax Court of Canada Act, taxpayers can
avail themselves of the informal procedure if the amount of tax at
issue is under $12,000 or if the loss at issue, where it is a loss, is
$24,000. Those limits, in terms of accessing the informal
procedure, have been in place since 1993 and are increased to
$25,000 for the amount of tax in issue and $50,000 with respect to
the amount of loss in issue.
Actuellement, en application de la Loi sur la Cour canadienne
de l’impôt, les contribuables peuvent se prévaloir de la procédure
informelle si le montant d’impôt en jeu est inférieur à 12 000 $ ou
si la perte en question, lorsqu’il y a perte, est de 24 000 $. Ces
limites pour accéder à la procédure informelle sont en œuvre
depuis 1993. Elles sont portées à 25 000 $ pour le montant
d’impôt en jeu et à 50 000 $ pour le montant de perte en question.
This group of amendments also introduces a dollar limit for the
informal procedure with respect to GST/HST appeals. That
monetary limit for informal procedure is set at $50,000.
Ce groupe de modifications fait également apparaître un
plafond monétaire pour recourir à la procédure informelle dans le
cas des appels concernant la TPS et la TVH. Ce plafond
monétaire pour la procédure informelle est fixé à 50 000 $.
The Chair: Again, Ms. Phillips, these are rules that were
developed in consultation with the court and the practising bar?
Le président : Une fois encore, madame Phillips, il s’agit là de
règles qui ont été élaborées en consultation avec le tribunal et avec
le Barreau?
Ms. Phillips: Yes, they are. The court has been in favour of
these amendments for quite some time, and I believe that the bar
is also in favour.
Mme Phillips : Oui, c’est le cas. Le tribunal s’est dit en faveur
de ces modifications depuis un certain temps, et je crois qu’il en
est de même pour le Barreau.
Senator Buth: At the beginning of your comments you said that
these clauses do three things, but I heard only two.
La sénatrice Buth : Au début de vos remarques, vous nous avez
dit que ces articles visent trois objectifs, et je n’ai entendu parler
que de deux.
Mr. Cook: I was thinking of the informal limits for income
taxes, too; one for the basic appeal tax in question and one for the
losses, and then to introduce an informal appeal limit for GST/
HST cases.
M. Cook : Je pensais aux plafonds informels en ce qui
concerne les impôts sur le revenu, à celui concernant les
cotisations faisant l’objet d’un appel simple et à un autre dans
le cas des pertes, et ensuite à l’apparition d’un plafond dans le cas
des appels informels concernant la TPS ou la TVH.
The Chair: Clause 29, Customs Act and Excise Tax Act — that
does not sound like Federal Court.
Le président : L’article 29 traite de la Loi sur les douanes et de
la Loi sur la taxe d’accise. Nous semblons nous éloigner de la
Cour fédérale.
Mr. Cook: Paragraph (c) of clause 29(1) is where we are
implementing the informal appeal limit of $50,000 for GST/HST.
M. Cook : L’alinéa c) de l’article 29(1) est celui qui fixe à
50 000 $ le plafond des appels informels concernant la TPS ou la
TVH.
39:42
National Finance
8-5-2013
You may be referring to sections 18.30011 and 18.30012. They
provide that when there is a judgment under the informal
procedure, that judgment is deemed to include a statement that
the amount of tax, if you will, in question under the judgment is
set at the informal appeal limit.
Il se peut que vous fassiez allusion aux articles 18.30011 et
18.30012. Ceux-ci précisent que, lorsqu’un jugement est rendu en
application de la procédure informelle, celui-ci est réputé
comporter une disposition indiquant que le montant d’impôt en
question soumis au tribunal est fixé au plafond des appels
informels.
In order to be in the informal procedure, the amount of tax is
supposed to be less than $50,000, and the judgment is deemed to
include a statement that the amount in dispute is not more than
$50,000. When a court makes a decision on an issue, it will
sometimes then refer it back to reassessment. To ensure that when
it is reassessed it stays within the informal appeal amounts, the
judgment is limited.
Afin de pouvoir relever de la procédure informelle, le montant
d’impôt est censé être inférieur à 50 000 $, et le jugement est
réputé comprendre une déclaration à l’effet que le montant faisant
l’objet du litige ne dépasse pas 50 000 $. Lorsqu’un tribunal rend
une décision de ce genre, il lui arrive de demander une nouvelle
évaluation des cotisations à verser. Afin de s’assurer que, lors de
la nouvelle évaluation, le montant en jeu restera dans les limites
fixées pour les appels informels, le jugement fixe des limites.
The Chair: If it turns out, on reassessment, that it is more than
$50,000, the informal is still okay?
Le président : S’il s’avère lors de la nouvelle évaluation qu’il
s’agit de plus de 50 000 $, la procédure informelle est-elle encore
valide?
Mr. Cook: It is limited to $50,000.
M. Cook : Le montant est limité à 50 000 $.
The Chair: The collection is limited to $50,000?
Le président : Le recouvrement est limité à 50 000 $?
Mr. Cook: The amount in dispute. Normally taxpayers appeal
their reassessment. If the revenue authority wins, then the tax
assessment is undisturbed. We are most likely talking about if the
taxpayer is going to get a refund of tax paid, and that would be
limited to the informal procedure amount of $50,000.
M. Cook : Le montant contesté. Normalement, les
contribuables font appel de leur nouvelle cotisation. Si l’Agence
du revenu gagne sa cause, le montant de la cotisation reste
inchangé. Ce qui nous intéresse plus probablement est de savoir si
le contribuable va obtenir un remboursement des cotisations
versées, et un tel remboursement serait limité au plafond de
50 000 $ de la procédure informelle.
The Chair: If it turns out that the ruling results in the taxpayer
deserving to receive more than $50,000, does he have to go back?
Le président : S’il s’avère que le tribunal décide que le
contribuable mérite de recevoir plus de 50 000 $, doit-il se
présenter à nouveau?
Mr. Cook: The taxpayer has elected to proceed by way of
informal procedure. One of the decisions the taxpayer makes in
their calculus is whether they —
M. Cook : Le contribuable a choisi de procéder de cette façon
en utilisant la procédure informelle. L’une des décisions que les
contribuables prennent quand ils calculent s’ils...
The Chair: Spend it on lawyers or something else?
Thank you. I understand that.
Le président : Dépensent l’argent en avocats ou le consacrent à
quelque chose d’autre?
Je vous remercie. J’en suis bien conscient.
We have finished with the Tax Court of Canada Act
amendments and, up to clause 31, have talked about the Excise
Act and that threshold.
Avec les modifications touchant la Loi sur la Cour canadienne
de l’impôt et, après avoir parlé de la Loi sur l’accise et de ce seuil,
nous sommes maintenant rendus à l’article 31.
We are at the end of our allocated time, and honourable
senators have other commitments, as I am sure our witnesses do
as well. I propose that we begin tomorrow evening at clause 32.
Nous avons maintenant épuisé le temps dont nous disposions
et les honorables sénateurs ont d’autres engagements. Je suis
également convaincu qu’il en est de même pour nos témoins. Je
vous propose donc de recommencer demain soir à partir de
l’article 32.
Thank you very much for Income Tax Act 101. We will carry
on tomorrow.
Merci beaucoup de ce cours 101 sur la Loi de l’impôt sur le
revenu. Nous allons poursuivre demain.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
8-5-2013
Finances nationales
39:43
OTTAWA, Wednesday, May 8, 2013
OTTAWA, le mercredi 8 mai 2013
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day at 6:45 p.m., in a public meeting, to study the subject-matter
of Bill C-60, An Act to implement certain provisions of the
budget tabled in Parliament on March 21, 2013 and other
measures, introduced in the House of Commons on April 29,
2013.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales
se réunit aujourd’hui, à 18 h 45, en séance publique, pour
étudier la teneur du projet de loi C-60, Loi portant exécution de
certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 21 mars
2013 et mettant en œuvre d’autres mesures, déposé à la Chambre
de communes le 29 avril 2013.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Honourable senators, tonight we will continue our
study of the subject-matter of Bill C-60, An Act to implement
certain provisions of the budget tabled in Parliament on
March 21, 2013 and other measures, introduced in the House of
Commons on April 29, 2013.
[English]
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Français]
Le président : Honorables sénatrices et sénateurs, ce soir nous
allons poursuivre notre étude de la teneur du projet de loi C-60,
Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé
au Parlement le 21 mars 2013 et mettant en œuvre d’autres
mesures, déposé à la Chambre de communes le 29 avril 2013.
[Traduction]
Honourable senators, yesterday we began our study of
Bill C-60, the budget implementation act, and that session took
us through to the end of clause 31. If honourable senators want to
get their bills out, we will be starting at clause 32 this evening. We
are pleased to welcome back the witnesses. In fact, you might not
even have gone home. We are very pleased that you are here in
any event.
Honorables sénatrices et sénateurs, nous avons commencé hier
l’étude du projet de loi C-60, Loi d’exécution du budget, et nous
avons arrêté à la fin de l’article 31. Si vous voulez bien prendre
votre copie du projet de loi, nous reprendrons ce soir à l’article 32.
Nous sommes heureux d’accueillir à nouveau nos témoins. En
fait, ils ne sont peut-être même pas rentrés chez eux dans
l’intervalle. Nous sommes ravis de vous savoir là en toutes
circonstances.
Honourable senators, from the Department of Finance
Canada we have Ted Cook, Senior Legislative Chief, Tax
Legislation Division; Sean Keenan, Director, Tax Policy
Branch; and Geoff Trueman, Director, Business Income Tax.
From the Department of Justice, we welcome back Sandra
Phillips, Associate Assistant Deputy Attorney General, Assistant
Deputy Attorney General’s Office.
Mesdames et messieurs, du ministère des Finances, nous avons
avec nous M. Ted Cook, chef principal, Législation, Division de
la législation de l’impôt, M. Sean Keenan, directeur, Direction de
la politique de l’impôt et M. Geoff Trueman, directeur, Impôt des
entreprises. Du ministère de la Justice, souhaitons de nouveau la
bienvenue à Mme Sandra Phillips, sous-procureure générale
adjointe associée, Bureau du sous-procureur général adjoint.
We do not normally have introductory remarks. We can go
right into the first clause, which is 32. Mr. Cook, do you want to
take the lead?
Habituellement, il n’y a pas de mot d’ouverture. Nous pouvons
passer tout de suite au premier article, c’est-à-dire à l’article 32.
Monsieur Cook, voulez-vous ouvrir le bal?
Ted Cook, Senior Legislative Chief, Tax Legislation Division,
Department of Finance Canada: Thank you, Mr. Chair. As I
believe you mentioned at end of the last meeting, from clause 32
on we are just talking about the Income Tax Regulations as
opposed to amendments to the Income Tax Act or the Tax Court
of Canada Act. I would discuss clauses 32, 33 and 34 together.
Previously, we had discussed the repeal of the international
banking centre rules; those main rules are found in section 33.1 of
the Income Tax Act. Clauses 32, 33 and 34 deal with
consequential amendments in the Income Tax Regulations. The
part of the Income Tax Regulations where these provisions are
deals with the allocation of income between provinces to allow
provinces to tax income earned by taxpayers. Clauses 32 and 34
simply repeal provisions that require income that is exempt under
the international banking centre rules to be included in income for
Ted Cook, chef principal, Législation, Division de la législation
de l’impôt, ministère des Finances Canada : Merci, monsieur le
président. Si je ne m’abuse, vous avez indiqué à la fin de notre
dernière séance qu’à partir de l’article 32, il n’est question que du
Règlement de l’impôt sur le revenu et non des modifications à la
Loi de l’impôt sur le revenu ou à la Loi sur la Cour canadienne de
l’impôt. J’aborderai les articles 32, 33 et 34 comme un tout.
Auparavant, nous avons parlé de l’abrogation des règles touchant
les centres bancaires internationaux consignées à l’article 33.1 de
la Loi de l’impôt sur le revenu. Les articles 32, 33 et 34 portent sur
les modifications corrélatives du Règlement de l’impôt sur le
revenu. La partie du Règlement de l’impôt sur le revenu où se
trouvent ces dispositions traite de la répartition des revenus selon
les provinces afin de permettre à ces dernières de percevoir de
l’impôt sur les revenus gagnés par les contribuables. Les
39:44
National Finance
8-5-2013
the purpose of determining overall income and income earned in a
province.
articles 32 et 34 ne font qu’abroger les dispositions exigeant que
les revenus exemptés aux termes des règles touchant les centres
bancaires internationaux soient inclus dans les revenus utilisés
pour établir le revenu global et le revenu gagné dans une province.
Clause 33 is a consequential amendment to take a deeming
reference that was in subsection 413(1), which provides that when
a corporation is non-resident, references to taxable income mean
the corporation’s taxable income earned in Canada. Normally we
make a distinction between taxpayers that are resident in Canada
— they earn taxable income — and the taxable income that is
sourced in Canada is taxable income earned in Canada. Those are
clauses 32, 33 and 34.
L’article 33 est une modification corrélative visant à remplacer
le paragraphe 413(1) par une disposition stipulant que le revenu
imposable d’une société non résidente est réputé être son revenu
imposable gagné au Canada. Habituellement, on fait une
distinction entre les contribuables qui résident au Canada — ils
gagnent un revenu imposable — et les autres. Le revenu
imposable tirant son origine du Canada est réputé revenu
imposable gagné au Canada. Voilà pour les articles 32, 33 et 34.
The Chair: We do not normally see regulations before this
particular committee. Perhaps you or Ms. Phillips could explain
to honourable colleagues why we are seeing regulations as well as
sections of the act.
Le président : Notre comité n’a pas l’habitude des règlements.
Est-ce que Mme Phillips et vous pourriez expliquer à nos
distingués collègues pourquoi nous parlons à la fois des
règlements et des articles de la loi?
Mr. Cook: I can speak to the regulations. You are quite right.
It is open to the government to use a regulatory process as
opposed to including in a bill. Changes to regulations, of course,
can be included in regulation that goes through Parliament.
M. Cook : Je peux vous parler du Règlement. Vous avez tout à
fait raison. C’est la prérogative du gouvernement de décider s’il a
recours à un processus réglementaire ou à une modification de la
loi. Les modifications de la réglementation peuvent bien entendu
être comprises dans la réglementation soumise au Parlement.
In terms of the regulations that are here, they are either
consequential and part of an amendment, a measure being
introduced in Budget 2013 or they have been included in the bill.
For the most part, the regulations are specifically part of the
measures, so it makes sense to group them together. The one
exception to that would be the manufacturing and processing. In
fact, that starts with clause 35, the next one we will talk about.
En ce qui concerne les règles qui nous intéressent, elles sont
corrélatives et elles font partie d’une modification, d’une mesure
présentée dans le budget de 2013 ou elles ont été incluses dans le
projet de loi. En majorité, les règles font spécifiquement partie des
mesures, il est donc plus logique de les regrouper. La seule
exception serait pour la fabrication et la transformation. En fait,
ces aspects sont abordés à partir de l’article 35, le prochain sur
notre liste.
The Chair: Leads you right into it.
Le président : Ce qui nous y amène directement.
Mr. Cook: Exactly. Obviously, one of the more important
budget measures is the extension of the accelerated capital cost
allowance for manufacturing and processing equipment.
M. Cook : Exactement. De toute évidence, l’une des mesures
importantes du budget est la prolongation de la déduction pour
amortissement accéléré applicable aux équipements dans le
secteur de la fabrication et de la transformation.
The classes, if you will, that determine capital cost allowance
are set out in the regulations and are scheduled to the regulations.
A determination was made to include this here as an important
budget measure and, therefore, appropriately part of the
legislation as opposed to sending it separately through the
regulatory process.
Les catégories — c’est le terme utilisé — qui fixent les
déductions pour amortissement sont définies dans le règlement
et figurent à l’annexe de ce dernier. La décision a été prise
d’inclure cela au budget en tant que mesure importante et, donc
comme partie intégrante de la loi, plutôt que de la traiter
séparément par le biais d’un processus réglementaire.
The Chair: Thank you.
Mr. Cook: On that note, clause 35, when we talk about the M
and P and the accelerated capital cost allowance, two clauses are
impacted: clause 35 and clause 40. Clause 35 allows an election
for taxpayers who would be otherwise eligible for the accelerated
capital cost allowance. However, because the equipment involved
is high-efficiency energy equipment, they fall into a different class
in the capital cost allowance system, capital cost allowance class
43.1 or 43.2. Clause 35 just refers to a provision that allows a
Le président : Merci.
M. Cook : Cela dit, lorsqu’il est question de fabrication et de
transformation et de la déduction pour amortissement accéléré,
deux articles sont touchés : l’article 35 et l’article 40. L’article 35
permet aux contribuables qui sont admissibles à une déduction
pour amortissement accéléré de s’en prévaloir ou non. Or, quand
l’équipement visé fait partie de l’équipement à haut rendement
énergétique, il fait partie d’une autre catégorie du régime de
déduction pour amortissement accéléré, soit la catégorie 43.1
8-5-2013
Finances nationales
taxpayer to choose if they wish to include their manufacturing or
processing machinery or equipment in class 29.
The Chair: Is class 29 accelerated?
Mr. Cook: Class 29 is eligible for the accelerated capital cost
allowance. The capital cost allowance rate allowed under the
accelerated capital cost allowance is 50 per cent per year on a
straight-line basis. Without this measure, the class or the rate that
would normally apply is 30 per cent on a declining balance basis.
That is clause 35.
The Chair: Okay, thank you.
39:45
ou 43.2. L’article 35 contient une disposition qui permet au
contribuable de choisir que son équipement ou ses machines de
fabrication ou de transformation soient placés dans la
catégorie 29.
Le président : La catégorie 29 est-elle « accélérée »?
M. Cook : Elle est admissible à la déduction pour
amortissement accéléré. Le taux de la déduction pour
amortissement permis en régime accéléré est de 50 p. 100 par
année, selon la méthode de l’amortissement linéaire. Sans cette
mesure, la catégorie ou le taux qui s’appliquerait normalement est
de 30 p. 100, la méthode de l’amortissement dégressif. Voilà pour
l’article 35.
Le président : D’accord, merci.
Mr. Cook: Clause 36 is a consequential amendment relating to
the measure we talked about with respect to Canadian Forces
members and police officers deployed on operational
international missions. As I indicated, the existing rule in the
act provided that missions had to be prescribed. That prescription
is done in Part LXXV of the regulations with the change in
approach to designation. The prescription of regulations is no
longer required, so this part of the regulation will not apply in
respect of missions initiated after September 2012, so it will not
affect the currently prescribed missions.
M. Cook : L’article 36 est une modification corrélative ayant
trait à la mesure dont nous avons parlé concernant les membres
des Forces canadiennes et les agents de police déployés dans le
cadre de missions opérationnelles à l’étranger. Comme je l’ai dit,
la règle consignée dans la loi stipulait que les missions devaient
être visées par règlement. Cette ordonnance se fait aux termes de
la partie LXXV du règlement, avec le changement d’approche
quant à l’appellation. Cette ordonnance du règlement n’est plus
nécessaire, alors cette partie des règlements ne s’appliquera plus
aux missions lancées après septembre 2012, donc elle n’a aucune
incidence sur les missions visées actuelles.
Then turning to clauses 37, 38 and 39, these again are all
consequential to the international banking centre measure, and all
it does is take out references that are relevant for the international
banking centre rules. There are just a number of deletions in the
provisions referred to in clauses 37, 38 and 39.
Les articles 37, 38 et 39 qui suivent sont eux aussi corrélatifs à
la mesure concernant les centres bancaires internationaux. Ils ne
font en fait que supprimer les références qui sont pertinentes pour
le règlement sur les centres bancaires internationaux. Les
suppressions indiquées dans ces articles sont peu nombreuses.
The Chair: My recollection from yesterday is the international
banking centre sections were removed because they were not
being used.
Le président : Si je me souviens de ce qui a été dit hier, les
sections sur les centres bancaires internationaux ont été
supprimées parce qu’elles n’étaient pas utilisées.
Mr. Cook: That is exactly right. The last year that anyone had
made a claim for the exemption was 2007.
M. Cook : Oui, c’est exact. La dernière fois que quelqu’un a
demandé une exemption, c’était en 2007.
Then we go to clause 40, which is the operative clause to allow
the extension of the accelerated capital cost allowance for an
additional two years to property and equipment acquired before
2016.
Passons maintenant à l’article 40, où l’on trouve la disposition
essentielle permettant la prolongation de deux ans de la déduction
pour amortissement accéléré sur les biens et l’équipement acquis
avant 2016.
Then the final clause in Part 1 is simply a coordinating
amendment. As honourable senators may be aware, Bill C-48 is
currently before the house and makes a number of technical
amendments to the Income Tax Act. One of those amendments is
to section 82 of the Income Tax Act, which is also amended in this
bill as part of the dividend tax credit measure. This clause simply
ensures that both amendments will operate regardless of which
bill receives Royal Assent first.
Enfin, le dernier article de la partie 1 est tout simplement une
modification de coordination. Comme vous le savez sans doute, le
projet de loi C-48 qui apporte un certain nombre de modifications
techniques à la Loi de l’impôt sur le revenu est actuellement
débattu en Chambre. L’une de ces modifications vise l’article 82
de cette loi, qui est aussi modifiée par le présent projet de loi dans
le cadre de la mesure sur le crédit d’impôt pour dividendes. Cet
article vise donc à faire en sorte que les deux modifications
puissent s’appliquer quel que soit le projet de loi recevant en
premier la sanction royale.
39:46
National Finance
[Translation]
Senator Bellemare: Clause 40 has to do with the accelerated
capital cost allowance. Can you please remind us what the
expected cost of this measure is? I believe it is included in the
budget.
[English]
Geoff Trueman, Director, Business Income Tax, Department of
Finance Canada: The cost of this measure is $1.4 billion over four
years.
[Translation]
Senator Bellemare: We are expecting a lot of investments, then.
That is good.
[English]
8-5-2013
[Français]
La sénatrice Bellemare : On parle dans l’article 40 de
l’amortissement accéléré. Pouvez-vous nous rappeler le coût
prévu de cette mesure? C’est inclus dans le budget je crois?
[Traduction]
Geoff Trueman, directeur, Impôt des entreprises, ministère des
Finances Canada : Le coût de cette mesure est de 1,4 milliard de
dollars sur quatre ans.
[Français]
La sénatrice Bellemare : On prévoit donc beaucoup
d’investissements. C’est bien.
[Traduction]
The Chair: What do you mean over four years? Will it be
cumulative over four years? That is what it will be at the end of
four years counting each of the years and adding them up?
Le président : Quand vous dites « sur quatre ans », que voulezvous dire? Cela signifie-t-il cumulatif sur quatre ans, c’est-à-dire
ce que ce sera au bout de quatre ans si l’on additionne le total
pour chacune des années?
Mr. Trueman: Yes, that is set out in the fiscal track in the
annex to the budget. The costs start in 2014-15, and through
2017-18, the total over those four years is $1.4 billion.
M. Trueman : Oui, c’est ce qui est prévu dans le profil
d’évolution financière qui se trouve en annexe du budget. Les
coûts commencent en 2014-2015 et vont jusqu’en 2017-2018. Le
total pour les quatre ans est de 1,4 milliard de dollars.
The Chair: It will not sunset after four years, will it?
Mr. Trueman: The measure itself, the accelerated capital cost
allowance, is for two years, so it is extended to assets acquired
before 2016, so for assets purchased in 2014 and 2015. Then it
would terminate at that time as currently drafted. The cost
continues because the assets would be written off. If you acquire a
machine in 2015, you would be writing it off at the accelerated
rate in those future years.
The Chair: Are there further questions on Part 1?
[Translation]
Senator De Bané: My question has to do with a topic that is
peripheral to what we were just discussing.
[English]
Mr. Cook, you are the senior legislative chief of the Tax
Legislation Division. What is the difference of responsibility
between your position and the one of the chief legal counsel at
Revenue Canada Agency? What does each position do compared
to the other? You do the policy; he is in charge of interpreting that
law? You are the chief in that department; he is the chief legal
counsel in the other department. Can you explain to us the
differences in responsibility? I am sure it is different for each.
Le président : Il ne s’agit pas d’une mesure qui s’éliminera
progressivement une fois les quatre ans passés, ou si?
M. Trueman : La mesure proprement dite, la déduction
accélérée pour amortissement, durera deux ans, donc elle est
prolongée pour inclure les biens acquis avant 2016, c’est-à-dire,
ceux qui auront été achetés en 2014 et 2015. Donc, selon le libellé
actuel, la mesure prendra fin à ce moment-là, en 2016. Le coût
s’étend sur une plus longue période puisque les biens acquis
continueront d’être déclarés. Si vous achetez une machine en
2015, vous n’allez la déclarer aux fins d’amortissement accéléré
que dans les années subséquentes.
Le président : Y a-t-il d’autres questions concernant la partie 1?
[Français]
Le sénateur De Bané : Ma question porte sur un sujet
périphérique à ce dont nous venons de parler.
[Traduction]
Monsieur Cook, vous êtes le chef principal à la Division de la
législation de l’impôt. En quoi les fonctions de votre poste
diffèrent-elles de celles du conseiller juridique en chef de l’Agence
du revenu du Canada? Quelles sont les tâches associées à chacun
des postes? Est-ce que vous dictez les politiques pendant que
l’autre se charge d’interpréter la loi? Vous êtes le chef dans cette
organisation et il est le conseiller juridique en chef dans l’autre
organisation. Pouvez-vous nous expliquer en quoi diffèrent les
responsabilités de chacun? Je suis convaincu que vos
responsabilités respectives diffèrent.
8-5-2013
Finances nationales
39:47
Mr. Cook: I can speak to certainly my role, and perhaps
Ms. Phillips can make some comments on the role of tax law
services and how they support the Canada Revenue Agency.
M. Cook : Je peux certainement vous dire ce que je fais, et
peut-être que Mme Phillips peut apporter des précisions sur le
rôle des services du droit fiscal et de la façon dont ils appuient
l’Agence du revenu du Canada.
As senior legislative chief, my primary role is chair of the
interdepartmental legislative review committee. At the
Department of Finance Tax Policy Branch, our primary role is
to develop policy. The divisions headed up by Mr. Trueman and
Mr. Keenan are populated largely by economists. The division I
work in is populated largely by accountants and tax lawyers.
Le rôle premier du chef principal de la législation est de
présider le comité interministériel de révision de la législation. Le
rôle principal de la Direction de la politique de l’impôt du
ministère des Finances est d’élaborer des politiques. Les directions
que dirigent M. Trueman et M. Keenan comptent surtout des
économistes. Celle où je travaille est en majeure partie composée
de comptables et d’avocats-fiscalistes.
Our job is more on the technical analysis side of the law, and
my principal role and that the people I work with is to actually
draft the income tax legislation in accordance with the policy
decisions made, and also to prepare technical amendments to
ensure the tax law stays within the policy.
Nous nous intéressons davantage à l’analyse technique de la
loi. Mon rôle principal — et celui des gens avec qui je travaille —
est en fait de rédiger des documents législatifs concernant l’impôt
sur le revenu, conformément aux décisions stratégiques qui auront
été prises, et de préparer les modifications techniques requises
pour que la loi sur l’impôt reste conforme aux orientations
stratégiques.
The committee I chair will have representatives from our own
division of tax lawyers and accountants. There will be
representation of the economists from the other divisions. As
well, we will have representatives usually from the Department of
Justice who work within the Department of Finance. We have a
tax counsel division, which provides support and liaison to ensure
that our work with the Income Tax Act conforms to current
Department of Justice drafting standards. As well, we have CRA
people there to ensure a proper reflection of what CRA sees on
the ground and what will be able to be administered from that
perspective. As well, we provide support to CRA in terms of
responding to adverse court decisions and the GAAR committee,
which is the General Anti-Avoidance Rule committee.
Le comité que je préside compte des représentants de nos
propres divisions d’avocats-fiscalistes et de comptables. Y seront
aussi représentés les économistes d’autres divisions. De plus, nous
aurons habituellement des représentants du ministère de la Justice
qui travaillent au sein du ministère des Finances. Nous avons une
division du droit fiscal, qui fournit un soutien et assure la liaison
pour assurer que notre travail relativement à la Loi de l’impôt sur
le revenu soit conforme aux normes de rédaction actuelles du
ministère de la Justice. De plus, nous pouvons aussi compter sur
les services de représentants de l’ARC pour veiller à ce que nous
tenions bien compte de ce que l’Agence anticipe en termes
concrets et de ce qu’elle sera en mesure d’administrer dans cette
optique. Pour finir, nous aidons l’ARC à répondre aux décisions
défavorables des tribunaux et du Comité de la DGAE, c’est-àdire, du Comité de la disposition générale anti-évitement.
Our role is at the policy end and in developing legislation, and
of course, a lot of work goes on to support legislation’s passage
through both the house and the Senate.
Notre rôle se joue sur le plan des politiques et de l’élaboration
de dispositions législatives. Bien entendu, nous faisons un travail
considérable pour appuyer l’adoption de ces dispositions tant à la
Chambre qu’au Sénat.
The CRA and the legal people who work with them are more
directed towards actual support of the CRA in terms of assistance
in the audit process. There is a whole group that assists the CRA
in their developing their own positions and auditing.
L’ARC et le personnel juridique qui y travaille sont davantage
axés sur le soutien concret de l’Agence relativement au processus
de la vérification. Il y a tout un groupe qui aide l’ARC à élaborer
ses propres orientations et ses travaux de vérification.
Senator De Bané: Does the CRA consult with you in response
to a query of their department, such as should we apply this
measure? Do they come back to you and say, ‘‘We want to
interpret it this way; are you okay with that?’’
Le sénateur De Bané : L’ARC vous consulte-t-elle pour
répondre aux questions qu’elle pourrait avoir, comme celle
d’établir le bien-fondé d’une mesure? Est-ce qu’elle revient vous
demander : « Nous souhaitons interpréter telle mesure de telle
façon, cela vous convient-il? »
Mr. Cook: They do. There is a clear division in the sense that
the CRA is the ultimate administrator of the Income Tax Act, but
the interpretation is potentially open. Certainly we have a lot of
dialogue with the CRA on a continuous basis as to what
interpretation perhaps conforms best with the policy decisions
that underpin the Income Tax Act.
M. Cook : Oui. En ce qui concerne la Loi de l’impôt sur le
revenu, il y a une nette séparation, à savoir que l’ARC en est
l’administratrice principale, tandis que son interprétation est
potentiellement ouverte. Nous avons bien sûr beaucoup
d’échanges continus avec l’ARC afin d’établir quelle
interprétation cadrera le mieux avec les décisions stratégiques
sur lesquelles se fonde la Loi de l’impôt sur le revenu.
39:48
National Finance
8-5-2013
As well, the CRA is constantly bringing to us issues where the
law may say one thing, but they are not certain that it fits the
underlying policy. They will bring that to us, and we may confirm
that it does conform to the policy, or in other cases we will decide
that perhaps a change is warranted.
De plus, l’ARC est constamment en train de nous présenter des
cas problèmes où la loi semble dire quelque chose qui ne paraît
pas conforme aux politiques sous-jacentes. Il peut arriver que
nous confirmions que les politiques sont respectées, mais il arrive
aussi que nous constations qu’il y a lieu d’apporter des
modifications.
Certainly with last year’s budget and this year’s budget, if you
will recall last year, we made changes with respect to retirement
compensation arrangements, that kind of thing. Those were
transactions that the CRA had seen in the audit cycle, and they
brought them to us to be sure we wanted this kind of thing to be
going on.
Assurément, avec les budgets de l’an dernier et de cette année
— si vous vous rappelez de ce qui s’est passé l’an dernier —, nous
avons dû faire modifier les conventions de retraite, par exemple. Il
s’agissait d’opérations que l’ARC avait vues dans le cycle de la
vérification, et elle nous les a rapportées pour s’assurer que nous
étions bien d’accord avec ce type de procédé.
Senator De Bané: It is very interesting to see the interactions
among Finance, Justice and the CRA.
Le sénateur De Bané : C’est très intéressant de voir les relations
qu’entretiennent Finances, Justice et l’ARC.
The Chair: Thank you for helping us all understand that a little
better, Mr. Cook.
Le président : Merci de nous avoir aidé à comprendre cela un
peu mieux, monsieur Cook.
I have one other question in my mind that you might be able to
clarify, and that is with respect to the accelerated capital cost
allowance we have just talked about. Maybe Mr. Trueman is the
right person to ask.
J’ai une autre question que vous serez peut-être en mesure
d’élucider. Elle concerne la déduction pour amortissement
accéléré dont nous parlions à l’instant. Peut-être que
M. Trueman est celui à qui je devrais poser ma question.
With capital cost allowance, you are writing off the asset over
time. Accelerated just means you are doing it more quickly, but is
the impact over the long term not the same from the government’s
point of view, except that the money is just taken off income tax
sooner with an accelerated?
La déduction pour amortissement vous permet d’échelonner
dans le temps l’amortissement du coût d’un bien. « Accéléré »
signifie seulement que vous prenez moins de temps pour le faire.
Mais du point de vue de l’État, l’impact à long terme n’est-il pas le
même, si ce n’est que l’argent est soustrait de l’impôt sur le revenu
plus tôt avec la formule accélérée?
Mr. Trueman: There are two impacts at play. As you correctly
note, capital cost allowance, whether on a declining balance or a
straight line and whether you accelerate that rate, the ultimate
disposition is that the full amount is written off over time. The
acceleration means that the amount will be written off more
quickly. That does have an impact on the government’s fiscal
framework in that those deductions are taken sooner and thereby
reduce the corporate taxable income base. There is a timing
difference for sure, and there would also be the net present value
or the cost of funds over time to the extent that a dollar realized
further down the road is less costly and that dollar given up now
is more costly.
M. Trueman : Cette mesure a deux conséquences. Comme vous
l’avez dit, que la déduction pour amortissement se fasse de façon
linéaire ou dégressive, le résultat final est que l’achat est amorti
sur une certaine période. L’accélération signifie que le montant
sera amorti plus rapidement. Cela a en effet une incidence sur le
cadre financier du gouvernement puisque ces déductions sont
prises plus tôt, ce qui réduit l’assiette du revenu imposable des
sociétés. L’échelle temporelle n’est pas la même, cela va de soi,
mais il y aurait aussi la valeur actualisée nette ou le coût du
financement dans le temps dans la mesure où un dollar encaissé
plus tard est moins coûteux et qu’un dollar auquel on renonce
maintenant est plus coûteux.
The Chair: When you explained to us earlier over four years
that impact of $1.4 billion, that is the impact by virtue of an
accelerated capital cost allowance. However, the $1.4 billion
would be taken off over a longer period of time if we did not have
the accelerated. Is that right?
Le président : Lorsque vous nous avez expliqué tantôt que la
mesure coûterait 1,4 milliard sur quatre ans, vous parliez de
l’impact en fonction d’un amortissement accéléré. Mais est-ce que
cette somme serait prise sur une plus longue période si nous
n’avions pas l’amortissement accéléré?
Mr. Trueman: That is right. That $1.4 billion is measured
against the benchmark of the 30 per cent declining balance, so
you take the difference between those two systems.
M. Trueman : Oui. Ce 1,4 milliard est établi en fonction de la
mesure de référence donnée par un taux de dépréciation de
30 p. 100 selon la méthode de l’amortissement dégressif. Alors,
c’est la différence entre ces deux barèmes.
The Chair: I think I understand it better now.
I think this may be the end of the pleasure we have had of
having you here to talk to us, unless you want to stay on and deal
with excise tax and those other items.
Le président : Je pense que je comprends mieux maintenant.
Je pense que le plaisir de pouvoir discuter avec vous tire à sa
fin, à moins que vous vouliez rester pour parler de la taxe d’accise
et des autres sujets à l’étude.
8-5-2013
Finances nationales
39:49
Mr. Cook: I am sure you will find the sales tax very interesting.
M. Cook : Je suis convaincu que vous trouverez la question de
la taxe de vente très intéressante.
The Chair: Thank you very much, and we look forward to the
next time we may get together. It was very helpful.
Le président : Merci beaucoup. Nous nous réjouissons à la
perspective de notre prochaine rencontre. Votre témoignage nous
a été très utile.
We will now go on to Part 2 of Bill C-60, which begins at
clause 42. We are dealing with measures relating to sales and
excise tax and excise duties. We welcome back, because he has
been here with us several times previously, Pierre Mercille, as well
as Lucia Di Primio and Carlos Achadinha. Thank you very much
for being here.
Nous allons maintenant passer à la partie 2 du projet de
loi C-60, qui commence à l’article 42. Nous traiterons des
mesures relatives aux taxes de vente et d’accise et aux droits
d’accise. Nous souhaitons à nouveau la bienvenue à M. Pierre
Mercille, qui a comparu à maintes reprises au comité par le passé,
et accueillons également Mme Lucia Di Primio et M. Carlos
Achadinha. Merci beaucoup d’être venus.
Mr. Mercille, you have the floor, if you want to start us at
clause 42.
Monsieur Mercille, la parole est à vous, si vous voulez bien
commencer avec l’article 42.
Pierre Mercille, Senior Legislative Chief, GST Legislation,
Department of Finance Canada: Good evening. Part 2 of the bill
deals with the implementation of measures that relate to sales,
excise taxes and excise duties. As you mentioned, we will start on
clause 42.
Pierre Mercille, chef principal, Législation sur la TPS, ministère
des Finances Canada : Bonjour. La partie 2 du projet de loi porte
sur la mise en œuvre de mesures relatives aux taxes de vente et
d’accise et aux droits d’accise. Comme vous l’avez mentionné,
nous commencerons avec l’article 42.
This amendment is similar to the income tax amendment that
was described in clause 21 of Part 1 and is made to ensure
consistency in respect of administrative provisions across various
tax statutes. The amendments deal with the issuance by the CRA
of a requirement to a third party to provide information for the
purposes of verifying compliance by unnamed persons.
Cet amendement ressemble beaucoup à celui concernant
l’impôt sur le revenu qui est proposé dans la partie 1, à
l’article 21, et vise à assurer l’uniformité parmi les dispositions
administratives contenues dans diverses lois fiscales. Les
amendements visent à ce que l’ARC exige d’un tiers de fournir
des renseignements concernant une personne non désignée
nommément.
Similar to the income tax amendments, this amendment
eliminates the ex parte aspect. Instead, the CRA will have to
give notice to the third party when it initially seeks a court order
from a judge of the Federal Court. The amendment is in the nonGST/HST portion of the Excise Tax Act and deals with the
taxation of certain fuel and other excisable products. There will be
two similar amendments later in Part 2.
À l’instar des amendements concernant l’impôt sur le revenu,
cet amendement élimine l’élément ex parte. L’ARC devra plutôt
aviser le tiers lorsqu’elle sollicitera une ordonnance d’un juge de la
Cour fédérale. L’amendement se trouve dans la partie de la Loi
sur la taxe d’accise qui ne porte pas sur la TPS et la TVH et traite
de l’imposition de taxes sur certains carburants et sur d’autres
produits assujettis à l’accise. Il y aura deux amendements
semblables plus loin dans la partie 2.
The Chair: We heard yesterday that these changes have been
vetted with the profession and the tax act. Is that part of this
legislation?
Le président : On nous a dit hier que ces changements ont été
examinés à fond en regard de la profession et de la Loi de l’impôt.
Cela fait-il partie de cette loi?
Mr. Mercille: No. You are referring to, I believe, the changes
to the Tax Court of Canada?
M. Mercille : Non. Je crois que vous faites référence aux
modifications à la Cour canadienne de l’impôt.
The Chair: Yes.
Mr. Mercille: These are not the Tax Court of Canada. This is
when the CRA seeks information from a bank about unnamed
persons. The previous legislation provided that CRA must get a
court order to do that. However, the current legislation says that
CRA can obtain a court order without the presence of the bank.
Basically, this right of the CRA to go without the presence of the
third party is being removed. Now CRA will, according to the
rules of the Federal Court, notify the third party, the bank, so
that the bank will have the opportunity to make any
Le président : Oui.
M. Mercille : Il n’est pas question ici de la Cour canadienne de
l’impôt. C’est quand l’ARC demande des renseignements auprès
d’une banque concernant une personne non désignée
nommément. La loi précédente disposait que l’ARC doit
obtenir une ordonnance de la cour pour faire cette requête.
Toutefois, la loi actuelle stipule que l’ARC peut obtenir une
ordonnance de la cour sans la présence de la banque.
Essentiellement, ce droit de l’ARC de pouvoir faire cette
démarche sans la présence du tiers est supprimé. Conformément
39:50
National Finance
8-5-2013
representations they want to make before the court order is
issued.
aux règles de la Cour fédérale, l’ARC avisera désormais le tiers, la
banque, pour que cette dernière ait l’occasion de présenter toutes
les instances voulues avant que l’ordonnance soit émise.
The next clause is 43, and it is linked with clause 44, which
follows. Clause 43 adds new section 157 to the Excise Tax Act to
simplify the compliance in respect of transactions between an
employer and a pension plan trust in the case where an employer
performs activities related to the pension plan trust of employees.
For example, an employer can purchase something to resupply to
the pension plan trust. He can purchase investment management
services and resupply them to the trust. An employer can also use
its own resources to supply something to the pension plan trust.
The employer can perform administrative functions or lend office
spaces for pension activities.
La disposition suivante est l’article 43, qui est liée à l’article 44.
L’article 43 ajoute la disposition 157 à la Loi sur la taxe d’accise
pour simplifier les exigences relatives aux transactions entre un
employeur et une fiducie du régime de pension dans l’éventualité
où un employeur exerce des activités liées à la fiducie du régime de
pension des employés. Par exemple, un employeur peut faire des
acquisitions au profit de cette fiducie. Il peut acheter des services
de gestion des investissements et en faire bénéficier la fiducie.
Un employeur peut également se servir de ses propres ressources
pour apporter quelque chose à la fiducie du régime de pension. Il
peut s’acquitter de fonctions administratives ou prêter des locaux
pour mener des activités liées aux pensions.
The new section 157 allows a participating employer of a
registered pension plan of employees to jointly elect, with the
pension plan trust, to treat actual taxable supplies by the
employer to the pension plan trust as being made for no
consideration.
Selon le nouvel article 157, un employeur participant à un
régime de pension agréé des employés peut faire un choix conjoint
avec une fiducie de régime pour que les fournitures taxables qu’il
effectue au profit de la fiducie soient réputées être sans
contrepartie.
That means there will be no tax applicable on those actual
supplies. This election is intended to simplify compliance for
transactions between employers and pension plan trusts. This
election would be available as long as the employer properly
accounts for and remits tax under the pension plan deemed
taxable supply rules under the GST legislation that I will now
explain briefly.
Cela signifie qu’aucune taxe ne sera imposée sur ces fournitures
réelles. Ce choix vise à simplifier les exigences à respecter
relativement aux transactions entre les employeurs et les fiducies
de régime de pension. Ce choix serait disponible dans la mesure
où l’employeur rend correctement compte de la taxe, et la verse,
conformément aux règles relatives aux fournitures taxables
réputées de la Loi sur la TPS, que j’expliquerai brièvement à
l’instant.
Currently under the existing GST/HST pension plan rules,
when an employer acquires, consumes or uses any property or
services for use in relation to the registered pension plan in which
it participates, the employer is deemed to have made a taxable
supply to the pension plan trust. This is not an actual supply; this
is a supply deemed under the legislation. Since is a deemed taxable
supply, the employer is required to basically add the tax on that
taxable supply in its net tax calculation.
Conformément aux règles existantes du régime de pension
concernant la TPS et la TVH, lorsqu’un employeur acquiert,
consomme ou utilise des biens ou des services liés au régime de
pension agréé auquel il participe, il est réputé avoir effectué la
fourniture taxable au profit de la fiducie de régime. Ce n’est pas
une fourniture réelle; c’est une fourniture réputée en vertu de la
loi. L’employeur est donc tenu d’ajouter la taxe à cette fourniture
taxable dans le calcul net de ses impôts.
For example, this is the case if an employer acquires a
computer and uses it for a pension plan-related activity, such as a
payroll deduction.
Par exemple, c’est le cas si un employeur fait l’acquisition d’un
ordinateur et l’utilise pour une activité liée au régime de pension,
telle que pour les retenues à la source.
The Chair: Would the employer not have a deduction as
opposed to adding to his tax table?
Le président : L’employeur n’aurait pas une déduction plutôt
qu’un ajout à sa table d’impôt?
Mr. Mercille: Yes. Under the normal rules the employer will
purchase the computer and claim his ITC. Under the special
pension plan rules, the employer will be deemed to have made a
taxable supply of the service that he will provide to the pension
plan. He may also do the actual supply, but he is deemed to have
made a fictitious supply and he has to account for tax on that
deemed taxable supply.
M. Mercille : Oui. Selon les règles normales, l’employeur
achètera l’ordinateur et réclamera son crédit d’impôt à
l’investissement. Aux termes des règles spéciales du régime de
pension, l’employeur sera réputé avoir effectué une fourniture
taxable du service qu’il fournira au régime de pension. Il peut
aussi effectuer la fourniture réelle, mais il est réputé avoir fait une
fourniture fictive, ce qu’il doit déclarer.
I will continue; it may clarify.
Je vais continuer; ce sera peut-être plus clair.
The Chair: I hope so.
Le président : Je l’espère.
8-5-2013
Finances nationales
39:51
Mr. Mercille: It is a simplification measure, so the rules have to
be a bit complex.
M. Mercille : C’est une mesure de simplification; les règles sont
un peu complexes.
In addition, if the employer makes a supply of a property or
service to the pension plan trust, the employer must charge the
regular tax on the supply he is making. For example, if the
employer purchases a computer and resupplies it, he also has to
collect the tax on the supply of the computer.
En outre, si l’employeur fournit un bien ou un service à la
fiducie de régime de pension, il doit percevoir la taxe régulière sur
cette fourniture. Par exemple, si l’employeur achète un ordinateur
et le fournit à la fiducie, il doit percevoir la taxe sur la fourniture
de l’ordinateur.
In the legislation right now, if an employer is required to
account for tax twice, both on the deemed taxable supply and on
the actual supply, the employer is allowed to make an adjustment
to ensure that there is no double taxation. In order to address
concerns about the complexity of the cost of having to account
for the tax twice and to make a subsequent adjustment to ensure
there is no double taxation in certain circumstances, the election
under section 157 has been proposed as a simplification measure.
This measure would simplify compliance for employers when the
joint election is made as they would not have to account for tax
on the actual taxable supply and would also not have to do the
subsequent tax adjustments.
Dans la loi à l’heure actuelle, si un employeur doit rendre
compte de la taxe sur les fournitures taxables réputées et sur les
fournitures réelles, il peut faire un rajustement pour qu’il n’y ait
plus de double imposition. Pour répondre aux préoccupations
concernant la complexité des coûts associés au double paiement
de la taxe et au rajustement subséquent qu’il faut faire pour éviter
la double imposition dans certaines circonstances, le choix en
vertu de l’article 157 est proposé en tant que mesure de
simplification. Elle simplifierait les exigences que les employeurs
auraient à remplir lorsque le choix conjoint est fait puisqu’ils
n’auraient ni à verser la taxe sur la fourniture taxable réelle ni à
faire les rajustements d’impôt subséquents.
Senator Neufeld: That is not simple; you are right.
Le sénateur Neufeld : Ce n’est pas simple; vous avez raison.
Senator Gerstein: That is right up there with the tax.
Le sénateur Gerstein : Cela fait partie de la taxe.
The Chair: That joint election should not be taken literally. Oh,
my.
Senator McInnis: I thought it was just a money grab.
Mr. Mercille: This one has no effect on cost because it basically
simplifies the paperwork for employers.
Senator De Bané: Mr. Chair, will we pass an exam?
The Chair: I think that last comment was the important one: It
has no effect on costs.
Mr. Mercille: Yes.
Le président : Ce choix conjoint ne devrait pas être pris au pied
de la lettre. Oh, mon Dieu.
Le sénateur McInnis : Je croyais que ce n’était qu’une ponction
fiscale.
M. Mercille : Cela n’a aucune incidence sur les coûts, car on ne
fait essentiellement que simplifier les formalités administratives
pour les employeurs.
Le sénateur De Bané : Monsieur le président, allons-nous
passer un examen?
Le président : Je pense que la dernière observation est celle qui
est importante à retenir : il n’y aura aucune incidence sur les
coûts.
M. Mercille : Oui.
The Chair: Neither the pension trust nor the government is
impacted?
Le président : Ni la fiducie de pension ni le gouvernement ne
sont touchés?
Mr. Mercille: No, because the process of the tax adjustment
that is available makes the situation as if there was only one
supply made, and not the fictitious one and the actual one.
M. Mercille : Non, parce que le processus de redressement de
la taxe existant fait en sorte que l’on considère qu’il s’agit d’une
situation où il n’y a qu’une fourniture taxable plutôt qu’une
fourniture taxable réputée et une fourniture taxable réelle.
The Chair: The employer might save by being able to make this
simplified election as opposed to the paperwork.
Le président : L’employeur pourrait économiser en choisissant
cette procédure sans contrepartie plutôt que la procédure
générale.
Mr. Mercille: The employer will save on the compliance side
because at the end, the tax he is remitting to the government will
be the same.
M. Mercille : L’employeur réalise des économies en ce qui a
trait à la conformité parce qu’en fin de compte, la taxe qu’il
versera au gouvernement sera la même.
The Chair: Okay.
Le président : Bien.
Mr. Mercille: The next clause is clause 44.
M. Mercille : L’article suivant est l’article 44.
39:52
National Finance
The Chair: Another simple one?
8-5-2013
Le président : Un autre article unique?
Mr. Mercille: No, actually it is another one linked to that, so it
is a bit more complex. This is also an amendment to address
concerns with the complexity and the cost of complying with the
pension plan deemed taxable supply rules that I just explained.
M. Mercille : Non; en fait, il est lié à un autre article, de sorte
qu’il est un peu plus complexe. Il s’agit aussi d’un amendement
qui vise à régler les problèmes qui découlent de la complexité et du
coût relatifs à la conformité aux règles de fournitures taxables
réputées des régimes de pension que je viens d’expliquer.
In particular, some employers have expressed concern where
only a small amount of tax is at stake. This is, for example, where
an employer’s activity is small and they are limited to collecting
and remitting pension contributions. When they are doing that,
they have to self-assess tax and add to their net tax as if they made
a taxable supply to the pension plan.
Plus précisément, certains employeurs se sont dits préoccupés
par le fait qu’il ne s’agit que d’un faible montant de taxe. Par
exemple, on parle de situations où un employeur n’exerce que de
faibles activités qui se limitent à percevoir et verser les cotisations
au régime de retraite. Dans ce cas, ils doivent faire une
autocotisation fiscale et l’ajouter à leur taxe nette comme s’ils
avaient effectué une fourniture taxable au régime de pension.
Clause 44 proposes a measure that allows an employer
participating in a registered pension plan to be fully or partially
relieved from accounting for tax under the pension plan deemed
taxable supply rules. This would be the case if the employer’s
pension plan related activities, like deducting the contribution
from the payroll, fall below certain thresholds.
L’article 44 propose une mesure qui a pour effet de dispenser,
entièrement ou partiellement, un employeur participant à un
régime de pension de l’obligation de rendre compte de la taxe,
conformément aux règles de fournitures taxables réputées des
régimes de pension. Cela s’appliquerait lorsque les activités
qu’exerce l’employeur relativement au régime de pension,
comme la retenue à la source des cotisations, se situent en deçà
de certains seuils.
An employer will be relieved from applying the deemed taxable
supply rules for the fiscal year of the employer where the amount
of the GST that the employer was required to account for and
remit under the deemed taxable supply rules in the preceding
fiscal year of the employer is less than two different amounts:
$5,000 or 10 per cent of the total GST paid by the pension plan
trust in the preceding fiscal year. The activity of the employer has
to be small in that case.
Un employeur sera dispensé d’appliquer les règles de
fournitures taxables réputées des régimes de pension pour
l’exercice lorsque le montant de TPS dont il avait l’obligation
de rendre compte et qu’il devait verser conformément aux règles
de fournitures taxables réputées des régimes de pension pour son
exercice précédent se situe en deçà de deux critères distincts :
5 000 $ ou 10 p. 100 du montant total de TPS payé par la fiducie
de pension au cours de l’exercice précédent. Dans ce cas, les
activités de l’employeur doivent être faibles.
If everything the employer does in respect of the pension plan
falls below those thresholds, the employer will have to collect tax
if he makes an actual supply but he does not have to self-assess.
He does not have to comply with the deemed taxable supply rules.
Si toutes les activités qu’exerce l’employeur relativement au
régime de pension se situent en deçà de ces deux seuils,
l’employeur sera tenu de percevoir la taxe s’il a effectué une
fourniture taxable réelle, mais il ne sera pas tenu de faire une
autocotisation fiscale. Il n’est pas tenu de se conformer aux règles
de fournitures taxables réputées des régimes de pension.
There is an additional relief that is more limited. If an employer
does not satisfy the $5,000 or 10 per cent threshold, a similar but
more limited relief would be available in respect of only the
employer’s internal activities. This is for the inputs acquired for
consumption or use by the employer in relation to the pension
plan, but otherwise than to make a taxable supply to the pension
plan.
Il y a un autre allègement fiscal, plus limité. Si un employeur ne
satisfait pas au critère du seuil de 5 000 $ ou 10 p. 100, un
allègement similaire plus restreint serait offert, mais seulement en
ce qui a trait aux activités internes de l’employeur. Cela s’applique
aux intrants acquis pour consommation ou utilisation par
l’employeur pour les activités liées au régime de pension, plutôt
que pour effectuer une fourniture taxable au régime de pension.
An example would be the time spent by a payroll employee
determining an employer’s pension contribution deduction.
Again, in respect of just those activities where the employer
does not make an actual supply to the pension plan trust, the
employer would be relieved from this self-assessment if he meets
the $5,000 and 10 per cent test. However, in this case it is just in
respect of those internal pension activities.
À titre d’exemple, il s’agirait du temps d’un employé du service
de la paye consacré au calcul pour le calcul des retenues à la
source des cotisations de l’employeur au régime de pension.
Encore une fois, en ce qui a trait aux seules activités où
l’employeur n’effectue pas une fourniture taxable réelle à la
fiducie du régime de pension, l’employeur serait dispensé de cette
autocotisation s’il satisfait au critère de 5 000 $ ou 10 p. 100.
Dans ce cas, toutefois, cela s’applique seulement aux activités
internes liées au régime de pension.
8-5-2013
Finances nationales
The Chair: The net effect, again?
Mr. Mercille: This one has a small cost because, as I
mentioned, it must be a minimal involvement of the employer.
Actually, it is too small to have a number in the budget, but there
is one in theory. It is small because it is only when they have a
very limited involvement in the pension plan.
Senator Callbeck: When you say small, what do you mean?
Mr. Mercille: Well, the budget says below $1 million.
Senator Callbeck: Okay.
39:53
Le président : L’effet net, encore une fois?
M. Mercille : Dans ce cas, le coût est faible parce que, comme
je l’ai indiqué, la participation de l’employeur doit être minime.
En fait, le montant est trop faible pour figurer au budget, mais
théoriquement, il existe. Il est petit parce qu’il ne survient que
lorsque les employeurs ont une participation très limitée au
régime de pension.
La sénatrice Callbeck : Qu’entendez-vous par « petit »?
M. Mercille : Eh bien, le budget indique un montant inférieur à
un million de dollars.
La sénatrice Callbeck : D’accord.
Mr. Mercille: The next clause is clause 45 on page 38, which
adds new subsection 229(2.1). This new subsection provides the
Minister of National Revenue with the authority to withhold
GST/HST refunds claimed by any business until such time as all
the prescribed business identification information is provided.
M. Mercille : L’article suivant est l’article 45, à la page 38, qui
ajoute le nouveau paragraphe 229(2.1). Ce nouveau paragraphe
confère au ministre du Revenu national le pouvoir de retenir le
versement de remboursements de TPS/TVH demandés par une
entreprise jusqu’à ce que tous les renseignements requis aient été
communiqués.
When a business registers for GST/HST purposes, it is
generally required to provide the CRA basic business
identification information that includes the business operating
name, the legal name, ownership details, business activities and
contact information. The CRA uses this registration information
to manage business accounts and to improve tax compliance,
including detecting fraud. The measure will assist the CRA in
authenticating GST/HST registration and will enhance the CRA’s
compliance activity by improving the quality of data that the
CRA uses to assess compliance risk.
Au moment de s’inscrire aux fins de la TPS/TVH, les
entreprises doivent généralement communiquer à l’Agence du
revenu du Canada, l’ARC, des renseignements d’identification de
base, comme leur nom commercial et leur dénomination sociale,
de même que des informations sur leurs propriétaires et leurs
activités d’entreprise ainsi que les coordonnées de personnesressources. L’ARC utilise ces renseignements pour gérer les
comptes des entreprises et pour améliorer l’observation des règles
fiscales, y compris la détection des cas de fraude. Cette mesure
aidera l’ARC à authentifier les inscriptions aux fins de la TPS/
TVH et à renforcer ses activités d’observation des règles fiscales
en améliorant la qualité des données dont elle dispose pour
évaluer le risque en matière d’observation des règles fiscales.
[Translation]
Senator Chaput: That gives the minister the power to withhold
a refund?
Mr. Mercille: Yes.
[Français]
La sénatrice Chaput : Ceci donne au ministre le pouvoir de
retenir un remboursement?
M. Mercille : Oui.
Senator Chaput: Is the $100 penalty still imposed? If I am not
mistaken, there is currently a $100 penalty for people who do not
comply.
La sénatrice Chaput : La pénalité de 100 $ est-elle toujours
imposée? Présentement, si je ne m’abuse, il existe une pénalité de
100 $ pour ceux qui ne respectent pas les règles.
Mr. Mercille: The $100 penalty would apply in cases where the
agency submits a formal request and the person registered does
not respond to the request. A $100 fine would apply in those
cases. The measure was requested by the agency, which thinks
that $100 is a little outdated and ineffective. Whereas, accepting a
payment is more effective for obtaining information.
M. Mercille : La pénalité de 100 $ s’appliquerait dans le cas où
l’agence soumettrait une demande formelle et que la personne
inscrite ne répondrait pas à la demande. Dans ce cas-là, il y aurait
un montant de 100 $ d’amende. C’est une mesure demandée par
l’agence qui croit qu’un montant de 100 $ est un peu désuet et que
ce n’est pas efficace. Tandis que si on retient un paiement, c’est
plus efficace pour obtenir l’information.
Senator Chaput: I understand. Thank you.
[English]
Senator McInnis: I gather there is a problem with that?
La sénatrice Chaput : Je comprends. Merci.
[Traduction]
Le sénateur McInnis : Si je comprends bien, cela pose
problème?
39:54
National Finance
8-5-2013
Mr. Mercille: CRA has asked for it. It will help them to
enforce compliance. Normally if CRA does not have the
information they will make phone calls, but sometimes the
phone number is not up-to-date or things like that, so they do not
get the information. When they have to issue a refund, they issue
it based on what they have, but it is not certain that it is accurate,
and there is potential for fraud if you cannot verify that it is a
valid, existing business and not just a fake business that is making
fake refund claims and things like that.
M. Mercille : L’ARC en a fait la demande. Cela l’aidera à
assurer la conformité. Habituellement, lorsque l’ARC n’a pas les
renseignements requis, on fait des appels téléphoniques, mais il
arrive que les numéros de téléphone ne soient pas à jour, de sorte
qu’on ne peut obtenir les informations. Lorsqu’un
remboursement doit être versé, cela se fait en fonction des
renseignements dont on dispose, mais il est possible qu’ils ne
soient pas exacts. Il y a donc un risque de fraude si l’on ne peut les
authentifier, de façon à s’assurer qu’il s’agit d’entreprises légitimes
plutôt que d’entreprises fictives qui présentent des demandes de
remboursement frauduleuses, et cetera.
If they can hold it until they get all the information to identify
the person getting the refund, it will improve their capacity to
detect fraud.
Si l’on peut retenir le remboursement jusqu’à ce qu’on ait reçu
tous les renseignements permettant d’authentifier l’identité de la
personne qui demande un remboursement, cela améliorera la
capacité de l’ARC de détecter les cas de fraude.
Senator McInnis: Thank you.
Le sénateur McInnis : Merci.
Mr. Mercille: Clause 46 is another amendment that deals with
the CRA information requirement regarding unnamed persons. It
is also an amendment that is made to ensure consistency across
various tax statutes. In this case it is in respect of the GST/HST.
M. Mercille : L’article 46 est un autre amendement qui traite
des renseignements requis par l’ARC concernant les personnes
non désignées nommément. Il s’agit aussi d’un amendement qui
vise à assurer l’uniformité dans les diverses lois fiscales. Dans le
cas présent, c’est lié à la TPS/TVH.
I will group clauses 47 to 50 because they all relate to GST/
HST treatment of health care services. These provisions propose
two amendments. The first amendment deals with the GST/HST
treatment of home and personal care services. There is currently
an exemption in the GST/HST legislation that is provided for
publicly subsidized or funded homemaker services such as
cleaning, laundering, meal preparation and child care when
these services are rendered to an individual who requires
assistance in his or her home due to age, infirmity or a
disability. The first amendment proposes to expand this GST/
HST exemption to include publicly subsidized or funded personal
care services such as bathing, feeding and assisting with dressing
and taking medication.
Je vais regrouper les articles 47 à 50 parce qu’ils se rapportent à
l’application de la TPS/TVH en ce qui a trait aux services de soins
de santé. Le premier amendement porte sur l’application de la
TPS/TVH à l’égard des services de soins à domicile. Actuellement,
une exonération de TPS/TVH est accordée à l’égard des services
ménagers à domicile faisant l’objet d’une subvention ou d’un
financement public, y compris le ménage, la lessive, la préparation
de repas et la garde d’enfants, qui sont fournis à un particulier qui
a besoin d’une telle aide à domicile en raison de son âge, d’une
infirmité ou d’une invalidité. Le premier amendement propose
d’étendre cette exonération de TPS/TVH de façon à inclure des
services de soins à domicile faisant l’objet d’une subvention ou de
financement public, comme l’aide au bain, l’aide pour se nourrir
ou pour s’habiller et l’aide à la prise de médicaments.
Senator McInnis: It is a matter of whether it is just subsidized
or it is government provided?
Le sénateur McInnis : Est-ce simplement une question de savoir
si c’est subventionné ou si c’est fourni par le gouvernement?
Mr. Mercille: It has to be publicly subsidized or funded.
Senator McInnis: Or support?
M. Mercille : Il faut que cela fasse l’objet d’une subvention ou
de financement public.
Le sénateur McInnis : Ou du soutien?
Mr. Mercille: I am not sure what you mean.
M. Mercille : Je ne suis pas certain de savoir ce que vous
voulez dire.
Senator McInnis: You said that there are currently two types.
Le sénateur McInnis : Vous avez dit qu’il y a deux formes
actuellement.
Mr. Mercille: Right now what is covered is what is referred to
in the legislation as homemaker services, which are services such
as cleaning, laundering, meal preparation and child care.
M. Mercille : Ce qui est inclus actuellement, c’est ce que la
mesure législative définit comme des services ménagers à domicile,
c’est-à-dire des services comme le ménage, la lessive, la
préparation de repas et la garde d’enfants.
Senator McInnis: Provided by the government?
Le sénateur McInnis : Des services qui sont fournis par le
gouvernement?
8-5-2013
Finances nationales
39:55
Mr. Mercille: It can be a private provider as long as the
provision is subsidized or funded, at least in part, by the
government. It is expanded to add more activities to this
program, such as bathing, feeding and assisting with medication.
M. Mercille : Ils peuvent être fournis par le secteur privé,
pourvu que la prestation des services soit subventionnée ou
financée par le gouvernement, du moins en partie. On l’élargit de
façon à offrir plus de services dans le cadre de ce programme,
comme l’aide au bain, l’aide pour se nourrir et l’aide à la prise de
médicaments.
Senator McInnis: Exactly, because there are a number of
companies that are partially subsidized.
Le sénateur McInnis : Exactement, parce qu’un certain nombre
d’entreprises sont partiellement subventionnées.
[Translation]
[Français]
Senator Chaput: Would these measures apply to services
provided by a doctor if the doctor has to, say, make a house
call because a senior cannot get around? Would it apply to those
services if there is a cost?
La sénatrice Chaput : Ces mesures s’appliqueraient-elles à des
services provenant d’un médecin si le médecin doit, par exemple,
se rendre à la maison parce qu’une personne âgée ne peut pas se
déplacer? Cela s’appliquerait-il à ces services s’il y a un coût?
Mr. Mercille: In general, this does not include services
provided by doctors, but rather by assistants to the recipients or
work like that; it is for cleaning, washing and so on. It is generally
not for doctors because doctors would charge too much per hour
for that.
M. Mercille : Généralement, il ne s’agit pas de services offerts
par les médecins, mais plutôt par des aides aux bénéficiaires ou
pour ce genre de travail, c’est pour faire du ménage, du lavage, et
cetera. Généralement, ce ne sont pas des médecins parce que les
médecins factureraient trop cher l’heure pour faire cela.
Senator Chaput: Is it true that this measure will be retroactive
to March 22, 2013?
La sénatrice Chaput : Est-il vrai que cette mesure sera
rétroactive au 22 mars 2013?
Mr. Mercille: Yes, the day after the budget was passed.
[English]
M. Mercille : Oui, la journée après le budget.
[Traduction]
Senator Callbeck: Approximately how much will that cost?
La sénatrice Callbeck : Combien cela coûtera-t-il, environ?
Carlos Achadinha, Legislative Chief, Sales Tax Division, Public
Sector Bodies, Department of Finance Canada: There is an
estimate in the budget. It is approximately $5 million annually.
Carlos Achadinha, chef, Législation, Division de la taxe de vente,
Organismes du secteur public, ministère des Finances Canada : Il y
a un estimé dans le budget. Il s’agit d’environ 5 millions de dollars
par année.
The Chair: That would be $5 million in HST?
Le président : Ce serait 5 millions de dollars pour la TVH?
Mr. Achadinha: Forgone. As we are expanding the benefit right
now and the scope of the exemption, more people will benefit
from the exemption and therefore it will be forgone.
M. Achadinha : Pour les recettes cédées. Étant donné que nous
élargissons cet avantage et la portée de l’exonération, plus de gens
y auront droit. Par conséquent, plus de gens pourront se prévaloir
de l’exonération et le montant sera cédé.
Senator Bellemare: You do not have any idea about the total
amounts for home care?
La sénatrice Bellemare : Vous n’avez pas une idée précise du
montant total pour les soins à domicile?
Mr. Achadinha: I do not have it here. In the tax expenditures
we do a report that indicates a variety of costs of different
expenditures, and it may be there. It may also just be covered with
general relief. In many cases home care is considered to be an
extension of a health care service. It helps people to maintain their
life at home. When the GST was introduced, it was decided there
would be an exemption for basic health care services and it was
considered that home care would be an important component of
that health care and that an exemption would be extended to
those home care services that Mr. Mercille has just listed.
M. Achadinha : Je n’ai pas apporté ces renseignements. Dans le
cas des dépenses fiscales, nous produisons un rapport qui indique
le coût des différentes dépenses; ce montant pourrait y figurer. Il
pourrait aussi être inclus dans l’allègement général. Dans
beaucoup de cas, on considère les soins à domicile comme le
prolongement d’un service de soins de santé. Cela permet aux
gens de continuer à vivre à domicile. Lorsque la TPS a été créée, il
a été décidé d’exonérer les services de soins de santé primaires et
on considérait les soins à domicile comme un élément important
de ces soins de santé, de sorte que l’on a prévu d’élargir
l’exonération de façon à inclure les services de soins à domicile
que M. Mercille vient d’énumérer.
Over time the types of services that provinces and territories
are providing has been expanded, and it came to our attention
that some of those services were not explicitly covered in the
Au fil du temps, il y a eu une augmentation des services offerts
par les provinces et territoires, et nous avons été informés que
certains de ces services n’étaient pas explicitement mentionnés
39:56
National Finance
definition as we had outlined for homemaker services. Therefore,
the intent of this provision is to expand that to cover some of
those services that provinces and territories are providing on a
subsidized or direct basis.
[Translation]
8-5-2013
dans notre définition des services ménagers. Par conséquent,
l’intention de cette disposition est d’élargir cette définition de
façon à englober certains des services offerts par les provinces et
territoires, soit directement ou à l’aide de subventions.
[Français]
Senator Bellemare: Certainly, it will increase as the population
ages.
La sénatrice Bellemare : C’est sûr que cela ira en augmentant
avec le vieillissement de la population.
Senator De Bané: Mr. Mercille, I would like to ask a question
about the sales tax and the harmonized tax. For example, what
are the current regulations for a solely Internet-based business
when it sells goods to Canadians in the 10 provinces and
territories, and so on? Does it also have to collect the sales tax and
GST for each province? How does that work?
Le sénateur De Bané : Monsieur Mercille, j’aimerais poser une
question concernant la taxe de vente et la taxe harmonisée. Par
exemple, pour une entreprise faisant affaire uniquement sur
Internet, quelle est la réglementation actuelle lorsqu’elle vend à
des Canadiens dans les dix provinces et territoires des biens, et
cetera? Doit-elle également percevoir la taxe de vente et la TPS
pour chacune des provinces? Comment cela fonctionne-t-il?
Mr. Mercille: When a company registers for the GST, the
person is automatically registered for the HST, as well. The
person must comply with supplies of property legislation. In the
example you gave, the person may be located in any province; if
the person delivers goods, the general rule is that the tax for the
address where the goods are shipped is the tax that applies. The
business must know that Ontario has HST of 13 per cent and
that, in Alberta, only 5 per cent GST applies.
M. Mercille : Quand une entreprise s’inscrit aux fins de la TPS,
la personne est automatiquement inscrite aux fins de la TVH
également. La personne doit se conformer aux lois quant aux
fournitures de biens. Dans l’exemple que vous avez donné, la
personne peut être située dans n’importe quelle province; si elle
livre des biens, la règle générale veut que ce soit la taxe de
l’adresse à laquelle le bien est livré qui soit appliquée. L’entreprise
doit savoir qu’en Ontario il s’agit de la TVH à 13 p. 100 et qu’en
Alberta il s’agit seulement de la TPS à 5 p. 100.
Senator De Bané: Do Internet-based businesses comply with
the act and do they collect these taxes for each territory?
Le sénateur De Bané : Les entreprises faisant affaires sur
Internet respectent-elles la loi et perçoivent-elles ces taxes pour
chacun des territoires?
Mr. Mercille: I think the rules are generally understood.
Basically, it is simply charged at a different rate. Generally, the
tax is calculated automatically by their accounting program when
they enter the address for billing.
M. Mercille : Je pense qu’en général oui, les règles sont
comprises. Dans le fond, c’est simplement chargé à un taux
différent. Généralement, avec leur programme comptable, quand
ils mettent l’adresse lorsqu’ils font la facturation, le taux se calcule
automatiquement.
Senator De Bané: It is not yet in effect in the United States.
Le sénateur De Bané : Aux États-Unis, ce n’est pas encore en
vigueur actuellement.
Mr. Mercille: The United States does not have a national sales
tax like Canada does. There is no value-added tax in the
United States. There is a multitude of taxes at the state level
and even at the municipal level. There are a lot of different little
taxes. They are not harmonized.
M. Mercille : Aux États-Unis, il n’y a pas de taxe de vente sur
le plan national, comme au Canada. Il n’y a pas de taxe sur la
valeur ajoutée aux États-Unis. Il y a une multitude de taxes au
niveau des États et au même niveau des municipalités. Il y a
beaucoup de petites taxes différentes. Elles ne sont pas
harmonisées.
Senator De Bané: It seems that they will soon adopt legislation
that would force businesses selling over the Internet to collect the
tax depending on the state.
Le sénateur De Bané : Il paraît qu’ils vont bientôt adopter une
loi qui forcerait les entreprises qui vendent sur Internet de
percevoir la taxe selon l’État.
[English]
Mr. Achadinha: There is an act going through the U.S. right
now that has to do with state taxes. The state will levy taxes, state
sales taxes. The U.S. is looking at putting together some rules
with respect to how you deal with people who sell things from one
state to another. An act has been proposed. It has gone through
the Senate and still needs to go through other houses and get
other approvals, but it is trying to address some of those interstate
[Traduction]
M. Achadinha : Un projet de loi les taxes des États circule
actuellement aux États-Unis. Les divers États perçoivent des
taxes, c’est-à-dire une taxe de vente. Les États-Unis cherchent à
mettre en place une réglementation relative au traitement à l’égard
de ceux qui ont des activités commerciales d’un État à un autre.
Un projet de loi a été présenté. Il a franchi l’étape du Sénat, mais
il doit être renvoyé à d’autres chambres et obtenir d’autres
8-5-2013
Finances nationales
sales and trying to have some general rules that apply with respect
to registration and what you need to do in terms of having
consistent rules and application rules and collection rules.
Senator De Bané: On that point, we are ahead of them?
Mr. Achadinha: As Mr. Mercille mentioned, we have the GST,
which is a national tax, and with respect to those vendors who are
part of the GST, if they are also part of the HST, when they
register, they register with respect to their national activities.
[Translation]
39:57
approbations. Toutefois, il vise à régler les questions relatives au
commerce entre les États et à mettre en place des règles générales
en ce qui a trait à l’inscription et à ce qu’il faut faire pour assurer
l’uniformité des règles et la mise en place de règles d’application et
de perception.
Le sénateur De Bané : Sommes-nous en avance sur les ÉtatsUnis à ce chapitre?
M. Achadinha : Comme M. Mercille l’a mentionné, nous
avons la TPS, qui est une taxe nationale; pour ce qui est des
vendeurs qui sont assujettis à la TPS, s’ils le sont aussi à la TVH,
lorsqu’ils s’inscrivent, ils le font par rapport à leurs activités à
l’échelle nationale.
[Français]
Senator Chaput: May I give you an example to make sure I
have understood correctly? Let us say that a small business, Molly
Maid, cleans the home of a disabled couple. Am I correct in
understanding that the businessperson, who is providing
housecleaning services, will not have to charge tax to these
people obtaining the service? These people are going to pay the
businessperson, but not have to pay the tax?
La sénatrice Chaput : Est-ce que je peux vous donner un
exemple pour m’assurer que je comprends bien? Admettons
qu’une petite entreprise, Molly Maid, fait le ménage de la maison
d’un couple handicapé. Est-ce que je comprends bien que cet
entrepreneur, qui offre des services de nettoyage à la maison,
n’aura pas à charger la taxe à ces personnes qui obtiennent le
service? Ces personnes vont donc payer l’entrepreneur mais sans
avoir à payer la taxe?
Mr. Mercille: In cases where the company provides this kind of
service, if neither the company nor the service is subsidized, the
service is taxable; it is like a normal cleaning service. However, if
the company provides its services to this senior or person who has
some kind of health problem and the government pays for a
portion of the service, the company can then provide the services
tax-free.
M. Mercille : Dans le cas où une compagnie fournit ce genre de
service, si ni la compagnie ni le service ne sont subventionnés, le
service est taxable; c’est comme un service de nettoyage normal.
Par contre, si l’entreprise offre ses services à cette personne âgée
ou à cette personne qui a un problème de santé quelconque et que
le gouvernement paie une partie de ces services à l’entreprise,
l’entreprise peut alors fournir ces services sans taxe.
In addition, in cases where the individuals decide they want to
receive more hours of service than the government has granted, if
a portion of the service is already subsidized and another portion
is added, the other portion will receive the same tax treatment and
will therefore be exempt.
En plus, dans le cas où la personne décide qu’elle désire
recevoir plus d’heures de service que ce que le gouvernement lui a
accordées, si une partie du service est déjà subventionnée et
qu’une autre partie est ajoutée, l’autre partie va suivre le même
traitement fiscal et sera donc exonérée.
Senator Chaput: So, it does not apply to small businesses?
La sénatrice Chaput : Cela ne s’applique donc pas aux petits
entrepreneurs?
Mr. Mercille: The question is whether the service is subsidized
and whether the person needs it because of some condition.
M. Mercille : La question est de savoir si le service est
subventionné et si la personne en a besoin à cause d’une
condition quelconque.
Senator Bellemare: That means that subsidized businesses are
often social economy enterprises rather than private for profit
companies?
La sénatrice Bellemare : Cela veut dire que les entreprises
subventionnées sont souvent des entreprises d’économie sociale
plutôt que des entreprises privées à but lucratif?
Mr. Mercille: It can be any business the government may have
chosen.
M. Mercille : Ça peut être n’importe quelle entreprise que le
gouvernement peut avoir choisie.
I would like to add something. I do not know whether your
question had to do with a person who works as a cleaner here and
there. Keep in mind that the GST threshold for small suppliers is
$30,000 in sales a year. If they do not reach that amount, they are
not required to charge tax.
J’aimerais ajouter quelque chose. Je ne sais pas si votre
question parlait d’une personne qui fait des ménages ici et là. Il
faut se souvenir que le seuil des petits fournisseurs à la TPS est de
30 000 $ de ventes par année. S’ils n’atteignent pas ce montant, ils
ne sont pas obligés de charger la taxe.
39:58
National Finance
[English]
8-5-2013
[Traduction]
The second amendment that deals with health care deals with
services provided solely for non-health care purpose. Under the
GST/HST, services provided solely for non-health care purposes,
even if supplied by a health care professional, are not considered
to be basic health care and are not intended to be eligible for the
exemption.
Le deuxième amendement relatif aux soins de santé ne vise que
les services non liés à la santé. Aux fins de la TPS/TVH, les
services non liés à la santé ne sont pas considérés comme des soins
de santé primaires et ne sont pas visés par l’exonération, même
lorsqu’ils sont fournis par un professionnel de la santé.
The second amendment clarifies that the GST/HST applies to
reports, examinations and other services not performed for the
purposes of protection, maintenance or restoration of the health
of a person or are not provided for palliative care purposes. For
example, reports, examinations and other services that are
performed solely for the purpose of determining a liability in a
court proceeding or solely under an insurance policy are
considered taxable supplies.
Le deuxième amendement précise que la TPS/TVH s’applique
aux rapports, aux examens et aux autres services qui ne sont pas
fournis dans le but d’offrir des soins palliatifs ou de protéger, de
maintenir ou de rétablir la santé d’une personne. Par exemple, les
rapports, les examens et les autres services visant exclusivement à
déterminer la responsabilité dans le cadre de procédures
judiciaires ou aux termes d’une police d’assurance sont
considérés comme des fournitures taxables.
The amendment also clarifies that supplies of property or
services in respect of taxable reports and examinations, or other
services, would also be taxable. For example, this can be the
charge for an X-ray or a lab test in relation to a taxable
examination. These would also be taxable.
La mesure précise aussi que les fournitures de biens et de
services à l’égard d’un rapport, d’un examen ou d’un autre service
imposable de cet ordre seront également taxables. Par exemple, il
pourrait s’agir du coût des radiographies ou des analyses en
laboratoire liés à un examen taxable. Ces services seraient aussi
taxables.
Senator Chaput: Are they presently taxable?
Mr. Mercille: They may be exempt presently, and because they
are for non-health care purposes, with the amendment it would
become taxable if they are performed for non-health care
purposes.
Senator McInnis: Could you give an example of that?
La sénatrice Chaput : Sont-ils taxables, actuellement?
M. Mercille : Ils pourraient actuellement être exonérés et
puisqu’ils sont fournis à des fins non liées à la santé, ils
deviendraient taxables en vertu de la modification proposée.
Le sénateur McInnis : Pourriez-vous nous donner un exemple?
Mr. Mercille: As an example, you may have an injury and are
being treated, and then for legal purposes you are asked to get an
additional evaluation for the purpose of court proceedings. The
only purpose you are getting the report for is that. In this case,
that report, even if made by a doctor to you, would be taxable.
M. Mercille : À titre d’exemple, vous pourriez avoir subi une
blessure, pour laquelle vous auriez reçu un traitement. Ensuite, à
des fins juridiques, on vous demanderait de passer un autre
examen dans le cadre de procédures judiciaires. C’est la seule
raison pour laquelle le rapport médical est fourni. Dans ce cas, le
rapport serait taxable, même s’il vous a été fourni par un médecin.
Senator McInnis: What if that report were being done for my
doctor, my personal doctor?
Le sénateur McInnis : Qu’en est-il d’un rapport qui aurait été
préparé par mon médecin, mon médecin de famille?
Mr. Mercille: If you go see your doctor because you have an
injury and he is treating you and you need to have X-rays because
he knows you have a broken leg but does not know the extent,
now you are X-rayed and the doctor treats you. This continues to
be exempt. If you use the X-ray later because you have a copy and
your lawyer asks for a copy to prove you had an injury, it does
not make the report taxable, because it was supplied to you for
the purpose of health care treatments.
M. Mercille : Si vous consultez votre médecin parce que vous
êtes blessé, qu’il s’occupe de votre traitement et que des
radiographies sont nécessaires parce qu’il sait que vous avez une
fracture à la jambe, mais qu’il ne connaît pas la gravité de la
blessure, on procède à la radiographie et le médecin vous fournit
un traitement. C’est toujours exempté. Si vous utilisez la
radiographie plus tard parce que vous en avez un exemplaire et
que votre avocat vous la demande pour prouver que vous avez
subi une blessure, cela ne rend pas le rapport taxable, parce qu’il
vous a été fourni aux fins d’un traitement médical.
If a few months or a year later you are asked to have an X-ray
for the purpose of a court proceeding, the amendment makes it
non-exempt from GST and it should be taxable.
Par contre, si l’on vous demande de passer une radiographie
aux fins de procédures judiciaires quelques mois ou un an plus
tard, la modification proposée fait en sorte que ce service n’est pas
exonéré de TPS et il devrait être taxable.
8-5-2013
Finances nationales
39:59
The Chair: Why does all of this legislation get more and more
complicated? Every one of these rules we pass just makes it that
much more complicated for whoever is calculating the taxes. This
may be a health care tax, this may be not, and you will have to get
someone to swear you had this X-ray for a sore leg and not for the
court case. That starts to make all of this extremely complicated
for, in many cases, small businesses or individuals.
Le président : Pourquoi cette mesure législative devient-elle de
plus en plus complexe? Chacune des règles que nous adoptons ne
fait que rendre de plus en plus difficile la tâche de ceux qui
calculent les taxes. Un élément pourrait être assujetti à la taxe sur
les soins de santé tandis qu’un autre ne l’est pas, puis il faudra
demander à quelqu’un de jurer que vous avez eu cette
radiographie en raison d’une blessure à la jambe et non aux fins
d’une procédure judiciaire. Tout cela commence à être
extrêmement complexe pour les petites entreprises et les
particuliers, dans bien des cas.
Senator McInnis: If I may add to that, I do not know who
dreams these things up. It is not the politician. I do not know who
it is, but there must be people thinking this up.
Le sénateur McInnis : Si vous le permettez, j’ajouterais que je
ne sais pas qui pense à toutes ces choses. Certainement pas les
politiciens. Je ne sais pas de qui il s’agit, mais il y a certainement
des gens qui inventent de telles choses.
The Chair: However, here we are passing these things.
Le président : Quoi qu’il en soit, nous sommes là, à les adopter.
Senator McInnis: You either get it from the consumer or the
public because there is a problem or people are asking for it or
someone in CRA dreams these things up. There must be people
working on this on a regular basis.
Le sénateur McInnis : Ces idées viennent soit du consommateur
ou du public parce qu’il y a un problème, soit parce que les gens le
demandent, soit parce que quelqu’un à l’ARC a inventé un tel
concept. Il doit certainement y avoir des gens qui étudient ces
choses régulièrement.
Mr. Mercille: In the case of what is referred to as independent
medical examination, medical examinations not by your treating
doctor but by an insurance company or a lawyer who asks you to
do those things, since the beginning the CRA has taken the
position and it was the intent that these would be taxable because
they are not for the purpose of treating you; they are for another
purpose. There have been court cases that basically expanded the
exemption, and that is why over time we have to bring the
exemption back to its original intent.
M. Mercille : Dans le cas de ce qu’on appelle un examen
médical indépendant, on ne parle pas d’un examen médical par
votre médecin traitant, mais plutôt d’un examen demandé par une
compagnie d’assurance ou un avocat, car depuis le début, l’ARC
a adopté le point de vue selon lequel ils devraient être taxables
parce qu’ils ne sont pas effectués aux fins d’un traitement médical,
mais pour une autre raison. Des décisions judiciaires ont entraîné
l’élargissement de la portée de l’exemption. C’est pourquoi il faut
au fil du temps revenir à l’exemption prévue à l’origine.
Mr. Achadinha: The long-standing policy intent is that there is
an exemption for basic health care. The exemption is intended for
treating people on a medical basis. Over time, pressure was put on
it from different sorts of health services, those that had no relation
to medical treatment or any health purpose. That was eventually
brought before the courts, and the courts had an interpretation
that looking at the general scope of the law and some of the
provisions, those type of reports, as Mr. Mercille said — in the
CRA’s position, the government’s long-standing position was
that those independent medical exams, those reports with no
health care purpose, would not be entitled to the exemption and
they would be taxable. The decision was that they qualified for
exemption and they were entitled to the exemption, so this comes
back and puts the legislation in line and consistent with the
ongoing and original policy intent that there is an exemption for
basic health care services. The line is that if there is a health
purpose, you should be entitled to relief, an exemption.
M. Achadinha : L’objectif de longue date de la politique est de
faire en sorte qu’une exonération s’applique aux soins de santé de
base. L’exonération vise les traitements offerts pour raisons
médicales. Au fil du temps, on a demandé qu’elle s’applique à
divers services de santé offerts pour des raisons non médicales. La
question a fini par être portée devant les tribunaux qui, après
avoir examiné la portée générale de la loi et de certaines
dispositions — comme l’a mentionné M. Mercille — ont
abondé dans le même sens que l’ARC et le gouvernement et
jugé que ces types d’examen médicaux indépendants et de
rapports non liés à la santé ne pourraient être visés par
l’exonération et seraient imposables. Il a été décidé qu’ils étaient
admissibles à l’exonération, alors la loi redevient conforme à
l’intention originale de la politique qu’une exonération s’applique
aux soins de santé de base. Au bout du compte, si les soins sont
offerts pour des raisons de santé, vous devriez avoir droit à une
exonération.
The Chair: The purpose of these exemptions is laudable. You
say we are doing this because it is a subsidized service or the
person who is getting the service is partially subsidized, it is a
health care thing. However, think of the court costs, the lawyers’
costs and the accountants’ costs that are all put into this because
you are trying to do something good, and think how much you
Le président : Le but de ces exonérations est louable. Vous dites
que vous le faites parce qu’il s’agit d’un service subventionné ou
que le bénéficiaire reçoit des subventions partielles, qu’il est
question de soins de santé. Cependant, pensez aux frais de justice,
d’avocat et de comptable qui entrent en ligne de compte parce que
vous essayez de faire quelque chose de bien, et songez au montant
39:60
National Finance
8-5-2013
could save and how many points you could bring down the HST
or the GST if we just said ‘‘no exceptions, none whatsoever.’’ We
would be gone home by now; we would not be doing all of this.
que vous pourriez épargner et de combien de points vous pourriez
faire baisser la TVH ou la TPS si nous disions simplement
« aucune exception que ce soit ». Nous serions déjà rentrés à la
maison; nous n’aurions pas cette discussion.
Senator Callbeck: How much will the government roughly gain
by doing this?
La sénatrice Callbeck : Combien d’économies le gouvernement
réalisera-t-il grâce à cela?
Mr. Achadinha: The estimate is approximately $1 million per
year.
M. Achadinha : Environ 1 million de dollars par année.
Senator Chaput: Who is responsible for ensuring that the tax is
being paid? Is it the doctor or is it the patient? If I go to my doctor
not for a medical reason but for another reason and I do not tell
them, who has the ultimate responsibility?
La sénatrice Chaput : Qui est responsable de veiller à ce que la
taxe soit payée? Le médecin ou le patient? Si je vais chez le
médecin pour une raison autre que médicale et que je ne le leur dis
pas, qui est responsable au bout du compte?
Mr. Mercille: The doctor treats you when you go see him. He
does that for the purpose of treating you or not treating you,
whatever, and that will make a difference. However, the
obligation under the legislation is the same as going to the
store; you go to the store and they have the obligation to collect
tax. You have the obligation to pay it. The party that has the
obligation to collect the tax and remit it to the government is the
supplier of the product or service, which would be the doctor or
the clinic in your case.
M. Mercille : Le médecin vous traite lorsque vous le consultez.
Il le fait pour vous offrir ou non un traitement, et cela fera une
différence. Cependant, l’obligation prévue par la loi est la même
que si vous alliez au magasin; vous allez au magasin et ils sont
tenus par la loi de percevoir des taxes que vous devez payer. La
partie qui est tenue de percevoir les taxes et de les remettre au
gouvernement est celle qui fournit le produit ou le service, c’est-àdire le médecin ou la clinique dans votre cas.
Senator Neufeld: There is a budget of I think over $250 billion
and revenue of $1 million. What is the net out of the $1 million? Is
it a couple hundred thousand bucks? Someone has to administer
this somewhere, such as in the tax department. I do not know who
administers it, but someone must do so to ensure all of this
happens. It would be interesting to know what the net would be
for $1 million.
Le sénateur Neufeld : Il y a un budget, je crois, de plus de
250 milliards de dollars et un revenu de 1 million de dollars. Quel
est le revenu net sur ce million de dollars? Deux ou trois cent mille
dollars? Quelqu’un doit l’administrer quelque part, comme les
services fiscaux. Je ne sais pas qui s’en charge, mais quelqu’un doit
le faire pour veiller à ce que cela se fasse. Il serait intéressant de
savoir quel serait le montant net sur 1 million de dollars.
Is it the court that forces the CRA to actually do these kinds of
things? Or is it the CRA’s intention for themselves to do this kind
of thing for $1 million? What makes this stuff roll?
Est-ce le tribunal qui oblige l’ARC à faire ce genre de choses?
Ou est-ce l’ARC elle-même qui choisit de faire ce genre de choses
pour 1 million de dollars? Comment cela fonctionne-t-il?
Mr. Achadinha: The legislation will set out the rules, and it will
try to reflect the policy. Various people will challenge a particular
piece of policy or legislation and say, ‘‘We think we should be
entitled to an exemption.’’ The policy is no, you should not be
entitled. The CRA will say, ‘‘Our reading of the legislation is no, it
should not be entitled to exemption; this is a taxable service.’’
M. Achadinha : La loi définira les règles et elle tentera de tenir
compte de la politique. Diverses personnes contesteront une
politique ou une loi donnée au motif qu’elles estiment être
admissibles à une exonération. La politique stipule qu’elles ne
devraient pas l’être. L’ARC répondra qu’elle estime que la loi ne
le permet pas, que les personnes en question ne devraient pas
avoir droit à l’exonération, qu’il s’agit d’un service taxable.
Then you will have the other side, which will take a different
view. This will go before the courts, and the courts will ultimately
decide.
Ensuite vous entendrez les gens de l’autre côté, qui auront un
point de vue différent. L’affaire sera portée devant les tribunaux,
et c’est eux qui trancheront.
In a lot of cases, the legislation needs to be amended because
you will have a decision from the court that will say, ‘‘The
legislation does not necessarily reflect the policy; it is not
consistent with an interpretation of the CRA,’’ so you amend
the legislation to bring it back in line with the intended policy.
Dans bien des cas, la loi doit être modifiée parce qu’un tribunal
aura décidé qu’elle ne reflète pas nécessairement la politique,
qu’elle n’est pas conforme à l’interprétation de l’ARC, alors vous
modifiez la loi pour qu’elle soit à nouveau conforme à l’intention
de la politique.
The Chair: I think we feel a lot better having gotten that off our
souls. Anything further on this area? We will go on to clause 51.
Le président : Je pense que nous nous sentons beaucoup mieux
maintenant que nous nous sommes vidé le cœur. Autre chose à
ajouter à ce sujet? Nous allons passer à l’article 51.
8-5-2013
Finances nationales
Mr. Mercille: That is on page 40. This clause deals with the
GST/HST treatment of the Governor General. Under a special
relief in the Excise Tax Act, no GST/HST is payable on purchases
for use by the Governor General. Following consultation between
the Governor General and the government, it was agreed that the
current GST relief for the Governor General should end, and that
GST/HST will be payable at the point of sale on purchase for use
by the Governor General. The Governor General and his office
will be able to recover the GST/HST they paid on purchases for
official use under the GST Federal Government Departments
Remission Order in the same way as federal departments. This
approach will simplify compliance for vendors by eliminating the
need to keep special records to justify the non-collection of tax.
M. Mercille : C’est à la page 40. Cet article porte sur
l’exonération de TPS/TVH qui s’applique au gouverneur
général. Conformément à une mesure spéciale dans la Loi sur la
taxe d’accise, aucune TPS/TVH n’est payable sur les achats
destinés à l’usage du gouverneur général. Après consultation avec
le gouverneur général et le gouvernement, il a été convenu que
l’exonération actuelle de TPS du gouverneur général devrait
prendre fin et qu’il devra payer la TPS/TVH au point de vente sur
les achats destinés à son usage. Le gouverneur général et son
cabinet pourront recouvrer la TPS/TVH qu’ils paient à l’égard
d’achats effectués pour des fins officielles en vertu du Décret de
remise concernant la TPS accordée aux ministères fédéraux, de la
même manière que le font les ministères fédéraux. Cette approche
simplifiera la conformité des vendeurs en faisant en sorte qu’il ne
soit plus nécessaire de tenir des registres spéciaux pour justifier la
non-perception de taxes.
The Chair: Was that clause 52?
Le président : S’agissait-il de l’article 52?
Mr. Mercille: Clause 51, I believe.
M. Mercille : Il s’agissait de l’article 51, je crois.
The Chair: I think we mentioned clause 51 earlier.
Le président : Je pense que nous avons mentionné l’article 51
tout à l’heure.
Mr. Mercille: They are the same.
M. Mercille : C’est la même chose.
The Chair: Clause 51, international organizations.
Le président : Article 51, organismes internationaux.
Mr. Mercille: I will explain this change. The Justice
Department has drafting standards, and the title there used to
read — it is the beginning of a part — ‘‘International
Organizations and Officials.’’ Basically, there were two clauses
in that part. The official in there was the Governor General. We
are repealing the clause, so we basically have to amend the title.
39:61
M. Mercille : Je vais expliquer cette modification. Le ministère
de la Justice a des normes de rédaction, et le titre antérieur —
c’était le début d’une partie — était « Organismes internationaux
et représentants ». Grosso modo, cette partie contenait deux
articles. Le représentant dont il était question était le gouverneur
général. Comme nous abrogeons cet article, nous devons en
modifier le titre.
The Chair: That is an easy one.
Le président : En voilà une facile.
Mr. Mercille: Yes, that was a drafting issue.
M. Mercille : Oui, c’était une question de rédaction.
This basically concludes the GST/HST part. My colleague
Ms. Di Primio will explain the other amendment dealing with the
Excise Act, 2001.
En gros, cela conclut la partie sur la TPS/TVH. Ma collègue,
Mme Di Primio, expliquera l’autre amendement qui porte sur la
Loi de 2001 sur l’accise.
Lucia Di Primio, Chief, Excise Policy, Sales Tax Division,
Department of Finance Canada: All of the other clauses in Part 2
of the bill before us relate to the Excise Act, 2001, which is the
federal taxation statute that deals with the excise duty treatment
on alcohol and tobacco products. There are no measures in the
bill before us related to alcohol products. I will just mention that
up front.
Lucia Di Primio, chef, Politique de l’accise, Division de la
législation de l’impôt, ministère des Finances Canada : Tous les
autres articles contenus dans la partie 2 du projet de loi se
rapportent à la Loi de 2001 sur l’accise, qui est une loi fiscale
fédérale portant sur le traitement des boissons alcoolisées et des
produits du tabac sous le régime de l’accise. Le projet de loi ne
contient aucune mesure concernant les boissons alcoolisées. Je
tiens simplement à la mentionner d’entrée de jeu.
The first measure in clause 53 is identical to the measure
explained earlier by Mr. Mercille and yesterday by Mr. Cook
with respect to the process that the Canada Revenue Agency must
follow when seeking information from a third party with respect
to unnamed persons. As previously described, a judicial
authorization is required. Previously, it could be obtained on an
ex parte basis, meaning the third party did not need to be notified.
Now when making that application, the CRA does need to notify
La première mesure à l’article 53 est identique à celle que
M. Mercille a expliquée tout à l’heure et que M. Cook a expliquée
hier concernant le processus que l’Agence du revenu du Canada
doit suivre lorsqu’elle cherche à obtenir des renseignements d’un
tiers concernant des personnes non désignées. Comme il a été dit,
il faut obtenir une autorisation judiciaire. Auparavant, il était
possible de l’obtenir à titre ex parte, c’est-à-dire qu’il n’était pas
nécessaire d’en avertir le tiers. Maintenant, lorsqu’elle présente
39:62
National Finance
8-5-2013
the third party in order to seek that judicial authorization. This is
being proposed to the Excise Act, 2001 to ensure consistency
across the relevant federal taxation statutes.
cette demande, l’ARC est tenue d’avertir le tiers pour obtenir
l’autorisation judiciaire. L’on propose d’apporter cette
modification à la Loi de 2001 sur l’accise pour assurer
l’uniformité des lois fiscales fédérales pertinentes.
All of the remaining clauses in Part 2, from clause 54 to
clause 61, deal with one measure. These proposed amendments
relate to the excise duty treatment of roll-your-own tobacco,
chewing tobacco and all the other forms of tobacco that are
generally referred to as ‘‘other manufactured tobacco’’ in the
excise legislation.
Tous les autres articles contenus dans la partie 2, les articles 54
à 61, portent sur une mesure. Les amendements proposés se
rapportent au traitement sous le régime de l’accise du tabac « à
rouler », du tabac à mâcher et de tous les autres types de produits
du tabac qu’on qualifie généralement « d’autres produits du tabac
manufacturés » dans la Loi sur l’accise.
Under these clauses, it is proposed that the Excise Act, 2001 be
amended to eliminate the preferential excise duty treatment that
currently applies to this category of manufactured tobacco. In
order to eliminate that preferential treatment, the general rate of
excise duty is proposed to increase from its current rate of $11.57
for 200 grams to the new proposed general rate of $21.25 for
200 grams because there was a significant preference on this
category of other manufactured tobacco without this measure. In
the first full year of implementation, the measure is estimated to
generate roughly $75 million of revenue.
Sous le régime de ces articles, il est proposé que la Loi de 2001
sur l’accise soit modifiée pour éliminer le traitement préférentiel
sous le régime de l’accise qui s’applique actuellement à la
catégorie du tabac fabriqué. Pour ce faire, l’on propose de faire
passer de 11,57 $ à 21,25 $ pour 200 grammes le taux général du
droit d’accise parce que cette catégorie était considérablement
favorisée sans cette mesure. Pendant la première année complète
de mise en œuvre, la mesure devrait générer environ des revenus
de l’ordre de 75 millions de dollars.
The Chair: Is that based on the assumption that cigarette
rollers will continue to roll?
Le président : Est-ce que l’on part du principe que les personnes
qui achètent du tabac à rouler vont continuer de le faire?
Ms. Di Primio: The estimate was produced based on shipment
data that is collected annually from producers of this category of
other manufactured tobacco. That shipment data declines over
time. It is already declining at a rate of approximately 10 per cent,
so the revenues that are shown in the budget document, I believe
on page 332, show a decline. In the fifth year of implementation
the measure is projected to generate about $50 million.
Mme Di Primio : L’estimation a été produite en fonction des
données d’expédition recueillies annuellement par les producteurs
de la catégorie des autres produits du tabac manufacturés. Ces
données d’expédition baissent au fil du temps. Elles baissent déjà
à un taux d’environ 10 p. 100, alors les revenus qui figurent dans
le document budgétaire, à la page 332 je crois, montrent une
diminution. Au cours de la cinquième année de mise en œuvre, la
mesure devrait générer quelque 50 millions de dollars.
The effect of the change is to make the rate of excise duty on
roll-your-own tobacco equivalent, on a per-gram basis, with the
rate that currently exists on cigarettes. In essence, it is an
equalization of the rates, because there has been a significant
preference on roll-your-own tobacco without this measure.
La modification vise à faire en sorte que le taux d’accise sur le
tabac à rouler équivaille, au gramme près, au taux actuel sur les
cigarettes. Au fond, c’est une péréquation des taux, car les gens se
tournent davantage vers le tabac à rouler sans cette mesure.
All the relevant changes are found in clauses 56 to 60 of the
bill. The rate of excise duty is reflected on a per-50-grams-orfraction-thereof basis. This is to facilitate the stamping regime
administered by the CRA on packages of this product. That is
reflected in clause 56(2).
Toutes les modifications pertinentes se trouvent aux articles 56
à 60 du projet de loi. Les droits d’accise se reflètent sur la base
d’une quantité de 50 grammes ou d’une fraction de cette quantité.
C’est pour faciliter le régime d’estampillage de l’ARC sur les
emballages de ce produit. Il en est question au paragraphe 56(2).
I should highlight for the committee that this rate is reflective
of over 99 per cent of the revenues generated. This rate is the
general rate that applies to the predominant amount of
manufactured tobacco that it affects. All the other rate
adjustments found in clauses 56 to 60 are special circumstances.
For example, there is a reduced rate that applies to this category
of manufactured tobacco available in duty-free shops, but it
represents less than 1 per cent of the revenues generated from the
excise duty on this category.
Je devrais souligner pour le comité que ce taux reflète plus de
99 p. 100 des revenus générés. Ce taux est le taux général qui
s’applique à la quantité prédominante de tabac manufacturé sur
lequel il influe. Tous les autres ajustements des taux qui se
trouvent aux articles 56 à 60 sont des circonstances spéciales. Par
exemple, un taux réduit s’applique à la catégorie des produits du
tabac manufacturés vendus dans les boutiques hors taxe, mais il
représente moins de 1 p. 100 des revenus générés par les droits
d’accise dans cette catégorie.
There are also a couple of consequential amendments in
clauses 54 and 55 of Part 2. Because the potential fines and
penalties related to certain provisions under the Excise Act, 2001
Il y a aussi deux ou trois modifications corrélatives aux articles
54 et 55 de la partie 2. Étant donné que les amendes et pénalités
potentielles qui se rapportent à certaines dispositions de la Loi de
8-5-2013
Finances nationales
are determined directly by reference to the applicable rate on the
tobacco product, when the rate is adjusted the potential fine is
correspondingly adjusted to reflect the new rate.
Those are all the amendments in the remainder of Part 2.
39:63
2001 sur l’accise sont déterminées directement en fonction du taux
applicable au produit du tabac, lorsque le taux est ajusté,
l’amende potentielle est ajustée en conséquence pour tenir
compte du nouveau taux.
C’est tout pour les modifications dans le reste de la partie 2.
Senator De Bané: Is the person who buys bulk tobacco and
rolls his own cigarettes going to pay the same tax as the person
who buys manufactured cigarettes?
Le sénateur De Bané : Est-ce que la personne qui achète du
tabac en vrac et qui roule ses propres cigarettes paiera la même
taxe que la personne qui achète des cigarettes manufacturées?
Ms. Di Primio: The effective rate per gram would be the same
irrespective of whether people purchase fully manufactured
cigarettes or a tin of fine-cut tobacco for the purpose of rolling
their own.
Mme Di Primio : Le taux effectif par gramme serait le même
qu’il s’agisse de cigarettes manufacturées ou d’une boîte de tabac
haché fin pour rouler ses propres cigarettes.
Senator De Bané: The person who buys a tin usually has fewer
financial resources than the person who buys fully manufactured
cigarettes, and the person who buys them fully manufactured pays
a lot more for cigarettes than the person who buys the tin. You
want to make the poorer customer pay almost as much as the
richer one. You consider that a sin, and he has to pay more even if
the cost of production is less for the tobacco. Do you not think
that is going too far?
Le sénateur De Bané : La personne qui achète une boîte est
généralement moins en moyens que celle qui achète des cigarettes
manufacturées, et celle qui achète des cigarettes manufacturées
paie beaucoup plus cher que celle qui achète la boîte. Vous voulez
que le consommateur défavorisé paie presque aussi cher que le
plus fortuné. Vous estimez que c’est un péché, et il doit payer plus
cher même si le coût de production du tabac est moindre. Ne
trouvez-vous pas que cela dépasse les bornes?
Ms. Di Primio: This is an interesting point. In analyzing this
proposal it would be relevant to highlight for the committee an
analysis that was undertaken. A tin of 200 grams of fine-cut
tobacco retails for $80 to $90. This does not include the paper
tubes for rolling. At a certain time it may have been the case that a
tin of 200 grams of fine-cut tobacco was less costly, but based on
the research conducted in analyzing the proposal it seems that 200
fully manufactured cigarettes retail at almost the same cost as a
tin of 200 grams, which I speculate could lead someone to think
that it is more of a niche market. This is relevant information.
Mme Di Primio : C’est un point intéressant. Dans le cadre de
l’étude de cette proposition, il serait pertinent de jeter l’éclairage
sur une analyse qui a été entreprise. Une boîte de 200 grammes de
tabac haché finement se vend entre 80 et 90 $. Cela exclut les
tubes de papier pour rouler les cigarettes. À une certaine époque,
il se pouvait qu’une boîte de 200 grammes de tabac haché fin
coûte moins cher, mais si l’on se fie à la recherche menée dans le
cadre de l’étude de cette proposition, il semble que 200 cigarettes
manufacturées se vendent à peu près au même prix qu’une boîte
de 200 grammes, ce qui, selon moi, pourrait porter quelqu’un à
croire qu’il s’agit plutôt d’un créneau. Ce sont des renseignements
pertinents.
Senator Oliver: On two occasions tonight witnesses have talked
to us about the use of ex parte — no notice — when making an
application in the courts. I used to think that ex parte applications
were quite rarely used, but the fact that we have heard it twice
tonight makes me think that this extraordinary discretion given to
the CRA was unusual. Was there a court case or a series of court
cases that said that it is not right to be able to get this information
without giving notice because people may want to make
representations about this information and it is slowing the
process down and, in addition, it is unfair and almost against the
rule of law? What prompted that change?
Le sénateur Oliver : Ce soir, à deux occasions, des témoins
nous ont parlé de demandes ex parte — sans devoir donner d’avis
— lorsqu’il est question de présenter une demande devant un
tribunal. Je croyais que les demandes ex parte étaient plutôt rares,
mais le fait que nous en ayons entendu parler à deux reprises ce
soir me porte à croire que ce pouvoir discrétionnaire
extraordinaire accordé à l’ARC était inhabituel. N’y a-t-il pas
eu une affaire ou une série d’affaires dans lesquelles on disait qu’il
ne convenait pas d’obtenir cette information sans en avertir la
personne concernée, car les gens pourraient vouloir faire des
déclarations la concernant et cela ralentit le processus? En plus,
c’est injuste et presque contraire au principe de la primauté du
droit? Qu’est-ce qui a provoqué ce changement?
Mr. Mercille: This was basically a practical issue. This change
was requested from us by CRA, or by Justice who represents
CRA in court. I understand that when CRA wanted to get this
court order they were in the practice of sending a notice to the
banks, which is the third party in this case, advising them that
they would proceed on the matter, but they still proceeded on an
ex parte basis. It was when the court order was issued that a bank
or other third party would exercise their right to challenge the
M. Mercille : Il s’agissait, au fond, d’une question pratique.
L’ARC ou le juge qui représente l’ARC au tribunal nous en a fait
la demande. Je crois comprendre que lorsque l’ARC souhaitait
obtenir cette ordonnance, elle avait l’habitude d’envoyer un avis à
la banque, qui est le tiers dans ce cas, pour l’informer qu’elle
donnerait suite à la question, mais elle procédait quand même à
titre ex parte. C’est après la délivrance de l’ordonnance que la
banque ou l’autre tiers faisait valoir son droit de la contester, ce
39:64
National Finance
8-5-2013
court order, which would create more delay than if the third party
had been notified formally through the legal process in the first
place and been given the opportunity to make their
representations in front of the judge.
qui pouvait encore plus retarder le processus que si le tiers avait
été informé officiellement dès le départ par procédure judiciaire et
avait eu la possibilité de faire des déclarations devant le juge.
In theory, it may have been designed to accelerate the process
for CRA, but it seemed that in practice it did not. References to
ex parte will be removed from the Income Tax Act, the Excise Tax
Act and the Excise Act, 2001 following these amendments.
En théorie, l’on visait peut-être à accélérer le processus pour
l’ARC, mais il semble qu’en pratique, ce n’ait pas été le cas. Les
références aux demandes ex parte seront retranchées de la Loi de
l’impôt sur le revenu, de la Loi sur l’accise et de la Loi de 2001 sur
l’accise après ces modifications.
Senator Oliver: I think it is a good amendment. It makes the
law fairer for all Canadians, particularly those for whom you are
getting private and other information. It gives them a chance to
respond.
Le sénateur Oliver : Je pense que c’est une bonne modification.
Elle rend la loi plus équitable pour tous les Canadiens, en
particulier ceux pour qui vous obtenez des renseignements
personnels et autres. Cela leur donne la possibilité de répondre.
The Chair: As no other senators wish explanations on this
section, I wish to thank you.
Le président : Étant donné qu’aucun autre sénateur ne souhaite
obtenir de plus amples explications sur cette section, je tiens à
vous remercier.
We will now go on to the next section.
Nous passerons maintenant à la prochaine section.
We now welcome Dean Beyea and Patrick Halley from
Finance Canada. You know the process; you have been here
and watching. Why do we not get right into it and see how far we
can get with customs tariffs. We have about three quarters of an
hour. Customs tariff division grouping is clauses 62 to 103. Shall
we start with clause 62?
Nous accueillons maintenant Dean Beyea et Patrick Halley de
Finances Canada. Vous connaissez la façon de faire; vous avez
observé les autres. Pourquoi n’entrons-nous pas dans le vif du
sujet pour voir jusqu’où nous pouvons aller avec les tarifs des
douanes. Nous avons environ trois quarts d’heure. Les articles 62
à 103 portent sur les tarifs des douanes. Pourquoi ne pas
commencer par l’article 62?
Dean Beyea, Director, International Trade Policy, Department
of Finance Canada: Sure. As you said, Part 3, Division 1 deals
with amendments to the Customs Tariffs Act. There are two main
components. The first amends the expiry date for Canada’s
preferential tariff regimes for developing countries, and the rest
eliminate a number of tariffs. Perhaps I can put them in those two
groupings.
Dean Beyea, directeur, Division de la politique commerciale
internationale, ministère des Finances Canada : Bien sûr. Comme
vous l’avez dit, la partie 3, division 1 porte sur les modifications à
la Loi sur le tarif des douanes. Elle compte deux éléments
principaux. Le premier modifie la date d’expiration des régimes de
tarif préférentiel du Canada pour les pays en développement, et
l’autre élimine un certain nombre de tarifs. Peut-être que je peux
les placer dans ces deux regroupements.
The first component, clauses 62 and 63, extends the expiry date
for Canada’s preferential tariff regimes for developing countries
from June 30, 2014, to December 31, 2024. That is both for the
general preferential tariff and the least-developed country tariff
regimes.
La première composante, soit les articles 62 et 63, reporte du
30 juin 2014 au 31 décembre 2024 la cessation d’effet des
traitements tarifaires préférentiels accordés par le Canada aux
pays en développement. Ce report s’applique à la fois aux tarifs de
préférence généraux et aux tarifs de la nation la plus favorisée.
The Chair: Is it common to see this periodically? You would
come back and extend it and otherwise it sunsets?
Le président : Est-il normal de revoir cela périodiquement?
Vous revenez, et vous prolongez ces régimes, sans quoi ils
deviennent caducs?
Mr. Beyea: The two programs were introduced in 1974 and
1983, and they run for 10-year periods. They are set to expire
June 30 next year.
M. Beyea : Les deux programmes ont été lancés en 1974 et
1983, respectivement, pour une période de 10 ans, et ils vont
cesser d’avoir effet le 30 juin de l’année prochaine.
The Chair: Okay.
Mr. Beyea: The second component, covering clauses 64 to 103,
eliminates tariffs on a most-favoured-nation or base rate basis on
baby clothing and certain sports and athletic equipment. Clauses
66 to 72 cover the baby clothing while clauses 64 and 75 and 73 to
103 cover the sports and athletic equipment tariffs. There are 38
Le président : D’accord.
M. Beyea : La deuxième composante, qui comprend les articles
64 à 103, élimine les tarifs de la nation la plus favorisée et les taux
de droit de base sur les vêtements pour bébés et certains
équipements sportifs et athlétiques importés. Les articles 66 à 72
traitent des vêtements pour bébés, tandis que les articles 64 et 75
8-5-2013
Finances nationales
39:65
tariffs being eliminated in all. The tariff elimination has been
applied to imports as of April 1, 2013.
et les articles 73 à 103 traitent des tarifs qui s’appliquent aux
équipements sportifs et athlétiques. En tout, 38 tarifs sont
éliminés. L’élimination de ces tarifs est entrée en vigueur le
1er avril 2013.
The Chair: I do not know that I got all those numbers, but we
will thumb our way through here and take a look at them.
Le président : Je ne suis pas certain d’avoir enregistré tous ces
chiffres, mais nous allons feuilleter cette partie et les examiner.
As you start, we are talking about a third category of
preferential treatment, is that correct?
Avant que vous commenciez, nous parlons bien d’une
troisième catégorie de traitements tarifaires préférentiels,
n’est-ce pas?
Mr. Beyea: The most-favoured-nation tariff we call the base
rate tariff. It is the tariff applied unless there is a preferential rate.
It is the tariff that applies to most goods.
M. Beyea : Nous parlons du tarif de la nation la plus favorisée
que nous appelons le taux de droit de base. C’est le tarif qui, en
l’absence d’un traitement tarifaire préférentiel, s’applique à la
plupart des marchandises.
The Chair: Is there a schedule of different rates for different
products within that category?
Le président : Cette catégorie comporte-t-elle une annexe dans
laquelle figurent les différents taux qui s’appliquent aux différents
produits de la catégorie?
Mr. Beyea: Yes. There are 7,400 tariff lines in the Customs
Tariff and 17 different rate categories. The most-favoured-nation
tariff is the base rate tariff that applies to all countries, and then,
for example, we have a U.S. tariff that is it duty free, a Mexico
tariff for each free trade agreement, and then two broad tariff
agreements for developing countries. That is the general
preferential tariff which applies to now 175 developing
countries. The budget announced that 72 of those will be
moved out of that category. The least-developed-country tariff
applies to 49 UN-defined least-developed countries.
M. Beyea : Oui. Le Tarif des douanes renferme 7 400 lignes
tarifaires et 17 catégories de taux. Le tarif de la nation la plus
favorisée est le taux de droit de base qui s’applique à tous les pays,
puis, par exemple, il y a un tarif pour les États-Unis dont les
produits entrent au Canada en franchise de droits, un tarif pour
chaque accord de libre-échange avec le Mexique et deux accords
tarifaires généraux pour les pays en développement. Il s’agit là du
traitement tarifaire préférentiel qui s’applique, en ce moment, à
175 pays en développement. Dans le budget, le gouvernement a
annoncé que 72 d’entre eux seraient retirés de cette catégorie. Le
Tarif des pays les moins développés s’applique à 49 pays moins
développés, désignés par les Nations Unies.
The Chair: Is there a percentage reduction across the board
here or do we have to look at each tariff item and see the
difference?
Le président : Est-ce que l’ensemble des tarifs a été réduit d’un
certain pourcentage, ou doit-on examiner chaque numéro tarifaire
pour constater la différence?
Mr. Beyea: When it was established originally, the general
preferential tariff was roughly two thirds of the MFN rate. It has
changed over time given that MFN rates changed, and there is
kind of a lag in these other ones, so it is slightly different, but the
goal is roughly there. There are a lot of them.
M. Beyea : À l’origine, le tarif de préférence général
correspondait à environ deux tiers du tarif de la NFP mais,
comme les tarifs de la NFP ont changé avec le temps, il en est de
même du tarif de préférence général, et ces autres tarifs accusent
maintenant un peu de retard. Par conséquent, ils sont légèrement
différents, mais l’objectif est à peu près atteint. Ces tarifs sont très
nombreux.
The Chair: The least-developed-country one is one third?
Mr. Beyea: The least-developed-country one is duty free across
the board for all goods, other than over-quota supply managed
goods.
The Chair: Okay.
Senator Oliver: You are in Finance, and a lot of the things that
you were just talking about are trade, and trade is Foreign Affairs
and International Trade, but you still work in finance. Are you
dealing with people in trade who are doing these negotiations?
For example, when a country like China or Korea was getting
Le président : Le Tarif des pays les moins développés
correspond à un tiers?
M. Beyea : Tous les produits des pays les moins développés
entrent au Canada en franchise de droits, sauf ceux qui sont
assujettis à la gestion de l’offre et qui dépassent les quotas.
Le président : D’accord.
Le sénateur Oliver : Vous travaillez pour le ministère des
Finances, et bon nombre des sujets que vous venez d’aborder
concernent le commerce, un domaine qui relève des Affaires
étrangères et du Commerce international, et pourtant, vous
travaillez tout de même en finance. Traitez-vous avec les employés
39:66
National Finance
8-5-2013
special breaks under this, did they have to make tariff concessions
or something to Canada? Were you part of that? If so, what were
the types of concessions they made?
de Commerce international qui sont chargés de ces négociations?
Par exemple, pour qu’un pays comme la Chine ou la Corée ait
reçu un traitement de faveur en vertu de ces tarifs, lui a-t-il fallu
faire des concessions tarifaires ou accorder quelque chose au
Canada? Avez-vous participé à ces négociations? Dans
l’affirmative, quel genre de concessions ont-ils faites?
Mr. Beyea: The general preferential tariffs in the leastdeveloped country, for example, are unilateral tariff programs
that Canada offers to developing countries with the goal of
enhancing exports and economic growth in those countries. The
decision to remove the countries just reflects what has happened
in the global economy over time. Countries like China and Korea
are no longer in need of preferential tariffs to compete.
M. Beyea : Les tarifs de préférence généraux que le Canada
accorde aux pays les moins développés sont des programmes
tarifaires unilatéraux que le Canada offre aux pays en
développement en vue d’accroître leurs exportations et de
favoriser leur croissance économique. La décision de retirer des
pays de cette catégorie ne fait que rendre compte de l’évolution de
la conjoncture mondiale au fil du temps. Les pays comme la
Chine et la Corée n’ont plus besoin qu’on leur accorde des tarifs
de préférence pour être en mesure de soutenir la concurrence.
Senator Oliver: Were there any concessions?
Le sénateur Oliver : Ont-ils fait des concessions?
Mr. Beyea: No, these are unilateral.
M. Beyea : Non, ces mesures sont unilatérales.
The Minister of Finance is responsible for the Customs Tariff;
it is a fiscal statute. However, we work closely with the
Department of International Trade. Mr. Halley co-leads the
market access negotiations in all the large trade agreements, along
with Foreign Affairs.
Le ministre des Finances est responsable du Tarif des douanes,
étant donné qu’il s’agit d’une loi fiscale. Toutefois, nous
travaillons étroitement avec le ministère du Commerce
international. M. Halley mène les négociations sur l’accès aux
marchés, conjointement avec le ministère des Affaires étrangères.
Senator Callbeck: How much, roughly, will the tariff
reductions amount to on the baby clothing and the sporting
equipment?
La sénatrice Callbeck : À combien se chiffreront
approximativement les réductions tarifaires sur les vêtements
pour bébés et les équipements sportifs?
Mr. Beyea: It is $79 million annually.
M. Beyea : Elles totaliseront 79 millions de dollars par année.
Senator Callbeck: What about the tariffs that will be increased?
What are we talking about there, roughly?
La sénatrice Callbeck : Que doit-on penser des tarifs qui
augmenteront? De quel genre d’augmentation parlons-nous, à peu
près?
Mr. Beyea: No tariffs will be increased, but the effect of
graduating the high-income and upper-middle-income countries
will add $333 million annually.
M. Beyea : Aucun tarif ne sera augmenté. Toutefois, en
appliquant des tarifs plus élevés aux pays à revenu élevé et
intermédiaire, nous percevrons 333 millions de dollars de plus par
année.
Senator Chaput: How will you monitor that? I am trying to
imagine that.
La sénatrice Chaput : Comment contrôlerez-vous cela? J’essaie
d’imaginer cela.
Mr. Beyea: The Canada Border Services Agency administers
the Customs Tariff law. For these changes, for example, the tariff
rates were eliminated in their system as of the date they came into
force, April 1. These changes for the general preferential tariff,
the graduating countries, will come into effect January 1, 2015.
The rates will change as of that date. It is a very advanced
electronic system.
M. Beyea : L’Agence des services frontaliers du Canada est
chargée d’appliquer le Tarif des douanes. Pour mettre en œuvre
ces changements, par exemple, on a retiré les taux tarifaires du
système le 1er avril, date à laquelle les changements entraient en
vigueur. Les changements liés au tarif de préférence général et aux
pays passant à d’autres tarifs entreront en vigueur le 1er janvier
2015. Les taux changeront à cette date. Le système électronique en
question est très avancé.
[Translation]
Senator Bellemare: Continuing a bit with figures, I imagine the
$333 million includes GST on the tariff? Is that the total? For
consumers, that means a price increase for a category change and
the GST will also perform better for the governments.
[Français]
La sénatrice Bellemare : On continue un peu dans les chiffres.
Le 333 millions de dollars comprend, j’imagine, la TPS sur le
tarif? C’est l’effet total? Pour le consommateur, il y aura une
augmentation de prix de changer de catégorie et la TPS aussi aura
davantage de rendement pour les gouvernements.
8-5-2013
Finances nationales
[English]
Mr. Beyea: No, that is the waiver being granted on a tariff
basis only, the $333 million.
[Translation]
39:67
[Traduction]
M. Beyea : Non, les tarifs perçus, c’est-à-dire les 333 millions
de dollars, en sont dispensés.
[Français]
Senator Bellemare: So, there will also be an impact on tax
revenues on the GST.
La sénatrice Bellemare : En plus, il y aura donc un impact sur
les rentrées fiscales sur la TPS.
Patrick Halley, Chief, Tariffs and Market Access, Department
of Finance Canada: One thing that is important, with respect to
preferential tariffs, is that the objective here is to create an
incentive so that importers can import from other sources that are
often subject to lower tariffs or are free of customs duties. Within
a certain number of years, there will be a change in the flow of
imports.
Patrick Halley, chef, Accès aux marchés et politiques tarifaires,
ministère des Finances Canada : Une chose importante, en ce qui
concerne les tarifs préférentiels, l’objectif ici c’est de créer un
incitatif pour que les importateurs puissent importer d’autres
sources souvent soumises à des tarifs moins élevés ou en franchise
en droits de douane. Il y aura, à l’intérieur d’un certain nombre
d’années, un changement sur le plan des flots d’importation.
Senator Bellemare: We have worked a lot on tariffs in this
committee. It is normal to try to level the playing field a little.
Countries like China, for example, no longer need a little help. On
the contrary, it makes things fairer.
La sénatrice Bellemare : Nous avons beaucoup travaillé sur les
tarifs au comité. C’est normal qu’on essaie d’égaliser le terrain de
jeu. Des pays comme la Chine, par exemple, n’ont plus besoin
d’avoir un petit coup de pouce. Au contraire, cela rend les choses
plus équitables.
[English]
[Traduction]
Senator McInnis: I think this is good stuff. China and South
Korea have certainly made their mark.
Le sénateur McInnis : Je pense que c’est une bonne chose. La
Chine et la Corée du Sud ont certainement fait leur marque.
I am asking you this question for a selfish reason. If I wanted
to make the Port of Sheet Harbour tariff-free, would you have to
amend the act?
Je vous pose la question suivante pour des raisons égoïstes. Si
je voulais que le port de Sheet Harbour opère en franchise de
droits, seriez-vous forcé de modifier la loi?
Mr. Beyea: The tariffs apply on a national basis.
M. Beyea : Les tarifs s’appliquent à l’échelle nationale.
Senator McInnis: I know, but, for example, we had a company
that wanted to bring in furniture parts, manufacture it in Sheet
Harbour and ship it out.
Le sénateur McInnis : Je sais, mais, par exemple, une entreprise
là-bas souhaitait importer des pièces de meubles, fabriquer des
meubles à Sheet Harbour et les expédier.
Mr. Halley: With respect to manufacturing imports, in Budget
2009 the government took measures to remove those duties on
manufacturing imports and machinery and equipment to assist
businesses. As Mr. Beyea explained, this is applied on a national
level, so it would apply irrespective of where you are located in
Canada.
M. Halley : Dans le budget de 2009, le gouvernement a pris des
mesures pour supprimer les droits de douane sur les intrants de
fabrication, la machinerie et le matériel importés, afin d’aider les
entreprises. Comme M. Beyea l’a expliqué, ces mesures ont une
portée nationale, donc elles s’appliquent, quel que soit l’endroit
où l’on se trouve au Canada.
Senator McInnis: I used a bad example, but my point is can you
have a tariff-free zone?
Le sénateur McInnis : J’ai choisi un mauvais exemple, mais ma
question est la suivante. Peut-on créer une zone soustraite aux
droits douaniers?
Mr. Beyea: The budget did announce that Canada will invest
and enhance foreign trade zone policies in Canada.
M. Beyea : Dans le budget, le gouvernement a effectivement
annoncé qu’il investirait en vue d’améliorer les politiques
canadiennes de zone franche.
There are a number of duty waiver programs that form part of
this and they will be put together. There will be more to come on
that later. There are the Duty Deferral Program and Duties Relief
Program to do exactly the kind of thing you are looking at, to
bring it into a zone. It brings in tax programs as well, which
allows this kind of minor processing to be done without paying
Un certain nombre de programmes d’exemption de douanes
s’inscrivent dans le cadre de cette initiative. Ceux-ci seront
regroupés, et d’autres seront ajoutés à cet ensemble plus tard. Le
Programme de report des droits et le programme d’exonération
des droits permettent de faire exactement ce que vous envisagez de
faire, à savoir importer des produits dans une zone. L’initiative
39:68
National Finance
the tariffs or with paying them later when they are released into
the economy.
8-5-2013
prévoit également des programmes fiscaux qui permettent aux
entreprises de procéder à ce genre de traitement mineur, sans
verser des droits de douane ou en les payant plus tard, lorsque les
produits seront mis en marché.
Senator McInnis: That would not deal with CRA.
Le sénateur McInnis : L’ARC ne participera pas à cette
initiative.
Mr. Beyea: With CBSA, certainly on the tariff side.
M. Beyea : L’ASFC y prendra part assurément, sur le plan des
droits de douane.
Senator Callbeck: It says here the government will closely
monitor the impact of these tariff reductions on Canadian retail
prices. How will you do that?
La sénatrice Callbeck : Il est indiqué ici que le gouvernement
surveillera de près l’incidence des ces allègements tarifaires sur les
prix de détail au Canada. Comment ferez-vous cela?
Mr. Beyea: Well, we have worked hard lately with both the
Retail Council of Canada and a number of firms. We will select
someone to monitor this. We have worked with them closely. We
have worked with Statistics Canada and set out a system of
parameters that we will look at. We will check prices on a national
level. We are quite comfortable that over the next year we will
have a system in place that will do that. We have also talked to
consumer groups. We will inform them of this process and
continue to work with the Retail Council, but this will be done
independently.
M. Beyea : Eh bien, dernièrement, nous avons travaillé
d’arrache-pied à régler cette question, en collaboration avec le
Conseil canadien du commerce de détail et un certain nombre
d’entreprises. Nous avons travaillé étroitement avec eux, et nous
attribuerons bientôt cette tâche à quelqu’un. Nous avons
collaboré avec Statistique Canada et défini un ensemble de
paramètres que nous examinerons. Nous surveillerons les prix à
l’échelle nationale. Nous sommes convaincus qu’au cours de
l’année prochaine, nous aurons mis sur pied un système qui
s’occupera de cet aspect. Nous consultons également des groupes
de défense des consommateurs. Nous les tiendrons au courant de
ce processus, et nous continuerons de collaborer avec le Conseil
canadien du commerce de détail, mais cela sera réalisé de manière
indépendante.
Senator Callbeck: Prices do not change?
La sénatrice Callbeck : Et si les prix ne changent pas?
Mr. Beyea: We will report to the government. I think the
government has been clear that they expect the prices to be passed
along. We will soon set up a system that will monitor this quite
closely and report back.
M. Beyea : Nous en rendrons compte au gouvernement. Je
pense que le gouvernement a indiqué clairement qu’il s’attendait à
ce que les économies soient transmises. Nous aurons bientôt établi
un système qui surveillera attentivement les prix et qui produira
des rapports.
The Chair: Do you want to point out anything further in
relation to these various clauses? We can see a lot of different
athletic equipment items listed here through the various clauses.
You will know that one of the items in this committee’s report
that we pointed out was that there used to be an industry that was
protected by tariffs. Since that industry is no longer in Canada,
why do we still have these tariffs other than as a revenue
generator for the government? We felt that should not be hidden
away as a revenue generator. We were very pleased to see that
certain items have been reduced as a result, hopefully at least in
part from our report’s pointing these things out.
Le président : Souhaitez-vous ajouter quelque chose à propos
de ces divers articles? Nous pouvons constater que de nombreuses
pièces d’équipement sportif sont énumérées dans ceux-ci. Comme
vous le savez, dans le rapport de notre comité, nous avons signalé,
entre autres, que ces droits de douane protégeaient autrefois une
industrie. Étant donné que cette industrie n’existe plus au
Canada, pourquoi imposons-nous toujours ces droits de
douane, sinon pour générer des revenus pour le gouvernement?
Nous avions le sentiment que ces droits de douane ne devraient
pas constituer une source cachée de revenus. Nous sommes très
satisfaits de constater que les droits de douane ont été réduits sur
certains de ces articles. Nous espérons que c’est en partie parce
que notre rapport a signalé ces problèmes.
We also asked that there be a complete review of the tariff
system to determine why we have tariff categories on certain items
when we are not protecting Canadian industry. Is that under way?
Is that happening?
Nous avons également demandé que le système tarifaire fasse
l’objet d’un examen complet afin de déterminer la raison pour
laquelle certains articles font partie de certaines catégories
tarifaires, alors qu’il n’y a pas d’industrie canadienne à
protéger. Cet examen est-il en cours? Sera-t-il effectué?
Mr. Beyea: Absolutely. We look at the tariff structure and
policy on an ongoing basis, certainly in the context of the report.
You are absolutely right; we look closely at that. I think skates
M. Beyea : Absolument. Nous examinons continuellement la
structure et les politiques tarifaires, surtout dans le contexte de
votre rapport. Vous avez absolument raison; nous examinons
8-5-2013
Finances nationales
39:69
were a glowing example of where there was a 0 per cent tariff in
the United States and an 18 per cent tariff in Canada. Largely
they were not made in Canada, except for a few high-end skates.
Also, sports and athletic equipment was an area where the profit
margin margins were relatively low, showing it was a competitive
sector, and where we expected the prices could be passed on. In
other sectors, there were higher profit margins with more room to
absorb that. It certainly was an area where we thought we would
see the effect on retail prices.
attentivement ces droits de douane. Je pense que les patins en
étaient un exemple frappant. Ils étaient exemptés de droits de
douane aux États-Unis, mais ils étaient assujettis à un tarif de
18 p. 100 au Canada. La plupart des patins n’étaient pas
fabriqués au Canada, sauf quelques modèles haut de gamme.
De plus, dans le secteur des équipements sportifs et athlétiques, les
marges bénéficiaires étaient relativement faibles, ce qui
démontrait que le secteur était concurrentiel et que nous
pouvions nous attendre à ce que les économies soient
transmises. Dans d’autres secteurs, les marges bénéficiaires
étaient plus élevées et risquaient d’absorber les économies. Nous
pensions que nous observerions assurément l’incidence des
allègements tarifaires sur les prix de détail du secteur des
équipements sportifs et athlétiques.
The Chair: When you are doing your monitoring, we were told
by the Retail Council of Canada that each intermediary has a
margin and a markup based on the overall cost, which includes
the tariff. Therefore, their markup will go down or the
percentages have to go up if they still want to net out the same
amount. We were told that, and it was also put in our report.
Le président : Le Conseil canadien du commerce de détail nous
a indiqué que la marge bénéficiaire ou le facteur de majoration de
chaque intermédiaire était fondé sur le coût total, qui tient compte
du tarif. Donc, leur facteur de majoration diminuera ou les
pourcentages devront augmenter, s’ils souhaitent obtenir le même
montant net au bout du compte. C’est ce qu’on nous a dit, et c’est
ce que nous avons indiqué dans notre rapport.
[Translation]
[Français]
Senator Bellemare: In the consumer price index, when the
inflation rate is calculated, normally the price paid by the
consumer is included. Will that have an impact on the consumer
price indices since the change is minor?
La sénatrice Bellemare : Dans le panier de l’indice des prix à la
consommation, dans le calcul du taux d’inflation, on inclut
normalement le prix payé par le consommateur. Cela aura-t-il un
impact sur les indices du prix à la consommation, puisqu’il s’agit
d’un changement mineur?
Mr. Halley: It is quite a narrow measure. It applies to 38 items
out of 7,400. However, the government is expecting the savings
from lower or eliminated customs duties to be passed on to the
consumer. So, we are expecting lower prices, equivalent to the
customs duties the government is eliminating. In general,
however, there may not necessarily be an overall impact, but we
expect the impact to be measurable for these specific products.
M. Halley : La mesure est quand même assez étroite. Elle
s’applique à 38 articles sur 7 400. Par contre, le gouvernement
s’attend à ce que l’épargne qui vient des droits de douane plus
faibles ou éliminés soit passée au consommateur. On s’attend
donc à une baisse de prix, équivalente aux droits de douane
auxquels le gouvernement renonce. En terme général, cependant,
il n’y aura peut-être pas nécessairement un impact global, mais en
ce qui concerne ces produits spécifiques, on s’attend à ce qu’il y ait
un impact mesurable.
As Mr. Beyea mentioned, we are working with the council and
other enterprises to create a monitoring agency so that the prices
would decrease in an equivalent manner.
Comme le mentionnait M. Beyea, on travaille avec le conseil et
d’autres entreprises pour avoir un organisme de surveillance pour
que les prix diminuent de façon équivalente.
Senator Bellemare: There will be an increase in the tariff, right?
So, the consumer price will increase. Prices will not drop?
La sénatrice Bellemare : C’est une augmentation du tarif qu’on
aura, n’est-ce pas? Donc le prix au consommateur va augmenter.
Il n’y aura pas une baisse de prix?
Mr. Halley: There are two separate measures. With respect to
measures relating to the general preferential tariff, a tariff
incentive is given to importers so they can import from a
source, in this case countries that may need it more than others.
However, this general preferential tariff measure announced in
the budget applies to only two per cent of imports.
M. Halley : Il y a deux mesures distinctes. En ce qui concerne
les mesures se rapportant au tarif de préférence générale, on
donne un incitatif tarifaire aux importateurs pour qu’ils puissent
importer de source, dans ce cas-ci des pays qui en ont peut-être
plus besoin que d’autres. Cependant, cette mesure de tarif
préférentiel général annoncé dans le budget s’applique à
seulement deux p. 100 des importations.
39:70
National Finance
8-5-2013
Senator Bellemare: Yes, but this is $333 million in additional
revenue for the government. That means that someone will have
to pay. I wanted to know whether there was an impact on the
prices that were forecast, but you are saying there might be.
La sénatrice Bellemare : Oui, mais c’est 333 millions de dollars
de revenus supplémentaires pour le gouvernement. Cela veut donc
dire que quelqu’un devra payer. Je voulais savoir s’il y avait un
impact sur les prix qui étaient prévus, mais vous me dites, peutêtre.
Mr. Halley: I was talking about the measure on consumer
goods, baby items, and so on.
M. Halley : Je traitais de la mesure sur les biens de
consommation, les articles pour bébés, et cetera.
Senator Bellemare: I was talking about the others.
[English]
La sénatrice Bellemare : Je vous parlais des autres.
[Traduction]
Mr. Beyea: It is a good question and it is important to know.
We did go out and consult on this, that we would graduate these
countries. One feedback that we heard was that it would be best if
you could delay this. We had planned to do it 18 months from the
date of consultation, and it was delayed another six months, so a
full two years. When Europe went through this process they did
only 18 months, and that was at the request of certain retailers
who thought they might be able to ship their source of supply to
countries that will continue to benefit.
M. Beyea : C’est une excellente question dont il est important
de connaître la réponse. Avant de retirer des pays de la catégorie,
nous avons mené des consultations. On nous a dit qu’il serait
préférable de reporter cette mesure. Nous avions prévu de la
mettre en œuvre 18 mois après la consultation, mais nous l’avons
retardé de six mois, donc de deux années complètes au total.
Lorsque l’Europe a pris la même mesure, elle n’a attendu que
18 mois pour le faire, à la demande de certains détaillants qui
pensaient être peut-être en mesure de trouver de nouvelles sources
d’approvisionnement dans des pays qui continueraient de
bénéficier du tarif.
We took the wealthiest countries, graduated them from this
and shifted it down, so this kind of development assistance is
going to the right place. The countries below a certain income
threshold still have the option. At the same time, goods from the
United States and other free trade partners could also be source
duty-free.
Nous avons retiré les pays les plus riches de la catégorie de
manière à ce que ce genre d’aide au développement soit apporté
aux pays appropriés. Les pays dont les revenus sont inférieurs à
un certain seuil ont toujours la possibilité d’en bénéficier. En
même temps, on peut aussi importer en franchise de droits des
produits en provenance des États-Unis et de nos autres
partenaires de libre-échange.
The Chair: Which clause? I have just gone through them up to
103 and I am missing the one where you talk about graduating
certain nations from general preferential tariff up to most
favoured nation. Where do we find that?
Le président : De quel article parlez-vous? Je viens de tous les
passer en revue jusqu’à l’article 103, et je ne trouve pas celui dont
vous parlez et qui indique que certains pays passeront du tarif de
préférence général au tarif de la nation la plus favorisée. Où cet
article se trouve-t-il?
Mr. Beyea: It is not part of the bill.
Senator Oliver: No wonder you could not find it.
M. Beyea : Il ne fait pas partie de projet de loi.
Le sénateur Oliver : Le fait que vous étiez incapable de le
trouver n’a donc rien d’étonnant.
Mr. Beyea: The only amendment to the GPT and LDC that
have a legislative change are the extension of the dates. All the
other changes will be made through order-in-council and
regulatory amendments using existing authorities under the
Customs Tariff.
M. Beyea : Seules les modifications apportées au TGP et au
Tarif des pays les moins développés, afin de reporter la date de
leur cessation d’effet, nécessitent des modifications législatives.
Tous les autres changements seront apportés à l’aide de décrets et
d’amendements au Règlement, conformément aux pouvoirs
actuellement conférés par le Tarif des douanes.
The Chair: Thank you for that. The other point I wanted to
have you clarify was this: In our study on price differences
between the United States and Canada and the price gap, there
was a lot of discussion about the different tariff rates for offshore
automobiles manufactured away from North America, coming
into the United States or coming into Canada, and parts therefor.
My recollection is 6 per cent in Canada and 3 per cent in the U.S.
I may be wrong on that, but is there anything developing in that
regard?
Le président : Je vous remercie de votre réponse. L’autre
question que je souhaitais vous voir clarifier est la suivante.
Lorsque nous avons étudié les écarts entre les prix aux États-Unis
et au Canada, de nombreuses discussions ont eu lieu concernant
les différents taux tarifaires imposés par les États-Unis et le
Canada sur les automobiles et les pièces d’automobiles fabriquées
à l’extérieur de l’Amérique du Nord. Si je me souviens bien, ils
s’élevaient à 6 p. 100 au Canada et à 3 p. 100 aux États-Unis. Je
suis peut-être dans l’erreur, mais est-ce qu’il y a de nouveaux
développements à cet égard?
8-5-2013
Finances nationales
39:71
Mr. Beyea: You are not far off. The tariff is 6.1 per cent in
Canada. It is 2.5 per cent in the U.S. on automobiles and
25 per cent in the U.S. on light trucks.
M. Beyea : Vous ne vous êtes pas trompé de beaucoup. Le tarif
au Canada s’élève à 6,1 p. 100, alors qu’aux États-Unis, il se
chiffre à 2,5 p. 100 pour les automobiles et à 25 p. 100 pour les
véhicules utilitaires légers.
The Chair: Is anything happening in that regard? We felt there
should be some harmonization, if not elimination.
Le président : Est-ce que des mesures sont prises à cet égard?
Nous avions l’impression que ces tarifs devraient être harmonisés,
voire éliminés.
Mr. Beyea: In that regard, it is difficult. Our tariffs are bound
against increase, for example. If we wanted to go the way of the
pickup truck, we would have to renegotiate it with all our trading
partners at the WTO, for example.
M. Beyea : Cette question est difficile à régler. Nos tarifs sont
protégés contre toute augmentation, par exemple. Si nous
voulions appliquer aux véhicules utilitaires légers le même tarif
qu’aux États-Unis, nous serions forcés de renégocier celui-ci avec
tous nos partenaires commerciaux de l’OMT, par exemple.
To come down unilaterally, there is manufacturing here; it is a
tariff that the automobile manufacturers see value in having. It is
also a key part of many of our trade negotiations — Korea,
Japan, Europe, TPP in that regard.
Si nous souhaitions réduire ces tarifs unilatéralement, il nous
faudrait tenir compte des fabriques canadiennes. Les fabricants
automobiles reconnaissent l’importance de ce tarif. Il joue aussi
un rôle important dans bon nombre de nos négociations
commerciales — avec la Corée, le Japon, l’Europe et le
partenariat transpacifique, à cet égard.
The Chair: I do not mean to get you into a policy discussion
here. I wondered if there was any activity, but I hear what you are
saying.
Le président : Je ne veux pas vous forcer à entamer une
discussion politique ici. Je demandais simplement si les choses
progressaient à cet égard, mais je comprends ce que vous dites.
Senator Callbeck: On the countries like China, the Retail
Council of Canada said that the change in the tariff will add
about 3 per cent to the cost of the products. Has the department
done any analysis on this? Does that figure seem in the ballpark?
La sénatrice Callbeck : Selon le Conseil canadien du commerce
de détail, la modification du tarif appliqué accroîtra de 3 p. 100 le
coût des produits provenant de pays comme la Chine. Votre
ministère a-t-il analysé l’incidence de cette modification? Ce
chiffre semble-t-il à peu près correct?
Mr. Beyea: Like we said, there continues to be a duty-free
source of supply and plenty of time to change sources of supply.
M. Beyea : Comme nous l’avons dit, il existe toujours des
sources de produits exempts de droits de douane, et les détaillants
disposent de beaucoup de temps pour modifier leurs sources
d’approvisionnement.
If you look at this in context, what we are doing is affecting
about $10 billion of imports of some $469 billion in annual
imports, roughly 2 per cent. It is a very small percentage of trade.
Pour remettre les choses dans leur contexte, cette modification
aura des répercussions sur 10 des quelque 469 milliards de dollars
de produits importés annuellement, soit environ 2 p. 100. Cela
représente un très petit pourcentage de nos échanges
commerciaux.
Even from these countries, it is a small percentage. I think we
will see a tariff increase of about 3 per cent on about 6 per cent of
trade from these 72 countries. It is still a very small amount.
Cela représente un très petit pourcentage, même du point de
vue de ces pays. Je pense que nous remarquerons que seulement
6 p. 100 des produits en provenance de ces 72 pays seront touchés
par cette augmentation tarifaire de 3 p. 100. Il s’agit toujours
d’une très petite quantité.
There are a number of goods that we import from countries
like China, such as apparel, that are not covered by the general
preferential tariff. We have to be cognizant of that. I would think
that number is high.
Nous devons avoir conscience qu’un certain nombre de
produits que nous importons de pays comme la Chine ne sont
pas assujettis au tarif de préférence général. Je crois que leur
nombre est élevé.
The Chair: Thank you. That was very helpful, Mr. Beyea and
Mr. Halley. Thank you for being here.
Le président : Merci. Messieurs Beyea et Halley, vos
observations nous ont été très utiles. Je vous remercie d’être
venus.
We have come now to clause 104. We will be talking about
Part 3, Division 2, which is clauses 104 to 109. We have Shannon
Grainger and Jane Pearse here to deal with these.
Nous avons maintenant atteint l’article 104, et nous parlerons
de la section 2 de la partie 3, qui englobe les articles 104 à 109.
Shannon Grainger et Jane Pearse sont ici pour en parler.
39:72
National Finance
8-5-2013
You know the process we like to follow. You can group clauses
together if they conveniently all talk about the same issue, but
then go on to the next one.
Vous connaissez la procédure que nous suivons. On peut
regrouper des articles qui portent sur le même sujet, puis passer à
la prochaine disposition.
Jane Pearse, Director, Financial Institutions, Department of
Finance Canada: Thank you very much.
Jane Pearse, directrice, Institutions financières, ministère des
Finances Canada : Merci beaucoup.
Clauses 104 to 109 we will talk about at the same time.
Basically, they touch four different acts — the Trust and Loan
Companies Act, the Bank Act, the Insurance Companies Act and
the Cooperative Credit Associations Act. The intent is the same
and the change is replicated across those four acts.
Nous allons examiner les articles 104 à 109 en même temps.
Essentiellement, ils portent sur quatre lois différentes — la Loi sur
les sociétés de fiducie et de prêt, la Loi sur les banques, la Loi sur
les sociétés d’assurances et la Loi sur les associations coopératives
de crédit. L’intention est la même, et on applique le même
changement à chacune de ces quatre lois.
The intent of Part 3, Division 2 of the bill is to remove the
requirement that committees of boards of directors of federally
regulated financial institutions be comprised of a majority of
Canadian residents. Currently, the financial institution statutes
require that a majority of the board be resident Canadian and the
committee as well. This amendment is to remove the requirement
just for the committee. The board continues to be under an
obligation to be a majority of Canadian residents.
La section 2 de la partie 3 du projet de loi a pour but de
supprimer l’exigence selon laquelle les comités des conseils
d’administration des institutions financières sous réglementation
fédérale sont tenus d’être composés, en majorité, de résidents
canadiens. À l’heure actuelle, les lois qui régissent les institutions
financières exigent qu’une majorité des membres du conseil soient
des résidents canadiens, et il en va de même pour les membres des
comités. Cette modification vise à supprimer l’exigence de
résidence qui s’applique uniquement aux comités. Le conseil,
lui, sera toujours obligé d’être composé, en majorité, de résidents
canadiens.
This is to respond to the growth of Canadian financial
institutions and their activities abroad and a recognition that
the Canadian financial institutions may wish to source highquality board members from around the world and that the
financial institution is the best place to determine how best to use
the expertise, qualities and skills of those board members in
determining the allocations of board members across their
committees.
Cette modification sert à répondre à la croissance des activités
que les institutions financières canadiennes mènent à l’étranger et
à reconnaître qu’elles peuvent inclure parmi les membres de leur
conseil des gens de partout dans le monde. Par le fait même, on
reconnaît que les institutions financières sont les mieux placées
pour déterminer comment utiliser de façon optimale l’expertise,
les qualifications et les compétences des membres de leur conseil
au moment d’établir la composition des comités.
Senator Oliver: I do not quite understand. You would have a
board of 12 directors. Are you suggesting that if there are four
committees you could have people sitting on the committees who
are not on the board?
Le sénateur Oliver : Je ne comprends pas tout à fait. Supposons
qu’il y ait un conseil de 12 administrateurs. Êtes-vous en train de
dire que si on a quatre comités, on pourra les doter de membres
qui ne siègent pas au conseil?
Ms. Pearse: No. We are saying those four committees could be
made up of different sets across those 12 board members, but if
there were seven Canadians on that board and five nonCanadians, there could be a board committee that is made up
of fewer than three Canadians and three non-Canadian residents.
Mme Pearse : Non. Nous disons que ces quatre comités
pourraient se composer de différents membres parmi les 12
administrateurs. Par contre, si le conseil était composé de sept
Canadiens et de cinq non-Canadiens, il se pourrait qu’un des
comités du conseil soit doté de moins de trois Canadiens et de
trois non-résidents canadiens.
Senator Oliver: You cannot be on a committee unless you are
on the board.
Le sénateur Oliver : On ne peut donc pas siéger à un comité à
moins d’être membre du conseil.
Ms. Pearse: Yes. The board continues to be responsible for all
decisions made by the committee and the board.
Mme Pearse : C’est ça. Le conseil demeure responsable de
toutes les décisions prises par les membres des comités et les
administrateurs.
Senator Oliver: I am sorry, but I did not understand.
Senator Black: Following up on that question, I think it is
obvious, but I want to understand. Still 50 per cent of board
members must be resident Canadians?
Ms. Pearse: Yes.
Le sénateur Oliver : Je regrette, mais je n’ai pas compris.
Le sénateur Black : Pour donner suite à cette question, je pense
qu’il s’agit d’un point évident, mais je veux m’assurer de le
comprendre. La moitié des membres du conseil doivent quand
même être des résidents canadiens?
Mme Pearse : Oui.
8-5-2013
Finances nationales
39:73
Senator Black: Has that changed from being resident
Canadians as opposed to Canadian citizens? Is there any kind
of change around that?
Le sénateur Black : Auparavant, était-il question de citoyens
canadiens, plutôt que de résidents canadiens? A-t-on apporté un
changement à cet égard?
Ms. Pearse: There is no change at all to the board requirement.
All we are doing is going in fairly surgically into the four acts and
removing a requirement that had been there that established a
requirement at the committee level. That is right.
Mme Pearse : Il n’y a aucun changement quant à l’exigence
relative au conseil. Tout ce que nous faisons, c’est supprimer de
façon bien précise une exigence qui se trouve dans les quatre lois
et qui s’applique aux comités. C’est exact.
The Chair: Is the term ‘‘committee’’ defined? We do not have
the full acts here, but clause 104 talks about committees of a
company. It does not say committees of the board of a company.
Should I get concerned about that?
Le président : Le terme « comité » est-il défini? Nous n’avons
pas ici le texte intégral des lois, mais l’article 104 porte sur les
comités d’une société. Il ne précise pas qu’il s’agit de comités
relevant du conseil d’une société. Devrais-je m’en faire?
Ms. Pearse: No, I think you can rest easy on that one. The
sections in the Bank Act and the other financial institutions acts
have been around for many, many years. There are fairly large
sections of those acts that address corporate governance issues,
the structure of the firm or the financial institution and the
running of that financial institution.
Mme Pearse : Non, je crois que vous pouvez dormir tranquille
à ce sujet. Les articles de la Loi sur les banques et des autres lois
régissant les institutions financières sont en vigueur depuis bien
des années. Ces lois comportent des dispositions assez détaillées
qui portent sur la gouvernance, la structure et l’exploitation de
l’entreprise ou de l’institution financière.
Is there a direct definition of ‘‘committee’’ in the act?
Y a-t-il une définition directe de « comité » dans la loi?
Shannon Grainger, Senior Project Leader, Financial Institutions
Division, Financial Sector Policy Branch, Department of Finance
Canada: No, there is no direct definition of ‘‘committee.’’ The
financial institution statutes legislatively mandate two specific
types of committee — an audit committee and a conduct review
committee — and then the legislation specifies the minimum level
of requirements and duties of those two committees. However,
financial institutions generally establish a wide variety of
committees, and in fact there is an expectation on the part of
the Office of the Superintendent of Financial Institutions that
certain committees will be established for risk management
purposes and that sort of thing. However, the committee of the
board is not defined.
Shannon Grainger, agente principale de projet, Division des
institutions financières, Direction de la politique du secteur
financier, ministère des Finances Canada : Non, il n’y a pas de
définition directe du terme « comité ». Les lois régissant les
institutions financières prévoient deux types précis de comités —
un comité de vérification et un comité de révision —, puis elles
précisent le niveau minimal d’exigences et d’obligations pour ces
deux types de comités. Toutefois, les institutions financières
créent généralement un large éventail de comités et, en fait, le
Bureau du surintendant des institutions financières s’attend à que
certains comités soient établis à des fins de gestion des risques et
ce genre de choses. Cependant, le comité du conseil n’est pas
défini.
The Chair: All these committees, then, are committees of the
board of the company or of the bank, even though you refer to
them just as committees of the company and of the bank?
Le président : Tous ces comités sont donc des comités qui
relèvent du conseil de la société ou de la banque, même si vous les
désignez comme étant des comités de la société ou de la banque?
Ms. Grainger: Yes.
Mme Grainger : Oui.
The Chair: They are committees of the board.
Le président : Il s’agit de comités du conseil.
Ms. Grainger: They are committees of boards of directors, yes.
Mme Grainger : Ce sont des comités du conseil
d’administration, oui.
Senator Black: Do you happen to know what the practice
would be in the U.S., Australia or the U.K. respecting board
membership on financial institutions, credit unions, insurance
companies, et cetera?
Le sénateur Black : Sauriez-vous par hasard quelle est la
pratique adoptée aux États-Unis, en Australie ou au RoyaumeUni en ce qui concerne la composition du conseil des institutions
financières, des coopératives de crédit, des sociétés d’assurances,
et cetera?
Ms. Pearse: Yes, luckily. There is quite a wide spectrum of
international experience. Most countries require a certain level of
residency at the board level, and very few countries actually refer
to any committee requirement in terms of a residency. In terms of
specifics, the country that is probably the most stringent is the
United States. If you look at it purely on a legislative basis, they
Mme Pearse : Oui, heureusement. L’expérience internationale
est assez diversifiée. La plupart des pays exigent un certain niveau
de résidence au sein du conseil, et très peu de pays imposent des
exigences en matière de résidence aux membres des comités. En
fait, les États-Unis constituent probablement le pays le plus
exigeant. Si on examine la question du point de vue purement
39:74
National Finance
8-5-2013
actually have a requirement that all directors be U.S. citizens and
that two thirds of them be resident in the United States.
législatif, les lois américaines exigent que tous les administrateurs
soient des citoyens américains et que les deux tiers d’entre eux
résident aux États-Unis.
They also have a provision that allows the office of the
controller of the currency to provide some leniency around that. I
think in practice you will see that most U.S. financial institutions
do have non-U.S. citizens on their board, but if you look at the
legislation itself, it is a very high requirement. The U.K., on the
other hand, has no residency requirement.
En revanche, il y a une disposition qui permet au Bureau du
contrôleur de la monnaie de faire preuve d’un peu de souplesse à
cet égard. Je crois que, dans la pratique, la plupart des institutions
financières aux États-Unis ont des citoyens non américains au
sein de leur conseil, mais si on examine la législation en tant que
telle, il s’agit d’une exigence très stricte. Le Royaume-Uni, par
contre, n’impose pas de critères de résidence.
In terms of other legislation in Canada, the CBCA, which is
often what financial institution statutes mirror in terms of the
non-financial institutions, has a requirement that 25 per cent of
board members be resident Canadians, and they have no
requirement at the committee level.
En ce qui concerne les autres lois au Canada, la Loi canadienne
sur les sociétés d’actions, en l’occurrence une loi sur des sociétés
non financières, sert souvent de base pour les lois régissant les
institutions financières. Cette loi exige que 25 p. 100 des membres
du conseil soient des résidents canadiens, sans rien préciser au
sujet des comités.
Senator Black: In terms of other industries in which the federal
government would be engaged, such as perhaps
telecommunications, are there any requirements on residency
around board and committees for industries other than financial?
Le sénateur Black : Pour ce qui est des autres industries dans
lesquelles le gouvernement fédéral intervient, notamment les
télécommunications, y a-t-il des critères de résidence concernant
les membres du conseil et des comités dans des secteurs autres que
financier?
Ms. Pearse: I think you have my speaking notes in front of
you. It is interesting, because the Telecommunications Act
requires that not less than 80 per cent of the members of the
board of directors be resident Canadians, but there are no
requirements at the committee level.
Mme Pearse : Je pense que vous avez mes notes d’allocution
devant vous. C’est intéressant, parce que la Loi sur les
télécommunications exige qu’au moins 80 p. 100 des membres
du conseil d’administration soient des résidents canadiens, mais il
n’y a aucune exigence en ce qui concerne les comités.
Senator Gerstein: I am not a lawyer, and I would like just a
clarification. You have used three terms, ’’Canadian,’’ ‘‘resident’’
and ‘‘citizen.’’ You referred to the fact that in the United States,
one must be a United States citizen. Is a Canadian resident by
definition a Canadian citizen?
Le sénateur Gerstein : Je ne suis pas avocat, et je veux
simplement avoir une précision. Vous avez utilisé trois termes :
« canadien », « résident » et « citoyen ». Vous avez mentionné
qu’aux États-Unis, tous les administrateurs doivent être des
citoyens américains. Un résident canadien est-il, par définition, un
citoyen canadien?
Ms. Pearse: No.
Senator Gerstein: When I read here about the requirement that
the majority of board members be Canadian residents, the entire
board could be residents of Canada and not be citizens?
Ms. Pearse: That is right.
Mme Pearse : Non.
Le sénateur Gerstein : Quand je lis ici que la majorité des
membres du conseil doivent être des résidents canadiens, faut-il
entendre par là que les membres du conseil pourraient tous être
des résidents du Canada, mais pas des citoyens?
Mme Pearse : C’est exact.
Ms. Grainger: I just want to be really specific. The Financial
Institutions Act defines what is a resident Canadian, which is a bit
peculiar, because we think about it as Canadian residence. That is
the common way that people think of it.
Mme Grainger : Je veux être bien précise. La Loi sur les
institutions financières définit ce qu’est un résident canadien; dans
la version anglaise de la loi, il est question de « resident
Canadian », ce qui est un peu étrange, puisqu’on parle
d’habitude de « Canadian resident ». Du moins, c’est ainsi que
les gens conçoivent généralement la résidence canadienne.
According to the act, a resident Canadian is a natural person,
so an individual, a Canadian citizen ordinarily resident in Canada
— so you meet the definition if you are a citizen — or a Canadian
citizen not ordinarily resident in Canada, so you can be a citizen
living elsewhere.
Aux termes de la loi, un résident canadien est une personne
physique, donc un particulier, un citoyen canadien ayant son
domicile habituel au Canada — on répond donc à la définition si
on est citoyen — ou encore, un citoyen canadien n’ayant pas son
domicile habituel au Canada, c’est-à-dire un citoyen qui vit à
l’étranger.
The Chair: And you are still a resident.
Le président : Et on est quand même un résident.
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Finances nationales
39:75
Ms. Grainger: Yes, or a permanent resident within the meaning
of the Immigration and Refugee Protection Act and ordinarily
resident in Canada.
Mme Grainger : Oui, ou un résident permanent au sens de la
Loi sur l’immigration et de la protection des réfugiés et qui a son
domicile habituel au Canada.
There is some more specificity. This would capture Canadian
citizens; it would capture what we would consider as permanent
residents under the Immigration and Refugee Protection Act; and
it would capture Canadian citizens living outside of Canada but
who have that citizenship tie.
Il y a d’autres précisions à apporter. Cette définition
engloberait les citoyens canadiens, les résidents permanents au
sens de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, ainsi
que les citoyens canadiens qui vivent à l’extérieur du Canada,
mais qui ont ce lien de citoyenneté.
Senator Gerstein: It is the middle one I am interested in: a
permanent resident who may not be a citizen. Is that correct?
Le sénateur Gerstein : C’est le deuxième cas qui m’intéresse : un
résident permanent qui pourrait ne pas être un citoyen. Est-ce
exact?
Ms. Grainger: No. The second is a Canadian citizen who is not
ordinarily resident in Canada. A Canadian citizen resident in the
United States or the United Kingdom fits under this category.
Mme Grainger : Non. Dans le deuxième cas, il s’agit d’un
citoyen canadien qui n’a pas son domicile habituel au Canada.
Ainsi, un citoyen canadien qui habite aux États-Unis ou au
Royaume-Uni entrerait dans cette catégorie.
The Chair: He or she is still a resident Canadian.
Le président : Il s’agit quand même d’un résident canadien.
Ms. Grainger: The last category is a permanent resident, within
the meaning of the Immigration and Refugee Protection Act,
ordinarily resident in Canada, so has to be physically in Canada.
Mme Grainger : La dernière catégorie comprend les résidents
permanents, au sens de la Loi sur l’immigration et de la protection
des réfugiés, ayant leur domicile habituel au Canada; ils doivent
donc être physiquement situés au Canada.
Senator Gerstein: Just to clarify: Could you have a board of
Canadian residents, none of whom were citizens?
Le sénateur Gerstein : À titre de précision, pourrait-on se
retrouver avec un conseil d’administration dont les membres sont
des résidents canadiens, mais dont aucun n’est citoyen?
Ms. Grainger: No, you could not. You could have a board of
permanent residents. Yes. I am sorry; you could.
Mme Grainger : Non, ce n’est pas possible. On pourrait avoir
un conseil dont les membres sont des résidents permanents. Oui.
Je suis désolée; c’est possible.
Senator Gerstein: That is my point. Interesting.
Le sénateur Gerstein : C’est là que je veux en venir. Intéressant.
The Chair: It took you a while to get there, but you are there.
Le président : Il vous a fallu du temps pour y arriver, mais vous
y êtes parvenu.
Ms. Pearse: I think the other important thing to consider is the
interest of the financial institution in having the best board
possible and being able to accomplish the obligations and
requirements that are imposed on it by the Office of the
Superintendent of Financial Institutions. Obviously, the
financial institution would have its best interests at heart when
they go out and look for board members. I am not sure. We could
investigate further whether that has ever occurred or would likely
occur.
Mme Pearse : À mon avis, l’autre facteur important qu’il ne
faut pas perdre de vue, c’est que les institutions financières veulent
se doter du meilleur conseil d’administration possible et être en
mesure de remplir les obligations et les exigences qui leur sont
imposées par le Bureau du surintendant des institutions
financières. Bien entendu, les institutions financières auraient
leurs intérêts à cœur au moment de chercher des membres pour
leur conseil d’administration. En tout cas, je ne suis pas sûre.
Nous pourrions faire une recherche plus poussée pour voir s’il y a
déjà eu un tel cas ou si un tel scénario est possible.
[Translation]
Senator Bellemare: Of all the members on the board of
directors, the people who are not Canadian residents are what?
Visitors? Permanent residents? People who come just to be on the
board of directors, but who are residents of the United States or
France who simply come by invitation?
[Français]
La sénatrice Bellemare : Sur l’ensemble des membres du conseil
d’administration, ceux qui ne sont pas des résidents canadiens, ils
sont quoi alors? Des visiteurs? Des immigrants reçus? Des gens
qui viennent juste au conseil d’administration, mais qui sont des
résidents américains ou français qui viennent simplement sur
invitation?
39:76
National Finance
[English]
8-5-2013
[Traduction]
Ms. Pearse: Yes. For example, if a financial institution has a
significant part of its business in a particular country overseas,
whether it is investment in the United States or China, they may
well wish to have some representation on their board of directors
to understand the market and look at issues that may be
impacting the company coming from that part of their business.
Mme Pearse : Oui. Par exemple, si une institution financière
devait mener une bonne partie de ses affaires dans un pays
particulier à l’étranger, que ce soit des investissements aux
États-Unis ou en Chine, elle pourrait bien vouloir une certaine
représentation au sein de son conseil d’administration pour
comprendre le marché et examiner les questions susceptibles
d’avoir une incidence sur cette partie de ses affaires.
The Chair: Those are all the questions we have. We would like
to thank you very much for bringing this amendment to us. We
are assuming that this was a request of the financial institutions
that resulted in this amendment being brought forward.
Le président : Ce sont là des questions qui nous intéressent.
Nous tenons à vous remercier infiniment de nous avoir présenté
cette modification. Nous supposons qu’elle a été ajoutée parce
que les institutions financières en ont fait la demande.
Ms. Pearse: I can tell you that they were pleased to see the
amendment.
The Chair: That is all we need to know. Thank you.
Mme Pearse : Je peux vous dire qu’elles en étaient ravies.
Le président : C’est tout ce que nous voulons savoir. Merci.
Mr. Vats and Mr. McGirr, thank you very much for your
patience. We will try to deal with clauses 110 through to 125,
dealing with the Federal-Provincial Fiscal Arrangements Act.
Could you begin with clause 110 and tell us what we are trying to
achieve here?
Messieurs Vats et McGirr, merci beaucoup de votre patience.
Nous allons essayer d’examiner les articles 110 à 125, qui portent
sur la Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement
fédéral et les provinces. Pourriez-vous commencer par
l’article 110 et nous expliquer l’objectif que nous essayons
d’atteindre ici?
Tom McGirr, Chief, Equalization and TFF Policy, Department
of Finance Canada: I will try to be quick given the timing.
Tom McGirr, chef, Péréquation et politique de la FFT, ministère
des Finances Canada : Je vais essayer d’être bref à cause du
manque de temps.
The Chair: We want to understand what is here.
Le président : Nous voulons comprendre de quoi il s’agit.
Mr. McGirr: As you pointed out, what we are about to look at
are the amendments being made to the Federal-Provincial Fiscal
Arrangements Act. The goal of the these amendments is to
implement the government’s commitment to renewing the
equalization and territorial formula financing programs and to
set out the total transfer protection payments to New Brunswick
and Manitoba, for 2013-14, that were announced at the
December 2012 finance ministers’ meeting. It also clarifies the
calculation of the growth rate of the Canada Health Transfer
beginning after March 31, 2017.
M. McGirr : Comme vous l’avez souligné, nous nous
apprêtons à examiner les modifications prévues à la Loi sur les
arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les
provinces. Le but de ces modifications est de mettre en œuvre
l’engagement pris par le gouvernement en vue de renouveler le
programme de péréquation et la formule de financement des
territoires et d’établir les paiements de protection sur les transferts
totaux destinés au Nouveau-Brunswick et au Manitoba pour
2013-2014, conformément à ce qui avait été annoncé à la réunion
des ministres des Finances en décembre 2012. Cette disposition
clarifie également le calcul du taux de croissance du Transfert
canadien en matière de santé pour chaque exercice commençant
après le 31 mars 2017.
The legislation is also making several housekeeping changes to
better reflect current circumstances. As part of the renewal,
clause 110 extends the minister’s authority to make equalization
payments to March 31, 2019. It also repeals payment amounts set
out for previous years that are no longer necessary for the
administration of the program.
Le projet de loi prévoit également plusieurs changements
administratifs afin de mieux refléter les circonstances actuelles.
À cet égard, l’article 110 élargit le pouvoir du ministre en lui
permettant de faire des paiements de péréquation jusqu’au
31 mars 2019. Cette disposition élimine aussi les montants de
paiement qui étaient établis pour les années précédentes et qui ne
sont plus nécessaires pour l’administration du programme.
Clause 111 sets total transfer protection payments to New
Brunswick of $49 million and to Manitoba of $7 million.
En vertu de l’article 111, les paiements de protection sur les
transferts totaux sont fixés à 49 millions de dollars pour le
Nouveau-Brunswick et à 7 millions de dollars pour le Manitoba.
8-5-2013
Finances nationales
39:77
The Chair: How does clause 111 compare to current years or
some previous years? Just a number sitting by itself does not —
Le président : Comment les montants prévus à l’article 111 se
comparent-ils à ceux de l’année courante ou des années
précédentes? Quand on ne fait que donner un chiffre sans
contexte, on ne peut...
Nipun Vats, Director, Federal-Provincial Relations Division,
Department of Finance Canada: The total of transfer protection
payments for 2013-14 is $56 million. Just for example, total
transfer protection has been around since 2010-11 and has been
provided each year. It ensures that the total sum of the major
transfer amounts to provinces does not decline year over year.
Nipun Vats, directeur, Division des relations fédéralesprovinciales, ministère des Finances Canada : Le total des
paiements de protection des transferts pour 2013-2014 s’élève à
56 millions de dollars. Sachez que la protection des transferts
totaux existe depuis 2010-2011 et qu’elle est payée chaque année.
Cette mesure veille à ce que la somme totale des principaux
transferts aux provinces ne diminue pas année après année.
It is provided by province, so, last year, the total was
$680 million. It has declined considerably from 2012-13 to
2013-14.
Les paiements de protection sont versés à chaque province;
l’année dernière, le total était de 680 millions de dollars. Il y a eu
une baisse considérable de 2012-2013 à 2013-2014.
The Chair: That is the total amount.
Le président : C’est le montant total.
Mr. Vats: That is right.
M. Vats : C’est ça.
The Chair: Manitoba is $6.9 million?
Le président : Le montant pour le Manitoba est de 6,9 millions
de dollars?
Mr. Vats: It is $7 million this year. Last year it was $201
million. Basically, that reflects the growth in equalization. You
are adding the Canada Health Transfer, the Canada Social
Transfer and equalization payments and comparing the amount
of that, in the previous year, to the amount in the current year.
The health transfer and social transfer are on fixed growth paths,
whereas equalization entitlements by province depend on their
relative fiscal capacities. As a province’s total transfer payments
decline, that largely reflects greater growth in their equalization
amounts.
M. Vats : C’est 7 millions de dollars cette année. L’année
dernière, c’était 201 millions de dollars. Essentiellement, ce chiffre
reflète la croissance de la péréquation. On additionne les
montants du Transfert canadien en matière de santé, du
Transfert canadien en matière de programmes sociaux et des
paiements de péréquation, puis on compare le résultat de l’année
précédente au montant de l’année en cours. Les transferts en
matière de santé et de programmes sociaux connaissent une
croissance fixe, alors que les droits de péréquation par province
dépendent des capacités fiscales relatives de chaque province. En
général, plus le total des paiements de transfert d’une province
diminue, plus son montant de péréquation augmente.
Senator Black: I do not understand a lot of this. Would you
mind repeating your last statement?
Le sénateur Black : Je ne comprends pas grand-chose. Auriezvous l’obligeance de répéter votre dernière observation?
Mr. Vats: Sure.
M. Vats : Bien sûr.
Senator Black: I thought I had the drift.
Le sénateur Black : Je croyais avoir compris.
The Chair: When the number goes down, that means you are
getting more, right?
Le président : Quand le montant diminue, cela signifie qu’on
obtient plus, n’est-ce pas?
Mr. Vats: Let me see how I can explain this. In order to
determine the total transfer payment amount, you take the sum of
the Canada Health Transfer, the Canada Social Transfer,
equalization and the prior year’s protection amount. If they
received a total transfer payment that prior year, you add that in
as well, and then you compare that to what they would receive in
equalization, Canada Health Transfer and Canada Social
Transfer in the current year. If that sum of those transfers and
protection in the prior year is greater than what they are receiving
in the current year, then, to make up that difference, you provide
a total transfer protection payment.
M. Vats : Voyons un peu comment je peux vous expliquer cela.
Afin de déterminer le montant total des paiements de transfert, on
additionne les montants du Transfert canadien en matière de
santé, du Transfert canadien en matière de programmes sociaux,
de la péréquation et du paiement de protection versé l’année
précédente. Si une province a reçu un paiement de transfert total
l’année précédente, on y ajoute ce montant aussi, puis on compare
le résultat au montant que la province aurait reçu durant l’année
en cours en ce qui concerne la péréquation, le Transfert canadien
en matière de santé et le Transfert canadien en matière de
programmes sociaux. Si la somme des transferts et de la
protection de l’année précédente est supérieure au montant que
la province reçoit dans l’année en cours, alors, pour combler cet
écart, on versera un paiement de protection sur les transferts
totaux.
39:78
National Finance
8-5-2013
Senator Black: It is a guarantee that, whatever the peak is, you
never can go below the peak.
Le sénateur Black : C’est une garantie qui fait en sorte que, peu
importe le plafond, le montant n’est jamais inférieur à celui-ci.
Mr. Vats: That is right, including the protection in the prior
year.
M. Vats : C’est exact, et cela comprend le paiement de
protection versé l’année précédente.
Senator McInnis: That is with Manitoba and New Brunswick.
Le sénateur McInnis : Cela concerne le Manitoba et le
Nouveau-Brunswick.
Mr. Vats: That is correct.
M. Vats : C’est exact.
Senator Black: That is a special arrangement with Manitoba
and New Brunswick?
Le sénateur Black : Il s’agit d’un arrangement spécial avec le
Manitoba et le Nouveau-Brunswick?
Mr. Vats: It has turned out that this year only those two
provinces needed additional funds.
M. Vats : Cette année, seules ces deux provinces ont eu besoin
de fonds additionnels.
Senator Black: Because they left the peak.
Le sénateur Black : Parce qu’elles ont déjà reçu plus d’argent.
Mr. Vats: That is right.
M. Vats : C’est juste.
The Chair: I think we are getting it; it was worth that
discussion.
Senator Black: Thank you very much. That was helpful.
Mr. McGirr: Clause 112 amends section 3.2(1) of the act to
remove amounts set out for a previous fiscal year and to
generalize its applicability by removing the reference to March 31,
2008.
The Chair: What does that mean?
Mr. McGirr: The applicability? The way that section 3.2(1)
reads right now is, ‘‘. . .for a fiscal year beginning after March 31,
2008’’; the fiscal equalization payment would be — We are just
saying that, now that we are passed that year, we can just say,
‘‘The fiscal equalization payment is going to be.’’ We do not need
to reference that year anymore.
The Chair: Okay. Go ahead.
Mr. McGirr: Clause 113 repeals the transitional payment to
British Columbia as it is no longer applicable. I will skip
clause 114 and lump it together with a bunch of stuff after this.
The Chair: Can you tell us what transitional payment is?
Le président : Je pense que nous comprenons; l’explication aura
valu la peine.
Le sénateur Black : Merci beaucoup. C’était utile.
M. McGirr : L’article 112 modifie le paragraphe 3.2(1) de la
loi de façon à retirer les montants d’un exercice précédent et à
généraliser les conditions d’application par la suppression du
« 31 mars 2008 ».
Le président : Qu’est-ce que ça veut dire?
M. McGirr : Voulez-vous savoir quelles sont les conditions
d’application? À l’heure actuelle, le paragraphe 3.2(1) dit que
« pour chaque exercice commençant après le 31 mars 2008 », le
paiement de péréquation correspond à... Étant donné que cet
exercice est passé, il suffit de préciser à quoi correspond le
paiement de péréquation. Nous n’avons plus besoin de
mentionner cet exercice.
Le président : Bien. Vous pouvez poursuivre.
M. McGirr : L’article 113 abroge le paiement de transition
versé à la Colombie-Britannique puisqu’il n’est plus applicable. Je
vais sauter l’article 114, car je le regrouperai avec d’autres
dispositions tout à l’heure.
Le président : Pouvez-vous nous dire en quoi consiste un
paiement de transition?
Mr. McGirr: When we brought in the new equalization
formula back in 2007, there was an issue in the previous
formula. There used to be an outlier provision for British
Columbia with respect to the calculation of fiscal capacity in
property taxes. With the move to the new formula, we took out
the outlier, but we said that for the first three years the outlier
would continue to be calculated for British Columbia and that
British Columbia would receive a payment if that, in turn, led to a
benefit. However, British Columbia was not a receiving province
in any of those years, so the payment was never made.
M. McGirr : Lorsque nous avons changé de formule de
péréquation en 2007, il y avait un problème avec l’ancienne
formule. Le calcul de la capacité fiscale de la ColombieBritannique faisait l’objet d’une exception sur le plan des
impôts fonciers. Nous avons retiré l’exception de la nouvelle
formule, mais avons décidé de continuer à faire ce calcul pour la
Colombie-Britannique pour les trois premières années, et de lui
verser un paiement si elle y avait droit. Or, la ColombieBritannique n’a pas été une province bénéficiaire pendant ces
exercices et n’a donc jamais eu droit au paiement.
Senator Black: When you say a receiving province, you mean a
province that benefits from equalization.
Le sénateur Black : Lorsque vous parlez d’une province
bénéficiaire, vous voulez dire une province qui bénéficie de la
péréquation.
8-5-2013
Finances nationales
Mr. McGirr: Correct.
Senator Black: Currently, British Columbia does not fall into
that category.
Mr. McGirr: Correct.
39:79
M. McGirr : C’est exact.
Le sénateur Black : Et la Colombie-Britannique ne fait
actuellement pas partie de cette catégorie.
M. McGirr : C’est juste.
Senator Black: Which provinces do not fit into that category?
Le sénateur Black : Quelles autres provinces n’en font pas
partie?
Mr. McGirr: The current non-receiving provinces are British
Columbia, Alberta, Saskatchewan and Newfoundland and
Labrador.
M. McGirr : Pour l’instant, la Colombie-Britannique,
l’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador ne
reçoivent rien en péréquation.
Senator Black: Thank you very much.
Le sénateur Black : Merci beaucoup.
Mr. McGirr: As I said, I will skip clause 114, but I will return
to it momentarily. Clause 115 modifies two of the definitions in
section 3.5 that are used in the formula set out in sections 3.2 and
3.4 of the act to reflect the fact that Newfoundland and Labrador
no longer receives payments under the Canada-Newfoundland
Atlantic Accord Implementation Act and the repeal of the B.C.
transitional payment.
M. McGirr : Comme je disais, je vais passer l’article 114, mais
j’y reviendrai dans un instant. L’article 115 modifie deux
définitions de l’article 3.5 qui sont employées dans les formules
prévues aux articles 3.2 et 3.4 de la loi. Il tient compte du fait que
Terre-Neuve-et-Labrador ne reçoit plus de paiement en vertu de
la Loi de mise en œuvre de l’Accord atlantique—CanadaTerreNeuve de même que de l’abrogation du paiement de transition de
la Colombie-Britannique.
Clause 116 repeals sections 3.6 and 3.7 as they are no longer
required for the administration of the program. The applicability
of section 3.71 of the act is being limited to Nova Scotia as
Newfoundland and Labrador is no longer eligible for the
cumulative ‘‘best of’’ guarantee.
L’article 116 abroge les articles 3.6 et 3.7, qui ne sont plus
nécessaires à l’administration du programme. Il limite les
conditions d’application de l’article 3.71 de la loi à la NouvelleÉcosse, puisque Terre-Neuve-et-Labrador n’est plus admissible à
la garantie des avantages cumulatifs.
Clause 117 modifies section 3.72 of the act, reflecting the fact
that only Nova Scotia is eligible for the cumulative ‘‘best of’’
guarantee and the repeal of section 3.6. Here is where I will lump
clause 114 in with clauses 118, 119 and 120. All four of those
clauses simply make consequential amendments to the repeals of
section 3.3, 3.6 and 3.7.
L’article 117 modifie l’article 3.72 de la loi pour refléter le fait
que seule la Nouvelle-Écosse est admissible à la garantie des
avantages cumulatifs de même que l’abrogation de l’article 3.6. Je
vais maintenant regrouper l’article 114 avec les articles 118, 119 et
120, puisqu’il s’agit de quatre modifications consécutives à
l’abrogation des articles 3.3, 3.6 et 3.7.
Clause 121 modifies the time when the final computation of the
equalization payment is deemed to have occurred to better mesh
with the administration of additional fiscal equalization offset
payments to Nova Scotia. The reference to the CanadaNewfoundland Atlantic Accord Implementation Act is being
removed as it is no longer applicable.
L’article 121 modifie la date à laquelle le calcul définitif du
paiement de péréquation est réputé avoir été fait pour mieux
concorder avec les paiements de péréquation compensatoires
supplémentaires à la Nouvelle-Écosse. De plus, l’article supprime
la mention de la Loi de mise en œuvre de l’Accord atlantique
Canada—Terre-Neuve puisqu’elle n’est plus valable.
Clause 122 makes several changes that are required to
implement the renewal of territorial formula financing, TFF, as
announced at the December 2012 finance ministers’ meeting.
Specifically, the revenue block part of eligible territorial revenues
is being converted to representative tax system measures
analogous to what is used in equalization, necessitating the
repeal of references to the revenue block and the introduction of
new revenue sources, along with the modifications to existing
revenue sources.
L’article 122 apporte plusieurs modifications qui sont
nécessaires au renouvellement des paiements aux territoires
annoncé en décembre 2012, lors de la réunion des ministres des
Finances. Plus particulièrement, le bloc de revenus servant à
calculer le revenu territorial admissible est remplacé par un régime
fiscal représentatif semblable à celui utilisé pour la péréquation. Il
faut donc abroger toute référence au bloc de revenu et ajouter les
nouvelles sources de revenus, en plus de modifier celles qui sont en
vigueur.
The clause also sets out the value of each territory’s gross
expenditure base for 2013-14, as calculated under the formula last
December. Finally, clause 122 makes a couple of housekeeping
changes by repealing amounts already paid out for a previous
fiscal year and by making it clear that the data being used in the
L’article établit également la base des dépenses brutes de
chaque territoire pour l’exercice 2013-2014, calculée en décembre
dernier à l’aide de la formule. Enfin, l’article 122 apporte
quelques modifications d’ordre administratives en abrogeant les
sommes versées lors d’un exercice précédent. Il précise aussi que la
39:80
National Finance
8-5-2013
gross expenditure base escalator is already lagged, by two years,
in the regulations and does not need to be further lagged in the
act.
loi ne doit pas retarder davantage les données utilisées pour le
facteur de majoration des dépenses brutes puisqu’elles ont déjà
deux ans de retard en vertu de la réglementation.
The Chair: Am I to interpret your comments with respect to
clauses 122 and 123 to mean that the territories will be on a basis
for calculation of entitlement to equalization — a similar basis in
terms of revenue sources, et cetera — as the other provinces?
Le président : Puis-je déduire de vos remarques au sujet des
articles 122 et 123 que le calcul du droit à la péréquation des
territoires se basera sur des éléments comme les sources de
revenus, à l’instar des autres provinces?
Mr. McGirr: Only in the measure of fiscal capacity. In TFF we
are now trying to measure the ability of territories to raise
revenues if they apply standard taxing practice across the country
at average tax rates.
M. McGirr : Seulement le calcul de la capacité fiscale. Dans le
cadre des paiements aux territoires, nous essayons désormais
d’évaluer la capacité des territoires de générer des revenus s’ils
appliquent le régime d’imposition en vigueur dans le reste du pays
au taux d’imposition moyen.
The Chair: You are moving one step closer to a similar type
arrangement.
Le président : Il s’agit là d’un pas de plus dans cette direction.
Mr. McGirr: Yes. As part of the program’s renewal, clause 123
extends the authority to make TFF payments to March 31, 2019.
It also sets out the calculation of each territory’s gross
expenditure base in 2014-15, which includes an adjustment to
ensure that TFF payments in that year are not affected by the
conversion of the revenue block into representative tax system
measures.
M. McGirr : En effet. Dans le cadre du renouvellement du
programme, l’article 123 prolonge les paiements aux territoires
jusqu’au 31 mars 2019. On y trouve aussi le calcul de la base des
dépenses brutes de chaque territoire pour l’exercice 2014-2015, qui
comporte un rajustement afin que les paiements aux territoires de
l’exercice en question ne soient pas touchés par la transition entre
les blocs de revenu et le régime fiscal représentatif.
Clause 124 repeals the reference to a previous fiscal year in
section 4.2 of the act.
L’article 124 supprime un sous-alinéa de l’article 4.2 de la loi
qui fait référence à un exercice passé.
Finally, clause 125 clarifies that the escalator that will be used
to determine the growth in the Canada Health Transfer after
March 31, 2017, will be determined in the same fashion as the one
used in the equalization program. Specifically it will be
determined once, no later than three months before the
beginning of the fiscal year, using the same estimate of nominal
gross domestic product that is used for equalization.
Enfin, l’article 125 précise que le facteur de majoration qui sera
utilisé pour établir le taux de croissance des transferts en matière
de santé après le 31 mars 2017 sera calculé de la même façon que
celui du programme de péréquation. Plus particulièrement, il sera
déterminé une fois, au plus tard trois mois avant le début de
l’exercice, à l’aide du même produit intérieur brut nominal qui est
utilisé pour calculer la péréquation.
The Chair: At the present time is it 6 per cent?
Le président : Est-ce bien 6 p. 100 à l’heure actuelle?
Mr. McGirr: Yes.
M. McGirr : Oui.
The Chair: Then it will go to this new formula.
Le président : La nouvelle formule sera ensuite employée.
Mr. Vats: That is right.
M. Vats : C’est exact.
The Chair: Does the social transfer remain at 3 per cent?
Mr. Vats: That is correct.
Le président : Le transfert en matière de programmes sociaux
reste-t-il à 3 p. 100?
M. Vats : Oui.
Senator Callbeck: This new program for the Canada Health
Act is going up 6 per cent. Let us say it was in effect now. How
much would the payment go up this year, roughly?
La sénatrice Callbeck : Le nouveau programme de la Loi
canadienne sur la santé prévoit une augmentation de 6 p. 100. S’il
était déjà en vigueur, dans quelle mesure le paiement
augmenterait-il cette année, approximativement?
Mr. Vats: I do not have the figure here. You would have to
take the three-year moving average GDP growth.
M. Vats : Je n’ai pas les chiffres en main. Il faudrait tenir
compte de la moyenne mobile sur trois ans de la croissance du
produit intérieur brut.
Senator Bellemare: Plus inflation, that is about 3.5 per cent or
4 per cent.
La sénatrice Bellemare : Avec l’inflation, c’est environ 3,5 ou
4 p. 100.
Mr. Vats: It is slightly more than 4 per cent.
M. Vats : C’est un peu plus de 4 p. 100.
8-5-2013
Finances nationales
39:81
The Chair: Could you pose your question so we could all hear
it?
Le président : Pouvez-vous répéter votre question pour que
nous puissions tous l’entendre?
Senator Bellemare: It was not a question, it was just a
calculation.
La sénatrice Bellemare : Ce n’était pas une question, mais un
simple calcul.
[Translation]
We currently expect the real growth of the economy to be
1.5 or 1.8. Add inflation to that — about 2 — and it would be
between 3.5 and 4 per cent.
[English]
[Français]
On prévoit actuellement que la croissance réelle de l’économie
sera de 1,5 ou 1,8. À cela, on ajoute l’inflation — autour de 2 —,
cela fait entre 3,5 et 4 p. 100.
[Traduction]
Mr. Vats: In equalization it is a three-year moving average, so
you have to factor in the growth in the prior years.
M. Vats : Puisque la péréquation se base sur une moyenne
mobile sur trois ans, il faut tenir compte de la croissance des
années précédentes.
The Chair: When you say in regarding clause 125 ‘‘consistent
with equalization,’’ is that the movement toward per capita?
Le président : Lorsque vous établissez un parallèle avec la
péréquation au sujet de l’article 125, parlez-vous de la tendance
par tête?
Mr. Vats: No, this just refers to the growth of the overall
envelope for the program. Right now the overall pot of funds in
equalization grows with respect to a three-year moving average of
gross domestic product, and it is calculated in December prior to
the year in question. This is basically saying that for consistency,
given that the CHT will be growing at GDP as well, starting in
2018-19 that will be calculated in the same way as it is currently
calculated in equalization. It is a consistent GDP growth measure
for the two programs.
M. Vats : Non, c’est simplement la croissance de l’enveloppe
globale du programme. À l’heure actuelle, l’ensemble des fonds
du programme de péréquation augmente en fonction de la
moyenne mobile sur trois ans de la croissance du produit
intérieur brut, qui est calculée en décembre de l’année
précédente. Par souci de cohérence, puisque le transfert
canadien en matière de santé croit lui aussi en fonction du PIB,
il sera calculé dès l’exercice 2018-2019 de la même façon que la
péréquation. Le calcul sera basé sur la croissance du PIB dans les
deux cas.
[Translation]
Senator Bellemare: Having an average over three years
prevents fluctuations in the related transfer payments. If, for
example, one year, the inflation rate, or we are in a recession, the
nominal GDP increases very little, but the transfer payments will
still increase because previous means will be used.
The Chair: Yes.
Senator Bellemare: So, that allows for more linear, more
gradual growth.
The Chair: It is easier for the provinces, for planning.
Senator Bellemare: Exactly.
Senator Chaput: Mr. Chair, would it be possible to get an
information table, if one exists, showing the various transfers with
the totals, the provinces and territories, and perhaps a
comparison of the figures from the previous year? Is it possible
to get that kind of information? I think it would be very helpful to
us in understanding this.
[Français]
La sénatrice Bellemare : Le fait d’avoir une moyenne sur trois
ans empêche les fluctuations dans les paiements de transfert qui
sont reliés. Si, par exemple, une année, le taux d’inflation ou on
est en récession, le PIB nominal augmente très peu, mais les
paiements de transfert vont augmenter quand même parce qu’on
va utiliser les moyennes antérieures.
Le président : Oui.
La sénatrice Bellemare : Cela permet donc une évolution plus
linéaire, plus graduelle.
Le président : C’est plus facile pour les provinces, pour la
planification.
La sénatrice Bellemare : Exactement.
La sénatrice Chaput : Monsieur le président, y aurait-il moyen
d’obtenir un tableau informatif, si cela existe, démontrant les
différents transferts avec le total, les provinces et territoires, et
peut-être une comparaison des chiffres avec l’année précédente?
Est-ce possible d’obtenir ce genre d’information? Il me semble que
cela aiderait beaucoup à comprendre.
Senator Black: That is a good idea.
Le sénateur Black : C’est bon.
The Chair: Is it possible to get that?
Le président : C’est possible de l’avoir?
39:82
National Finance
[English]
Mr. Vats: It should be possible to do that.
8-5-2013
[Traduction]
M. Vats : Il ne devrait pas y avoir de problème.
The Chair: That would be excellent. If you send that to our
clerk, she will ensure that everyone gets a copy.
Le président : Ce serait merveilleux. Vous pouvez faire parvenir
l’information à la greffière, qui distribuera le tout aux membres
du comité.
Are there any other questions, honourable senators, with
respect to equalization?
Mesdames et messieurs les sénateurs, y a-t-il d’autres questions
au sujet de la péréquation?
I think that is it.
Je pense que nous avons terminé.
Mr. McGirr: I can add one more thing to the question about
what the growth rate would have been. I was comparing the total
amount of equalization that will be paid out in 2013-14 to the
amount paid out in 2012-13, and that shows a growth rate of a
little over 4.4 per cent.
M. McGirr : J’aimerais ajouter une dernière chose à propos de
mon estimation du taux de croissance. En fait, j’ai comparé le
montant total qui sera versé en péréquation en 2013-2014 à celui
qui a été payé en 2012-2013, ce qui donne un taux de croissance
légèrement supérieur à 4,4 p. 100.
The Chair: Mr. Vats and Mr. McGirr, thank you very much.
Equalization, the Canada Social Transfer and the Canada Health
Transfer are very complicated areas. You have helped us
understand the proposed changes and we thank you for that.
Thank you for waiting around for your turn.
Le président : Messieurs Vats et McGirr, je vous remercie
infiniment. La péréquation, le transfert canadien en matière de
programmes sociaux et le transfert canadien en matière de santé
sont des domaines très complexes. Vous nous avez aidés à
comprendre les modifications proposées, et nous vous en
remercions. Merci aussi d’avoir patiemment attendu votre tour.
This meeting is now concluded.
La séance est levée.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
Tuesday, May 7, 2013
Le mardi 7 mai 2013
Department of Finance Canada:
Ministère des Finances Canada :
Ted Cook, Senior Legislative Chief, Tax Legislation Division;
Ted Cook, chef principal, Législation, Division de la législation de
l’impôt;
Geoff Trueman, Director, Business Income Tax;
Geoff Trueman, directeur, Impôt des entreprises;
Sean Keenan, Director, Tax Policy Branch.
Sean Keenan, directeur, Direction de la politique de l’impôt.
Justice Canada:
Sandra Phillips, Associate Assistant Deputy Attorney General,
Assistant Deputy Attorney General’s Office.
Justice Canada :
Sandra Phillips, sous-procureure générale adjointe associée, Bureau
du sous-procureur général adjoint.
Wednesday, May 8, 2013
Le mercredi 8 mai 2013
Department of Finance Canada:
Ministère des Finances Canada :
Ted Cook, Senior Legislative Chief, Tax Legislation Division;
Ted Cook, chef principal, Législation, Division de la législation de
l’impôt;
Geoff Trueman, Director, Business Income Tax;
Geoff Trueman, directeur, Impôt des entreprises;
Sean Keenan, Director, Tax Policy Branch;
Sean Keenan, directeur, Direction de la politique de l’impôt;
Pierre Mercille, Senior Legislative Chief, GST Legislation;
Pierre Mercille, chef principal, Législation sur la TPS;
Lucia Di Primio, Chief, Excise Policy, Sales Tax Division;
Lucie Di Primio, chef, Politique de l’accise, L’accise;
Carlos Achadinha, Legislative Chief, Sales Tax Division, Public
Sector Bodies;
Carlos Achadinha, chef, Législation, Division de la taxe de vente,
Organismes du secteur public;
Dean Beyea, Director, International Trade Policy;
Dean Beyea, directeur, Politique commerciale internationale;
Patrick Halley, Chief, Tarriffs and Market Acces;
Patrick Halley, chef, Accès aux marchés et politique tarifaire;
Jane Pearse, Director, Financial Institutions;
Jane Pearse, directrice, Institutions financières;
Shannon Grainger, Senior Project Leader, Financial Institutions
Division, Financial Sector Policy Branch;
Shannon Grainger, agente principale de projet, Division des
institutions financières, Direction de la politique du secteur
financier;
Nipun Vats, Director, Federal-Provincial Relations Division;
Nipun Vats, directeur, Division des relations fédérales-provinciales;
Tom McGirr, Chief, Equalization and TFF Policy.
Tom McGirr, chef, Péréquation et politique de la FFT.
Justice Canada:
Sandra Phillips, Associate Assistant Deputy Attorney General,
Assistant Deputy Attorney General’s Office.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Justice Canada :
Sandra Phillips, sous-procureure générale adjointe associée, Bureau
du sous-procureur général adjoint.
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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