First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12-13

First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12-13
First Session
Forty-first Parliament, 2011-12-13
Première session de la
quarante et unième législature, 2011-2012-2013
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
National Finance
Finances nationales
Chair:
The Honourable JOSEPH A. DAY
Président :
L’ honorable JOSEPH A. DAY
Tuesday, February 12, 2013
Wednesday, February 13, 2013
Le mardi 12 février 2013
Le mercredi 13 février 2013
Issue No. 32
Fascicule no 32
Fourteenth and fifteenth meetings on:
Quatorzième et quinzième réunions concernant :
The study of the Main Estimates
for the fiscal year ending March 31, 2013
L’étude du Budget principal des dépenses
pour l’exercice se terminant le 31 mars 2013
INCLUDING:
THE SIXTEENTH REPORT OF THE COMMITTEE
(Study: The Canada-USA Price Gap)
Y COMPRIS :
LE SEIZIÈME RAPPORT DU COMITÉ
(Étude : Écart de prix entre le Canada et les États-Unis)
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
49958-49970
STANDING SENATE COMMITTEE ON
NATIONAL FINANCE
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DES
FINANCES NATIONALES
The Honourable Joseph A. Day, Chair
Président : L’honorable Joseph A. Day
The Honourable Larry W. Smith, Deputy Chair
Vice-président : L’honorable Larry W. Smith
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Bellemare
Buth
Callbeck
Chaput
* Cowan
(or Tardif)
De Bané, P.C.
Gerstein
* LeBreton, P.C.
(or Carignan)
Martin
McInnis
Moore
Stratton
Bellemare
Buth
Callbeck
Chaput
* Cowan
(ou Tardif)
De Bané, C.P.
Gerstein
* LeBreton, C.P.
(ou Carignan)
Martin
McInnis
Moore
Stratton
* Ex officio members
* Membres d’office
(Quorum 4)
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Martin replaced the Honourable
Senator Nancy Ruth (February 13, 2013).
L’honorable sénateur Martin a remplacé l’honorable sénateur
Nancy Ruth (le 13 février 2013).
The Honourable Senator Stratton replaced the Honourable
Senator Finley (February 13, 2013).
L’honorable sénateur Stratton a remplacé l’honorable sénateur
Finley (le 13 février 2013).
The Honourable Senator Moore replaced the Honourable
Senator Ringuette (February 12, 2013).
L’honorable sénateur Moore a remplacé l’honorable sénateur
Ringuette (le 12 février 2013).
The Honourable Senator Ringuette replaced the Honourable
Senator Hervieux-Payette, P.C. (February 12, 2013).
L’honorable sénateur Ringuette a remplacé l’honorable sénateur
Hervieux-Payette, C.P. (le 12 février 2013).
The Honourable Senator De Bané, P.C., replaced the
Honourable Senator Ringuette (December 18, 2012).
L’honorable sénateur De Bané, C.P., a remplacé l’honorable
sénateur Ringuette (le 18 décembre 2012).
The Honourable Senator Finley replaced the Honourable Senator
Wallace (December 13, 2012).
L’honorable sénateur Finley a remplacé l’honorable sénateur
Wallace (le 13 décembre 2012).
The Honourable Senator Nancy Ruth replaced the Honourable
Senator Martin (December 13, 2012).
L’honorable sénateur Nancy Ruth a remplacé l’honorable
sénateur Martin (le 13 décembre 2012).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
13-2-2013
Finances nationales
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Tuesday, February 12, 2013
(90)
OTTAWA, le mardi 12 février 2013
(90)
[English]
32:3
[Traduction]
The Standing Senate Committee on National Finance met in
camera this day, at 9:30 a.m., in room 9, Victoria Building, the
chair, the Honourable Joseph A. Day, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales se réunit
aujourd’hui à huis clos, à 9 h 30, dans la salle 9 de l’édifice Victoria,
sous la présidence de l’honorable Joseph A. Day (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Bellemare, Buth, Chaput, Callbeck, Day, De Bané, P.C., Finley,
Gerstein, McInnis, Nancy Ruth, Ringuette and Smith (Saurel) (12).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Bellemare, Buth, Chaput, Callbeck, Day, De Bané, C.P., Finley,
Gerstein, McInnis, Nancy Ruth, Ringuette et Smith (Saurel) (12).
In attendance: Édison Roy-César and Sylvain Fleury, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Également présents : Édison Roy-César et Sylvain Fleury,
analystes, Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Tuesday, February 28, 2012, the committee continued its
examination of the expenditures set out in the Main Estimates for
the fiscal year ending March 31, 2013. (For complete text of the
order of reference, see proceedings of the committee, Issue No. 13.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le mardi
28 février 2012, le comité poursuit son étude des dépenses prévues
dans le Budget principal des dépenses pour l’exercice se terminant
le 31 mars 2013. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi figure au
fascicule no 13 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Office of the Superintendent of Financial Institutions:
Bureau du surintendant des institutions financières :
Guy Arseneau, Managing Director, Finance and Corporate
Planning Office.
Financial Transactions and Reports Analysis Centre of Canada:
Guy Arseneau, directeur général, Finances et planification
intégrée.
Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada :
Hélène Filion, Assistant Director, Chief Financial Officer;
Hélène Filion, directrice adjointe et dirigeante principale des
finances;
Darlene Boileau, Deputy Director, Strategic Policy and Public
Affairs Sector.
Darlene Boileau, sous-directrice, Politiques stratégiques et
affaires publiques.
Ms. Filion and Mr. Arseneau each made a statement and,
together with Ms. Boileau, answered questions.
Mme Filion et M. Arseneau font chacun une déclaration, puis,
avec Mme Boileau, répondent aux questions.
At 11:20 a.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 11 h 20, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Wednesday, February 13, 2013
(91)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le mercredi 13 février 2013
(91)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day, at 6:45 p.m., in room 9, Victoria Building, the chair, the
Honourable Joseph A. Day, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales se
réunit aujourd’hui, à 18 h 45, dans la salle 9 de l’édifice Victoria,
sous la présidence de l’honorable Joseph A. Day (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Bellemare, Buth, Callbeck, Chaput, Day, De Bané, P.C.,
Gerstein, Martin, McInnis, Moore and Smith (Saurel) (11).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Bellemare, Buth, Callbeck, Chaput, Day, De Bané, C.P.,
Gerstein, Martin, McInnis, Moore et Smith (Saurel) (11).
In attendance: Édison Roy-César and Sylvain Fleury, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Également présents : Édison Roy-César et Sylvain Fleury,
analystes, Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
32:4
National Finance
13-2-2013
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Tuesday, February 28, 2012, the committee continued its
examination of the expenditures set out in the Main Estimates for
the fiscal year ending March 31, 2013. (For complete text of the
order of reference, see proceedings of the committee, Issue No. 13.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mardi 28 février 2012, le comité poursuit son étude des
dépenses prévues dans le Budget principal des dépenses pour
l’exercice se terminant le 31 mars 2013. (Le texte intégral de l’ordre
de renvoi figure au fascicule no 13 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Treasury Board of Canada Secretariat:
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada :
Bill Matthews, Assistant Secretary, Expenditure Management
Sector;
Bill Matthews, secrétaire adjoint, Secteur de la gestion des
dépenses;
Sally Thornton, Executive Director, Expenditure Management
Sector.
Sally Thornton, directrice exécutive, Secteur de la gestion des
dépenses.
Mr. Matthews and Ms. Thornton each made a statement and
answered questions.
M. Matthews et Mme Thornton font chacun une déclaration,
puis répondent aux questions.
At 8:20 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 20 h 20, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
La greffière du comité
Jodi Turner
Clerk of the Committee
13-2-2013
Finances nationales
32:5
RAPPORT DU COMITÉ
REPORT OF THE COMMITTEE
Wednesday, February 6, 2013
Le mercredi 6 février 2013
The Standing Senate Committee on National Finance has the
honour to table its
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales a
l’honneur de déposer son
SIXTEENTH REPORT
SEIZIÈME RAPPORT
Your committee, which was authorized by the Senate on
Thursday, October 6, 2011 to examine and report on the potential
reasons for price discrepancies in respect of certain goods between
Canada and the United States, given the value of the Canadian
dollar and the effect of cross border shopping on the Canadian
economy, now tables its final report entitled: The Canada-USA
Price Gap.
Votre comité, qui a été autorisé par le Sénat le jeudi 6 octobre
2011 à examiner, en vue d’en faire rapport, les raisons pouvant
expliquer les inégalités entre les prix de certains articles vendus au
Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du dollar
canadien et les répercussions du magasinage transfrontalier sur
l’économie canadienne, dépose maintenant son rapport final
intitulé : Écart de prix entre le Canada et les États-Unis.
Respectueusement soumis,
Respectfully submitted,
Le président,
JOSEPH A. DAY
Chair
(Text of the report appears following the evidence.)
(Le texte du rapport paraît après les témoignages.)
32:6
National Finance
13-2-2013
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Tuesday, February 12, 2013
OTTAWA, le mardi 12 février 2013
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day at 9:30 a.m. to examine the expenditures set out in the Main
Estimates for the fiscal year ending March 31, 2013.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales se
réunit aujourd’hui, à 9 h 30, pour examiner les dépenses prévues
dans le Budget principal des dépenses de l’exercice se terminant
le 31 mars 2013.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[English]
The Chair: Before proceeding with the business of the
day, I would like to congratulate all of us with respect to The
CANADA-US Price Gap report and the considerable coverage that
we have received. Senators Buth, Smith and I presented the report,
and we had a number of colleagues out at the time the report was
presented last week. I do not have the statistics, but we will have
them for you. Since then, it has been considerable. The fact that we
were on the front page of the two national newspapers is, I think,
very good.
[Translation]
I want to thank all those who gave interviews, especially
Senator Bellemare. Did anyone else have interviews?
[English]
I had several interviews, and I know Senator Smith also gave
several. If any of you have done interviews, either radio or
television, let us know so that we can include those in our statistics.
[Translation]
Honourable senators, this morning, we are continuing our
study of Main Estimates 2012-13.
[English]
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Traduction]
Le président : Avant de nous attaquer à l’ordre du jour,
j’aimerais nous féliciter tous pour le rapport intitulé Écart de prix
entre le Canada et les États-Unis et pour l’importante couverture
médiatique dont il a fait l’objet. Les sénateurs Buth, Smith et moimême avons présenté le rapport la semaine dernière, et certains de
nos collègues n’y étaient pas quand nous l’avons fait. Je n’ai pas
les chiffres, mais nous allons vous les obtenir. Depuis sa sortie,
c’est majeur. Je trouve excellent que nous ayons fait la une des
deux journaux nationaux.
[Français]
Merci beaucoup à tous ceux et celles qui ont donné des
entrevues, en particulier madame la sénatrice Bellemare. Est-ce
qu’il y en a d’autres qui ont donné des entrevues?
[Traduction]
J’ai donné plusieurs entrevues, et je sais que le sénateur Smith
en a aussi donné plusieurs. S’il y en a parmi vous qui en ont
donné, à la radio ou à la télévision, dites-le-nous pour que nous
puissions les inclure dans nos statistiques.
[Français]
Honorables sénateurs, ce matin, nous allons continuer notre
étude du Budget principal des dépenses 2012-2013, dont notre
comité a été saisi.
[Traduction]
As you know, we have almost completed the fiscal year 2012-13,
and we look forward to receiving in the fairly near future
the 2013-14 Main Estimates. That system, as we know, proceeds
separately from the budget, although we will be seeing the budget.
That impacts the supplementary estimates, and the Main Estimates
are in for the next year and will be referred to us irrespective of the
date of the budget.
Comme vous le savez, l’exercice 2012-2013 tire à sa fin, et nous
nous attendons à recevoir très prochainement le Budget principal
des dépenses de 2013-2014. Ce processus, nous le savons, est
distinct du budget, mais nous allons aussi voir le budget. Cela
produit un effet sur le Budget supplémentaire des dépenses, et le
Budget principal des dépenses du prochain exercice nous sera
transmis, peu importe la date du budget.
That said, it has been a while since we have had the
opportunity to speak to officials before us in the context of the
Main Estimates. We will be required to conclude the Main
Estimates for this year and then do an interim for the estimates
for next year, so we will be busy come late February, March and
April. All of that work with interim supply must be all done
before April.
Cela dit, il y a un certain temps que nous n’avons pas eu
l’occasion de parler de questions liées au Budget principal des
dépenses avec des hauts fonctionnaires. Nous devrons conclure le
Budget principal des dépenses de cette année, puis travailler aux
crédits provisoires pour la prochaine année. Nous serons donc
occupés en février, mars et avril. Tout le travail relatif aux crédits
provisoires doit être terminé pour avril.
13-2-2013
Finances nationales
32:7
This morning we are very pleased to welcome officials from the
Financial Transactions and Reports Analysis Centre of Canada,
more easily referred to as FINTRAC. Appearing before us this
morning are Hélène Filion, Assistant Director and Chief
Financial Officer; and Darlene Boileau, Deputy Director,
Strategic Policy and Public Affairs Sector.
Nous sommes très heureux d’accueillir les représentantes du
Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du
Canada ou, plus simplement, le CANAFE : Hélène Filion,
directrice adjointe et dirigeante principale des finances, et
Darlene Boileau, directrice adjointe, Politiques stratégiques et
affaires publiques.
We are also pleased to welcome Guy Arseneau from the Office
of the Superintendent of Financial Institutions. He is Managing
Director of the Finance and Corporate Planning Office.
Nous sommes également heureux de recevoir Guy Arseneau,
du Bureau du surintendant des institutions financières. Il est le
directeur général, Finances et planification intégrée.
We understand that Ms. Filion and Mr. Arseneau each have
some brief introductory remarks. Most of us will have before us our
estimates for 2012-13. Let us refer to the pertinent pages, which will
be somewhere under ‘‘finance,’’ around pages 113, 120 and 122 in
the English version. I am sorry — I do not have the equivalent
French pages, but maybe someone will help us with those.
Mme Filion et M. Arseneau ont tous deux un bref exposé à
présenter. Nous avons pour la plupart les prévisions de 2012-2013
sous les yeux. Rendons-nous aux bonnes pages, autour des
pages 113, 120 et 122 de la version anglaise. Je suis désolé, mais je
n’ai pas les pages pour le document en français. Quelqu’un pourra
nous les donner.
Senator Bellemare: I believe it is page 177.
[Translation]
The Chair: On page 177 of the French version of the Main
Estimates. We will begin with Ms. Filion.
[English]
Hélène Filion, Assistant Director, Chief Financial Officer,
Financial Transactions and Reports Analysis Centre of Canada:
Good morning, Mr. Chair and committee members.
[Translation]
We are pleased to appear before this committee today to
provide an update on FINTRAC’s main estimates for 2012-2013.
My name is Hélène Filion, and I am Chief Financial Officer at
FINTRAC. Joining me today is my colleague, Darleen Boileau,
Deputy Director of Strategic Policy and Public Affairs.
[English]
Le sénateur Bellemare : Je crois que c’est à la page 177.
[Français]
Le président : à la page 177 de la version française du Budget
principal des dépenses. Nous allons commencer avec Mme Filion.
[Traduction]
Hélène Filion, directrice adjointe et dirigeante principale des
inances, Centre d’analyse des opérations et déclarations financières
du Canada : Bonjour monsieur le président, mesdames et
messieurs les membres du comité.
[Français]
C’est avec plaisir que nous prenons la parole aujourd’hui devant
ce comité pour faire le point sur le Budget principal des dépenses de
2012-2013 du CANAFE. Je m’appelle Hélène Filion et je suis la
dirigeante principale des finances de CANAFE. Ma collègue,
Darleen Boileau, directrice adjointe de politiques stratégiques et
affaires publiques se joint également à moi aujourd’hui.
[Traduction]
I will begin with FINTRAC’s Main Estimates and then offer
brief descriptions of our operations and mandate.
Je commencerai par le budget principal des dépenses du
CANAFE, puis je décrirai brièvement nos activités et notre
mandat.
Our forecasted spending for 2012-13, including all
authorities — Main Estimates and supplementary estimates —
equals $56.2 million.
Nos dépenses prévues pour 2012-2013, c’est-à-dire les
autorisations de dépenses du Budget principal des dépenses et
du Budget supplémentaire des dépenses, s’élèvent à 56,2 millions
de dollars.
As for FINTRAC’s overall budget, it is relatively
straightforward. It is largely comprised of two main elements:
staff and operations. Our staff costs are $40.5 million, or
72 per cent of our expenditures. We spend $15.7 million, or
28 per cent, in support of our operations, which is mainly for
information technology at $2.7 million, security at $1 million, and
accommodations at $8.3 million. FINTRAC currently employs
En ce qui a trait au budget global du CANAFE, il est
relativement simple. En gros, il comporte deux éléments
importants : nos coûts relatifs au personnel, qui sont de
40,5 millions de dollars, soit 72 p. 100 de nos dépenses, et nos
coûts de fonctionnement, de 15,7 millions de dollars, soit 28 p. 100
de nos dépenses. Ces derniers coûts englobent 2,7 millions de dollars
pour la technologie de l’information, un million de dollars pour la
32:8
National Finance
13-2-2013
352 employees, located here in Ottawa and in three regional offices:
We have an office in Montreal, Toronto and Vancouver. That
figure is expected to be the same next year.
sécurité, et 8,3 millions de dollars pour les installations. Le
CANAFE compte actuellement 352 employés qui sont répartis
entre le bureau d’Ottawa et les trois bureaux régionaux, à Montréal,
Toronto et Vancouver. Aucun changement n’est prévu sur ce plan.
FINTRAC is subject to Treasury Board standards for financial
disclosure, including quality reporting of our financial statements,
proactive disclosure and annual, audited financial statements. We
also produce an annual report to Parliament each fall, as well as
yearly departmental performance reports and reports on plans
and priorities, which are all tabled in Parliament.
Le CANAFE est assujetti aux normes du Conseil du Trésor sur
la divulgation de l’information financière, notamment, en ce qui
concerne la production de rapports trimestriels de qualité sur nos
états financiers, la divulgation proactive et la production d’états
financiers vérifiés annuellement. Nous présentons également un
rapport annuel au Parlement chaque automne, ainsi qu’un
rapport ministériel sur le rendement et un rapport sur les plans
et les priorités, qui sont tous déposés chaque année au Parlement.
As committee members are aware, FINTRAC was created in
July 2000 to assist with the detection, deterrence and prevention
of money laundering, terrorist activity financing and other threats
to the security of Canada. FINTRAC is an independent agency
reporting to the Minister of Finance, who is accountable to
Parliament for the activities of the centre.
Comme les membres du comité le savent, le CANAFE a été
créé en juillet 2000 pour faciliter la détection, la dissuasion et la
prévention du blanchiment d’argent, du financement des activités
terroristes, ainsi que d’autres menaces à la sécurité du Canada.
CANAFE est un organisme indépendant qui relève du ministre
des Finances, lequel rend compte au Parlement de ses activités.
[Translation]
[Français]
As one of the partners in Canada’s anti-money laundering and
anti-terrorist financing initiative, FINTRAC is Canada’s financial
intelligence unit. Our role is to receive financial transaction
reports and other information, analyze them, and, when
appropriate, pass them on to our partners in law enforcement,
intelligence and national security.
En tant que l’un des partenaires de l’initiative canadienne de lutte
contre le blanchiment d’argent et le financement des activités
terroristes, le CANAFE est l’unité de renseignement financier du
Canada. Le rôle du centre est de recevoir les déclarations
d’opérations financières et d’autres renseignements, de les analyser
et, lorsqu’approprié, de les communiquer à nos partenaires de
l’application de la loi, du renseignement et de la sécurité nationale.
FINTRAC produces financial intelligence that assists in the
investigation and prosecution of offences that involve money
laundering, terrorist activity financing, and other threats to
Canada’s security. Those investigations are carried out by
national, provincial and municipal law enforcement agencies, as
well as the Canadian Security Intelligence Service, CSIS.
FINTRAC is an analytic, not an investigative, body. The centre
sits at the front end of the process, providing financial intelligence
that helps investigators.
LE CANAFE produit des renseignements financiers qui
facilitent les enquêtes et les poursuites liées au blanchiment
d’argent, au financement d’activités terroristes et à d’autres
menaces à la sécurité du Canada. Ces enquêtes sont menées par
des organismes d’application de la loi nationaux, provinciaux et
municipaux, ainsi que par le Service canadien du renseignement
de sécurité, le SCRS. Le CANAFE est un organisme d’analyse et
non d’enquête. Le centre se situe au début du processus en
fournissant des renseignements financiers qui aident les
enquêteurs.
FINTRAC assists criminal investigations by shedding light on
the proceeds of crime. Last year, we provided 796 case disclosures
to law enforcement agencies. That financial intelligence supported
investigations of suspected drug trafficking, fraud, tax evasion,
corruption, human trafficking and illegal gambling, among other
offences. All of those crimes are committed for profit, and their
proceeds leave a trail in the legitimate financial system that
FINTRAC tries to capture through its analysis in order to assist
investigators. Our analysis of financial transactions often reveals
individuals that were previously unknown to law enforcement or
provides investigators with information they can use to seek
evidence.
Le CANAFE contribue aux enquêtes criminelles en mettant au
jour les produits de la criminalité. L’an dernier, le centre a
communiqué aux organismes d’application de la loi, 796 cas. Ces
renseignements financiers ont contribué à des enquêtes sur des cas
présumés de trafic de drogue, de fraude, d’évasion fiscale, de
corruption, de traite des personnes et de jeu illégal, entre autres.
Tous ces actes criminels sont commis à des fins lucratives et le
produit de ces crimes laisse une piste dans le système financier
légitime que le CANAFE tente de déceler dans le cadre de son
analyse afin d’aider les enquêteurs. Notre analyse des opérations
financières permet souvent d’identifier des parties jusque-là
inconnues des organismes d’application de la loi ou de fournir
aux enquêteurs des renseignements que ces derniers peuvent
utiliser pour obtenir des preuves.
13-2-2013
Finances nationales
32:9
FINTRAC has made and will continue to make a significant
contribution — along with our partners in law enforcement and
national security — to combatting money laundering and terrorist
activity financing. This investment in FINTRAC is an investment
in the safety and security of Canadians.
Le CANAFE contribue et continuera de contribuer avec nos
partenaires de l’application de la loi et de la sécurité nationale à la
lutte contre le blanchiment d’argent et le financement des activités
terroristes. Investir dans le CANAFE c’est investir dans la sûreté
et la sécurité des Canadiens.
I will conclude my presentation here. We would be pleased to
answer your questions in French or in English. Since I have been
at FINTRAC for only two weeks, I will let Ms. Boileau answer
more detailed questions.
C’est ici que se termine ma présentation. Nous nous ferons un
plaisir de répondre à vos questions en français ou en anglais.
Comme je suis à CANAFE depuis seulement deux semaines, je
céderai la parole à Mme Boileau pour répondre aux questions
plus détaillées.
The Chair: Thank you. Congratulations!
Le président : Merci. Félicitations!
Ms. Filion: Thank you.
Mme Filion : Merci.
[English]
[Traduction]
Guy Arseneau, Managing Director, Finance and Corporate
Planning Office, Office of the Superintendent of Financial
Institutions: Good morning, Mr. Chair and honourable senators.
Thank you for allowing me to appear before the committee. As the
chair mentioned, I am the CFO and Managing Director of Finance
and Corporate Planning for the Office of the Superintendent of
Financial Institutions, commonly referred to as OSFI.
Guy Arseneau, directeur général, Finances et planification
intégrée, Bureau du surintendant des institutions financières :
Bonjour, monsieur le président, honorables sénateurs. Je vous
remercie de me permettre de comparaître devant le comité.
Comme le président l’a dit, je suis le directeur général des finances
et de la planification intégrée du Bureau du surintendant des
institutions financières, qu’on appelle le BSIF.
As the 2012-13 Main Estimates show, OSFI’s total budget was
roughly $127 million. Nearly all of the funds in our budget are
recovered through asset-based, premium-based or membershipbased assessments on the financial services industry and a
user-pay program for selected services. A small portion of
OSFI’s revenue, around $910,000, roughly 0.8 per cent, is
received through an appropriation from the Government of
Canada for actuarial valuation and advisory services provided by
the Chief Actuary relating to various public sector pension and
benefit plans.
Conformément au Budget principal des dépenses 2012-2013, le
budget total du BSIF était d’environ 127 millions de dollars. Son
budget provient essentiellement de cotisations que lui versent les
institutions financières en fonction de leur actif, de leur revenuprimes ou du nombre de leurs participants, et d’un programme
d’utilisateur-payeur lié à certains services. Il tire également une
modeste partie de ses revenus — environ 910 000 $, ou
0,8 p. 100 — de crédits reçus en contrepartie de la prestation de
services d’évaluation et de consultation actuarielles au
gouvernement du Canada au titre de divers régimes de retraite et
d’avantages sociaux du secteur public.
[Translation]
[Français]
I would be pleased to answer your questions on the
2012-2013 Main Estimates and OSFI’s budget.
Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions sur le Budget
principal des dépenses 2012-2013 et sur le budget du BSIF.
The Chair: Thank you very much, Mr. Arseneau. We will begin
our question and answer period with the senator from Manitoba,
Senator Buth.
Le président : Merci beaucoup, monsieur Arseneau. Nous
allons commencer avec les questions et commentaires des
sénateurs et des sénatrices avec la sénatrice du Manitoba, la
sénatrice Buth.
[English]
Senator Buth: I hope I am in the right place. We have many
documents.
The Chair: This is the Finance Committee.
[Traduction]
La sénatrice Buth : J’espère être au bon endroit. Nous avons de
nombreux documents.
Le président : Nous sommes au Comité des finances.
Senator Buth: I am in the right place if this is the Finance
Committee; I am not sure I am in the right place in terms of the
Main Estimates.
La sénatrice Buth : Je suis au bon endroit si je suis au comité
des finances; je ne sais pas si je suis au bon endroit en ce qui
concerne le Budget principal des dépenses.
I am at 2012-13, page 113, which shows 2012-13 estimates for
FINTRAC at $52.230 million, and last year, Main Estimates at
$40 million. Can you tell me what the difference is in those
amounts?
Je regarde le document 2012-2013, page 178, qui montre que le
budget 2012-2013 du CANAFE est de 52 230 millions de dollars.
L’an dernier, il était de 40 millions de dollars. Pouvez-vous
m’expliquer la différence entre ces montants?
32:10
National Finance
13-2-2013
Ms. Filion: Yes. There is a difference of $12 million. It is
mainly due to an increase of $16.2 million on the renewal of the
National Initiative to Combat Money Laundering. There is also
$2.5 million related to Budget 2010 to ensure compliance with the
Proceeds of Crime (Money Laundering) and Terrorist Financing
Act. There is a decrease of $5.6 million related to the transfer of
Shared Services Canada, a decrease of $0.7 million related to
DRAP, which is the sunset of the funding for the National AntiDrug Strategy, and a decrease of $0.3 million related to
reductions in the contribution to the employee benefit plan.
Mme Filion : Oui. Il y a une différence de 12 millions de dollars
qui est principalement attribuable à l’augmentation de 16,2 millions
de dollars liée au renouvellement de l’Initiative nationale contre le
blanchiment d’argent. Il y a aussi une augmentation de 2,5 millions
de dollars liée au profil de financement du budget fédéral de 2010
qui sera utilisé pour accroître la capacité du CANAFE à assurer la
conformité à la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et
le financement des activités terroristes. Puis il y a une baisse de
5,6 millions de dollars liée au transfert des fonctions et des autorités
à Services partagés Canada, une baisse de 0,7 million de dollars liée
à l’élimination graduelle du financement affecté à la Stratégie
nationale antidrogue, et une baisse de 0,3 million de dollars liée au
rajustement des contributions aux régimes d’avantages sociaux des
employés.
Senator Buth: Can you go back to that $16.2 million? You said
it was for what?
La sénatrice Buth : Pouvez-vous revenir aux 16,2 millions? À
quoi avez-vous dit qu’ils sont destinés?
Ms. Filion: For the National Initiative to Combat Money
Laundering.
Mme Filion : À l’Initiative nationale contre le blanchiment
d’argent.
The Chair: Is that a new initiative?
Ms. Filion: No, it was allocated in Budget 2006 and was
sunsetting in 2011 and 2012. Following some reports we had to
do, we were getting it back.
Senator Buth: Okay. What does this initiative do?
Le président : Est-ce une nouvelle initiative?
Mme Filion : Non. Elle était prévue dans le budget 2006, et elle
devait se terminer en 2011 et 2012. À la suite de rapports que nous
avons dû faire, nous l’avons récupérée.
La sénatrice Buth : D’accord. Et que fait cette initiative?
Ms. Filion: This initiative represents 92 FTEs in FINTRAC.
Perhaps Ms. Boileau can answer that better than I can.
Mme Filion : Cette initiative requiert 92 équivalents temps
plein au CANAFE. Mme Boileau pourrait vous répondre mieux
que moi.
Darlene Boileau, Deputy Director, Strategic Policy and Public
Affairs Sector, Financial Transactions and Reports Analysis Centre
of Canada: This is our main budget with regard to our activities
around anti-money laundering and anti-terrorist financing vis-à-vis
the types of disclosure work we do in support of law enforcement
and other national law security agencies. However, it is also
representative of our law compliance activities with the various
reporting entities under our legislation.
Darlene Boileau, sous-directrice, Politiques stratégiques et affaires
publiques, Centre d’analyse des opérations et déclarations financières
du Canada : Il s’agit du budget principal de nos activités de
divulgation à l’appui des divers organismes d’application de la loi,
notamment les organismes nationaux, concernant le blanchiment
d’argent et le financement des activités terroristes. Il est aussi
représentatif de nos activités d’application de la loi auprès des
entités déclarantes en vertu de la loi.
Senator Buth: You reported in your comments that last year
you provided 796 case disclosures to law enforcement agencies.
Do you track what happens to those disclosures afterward? Can
you tell me what the success might be?
La sénatrice Buth : Vous avez dit dans votre exposé que l’an
passé, vous avez communiqué 796 cas aux organismes
d’application de la loi. Faites-vous le suivi de ce qui arrive par
la suite? Pouvez-vous me donner une idée du succès remporté?
Ms. Boileau: We do. As we appeared in front of the Standing
Senate Committee on Banking, Trade and Commerce in
December, we provided some of the members with a few stories
and completions around our results. I can leave that same
information with you today. We have copies both in English and
French. It is worthwhile seeing how our disclosures have
supported the RCMP or various law enforcement initiatives
across the country.
Mme Boileau : Oui. Quand nous avons comparu devant le
Comité sénatorial permanent des banques et du commerce, en
décembre, nous leur avons présenté les résultats de quelques cas.
Je peux vous laisser la même information aujourd’hui. Nous en
avons des exemplaires bilingues. Il est intéressant de voir à quel
point l’information que nous communiquons à la GRC et aux
divers organismes d’application de la loi leur a été utile, partout
au pays.
The Chair: That would be helpful for us. Even though some of
our members are also members of the Banking Committee, not all
are. If you could provide those to our clerk, we will see that
everyone gets a copy of them in each official language.
Le président : Cela nous serait utile. Même si certains de nos
membres sont aussi membres du comité des banques, ce n’est pas
le cas de tout le monde. Veuillez remettre le document à notre
greffière et nous veillerons à ce que chacun en ait un exemplaire
dans les deux langues officielles.
13-2-2013
Finances nationales
Ms. Filion, as a point of clarification on what you have told
us — and maybe Ms. Boileau can help us as well — we were
looking at page 113 of the Main Estimates. All of what you have
talked about, I assume, is under vote 30, program expenditures?
Ms. Filion: Yes.
32:11
Madame Filion, j’aimerais éclaircir une chose que vous avez
dite — et Mme Boileau pourra nous aider au besoin —, nous
regardions à la page 177 du Budget principal des dépenses. Je
présume que tout ce dont vous avez parlé relève du crédit 30,
Dépenses du Programme?
Mme Filion : Oui.
The Chair: Is there another place? Page 121 in the English
version is a bit more elaborate, but is there a breakdown of
vote 30 showing the items up and down and a breakdown of your
operating expenditures? Is page 121 where we would go?
Le président : Est-ce que ça se trouve ailleurs? La page 178 est
plus complète, mais est-ce qu’il y a une ventilation du crédit 30 qui
permet de voir les hausses et les baisses, et les détails de vos dépenses
de fonctionnement? C’est la page 178 que nous devons consulter?
Ms. Filion: Yes. This is presented by the PAA, the program
activity architecture, but the information I gave you is related to
this exactly.
Mme Filion : Oui. C’est présenté en fonction de l’architecture
des activités de programmes, mais l’information que je vous ai
donnée est directement liée à cela.
The Chair: Page 121 is not in as much detail as you provided,
so we must have you come here? Where else would we go to find
that breakdown that you just talked about?
Le président : La page 178 ne donne pas tous les détails que
vous avez donnés pour que nous soyons obligés de vous faire
venir ici? Où pouvons-nous trouver cette ventilation dont vous
venez de parler?
Ms. Filion: You have it on page 120.
Mme Filion : Elle se trouve à la page 177.
The Chair: In words. Thank you. That is helpful. The only
other question that flows from Senator Buth, which I think all
senators would be interested in, is that this was the Main
Estimates summary you have given us. We have had two
supplementary estimates and another one coming. Has there
been any change with respect to your estimates as a result of those
supplementary estimates?
Le président : En toutes lettres. Merci. C’est utile. La seule
autre question qui découle des propos de madame la sénatrice
Buth — et je pense que tous les sénateurs seraient intéressés de
savoir —, c’est que cela se trouvait dans le sommaire du Budget
principal des dépenses que vous nous avez donné. Nous avons
deux Budgets supplémentaires des dépenses, et un troisième qui
s’en vient. Est-ce qu’il y a eu des changements dans vos prévisions
à la suite du Budget supplémentaire des dépenses?
Ms. Filion: Yes. We did not have any Supplementary
Estimates (B) or (C), but in Supplementary Estimates (A) we
requested $1.8 million as a reprofile and we also had the amount for
the carry forward of $1.7 million. That gives us a total
appropriation of $56 million.
Mme Filion : Oui. Nous n’avons pas eu de Budget
supplémentaire des dépenses (B) ou (C), mais dans le Budget
supplémentaire des dépenses (A), nous avons demandé un report
de fonds de 1,8 million de dollars, et nous avions aussi le montant
pour le report de 1,7 million. Cela équivaut à des crédits totaux de
56 millions de dollars.
The Chair: Where do I find the carry forward?
Ms. Filion: You do not see the carry forward directly. It is in
Supplementary Estimates (A), but it is given through the Treasury
Board Secretariat.
The Chair: The reprofiling is for what purpose?
Le président : Où puis-je trouver le report?
Mme Filion : Vous ne pouvez le voir directement. C’est dans le
Budget supplémentaire des dépenses (A), mais cela passe par le
Conseil du Trésor.
Le président : À quelle fin sert le report de fonds?
Ms. Filion: For the accommodation. Right know we are
consolidating our offices in one building. Presently, we have
three offices in Ottawa. This is for improvements and the
consolidation of the offices at 234 Laurier.
Mme Filion : Aux locaux. Nous consolidons nos bureaux dans
un seul immeuble. En ce moment, nous avons trois bureaux à
Ottawa. C’est pour l’amélioration et la consolidation des bureaux
au 234, rue Laurier.
The Chair: Is this for changes in the furnishings and that kind
of thing or for the square footage?
Le président : Est-ce pour du nouveau mobilier, ou pour des
changements de superficie?
Ms. Filion: No, it is just for improvement in the offices.
Mme Filion : C’est pour l’amélioration des bureaux seulement.
The Chair: When it says ‘‘accommodation,’’ you are not paying
for the square footage of the offices that you have?
Le président : Quand on parle de locaux, vous ne payez pas
pour la superficie des bureaux que vous avez?
Ms. Filion: In our budget we pay for it. Since we are a separate
agency, we pay for it. We pay about $8.3 million per year for our
accommodation and the improvements.
Mme Filion : Oui, dans notre budget. Nous payons parce que
nous sommes un organisme indépendant. Nos locaux et les
améliorations nous coûtent environ 8,3 millions de dollars par année.
32:12
National Finance
The Chair: Some of this is cost recovery, but some of it is voted
by Parliament and then you pay to another government agency
for accommodation?
Ms. Filion: We pay directly to the supplier.
The Chair: It is not necessarily a government-owned building?
Ms. Filion: No.
The Chair: Thank you. Is there anything else flowing from
those questions?
13-2-2013
Le président : Une partie de cela vient du recouvrement des
coûts, mais une autre partie vient des crédits votés par le
Parlement, mais vous payez un autre organisme gouvernemental
pour les locaux?
Mme Filion : Nous payons le fournisseur directement.
Le président : Ce n’est pas nécessairement un immeuble qui
appartient au gouvernement?
Mme Filion : Non.
Le président : Merci. Quelqu’un a d’autres questions à poser à
ce sujet?
Senator Ringuette: Who is the supplier?
La sénatrice Ringuette : Qui est le fournisseur?
Ms. Filion: It is Gillin.
Mme Filion : C’est Gillin.
Senator Finley: You say you are consolidating three office
buildings in Ottawa but you also said you are an analytic
organization, not an investigative one. What purposes do the
three offices in remote locations, Toronto, Vancouver and
Montreal, serve? Surely being analytical, the information can be
gathered in one place.
Le sénateur Finley : Vous dites que vous consolidez trois
bureaux à Ottawa, mais vous dites aussi que vous êtes un
organisme d’analyse, et non d’enquête. À quelles fins servent les
trois bureaux régionaux, à Toronto, Vancouver et Montréal?
L’information doit bien pouvoir être recueillie en un seul endroit.
Ms. Boileau: We have three regional offices. Those offices are
mostly for compliance purposes. Therefore, they do site audits
vis-à-vis our reporting entities. They also do a lot of outreach
through our reporting entities with communication about what
reporting is required and the type of information we require. They
also have some interaction with our enforcement partners,
ensuring that we are abreast of what their priorities are locally
as well as provincially, not just federally.
Mme Boileau : Nous avons trois bureaux régionaux. Ils sont là
principalement pour des raisons de conformité. Ils font donc des
vérifications sur place auprès de nos entités déclarantes. Ils font
aussi beaucoup de travail d’intervention par l’intermédiaire de nos
entités déclarantes, notamment, sur les rapports qui sont requis et
le genre d’information qu’il nous faut. Ils entretiennent des
rapports avec les organismes d’application de la loi, qui sont nos
partenaires, et s’assurent d’être au fait de leurs priorités à l’échelle
locale et provinciale, et non pas seulement à l’échelle fédérale.
Senator Finley: How many people are involved in those three
offices? You talked about a total number of something.
Le sénateur Finley : Combien de personnes se trouvent dans ces
trois bureaux? Vous avez donné un nombre total.
Ms. Boileau: There are between 30 and 40 individuals in those
three regional offices. They are small regional offices.
Mme Boileau : Il y en a de 30 à 40 dans les trois bureaux
régionaux. Ce sont de petits bureaux.
Senator Callbeck: Thank you for coming here this morning.
Mr. Arseneau, you said that 8 per cent of the budget for the
Office of the Superintendent of Financial Institutions comes from
the government?
Mr. Arseneau: I said 0.8 per cent.
La sénatrice Callbeck : Merci d’être venus ce matin.
Monsieur Arseneau, vous avez dit que 8 p. 100 du budget du
Bureau du surintendant des institutions financières vient du
gouvernement?
M. Arseneau : J’ai dit 0,8 p. 100.
Senator Callbeck: Has that been that pretty consistent through
the last 10 years? Has it done up or down?
La sénatrice Callbeck : Est-ce assez constant depuis 10 ans?
Est-ce qu’il y a eu des fluctuations?
Mr. Arseneau: It has been relatively consistent in the last
couple of years.
M. Arseneau : C’est relativement constant depuis deux ans.
Senator Callbeck: The last couple. What was it before that?
La sénatrice Callbeck : Deux ans. De combien cette
contribution était-elle avant?
Mr. Arseneau: A few years ago it was around $700,000 and it
has gone up to about $910,000, where it stands today. That will
remain consistent in our 2013-14 Main Estimates as well.
M. Arseneau : Il y a quelques années, elle était d’environ
700 000 $, puis elle a augmenté au montant actuel de 910 000 $.
Le montant ne changera pas non plus dans notre Budget principal
des dépenses de 2013-2014.
13-2-2013
Finances nationales
32:13
Senator Callbeck: Is there work that should be done but is not
getting done simply because you do not have the resources?
La sénatrice Callbeck : Est-ce que, par manque de ressources,
vous n’arrivez pas à vous acquitter de certaines tâches qu’il
faudrait exécuter?
Mr. Arseneau: As part of our annual planning around
resources, we review our mandate, and as our mandate changes
through legislation, we ensure the appropriate resources are in
place. We feel confident that they are in place now.
M. Arseneau : Dans le cadre de notre planification annuelle
axée sur nos ressources, nous revoyons notre mandat, puisqu’il
change en fonction des lois adoptées, et nous veillons à avoir les
ressources nécessaires. Nous estimons avoir les ressources qu’il
faut en ce moment.
Senator Callbeck: You are very comfortable with it?
La sénatrice Callbeck : Vous êtes à l’aise avec cela?
Mr. Arseneau: Yes, we are.
M. Arseneau : Oui, nous le sommes.
Senator Callbeck: Do you regulate Internet banks such as ING
DIRECT or Ally Canada, although I guess that has been taken
over by Royal Bank?
La sénatrice Callbeck : Est-ce que votre réglementation couvre
des banques Internet comme ING Direct ou Ally Canada, même
si je pense bien que la Banque Royale l’a acquise?
Mr. Arseneau: We regulate deposit-taking institutions. In
terms of the actual institutions, I do not have a listing of those
actual institutions.
M. Arseneau : Nous réglementons les institutions de dépôt.
Malheureusement, je n’ai pas la liste avec moi.
Senator Callbeck: However, you regulate the Internet banks?
That is what I am getting at. My understanding is they have no
physical presence. Everything is done on the Internet.
La sénatrice Callbeck : Vous réglementez toutefois les banques
Internet, n’est-ce pas? C’est là où je veux en venir. Si je comprends
bien, elles n’ont pas de présence physique nulle part. Tout est fait
sur l’Internet.
Mr. Arseneau: That would be correct. In terms of the financial
institutions we regulate, I can give you a listing of those whose
activities we regulate.
M. Arseneau : C’est exact. Je peux vous donner la liste des
institutions financières que nous réglementons.
We regulate deposit-taking institutions, which are banks,
including domestic, full-service and foreign banks; trust
companies; loan companies; cooperative credit associations; and
cooperative retail associations.
Nous réglementons les institutions de dépôt, soit les banques — y
compris les banques nationales, multi-services et étrangères —, les
sociétés de fiducie, les sociétés de prêt, les associations coopératives
de crédit et les coopératives de commerçants.
Senator Callbeck: Does that include the Internet deposit-taking
institutions?
La sénatrice Callbeck : Cela comprend-il les institutions de
dépôt sur Internet?
Mr. Arseneau: I would have to confirm that.
M. Arseneau : Je vais devoir vérifier.
Senator Callbeck: I really would like to know that.
La sénatrice Callbeck : J’aimerais vraiment le savoir.
I want to ask you about the student loan program. It used to be
that the limit was $15 billion, and the Chief Actuary from your
office said in a report that was tabled in June 2010 that we would
hit that limit in 2014 or 2015, but we hit it in 2010, which was four
years before the actuarial report said we would hit it. Now we have
another report by the actuary that says the limit will be hit
in 2020-21, and the limit has gone up to $19 billion from
$15 billion. Has there been a change in how the actuary
calculates that?
J’aimerais maintenant vous poser une question au sujet du
programme de prêts aux étudiants. Le plafond avait été fixé à
15 milliards, et l’actuaire en chef de votre bureau avait mentionné
dans un rapport qui a été déposé en juin 2010 que ce plafond serait
atteint en 2014 ou 2015. Ce plafond a toutefois été atteint en 2010,
soit quatre ans plus tôt que ce qui avait été prévu. Un autre rapport
de l’actuaire indique maintenant que le plafond, qui est passé de
15 milliards à 19 milliards, serait atteint en 2020-2021. A-t-on
apporté des changements dans les calculs actuariels?
Mr. Arseneau: In terms of the Office of the Chief Actuary, it is
complex; there are many variables in terms of their actuarial
valuations, so I would rely on their expertise regarding those
changes. Yes, it would be as a result of changing circumstances.
M. Arseneau : En ce qui a trait au Bureau de l’actuaire en chef,
la question est complexe; les évaluations actuarielles comportent
un grand nombre de variables, et je me fierais donc à leur
expertise pour ce qui est de ces changements. Je dirais que c’est le
fruit de circonstances qui ont changé, oui.
Senator Callbeck: The previous report was off by four years.
Have changes been made so that this latest report that says it will
be up in 2020 and 2021 is more reliable? Have changes been made
in that regard?
La sénatrice Callbeck : Dans le rapport précédent, on s’est
trompé de quatre ans. Le rapport qui vient d’être déposé et qui parle
de 2020-2021 est-il plus fiable? A-t-on apporté des changements à
cet égard?
32:14
National Finance
13-2-2013
Mr. Arseneau: I would not be aware of those specifics. It would
have to be through the Office of the Chief Actuary.
M. Arseneau : Je ne suis malheureusement pas au fait de ces
détails. Il faudrait poser la question au Bureau de l’actuaire en chef.
Senator Callbeck: Could you find that out and get back to the
committee, please?
La sénatrice Callbeck : Pourriez-vous obtenir la réponse et la
transmettre au comité, s’il vous plaît?
I want to ask you about another report that the Chief Actuary
did on Old Age Security where they pointed out that in 2012 the
percentage of GDP for that program would be 2.43. It then goes
up in 2030 to 3.16, and then it starts going down so that in 2060 it
is 2.35, which is lower than what it is now. When the actuary does
a report like this, in this case on Old Age Security, do they make
any comments or do they simply present the figures? What is in
that report?
Je veux vous poser des questions également au sujet d’un autre
rapport de l’actuaire en chef qui porte celui-ci sur le Programme
de la sécurité de la vieillesse. On y indique qu’en 2012, ce
programme représentera 2,43 p. 100 du PIB. Ce pourcentage
augmente progressivement pour atteindre 3,16 en 2030, puis il
diminue jusqu’à 2,35 en 2060, soit un pourcentage plus bas qu’à
l’heure actuelle. Lorsque l’actuaire publie un rapport comme
celui-là, dans le présent cas sur le Programme de la sécurité de la
vieillesse, est-ce qu’il donne des détails ou est-ce qu’il ne donne
que les chiffres? Que contient le rapport?
Mr. Arseneau: The report typically includes the figures as you
have referenced, as well as some of the analysis behind it. I believe
Jean-Claude Ménard, our Chief Actuary, has presented to the
Senate committee in the past.
M. Arseneau : Le rapport contient habituellement les chiffres
dont vous avez parlé, de même qu’une analyse partielle. Je crois
que Jean-Claude Ménard, notre actuaire en chef, a déjà comparu
devant le comité.
Senator Callbeck: Are there generally things flagged in an
actuarial report? What is in that report other than figures?
La sénatrice Callbeck : Un rapport actuariel comprend-il
habituellement des mises en garde? Outre les chiffres, qu’y
trouve-t-on?
Mr. Arseneau: I cannot provide the details of what is in the
report, but we can certainly make the report available to the
committee members.
M. Arseneau : Je ne peux pas vous donner de détails sur ce qui
se trouve dans le rapport, mais nous pouvons très certainement
vous le faire parvenir.
Senator Callbeck: All right. Thank you.
La sénatrice Callbeck : Très bien. Je vous en remercie.
FINTRAC detects and deters money laundering. Do you
operate only within Canada?
Le CANAFE fait la chasse au blanchiment d’argent. Vos
activités sont-elles limitées au Canada?
Ms. Filion: We are also international. We have international
partners with whom we work. Sometimes they ask us questions
about transfers.
Mme Filion : Nous sommes présents aussi sur la scène
internationale. Nous avons des partenaires internationaux. Ils
nous posent parfois des questions sur certains transferts.
Senator Callbeck: Right, but the people that work for
FINTRAC reside where?
La sénatrice Callbeck : Très bien, mais où habitent les gens qui
travaillent pour le CANAFE?
Ms. Filion: They are only in Canada, yes.
Mme Filion : Ils se trouvent uniquement ici au Canada.
Senator Callbeck: Would you comment on the most common
ways money laundering is carried out?
La sénatrice Callbeck : Pourriez-vous nous décrire les façons
les plus couramment utilisées de blanchir de l’argent?
Ms. Boileau: Criminals are quite innovative. As we are all
reading about what is going on in Quebec right now around with
the Charbonneau inquiry, we see various activities of how
institutions have been used to launder money to bring it into
the legitimate economy. There are areas that are all predicate
offences in the Canadian Criminal Code from drugs, fraud and
various other types of activities where proceeds are used to be able
to bring it back into the economy and then launder it with regard
to various other activities.
Mme Boileau : Les criminels ne manquent pas d’imagination.
Les travaux de la commission Charbonneau qui se déroulent
actuellement au Québec nous montrent divers moyens qui sont
utilisés pour blanchir de l’argent par l’entremise des institutions
avant de le transférer dans l’économie légitime. Les recettes de
diverses activités liées à la drogue, à la fraude, et cetera, qui sont
passibles d’accusations en vertu du Code criminel du Canada sont
réintroduites dans l’économie et blanchies par l’entremise d’autres
activités.
The list is endless; people are using technology today; people
are using various other mechanisms such as prepaid cards, PayPal
accounts and other innovative ways to launder money.
La liste est sans fin; les criminels utilisent la technologie
aujourd’hui; ils utilisent divers mécanismes comme les cartes
prépayées, les comptes PayPal et d’autres outils inédits pour
blanchir de l’argent.
Senator Callbeck: Can you give a specific example of one of
those innovative ways?
La sénatrice Callbeck : Pourriez-vous nous donner un exemple
précis d’une nouvelle méthode qui est utilisée?
13-2-2013
Finances nationales
32:15
Ms. Boileau: Our annual report, which we will be pleased to
leave with you, has an example of what we call a ‘‘pump and
dump’’ scheme. Criminals have used securities organizations to be
able to raise the values of securities, increase the amounts, and
then be able to bring that money back through changes and
movement within their banking system to generate money and
basically are able to profit from these types of activities.
Mme Boileau : Dans notre rapport annuel, dont nous vous
remettrons un exemplaire avec plaisir, il y a un exemple de ce
qu’on appelle le stratagème de manipulation des bourses de
valeurs. Les criminels utilisent les organisations de valeurs
mobilières pour faire grimper la valeur des titres, faire croître
les montants, afin de pouvoir ensuite réintroduire l’argent par
l’entremise des bourses et des mouvements boursiers dans le
système bancaire pour en tirer profit.
I will leave you the annual report. There is a specific example in
the report. We also have an example of a Ponzi scheme. If you
remember various activities going on in the Canadian economy,
people have lost money through those, but people have criminally
generated funds illegally.
Je vais vous laisser le rapport annuel. On y donne un exemple
précis. On donne aussi un exemple d’une combine à la Ponzi. Si
vous vous rappelez de diverses activités qui se sont produites dans
l’économie canadienne, des gens ont perdu de l’argent dans ces
activités, mais des criminels en ont profité illégalement.
Senator Callbeck: Okay. You have a specific example in that
report?
La sénatrice Callbeck : Très bien. Vous avez un exemple précis
dans le rapport?
Ms. Boileau: We do.
Mme Boileau : Oui, nous en avons un.
Senator Callbeck: I would appreciate getting that report.
La sénatrice Callbeck : J’aimerais bien avoir ce rapport.
The Chair: We will look forward to those. We probably could
have looked those reports up on our own; they are all public.
Ms. Boileau: They are on our website.
The Chair: Anything you can do to help us out would be
appreciated.
[Translation]
Le président : Nous avons hâte d’en prendre connaissance. Je
présume que nous aurions pu nous les procurer nous-mêmes. Ce
sont des rapports publics.
Mme Boileau : Ils se trouvent sur notre site web.
Le président : Nous vous savons gré de toute l’aide que vous
pourrez nous apporter.
[Français]
Senator Bellemare: Ms. Filion, you were saying in your
presentation that your organization sits at the front end of the
process. You often conduct analyses in the early phases of the
process, and you do not carry out investigations.
La sénatrice Bellemare : Dans votre allocution, madame Filion,
vous disiez que le travail de votre organisation est en amont.
Souvent, vous faites de l’analyse en amont, vous ne faites pas
d’enquête.
I would like you to provide us with a short explanation of how
you do your work. How can analytical work raise the alarm with
investigators? I thought the analysis centre conducted extensive
research at investigators’ request, but that is not what you said.
So I would like to hear an example of how your analytical work is
carried out.
J’aimerais que vous nous expliquiez un peu comment vous
faites votre travail. Comment le travail analytique peut-il sonner
une cloche pour les enquêteurs? Je pensais que le centre d’analyse
faisait de la recherche extensive après avoir été alerté par les
enquêteurs, mais ce n’est pas ce que vous avez dit. Alors je suis
curieuse d’entendre un exemple de la façon dont s’effectue votre
travail d’analyse.
Ms. Boileau: We have two methods — one is responsive and
the other one is more proactive. We receive voluntary information
from our partners, who often send us intelligence and ask us to
check our database for any information about a specific
transaction or individual.
Mme Boileau : Nous avons deux méthodes, une réactive et une
autre plus proactive. Nous recevons de l’information volontaire
de nos partenaires et souvent ils nous envoient de l’information et
nous demandent si on peut regarder dans notre base de données
pour voir s’il y a de l’information concernant cette transaction
spécifique ou cet individu.
They ask us to monitor any money transfers over $10,000. We
also receive information on electronic funds transfers exceeding
$10,000. Those transactions are made internationally. In a context
of criminal investigations conducted by the RCMP, we can draw a
portrait to find out between whom the transactions are being made.
Ils nous demandent de surveiller les transferts d’argent de plus
de 10 000 $. On reçoit aussi de l’information concernant les
transferts de fonds électroniques de plus de 10 000 $. Ces
transactions se font au niveau international et dans un contexte
d’enquête criminelle menée par la GRC, on peut constituer un
portrait à savoir entre qui et qui se font les transactions.
32:16
National Finance
13-2-2013
They send us intelligence; we analyze our information and then
submit our case to them. They gather that information and
continue their investigation in order to eventually lay charges.
Ils nous envoient de l’information et de notre côté, on analyse
celles que nous avons et on leur soumet notre cas. Ils collectent ces
renseignements et poursuivent leur enquête pour en arriver à
porter des accusations.
We can also follow media reports. We know that a great deal
happens in the world, and we research a bit more proactively based
on the priorities se by the security agencies or international police
that ask us if we have any information that could help them.
On peut aussi voir des choses qui se passent dans les médias.
On sait qu’il se passe beaucoup de choses dans le monde et on va
faire une recherche un peu plus proactive basée sur les priorités
des agences de sécurité ou de la police globale qui nous
demandent si on a quelque chose qui pourrait les aider.
In that context, we conduct our analysis based on the
information we receive from reporting entities, and we check
for patterns. We check whether any activity groups operate in a
specific region where there may be more activity. We can provide
that information to specific entities the legislation allows us to
share our information with.
Dans ce contexte, on fait notre analyse basée sur l’information
qu’on reçoit des entités déclarantes et on regarde s’il y a des
patterns. On vérifie s’il y a des groupes d’activités qui opèrent dans
une région en particulier où on peut voit plus de mouvement. On
peut fournir cette information à des entités spécifiques qui sont
mentionnées dans la loi et avec qui on peut partager notre
information.
Senator Bellemare: So do you conduct studies and analyses of
individual cases or use a broader approach?
La sénatrice Bellemare : Donc vous faites des études et des
analyses sur une base de cas individuels ou sur une base plus
large?
Ms. Boileau: Yes, exactly.
Mme Boileau : Oui, effectivement.
Ms. Filion: The groups of individuals or sectors subject to the
law include accountants and notaries from British Columbia.
Casinos are also covered by the legislation, and we are informed
of any money transfers made there. In addition, we monitor
dealers in precious metals and stones, financial entities, lawyers,
brokerage firms and life insurance agents, financial services
companies, real estate brokers and sales representatives, as well as
stockbrokers. All those groups must produce a report.
Mme Filion : Parmi les groupes d’individus ou les secteurs qui
sont assujettis à la loi, il y a les comptables, les notaires de la
Colombie-Britannique. Il y a aussi les casinos parce que nous
sommes informés de tout transfert d’argent qui se fait dans les
casinos. Il y a également les négociants en métaux et en pierres
précieuses, les entités financières, les avocats, les compagnies de
courtage et les agents d’assurance-vie, les entreprises de services
financiers, les courtiers et agents immobiliers ainsi que les courtiers
en valeurs mobilières. Tous ces groupes doivent faire rapport.
Senator Bellemare: Does that cover all the illegal activities
related to casinos?
La sénatrice Bellemare : Au sujet des casinos, est-ce que ça
couvre toutes les activités illicites entourant les casinos?
Ms. Boileau: I am not sure I understand what you mean.
Mme Boileau : Je ne suis pas certaine de comprendre ce que
vous voulez dire.
Senator Bellemare: I am talking about any gambling
organizations that are not part of casinos, such as sports or
Internet betting.
La sénatrice Bellemare : Je parle des organisations de jeux qui
existent mais qui ne font pas partie des casinos, comme par
exemple les paris sportifs ou les paris sur Internet.
Ms. Boileau: Casinos represent a very defined entity under the
law.
Mme Boileau : Les casinos comme tels sont une entité très
définie au niveau de la loi.
Senator Bellemare: So we are really talking about money
laundering?
La sénatrice Bellemare : Donc, c’est vraiment pour le
blanchiment?
Ms. Boileau: That really depends on the context. The activities
must involve money laundering or terrorism financing, and not
anything else that may or may not be legal. I do not want to
belabour this point either way.
Mme Boileau : Cela dépend contexte. Il faut que ce soit des
activités de blanchiment ou de financement du terrorisme. Ce
n’est pas tout le reste qui pourrait être légal ou pas. Je ne veux pas
insister d’une façon ou d’une autre.
[English]
The Chair: Senator Gerstein has been waiting patiently on my
list of senators who would like to intervene. Senator Gerstein is
the former deputy chair of this committee and is currently Chair
of the Banking Committee.
[Traduction]
Le président : Le sénateur Gerstein attend patiemment son tour
sur la liste des intervenants. Il est l’ancien vice-président de notre
comité, et il est maintenant président du Comité des banques et du
commerce.
13-2-2013
Finances nationales
32:17
Senator Gerstein: Thank you, Mr. Chair, and thank you,
witnesses, for being before us today.
Le sénateur Gerstein : Merci, monsieur le président, et merci à
nos témoins de comparaître aujourd’hui.
You very clearly established that FINTRAC is an intelligencegathering entity, not a law-enforcement operation. I was
particularly drawn to your statement investment in FINTRAC
is an investment in the safety and security of Canadians.
Vous avez très clairement dit que le CANAFE est une
organisation de collecte de renseignements et non pas
d’application de la loi. Je me rappelle que vous avez dit qu’un
investissement dans le CANAFE est un investissement dans la
sécurité des Canadiens.
When one makes a financial investment, you can very clearly
evaluate specifically how it has performed. It is not quite as easy
when it comes to talking about making an investment in the safety
and security of Canadians. However, we are investing $56 million,
not an inconsequential sum.
Lorsqu’on effectue un investissement financier, on peut
déterminer précisément ce que cela rapporte. Lorsqu’on parle
d’un investissement dans la sécurité des Canadiens, ce n’est pas
aussi facile à évaluer. Nous investissons 56 millions de dollars
dans le CANAFE, un montant qui n’est pas négligeable.
Could you share with the committee what type of criteria you
use to evaluate whether the Canadian taxpayer is getting good
value for his or her money in terms of the investment being made
in the safety and security of Canadians?
Pourriez-vous donc nous parler des critères que vous utilisez
pour évaluer si cet investissement dans la sécurité des Canadiens
est rentable pour les contribuables?
Ms. Boileau: It is a question I believe every government agency
struggles with in regard to ensuring we give good value to
Canadian taxpayers.
Mme Boileau : Je crois que c’est une question à laquelle
s’efforcent de répondre tous les organismes gouvernementaux
pour s’assurer que les Canadiens en ont pour leur argent.
Senator Gerstein: How do you approach it?
Le sénateur Gerstein : Comment procédez-vous?
Ms. Boileau: We look at it from the perspective of our clients.
The clients are the enforcement agencies and the national security
organizations that we provide disclosures to.
Mme Boileau : Nous examinons le tout du point de vue de nos
clients. Nos clients sont les organismes d’application de la loi et
les organisations nationales de sécurité. C’est à eux que nous
divulguons l’information que nous recueillons.
We have constant conversations, and I cannot give you the
sense of magnitude, but we are, in some instances on a daily basis,
talking to certain organizations about the value of the
information we have provided. We know for a fact, based on
feedback surveys that we get on all our disclosures, the value visà-vis any investigation that was successful based on our
disclosures.
Nous avons des liens constants, et je ne suis pas en mesure de
les quantifier, mais nous discutons, parfois quotidiennement, avec
diverses organisations de la valeur des informations que nous leur
transmettons. Nous connaissons, d’après les sondages de
rétroaction que nous menons après chaque divulgation, la
valeur par rapport à toute enquête qui a abouti grâce à la
divulgation de nos informations.
We can speak publicly to activities that have gone on.
Unfortunately, we cannot speak to things still in play, but we
know for a fact that we have assisted in some major cases that
occurred in Canada, from SNC, to the Charbonneau commission,
to a major case in Alberta and to the quadrant project. Those are
major investigations that have taken place, from a law
enforcement perspective, that have used our intelligence to
pursue their investigation to generate the evidence, to get to the
convictions and put people in jail. That is our measure.
Nous pouvons parler librement des activités passées.
Malheureusement, nous ne pouvons pas parler des activités en
cours, mais nous savons pertinemment que nos informations ont
servi dans divers grands dossiers au pays, notamment SNC, la
commission Charbonneau, une affaire importante en Alberta et le
projet Quadrant. Ce sont de grandes enquêtes policières qui ont été
menées grâce aux renseignements que nous leur avons fournis
comme preuve et qui ont permis d’obtenir des condamnations et
d’envoyer ces gens en prison. C’est ainsi que nous mesurons nos
résultats.
[Translation]
[Français]
Senator Ringuette: My question is for Mr. Arseneau. I see that
over 99 per cent of your budget comes from the agencies you
regulate. How are those agencies billed?
La sénatrice Ringuette : Ma question s’adresse à M. Arseneau.
Je vois que plus de 99 p. 100 de votre budget provient des agences
que vous surveillez. Comment se fait la facturation à ces agences?
Is that billing based on the number of people/hours and on a
percentage of your operating costs? How do you bill all those
entities to recover the $126 million?
Est-ce qu’elle se base sur le nombre de personnes/heures et sur
un pourcentage de vos coûts d’opération? Comment facturezvous toutes ces entités pour récupérer la somme de 126 millions?
32:18
National Finance
Mr. Arseneau: They are billed twice a year, and that covers all
the costs. We operate in various sectors, such as banking,
insurance and pension planning. Every industry is attributed its
cost portion based on the allocation of human resources and time
spent in the industries. Each entity is billed according to its
portion of the industry.
13-2-2013
M. Arseneau : C’est une facturation qui se fait deux fois par
année et qui couvre tous les coûts. Nous opérons dans différentes
industries telles que les banques, les compagnies d’assurance et les
régimes de retraite. Chaque industrie se voit attribuer sa portion
des coûts selon l’allocation des ressources humaines et du temps
passé dans les industries. Et de là, chaque entité est facturée selon
sa portion de l’industrie.
Senator Ringuette: So you do have a set formula?
La sénatrice Ringuette : Donc, vous avez une formule établie?
Mr. Arseneau: Yes, we have a set formula.
M. Arseneau : Oui, nous avons une formule prescrite.
Senator Ringuette: Earlier, you said that 8 per cent of your
budget comes from the consolidated fund and now represents
some 200,000 loans more than a few years ago.
La sénatrice Ringuette : Tout à l’heure vous avez indiqué que
8 p. 100 de votre budget provient des fonds consolidés et
représente maintenant quelque 200 000 prêts de plus qu’il y a
quelques années.
When it comes to the consolidated fund, you have asked for
additional funding. How do you request additional funding for
your operations from the organizations you regulate? Do you tell
them twice a year that your costs were an X amount of dollars
higher than last year? Is that what happens?
Sur le plan des fonds consolidés, vous avez demandé des fonds
additionnels. Comment faites-vous pour demander des fonds
additionnels pour vos opérations auprès des organisations que
vous surveillez? Est-ce que vous leur dites deux fois par année que
cela nous a coûté X de plus que l’année dernière? Est-ce que c’est
ce qui se passe?
Mr. Arseneau: As part of our annual planning — when we set
our budgets in May — we make presentations before industry
associations. We tell them about our priorities, our plans and the
required financial resources.
M. Arseneau : Dans le cadre de notre planification annuelle,
lorsqu’on crée nos budgets, au mois de mai, on fait des
présentations devant les associations des industries. On leur
expose nos priorités, nos plans ainsi que les ressources financière
requises.
Senator Ringuette: I suppose they can question but cannot
reject your request?
La sénatrice Ringuette : Ils peuvent questionner, mais ils n’ont
pas droit de rejeter je suppose?
Mr. Arseneau: Exactly.
Senator Ringuette: Thank you, Mr. Arseneau.
M. Arseneau : Précisément.
La sénatrice Ringuette : Merci, monsieur Arseneau.
Ms. Boileau, when you talked about the Ottawa office and the
three satellite offices, you said that there were 30 to 40 people per
office.
Madame Boileau, en incluant les bureaux d’Ottawa et les trois
bureaux satellites, vous avez indiqué qu’il y avait de 30 à
40 personnes par bureau.
Ms. Boileau: No; there are 30 to 40 people in the regional
offices.
Mme Boileau : Non; il y a 30 à 40 personnes dans les bureaux
régionaux.
Senator Ringuette: So there are about 10 people per office?
La sénatrice Ringuette : Il y a donc dans l’ensemble environ
10 personnes par bureau?
Ms. Boileau: About 10 to 12 people. I do not have the exact
numbers with me, but that is the approximation.
Mme Boileau : De 10 à 12, environ. Je n’ai pas les chiffres
exacts devant moi, mais ça tourne autour de ça.
[English]
Senator Ringuette: Do these 10 to 12 persons in these three
satellite offices deal strictly with compliance issues?
Ms. Boileau: Yes.
Senator Ringuette: How many in the Ottawa office deal with
compliance issues?
[Translation]
Ms. Filion: In total, 79 people work on non-compliance.
[Traduction]
La sénatrice Ringuette : Les 10 ou 12 personnes qui travaillent
dans ces trois bureaux satellites s’occupent-elles uniquement des
questions de conformité?
Mme Boileau : Oui.
La sénatrice Ringuette : Combien de personnes s’occupent de
conformité au bureau d’Ottawa?
[Français]
Mme Filion : Au total, 79 personnes travaillent sur la nonconformité.
13-2-2013
Finances nationales
Senator Ringuette: Okay. A total of 79 people is pretty
significant.
[English]
32:19
La sénatrice Ringuette : D’accord. Un nombre de 79 personnes,
c’est quand même considérable.
[Traduction]
Can you give us for the last five years — on a yearly basis if
possible — what have been the non-compliance numbers that the
79 persons have found?
Pouvez-vous nous dire à combien s’élève au cours des cinq
dernières années, sur une base annuelle si possible, le nombre de
cas de non-conformité recensés par ces 79 personnes?
Ms. Boileau: I am not sure I understand the question — the
non-compliance numbers?
Mme Boileau : Je ne suis pas certaine de bien comprendre votre
question. Vous voulez savoir le nombre de cas de non-conformité?
Senator Ringuette: If you do not understand the noncompliance, then maybe you will understand the compliance. Is
compliance to your legislation at 100 per cent?
La sénatrice Ringuette : Si vous ne comprenez pas du point de
vue de la non-conformité, peut-être comprendrez-vous du point
de vue de la conformité alors. Est-ce que la conformité à la loi est
de 100 p. 100?
Ms. Boileau: Oh, no. Compliance is one component of our
program activity. The balance of it is —
Mme Boileau : Oh, non. La conformité est un des volets de
notre programme d’activités. Le reste porte sur...
Senator Ringuette: Maybe my question needs to be clearer than
that. Of all the institutions within your act that have to comply —
to supply you with the transactional information in your system —
are 100 per cent providing that information? Is it 90 per cent or
80 per cent? What percentage of them are complying?
La sénatrice Ringuette : Je devrais sans doute préciser ma
question. Est-ce que toutes les institutions qui sont tenues de vous
fournir de l’information sur les transactions en vertu de la loi se
conforment à leurs obligations? Est-ce que 80, 90 ou 100 p. 100
d’entre elles vous fournissent l’information? Quel est le
pourcentage d’entre elles qui se conforment à la loi?
Ms. Boileau: As Ms. Filion explained, we have around
11 reporting entities or sectors. They represent approximately
32,000 specific entities that comprise 90 per cent of the volume of
reports that are received on a yearly basis by FINTRAC.
Mme Boileau : Comme l’a mentionné Mme Filion, nous
recevons des rapports qui nous proviennent d’environ 11 secteurs,
soit environ 32 000 entités différentes, ce qui représente 90 p. 100
du volume de rapports que le CANAFE reçoit chaque année.
The total reports that are received annually for the last year
were around 18.5 million. We have another number that —
Au cours des dernières années, nous en avons reçu en moyenne
18,5 millions par année. Nous avons d’autres données qui...
Senator Ringuette: Ms. Boileau, basically you are saying that
10 per cent of the group that should be complying are not; is that
right?
La sénatrice Ringuette : Madame Boileau, ce que vous dites
essentiellement, c’est que 10 p. 100 des entités ne se conforment
pas, n’est-ce pas?
Ms. Boileau: That is not what I am saying. Of the volume we
get — of the 18.5 million reports — 90 per cent of that
18.5 million is from about 32,000 entities.
Mme Boileau : Ce n’est pas ce que je dis. Parmi les
18,5 millions de rapports que nous recevons, 90 p. 100 d’entre
eux proviennent d’environ 32 000 entités.
Senator Ringuette: Can you answer my question? FINTRAC
has been in operation for 10 years. What are the non-compliance
numbers for last year, the last three years, et cetera? What is the
non-compliance?
La sénatrice Ringuette : Pouvez-vous répondre à ma question? Le
CANAFE fonctionne depuis 10 ans. Quel est le nombre de cas de
non-conformité au cours de la dernière année, des trois dernières
années, et cetera? Quel est le pourcentage de non-conformité?
Ms. Filion: They have to comply. That is the first thing.
Senator Ringuette: We understand that.
Mme Filion : Les entités sont tenues de respecter la loi. C’est le
premier point.
La sénatrice Ringuette : Nous comprenons cela.
Ms. Filion: If they do not comply, there are penalties we can
charge.
Mme Filion : Si elles ne respectent pas la loi, nous pouvons leur
imposer une amende.
Senator Ringuette: How many penalties have you charged on a
yearly basis?
La sénatrice Ringuette : Combien d’amendes imposez-vous par
année?
Ms. Boileau: Here is the issue. I know what you are asking.
Mme Boileau : C’est la question. Je comprends ce que vous
voulez savoir.
Senator Ringuette: Tell me the answer then.
La sénatrice Ringuette : Répondez-moi alors.
32:20
National Finance
Ms. Boileau: We know what we know. We know who reports
and who submits information to us because we receive those
reports. By law, those sectors that are covered, from the banking
institutions, to real estate, to securities, to life insurance, must
submit reports as dictated or as identified within the legislation
and on a yearly basis. Last year, we did approximately 1,100 audit
exams of that percentage of the population. From there, I believe
we had a number of non-compliant, but non-compliant —
Senator Ringuette: What was that?
Ms. Boileau: — does not necessarily mean they have not
reported; it means that information is not correct or inaccurate.
Senator Ringuette: What is that number?
13-2-2013
Mme Boileau : Nous savons notamment qui nous présente les
déclarations et les renseignements. En vertu des modalités précisées
dans la loi, les établissements bancaires, les sociétés immobilières, les
cabinets de courtage et les compagnies d’assurance-vie notamment
doivent présenter des déclarations annuelles. L’année dernière, nous
avons effectué environ 1 100 vérifications dans l’ensemble de ces
entreprises. Nous avons décelé, je crois, plusieurs cas de
non-conformité, mais...
La sénatrice Ringuette : Qu’est-ce à dire?
Mme Boileau : ...ce qui ne signifie pas nécessairement que ces
entreprises n’ont pas présenté de déclaration, mais plutôt que les
renseignements fournis ne sont pas exacts.
La sénatrice Ringuette : Quel est ce chiffre?
Ms. Boileau: We have different measures of activity for noncompliance, from action plans, to letters, to administrative
monetary penalties. Not everyone automatically gets an
administrative monetary penalty, depending on the seriousness
of the infraction.
Mme Boileau : En cas de non-conformité, nous avons recours à
différentes mesures, notamment des plans d’action, des lettres et
des sanctions administratives pécuniaires. De telles sanctions ne
sont pas imposées systématiquement. Il faut toujours tenir compte
de la gravité de l’infraction.
Senator Ringuette: How many received an administrative
penalty?
La sénatrice Ringuette : Combien ont reçu une telle sanction?
Ms. Boileau: I believe the number last year was between six and
eight.
Mme Boileau : Je crois que le chiffre était de six à huit l’an
dernier.
Senator Ringuette: What was the total amount of the penalties
collected?
La sénatrice Ringuette : Quel était le montant total de ces
sanctions?
Ms. Boileau: We can get back to you.
Mme Boileau : Nous pourrons vous donner ce chiffre
ultérieurement.
Senator Ringuette: With the chair’s permission, I will move on
to a more specific issue.
La sénatrice Ringuette : Si le président me le permet, je passerai
à une question plus précise.
The Chair: Could we have clarification on the reports first? I
will let you get your breath.
Le président : Pourrions-nous tout d’abord obtenir des
éclaircissements sur les déclarations? Je vais vous laisser
reprendre votre souffle.
Senator Ringuette: Okay.
La sénatrice Ringuette : Très bien.
The Chair: Are these reports prepared according to regulation,
as you indicated, specifically for FINTRAC, or are they
transactional reports that they would have for other purposes
that they share with you so you can review them?
Le président : Comme vous l’avez indiqué, ces déclarations
destinées au CANAFE sont-elles faites conformément à la loi et/
ou s’agit-il de rapports d’opérations qui vous sont transmis pour
que vous puissiez simplement les examiner?
Ms. Boileau: There are reports that are specifically prepared
under the legislation — the large cash transfers, the casino
disbursement report, the electronic funds transfers — but we also
receive reports that are prepared for CBSA regarding crossborder, but those are copies of that information and not
specifically prepared for us. There is a combination.
Mme Boileau : Il s’agit de déclarations qui sont préparées en
vertu de la loi — les opérations importantes en espèces, les
déboursements de casino, les télévirements —, mais nous recevons
également des déclarations qui sont transmises à l’ASFC et qui
portent sur les opérations transfrontalières. Dans ce dernier cas, il
s’agit cependant de déclarations qui ne nous sont pas destinées.
Nous n’en recevons qu’une copie. C’est donc une combinaison de
tout cela.
The Chair: Thank you.
Senator Ringuette: In the last year in the U.S., USBS has been
charged phenomenal amounts of money for non-compliance to a
similar organization in the U.S. Have you received all compliant
reporting from HSBC Canada?
Le président : Merci.
La sénatrice Ringuette : Au cours de l’année dernière aux ÉtatsUnis, USBS a dû débourser un montant phénoménal pour ne pas
avoir respecté les règles. La Banque HSBS a-t-elle présenté des
déclarations qui sont en conformité avec les règles établies?
13-2-2013
Finances nationales
Ms. Boileau: We have 18 million reports —
32:21
Mme Boileau : Nous recevons 18 millions de déclarations...
Senator Ringuette: Have you received any or all of the
information that is required by the Canadian legislation in
regard to HSBC Canada?
La sénatrice Ringuette : Avez-vous reçu une partie ou la totalité
des renseignements que doit présenter la Banque HSBC en vertu
de la loi canadienne?
Ms. Boileau: We can go back and look. I cannot answer that
question at this point in time, because I do not have that
information with me.
Mme Boileau : Nous pourrons vérifier et vous donner une
réponse ultérieurement. Je ne peux répondre à cette question pour
l’instant, parce que je n’ai pas l’information nécessaire.
Senator Ringuette: Of the five or six penalties that you have
indicated every year, have any of those penalties been to HSBC
Canada?
La sénatrice Ringuette : Vous avez évoqué que cinq ou six
sanctions pécuniaires étaient imposées chaque année. La Banque
HSBC en a-t-elle reçu?
Ms. Boileau: No.
Mme Boileau : Non.
Senator Ringuette: None of them? Can you tell us which
entities had to pay a penalty?
La sénatrice Ringuette : Aucune? Pouvez-vous me dire qui a dû
acquitter une sanction pécuniaire?
Ms. Boileau: The law, specifically section 63 of our legislation,
identifies when we can publicly release that information, and that
is once those proceedings are terminated. If the proceedings are
terminated, we can provide you those names. If they are not, we
cannot.
Mme Boileau : L’article 63 de notre loi précise que nous
pouvons divulguer ce genre de renseignements uniquement
lorsque toute l’enquête est terminée.
Senator Ringuette: Could you provide the names for the ones
that you can?
La sénatrice Ringuette : Pouvez-vous nous donner le nom des
entités que vous êtes autorisé à divulguer?
Ms. Boileau: Yes.
The Chair: I presume you cannot do that now, so maybe you
can send it to us.
Ms. Boileau: We are making notes.
Mme Boileau : Oui.
Le président : Je présume que vous ne pouvez pas nous les
donner aujourd’hui. Vous pourrez peut-être nous transmettre le
tout ultérieurement.
Mme Boileau : Nous en prenons bonne note.
Senator Ringuette: In your statement, Ms. Filion, you said that
FINTRAC last year provided 796 case disclosures to law
enforcement agencies. How many of them were from the border
services’ $10,000 cash legislation?
La sénatrice Ringuette : Dans votre déclaration, madame
Filion, vous avez indiqué que le CANAFE a communiqué aux
organismes d’application de la loi 796 cas. Combien de ces cas ont
été transmis aux services frontaliers pour des sommes en espèces
de 10 000 $ ou plus au cours d’une seule opération?
Ms. Filion: This might not be exactly the answer to your
question. However, I can tell you that of those 796 disclosures,
637 were related to money laundering.
Mme Filion : Je ne répondrai peut-être pas complètement à
votre question, mais je peux vous dire que, sur les 796 cas,
137 étaient liés au blanchiment d’argent.
Senator Ringuette: To money laundering?
La sénatrice Ringuette : Le blanchiment d’argent?
Ms. Filion: Yes; 116 were related to terrorist financing threats
to the security of Canada, and 43 were related to money
laundering terrorist financing threats to the security of Canada.
Mme Filion : Oui, 116 de ces cas portaient sur le financement
d’activités terroristes et les menaces à la sécurité du Canada, et
43 sur le financement d’activités terroristes et les menaces à la
sécurité du Canada.
Senator Ringuette: How do you determine what is money
laundering, what is terrorist financing and what is both?
La sénatrice Ringuette : Quels sont les critères nous permettant
de distinguer le blanchiment d’argent du financement d’activités
terroristes?
Ms. Boileau: Oftentimes, from an activity that looks at our
analysis, we can see there is a nexus of activities both on the
money laundering side as well as on the terrorist financing side.
We have certain thresholds and indicators that help with regard to
the analysis that we can provide.
Mme Boileau : Parfois, nos analyses nous permettent de
constater que les activités douteuses portent à la fois sur le
blanchiment d’argent et le financement d’activités terroristes.
Nous disposons de certains seuils et indicateurs pour nous aider.
Nous pouvons vous en faire part.
32:22
National Finance
13-2-2013
Sometimes we receive that information from law enforcement
or national security organizations, and they will say, ‘‘We believe
this is going on and can you look vis-à-vis the bits of information
that you have to help us put some of that puzzle together?’’
Parfois, nous recevons ce genre de renseignements d’un
organisme d’application de la loi ou d’une autorité nationale de
sécurité. On nous dit alors : « Nous croyons avoir détecté des
activités douteuses. Pourriez-vous vérifier vos renseignements
pour nous aider à y voir plus clair? »
Regarding your question on CBSA, we released 89 disclosures
in 2011-12 to CBSA specifically.
En ce qui concerne la question que vous avez posée à propos de
l’ASFC, nous avons communiqué à l’agence 89 cas en 2011-2012.
Senator Ringuette: Approximately 700. Of the 996 disclosures,
was it as a result of the analysis that you did within and you
pushed the information to the law enforcement agencies, or was it
a request from the different agencies to your organization
requesting a certain analysis and then it was provided? Is it
both ways?
La sénatrice Ringuette : Environ 700. La communication de
996 cas aux organismes d’application de la loi émanait-elle de
l’analyse que le centre effectue ou s’agit-il d’une demande
présentée par ces organismes pour que vous fassiez certaines
vérifications? Cela fonctionne-t-il dans les deux sens?
Ms. Boileau: There is a push-pull.
Mme Boileau : Cela va dans les deux sens.
Senator Ringuette: How many would be push and how many
would be pull? Fifty per cent?
La sénatrice Ringuette : Donnez-moi une proportion! Est-ce
50 p. 100?
Ms. Boileau: I cannot tell you that at this time. If you want me
to come back and provide that information, we can provide that
to you.
Mme Boileau : Pour l’instant, je ne peux vous répondre. Si vous
le souhaitez, je pourrais vous fournir le chiffre ultérieurement.
Senator Ringuette: I certainly would because you indicated that
you provided information for the SNC-Lavalin case, the
Charbonneau commission and another major investigation in
Alberta. Would that have been pushing information to the
enforcement agency or them requiring information from you in
these major cases?
La sénatrice Ringuette : J’aimerais bien que vous le fassiez
parce que vous avez indiqué avoir donné des renseignements sur
l’affaire SNC-Lavalin, la commission Charbonneau et une autre
commission d’enquête importante en Alberta. Avez-vous transmis
ces renseignements à un organisme d’application de la loi ou vous
a-t-on demandé ces renseignements dans ces dossiers importants?
Ms. Boileau: Those were examples that we provided as to what is
public out there and what we can speak about. We also provided
additional examples of those cases to the Standing Senate
Committee on Banking, Trade and Commerce. In some instances,
I can say it was a pull and in other instances it was a push.
Mme Boileau : Ce sont là des exemples où nous étions autorisés à
divulguer des renseignements. Nous en avons également cité
d’autres au Comité sénatorial permanent des banques et du
commerce. Parfois, nous fournissons ces renseignements de notre
propre initiative; parfois, on nous les demande.
Can I specifically say which one? No, I cannot.
Senator Ringuette: Is that because you do not know or you do
not have the information with you? Could you provide the
information in consultation with your colleagues?
Ms. Boileau: It is because of what the legislation permits me to
say and not say.
Senator Ringuette: Okay.
Est-ce que je peux donner une proportion? Malheureusement,
non.
La sénatrice Ringuette : Est-ce parce que vous l’ignorez ou
parce que vous ne disposez pas de ce renseignement aujourd’hui?
Dans ce dernier cas, pourriez-vous nous fournir le tout
ultérieurement après avoir consulté vos collègues?
Mme Boileau : Je divulgue ce qu’autorise la loi.
La sénatrice Ringuette : Très bien.
Senator McInnis: Thank you very much. My question was
going to be a supplementary, but I think I am getting my answer.
Le sénateur McInnis : Je voulais obtenir un complément
d’information, mais je pense que le tout a été précisé.
Yours is not an investigative role. Is it always in response to an
investigation, or is it something that you can trigger yourselves,
something that you come upon?
Votre rôle consiste à mener des enquêtes. Les menez-vous en
réponse à une demande ou les exécutez-vous de votre propre
initiative?
Ms. Boileau: It is both. It is a proactive as well as a reactive,
analytical function that we play. Yes, it is in response, but we can
also trigger information to our partners.
Mme Boileau : Nous jouons un rôle proactif, mais nous
donnons suite également aux demandes qui nous sont présentées.
Senator McInnis: Let me come to a specific: gambling.
Le sénateur McInnis : Je voudrais aborder la question du jeu.
13-2-2013
Finances nationales
32:23
Would this come more often from investigative work and they
would approach you for information with respect to —
Dans ce domaine, menez-vous davantage les enquêtes de votre
propre initiative ou réagissez-vous aux demandes qui vous sont
présentées en ce qui concerne...
Ms. Boileau: The action of gambling is not illegal. We focus on
issues around money laundering and terrorist financing, and that
is the threshold of what we look at. Gambling in itself is not an
illegal activity.
Mme Boileau : Le jeu n’est pas illégal. Nous mettons l’accent
sur le blanchiment d’argent et le financement d’activités
terroristes. C’est ce sur quoi nous nous penchons. Le jeu n’est
pas une activité illégale.
Senator McInnis: Well, it is in certain aspects. You have illegal
gambling here, and specifically single-game betting, which is
prevalent and current here in the Senate. Are you saying that you
are not involved?
Le sénateur McInnis : Ça l’est à certains égards. Il y a le jeu
clandestin, plus précisément les paris sur une manifestation
sportive ponctuelle, question que nous abordons au Sénat.
N’intervenez-vous pas à cet égard?
Ms. Filion: It is more in money laundering. We know that in
some instances, people will go and buy a certain amount of money
in chips, will play five minutes and then go back and cash out.
This time, the money becomes legal when they cash it out. We are
trying to figure out the casinos and the money laundering.
Mme Filion : Nous intervenons en cas de blanchiment
d’argent. Nous savons que, parfois, une personne achètera des
jetons pour jouer puis les échangera contre de l’argent cinq
minutes plus tard. Il ne s’agit pas de blanchiment d’argent. Nous
essayons de déterminer dans quelle mesure les casinos se livrent au
blanchiment d’argent.
Ms. Boileau: Simply going into a casino to gamble is not, by
definition, someone trying to launder illegal money. However,
there are many who use those institutions and willingly or
unwillingly those institutions are being used to bring illegal money
into a legitimate economy.
Mme Boileau : Se rendre dans un casino pour jouer ne
constitue pas une tentative de blanchiment d’argent. Cependant,
nombreux sont ceux qui utilisent les casinos pour injecter de
l’argent illégal dans une économie légale, et les casinos sont mis à
contribution sciemment ou non.
We look at pieces of information on those transactions to
ensure that if there is laundering of funds, we are able to provide
that information to our partners.
Nous vérifions ces opérations pour nous assurer de signaler
aux organismes d’application de la loi les cas de blanchiment
d’argent.
Senator McInnis: I was referring to criminals that are actually
involved.
Le sénateur McInnis : Je voulais parler des criminels qui
participent à ce genre d’activité.
Ms. Boileau: If we have a voluntary information report from a
law enforcement or national security entity that is looking at an
individual and wants to see if there are patterns or transactions of
that type of activity for that nature, we are then in a responsive
mode. We look at our bits of information in order to provide an
analysis, and ultimately a disclosure, to that law enforcement
partner to pursue if there is an investigation on that front. I am
not sure if that answers your question.
Mme Boileau : Si un organisme d’application de la loi ou une
autorité nationale de sécurité nous demande si une personne se
livre à de telles activités dans le cadre de certaines opérations,
nous donnons suite à cette demande. Nous effectuons des
recherches dans nos dossiers pour en divulguer les résultats à
qui de droit si des poursuites sont justifiées. J’ignore si j’ai
répondu à votre question.
Senator McInnis: Yes, it does.
The Chair: Thank you. In the instance where you are asked to
provide information, do you have any cost recovery in that case?
Ms. Boileau: No, we are not structured to cost recover.
Le sénateur McInnis : Oui.
Le président : Merci. Lorsqu’on vous demande ce genre de
renseignements, êtes-vous en mode de recouvrement des coûts?
Mme Boileau : Non.
Senator De Bané: What is the ranking of our country by those
institutions that evaluate the performance of countries in the
world about their efficiency in fighting money laundering and
terrorism, et cetera? Where do we rank compared to the other
countries on those kinds of things?
Le sénateur De Bané : Quel rang occupons-nous dans le
classement établi par les institutions qui évaluent l’efficacité des
pays à lutter notamment contre le blanchiment d’argent et le
financement d’activités terroristes? Quel est notre rang?
Ms. Boileau: Canada is a member of the Financial Action Task
Force.
Mme Boileau : Le Canada est membre du Groupe d’action
financière.
32:24
National Finance
[Translation]
We are a member of the Financial Action Task Force, FATF,
an entity that deals with money laundering and terrorist financing
in the global context. We are among the 12 large countries that
are very effective in that regard.
[English]
13-2-2013
[Français]
Nous sommes membres du Groupe d’action financière, le
GAFI, qui est une entité qui s’occupe du blanchiment d’argent
dans le contexte global ainsi qu’au financement du terrorisme.
Nous sommes un des 12 grands pays qui sont très efficaces à ce
niveau.
[Traduction]
Senator De Bané: I know that we are a member of a number of
very advanced countries that fight money laundering, but where
do independent institutions that study the system rank Canada?
Are we efficient? Are others better than us?
Le sénateur De Bané : Je sais que nous tirons très bien notre
épingle du jeu dans la lutte contre le blanchiment d’argent, mais je
voudrais savoir quel rang les institutions indépendantes
accordent-elles au Canada? Sommes-nous efficaces? Les autres
pays sont-ils meilleurs que nous?
Ms. Boileau: We are ranked among the best or most efficient.
Mme Boileau : Nous nous classons parmi les meilleurs ou les
plus efficaces.
Senator De Bané: Good. Can you give me an idea of the
amount of billions that are transferred electronically per day in
the world? Surely you have seen that number; it is well known. Is
it $100 billion, $200 billion or $300 billion? A trillion? You have
no idea?
Le sénateur De Bané : Très bien. À approximativement
combien de milliards de dollars par jour se chiffrent
les télévirements? Vous êtes sûrement au courant de ce chiffre.
Est-ce 100 milliards, 200 milliards ou 300 milliards de dollars?
Est-ce un billion de dollars? Vous ne savez pas?
Ms. Boileau: No, I do not have this number available to me.
We can get that information to you.
Mme Boileau : Non, j’ignore quel est ce chiffre. Nous pouvons
vous le donner ultérieurement.
Senator De Bané: It is public knowledge how many trillions of
dollars are, on a daily basis, transferred electronically.
Le sénateur De Bané : Tout le monde sait combien de billions
de dollars font l’objet d’un télévirement quotidiennement.
Next, as you know, many countries guarantee total privacy of
banking transactions to their depositors. Everything is secret; they
will never divulge to anyone. You know those countries. They
also accept money laundering, terrorist money, whatever.
Passons à autre chose. Comme vous le savez, bien des pays
garantissent la confidentialité des opérations bancaires des
déposants. Tout est secret. Les banques ne divulgueront jamais
ce genre de renseignements. Vous savez quels sont ces pays. Ils
acceptent également l’argent blanchi et celui provenant d’activités
terroristes, entre autres.
How many of those banking institutions are there in the world
in different countries that I will not name but that you know
better than I do?
Combien y a-t-il de ces établissements bancaires dans les
différents pays que je ne nommerai pas, mais que vous connaissez
mieux que moi?
Ms. Filion: We do not know the number of institutions. On the
other hand, we know what leaves Canada. They have to report
any transaction over $10,000. We receive information from the
banking system and the money transfer system if there has been a
transfer. After that, what they do with the money, if they transfer
it to a Swiss bank, how it moves is something that we do not
know. However, we know that it has left Canada.
Mme Filion : Nous l’ignorons. Par contre, nous connaissons les
montants qui sortent du Canada. Il faut divulguer toute opération
supérieure à 10 000 $. Nous recevons des renseignements des
banques et, le cas échéant, du système de transfert d’argent. Par
contre, nous ignorons ce qu’il advient de cet argent une fois qu’il
est transféré dans une banque suisse. Cependant, nous savons que
ces fonds ne sont plus au Canada.
Senator De Bané: However, Joe Blow puts in a country — I
will not name it — millions of dollars of money laundering and
later that money, that deposit in that bank, goes through different
banking institutions around the world and then comes here. Do
you have a system that allows you to know that the money
coming from Barclays bank started several months ago in a
country where there is absolutely no filtering of deposits and has
total secrecy? Do you know anything about that?
Le sénateur De Bané : Quoiqu’il en soit, supposons qu’un
individu transfère dans un pays, que je ne nommerai pas, des
millions de dollars provenant du blanchiment d’argent et que ce
montant est déposé dans une banque de ce pays pour être ensuite
transféré dans diverses autres institutions bancaires dans le monde
et enfin revenir au Canada. Êtes-vous en mesure de savoir que
l’argent déposé dans la Banque Barclays avait été transféré il y a
plusieurs mois dans un établissement bancaire d’un pays qui ne
vérifie aucunement la provenance des dépôts et où la
confidentialité est garantie? Que pouvez-vous nous dire à ce sujet?
Mr. Arseneau: No, that would not be part of our mandate.
M. Arseneau : Cela ne relève pas de notre mandat.
13-2-2013
Finances nationales
32:25
Ms. Filion: This is also in the analysis basis. We receive
information from our partners in other countries. We receive
questions from them as well as information when we ask for it.
When there is an investigation, there are questions. The RCMP
will ask questions. It will be done more at the RCMP level, for
example, where they will ask us if we have seen any transfers to
Joe Blow, and then they will talk to their counterpart in other
countries to get information about Joe Below. It is more like a
consolidation of a lot of information.
Mme Filion : Cela fait partie de nos analyses. Nous recevons
des renseignements de nos partenaires d’autres pays, mais cela se
fait également dans les deux sens. Lorsqu’une enquête est menée,
des questions sont posées, notamment par la GRC qui nous
demandera si nous avons constaté des virements effectués par tel
individu. Par la suite, les agents de la GRC demanderont à leurs
homologues des autres pays des renseignements concernant ce
type. Il s’agit de regrouper beaucoup de renseignements.
Senator De Bané: The point is the following: Some countries
receive large deposits precisely because they guarantee the
depositor that they will never divulge his identity and the source
of that deposit, et cetera. Because of that, they have billions of
dollars.
Le sénateur De Bané : Voici où je veux en venir : certains pays
reçoivent d’importantes sommes d’argent précisément parce qu’ils
peuvent garantir au déposant que jamais ne seront divulguées son
identité ni la source de son dépôt, notamment. C’est la raison
pour laquelle ces pays reçoivent des milliards de dollars en dépôt.
If ever you realize that the money transferred to Canada
started in a bank that does not participate in your program,
et cetera, and they hide all the information that you need, is there
any way to stop that?
Lorsque vous constatez que l’argent transféré au Canada avait
été déposé initialement dans une banque qui ne participe pas à
votre programme et qui vous ne vous divulgue aucun des
renseignements dont vous avez besoin, pouvez-vous prendre des
mesures pour mettre un terme à ce genre d’opérations?
Ms. Boileau: Canada has, as you know, a very reputable
banking system from the perspective of the banking regulations in
place.
Mme Boileau : Comme vous le savez, le système bancaire
canadien est réputé pour sa réglementation.
Senator De Bané: Absolutely.
Ms. Boileau: That is what OSFI looks at. We also have a piece
of legislation around AML and ATF that we look at for proceeds
of crime, which requires the reporting entities with the banks to
provide that information to us.
Ms. Filion: We work with CRA related to tax evasion.
Le sénateur De Bané : Je le sais très bien.
Mme Boileau : Le BSIF se penche sur ces questions. Nous
sommes dotés également de lois sur le recyclage des produits de la
criminalité et le financement des activités terroristes, lois en vertu
desquelles les banques sont tenues de nous divulguer des
renseignements à ce chapitre.
Mme Filion : Nous collaborons également avec l’ARC pour
lutter contre l’évasion fiscale.
Senator De Bané: One last question. You have been explaining
to us how efficient you are. I want to put it to you another way.
Because you know the system so well, could you inform our
committee what the weak points are in that system that prevent us
from preventing money laundering and funding of terrorism?
Surely you know those links, those parts that are missing in the
whole system that you control and try to have information about;
surely you can give us some ideas about the blanks and the weak
points.
Le sénateur De Bané : J’aurais une dernière question. Vous nous
avez expliqué votre efficacité. Je voudrais aborder la question sous
un autre angle. Étant donné que vous connaissez très bien le
système, pourriez-vous nous dire quels sont ses points faibles qui
nous empêchent de prévenir le blanchiment d’argent ou le
financement d’activités terroristes? Vous connaissez sûrement la
réponse sur les lacunes du système que vous surveillez et vérifiez.
Vous pouvez certes nous donner une idée des lacunes des banques.
I am happy to hear you tell us about how good and competent
you are, the thousands of reports that you get, but surely, at the
end of the day, you know some parts are missing. If you had a
wish list, what are the parts that we should complement?
Je suis ravi de vous entendre nous parler de votre efficacité et
de vos compétences, des milliers de déclarations que vous recevez.
Cependant, il n’en demeure pas moins que vous savez qu’il y a des
lacunes. Pourriez-vous nous en dresser la liste?
Ms. Filion: That is a big question.
Ms. Boileau: It is a very big question. I think it is a question
that we all struggle with because if there were no weak links we
would not be having this philosophical conversation about money
laundering and financing terrorism. We would be talking about
other things like poverty and various other issues.
Mme Filion : C’est une question difficile.
Mme Boileau : C’est une question très difficile. C’est un
problème contre lequel nous butons tous. S’il n’y avait pas de
points faibles, nous ne serions pas en train de discuter de
blanchiment d’argent et de financement des activités terroristes.
Nous aborderions des questions comme la pauvreté, notamment.
32:26
National Finance
13-2-2013
Obviously, people are using our institutions in a way that they
were never meant to be used. Therefore, we need to think about
why that is and how that is available today. When you talk about
money flowing in from other countries coming into Canada and
obviously going into the legitimate economy, why is that? How is
that? Those are questions that we struggle with on a daily basis
when we are asked why these large sums of money are moving
within the system.
De toute évidence, on se sert de nos institutions à des fins non
prévues. Par conséquent, nous devons songer à ce qui a entraîné
une telle situation. Lorsque vous parlez d’argent provenant
d’autres pays et transféré au Canada dans notre économie
légale, il faut s’interroger sur le pourquoi et le comment. On
nous demande quotidiennement pourquoi de tels montants
importants circulent de cette façon.
Some money is not even moving within the system; it is still on
the street. Large amounts of money are still on the street. How do
we put barriers in place that will stop those types of movement? I
am just a public servant. I, unfortunately, do not have the answer
you are specifically looking for. Unfortunately for us, the criminals
are always a step ahead because of the technology and resources
available to them. We always need to be able to have better tools,
which means the right legislation; better information, which means
ensuring our reporting entities like our banks and financial
institutions are submitting the information appropriately to
whomever they need to; but also keeping in mind that we also
want to be able to safeguard the privacy of Canadians vis-à-vis the
transactions they do, because not every transaction is a transaction
around money laundering.
Certains fonds ne circulent même pas dans le système. Il s’agit de
l’argent dans la rue. Et il y en a beaucoup. Comment pourrionsnous faire obstacle à ce problème? Je ne suis qu’un fonctionnaire.
Malheureusement, je ne possède par la réponse que vous cherchez.
C’est dommage pour nous, mais les criminels ont toujours une
longueur d’avance en raison des moyens technologiques et des
autres ressources à leur disposition. Nous devons toujours nous
doter de meilleurs outils : des lois judicieuses, des renseignements
plus pertinents, des solutions pour que les banques et les
établissements financiers communiquent l’information qu’ils sont
tenus de divulguer correctement aux différents organismes. Nous
devons également nous assurer de protéger la vie privée des
Canadiens lorsqu’ils font des opérations financières, car il ne s’agit
pas toujours de blanchiment d’argent.
Senator De Bané: Thank you very much.
Le sénateur De Bané : Merci infiniment.
The Chair: Senator Chaput has a supplementary to clarify a
point.
Le président : La sénatrice Chaput voudrait poser une question
supplémentaire pour préciser un point.
Senator Chaput: Do you have an idea how much money leaves
Canada a year through money laundering? You said you did
know when it was $10,000. Do you have an idea how much a
year?
La sénatrice Chaput : Avez-vous une idée du montant d’argent
blanchi qui quitte notre pays annuellement? Vous n’intervenez
que lorsque les montants sont de 10 000 $ ou plus. Quel est le
montant annuel?
Ms. Boileau: We have the information of how much money
leaves Canada, not necessarily how much money is laundered out
of Canada. Those are two different things.
Mme Boileau : Nous savons combien d’argent quitte le
Canada, mais pas nécessairement quel est le montant qui en
sort par l’intermédiaire du blanchiment d’argent. Il y a une
distinction à établir.
Senator Chaput: Absolutely. You know how much money
leaves but cannot say what percentage of that money is through
money laundering?
La sénatrice Chaput : Tout à fait. Vous savez le montant qui
quitte notre pays, mais vous ignorez dans quelle proportion il
s’agit de blanchiment d’argent?
Ms. Boileau: No, because the banks report information to us
around the electronic funds transferred outside of Canada.
Mme Boileau : Non. Les banques nous signalent uniquement le
montant des télévirements à l’extérieur du Canada.
Senator Chaput: There is nothing you can do about the money
laundering. There is nothing you can do to stop it if you do not
even have an idea of the amount; or is it not part of your mandate
to do anything about it?
La sénatrice Chaput : Vous ne pouvez donc rien faire à propos
du blanchiment d’argent. Vous êtes impuissants à mettre fin à ce
problème si vous n’avez aucune idée du montant. Pourtant,
intervenir en ce sens ne fait-il pas partie de votre mandat?
Ms. Filion: We cannot stop it, but we can give the information,
for example, to the RCMP if they are doing an investigation, so
that they can use that information in their investigation for
prosecution.
Mme Filion : Nous ne pouvons pas y mettre un frein, mais
nous pouvons transmettre des renseignements notamment à la
GRC, qui effectue une enquête, afin qu’elle puisse s’en servir dans
le cas de poursuites.
Senator Chaput: However, the information that you have does
not relate specifically to the money laundering amount; is that
correct?
La sénatrice Chaput : Cependant, les données que vous
possédez ne portent pas sur le blanchiment d’argent, n’est-ce pas?
Ms. Boileau: Yes.
Mme Boileau : Oui.
13-2-2013
Finances nationales
Senator Finley: I have a few points to clarify in my mind. You
said you had 375 employees in total.
Ms. Filion: No, 350.
Senator Finley: Okay, 350 in total. Your areas of jurisdiction
obviously must, at some point, impinge on provincial legislation or
provincial jurisdiction of casinos, lawyers or something; it is not all
federal jurisdiction, right? You are dealing with the provinces. You
are also dealing with multiple enforcement and investigative
agencies, right? Those would be ones such as the RCMP,
presumably the provincial police, border security, et cetera.
Ms. Filion: Yes.
Senator Finley: Could you remind me what you said about the
number of reports you receive a year? I think it was 18 million.
Ms. Filion: Yes.
32:27
Le sénateur Finley : Je voudrais obtenir quelques
éclaircissements. Vous avez dit avoir 375 employés en tout.
Mme Filion : Non, c’est 350.
Le sénateur Finley : Très bien. C’est 350 en tout. Parfois, vous
devez intervenir dans des domaines qui relèvent de lois ou de
compétences provinciales, notamment les casinos et les avocats.
Vous n’intervenez pas toujours dans des domaines relevant du
gouvernement fédéral, n’est-ce pas? Vous devez collaborer avec
les provinces ainsi qu’avec divers organismes d’application de la
loi et d’enquête, n’est-ce pas? Je pense notamment à la GRC, aux
sûretés provinciales et à l’ASFC.
Mme Filion : Oui.
Le sénateur Finley : Pouvez-vous me rappeler le nombre de
déclarations que vous recevez annuellement? Je pense que c’est
18 millions.
Mme Filion : Oui.
Senator Finley: Let us take the whole group of your staff,
which is 350 people. Forgetting all of the interfaces they have with
provincial law enforcement agencies and everything else, that
would mean 5,000 reports per year per employee, based on your
numbers. If it is 5,000 a year, that is what — 100 a week, per
employee? Where do they get the time to analyze 18.5 million
reports to either launch investigations or analyses, or to respond
to all of the questions that could encompass 18.5 million reports a
year? I do not see how that is possible. Perhaps you could tell me
how that is done.
Le sénateur Finley : Prenons l’ensemble de votre effectif, vos
350 employés. Si nous ne tenons pas compte de l’aide que vous
recevez notamment des organismes provinciaux d’application de
la loi, chaque employé doit donc traiter 5 000 déclarations par
année, ce qui donne 100 par semaine, n’est-ce pas? Comment vos
employés trouvent-ils le temps d’analyser 18,5 millions de
déclarations dans le cadre d’une enquête ou d’une analyse, ou
encore de répondre à toutes les questions sur un montant
astronomique de déclarations par année? Je ne vois pas
comment cela est possible. Pourriez-vous éclairer ma lanterne?
Ms. Boileau: The 18 million reports that we receive do not all
include information that would necessarily trigger an analysis or
interest from a law enforcement entity that is outside of our
transactions.
Mme Boileau : Les 18 millions de déclarations que nous recevons
ne comprennent pas toutes des renseignements qui déclencheraient
une enquête ou susciteraient l’intérêt d’un organisme d’application
de la loi non concerné par nos opérations.
Senator Finley: How do you tell when the 18.5 million are
coming in the door? Do you have a triage system? Is there a filtering
system? Is there a preordained profile you are looking for?
Le sénateur Finley : Comment faites-vous pour le savoir lorsque
vous recevez 18,5 millions de déclarations? Avez-vous un système de
triage? Êtes-vous à la recherche d’un profil préétabli?
Ms. Boileau: Yes.
Senator Finley: Why do you need the rest?
Mme Boileau : Oui.
Le sénateur Finley : Pourquoi avez-vous besoin du reste?
Ms. Boileau: The information we receive is based on the triggers
in the legislation. We receive large cash transfers, electronic fund
transfers and suspicious transaction reports submitted by the
reporting entities themselves when they believe that the
transaction occurring in their institution is suspicious by nature.
Mme Boileau : L’information que nous recevons se fonde sur
les déclencheurs prévus par la loi, notamment les grands transferts
d’argent et les transferts électroniques de fonds. De plus, les
entités comptables déclarent elles-mêmes les opérations effectuées
au sein de leur établissement bancaire lorsqu’elles les considèrent
douteuses.
Senator Finley: Excuse me, but that still amounts to 18.5 million
or 18 million reports, in your own words, right? No matter where
they come from or what they are, either you have an unbelievably
efficient process for dealing with them, superhuman investigators or
analysts, or most of the reports are a waste of time in the first place.
You cannot square that circle that I can see, anyway.
Le sénateur Finley : Pardonnez-moi, mais vous recevez tout de
même quelque 18 millions de déclarations, c’est bien cela? Quelle
que soit leur provenance ou quel que soit leur contenu... soit vous
vous êtes dotés d’un processus d’une incroyable efficacité et
d’enquêteurs surhumains, soit la plupart des déclarations sont
faites pour rien. De toute façon, c’est la quadrature du cercle.
Ms. Filion: We have a computer system. The computer system
will make links. If your name comes up only once over the
18 million, we might not do further analysis on you.
Mme Filion : Nous avons un système informatique, qui établit
des liens. Si votre nom n’est relevé qu’une fois sur 18 millions,
nous ne pousserons probablement pas l’analyse sur vous.
32:28
National Finance
Senator Finley: You will still ask me to report.
13-2-2013
Le sénateur Finley : Vous me demanderez quand même de faire
une déclaration.
Ms. Filion: Yes. However, on the other hand, if your name
comes up 1,000 times, we will start to ask what you are doing and
will begin to do some analysis. Based on this system, we do some
matches and we look at where it is going. Sometimes we are more
interested in money going to Mali, for example. Therefore, we will
look at all money going to Mali, or money coming from Libya or
other countries we have identified as having certain problems.
Mme Filion : Oui. Toutefois, si votre nom est relevé 1 000 fois,
nous vous poserons des questions et nous réaliserons une enquête.
Le système nous permet de faire des associations et d’analyser la
situation. Parfois, nous sommes plutôt intéressés par l’argent qui est
transféré au Mali, par exemple. Nous pouvons donc faire une
vérification des opérations vers le Mali, ou de l’argent provenant de
la Libye, ou d’autres pays désignés comme étant problématiques.
The system will allow us to know where the money goes or
where the money we receive comes from, as well as names; we will
match names. We will match some information that we are
looking for.
Le système nous permettra de savoir où est transféré l’argent
ou d’où il provient. Nous pouvons également relever certains
noms auxquels sont associées certaines informations.
No, we are not looking at 18 million transactions that we
receive, but we do some matches with the computer system.
Non, nous n’analysons pas chacune des 18 millions
d’opérations que nous recevons, mais nous effectuons certaines
associations par l’entremise du système informatique.
Senator Finley: All right. I do a banking transaction. For
example, I send $15,000 offshore to my brother or whatever.
Le sénateur Finley : D’accord. Si j’envoie par exemple 15 000 $
à l’étranger, disons à mon frère.
Ms. Filion: You have to be offshore.
Senator Finley: I have relatives all over the place.
Mme Filion : Vous devez être à l’étranger.
Le sénateur Finley : Ma famille est dispersée dans le monde
entier.
Do I come up in this report?
Est-ce que mon nom sera relevé dans le système?
Ms. Boileau: If you are over $10,000, yes.
Mme Boileau : Si la transaction est de plus de 10 000 $, oui.
Senator Finley: So I am tracked in the system somewhere.
Ms. Filion: Yes.
Le sénateur Finley : Donc, je suis fiché quelque part dans le
système.
Mme Filion : Oui.
Senator Finley: How much personal information is tracked in
the system? Do you go from its being ‘‘Doug Finley made a
banking transaction with the Royal Bank’’ to ‘‘Here is his social
security number, his visa number, et cetera’’?
Le sénateur Finley : Quels sont les renseignements personnels
qui y sont consignés? Est-ce simplement « Doug Finley a fait une
opération bancaire avec la Banque Royale », ou plutôt « Voilà
son numéro d’assurance sociale, son numéro de carte visa, et
cetera »?
Ms. Filion: No, we do not have this kind of information. We
will have the name of the person, citizenship —
Mme Filion : Non, nous ne détenons pas de tels renseignements.
Nous avons accès au nom de la personne, à sa citoyenneté...
Ms. Boileau: We will have your address, your banking
information — the bank account, potentially — and, depending
on what the report is, we might also ask for a date of birth if it is a
suspicious transaction report.
Mme Boileau : Nous aurons votre adresse, vos renseignements
bancaires — le numéro du compte bancaire, peut-être — et, s’il
s’agit d’une déclaration d’opération douteuse, nous pourrons
également obtenir votre date de naissance.
Senator Finley: In effect, you are asking for the keys to every
single piece of my life.
Le sénateur Finley : Dans les faits, vous demandez à obtenir
tous les renseignements qui me concernent.
Ms. Filion: No. What is important is what we do with that
information.
Mme Filion : Non. Ce qui compte, c’est ce que nous en faisons.
Senator Finley: For 796 case disclosures a year?
Ms. Filion: We keep it secret. We have to ensure our system is
very secure. That is why people working for FINTRAC are top
secret.
Le sénateur Finley : Pour la communication de 796 cas par année?
Mme Filion : Nous gardons ces renseignements secrets. Nous
nous assurons que notre système est sécuritaire. C’est pourquoi les
personnes qui travaillent pour le CANAFE doivent obtenir une
cote de sécurité de niveau très secret.
13-2-2013
Finances nationales
Senator Finley: There is no such thing as top secret. I happen to
be married to someone who runs a department that just had
600,000 names taken on a little portable disk, so do not tell me —
Ms. Filion: This is not a little portable disk.
32:29
Le sénateur Finley : Rien n’est très secret. Ma femme gère un
ministère qui s’est fait voler 600 000 noms sur un petit disque
portable, alors ne me dites pas...
Mme Filion : Il ne s’agit pas d’un petit disque portable.
We certainly have a lot of confidential information. We have to
ensure that this information is given to law enforcement based on
our legislation, because we cannot give them just any information;
there are specific things we can give to CRA, for example.
Nous gérons certainement un grand volume de renseignements
confidentiels. Nous sommes légalement tenus de les transmettre
aux organismes d’application de la loi. Nous ne pouvons pas leur
transmettre tous les renseignements. Par exemple, nous pouvons
transmettre certains renseignements à l’ARC.
Senator Finley: With all due respect, 18.5 million reports
funnelled through 350 people with many other responsibilities,
apparently, results in 796 case disclosures.
Le sénateur Finley : Avec tout le respect que je vous dois, les
18,5 millions de déclarations sont traitées par 350 personnes qui
ont bien d’autres responsabilités, et donnent lieu, semble-t-il, à la
communication de 796 cas.
Ms. Filion: Do not forget the 796 could be something like a
million transactions, okay? We match transactions. We receive
18 million transactions. We match transactions. It could be
1,000 transactions in your name, so that will be a case among
the 796. I do not know exactly how many transactions are related to
the 796 but it is not 796 transactions; it could be a million
transactions.
Mme Filion : N’oubliez pas que les 796 cas peuvent représenter
un million d’opérations, on est d’accord? Nous recevons 18 millions
de déclarations, et nous faisons des associations. Vous pourriez
avoir fait 1 000 opérations, et vous ne représenteriez qu’un seul cas
sur 796. Je ne connais pas le nombre exact d’opérations, mais ce
n’est certainement pas 796. C’est peut-être un million.
Senator Finley: Thank you.
Le sénateur Finley : Merci.
The Chair: With respect to tax evasion, you indicated that you
are involved in helping the government and CRA. Could you tell
us if you deal with your foreign partners in pursuing tax evasion
from the Canadian point of view?
Le président : Vous avez dit que vous aidiez le gouvernement et
l’ARC à lutter contre l’évasion fiscale. Faites-vous affaire avec
vos partenaires étrangers à cette fin?
Ms. Boileau: We provide the intelligence to CRA. If CRA is
pursuing issues with other entities or if the police are pursuing
with foreign partners on work around tax evasion, our
intelligence information goes to the appropriate partners, and
the appropriate partners may link to international groups.
Mme Boileau : Nous transmettons les renseignements à l’ARC.
Si elle collabore avec d’autres entités, ou si la police travaille avec
ses partenaires à l’étranger, nous transmettons nos renseignements
aux partenaires appropriés, qui peuvent les transmettre à leur tour
aux groupes internationaux.
The Chair: What I am wondering about is whether the
intelligence that you provide is intelligence you that have
gathered through your review plus what you have learned from
outside partners in other countries?
Le président : Je me demande si les renseignements que vous
communiquez sont un amalgame de renseignements qui vous ont
été transmis directement et d’autres que vous avez obtenus des
partenaires extérieurs.
Ms. Boileau: If we have specific queries from other financial
intelligence units that are asking us about information on a tax
evasion case, we can provide that information and disclose to a
foreign entity, yes.
Mme Boileau : Si d’autres unités du renseignement financier
nous demandent des renseignements au sujet d’un cas d’évasion
fiscale, nous pouvons leur transmettre et les communiquer à une
entité étrangère, oui.
The Chair: And vice versa?
Le président : Et inversement?
Ms. Boileau: Yes.
Mme Boileau : Oui.
The Chair: From the point of view of registered charities, are all
registered charities in Canada listed as a reporting entity to you?
Ms. Boileau: No. They report to CRA.
Le président : Est-ce que vous considérez les organismes de
bienfaisance enregistrés du Canada à titre d’entités comptables?
Mme Boileau : Non. Elles relèvent de l’ARC.
The Chair: Is that a bit of a gap that you might want to look
into? Have you made requests to include registered charities?
Le président : Ne s’agit-il pas d’une lacune? Avez-vous
demandé à ce que les organismes de bienfaisance soient tenus
de faire une déclaration?
Ms. Boileau: I do not know whether it was part of the
proposals that were put forward under the legislation specifically
on the parliamentary review, but I am looking to senators here.
Mme Boileau : Je ne sais pas si ces organismes sont visés par les
propositions faites en vertu de la loi examinée par le Parlement,
mais c’est aux sénateurs que je m’adresse ici.
32:30
National Finance
13-2-2013
The Chair: I am surprised that you do not oversee registered
charities, because it is an obvious area of abuse.
Le président : Je suis surpris d’apprendre que vous ne
supervisez pas les organismes de bienfaisance enregistrés,
puisque les abus sont fréquents dans ce secteur.
Ms. Filion: If they transfer money, we will know. If they transfer
money for more than $10,000, we will know. It is more CRA that
receives all the information about those organizations and what
they do. If they transfer money, more than $10,000, we will know,
internationally.
Mme Filion : S’ils transfèrent plus de 10 000 $, nous le
saurons. C’est plutôt l’ARC qui reçoit l’information au sujet de
ces organismes et de leurs activités. S’ils transfèrent plus de
10 000 $ à l’étranger, nous le saurons.
The Chair: You do not have a regular report; it is all secondary
information that you have to gather?
Le président : Il n’y a pas de déclaration systématique; il s’agit
de renseignements secondaires que vous devez recueillir?
Ms. Filion: Yes.
Senator Nancy Ruth: I want to go back to the line of questioning
Senator Finley had. Say it is Christmas time and I transfer $9,999 to
three of my godchildren. You will never see this.
Ms. Filion: No.
Mme Filion : Oui.
La sénatrice Nancy Ruth : J’aimerais poursuivre la réflexion du
sénateur Finley. Si je transfère 9 999 $ à trois de mes filleuls pour
Noël, vous ne verrez jamais cette opération.
Mme Filion : Non.
Senator Nancy Ruth: If I do this repeatedly every quarter will
the bank get suspicious and maybe report to you even though it is
under $10,000?
La sénatrice Nancy Ruth : Si je le fais chaque trimestre, est-ce
que la banque aura des doutes et pourra vous transmettre une
déclaration, même si les opérations sont inférieures à 10 000 $?
Ms. Filion: They could get suspicious and inform us. It
depends where you are sending the money, also.
Mme Filion : Elle pourrait se douter de quelque chose et nous
en informer. Cela dépend aussi de l’identité du bénéficiaire.
Senator Nancy Ruth: Say it is to an individual within Canada.
La sénatrice Nancy Ruth : Supposons qu’il s’agit d’un
particulier vivant au Canada.
Ms. Filion: In Canada, no. We are talking about international
transfers.
Mme Filion : Au Canada, non. Nous parlons de transferts vers
l’étranger.
Senator Nancy Ruth: Only?
La sénatrice Nancy Ruth : Seulement ceux-là?
Ms. Filion: Yes.
Mme Filion : Oui.
Senator Nancy Ruth: You do not hear about transfers over
$10,000 within Canada?
Ms. Filion: No.
Ms. Boileau: Over $10,000, yes, but internationally over
$10,000. In Canada, no.
Senator Nancy Ruth: Okay.
La sénatrice Nancy Ruth : Vous n’entendez jamais parler de
transferts de plus de 10 000 $ faits à l’intérieur du Canada?
Mme Filion : Non.
Mme Boileau : De plus de 10 000 $, oui, mais vers l’étranger
seulement. Pas au Canada.
La sénatrice Nancy Ruth : D’accord.
Senator Ringuette: I have two different areas of questioning
that I want to pursue.
La sénatrice Ringuette : Mes questions porteront sur deux
sujets distincts.
You have indicated that you collaborate with international
associations similar to yours. Have you collaborated with your
counterpart association in the U.S.A. with regard to their
investigation on USBC?
Vous avez dit collaborer avec des organismes internationaux
semblables au vôtre. Avez-vous collaboré avec votre équivalent
américain pour l’enquête sur la USBC?
Ms. Boileau: You are asking me a question that, by law, we
cannot provide an answer to.
Mme Boileau : Vous me posez une question à laquelle la loi
m’interdit de répondre.
Senator Ringuette: Do you have a system within your detection
programs that would flag a major international issue that could
have potential implications in Canada?
La sénatrice Ringuette : Vos programmes de détection ont-ils
un dispositif permettant de signaler un enjeu international de
taille susceptible d’avoir des ramifications au Canada?
Ms. Boileau: We have flags for specific activities that we work
on with our partners internationally. Yes, we do have some areas
of mutual interest.
Mme Boileau : Nous avons des dispositifs d’avertissement pour
certaines activités qui demandent un travail de collaboration avec
nos partenaires étrangers. Oui, nous avons effectivement des
domaines d’intérêt commun.
13-2-2013
Finances nationales
32:31
Senator Ringuette: Has the investigation in the U.S. been
flagged to you?
La sénatrice Ringuette : L’enquête menée aux États-Unis vous
a-t-elle été signalée?
Ms. Boileau: You are asking me a question that, by law, I
cannot answer.
Mme Boileau : Selon la loi, je ne peux répondre à cette
question.
The Chair: Just say you cannot answer.
Ms. Boileau: I cannot answer.
Senator Ringuette: I just want to bring home the fact that if a
certain entity in the U.S., which has branch offices throughout the
world, is the subject of a major investigation with regard to
money laundering, would that flag a particular interest on your
part to supply information and examine further that entity within
Canada?
[Translation]
Le président : Contentez-vous de dire que vous ne pouvez pas
répondre.
Mme Boileau : Je ne peux pas répondre.
La sénatrice Ringuette : Je tiens seulement à confirmer une
chose : si une certaine entité américaine ayant des bureaux un peu
partout dans le monde faisait l’objet d’une enquête de grande
envergure en lien avec le blanchiment d’argent, cela susciterait-il
un certain intérêt chez vous et vous inciterait-il à fournir de
l’information et à examiner de plus près les activités de cette entité
au Canada?
[Français]
The Chair: Possibly.
Le président : Possiblement.
Ms. Boileau: Yes, possibly.
Mme Boileau : Possiblement, tout à fait.
[English]
[Traduction]
Ms. Filion: For sure we are informed of what is going on
around the world. We look at the newspaper and get some
information from our partners.
Mme Filion : Bien sûr, nous sommes informés de ce qui se
passe dans le monde. Nous lisons les journaux et nous recevons de
l’information de nos partenaires.
Senator Ringuette: Okay. My question was what are you doing
about it?
La sénatrice Ringuette : D’accord. Ma question était plutôt de
savoir comment vous réagissez?
Ms. Filion: For sure, if we have some doubt, we will look to see
if we can find something, okay?
Mme Filion : Évidemment, si nous avons un doute, nous allons
essayer de savoir ce qui se passe. D’accord?
Senator Ringuette: You indicated that last year you made 996
case disclosures, of which 89 were the $10,000 at border services,
which is an automatic supply of information to you. Basically we
are looking at 700 disclosures that you gave to law enforcement
agencies. How many of them led to law enforcement investigations?
La sénatrice Ringuette : Vous avez indiqué que, l’an dernier, le
CANAFE a signalé 996 cas, dont 89 étaient liés à la loi appliquée
par les services frontaliers concernant les importations ou les
exportations de 10 000 $ ou plus, ce qui vous fournit
automatiquement une certaine quantité de renseignements.
Essentiellement, vous avez signalé 700 cas aux organismes
d’application de la loi. Combien d’entre eux ont débouché sur des
enquêtes judiciaires?
Ms. Boileau: This is a question that we have had at different
committees. As we have indicated, we know as fact, based on our
partners, that in every major investigation the RCMP undertakes,
they ask FINTRAC if we have information.
Mme Boileau : Cette question nous a été posée par divers
comités. Comme nous l’avons expliqué, nous savons pertinemment
grâce à nos partenaires que toutes les fois où elle se lance dans une
enquête de grande envergure, la GRC demande au CANAFE de lui
fournir l’information qu’il détient.
How many have led to investigations and how many have they
pursued based on our disclosures? I do not have that information.
The RCMP are in a much better position to answer that question,
or law enforcement generally. We provide intelligence. We
provide information that is then given to law enforcement
organizations. How and what they pursue with those are
outside of our control and outside of our areas of direction or
guidance.
Combien de cas ont donné lieu à des enquêtes et combien
d’enquêtes ont-ils entreprises sur la foi de nos signalements? Je
n’ai pas cette information. La GRC est bien mieux placée que
nous pour répondre à cela, ou à tout ce qui concerne l’application
de la loi en général. Nous fournissons des renseignements, et ces
derniers sont transmis aux organismes d’application de la loi.
Comment et à quelle fin ils utilisent ces renseignements échappent
à notre mandat et à nos orientations.
Senator Ringuette: Out of the 700 disclosures, how many
requested information from law enforcement agencies?
La sénatrice Ringuette : Des 700 cas signalés, combien ont
nécessité de l’information des organismes d’application de la loi?
32:32
National Finance
13-2-2013
Ms. Boileau: That comes back to the question you asked about
how much is push and how much is pull. We are not in a position
to be able to tell you that today.
Mme Boileau : Cela revient à votre question sur la proportion
des entrées et des sorties. Nous ne sommes pas dans une position
qui nous permet de répondre à cela aujourd’hui.
Senator Ringuette: All of my questioning comes back to the
essential question asked by Senator Gerstein earlier, which is
trying to identify the value for money of your organization. It is
very hard, because statistics are missing for a major datagathering agency. You have mentioned 18.5 million reports. That
is a lot of data analysis and statistics. However, when it comes to
your entity, your agency, it is very hard to get those statistics in
order for us to at least try to come to a value-for-money scenario
in our minds. Year after year, it is a lot of money that you are
asking taxpayers to supply.
La sénatrice Ringuette : Toutes mes interventions reviennent à
la question essentielle posée plus tôt par le sénateur Gerstein, qui
cherchait à cerner la rentabilité de votre organisme. Il est très
difficile d’établir cela, puisque les statistiques d’un important
organisme de collecte de données nous manquent. Vous avez fait
état de 18,5 millions de rapports. Cela fait une quantité
phénoménale d’analyses de données et de statistiques.
Cependant, lorsque l’on s’intéresse à votre entité, à votre
organisme, il est très difficile d’obtenir ces statistiques et de
nous faire une idée de votre rentabilité. Année après année, c’est
une quantité considérable d’argent que vous demandez aux
contribuables de vous accorder.
You indicated that information technology takes up almost
28 per cent of your budget. I cannot believe that in 10 years you
have not been able to gather the pertinent statistics for your
organization to validate your existence.
Vous avez dit consacrer près de 28 p. 100 de votre budget à la
technologie de l’information. Je ne peux pas croire qu’après
10 ans, vous ne soyez pas encore en mesure de colliger des
statistiques pertinentes sur votre organisme, susceptibles d’en
valider l’existence.
I am not saying that your role is unimportant, but it is hard,
without all the statistics, to ascertain that and say that we agree
that you should spend $56 million of taxpayer money in the next
year. Perhaps that is too much of a personal comment.
Je ne dis pas que votre rôle est sans importance, mais bien qu’il
est difficile d’établir cela sans toutes les statistiques voulues et de
consentir à vous accorder 56 millions de dollars de l’argent des
contribuables pour la prochaine année. Peut-être que mon
commentaire est un peu trop personnel.
Ms. Filion: A parliamentary committee has been looking at
regulations. The RCMP and CSIS were invited, and they all said
that what we are giving them is very useful. However, they have
difficulty to say that this information gets to this, and
unfortunately, we cannot get those statistics because we
measure ourselves by asking them if they are happy with the
information that we provide. Does it bring them to the next level
of investigation? They all say yes, but statistically it comes from
the law enforcement.
Mme Filion : Un comité parlementaire s’est penché sur les
règlements. La GRC et le SCRS ont été invités à participer, et ils
ont tous deux affirmé que ce que nous leur donnions leur était très
utile. Ils ont toutefois de la difficulté à nous dire quelle information
sert à quelle cause, et nous sommes malheureusement incapables
d’obtenir ces statistiques. Alors nous mesurons notre efficacité en
leur demandant s’ils sont satisfaits des renseignements que nous leur
transmettons. Leur permettent-ils de faire avancer leurs enquêtes?
Ils répondent tous par l’affirmative, mais les seules statistiques que
nous avons viennent des organismes d’application de la loi.
Senator Ringuette: Then should you not be an integral part of a
law enforcement entity? You could have decent statistics and
follow up on the information, and the push and pull would be
probably to a greater extent.
La sénatrice Ringuette : Par conséquent, ne devriez-vous pas faire
partie intégrante d’un de ces organismes? Vous pourriez avoir des
statistiques de bonne tenue et faire le suivi de l’information, et le
rapport des entrées et des sorties s’en trouverait probablement
amélioré.
Ms. Boileau: That is for others to decide.
Mme Boileau : Ce n’est pas à nous d’en décider.
The Chair: Thank you, Senator Ringuette. Senator Buth has a
point of clarification.
Le président : Merci, madame. La sénatrice Buth aimerait
obtenir une clarification.
Senator Buth: I am wondering if other countries have similar
agencies, and are they run on a similar basis?
La sénatrice Buth : J’aimerais savoir si les autres pays ont des
organismes semblables, et si ceux-ci fonctionnent de la même
manière.
Ms. Boileau: Yes, we are considered an administrative financial
intelligence unit. Other countries around the world have similar
organizations. FinCEN is similar to ours, which is in the U.S.
Australia is similar to ours. The U.K. also has a similar
Mme Boileau : Oui, le CANAFE est considéré comme une unité
de renseignements financiers administrative. D’autres pays ont des
organisations semblables. L’Australie en a une, mais la sienne a
deux composantes : la conformité et l’analyse. Les États-Unis ont le
13-2-2013
Finances nationales
organization to ours vis-à-vis the analysis they do. Australia has
both the components, compliance as well as analysis aspects, so
there are countries within the G20 and G8 realm that are similar
to our organization.
Senator Buth: Thank you.
32:33
FinCEN. Le Royaume-Uni a un organisme proche du nôtre pour
ses analyses. Donc, certains pays du G20 et du G8 se sont dotés
d’un organisme semblable au nôtre.
Le sénateur Buth : Merci.
The Chair: The services and the functions performed are
similar, but is a stand-alone agency a similar situation in the other
countries?
Le président : Leurs services et leurs fonctions sont similaires,
mais sont-ils aussi des organismes indépendants?
Ms. Boileau: We all have to have operational independence
vis-à-vis the information we provide.
Mme Boileau : Nous avons tous une certaine autonomie
opérationnelle en ce qui concerne l’information que nous
fournissons.
The Chair: That helps you do your job.
Le président : Cela vous aide à faire votre travail.
Ms. Boileau: Yes.
Mme Boileau : Oui.
[Translation]
[Français]
Senator Bellemare: Mr. Arseneau, I would like to talk about
your mandate when it comes to private pension plans subject to
federal regulations.
La sénatrice Bellemare : Monsieur Arsenault, j’aimerais parler
de votre mandat en ce qui concerne le régime de retraite privé qui
est assujetti à la réglementation fédérale.
We know that private pension plans are struggling, especially
defined benefit pension plans, which have run up large deficits.
What kind of support do you provide to those plans to help them
obtain bailouts? Is your monitoring fairly strict when it comes to
companies whose survival may be in jeopardy? Do you have a
mandate to intervene quickly or try to protect people who have
contributed to their pension plan over many years? I would like
you to explain your mandate to me.
On sait que les régimes de retraite privés sont en difficulté,
notamment les régimes de retraite privé à prestations déterminées
qui ont subi de gros déficits. Quel genre de soutien offrez-vous à
ces régimes afin qu’ils se renflouent? Faites-vous un suivi assez
strict par rapport à des entreprises dont la survie peut être en
danger? Avez-vous un mandat pour intervenir rapidement ou
pour essayer de protéger les gens qui ont cotisé à leur régime de
retraite durant de nombreuses années? J’aimerais que vous
m’expliquiez votre mandat.
Mr. Arseneau: Regarding private pension plans, we use, in our
monitoring role, a risk-based oversight framework. Risks are
assessed. Based on the assessment, we provide institutions in
difficulty with intervention and follow-up in order to ensure that
corrective measures are taken.
M. Arseneau : En ce qui concerne les régimes de retraite privés,
on utilise, dans notre rôle de supervision, un cadre de supervision
basé sur les risques. Les risques sont évalués. Selon les résultats
obtenus, on joue, auprès des institutions en difficulté, un rôle
d’intervention et de suivi afin de s’assurer que des mesures
correctives soient prises.
That monitoring continues, and our resources increase as
corrective measures to remedy those problems are taken. So that
monitoring is very formal.
Ces suivis continueront et nos ressources vont s’intensifier au
fur et à mesure que les mesures correctives à ces problèmes seront
prises. Donc ces suivis sont très formels.
Senator Bellemare: Does the legislation provide for the bailing
out of pension funds over five or six years, for instance?
La sénatrice Bellemare : Est-ce que la loi prévoit le
renflouement des caisses de retraite sur cinq ans ou 10 ans, par
exemple?
Mr. Arseneau: Yes, our framework calls for corrective
measures according to the bailout. However, those are
obviously not financial measures. Some institutions will succeed,
and others will fail. What we want to do is get involved on time,
as soon as possible, so that corrective measures can be
implemented.
M. Arseneau : Précisément, notre cadre prévoit de prendre les
mesures correctives selon le renflouement. Mais ces mesures ne
sont évidemment pas financières. Certaines institutions vont
réussir alors que d’autres vont échouer. Mais ce qu’on veut faire
c’est intervenir en temps opportun, aussitôt que possible, afin que
les mesures correctives soient mises en place.
Senator Bellemare: We know that your budget is funded by the
institutions you regulate. But how do you fund your activities
related to private pension plans?
La sénatrice Bellemare : On sait que votre budget est financé
par les institutions avec lesquelles vous faites affaire. Mais dans le
cas des régimes de retraite privés, comment financez-vous cette
portion de votre travail?
32:34
National Finance
13-2-2013
Mr. Arseneau: That is funded through the same channels. So
they become an institution in a group, among the pension groups,
and they receive their portion of allocated fees.
M. Arseneau : C’est financé par les mêmes mesures, donc ils
deviennent une institution dans un groupe, parmi le groupe de
pensions, et ils ont leur portion de frais alloués.
Senator Bellemare: So the pension plans pay you? You bill
them?
La sénatrice Bellemare : Ce sont donc les régimes de pensions
eux-mêmes qui vous payeront? Vous les facturerez?
Mr. Arseneau: Exactly.
M. Arseneau : Précisément.
Senator Bellemare: And you talk to those committees to tell
them to monitor their affairs?
La sénatrice Bellemare : Et vous vous adressez à ces comités
pour leur dire de surveiller leurs affaires?
Mr. Arseneau: Yes, we talk to the committees of all the
industries we regulate.
M. Arseneau : Oui, nous nous adressons aux comités de toutes
les industries avec lesquelles on participe.
[English]
[Traduction]
Senator De Bané: Ms. Filion, you have said that a transfer to
Canada coming from certain countries — you did mention two of
them — will trigger something to attract our attention.
Le sénateur De Bané : Madame Filion, vous avez dit qu’un
transfert au Canada en provenance de certains pays — vous en
avez mentionné deux — déclenchera quelque chose pour attirer
votre attention.
Now, if that money comes from those countries but through a
transit route of another Western country, et cetera, is there a
system to trigger your attention?
Or, si l’argent en provenance de ces pays transite par un autre
pays occidental, et ainsi de suite, y a-t-il un dispositif pour vous
mettre la puce à l’oreille?
Ms. Filion: If it goes always to the same person, there could be
some questions. We will make some links.
Mme Filion : Si l’argent parvient toujours à la même personne,
cela risque de susciter des questions. Nous établirons des liens.
Senator De Bané: Of course, every day a person can register a
dozen corporate entities, numbered entities, as many as he or she
wants, and that will fool the system.
Le sénateur De Bané : Bien entendu, quelqu’un pourrait créer
une douzaine de sociétés par jour, des sociétés à numéro, en fait, il
pourrait en créer autant qu’il en souhaite et tromper le système.
Ms. Filion: Yes, but we know some links also that Joe Blow has
those kinds of entities, so we have those links and also are
informed by the RCMP.
Mme Filion : Oui, mais nous connaissons aussi une partie des
liens que cette personne pourrait avoir avec ce type d’entités et
nous recevons aussi des renseignements de la GRC.
Senator De Bané: The gist of your testimony today is to show
us how efficient you are. On the other hand, we all know that
trillions of dollars are transferred electronically every day, that in
some parts of the world there are absolutely no restrictions on
deposits of drug money, terrorist money and so forth, and there is
total secrecy.
Le sénateur De Bané : L’idée générale de votre témoignage
d’aujourd’hui est de nous montrer à quel point vous êtes efficace.
Par ailleurs, vous savez que des billions de dollars sont transférés
tous les jours par voie électronique, que dans certaines parties du
monde, il n’y a aucune restriction lorsqu’il s’agit de déposer des
narcodollars, de l’argent servant à financer des activités terroristes
et ainsi de suite, et que cela se fait en parfaite confidentialité.
I think our committee would like to have the expertise of the
Superintendent of Financial Institutions of what the weak links
are that prevent us from having an even better system and to
cover all the weak links. That would be very interesting to us, not
only because we know that you are very good and efficient, but
what else should be done to improve the situation. Canada is a
country that many foreign forces want to enter.
Je crois que notre comité aimerait recourir à l’expertise des
employés du surintendant des institutions financières pour
déterminer quels sont les points faibles qui nous empêchent de
perfectionner le système et les moyens d’y remédier. Votre point
de vue nous intéresse beaucoup. Nous savons que vous êtes doués
et efficaces et nous voulons savoir ce qu’il faut faire d’autre pour
améliorer la situation, car de nombreuses forces étrangères
veulent infiltrer le Canada.
We saw that recently with the Canadian who decided to spy for
a foreign country. We know that many foreign influences try to
enter the Canadian market. We are the closest neighbour to the
richest country in the world. Therefore, surely you know the
things that are still missing and you should reflect on those and
help our committee with ideas so we will understand better. It is
Nous en avons eu un exemple dernièrement avec le Canadien
qui a fait de l’espionnage pour le compte d’un pays étranger.
Nous savons que beaucoup de pays étrangers tentent d’exercer
leur influence sur le marché canadien. Nous sommes le plus
proche voisin du pays le plus riche au monde. Vous connaissez
donc sûrement les lacunes du système qui n’ont pas encore été
13-2-2013
Finances nationales
32:35
good to tell us how good you are, but we need to know what other
things can be done to improve this monitoring that you do.
Thank you very much.
corrigées. Vous devriez y réfléchir et nous faire part de vos idées
pour que nous comprenions mieux la situation. C’est bien de nous
parler de votre bon travail, mais nous devons savoir ce que nous
pouvons faire d’autre pour améliorer vos activités de surveillance.
Merci beaucoup.
Senator Finley: I have three filler questions — for me, anyway.
Le sénateur Finley : J’ai trois questions pour utiliser le temps
qu’il nous reste — du moins celui qui m’est accordé.
First, when your organization started 10 years ago, there must
have been some kind of genesis or something of reporting
requirements to begin with, such as ‘‘you have to report this, and
do so by such and such and in such and such a form.’’ Can you
tell me generally how much over the 10 years this reporting
requirement has expanded in terms of data requirements,
frequency, et cetera? In other words, how big has the baby grown?
Premièrement, quand votre organisme a vu le jour il y a 10 ans,
je suppose qu’on a d’abord assisté à une sorte de genèse des
exigences en matière de déclaration telle qu’« il faut rédiger un
rapport pour ceci, et faire cela de telle ou telle façon ». Pouvezvous me dire d’une manière générale jusqu’à quel point au cours
des 10 dernières années on a développé les exigences liées aux
données, à la fréquence des rapports et ainsi de suite? Autrement
dit, dans quelle mesure a-t-on perfectionné le système?
Ms. Boileau: Ten years ago when the legislation was created,
the regulations requiring what we have in front of us are very
similar to what we have now. The only thing added in 2006 or
2008 — and forgive me because I have also been at FINTRAC for
a year now — is the casino disbursement reports. That is the
addition that was added in terms of reporting.
Mme Boileau : Quand la loi a été créée il y a 10 ans, les
exigences de déclaration étaient très similaires à celles
d’aujourd’hui. Le seul ajout, effectué en 2006 ou 2008, concerne
la déclaration des déboursements de casino — vous m’excuserez,
mais je travaille aussi au CANAFE depuis maintenant un an.
Senator Finley: That is the only one in 10 years?
Le sénateur Finley : C’est le seul en 10 ans?
What is your mechanism or process, for example, in feeding
back to committees such as this, legislators or whatever, for
information or frequency that could make your job easier, more
efficient or more comprehensive? You must have had some over
the 10 years, because the world changes. I am not sure that
Internet banking, for example, was as big a deal 10 years ago as it
is today.
Quel est le mécanisme ou le processus qui, par exemple, vous
permet de donner de la rétroaction à un comité comme le nôtre, à
des législateurs ou autre au sujet de données ou de fréquences de
déclaration qui pourraient faciliter, accroître et resserrer la
surveillance? Vous en avez certainement utilisé un au cours des
10 dernières années, car le monde change. Par exemple, je ne
pense pas que les services bancaires en ligne étaient aussi répandus
à l’époque qu’aujourd’hui.
Therefore, what is your feedback mechanism, and how
effective can that be if, in the past 10 years, you have basically
added casino disbursements?
Cela dit, quel est votre mécanisme de rétroaction et à quel
point est-il efficace si, au cours des 10 dernières années, vous avez
seulement ajouté aux exigences la déclaration des déboursements
de casino?
Ms. Boileau: Every five years there is a parliamentary review
that looks at where the legislation is and where Canadian society
is vis-à-vis the technological improvements for the banking
systems or various other reporting entities. That is one of the
feedback mechanisms where we can indicate if there is any need
for change.
Mme Boileau : Tous les cinq ans, il y a un examen parlementaire
pour déterminer où se situent la loi et la société canadienne par
rapport aux améliorations technologiques apportées aux systèmes
bancaires et au sein des entités déclarantes. Il s’agit d’un des
mécanismes de rétroaction grâce auxquels nous pouvons signaler la
nécessité d’apporter un changement.
We currently have in front of the Senate Banking Committee
proposals for consideration on how we could see one aspect
modified. As you have noted, things have changed over the last
number of years, and our experience in the last 10 years show that
the $10,000 threshold for electronic fund transfers when it comes
to terrorism financing is too high because a lot smaller amounts
move for that specific purpose.
Le Comité sénatorial des banques examine actuellement des
propositions que nous lui avons soumises au sujet de la
modification d’un aspect de la loi. Comme vous l’avez mentionné,
les choses ont changé au cours des dernières années. D’après
l’expérience que nous avons acquise, le seuil de 10 000 $ pour les
transferts électroniques de fonds est trop élevé pour contrer le
financement du terrorisme, car beaucoup de montants moindres
sont transférés à cette fin.
Senator Finley: I understand you might be aiming for zero or
$1. Is that possible?
Le sénateur Finley : Si j’ai bien compris, vous voulez fixer le
seuil à zéro ou un dollar, n’est-ce pas?
32:36
National Finance
13-2-2013
Ms. Boileau: That is the proposal in front of the committee, I
believe, yes.
Mme Boileau : Oui, je crois que c’est ce qui a été proposé au
comité.
Senator Finley: I have one last question about the 18 million or
18.5 million reports. There are reports and there are reports.
There are statutorily required reports, presumably, on a periodic
basis — once a week, once a day or once a year perhaps. There
must be a component of the 18 million that is what I would call a
live, real-time report — namely, ‘‘Doug Finley just sent Senator
Nancy Ruth $20 million because she is in Singapore’’ — and that
instantly flashes up on your screens. Are those the two kinds of
reports, or does the second one not exist?
Le sénateur Finley : J’ai une dernière question au sujet du
volume de 18 ou 18,5 millions de déclarations. Il y a différentes
déclarations. Certaines sont exigées par la loi, vraisemblablement
sur une base périodique — une fois par semaine, par jour ou par
année peut-être —, mais une partie des 18 millions doit
comprendre ce que j’appellerais des déclarations directes, en
temps réel, dont vous êtes immédiatement avisés — telles que :
« Doug Finley vient d’envoyer 20 millions de dollars à Nancy
Ruth parce qu’elle est à Singapour. » Y a-t-il effectivement
deux types de déclaration? Les déclarations directes existent-elles?
Ms. Boileau: The reports that you are referring to specifically,
which are electronic funds transfers, are batch transfers. They are
done on a certain number of days, so it is not just-in-time
information, as you are indicating in that instance, that we receive
from the reporting entities. They have a specific amount of time in
which they must submit the reports. I cannot tell you whether it is
five, three or seven days, but those are then received within the
centre for review.
Mme Boileau : Les déclarations dont vous venez spécifiquement
de parler sont des virements électroniques de fonds appelés des
transferts par lots, qui sont effectués pendant un certain nombre de
jours. Les entités déclarantes ne nous remettent donc pas
uniquement des renseignements au moment opportun, comme
dans le cas que vous avez mentionné. Elles disposent d’une période
de temps précise pour produire les déclarations. Je ne peux pas vous
dire s’il s’agit de cinq, trois ou sept jours, mais les déclarations sont
transmises à notre centre d’analyse et sont examinées.
The Chair: You referred to the recommendations that you had
presented to the Senate Banking Committee. This is one of those
areas where Finance and Banking overlap.
Le président : Vous avez parlé des recommandations que vous
avez présentées au Comité sénatorial des banques. Il s’agit d’une
des circonstances où le monde de la finance et le milieu bancaire
empiètent l’un sur l’autre.
Would the Banking Committee have any objections if we asked
for those recommendations as well, or is that something that
should be exclusively at Banking?
Le Comité sénatorial des banques s’opposerait-il à ce que nous
étudiions nous aussi ces recommandations, ou est-ce
exclusivement de son ressort?
Senator Gerstein: There is some public information that has
been circulated.
Le sénateur Gerstein : Certains renseignements publics ont été
diffusés.
The Chair: If Banking has no objection, perhaps you could
make what you had recommended as changes and improvements.
Le président : Si le Comité des banques n’y voit pas
d’inconvénient, vos recommandations pourraient peut-être
constituer des modifications et des améliorations.
Ms. Boileau: They are the Department of Finance Canada’s
proposals, and I believe they are public — they are on the website.
We could make that available.
Mme Boileau : Ce sont les propositions du ministère des
Finances, et je crois qu’elles sont publiques — elles sont sur son
site Web. Nous pourrions les mettre à votre disposition.
The Chair: That would be helpful if you could help us with
that. We do not want to step on anyone else’s toes, but that has
been discussed here.
Le président : Ces recommandations nous seraient utiles. Nous
ne voulons pas nous mêler de ce qui ne nous regarde pas, mais
notre comité en a discuté.
We would like to thank the Office of the Superintendent of
Financial Institutions. Mr. Arseneau, thank you. FINTRAC, thank
you for helping us understand why the public purse is being asked
to sponsor and support your activities — FINTRAC a lot more
than the OSFI because of cost recovery, but that cost recovery may
be something that we could be looking more at in the future. I will
look forward to seeing your recommendations to see whether there
is anything in that regard in there. Thank you very much.
Nous aimerions remercier le Bureau du surintendant des
institutions financières. Monsieur Arseneau, merci. Nous
aimerions également remercier les représentantes du CANAFE de
nous avoir aidé à comprendre pourquoi des fonds publics doivent
servir à financer et à soutenir leurs activités — ce qui est d’autant
plus vrai pour le CANAFE que le BSIF à cause du recouvrement
des coûts, que nous allons d’ailleurs peut-être étudier davantage
prochainement. Je suis impatient de consulter vos recommandations
pour voir s’il en sera question. Merci beaucoup.
Colleagues, we will be meeting tomorrow evening at our usual
time and will be dealing with very important background
information for members of Finance. They deal with plans,
Chers collègues, nous nous rencontrerons demain soir à l’heure
habituelle pour examiner des renseignements généraux très
importants pour les membres de notre comité. Ils portent sur
13-2-2013
Finances nationales
priorities and performance reports and how they tie in with Main
Estimates. Treasury Board will be helping us through those
documents tomorrow evening. That is just background to help us
better be able to do our job. The meeting is now concluded.
(The committee adjourned.)
OTTAWA, Wednesday, February 13, 2013
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day at 6:45 p.m. to study the expenditures set out in the Main
Estimates for the fiscal year ending March 31, 2013.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Honourable senators, this evening we are
continuing our study of the Main Estimates for the 2012-13
fiscal year, which has been referred to our committee.
[English]
32:37
des plans, des priorités et des rapports de rendement et la façon
dont ils sont liés au Budget principal des dépenses. Des
représentants du Conseil du Trésor nous aideront à parcourir
les documents. Ces renseignements nous aideront simplement à
mieux faire notre travail. La séance est maintenant levée.
(La séance est levée.)
OTTAWA, le mercredi 13 février 2013
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales se
réunit aujourd’hui, à 18 h 45, pour étudier les dépenses prévues
dans le Budget principal des dépenses pour l’exercice se terminant
le 31 mars 2013.
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Français]
Le président : Honorables sénateurs, nous poursuivons ce soir
notre étude du Budget principal des dépenses pour l’année
financière 2012-2013, dont notre comité a été saisi.
[Traduction]
We are pleased to welcome back officials from the Expenditure
Management Sector of the Treasury Board of Canada Secretariat.
Appearing this evening are our good friends Bill Matthews,
Assistant Secretary; and Sally Thornton, Executive Director, both
of whom have been helping us with estimates on a regular basis.
C’est avec plaisir que nous accueillons de nouveau les
fonctionnaires du Secteur de la gestion des dépenses du Secrétariat
du Conseil du Trésor. Ce soir, nous entendrons nos bons amis,
M. Bill Matthews, qui est secrétaire adjoint, et Mme Sally
Thornton, qui est directrice exécutive. Ce sont deux personnes qui
nous aident régulièrement lorsqu’il est question des budgets.
Before us are the Main Estimates, and there are other
documents that are part of the financial reporting cycle. All of
them are intended to help parliamentarians, both the House of
Commons and the Senate, hold the government to account and
understand what the government proposes to spend, why they are
proposing to spend that amount of money and how they have
spent the money. All of the documents that we will look at tonight
will relate to that fiscal parliamentary financial cycle.
Nous sommes saisis du Budget principal des dépenses, et il y a
d’autres documents qui font partie du cycle d’établissement des
rapports financiers. Ils visent tous à aider les parlementaires, tant
de la Chambre des communes que du Sénat, à demander des
comptes au gouvernement et à comprendre les dépenses prévues
par le gouvernement, les raisons de ces dépenses et la façon dont
l’argent a été dépensé. Tous les documents que nous allons étudier
ce soir seront liés au cycle budgétaire du Parlement.
I will give the floor now to Mr. Matthews. Thank you very
much for being here. We look forward to your remarks.
Je vais maintenant céder la parole à M. Matthews. Merci
beaucoup d’être ici. Nous avons hâte d’entendre votre exposé.
[Translation]
Bill Matthews, Assistant Secretary, Expenditure Management
Sector, Treasury Board of Canada Secretariat: Honourable senators,
thank you for inviting us here to speak about the supply process. As
you mentioned, Sally Thornton is here with me.
[English]
My plan this evening is to walk you through a presentation
first, which you should have in front of you in both languages. Do
we have that?
The Chair: Yes.
[Français]
Bill Matthews, secrétaire adjoint, Secteur de la gestion des
dépenses, Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada :
Honorables sénateurs, merci de nous avoir invités pour vous
parler du processus d’affectation des crédits. Comme vous l’avez
mentionné, Mme Sally Thornton est ici avec moi.
[Traduction]
Ce soir, dans un premier temps, je vais parcourir la présentation
avec vous. Elle devrait être devant vous, dans les deux langues.
Est-ce le cas?
Le président : Oui.
32:38
National Finance
Mr. Matthews: Good. That will explain the Main Estimates
and supply process. I will spend a fair amount of time on the
parliamentary reporting process as well.
[Translation]
Then I will hand things over to my colleague, who will explain
to you the information in the Main Estimates, using the
Department of Agriculture as an example.
[English]
13-2-2013
M. Matthews : Bien. On y explique le Budget principal des
dépenses et le processus d’affectation des crédits. Je vais aussi
parler assez longuement du processus de présentation de rapports
au Parlement.
[Français]
Puis, je céderai la parole à ma collègue, qui va vous fournir une
explication des renseignements contenus dans le budget des
dépenses en utilisant le ministère de l’Agriculture comme exemple.
[Traduction]
After that, it would give us pleasure to answer any questions
you might have on the documents or the presentation.
Après, c’est avec plaisir que nous répondrons aux questions
que vous pourriez avoir au sujet des documents ou de l’exposé.
If I could start you on slide 2, we have an overview of what we
will be presenting tonight in terms of the slide presentation. I note
that you have a mix of more experienced members here and new
members, as well. I have structured the presentation for those
who are new, so I apologize if some of this is old news for
members who might have been here long enough to give the
presentation themselves; I know some of you have been studying
estimates for quite a while.
Permettez-moi de commencer à la diapositive 2, qui est un
aperçu des sujets qui seront abordés dans la série de diapositives.
Je remarque qu’il y a au comité un amalgame de députés plus
expérimentés et de nouveaux députés. J’ai structuré la
présentation en fonction des nouveaux venus. Je présente donc
mes excuses si, en partie, ce n’est rien de nouveau pour les députés
qui sont ici depuis assez longtemps pour pouvoir présenter cet
exposé eux-mêmes. Je sais que certains d’entre vous étudient les
budgets depuis un bon moment.
We will start with the parliamentary reporting and supply
cycle. That is the page I will spend the most time on because it is
important to understand how all these documents fit together and
what time of year they show up. We will spend a bit of time on
what it means to seek Parliament’s approving the Appropriation
Act itself, what votes are, the various supply periods, and the
information in the estimates — and that is where we will touch on
the other documents that you mentioned in your opening
remarks. We will speak a bit about what the committees can do
in terms of their powers around the estimates. Then it is always
good to talk about interim supply, because that tends to cause
confusion because it is a complicated process. I will end with a
quick update on the study that the house committee had done on
operations and estimates on parliamentary scrutiny of the
estimates to give you an update, because I have provided
updates to the committee in the past on their work.
Nous allons commencer par les rapports au Parlement et le cycle
d’affectation des crédits. Il s’agit de la page à laquelle je consacrerai
le plus de temps, car il est important de comprendre les liens entre
tous ces documents et de savoir à quel moment de l’année ils sont
présentés. Nous consacrerons un peu de temps à la définition de la
demande d’approbation du Parlement, à la Loi de crédits ellemême, aux crédits, aux diverses périodes de crédits et à
l’information contenue dans les budgets des dépenses. C’est à ce
moment-là que nous allons parler des autres documents dont vous
avez parlé dans vos observations préliminaires. Nous parlerons
succinctement de ce que le comité peut faire, c’est-à-dire de ses
pouvoirs en ce qui concerne les budgets. Ensuite, il est toujours utile
de parler des crédits provisoires, parce qu’étant donné qu’il s’agit
d’un processus complexe, cela a tendance à entraîner une certaine
confusion. Je vais terminer par un bref retour sur l’étude du comité
de la Chambre sur les opérations et les budgets dans le cadre de
l’examen parlementaire des prévisions budgétaires, pour vous tenir
à jour, car c’est ce que j’ai fait dans le passé pour le comité.
Let us move to slide 3. There are a couple of things I will tell
you about the parliamentary reporting cycle.
Passons à la diapositive 3. Je voudrais vous dire deux choses au
sujet du cycle de rapports au Parlement.
The first thing you should remember when you are considering
studying the estimates is that there are documents that
departments table in Parliament and there are also other
documents that are useful but not tabled but which are made
available; they are published on websites or issued in hard copy. It
is important to understand how all these fit together.
Lorsque vous pensez à étudier les budgets, la première chose
dont il faut se souvenir, c’est qu’il y a des documents qui sont
déposés au Parlement par les ministères et qu’il y a aussi d’autres
documents utiles, mais qui ne sont pas déposés. Ils sont
accessibles et publiés sur des sites web ou en version papier. Il
est important de comprendre comment tout cela est lié.
Second, when you are thinking about the parliamentary
reporting cycle, think about 21 months. The process starts with
the federal budget, which is typically in February or March,
before a new fiscal year starts, and ends with the production of
the Public Accounts of Canada and the related Departmental
Deuxièmement, lorsque vous pensez au cycle de rapports au
Parlement, il faut penser en fonction de 21 mois, environ. Le
processus commence par le budget fédéral, en février ou en mars,
habituellement, avant le début d’un nouvel exercice financier. Il se
termine par le dépôt des Comptes publics du Canada et des
13-2-2013
Finances nationales
32:39
Performance Reports. That is about a 21-month cycle. We have
two fiscal years going at once. We think of a year as 12 months
but the government reporting cycle is 21 months. It starts with the
federal budget and, in my opinion, ends with the Public Accounts
of Canada and the Departmental Performance Reports, which
close the fiscal year. When looking at reports, there are a few
questions you should ask yourself before you start to read.
rapports ministériels sur le rendement qui s’y rapportent. Il s’agit
d’un cycle d’environ 21 mois. Deux exercices financiers se
chevauchent. Quand on pense à une année, on pense à 12 mois,
mais le cycle de rapports du gouvernement est de 21 mois. Il
commence par le budget fédéral et, à mon avis, il se termine avec
les Comptes publics du Canada et les rapports ministériels sur le
rendement, qui viennent clore l’exercice financier. Lorsque vous
étudiez des rapports, vous devez vous poser quelques questions
avant de commencer à lire.
First, is it a whole-of-government report, like the federal
budget, or is it specific to a department? An example of a
departmental report would be the Report on Plans and Priorities
or the Departmental Performance Report, which each department
issues. You need that context first.
Premièrement, est-ce un rapport pangouvernemental, comme
le budget fédéral, ou est-ce un rapport propre à un ministère? À
titre d’exemple de rapports ministériels, il y a notamment le
rapport sur les plans et les priorités ou le rapport ministériel sur le
rendement, qui sont publiés par chacun des ministères. Vous avez
d’abord besoin de ce contexte.
Second, which year am I dealing with? We have reports for the
current fiscal year, such as the Department of Finance’s monthly
online report called the ‘‘Fiscal Monitor,’’ which gives an update
on the fiscal results of the government in a current year. We also
have reports that relate to the previous year by the time they are
tabled. For example, the Public Accounts of Canada are tabled in
September-October for the year ending March 31. They look
backwards to a year that has ended. Some reports are tabled for
the upcoming fiscal year. The federal budget, which is typically in
February or March, is for the upcoming fiscal year, as are the
Main Estimates. You have to understand which fiscal year you
are dealing with.
Deuxièmement, de quelle année s’agit-il? Nous avons des
rapports pour l’exercice en cours, comme le rapport mensuel en
ligne du ministère des Finances que l’on appelle « la revue
financière » et qui fournit une mise à jour sur les résultats
financiers du gouvernement pour l’exercice en cours. Nous avons
aussi des rapports qui, au moment de leur dépôt, sont liés à
l’exercice précédent. Par exemple, les Comptes publics du Canada
pour l’exercice se terminant le 31 mars sont déposés en septembre
ou octobre. Il s’agit de l’examen de l’exercice qui vient de se
terminer. Certains rapports sont déposés pour l’exercice suivant.
Le budget fédéral, habituellement présenté en février ou en mars,
se rapporte à l’exercice suivant, tout comme le Budget principal
des dépenses. Vous devez savoir de quelle année il s’agit.
Third, are you dealing with a planning document or an actual
document? We have documents like the budget or the Report on
Plans and Priorities that indicate the plans for the upcoming year,
while other documents deal with the actuals, such as the Public
Accounts or Departmental Performance Reports. A basic
construct of the federal government’s financial reporting is that
for every report where we issue a plan, we always follow it up with
an actual document. The budget is a plan and the Public Accounts
of Canada Volume I is where you find out how we actually did
against the budget. Reports on Plans and Priorities are
departmental planning documents, which we follow up with
Departmental Performance Reports that show how the
department did. Each time there is a planning document there
is eventually an actuals document.
Troisièmement, s’agit-il d’un document de planification ou
d’un document sur les données réelles? Il y a des documents,
comme le budget ou le Rapport sur les plans et les priorités, qui
indiquent les prévisions pour l’exercice suivant, tandis que
d’autres documents portent sur les données réelles, comme les
Comptes publics ou les Rapports ministériels sur le rendement.
Un principe de base de la production de rapports financiers par le
gouvernement fédéral est que tout rapport de planification est
toujours suivi d’un document sur les données réelles. Le budget
est un plan et les Comptes publics du Canada, volume I, est le
document où l’on compare les données réelles au budget. Les
rapports sur les plans et les priorités sont des documents de
planification ministérielle. Ils sont suivis des rapports ministériels
sur le rendement qui indiquent comment les ministères s’en sont
tirés. Tout document de planification est suivi, un jour, d’un
document sur les données réelles.
We will have to touch on accrual and cash accounting, which
this committee loves. We have documents on an accrual basis,
such as the budget and Public Accounts of Canada Volume I, and
we have documents on a near cash basis, such as the Main
Estimates — what the department will actually spend. The same
basic premise follows: If we issue a document for planning
purposes on an accrual basis, the companion piece with the
actuals is always issued on the same basis. For example, the
budget and Public Accounts of Canada Volume I are both on a
full accrual basis and the Main Estimates and PAC Volume II are
Nous devons aborder la question de la comptabilité d’exercice et
la comptabilité de trésorerie, ce qui plaît au comité. Nous avons des
documents sur la comptabilité d’exercice, comme le budget et les
Comptes publics du Canada, volume I, et nous avons des
documents fondés sur une comptabilité de caisse modifiée, comme
le Budget principal des dépenses, c’est-à-dire les dépenses réelles
prévues du ministère. Le même principe de base s’applique : si nous
publions un document aux fins de la planification selon la méthode
de comptabilité d’exercice, le document d’accompagnement sur les
données réelles est toujours préparé selon la même méthode. Par
32:40
National Finance
13-2-2013
on a near cash basis. The planning documents and actuals
documents are always issued on the same basis of accounting.
You do not need to be an expert in accounting to understand that
concept.
exemple, le budget et les Comptes publics du Canada, volume I,
sont tous deux fondés sur une comptabilité d’exercice intégrale,
tandis que le Budget principal des dépenses et les Comptes publics
du Canada, volume II, sont fondés sur une comptabilité de caisse
modifiée. Les documents de planification et les documents sur les
données réelles sont toujours publiés selon la même méthode de
comptabilité. Il n’est pas nécessaire d’être un expert en comptabilité
pour comprendre ce principe.
For this lovely diagram on page three, I will start on the lefthand side, January to March 26 in terms of the reports that we
issue. I am starting there because we issue reports during that time
frame that are for the upcoming fiscal year. I mentioned that
when I think about the government’s fiscal year, I think about
21 months. That January to March period is typically when you
will see the budget presentation as well as the tabling of the Main
Estimates. I believe most senators are aware that legally speaking
Main Estimates must be tabled before March 1 to allow
Parliament some time to study the estimates before we get to
interim supply. During that time period as well, you will see
departmental Reports on Plans and Priorities and interim supply,
which I mentioned — Main Estimates and Supplementary
Estimates (C). You will see a mix between current fiscal year
items in Supplementary Estimates (C) and documents that relate
to the upcoming fiscal year, such as the budget and the Main
Estimates. There is a mix in there.
Pour ce qui est de ce merveilleux diagramme à la page 3, je vais
commencer du côté gauche; ce sont les rapports que nous
publions du mois de janvier au 26 mars. Je commence à cet
endroit parce que nous publions pendant cette période des
rapports pour le prochain exercice. J’ai mentionné que lorsque je
pense à l’exercice financier du gouvernement, je pense en fonction
de 21 mois. C’est habituellement pendant la période de janvier à
mars que l’on présente le budget et que l’on dépose aussi le Budget
principal des dépenses. Je crois que la plupart des sénateurs sont
au courant que sur le plan juridique, le Budget principal des
dépenses doit être déposé avant le 1er mars pour permettre au
Parlement d’avoir le temps d’étudier le budget avant le dépôt des
crédits provisoires. De plus, pendant cette période, vous verrez
aussi les rapports ministériels sur les plans et les priorités et les
crédits provisoires, que j’ai mentionnés — le Budget principal des
dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses (C). Vous
verrez une combinaison entre les crédits pour l’exercice en cours,
dans le Budget supplémentaire des dépenses (C), et des documents
relatifs au prochain exercice, comme le budget et le Budget
principal des dépenses. Il s’agit d’une combinaison d’éléments.
We then start the fiscal year on April 1. I mentioned that the
Main Estimates must be legally tabled on or before March 1. For
your reference, there is no legal requirement to table a budget. We
can have a budget at any time or not at all. However, the Main
Estimates must be legally tabled on or before March 1 to allow
the supply process to take place. The first supply period during
the year, April 1 to June 23, is when you will typically see the
tabling of the first supplementary estimates. There is no legal
requirement to have supplementary estimates. If you have been
around long enough, you will know that we have had some years
where we have had two supplementary estimates or three. It is on
an as-required basis. If we need supplementary estimates early in
the year, they would be Supplementary Estimates (A), April 1 to
June 23. We will speak later about the approval of Main
Estimates and appropriations bills, which occur as well during
this period.
Ensuite, l’exercice financier commence le 1er avril. J’ai indiqué
que sur le plan juridique, le Budget principal des dépenses doit
être déposé au plus tard le 1er mars. Pour votre gouverne, il n’y a
aucune exigence juridique pour la présentation d’un budget; il
peut donc y avoir un budget à tout moment, ou aucun budget.
Cependant, sur le plan juridique, le Budget principal des dépenses
doit être déposé au plus tard le 1er mars pour que le processus
d’affectation des crédits puisse avoir lieu. C’est lors de la première
période d’affectation des crédits, du 1er avril au 23 juin, que le
premier budget supplémentaire des dépenses est déposé. La loi
n’exige pas le dépôt d’un budget supplémentaire des dépenses. Si
vous êtes si depuis assez longtemps, vous savez que certaines
années, nous avons eu deux budgets supplémentaires des
dépenses, voire trois. Ils sont présentés au besoin. Si nous avons
besoin d’un budget supplémentaire des dépenses au début de
l’année, il s’agirait du Budget supplémentaire des dépenses (A),
entre le 1er avril et le 23 juin. Nous parlerons plus tard de
l’approbation du Budget principal des dépenses et des projets de
loi de crédits, ce qui a aussi lieu pendant cette période.
September to December 10 is the second supply period.
During that period, you will typically see the tabling of the
Public Accounts of Canada that relate to the previous fiscal year
ended March 31, tabling of the second supplementary estimates,
Supplementary Estimates (B). In some previous years, that has
been the first supplementary estimates but, generally speaking, it
is the second one. That is usually our largest supplementary
La deuxième période d’affectation des crédits s’échelonne du
mois de septembre au 10 décembre. Pendant cette période, on voit
habituellement le dépôt des Comptes publics du Canada, qui sont
liés à l’exercice précédent qui s’est terminé le 31 mars et le dépôt du
deuxième budget supplémentaire des dépenses, le Budget
supplémentaire des dépenses (B). Pour certaines années
antérieures, ce fut le premier budget supplémentaire des dépenses,
13-2-2013
Finances nationales
32:41
estimates for the year. If you are wondering about which ones are
the biggest, it is usually the ones in the fall. The supplementary
estimates in the spring that I spoke about a few minutes ago are
typically for urgent or new budget items only. If we can, we hold
off major items to Supplementary Estimates (B). I mentioned
Departmental Performance Reports, which we will speak to later.
They are typically tabled before each Parliament on the heels of
the Public Accounts. During this time period, you will typically
see the economic and fiscal update from the Department of
Finance. There is no legal requirement to do that, but it is
common practice, and the approval of the Supplementary
Estimates (B) Appropriation Bill.
mais en général, c’est le deuxième. Il s’agit habituellement du plus
important budget supplémentaire des dépenses de l’année. Si vous
vous demandez lequel est le plus important, c’est habituellement
celui qui est déposé à l’automne. Le Budget supplémentaire des
dépenses du printemps dont j’ai parlé il y a quelques minutes est
généralement réservé aux postes budgétaires urgents ou nouveaux.
Si possible, nous attendons au Budget supplémentaire des
dépenses (B) pour inclure les crédits importants. J’ai mentionné
les rapports ministériels sur le rendement, dont nous reparlerons
plus tard. Ils sont habituellement déposés devant le Parlement dans
la foulée des Comptes publics. En général, c’est pendant cette
période que le ministère des Finances présente sa mise à jour
économique et financière. Il n’y a aucune exigence juridique en ce
sens, mais c’est une pratique courante. Il y a aussi l’approbation du
projet de loi de crédits pour le Budget supplémentaire des
dépenses (B).
During the last supply period, January to March 26, you close
out the old year and start the new year.
Pendant la dernière période du cycle d’affectation des crédits,
du mois de janvier au 26 mars, on clôt l’exercice financier et on
commence un nouvel exercice.
The bottom right-hand side of this slide contains a list of other
key documents. These documents are not tabled in Parliament
necessarily but may be useful to parliamentarians and to senators
when they are studying the estimates. The first one I will highlight
for you is the quarterly financial reports. These are not tabled in
Parliament but are a legal requirement of the Financial
Administration Act. Every department has to issue a quarterly
financial report for the first three-quarters of the fiscal year. They
are produced on their websites. They are interested in looking at
estimates because they actually link back to the estimates. They
will show you for each department the authorities they have with
the Main Estimates and supplementary estimates, whatever has
been processed to date, and their spending against those
authorities. They will show it for the current year and the
previous year. If you are wondering whether a department will
spend all its money or how it is tracking versus the previous year,
the quarterly financial reports are a great place to look. The
quarterly report is a relatively new thing in the past two years with
the legislation that updated the Financial Administration Act.
Dans le coin inférieur droit de la diapositive, on trouve une liste
d’autres documents clés. Ces documents ne sont pas nécessairement
déposés au Parlement, mais ils peuvent être utiles pour les députés et
les sénateurs dans leur étude des budgets. Les premiers dont je vais
vous parler, ce sont les rapports financiers trimestriels. Ils ne sont
pas déposés au Parlement, mais il s’agit d’une exigence en vertu de
la Loi sur la gestion des finances publiques. Tous les ministères
doivent publier un rapport financier trimestriel pour les trois
premiers trimestres de l’exercice. Ils sont publiés sur leurs sites Web.
Ils présentent un intérêt certain lorsqu’on étudie le budget parce
qu’on y établit des liens avec le budget. Pour chaque ministère, on y
trouve les autorisations budgétaires liées au Budget principal des
dépenses et au Budget supplémentaire des dépenses; des données sur
ce qui a été fait à ce jour et une comparaison entre les dépenses et les
autorisations budgétaires. On y présente les données pour l’exercice
en cours et l’exercice précédent. Si vous vous demandez si un
ministère dépensera tout son budget ou si vous voulez faire un suivi
par rapport à l’année précédente, les rapports financiers trimestriels
sont une bonne source de renseignements. Le rapport trimestriel est
un élément relativement nouveau qui a été mis en place ces deux
dernières années grâce à la mesure législative qui a permis la mise à
jour de la Loi sur la gestion des finances publiques.
The monthly Fiscal Monitor is not departmental specific but is a
Department of Finance publication that appears on their website. It
shows the monthly financial results of the government. If you are
looking for information on how the government as a whole is
doing, the monthly Fiscal Monitor is a great place to look.
La revue financière mensuelle ne présente pas de données
propres à chaque ministère, mais c’est une publication du
ministère des Finances qui est affichée sur son site web. On y
indique les résultats financiers mensuels du gouvernement. Si vous
cherchez des renseignements sur les résultats pour l’ensemble du
gouvernement, la revue financière mensuelle est une excellente
source d’information.
The annual Debt Management Strategy and the Debt
Management Report are flagged for you because if you look at
the estimates, you will see a significant amount of money on
interest costs. If you are wondering about the debt of the
La Stratégie annuelle de gestion de la dette et le Rapport sur la
gestion de la dette ont été indiqués pour vous parce que si vous
examinez le budget, vous verrez un montant important sous la
rubrique des frais d’intérêts. Si vous voulez en savoir davantage
32:42
National Finance
13-2-2013
government and the management strategy and how that is going,
the Department of Finance’s Debt Management Strategy is the
place to look.
sur la dette gouvernementale, la stratégie de gestion et l’évolution
de la situation, la Stratégie annuelle de gestion de la dette publiée
par le ministère des Finances est le document à consulter.
The last one is the annual Tax Expenditures and Evaluations
Report. I mention that because tax expenditures are an alternative
to government programs. A good example would be the Child
Fitness Tax Credit. There could have been a government program
to deliver that but instead, they offered a tax deduction. If we
issued a government program, there would be information in the
estimates on it. If they decided that a tax expenditure or credit is a
better way to deliver that program or achieve that result, then no
money is being spent. Instead, we are foregoing tax revenues. All
of those are listed in the Annual Tax Expenditures Report. It is
not the same as spending money. A policy choice was made to
have a tax credit as opposed to a government program. If you are
interested in annual tax expenditures, which are foregone
revenues as opposed to government programs, it is an
interesting report to look at.
Le dernier est le rapport annuel intitulé Dépenses fiscales et
évaluations. Je le mentionne parce que les dépenses fiscales sont une
solution de rechange aux programmes gouvernementaux. Un bon
exemple serait le crédit d’impôt pour la condition physique des
enfants. Un programme gouvernemental aurait pu être créé à cet
égard, mais on a plutôt choisi d’offrir un crédit d’impôt. Si nous
avions créé un programme gouvernemental, le budget aurait
comporté des informations à ce sujet. S’il a été décidé qu’une
dépense fiscale ou un crédit d’impôt était une meilleure façon
d’offrir le programme ou d’atteindre le résultat, cela n’entraîne
aucune dépense. On renonce plutôt à des recettes fiscales. Toutes ces
choses sont énumérées dans le rapport annuel sur les dépenses
fiscales. Ce n’est pas la même chose qu’une dépense. Sur le plan de
la politique, on a choisi un crédit d’impôt plutôt qu’un programme
gouvernemental. Si vous avez un intérêt pour les dépenses fiscales
annuelles, qui sont des recettes cédées plutôt que des programmes
gouvernementaux, il s’agit là d’un rapport fort intéressant.
I flagged that for you because I will update you at the end of
this deck on the work of the Standing Committee on Government
Operations and Estimates, which put some thought toward tax
expenditures and how often they should be studied.
Je l’ai souligné pour vous parce qu’à la fin de la présentation, je
vais vous tenir au fait des travaux du Comité permanent des
opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires, qui
s’est penché sur la question des dépenses fiscales et sur la
fréquence à laquelle elles devraient être étudiées.
The Chair: Where is the report from?
Le président : D’où vient le rapport?
Mr. Matthews: The report is from the Department of Finance.
M. Matthews : Le rapport vient du ministère des Finances.
On slide 4, we are into Parliament’s approval and what we have
to do to get the appropriations approved. This flows directly from
the Financial Administration Act, which states that the
government needs Parliament’s authority in order to make
payments. There are two ways to get Parliament’s authority:
either through specific legislation or an appropriation bill. When
we are dealing with specific legislation, we end up with statutory
authorities or payments. The best example I can give you is under
Employment Insurance. There is a piece of legislation that says
that qualified recipients will receive Employment Insurance
benefits. There is no cap put on that money. That is a statutory
expense. If Canadians are entitled to it, if they meet the
requirements, they get a cheque.
À la diapositive 4, il est question de la demande d’approbation
du Parlement et de ce que nous devons faire pour que les crédits
soient approuvés. Cela découle directement de la Loi sur la gestion
des finances publiques, qui stipule que le gouvernement doit obtenir
l’autorisation du Parlement afin d’effectuer des paiements. Il y a
deux façons d’obtenir l’approbation du Parlement. Cela peut se
faire soit par une loi spécifique, soit par une loi de crédits. Lorsqu’il
s’agit d’une loi spécifique, on a alors une autorisation législative ou
des paiements législatifs. Le meilleur exemple que je puisse vous
donner est celui de l’assurance-emploi. Il y a une mesure législative
qui prévoit que les bénéficiaires admissibles recevront des
prestations d’assurance emploi. Il n’y a pas de plafond. Il s’agit
d’une dépense légale. Si les Canadiens y ont droit, s’ils satisfont aux
exigences, ils reçoivent un chèque.
When you think about the estimates, what we put in the
estimates for those is the best estimate on what the government
will spend, but there is no hard cap on that money; whatever is
spent is spent. It is for information purposes only. That is the
statutory authority.
Quand vous pensez aux budgets, il faut savoir que ce qu’on y
inscrit, c’est l’évaluation la plus juste possible des dépenses du
gouvernement, mais il n’y a pas de plafond fixe pour cet argent; ce
qui est dépensé est dépensé. Cela ne s’y trouve qu’à titre de
renseignement. Voilà en quoi consiste l’autorisation législative.
Other examples we have listed are transfers to other levels of
government like the Canada Health Transfer.
Les autres exemples que nous avons indiqués sont des
transferts à d’autres ordres de gouvernement, comme le
Transfert canadien en matière de santé.
The second one is the Appropriation Act, which is why we are
here for Main Estimates and supplementary estimates. That
authority is for one fiscal year only, generally speaking. That is
La deuxième façon est la Loi de crédits, qui est la raison pour
laquelle nous sommes ici pour étudier le Budget principal des
dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses. En général,
13-2-2013
Finances nationales
32:43
called a voted authority. If departments do not spend that money
they need to come back to Parliament to get spending approval
the next year because their spending authority is only good until
March 31 and then we start all over again April 1.
cette autorisation n’est valide que pour un exercice. C’est ce qu’on
appelle une autorisation des dépenses votées. Si les ministères ne
dépensent pas cet argent, ils doivent de nouveau présenter une
demande d’approbation des dépenses au Parlement l’année
suivante parce que l’autorisation de dépenser n’est valide que
jusqu’au 31 mars. Puis, le cycle recommence le 1er avril.
I know this committee has had discussions around re-profiles
and what those mean, and I am happy to explain those in more
detail. The reason we have re-profiles is if a department does not
spend its money. A good example would be our major restructure
programs. It takes a long time to negotiate those deals.
Departments have to plan for those and if it turns out the deal
is not realized as quickly as they thought it would be, they still
intend to spend the money, but just not in the fiscal year they
originally thought, they have to come back and get Parliament’s
approval to spend that money.
Je sais que le comité a tenu des discussions sur les reports de
fonds et sur leur signification, et je vous les expliquerai avec
plaisir. Les reports sont effectués lorsqu’un ministère ne dépense
pas tous ses fonds. Nos programmes de restructuration majeure
en sont un bon exemple. Les négociations dont ils font l’objet sont
longues. Les ministères doivent planifier les programmes, et si les
négociations prennent plus de temps que prévu, ils dépenseront
quand même l’argent, mais pas au cours de l’exercice financier
d’abord visé. Ils doivent alors obtenir une nouvelle autorisation
du Parlement pour dépenser ces fonds.
From a parliamentary perspective, a dollar is a dollar. It does not
matter if it has been re-profiled, you start the year fresh.
Departments are asking for money, it does not matter if it has
been approved in the previous fiscal year. That authority has
expired and they have to start over and ask for that authority again.
Du point de vue du Parlement, un dollar vaut un dollar, qu’il
soit ou non reporté d’un exercice précédent. On commence
l’année à neuf. Les ministères demandent de l’argent; le fait que le
financement ait été approuvé lors de l’exercice précédent n’a pas
d’importance. L’autorisation n’est plus valide, et il faut en
demander une autre.
Re-profiles come up in terms of explaining why there are
amounts in estimates but, from a parliamentary perspective, a
dollar is a dollar. A re-profile is no different from a new program;
you start the year fresh on April 1.
Les reports permettent d’expliquer pourquoi certains montants
se trouvent dans le budget, mais du point de vue du Parlement, le
report n’est pas différent d’un nouveau programme; on
recommence l’année le 1er avril.
Roughly two thirds of government spending flows from
statutory payments and the other third is from appropriation
acts. When you think about committees studying the estimates,
they are really only studying and voting on about one third of
government spending. The other two thirds were passed through
existing legislation. The supply process is the one we use to get
Parliament’s authority through appropriation acts.
Environ les deux tiers des dépenses du gouvernement sont
approuvés en vertu d’autorisations législatives et le tiers, en vertu
de lois de crédits. Les comités qui examinent les budgets ne font
qu’étudier et voter environ le tiers des dépenses du gouvernement.
Les deux autres tiers ont été autorisés en vertu de la loi en vigueur.
Nous avons recours au processus d’affectation des crédits pour
obtenir l’autorisation du Parlement en vertu des lois de crédits.
One thing often forgotten is we table estimates and supply
documents to assist parliamentarians in studying the appropriation
acts. It is the appropriation acts or the legislation that Parliament
approves. Parliament does not approve the Main Estimates.
Parliament approves the appropriation acts. The Main Estimates
are simply there to help Parliament study the appropriation acts.
On oublie souvent que les budgets et les documents sont
fournis en vue d’aider les membres du Parlement à étudier les lois
de crédits. Le Parlement approuve les lois, et non les budgets
principaux des dépenses, qui lui servent uniquement à des fins
d’études.
On slide 5 we give you some detail as to what an appropriation
act looks like, also called a supply bill. There are two pieces to it.
There is what is called the preamble, which is the total amount of
funds and for which fiscal year. There are also some details on the
amounts and purposes for which the funding can be spent. A
department does not get carte blanche when they get some money
and what they can spend it on. There are typically purposes
attached to the amount.
La diapositive 5 explique ce qu’est une loi de crédits, également
appelée projet de loi de crédits. Elle comporte deux volets.
D’abord, le préambule, qui présente le montant total des fonds
demandés et l’exercice, de même que certains détails sur les fonds
et les fins visées par le financement. Le ministère ne peut pas
dépenser les fonds comme il l’entend. Les fonds visent
habituellement des fins précises.
You will have a list of the organizations and the votes for the
schedules. The votes consist of the vote number itself and then
wording that describes what the money can be spent on as well as
the maximum amount of the vote. The key thing to remember
Ensuite, les annexes présentent les organisations et les crédits.
Le crédit est associé à un numéro, à un libellé qui décrit les motifs
du financement et à un montant maximal pouvant être dépensé —
ce dernier point étant essentiel. Les ministères ne sont pas tenus de
32:44
National Finance
13-2-2013
when dealing with votes is that the figure is an ‘‘up to’’ amount.
Departments are under no obligation to spend the full amount of
the authority. It is absolutely okay to under spend. Departments
do not need Parliament’s authority to not spend. They need
Parliament’s authority to spend up to an amount.
dépenser le montant total autorisé. Il convient tout à fait de
dépenser moins; les ministères n’ont pas besoin de l’autorisation
du Parlement pour ne pas dépenser, seulement pour obtenir un
montant maximal.
If you think about this from a departmental perspective, they
have to plan for the worst-case scenario. It is illegal for them to
overspend their vote. If you are in charge of an infrastructure
program and thinking about your Main Estimates and forecasting
what you will spend, you have to forecast all of the deals that
might get realized that fiscal year. If they all come to fruition, you
have to have Parliament’s authority to spend that money.
Dans cette optique, le ministère doit donc prévoir le pire. Il n’a
pas le droit de dépasser son budget. Si vous êtes responsable d’un
programme d’infrastructures et que vous préparez votre Budget
principal des dépenses, vous devez prévoir toutes les ententes qui
seront conclues au cours de l’exercice afin d’avoir l’autorisation
du Parlement de dépenser les fonds. Si toutes les ententes se
concrétisent, vous devez obtenir du Parlement l’autorisation de
dépenser les crédits correspondants.
Inevitably they do not all occur, so then we are into lapses. It is
often thought that lapsing is a bad thing, but you have to
understand why a department lapses money. It could be because
they were more efficient than they had been in previous years. It
could be because projects were delayed. You have to understand
the reasons for the lapses. A ‘‘lapse’’ means unspent money.
Les ententes ne se concrétiseront pas toutes; il y aura donc des
ressources inutilisées. On croit souvent que la non-utilisation de
fonds est une mauvaise chose, mais il faut en comprendre les
raisons. C’est peut-être parce que le ministère a été plus efficace
que les années précédentes, ou parce que certains projets ont été
reportés.
Slide 6 is important because it talks about the vote structure.
The House of Commons committee on operations and estimates
has spent some time thinking about what the vote structure is. I
will talk about the current vote structure and we can talk later
about potential changes to the vote structure.
La diapositive 6 est importante, étant donné qu’elle présente la
structure des crédits. Le Comité permanent des opérations
gouvernementales et des prévisions budgétaires a étudié la
structure des crédits. J’expliquerai la structure actuelle, puis nous
discuterons des modifications qui pourraient y être apportées.
The vote structure for most departments is pretty
straightforward. We have capital expenditures, grants and
contributions and operating. Those would be the basic three votes
most departments would get.
Pour la plupart des ministères, la structure des crédits est assez
simple. Les trois principaux crédits octroyés aux ministères sont
les dépenses en capital, les subventions et les contributions de
même que les dépenses de fonctionnement.
If you are interested in understanding why a department might
get a capital vote, we look at their regular spending of capital, so
fixed assets of $5 million or more per year. If we are in that
territory, we typically set up a separate capital vote.
Les crédits liés aux dépenses en capital sont associés à des
immobilisations de 5 millions de dollars ou plus par année. Un
crédit pour dépenses en capital distinct est habituellement offert
dans ces cas.
It is the same concept for grants and contributions. If a
department has programs that typically require $5 million or more
per year, we will set up a separate vote for grants and contributions.
Le concept est le même pour les subventions et les
contributions. Si les programmes d’un ministère sont associés à
un financement de 5 millions de dollars ou plus par année, un
crédit distinct lié aux subventions et aux contributions sera établi.
Operating is what is left over and that is the money required to
actually to run the department. If you are dealing with a smaller
organization that does not meet those $5 million thresholds, we
have what is called a program vote. We lump those three things
together into one vote. If you are dealing with not large amounts
there is no point in having a separate vote for capital and a
separate vote for operating. We lump them into what is called a
program vote.
Les dépenses de fonctionnement sont celles nécessaires au
fonctionnement du ministère. Les petites organisations qui ne
satisfont pas au critère de 5 millions de dollars obtiennent un
crédit lié aux dépenses de programme, qui réunit les trois crédits.
Il est inutile d’obtenir un crédit lié aux dépenses en capital et un
crédit lié aux dépenses de fonctionnement. Ils sont fusionnés en un
crédit lié aux dépenses de programme.
You will see departments will have one of two structures. They
are either program votes or you will see the split between
operating grants and contributions and capital. If you are
wondering why a department does not have capital votes or a
capital vote, it does not mean they do not have any equipment. It
just means they do not regularly spend enough money to warrant
a capital vote.
Les ministères ont recours à l’une ou l’autre des structures,
c’est-à-dire le crédit lié aux dépenses de programme, ou alors une
répartition entre les dépenses de fonctionnement, les subventions
et les contributions, et les dépenses en capital. Si un ministère n’a
pas de crédit lié aux dépenses en capital, ce n’est pas parce qu’il ne
possède aucun équipement, mais bien parce qu’il ne dépense pas
suffisamment pour le justifier.
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Finances nationales
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There are some other types of votes which we should highlight
for you. Payments to Crown corporations are a separate vote.
Treasury Board central votes are an important separate kind of
vote. That is money that ends up being allocated out to
departments.
Il y a également d’autres types de crédits : les paiements aux
sociétés d’État constituent un crédit distinct. Les crédits centraux
du Conseil du Trésor sont un autre crédit distinct important. Ces
sommes sont affectées aux ministères.
The example we have for you there. I mentioned on the
previous slide we have lapses. Treasury Board has central votes
for what is called operating budget carry forward and capital
budget carry forward. That means if a department does not spend
all of its capital, they can roll over 20 per cent into the next fiscal
year. The way we allocate that is through a Treasury Board
central vote. That item still has to be voted on, but we have a
capital budget carry forward which is 20 per cent and an
operating budget carry forward which is 5 per cent. Those are
just two examples of Treasury Board central votes.
J’ai parlé des fonds non utilisés. Le Conseil du Trésor dispose
de crédits centraux pour le report du budget de fonctionnement et
le report du budget des dépenses en capital, ce qui signifie qu’un
ministère qui ne dépense pas tous ses capitaux peut en reporter
20 p. 100 à l’exercice suivant. Les postes doivent tout de même
être approuvés, mais il est possible de reporter 20 p. 100 du
budget des dépenses en capital et 5 p. 100 du budget de
fonctionnement. Ce sont là deux exemples des crédits centraux
du Conseil du Trésor, mais il y en a d’autres.
We also have others that relate to pay and benefits because
Treasury Board functions as the employer for the Government of
Canada.
Les autres crédits ont notamment trait à la paye et aux
avantages sociaux, étant donné que le Conseil du Trésor agit à
titre d’employeur pour le gouvernement du Canada.
Once approved by Parliament, that becomes the conditions
under which the spending can be made. There is absolutely no
commitment to spend an entire amount, it is just a maximum.
Lorsqu’ils sont approuvés par le Parlement, les crédits
constituent les conditions associées aux dépenses. Il n’y a aucun
engagement à dépenser la totalité des fonds; il s’agit uniquement
d’un montant maximal.
Slide 7 provides a bit of history for you. If you are really a
history buff, Ms. Thornton brought along a very old version of
the estimates, which stems from 1889. Some of you have seen
these before, but if you are curious to take a look at what the
Estimates looked like in the past, we can pass those around.
La diapositive 7 vous donne un peu de contexte. Mme Thornton
a apporté de très anciennes versions du budget des dépenses, qui
remontent à 1889. Certains d’entre vous les ont déjà consultées,
mais s’il y a des intéressés, nous pouvons les faire circuler.
If you are curious about the three supply periods April 1 to
June 23, September to December 10 and January to March 26,
those come from standing orders. They are not set by Treasury
Board Secretariat. Those are standards that have existed since 1968.
Pour les curieux, les trois périodes de crédits, qui vont
respectivement du 1er avril au 23 juin, de septembre au
10 décembre, et de janvier au 26 mars, ont été créées par voie
d’ordres permanents et existent depuis 1968. Elles ne sont pas
établies par le Secrétariat du Conseil du Trésor.
Under those same standing orders Parliament votes on supply
bills the last opposition day in each period so we know which days
we will have the supply votes. If the house approves the supply bill
it goes on to the Senate and then to the Governor General for
Royal Assent. If you think about that process for a moment, the
government cannot spend money on April 1 unless it has had
some sort of approval from Parliament and the Senate and Royal
Assent to spend money. We have to get the new year started in the
old year. If the supply bill is defeated it is a matter of confidence.
It would be cause for a general election.
Conformément aux mêmes ordres permanents, le Parlement se
prononce sur les projets de loi de crédits lors de la dernière
journée de l’opposition de chaque période, ce qui nous permet de
connaître les dates des votes sur les crédits. Si la Chambre
approuve un projet de loi de crédits, celui-ci est envoyé au Sénat,
puis au gouverneur général pour la sanction royale. Si vous
prenez un moment pour réfléchir à ce processus, vous
comprendrez que le gouvernement ne peut pas dépenser
d’argent à partir du 1er avril à moins qu’il ne reçoive une sorte
d’approbation du Parlement et du Sénat ainsi qu’une sanction
royale qui l’y autorise. Il faut prévoir le commencement d’un
nouvel exercice au cours de celui qui le précède. Le rejet d’un
projet de loi de crédits est une question de confiance et peut suffire
à déclencher une élection générale.
On slide 8 we have the information to assist in the
consideration of an appropriation act. I have already mentioned
the estimates themselves.
La diapositive 8 contient des renseignements visant à faciliter
l’étude d’une loi de crédits. J’ai déjà parlé des budgets proprement
dits.
When most people think of estimates they think of the blue
books. That is what Ms. Thornton has just held up. That is only
one part of it. The other piece is the reports on plans and
La plupart des gens associent les budgets des dépenses aux
livres bleus. Mme Thornton en tenait des exemplaires il y a un
instant. Il s’agit seulement d’une partie des budgets, qui
32:46
National Finance
13-2-2013
priorities. For the beginning of the fiscal year, to really
understand the true estimates package, you need the Main
Estimates plus the reports on plans and priorities. That is a lot of
paper to get through. It is really a matter, to be practical, of
picking and choosing which departments you want to look at,
might be interested in, and taking a close look at their report on
plans and priorities.
comprennent également les rapports sur les plans et priorités.
Pour vraiment comprendre l’ensemble du budget, il faut consulter
au début de l’exercice le Budget principal des dépenses ainsi que
les rapports sur les plans et les priorités. On parle de beaucoup de
données et, afin d’être pratique, il faut savoir choisir les ministères
qui nous intéressent et examiner de plus près leurs rapports sur les
plans et les priorités.
We mentioned during the fiscal year we have Supplementary
Estimates (A), (B) and (C). At the end of the fiscal year you have
departmental performance reports. If you are wondering about
how a department did in terms of spending or achieving its
objectives, the departmental performance reports are a great place
to look.
Nous avons mentionné que le gouvernement dépose au cours
de l’exercice les Budgets supplémentaires (A), (B) et (C). Des
rapports ministériels sur le rendement sont également déposés à la
fin de l’exercice. Ce sont ces rapports qui sont les plus utiles à
consulter pour savoir comment les ministères s’en sortent
relativement à leurs dépenses et à leurs objectifs.
On slide 9, the Main Estimates, I think most of you are familiar
with this, but there are three parts of the Main Estimates. I have
touched on this already, but Part I, the upfront piece of the Main
Estimates, is the overview of the government’s projected
expenditures at a high level. Part II is important because it
directly supports the schedules in the Appropriation Act.
Vous connaissez probablement bien le contenu de la neuvième
diapositive. Le Budget principal des dépenses comprend trois
parties. J’ai déjà abordé le sujet, mais la partie 1, la composante
principale, présente un aperçu des dépenses générales prévues par
le gouvernement. La partie II est importante parce qu’elle
correspond exactement aux annexes de la Loi de crédits.
In the Main Estimates you will actually see details by
department as well as voted and statutory. Then at the end of
the document you will see a draft of the Appropriation Act that
will be submitted for approval. Part III, as I have mentioned, are
the RPPs and DPRs. They become important for actually
studying a department in detail.
Le Budget principal des dépenses offre des détails sur chaque
ministère, sur les crédits votés et sur les dépenses législatives. De
plus, une version provisoire de la Loi de crédits qui sera soumise
pour approbation est annexée au document. Comme je l’ai
mentionné, la partie III comprend les RPP et les RMR. Ces
documents s’avèrent importants pour étudier en profondeur les
activités d’un ministère.
We are frequently asked why we need supplementary estimates.
The OGGO study I have mentioned spent a lot of time talking
about the link between the budget and the Main Estimates and
there was some frustration to be honest. Why can there not be
better links between the budget and the Main Estimates? The
issue is timing.
On nous demande souvent quelle est l’utilité des budgets
supplémentaires des dépenses. L’étude du Comité permanent des
opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires dont j’ai
parlé explique longuement le lien entre le budget et le Budget
principal des dépenses. Pour être honnête, certains ont manifesté
une certaine frustration à cet égard. Pourquoi ne pouvons-nous pas
resserrer les liens entre les deux? C’est un problème de calendrier.
If you think about the process to develop the Main Estimates,
in the Main Estimates we put in any spending proposal that has
had Treasury Board approval — it has been through the cabinet
process and was covered in a previous budget. Roughly around
early January we have cut that off. We go into production mode
on Main Estimates, but no new items go in the Main Estimates
after early January. If you think about the budget, it is typically
tabled February or March. Because of budget secrecy, we do not
know what is in the budget, so if a department gets new money in
a budget and is in a rush to spend it, we have Supplementary
Estimates (A) so they can come in fairly quickly with new
spending ideas that were not developed in time for the Main
Estimates. If they can wait for Supplementary Estimates (B), we
make them wait. We have examples on this slide of cases where we
have come in for supplementary estimates because the proposals
and spending ideas were not sufficiently developed for inclusion in
the Main Estimates. It is not unplanned spending; it is purely a
timing issue.
Toutes les propositions de dépenses approuvées par le Conseil du
Trésor sont ajoutées au budget principal dans le cadre de son
processus d’élaboration — le Cabinet les a examinées et elles ont été
prises en considération dans le cadre d’un budget précédent. Cette
étape du processus prend fin autour du début du mois de janvier,
alors que nous nous préparons à publier le budget. Plus aucun
crédit n’est ajouté après le début de janvier. Le budget est
généralement déposé en février ou en mars. Compte tenu du
secret budgétaire, nous ne savons pas ce qu’il contient, ce qui veut
dire qu’un ministère qui reçoit de nouveaux fonds s’empresse de les
dépenser. Le Budget supplémentaire (A) lui permet de présenter
plutôt rapidement de nouvelles propositions de dépenses qui
n’étaient pas prêtes à temps pour le budget principal. Si le
ministère peut attendre au Budget supplémentaire (B), nous le
faisons attendre. Cette diapositive présente des cas où les
propositions de dépenses n’étaient pas suffisamment développées
pour être incluses dans le budget principal et ont donc été inscrites
dans un budget supplémentaire. Il ne s’agit pas de dépenses non
prévues, mais strictement d’un problème de synchronisation.
13-2-2013
Finances nationales
32:47
Slide 10, the committee review of the estimates. Upon tabling,
the estimates are referred to various standing committees. The
standing committees can do a few things: review each item and
then vote to approve, reduce or negative, which is code for not
approving a vote. Committees have no authority to increase the
amount of a vote or to transfer it to another vote. The options are
approve, reduce or negative.
La diapositive 10 porte sur l’examen du budget des dépenses en
comités. Une fois qu’il est déposé, le budget est transmis à divers
comités permanents. Les comités peuvent examiner chaque poste
de crédit, voter pour les approuver ou bien les réduire ou les
refuser. Ils n’ont pas le pourvoir d’augmenter le montant d’un
crédit ou de le transférer à un autre poste budgétaire. Ils ont donc
le choix d’approuver, de réduire ou de rejeter.
The committees report back, and where committees do not
report back they are deemed to have been reported back. If there
is no report from a committee, there is the deeming rule where
silence means no objection. They are deemed to have reported
back.
Les comités rendent compte ou sont censés le faire. S’ils ne le
font pas, on considère qu’ils n’ont aucune objection. Ils sont alors
réputés avoir rendu compte.
On the last opposition day of the supply period, a vote takes
place, and that eventually becomes authority for the departments
to spend money.
Pendant la dernière journée de l’opposition d’une période de
crédits, un vote a lieu et les ministères sont finalement autorisés à
dépenser les fonds.
Slide 11 is interim supply. This is where we get into the
challenge of departments cannot spend money on April 1 without
Parliament’s approval. We need something in place before
April 1. We can get around that. The Main Estimates is a thick
document and is tabled on or before March 1, but we do want to
give Parliament — the House of Commons and the Senate — time
to study the estimates before they are asked to vote in full. To
manage this, we table the Main Estimates. Reports on Plans and
Priorities follow shortly after, and then we table appropriation
legislation called interim supply.
La onzième diapositive porte sur les crédits provisoires. C’est ici
qu’il est question du problème lié au fait que les ministères ne
peuvent pas dépenser d’argent à partir du 1er avril sans le
consentement du Parlement. Il y a moyen de contourner cet
obstacle en prenant une mesure avant le 1er avril. Le budget des
dépenses est un document volumineux déposé le 1er mars ou avant,
mais on veut donner au Parlement — la Chambre des communes et
le Sénat —, le temps de l’examiner avant que tous les membres ne
votent. À cette fin, nous déposons d’abord le Budget principal des
dépenses, qui est suivi peu de temps après par les rapports sur les
plans et priorités. Le Parlement se prononce ensuite sur les crédits
appropriés, appelés les crédits provisoires.
Interim supply recognizes that Parliament has not had
sufficient time to study all the estimates. It says departments
need authority to spend money on April 1, and they need about
three months’ worth of money — April, May, June. By the end of
June, when the house rises, it is expected that the various
committees would have had time to study the estimates and that
the appropriation bills will be approved. The interim supply
default is three twelfths of their spending — April, May, June.
For most departments we take whatever is three twelfths of the
Main Estimates. That goes into the interim supply bill, and the
theory is it is enough to get departments through until the end of
June waiting for the House of Commons and the Senate to have
passed the various appropriation bills and do full supply.
On a recours aux crédits provisoires lorsque le Parlement n’a pas
suffisamment de temps pour étudier tous les budgets des dépenses.
Les ministères ont donc besoin d’une autorisation pour dépenser
des fonds à partir du 1er avril pour une période d’environ trois
mois : avril, mai et juin. Avant la fin de juin, quand la Chambre
ajourne ses travaux, on s’attend à ce que les différents comités aient
eu le temps d’examiner les budgets de dépenses et à ce que les
projets de loi de crédits soient approuvés. Par défaut, les trois
douzièmes des crédits demandés sont accordés pour couvrir les
dépenses des mois d’avril, de mai et de juin. Dans le cas de la
plupart des ministères, il s’agit des trois douzièmes des dépenses
prévues dans le budget principal. Ces trois douzièmes sont inscrits
dans les projets de loi de crédits, et l’on suppose que ce sera suffisant
pour que les ministères mènent leurs activités jusqu’à la fin juin
quand la Chambre des communes et le Sénat auront adopté les
divers projets de loi de crédits pour débloquer tous les fonds.
That is how we allow departments to spend money on April 1.
Interim supply needs to be passed before any new money can be
spent in the fiscal year, so it has to be passed before March 31. If
a department has a very unusual spending profile where they
might need more than three twelfths of their money early in the
year, they can ask for more. Our default is three twelfths, and if
we do not hear anything, that is what they get. That is how we
deal with interim supply.
C’est en procédant ainsi que les ministères sont autorisés à
dépenser des fonds à partir du 1er avril. Les crédits provisoires
doivent être approuvés avant que de nouveaux fonds puissent être
dépensés au cours d’un exercice. Ils doivent donc l’être avant
le 31 mars. Un ministère qui a un profil de dépenses très
inhabituel et qui a besoin de plus des trois douzièmes de ses
fonds au début d’un exercice peut en faire la demande. Par défaut,
trois douzièmes sont accordés, et à moins que le ministère ne se
manifeste, c’est ce qu’il recevra. C’est de cette façon que nous
gérons les crédits provisoires.
32:48
National Finance
13-2-2013
The last opposition day of the supply period ends March 26,
and that gives us time to get everything in order for the start of
the new fiscal year.
Le dernier jour de l’opposition pour la période des crédits est le
26 mars, et cela nous laisse assez de temps pour mettre tout en
ordre pour le début de la nouvelle année financière.
I will give you an update on the recommendations stemming
from the House of Commons committee that looked at
parliamentary scrutiny of the estimates. I have mentioned this
work to the committee before. There were 16 recommendations in
total. Six were directed at the government and the other 10 were
directed at House of Commons procedure, standing committees,
those kinds of things, but I will speak to the ones directed at the
government.
Je vais faire le point sur les recommandations formulées par le
comité de la Chambre qui s’est penché sur l’examen parlementaire
des prévisions budgétaires, dont j’ai déjà parlé ici. Il y a
16 recommandations en tout. Six s’adressent au gouvernement et
les 10 autres portent sur la procédure de la Chambre des communes,
sur les comités permanents et sur d’autres choses du genre, mais je
vais me limiter à celles qui concernent le gouvernement.
The first thing they asked the government to do was finish its
study of accrual appropriations. You may recall that the idea of
whether appropriations should be a cash-based or accrual-based
concept has been around for a number of years. The government
adopted accrual accounting for the budget and for its financial
statements in 2003, and there was some push by the Auditor
General to actually extend those concepts to appropriations. The
pros and cons were cash is easily understood. People understand
cash; you do not need to be an accountant. The con was it would
be nice if all our documents were on the same basis of accounting.
If financial statements are on the accrual basis of accounting,
maybe the estimates should be too.
La première chose qui était demandée au gouvernement était
de terminer son étude sur l’affectation des crédits selon la
comptabilité d’exercice. Vous vous souviendrez peut-être que
depuis des années, on discute de savoir si la comptabilité doit être
fondée sur l’encaisse ou sur l’exercice. Le gouvernement a adopté
la comptabilité d’exercice pour le budget et ses états financiers
en 2003, et le vérificateur général a fait des pressions pour que ce
concept soit aussi appliqué aux crédits. Une des raisons pour
lesquelles on s’accroche à la comptabilité de caisse, c’est qu’elle est
facile à comprendre. À peu près tout le monde comprend cette
méthode; nul besoin d’être comptable pour s’y retrouver. En
revanche, ce serait une bonne chose que tous nos documents
procèdent de la même méthode comptable. Si les états financiers
sont préparés selon la comptabilité d’exercice, peut-être que les
budgets devraient l’être aussi.
The committee did not say which they would prefer. They just
said please finish your study and get back by March 31 on what
your go-forward action is. The government has committed to
finish its study by March 31, and that was always the intent. It
was really just reconfirming the idea of finishing the study on
accrual appropriations.
Le comité n’a pas indiqué sa préférence. Il s’est contenté de
prier le gouvernement de terminer son étude et de communiquer
son plan d’action au plus tard le 31 mars. Le gouvernement s’est
engagé à terminer son étude d’ici le 31 mars, ce qui a d’ailleurs
toujours été son intention. Ce n’était en fait qu’une confirmation
d’intention.
The second recommendation was a really interesting one, this
notion of how Parliament votes money to departments. I
mentioned that right now it is capital, operating, and grants
and contributions. The committee felt that some sort of model
based on programs would be more appropriate, and they asked
the government to actually consider a program-based model.
Most people are familiar with government programs. That is how
they think of departments. The government did not commit one
way or the other. They responded they would get back to the
committee by March 31 with an implementation plan. This would
be difficult and potentially costly to do, so they wanted to
understand that. The government can get back to the committee
with an implementation plan by March 31, as well as an estimate
of the costs to undertake this.
La deuxième recommandation était très intéressante et portait
sur la façon dont le Parlement affecte des crédits aux ministères.
J’ai expliqué plus tôt qu’à l’heure actuelle, il y a les crédits pour
dépenses en capital, les crédits pour dépenses de fonctionnement,
ainsi que les subventions et contributions. Le comité était d’avis
qu’un certain modèle inspiré des programmes serait plus
approprié, et il a demandé au gouvernement de l’envisager. La
plupart des gens connaissent bien l’organisation des programmes
gouvernementaux au sein des ministères. Le gouvernement ne
s’est engagé ni dans un sens ni dans l’autre. Il a répondu qu’il
soumettrait d’ici le 31 mars un plan de mise en œuvre au comité.
Comme il serait difficile et éventuellement coûteux de procéder à
un tel changement, le gouvernement voulait d’abord comprendre.
Il soumettra donc au comité d’ici le 31 mars un plan de mise en
œuvre et une évaluation des coûts.
Next I will speak to Recommendation 4, and that relates to
information in the Reports on Plans and Priorities. The
committee felt that the Reports on Plans and Priorities of each
department would be more useful if it had a three-year history of
spending and three years of future plan spending. The
Je vais maintenant vous parler de la recommandation 4, qui
porte sur l’information comprise dans les Rapports sur les plans
et les priorités. Le comité estime que ces rapports seraient plus
utiles s’ils reprenaient les trois années de dépenses antérieures et
exposaient les plans des dépenses des trois années à venir. Le
13-2-2013
Finances nationales
32:49
government agreed with that recommendation, so in future
Reports on Plans and Priorities, you will see three years of
history and three future years of spending.
gouvernement s’est dit d’accord avec cette recommandation; les
futurs Rapports sur les plans et les priorités porteront donc sur les
dépenses des trois années antérieures et sur les prévisions de
dépenses des trois années subséquentes.
The committee also felt that Reports on Plans and Priorities
would be more useful if they contained explanations of changes in
those spending profiles in the future or significant variances against
actuals. Where a department planned on spending a certain amount
of money and spent much less, they wanted to know why. The
government has agreed that RPPs will explain variances in plan
spending or changes in plan spending and significant variances
against actual spending. If a department is lapsing money
significantly, you will get a better sense of why that is.
Le comité a aussi fait valoir que les Rapports sur les plans et les
priorités seraient plus utiles s’ils contenaient des explications sur
les modifications apportées par la suite à ces profils de dépense ou
sur les écarts importants entre les prévisions et les chiffres réels. Si
un ministère planifie d’utiliser un certain montant d’argent et finit
par en dépenser beaucoup moins, le comité veut savoir pourquoi.
Le gouvernement a convenu de faire en sorte que les Rapports sur
les plans et les priorités expliquent les écarts par rapport au plan
des dépenses ou les modifications apportées au plan des dépenses
et les écarts importants par rapport aux dépenses réelles. Si un
ministère erre de façon importante avec son argent, ces nouveaux
aménagements vous permettront de mieux comprendre pourquoi.
The next recommendation I will speak to is this link between
budgets and Main Estimates. The government committed that the
first time a new program shows up in the estimates it will publish
in the estimates documents a link to the budget so it will be clear
which budget that money came from. The first time you see a new
program in future estimates documents, it will be clear which
budget the money came from. The reason for this is because it
could be from a budget two years ago that contained the
initiative. That will help the linkage issue.
La prochaine recommandation dont je vais parler concerne le
lien qui existe entre les budgets et le Budget principal des dépenses.
Comme le gouvernement s’est engagé à le faire, la première fois
qu’un nouveau programme apparaîtra dans le Budget principal des
dépenses, un lien sera ajouté pour permettre de voir clairement de
quel budget ce nouveau programme tirera ses ressources. Ainsi, la
première fois que vous verrez un nouveau programme dans les
futurs budgets principaux des dépenses, la provenance de l’argent
affectée à ce dernier sera clairement indiquée. La raison qui motive
cette modification est que l’argent pourrait provenir d’un budget
vieux de deux ans contenant cette initiative. Cela atténuera le
problème que nous avons à établir des liens.
The last one, the one I am most excited about, is a searchable
online database. These are paper documents, and to really
understand what is going on in departments you need to know
what authorities they have, what their spending has been in
previous years, what they have spent in the current year, what
their future spending plans are, and the thought was this would be
much easier with an online database that is searchable, not just an
online document but a document you can search on.
La dernière recommandation, celle qui m’emballe le plus, porte
sur la constitution d’une base de données interrogeable en ligne.
Les documents dont nous parlons sont des documents papier,
alors pour bien comprendre ce qui se passe dans les ministères,
vous devez connaître leurs autorisations, ce qu’ils ont dépensé
durant l’année en cours et leurs plans de dépenses futurs. À cette
fin, on a établi qu’il serait beaucoup plus facile d’avoir une base
de données en ligne que l’on puisse interroger, c’est-à-dire, pas
seulement un document en ligne, mais bien un document dans
lequel il serait possible de faire des recherches.
Senator De Bané: Will it have hyperlinks?
Le sénateur De Bané : Contiendra-t-il des hyperliens?
Mr. Matthews: Yes, it will, and away you go. The government
has committed to putting its plan in place — to give a sense of
how long that might take — by March 31. The government did
agree with the notion of an online database, and the plan will be
available by March 31.
M. Matthews : Oui, et le tour est joué. Le gouvernement s’est
engagé à mettre ses plans en œuvre — pour donner une idée du
temps que cela prendra — d’ici le 31 mars. Le gouvernement s’est
dit d’accord avec l’idée d’une base de données en ligne, et le plan
en sera disponible au plus tard le 31 mars.
That is the end of what I want to cover, and I will turn to
Ms. Thornton to talk about agriculture.
Voilà qui termine les sujets que je voulais couvrir. Je laisse la
parole à Mme Thornton, qui vous parlera d’agriculture.
Sally Thornton, Executive Director, Expenditure Management
Sector, Treasury Board of Canada Secretariat: Honourable
senators, Mr. Matthews talked about the Main Estimates and
supplementary estimates. I will use agriculture by way of an
example and give a sense of what you see in the Main Estimates
Sally Thornton, directrice exécutive, Secteur de la gestion des
dépenses, Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada : Mesdames
et messieurs les sénateurs, M. Matthews a parlé du Budget
principal des dépenses et du Budget supplémentaire des dépenses.
Je me servirai de l’agriculture comme exemple pour vous aider à
32:50
National Finance
13-2-2013
and then compare it to supplementary estimates, and I would like
to use Supplementary Estimates (B) from this current year. I do
not know if any of you have that.
comprendre le Budget principal des dépenses et à le comparer au
Budget supplémentaire des dépenses. J’utiliserai pour ce faire le
Budget supplémentaire des dépenses (B) de l’année en cours. Je ne
sais pas si certains d’entre vous ont ce document en mains.
I will start with the supplementary estimates because in time
you will see, before you come up to the mains, but also the irony
as well, supplementary estimates are requests for smaller amounts
of funding. They can be as small as $1 billion, often $4 billion,
compared to $90 billion in the mains. There is much more detail
in the supplementary estimates than there is in the Main
Estimates about the incremental spending being requested in year.
Je vais commencer par le Budget supplémentaire des dépenses
plutôt que par le budget principal. Vous comprendrez pourquoi en
temps et lieu, mais je tenais aussi à souligner l’aspect ironique du
Budget supplémentaire des dépenses, qui est en fait une demande
pour un financement moindre. Il peut s’agir de montants aussi
modestes que 1 milliard de dollars, souvent de 4 milliards, ce qui est
bien peu en comparaison des 90 milliards du budget principal. Le
budget supplémentaire donne beaucoup plus de détails que le
budget principal au sujet des dépenses supplémentaires demandées
pour l’exercice.
In the Supplementary Estimates (B), the agriculture example —
page 32 in the English and page 53 in the French — will give you
a sense of what you see in the supplementary estimates and also
our codes.
L’exemple de l’agriculture — page 32 dans la version anglaise
et page 53 dans la version française — vous donnera une idée de
ce que l’on retrouve dans le Budget supplémentaire des dépenses,
en l’occurrence dans le Budget supplémentaire des dépenses (B),
ainsi que dans nos codes.
The Chair: Sorry, Ms. Thornton. We have another
Supplementary Estimates (B) here if someone does not have one.
Le président : Désolé, madame Thornton. Nous avons une
autre copie du Budget supplémentaire des dépenses (B), si
quelqu’un n’en a pas.
Ms. Thornton: I have one I can pass out. We are on page 53 in
the French copy and page 32 in the English. I want to walk you
through so you can understand some of the codes and things to
help clarify.
Mme Thornton : J’en ai une que je peux faire circuler. Nous
sommes à la page 53 de la version française et à la page 32 de la
version anglaise. J’aimerais les passer en revue afin de vous aider à
comprendre certains des codes utilisés et clarifier différentes choses.
First, the supplementary estimates start with the ministry
summary, and that is what you are seeing in the first page. It is by
portfolio, and that includes all the organizations related to
Agriculture and Agri-Food Canada.
Tout d’abord, le Budget supplémentaire des dépenses débute
avec le sommaire du portefeuille ministériel... c’est ce que vous
voyez à la première page. Le sommaire est ordonné par
portefeuille et fait état de tous les organismes qui sont liés à
Agriculture et Agroalimentaire Canada.
You see in the left-hand column the vote in terms of dollars,
and there are the numbers. As Mr. Matthews explained, vote 1 is
typically for operating and vote 5 for capital grants and
contributions, but the number is a reference. What is important
is the description beside the vote, because vote numbering is not
consistent throughout organizations. Therefore, always read the
descriptor beside the vote number.
Dans la colonne de gauche, vous voyez la valeur en dollars de
différents crédits. Comme l’expliquait M. Matthews, le crédit 1 est
habituellement consacré au fonctionnement, le crédit 5, aux
immobilisations, aux subventions et contributions, mais le numéro
n’est qu’une référence. Ce qui importe est la description qui suit, car
la numérotation des crédits peut varier d’une organisation à l’autre.
C’est pourquoi il faut toujours lire la description placée à côté du
numéro du crédit.
You will notice in this instance that vote 1 has a small ‘‘b’’
beside it. That means there is a change in either the vote wording
or amount in the supplementary estimates. Otherwise it would
just be ‘‘1.’’ If there had been a change in Supplementary
Estimates (A) you will see A, and in C you see C. You know
which supplementary estimates is bringing that change through.
Vous remarquerez, dans ce cas-ci, qu’il y a un « b » minuscule
à côté du crédit 1. Cela signifie qu’il y a un changement soit dans
le libellé du crédit, soit dans le montant inscrit au budget
supplémentaire. Autrement, il y aurait seulement le chiffre « 1 ».
Si on avait apporté un changement au Budget supplémentaire des
dépenses (A) ou (C), le numéro du crédit serait accompagné des
lettres A ou C, selon le cas. De cette façon, on sait quel budget
supplémentaire est à l’origine du changement.
In the last Supplementary Estimates (B), there was a change.
You go to the columns to find out what happened. Your first
column is ‘‘authorities to date’’ and that shows you what that
organization had received in Main Estimates, plus any adjustments
prior to this supplementary estimates. In this case, it would have
Dans le dernier Budget supplémentaire des dépenses (B), il y
avait un changement. On doit examiner les colonnes pour voir ce
qui s’est passé. La première colonne, intitulée « Autorisations à ce
jour », indique ce que l’organisation a reçu dans le Budget principal
des dépenses, ainsi que tout rajustement apporté avant le présent
13-2-2013
Finances nationales
been the Main Estimates plus Supplementary Estimates (A). In this
specific example, Agriculture and Agri-Food Canada is looking at a
transfer and there is a dollar adjustment and new total estimates.
I would like to focus a bit on vote 5.
32:51
budget supplémentaire. Dans le cas qui nous intéresse, ce serait le
Budget principal des dépenses, plus le Budget supplémentaire des
dépenses (A). Dans cet exemple précis, Agriculture et
Agroalimentaire Canada envisage un transfert, d’où la présence
d’un rajustement en dollars et d’un nouveau total des budgets de
dépenses.
J’aimerais m’attarder un peu sur le crédit 5.
The Chair: Can you explain the ‘‘b’’ again?
Le président : Pouvez-vous expliquer à nouveau ce que désigne
la lettre « b »?
Ms. Thornton: This is Supplementary Estimates (B).
Mme Thornton : Elle désigne le Budget supplémentaire des
dépenses (B).
The Chair: And 20b is the number; what does that mean? We
know this is Supplementary Estimates (B).
Le président : Et il y a le numéro 20b; qu’est-ce que cela
signifie? Nous savons qu’il s’agit du Budget supplémentaire des
dépenses (B).
Ms. Thornton: If there is no change in these supplementary
estimates, it would be 1 and there would be ‘‘a,’’ ‘‘b,’’ ‘‘c,’’ which
means there is no change in that vote in these supplementary
estimates. In this instance there is a change and that is a ‘‘b.’’
Mme Thornton : S’il n’y a aucun changement dans le présent
budget supplémentaire, on verra le chiffre 1, accompagné de
« a », « b » ou « c », ce qui signifie qu’il n’y a aucun changement
dans le crédit prévu dans le présent supplémentaire. Dans le cas
qui nous occupe, il y a un changement, et il s’agit du « b ».
The Chair: You said a change was made in Supplementary
Estimates (A)?
Le président : Vous avez dit qu’un changement avait été
apporté au Budget supplémentaire des dépenses (A)?
Ms. Thornton: Had there been a change in Supplementary
Estimates (A) —
Mme Thornton : Si un changement avait été apporté au Budget
supplémentaire des dépenses (A)...
The Chair: This transfer is taking place here now.
Ms. Thornton: In the last Supplementary Estimates (B).
Le président : Ce transfert est maintenant inscrit ici.
Mme Thornton : Dans le dernier Budget supplémentaire des
dépenses (B).
Senator Callbeck: I want to clarify this. Are the numbers on the
left explained in the document anywhere as to what they mean?
La sénatrice Callbeck : Je veux faire une mise au point. Les
chiffres à gauche sont-ils expliqués quelque part dans le
document?
Ms. Thornton: Immediately under the department, it has
‘‘. . . when the operating expenditures and pursuant. . .’’ That is
the vote wording you will actually see in the bill.
Mme Thornton : Immédiatement sous la rubrique « Ministère »,
on peut lire « Dépenses de fonctionnement et, aux termes du... ».
C’est le libellé du crédit qui se trouve dans le projet de loi.
Senator Callbeck: If anybody picks up this document —
Senator Moore: Is there an index explaining what they are?
Senator Callbeck: With 1b and 5b.
Ms. Thornton: There is not a separate index. This is the index
to the ministry portfolio. The 1b is their operating expenditures.
Senator Callbeck: How does anybody know that?
Ms. Thornton: In that instance, you have to actually read the
vote wording to understand what that vote is. The vote
numbering is for ease of reference and there is no consistency.
You need to read the vote wording.
La sénatrice Callbeck : Si quelqu’un consulte ce document...
Le sénateur Moore : Y a-t-il une annexe qui explique ce dont il
s’agit?
La sénatrice Callbeck : Concernant les crédits 1b et 5b.
Mme Thornton : Il n’y a pas d’annexe séparée. Ceci est l’annexe
au budget du portefeuille. Le 1b désigne les dépenses de
fonctionnement.
La sénatrice Callbeck : Comment fait-on pour savoir cela?
Mme Thornton : En l’occurrence, il faut lire le libellé du crédit
pour comprendre en quoi consiste le crédit. La numérotation des
crédits sert à faciliter la consultation, mais il n’y a pas
d’uniformité. Il faut lire le libellé du crédit.
32:52
National Finance
13-2-2013
Senator Callbeck: Why is there not an explanation? Someone
who picks this document up and really wants to know about the
department, the first thing they see are all these figures on the left.
They have no clue what they represent.
La sénatrice Callbeck : Pourquoi n’y a-t-il pas d’explication?
Supposons que quelqu’un décide de consulter ce document parce
qu’il veut vraiment en savoir davantage sur le ministère; la
première chose qu’il verra, ce sont les chiffres à gauche. Il n’aura
aucune idée de ce qu’ils représentent.
The Chair: For the department, typically, vote 1 would be
operating.
Le président : Dans le cas du ministère, le crédit 1 désignerait
normalement les dépenses de fonctionnement.
Ms. Thornton: Vote 1 is operating and vote 5 is capital or
grants and contribution.
Mme Thornton : Le crédit 1 désigne les dépenses de
fonctionnement et le crédit 5, les dépenses en capital ou les
subventions et contributions.
The Chair: Over on page 33, you have 20b because you are into
a sub department.
Le président : À la page 54, on a le 20b parce qu’il s’agit d’un
sous-organisme du ministère.
Ms. Thornton: That is the Canadian Food Inspection Agency.
Mme Thornton : C’est l’Agence canadienne d’inspection des
aliments.
The Chair: That is a sub department of the overall department.
Le président : C’est un sous-organisme qui relève du ministère.
Ms. Thornton: This is why the numbers are not that helpful;
the numbers are based on the portfolio. The lead department
begins with one but if there are other organizations within that
portfolio, the numbers are sequential. That is why the Canadian
Food Inspection Agency begins at 20.
Mme Thornton : Voilà pourquoi les numéros ne sont pas si
utiles que cela; ils sont basés sur le portefeuille. Le ministère
responsable commence avec un numéro, mais il y a d’autres
organisations au sein du portefeuille, et les numéros se suivent.
C’est pourquoi l’Agence canadienne d’inspection des aliments
commence par le numéro 20.
The numbers are not helpful. We put them there because that is
how they are referred to in the legislation. It is the vote that is your
control factor, and those are the amounts for those votes. However,
you have to read the text to understand what that vote is.
Bref, les numéros ne sont pas utiles. Nous les plaçons là parce
que c’est ainsi qu’ils sont désignés dans la législation. C’est le
crédit qui constitue le facteur de contrôle, et on inscrit les
montants pour ces crédits. Toutefois, il faut lire le texte pour
comprendre la teneur du crédit.
Senator Moore: Using that 1b and the figures, we have
‘‘authorities to date,’’ $697 million, and so on. Then there are
transfers and adjustments, and then there is a new total that
includes both the transfers and adjustments. Where do the
transfer and adjustment monies come from and when?
Le sénateur Moore : Si on tient compte du 1b et des chiffres, on
constate que dans les « autorisations à ce jour », il y a
697 millions de dollars, et cetera. Ensuite, il y a les transferts et
les rajustements, puis le nouveau total qui comprend à la fois les
transferts et les rajustements. D’où proviennent les montants des
transferts et des rajustements et quand sont-ils accordés?
Ms. Thornton: Your ‘‘authorities to date’’ was the Main
Estimates at the beginning of the year, plus Supplementary
Estimates (A), which preceded this. Then the transfers and
adjustments are things being requested in these supplementary
estimates. You are still on the summary page, so if you want the
detail, you actually go in this instance to page 34 — so two pages
after — which explains the requirements.
Mme Thornton : Les « autorisations à ce jour » désignent le
Budget principal des dépenses au début de l’année, plus le Budget
supplémentaire des dépenses (A), qui précède le présent budget.
Ensuite, les transferts et les rajustements portent sur les crédits
demandés dans le présent budget supplémentaire. On est toujours
à la page du sommaire; alors si on veut connaître les détails, il
faut, dans ce cas-ci, aller à la page 55 — deux pages plus loin —, à
la section « Explication du besoin ».
Remember that first page is just a summary, and then two
pages later you have the explanation of requirements. In this
instance, you have the details for vote 1, vote 5 and vote 10. For
vote 1 you will see the total adjustments requested were
$8 million, and here you see the four items that comprise that
$8 million. That explains at a fair level of detail what they were
looking for in terms of which programs they were looking for
additional funds.
N’oubliez pas que la première page n’est que le sommaire, puis
deux pages plus loin, il y a l’explication du besoin. Dans ce cas-ci,
les crédits 1, 5 et 10 sont expliqués en détail. Pour le crédit 1, on
voit que le total des rajustements demandés était de 8 millions de
dollars et ici, on voit quatre postes entre lesquels sont répartis ces
8 millions de dollars. Cela explique de façon assez détaillée les
programmes pour lesquels le ministère sollicite des fonds
supplémentaires.
On that same page, under the explanation of requirements —
À la même page, sous l’explication du besoin...
Senator Moore: Do you just round it up?
Le sénateur Moore : Vous ne faites qu’arrondir les chiffres?
13-2-2013
Finances nationales
Ms. Thornton: We do.
32:53
Mme Thornton : Oui.
I will bring your attention to the vote 10 requirements because
that is more interesting in that you have the breakdown for what
is required for vote 10 and that totals ‘‘gross voted
appropriations.’’ However, underneath that you have a line that
says ‘‘funds available.’’ I am on page 34 — two pages after — in
the explanation of requirements.
Je vais attirer votre attention sur le crédit 10 parce que c’est plus
intéressant; on voit la répartition des fonds requis pour le crédit 10,
ce qui donne le total du « montant brut des crédits à adopter ».
Toutefois, juste en dessous, il y a une ligne intitulée « Fonds
disponibles ». Je suis à la page 55 — deux pages plus loin —, à la
section « Explication du besoin ».
You have the total being requested in vote 10, but then you
have a section called ‘‘funds available.’’ As you may recall,
throughout the year, organizations acknowledge or recognize
they will not be spending certain monies. We make a point of
offsetting that so we do not keep asking for more and more; we
offset it by monies we know will not be spent that year. We ask
for less.
On voit donc le montant total demandé dans le crédit 10, mais
il y a ensuite une section appelée « Fonds disponibles ». Comme
vous le savez sans doute, tout au long de l’année, les organisations
reconnaissent qu’elles ne vont pas dépenser certains fonds. Nous
nous faisons un devoir de compenser ces montants pour éviter de
demander sans cesse de plus en plus de fonds; en guise de
compensation, nous utilisons des fonds que nous sommes sûrs de
ne pas dépenser durant l’exercice en cours. Nous demandons ainsi
moins d’argent.
The overall need for vote 10 was $217 million, less $10 million of
available funds for a total of $206 million. The common question is:
‘‘What is it they are not spending money on? We approved this
money in the past, so why do they have this money left?’’
Dans le cas du crédit 10, le besoin global s’élevait à 217 millions
de dollars, moins 10 millions de dollars en fonds disponibles, pour
un total de 206 millions de dollars. La question qui se pose
souvent est la suivante : « Pour quels postes le ministère ne
dépense-t-il pas d’argent? Nous avons approuvé ce montant dans
le passé, alors pourquoi ne l’a-t-il pas encore dépensé? »
If you go to the bottom of page 34, you have the explanation
of funds available. That gives you where those funds are coming
from and why they were not spent this year. They are simply
offsets, and that is for your information only.
Au haut de la page 56, on trouve l’explication des fonds
disponibles. Dans cette partie, on nous explique d’où proviennent
ces fonds et pourquoi ils n’ont pas été utilisés cette année. Il s’agit
tout simplement de mesures de compensation, et c’est à titre
d’information seulement.
That is working through the numbers. However, there were a
few codes I wanted to ensure you were aware of. I will go back to
the first page, which was 32, the ministry summary. Again, we
start with the vote number and if it is a voted appropriation, it
does have a number attached to it. However, you will also see a
number of items that have an ‘‘s’’ in brackets. Those are statutory
items and here for your information. They are not being voted on
but they are to give you a broader context.
Voilà donc pour les chiffres. Toutefois, il y a aussi des codes, et
je veux m’assurer que vous comprenez quelques-uns d’entre eux.
Je retourne à la première page, c’est-à-dire à la page 53, au
sommaire du portefeuille. Encore une fois, on commence par le
numéro du crédit et, s’il s’agit d’un crédit approuvé, c’est
accompagné d’un numéro. Cependant, vous verrez également
un certain nombre de postes marqués d’un « L » entre guillemets.
Il s’agit là de postes législatifs qui sont indiqués ici à titre
d’information. Ils ne font pas l’objet d’un vote, mais ils nous
donnent une idée du contexte général.
There is not an example in the Agriculture and Agri-Food
Canada, but periodically in that wording, you will see text
underlined. That means that is something for which we are
seeking a change; we are amending the wording and underlined
text is your giveaway. Frequently that is associated with a $1 item,
as are transfers and changes.
Il n’y a pas d’exemple dans le cas d’Agriculture et
Agroalimentaire Canada, mais il arrive régulièrement que
certains mots du libellé soient soulignés. Cela signifie qu’il s’agit
d’une chose pour laquelle on sollicite un changement; on modifie
le libellé et on l’indique en soulignant le texte. C’est souvent
associé à un poste de 1 $, comme dans le cas des transferts et des
changements.
What is a $1 item? You will see, for example, on vote 5 in their
capital expenditures, there is a $1 dollar item in the adjustments.
In supplementary estimates, a dollar value must be attached to
put something in the bill because you have to be able to reduce,
negative or approve. There has to be a dollar value. However,
when there is no money being requested, we simply put $1 to it so
that there is something to vote on in the bill. We talked about it
being the cost of admission to the bill. You see that for transfers,
where money is being moved from one vote to another vote but
Qu’est-ce qu’un poste de 1 $? Regardez, par exemple, le
crédit 5 concernant les dépenses en capital; il y a un poste de 1 $
dans les rajustements. Dans le Budget supplémentaire des
dépenses, il faut attribuer une valeur en dollars à un crédit pour
l’inclure dans le projet de loi parce qu’on doit être en mesure de
réduire, de soustraire ou d’approuver des fonds. Il faut qu’il y ait
une valeur en dollars. Toutefois, lorsqu’on ne demande pas de
fonds, on doit mettre tout simplement 1 $ pour qu’il y ait quelque
chose à approuver dans le projet de loi. Nous avons dit que c’était
32:54
National Finance
13-2-2013
no money. You see that for wording changes or authority changes
or grants, where no new money is being requested but something
else is being voted on. That is typical for the dollar items.
le coût d’inscription au projet de loi. Vous verrez ce genre de
postes pour les transferts, lorsqu’on déplace l’argent d’un crédit à
un autre, sans solliciter de nouveaux fonds. C’est aussi le cas pour
les changements de libellé ou les changements d’autorisation ou
les subventions, lorsqu’on ne demande aucun nouveau montant,
mais on veut faire approuver quelque chose d’autre. C’est courant
pour les crédits d’un dollar.
The other thing I would like to flag for you on this is in the
adjustments column, down near the bottom in the statutory
section, where there is a number in brackets. The brackets mean
that the money is being taken out — it is a reduction. We simply
subtract that number. Sometimes you will see a bracket in one
organization when a transfer is going to another organization, for
example from Agriculture and Agri-Food to the Canadian Food
Inspection Agency. The brackets mean it is being transferred out
or subracted from one.
J’aimerais aussi attirer votre attention sur la colonne des
rajustements, vers le bas de la section législative, où il y a un
chiffre entre parenthèses. Les parenthèses signifient que l’argent
est soustrait — il s’agit d’une réduction. On ne fait que soustraire
ce chiffre. Parfois, dans le cas d’une organisation, vous verrez des
parenthèses lorsqu’un montant est transféré vers une autre
organisation, par exemple d’Agriculture et Agroalimentaire
Canada à l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Les
parenthèses signifient que le montant est transféré ou soustrait.
That is some of the basic coding that I can help you with. The
ministry summary on the first page flags the major changes,
which you see in terms of adjustments. If you want the detail, you
have to move forward a couple of pages to find the explanation of
requirements that actually spells out what is being done.
Voilà donc quelques-uns des codes de base que j’ai jugé utile de
vous expliquer. Le sommaire du portefeuille à la première page met
en évidence les principaux changements, qui sont indiqués sous
forme de rajustements. Si on veut entrer dans les détails, on doit
aller quelques pages plus loin pour lire l’explication du besoin, où
l’on indique clairement la mesure qui est prise.
The Chair: Can you explain 1b operating expenditures on
page 32 under ‘‘Ministry Summary’’ where we see both transfers
and adjustments. At 5b capital expenditures you have a transfer
and not the adjustment; but you put in $1. Can you explain why
there is $1? There are transfers in each of these instances, but in
one you do not need the dollar.
Le président : Pouvez-vous expliquer les dépenses de
fonctionnement du crédit 1b à la page 53, dans le « Sommaire
du portefeuille », où l’on voit à la fois les transferts et les
rajustements. En ce qui concerne le crédit 5b, c’est-à-dire les
dépenses en capital, il y a un transfert, mais pas de rajustement;
pourtant, vous mettez 1 $. Pouvez-vous expliquer pourquoi il y a
un montant de 1 $? Il y a des transferts dans chacun de ces cas,
mais dans un des deux, vous n’avez pas besoin du 1 $.
Ms. Thornton: Absolutely. In vote 1b, there is a transfer of
funds. There is new money coming in from the fiscal framework.
There is actually an increase of $8.5 million.
Mme Thornton : Tout à fait. Dans le cas du crédit 1b, il s’agit
d’un transfert de fonds. Il y a de nouveaux fonds qui proviennent du
cadre financier. Il y a en fait une hausse de 8,5 millions de dollars.
The Chair: Is that the adjustment?
Ms. Thornton: That is the adjustment. That will be in the bill
because there is a dollar figure attached. You will be authorizing
an increase of that amount.
The Chair: There is also a transfer?
Ms. Thornton: Yes. They all add up and net out to the
adjustment amount.
The Chair: Yes, to the total.
Ms. Thornton: In vote 5b, there is simply a transfer. There are
no new funds. This is a zero. When we look at the explanation of
requirements, we will find that the exact amount is being
transferred from another organization or another vote; so no
new dollars. We are asking for $1 simply to effect the transfer, but
no new dollars. There has to be a dollar value attached. If there is
no other value, we put it at $1.
The Chair: Thank you.
Le président : S’agit-il du rajustement?
Mme Thornton : En effet. Ce poste prévu dans le projet de loi
parce qu’on lui a attribué une valeur en dollars. Vous autoriserez
une augmentation de ce montant.
Le président : Il y a aussi un transfert?
Mme Thornton : Oui. On les additionne tous, puis on les déduit
du montant des rajustements.
Le président : Oui, du total.
Mme Thornton : Dans le crédit 5b, il n’y a qu’un transfert. Il
n’y a pas de nouveaux fonds. Il s’agit d’un zéro. En examinant
l’explication du besoin, on apprend que le montant exact est
transféré à partir d’une autre organisation ou d’un autre crédit; il
n’y a donc pas de nouveaux fonds. On demande 1 $ tout
simplement pour effectuer le transfert, mais pas pour demander
de nouveaux fonds. Il faut attribuer une valeur en dollars. S’il n’y
a aucune autre valeur, nous inscrivons 1 $.
Le président : Merci.
13-2-2013
Finances nationales
32:55
Senator Moore: I want to go back to that example you talked
about regarding vote 10b on page 32. I looked at the numbers and
found a transfer in of $206 million. The total then becomes
$632 million. Moving to the bottom of page 34 for an
explanation of that item and funds available, vote 10, how does
that relate? I do not see those figures on page 32.
Le sénateur Moore : J’aimerais revenir à l’exemple dont vous
avez parlé en ce qui concerne le crédit 10b à la page 53. En
regardant les chiffres, j’ai vu qu’il y avait un transfert de
206 millions de dollars. Le total devient alors 632 millions de
dollars. Allons maintenant au début de la page 56 pour connaître
l’explication de ce poste et des fonds disponibles relatifs au crédit
10. Quel est le lien? Je ne vois pas ici les chiffres qui figurent à la
page 53.
Ms. Thornton: The $1 transfer was related to vote 5. The
10b grant listed in this estimate is a new grant. You may find that
on page 34 in the column entitled ‘‘Vote 10’’ and see requests for
new funding. There are four.
Mme Thornton : Le transfert de 1 $ était lié au crédit 5. Le
crédit 10b, qui concerne les subventions inscrites au présent
budget, est une nouvelle subvention. On peut le voir à la page 55,
dans la colonne « Crédit 10 », qui présente les demandes de
nouveau financement. Il y en a quatre.
Senator Moore: That gets us to $206. I am okay there.
Le sénateur Moore : Cela nous donne 206 $. Je comprends cela.
Ms. Thornton: Okay. It is $216 less the offsets — other monies
in that vote that are not being spent — coming to $206. We are at
different decimal points, but that is the amount you see in the
adjustments column on page 53.
Mme Thornton : D’accord. Il s’agit de 216 $, moins les
compensations — c’est-à-dire les autres fonds dans ce crédit qui
ne sont pas dépensés —, ce qui nous donne 206 $. Nous utilisons
ici des points décimaux différents, mais c’est le montant qu’on
voit dans la colonne des rajustements à la page 53.
Senator Moore: What about the little note at the bottom — the
vote 10 explanation? Am I missing something? I do not
understand that.
Le sénateur Moore : Qu’en est-il de la petite note dans le haut
de la page 56 — l’explication du crédit 10? Y a-t-il quelque chose
qui m’échappe? Je ne comprends pas cela.
Ms. Thornton: No, not at all. These are minus funds available.
We found $10 million already in that vote that is not being spent
by that organization. They are not asking for this, but we are
telling them that $10 million was available within the vote due to
savings identified as part of the Budget 2012 spending review, a
reallocation of contributions and a reduction to contributions to
fund statutory payment.
Mme Thornton : Non, pas du tout. On parle ici du montant,
moins les fonds disponibles. Nous savons déjà que dans ce crédit,
10 millions de dollars ne sont pas dépensés par l’organisation. Elle
n’en fait pas la demande, mais nous précisons qu’un montant de
10 millions de dollars était disponible à même le crédit en raison
des économies réalisées dans le cadre de l’examen des dépenses du
budget de 2012, d’une réaffectation des contributions et d’une
diminution des contributions pour financer un paiement législatif.
Senator Moore: There is $10 million, plus $600 million, plus
$70 million totals the $680 million. That is where it shows up.
Thank you.
Le sénateur Moore : Il y a 10 millions de dollars, plus
600 millions de dollars, plus 70 millions de dollars, ce qui donne
un total de 680 millions de dollars. C’est ici que ce montant
apparaît. Merci.
The Chair: A number of senators have had general questions
which were important as you were presenting. Will your
presentation continue or do you want to go to questions now?
Le président : Plusieurs sénateurs sont intervenus durant votre
exposé pour vous poser d’importantes questions d’ordre général.
Comptez-vous poursuivre votre exposé ou voulez-vous qu’on
passe tout de suite aux questions?
Ms. Thornton: I am happy to take questions. I wanted to give
you a sense of what is in the Main Estimates as well, but
Mr. Matthews did that basically. You have the departmental
summaries by vote and highlights that give you all the increases
and decreases for a net amount and then the strategic outline.
That was it.
Mme Thornton : Je serai heureuse de répondre aux questions.
Je voulais également vous donner un aperçu de ce qu’on trouve
dans le Budget principal des dépenses, mais M. Matthews l’a
essentiellement déjà fait. Il y a les sommaires des ministères par
crédit et les faits saillants sur toutes les augmentations et les
diminutions pour établir un montant net, puis les résultats
stratégiques. C’est tout.
The Chair: Let us go to questions. If some of those questions
illustrate to you that you might want to go to the Main Estimates
and give us a bit more explanation on that, it would be helpful.
Le président : Passons donc aux questions. Si, pour répondre à
certaines des questions, vous jugez bon de vous reporter au
Budget principal des dépenses, il serait utile de nous donner un
peu plus d’explications à ce sujet.
32:56
National Finance
13-2-2013
Senator Buth: My first question should be fairly straightforward.
Where do I find departmental Reports on Plans and Priorities?
La sénatrice Buth : Ma première question devrait être assez
simple. Où puis-je trouver les Rapports sur les plans et les
priorités des ministères?
Mr. Matthews: There are two places: You can go on the
specific department’s website to find it there or I believe you can
go to the website of Treasury Board of Canada to find the whole
list.
M. Matthews : Il y a deux endroits. On peut aller sur le site
Web d’un ministère particulier pour trouver le rapport ou on peut
consulter, je crois, le site web du Conseil du Trésor du Canada
pour trouver toute la liste.
Ms. Thornton: This year, they usually come out shortly after
the Main Estimates.
Mme Thornton : Ces rapports sont habituellement publiés peu
de temps après le Budget principal des dépenses, comme c’est le
cas cette année.
Senator Buth: My second question is on something that
Mr. Matthews said. You made a comment in terms of
re-profiling. I refer to a comment made by Department of
National Defence when we were going through one of the
estimates. They said that they re-profiled money from capital to
operating. I assume that is a legitimate procedure.
La sénatrice Buth : Ma deuxième question porte sur une des
observations faites par M. Matthews. Vous avez parlé du report
de fonds. À ce sujet, lorsque nous avons étudié un des budgets de
dépenses, les représentants du ministère de la Défense nationale
nous ont dit qu’ils avaient reporté des fonds du budget des
dépenses en capital au budget de fonctionnement. Je suppose qu’il
s’agit d’une procédure légitime.
Mr. Matthews: Yes.
M. Matthews : Oui.
Senator Buth: They then made the comment that for capital
projects that cover many years, such as infrastructure and
buildings, they do not need to come back to Parliament for
approval.
La sénatrice Buth : Ils ont ensuite ajouté que, dans le cas de
projets d’immobilisations qui s’étirent sur de nombreuses années,
comme l’infrastructure et les édifices, ils n’ont pas besoin
d’obtenir à nouveau l’approbation du Parlement.
Mr. Matthews: There are two things to talk about here. I will
try to be as simple as I can.
M. Matthews : Il y a deux points à soulever ici. Je vais essayer
d’être le plus simple possible.
Re-profile is an important word to understand why a
department is coming back. Senators may remember that if it
seems they are approving the same money two years in a row, it is
because of re-profile. Let us make up a fictitious example.
National Defence comes in and wants money for a new building
for 2014-15. It shows up in Supplementary Estimates (A) and,
guess what, plans get delayed and they do not spend it. That
money expires. They still have absolutely every intention of
coming back for a new building. We get to 2015-16 and it shows
up again because they need Parliament to vote on that money
again. Parliament has basically now voted twice on the same piece
of money because their authority to spend that money expires
each March 31.
Le report de fonds est une notion importante; c’est ce qui
explique pourquoi un ministère revient à la charge. Si les sénateurs
ont parfois l’impression d’approuver le même montant deux années
de suite, c’est parce qu’il s’agit d’un report. Prenons un exemple
fictif. Le ministère de la Défense nationale demande des fonds pour
un nouvel édifice en 2014-2015. Ce montant apparaît dans le Budget
supplémentaire des dépenses (A) et, comme vous l’aurez deviné, les
plans sont retardés, si bien que le ministère n’a pas l’occasion de
dépenser les fonds. Le délai pour utiliser cet argent est expiré.
Cependant, le ministère tient toujours à solliciter les mêmes fonds
pour un nouvel édifice. Ce montant réapparaît donc dans le budget
des dépenses de 2015-2016 parce qu’il faut obtenir à nouveau
l’approbation du Parlement. Alors, jusqu’ici, le Parlement a
essentiellement voté deux fois sur le même montant parce que le
pouvoir de dépenser ces fonds prend fin au 31 mars de chaque
année.
There is a link to the capital budget carry forwards that I
mentioned. If a department needs money to spend, they have to
come back to Parliament again. When they are explaining why
they are back again, they might say this is a re-profile. This was
actually planned last year. We have already been here once, but
we have to come back again. That is piece one.
Il y a un lien vers les reports du crédit lié aux dépenses en
capital dont j’ai parlé. Si un ministère a besoin de fonds, il doit de
nouveau présenter une demande devant le Parlement. Lorsque les
représentants expliquent pourquoi ils présentent une nouvelle
demande, ils diront peut-être qu’il s’agit de fonds reportés, que
c’était prévu pour l’an dernier et qu’ils avaient déjà présenté une
demande devant le Parlement, mais qu’ils doivent revenir pour
demander des fonds. Voilà pour le premier élément de réponse.
A re-profile, from a voting perspective, has no standing
whatsoever. A dollar is a dollar, it expires March 31, but a
department may use the word ‘‘re-profile’’ to say, look, here is
Sur le plan des crédits, le report ne fait absolument aucune
différence. Un dollar reste un dollar. Les fonds expirent le
31 mars, mais les représentants d’un ministère peuvent invoquer
13-2-2013
Finances nationales
32:57
why it is back again. If they have shifted requirements from
capital to operating they are still coming back to Parliament to get
that money approved. It is in the vote. That is why it is there.
un « report » pour expliquer pourquoi c’est de nouveau présent.
S’ils ont transféré des besoins du crédit lié aux dépenses en capital
au crédit lié aux dépenses de fonctionnement, ils doivent tout de
même revenir devant le Parlement pour faire approuver le tout.
Cela fait partie des crédits. Voilà pourquoi c’est présent.
The second bit about multi-year spending, DND is a bit
different in that they have a significant capital budget, a complex
procurement and things tend to get delayed. As you know, they
are complex projects. Whatever National Defence needs, like any
other department, they have to come to Parliament every year for
their spending that fiscal year. From a parliamentary perspective,
multi-year projects are meaningless because what every
department needs is your approval to spend that money this year.
Pour ce qui est de la deuxième partie au sujet des dépenses sur
plusieurs années, le MDN fonctionne un peu différemment, parce
qu’il a un imposant budget en capital, des projets d’acquisition
complexes qui ont tendance à être retardés. Comme vous le savez,
il s’agit de projets complexes. Peu importe le financement
demandé par le MDN, comme c’est le cas pour tout autre
ministère, le ministère doit demander chaque année au Parlement
l’autorisation de dépenser pour l’exercice financier. Du point de
vue du Parlement, les projets sur plusieurs années sont sans
importance, parce que tout ministère a besoin d’obtenir votre
autorisation de dépenser ses crédits au cours de l’exercice
financier.
If you think about a $1 billion project and they will spend
$500 million this year, they need Parliament’s approval for the
$500 million but they do not need Parliament’s approval for the
$1 billion until the next year comes up.
Prenons l’exemple d’un projet d’un milliard de dollars pour
lequel un ministère dépense 500 millions la première année. Ses
représentants doivent de nouveau obtenir l’autorisation du
Parlement concernant les 500 millions, mais ils n’ont pas besoin
de votre autorisation en ce qui a trait au milliard de dollars avant
le prochain exercice financier.
Multi-year projects do not line up well with an annual
appropriation system because they are coming for approval to
spend money this fiscal year.
Les projets sur plusieurs années ne sont pas adaptés au
processus annuel d’affectation des crédits, parce que les ministères
obtiennent l’autorisation de dépenser des crédits au cours d’un
exercice financier précis.
Senator Gerstein: If I may, sir, the question, as I understood it,
was why DND was able to transfer approved capital expenditure
in the budget and move it to cover an operating deficit.
Le sénateur Gerstein : Si vous me le permettez, selon ce que j’en
ai compris, la question était pourquoi le MDN a pu transférer des
fonds du crédit lié aux dépenses en capital approuvés dans le
budget pour combler un déficit de fonctionnement.
The Chair: In the same year.
Le président : Au cours du même exercice financier.
Senator Gerstein: In the same year.
Le sénateur Gerstein : Au cours du même exercice.
Senator Chaput: Very good question.
La sénatrice Chaput : Très bonne question.
Mr. Matthews: They can do that with Parliament’s approval.
What you are dealing with is a vote transfer. Again, let us say
there was money in their capital vote in Main Estimates and
Parliament approved the Appropriation Act and they came along
in Supplementary Estimates (B) — again, I am making this up —
and said we will not spend that money on capital, we will spend it
on operating, that would have shown up as a transfer. It is a
transfer between votes, and Parliament votes on that.
When you see transfers, it is in the Appropriation Act.
The Chair: It might have even been a $1 item.
Mr. Matthews: Yes. To move money between votes, you need
Parliament’s authority.
M. Matthews : Le MDN peut le faire avec l’autorisation du
Parlement. Il est en fait question d’un transfert entre les crédits.
Encore une fois, prenons l’exemple suivant. Il y avait un crédit lié
aux dépenses en capital dans le Budget principal des dépenses, et
le Parlement a adopté la Loi de crédits. Encore une fois, c’est un
exemple inventé. Dans le Budget supplémentaire des dépenses (B),
le ministère annonce qu’il n’utilisera pas les fonds pour des
dépenses en capital, mais bien pour des dépenses de
fonctionnement. Ce serait un transfert entre les crédits, et le
Parlement doit l’approuver.
Lorsque vous constatez des transferts, c’est dans la Loi de
crédits.
Le président : C’était peut-être même un poste de 1 $.
M. Matthews : Oui. Pour un transfert de crédits, il faut
l’autorisation du Parlement.
32:58
National Finance
13-2-2013
Senator Buth: That is what they were doing, then. They were
showing the re-profiling. The comment was made that they did
not have to come back for approval of the capital money that they
had transferred over, but that is not the case. They must come
back for spending in the following year.
La sénatrice Buth : C’est donc ce que les représentants du
ministère faisaient. Ils montraient les fonds reportés. On a
entendu qu’ils n’avaient pas à obtenir de nouveau l’autorisation
pour les fonds du crédit lié aux dépenses en capital qu’ils venaient
de transférer, mais ce n’est pas le cas. Ils doivent revenir d’une
année à l’autre pour obtenir l’autorisation de dépenser les fonds.
Mr. Matthews: If they want to move that money into
operating, whether it was new money or money from another
vote, that would have been in the Appropriation Act and they
need Parliament’s approval to do a vote transfer.
M. Matthews : Si un ministère veut transférer des fonds dans
ses dépenses de fonctionnement, qu’il s’agisse de nouveaux fonds
ou de financement provenant d’un autre crédit, ce sera inclus dans
la Loi de crédits, et le Parlement doit approuver tout transfert
entre les crédits.
Senator Buth: Even DND?
La sénatrice Buth : Même le MDN?
Mr. Matthews: Even DND. Here is the complex part of the
explanation: DND is managed on a different basis than other
departments. This is an internal structure I need to speak about now.
M. Matthews : Même le MDN. Voici la partie où l’explication
se corse. La gestion du MDN est différente de celle des autres
ministères. Il faut que j’aborde sa structure interne.
For most departments it is straightforward; they have capital.
Put on your Minister of Finance hat. You are very interested in
managing the bottom line. National Defence has acquisitions of
assets, and if you think back to the period of time where they were
investing significantly in military assets, it will have an impact on
the bottom line for years to come and will be depreciating tanks
and planes.
Dans la majorité des ministères, c’est assez direct. Ils ont des
dépenses en capital. Mettez-vous dans les souliers du ministre des
Finances. Vous êtes très intéressé par la gestion des résultats. Le
MDN fait des acquisitions d’équipement. Si vous vous souvenez
de la période où le MDN investissait massivement dans
l’équipement militaire, cela influera sur les résultats pendant des
années à venir et amortira les chars d’assaut et les avions.
When you buy a plane this year or next year, the depreciation
on that plane hits the bottom line for the next 20 or 30 years. It is
the same with trucks and ships.
Si vous achetez un avion cette année ou l’an prochain,
l’amortissement influera sur les résultats des 20 ou 30 prochaines
années. C’est la même chose avec les camions et les navires.
The way Finance and central agencies manage National
Defence is on a different basis. They basically say to DND, we
need to know what your cash requirements are this year, how
much you will spend, like any other department, but we also want
to manage you because we need to understand the depreciation
impact in future years. If you go buy a bunch of equipment this
year we will be paying for that for the next 20 or 25 years through
depreciation. Finance likes to understand the ongoing profile of
that spending. DND has additional hurdles to go through.
La façon dont le ministère des Finances et les organismes
centraux gèrent le MDN est différente. Ils demandent en gros aux
représentants du MDN le financement dont ils auront besoin cette
année, les dépenses qu’ils feront, comme avec tout autre ministère.
Cependant, ils voudront également gérer le MDN, parce qu’ils
doivent comprendre l’incidence de l’amortissement pour les
années à venir. Si le MDN achète beaucoup d’équipement cette
année, nous paierons la facture pendant 20 ou 25 ans en raison de
l’amortissement. Le ministère des Finances veut comprendre le
profil continu des dépenses. Le MDN a des obstacles
supplémentaires à franchir.
The other thing I will mention about DND, just before I close
off, is I mentioned the capital budget carry forward where
departments can carry forward 20 per cent of their unspent
capital. If you think about National Defence, that is a large
amount of money. The Department the Finance would have a
tough time managing the bottom line if National Defence was
carrying forward 20 per cent every year. That 20 per cent does
not apply to National Defence. It is just too big a number.
Avant de terminer, j’aimerais mentionner un autre élément au
sujet du MDN. J’ai abordé les fonds reportés du crédit lié aux
dépenses en capital, et j’ai dit que les ministères pouvaient
reporter 20 p. 100 des fonds non utilisés. Dans le cas du MDN,
on parle d’une somme colossale. Le ministère des Finances aurait
de la difficulté à gérer les résultats si le MDN reportait 20 p. 100
chaque année. Cela ne s’applique pas au MDN. Le budget est tout
simplement trop gros.
The Chair: They have some carry forward?
Le président : Le MDN peut reporter des fonds, n’est-ce pas?
Mr. Matthews: They have some, but not 20 per cent.
M. Matthews : C’est vrai, mais ce n’est pas 20 p. 100.
The Chair: It is 5 per cent?
Le président : Est-ce bien 5 p. 100?
Mr. Matthews: That is right.
M. Matthews : C’est exact.
Senator Moore: In relation to that transfer example is it shown
as $1 or is it the actual amount?
Le sénateur Moore : Dans le cas de cet exemple de transfert,
est-ce que ce sera inscrit comme un poste de 1 $ ou est-ce que ce
sera le montant exact?
13-2-2013
Finances nationales
Ms. Thornton: In that instance it would depend on whether there
was any other dollar value attached to the bulk being transferred.
The dollar has to be attached to the vote in the bill. If there were
any other dollar changes to that vote in the bill we would not have
to have a dollar value. We would not have to have $1.
Senator Moore: You would not know?
32:59
Mme Thornton : Dans le cas donné en exemple, il faut voir si
un autre montant était attaché à la partie transférée. Le montant
doit être lié à un crédit dans la Loi de crédits. S’il y avait d’autres
changements par rapport à ce crédit dans la Loi de crédits, il ne
serait pas nécessaire d’inscrire un montant. Il ne serait pas
nécessaire d’avoir un poste de 1 $.
Le sénateur Moore : Nous ne le saurions pas, n’est-ce pas?
Ms. Thornton: You would in the explanation of requirements,
yes. You have to.
Mme Thornton : Vous le verriez sous la rubrique « Explication
du besoin ». Il le faut.
Mr. Matthews: The key is to look at the explanation of
requirements to understand what is going on. The basic premise is
money cannot be moved between votes without Parliament’s
authority.
M. Matthews : L’important est de consulter cette rubrique
pour comprendre ce qui se passe. L’idée de base est que les fonds
ne peuvent être transférés entre les crédits sans l’autorisation du
Parlement.
The Chair: We were somewhat confused because that was the
understanding we had. However, National Defence, when they
were here, I guess we were not asking the questions in the way
they would understand, so there was some confusion left. They
promised to get back to us, and we look forward to their response
in due course, then we may be back to you.
Le président : Nous étions quelque peu perdus, parce que
c’était ce que nous pensions. Cependant, lors du témoignage de
représentants du MDN, j’imagine que nous avons dû mal poser
nos questions et que nous nous sommes mal compris. Il restait
une certaine confusion. Les représentants du MDN nous ont
promis de nous revenir sur la question, et nous avons hâte de voir
leur réponse le moment venu. Nous demanderons peut-être de
nouveau votre aide à ce moment.
Senator Buth: Treasury Board central votes, that is just
Treasury Board voting? That does not come to Parliament.
La sénatrice Buth : Au sujet des crédits centraux du Conseil du
Trésor, s’agit-il seulement des crédits du Conseil du Trésor? Ce
n’est pas examiné par le Parlement.
Mr. Matthews: No, it comes to Parliament when it is allocated
out to departments. Treasury Board central votes, and
Ms. Thornton could dig out the full list, is money we hold,
Treasury Board has it centrally but it does not spend. We allocate
it out to departments. When it is allocated from the Treasury
Board central vote out to a department, it is a vote transfer and
comes here like anything else.
M. Matthews : Non. C’est présenté devant le Parlement
lorsque les fonds sont affectés aux divers ministères. Les crédits
centraux du Conseil du Trésor sont des fonds que nous retenons,
et Mme Thornton pourrait en dresser la liste exhaustive. Le
Conseil du Trésor centralise des fonds, mais il ne les dépense pas.
Il les affecte aux divers ministères. Lorsque le Conseil du Trésor
affecte des fonds provenant des crédits centraux à un ministère,
c’est un transfert entre les crédits, et c’est examiné comme tout
autre crédit.
Ms. Thornton: It is not quite ‘‘like anything else.’’
Mr. Matthews: Thank you, Ms. Thornton.
Mme Thornton : Ce n’est pas vraiment « comme tout autre
crédit ».
M. Matthews : Merci, madame Thornton.
Ms. Thornton: What happens is, at the beginning of the year
through the Main Estimates, we come and ask for monies to be
put in the Treasury Board central votes. They are cleared
depending on the vote wording and that is approved by
Parliament.
Mme Thornton : Voici ce qui se passe. Au début de l’exercice
financier, par l’entremise du Budget principal des dépenses, nous
demandons que des fonds soient affectés aux crédits centraux du
Conseil du Trésor. Ils sont clairs selon le libellé du crédit, et c’est
adopté par le Parlement.
We report, for information purposes, on the disbursement. The
approval is up front in the Main Estimates, and the understanding
is explicit that we will be disbursing it. We report at each
supplementary estimates period on those allocations we have put
out. That is one of the reasons the numbers never look the same,
because you have Main Estimates of departments and then
throughout the year we are giving them allocations from central
votes, as needed. They are reported on in every Main Estimates,
but for information.
À titre informatif, nous faisons rapport de tout versement.
L’approbation est accordée dans le Budget principal des dépenses,
et il est sous-entendu que nous verserons les fonds. Nous faisons
rapport des affectations dans les divers budgets supplémentaires
des dépenses. C’est l’une des raisons pour lesquelles les chiffres ne
sont jamais pareils, à savoir que le Budget principal des dépenses
dresse les dépenses des ministères, puis nous leur affectons des
fonds provenant des crédits centraux au cours de l’exercice, selon
les besoins. Nous en faisons rapport dans chaque Budget
principal des dépenses, mais c’est seulement à titre informatif.
32:60
National Finance
13-2-2013
Senator Buth: Are they reported on in the department that
receives the money in addition to Treasury Board?
La sénatrice Buth : Le ministère qui reçoit des affectations en
fait-il aussi rapport, à l’instar du Conseil du Trésor?
Ms. Thornton: They usually show up in the quarterly financial
reports of those organizations, which is why it can be so hard to
map the numbers.
Mme Thornton : Les fonds apparaissent dans les rapports
financiers trimestriels des ministères, et c’est pourquoi cela peut
être difficile de suivre les chiffres.
The Chair: The quarterly financial reports we have only had for
a couple of years. Before that where were they?
Le président : Nous n’avons des rapports financiers trimestriels
que depuis un certain nombre d’années. Où ces données
apparaissaient-elles avant?
Ms. Thornton: Before that they would have been in their
subsequent Main Estimates, basically.
Mme Thornton : Les affectations auraient en gros été inscrites
dans le prochain Budget principal des dépenses.
The Chair: The way they still are?
Le président : À l’instar de ce qui se fait actuellement, n’est-ce pas?
Ms. Thornton: Yes.
Mme Thornton : Oui.
Senator De Bané: On slide 3 we have the list of key documents.
Those documents are not tabled in Parliament. With the
parliamentary association we may travel abroad. The first thing
we do when we come back is table a report, et cetera.
Le sénateur De Bané : À la diapositive 3, nous avons une liste
de documents clés. Ces documents ne sont pas déposés au
Parlement. Avec l’association parlementaire, il nous arrive de
voyager à l’étranger. La première chose que nous faisons à notre
retour c’est de déposer un rapport, et cetera.
Here we are talking about documents like revenues foregone
that can be $10 billion, $20 billion or $30 billion. You say they do
not have to be tabled. What is the rationale behind why such
important information like the monitoring of the cash, treasury,
et cetera, every month, does not have to be tabled? Every day I
see all sorts of documents tabled which, of course, are not of equal
importance. What is the rationale behind that?
Il est question ici de documents concernant notamment les
recettes cédées qui peuvent atteindre 10, 20 ou 30 milliards de
dollars. Vous dites qu’ils n’ont pas besoin d’être déposés.
Pourquoi n’est-il pas obligatoire de déposer chaque mois de tels
renseignements importants comme la surveillance de la trésorerie?
Je vois chaque jour des documents être déposés, qui ne sont
évidemment pas de la même importance. Quelle en est la raison?
Mr. Matthews: The quarterly financial reports and the
monthly Fiscal Monitor are not tabled, that is correct. I believe
the other two are tabled. I will have to confirm that, but I believe
the debt management strategy and the tax expenditure report are
tabled.
M. Matthews : Les rapports financiers trimestriels et la revue
financière mensuelle ne sont pas déposés. Je crois que les deux
autres le sont. Je devrai le vérifier, mais je crois que la stratégie
annuelle de gestion de la dette et le rapport annuel sur les
dépenses fiscales sont déposés.
The rationale for the quarterly financial report in the Fiscal
Monitor was around timeliness. It takes time to get something
tabled.
Nous agissons ainsi dans le cas des rapports financiers
trimestriels et de la revue financière, parce que c’est plus rapide.
Il faut du temps pour déposer quelque chose.
I will start with the Fiscal Monitor. There are actually bondrating agencies that rate the government’s debt. The government
has made promises to release this information on a timely basis as
soon as possible after month end. By releasing it on the Internet,
on the website, the Department of Finance can release that
information more quickly. Therefore, that is a timeliness issue.
Je vais débuter par la revue financière. Il y a en fait des agences
de notation qui évaluent la dette du gouvernement, et le
gouvernement s’est engagé à publier rapidement des
renseignements en temps opportun au début de chaque mois. En
publiant le tout sur Internet, sur son site web, le ministère des
Finances peut publier l’information plus rapidement. Par
conséquent, le temps est un facteur.
Quarterly financial reports are the same issue: We wanted to give
parliamentarians information to help them in assessing the
estimates, but they are not actually studying the quarterly
financial reports. It is another tool available to parliamentarians,
but Parliament does not approve them.
C’est la même chose pour les rapports financiers trimestriels.
Nous voulions donner aux parlementaires des renseignements pour
les aider à évaluer les prévisions budgétaires, mais ils ne les
examinent pas en soi. Il s’agit d’un autre outil à la disposition des
parlementaires. Par contre, le Parlement n’approuve pas ces
rapports.
Publishing them on the Web is a more efficient way to make
the data available. For those who are interested, it is there, but
there is no legal requirement for our committee to look at that
information; it is just additional information available for its use.
The logic is around timeliness.
Il est plus efficace de les publier sur le web pour rendre
l’information accessible. Si cela vous intéresse, les données sont là,
mais le comité n’est aucunement obligé de les consulter. Il s’agit
de renseignements supplémentaires dont vous pouvez vous servir.
C’est une question de rapidité.
13-2-2013
Finances nationales
32:61
Senator De Bané: I think that I would like to make a
suggestion to you to look at the list of documents required by
the two houses that should be tabled to be in the archives,
et cetera. I think your documents are so central that they have a
lot more importance. That does not prevent you, of course, from
publishing them on the Web, but they should be.
Le sénateur De Bané : J’aimerais vous proposer d’examiner la
liste des documents requis par les deux chambres qu’il faudrait
déposer dans les archives, et cetera. Selon moi, vos documents
sont centraux et ont par conséquent beaucoup plus d’importance.
Cela ne vous empêche évidemment pas de les publier sur le web,
mais ils devraient l’être.
Mr. Matthews, tell me about the first supply period from
April 1 to June 23. That is to cover what period?
Monsieur Matthews, parlez-moi de la première période de
crédits, soit du 1er avril au 23 juin. Quelle période cela concerne-t-il?
Mr. Matthews: That covers two things. The committees are
looking at two documents there. One is the Main Estimates,
which is to cover the entire fiscal year. When you see interim
supply — which is the previous piece — and then what is called
full supply. That is the balance to get Main Estimates funding to
departments for the entire fiscal year. Supplementary
Estimates (A) is for any new items. Again, it is to cover money
to be spent during the fiscal year.
M. Matthews : Cela concerne deux choses. Les comités
examinent deux documents. Il y a le Budget principal des
dépenses, qui couvre l’ensemble de l’exercice financier. On
remarque les crédits provisoires dans la période précédente, puis
nous avons l’approbation de la totalité des crédits. C’est ce qui
manque pour accorder les crédits du Budget principal des
dépenses aux ministères pour l’ensemble de l’exercice financier.
Le Budget supplémentaire des dépenses (A) concerne les
nouveaux postes. Encore une fois, il s’agit de fonds qui seront
dépensés au cours de l’exercice financier.
Just because something is approved during the April to
June 23 period, it is money that is available for the whole fiscal
year. The Main Estimates is the department’s estimate of what it
needs for the entire fiscal year, and Supplementary Estimates (A)
would add to that. However, that money is available for the whole
fiscal year; it does not lapse on June 23.
Même si les fonds sont approuvés pendant la période entre
avril et le 23 juin, il s’agit de fonds disponibles pour la durée de
l’exercice financier. Le Budget principal des dépenses se veut les
prévisions en matière de besoins des ministères pour l’ensemble de
l’exercice financier, et le Budget supplémentaire des dépenses (A)
représente des ajouts. Cependant, les fonds sont disponibles pour
l’ensemble de l’exercice financier; ils n’expirent pas le 23 juin.
Senator De Bané: Okay. In order to understand the
Supplementary Estimates (B), (C) and (D), depending on
circumstances, we need to have the estimates — first blue book —
because by themselves they are just modifications, adjustments and
increases to another document.
Le sénateur De Bané : D’accord. En vue de comprendre les
Budgets supplémentaires des dépenses (B), (C) et (D), selon les
circonstances, il faut avoir le Budget principal des dépenses, soit le
Livre bleu, parce qu’il ne s’agit que de modifications et
d’augmentations par rapport à un autre document.
Mr. Matthews: I am not sure I would agree with that.
M. Matthews : Je ne suis pas certain d’être d’accord avec vous
à ce sujet.
There are two pieces here. The Main Estimates contain
information that is existing spending. As Ms. Thornton
mentioned, there is more detail in the supplementary estimates.
When you look at a supplementary estimates document, you see
what the department has already approved for authorities before
those estimates; you have a starting point. If you are thinking
about Supplementary Estimates (B), the starting point for each
department is what it had approved in the Main Estimates, plus
what it had in Supplementary Estimates (A), and then you focus
on the new spending.
Il y a deux choses. Le Budget principal des dépenses contient
des données sur les dépenses actuelles. Comme Mme Thornton l’a
mentionné, il y a des renseignements additionnels dans les budgets
supplémentaires des dépenses. Dans le Budget supplémentaire des
dépenses, on retrouve les autorisations que le ministère a déjà
approuvées avant ce document; vous avez un point de départ.
Dans le cas du Budget supplémentaire des dépenses (B), le point
de départ pour les ministères est ce qui a été approuvé dans le
Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des
dépenses (A). Vous pouvez ensuite vous concentrer sur les
nouvelles dépenses.
If you are interested about the history of the department’s
spending lapses and things like that, yes, you would need more
information. However, to actually study what is in the
Supplementary Estimates (B) and what new approvals are being
requested there, that document stands alone. There is also more
detail in the supplementary estimates to help you study that.
Si vous voulez avoir de l’information, par exemple, sur les
reports de l’autorisation de dépenser des ministères, vous aurez
besoin d’autres renseignements. Par contre, en vue d’examiner le
contenu du Budget supplémentaire des dépenses (B) et les
nouvelles demandes d’autorisation de dépenser, le document est
autonome. Il y a aussi d’autres renseignements dans les budgets
supplémentaires des dépenses pour vous aider dans votre examen.
To understand the department, you absolutely need other
documents; I do not dispute that at all.
Pour comprendre le ministère, il vous faut absolument d’autres
documents; je ne vous contredirai aucunement sur ce point.
32:62
National Finance
13-2-2013
Senator De Bané: You are bringing new expenditures that have
to be done because of all sorts of circumstances; I understand
that. To have the whole picture, you need the first volume, too.
Maybe this is where the idea of the House of Commons to have
hyperlinks to jump from one to another will be helpful.
Le sénateur De Bané : Il s’agit de nouvelles dépenses qu’il faut
faire pour diverses raisons; je le comprends, mais il faut aussi
avoir le premier livre pour avoir une vue d’ensemble de la
question. Je crois que l’idée de la Chambre des communes
d’ajouter des hyperliens pour aller d’un endroit à l’autre serait
utile dans un tel contexte.
Mr. Matthews: To get the full picture of a department, you
would need to look at reports on plans and priorities, Main
Estimates and, yes, that online database would absolutely make
that easier.
M. Matthews : Pour avoir une vue d’ensemble d’un ministère,
il faut examiner les rapports sur les plans et les priorités, le Budget
principal des dépenses, et j’avoue que la base de données en ligne
rendrait évidemment le tout plus facile.
Senator De Bané: The last point I would like to make is that I
will be reaching the conclusion of my membership mandate in the
Senate in a few months. I must tell you that after many years in
both houses I am still unable to understand all that system, maybe
because I am not very smart. I suspect sometimes that the people
at Treasury Board and Finance must ask, ‘‘How many of those
members of Parliament understand the system that we have put in
place?’’ You must have an idea also of how few of us do.
Le sénateur De Bané : J’aurais un dernier point. Mon mandat
de sénateur arrivera à échéance dans quelques mois. Je dois vous
dire qu’après avoir passé des années dans les deux chambres je
n’arrive toujours pas à comprendre tout le système; c’est peut-être
que je ne suis pas très brillant. Je présume que les gens du Conseil
du Trésor et du ministère des Finances doivent parfois se
demander combien de députés comprennent le système que vous
avez mis en place. Vous devez sûrement savoir que nous sommes
très peu à y arriver.
The Chair: That was our idea and concept for having this
meeting.
Le président : C’était justement l’idée et le concept derrière la
présente séance.
Senator De Bané: After over 40 years here, I am not sure that I
know.
Le sénateur De Bané : Je ne suis pas certain de le savoir, même
après plus de 40 ans de carrière au Parlement.
Mr. Matthews: If I may, the House of Commons committee
that studied Parliament scrutiny of the estimates, a lack of
understanding was the reason for their study. They did not feel
like they understood what they were voting on, so you are not
alone.
M. Matthews : Si vous le permettez, j’aimerais signaler que
c’est à cause d’un manque de compréhension que le comité de la
Chambre des communes a étudié le processus de contrôle
parlementaire du budget des dépenses. Les membres du comité
n’avaient pas l’impression de savoir ce sur quoi ils votaient. Vous
n’êtes donc pas le seul à avoir du mal à comprendre.
The other thing I will say is that this stuff typically does not
stay with people. You might understand it tonight and when we
are back in a month and a half, it is square one. You are not
alone. That is all I will say.
J’ajouterais que les gens ne se souviennent habituellement pas
de ce genre de choses. Vous le comprendrez peut-être ce soir, et
lorsque nous reviendrons dans un mois et demi, nous serons de
nouveau à la case départ. Vous n’êtes pas le seul à avoir de la
difficulté à comprendre. C’est tout ce j’ai à dire.
The Chair: You will forgive us, then, if we ask the same
question in a month and a half from now?
Le président : Vous nous pardonnerez alors lorsque nous vous
poserons la même question dans un mois et demi?
Senator Gerstein had a supplementary question.
Senator Gerstein: I am another sure it is a supplementary
question; it is a question following on that of Senator De Bané.
The Chair: We will call that a supplementary question.
Le sénateur Gerstein voulait poser une question complémentaire.
Le sénateur Gerstein : Je ne suis pas certain que ce soit une
question complémentaire, mais elle fait suite à celle qu’a posée le
sénateur De Bané.
Le président : Nous allons dire que c’est une question
complémentaire.
Senator Gerstein: I apologize. I am behind Senator De Bané
and I am still caught up in the supplementary to the
supplementary of the supplementary. I apologize for the
simplicity of this question.
Le sénateur Gerstein : Je suis désolé. J’interviens après le
sénateur De Bané et je suis encore mêlé dans la multitude de
questions complémentaires. Je m’excuse pour la simplicité de cette
question.
Ten tanks were purchased for $10 million to be delivered in
fiscal 2013 and you have $100 million in capital. Let us assume
there were 10 tanks to be delivered in 2014 for $100 million. We
On a fait l’acquisition de 10 chars d’assaut pour la somme de
10 millions de dollars qui seront livrés en 2013 et vous disposez de
100 millions de dollars en immobilisations. Supposons qu’on
13-2-2013
Finances nationales
32:63
are now in 2013 and there is a $50 million deficit in the operations
of DND. Therefore, we delay five tanks until 2014 and we take
$50 million from the $100, apply it to the deficit and it is even.
achète 10 chars d’assaut qui seront livrés en 2014 pour la somme
de 100 millions de dollars. Nous sommes actuellement en 2013 et
le budget de fonctionnement du MDN affiche un déficit de
50 millions de dollars. Par conséquent, nous repoussons l’achat de
cinq chars d’assaut jusqu’en 2014 et nous prenons 50 des
100 millions de dollars pour éponger le déficit.
However, we now have $150 million that we have to spend on
the tanks in fiscal 2014. However, as I understand it, we have
approval for $100. What do they have to get approval for?
Cependant, nous devons maintenant dépenser 150 millions de
dollars pour les chars d’assaut au cours de l’exercice de 2014. Si je
comprends bien, nous avons reçu l’approbation pour 100 millions
de dollars. Que faut-il faire pour obtenir l’approbation?
Mr. Matthews: We will speak about the whole process. That is a
very good question — not that the others were not good questions.
M. Matthews : Nous allons discuter de tout le processus. C’est
une excellente question — pas que les autres questions n’étaient
pas bonnes.
You start with the budget and the cabinet process and getting
to Treasury Board. Presumably, at some point, National Defence,
through a budget, got authority to buy new tanks. The process
starts in the budget. It got through cabinet and Treasury Board
and now we are at this stage. It is entirely possible for that to
happen; they could move money to fund a deficit in operating
from capital, if there was a delay in the capital.
On commence par le budget et le processus du Cabinet, puis le
tout est soumis à l’examen du Conseil du Trésor. Par l’entremise
d’un budget, la Défense nationale aurait apparemment obtenu à
un moment donné l’autorisation d’acheter de nouveaux chars
d’assaut. Le processus commence par le budget. Il a franchi les
étapes du Cabinet et du Conseil du Trésor et nous sommes
maintenant rendus à cette étape-ci. Il est tout à fait possible
d’effectuer un tel transfert de fonds. Le ministère peut transférer
de l’argent du budget d’immobilisations pour absorber un déficit
dans le budget de fonctionnement, si des dépenses ont été différées
dans le budget d’immobilisations.
Senator Gerstein: Do they have to get approval?
Mr. Matthews: They would have to come here to get approval.
It is a vote transfer, so they are moving money from capital to
operating, so they would need parliamentary approval. They
would also likely have to talk to the folks at the Department of
Finance Canada, because they have now created an obligation
that has a different timeline on it than initially intended.
Senator Gerstein: Exactly.
Le sénateur Gerstein : Doit-il obtenir l’autorisation?
M. Matthews : Il faudrait qu’il vienne ici pour obtenir
l’autorisation. Il s’agit d’un transfert de crédits. Comme le
ministère veut transférer des fonds du budget d’immobilisations
au budget de fonctionnement, il faudrait qu’il obtienne
l’approbation du Parlement. Il faudrait sans doute qu’il discute
avec les gens du ministère des Finances du Canada parce qu’ils
ont désormais créé une obligation qui prescrit un délai différent de
celui qui était prévu au départ.
Le sénateur Gerstein : Exactement.
Mr. Matthews: The Minister of Finance as the person managing
the bottom line of government, if I may, would want to say, ‘‘Yes, I
am okay with that.’’ Therefore, there is a discussion with central
agencies, as well. Before the other got here to do the vote transfer,
there would have been a discussion to say, ‘‘Here is our new profile
on spending; are you okay with that, Finance?’’ That is the
conceptual illustration of what would happen.
M. Matthews : Le ministre des Finances, en tant que
gestionnaire des résultats nets du gouvernement, doit dire : « Oui,
j’approuve telle ou telle chose. » Par conséquent, on discute
également avec les organismes centraux. Avant de procéder au
transfert de crédits, des discussions auraient eu lieu pour dire,
« Voici notre nouveau profil de dépenses; vous convient-il? » Voilà
qui décrit le processus.
Senator Gerstein: My memory is not as good as it used to be
but I must say that is not what I understood.
Le sénateur Gerstein : Ma mémoire n’est plus aussi bonne
qu’elle l’était, mais je dois dire que ce n’est pas ce que j’ai compris.
Mr. Matthews: This is where it gets back to my point about how
National Defence is managed in a special way where we want to
understand the long-term impacts of their decisions. However, if it
were any other department, that is exactly what would happen.
M. Matthews : Cela revient à mon argument selon lequel la
Défense nationale est gérée d’une manière particulière, car nous
voulons comprendre les répercussions à long terme de ses
décisions. C’est toutefois exactement ce qui se passerait dans
n’importe quel autre ministère.
The Chair: Could I ask a supplementary to his supplementary
question? The $100 million each year is in the contract over two
years of $200 million. Estimates come for the first year at
Le président : Pourrais-je poser une question complémentaire à
sa question complémentaire? Le montant de 100 millions de
dollars par année est prévu dans le contrat de 200 millions de
32:64
National Finance
13-2-2013
$100 million. The contract has been signed for $200 million but
Parliament, from the estimates, has not spoken on the second
$100 million. Maybe we do not want to approve it. How do you
guard against that?
dollars pour deux ans. Le Budget principal des dépenses est fixé à
100 millions de dollars pour la première année. Le montant établi
dans le contrat est de 200 millions de dollars, mais le Parlement
n’a pas parlé des 100 millions de dollars restants. C’est peut-être
parce qu’on ne veut pas les approuver. Comment faites-vous pour
éviter pareille situation?
Mr. Matthews: There has actually been a long discussion about
it. It is one of the weaknesses of a single-year appropriation
system in that you have multi-year commitments and funding
voted in a single year. I am not a contracting expert, but most of
our contracts actually have clauses that say ‘‘subject to funding
availability’’ or something along those lines.
M. Matthews : On a eu une longue discussion à ce propos.
C’est l’une des faiblesses du système d’affectation des crédits pour
un an, car vous avez des engagements sur plusieurs années et les
fonds sont votés pour un an. Je ne suis pas un expert en passation
de marchés, mais la majorité de nos contrats renferment des
dispositions qui stipulent « sous réserve de la disponibilité des
fonds » ou une formule semblable.
The Chair: That is very interesting. Thank you, Senator
Gerstein, for asking that question.
Le président : C’est très intéressant. Merci, sénateur Gerstein,
d’avoir posé cette question.
Mr. Matthews: The department must pay the money when the
goods are delivered. That is the beauty of the cash system. They
are not on the hook to pay anything until the tank is actually
delivered. That is the year they need the approval to spend money.
M. Matthews : Le ministère doit verser l’argent lorsque les biens
sont livrés. C’est la beauté du système monétaire. Il n’est pas obligé
de payer les sommes dues avant que le char d’assaut soit livré. C’est
l’année où il doit obtenir l’autorisation pour dépenser l’argent.
Senator McInnis: My difficulty was with capital, and I had that
difficulty when the defence people were here. You have a capital
budget and the capital budget is amortized over a period of time —
10, 20 years — and my difficulty is in operating, whether it is
salaries or current fiscal expenditures, how do you take funds from
capital and transfer it into operating?
Le sénateur McInnis : Ce sont les fonds d’immobilisations qui
me posaient problème, et j’ai eu du mal à comprendre quand les
gens du ministère ont comparu. On a un budget d’immobilisations
qui est amorti sur une période donnée — 10, 20 ans —, et ce que
j’ai du mal à comprendre, c’est comment l’on transfère des fonds
d’immobilisations au budget de fonctionnement, que ce soit pour
les salaires ou les dépenses de l’exercice en cours.
Mr. Matthews: You are absolutely right, that changes the fiscal
impact of the decisions because the $50 million on operating is a
hit to the bottom line this fiscal year. The $50 million on capital
would have been extended over a number of years depending on
whether they were buying a tank or a ship. From a bookkeeping
perspective or a financial forecasting perspective, we would
change the forecasted financial results to reflect that. The profile
of their spending has changed. We are now taking a $50-million
hit on expenses this year, when the original plan was that that
would be extended over a number of years.
M. Matthews : Vous avez tout à fait raison. Ce transfert
change les répercussions financières des décisions, car les 50
millions de dollars représentent un manque à gagner dans les
résultats financiers de l’exercice en cours. Les 50 millions de
dollars en fonds d’immobilisations auraient été répartis sur
plusieurs années, selon la décision du ministère de faire
l’acquisition d’un char d’assaut ou d’un navire. Du point de vue
de la comptabilité ou des prévisions budgétaires, nous
changerions les résultats financiers prévus en conséquence. Le
profil des dépenses a changé. Nous accusons désormais un
manque à gagner de 50 millions de dollars au titre des dépenses
pour cette année, alors qu’il était prévu au départ d’échelonner ces
dépenses sur plusieurs années.
Senator McInnis: That would have an effect on the bottom line
of the budget.
Le sénateur McInnis : Ce transfert aurait une incidence sur les
résultats financiers.
Mr. Matthews: Yes.
M. Matthews : En effet.
Senator McInnis: In this instance that would be huge sums.
Le sénateur McInnis : Il s’agit de sommes substantielles dans ce
cas-ci.
Mr. Matthews: That is why it is important, when as part of the
process in going for a vote transfer there are discussions internally
to say what that does to the financial forecast. There would be a
discussion with Finance if the numbers were significant.
M. Matthews : C’est pourquoi il est important que l’on tienne
des discussions à l’interne au sujet des répercussions sur les
prévisions budgétaires avant de procéder à un vote sur un
transfert de crédits. Si les sommes étaient importantes, on
discuterait avec des fonctionnaires du ministère des Finances.
13-2-2013
Finances nationales
Senator Callbeck: Thank you for all the information. A lot of it
is pretty confusing. On page 3 you talk about a lot of different
documents. My understanding is the Reports on Plans and
Priorities are not tabled and Departmental Performance Reports
are not tabled.
La sénatrice Callbeck : Je vous remercie de tous les
renseignements que vous nous fournissez. Ils sont en grande
partie difficiles à comprendre. À la page 3, vous parlez d’un grand
nombre de documents différents. Je crois savoir que les rapports
sur les plans et les priorités et les rapports ministériels sur le
rendement n’ont pas été déposés.
Mr. Matthews: Those two are tabled, yes.
M. Matthews : Ils ont été déposés.
Senator Callbeck: They are tabled?
La sénatrice Callbeck : Oui?
Mr. Matthews: They are available online but they are also
tabled. The President of the Treasury Board tables those on
behalf of other ministers.
Senator Callbeck: Do we get a copy of it?
Mr. Matthews: Yes, you do. I think last year they actually used
USB sticks but there was a tabling in Parliament.
Senator Callbeck: They actually did that?
32:65
M. Matthews : Ils sont affichés en ligne, mais ils ont aussi été
déposés. Le président du Conseil du Trésor dépose ces rapports
au nom d’autres ministères.
La sénatrice Callbeck : En recevons-nous des copies?
M. Matthews : Oui. Je pense qu’on a utilisé des clés USB l’an
dernier, mais les rapports ont été déposés au Parlement.
La sénatrice Callbeck : C’est ce qu’on a fait?
Mr. Matthews: They used an electronic tabling, but there was a
tabling in Parliament.
M. Matthews : Ils vous ont été fournis en format électronique,
mais ils ont été déposés au Parlement.
Senator Callbeck: In other words, a tabling so you were aware
that it was there.
La sénatrice Callbeck : Autrement dit, ils ont été déposés pour
que vous sachiez qu’ils étaient à votre disposition.
Mr. Matthews: Yes.
M. Matthews : Oui.
Senator Callbeck: What documents are not tabled?
La sénatrice Callbeck : Quels documents n’ont pas été déposés?
Mr. Matthews: The documents on this list that are not tabled
would be the quarterly financial reports and the monthly Fiscal
Monitor. Those are the two that would jump out that are not
tabled. What I am not clear on, Mr. Chair, is the economic and
fiscal update in the fall. I do not believe that is considered a
tabling but I am not certain. There is certainly a lot of discussion
around that document but I am not sure it is officially tabled.
M. Matthews : Les documents qui figurent sur la liste de ceux
qui n’ont pas été déposés sont les rapports financiers trimestriels et
la revue financière mensuelle. Ce sont les deux documents dans le
lot qui n’ont pas été déposés. Monsieur le président, je ne sais pas
trop ce qui se passera avec la mise à jour économique et financière
qui sera rendue publique à l’automne. Je ne crois pas que ce soit un
document que l’on doive déposer, mais je n’en suis pas certain. Il y a
assurément de nombreuses discussions entourant ce document, mais
je ne suis pas certain s’il est déposé officiellement.
The Chair: What about the annual tax expenditure report?
Le président : Qu’en est-il du rapport annuel sur les dépenses
fiscales?
Mr. Matthews: I believe, to the best of my knowledge, that one
is tabled.
M. Matthews : Que je sache, je crois que ce rapport est déposé.
Senator Callbeck: That is tabled. Do we actually get a paper
copy of it?
La sénatrice Callbeck : D’accord. Recevons-nous une copie
papier du rapport?
Mr. Matthews: I believe so, yes. That is a Department of
Finance publication and that is why I am not 100 per cent certain
but I believe that is tabled.
M. Matthews : Je crois que oui. Comme c’est une publication
du ministère des Finances, je ne suis pas totalement certain, mais
je crois qu’il est déposé.
Senator Callbeck: How long after the year end do we get that?
La sénatrice Callbeck : Combien de temps après la fin de
l’exercice financier le recevons-nous?
Mr. Matthews: I am not sure of the timing. My recollection is it
is attached around the same time as that the Departmental
Performance Reports are tabled, so I am guessing the fall would
be when you are looking for that, but I am not certain.
M. Matthews : Je ne sais pas trop à quel moment il est déposé.
Si je me souviens bien, il est déposé à peu près au même moment
que les rapports ministériels sur le rendement. Je suppose que c’est
à l’automne, mais je n’en suis pas sûr.
32:66
National Finance
13-2-2013
Senator Callbeck: Does that give a lot of explanation? You
mentioned the Child Fitness Credit. Would that tell us how many
families are taking advantage of that?
La sénatrice Callbeck : Le rapport fournit-il beaucoup
d’explications? Vous avez parlé du crédit d’impôt pour la
condition physique des enfants. Le rapport nous permettrait-il
de savoir combien de familles profitent de ce crédit?
Mr. Matthews: For the tax expenditures it would tell you the
dollar amounts involved. I am not sure you would get a sense of
how many families but you would certainly get a sense of the
dollar amounts.
M. Matthews : Il vous donnerait les montants des dépenses
fiscales. Je ne suis pas certain s’il vous permettrait de savoir
combien de familles en bénéficient, mais vous connaîtriez les
montants qu’il représente.
I must admit, if you are looking for a good explanation of that
report, a representative from the Department of Finance would
be a better witness than I would be on that report itself.
Si vous voulez que l’on vous explique adéquatement le rapport,
je dois admettre qu’un représentant du ministère des Finances
serait mieux placé que moi pour vous en parler.
Senator Callbeck: Okay. When would we receive the
Departmental Performance Reports? You say we get those at
the end of year. Is that for the previous year?
La sénatrice Callbeck : D’accord. Quand pouvons-nous nous
attendre de recevoir les rapports ministériels sur le rendement?
Vous dites que nous les recevons à la fin de l’année. Est-ce pour
l’année précédente?
Mr. Matthews: The Departmental Performance Reports you
would receive roughly around October for the year ended the
previous March 31. What you will find happening in the fall time
frame is the Public Accounts of Canada will get tabled and then
typically, right on their heels, Departmental Performance
Reports.
M. Matthews : Les rapports ministériels sur le rendement que
vous recevez vers le mois d’octobre visent l’exercice qui s’est
terminé le 31 mars. À l’automne, les Comptes publics du Canada
sont habituellement déposés et, peu de temps après, ce sont les
rapports ministériels sur le rendement.
Senator Callbeck: You said the estimates come out and then
you get the Reports on Plans and Priorities. Would the estimates
be based to a large extent on the plans and priorities?
La sénatrice Callbeck : Vous avez dit que le budget des
dépenses est publié et que vous recevez par la suite les rapports sur
les plans et les priorités. Le budget des dépenses est-il fondé en
grande partie sur les rapports sur les plans et les priorités?
Mr. Matthews: The Main Estimates and the Reports on Plans
and Priorities definitely have a very strong link. There is a legal
requirement to table the Main Estimates on or before March 1,
and the Reports on Plans and Priorities we do as quickly as
possible after that. There are no dates set in law, but the Reports
on Plans and Priorities are clearly a key document to help
parliamentarians understand the Main Estimates. They are tabled
as quickly as possible after the Main Estimates.
M. Matthews : Le Budget principal des dépenses et les rapports
sur les plans et les priorités sont certainement étroitement reliés.
Nous sommes obligés de par la loi de déposer le Budget principal
des dépenses au plus tard le 1er mars, et nous déposons les
rapports sur les plans et les priorités le plus rapidement possible
après cette date. Aucune date n’est prévue dans la loi, mais les
rapports sur les plans et les priorités constituent clairement un
document clé pour aider les parlementaires à comprendre le
Budget principal des dépenses. Ils sont déposés le plus rapidement
possible après le Budget principal des dépenses.
Senator Callbeck: Okay. That is it for now, Mr. Chair.
Senator Chaput: My question is supplementary to Senator
Callbeck’s questions. My question had to do with the
performance reports. You said they were tabled.
Mr. Matthews: Correct.
Senator Chaput: Are they required by each and every
department?
Mr. Matthews: Yes, they are.
La sénatrice Callbeck : D’accord. Je n’ai plus de questions pour
l’instant, monsieur le président.
La sénatrice Chaput : Ma question fait suite à celles de la
sénatrice Callbeck. Elle portait sur les rapports sur le rendement.
Vous avez dit qu’ils ont été déposés.
M. Matthews : C’est exact.
La sénatrice Chaput : Est-ce tous les ministères qui sont tenus
de les déposer?
M. Matthews : Oui.
Senator Chaput: Is there a time limit for them to be tabled?
What happens if you do not get the report?
La sénatrice Chaput : Y a-t-il un délai à respecter pour déposer
les rapports? Qu’arrive-t-il si vous ne les recevez pas?
Mr. Matthews: I cannot speak to whether there is a time limit.
M. Matthews : Je ne peux pas vous dire s’il y a un délai à
respecter.
Ms. Thornton: They come out in the fall, shortly after public
accounts.
Mme Thornton : Ils sont rendus publics à l’automne, peu de
temps après les Comptes publics.
13-2-2013
Finances nationales
32:67
Mr. Matthews: I am not clear on whether there is a legal
requirement. I do know every minister tables one. The President
of the Treasury Board tables on behalf of other ministers, but I
am not clear on whether there is a legal requirement.
M. Matthews : Je ne sais trop si la loi l’exige. Je sais que tous les
ministres déposent un rapport sur les plans et les priorités. Le
président du Conseil du Trésor le dépose au nom d’autres ministres,
mais je ne suis pas certain s’il s’agit d’une obligation légale.
Senator Chaput: Does that mean some departments might not
table their report then?
La sénatrice Chaput : Cela veut-il dire que des ministères
pourraient ne pas déposer ce rapport?
Mr. Matthews: In theory, again, we would have to check that,
but I am not aware of any ministers who have not tabled a report.
M. Matthews : Là encore, il faudrait se renseigner, mais à ma
connaissance, aucun ministère n’a manqué de déposer un rapport.
Senator Chaput: What is the impact of those reports? Are they
being analyzed if they are good? What is the impact?
La sénatrice Chaput : Quelle est l’incidence de ces rapports? Les
analyse-t-on pour voir s’ils sont bons? Quelle incidence ont-ils?
Mr. Matthews: There is no formal requirement for any
committee to study those. It is another document that is made
available and useful in terms of understanding a department’s
accomplishments. However, there is no scoring of those reports or
there are no implications of those reports, it is just one more
document that gets tabled for the information of parliamentarians.
It is really just to tie back to the Report on Plans and Priorities.
M. Matthews : Les comités ne sont pas tenus d’étudier ces
rapports. Il s’agit d’un document parmi tant d’autres qui sont
disponibles et utiles pour comprendre les réalisations d’un
ministère. On n’évalue pas ces rapports et ils n’ont aucune
incidence. Ce n’est qu’un document de plus qui est déposé pour la
gouverne des parlementaires. Il se rattache au rapport sur les
plans et les priorités.
Senator Chaput: I understand. Thank you.
The Chair: We get the public accounts delivered to us and we
do have available to us the Departmental Performance Reports.
Am I correct in my simplification of things thinking that the
performance report is a report by the department against what its
plans were for the year?
Mr. Matthews: Correct.
The Chair: The public accounts are just an account of what
they spent, with no explanation as to what their plans were; is it
just what they have done?
Mr. Matthews: Yes.
La sénatrice Chaput : Je comprends. Merci.
Le président : On nous remet les Comptes publics et on met à
notre disposition les rapports ministériels sur le rendement. Ai-je
raison de dire que le rapport sur le rendement est un document
produit par le ministère sur ses plans pour l’année?
M. Matthews : C’est exact.
Le président : Les Comptes publics ne sont qu’un résumé de ce
que les ministères ont dépensé, mais ils n’expliquent pas quels
étaient leurs plans. Ils ne décrivent que ce qu’ils ont fait, n’est-ce
pas?
M. Matthews : C’est exact.
The Chair: From the point of view of the Main Estimates, we
should be able to tie in the plans and priorities. Ms. Thornton, is
that what you wanted to do earlier but we were so anxious to ask
questions that we never got to that?
Le président : Nous devrions être en mesure de rattacher les
plans et les priorités au Budget principal des dépenses. Madame
Thornton, était-ce ce que vous vouliez savoir tout à l’heure, mais
nous n’avons pas pu aborder le sujet parce que vous aviez trop
hâte de poser des questions?
Ms. Thornton: I will just flag, in terms of the history, the
Report on Plans and Priorities used to be a part of the Main
Estimates.
Mme Thornton : Je tiens simplement à signaler que le rapport
sur les plans et les priorités faisaient autrefois partie du Budget
principal des dépenses.
The Chair: You still call it that?
Le président : Vous l’appelez toujours ainsi?
Ms. Thornton: They are Part 3 of the estimates. In the Main
Estimates there is Part 1, which is government-wide and talks
about the statutory spending. Part 2 breaks down by each
department at a summary level and talks about their overall
spending and highlights. Part 3 is the Report on Plans and
Priorities, which is produced by each organization, then followed
18 months later by the Departmental Performance Report that
reports against that specific Report on Plans and Priorities. That
is the history of the estimates family.
Mme Thornton : Il se trouve dans la partie 3 du budget des
dépenses. Il y a la partie 1, qui porte sur les dépenses
pangouvernementales et législatives. La partie 2 résume les
dépenses globales et les faits saillants de chaque ministère. La
partie 3 renferme le rapport sur les plans et priorités, qui est
produit par chaque ministère. Puis, 18 mois plus tard, le rapport
ministériel sur le rendement est rendu public. Voilà qui résume les
documents associés au Budget principal des dépenses.
The Chair: Had it been your intention to take us into the
Report on Plans and Priorities to show how this would be useful
to us?
Le président : Aviez-vous l’intention de passer en revue le
rapport sur les plans et les priorités pour nous montrer comment
il pourrait nous être utile?
32:68
National Finance
13-2-2013
Ms. Thornton: It is really to let you know it is there. In the
Main Estimates you may see changes to an organization and you
might want to get more information on what is happening in that
organization. You just quickly go to the Reports on Plans and
Priorities. If you recall, you have three months to consider Main
Estimates before you vote on full supply. We table Main
Estimates by March 1. The Reports on Plans and Priorities
come out after that and they have more detail on each
organization. They talk about it in terms of strategic outcomes
linked to actual results. You can drill down a great deal more with
the individual departmental plans.
Mme Thornton : C’est en fait pour vous faire savoir qu’il existe.
Vous pourriez constater des changements apportés à un organisme
dans le Budget principal des dépenses et vous pourriez vouloir plus
de renseignements à cet égard. Pour ce faire, vous n’avez qu’à
consulter rapidement les rapports sur les plans et les priorités. Vous
vous souviendrez sans doute que vous avez trois mois pour
examiner le Budget principal des dépenses avant de voter sur la
totalité des crédits. Nous déposons le Budget principal des dépenses
avant le 1er mars. Les rapports sur les plans et les priorités sont
publiés par la suite et fournissent plus de détails sur chacun des
ministères. Ils traitent des résultats stratégiques associés aux
résultats réels. On peut obtenir beaucoup plus de détails en
examinant les plans de chaque ministère.
The Chair: I should be looking at things like targets, and that
kind of thing, for the dollar figures that will help me tie it into the
Main Estimates?
Le président : Donc, je devrais davantage regarder les objectifs,
notamment, pour avoir les chiffres qui m’aideront à établir le lien
avec ce que l’on retrouve dans le Budget principal des dépenses?
Ms. Thornton: Your dollar figures are in the Main Estimates,
in your highest level in terms of what you are approving in the
appropriation bill. If you want to understand what the
organization is doing, the place to go is the Report on Plans
and Priorities.
Mme Thornton : Les chiffres figurent dans le Budget principal
des dépenses. Le montant maximal que vous devez approuver est
proposé dans le projet de loi des crédits. Pour comprendre ce que
fait une organisation, il est préférable de consulter le Rapport sur
les plans et les priorités.
The Chair: It is words more than figures?
Le président : C’est plus une question de mots que de chiffres,
non?
Ms. Thornton: It is, and the figures align. They are set out by
strategic outcome and program alignment more than the
traditional vote structure. You get more of a sense. As opposed
to type of expenditure, Main Estimates is more about the type of
expenditure operating capital. Reports on Plans and Priorities are
on strategic outcome. They are results, so you can get a better
sense qualitatively what it is they are actually doing.
Mme Thornton : Oui, mais les chiffres concordent avec ce que dit
le rapport. Les renseignements sont davantage établis en fonction
des résultats stratégiques et de l’harmonisation des programmes que
selon la structure de crédits habituelle. Contrairement à une
présentation selon le type de dépenses, cela donne une meilleure
idée de la situation. Le Budget principal des dépenses est structuré
de façon à présenter le type de dépenses, les fonds d’exploitation. Le
Rapport sur les plans et les priorités se concentre sur les résultats
stratégiques. Il présente des résultats et donne une meilleure idée de
la qualité des programmes des ministères.
Mr. Matthews: If you are interested in detail about departmental
program activities, the Report on Plans and Priorities is the place to
go. It gives an indication of how they measure or would like to
measure the success of their programs so there are performance
targets in there. They indicate how much money the department
plans to spend in those programs. I want to flag that is an estimate.
What a department is on the hook for from a spending perspective
is not to violate the votes, capital, operating, grants and
contributions. In here they have broken that down by programs.
It is their best estimate of what they will spend on each program.
They can move money between programs without parliamentary
authority.
M. Matthews : Pour obtenir des détails au sujet des activités de
programme des ministères, il faut consulter le Rapport sur les
plans et les priorités. Il donne une idée de la façon dont les
ministères évaluent ou aimeraient évaluer le niveau de réussite de
leurs programmes. Donc, il y est question d’objectifs de
rendement. Le rapport indique combien le ministère prévoit
dépenser pour ses programmes. Je tiens à préciser qu’il s’agit ici
d’une estimation. Il incombe à chaque ministère de ne pas
dépasser les montants prévus en matière de crédits, de capitaux,
de fonds d’exploitation, de subventions et de contributions. Dans
le rapport, ces données sont présentées par programme. Chaque
ministère peut transférer des fonds entre programmes sans obtenir
au préalable l’autorisation du Parlement.
The Chair: I had difficulty going from a vote in the Main
Estimates to going into these plans and priorities; that is, there is
the vote. Let us have some explanation on it.
Le président : J’ai eu de la difficulté à passer d’un crédit dans le
Budget principal des dépenses au Rapport sur les plans et
priorités pour tout comprendre. Le crédit devrait tout simplement
être accompagné d’explications.
Mr. Matthews: It is a completely different slice.
M. Matthews : Ce sont deux choses complètement différentes.
13-2-2013
Finances nationales
32:69
The Chair: It would be nice if it were like that. Then you could
get some further explanation on it.
Le président : Ce serait bien si l’information accompagnait le
crédit. On pourrait ainsi savoir de quoi il est question.
Mr. Matthews: That is the issue the house committee studied.
When they think of departments, they think of programs. They
would like to vote money related to programs. This construct of
capital, operating, grants and contributions was not meaningful
to them because what they think of a department as related to
their programs. It is a different roll up. It is tough to go between
the two.
M. Matthews : Le comité de la Chambre a étudié la question.
Lorsqu’ils pensent aux ministères, ils pensent à leurs programmes.
Ils préféreraient affecter les crédits en fonction des programmes.
Le format de présentation — crédits, fonds d’exploitation,
subventions, contributions — leur est inutile, car ils considèrent
les ministères en fonction de leurs programmes. Ce sont deux
documents différents et il est difficile de passer de l’un à l’autre.
The Chair: Do you anticipate some significant changes once the
government comes back with its response?
Le président : Selon vous, le gouvernement proposera-t-il des
changements importants?
Mr. Matthews: The government has responded and its
response is public. The government is on the hook by March 31
to indicate an implementation plan and what the costs might be.
The cost to change the vote structure would be substantial. Every
department’s financial system would have to be changed. It is a
question of is it worth changing the vote structure or can you get
around this issue by simply furnishing additional information on
programs?
M. Matthews : Le gouvernement a déjà réagi et sa réponse est
du domaine public. Il doit publier un plan de mise en œuvre et une
estimation des coûts de mise en œuvre, et ce, avant le 31 mars. Il
serait dispendieux de modifier la structure des crédits, car chaque
ministère devrait modifier son système financier. La question qu’il
faut se poser, c’est : « Est-ce que ça vaut la peine de changer la
structure des crédits ou serait-il possible de contourner le
problème simplement en demandant aux ministères de fournir
plus de renseignements au sujet de leurs programmes? »
The report of the committee has been sent back to the
committee for further consideration after study. We will have to
monitor that and see where it goes.
Le rapport du comité interne a été renvoyé au comité aux fins
de considérations après l’étude. Il faudra suivre l’évolution du
dossier.
The Chair: I thought the government dateline for implementing
was the accrual cash issue.
Le président : Je croyais que la date buttoir du gouvernement
pour la mise en œuvre était liée à la fin de l’exercice?
Mr. Matthews: It had that as well, you are correct, by
March 31. Also on the vote issue, the government committed to
providing an implementation plan — not saying whether they
would do it, but just saying ‘‘Here is what a plan would look like
and here is what the cost would be.’’
M. Matthews : Effectivement, d’ici le 31 mars. Sur le plan des
crédits, le gouvernement s’est également engagé à fournir un plan
de mise en œuvre — il n’est pas tenu de dire s’il va tout mettre en
œuvre, simplement : « Voici à quoi pourrait ressembler le plan de
mise en œuvre et combien coûterait la mise en œuvre. »
The Chair: The plan could be they are not going to do it?
Le président : Le plan pourrait être de ne pas procéder à la mise
en œuvre?
Mr. Matthews: Or the plan could be that it will take five or six
years and X amount of millions. The committee will then have to
think about whether it is worth it.
M. Matthews : Où que la mise en œuvre pourrait s’étirer sur
cinq ou six ans et coûter X millions de dollars. Le comité devra
ensuite juger si cela en vaut la peine.
The Chair: You will keep us informed as to developments
there?
Le président : Vous nous tiendrez au courant des développements
dans ce dossier?
Mr. Matthews: Yes.
M. Matthews : Certainement.
The Chair: Thank you.
Le président : Merci.
[Translation]
Senator Bellemare: My question is about the concepts of cash,
accrual and these accounting changes. Your explanation left me a
little confused. If we are looking at the Supplementary
Estimates (B), we are talking about the cash method?
Mr. Matthews: That is cash-based accounting, yes.
[Français]
La sénatrice Bellemare : Ma question porte justement sur les
notions de « cash », « accrual » et ces changements de
comptabilité. Votre explication m’a rendue un peu confuse. Si
on regarde l’Estimé B, on parle de la méthode « cash »?
M. Matthews : C’est la méthode de comptabilité de caisse, oui.
Senator Bellemare: And accrual applies more to the budget?
La sénatrice Bellemare : Et « accrual » s’applique plus au
budget?
Mr. Matthews: The Government of Canada’s budget and
financial statements.
M. Matthews : Le budget et les états financiers du gouvernement
du Canada.
32:70
National Finance
[English]
13-2-2013
[Traduction]
Senator Callbeck: You mentioned the 16 recommendations
that applied to government and that the study will be done by the
end of March. On plans and priorities, where would they put a
three-year history of the spending? When will that take effect?
Le sénateur Callbeck : Vous avez parlé des 16 recommandations
concernant le gouvernement et dit que l’étude serait terminée d’ici la
fin mars. Au sujet des plans et priorités, où va-t-on présenter un
historique de trois ans des dépenses? Quand cela entrera-t-il en
vigueur?
Mr. Matthews: The fiscal year that is coming next, fiscal
year 2013-14. The next set of Reports on Plans and Priorities that
you see will have the three years.
M. Matthews : Lors du prochain exercice, celui de 2013-2014.
Les prochains rapports sur les plans et les priorités comprendront
un historique de trois ans des dépenses.
The Chair: This has been a good class. I thank you very much.
Le président : Ce fut une bonne leçon. Merci beaucoup.
The one other area to touch on briefly is warrants, not to go
into detail but to describe to honourable senators what a warrant
is and how that fits into this fiscal cycle.
L’autre sujet qu’il faudrait aborder brièvement serait les
mandats. Sans entrer dans les détails, pourriez-vous expliquer aux
sénateurs ce qu’est un mandat et son rôle dans le cycle financier?
Mr. Matthews: I will turn to my colleague because she is the
warrant expert.
M. Matthews : Je vais laisser à ma collègue le soin de vous
répondre, puisque c’est elle la spécialiste sur la question.
Ms. Thornton: Referring to Governor General’s Special
Warrants, there is a provision when Parliament is dissolved for
the purposes of a general election and supply is required. That is,
Parliament dissolves before they have approved supply. There is a
provision for seeking authority for the government to spend
money and it is called Governor General’s Special Warrants.
Mme Thornton : Les mandats spéciaux du gouverneur général
sont utilisés lorsque le Parlement est dissous en vue d’une élection
générale et que des crédits sont nécessaires, parce que la
dissolution a eu lieu avant que les crédits n’aient été approuvés.
Il s’agit d’un instrument qui autorise le gouvernement à dépenser
des fonds.
First, Parliament must be dissolved for the purposes of an
election, not for prorogation. It used to be prorogation but that
was changed. It must be for the purposes of a general election. At
that point ministers must review the spending and attest that they
need a certain amount of dollars for business as usual — that is,
nothing new — nothing exciting — and anything political or truly
optional cannot be included. The ministers have to review their
spending and attest that they need those dollars for whatever the
period of time for the warrant. Warrants are typically 30 or
45 days, but there is no requirement.
D’abord, le Parlement doit être dissous en vue d’une élection
générale, et non en raison d’une prorogation. Il était possible
auparavant d’obtenir un mandat dans le cas d’une prorogation,
mais plus maintenant. Il faut absolument que ce soit en vue d’une
élection générale. Les ministres analysent les dépenses de leurs
ministères et certifient qu’ils ont besoin d’une certaine somme pour
assurer le maintien de leurs activités habituelles pour la durée du
mandat — rien de nouveau ou d’excitant, ni rien de politique ou
d’opérationnel. Normalement, les mandats sont de 30 ou 45 jours,
mais il n’y a aucune exigence à ce chapitre.
At that point the President of Treasury Board must review all
the monies available in the system — sometimes there are frozen
allotments and Treasury Board central votes — and release any
money possibly available for those purposes in the system. If,
then, further monies are required, a Governor General’s Special
Warrant must be done. Basically, you put the minister’s
attestation together with the president’s attestation stating there
is no other money in the system and go to the Governor General,
who will then authorize expenditures up to a certain amount for
that period of time.
Ensuite, le président du Conseil du Trésor détermine combien
d’argent il reste dans les coffres — il doit parfois tenir compte des
affectations bloquées et des crédits centraux du Conseil du Trésor
— et dégage tout l’argent disponible pour les besoins des ministères.
Si d’autres fonds sont nécessaires, il faut alors demander un mandat
spécial du gouverneur général. Essentiellement, on informe le
gouverneur général des besoins du ministère et des fonds dégagés
par le Conseil du Trésor. Le gouverneur général autorise ensuite
certaines dépenses jusqu’à un montant défini, et ce pour une période
définie.
Traditionally, ironically, the very first warrant was preConfederation; it was 1865. It was for the purposes of arming
militia for the Fenian raids and only for ‘‘urgent’’ purposes. In
the 1890s it was expanded to cover the salaries of bureaucrats so
that the business of government could continue. It is now for the
normal business of government but nothing exceptional, nothing
political, nothing that has been announced but not approved.
Ironiquement, le premier mandat fut accordé en 1865, soit avant
la Confédération. À l’époque, l’argent devait servir à armer la milice
en vue des raids des Féniens, et uniquement pour des raisons dites
« urgentes ». Dans les années 1890, la portée des mandats fut
élargie pour inclure les salaires des fonctionnaires afin de permettre
au gouvernement de fonctionner. On les utilise aujourd’hui pour
assurer le maintien des activités habituelles du gouvernement, et non
pour des choses exceptionnelles, des raisons politiques ou des
programmes annoncés, mais pas encore approuvés.
13-2-2013
Finances nationales
32:71
The Chair: That is what you mean by ‘‘political,’’ some new
programs?
Le président : Quand vous dites « politiques », vous voulez
parler de nouveaux programmes?
Ms. Thornton: Yes, something that hasn’t been through
Parliament and hasn’t had that approval.
Mme Thornton : C’est exact; toute initiative qui n’aurait pas
été étudiée au Parlement ou approuvée.
The Chair: That is an interesting but complicated area that we
promised ourselves to look into at one time but never got there.
The issue was with respect to prorogation and whether it was
available during that period.
Le président : C’est un domaine intéressant, mais complexe.
Nous nous étions promis de l’étudier, mais nous n’avons pas eu le
temps de le faire. On se demandait si les mandats étaient possibles
dans le cas d’une prorogation.
Ms. Thornton: It is no longer available for prorogation.
The Chair: Mr. Matthews and Ms. Thornton, thank you both
for being here. It was an interesting evening and very helpful to
us. You will probably find that when you come here on the Main
Estimates and the supplementary estimates we will have no
questions at all.
(The committee adjourned.)
Mme Thornton : Plus maintenant.
Le président : Madame Thornton, monsieur Matthews, nous
vous remercions d’avoir accepté notre invitation. Ce fut très
intéressant et très utile. Lors de votre prochain témoignage dans le
cadre de l’étude du Budget principal des dépenses et du Budget
supplémentaire des dépenses, nous n’aurons peut-être aucune
question à vous poser.
(La séance est levée.)
0
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********
Available on the Parliamentary Internet :
www.parl.gc.ca
41st Parliament – 1st Session
Table of Contents
MEMBERS OF THE COMMITTEE......................................................................................................... iii
ORDER OF REFERENCE ....................................................................................................................... iv
EXECUTIVE SUMMARY ......................................................................................................................... vi
RECOMMENDATIONS / OBSERVATIONS ........................................................................................ vii
CHAPTER ONE: INTRODUCTION ......................................................................................................... 1
CHAPTER TWO: EXCHANGE RATE..................................................................................................... 2
Factors that Influence the Exchange Rate ......................................................................................... 2
Move to Parity ......................................................................................................................................... 3
Cross-Border Shopping and the Exchange Rate .............................................................................. 4
CHAPTER THREE: REASONS FOR THE PRICE DISCREPANCIES ............................................. 6
Country Pricing and Market Segmentation ........................................................................................ 6
Relative Size of the Canadian Market ............................................................................................... 11
Customs Tariffs..................................................................................................................................... 13
Assessing the impact of tariffs on the price paid by consumers ............................................... 16
The majority of witnesses are calling for a comprehensive review of customs tariffs ........... 17
Volatility of the Exchange Rate .......................................................................................................... 19
Price Discrepancy in Fuel Costs for the Transportation Sector .................................................... 23
Product Safety Standards ................................................................................................................... 26
De minimis Threshold for Postal Shipments .................................................................................... 27
CHAPTER FOUR: INDUSTRY STUDIES ............................................................................................ 30
Automobiles........................................................................................................................................... 30
Importing a vehicle into Canada: a good deal? ........................................................................... 36
The significance of tariffs and safety requirements to the prices of automobiles and trucks 37
Understanding automobile price discrepancies between Canada and the United States .... 38
Books ..................................................................................................................................................... 41
Online and e-books competition .................................................................................................... 44
The Copyright Act and the Regulatory Impact Analysis Statement ......................................... 46
Magazines ......................................................................................................................................... 53
i
CHAPTER FIVE: CHARGING WHAT THE MARKET WILL BEAR .................................................. 54
The lack of competition in the Canadian retail market ................................................................... 54
Travellers’ Exemption Limits............................................................................................................... 57
Consumer awareness of web-based technology ............................................................................ 58
CHAPTER SIX: CONCLUSION ............................................................................................................. 59
APPENDIX A – WITNESSES WHO APPEARED BEFORE THE COMMITTEE ........................... 60
APPENDIX B – WRITTEN SUBMISSIONS RECEIVED WITHOUT THE AUTHOR’S
APPEARANCE ......................................................................................................................................... 65
ii
MEMBERS OF THE COMMITTEE
The Honourable Joseph A. Day, Chair of the Committee
The Honourable Larry Smith, Deputy Chair of the Committee
and
The Honourable Diane Bellemare
The Honourable JoAnne L. Buth
The Honourable Catherine S. Callbeck
The Honourable Maria Chaput
The Honourable Pierre DeBané, P.C.
The Honourable Doug Finley
The Honourable Irving R. Gerstein
The Honourable Céline Hervieux-Payette, P.C.
The Honourable Thomas McInnis
The Honourable Nancy Ruth
Ex-officio members of the Committee:
The Honourable Senators Marjory LeBreton, P.C., (or Gérald Comeau) and James Cowan (or
Claudette Tardif).
Other Senators who have participated from time to time in the study:
The Honourable Senators David Angus, Art Eggleton, P.C., Linda Frum, Leo Housakos, Ghislain
Maltais, Fabian Manning, Elizabeth Marshall, Yonah Martin, Percy Mockler, Grant Mitchell, Richard
Neufeld, Pierre-Claude Nolin, Pierrette Ringuette, Michel Rivard, Bob Runciman, Carolyn StewartOlsen, Robert W. Peterson, John D. Wallace.
Parliamentary Information and Research Service, Library of Parliament:
Terrence Thomas and Édison Roy-César.
Clerk of the Committee:
Jodi Turner
Senate Committees Directorate:
Louise Pronovost, Administrative Assistant
iii
ORDER OF REFERENCE
Extract from the Journals of the Senate of Thursday, December 13, 2012:
The Honourable Senator Day moved, seconded by the Honourable Senator Moore:
That, notwithstanding the order of the Senate adopted on Thursday, October 6, 2011, and
Monday, June 11, 2012, the date for the presentation of the final report of the Standing Senate
Committee on National Finance on its study of the potential reasons for price discrepancies in
respect of certain goods between Canada and the United States, given the value of the Canadian
dollar and the effect of cross border shopping on the Canadian economy, be extended from
December 31, 2012 to March 28, 2013; and
That the committee retain all powers necessary to publicize its findings until 90 days after the
tabling of the final report.
The question being put on the motion, it was adopted.
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
Extract from the Journals of the Senate of Monday, June 11, 2012:
With leave of the Senate,
The Honourable Senator Day moved, seconded by the Honourable Senator Moore:
That, notwithstanding the order of the Senate adopted on Thursday, October 6, 2011, the date
for the presentation of the final report of the Standing Senate Committee on National Finance on its
study of the potential reasons for price discrepancies in respect of certain goods between Canada
and the United States, given the value of the Canadian dollar and the effect of cross border
shopping on the Canadian economy, be extended from June 30, 2012 to December 31, 2012; and
That the committee retain all powers necessary to publicize its findings until 90 days after the
tabling of the final report.
After debate,
The question being put on the motion, it was adopted.
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
iv
Extract from the Journals of the Senate of Thursday, October 6, 2011:
The Honourable Senator Gerstein moved, seconded by the Honourable Senator Martin:
That the Standing Senate Committee on National Finance be authorized to examine and report
on the potential reasons for price discrepancies in respect of certain goods between Canada and the
United States, given the value of the Canadian dollar and the effect of cross border shopping on the
Canadian economy;
That, in conducting such a study, the committee take particular note of differences between
Canada and the United States including, but not limited to, market sizes, transportation costs, tariff
rates, occupancy costs, labour costs, taxes and fees, regulations, mark-up; and
That the committee submit its final report to the Senate no later than June 30, 2012, and retain
all powers necessary to publicize its findings for 180 days after the tabling of the final report.
The question being put on the motion, it was adopted.
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
v
EXECUTIVE SUMMARY
It is our sincere pleasure to present this final report of the Standing Senate Committee on
National Finance on the potential reasons for price discrepancies in respect of certain products
between Canada and the United States, given the value of the Canadian dollar and the effect of
cross-border shopping on the Canadian economy.
When the Finance Committee undertook this study, we resolved to hear all perspectives in
order to develop a better understanding of this complex issue. We invited government officials,
consumer groups, retailers, manufacturers, importers, exporters, experts from the academic sector,
accountants and independent economists. Although not everyone we invited to appear before us
accepted our invitation, we did hear from witnesses in every category mentioned above, and the
testimony we heard shed light on the causes of price discrepancies between the two countries.
The Committee examined the pricing of numerous products, from ice skates and jeans to
automobiles and books. Each product was found to have many factors influencing its pricing, and,
although some products share some factors (e.g., transportation costs, the relative size of the
Canadian market or tariff rates), the Committee cannot offer an explanation as definitive as it would
have liked for the price discrepancies for products between Canada and the United States.
It is hoped that this report will improve Canadians’ knowledge of the causes of the price
discrepancies for certain products between Canada and the United States, and will provide the
federal government with four recommendations to narrow these price discrepancies.
Committee members are indebted to the staff of the Senate Committees Directorate and the
Library of Parliament for helping to bring this report to fruition. We applaud their professionalism and
commitment to public service.
Senator Joseph A. Day
Chair
Senator Larry Smith
Deputy Chair
vi
RECOMMENDATIONS / OBSERVATIONS
Please note that these recommendations are best understood in the
context of the reasoning presented in the body of the report. To locate the
section of the report relevant to each recommendation, please see the
page number in parentheses following the recommendation.
The Standing Senate Committee on National Finance recommends the following:
Recommendation 1:
The Committee recommends that the Minister of Finance conduct a
comprehensive review of Canadian tariffs, keeping in mind the impact on
domestic manufacturing, with the objective of reducing the price discrepancies
for certain products between Canada and the United States. (page 19)
Recommendation 2:
The Committee recommends that the Government of Canada, through the
Canada-United States Regulatory Cooperation Council, continue to integrate
the safety standards between Canada and the United States with the intent to
reduce the price discrepancies without compromising the safety needs of the
two countries. (page 27)
Recommendation 3:
The Committee recommends that the Government of Canada analyse the costs
and benefits of increasing the de minimis threshold for low-value shipments in
Canada in order to narrow the price discrepancies for certain goods between
Canada and the United States. (page 29)
Recommendation 4:
The Committee recommends that the Minister of Canadian Heritage study the
costs and benefits of reducing the 10% mark-up that Canadian exclusive
distributors can add to the U.S. list price of American books imported into
Canada, adjusted for the exchange rate, as stipulated in section 5(1)(a)(iii) of
the Book Importation Regulations. (page 53)
vii
Observation 1:
As more Canadian consumers become aware of smartphone applications and
Internet sites for price shopping and comparison, and become price-savvy
consumers, competitive pressures in Canada will increase and the price for
products in Canada will converge to U.S. prices (page 59).
viii
CHAPTER ONE: INTRODUCTION
Canadian consumers are feeling ripped off. When the Canadian dollar is at parity with the
U.S. dollar, Canadian consumers notice that prices here are typically higher than in the United
States. When buying books or magazines, they notice two prices on the covers, and usually the
price in Canada is higher. Numerous newspaper articles point out that list prices of many identical
automobiles are thousands of dollars higher in Canada than in the United States. When Canadians
window-shop, on a visit to the United States or online, they notice price gaps, especially on brandname goods, from Aspirin to running shoes.
Naturally, Canadians wonder why these price gaps exist when the dollar is at parity, and
wonder: “Are we being gouged?”
In light of these concerns, the Minister of Finance wrote to the Chair and Deputy-chair of the
Standing Senate Committee on National Finance and asked that the Committee study price
discrepancies for certain products between Canada and the United States. On 6 October 2011, the
Senate referred the following mandate to this committee:
Study the potential reasons for price discrepancies in respect of certain goods between
Canada and the United States, given the value of the Canadian dollar and the effect of
cross-border shopping on the Canadian economy.
The committee held meetings from October 2011 to June 2012 and heard from 53 witnesses;
information on the meetings and the witnesses is in Appendix A at the end of this report. Appendix B
contains written submissions received without the appearance of the author.
This report focuses on goods, not services. Services, it was felt, could be harder to compare
– the "apples and oranges" problem – although, as will be seen below, the comparison of goods is
not always straightforward. The goods studied are associated with the manufacturing and retail
sectors; supply-managed goods, which include eggs, poultry and dairy products, are associated with
the agricultural sector and were not part of this study.
This report first examines aspects of the exchange rate between the two currencies,
including the recent move to parity, the volatility and the influence of movements of the exchange
rate on cross-border shopping. The report then examines the impact of country pricing and market
segmentation, the relative size of the Canadian market, customs tariffs, the volatility of the exchange
rate, the price of fuel, product safety standards, the de minimis threshold for postal shipments and
the level of competition on the price discrepancies for certain products between Canada and the
1
United States. An important, if less than satisfying, finding is that there is no single explanation for
the price differences between the two countries.
The report ends with three major sections: automobiles, books, and charging what the
market will bear. The first two sections look into sectors that have attracted considerable attention
regarding price gaps between list prices in Canada and in the United States. The last major section
examines whether the government should intervene, perhaps using the Competition Act, if the
Canadian price for a specific product is out of line with the price of that product in the United States.
CHAPTER TWO: EXCHANGE RATE
In June 1970, Canada stopped operating under a fixed exchange rate system, which set the
value of one Canadian dollar at US$0.925 and returned to a flexible exchange rate system.1
Under Canada’s flexible exchange rate system, the value of the Canadian dollar compared
to the U.S. dollar – or any other currency, for that matter – is based on the rules of supply and
demand. Any factor that increases (or decreases) demand for Canadian dollars, or decreases (or
increases) demand for a foreign currency, pushes the exchange rate upward (or downward).
Factors that Influence the Exchange Rate
Economic theory and empirical data have shed light on factors known to influence exchange
rate movements (e.g., world prices for commodities, relative inflation rates, relative interest rates,
productivity differences between countries, and short-term capital flows).2 In isolation, these factors
have a predictable effect on currency values.
However, because many economic variables are closely interconnected, they rarely, if ever,
act separately from one another. This makes anticipating or explaining movements in short-term
exchange rates notoriously difficult, a problem exacerbated by the fact that many factors known to
affect currency values are evident only in hindsight. Furthermore, these factors are often themselves
affected by movements in exchange rates. In other words, while the Canadian dollar responds to
prevailing economic conditions, it influences those conditions as well.3
1
Canada also operated under a flexible exchange rate system from 1950 to 1962; it was the only major industrial
country to do so during this period.
2
Bank of Canada, Backgrounders, The Exchange Rate, http://www.bankofcanada.ca/wpcontent/uploads/2010/11/exchange_rate.pdf.
3
Michael Holden, Explaining the Rise in the Canadian Dollar, Publication no. 03-26E, Parliamentary Information
and Research Service, Library of Parliament, Ottawa, 22 November 2007, p. 3,
http://www.parl.gc.ca/Content/LOP/ResearchPublications/prb0326-e.pdf.
2
Move to Parity
From February 2002 to October 2007, the value of the Canadian dollar rose from a record
low of US$0.62 to US$1.06 as a result of rising commodity prices and surging demand for Canadian
exports.
Responding to the financial crisis of 2008, international investors sold some of their assets
denominated in Canadian dollars and other major currencies to buy U.S. assets, mainly dollars and
government bonds, considered the safest assets during crises because of the status of the dollar as
the world’s reserve currency. Consequently, the Canadian dollar fell from US$1.01 in May 2008 to
US$0.79 in March 2009.
However, this downward trend was reversed in late 2009 because of rising commodity prices
caused by strong economic growth in emerging countries, strong demand for Canadian exports and
higher demand for Canadian assets by international investors, given Canada’s sound fiscal position
and the resilience and stability of the Canadian financial system during the financial crisis. All these
factors pushed up the Canadian dollar, from US$0.79 in March 2009 to US$1.01 in December 2010.
The Canadian dollar remained at or near parity since then.
Figure 1 - Exchange Rate between the Canadian Dollar and the U.S. Dollar,
January 2000 to March 2012
US$/CAN$
1.20
1.00
0.80
0.60
0.40
Jan-12
Jan-11
Jan-10
Jan-09
Jan-08
Jan-07
Jan-06
Jan-05
Jan-04
Jan-03
Jan-02
Jan-01
0.00
Jan-00
0.20
Source: Figure prepared by the Parliamentary Information and Research Service of the Library of Parliament using data
from Statistics Canada, CANSIM, Table 176-0064.
3
Cross-Border Shopping and the Exchange Rate
In 2011, an average of 3.4 million Canadian travelers crossed the border into the United
States by automobile each month, including 2.4 million Canadian travelers (69.7% of all Canadian
travellers) who made same-day trips.4
Despite the United States population being about ten times the size of Canada’s population,
the monthly average number of American travelers to Canada by automobile was only 1.1 million in
2011.
According to the authors of a recent university study titled Consumer Arbitrage Across a
Porous Border, most Canadians travel to the United States by automobile for pleasure or personal
reasons, which includes shopping trips.5 As shown in Figure 2, 64.6% of Canadian travelers cross
the border for pleasure or personal reasons, 22.2% to visit friends or relatives, 7.5% for business
affairs, 5.5% for other reasons.
Figure 2 – Reasons for Crossing the Border, 24-Hour Trip, 1990-2010
5.5%
0.2%
Business Affairs (7.5%)
7.5%
Visit friends or relatives (22.2%)
22.2%
64.6%
Pleasure or personal trip (64.6%)
Other (5.5%)
Not stated (0.2%)
Source: Ambarish Chandra, Keith Head, Mariano Tappata, Consumer Arbitrage Across a Porous Border, December 2011,
p. 4, http://strategy.sauder.ubc.ca/head/papers/crossings.pdf.
4
Statistics Canada, CANSIM, Table 427-0005.
5
Ambarish Chandra, Keith Head, Mariano Tappata, Consumer Arbitrage Across a Porous Border, December 2011,
p. 4, http://strategy.saunder.ubc.ca/head/papers/crossings/pdf.
4
Because Canadian travellers who go to the United States by automobile for pleasure or
personal reasons are potentially the most likely to respond to the movements in the exchange rate
and because they represent the majority of all Canadian travellers, the total number of Canadians
travelling to the United States by automobile should fluctuate with the movements of the exchange
rate.
Figure 3 confirms this. For example, when the exchange rate increased by 58.7% from
US$0.63 in January 2002 to US$1.00 in January 2011, the monthly number of Canadian travellers
returning from the United States by automobile increased by 32.8%, from 2.5 million to 3.3 million.
During the same period, the monthly number of American travellers returning to the United States
from Canada by automobile decreased by 58.6%, from 2.7 million to 1.1 million.
Interestingly, the monthly number of American travellers returning from Canada by
automobile was higher than the monthly number of Canadian travellers returning from the United
States during the January 2000-to-May 2003 period, when the exchange rate between the Canadian
dollar and the U.S. dollar was below US$0.74. When the value of the Canadian dollar reached a
trough of US$0.63 in March 2002, the number of American travellers exceeded the number of
Canadian travellers by more than 525,000 people per month.
Figure 3 – Cross-Border Shopping and the Exchange Rate, Monthly Number of Canadian
Travellers and American Travellers by Automobile, January 2000 to February 2012
CAN$ / US$
4
1.20
1.00
3
0.80
2.5
2
0.60
1.5
0.40
1
0.20
0.5
Sep-11
Feb-11
Jul-10
Dec-09
May-09
Oct-08
Mar-08
Aug-07
Jan-07
Jun-06
Nov-05
Apr-05
Sep-04
Feb-04
Jul-03
Dec-02
May-02
Oct-01
Mar-01
0.00
Aug-00
0
Jan-00
millions of people
3.5
Canadian travellers returning from the United States by automobile
United States travellers entering Canada by automobile
Exchange Rate
5
Source: Figure prepared by the Parliamentary Information and Research Service of the Library of Parliament using data
from Statistics Canada, CANSIM, Table 427-0005 and Table 176-0064.
Canadian travellers returning from the United States may bring back goods and they may
also return with a sense of the relative prices of goods sold on both sides of the border. But
observations on prices may be misleading, as actual transaction prices are needed to make useful
shopping comparisons. A Canadian who buys a product in the United States may remember the list
price of that product in Canada, but this recollected price may ignore possible discounts or sale
prices available in Canada.
Moreover, what appears to be the same product offered for sale in Canada and the United
States might not be the same. Professor Tony Hernandez, Director of the Centre for the Study of
Commercial Activity (CSCA), Eaton Chair in Retailing, Ryerson University, offered the Committee
anecdotal evidence that 80% of the products in factory outlets were manufactured specifically for
those stores. This makes price comparisons difficult, as two brand-name shirts, for example, may
be made of different quality cotton and are, in effect, different goods.
In addition to actual trips to the United States, Canadians can now make virtual trips to the
United States and other countries via the Internet. Canadians use the Internet to shop and to
window-shop. In 2010, according to a survey by Statistics Canada, more than half of Canadian
Internet users shopped online, placing 114 million orders valued at $15.3 billion.6
The e-retailers from whom the Canadian online shoppers purchase goods represent a
competitive threat – and a growing one – to traditional Canadian retailers. This report does not
attempt a full analysis of the cross-border online shopping. Online shopping is mentioned later on in
sections dealing with the de minimus threshold for postal shipments and with books.
CHAPTER THREE: REASONS FOR THE PRICE DISCREPANCIES
Country Pricing and Market Segmentation
Four witnesses told the Committee that the segmentation of the Canadian and the American
markets could allow some manufacturers to practice country pricing — that is, to maximize profits
by selling their products at different prices in the two markets.
The segmentation of the Canadian and American markets refers to the different commercial
practices, government regulations and all other factors that prevent Canadians and Americans from
6
Statistics Canada, Individual Internet use and E-commerce, 2010, The Daily, 12 October 2011,
http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/111012/dq111012a-eng.htm.
6
eliminating price differences by purchasing goods that are cheaper in a country to sell them in the
other country until the prices for goods in both countries converge.
Ambarish Chandra, Professor, University of Toronto, Rotman School of Management,
explained how the segmentation of the Canadian and American markets allows manufacturers to
price identical goods differently in the two markets:
For example, Transport Canada has regulations over and above what U.S.
specifications of cars are. Also, and this is something that is just coming out of our
research, U.S. manufacturers are not transferring warranties any longer for
Canadians who buy cars in the U.S. and bring them back. I am not surprised
because they like to see this situation of segmented markets. They like to be able to
price products differently in different markets. All the theories suggest that is exactly
what is profit maximizing for them. Cars are problematic because we have this issue
of warranties, and if firms want to segment the market, they can do so. It is hard for
government or public policy to change that.7
Ambarish Chandra, Professor, University of Toronto,
Rotman School of Management, as an individual
Regarding country pricing, a representative from the Retail Council of Canada explained to
the Committee that some manufacturers charge Canadian retailers 10% to 50% more than U.S.
retailers for identical products. According to the Retail Council of Canada, its members were told by
manufacturers that there are three main reasons for these discrepancies: 1) Canadians are used to
paying more for products in Canada; 2) the higher prices charged to retailers in Canada subsidize
the costs of maintaining suppliers offices and operations in Canada; and 3) the higher prices are
necessary to compensate Canadian distributors and wholesalers, which face higher costs in
Canada.
The Retail Council of Canada then added that not all manufacturers charge more to
Canadian retailers than U.S. retailers for identical products, but the manufacturers that carry
recognized brands and thus have significant market power for their brands:
If I am a sporting goods retailer in this country and I do not carry Reebok or Nike,
chances are that I will not have too much retail traffic in my store. God bless those
manufacturers because they have built that brand recognition. That explains why
7
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/07issue.pdf, p. 7:36.
7
they also sometimes have the ability to tell a Canadian retailer or a subsidiary of a
North American retailer how much they will sell a product for if the retailer wants it in
their store.8
Diane J. Brisebois, President and Chief Executive Officer,
Retail Council of Canada
One observation that can be drawn from this testimony is the importance of
recognized brands on a manufacturer’s pricing. If some consumers want a particular brand of
a product, they increase the ability of the manufacturer of that brand to price its product
differently in Canada and the United States, based on the demand.
The Retail Council of Canada presented a list of 15 identical consumer products that shows
what Canadian retailers must pay their suppliers compared with U.S. retailers. As shown in Table 1,
retailers pay anywhere between 11% more than U.S. retailers for an electric toothbrush to as much
as 114% more for products such as a pack of low-dose Aspirin.
Given the discrepancies between the prices paid by Canadian and U.S. retailers for identical
products, the Retail Council of Canada argued that it was unfair to blame retailers for not adjusting
their retail prices to account for the higher Canadian dollar. According to the Retail Council of
Canada, the majority of products purchased by Canadian retailers are bought in Canadian dollars
through Canadian distributors, wholesalers and headquarters of multinational companies in Canada.
Consequently, the retail prices can adjust to the appreciation of the Canadian dollar only if the
manufacturers, the wholesalers and the distributors change the price they charge to retailers.
8
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:11.
8
Table 1 – Price paid by the Canadian and U.S. retailers for 15 identical consumer products
Item Description
Price paid by
Price paid by
U.S. Retailers
Canadian
Difference
Retailers
Soap – 16 pk
$6.99
$8.98
28%
Shampoo – 1.5L
Conditioner – 1.18L
Automobile Tires
46in LED TV
Printer
Water Filters – 6 pk
Coffee Maker
Electric Toothbrush
Ibuprophen 200mg – 250ct
Aspirin 81mg low dose – 350ct
Ketchup – 2.5 L
Freezer bags– 150 pk
Laundry Detergent – 5L
Orange Juice – 7.56L
$9.33
$6.23
$128.21
$888.75
$116.65
$22.77
$127.76
$91.29
$10.76
$10.16
$3.92
$6.10
$11.27
$10.01
$12.46
$10.00
$169.69
$1,001.00
$171.99
$26.76
$167.19
$100.99
$18.29
$21.78
$6.90
$9.24
$13.94
$12.66
34%
61%
32%
13%
47%
18%
31%
11%
70%
114%
76%
51%
24%
26%
Source: Submission provided by the Retail Council of Canada on April 24, 2012.
An official from Department of Finance suggested that the fact that Canadian consumers
tend to consume more differentiated goods – goods that have some unique qualities, perceived or
real, that distinguish them from competing goods – could increase the market power that some
manufacturers have for their goods and allow them to exercise some price discrimination between
the Canadian and the American markets:
With respect to the first question, namely, why exchange rate changes sometimes do
not show up in import prices, there are a number of possible explanations. One is the
argument that as our economy and other advanced economies have matured and we
have become wealthier, we consume more and more goods that are differentiated as
opposed to basic commodities. The significance of this fact is that with differentiated
goods, the manufacturer of those goods may be able to exercise some degree of
9
market power in terms of pricing the same good in different markets, in effect,
exercising some degree of price discrimination.9
Patrick Halley, Chief Tariffs and Market Access,
International Trade Policy Division, International Trade & Finance
Mark J. Carney, Governor, Bank of Canada, added that the segmentation across the
Canadian and American markets could allow businesses to lower their prices in the United States,
where the consumers’ demand for goods is weaker than in Canada, and to keep their Canadian
prices higher:
First, cyclical issues may be responsible for some of the differences between
Canada and U.S. prices. Unexpected economic weakness in one country, in this
case the U.S., could lead to an undesirable build-up of inventories and result in local
discounting of prices. In addition, as long as markets are partially segmented across
international borders, market power may enable firms to respond to local demand
conditions, possibly resulting in lower prices in areas with weaker demand.10
Mark J. Carney, Governor, Bank of Canada
The testimony heard by the Committee suggests that the segmentation of the
Canadian and U.S. markets reduces competition and allows some manufacturers — even
some Canadian ones — to practice country pricing between the Canadian and the
American markets, which may contribute to the price discrepancies between the two
countries.
According to the results of a 1992 Ernst & Young’s study titled Responding to Cross
Border Shopping: A Study of the Competitiveness of Distribution Channels in Canada,
manufacturers would be responsible for about 37% of price discrepancies for goods between
Canada and the United States compared with 9% for retailers.11
9
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/05issue.pdf, p. 5:55.
10
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/07issue.pdf, p. 7:48.
11
Ernst & Young, Responding to Cross Border Shopping, A Study of the Competitiveness of Distribution Channels
in Canada, The Task Force on Cross-Border Shopping, March, 1992, p. 1-6.
10
Relative Size of the Canadian Market
Many witnesses told the Committee that Canada’s small size relative to the United States
explained some of the price discrepancies.
Mr. Carney, Governor, Bank of Canada, said that Canadian importers may pay a higher price
than American importers because of the smaller volume of goods they purchase from foreign
manufacturers. He also noted that American businesses may have higher potential for economies of
scale than Canadian businesses, which may reduce their costs and allow them to sell their goods at
lower prices than Canadian businesses can.12
Ken Wong, Professor, Queen’s University, explained the impact of Canada’s smaller size
relative to the United Sates on prices discrepancies:
..., with size comes certain advantages and cost efficiencies but also comes
enormous buying power. It is like the difference between me walking into a car
dealership and asking how much for a particular car, and then asking how much it
would be if I bought six. Clearly I would expect a better price if I was buying six. Big
U.S. retailers will get better prices than even big Canadian retailers and, as a
consequence, they will reflect those buying advantages in having lower prices.13
Ken Wong, Professor, Queen’s University, as an individual
Other witnesses told the Committee that foreign manufacturers might not sell their goods at
the same price to Canadian and American importers. For example, Ian Gordon, President,
Convergence Management Consultants Ltd., argued that some foreign manufacturers sell their
goods at a lower price in the United States than in Canada because they see the U.S. market as
strategically important because of its enormous size:
My exposure to manufacturers is they view the United States market as a market in
which they must succeed to succeed globally. They have to do whatever is
necessary to succeed in the U.S. Sometimes we here in Canada characterize that as
the 10-to-1 rule and feel diminished by our relatively smaller scale. For the most part,
I believe it is a function of the fact that to succeed globally you have to win in
America, particularly for many of the well-known brands we are considering. When
12
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/07issue.pdf, p. 7.49.
13
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/06issue.pdf, p. 6.42.
11
there are price discrepancies in Canada, it is a function of the fact that Canada, for
the most part, does not matter to them as much.14
Ian Gordon, President, Convergence Management Consultants Ltd.,
as an individual
A representative from Option Consommateurs who appeared before the Committee
questioned the validity of the economies of scale argument comparing Montreal to Plattsburgh:
The parity of the dollar has been there for at least a year or two. What about
Plattsburgh and Detroit? Plattsburgh has 20,000 people. Many people near the
border in Montreal go there because it is much cheaper, and, as a matter of fact, in
Montreal, there are 2 million people. How can a city with such a little market have
prices that are so much cheaper, whereas prices are higher in a huge urban area like
Montreal?15
Jean-François Vinet, Business Practices and Financial Services File Analyst,
Option Consommateurs
Several witnesses suggested that the costs of entering or operating in Canada may be
higher than in other countries. In a presentation made available to the Committee, Professor Tom
Vassos of the University of Toronto (appearing as an individual) provided a partial list of the costs
facing companies entering Canada; the list comprises 20 items, from provincial and federal taxes to
the exchange rate. Other witnesses mentioned that real estate prices and minimum wage rates
were higher in Canada. Because some of the numerous costs of entering or operating in a country
are fixed, the per item costs will be higher in a country, such as Canada, that has a relatively small
market.
Overall, the testimonies heard by the Committee suggest that Canada’s smaller size relative
to the United States may contribute to price discrepancies for two main reasons. First, Canadian
businesses that buy smaller volumes of goods may have less bargaining power with foreign
manufacturers than American businesses. Second, American businesses, which tend to be bigger
than Canadian businesses, may have more potential for economies of scale that can lower their
production costs and lead to lower retail prices in the United States.
14
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/06issue.pdf, p. 6:13.
15
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/11issue.pdf, p. 11:62.
12
Customs Tariffs
Officials from the Department of Finance told the Committee that there are 8,192 tariff
categories in Canada, and that each category has 18 tariff treatments. In 2010, 90% of the goods
imported into Canada entered duty-free, and of the 10% of goods subject to a tariff, 70% had a tariff
rate of zero.
The customs tariffs generated $3.6 billion in 2010-2011, representing 1.5% of the total
government budgetary revenues collected that fiscal year. In 2010-2011, about 60% of tariffs
revenues were collected on apparel and textile products, autos and auto parts, and footwear.16
The officials from the Department of Finance said that, although there are some examples of
differences in tariff rates between Canada and the United States that could contribute to price
discrepancies for certain products, most tariffs rates are low. They also highlighted the fact that
tariffs rates apply only on the landed value price of imported goods, which is often significantly lower
than the retail price of goods, which according to them means that differences in tariff rates between
Canada and the United States can have only a small impact on the price discrepancies.17 As shown
in Table 2, the most-favoured-nation18 average Canadian tariff rates can be higher, lower or equal to
U.S. tariffs depending on the sector.
16
Submission provided by the Department of Finance on October 19, 2011.
17
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/05issue.pdf, 5:56.
18
The most-favoured-nation tariff rates are the rates that apply to all countries that are not covered by some type of
concessionary tariff rates.
13
Table 2: Canadian and U.S. Simple Most-Favoured-Nation Average Tariff Rates by Sector
Chapters
41-43 & 50-64
25-27 & 72-83
65-71 & 91-97
44-49
86-89
84-85 & 90
28-40
Sector
Leather, Textiles, Apparel and Footwear
Minerals, Metals and Products thereof
Miscellaneous Manufactured Goods
Forestry and Products thereof
Vehicles, Aircraft & Other Transport Equipment
Machinery and Equipment
Chemicals, Plastics, Rubber
Tariff
Tariff
Rates in
Rates in
Canada
the U.S.
4.9%
0.8%
4.0%
1.0%
6.7%
0.8%
2.3%
6.8%
1.8%
3.3%
1.2%
1.9%
1.5%
2.3%
Source: Submission provided by the Department of Finance on October 19, 2011.
Almost all the other witnesses who appeared before the Committee disagreed with the
opinion expressed by the officials from the Department of Finance according to which tariff
differences between Canada and the United States are not a major factor contributing to prices
discrepancies between the two countries.
The representative from the Retail Council of Canada argued that although only 10% of all
products imported into Canada carry tariffs, the percentage of products sold by Canadian retailers
that are subject to tariffs is much higher and represents between 10 and 100% of the products sold
by individual retailers. This is why the customs tariffs generated $3.6 billion in 2010-2011.
The Retail Council of Canada also explained that it is misleading to compare the average
tariff rates for different sectors between Canada and the United States and to conclude that these
small differences in the average tariff rates do not contribute to price discrepancies between the two
countries. According to the Retail Council of Canada, the spikes in duty rates for certain products
can contribute significantly to the price discrepancies for some products.
As shown in Table 3, the differences in tariff rates between Canada and United States for
some hockey-related products vary between 5% for helmet facial protection to as high as 15.1% for
ice hockey pants.
14
Table 3 – Tariffs Rates in Canada and in the United States
for Different Hockey-Related Products
Products
Tariff Rates in
Tariffs Rates in the
Canada
United States
Ice Hockey Pants
18.0%
2.9%
UP/Pant
15.5%
0.0%
Gloves
16.5%
0.0%
Hockey Helmet TH
5.0%
0.0%
Hockey Helmet CN
8.5%
0.0%
Helmet Facial Protection TH
5.0%
0.0%
Helmet Facial Protection CN
7.5%
0.0%
Source: Submission provided by the Retail Council of Canada on April 24, 2012.
The Retail Council of Canada also highlighted the fact that other mainstream consumer
products are subject to high tariff rates for no reason other than the fact that they have never been
challenged by free trade negotiations. Examples of such consumer products include cotton T-shirts
and cotton trousers and shorts, sports footwear, bed linen and ice skates, which carry an 18% tariff
in Canada.19
Canadian Tire Corporation Limited sent the Committee a submission which presents the
results of their internal study on the impact of tariffs on a sample of 15,697 imported products in
2011. According to Canadian Tire Corporation Limited, 78% of the dutiable products imported in
19
Submission provided by the Retail Council of Canada on April 24, 2012.
15
2011 had a higher tariff rate in Canada than in the United States, 3% had the same tariff rate in both
countries and 19% had a lower tariff in Canada than in the United States. Of the 12,271 imported
products that had lower tariff rates in the United States, 3,231 had tariffs rates that were between 5%
and 18% lower while 9,040 products resulted in a difference ranging from 0.1% to 4.9%.
Overall, Canadian Tire Corporation Limited paid $8.4 million in higher customs tariffs in
2011, which increases the prices for Canadian consumers. These results suggest that Canadian
retailers and consumers are disadvantaged by the high tariff rates imposed on consumer products in
Canada.
Canadian Tire Corporation Limited suggested that the government of Canada consider
reducing Canadian tariffs for the imported consumer products that are not produced by domestic
manufacturers because these tariffs hurt the Canadian economy by raising prices and encouraging
Canadian consumers to shop in the United States.
Assessing the impact of tariffs on the price paid by consumers
Regarding the impact of customs tariffs on retail prices, a representative from Reebok-CCM
Hockey said that high tariffs on some products in Canada increase the retail prices to Canadian
consumers by more than the value of the tariffs because the wholesalers and the retailers also apply
their respective gross margin on the cost of the imported product including the tariff.
For example, a 15% tariff on a $100 product generates $15 in government revenues, but it
increases the price to consumers by $27.30 after the 40% gross margin of the wholesaler and the
30% gross margin of the retailer are applied. In this example, the tariff after the gross margins of the
wholesaler and the retailer accounts for 75.8% of the retail price discrepancy between Canada and
the United States.20 The remaining price discrepancy is explained by other factors such as the
difference in the demand for the product and differences in the cost of doing business between the
two countries.
Although the numbers used in this example might not apply to all products, two interesting
observations can be made on the impact of tariffs on retail prices. First, because wholesalers and
retailers apply their respective gross margin above the tariff, a tariff generally increases the retail
price of a product by more than the value of the tariff collected by the federal government. Second,
wholesalers and retailers both benefit from applying their gross margin on the tariff rate.
20
Submission provided by Reebok-CCM Hockey on April 24, 2012.
16
In response to questions from senators regarding the identity of the wholesaler, a
representative from Reebok-CCM Hockey answered that his organization was both the manufacturer
and the wholesaler of its products. Through its hearings, the Committee noticed that it is common for
the manufacturer to also act as the wholesaler for its product.
The representatives from the Canadian apparel industry and a representative from Deloitte &
Touche LLP told the committee that differences in the method used in Canada and in the United
States to determine the value of a product on which a tariff is applied could generate retail price
discrepancies between the two countries even when tariff rates are the same.
For example, when a product is imported into the United States through a series of sales
among multiple parties, the value of the product on which a tariff is applied can be based on the
price of the first sale between the foreign manufacturer and a foreign middleman provided that the
U.S. importer can establish that this was an arm’s length sale and that at the time of the sale the
product was clearly destined for export to the United States.21 Canada’s product valuation method
for customs tariffs differs from the U.S. method in that the value of the imported product on which a
Canadian tariff is applied is equal to the price paid by the Canadian importer rather than the first sale
price between the foreign manufacturer and a foreign middleman.
Given that the price paid by the Canadian importer is higher than the price paid on the first
sale between the foreign manufacturer and the foreign wholesaler, which acts as a middleman for
the Canadian importer, the revenues collected by a given tariff rate in Canada are higher than those
collected by the same tariff rate in the U.S.
Additionally, representatives from the Canadian apparel industry told the Committee that the
retail prices paid by Canadian consumers for clothes manufactured in Canada would jump if the
federal government did not extend the duty remission program for Canadian clothing manufacturers,
which is scheduled to end in 2012. The program was established in the 1980s to help domestic
clothing manufacturers.
The majority of witnesses are calling for a comprehensive review of customs
tariffs
Representatives from the Retail Council of Canada, the Canadian apparel industry, the
Canadian Federation of Independent Business, the Canadian Association of Importers and
Exporters, the academic sector, Reebok-CCM Hockey, Canadian Tire Corporation Limited and
21
http://www.iecanada.com/ienow/2008/08_vol.119.18.pdf, p. 4.
17
Deloitte & Touche LLP who appeared before the Committee all suggested that the federal
government consider lower tariffs on finished products where there are clear benefits to consumers
such as lower prices and minimal negative impact on domestic manufacturers. A representative from
Deloitte & Touche explained the rationale for a comprehensive review of Canadian customs tariffs:
The tariff rates in Canada are antiquated, and the Canadian manufacturing
landscape has changed significantly since the last major overhaul of the tariff in 1998
with the Tariff Simplification initiative. While there have been sweeping revisions to
the tariff rates over the past couple of years, these have been focused entirely on the
manufacturing industry, i.e., machinery and equipment, raw materials, et cetera. We
are not aware of any comprehensive review recently undertaken to consider the
benefits to Canadians of reductions in the tariff rate on consumer or retail goods.22
Lisa Zajko, Senior Manager, Indirect Tax,
Deloitte & Touche LLP
The president of a Canadian apparel company questioned who the Canadian tariffs
on apparel were protecting given that almost all domestic apparel producers moved
production overseas over the past few decades to remain competitive:
The theory of protecting the domestic manufacturer is a theory, because the
domestic manufacturer has had to adapt, change, and do things differently in order to
continue to exist.23
Robert Silver, President, Western Glove Works,
as an individual
Regarding the impact of tariff reductions on retail prices, a representative from the
Association of International Automobile Manufacturers of Canada admitted to the Committee that if
the federal government reduced tariffs on certain products, some businesses that operate in less
competitive markets might increase their profits rather than pass along the tariff reductions to
Canadian consumers:
I think it is a possibility, at least, that a company will say, "Look, this tariff reduction
has been passed along; I have choices. I can pass this along to the consumer, or I
22
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:27.
23
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/13issue.pdf, p.13:14.
18
can keep some of it." To the extent that they want to be highly competitive in the
marketplace, a company may choose to pass it all on. To the extent that there are
other things driving their motivation, that may not be the case. That is all I can
answer to that question.24
David C. Adams, President,
Association of International Automobile Manufacturers of Canada
The testimony suggests that differences in tariff rates for certain products between Canada
and United States contribute to the price discrepancies and that the federal government could
eliminate a part of these price discrepancies by further harmonizing Canadian and U.S. tariffs.
Given the possibility that some businesses might not pass along all the savings associated
with the tariff reductions to Canadian consumers, the Committee believes that the federal
government should focus its tariff harmonization efforts only on the products for which a tariff
reduction is more likely to be passed along to Canadian consumers.
Recommendation 1:
The Committee recommends that the Minister of Finance conduct a
comprehensive review of Canadian tariffs, keeping in mind the impact on
domestic manufacturing, with the objective of reducing the price discrepancies
for certain products between Canada and the United States.
Volatility of the Exchange Rate
We are living currently in unprecedented economic times. Swings of 1 or 2 per cent
of the value of the currency within just one day are not uncommon, but this was
unheard of in the past. Within this environment firms face a lot of uncertainty, both in
terms of future exchange rates as well as in their more general economic outlook.25
Ambarish Chandra, Professor, University of Toronto,
Rotman School of Management, as an individual
24
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:52.
25
http://www.parl.gc.ca/content/sen/committee/411/NFFN/pdf/07issue.pdf, p. 7:31.
19
Some witnesses told the Committee that the Canadian dollar’s appreciation relative to the
U.S. dollar was accompanied by higher volatility. The volatility of the Canadian dollar refers to the
size and the frequency of changes in its value relative to the U.S. dollar.
One of the most common statistical measures of volatility is the coefficient of variation
(CV)26, a measure of dispersion of the value of a variable around its mean.27 The higher the
coefficient of variation of a variable, the greater is the dispersion of the variable around its mean and
hence the greater its volatility.
To verify whether the volatility of the exchange rate between Canada and the United States
had increased in recent years, the Committee calculated the annual coefficient of variation of the
daily exchange rate between the Canadian and U.S. dollars between 1990 and 2011.
As shown in figure 4, the volatility in the exchange rate between the two currencies
increased from a coefficient of variation of 1.2% in 1990 to a peak of 7.6% during the 2008-2009
financial crisis, and decreased to 1.3% in 2011. These statistics suggest that the volatility of the
exchange rate was unusually high during the 2007-to-2009 period compared with the levels
experienced in the 1990s.
26
The coefficient of variation provides a way to compare the dispersion of variables around their means. The
coefficient of variation is the ratio of the standard deviation to the mean.
27
Bank of Canada, Evaluating Measures of Core Inflation, p. 26, http://www.bankofcanada.ca/wpcontent/uploads/2010/06/lafleche.pdf.
20
Figure 4 – Volatility in the Exchange Rate between the Canadian Dollar
and the U.S. Dollar, 1990-2011
9.0%
Coefficient of Variation (in %)
8.0%
7.0%
6.0%
5.0%
4.0%
3.0%
2.0%
1.0%
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
0.0%
Source: Figure prepared by the Parliamentary Information and Research Service of the Library of Parliament using data
from Statistics Canada, CANSIM, 176-0067.
Gary Rabbior, President of the Canadian Foundation for Economic Education, attributes the
recent increased volatility of the exchange rate between the Canadian and U.S. dollars to the
volatility of the world prices for commodities, which are important determinants of the Canadian
dollar’s value.28
The testimonies heard by the Committee suggest that the high volatility of the exchange rate
could contribute to price discrepancies for two main reasons.
A Department of Finance representative who appeared before the Committee said that
volatility may contribute to price discrepancies for goods because of the costs associated with
changing prices:
If we have very volatile exchange rate movements, people may say, ‘‘I will not
change prices because changing prices will incur a so-called mark-up cost.’’ There is
a physical process of changing prices and that act has costs. If you think an
exchange rate movement is temporary, you may not change the price.29
28
29
The Globe and Mail, Why the Canadian dollar has been bouncing higher, November 2009,
http://m.theglobeandmail.com/globe-investor/investor-education/why-the-canadian-dollar-has-been-bouncinghigher/article1343674/?service=mobile.
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/05issue.pdf, p. 5.56.
21
Jim Haley, General Director, Economic and Fiscal Policy Branch,
Department of Finance
The representative from the Canadian Federation of Independent Businesses who appeared
before the Committee mentioned that volatility could contribute to price discrepancies through a risk
premium built into prices of imported products:
Another crucial factor is volatility. Exchange levels are not the villain when we are
talking to our members. It is the inability for them to safely predict where they will be
six months into the future. There is almost a risk premium built into prices on
products that are imported.30
Ted Mallett, Vice-President and Chief Economist,
Canadian Federation of Independent Business
For his part, Douglas Porter, Deputy Chief Economist, BMO Capital Markets, argued that the
volatility of the exchange rate was the most important factor contributing to price discrepancies
between the two countries:
The biggest factor causing the relatively wide price differential is the rapid and
volatile moves in the exchange rate in recent years. Underlying prices simply cannot
be expected to fluctuate nearly as rapidly as movements in the exchange rate, which
have been unprecedented in recent years. For example, in one 24-hour period in
October 2008, the Canadian dollar saw a bigger move (7%) than it witnessed in an
entire four-year stretch in the mid 1990s.31
Douglas Porter, Deputy Chief Economist,
BMO Capital Markets
Given the high volatility of the exchange rate between the Canadian and U.S. dollars,
businesses that sell goods in Canada face a lot of uncertainty about the future value of the Canadian
dollar. Consequently, they could find it impractical to change their prices to reflect all exchange rate
movements because of the costs associated as well as the risk of losing money on the imported
goods they sell in Canada.
30
31
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/11issue.pdf, p. 11:78.
Letter sent by Mr. Porter to the committee on November 2, 2011.
22
To the extent that the high exchange rate volatility between the two currencies experienced
during the 2007-to-2009 period may have made it harder for Canadian businesses to price their
products in an economic environment in which they could not accurately predict the future value of
the Canadian dollar, it is possible that the volatility of the exchange rate contributed to the price
discrepancies for goods during that period.
But the price discrepancies for goods caused by the high exchange rate volatility during the
2007-to-2009 period should narrow over time if the volatility remains around the low level seen in
2011, which was similar to the one experienced in the 1990s.
Price Discrepancy in Fuel Costs for the Transportation Sector
Some witnesses blamed higher fuel costs in Canada for price discrepancies between the two
countries.
As shown in Figure 5, the average price of a litre of gasoline was US$1.31 in Canada in
August 2012 compared with US$0.98 in the United States, a 33.7% difference. Most of this
difference is due to the higher gasoline taxes in Canada – the federal excise tax, the goods and
services tax (GST) or the harmonized sales tax (HST), the provincial fuel taxes, and the municipal
transportation taxes – US$0.39 per litre in Canada in August 2012 compared with US$0.11 in the
United States.
While Canadians pay substantially more for gasoline than Americans, gasoline is
significantly cheaper in Canada than in Japan, Spain, France, the United Kingdom, Germany and
Italy.
23
Figure 5 – International Gasoline Price, in U.S. dollars per Litre, August 2012
0.86
0.99
0.97
Italy
0.92
1.30
Germany
0.99
1.15
United
Kingdom
0.00
1.02
France
0.50
0.86
1.26
0.39
0.11
0.87
0.92
Canada
1.00
0.80
1.09
Spain
1.50
Japan
2.00
United
States
Price of Gasoline
(in U.S. dollar per litre)
2.50
Costs and margins
Taxes
Source: Figure prepared by the Parliamentary Information and Research Service of the Library of Parliament using data
from the International Energy Agency, p. 3-4, http://www.iea.org/stats/surveys/mps.pdf.
Most witnesses who appeared before the Committee spoke of the difference in the price of
gasoline between Canada and the United States. However, it is important to note that the majority of
trucking companies that deliver goods across Canada rely on diesel fuel. Thus, the differences in the
price of diesel should have a bigger impact on price discrepancies for goods between the two
countries than the price of gasoline.
As presented in Figure 6, the average price of a litre of diesel was US$1.24 in Canada in
August 2012 compared with US$1.05 in the United States, an 18.1% difference. Most of this
difference is due to the higher taxes on diesel in Canada — US$0.31 per litre in Canada in August
2012 compared with US$0.13 in the United States.
24
Figure 6 – International Price of Diesel32, in U.S. dollars per Litre, August 2012
0.94
0.94
Canada
Costs and margins
1.02
1.01
0.93
United
Kingdom
0.93
Italy
0.50
0.91
Germany
1.02
France
0.13
0.76
0.49
0.58
1.08
Japan
0.55
0.31
1.00
0.00
0.46
Spain
1.50
United
States
Price of diesel for
commercial use
(in U.S. dollar per litre)
2.00
Taxes
Source: Figure prepared by the Parliamentary Information and Research Service of the Library of Parliament using data
from the International Energy Agency, p. 3-4, http://www.iea.org/stats/surveys/mps.pdf.
Mark J. Carney, Governor, Bank of Canada, explained how the higher fuel price in Canada
increased the transportation costs per item in Canada relative to the United States:
Transportation is another factor on the cost side. While fuel costs are only a portion
of total transportation costs, the difference in gasoline taxes between the two
countries makes gas more expensive in Canada. Lower population density in
Canada may also contribute to higher transportation costs on a per-item basis.33
Mark J. Carney, Governor, Bank of Canada
A representative from the Retail Council of Canada argued that the higher Canadian
gasoline price relative to the United States exacerbated the already large difference in the
transportation costs between the two countries:
32
The value added taxes are excluded from prices for automotive diesel when refunded to businesses. For example,
in Canada, businesses and unincorporated businesses are allowed to claim full input tax credits for the Goods and
Services Tax (GST) paid on inputs used in making taxable supplies (e.g., GST paid on diesel).
33
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/07issue.pdf, p. 7:49.
25
We are a large country, and when you are shipping to the next market, you are not
shipping 60 miles away but usually 600 miles away, and there are costs associated
with that, the cost of gasoline being one.34
Diane J. Brisebois, President and Chief Executive Officer,
Retail Council of Canada
This testimony suggests that higher Canadian taxes on diesel and, to a lesser extent,
gasoline partly contribute to the price discrepancies for goods between the two countries by
increasing transportation costs in Canada.
Product Safety Standards
Most people recognize that tariffs can affect the movement of goods between countries and
the prices of traded goods. Non-tariff barriers can also affect trade and prices. These barriers may
be unintentional in that they were not put in place to raise revenue or protect a domestic
industry. Different safety standards provide an example of a potential – and unintentional – non-tariff
barrier. The next sections examine safety standards for apparel and automobiles.
Representatives from the Canadian apparel industry told the Committee that small
differences in apparel safety standards between Canada and the United States increased the price
for Canadian consumers while offering little or no additional benefit.
A representative from the Canadian Apparel Federation gave an example:
Flammability — how quickly a garment burns — is subject to regulation. You do not
want something that will burst into flame if you are near an open fire, for example.
There is no disagreement that that is a bad thing, but, in reality, we have the same
performance or the same specification. Yet, the testing for that is different in Canada
than in the United States.35
Bob Kirke, Executive Director, Canadian Apparel Federation
Because most apparel businesses produce for the U.S. market, forcing them to do another
flammability test to sell their apparel in Canada increases their costs, leading to higher prices for
Canadians.
34
35
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:16.
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/13issue.pdf, p. 13:18.
26
Mr. Kirke then suggested that the Canada-United States Regulatory Cooperation Council36,
created on February 4, 2011, by Prime Minister Stephen Harper and United States President Barack
Obama to better align the two countries’ regulatory approaches, should study how to better
harmonize their product safety standards.
The Committee agrees with the views expressed by the representative from the Canadian
apparel industry about the importance of better integrating safety standards between Canada and
the United States to lower the costs for businesses and consumers.
There may be good reasons why safety standards for a particular product differ between
Canada and the United States. Where a product is used, under what weather conditions it is used
and how a product is expected to be used may lead to different safety standards between the two
countries. But there may be cases where different safety standards do not reflect different safety
concerns and where the different standards merely lead to increased costs in Canada. The
government should be prepared to examine other industries in which Canadian safety standards are
different from those in the United States to determine whether there exists a sound rationale for the
differences.
Recommendation 2:
The Committee recommends that the Government of Canada, through the
Canada-United States Regulatory Cooperation Council, continue to integrate
the safety standards between Canada and the United States with the intent to
reduce the price discrepancies without compromising the safety needs of the
two countries.
The section of this report on automobiles discusses how the differences in vehicle safety
standards affects prices — sometimes substantially — between Canada and the United States.
De minimis Threshold for Postal Shipments
The de minimis threshold for postal shipments refers to the value of postal shipments
that can be imported duty- and tax-free into a country. In most countries, the de minimis
threshold tries to achieve a balance between the costs of assessing and collecting customs
36
Canada’s Economic Action Plan, Regulatory Cooperation Council,
http://actionplan.gc.ca/eng/feature.asp?pageId=383.
27
tariffs and the revenue raised. In Canada, the de minimis is $20 under the provisions of the
Postal Imports Remission order versus $200 in the United States.37
A representative from the Canadian Association of Importers and Exporters who
appeared before the Committee argued that Canada’s low de minimis threshold for postal
shipments compared with the United States could contribute to price discrepancies for
certain goods. The low de minimis threshold increases the costs and the administrative
burden that Canadian consumers and businesses face when they import low-value
shipments into Canada.38
For example, when a Canadian consumer orders a product online worth more than
$20 from the United States, he pays applicable duties and taxes in Canada as well as a fee
to the courier company or the customs broker who will prepare the paperwork to submit to
the Canada Border Services Agency and clear the product through customs. According to
the representative from the Canadian Association of Importers and Exporters, the fee
charged by most courier companies or the customs brokers is about $25.
Under the current $20 de minimis threshold in Canada, a Canadian consumer who
buys a $21 product online from the United States, when the Canadian dollar is at parity with
the U.S. dollar, pays generally more than twice the U.S. retail price of the purchased product
when duties, taxes and the courier or broker fee are included.
Canada’s low de minimis threshold also increases the cost to Canadian businesses,
principally Small and Medium Enterprises (SMEs), which order low-value inputs online from
the United States. These higher input costs in Canada relative to the U.S. then increase the
price of goods produced by businesses in Canada.
The results of studies by the Asia-Pacific Economic Cooperation and the
Organization for Economic Co-operation and Development suggest that increasing the de
minimis threshold is an effective way to increase competition, reduce overall compliance
costs and lower prices to consumers.
In November 2011, the United States, New Zealand, Chinese Taipei, Singapore,
Hong Kong, Japan, South Korea, Malaysia, Russia and Brunei Darussalam launched an
initiative through the Asia-Pacific Economic Cooperation that seeks to increase the de
37
http://www.cbsa-asfc.gc.ca/import/postal-postale/duty-droits-eng.html.
38
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/12issue.pdf, p. 12:9.
28
minimis threshold in their countries to a minimum US$100. According to the APEC,
establishing a higher, commercially useful de minimis is beneficial because the large volume
of low-value shipments incur high processing costs that outweigh the value of tariffs
collected. In addition, increasing the de minimis threshold reduces overall compliance costs,
increases supply chain connectivity, increases competition and stimulates output by SMEs.39
In 1997, the OECD published a paper titled Dismantling the barriers to global
electronic commerce, in which it recommended that its members, including Canada, simplify
the arrival of lower-value shipments to increase global competition, lower prices and improve
the variety and the quality of goods available to consumers.40
In light of the testimony it heard and the information it gathered, the Committee
believes that Canada’s low de minimis threshold compared with the United States may
contribute to price discrepancies for some goods by reducing competition, increasing the
prices paid for postal shipments by Canadian consumers, and imposing higher overall
compliance costs on Canadian businesses, principally SMEs.
Recommendation 3:
The Committee recommends that the Government of Canada analyse the costs
and benefits of increasing the de minimis threshold for low-value shipments in
Canada in order to narrow the price discrepancies for certain goods between
Canada and the United States.
39
Asia-Pacific Economic Cooperation, http://www.apec.org/Press/Features/2012/0103_deminimis.aspx.
40
Organization for Economic Cooperation and Development, Dismantling the barriers to global electronic
commerce, http://www.oecd.org/document/32/0,3746,en_2649_34223_1814368_1_1_1_1,00.html.
29
CHAPTER FOUR: INDUSTRY STUDIES
When the Canadian dollar is at parity with the U.S. dollar, Canadian consumers notice the
differences in the prices of books (and magazines) and automobiles in Canada and the United
States. These price differences are flashpoints that have consumers wondering why prices differ for
what is apparently the same good – and often feeling that pricing in Canada is unfair.
When the Canadian dollar hits parity with its U.S. counterpart – a fact usually trumpeted by
the media – a consumer in a bookstore notices price stickers showing markedly different prices in
Canadian dollars and U.S. dollars for the same book or magazine. A bestselling book, for example,
may show a price of $24.99 in U.S. dollars and a price of $27.99 in Canadian dollars, a difference of
12%; the edition of a U.S. magazine in Canada may show a cover price of $4.99 in U.S. dollars and
$5.99 in Canadian dollars, a 20% difference. The $3 difference for a book or $1 difference for a
magazine may not be large relative to other consumer expenditures, but it is an extra charge put on
Canadians.
The media are also quick to point out the large differences in automobile list prices — in
some cases tens of thousands of dollars — on the two sides of the border. Even those who are not
buying an automobile get the sense that Canadians are being ripped off. The sense of unfairness is
intensified when Canadians discover that they can face a higher list price for automobiles assembled
in Canada than American car buyers in distant parts of the United States.
Therefore, the committee studied the pricing of automobiles, books and magazines.
Automobiles
Canadians are understandably angry when the dollar hits parity and they read that the list
price of an automobile in Canada is thousands of dollars more than the same car in the United
States. This anger jumps up a notch when they discover that a car produced in Canada and sold
here has a list price thousands of dollars above the price of the same Canadian-assembled car that
is shipped to the United States.
A car buyer in Oshawa could be at a dealership within walking distance of the factory where
the Chevrolet Camaro was assembled and face a list price almost $5,000 greater than the list price
of the Camaro in Hawaii. The example of the Camaro was brought up at the first meeting this
committee held to study price discrepancies for certain products between Canada and the United
30
States. In June 2012, after the final committee hearing on the study, CBC News put the article,
"Canadians pay more than Americans for Canadian-made vehicles," on its website. 41
The CBC News article looked at over 20 models made by Ford, General Motors, Chrysler,
Honda and Toyota in Ontario and found that in the majority of instances "the models cost thousands
of dollars more to buy in Ontario than in the United States, including Hawaii." 42
Table 5 is based on information presented in the CBC News article. The table has added
calculations of the differences in terms of dollar amount and percentage between the list prices in
Canada and in the United States for the same model vehicle.43 As footnotes to the data presented
in the table in the article show, Canadians also face higher listed charges for freight and pre-delivery
inspection (PDI) than do Americans shopping for the same vehicle.
The importance of freight and PDI is highlighted in the CBC News article by using the
example of the Toyota RAV4.
Based on the manufacturer's suggested retail prices, the two-wheel drive Toyota RAV4
would cost $22,650 in Honolulu, with an additional charge for freight and pre-delivery
inspection (PDI) of $810.
A resident in Woodstock, Ontario, however, would pay $24,865, plus a freight and PDI
charge of $1,465, for the same model, despite the RAV4 being manufactured in Woodstock
[Ontario].44
If freight and PDI are added to the calculations, the difference in price increases from $2,215 to
$2,870 and the percentage difference increases from 9.8% to 12.2%. 45
41
CBC News, "Canadians pay more than Americans for Canadian-made vehicles," 13 June 2012,
http://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/story/2012/06/12/ottawa-car-price-disparity-border-shopping.html.
42
Ibid. The article included the Buick LaCrosse, which is now made in the United States rather than Oshawa; Table
8 shows data for 23 of the 24 models presented in the CBC News article. In five cases, the list price in Canada
was lower than the list price in the United States. In one case (the Ford Edge) the price was $474 higher in
Canada, rather than "thousands of dollars more."
43
The actual differences are between a Canadian dollar list price and a U.S. list price, so an implicit assumption is
that the Canadian and U.S. dollar are at parity. This assumption is made in Tables 5, 6 and 8; the tables from
DesRosiers Automotive consultants have adjusted the prices for the prevailing exchange rate.
44
CBC News, "Canadians pay more than Americans for Canadian-made vehicles," 13 June 2012,
http://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/story/2012/06/12/ottawa-car-price-disparity-border-shopping.html.
45
The text and footnotes in the CBC News article are slightly different. The footnote to the Toyota RAV4 data in the
table gives the freight in Canada as $1,565. Using this figure would raise the dollar difference to $2,970 and the
percentage difference to 12.7%. The observation that the listed freight and PDI are higher in Canada than in the
United States holds with either freight number for theToyota RAV4.
31
On the other hand, incentive programs could lower relative prices of a vehicle in Canada and
the United States, if incentive programs are more generous here than in the United States.
Footnotes to the CBC News article noted that there was a credit of $2,280 "available some places" in
Canada for the Chevrolet Camaro and a credit of $2,000 "available some places" in Canada for the
Chevrolet Impala. These credits, if not matched by incentive plans in the United States, would lower
the differences between prices in Canada and the United States.
The CBC News article quoted a spokeswoman for Ford Canada who noted that the actual
prices paid for a vehicle may differ from the list prices. As the spokeswoman said: "Manufacturer's
suggested retail prices (MSRPs) in Canada and the U. S. are 'suggested' retail prices. What a
customer actually pays for a vehicle is negotiated with the dealer."
32
Table 5 – Vehicle Price Comparisons, Canada and United States (June 2012)
All Vehicles Made in Canada
Vehicle
List Price
(MSRP) in
Canada
List Price
(MSRP) in the
United States
($ CDN)
($ US)
Canadian Location
of Vehicle
Assembly
Difference
($)
Difference
(%)
Acura ZDX
$54,990
$46,120 Alliston, Ontario
$8,870
19.2%
Acura MDX
$52,690
$43,030 Alliston, Ontario
$9,660
22.4%
$31,645
$29,995 Windsor, Ontario
$1,650
5.5%
$19,995
$20,995 Windsor, Ontario
-$1,000
-4.8%
Chrysler 300
$32,995
$28,670 Brampton, Ontario
$4,325
15.1%
Dodge Charger
$29,995
$24,495 Brampton, Ontario
$5,500
22.4%
Dodge
Challenger
$26,995
$24,995 Brampton, Ontario
$2,000
8.0%
Ford Edge
$27,999
$27,525 Oakville, Ontario
$474
1.7%
Lincoln MKX
(AWD)
$47,650
$41,395 Oakville, Ontario
$6,255
15.1%
Ford Flex
$30,499
$30,885 Oakville, Ontario
-$386
-1.2%
Chevy Camaro
$27,965*
$23,280 Oshawa, Ontario
$4,685
20.1%
Chevy Impala
$28,125†
$25,760 Oshawa, Ontario
$2,365
9.2%
Chevy Equinox
$26,445
$23,530 Ingersoll, Ontario
$2,915
12.4%
GMC Terrain
$28,395
$25,560 Ingersoll, Ontario
$2,835
11.1%
$48,995a
$44,075 Oshawa, Ontario
$4,920
11.2%
$14,990
$15,995 Alliston, Ontario
-$1,005
-6.3%
Civic Si
$25,990
$22,555 Alliston, Ontario
$3,435
15.2%
Civic coupe
$18,240
$15,755 Alliston, Ontario
$2,485
15.8%
Chrysler Town
& Country
Dodge Grand
Caravan
Cadillac XTS
2013
Honda Civic
sedan
Toyota Corolla
$15,540‡
$16,130‡ Cambridge, Ontario
-$590
-3.66%
Lexus RX350
(AWD)
$44,950
$40,710 Cambridge, Ontario
$4,240
10.4%
Toyota Matrix
$16,795‡
$18,845‡ Cambridge, Ontario
-$2,050
-10.9%
Toyota RAV4
$24,865n
$22,650n Woodstock, Ontario
$2,215
9.8%
Volkswagen
Routan
$28,575
$1,555
5.8%
$27,020 Windsor, Ontario
Source: CBC News, "Canadians pay more than Americans for Canadian-made vehicles," 13 June 2012,
http://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/story/2012/06/12/ottawa-car-price-disparity-border-shopping.html [The sources listed
for this article were: "Manufacturers online listings."]
33
*$2,280 credit available some places. † $2,000 credit available in some places. ‡ Freight and PDI of $1,465 in Canada,
$760 in U.S. n Freight and PDI of $1,565 in Canada, $810 in U.S. a Add $1,595 destination fee. The percentage difference
uses the U.S. price as the base for the calculation.
Only five vehicles in the Table 5 show a lower price in Canada than in the United States. The
lower relative prices are, with the exception of the Ford Flex, which has a list price of just over
$30,000, for lower-priced vehicles. Of the six lowest-priced vehicles in Table 5, namely those with
list prices in Canada below $20,000, five have a lower list price in Canada than in the United States.
This finding that relative list prices can be lower in Canada than in the United States for more
affordable vehicles also holds for automobiles assembled in the United States. Low-priced vehicles
assembled there can also have relative list prices that are lower in Canada than in the United States;
examples are the Ford Focus sedan, assembled in Wayne, Michigan, the Honda CR-V assembled in
East Liberty, Ohio, and the Chevrolet Cruze, assembled in Lordstown, Ohio.
Recent research that does not take into account the location of automobile assembly
supports the findings of wide price gaps between the same automobile sold in Canada and in the
United States, with the gap being lower (or even in favour of Canada) for lower-priced vehicles. The
Alberta Motor Association (AMA) has produced two recent articles on automobile prices in Canada
and the United States, one from 2010, which provides data for Table 6, is on its website and one
from April 2012 is in Westworld, the AMA's member magazine.46 Additionally, research by
DesRosiers Automotive Consultants in 2007, when the Canadian dollar rose to above parity with the
U.S. dollar, shows results similar to those in the AMA articles.47
46
47
" Canada-U.S. vehicle price differences," AMA website, [2010], http://www.ama.ab.ca/automotive/canadaus-vehicleprice-differences [Last accessed 6 May 2012]; Ian MacNeill, "Wheels across the border," Westworld, April 2012.
Dennis DesRosiers, "Canadian-U.S. Vehicle Pricing, DesRosiers Automotive Consultants, 15 September 2007,
http://www.desrosiers.ca/2007%20Update/Documents%20and%20Reports/2007%20OBS/Obs%2020079%20Canadian%20-%20U.S.%20Vehicle%20Pricing.pdf [Last accessed 9 May 2012].
34
Table 6 - Vehicle Price Comparisons, Canada and United States (May 2010)
Vehicle
List Price
(MSRP) in
Canada
List Price
(MSRP) in U.S.
Difference ($)
Difference (%)
Small Cars
Chevrolet Cobalt
Sedan
$15,495
$14,900
$595
4.0%
Ford Focus
Sedan
$14,999
$16,290
-$1,291
-7.9%
Mazda 3 Sedan
$15,995
$15,295
$700
4.6%
Trucks
Ram 1500
$26,495
$24,855
$1,640
6.6%
Ford F-150
$24,599
$21,820
$2,779
12.7%
-$520
-1.9%
SUVs and CUVs
Honda CR-V
$26,290
$26,810
Luxury Vehicles
Acura RL
$69,500
$54,250
$15,250
28.1%
BMW 535i xDrive
Sedan
$68,900
$49,600
$19,300
38.9%
Lexus GX 460
SUV
$68,500
$51,970
$16,530
31.8%
Note: The calculation of the percentage difference uses the U.S. list price as the base.
Source: "Canada-U.S. vehicle price differences," AMA website, [2010].
Whether price differences, on average, favour Canadians depends on the composition of
automobile sales by price. Such a comparison has been done by DesRosiers Automotive
Consultants, although the latest available comparison is for 2007.48 This research examined 15
categories of vehicle, seven for passenger cars, such as subcompact and compact, and eight for
light trucks, which includes SUVs and vans as well as pick-up trucks. Of the 15 categories, only
three showed a favourable price difference for Canada (that is, the list price for the car in Canada
48
Ibid.
35
was lower for the same vehicle in the United States), but the average for the fifteen categories,
weighted by sales shows a gap of $1,748 in favour of Canada.This reflects the large weighting of
small vehicles for sales in Canada.
As David Adams, President, Association of International Automobile Manufacturers of
Canada, noted, "… the compact and the subcompact segments of the market make up about 67 per
cent of all passenger car sales." For any Canadian thinking about purchasing an automobile, of
course, it is the price difference of a particular car, not the weighted average of price differences
between the two countries, he is most interested in.
For a Canadian wishing to buy a Chevrolet Camaro, a pick-up truck or a high-end
automobile, it is small comfort to be told that lower-priced vehicles are relatively less expensive in
Canada. One possible option, discussed below, is to import a vehicle into Canada, but this
"solution" avoids the obvious question of why the Camaro and pick-up trucks and high-end
automobiles are so much more expensive in Canada than in the United States.
Importing a vehicle into Canada: a good deal?
Most Canadians live close to the U.S. border, so it may seem that a Canadian facing
a higher list price for a car in Canada could cross the border and purchase the same car at a
lower price in the United States. Some Canadians do this. As officials from Transport
Canada told the committee, about 180,000 vehicles, both new and used, are imported from
the United States into Canada each year.49
There are, however, barriers and added costs to importing a vehicle from the United States.
Some U.S. dealers will not sell cars to Canadians. In addition to the list price in the United States
are additional costs at the dealership (such as, environmental taxes, handling fees and the cost of
the manufacturer's recall clearance letter, which will be needed to cross the border); costs at the
border (the fee for the Registrar of Imported Vehicles, environment (air conditioning) taxes and
possibly a duty 6.1% if the vehicle was not manufactured in North America); and costs to convert the
car to meet Canadian Motor Vehicle Safety Standards.
There are also other considerations to take into account when thinking of importing a vehicle
from the United States, namely the possible non-transferability of warranties, the possible voiding of
any roadside assistance plan that may have come with the purchase of the vehicle, and the
49
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/07issue.pdf, p. 7:64.
36
likelihood that a U.S.-purchased vehicle brought into Canada will not be registered for any recall
notices.
After all possible adjustments are noted, the nagging question remains: Why do lists prices
for the same vehicle differ, at times by thousands of dollars, between the United States and
Canada?
The significance of tariffs and safety requirements to the prices of automobiles
and trucks
Two possible reasons why list prices differ between Canada and the United States have to
do with differences in tariffs and safety standards.
Several witnesses mentioned the significance of tariffs on car and truck prices. For example,
Canada and the United States have different tariff rates on imported vehicles. While vehicles
manufactured in a North American Free Trade Agreement (NAFTA) country50 can be shipped dutyfree to other NAFTA countries, the tariff on vehicles imported from non-NAFTA countries is 6.1% in
Canada compared to 2.5% in the United States.51
Reducing or eliminating the 6.1% tariff would make the automobile industry more competitive
and benefit consumers (see Recommendation 1).
Safety compliance is the second area in which costs could be reduced in Canada. The
representative from the Association of International Automobile Manufacturers of Canada accepted
an estimate by Transport Canada that "probably at this time about 85 per cent to 90 per cent of the
regulations are similar," but he noted that differences remain. They include daytime running lights,
ignition immobilizers and metric dashboard markings, which are not required on U.S. automobiles.
Moreover, some safety regulations in Canada hold for Canadian manufacturers but not necessarily
for importers.
Some progress has been made on harmonizing regulations, but, as noted above, there may
be reasons for different safety standards in Canada and the United States. However, if differences
in safety standards do not reflect differences in safety needs, non-harmonized safety standards
constitute an impediment to trade.
50
Canada, the United States or Mexico.
51
There could also be different tariffs in the United States and Canada on automobile parts. It is more difficult to
estimate the effects of any of these differentials on the final price of a vehicle. These tariffs would also be reviewed
under Recommendation 1.
37
Bringing Canadian and U.S. automobile tariffs and safety standards in line would be a step in
the direction of reducing the gap between automobile prices in Canada and in the United States.
But completely harmonizing tariffs and safety standards might close the price gap in automobiles by
hundreds of dollars; such harmonization, which this committee recommends in recommendations 1
and 2, would not eliminate price differences in the thousands of dollars.
Understanding automobile price discrepancies between Canada and the United
States
As seen above, the gap for low-price vehicles may be low or even favour Canadian buyers,
but the gap is certainly higher for high-priced vehicles. Canadians wishing to buy high-end vehicles
want to know why these large price discrepancies exist between Canada and the United States for
high-end vehicles.
Automobile manufacturers set prices in Canada and the United States based on numerous
factors, including the expected exchange rate. Movements in exchange rates affect automobile
prices. In 2002, for example, when the Canadian dollar was, on average, worth about US$0.64,
automobile list prices in Canada were below those in the United States for all categories of
passenger cars and light trucks. According to DesRosiers Automotive Consultants, using price
differentials weighted by sales, the price differential for compact cars between Canada and the
United States in 2002 was -$3,805 (in 2007 it was -$2,159) and for high luxury cars -$10,048 (in
2007 it was $4,294).52
For some vehicles, especially those at the high end, there are noticeable price differences
between the two countries. Two questions emerge: Why do noticeable price differences exist for
some vehicles but not others? And, what, if anything, can be done to narrow or eliminate the
differences?
As with other goods studied by this Committee, the relatively small size of the Canadian
economy and the associated, high distribution costs partly explain price differences between Canada
and the United States. 53
52
Dennis DesRosiers, "Canadian-U.S. Vehicle Pricing, DesRosiers Automotive Consultants, 15 September 2007,
http://www.desrosiers.ca/2007%20Update/Documents%20and%20Reports/2007%20OBS/Obs%2020079%20Canadian%20-%20U.S.%20Vehicle%20Pricing.pdf [Last accessed 9 May 2012.] and Dennis DesRosiers,
"Canadian-U.S. MSRPs - 2002, DesRosiers Automotive Consultants, 15 June 2002.
http://www.desrosiers.ca/pdfs/2002/2002-6.pdf [Last accessed 16 May 2012.]
53
David Adams, President, Association of International Automobile Manufacturers of Canada,
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:50 and Ken Wong, Professor,
Queen’s University, as an individual, http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/06issue.pdf,
p.6:55.
38
The extent of competition, which can vary by vehicle type, is another factor explaining price
differences. Canadians buy lighter, smaller and more fuel-efficient automobiles than do their
American counterparts. Most cars purchased by Canadians are sub-compacts and compacts, so
competition is keen in these categories.
Not all Canadians will be indifferent between a Chevrolet Cruze and a Ford Focus, but
enough will be that the prices of the two will not be far apart, and these prices will also be close to,
and perhaps below, prices in the United States.
Canadian customers are numerous and price-sensitive for sub-compacts and compacts.
This is not necessarily true for high-end performance vehicles. Canadians who wish to purchase, for
example, a Porsche Carrera S (and have the income to do so) may not consider any car a substitute
for this Porsche and may not care that the list price is $13,600 lower in the United States. Porsche
dealers in Canada are able to charge what the market will bear; dealers for the Chevrolet Cruze and
for the Ford Focus must pay close attention to what competitors are charging.
The gap in prices cannot be associated with cost differences in the assembly of automobiles
in Canada and the United States. As seen above, for vehicles assembled in the United States,
some have a lower list price in Canada, and some have a higher list price in Canada. For vehicles
assembled in Canada, some have a lower list price in the United States, and some have a higher list
price.
Although comparisons based on list prices (MSRPs) are a useful starting point, these prices
are not the same as the transaction prices, and the differences between the list and transaction
prices may not be constant between the two countries. In other words, as suggested by some
witnesses, a comparison of MSRPs might indicate that a certain vehicle is more expensive in
Canada than in the United States, but dealers in Canada may offer better financial terms, higher
incentives or larger discounts than in the United States, so that the negotiated transaction price for
the particular automobile is actually lower in Canada.
The main explanation of the price gaps in vehicle pricing between Canada and the United
States is that automobile manufacturers charge "what the market will bear". Manufacturers (of
automobiles or anything) can charge a relatively high price if a buyer is not very sensitive to the price
of the good (and will not demand or bargain for a lower price) and if a buyer does not have many
alternatives to the good he or she wishes to buy. Again, this may be small consolation to a
consumer who wishes to buy a particular car and not a different vehicle.
39
Some potential buyers of vehicles may be prepared to bargain quite hard for a lower price,
and they may be able to arrive at a transaction price well below the list price; those who, for
whatever reason, do not bargain hard will end up with a negotiated transaction price close to list
price. The system of a list price with scope for bargaining gives an automobile dealer flexibility in
pricing, which is not evident in fixed list prices. The dealer can charge individual customers "what
the market will bear."
Canadians continue to voice concerns over the apparently excessive price differences for
motor vehicles in Canada as compared to those in the United States. The gap can in theory be
lessened by importing a new vehicle from the United States, although this is not an option suitable
for all Canadians and may, in fact, not be possible for certain vehicles. The gap between transaction
prices in Canada and the United States may be lower than the gap between list prices. Transaction
prices can depend on bargaining, but not all Canadians have equal abilities in bargaining.
The Committee has examined several possible reasons for the price gap between the United
States and Canada for new vehicles. These include:

non-harmonized tariff regimes;

non-harmonized safety standards;

an expected exchange rate different from parity;

differences in the cost of assembly of vehicles;

higher distribution costs in Canada than in the United States,

relative size of the Canadian market;

composition of demand for vehicles in the two countries (Canadians have a relatively
stronger demand for lower-priced vehicles);

country pricing (see page 6 for a more detailed explanation); and

charging what the market will bear (see page 54 for a more detailed explanation).
The federal government can affect the first two, and Recommendations 1 and 2 address these
items. The composition of demand for vehicles helps explain whether the price gap is in favour of
Canadians or Americans. Of most importance in terms of explaining large price gaps is the ability of
sellers to charge what the market will bear.
Automobile manufacturers can charge what the market will bear. This is not against
Canada's Competition Act. It does explain large gaps in the list prices of vehicles sold in Canada
and the United States, especially for high-end vehicles.
40
For a more detailed explanation of all the points made about automobile pricing, it would
have been useful to talk with the three major North American automobile manufacturers.
Unfortunately, General Motors, Ford and Chrysler were named in a 2007 class-action lawsuit, filed in
the Ontario Superior Court of Justice, that claims the manufacturers and a representative
organization were engaged in a conspiracy to prevent imports of automobiles into Canada from the
United States. The three manufacturers, on the advice of their lawyers, declined to appear before
the Committee.
This Committee will not discuss the details of a lawsuit that is still proceeding through the
legal system, but records its disappointment at not being able to meet with the three automobile
manufacturers that produce about half the new vehicles sold in Canada.
Books
Compared with their U.S. counterparts, Canadian book and magazine publishers compete in
a much smaller market. Any economies of scale in printing or distribution or any aspect of the
publishing industry that U.S. publishers may tap will, in general, not be available to Canadian
publishers.
Although culturally important, books form a relatively small portion of consumer spending
while automobiles represent a major consumer expense. In 2011, spending on new and used motor
vehicles was just over 6% of total personal expenditures on consumer goods and services, and
more than four and a half times the total spent on all educational and cultural services.54 Books are
important to this report because they provide what is probably the most visible sign that Canadian
and U.S. prices seem out of sync when the Canadian dollar is at parity.
Unlike most retailers, booksellers use pre-printed, dual-price covers or stickers (with
suggested retail prices in the United States and Canada) for most books they sell. As one witness
reminded the Committee, Canada has the most open book market in the world, and the United
States, with its huge economy and a population about ten times that of Canada, supplies a large
proportion of books found in Canadian bookstores.
When the Canadian dollar is at parity, shoppers notice that U.S. prices are lower. This leads
to the obvious question: Why? For many in the book trade, this question seems unnecessarily
focused on them. As a representative of the Canadian Publishers' Council put it:
54
Statistics Canada, Personal Expenditure on Goods and Services, CANSIM Table 380-0024,
http://www5.statcan.gc.ca/cansim/pick-choisir?lang=eng&p2=33&id=3800024 [Last accessed 12 May 2012]
41
It is my understanding that even though we do not see dual prices on goods, the vast
majority of goods that are available in Canada from the United States cost more here
than they do in the United States just by virtue of getting that inventory physically
over the border, cleared, here and into a retail or wholesale outlet.55
Jackie Hushion, Executive Director, Canadian Publishers’ Council
Books are special, of course, as they are part of Canada's cultural fabric, and the cultural
role of books is recognized in treaties, such as NAFTA, in legislation, such as the Investment
Canada Act, and in support programs offered to the book industry by all levels of government. But
the book industry has the same concerns as any non-cultural industry – the need to cover costs to
survive; the need to face competition, whether from established or new competitors; and the need to
set appropriate prices, which is linked to the first two concerns.
The Canadian book industry today faces many challenges, some shared by the book
industry in other countries. The traditional industry with printed books sold in bricks-and-mortar
stores is facing strong challenges from online retailers, non-traditional booksellers, such as Wal-Mart
and Costco, and e-books. Not only that, the average leisure time Canadians spend reading has
declined since the end of the twentieth century, a disquieting trend for publishers of books,
magazines and newspapers.56 This report cannot provide a complete study of the Canadian book
industry,57 but it notes that the challenges facing the industry can affect book prices in Canada.
Table 7 provides a useful comparison of prices.
55
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/15issue.pdf, p. 15:64.
56
Statistics Canada. Table 113-0001 - General social survey (GSS), average time spent on various activities for the
population aged 15 years and over, by sex and main activity, occasional (average hours per day unless otherwise
noted), CANSIM (database).
57
See the House of Commons Standing Committee on Canadian Heritage, The Challenge of Change: A
Consideration of the Canadian Book Industry, June 2000, for the most recent parliamentary study of the industry.
http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=1031737&Language=E&Mode=1&Parl=36&Se
s=2 [Last accessed 22 May 2012.]
42
Table 7 - Comparisons of Prices, New York Times Bestsellers (29 April 2012)
Book
List
United States
(Amazon.com)
Sales
Discount
Hardcover Fiction
The Innocent
$27.99
The Witness
$27.95
Calico Joe
$24.95
Unnatural Acts
$26.95
Guilty Wives
$27.99
The Lost Years
$26.99
What Doesn't Kill
$27.99
You
Come Home
$27.99
Sacré Bleu
$26.99
The Shoemaker's
$26.99
Wife
Hardcover Non-fiction
Drift
$25.00
Let's Pretend This
$25.95
Never Happened
Imagine
$26.00
The Presidents
$32.50
Club
The Big Miss
$26.00
Steve Jobs
$35.00
Mrs. Kennedy and
$26.00
Me
Wild
$25.95
The Power of
$28.00
Habit
Killing Lincoln
$28.00
List
Canada
(Amazon.ca)
Sales
Discount
Sales
Price
Difference
.ca - .com
$17.90
$17.08
$14.97
$16.83
$18.47
$17.81
$18.47
36%
39%
40%
38%
34%
34%
34%
$29.99
$29.50
$28.95
$28.50
$29.99
$29.99
$29.99
$15.00
$14.75
$14.48
$17.87
$18.80
$18.80
$18.80
50%
50%
50%
37%
37%
37%
37%
-$2.90
-$2.33
-$0.49
$1.04
$0.33
$0.99
$0.33
$18.47
$17.81
$17.81
34%
34%
34%
$29.99
$29.99
$29.99
$18.80
$18.80
$18.80
37%
37%
37%
$0.33
$0.99
$0.99
$15.30
$14.53
39%
44%
$29.95
$27.50
$18.77
$13.75
37%
50%
$3.47
-$0.78
$15.26
$19.50
41%
40%
$32.00
$37.95
$20.06
$23.79
37%
37%
$4.80
$4.29
$15.60
$16.85
$17.16
40%
52%
34%
$31.00
$36.99
$29.99
$15.50
$23.19
$18.80
50%
37%
37%
-$0.10
$6.34
$1.64
$15.25
$16.00
41%
43%
$29.00
$32.95
$18.18
$16.48
37%
50%
$2.93
$0.48
$16.80
40%
$32.00
$20.06
37%
$3.26
Notes: The New York Times bestseller lists are dated 29 April 2012, but they cover sales for the week ended 21 April 2012.
The Canadian-U.S. dollar exchange rate was almost at parity during the week of observed sales, fluctuating between
$0.9865 and $1.0033 Canadian dollars for one U.S. dollar.
Source: Table prepared by the Parliamentary Information and Research Service of the Library of Parliament using
information from the New York Times bestsellers lists and data from Amazon,
http://www.nytimes.com/best-sellers-books/2012-05-06/hardcover-fiction/list.html,
http://www.nytimes.com/best-sellers-books/2012-05-06/hardcover-nonfiction/list.html,
http://www.amazon.com/exec/obidos/subst/home/home.html/103-9859839-0612631and
http://www.amazon.ca/exec/obidos/subst/home/home.html/103-9859839-0612631.
The prices are for recent hardcover fiction and non-fiction bestsellers on the New York Times
bestsellers lists. The Canadian dollar hovered around parity with the U.S. dollar during the week
covered by the lists, so no exchange rate adjustment is needed for comparisons of Canadian and
U.S. prices.
43
There are two significant points in the table. The first is that the list price in Canada is always
higher than in the United States. One important reason for this – a mark-up associated with the
Book Importation Regulations associated with the Copyright Act – will be discussed below.58 The
second significant point in the table is the large size of the discounts off the list price that online
booksellers can offer.
Online and e-books competition
Although list prices are higher in Canada for all twenty books shown, the online price in
Canada is below that in the United States for five of the books, which may reflect the competition in
the market for bestsellers. Although amazon.ca is a subsidiary of amazon.com, so competition may
not be fierce between them, non-traditional booksellers such as Wal-Mart and Costco focus on
bestsellers and are extremely competitive and offer large discounts.
What Table 7 does not show is the competition that printed books face from electronic books
(e-books). This is a relatively new phenomenon, and the book industry is still adjusting. One
witness suggested that the price of e-books in Canada, like the list price of printed books, was higher
than in the United States.
The Canadian consumer is used to seeing the two prices. Nowhere on an e-book is
the price pre-printed, yet the same discrepancy occurs. The average e-book price is
$9.99, which was set by Amazon in the U.S. You will see that for the same titles
Canadian e-books are $10.99 on average. They are $1 more.59
Mark Lefebvre, President, Canadian Booksellers Association
Until quite recently, this may have been true. The standard price for an e-book for amazon's ereader, the Kindle, was $9.99. But publishers have put pressure on amazon's pricing strategy, and
e-book prices are now well above $9.99.60 This can be seen in Table 8, which compares the e-book
prices on amazon's Kindle with Indigo's Kobo for the New York Times bestsellers.61 All the Kindle
58
Bill C-11, An Act to Amend the Copyright Act, is currently proceeding through parliament. Although this bill
involves major changes to the existing Copyright Act, none of the amendments would change the current section on
the importation of books.
59
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/12issue.pdf, p. 12.22.
60
For example, the amazon.com website states that, "This price was set by the publisher," for The Presidents Club
the book with the highest price in Table 8.
61
In November 2011, the Canadian bookseller Indigo sold the Kobo e-publishing platform to Rakuten Inc., the
Japanese e-shopping giant, although the e-books are still sold through the Canadian Indigo website; e-books for
the Kindle are sold through the U.S. website, amazon.com, even to Canadians buying for their Kindles.
44
prices are above $9.99. What may be more surprising, the Kobo prices are lower than the Kindle
prices for eighteen of the twenty books and are equal to the Kindle prices for the other two books.
Table 8 - Comparisons of Prices, New York Times Bestsellers (29 April 2012)
On e-Readers (Kindle and Kobo)
Book
Hardcover Fiction
The Innocent
The Witness
Calico Joe
Unnatural Acts
Guilty Wives
The Lost Years
What Doesn't Kill You
Come Home
Sacré Bleu
The Shoemaker's Wife
Hardcover Non-fiction
Drift
Let's Pretend This Never
Happened
Imagine
The Presidents Club
The Big Miss
Steve Jobs
Mrs. Kennedy and Me
Wild
The Power of Habit
Killing Lincoln
Kindle
Amazon.com
Price
Kobo
Indigo.ca
Price
Price
Difference
Kobo - Kindle
$12.99
$18.76
$17.27
$16.41
$14.99
$17.54
$17.60
$17.64
$13.53
$13.53
$12.99
$15.99
$14.99
$13.99
$14.99
$14.99
$14.99
$14.99
$12.99
$12.99
$0
-$2.77
-$2.28
-$2.42
$0
-$2.55
-$2.61
-$2.65
-$0.54
-$0.54
$17.27
$16.20
$14.99
$13.99
-$2.28
-$2.21
$17.25
$24.67
$18.42
$21.06
$17.54
$17.27
$18.42
$17.61
$14.99
$20.99
$15.99
$17.99
$14.99
$14.99
$15.99
$14.99
-$2.26
-$3.68
-$2.43
-$3.07
-$2.55
-$2.28
-$2.43
-$2.62
Note: The prices for the e-books were taken from the amazon and indigo websites on 22 May 2012, although the lists are
dated 29 April 2012.
Source: Table prepared by the Parliamentary Information and Research Service of the Library of Parliament using data from
Amazon and Indigo, http://www.amazon.com/kindle-store-ebooks-newspapersblogs/b/ref=topnav_storetab_kstore?ie=UTF8&node=133141011 and http://www.chapters.indigo.ca/ebooks/eBooks/750061750072-750074-750064-cat.html.
This section began by noting that it was the price stickers on books, showing American and
Canadian list prices, that upset consumers when the Canadian dollar is at parity with the U.S. dollar.
The obvious question was: Why do book prices in Canada differ from those in the United States?
Several Committee witnesses cited the same reasons why the prices of other goods were also
relatively more expensive in Canada. These reasons included the higher cost of doing business in
Canada's relatively small market, the inability to tap economies of scale and higher transportation
45
costs, labour costs and taxes. For books in particular, the distribution and warehousing costs per
item might be higher in Canada than in the United States.
The Copyright Act and the Regulatory Impact Analysis Statement
Even if all these cost differences did not exist – if the per-item costs in the Canadian book
industry were the same as those for the U.S. book industry – there is still a reason why book prices
would be higher here than in the United States. In 1997, the Copyright Act was amended by Bill C32 to allow for additional restrictions on the parallel importation of books. In 1999, after two years of
consultation with interested parties in the book industry, the new regulations allowed a price mark-up
on most imported books sold in Canada.
As the Regulatory Impact Analysis Statement,62 which was included with the regulations,
although not part of the regulations, explained:
Parallel importation refers to books which were legitimately produced in their country of origin
but which have been imported into Canada without the consent of the rights owner in
Canada. Bill C-32 contains provisions which greatly increase the ability of rights holders in
Canada to protect their exclusive distribution rights in the Canadian market. Previously, the
Act allowed only copyright owners and exclusive licensees to limit the parallel importation of
printed books. Bill C-32 extends this right to exclusive distributors. Exclusive distributors are
those who have received acquired rights of exclusive distribution in Canada but who do not
have property right in the book, e.g. they do not have a right to authorize the reproduction of
the book.
Before Bill C-32 passed (and the regulations were put in place), exclusive distributors were unable to
protect themselves from parallel importation, which in the book industry is known as "buying around."
After the regulations were in effect, the exclusive distributors in Canada of foreign books could
protect their rights by suing any person who was buying around; the exclusive distributor could also
obtain a court order to detain a shipment of parallel imports at the border.
As the Regulatory Impact Analysis Statement explained in the section "Benefits and Costs":
Exclusive distributors pay for the right to distribute books in Canada, and the amount of the
payment may be based on an expectation of a certain volume of sales. The provisions in the
Act limiting parallel importation give exclusive distributors greater commercial certainty with
62
Copyright Board Canada, Book Import Regulations (SOR/99-324) [Regulatory Impact Analysis Statement], 28 July
1999. http://www.cb-cda.gc.ca/act-loi/regulations-reglements/99324-e.html
46
respect to the rights they have purchased. Without these Regulations, the parallel
importation provisions of the Act would be ineffective, and those with exclusive distribution
contracts would not in all cases derive the full benefits of their distribution contracts. This
would be detrimental to the Canadian publishing sector, as a whole.
The major benefit is that the Canadian publishing industry is healthier because some of its players –
the exclusive distributors – can maintain the value of the territorial distribution rights that they have
purchased from the foreign rights holders. The potential cost is that exclusive distributors will be
able to act as monopolists in Canada, with pricing and quality of service detrimental to others in the
industry.
To limit the potential costs to the industry, which includes consumers on the demand side,
the regulations include several requirements that must be met by the exclusive distributors, including
terms for notification of exclusive distributor status, minimum fulfillment standards and, of most
importance for the work of this Committee, price ceilings.
The price restrictions set out in the regulations cover two sets of books: those imported from
the United States and those imported from other countries.
(A) if the book is imported from the United States, the list price in the United States, plus the
current exchange rate, plus 10% of the price after conversion, minus any applicable
discounts, or
(B) if the book is imported from a country in Europe or any other country, the list price in the
country from which the book is imported, plus the current exchange rate, plus 15% of the
price after conversion, minus any applicable discount.63
If the exclusive distributor does not meet the notification or fulfillment requirement, or prices
above the allowed limits, booksellers may circumvent the exclusive distributor and buy around.
The executive director of the Canadian Publishers' Council, Jackie Hushion, described the
mark-up as a "buffer against a changeable rate of exchange" and argued that this buffer "benefits
everyone, not just the publishers."
The gain for all appears to be a healthier Canadian book industry that can offer more
Canadian content. As Ms. Hushion put it:
63
Copyright Board Canada, Book Import Regulations (SOR/99-324), 28 July 1999, http://www.cb-cda.gc.ca/actloi/regulations-reglements/99324-e.html.
47
The key crucial point here is that the exclusive distribution sections of the act have
helped Canadian-based publishers maintain their competitiveness in their own
marketplace and have helped the industry prosper. I do not mean that in financial
terms necessarily, but they have fostered its growth. This works in the interests of
consumers, booksellers and publishers as well, through dynamic pricing, and it
provides remarkable choice and better and more efficient services relative to imports.
This means an increase in the viability of original Canadian publishing. When you
have greater critical mass of titles over which you can spread all of your costs, then
you have more to invest in original Canadian publishing.64
Jackie Hushion, Executive Director, Canadian Publishers’ Council
An official from Canadian Heritage provided testimony that supported this view:
Many of our largest foreign-owned publishers first began operations as the exclusive
distributors of their parent companies' titles in Canada, and the revenues from
distribution on an exclusive basis helped to fund the creation of Canadian publishing
programs and continue to support them today.65
Helen C. Kennedy, Deputy Director General,
Cultural Industries, Canadian Heritage
Although the mark-up allowed in the regulations may provide a buffer for some exchange
rate volatility and may provide the stability and financial health in the book industry that has allowed
an expansion of Canadian content, the mark-up was described in terms of consumer protection in
the Regulatory Impact Analysis Statement:
As a result of the Regulations, there may be additional costs to retailers and institutional
buyers [the immediate customers of the exclusive distributor]. To protect against excessive
prices, the regulation requires that exclusive distributors meet certain standards with regard
to pricing, and these are based on mark-ups reflecting prevailing market conditions.
The 10% mark-up for books from the United States was intended to provide a ceiling for
book prices. This mark-up on U.S. books and the 15% mark-up for books from other countries were
not chosen randomly. As the Regulatory Impact Analysis Statement explained:
64
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/15issue.pdf, p. 15:39.
65
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/12issue.pdf, p. 12:61.
48
These percentages correspond to the average actual costs currently paid by book importers
for transportation and related expenses — including shipping, handling and receiving,
inventory, financial reporting, general overhead and sales and marketing — for imports from
each of the three areas. These simple percentage marks-ups ensure that importers, libraries
and book retailers will have a straightforward mechanism with which to evaluate costs and
that they will thereby be protected against unfair pricing practices.
An important question now is whether the ceiling has become a floor. James Reeve, Senior
Vice-President and Managing Director, Higher Education Division of Nelson Education, described
the permitted 10% mark-up as a guideline and stated: "Currently, we stand far below the 10 per cent,
and I am only speaking on behalf of Nelson Canada." Kevin Hanson, President, Canadian
Publishers' Council and President, Simon Schuster Canada, said competitive pressures would keep
the actual mark-up below the permissible maximum. As he explained:
There is motivation not only to price to the exchange rate, but there is also
competitive pricing between publishers and there are substitutes for books. If you
price a cookbook too high and you can buy another cookbook at a lower price, you
will not sell your book, or it will come back.66
Kevin Hanson, President, Canadian Publishers’ Council
and President, Simon Schuster Canada
As mentioned above, the regulations involved speaking with major interested parties over a
two-year period. The Regulatory Impact Analysis Statement noted: "While views remained divergent
on certain issues, the resulting regulations represent a reasonable compromise." Today, the
divergent views are becoming more public, and some players in the book industry have come out
strongly against the system set out in the regulations. Booksellers told the Committee that they do
not wish to be in the position of being apologists for a system they do not control. Those who sell
textbooks argue as if the mark-up were part of a price floor. They noted that the mark-up in the
regulations translates into a significant cost increase to students, some of whom may be required to
purchase $1,000 of textbooks for a semester.
When asked what would happen if the 10% mark-up associated with exclusive distribution
were to drop to 5%, Mr. Hanson responded by talking about the unpredictability of exchange rate
movements, and cited the volatility seen in 2008, a year cited by other witnesses before the
Committee. He added:
66
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/15issue.pdf, p. 15:49.
49
In the context of that, I hope it gives confidence to you and to the consumers that
there is this methodology that serves our industry, to serve exclusivity aspect of
territoriality that manages both the health of the sector, in keeping it consistent,
whole and in Canada — rather than a free for all and people bringing in books from
all over the place — but also protects the consumer in that book prices do
dramatically come down.67
Kevin Hanson, President, Canadian Publishers’ Council
and President, Simon Schuster Canada
To show how prices are declining, Mr. Hanson used the example of the bestselling novelist
Kathy Reichs, who has published a book every year between 2003 and 2011. Later, the Canadian
Publishers' Council provided the Committee with pricing information on Ms. Reichs's books. Table 9
presents the information, with additional information from the Bank of Canada on the exchange rate.
67
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/15issue.pdf, p. 15:65.
50
Table 9 - Bestsellers by Kathy Reichs, Price Comparisons, United States and Canada
Year
Title
U.S. Price
Canadian
Price
Conversion
Ratio
Exchange
Rate
2003
Bare Bones
$25.00
$39.50
1.58
1.4015
2004
Monday
Mourning
$25.00
$36.00
1.44
1.3015
2005
Cross Bones
$25.95
$35.50
1.37
1.2116
2006
Break No
Bones
$25.95
$34.95
1.35
1.1341
2007
Bones to
Ashes
$25.95
$29.99
1.16
1.0748
2008
Devil Bones
$25.95
$29.99
1.16
1.0660
2009
206 Bones
$26.99
$32.00
1.19
1.1420
2010
Spider Bones
$26.99
$29.99
1.11
1.0299
2011
Flash and
Bones
$26.99
$29.99
1.11
0.9891
Notes: U.S. price is in U.S. dollars; Canadian price is in Canadian dollars. Conversion ratio is the Canadian price divided by
the U.S. price, both prices in the national currency. The exchange rate is the annual average of daily noon rates; the rate
shows the number of Canadian dollars needed to purchase one U.S. dollar.
Source: All material except that for the exchange rate has been supplied to the Committee by the Canadian Publishers'
Council. The exchange rates come from the Bank of Canada website,
http://www.bankofcanada.ca/rates/exchange/exchange-rates-in-pdf/?page_moved=1 [Last accessed 21 May 2012.]
After discussing the movement of the prices of the novels of Ms. Reichs, Mr. Hanson
concluded: "In real terms, we have had price deflation of about 25% in hardcover fiction in Canada
over the past 10 years." What Table 9 shows is that if Canadian dollar prices are set off U.S. dollar
prices and if the Canadian dollar appreciates, the Canadian dollar price will fall.68 In this case, the
purchasers of hardcover fiction in Canada have benefited, although a gap remains between
exchange-rate-adjusted book prices in the United States and Canada.
On the other hand, the purchasers of textbooks in Canada might not have benefitted from
such price movements. Zachary Dayler, National Director, Canadian Alliance of Student
68
This also assumes that any price inflation in the United States is not greater than the rate at which the Canadian
dollar appreciates. This was true in the period used by Mr. Hanson.
51
Associations, said, " …one of the things we have noticed is over 15 years or so the Consumer Price
Index rose about 22% and the cost of textbooks rose 280%." The price indices shown in Figure 7
support the position that textbook prices have gone up faster than book prices in general.
Figure 7 - Yearly Consumer Price Index for Books and Other Printed Matter, and School
CPI - 2009 Basket (2002=100)
Textbooks and Supplies, 1990-2011
140
120
100
80
60
40
20
0
School textbooks and supplies
Books and other printed matter (excluding textbooks)
Source: Figure prepared by the Parliamentary Information and Research Service of the Library of Parliament using data
from Statistics Canada, CANSIM, Table 326-0021.
Chris Tabor, Manager, Queen's University Bookstore, Campus Stores Canada, argued that
the regulations reflected the publishing industry in 1999, when the regulations were put in place, that
the industry had changed radically since then and that the regulations should be changed.
Mr. Tabor noted that altering the regulations would not involve the lengthy process of
amending the Copyright Act but could be done with "the stroke of a pen."
Officials from the Department of Canadian Heritage pointed out that changing regulations is
not easy.
The reality is that changing regulations would involve a process. It is not just the
stroke of a pen. Changing regulations would involve a formal process of
consultations with the various parts of the industry. We talked earlier about when
these regulations were first established that there was a consultation process that
involved representatives from all sectors of the industry in both the French- and
52
English-language markets. It is not our understanding that a stroke of the pen would
be sufficient to change or to repeal the regulations.69
Helen C. Kennedy, Deputy Director General,
Cultural Industries, Canadian Heritage
That a regulation is not easy to change does not mean it should not be changed. As
explained in the Regulatory Impact Analysis Statement, protection from parallel importation was
provided to the Canadian exclusive distributors through the Book Importation Regulations, rather
than the Copyright Act, because "It was decided that these criteria and standards could be best dealt
with through regulations so that they can be easily modified and also, because they necessarily
contain extensive details." (Emphasis added)
Recommendation 4:
The Committee recommends that the Minister of Canadian Heritage study the
costs and benefits of reducing the 10% mark-up that Canadian exclusive
distributors can add to the U.S. list price of American books imported into
Canada, adjusted for the exchange rate, as stipulated in section 5(1)(a)(iii) of
the Book Importation Regulations.
Magazines
The parallel importation section of the Copyright Act and the related regulations cover books
but not magazines.
As Canadian consumers will have noticed anywhere magazines are sold, many U.S. titles
have dual cover prices. At the end of May 2012, for example, Newsweek was priced at US$4.99
and C$5.99, respectively. The New Yorker, on the other hand, had a single price on its cover, $6.99
in Canada, but $5.99 on its U.S. cover.
Even in a period of Canadian and U.S. dollar parity, U.S. magazines cost more in Canada.
Why?
As was the case with books and other goods studied by the Committee, one explanation of a
price gap that favours American consumers is that distribution costs and the costs of doing business
are higher in Canada.
69
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/12issue.pdf, p. 12:64.
53
U.S. magazines may also be able to exploit a "brand name" effect and charge what the
market will bear in Canada. At the end of May 2012, for example, the cover prices of The Walrus
and Maclean's were $6.95 and $5.95, respectively, in line with the New Yorker and Newsweek,
potential competitors for the two Canadian magazines.
CHAPTER FIVE: CHARGING WHAT THE MARKET WILL BEAR
It was with a sense of frustration that the representative of the Retail Council of Canada observed:
We have heard government officials, media and economists, misinformed I should
say, suggest that retailers are gouging consumers.70
Diane J. Brisebois, President and Chief Executive Officer,
Retail Council of Canada
Many Canadians believe that the price differences for certain goods between Canada and
the United States prove that Canadian retailers are either gouging their customers or charging what
the market will bear.
Charging what the market will bear means charging the highest price that consumers are
willing to pay for a particular product, given market conditions. Businesses can charge what the
market will bear and remain profitable only if they have market power and face little competition. In a
competitive market, customers can buy products from different suppliers, and punish businesses
whose prices are too high by buying elsewhere.
This means that businesses would be able to sell a product at a higher price in Canada than
in the United States, for reasons other than the cost of doing business in Canada, only if the
Canadian market were less competitive. Moreover, their ability to charge more for the same products
would show up in higher margins.
The lack of competition in the Canadian retail market
Through the hearings, several witnesses mentioned the lack of competition in the Canadian
retail market as an important factor contributing to higher prices in Canada than in the United States.
For example, Mark J. Carney, Governor, Bank of Canada, suggested that retailer margins
could be higher in Canada than in the United States given the high level of concentration in the
70
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:12.
54
Canadian retail market. According to Mr. Carney, the top four retailers in Canada have a 28%
market share, compared with only 12% in the United States.
The impact of a lack of competition on the margins of retailers was explained by Ken Wong,
Professor, Queen’s University:
Margins, of course, have to reflect competitive realities because competition has
always been the great regulator, so to speak, of prices. The more competitive the
market, the greater the number of competitors; typically, the smaller the margins a
retailer can apply to their costs and still remain in business. Since we have fewer
retailers in Canada, it stands to reason margins in Canada have tended to be a little
bit higher than for comparative products in the U.S.71
Ken Wong, Professor, Queen’s University, as an individual
While some witnesses provided anecdotal evidence about higher retailer margins in Canada,
data provided by a representative from the Retail Council of Canada showed that retailers’ margins
in Canada were similar to U.S. margins. The operating margins in the Canadian retail sector were
3.4% in 2009 compared with 3.5% in the United States.72 These statistics suggest that despite less
competition in the Canadian retail market, Canadian retailers do not enjoy higher operating margins
than their U.S. counterparts.
As explained by Tony Hernandez, Professor, Ryerson University, the price discrepancies for
certain products may not necessarily arise at the retail level. Price discrepancies could arise at any
point in the supply chain, from the manufacturers to the retailers.73 As mentioned in the section on
country pricing and market segmentation, if the price difference for a product has been heavily
influenced at the manufacturing level, the other participants will carry those costs through the entire
supply chain up to the retailers. Thus, the existence of price discrepancies for certain products
between Canada and the United States does not necessarily mean that retailers are gouging
consumers or that they are the participants in the supply chain that are charging what the market will
bear.
71
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/06issue.pdf, p. 6:43.
72
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:12.
73
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/15issue.pdf, p. 15:18.
55
Given that the level of competition determines the ability of each participant in the supply
chain to charge more for the value they add to a particular product, increasing competition in
Canada is crucial to eliminating price discrepancies between the two countries.
The representatives from the Canadian consumer advocacy groups who appeared before
the Committee suggested that the Competition Bureau, the independent law enforcement agency
that is responsible for the administration and enforcement of the Competition Act, ensure that
markets in Canada are fair for consumers, retailers, manufacturers and all other participants.
According to the representatives, the lack of competition in the Canadian market would place
consumers at a disadvantage compared with other market participants.
Responding to questions about the perceived lack of competition in Canada, the officials
from the Competition Bureau said that high prices in themselves do not mean that a particular
market is uncompetitive. They said that the Competition Bureau is not a price regulator and that
Canadian businesses are free to set their own prices at whatever levels the market will bear,
provided that these high prices are not the result of anti-competitive conduct such as price-fixing or
abuse of a dominant position.
To determine whether high prices are the result of an anti-competitive practice, the
Competitive Bureau needs to show that an anti-competitive practice occurred and that,
subsequently, it affected competition in the form of higher consumer prices, raised barriers to entry
preventing competitors from coming in, depressed product quality, or depressed innovation in the
market.
As an example of such anti-competitive practices, the Competition Bureau officials
mentioned that the Commissioner of the Competition Bureau filed an application with the
Competition Tribunal in December 2010 to eliminate restrictive and anti-competitive rules that Visa
and MasterCard impose on merchants who accept their credit cards. According to the Competition
Bureau, Visa and MasterCard’s practices result in higher prices for all Canadian consumers, whether
they pay by cash, cheque, debit or credit, because merchants pass along some or all of the high
costs they are forced to pay. 74 The credit card fees paid by Canadian merchants are among the
highest in the world, 1.5% to 3.0%, nearly twice as much as their counterparts pay in Europe, New
Zealand and Australia, but slightly lower than in the United States. Hence, credit card fees should
74
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/12issue.pdf, p. 12:39.
56
not explain a part of the price discrepancies for certain goods between Canada and the United
States.75
Because it is legal for businesses to charge the highest price that Canadian consumers are
willing to pay for goods, competition is the only constraint that prevents businesses from charging
more in Canada than in the United States for identical products, for other reasons than the costs of
doing businesses in Canada.
Travellers’ Exemption Limits
A number of witnesses suggested that the federal government should increase the travellers’
exemption limits, the value of goods that may be imported duty- and tax-free by Canadian residents,
to the current U.S. limits in order to increase competition and help to reduce the price discrepancies
for certain products between the two countries.
As shown in Table 10, before June 1, 2012, the travellers’ exemption limits in Canada were
$0 for Canadians returning from abroad after an absence of less than 24 hours, $50 for more than
24 hours, $400 for more than 48 hours, and $750 for more than 7 days. In comparison, travellers’
exemption limits in the United States are $200 for Americans returning from abroad after less than
48 hours and $800 for more than 48 hours.
Table 10 - Travellers’ Exemption Limits in Canada and in the United States
Length of Absence
Less than 24 hours
More than 24 hours
More than 48 hours
More than 7 days
Travellers’
Exemption
Limits in
Canada
(Before June 1,
2012)
Travellers’
Exemption
Limits in
Canada
proposed in the
2012 Budget
(Since June 1,
2012)
Current
Travellers’
Exemption
Limits in the
United States
$0
$50
$400
$750
$0
$200
$800
$800
$200
$200
$800
$800
Source: Table prepared by the Parliamentary Information and Research Service of the Library of Parliament using data from
the Department of Finance, http://www.budget.gc.ca/2012/plan/chap3-2-eng.html and the U.S. Customs and Border
Protection, http://www.cbp.gov/xp/cgov/travel/vacation/kbyg/types_of_exemptions.xml.
75
http://www.competitionbureau.gc.ca/eic/site/cb-bc.nsf/eng/03466.html.
57
In its 2012 Budget, the federal government proposed increasing Canada’s travellers’
exemption limits to $200 from $50 for Canadians returning from abroad after an absence of more
than 24 hours and to $800 from $400 for more than 48 hours. These measures, which came into
force on June 1, 2012, bring Canada’s travellers’ exemption limits closer to U.S. limits, but the U.S.
travellers’ exemption limits remain more generous because they allow Americans returning from
abroad after an absence of less than 24 hours to import $200 of goods duty- and tax-free in the
United States compared to $0 in Canada.
Even though the 24-hour length of absence requirement in Canada constitutes a legislative
barrier to competition that increases the prices for Canadian consumers, it may be warranted to
keep this requirement in order to mitigate some of the adverse consequences of cross-border
shopping on the Canadian economy.
Unlike most Americans, 75% of Canadians live within 161 kilometres from the U.S. border76,
which suggests that allowing Canadians to import $200 of goods duty- and tax-free when returning
from the United States for less than 24 hours could negatively impact Canadian retailers in border
communities as well as the Canadians they employ.
Consumer awareness of web-based technology
As suggested by Michael Mulvey, Professor, University of Ottawa, the price discrepancies for
certain products between Canada and the United States could also be narrowed by increasing
competition through greater use of price shopping and comparison tools among Canadian
consumers:
Even more powerful than the web-based shopping are a couple of other
technological trends that I think could help reduce those Canadian prices. One trend
is smartphones and another is web-based shopping comparison tools.77
Michael Mulvey, Professor, University of Ottawa, as an individual
76
National Geographic, Canada Facts, http://travel.nationalgeographic.com/travel/countries/canada-facts/.
77
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/06issue.pdf, p. 6:32.
58
Observation 1:
As more Canadian consumers become aware of smartphone applications and
Internet sites for price shopping and comparison, and become price-savvy
consumers, competitive pressures in Canada will increase and the price for
products in Canada will converge to U.S. prices.
CHAPTER SIX: CONCLUSION
Price discrepancies for certain products between Canada and the United States are a
complex issue. They can arise at any point in the supply chain between the manufacturers and the
retailers, and they are often the result of several factors.
Through its hearings, the Committee looked at the contribution of country pricing and market
segmentation, the relative size of the Canadian market, customs tariffs, the volatility of the exchange
rate, the price of fuel, product safety standards, the de minimis threshold for postal shipments and
the level of competition to the price discrepancies for certain products between Canada and the
United States. The Committee also studied how some of these factors explain the prices
discrepancies seen in the automobile industry and the book industry.
In this report, the Committee proposes four recommendations that seek to reduce the
legislative barriers to competition in Canada to narrow the price discrepancies for products between
Canada and the United States.
With a more competitive market and access to better information on prices, Canadian
consumers will be able to more fully benefit from a strong Canadian dollar.
59
APPENDIX A – WITNESSES WHO APPEARED BEFORE THE COMMITTEE
Association of Canada Book Wholesalors
Heather Bindseil, President and Owner, Library Bound Inc.
(2012-02-14)
Association of Canadian Publishers
Carolyn Wood, Executive Director
(2012-04-04)
Association of International Automobile Manufacturers of Canada
David C. Adams, President
(2012-04-25)
Bank of Canada
Mark J. Carney, Governor
(2011-11-02)
Bank of Canada
Tiff Macklem, Senior Deputy Governor
(2011-11-02)
Campus Stores Canada
Chris Tabor, Manager, Queen’s University Bookstore
(2012-02-14)
Canada Border Services Agency
Brent Patten, Director, Commercial Border Programs Division
(2011-10-26)
Canada Border Services Agency
Wayne Tallack, Manager, Port of Entry Operation Division
(2011-10-26)
Canada Border Services Agency
Lily Ooi, Director, Trusted Travellers Programs Division
(2011-10-26)
60
Canadian Alliance of Student Associations
Zachary Dayler, National Director
(2012-02-14)
Canadian Apparel Federation
Bob Kirke, Executive Director
(2012-02-28)
Canadian Association of Importers and Exporters
Carol Osmond, Vice President, Policy
(2012-02-14)
Canadian Booksellers Association
Mark Lefebvre, President
(2012-02-14)
Canadian Booksellers Association
Christopher Smith, Vice President
(2012-02-14)
Canadian Federation of Independent Business
Ted Mallet, Vice President and Chief Economist
(2012-02-08)
Canadian Heritage
Helen C. Kennedy, Deputy Director General, Cultural Industries
(2012-02-15)
Canadian Heritage
Carla Curran, Director, Book Publishing Policy and Programs
(2012-02-15)
Canadian Manufacturers & Exporters
Martin Lavoie, Director of Policy, Manufacturing Competitiveness and Innovation
(2012-02-07)
Canadian Publishers’ Council
Jackie Hushion, Executive Director
(2012-04-04)
Canadian Publishers’ Council
Kevin Hanson, President (President of Simon and Schuster Canada)
(2012-04-04)
Chandra, Ambarish, University of Toronto, Rotman School of Management
(2011-11-01)
61
Competition Bureau
Richard Bilodeau, Acting Assistant Deputy Commissioner, Civil Matters Branch Division B
(2012-02-15)
Competition Bureau
Matthew Kellison, Acting Assistant Deputy Commissioner, Civil Matters Branch Division A
(2012-02-15)
Consumers’ Association of Canada
Bruce Cran, President
(2012-02-07)
Deloitte & Touche LLP
Lisa Zajko, Senior Manager, Indirect Tax
(2012-04-24)
Department of Finance Canada
Dean Beyea, Director, International Trade Policy
(2011-10-19)
Department of Finance Canada
Lucia Di Primio, Chief, Excise Policy
(2011-10-19)
Department of Finance Canada
Jim Haley, General Director, Economic and Fiscal Policy Branch
(2011-10-19)
Department of Finance Canada
Patrick Halley, Chief, Tariffs and Market Access, International Trade Policy Division,
International Trade & Finance
(2011-10-19)
Department of Finance Canada
Rainer Nowak, Senior Chief, Operations, Sales Tax Division
(2011-10-19)
Department of Finance Canada
Geoff Trueman, Director, Business Income Tax
(2011-10-19)
Department of Finance Canada
Elisha Ram, Director, Microeconomic Policy Analysis
(2011-10-19)
The Honourable James M. Flaherty, Minister of Finance
(2011-10-19)
62
Goldfarb, Avi, University of Toronto, Rotman School of Management
(2011-10-26)
Gordon, Ian, President of Convergence Management Consultants Ltd
(2011-10-25)
Hernandez, Tony, Professor, Ryerson University
(2012-04-03)
Morante, Oliver, Chief Executive Officer, John Forsyth Shirt Company Ltd
(2012-02-28)
Mulvey, Michael, University of Ottawa
(2011-10-25)
Nelson Eduction Ltd.
James Reeve, Senior Vice President and Managing Director, Higher Education Division
(2012-04-04)
Option consommateurs
Jean-François Vinet, Business Practices and Financial Services File Analyst
(2012-02-07)
Public Interest Advocacy Centre
Michael Janigan, Executive Director and General Counsel
(2012-02-07)
Public Interest Advocacy Centre
Janet Lo, Legal Counsel
(2012-02-07)
Reebok – CCM Hockey
Eric Levert, International Senior Tax Manager
(2012-04-24)
Retail Council of Canada
Diane J. Brisebois, President and Chief Executive Officer
(2012-04-24)
Retail Council of Canada
Karen Proud, Vice President, Federal Government Relations
(2012-04-24)
Silver, Robert, President, Western Glove Works
(2012-02-28)
63
St-Amant, René, President, Empire Shirt
(2012-02-28)
Statistics Canada
John Baldwin, Director, Economic Analysis Division
(2011-11-01)
Stroll, Susana, President, Tess Sportswear Ltd and Les Modes Sportives Valia Ltée
(2012-02-28)
Transport Canada
Gerard McDonald, Assistant Deputy Minister, Safety and Security
(2011-11-02)
Transport Canada
Kam Rash, Director General, Road Safety and Motor Vehicle Regulation
(2011-11-02)
Vassos, Tom
(2011-10-25)
Wong, Ken, Queen’s University
(2011-10-26)
64
APPENDIX B – WRITTEN SUBMISSIONS RECEIVED WITHOUT THE AUTHOR’S APPEARANCE
Association des distributeurs exclusifs de livres de langue française
Pascal Chamaillard, President
BMO Capital Market
Douglas Porter, Managing Director and Deputy Chief Economist
Canadian Cattlemen’s Association
Ryder Lee, Manager, Federal Provincial Relations
Canadian Tire Corporation Ltd.
Neil Mckenna, Vice President, Transportation
Chrysler Canada
Lorraine (Lori) J. Shalhoub, Vice-President, General Counsel
Dairy Famers of Canada
Richard Doyle, Executive Director
Ford Motor Company of Canada, Ltd.
Caroline Hughes, Director, Government Relations
General Motors of Canada Limited
Neil J. MacDonald, Vice President Corporate Affairs
Kenmar Associates
Ken Kivenko, President
The Investment Funds Institute of Canada
Joanne De Laurentiis, President and CEO
The Tourism Industry Association of Canada (TIAC)
David Goldstein, President and CEO
Trade Facilitation Services
Brian Rankin Staples
65
0
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Disponible sur l’internet Parlementaire :
www.parl.gc.ca
41e législature – 1e session
Table des matières
MEMBRES DU COMITÉ .......................................................................................................................... iii
ORDRE DE RENVOI ................................................................................................................................ iv
SOMMAIRE ................................................................................................................................................ vi
RECOMMANDATIONS / OBSERVATIONS ........................................................................................ vii
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION .............................................................................................................1
CHAPITRE 2 : TAUX DE CHANGE ........................................................................................................2
Facteurs influant sur le taux de change ..............................................................................................2
Progression vers la parité .....................................................................................................................3
Magasinage transfrontalier et taux de change ..................................................................................4
CHAPITRE 3 : RAISONS EXPLIQUANT LES DIFFÉRENCES DE PRIX ........................................7
Établissement des prix en fonction du pays et segmentation du marché .....................................7
Taille relative du marché canadien ................................................................................................... 11
Droits de douane ................................................................................................................................. 13
Déterminer l’impact des droits de douane sur les prix payés par les consommateurs ........ 16
La majorité des témoins demande un examen exhaustif des droits de douane ................... 18
Volatilité du taux de change .............................................................................................................. 19
Écart de prix du carburant pour le secteur du transport ................................................................ 23
Normes de sécurité des produits ...................................................................................................... 26
Seuil minimal pour les envois postaux ............................................................................................. 27
CHAPITRE 4 : ÉTUDES DE L’INDUSTRIE ........................................................................................ 29
Automobiles.......................................................................................................................................... 30
Importer un véhicule au Canada : une bonne affaire? .............................................................. 35
Incidence des droits de douane et des exigences en matière de sécurité sur le prix des
automobiles et des camions .......................................................................................................... 36
Comprendre les écarts de prix des automobiles entre le Canada et les États-Unis ............ 37
Livres ..................................................................................................................................................... 40
Concurrence en ligne et concurrence des livres électroniques ............................................... 44
La Loi sur le droit d’auteur et le Résumé de l’étude d’impact de la réglementation ............. 47
Magazines ........................................................................................................................................ 54
CHAPITRE 5 : PRIX FONDÉS SUR CE QUE LE MARCHÉ PEUT ACCEPTER ......................... 55
i
Manque de concurrence dans le marché du détail canadien....................................................... 56
Plafonds des exemptions aux voyageurs ........................................................................................ 58
Sensibilisation des consommateurs à l’égard de la technologie du Web .................................. 59
CHAPITRE 6 : CONCLUSION .............................................................................................................. 60
ANNEXE A – TÉMOINS AYANT COMPARU DEVANT LE COMITÉ ............................................. 61
ANNEXE B – AUTEURS DE MÉMOIRES QUI N’ONT PAS COMPARU DEVANT LE COMITÉ65
ii
MEMBRES DU COMITÉ
L’honorable Joseph A. Day, président du comité
L’honorable Larry Smith, vice-président du comite
et
L’honorable Diane Bellemare
L’honorable JoAnne L. Buth
L’honorable Catherine S. Callbeck
L’honorable Maria Chaput
L’honorable Pierre DeBané, C.P.
L’honorable Doug Finley
L’honorable Irving R. Gerstein
L’honorable Céline Hervieux-Payette, C.P.
L’honorable Thomas McInnis
L’honorable Nancy Ruth
Membres d’office du comité :
Les honorables sénateurs Marjory LeBreton, C.P., (ou Gérald Comeau) et James Cowan (ou
Claudette Tardif).
Autres sénateurs ayant participé à cette étude :
Les honorables sénateurs David Angus, Art Eggleton, C.P., Linda Frum, Leo Housakos, Ghislain
Maltais, Fabian Manning, Elizabeth Marshall, Yonah Martin, Percy Mockler, Grant Mitchell, Richard
Neufeld, Pierre-Claude Nolin, Pierrette Ringuette, Michel Rivard, Bob Runciman, Carolyn StewartOlsen, Robert W. Peterson, John D. Wallace.
Service d’information et de recherché parlementaires, Bibliothèque du Parliament :
Terrence Thomas et Édison Roy-César.
Greffière du comité :
Jodi Turner
Direction des comités du Sénat :
Louise Pronovost, adjointe administrative
iii
ORDRE DE RENVOI
Extrait des Journaux du Sénat du jeudi 13 décembre 2012 :
L'honorable sénateur Day propose, appuyé par l'honorable sénateur Moore,
Que, nonobstant l'ordre du Sénat adopté le jeudi 6 octobre 2011, et le lundi 11 juin 2012, la date
pour la présentation du rapport final du Comité sénatorial permanent des finances nationales dans
le cadre de son étude des raisons pouvant expliquer les inégalités entre les prix de certains articles
vendus au Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du dollar canadien et les répercussions
du magasinage transfrontalier sur l'économie canadienne, soit reportée du 31 décembre 2012 au 28
mars 2013;
Que le comité conserve tous les pouvoirs nécessaires pour diffuser ses conclusions pendant les
90 jours suivant le dépôt de son rapport final.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
Extrait des Journaux du Sénat du lundi 11 juin 2012 :
Avec la permission du Sénat,
L'honorable sénateur Day propose, appuyé par l'honorable sénateur Moore,
Que, par dérogation à l'ordre adopté par le Sénat le jeudi 6 octobre 2011, la date pour la
présentation du rapport final du Comité sénatorial permanent des finances nationales dans le cadre
de son étude sur les raisons pouvant expliquer les inégalités entre les prix de certains articles
vendus au Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du dollar canadien et les répercussions
du magasinage transfrontalier sur l'économie canadienne, soit reportée du 30 juin 2012 au 31
décembre 2012;
Que le comité conserve tous les pouvoirs nécessaires pour diffuser ses conclusions pendant les
90 jours suivant le dépôt de son rapport final.
Après débat,
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
iv
Extrait des Journaux du Sénat du jeudi 6 octobre 2011:
L'honorable sénateur Gerstein propose, appuyée par l'honorable sénateur Martin,
Que le Comité sénatorial permanent des finances nationales soit autorisé à examiner, en vue
d'en faire rapport, les raisons pouvant expliquer les inégalités entre les prix de certains articles
vendus au Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du dollar canadien et les répercussions
du magasinage transfrontalier sur l'économie canadienne;
Qu'en menant cet examen, le comité étudie en particulier les différences entre le Canada et les
États-Unis, y compris la taille des marchés, les coûts de transport, les tarifs, les coûts d'occupation,
les coûts de la main-d'œuvre, les taxes et droits, les règlements, la marge commerciale;
Que le comité présente son rapport final au Sénat le 30 juin 2012 au plus tard et qu'il conserve
tous les pouvoirs nécessaires pour diffuser ses conclusions dans les 180 jours suivant le dépôt du
rapport final.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
v
SOMMAIRE
Nous sommes heureux de présenter le rapport final du Comité sénatorial permanent des
finances nationales sur les raisons pouvant expliquer les inégalités entre les prix de certains articles
vendus au Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du dollar canadien et les répercussions
du magasinage transfrontalier sur l’économie canadienne.
Dans cette étude, le comité a tenu à solliciter tous les points de vue pour mieux comprendre
cette question complexe. Ainsi, il a invité des fonctionnaires, des groupes de consommateurs, des
détaillants, des fabricants, des importateurs, des exportateurs, des universitaires, des comptables et
des économistes indépendants à lui faire part de leurs vues. Si certains ont décliné cette invitation à
comparaître devant le comité, nous avons néanmoins entendu des représentants de tous les
groupes précités et leur apport nous a permis de mieux saisir les causes des écarts de prix entre les
deux pays.
Le comité a examiné la tarification de plusieurs articles, des patins à glace et des jeans aux
automobiles et aux livres. Il a été constaté que plusieurs facteurs influencent la tarification de
chaque article, et, en dépit du fait que certains articles partagent certains facteurs (p.ex. les frais de
transport, la taille relative du marché canadien ou les taux de droit de douane), le comité ne peut
pas offrir une explication aussi définitive qu’il aurait aimé pour les différences de prix entre le
Canada et les États-Unis.
Nous espérons que le présent rapport permettra aux Canadiens de mieux comprendre les
causes des écarts de prix entre le Canada et les États-Unis et fournira au gouvernement fédéral
quatre recommandations pour diminuer ces écarts de prix.
Les membres du comité tiennent à remercier le personnel de la Direction des comités du
Sénat et de la Bibliothèque du Parlement pour leur précieuse collaboration. Nous leur savons gré de
leur professionnalisme et de leur dévouement.
Sénateur Joseph A. Day,
Président
Sénateur Larry Smith
Vice-président
vi
RECOMMANDATIONS / OBSERVATIONS
Il est plus facile de comprendre la teneur des recommandations à la
lumière du raisonnement exposé dans le corps du texte. Pour accéder à la
partie du rapport traitant d’une recommandation en particulier, reportezvous au numéro de page indiqué entre parenthèses après la
recommandation.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales présente les recommandations suivantes :
Recommandation 1
Le comité recommande que le ministre des Finances effectue un examen
exhaustif des droits de douane canadiens, tout en tenant compte des
conséquences que cela pourrait avoir sur les fabricants canadiens, de manière
à réduire les écarts de prix de certains produits entre le Canada et les ÉtatsUnis. (page 19)
Recommandation 2
Le comité recommande que, par le truchement du Conseil de coopération en
matière de réglementation, le gouvernement du Canada continue d’intégrer
davantage les normes de sécurité entre le Canada et les États-Unis en vue de
réduire les différences de prix sans compromettre les besoins en matière de
sécurité des deux pays. (page 27)
Recommandation 3
Le comité recommande que le gouvernement du Canada analyse les coûts et
les avantages liés à l’augmentation du seuil minimal pour les envois postaux
de faible valeur au Canada, afin de réduire les écarts de prix de certains
produits entre le Canada et les États-Unis. (page 29)
Recommandation 4
Le comité recommande que le ministre du Patrimoine canadien étudie les
coûts et avantages d’une réduction du taux de majoration de 10 % que les
distributeurs exclusifs canadiens peuvent ajouter au prix de catalogue des
livres américains importés rajusté en fonction du taux de change et ce, aux
termes du sous-alinéa 5(1)a)(iii) du Règlement sur l’importation de livres.
(page 54)
vii
Observation 1
À mesure que les consommateurs canadiens prennent connaissance des
applications des téléphones intelligents et des sites Internet utiles pour
comparer les prix et qu’ils deviennent des consommateurs avertis, les
pressions concurrentielles au Canada s’intensifieront et les prix des produits
correspondront aux prix aux États-Unis. (page 60)
viii
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION
Les consommateurs canadiens se sentent arnaqués. Quand il y a parité entre le dollar
canadien et le dollar américain, ils constatent que les prix sont typiquement plus élevés ici qu’aux
États-Unis. Quand ils achètent des livres ou des revues, ils remarquent que deux prix sont indiqués
et que le prix pour le Canada est plus élevé. De nombreux articles de journaux attirent l’attention sur
le fait que de nombreuses automobiles identiques coûtent parfois des milliers de dollars de plus au
Canada qu’aux États-Unis. Les Canadiens qui font du magasinage aux États-Unis ou dans Internet
se rendent compte des écarts de prix, en particulier pour des produits de marque, qu’il s’agisse de
l’aspirine ou des chaussures de course.
Il va de soi que les Canadiens s’interrogent sur ces écarts de prix alors que le dollar est à
parité et ils se demandent : « Sommes-nous victimes d’escroquerie? »
Compte tenu de ce qui précède, le ministre des Finances a écrit au président et au
sous-président du Comité sénatorial permanent des finances nationales pour demander que le
comité se penche sur les écarts de prix de certains articles entre le Canada et les États-Unis.
Le 6 octobre 2011, le Sénat a mandaté le comité pour effectuer une étude sur :
les raisons pouvant expliquer les inégalités entre les prix de certains articles vendus au
Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du dollar canadien et les répercussions du
magasinage transfrontalier sur l’économie canadienne.
D’octobre 2011 à juin 2012, le comité a siégé et reçu 53 témoignages. L’annexe A du présent
rapport contient de l’information concernant les réunions et les témoins.
Dans le présent rapport, il est question de biens et non de services. On a jugé qu’il était plus
difficile de comparer des services – le problème des « pommes et des oranges » – bien que,
comme nous le verrons plus loin, il n’est pas toujours simple de comparer des biens. Seuls les biens
associés aux secteurs de la fabrication et de la vente au détail y sont traités; les biens assujettis à
un régime de gestion de l’offre, incluant les œufs, les produits allongés de volaille et les produits
laitiers, sont associés au secteur agricole et ne font pas partie de cette étude.
Le présent rapport traite en premier lieu des aspects du taux de change entre les deux
devises, incluant la récente parité, la volatilité et l’influence des fluctuations du dollar sur le
magasinage transfrontalier. Il est ensuite question de l’incidence de l’établissement des prix selon le
pays et de la segmentation du marché, de la taille relative du marché canadien, des droits de
douane, de la volatilité du taux de change, du prix du carburant, des normes de sécurité des
produits, du seuil minimal applicable aux envois postaux et du niveau de concurrence sur les écarts
de prix de certains produits entre le Canada et les États-Unis. Une constatation importante mais
1
guère satisfaisante est qu’il n’y a pas d’explication unique aux différences de prix entre les deux
pays.
Le rapport comporte à la fin trois grandes parties : les automobiles, les livres et
l’établissement de prix en fonction de ce que le marché peut accepter. Les deux premières parties
portent sur les secteurs qui ont retenu beaucoup l’attention en raison des écarts de prix courants
entre le Canada et les États-Unis. La dernière grande partie traite de l’une des grandes
préoccupations des consommateurs, qui pensent que le gouvernement devrait intervenir, peut-être
en recourant à la Loi sur la concurrence, lorsque le prix canadien d’un article en particulier s’écarte
considérablement du prix américain.
CHAPITRE 2 : TAUX DE CHANGE
En juin 1970, le Canada a délaissé le régime de change fixe, qui établissait la valeur du
dollar canadien à 0,925 $US, pour revenir au régime de change flottant1.
Selon le régime de change flottant du Canada, la valeur du dollar canadien comparée à la
valeur du dollar américain, ou à toute autre devise d’ailleurs, varie en fonction du jeu de l’offre et de
la demande : tout facteur qui a pour effet d’accroître (ou de diminuer) la demande de dollars
canadiens, ou encore de diminuer (ou d’accroître) la demande de devises étrangères, entraîne une
augmentation (ou une baisse) du taux de change.
Facteurs influant sur le taux de change
La théorie économique et les données empiriques ont mis en évidence des facteurs dont ont
sait qu’ils influent sur le taux de change (p. ex. les cours mondiaux des produits de base, les taux
d’inflation relatifs, les taux d’intérêt relatifs, les différences de productivité entre pays et les flux de
capitaux à court terme)2. Pris isolément, ces facteurs ont un effet prévisible sur les monnaies.
Par contre, de nombreuses variables économiques étant en étroite corrélation, elles
agissent rarement, voire jamais, de façon indépendante. C’est pour cette raison qu’il est si difficile
de prévoir ou d’expliquer les mouvements des taux de change à court terme, et cette difficulté est
exacerbée par le fait que de nombreux facteurs influant sur les monnaies ne sont évidents qu’avec
le recul. Qui plus est, ces facteurs sont souvent eux-mêmes affectés par les fluctuations des taux de
1
De 1950 à 1962, le Canada a utilisé un régime de change flottant; il était alors le seul grand pays industriel à
utiliser ce régime.
2
Banque du Canada, Documents d’information, Le taux de change, http://www.bankofcanada.ca/wpcontent/uploads/2010/11/taux_change.pdf.
2
change. Autrement dit, le dollar canadien bouge au gré des conditions économiques, mais il agit lui
aussi sur ces conditions3.
Progression vers la parité
De février 2002 à octobre 2007, le dollar canadien est passé d’un creux inégalé de 0,62 $US
à 1,06 $US par suite de l’augmentation du cours des produits de base et de la forte demande
d’exportations canadiennes.
Face à la crise financière de 2008, les investisseurs étrangers ont vendu une partie de leurs
actifs libellés en dollars canadiens et en d’autres devises importantes pour acquérir des actifs
américains, principalement des dollars et des obligations du gouvernement, considérés comme les
actifs les plus sûrs en période de crise en raison du statut du dollar comme monnaie de réserve
dans le monde. Par conséquent, le dollar canadien a baissé, passant de 1,01 $US en mai 2008 à
0,79 $US en mars 2009.
Cette tendance à la baisse a cependant été renversée à la fin de 2009 par suite de la
hausse du cours des produits de base qu’ont entraînée la forte croissance économique dans les
pays émergents, la forte demande d’exportations canadiennes et l’augmentation de la demande
d’actifs canadiens de la part d’investisseurs étrangers, étant donné la solide situation financière du
Canada ainsi que la résilience et la stabilité du système financier canadien durant la crise. Tous ces
facteurs ont fait grimper le dollar canadien, qui est passé de 0,79 $US en mars 2009 à 1,01 $US en
décembre 2010. Le dollar canadien est resté autour de ce niveau depuis lors.
3
o
Michael Holden, La hausse du dollar canadien, publication n 03-26F, Service d’information et de recherche
parlementaires, Bibliothèque du Parlement, Ottawa, 22 novembre 2007, p. 3,
http://www.parl.gc.ca/Content/LOP/ResearchPublications/prb0326-f.pdf.
3
Figure 1 – Taux de change entre le dollar canadien et le dollar américain,
janvier 2000 à mars 2012
$US/$CAN
1.20
1.00
0.80
0.60
0.40
0.20
Jan-12
Jan-11
Jan-10
Jan-09
Jan-08
Jan-07
Jan-06
Jan-05
Jan-04
Jan-03
Jan-02
Jan-01
Jan-00
0.00
Source : Figure préparée par le Service d’information et de recherche parlementaires de la Bibliothèque du Parlement à
partir de données de Statistique Canada, CANSIM, tableau 176-0064.
Magasinage transfrontalier et taux de change
En 2011, 3,4 millions de Canadiens en moyenne se sont rendus aux États-Unis en
automobile chaque mois, incluant 2,4 millions de voyageurs canadiens (69,7 % des voyageurs
canadiens) qui ont fait un aller-retour le même jour4.
Bien que la population des États-Unis soit à peu près 10 fois plus élevée que la population
canadienne, le nombre mensuel moyen de voyageurs américains qui se sont rendus au Canada en
automobile n’était que de 1,1 million en 2011.
Selon les auteurs d’une récente étude universitaire intitulée Consumer Arbitrage Across a
Porous Border, la plupart des Canadiens qui vont aux États-Unis en voiture le font pour des raisons
d’agrément ou pour des raisons personnelles, notamment pour y faire des emplettes5. Comme
l’indique la figure 2, 64,6 % des voyageurs canadiens ont traversé la frontière pour des raisons
d’agrément ou pour des raisons personnelles, 22,2 % pour visiter des amis ou des membres de la
famille, 7,5 % par affaires et 5,5 % pour d’autres raisons.
4
Statistique Canada, CANSIM, tableau 427-0005.
5
Ambarish Chandra, Keith Head et Mariano Tappata, Consumer Arbitrage Across a Porous Border,
décembre 2011, p. 4, http://strategy.sauder.ubc.ca/head/papers/crossings.pdf.
4
Figure 2 – Raisons de traverser la frontière, voyage de 24 heures, 1990-2010
5.5% 0.2%
Voyage d'affaires (7,5%)
7.5%
Visite à des amis ou à des proches (22,2%)
22.2%
Voyage d'agrément ou personnel (64,6%)
64.6%
Autres raisons (5,5%)
Non indiqué (0,2%)
Source : Ambarish Chandra, Keith Head, Mariano Tappata, Consumer Arbitrage Across a Porous Border, décembre 2011,
p. 4, http://strategy.sauder.ubc.ca/head/papers/crossings.pdf.
Puisque les voyageurs canadiens qui se rendent aux États-Unis en voiture par agrément ou
pour des raisons personnelles peuvent être les plus enclins à réagir aux mouvements du taux de
change et qu’ils représentent la majorité des voyageurs canadiens, le nombre total de Canadiens
qui vont aux États-Unis en voiture devrait fluctuer en fonction de ces mouvements.
La figure 3 le confirme. Par exemple, quand le taux de change est passé de 0,63 $US en
janvier 2002 à 1 $US en janvier 2011, une augmentation de 58,7 %, le nombre mensuel de
voyageurs canadiens revenant des États-Unis en voiture est passé de 2,5 à 3,3 millions, une
augmentation de 32,8 %. Pendant la même période, le nombre mensuel de voyageurs américains
qui ont quitté le Canada pour rentrer aux États-Unis en voiture est passé de 2,7 à 1,1 million, soit
une diminution de 58,6 %.
Fait intéressant, le nombre mensuel de voyageurs américains qui ont quitté le Canada pour
rentrer aux États-Unis en voiture a été plus élevé que le nombre mensuel de voyageurs canadiens
revenant des États-Unis de janvier 2000 à mai 2003, période où le taux de change entre le dollar
canadien et le dollar américain était inférieur à 0,74 $US. Lorsque le dollar canadien est tombé à
0,63 $US en mars 2002, il y avait au moins 525 000 voyageurs américains de plus que de
voyageurs canadiens chaque mois.
5
Figure 3 – Magasinage transfrontalier et taux de change, nombre mensuel de voyageurs
canadiens et de voyageurs américains qui se sont déplacés en voiture, janvier 2000 à février
2012
$CAN / $US
millions de personnes
4
1.2
3.5
1
3
0.8
2.5
2
0.6
1.5
0.4
1
0.2
0.5
Jul-11
Jan-12
Jan-11
Jul-10
Jul-09
Jan-10
Jan-09
Jul-08
Jan-08
Jul-07
Jan-07
Jul-06
Jan-06
Jul-05
Jan-05
Jul-04
Jan-04
Jul-02
Jan-03
Jul-03
Jan-02
Jul-01
Jul-00
Jan-01
0
Jan-00
0
Voyageurs canadiens entrant aux États-Unis en voiture
Voyageurs américains entrant au Canada en voiture
Taux de change
Source : Figure préparée par le Service d’information et de recherche parlementaires de la Bibliothèque du Parlement à
partir de données de Statistique Canada, CANSIM, tableaux 427-0005 et 176-0064.
Les voyageurs canadiens qui reviennent des États-Unis peuvent en rapporter des biens,
mais aussi une certaine idée des prix relatifs des produits vendus de part et d’autre de la frontière.
Cependant, les observations au sujet des prix peuvent être trompeuses, car pour bien comparer les
prix des produits, il faut utiliser les prix de transaction réels. Un Canadien qui achète un produit aux
États-Unis peut se rappeler du prix courant du produit au Canada, mais ce prix ne tient peut-être
pas compte des rabais ou des soldes offerts au Canada.
De plus, des produits en apparence identiques au Canada et aux États-Unis pourraient très
bien être différents. Le professeur Tony Hernandez, directeur du centre d’études des activités
commerciales et de la chaire Eaton en commerce de détail à l’Université Ryerson, a fourni au
comité des données empiriques selon lesquelles 80 % des produits vendus dans des magasins
d’usine étaient spécialement fabriqués pour ces magasins. Cela complique les comparaisons parce
que deux chandails de marque en coton, par exemple, peuvent être de qualité différente, ce qui en
fait des produits différents.
6
Les Canadiens peuvent également effectuer des voyages virtuels aux États-Unis ou dans
d’autres pays grâce à Internet. Dans Internet, ils effectuent des achats et font du lèche-vitrines. En
2010, d’après une enquête réalisée par Statistique Canada, plus de la moitié des Canadiens
utilisant Internet ont effectué des achats en ligne, ce qui représente un total de 114 millions de
commandes d’une valeur globale de 15,3 milliards de dollars6.
Les détaillants en ligne auprès desquels les consommateurs canadiens achètent des biens
présentent une menace – de plus en plus grande – pour les détaillants traditionnels canadiens. Le
présent rapport ne présente pas une analyse complète du magasinage en ligne transfrontalier. Il est
question du magasinage en ligne plus loin dans les parties qui portent sur le seuil minimal
applicable aux envois postaux et sur les livres.
CHAPITRE 3 : RAISONS EXPLIQUANT LES DIFFÉRENCES DE PRIX
Établissement des prix en fonction du pays et segmentation du marché
Quatre témoins ont indiqué au comité qu’il se pouvait que la segmentation des marchés
canadien et américain permette à certains fabricants d’établir leurs prix en fonction du pays; ces
fabricants peuvent maximiser leurs profits en vendant leurs produits à des prix différents dans les
deux marchés.
Les marchés canadien et américain sont segmentés par des pratiques commerciales et des
règlements gouvernementaux différents ainsi que par d’autres facteurs qui empêchent les
Canadiens et les Américains d’éliminer les écarts de prix en achetant des produits moins chers dans
un pays pour ensuite les vendre dans l’autre jusqu’à ce que les prix convergent dans les deux pays.
Ambarish Chandra, professeur à l’École de gestion Rotman, Université de Toronto, a
expliqué comment la segmentation des marchés canadien et américain permet aux fabricants de
fixer, pour des produits identiques, des prix différents dans les deux marchés :
Le règlement de Transports Canada, par exemple, vient s’ajouter aux exigences en
vigueur aux États-Unis. Qui plus est, comme notre recherche nous l’a appris
récemment, les fabricants américains n’offrent plus de garantie aux Canadiens qui
achètent une voiture aux États-Unis et la ramènent au Canada. Ce n’est pas
étonnant, puisqu’ils sont favorables à la segmentation du marché. Ils aiment pouvoir
vendre leurs produits à des prix différents en fonction du marché. Toutes les théories
portent à croire que c’est ainsi qu’ils maximisent leurs profits. L’exemple des voitures
est compliqué à cause de la question des garanties; si les entreprises veulent
6
Statistique Canada, Utilisation d’Internet et du commerce électronique par les particuliers, 2010, Le Quotidien,
12 octobre 2011, http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/111012/dq111012a-fra.htm.
7
segmenter le marché, elles le peuvent. La politique gouvernementale ou publique
peut difficilement changer cela7.
Ambarish Chandra, professeur, Université de Toronto, École de gestion Rotman,
à titre personnel
En ce qui concerne l’établissement de prix en fonction du pays, un représentant du
Conseil canadien du commerce de détail a expliqué au comité que certains fabricants demandent
parfois aux détaillants canadiens de 10 à 50 % de plus qu’aux détaillants américains pour des
produits identiques. Les membres du Conseil canadien du commerce de détail se font dire par les
fabricants que trois facteurs expliquent ces différences : 1) les Canadiens sont habitués à payer plus
cher les produits au Canada; 2) les prix plus élevés imposés aux détaillants canadiens compensent
les coûts associés à l’administration des bureaux des fournisseurs et à leurs activités au Canada; 3)
les distributeurs et les grossistes canadiens font face à des coûts supérieurs au Canada.
Le Conseil canadien du commerce de détail a ajouté que ce ne sont pas tous les fabricants
qui demandent plus aux détaillants canadiens pour des produits identiques; il s’agit en fait des
fabricants de marques reconnues qui jouissent ainsi d’un important pouvoir de marché :
Si un détaillant canadien d’articles de sport ne vend pas de produits Reebok ou Nike,
il n’y aura probablement pas beaucoup d’achalandage dans son commerce. Bravo à
ces fabricants, car ils ont réussi à faire reconnaître leur marque. Voilà pourquoi ils
peuvent parfois imposer un certain prix à un détaillant canadien ou à une filiale d’un
détaillant nord-américain qui souhaite offrir un produit de cette marque8.
Diane J. Brisebois, présidente et chef de la direction,
Conseil canadien du commerce de détail
Une observation qu’on peut tirer de ce témoignage est l’importance des marques reconnues
dans l’établissement des prix d’un fabricant. Si des consommateurs veulent une marque en
particulier, le fabricant est plus en mesure de vendre ce produit à des prix différents au Canada et
aux États-Unis selon la demande.
Le Conseil canadien du commerce de détail a présenté une liste de 15 produits de
consommation identiques, montrant le prix que les détaillants canadiens se voient imposer par les
fournisseurs comparativement aux détaillants américains. Comme l’illustre le tableau 1, par rapport
aux détaillants américains, les détaillants canadiens peuvent payer de 11 % de plus pour une
7
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/07issue.pdf, p. 7:36.
8
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:11.
8
brosse à dents électrique jusqu’à 114 % de plus pour d’autres produits comme une boîte d’aspirines
à faible dose.
Compte tenu des écarts de prix que doivent payer les détaillants canadiens et les détaillants
américains pour des produits identiques, le Conseil canadien du commerce de détail estime qu’il est
injuste de reprocher aux détaillants de ne pas ajuster les prix de détail en fonction du dollar
canadien plus élevé. Selon lui, les produits achetés par les détaillants canadiens sont pour la plupart
achetés en dollars canadiens auprès de distributeurs, de grossistes et de multinationales ayant des
bureaux au Canada. Les prix de détail ne peuvent donc être ajustés en fonction de l’appréciation du
dollar canadien que si les fabricants, les grossistes et les distributeurs modifient les prix qu’ils
demandent aux détaillants.
Tableau 1 – Prix payés par les détaillants canadiens et les détaillants américains pour
15 produits de consommation identiques
Description des articles
Prix payés par
Prix payés par
les détaillants
les détaillants
américains
canadiens
Différence
Savon – (paquet de 16)
6,99 $
8,98 $
28 %
Shampoing – 1,5 L
Après-shampoing – 1,18 L
Pneu d’automobile
Téléviseur DEL 46 pouces
Imprimante
Filtre à eau – (paquet de 6)
Cafetière
Brosse à dents électrique
Ibuprofène 200 mg – 250
Aspirine 81 mg dose légère – 350
Ketchup – 2,5 L
Sacs à congélation – (paquet de 150)
Détergent à lessive – 5 L
Jus d’orange – 7,56 L
9,33 $
6,23 $
128,21 $
888,75 $
116,65 $
22,77 $
127,76 $
91,29 $
10,76 $
10,16 $
3,92 $
6,10 $
11,27 $
10,01 $
12,46 $
10,00 $
169,69 $
1 001,00 $
171,99 $
26,76 $
167,19 $
100,99 $
18,29 $
21,78 $
6,90 $
9,24 $
13,94 $
12,66 $
34 %
61 %
32 %
13 %
47 %
18 %
31 %
11 %
70 %
114 %
76 %
51 %
24 %
26 %
Source : Mémoire présenté par le Conseil canadien du commerce de détail le 24 avril 2012.
Selon un représentant du ministère des Finances, le fait que les consommateurs canadiens
utilisent généralement des produits différenciés, c’est-à-dire des produits ayant des qualités
uniques, perçues ou réelles, qui les distinguent des autres biens, confère à certains fabricants une
marge de manœuvre pour leurs produits et leur permet d’exercer une certaine discrimination de prix
entre les marchés canadien et américain :
9
S’agissant de la première question, à savoir pourquoi les variations du taux de
change ne se répercutent pas toujours sur les prix à l’importation, il pourrait y avoir
un certain nombre d’explications. La première est que notre économie, comme
d’autres économies avancées, a atteint une certaine maturité, que nous sommes
devenus plus riches, et que nous consommons davantage, notamment des produits
différenciés, qui se distinguent des produits de base. C’est important parce que le
fabricant de produits différenciés dispose d’une plus grande marge de manœuvre
pour fixer le prix d’un même produit sur des marchés différents, et, en fait, pour faire
de la discrimination par les prix9.
Patrick Halley, chef, Accès aux marchés et politique tarifaire, Division de la politique
commerciale internationale, Finances et échanges internationaux
Mark J. Carney, gouverneur de la Banque du Canada, a ajouté qu’en raison de la
segmentation des marchés canadien et américain, les entreprises peuvent abaisser leurs prix aux
États-Unis, où la demande de biens est plus faible qu’au Canada, et maintenir des prix plus élevés
au Canada :
Premièrement, les problèmes d’ordre cyclique pourraient expliquer certaines
différences entre les prix au Canada et aux États-Unis. Une faiblesse économique
inattendue dans un pays, en l’occurrence les États-Unis, pourrait entraîner une
accumulation indésirable de stocks et inciter les commerçants à offrir des rabais
localement. De plus, tant que les marchés restent partiellement segmentés de part et
d’autre de la frontière, le pouvoir de marché peut permettre aux entreprises de réagir
aux conditions locales de la demande, ce qui peut se traduire par des prix plus bas
dans les régions où la demande est plus faible10.
Mark J. Carney, gouverneur, Banque du Canada
D’après ces témoignages, la segmentation des marchés canadien et américain réduit la
concurrence et permet à certains fabricants, même canadiens, de fixer des prix en fonction des
marchés canadien et américain, ce qui peut entraîner des écarts de prix entre les deux pays.
Selon une étude réalisée en 1992 par Ernst & Young, qui avait pour titre Responding to
Cross Border Shopping: A Study of the Competitiveness of Distribution Channels in Canada, les
9
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/05issue.pdf, p. 5:55.
10
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/07issue.pdf, p. 7:48.
10
fabricants seraient responsables d’environ 37 % des écarts de prix des produits entre le Canada et
les États-Unis comparativement à 9 % pour les détaillants11.
Taille relative du marché canadien
Un grand nombre de témoins ont dit au comité que la taille restreinte du Canada par rapport
à celle des États-Unis expliquait certains écarts de prix.
M. Carney, gouverneur de la Banque du Canada, a indiqué qu’il se peut que les
importateurs canadiens paient un prix plus élevé que les importateurs américains à cause du
volume limité de biens qu’ils achètent à l’étranger. Il a aussi expliqué que les entreprises
américaines sont peut-être plus en mesure de réaliser des économies d’échelle, d’où la possibilité
de réduire leurs coûts et de vendre leurs produits moins cher que les entreprises canadiennes12.
Ken Wong, professeur à l’Université Queen’s, a expliqué que la taille restreinte du Canada
par rapport à celle des États-Unis influe sur les écarts de prix :
[L]a taille comporte certains avantages et certaines économies de coût, mais
également un pouvoir d’achat énorme. C’est tout comme si j’entre chez un
concessionnaire d’automobiles pour demander le prix d’une voiture, et puis
demander le prix pour en acheter six. Il est évident que je m’attendrai à recevoir un
prix plus intéressant en en achetant six. Les grands détaillants américains offriront
de meilleurs prix que même les plus grands des détaillants canadiens et, par
conséquent, ce pouvoir d’achat plus grand se traduirait en des prix plus faibles13.
Ken Wong, professeur, Université Queen’s, à titre personnel
D’autres témoins ont dit au comité que les usines étrangères n’offraient peut-être pas les
mêmes prix aux importateurs canadiens et américains. Par exemple, Ian Gordon, président de
Convergence Management Consultants Ltd., a indiqué que certains fabricants étrangers vendent
leurs produits moins cher aux États-Unis qu’au Canada parce qu’ils considèrent le marché
américain comme un marché important au niveau stratégique en raison de sa taille :
À ce que je sais des manufacturiers, ils estiment devoir réussir sur le marché
américain avant d’être en mesure de s’attaquer aux autres marchés mondiaux. Ils
doivent faire tout ce qui est nécessaire pour réussir aux États-Unis. Il arrive que, au
Canada, nous appelions ça la règle du 10 sur 1 et nous sentions défavorisés par
11
Ernst & Young, Responding to Cross Border Shopping, A Study of the Competitiveness of Distribution Channels
in Canada, Task Force on Cross-Border Shopping, mars, 1992, p. 1-6.
12
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/07issue.pdf, p. 7:49.
13
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/06issue.pdf, p. 6:42.
11
notre échelle relativement plus petite. Pour l’essentiel, je crois que cela tient au fait
que pour réussir partout dans le monde, il faut conquérir l’Amérique, en particulier
pour nombre des marques bien connues dont nous parlons. Lorsque les prix sont
plus élevés au Canada, c’est essentiellement que notre marché n’est pas aussi
important pour eux14.
Ian Gordon, président, Convergence Management Consultants Ltd.,
à titre personnel
Un représentant d’Option Consommateurs qui a comparu devant le comité a questionné la
validité de l’argument des économies d’échelle en comparant Montréal et Plattsburgh:
Par ailleurs, on a cité les économies d’échelle. Aux États-Unis, la grande quantité de
consommateurs fait baisser les prix, le marché canadien étant plus restreint. On l’a
déjà entendu dire. Ce n’est pas nouveau. Nous avons la parité depuis au moins un
an ou deux. Que dire de Plattsburg et de Détroit? Plattsburg a une population de
20 000 âmes. Bien des Montréalais y vont parce que les prix sont beaucoup plus bas
et en fait, il y a à Montréal 2 millions de personnes. Comment expliquer qu’une si
petite ville ait des prix aussi bas, alors que les prix sont élevés dans une grande
région urbaine comme Montréal15?
Jean-François Vinet, analyste des pratiques commerciales et des services
financiers, Option Consommateurs
Plusieurs témoins ont laissé entendre que les coûts d’entrée ou de fonctionnement au
Canada sont peut-être plus élevés que dans d’autres pays. Dans une présentation offerte au
comité, le professeur Tom Vassos, de l’Université de Toronto (qui a comparu à titre personnel), a
fourni une liste partielle des coûts que doivent assumer les entreprises à leur entrée sur le marché
canadien; cette liste comporte 20 articles, allant des impôts fédéraux et provinciaux au taux de
change. D’autres témoins ont mentionné que les prix des biens immobiliers et les taux de salaire
minimum étaient plus élevés au Canada qu’aux États-Unis. Comme certains des nombreux coûts
d’entrée ou de fonctionnement dans un pays sont des coûts fixes, les coûts par article sont plus
élevés dans un pays comme le Canada, dont le marché est relativement restreint.
Globalement, il ressort des témoignages que la taille restreinte du Canada par rapport à
celle des États-Unis pourrait expliquer en partie les écarts de prix pour deux grandes raisons.
D’abord, les entreprises canadiennes qui achètent de plus petits volumes de marchandises ont un
14
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/06issue.pdf, p. 6:13.
15
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/11issue.pdf, p. 11:62.
12
pouvoir de négociation moins grand que les entreprises américaines auprès des fabricants
étrangers. Ensuite, les entreprises américaines, généralement plus grosses que les entreprises
canadiennes, peuvent réaliser de plus grandes économies d’échelle, ce qui leur permettrait
d’abaisser les coûts de production et les prix de vente au détail aux États-Unis.
Droits de douane
Des représentants du ministère des Finances ont expliqué au comité qu’il existe
8 192 catégories de droits au Canada et que chacune compte 18 traitements tarifaires. En 2010,
90 % des biens importés au Canada ont été exempts de droits et, parmi les 10 % de biens qui
étaient assujettis à des droits, 70 % ont fait l’objet d’un taux de droit nul.
Les droits de douane ont représenté des recettes de 3,6 milliards de dollars en 2010-2011,
soit 1,5 % des recettes budgétaires du gouvernement qui ont été perçues au cours de cet exercice.
En 2010-2011, environ 60 % des recettes provenant des droits de douane ont été perçues sur les
vêtements, les produits textiles, les autos, les pièces d’auto et les chaussures16.
Les représentants du Ministère des Finances du gouvernement ont indiqué que, malgré des
différences dans les droits de douane entre les États-Unis et le Canada qui pourraient en partie
expliquer les écarts de prix de certains articles, la plupart des droits sont peu élevés. Ils ont
également signalé que les droits de douane s’appliquent uniquement à la valeur au débarquement
des produits importés, laquelle est souvent nettement inférieure au prix de détail, ce qui signifie,
selon eux, que les différences entre certains taux tarifaires du Canada et des États-Unis ne peuvent
avoir qu’une faible incidence sur les écarts de prix17. Comme le montre le tableau 2, les moyennes
tarifaires canadiennes de la nation la plus favorisée18 peuvent être plus élevés, plus bas et parfois
égaux aux droits américains selon le secteur.
16
Mémoire présenté par le ministère des Finances le 19 octobre 2011.
17
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/05issue.pdf, 5:56.
18
Les taux tarifaires de la nation la plus favorisée s’appliquent à tous les pays qui ne sont pas visés par un certain
type de taux tarifaires préférentiels.
13
Tableau 2 : Moyennes tarifaires simples de la nation la plus favorisée, au Canada et aux
États-Unis, par secteur
Chapitres
41-43 et 50-64
25-27 et 72-83
65-71 et 91-97
44-49
86-89
84-85 et 90
28-40
Secteur
Cuir, textiles, vêtements et chaussures
Minéraux, métaux et produits dérivés
Produits manufacturés divers
Produits forestiers et produits dérivés
Véhicules, aéronefs et autres équipements de
transport
Machines et équipements
Produits chimiques, plastiques et caoutchouc
Taux
Taux
tarifaires
tarifaires
au Canada
aux É.-U.
4,9 %
0,8 %
4,0 %
1,0 %
6,8 %
1,8 %
3,3 %
1,2 %
6,7 %
1,9 %
0,8 %
2,3 %
1,5 %
2,3 %
Source : Mémoire présenté par le ministère des Finances le 19 octobre 2011.
Contrairement aux représentants du ministère des Finances, presque tous les autres
témoins qui ont comparu devant le comité étaient d’avis que les différences entre les droits de
douane canadiens et américains entraînent des écarts de prix entre les deux pays.
De l’avis des représentants du Conseil canadien du commerce de détail, même si
seulement 10 % des produits importés au Canada sont grevés de droits de douane, le pourcentage
de produits vendus par des détaillants canadiens qui sont assujettis à des droits est beaucoup plus
élevé, soit entre 10 et 100 % des produits vendus par les détaillants. Cela explique pourquoi les
droits de douane ont représenté des recettes de 3,6 milliards de dollars en 2010-2011.
Le Conseil canadien du commerce de détail a également expliqué qu’on ne saurait
comparer les taux tarifaires moyens appliqués dans différents secteurs, entre les deux pays, et
conclure que les petits écarts entre ces taux n’entraînent pas d’écarts de prix entre les deux pays.
Selon le Conseil canadien du commerce de détail, les hausses de taux tarifaires applicables à
certains produits peuvent être en grande partie responsables des inégalités de prix de certains
produits entre les deux pays.
Comme l’indique le tableau 3, les taux tarifaires canadiens et américains pour certaines
pièces d’équipement de hockey diffèrent de 5 % pour la protection faciale pour casque à non moins
de 15,1 % pour les culottes de hockey sur glace.
14
Tableau 3 – Taux tarifaires appliqués à certaines pièces d’équipement de hockey au Canada et aux
États-Unis
Produits
Taux tarifaires au
Taux tarifaires aux
Canada
États-Unis
18,0 %
2,9 %
Pantalon
15,5 %
0,0 %
Gants
16,5 %
0,0 %
Casque de hockey TH
5,0 %
0,0 %
Casque de hockey CN
8,5 %
0,0 %
Protection faciale pour
5,0 %
0,0 %
7,5 %
0,0 %
Culottes de hockey sur
glace
casque TH
Protection faciale pour
casque CN
Source : Mémoire présenté par le Conseil canadien du commerce de détail le 24 avril 2012.
Le Conseil canadien du commerce de détail a également indiqué que d’autres produits de
consommation courante étaient assujettis à des droits d’importation élevés simplement parce qu’ils
n’avaient jamais été contestés dans les négociations de libre-échange. C’est notamment le cas des
chandails de coton, des pantalons et des shorts de coton, des chaussures de sport, des draps et
des patins à glace, assujettis à un taux de 18 % au Canada19.
Dans le mémoire qu’elle a envoyé au Comité, la Société Canadian Tire Limitée présente les
résultats de son étude interne sur l’incidence des droits de douane sur un échantillon de 15 697
19
Mémoire présenté par le Conseil canadien du commerce de détail le 24 avril 2012.
15
articles que la Société a importés en 2011 : 78 % des marchandises passibles de droits de douane
étaient assujettis à des droits plus élevés au Canada qu’aux États-Unis, 3 % à des droits identiques
dans les deux pays et 19 % à des droits moins élevés au Canada qu’aux États-Unis. Sur les 12 271
articles importés faisant l’objet de droits moins élevés aux États-Unis, pour 3 231 d’entre eux, la
différence se situait entre 5 et 18 %, tandis que pour 9 040, elle s’établissait entre 0,1 et 4,9 %.
En tout, la Société Canadian Tire Limitée a payé 8,4 millions de dollars en 2011 au titre de
ces droits de douane plus élevés, qui majorent les prix à la consommation. Ces données montrent
que les détaillants et les consommateurs canadiens sont désavantagés par le haut niveau des droits
de douane perçus sur les produits de consommation au Canada.
La Société Canadian Tire Limitée a suggéré que le gouvernement réduise les droits de
douane qu’il perçoit sur les biens de consommation importés dont aucun équivalent n’est fabriqué
au Canada, car ces droits de douane nuisent à l’économie canadienne en haussant les prix et en
encourageant les consommateurs canadiens à faire leurs achats aux États-Unis.
Déterminer l’impact des droits de douane sur les prix payés par les
consommateurs
Au sujet de l’impact des droits de douane sur les prix de détail, un représentant de
Reebock-CCM Hockey a mentionné que les droits de douane qui sont prélevés sur certains produits
au Canada font augmenter les prix de détail pour les consommateurs canadiens d’un montant
supérieur à la valeur des droits de douane parce que les grossistes et les détaillants appliquent
également leurs marges bénéficiaires brutes au coût des produits importés incluant les droits.
Par exemple, un droit de 15 % appliqué à un produit d’une valeur de 100 $ procure au
gouvernement des recettes de 15 $, mais il augmente de 27,30 $ le prix que doivent payer les
consommateurs après que la marge brute du grossiste (40 %) et celle du détaillant (30 %) ont été
appliquées. Dans cet exemple, le droit de douane après prélèvement des marges brutes du
grossiste et du détaillant représente 75,8 % de l’écart entre les prix de détail au Canada et aux
États-Unis.20 Le reste de l’écart est attribuable à d’autres facteurs, notamment des différences entre
les deux pays au chapitre de la demande de produits et des coûts propres aux activités
commerciales.
20
Mémoire présenté par Reebok-CCM Hockey le 24 avril 2012.
16
Même si les chiffres utilisés dans l’exemple ci-dessus ne s’appliquent pas nécessairement à
tous les produits, on peut en tirer deux observations au sujet de l’impact des droits de douane sur
les prix de détail. D’abord, puisque la marge brute des grossistes et des détaillants s’applique
également au droit de douane, ce droit fait généralement augmenter le prix de détail d’un produit
d’un montant supérieur à la valeur du droit perçu par le gouvernement fédéral. Ensuite, les
grossistes et les détaillants gagnent à appliquer leur marge brute au taux tarifaire.
En réponse à des questions posées par des sénateurs au sujet de l’identité du grossiste, un
représentant de Reebok-CCM Hockey a indiqué que son entreprise était à la fois fabricant et
grossiste. Tout au long des audiences, le comité a constaté qu’il n’était pas rare que le fabricant
d’un produit en était également le grossiste.
Des représentants de l’industrie canadienne du vêtement et un représentant de Deloitte &
Touche s.r.l. ont dit au comité que les méthodes différentes utilisées au Canada et aux États-Unis
pour déterminer la valeur des produits à laquelle s’appliquent des droits de douane pouvaient
entraîner des écarts de prix de détail même si les taux tarifaires sont les mêmes.
Par exemple, quand un produit est importé aux États-Unis à la suite d’une série de ventes
entre plusieurs parties, la valeur du produit à laquelle un droit de douane est appliqué peut reposer
sur le prix de la première vente entre le fabricant étranger et un intermédiaire étranger, à condition
que l’importateur américain puisse établir qu’il s’agissait d’une vente sans lien de dépendance et
qu’au moment de la vente, le produit était clairement destiné à l’exportation aux États-Unis21. Au
Canada, suivant la méthode d’évaluation des droits de douane, la valeur du produit importé à
laquelle s’applique un droit de douane canadien est égale au prix payé par l’importateur canadien
plutôt qu’au prix de la première vente entre le fabricant et l’intermédiaire étranger.
Comme le prix payé par l’importateur canadien est plus élevé que le prix établi pour la
première vente entre le fabricant étranger et le grossiste étranger qui agit comme intermédiaire pour
l’importateur canadien, les revenus provenant d’un certain taux tarifaire au Canada sont plus élevés
que les revenus issus du même taux aux États-Unis.
Par ailleurs, des représentants de l’industrie canadienne du vêtement ont dit au comité que
les prix de détail payés par les consommateurs canadiens pour des vêtements fabriqués au Canada
grimperaient si le gouvernement fédéral ne prolongeait pas le Régime de remise de droits pour les
fabricants de vêtements canadiens, lequel doit prendre fin en 2012. Ce régime a été instauré dans
les années 1980 afin de venir en aide aux fabricants de vêtements canadiens.
21
http://www.iecanada.com/ienow/2008/08_vol.119.18.pdf, p. 4.
17
La majorité des témoins demande un examen exhaustif des droits de douane
Les représentants du Conseil canadien du commerce de détail, de l’industrie canadienne du
vêtement, de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, de l’Association canadienne
des importateurs et exportateurs, du secteur universitaire, de Reebok-CCM Hockey, de La Société
Canadian Tire Limitée et de Deloitte & Touche s.r.l. qui se sont présentés devant le comité ont tous
proposé que le gouvernement fédéral envisage l’établissement de droits de douane moins élevés
sur les produits finis lorsqu’il est clair que les consommateurs en retireraient des avantages, en
payant par exemple des prix moins élevés, et que les réductions auraient des conséquences
minimes pour les fabricants canadiens. Une représentante de Deloitte & Touche s.r.l. a expliqué
quel serait le fondement de l’examen exhaustif des droits de douane :
[L]es taux tarifaires sont désuets et […] le paysage manufacturier canadien a
beaucoup changé depuis la dernière révision des tarifs, en 1998, dans le cadre de
l’initiative de simplification du régime tarifaire. Bien que les taux tarifaires aient fait
l’objet de révisions en profondeur au cours des deux ou trois dernières années,
celles-ci ont porté exclusivement sur l’industrie manufacturière, c’est-à-dire la
machinerie et l’équipement, et les matières premières, notamment. Nous ne sommes
au courant d’aucun examen exhaustif sur les avantages pour les Canadiens d’une
réduction du taux tarifaire sur les biens de consommation et de vente au détail22.
Lisa Zajko, gestionnaire supérieure, Impôt indirect, Deloitte & Touche s.r.l.
Le président d’une compagnie de vêtements canadienne s’interrogeait sur l’identité
des fabricants qui sont protégés par les droits de douane canadiens sur les vêtements étant
donné que, pour demeurer compétitifs, la plupart des fabricants de vêtements canadiens ont
dû transférer la production à l’extérieur du Canada ces 10 dernières années :
La théorie voulant que nous protégions le fabricant national n’est qu’une théorie,
parce que le fabricant national a dû s’adapter, changer et faire les choses
différemment afin de survivre23.
Robert Silver, président, Western Glove Works,
à titre personnel
En ce qui a trait à l’incidence des réductions tarifaires sur les prix de détail, un représentant
de l’Association des fabricants internationaux d’automobiles du Canada a admis au comité que si le
gouvernement fédéral réduit les droits de douane sur certains produits, des entreprises qui évoluent
22
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:27.
23
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/13issue.pdf, p.13:14.
18
dans des marchés moins compétitifs pourraient décider d’augmenter leurs profits au lieu de laisser
les consommateurs canadiens profiter des réductions tarifaires :
[J]e crois qu’il est tout à fait possible qu’une société déclare : « Cette réduction
tarifaire a été transférée. Il y a des choix possibles. Je peux la transférer au
consommateur, ou je peux en conserver une partie. » Dans la mesure où elle
souhaite être très concurrentielle sur le marché, une société pourra décider de
transférer intégralement la réduction, mais si d’autres facteurs entrent en jeu, il se
peut qu’elle ne le fasse pas. Je ne peux rien dire de plus24.
David C. Adams, président,
Association des fabricants internationaux d’automobiles du Canada
D’après les témoignages reçus, les différences dans les taux tarifaires de certains produits
entre le Canada et les États-Unis entraînent des écarts de prix et le gouvernement fédéral pourrait
supprimer en partie ces écarts en harmonisant davantage les droits de douane canadiens et
américains.
Comme il se peut que certaines entreprises ne fassent pas profiter les consommateurs
canadiens des économies découlant des réductions tarifaires, le comité croit que le gouvernement
fédéral devrait axer ses mesures d’harmonisation des droits uniquement sur les produits pour
lesquels il est plus probable que les réductions tarifaires profiteront aux consommateurs canadiens.
Recommandation 1 :
Le comité recommande que le ministre des Finances effectue un examen
exhaustif des droits de douane canadiens, tout en tenant compte des
conséquences que cela pourrait avoir sur les fabricants canadiens, de manière
à réduire les écarts de prix de certains produits entre le Canada et les ÉtatsUnis.
Volatilité du taux de change
La situation économique que nous connaissons actuellement est sans précédent.
Des changements de 1 ou 2 % dans la valeur des monnaies à l'intérieur d'une même
journée sont désormais communs, ce qui n'était pas le cas par le passé. Dans ce
24
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:52.
19
contexte, les entreprises font face à une grande incertitude, tant en ce qui concerne
les taux de change à venir que leurs perspectives économiques générales25.
Ambarish Chandra, professeur, Université de Toronto,
École de gestion Rotman
Des témoins ont dit au comité que l’appréciation du dollar canadien par rapport au dollar
américain s’accompagnait d’une augmentation du degré de volatilité, soit l’ampleur et la fréquence
des fluctuations de la valeur du dollar canadien par rapport au dollar américain.
L’une des mesures statistiques courantes de la volatilité est le coefficient de variation (CV)26,
une mesure de la dispersion de la valeur d’une variable de part et d’autre de la moyenne27. Plus le
coefficient de variation d’une variable est élevé, plus grande est la dispersion de la variable autour
de la moyenne et, partant, plus élevé est le degré de volatilité.
Pour vérifier si la volatilité du taux de change entre le Canada et les États-Unis a augmenté
ces dernières années, le comité a calculé le coefficient de variation annuel du taux de change
quotidien entre les dollars canadien et américain pour la période allant de 1990 à 2011.
Comme le montre la figure 4, la volatilité du taux de change entre les deux devises est
passée d’un coefficient de variation de 1,2 % en 1990 à un plafond de 7,6 % pendant la crise
financière de 2008-2009, puis il a reculé à 1,3 % en 2011. Ces statistiques laissent supposer que le
degré de volatilité du taux de change était inhabituellement élevé de 2007 à 2009 comparativement
aux années 1990.
25
http://www.parl.gc.ca/content/sen/committee/411/NFFN/pdf/07issue.pdf, p. 7:31.
26
Le coefficient de variation permet de comparer la dispersion des variables de part et d’autre de la moyenne.
C’est le rapport entre l’écart-type et la moyenne.
27
Banque du Canada, Évaluation des mesures de l’inflation fondamentale, p. 28, http://www.bankofcanada.ca/wpcontent/uploads/2010/06/lafleche-f.pdf.
20
Figure 4 – Volatilité du taux de change entre le dollar canadien et le dollar américain,
1990-2011
9.0%
Coefficient de variation (en %)
8.0%
7.0%
6.0%
5.0%
4.0%
3.0%
2.0%
1.0%
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
0.0%
Source : Figure préparée par le Service d’information et de recherche parlementaires de la Bibliothèque du Parlement à
partir de données de Statistique Canada, CANSIM, 176-0067.
Gary Rabbior, président de la Fondation canadienne d’éducation économique, attribue
l’augmentation récente de la volatilité du taux de change entre les dollars canadien et américain à la
volatilité du cours mondial des produits de base, lesquels sont d’importants déterminants de la
valeur du dollar canadien28.
D’après les témoignages présentés au comité, la grande volatilité du taux de change
pourrait contribuer en partie aux écarts de prix des articles pour deux principales raisons.
Un représentant du ministère des Finances qui a comparu devant le comité a indiqué que la
volatilité peut entraîner des écarts de prix pour certains articles en raison des coûts associés au
changement de prix :
Lorsque les taux de change sont très volatils, les gens hésitent peut-être à modifier
leurs prix parce qu’ils se disent que ça va augmenter leurs coûts. Il est vrai qu’un
changement de prix est un processus physique, qui se traduit par un coût. Par
28
The Globe and Mail, Why the Canadian dollar has been bouncing higher », novembre 2009,
http://m.theglobeandmail.com/globe-investor/investor-education/why-the-canadian-dollar-has-been-bouncinghigher/article1343674/?service=mobile.
21
conséquent, si ces gens-là croient que la fluctuation du taux de change est
temporaire, ils peuvent décider de ne pas modifier leur prix en conséquence29.
Jim Haley, directeur général, Direction de la politique économique et fiscale,
ministère des Finances
Le représentant de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante qui a comparu
devant le comité a indiqué que la volatilité pouvait entraîner des écarts de prix en raison d’une prime
de risque intégrée aux prix des produits importés :
La volatilité est un autre facteur crucial. Lorsque nous parlons à nos membres, ils ne
portent pas le blâme sur le niveau du taux de change, mais plutôt sur l’impossibilité
pour eux de prévoir avec fiabilité ce qu’il sera dans six mois. Les prix des produits
importés comportent presque une prime de risque30.
Ted Mallett, vice-président et économiste en chef, Fédération canadienne de
l’entreprise indépendante
Pour sa part, Douglas Porter, économiste en chef délégué, BMO Marchés des capitaux,
soutenait que la volatilité du taux de change était le facteur le plus important à l’origine de l’écart des
prix entre les deux pays :
[L]e facteur le plus important à l’origine de l’écart de prix relativement important
réside dans les fluctuations rapides et volatiles du taux de change ces dernières
années. On ne peut tout bonnement pas s’attendre à ce que les prix pratiqués
fluctuent presque aussi rapidement que les fluctuations du taux de change, qui sont
sans précédent depuis quelques années. Par exemple, en l’espace de 24 heures en
octobre 2008, le dollar canadien a connu une hausse plus importante (7 %) qu’en
l’espace de quatre années complètes au milieu des années 199031.
Douglas Porter, économiste en chef délégué, BMO Marchés des capitaux
Compte tenu de la grande volatilité du taux de change entre les deux devises, les
entreprises qui vendent des produits au Canada ne peuvent prédire ce que sera la valeur future du
dollar canadien. Par conséquent, il peut leur être difficile de modifier leurs prix chaque fois que le
taux de change fluctue, à cause des coûts connexes ainsi que du risque de perdre de l’argent avec
les produits importés qu’elles vendent au Canada.
29
30
31
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/05issue.pdf, p. 5:55.
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/11issue.pdf, p. 11:78.
Lettre adressée par M. Porter au comité le 2 novembre 2011.
22
Dans la mesure où la grande volatilité du taux de change entre les deux devises pendant la
période allant de 2007 à 2009 a peut-être fait en sorte que les entreprises canadiennes ont eu plus
de mal à fixer le prix de leurs produits dans une conjoncture qui ne leur permettait pas de prédire
avec exactitude quelle serait la valeur du dollar canadien, il se peut que la volatilité du taux de
change ait contribué aux écarts de prix pendant cette période.
Les écarts de prix des produits causés par la grande volatilité du taux de change de 2007 à
2009 devraient toutefois s’atténuer avec le temps si le degré de volatilité demeure autour du faible
niveau enregistré en 2011, lequel était semblable à celui des années 1990.
Écart de prix du carburant pour le secteur du transport
Des témoins ont blamé le prix élevé du carburant au Canada pour les écarts de prix entre
les deux pays.
Comme le montre la figure 5, le prix moyen d’un litre d’essence était de 1,31 $US au
Canada en août 2012 comparativement à 0,98 $US aux États-Unis, soit une différence de 33,7 %.
Cette différence est en grande partie attribuable aux taxes plus élevées sur l’essence au Canada :
taxe d’accise fédérale, taxe sur les produits et services (TPS) ou taxe de vente harmonisée (TVH),
taxes provinciales sur l’essence et taxes municipales sur le transport, ce qui correspondait à
0,39 $US par litre au Canada en août 2012 contre 0,11 $US aux États-Unis.
Bien que les Canadiens paient beaucoup plus cher l’essence que les Américains, le prix de
l’essence est considérablement plus bas au Canada qu’au Japon, en Espagne, en France, au
Royaume-Uni, en Allemagne et en Italie.
23
Figure 5 – Prix de l’essence par litre au niveau international, en dollars américains, août 2012
2.50
0.80
0.86
0.92
1.02
0.99
0.92
0.86
0.99
0.97
Royaume-Uni
Allemagne
Italie
1.30
France
0.50
1.15
Espagne
1.00
1.26
1.09
Japon
1.50
Canada
Prix de l'essence (en dollars US par
litre)
2.00
0.39
0.11
0.87
États-Unis
0.00
Coûts et marges bénéficiaires
Taxes
Source : Figure préparée par le Service d’information et de recherche parlementaires de la Bibliothèque du Parlement à
partir de données de l’Agence internationale de l’énergie, p. 3-4, http://www.iea.org/stats/surveys/mps.pdf.
La plupart des témoins ont fait état de l’écart du prix de l’essence entre le Canada et les
États-Unis. Cependant, il importe de signaler que la majorité des entreprises de camionnage qui
livrent des marchandises au Canada consomment généralement du diesel. C’est donc la différence
de prix du diesel plus que celle du prix de l’essence qui devrait influer sur les écarts de prix des
biens entre les deux pays.
Comme l’indique la figure 6, le litre de diesel se vendait, en moyenne, 1,24 $US au Canada
en août 2012 contre 1,05 $US aux États-Unis, une différence de 18,1 %. Cet écart tient
principalement aux taxes plus élevées qui sont prélevées sur le diesel au Canada, soit 0,31 $US par
litre au Canada en août 2012 comparativement à 0,13 $US aux États-Unis.
24
Figure 6 – Prix international du diesel32, en dollars américains par litre, août 2012
Espagne
1.02
1.01
0.93
Italie
0.94
Allemagne
1.02
0.91
Royaume-Uni
0.55
0.76
0.49
0.58
1.08
France
0.46
Japon
1.50
1.00
0.13
0.50
0.93
0.94
Canada
0.31
États-Unis
Prix du diesel pour usage
commercial (en dollars US par litre)
2.00
0.00
Coûts et marges bénéficiaires
Taxes
Source : Figure préparée par le Service d’information et de recherche parlementaires de la Bibliothèque du Parlement à
partir de données de l’Agence internationale de l’énergie, p. 3-4, http://www.iea.org/stats/surveys/mps.pdf.
Mark J. Carney, gouverneur de la Banque du Canada, a expliqué que le prix élevé du
carburant au Canada a entraîné une hausse des coûts de transport par article au Canada par
rapport à ce qu’ils sont aux États-Unis :
Le transport est un autre facteur à prendre en compte du côté des coûts. Bien que le coût du
carburant ne représente qu’une partie des frais de transport, les écarts de taxes sur
l’essence entre les deux pays expliquent que celle-ci soit plus chère au Canada. La moins
grande densité de la population canadienne pourrait aussi contribuer à une majoration des
frais de transport par article33.
Mark J. Carney, gouverneur, Banque du Canada
Une représentante du Conseil canadien du commerce de détail a indiqué que le prix de
l’essence plus élevé au Canada qu’aux États-Unis a amplifié la différence déjà considérable des
coûts de transport entre les deux pays :
32
33
Les taxes sur la valeur ajoutée sont exclues du prix du diesel pour automobiles quand elles sont remboursées
aux entreprises. Par exemple, au Canada, les entreprises et les entreprises non constituées en sociétés peuvent
demander le plein montant des crédits de taxe sur les intrants pour la taxe sur les produits et services (TPS)
payée sur les intrants utilisés dans la fabrication des fournitures taxables (p. ex. TPS payée sur le diesel).
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/07issue.pdf, p. 7:49.
25
Le Canada est un pays vaste, et quand des produits sont envoyés au marché voisin,
ils doivent habituellement franchir non pas 60 milles, mais plutôt 600 milles. Cela
entraîne des coûts, notamment pour l’essence34.
Diane J. Brisebois, présidente et chef de la direction, Conseil canadien du
commerce de détail
On peut donc penser que les taxes canadiennes plus élevées sur le diesel et, dans une
moindre mesure, sur l’essence expliquent en partie les différences de prix des biens entre les deux
pays parce qu’elles augmentent les coûts de transport au Canada.
Normes de sécurité des produits
La plupart des gens reconnaissent que les droits de douane peuvent influer sur le
mouvement des biens entre les pays et sur les prix des biens. Les barrières non tarifaires peuvent
également influer sur les échanges et sur les prix. Ces barrières peuvent être involontaires si elles
n’ont pas été mises en place en vue d’augmenter les revenus ou de protéger une industrie
nationale. Les normes de sécurité qui diffèrent d’un pays à l’autre en sont un exemple. Les
prochaines parties portent sur les normes de sécurité dans l’industrie du vêtement et dans le
secteur de l’automobile.
En ce qui concerne les normes de sécurité dans l’industrie du vêtement, des représentants
de l’industrie ont expliqué au comité que de légères différences entre le Canada et les États-Unis
ont pour effet d’augmenter les prix pour les consommateurs canadiens sans nécessairement leur
procurer d’avantages supplémentaires.
Un représentant de la Fédération canadienne du vêtement en a donné un exemple :
[L]’inflammabilité – soit la vitesse à laquelle un vêtement peut s’enflammer – est
soumise à la réglementation. Il ne faut pas qu’un vêtement puisse s’enflammer si on
se trouve près d’un feu, par exemple. Tout le monde s’entend pour dire que c’est
mauvais, mais, en réalité, nous avons le même rendement ou la même spécification.
Et pourtant, les tests pour évaluer cette caractéristique sont différents au Canada et
aux États-Unis35.
Bob Kirke, directeur exécutif, Fédération canadienne du vêtement
Comme la plupart des entreprises de vêtement produisent des vêtements pour le marché
américain, exiger d’elles un autre test d’inflammabilité avant qu’elles puissent vendre leurs produits
34
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:16.
35
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/13issue.pdf, p. 13:18.
26
au Canada augmente leurs coûts, ce qui entraîne une hausse des prix pour les consommateurs
canadiens.
M. Kirke a laissé entendre que le Conseil de coopération en matière de réglementation36,
créé le 4 février 2011 par le premier ministre Stephen Harper et par le président américain
Barack Obama pour mieux harmoniser les cadres réglementaires des deux pays, devrait trouver
des moyens de mieux harmoniser leurs normes de sécurité des produits.
Le comité abonde dans le sens du représentant de l’industrie canadienne du vêtement en ce
qui concerne la nécessité de mieux intégrer les normes de sécurité entre le Canada et les
États-Unis afin d’abaisser les coûts pour les entreprises et les consommateurs. Par conséquent,
Il peut y avoir de bonnes raisons pour lesquelles les normes de sécurité applicables à un
certain produit ne sont pas les mêmes au Canada et aux États-Unis. Le lieu, le climat et l’usage
escompté du produit peuvent conduire à des normes de sécurité différentes entre les deux pays. Il
se peut aussi que les normes ne répondent pas à des préoccupations différentes en matière de
sécurité et qu’elles ne font qu’accroître les coûts au Canada. Le gouvernement devrait se pencher
sur d’autres secteurs où les normes de sécurité canadiennes diffèrent des normes américaines afin
de déterminer si les différences sont vraiment justifiées.
Recommandation 2
Le comité recommande que, par le truchement du Conseil de coopération en
matière de réglementation, le gouvernement du Canada continue d’intégrer
davantage les normes de sécurité entre le Canada et les États-Unis en vue de
réduire les différences de prix sans compromettre les besoins en matière de
sécurité des deux pays.
La partie du rapport qui traite des automobiles montre comment des normes de sécurité
différentes entre le Canada et les États-Unis influent sur les prix, parfois de manière importante.
Seuil minimal pour les envois postaux
Le seuil minimal applicable aux envois postaux désigne la valeur des envois postaux qui
peuvent être importés en franchise de droits de douane et de taxes dans un pays. Dans la plupart des
pays, ce seuil vise à créer un équilibre entre les coûts d’établissement et de perception des droits de
36
Plan d’action économique du Canada, Conseil de coopération en matière de réglementation,
http://actionplan.gc.ca/fra/feature.asp?pageId=383.
27
douane et les recettes perçues. Au Canada, le seuil est de 20 $ en vertu du Décret de remise visant
les importations par la poste alors qu’aux États-Unis, il est de 200 $37.
Une représentante de l’Association canadienne des importateurs et exportateurs qui a
comparu devant le comité a expliqué que le seuil minimal canadien, peu élevé par rapport au seuil
américain, peut entraîner des écarts de prix de certains articles. Le faible seuil a pour effet
d’augmenter les coûts et le fardeau administratif des entreprises et des consommateurs canadiens
qui importent au Canada des produits de faible valeur par messagerie38.
Par exemple, les consommateurs canadiens qui commandent en ligne des produits d’une
valeur supérieure à 20 $ doivent payer les droits et les taxes applicables au Canada, ainsi que les
frais de messagerie ou des honoraires à un courtier en douane qui prépare les documents destinés à
l’Agence des services frontaliers du Canada et fait dédouaner les produits. Selon la représentante de
l’Association canadienne des importateurs et exportateurs, les frais imposés par la plupart des
entreprises de messagerie ou par les courtiers en douane s’établissent à environ 25 $.
C’est donc dire qu’un consommateur canadien qui achète en ligne aux États-Unis un produit
d’une valeur de 21 $, lorsqu’il y a parité entre le dollar canadien et le dollar américain, paie
généralement deux fois le prix de détail américain lorsque les droits de douane, les taxes, les frais
de messagerie ou les honoraires du courtier en douane sont inclus.
Le faible seuil minimal du Canada augmente également les coûts des entreprises
canadiennes, principalement des petites et moyennes entreprises (PME), qui commandent en ligne
des États-Unis des intrants de faible valeur. Les coûts d’intrants plus élevés au Canada par rapport
à ce qu’ils sont aux États-Unis augmentent à leur tour le prix des biens produits au Canada.
Des études réalisées par l’organisme Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) et par
l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) donnent à penser que
l’augmentation du seuil minimal est un bon moyen d’intensifier la concurrence, de réduire les coûts
de conformité généraux et d’abaisser les prix pour les consommateurs.
En novembre 2011, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, le Taipei chinois, Singapour,
Hong Kong, le Japon, la Corée du Sud, la Malaisie, la Russie et le Brunéi Darussalam ont lancé, par
l’entremise de l’APEC, une initiative visant à relever le seuil minimal dans leurs pays pour qu’il
s’établisse à au moins 100 $US. Selon l’APEC, l’établissement d’un seuil minimal plus élevé,
commercialement utilisable, est profitable puisque le gros volume d’expéditions de faible valeur
occasionne des coûts de traitement qui dépassent la valeur des droits de douane prélevés. En
37
http://www.ASFC-asfc.gc.ca/import/postal-postale/duty-droits-fra.html.
38
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/12issue.pdf, p. 12:9.
28
outre, le relèvement du seuil réduit les coûts de conformité généraux, augmente la connectivité de la
chaîne d’approvisionnement, intensifie la concurrence et stimule la production des PME39.
En 1997, l’OCDE a publié un document sur le démantèlement des obstacles au commerce
électronique mondial, dans lequel elle recommandait à ses membres, dont le Canada, de simplifier
l’arrivée des expéditions de faible valeur afin d’accroître la concurrence mondiale, d’abaisser les
prix, d’élargir l’éventail de produits offerts aux consommateurs et d’en augmenter la qualité40.
À la lumière des témoignages reçus et de l’information recueillie, le comité croit que le faible
seuil minimal du Canada, comparé à celui des États-Unis, peut être en partie responsable des
écarts de prix de certains articles, à cause de la baisse de la concurrence, de l’augmentation des
frais reliés aux envois postaux par les consommateurs canadiens et de la hausse des coûts de
conformité généraux imposés aux entreprises canadiennes, principalement des PME. Pour ces
raisons,
Recommandation 3
Le comité recommande que le gouvernement du Canada analyse les coûts et
les avantages liés à l’augmentation du seuil minimal pour les envois postaux
de faible valeur au Canada, afin de réduire les écarts de prix de certains
produits entre le Canada et les États-Unis.
CHAPITRE 4 : ÉTUDES DE L’INDUSTRIE
Quand le dollar canadien s’échange à parité avec le dollar américain, les consommateurs
canadiens constatent que les prix des livres (et des magazines) et des automobiles ne sont pas les
mêmes au Canada qu’aux États-Unis. Ils se demandent pourquoi les prix de produits en apparence
identiques sont différents et ils ont l’impression que les prix pratiqués au Canada sont en quelque
sorte déloyaux.
Quand il y a parité entre le dollar canadien et le dollar américain – ce que les médias ne
manquent pas de claironner – les consommateurs constatent que les étiquettes apposées aux livres
indiquent des prix nettement différents en dollars canadiens et en dollars américains pour les
mêmes livres ou magazines. Sur les livres à succès, par exemple, les étiquettes peuvent indiquer
un prix de 24,99 dollars américains et de 27,99 dollars canadiens, soit une différence de 12 %; le
magazine américain peut afficher un prix de 4,99 dollars américains et de 5,99 dollars canadiens,
une différence de 20 %. La différence de 3 dollars pour un livre et d’un dollar pour un magazine
39
Coopération économique Asie-Pacifique, http://www.apec.org/Press/Features/2012/0103_deminimis.aspx.
40
Organisation de coopération et de développement économiques, Dismantling the barriers to global electronic
commerce, http://www.oecd.org/document/32/0,3746,en_2649_34223_1814368_1_1_1_1,00.html.
29
n’est peut-être par importante par rapport à d’autres dépenses de consommation, mais elle
constitue un coût supplémentaire pour les Canadiens.
Les médias ont tôt fait également de signaler les fortes différences de prix de catalogue des
automobiles – dans certains elles représentent des dizaines de milliers de dollars – des deux côtés
de la frontière. Même les personnes qui n’achètent pas d’automobile ont l’impression que les
Canadiens se font avoir. Le sentiment d’injustice qu’éprouvent les Canadiens est exacerbé quand ils
découvrent que le prix de catalogue des automobiles assemblées au Canada peut être plus élevé
pour eux que le prix payé par des acheteurs américains dans certaines régions lointaines des ÉtatsUnis.
Il est donc utile d’examiner comment les prix des automobiles, des livres et des magazines
sont établis.
Automobiles
Il est compréhensible que les Canadiens soient mécontents lorsque le dollar s’échange à
parité et qu’ils constatent qu’une voiture se vend des milliers de dollars de plus au Canada qu’aux
États-Unis. Leur mécontentement grimpe d’un cran lorsqu’ils découvrent que le prix de catalogue
d’une voiture produite et vendue au Canada dépasse de plusieurs milliers de dollars le prix de la
même voiture assemblée au Canada mais expédiée aux États-Unis.
Un acheteur qui se présente chez un concessionnaire d’automobiles d’Oshawa, situé à une
distance de marche de l’usine où est assemblée la Chevrolet Camaro, pourrait devoir payer, selon
les prix de catalogue, presque 5 000 $ de plus qu’à Hawaϊ. L’exemple de la Camaro a été donné au
cours de la première réunion du comité pour son étude sur les inégalités entre les prix de certains
produits vendus au Canada et aux États-Unis. En juin 2012, après la dernière audience du comité
sur cette étude, CBC News a affiché sur son site Web l’article Canadians pay more than Americans
for Canadian-made vehicles41.
L’article de CBC News portait sur une vingtaine de modèles fabriqués par Ford, General
Motors, Chrysler, Honda et Toyota en Ontario. Dans la majorité des cas, « les modèles coûtaient
des milliers de dollars de plus en Ontario qu’aux États-Unis, incluant Hawaï42 ».
Le tableau 5 est créé à partir de renseignements contenus dans l’article de CBC News. En
plus, il fait état des différences de prix en dollars et en pourcentage entre les prix de catalogue des
41
CBC News, Canadians pay more than Americans for Canadian-made vehicles,13 juin 2012,
http://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/story/2012/06/12/ottawa-car-price-disparity-border-shopping.html.
42
Ibid. L’article portait également sur le Buick Lacrosse, maintenant fabriqué aux États-Unis plutôt qu’à Oshawa; le
tableau 8 comporte des données concernant 23 des 24 modèles présentés dans l’article de CBC News. Dans
cinq cas, le prix de catalogue était moins élevé au Canada qu’aux États-Unis. Dans un seul cas (Ford Edge), le
prix canadien était supérieur non pas « de milliers de dollars », mais de 474 $.
30
mêmes modèles de véhicule vendus au Canada et aux États-Unis43. Comme l’indiquent les notes
en bas de page qui se rapportent aux données du tableau dans l’article, les Canadiens paient aussi
des frais de livraison et d’inspection préalable à la livraison (IPL) plus élevés que les Américains
pour les mêmes véhicules.
L’importance des frais de manutention et d’IPL est démontrée dans l’article de CBC News
au moyen de l’exemple du Toyota RAV4.
D’après les prix de vente suggérés, le Toyota RAV4 à deux roues motrices coûterait
22 650 $ à Honolulu, prix auquel s’ajoutent des frais de livraison et d’inspection préalable à
la livraison (IPL) de 810 $.
Un résident de Woodstock, en Ontario, paierait cependant 24 865 $, plus des frais de
livraison et d’IPL de 1 465 $, pour le même modèle bien que le RAV4 soit fabriqué à
Woodstock [Ontario]44.
Si l’on ajoute les frais de livraison et d’IPL, la différence de prix en dollars passe de 2 215 $ à
2 870 $, et la différence en pourcentage, de 9,8 à 12,2 %45.
En revanche, s’ils sont plus généreux ici qu’aux États-Unis, les programmes incitatifs
peuvent abaisser les prix relatifs des véhicules au Canada et aux États-Unis. Dans les notes en bas
de page de l’article de CBC News, il est indiqué qu’un crédit de 2 280 $ était offert à « certains
endroits » au Canada pour la Chevrolet Camaro et qu’un crédit de 2 000 $ était offert à « certains
endroits » au Canada pour la Chevrolet Impala. S’il n’existe pas de mesures incitatives équivalentes
aux États-Unis, ces crédits atténuent les différences de prix entre le Canada et les États-Unis.
L’article de CBC News cite une représentante de Ford Canada, selon laquelle le prix réel
d’un véhicule peut différer du prix de catalogue : « Comme leur nom l’indique, les prix de détail
suggérés par les fabricants (PDSF) au Canada et aux État-Unis sont des prix suggérés. Les prix
que paient en réalité les clients pour des véhicules sont des prix négociés avec les
concessionnaires. »
43
Comme les différences réelles sont calculées entre les prix de catalogue canadiens et les prix de catalogue
américains, on peut supposer que le dollar canadien et le dollar américain s’échangent à parité. Cette
supposition vaut pour les tableaux 5, 6 et 8; les tableaux provenant de DesRosiers Automotive Consultants
comportent des prix ajustés en fonction du taux de change alors applicable.
44
CBC News, Canadians pay more than Americans for Canadian-made vehicles, 13 juin 2012,
http://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/story/2012/06/12/ottawa-car-price-disparity-border-shopping.html.
45
Le texte de l’article publié par CBC News et les notes en bas de page diffèrent légèrement. Dans la note en bas de
page qui se rapporte aux données sur le Toyota RAV4 dans le tableau, il est indiqué que les frais de livraison
s’élèvent à 1 565 $ au Canada, ce qui porte la différence de prix à 2 970 $ et la différence de pourcentage à
12,7 %. L’observation selon laquelle les frais de manutention et d’IPL sont plus élevés au Canada qu’aux ÉtatsUnis vaut pour n’importe quel numéro de fret pour le RAV4.
31
Tableau 5 – Comparaison des prix des véhicules, Canada et États-Unis (juin 2012)
Tous les véhicules fabriqués au Canada
Véhicule
Prix de
catalogue
(PDSF) au
Canada
Prix de
catalogue
(PDSF) aux
Etats-Unis
($CAN)
($US)
Lieu d’assemblage
des véhicules au
Canada
Différence
($)
Différence
(%)
Acura ZDX
54 990 $
46 120 $
Alliston (Ontario)
8 870 $
19,2 %
Acura MDX
52 690 $
43 030 $
Alliston (Ontario)
9 660 $
22,4 %
31 645 $
29 995 $
Windsor (Ontario)
1 650 $
5,5 %
19 995 $
20 995 $
Windsor (Ontario)
1 000 $
4,8 %
Chrysler 300
32 995 $
28 670 $
Brampton (Ontario)
4 325 $
15,1 %
Dodge Charger
29 995 $
24 495 $
Brampton (Ontario)
5 500 $
22,4 %
Dodge Challenger
26 995 $
24 995 $
Brampton (Ontario)
2 000 $
8,0 %
Ford Edge
27 999 $
27 525 $
Oakville (Ontario)
474 $
1,7 %
Lincoln MKX
(AWD)
47 650 $
41 395 $
Oakville (Ontario)
6 255 $
15,1 %
Ford Flex
30 499 $
30 885 $
Oakville (Ontario)
-386 $
-1,2 %
Chevy Camaro
27 965 $*
23 280 $
Oshawa (Ontario)
4 685 $
20,1 %
Chevy Impala
28125 $†
25 760 $
Oshawa (Ontario)
2 365 $
9,2 %
Chevy Equinox
26 445 $
23 530 $
Ingersoll (Ontario)
2 915 $
12,4 %
GMC Terrain
28 395 $
25 560 $
Ingersoll (Ontario)
2 835 $
11,1 %
48 995 $a
44 075 $
Oshawa (Ontario)
4 920 $
11,2 %
Honda Civic Berline
14 990 $
15 995 $
Alliston (Ontario)
-1 005 $
-6,3 %
Civic Si
25 990 $
22 555 $
Alliston (Ontario)
3 435 $
15,2 %
Civic - Coupé
18 240 $
15 755 $
Alliston (Ontario)
2 485 $
15,8 %
Toyota Corolla
15 540 $‡
16 130 $‡
Cambridge (Ontario)
-590 $
-3,66 %
44 950 $
40 710 $
Cambridge (Ontario)
4 240 $
10,4 %
Toyota Matrix
16 795 $‡
18 845 $‡
Cambridge (Ontario)
-2 050 $
-10,9 %
Toyota RAV4
24 865 $n
22 650 $n
Woodstock (Ontario)
2 215 $
9,8 %
Volkswagen
Routan
28 575 $
27 020 $
Windsor (Ontario)
1 555 $
5,8 %
Chrysler Town &
Country
Dodge Grand
Caravan
Cadillac XTS 2013
Lexus RX350
(traction intégrale)
Source : CBC News, Canadians pay more than Americans for Canadian-made vehicles, 13 juin 2012,
http://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/story/2012/06/12/ottawa-car-price-disparity-border-shopping.html [dans l’article, il
est indiqué que les prix proviennent des listes de prix en ligne des fabricants].
*Crédit de 2 280 $ offert à certains endroits. † Crédit de 2 000 $ offert à certains endroits. ‡ Frais de livraison et d’IPL de
1 465 $ au Canada, de 760 $ aux États-Unis. n Frais de livraison et d’IPL de 1 565 $ au Canada, de 810 $ aux États-Unis. a
Ajout de frais de destination de 1 595 $. La différence en pourcentage est établie à partir du prix américain.
32
Dans le tableau 5, seulement cinq véhicules se vendent moins cher au Canada qu’aux
États-Unis. Les prix relatifs inférieurs s’appliquent aux véhicules les moins chers, exception faite du
Ford Flex dont le prix de catalogue dépasse tout juste 30 000 $. Parmi les six véhicules les moins
chers indiqués dans le tableau 5, c’est-à-dire ceux dont le prix de catalogue au Canada est inférieur
à 20 000 $, cinq ont un prix de catalogue moins élevé au Canada qu’aux États-Unis.
Le constat que les prix de catalogue relatifs des véhicules plus abordables peuvent être
moins élevés au Canada qu’aux États-Unis vaut aussi pour les véhicules assemblés aux ÉtatsUnis. Les véhicules moins chers assemblés aux États-Unis peuvent en effet avoir des prix de
catalogue relatifs moins élevés au Canada qu’aux États-Unis; c’est le cas notamment de la berline
Ford Focus, assemblée à Wayne (Michigan), du CR-V de Honda assemblé à East Liberty (Ohio) et
de la Cruze de Chevrolet, assemblée à Lordstown (Ohio).
Des travaux de recherche récents dans lesquels on n’a pas tenu compte du lieu
d’assemblage des automobiles confirment l’existence de forts écarts de prix entre le Canada et les
États-Unis pour la même voiture, l’écart le plus faible (parfois même en faveur du Canada) étant
observé dans les prix des voitures bon marché. L’Alberta Motor Association (AMA) a publié
récemment deux articles sur les prix des automobiles au Canada et aux États-Unis; l’un d’eux,
publié en 2010, se trouve sur le site Web de l’Association et l’autre, daté d’avril 2012, a paru dans
Westworld, magazine de l’AMA46. De plus, une recherche effectuée par DesRosiers Automotive
Consultants en 2007, lorsque le dollar canadien a dépassé le dollar américain, donne des résultats
semblables à ceux indiqués dans les articles de l’AMA47.
46
47
Canada-U.S. vehicle price differences, site Web de l’AMA [2010], http://www.ama.ab.ca/automotive/canadausvehicle-price-differences, consulté le 6 mai 2012; Ian MacNeill, « Wheels across the border », Westworld,
avril 2012.
Dennis DesRosiers, Canadian-U.S. Vehicle Pricing, DesRosiers Automotive Consultants, 15 septembre 2007,
http://www.desrosiers.ca/2007%20Update/Documents%20and%20Reports/2007%20OBS/Obs%2020079%20Canadian%20-%20U.S.%20Vehicle%20Pricing.pdf, consulté le 9 mai 2012.
33
Tableau 6 – Comparaison des prix des véhicules, Canada et États-Unis (mai 2010)
Véhicule
Prix de
catalogue
(PDSF) au
Canada
Prix de
catalogue
(PDSF) aux
États-Unis
Différence ($)
Différence (%)
Petites voitures
Chevrolet Cobalt
- Berline
15 495 $
14 900 $
595 $
4,0 %
Ford Focus Berline
14 999 $
16 290 $
-1 291 $
-7,9 %
Mazda 3 Berline
15 995 $
15 295 $
700 $
4,6 %
Camions
Ram 1500
26 495 $
24 855 $
1 640 $
6,6 %
Ford F-150
24 599 $
21 820 $
2 779 $
12,7 %
-520 $
-1,9 %
VUS et VUM
Honda CR-V
26 290 $
26 810 $
Véhicules de luxe
Acura RL
69 500 $
54 250 $
15 250 $
28,1 %
BMW 535i xDrive
- Berline
68 900 $
49 600 $
19 300 $
38,9 %
Lexus GX 460
VUS
68 500 $
51 970 $
16 530 $
31,8 %
Remarque : Les différences en pourcentage ont été calculées à partir des prix de catalogue américains.
Source : Canada-U.S. vehicle price differences, site Web de l’AMA [2010].
Pour déterminer si les Canadiens sont avantagés, en moyenne, par des différences de prix,
il faut répartir les ventes d’autos en fonction du prix. Une telle comparaison a été établie par
l’entreprise DesRosiers Automotive Consultants, mais elle vaut pour l’année 200748 . Les auteurs de
cette recherche ont examiné 15 catégories de véhicules, sept pour les voitures, comme les
compactes et les sous-compactes et huit pour les camions légers, qui comprennent les VUS et les
48
Ibid.
34
fourgonnettes ainsi que les camionnettes. Sur ces 15 catégories, trois seulement affichent des
différences de prix favorables au Canada (en ceci que le prix de catalogue au Canada est inférieur
à celui pratiqué aux États-Unis), mais la moyenne toutes catégories pondérée en fonction des
ventes témoigne d’un écart de 1 748 $ en faveur du Canada, ce qui reflète le poids relatif élevé des
ventes de petits véhicules au Canada.
David Adams, président de l’Association des fabricants internationaux d’automobiles du
Canada, a fait observer que « les segments des compactes et des sous-compactes accaparent
environ 67 % de toutes les ventes de voitures de particuliers ». Bien entendu, les Canadiens qui
songent à acheter une automobile prennent en considération la différence de prix pour un véhicule
en particulier et non pas la moyenne pondérée des différences de prix entre les deux pays.
Pour le Canadien qui souhaite acheter une Chevrolet Camaro, une camionnette ou une
automobile de luxe, se faire dire que les véhicules les moins chers sont relativement moins coûteux
au Canada est une mince consolation. Une possibilité, dont il est question dans les lignes qui
suivent, est d’importer un véhicule au Canada, mais cette « solution » esquive la question évidente
de savoir pourquoi la Camaro, les camionnettes et les automobiles de luxe se vendent beaucoup
plus cher au Canada qu’aux États-Unis.
Importer un véhicule au Canada : une bonne affaire?
Le gros de la population canadienne vit relativement près de la frontière américaine.
On pourrait donc penser qu’un Canadien qui constaterait que le prix de liste du véhicule qu’il
convoite est inférieur aux États-Unis irait simplement l’acheter là-bas. Certains le font. Les
représentants du ministère des Transports ont dit au comité que 180 000 véhicules environ,
neufs et d’occasion, sont importés annuellement des États-Unis au Canada49.
Cependant, l’importation d’un véhicule des États-Unis n’est pas simple et elle peut être
onéreuse. En effet, au prix de catalogue s’ajoutent des coûts chez le concessionnaire (écotaxes,
frais de manutention, attestation d’absence de rappel du fabricant, laquelle est nécessaire pour
traverser la frontière), des coûts à la frontière (droits du Registraire des véhicules importés,
écotaxes (pour la climatisation) et éventuellement droits de douane de 6,1 % si le véhicule n’a pas
été fabriqué en Amérique du Nord), sans compter le coût de conversion pour que le véhicule
satisfasse aux Normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada.
Il existe d’autres facteurs à prendre en considération quand on songe à importer un véhicule
des États-Unis, notamment la non-transférabilité possible des garanties, l'annulation possible de
tout régime d’assistance routière pouvant accompagner l’achat du véhicule et la probabilité que le
véhicule acheté aux États-Unis ne soit pas enregistré aux fins des avis de rappel.
49
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/07issue.pdf, p. 7:64.
35
Cela étant, une question demeure : pourquoi les prix de catalogue diffèrent-ils tant, parfois
de plusieurs milliers de dollars, entre le Canada et les États-Unis?
Incidence des droits de douane et des exigences en matière de sécurité sur le
prix des automobiles et des camions
Deux raisons qui ont à voir avec les droits de douane et les normes de sécurité peuvent
expliquer en partie les écarts de prix de catalogue entre le Canada et les États-Unis.
Plusieurs témoins ont signalé l’incidence des droits de douane sur le prix des automobiles et
des camions. Par exemple, le Canada et les États-Unis appliquent des taux de droits différents sur
les véhicules importés. Bien que les véhicules fabriqués dans un pays membre de l’Accord de libreéchange nord-américain (ALÉNA)50 puissent être expédiés en franchise de droits dans d’autres
pays membres de l’ALÉNA, le droit de douane perçu sur les véhicules importés à partir des pays qui
ne sont pas membres de l’ALÉNA est de 6.1% au Canada comparativement à 2.5% aux ÉtatsUnis51.
L’élimination ou l’abolition du droit de 6,1 % rendrait l’industrie de l’automobile plus
compétitive et profiterait aux consommateurs (voir la Recommandation 1).
La deuxième mesure de réduction des coûts au Canada a trait aux exigences en matière de
sécurité. Le représentant de l’Association des fabricants internationaux d’automobiles du Canada
partageait l’opinion de Transports Canada selon laquelle « les réglementations des deux pays sont
semblables à l'heure actuelle dans une proportion pouvant aller de 85 % à 90 % », mais il a indiqué
qu’il subsistait des divergences, par exemple l’utilisation diurne des phares, d’un système
d’immobilisation antivol et d’un tableau de bord conçu pour le système métrique, qu’on ne retrouve
pas dans les automobiles américaines. En outre, certains règlements en matière de sécurité
s’appliquent aux fabricants canadiens, mais pas nécessairement aux importateurs.
Des progrès ont été faits sur le plan de l’harmonisation des règlements, mais, comme on l’a
vu précédemment, les divergences entre les normes de sécurité du Canada et des États-Unis
peuvent être motivées. Cependant, quand elles ne tiennent pas à des différences au niveau des
besoins, elles entravent le commerce.
Harmoniser les droits de douane et les normes de sécurité du Canada et des États-Unis, qui
s’appliquent aux automobiles, contribuerait à réduire l’écart entre les prix des automobiles vendues
au Canada et aux États-Unis. Cependant, l’harmonisation complète des droits de douane et des
50
51
Canada, les États-Unis et le Mexique.
Des droits de douane différents au Canada et aux États-Unis pourraient également s’appliquer aux pièces
d’automobile. Il est plus difficile d’évaluer les effets de ces différences sur le prix final d’un véhicule. La
recommandation 1 porterait également sur ces droits.
36
normes de sécurité comme le recommande le comité (recommandations 1 et 2) pourrait peut-être
réduire de centaines de dollars l’écart de prix des automobiles, mais elle ne le réduirait pas de
milliers de dollars.
Comprendre les écarts de prix des automobiles entre le Canada et les
États-Unis
Comme nous l’avons vu précédemment, l’écart de prix pour les véhicules bon marché peut
être faible et même avantager les acheteurs canadiens. Il est certainement plus grand en ce qui
concerne les véhicules coûteux. Les Canadiens désireux de se procurer un véhicule haut de
gamme aimeraient bien comprendre ce qui explique ces grands écarts de prix.
Les fabricants d’automobiles fixent les prix au Canada et aux États-Unis en fonction de
nombreux facteurs, dont le taux de change prévu. Les fluctuations des taux de change influent sur
les prix des voitures. Par exemple, en 2002, quand le dollar canadien valait, en moyenne, 0,64 $US,
les prix de catalogue des automobiles au Canada étaient inférieurs aux prix aux États-Unis dans
toutes les catégories d’automobiles et de camions légers. Selon DesRosiers Automotive
Consultants, à partir des différences de prix pondérées par les ventes, la différence de prix pour les
voitures compactes entre le Canada et les États-Unis en 2002 était de -3 805 $ (en 2007, elle était
de -2 159 $) et, pour les voitures très luxueuses, de -10 048 $ (en 2007, elle était de 4 294 $)52.
Pour certains véhicules, en particulier ceux qui se trouvent dans le segment haut de gamme,
il existe des différences de prix appréciables entre les deux pays. Deux questions se posent :
Pourquoi existe-t-il des différences de prix appréciables pour certains véhicules mais non pour
d’autres? Que peut-on faire pour réduire, voire faire disparaître, les différences?
Comme c’est le cas des autres biens sur lesquels s’est penché le comité, la taille
relativement restreinte du marché canadien et les coûts de distribution élevés servent à expliquer en
partie les différences de prix entre le Canada et les États-Unis53.
L’ampleur de la compétition, qui peut varier selon le genre de véhicules, constitue un autre
facteur expliquant les différences de prix. Par rapport aux Américains, les Canadiens achètent en
général des automobiles plus légères, plus petites et consommant moins d’essence. La plupart des
52
53
Dennis DesRosiers, « Canadian-U.S. Vehicle Pricing », DesRosiers Automotive Consultants, 15 septembre
2007, http://www.desrosiers.ca/2007%20Update/Documents%20and%20Reports/2007%20OBS/Obs%2020079%20Canadian%20-%20U.S.%20Vehicle%20Pricing.pdf [document consulté la dernière fois le 9 mai 2012] et
Dennis DesRosiers, « Canadian-U.S. MSRPs – 2002 », DesRosiers Automotive Consultants, 15 juin 2002,
http://www.desrosiers.ca/pdfs/2002/2002-6.pdf [document consulté la dernière fois le 16 mai 2012].
David Adams, président, Association des fabricants internationaux d’automobiles du Canada,
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:50 et Ken Wong, professeur,
Université Queen’s, à titre personnel, http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/06issue.pdf,
p. 6:55.
37
voitures achetées par des Canadiens sont des voitures compactes et sous-compactes de sorte que
la concurrence est vive dans ces catégories.
Le choix entre une Chevrolet Cruze et une Ford Focus ne laisse pas indifférents tous les
Canadiens, mais ceux à qui cela importe peu sont suffisamment nombreux pour qu’il n’y ait pas une
grande différence de prix entre les deux automobiles et leurs prix sont assez proches de ceux qui
ont cours aux États-Unis et peuvent même être moins élevés.
Les clients canadiens sont nombreux et réagissent aux prix des voitures compactes et
sous-compactes, ce qui n’est pas nécessairement le cas pour les voitures haut de gamme
ultraperformantes. Les Canadiens qui veulent acheter, par exemple, une Porsche Carrera S (et qui
ont les moyens de s’en procurer une) ne sont peut-être pas disposés à acheter un produit de
substitution et le fait que le prix de catalogue soit de 13 600 $ inférieur aux États-Unis ne les
préoccupe guère. Les concessionnaires Porsche du Canada sont en mesure de demander ce que
le marché est prêt à payer; les concessionnaires des voitures Chevrolet Cruze et Ford Focus
doivent porter attention aux prix que demandent leurs concurrents.
L’écart de prix ne peut être imputé à des différences de coûts dans l’assemblage des
automobiles au Canada et aux États-Unis. Comme nous l’avons vu précédemment, le prix de
catalogue, au Canada, des véhicules assemblés aux États-Unis est tantôt plus élevé qu’aux ÉtatsUnis, tantôt moins. Il en va de même du prix de catalogue américain des véhicules assemblés au
Canada.
Les comparaisons fondées sur les prix de catalogue (ou les PDSF) constituent un bon point
de départ, mais ces prix ne sont pas les mêmes que les prix de transaction, et il se peut que les
différences entre les prix de catalogue et les prix de transaction ne soient pas constantes entre les
deux pays. Autrement dit, tel que suggéré par certains témoins, une comparaison des PDSF peut
indiquer qu’un certain véhicule coûte plus cher au Canada qu’aux États-Unis, mais il se peut que les
concessionnaires canadiens offrent de meilleures conditions financières ou des incitatifs plus élevés
qu’aux États-Unis de sorte que le prix de transaction d’une certaine automobile est en réalité moins
élevé au Canada.
La principale explication des inégalités entre les prix des véhicules vendus au Canada et
aux États-Unis est que les fabricants automobiles fixent les prix en fonction de ce que le marché est
prêt à payer. Les fabricants (d’automobiles ou de n’importe quel autre article) peuvent fixer un prix
relativement élevé si l’acheteur n’est pas très sensible au prix du bien (et n’exigera ni ne négociera
de prix moins élevé) et s’il n’existe pas beaucoup de produits de remplacement. Encore une fois, il
s’agit d’une mince consolation pour l’acheteur qui désire acheter une voiture en particulier, et pas
une autre.
38
Des acheteurs éventuels de véhicules haut de gamme peuvent être disposés à marchander
durement pour obtenir un prix inférieur et en arriver à un prix de transaction passablement inférieur
au prix de catalogue; les acheteurs qui, pour une raison ou pour une autre, n’engagent pas de
négociations serrées obtiennent un prix de transaction qui s’apparente au prix de catalogue. Le
système d’établissement de prix de catalogue qui laisse place à la négociation donne aux
concessionnaires une marge de manœuvre, ce qui n’est pas nécessairement le cas des prix de
catalogue fixes. Le concessionnaire peut demander à chaque client « ce que le marché est prêt à
payer ».
Les Canadiens continuent d’exprimer leurs préoccupations à l’égard des différences
apparemment excessives entre les prix des véhicules automobiles vendus au Canada et aux
États-Unis. En théorie, l’écart peut être amoindri en important un véhicule neuf des États-Unis bien
que ce ne soit pas là une solution qui convienne à tous les Canadiens et qui s’applique à tous les
véhicules. L’écart entre les prix de transaction au Canada et aux États-Unis peut être moindre que
l’écart entre les prix de catalogue. Les prix de transaction peuvent dépendre de négociations, mais
les Canadiens n’ont pas tous les mêmes habiletés pour marchander.
Le comité a examiné plusieurs facteurs pouvant expliquer l’écart de prix des véhicules neufs vendus
aux États-Unis et au Canada. Ces facteurs sont :

des régimes tarifaires non harmonisés,

des normes de sécurité non harmonisées,

un taux de change prévu qui diffère de la parité,

des différences dans le coût d’assemblage des véhicules,

des coûts de distribution plus élevés au Canada qu’aux États-Unis,

la taille relativement restreinte de l’économie canadienne,

la composition de la demande de véhicules dans les deux pays (la demande de véhicules
moins coûteux est relativement plus forte au Canada),

l’établissement des prix en fonction du pays (voir la page 7 pour une explication plus
détaillée), et

la fixation de prix en fonction de ce que le marché peut accepter (voir la page 55 pour une
explication plus détaillée).
Le gouvernement fédéral peut exercer une influence sur les deux premiers facteurs, et les
recommandations 1 et 2 en tiennent compte. La composition de la demande de véhicules aide à
expliquer pourquoi l’écart de prix favorise les Canadiens ou les Américains. Mais ce qui explique le
mieux les grands écarts de prix est la capacité des vendeurs d’imposer le prix que le marché est
prêt à payer.
39
Les fabricants d’automobiles peuvent demander ce que le marché est prêt à payer. Cela ne
va pas à l’encontre de la Loi sur la concurrence du Canada et explique les grandes inégalités entre
les prix de catalogue des véhicules vendus dans les deux pays, surtout les véhicules haut de
gamme.
Pour approfondir les points mentionnés dans cette section, il aurait été utile de parler avec
des représentants des trois grands fabricants d’automobiles nord-américains. Malheureusement, un
recours collectif a été intenté en 2007 contre General Motors, Ford et Chrysler devant la Cour
supérieure de justice de l’Ontario; on prétend qu’il y aurait eu collusion entre les fabricants et un
organisme représentatif pour empêcher les importations au Canada d’automobiles venant des
États-Unis. Sur la recommandation de leurs avocats, les trois fabricants ont décidé de ne pas
comparaître devant le comité.
Le comité n’abordera pas la question du procès qui se déroule actuellement, mais il tient à
signaler qu’il est déçu de ne pouvoir rencontrer les trois grands fabricants d’automobiles, qui
produisent près de la moitié des véhicules neufs vendus au Canada.
Livres
Comparativement à leurs homologues américains, les éditeurs canadiens de livres et de
magazines s’adressent à un marché beaucoup plus petit. Les économies d’échelle réalisées à
l’étape de l’impression ou de la distribution ou tout aspect de l’industrie que peuvent exploiter les
éditeurs américains ne sont généralement pas l’apanage des éditeurs canadiens.
Malgré leur importance culturelle, les livres constituent une proportion relativement restreinte
des dépenses des consommateurs. En revanche, les automobiles représentent une dépense
majeure. En 2011, les achats de véhicules neufs et d’occasion constituaient tout juste plus de 6 %
du total des dépenses personnelles en biens et services de consommation, et ils représentaient plus
de quatre fois et demie le total des dépenses en services relatifs à la formation et à la culture54. Les
livres présentent un intérêt pour le présent rapport parce qu’ils constituent probablement le signe le
plus évident que les prix canadiens et américains sembler diverger quand il y a parité.
Contrairement à la plupart des détaillants, les libraires utilisent des couvertures ou des
étiquettes préimprimées indiquant deux prix de détail (un pour les États-Unis, l’autre pour le
Canada) pour la plupart des livres. Comme l’a rappelé un témoin au comité, le Canada a le marché
le plus ouvert dans le monde, et les États-Unis, avec leur immense marché et une population à peu
54
Statistique Canada, Dépenses personnelles en biens et services de consommation, tableau CANSIM 380-0024,
http://www5.statcan.gc.ca/cansim/pickchoisir;jsessionid=96F00378D047066F633240174DE24013?id=3800024&p2=33&retrLang=fra&lang=fra,
consulté le 12 mai 2012.
40
près 10 fois plus grosse que celle du Canada, fournit une grande proportion des livres qu’on
retrouve dans les librairies canadiennes.
Quand le dollar canadien est à parité avec le dollar américain, les acheteurs constatent que
le prix américain est moins élevé. Et pourquoi donc? Pour bon nombre de personnes œuvrant dans
le domaine du livre, la question semble les concerner en particulier bien que ce ne soit pas le cas.
Comme l’a mentionné une représentante du Canadian Publishers' Council :
D’après ce que je comprends, même si nous ne voyons pas les deux prix sur les
biens, nous savons que la grande majorité des biens qui viennent des États-Unis et
qui sont offerts au Canada sont plus chers ici qu’aux États-Unis, simplement parce
qu’il faut leur faire franchir la frontière, les dédouaner et les amener ici, chez un
détaillant ou un grossiste55.
Jackie Hushion, directrice exécutive, Canadian Publishers’ Council
Il est vrai que les livres constituent un cas spécial parce qu’ils font partie du tissu culturel du
Canada et que le rôle culturel des livres est reconnu par des traités, dont l’ALENA, par des lois,
comme la Loi sur Investissement Canada, et par des programmes de soutien offerts à l’industrie du
livre par les différents ordres de gouvernement. Mais l’industrie du livre partage les préoccupations
des autres secteurs non culturels, à savoir trouver des moyens de survivre, faire face aux
concurrents, nouveaux ou bien établis, et fixer des prix appropriés, cette dernière préoccupation
étant liée aux deux premières.
De nos jours, l’industrie canadienne du livre fait face à de nombreux défis, dont certains se
posent également dans d’autres pays. Le secteur traditionnel des livres imprimés vendus en
magasin se heurte à d'importants obstacles de la part des détaillants en ligne, de libraires non
traditionnels, tels Wal-Mart et Costco, et des vendeurs de livres électroniques. Qui plus est, le temps
de loisir moyen que consacrent les Canadiens à la lecture est en baisse depuis la fin du XXe siècle,
une tendance pour le moins inquiétante pour les éditeurs de livres, de revues et de journaux56.
55
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/15issue.pdf, p. 15:64.
56
Statistique Canada, tableau 113-0001 – L’enquête sociale générale, temps moyen consacré à diverses activités
par la population âgée de 15 ans, selon le sexe et l’activité principale, données occasionnelles (nombre moyen
d’heures par jour sauf indication contraire), CANSIM (base de données).
41
Le présent rapport n’a pas pour objet de présenter une étude complète de l’industrie
canadienne du livre57. Signalons cependant que les difficultés auxquelles fait face l’industrie peuvent
influer sur le prix des livres au Canada.
Le tableau 7 fournit une comparaison utile des prix.
57
Voir Comité permanent du patrimoine canadien de la Chambre des communes, Le défi du changement : Étude
de l’industrie canadienne du livre, juin 2000, étude parlementaire la plus récente de l’industrie,
http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=1031737&Mode=1&Parl=36&Ses=2&Languag
e=F, consulté le 22 mai 2012.
42
Tableau 7 – Comparaison de prix, livres à succès selon le New York Times (29 avril 2012)
Etats-Unis
Livre
Liste
Livres de fiction reliés
Canada
(Amazon.com)
Vente
Rabais
Liste
(Amazon.ca)
Vente
Rabais
Écart entre
les prix de
vente
.ca - .com
The Innocent
27,99 $
17,90 $
36 %
29,99 $
15,00 $
50 %
-2,90 $
The Witness
27,95 $
17,08 $
39 %
29,50 $
14.75 $
50 %
-2,33 $
Calico Joe
24,95 $
14,97 $
40 %
28,95 $
14,48 $
50 %
-0,49 $
Unnatural Acts
26,95 $
16,83 $
38 %
28,50 $
17,87 $
37 %
1,04 $
Guilty Wives
27,99 $
18,47 $
34 %
29,99 $
18,80 $
37 %
0,33 $
The Lost
Years
What Doesn't
Kill You
Come Home
26,99 $
17,81 $
34 %
29,99 $
18,80 $
37 %
0,99 $
27,99 $
18,47 $
34 %
29,99 $
18,80 $
37%
0,33 $
27,99 $
18,47 $
34 %
29,99 $
18,80 $
37 %
0,33 $
Sacré Bleu
26,99 $
17,81 $
34 %
29,99 $
18,80 $
37 %
0,99 $
The
26,99 $ 17,81 $
Shoemaker's
Wife
Ouvrages non romanesques reliés
34 %
29,99 $
18,80 $
37 %
0,99 $
Drift
Let's Pretend
This Never
Happened
Imagine
The
Presidents
Club
The Big Miss
Steve Jobs
Mrs. Kennedy
and Me
Wild
The Power of
Habit
Killing Lincoln
25,00 $
25,95 $
15,30 $
14,53 $
39 %
44 %
29,95 $
27,50 $
18,77 $
13,75 $
37 %
50 %
3,47 $
-0,78 $
26,00 $
32,50 $
15,26 $
19,50 $
41 %
40 %
32,00 $
37,95 $
20,06 $
23,79 $
37 %
37 %
4,80 $
4,29 $
26,00 $
35,00 $
26,00 $
15,60 $
16,85 $
17,16 $
40 %
52 %
34 %
31,00 $
36,99 $
29,99 $
15,50 $
23,19 $
18,80 $
50 %
37 %
37 %
-0,10 $
6,34 $
1,64 $
25,95 $
28,00 $
15,25 $
16,00 $
41 %
43 %
29,00 $
32,95 $
18,18 $
16,48 $
37 %
50 %
2,93 $
0,48 $
28,00 $
16,80 $
40 %
32,00 $
20,06 $
37 %
3,26 $
Remarques : Les listes de livres à succès du New York Times sont datées du 29 avril 2012, mais elles englobent les ventes
pour la semaine qui s’est terminée le 21 avril 2012. Cette semaine-là, le dollar canadien s’échangeait presque à parité avec
le dollar américain : il oscillait entre 0,9865 et 1,0033 dollar pour un dollar américain.
Source : Tableau préparé par le Service d’information et de recherche parlementaires de la Bibliothèque du Parlement à
partir d’informations issues des listes de livres à succès du New York Times et à partir de données d’Amazon,
http://www.nytimes.com/best-sellers-books/2012-05-06/hardcover-fiction/list.html,
http://www.nytimes.com/best-sellers-books/2012-05-06/hardcover-nonfiction/list.html,
http://www.amazon.com/exec/obidos/subst/home/home.html/103-9859839-0612631,
43
http://www.amazon.ca/exec/obidos/subst/home/home.html/103-9859839-0612631.
Les prix s’appliquent aux récents livres à succès reliés, autant les livres de fiction que la
littérature non romanesque, qui figurent sur les listes du New York Times. Puisque le dollar
canadien était à peu près à parité avec le dollar américain durant la semaine visée par les listes, il
n’est pas nécessaire de rajuster le taux de change pour comparer les prix canadiens et américains.
Deux points méritent d’être signalés. Le premier est que le prix de catalogue est toujours
plus élevé au Canada qu’aux États-Unis. Une raison importante à cela – la majoration de prix
associée au Règlement sur l’importation de livres pris en vertu de la Loi sur le droit d’auteur – sera
abordée plus loin58. Le deuxième point digne de mention est que les libraires en ligne peuvent offrir
des rabais fort considérables par rapport au prix de catalogue.
Concurrence en ligne et concurrence des livres électroniques
Bien que les prix de catalogue des 20 livres susmentionnés soient plus élevés au Canada,
le prix en ligne de cinq d’entre eux est moins élevé au Canada; cela reflète peut-être la concurrence
dans le marché des livres à succès. Comme le site amazon.ca est une filiale de amazon.com, la
concurrence n’est peut-être pas aussi féroce entre eux, mais les libraires non traditionnels comme
Wal-Mart et Costco se concentrent sur les livres à succès, ils sont extrêmement compétitifs et ils
offrent d’importants rabais.
Ce qui ne ressort pas du tableau 7, c’est la concurrence à laquelle font face les livres
imprimés de la part des livres électroniques. Il s’agit d’un phénomène relativement nouveau auquel
l’industrie du livre n’a pas encore fini de s’adapter. Un témoin a indiqué que le prix des livres
électroniques au Canada, à l’instar du prix de catalogue des livres imprimés, était plus élevé que le
prix aux États-Unis.
Sur le livre électronique, il n’y a aucun prix imprimé dès le départ. Pourtant, le même
écart existe. Le prix moyen du livre électronique, qui a été fixé par Amazon aux
États-Unis, s’élève à 9,99 $. Vous constaterez que, au Canada, les mêmes titres se
vendent à 10,99 $ en moyenne. Donc, 1 $ de plus59.
Mark Lefebvre, président, Canadian Booksellers Association
Jusqu'à tout récemment, cela était peut-être vrai. Le prix courant d’un livre électronique dans Kindle
(Amazon) était de 9,99 $. En raison des pressions exercées par les éditeurs à l’égard de la stratégie
58
Le Parlement étudie actuellement le projet de loi C-11 : Loi modifiant la Loi sur le droit d’auteur. Bien que ce
projet de loi prévoie d’importantes modifications, aucune n’aurait d’incidence sur la partie du présent rapport qui
traite de l’importation de livres.
59
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/12issue.pdf, p. 12:22.
44
de prix d’Amazon, les livres électroniques se vendent maintenant beaucoup plus cher60. On peut le
constater en parcourant le tableau 8, qui compare les prix des livres électroniques à succès selon le
New York Times, offerts par Kindle (Amazon) et Kobo (Indigo)61. Tous les prix Kindle sont
supérieurs à 9,99 $. Ce qui étonne peut-être davantage, c’est que pour 18 des 20 livres, les prix
Kobo sont inférieurs aux prix Kindle et ils y sont égaux pour les deux autres.
60
Par exemple, il est indiqué sur le site amazon.com : « This price was set by the publisher » (le prix est fixé par
l’éditeur) s’agissant du livre The Presidents Club, dont le prix est le plus élevé de tous les livres qui figurent
dans le tableau 8.
61
En novembre 2011, le libraire canadien Indigo a vendu la plateforme d’édition électronique Kobo à Rakuten
Inc., géant japonais du magasinage en ligne, mais les livres électroniques sont encore vendus par l’entremise
du site Web canadien Indigo; pour Kindle, les livres électroniques sont vendus sur le site américain
amazon.com, que consultent également les Canadiens désirant se procurer les livres Kindle.
45
Tableau 8 – Comparaison de prix, livres à succès selon le New York Times (29 avril 2012)
Lecture en ligne (Kindle et Kobo)
Livre
Kindle
Kobo
Amazon.com
Prix
Indigo.ca
Prix
Écart de prix
Kobo – Kindle
Livres de fiction reliés
The Innocent
12,99 $
12,99 $
0$
The Witness
18,76 $
15,99 $
-2,77 $
Calico Joe
17,27 $
14,99 $
-2,28 $
Unnatural Acts
16,41 $
13,99 $
-2,42 $
Guilty Wives
14,99 $
14,99 $
0$
The Lost Years
17,54 $
14,99 $
-2,55 $
What Doesn't Kill You
17,60 $
14,99 $
-2,61 $
Come Home
17,64 $
14,99 $
-2,65 $
Sacré Bleu
13,53 $
12,99 $
-0,54 $
The Shoemaker's Wife
13,53 $
12,99 $
-0,54 $
Drift
17,27 $
14,99 $
-2,28 $
Let's Pretend This Never
Happened
Imagine
16,20 $
13,99 $
-2,21 $
17,25 $
14,99 $
-2,26 $
The Presidents Club
24,67 $
20,99 $
-3,68 $
The Big Miss
18,42 $
15,99 $
-2,43 $
Steve Jobs
21,06 $
17,99 $
-3,07 $
Mrs. Kennedy and Me
17,54 $
14,99 $
-2,55 $
Wild
17,27 $
14,99 $
-2,28 $
The Power of Habit
18,42 $
15,99 $
-2,43 $
Killing Lincoln
17,61 $
14,99 $
-2,62 $
Ouvrages non
romanesques reliés
Remarque : Les prix des livres électroniques sont tirés des sites Amazon et Indigo le 22 mai 2012, mais les listes sont
datées du 29 avril 2012.
Source : Tableau préparé par le Service d’information et de recherche parlementaires de la Bibliothèque du Parlement à
partir de données d’Amazon et d’Indigo, http://www.amazon.com/kindle-store-ebooks-newspapersblogs/b/ref=topnav_storetab_kstore?ie=UTF8&node=133141011 et http://www.chapters.indigo.ca/ebooks/eBooks/750061750072-750074-750064-cat.html.
Nous avons dit en début de section que ce sont les prix de catalogue canadiens et
américains indiqués sur les étiquettes apposées aux livres qui contrarient les consommateurs
46
lorsque le dollar canadien s’échange à parité avec le dollar américain. On est alors en droit de se
demander pourquoi le prix des livres au Canada est différent de celui aux États-Unis. Plusieurs
témoins ont invoqué les mêmes raisons pour lesquelles d’autres biens sont, eux aussi, relativement
plus chers au Canada. Parmi ces raisons, il y a le coût des affaires plus élevé dans le marché
canadien relativement restreint, l’incapacité de réaliser des économies d’échelle et les coûts de
transport et de main-d’œuvre élevés, de même que les taxes. En ce qui concerne les livres en
particulier, les coûts de distribution et d’entreposage par article sont peut-être plus élevés au
Canada.
La Loi sur le droit d’auteur et le Résumé de l’étude d’impact de la réglementation
Même si ces différences de coûts n’existaient pas – si les coûts par article dans l’industrie
du livre canadien étaient les mêmes qu’aux États-Unis – les livres se vendraient quand même plus
cher qu’aux États-Unis. En 1997, le projet de loi C-32 a modifié la Loi sur le droit d’auteur en
permettant l’application de limitations supplémentaires à l’importation parallèle de livres. En 1999,
au terme de deux années de consultation des parties intéressées dans l’industrie du livre, un
nouveau règlement permettait de majorer les prix de la plupart des livres importés qui sont vendus
au Canada.
Comme il est indiqué dans le Résumé de l’étude d’impact de la réglementation62, qui est
intégré au Règlement mais n’en fait pas partie :
L'importation parallèle désigne l'importation au Canada de livres qui sont publiés légalement
dans leur pays d'origine, mais dont l'importation se fait sans l'autorisation du titulaire des
droits au Canada. Le projet de loi C-32 comprend des dispositions aidant davantage les
titulaires des droits au Canada à protéger leurs droits de distribution exclusive sur le marché
canadien. Auparavant, seuls les titulaires du droit d'auteur et les titulaires d'une licence
exclusive étaient autorisés à limiter l'importation parallèle de livres en vertu de la Loi. Le
projet de loi C-32 étend ce droit aux distributeurs exclusifs. Les distributeurs exclusifs ont
acquis le droit de distribution exclusive au Canada.
Avant l’adoption du projet de loi C-32 (et des dispositions réglementaires), les distributeurs exclusifs
ne pouvaient pas se prémunir contre l’importation parallèle ou, comme on les appelle dans
l’industrie, les pratiques d’achat parallèle. Après l’entrée en vigueur du Règlement, les distributeurs
exclusifs de livres étrangers au Canada pouvaient protéger leurs droits en poursuivant quiconque se
livrait à des pratiques d’achat parallèle; ils pouvaient également obtenir une ordonnance de la cour
pour la saisie, à la frontière, de convois de livres faisant l’objet d’une importation parallèle.
62
Commission du droit d’auteur du Canada, Règlement sur l’importation de livres (DORS/99-324) [Résumé de
l’étude d’impact de la réglementation], 28 juillet 1999, http://www.cb-cda.gc.ca/act-loi/regulationsreglements/99324-f.html.
47
Comme il est expliqué sous la rubrique Coûts et avantages du Résumé de l’étude d’impact
de la réglementation :
Les distributeurs exclusifs paient pour obtenir le droit de distribuer des livres au Canada, et
ce montant peut être fondé sur un certain volume de ventes prévu. Les dispositions de la Loi
limitant l'importation parallèle donnent aux distributeurs exclusifs une plus grande certitude
commerciale quant aux droits qu'ils ont achetés. Sans l'application des dispositions
réglementaires, les mesures relatives à l'importation parallèle seraient sans effet et les
distributeurs exclusifs ne tireraient aucun avantage du nouveau régime, ce qui nuirait au
secteur de l'édition canadienne dans son ensemble.
Le principal avantage du nouveau régime est que le secteur canadien de l’édition se porte mieux
parce que certains de ses membres, les distributeurs exclusifs, peuvent maintenir la valeur de leurs
droits de distribution liée au territoire qu’ils ont acquis auprès des titulaires de droits étrangers.
L’inconvénient possible est que les distributeurs exclusifs agissent comme s’ils détenaient un
monopole au Canada, ce qui nuirait aux prix et à la qualité des services pour les autres intervenants
dans l’industrie.
Pour limiter les coûts possibles pour l’industrie, représentée par les consommateurs du côté
de la demande, le Règlement prévoit certaines exigences auxquelles doivent satisfaire les
distributeurs exclusifs, y compris les conditions de notification de l’existence de distributeurs
exclusifs, les normes de traitement minimal et, ce qui est d’une grande importance pour les travaux
du comité, l’établissement de plafonds pour les prix.
Les restrictions de prix énoncées dans le Règlement portent sur deux séries de livres : les
livres importés des États-Unis et ceux importés d’autres pays.
(A) dans le cas des livres importés des États-Unis, le prix de catalogue aux États-Unis
converti selon le taux de change courant, plus 10 % du prix ainsi converti, les remises
applicables étant soustraites du total,
(B) dans le cas des livres importés d’un pays d’Europe ou d’un autre pays, le prix de
catalogue dans le pays d’importation converti selon le taux de change courant, plus
15 % du prix ainsi converti, les remises applicables étant soustraites du total63.
Si le distributeur exclusif se soustrait à l’exigence de notification ou de réalisation, ou encore
si les prix dépassent les plafonds, les libraires ne sont plus tenus de faire affaire avec lui.
63
Commission du droit d’auteur du Canada, Règlement sur l’importation de livres (DORS/99-324), 28 juillet 1999,
http://www.cb-cda.gc.ca/act-loi/regulations-reglements/99324-f.html.
48
Jackie Hushion, directrice exécutive du Canadian Publishers' Council, a expliqué que la
majoration sert de « tampon […] pour contrer un taux de change variable » et qu’elle « profite à
tous, pas seulement aux éditeurs ».
Le fait que l’industrie canadienne du livre se porte mieux et peut offrir davantage de contenu
canadien profite à tout le monde. À cet effet, Mme Hushion a indiqué :
Pour l’essentiel, les articles de la loi relatifs au distributeur exclusif ont aidé les
éditeurs canadiens à rester compétitifs au sein de leur marché et ont aidé l’industrie
à prospérer. Je ne parle pas nécessairement de l’aspect financier, mais ils ont
favorisé sa croissance. Cela sert l’intérêt des consommateurs, des libraires et des
éditeurs en entraînant la fixation dynamique des prix et procure un choix
remarquable ainsi que des services plus efficaces en matière d’importation. Tout cela
contribue à accroître la viabilité des publications canadiennes originales. Le fait
d’avoir une plus grande masse critique de titres et de pouvoir répartir tous les coûts
permet d’investir davantage dans les publications canadiennes64.
Jackie Hushion, directrice exécutive, Canadian Publishers’ Council
Une représentante du ministère du Patrimoine canadien abondait dans ce sens :
Bon nombre des principaux éditeurs appartenant à des intérêts étrangers ont débuté
comme distributeurs exclusifs des titres de leurs sociétés mères au Canada et les
revenus provenant de la distribution exclusive les ont aidés à financer la création de
programmes d'édition canadiens et continuent à les appuyer aujourd'hui.65
Helen C. Kennedy, directrice générale associée, Industries culturelles, Patrimoine
canadien
La majoration de prix que prévoit le Règlement protège contre la volatilité du taux de change
et favorise la stabilité ainsi que la santé financière de l’industrie du livre qui est à l’origine de
l’expansion du contenu canadien, mais dans le Résumé de l’étude d’impact de la réglementation, la
majoration de prix est présentée comme un moyen de protéger les consommateurs.
Les détaillants et les acheteurs institutionnels pourraient devoir payer des frais
supplémentaires par suite de l'application du Règlement. Pour éviter les prix exorbitants,
le Règlement exige des distributeurs exclusifs qu'ils respectent certaines normes relatives à
64
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/15issue.pdf, p. 15:39.
65
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/12issue.pdf, p. 12:61.
49
l'établissement de prix. Ces normes sont fondées sur la majoration des prix reflétant la
conjoncture du marché. [Nous soulignons.]
La majoration de 10 % du prix des livres importés des États-Unis visait à plafonner le prix
des livres. Ce taux de 10 % pour les livres des États-Unis et le taux de 15 % pour les livres
provenant d’autres pays n’ont pas été fixés au hasard. Comme il l’est expliqué dans le Résumé de
l’étude d’impact de la réglementation :
Ces pourcentages correspondent à la moyenne des frais que doivent payer les importateurs
de livres pour le transport et les dépenses reliées, incluant : l'expédition, la manutention et la
réception, le stockage, les rapports financiers, les frais généraux, les ventes et les coûts de
marketing, pour des importations provenant des trois territoires mentionnés précédemment.
Ces pourcentages garantissent aux importateurs, bibliothèques et détaillants un mécanisme
permettant de déterminer les frais reliés au transport, ce qui, en conséquence, les protège
contre une pratique inéquitable de fixation des prix.
Il importe maintenant de se demander si le plafond n’est pas devenu un
plancher. James Reeve, vice-président principal et directeur général, Division de l’enseignement
supérieur, Nelson Education, a expliqué que le taux de 10 % constitue une ligne directrice et a
indiqué : « Pour l’instant, nous sommes bien en deçà du seuil; je parle uniquement au nom de
Nelson Canada. » Kevin Hanson, président du Canadian Publishers' Council et de Simon Schuster
Canada, a fait état des pressions de la concurrence qui ont pour effet de maintenir le taux de
majoration en deçà du plafond fixé :
Ils sont poussés à fixer le prix seulement en fonction du taux de change, ils se livrent
entre eux à une âpre concurrence et, en plus, il existe des produits de
remplacement. Si, pour un livre de recettes, on demande un prix trop élevé et que
l’acheteur peut s’en procurer un autre à moindre prix, le livre ne se vendra pas ou
l’acheteur le retournera66.
Kevin Hanson, président, Canadian Publishers’ Council, et président, Simon
Schuster Canada
Comme il est mentionné précédemment, des entretiens échelonnés sur deux ans avec les
parties intéressées ont précédé l’adoption du Règlement. Il est indiqué dans le Résumé de l’étude
d’impact de la réglementation : « Même si les opinions demeuraient divergentes sur certaines
questions, le règlement qui en a résulté constitue un compromis raisonnable. » Aujourd’hui, les
divergences d’opinions sont de plus en plus connues, et certains intervenants dans l’industrie du
66
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/15issue.pdf, p. 15:49.
50
livre prennent fermement position contre le régime établi dans le Règlement. Des libraires ont dit au
comité qu’ils ne souhaitent pas devoir s’excuser pour un système sur lequel ils n’ont pas la main
haute. Pour ceux qui vendent des manuels, c’est comme si les prix majorés faisaient partie de prix
planchers. Ils ont signalé que la majoration des prix prévue dans le Règlement se traduit par une
hausse des coûts importante pour les étudiants, dont certains peuvent parfois débourser 1 000 $
pour des manuels pour un semestre.
Interrogé sur ce qui se passerait si le taux de majoration de 10 % associé à la distribution
exclusive devait être ramené à 5 %, M. Hanson a fait mention du caractère imprévisible des
fluctuations du taux de change et a parlé de la volatilité du taux en 2008, année citée par d’autres
témoins. Il a ajouté :
Dans ce contexte, j’espère que vous et les consommateurs aurez l’assurance que ce
mécanisme, qui dessert notre secteur et qui répond au besoin d’exclusivité lié au
territoire, contribue à la santé du secteur en assurant sa cohérence, son intégrité et
sa présence au Canada – plutôt que le chaos et l’entrée de livres provenant de
n’importe où –, tout en protégeant le consommateur, en ce sens que les prix des
livres diminuent67.
Kevin Hanson, président, Canadian Publishers’ Council, et président, Simon
Schuster Canada
Pour illustrer la baisse des prix, M. Hanson a pris l’exemple des romans à succès de
Kathy Reichs, qui a publié un livre chaque année entre 2003 et 2011. Par la suite, le Canadian
Publishers' Council a communiqué au comité de l’information au sujet du prix des livres de
Mme Reichs. Le tableau 9 contient de l’information et d’autres données de la Banque du Canada sur
le taux de change.
67
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/15issue.pdf, p. 15:65.
51
Tableau 9 – Livres à succès de Kathy Reichs, comparaison de prix entre les États-Unis et le
Canada
Année
Titre
Prix
américain
Prix
canadien
Taux de
conversion
Taux de
change
2003
Bare Bones
25,00 $
39,50 $
1,58
1,4015
2004
Monday Mourning
25,00 $
36,00 $
1,44
1,3015
2005
Cross Bones
25,95 $
35,50 $
1,37
1,2116
2006
Break No Bones
25,95 $
34,95 $
1,35
1,1341
2007
Bones to Ashes
25,95 $
29,99 $
1,16
1,0748
2008
Devil Bones
25,95 $
29,99 $
1,16
1,0660
2009
206 Bones
26,99 $
32,00 $
1,19
1,1420
2010
Spider Bones
26,99 $
29,99 $
1,11
1,0299
2011
Flash and Bones
26,99 $
29,99 $
1,11
0,9891
Remarques : Le prix américain est exprimé en dollars américains, et le prix canadien, en dollars canadiens. Le taux de
conversion correspond au prix canadien divisé par le prix américain, tous deux exprimés dans la devise nationale. Le taux
de change est la moyenne annuelle des taux de change à midi; le taux indique la quantité de dollars canadiens nécessaires
pour acheter un dollar américain.
Source : Tous les documents à l’exception de celui sur les taux de change ont été transmis au comité par le Canadian
Publishers' Council. Les taux de change proviennent du site Web de la Banque du Canada,
http://www.banqueducanada.ca/taux/taux-de-change/moyenne-mensuelle-et-annuelle-des-taux-dechange/?page_moved=1, consulté le 21 mai 2012.
Après avoir discuté des fluctuations des prix des romans de Mme Reichs, M. Hanson a
indiqué : « En chiffres réels, depuis 10 ans, la déflation du prix des romans reliés est d'environ 25 %
au Canada. » Le tableau 9 montre que, lorsque les prix en dollars canadiens sont fondés sur les prix
en dollars américains et que le dollar canadien s’apprécie, les prix en dollars canadiens baissent68.
Ce sont les acheteurs de romans reliés qui en profitent, bien qu’il existe toujours un écart entre les
prix des livres rajustés en fonction du taux de change aux États-Unis et au Canada.
Par contre, les acheteurs de manuels scolaires au Canada ne profitent peut-être pas de
telles fluctuations des prix. Comme l’a expliqué Zachary Dayler, directeur national, Alliance
canadienne des associations étudiantes : « [U]ne des choses que nous avons remarquées, c'est
que, sur une quinzaine d'années, l'indice des prix à la consommation a progressé d'environ 22 %
68
On suppose aussi que l’inflation des prix aux États-Unis ne dépasse pas le taux d’appréciation du dollar
canadien. Cela s’applique à la période visée par M. Hanson.
52
tandis que le coût des manuels augmentait de 280 %. » Dans la figure 7 ci-dessous, l’indice des prix
montre bien que le prix des manuels a progressé plus rapidement que le prix des livres en général.
Figure 7 – Indice des prix à la consommation annuel pour les livres et les autres imprimés,
140
120
100
80
60
40
20
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
1996
1995
1994
1993
1992
1991
0
1990
IPC - Panier de 2009 - (2002=100)
ainsi que pour les manuels et les fournitures scolaires, 1990-2011
Manuels et fournitures scolaires
Livres et autre imprimés (excluant les manuels scolaires)
Source : Figure préparée par le Service d’information et de recherche parlementaires de la Bibliothèque du Parlement à
partir de données de Statistique Canada, CANSIM, tableau 326-0021.
Chris Tabor, gestionnaire, Librairie de l'Université Queen's, Campus Stores Canada,
soutenait que le Règlement tenait compte de la situation de l’industrie en 1999, année où il a été
pris, que l’industrie a considérablement évolué depuis et qu’il conviendrait de modifier le Règlement.
M. Tabor a signalé que le Règlement peut être modifié en beaucoup moins de temps que la
Loi sur le droit d’auteur : il peut être modifié en un « simple trait de plume ».
53
Des représentants du ministère du Patrimoine canadien ont indiqué qu’il n’est pas facile de
modifier le Règlement.
En fait, une modification au Règlement entraînerait un processus. Il ne s'agit pas
simplement d'un minuscule changement. Des modifications au règlement
comprendraient un processus formel de consultation avec les divers intervenants du
secteur. Dans mon exposé, je vous ai parlé du moment où le Règlement a été créé :
il y a eu à ce moment un processus de consultation avec les représentants de tous
les secteurs de l'industrie des marchés francophones et anglophones. Nous ne
croyons pas qu'une légère modification sur papier serait suffisante pour modifier ou
abroger le règlement.69
Helen C. Kennedy, directrice générale associée,
Industries culturelles, Patrimoine canadien
Le fait qu’il n’est pas facile de modifier un règlement ne veut pas dire qu’il faut se garder de
le modifier. Comme expliqué dans le Résumé de l’étude d’impact de la réglementation, une
protection contre l'importation parallèle a été fournie aux distributeurs exclusifs canadiens dans le
cadre de dispositions réglementaires, au lieu de la Loi sur le droit d’auteur, car : « Il a été décidé
qu'il serait préférable d'adopter ces normes par voie de règlement parce qu'elles peuvent ainsi être
facilement modifiées et parce que les règlements contiennent nécessairement une abondance de
détails. » [Nous soulignons]. Par conséquent,
Recommandation 4
Le comité recommande que le ministre du Patrimoine canadien étudie les
coûts et avantages d’une réduction du taux de majoration de 10 % que les
distributeurs exclusifs canadiens peuvent ajouter au prix de catalogue des
livres américains importés rajusté en fonction du taux de change et ce, aux
termes du sous-alinéa 5(1)a)(iii) du Règlement sur l’importation de livres.
Magazines
L’article de la Loi sur le droit d’auteur et du règlement connexe qui porte sur l’importation
parallèle s’applique aux livres, mais non aux magazines.
69
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/12issue.pdf, p. 12 :64.
54
Les consommateurs canadiens constatent que, dans tous les points de vente, deux prix sont
indiqués sur la couverture de nombreux ouvrages américains. À la fin de mai 2012, par exemple, le
magazine Newsweek se détaillait 4,99 $US et 5,99 $CAN. Un seul prix cependant était indiqué sur
le New Yorker vendu au Canada (6,99 $) alors qu’aux États-Unis, le prix indiqué sur la couverture
était de 5,99 $.
Même lorsque les dollars canadien et américain s’échangent à parité, les magazines
américains se vendent plus cher au Canada. Pourquoi?
Comme c’était le cas pour les livres et les autres biens sur lesquels s’est penché le comité,
on peut expliquer l’écart de prix qui avantage les consommateurs américains par le fait que les
coûts de distribution et le coût des activités commerciales sont plus élevés au Canada.
Les magazines américains peuvent également tirer parti de l’effet du « nom de marque » et
imposer le prix que le marché canadien peut soutenir. À la fin de mai 2012, par exemple, les prix
indiqués sur The Walrus et Maclean's étaient respectivement de 6,95 $ et de 5,95 $, semblables à
ceux des concurrents potentiels américains New Yorker et Newsweek.
CHAPITRE 5 : PRIX FONDÉS SUR CE QUE LE MARCHÉ PEUT ACCEPTER
La représentante du Conseil canadien du commerce de détail a indiqué non sans mécontentement :
Nous avons entendu des représentants gouvernementaux, des journalistes et des
économistes – mal informés, je dirais – laisser entendre que les détaillants exploitent
leurs clients70.
Diane J. Brisebois, présidente et chef de la direction, Conseil canadien du
commerce de détail
Bien des Canadiens croient que les différences de prix de certains biens entre le Canada et
les États-Unis prouvent que les détaillants canadiens exploitent leurs clients ou qu’ils font payer ce
que le marché peut accepter.
Exiger ce que le marché peut accepter consiste à demander le prix le plus élevé que les
consommateurs sont prêts à payer pour un produit, compte tenu des conditions du marché. Les
entreprises peuvent exiger ce que le marché est prêt à payer et demeurer rentables uniquement si
elles jouissent d’un certain pouvoir et font face à peu de concurrence. Dans un marché compétitif,
les clients peuvent acheter des produits auprès de différents fournisseurs, ils peuvent tourner le dos
à une entreprise qui affiche des prix trop élevés et s’approvisionner ailleurs.
70
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:12.
55
Cela signifie que les entreprises pourraient vendre un produit plus cher au Canada qu’aux
États-Unis pour d’autres raisons que le coût des activités commerciales au Canada, seulement si le
marché canadien est moins compétitif. De plus, la capacité des entreprises de fixer des prix plus
élevés pour les mêmes produits se traduirait par des profits plus élevés.
Manque de concurrence dans le marché du détail canadien
Tout au long des audiences, plusieurs témoins ont souligné que le manque de concurrence
au Canada, en particulier dans le marché du détail, est en grande partie responsable des prix plus
élevés au Canada qu’aux États-Unis.
Ainsi, Mark J. Carney, gouverneur de la Banque du Canada, a laissé entendre que les
marges des détaillants pourraient être plus élevées au Canada qu’aux États-Unis étant donné le
degré de concentration élevé du marché du détail canadien. Selon lui, les quatre premiers
détaillants au Canada détiennent 28 % du marché, comparativement à seulement 12 % aux
États-Unis.
Ken Wong, professeur à l’Université Queen’s, a parlé des répercussions du manque de
concurrence sur les marges bénéficiaires des détaillants :
Les marges doivent également tenir compte des réalités concurrentielles étant
donné que c’est toujours la concurrence qui établit les prix. Plus ce marché serait
concurrentiel, plus le nombre d’entreprises concurrentielles serait grand. De façon
générale, c’est la plus petite marge que le détaillant puisse appliquer à son coût et
rester en affaires. Puisque nous n’avons pas autant de détaillants au Canada, on
peut comprendre pourquoi les marges bénéficiaires au Canada ont tendance pour
certains produits, à être un petit peu plus élevées que pour les produits semblables
aux États-Unis71.
Ken Wong, professeur, Université Queen’s, à titre personnel
Tandis que certains témoins ont fourni des informations anecdotiques selon lesquelles les
marges des détaillants seraient plus élevées au Canada, des données fournies par le Conseil
canadien du commerce de détail montrent que les marges des détaillants au Canada sont
semblables à celles des détaillants aux États-Unis.72 La marge opérationnelle du secteur canadien
du détail était de 3,4 % en 2009 contre 3,5 % aux États-Unis. Ces statistiques donnent à penser
que, en dépit d’une concurrence moins grande dans le marché du détail canadien, les détaillants
71
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/06issue.pdf, p. 6:43.
72
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/16issue.pdf, p. 16:12.
56
canadiens ne jouissent pas de marges opérationnelles supérieures à celles des détaillants
américains.
Comme l’a expliqué Tony Hernandez, professeur à l’University Ryerson, les écarts de prix
de certains produits ne surgissent pas nécessairement au niveau de la vente de détail. Ils peuvent
surgir à n’importe quel point de la chaîne d’approvisionnement, des fabricants aux détaillants73.
Comme il est indiqué dans la partie traitant de l’établissement des prix en fonction du pays et de
la segmentation du marché, si la différence de prix pour un produit est en grande partie attribuable
au niveau de la fabrication, les autres intervenants assument les coûts dans toute la chaîne
d’approvisionnement jusqu’aux détaillants. Par conséquent, les inégalités de prix entre certains
produits au Canada et aux États-Unis ne signifient pas nécessairement que les détaillants exploitent
les consommateurs ou qu’ils fixent les prix que le marché est prêt à payer.
Puisque le niveau de concurrence détermine la capacité de chacun des intervenants dans la
chaîne d’approvisionnement de demander davantage pour la valeur qu’ils ajoutent à un produit,
l’accroissement de la concurrence au Canada est absolument nécessaire pour supprimer les écarts
de prix au Canada.
Les représentants de groupes de défense des consommateurs qui se sont présentés devant
le comité ont proposé que le Bureau de la concurrence, organisme indépendant chargé de
l’application de la Loi sur la concurrence, veille à ce que les marchés au Canada soient équitables
pour les consommateurs, les détaillants, les fabricants et tous les autres intervenants. Selon eux, le
manque de concurrence dans le marché canadien fait en sorte que les consommateurs sont
désavantagés par rapport aux autres intervenants.
Interrogés au sujet du manque perçu de concurrence au Canada, les représentants du
Bureau de la concurrence ont indiqué que des prix élevés ne sont pas synonymes de manque de
concurrence dans le marché. Ils ont affirmé que le Bureau de la concurrence n’est pas un
organisme de régulation des prix et que les entreprises canadiennes sont libres de fixer leurs
propres prix aux niveaux que le marché est prêt à accepter, à condition que les prix élevés ne
résultent pas de pratiques anticoncurrentielles comme la fixation des prix ou l’abus de position
dominante.
Pour déterminer si des prix élevés résultent d’une pratique anticoncurrentielle, le Bureau de
la concurrence doit démontrer l’existence de cette pratique et son effet sur la concurrence,
c’est-à-dire une hausse des prix à la consommation, l’augmentation des obstacles empêchant
l’entrée de concurrents sur le marché, une baisse de la qualité des produits ou de l’innovation dans
le marché.
73
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/15issue.pdf, p. 15:18.
57
En ce qui concerne les pratiques anticoncurrentielles, les représentants du Bureau de la
concurrence ont mentionné que le commissaire du Bureau de la concurrence avait présenté, en
décembre 2010, une demande auprès du Tribunal de la concurrence pour abolir les règles
contraignantes et anticoncurrentielles que Visa et MasterCard imposent aux commerçants qui
acceptent leurs cartes de crédit. Les pratiques de Visa et de MasterCard font augmenter les prix
pour les consommateurs canadiens, qu’ils paient en espèces, par chèque, par carte de débit ou par
carte de crédit, car les commerçants leur refilent une partie ou la totalité des coûts élevés qu’ils sont
tenus de payer74. Les frais de carte de crédit que paient les commerçants canadiens sont parmi les
plus élevés dans le monde (1,5 à 3 %), soit presque deux fois plus qu’en Europe, en NouvelleZélande et en Australie, mais ils sont un peu moins élevés qu’aux États-Unis. Les frais de carte de
crédit ne permettent donc pas d’expliquer les différences de prix de certains articles entre le Canada
et les États-Unis75.
Puisque les entreprises ont le droit de demander le prix le plus élevé que les
consommateurs canadiens sont disposés à payer pour leurs biens, la concurrence est l’unique
contrainte qui les empêche de fixer des prix plus élevés au Canada qu’aux États-Unis pour des
produits identiques, hormis ce qui leur en coûte d’exercer des activités au Canada.
Plafonds des exemptions aux voyageurs
De l’avis de certains témoins, le gouvernement fédéral devrait hausser les plafonds des
exemptions aux voyageurs, soit la valeur des biens que les résidents canadiens peuvent importer
en franchise de taxes et de droits, pour les porter aux mêmes niveaux qu’aux États-Unis afin
d’augmenter la concurrence et d’aider à réduire les écarts de prix pour certains produits entre les
deux pays.
Comme le montre le tableau 10, au Canada, les plafonds des exemptions accordées aux
voyageurs rentrant au pays s’établissaient comme suit avant le 1er juin 2012 : 0 $ pour les séjours
de moins de 24 heures, 50 $ pour les séjours de plus de 24 heures, 400 $ pour les séjours de plus
de 48 heures et 750 $ pour les séjours de plus de 7 jours. Par comparaison, les plafonds des
exemptions aux États-Unis s’établissent à 200 $ pour les séjours de moins de 48 heures et à 800 $
pour les séjours de plus de 48 heures.
74
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/12issue.pdf, p. 12:39.
75
http://www.bureaudelaconcurrence.gc.ca/eic/site/cb-bc.nsf/fra/03466.html.
58
Tableau 10 – Plafonds des exemptions accordées aux voyageurs,
au Canada et aux États-Unis
Durée du séjour à
l’étranger
Plafonds au
Canada
(avant le 1er
juin 2012)
Moins de 24 heures
Plus de 24 heures
Plus de 48 heures
Plus de 7 jours
0$
50 $
400 $
750 $
Plafonds
prévus dans le
budget de 2012
(depuis le
1er juin 2012)
0$
200 $
800 $
800 $
Plafonds
actuels aux
États-Unis
200 $
200 $
800 $
800 $
Source : Tableau préparé par le Service d’information et de recherche parlementaires de la Bibliothèque du Parlement à
partir de données du Ministère des Finances, http://www.budget.gc.ca/2012/plan/chap3-2-fra.html, et du U.S. Customs and
Border Protection, http://www.cbp.gov/xp/cgov/travel/vacation/kbyg/types_of_exemptions.xml.
Dans le budget de 2012, le gouvernement fédéral a proposé de hausser les plafonds des
exemptions accordées aux voyageurs, qui passeraient de 50 $ à 200 $ pour les séjours de plus de
24 heures et de 400 $ à 800 $ pour les séjours de plus de 48 heures. Ces mesures, en vigueur
depuis le 1er juin 2012, permettent de mieux harmoniser les plafonds canadiens avec les plafonds
américains. Ces derniers demeurent cependant plus généreux parce que les Américains peuvent
importer en franchise de droits et de taxes des biens d’une valeur maximale de 200 $ pour des
séjours de moins de 24 heures, tandis qu’au Canada, le plafond est de 0 $.
Même si la période d’absence de 24 heures exigée au Canada constitue un obstacle
législatif à la concurrence, en augmentant les prix pour les consommateurs canadiens, cette
exigence a peut-être lieu d’être pour atténuer certaines répercussions négatives du magasinage
transfrontalier sur l’économie canadienne.
Contrairement à la plupart des Américains, 75 % des Canadiens vivent à moins de
161 kilomètres de la frontière américaine76. Par conséquent, si les Canadiens pouvaient importer
des biens d’une valeur de 200 $ exempts de droits et de taxe après avoir séjourné aux États-Unis
moins de 24 heures, cela pourrait nuire aux détaillants canadiens dans les collectivités frontalières
et aux Canadiens qu’ils emploient.
Sensibilisation des consommateurs à l’égard de la technologie du Web
Comme l’a mentionné Michael Mulvey, professeur à l’Université d’Ottawa, il serait possible
de réduire les écarts de prix de certains produits entre le Canada et les États-Unis en augmentant la
concurrence grâce à l’utilisation accrue d’outils de comparaison des prix par les consommateurs
canadiens :
76
National Geographic, Canada Facts, http://travel.nationalgeographic.com/travel/countries/canada-facts/.
59
[I]l y a quelques autres tendances technologiques qui se révéleront plus efficaces
que les achats sur Internet pour contribuer à réduire les prix canadiens. L’une d’elles
est l’utilisation des téléphones intelligents et l’autre les outils de comparaison des
achats sur Internet77.
Michael Mulvey, professeur, Université d’Ottawa, à titre personnel
Observation 1
À mesure que les consommateurs canadiens prennent connaissance des
applications des téléphones intelligents et des sites Internet utiles pour
comparer les prix et qu’ils deviennent des consommateurs avertis, les
pressions concurrentielles au Canada s’intensifieront et les prix des produits
correspondront aux prix aux États-Unis.
CHAPITRE 6 : CONCLUSION
Les écarts de prix de certains produits entre le Canada et les États-Unis représentent une
question complexe. Ils peuvent surgir à n’importe quel point de la chaîne d’approvisionnement entre
les fabricants et les détaillants, et ils résultent souvent de plusieurs facteurs.
Tout au long des audiences, le comité a examiné l’influence de l’établissement des prix en
fonction du pays et de la segmentation du marché, de la taille relative du marché canadien, des
droits de douane, de la volatilité du taux de change, du prix du carburant, des normes de sécurité
des produits, du seuil minimal pour les envois postaux et du niveau de concurrence sur les écarts
de prix de certains produits entre le Canada et les États-Unis. Il a aussi cherché à déterminer de
quelle façon certains de ces facteurs sont à l’origine des différences de prix observées l’industrie
automobile et l’industrie du livre.
Le présent rapport contient quatre recommandations qui ont pour but de réduire les
obstacles législatifs à la concurrence au Canada afin de faire diminuer les écarts de prix des articles
entre le Canada et les États-Unis.
Un marché plus concurrentiel et de meilleurs renseignements sur les prix permettront aux
Canadiens de tirer pleinement parti de la vigueur du dollar canadien.
77
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/411/nffn/pdf/06issue.pdf, p. 6:32.
60
ANNEXE A – TÉMOINS AYANT COMPARU DEVANT LE COMITÉ
Agence des services frontaliers du Canada
Brent Patten, directeur, Division des programmes frontaliers du secteur commercial
(26-10-2011)
Agence des services frontaliers du Canada
Wayne Tallack, gestionnaire, Division des opérations aux points d’entrée
(26-10-2011)
Agence des services frontaliers du Canada
Lily Ooi, directrice, Division des programmes des voyageurs fiables
(26-10-2011)
Alliance canadienne des associations étudiantes
Zachary Dayler, directeur national
(14-02-2012)
Association canadienne des importateurs et exportateurs
Carol Osmond, vice-présidente, Politique
(14-02-2012)A
Association des consommateurs du Canada
Bruce Cran, président
(07-02-2012)
Association des fabricants internationaux d’automobiles du Canada
David C. Adams, président
(25-04-2012)
Association of Canada Book Wholesalors
Heather Bindseil, présidente et propriétaire, Library Bound Inc.
(14-02-2012)
Association of Canadian Publishers
Carolyn Wood, directrice exécutive
(04-04-2012)
Banque du Canada
Mark J. Carney, gouverneur
(02-11-2011)
Banque du Canada
Tiff Macklem, premier sous-gouverneur
(02-11-2011)
Bureau de la concurrence
Richard Bilodeau, sous-commissaire adjoint intérimaire, Direction générale des affaires civiles,
Division B
(15-02-2012)
61
Bureau de la concurrence
Matthew Kellison, sous-commissaire adjoint intérimaire, Direction générale des affaires civiles,
Division A
(15-02-2012)
Campus Stores Canada
Chris Tabor, gestionnaire, Librairie de l’Université Queen’s
(14-02-2012)
Canadian Booksellers Association
Mark Lefebvre, président
(14-02-2012)
Canadian Booksellers Association
Christopher Smith, vice-président
(14-02-2012)
Canadian Publishers’ Council
Jackie Hushion, directrice exécutive
(04-04-2012)
Canadian Publishers’ Council
Kevin Hanson, président (président de Simon and Schuster Canada)
(04-04-2012)
Centre pour la défense de l’intérêt public
Michael Janigan, directeur général et avocat général Counsel
(07-02-2012)
Centre pour la défense de l’intérêt public
Janet Lo, avocate-conseil
(07-02-2012)
Chandra, Ambarish, Université de Toronto, École de gestion Rotman
(01-11-2011)
Conseil canadien du commerce de détail
Diane J. Brisebois, présidente et chef de la direction
(24-04-2012)
Conseil canadien du commerce de détail
Karen Proud, vice-présidente, Relations fédérales gouvernementales
(24-04-2012)
Deloitte & Touche LLP
Lisa Zajko, gestionnaire supérieure, Impôt indirect
(24-04-2012)
Fédération canadienne de l’entreprise indépendante
Ted Mallet, vice-président et économiste en chef
(08-02-2012)
62
Fédération canadienne du vêtement
Bob Kirke, directeur exécutif
(28-02-2012)
Goldfarb, Avi, Université de Toronto, École de gestion Rotman
(26-10-2011)
Gordon, Ian, président, Convergence Management Consultants Ltd
(25-10-2011)
Hernandez, Tony, professeur, Université Ryerson
(03-04-2012)
L’honorable James M. Flaherty, ministre des Finances
(19-10-2011)
Manufacturiers et exportateurs du Canada
Martin Lavoie, directeur des politiques, Productivité et innovation
(07-02-2012)
Ministère des Finances du Canada
Dean Beyea, directeur, Politique commerciale internationale
(19-10-2011)
Ministère des Finances du Canada
Lucia Di Primio, chef, Politique de l’accise
(19-10-2011)
Ministère des Finances du Canada
Jim Haley, directeur général, Direction générale de la politique économique et fiscale
(19-10-2011)
Ministère des Finances du Canada
Patrick Halley, chef, Accès aux marchés et politique tarifaire, Division de la politique
commerciale internationale, Finances et échanges internationaux
(19-10-2011)
Ministère des Finances du Canada
Rainer Nowak, chef principal, Opérations, Division de la taxe de vente, Opérations générales et
questions frontalières
(19-10-2011)
Ministère des Finances du Canada
Geoff Trueman, directeur, Division de l’impôt des entreprises
(19-10-2011)
Ministère des Finances du Canada
Elisha Ram, directeur, Analyse des politiques microéconomiques
(19-10-2011)
Morante, Oliver, premier dirigeant, John Forsyth Shirt Company Ltd
(28-02-2012)
63
Mulvey, Michael, Université d’Ottawa
(25-10-2011)
Nelson Eduction Ltd.
James Reeve, vice-président principal et directeur général, Division de l’enseignement
supérieur
(04-04-2012)
Option consommateurs
Jean-François Vinet, analyste des pratiques commerciales et des services financiers (07-022012)
Patrimoine canadien
Helen C. Kennedy, directrice générale associée, Industries culturelles
(15-02-2012)
Patrimoine canadien
Carla Curran, directrice, Politique et programmes de l’édition du livre
(15-02-2012)
Reebok – CCM Hockey
Eric Levert, administrateur fiscal principal international
(24-04-2012)
Silver, Robert, président, Western Glove Works
(28-02-2012)
St-Amant, René, président, Chemise Empire
(28-02-2012)
Statistique Canada
John Baldwin, directeur, Division de l’analyse économique
(01-11-2011)
Stroll, Susana, présidente, Tess Sportswear Ltd et Les Modes Sportives Valia Ltée
(02-28-2012)
Transports Canada
Gerard McDonald, sous-ministre adjoint de la sécurité et sûreté
(02-11-2011)
Transports Canada
Kam Rash, directeur général, Sécurité routière et règlements véhicules automobiles
(02-11-2011)
Vassos, Tom
(25-10-2011)
Wong, Ken, Université Queen’s
(26-10-2011)
64
ANNEXE B – AUTEURS DE MÉMOIRES QUI N’ONT PAS COMPARU DEVANT LE COMITÉ
Association des distributeurs exclusifs de livres de langue française
Pascal Chamaillard, President
BMO Marchés des capitaux
Douglas Porter, administrateur délégué et économiste en chef adjoint
Canadian Cattlemen’s Association
Ryder Lee, directeur, Relations fédérales-provinciales
Canadian Tire Corporation Ltd.
Neil Mckenna, vice-président, Transport
Chrysler Canada
Lorraine J. Shalhoub, vice-présidente, avocate générale
Producteurs laitiers du Canada
Richard Doyle, directeur administratif
Ford du Canada Limitée
Caroline Hughes, directrice, Relations gouvernementales
General Motors du Canada Limitée
Neil J. MacDonald, vice-président, Affaires de la société
Institut des fonds d’investissement du Canada
Joanne De Laurentiis, présidente et chef de la direction
Kenmar Associates
Ken Kivenko, président
L’Association de l’industrie touristique du Canada (AITC)
David Goldstein, président et chef de la direction
Trade Facilitation Services
Brian Rankin Staples
65
WITNESSES
TÉMOINS
Tuesday, February 12, 2013
Le mardi 12 février 2013
Office of the Superintendent of Financial Institutions:
Bureau du surintendant des institutions financières :
Guy Arseneau, Managing Director, Finance and Corporate
Planning Office.
Financial Transactions and Reports Analysis Centre of Canada:
Guy Arseneau, directeur général, Finances et planification intégrée.
Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada :
Hélène Filion, Assistant Director, Chief Financial Officer;
Hélène Filion, directrice adjointe et dirigeante principale des
finances;
Darlene Boileau, Deputy Director, Strategic Policy and Public
Affairs Sector.
Darlene Boileau, sous-directeur, Politiques stratégiques et affaires
publiques.
Wednesday, February 13, 2013
Le mercredi 13 février 2013
Treasury Board of Canada Secretariat:
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada :
Bill Matthews, Assistant Secretary, Expenditure Management
Sector;
Bill Matthews, secrétaire adjoint, Secteur de la gestion des dépenses;
Sally Thornton, Executive Director, Expenditure Management
Sector.
Sally Thornton, directrice exécutive, Secteur de la gestion des
dépenses.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
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