First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12

First Session Première session de la Forty-first Parliament, 2011-12
First Session
Forty-first Parliament, 2011-12
Première session de la
quarante et unième législature, 2011-2012
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
National Finance
Finances nationales
Chair:
The Honourable JOSEPH A. DAY
Président :
L’honorable JOSEPH A. DAY
Tuesday, April 24, 2012
Wednesday, April 25, 2012
Le mardi 24 avril 2012
Le mercredi 25 avril 2012
Issue No. 16
Fascicule no 16
Fourteenth and fifteenth meetings on:
Quatorzième et quinzième réunions concernant :
The study on the potential reasons for price discrepancies
in respect of certain goods between Canada and
the United States, given the value of
the Canadian dollar and the effect of cross border
shopping on the Canada economy
L’étude sur les raisons pouvant expliquer les inégalités
entre les prix de certains articles vendus au Canada
et aux États-Unis, étant donné la valeur du dollar canadien
et les répercussions du magasinage transfrontalier
sur l’économie canadienne
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
49473-49482
STANDING SENATE COMMITTEE
ON NATIONAL FINANCE
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT
DES FINANCES NATIONALES
The Honourable Joseph A. Day, Chair
Président : L’honorable Joseph A. Day
The Honourable Richard Neufeld, Deputy Chair
Vice-président : L’honorable Richard Neufeld
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Buth
Callbeck
* Cowan
(or Tardif)
Finley
Gerstein
Hervieux-Payette, P.C.
* LeBreton, P.C.
(or Carignan)
Marshall
Nancy Ruth
Peterson
Ringuette
Runciman
Buth
Callbeck
* Cowan
(ou Tardif)
Finley
Gerstein
Hervieux-Payette, C.P.
* LeBreton, C.P.
(ou Carignan)
Marshall
Nancy Ruth
Peterson
Ringuette
Runciman
* Ex officio members
(Quorum 4)
* Membres d’office
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 85(4), membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 85(4) du Règlement, la liste des
membres du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Peterson replaced the Honourable
Senator Chaput (April 25, 2012).
L’honorable sénateur Peterson a remplacé l’honorable sénateur
Chaput (le 25 avril 2012).
The Honourable Senator Chaput replaced the Honourable
Senator Peterson (April 24, 2012).
L’honorable sénateur Chaput a remplacé l’honorable sénateur
Peterson (le 24 avril 2012).
The Honourable Senator Finley replaced the Honourable Senator
Housakos (April 24, 2012).
L’honorable sénateur Finley a remplacé l’honorable sénateur
Housakos (le 24 avril 2012).
The Honourable Senator Buth replaced the Honourable Senator
Nolin (April 24, 2012).
L’honorable sénateur Buth a remplacé l’honorable sénateur Nolin
(le 24 avril 2012).
The Honourable Senator Peterson replaced the Honourable
Senator Chaput (April 24, 2012).
L’honorable sénateur Peterson a remplacé l’honorable sénateur
Chaput (le 24 avril 2012).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
25-4-2012
Finances nationales
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Tuesday, April 24, 2012
(38)
OTTAWA, le mardi 24 avril 2012
(38)
[English]
16:3
[Traduction]
The Standing Senate Committee on National Finance met
this day, at 9:30 a.m., in room 9, Victoria Building, the chair, the
Honourable Joseph A. Day, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales se
réunit aujourd’hui, à 9 h 30, dans la pièce 9 de l’édifice Victoria,
sous la présidence de l’honorable Joseph A. Day (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Buth, Callbeck, Day, Gerstein, Marshall, Nancy Ruth, Neufeld,
Peterson, Ringuette and Runciman (10).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Buth, Callbeck, Day, Gerstein, Marshall, Nancy Ruth, Neufeld,
Peterson, Ringuette et Runciman (10).
In attendance: Édison Roy-César and Terrance Thomas,
Analysts, Parliamentary Information and Research Service,
Library of Parliament; and Brigitte Lemay, Communications
Officer.
Également présents : Édison Roy-César et Terrance Thomas,
analystes, Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement; et Brigitte Lemay, agente des
communications.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, October 6, 2011, the committee continued its study
on the potential reasons for price discrepancies in respect of
certain goods between Canada and the United States, given the
value of the Canadian dollar and the effect of cross border
shopping on the Canadian economy. (For complete text of the
order of reference, see proceedings of the committee, Issue No. 5.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le
jeudi 6 octobre 2011, le comité poursuit son étude sur les raisons
pouvant expliquer les inégalités entre les prix de certains articles
vendus au Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du
dollar canadien et les répercussions du magasinage transfrontalier
sur l’économie canadienne. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi
figure au fascicule no 5 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Retail Council of Canada:
Conseil canadien du commerce de détail :
Diane J. Brisebois, President and Chief Executive Officer;
Diane J. Brisebois, présidente et chef de la direction;
Karen Proud, Vice President, Federal Government Relations.
Karen Proud, vice-présidente, Relations fédérales
gouvernementales.
Deloitte & Touche LLP:
Lisa Zajko, Senior Manager, Indirect Tax.
Reebok-CCM Hockey:
Eric Levert, International Senior Tax Manager.
Ms. Brisebois made a statement and, together with Ms. Proud,
answered questions.
Deloitte & Touche s.r.l. :
Lisa Zajko, gestionnaire supérieure, Impôt indirect.
Reebok-CCM Hockey :
Eric Levert, administrateur fiscal principal international.
Mme Brisebois fait une déclaration, puis, avec l’aide de
Mme Proud, répond aux questions.
At 10:42 a.m., the committee suspended.
À 10 h 42, la séance est suspendue.
At 10:45 a.m., the committee resumed.
À 10 h 45, la séance reprend.
Ms. Zajko made a statement and answered questions.
Mme Zajko fait une déclaration, puis répond aux questions.
Mr. Levert made a statement and answered questions.
M. Levert fait une déclaration, puis répond aux questions.
At 11:38 a.m., the committee adjourned to the call of the chair.
ATTEST:
À 11 h 38, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTESTÉ :
16:4
National Finance
25-4-2012
OTTAWA, le mercredi 25 avril 2012
(39)
OTTAWA, Wednesday, April 25, 2012
(39)
[Traduction]
[English]
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day, at 6:45 p.m., in room 9, Victoria Building, the chair, the
Honourable Joseph A. Day, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales se
réunit aujourd’hui, à 18 h 45, dans la pièce 9 de l’édifice Victoria,
sous la présidence de l’honorable Joseph A. Day (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Buth, Callbeck, Day, Gerstein, Marshall, Nancy Ruth, Neufeld,
Peterson, Ringuette and Runciman (10).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Buth, Callbeck, Day, Gerstein, Marshall, Nancy Ruth, Neufeld,
Peterson, Ringuette et Runciman (10).
In attendance: Édison Roy-César and Terrance Thomas,
Analysts, Parliamentary Information and Research Service,
Library of Parliament.
Également présents : Édison Roy-César et Terrance Thomas,
analystes, Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, October 6, 2011, the committee continued its study on
the potential reasons for price discrepancies in respect of certain
goods between Canada and the United States, given the value of
the Canadian dollar and the effect of cross border shopping on
the Canadian economy. (For complete text of the order of
reference, see proceedings of the committee, Issue No. 5.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le jeudi
6 octobre 2011, le comité poursuit son étude sur les raisons
pouvant expliquer les inégalités entre les prix de certains articles
vendus au Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du
dollar canadien et les répercussions du magasinage transfrontalier
sur l’économie canadienne. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi
figure au fascicule no 5 des délibérations du comité.)
WITNESS:
TÉMOIN :
Association of International Automobile Manufacturers of Canada:
Association des fabricants internationaux d’automobiles du Canada :
David C. Adams, President.
David C. Adams, président.
Mr. Adams made a statement and answered questions.
M. Adams fait une déclaration, puis répond aux questions.
The Honourable Senator Ringuette moved:
L’honorable sénateur Ringuette propose :
That General Motors Canada, Ford Canada and Chrysler
Canada be summoned to appear before the Standing Senate
Committee on National Finance before the committee
concludes the witnesses pertaining to the study on price
differences between Canada and the United States.
Que General Motors Canada, Ford Canada et Chrysler
Canada soient cités à comparaître devant le Comité sénatorial
permanent des finances nationales avant la fin des témoignages
dans le cadre de la présente étude sur les écarts de prix entre le
Canada et les États-Unis.
After debate, the Honourable Senator Ringuette withdrew the
motion. It was agreed that due diligence be conducted to
determine whether the reason for refusal to appear relates to a
class action that in itself relates to pricing, and that the chair and
deputy chair report back their findings to the committee.
Après débat, l’honorable sénateur Ringuette retire sa motion.
Il est convenu qu’une vérification préalable soit effectuée afin de
déterminer si le refus de témoigner a pour motif un recours
collectif portant sur l’établissement des prix, et que le président et
le vice-président fassent rapport de leurs conclusions au comité.
At 7:52 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 19 h 52, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Jodi Turner
Clerk of the Committee
25-4-2012
Finances nationales
16:5
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Tuesday, April 24, 2012
OTTAWA, le mardi 24 avril 2012
The Standing Senate Committee on National Finance met
this day at 9:30 a.m. to study the potential reasons for price
discrepancies in respect of certain goods between Canada and
the United States, given the value of the Canadian dollar and the
effect of cross-border shopping on the Canadian economy.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales se
réunit aujourd’hui, à 9 h 30, afin d’étudier les raisons pouvant
expliquer les inégalités entre les prix de certains articles vendus
au Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du dollar
canadien et les répercussions du magasinage transfrontalier sur
l’économie canadienne.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[English]
The Chair: I call this meeting of the Standing Senate
Committee on National Finance to order.
[Translation]
Honourable senators, this morning we are going to continue
our special study on the potential reasons for price discrepancies
in respect of certain goods between Canada and the United States.
[English]
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Traduction]
Le président : La séance est ouverte.
[Français]
Honorables sénateurs, ce matin nous allons poursuivre notre
étude spéciale sur les raisons pouvant expliquer les inégalités entre
les prix de certains articles vendus au Canada et aux États-Unis.
[Traduction]
Colleagues, in our first session this morning, we are very
pleased to welcome the Retail Council of Canada. We have been
looking forward to this meeting, and we are glad that we have
been able to work out a time when we could get together on this
interesting price study.
Chers collègues, à l’occasion de notre première séance de la
matinée, nous sommes très heureux d’accueillir le Conseil canadien
du commerce de détail. Nous attendions avec impatience cette
réunion et nous sommes ravis d’avoir pu trouver un moment pour
nous rencontrer dans le cadre de cette intéressante étude
concernant les prix.
Appearing before us this morning, for the first panel, are Diane
Brisebois, President and Chief Executive Officer; and Karen Proud,
Vice President, Federal Government Relations.
Le premier groupe de témoins à comparaître ce matin est
composé de Diane Brisebois, présidente et chef de la direction, et de
Karen Proud, vice-présidente, Relations fédérales gouvernementales.
Ms. Brisebois, I understand that you have a few introductory
comments, and we have all received a copy of the material that
you have circulated in both of our official languages.
Madame Brisebois, je crois savoir que vous avez quelques
observations préliminaires à faire, et nous avons tous reçu une
copie du matériel rédigé dans les deux langues officielles que vous
avez distribué.
Diane J. Brisebois, President and Chief Executive Officer,
Retail Council of Canada: Since we have five minutes or so to
present our comments and recommendations on the difference in
retail prices between Canada and the U.S., I will get to the point
immediately and will hope that you have time to carefully review
our submission, which includes more details about the matter at
hand. We sincerely hope that our testimony and the facts we are
about to present will lead to real action by the federal government
to begin to level the playing field for retailers in Canada.
Diane J. Brisebois, présidente et chef de la direction, Conseil
canadien du commerce de détail : Comme nous disposons
d’environ cinq minutes pour formuler nos commentaires et nos
recommandations en ce qui a trait aux inégalités entre les prix de
certains articles vendus au Canada et aux États-Unis, je vais aller
droit au but et espérer que vous aurez le temps de bien examiner
notre mémoire, qui étudie la question plus en profondeur. Nous
espérons sincèrement que notre témoignage et l’information que
nous nous apprêtons à vous fournir amèneront le gouvernement
fédéral à prendre des mesures concrètes en vue d’établir des règles
du jeu équitables pour les détaillants canadiens.
It is also important to note, Mr. Chair, that retailers across
Canada believe and understand that consumers have every right
to shop when and where they want. Retailers compete locally and
globally, and their only request is to ensure that governments in
Canada strive to establish an environment where businesses in
this country can compete on a level playing field.
Par ailleurs, monsieur le président, il est important de noter que
les détaillants de partout au Canada estiment qu’effectivement, les
consommateurs ont tout à fait le droit de magasiner là où ils le
souhaitent. Les détaillants se livrent une concurrence aux échelles
tant locale que mondiale, et ils veulent seulement s’assurer que les
administrations canadiennes prennent les moyens pour que les
entreprises du pays puissent le faire à armes égales.
16:6
National Finance
[Translation]
Of course, we will be delighted to answer any questions you
may have after our presentation.
[English]
25-4-2012
[Français]
Évidemment, il nous fera grand plaisir de répondre à toutes vos
questions après notre présentation.
[Traduction]
It has been clear from the beginning of this study that this is a
complex issue. We are sympathetic to the frustration you
expressed during one of the past meetings, Senator Day, when
you mentioned specifically:
Il est clair, depuis le tout début de l’étude, qu’il s’agit d’une
question complexe. Monsieur le président, nous comprenons la
frustration que vous avez exprimée au cours d’une réunion
antérieure quand vous avez déclaré ceci :
The frustration we have is that we keep hearing from
witnesses saying it could be any of a number of factors. We
would like to try to reduce that number of factors so that we
can understand the significant ones. . . .
Notre frustration tient au fait que les témoins nous disent
qu’il pourrait y avoir un certain nombre de facteurs en jeu.
Nous aimerions essayer de réduire le nombre de ces facteurs
afin de comprendre ceux qui sont importants...
In response to that comment, we are here to focus on four
significant areas that we believe to be the largest contributing
factors to the difference in retail pricing between both countries.
En réaction à ce commentaire, nous sommes ici pour mettre en
évidence quatre aspects importants qui, selon nous, constituent les
principaux facteurs expliquant les différences entre les prix de
détail du Canada et des États-Unis.
The four factors include import duties on finished goods,
supply management affecting prices of food products such as
dairy and poultry, vendor pricing in Canada, and regulatory
harmonization. Quickly, let me address import duties.
Les quatre facteurs sont les droits à l’importation sur les produits
finis qui entrent au Canada, la gestion de l’offre — qui a un effet sur
le prix de denrées alimentaires comme les produits laitiers et la
volaille —, les prix exigés par les fournisseurs au Canada et
l’harmonisation de la réglementation. Rapidement, si vous le voulez
bien, je vais aborder la question des droits à l’importation.
One of the main areas where the federal government does have
a role to play is in eliminating the outdated tariffs on finished
goods entering into Canada. While you have heard from some
witnesses that these tariffs are only applied to 10 per cent of all
products entering Canada, they are overly represented at the retail
level. For some retailers, they may account for nearly
100 per cent of the items they import and sell in this country.
Un des principaux aspects à l’égard desquels le gouvernement
fédéral doit jouer un rôle est l’élimination des tarifs obsolètes sur
les produits finis qui entrent au Canada. Certains témoins vous
ont dit que ces tarifs ne s’appliquent qu’à 10 p. 100 de tous les
produits importés, mais c’est surtout l’industrie du commerce de
détail qui écope. Pour certains détaillants, ces tarifs s’appliquent à
presque tous les articles qu’ils importent et vendent au pays.
As an example, on page 9 of our English submission and on
page 8 of the French submission, we have listed the tariffs applied
to hockey products. We thought that that was appropriate,
considering the next witness. For the most part, there are no
duties applied in the U.S., yet the same products entering into
Canada carry tariffs as high as 18 per cent. Page 10 of our brief
provides another sample list of some of the tariffs that we believe
should be eliminated. As a retailer, hearing that these tariffs do
not impact the price of goods is quite shocking.
À titre d’exemple, à la page 9 de la version anglaise et à la page 8
de la version française de notre mémoire, nous avons dressé la liste
des tarifs qui s’appliquent aux articles de hockey. Cela nous
semblait opportun, compte tenu du prochain témoin. Dans la
plupart des cas, aucun droit n’est exigé pour ces articles aux ÉtatsUnis; pourtant, ces mêmes articles sont assujettis ici à des tarifs
pouvant atteindre 18 p. 100. À la page 10 de notre mémoire se
trouve une autre liste de tarifs qui, à notre avis, devraient être
éliminés. Il est plutôt choquant, à titre de détaillant, d’entendre que
ces tarifs n’ont pas d’incidence sur le prix des biens.
The second factor is supply management. One area that has
not been discussed at this committee is the issue of supply
management and its effect on the difference in pricing for dairy
and poultry products between Canada and the U.S.
Le deuxième facteur est la gestion de l’offre. Le comité n’a pas
discuté de cette question et de ses effets sur l’écart entre les prix
des produits laitiers et de la volaille au Canada et aux États-Unis.
While retailers fully respect and support Canada’s agricultural
community, we do know from our members that these products
are the most popular products purchased by consumers during
the great majority of cross-border shopping, same-day trips.
Bien que les détaillants respectent et appuient sans réserve la
communauté agricole canadienne, nos membres nous ont signalé
que ce sont surtout ces produits que les consommateurs vont acheter
aux États-Unis quand ils y vont pour une journée de magasinage.
We understand that this is a sensitive issue, but if this
committee is really going to look at factors that contribute to
the differences in pricing between Canada and the U.S, it would
be remiss in not addressing supply management in some way. At
Nous comprenons qu’il s’agit d’une question délicate, mais si le
comité souhaite vraiment examiner les facteurs qui contribuent
aux écarts de prix observés au Canada et aux États-Unis, ce serait
faire preuve de négligence que de ne pas aborder d’une façon ou
25-4-2012
Finances nationales
16:7
the very least, should the current system continue to be sustained,
the government must acknowledge its role in supporting
marketing boards and higher prices in Canada for those
popular grocery products.
d’une autre la gestion de l’offre. À tout le moins, si on continue à
soutenir le système actuel, le gouvernement doit reconnaître son
rôle pour ce qui est d’appuyer les offices de commercialisation et
les prix plus élevés qui sont pratiqués au Canada en ce qui
concerne les produits alimentaires populaires.
If the government wanted to provide retailers in this country
with a level playing field, they would exempt or restrict these
supply-managed products from personal exemption, as they do
with tobacco and alcohol, and actively enforce those rules at the
border.
Si le gouvernement voulait uniformiser les règles du jeu pour
les détaillants canadiens, il éliminerait ou limiterait l’exemption
personnelle accordée à l’égard des produits soumis à la gestion de
l’offre, comme il le fait pour le tabac et l’alcool, et appliquerait
rigoureusement ces règles à la frontière.
The third factor, which I think will create quite a bit of
discussion, is country pricing. In some cases, it is referred to as
multinational vendor pricing. It should be noted that the majority
of products that retailers buy are sourced in Canada, unless
imported from Asia or Europe, and they are not sourced directly
from the U.S. Country pricing is one of the largest contributors to
the difference in pricing, so it is important for the committee to
understand how procurement in retail works.
Le troisième facteur — qui, je pense, suscitera pas mal de
discussions — est la question de l’établissement des prix par pays.
Ce facteur est parfois appelé « l’établissement des prix par les
fournisseurs multinationaux ». Il importe de noter que la majorité
des produits achetés par les détaillants proviennent du Canada — à
moins qu’ils soient importés de l’Asie ou de l’Europe — et non pas
directement des États-Unis. Les prix pratiqués au pays sont l’une
des principales causes de l’écart des prix au pays, alors il importe
que le comité comprenne le fonctionnement de l’approvisionnement
dans le commerce de détail.
It has been suggested here that large, multinational retailers
should be able to negotiate one price from suppliers for the
products they sell in North America. Nothing could be further
from the truth. The reality is that suppliers of products — those
where you would tend to see the greatest difference in pricing —
will at times charge Canadian retailers up to 50 per cent more to
buy those products than they charge retailers in the U.S.
On a laissé entendre ici que les grandes multinationales de
détail devraient pouvoir négocier avec les fournisseurs un prix fixe
pour les produits qu’elles vendent en Amérique du Nord. Or, rien
n’est plus faux. En réalité, les fournisseurs de produits — ceux qui
tendent à afficher le plus grand écart de prix — demandent parfois
aux détaillants canadiens un prix jusqu’à 50 p. 100 supérieur à
celui demandé aux détaillants américains.
Contracts with suppliers are negotiated on a country-bycountry basis, and while there is some room for negotiation,
retailers are often at the mercy of a vendor’s Canadian price list.
Suppliers tell retailers that the reasons for the differences in
pricing are the following: one, it is what the market can bear; two,
it is a smaller country, thus more expensive — an issue of scale;
and, three, higher prices are necessary to compensate our
Canadian distributors and wholesalers.
Les contrats avec les fournisseurs sont négociés à l’échelon
national, et, bien qu’il y ait une certaine marge de négociation, les
détaillants se trouvent souvent à la merci de fournisseurs qui exigent
des prix fixes pour le marché canadien. Les fournisseurs justifient
ainsi les différences de prix aux détaillants : premièrement, le prix
correspond à ce que peut tolérer le marché; deuxièmement, le
Canada est un marché plus petit, donc cela coûte plus cher — c’est
une question d’échelle; troisièmement, les prix supérieurs sont
nécessaires pour que les distributeurs et les grossistes canadiens
obtiennent leur part.
On page 7 of our submission, we have provided a generalized
list of just some of the everyday products that Canadians buy and
the differences in what retailers pay for them in the U.S. and in
Canada. Let me note here that these examples come not from
small but from large retailers. This is just a small sample of items
to illustrate our point.
La page 7 de notre mémoire contient une liste générale de
certains produits d’usage courant que les Canadiens achètent et des
différences dans le prix payé respectivement par les détaillants
américains et canadiens. J’aimerais préciser que ces exemples ont
trait non pas à de petits, mais à de gros détaillants. C’est simplement
une brève liste d’articles visant à illustrer notre propos.
Retail private brands have been growing in an effort by
retailers to be more competitive, but consumers are still looking to
buy name brands. This is where you will continue to see the large
price discrepancies in many categories.
Les marques maison de détaillants ont connu un essor en
raison des efforts déployés par ces derniers pour être plus
compétitifs, mais les consommateurs souhaitent encore acheter
des articles de marques bien connues. C’est là qu’on continue à
voir les plus grands écarts de prix dans de nombreuses catégories.
While we do not believe that the federal government has a
direct role to play in this area, we do believe that this is important
for the committee to reflect in its final report and to set the record
Bien que nous ne croyions pas que le gouvernement fédéral a
un rôle direct à jouer à ce chapitre, nous pensons qu’il est
important que le comité mentionne ce facteur dans son rapport
16:8
National Finance
25-4-2012
straight about vendor pricing in Canada. We certainly would
encourage you to look into this matter more fully.
final et fasse une mise au point au sujet de l’établissement des prix
par les fournisseurs au Canada. Nous vous encouragerions
certainement à étudier ce sujet plus en profondeur.
Finally, on regulatory harmonization, I would like to speak
briefly about the need for better harmonization of regulations and
policies within the federal government as well as between Canada
and the U.S. Lack of harmonization and different standards and
requirements all contribute to increased prices of products in
Canada.
Enfin, pour ce qui est de l’harmonisation de la réglementation,
j’aimerais brièvement parler du besoin de mieux harmoniser les
règlements et politiques au sein du gouvernement fédéral, de
même qu’entre le Canada et les États-Unis. Les lacunes à ce
chapitre et les différentes normes et exigences contribuent toutes à
l’augmentation du prix des produits vendus au Canada.
We applaud the government’s creation of the Canada-U.S.
Regulatory Cooperation Council. However, even after this was
announced in February 2011, our submission provides the example
of new car seat testing regulations that came into force in Canada
which were not at all harmonized with the U.S. Our submission
speaks in more detail to this, so I will not go into the details in my
remarks. Suffice to say that while we are supportive of this
initiative, we remain a bit skeptical about its implementation.
Nous nous réjouissons de la création par le gouvernement du
Conseil de coopération canado-américain en matière de
réglementation. Cependant, notre mémoire donne un exemple de
nouvelles exigences concernant la mise à l’essai de sièges d’auto qui
n’étaient pas du tout harmonisées avec la réglementation
américaine, mais qui sont pourtant entrées en vigueur après
l’annonce de la création du Conseil en février 2011. Notre mémoire
fournit plus de renseignements à ce sujet, alors je n’entrerai pas
dans les détails. Disons seulement que, même si nous appuyons
cette initiative, nous sommes un peu sceptiques à l’égard de sa mise
en œuvre.
We also applaud the government’s creation of the Red Tape
Reduction Commission and the implementation of a ‘‘one-for-one’’
rule to control the administrative burden associated with regulation
on business. Our submission again includes recommendations to
assist in meeting those objectives.
Nous félicitons par ailleurs le gouvernement de la création de la
Commission sur la réduction de la paperasse et de l’établissement
d’une règle « un-pour-un » en vue de contrôler le fardeau
administratif de la réglementation sur les entreprises. Notre
mémoire contient également des recommandations visant à
faciliter la réalisation de ces objectifs.
Mr. Chair, in conclusion, I would like to thank the committee
for providing us this opportunity to bring forward the views of
the 45,000 retailers we represent across the country. I would urge
the committee to help set the record straight about the real causes
of price differences in Canada versus the U.S. and consider the
recommendations we have presented in our submission.
En conclusion, monsieur le président, j’aimerais remercier le
comité de nous avoir donné l’occasion d’exprimer le point de vue
des quelque 45 000 détaillants que nous représentons à l’échelle
du pays. J’exhorte le comité à rectifier les faits en ce qui a trait aux
causes réelles des écarts de prix des produits vendus au détail au
Canada par rapport aux États-Unis et à tenir compte des
recommandations contenues dans notre mémoire.
The Chair: Thank you very much, Ms. Brisebois. Your
submission is very extensive. We have not had an opportunity
to review it in detail, but we do very much appreciate the work
that you have put into preparing this for us. There is a lot of
interesting background and information here.
Le président : Merci beaucoup, madame Brisebois. Votre
mémoire est très complet. Nous n’avons pas eu l’occasion de
l’examiner en détail, mais nous apprécions beaucoup les efforts
que vous avez investis dans la rédaction de ce document à notre
intention. Il contient beaucoup de renseignements intéressants sur
le contexte et la situation.
On your four points, we appreciate your analyzing those. As
far as supply management is concerned, you are quite right that if
we are looking at the global picture in Canada, we have to
mention it. We have decided we would not be studying that as a
separate subject for this report, but it may well be that this
committee might decide to pursue something along those lines at
a later stage. It will be mentioned, but those goods will be
excluded from our study.
Nous vous remercions de votre analyse des quatre facteurs que
vous avez mentionnés. En ce qui concerne la gestion de l’offre,
vous avez raison de dire qu’il faut prendre cette question en
compte pour envisager globalement la situation au Canada. Nous
avons décidé de ne pas l’aborder séparément dans le cadre de
notre rapport, mais le comité pourrait bien décider de faire
quelque chose à ce sujet plus tard. Les produits soumis à la
gestion de l’offre seront mentionnés, mais ils ne seront pas visés
par notre étude.
On your comment with respect to regulatory harmonization,
does the Retail Council of Canada participate in the regulatory
council that was created?
Pour revenir à votre commentaire concernant l’harmonisation
de la réglementation, est-ce que le Conseil canadien du commerce
de détail participe au conseil de réglementation qui a été créé?
25-4-2012
Finances nationales
16:9
Karen Proud, Vice President, Federal Government Relations,
Retail Council of Canada: We do indirectly. We have not been
part of the direct group that was brought together for the RAC,
but we indirectly contribute through our submissions to the
government to that initiative.
Karen Proud, vice-présidente, Relations fédérales gouvernementales,
Conseil canadien du commerce de détail : Oui, mais indirectement.
Nous ne faisons pas directement partie du conseil, mais nous y
contribuons indirectement en présentant nos observations au
gouvernement dans le cadre de cette initiative.
The Chair: It was announced and established in February
of 2011; did I understand that correctly?
Le président : Si j’ai bien compris, il a été créé et annoncé en
février 2011?
Ms. Proud: Yes, that is correct.
The Chair: You have some concerns about its implementation
at this stage, do you?
Ms. Proud: Yes.
Mme Proud : Oui, c’est exact.
Le président : Vous avez certaines préoccupations concernant
sa mise en œuvre à ce stade, n’est-ce pas?
Mme Proud : Oui.
The Chair: There may be other senators who wish to pursue
that. I am just trying to lay the groundwork.
Le président : Peut-être que d’autres sénateurs ont des
questions à ce sujet. J’essaie seulement de préparer le terrain.
Senator Neufeld: The cross-border exemptions that were raised
in the budget obviously have not been changed for a long time. I
think the government wanted to try to harmonize them more with
the actual experience of U.S. travellers, and to lessen the
difficulties getting across the border and those kinds of things.
However, they did not change the 24-hour rule. If a traveller is
away for 24 hours, the amount stays the same.
Le sénateur Neufeld : De toute évidence, les exemptions relatives
aux achats transfrontaliers qui ont été abordées dans le budget n’ont
pas été modifiées depuis longtemps. Je pense que le gouvernement
voulait essayer de les harmoniser davantage avec les expériences
vécues par les voyageurs américains et atténuer les difficultés
rencontrées au moment de franchir la frontière, entre autres choses.
Toutefois, il n’a pas changé la règle des 24 heures. Si un voyageur
passe 24 heures à l’étranger, le montant demeure le même.
Would you say it is beneficial to those businesses on the
Canadian side of the border that that part was not changed?
Would you talk a little bit about those exemptions being increased
and also the 24-hour one, please?
Trouvez-vous avantageux pour les entreprises situées de notre
côté de la frontière que cette disposition demeure inchangée?
Pourriez-vous parler un peu de l’augmentation de ces exemptions
et de la règle des 24 heures, s’il vous plaît?
Ms. Brisebois: Let me say, senator, that we were indeed
surprised that the exemptions were changed in this budget
specifically because of this committee. This committee was
tasked to look at the differences in pricing between Canada and
the U.S., and obviously cross-border shopping is an important
element of that study. However, in saying that, you are correct
that there was no change in exemption for same-day trip. I am
trying not to be jaded here in my comments, but that will be
difficult. What is the difference in changing the exemption if there
is no checking at the border if everyone is flagged in? To be
realistic, we all understand that the main focus at the border is
security and so we already know that they tend to be a bit more —
I was going to use the word ‘‘liberal,’’ but that may not be the
right word to use in this instance.
Mme Brisebois : Laissez-moi vous dire, monsieur le sénateur,
que nous avons été étonnés de voir qu’on a changé les exemptions
dans le cadre du dernier budget, précisément à cause du comité.
Le comité a été chargé d’examiner les différences entre les prix de
certains articles vendus au Canada et aux États-Unis, et le
magasinage transfrontalier représente certes un élément
important de cette étude. Toutefois, vous avez raison de dire
qu’aucun changement n’a été apporté à l’exemption liée aux
voyages de moins de 24 heures. Je vais essayer de ne pas me
montrer cynique dans mes commentaires, mais ce sera difficile. À
quoi bon modifier l’exemption si on n’effectue aucune vérification
à la frontière et si on laisse passer tout le monde? Nous sommes
réalistes : nous comprenons tous que la frontière vise
principalement à assurer la sécurité, alors nous savons déjà que
les douaniers ont tendance à être un peu plus... J’allais dire
« libéraux » mais ce n’est peut-être pas le mot à utiliser ici.
Senator Neufeld: For some it may, but for others it may not.
Le sénateur Neufeld : Pour certains, ce peut l’être, mais pas
pour tout le monde.
Ms. Brisebois: Very few people are stopped at the border when
they are coming back.
Mme Brisebois : Très peu de gens font l’objet d’un contrôle à la
frontière à leur retour au pays.
We held a town hall meeting in Niagara Falls for the businesses
in that area and it was a real eye-opener. Number one, most of the
people do regular same-day trips, and our submission shows that
that has increased substantially. They are buying dairy products,
poultry, cigarettes, beer and gasoline. All of those things are
extremely important for local communities, including your gas
Nous avons tenu à Niagara Falls une séance de discussion
ouverte à l’intention des entreprises de cette région, et cela s’est
révélé très éclairant. Tout d’abord, la plupart des gens effectuent
couramment des voyages de moins de 24 heures, et notre mémoire
montre que le nombre de voyages de cette nature s’est
considérablement accru. Les gens achètent des produits laitiers,
16:10
National Finance
25-4-2012
station, your convenience store, your local grocery store, and
most of them are franchisees. Therefore, it would be incorrect to
assume that because there have been no changes to the exemption
for same-day trips, it has no negative impact on those
communities. Saying that, though, we cannot build walls to
stop consumers from shopping where they do want to shop. It is
an ongoing challenge and it will continue to be as our dollar
remains strong.
de la volaille, des cigarettes, de la bière et de l’essence. Toutes ces
choses sont extrêmement importantes pour les collectivités
locales, y compris pour les stations-service, les dépanneurs, les
épiceries — et la plupart de ces commerces sont franchisés. Il
serait donc erroné de supposer qu’il n’y a pas eu de conséquences
négatives pour ces collectivités parce que l’exemption relative aux
voyages de moins de 24 heures n’a pas été modifiée. Quoi qu’il en
soit, nous ne pouvons pas construire des murs pour empêcher les
consommateurs de magasiner là où ils le souhaitent. Cette
situation pose problème à l’heure actuelle et, comme notre
devise demeure forte, cela ne risque pas de changer.
Senator Neufeld: That is an interesting response. Would you
agree, then, that we should lift all exemptions, that there should
be absolutely no exemptions at all, just let them go? I somewhat
understand your jaded view about how many people are checked.
I do not know how many people you would have to increase at
border crossings to check everyone. That could be pretty difficult.
As far as I am aware, it has been the same for a long time. I do not
live close to a border, so I do not get to run across the border to
buy gasoline and whatnot. I am not familiar with how much it
actually happens.
Le sénateur Neufeld : Quelle réponse intéressante. Diriez-vous,
dans ce cas, que nous devrions abolir toutes les exemptions, qu’il
devrait n’y en avoir absolument aucune et qu’on devrait
simplement laisser les consommateurs magasiner là-bas? Je
comprends un peu votre cynisme à l’égard du nombre de
personnes qui font l’objet d’un contrôle. Je ne sais pas combien
d’agents additionnels il faudrait aux douanes pour contrôler tout
le monde. Ce serait assez difficile à réaliser. À ma connaissance, il
en est ainsi depuis longtemps. Je n’habite pas près d’une frontière,
alors je n’ai pas la possibilité de la franchir pour acheter de
l’essence, entre autres choses. Je ne sais pas dans quelle mesure
cette pratique est courante.
There is something to be said for not being able to stop
everyone. At least the government left the 24-hour rule in place.
Hopefully most people have some sense of, ‘‘I cannot bring $200
back when I am just going over for a couple of hours because I
might get caught.’’ Who knows when someone might be pulled
over and caught.
Bien sûr, on ne peut pas contrôler tout le monde, mais au
moins, le gouvernement a maintenu la règle des 24 heures.
Espérons que la plupart des gens renonceront à rapporter
pour 200 $ d’articles après un voyage de seulement deux ou
trois heures aux États-Unis parce qu’ils savent qu’ils pourraient se
faire prendre. Les gens ne peuvent pas savoir s’ils vont subir un
contrôle et se faire prendre.
Ms. Brisebois: You make very good points, senator. I do not
think we are arguing the exemption as such. We are saying,
however, that if we are going to point the finger at the retail
community and say, ‘‘You must adjust your prices to be
competitive with the U.S.,’’ then our responsibility as an
industry is to come to you and say, ‘‘Let us make sure we have
a level playing field.’’ That does not mean building walls at the
border. Remember, senator, that close to 85 per cent of the
population lives within an hour of the border, and so it does have
real impacts to communities. This is also an enormous number of
tax dollars not coming back into Canada.
Mme Brisebois : Vous soulevez d’excellents points, sénateur. Je
ne pense pas que nous contestions l’exemption elle-même.
Cependant, ce que nous disons, c’est que si l’on se met à blâmer
la communauté des détaillants et qu’on leur dit qu’ils doivent
modifier leurs prix afin d’être concurrentiels avec ceux des ÉtatsUnis, alors notre responsabilité en tant qu’industrie est de vous
dire : assurons-nous d’être sur un pied d’égalité avec nos
concurrents. Cela ne veut pas dire qu’il faut construire des murs à
la frontière. Rappelez-vous, sénateur, que près de 85 p. 100 de la
population vit à moins d’une heure de la frontière, alors cela
entraîne des répercussions concrètes sur les collectivités. Par ailleurs,
le Canada est ainsi privé d’un énorme montant en recettes fiscales.
If there are ways we can work with you and with government
to level the playing field, then I think that will go a long way to
make sure we have strong communities in this country.
Si, d’une façon ou d’une autre, nous pouvons travailler avec
vous et avec le gouvernement afin d’uniformiser les règles du jeu,
je pense que cela contribuera grandement à la vitalité des
collectivités canadiennes.
Senator Buth: Can you provide us with more details on the
requirements of suppliers who demand certain prices for
products? Clearly, suppliers are looking for profit as are
retailers. However, I would assume there would be some
competition between suppliers so that a retailer essentially could
reduce their costs; or there would be some ability to shop around
in terms of the products. Is it true that there is competition
Le sénateur Buth : Pourriez-vous nous fournir plus de
renseignements sur les exigences des fournisseurs qui demandent
certains prix pour leurs produits? Bien sûr, les fournisseurs, tout
comme les détaillants, cherchent à faire des profits. Toutefois, je
suppose que les fournisseurs doivent se livrer une certaine
concurrence; les détaillants peuvent alors réduire leurs coûts ou,
à tout le moins, comparer les prix. Est-il vrai qu’il y a de la
25-4-2012
Finances nationales
16:11
between suppliers? Can you describe the issue a bit more? Are
there products where there is no competition — where the
supplier is essentially the sole source of a product?
concurrence entre les fournisseurs? Pouvez-vous nous donner
quelques précisions à ce chapitre? Y a-t-il des produits pour
lesquels on ne se livre aucune concurrence — des produits dont un
fournisseur est essentiellement l’unique source?
Ms. Brisebois: In short, the answer to both questions would be
yes. To provide a bit more detail, when we talk about ‘‘country
pricing,’’ we are talking about products that are sold at a much
higher price to retailers in Canada. We are not using the same
brush to paint over the entire supplier community. However,
there is no question that there are suppliers who carry important
brands — recognized brands. To their credit, they have built that
value behind the brand and consumers want that brand; so they
are able to dictate.
Mme Brisebois : La réponse brève à ces deux questions serait oui.
Pour vous donner un peu plus de détails, je dirais que
l’« établissement de prix par pays » concerne des produits vendus
aux détaillants canadiens à un prix bien plus élevé. Cela ne s’applique
pas à tous les fournisseurs. Toutefois, il ne fait aucun doute que
certains fournisseurs vendent des produits de grandes marques — de
marques connues. Ils ont su mettre ces marques en valeur — ce qui
est tout à leur honneur —, et les consommateurs souhaitent les
acheter, alors les fournisseurs peuvent imposer des prix.
I do not think retailers in Canada argue that. Retailers in
Canada, be they extensions of a U.S. company or a Canadianbased domestic company, understand the fact that scale is
different in that we are 10 per cent of the U.S. market.
However, we also understand that when the Canadian dollar
started to rise, it was not only retailers who were importing who
were benefiting, but also a great number of suppliers. Retailers in
Canada did not see the prices go down, as was expected, because
of the benefit that the suppliers, or in fact wholesalers and
distributors, were enjoying with the strong Canadian dollar.
Je ne pense pas que les détaillants du Canada s’opposent à cela.
Qu’il s’agisse d’entreprises fondées au Canada ou de filiales
d’entreprises américaines, les détaillants comprennent que
l’échelle est différente, puisque le marché canadien correspond à
environ 10 p. 100 du marché américain. Cependant, nous
comprenons aussi que, lorsque le dollar canadien a commencé à
s’apprécier, si les détaillants importateurs en ont profité, de
nombreux fournisseurs en ont fait tout autant. Les détaillants au
Canada n’ont pas vu les prix baisser comme ils s’y attendaient, car
les fournisseurs — ou plutôt les grossistes et les distributeurs —
tiraient profit de la vigueur de la devise canadienne.
We would rather not name companies, but we have gone as far
as to provide some samples. You can fill in the names of those
well-known brands. If I am a sporting goods retailer in this
country and I do not carry Reebok or Nike, chances are that I will
not have too much retail traffic in my store. God bless those
manufacturers because they have built that brand recognition.
That explains why they also sometimes have the ability to tell a
Canadian retailer or a subsidiary of a North American retailer
how much they will sell a product for if the retailer wants it in
their store.
Nous préférons ne pas nommer d’entreprises, mais nous avons
tout de même fourni des exemples. Vous pouvez deviner vousmêmes les marques connues dont il est question. Si un détaillant
canadien d’articles de sport ne vend pas de produits Reebok ou
Nike, il n’y aura probablement pas beaucoup d’achalandage dans
son commerce. Bravo à ces fabricants, car ils ont réussi à faire
reconnaître leur marque. Voilà pourquoi ils peuvent parfois
imposer un certain prix à un détaillant canadien ou à une filiale
d’un détaillant nord-américain qui souhaite offrir un produit de
cette marque.
The other challenge, which is the reality of a smaller market, is
that certain products are not available in Canada. We have a lot
of retailers who tell us they go to trade shows in the U.S. and once
they admit that they are a Canadian retailer, the door opens and a
Canadian price list is provided; that is a reality. As well in some
cases those manufacturers have decided not to make that product
available in Canada in a brick-and-mortar store. Those create a
lot of challenges, but the biggest concern is vendor pricing on a
fairly large number of branded products. It is difficult to explain a
35 per cent or 40 per cent difference in pricing between what is
sold to a retailer in the U.S. versus in Canada.
L’autre difficulté — propre aux petits marchés —, c’est que
certains produits ne sont pas disponibles au Canada. Nombre de
détaillants nous disent que, lorsqu’ils participent à des foires
commerciales aux États-Unis et qu’ils s’identifient en tant que
détaillants canadiens, on leur fournit une liste de prix pour le
Canada. C’est ainsi. En outre, dans certains cas, les fabricants ont
décidé qu’un certain produit ne sera pas offert en magasins au
Canada. Cela crée de nombreuses difficultés, mais c’est surtout
l’établissement des prix par les fournisseurs qui pose problème
pour un nombre assez grand de produits de marque. Il est difficile
d’expliquer pourquoi les détaillants canadiens doivent parfois
payer un prix de 35 à 40 p. 100 plus élevé que celui demandé aux
détaillants américains.
Senator Buth: Do you have any recommendations in terms of
what could be done about this?
Le sénateur Buth : Avez-vous des recommandations à faire à
cet égard?
16:12
National Finance
25-4-2012
Ms. Brisebois: Our submission speaks to that. We are very
clear. We do not believe that government should be involved in
the contractual agreements between a retailer and a supplier. That
is a business discussion, and our retailers certainly are becoming
much more assertive in the way that they negotiate.
Mme Brisebois : Notre mémoire traite de cette question. Nous
sommes très clairs. Nous ne pensons pas que le gouvernement
devrait jouer un rôle dans les ententes contractuelles entre les
détaillants et les fournisseurs. Ces discussions concernent les
entreprises, et nos détaillants, certes, se montrent beaucoup plus
fermes dans leurs négociations.
Of greatest concern to us, and we hope it will be reflected in the
committee’s report, is the fact that the finger has been pointed
99 per cent of the time at the retailer. We have heard government
officials, media and economists, misinformed I should say,
suggest that retailers are gouging consumers. The problem with
retailers is that they are in the business of trying to stay under the
radar screen. They are there to serve a variety of consumers;
certainly, they are not there to alienate their suppliers. If I know
that all my customers want a particular tire, and it is 40 per cent
more than what that tire manufacturer is selling to my competitor
in the U.S., I will negotiate as much as I can; but I still need to
carry that product. However, the retailer will not publicly admit
that brand A is selling at that much because the last thing that
retailer wants is to lose the ability to be able to stock that product.
Therein lies the challenge.
Notre principale préoccupation — et nous espérons qu’elle sera
abordée dans le rapport du comité — tient au fait que, dans
99 p. 100 des cas, on jette le blâme sur les détaillants. Nous avons
entendu des représentants gouvernementaux, des journalistes et des
économistes — mal informés, je dirais — laisser entendre que les
détaillants exploitent leurs clients. Le problème des détaillants, c’est
qu’ils ont affaire à ne pas se mettre personne à dos. Ils veulent servir
une clientèle variée; alors, bien sûr, ils ne souhaitent pas se brouiller
avec leurs fournisseurs. Si un détaillant sait que tous ses clients
veulent des pneus d’une marque donnée et que le fabricant pratique
un prix de 40 p. 100 supérieur à ce qui est demandé à un détaillant
américain, il fera tout son possible pour négocier un prix plus bas,
mais il devra tout de même offrir ce produit. Cependant, le
détaillant n’admettra pas publiquement qu’un produit d’une
marque connue se vend à un certain prix, car il ne veut pas
perdre sa capacité de se procurer le produit. Voilà la difficulté.
We are asking this committee to at least highlight that fact
because retailers are feeling a bit bruised and frustrated these days
because of the assumption that they are the ones gouging consumers.
Nous demandons au comité de souligner à tout le moins ce fait,
car les détaillants se sentent quelque peu frustrés et ont l’impression
qu’on a terni leur image en supposant qu’ils exploitent les
consommateurs.
Senator Buth: Can you comment on the percentage mark-up
that retailers in Canada have versus those in the U.S.?
Le sénateur Buth : Pourriez-vous parler de la marge
bénéficiaire, en pourcentage, des détaillants canadiens par
rapport à celle des détaillants américains?
Ms. Brisebois: Thank you for asking that question. In fact, it is
specifically in the submission, on page 5 of the English version.
Ms. Proud will confirm where it can be found in the French
version. In the second paragraph on page 5 of the English version,
it shows, according to Statistics Canada, net operating profit
margins operating of 3.4 per cent versus 3.5 per cent. In fact, the
argument that retailers are making a lot more in Canada than in
the U.S. is misleading. We must also admit that Canadian
retailers have enjoyed a much healthier economic environment
than their U.S. counterparts for the past few years. That is why
we ensure that we use 2008-09 figures so we can compare apples
with apples. However, I can assure you that those are published
and public numbers, so there is absolutely no question that it is
less challenging to run a retail business in Canada than it is in the
United States.
Mme Brisebois : Merci de la question. En fait, nous l’abordons
justement dans notre mémoire, à la page 5 de la version anglaise.
Mme Proud vous dira à quelle page de la version française figure
l’information. À la page 5 de la version anglaise, au deuxième
paragraphe, on lit que, selon Statistique Canada, les marges
opérationnelles nettes se chiffrent à 3,4 p. 100 pour les détaillants
canadiens par rapport à 3,5 p. 100 pour les détaillants américains.
De fait, il est trompeur de dire que les détaillants canadiens font
beaucoup plus de profits qu’aux États-Unis. Nous devons aussi
reconnaître que les détaillants canadiens ont évolué dans une
conjoncture beaucoup plus saine que leurs homologues
américains ces dernières années. C’est pourquoi nous avons
choisi d’utiliser les données de l’exercice 2008-2009; ainsi, nous
pouvons comparer des pommes avec des pommes. Cependant, je
peux vous assurer que ces chiffres ont été publiés et rendus
publics, alors on ne saurait douter qu’il est moins difficile
d’exploiter un commerce de détail au Canada qu’aux États-Unis.
The reality is that there are differences. It may be difficult to
explain that to consumers. Why should we do that? That is the
question we need to ask. It is also important to make sure that the
facts are made public so consumers can make a well-informed
decision.
En réalité, il existe des différences. Il peut être difficile
d’expliquer cela aux consommateurs. Pourquoi devrions-nous le
faire? Voilà la question que nous devons poser. Il importe
également de s’assurer d’informer les consommateurs afin qu’ils
puissent prendre une décision éclairée.
25-4-2012
Finances nationales
16:13
Senator Callbeck: Thank you for your comprehensive brief.
You mentioned four factors in terms of why prices might be
higher in Canada. I want to ask you to comment on remarks
made by Mark Carney, the Governor of the Bank of Canada,
when he appeared before this committee and talked about
concentration. In Canada, the top four retailers have
28 per cent of the market, as compared to in the United States
where the top four retailers have 12 per cent. He indicated that
the high concentration in Canada is a key reason for high retail
prices. Would you comment on that?
Le sénateur Callbeck : Merci de votre exposé fort complet.
Vous avez mentionné quatre raisons pour lesquelles les prix sont
peut-être plus élevés au Canada. Je voudrais que vous réagissiez
aux commentaires faits par Mark Carney, gouverneur de la
Banque du Canada, au sujet de la concentration lors de sa
comparution devant le comité. Au Canada, les quatre principaux
détaillants comptent pour 28 p. 100 du marché, alors qu’aux
États-Unis, ils comptent pour 12 p. 100 du marché. M. Carney a
déclaré que la grande concentration des parts de marché au
Canada est la principale cause des prix élevés. Avez-vous des
commentaires à faire à cet égard?
Ms. Brisebois: Would I dare contradict the Governor of the
Bank of Canada? I would and so I will disagree. He is correct with
regard to the concentration, but that is no different in a lot of
countries that are the size of Canada. We are looking at a
population of 35 million versus more than 300 million in the U.S.
People forget that we have as many people living in Canada as
live in the State of California. The environment is very different.
In Canada, because of all those factors, large retailers only remain
competitive if they get scale. In fact, I would contradict him by
saying that the larger they get, the stronger they get in this
country and the more competitive they become.
Mme Brisebois : Oserais-je contredire le gouverneur de la
Banque du Canada? La réponse est oui. Je ne suis pas d’accord
avec lui. Ce qu’il a dit au sujet de la concentration du marché est
juste, mais la situation est la même dans de nombreux pays de taille
comparable au nôtre. Le Canada compte 35 millions d’habitants,
alors que les États-Unis en comptent plus de 300 millions. Les gens
oublient que la population de l’État de la Californie équivaut à elle
seule à celle du Canada tout entier. Le contexte est très différent. En
raison de tous ces facteurs, les grands détaillants canadiens doivent
faire beaucoup de ventes pour demeurer compétitifs. En fait, je
pense le contraire de M. Carney : plus les détaillants canadiens
prennent de l’expansion, plus ils ont les reins solides et plus ils sont
compétitifs.
In fact, the media has covered retail price wars in Canada for
the last three or four years and, certainly with a lot of interest and
speculation, the recent entry of Target into Canada. We have seen
more than 100 new chains enter this country over the last
10 years. First, it is a compliment to the strength of the economy;
second, it says that they believe they can be competitive and make
money in this country; and third, it ends up being a win-win for
consumers because they have more competition, greater
assortment and great value. In fact, we believe the market here
is very competitive.
Les médias se sont justement intéressés à la guerre de prix que
les commerces de détail se livrent au Canada depuis trois ou
quatre ans et — avec assurément beaucoup d’intérêt et de
spéculation — à l’arrivée récente de Target. Plus de 100 nouvelles
chaînes se sont établies ici au cours des 10 dernières années.
Premièrement, cela témoigne de la vitalité de l’économie
canadienne; deuxièmement, cela indique que ces entreprises sont
d’avis qu’elles peuvent être concurrentielles et faire des profits ici;
troisièmement, les consommateurs ont tout à gagner, car plus la
concurrence est vive, plus il y a de diversité et de bas prix. Nous
croyons d’ailleurs que le marché canadien est très concurrentiel.
Senator Callbeck: Something else that we have heard from
witnesses regarding the retail sector in Canada is that there is low
productivity in the sector as compared to the United States. I
think one or two of the witnesses said that it was because of the
lack of competition. What are your comments on that?
Le sénateur Callbeck : Une autre chose que des témoins nous
ont dite au sujet du secteur canadien du commerce de détail, c’est
que ce secteur est peu productif comparativement à celui des
États-Unis. Je pense qu’un ou deux témoins ont attribué cela au
manque de concurrence. Qu’en pensez-vous?
Ms. Brisebois: We will provide you with a copy of the Industry
Canada study on the leading retailers in Canada, which shows
that they were and are more productive than their U.S.
counterparts. It is an interesting study. It looks at investments
and at all the productivity elements of the retail sector. It was
published about two years ago. We will ensure that every member
of this committee receives a copy. That study contradicts that
statement.
Mme Brisebois : Nous allons vous fournir une copie d’une
étude des principaux détaillants canadiens, menée par Industrie
Canada, qui montre que ces entreprises étaient et sont plus
productives que leurs homologues américains. C’est une étude
intéressante. Elle porte sur les investissements réalisés et sur tous
les facteurs de productivité du secteur de la vente au détail. Elle a
été publiée il y a environ deux ans. Nous allons nous assurer que
tous les membres du comité en reçoivent une copie. L’étude réfute
cette affirmation.
Senator Callbeck: It would be great to get that.
Le sénateur Callbeck : Elle nous serait très utile.
16:14
National Finance
25-4-2012
On page 10 of the English version you have a sample of
proposed tariffs. That is only a sample; there are many items. Are
any of these manufactured in Canada in a big way?
À la page 10 de la version anglaise, vous donnez des exemples
de tarifs proposés. Il s’agit simplement d’exemples; de nombreux
articles sont touchés. Est-ce qu’il y a parmi eux des articles
fabriqués à grande échelle au Canada?
Ms. Brisebois: Not in a big way. Most people think that
retailers source outside of Canada only because of price, but in
many cases it is because the required volume is not available in
Canada; there is greater demand than what can be supplied. That
is the greatest challenge in the retail sector.
Mme Brisebois : Pas à grande échelle. La plupart des gens
pensent que les détaillants s’approvisionnent auprès de
fournisseurs étrangers seulement à cause des prix, mais, bien
souvent, c’est parce que le volume requis n’est pas disponible au
Canada. La demande est supérieure à l’offre. Voilà la principale
difficulté que doit surmonter le secteur de la vente au détail.
In speaking with the Department of Finance, we have made it
very clear that we are proposing to look at the manufacturing
sectors that do exist in Canada. We want to and need to continue
supporting them. We want to look at the tariffs that do not have a
negative impact on those sectors, and there are many of those.
Au cours de nos discussions avec le ministère des Finances, nous
avons très clairement indiqué que nous souhaitons examiner les
secteurs manufacturiers du Canada. Nous voulons et devons
continuer à les appuyer. Nous voulons examiner les tarifs qui n’ont
pas d’incidence négative sur ces secteurs — et il y en a beaucoup.
Senator Callbeck: You will be looking at that.
Le sénateur Callbeck : Vous allez examiner ces tarifs.
Ms. Brisebois: We are, but we are also hoping that this
committee will strongly recommend the elimination of those
tariffs on finished goods where it is shown that there will not be a
negative impact on current domestic manufacturing.
Mme Brisebois : Oui, mais nous espérons aussi que le comité
recommandera vivement d’abolir les tarifs sur les produits finis
dans les cas où cette mesure n’entraînera aucune répercussion
négative sur l’actuelle production intérieure.
Senator Callbeck: Will you provide us with a complete list?
Le sénateur Callbeck : Allez-vous nous fournir la liste complète
de ces tarifs?
Ms. Brisebois: We will be pleased to do so.
Mme Brisebois : Avec plaisir.
Senator Marshall: You spoke about the four reasons for price
discrepancy. We talked about import duties, and I understand the
kinds of recommendations we could make in that regard, and the
same with supply management.
Le sénateur Marshall : Vous avez donné quatre raisons pour
expliquer les inégalités entre les prix. Nous avons parlé des droits à
l’importation, et je comprends quel genre de recommandations nous
pourrions faire à cet égard et en ce qui a trait à la gestion de l’offre.
Will you speak a little more about vendor pricing? Did I
understand from you that there was no recommendation we could
make that would address that issue? I think you said the spotlight
is now shone on the suppliers. Is there no recommendation that
we could make to address that issue?
Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur l’établissement des
prix par le fournisseur? Avez-vous dit, comme je crois le
comprendre, qu’il n’y a aucune recommandation que nous
pourrions faire à ce chapitre? Je pense que vous avez déclaré que
les regards sont maintenant tournés vers les fournisseurs. N’y a-t-il
aucune recommandation que nous pourrions faire à ce sujet?
Ms. Brisebois: We make two recommendations in the report
with regard to vendor pricing. I will repeat that we are talking
about a percentage of the vendors; not all the vendors, but key
vendors, specifically North American multi-national vendors. We
are recommending that they be asked to appear before this
committee. We were surprised when we looked at the list of
witnesses to see that they had been successful in remaining under
the radar screen, so to speak.
Mme Brisebois : Notre rapport contient deux recommandations
concernant l’établissement des prix par les fournisseurs. Je répète
qu’il est question non pas de tous les fournisseurs, mais d’un certain
pourcentage d’entre eux, plus précisément les fournisseurs
multinationaux de l’Amérique du Nord. Nous recommandons
qu’ils soient invités à comparaître devant le comité. Quand nous
avons pris connaissance de la liste des témoins, nous avons été
surpris de constater qu’ils avaient réussi à passer inaperçus, si je
puis dire.
Based on the comments we have been receiving from our small,
mid-sized and large retailers, we need the support of this
committee in at least highlighting the fact that this exists in the
Canadian market, that it is very much part and parcel of the
differences in pricing. Retailers are feeling frustrated because they
do not want to jeopardize the relationship they currently have.
They do not want to be cut off, so to speak, so they feel like their
À la lumière des commentaires que nous avons reçus des
petites, moyennes et grandes entreprises de vente au détail que
nous représentons, il apparaît que nous avons besoin du soutien
du comité à tout le moins pour mettre en relief que cette réalité
touche le marché canadien et qu’elle explique en grande partie les
différences de prix. Les détaillants sont frustrés, car ils ne veulent
pas mettre en péril leurs relations avec leurs fournisseurs. Ils ne
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Finances nationales
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hands are tied. Our second recommendation is to highlight that in
the report as a key element that contributes to the difference in
pricing between Canada and the U.S.
veulent pas qu’on leur coupe les vivres, si je puis m’exprimer ainsi,
alors ils se sentent impuissants. Notre deuxième recommandation
est de souligner dans le rapport qu’il s’agit d’un des principaux
éléments qui expliquent les inégalités entre les prix de certains
articles vendus au Canada et aux États-Unis.
Senator Marshall: What about regulatory harmonization?
When you spoke on that issue earlier I got the feeling that you
were not convinced that we are on the right track. You talked
about red tape reduction. Could you elaborate on the regulatory
harmonization?
Le sénateur Marshall : Qu’en est-il de l’harmonisation de la
réglementation? Quand vous avez abordé cet aspect tout à l’heure,
il m’a semblé que vous n’étiez pas convaincue que nous sommes
sur la bonne voie. Vous avez parlé de la réduction de la paperasse.
Pourriez-vous nous parler un peu plus de l’harmonisation de la
réglementation?
Ms. Brisebois: I will ask Ms. Proud to do so as she is
knowledgeable in this area and has been working on this file.
Mme Brisebois : Je vais demander à Mme Proud de le faire,
étant donné qu’elle connaît bien cet aspect et qu’elle s’est penchée
sur ce dossier.
Ms. Proud: We absolutely believe that the government is on the
right track with regulatory harmonization. We are very pleased
with the work done and announced last year. We have some
skepticism about its implementation. As we mentioned, the
regulatory harmonization was announced last year, and at the
beginning of this year we saw the new car seat regulations come
in. The government said that they were harmonized with the
United States. They were for a number of testing requirements,
and then there were a number of made-in-Canada testing
requirements tossed into the regulations that, in essence, made
them not harmonize with the United States.
Mme Proud : Nous sommes absolument convaincus que le
gouvernement est dans la bonne voie en ce qui concerne
l’harmonisation de la réglementation. Nous sommes très
heureux du travail accompli et de ce qui a été annoncé l’an
dernier. Cependant, nous avons certaines réserves à l’égard de sa
mise en œuvre. Comme nous l’avons dit, l’harmonisation de la
réglementation a été annoncée l’an dernier, et les nouvelles
normes relatives aux sièges d’auto sont entrées en vigueur au
début de l’année. Le gouvernement a déclaré qu’elles étaient
harmonisées avec celles des États-Unis. Ces normes concernaient
un certain nombre d’exigences relatives à la mise à l’essai; or,
d’autres exigences élaborées au Canada et liées à ce même aspect
ont par la suite été intégrées à la réglementation et ont eu pour
effet de briser l’harmonisation.
That is where we have a little skepticism. They talk about the
harmonization, yet any made-in-Canada requirements that are
added toss that harmonization out the window, because now car
seats have to conform. If it is for safety reasons, of course our
retailers are completely behind that. However, when Transport
Canada says that the existing scar seats are all fine, it makes us
wonder why we need these additional made-in-Canada bits added
to the regulations. It means that we need a whole new sort of car
seat made for Canada which will, of course, increase the price and
reduce the availability of variety in Canada.
Voilà ce qui nous rend un peu sceptiques. On parle
d’harmonisation, mais toute exigence élaborée au Canada
annule carrément cette harmonisation, car les sièges d’auto
doivent y être conformes. Bien sûr, si les exigences tiennent à
des raisons de sécurité, nos détaillants les appuient sans réserve.
Cependant, si Transports Canada dit que les sièges d’auto actuels
sont tout à fait convenables, nous nous demandons pourquoi ces
nouvelles exigences créées au Canada doivent être ajoutées à la
réglementation. À cause d’elles, nous devons trouver un tout
nouveau type de sièges d’auto destinés au marché canadien, ce qui
entraînera évidemment une hausse du prix et une diminution de la
diversité de produits offerts au Canada.
We believe entirely that the government is on the right track.
We will watch and comment as regulations come forward in order
to ensure that they are harmonized where they can be.
Nous sommes absolument convaincus que le gouvernement est
sur la bonne voie. Nous surveillerons l’adoption de nouvelles
dispositions réglementaires et ferons des commentaires ponctuels
afin de nous assurer qu’elles sont harmonisées avec celles des
États-Unis, quand la situation le permet.
Senator Marshall: Earlier during this session you talked about
low productivity. Previous witnesses have raised a couple of
things with regard to why there is a price discrepancy. One is the
geography of the country and another is the cost of retail space.
Could you comment on those? Do you think they are bona fide
arguments?
Le sénateur Marshall : Plus tôt au cours de la séance, vous avez
parlé de faible productivité. Certains témoins ont donné deux ou
trois raisons pour expliquer les inégalités entre les prix, comme la
géographie du pays et le coût des locaux pour le commerce de
détail. Pourriez-vous faire des commentaires à ce sujet? Croyezvous que ces arguments sont justes?
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National Finance
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Ms. Brisebois: They are. However, as we discussed in the
submission, those are costs of doing business in Canada. I know
that some members of the committee have retail backgrounds and
will know that it is what it is. To remain competitive and to
protect your margins you find other ways to be cost efficient.
Mme Brisebois : Oui. Toutefois, comme nous l’avons exposé
dans notre mémoire, il s’agit de coûts liés à l’exploitation d’une
entreprise au Canada. Je sais que certains membres du comité ont
de l’expérience dans la vente au détail et savent qu’il en est ainsi et
qu’il faut l’accepter. Pour demeurer compétitif et pour protéger
ses marges, il faut trouver d’autres moyens d’assurer la rentabilité
de son entreprise.
Scale is an issue. We are a large country, and when you are
shipping to the next market, you are not shipping 60 miles away
but usually 600 miles away, and there are costs associated with
that, the cost of gasoline being one.
L’échelle est un aspect à considérer. Le Canada est un pays
vaste, et quand des produits sont envoyés au marché voisin, ils
doivent habituellement franchir non pas 60 milles, mais plutôt
600 milles. Cela entraîne des coûts, notamment pour l’essence.
In Canada there are more retail leases than retail ownership. In
the United States there is a lot of real estate ownership. In the
United States there are less municipal regulations. The regulations
in Canada make it very challenging for retailers to build and open
new space.
Au Canada, les commerces de détail sont plus souvent
locataires que propriétaires. Aux États-Unis, les entreprises de
ce genre sont bien souvent propriétaires. Par ailleurs, la
réglementation municipale est moins lourde là-bas. À cause de
la réglementation au Canada, il est très difficile pour les
détaillants de construire et d’ouvrir de nouveaux commerces.
Those definitely contribute to the cost of doing business in
Canada, but we need to understand that retailers are very much
aware of that and they understand that that is the price you pay
when doing business in a certain community.
Certes, ces facteurs contribuent à augmenter les coûts
d’exploitation d’une entreprise au Canada, mais il faut savoir que
les détaillants en sont très conscients et qu’ils comprennent que c’est
le prix à payer quand on fait des affaires dans certaines localités.
They also know what the margins are in the United States.
That is the why we do not agree, and obviously Industry Canada
did not either, as evidenced in its report, with the lack of
productivity in retail. For the last 10 years retailers in Canada
have been investing more per capita than in the United States on
logistics, technology and innovation. Those are the things they do
to counteract the increased costs in one area of their business.
Ils sont également au courant des marges aux États-Unis. Voilà
pourquoi nous ne sommes pas d’accord pour dire qu’il y a un
manque de productivité dans le secteur de la vente au détail — et
Industrie Canada, comme l’indique son rapport, n’est
manifestement pas de cet avis non plus. Le montant par
habitant qu’ont investi les détaillants canadiens dans la
logistique, la technologie et l’innovation depuis 10 ans est
supérieur à celui qu’ont investi leurs homologues américains au
cours de la même période. Voilà ce qu’ils font pour pallier les
coûts accrus dans un certain volet de leurs activités.
They are elements, but we do not believe they are the key factor
in the price differences in Canada.
Ces aspects doivent être pris en considération, mais nous ne
croyons pas qu’il s’agisse de facteurs clés qui expliquent les écarts
de prix au Canada.
Senator Marshall: When the changes were made to the crossborder shopping exemptions your organization issued a press
release saying that it is a particular concern to your retailers along
the border because they are facing price pressures that our
American counterparts are not facing. Does that refer to those
four issues that you raised along with things like geography and
the cost of retail space? Is there anything else?
Le sénateur Marshall : Quand on a modifié les exemptions
relatives au magasinage transfrontalier, votre organisation a
publié un communiqué indiquant que cette mesure était
particulièrement préoccupante pour vos détaillants situés près
de la frontière, car ils sont exposés à des tensions — au chapitre
des prix — que ne subissent pas leurs homologues américains.
Est-ce que cette préoccupation a trait aux quatre facteurs que
vous avez soulevés ainsi qu’à d’autres facteurs, comme la
géographie et le coût des locaux pour le commerce de détail?
Y a-t-il autre chose?
Ms. Brisebois: Over and above the realities they have to face,
and we refer to it in our submission as an unlevel playing field, the
biggest concern they have now is reputational. Consumers will be
consumers. If I can get it here for $8.99 and here it is $9.99, I will
go with the $8.99. I do not think of the consequences.
Unfortunately for a lot of our small- to mid-sized businesses in
these border communities, they are often told by consumers that
they are gouging them, which is not the case. You can appreciate
that a small retail business cannot spend their time trying to
Mme Brisebois : Au-delà des réalités auxquelles ils sont
confrontés — et qui sont liées à l’« absence de règles du jeu
équitables », comme nous l’écrivons dans notre mémoire —, leur
principale préoccupation à l’heure actuelle concerne leur
réputation. Les consommateurs sont ce qu’ils sont. Si quelqu’un
m’offre un article à 8,99 $ et qu’un autre m’offre le même article à
9,99 $, je vais acheter celui à 8,99 $ sans réfléchir aux
conséquences. Malheureusement pour elles, de nombreuses
PME de localités canadiennes situées près de la frontière se font
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Finances nationales
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showing evidence. Most consumers do not want to know. It is
understandable that they want value. They want the most
competitive price.
souvent dire par les consommateurs qu’elles les exploitent, alors
que ce n’est pas le cas. On peut comprendre qu’un petit commerce
de détail ne peut pas passer son temps à justifier ses prix. La
plupart des consommateurs ne veulent pas en connaître les
raisons. Les consommateurs veulent payer moins cher, et cela se
comprend. Ils veulent le prix le plus bas possible.
Certainly, we have heard some emotional testimony from our
members about how difficult it has been for them to remain
positive and to try to provide information to their customers so
they are not perceived as gouging them, and for small- and midsized businesses, it has been difficult. It has been difficult for
many of them to keep staff who found that it was impossible to
deal with consumers who were becoming more aggressive.
Nous avons certes entendu des témoignages émotifs de nos
membres, qui nous ont dit combien il est difficile pour eux de
demeurer optimistes et de renseigner leur clientèle afin qu’elle
n’ait pas l’impression de se faire exploiter. Pour les PME, la
situation est difficile. Nombre d’entre elles peinent à conserver
leurs employés, qui n’en peuvent plus de devoir interagir avec des
clients de plus en plus agressifs.
I will tell you a short story about an amazing, independent
retailer in the Burlington area who buys most of her products
from a small Canadian baby furniture manufacturer. She says it is
not uncommon for women to stop and spend an hour with that
retailer to get product knowledge and say, ‘‘Okay, thanks. I will
cross the border now to buy the product.’’ That is the reality of
their world, and it has been challenging.
Je vais vous raconter une brève anecdote au sujet d’une
merveilleuse détaillante indépendante de la région de Burlington
qui achète la plupart de ses produits d’un petit fabricant canadien
de meubles pour bébés. Elle dit qu’il n’est pas rare que des femmes
s’arrêtent dans sa boutique et discutent pendant une heure avec
elle afin de se renseigner sur un produit, puis qu’elles disent :
« D’accord, merci. Je vais maintenant aller l’acheter de l’autre
côté de la frontière. » Voilà la situation que vivent les détaillants.
C’est difficile.
Can this committee do anything about it? I do not think so,
apart from making it very clear what the issues are and where the
challenges lie. That is the reality of a lot of our small to mid-sized
retailers today.
Le comité pourrait-il faire quelque chose à ce sujet? Je ne pense
pas, à part exposer très clairement les problèmes et les difficultés.
Nombre de PME du secteur de la vente au détail se trouvent
actuellement dans cette situation.
Senator Marshall: What do your members say about Internet
shopping? I know a lot of people, including my own family, shop
in the U.S. over the Internet. How big an impact has that had,
and where do you think we are going? Consumerism is a great
thing, and we heard about people doing comparison shopping
using their iPhones. Can you comment on that?
Le sénateur Marshall : Que disent vos membres sur le
magasinage en ligne? Je sais que bien des gens — y compris des
membres de ma famille — font des achats par Internet aux ÉtatsUnis. Quel est l’impact de cette activité, et où cela nous mènera-til, selon vous? La consommation, c’est fantastique, et nous avons
entendu parler de gens qui comparent les prix de certains produits
au moyen de leur iPhone. Pouvez-vous faire des commentaires à
ce sujet?
Ms. Brisebois: Retail sales via the Internet in Canada represent
about 1.5 per cent of total sales in Canada. In the United States,
it is nearly 10 times more than that, about 8 per cent, so growing
much faster in the United States. Again, it is economies of scale.
We do not have as many companies in Canada with interactive
websites. However, saying that, the winter of 2011, specifically the
holiday season, we have seen the largest pick-up of Internet sales
in Canada. It nearly tripled compared to the year before.
Mme Brisebois : Les ventes au détail réalisées en ligne au
Canada comptent pour environ 1,5 p. 100 du total des ventes
effectuées au pays. Aux États-Unis, c’est près de 10 fois plus — le
pourcentage se chiffre à environ 8 p. 100 —, alors cette pratique
s’accroît beaucoup plus vite là-bas. Encore une fois, c’est une
question d’échelle. Le Canada n’a pas autant d’entreprises dotées
d’un site web interactif. Cependant, à l’hiver 2011, plus
précisément pendant la période des Fêtes, les ventes en ligne au
Canada ont connu leur hausse la plus importante. Les ventes ont
presque triplé comparativement à l’année précédente.
There is no question that it will play a very big role, and our
retailers are very much aware of that. As we say, retailers are
competing locally and globally. They need to be competitive and
provide special value. That is the reality of retail in Canada and
anywhere else in the world.
Il est certain que cela jouera un rôle très important, et nos
détaillants en sont très conscients. Comme nous l’avons dit, ils se
livrent une concurrence aux échelles locale et mondiale. Ils
doivent être compétitifs et offrir une valeur particulière. Voilà la
réalité de la vente au détail au Canada et de partout ailleurs dans
le monde.
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National Finance
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Senator Runciman: Thank you, witnesses, and thanks for the
good work that you have done in preparation for your
appearance here. It is very much appreciated. It does contradict
some of the testimony we have heard and counters some of the
recommendations that have been put to us as well. It will be
helpful in our final deliberations.
Le sénateur Runciman : Merci, chers témoins, et merci de vous
être si bien préparés en vue de votre comparution. C’est très
apprécié. Vos observations contredisent certains témoignages que
nous avons entendus et certaines recommandations qu’on nous a
faites. Cela nous aidera dans la phase finale de nos travaux.
When you talk about the tariff reductions, has there been any
analysis done with respect to the net impact in government revenue,
perhaps comparing it to how it would be offset by tax revenue from
increased sales? Has anyone looked at that kind of analysis?
Pour ce qui est de la réduction des tarifs, a-t-on analysé les
répercussions nettes de ces diminutions sur les recettes publiques?
Par exemple, a-t-on comparé le montant des recettes ainsi perdues
avec celui des recettes fiscales générées par l’augmentation des
ventes? Quelqu’un a-t-il mené de telles analyses?
Ms. Proud: When we spoke with the department, they had
quoted — and I could have this slightly wrong — that by 2015,
the existing tariffs that are there today represent about $4 billionworth of revenue to the federal government. I know there has not
been an analysis as to what happens if they eliminate those tariffs
and there is additional revenue, but if you look at what the
government did around reducing the GST and their statements
that is better for Canadians to have more money in their pockets
to spend, I think the same logic would go to eliminating the
tariffs, saying it is likely that if we can eliminate the tariffs and
reduce the costs in Canada, then some of that money will flow
back into the economy.
Mme Proud : Quand nous avons discuté avec le ministère, on
nous a dit — et il se peut que je me trompe un peu — que,
d’ici 2015, les tarifs actuels auront rapporté environ quatre
milliards de dollars au gouvernement fédéral. Je sais qu’aucune
analyse n’a été menée pour déterminer ce qui se produirait si le
gouvernement éliminait ces tarifs et qu’il touchait des recettes
additionnelles. Toutefois, si l’on appliquait le même raisonnement
qui a amené le gouvernement à réduire la TPS et à déclarer qu’il
valait mieux pour les Canadiens d’avoir plus d’argent dans leurs
poches, je pense qu’on éliminerait les tarifs. En effet, si on les
élimine et qu’on réduit les coûts au Canada, une certaine partie de
cet argent sera réinjectée dans l’économie.
Ms. Brisebois: While there was not a Canadian study done, we
can provide the committee with information on what those tariffs
represent today from a government revenue perspective.
Mme Brisebois : Bien qu’aucune étude canadienne n’ait été
menée à cet égard, nous pouvons fournir au comité des
renseignements au sujet de ce que représentent actuellement ces
tarifs sur le plan des recettes publiques.
We can also provide you with examples of the results of
eliminating tariffs on certain goods in the U.S. and how industries
benefited, footwear and apparel retailers, for example, and also
how consumers benefited. In a competitive environment, the
moment you can sell a product at a lower price, you will, and
there is always one out of the gate and the rest follow. All of the
studies have shown that it is of great benefit to local industry as
well as to consumers.
Nous pouvons également vous donner des exemples de
résultats liés à l’élimination des tarifs imposés sur certains
produits aux États-Unis et des avantages qu’en ont retirés les
industries — par exemple les détaillants de chaussures et de
vêtements — et les consommateurs. Dans un contexte de
concurrence, dès qu’on peut baisser le prix d’un produit, on le
fait; il y a toujours un meneur, et les autres lui emboîtent le pas.
Toutes les études montrent que cette situation est très bénéfique
pour l’industrie locale et pour les consommateurs.
Senator Runciman: You talked about a level playing field and
also about the regulatory environment. I am surprised at the
profit margins in some respects when you look at the property
tax, property cost, utility costs.
Le sénateur Runciman : Vous avez parlé de règles de jeu
équitables et du contexte réglementaire. Je suis étonné des marges
de profit réalisées dans certains cas, compte tenu de l’impôt
foncier, des coûts immobiliers et de ceux qui sont liés aux services
publics.
When you talk about regulatory reform, how much of an
impact is it with respect to federal versus provincial regulatory
challenges? What is the distinction there, and how much of a
challenge is that?
Pour ce qui est de réformer la réglementation, quel effet cela
aurait-il sur les difficultés liées aux cadres de réglementation
fédéral et provinciaux? En quoi ces cadres diffèrent-ils, et à quel
point cela pose-t-il problème?
Ms. Brisebois: The greatest challenge for the retail industry
today is the lack of harmonization between provincial
jurisdictions. We did not add it into our submission, but we
could take waste diversion, for example. Most of you would know
curb-side blue boxes. Those are paid by retailers and suppliers. At
the Retail Council, we are now managing 42 different legislated
Mme Brisebois : À l’heure actuelle, le principal problème qui
touche l’industrie de la vente au détail est le manque
d’harmonisation entre les provinces. Nous n’avons pas abordé
cette question dans notre mémoire, mais nous pourrions parler du
réacheminement des déchets, par exemple. La plupart d’entre
vous doivent connaître les écopoubelles bleues qu’on place en
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Finances nationales
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waste diversion programs, some of them on electronics, some on
packaging, some on used tires, from different jurisdictions in the
country, and none of them look the same.
bordure du trottoir. Elles sont payées par les détaillants et les
fournisseurs. Le Conseil canadien du commerce de détail gère
maintenant 42 programmes réglementés de réacheminent des
déchets, dont certains concernent les appareils électroniques, les
emballages ou encore les pneus usagés. Ces programmes sont mis
en œuvre dans diverses administrations canadiennes, et ils sont
tous différents.
We have retailers saying to us that, in their sustainability
departments in their companies, they have more people doing
compliance than they have people developing new programs, and
the greatest challenge for us is to try to get the different provinces
to work together, to try to harmonize regulations, so that
companies can grow across the country and not spend more
money on compliance but spend more money on innovation.
Des détaillants nous disent que leur service de durabilité compte
plus d’employés affectés à la conformité qu’à l’élaboration de
nouveaux programmes. Notre principal défi consiste à faire en sorte
que les provinces travaillent de concert pour harmoniser la
réglementation afin que les entreprises puissent prendre de
l’expansion à l’échelle nationale et qu’elles consacrent plus
d’argent non pas à la conformité, mais à l’innovation.
Senator Runciman: As the chair indicated, we will not be
making recommendations with respect to supply management,
but the expression of concern here is interesting. I do live in a
border community. I am wondering about the spinoff impact.
Have you taken a look at that? If someone is going across because
they will save $20 on groceries or whatever it might be, do they
tend to spend money in other areas as well? I am wondering if
there was a spinoff negative impact with respect to that from a
Canadian retailer’s perspective.
Le sénateur Runciman : Comme l’a dit le président, nous ne
formulerons pas de recommandations concernant la gestion de
l’offre, mais la préoccupation que vous soulevez est intéressante.
Moi-même, j’habite dans une collectivité située près de la
frontière. Je me questionne au sujet de l’effet d’entraînement.
Avez-vous examiné cet aspect? Si une personne va faire son
épicerie de l’autre côté de la frontière pour économiser 20 $, par
exemple, aura-t-elle tendance à faire d’autres dépenses? Je me
demande si ce phénomène n’entraîne pas d’autres répercussions
négatives, du point de vue d’un détaillant canadien.
Ms. Brisebois: There is a huge negative spinoff or impact.
There is no question about that, based on our research and the
research that large Canadian retailers have done. Let me be
specific about the research. Some of it is literally counting the
licence plates in parking lots in major shopping centres and also
watching what people are purchasing and putting in their trunk,
and also where they are going afterwards.
Mme Brisebois : Il y a un effet d’entraînement énorme. Il n’y a
aucun doute là-dessus, selon les recherches menées par nousmêmes et par de grands détaillants canadiens. Laissez-moi vous
donner des précisions au sujet de ces études. Dans le cadre de
certaines d’entre elles, on a carrément compté les plaques
d’immatriculation dans les stationnements de grands centres
commerciaux; on a regardé ce que les gens achetaient et
déposaient dans leur coffre et où ils se rendaient par la suite.
Our retailers are telling us that the border communities in the
U.S. have never been happier, and there is increased marketing.
Our consumers are getting flyers from most of the retailers in the
U.S. that border Canada. While someone is going for a same-day
trip, and that is not uncommon for close border communities,
they will be tempted to go to the hardware store or the apparel
store or any other store. There is no question. We think, based on
the research we have seen to date, that there is at least 30 per cent
slippage. That means that if they are going for food, they will be
spending $70 on food and the extra $30 on other products. It has
a huge impact on the retail community. It has a huge impact on
other trades in the community. Retailers are huge investors
through retrofitting stores, building stores, and advertising and
marketing. Trades, radio stations, and newspapers in the
communities are impacted. The impact is quite broad.
Nos détaillants nous disent que les collectivités frontalières
américaines sont aux anges et qu’il y a davantage de publicité. Les
consommateurs canadiens reçoivent des prospectus de détaillants
américains établis près de la frontière. Les personnes qui effectuent
un voyage de moins de 24 heures aux États-Unis — et cela n’est pas
rare chez les habitants de localités frontalières — seront tentées
d’aller dans la quincaillerie, dans le magasin de vêtements ou
ailleurs. Il n’y a aucun doute là-dessus. À la lumière des études que
nous avons consultées à ce jour, nous croyons qu’il y a une perte
d’au moins 30 p.100. Cela veut dire que la personne qui se rend aux
États-Unis afin d’acheter pour 70 $ de produits alimentaires
dépensera aussi 30 $ pour se procurer d’autres produits. Cela a
des répercussions énormes sur le milieu du commerce de détail. Et
d’autres professionnels canadiens subissent d’énormes contrecoups.
Les détaillants sont de très grands investisseurs : ils rénovent et
construisent des commerces, et font de la publicité et du marketing.
Certaines professions, des stations de radio et des journaux locaux
sont touchés. Les répercussions sont assez vastes.
Senator Runciman: Being an elected representative for quite a
period of time, I can tell you that my federal counterpart and I
have not heard that from retailers in the area that we have both
represented, in the past for me and currently for him.
Le sénateur Runciman : Moi qui ai été député pendant un
certain temps, je peux vous dire que mon homologue fédéral et
moi-même n’avons pas entendu de détaillants tenir de tels propos
dans la région que j’ai représentée et qu’il représente actuellement.
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National Finance
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You talked about removing exemptions from supply-managed
products. The reality is that that would essentially close
the border.
Vous avez parlé d’éliminer les exemptions relatives aux
produits soumis à la gestion de l’offre. Or, cela aurait
essentiellement pour effet de fermer la frontière.
Ms. Brisebois: It would make consumers very unhappy. We
appreciate that that is the electorate, and we live with that reality.
That is the reason why we have said many times during our
remarks that we would greatly appreciate if the committee at least
highlighted some of the discrepancies, even though they may not
be dealt with by government. The misinformation —
Mme Brisebois : Cette mesure rendrait les consommateurs très
mécontents. Nous comprenons qu’il s’agit des électeurs et nous
acceptons cette réalité. C’est la raison pour laquelle nous avons
dit à maintes occasions durant notre exposé que nous serions
grandement reconnaissants au comité d’au moins mettre en relief
certaines inégalités, même si le gouvernement ne prendra peut-être
pas de mesures à ce sujet. La mauvaise information...
Senator Runciman: I think a bigger issue is the efficiency of
the border.
Le sénateur Runciman : Je pense que l’efficience de la frontière
représente un problème plus grave.
Ms. Brisebois: I can assure you, senator, that when you have an
industry that employs 2 million people who, as you know, work
hard and invest in their community, it is extremely discouraging to
read on a daily basis that you are gouging the consumer. This is
industry in Canada. It is more disturbing if government officials are
suggesting that that happens, and so we are hoping today that we
can provide you with the information that will at least shed some
light on price differences in the country.
Mme Brisebois : Monsieur le sénateur, je peux vous assurer
que, pour une industrie constituée de deux millions de personnes
qui, comme vous le savez, travaillent dur et investissent dans leur
collectivité, il est extrêmement décourageant de lire jour après
jour qu’elle exploite les consommateurs. Voilà ce que vit cette
industrie au Canada. C’est encore plus dérangeant si des
représentants du gouvernement laissent entendre qu’elle se livre
à de telles pratiques, alors nous espérons que nous pourrons vous
fournir aujourd’hui des renseignements qui, du moins, feront un
peu la lumière sur les écarts de prix observés au pays.
Senator Runciman: Much appreciated.
Senator Neufeld: In response to Senator Runciman’s question
about provinces and different regulations and rules, I appreciate
that. Coming from British Columbia, I know that we started a
process with Alberta and now Saskatchewan.
Ms. Brisebois: Greatly appreciated.
Le sénateur Runciman : C’est très apprécié.
Le sénateur Neufeld : Pour revenir à la question posée par le
sénateur Runciman concernant les provinces et les diverses
dispositions réglementaires, je comprends cela. Comme je viens
de la Colombie-Britannique, je sais que la province a entrepris un
processus de concert avec l’Alberta et, depuis peu de temps, avec
la Saskatchewan.
Mme Brisebois : Merci de le souligner.
Senator Neufeld: It is slow, but it is coming. I am one for doing
that, but I just want to clarify one thing. Those same people in
retail across this country, facing that in Canada, would face that
same thing in the U.S. You would have to agree with me because
not all the states in the U.S. are exactly the same. In fact, they are
probably more fractured, in many cases, than we are in Canada.
Would you agree with me with? It is a give and take.
Le sénateur Neufeld : On progresse lentement, mais sûrement.
Je suis peut-être le seul à penser cela, mais j’aimerais clarifier une
chose. Les détaillants de partout au pays qui se trouvent dans une
telle situation vivraient la même chose aux États-Unis. Vous en
conviendrez avec moi, car les divers États là-bas ne sont pas tous
pareils. D’ailleurs, dans bien des cas, ils sont probablement plus
dissemblables que les provinces canadiennes. Seriez-vous d’accord
avec moi? Il faut en prendre et en laisser.
Ms. Brisebois: The question, then, is this: Should we be as bad
as them or better than them? My job is to ensure that the retail
community can invest and grow because it is important for the
sector and important for communities.
Mme Brisebois : La question, alors, est la suivante : devrionsnous être aussi mauvais qu’eux ou faire mieux? Mon travail est de
veiller à ce que le milieu de la vente au détail puisse investir et
prendre de l’expansion, car c’est important pour le secteur et pour
les collectivités.
If there are things that can be improved upon to make our
industry and other sectors more competitive, we focus on them.
However, I totally agree with you that the issues of state
regulatory challenges and provincial regulatory challenges are
similar in different areas.
Si nous pouvons apporter des améliorations pour rendre notre
industrie et d’autres secteurs plus compétitifs, nous nous
concentrons là-dessus. Cependant, je conviens tout à fait avec
vous que les difficultés liées respectivement à la réglementation
des États et à celle des provinces sont semblables à divers égards.
Senator Neufeld: That is all I am trying to say.
Le sénateur Neufeld : C’est tout ce que j’essaie de dire.
Ms. Brisebois: Absolutely.
Mme Brisebois : Vous avez tout à fait raison.
25-4-2012
Finances nationales
16:21
Senator Neufeld: I am not saying that we should make it more
difficult. I come from a province that is trying to make it easier,
and I was in government when that took place. In the U.S., they
have problems too. Not that we should be the same as them, but
they do have some problems too.
Le sénateur Neufeld : Je ne dis pas que nous devrions rendre
cela plus difficile. Je viens d’une province qui essaie de faciliter les
choses, et j’étais au sein du gouvernement quand cela a eu lieu. Il y
a également des problèmes aux États-Unis. Je ne dis pas que nous
devrions faire la même chose qu’eux; ils ont aussi des problèmes.
Ms. Brisebois: It is important to note the environmental waste
diversion example that I provided. This is provincial legislation,
so that is one of the examples. However, there is no question that
there are challenges in the U.S. and Canada in that regard.
Mme Brisebois : Il importe de considérer l’exemple que j’ai
fourni relativement au réacheminement des déchets. De telles
activités sont assujetties à la législation provinciale, alors c’est un
exemple. Toutefois, il n’y a aucun doute que le Canada et les
États-Unis sont aux prises avec certaines difficultés sur ce plan.
Senator Ringuette: Thank you, Ms. Brisebois. From my
perspective, that was one of the most illuminating presentations
that we have had. Coming from a border community, I have a lot
of concern in regard to the announcements that were made two
weeks ago in the budget.
Le sénateur Ringuette : Merci, madame Brisebois. À mon sens,
c’était l’un des exposés les plus éclairants que nous avons
entendus. Comme je viens moi-même d’une localité frontalière,
je suis très préoccupée par les annonces faites il y a deux semaines
dans le cadre du budget.
One is the increase, by 400 per cent, of exemptions for 24-hour
overnight stays in the U.S, and the 100 per cent increase in
exemptions for 48 hours. Minister Flaherty even went on to say
that this would cost the government $17 million a year in lost
revenue. That means that in the Department of Finance estimates,
on a yearly basis, Canadian consumers will buy over $2 billion
worth of goods in the U.S, not at Canadian retailers, just due to
this new scheme of increased exemptions.
L’une de ces annonces est l’augmentation de 400 p. 100 des
exemptions relatives aux voyages de 24 heures aux États-Unis
comportant une nuitée et l’augmentation de 100 p. 100 des
exemptions relatives aux voyages de 48 heures. Le ministre
Flaherty a même dit que le gouvernement perdrait 17 millions de
dollars par année à cause de cette mesure. Cela signifie que, selon
les prévisions du ministère des Finances, les consommateurs
canadiens achèteront chaque année pour plus de deux milliards de
dollars de biens aux États-Unis — pas chez des détaillants
canadiens — seulement à cause de cette nouvelle initiative
d’augmentation des exemptions.
I am looking at the fact that the retailers in Canada are the
largest employers. How devastating will that be if we include the
fact that they are also reducing the number of border guards
across the country by 1,600?
Le fait est que les détaillants sont les plus importants
employeurs au Canada. Quelles conséquences dévastatrices cette
mesure entraînera-t-elle, d’autant plus qu’on compte aussi
éliminer 1 600 postes de gardes-frontières à l’échelle du pays?
Already, we all acknowledge that cross-border shopping has
gone up exponentially to the detriment of Canadian communities
and retailers, and now we have this. They estimate that the
additional policy will cost over $2 billion per year, notwithstanding
what it will do to the Canadian tourism industry. This is an
incentive for Canadians to go and sleep over in the U.S., not in
Canada.
Déj à , nous reconnaissons tous que le magasinage
transfrontalier s’est accru de façon exponentielle au détriment
des collectivités et des détaillants canadiens, et voilà qu’on prend
une telle décision. Selon les estimations, la nouvelle politique
coûtera plus de deux milliards de dollars par année, sans compter
les répercussions qu’elle aura sur l’industrie canadienne du
tourisme. Elle incite les Canadiens à aller passer la nuit aux
États-Unis et à magasiner là-bas plutôt qu’au Canada.
I know it is a recent measure, but has the retail council looked
into how this will affect the council and its members?
Je sais qu’il s’agit d’une mesure récente, mais est-ce que le
Conseil du commerce de détail s’est penché sur l’impact qu’elle
aura sur lui-même et sur ses membres?
Ms. Brisebois: We have, senator. Thank you for the question.
Mme Brisebois : Nous l’avons fait, madame le sénateur. Merci
de la question.
While the industry was surprised by the announcement, I think
that the industry, generally, is somewhat resigned to the fact that,
with a very strong Canadian dollar, consumers will be attracted
to the United States. I think retailers are fairly realistic in
understanding that, if this is a popular public policy, something
that is requested by consumers, that government will respond. In
response to that, that is the reason why we are here today. We
believe that there are things that can be done by government to
start levelling the playing field. We talked about import duties,
Bien que cette annonce ait pris de court l’industrie, je pense
qu’en général, elle a en quelque sorte accepté le fait que les
consommateurs du Canada seront attirés par les États-Unis si le
dollar canadien est fort. Je pense que les détaillants sont assez
réalistes : ils comprennent que, s’il s’agit d’une politique publique
populaire et demandée par les consommateurs, le gouvernement
réagira en conséquence. C’est la raison pour laquelle nous
sommes ici aujourd’hui. Nous croyons que le gouvernement
peut prendre certaines mesures pour commencer à uniformiser les
16:22
National Finance
25-4-2012
regulations, vendor pricing, and the list goes on. Those are
important issues in addressing the challenges that our retailers are
facing. The reality is that consumers will shop wherever they
want, whenever they want, and I am not sure if changing those
exemptions has changed their behaviour completely.
règles du jeu. Nous avons parlé de droits à l’importation, de
réglementation, d’établissement des prix par les fournisseurs, et
cetera. Il est important d’examiner ces questions pour surmonter
les difficultés auxquelles nos détaillants sont confrontés. Le fait
est que les consommateurs magasineront où ils le veulent et quand
ils le veulent, et je ne suis pas certaine qu’ils ont complètement
changé leur comportement à cause des modifications apportées
aux exemptions.
Senator Ringuette: It is certainly an incentive to do so for those
who were already inclined.
Le sénateur Ringuette : Pour les personnes qui étaient déjà
susceptibles de le faire, il s’agit assurément d’un incitatif.
You say, Ms. Brisebois, that it is a popular policy. However, it
was a very popular policy for the government to reduce the credit
card fees for merchants, and they have done nothing about that.
One of the major costs in regard to differences in pricing is
gasoline and diesel — the transportation of these goods — in
comparison to the U.S. They have not done anything about that
to help the retailers in Canada.
Madame Brisebois, vous dites que c’est une politique
populaire. La réduction des frais imposés aux marchands sur les
transactions effectuées au moyen d’une carte de crédit était aussi
une politique très populaire, mais le gouvernement n’a rien fait.
En outre, les coûts liés à l’essence et au diesel — donc, au
transport des biens — sont un des principaux facteurs qui
expliquent les inégalités entre les prix au Canada et aux ÉtatsUnis. Or, à ce chapitre, le gouvernement n’a rien fait pour aider
les détaillants canadiens.
Is the government willing to implement some rules in regard to
country pricing for all of these items for which the manufacturer
has different prices for Canadians and Americans? I look at
page 7, where you have a sample of all of these products. In
regard to the difference in pricing between Canada and the U.S.,
is the federal government ready to regulate in some form so that
those manufacturers will be selling to Canadian retailers at the
same price as to their counterparts in the U.S.?
Le gouvernement est-il disposé à établir certaines règles
concernant tous les articles pour lesquels les fabricants imposent
des prix différents aux détaillants canadiens et américains? À la
page 7 de votre mémoire, vous fournissez des exemples de
produits affichant un écart de prix. En ce qui concerne les
inégalités entre les prix au Canada et aux États-Unis, est-ce que le
gouvernement fédéral est prêt à réglementer le marché d’une
façon ou d’une autre afin que les fabricants concernés vendent
leurs articles aux détaillants canadiens au même prix qu’à leurs
homologues américains?
Ms. Brisebois: Senator, the word ‘‘regulate’’ always resonates
with me on credit card fees, but when it deals with the relationship
between two businesses I truly believe that our members would
not support regulations. What is important here, and the reason
for putting it on page 7, is to bring up a factor that has not been
addressed appropriately before this committee. This has a huge
impact. We are certainly not asking for government to regulate
prices, but we want to make sure that this committee is aware that
there are price differences between Canada and the U.S. that are
not always determined at the retail level. That was the point of
page 7.
Mme Brisebois : Madame le sénateur, le mot « réglementer »
m’interpelle toujours quand il est question des frais liés aux cartes
de crédit, mais je crois sincèrement que nos membres
n’appuieraient pas le gouvernement s’il songeait à réglementer
les relations entre deux entreprises. Ce qui est important — et
c’est la raison pour laquelle nous l’avons indiqué à la page 7 —,
c’est de mentionner un facteur qui n’a pas été adéquatement
soulevé devant le comité. Il a une incidence énorme. Nous ne
demandons certainement pas au gouvernement de réglementer les
prix, mais nous voulons nous assurer que le comité sait que
certaines inégalités entre les prix au Canada et aux États-Unis ne
sont pas toujours liées aux détaillants. Voilà ce que nous avons
voulu expliquer à la page 7.
Senator Ringuette: I understand that. I have highlighted the
fact of cars produced in Canada and sold at a higher price in
Canada than in the U.S. We have attempted to get those car
manufacturers to come to our committee hearings and so far we
have been denied the opportunity to question them. However, I
certainly sympathize with the Canadian retailers. For the life of
me, I cannot understand why Canadians are sometimes too proud
to ask their government to do what is right with regard to their
side of the story.
Le sénateur Ringuette : Je comprends. J’ai souligné que des
véhicules produits au Canada étaient vendus ici à un prix plus
élevé qu’aux États-Unis. Nous avons invité des constructeurs
d’automobiles à comparaître devant le comité, mais, jusqu’ici,
nous n’avons pas pu les interroger. Cependant, j’ai certainement
de l’empathie pour les détaillants canadiens. Personnellement, je
n’arrive pas à comprendre pourquoi les Canadiens sont parfois
trop fiers pour demander à leur gouvernement de faire ce qui
est juste.
25-4-2012
Finances nationales
16:23
Ms. Brisebois: It is also important, senator, to understand, for
all of those who have been in the retail sector or have had
experience with the retail sector, the primary business is to attract
and keep customers and not to argue with them. That is why
retailers have generally been fairly quiet about this issue; they do
not want to add fuel to the fire. They do not want to disrupt what
are sometimes delicate relationships with their suppliers. They
want to ensure that they stay in business so they will continue to
do that. Today they are just asking for this committee to look at
ways to try to create a level playing field. We believe there are
some opportunities to do that.
Mme Brisebois : Par ailleurs, madame le sénateur, il faut
comprendre ceci : le plus important, pour tous les détaillants, c’est
d’attirer des clients, de les conserver et de ne pas se disputer avec
eux. Voilà pourquoi, en général, les détaillants se sont faits plutôt
discrets à ce sujet : ils ne veulent pas jeter de l’huile sur le feu. Ils
ne veulent pas nuire à leurs relations avec leurs fournisseurs, qui
sont parfois délicates. Ils veulent s’assurer de demeurer en
affaires, alors ils continueront à agir ainsi. Aujourd’hui, ils
demandent simplement au comité de chercher des moyens
d’établir des règles du jeu équitables. À notre avis, il est
possible de le faire.
Senator Gerstein: I have not had the opportunity to read your
submission in detail today, but I would like to focus on the front
page just for a moment. You have entitled it ‘‘Study on the
Potential Reasons for Price Discrepancies between Canada and
the United States.’’ In fact, the request from the minister, as
outlined on our agenda here, also includes ‘‘given the value of the
Canadian dollar and the effect of cross-border shopping on the
Canadian economy,’’ which is not included in your title.
Le sénateur Gerstein : Je n’ai pas eu l’occasion aujourd’hui de lire
attentivement votre mémoire, mais j’aimerais parler brièvement de
la page couverture. Vous avez intitulé le document « Étude sur les
causes possibles des écarts de prix entre le Canada et les ÉtatsUnis ». Or, la question que le ministre nous a demandé
d’examiner — et qui est énoncée dans l’ordre du jour —
comprend aussi ce qui suit : « étant donné la valeur du dollar
canadien et les répercussions du magasinage transfrontalier sur
l’économie canadienne ». Ce passage ne figure pas dans votre titre.
I suspect the genesis of this study is that in the last 15 to
20 years the Canadian dollar has appreciated by some
50 per cent, if not more. It is now hovering at par, give or take,
for what we might term an extended period of time. I do not know
what may happen in the future, but it has levelled off and is
relatively at par.
Je soupçonne qu’on nous demande de mener cette étude parce
que le dollar canadien s’est apprécié d’environ 50 p. 100, sinon
plus au cours des 15 à 20 dernières années. Il a maintenant la
même valeur que le dollar américain — plus ou moins — depuis
assez longtemps. Je ne sais pas ce que nous réserve l’avenir, mais
le dollar s’est stabilisé et se maintient plus ou moins à parité avec
le dollar américain.
This is an outstanding submission. The reality, I respectfully
submit, is that the majority of it could have been prepared 15 years
ago. On the issues of tariffs and country pricing nothing has
changed. It was this way 20 years ago; it was this way 50 years ago.
Votre mémoire est remarquable, mais, avec le respect que je
vous dois, je dirais que la majeure partie du document aurait pu
être rédigée il y a 15 ans. En ce qui concerne les tarifs et
l’établissement des prix par pays, rien n’a changé. C’était ainsi il y
a 20 ans; c’était ainsi il y a 50 ans.
You said that there may be a perception, which I do not agree
with, that retailers are ‘‘gouging’’ — your word, not mine. Do you
feel, in focusing singly on the issue of the appreciation of the
Canadian dollar, Canadian retailers are passing on the benefits of
this appreciation to the Canadian consumer?
Vous avez dit qu’il y a peut-être une perception — à laquelle je
ne souscris pas — selon laquelle les détaillants « exploitent les
consommateurs » — ce sont vos mots, pas les miens. Estimezvous — si on regarde seulement la question de l’appréciation du
dollar canadien — que les détaillants canadiens font profiter les
consommateurs canadiens des retombées de cette appréciation?
Ms. Brisebois: My answer, without hesitation, is yes.
Mme Brisebois : Je réponds sans hésitation que oui.
Senator Gerstein: With or without hesitation?
Le sénateur Gerstein : Avec ou sans hésitation?
Ms. Brisebois: Without hesitation. The retailers in this country
are obviously not in the business of discouraging their customers
from shopping with them. The reality, though, and I mentioned
this in my opening remarks, is the majority of products purchased
by retailers are purchased in Canada, through distributors,
wholesalers and headquarters of multinational companies. If I
am buying soap, I am buying it through a head office in Toronto
of a multinational. It does not matter if the dollar is at 50 cents or
at a dollar. I am buying it in Canadian dollars. You are absolutely
right; there is no difference for retailers between 15 years ago and
today. That is one of the reasons for our being here.
Mme Brisebois : Sans hésitation. Les détaillants du pays ne
travaillent évidemment pas à décourager leurs clients d’acheter
leurs produits. Cependant, en réalité — et j’ai mentionné cela dans
ma déclaration préliminaire —, c’est que les détaillants achètent la
plupart de leurs produits au Canada, par l’intermédiaire de
distributeurs et de grossistes et au siège social de multinationales.
Si j’achète du savon, je le fais par l’intermédiaire du siège social
d’une multinationale à Toronto. Peu importe si le dollar équivaut
à 50 cents ou à un dollar. J’achète en dollars canadiens. Vous avez
tout à fait raison; il n’y a pour les détaillants aucune différence
entre aujourd’hui et il y a 15 ans. C’est l’une des raisons pour
lesquelles nous sommes ici.
16:24
National Finance
25-4-2012
I believe there is a misconception that because the dollar was so
strong all the retailers in this country, or everywhere around the
world, are buying with a strong dollar. In fact, that is not the case.
Eighty per cent of the products are sourced in Canada. If the
supplier, the wholesaler, the distributor, is not changing his or her
price, those prices do not change.
Je crois qu’il y a une idée fausse selon laquelle, en raison de la
vigueur du dollar, tous les détaillants du pays — ou partout dans
le monde — achètent avec un dollar fort. En réalité, ce n’est pas le
cas. Quatre-vingts pour cent des produits proviennent du Canada.
Si le fournisseur, le grossiste ou le distributeur ne change pas ses
prix, les prix ne changent pas.
I have another comment to make and I realize time is of the
essence.
J’ai un autre commentaire à faire, et je comprends que nous
avons peu de temps.
Senator Gerstein: Are you now pointing your finger, as a result
of that, at the wholesalers and distributors as distinct from the
retailers?
Le sénateur Gerstein : Est-ce que maintenant, pour cette raison,
vous jetez la pierre aux grossistes et aux distributeurs plutôt
qu’aux détaillants?
Ms. Brisebois: No, I am saying that if the savings are not
passed down through the supply chain then the savings are not
passed down to the consumer.
Mme Brisebois : Non, je dis que si les économies ne se
répercutent pas sur la chaîne d’approvisionnement, alors elles ne
sont pas transmises au consommateur.
Senator Gerstein: You are pointing a finger.
Le sénateur Gerstein : Vous les blâmez.
Ms. Brisebois: We could have that conversation for a long
time. We do that all the time.
Mme Brisebois : Nous pourrions en discuter pendant
longtemps. Nous faisons cela tout le temps.
The Chair: Senator Gerstein is getting close to cross-examining.
Le président : L’intervention du sénateur Gerstein commence à
ressembler à un contre-interrogatoire.
Ms. Brisebois: It is a fascinating issue. I think we need to
remember that there are hundreds of thousands of retailers in this
country. They have to compete. They have no choice. This is not a
hobby to watch people cross the bridges and the borders. To
assume that they are just letting that happen and overprice their
products would be a bit naive on all our parts. There are great
challenges, but the costs in the supply chain are definitely a huge
factor and I do not think those should be ignored.
Mme Brisebois : C’est une question fascinante. Je crois qu’il ne
faut pas oublier qu’il y a des centaines de milliers de détaillants au
pays. Ils doivent être concurrentiels. Ils n’ont pas le choix. Ce n’est
pas un passe-temps que de regarder les gens passer sur les ponts et
traverser les frontières. Il serait un peu naïf de supposer qu’ils
restent passifs et établissent des prix excessifs. Il y a d’immenses
difficultés, mais les prix dans la chaîne d’approvisionnement sont
sans aucun doute un facteur immense qu’on ne devrait pas passer
sous silence, à mon avis.
Senator Gerstein: Are you saying that in your view retail prices
have not come down in the last 15 to 20 years as a sole reflection
on the change in the value of our dollar?
Le sénateur Gerstein : Êtes-vous en train de dire que, selon
vous, si les prix de détail n’ont pas baissé dans les 15 ou
20 dernières années, c’est uniquement en raison de la variation de
la valeur de notre dollar?
Ms. Brisebois: No, I would say that they have. In fact, there is
evidence to show that there has been price deflation in some retail
categories. Interestingly enough though, senator, some of the
areas where retailers are most competitive is where they control
their private brand or where they source their own products. That
would bring you to the conclusion that I have been supporting.
Mme Brisebois : Non, je dirais plutôt le contraire. De fait, il y a
des preuves d’une déflation des prix dans certaines catégories de
vente au détail. Toutefois, monsieur le sénateur, il est assez
intéressant de noter que les détaillants sont le plus concurrentiels
lorsqu’ils contrôlent leur marque maison ou qu’ils se procurent
eux-mêmes leurs produits. Cela vous mènera à la conclusion que
je défends.
Senator Nancy Ruth: I want to ask about the multinational
vendor pricing issue again, apart from poultry and dairy. You
said the price could be up to 50 per cent more, and then you gave
reasons such as Canada has a smaller population and there are
greater distances, the price of real estate and so on and so forth.
Then you made a comment, and I have inferred from this
comment, partly because of your tone of voice, you suggested that
it is the big stores that are accepting this 50 per cent more when
they import the goods. Can you explain that a bit more clearly?
Le sénateur Nancy Ruth : Je voulais vous questionner de
nouveau au sujet de l’établissement des prix par des fournisseurs
multinationaux, à l’exception de la volaille et des produits laitiers.
Vous dites que le prix pourrait être supérieur de jusqu’à 50 p. 100,
puis vous avez donné des raisons, comme le fait que le Canada a
une plus petite population et que les distances à parcourir sont
plus grandes, le prix de l’immobilier et tout cela. Ensuite, vous
avez fait un commentaire, et j’ai tiré des conclusions de ce
commentaire, en partie en raison de votre ton : vous avez laissé
entendre que ce sont les grands magasins qui acceptent cette
augmentation de 50 p. 100 lorsqu’ils importent les biens. Pouvezvous expliquer cet aspect un peu plus clairement?
25-4-2012
Finances nationales
16:25
Ms. Brisebois: Yes, senator. In fact, they are not importing the
goods, so all retailers who, for example, want to buy shampoo or
conditioner from a well-known brand, in Canada they are buying
it from the Canadian distributor so it could be the multinational
brand with head office in Canada. That shampoo, as shown on
page 7, is sold to the Canadian retailer at $12.46. The equivalent
shampoo is sold to an American retailer at $9.33, which begs the
question, Senator Gerstein, considering that the dollar is so
strong that does not make any sense. That price difference exists.
We are not saying all suppliers, but there is enough evidence to
support that this is fairly comment with large multinational
brands. For example, the huge price difference in tires is pretty
scary. We hear people talk about that all the time. Most
consumers do not realize that a large retailer in Canada is
buying that big brand from the distributor in Canada. They
cannot get it from the U.S. If they want to put that product it in
their store so that you can come in and buy it, they must pay that
price to have the privilege of having that brand in their store. That
is the reality. They cannot import it from another country because
that is parallel importing, and you cannot do that in Canada.
They have to buy it from the Canadian distributor at the price set
by the Canadian distributor. That is the reality for multinational
retailers in Canada and for independent retailers in Canada.
Mme Brisebois : Oui, madame le sénateur. En fait, ils
n’importent pas les biens, alors tous les détaillants qui, par
exemple, veulent acheter du shampooing ou du revitalisant d’une
marque renommée au Canada se le procurent auprès du
distributeur canadien, alors il peut s’agir de la marque d’une
multinationale qui a un siège social au Canada. Le shampoing —
comme on l’illustre à la page 7 — est vendu au détaillant canadien à
12,46 $. Un shampoing équivalent est vendu à un détaillant
américain à 9,33 $, et c’est là que le bât blesse, sénateur Gerstein;
compte tenu de la vigueur du dollar, cela n’a aucun sens. La
différence de prix existe. Nous ne disons pas que c’est le cas de tous
les fournisseurs, mais il y a assez de données probantes pour
démontrer que le phénomène est assez commun dans le cas des
grandes marques internationales. Par exemple, l’énorme différence
de prix des pneus est plutôt effrayante. Nous entendons toujours
parler de cela. La plupart des consommateurs ne comprennent pas
que les grands détaillants au Canada achètent cette grande marque
du distributeur au Canada. Il ne peut pas l’obtenir des États-Unis.
S’il veut offrir ce produit dans son magasin pour que vous puissiez
venir l’acheter, il doit payer le prix demandé pour avoir le privilège
de vendre cette marque dans son magasin. C’est la réalité. Il ne peut
pas l’importer, car ce serait de l’importation parallèle, et cette
pratique est interdite au Canada. Il doit l’acheter du distributeur
canadien au prix établi par ce dernier. Voilà la réalité des détaillants
multinationaux au Canada et des détaillants indépendants
au Canada.
Senator Nancy Ruth: That price is set by the American
manufacturer.
Le sénateur Nancy Ruth : Ce prix est établi par le fabricant
américain.
Ms. Brisebois: It is set by the manufacturer. They do that in
Canada, in Australia and in other parts of world. The challenge
we have, without painting all suppliers with the same brush, is
that we also live so close to a mammoth market; so it is normal
for us to want to compare. Sometimes you cannot compare
because of the size of the market. It is challenging. However, in
this case, it is a huge issue.
Mme Brisebois : Il est établi par le fabricant. Cela se fait au
Canada, en Australie et ailleurs dans le monde. La difficulté que
nous devons surmonter — sans vouloir faire porter le chapeau à
tous les fournisseurs — tient au fait que nous vivons aussi à côté
d’un marché gargantuesque, alors il est normal que nous voulions
nous comparer. Parfois, on ne peut pas établir de comparaison en
raison de la taille du marché. C’est difficile. Toutefois, dans le cas
qui nous occupe, c’est un énorme problème.
Ms. Proud: It is important to clarify that in our table we have
generalized and we have talked about tires, but the pricing that we
have put in our table is for the exact same product. It is not that
we have looked at tires on average. It is just because of the
competitive nature of the information we get from our members.
These are the exact same products.
Mme Proud : Il importe de préciser que notre tableau présente
l’information de façon générale, mais que les prix indiqués dans
notre tableau — pour les pneus, par exemple — se rapportent au
même produit. Nous n’avons pas calculé le prix moyen des pneus.
C’est seulement en raison de la valeur concurrentielle des données
que nous obtenons de nos membres. Ce sont exactement les
mêmes produits.
Ms. Brisebois: We are comparing ABC tire in Canada and
ABC tire in the U.S. We are comparing apples and apples; we
have just taken the brand names out. We are controversial most
of the time, but we thought we would control ourselves.
Mme Brisebois : Nous comparons les pneus ABC au Canada et
les pneus ABC aux États-Unis. Nous comparons des pommes et
des pommes; nous avons seulement retiré le nom de la marque.
Nous avons l’habitude de susciter la controverse, mais nous avons
décidé de nous maîtriser.
Senator Peterson: We have heard a number of presentations on
today’s topic. Some are quantifiable, while others are quite
subjective. You have talked about things that the government can
Le sénateur Peterson : Nous avons entendu un certain nombre
d’exposés sur le sujet d’aujourd’hui. Certains exposés présentent des
données quantifiables, alors que d’autres sont plutôt subjectifs.
16:26
National Finance
25-4-2012
do to level the playing field. One area would be duty remission,
but the Department of Finance says that is not a major factor at
all. What is your comment on that?
Vous avez parlé de choses que peut faire le gouvernement pour
uniformiser les règles du jeu. Un aspect serait la remise de droits,
mais le ministère des Finances affirme que ce n’est pas du tout un
facteur important. Qu’en pensez-vous?
Ms. Brisebois: Thank you, senator, for the question. We
appreciate that the Finance Department stated that it is not an
important factor. We obviously disagree, as we have noted in my
opening remarks and in the submission.
Mme Brisebois : Merci, sénateur, pour la question. Nous
savons que le ministère des Finances a déclaré qu’il ne s’agit
pas d’un facteur important. Évidemment, nous ne sommes pas
d’accord, comme je l’ai noté dans ma déclaration préliminaire et
dans le mémoire.
It may be only 10 per cent of all the products coming into
Canada, but in some cases it represents 70 per cent of the
products imported by retailers; therefore, using that 10 per cent is
misleading. It is 10 per cent of what? If 10 per cent is 80 per cent
of the market in retail, then it is substantive. That is what we are
saying. Even though compared to the entire universe, it is
10 per cent, but it is misleading to just throw that number out.
You then have to ask that with the 10 per cent, which sectors are
most affected? I am convinced that the Finance Department
would not disagree with that. It is the retail sector. Most of the
duties that are left, especially those that are fairly high, are on
finished goods; and retailers import finished goods.
Il s’agit peut-être seulement de 10 p. 100 de tous les produits
qui entrent au Canada, mais, dans certains cas, cela représente
70 p. 100 des produits importés par un détaillant; par conséquent,
ce taux de 10 p. 100 est trompeur. Dix pour cent de quoi? Si les
10 p. 100 correspondent à 80 p. 100 du marché de détail, alors
c’est important. Voilà où nous voulons en venir. Même si,
comparé à l’univers tout entier, il s’agit de 10 p. 100, il est
trompeur d’utiliser ce chiffre. Vous devez ensuite demander,
compte tenu des 10 p. 100, quels secteurs sont les plus touchés? Je
suis convaincue que le ministère des Finances ne saurait être en
désaccord avec cela. Il s’agit du secteur du commerce de détail.
L’essentiel des droits qui demeurent — surtout ceux qui sont assez
élevés — se rattache aux produits finis, et les détaillants importent
des produits finis.
The Chair: Regretfully, our time has run out. This has been
most helpful. We very much appreciate the material and the
information that you have provided today. There may be some
follow-up questions, in which event, through Ms. Proud, you will
hear from us, Ms. Brisebois.
Le président : J’ai le regret d’annoncer que notre temps est
écoulé. Votre témoignage nous est très utile. Je vous suis
extrêmement reconnaissant du matériel et de l’information que
vous avez présentés aujourd’hui. Si jamais nous devons vous
demander des précisions, madame Brisebois, nous vous les
soumettrons par l’entremise de Mme Proud.
Ms. Brisebois: We will provide you with the documents we
noted that we have.
Mme Brisebois : Nous vous fournirons les documents dont
nous vous avons parlé.
The Chair: If you could provide those to the clerk, she will
ensure they get around to everyone in both official languages.
Le président : Veuillez les remettre à la greffière, et elle
s’assurera de les distribuer à tout le monde dans les deux
langues officielles.
On behalf of the committee, I thank the Retail Council of
Canada, President and CEO, Diane Brisebois, and Vice President
of Federal Government Relations, Karen Proud.
Au nom du comité, je remercie de leur présence Diane
Brisebois, présidente et chef de la direction du Conseil canadien
du commerce de détail, et Karen Proud, vice-présidente aux
Relations fédérales gouvernementales.
[Translation]
Honourable senators, we now continue our special study on
the potential reasons for price discrepancies in respect of certain
goods between Canada and the United States.
[English]
[Français]
Honorables sénateurs, nous poursuivons notre étude spéciale
sur les raisons pouvant expliquer les inégalités entre les prix de
certains articles vendus au Canada et aux États-Unis.
[Traduction]
We are pleased to welcome Lisa Zajko, Senior Manager of
Indirect Tax at Deloitte & Touche LLP; and Eric Levert,
International Senior Tax Manager at Reebok-CCM Hockey.
Nous avons le plaisir de souhaiter la bienvenue à Lisa Zajko,
gestionnaire supérieure, Impôt indirect, à Deloitte & Touche s.r.l.,
et à Eric Levert, administrateur fiscal principal international chez
Reebok-CCM Hockey.
Ms. Zajko, I understand you have opening comments, after
which we will move to questions.
Madame Zajko, je crois comprendre que vous avez une
déclaration préliminaire à présenter. Nous passerons aux
questions par la suite.
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Finances nationales
Mr. Levert, I will call on you after Ms. Zajko.
16:27
Monsieur Levert, je vais vous donner la parole après
Mme Zajko.
Lisa Zajko, Senior Manager, Indirect Tax, Deloitte & Touche
LLP: Thank you for the opportunity to present before you in
support of the study that has been commissioned by the
Honourable Finance Minister regarding the persistent price
discrepancies between Canadian and U.S. prices for certain
consumer goods.
Lisa Zajko, gestionnaire supérieure, Impôt indirect, Deloitte &
Touche s.r.l. : Merci de nous avoir donné la possibilité de
comparaître devant vous dans le cadre de l’étude commandée
par le ministre des Finances sur les raisons pouvant expliquer les
inégalités persistantes entre les prix de certains articles vendus au
Canada et aux États-Unis.
By way of introduction, the Customs and Global Trade team
at Deloitte & Touche is actively engaged in advising many clients
in customs and global trade issues with a global network of more
than 450 professionals in the CGT area and robust practices in
both Canada and the U.S. Our team has been actively involved
for many years in preparing submissions to the Department of
Finance respecting tariff relief on behalf of a wide range of clients.
We have significant expertise and leadership in the consumer
business/retail industry, and our intention today is to focus on the
impact of tariffs specifically.
En guise d’introduction, l’équipe des douanes et du commerce
international de Deloitte & Touche travaille activement à
conseiller de nombreux clients sur des questions relatives aux
douanes et au commerce international en misant sur un réseau
mondial de plus de 450 professionnels du domaine et des
pratiques rigoureuses, tant au Canada qu’aux États-Unis. Notre
équipe s’affaire depuis de nombreuses années à présenter des
mémoires au ministère des Finances sur l’allégement tarifaire au
nom de nombreux clients. Si nous possédons une vaste expertise
et jouons un rôle de chef de file dans l’industrie de la
consommation et du commerce de détail, il reste que notre
intention aujourd’hui est de mettre l’accent sur l’effet des tarifs.
As per previous submissions that Deloitte has made to the
finance minister and to the Department of Finance, we believe
that tariffs are at least partly attributable to the persistent
discrepancies and that Canadian consumers would benefit from
the reduction of tariff rates on certain goods without detriment to
Canadian industry. This is largely due to the fact that the tariff
rates in Canada are antiquated, and the Canadian manufacturing
landscape has changed significantly since the last major overhaul
of the tariff in 1998 with the Tariff Simplification initiative. While
there have been sweeping revisions to the tariff rates over the past
couple of years, these have been focused entirely on the
manufacturing industry, i.e., machinery and equipment, raw
materials, et cetera. We are not aware of any comprehensive
review recently undertaken to consider the benefits to Canadians
of reductions in the tariff rate on consumer or retail goods.
Comme nous l’avons indiqué dans des mémoires antérieurs au
ministre et au ministère des Finances, nous sommes d’avis que les
inégalités persistantes sont, au moins en partie, attribuables aux
tarifs et que les consommateurs canadiens profiteraient d’une
réduction des taux tarifaires sur certains biens, sans préjudice pour
l’industrie canadienne. Cela tient principalement au fait que les taux
tarifaires sont désuets et que le paysage manufacturier canadien a
beaucoup changé depuis la dernière révision des tarifs, en 1998,
dans le cadre de l’initiative de simplification du régime tarifaire.
Bien que les taux tarifaires aient fait l’objet de révisions en
profondeur au cours des deux ou trois dernières années, celles-ci ont
porté exclusivement sur l’industrie manufacturière, c’est-à-dire la
machinerie et l’équipement, et les matières premières, notamment.
Nous ne sommes au courant d’aucun examen exhaustif sur les
avantages pour les Canadiens d’une réduction du taux tarifaire sur
les biens de consommation et de vente au détail.
As additional background, Deloitte has made some
submissions to the Department of Finance in order to request
tariff removal or reduction on particular consumer goods, namely
those that presently carry relatively high duty rates. Our
submissions have focused specifically on recreational products
as well as other family-friendly consumer products used by hardworking families across Canada. It is our view that such duty
rates are unwarranted, particularly based on the current
Canadian manufacturing landscape and the fact that the general
tariff rate for the same items under the U.S. tariff are significantly
less than those that prevail in Canada. In fact, in some cases the
U.S. tariffs have been completely removed.
Deloitte a déjà soumis au ministère des Finances des mémoires
visant à lui demander de supprimer ou de réduire les tarifs sur
certains biens de consommation, notamment ceux qui sont
assujettis à un taux de droit relativement élevé. Nos mémoires
concernaient principalement les produits récréatifs ainsi que
d’autres produits de consommation destinés aux familles
canadiennes, qui travaillent dur. Nous sommes d’avis que de
tels taux sont injustifiés, surtout si l’on tient compte du contexte
manufacturier actuel du Canada et du fait que les taux tarifaires
généraux des États-Unis, pour les mêmes articles, sont
considérablement inférieurs à ceux du Canada. De fait, dans
certains cas, les tarifs américains ont été complètement supprimés.
It is our view that eliminating duties payable on certain
consumer goods imported into Canada, where such goods are not
produced domestically, would benefit the economy and the
competitiveness of our retailers and, most important, the
requested tariff relief would be in the public interest as the
lower costs should result in lower domestic prices, thus benefiting
Nous estimons que l’élimination des droits payables sur
certains biens de consommation importés qui ne sont pas
produits au pays stimulerait l’économie et la compétitivité de
nos détaillants, mais surtout, l’allégement tarifaire demandé serait
dans l’intérêt public, car la réduction des coûts entraînerait
vraisemblablement une réduction des prix au pays, ce qui
16:28
National Finance
25-4-2012
the Canadian consumer. Eliminating import duties on goods that
must be sourced from outside of Canada is an important and
necessary stimulus that would raise consumer purchasing power
and confidence. In these recessionary times, the tariff relief that is
being requested provides a much-needed boost to the Canadian
economy through increased consumer spending locally.
profiterait au consommateur canadien. L’élimination des droits à
l’importation sur les biens qui doivent être importés constitue un
facteur de stimulation important et nécessaire qui accroîtrait le
pouvoir d’achat et la confiance des consommateurs. Les effets de
la récession se font encore sentir, et l’allégement des tarifs qui est
demandé fera augmenter les dépenses de consommation locales et
donnera ainsi à l’économie canadienne le coup de fouet dont nous
avons grandement besoin localement.
The proposed tariff removal also mirrors actions recently taken
by some of our largest trading partners, including the U.S., where
it has been acknowledged that the elimination of unnecessary and
outdated tariffs would have a profound and immediate impact on
the recovery of the economy and would provide immediate and
direct relief to hard-working families.
La suppression de tarif proposée correspond aussi à des
mesures prises récemment par certains de nos plus importants
partenaires commerciaux, dont les États-Unis, qui ont reconnu
que la suppression de tarifs inutiles et dépassés aurait un effet
profond et immédiat sur la relance de l’économie et offrirait un
allégement direct et instantané à des familles qui travaillent dur.
One of the most significant opportunities for price relief falls
under the purview of the Minister of Finance. On most items
imported into Canada, retailers and consumers pay significant
amounts by way of import-related costs, duties and taxes,
particularly as the compliance continuum is becoming
increasingly complex. We have identified certain mainstream
family-friendly consumer products that are subject to high import
duties in Canada for no reason other than they have always been
that way, irrespective of the changing economic climate and the
evolving Canadian manufacturing landscape.
L’une des plus importantes mesures d’allégement des prix est
du ressort du ministre des Finances. Sur la plupart des articles
importés au Canada, les détaillants et les consommateurs paient
des sommes considérables en frais d’importation, en droits et en
taxes, tout particulièrement compte tenu de la complexification
croissante du continuum de conformité. Nous avons relevé
certains produits de consommation grand public destinés aux
familles qui sont assujettis à des droits d’importation élevés au
Canada pour la seule et unique raison qu’il en a toujours été ainsi,
indépendamment de l’évolution du climat économique et du
contexte manufacturier canadien.
Since the introduction of income tax and sales taxes, the
revenue generation capacity of these tariffs has become marginal,
recently comprising less than 1 per cent of total government
revenues. In 2008, Canadians imported $443 billion-worth of
goods into Canada, with the government collecting
approximately $4 billion in import duties. In 2009, $373 billionworth of goods was imported and $3.6 billion in duties was paid.
Depuis l’adoption de l’impôt sur le revenu et des taxes de vente,
le potentiel de production de recettes de ces tarifs est devenu
négligeable et représentait récemment moins de 1 p. 100 de
l’ensemble des recettes gouvernementales. En 2008, les
Canadiens ont importé des biens d’une valeur totale de
443 milliards de dollars, sur lesquels le gouvernement a perçu
environ 4 milliards de dollars en droits d’importation. En 2009,
des biens d’une valeur totale de 373 milliards de dollars ont été
importés, et des droits de 3,6 milliards de dollars ont été payés.
While revenue generation has historically been one of the main
purposes of the imposition of tariffs, this is currently not a main
priority of the Canadian government in the area of customs and
trade. Tariffs are not a significant source of revenue and, as such,
the reduction or removal of tariffs on certain goods that benefit
Canadian consumers without detriment to domestic industry
should be viewed as favourable by the federal government.
Si la production de recettes a été l’une des principales raisons
d’être des tarifs, elle ne constitue pas actuellement une priorité du
gouvernement du Canada dans le domaine des douanes et du
commerce. Comme les tarifs ne sont pas une source importante de
revenus, le gouvernement devrait considérer que la réduction ou
la suppression de tarifs sur certains biens qui profitent aux
Canadiens sans nuire à l’industrie du pays constitue une mesure
avantageuse.
To demonstrate the reducing importance of tariffs, the CBSA’s
2011-12 Report on Plans and Priorities describes the main
priorities of the agency as being protection of national security
and facilitating legitimate trade and travel. The raison d’être of
the CBSA is indicated as being made up of eight different factors,
of which only one relates to the collection of duties and taxes.
Forecasted spending attributable to revenue and trade
management is only 6 to 8 per cent of program spending.
Pour illustrer l’importance de réduire les tarifs, l’ASFC, dans
son Rapport sur les plans et priorités de 2011-2012, définit ses
principales priorités comme étant celles d’assurer la sécurité
nationale et de faciliter la libre circulation des personnes et des
marchandises. Quant à sa raison d’être, l’ASFC mentionne huit
responsabilités, mais seulement l’une d’elles a trait à la perception
de droits et de taxes. Les prévisions de dépenses associées à la
gestion des recettes et du commerce ne représentent que de 6 à
8 p. 100 des dépenses de programme.
25-4-2012
Finances nationales
16:29
Further, Canada has engaged in a number of free trade
agreements and instituted unilateral tariff reductions. Most
recently, tariffs were eliminated on a broad range of machinery
and equipment in 2009 in recognition of the productivity and
competitiveness benefits to domestic manufacturers and to the
overall economy. The federal budget of March 4, 2010
implemented a second phase of tariff relief on machinery,
equipment and raw materials.
En outre, le Canada est partie prenante à plusieurs ententes de
libre-échange et a instauré des réductions de tarif unilatérales.
Récemment, en 2009, il a éliminé les tarifs sur un large éventail de
produits de machinerie et d’équipement, reconnaissant les gains en
productivité et en compétitivité que cela procurerait aux fabricants
canadiens et à l’ensemble de l’économie. Le budget fédéral
du 4 mars 2010 a instauré la phase deux de l’allégement des tarifs
sur la machinerie, l’équipement et les matières premières.
Throughout the process the federal government has
communicated a willingness to consider additional requests for
tariff relief. It has now become important to turn our focus on
assisting the retail industry. It is important for retailers to
continue to find ways to meet the price and quality expectations
of Canadian consumers. The parity of the Canadian dollar has
created a further and more urgent demand for corresponding
parity in prices between the U.S. and Canada.
Tout au long de ce processus, le gouvernement a manifesté sa
volonté d’étudier d’autres demandes d’allégement. Nous devons à
présent concentrer nos efforts sur l’aide à l’industrie du commerce
de détail. Il est important que les détaillants continuent à trouver
des façons de combler les attentes des consommateurs canadiens
en matière de prix et de qualité. La parité du dollar canadien rend
encore plus urgente la parité des prix entre les États-Unis et
le Canada.
We have put forward in a chart some of the specific items that we
believe would benefit from immediate tariff relief without detriment
to the domestic industry, and we will hear from Eric Levert of
Reebok on some of the goods that are listed in this chart.
Nous avons présenté dans un tableau certains des articles qui,
selon nous, profiteraient d’un allégement tarifaire immédiat sans
que cela ne porte préjudice à l’industrie nationale, et nous allons
entendre Eric Levert, de Reebok, nous parler de certains biens
énumérés dans le tableau.
It is our view that the committee should consider making a
recommendation for tariff relief on these goods that we have put
forward in addition to recommending an in-depth review on
additional consumer goods that should be considered for tariff
removal or reduction. There is historical precedent for reducing
tariffs on retail goods to combat cross-border shopping.
Nous sommes d’avis que le comité devrait recommander un
allégement tarifaire pour ces biens, en plus de recommander un
examen approfondi des autres biens de consommation pour
lesquels on devrait envisager la suppression ou la réduction des
tarifs. Il existe un précédent historique concernant la réduction
des tarifs sur les produits de détail comme moyen de lutter contre
le magasinage transfrontalier.
To this point, Senator Gerstein commented earlier about
whether this could have been the case 20 years ago. In fact, it was
the case 20 years ago. In the early 1990s there was a lot of crossborder shopping and the government responded by putting into
place the Canadian Retailers Remission Order of 1993, eliminating
tariffs, at least temporarily, on certain consumer goods and then
removing those tariffs permanently with Tariff Simplification
in 1998. At that time, the Canadian manufacturing landscape was
of a certain structure where perhaps certain goods could not be
included in that relief. Since 1998, or 1993 when the remission was
first put into place, that landscape has changed, so additional goods
should warrant further consideration for such relief.
À cet égard, le sénateur Gerstein a mentionné que c’était peutêtre le cas il y a 20 ans. C’était bel et bien le cas il y a 20 ans. Au
début des années 90, il y avait beaucoup de magasinage
transfrontalier, et le gouvernement avait réagi en établissant le
Décret de remise des détaillants canadiens de 1993, éliminant les
tarifs — du moins temporairement — sur certains biens de
consommation, puis en les supprimant de façon permanente dans
le cadre de l’initiative de simplification du régime tarifaire,
en 1998. À l’époque, vu la structure du secteur manufacturier
canadien, certains biens ne pouvaient pas nécessairement être
visés par cet allégement. Depuis 1998 — ou depuis 1993, moment
où la remise a été introduite —, le paysage a changé, alors il
convient de songer à soumettre d’autres biens à l’allégement.
In view of the serious economic downturn that our country has
been facing since 2009, it is clear that the Canadian government is
committed to minimizing the impact of any future economic
downturn on Canadians and ensuring a timely recovery by
providing the necessary stimulus to boost the economy.
Compte tenu du grave ralentissement économique qui touche
notre pays depuis 2009, il est évident que le gouvernement du
Canada est résolu à réduire au minimum l’effet de tout autre
ralentissement de l’économie sur les Canadiens et à assurer une
reprise rapide en prenant les mesures de stimulation nécessaires.
While the elimination of customs duties on necessary consumer
goods would certainly fall in line with government priorities that
are linked to economic recovery, it is also noteworthy that the
proposed tariff relief is in keeping with other priorities of the
federal and provincial government departments and social
agencies such as Health Canada, the Public Health Agency of
Si l’élimination des droits de douane sur les biens de
consommation nécessaires est conforme aux priorités du
gouvernement fédéral qui sont liées à la reprise économique, il
convient aussi de noter que l’allégement tarifaire proposé
concorde avec d’autres priorités de ministères et d’organismes
de services sociaux fédéraux et provinciaux, dont Santé Canada et
16:30
National Finance
25-4-2012
Canada, the Ministry of Quebec, for example, with respect to
promotion of infant breastfeeding and the Child Fitness
Tax Credit.
l’Agence de la santé publique du Canada, de même que les
ministères du Québec chargés, par exemple, de promouvoir
l’allaitement maternel et le crédit d’impôt pour la condition
physique des enfants.
In an era of increased market volatility and economic
uncertainty, it is imperative that, through government policy
and action, we continue to assist Canadians with their ability to
purchase everyday goods, and particularly those items that are
family-friendly consumer items consumed by hard-working
families. This measure would also contribute to reducing the
disparity between Canadian and U.S. prices.
À une époque de volatilité des marchés et d’incertitude
économique, il est impératif qu’à l’aide de politiques et de
mesures gouvernementales, nous continuions à favoriser la
capacité des Canadiens d’acheter des biens courants,
particulièrement les biens de consommation destinés aux familles.
Une telle mesure contribuerait en outre à réduire l’écart entre les
prix aux États-Unis et au Canada.
Thank you for your time.
The Chair: Thank you very much, Ms. Zajko. Your ice skates
inclusion is interesting at this time of year in Canada. You
estimate that the federal government will take in $9 million worth
of revenue by keeping a tariff of 18 per cent on ice skates. Am I
reading that correctly?
Ms. Zajko: Yes.
Merci de votre temps.
Le président : Merci beaucoup, madame Zajko. Le fait que
vous ayez inclus les patins à glace est opportun à ce temps-ci de
l’année au Canada. Vous estimez que le gouvernement fédéral
touchera 9 millions de dollars de recettes en maintenant un tarif
de 18 p. 100 sur les patins à glace. Est-ce que je comprends bien?
Mme Zajko : Oui.
The Chair: Was there an ice skate manufacturing industry in
the Kitchener-Waterloo area in the early 1990s that we were
trying to protect, namely, Bauer?
Le président : N’y avait-il pas une usine de fabrication de patins à
glace dans la région de Kitchener-Waterloo au début des
années 1990 que nous tentions de protéger, à savoir celle de Bauer?
Eric Levert, International Senior Tax Manager, Reebok-CCM
Hockey: I do not know about Kitchener, but CCM was
manufacturing hockey sticks in Saint-Jean, Quebec. Also, in
New Brunswick we had the helmet manufacturing facility until
lately. CCM has a large network manufacturing hockey apparel
and hockey equipment through Ontario, Quebec and New
Brunswick.
Eric Levert, administrateur fiscal principal international,
Reebok-CCM Hockey : J’ignore la situation à Kitchener, mais
CCM fabriquait des bâtons de hockey à Saint-Jean, au Québec.
Nous avions aussi l’usine de fabrication de casques au NouveauBrunswick, jusqu’à tout récemment. CCM dispose d’un
important réseau pour la fabrication de vêtements et
d’équipement de hockey en Ontario, au Québec et au NouveauBrunswick.
The Chair: The 18 per cent tariff on skates was interesting one.
Le président : Le tarif de 18 p. 100 sur les patins était intéressant.
Mr. Levert: Thank you for this opportunity. I am an
international tax manager at Reebok-CCM Hockey, a division
of Adidas Group. Reebok-CCM does about $300 million in sales
throughout the world. CCM has 100 years of presence in hockey
in Canada. I am sure that some of you grew up with hockey
equipment with the CCM brand on it.
M. Levert : Merci de m’avoir donné cette occasion. Je suis
administrateur fiscal international à Reebok-CCM Hockey,
division du Groupe Adidas. Les ventes mondiales de ReebokCCM s’élèvent à environ 300 millions de dollars. CCM évolue
depuis un siècle dans le domaine du hockey au Canada. Je suis
persuadé que certains d’entre vous avez grandi avec de
l’équipement de hockey portant l’inscription CCM.
The Reebok-CCM headquarters for the division is in Montreal
and we have a significant R & D department. Also, the distribution
centre for all of North America is located in Montreal. We have two
manufacturing facilities, one in St-Hyacinthe, Quebec, which
manufactures a small quantity of NHL jerseys as well as jerseys
for smaller leagues such as the Canadian Hockey League and the
American Hockey League. In Saint-Jean-sur-Richelieu, Quebec, we
still manufacture some hockey sticks and skates on a limited basis.
They are mainly oriented toward professional hockey players in the
NHL, the AHL, the CHL and in junior leagues.
Le siège social de la division de Reebok-CCM est situé à
Montréal, et nous avons un important service de R-D. Le centre de
distribution pour toute l’Amérique du Nord est aussi situé à
Montréal. Nous avons deux usines de fabrication : une à SaintHyacinthe, au Québec, qui produit une petite quantité de chandails
de la LNH et des chandails pour des ligues de niveau inférieur,
comme la Ligue canadienne de hockey et la Ligue américaine de
hockey. À Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, nous fabriquons
encore des bâtons de hockey et des patins, dans une moindre
mesure. Ils sont principalement destinés à des joueurs de hockey
professionnels dans la LNH, la LAH, la LCH et les ligues juniors.
25-4-2012
Finances nationales
16:31
We sell our products in 30 countries, although mainly in
Canada, which comprises about 40 per cent of the worldwide
market. We also sell in Norway, Finland, Sweden and the U.S.
Nous vendons nos produits dans 30 pays, quoique
principalement au Canada, lequel constitue environ 40 p. 100
du marché mondial. Nous vendons aussi des produits en Norvège,
en Finlande, en Suède et aux États-Unis.
This is the main market, including Russia, which is an
emerging market. Ninety per cent now is manufactured and
out-sourced mainly to Asia. Reebok-CCM still maintains some
capacity with Quebec manufacturers for sticks and some goalie
equipment as well, but it is of very limited quantity.
C’est là l’essentiel du marché, avec la Russie, qui est un marché
émergent. La fabrication de 90 p. 100 des produits est maintenant
externalisée, principalement en Asie. Reebok-CCM conserve
toujours au Québec une certaine capacité de fabrication de
bâtons — et d’équipement de gardien de but aussi —, mais dans
une mesure très limitée.
We spoke about the hockey market. The hockey market is
about $800 million U.S. worldwide. It has been flat for the last
10 years. The market is not growing, maybe at 1 per cent a year
at the maximum. This is not what we want. We want to grow the
market. We want to make sure the company will survive and that
Canadians go back to playing hockey and buy our equipment, so
we think that, to be competitive in that market, we need to bring
innovative products at a competitive price and ensure that the
product will be affordable for Canadian consumers.
Nous avons parlé du marché du hockey. Ce marché a une
valeur mondiale d’environ 800 millions de dollars américains. Il
stagne depuis 10 ans. Le marché ne prend pas d’expansion —
peut-être 1 p. 100 par année tout au plus. Ce n’est pas ce que nous
voulons. Nous voulons donner de l’expansion au marché. Nous
voulons nous assurer que la société survivra et que les Canadiens
recommenceront à jouer au hockey et à acheter notre équipement,
alors, à notre avis, pour être concurrentiels sur ce marché, nous
devons proposer des produits novateurs à un prix compétitif et
nous assurer que le produit sera abordable pour les
consommateurs canadiens.
I want to bring you to the slide that talks about the impact of
tariff rates on the retail price. Let us assume $100 FOB price, and
not considering foreign exchange or the freight. I just want to
demonstrate that the tariff on the products will at the end be paid
by the consumer and not only the tariff by itself. When you look
at the wholesaler and then the retailer, each has a markup on it.
At the end, we are demonstrating that a $15 duty on a product
will end up at $36 for the consumers at the end.
Regardons la diapositive qui traite des répercussions des taux
tarifaires sur le prix de détail. Prenons un prix FOB de 100 $, sans
tenir compte du taux de change ni du fret. Je veux seulement
démontrer que le tarif appliqué aux produits sera, au bout du
compte, payé par le consommateur —, et qu’il n’y a pas que le
tarif dans tout ça. Si l’on songe au grossiste, puis au détaillant,
chacun aura majoré le prix. Au bout du compte, nous démontrons
que des droits de 15 $ sur un produit finiront par coûter 36 $ au
consommateur.
Just to show the last page is similar, I just added Finland’s
rates on different products. We are showing here that Canada,
which is supposedly known as the hockey country, is paying
18 per cent on ice skates, 15.5 on all protective equipment, and
8.5 per cent on helmets, while the U.S. is paying zero. When you
look at the Scandinavian countries, they are not paying anything
or a very small rate. I know that Europe is not part of what this
committee is looking at, but we are just showing to you that what
we are asking is a reduction or removal of the tariff rates on these
products that is not different from what we find in other countries
as well.
Ce que je vous montre à la dernière page est semblable; j’ai
seulement ajouté les taux de la Finlande sur différents produits.
Nous illustrons ici que le Canada, censé être la Mecque du
hockey, paie un taux tarifaire de 18 p. 100 sur les patins à glace,
de 15,5 p. 100 sur tout l’équipement de protection et de 8,5 p. 100
sur les casques, tandis que les États-Unis ne paient rien. Les pays
scandinaves ne paient rien, ou très peu. Je sais que l’Europe n’est
pas visée par l’étude du comité, mais nous essayons seulement de
vous montrer que nous demandons une réduction ou l’élimination
des taux tarifaires sur ces produits afin qu’ils soient comparables à
ce que nous observons dans les autres pays.
The Chair: Thank you for your comments. Normally, we think
of tariffs on imported goods as being put there by the government
to protect Canadian manufacturers. You are, in part, a Canadian
manufacturer, and you are still recommending that these tariffs,
by virtue of the worldwide market of today, could be removed.
Le président : Merci pour vos commentaires. Normalement,
nous considérons que les tarifs sur les biens importés sont une
mesure mise en place par le gouvernement pour protéger les
fabricants canadiens. Vous êtes un fabricant canadien, entre
autres choses, et vous recommandez toujours l’élimination de ces
tarifs, compte tenu du marché mondial actuel.
Mr. Levert: To our knowledge, if you look at Bauer maintaining
at 40 per cent of the market share, and Easton has about
15 per cent, with Reebok-CCM it is about 85 per cent, and none
of them are manufacturing on a large scale in Canada any more.
M. Levert : À notre connaissance, Bauer détient une part de
marché de 40 p. 100, et Easton, d’environ 15 p. 100; avec
Reebok-CCM, cela correspond à environ 85 p. 100 du marché,
et aucune de ces sociétés ne maintient une production à grande
échelle au Canada.
16:32
National Finance
25-4-2012
Senator Ringuette: Mr. Chair, you started where I wanted to
go first.
Le sénateur Ringuette : Monsieur le président, vous avez déjà
abordé le sujet par lequel je voulais commencer.
On one of your slides, you indicate that 90 per cent of the
Reebok-CCM Hockey production is outsourced to Asia.
Sur l’une de vos diapositives, vous indiquez que 90 p. 100 de la
production de Reebok-CCM Hockey est externalisée en Asie.
Mr. Levert: Correct.
M. Levert : C’est exact.
Senator Ringuette: This goes to the production costs, but at the
end of the story it is still the consumer who pays. These tariffs
were all fine and dandy when you were producing in Canada, but
now that you are producing 90 per cent of your products in Asia,
you do not want tariffs any more.
Le sénateur Ringuette : Cela tient à des considérations touchant
les coûts de production, mais, au bout du compte, c’est encore le
consommateur qui paie. Ces tarifs vous convenaient parfaitement
lorsque vous produisiez au Canada, mais maintenant que
90 p. 100 de vos produits sont fabriqués en Asie, vous ne voulez
plus de tarifs.
Mr. Levert: Correct. It is not only us but the industry in
general. If you look at Bauer or Easton or any of the smaller
competitors, they are not manufacturing in Canada any more.
M. Levert : C’est exact. C’est non seulement nous, mais
l’industrie en général. Si vous regardez Bauer ou Easton ou
n’importe quel petit compétiteur, personne ne fabrique de
produits au Canada maintenant.
Senator Ringuette: This outsourcing is certainly one of the
issues in regard to consumer pricing.
Le sénateur Ringuette : Cette externalisation est certainement
l’un des facteurs ayant une incidence sur le prix que paie le
consommateur.
You give us the supply chain scenario in Canada and in the
U.S., and you indicate the $15 in regard to duty. However, when I
look at the supply chain, the wholesaler, which is probably licensed
by your company because you are giving a sample of your
company, takes a 40 per cent cut, which represents $77 in Canada
but only $67 in the U.S. What would be the cause of that? Why
would the wholesaler on a $100 product have an additional fee?
First of all, your wholesaler price here that you have identified for
your products is almost as high as the manufacturing cost.
Vous nous décrivez le scénario de la chaîne d’approvisionnement
au Canada et aux États-Unis, et vous mentionnez les droits de 15 $.
Toutefois, si je regarde la chaîne d’approvisionnement, le grossiste,
auquel vous avez probablement accordé une licence — puisque
vous donnez un exemple lié à votre société —, prend une part
de 40 p. 100, ce qui représente 77 $ au Canada, mais seulement
67 $ aux États-Unis. Pourquoi en est-il ainsi? Pourquoi le
grossiste tirerait-il une part supérieure sur un produit de 100 $?
Premièrement, le prix de gros ici que vous avez déterminé pour vos
produits est presque aussi élevé que le prix de fabrication.
Mr. Levert: That is correct. First, the only differences between
Canada and the U.S. in these scenarios are the duties, the tariff
rate, the $15.
M. Levert : C’est exact. Premièrement, la seule différence entre
le Canada et les États-Unis dans ce scénario tient aux droits, au
taux tarifaire, aux 15 $.
Senator Ringuette: That is what you wanted to sell to this
committee. That is not the question that I am asking you.
Le sénateur Ringuette : C’est l’idée que vous vouliez vendre au
comité. Ce n’est pas la question que je vous pose.
You licensed the wholesaler to distribute your product. Their
cut in the pricing of your product for the consumers is almost as
high as the manufacturing costs. Their only scenario in there is to
import your product from Asia, 90 per cent of it, and then
distribute it to their network. That is their only mission in life as a
wholesaler.
Vous avez autorisé le grossiste à distribuer votre produit. La
marge du prix que paient les consommateurs qui lui revient est
presque aussi élevée que le prix de fabrication. Son seul rôle dans
votre scénario est d’importer votre produit de l’Asie — 90 p. 100
de vos produits —, puis de le distribuer dans son réseau. C’est là
la seule mission du grossiste.
Mr. Levert: We are the wholesaler. We design and develop the
product, we source the products and we market the products.
What we want is the wholesaler to have a target of profitability of
around 40 per cent in order to cover all these other expenses that
you are incurring.
M. Levert : Nous sommes le grossiste. Nous concevons et
mettons au point le produit, nous importons le produit et nous le
mettons en marché. Nous voulons que le grossiste ait une cible de
rentabilité d’environ 40 p. 100 afin de couvrir toutes les autres
dépenses.
When I sell to the Canadian market and to the U.S. market, I
will look at my costs. This is a theoretical scenario. When I set the
target, it is a 40 per cent margin. If I set that margin or target
there and my cost is lower when I sell to the U.S. compared to
Canada, my profit, if you look at the 77 per cent, the 77 will equal
that 40 per cent margin, and the 67 will equal a 40 per cent
margin. In order to make the same target margin, I need to
Lorsque je vends sur les marchés canadien et américain, je
regarde mes coûts. Il s’agit d’un scénario théorique. Lorsque
j’établis la cible, elle correspond à une marge de 40 p. 100. Si je fixe
ma marge ou ma cible à ce niveau et que j’engage des coûts
inférieurs lorsque je vends aux États-Unis comparativement au
Canada, mon profit... Si vous regardez les 77 p. 100, ce pourcentage
équivaudra à la marge de 40 p. 100, et les 67 p. 100 équivaudront à
25-4-2012
Finances nationales
16:33
increase my price. If not, as the wholesaler, I will need to take that
margin, and my margin will not be 40 per cent but 30 per cent at
the end.
la marge de 40 p. 100. Afin d’obtenir la même marge ciblée, je dois
augmenter mon prix. Sinon, en tant que grossiste, je devrai prendre
cette marge, et elle sera non pas de 40 p. 100, mais de 30 p. 100 au
bout du compte.
Senator Ringuette: Mr. Levert, you are saying that, in your
specific case, you are acting in a dual role here. You are a
manufacturer of the product, and you also wholesale your
product.
Le sénateur Ringuette : Monsieur Levert, vous dites que, dans
votre cas particulier, vous jouez deux rôles ici. Vous êtes le
fabricant du produit, et vous vous chargez aussi de la vente en
gros de votre produit.
Mr. Levert: Correct. I wholesale to retailers.
M. Levert : C’est exact. Je vends aux détaillants.
Senator Ringuette: You are a direct wholesaler.
Le sénateur Ringuette : Vous faites vous-même la vente en gros.
Mr. Levert: Yes.
M. Levert : Oui.
Senator Ringuette: I have some questions, but I have to digest
what you have just said.
Le sénateur Ringuette : J’ai des questions, mais je dois absorber
ce que vous venez de dire.
Ms. Zajko, in your comments, you said that it is your view to
eliminate duties payable on certain consumer goods imported into
Canada where such goods are not produced domestically.
Madame Zajko, dans vos commentaires, vous avez dit qu’on
devrait éliminer les droits payables sur certains biens de
consommation importés au Canada lorsque de tels biens ne
sont pas produits au pays.
You are saying that if the goods or some of the goods are being
produced in Canada, the tariffs should be maintained in order to
keep that production and that economic stimulus in the country.
Am I right?
Autrement, si les biens ou une partie des biens sont produits au
Canada, il faudrait maintenir les tarifs pour conserver cette
production intérieure et stimuler l’économie du pays. Ai-je bien
compris?
Ms. Zajko: I think we need to look at the context of the
production if there is some. As in this case, if there is limited
production but it is only geared to one particular niche area such
as professional hockey players, then retaining a tariff on all ice
skates, for example, does not really makes sense in that situation.
Mme Zajko : Je crois que nous devons étudier le contexte de la
production, si tant est qu’il y en a une. Si, comme dans le cas
présent, il y a une production limitée ne ciblant qu’un créneau
particulier, comme les joueurs de hockey professionnels, alors le
maintien d’un tarif sur tous les patins à glace, par exemple, n’a pas
vraiment de sens.
I think if there is no production then the tariff should be
completely removed. If there is some production then maybe we
could segregate the tariff out such that we have relief on ice
skates, for example, but not on those that are produced here, such
as high-end; there are ways to do it.
Je crois qu’en l’absence de production, le tarif devrait être
complètement supprimé. S’il y a un certain niveau de production,
alors peut-être que nous pourrions exclure certains produits du
tarif — de sorte qu’il y ait un allégement pour les patins à glace,
par exemple —, mais pas ceux dont un produit équivalent est
fabriqué ici, comme les patins haut de gamme. Il y a des façons de
faire cela.
Senator Ringuette: You refer to hockey sticks that are made in
Canada.
Le sénateur Ringuette : Vous parlez des bâtons de hockey
fabriqués au Canada.
Ms. Zajko: Yes. There are ways to define what that removal
should be and if there is someone to protect, then that is not
necessarily what we are advocating. It is where there is no one we
are protecting or the quantities are not in sufficient capacity to
meet Canadian demands for the product.
Mme Zajko : Oui. Il y a des façons de déterminer ce qu’on
devrait éliminer et s’il y a quelqu’un à protéger, mais ce n’est pas
nécessairement de cela que nous parlons. Il est question ici des
situations où nous ne protégeons personne et où les quantités ou
les capacités ne sont pas suffisantes pour répondre à la demande
canadienne à ce chapitre.
Mr. Levert: Making references to hockey sticks, they are now
2.5 per cent compared to 18 per cent on skates. You manufacture
more hockey sticks in Canada than you do skates.
M. Levert : Pour ce qui est des bâtons de hockey, les tarifs sont
maintenant à 2,5 p. 100 comparativement à 18 p. 100 pour les
patins. Au Canada, on fabrique plus de bâtons de hockey que
de patins.
16:34
National Finance
Senator Ringuette: Mr. Levert, I want to come back to the
scenario on your slide that I was referring to earlier. When you
say landed costs of, for example, $100, that is for the items that
you outsource to Asia?
Mr. Levert: Correct.
25-4-2012
Le sénateur Ringuette : Monsieur Levert, je veux revenir au
scénario, décrit sur votre diapositive, dont je parlais plus tôt.
Lorsque vous parlez d’un coût en magasin de 100 $, par exemple,
ce montant s’applique aux articles que vous faites fabriquer en
Asie, n’est-ce pas?
M. Levert : C’est exact.
Senator Ringuette: If we take an item that you make in Canada,
a hockey stick, what would be the scenario in regard to your
pricing the wholesale margin and the retail margin in regard to the
scenario you have put in front of us comparing Canada to the
U.S.? Would you still be looking at a 40 per cent margin? Then
you would not have the tariff. That particular item should be at
the same price level in Canada as in the U.S.
Le sénateur Ringuette : Si nous prenons un article que vous
fabriquez au Canada, comme un bâton de hockey, quel serait le
scénario concernant l’établissement de la marge du grossiste et de
la marge du détaillant aux fins de la comparaison du Canada et
des États-Unis que vous nous avez présentée? Envisageriez-vous
toujours une marge de 40 p. 100? Alors vous n’auriez pas le tarif.
Cet article particulier devrait être vendu au même prix au Canada
qu’aux États-Unis.
Mr. Levert: To give you an example, making a hockey skate in
our St. Jean facility compared to Asia, right now the difference in
costs is at least $80 per pair of skates.
M. Levert : À titre d’exemple, produire un bâton de hockey
dans notre unité à Saint-Jean comparativement à la fabrication en
Asie... À l’heure actuelle, la différence est d’au moins 80 $ par
paire de patins.
Senator Ringuette: What are you comparing?
Le sénateur Ringuette : Qu’est-ce que vous comparez?
Mr. Levert: For the same skate manufactured in Asia
compared to our Saint-Jean facility, we are talking about at
least $80 in cost difference.
M. Levert : Pour le même patin fabriqué en Asie plutôt que
dans notre usine de Saint-Jean, nous parlons d’une différence de
coût d’au moins 80 $.
Then you will still expect at least around a 40 per cent. If you
look at any wholesaler, any comparable in sporting goods, you
will be between 35 and 45. You will be in that range in
comparables, in Canada, in U.S., around the world.
Ensuite, vous vous attendrez toujours à une marge d’au moins
40 p. 100. Si vous prenez n’importe quel grossiste vendant de
l’équipement sportif comparable, la marge s’établira entre 35 et
45 p. 100. Cette fourchette pour les produits comparables vaut au
Canada, aux États-Unis et partout dans le monde.
Senator Ringuette: My question was in regard to a hockey stick
made in Canada and then sold in Canada and the U.S. Do you
sell at the same price in Canada as you would sell it in the U.S.? I
will check on the Internet.
Le sénateur Ringuette : Ma question se rattachait à un bâton de
hockey fabriqué au Canada, puis vendu au Canada et aux ÉtatsUnis. Demandez-vous le même prix au Canada qu’aux ÉtatsUnis? Je vais vérifier sur Internet.
Mr. Levert: You can check. I do not control the price of the
retailers. The same pricing group is in Montreal, pricing for both
Canada and the U.S.
M. Levert : Vous pouvez vérifier. Je ne contrôle pas le prix que
demandent les détaillants. Le groupe d’établissement des prix est
situé à Montréal, et c’est lui qui fixe les prix pour le Canada et les
États-Unis.
We have differences. I am not saying we do not have
differences between Canada and the U.S. Foreign exchange is
one difference. Market conditions are another; the economy in the
U.S. in the last three or four years has been a little more difficult
than in Canada.
Il y a des différences. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de différence
entre le Canada et les États-Unis. Le taux de change est un
facteur. La conjoncture du marché en est un autre; la situation
économique aux États-Unis au cours des trois ou quatre dernières
années a été un peu plus difficile qu’au Canada.
Senator Ringuette: It has nothing to do with tariffs. In reality, it
comes back to what the retail council was telling us earlier. One of
the major issues in regard to price differences between Canada
and the U.S. is a marketing issue and it is called country pricing.
Le sénateur Ringuette : Cela n’a rien à voir avec les tarifs. En
réalité, cela revient à ce que nous disait plus tôt le conseil du
commerce de détail. L’un des grands enjeux liés aux différences de
prix entre le Canada et les États-Unis appartient au domaine de la
commercialisation, et c’est ce qu’on appelle l’établissement de prix
par pays.
Mr. Levert: It is not only that. In one of our slides, we are saying
the difference in price is due to foreign exchange, tariff rates and the
market conditions. The tariff rate is a significant part.
M. Levert : Ce n’est pas le seul facteur. Dans l’une de nos
diapositives, nous disons que la différence de prix est causée par le
taux de change, les taux tarifaires et la conjoncture du marché. Le
taux tarifaire est un facteur important.
25-4-2012
Finances nationales
16:35
Senator Ringuette: I was looking at an item that has no tariffs
because it is made in Canada and yet, just like the cars, it is a
country-specific marketing issue.
Le sénateur Ringuette : Je regardais un article qui n’est pas
soumis à un tarif parce qu’il est fabriqué au Canada et, pourtant,
comme c’est le cas pour les automobiles, il s’agit d’une question de
commercialisation propre au pays.
Mr. Levert: I do not agree with you. You need to look at what
we manufacture here in Quebec. The manufacturing that we do
here is high-end sticks for pro players. It is very different from
what you find at retail. It is a custom stick, where each player has
his own blade, his own shaft. Each player is different.
M. Levert : Je ne suis pas d’accord avec vous. Il faut regarder
ce que nous fabriquons ici au Québec. Ce que nous produisons ici,
ce sont des bâtons haut de gamme pour les professionnels. C’est
très différent de ce qu’on trouve chez les détaillants. Il s’agit d’un
bâton fabriqué sur mesure dont la lame et le manche sont adaptés
au goût de chaque joueur. Chaque joueur est différent.
The Chair: You have quite a discussion going here. It is
interesting, but we are running out of time.
Le président : C’est toute une discussion que vous avez
entamée. Elle est intéressante, mais nous manquons de temps.
Senator Runciman: Mr. Levert, how big a problem is this for
the industry? Have you quantified it? How much business are you
losing because of this?
Le sénateur Runciman : Monsieur Levert, quelle est l’ampleur
du problème pour l’industrie? L’avez-vous quantifié? Manquezvous beaucoup d’affaires pour cette raison?
Mr. Levert: The market has been flat in the last 10 years, so it is
difficult to say. What we hear when we are on the ground is what
you just heard before. When we go to our customer in Canada, we
hear complaints about our Canadian consumer going to the U.S.
and buying there, all the time. In recent years we find online
retailers. People are buying cheaper, apparently, in the U.S. It is
what we hear. It is cheaper to buy on the U.S. side, either retailer
online or retailer on either of the other side of the border.
M. Levert : Le marché stagne depuis 10 ans, alors c’est difficile à
dire. Ce que nous entendons sur le terrain, c’est ce que vous venez
d’entendre. Lorsque nous allons voir notre client au Canada, il se
plaint que les consommateurs canadiens vont toujours aux ÉtatsUnis pour acheter leurs produits. Dans les dernières années, nous
avons vu apparaître des détaillants en ligne. Les gens achètent
meilleur marché aux États-Unis, semble-t-il. C’est ce que nous
entendons. La marchandise aux États-Unis est meilleur marché,
qu’on achète auprès d’un détaillant en ligne ou d’un détaillant de
l’autre côté de la frontière.
Senator Runciman: You have not done anything to assess the
real impact in terms of lost business.
Le sénateur Runciman : Vous n’avez pas pris de mesures pour
évaluer l’incidence réelle sur le plan des affaires manquées.
Mr. Levert: No. We have recently started an investigation to
understand if a U.S. customer that is selling online is selling on
the Canadian market. We have just started that investigation right
now.
M. Levert : Non. Nous avons récemment entrepris une enquête
pour savoir si un client américain qui vend nos produits en ligne
vend sur le marché canadien. Nous venons tout juste
d’entreprendre cette enquête.
Senator Runciman: Ms. Zajko, I asked this question of the
previous witnesses and this may be a more appropriate question
for you, representing Deloitte & Touche, about an analysis on the
net impact of removing these tariffs and if there is any way to do it
in terms of contrasting it with increased retail sales to offset any
revenue losses. Has there been a look at that type of impact study?
Le sénateur Runciman : Madame Zajko, j’ai posé cette question
aux témoins précédents, et il convient peut-être mieux de vous
demander à vous, qui représentez Deloitte & Touche, de parler
d’une analyse des répercussions nettes de l’élimination de ces
tarifs et de la possibilité de le faire en mettant en relief
l’augmentation des ventes au détail qui compenserait la perte
éventuelle de recettes publiques. Est-ce qu’on a réalisé ce type
d’études d’impact?
Ms. Zajko: I will say no, not in any detail. The most is just
looking at the difference in the rates and what the lost revenue
would be per se, but that is about it.
Mme Zajko : Je dirais que non, pas en détail, à tout le moins.
Tout ce que nous avons fait, c’est de simplement regarder les
différences de taux et à quoi pourraient équivaloir les recettes
perdues proprement dites, mais c’est à peu près tout.
Senator Runciman: That is unfortunate. That would be helpful
in terms of making a case.
Le sénateur Runciman : C’est dommage. Cela aurait été utile
pour étayer l’argument.
I want to touch on something I do not think is in your
submission and that is customs valuation jacking up values.
J’aimerais aborder quelque chose qui n’est pas dans votre
mémoire, je crois, et c’est la surestimation de la valeur au moment
de l’évaluation en douane.
16:36
National Finance
25-4-2012
When the Canada Border Services Agency requires items with
respect to arriving at a price for assessing duty, are there
distinctions in terms of the border here that are creating concerns
for you and your organization or your company?
Lorsque l’Agence des services frontaliers du Canada a besoin
d’information pour établir le prix aux fins des droits de douane,
est-ce qu’il y a ici des distinctions qui sont préoccupantes pour
vous et votre organisation ou votre société?
Ms. Zajko: There are a couple of valuation-related concerns,
particularly vis-à-vis Canada and the U.S. One is the for-sale
principle, which the U.S. has adopted, which allows where there
are multi-tiered sales into the country of import basing the
customs value on one of the earlier sales and therefore a lower
base upon which to assess duties and taxes.
Mme Zajko : Il y a quelques préoccupations liées à
l’évaluation, particulièrement en ce qui concerne le Canada et
les États-Unis. L’une tient au principe de la mise en vente, adopté
par les États-Unis, qui permet, lorsqu’il y a des ventes à plusieurs
niveaux dans le pays d’importation, de fonder la valeur en douane
sur une vente antérieure et, par conséquent, d’utiliser un montant
de base inférieur aux fins des droits et des taxes.
Canada has implemented legislation that would thwart such a
valuation, basically requiring that the value be based on a sale to
a purchaser in Canada. There has been jurisprudence over the last
few years, which customs has lost in Canada, so it has created a
type of planning around that. However, we understand that
CBSA is looking at amending the regulations. Therefore the
planning the importers can do into Canada to try to get on par
with what the value is in the U.S. is risky and not a lot of
importers want to do it — for good reason — because change is
coming.
Le Canada a adopté des lois qui bloqueraient une telle
évaluation, exigeant essentiellement l’établissement de la valeur
par rapport à la vente à un acheteur au Canada. Au cours des
dernières années, des décisions qui ont été rendues au détriment de
l’administration douanière au Canada ont donné lieu à un type de
planification visant à contourner cela. Toutefois, nous croyons
savoir que l’ASFC cherche à modifier les règlements. Ainsi, les
activités de planification que peuvent entreprendre les importateurs
au Canada pour tenter d’atteindre la parité avec les États-Unis sont
risquées, et rares sont les importateurs qui veulent se lancer — avec
raison — parce que le changement s’en vient.
Senator Runciman: Is that part of the conversation between the
U.S. and Canada now in terms of regulatory and border
streamlining?
Le sénateur Runciman : Est-ce que cela s’inscrit dans le
dialogue auquel se prêtent actuellement les États-Unis et le
Canada au sujet de la simplification des règles et des activités à la
frontière?
Ms. Zajko: My understanding is that it would not focus on
things like this. This is something that they want to base value on
a sale to a purchaser in Canada. That is not up for negotiation. It
is more for things like harmonizing the advanced data that needs
to be provided.
Mme Zajko : Je crois comprendre qu’il ne porte pas sur ce
genre d’enjeux. Il est question d’établir la valeur en fonction d’une
vente à un acheteur au Canada. Ce n’est pas négociable. Le
dialogue vise plutôt des enjeux comme l’harmonisation des
données préalables qui doivent être produites.
Senator Runciman: Can you give us an example or two of what
that impact might be on particular products or materials, in terms
of contrasting it with what the price would be in the United
States?
Le sénateur Runciman : Pouvez-vous nous donner un exemple
ou deux de l’incidence que cela pourrait avoir sur des produits ou
du matériel particuliers, comparativement au prix établi aux
États-Unis?
Ms. Zajko: Are you asking for a numerical example?
Mme Zajko : Voulez-vous avoir un exemple chiffré?
Senator Runciman: Or a percentage. You have heard concerns
about this, so they must be giving you some detail with respect to
impacts.
Le sénateur Runciman : Ou un pourcentage. On vous a fait part
de préoccupations à ce sujet, alors on doit vous donner certains
détails en ce qui concerne l’incidence.
Ms. Zajko: In terms of numbers, I am not sure. One of the
leading cases in Canada, for example, was Ferragamo. They
actually won on this issue and they were able to base the price on
the sale from an Italian entity to a U.S. entity, who then sold to
their Canadian entity. Therefore, it was not based on the sale to
the Canadian entity but based on a U.S. entity buying from Italy.
However, I am not sure what the difference in the mark-up or
pricing was.
Mme Zajko : Pour ce qui est des chiffres, je ne suis pas
certaine. L’affaire Ferragamo est l’une des principales causes au
Canada. Ils ont eu gain de cause et ont pu établir le prix en
fonction de la vente d’une entité italienne à une entité américaine,
qui a ensuite conclu une vente avec son entité canadienne. Ainsi,
la valeur était fondée non pas sur la vente à l’entité canadienne,
mais sur la vente à l’entité américaine qui achetait de l’Italie.
Toutefois, je ne suis pas certaine de l’écart sur le plan de la
majoration ou du prix.
Senator Runciman: Could you send us some detail on this? It is
something we might want to incorporate into our final report
regarding what the impacts could be.
Le sénateur Runciman : Pourriez-vous nous faire parvenir des
détails sur cette question? C’est quelque chose que nous voudrons
peut-être intégrer à notre rapport final sur les incidences possibles.
25-4-2012
Finances nationales
16:37
Ms. Zajko: Another discrepancy or difference between the way
Canada and the U.S. deal with valuation specifically is related to
transfer pricing adjustments and related party transactions. In
Canada, there is a policy that if I am selling goods into Canada to
a related party at a certain price, at year end when I do my
transfer pricing analysis for my margins and I do an adjustment
and that adjustment is a downward adjustment to the
intercompany transfer price, Canada says you cannot make that
adjustment to the import value. Therefore, you leave with the
Canadian government all this extra duty, per se, that you have
paid to the Canadian government; you do not get a refund.
However, if your price adjustment was upwards, you have to
remit additional duties.
Mme Zajko : Il y a aussi un écart, ou une différence dans la
façon dont le Canada et les États-Unis gèrent la question de
l’établissement de la valeur en particulier, et c’est sur le plan du
redressement des prix de cession interne et des transactions avec
des parties apparentées à la société. Au Canada, il y a une
politique selon laquelle, lorsque je vends au Canada un bien à une
partie apparentée à ma société à un prix donné, je dois, à la fin de
l’exercice, après avoir mené mon analyse d’établissement des prix
de cession interne pour calculer mes marges, revoir à la baisse le
prix de cession interne. Le Canada interdit une telle révision de la
valeur à l’importation. Par conséquent, vous laissez au
gouvernement canadien des droits supplémentaires, en réalité,
que vous avez versés au gouvernement canadien; vous n’obtenez
pas de remboursement. Toutefois, si votre prix a été revu à la
hausse, vous devez verser des droits supplémentaires.
On the U.S. side, similar wording in a provision that Canada
relies on is in their legislation, but they have allowed and put into
place a policy that would allow transfer pricing adjustments, both
upwards and downward to be reported.
Aux États-Unis, la loi contient une disposition semblable à
celle du Canada, mais on a mis en place une politique permettant
de déclarer tout rajustement — à la hausse ou à la baisse — du
prix de cession interne.
Senator Neufeld: Mr. Levert, if the tariff rate were removed
from helmets, ice and roller skates, and arm, knee pad and goalie
pads, would that reduce the price; would you reduce the price that
you charge retailers by that same amount? Can you sit here and
tell us that is exactly what you would reduce it to — we had
questions about this at the end of the day — so that the retailer
can sell it cheaper to the consumer? Can you tell us that your
company — because that is the business you are in — would
reduce it by that amount?
Le sénateur Neufeld : Monsieur Levert, si on éliminait les taux
tarifaires pour les casques, les patins à glace et à roues alignées et les
coudières et genouillères et les jambières de gardien de but, est-ce
que cela aurait pour effet de réduire le prix? Réduiriez-vous
du même montant le prix que vous demandez aux détaillants?
Pouvez-vous réellement nous dire que c’est exactement de ce
montant que vous le réduiriez — nous avions des questions à ce
sujet au bout du compte —, pour que les détaillants puissent vendre
meilleur marché au consommateur? Pouvez-vous nous dire que
votre société — parce que c’est le domaine dans lequel vous
évoluez — retrancherait ce même montant?
Mr. Levert: I think that at the end it will end up with the
customer who will have a better, more affordable price. We
believe that right now we are seeing players going away from
hockey because it is expensive.
M. Levert : Je crois qu’en fin de compte, ce sera le
consommateur qui aura accès à un meilleur prix, à un produit
plus abordable. Nous croyons qu’en ce moment, des joueurs
délaissent le hockey parce que ce sport est trop onéreux.
Senator Neufeld: Your cost to the retailer will be reduced by
18 per cent?
Le sénateur Neufeld : Votre coût au détaillant sera-t-il réduit
de 18 p. 100?
Mr. Levert: It depends; correct.
M. Levert : Cela dépend; oui.
Senator Neufeld: Okay. I have that on record. That is great.
Le sénateur Neufeld : D’accord. C’est inscrit au compte rendu.
C’est fantastique.
Senator Peterson: In regard to duties and tariff, I think you
have both stated that removal would not be detrimental to
Canadian production for manufacturers. Does the Government
of Canada agree with that statement?
Le sénateur Peterson : Pour ce qui est des droits et des tarifs, je
crois que vous avez tous deux déclaré que le retrait ne nuirait pas
aux fabricants canadiens. Le gouvernement du Canada appuie-t-il
cette déclaration?
Ms. Zajko: It would not be detrimental if it was selective
removal. We put forward certain goods that we think are not
detrimental because of the level of manufacturing and
recommended a further study and consultations on additional ones.
Mme Zajko : Le retrait ne serait pas nuisible s’il était sélectif.
Nous avons proposé certains biens pour lesquels le retrait, selon
nous, ne serait pas nuisible, compte tenu du niveau de fabrication,
et nous avons recommandé une étude plus en profondeur et des
consultations sur d’autres produits.
From that respect, I think the Canadian government should
agree that there would not be a detrimental impact to Canadian
industry if it is done in a selective way.
À ce chapitre, je crois que le gouvernement canadien devrait
convenir du fait que l’industrie canadienne ne subirait pas de
préjudice si on procédait de façon sélective.
16:38
National Finance
25-4-2012
Senator Peterson: You say ‘‘they should agree,’’ but did you
have consultations with them? Do they or do they not agree?
Le sénateur Peterson : Vous dites qu’il devrait en convenir,
mais l’avez-vous consulté? En convient-il ou pas?
Ms. Zajko: We made submissions. The last submission was
submitted to the Department of Finance and then directly to the
finance minister who referred us to this committee.
Mme Zajko : Nous avons présenté des mémoires. Le dernier
mémoire a été soumis au ministère des Finances, puis directement
au ministre des Finances, lequel nous a orientés vers le comité.
Senator Peterson: Are you suggesting if it does not have an
impact, it would be a revenue grab?
Le sénateur Peterson : Avancez-vous que, si cela n’a pas
d’incidence, il s’agit d’une ponction d’argent?
Ms. Zajko: I think it was simply that the last time concentrated
effort was put into reviewing the tariffs and whether they are
justified based on our manufacturing landscape was in 1993/1998,
other than the last couple of years, which were focused specifically
on manufacturing inputs and machinery equipment. There has
been no detailed review of the justification of remaining tariffs on
retail goods and whether those are still justified.
Mme Zajko : Je crois, tout simplement, que c’est parce que la
dernière fois qu’on a déployé des efforts en vue d’examiner les tarifs
et d’évaluer leur pertinence à la lumière de notre contexte
manufacturier, c’était en 1993 et en 1998, si on ne tient pas
compte des travaux des dernières années, qui portaient précisément
sur les intrants manufacturiers et l’équipement industriel. Il n’y a
aucune étude détaillée portant sur la pertinence continue des tarifs
restants qui s’appliquent aux biens vendus au détail.
Senator Peterson: It is a bit like the Income Tax Act: No one
wants to delve into it and modernize it.
Le sénateur Peterson : C’est un peu comme la Loi de l’impôt
sur le revenu : personne ne veut se jeter à l’eau et entreprendre de
la moderniser.
Senator Nancy Ruth: When the Department of Finance’s
international trade officer was here, he said that we have
8,200 tariff categories and each category has 18 different
treatments. Do you have a comparison of these categories
between Canada and the U.S.?
Le sénateur Nancy Ruth : Lorsque le représentant du ministère
des Finances est venu nous parler de commerce international, il a
dit qu’il existait 8 200 catégories tarifaires et que chaque catégorie
comportait 18 traitements tarifaires différents. Avez-vous une
comparaison de ces catégories au Canada et aux États-Unis?
One of the things he also said is that the tariffs that Canada has
are not that different from that which the U.S. is putting on our
goods. Therefore, if you have such a list of comparative
categories, how many of these categories have a difference that
you consider material?
L’une des choses qu’il a ajoutées, c’est que les tarifs au Canada
ne sont pas très différents de ceux qu’appliquent les États-Unis à
nos biens. Par conséquent, si vous avez une liste qui compare les
catégories, combien de ces catégories accusent une différence que
vous considérez comme importante?
Ms. Zajko: It is a very good question and I hope I am not
speaking out of turn in saying that today we were going to hear
from Canadian Tire, one of our other clients, on this matter. They
have conducted not a review of all 8,000 tariff items but all the
SKUs that they import into Canada, which is, as you can imagine,
quite vast and covers a lot of those tariff items.
Mme Zajko : C’est une très bonne question, et j’espère que je
ne commets pas d’indiscrétion en vous disant qu’aujourd’hui,
nous devions nous entretenir avec des représentants de Canadian
Tire, l’un de nos autres clients, sur cette question. Cette société a
mené un examen, non pas de tous les 8 000 numéros tarifaires,
mais de tous les UGS qu’ils importent au Canada; comme vous
pouvez vous l’imaginer, il y en a une énorme quantité qui recoupe
une grande proportion de ces numéros tarifaires.
Their internal study that was to be presented showed the
difference. It was significant on what would have been paid into
the U.S. versus what is paid into Canada under the regular
category ‘‘most-favoured nation duty rate.’’
L’étude internationale qu’elle devait présenter illustrait l’écart.
On donnait des détails sur le montant versé aux États-Unis
comparativement au montant versé au Canada selon la catégorie
ordinaire du « taux de droits de la nation la plus favorisée ».
If you would like, I can speak to Canadian Tire about getting
details of that study and present it to the committee, if that would
help.
Si vous pensez que ce sera utile, je peux demander aux
représentants de Canadian Tire de fournir des détails sur cette
étude au comité.
Senator Nancy Ruth: I would find it interesting because it has
to do with trade as well as purchasing in Canada. If we do
something, what will the response impact be?
Le sénateur Nancy Ruth : Je serais intéressée, car ces données
ont rapport au commerce ainsi qu’à l’achat au Canada. Si nous
faisons quelque chose, quelle sera l’incidence?
The Chair: We would be interested in either the results of the
study or, if Canadian Tire wishes to appear before the committee,
we would be pleased to hear from them.
Le président : Nous sommes intéressés à obtenir les résultats de
l’étude; si les représentants de Canadian Tire souhaitent se
présenter devant le comité, nous serions ravis d’entendre leur
témoignage.
25-4-2012
Finances nationales
Senator Buth: I want to go back to something that Senator
Neufeld raised specific to Reebok-CCM. Ms. Zajko, you
commented that there was the tariff reduction in 1993, which
was then made permanent in 1998. Do you have any information
on what happened to retail prices or whether those savings were
passed on to consumers as a result of the tariff reductions?
Ms. Zajko: I do not.
16:39
Le sénateur Buth : Je veux revenir sur un point qu’a soulevé le
sénateur Neufeld en ce qui concerne Reebok-CCM. Madame Zajko,
vous avez mentionné qu’il y a eu une réduction tarifaire en 1993, qui
a été rendue permanente en 1998. Avez-vous de l’information sur ce
qu’il est advenu des prix de vente au détail, ou des renseignements
permettant de déterminer si les économies ont été transmises aux
consommateurs à la suite des réductions tarifaires?
Mme Zajko : Non.
Mr. Levert: I might be mistaken, but I think Ms. Brisebois
raised earlier that there was a positive effect of this reduction.
M. Levert : Peut-être que je me trompe, mais je crois que
Mme Brisebois a déclaré plus tôt que cette réduction avait eu des
retombées positives.
Senator Buth: I am wondering if there is any information in
terms in terms of what the percentage reduction might be relative
to the total amount of the tariff.
Le sénateur Buth : Je me demande s’il y a des renseignements
permettant de déterminer le pourcentage de la réduction selon le
montant total du tarif.
Ms. Zajko: I can certainly undertake to try to look into that. I
have not looked into it up to this point.
Mme Zajko : Je peux certainement tenter de m’informer sur
cette question. Je ne l’ai pas fait encore.
Senator Buth: That would be helpful for us, I believe.
I have a quick question for Mr. Levert. You continue to
produce hockey sticks and hockey jerseys. Do you sell jerseys as
well in Canada?
Mr. Levert: Yes.
Senator Buth: Are there any tariffs on hockey jerseys and sticks
that you would still like to protect?
Mr. Levert: To protect?
Le sénateur Buth : Cela nous aiderait, je crois.
J’ai une question rapide pour M. Levert. Vous continuez à
produire des bâtons de hockey et des chandails. Vendez-vous
aussi des chandails au Canada?
M. Levert : Oui.
Le sénateur Buth : Y a-t-il des tarifs sur les chandails et les
bâtons de hockey que vous aimeriez protéger?
M. Levert : Protéger?
Senator Buth: To protect your production in Canada. Would
you recommend that tariffs still be maintained?
Le sénateur Buth : Pour protéger votre production au Canada.
Est-ce que vous recommanderiez le maintien de certains tarifs?
Mr. Levert: I will say no. The majority of them are made in
Asia. What we find here is very high-end — customs for
professional players. Therefore, there would be no impact at
retail if this were to be removed on those things.
M. Levert : Je dirais que non. La majorité des produits sont
fabriqués en Asie. Nous fabriquons ici des produits très haut de
gamme — des articles sur mesure pour les joueurs professionnels.
Ainsi, il n’y aurait pas d’incidence sur la vente au détail si on
éliminait les tarifs visant ces produits.
The Chair: I am wondering about the study of the analysis of the
effect in consumer price when the tariff was reduced 20 years ago.
Le président : Je m’interroge sur l’analyse de l’incidence sur le
prix à la consommation lorsque le tarif a été réduit il y a 20 ans.
If you could tell us that that study was done by the
government, by the Department of Finance, that would be
helpful. If an independent accounting firm did the analysis, it
would be very interesting for us to understand the impact, as
Senator Neufeld has posed that question. If we are about to
recommend a reduction in tariffs, we should feel fairly secure that
that will have an effect on the consumer price.
Si vous pouviez nous dire que l’étude a été menée par le
gouvernement — par le ministère des Finances —, cela serait utile.
Si un cabinet comptable indépendant a mené l’analyse, nous
serions très intéressés à comprendre l’incidence, comme l’a
demandé le sénateur Neufeld. Pour que nous recommandions
une réduction des tarifs, il faudrait que nous soyons assez certains
que cela aura une incidence sur le prix à la consommation.
Ms. Zajko: I have to believe that when they first put it in
temporarily, when deciding to make it permanent there would
have been some analysis, so I will look into that.
Mme Zajko : J’ose espérer qu’on a mené une analyse quelconque
avant de rendre permanente la réduction qui avait initialement été
adoptée temporairement, alors je vais me pencher là-dessus.
The Chair: I remember this committee handling the legislation
a few years ago making all of these permanent, but I do not
remember going back to look at why they were temporarily
reduced. We never got around to the different reasons, and there
probably were several.
Le président : Je me souviens du travail du comité, il y a quelques
années, concernant le projet de loi visant à rendre toutes ces
réductions permanentes, mais je ne me rappelle pas être retourné en
arrière afin de déterminer pourquoi on avait introduit des
réductions temporaires. Nous n’avons jamais abordé les différents
motifs, et il y en avait probablement plusieurs.
16:40
National Finance
Ms. Zajko: Yes.
25-4-2012
Mme Zajko : Oui.
Senator Callbeck: Ms. Zajko, on page 2 of your brief, you say
on most items imported into Canada retailers and consumers pay
significant amounts by way of import-related costs, duties and
taxes.
Le sénateur Callbeck : Madame Zajko, à la page 2 de votre
mémoire, vous dites que, pour la plupart des articles importés au
Canada, les détaillants et les consommateurs paient des sommes
considérables en frais d’importation, en droits et en taxes.
Regarding import-related costs, I would like to know what you
have included there. Are you talking about the country pricing
that the Retail Council of Canada talked about this morning of
transportation, or what is it?
J’aimerais savoir ce que vous entendez par frais d’importation
ici. Parlez-vous de l’établissement des prix par pays, comme l’a
fait la représentante du Conseil canadien du commerce de détail
ce matin, ou du transport, ou d’autre chose?
Ms. Zajko: No. I was more referring generically to the costs
around importing, which are not just tariffs and taxes. As I
mentioned, the compliance continuum is getting increasingly
complex, and by that I mean requirements for advanced trade
data, complying with the container security initiative. All of these
programs around security and advance trade data and pre-screening
by customs causes various parties in the supply chain to incur
additional costs related to complying with providing that data.
Various parties in the supply chain are investing in automation, in
systems, in getting the right information to the right parties, to
customs, in order to meet the requirements that customs is
imposing.
Mme Zajko : Non. Je parlais de façon plus générale des coûts liés
à l’importation, qui ne comprennent pas seulement les tarifs et les
taxes. Comme je l’ai mentionné, le continuum de conformité se
complexifie, et j’entends par là les exigences relatives aux données
commerciales préalables, conformément à l’Initiative relative à la
sécurité des conteneurs. Tous les programmes liés à la sécurité et aux
données commerciales préalables et au précontrôle par les autorités
douanières obligent les différents intervenants dans la chaîne
d’approvisionnement à assumer des coûts supplémentaires pour se
conformer aux exigences touchant la production de données. Les
différents intervenants dans la chaîne d’approvisionnement
investissent dans l’automatisation — les systèmes —, dans des
mécanismes permettant de fournir les bons renseignements aux
bonnes parties, aux autorités douanières, afin de respecter les
exigences que celles-ci imposent.
To a certain extent, Canada has sort of lagged behind, if I can
say that, to the U.S. in this respect. We are catching up now and a
lot of requirements are coming to the forefront in the last couple
of years that require a lot more compliance cost.
Dans une certaine mesure, le Canada accuse un retard — si je
peux me permettre — par rapport aux États-Unis à cet égard.
Nous faisons du rattrapage maintenant, et, au cours des deux ou
trois dernières années, un grand nombre d’exigences qui exigent
d’importants coûts ont fait surface.
Senator Callbeck: Do you have any idea what per cent the
import-related costs that you talk about would represent of the
retail price? I am just trying to get a handle on how large they are.
Le sénateur Callbeck : Avez-vous la moindre idée de ce que les
coûts d’importation dont vous parlez représentent par rapport au
prix de détail? J’essaie seulement d’obtenir une idée de leur
importance.
Ms. Zajko: Not specifically.
The Chair: If you would like to take that under consideration
and advise us after you have looked at it more closely, that would
be fine too.
Ms. Zajko: Sure.
Mme Zajko : Pas précisément.
Le président : Si vous voulez vous pencher sur la question et
nous informer des résultats de votre analyse approfondie, cela
nous conviendrait aussi.
Mme Zajko : Bien sûr.
Senator Callbeck: With respect to Reebok-CCM and the
wholesaler 40 per cent, retailer 30 per cent, I always thought that
the retailer had a higher gross margin than the wholesaler. Is this
true of most goods?
Le sénateur Callbeck : En ce qui concerne Reebok-CCM et les
40 p. 100 du grossiste — 30 p. 100 pour le détaillant —, j’ai
toujours cru que le détaillant avait une marge brute supérieure à
celle du grossiste. Est-ce vrai pour la plupart des biens?
Mr. Levert: I would think in the sporting goods area, yes.
M. Levert : Je crois, dans le domaine de l’équipement sportif,
que oui.
Senator Callbeck: However, not in other goods?
Mr. Levert: I cannot say. I am not in the market of other
goods. I know in sporting goods, when you look at public
financial information that is available, you will see that this is
about the range. Canadian Tire is about, for public information,
Le sénateur Callbeck : Mais pas pour d’autres biens?
M. Levert : Je ne saurais dire. Je ne suis pas actif sur d’autres
marchés. Je sais que, dans le domaine de l’équipement sportif,
lorsque vous regardez les renseignements financiers accessibles au
public, vous pourrez voir que c’est la fourchette habituelle, en
25-4-2012
Finances nationales
16:41
26 per cent, and you look at Bauer in our industry, a public
company, is about 40 per cent. This will give you an idea for our
industry. We are similar to that.
gros. Dans le cas de Canadian Tire, à titre d’information, pour le
public, la marge est d’environ 26 p. 100, et si on regarde Bauer
dans notre industrie — qui est une société ouverte — la marge est
d’environ 40 p. 100. Cela vous donnera une idée de la situation
dans notre industrie. Nos chiffres sont semblables à ceux-là.
Senator Marshall: Mr. Levert, most of the discussion here has
been around the tariffs. Are you saying that if the tariffs are
eliminated and the Canadian dollar is on par with the American
dollar that the American price and the Canadian price will be
exactly the same?
Le sénateur Marshall : Monsieur Levert, l’essentiel de la
discussion ici portait sur les tarifs. Dites-vous que, si on élimine
les tarifs et que le dollar canadien et le dollar américain sont à
parité, il n’y aura aucune différence entre le prix américain et le
prix canadien?
Mr. Levert: It is difficult to say because you need to take into
consideration the freight. There are other market conditions that
can be different between Canada and the U.S., but hopefully that
will bring the difference a bit closer.
M. Levert : C’est difficile à dire, car il faut tenir compte du fret.
Il y a d’autres conditions du marché qui peuvent différer entre le
Canada et les États-Unis, mais nous espérons que cela refermera
un peu l’écart.
Senator Marshall: What does this term ‘‘market conditions’’
include? It is freight. What else would it include?
Le sénateur Marshall : Qu’est-ce que vous entendez par le
terme « conditions du marché »? Il y a le fret. Quoi d’autre?
Mr. Levert: As an example, it would be more how the U.S.
economy in the last three or four years has been more difficult
than in Canada. We have seen not a reduction in growth, but
there were fewer people buying new equipment.
M. Levert : Par exemple, il serait davantage question des
difficultés qu’a connues l’économie américaine au cours des trois
ou quatre dernières années comparativement au Canada. Nous
n’avons pas observé de réduction sur le plan de la croissance, mais
moins de gens achetaient du nouvel équipement.
Senator Marshall: It is possible the American price would be
lower than the Canadian price in that case?
Le sénateur Marshall : Il est possible que le prix américain soit
inférieur au prix canadien dans ce cas?
Mr. Levert: Correct. We need to look also at the type of
customers. Canada has a larger customer with Canadian Tire
Forzani Group compared to more mom and pop shops in the
U.S., more fragmented. We are not selling to large companies.
M. Levert : C’est exact. Il faut aussi regarder le type de
consommateur. Il y a plus de gros clients au Canada, avec
Canadian Tire et le Groupe Forzani, alors qu’aux États-Unis, il y
a plutôt davantage de magasins plus modestes; le marché y est
plus fragmenté. Nous ne vendons pas à de grandes sociétés.
Senator Marshall: Is harmonization or regulations an issue
with regard to your products? Do certain standards have to be
met for the American product but are different for the Canadian
product?
Le sénateur Marshall : L’harmonisation ou la réglementation
est-elle un facteur en ce qui concerne vos produits? Le produit
américain doit-il respecter certaines normes qui ne sont pas les
mêmes pour le produit canadien?
Mr. Levert: No. It is all the same. As I said earlier, we are
buying first the products from Asia, putting our warehouse in
Montreal and then selling back to the U.S. The cost for U.S. or
Canada is exactly the same. The difference at the end is probably
market conditions and then the tariff.
M. Levert : Non. C’est pareil. Comme je l’ai dit plus tôt, nous
achetons tout d’abord les produits de l’Asie, nous les importons
dans notre entrepôt à Montréal, puis nous les vendons aux ÉtatsUnis. Le coût aux États-Unis est identique à celui du Canada.
L’écart qu’on trouve au bout du compte est probablement causé
par les conditions du marché, puis le tarif.
Senator Neufeld: In response to a question of Senator Callbeck,
you said the markup for wholesalers is 40 per cent, and that is
related to sporting goods, and other goods might be as low as
3 per cent. Can you tell me why sporting goods would be as high
as 40 per cent? I wondered about that too when I saw the
numbers, but I did not have time to ask the question. Why is it
40 per cent?
Le sénateur Neufeld : En réponse à une question du sénateur
Callbeck, vous avez dit que la majoration pour les grossistes
d’équipement sportif est de 40 p. 100, mais que, pour d’autres
biens, cette majoration peut descendre jusqu’à 3 p. 100. Pouvezvous m’expliquer pourquoi, dans le cas de l’équipement sportif, la
majoration s’élèverait jusqu’à 40 p. 100? J’ai trouvé cela intrigant
lorsque j’ai vu les chiffres, mais je n’ai pas eu le temps de poser la
question. Pourquoi est-ce 40 p. 100?
Mr. Levert: Why 40 per cent? First, hockey sticks require more
investment in research and development. We invest about 3 or
4 per cent in that area, design and all that. There is a lot of
investment into marketing. This is one.
M. Levert : Pourquoi 40 p. 100? Premièrement, les bâtons de
hockey exigent un plus gros investissement dans la recherche et le
développement. Nous investissons de trois à quatre pour cent
dans ce secteur — la conception et tout cela. Il y a un fort
investissement dans la mise en marché. Voilà un facteur.
16:42
National Finance
25-4-2012
It is more that the market is more fragmented. The volume,
first, is less. Then the market is more fragmented. Canadian Tire
and Forzani are probably the exception, the large corporations,
but the rest are fairly small retailers. It requires more workforce to
sell. There is also the sourcing.
C’est surtout parce que le marché est plus fragmenté.
Premièrement, le volume est moindre. Ensuite, le marché est
plus fragmenté. Les grandes sociétés, comme Canadian Tire et
Forzani, sont probablement l’exception; en général, les détaillants
sont assez petits. Il faut un effectif de vente plus important. Il y a
aussi l’approvisionnement.
I cannot compare to the automobile industry or food. I do not
know exactly what their model is. If you look within the sporting
goods industry, this is what we will see. There is a lot of
investment in marketing, sponsorship of charitable events like the
NHL Winter Classic. If you look at the Vancouver Marathon,
there are different sponsorships that we do, either charitable or
larger events that require some investment.
Je ne peux pas établir de comparaison avec l’industrie
automobile ou l’alimentation. Je ne connais pas exactement leur
modèle. Si vous observez l’industrie de l’équipement sportif, c’est
ce que vous verrez. Il y a des investissements importants dans la
mise en marché et la commandite d’événements caritatifs comme
la Classique hivernale de la LNH. Si vous prenez le Marathon de
Vancouver, nous parrainons différentes activités, caritatives ou
d’envergure, qui exigent tout un investissement.
Senator Ringuette: Has Deloitte & Touche done a comparative
study with regard to the compliance cost that you were referring
to earlier to Senator Callbeck’s question between Canada and the
U.S.?
Le sénateur Ringuette : Deloitte & Touche a-t-elle mené une
étude comparative concernant les coûts de conformité que vous
évoquiez plus tôt en réponse à la question du sénateur Callbeck
sur le Canada et les États-Unis?
Ms. Zajko: A study per se, no.
Mme Zajko : Une étude proprement dite? Non.
Senator Ringuette: It seems you highlighted that import-related
cost issue in your statement, and when questioned by Senator
Callbeck, you talked about the cost of compliance between
Canada and the U.S. Therefore, you seem to indicate it is a major
issue. I was wondering if you had compared these two costs
between Canada and the U.S.
Le sénateur Ringuette : Il semble que vous ayez mis en lumière
ce coût d’importation dans votre déclaration et que, lorsque le
sénateur Callbeck vous a questionnée, vous avez parlé du coût de
la conformité au Canada et aux États-Unis. Par conséquent, vous
semblez dire qu’il s’agit d’un facteur important. Je me demandais
si vous aviez comparé ces coûts au Canada et aux États-Unis.
Ms. Zajko: It is more from my experience in dealing with
clients, as well as being part IE Canada’s —
Mme Zajko : C’est plutôt tiré de mon expérience avec les
clients, et en tant que membre d’IE Canada...
Senator Ringuette: The Department of Finance has not asked
you about this issue?
Le sénateur Ringuette : Le ministère des Finances ne vous a pas
posé de questions à ce sujet?
Ms. Zajko: No.
Mme Zajko : Non.
The Chair: That regretfully brings to a conclusion this session.
We have learned about a lot of interesting items, and it has been
good to have you here to help us explain the market and the
various factors that go into this pricing.
Le président : Malheureusement, cela conclut la séance. Nous
avons appris beaucoup de choses intéressantes, et nous sommes
heureux de vous avoir eus ici pour nous aider à comprendre le
marché et les différents facteurs qui influent sur l’établissement
des prix.
Colleagues, on your behalf, I would like to thank the
representative of Deloitte & Touche, Lisa Zajko, and the
representative of Reebok-CCM Hockey, Eric Levert. Thank
you so much for being here.
Chers collègues, en votre nom, j’aimerais remercier la
représentante de Deloitte & Touche, Lisa Zajko, et le représentant
de Reebok-CCM Hockey, Eric Levert. Merci beaucoup d’être venus.
The meeting is concluded. We meet again tomorrow evening
with the International Automobile Association Manufacturers,
which is as close as we could get to any manufacturers of
automobiles.
C’est la fin de la séance. Nous nous réunirons de nouveau
demain soir et accueillerons l’Association des fabricants
internationaux d’automobiles, seul groupe de fabricants
automobiles que nous accueillons.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
25-4-2012
Finances nationales
16:43
OTTAWA, Wednesday, April 25, 2012
OTTAWA, le mercredi 25 avril 2012
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day, at 6:45 p.m., to study the potential reasons for price
discrepancies in respect of certain goods between Canada and the
United States, given the value of the Canadian dollar and the
effect of cross border shopping on the Canada economy
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales se
réunit aujourd’hui, à 18 h 45, pour étudier les raisons pouvant
expliquer les inégalités entre les prix de certains articles vendus au
Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du dollar
canadien et les répercussions du magasinage transfrontalier sur
l’économie canadienne.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: This evening, we are continuing our special study of
the potential reasons for price discrepancies in respect of certain
goods between Canada and the United States.
[English]
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Français]
Le président : Ce soir, nous poursuivons notre étude spéciale
sur les raisons pouvant expliquer les inégalités entre les prix de
certains articles vendus au Canada et aux États-Unis.
[Traduction]
Colleagues, this evening we are pleased to welcome Mr. David
Adams, President of the Association of International Automobile
Manufacturers of Canada.
Chers collègues, nous avons le plaisir d’accueillir ce soir
M. David Adams, président de l’Association des fabricants
internationaux d’automobiles du Canada.
Mr. Adams, we are very pleased that you have been able to
clear your calendar and be with us this evening. I understand you
have some introductory remarks, and then we will get into a
dialogue with you.
Monsieur Adams, nous sommes heureux que vous ayez pu
trouver le temps de vous joindre à nous aujourd’hui. Je crois savoir
que vous souhaitez faire quelques observations préliminaires, après
quoi nous pourrons entamer notre discussion avec vous.
David C. Adams, President, Association of International
Automobile Manufacturers of Canada: Mr. Chair and honourable
senators, thank you for the opportunity to appear before the
committee today to add my contribution to the committee’s review
of price discrepancies between Canada and the United States with
respect to consumer goods.
David C. Adams, président, Association des fabricants
internationaux d’automobiles du Canada : Monsieur le président,
honorables sénateurs, je vous remercie de m’offrir cette occasion
de prendre la parole devant votre comité aujourd’hui afin de
contribuer à votre examen des inégalités entre les prix de certains
biens vendus au Canada et aux États-Unis.
As noted, my name is David Adams, and I am the President of
the AIAMC. It is a long association name, so AIAMC shortens it
up a bit. We are the national trade association that represents the
Canadian interests of 15 global automobile manufacturers that
manufacture, distribute and market vehicles in Canada.
Comme cela vient d’être mentionné, je me nomme David Adams
et je suis président de l’AIAMC; j’utiliserai cette abréviation, car le
nom de notre association est assez long. L’AIAMC est l’association
commerciale nationale qui représente les intérêts de 15 fabricants
internationaux d’automobiles qui fabriquent, distribuent et
commercialisent des véhicules au Canada.
The AIAMC evolved from a subcommittee within the
Canadian Importers Association in 1979, now known as the
Canadian Association of Importers and Exporters, who I believe
has also appeared in front of this committee. We became an
independent, not-for-profit corporation in 1999.
L’AIAMC était au départ, c’est-à-dire en 1979, un sous-comité
de l’Association des importateurs canadiens, qui s’appelle
maintenant l’Association canadienne des importateurs et
exportateurs; je crois savoir qu’un représentant de cet organisme a
aussi comparu devant vous. Pour notre part, nous sommes devenus
un organisme à but non lucratif indépendant en 1999.
The AIAMC advocates for sound public policy to support a
competitive and sustainable automotive market in Canada. Our
members are committed to meeting the mobility needs of
Canadians by providing greater consumer choice, offering
leading safety and environmental technologies and eliminating
unnecessary regulatory and trade barriers.
L’AIAMC fait la promotion d’une saine politique publique
favorisant la compétitivité et la viabilité du marché canadien de
l’automobile. Nos membres sont déterminés à répondre aux besoins
des Canadiennes et des Canadiens au chapitre du transport
automobile en offrant un choix plus vaste aux consommateurs, en
proposant des technologies de pointe sur les plans de la sécurité et
de l’environnement ainsi qu’en prônant l’élimination des obstacles
réglementaires et commerciaux inutiles.
I would start my remarks by observing that learned economists
and academics specializing in studying price differentials and,
indeed, the Governor of the Bank of Canada have appeared
before this committee already and enumerated a number of issues
Je tiens tout d’abord à mentionner que des économistes et des
chercheurs spécialisés dans l’étude des écarts de prix, sans
compter le gouverneur de la Banque du Canada, ont comparu
devant votre comité et ont exposé, bien mieux que je ne pourrais
16:44
National Finance
25-4-2012
that have contributed to the price difference in a number of
consumer goods much more than I could ever possibly hope to
do, but I would only point out that many of those factors are
equally applicable to the automotive industry. I will focus my
remarks on the structure of the automobile industry, tariffs and
regulations, and then I would be pleased to answer questions.
le faire, différents facteurs ayant contribué à l’apparition d’écarts
entre les prix pour un certain nombre de biens de consommation;
j’aimerais souligner que bon nombre des facteurs en question
s’appliquent au secteur de l’automobile. Mes commentaires
porteront essentiellement sur la structure de ce secteur, sur les
droits de douane et sur la réglementation, après quoi je serai
heureux de répondre à vos questions.
The automotive industry in Canada can be segregated into
vehicle production and vehicle sales. With respect to vehicle
production, it is useful to highlight that Canada as a nation
produces a limited number of vehicles for the Canadian and the
U.S. markets as a result of the Auto Pact, which I will touch on
later, the Canada-U.S. Free Trade Agreement and NAFTA.
Le secteur canadien de l’automobile peut être subdivisé en deux
segments : la fabrication de véhicules et la vente. Concernant la
fabrication, il est bon de rappeler que le Canada produit un
nombre limité de véhicules destinés au marché canado-américain
en raison du Pacte de l’automobile — sur lequel je reviendrai —
de même que de l’Accord de libre-échange Canada-États-Unis,
l’ALENA.
On the production side, five vehicle manufacturers, three
American companies and two Japanese companies, produced
2.1 million vehicles in Canada last year, the bulk of which,
approximately 85 per cent on average, were exported to the
United States. Honda and Toyota are responsible for about
35 per cent of that production, while Chrysler, Ford and General
Motors are responsible for the remainder.
Toujours en ce qui touche la fabrication, cinq fabricants —
trois sociétés américaines et deux sociétés japonaises — ont
produit 2,1 millions de véhicules au Canada l’an dernier, la plus
grande partie de ces véhicules — soit 85 p. 100 en moyenne —
étant exportés vers les États-Unis. Honda et Toyota ont produit
environ 35 p. 100 de ces véhicules, le reste étant le fait de
Chrysler, de Ford et de General Motors.
On the vehicle sales side, there is a tendency to only look at
new vehicle sales, which have been relatively stable over the
course of the past 10 years, with between 1.5 and 1.7 million
vehicles being sold annually. Last year, Canadians purchased
1.585 million vehicles, of which the AIAMC member companies
were responsible for just over 837,000. Overall, about 54 per cent
of the AIAMC member sales in Canada were produced in the
NAFTA region.
Pour ce qui est des ventes, on tend à s’arrêter aux seules ventes de
véhicules automobiles neufs; ces ventes sont demeurées relativement
stables au cours de la dernière décennie, oscillant entre 1,5 million et
1,7 million de véhicules par année. Ainsi, l’an dernier, les Canadiens
ont acheté 1,585 million de véhicules, dont un peu plus de 837 000
auprès de membres de l’AIAMC. Au total, environ 54 p. 100 des
véhicules vendus par les membres de l’AIAMC au Canada ont été
fabriqués sur le territoire couvert par l’ALENA.
New vehicle sales are not the entire market, however, and
DesRosiers Automotive Consultants has noted that 3.03 million
used vehicles were sold in Canada last year, making the total
vehicle sales market in Canada about 4.6 million units. This is
important to remember as we consider the subject at hand of price
discrepancies between Canada and the U.S. with respect to
vehicles.
Il faut toutefois préciser que le marché ne se cantonne pas aux
ventes de véhicules neufs; selon Desrosiers Automotive
Consultants, 3,03 millions de véhicules d’occasion ont aussi été
vendus au Canada l’an dernier, ce qui signifie qu’il y a eu au total
4,6 millions de véhicules vendus sur le marché canadien durant
l’année. Il faut garder ce point à l’esprit lorsque l’on se penche sur
les écarts de prix entre le Canada et les États-Unis pour les
véhicules.
While 4.6 million new and used vehicles were sold in Canada
last year, vehicle importations from the U.S. as recorded through
the registrar of imported vehicles were 139,762 in 2011, down
from 158,600 in 2010, and both were down appreciably from
about 240,000 imported from the U.S. in 2008. Therefore, vehicle
imports from the U.S. represent about 3 per cent of the total
vehicle sales market. The percentage of vehicles imported from
the United States does not appear to be appreciably different
from that noted by Governor Carney in his testimony with respect
to the overall percentage of retail sales in Canada that are
imported from the U.S.
Il y a certes eu 4,6 millions de véhicules neufs ou d’occasion
vendus au Canada l’an dernier, mais le nombre de véhicules
importés des États-Unis, d’après les données du Registraire des
véhicules importés, s’est établi à 139 762 en 2011, contre 158 600 en
2010, ces deux chiffres étant nettement inférieurs aux quelque
240 000 véhicules importés des États-Unis en 2008. Cela signifie que
les importations de véhicules depuis les États-Unis représentent
environ 3 p. 100 de l’ensemble des ventes de véhicules. Cela
correspond en gros au pourcentage des biens vendus sur le
marché de détail qui proviennent des États-Unis dont le
gouverneur de la Banque du Canada, M. Carney, a parlé lorsqu’il
a comparu devant vous.
25-4-2012
Finances nationales
16:45
For the first quarter of 2012, importations are down about
17 per cent from the same period last year, while new vehicle sales
are up over 8 per cent for the first quarter, which suggests that
total vehicle imports from the U.S. will be down even further
in 2012.
Les importations au cours du premier trimestre de 2012 ont
affiché une baisse de 17 p. 100 approximativement par rapport au
même trimestre de l’année précédente, tandis que les ventes de
véhicules neufs ont au contraire grimpé de 8 p. 100 durant ce
même trimestre, ce qui laisse présager une baisse encore plus forte
des importations de véhicules en provenance des États-Unis au
cours de 2012.
If I continue to reflect on used vehicles for a moment, it is clear
that the strength of prices in the used vehicle market also impacts
the transaction cost of the new vehicle purchase as well. The
stronger the new vehicle prices, the lower the overall transaction
cost for the new vehicle for those consumers who are trading in a
vehicle. Currently, from my reading, I understand that used
vehicle prices are relatively strong, partially resulting from a
reduction in the supply of used vehicles as a result of the
significant decline in leasing during the course of the recession.
Pour en revenir aux véhicules d’occasion, il est certain que la
vigueur des prix sur ce marché a aussi des répercussions sur les
frais de transaction lors de l’achat des véhicules neufs. Plus les
prix des véhicules neufs sont élevés, moins les frais de transaction
seront élevés pour les consommateurs qui proposent un véhicule
en échange. À l’heure actuelle, j’ai l’impression que les prix des
véhicules d’occasion sont relativement élevés, ce qui tient en partie
à une baisse de l’offre de tels véhicules par suite d’un net recul des
locations durant la récession.
The actual transaction price of the vehicle, or the price that the
vehicle actually sold for that I just mentioned, is an important
overall consideration as well. To really look at the price disparities
between Canada and the U.S., it would be appropriate to look at
transaction prices rather than the advertised MSRP or
manufacturer’s suggested retail price for a vehicle in both countries.
Le prix de vente réel des véhicules est aussi un point important
à considérer. Si on veut examiner véritablement les écarts de prix
entre le Canada et les États-Unis, il faut en principe tenir compte
du prix de vente réel plutôt que du prix de vente suggéré par le
fabricant dans l’un et l’autre pays.
Attractive finance rates, as well as other incentives in the
marketplace, along with the trade-in considerations that I just
mentioned, make comparing prices on the basis of the MSRP
between the two countries a fruitless exercise and, on a
transactional basis, I think you would likely find more
similarity between Canadian and U.S. prices.
En raison des taux de financement avantageux ainsi que des
autres mesures incitatives offertes sur le marché, et compte tenu
des conditions d’échange que j’ai mentionnées précédemment, il
ne sert à rien de comparer les prix entre les deux pays en se
fondant sur le prix de vente suggéré par le fabricant; si vous
considérez plutôt le prix de vente, vous allez probablement
constater une plus grande similarité entre les prix canadiens et les
prix américains.
With respect to the issues of tariffs and regulations, I would
start by saying that the AIAMC member companies support
open, transparent and non-discriminatory trade policy, and we
commend the government on its efforts to liberalize and expand
trade within a rules-based framework.
En ce qui concerne les droits de douane et la réglementation, je
dirai d’abord que les sociétés membres de l’AIAMC sont en faveur
d’une politique commerciale à la fois ouverte, transparente et non
discriminatoire; à cet égard, nous tenons à féliciter le gouvernement
des mesures qu’il a prises pour libéraliser et intensifier les échanges
commerciaux selon un cadre fondé sur des règles.
It is interesting to note that the automotive sector in North
America was the first to embrace managed free trade under the
Auto Pact in the mid-1960s to provide vehicle manufacturers with
the economies of scale to produce vehicles for the collective
Canadian and U.S. market on either side of the border. To be
sure, the Auto Pact secured automotive production in Canada,
but it also addressed the higher cost of vehicles in Canada at the
time that had arisen because of a small market, limited
production runs and duties on parts, so Canadian consumers
were also beneficiaries of the Auto Pact.
Il y a lieu de faire observer que le secteur nord-américain de
l’automobile a été le premier à adhérer à une formule de libreéchange avec encadrement au milieu des années 1960 en vertu du
Pacte de l’automobile, le but étant de permettre aux fabricants de
véhicules de réaliser des économies d’échelle dans le contexte de la
production de véhicules destinés au marché canado-américain
dans son ensemble. Il est indéniable que le Pacte de l’automobile a
servi à protéger la production d’automobiles au Canada, mais il a
aussi permis de résoudre le problème du coût des véhicules qui
était plus élevé au Canada à l’époque parce que le marché état
plus petit et parce que les cycles de production étaient limités, sans
compter les droits de douane qui s’appliquaient aux pièces. On
peut donc dire que les consommateurs canadiens ont eux aussi tiré
profit du Pacte de l’automobile.
One important point to mention about the Auto Pact,
however, was that when Canada relinquished the Auto Pact in
order to meet its obligations under the WTO in 2000, the
Cela dit, l’un des points importants à mentionner au sujet du
Pacte de l’automobile est que, lorsque le Canada a décidé de le
laisser tomber afin de pouvoir s’acquitter de ses obligations sous
16:46
National Finance
25-4-2012
government had a choice to make: to come into compliance by
either eliminating the tariff on all imported vehicles or by placing
a tariff on all imported vehicles. It chose the latter, thereby
increasing the price of about 30,000 vehicles imported into
Canada.
le régime de l’OMC, en 2000, le gouvernement a eu à faire le choix
suivant : soit éliminer les droits de douane pour l’ensemble des
véhicules importés, soit appliquer de tels droits à tous les véhicules
importés. C’est cette dernière solution qui a été retenue, ce qui a
eu pour effet de hausser le prix de quelque 30 000 véhicules
importés au Canada.
I have provided the clerk with this interesting case study for
your review and consideration regarding tariffs and this decision.
The AIAMC believes that that was the wrong action, and the
continued maintenance of the 6.1 per cent on imported vehicles is
the wrong action now, especially when one considers that Canada
is currently engaged at different stages of trade negotiations with
the EU, Japan and Korea, all auto-producing nations. An
agreement with any one of those regions will introduce a
distortion into the Canadian marketplace, as vehicles from the
country with whom Canada has a bilateral trade agreement will
enjoy potentially a 6.1 per cent advantage in the marketplace visà-vis all others. One has to question whether the 6.1 per cent tariff
continues to make any sense. Tariffs are designed to protect a
domestic industry, but you will recall that 85 per cent of the
Canadian vehicle production goes to the United States.
J’ai remis à la greffière cette intéressante étude de cas afin que
vous puissiez en prendre connaissance dans l’optique des droits de
douane et de la décision en question. L’AIAMC estime que la
solution retenue n’était pas la bonne et que le maintien de droits
de 6,1 p. 100 sur les véhicules importés constitue une erreur à
l’heure actuelle, surtout si l’on tient compte des négociations
commerciales qui sont en cours et qui en sont rendues à
différentes étapes entre le Canada et l’Union européenne, le
Japon et la Corée, tous ces partenaires étant des producteurs
d’automobiles. Un accord conclu avec l’un ou l’autre engendrera
un effet de distorsion sur le marché canadien, car les producteurs
d’un pays partie à un accord bilatéral de libre-échange avec le
Canada profiteront d’un avantage à hauteur de 6,1 p. 100 sur le
marché des véhicules par rapport à tous les autres producteurs. Il
faut se demander si ces droits de douane de 6,1 p. 100 demeurent
pertinents. Les droits de douane servent en principe à protéger
l’industrie nationale, or je vous rappelle que 85 p. 100 des
véhicules produits au Canada sont destinés aux États-Unis.
The tariff for imported passenger vehicles into the U.S. is
2.5 per cent. I know the committee has been looking at the issue
of harmonizing tariffs with the U.S., and this is certainly
something members of the AIAMC could support, especially in
view of the work that has been under way since February 2011
when the Prime Minister and President Obama announced the
establishment of the Regulatory Cooperation Council with the
goal of better aligning our countries’ regulatory approaches to
facilitate trade on both sides of the border.
Les véhicules de tourisme exportés aux États-Unis sont
assujettis à des droits de douane de 2,5 p. 100. Je sais que votre
comité s’est penché sur la question de l’harmonisation des droits
de douane avec les États-Unis, et les membres de l’AIAMC
appuieraient assurément une telle mesure, surtout si l’on
considère les travaux menés depuis février 2011, à la suite de
l’annonce faite par le premier ministre et le président Obama au
sujet de la mise sur pied du Conseil de coopération en matière de
réglementation, dans le but d’harmoniser davantage les approches
de réglementation des deux pays afin de faciliter les échanges
transfrontaliers.
The AIAMC has been supportive of the RCC process and has
been directly involved in the discussions with respect to core
initiatives to further harmonize vehicle safety standards, a process
that has been under way in earnest for more than a decade now
outside of the RCC process, as well as efforts to continue to
further align emission standards. Indeed, two weeks ago, I was
present with Minister Kent at the announcement committing
Canada to align its heavy-duty greenhouse gas emissions
regulations with those of the United States. These initiatives
make sense and should result in Canadian consumers being able
to secure the widest array of vehicles equipped with the most
advanced technology at the lowest possible cost.
L’AIAMC a appuyé l’établissement de ce conseil et a participé
directement aux discussions sur des initiatives de base pour mieux
harmoniser les normes de sécurité des véhicules, des initiatives qui
ont cours depuis plus d’une décennie indépendamment du Comité
de coopération en matière de réglementation, de pair avec les
projets qui visent une plus grande concordance des normes
relatives aux émissions. D’ailleurs, il y a deux semaines, j’étais
présent avec le ministre Kent lors de l’annonce de l’engagement
pris par le Canada d’harmoniser sa réglementation des émissions
de gaz à effet de serre produites par les véhicules lourds avec celle
des États-Unis. Il s’agit de mesures judicieuses, qui devraient
permettre aux consommateurs canadiens de disposer d’un choix
optimal de véhicules dotés des technologies les plus
perfectionnées, et ce, au coût le plus bas possible.
In the context of the Regulatory Cooperation Council, we have
encouraged the two governments to consider the harmonization
of our external tariffs as part of the broader perimeter security
and economic competitive initiative between the two countries. A
2.5 per cent tariff for Canada, similar to that of the U.S., as
Relativement au Conseil de coopération en matière de
réglementation, nous avons encouragé les deux gouvernements à
envisager l’harmonisation des tarifs extérieurs dans le cadre de
l’initiative plus générale axée sur la sécurité du périmètre et la
compétitivité internationale. Des droits de douane de 2,5 p. 100
25-4-2012
Finances nationales
16:47
opposed to a 6.1 per cent tariff would also serve to minimize the
market-distorting impacts arising from the implementation of one
or more of the bilateral trade agreements previously referred to.
au Canada, comme aux États-Unis, plutôt que de 6,1 p. 100,
aideraient aussi à limiter l’effet de distorsion sur le marché qui est
à prévoir par suite de la mise en œuvre d’un ou de plusieurs des
accords commerciaux bilatéraux dont j’ai parlé précédemment.
With that, I would like to close. Thank you for having me here
this evening, and I will do my best to answer your questions.
C’est ainsi que je vais conclure mes remarques. Je vous
remercie de m’avoir invité ici, aujourd’hui; je suis maintenant prêt
à répondre à vos questions.
The Chair: Just to clarify matters, if an automobile is brought
into the United States, it is a 2.5 per cent tariff?
Le président : Simple précision : si une automobile est expédiée
aux États-Unis, le taux des droits de douane applicable est de
2,5 p. 100?
Mr. Adams: Yes. If it is imported into the United States, the
tariff rate is 2.5.
M. Adams : En effet. Ce taux de 2,5 p. 100 s’applique aux
automobiles importées aux États-Unis.
The Chair: If it is imported into Canada, it is 6.1.
Mr. Adams: It is 6.1 per cent, yes.
The Chair: Does the 2.5 per cent apply if it is imported from
Canada, or is it because of NAFTA that that tariff does not exist?
Mr. Adams: I am sorry?
Le président : Tandis que, si elle est importée au Canada, le
taux applicable est de 6,1 p. 100.
M. Adams : Exactement.
Le président : Est-ce que ce taux de 2,5 p. 100 s’applique aux
automobiles importées du Canada, ou l’ALENA rend-il ce taux
inopérant?
M. Adams : Pardonnez-moi?
The Chair: If the automobile were manufactured in Canada
and exported from here but imported into the United States, from
the U.S. point of view, it is being imported, but it is imported
from Canada.
Le président : Si une automobile est fabriquée au Canada et est
exportée directement aux États-Unis, cette automobile est, du
point de vue des États-Unis, importée, certes, mais est originaire
du Canada.
Mr. Adams: If it is imported from Canada, it would be covered
under NAFTA.
M. Adams : Si elle est importée du Canada, elle est assujettie
aux dispositions de l’ALENA.
The Chair: It would not be the 2.5 per cent in that instance?
Le président : Dans un tel, cas, le taux de 2,5 p. 100 ne
s’appliquerait pas, n’est-ce pas?
Mr. Adams: Correct.
M. Adams : C’est exact.
Senator Ringuette: Mr. Adams, you told me earlier that you
have read a few of our committee’s deliberations. You are
certainly aware of my raising the issue of the difference in car
pricing. More specifically, cars made in Canada and sold to
Canadians are much higher priced than they are when sold in the
U.S. Sometimes there is $5,000 difference. You indicated that the
import of vehicles from your 15 global manufacturers is subject to
a tariff of 6.1 per cent in Canada and 2.5 per cent in the U.S.
Le sénateur Ringuette : Monsieur Adams, vous m’avez indiqué
précédemment avoir lu une partie des délibérations de notre comité.
Vous savez certainement que j’ai soulevé la question de l’écart de
prix existant dans le cas des automobiles. Plus précisément, les
automobiles fabriquées au Canada et vendues à des Canadiens le
sont à un prix beaucoup plus élevé que si elles sont vendues aux
États-Unis. L’écart peut parfois atteindre 5 000 $. Vous avez
indiqué que les importations des véhicules de vos 15 fabricants
internationaux sont assujetties à des droits de douane de 6,1 p. 100
au Canada et de 2,5 p. 100 aux États-Unis.
To make you aware, I have a friend in Canada who bought a
brand new foreign-made car in the U.S. about a month ago. The
base price difference between Canada and the U.S. was about
$5,000. Is this a general price difference between Canada and the
U.S. for your 15 global manufacturers?
À titre de précision, l’un de mes amis résidant au Canada a
acheté aux États-Unis, il y a environ un mois, une voiture neuve
de fabrication étrangère. L’écart entre le prix de base au Canada
et aux États-Unis était de 5 000 $ environ. Cela correspond-il à
l’écart de prix existant en général entre le Canada et les États-Unis
selon l’expérience de vos 15 fabricants internationaux?
Mr. Adams: If I understand you correctly, you are asking if it is
a general rule that there would be a $5,000 price difference.
M. Adams : Si je comprends bien, vous me demandez si, en
règle générale, il existe un écart de prix de l’ordre de 5 000 $.
Senator Ringuette: Yes.
Le sénateur Ringuette : C’est cela.
16:48
National Finance
25-4-2012
Mr. Adams: I would answer that by saying the price differential
would vary depending on the vehicle that was purchased. When you
look at pricing, you look at the internal market. One thing that the
committee should be aware of is that in Canada the compact and
the subcompact segments of the market make up about 67 per cent
of all passenger car sales. In those segments, you would have a
much more competitive dynamic among the players in Canada and,
therefore, much more competitive pricing in the marketplace with
respect to the cars that fall into that segment.
M. Adams : Je répondrai que l’écart de prix variera selon le
véhicule acheté. Les prix sont établis en fonction du marché
interne. L’un des points que le comité doit prendre en compte est
que, au sein du marché canadien, les segments des compactes et
des sous-compactes accaparent environ 67 p. 100 de toutes les
ventes de voitures de particuliers . La concurrence à l’intérieur de
ces segments sera beaucoup plus forte au Canada, et cela se
répercutera sur les prix des automobiles qui en font partie.
Senator Ringuette: Mr. Adams, are you saying to the members
of this committee that irrelevant of the tariffs, your 15 global
manufacturers engage in two-country pricing?
Le sénateur Ringuette : Monsieur Adams, êtes-vous en train de
nous dire que, abstraction faite des droits de douane, vos
15 fabricants internationaux fixent des prix différents dans l’un
et l’autre pays?
Mr. Adams: I am sorry. Did you say ‘‘engage in country
pricing’’?
M. Adams : Excusez-moi, avez-vous demandé si les prix étaient
fixés en fonction des pays?
Senator Ringuette: Yes.
Le sénateur Ringuette : En effet.
Mr. Adams: I should be perfectly clear up front. For the
discussion we are having tonight, I need to be clear that we are
obviously an industry association and we have no discussions
about pricing, about how individual companies come to market
or about anything competitive. I really cannot answer that
question in terms of how individual manufacturers might come to
market or approach the two different markets of Canada and the
United States. The other issue I would say is that they may have a
similar name, but the companies are different in Canada and the
U.S. Depending on the company, the reporting structure may well
be different as well.
M. Adams : Je tiens à bien préciser ce soir que nous sommes
une association sectorielle, et que nous ne discutons pas de
questions comme l’établissement des prix, la manière dont chaque
société commercialise ses produits ou quelque autre sujet pouvant
être associé à la compétitivité. Je ne suis donc pas vraiment en
mesure de répondre à cette question; je ne peux pas dire comment
chaque fabricant entrera sur les marchés ou comment il abordera
de façon particulière le marché canadien et le marché américain.
L’autre point que je mentionnerai est que, même si leur nom est
similaire, les sociétés ne sont pas les mêmes au Canada et aux
États-Unis. Selon la société, la structure de rapport pourrait
également différer.
Senator Ringuette: I have two other questions. First, for the
purpose of the members of this committee, could you state your
15 members?
Le sénateur Ringuette : J’ai encore deux questions. D’abord,
pour le bénéfice des membres du comité, pourriez-vous nommer
les 15 membres de votre association?
Mr. Adams: Absolutely. Our members are BMW, Honda,
Hyundai, Jaguar/Land Rover, Kia, Mazda, Mercedes Benz,
Mitsubishi, Nissan, Porsche, Subaru, Suzuki, Toyota, Volkswagen
and Volvo.
M. Adams : Bien sûr. Il s’agit de BMW, Honda, Hyundai,
Jaguar/Land Rover, Kia, Mazda, Mercedes Benz, Mitsubishi,
Nissan, Porsche, Subaru, Suzuki, Toyota, Volkswagen et Volvo.
Senator Ringuette: If I understand your first comment on tariffs,
you are telling us is that if the tariff in Canada were the same as in
the U.S., i.e. going from 6.1 per cent to 2.5 per cent, then all the
manufacturers that you have just listed would have the same price
structure for the same vehicle in Canada and the U.S.?
Le sénateur Ringuette : Si j’ai bien compris votre premier
commentaire au sujet des droits de douane, vous dites que si les
droits applicables au Canada étaient les mêmes qu’aux ÉtatsUnis, c’est-à-dire s’ils étaient ramenés de 6,1 p. 100 à 2,5 p. 100,
tous les fabricants que vous venez d’énumérer auraient la même
structure de prix pour un véhicule donné au Canada et aux ÉtatsUnis. Est-ce exact?
Mr. Adams: I cannot speak to the price structure at all. If the
tariff came down to 2.5 per cent, then obviously some savings
would accrue moving from 6.1 per cent down to 2.5 per cent.
Some of that would obviously be passed on to the consumer. How
much of that remains to be seen but, certainly, coming down from
6.1 per cent to 2.5 per cent, some of that would certainly accrue
to the consumer.
M. Adams : Je ne peux rien dire en ce qui concerne la structure
de prix. Cela dit, il est certain que le fait de ramener le taux des
droits de douane de 6,1 p. 100 à 2,5 p. 100 donnerait lieu à
des économies, et une partie de celles-ci serait de toute évidence
transférée aux consommateurs. Quelle proportion au juste, cela
reste à voir, mais les consommateurs profiteraient indubitablement
d’une telle réduction.
Senator Ringuette: I will go for a second round.
Le sénateur Ringuette : J’aurai d’autres questions au deuxième
tour.
25-4-2012
Finances nationales
16:49
Senator Marshall: My question was on pricing, but you have
indicated you cannot answer questions on that. Perhaps you can
help me with another issue. You talked about cross-border
shopping. Some Canadians go to the United States to buy vehicles
and are able to do this for a lengthy period of time. My
understanding was that some of the dealerships, if not all of them,
no longer honour warranties if a Canadian buys a vehicle in the
United States and brings it back into Canada. Can you provide us
with any information on that?
Le sénateur Marshall : Ma question avait trait à l’établissement
des prix, mais vous avez dit que vous ne pouviez pas répondre à ce
genre de question. Peut-être pourrez-vous m’éclairer sur un autre
point. Vous avez parlé du magasinage transfrontalier. Certains
Canadiens se rendent aux États-Unis pour acheter un véhicule, et
cette pratique a cours depuis déjà un bon moment. À ce que je
crois savoir, certains concessionnaires, si ce n’est tous, n’honorent
pas la garantie si un Canadien achète un véhicule aux États-Unis
et l’apporte ensuite au Canada. Pouvez-vous nous fournir des
renseignements à ce sujet?
Mr. Adams: I expected I might get a question along those lines.
We do not discuss those things within our association, but I did
go online. There are a number of Internet sites that look at all of
the vehicle manufacturers and distributors and whether they
honour the warranty from the U.S. or whether they do not and
whether it is a situation of after a certain period of time they
would honour the warranty. That list is online. I cannot vouch for
the accuracy of it, but it would seem to be a mixed bag. It is
probably a function of how different manufacturers want to
approach their customers at the end of the day.
M. Adams : Je pensais bien qu’il y aurait une question à ce
propos. Nous ne discutons pas de ce genre de choses à l’intérieur
de notre association, mais j’ai fait des recherches en ligne. Il existe
différents sites Internet portant sur l’ensemble des fabricants et
des distributeurs de véhicules où l’on détermine s’ils honorent ou
non la garantie accordée aux États-Unis, ou encore s’ils
l’honorent après un certain laps de temps. Cette liste est
disponible en ligne. Je ne peux pas garantir qu’elle est exacte,
mais il semble bien que le respect de la garantie peut varier
passablement. Tout dépend sans doute en bout de ligne de
l’approche que veulent adopter les différents fabricants à l’égard
des consommateurs.
Senator Marshall: Would you have any insight into the reason
for that, given than Canadians do a lot of cross-border shopping
and usually do not have problems. In this case, if you want to
purchase an automobile and you cannot get the warranties, then
you might have second thoughts about whether you will buy the
vehicle. What would be the purpose of having that as a factor if
you want to go to the United States to buy a vehicle?
Le sénateur Marshall : Auriez-vous une explication de ce
phénomène à proposer, étant donné que les Canadiens font
beaucoup d’achats transfrontaliers et que cela n’occasionne
habituellement aucun problème. Dans ce cas particulier, si une
personne achète une automobile et ne peut faire honorer la
garantie, cela pourrait remettre en question sa décision d’effectuer
cet achat. Comment envisager ce facteur dans le cas d’une
personne qui veut aller aux États-Unis acheter un véhicule?
Mr. Adams: I can only speculate, but in terms of a company
not offering a warranty, you can look at it from the viewpoint of a
Canadian company saying that it is not their car. That vehicle was
sold into the U.S. market by a company that may share my name
or part of my name, but they are two separate companies. I would
assume that for such a vehicle coming across the border, a
Canadian company would be asked in Canada to absorb the
warranty cost for the vehicle.
M. Adams : Je ne peux que supposer; cela dit, dans un cas de
non-respect d’une garantie, on peut penser que la société
canadienne concernée pourrait avoir le point de vue suivant : ce
n’est pas notre voiture; elle a été vendue sur le marché américain par
une société dont le nom peut être le même que le nôtre ou
comporter des éléments communs avec notre nom, mais qui
demeure néanmoins une entité complètement distincte. Je présume
que si un tel véhicule est ramené des États-Unis, on demandera à la
société canadienne concernée d’assumer le coût de la garantie.
The other issue when vehicles are brought into Canada is what
happens with respect to safety recalls and ensuring that those
vehicles are tracked and somehow put in the system. Some of
those vehicles probably end up getting lost at the end of the day so
if there is a recall, it would be a concern.
L’autre question qui se pose lorsque des véhicules sont ramenés
au Canada concerne les rappels pour des motifs liés à la sécurité, de
même que la nécessité de faire le suivi des véhicules en question,
ceux-ci devant être enregistrés d’une façon quelconque. Il est
probable que l’on perdra la trace de certains de ces véhicules, ce qui
soulèvera des préoccupations dans l’éventualité d’un rappel.
Senator Marshall: We have heard other witnesses say that one
of the factors contributing to price discrepancies is related to
regulatory requirements. Are there significant differences in
vehicle regulatory requirements that would have a big impact
on cost?
Le sénateur Marshall : Certaines personnes ayant comparu
devant nous ont dit que l’un des facteurs donnant lieu à des
écarts de prix a trait aux exigences réglementaires. Existe-t-il des
différences notables au chapitre de la réglementation des véhicules
qui pourraient avoir une incidence marquée sur les coûts?
Mr. Adams: There are differences and differences add to costs.
You heard from representatives from Transport Canada before
the committee, and I would concur with their estimation that
M. Adams : Il existe en effet des différences, et cela a des
répercussions sur les coûts. Vous avez entendu des représentants
de Transports Canada; je partage leur opinion selon laquelle les
16:50
National Finance
25-4-2012
probably at this time about 85 per cent to 90 per cent of the
regulations are similar, but there are still divisions. Some of those
differences are a bit involved. In Canada, we have daytime
running lights and bilingual labels. We operate in kilometres as
opposed to miles so we need speedometers that reflect kilometres
as opposed to miles.
réglementations des deux pays sont semblables à l’heure actuelle
dans une proportion pouvant aller de 85 p. 100 à 90 p. 100, mais
il y a néanmoins des divergences, et certaines ont des
conséquences. Au Canada, il y a l’utilisation diurne des phares
et les étiquettes bilingues. La mesure de référence est le kilomètre
plutôt que le mille, et les indicateurs de vitesse doivent être
adaptés en conséquence.
The Chair: Senators, rather than speculating as to what our
witness may or may not be able to answer, it might be better to
put questions on the record so that Mr. Adams can let us know if
he is able to answer them. Not only is he here to talk about the
information he has as a representative of his association, but he
obviously, like the rest of us, has some personal knowledge, which
might be of interest to us as well.
Le président : J’aimerais indiquer aux membres du comité que,
plutôt que d’avancer des hypothèses sur les questions auxquelles le
témoin peut ou ne peut pas répondre, il serait sans doute préférable
de formuler les questions afin qu’elles soient consignées au compte
rendu et de laisser M. Adams nous dire s’il peut y répondre ou non.
Non seulement est-il ici pour nous faire part de l’information dont il
dispose à titre de représentant de son association, mais il possède de
toute évidence, comme nous tous, certaines connaissances
personnelles qui pourraient nous être utiles.
Senator Marshall: Could I ask another question then?
Le sénateur Marshall : Pourrais-je alors poser une autre question?
The Chair: Certainly.
Le président : Mais bien sûr.
Senator Marshall: Could you indicate what factors you think
account for the price discrepancy in Canadian and American
dollars?
Le sénateur Marshall : Pourriez-vous indiquer quels facteurs
peuvent expliquer selon vous l’écart de prix en dollars canadiens
et en dollars américains?
Mr. Adams: As I said in my remarks, I think it is a number of
the items that you heard from other presenters, whether it be
transportation cost, higher occupancy cost, or the fact that we are
a much smaller marketplace than the U.S. is. I think all of those
things add to the price discrepancy. Whether we like it or not as
Canadians, almost regardless of where the exchange rate goes, we
are kind of stuck with a situation where our cost structure in
Canada is higher than it is in the United States. Often, the point is
made that the Canadian automobile market is 10 per cent of the
U.S. market. Generally, that is the case, just in terms of our sales
volume and that sort of thing. However, when you start getting
into individual models, for instance, you could have a vehicle for
which that ratio is not 10 per cent. It might be less than 1 per cent
of the volume of the U.S. for that same model in Canada. That
vehicle still requires advertising, marketing, and even the training
of technicians in the dealerships on that particular vehicle. That is
a lot of cost that is spread over a much narrower volume of
vehicles into the marketplace.
M. Adams : Ainsi que je l’ai dit dans mes observations
préliminaires, je crois que d’autres personnes ayant témoigné
devant vous ont fait état d’un certain nombre de ces facteurs, par
exemple les coûts de transport, un coût d’occupation plus élevé,
ou encore le fait que le marché canadien est beaucoup plus petit
que le marché américain. Selon moi, tous ces facteurs contribuent
à l’écart de prix. Que cela nous plaise ou non, le Canada est aux
prises avec une structure de coûts plus élevée que celle des ÉtatsUnis. Et le taux de change n’exerce que peu d’effet à cet égard. On
fait souvent valoir que le marché canadien de l’automobile
n’équivaut qu’à un dixième du marché américain. En règle
générale, cette proportion est observable dans les faits,
notamment au chapitre du volume des ventes. Par contre, si on
examine des modèles donnés, la proportion ne sera pas toujours
de 10 p. 100; elle sera parfois de moins de 1 p. 100. Il faut
toutefois prévoir la publicité et la commercialisation, et même la
formation des techniciens qu’emploient les concessionnaires
concernant le véhicule en question. Tout cela représente des
coûts importants, qui sont répartis sur un nombre beaucoup plus
limité de véhicules écoulés sur le marché.
Senator Marshall: Does it account for the difference? I guess
that is the question.
Le sénateur Marshall : Cela rend-il compte de l’écart? C’est le
fond de la question, je pense.
Mr. Adams: Yes.
Senator Buth: You made comments about used versus new
vehicles. Then there are leased vehicles. My sense is that the number
of leased vehicles has declined. You might have mentioned that it is
much lower than it was before the recession. Can you talk about the
relationship between leased, new, and used vehicles and whether or
not that could impact prices?
M. Adams : Oui.
Le sénateur Buth : Vous avez fait des commentaires sur les
véhicules neufs par rapport aux véhicules d’occasion. Il y a aussi
les véhicules loués. J’ai l’impression que le nombre de véhicules
loués a diminué. Si j’ai bien compris, vous avez indiqué que ce
nombre est beaucoup plus bas qu’avant la récession. Pouvez-vous
établir des rapports entre véhicules loués, véhicules neufs et
véhicules d’occasion, et indiquer si cela peut ou non avoir une
incidence sur les prix?
25-4-2012
Finances nationales
16:51
Mr. Adams: I think it is actually a very good question because
I think it has the potential to impact prices quite dramatically.
M. Adams : Il s’agit selon moi d’une question très pertinente,
car les facteurs sous-jacents peuvent avoir des répercussions très
marquées sur les prix.
To give you an example, two years or even a year ago someone
enters into a lease for a vehicle at a set price. All of their lease
payments are based on that particular price of that vehicle, and
then that price of that vehicle suddenly goes down. That
consumer, I guess, could be in a situation, at the end of their
lease, where the value of that vehicle at the end of the lease is
substantially different than what was anticipated at the beginning
of the lease because of the drop in price of the vehicle subsequent
to the lease being signed.
Par exemple, prenons une personne qui, il y a deux ans, ou
même un an, a loué un véhicule à un prix donné. Chaque
paiement requis est fondé sur le prix en question; or, le prix du
véhicule connaît subséquemment une baisse. Il se pourrait alors
que, à la fin du contrat de location du véhicule, la valeur de ce
dernier diffère nettement de ce que l’on pouvait prévoir à la
signature du contrat.
Leasing and the value of used vehicles, as I mentioned in my
remarks, do impact, and are interrelated with, the new vehicle price.
Comme je l’ai mentionné au début, la location et la valeur des
véhicules d’occasion ont une incidence sur le prix des véhicules
neufs et sont interreliées avec ces derniers.
Senator Buth: I do not have a follow up to that, sorry.
Le sénateur Buth : Je n’ai pas d’autre question sur ce sujet,
désolée.
The Chair: I can put you down on round two if you want to
digest that answer.
Le président : Je peux vous inscrire pour le deuxième tour si
vous voulez réfléchir plus à fond à cette réponse.
Senator Peterson: You mentioned that when the Auto Pact was
eliminated because of the WTO in 2000, you disagreed with the
6.1 per cent tariff. Did you push back fairly strongly, and were
you given reasons why it did not blend with the 2.5 per cent?
Le sénateur Peterson : Vous avez indiqué que, lorsque le Pacte de
l’automobile a été abrogé en raison du régime de l’OMC en 2000,
vous étiez en désaccord avec l’application de droits de douane au
taux de 6,1 p. 100. Avez-vous fait des démarches vigoureuses à ce
sujet, et vous a-t-on donné des raisons expliquant pourquoi on
n’harmonisait pas ce taux à 2,5 p. 100?
Mr. Adams: To be honest, I was not in the position that I am in
now, so I was not in a position to push back one way or the other.
M. Adams : En toute honnêteté, je n’étais pas dans la même
situation que maintenant, et je n’étais pas en mesure d’exercer des
pressions de quelque manière que ce soit.
It is a globalized industry, and I think members will recall that,
at one point, companies like General Motors owned SAAB. Ford
owned Volvo and Jaguar. At the time, there was a partnership
between Daimler and Chrysler, and Mercedes Benz came under
that gamut. Under the provisions of the Auto Pact, those vehicles
that some would classify as imported were allowed to be brought
into Canada duty free. When the Auto Pact went away, there was
a choice to either eliminate the 6.1 per cent for all of the vehicles,
including those that already had the tariff eliminated by virtue of
the relationship with the Auto Pact players, or to add the tariff on
to all imported vehicles. The decision was to add the tariff on to
all imported vehicles.
Notre secteur a fondamentalement une dimension internationale;
les membres du comité se rappelleront que, par exemple, à un
certain moment, General Motors était propriétaire de SAAB tandis
que Ford était propriétaire de Volvo et de Jaguar. Il existait alors un
partenariat entre Daimler et Chrysler, et Mercedes Benz est venue
s’ajouter à la liste. Conformément au Pacte de l’automobile, ces
véhicules que certains classeraient dans la catégorie des véhicules
importés pouvaient entrer au Canada en franchise de droits de
douane. Lorsque le Pacte de l’automobile a cessé de s’appliquer, il a
fallu choisir entre éliminer les droits de douane de 6,1 p. 100 pour
tous les véhicules, incluant bien sûr ceux qui étaient déjà exonérés de
droits du fait que les fabricants et distributeurs étaient parties au
Pacte de l’automobile, ou au contraire appliquer ces droits à tous les
véhicules importés. C’est ce dernier choix qui a été retenu.
Senator Peterson: Since 2000, has the industry made any
representation to the government to say that this should not be
this way?
Le sénateur Peterson : Depuis 2000, est-ce que le secteur a fait
des démarches auprès du gouvernement pour faire valoir que les
choses ne devraient pas se passer ainsi?
Mr. Adams: I think, in pretty much every pre-budget
submission that the AIAMC has made since I have been
around — and with my predecessors as well — the tariff rate
has always been an issue. I think, likewise, that the Japanese
automobile manufacturers association has made similar
representations with respect to the tariff.
M. Adams : Je crois que, dans à peu près toutes les présentations
prébudgétaires soumises par l’AIAMC depuis que je suis là — et
cela vaut aussi pour mes prédécesseurs —, le taux des droits de
douane a toujours été l’un des points abordés. Je crois de même que
l’association de fabricants d’automobiles du Japon a fait des
démarches similaires au sujet des droits de douane.
16:52
National Finance
25-4-2012
Senator Peterson: The impact is really only on the consumer,
not on the automobile manufacturer. It just adds it on. It is the
consumer, who is not at the table, who pays the price.
Le sénateur Peterson : En fait, ce sont les consommateurs, et
non les fabricants d’automobiles, qui assument ces droits de
douane en bout de ligne. Cela ne fait que s’ajouter au coût. C’est
le consommateur qui paie, et il n’a pas voix au chapitre.
Mr. Adams: In terms of what happened as a result of 2000? The
price of those vehicles went up.
M. Adams : Vous parlez de ce qui s’est passé à la suite des
événements de 2000? Le prix de ces véhicules a grimpé.
The Chair: For the consumer.
Le président : Pour le consommateur.
Senator Peterson: That is correct.
Le sénateur Peterson : C’est exact.
Senator Neufeld: Let us suppose the tariff was removed. Can
you tell me whether the price of vehicles would come down that
equivalent amount, 6.1 per cent? Would your members say, ‘‘We
are going to pass that on?’’ When I think about it, they just
include that 6.1 per cent tariff, as Senator Peterson said, in the
price of the car. Their markup, advertising, and training are
already in place. To me, it would be a pretty simple yes or no. Yes,
I would reduce it by 6.1 per cent, but I want to hear what you
have to say, representing those car makers.
Le sénateur Neufeld : Dans l’hypothèse où les droits de douane
étaient éliminés, pouvez-vous me dire si le prix des véhicules
diminuerait dans une proportion équivalant à 6,1 p. 100? Est-ce
que vos membres décideraient de transférer cette économie au
consommateur? Quand on y réfléchit, les fabricants ont
simplement incorporé les droits de douane de 6,1 p. 100 aux
prix, ainsi que l’a indiqué le sénateur Peterson. La marge
bénéficiaire brute, la publicité et la formation, tout cela est déjà
en place. Selon moi, le choix est tout simple : soit on réduit le prix
de 6,1 p. 100, soit on ne le fait pas. J’aimerais néanmoins
connaître votre point de vue à titre de représentant de ces
fabricants d’automobiles.
Mr. Adams: I cannot speak to what any individual member
would do. What I can say — as I think others who have appeared
before this committee have suggested when the subject of
reducing tariffs has come up — is that, to my mind, it would be
a situation where part of that decrease would be passed on to the
consumer. Part of that probably would not be passed on.
M. Adams : Je ne peux m’exprimer au nom de chacun des
membres. Ce que je puis dire toutefois — et je crois que cette
opinion a été exprimée par d’autres personnes ayant comparu
devant vous concernant toute la question de la réduction des
droits de douane — est que, à mon avis, une partie de la réduction
serait transférée au consommateur, mais qu’une partie également
ne le serait sans doute pas.
Senator Neufeld: Can you tell me why part of it would not be? I
say that because yesterday there was a gentleman here representing
hockey and sports equipment. He said unequivocally that yes, they
would drop it. I am wondering why the dealers would want to keep
part of that reduction that the government would make? That is
what makes it, I think, partly difficult for government to make
those decisions. It is just like dropping the gas price. The industry
says, ‘‘We just dropped the gas price.’’ Guest what? The
government puts up the tax, or vice versa. Tell me why a
dealership that is selling today and making money would want to
say to their customers, ‘‘By the way, I am going to give you — I do
not know, let us say hypothetically — half of it. The other half I
will keep because you are going to a have to pay it.’’ I do not think
that is fair, but I want to ask you why you think they would only
give part of that to the consumer.
Le sénateur Neufeld : Pouvez-vous me dire pour quelle raison
une partie de la baisse ne serait pas transférée au consommateur?
Si je pose la question, c’est parce qu’une personne qui a témoigné
devant nous hier et qui représentait un fabricant d’équipement de
hockey et d’équipement sportif a déclaré sans équivoque que ces
fabricants baisseraient leurs prix en proportion de la réduction. Je
me demande pourquoi les concessionnaires voudraient conserver
une part d’une telle réduction assumée par le gouvernement. C’est
en partie pour cela, je pense, que le gouvernement a de la difficulté
à prendre de telles décisions. C’est comme dans le cas d’une
réduction du prix de l’essence. Le secteur déclarera avoir baissé le
prix de l’essence. Or, c’est le gouvernement qui hausse ou qui
baisse les taxes. Expliquez-moi pourquoi un concessionnaire qui
effectue des ventes et qui gagne de l’argent voudrait déclarer aux
consommateurs : « En passant, je vous accorderai, disons, la
moitié de la réduction. L’autre moitié, je la conserve, ce qui
signifie que vous aurez à l’assumer. » Je ne crois pas que cette
façon de faire soit équitable, et je vous demande donc pourquoi
vous pensez qu’une partie seulement de la réduction serait
transférée aux consommateurs.
Mr. Adams: In terms of the discussion you may have had
yesterday, you were speaking to an individual company
representative, and I think that would be a good question to
ask individual companies. If you look at the situation, I think it is
a possibility, at least, that a company will say, ‘‘Look, this tariff
reduction has been passed along; I have choices. I can pass this
M. Adams : Pour ce qui est de la discussion d’hier, vous parliez
avec le représentant d’une société particulière, et votre question
devrait s’adresser à des sociétés en particulier. Dans la situation
que vous évoquez, je crois qu’il est tout à fait possible qu’une
société déclare : « Cette réduction tarifaire a été transférée. Il y a
des choix possibles. Je peux la transférer au consommateur, ou je
25-4-2012
Finances nationales
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along to the consumer, or I can keep some of it.’’ To the extent
that they want to be highly competitive in the marketplace, a
company may choose to pass it all on. To the extent that there are
other things driving their motivation, that may not be the case.
That is all I can answer to that question.
peux en conserver une partie. » Dans la mesure où elle souhaite
être très concurrentielle sur le marché, une société pourra décider
de transférer intégralement la réduction, mais si d’autres facteurs
entrent en jeu, il se peut qu’elle ne le fasse pas. Je ne peux rien dire
de plus.
Senator Neufeld: As the head of AIAMC, would you
recommend to the companies you represent that they should
actually drop it by the full tariff rate, if in fact that happened?
Le sénateur Neufeld : En tant que président de l’AIAMC,
recommanderiez-vous aux sociétés que vous représentez de
baisser leurs prix à hauteur de la totalité de la réduction des
droits de douane si une telle réduction survenait?
Mr. Adams: I recommend lots of things to my members; that
does not mean they listen to me. I understand why you are asking
the question. To be honest, I am not sure I am in a position to be
able to answer that.
M. Adams : Je fais de nombreuses recommandations à nos
membres, mais cela ne signifie pas qu’ils s’y conforment. Je
comprends la raison de votre question. En toute honnêteté, je ne
suis pas certain de pouvoir y répondre.
Senator Neufeld: That is fair enough. I appreciate you are in a
difficult position. I wanted to get that on the record. That is part
of what we are doing. Why are people in Canada paying more for
something than they are in the U.S.? Some of it I understand, and
some of it, when someone determines they might want to keep
part of it because we want to drive our profit up, that is what I do
not agree with.
Le sénateur Neufeld : D’accord. Je comprends que cela vous
place dans une position difficile. Je tenais à ce que cela soit consigné
au compte rendu. C’est une facette de la problématique. Pourquoi
des gens paient-ils plus cher au Canada qu’aux États-Unis pour
certaines choses? Je comprends certains facteurs pouvant expliquer
cet écart; par contre, je ne suis pas d’accord avec la personne qui
décide de conserver une part d’une éventuelle réduction des droits
de douane dans le but de hausser ses bénéfices.
Mr. Adams: I think that is a fair comment. To your point,
Canadians are frustrated by the price discrepancies, not only on
vehicle but on a lot of different issues. Fortunately, there are more
information tools out there than ever before in terms of people
being able to check prices on both sides of the border. Certainly if
a consumer wants to purchase a vehicle across the border, they
have the ability to do so.
M. Adams : Ce commentaire est justifiable. De votre point de
vue, les Canadiens sont frustrés par les écarts de prix, et ceux-ci ne
se limitent nullement aux véhicules. Heureusement, il existe plus
d’outils d’information que jamais pour vérifier les prix des deux
côtés de la frontière. Il est certain qu’un consommateur qui veut
acheter un véhicule aux États-Unis aura la possibilité de le faire.
I am not sure that companies necessarily, when they are pricing
their vehicles, look at what this vehicle is being sold for in the U.S.
They are probably more concerned with what their competitors are
doing in the Canadian market than anything else, but I hear you.
Je ne suis pas certain que la société qui détermine le prix de ses
véhicules vérifie quel est le prix de vente des véhicules aux ÉtatsUnis. Elle examinera sans doute plutôt les pratiques de ses
concurrentes sur le marché canadien. Néanmoins, je prends note
de vos opinions.
The Chair: Senator Neufeld, I was treating your questions not
as a supplementary but just as an intervener and question.
Le président : Sénateur Neufeld, je n’ai pas considéré qu’il
s’agissait d’une question complémentaire mais plutôt de la
question d’un intervenant.
Senator Neufeld: I am fine.
Le sénateur Neufeld : Ça va.
The Chair: I can put you on round two, if you like. You have
used up your round-one slot.
Le président : Je peux vous inscrire pour le deuxième tour si
vous le voulez. Vous avez utilisé votre temps de parole du premier
tour.
Yesterday we talked about a market structure for other
products. I wonder if you could confirm for me or explain the
market structure for imported automobiles. The importer or the
manufacturer here would be treated like a wholesaler. Is there a
wholesale level before it gets to the ultimate dealer from whom we
buy an automobile? What are the levels between that ultimate
dealer and where the car started as a manufactured entity?
Il a été question hier de la structure de marché d’autres
produits. Je me demande si vous pourriez me confirmer quelle est
la structure du marché des automobiles importées ou si vous
pourriez me l’expliquer. L’importateur ou le fabricant serait
considéré comme étant un grossiste. Retrouve-t-on des grossistes
à l’étape précédant celle du concessionnaire auprès duquel nous
achetons nos automobiles? Quelles sont les différentes étapes
entre le moment où la voiture commence à être fabriquée et celui
où elle est livrée au concessionnaire?
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National Finance
25-4-2012
Mr. Adams: To be honest, I do not have a lot of knowledge on
that. I think probably companies are structured somewhat
differently, but generally you would have a wholesaler that
would be set up in Canada, which some of my members would be.
They would subsequently sell those vehicles to the dealer body.
There may in some instances be other levels in between, but that is
my basic understanding of the structure.
M. Adams : Pour être franc, je ne connais pas vraiment cette
dimension particulière. Je pense que la structure des sociétés varie
sans doute quelque peu mais que, de façon générale, un grossiste
qui s’établirait au Canada pourrait se joindre à notre association .
Le grossiste vendrait ensuite ses véhicules à un concessionnaire. Il
peut y avoir des entités ou des niveaux intermédiaires, mais c’est
en gros la structure existante telle que je la conçois.
The Chair: Let us talk about the situation that you are familiar
with, that you have just described. Is the wholesaler an importer,
or would they be a manufacturer?
Le président : Parlons d’une situation que vous connaissez
mieux, celle que vous venez de décrire. Est-ce que le grossiste est
un importateur, ou serait-ce plutôt un fabricant?
Mr. Adams: It could be both. For instance, if a company is
manufacturing in Canada, that company could also be the
importer of record for vehicles coming into Canada. The vast
majority of my members are importers, so they would be the
individual companies that would be importing the vehicle and
then subsequently selling those vehicles to the dealer community.
M. Adams : L’une et l’autre sont possibles. Par exemple, une
société qui fabrique des véhicules au Canada pourrait également
être l’importatrice de véhicules au Canada. La grande majorité de
nos membres sont des importateurs, c’est-à-dire des sociétés qui
importent des véhicules puis les vendent aux concessionnaires.
The Chair: In the figures we heard yesterday, the importer
wholesaler would add 40 per cent to cover his or her costs and
then sell his costs plus 40 per cent to the retailer. The retailer
would then have a cost plus 30 per cent for the ultimate purchase
price. Do those mark-ups sound similar to your industry or are
they quite different?
Le président : Selon les chiffres qui ont été mentionnés hier, le
grossiste importateur majore de 40 p. 100 le prix de vente au
détaillant au titre de ses coûts. Le détaillant ajoute ensuite
30 p. 100 à son propre coût, ce qui donne le prix de vente. Est-ce
que les majorations dans votre secteur ressemblent à cela, ou
est-ce que les choses sont sensiblement différentes?
Mr. Adams: I have no knowledge of that, so I could not
comment.
M. Adams : Je ne dispose pas d’information à ce sujet, donc je
ne peux faire de commentaire.
The Chair: The reason I am asking is because the 40 per cent to
cost applied as well to the tariff items. They added the tariff in
and then took 40 per cent of costs which included tariff. If you
take the 6 per cent tariff away, it is actually more than 6 per cent
because you are not taking 40 per cent of the 6 per cent. That
figure of 40 per cent of cost plus 6 per cent is moving on up, and
then it is extended again when you take 30 per cent of the overall
cost, which includes an increase for tariff. Rather than Senator
Neufeld looking for 6 per cent savings, it should be more than
that if the tariff was removed.
Le président : Je pose la question parce que la majoration de
40 p. 100 du coût a été appliquée aussi aux droits de douane.
Autrement dit, cette majoration de 40 p. 100 est calculée sur le
coût incluant les droits de douane. À partir du moment où on
élimine les droits de douane de 6 p. 100, la réduction totale est
supérieure à ce pourcentage, étant donné que la majoration de
40 p. 100 ne s’y applique plus. Le fait de calculer 40 p. 100 sur le
total du coût plus les droits de 6 p. 100 fait grimper la facture, et
cela se produit de nouveau lorsqu’on calcule à l’étape suivante la
majoration de 30 p. 100 du coût total, dont la hausse attribuable
aux droits de douane. Le sénateur Neufeld mentionnait des
économies de 6 p. 100, mais ce pourcentage devrait être encore
plus élevé si les droits de douane sont éliminés.
Mr. Adams: I think whatever the percentages are, your logic
makes sense to me.
M. Adams : Peu importe les pourcentages exacts, je pense que
votre raisonnement se tient.
The Chair: I wanted to ensure my logic was making sense at
this time of the night. Thank you very much for that.
Le président : Je voulais m’en assurer à ce point des
discussions. Je vous remercie.
Senator Runciman: With the companies that your association
represents, looking at this presentation, you have three that
manufacture in Canada with manufacturing and production
facilities: Honda, Toyota and Suzuki. That is a joint venture with
General Motors. Are they the only three that manufacture?
Le sénateur Runciman : Je jette un coup d’œil aux sociétés que
votre association représente, et je constate que trois d’entre elles
ont des installations de fabrication et de production au Canada,
soit Honda, Toyota et Suzuki. Il s’agit d’une coentreprise avec
General Motors. Est-ce que ce sont les trois seules sociétés à
mener des activités de fabrication?
Mr. Adams: Suzuki actually does not manufacture in Canada
any longer. That operation has been completely taken over.
M. Adams : En fait, Suzuki a cessé ses activités de fabrication
au Canada. Ces activités ont été entièrement reprises.
Senator Runciman: So this is old information.
Le sénateur Runciman : Cela veut dire que l’information dont je
dispose est périmée.
25-4-2012
Finances nationales
16:55
Mr. Adams: No. You are correct that Honda and Toyota
produce in Canada.
M. Adams : Non, vous avez raison en partie : Honda et Toyota
produisent des véhicules au Canada.
Senator Runciman: What impact do corporate tax rates have
on the pricing of an automobile? Have you assessed that? It would
have more impact, obviously, on the folks who are producing
cars. Is that much of a factor in terms of the end cost to the
consumer?
Le sénateur Runciman : Quelle incidence les taux d’imposition
des sociétés ont-ils sur l’établissement du prix des automobiles?
Est-ce que vous avez examiné la chose? Ces taux auront bien sûr
une incidence plus marquée sur ceux qui produisent les véhicules.
Est-ce que cela remplit un rôle important par rapport au coût
final pour le consommateur?
Mr. Adams: I have not assessed that, but I think it makes sense
to me that the more competitive the corporate tax rates are, the
better off it would be.
M. Adams : Je n’ai pas évalué ce point, mais je pense bien que
des taux d’imposition des sociétés plus concurrentiels seraient
préférables sur ce plan.
Senator Runciman: Looking at the combined corporate tax rate
in Canada, it is 25 per cent versus 39.2 per cent in the United
States. It strikes me that that should be giving us a bit of a leg up
in terms of offsetting some of the other disadvantages you have
cited.
Le sénateur Runciman : Le taux combiné d’imposition des
sociétés au Canada de chiffre à 25 p. 100, comparativement à
39,2 p. 100 aux États-Unis. Il me semble que cela devrait
permettre de contrebalancer certains des autres désavantages
que vous avez mentionnés précédemment.
I represent the province of Ontario. In this submission, and it is
dated, but one of the items that you raise in this is a lower hydro
cost. This is in the United States. It has lower hydro costs than
other manufacturing jurisdictions.
Je représente la province de l’Ontario. Cette présentation date
un peu, mais vous indiquez que le coût de l’hydroélectricité est
moins élevé. Je parle des États-Unis. L’hydroélectricité y coûte
moins cher que dans d’autres administrations où se déroulent des
activités de fabrication.
I am wondering, how big an item is that? Is it a growing
concern, especially if you look at some of the projections of hydro
rate increases through 2018 and beyond in the province of
Ontario and the impact it will have on businesses? Is that
something that has been assessed and looked at by your
association, what the long-term impacts could be?
Je me demande jusqu’à quel point cela est important. Est-ce
une préoccupation croissante, surtout si on considère les hausses
projetées du coût de l’hydroélectricité en Ontario d’ici 2018 et
après, et les répercussions que cela aura sur les entreprises? Estce que votre association s’est penchée sur ce point et ses
répercussions possibles à long terme?
Mr. Adams: It has not been assessed by our association. I think
it is probably a question that should be asked of the
manufacturers themselves.
M. Adams : Non, notre association n’a pas étudié ce point
particulier. Je crois que cette question devrait sans doute être
posée aux fabricants eux-mêmes.
Senator Runciman: If only we could get them here.
Le sénateur Runciman : Si seulement nous avions la chance de
les entendre.
I would like your personal impression with respect to this price
gap. We had an individual talking to the clerk who is in the
business and said that from their perspective, about 70 per cent of
the automobiles now sold in Canada are at a lower price than
what is available in the United States, and a lot of that has to do
with incentives, cash rebates and those kinds of things. Is that
your sense of what the marketplace is like today?
J’aimerais connaître votre opinion personnelle au sujet de cet
écart de prix. Il y a eu une discussion entre la greffière et une
personne du secteur qui disait que, dans le cas de quelque
70 p. 100 des automobiles vendues au Canada à l’heure actuelle,
le prix d’achat est moins élevé qu’aux États-Unis, et que cela tient
en grande partie aux mesures incitatives, comme les remises en
espèces. Partagez-vous cet avis au sujet de l’état actuel du marché?
Mr. Adams: I could not say what the percentage would be, but
I would say that there are probably a number of vehicles anyway
that could be sold in Canada at a lower price than in the U.S.
Again, part of that would be with respect to the competitive
dynamic that I referenced earlier in that in the subcompact and
compact segments, which are highly competitive in Canada, you
could probably find vehicles in those segments sold for a price
equal to or in some cases perhaps less than a similar vehicle in the
United States.
M. Adams : Je ne saurais indiquer un pourcentage, mais il y a
probablement un certain nombre de véhicules qui peuvent être
vendus à un prix moins élevé au Canada qu’aux États-Unis. Là
encore, cela tiendra en partie à la dynamique de la concurrence
dont j’ai parlé précédemment, c’est-à-dire que, dans les segments
des sous-compactes et des compactes, au sein desquels la
concurrence est intense sur le marché canadien, on peut sans
doute trouver des véhicules dont le prix de vente est égal ou même
inférieur à celui de véhicules similaires aux États-Unis.
Senator Runciman: Looking at one of the manufacturers you
are representing, Honda, the Honda Civic EX, automatic
transmission, is $21,445 in the United States and $22,435 in
Le sénateur Runciman : Prenons le cas de l’un des fabricants
que représente votre association, la société Honda. Le modèle
Honda Civic EX avec transmission automatique se vend 21 445 $
16:56
National Finance
25-4-2012
Canada but with a cash price in Canada of under $21,000, so it
actually beats the U.S. retail price. That is including freight
and PDI.
aux États-Unis et 22 435 $ au Canada; par contre, le prix au
comptant au Canada est inférieur à 21 000 $, ce qui est en dessous
du prix de détail américain. Je précise que cela inclut les frais de
transport et de préparation.
Looking at Ford Fusion, another one you looked at, it is
roughly $1,000 more expensive in Canada. By the time the
incentives are applied, there is $6,500 in incentives in Canada
compared to $1,500 in the United States. The final pre-tax price is
under $22,000 and close to $25,000 in the U.S.
Le modèle Ford Fusion, que vous avez aussi examiné, coûte à
peu près 1 000 $ de plus au Canada; par contre, la valeur des
mesures incitatives au Canada se chiffre à 6 500 $, contre 1 500 $
aux États-Unis. Le prix final avant taxe est de moins de 22 000 $
au Canada et de près de 25 000 $ aux États-Unis.
It may not be as significant an issue perhaps with the imported
cars that you primarily represent. If we can accept the 70 per cent,
it is perhaps a diminishing concern for consumers in this country.
Ce point n’est peut-être pas aussi important dans le cas des
automobiles importées qui sont fabriquées par les sociétés que
représente votre association. À partir du moment où on souscrit
au pourcentage de 70 p. 100, cela atténue peut-être les
préoccupations à cet égard pour les consommateurs canadiens.
The Chair: Were those figures of U.S. dollars and Canadian
dollars assumed to be roughly exchange rate equivalent?
Thank you.
Le président : Est-ce que les chiffres mentionnés en dollars
canadiens et en dollars américains sont censés s’équivaloir en gros
compte tenu du taux de change? Merci.
Senator Callbeck: Mr. Adams, carrying on with that line of
questioning then, I think you said that in Canada the
subcompacts are 60 per cent of the market. The per cent
difference there between the United States and Canada will be a
lot smaller than the larger cars?
Le sénateur Callbeck : Monsieur Adams, dans le même ordre
d’idées, je crois vous avoir entendu dire que, au Canada, les souscompactes représentent 60 p. 100 du marché. Le pourcentage
d’écart de prix entre le Canada et les États-Unis sera beaucoup
moins prononcé pour ce segment que dans le cas des véhicules de
plus grande taille, n’est-ce pas?
Mr. Adams: That would be my assumption, yes.
M. Adams : C’est en effet ce que je croirais.
Senator Callbeck: That is because of the competition?
Le sénateur Callbeck : Cela tiendrait à la concurrence?
Mr. Adams: Yes.
M. Adams : Oui.
Senator Callbeck: You spoke of the car leases, how they have
gone down. Do you have any figures on that as to what per cent of
cars were leased before the recession and now what the figure is?
Le sénateur Callbeck : Vous avez parlé des locations de
véhicules et de la baisse observée du nombre de véhicules loués.
Pouvez-vous nous indiquer le pourcentage de véhicules qui étaient
loués avant la récession et le pourcentage actuel?
Mr. Adams: I can get a reference for you, but I was reading
something the other day that suggested that leasing has fallen off by
about 60 per cent since 2008-09, and is only starting to return to the
marketplace now. In terms of its impact, that effectively constrains
the supply within the used vehicle market as well. You end up
having higher used vehicle prices in the marketplace as well.
M. Adams : Je pourrais trouver des données de référence, mais
j’indiquerai que j’ai lu il y a quelques jours un document où on
indiquait que le nombre de locations avait chuté de 60 p. 100
environ depuis 2008-2009 et que ce nombre commence seulement
à remonter dans le marché. Cette situation a également exercé des
pressions sur le nombre de véhicules d’occasion disponibles, dont
les prix ont par conséquent augmenté.
Senator Callbeck: You talked about the regulatory differences
between the two countries, but I take from what you say that that
really is pretty minimal in terms of dollars?
Le sénateur Callbeck : Vous avez parlé des différences dans la
réglementation des deux pays, mais je conclus de vos propos que
ces différences ont une incidence assez faible sur les prix?
Mr. Adams: There are things I mentioned off the top of my
head before. There is the issue of immobilizers as well. Vehicles
that are sold in Canada have to be equipped with immobilizers.
Some of the vehicles going into the U.S. market have
immobilizers as well but it is not a requirement in the U.S.
market so that would be an additional difference. All of these
things add up in terms of just being different. There is a cost
associated with just being different.
M. Adams : J’ai lancé quelques exemples qui me sont venus à
l’esprit. J’aurais pu aussi mentionner les dispositifs antidémarrage.
Les véhicules vendus au Canada doivent être équipés de tels
dispositifs. Certains véhicules destinés au marché américain en sont
également munis, mais ce n’est pas une exigence là-bas, ce qui
constitue une différence additionnelle. Tous ces facteurs donnent
lieu à des différences, et celles-ci entraînent des coûts.
Senator Callbeck: What cost are you talking about there, how
much roughly?
Le sénateur Callbeck : À combien peuvent s’élever ces coûts
en gros?
25-4-2012
Finances nationales
16:57
Mr. Adams: I can strive to get some figures for you. I do not
have figures with me today.
M. Adams : Je peux essayer d’obtenir des montants plus précis
à votre intention. Je ne dispose pas de cette information en ce
moment.
The Chair: Any figures that you have that would help us
following the question of Senator Callbeck would certainly be
appreciated. You can send them to the clerk and they will be
distributed to all of our members.
Le président : Si vous disposez de chiffres qui nous aideraient à
faire le suivi de la question du sénateur Callbeck, nous vous serions
très reconnaissants de nous les communiquer. Vous pouvez envoyer
cette information à la greffière, qui la communiquera à tous les
membres.
Senator Ringuette: Mr. Adams, notwithstanding the fact that I
am very happy that you are appearing in front of us, would your
individual members appear in front of us to answer the questions
that you were not able to answer?
Le sénateur Ringuette : Monsieur Adams, je suis certes très
heureux que vous comparaissiez devant nous, mais j’aimerais
savoir si vos membres feraient de même pour répondre aux
questions auxquelles vous-même n’avez pu apporter de réponse.
Mr. Adams: I think you would have to approach the individual
members directly. I cannot speak for them.
M. Adams : Je pense que vous devrez communiquer avec eux
directement. Je ne puis parler en leur nom à ce sujet.
Senator Ringuette: Okay, then I guess we will.
As a follow-up to Senator Day’s question in regard to the
wholesaler-importer concept, for instance, you would have Volvo
Canada and Volvo U.S. Is that the kind of structure that we are
looking at?
Mr. Adams: Yes.
Senator Ringuette: Would Volvo Canada buy directly from
Germany?
The Chair: Sweden.
Le sénateur Ringuette : Bien. Je pense que nous allons suivre
votre conseil.
Pour faire suite à la question du sénateur Day au sujet du
concept de grossiste-importateur, prenons Volvo Canada et
Volvo U.S. Est-ce le genre de structure dont nous parlons?
M. Adams : Oui.
Le sénateur Ringuette : Est-ce que Volvo Canada effectuerait
directement des achats en Allemagne?
Le président : Ce serait plutôt en Suède.
Mr. Adams: Yes, Sweden. Again, individual companies are
structured somewhat differently. Some of the Canadian
companies may be subs of the U.S. or have their reporting
through the U.S. company. Some may have a direct relationship
to the home jurisdiction.
M. Adams : C’est bien cela, en Suède. Là encore, chaque
société est organisée de façon quelque peu différente. Certaines
sociétés canadiennes peuvent être des filiales de sociétés
américaines ou être affiliées par l’intermédiaire d’une société
américaine. Certaines peuvent aussi avoir un lien direct avec le
pays d’attache.
Senator Ringuette: Would it be possible for you to indicate to
us who are those Canadian importing companies that do business
directly and the ones that do it via the U.S. homeland?
Le sénateur Ringuette : Vous serait-il possible de nous indiquer
quelles sont les sociétés importatrices canadiennes qui exercent
directement leurs activités et quelles sont celles qui le font via les
États-Unis.?
Mr. Adams: I do not have that information, but I can ask my
members.
M. Adams : Je n’ai pas cette information, mais je peux poser la
question à nos membres.
The Chair: As a supplementary on that, you mentioned BMW
as one of your members. BMW is actually manufactured in the
U.S. Would the Canadian BMWs that are sold come from the
U.S. or would they come from Germany?
Le président : À titre de complément d’information sur ce
point, vous avez mentionné que BMW était l’un de vos membres.
Des véhicules BMW sont fabriqués aux États-Unis. Est-ce que
les BMW vendus au Canada viennent des États-Unis ou de
l’Allemagne?
Mr. Adams: Again, I would highlight, I do have that
information that I would be happy to supply the committee
with, which is a listing of all of the vehicles that are produced at
the different facilities in the NAFTA region, so you would know
which vehicles are produced where.
M. Adams : Encore une fois, je dispose de renseignements que
je serai heureux de fournir au comité; il s’agit de la liste de tous les
véhicules produits dans les différentes usines de la région de
l’ALENA, ce qui vous permettra de savoir quels sont les véhicules
produits aux différents endroits.
The reality is, in answer to your question, yes, some of the
BMWs do come from the U.S., but not all of them. There are
certain models that are produced in the Spartanburg facility in the
U.S., but others would come from Germany.
Pour en revenir à votre question, oui, certains véhicules BMW
viennent des États-Unis, mais pas tous. Certains modèles sont
produits à l’usine de Spartanburg, aux États-Unis, mais d’autres
proviennent de l’Allemagne.
16:58
National Finance
25-4-2012
Senator Ringuette: We have always been told — at least I have
been told — that parts for foreign cars are a lot more expensive
than for North American-made cars. Is that based on the
6.1 import tariff? Is the 6.1 tariff applied on parts also?
Le sénateur Ringuette : On nous a toujours dit, du moins dans
mon cas, que les pièces de véhicules étrangers sont beaucoup plus
coûteuses que celles de véhicules fabriqués en Amérique du Nord.
Cela tient-il aux droits de douane de 6,1 p. 100? Est-ce que ces
droits de douane s’appliquent aussi aux pièces?
Mr. Adams: My understanding is that it is not applied on parts
for manufacturing, but I would have to go back and check the HS
code to determine the tariff. You are basically talking about aftersale parts. I do not know what the tariff is on after-sale parts or
whether there is a tariff even.
M. Adams : Pour autant que je sache, les pièces utilisées pour
la fabrication ne sont pas assujetties à ces droits de douane, mais il
faudrait que je vérifie les codes du système harmonisé pour
déterminer le traitement tarifaire applicable. De toute évidence,
vous parlez des pièces utilisées aux fins du service après-vente. Je
ne sais pas s’il y a des droits de douane applicables à ces pièces, et
encore moins quel serait le taux de ces droits, le cas échéant.
Senator Peterson: The lease market was off 60 per cent
from 2008-09. Does that include airport rental cars or just
leased cars?
Le sénateur Peterson : Le marché de la location s’est replié de
60 p. 100 depuis 2008-2009. Cela comprend-il également la
location de véhicules aux aéroports?
Mr. Adams: I will get the article and make sure the committee
gets it. My understanding is that that was a combination of fleet
vehicles and the leasing vehicles. As you are aware, the auto
companies put a number of fleet vehicles into the marketplace,
whether those are with car rental companies or various other
fleets, so I think it was a combination of both of them.
M. Adams : Je vais me procurer l’article pertinent et le faire
parvenir au comité. À ma connaissance, cela comprenait à la fois
les véhicules de parc automobile et les véhicules loués. Comme
vous le savez, les fabricants d’automobiles écoulent sur le marché
un certain nombre de véhicules destinés aux parcs automobiles, y
compris les parcs d’entreprises de location d’automobiles; je pense
donc que le repli du marché a touché l’ensemble.
The Chair: I guess that would include taxis?
Le président : Je suppose que cela inclurait aussi les taxis?
Mr. Adams: Yes, I believe so.
M. Adams : Je pense que oui.
The Chair: I can remember some companies trying to get those
fleet sales in at the last part of the year just so that their overall
sales figures would be above another company’s sales figures. It is
an interesting business.
Mr. Adams: It is.
The Chair: It is quite competitive, I think, in general as well.
Le président : Si je me souviens bien, certaines sociétés
s’efforcent d’effectuer les ventes de véhicules de parc vers la fin
de l’année à seule fin d’avoir des chiffres de ventes supérieurs à
ceux des autres sociétés. Ce secteur n’est pas dénué d’intérêt.
M. Adams : En effet.
Le président : La concurrence est vive de façon générale, je
crois bien.
I do not have any other questions. Everyone is satisfied.
Thank you.
Je n’ai pas d’autres questions. Tout le monde est satisfait. Merci.
Mr. Adams, on behalf of the Standing Senate Committee on
National Finance, I would like to thank you very much for being
here and helping us understand at least the imported part of the
automobile industry. There are a number of undertakings and
questions you said you would be able to get some information for
us. If you would get those to our clerk, that would be very much
appreciated. Thank you for being here.
Monsieur Adams, au nom du Comité sénatorial permanent des
finances nationales, je tiens à vous remercier d’être venu
témoigner et de nous avoir aidés à comprendre à tout le moins
le volet relatif aux importations du secteur de l’automobile. Vous
avez indiqué pouvoir nous communiquer des renseignements au
regard de différentes activités et questions. Si vous pouviez faire
parvenir cette information à notre greffière, nous vous en serions
très reconnaissants. Merci encore d’être venu.
Mr. Adams: Thank you very much.
Senator Ringuette: One of the issues I want to ask is, as a
follow-up to Mr. Adams’ appearance and the different questions
we have asked, if it would be possible to invite some of the
15 foreign car manufacturers to appear before us, which brings
me to the North American car manufacturers, GM, Ford and
Chrysler. I have asked many times to invite them, and I would like
to know how many times they were contacted to appear before
our committee.
M. Adams : Je vous en prie.
Le sénateur Ringuette : Afin de faire suite au témoignage de
M. Adams et aux différentes questions que nous avons posées,
j’aimerais demander s’il est possible d’inviter des représentants de
certains des 15 fabricants étrangers de véhicules à témoigner
devant nous, et cela m’amène à parler des fabricants nordaméricains, GM, Ford et Chrysler. J’ai demandé à nombre de
reprises qu’on les invite, et j’aimerais savoir combien de fois on a
communiqué avec eux pour qu’ils envoient des représentants
témoigner devant notre comité.
25-4-2012
Finances nationales
16:59
The Chair: I am not sure we would have that figure, but we do
have correspondence back from at least one of those three
companies saying that they decline to attend because of litigation
that could be compromised if they did attend. We have done some
investigation with respect to what litigation that might be. We
understand, and I do not have the full particulars, that it may be a
class action by certain purchasers or potential purchasers of
automobiles against the manufacturers because of price
discrepancies between Canada and the U.S., which is our
mandate for study, which is very interesting.
Le président : Je ne suis pas certain que nous disposions de
cette information, mais nous avons reçu de la correspondance
d’au moins un de ces fabricants, qui a décliné notre invitation
parce que sa comparution risquait d’avoir des répercussions sur
un litige. Nous avons cherché à savoir quel était le litige en
question. À ce que nous sachions, et je précise tout de suite que je
ne dispose pas de tous les faits, il s’agirait d’un recours collectif de
certains acheteurs, y compris des acheteurs éventuels, à l’encontre
des fabricants en raison des écarts de prix entre le Canada et les
États-Unis; l’intérêt de la chose est qu’il s’agit justement du point
que nous avons le mandat d’examiner.
Senator Ringuette: Mr. Chair, one of two things: You said that
you have researched into this issue of class actions?
Le sénateur Ringuette : J’aurais deux choses à dire, monsieur le
président. D’abord, vous avez dit avoir examiné le recours
collectif?
The Chair: No, I did not say I researched into the issue of class
actions. That is a very complicated area.
Le président : Non, ce n’est pas ce que j’ai dit. Il s’agit d’un
sujet très complexe.
Senator Ringuette: But who has indicated? Is it those
manufacturers that have indicated that and we have made
verification to acknowledge that that was the situation?
Le sénateur Ringuette : Mais qui a fait mention de cela? Est-ce
que ce sont les fabricants qui l’ont fait, après quoi nous avons
vérifié que cela était bien le cas?
The Chair: We have not done our due diligence on that. We
have received information to that effect. We have not done our
due diligence to see what the class action is all about. Mr. Adams,
do you know anything about this class action against some
manufacturers of automobiles?
Le président : Nous n’avons pas fait de vérification préalable à
ce sujet. Nous avons reçu cette information. Nous n’avons pas
effectué de vérification pour déterminer l’objet du recours
collectif. Monsieur Adams, est-ce que vous en savez plus sur ce
recours contre les fabricants d’automobiles?
Mr. Adams: I am aware there are class actions out there. What
the particulars are, I am not aware of those.
M. Adams : Je sais que des recours collectifs ont été déposés,
mais je n’en connais pas le détail.
The Chair: That is part of our due diligence.
Le président : Cela fait partie de notre devoir de diligence
raisonnable.
Mr. Adams: I am sorry. I do not know the particulars.
M. Adams : Je suis désolé, je ne peux vous fournir des
précisions à ce sujet.
Senator Ringuette: If there are class actions related to pricing, I
will accept that they do not want to appear. If a class action is in
regard to the technicality of an automobile, then I will not accept
that they will not appear after two years ago, in regard to the
North American auto manufacturers, the Canadian taxpayers
were extremely generous, for one to the tune of billions and
billions of dollars. If these same North American auto
manufacturers would be requested to appear before a U.S.
Senate committee, would they also refuse to appear? I have
serious doubt about that.
Le sénateur Ringuette : S’il s’agit de recours collectifs reliés aux
prix, je comprends que les fabricants ne veuillent pas témoigner.
Par contre, s’il est question de modalités techniques, il n’est pas
acceptable que ces fabricants n’aient pas témoigné; après tout, il y
a deux ans, les contribuables canadiens ont fait preuve d’une très
grande générosité à l’endroit des fabricants nord-américains
d’automobiles, leur accordant un soutien qui se chiffrait en
milliards de dollars. Si ces mêmes fabricants étaient appelés à
témoigner devant un comité sénatorial américain, est-ce qu’ils
refuseraient? J’en doute fort.
Therefore, Mr. Chair, if your research into the class action
issue shows that it is not related to pricing, which is the issue that
we are studying, I move the following motion:
Par conséquent, monsieur le président, si vos recherches
montrent que le recours collectif n’a pas trait à l’objet de nos
délibérations, c’est-à-dire les prix, je propose d’adopter la motion
suivante :
That General Motors Canada, Ford Canada and
Chrysler Canada be summoned to appear before the
Standing Senate Committee on National Finance before
we conclude the witnesses pertaining to the study at hand in
regard to price differences between Canada and the U.S.
Que General Motors Canada, Ford Canada et Chrysler
Canada soient cités à comparaître devant le Comité
sénatorial permanent des finances nationales avant la fin
des témoignages dans le cadre de la présente étude sur les
écarts de prix entre le Canada et les États-Unis.
16:60
National Finance
25-4-2012
The Chair: We have had a motion. In committee, it is not
necessary to second the motion. We should have some debate on
it. As I understand your motion, a precondition was following our
due diligence. Have you any suggestions on how we might do our
due diligence? When would you be satisfied that we have done our
due diligence on this?
Le président : Une motion a été présentée. Dans le cadre des
délibérations d’un comité, il n’est pas nécessaire d’appuyer la
motion. Celle-ci devrait faire l’objet d’un débat. Si je comprends
bien, le fait que nous nous acquittions de notre devoir de diligence
raisonnable est une condition préalable à votre motion. Avezvous des suggestions sur la manière dont nous pourrions
procéder? À partir de quel moment estimeriez-vous que nous
nous sommes acquittés de ce devoir?
Senator Ringuette: I indicated in the motion that I wish for
these three entities to appear before us before we conclude our
study, so I think in the next month, because there is a border
crossing visit that is proposed and so forth as part of this study. I
would think that, by then, we should have done due diligence and
see. If it is the case that the class action is pertaining to the issue
that we are studying, then I accept that they do not want to
appear. However, if that is not the case, then I am sorry, but let us
call a spade a spade.
Le sénateur Ringuette : Comme je le précise dans la motion, je
souhaite que des représentants de ces entités comparaissent
devant nous avant la fin de notre étude; cela devrait donc se
faire selon moi au cours du mois prochain, parce que d’autres
activités sont prévues dans le cadre de l’étude, notamment une
visite à un poste frontalier. Je pense donc que nous devrions avoir
procédé à une vérification d’ici là. S’il s’avère que le recours
collectif porte sur la question que nous étudions, on peut
comprendre que ces gens ne veuillent pas comparaître.
Toutefois, si tel n’est pas le cas, excusez-moi, mais il faut alors
voir les choses autrement et appeler un chat un chat.
We are looking into a very serious issue in regard to price
discrepancy. Many times in front of this committee I have
brought forth the issue of North American car manufacturing and
the fact that some vehicles are being made in Canada and sold to
Canadians at much higher prices, anything between 4, 5 and
$6,000 more, notwithstanding the HST, in comparison to their
American counterpart. It is a big part of the mandate of this
study. We are asking why these prices are different.
Nous nous penchons sur un point très important relativement
aux écarts de prix. Il m’est arrivé souvent d’aborder dans le cadre
des travaux de notre comité toute la question de la fabrication
d’automobiles en Amérique du Nord et le fait que certains
véhicules sont fabriqués au Canada puis sont vendus à des
Canadiens à un prix beaucoup plus élevé que dans le cas des
Américains, la différence étant de l’ordre de 4 500 $ à 6 000 $, et
ce, avant TVH. Il s’agit d’un volet important du mandat que nous
remplissons en ce moment : nous cherchons à savoir pourquoi ces
prix sont différents.
Senator Marshall: I have a question. Did I understand we had
only invited one company and one company had declined? Have
we invited one company?
Le sénateur Marshall : J’aurais une question. Est-ce que je dois
comprendre que nous avons invité uniquement une société et que
celle-ci a refusé? Avons-nous invité une seule société?
Jodi Turner, Clerk of the Committee: The chair sent letters to
the presidents of Ford, GM and Chrysler, and they all declined.
Jodi Turner, greffière du comité : Le président a envoyé une
lettre aux présidents de Ford, de GM et de Chrysler, et tous ont
décliné l’invitation.
Senator Marshall: For the same reason?
Le sénateur Marshall : Pour la même raison?
Ms. Turner: GM declined because of the class action suit. Ford
and Chrysler declined because people were not available,
although Ford did reference that they had interest in a class
action suit as well. I also spoke with Toyota at the beginning of
our study, who suggested Mr. Adams would be a good person to
speak with, which is how we came into contact with him.
Mme Turner : GM a invoqué le recours collectif, tandis que les
deux autres sociétés ont expliqué leur refus par le fait qu’il n’y avait
personne de disponible; Ford a toutefois ajouté être également
concerné par un recours collectif. J’ai en outre parlé avec un
représentant de Toyota au début de notre étude, et celui-ci a dit que
M. Adams serait une personne avec qui il serait bon de discuter;
c’est ce qui nous a amenés à communiquer avec ce dernier.
Senator Neufeld: Chair, I think Senator Ringuette brings up a
good point. We had better do a bit more due diligence as a
steering committee. Maybe it will take a little bit more pressure
from the chair, and maybe the deputy chair has to get involved a
little bit, to see what we can do about some research on it and
look at it further down the road. I do not disagree with Senator
Ringuette. We need to have some kind of a reasonable answer
that actually is an answer that we can accept. To be honest, we
cannot accept, ‘‘No, I do not want to show up.’’ We need to do
some homework as a steering committee. I have not had a chance
Le sénateur Neufeld : Monsieur le président, je pense que le
sénateur Ringuette soulève un point important. Notre comité de
direction doit procéder à une vérification préalable plus
approfondie. Peut-être nous faudra-t-il exercer un peu plus de
pression, et peut-être le vice-président devra-t-il déployer plus
d’efforts, de manière que nous puissions approfondir nos
recherches et pousser nos travaux plus loin. Je suis d’accord
avec le sénateur Ringuette. Nous devons obtenir une réponse
raisonnable et acceptable. En toute honnêteté, une réponse du
genre « non, je ne veux pas témoigner » me semble inacceptable.
25-4-2012
Finances nationales
16:61
to talk to Senator Runciman. Do you agree with me, Senator
Runciman? If that meets with your approval, Senator Ringuette, I
would like to do that, if that is okay.
Notre comité de direction doit faire un peu de travail à cet égard.
Je n’ai pas eu l’occasion d’en parler avec le sénateur Runciman.
Partagez-vous mon point de vue, monsieur le sénateur? Avec
votre approbation, madame le sénateur Ringuette, c’est ce que
j’aimerais faire.
Senator Peterson: Talking to Senator Runciman, I would think
this lawsuit is public record, and it is probably in Ontario, so just
phone the court in Toronto, I suppose. I am sure we can get a
copy of it and find out what it says and who is involved.
Le sénateur Peterson : Après avoir conversé avec le sénateur
Runciman, je pense que la poursuite en question est du domaine
public, et elle a probablement été déposée en Ontario, de sorte
qu’il suffit de contacter le tribunal à Toronto, je suppose. Je suis
persuadé que nous pouvons obtenir une copie de l’acte, ce qui
nous permettra d’en connaître la teneur ainsi que les parties en
cause.
The Chair: We have not had an opportunity to do that. We had
a discussion on that earlier today.
Le président : Nous n’avons pas eu l’occasion de le faire. Nous
en avons discuté plus tôt aujourd’hui.
Senator Neufeld: I think the law is sometimes a little bit funny.
I think we have to be careful how we do it. That is all.
Le sénateur Neufeld : Le domaine du droit a parfois un côté un
peu bizarre. Je pense simplement que nous devons procéder avec
prudence.
Senator Ringuette: I understand and I really appreciate what
you want to do. That being said, I put forth this motion. Do you
want me to temporarily withdraw the motion until due diligence is
done?
Le sénateur Ringuette : Je comprends, et j’apprécie à sa juste
valeur ce que vous voulez faire. Néanmoins, je présente cette
motion. Souhaiteriez-vous que je diffère la chose le temps du
contrôle préalable?
The Chair: That is how you worded it.
Le président : Cela concorderait avec votre formulation.
Senator Neufeld: I would appreciate that. I think we all would.
I am not saying that we are not going to do something, but we will
do some due diligence.
Le sénateur Neufeld : Je vous serais reconnaissant de le faire. Je
pense que nous sommes tous du même avis. Cela ne veut pas dire
que nous resterons les bras croisés, mais nous allons procéder à
une certaine vérification préalable.
Senator Ringuette: We all agree this is an unacceptable
situation. I withdraw for the moment until due diligence is done.
Le sénateur Ringuette : Nous convenons tous qu’il s’agit d’une
situation inacceptable. Je retire ma motion temporairement, le
temps qu’on effectue la vérification préalable requise.
The Chair: The record will show that you have tabled that
motion, and we will not proceed with a vote at this stage, pending
the precondition you put in the motion, actually, that due
diligence is conducted to determine whether the reason for refusal
to appear relates to a class action that in itself relates to pricing.
That is what we need to do.
Le président : Le compte rendu indiquera que vous avez déposé
la motion, et nous ne passerons pas au vote pour le moment,
considérant la condition que comporte la motion concernant la
tenue d’une vérification préalable afin de déterminer si le refus de
témoigner a pour motif un recours collectif portant sur
l’établissement des prix. C’est la bonne marche à suivre.
Senator Nancy Ruth: First, if there is litigation going on, I
would love to hear from the litigants. They have something to say.
The car manufacturers may not but the people who are suing
them sure do; so that is the other way to kiss the ass. Second, this
is the minister’s study; and the minister saved the bacon of the car
manufacturers, so the minister should get us Chrysler, Ford or
something else.
Le sénateur Nancy Ruth : En premier lieu, s’il y a litige,
j’aimerais beaucoup entendre les commentaires des parties au
litige. Elles ont sûrement des choses à dire... ma foi, peut-être pas
les fabricants d’automobiles, mais les personnes qui ont intenté un
recours, sûrement; c’est l’autre façon de leur botter le cul. Ensuite,
il s’agit de l’étude du ministre, or c’est le ministre qui a permis aux
fabricants d’automobiles de s’en sortir, alors ce serait à lui de faire
témoigner Chrysler, Ford ou d’autres parties prenantes.
The Chair: Trailers on our broadcast are saying ‘‘strong
language and sexual innuendo.’’
Le président : La bande de diffusion de nos délibérations fait
mention de l’usage d’un langage cru et de propos à caractère
sexuel.
Senator Runciman: How about a 30-second delay?
The Chair: Thank you for those comments.
Le sénateur Runciman : Pourquoi ne pas prévoir un différé de
30 secondes?
Le président : Merci de ces commentaires.
16:62
National Finance
Senator Neufeld: They are good comments, and if we decide
that we need to get a little bit more aggressive with our invitation,
I think we can use some of the rationale that Senator Ruth just
talked about.
The Chair: Maybe not in the same words.
25-4-2012
Le sénateur Neufeld : Ce sont des commentaires valables; si
nous estimons devoir faire preuve d’un peu plus de détermination
en ce qui touche notre invitation, je pense que nous pouvons nous
inspirer de la logique que vient d’exposer le sénateur Ruth
Le président : Peut-être en reformulant la chose quelque peu.
Senator Neufeld: Not in the same words. Some of those are
excellent ideas. They did get a fair chunk of money from the public.
Le sénateur Neufeld : Pas dans les mêmes termes, mais certains
des propos en question sont tout à fait valables. Ces gens ont reçu
des fonds publics conséquents.
The Chair: Senator Ringuette makes a good point and it has been
one of the issues from the beginning of this study. I know the clerk
has tried diligently to have representatives of the manufacturers
come, so your deputy chair and I will pursue it along the direction
you have indicated. We will report back to you.
Le président : L’argument du sénateur Ringuette est solide, et il
s’agit de l’un des points clés depuis le début de cette étude. Je sais
que la greffière a fait beaucoup d’efforts pour que des
représentants des fabricants viennent témoigner, de sorte que le
vice-président et moi-même allons faire des démarches dans le
sens que vous avez indiqué. Nous vous ferons part des résultats.
Since we are on a general discussion, we talked about a visit.
What was the date? I will not ask you to make any commitment
but if you can consider, because we do not have approval yet from
the whips as to whether and how this would happen. If no one is
able to go, then there is no sense in going to the whips. We should
hear if there is some interest in going to a border crossing and
talking to the Canada Border Services Agency people and some
businesses at the border. We talked about leaving on the evening
of Wednesday, May 9; do our work on Thursday, May 10; and be
back to the airport in Toronto so you could fly back to your
regions Thursday evening. We would be away one sitting day
from the Senate.
Puisque la discussion est maintenant générale, j’aimerais
revenir à la visite dont nous avons parlé. Quelle est la date
prévue? Je ne vous demanderai pas de prendre des engagements,
mais j’aimerais que vous y réfléchissiez; nous n’avons pas encore
l’approbation des whips pour cette visite et la façon dont elle se
déroulerait. Si personne ne peut y prendre part, il est inutile de
communiquer avec les whips. Il faut savoir si des membres sont
intéressés à se rendre à un poste frontalier et à discuter avec des
membres du personnel de l’Agence des services frontaliers du
Canada et avec des représentants de certaines entreprises. Il a été
question de partir le mercredi 9 mai en soirée, de mener nos
travaux le jeudi 10 puis de retourner à l’aéroport de Toronto pour
que vous puissiez retourner dans vos régions le même soir. Nous
serions absents du Sénat pendant un jour de séance.
Would you consider that and let us know if there is any interest
in such a trip? The likelihood is that we would have even numbers
from both major political parties.
Pourriez-vous réfléchir à cette proposition et me faire savoir si
vous aimeriez participer à une telle visite? Il est probable que nous
aurons un nombre égal de membres des deux principaux partis
politiques.
Senator Nancy Ruth: Would we stay in Toronto for the night?
Le sénateur Nancy Ruth : Est-ce que nous passerions la nuit
à Toronto?
The Chair: No. There is a Days Inn in Fort Erie.
We should wind this up. Thank you, Mr. Adams.
(The committee adjourned.)
Le président : Non. Il y a un hôtel Days Inn à Fort Érié.
Je dois maintenant lever la séance. Merci encore,
monsieur Adams.
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
Tuesday, April 24, 2012
Le mardi 24 avril 2012
Retail Council of Canada:
Conseil canadien du commerce de détail :
Diane J. Brisebois, President and Chief Executive Officer;
Karen Proud, Vice President, Federal Government Relations.
Deloitte & Touche LLP:
Lisa Zajko, Senior Manager, Indirect Tax.
Reebok-CCM Hockey:
Eric Levert, International Senior Tax Manager.
Diane J. Brisebois, présidente et chef de la direction;
Karen Proud, vice-présidente, Relations fédérales gouvernementales.
Deloitte & Touche s.r.l. :
Lisa Zajko, gestionnaire supérieure, Impôt indirect.
Reebok-CCM Hockey :
Eric Levert, administrateur fiscal principal international.
Wednesday, April 25, 2012
Le mercredi 25 avril 2012
Association of International Automobile Manufacturers of Canada:
Association des fabricants internationaux d’automobiles du Canada :
David C. Adams, President.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
David C. Adams, président.
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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