National Finance Finances nationales

National Finance Finances nationales
First Session
Forty-first Parliament, 2011
Première session de la
quarante et unième législature, 2011
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
National Finance
Finances nationales
Chair:
The Honourable JOSEPH A. DAY
Président :
L’honorable JOSEPH A. DAY
Tuesday, November 1, 2011
Wednesday, November 2, 2011
Le mardi 1er novembre 2011
Le mercredi 2 novembre 2011
Issue No. 7
Fascicule no 7
Fourth and fifth meetings on:
Quatrième et cinquième réunions concernant :
Study on the potential reasons for price discrepancies
in respect of certain goods between Canada
and the United States, given the value of the Canadian
dollar and the effect of cross-border shopping
on the Canadian economy
L’étude sur les raisons pouvant expliquer les inégalités
entre les prix de certains articles vendus au Canada
et aux États-Unis, étant donné la valeur du dollar canadien
et les répercussions du magasinage transfrontalier
sur l’économie canadienne
INCLUDING:
THE FOURTH REPORT OF THE COMMITTEE
(Special study budget 2011-2012 — Cross-Border
Shopping)
Y COMPRIS :
LE QUATRIÈME RAPPORT DU COMITÉ
(Budget pour étude spéciale 2011-2012 — magasinage
transfrontalier)
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
49154-49159
STANDING SENATE COMMITTEE ON
NATIONAL FINANCE
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DES
FINANCES NATIONALES
The Honourable Joseph A. Day, Chair
Président : L’honorable Joseph A. Day
The Honourable Irving Gerstein, Deputy Chair
Vice-président : L’honorable Irving Gerstein
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Callbeck
* Cowan
(or Tardif)
Dickson
Eggleton, P.C.
Finley
* LeBreton, P.C.
(or Carignan)
Marshall
Nancy Ruth
Neufeld
Peterson
Ringuette
Runciman
Callbeck
* Cowan
(ou Tardif)
Dickson
Eggleton, C.P.
Finley
* LeBreton, C.P.
(ou Carignan)
Marshall
Nancy Ruth
Neufeld
Peterson
Ringuette
Runciman
* Ex officio members
* Membres d’office
(Quorum 4)
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 85(4), membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 85(4) du Règlement, la liste des
membres du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Gerstein replaced the Honourable
Senator Wallace (November 1, 2011).
L’honorable sénateur Gerstein a remplacé l’honorable sénateur
Wallace (le 1er novembre 2011).
The Honourable Senator Wallace replaced the Honourable
Senator Gerstein (October 31, 2011).
L’honorable sénateur Wallace a remplacé l’honorable sénateur
Gerstein (le 31 octobre 2011).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
2-11-2011
Finances nationales
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Tuesday, November 1, 2011
(14)
OTTAWA, le mardi 1er novembre 2011
(14)
[English]
7:3
[Traduction]
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day, at 9:30 a.m, in room 9 Victoria Building, the chair, the
Honourable Joseph A. Day, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales se
réunit aujourd’hui à 9 h 30, dans la pièce 9 de l’édifice Victoria,
sous la présidence de l’honorable Joseph A. Day (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Day, Dickson, Eggleton, P.C., Finley, Marshall, Nancy Ruth,
Neufeld, Peterson, Ringuette, Runciman and Wallace (11).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Day,
Dickson, Eggleton, C.P., Finley, Marshall, Nancy Ruth, Neufeld,
Peterson, Ringuette, Runciman et Wallace (11).
In attendance: Édison Roy-César and Sylvain Fleury, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament.
Également présents : Édison Roy-César et Sylvain Fleury,
analystes, Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, October 6, 2011, the committee continued its study on
the potential reasons for price discrepancies in respect of certain
goods between Canada and the United States, given the value of
the Canadian dollar and the effect of cross-border shopping on
the Canadian economy. (For complete text of the order of
reference, see proceedings of the committee, Issue No. 5.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le jeudi
6 octobre 2011, le comité poursuit son étude sur les raisons
pouvant expliquer les inégalités entre les prix de certains articles
vendus au Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du
dollar canadien et les répercussions du magasinage transfrontalier
sur l’économie canadienne. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi
figure au fascicule no 5 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Statistics Canada:
Statistique Canada :
John Baldwin, Director, Economic Analysis Division.
As an individual:
John Baldwin, directeur, division de l’analyse économique.
À titre personnel :
Ambarish Chandra, University of Toronto, Rotman School of
Management.
Ambarish Chandra, Université de Toronto, École de gestion
Rotman.
At 9:32 a.m., Mr. Baldwin made a statement and answered
questions.
À 9 h 32, M. Baldwin fait une déclaration et répond aux
questions.
At 10:36 a.m., Mr. Chandra made a statement and answered
questions.
À 10 h 36, M. Chandra fait une déclaration et répond aux
questions.
At 11:25 a.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 11 h 25, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Wednesday, November 2, 2011
(15)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le mercredi 2 novembre 2011
(15)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day, at 6:35 p.m, in room 9 Victoria Building, the chair, the
Honourable Joseph A. Day, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales se
réunit aujourd’hui à 18 h 35, dans la pièce 9 de l’édifice Victoria,
sous la présidence de l’honorable Joseph A. Day (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Day, Dickson, Eggleton, P.C., Finley, Gerstein, Marshall, Nancy
Ruth, Neufeld, Peterson, Ringuette and Runciman (11).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Day,
Dickson, Eggleton, C.P., Finley, Gerstein, Marshall, Nancy Ruth,
Neufeld, Peterson, Ringuette et Runciman (11).
Other senator present: The Honourable Senator Meighen (1).
Autre sénateur présent : L’honorable sénateur Meighen (1).
7:4
National Finance
In attendance: Édison Roy-César and Sylvain Fleury, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament; Jean-Pierre Morin, Communications Officer,
Communications Directorate.
2-11-2011
Également présents : Édison Roy-César et Sylvain Fleury,
analystes, Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement; Jean-Pierre Morin, agent de
communications, Direction des communications.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, October 6, 2011, the committee continued its study on
the potential reasons for price discrepancies in respect of certain
goods between Canada and the United States, given the value of
the Canadian dollar and the effect of cross-border shopping on
the Canadian economy. (For complete text of the order of
reference, see proceedings of the committee, Issue No. 5.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le jeudi
6 octobre 2011, le comité poursuit son étude sur les raisons
pouvant expliquer les inégalités entre les prix de certains articles
vendus au Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du
dollar canadien et les répercussions du magasinage transfrontalier
sur l’économie canadienne. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi
figure au fascicule no 5 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Bank of Canada:
Banque du Canada :
Mark J. Carney, Governor;
Mark J. Carney, gouverneur;
Tiff Macklem, Senior Deputy Governor.
Tiff Macklem, premier sous-gouverneur.
Transport Canada:
Transports Canada :
Gerard McDonald, Assistant Deputy Minister, Safety and
Security;
Gerard McDonald, sous-ministre adjoint de la sécurité et
sûreté;
Kash Ram, Director General, Road Safety and Motor Vehicle
Regulation.
Kash Ram, directeur général, Sécurité routière et règlements
véhicules automobiles.
At 6:36 p.m., Mr. Carney and Mr. Macklem each made a
statement and answered questions.
À 18 h 36, M. Carney et M. Macklem font chacun une
déclaration et répondent ensemble aux questions.
At 7:27 p.m., Mr. McDonald and Mr. Ram each made a
statement and answered questions.
À 19 h 27, M. McDonald et M. Ram font chacun une
déclaration et répondent ensemble aux questions.
At 8:05 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 20 h 5, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de la
présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Jodi Turner
Clerk of the Committee
2-11-2011
Finances nationales
7:5
RAPPORT DU COMITÉ
REPORT OF THE COMMITTEE
Tuesday, November 1, 2011
Le mardi 1er novembre 2011
The Standing Senate Committee on National Finance has the
honour to present its
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales a
l’honneur de présenter son
FOURTH REPORT
QUATRIÈME RAPPORT
Your committee, which was authorized by the Senate on
Thursday, October 6, 2011 to examine and report on the potential
reasons for price discrepancies in respect of certain goods between
Canada and the United States, given the value of the Canadian
dollar and the effect of cross border shopping on the Canadian
economy, respectfully requests funds for the fiscal year ending on
March 31, 2012 and requests, for the purpose of such study, that
it be empowered:
Votre comité, qui a été autorisé par le Sénat le jeudi 6 octobre
2011 à examiner, en vue d’en faire rapport, les raisons pouvant
expliquer les inégalités entre les prix de certains articles vendus au
Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du dollar
canadien et les répercussions du magasinage transfrontalier sur
l’économie canadienne, demande respectueusement des fonds
pour l’exercice financier se terminant le 31 mars 2012, et demande
qu’il soit, aux fins de ses travaux, autorisé à:
(a) to engage the services of such counsel, technical, clerical
and other personnel as may be necessary;
a) embaucher tout conseiller juridique et personnel technique,
de bureau ou autre dont il pourrait avoir besoin;
(b) to travel inside Canada; and
b) voyager à l’intérieur du Canada; et
(c) to travel outside Canada.
c) voyager à l’extérieur du Canada
Pursuant to Chapter 3:06, section 2(1)(c) of the Senate
Administrative Rules, the budget submitted to the Standing
Committee on Internal Economy, Budgets and Administration
and the report thereon of that committee are appended to this
report.
Conformément au Chapitre 3:06, section 2(1)c) du Règlement
administratif du Sénat, le budget présenté au Comité permanent
de la régie interne, des budgets et de l’administration ainsi que le
rapport s’y rapportant sont annexés au présent rapport.
Respectfully submitted,
Respectueusement soumis,
Le président,
JOSEPH A. DAY
Chair
7:6
National Finance
2-11-2011
STANDING SENATE COMMITTEE ON
NATIONAL FINANCE
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT
DES FINANCES NATIONALES
STUDY ON THE POTENTIAL REASONS FOR PRICE
DISCREPANCIES IN RESPECT OF CERTAIN GOODS
BETWEEN CANADA AND THE UNITED STATES, GIVEN
THE VALUE OF THE CANADIAN DOLLAR AND THE
EFFECT OF CROSS BORDER SHOPPING ON THE
CANADIAN ECONOMY
ÉTUDE SUR LES RAISONS POUVANT EXPLIQUER LES
INÉGALITÉS ENTRE LES PRIX DE CERTAINS ARTICLES
VENDUS AU CANADA ET AUX ÉTATS-UNIS, ÉTANT
DONNÉ LA VALEUR DU DOLLAR CANADIEN ET LES
RÉPERCUSSIONS DU MAGASINAGE
TRANSFRONTALIER SUR L’ÉCONOMIE CANADIENNE
APPLICATION FOR BUDGET AUTHORIZATION
FOR THE FISCAL YEAR ENDING MARCH 31, 2012
DEMANDE D’AUTORISATION DE BUDGET POUR
L’EXERCICE FINANCIER SE TERMINANT
LE 31 MARS 2012
Extract from the Journals of the Senate of Thursday,
October 6, 2011:
Extrait des Journaux du Sénat du 6 octobre 2011:
The Honourable Senator Gerstein moved, seconded by
the Honourable Senator Martin:
L’honorable sénateur Gerstein propose, appuyée par
l’honorable sénateur Martin,
That the Standing Senate Committee on National
Finance be authorized to examine and report on the
potential reasons for price discrepancies in respect of
certain goods between Canada and the United States,
given the value of the Canadian dollar and the effect of
cross border shopping on the Canadian economy;
Que le Comité sénatorial permanent des finances
nationales soit autorisé à examiner, en vue d’en faire
rapport, les raisons pouvant expliquer les inégalités entre
les prix de certains articles vendus au Canada et aux
États-Unis, étant donné la valeur du dollar canadien et les
répercussions du magasinage transfrontalier sur l’économie
canadienne;
That, in conducting such a study, the committee take
particular note of differences between Canada and the
United States including, but not limited to, market sizes,
transportation costs, tariff rates, occupancy costs, labour
costs, taxes and fees, regulations, mark-up; and
Qu’en menant cet examen, le comité étudie en particulier
les différences entre le Canada et les États-Unis, y compris la
taille des marchés, les coûts de transport, les tarifs, les coûts
d’occupation, les coûts de la main-d’œuvre, les taxes et
droits, les règlements, la marge commerciale;
That the committee submit its final report to the Senate
no later than June 30, 2012, and retain all powers necessary
to publicize its findings for 180 days after the tabling of the
final report.
Que le comité présente son rapport final au Sénat
le 30 juin 2012 au plus tard et qu’il conserve tous les
pouvoirs nécessaires pour diffuser ses conclusions dans les
180 jours suivant le dépôt du rapport final.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
2-11-2011
Finances nationales
SUMMARY OF EXPENDITURES
Professional and Other Services
Transportation and Communications
All Other Expenditures
TOTAL
7:7
SOMMAIRE DES DÉPENSES
$16,100
32,354
1,250
$49,704
Services professionnels et autres
16,100$
Transports et communications
32,354$
Autres dépenses
TOTAL
1,250$
49,704$
The above budget was approved by the Standing Senate
Committee on National Finance on October 19, 2011.
Le budget ci-dessus a été approuvé par le Comité sénatorial
permanent des Finances Nationals le 19 octobre 2011.
The undersigned or an alternate will be in attendance on the date
that this budget is considered.
Le soussigné ou son remplaçant assistera à la séance au cours de
laquelle le présent budget sera étudié.
Date
Joseph A. Day
Chair, Standing Senate Committee on
National Finance
Date
Joseph A. Day
Président du Comité sénatorial permanent
des Finances Nationales
Date
David Tkachuk
Chair, Standing Senate Committee on
Internal Economy, Budgets and
Administration
Date
David Tkachuk
Président du Comité permanent de la régie
interne, des budgets et de l’administration
7:8
National Finance
2-11-2011
STANDING SENATE COMMITTEE ON
NATIONAL FINANCE
STUDY ON THE POTENTIAL REASONS FOR PRICE DISCREPANCIES IN RESPECT OF CERTAIN GOODS
BETWEEN CANADA AND THE UNITED STATES, GIVEN THE VALUE OF THE CANADIAN DOLLAR AND THE
EFFECT OF CROSS BORDER SHOPPING ON THE CANADIAN ECONOMY
EXPLANATION OF BUDGET ITEMS
APPLICATION FOR BUDGET AUTHORIZATION
FOR THE FISCAL YEAR ENDING MARCH 31, 2012
GENERAL EXPENSES
PROFESSIONAL AND OTHER SERVICES
1.
Communications consultant - editing services (sole source) (0303)
(50 days, $300/day)
Sub-total
15,000
$15,000
Total of General Expenses
$15,000
ACTIVITY 1: Toronto, Niagara Falls and Buffalo
FACT-FINDING
14 participants: 12 Senators, 2 staff
PROFESSIONAL AND OTHER SERVICES
4.
Hospitality - meals (0410)
Sub-total
1,100
$1,100
TRANSPORTATION AND COMMUNICATIONS
TRAVEL
Transportation - air
12 senators x $1,500 (0224)
2 staff x $1,500 (0227)
2.
Hotel accommodation
12 senators, $300/night, 1 night (0222)
2 staff, $300/night, 1 night (0226)
3.
Per diem
12 senators, $88/day, 2 days (0221)
2 staff, $88/day, 2 days (0225)
4.
Working meals (travel) (0231)
5.
Taxis
12 senators x $160 (0223)
2 staff x $160 (0232)
6.
Charter bus (0228)
(1 day, $1,600/day)
Sub-total
1.
21,000
4,200
2,464
850
2,240
1,600
$32,354
2-11-2011
Finances nationales
7:9
ALL OTHER EXPENDITURES
1.
OTHER
Miscellaneous costs associated with travel (0229)
500
RENTALS
Rental office space (meeting rooms) (0540)
(1 day, $750/day)
Sub-total
2.
750
$1,250
Total of Activity 1
Grand Total
$34,704
$ 49,704
The Senate administration has reviewed this budget application.
Heather Lank, Principal Clerk,
Committees Directorate
Date
Nicole Proulx, Director of Finance and Procurement
Date
7:10
National Finance
2-11-2011
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT
DES FINANCES NATIONALES
ÉTUDE SUR LES RAISONS POUVANT EXPLIQUER LES INÉGALITÉS ENTRE LES PRIX DE CERTAINS ARTICLES
VENDUS AU CANADA ET AUX ÉTATS-UNIS, ÉTANT DONNÉ LA VALEUR DU DOLLAR CANADIEN ET LES
RÉPERCUSSIONS DU MAGASINAGE TRANSFRONTALIER SUR L’ÉCONOMIE CANADIENNE
EXPLICATION DES ITEMS BUDGÉTAIRES
DEMANDE D’AUTORISATION DE BUDGET POUR
L’EXERCICE FINANCIER SE TERMINANT LE 31 MARS 2012
DÉPENSES GÉNÉRALES
SERVICES PROFESSIONNELS ET AUTRES
1.
Consultant en communication - services d’édition
(fournisseur exclusif ) (0303)
(50 jours, 300 $/jour)
Sous-total
15 000
15 000 $
Total des dépenses générales
15 000 $
ACTIVITÉ 1 : Toronto, Niagara Falls, Buffalo
MISSION D’ÉTUDE
14 participants: 12 sénateurs, 2 employés
SERVICES PROFESSIONNELS ET AUTRES
4.
Frais d’accueil - repas (0410)
Sous-total
1 100
1 100 $
TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS
DÉPLACEMENTS
Transport - aérien
12 sénateurs x 1 500 $ (0224)
2 employés x 1 500 $ (0227)
2.
Hébergement
12 sénateurs, 300 $/nuit, 1 nuit (0222)
2 employés, 300 $/nuit, 1 nuit (0226)
3.
Indemnité journalière
12 sénateurs, 88 $/jour, 2 jours (0221)
2 employés, 88 $/jour, 2 jours (0225)
4.
Repas de travail (voyage) (0231)
5.
Taxis
12 sénateurs x 160 $ (0223)
2 employés x 160 $ (0232)
6.
Affréter - autobus (0228)
(1 jour, 1 600 $/jour)
Sous-total
1.
21 000
4 200
2 464
850
2 240
1 600
32 354 $
2-11-2011
Finances nationales
7:11
AUTRES DÉPENSES
1.
AUTRES
Divers coûts liés aux déplacements (0229)
500
LOCATIONS
Location d’espace (salles de réunion) (0540)
(1 jour, 750 $/jour)
Sous-total
2.
750
1 250 $
Total de l’Activité 1
34 704 $
Grand Total
49 704 $
L’administration du Sénat a examiné la présente demande d’autorisation budgétaire.
Heather Lank, greffière principale,
Direction des comités
Date
Nicole Proulx, directrice des Finances et de
l’approvisionnement
Date
7:12
National Finance
2-11-2011
ANNEXE (B) AU RAPPORT
APPENDIX (B) TO THE REPORT
Thursday, October 27, 2011
Le jeudi 27 octobre 2011
The Standing Committee on Internal Economy, Budgets and
Administration has examined the budget presented to it by the
Standing Senate Committee on National Finance for the
proposed expenditures of the said Committee for the fiscal year
ending March 31, 2012 for the purpose of its special study on
cross border shopping, as authorized by the Senate on Thursday,
October 6, 2011. The said budget is as follows:
Le Comité permanent de la régie interne, des budgets et de
l’administration a examiné le budget qui lui a été présenté par le
Comité sénatorial permanent des finances nationales concernant
les dépenses projetées dudit Comité pour l’exercice se terminant le
31 mars 2012 aux fins de leur étude spéciale sur le magasinage
transfrontalier, tel qu’autorisé par le Sénat le jeudi 6 octobre 2011.
Ledit budget se lit comme suit:
Professional and Other Services
Transportation and Communications
All Other Expenditures
$ 16,100
32,354
1,250
Total
$ 49,704
Respectfully submitted,
Services professionnels et autres
Transports et communications
Autres dépenses
16 100 $
32 354
1 250
Total
49 704 $
Respectueusement soumis,
Le président,
DAVID TKACHUK
Chair
2-11-2011
Finances nationales
7:13
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Tuesday, November 1, 2011
OTTAWA, le mardi 1er novembre 2011
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day at 9:30 a.m. to study the potential reasons for price
discrepancies in respect of certain goods between Canada and
the United States, given the value of the Canadian dollar and the
effect of cross-border shopping on the Canadian economy.
Le Comité sénatorial permanent des finances nationales se
réunit aujourd’hui à 9 h 30 pour faire une étude sur les raisons
pouvant expliquer les inégalités entre les prix de certains articles
vendus au Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du
dollar canadien et les répercussions du magasinage transfrontalier
sur l’économie canadienne.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[English]
The Chair: Honourable senators, I call this meeting of the
Standing Senate Committee on National Finance to order.
[Translation]
This morning we will continue our special study on the
potential reasons for price discrepancies in respect of certain
goods between Canada and the United States.
[English]
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Traduction]
Le président : Chers collègues, je déclare ouverte la séance du
Comité sénatorial permanent des finances nationales.
[Français]
Ce matin nous poursuivons notre étude spéciale sur les raisons
pouvant expliquer les inégalités entre les prix de certains articles
vendus au Canada et aux États-Unis.
[Traduction]
In our first session this morning, we are very pleased to
welcome Mr. John Baldwin, who has been before Senate
committees in the past, and we are pleased to welcome him
back. He is the Director of the Economic Analysis Division at
Statistics Canada, and he has a background in teaching prior to
coming to the federal government. He has a history with Queen’s
University, if that is of interest to some of our colleagues.
Dans la première partie de notre réunion de ce matin, nous
sommes très heureux d’accueillir M. John Baldwin, qui a déjà
comparu devant des comités sénatoriaux. Nous sommes ravis de
le retrouver parmi nous. Il est directeur de la Division de l’analyse
économique à Statistique Canada. Avant de travailler au sein du
gouvernement fédéral, il était enseignant, plus particulièrement à
l’Université Queen’s, pour ceux que cela intéresse.
Mr. Baldwin, the floor is yours. You have some introductory
remarks, and then we will go into questions and answers.
Monsieur Baldwin, vous avez la parole. Nous allons entendre
votre déclaration préliminaire, puis nous passerons à la période
des questions et réponses.
John Baldwin, Director, Economic Analysis Division, Statistics
Canada: Good morning. I have handed out a brief slide deck,
speaking notes that I will go through.
John Baldwin, directeur, Division de l’analyse économique,
Statistique Canada : Bonjour. Je vous ai distribué une
présentation, accompagnée des notes d’allocution que je vous
lirai.
I am the director of economic analysis at Statistics Canada,
and I am here to report on an update of a study that we
conducted previously that examines historical differences in
Canada and U.S. prices using data taken from the purchasing
power parity program of the national accounts.
Je suis directeur de la Division de l’analyse économique de
Statistique Canada et je suis parmi vous aujourd’hui pour rendre
compte de la mise à jour d’une étude que nous avons réalisée
auparavant sur les différences historiques en matière de prix entre
le Canada et les États-Unis. L’étude emploie les données du
Programme de parité du pouvoir d’achat des comptes nationaux.
For Canada-U.S. comparisons, a bit of background is
required. Statistics Canada collects information on the prices of
goods and services that Canadians purchase in order to track
changes in inflation. This information on consumer prices, which
you have probably all seen referred to repeatedly in the press, is
summarized in the consumer price index published regularly by
the agency. The agency also collects information on prices
charged for produced prices of goods and services and develops
a producer price index to enable analysts to monitor price trends
at the industry level. These producer prices are also used to
transform estimates of industry revenue into volume-based or real
measures of output, as some people have referred to them.
Pour ce qui est des comparaisons entre le Canada et les ÉtatsUnis, il faut d’abord un peu de contexte. Statistique Canada
recueille des données sur les prix des biens et services que les
Canadiens se procurent afin de suivre les variations de l’inflation.
Les données sur les prix à la consommation, que vous avez
probablement tous vues à maintes reprises dans la presse, sont
résumées dans l’indice des prix à la consommation, qui est publié
régulièrement par le bureau. Statistique Canada collige également
des données sur les prix exigés pour acquérir les biens et services
produits et élabore un indice des prix à la production afin de
permettre aux analystes de surveiller les tendances en matière de
prix au niveau de l’industrie. Les prix à la production sont
7:14
National Finance
2-11-2011
également utilisés pour convertir les estimations de revenu au
niveau de l’industrie en mesures de production basées sur le
volume ou en mesures de production réelle, comme certaines
personnes les appellent.
Both of these programs, the consumer and the producer price
indexes, collect information on large numbers of goods and
services in order to obtain representative samples of prices in the
economy. The expenditure weights used to create averages are
determined by special surveys on consumer expenditure patterns
for the consumer surveys and from the input-output tables that
track output in the economy at the industry level for the Producer
Price Indexes. They are the mainstay of the price programs.
Les deux programmes, c’est-à-dire les indices des prix à la
consommation et à la production, permettent de recueillir des
données sur un grand nombre de produits et de services afin
d’offrir un échantillon représentatif des prix dans l’économie. Les
pondérations des dépenses employées pour créer des moyennes
sont déterminées par des enquêtes spéciales portant sur les
tendances de dépenses des consommateurs pour les enquêtes sur
la consommation et à partir de tableaux intrants-extrants qui
suivent la production dans l’économie au niveau de l’industrie
pour les indices des prix à la production. Ils constituent la pierre
angulaire des programmes en matière de prix.
Statistics Canada also operates a program that provides the
data I have used for a slide later in the slide deck that compares
Canada-U.S. prices. This set of data compares prices for goods
and services that are purchased by Canadians and Americans.
However, these are collected in a different way than the other sets.
They are collected in conjunction with the U.S. statistical
authorities initially at the behest of the international agency, the
Organisation for Economic Co-operation and Development, or
OECD.
Statistique Canada administre également un programme qui
fournit les données que j’ai utilisées dans une diapositive
ultérieure pour comparer les prix au Canada et aux États-Unis.
Cette série de données permet de comparer les prix des produits et
services qui sont achetés par les Canadiens et les Américains.
Toutefois, elles ne sont pas recueillies de la même manière que les
autres séries. Elles sont recueillies conjointement avec les autorités
statistiques américaines à la demande initiale de l’organisation
internationale appelée l’Organisation de coopération et de
développement économiques, ou l’OCDE.
Price data for consumer and investment goods are extracted
from the consumer and producer programs I previously referred
to and matched to U.S. data in order to create an overall price
index that is referred to as the purchasing power parity index.
This is designed to facilitate comparisons of relative expenditures
across countries. For example, they allow us to start with the
relative values of sales of automobiles in Canada versus the U.S.
to derive the relative number purchased.
Les données sur les prix des produits de consommation et
d’investissement sont tirées des programmes sur les indices des
prix à la consommation et à la production, dont je viens de parler,
et elles sont comparées aux données américaines afin de créer un
indice de prix global, appelé l’indice de parité du pouvoir d’achat.
Cet indice est conçu pour faciliter les comparaisons des dépenses
relatives entre les pays. Par exemple, ces données nous permettent
d’évaluer d’abord la valeur de vente relative des automobiles
vendues au Canada par rapport à celles vendues aux États-Unis
pour ensuite calculer le nombre relatif d’automobiles vendues.
The purchasing power parity program’s key use is to compare
levels of expenditures across countries in volume terms. The index
is used to create a measure of the relative quantity of expenditures
in Canada and the United States and to answer questions about
whether the total amount purchased in the way of consumption
investment and government output per capita is larger or smaller
in Canada than the United States. To do so, the index combines
the relative prices of a large number of commodities, summarizes
them and puts them into one single index that is then used to
divide the relative revenues, the expenditures in the two countries,
in order to come up with relative volume measures.
Le Programme de parité du pouvoir d’achat sert
principalement à comparer les niveaux de dépenses d’un pays à
l’autre en matière de volume. L’indice est utilisé pour créer une
mesure de la quantité relative des dépenses au Canada et aux
États-Unis. Il permet de répondre à la question de savoir si le
montant total acheté, exprimé en matière de consommation,
d’investissement ou de production gouvernementale par habitant,
est plus élevé ou moins élevé au Canada qu’aux États-Unis. Pour
ce faire, l’indice cumule les prix relatifs d’un grand nombre de
produits, puis les résume et les regroupe en un seul indice, qui est
ensuite utilisé pour diviser les revenus relatifs et les dépenses dans
les deux pays, afin d’obtenir des mesures de volume relatives.
The purchasing power parity program is not a major statistical
program compared to those that measure consumer prices and
producer prices. It does not collect data on as many commodities,
and it is unfortunately not meant to provide much commodity
detail or to produce data with a comparable degree of accuracy
that the CPI and the PPI programs I referred to earlier are. It is
essentially a program that was devised in response to
Le Programme de parité du pouvoir d’achat n’est pas un
programme statistique d’envergure si on le compare à ceux qui
mesurent les prix à la consommation et à la production. Dans ce
programme, on ne recueille pas des données sur un ensemble aussi
vaste de marchandises. Malheureusement, il n’est pas conçu pour
fournir beaucoup de détails sur les produits ni pour produire des
données avec des degrés de précision comparables à ceux de
2-11-2011
Finances nationales
7:15
international demands coming from the OECD to permit crosscountry comparison of real volume, how much Canadians
purchase relative to Americans and to Europeans. It provides
that measure to a degree of accuracy that is relevant for that
purpose, but it does not provide a lot of data at a detailed level.
l’indice des prix à la consommation et de l’indice des prix à la
production dont j’ai parlé tout à l’heure. Il s’agit essentiellement
d’un programme qui est conçu en réponse aux demandes
internationales de l’OCDE pour permettre une comparaison du
volume réel entre les pays afin de déterminer quelle quantité les
Canadiens achètent par rapport aux Américains et aux
Européens. Ce programme permet donc d’établir une telle
mesure avec un degré d’exactitude qui est pertinent à cet
objectif, sans toutefois offrir beaucoup de données détaillées.
It does provide underlying, detailed data. We have updated a
previous study covering the period of 1985 to 1999 for your
consideration today. I stress that the estimates I am providing are
preliminary because we only received the request 10 days ago, but
they do give you a first pass and idea of what the relative average
prices are.
Par contre, le programme fournit des données détaillées sousjacentes. Pour les besoins de la réunion d’aujourd’hui, nous avons
mis à jour une étude réalisée précédemment et couvrant la période
de 1985 à 1999. Je souligne que les estimations que je vais vous
présenter sont préliminaires, car nous n’avons reçu la demande
qu’il y a 10 jours, mais vous aurez une idée des prix moyens
relatifs.
Before I get to the data on the fourth slide, I want to stress the
caveats that are important here. The purchasing power parity
program is meant to give us one estimate of relative average prices
across a relatively large number of commodities. It is not meant to
provide a great deal of detail. The CPI program has
approximately 1,000 prices and many underlying types of
commodities in each of those. The producer price index has
6,000 prices. This particular set of numbers comes from a much
smaller set, something less than 900, if I recall correctly. Then
they are summarized in our study down to about 140 groupings,
and those contain such things as pasta products, poultry, that
level of detail.
Avant de passer aux données sur la quatrième diapositive, je
tiens à présenter quelques mises en garde importantes. Le
Programme de parité du pouvoir d’achat est conçu pour nous
donner une estimation des prix moyens relatifs dans un ensemble
relativement grand de produits. Il n’est pas conçu pour donner
énormément de détails. Le programme de l’indice des prix à la
consommation, pour sa part, tient compte d’environ 1 000 prix,
chacun divisé en plusieurs groupes sous-jacents de produits.
L’indice des prix à la production contient 6 000 prix. Par contre,
la série de chiffres particulière dont il est question est beaucoup
plus petite; on y trouve moins de 900 prix, si je me souviens bien.
Ces prix sont ensuite agrégés dans le cadre de notre étude pour
obtenir environ 140 groupes. Pour avoir une idée du niveau de
détail, ces groupes comprennent des biens comme des pâtes
alimentaires, de la volaille, et cetera.
On slide 4, to draw more detailed comparisons between the two
countries from this database, we drew on the individual
commodity data from the database that was used for the
purchasing power parity program. We calculated average prices
within each of 147 broad commodity groupings. We then took
those 147 commodity groupings and created a median, which is
sort of a midpoint estimate of the relative price of Canadian and
U.S. goods.
Passons maintenant à la diapositive 4. Pour faire des
comparaisons plus détaillées entre les deux pays à partir de
cette base de données, nous avons tiré les données sur chaque bien
et service de la base de données qui étaient utilisées pour le
Programme de parité du pouvoir d’achat. Nous avons calculé les
prix moyens dans chacune des 147 catégories générales. Nous
avons ensuite établi une médiane pour les 147 catégories
générales, la médiane étant une estimation de la valeur centrale
du prix relatif des produits au Canada et aux États-Unis.
The prices we are using here are the final prices charged. They
include taxes and all retail markups. Since there are tax
differences across the two countries, even if all of the prices that
are charged at the producer level were the same, the consumer
would not be expected to pay exactly the same prices, but we were
not able to take out those taxes for this particular study.
Les prix que nous utilisons ici sont les prix définitifs exigés. Ils
comprennent les taxes et toutes les marges bénéficiaires. Comme
les deux pays ont des taxes différentes, même si tous les prix exigés
au niveau de la production étaient les mêmes, le consommateur ne
paierait pas exactement les mêmes prix, mais nous n’avons pas pu
enlever ces taxes pour l’étude en question.
We have also divided up the commodities that we placed before
you into two groups, what I call tradeables and non-tradeables.
The economics literature, when it talks about whether or not
prices equate across countries, tends to do so because it believes
there is more chance of the tradeables equating than there is the
non-tradeables. Tradeables are such things as cars;
Nous avons également divisé les produits présentés en deux
groupes : ce que j’appelle les biens échangeables et les biens non
échangeables. Dans les études économiques, cette catégorisation
permet de déterminer si les prix sont égaux d’un pays à l’autre,
parce qu’on croit qu’il y a plus de chances qu’il y ait des égalités
entre les biens échangeables que les biens non échangeables. Les
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National Finance
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non-tradeables are such things as haircuts.
biens échangeables comprennent des choses comme des voitures,
alors que les biens non échangeables désignent des choses comme
des coupes de cheveux.
Turning to slide 6, I present the results of this preliminary
study for you. This graph compares the price levels in Canada to
price levels in the United States correctly for the exchange rate. In
other words, we take the Canadian price, divide it by the
American price in Canadian dollars and create a ratio of those
two. A value of one on this graph indicates that Canadian goods
cost the same as the U.S. good when differences in the exchange
rate are taken into account. This yields a measure called the
‘‘comparative price level,’’ corrected for the exchange rate. A
value of greater than one for this measure indicates a higher price
in Canada than in the United States, while a value less than one
indicates a lower price this side of the border. For example, a
comparative price level of 1.2 indicates the Canadian price is
20 per cent higher than the U.S. price. A comparative price level
less than 0.8 indicates the Canadian price is 20 per cent lower
than the price in the United States.
À la diapositive 6, je présente les résultats de l’étude
préliminaire. Ce graphique compare les niveaux de prix au
Canada à ceux aux États-Unis, tout en tenant compte du taux de
change. Autrement dit, nous prenons le prix canadien et le
divisons par le prix américain en dollars canadiens pour trouver le
ratio entre les deux valeurs. Une valeur de un sur ce graphique
indique que les biens canadiens ont la même valeur que les biens
américains lorsque les différences dans les taux de change sont
prises en compte. Ce calcul donne ce qu’on appelle le « niveau de
prix comparés » corrigés selon le taux de change. Dans cette
mesure, une valeur supérieure à un indique un prix plus élevé au
Canada qu’aux États-Unis, alors qu’une valeur inférieure à un
désigne que le prix est moins élevé de ce côté-ci de la frontière. Par
exemple, un niveau de prix comparés de 1,2 signifie que le prix
canadien est de 20 p. 100 supérieur au prix américain. Un niveau
de prix comparés de moins de 0,8 signifie que le prix canadien est
de 20 p. 100 inférieur au prix américain.
The data that I was able to pull quickly for today’s session
cover the period from 1985 to 2008, the last year for which we
have data from our U.S. and American partners for the
comparison. It actually goes on the graph to 2002, and we have
extrapolated the results using other data sets from Statistics
Canada.
Les données que j’ai pu recueillir à la hâte pour la réunion
d’aujourd’hui couvrent la période de 1985 à 2008, soit la dernière
année pour laquelle nous avons reçu des données de nos
partenaires américains pour permettre une comparaison. En
fait, les données vont jusqu’à 2002, et nous avons extrapolé les
résultats en utilisant d’autres séries de données de Statistique
Canada.
The underlying commodity prices have been divided into two
groups. The tradeables are the red line, non-tradeables are the
blue, and we have put the exchange rate on in purple because the
relative Canadian price, corrected for the exchange rate over time,
tends to move with the exchange rate.
Les prix sous-jacents des produits ont été divisés en deux
groupes. Les biens échangeables sont désignés par la ligne rouge
et les biens non échangeables, par la ligne bleue; nous avons aussi
ajouté le taux de change en mauve parce que le prix canadien
relatif, corrigé selon le taux de change au fil du temps, a tendance
à suivre le taux de change.
Now, what does this particular chart give you? I will read off a
couple of points. In 1985, when we had a 73-cent exchange rate
between Canada and the U.S. dollar, the average Canadian price
of tradeables was 98 per cent of the U.S. price. The price of
tradeable goods moved to 114 per cent of the U.S. price by 1990
after the dollar appreciated to 86 cents. You can see it is going up
when appreciation occurs back in the 1990s. It fell over the 1990s
to 95 per cent by 2002 when the dollar appreciated to 64 cent. The
relative price of tradeable goods in Canada increased in recent
years. It stood at 118 per cent of the U.S. in 2005, after the dollar
had appreciated to 83 cents, and increased to 128 per cent in
2008, when the dollar appreciated to 94 cents. It has remained
about that level since then.
Maintenant, quelles observations pouvons-nous faire à partir
de ce graphique précis? Permettez-moi de signaler deux ou trois
points. En 1985, lorsque nous avions un taux de change de 73
cents entre le Canada et les États-Unis, le prix canadien moyen
des biens échangeables était évalué à 98 p. 100 du prix américain.
Le prix des biens échangeables est passé à 114 p. 100 du prix
américain en 1990, après que le dollar s’est apprécié à 86 cents. On
voit ici que le prix monte lorsque l’appréciation survient dans les
années 1990. Il a ensuite chuté à 95 p. 100 en 2002, lorsque le
dollar s’est déprécié à 64 cents. Le prix relatif des biens
échangeables au Canada a augmenté ces dernières années. Il
s’est établi à 118 p. 100 du prix américain en 2005, lorsque le
dollar s’est apprécié à 83 cents, et a augmenté à 128 p. 100 en
2008, lorsque le dollar s’est apprécié à 94 cents. Il est resté au
même niveau depuis.
These changes have occurred because Canadian prices tend to
be more rigid than the exchange rate. We can see from this long
history that when the Canadian dollar depreciates over periods of
time, Canadian prices do not increase as much as they might if the
U.S. price was being passed on completely. In the late 1990s, you
could actually buy a car less expensively in Canada than you
Ces changements sont survenus parce que les prix canadiens
ont tendance à être plus rigides que le taux de change. À la
lumière de ces données qui remontent loin dans le temps, on peut
faire le constat suivant : lorsque le dollar canadien se déprécie au
fil du temps, les prix canadiens n’augmentent pas autant que les
prix américains. En effet, dans les années 1990, on pouvait acheter
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Finances nationales
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could in the United States. On the other hand, when the Canadian
dollar appreciates, as it has in the more recent period, and quite
quickly relative to its long-term trend, Canadian prices do not
decrease as much relative to the American prices as you might
expect if the exchange rate was passed through completely.
une voiture moins cher au Canada qu’aux États-Unis. Par contre,
lorsque le dollar canadien s’apprécie — comme c’est le cas dans la
récente période, et ce, à un rythme assez rapide par rapport à la
tendance à long terme —, les prix canadiens ne diminuent pas
autant que les prix américains, advenant une répercussion des
variations du taux de change.
Turning to slide 7, which are the conclusions from this quick
presentation, Canadian tradeable prices tend not to equate to
U.S. prices. The price gap between Canada and the United States
has changed over time. In the early 1990s, median prices for
tradeable goods were higher in Canada than in the United States;
by the late 1990s, median prices in Canada for these goods were
slightly below U.S. levels, remembering, of course, that these
prices include taxes. In more recent years, the median prices for
tradeable goods have become higher north of the border.
Passons maintenant à la diapositive 7, où l’on présente les
conclusions de cette brève étude. D’abord, les prix des biens
échangeables canadiens ont tendance à ne pas égaler les prix
américains. Ensuite, l’écart de prix entre le Canada et les ÉtatsUnis a évolué au fil du temps. Au début des années 1990, les prix
médians pour les biens échangeables étaient plus élevés au
Canada qu’aux États-Unis; vers la fin des années 1990, les prix
médians au Canada pour ces produits étaient légèrement
inférieurs aux niveaux américains, sans oublier bien entendu
que ces prix comprennent les taxes. Ces dernières années, les prix
médians pour les biens échangeables sont devenus plus élevés au
nord de la frontière.
On the last slide, the conclusions are that movements in the
price gap are related to changes in the exchange rate. When
Canada’s dollar depreciated in the past, Canadian consumers
benefited because Canadian prices did not increase in step with
the higher cost of imported products. More recently, the reverse
has occurred. Finally, the gap between Canadian and U.S.
tradeable prices has become larger in recent years.
Passons à la dernière diapositive. Nous concluons que les
mouvements créant les écarts de prix sont liés aux variations du
taux de change. Lorsque le dollar canadien s’est déprécié dans le
passé, les consommateurs canadiens en ont profité parce que les
prix en vigueur au pays n’ont pas augmenté au même rythme que
les coûts plus élevés des produits importés. Plus récemment,
l’inverse s’est produit. Enfin, l’écart entre les prix des biens
échangeables canadiens et américains est devenu plus grand au
cours des dernières années.
I should also note that the other curve that I did not make
reference to, because people tend to pay less attention to it, the
non-tradeables, that relative price has also gone up in recent
years; that is, the overall price level in Canada has moved.
Par ailleurs, je tiens a ajouter qu’en ce qui concerne les biens
non échangeables — l’autre courbe dont je n’ai pas parlé, parce
que les gens y accordent moins d’attention —le prix relatif a
également augmenté ces dernières années; autrement dit, on a
observé une augmentation du niveau de prix général au Canada.
That is my presentation.
Voilà.
The Chair: Thank you very much, Mr. Baldwin. We appreciate
that. That is an interesting statistic. If you could look at slide 5,
the red graph is tradeables, and you talked earlier about this
basket of goods. You did not analyze it on a product-by-product
basis but rather on an average for this basket of goods. Is that
correct?
Le président : Merci beaucoup, monsieur Baldwin. Nous avons
bien aimé votre présentation. Ce sont des statistiques
intéressantes. Si on regarde la diapositive 5, la ligne rouge
désigne les biens échangeables, et vous avez parlé tout à l’heure du
panier de biens. Vous n’avez pas fait une analyse d’un produit à
l’autre; vous avez plutôt fait une moyenne pour le panier de
produits, n’est-ce pas?
Mr. Baldwin: We took all the goods that go into the purchasing
power parity index and divided them up arbitrarily into what we
thought professionally were tradeable as opposed to nontradeable goods. Those distinctions are not perfect. What was
once non-tradeable has begun to trade a little more than it once
did, but it was done quickly to indicate that the levels between
these two indeed do differ.
M. Baldwin : Nous avons pris tous les produits qui entrent
dans l’indice de parité du pouvoir d’achat, puis nous les avons
divisés arbitrairement en biens échangeables et en bien non
échangeables, d’après notre jugement professionnel. Ces
distinctions ne sont pas parfaites. Un produit qui, à une
époque, était non échangeable est maintenant un peu plus
échangé qu’avant, mais cela s’est fait rapidement. Cette
distinction vise à indiquer que les niveaux entre les deux sont
bel et bien différents.
The Chair: In your basket of tradeables, how did you deal with
products that might normally be described as ‘‘tradeable’’ but
have a special situation in Canada, for example, eggs and
Le président : Dans votre panier de biens échangeables,
comment avez-vous traité les produits qu’on pourrait
normalement décrire comme étant « échangeables », mais qui
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National Finance
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chickens, the kinds of product where production is controlled?
ont une situation spéciale au Canada, par exemple les œufs et la
volaille, bref les types de produits dont la production est
contrôlée?
Mr. Baldwin: They are included as tradeables. The earlier study
we did that compared what was happening to prices up to the
period in 2000 did briefly look at whether or not this bundle of
tradeable goods that you might refer to as regulated, or where
trade is more restricted than elsewhere, did not behave completely
the same as the other goods system. Other studies we have done
have also shown differences in those markets. I recall a study we
did that looked at whether or not productivity gains are passed on
in terms of relative price gains, a study now 10 years old. There we
saw several aberrations in some industries that were clearly
related to industries that traded in different ways. If I remember,
beer did not pass on its productivity gains in quite the same way
as others did. We have not looked at this set of data yet with that
degree of detail. We could indeed do so, but as I indicated, I am
not sure of the degree of precision we have in the underlying series
at those levels. The series were not put together with a great deal
of resources to do that. As I indicated before, the series responded
to a request by the OECD because it does a lot of cross-country
comparison.
M. Baldwin : Ils sont inclus dans la catégorie des biens
échangeables. Dans notre étude précédente sur la comparaison
des prix jusqu’en 2000, nous avons brièvement examiné si ce
groupe de produits échangeables, que vous qualifiés de
réglementés ou dont le commerce est plus restreint qu’ailleurs,
ne s’est pas comporté exactement de la même manière que les
autres produits. D’autres études que nous avons réalisées ont
également révélé des différences dans ces marchés. Je me souviens
d’une étude que nous avons effectuée sur la question de savoir si
les gains de productivité se répercutent sur les gains de prix
relatifs. C’est une étude qui remonte à 10 ans. Nous avions
observé plusieurs aberrations dans certaines industries qui étaient
clairement liées au fait que le commerce dans ces industries se
faisait différemment. Si je me souviens, il n’y avait aucune
répercussion sur les gains de productivité en ce qui concerne la
bière. Nous n’avons pas encore examiné cette série de données de
manière détaillée. Nous pourrions le faire, mais comme je l’ai dit,
je ne suis pas sûr du degré de précision des séries sous-jacentes à
ces niveaux. Il n’y avait pas beaucoup de ressources consacrées au
regroupement de ces séries. Je le répète : les séries répondaient à
une demande de l’OCDE parce que cette organisation fait
beaucoup de comparaisons entre les pays.
The Chair: You made a comment that the area of purchasing
power parity may not have the same level of credibility as some of
the other material because of the work that you have done or not
done in relation to purchasing power parity figures. Is that an
area that you anticipate could or should grow in the future so that
you will have more accurate and reliable data?
Le président : Vous avez dit que la mesure de la parité du
pouvoir d’achat pourrait ne pas présenter le même niveau de
crédibilité que certains des autres outils à cause des chiffres sur la
parité du pouvoir d’achat. S’agit-il d’un programme qui, d’après
vous, pourrait et devrait croître dans l’avenir pour que vous ayez
des données plus précises et plus fiables?
Mr. Baldwin: Certainly, more resources can be devoted to it;
whether they are devoted to it will depend on the priorities that
are set by the agency.
M. Baldwin : On peut certainement y consacrer plus de
ressources, mais cela va dépendre des priorités fixées par le
bureau.
The Chair: Is there any discussion in that regard we should be
aware of?
Le président : Y a-t-il des discussions à ce sujet dont nous
devrions être au courant?
Mr. Baldwin: No, not that I know of.
M. Baldwin : Non, pas à ma connaissance.
Senator Finley: I read the two prior papers produced, and the
conclusion in both the prior reports and in another report, which
I think we will hear about in the next hour from Mr. Chandra, all
commented on the fact that the Canadian market is extremely
slow to react to exchange rate movements. I think that was one of
your primary findings in 2002 repeated in 2004. I could see that a
long time ago, pre-computerization, but, surely, we have gotten to
the stage where whole inventory pipelines and other elements can
be changed or altered relatively quickly on goods. Most goods are
supplied by a bar code at point of retail.
Le sénateur Finley : J’ai lu les deux documents produits
précédemment. La conclusion dans les deux rapports antérieurs
ainsi que dans un autre rapport — dont M. Chandra nous parlera
peut-être dans la prochaine heure — est que le marché canadien
réagit très lentement aux fluctuations du taux de change. Je crois
que c’était l’une de vos principales constatations en 2002 et en
2004. C’est quelque chose que je pouvais discerner il y a
longtemps, avant l’ère de l’informatisation. Quoi qu’il en soit,
nous sommes sûrement rendus à il est possible de modifier
relativement rapidement tout un inventaire de produits. La
plupart des produits sont assortis d’un code à barres qui est
balayé au point de vente au détail.
Why does it take so much time for changes in exchange rate
movements to be reflected, in your view? Is there anything that we
could do, perhaps legislate or convince in order to make this more
responsive?
Pourquoi faut-il tellement de temps pour que les fluctuations
du taux de change se manifestent, selon vous? Y a-t-il quelque
chose que nous pourrions faire — peut-être adopter une loi ou
faire de la promotion — pour accroître la réceptivité du marché?
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Finances nationales
7:19
Mr. Baldwin: That is a good question. It requires an awful lot
of research that unfortunately we have not conducted. You are
correct in summarizing the earlier studies as noting there is a lag
in adjustment, and the reason for that is prices tend to be sticking.
There is certainly long economics literature that has focused on
how sticky prices are, whether it is here or in the United States,
questions about whether it should be sticky and whether the
economic system should effectively react instantaneously to cost
changes. I am not an expert in that, nor have I drawn a
professional conclusion as an economist as to what we think
should occur in a perfect market. I am sorry; I do not have the
competence to answer that question.
M. Baldwin : C’est une bonne question. Il faut beaucoup de
recherches, chose que nous n’avons malheureusement pas faite.
Vous avez raison de dire que dans les études antérieures, nous
avons constaté un retard dans le rajustement. Cela s’explique par
le fait que les prix ont tendance à être rigides. Il y a certes
beaucoup de longues études économiques qui portent sur la
rigidité des prix, que ce soit ici ou aux États-Unis, plus
précisément sur des questions comme celles de savoir si les prix
devraient ou ne devraient pas être rigides et si le système
économique devrait réagir instantanément aux changements de
prix. Je ne suis pas un spécialiste en la matière, et je n’ai pas tiré de
conclusion professionnelle à titre d’économiste sur ce qui, selon
moi, devrait avoir lieu sur un marché parfait. Je suis désolé, mais
je n’ai pas la compétence pour répondre à cette question.
Senator Finley: I guess perhaps there is someone else we should
be asking.
Le sénateur Finley : Je suppose qu’on devrait poser la question
à quelqu’un d’autre.
You were certainly right, by the way, about excluding beer as
something that reacts to various stimuli. I called a friend of mine
in Chicago last night and asked what the price was for a 12-pack
of Labatt’s Blue. I was told it was $8.99. In Ottawa, a 12-pack of
Labatt’s Blue cans costs $21.95. Sounds like our national symbol
should not be the polar bear or the beaver but a 12-pack of
Labatt’s Blue; it seems more valuable in a way.
En passant, vous avez certainement raison au sujet de
l’exclusion de la bière, parce que c’est un produit qui réagit à
divers stimuli. Hier soir, j’ai appelé un de mes amis qui vit à
Chicago pour lui demander combien coûtait une caisse de Labatt
Bleue. Il m’a dit que cela coûtait 8,99 $. À Ottawa, une caisse de
12 cannettes de Labatt Bleue coûte 21,95 $. J’ai l’impression que
notre symbole national ne devrait pas être l’ours polaire ou le
castor, mais une caisse de Labatt Bleue; en tout cas, on semble y
accorder plus de valeur.
I can understand the concept of tradeables. For nontradeables, to which you have referred, you talked about
haircuts as one example. Could you provide some others?
Could these broadly be translated into services as opposed to
products?
Je peux comprendre le concept des biens échangeables. En ce
qui concerne les biens non échangeables, vous avez mentionné
l’exemple des coupes de cheveux. Pourriez-vous donner d’autres
exemples? Peut-on dire, de façon générale, que c’est une
distinction entre les services et les produits?
Mr. Baldwin: They are broadly considered services as opposed
to products. I tended not to put them in here as that because the
classification we used includes some goods that, when we
originally did the first study and looked at the literature to help
us in the classification system, were not trading very much but
trade more. Even the services in some sense trade now and,
therefore, the terminology may have become inappropriate with
changes in the economy over time.
M. Baldwin : C’est généralement considéré comme une
distinction entre les services et les produits. J’ai tendance à
éviter de les décrire en ces termes parce que la classification que
nous avons utilisée comprend certains produits qui, à l’époque où
nous avons réalisé la toute première étude et examiné la
documentation pour nous aider avec le système de
classification, n’étaient pas beaucoup échangés, mais qui le sont
davantage maintenant. Même les services, dans un sens, font
maintenant l’objet d’échanges commerciaux. Par conséquent, il se
peut que la terminologie ne convienne plus à cause des
changements économiques survenus au fil du temps.
Utilities are in here, but we now know that electricity is being
traded across borders more than it was at the beginning of the
period we looked at. Construction is effectively created in a
country and not generally moved. That is not true any longer
either. We know Imperial Oil with its Kearl project is moving
construction equipment all the way from Korea. Even in those
industries, there is more trade occurring and, therefore, you might
expect those prices to reflect international pressures more than
they once did. Therefore, the distinction is probably less useful
than it once was, but it still exists in terms of price levels.
Nous avons inclus les services publics, mais nous savons
maintenant que l’électricité est échangée à travers les frontières
plus qu’elle ne l’était au début de la période que nous avons
examinée. Les projets de construction, par contre, se font à
l’intérieur d’un pays et ne sont généralement pas déplacés. Mais ce
n’est plus le cas. Nous savons qu’Imperial Oil, dans le cadre de
son projet Kearl, déplace son équipement de construction à partir
de la Corée. Même dans ces industries, il y a plus d’échanges
commerciaux et, par conséquent, on peut s’attendre à ce que ces
prix soient plus sensibles qu’avant aux pressions internationales.
Bref, même si la distinction est probablement moins utile
qu’avant, elle existe quand même sur le plan du niveau de prix.
7:20
National Finance
What was the other example I had of a tradeable that is
increasingly responding to international demand? Oh, I met a
young lady who works for an HR department in Toronto. She
would be in the services sector classified under a services industry
in Canada, probably under professional services. She spends her
entire time serving the HR needs of firms in California. She is in
the services sector in Canada, but her price is effectively being
impacted by foreign demand, and her services are being traded,
despite the fact it is not apparent that is occurring.
Senator Finley: Could medical services be included?
2-11-2011
Quel était mon autre exemple d’un bien échangeable qui
répond de plus en plus à la demande internationale? Ah oui, j’ai
rencontré une jeune femme qui travaille pour un service de
ressources humaines à Toronto. Elle ferait donc partie du secteur
des services classifié d’une industrie des services au Canada,
probablement sous la catégorie des services professionnels. Elle
passe tout son temps à répondre aux besoins en ressources
humaines d’entreprises situées en Californie. Elle est dans le
secteur des services au Canada, mais son prix est touché par la
demande étrangère, et ses services sont échangés, même si cela
n’est pas apparent.
Le sénateur Finley : Peut-on inclure les services médicaux?
Mr. Baldwin: We have actually excluded medical services in
this particular study. We have taken out health and medical
services because of difficulties of coming up with prices in that
particular area. I did not note it here, but it was noted in the
earlier paper; we have excluded the health and education sector
and tried to focus on what is generally called the business sector.
M. Baldwin : Nous avons en fait exclu les services médicaux de
cette étude particulière. Nous avons enlevé les services de santé et
les services médicaux à cause des difficultés à déterminer les prix
dans ce domaine particulier. Je n’en ai pas fait mention ici, mais
c’était indiqué dans le document antérieur; nous avons exclu les
secteurs des soins de santé et de l’éducation pour tenter de mettre
l’accent sur ce qui est généralement appelé le secteur des affaires.
Senator Finley: I will go on a second round, if there is one.
Le sénateur Finley : Je reviendrai sur ce point au second tour,
s’il y a lieu.
Senator Ringuette: Mr. Baldwin, of the 140 groups you
mentioned, how many of them are tradeables and how many of
them are non-tradeables?
Le sénateur Ringuette : Monsieur Baldwin, des 140 groupes de
produits que vous avez mentionnés, combien d’entre eux sont
échangeables et combien ne le sont pas?
Mr. Baldwin: That is a question I forgot to address before I
came to the committee. I would guess the tradeables make up a
third to a half of the 140, but I can give you a more precise answer
afterwards.
M. Baldwin : C’est une question que j’ai oublié de vérifier
avant de comparaître devant le comité. Je dirais que les biens
échangeables constituent environ le tiers ou la moitié des 140,
mais je peux vous donner une réponse plus précise après la
réunion.
Senator Ringuette: Yes. I am looking at the graph that you
supplied to us, which is on page 6. Up to 2002, according to the
graph you provided, there were reasonable upswings and
downswings that seem to have some kind of relation with
regards to the exchange rate and your two groups of tradeables
and non-tradeables.
Le sénateur Ringuette : Oui. Je regarde le graphique que vous
nous avez remis, à la page 6. Jusqu’en 2002, selon votre
graphique, il y avait des augmentations et des diminutions
raisonnables qui semblaient avoir une sorte de relation avec le
taux de change et vos deux groupes des biens échangeables et non
échangeables.
However, then when I look at 2002 to 2010, that relationship is
not the same at all as compared to the exchange rate. If I look at
2002 to 2005, the gaps are not at all related to previous years.
Then again you have another widespread gap in 2008.
Toutefois, de 2002 à 2010, on constate que cette relation n’est
plus du tout la même comparativement au taux de change. Si je
prends la période de 2002 à 2005, les écarts ne sont pas du tout liés
aux années précédentes. Puis, il y a un autre écart important en
2008.
What happened in 2008 that would bring such a difference
between the tradeables and the non-tradeables in relation to the
exchange rate? We need to identify the cause. What specifically
happened there to have such a gap between the exchange rate and
the tradeables and non-tradeables in your groupings?
Que s’est-il passé en 2008 pour qu’il y ait une si grande
différence entre les biens échangeables et les biens non
échangeables par rapport au taux de change? Il nous faut cerner
la cause. Que s’est-il passé précisément pour qu’il y ait un si grand
écart entre le taux de change et les biens échangeables et non
échangeables?
Mr. Baldwin: That is a difficult question to answer. One event
we know was going on later in that decade was, of course, the
beginning of the downturn. Non-tradeables is a sector whose
costs are much more related to internal factors in the economy,
relative wage rates. It may very well have been that the
M. Baldwin : C’est une question difficile à répondre. À ma
connaissance, un événement qui a eu lieu vers la fin de la
décennie, c’est évidemment le début du ralentissement. Les biens
non échangeables constituent un secteur où les coûts sont
beaucoup plus liés à des facteurs économiques internes, comme
2-11-2011
Finances nationales
7:21
non-tradeable sector was effectively influenced more dramatically
than the tradeable sector. I do not know. It is a question we can
look at more carefully.
le taux de salaire relatif. Il se peut fort bien que le secteur des biens
non échangeables soit effectivement influé plus radicalement que
le secteur des biens échangeables. Je ne sais pas. C’est une
question que nous pourrons examiner plus à fond.
It may be that on the tradeables side — we would have to look
at this — some of those goods that we talked about earlier that
were subject to more protection from trade managed to keep
moving their prices differentially over this period of time than
others. It may have been the regulated markets that effectively
influenced it. Not all of the tradeables are moving in exactly the
same way.
Peut-être que, du côté des biens échangeables — et nous
devrions vérifier cela —, certains de ces produits mentionnés tout
à l’heure qui jouissaient d’une plus grande protection ont réussi à
faire évoluer leurs prix de manière différentielle au cours de cette
période. Il se peut que les marchés réglementés aient exercé une
influence. Ce ne sont pas tous les biens échangeables qui évoluent
de la même manière.
I prepared this document for you quickly with averages, where
I am happy with the averages being representative of what is
happening. Underneath these lines, there are changes going on
that we can examine more fully.
Je vous ai préparé ce document rapidement. Il contient des
moyennes qui, à mon avis, sont représentatives de ce qui se passe.
Il y a des changements sous-jacents qui se produisent, et nous
pourrons les examiner de manière plus détaillée.
The tradeables side is made up of both consumer goods and
investment goods. We quickly looked yesterday at the difference
in what was happening. Investment goods were responding more
to U.S. prices. They were looking more like the non-tradeable
sector here; they were not moving up as quickly. It was clearly on
the consumer side. We have not looked to see which of those
consumer goods were moving more dramatically upwards later in
the decade. That is something we can examine more and report to
you on it.
Le groupe des biens échangeables est composé de produits de
consommation et de produits d’investissement. Hier, nous avons
examiné rapidement la différence. Les produits d’investissement
ont répondu davantage aux prix américains. Ces produits
ressemblaient aux produits du secteur des biens non
échangeables, puisqu’ils ne bougeaient pas aussi rapidement.
C’était clairement du côté des consommateurs. Nous n’avons pas
vérifié quels produits de consommation ont vu leur prix
augmenter plus radicalement vers la fin de la décennie. Nous
pouvons examiner cette question plus à fond et vous en rendre
compte.
Senator Ringuette: I would very much appreciate that.
Le sénateur Ringuette : Je vous en serais reconnaissante.
Mr. Baldwin: Our own interest has been intrigued by the quick
examination yesterday. We will indeed report, but we have not yet
ascertained that the data will withstand that or is of sufficient
quality to answer those questions.
M. Baldwin : Nous avons été intrigués par les résultats de
l’examen rapide d’hier. Nous allons certainement en rendre
compte, mais nous n’avons pas encore déterminé si les données
seront maintenues ou si elles sont de qualité suffisante pour
répondre à ces questions.
Senator Ringuette: Looking at the graph on page 6, 2010 on
non-tradeables, it has peaked considerably more than the
tradeables. You indicated that it was because of internal
factors. Would that be because of the inflation rate in Canada?
Would that cause such a thing?
Le sénateur Ringuette : Concernant le graphique à la page 6, en
2010, les prix des biens non échangeables ont augmenté
considérablement plus que ceux des biens échangeables. Vous
avez dit que c’était attribuable à des facteurs internes. Est-ce dû
au taux de l’inflation au Canada? Qu’est-ce qui aurait causé une
telle situation?
I am intrigued. I can see the data.
Je suis intriguée. Je peux voir les données.
Mr. Baldwin: You would like me to delve into it more deeply.
M. Baldwin : Vous aimeriez que j’en parle plus longuement.
Senator Ringuette: I would like to know why it is different.
What happened? I find that between 2002 and 2010 there seems to
be more fluctuation at higher degrees than the previous 15 years.
What happened and why?
Le sénateur Ringuette : J’aimerais savoir pourquoi c’est
différent. Que s’est-il passé? Entre 2002 et 2010, on a assisté à
plus de fluctuations, me semble-t-il, qu’il y a 15 ans. Que s’est-il
passé et pourquoi?
I have commented in this committee a few times on the
difference in the price of gasoline and the fact that Canada has
such a huge geography to cover. Gasoline would be, I suspect, in
your tradeables.
J’ai déjà parlé devant le comité, à plusieurs reprises, de la
différence dans le prix de l’essence et du fait que le Canada s’étend
sur un vaste territoire. Je suppose que l’essence se classe dans
votre catégorie des biens échangeables.
Mr. Baldwin: I suspect it is, but I am not positive; I will have to
check. I cannot spot it quickly in the list of 146.
M. Baldwin : Je crois que oui, mais je n’en suis pas sûr; je vais
devoir vérifier ce point. Je n’arrive pas à repérer rapidement cet
article dans la liste des 146.
7:22
National Finance
Senator Ringuette: That is quite a cost factor, whether in
Canada or in the U.S.
Mr. Baldwin: Yes, it is.
Senator Ringuette: Could you also provide to us the consumer
price index for the years 1985 to 2010, both in Canada and in the
U.S.?
Mr. Baldwin: Yes, we can.
2-11-2011
Le sénateur Ringuette : Le facteur coût est très important dans
ce cas-ci, tant au Canada qu’aux États-Unis.
M. Baldwin : En effet.
Le sénateur Ringuette : Pourriez-vous également nous fournir
l’indice des prix à la consommation pour les années allant de 1985
à 2010, aussi bien pour le Canada que les États-Unis?
M. Baldwin : Oui, nous le pouvons.
Senator Ringuette: Maybe we can see another kind of
relationship that could have developed there.
Le sénateur Ringuette : Nous pourrons peut-être déceler le
développement d’une autre sorte de relation possible.
Mr. Baldwin: I could respond to the last one. One of the things
that we did to double-check these numbers before we came here
was to ask whether or not the time trend in the numbers reflect
the aggregates that I referred to earlier. We would hope that these
levels and the changes that they ran over time would reflect the
changes in the relative movements of the CPI. In our particular
case, I actually prefer the relative movements in the implicit price
deflator that comes out of the national accounts on consumer
expenditures, and they are not the same. We compared it to the
implicit price deflator that comes outside of the national accounts.
They track one another quite closely, at least over short periods of
time. We were relatively confident coming before you and giving
you this time path as a result.
M. Baldwin : Je pourrais répondre à la dernière question. Une
des choses que nous avons faites pour revérifier les chiffres avant
de venir ici, c’était de voir si la tendance chronologique dans les
chiffres reflète les agrégats auxquels j’ai fait allusion tout à
l’heure. Nous osons espérer que les changements de niveaux
survenus avec le temps reflètent les mouvements relatifs de l’IPC.
Dans notre cas particulier, je préfère en fait les mouvements
relatifs du déflateur implicite des prix en provenance des comptes
nationaux qui influent sur les dépenses de consommation, et ils ne
sont pas les mêmes. Nous avons comparé ce facteur au déflateur
implicite des prix qui proviennent de l’extérieur des comptes
nationaux. Ces deux éléments se suivent de façon assez
rapprochée, du moins sur de courtes périodes. C’est pourquoi
nous vous présentons cette période avec une certaine confiance.
We will give you several of those indexes and their long-term
trends in terms of relative movements.
Nous vous remettrons plusieurs de ces indices et leurs
tendances à long terme en ce qui concerne les mouvements
relatifs.
The Chair: Do you have a follow-up on that?
Le président : Avez-vous quelque chose à rajouter?
Mr. Baldwin: I will let you follow up, but I wanted to answer
your earlier question about movements, trying to get at something
that is aberrant or unusual.
M. Baldwin : Je vais vous laisser poursuivre, mais je voulais
répondre à votre question précédente sur les mouvements pour
essayer d’expliquer une aberration ou un résultat inhabituel.
In looking at this data, we ask ourselves whether the aberration
is coming from poor quality observations or the noise that you
find over short periods of time in these series.
En examinant ces données, on se demande si l’aberration est
attribuable à des observations de mauvaise qualité ou au bruit qui
existe sur de courtes périodes dans ces séries.
When you have CPI or the implicit price index I referred to
earlier, you have thousands of prices that you can use here. We do
not here. I come back to how this was put together. This was put
together in response to the OECD. We have to get the
cooperation of the Americans. They have to give us a list of
products. We have to look and compare and ask whether they are
comparable. They are not always. It is easier when you do the
data for your own country. You can compare over time, and it is
the same product or close to it. It is difficult to compare a
Boeing 777 to a Bombardier Dash 8 or to the new CSeries. The
relative price there, as you can guess, is not comparable. The same
thing occurs in other places. A brick is not the same size in the
United States as in Canada. It becomes difficult to choose exactly
the same product. That is why we say the quality of this is not the
same as the other series. It is not that it is poor quality; it is just
that it is not intended to do the detailed studies. Its quality is
Quand on tient compte de l’indice des prix à la consommation
ou de l’indice implicite des prix dont je viens de parler, il y a des
milliers de prix qu’on peut utiliser. Ce n’est pas le cas ici. Je
reviens à la manière dont ces données ont été rassemblées. Elles
ont été recueillies en réponse à l’OCDE. Nous avons besoin de la
coopération des Américains. Ils doivent nous donner une liste de
produits. Nous devons les examiner, les comparer et nous
demander s’ils sont comparables. Ce n’est pas toujours le cas.
C’est plus facile lorsqu’on a des données de son propre pays. On
peut faire des comparaisons chronologiques et on parle du même
produit ou d’un produit semblable. Il est difficile de comparer un
Boeing 777 à un Bombardier Dash 8 ou au nouvel avion de
série C. Le prix relatif, comme vous pouvez le deviner, n’est pas
comparable. Le même problème survient dans d’autres cas. Une
brique américaine n’a pas la même taille qu’une brique
canadienne. Il devient donc difficile de choisir exactement le
2-11-2011
Finances nationales
7:23
adequate for the purpose that it was used for, namely, aggregate
price index, but as you delve down, probably less so for particular
products. It may be less so for short-term movements over time.
même produit. C’est pourquoi nous disons que la qualité des
données n’est pas la même que celle d’autres séries. On ne dit pas
que les données sont de mauvaise qualité, mais qu’elles ne sont
tout simplement pas conçues pour des études détaillées. La qualité
de ces données convient aux fins auxquelles elles étaient destinées,
à savoir un indice agrégé de prix, mais elle convient probablement
moins à l’étude de produits précis. C’est peut-être moins le cas
pour les mouvements à court terme.
We will get back to you with answers to the questions that you
put, and we will caveat to the extent that we think it is advisable.
Nous vous remettrons les réponses aux questions que vous
soulevez et nous ferons des mises en garde si nous jugeons qu’elles
sont justifiées.
The Chair: Thank you. Any of the information that you send to
us, please send it to the clerk, and then it will be distributed to all
members of the committee.
Le président : Merci. Si vous avez des renseignements à nous
envoyer, veuillez les faire parvenir à la greffière qui s’occupera de
les distribuer à tous les membres du comité.
Mr. Baldwin: Yes.
M. Baldwin : D’accord.
The Chair: I appreciate that.
Le président : Je vous remercie.
Senator Ringuette: As a quick follow up, you said that all your
data included the taxes.
Le sénateur Ringuette : J’aimerais revenir brièvement à un
point; vous avez dit que vos données incluent les taxes.
Mr. Baldwin: Yes.
M. Baldwin : Oui.
Senator Ringuette: Why is that?
Le sénateur Ringuette : Pour quelle raison?
Mr. Baldwin: We are trying to come up with a final product
price, which we are using to deflate the revenues that are being
spent on products, goods, services and investments in the two
countries to come up with a relative volume index. Those
revenues include those taxes. For the purpose at hand, that is
why the prices were collected with taxes included. Unfortunately,
they may not be removable. In other words, the original system
may not have sat down and said, ‘‘Give us the price of the good
without the taxes and with it.’’ If they are not, then we cannot
take it out.
M. Baldwin : Nous essayons d’obtenir le prix définitif d’un
produit, que nous utilisons pour exprimer en prix constants les
revenus qui sont dépensés pour les produits, les biens, les services
et les investissements dans les deux pays afin d’en venir à un indice
de volume relatif. Ces revenus comprennent les taxes. Pour les
besoins de la cause, c’est pourquoi on a recueilli les prix avec les
taxes. Malheureusement, on ne peut pas les enlever. Autrement
dit, dans le système initial, on ne pouvait pas dire : « Donneznous le prix du produit sans les taxes et avec les taxes. » Si les
taxes n’ont pas été exclues, on ne peut pas les enlever.
Senator Finley: Where in Canada would you establish the price
with taxes in? Alberta has no sales tax, whereas Ontario does, as
does Quebec. Which of those pricings would you use for the tax
implication, or is it an average?
Le sénateur Finley : Pour établir les prix avec les taxes, de
quelle région du Canada tenez-vous compte? L’Alberta n’a pas de
taxe de vente, alors que l’Ontario et le Québec en ont. Lequel de
ces barèmes de prix utiliseriez-vous pour la taxe, ou s’agit-il d’une
moyenne?
Mr. Baldwin: It is supposed to be an average.
M. Baldwin : C’est censé être une moyenne.
For example, all the data for the purchasing power parity index
come from the other programs. I said that CPI has a little more
than a thousand representative goods. They actually collect
685,000 price quotes a year from across the country to come up
with all the averages that are required to take this sort of
complexity into account. They then provide us with an average,
which is representative.
Par exemple, toutes les données pour l’indice de parité du
pouvoir d’achat proviennent des autres programmes. Comme je
l’ai dit, l’indice des prix à la consommation comprend un peu plus
d’un mille produits représentatifs. Pour cet indice, on recueille en
fait 685 000 prix relevés partout au pays afin de calculer toutes les
moyennes requises pour tenir compte de ce genre de complexité.
On obtient alors une moyenne qui est représentative.
Senator Marshall: This information is interesting. I know that
we will be using it as part of the committee’s work, but who uses
this data ordinarily, because there is quite a volume? You are
generating data and studies. Could you give us some idea as to
who is using it besides the Standing Senate Committee on
National Finance?
Le sénateur Marshall : Cette information est intéressante. Je
sais que nous l’utiliserons dans le cadre des travaux du comité.
Qui utilise ces données habituellement, compte tenu du volume
considérable? Vous générez des données et des études. Pourriezvous nous donner une idée des organismes qui utilisent ces
données, mis à part le Comité sénatorial permanent des finances
nationales?
7:24
National Finance
2-11-2011
Mr. Baldwin: The history of this goes back to post World
War II, with the Marshall plan and the predecessor to the OECD,
when they had to collect data to effectively evaluate the progress
being made in Western Europe and across the Western countries.
The OECD emerges from the original organization, whose name I
have now forgotten, and continues to try to collect this data so as
to provide cross-country comparisons. They are the ones that led
the various statistical agencies around the world to begin to sort
through this data and provide it to them.
M. Baldwin : Il faut remonter à la période après la Seconde
Guerre mondiale, avec le plan Marshall et l’organisme
prédécesseur de l’OCDE. À cette époque, on devait recueillir
des données pour évaluer efficacement les progrès réalisés en
Europe de l’Ouest et dans l’ensemble des pays occidentaux.
L’OCDE a été créée à partir de l’organisation initiale, dont le nom
m’échappe, et elle continue de recueillir ces données afin de
permettre des comparaisons entre les pays. C’est l’OCDE qui a
amené les divers organismes statistiques au monde à commencer à
recueillir ces données et à les lui fournir.
In fact, for this original program, Statistics Canada did not
actually publish the numbers themselves; they produced raw
numbers to the OECD. Eventually, however, it got to the stage
where it became clear that it was advantageous for both parties if
Statistics Canada put more effort into pulling the data together
for comparable purposes.
En fait, dans le cadre du programme initial, Statistique Canada
n’a pas publié les chiffres; il a produit des chiffres bruts à
l’intention de l’OCDE. Au bout du compte, toutefois, on s’est
rendu compte qu’il serait avantageux pour les deux parties si
Statistique Canada déployait plus d’efforts pour recueillir des
données à des fins de comparaison.
The United States supplied it to the OECD and we supplied it
as well. The Canada-U.S. comparison that came out of that
indirect process was so bad and so embarrassing that Statistics
Canada and the United States began to put more work into
coordinating so that Canada-U.S. comparisons would make more
sense.
Les États-Unis ont fourni des données à l’OCDE, et nous
avons emboîté le pas. Or, la comparaison entre le Canada et les
États-Unis découlant de ce processus indirect était si mauvaise et
si embarrassante que Statistique Canada et les États-Unis ont
commencé à assurer une plus grande coordination pour que les
comparaisons entre le Canada et les États-Unis soient plus
logiques.
It is the amount of resources that have been devoted to it that
meets the purpose, which is for broad comparisons of usually
GDP per capita with Canada versus the United States. As we go
to the OECD and discuss this, we are careful to point out that
when it says that Canada is 85 per cent of the U.S., the numbers
have a degree of accuracy that should be recognized. The
85 per cent comes from inaccuracy, and the inaccuracy comes
from the fact that there is a confidence interval that must be
attached to the relative price estimate. It is such that the real
estimate — I am using the 85 per cent figure as an example — is
somewhere between 80 and 90 per cent. Therefore, everyone in
the Western World who is between 80 and 90 per cent is
effectively the same as Canada. You cannot draw distinctions.
That is the sort of quality that goes into that program.
La quantité de ressources consacrées à ce programme permet
de répondre à la demande, qui est de faire des comparaisons
générales du PIB par habitant au Canada par rapport aux ÉtatsUnis. Quand on présente les données à l’OCDE pour en discuter,
on fait attention de souligner le degré de précision des chiffres, par
exemple lorsqu’on dit que le Canada est 85 p. 100 des États-Unis.
Le taux de 85 p. 100 est attribuable à l’inexactitude, et
l’inexactitude est attribuable au fait qu’il y a un écart de
confiance qu’il faut associer à l’estimation du prix relatif. Ainsi,
l’estimation réelle — j’utilise le chiffre de 85 p. 100 à titre
d’exemple — se trouve quelque part entre 80 et 90 p. 100. Par
conséquent, tous les pays occidentaux qui ont un taux entre 80 et
90 p. 100 se trouvent dans la même situation que le Canada. On
ne peut pas faire des distinctions. Voilà ce qui fait défaut avec le
programme.
There are a lot of price gaps when I look at comparisons, if not
gaps, that are problematic, such as the price of airplanes that I
provided as an example earlier.
Quand je tiens compte des comparaisons, il y a beaucoup
d’écarts de prix, du moins des écarts problématiques, comme le
prix des avions, comme je l’ai mentionné tout à l’heure.
Senator Marshall: It is historical data. Is it used to make any
changes? I am asking that because we have had other witnesses
appear before this committee, and some of them recommended
changes be made to tariffs, duties and personal exemptions. Do
you focus just on the past? What happens to that data? Are there
changes made? Can you take proposed changes and imprint them
on your data to find out what will happen in the future?
Le sénateur Marshall : Ce sont des données historiques. Les
changements sont-ils habituels? Je pose la question parce que le
comité a entendu d’autres témoins qui nous ont recommandé
d’apporter des changements aux tarifs, aux droits douaniers et
aux exemptions personnelles. Mettez-vous l’accent seulement sur
le passé? Que se passe-t-il avec ces données? Apporte-t-on des
changements? Pouvez-vous prendre les changements proposés et
les transposer sur vos données pour déterminer ce qui va se passer
dans l’avenir?
Mr. Baldwin: We have not done so, and I am not sure that we
could.
M. Baldwin : Nous ne l’avons pas fait, et je doute que nous
puissions le faire.
2-11-2011
Finances nationales
7:25
Senator Marshall: Going back to my previous question, with
respect to the data that is produced and reported on, what
happens to it? Does it cause changes to be made, or is it just
valuable for its historical purpose?
Le sénateur Marshall : Pour revenir à ma question précédente,
en ce qui concerne les données qui sont produites et rendues
compte, que se passe-t-il après? Ces données entraînent-elles des
changements ou sont-elles valables seulement à des fins
historiques?
Mr. Baldwin: As I said before, the data is primarily used for the
inter-country comparisons that analysts both here and elsewhere
make in terms of trying to evaluate Canada’s economic
performance. Whether or not that influences policy in terms of
improving economic performance is as much your opinion as
mine.
M. Baldwin : Comme je l’ai dit, les données sont
principalement utilisées à des fins de comparaisons entre les
pays, par les analystes d’ici et d’ailleurs, pour essayer d’évaluer le
rendement économique du Canada. Quant à savoir si ces données
exercent une influence sur les politiques en matière d’amélioration
du rendement économique, c’est une question d’opinion.
Senator Marshall: If the committee were to consider
recommending changes like increasing the personal exemption
or reducing tariffs, it would not be Statistics Canada that could
utilize those changes to find out what impact it would have within
the country. Is that right?
Le sénateur Marshall : Si le comité devait envisager de
recommander des changements comme la hausse des exemptions
personnelles ou la réduction des tarifs, Statistique Canada ne
pourrait pas utiliser ces changements pour en déterminer les
répercussions sur le pays, n’est-ce pas?
Mr. Baldwin: We do not have a modeling group that I think
could respond in a short period of time to do that, but it is clearly
up to Statistics Canada, not I, to answer that question should you
put it to them.
M. Baldwin : À mon avis, nous n’avons pas de groupe de
modélisation apte à répondre à une telle demande dans un court
délai, mais il appartient clairement à Statistique Canada, et non
pas à moi, de répondre à cette question.
Senator Marshall: Thank you.
Le sénateur Marshall : Merci.
Senator Wallace: Thank you, Mr. Baldwin. Tradeable goods
that are purchased and consumed in Canada and the United
States could be produced either domestically in those countries or
imported from other countries.
Le sénateur Wallace : Merci, monsieur Baldwin. Les biens
échangeables qui sont achetés et consommés au Canada et aux
États-Unis peuvent soit être produits au pays, soit être importés
d’autres pays.
Do you have statistics on any changes that might have
occurred in the percentage of tradeable goods or the nature of
tradeable goods that would be imported into Canada? Do
statistics exist for the United States as well to determine if there
have been any changes in those importation patterns into Canada
and the United States so they could be compared? I am thinking
that if there has been a change where one of the countries has
imported more goods from low-cost producing countries, that
would result in lower tradeable product cost in that country. If we
compare Canada and the United States, we might find
differentials in pricing arising from that simply because of the
fact that one country is importing more tradeable goods than the
other.
Avez-vous des statistiques sur les changements possibles dans
le pourcentage des biens échangeables ou la nature des biens
échangeables qui seraient importés au Canada? Existe-t-il
également des statistiques pour les États-Unis pour comparer
les tendances d’importation au Canada et aux États-Unis et pour
déterminer si elles ont changé? À mon sens, en cas de changement,
c’est-à-dire si un des pays a importé plus de produits en
provenance de pays à faible coût de production, cela
entraînerait une baisse du prix du produit échangeable dans ce
pays. Si nous comparons le Canada et les États-Unis, nous
pourrions repérer des différences dans l’établissement des prix
attribuables au simple fait qu’un pays importe plus de biens
échangeables qu’un autre.
Are there statistics that could be analyzed to consider that? If
there is, if you have looked at it, has there been any change in the
pattern of the importation of those tradeable goods between
Canada and the United States?
Y a-t-il des statistiques qui pourraient être analysées à cet
égard? Le cas échéant, si vous en avez pris connaissance, y a-t-il eu
des changements dans la tendance d’importation des biens
échangeables entre le Canada et les États-Unis?
Mr. Baldwin: In answer to the first part of your question, there
is data that could be used to look at the extent to which imports of
particular commodities — tradeable goods, for example —
whether the penetration ratio of those relative to total demand
in the country have changed over time. I have not conducted that
study, but it could be conducted.
M. Baldwin : En réponse à la première partie de votre question,
il y a des données qu’on pourrait utiliser pour examiner la mesure
dans laquelle on importe des produits particuliers — les biens
échangeables, par exemple —, ou déterminer si le taux de
pénétration de ces produits par rapport à la demande totale au
pays a évolué avec le temps. Je n’ai pas mené une telle étude, mais
elle pourrait être réalisée.
I do not know of a U.S. study in this area. That does not mean
there is not one. If both sets of data existed, you could indeed
look at the extent to which those import penetration rates
Je ne connais aucune étude américaine sur le sujet. Cela ne
signifie pas qu’il n’en existe pas. Si on disposait des deux séries de
données, on pourrait en effet examiner la mesure dans laquelle les
7:26
National Finance
2-11-2011
changed over time, and you could indeed ask, I think, how it
might impact upon the prices of the final product. It is a complex
exercise, but I can see that it could be done.
taux de pénétration des produits importés ont évolué avec le
temps et, selon moi, il y aurait lieu de se demander comment ces
changements influent les prix du produit final. C’est un exercice
complexe, mais je pense que c’est faisable.
Senator Wallace: In comparing Canada to the United States,
we think of the cost of domestic production, the influences on that
domestic production and how it translates into retail pricing.
However, as we know, the impact of imports into each of our
countries, which could be offset by countervailing import duties
that can change the cost to consumers, could be a significant issue
if any country decided to rely less on domestic production and
more on imported production and reduce the cost to consumers.
In any event, as you say, the data may be there.
Le sénateur Wallace : Quand on compare le Canada aux ÉtatsUnis, on pense au coût de la production intérieure, aux
répercussions sur la production intérieure et à comment le tout
se traduit dans les prix de détail. Toutefois, comme on le sait,
l’impact des importations dans chacun des deux pays — impact
qu’on pourrait contrebalancer par des droits compensatoires à
l’importation susceptibles de changer le prix payé par les
consommateurs — pourrait être une question importante si un
pays décidait de se fier moins à la production intérieure et
davantage à la production importée et faisait ainsi baisser la note
pour les consommateurs. De toute façon, comme vous l’avez dit,
les données seraient là.
Mr. Baldwin: One of the concerns that have been addressed by
economists looking at this issue is to what extent the exchange
rate has lowered the cost of imported goods and to what extent
the Canadian manufacturing sector has taken advantage of that
to improve its cost competitiveness. I have not seen the results of
any such study at the present time.
M. Baldwin : Une des préoccupations des économistes qui
étudient la question, c’est de déterminer la mesure dans laquelle le
taux de change a fait baisser le coût des produits importés et la
mesure dans laquelle le secteur manufacturier canadien en a
profité pour améliorer sa compétitivité en matière de coûts.
Jusqu’à maintenant, je n’ai vu aucun résultat de ce genre d’étude.
Senator Wallace: Thank you, Mr. Baldwin.
The Chair: As a follow-up to that, with respect to importing
goods, the assumption was made that it would reduce costs to the
consumer, but it also might be used to increase the profit margin
for the importer or retailer. In your analysis, do you consider the
margins in the United States versus Canada for the same product?
Le sénateur Wallace : Merci, monsieur Baldwin.
Le président : En guise de question complémentaire,
relativement à l’importation de produits, on vient de faire
l’hypothèse que l’importation réduirait les coûts pour les
consommateurs, mais elle pourrait également servir à accroître
la marge de profit de l’importateur ou du détaillant. Dans votre
analyse, tenez-vous compte des marges aux États-Unis par
rapport à celles au Canada pour un même produit?
Mr. Baldwin: No.
M. Baldwin : Non.
The Chair: Thank you.
Le président : Merci.
Senator Peterson: Thank you for your presentation. With
respect to the law of one price, does it have any validity? Does it
work? Is there any benefit?
Le sénateur Peterson : Merci de vos observations. En ce qui a
trait à la loi du prix unique, est-elle valable? Fonctionne-t-elle?
Procure-t-elle des avantages?
Mr. Baldwin: My reading of the literature is that a large
number of economists who have studied this have come to a
general conclusion that the law of one price does not hold
consistently across all products or even across rather large
bundles of products. That is, very specific studies generally find
there is a deviation from it for short periods of time for some
countries.
M. Baldwin : D’après la lecture que je fais de la
documentation, un grand nombre d’économistes ayant étudié
cette question en sont venus à la conclusion générale que la loi du
prix unique n’est pas valable pour tous les produits ou même pour
de vastes groupes de produits. En fait, des études très pointues
révèlent généralement une déviation sur de courtes périodes dans
certains pays.
The study that we produced earlier that Senator Finley went to
sleep reading last night —
D’après l’étude que nous avons produite précédemment et que
le sénateur Finley a lue hier soir avant de s’en dormir...
Senator Finley: I stayed awake.
Mr. Baldwin: — does say that for the short period of time we
looked at earlier, Canada and U.S. prices averaged out over the
1985 to 1999 period, though there were periods when they were
above and below. On average, it came close, though as we have
seen, it does not look like it is coming that close post-2000.
Le sénateur Finley : Je suis resté éveillé.
M. Baldwin : ... on indique que durant la courte période visée,
les prix au Canada et aux États-Unis étaient en moyenne les
mêmes au cours de la période allant de 1985 à 1999, mis à part
quelques périodes où ils étaient supérieurs et inférieurs. En
moyenne, les prix se rapprochaient, même si, comme on l’a vu,
cela ne semble pas être le cas après l’an 2000.
2-11-2011
Finances nationales
7:27
The second part of the question is whether there is benefit from
it, and that is a harder question to answer. I think it goes back to
whether there is a benefit generally from trade that equates prices
across countries, so that consumers can take advantage of the
lowest price available to them. That becomes a more
philosophical issue.
La deuxième partie de la question est de savoir si on en tire un
avantage, et c’est une question difficile à répondre. À mon avis,
cela revient à la question de savoir si, de façon général, il est
avantageux d’avoir des échanges commerciaux qui égalisent les
prix d’un pays à l’autre pour que les consommateurs puissent
profiter du prix le plus bas mis à leur disposition. C’est davantage
une question philosophique.
Senator Peterson: Senator Finley’s beer example is a good one.
That is quite a dramatic shift, and asking what happened there
would lead us somewhere. I am sure there may be others as well,
but I would have thought it might give us some direction there,
but maybe not.
Le sénateur Peterson : Le sénateur Finley a donné un bon
exemple, celui de la bière. Il y a un changement assez radical. Le
fait de se demander ce qui s’est passé pourrait nous donner des
pistes. Je suis sûr qu’il y a d’autres exemples, mais je serais porté à
croire que ce cas pourrait nous donner une direction à suivre,
mais peut-être que je me trompe.
The Chair: Do you have a follow-up question, Senator
Peterson?
Le président : Avez-vous une question complémentaire à poser,
sénateur Peterson?
Senator Peterson: No, thank you.
Le sénateur Peterson : Non, merci.
The Chair: We may want to delve into the price of beer more
deeply at a later time. We will put that on our list.
Le président : Il serait intéressant d’étudier plus à fond le prix
de la bière à une date ultérieure. Je vais l’ajouter à notre liste.
Senator Finley: I do not know whether I should be addressing
this question to your particular directorate. Do you measure, or is
there a form of measurement of the second-hand market in
tradeables, for example, cars, agricultural equipment, aircraft or
any number of items between Canada and the United States? Is
there a measurement, or is that one of the measures that you have
already taken into account?
Le sénateur Finley : Je ne sais pas si je devrais adresser cette
question à votre division. Mesurez-vous le marché des biens
échangeables usagés, par exemple, les voitures, le matériel
agricole, les aéronefs et un certain nombre d’autres articles
d’occasion entre le Canada et les États-Unis? Y a-t-il une mesure à
cet égard, ou en tenez-vous déjà compte?
Mr. Baldwin: I cannot answer that question as to whether or
not second-hand markets are included in the price indexes. I have
not seen them in the Canada-U.S. comparisons; I have not seen a
second category. However, there is another, and I will find out if
they are there. It would be a difficult market to sample and keep
accurate prices on.
M. Baldwin : Je ne peux répondre à votre question quant à
savoir si les marchés d’occasion sont compris dans les indices de
prix. Je n’ai rien vu dans les comparaisons entre le Canada et les
États-Unis; je n’ai pas vu une catégorie d’articles ou de produits
d’occasion. Toutefois, il existe une autre catégorie et je vais me
renseigner pour savoir s’ils sont compris dans cette dernière. Il
serait difficile de prélever un échantillon dans ce marché et de
tenir une liste de prix exacts.
Senator Finley: I talked again to another friend from the
United States who recently moved from Canada to the United
States. Before he knew he was moving to the United States, he
and his wife decided to buy a second-hand car. They bought it in
the United States. He figures he saved between a minimum of
$11,000 and probably as such as $20,000 on the transaction. We
did a study on it and found that a used 2011 Ford F-350, which I
believe is a pickup truck, in the United States second-hand market
is $25,000; in Canada, it is $44,000. Those are huge numbers of
extremes. There are many other examples of this.
Le sénateur Finley : J’ai parlé à un autre ami qui vient de
déménager du Canada aux États-Unis. Son épouse et lui, avant de
savoir qu’ils déménageraient aux États-Unis, ont décidé d’acheter
un véhicule d’occasion. Ils l’ont acheté aux États-Unis. Mon ami
estime avoir sauvé au moins 11 000 $ et peut-être même autant
que 20 000 $ dans cette transaction. Nos recherches nous ont
permis de constater qu’un Ford F-350 2011 usagé, je crois qu’il
s’agit là d’une camionnette, se vend 25 000 $ aux États-Unis, et
44 000 $ au Canada. C’est un écart considérable, et il existe de
nombreux autres exemples du genre.
I am asking you if you can do such a thing, and if you cannot,
then I will keep asking people until I find the person who can, I
suppose. I do wish and hope that you will look at that, and if you
do not currently, perhaps put it in your product basket and
maybe there is a way that you could.
Je vous demande si vous pouvez faire ce genre de choses et, si
vous ne le pouvez pas, je vais continuer de m’informer auprès des
gens tant que je n’aurai pas trouvé quelqu’un qui peut, j’imagine.
J’espère que vous vous pencherez là-dessus. D’ailleurs, si vous ne
le faites pas actuellement, vous pourriez peut-être inclure cela
dans votre panier de produits et il y aurait peut-être moyen de le
faire.
Mr. Baldwin: Thank you.
M. Baldwin : Merci.
7:28
National Finance
2-11-2011
Senator Ringuette: I agree with Senator Finley that the prices
of cars seem to be everywhere, whether they are made in Canada
or not, especially the North American-made ones, the brands that
we have grown up with. That does not seem to be the case with
Honda and Toyota cars made in Canada.
Le sénateur Ringuette : Je suis d’accord avec le sénateur Finley.
Le prix des automobiles, et surtout le prix des nord-américaines
que nous connaissons depuis toujours, qu’elles soient construites
ou non au Canada, varie énormément. Ce ne semble pas être le
cas des voitures Honda et Toyota, qui sont construites au
Canada.
I go back to the question that I wanted to ask: How many
international marketing firms would be paying Statistics Canada
for its data?
Je reviens à la question que je voulais poser : combien de firmes
de marketing international seraient prêtes à payer pour les
données de Statistique Canada?
Mr. Baldwin: I will have to give you an answer on that.
M. Baldwin : Je devrai vous donner une réponse à ce sujet.
Senator Ringuette: I am going back to your chart on page 6.
The globalization phenomenon brought many other techniques
with regard to marketing and pricing. Going back to the answer
that you provided to Senator Marshall, you build up historic data
on Canadian consumer prices and how much Canadians are
willing to pay for groups of products. That would tend to
continue the trend that we have seen and probably also be a factor
in the increase in discrepancy from what we have seen from 1985
to 2002 that I asked about earlier. There is a lot more
sophistication and information.
Le sénateur Ringuette : Je reviens à votre tableau à la page 6.
La mondialisation nous a donné de nombreuses autres techniques
de marketing et d’établissement des prix. Pour revenir à la réponse
que vous avez donnée au sénateur Marshall, vous avez dit que
vous accumulez des données sur les prix à la consommation au
Canada et sur les prix que les Canadiens sont prêts à payer pour
certains produits. Cela irait dans le même sens que la tendance
que nous avons vue et serait probablement un facteur dans
l’accroissement de l’écart entre 1985 et 2002 au sujet duquel je
vous ai déjà interrogé. Il existe maintenant beaucoup plus de
connaissances spécialisées et d’information.
If a manufacturer in Germany or in France knows that
Canadians will buy a product even though the pricing will be 10
or 12 per cent higher in Canada than in the U.S. — they are only
10 per cent of the North American market — then that would
probably be an indicator of this major flux in 2008 in your data. I
am referring to this level of sophistication and this knowledge
from international marketers that they can price their products
higher in Canada. Canadians historically show that they will pay
a higher price.
Si un manufacturier en Allemagne ou en France sait que les
Canadiens achèteront un produit même s’il coûte 10 ou 12 p. 100
de plus au Canada qu’aux États-Unis — ils ne représentent que
10 p. 100 du marché nord-américain — cela serait probablement
un indicateur en ce qui concerne l’importante différence dans vos
donnés en 2008. Je veux parler ici du fait que les spécialistes du
marketing international savent très bien qu’ils peuvent vendre
leurs produits plus cher au Canada. Les Canadiens ont toujours
montré qu’ils paieraient un prix plus élevé.
I go back to my question: How many international marketing
firms would pay for your data? I am assuming that you sell it.
Je reviens à ma question : combien de firmes de marketing
international seraient prêtes à payer pour vos données? Je suppose
que vous les vendez.
Mr. Baldwin: I answered your question a little quickly before. I
know of no international marketing firms that have asked for this
or paid for it. That does not mean that it has not occurred. We
have a marketing department, but I suspect they have not. One of
the purposes of the economic analysis division is to inform debate
effectively where they can, to find data that are in the databases of
Statistics Canada to help the debate. That is what we have done in
this case, and that is what the original paper was written for. At
that time, there was an interest in whether or not prices were
equating.
M. Baldwin : J’avais répondu un peu rapidement à votre
question. À ma connaissance, aucune firme de marketing
international n’a demandé ces données ou n’a payé pour les
avoir. Cela ne signifie pas pour autant que ce ne soit pas arrivé.
Nous avons un service de marketing, mais je pense que non, de
telles données n’ont pas été fournies. Un des objectifs de la
division de l’analyse économique consiste à fournir des
renseignements pertinents dans la mesure du possible, à trouver
l’information dans les bases de données de Statistique Canada
pour alimenter le débat. C’est ce que nous avons fait dans le cas
présent, et c’est la raison pour laquelle le premier document a été
rédigé. À l’époque, on cherchait à savoir si les prix étaient
correspondants.
As you know from discussions around Statistics Canada, we do
have the Statistics Act that requires that we not produce data that
is confidential. I did personally have one request for very detailed
data that came out of this database at a level where we would be
producing data for specific markets on specific prices. We
Comme vous le savez sûrement, aux termes de la Loi sur la
statistique, Statistique Canada ne peut produire de données
confidentielles. J’ai moi-même reçu une demande pour laquelle il
aurait fallu produire, avec une base de données, de l’information
détaillée comportant des prix précis dans des marchés donnés.
2-11-2011
Finances nationales
7:29
ascertained that we were down to a level at which we would be
producing data on specific companies and that would become
illegal.
Nous avons établi que nous produirions des données sur des
compagnies précises et que cela serait illégal.
We also required cooperation from our American colleagues
and asked them whether they would be willing to have their data
released at what I call the ‘‘aggregate 147 industry level,’’ and
their answer was no. We are forced, as we go down in this
database, to look at not only quality in terms of what we can do
to inform public debate. My function is to help with those who
are asking those questions, but we cannot go beyond a certain
point because we are governed by the Statistics Act, and we have
to be very cognizant of the concerns of those who supply data to
us.
Nous avions également besoin du concours de nos homologues
américains et nous leur avons demandé s’ils accepteraient que ce
que j’appelle leurs données au « niveau d’agrégation 147 —
industrie » soient divulguées et ils ont refusé. Nous sommes
contraints, quand nous puisons dans cette base de données, de
tenir compte d’un ensemble de facteurs et non seulement de la
qualité par rapport à ce que nous pouvons faire pour informer le
public. Mon rôle consiste à aider ceux qui posent ces questions,
mais nous ne pouvons aller au-delà d’un certain point, car nous
sommes assujettis à la Loi sur la statistique, et nous devons
connaître les préoccupations de ceux qui nous fournissent
l’information.
That would be an issue as we go down and it would certainly be
an issue if international marketing firms came to us and asked us
for very detailed data. I was thinking if your question was ‘‘Do
they want the PPP?’’ well, they can get that off CANSIM without
paying more than what CANSIM charges for it. However, this
specific data, on very specific markets, begins to become
confidential in some instances and we would then have to go
back and look at the original data and ascertain whether it came
from a very small number of companies and therefore determine
whether it meets the criteria that it can or cannot be released
under the Statistics Act.
Il s’agit là d’une considération dans nos extractions de données
et ce serait très certainement préoccupant si des firmes de
marketing international nous demandaient des données très
détaillées. Si vous me demandiez si ces firmes veulent les
estimations de la parité du pouvoir d’achat, je vous dirais
qu’elles peuvent les obtenir au moyen de CANSIM, sans payer
plus que les frais demandés par CANSIM. Toutefois, les données
qui concernent des marchés très précis peuvent devenir
confidentielles dans certains cas et il nous faut alors retourner
voir les données initiales pour vérifier si elles viennent d’un petit
nombre de compagnies et déterminer si elles peuvent ou non être
divulguées aux termes de la Loi sur la statistique.
Senator Ringuette: Would you do that on a per request basis?
Le sénateur Ringuette : Feriez-vous cela pour chaque demande?
Mr. Baldwin: Yes.
M. Baldwin : Oui.
Senator Ringuette: I suppose you have guidelines to identify to
what extent specific data can be released to the requester.
Mr. Baldwin: Very much so.
The Chair: Mr. Baldwin, from Statistics Canada, thank you
very much for bringing this very interesting information to us. We
will look forward to receiving the follow-up material as well.
[Translation]
Honourable senators, we are continuing our special study on
the potential reasons for price discrepancies in respect of certain
goods between Canada and the United States.
[English]
Le sénateur Ringuette : J’imagine que vous avez des lignes
directrices pour déterminer dans quelle mesure des données
précises peuvent être divulguées au demandeur.
M. Baldwin : Oui, nous en avons.
Le président : Monsieur Baldwin représentait Statistique
Canada. Nous vous remercions de nous avoir fourni ces
renseignements intéressants. Il nous tarde de recevoir le matériel
que vous nous enverrez.
[Français]
Honorables sénateurs, nous poursuivons notre étude spéciale
sur les raisons pouvant expliquer les inégalités entre les prix de
certains articles vendus au Canada et aux Etats-Unis.
[Traduction]
In this second session this morning we are very pleased to
welcome Professor Chandra, who is an assistant professor of
business economics at the University of Toronto’s Rotman
School of Management. He recently moved to that position
from British Columbia.
Pour la deuxième partie de la matinée, nous avons le plaisir
d’accueillir M. Chandra, qui est professeur adjoint d’économie
d’entreprise à l’École de gestion Rotman de l’Université de
Toronto. Il a récemment déménagé de la Colombie-Britannique
pour occuper ce poste.
Professor Chandra, you have the floor, sir, and we are very
pleased to have you here today.
Monsieur Chandra, vous avez la parole. Nous sommes très
contents de vous recevoir aujourd’hui.
7:30
National Finance
2-11-2011
Ambarish Chandra, University of Toronto, Rotman School of
Management, as an individual: Thank you, Mr. Chair. I am very
happy to be here. My name is Ambarish Chandra and I am
assistant professor of business economics at the University of
Toronto. I received by Ph.D. in economics from Northwestern
University and, until June of this year, I was a professor at the
University of British Columbia in Vancouver.
Ambarish Chandra, Université de Toronto, École de gestion
Rotman, témoignage à titre personnel : Merci, monsieur le
président. Je suis très heureux d’être ici. Mon nom est
Ambarish Chandra et je suis professeur adjoint d’économie
d’entreprise à l’Université de Toronto. J’ai obtenu mon doctorat
en économie à l’Université Northwestern et jusqu’en juin dernier,
j’enseignais à l’Université de la Colombie-Britannique à
Vancouver.
My research examines firm competition and consumer
behaviour in industries such as media, gasoline and
automobiles. The topic of my current research is also the topic
at hand today, which is price differences between Canada and the
U.S. I have three studies that are directly relevant to the issue at
hand.
Dans ma recherche, je me suis penché sur la concurrence entre
les entreprises et les habitudes des consommateurs dans des
industries comme les médias, l’essence et l’automobile. La
recherche que je mène actuellement porte sur le sujet qui nous
occupe aujourd’hui, c’est-à-dire les différences de prix entre le
Canada et les États-Unis. Je mène en ce moment trois projets qui
sont directement liés à la question à l’étude.
The first, in association with Keith Head and Mariano
Tappata, who are former colleagues of mine at UBC, examines
how Canadian and U.S. residents make the decision to cross the
border to shop in the other country and, in particular, how
exchange rates, gasoline prices and travellers’ distance to the
border determines this decision. The second study examines the
extent to which Canadians choose to fly out of U.S. airports
rather than Canadian ones when flying to destinations in the U.S.
or internationally. This is a particularly pressing issue at the
moment. The third study examines how and why Canadians
choose to buy cars in the U.S. rather than in Canada.
Le premier, réalisé en collaboration avec mes anciens collègues
de l’Université de la Colombie-Britannique, Keith Head et
Mariano Tappata, porte sur le processus décisionnel des
résidants du Canada et des États-Unis qui traversent la
frontière pour magasiner, plus particulièrement la façon dont le
taux de change, le prix de l’essence et la distance par rapport à la
frontière influencent leur décision. La deuxième étude porte sur la
mesure dans laquelle les Canadiens choisissent de prendre l’avion
à des aéroports américains plutôt qu’à des aéroports canadiens
pour se rendre ailleurs aux États-Unis ou à l’étranger. Il s’agit
d’une question particulièrement pressante à l’heure actuelle. La
troisième étude porte sur les raisons pour lesquelles les Canadiens
choisissent d’acheter des voitures aux États-Unis plutôt qu’au
Canada, et sur la façon dont ils s’y prennent.
I will turn to the issue at hand, which is price discrepancies
between the U.S. and Canada. There appear to be two questions:
First, why do these price discrepancies exist, and, second, what, if
anything, can we do about them?
Passons maintenant au sujet à l’étude, à savoir les écarts de prix
entre le Canada et les États-Unis. Il semble y avoir deux
questions. Premièrement, pourquoi ces écarts existent-ils?
Deuxièmement, quelles mesures peuvent être prises, le cas
échéant, pour les combler?
I believe there are three major reasons for price differences
between the U.S. and Canada. First, Canadian firms generally
need to pay higher taxes and tariffs on imports of raw materials
and other inputs than U.S. firms do. Second, the U.S. is a larger
market. This fact allows costs to be spread over a larger consumer
base and also permits more competition. Both of these factors
tend to lower final prices. Third — and this is the point I would
like to focus on — is the exchange rate. We already heard a little
bit about this earlier this morning from Mr. Baldwin.
J’estime qu’il y a trois grandes raisons qui expliquent les écarts
de prix entre le Canada et les États-Unis. Premièrement, les
entreprises canadiennes doivent habituellement payer des taxes et
des tarifs plus élevés que les entreprises américaines, tout
particulièrement pour les importations de matières premières et
autres. Deuxièmement, les États-Unis représentent un marché
plus important, ce qui permet la répartition des coûts sur un plus
grand nombre de consommateurs et une plus grande concurrence.
Ces deux facteurs entraînent habituellement une réduction des
prix finaux. Troisièmement — et c’est le point sur lequel j’aimerais
insister —, il y a le taux de change. M. Baldwin a d’ailleurs parlé
un peu de ce point ce matin.
Currently the Canadian dollar is extremely strong by historical
standards, and Canadian goods appear overpriced primarily
because we are using today’s exchange rate to compare prices in
the two countries. The problem is that when exchange rates
change, firms do not always change their prices in response, and
therefore it can appear that prices in the two countries are not
Actuellement, selon les normes historiques, le dollar canadien
est extrêmement fort, et les biens fabriqués au Canada semblent
surévalués essentiellement parce que nous utilisons le taux de
change d’aujourd’hui pour comparer les prix entre les deux pays.
Le problème est le suivant : lorsque les taux de change
augmentent ou diminuent, les entreprises ne changent pas
2-11-2011
Finances nationales
7:31
aligned. This works the other way as well. A decade ago, prices in
Canada were a relative bargain and many more Americans were
coming to Canada shop rather than the other way around today.
toujours leurs prix en conséquence, ce qui peut donner
l’impression que les prix ne sont pas harmonisés entre les deux
pays. L’inverse est vrai aussi. Il y a dix ans, les prix fixés au
Canada étaient relativement avantageux et les Américains
venaient en grand nombre magasiner au Canada. Aujourd’hui,
c’est l’inverse.
It is an inevitable consequence of Canada’s size compared with
the U.S. and of the large role played by commodity markets in
our exports that the relationship between the Canadian and
American currencies will be volatile. There have always been large
swings in the exchange rates, but the degree of volatility has been
pronounced in recent years. The Canadian dollar went from
record low of 62 cents in 2001 to a record high of $1.08 in 2007.
That is just six years. In the period immediately after the financial
crisis, namely, in the fall of 2008, the Canadian dollar lost
20 per cent of its value within five minutes and appreciated again
quickly following that period.
Une des conséquences inévitables de la taille du marché
canadien par rapport à celle du marché américain et du grand rôle
joué par les bourses de marchandises dans nos exportations est
que la relation entre les monnaies canadienne et américaine est
considérablement volatile. Les taux de change ont toujours connu
d’importantes fluctuations, mais ces dernières années, le degré de
volatilité a augmenté. Le dollar canadien est passé de 62 cents en
2001, ce qui était le plus bas niveau jamais enregistré, à 1,08 $ en
2007, soit le niveau le plus élevé de son histoire. Tout cela s’est
passé sur une période de six ans seulement. Dans la période
suivant immédiatement la crise financière, soit à l’automne 2008,
le dollar canadien a perdu environ 20 p. 100 de sa valeur à
l’intérieur de cinq mois, puis a augmenté rapidement par la suite.
We are living currently in unprecedented economic times.
Swings of 1 or 2 per cent of the value of the currency within just
one day are not uncommon, but this was unheard of in the past.
Within this environment firms face a lot of uncertainty, both in
terms of future exchange rates as well as in their more general
economic outlook. It is impractical for them to respond to shortterm fluctuations in the price of their inputs. Firms are always
reluctant to cut prices but especially if they believe that they will
only need to raise them again in the future. To some extent, this
behaviour of firms is understandable, although I am not
completely here to apologize for how firms are behaving.
La situation économique que nous connaissons actuellement
est sans précédent. Des changements de 1 ou 2 p. 100 dans la
valeur des monnaies à l’intérieur d’une même journée sont
désormais communs, ce qui n’était pas le cas par le passé. Dans ce
contexte, les entreprises font face à une grande incertitude, tant en
ce qui concerne les taux de change à venir que leurs perspectives
économiques générales. Il n’est pas pratique pour elles de réagir
aux fluctuations à court terme dans le prix de leurs intrants. Les
entreprises sont réticentes à réduire les prix, surtout si elles
prévoient devoir les augmenter de nouveau ultérieurement. Ce
comportement est compréhensible dans une certaine mesure, mais
je ne suis pas ici pour défendre les entreprises.
I will turn now to the question of whether there is anything that
Canada could or should do to address this issue of price
differences between the U.S. and Canada. I believe there are
two possibilities. First, Canada should consider harmonizing
taxes and tariffs for firms that need to source materials and inputs
from abroad with what the U.S. tariffs are for the same inputs.
Some media reports actually suggest that a proposal like this may
already be under consideration in the forthcoming perimeter deal
between the U.S. and Canada.
Demandons-nous maintenant s’il y a quelque chose que le
Canada pourrait ou devrait faire pour régler la question des écarts
de prix avec les États-Unis. À mon avis, il y a deux possibilités.
D’abord, le Canada devrait harmoniser les taxes et les tarifs pour
les entreprises qui doivent se procurer du matériel et des
ressources à l’étranger avec les tarifs des États-Unis pour des
ressources identiques. Selon certains médias, une proposition de
la sorte ferait peut-être déjà l’objet d’un examen dans le cadre de
l’entente sur le périmètre de sécurité que le Canada et les ÉtatsUnis envisagent de conclure.
The second proposal, which is something that I have worked
on and thought of a fair amount about, is the panel to consider
relaxing personal exemptions for Canadians travelling abroad.
The Canadian dollar is currently very strong, as the panel
currently is well aware, and the strength of loonie is for many
reasons. As I argued in conjunction with Keith Head at UBC in
an op-ed in the The Globe and Mail earlier this year, it is time for
all Canadians to enjoy the benefits of the situation.
Deuxièmement, le comité pourrait envisager l’assouplissement
des mesures d’exemption personnelles s’appliquant aux
Canadiens voyageant à l’étranger. Je dois dire que je me suis
longuement penché sur cette proposition. Le dollar canadien est
actuellement très fort, comme le sait le comité, et cette force est
attribuable à de nombreux facteurs. Comme je le soutiens,
conjointement avec Keith Head de l’Université de la ColombieBritannique, dans un article voisin de la page éditoriale du Globe
and Mail paru plus tôt cette année, le moment est venu pour tous
les Canadiens de tirer parti de cette situation.
As we had noted in that article, Canadians currently have a
zero exemption from taxes and duties when travelling outside the
country on same-day trip — that is, for a trip of less than
Comme nous l’avions souligné dans cet article, à l’heure
actuelle, aucune exemption de taxes et de droits n’est offerte aux
Canadiens qui se rendent à l’extérieur du pays pendant moins de
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National Finance
2-11-2011
24 hours. Compare that to a $200 exemption for U.S. residents on
a same-day trip to Canada. In general, for trips less than a week
Canada’s exemptions are more restrictive than in the U.S.
Interestingly, the U.S. Congress is considering legislation that
would raise same-day exemptions for U.S. residents to U.S.
$1,000 compared with the current situation of zero dollars in
Canada. However, reports indicate that Canada is opposing
matching these exemptions for Canadians despite urging by the
U.S. to do so.
24 heures. En revanche, les États-Unis accordent une exemption
de 200 $ à tous les résidants américains qui viennent au Canada
pendant moins de 24 heures. De façon générale, les exemptions du
Canada sont plus restrictives que celles des États-Unis pour les
voyages de moins d’une semaine. Chose intéressante, le Congrès
des États-Unis étudie actuellement un projet de loi qui permettrait
de faire passer les exemptions personnelles à 1 000 $ pour les
voyages aller-retour le même jour. Toutefois, les rapports révèlent
que le Canada s’oppose à faire de même pour ses citoyens, et ce,
malgré la vive insistance des États-Unis en ce sens.
I believe that Canada should seize this opportunity and
liberalize personal exemptions. There are many positive
outcomes for Canada for such a move. First, this would take
considerable pressure off the Canada Border Services Agency. As
we had noted in our op-ed, every additional resource that the
CBSA expends on checking consumer purchases is less resources
for the other functions, which are considerable and vital. In 2007,
a Senate committee noted exactly this point and noted that
Canadian policy does not currently strike the right balance and
recommended that Canada harmonize its exemptions with those
of the U.S.
Je crois que le Canada devrait saisir cette occasion et libéraliser
les exemptions personnelles. Une telle mesure donnerait lieu à de
nombreux résultats bénéfiques pour le Canada. Premièrement,
cette mesure atténuerait considérablement les pressions exercées
sur l’Agence des services frontaliers du Canada. Comme nous
l’avions indiqué dans notre article, les ressources que l’ASFC
consacre à la vérification des achats des consommateurs ne
peuvent être affectées aux autres fonctions de l’Agence, lesquelles
sont considérables et essentielles. Un comité du Sénat avait
souligné en 2007 que la politique canadienne n’établissait pas
l’équilibre requis et avait recommandé au Canada d’harmoniser
ses exemptions avec celles des États-Unis.
The second reason for such a move would be that liberalizing
personal exemptions provides a direct benefit to Canadians. As
mentioned above, it is time to allow every Canadian, taxpayers
and citizens, to enjoy the benefits of our strong currency and a
relatively strong economic outlook.
Deuxièmement, les Canadiens tireraient des avantages directs
de la libéralisation des exemptions personnelles. Comme je l’ai
mentionné précédemment, le moment est venu de permettre aux
contribuables et aux citoyens canadiens de bénéficier des
avantages de la force de notre dollar et de nos perspectives
économiques relativement solides.
The third reason is that doing so would increase pressure on
retailers in Canada to match U.S. prices. For this reason, all
Canadian consumers, not only the ones who shop across the
border, would benefit.
Troisièmement, cette mesure accentuerait les pressions exercées
sur les détaillants canadiens pour qu’ils offrent des prix
équivalents à ceux des É tats-Unis. Ainsi, tous les
consommateurs canadiens, même ceux qui ne franchissent pas
la frontière pour faire des achats, en tireraient parti.
Fourth, I believe that we would have an historic opportunity to
increase cross-border travel and trade, something that is of benefit
to both countries but especially to Canada. For years, Ottawa has
raised concerns about the thickening of the U.S.-Canada border.
Here is an immediate opportunity to make the border less
cumbersome, less bureaucratic, essentially less thick, by allowing
Americans and Canadians to travel and trade more easily with
each other.
Quatrièmement, j’estime qu’une occasion sans précédent s’offre
à nous d’accroître le commerce et les déplacements
transfrontaliers, ce qui constituerait un avantage pour les deux
pays, mais surtout pour le Canada. Depuis des années, Ottawa
soulève des préoccupations au sujet de l’« épaississement » de la
frontière canado-américaine. Nous avons ici l’occasion d’alléger
les modalités bureaucratiques des déplacements transfrontaliers
en permettant aux Américains et aux Canadiens de voyager et
faire du commerce plus facilement dans un pays comme dans
l’autre.
There may be some concerns about my proposal. One concern
may be that government tax revenues may be affected. I do not
believe that increasing personal exemptions would have a
significant effect on revenues. I am happy to talk more in detail
about that. The other concern is that firms in Canada, Canadian
firms, will oppose such a move. I have no doubt they will oppose
it vigorously. A few points to consider: First, current public policy
is weighted toward the interests of firms in Canada. All I am
proposing is to shift some of those benefits to Canadian
consumers and taxpayers. Second, many of the firms that
benefit from the current restrictions on travel and trade across
Il se peut que ma proposition soulève certaines préoccupations.
On pourrait craindre que les recettes fiscales du gouvernement
soient touchées. Je ne crois pas que le fait d’accroître les
exemptions personnelles aurait une incidence importante sur les
recettes. Je me ferai un plaisir de vous en dire davantage à ce sujet.
On pourrait également craindre que les entreprises au Canada, les
entreprises canadiennes, s’opposeront à une telle mesure. Je n’ai
pas le moindre doute qu’elles le feront. Il y a cependant quelques
points à prendre en considération : d’abord, la politique actuelle
profite grandement aux entreprises au Canada. Je propose
simplement de transférer une partie des avantages tirés aux
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Finances nationales
7:33
the border are not even Canadian; most are American. For
example, Apple sells its products at considerably higher prices in
Canada than it does in the U.S. Media reports have noted the
same about firms like J. Crew and Best Buy. There is academic
research showing that American firms such as Amazon and
Safeway, big booksellers and grocery chains, are selling identical
products in Canada at higher prices than they do in the U.S. This
is not a question of higher costs; this is simply the same firm
charging a higher price in Canada because they can get away with
it. I believe that if firms can get away with it, they should; firms
are in the business of making money. As a counter to that, I
believe that we should make it easier for consumers to shop where
they choose. It is a mystery to me why we would design Canadian
public policy to expressly benefit American firms.
citoyens et aux contribuables canadiens. Ensuite, bon nombre des
entreprises qui tirent parti des restrictions sur les déplacements et
le commerce en place ne sont même pas canadiennes; la plupart
sont américaines. Par exemple, Apple vend ses produits à des prix
considérablement plus élevés au Canada qu’aux États-Unis. Les
médias ont aussi rapporté que des entreprises comme J. Crew et
Best Buy font la même chose. En outre, les recherches effectuées
révèlent que des entreprises américaines comme Amazon, qui
vend des livres, et Safeway, qui est une chaîne de magasins
d’alimentation, vendent au Canada des produits identiques à des
prix beaucoup plus élevés qu’aux États-Unis. Ces entreprises
n’ont pas des coûts plus élevés au Canada, elles vendent leurs
produits plus cher tout simplement parce qu’on les laisse faire.
Selon moi, si les entreprises peuvent agir ainsi, elles doivent en
profiter. Les entreprises ont pour but de faire de l’argent.
Toutefois, j’estime que nous devrions faire en sorte que les
consommateurs puissent plus facilement faire leurs achats là où ils
le souhaitent. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi la politique
publique canadienne devrait être conçue pour profiter
expressément aux entreprises américaines.
With that, I will end my remarks. I am happy to take
questions.
Voilà qui met fin à mes observations. Il me fera plaisir de
répondre aux questions.
The Chair: Thank you very much. There are interesting points
that you raise, Professor Chandra. I have senators who wish to
engage in the discussion with you. I will start with Senator
Eggleton from Toronto.
Le président : Merci beaucoup. Vous soulevez des points
intéressants, monsieur Chandra. Certains sénateurs souhaitent
discuter avec vous. J’accorde en premier la parole au sénateur
Eggleton, de Toronto.
Senator Eggleton: Welcome; thank you for being here. This is
intriguing. If we went to $1,000 a day, there would probably be a
flood of people heading over the border, would you not think?
How much of a disruption would this cause to our own retailers?
You think that ultimately it will force them into being more
competitive, but by the same token they say there are higher
tariffs and taxes here so it is not just all the desire for more profit.
I think a lot of people would be very concerned about that part of
it, the effect on businesses.
Le sénateur Eggleton : Bienvenue et merci d’être venu. Comme
c’est intrigant. Si nous passions à 1 000 $ par jour, ne pensez-vous
pas que les gens se mettraient à traverser la frontière en grand
nombre? Dans quelle mesure cela perturberait-il les détaillants
canadiens? Selon vous, ils seraient obligés de devenir plus
concurrentiels, mais eux-mêmes font valoir que les droits et les
taxes sont plus élevés au Canada, que la différence de prix n’est
pas attribuable à la soif du profit. Je pense que beaucoup de gens
se soucieraient de l’incidence de la mesure sur les entreprises.
Can you demonstrate that, in the medium and long term, this is
not something we need to fear?
Pouvez-vous démontrer que, à moyen et long terme, nous
n’avons rien à craindre en ce sens?
Mr. Chandra: I am not necessarily advocating that we go to
$1,000 overnight. What that right number should be for the
exemption is something that we can work out and I am happy to
give you my opinion on that. The current exemption is zero. You
could go to the U.S. today and come back with a pack of —
M. Chandra : Je ne préconise pas nécessaire qu’on passe à
1 000 $ du jour au lendemain. La mesure de l’exemption est
quelque chose que nous pouvons déterminer, et il me ferait plaisir
de vous donner mon opinion à ce sujet. À l’heure actuelle,
l’exemption est nulle. Vous pourriez revenir des États-Unis
aujourd’hui en possession d’un paquet...
Senator Eggleton: Within 24 hours I think you get $25, do you
not?
Le sénateur Eggleton : Pour un voyage de 24 heures,
l’exemption est de 25 $, n’est-ce pas?
Mr. Chandra: You get $50.
M. Chandra : Elle est de 50 $.
Senator Eggleton: You get $50, but it is not the same day.
Le sénateur Eggleton : D’accord, 50 $, mais pas le même jour.
Mr. Chandra: If you go today and come back with a pack of
chewing gum, in theory you would be paying taxes and duties on
that. In practice you probably do not notice, but the point is that
the current exemption is zero. I am not saying that we should raise
it to $1,000.
M. Chandra : Si vous partiez aujourd’hui et reveniez avec un
paquet de gomme à mâcher, vous devriez en théorie payer des
droits. En réalité, ce n’est pas quelque chose qu’on remarque,
mais le fait est que l’exemption actuelle est nulle. Je ne suis pas en
train de dire qu’on devrait la faire passer à 1 000 $.
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National Finance
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Senator Eggleton: What do you think we should raise it to
initially?
Le sénateur Eggleton : À votre avis, à quel niveau l’exemption
devrait-elle être fixée, au début?
Mr. Chandra: First, it would be great if we had some sort of
agreement that in principle the exemption should be higher than
zero. What that right number is, I cannot give you a number right
now but I am happy to contribute to that discussion. It does not
seem as though that discussion is on the table yet. If we raise the
exemption to something reasonable, for example we matched
current U.S. exemptions — although I would urge that we should
be bolder and raise them higher than that —
M. Chandra : Il serait idéal qu’en premier lieu, nous ayons un
accord de principe aux termes duquel l’exemption serait
supérieure à zéro. Je ne suis pas en mesure de vous dire un
chiffre, mais il me ferait plaisir de contribuer à la discussion sur ce
sujet. Je ne pense pas que nous en soyons encore là. Si nous
faisons passer l’exemption à un niveau raisonnable, par exemple
celui en vigueur aux États-Unis —bien qu’à mon avis, je pense
que nous pourrions être un peu plus audacieux et la fixer à un
niveau plus élevé...
Senator Eggleton: What are the current exemptions?
Le sénateur Eggleton : Quelle est-elle à l’heure actuelle?
Mr. Chandra: The current U.S. same day exemptions are $200.
M. Chandra : L’exemption accordée est actuellement de 200 $
pour les voyages aller-retour.
If we were to do that, there are a few things. Initially, there will
definitely be a flood of people who say, ‘‘Wait a minute. We can
actually get good prices in the United States. Let’s go there.’’ I am
sure you will inevitably see media reports about loss of sales to the
U.S. You will inevitably see firms here complain about lost sales.
This situation might last for a few months but, over time, the
novelty of this will wear off. Over time, I predict that you will see
prices in Canada converge, especially for tradeable goods, things
like small electronics, an iPad that Apple would sell. You will see
those prices converge between the two countries.
Si nous égalons ce chiffre, quelques choses se passeront. Au
début, un paquet de monde se dira : « Attendez un instant. Les
prix sont meilleurs aux États-Unis. Allons-y. » Je suis certain qu’il
y aura des reportages sur l’accroissement des ventes aux ÉtatsUnis au détriment du Canada. Les entreprises canadiennes se
plaindront certainement de la même chose. On en parlera pendant
quelques mois, mais au fil du temps, on passera à autre chose. Au
fil du temps, je prédis que les prix au Canada — notamment des
biens marchands comme les petits produits électroniques, les iPad
vendus par Apple — se rapprocheront de ceux aux États-Unis. Il
y aurait une convergence des prix entre le Canada et les ÉtatsUnis.
Second, we might be concerned about the loss of tax revenues,
but the CBSA noted last week to this panel that currently they
collect just $190 million in taxes and duties from cross-border
purchases. The exemptions are zero, but in practice the CBSA
does not have the time and resources to monitor small-scale
exemptions. We should codify that. What is the point of having a
law that says the exemption is zero when that will not be enforced,
and when it is not even clear that is not a big dent to government
revenues?
Deuxièmement, on se soucierait de la perte de recettes fiscales,
mais la semaine dernière, l’ASFC a fait remarquer au présent
comité qu’elle perçoit seulement 190 millions de dollars en taxes et
en droits sur les achats transfrontaliers. L’exemption est nulle,
mais dans les faits, l’ASFC n’a ni le temps ni les ressources
nécessaires pour surveiller les petits achats. La loi devrait refléter
cette réalité. Quel est le but de fixer l’exemption à zéro dans la loi
si cette disposition n’est pas appliquée et s’il n’est pas clairement
établi que la perte de revenus pour le gouvernement est minime?
Senator Eggleton: That is a good point. On your other proposal
about harmonizing taxes and tariffs, can you take a product and
sort of describe how lowering the tariffs to match the U.S. would
be done and how it would benefit Canadian prices?
Le sénateur Eggleton : C’est un bon point. À propos de
l’harmonisation des taxes et des droits que vous proposez,
pouvez-vous nous citer un produit en exemple afin d’illustrer
comment nous pourrions réduire les droits de douane pour qu’ils
soient égaux à ceux imposés par les États-Unis et nous expliquer
en quoi cela aurait une incidence positive sur les prix aux Canada?
Mr. Chandra: I could give you — this is not an area of my
immediate expertise. The area that I work on is cross-border
travel and pricing, not so much imports of raw materials that
firms have. However, I do believe that if we were to have a level
playing field and Canadian firms were to pay the same tariffs and
taxes on imports from Asia, for example, and on raw materials,
electronics or clothing goods, that would bring prices in line with
the U.S. It would reduce the incentive for consumers to shop
across the border.
M. Chandra : Prenons par exemple — cela ne relève pas
vraiment de mon domaine d’expertise. Je me spécialise en
déplacements transfrontaliers et en différences de prix
transfrontalières, pas en importation de matières premières
qu’utilisent les entreprises. Cependant, j’estime que si nous
égalisions le terrain de jeu et si les entreprises canadiennes
payaient les mêmes droits sur les importations de matières
premières, de produits électroniques et de vêtements venant
d’Asie, par exemple, nos prix ressembleraient davantage aux prix
aux États-Unis. Ainsi, les consommateurs seraient moins tentés de
magasiner aux États-Unis.
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Finances nationales
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Senator Eggleton: That is if the retailer or the manufacturer
passes the price on to the consumer.
Le sénateur Eggleton : À condition, bien entendu, que le
détaillant ou le fabriquant fasse profiter les consommateurs de ces
économies.
Mr. Chandra: Ultimately, if we believe there is enough
competition in Canada, they would be forced to. I think,
ultimately, there is enough competition in Canada for them to
be able to do that. Currently, they are paying high taxes. As I
said, I am not here to apologize for firms, but they do have more
restrictive conditions than their U.S. counterparts do.
M. Chandra : Au bout du compte, si la concurrence est
suffisante au Canada, ils seraient obligés de le faire. À mon
avis, c’est le cas. Les entreprises canadiennes versent beaucoup
d’argent en taxes. Je répète que mon but n’est pas de faire des
excuses pour les entreprises canadiennes, mais il demeure qu’elles
sont soumises à des conditions plus restrictives que leurs
homologues américains.
Senator Runciman: If memory serves me correctly, I think you
are the third witness appearing before the committee who has
recommended adjustments to the exemptions. I tend to agree, as
one living near the border. I think there is an unofficial exemption
already in place with a lot of the border services folks. We did
have some testimony from border services that certain levels of
groceries, for example $100, go on through. If you start getting
into having those folks pulled over, it will simply bound the
border up even more than it is today.
Le sénateur Runciman : Si je ne m’abuse, vous êtes le troisième
témoin à préconiser l’ajustement de l’exemption devant le présent
comité. Je suis plutôt d’accord, comme je vis près de la frontière.
Je pense que beaucoup d’agents des services frontaliers accordent
déjà une exemption officieuse. Certains d’entre eux ont déjà
témoigné du fait que, jusqu’à concurrence de 100 $, par exemple,
les épiceries sont autorisées. Si l’on commençait à soumettre ces
consommateurs à des vérifications, la frontière serait encore plus
congestionnée qu’elle l’est aujourd’hui.
You talked about the rationale with respect to why Canada has
not moved in this direction. You talked about tax revenue. Have
you had any direct interaction with the government with respect
to the rationale? We are talking about the retail sector getting up
in arms, but the retail council itself contends they have not taken a
position on this informally with the government. What kind of
feedback have you heard with respect to the government’s
rationale? I know the tax revenue side, but is it primarily to
protect domestic retailers? What is your sense of that?
Vous avez parlé de la raison pour laquelle le Canada n’a pas
encore ajusté l’exemption. Vous avez parlé de recettes fiscales. En
avez-vous déjà directement parlé avec le gouvernement? Je parle
notamment du lever de boucliers parmi les détaillants, malgré le
fait que le Conseil du commerce au détail a affirmé ne pas avoir
pris position sur cette question, même officieusement. Qu’avezvous entendu à propos de la motivation du gouvernement? Je
comprends la question des recettes fiscales, mais cherche-t-on
avant tout à protéger les détaillants canadiens? Qu’en pensezvous?
Mr. Chandra: I am not entirely certain. After we wrote the
op-ed, both my colleague Keith Head and I were asked about this
by the media and a few other people. Apparently, the media also
contacted the finance minister and asked for his response, and at
least as stated in the media, his response was that he was
concerned about the tax revenue, the fact that more purchases in
Canada would imply a loss of tax revenue in the United States. I
said, if we were to liberalize this, I am sure the retail association
will be up in arms. Whether they are lobbying behind the scenes to
prevent this is something I have no idea about at all. That may be
one unstated reason why the government is slow to act.
M. Chandra : Je ne sais pas, exactement. Les médias et d’autres
nous ont posé la même question, à moi et à mon collègue, Keith
Head, après la parution de notre éditorial. Apparemment, les
médias auraient également contacté le ministre des Finances pour
lui poser la même question, et celui-ci aurait répondu — c’est du
moins ce qu’ont rapporté les médias — qu’il se souciait des
recettes fiscales, du fait qu’une augmentation des achats au
Canada signifierait une perte de recettes fiscales aux États-Unis.
Je répète que je suis certain que l’association des détaillants
s’insurgerait si on décidait de libéraliser le système. Toutefois, je
n’ai aucune idée si elle exerce des pressions en coulisses pour éviter
que cela se passe. C’est peut-être une des raisons cachées qui
explique l’inaction du gouvernement.
Senator Runciman: Therefore, essentially for you and your
colleagues it is difficult to test this theory until it actually occurs,
whether it is on a gradual scale or not.
Le sénateur Runciman : J’en conclus donc que vous et vos
collègues auraient du mal à démontrer votre théorie jusqu’à ce
qu’elle soit mise en pratique, graduellement ou non.
Mr. Chandra: You are exactly right. This is impossible to test
until we put it into practice. The most we can do is provide our
best estimate of what would happen, based on what theory says,
and our reading of how integrated the two markets are. We
believe that integrating the markets further would force prices to
converge more quickly, and therefore we would not see the flood
M. Chandra : Vous avez tout à fait raison. C’est impossible à
dire tant qu’on n’aura pas fait le pas. Le mieux qu’on puisse faire,
c’est vous dire ce qui se passerait au meilleur de nos
connaissances, en fonction de la théorie sous-jacente et de ce
que nous avons lu à propos de la mesure de l’intégration des deux
marchés. À notre avis, une plus grande intégration des marchés
7:36
National Finance
2-11-2011
of people crossing the border to shop. We might in the short run
— I am not disputing that — but in the long run, I do not think
that is sustainable.
entraînerait une convergence plus rapide des prix. Par conséquent,
nous ne pensons pas que les gens se rueraient à la frontière en
grand nombre. Peut-être au début, je ne conteste pas cette
possibilité, mais je doute que cela se maintiendrait à long terme.
With that said, you are right, which is also why I would not
advocate rushing to $1,000 exemption the same day. We could do
this gradually, at least, if we are open in principle to the idea that
Canadians should not be prevented from their freedom of
mobility and freedom of purchase from buying wherever they
want.
Cela dit, vous avez quand même raison, et c’est justement
pourquoi je ne préconise pas qu’on fasse immédiatement passer
l’exemption à 1 000 $. On pourrait néanmoins y tendre
graduellement, si nous sommes ouverts en principe à l’idée selon
laquelle on ne devrait pas limiter la liberté des Canadiens de se
déplacer et d’acheter des biens où qu’ils veulent.
Senator Runciman: One of your areas of study was the auto
sector. Could you speak to that? We heard some testimony about
significant differences, especially autos that are produced in
Canada for example. Can you give us your understanding on why
that occurs?
Le sénateur Runciman : Vous vous êtes intéressé tout
particulièrement au secteur de l’automobile. Pouvez-vous nous
en parler? Certains témoins nous ont parlé de différences
appréciables, notamment en ce qui concerne les voitures
fabriquées au Canada, par exemple. Pouvez-vous nous expliquer
le phénomène?
Mr. Chandra: I was listening to Mr. Baldwin’s testimony, and
he classified autos as tradable goods, and, fundamentally, that is
correct. However, in practice they are not tradeable because there
are many regulations that prevent you from just going to the U.S.
and bringing the car back. For example, Transport Canada has
regulations over and above what U.S. specifications of cars are.
Also, and this is something that is just coming out of our research,
U.S. manufacturers are not transferring warranties any longer for
Canadians who buy cars in the U.S. and bring them back. I am
not surprised because they like to see this situation of segmented
markets. They like to be able to price products differently in
different markets. All the theories suggest that is exactly what is
profit maximizing for them. Cars are problematic because we
have this issue of warranties, and if firms want to segment the
market, they can do so. It is hard for government or public policy
to change that.
M. Chandra : J’ai écouté le témoignage de M. Baldwin, qui a
mis les automobiles dans la catégorie des biens marchands;
fondamentalement, il n’a pas tort. Cependant, en réalité, ce ne
sont pas des biens marchands, car de nombreux règlements nous
empêchent d’acheter une voiture aux États-Unis et de la ramener
au Canada. Le règlement de Transports Canada, par exemple,
vient s’ajouter aux exigences en vigueur aux États-Unis. Qui plus
est, comme notre recherche nous l’a appris récemment, les
fabricants américains n’offrent plus de garantie aux Canadiens
qui achètent une voiture aux États-Unis et la ramènent au
Canada. Ce n’est pas étonnant, puisqu’ils sont favorables à la
segmentation du marché. Ils aiment pouvoir vendre leurs produits
à des prix différents en fonction du marché. Toutes les théories
portent à croire que c’est ainsi qu’ils maximisent leurs profits.
L’exemple des voitures est compliqué à cause de la question des
garanties; si les entreprises veulent segmenter le marché, elles le
peuvent. La politique gouvernementale ou publique peut
difficilement changer cela.
I was listening to Senator Finley’s example. It is true that many
cars here are more expensive. Some cars here are not; some are
cheaper. Going back to the fact that today’s exchange rate is, by
historical standards, very strong. A decade ago, cars here were
cheaper; most things were cheaper. Even three years ago, when
the Canadian dollar fell, as Mr. Baldwin testified, prices do not
adjust that quickly, so it is a consequence of the fact that the
loonie is so strong right now.
J’ai écouté l’exemple cité par le sénateur Finley. Il est vrai que
beaucoup de voitures coûtent plus cher au Canada. D’autres
coûtent moins cher, cependant. N’oublions pas que le dollar est
très fort, relativement parlant. Il y a dix ans, les voitures coûtaient
moins cher; la plupart des choses coûtaient moins cher. Comme
l’a dit M. Baldwin, même il y a trois ans, quand le dollar a chuté,
les prix ne se sont pas ajustés rapidement, c’est pourquoi la
différence actuelle est attribuable à la force du dollar.
Senator Runciman: Have you looked at the impact of
provincial regulation? Senator Finley was talking about beer
prices. For example, in Ontario, the government sets a minimum
price, so you cannot use it as loss-leader, for example, which a lot
of American retailers do. How significant is the provincial
government with respect to keeping prices higher in Canada?
Le sénateur Runciman : Vous êtes-vous penché sur l’incidence
de la réglementation provinciale? Le sénateur Finley a parlé du
prix de la bière. En Ontario, par exemple, le gouvernement a fixé
un prix minimum pour empêcher qu’on n’en fasse un produit
d’appel, par exemple, comme le font beaucoup de détaillants
américains. À quel point le gouvernement provincial joue-t-il un
rôle important dans le maintien des prix élevés au Canada?
2-11-2011
Finances nationales
Mr. Chandra: I think it varies from product to product, but if
you are talking about something like beer, not just the minimum
price but the fact that we have essentially a monopoly on retail
sales in Canada, that is the choice of the Ontario government. I
think if it were different, the price would be different, too.
The Chair: We keep getting back to this beer issue.
7:37
M. Chandra : Je pense que cela varie d’un produit à l’autre,
mais dans le cas de la bière, il n’est pas seulement question du prix
minimum, mais bien du monopole exercé sur les ventes; c’est le
choix du gouvernement de l’Ontario. Je pense que si la situation
était différente, le prix le serait également.
Le président : On en revient toujours à la bière.
Senator Finley: I hope that this $1,000 will include up to $1,000
worth of beer because Labatt’s Blue at $8.99 a dozen looks
awfully attractive, and that from someone who does not even
drink beer.
Le sénateur Finley : J’espère que l’exemption de 1 000 $
s’appliquera également à la bière, parce que j’ai beau ne pas en
boire, je reconnais que 8,99 $ pour une douze de Labatt Bleue,
c’est une bien bonne affaire.
I want your opinions, if I may, Professor Chandra, on a couple
of things. First, I read that your Globe and Mail op-ed raised the
subject with CBSA last week about the fact that if we were not
worrying about the small everyday items going backwards and
forwards that it would be easier for CBSA to conduct their more
important tasks, perhaps. Initially, they agreed, and then very late
in the meeting, one of the gentlemen said that, of course, if we
raise the exemption it would create vast amounts more of crossborder traffic, therefore making their job more difficult.
Monsieur Chandra, j’aimerais connaître votre opinion sur un
ou deux points. Premièrement, j’ai lu que votre éditorial dans le
Globe and Mail a amené l’ASFC à parler, la semaine dernière, du
fait que si on cessait de se soucier des produits courants qui
traversent la frontière, l’ASFC pourrait plus facilement exécuter
ses tâches plus importantes. Au début, elle en a convenu, mais très
tard cette même soirée, un des représentants a ajouté que, bien
évidemment, toute augmentation de l’exemption entraînerait une
augmentation considérable des déplacements transfrontaliers, ce
qui compliquerait le travail de l’agence.
It is a one way of looking at it. Let assume that was true for a
second. In your report, and I understand it is still not complete yet
because it was an awful lot of question marks and references that
had no place to go in it, but at one point you say, on the other
hand — and this is a word I am not familiar with, I have to admit
— an exogenous doubling of border wait times will lower crossing
frequencies by 30 to 48 per cent depending on the province.
C’est une façon de voir la chose. Partons du principe qu’il a
raison. Dans votre rapport — qui, si j’ai bien compris, n’est pas
encore terminé puisqu’il contient encore toutes sortes de points
d’interrogation et de renvois qui ne mènent à rien — vous dites, en
utilisant un mot dont j’admets ignorer le sens, que l’augmentation
exogène de 100 p. 100 des délais d’attente à la frontière
entraînerait une diminution de 30 à 48 p. 100 des passages
transfrontaliers, dépendamment de la province.
On the one hand, you have a proposal to increase this to make
it easier for the Canadian border services who say it will not make
it easier but will make them busier. If it is busier, then the border
times will be longer, which in turn will create a reduction. Can
you square that circle for me?
D’une part, vous proposez l’augmentation de l’exemption afin
de faciliter la tâche aux agents des services frontaliers alors que
ceux-ci affirment que la mesure les rendra plus occupés. Si plus de
gens traversent la frontière, les délais d’attente seront plus longs,
ce qui entraînera une réduction des passages. Pouvez-vous
m’expliquer ce paradoxe?
Mr. Chandra: It is very hard to square, which is why I used the
term ‘‘exogenous increase’’ in border wait times. If border wait
times were to increase exogenously, that is, for reasons completely
unrelated to more people driving to the border, if let us say CBSA
were to cut its staff by 50 per cent or double inspection times for
some reason, we have the data and the capability to predict what
would happen to wait times and to the number of people who
would choose to go to the U.S. If more cars were to drive to the
border in response to a stronger loonie or higher exemptions, and
that increases wait times, what would that do in turn to depress
traffic? That is virtually impossible to work on until we have all
the statistics in place. I cannot claim to be able to answer that
question.
M. Chandra : Ce n’est pas facile à expliquer, c’est justement
pourquoi j’ai parlé d’« augmentation exogène » des délais
d’attente à la frontière. S’il y avait une augmentation exogène
des délais d’attente, autrement dit, une augmentation pas du tout
attribuable au fait que plus de gens traversent la frontière —
disons que l’effectif de l’ASFC serait coupé de moitié ou que celleci consacrerait deux fois plus de temps aux inspections — les
données nous permettent de prédire l’incidence de ce phénomène
sur les délais d’attente et sur le nombre de personnes qui
choisissent d’aller aux États-Unis. Si plus de voitures se
rendaient à la frontière en raison de la force du dollar canadien
ou de l’augmentation de l’exemption et que cela faisait croître les
délais d’attente, cela risquerait-il de réduire la fréquence des
passages? C’est impossible à dire à moins d’avoir toutes les
données. Je ne prétends pas pouvoir répondre à cette question.
Senator Finley: It sounded like a difficult problem to me.
Le sénateur Finley : Il me semblait bien que c’était un problème
difficile.
7:38
National Finance
2-11-2011
In one of your reports, you mentioned that consumers place a
value of $20 per driving hour on whether or not it is worth it to go
across the border. From where I live, I can actually see Erie,
Pennsylvania. Unfortunately there is a large tract of water in the
middle — called Lake Erie — so I have to go around either end,
which takes a rather long time. If we look at exemptions and add
the other economics — and I am wondering if you put this in as
part of your model — to get over the 24 hours almost inevitably
means an overnight somewhere. Certainly to get into places that
the $20 an hour driving time would make it worthwhile, you are
into several nights. Does that play into your modeling system?
You are quite the guy for formulas, I must say. I was absolutely
thrilled to death, but I could not understand any of it.
Dans un de vos rapports, vous affirmez que le consommateur
attribue une valeur de 20 $ à chaque heure de conduite afin de
déterminer s’il vaut la peine ou non de traverser la frontière. De
chez moi, je peux apercevoir Erie, en Pennsylvanie.
Malheureusement, un vaste plan d’eau qu’on appelle le lac Érié
nous sépare, m’obligeant ainsi à faire le tour, d’un côté ou de
l’autre, ce qui prend longtemps. Si l’on tient compte des
exemptions et d’autres facteurs économiques — je me demande
justement si cela fait partie de votre modèle — on peut conclure
que, pour dépasser le minimum de 24 heures, il faut
inévitablement passer la nuit quelque part. Je dirais même qu’il
faudrait passer plusieurs nuits aux États-Unis pour que le
déplacement, au taux de 20 $ par heure, en vaille la peine. En
avez-vous tenu compte dans votre système? Je dois dire que vous
manipulez fort bien les formules. Elles m’ont absolument ravi,
même si je n’y ai rien compris.
Mr. Chandra: You are exactly right. It takes a while to drive to
the border. You need to drive around Lake Erie. I need to drive
around Lake Ontario to drive from Toronto to Niagara, or the
other way through Kingston. In fact, that is what our results
show. Despite all the media reports, it is not as though all of
Canada is sitting and waiting to cross the border to shop. It is a
long way to drive. It takes time, money and gasoline, which is
expensive. We have detailed data from the CBSA and from
Statistics Canada to work out where people live and how far they
are willing to drive. Most people who cross the border are people
who live close to it. You might occasionally hear anecdotes from
family or friends about someone driving from Edmonton to the
United States to get a good deal, but the example is isolated. Most
people who would drive to the border are people who live nearby.
It is not worth driving six hours.
M. Chandra : Vous avez tout à fait raison. Cela prend un
certain temps pour se rendre à la frontière. Dans votre cas, vous
devez contourner le lac Érié. Pour ma part, je dois contourner le
lac Ontario pour me rendre de Toronto à Niagara, ou encore
passer par Kingston. C’est justement ce qu’illustrent nos
constatations. Malgré ce que disent les médias, l’ensemble des
Canadiens n’attendent pas impatiemment d’aller magasiner de
l’autre côté de la frontière. C’est une longue route. Il faut du
temps, de l’argent et de l’essence, qui coûte cher. Les données
détaillées de l’ASFC et de Statistique Canada nous permettent de
déterminer où vivent les gens et la distance qu’ils sont prêts à
parcourir. La plupart des gens qui traversent la frontière vivent à
côté. Il nous arrive d’entendre une histoire comme quoi quelqu’un
à Edmonton s’est rendu aux États-Unis pour profiter d’une bonne
affaire, mais ce sont des cas isolés. La plupart des gens qui sont
prêts à traverser la frontière vivent proche de celle-ci. Ça ne vaut
pas la peine de conduire pendant six heures.
Senator Finley: There are diminishing returns.
Le sénateur Finley : Le rendement diminue.
Mr. Chandra: Exactly. That is why liberalizing exemptions will
not lead to a flood of people shopping in the U.S.; it might lead to
a few people. I think it will put pressure on Canadian firms. If
Apple wants to price its iPad 20 per cent higher in Canada, then
do so. Let Canadians respond by buying it 20 per cent cheaper in
the United States. I think that would lead to prices converging
rather quickly.
M. Chandra : Précisément. C’est pourquoi la libéralisation des
exemptions n’entraînera pas une ruée vers les magasins
américains. Quelques personnes de plus peut-être traverseraient
la frontière. Je pense que cela ferait pression sur les entreprises
canadiennes. Si Apple souhaite vendre son iPad 20 p. 100 plus
cher au Canada, soit. Les Canadiens, eux, pourront l’acheter
20 p. 100 moins cher aux États-Unis. Je pense que cela
entraînerait une convergence des prix.
Senator Finley: I asked this question of Mr. Baldwin, who was
here before. Of all the reports that I read — yours and those from
Statistics Canada — you all agree that the system does not react
well to exchange-rate fluctuations. Mr. Baldwin talked about
sticky prices, et cetera. What is your view? Is there something that
can be done to make it more reactive, or is it out of the question
with the way the supply and inventory chains are? With
computers and bar codes, you would think with a snap of the
fingers you could redistribute.
Le sénateur Finley : J’ai posé la question à M. Baldwin, qui a
comparu avant vous. Tous les rapports que j’ai lus, le vôtre et
ceux de Statistique Canada, s’entendent sur le fait que le système
réagit mal aux fluctuations du taux de change. M. Baldwin a parlé
de prix rigides, entre autres. Qu’en pensez-vous? Pouvons-nous
faire quelque chose pour faire en sorte que les prix s’ajustent plus
rapidement, ou bien est-ce hors de question étant donné les
chaînes d’approvisionnement et d’inventaire? On serait porté à
croire qu’avec les ordinateurs et les codes à barres, la
redistribution serait un jeu d’enfants.
2-11-2011
Finances nationales
7:39
Mr. Chandra: Prices do not adjust quickly in response to
exchange-rate movements. That is not because the speed of price
adjustments in Canada is particularly slow. There is no evidence
to suggest that. In general, firms across the world take time to
respond to any sort of changes in situations. What is unusual here
is not the speed of adjustments of firms, it is the speed with which
the exchange rate changes. As I said in my testimony, you can
have a swing of 1 or 2 per cent in one day. We could leave this
meeting and see that the loonie appreciated 1 per cent this
morning, especially in these economic times. That speed of
exchange-rate fluctuations is something we have to live with,
given Canada’s trading relations with the United States.
M. Chandra : Les prix ne s’ajustent pas suffisamment
rapidement pour répondre aux fluctuations du taux de change.
Ce n’est pas parce que la rapidité de l’ajustement des prix laisse à
désirer. Aucun élément de preuve ne porte à croire cela. En
général, toutes les entreprises, dans le monde entier, prennent du
temps à répondre à tout changement de circonstance. Ce qui est
inhabituel en l’occurrence, ce n’est pas la rapidité avec laquelle les
entreprises ajustent leurs prix, mais bien la vitesse à laquelle le
taux de change fluctue. Comme je l’ai dit dans mon exposé, il peut
y avoir un changement de un à deux pour cent en une journée. À
l’issue de l’audience, la valeur du dollar canadien pourrait avoir
augmenté de un pour cent depuis ce matin; ce ne serait pas
étonnant, surtout étant donné la situation économique actuelle. Il
faut qu’on apprenne à vivre avec la rapidité des fluctuations du
taux de change, étant donné les relations commerciales canadoaméricaines.
Senator Finley: It does not seem to work at the gasoline pump,
though.
Le sénateur Finley : Ça ne semble pas être le cas à la pompe,
cependant.
Mr. Chandra: Firms might appear slow to adjust their prices,
but it is not as though Canadian firms are slower than elsewhere.
M. Chandra : Il pourrait sembler que les entreprises prennent
du temps à ajuster leurs prix, mais les entreprises canadiennes ne
sont pas plus lentes que les autres.
For example, if the exchange rates were to change 1 per cent
today, it would not be practical for Tim Hortons or Starbucks to
change their prices, menus and signs on a daily basis by
1 per cent. It is not practical. It would not be worth it for them.
To take another example, Amazon.com and Amazon.ca sell
identical books on either sides of the border. They do not have
brick and mortar stores. They have electronic prices they post on
their websites. You think it should be easy for them to change
prices immediately as the exchange rate changes, but they do not.
Researchers in Montreal have shown that Amazon — a firm that
could respond to prices quickly — does not. I am not familiar
with the internal workings of firms, but these decisions will not be
left to computers or to managers. For whatever reason, they take
time to make these decisions.
Par exemple, il serait peu pratique pour Tim Hortons ou
Starbucks de changer les prix sur leurs menus et leurs affiches de
un pour cent tous les jours. Ça ne serait pas pratique. Ça ne serait
pas dans leur intérêt. Pour prendre un autre exemple,
Amazon.com et Amazon.ca vendent les mêmes livres de part et
d’autre de la frontière. Ces entreprises n’ont aucun point de vente
traditionnel. Leurs prix sont affichés sur leur site Internet. On
pourrait croire qu’elles seraient en mesure de changer leurs prix
facilement en fonction du taux de change, mais elles ne le font pas.
Des chercheurs à Montréal ont démontré qu’Amazon, une
entreprise qui pourrait modifier ses prix rapidement, ne le fait
pas. J’ignore les rouages internes des entreprises, mais de telles
décisions ne seraient pas confiées à des ordinateurs ou à des
gestionnaires. Quelle que soit la raison, il leur faut du temps pour
prendre ces décisions.
I think gasoline is a special case for a few different reasons,
which we could talk about if you like. In general, I would not
worry about the speed with which Canadian firms change prices. I
think they are doing the same as everywhere else.
Je pense que l’essence est un cas particulier pour plusieurs
raisons, dont nous pourrions parler si vous le voulez. En général,
je ne me soucierais pas de la vitesse à laquelle les entreprises
canadiennes ajustent leurs prix. Je pense qu’elles s’y prennent de
la même façon qu’ailleurs.
Senator Ringuette: Professor, in the brief you gave us this
morning you say, for example, that Apple sells its products at
considerably higher prices in Canada than in the U.S.
Le sénateur Ringuette : Monsieur Chandra, dans le mémoire
que vous nous avez soumis ce matin, vous affirmez, par exemple,
qu’Apple vend ses produits beaucoup plus cher au Canada qu’aux
États-Unis.
Let us assume that the Government of Canada adopts your
first recommendation to increase the personal exemption.
Canadians start to buy Apple products in the U.S. because of
the personal exemption. Do you really think that by doing that,
Apple will reduce its prices in Canada to match the ones in the
U.S.?
Admettons que le gouvernement du Canada adopte votre
première recommandation, qui concerne l’accroissement de
l’exemption dont bénéficient les particuliers. Les Canadiens se
mettraient donc à acheter des produits Apple aux États-Unis.
Pensez-vous vraiment que cela pousserait Apple à vendre ses
produits au Canada au même prix qu’aux États-Unis?
7:40
National Finance
2-11-2011
Mr. Chandra: Not immediately. In general, firms hate to cut
prices. It is something they are reluctant to do. There is a lot of
research showing they would rather let prices stay flat for a long
period rather than cut them. However, I do not think Apple
would raise their prices in Canada, so over time the two prices
would converge.
M. Chandra : Pas sur le coup. En général, les entreprises
détestent réduire les prix. Elles hésitent à le faire. De nombreuses
recherches ont démontré qu’elles préféreraient les maintenir
pendant longtemps plutôt que de les réduire. Cependant, je ne
pense pas qu’Apple augmenterait le prix de ses produits au
Canada. Après un certain temps, il y aurait une convergence des
prix.
Senator Ringuette: That is an assumption. Are you talking
about 10, 20 or 30 years?
Le sénateur Ringuette : C’est une supposition. Parlez-vous de
10, 20 ou 30 ans?
Mr. Chandra: I do not think it will be that long but it will not
be overnight, either. It would depend on the product. Car prices
will not adjust, primarily because car manufacturers are careful
enough to have slightly different specifications for cars sold in
Canada and the United States. It is hard to compare the same
brand across the border. A product like that may not adjust at all.
However, if you give consumers the ability to buy products that
are exactly the same in the U.S., firms selling them here would
have to cut prices. I do not know the time frame, but that would
happen.
M. Chandra : Je ne pense pas que ça prendrait si longtemps,
mais ça ne se ferait pas du jour au lendemain. Tout dépend du
produit. Le prix des voitures ne changera pas, en grande partie
parce que les fabricants de voitures font en sorte que les voitures
vendues au Canada et aux États-Unis répondent à des
spécifications légèrement différentes. Il est difficile d’effectuer
une comparaison transfrontalière d’une même marque. Il se peut
que le prix d’un certain produit ne change pas du tout.
Cependant, si on permet aux consommateurs d’acheter un
produit identique aux États-Unis, les entreprises qui les vendent
ici seront obligées de réduire leurs prix. J’ignore combien de temps
il leur faudrait pour le faire, mais cela arrivera.
Senator Ringuette: I live along the border. I also look at
different prices on the Internet. Earlier, you mentioned
Amazon.com and Amazon.ca. If you are a U.S. citizen and
order a book on Amazon.com you pay zero transportation costs.
It is delivered to your door. If you are a Canadian citizen and you
order on Amazon.com because the prices are lower than
Amazon.ca, you have to pay shipping costs. This brings us back
to the other issue that you mentioned, which is that gasoline
prices are 28 per cent higher in Canada than in the U.S. Most of
that 28 per cent is taxes, both federal and provincial, on these
items.
Le sénateur Ringuette : J’habite près de la frontière. J’examine
également les prix sur Internet. Plus tôt, vous avez parlé
d’Amazon.com et d’Amazon.ca. Un américain qui achète un
livre sur Amazon.com ne paye aucun frais d’expédition. Il se le
fait livrer chez lui. Un citoyen canadien qui place une commande
sur Amazon.com parce que les prix sont meilleurs que sur
Amazon.ca doit payer des frais d’expédition. Cela nous ramène à
l’autre question que vous avez soulevée à propos de l’essence qui
coûte 28 p. 100 plus cher au Canada qu’aux États-Unis. Une
bonne partie de cette différence est attribuables aux taxes, autant
fédérales que provinciales.
Mr. Chandra: That is right.
M. Chandra : C’est vrai.
Senator Ringuette: Although you would increase the personal
exemption, that cost factor for consumers, for retailers and for
manufacturers that want to sell their product in the Canadian
market will not be gone.
Le sénateur Ringuette : Même si l’on accroît l’exemption dont
bénéficient les particuliers, les facteurs dont doivent tenir compte
les consommateurs ainsi que les détaillants et les fabricants qui
souhaitent desservir le marché canadien seront les mêmes.
Mr. Chandra: Absolutely. As I said before, there are at least
three important reasons why there are price differences between
the U.S. and Canada. We will not eliminate the first two of those.
We will not eliminate the fact that Canada is a smaller market,
and it is more expensive to do business in a smaller market. We
will not eliminate the fact that there are high gasoline prices here.
That is a choice that Canadian governments and citizens have
made over the years. We will at least address the third issue, which
is that firms are not responding to exchange rates quickly. The
price differences are not justified purely by the first two factors.
M. Chandra : Tout à fait. Comme je l’ai dit plus tôt, il y a trois
grandes raisons pour lesquelles les prix sont différents au Canada
et aux États-Unis. Nous ne pouvons éliminer les deux premières.
Nous ne pouvons rien changer au fait que le Canada est un plus
petit marché et qu’il coûte plus cher de faire affaires dans un petit
marché. Nous ne pouvons rien changer au fait que l’essence coûte
plus cher ici. C’est le choix qu’ont fait les gouvernements et les
citoyens du Canada au fil des années. Nous pouvons néanmoins
nous attaquer à la troisième raison, le fait que les entreprises
réagissent lentement aux fluctuations du taux de change. Ce ne
sont pas seulement les deux premiers facteurs qui expliquent la
différence des prix.
Senator Ringuette: In all of your analysis, have you considered
all the different market intervenors that add a markup, from the
manufacturers to the transporters, to the first wholesaler, which
could be the continental one, and then to the more regional
Le sénateur Ringuette : Dans toutes les analyses que vous avez
effectuées, avez-vous tenu compte de tous les intervenants du
marché qui majorent les prix, que ce soient les fabricants ou les
expéditeurs, puis les grossistes, d’abord à l’échelle continentale,
2-11-2011
Finances nationales
7:41
wholesalers, et cetera? At the end of that supply chain, you have
the retailer. They have to live with and adjust to the market and to
their suppliers. Also, they have to live with the fact that they pay,
on average, 3 per cent to Visa and MasterCard and that Visa and
MasterCard are spending billions advertising for Canadian
consumers to pay for everything with their credit card.
puis à l’échelle régionale? Le détaillant est le dernier maillon de la
chaîne d’approvisionnement. Il doit vivre avec le marché et les
conditions de ses fournisseurs. En plus, il doit vivre avec le fait
qu’il doit verser 3 p. 100 de ses ventes, en moyenne, à Visa et
MasterCard qui, de leur côté, dépensent des milliards de dollars
en publicité pour inciter les consommateurs canadiens à tout
acheter avec leur carte de crédit.
Mr. Chandra: The question at hand is why the price difference
between the U.S. and Canada exists. We are focusing on what the
differences in the markets are between the two. American firms
need to pay credit card fees as well. They have supply chains,
middleman markups and all of that, as well.
M. Chandra : Nous cherchons en l’occurrence à expliquer la
différence de prix entre le Canada et les États-Unis. Nous nous
concentrons sur les différences entre les deux marchés. Les
entreprises américaines doivent elles aussi payer des frais aux
compagnies de carte de crédit. Elles font elles aussi partie d’une
chaîne d’approvisionnement et doivent composer avec les
majorations des intermédiaires.
Senator Ringuette: And volume?
Le sénateur Ringuette : Et le volume?
Mr. Chandra: Exactly, volume. As I said, that is probably the
primary reason. The volume is smaller in Canada, and it always
will be. We are a tenth of the size of the U.S. That is something
that, fundamentally, we might never be able to address.
M. Chandra : Précisément, le volume. Je répète que c’est là la
principale raison. Le volume est moindre au Canada, il le sera
toujours. Notre population est un dixième de celle des États-Unis.
C’est une réalité que nous ne pourrons malheureusement jamais
changer.
Senator Marshall: Thank you very much for being here this
morning.
Le sénateur Marshall : Merci beaucoup d’avoir accepté de
comparaître devant nous ce matin.
I want to go back to the vehicles. I am from Newfoundland
and Labrador, and we are on an isolated island. Yet, I know
people who do drive do the states and buy their vehicles there. I
was aware of the change with regard to the honouring of
warranties. Your recommendation on the exemption will not
work here.
J’aimerais revenir aux véhicules. Je viens de Terre-Neuve-etLabrador, une île isolée. Pourtant, je connais des gens qui
descendent aux États-Unis pour acheter leur voiture. J’étais au
courant du changement dans le traitement des garanties. Votre
recommandation à propos de l’exemption n’aura aucune
incidence dans ce cas-ci.
Mr. Chandra: No.
Senator Marshall: Tariffs and duties will not work here.
Mr. Chandra: That will not work.
M. Chandra : Non.
Le sénateur Marshall : Les droits et les tarifs douaniers ne
changeront rien.
M. Chandra : Effectivement.
Senator Marshall: What is the solution to bringing the
Canadian prices in line with the American prices, or is that
something we are stuck with? Is there no way to address it?
Le sénateur Marshall : Est-il possible d’harmoniser nos prix
avec ceux des États-Unis, ou devons-nous nous résigner à la
situation actuelle? Y a-t-il moyen d’y parvenir?
Mr. Chandra: I think there are a number of things we are stuck
with. We will never reach a situation of exactly equal prices on all
goods between the two countries. We should also recognize that,
based on the exchange rates, there are plenty of times when
products are cheaper in Canada. As I said, a decade ago, given
how weak the loonie was, prices seemed like a bargain, and
Americans came here to shop. I do not know if that was true for
cars then — we could study that — but it was true for many
products. I do not think a feasible goal would be to equalize prices
for all products in both countries. I think a feasible goal might be
to somewhat address the issue of what we know are large price
differences, especially for small goods that could be easy traded
and consumed on both sides of the border.
M. Chandra : Je pense qu’il y a beaucoup de choses auxquelles
nous devons nous résigner. Nous n’arriverons jamais à un point
où les prix de tous les biens seront les mêmes dans les deux pays.
Tâchons également de ne pas oublier qu’il arrive souvent que les
produits coûtent moins cher au Canada, à cause du taux de
change. Comme je l’ai déjà dit, il y a dix ans, quand la valeur du
dollar était faible, tout coûtait moins cher, même que les
Américains venaient magasiner ici. J’ignore si les voitures
coûtaient elles aussi moins cher, c’est une question qu’on
pourrait étudier, mais c’était le cas de beaucoup d’autres
produits. Je ne pense pas qu’il est réaliste de vouloir égaliser le
prix de tous les produits. L’objectif plus réaliste consiste plutôt à
harmoniser le prix des produits de consommation courants qu’on
peut facilement acheter et consommer des deux côtés de la
frontière et qui, à l’heure actuelle, sont vendus beaucoup plus cher
ici.
7:42
National Finance
2-11-2011
Senator Marshall: What about vehicles in particular? That is
such a big ticket item that people look at that and see the
discrepancy. You go to the States, and you can buy it for
thousands of dollars cheaper. Is there anything this committee
can recommend to address that?
Le sénateur Marshall : Qu’en est-il des voitures en particulier?
Ce sont des articles importants, et les gens remarquent les
différences de prix. Aux États-Unis, elles coûtent des milliers de
dollars de moins. Y a-t-il quelque chose que le comité peut
recommander pour régler ce problème?
You were talking earlier about regulations. There are so many
regulations wrapped up in the pricing of vehicles. Is that one area
that could be addressed?
Vous avez parlé de règlements plus tôt. Les prix des véhicules
sont soumis à tellement de règlements. Pouvons-nous faire
quelque chose à cet égard?
Mr. Chandra: I do not think that is the biggest problem
currently. I think that regulations have decreased somewhat, over
the years. We are moving in the right direction. However, every
time you require cars in Canada to have certain requirements that
they do not necessarily have, as a default, in the U.S., you are
allowing firms to take advantage of that to not set the same prices
for the two vehicles. They know that consumers cannot easily buy
products in one market and consume them in the other. Reducing
these regulations will usually bring prices down. However, I do
not think that is the biggest problem right now. The biggest
problem is that manufacturers can institute these programs. My
research shows that, over the last few years, they have
dramatically reduced the number of warranties that they
honour in Canada. These are all the manufacturers, foreign as
well as North American.
M. Chandra : Je ne pense pas que ce soit notre plus gros
problème. Je pense même que le règlement s’est assoupli au fil des
ans. Nous sommes sur la bonne voie. Cependant, les entreprises
profitent de la différence dans les exigences imposées au Canada
et aux États-Unis pour vendre leurs voitures à un prix différent.
Elles savent que les consommateurs peuvent difficilement acheter
leur produit dans un marché et s’en servir dans un autre.
L’assouplissement du règlement entraîne habituellement une
diminution des prix. Cependant, je ne pense pas que ce soit
notre plus gros problème. Le gros problème, c’est que les
fabricants peuvent eux-mêmes établir ces programmes. Ma
recherche démontre que, au cours des quelques dernières
années, ils ont considérablement réduit le nombre de garanties
offertes aux consommateurs canadiens. Tous les fabricants en ont
fait de même, autant à l’étranger qu’en Amérique du Nord.
Senator Marshall: I am aware of that because I do know people
who do go to the United States and buy their vehicles.
Le sénateur Marshall : Je connais la situation puisque je
connais des gens qui achètent leurs véhicules aux États-Unis.
You indicated in your opening remarks that there is an
ongoing study on this by some colleagues of yours. Did I
understand that correctly?
Vous avez dit dans votre introduction que certains de vos
collègues se penchent encore sur cette question. Vous ai-je bien
compris?
Mr. Chandra: On the automobile market?
M. Chandra : Sur le marché de l’automobile?
Senator Marshall: Yes.
Le sénateur Marshall : Oui.
Mr. Chandra: I am working on that with a colleague of mine at
UBC, but it is preliminary.
M. Chandra : Je travaille à une étude avec un collègue de
l’Université de la Colombie-Britannique, mais il s’agit d’une étude
préliminaire.
Senator Marshall: When do you expect to report on that? Will
it be reported on by the time we finish our study?
Le sénateur Marshall : Quand prévoyez-vous présenter un
rapport à ce sujet? Sera-t-il prêt avant que nous ayons terminé
notre étude?
Mr. Chandra: I do not think so. The pace of academic research
is glacial.
M. Chandra : Je ne le crois pas. Les recherches académiques
progressent à pas de tortue.
Senator Marshall: Is any preliminary information put out, or
do you wait until the study is finalized?
Le sénateur Marshall : Avez-vous publié des résultats
préliminaires, ou attendez-vous d’avoir complété l’étude?
Mr. Chandra: We usually prefer to wait until it is finalized,
rather than making any claims about numbers that may not be
accurate.
M. Chandra : Nous préférons habituellement attendre que
l’étude soit complétée, sinon nous pourrions tirer des conclusions
inexactes.
The Chair: So that I have this clear in my mind, car
manufacturers have dramatically reduced the warranties that
they will honour for automobiles that are manufactured in the
U.S. and sold into Canada?
Le président : Donc, si j’ai bien compris, les constructeurs de
véhicules ont grandement réduit les garanties qu’ils offrent pour
les automobiles fabriquées aux États-Unis et vendues au Canada?
Mr. Chandra: That is right.
M. Chandra : C’est exact.
The Chair: Is this the second-hand market?
Le président : S’agit-il du marché des véhicules d’occasion?
2-11-2011
Finances nationales
7:43
Mr. Chandra: No, this is new cars. In many cases they require
that the car that is purchased in the U.S. be at least six months old
or older before they will honour U.S. warranties in Canada. In
some cases, they do not honour them at all.
M. Chandra : Non, des véhicules neufs. Dans bien des cas, les
constructeurs exigent que le véhicule acheté aux États-Unis ait au
moins six mois d’usure pour que les garanties américaines soient
honorées au Canada. Dans certains cas, ils ne les honorent pas du
tout.
Senator Runciman: With regard to big ticket items, a marina
operator in my area was talking about Bombardier Sea-Doos that
are manufactured in Canada. The retailer is paying the
manufacturer or wholesaler a significantly higher price than the
person across the St. Lawrence River is. Have you taken a look at
some of these other big ticket items, and why there are some
significant price differences?
Le sénateur Runciman : J’ai une question au sujet des produits
coûteux. Un exploitant de marina m’a parlé des Sea-Doo de
Bombardier fabriqués au Canada. Il semble que le détaillant paie
au constructeur ou au grossiste un prix plus élevé que son
homologue américain. Avez-vous déjà étudié certains de ces
produits coûteux, et pourquoi y a-t-il d’importants écarts de prix?
Mr. Chandra: There are. There are a number of studies one
could conduct for each of these industries and products. Airlines
are particularly problematic because, again, it is the big marketsize issue. We have, essentially, two or three airlines in Canada,
one big one and a couple of smaller ones, compared with many
more airlines and a much bigger market and demand for them in
the U.S. The bargaining power of U.S. airlines for the same jet is
much greater than Canadian Airlines have. They will always get
pretty good prices on those.
M. Chandra : Il y en a. On pourrait mener diverses études sur
chacun de ces secteurs et de ces produits. Les compagnies
aériennes en particulier posent problème, car, je le répète, c’est
une question de taille du marché. Il existe essentiellement deux ou
trois compagnies aériennes au Canada, soit une d’importance et
quelques plus petites, alors qu’il y a beaucoup plus de compagnies
aux États-Unis, où le marché et la demande sont beaucoup plus
importants. Le pouvoir de négociation des compagnies aériennes
pour un même avion est beaucoup plus grand que celui des
compagnies canadiennes, et elles obtiendront toujours de bons
prix.
Senator Runciman: It is what the market will bear.
Le sénateur Runciman : Cela dépend du marché.
Mr. Chandra: Exactly.
M. Chandra : Exactement.
Senator Nancy Ruth: My understanding is that the Sea-Doos
and Ski-Doos were moved to being manufactured in the United
States between seven to 10 years ago. Would that impact the price
difference? Your answer to Senator Runciman assumed it was a
Canadian manufacturer, and I am suggesting it might be
American manufactured. How will that impact that price
difference?
Le sénateur Nancy Ruth : Je crois que la fabrication des SeaDoo et des Ski-Doo a été transférée du Canada aux États-Unis il
y a sept à dix ans de cela. Est-ce que cela aurait une incidence sur
les écarts de prix? Votre réponse au sénateur Runciman était
fonction d’une fabrication canadienne, alors que je parle d’une
fabrication américaine. Quelle incidence cela aurait-il sur les prix?
Mr. Chandra: I am not familiar with the industry enough to be
able to comment.
M. Chandra : Je ne connais pas suffisamment cette industrie
pour pouvoir répondre adéquatement.
Senator Nancy Ruth: My question is hypothetical. It is sort of
about smuggling, for which we have no data. We all have stories,
I am sure.
Le sénateur Nancy Ruth : Ma question est hypothétique. Elle a
plus ou moins rapport avec la contrebande, au sujet de laquelle
nous n’avons pas vraiment de données. Nous avons tous des
histoires, j’en suis certaine.
First, is there any pressure from the banks to increase, say, a
$1,000 limit? There are not many Canadians who could pay off a
$1,000 limit without using a credit card.
Tout d’abord, est-ce que les banques font pression pour,
disons, une limite de 1 000 $? Peu de Canadiens pourraient
dépenser 1 000 $ sans utiliser une carte de crédit.
Mr. Chandra: That is right.
M. Chandra : En effet.
Senator Nancy Ruth: The banks will collect whether the good is
purchased here or in the USA, but would there be an advantage
to banks to increase the rate?
Le sénateur Nancy Ruth : Les banques vont percevoir leur dû
que le bien soit acheté ici ou aux États-Unis, mais est-ce qu’elles
auraient avantage à faire augmenter la limite?
Mr. Chandra: Possibly. Any industry that could be classified as
a support industry to an activity like travel or crossing the border
would benefit from more people crossing the border. That could
include the banks, but I am not aware of any particular action
that they have taken to advocate this move.
M. Chandra : Peut-être. Tout secteur pouvant être qualifié de
soutien à une activité comme le voyage ou les mouvements
transfrontaliers bénéficierait du fait que davantage de personnes
traversent la frontière. Cela pourrait inclure les banques, mais je
ne suis pas au courant qu’elles aient fait pression en ce sens.
7:44
National Finance
2-11-2011
Senator Nancy Ruth: Say those Canadians who could afford to
drop $1,000 to go on a day trip or to attend a conference for a
weekend, pick up, for example, two exquisite Italian ties or a
Gucci handbag that costs $1,000 or $2,000. Do you think it would
increase the rate of smuggling?
Le sénateur Nancy Ruth : Disons que les Canadiens qui
peuvent se permettre de dépenser 1 000 $ pendant un voyage
d’une journée ou un congrès d’un week-end pourraient, par
exemple, acheter deux merveilleuses cravates italiennes ou un sac
à main Gucci d’une valeur de 1 000 $ ou 2 000 $. Pensez-vous que
cela ferait augmenter la contrebande?
Mr. Chandra: I think it would decrease the rate. The current
exemption for purchases is zero. I read the CBSA’s testimony to
this committee last week. They said that in many cases they do
not have the time to check cars. People could be claiming zero
purchases when in reality they might well have purchases. I would
not be shocked if that were the case. As you said, people do not
have $1,000 to drop on a single trip; that is a large amount of
money, and I am not advocating a $1,000 limit. An occasional trip
to the U.S. to purchase clothing and electronics is something that
many, if they were to do before, would not declare but would do
now and declare as long as it was legal.
M. Chandra : Je crois que cela aurait l’effet contraire. Il n’y a
actuellement aucune exemption pour de tels achats. J’ai lu le
témoignage de l’ASFC de la semaine dernière devant ce comité.
Ses agents n’ont souvent pas le temps de vérifier les véhicules. Les
gens pourraient déclarer n’avoir fait aucun achat alors qu’ils en
ont fait. Je ne serais pas surpris que ce soit le cas. Comme vous
l’avez dit, les gens n’ont pas 1 000 $ à dépenser en un seul voyage;
c’est une grosse somme, et je ne préconise pas une limite de
1 000 $. Ceux qui avaient l’habitude de faire une visite
occasionnelle aux États-Unis pour acheter des vêtements et des
appareils électroniques sans déclarer quoi que ce soit déclareraient
peut-être leurs achats maintenant, à la condition qu’ils ne soient
pas illégaux.
Senator Dickson: That was an excellent presentation. As you
may recall from previous witnesses before the committee, they
thought one of our challenges was to educate the public as to
some of the simplistic solutions that might be there. I must say
that you have identified some in your paper. One with which I
wholeheartedly agree insofar as public policy is concerned is that
public policy should be there for the benefit of the majority of
Canadians, not just for the large retailers. Would you like to
elaborate on that, please?
Le sénateur Dickson : Vous avez fait un excellent exposé. Vous
vous souviendrez peut-être que d’autres témoins avant vous ont
dit qu’un de nos défis consistait à sensibiliser le public à certaines
des solutions les plus simples qu’il pourrait y avoir. Je dois dire
que vous en avez cerné certaines dans votre exposé. Il y en a une à
laquelle j’adhère totalement, sur le plan de la politique publique à
tout le moins, selon laquelle les politiques publiques devraient
servir la majorité des Canadiens, et non pas uniquement les
grands détaillants. Pourriez-vous nous en dire plus à ce sujet?
Mr. Chandra: I am a professor of business. One might think
that I advocate for business-friendly solutions or a policy that
would benefit firms. On the contrary, I am essentially an
economist, and I believe that public policy that allows stiff
competition between firms is of the ultimate benefit to consumers.
We should design public policy to benefit consumers and
taxpayers. We should design public policy to benefit Canadians,
fundamentally. That is usually achieved by having firms compete
stiffly with others firms, whether in Canada or abroad. This is one
of the ways in which they will be forced to do that.
M. Chandra : J’enseigne les affaires. On pourrait croire que je
prône des solutions ou des politiques favorables aux entreprises,
mais c’est tout le contraire. Je suis essentiellement un économiste,
et je crois que les politiques publiques qui permettent une
vigoureuse concurrence entre les entreprises profitent beaucoup
aux consommateurs. Nous devrions concevoir des politiques
publiques pour le bénéfice des consommateurs et des
contribuables. Nous devrions concevoir des politiques publiques
pour le bénéfice des Canadiens, essentiellement. On y parvient
généralement en suscitant une concurrence féroce entre les
entreprises, que ce soit au Canada ou à l’étranger. C’est l’un des
moyens qui les obligeront à agir ainsi.
Senator Dickson: Are you suggesting by increasing exemptions?
Le sénateur Dickson : Suggérez-vous d’augmenter les
exemptions?
Mr. Chandra: For example, yes.
Senator Dickson: The other point that really struck me, being a
lawyer at one time, was that we should not be treating Canadians
as petty criminals. Therefore, we should move ASAP to giving
Canadians a minimum at the border, whether it is $200 or another
amount. I am not in a border province. It would clear the
conscience of people and be at zero cost to the government.
M. Chandra : Entre autres.
Le sénateur Dickson : Comme j’ai une formation d’avocat, j’ai
aussi été frappé par le fait que nous ne devrions pas traiter les
Canadiens comme de vulgaires criminels. C’est pourquoi nous
devrions faire en sorte de leur accorder le plus rapidement
possible une exemption à la frontière, qu’il s’agisse de 200 $ ou
d’un autre montant. Je ne vis pas dans une région frontalière. Les
gens auraient l’esprit en paix et il n’en coûterait rien au
gouvernement.
2-11-2011
Finances nationales
7:45
Mr. Chandra: It is funny: We used exactly that phrase in the
op-ed article we wrote a few months ago. We have the choice of
either treating Canadians as petty criminals for something that
strikes most of us as harmless and something that I think many
people would do or allowing Canadians to do something that
appears natural and allowing resources that would be used to
monitor or clamp down on this activity to be used more wisely
elsewhere.
M. Chandra : C’est drôle, car nous avons utilisé la même
phrase dans une page en regard de l’éditorial il y a quelques mois.
Soit nous traitons les Canadiens comme de vulgaires criminels
pour un geste que la plupart d’entre nous jugeons inoffensif et
que, je crois, bien des gens poseraient, soit nous leur permettons
de faire quelque chose qui semble naturel et qui permettrait
d’affecter ailleurs, et de façon plus judicieuse, des ressources qui
servent à surveiller ou restreindre cette activité.
Senator Dickson: They are probably smuggling cigarettes, for
example.
Le sénateur Dickson : Ils passent probablement des cigarettes
en contrebande, par exemple.
Senator Finley: Or beer.
Le sénateur Finley : Ou de la bière.
Senator Dickson: Or beer, right.
Le sénateur Dickson : Oui, de la bière.
My last question comes from the third page of your paper,
where you say that you are turning to questions of whether there
is anything Canada should do or could do to address the issue of
price discrepancies. You list two possibilities. I am concerned with
the first one, which is that Canada should consider harmonizing
taxes and tariffs for firms that need to source materials and inputs
from abroad. Have you given any consideration to the cost of
initiating that proposal?
Ma dernière question vise la troisième page de votre document,
où vous vous demandez si le Canada ne pourrait pas faire quelque
chose au sujet des écarts de prix. Vous énumérez deux possibilités.
La première, selon laquelle le Canada devrait songer à harmoniser
les taxes et les tarifs des entreprises qui doivent s’approvisionner à
l’étranger, me pose problème. Avez-vous songé aux coûts associés
à la mise en œuvre de cette proposition?
Mr. Chandra: As I said, that is the reason I mentioned that
proposal briefly. It is not my immediate area of expertise, which is
why I spent more time with the second proposal on exemptions.
Briefly on the first proposal, it would be a comprehensive move in
conjunction with the second proposal and would leave Canadian
firms with no room for complaint because they would be on the
same playing field as American firms with respect to importing
duties. The cost, of course, would be lower tax revenues for
Canada on tax and tariffs on the imports of raw materials from
countries like Asia. As I said, this is not my area of expertise, so I
do not know how much lower those tax revenues would be. I do
not think we need to necessarily lower tax revenues across the
board, but if we were to do so in that area, it might make more
sense to do so there and offset them in other areas.
M. Chandra : Comme je l’ai dit, c’est pourquoi j’ai à peine
parlé de cette proposition, car elle ne relève pas de mon domaine
de compétence. Je me suis attardé davantage sur la seconde
proposition, celle des exemptions. Pour revenir brièvement sur la
première proposition, je dirai qu’il s’agirait d’une mesure globale
à appliquer de concert avec la deuxième proposition, et qu’elle ne
permettrait plus aux entreprises canadiennes de se plaindre, car
elles seraient soumises aux mêmes droits à l’importation que les
entreprises américaines. Les recettes fiscales du Canada provenant
des taxes et des tarifs douaniers seraient bien entendu moins
élevées en ce qui concerne les importations de matières premières
en provenance de l’Asie, par exemple. Comme je l’ai dit, ce n’est
pas mon domaine de compétence, et je n’ai aucune idée de
l’importance de cette baisse de recettes. Je ne crois pas nécessaire
de réduire toutes les recettes fiscales, mais si nous le faisons dans
ce domaine, on pourrait les contrebalancer ailleurs.
Senator Dickson: Do you know whether any studies have been
done on quantification of the cost on your first point?
Le sénateur Dickson : Savez-vous si des études ont été réalisées
pour quantifier le coût de votre première proposition?
Mr. Chandra: I am not aware of any.
M. Chandra : Pas que je sache.
The Chair: Senator Dickson, in that paragraph, Mr. Chandra
says that in many cases this will involve lowering taxes and tariffs
for these goods. You have the sense, without any specific study
having been done, that the taxes and tariffs in Canada are higher
than they are in the United States.
Le président : Sénateur Dickson, dans ce paragraphe,
M. Chandra a indiqué que dans bien des cas il faudrait réduire
les tarifs et les droits transfrontaliers concernant ces biens. Vous
avez l’impression, sans qu’aucune étude précise n’ait été réalisée,
que ces tarifs et ces droits sont plus élevés au Canada qu’aux
États-Unis?
Mr. Chandra: Yes, they are higher on the imports of raw
materials and imports from abroad generally.
M. Chandra : En effet, ils sont plus élevés sur les importations
de matières premières, et sur les importations en général.
The Chair: If there is nothing further, on behalf of the Standing
Senate Committee on National Finance, Mr. Chandra, I thank
you very much for coming here on short notice. You have written
a lot of material and brought it to our attention, which we will
Le président : S’il n’y a pas d’autres questions, monsieur
Chandra, au nom du Comité sénatorial permanent des finances
nationales, je vous remercie d’avoir pu venir ici avec un si court
préavis. Vous avez écrit beaucoup de documents et les avez portés
7:46
National Finance
review. I expect we will continue this study through the first half
of 2012. If there are any further developments or comments that
you wish to make known to our committee, send them along to
the clerk of the committee. We would be pleased to hear from
you.
2-11-2011
à notre attention, et nous les étudierons. Je m’attends à ce que
notre examen se poursuive jusqu’à la fin du premier semestre de
2012. Si jamais vous souhaitez faire part à notre comité d’autres
développements ou commentaires, n’hésitez pas à les transmettre
à la greffière du comité. Nous serons heureux d’avoir de vos
nouvelles.
Mr. Chandra: I will do so; thank you.
M. Chandra : Je n’y manquerai pas. Merci.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
OTTAWA, Wednesday, November 2, 2011
OTTAWA, le mercredi 2 novembre 2011
The Standing Senate Committee on National Finance met this
day at 6:35 p.m. to study the potential reasons for price
discrepancies in respect of certain goods between Canada and
the United States, given the value of the Canadian dollar and the
effect of cross-border shopping on the Canadian economy.
Le Comité sénatorial permanent des finances publiques se
réunit aujourd’hui à 18 h 35 pour étudier les raisons pouvant
expliquer les inégalités entre les prix de certains articles vendus au
Canada et aux États-Unis, étant donné la valeur du dollar
canadien et les répercussions du magasinage transfrontalier sur
l’économie canadienne.
Senator Joseph A. Day (Chair) in the chair.
[English]
The Chair: Honourable senators, I call this meeting of the
Standing Senate Committee on National Finance to order.
[Translation]
This evening, we are continuing our special study on the
potential reasons for price discrepancies in respect of certain
goods between Canada and the United States, given the value of
the Canadian dollar and the effect of cross-border shopping on
the Canadian economy.
[English]
We are very pleased to welcome Mr. Mark Carney, Governor
of the Bank of Canada; and Mr. Tiff Macklem, Senior Deputy
Governor. This evening we have started our proceedings
15 minutes before we normally do in order to maximize the
time with our witnesses, who, as you might guess, have a very
charged calendar these days. We will try to stay within the time
that we have agreed upon of roughly 7:15 p.m. We have
45 minutes with our witnesses.
Mr. Carney, you have the floor.
Mark J. Carney, Governor, Bank of Canada: Thank you, Chair
and honourable senators, for the invitation. I am very pleased to
be here. I apologize that we are starting five minutes late. We will
push back the other bits of our schedule and go forward.
[Translation]
Mr. Macklem and I are pleased to be here this evening to
discuss retail price differentials between Canada and the United
States.
Le sénateur Joseph A. Day (président) occupe le fauteuil.
[Traduction]
Le président : Honorables sénateurs, la séance du Comité
sénatorial permanent des finances publiques est ouverte.
[Français]
Ce soir, nous allons continuer notre étude spéciale sur les
raisons pouvant expliquer les inégalités entre les prix de certains
articles vendus au Canada et aux États-Unis, étant donné la
valeur du dollar canadien et les répercussions du magasinage
transfrontalier sur l’économie canadienne.
[Traduction]
Nous avons aujourd’hui le plaisir d’accueillir M. Mark
Carney, gouverneur de la Banque du Canada, et M. Tiff
Macklem, premier sous-gouverneur. La séance commence un
quart d’heure avant l’horaire habituel afin que nous puissions
passer un maximum de temps avec nos témoins, dont l’emploi du
temps est, vous vous en doutez, particulièrement chargé ces joursci. Nous tenterons de nous en tenir à l’horaire qui a été convenu,
et de poursuivre jusqu’à environ 19 h 15. Nous allons pouvoir
ainsi consacrer 45 minutes à nos témoins.
Monsieur Carney, je vous cède la parole.
Mark J. Carney, gouverneur, Banque du Canada : Monsieur le
président, honorables sénateurs, je vous remercie de votre
invitation. C’est pour moi un plaisir de me retrouver devant le
comité. Nous avons pris cinq minutes de retard et je vous
demande de nous en excuser. Nous réaménagerons notre
calendrier en conséquence.
[Français]
M. Macklem et moi sommes heureux d’être avec vous ce soir
pour discuter des écarts observés entre les prix à la consommation
au Canada et aux États-Unis.
2-11-2011
Finances nationales
7:47
The mandate of the Bank of Canada is to enhance the wellbeing of Canadians by contributing to sustain economic growth.
The most direct contribution that monetary policy can make to
sound economic performance is to provide Canadians with
confidence that their money will retain its purchasing power. In
Canada, this is achieved through an inflation-control targeting
framework. Inflation-control targeting has been a cornerstone of
monetary policy in Canada since its introduction in 1991.
Le mandat de la Banque du Canada est de contribuer au bienêtre des Canadiens en favorisant une croissance économique
soutenue. La contribution la plus directe que la politique
monétaire puisse apporter à la bonne tenue de l’économie
consiste à donner aux Canadiens l’assurance que leur monnaie
conservera son pouvoir d’achat. Au Canada, pour atteindre cet
objectif, nous avons recours à un régime de ciblage de l’inflation.
La poursuite d’une cible de maîtrise de l’inflation constitue la
pierre angulaire de la politique monétaire canadienne depuis son
introduction en 1991.
Since 1995, the target range has been 1 per cent to 3 per cent,
with the Bank of Canada’s monetary policy aimed at keeping
inflation at the 2 per cent target midpoint.
Depuis 1995, les limites de la fourchette visée sont
de 1 à 3 p. 100, et la politique monétaire de la Banque du
Canada a pour but le maintien de l’inflation à 2 p. 100, soit le
point médian de la fourchette cible.
[English]
[Traduction]
It is important to stress that the target is for total CPI inflation,
which is the best measure of the overall cost of living for
Canadians. We do not try to target or to control prices of
individual goods and services.
Il convient de souligner que la cible est définie en fonction de
l’inflation mesurée par l’IPC global, qui constitue le meilleur
indicateur du coût de la vie total pour les Canadiens. Nous ne
visons pas et nous n’essayons pas de maîtriser les prix de tel ou tel
produit ou service.
With 2 per cent inflation, there will always be some prices
rising more quickly and others more slowly. Central to a marketbased economy is the role of relative price signals in allocating
resources. To understand the evolution of CPI inflation, the bank
looks at the forces shaping various prices, one of which is
consumer price differentials between Canada and the U.S. We
also examine the role played by the exchange rate in price gaps,
about which I will speak in a moment. We look at both of these
and the factors that drive them to understand how prices are set in
Canada, which, in turn, contributes to our analysis of the
inflation expectations of Canadian households and businesses
and, ultimately, to our ability to fulfil the bank’s mandate.
Un taux d’inflation de 2 p. 100 implique nécessairement que
certains prix augmentent davantage et d’autres moins que
2 p. 100 par an. Dans une économie de marché, les signaux des
prix relatifs jouent un rôle crucial dans l’allocation des ressources.
Pour comprendre l’évolution de l’inflation mesurée par l’IPC
global, la Banque examine les forces qui agissent sur les différents
prix, l’une d’elles étant les écarts de prix à la consommation entre
le Canada et les États-Unis. Nous considérons aussi le rôle joué
par le taux de change dans les écarts de prix — j’y reviendrai dans
un moment. Nous nous penchons sur ces deux éléments, et les
facteurs qui les déterminent, pour comprendre comment les prix
sont établis au Canada, ce qui nous aide à analyser les attentes
d’inflation des entreprises et des ménages canadiens et, en
définitive, à remplir notre mandat.
We use two sources of information to estimate the size and
evolution of retail price differentials between Canada and the
United States. The first is consumer price index information from
Statistics Canada and the U.S. Bureau of Labor Statistics. In
particular, we examine the ratio of Canadian CPI to U.S. CPI for
three price categories: autos, other consumer durables and
clothing. These ratios provide information about the evolution
of prices in Canada relative to prices in the U.S. On their own,
however, they do not tell us much about the absolute dollar
amount of price gaps between the two countries. To assess the
price gap level, we use information about the prices of specific
goods in both countries gathered from an informal internal
Internet survey conducted by the Bank of Canada staff. Using
these two sources of information, the bank’s best estimate is that
the Canada-U.S. retail consumer goods price differential was
11 per cent in September of this year, down from 18 per cent in
April. In other words, prices of a set of comparable goods in
À la Banque, nous utilisons deux sources d’information pour
estimer l’ampleur et l’évolution des écarts de prix à la
consommation entre le Canada et les États-Unis. La première
de ces sources est l’information sur l’indice des prix à la
consommation fournie par Statistique Canada et le Bureau of
Labor Statistics des États-Unis. En particulier, nous examinons le
ratio de l’IPC du Canada à l’IPC des États-Unis pour trois
catégories de prix : les véhicules automobiles, les autres biens
durables, et les vêtements. Ces ratios nous renseignent sur
l’évolution des prix au Canada par rapport aux prix aux ÉtatsUnis. À eux seuls, toutefois, ces ratios ne nous disent rien du
montant absolu en dollars de l’écart de prix entre les deux pays.
Pour évaluer le niveau de l’écart de prix, nous utilisons les
données sur les prix de certains produits dans les deux pays
recueillies dans une enquête Internet informelle menée par les
chercheurs de la Banque du Canada. Selon les meilleures
estimations de la Banque du Canada, qui se fondent sur ces
7:48
National Finance
2-11-2011
Canada are on average, in our estimation, 11 per cent higher than
the prices of those same goods in the U.S. I would caution that
these are estimates and there is some uncertainty around them.
deux sources d’information, l’écart de prix au détail des biens de
consommation entre le Canada et les États-Unis était de 11 p. 100
en septembre, en baisse par rapport au niveau de 18 p. 100
enregistré en avril. Autrement dit, les prix d’un ensemble de biens
comparables pratiqués au Canada dépassent de 11 p. 100 en
moyenne les prix observés aux États-Unis. Je signale toutefois
qu’il s’agit d’estimations et qu’elles sont entachées d’incertitude.
An important question — and the focus of this committee,
which we welcome — is why this gap has not narrowed more for
similar goods given the increase in the value of the Canadian
dollar. For your consideration, allow me to discuss some of the
possible factors, both macroeconomic and structural, that
influence the prices of goods and services in both countries.
Une question importante — et qui retient à bon droit
l’attention du comité — est celle de savoir pourquoi l’écart n’a
pas diminué davantage pour des produits similaires, étant donné
la hausse de la valeur du dollar canadien. À ce sujet, permettezmoi d’aborder certains des facteurs, tant macroéconomiques que
structurels, pouvant exercer une influence sur les prix des biens et
services dans les deux pays.
First, cyclical issues may be responsible for some of the
differences between Canada and U.S. prices. Unexpected
economic weakness in one country, in this case the U.S., could
lead to an undesirable buildup of inventories and result in local
discounting of prices. In addition, as long as markets are partially
segmented across international borders, market power may
enable firms to respond to local demand conditions, possibly
resulting in lower prices in areas with weaker demand.
Premièrement, les problèmes d’ordre cyclique pourraient
expliquer certaines différences entre les prix au Canada et aux
États-Unis. Une faiblesse économique inattendue dans un pays,
en l’occurrence les États-Unis, pourrait entraîner une
accumulation indésirable de stocks et inciter les commerçants à
offrir des rabais localement. De plus, tant que les marchés restent
partiellement segmentés de part et d’autre de la frontière, le
pouvoir de marché peut permettre aux entreprises de réagir aux
conditions locales de la demande, ce qui peut se traduire par des
prix plus bas dans les régions où la demande est plus faible.
Secondly, from a macroeconomic perspective, prices take time
to adjust. Importantly this is true in response not only to the
exchange rate but also to anything that changes in the economic
environment, and this is why there are lags in the effects of
monetary policy.
Deuxièmement, d’un point de vue macroéconomique, les prix
prennent du temps à s’ajuster. Soulignons que c’est le cas
lorsqu’ils réagissent non seulement aux variations du taux de
change, mais aussi à tout ce qui se modifie dans le contexte
économique, et c’est pourquoi les effets de la politique monétaire
se font sentir avec un certain décalage.
In addition to macro elements, there are structural factors,
including profit margins and underlying costs, that influence the
prices of goods and services and that can also contribute to the
gap in prices between our two countries.
En plus des éléments macroéconomiques, il existe des facteurs
structurels — dont les marges bénéficiaires et les coûts sousjacents — qui influent sur les prix des biens et services et qui
peuvent aussi contribuer a l’écart de prix entre le Canada et les
États-Unis.
[Translation]
[Français]
Operating profit margins for both the wholesale and retail
sectors will have an impact on the prices of consumer goods in
retail outlets. One possible reason that margins have remained
elevated in Canada may be that the retail environment is more
concentrated in Canada than in the United States. In Canada, the
top four retailers have a 28 per cent market share, compared with
only 12 per cent in the United States.
Les marges bénéficiaires d’exploitation des secteurs du
commerce de gros et du commerce de détail ont une incidence
sur les prix des biens de consommation vendus par les détaillants.
L’un des facteurs pouvant expliquer que les marges soient
demeurées élevées au Canada est que le commerce de détail y
est plus concentré qu’aux États-Unis : ici, les quatre plus grands
détaillants se partagent 28 p. 100 du marché, contre seulement
12 p. 100 aux États-Unis.
On the cost side, there are a number of factors that are
important for understanding the differences in prices in Canada
and the United States. Labour costs tend to be higher in Canada
than in the United States. For instance, in the retail sector, total
compensation per hour is higher in Canada. Despite that, retailand wholesale-sector employment is higher as a share of total
employment in Canada, even though retail and wholesale trade in
Du côté des coûts, il existe plusieurs facteurs majeurs pour
comprendre les différences de prix entre le Canada et les ÉtatsUnis. Les coûts de main-d’œuvre au Canada ont tendance à
dépasser ceux des États-Unis. Par exemple, dans le secteur du
commerce de détail, la rémunération horaire totale est plus
importante au Canada. Néanmoins, l’emploi dans les secteurs du
commerce de détail et du commerce de gros, en proportion de
2-11-2011
Finances nationales
7:49
Canada each represent a smaller share of real GDP.
l’emploi total, est plus élevé chez nous, même si le commerce de
détail et le commerce de gros ici représentent des parts plus petites
du PIB réel.
The latter reflects Canada’s productivity performance in the
retail sector, which has lagged behind that of the United States.
That is partly a result of a much lower level of capital intensity in
Canada and lower total factor productivity growth.
Ce dernier élément reflète les résultats du Canada au chapitre
de la productivité dans le secteur du commerce de détail, qui
accusent un retard sur ceux des États-Unis. Cette situation est liée
au niveau beaucoup plus bas de l’intensité du capital au Canada et
à la croissance plus faible de la productivité totale des facteurs.
‘‘Total factor productivity’’ refers to how labour and capital
are combined to create efficiency gains. Here, industry structure
appears to matter, with larger productivity gains from investment
at chain stores than individual stores. Following 1995,
productivity surged in the United States, with investment in
new equipment and organizational change. In Canada, these
effects do not seem to have been experienced to the same degree,
perhaps owing to the more localized nature of our markets.
Par « productivité totale des facteurs », on entend la façon
dont la main-d’œuvre et le capital se combinent pour créer des
gains d’efficience. À cet égard, la structure industrielle semble
compter. En effet, les gains de productivité découlant des
investissements sont plus importants dans les magasins
appartenant à une chaîne que dans les commerces indépendants.
Après 1995, la productivité a bondit aux États-Unis, grâce aux
investissements dans du nouveau matériel et aux changements
organisationnels. Au Canada, ces effets ne semblent pas s’être fait
sentir dans la même mesure, peut-être à cause de la nature plus
localisée de nos marchés.
[English]
[Traduction]
Transportation is another factor on the cost side. While fuel
costs are only a portion of total transportation costs, the
difference in gasoline taxes between the two countries makes
gas more expensive in Canada. Lower population density in
Canada may also contribute to higher transportation costs on a
per-item basis. All of these factors, and other domestic valueadded services such as marketing, are priced in local currency.
Thus when the value of the exchange rate moves, these costs to
Canadian retailers, which must be paid in Canadian dollars, do
not change.
Le transport est un autre facteur à prendre en compte du côté
des coûts. Bien que le coût du carburant ne représente qu’une
partie des frais de transport, les écarts de taxes sur l’essence entre
les deux pays expliquent que celle-ci soit plus chère au Canada. La
moins grande densité de la population canadienne pourrait aussi
contribuer à une majoration des frais de transport par article.
Tous ces coûts, comme ceux d’autres services à valeur ajoutée
propres à chaque pays considéré, tel le marketing, s’expriment
dans la monnaie locale. Par conséquent, pour les détaillants
canadiens — qui paient en dollars canadiens —, ces coûts ne
changent pas même si le taux de change varie.
For imported goods reflecting the smaller size of the Canadian
market, the price paid by the Canadian importer of a good may
be higher than that paid by an American importer. The Canadian
market is roughly one tenth of the size of the U.S. market,
suggesting a much smaller potential for economies of scale. While
this may not be as much of an issue for large retail chains with a
presence in both markets, smaller, mostly domestic retail firms
could be affected.
Pour ce qui est des produits importés, étant donné la taille plus
réduite du marché canadien, le prix demandé à un importateur
canadien pour un produit donné peut être plus élevé que celui
payé par un importateur américain. Le marché canadien
représente environ le dixième du marché américain, ce qui
donne à penser que les possibilités d’économie d’échelle sont
bien plus restreintes. Ce facteur n’est pas forcément plus
important pour les grandes chaînes de magasins qui sont
implantées dans les deux marchés, mais on ne peut pas en dire
autant pour les petits détaillants, dont la plupart sont établis sur
un seul marché.
Finally, given all of these factors just discussed, allow me to
turn to the role played by the exchange rate in price differentials
between Canada and the United States. As mentioned earlier,
consumer prices tend to be sticky, and this is true on both sides of
the border. More broadly, the segmentation of international
markets, in part due to higher costs of shopping abroad, creates
limits to competitive pressures. In addition, paying attention and
adjusting to fluctuations in exchange rates requires time and
energy. It is costly. When fluctuations in the rates are relatively
Enfin, compte tenu de tous les facteurs que je viens de citer,
j’aimerais maintenant aborder, si vous le permettez, le rôle du
taux de change dans les écarts de prix entre le Canada et les ÉtatsUnis. Comme je l’ai mentionné, les prix à la consommation ont
tendance à être rigides, et c’est vrai des deux côtés de la frontière.
Plus généralement, la segmentation des marchés internationaux,
due en partie au coût plus élevé d’un achat à l’étranger, limite les
pressions concurrentielles. Par ailleurs, le suivi des fluctuations du
taux de change, tout comme les ajustements qu’elles peuvent
7:50
National Finance
2-11-2011
small, not all firms and consumers tend to pay close attention.
provoquer, demande du temps et des efforts. Cela a un coût.
Lorsque ces fluctuations sont relativement faibles, ce ne sont pas
tous les consommateurs et les entreprises qui y prêtent attention.
In short, it makes sense to focus attention where it matters
most, and that is one reason why prices are only adjusted over
time and price gaps persist. However, when the movements in the
exchange rate are particularly large they attract more attention
and the adjustments tend to be much faster, which we saw in the
fall of 2007. The most useful illustration of these phenomena is
the behaviour of online book prices. These are often completely
homogeneous goods on both sides of the border. The cost of
changing prices for an online retailer should be minimal.
Bref, il est plus logique de se concentrer sur ce qui importe le
plus. C’est là une des raisons pour lesquelles les prix ne s’ajustent
qu’au fil du temps et que les écarts de prix persistent. En revanche,
si les mouvements du taux de change sont particulièrement
prononcés, ils attirent davantage l’attention et les ajustements se
font beaucoup plus vite, comme nous avons pu le constater à
l’automne 2007. L’illustration la plus pertinente de ces
phénomènes est le comportement des prix des livres en vente sur
Internet. Il s’agit souvent de produits entièrement homogènes des
deux côtés de la frontière. Pour le cybercommerçant, le coût
qu’impose un changement de prix devrait être minimal.
In addition, it is difficult to think of an easier case for
consumers to take advantage of price differentials. Comparing
prices is just a matter of visiting different websites. There is no
constraint or tariff involved when ordering from abroad, and the
transportation costs are known.
En outre, pour le consommateur, il est difficile de trouver plus
simple pour tirer parti des écarts de prix : pour comparer ceux-ci,
il suffit de consulter les différents sites Web, il n’y a pas de
contraintes ou de droits de douane applicables aux commandes à
l’étranger, et les frais de transport sont connus.
Despite all this, while online book prices do change frequently,
they typically do not respond quickly to fluctuations in the
exchange rate. However, as indicated in the graphs at the back of
your package, they did so in the fall of 2007 and they did adjust to
a very strong Canadian dollar appreciation.
Malgré cela, bien que les prix des livres en vente sur Internet
changent souvent, ils ne réagissent pas rapidement aux
fluctuations du taux de change. À l’automne 2007, toutefois, ils
se sont bel et bien ajustés à la forte appréciation du dollar
canadien.
Typically, exchange rate movements tend to be reflected
quickly in prices for only a narrow range of goods that are
homogeneous in nature, for example, fruits, vegetables, gasoline
and meat prices. For other goods and services there is no apparent
short-run pass-through of exchange rate changes.
En règle générale, les mouvements du taux de change n’ont
tendance à se refléter rapidement que sur les prix d’une gamme
étroite de produits de nature homogène, comme les fruits, les
légumes, l’essence et la viande. Pour les autres biens et services,
l’incidence apparente du taux de change est nulle à court terme.
The greater the value added in Canada to a good or service, the
smaller the role played by the exchange rate in its price; however,
estimates of pass-through at a more aggregated level, such as core
CPI and total CPI, are quite low. Estimated pass-through is about
3 per cent for core inflation; pass-through the exchange rate into
core inflation is about 3 per cent for core and 4 per cent for total.
To elaborate, this means that a 10 per cent rise in the value of the
dollar would be expected to lower the level of total CPI by
0.4 per cent.
L’effet qu’il exerce sur le prix d’un produit ou service est
d’autant plus faible que celui-ci accumule une valeur ajoutée
importante au Canada. Cependant, les estimations du degré de
transmission des variations du taux de change à un niveau plus
agrégé, comme celui de l’indice de référence ou de l’IPC global,
sont plutôt basses. Ce degré est estimé à 3 p. 100 environ dans le
cas de l’inflation mesurée par l’indice de référence et à 4 p. 100
dans celui de l’inflation mesurée par l’IPC global. Autrement dit,
une hausse de 10 p. 100 de la valeur du dollar aurait pour effet
d’abaisser le niveau de l’IPC global de 0,4 p. 100.
Similar to the experience of many countries, exchange passthrough has declined in Canada over the last 20 years. Some
possible explanations for this include better-anchored inflation
expectations associated with the conduct of monetary policy and
associated increased credibility, and the changing composition of
trade, for example, the switching to different goods as relative
prices change.
Comme de nombreux autres pays, le Canada a vu le degré de
transmission des variations du taux de change diminuer ces
20 dernières années. Plusieurs explications ont été avancées, dont
l’amélioration de l’ancrage des attentes d’inflation, associée à la
conduite de la politique monétaire et à une crédibilité accrue, et
l’évolution de la composition des échanges extérieurs, par
exemple, quand on change de produits au fil de la variation des
prix relatifs.
I trust and hope these comments provide some insight into the
underlying dynamics of Canadian-U.S. price differentials. With
that, Mr. Macklem and I would be pleased to respond to your
questions.
J’espère que mes propos vous auront éclairés quelque peu sur
la dynamique sous-jacente aux écarts de prix observés entre le
Canada et les États-Unis. Sur ce, M. Macklem et moi serons
heureux de répondre à vos questions.
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Finances nationales
7:51
The Chair: Thank you very much, Mr. Carney. Your
comments indeed build on the comments that we have heard
from a number of witnesses the last two or three weeks. There are
a lot of interesting factors that we have to look into in this
committee and we will be continuing this study into the new year.
Le président : Monsieur Carney, je vous remercie. Vos
observations complètent très utilement ce que nous ont dit, ces
deux ou trois dernières semaines, d’autres personnes
comparaissant devant le comité. Il y a de nombreux facteurs sur
lesquels nous allons devoir nous pencher et notre étude va se
poursuivre dans le nouvel an.
At the present time I would like to go to senators who have
asked to participate in questions and answers and I will start with
Senator Gerstein, from Toronto, who is the deputy chair of the
committee.
Je vais maintenant passer la parole aux sénateurs qui ont
demandé de participer à la série de questions. Nous allons
commencer par le sénateur Gerstein, de Toronto, vice-président
du comité.
Senator Gerstein: Governor, thank you for your excellent
presentation. As you obviously know, the study we are
conducting is basically to look at the price discrepancies based
on the value of the Canadian dollar versus the U.S. dollar. What I
found very interesting, and the chair has alluded to it, is that our
witnesses to date have raised issues, as you have raised some of
them — geography, language, scale and size of the market, tariff
fees and taxes, occupancy costs and global strategic pricing of
manufacturers, amongst others that you have mentioned.
However, there has hardly been mention of the value of our
Canadian dollar versus the U.S. dollar, and as a matter of fact we
even had one witness who indicated that if the value of the
Canadian dollar went to $1.20 versus the U.S. dollar he would not
expect there to be any change.
Le sénateur Gerstein : Nous vous remercions, monsieur le
gouverneur, de votre excellent exposé. Notre étude porte, comme
vous le savez, sur les écarts de prix compte tenu de la valeur
respective du dollar canadien et du dollar américain. Je remarque
avec intérêt — et notre président y a d’ailleurs fait allusion —, que
jusqu’ici nos témoins ont fait état de divers facteurs —, et vous en
avez vous-même évoqué plusieurs — dont la géographie, la
langue, l’envergure du marché, les droits de douane et les taxes, le
coût des locaux, la stratégie internationale des fabricants en
matière de prix, notamment. Pourtant, presque rien n’a été dit au
sujet de la valeur relative du dollar canadien et du dollar
américain, un de nos témoins étant allé jusqu’à dire que même si
la valeur du dollar canadien atteignait 1,20 $ par rapport au
dollar américain, cela n’aurait, selon lui, guère d’effet sur les prix.
You have addressed a number of these issues directly, but the
one issue I would be interested in having you pursue further is the
effect of pricing on cross-border shopping and the effect of crossborder shopping on the Canadian economy.
Vous avez abordé un certain nombre de sujets, mais je voudrais
entendre votre avis sur l’incidence que le magasinage
transfrontalier peut avoir tant sur le niveau des prix que sur
l’économie canadienne en général.
Mr. Carney: There is an effect obviously particularly when
there is a focal point, such as when the currency is around current
levels, when it is around parity and the comparisons are quite
easy.
M. Carney : Cela joue naturellement, en particulier lorsqu’il
existe un point de repère, tel que l’actuelle parité entre les deux
monnaies, qui facilite beaucoup les comparaisons.
That is one aspect of a focal point. The other aspect is a sharp
move in the level of currency. Both of those attract greater interest
and attention to the possibility of price advantages being south of
the border. As committee members and all Canadians are aware,
the vast majority of our population lives within 100 miles or so of
the U.S. border, and this is a real opportunity.
Ça, c’est un des aspects du point de repère, l’autre étant le
brusque mouvement du taux de change. Ces deux aspects attirent
l’attention et suscitent l’intérêt quant à la possibilité de trouver
des prix plus avantageux aux États-Unis. Comme l’ensemble des
Canadiens, les membres du comité n’ignorent pas que la grande
majorité de notre population vit à moins de 100 milles de la
frontière américaine, ce qui accroît le nombre des occasions.
The actual scale of cross-border shopping is quite modest. The
order of about 2 per cent of overall retail sales in Canada are
sourced actually or virtually cross-border. It is a relatively modest
order of magnitude, even given the scale of exchange rate moves
we have had and the advantage for comparison shopping of being
around parity with the United States.
En fait, la part du magasinage transfrontalier reste très
modeste. Environ 2 p. 100 du total des ventes de détail au
Canada sont dus à ce commerce transfrontalier. Il s’agit donc
d’un phénomène relativement modeste, même si l’on prend en
compte l’augmentation sensible du taux de change qui, les deux
monnaies étant à quasi-parité, facilite la tâche à ceux qui
cherchent le meilleur prix.
We have lived through — all of us over the course of decades
— periods of time where there have been more severe impacts on
direct border communities of surges in cross-border shopping.
For the economy as a whole, it has not been that prevalent. The
degree of competition that has engendered does appear to have
been determinative in forcing more rapid adjustments to exchange
Nous avons déjà — au cours des dernières décennies — vécu
des époques où le développement du magasinage transfrontalier a
eu de sérieuses incidences sur l’économie des collectivités situées
près de la frontière. En ce qui concerne, cependant, l’économie
canadienne en général, les incidences ont été bien moindres. Le
degré de concurrence engendré par ce phénomène semble avoir eu
7:52
National Finance
rate moves. I would sum up the overall in this manner.
Senator Gerstein: Thank you. That is helpful.
2-11-2011
un effet déterminant en imposant de plus rapides ajustements à
l’évolution du taux de change. Voilà, selon moi, comment se
résume la situation.
Le sénateur Gerstein : Je vous remercie de votre explication.
Senator Eggleton: As the chair says, you built upon a lot of
information we had already about the different causes of the
differential. Let me leap over to the solution side of things because
we have also heard some ideas about that. Harmonizing taxes and
tariffs — for firms that need source materials and inputs from
abroad — with what the U.S. tariffs are for identical inputs would
be one possibility. The second would be relaxing personal
exemptions for Canadians travelling to the United States. Right
now you have to stay 24 hours to get $50, but the U.S. has a much
higher amount as I understand. There is some suggestion they
might even go to a $1,000 exemption. Should we have a same-day
exemption or something much higher than it is now? What would
the impact be on the economy? I think the idea is that it will force
Canadian prices down because it will be more competitive. More
people going across the border would force the prices to change
on this side of the border, within that 100 miles.
Le sénateur Eggleton : Comme l’a dit le président, vous avez
ajouté beaucoup aux informations que nous avons recueillies sur
les causes diverses de l’écart de prix. Je voudrais maintenant
aborder la question des solutions éventuelles, car nous avons
également recueilli, à cet égard, un certain nombre d’idées. Un des
moyens évoqués serait d’harmoniser les taxes et les droits de
douane — pour ce qui est des entreprises qui doivent se procurer à
l’étranger des matières premières ou autres facteurs de production
— afin de les aligner sur les droits de douane pratiqués par les
États-Unis pour les mêmes catégories de produits. Une deuxième
solution consisterait à libéraliser l’exemption personnelle accordée
aux Canadiens se rendant aux États-Unis. À l’heure actuelle, un
séjour de 24 heures donne droit à une exemption de 50 $, mais je
crois savoir que les voyageurs américains ont droit à une
exemption beaucoup plus importante. Ils envisageraient même,
semble-t-il, de porter cette exemption à 1 000 $. Devrions-nous
augmenter sensiblement l’exemption journalière? Quelle incidence
cela aurait-il sur l’économie? L’idée serait, semble-t-il, de faire,
par le jeu d’une concurrence accrue, baisser les prix au Canada.
L’augmentation du nombre de personnes allant faire leurs achats
aux États-Unis provoquerait une baisse des prix de ce côté-ci de la
frontière, du moins dans un périmètre de 100 milles.
Mr. Carney: To some extent I will hesitate to give direct advice
to the government on matters of their responsibility.
M. Carney : J’hésite quelque peu à donner au gouvernement
des conseils aussi explicites sur des questions relevant des
responsabilités, qui sont les siennes.
Unfortunately, both of those questions are directly the
responsibility of government, in terms of quality of the response
I would like to give you. However, I would say that while there
are tariff differentials between Canada and the United States on
the baskets of consumer goods — and while there are merits in
reducing tariffs for competitive reasons and the relative
inefficiency of the revenue raised from tariffs — those
differentials are not that large. One would not necessarily
anticipate a substantial impact from those adjustments. There
are other reasons to do them, but I would not necessarily
anticipate other impact. We do not have a formal quantification
of the dynamic aspect of simplifying a broad range of measures.
These measures make the North American market more seamless
and border-free with less friction. They create the opportunity for
true economies of scale across the border and in their totality
would — and there are a number of measures that would apply —
create the opportunity of compressing some of these differentials.
Ces deux questions relèvent, effectivement, des compétences du
gouvernement et cela influe naturellement sur la nature de la
réponse que je souhaiterais donner à votre question. Cela dit, s’il
est vrai qu’il existe, sur les diverses catégories de biens de
consommation, un écart entre les droits de douane pratiqués par
le Canada et ceux qui sont imposés par les États-Unis — et qu’une
baisse des droits de douane présenterait certains avantages en
améliorant la concurrence, compte tenu en outre de la relative
inefficacité des revenus provenant des droits de douane — l’écart
en question n’est pas si grand que cela. De tels ajustements
n’auraient pas nécessairement beaucoup d’effet. Il y a d’autres
raisons d’harmoniser les droits de douane, mais je ne saurais me
prononcer sur les éventuelles incidences d’une telle mesure. Nous
n’avons pas de formule nous livrant une évaluation quantitative
des incidences d’une simplification de tout un éventail de mesures.
Ces mesures tendent à faire du marché nord-américain un
ensemble davantage intégré où sont moins fréquentes les
frictions auxquelles peuvent donner lieu les frontières. Cela rend
possible de véritables économies d’échelle d’un côté de la frontière
comme de l’autre, et, prises dans leur ensemble, ces mesures — et
il y en aurait plusieurs à envisager — offriraient la possibilité de
comprimer certains de ces écarts.
In terms of the exemptions, I will be frank. We have not done
any estimate of the potential impact of that. I am aware of
estimates from my previous life — as Mr. Macklem is from his
Sur la question des exemptions, je vais vous répondre
franchement. Nous ne nous sommes livrés à aucune étude des
éventuelles incidences d’une telle mesure. Dans le passé, j’ai eu,
2-11-2011
Finances nationales
7:53
previous life — in the Department of Finance. I would prefer that
be directed to the minister. We do not have an independent Bank
of Canada estimate. My caveat to this would be that we need to
situate these issues in terms of relative order of magnitude of
cross-border shopping that existed, and the fluctuations of that in
Canada. The order of magnitude of the purchases could go up.
However, in terms of the broader impact of competitive dynamics
in Canada, one might have some caution that this would be
determinative in and of itself. I know you are not suggesting that
in terms of price caps.
comme M. Macklem — c’était au ministère des Finances —
connaissance de telles études. La question me semble plutôt
devoir être adressée au ministre. La Banque du Canada ne s’est
livrée à aucune étude à cet égard. J’estime pour ma part qu’il
convient d’examiner ces questions par rapport à l’importance
relative du magasinage transfrontalier, et des fluctuations de ce
phénomène. L’importance des achats pourrait augmenter. Cela
dit, il n’est pas certain qu’en ce qui concerne les incidences plus
générales sur le plan de la concurrence au Canada, cela joue
énormément. Je suis conscient du fait que vous n’envisagez pas un
plafonnement des prix.
Tiff Macklem, Senior Deputy Governor, Bank of Canada: As
the governor was saying, cross-border shopping is 2 per cent of
retail spending. To add on that, we have not seen — and I am sure
you have heard from others — a dramatic increase of crossborder shopping with the appreciation of the Canadian dollar.
You can see some increase in the average size and value of
purchases, but not a big surge in cross-border shopping in the way
we have had other times in history.
Tiff Macklem, premier sous-gouverneur, Banque du Canada :
Ainsi que le gouverneur le disait tout à l’heure, les courses
effectuées de l’autre côté de la frontière comptent pour 2 p. 100
des ventes au détail. Ajoutons que nous n’avons pas constaté — et
d’autres vous ont sans doute dit la même chose — d’augmentation
radicale du magasinage transfrontalier suite à l’appréciation de la
monnaie canadienne. On constate, certes, une certaine
augmentation de la valeur des achats, mais non un véritable
afflux d’acheteurs se ruant de l’autre côté de la frontière comme
cela s’est parfois produit dans le passé.
The Chair: Before I go to the next senator, you mentioned the
target with respect to inflation. You indicated an 18 per cent
spread and down to 11 per cent in the difference in prices of
goods based on studies that you have done. Let us assume that
your figures are correct. What impact does that have on your
inflationary targets?
Le président : Avant de passer la parole, j’aurais une question à
vous poser au sujet de l’objectif en matière de maîtrise de
l’inflation. Vous nous avez dit que l’écart de prix de 18 p. 100 sur
certaines marchandises était, selon les études que vous avez
menées, tombé à 11 p. 100. Au vu de ces chiffres, quels seraient
les effets au niveau de vos objectifs de maîtrise de l’inflation?
Mr. Carney: The majority of that movement reflects a
depreciation over the period — remembering it is from April to
September — of the Canadian dollar, which mechanically
changes the level of the price gap at a point in time. April was
a local high for the Canadian dollar. September was relatively
low. The rule of thumb in terms of exchange rate pass-through is
something on the order of 3 or 4 per cent — given a 10 per cent
change in the Canadian dollar, roughly a year out — so that is 0.3
or 0.4 off the CPI inflation in Canada.
M. Carney : Ce mouvement traduit essentiellement la baisse de
valeur du dollar canadien — entre le mois d’avril et le mois de
septembre — mouvement qui, naturellement, agit sur les écarts de
prix. En avril, le dollar canadien avait atteint un pic, alors qu’en
septembre il s’échangeait à un taux relativement faible. En matière
de transmission de la variation des taux de change, la règle
empirique donne entre 3 et 4 p. 100 — c’est-à-dire qu’une hausse
de 10 p. 100 de la valeur du dollar a pour effet d’abaisser le
niveau de l’IPC du Canada de 0,3 ou 0,4 p. 100.
When we manage monetary policy we have to look at two
things. One is those adjustments. In many cases we will look
through the adjustments because if the currency has moved and is
at a new level, there is a one-time adjustment in the price level.
This means an adjustment in the inflation rate on a 12-month
basis, but it does not persist. Since monetary policy reacts with a
lag, in part because the prices are changing slowly, we do not
change monetary policy to adjust to something that is happening
in the short term. We do not swing monetary policy around to
catch fluctuations in the exchange rate. By the time it catches up,
the change is already finished.
Il nous appartient, dans le cadre de notre gestion de la politique
monétaire, de surveiller deux choses. La première est les
ajustements. Souvent, nous faisons abstraction de ces
ajustements, car on constate, lors de l’évolution du taux de
change, un ajustement unique du niveau des prix. Cela provoque
un ajustement du taux d’inflation sur 12 mois, mais cela ne dure
pas. Étant donné que les effets de la politique monétaire sont
ressentis avec un certain décalage, nécessairement déphasés, en
partie en raison du lent ajustement des prix, nous ne modifions
pas notre politique monétaire en réponse aux mouvements à court
terme. Nous ne changeons pas de politique monétaire en réponse
aux fluctuations du taux de change, car le temps que les nouvelles
mesures prennent effet, le changement en cause n’est déjà plus.
The answer to your question, in terms of rough order of
magnitude, goes back to the pass-through issue in terms of
adjustment of the overall level of the exchange rate.
La réponse à votre question, concernant un ordre de grandeur
approximatif, nous ramène à la question de la transmission des
variations du taux de change et aux ajustements à cette évolution.
7:54
National Finance
2-11-2011
Mr. Macklem: Going back to the beginning, keep in mind that
that 18 per cent and that 11 per cent are for a relatively small
subset of goods in the total consumer price index. What really
matters is what the governor was talking about, which is the
overall pass-through being roughly 4 per cent a year. The target is
with respect to total CPI inflation.
M. Macklem : Pour revenir à ce qui a été dit tout à l’heure, il
ne faut pas perdre de vue le fait que ces chiffres de 18 et de
11 p. 100 s’appliquent à la gamme relativement réduite de
marchandises prises en compte pour calculer l’indice des prix à
la consommation global. Ce à quoi il faut s’attacher, c’est à la
précision apportée par le gouverneur, c’est- à-dire que,
globalement, la transmission est d’environ 4 p. 100 par an. La
cible concerne l’inflation mesurée par l’IPC global.
Senator Runciman: With respect to currency rates, when we see
fluctuations in rates, obviously, we are talking about Canada
versus the U.S. currency. Those changes also occur in other
jurisdictions. A lot of the products coming into North America
are from Asian countries. With respect to currency changes and
the impacts that they have with other jurisdictions and products
coming into Canada or going into the United States, is there any
relationship with respect to the price differential between the two
countries?
Le sénateur Runciman : En ce qui concerne les taux de change,
lorsqu’on parle de fluctuations des taux, il est clair qu’il s’agit du
taux de la monnaie canadienne, vis-à-vis de la monnaie
américaine. Ces changements ont également lieu dans d’autres
pays. De nombreux produits importés en Amérique du Nord
proviennent, en effet, de pays asiatiques. En ce qui concerne la
question de l’évolution des taux de change et des incidences que
cela peut avoir dans d’autres pays, ainsi que sur les produits
importés au Canada ou aux États-Unis, peut-on dire qu’il existe
un lien au niveau de l’écart des prix entre les deux pays?
Mr. Carney: That is a very important question. Yes, it matters
because the United States exchange rate is the most important
exchange rate for the Canadian economy, given the destination
for our exports and the source of the majority of our imports. Our
trade is diversified, as you suggest, and increasingly diversified
into Asia. Therefore, we look at not just the bilateral exchange
rate. What matters for the management of monetary policy as a
whole are the effective exchange rates, the trade-weighted
exchange rate for Canada across all its trading partners.
M. Carney : La question revêt une grande importance. Cela
joue en effet, car en ce qui concerne l’économie canadienne, le
taux de change de la monnaie américaine est celui qui importe
avant tout, étant donné la destination de nos exportations et
l’origine de la plupart de nos importations. Comme vous venez de
le laisser entendre, nos échanges se sont diversifiés et nous
commerçons de plus en plus avec l’Asie. C’est dire que nous ne
nous attachons pas uniquement au taux de change bilatéral. Pour
ce qui est de la gestion de la politique monétaire dans son
ensemble, ce qui compte ce sont les taux de change effectifs, les
taux de change pondérés en fonction de nos échanges avec
l’ensemble des partenaires commerciaux du Canada.
It happens that a number of our key trading partners in Asia
shadow very closely — some would say too closely — the level of
the U.S. dollar, so that the gap between movements in our
bilateral exchange rate and our overall effective exchange rate has
not been as large as it might be. It can be expected, over the
course of time, that that gap will widen. All other things being
equal, the likelihood of relative exchange rate appreciation of the
major Asian currencies relative to the U.S. currency and, all
things being equal, relative to the Canadian currency is higher
than the likelihood of depreciation or staying the same. That will
bring in some imported inflation, or rises in the price level, as that
adjusts. Some of that pressure will be adjusted by productivity
gains and other factors in those economies, without question.
That is something we watch.
Or, la monnaie de plusieurs de nos principaux partenaires
commerciaux d’Asie suit de très près — certains diraient de trop
près — le taux du dollar américain, ce qui fait que l’écart entre
l’évolution de notre taux de change bilatéral et le taux effectif de
notre monnaie par rapport à d’autres devises n’a pas été aussi
large qu’il aurait pu l’être. On peut s’attendre à ce que cet écart se
creuse éventuellement. Toutes choses étant égales par ailleurs, les
chances de voir s’apprécier le taux de change relatif des
principales monnaies asiatiques par rapport à la devise
américaine, et toutes choses étant égales par ailleurs, par
rapport à la monnaie canadienne, sont plus fortes que les
chances de dépréciation ou de maintien des taux actuels. Les
ajustements auxquels cela donnera lieu auront pour effet
d’importer une certaine poussée inflationniste, d’où une
augmentation du niveau des prix. Il ne fait aucun doute, qu’une
certaine partie de ces pressions sera compensée par des gains de
productivité et par d’autres facteurs dans les économies
concernées. Nous suivons de près cette évolution.
In terms of our analysis, when we look at price gap behaviour
and adjustments to price gaps and this type of analysis, if you
recall in my statement, we mentioned that we are trying to figure
out how Canadian expectations change because of these gaps.
Those changing expectations are the things that flow through into
inflation, persistent change.
Dans nos analyses, lorsque nous nous penchons sur les écarts
de prix, et les ajustements qu’ils entraînent, nous nous attachons à
comprendre comment ces écarts influencent les attentes des
Canadiens. L’évolution de ces attentes joue sur le taux d’inflation
et entraîne des changements durables.
2-11-2011
Finances nationales
7:55
We focus on the Canada-U.S. gap for three reasons. First, it is
the dominant bit of the trade; second, there is this relationship
that still exists with the Asian currencies; and third, our
mechanisms, including the Internet survey — we use the
combination of the Internet survey, the prices of some goods
and the relative CPIs — are most efficiently, effectively and
comprehensively done for us to the level that we need to do it
vis-à-vis the United States.
Nous avons trois raisons de nous intéresser d’aussi près à
l’écart des prix entre le Canada et les États-Unis. D’abord, c’est
notre principal partenaire commercial; deuxièmement, il y a ce
lien, dont je faisais état tout à l’heure, avec les monnaies des pays
asiatiques, et troisièmement, nos moyens d’étude, y compris
l’enquête Internet — nous avons en effet recours à des méthodes
qui combinent l’enquête Internet, le prix de certaines
marchandises et les IPC relatifs — qui sont mis en œuvre d’une
manière complète et efficace afin de suivre de près la situation par
rapport aux États-Unis.
Senator Runciman: You mentioned the lag time to react to
currency rates. Do you do any projections with respect to this? Is
that a mug’s game? I am not sure if you can do something like
that when you see these volatile swings.
Le sénateur Runciman : Vous avez évoqué tout à l’heure le
décalage entre l’évolution des taux de change et les changements
de politique monétaire. Y a-t-il des chiffres dont vous puissiez
faire état à cet égard? Nos efforts sont-ils en vain? Je ne suis pas
sûr en effet qu’il y ait grand-chose à faire face à de tels
revirements.
Mr. Carney: It is a mug’s game to admit that you do
projections of a currency, and we do not forecast the value of
the Canadian dollar. However, I will say that, clearly, it is an
extremely important relative price for the Canadian economy. We
watch it closely, and we look to understand the reasons behind its
movements, the impact on the underlying economy and the
impact more directly and mechanically through to the CPI, and
we adjust monetary policy appropriately.
M. Carney : Il serait naïf en effet de prétendre que l’on prévoit
la valeur d’un prix relatif, car nous ne pouvons pas prévoir la
valeur du dollar canadien. Cela dit, je précise qu’il s’agit d’une
extrême importance pour l’économie du Canada. Nous
surveillons de très près l’évolution du taux et cherchons à
comprendre les raisons qui le font évoluer, les incidences que
cela peut avoir sur l’économie du pays, ainsi que les incidences
directes au niveau de l’IPC. C’est en fonction de cela que nous
ajustons la politique monétaire.
Therefore, it is extremely important, and obviously in times of
great change or great volatility we have to be even more vigilant
in that analysis.
Il s’agit donc de quelque chose d’extrêmement important et il
est clair que nous devons faire preuve d’une vigilance toute
particulière à une époque de grands changements et de volatilité.
Senator Runciman: We received a letter today from Doug
Porter from BMO Capital Markets. He had a number of
comments to make, but there is one here I hope you can help
me to understand in terms of the impacts. He concludes his letter
by saying that there is simply no guarantee that prices would ever
equalize across the border if the currency stays far above its socalled fair value, which is estimated to now be in the mid 80-cents
U.S. range.
Le sénateur Runciman : Nous avons reçu aujourd’hui une lettre
de Doug Porter, de BMO Marchés des capitaux. Il fait dans ce
courrier un certain nombre d’observations, mais il y en a une que
je vous demanderais de m’expliquer au sujet des incidences. Il
termine sa lettre en affirmant que rien ne garantit qu’il soit jamais
mis fin à l’écart des prix entre les deux pays, même si notre
monnaie reste à un niveau sensiblement supérieur à sa soi-disant
juste valeur, qui serait actuellement d’environ 80 cents américains.
Could you speak to that and explain it for me, if for no one
else, to give me a better understanding?
Pourriez-vous nous dire quelque chose à ce sujet, et
m’expliquer cela afin que je puisse mieux comprendre, même si
les autres ont déjà compris?
Mr. Carney: I would not want to ratify the estimate contained
in that letter; I will assign that to Mr. Porter and his firm.
M. Carney : Je ne voudrais pas ratifier le chiffre cité dans cette
lettre; j’en laisse le soin à M. Porter et à son entreprise.
There is an issue of a persistent wedge, and I know this
committee has been studying it. There are elements of the cost
structure in the Canadian market that could lead to a persistent
wedge in the level of prices for a given exchange rate because of
the differences in distribution costs, the relative weight of labour
here, the relative productivity at the retail sector, and some other
factors. When I say ‘‘distribution,’’ I include transportation
within that.
Il y a, cela dit, la question d’une sorte de cale persistante, et je
sais que le comité s’attache à l’étudier. Sur le marché canadien,
certains éléments de la structure des coûts pourraient, pour un
taux de change donné, durablement exercer un effet de calage sur
le niveau des prix en raison des différences au niveau des coûts de
distribution, du poids relatif de la main-d’œuvre ici, de la
productivité relative du secteur du commerce de détail et de
divers autres facteurs. Lorsque je parle de « distribution »,
j’englobe les transports.
7:56
National Finance
There is one dynamic, which perhaps you are on; I did not see
it in my research for this in your discussions. There is the prospect
of a fairly significant adding of retail space in Canada and
competition through that. I know in our conversations with
Canadian commercial real estate players, with Canadian retailers
and in conversations we have had south of the border that it is not
lost on the retail sector that the per square foot return in Canada
is higher now than it is in the United States. As I said, part of that
is because things are depressed in the United States in the retail
sector; that is not news. These are businesses. They are looking for
opportunity, there is opportunity north of the border, and we are
under-served relative to the U.S. in terms of retail space,
something on the order of 14 million to 23 million.
Mr. Macklem: Per square foot.
Mr. Carney: There is some dynamism to this. There is a
dynamic here that will help, all things being equal, compress that.
The Chair: Thank you, Senator Runciman.
[Translation]
2-11-2011
Il y a une dynamique sur laquelle vous vous êtes d’ailleurs peutêtre penchés. Je ne l’ai pas relevé dans le cadre des recherches
effectuées en prévision de cette séance. On prévoit une
augmentation sensible du nombre de locaux destinés au Canada
au commerce de détail, avec toute l’influence que cela peut avoir
sur la concurrence. J’ai appris au cours de nos entretiens avec les
divers acteurs de l’immobilier commercial au Canada, avec les
détaillants canadiens, et lors des entretiens que nous avons eus
aux États-Unis, que le secteur du commerce de détail passe
parfaitement conscient du fait qu’au Canada le rendement par
pied carré est maintenant supérieur à ce qu’il est aux États-Unis.
Comme je le disais tout à l’heure, cela est en partie dû au fait que
le commerce de détail traverse actuellement aux États-Unis une
période de basse conjoncture; il n’y a là rien de nouveau. Il s’agit,
en effet, d’entreprises qui sont naturellement à l’affut de bonnes
occasions. Elles entrevoient des occasions au nord de la frontière
entre nos deux pays, et il semblerait que, par rapport aux ÉtatsUnis, nous manquions de locaux destinés au commerce de détail,
cette sous-installation étant de l’ordre de 14 à 23 millions.
M. Macklem : De pieds carrés.
M. Carney : Voilà en quelques mots la dynamique de la
situation actuelle. Toutes choses étant égales par ailleurs, cela
devrait avoir un effet de compression.
Le président : Merci, sénateur Runciman.
[Français]
Senator Ringuette: Governor, I have the honour of asking you
questions for the second time this evening.
Le sénateur Ringuette : Monsieur le gouverneur, pour la
deuxième fois ce soir, j’ai l’honneur de vous poser des questions.
I agree with the answers you have provided us this evening,
especially when it comes to transportation, gasoline and diesel
costs in Canada. Those are much higher than in the United States,
mostly owing to the taxes imposed on the two products. However,
I must say that I am a bit surprised that you did not mention lease
costs, which are much higher for stores in Canada than in the
United States. That is in part due to the fact that the United
States real estate market was hit by a crisis, not only in the
residential but also in the commercial sector.
Je suis d’accord avec les éléments de réponses que vous nous
avez apportés ce soir, notamment sur les coûts du transport, de
l’essence et du diésel au Canada, qui sont beaucoup plus élevés
qu’aux États-Unis, en majeure partie à cause des taxes sur ces
deux produits. Toutefois, je dois vous avouer être un peu surprise
que vous n’ayez pas mentionné le coût de location, pour les
magasins au Canada, qui est beaucoup plus élevé que chez nos
voisins américains. Cela est en partie dû au fait que le marché de
l’immobilier aux États-Unis a été affecté par une crise non
seulement dans le secteur résidentiel mais également commercial.
Mr. Carney: You are right. The commercial real estate market
in the U.S. is going through a difficult period. It will take some
time before changes are seen in lease costs.
M. Carney : Vous avez raison. Le marché immobilier
américain traverse une période difficile dans le secteur
commercial. Il faudra du temps avant de voir un changement
dans les prix de localisation.
Regarding the price of gasoline in Canada, I would like to refer
to an analysis that is part of the Bank of Canada’s report on
monetary policy. The report was published last week, and that
analysis was intended to explain why the price of gasoline in
Canada is still high, despite the drop in the price of crude oil.
En ce qui concerne le prix de l’essence au Canada, j’aimerais
vous référer à une analyse contenue dans le rapport des politiques
monétaires de la Banque du Canada, qui vient d’être publié la
semaine dernière, qui tentait d’expliquer les raisons pour
lesquelles le prix de l’essence au Canada demeure élevé, malgré
la réduction du prix du pétrole brut.
We probably do not have enough time, but the committee can
refer to an explanation provided in the report.
Nous n’avons probablement pas assez de temps, mais il y a une
explication dans le rapport pour la considération de ce comité-ci.
The Chair: Was the study conducted by the Bank of Canada?
Le président : Cette étude est faite par la Banque du Canada?
2-11-2011
Finances nationales
7:57
Mr. Carney: Yes, it was conducted by the Bank of Canada.
The Canadian gasoline market is currently experiencing structural
problems. Meanwhile, oil companies have increased their margins
here.
M. Carney : Oui, par la Banque du Canada. Il y a des
problèmes structurels actuellement, ici, sur le marché de l’essence
canadien. En même temps, il y a une augmentation des marges des
pétroliers ici.
Senator Ringuette: According to my latest research — the data
is very recent, from August — there is a difference of 28 per cent
between the price per litre in the United States and the price in
Canada. I even compared the cost of importing crude oil in the
U.S. and in Canada, and I believe the difference was about
$2 per barrel. That cannot justify this discrepancy. In reality, the
considerable difference stems from the provincial and federal
taxes that have been imposed on gasoline.
Le sénateur Ringuette : Ma dernière recherche indique, et les
données datent du mois d’août, tout récemment, une différence de
28 p. 100 entre le prix au litre aux États-Unis et celui du Canada.
Je suis même allée voir au niveau du coût d’importation pour le
brut, tant chez les Américains que chez les Canadiens, et la
différence était, je crois, de l’ordre de deux dollars du baril. Cela
ne pouvait pas justifier cette différence. En réalité, la différence
marquée repose sur les taxes provinciales et fédérales qu’on
impose sur le litre d’essence.
Mr. Carney: Yes. Most of all, there is a big difference between
gas taxes here in Canada and those in the United States; that
much is clear. However, there has been a small change in tax
levels over the last year here in Canada, compared with the
United States. Most of the current differences are due to the fact
that crude oil here in Canada, especially in Central and Eastern
Canada, is a mix of oil from England, the North Sea and the
United States. Things are different in Western Canada. That is
clearly explained in the chart.
M. Carney : Oui. Surtout, il y a une grande différence entre les
taxes sur l’essence ici au Canada et aux États-Unis, c’est clair.
Mais il y a eu un petit changement des niveaux de taxe, par
rapport aux États-Unis, pendant la dernière année ici au Canada.
Mais la plupart des différences maintenant sont dues au fait que le
pétrole brut, ici au Canada, surtout au centre et dans l’Est du
Canada, est un mélange de pétrole d’Angleterre, de la mer du
Nord, et des États-Unis. C’est différent dans l’Ouest du Canada.
C’est bien expliqué dans le graphique.
Senator Ringuette: You also mentioned — and you were the
first witness to do so — the international segmentation that is
taking place. You said we should keep in mind that, as part of
that segmentation, international manufacturers look to the
Canadian market where the economy is fairly stable. Therefore,
I think that is added to what we see on the manufacturers’
suggested retail price tags for Canada. We see that on price tags
regularly, especially on consumer products, such as clothing —
that is where it is seen very often — and small household
appliances.
Le sénateur Ringuette : Vous avez aussi indiqué, et vous êtes le
premier témoin à le faire, la segmentation internationale qui se
fait, et le fait que nous devons être conscients que, dans cette
segmentation, les manufacturiers internationaux regardent le
marché canadien où l’économie est quand même assez stable.
Donc, je crois que cela s’ajoute à ce qu’on voit sur les étiquetages
de prix suggérés par les manufacturiers pour le Canada. On voit
cela sur les étiquettes régulièrement, surtout sur les produits de
consommation, les vêtements — on le voit très souvent — et les
petits appareils électroménagers.
[English]
[Traduction]
Senator Marshall: Thank you, Mr. Carney and Mr. Macklem,
for being here this evening.
Le sénateur Marshall : Merci, monsieur Carney et monsieur
Macklem, d’avoir répondu à notre invitation.
We have had a lot of witnesses in, and I think what you are
saying is consistent with what they have said in talking about the
factors that affect price discrepancies. I thought during our initial
meetings we would be able to narrow it down more precisely, but
unfortunately we have quite a few factors like taxes,
transportation, tariffs, and you were talking about the exchange
rate. I thought that would be something that would be more
precise and you would be able to see how goods were impacted by
changes in the exchange rate. However, I read the study that you
released back in 2004 and found that is not quite the case.
Nous avons recueilli de nombreux témoignages et les propos
que vous nous livrez ce soir confirment ce qu’ils nous ont dit au
sujet des facteurs qui contribuent à l’écart des prix. J’avais cru,
lors de nos premières séances, que nous pourrions isoler plus
particulièrement quelques facteurs, mais, malheureusement, ils
sont nombreux, tels que les taxes, les transports et les droits de
douane, à intervenir. Puis il y a le taux de change. J’avais cru que
l’incidence de celui-ci pourrait être évaluée de manière plus
précise, pour que l’on puisse mieux cerner l’influence que
l’évolution du taux de change exerce sur les prix. Or, j’ai lu
l’étude que vous avez publiée en 2004, et constaté que ce n’est pas
vraiment comme cela que les choses se passent.
It seems most of the witnesses are pointing us in the direction
of doing something with the tariffs and raising personal
exemptions. From your earlier testimony this evening, did you
La plupart de nos témoins, semble-t-il, proposent que nous
agissions sur les droits de douane et que nous relevions
l’exemption personnelle. Dans les propos que vous nous avez
7:58
National Finance
2-11-2011
suggest making the North American market more seamless?
livrés un peu plus tôt ce soir, avez-vous dit que vous étiez
favorable à une plus grande harmonisation du marché nordaméricain?
Mr. Carney: I did. You said it better than I said it, but that is
what I was trying to say.
M. Carney : En effet. Vous l’avez dit mieux que je n’aurais
moi-même pu le faire, mais c’était effectivement ce que je pensais.
Let me be clear on the exchange rate so we are on the same
page. The fact is that with the vast majority of goods that are sold
in Canada, there is a lot of value added in Canada, so the
exchange rate affects the core of it. I will give you one example.
Where we have basically instant pass-through are with imported
fruits and vegetables. It takes a few months, but when the price
goes up, we know it is coming through and it takes about six
months to fully pass through to Canadian prices. That is a
standard relationship.
Permettez-moi d’apporter une légère précision au sujet du taux
de change afin d’harmoniser notre réflexion sur ce sujet. C’est un
fait qu’une plus-value considérable est ajoutée à la grande
majorité de biens vendus au Canada et que, par conséquent, le
taux de change exerce à cet égard une influence essentielle.
Permettez-moi de vous citer un exemple. S’agissant de fruits et
légumes importés, il y a une transmission presque instantanée des
variations du taux de change. Cela peut prendre quelques mois,
mais nous pouvons prévoir que les prix augmenteront, l’effet
complet se faisant ressentir dans les six mois environ. C’est la
nature du lien et de l’effet qu’il entraîne.
However, with food in restaurants, the restaurant does not
change their menu costs, even though their actual costs have gone
up substantially. As we know, agriculture costs went up quite
substantially last year. Food and restaurant costs did not really
change. Why? Because it is such a small proportion of the actual
value added. That is just one of many examples where you get
that dampened effect of what looks like a big change in the
exchange rate.
Les restaurants, par contre, ne modifient pas leurs prix, même
si leurs coûts augmentent sensiblement. Comme vous le savez, les
prix agricoles ont augmenté considérablement l’année dernière.
Or, dans les restaurants, les prix n’ont pas vraiment changé.
Pourquoi cela? Parce que le coût est faible par rapport à la plusvalue. Voici, parmi tant d’autres, un exemple de l’atténuation des
effets de ce qui peut paraître comme une importante variation du
taux de change.
To your question, as a general proposition — and there are lots
of other considerations around this — measures that make a
North American market so that shipping across the border into
Canada is exactly the same as selling, in the North American
sense, in Mexico or the United States will get the benefit of
economies of scale, will increase the competition here in Canada
and will have the net benefit to Canadian consumers. That runs
the gamut from tariffs to other regulations, which may need to be
kept for good reasons, but that is part of the consideration.
En réponse à votre question, on peut dire de manière générale
— mais il ne faut pas non plus perdre de vue de nombreuses
autres considérations — que les mesures qui pourraient être prises
pour éliminer les différences, au niveau de la vente, entre les
produits expédiés au Canada, au Mexique ou aux États-Unis,
rendraient possibles des économies d’échelle, augmenteraient la
concurrence au Canada et seraient avantageuses pour le
consommateur canadien. Cela vaut pour les tarifs douaniers et
pour d’autres règlements que l’on pourrait, pour de bonnes
raisons, souhaiter conserver en l’état.
We will still have issues, though, with one of the great benefits
and strengths of this country, which is its vastness and the
dispersed population; it does cost to ship. The extent to which
people can then get their minds around a little more single point
pricing for this North American market, whether it is in Wichita,
Kansas, or Lloydminster, it is a single point, even though both of
them are quite far from the central distribution centre.
Un problème subsiste, cependant, à l’égard de ce qui est pour le
Canada un point fort et un grand avantage. J’entends par cela
l’étendue de notre territoire et l’étalement de la population. Les
transports coûtent cher. Dans quelle mesure peut-on envisager,
sur le marché nord-américain, un recours plus fréquent au prix
unique, qu’il s’agisse du prix à Wichita, au Kansas, ou à
Lloydminster, même si ces deux localités sont fort éloignées du
point de distribution central.
Senator Marshall: The big word in your phrase was ‘‘more’’
seamless. How much more seamless? Completely seamless? It is a
matter of degree, so that is something we will have to struggle
with.
Le sénateur Marshall : Mais, dans votre propos, je me suis
surtout arrêté au fait que vous avez, au sujet d’une harmonisation,
employé le mot « davantage ». Jusqu’à quel point peut-on
harmoniser? Doit-on envisager une harmonisation complète?
Tout cela est question de degré, et nous allons devoir
approfondir notre analyse.
Mr. Carney: I think you do. In many things, there is a tipping
point when it gets close enough so the small differences do not
really matter. It would appear to be the case that there is still
M. Carney : En effet. Comme dans de nombreux domaines, il y
a un seuil critique et lorsqu’on s’en approche, les légères
différences paraissent sans importance. Il semblerait que la
2-11-2011
Finances nationales
7:59
significant enough segmentation between the Canadian and the
U.S. markets that some of these will persist.
segmentation des marchés canadiens et américains demeure
suffisamment forte pour que subsistent certaines de ces
différences.
All of that said, though, different tax structure and different
labour costs — remember, labour costs in retail in Canada are
probably 20 per cent higher than they are in the United States just
on a minimum wage basis. As I said in my comments, we use
more labour in Canadian retail than they do in the United States.
Therefore, each individual is more expensive and I am sure worth
it — I do not want to get the whole retail sector mad at me —
there is more of them and that adds to it. There will still be other
factors.
Cela dit, des règles d’imposition différentes et des différences
au niveau des coûts de la main-d’œuvre — n’oublions pas en effet
qu’au Canada, dans le commerce de détail, la main-d’œuvre coûte
environ 20 p. 100 de plus qu’aux États-Unis, simplement à s’en
tenir au salaire minimum. Comme je le disais tout à l’heure, au
Canada, le commerce de détail emploie davantage de maind’œuvre qu’aux États-Unis. Chaque employé coûte, par
conséquent, plus cher, et le vaut bien, j’en suis certain — je ne
souhaite pas m’attirer les foudres du secteur du commerce de
détail. Il y a davantage de personnel, et cela augmente les coûts.
Mais il y a d’autres facteurs encore.
Again, we commend you for taking a serious look at this
because there are many factors. If there was just one factor, it
probably would have been dealt with.
Je vous félicite du sérieux avec lequel vous vous penchez sur la
question car, effectivement, il y a de nombreux facteurs qui
jouent. Si un seul facteur était concerné, sans doute serait-on déjà
arrivé à régler la question.
Senator Marshall: What about the auto industry? We have
spent a fair bit of time talking to witnesses about the auto
industry and the big price discrepancies between automobiles sold
in Canada and automobiles sold in the United States. I know you
mentioned it in your opening remarks, so you must have some
opinion on it.
Le sénateur Marshall : Qu’en est-il de l’industrie automobile?
Nous avons consacré pas mal de temps à nous entretenir, avec nos
témoins de l’industrie automobile, du gros écart de prix entre les
voitures vendues au Canada et les voitures vendues aux ÉtatsUnis. Vous en avez glissé un mot dans votre exposé, et vous devez
sans doute avoir une opinion sur la question.
Mr. Carney: There are big price differentials between Canada
and the United States in the auto industry. There are some
regulatory differences, but I presume you will be speaking to the
auto makers about that very soon. I look forward to that.
M. Carney : En ce qui concerne l’industrie automobile, il existe
de gros écarts de prix entre le Canada et les États-Unis. On
constate aussi certaines différences au niveau de la réglementation
applicable, mais j’imagine que vous allez très bientôt vous
entretenir de cela avec les fabricants automobiles. J’ai hâte de
connaître vos conclusions.
Senator Peterson: Thank you, Governor Carney, for your
presentation. When we talk about currency fluctuations, it
reminds me of the price of gasoline; when the price of oil goes
up, the price of gasoline immediately goes up. When the price of
oil goes down, it takes considerable time for the price of gasoline
to go down. As the oil companies will tell you, it takes a long time
to work that product through the system. That is an aside.
Le sénateur Peterson : Je vous remercie, monsieur le
gouverneur, de l’exposé que vous nous avez présenté. La
question de la fluctuation des taux de change me rappelle le
prix de l’essence; lorsque le prix du pétrole augmente, le prix de
l’essence suit immédiatement. Or, lorsque le prix du pétrole baisse,
il faut un laps de temps considérable pour que le prix de l’essence
baisse. Comme l’expliquent les compagnies pétrolières, du point
d’extraction à la pompe à essence, c’est un long processus. Mais
ça, c’est une autre question.
In your presentation, you mentioned that the U.S. market is
10 times the size of the Canadian market. Obviously the economy
of scale, buying power and everything else is very large. When an
American operation sends a product here, you would think they
could keep the price lower, smother the competition and life
would go on. However, that does not seem to be the case. Prices
seem to be 30 or 40 per cent higher. What is happening is that,
number one, they do it because they can do it — no one pushes
back and they get away with it — or, number two, is something
happening, in your opinion, at the border, such as tariffs and
taxes, that makes this happen?
Vous nous avez rappelé, dans votre exposé, que le marché
américain est 10 fois plus grand que le marché canadien. Il est
clair que cela donne lieu à des économies d’échelle, à un plus
grand pouvoir d’achat et ainsi de suite. Lorsqu’une entreprise
américaine nous exporte quelque chose, on pourrait penser qu’elle
le mettra en vente à un prix plus bas, afin d’étouffer la
concurrence. Or, cela ne semble pas être le cas. Les prix
semblent en effet être de 30 à 40 p. 100 plus élevés. Ce qui se
passe, d’abord, c’est que si les entreprises procèdent ainsi, c’est
soit parce qu’elles sont en mesure de le faire — personne ne s’y
oppose et elles peuvent agir impunément — ou bien,
deuxièmement, selon vous, se passe-t-il quelque chose à la
frontière, et je pense notamment aux taxes et aux droits de
douane?
7:60
National Finance
2-11-2011
Mr. Macklem: I am not sure we have a great insight on this. It
is competition, as the governor said. Right now, there is a lot
more retail space per person in the U.S. than there is in Canada.
The U.S. is cyclically weak. Our own projections are that it is
recovering but it will be a modest recovery. Large American
retailers are looking north of the border. Certainly in our
conversations — and it is out in the public — there are a
number that are looking to expand into Canada. I expect that that
will have some effect.
M. Macklem : Je ne suis pas sûr que l’on comprenne très bien
comment cela se passe. Comme l’a rappelé le gouverneur, il y a la
concurrence. S’agissant de locaux destinés au commerce de détail,
le nombre de pieds carrés par personne est aux États-Unis
beaucoup plus élevé qu’au Canada. Or, les États-Unis traversent
actuellement un cycle de basse conjoncture. Selon nos prévisions,
l’économie américaine va repartir, mais la reprise sera modeste.
Les grands détaillants américains lorgnent de l’autre côté de la
frontière. Nous avons pu constater, au cours de nos entretiens —
et cela est parfaitement connu — que plusieurs envisagent de se
développer au Canada. J’imagine que cela va tout de même jouer.
More broadly, one thing to bring to the attention of the
committee is that about five years ago we did a study at the Bank
of Canada survey of how firms set prices. It does not speak
directly to the question, but there is a great deal of detailed
information. What comes out of it is that how firms set prices
depends a lot on what kind of firm it is. If you are a commercial
services firm, you tend to change prices much less frequently than
if you are a fruit and vegetable store that changes them
frequently. Another factor that clearly affects how often you set
prices is competition. There are two indicators: the number of
competitors you have and how export-oriented you are, another
measure of the degree of competition in the sector. Both those
affect how frequently you change prices.
Plus généralement, cependant, j’aimerais attirer l’attention du
comité sur l’étude effectuée il y a cinq ans par la Banque du
Canada sur la manière dont les entreprises fixent leurs prix. Cela
n’est pas en rapport direct avec la question, mais on peut en tirer
de très utiles renseignements détaillés. Il ressort de cette étude que
la manière de fixer les prix dépend beaucoup du type d’entreprise.
Les entreprises du secteur des services commerciaux ont tendance
à modifier leurs prix beaucoup moins souvent que les vendeurs de
fruits et légumes. Un autre facteur qui intervient au niveau des
prix est la concurrence. Il y a à cet égard deux indicateurs : le
nombre de concurrents, et le degré auquel l’entreprise est axée sur
l’exportation, autre indicateur du degré de concurrence dans un
secteur donné. Ces deux facteurs influent sur la fréquence des
changements de prix.
We will make sure that you get that study as well as the most
recent Monetary Policy Report.
Nous vous ferons parvenir un exemplaire de cette étude, ainsi
que le dernier Rapport sur la politique monétaire.
The Chair: We will have that circulated to everyone. I have
asked the Library of Parliament to check your website and pick
up any of the reports or documents that may be of help to us to
supplement the comments that you have made.
Le président : Nous le distribuerons aux membres du comité.
J’ai demandé à la Bibliothèque du Parlement de consulter votre
site Web et de nous procurer les rapports ou documents qui nous
aideraient à compléter ce que vous nous avez dit aujourd’hui.
We have heard from Mr. Mark J. Carney, Governor of the
Bank of Canada; and Mr. Tiff Macklem, Senior Deputy
Governor. Thank you, gentlemen, very much for being with us
on short notice. It is very helpful. We will look forward to
continuing this dialogue at some time in the future.
Nous avons recueilli les témoignages de M. Mark J. Carney,
gouverneur de la Banque du Canada et de M. Tiff Macklem,
premier sous-gouverneur. Messieurs, je vous remercie d’avoir
dans un délai si bref répondu à notre invitation. Vos propos nous
ont été de la plus grande utilité. Nous espérons avoir l’occasion de
poursuivre ce dialogue.
Mr. Carney: Thank you very much, chair, and best of luck.
M. Carney : Je vous remercie, monsieur le président, et je vous
souhaite bonne chance dans la poursuite de vos travaux.
The Chair: Thank you.
Le président : Je vous remercie.
Senator Ringuette: In our discussion of cross-border shopping,
and so forth, I am making a request to see if we cannot have a
study of prices in the eurozone. There are no cross-border issues
per se because the value of the money is constant. Perhaps our
researchers could find any study related to ours that would come
from the eurozone since the implementation of it.
Le sénateur Ringuette : J’aimerais, dans le cadre de notre
examen du magasinage transfrontalier, que nous nous penchions
également sur les prix dans la zone euro. La monnaie commune
ayant la même valeur dans tous les pays de la zone, la question du
taux de change ne joue pas. Nos recherchistes pourraient peutêtre trouver des études analogues à celles que nous avons menées,
mais provenant de la zone euro depuis l’entrée en vigueur de la
monnaie unique.
The Chair: Thank you. Steering will consider that in
conjunction with the Library of Parliament. We will be
contemplating where we go from now in terms of setting things
up but, as I indicated to some of our colleagues, this will be the
Le président : Je vous remercie. Le comité directeur envisagera
cela avec la Bibliothèque du Parlement. Nous allons voir
comment nous allons procéder, mais, comme je l’ai dit à
certains de mes collègues, cette séance est vraisemblablement la
2-11-2011
Finances nationales
last session that we will have on this special study likely before
Christmas because of government work that is coming along now.
That will give us all a chance to think about what we have heard
so far. If you have any suggestions, please send them to steering.
We will take those and try to put together our work plan for
January and February as soon as we can.
[Translation]
We will continue our special study on the potential reasons for
price discrepancies in respect of certain goods between Canada
and the United States.
[English]
7:61
dernière que nous allons pouvoir consacrer à cette étude avant
Noël, car le gouvernement doit bientôt nous transmettre un
certain nombre de dossiers. Cela nous donnera d’ailleurs
l’occasion de réfléchir à ce que nous avons entendu jusqu’ici.
Ceux d’entre vous qui auraient des suggestions à faire sont priés
de les transmettre au comité directeur. Il en sera tenu compte
lorsque nous tenterons d’établir, dès que nous sommes à même de
le faire, notre plan de travail pour janvier et février.
[Français]
Nous allons continuer notre étude spéciale sur les raisons
pouvant expliquer les inégalités entre les prix de certains articles
vendus au Canada et aux États-Unis.
[Traduction]
In the second session this evening, we are pleased to welcome
two officials from Transport Canada: Mr. Gerard McDonald,
Assistant Deputy Minister, Safety and Security; and Mr. Kash
Ram, Director General, Road Safety and Motor Vehicle
Regulation. I am sure these gentlemen will tell us all about the
cost of automobiles in Canada and the United States, which
seems to be a continuing issue that comes up.
Dans la seconde partie de notre séance, nous avons le plaisir
d’accueillir deux représentants de Transports Canada :
M. Gerard McDonald, sous-ministre adjoint de la sécurité et
sûreté; et M. Kash Ram, directeur général, Sécurité routière et
règlements véhicules automobiles. Ces deux messieurs ont sans
doute beaucoup à nous dire au sujet du prix respectif des
automobiles au Canada et aux États-Unis, question que l’on n’a
pas fini d’évoquer.
Mr. McDonald, I am being somewhat facetious here; I will
bring the auto industry in here in due course, but anything you
could help us with in relation to this is appreciated. I give you the
floor.
Je dis cela, monsieur McDonald, avec un brin d’humour, car
nous allons éventuellement entendre des représentants de
l’industrie automobile, mais vous nous serions reconnaissants de
nous dire ce qu’il en est d’après vous. Vous avez la parole.
Gerard McDonald, Assistant Deputy Minister, Safety and
Security, Transport Canada: It is a pleasure for my colleague
and me to be here today to speak to you about the Motor Vehicle
Safety Act, which governs the manufacture and importation of
vehicles into Canada.
Gerard McDonald, sous-ministre adjoint de la sécurité et sûreté,
Transports Canada : C’est avec plaisir que mon collègue et moimême prenons la parole devant vous aujourd’hui pour parler de la
Loi sur la sécurité automobile, qui régit la fabrication et
l’importation des véhicules au Canada.
When the act first came into effect in 1971, it established
comprehensive, minimum safety standards for all vehicles of any
prescribed class manufactured or imported into Canada. The act
also applies to motor vehicle equipment, specifically child
restraints and tires.
Lorsque la loi est entrée en vigueur en 1971, elle fixait des
normes complètes et minimums de sécurité pour toutes les
catégories de véhicules déterminées par règlement, fabriqués ou
importés au Canada. La loi s’applique également à l’équipement
des véhicules, particulièrement aux ensembles de retenu pour
enfant et aux pneus.
Under the authority of the act, standards for vehicles and
equipment are developed in a consultative manner and listed in
the Canada Motor Vehicle Safety Standards as part of the Motor
Vehicle Safety Regulations. The purpose of the act and
regulations is to reduce the risk of death, injury and damage to
property resulting from motor vehicle collisions. New vehicles
sold in Canada must meet these standards and regulations.
En vertu de la loi, les normes qui s’appliquent aux véhicules et
à l’équipement sont élaborées en consultation et inscrites dans les
Normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada, qui
figurent dans le Règlement sur la sécurité des véhicules
automobiles. La loi et le règlement visent à réduire les décès, les
blessures et les dommages à la propriété qui résultent de collisions
avec un véhicule. Les nouveaux véhicules vendus au Canada
doivent respecter ces normes et ces règlements.
The government’s strong commitment to road safety is
reflected in the requirements for importing vehicles into this
country. The act was modified in 1993, in order to bring Canada
into compliance with the Canada-U.S. Free Trade Agreement and
to allow the importation of vehicles purchased in the United
States, under specific conditions. The act requires that all
imported vehicles comply with Canadian Motor Vehicle Safety
Les exigences en matière d’importation des véhicules au pays
démontrent bien la grande détermination du gouvernement à
l’égard de la sécurité routière. La loi a été modifiée en 1993 afin
que le Canada puisse se conformer à l’Accord du libre-échange
entre le Canada et les États-Unis, et permette l’importation des
véhicules achetés aux États-Unis, selon des paramètres
particuliers. La loi exige que tous les véhicules importés soient
7:62
National Finance
Standards. However, subsection 7(2) of the act provides an
exception whereby vehicles purchased at the retail level in the
United States, which are not in full compliance with Canada’s
safety standards, may be imported into Canada, provided the
vehicles were originally manufactured to comply with all
applicable U.S. federal safety standards and provided they can
be modified to comply with the Canadian safety standards that
they do not meet. In addition, once modified, the vehicles must be
inspected by a designated authority of Transport Canada.
[Translation]
2-11-2011
conformes aux Normes de sécurité des véhicules automobiles du
Canada. Mais le paragraphe 7(2) de la loi mentionne une
exception, c’est-à-dire que les véhicules achetés au détail aux
États-Unis qui ne sont pas entièrement conformes aux normes de
sécurité du Canada peuvent être importés au Canada à condition
qu’ils aient été construits à l’origine selon les normes de sécurité
applicables du gouvernement des États-Unis, et à condition qu’ils
puissent être modifiés pour être conformes aux normes de sécurité
canadiennes auxquelles ils ne satisfont pas. Par ailleurs, une fois
modifiés, les véhicules doivent être inspectés par une autorité
désignée par Transports Canada.
[Français]
In 1995, the Registrar of Imported Vehicles was created to
establish and maintain a system of registration, inspection and
certification for those vehicles purchased in the United States. The
act authorizes Transport Canada to contract inspection and
verification activities related to the importation of vehicles
purchased at the retail level in the United States and imported
into Canada. Through an open bidding process in 1995, 2000 and
2005, the department contracted a private company to operate the
registrar.
En 1995, le registraire des véhicules importés a été mis sur pied
dans le but d’établir et de maintenir un système d’enregistrement,
d’inspection et de certification des véhicules achetés aux ÉtatsUnis. La loi autorise Transport Canada à donner à contrat les
services d’inspection et de vérification des véhicules achetés au
détail aux États-Unis et importés au Canada. Par l’entremise d’un
processus d’appel d’offres ouvert, mené en 1995, 2000 et 2005, le
ministère a conclu une entente avec une entreprise privée pour
s’occuper du registraire.
The registrar program, established by the Canadian federal
government and managed by the private sector, has been a
success. It ensures that vehicles purchased by Canadians at the
retail level in the United States are made to be fully compliant
with the Canadian federal vehicle safety standards before these
vehicles are presented for provincial and territorial licensing.
Le programme du registraire, établi par le gouvernement
fédéral canadien et géré par le secteur privé, est une réussite. Il
veille à ce que les véhicules achetés au détail aux États-Unis par
des Canadiens soient rendus conformes aux normes de sécurité
automobile fédérales du Canada, avant d’être présentés aux
services d’immatriculation d’une province ou d’un territoire.
[English]
[Traduction]
The Registrar of Imported Vehicles, RIV, also functions as an
information centre, providing details about the importation
program to potential importers. It operates a toll-free bilingual
public information service and collects importer information. The
RIV has 566 inspection stations across Canada to serve
Canadians. The RIV currently receives, on average,
200,000 calls per year, 30,000 email inquiries, and the website
was visited 1.4 million times last year. The unique aspect of the
program is that it is funded in full by those who are importing
vehicles from the United States through a processing fee paid to
the Registrar of Imported Vehicles for each imported vehicle.
Le registraire des véhicules importés agit également comme un
centre d’information qui fournit des détails sur le programme
d’importation aux importateurs potentiels. Il exploite une ligne
sans frais qui donne des renseignements au public dans les deux
langues officielles et collecte des informations sur l’importation.
Le registraire compte 566 postes d’inspection à travers le Canada
pour desservir le public canadien. À l’heure actuelle, le registraire
reçoit en moyenne 200 000 appels et 30 000 demandes de
renseignements par courriel par année, et le site Web a été
consulté 1,4 million de fois l’an dernier. Ce programme est unique
du fait qu’il est entièrement financé par les importateurs de
véhicules des États-Unis, qui doivent payer des frais
d’administration au registraire pour chaque véhicule importé.
In addition to inspection, the RIV program also provides a
24-hour information service to Canada Border Services Agency
officials who process vehicles at the border. It should also be
noted that a second amendment to the Motor Vehicle Safety Act
was done in 2010 to bring Canada into compliance with the North
American Free Trade Agreement by allowing used vehicles from
Mexico that are less than 15 years old to be permanently imported
to Canada, as long as they can be modified to meet Canadian
safety and environmental standards. The regulations
corresponding to this act’s amendment are currently under
En plus d’effectuer des inspections, le programme du
Registraire exploite un service d’information accessible
24 heures sur 24 aux fonctionnaires de l’Agence des services
frontaliers du Canada qui s’occupent des véhicules à la frontière.
Veuillez noter que la Loi sur la sécurité automobile a subi une
deuxième modification en 2010 afin que le Canada puisse se
conformer à l’Accord de libre-échange nord-américain, et
permettre que des véhicules usagés de moins de 15 ans
provenant du Mexique soient importés de façon permanente au
Canada, pourvu qu’ils puissent être modifiés pour satisfaire aux
2-11-2011
Finances nationales
development.
[Translation]
The Canadian driving environment is different than that of our
North American Free Trade Agreement partners. Therefore, we
developed our safety standards to meet certain unique
requirements, while still harmonizing to a large extent with the
United States. In addition to driving conditions, we have other
unique requirements to ensure safety, such as requirements for
bilingual and metric labelling. The application of these
requirements has minimal impact on vehicle cost and improves
the safety of Canadians.
[English]
7:63
normes canadiennes en matière de sécurité et d’environnement.
Les règlements correspondant à cette modification de la loi sont
actuellement élaborés.
[Français]
Les conditions de conduite au Canada sont différentes de celles
de nos partenaires de l’Accord de libre-échange nord-américain.
C’est pourquoi nos normes de sécurité ont été élaborées pour
répondre à certains besoins particuliers tout en étant harmonisées
le plus possible avec celles des États-Unis. En plus des conditions
de conduite, nous avons d’autres exigences particulières pour
assurer la sécurité, notamment les étiquettes qui doivent être
bilingues et indiquer les mesures métriques. Par ailleurs,
l’application de ces exigences a peu d’impact sur le coût des
véhicules et améliore la sécurité des Canadiens.
[Traduction]
I hope this short presentation has given you a better
appreciation of our responsibilities under the Motor Vehicle
Safety Act. Mr. Ram and I would be happy to take any questions
you might have with respect to our responsibilities in that regard.
J’espère que ce bref exposé a contribué à une meilleure
compréhension des responsabilités qui nous incombent au titre de
la Loi sur la sécurité automobile. M. Ram et moi-même serons
heureux de répondre aux questions que vous souhaiteriez nous
poser au sujet de nos responsabilités en ce domaine.
The Chair: Thank you, Mr. McDonald. As a point of
clarification, the RIV program — that is, Registrar of Imported
Vehicles — has the power to contract, inspection and verification
activities. Are there contracted inspectors at all of the major
border crossings that the public who purchased a car retail in the
U.S. and wants to find out what has to be done can go to your
website and find out where those inspectors are located?
Le président : Merci, monsieur McDonald. Je précise que le
RVI, c’est-à-dire le registraire des véhicules importés, est habilité
à donner à contrat les services d’inspection et de vérification. Des
inspecteurs contractuels se trouvent-ils à tous les postes frontaliers
d’une certaine importance, et les simples acheteurs d’un véhicule
automobile aux États-Unis qui souhaiteraient s’informer de ce
qu’ils doivent faire peuvent-ils consulter votre site Web et y
trouver la liste des postes frontaliers où se trouve un inspecteur?
Kash Ram, Director General, Road Safety and Motor Vehicle
Regulation, Department of Transport Canada: Certainly the act
gives the minister the authority to contract the inspection
verification program. The RIV is run by a private sector entity
that has the authority to use subcontractors. They do use 550
across Canada, most of them in Canadian Tire locations. The
inspection has to be done in Canada, after it has come past the
border, at a location that is suitably convenient. Canadian Tire
provides that convenience.
Kash Ram, directeur général, Sécurité routière et règlements
véhicules automobiles, Transports Canada : Aux termes de la loi, le
ministre est en effet habilité à confier par contrat les travaux
d’inspection et de vérification. Le RVI est administré par une
entité du secteur privé habilitée à recourir à des sous-traitants. Ils
sont 550 dans l’ensemble du Canada, dont la plupart en poste
dans des succursales de Canadian Tire. L’inspection doit en effet
être effectuée au Canada, après le passage de la frontière, dans un
lieu relativement facile d’accès. Les succursales de Canadian Tire
sont une solution pratique.
The Chair: When the vehicle comes across the border, it is
registered and noted so that there will be follow-up afterwards. Is
that the way it happens?
Le président : Lorsque le véhicule franchit la frontière, il est
enregistré afin d’assurer que les formalités ultérieures soient
accomplies. Est-ce comme cela que ça se passe?
Mr. Ram: Yes, there is an administrative process where the
importer on record fills out a form at the border and there are
subsequent steps that occur upon the vehicle’s entering Canada to
ensure that it is inspected, modified and issued a compliance
sticker such that that person can go to the provincial authorities
and get plates.
M. Ram : Oui, il y a effectivement une procédure
administrative dans le cadre de laquelle l’importateur en titre
remplit un formulaire à la frontière. Puis, il y a d’autres étapes
lorsque le véhicule entre au Canada, afin d’assurer que le véhicule
est inspecté, modifié, le cas échéant. Il reçoit un autocollant
attestant l’accomplissement des formalités nécessaires et
permettant au propriétaire d’obtenir des autorités provinciales,
les plaques d’immatriculation.
The Chair: In the meantime, they drive with a temporary plate?
Le président : En attendant, les véhicules circulent-ils avec des
plaques provisoires?
7:64
National Finance
Mr. Ram: They would drive with the U.S. plates.
The Chair: With the U.S. plates still on?
Mr. Ram: Yes.
The Chair: I will begin with Senator Finley, from
Ontario—South Coast.
Senator Finley: Thank you for your presentation.
2-11-2011
M. Ram : Ils circulent avec les plaques américaines.
Le président : Ils continuent à circuler avec des plaques
américaines?
M. Ram : Oui.
Le président : Je vais maintenant passer la parole au sénateur
Finley, d’Ontario—Côte Sud.
Le sénateur Finley : Je vous remercie de votre exposé.
Something has intrigued me for a while because I have a few
friends who have imported cars from the U.S. How many vehicles
a year are coming in, do you know?
Il y a une question que je me pose depuis un certain temps, car
j’ai plusieurs amis qui ont importé des voitures des États-Unis.
Êtes-vous en mesure de nous dire combien de véhicules sont,
comme cela, importés chaque année?
Mr. McDonald: It varies. It is in the upper 100,000s now,
180,000 a year, roughly. We have gone as high as 239,000 in 2008,
where we saw a market increase. That has fallen back somewhat.
M. McDonald : Cela varie. Le nombre dépasse actuellement les
100 000 véhicules, environ 180 000 par an. En 2008, il y en a eu
239 000, le marché étant fortement en hausse, mais le nombre a
sensiblement diminué depuis.
Senator Finley: Are these new or used cars?
Le sénateur Finley : S’agit-il de véhicules neufs ou de véhicules
usagés?
Mr. McDonald: It can be both.
M. McDonald : Les deux.
Senator Finley: It is around 200,000?
Le sénateur Finley : Il y en aurait donc environ 200 000 par an?
Mr. McDonald: It is less than 200,000 now, but we have gone
above that before.
M. McDonald : Il y en a actuellement moins de 200 000, mais il
est déjà arrivé qu’il y en ait plus.
Senator Finley: What are the major differences? They are not
generally the drive train, or the engine, or the brake systems, or
whatever. There are the harness points, tire quality and daytime
running lamps. What are the major items?
Le sénateur Finley : Quelles sont les principales différences? Il
ne s’agit, en général, ni de la transmission, ni du moteur, ni du
système de freinage. Il y a les points d’ancrage, la qualité des
pneus et les feux de jour. Quelles sont les principales différences?
Mr. McDonald: We have worked over the past number of years
to harmonize Canadian and U.S. vehicle standards. We would say
we are probably about 85 per cent to 90 per cent harmonized
with respect to vehicles. In fact, you go on the RIV site and there
is a list of vehicles that you can buy in the U.S. and bring to
Canada without any modifications to them at all.
M. McDonald : Nous travaillons, depuis plusieurs années, à
l’harmonisation des normes canadiennes et américaines en
matière de véhicules automobiles. Je peux dire qu’en ce qui
concerne les véhicules, les normes sont harmonisées à environ
85 ou 90 p. 100. Vous pourriez d’ailleurs consulter sur le site du
RVI la liste de véhicules qui peuvent être achetés aux États-Unis
et importés au Canada sans avoir à subir la moindre modification.
The major differences that you would probably see are, as you
said, daytime running lights. We have a requirement for daytime
running lights in Canada. As I mentioned in my opening
statements, there is the bilingual signage, the use of metric on
your indicators, and antitheft immobilizers, which are required in
Canada.
Les principales différences sont sans doute, comme vous venez
de le dire, les feux de jour. En effet, au Canada, un véhicule doit
être équipé de feux de jour. Comme je le disais dans mon exposé,
au Canada, les véhicules doivent également avoir des mentions
bilingues, des indicateurs à graduation métrique et un dispositif
antivol qui immobilise le véhicule.
Senator Finley: Really, it is an accessory almost.
Le sénateur Finley : C’est presque un accessoire.
Mr. McDonald: Yes. Many of those changes that I indicated,
while required by regulation in Canada, are offered as options in
the U.S. Most vehicles would have those options in the U.S.
M. McDonald : En effet. Bon nombre de ces changements
exigés par la règlementation canadienne, sont offerts en option
aux acheteurs américains. La plupart des véhicules sont, aux
États-Unis, équipés de ces options.
Senator Finley: What would we be talking here percentage-wise
on a typical recent model car, used, imported from the United
States — 1 per cent, 2 per cent, 5 per cent, 10 per cent?
Le sénateur Finley : Pour un véhicule d’occasion de modèle
récent importé des États-Unis, que faut-il compter, 1 p. 100,
2 p. 100, 5 ou 10 p. 100?
Mr. McDonald: In terms of cost?
M. McDonald : Vous voulez dire au niveau du prix?
2-11-2011
Finances nationales
7:65
Senator Finley: Yes. I know you cannot put a hard dollar
number on this, but let us say on a car retail value, used, $15,000,
$18,000, $20,000, somewhere in that neighbourhood, what would
be the cost if we were modifying that car to meet your vehicle
standards?
Le sénateur Finley : Oui. Je sais qu’on ne peut pas en cela
donner de chiffre précis, mais s’agissant d’un véhicule usagé
coûtant 15 000, 18 000 ou 20 000 $, combien faudrait-il compter
pour modifier le véhicule afin de le rendre conforme à vos
normes?
Mr. McDonald: Again, it would really depend on the vehicle
itself and what Canadian standards it does not meet. It differs for
varying vehicles. With some there would be no cost other than the
cost of the RIV, which is $195, I believe. For others, the cost may
be fairly extensive if bumpers have to be changed or what have
you. For others yet, they may not meet the standards at all. Very
few, I might add.
M. McDonald : Cela dépend du véhicule, et des normes
canadiennes auxquelles il ne correspond pas. Cela varie d’un
véhicule à l’autre. Pour certains véhicules, il n’y aura que les frais
à verser au RVI, c’est-à-dire, je pense, 195 $. Pour d’autres, les
frais peuvent être assez élevés si, par exemple, il faut changer les
pare-chocs. Certains autres véhicules ne correspondent pas du
tout aux normes, mais cela est plutôt rare.
Senator Finley: On the whole, if people are bringing in some
200,000 cars and, as I say, with some of the numbers I have
looked at — for example, a Ford F350 pickup truck 2011 built in
the United States imported into Canada — would there be a lot
that requires changing in a car like that?
Le sénateur Finley : De manière générale, donc environ
200 000 voitures sont importées chaque année. Je me suis
penché sur un certain nombre d’exemples, tels que la
camionnette Ford F350, modèle 2011, construite aux États-Unis
et importée au Canada — ce modèle exigerait-il beaucoup de
modifications?
Mr. McDonald: I do not know enough about the individual
vehicles.
M. McDonald : Je ne suis pas suffisamment au courant des
divers types de véhicules.
Senator Finley: The difference in price between Canada and the
United States is $20,000. I would not think that any amount of
accessorization would require $20,000 extra.
Le sénateur Finley : L’écart de prix entre le Canada et les ÉtatsUnis est de 20 000 $. Or, d’après moi, les modifications
nécessaires ne coûteraient pas 20 000 $.
Mr. Ram: I cannot speak to the price differential, but
structurally the vehicles are exactly the same and the
components are largely the same. If you drive on U.S.
highways, you will see that during the day, there are about
80 per cent of vehicles with daytime running lights — I am using a
rough figure — whereas in Canada it is closer to full usage.
Therefore, a lot of these components are on U.S. vehicles but
maybe not as extensively as in Canada. The costs for those
vehicles would not be that much different, similarly with
immobilizers for anti-theft.
M. Ram : Je ne peux rien vous dire de l’écart de prix mais,
structurellement, les véhicules sont exactement les mêmes, et les
pièces composantes sont en grande partie les mêmes. Vous
constaterez, en conduisant pendant la journée sur les routes
américaines, qu’environ 80 p. 100 des véhicules sont équipés de
feux de jour — le chiffre que je vous cite est approximatif — alors
qu’au Canada, presque tous les véhicules en sont équipés. C’est
dire que la plupart des équipements obligatoires sont également
montés sur les véhicules aux États-Unis, mais peut-être pas aussi
systématiquement qu’au Canada. Le coût de ces équipements ne
serait pas si élevé que ça, et il en va de même pour les dispositifs
antivol.
Admittedly, there is a difference with regard to the metric and
bilingual labelling. There is an added cost there, but the fact is
that vehicles are made on the same assembly line for sale in the
U.S. market and the Canadian market.
Certes, il y a la différence au niveau des mentions bilingues et
de la graduation métrique des appareils. Cela peut effectivement
entraîner un surcoût, mais c’est un fait que les véhicules destinés
tant au marché américain qu’au marché canadien, proviennent de
la même chaîne de montage.
Mr. McDonald: Some may even be made in Canada.
M. McDonald : Certains peuvent même être fabriqués au
Canada.
Senator Finley: Yes, quite possibly. I am sure my friend from
New Brunswick will be bringing that subject up.
Le sénateur Finley : Oui, tout à fait. Et mon collègue du
Nouveau-Brunswick nous en dira certainement quelque chose
tout à l’heure.
Does your department and Canadian Tire have the only
paperwork that is required to be filled in, or is there a sort of
revenue factor here as well for forms and what have you to bring
the car across the border? How extensive is the paperwork that
you require through Canadian Tire? Are we talking reams of
Les formulaires de votre ministère et de Canadian Tire sont-ils
les seuls à devoir être remplis, ou y a-t-il également des formalités
fiscales à accomplir lorsque le véhicule franchit la frontière? Les
formalités à remplir auprès de Canadian Tire sont-elles
compliquées? Y a-t-il toute une paperasserie? J’imagine que ce
7:66
National Finance
2-11-2011
papers? It cannot be a great deal for $180, I would not think.
Most governments charge that for one checkbox.
n’est pas le cas, puisque les frais ne s’élèvent qu’à 180 $. La
plupart des gouvernements vous font payer cela lorsqu’il y a
simplement une case à cocher.
Mr. McDonald: The amount of paperwork for the RIV side is
relatively minimal. It is information on the drivers themselves.
This has to be passed along to the Canada Border Services
Agency which, as you rightly point out, provides that information
to the CRA for appropriate tax purposes.
M. McDonald : Les formulaires à remplir pour le RVI sont
assez simples. Il s’agit essentiellement de renseignements sur le
conducteur. Ces renseignements sont alors transmis à l’Agence
des services frontaliers qui, comme vous avez raison de le noter,
transmet ces renseignements à l’ARC aux fins de l’impôt.
However, in terms of the RIV, it is basic vehicle information.
There must be a check done on the vehicle against what changes
might have to be done to it, and that is essentially it.
Mais, en ce qui concerne le RVI, il s’agit de simples
renseignements au sujet du véhicule qui doit être inspecté afin
que l’on vérifie les modifications qui y ont été apportées. C’est
essentiellement tout.
Senator Finley: I can go to the website and download this
information? I do not have to ask you for anything special in this
respect?
Le sénateur Finley : Je peux donc consulter le site Internet et
télécharger ces renseignements? Je n’ai pas d’autres démarches à
effectuer?
Mr. McDonald: Yes. If there is anything you cannot find,
please do not hesitate to contact us.
M. McDonald : C’est cela. S’il y a un renseignement que vous
ne parvenez pas à obtenir, n’hésitez pas à nous contacter.
Senator Peterson: My questions were along the same lines as
Senator Finley’s and they have been answered.
Le sénateur Peterson : Mes questions allaient essentiellement
dans le même sens que celles que vous a posées le sénateur Finley
et auxquelles vous avez d’ailleurs répondu.
Senator Runciman: You talked about 100,000 or more cars in
2010. Can you provide the committee with a breakdown of the
models? I think that would be helpful if we are going to be
meeting with manufacturers at some point in the future.
Le sénateur Runciman : Vous disiez qu’en 2010 plus de
100 000 voitures ont été importées. Pourriez-vous nous ventiler
ce chiffre en fonction des divers modèles? Cela nous serait utile car
nous allons devoir rencontrer les fabricants.
Mr. McDonald: I think we probably have to go to the RIV, but
I suspect that is available. Is it, Mr. Ram?
M. McDonald : Je crois qu’il faudrait pour cela consulter le
RVI, mais j’imagine que ces renseignements peuvent être obtenus.
Est-ce exact, monsieur Ram?
Mr. Ram: It would be, yes.
M. Ram : Oui, en effet.
Mr. McDonald: We will do our best to provide that
breakdown.
M. McDonald : Nous ferons de notre mieux pour obtenir une
ventilation du chiffre de ces importations.
Senator Runciman: How do you define a used car? What is the
definition there?
Le sénateur Runciman : Que doit-on entendre par véhicule
d’occasion? Quelle en est la définition?
Mr. McDonald: A used car?
M. McDonald : Un véhicule d’occasion?
Senator Runciman: Yes. You talked about second-hand cars
coming in and this is a percentage of the 100,000 plus.
Le sénateur Runciman : Oui. Vous avez parlé des voitures
d’occasion qui sont importées, c’est-à-dire d’un certain
pourcentage des 100 000 véhicules en question.
Mr. McDonald: Yes. I guess I would define a used car as one
that is on its second owner, essentially. I mean, a used car can be
six months old, seven years old or 15 years old.
M. McDonald : Oui. J’imagine qu’on entend par véhicule
d’occasion, un véhicule qui en est à son deuxième propriétaire.
Cela étant, un véhicule d’occasion peut avoir six mois, sept ans ou
15 ans.
Senator Runciman: A week old or a month old?
Mr. McDonald: Yes.
Senator Runciman: Is that the kind of information you require
from the individual crossing the border? What do you charge for
it? There must be some fee attached to that as well.
Mr. McDonald: $195.
Le sénateur Runciman : Ne serait-ce qu’une semaine ou un
mois?
M. McDonald : Oui.
Le sénateur Runciman : Est-ce le genre de renseignements que
doit vous transmettre l’individu qui franchit la frontière? Quels
sont les frais pour cette formalité? Sans doute y a-t-il des frais à
acquitter.
M. McDonald : 195 $.
2-11-2011
Finances nationales
7:67
Senator Runciman: There is no distinction between a used car
and one rightful owner?
Le sénateur Runciman : Aucune distinction, donc, entre un
véhicule usagé et le fait qu’un véhicule n’ait eu auparavant qu’un
seul propriétaire?
Mr. McDonald: No. When you are bringing a car across the
border, previous ownership is not relevant for our purposes.
M. McDonald : Non. En ce qui concerne les véhicules qui
franchissent la frontière, le propriétaire précédent ne nous
importe pas.
Senator Runciman: Are there significant differences in
warranties? We have talked about modifications.
Le sénateur Runciman : Relève-t-on des différences sensibles au
niveau des garanties? Nous évoquions tout à l’heure la question
des modifications.
Mr. McDonald: I am told there are. Warranties are not
something that we really track, but I am told — I am going by
hearsay here; it is not something we have studied ourselves — that
some warranties are not honoured crossing the border.
M. McDonald : On nous dit que oui. Nous ne faisons pas de
suivi au niveau des garanties, mais j’entends dire — et c’est
simplement ce qu’on m’a rapporté, et non quelque chose que nous
avons pu constater dans le cadre d’une étude — que certaines
garanties ne sont pas honorées une fois que le véhicule a franchi la
frontière.
Senator Runciman: Are there any examples where there are
higher standards in the U.S. in terms of safety of automobiles
than in Canada?
Le sénateur Runciman : En matière de sécurité, certaines
normes américaines sont-elles plus exigeantes que les normes
canadiennes?
Mr. McDonald: Different is the way we would like to
characterize it. We do not like to play second fiddle to anyone
when it comes to safety. We do have healthy debate with some of
our friends to the south on what you should have as a safety
standard. A lot of it depends on the conditions under which you
operate and how your public uses the vehicle.
M. McDonald : Je dirais plutôt qu’elles peuvent être
différentes. En matière de sécurité, en effet, nous n’entendons
pas nous laisser distancer. Nous discutons parfois assez
vigoureusement avec nos collègues américains de la teneur de
certaines normes de sécurité. Évidemment, cela dépend beaucoup
de l’environnement de conduite et de l’usage qui est fait du
véhicule.
A classic example for us is the use of seatbelts. In Canada, we
like our seatbelts and over 90 per cent of us use them. When we
are testing vehicles, we do not really see a need to have a safety
standard that tests an unbelted occupant.
Pour nous, l’exemple classique est l’utilisation des ceintures de
sécurité. Nous sommes, au Canada, très attachés aux ceintures de
sécurité et plus de 90 p. 100 des gens s’en servent. Ainsi, lorsque
nous mettons un véhicule à l’essai, il ne nous paraît pas nécessaire
de définir une norme de sécurité applicable aux occupants ne
portant pas de ceinture de sécurité.
That is different in the United States. Seatbelt usage is not as
high, so they have a standard that they require to test the safety of
an unbelted occupant. That is an example of a difference.
Aux États-Unis, la situation est différente. L’usage des
ceintures de sécurité est moins répandu et les normes
américaines exigent donc une mise à l’essai du véhicule dans
l’hypothèse où il est occupé par une personne ne portant pas sa
ceinture. Voilà un exemple des différences qu’il peut y avoir entre
les deux pays.
Senator Runciman: It ties in with what Senator Ringuette was
talking about. In terms of our standards, would ours be closer to
Europe?
Le sénateur Runciman : Cela nous ramène un peu à ce que
disait le sénateur Ringuette. Pensez-vous que nos normes soient
plus proches des normes européennes?
Mr. McDonald: No, although we do work closely with
Europeans. We are working with the Americans and all
international partners to develop international regulations to
allow for the freer movement of goods, but we are certainly most
closely harmonized with the U.S. We do keep an eye on the
European market and, obviously, there are importers from
Europe who would like us to look at their standards. Therefore,
we are looking at ways we can accommodate both without
compromising safety in any way.
M. McDonald : Non, mais nous travaillons en étroite
coopération avec les Européens. Nous travaillons avec les
Américains et avec tous nos partenaires internationaux afin
d’élaborer une réglementation internationale facilitant les
échanges, mais c’est avec les États-Unis que l’harmonisation de
la réglementation est la plus poussée. Nous sommes attentifs au
marché européen et il est clair que certains importateurs de
véhicules européens souhaiteraient que nous nous inspirions de
leurs normes. Nous étudions donc les moyens de prendre en
compte les diverses normes, mais sans nuire en rien à la sécurité.
7:68
National Finance
2-11-2011
Senator Runciman: Is it safe to say the majority of cars coming
in are high-end cars? I have a quote here of a 2011 Kia Sorrento,
which is $10,000 cheaper in the United States. Has that been your
experience?
Le sénateur Runciman : Peut-on dire que la plupart des voitures
importées sont des véhicules haut de gamme? J’ai sous les yeux le
prix d’une Kia de modèle Sorrento 2011, qui coûte aux États-Unis
10 000 $ de moins. Avez-vous, vous-même constaté cela?
Mr. McDonald: I would not have a clue on that. Again, I do
not know the split of vehicles coming across the border, so I do
not know if it is higher end or not.
M. McDonald : Je n’ai aucune idée sur ce point. Encore une
fois, je ne suis pas au courant des divers modèles importés des
États-Unis et je ne peux donc pas vous dire s’il s’agit surtout de
véhicules haut de gamme.
Senator Runciman: That information will be helpful to the
committee, if you can get it to us.
Le sénateur Runciman : Il nous serait utile de le savoir, dans la
mesure où vous pouvez nous obtenir ce renseignement.
Mr. McDonald: We will do our best to produce it, yes.
M. McDonald : Nous ferons de notre mieux pour vous
l’obtenir.
Senator Marshall: My questions are similar to Senator
Runciman’s. The RIV program has been contracted out. What
sort of information is provided back to you? You have contracted
it out, they are collecting the money, they have the information,
but there must be some flow of information back to you for
monitoring and reporting purposes. What sort of information do
you get, and what sort of information can you pass on to us?
Le sénateur Marshall : Mes questions vont essentiellement dans
le même sens que celles du sénateur Runciman. Le programme du
RVI a été donné à contrat. Quels sont les renseignements qui vous
sont transmis dans le cadre de ce programme? Vous avez donné à
contrat les travaux d’inspection et de vérification, et les frais
acquittés sont perçus par les contractuels, qui recueillent
également les renseignements prévus. Mais ces renseignements
doivent tout de même vous être transmis afin que vous puissiez
effectuer les contrôles et les déclarations nécessaires. Quel est le
genre de renseignements qui vous sont transmis et que vous seriez
à même de nous communiquer?
Mr. Ram: We get statistical information and intelligence on the
nature of vehicles and the distribution by age up to the age of
15 years because that is what we regulate, imported vehicles up to
the age of 15. As well, we look at the nature of vehicles because we
regulate several classes of vehicles, such as passenger cars, trucks,
ATVs, snowmobiles and so on. We have a breakdown based on
the type of vehicle being imported.
M. Ram : Nous recevons des données statistiques et des
renseignements sur la nature et la répartition de véhicules selon
les catégories d’âge, jusqu’aux véhicules de 15 ans puisque nous
sommes chargés de réglementer les véhicules importés ayant
jusqu’à 15 ans. Nous nous penchons en outre sur le type de
véhicule en question, puisque la réglementation prévoit plusieurs
catégories, telles que les automobiles, les camions et camionnettes,
les véhicules tous terrains, les motoneiges, et cetera. Les
importations sont ventilées en fonction du type de véhicule.
Senator Marshall: To make sure I understand you correctly,
every vehicle that comes across the border you would licence or
put through this RIV program. Does this apply to both
individuals and dealers, or is it just individuals? Who goes
through this program? Everybody?
Le sénateur Marshall : Je veux être certaine de bien vous
comprendre. Chaque véhicule qui franchit la frontière doit donc
obtenir une autorisation dans le cadre de ce programme du RVI.
Est-ce vrai à la fois des particuliers et des marchands
d’automobiles, ou seulement des particuliers? À qui s’applique
ce programme? À tout le monde?
Mr. Ram: Yes, it is anybody, regardless of whether they are
doing so as an individual or for commercial purposes.
M. Ram : Oui, à tous ceux qui veulent acheter un véhicule, soit
en tant que particulier, soit en tant que marchand.
Senator Marshall: Would you have information that would
show Company X brought across 2,000 vehicles and Individual Y
brought across five vehicles last year? Is that the sort of
information you would have?
Le sénateur Marshall : Êtes-vous à même de préciser que telle
ou telle entreprise a importé 2 000 véhicules, ou que tel ou tel
individu a, l’année dernière, importé cinq véhicules? Avez-vous ce
genre de renseignements?
Mr. Ram: That we do not have. We do not have those statistics
in terms of who and how many vehicles per batch cross over.
M. Ram : Non, nous n’avons pas de données nous permettant
de savoir qui a importé des véhicules et combien ils en ont
importés.
Senator Marshall: I would have thought the RIV program
would have that. That would be useful information to have.
Le sénateur Marshall : J’aurais cru, pourtant, que le
programme du RVI recueillerait ce type de renseignements. Cela
serait utile.
2-11-2011
Finances nationales
7:69
Just tell me a little more about the process. Can you just show
up at the border with your new vehicle, with no advance notice?
What sort of information do you need? Do you need your bill of
sale?
Pourriez-vous nous en dire un peu plus au sujet de la procédure
applicable? Peut-on simplement se présenter à la frontière avec
son nouveau véhicule, sans avoir prévenu à l’avance? De quelles
sortes de renseignements a-t-on besoin? Faut-il produire un acte
de vente?
Mr. Ram: You would need that. The important thing is for the
importer to have done his or her homework to make sure it is
admissible. If it is not on the vehicles admissible list, it will be
turned back at the border and the importer will be disappointed.
The homework is important to make sure the vehicle is
admissible. The vehicle could need modifications to meet the
additional Canadian needs. That is fine. That can be done in
Canada.
M. Ram : Oui, il vous faudrait effectivement cela.
L’importateur doit se renseigner à l’avance et être certain que le
véhicule peut être importé. Si le véhicule ne figure pas sur la liste
d’admissibilité, il ne pourra en effet pas franchir la frontière et
l’importateur risque d’être déçu. Il est important donc d’obtenir
les renseignements nécessaires et de s’assurer que le véhicule peut
effectivement être importé. Le véhicule peut avoir à subir des
modifications pour satisfaire à certaines exigences canadiennes.
Sur ce plan-là, il n’y a pas de problème et le travail peut être
effectué au Canada.
Senator Marshall: Can you give us any information on the
types of vehicles that are being brought across, or how many
vehicles are brought across by dealership or by individual? What
sort of information can you give us?
Le sénateur Marshall : Pourriez-vous nous indiquer les genres
de véhicules actuellement importés, ainsi que le nombre de
véhicules importés par des marchands et par des particuliers.
Avez-vous des renseignements à nous donner à cet égard?
Mr. Ram: We would have to look into what kind of
information the RIV collects and what we can glean from that
to provide to the senators. However, right now the information is
fairly limited. As I indicated, it is the volumes as well as the type
and age of the vehicle. We can look for that.
M. Ram : Il nous faudrait voir quelles sont les données
recueillies par le RVI, et les renseignements que nous pouvons
en tirer. Ainsi que je le disais tout à l’heure, nous nous attachons
essentiellement au nombre, au type et à l’âge du véhicule. Nous
tâcherons de vous les obtenir.
Mr. McDonald: We can look into what we can provide and
whether there are any limitations under access to information.
M. McDonald : Nous allons nous renseigner sur les données
que nous pourrions vous transmettre, et aussi sur la question de
savoir s’il y a des limites aux termes des conditions d’accès à
l’information.
Senator Marshall: I do not think we need individual names or
names of dealers, but I think that information would be
informative. This issue keeps coming up at almost every hearing
we have, the big discrepancy in prices between the U.S. and
Canada. On an individual basis, some people are going to the
United States themselves, buying vehicles and bringing them in. I
would like to know how extensive that is.
Le sénateur Marshall : Je ne pense pas que nous ayons besoin
du nom des particuliers ou des marchands, mais ce genre de
renseignements nous serait utile. La question du grand écart de
prix entre les États-Unis et le Canada revient presque à chaque
séance. Des particuliers se rendent aux États-Unis, achètent un
véhicule et le ramènent au Canada. J’aimerais connaître l’étendue
de ce commerce.
Mr. McDonald: I do not think there is any doubt about that.
M. McDonald : Cela ne fait d’après moi aucun doute.
The Chair: That would include information on the type and
model of vehicle. Could you do some averaging so we can
compare the Canadian average price to the U.S. average price?
We are looking for the spread and what is driving people to bring
200,000 vehicles into Canada from the United States.
Le président : Il s’agirait de connaître les types et modèles de
véhicule. Serait-il possible d’effectuer des calculs permettant
d’établir une comparaison entre le prix moyen au Canada et le
prix moyen aux États-Unis? Nous souhaiterions calculer l’écart de
prix, afin de savoir ce qui pousse les gens à importer chaque année
au Canada 200 000 véhicules des États-Unis.
Mr. McDonald: I am not sure that we would have access to the
vehicle value information. However, we will see what information
is available and determine what can be released through access to
information.
M. McDonald : Je ne suis pas certain que nous puissions
obtenir des données concernant la valeur des véhicules importés.
Nous allons voir quels sont les renseignements disponibles, et voir
aussi lesquels peuvent être obtenus dans le cadre de l’accès à
l’information.
The Chair: Do you have any information as to how many used
cars from Canada are going into the United States?
Le président : Avez-vous des renseignements quant au nombre
de voitures d’occasion exportées du Canada aux États-Unis?
7:70
National Finance
2-11-2011
Mr. McDonald: I would assume we would have to go through
the United States to collect that information. I do not think it is a
lot.
M. McDonald : J’imagine qu’il faudrait, pour obtenir ces
renseignements, s’adresser aux autorités américaines. Je ne
pense pas qu’il y en ait un grand nombre.
Mr. Ram: We do not. We understand it is very minimal. It used
to be the reverse about 10 years ago because of the exchange rates.
M. Ram : Nous ne le pensons pas, et croyons savoir que le
volume est en effet très faible. L’inverse était vrai, il y a environ
10 ans, en raison du taux de change.
The Chair: Over 10 or 20 years you have that information, that
it used to be the reverse? Can you give us some rough figures on
that so we can show a graph?
Le président : Vous avez donc, sur les 10 ou 20 dernières
années, des renseignements qui indiquent que l’inverse était vrai?
Pourriez-vous nous donner des chiffres approximatifs que nous
pourrions mettre en tableau?
Mr. Ram: We will certainly seek it.
M. Ram : Nous tenterons de vous les obtenir.
Senator Ringuette: Thank you, gentlemen, for being here. I am
happy that you have addressed the issue of the difference in safety
regulations, the metric and the bilingual labelling. You have
addressed that, and you have indicated that it has minimal impact
with regard to the cost of cars as between Canada and the U.S.
Le sénateur Ringuette : Merci, messieurs, d’avoir répondu à
notre invitation. Je suis contente que vous ayez évoqué la question
des différences qui existent au niveau des règlements applicables
en matière de sécurité, de mentions bilingues et d’instruments
basés sur le système métrique. Vous nous en avez parlé, et vous
nous avez dit que cela n’a qu’une faible incidence sur le coût
relatif des voitures entre le Canada et les États-Unis.
I have continued my research. I am sure that before coming
here you read the testimony of the witnesses who appeared before
us and the fact that, for example, a Chevrolet Camaro made in
Oshawa, Ontario, is sold in Canada for $26,995 and in the U.S.
for $23,200, a difference of almost $4,000.
J’ai approfondi la question. Vous avez sans doute, en prévision
de la séance d’aujourd’hui, pris connaissance du témoignage des
personnes qui ont comparu devant le comité et savez donc, par
exemple, qu’une Chevrolet de modèle Camaro fabriquée à
Oshawa, en Ontario, se vend au Canada 26 995 $, et 23 200 $
aux États-Unis, soit une différence de presque 4 000 $.
Like many of my colleagues here, I was looking at these
numbers and saying: Could it be just the safety issue? You are
confirming to us that that is not the case.
Comme bon nombre de mes collègues, je m’interroge et me
demande si cela tient uniquement à la réglementation en matière
de sécurité? Or, vous venez de nous confirmer que ce n’est pas le
cas.
Then I go to the other side of the border for made-in-the-U.S.
cars. For example, the Chevrolet Cruze, made in Lordstown,
Ohio, is sold in Canada for $14,995 and in the U.S. for $16,525. It
is $1,500 more in the country in which it was made.
Et puis, je me rends de l’autre côté de la frontière afin d’étudier
le cas des automobiles fabriquées aux États-Unis. Je constate, par
exemple, qu’une Chevrolet de modèle Cruze, fabriquée à
Lordstown, dans l’Ohio, se vend au Canada 14 995 $, et aux
États-Unis 16 525 $. Ce véhicule coûte donc 1 500 $ de plus dans
son pays d’origine.
There seems to be no rhyme or reason. I am thankful that you
have clarified for us that it is not the issue of safety and so forth
that results in these price differences. However, it seems that these
price differences are totally an issue of the manufacturer
segmenting the market.
Cela ne semble avoir ni rythme ni raison. Je vous sais gré de
nous avoir confirmé que ces écarts de prix n’ont rien à voir avec la
sécurité. Il semble, en effet, que ces différences de prix résultent de
la segmentation du marché par le fabricant.
The Chair: Mr. McDonald or Mr. Ram, do you have any
comment on that?
Le président : Monsieur McDonald, monsieur Ram, avez-vous
des commentaires à nous faire sur ce point?
Mr. McDonald: I do not think we want to venture into the field
of automobile pricing, which is certainly not our area of expertise.
I guess I could just reinforce Senator Ringuette’s comments that
we see nothing in the discrepancy in regulatory standards that
would or should account for any major price differences.
M. McDonald : Nous ne devrions, je pense, pas nous aventurer
dans le domaine des prix automobiles, car ce n’est pas vraiment
notre domaine de spécialité. Je voulais simplement appuyer le
sénateur Ringuette lorsqu’elle dit qu’effectivement nous ne
pouvons, au niveau des différences entre les normes en vigueur
dans les deux pays, rien voir qui puisse expliquer ces grands écarts
de prix.
Senator Ringuette: I was certainly not an expert with regard to
the price of cars, but I must admit that in the last month this issue
has received a lot of my attention and energy.
Le sénateur Ringuette : Je ne suis certainement pas spécialiste
du prix des automobiles, mais je reconnais qu’au cours du mois
dernier, la question a mobilisé mon attention et mes efforts.
2-11-2011
Finances nationales
Basically, you can only say what your information gives you
and you cannot tell us any more with regard to those
discrepancies?
Mr. McDonald: Unfortunately not.
Senator Neufeld: Thank you for being here, gentlemen.
7:71
Vous ne pouvez vous prononcer qu’au vu des renseignements
dont vous disposez et ne pouvez donc guère nous en dire plus au
sujet de ces écarts?
M. McDonald : C’est hélas vrai.
Le sénateur Neufeld : Messieurs, je vous remercie de prendre la
parole devant le comité.
Can you tell me whether the Canadian safety standards that
you apply are the same in every province across Canada? Are they
applied equally across Canada?
Pourriez-vous me dire si les normes canadiennes que vous
appliquez en matière de sécurité sont les mêmes dans toutes les
provinces, et si elles s’appliquent sur l’ensemble du territoire?
Mr. McDonald: Yes. The safety standards that we apply, apply
to new vehicles only, so it is as the new vehicle is sold. After it is
sold, the responsibility for safety is transferred to the province.
M. McDonald : Oui, mais les normes de sécurité que nous
appliquons ne valent que pour les véhicules neufs au moment de
leur vente. Après la vente, la responsabilité en matière de sécurité
passe aux provinces.
Senator Neufeld: Regardless of where this car or truck is
imported, whether it is Ontario or British Columbia — I will use
those two examples — everything you would do through
Transport Canada would be exactly the same?
Le sénateur Neufeld : Quel que soit le lieu d’importation d’une
automobile ou d’un camion, que ce soit en Ontario ou en
Colombie-Britannique — je vais m’en tenir à ces deux exemples
— toutes les formalités à remplir auprès de Transports Canada
sont exactement les mêmes?
Mr. McDonald: It should be, yes.
M. McDonald : Elles devraient l’être, oui.
Senator Neufeld: How about emissions standards?
Le sénateur Neufeld : Qu’en est-il des normes d’émission?
Mr. McDonald: That is a good question. Environment Canada
regulates that. As far as I know, there are certain standards.
M. McDonald : La question mérite d’être posée. Cela relève
d’Environnement Canada. Je crois savoir qu’il existe
effectivement des normes.
Senator Neufeld: It should be one standard across Canada?
Le sénateur Neufeld : Et les normes seraient les mêmes dans
tout le Canada?
Mr. McDonald: It is my understanding that there is.
M. McDonald : Je crois pouvoir dire que oui.
Senator Neufeld: Would you double-check that for us and let
our clerk know?
Le sénateur Neufeld : Pourriez-vous vérifier cela et le faire
savoir à la greffière du comité?
Mr. McDonald: Not to defer responsibility for this, but if I
could ask the clerk to go through Environment Canada for that
information. Otherwise, I am getting information from another
government department.
M. McDonald : Ce n’est pas que je cherche à me décharger de
mes responsabilités, mais votre greffière pourrait peut-être
s’adresser directement à Environnement Canada, car autrement,
il me faudrait obtenir des renseignements relevant d’un autre
ministère.
Senator Neufeld: You talk about emissions and safety
standards in your discussion.
Le sénateur Neufeld : Vous avez, dans vos propos, évoqué la
question des normes d’émission et de sécurité.
The Chair: If you could let us know what you know, and then
we will do our own research after that.
Le président : Vous pourriez peut-être nous dire ce que vous en
savez, et nous procéderons après cela à nos propres recherches.
Mr. McDonald: Fair enough.
Senator Neufeld: I will tell you why I am asking that question. I
have it on pretty good advice from someone who is moving from
the U.S. to Canada — to Ottawa, actually — that to bring their
vehicle up to Canadian emissions will cost them $700. If they lived
just across the river here in Quebec, it would cost them zero.
M. McDonald : Entendu.
Le sénateur Neufeld : Si je vous pose la question, c’est que je
tiens de bonne source — en l’occurrence de quelqu’un qui, des
États-Unis, vient de s’installer au Canada, plus précisément à
Ottawa — qu’il lui coûtera 700 $ pour mettre son véhicule aux
normes canadiennes d’émission. Or, s’il allait vivre de l’autre côté
de la frontière, au Québec, cela ne lui coûterait rien.
7:72
National Finance
2-11-2011
Are there Canadian standards for emissions, safety and so
forth for vehicles that come to the U.S.? Are they the same across
Canada, or do some provinces get an ‘‘I’m out’’ card? That would
be an answer that I would love to get.
Existe-t-il des normes canadiennes en matière d’émission, ou de
sécurité, applicables aux véhicules en provenance des États-Unis?
Ces normes sont-elles les mêmes dans l’ensemble du Canada, ou
certaines provinces peuvent-elles s’y soustraire? J’aimerais
beaucoup savoir ce qu’il en est.
Mr. McDonald: The instances you are talking about are
regulated provincially because you are getting into used
vehicles. As I said, the federal government is responsible only
for new vehicles. Once you are into used vehicles, the standards,
even the safety and emissions standards, become the responsibility
of the province, so provinces do have different emissions
standards.
M. McDonald : Le cas que vous évoquez relève de la
réglementation provinciale, puisqu’il s’agit d’un véhicule usagé.
Je rappelle, en effet, que seuls les véhicules neufs relèvent du
gouvernement fédéral. En ce qui concerne les véhicules
d’occasion, les normes, même en matière d’émissions et de
sécurité, relèvent de la province et il est vrai que les normes
d’émission varient d’une province à l’autre.
Senator Neufeld: I did not understand that from your
presentation. Does your presentation only apply to a brand new
vehicle that no one has ever owned?
Le sénateur Neufeld : Ce n’est pas comme cela que j’avais
interprété ce que vous nous avez dit dans le cadre de votre exposé.
Ce que vous nous avez dit, s’appliquait-il donc uniquement aux
véhicules neufs n’ayant jamais eu de propriétaire?
Mr. McDonald: No, when you are importing a vehicle, we
ascertain whether or not that vehicle was manufactured to meet
Canadian standards and, if it does not meet all Canadian
standards, whether it can be adjusted to meet those standards.
M. McDonald : Non, lorsque vous importez un véhicule, nous
vérifions si ce véhicule a été fabriqué conformément aux normes
canadiennes et, s’il ne correspond pas à l’ensemble des normes
canadiennes, si certaines modifications peuvent lui être apportées
pour le mettre en conformité.
Senator Neufeld: The standards are different across Canada. Is
that what you are saying?
Le sénateur Neufeld : Mais les normes varient d’une province à
l’autre, est-ce bien cela?
Mr. McDonald: No, I am not saying that.
M. McDonald : Non, ce n’est pas ce que je dis.
Senator Neufeld: I am having a hard time, then.
Le sénateur Neufeld : J’ai un peu de mal à comprendre.
Mr. McDonald: I am talking about the safety standards, not
the emissions standards.
Senator Neufeld: Okay.
M. McDonald : Je ne parle pas des normes d’émission, mais
des normes en matière de sécurité.
Le sénateur Neufeld : Ah bon.
The Chair: There are two different standards. You are talking
about safety standards, and you are also talking about used cars
coming in, though.
Le président : Il s’agit de deux normes différentes. Vous parliez
des normes de sécurité, et aussi de l’importation de véhicules
d’occasion.
Mr. McDonald: Yes, I am talking about used cars coming in.
M. McDonald : Oui, je parlais effectivement de l’importation
de véhicules usagés.
The Chair: From the safety standard point of view.
Le président : Du point de vue des normes de sécurité.
Mr. McDonald: When I say we are responsible for new
vehicles, we are responsible for new vehicles and imported
vehicles up to 15 years old.
M. McDonald : Relèvent de notre responsabilité à la fois les
véhicules neufs et les véhicules importés ayant 15 ans au
maximum.
Senator Neufeld: Up to 15 years old. Therefore, it is only for
safety.
Le sénateur Neufeld : Ayant tout au plus 15 ans. Mais cela,
uniquement du point de vue de la sécurité.
Mr. McDonald: That is right.
M. McDonald : C’est exact.
Senator Neufeld: Your responsibility is daytime running lights,
and that is about it.
Le sénateur Neufeld : Votre responsabilité se limite-t-elle, à peu
de chose près, aux feux de jour.
Mr. McDonald: No, there are number of safety standards.
M. McDonald : Non, il existe, en matière de sécurité, plusieurs
normes.
Senator Neufeld: I have owned a few cars in my life that were
not built in Canada. As Senator Finley said, the motor, the
driveline, brakes and emergency brakes are all the same.
Le sénateur Neufeld : J’ai eu des voitures qui n’avaient pas été
construites au Canada. Comme le disait le sénateur Finley, le
moteur, la transmission, les freins et le frein à main, tout cela est
pareil.
2-11-2011
Finances nationales
Mr. McDonald: Largely.
7:73
M. McDonald : Oui, c’est généralement le cas.
Senator Neufeld: Safety standards amount to a few things like
the antitheft that you mentioned and seatbelts.
Le sénateur Neufeld : Les normes de sécurité visent un nombre
limité de choses telles que le dispositif antivol dont vous avez
parlé, et les ceintures de sécurité.
Mr. McDonald: There are a number of minute differences in
other areas as well.
M. McDonald : Il existe également de légères différences dans
d’autres équipements.
Senator Neufeld: If emissions have nothing to do with
Transport Canada, we will ask Environment Canada if it
actually treats provinces differently. That would be an
interesting question for Environment Canada to answer.
Le sénateur Neufeld : Si les émissions ne relèvent pas de
Transports Canada, nous allons nous adresser à Environnement
Canada afin de savoir si, effectivement, les normes varient d’une
province à l’autre.
I do have it from you, however, that you do not monitor
anything to do with emission standards.
Selon vous, donc, vous n’avez rien à voir avec les normes
d’émission.
Mr. McDonald: No, we do not. We do not regulate them
through the Motor Vehicle Safety Act.
M. McDonald : C’est exact. La réglementation des émissions
de gaz d’échappement ne relève pas de la Loi sur la sécurité
automobile.
The Chair: Could someone bring his automobile across, do all
the safety standards and get the sticker but still not meet the
emission standards of the province that he brought that vehicle
into?
Le président : Se peut-il que quelqu’un importe une voiture, la
mette en conformité avec les normes de sécurité, et obtienne
l’autocollant sans pour cela être en conformité avec les normes
d’émissions de la province dans laquelle il fait venir le véhicule en
question?
Senator Neufeld: That is what I understand.
Le sénateur Neufeld : C’est bien ce que j’ai compris.
Mr. McDonald: Yes, that is my understanding as well, the
same emissions test.
M. McDonald : C’est également ce que je crois savoir, un
même contrôle des émissions de gaz d’échappement.
The Chair: Do you have to wait to be stopped by the local
police? How do the provinces follow up to ensure that the
emissions standards are met?
Le président : Faut-il donc attendre pour cela d’être contrôlé
par la police locale? Comment les provinces font-elles pour veiller
au respect des normes d’émission?
Senator Neufeld: You have another inspection to go to.
Le sénateur Neufeld : Il y a une procédure d’inspection
distincte.
Mr. McDonald: It would be done at the same time that you are
importing the vehicle. You have to go to Canadian Tire to do
your RIV inspection. You would have to have an emissions test
done at the same time in order to get your provincial licence, just
like you have to have your emissions tested some years with the
vehicle that you own in Ontario, at least. I am not sure about the
other provinces.
M. McDonald : Cela se fait lors de l’importation du véhicule.
Pour passer l’inspection du RVI, il vous faut vous rendre dans une
succursale de Canadian Tire. Pour pouvoir obtenir
l’immatriculation provinciale, il vous faut en même temps faire
vérifier les émissions de gaz d’échappement, comme il vous faut,
en Ontario du moins, faire vérifier vos émissions à intervalles
réguliers. Je ne sais pas très bien ce qu’il en est dans les autres
provinces.
The Chair: It is not done at the border. It is when you go to
register your vehicle in that province.
Le président : Cette vérification ne s’effectue donc pas à la
frontière. Cela se passe lorsque vous faites immatriculer votre
véhicule auprès des autorités provinciales.
Mr. McDonald: That is correct. You would have to show that
you had the emissions test done.
M. McDonald : C’est exact. Vous devez à ce moment-là
démontrer que vous avez fait contrôler les émissions de gaz
d’échappement du véhicule.
The Chair: Still, people find it worthwhile to bring in
200,000 vehicles a year. There must be something driving them
to do it.
Le président : Il y a néanmoins des gens qui trouvent intérêt,
chaque année, à importer 200 000 véhicules. Ils doivent tout de
même y trouver avantage.
Senator Finley: It is a weekend of filling in forms, and you can
save $12,000. That is not bad remuneration for a weekend.
Le sénateur Finley : Il s’agit de consacrer sa fin de semaine à
remplir des formulaires, ce qui va vous faire économiser 12 000 $.
Ce n’est pas trop mal payé pour une fin de semaine.
7:74
National Finance
2-11-2011
Senator Neufeld: Just think if you did one every weekend.
Le sénateur Neufeld : Si seulement on pouvait faire ça toutes les
fins de semaine.
The Chair: Colleagues, on your behalf, I would like to thank
Mr. McDonald and Mr. Ram for being here this evening to help
us with the safety standards aspects of motor vehicles. We thank
you very much, and we thank Transport Canada for the work you
are doing in keeping us safe on the highways in Canada.
Le président : Chers collègues, je tiens, en votre nom, à
remercier M. McDonald et M. Ram d’avoir pris la parole ce soir
devant le comité, afin de nous apporter d’utiles précisions sur les
normes de sécurité applicables aux véhicules automobiles. Nous
vous remercions, et remercions également Transports Canada de
tout ce que vous faites pour assurer notre sécurité sur les routes
canadiennes.
Mr. McDonald: Thank you very much.
M. McDonald : Je vous remercie.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
er
Tuesday, November 1, 2011
Le mardi 1 novembre 2011
Statistics Canada:
Statistique Canada :
John Baldwin, Director, Economic Analysis Division.
As an individual:
Ambarish Chandra, University of Toronto, Rotman School of
Management.
John Baldwin, directeur, division de l’analyse économique.
À titre personnel :
Ambarish Chandra, Université de Toronto, École de gestion
Rotman.
Wednesday, November 2, 2011
Le mercredi 2 novembre 2011
Bank of Canada:
Banque du Canada :
Mark J. Carney, Governor;
Mark J. Carney, gouverneur;
Tiff Macklem, Senior Deputy Governor.
Tiff Macklem, premier sous-gouverneur.
Transport Canada:
Transports Canada :
Gerard McDonald, Assistant Deputy Minister, Safety and Security;
Gerard McDonald, sous-ministre adjoint de la sécurité et sûreté;
Kash Ram, Director General, Road Safety and Motor Vehicle
Regulation.
Kash Ram, directeur général, Sécurité routière et règlements
véhicules automobiles.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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