Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14-15

Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14-15
Second Session
Forty-first Parliament, 2013-14-15
Deuxième session de la
quarante et unième législature, 2013-2014-2015
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
Social Affairs,
Science and
Technology
Affaires sociales,
des sciences et de
la technologie
Chair:
The Honourable KELVIN KENNETH OGILVIE
Président :
L’honorable KELVIN KENNETH OGILVIE
Wednesday, February 25, 2015
Thursday, February 26, 2015
Le mercredi 25 février 2015
Le jeudi 26 février 2015
Issue No. 28
Fascicule nº 28
Ninth and tenth meetings:
Neuvième et dixième réunions :
Examine and report on the increasing incidence
of obesity in Canada: causes, consequences
and the way forward
Examiner, pour en faire rapport, l’incidence
croissante de l’obésité au Canada : ses causes,
ses conséquences et les solutions d’avenir
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
51942-51950
STANDING SENATE COMMITTEE ON
SOCIAL AFFAIRS, SCIENCE AND
TECHNOLOGY
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DES
AFFAIRES SOCIALES, DES SCIENCES ET
DE LA TECHNOLOGIE
The Honourable Kelvin Kenneth Ogilvie, Chair
Président : L’honorable Kelvin Kenneth Ogilvie
The Honourable Art Eggleton, P.C., Deputy Chair
Vice-président : L’honorable Art Eggleton, C.P.
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
* Carignan, P.C.
(or Martin)
* Cowan
(or Fraser)
Enverga
Frum
Merchant
Moore
Munson
Nancy Ruth
Raine
Seidman
Stewart Olsen
Wallace
* Carignan, C.P.
(ou Martin)
* Cowan
(ou Fraser)
Enverga
Frum
Merchant
Moore
Munson
Nancy Ruth
Raine
Seidman
Stewart Olsen
Wallace
*Ex officio members
* Membres d’office
(Quorum 4)
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Moore replaced the Honourable
Senator Chaput (February 25, 2015).
L’honorable sénateur Moore a remplacé l’honorable sénatrice
Chaput (le 25 février 2015).
The Honourable Senator Raine replaced the Honourable Senator
Beyak (February 23, 2015).
L’honorable sénatrice Raine a remplacé l’honorable sénatrice
Beyak (le 23 février 2015).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Wednesday, February 25, 2015
(62)
OTTAWA, le mercredi 25 février 2015
(62)
[English]
28:3
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology met this day at 4:16 p.m., in room 2, Victoria
Building, the chair, the Honourable Kelvin Kenneth Ogilvie,
presiding.
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 16 h 16, dans
la pièce 2 de l’édifice Victoria, sous la présidence de l’honorable
Kelvin Kenneth Ogilvie (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Eggleton, P.C., Enverga, Frum, Merchant, Nancy Ruth, Ogilvie,
Raine, Seidman, Stewart Olsen and Wallace (10).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Eggleton, C.P., Enverga, Frum, Merchant, Nancy Ruth,
Ogilvie, Raine, Seidman, Stewart Olsen et Wallace (10).
In attendance: Sonya Norris, Analyst, Parliamentary
Information and Research Services, Library of Parliament.
Également présente : Sonya Norris, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires.
Also present: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, February 26, 2014, the committee continued its
study on the increasing incidence of obesity in Canada: causes,
consequences and the way forward. (For complete text of the order
of reference, see proceedings of the committee, Issues No. 22.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le
mercredi 26 février 2014, le comité poursuit son étude sur
l’incidence croissante de l’obésité au Canada : ses causes, ses
conséquences et les solutions d’avenir. (Le texte intégral de l’ordre
de renvoi figure au fascicule no 22 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Canadian Beverage Association:
Association canadienne des boissons :
Jim Goetz, Chair.
Canadian Sugar Institute:
Jim Goetz, président.
Institut canadien du sucre :
Sandra Marsden, President;
Sandra Marsden, présidente;
Flora Wang, Manager, Nutrition and Scientific Affairs.
Flora Wang, gestionnaire, Nutrition et affaires scientifiques.
Salt Institute:
Salt Institute :
Morton Satin, Vice-president.
Morton Satin, vice-président.
The chair made a statement.
Le président fait une déclaration.
Ms. Marsden, Mr. Goetz and Mr. Satin each made a
statement and, together with Ms. Wang, answered questions.
Mme Marsden, M. Goetz et M. Satin font chacun une
déclaration puis, avec Mme Wang, répondent aux questions.
At 6:02 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 18 h 2, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de la
présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Thursday, February 26, 2015
(63)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le jeudi 26 février 2015
(63)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology met this day at 10:27 a.m., in room 2, Victoria
Building, the chair, the Honourable Kelvin Kenneth Ogilvie,
presiding.
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 10 h 27, dans
la pièce 2 de l’édifice Victoria, sous la présidence de l’honorable
Kelvin Kenneth Ogilvie (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Eggleton, P.C., Enverga, Frum, Merchant, Moore, Nancy Ruth,
Ogilvie, Raine, Seidman, Stewart Olsen and Wallace (11).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Eggleton, C.P., Enverga, Frum, Merchant, Moore, Nancy
Ruth, Ogilvie, Raine, Seidman, Stewart Olsen et Wallace (11).
28:4
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Also present: The official reporters of the Senate.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, February 26, 2014, the committee continued its
study on the increasing incidence of obesity in Canada: causes,
consequences and the way forward. (For complete text of the order
of reference, see proceedings of the committee, Issue No. 22.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le
mercredi 26 février 2014, le comité poursuit son étude sur
l’incidence croissante de l’obésité au Canada : ses causes, ses
conséquences et les solutions d’avenir. (Le texte intégral de l’ordre
de renvoi figure au fascicule no 22 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Green Communities Canada, Canada Walks:
Green Communities Canada, Canada Walks :
Clifford Maynes, Executive Director.
Clifford Maynes, directeur exécutif.
YMCA Canada:
YMCA Canada :
Scott Haldane, President and CEO;
Scott Haldane, président-directeur général;
Jennie Petersen, General Manager, Wellness Program, YMCA
Calgary.
Jennie Petersen, directrice générale, Programme de bien-être,
YMCA Calgary.
The chair made a statement.
Le président fait une déclaration.
Mr. Maynes, Mr. Haldane and Ms. Petersen each made a
statement and, together, answered questions.
M. Maynes, M. Haldane et Mme Petersen font chacun une
déclaration puis, ensemble, répondent aux questions.
At 12:06 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 12 h 6, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de la
présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Jessica Richardson
Clerk of the Committee
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Affaires sociales, sciences et technologie
28:5
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Wednesday, February 25, 2015
OTTAWA, le mercredi 25 février 2015
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology met this day, at 4:16 p.m., to examine and report on
the increasing incidence of obesity in Canada: causes,
consequences and the way forward.
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 16 h 16, pour
examiner, afin d’en faire rapport, l’incidence croissante de
l’obésité au Canada : ses causes, ses conséquences et les
solutions d’avenir.
Senator Kelvin Kenneth Ogilvie (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Welcome to the Standing Senate Committee on
Social Affairs, Science and Technology.
[English]
Le sénateur Kelvin Kenneth Ogilvie (président) occupe le
fauteuil.
[Français]
Le président : Je vous souhaite la bienvenue au Comité
sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la
technologie.
[Traduction]
I am Kelvin Ogilvie from Nova Scotia, chair of the committee.
I invite colleagues to introduce themselves starting on my left.
Je m’appelle Kelvin Ogilvie, je viens de la Nouvelle-Écosse et je
suis président du comité. J’invite mes collègues à se présenter, en
commençant à ma gauche.
Senator Eggleton: Art Eggleton from Toronto, deputy chair of
the committee.
Le sénateur Eggleton : Art Eggleton, de Toronto. Je suis viceprésident du comité.
Senator Merchant: Pana Merchant from Saskatchewan.
La sénatrice Merchant : Pana Merchant, de la Saskatchewan.
Senator Enverga: Tobias Enverga from Ontario.
Le sénateur Enverga : Tobias Enverga, de l’Ontario.
Senator Seidman: Judith Seidman from Montreal, Quebec.
La sénatrice Seidman : Judith Seidman, de Montréal, au
Québec.
The Chair: We are continuing our study on the increased
incidence of obesity in Canada. Today, we will hear from
witnesses in the agreed upon order of presentation, starting with
the Canadian Sugar Institute and their President, Sandra
Marsden, who has with her Dr. Flora Wang, Manager,
Nutrition and Scientific Affairs.
Le président : Notre poursuivons notre étude sur l’incidence
croissante de l’obésité au Canada. Selon l’ordre qui a été convenu,
le premier témoin que nous entendrons aujourd’hui est Sandra
Marsden, présidente de l’Institut canadien du sucre, qui est
accompagnée de Mme Flora Wang, gestionnaire, Nutrition et
affaires scientifiques.
Ms. Marsden will present, please.
Madame Marsden, allez-y, s’il vous plaît.
Sandra Marsden, President, Canadian Sugar Institute: Thank
you, Mr. Chair and senators.
Sandra Marsden, présidente, Institut canadien du sucre :
Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, je
vous remercie.
Since 1988, the Canadian Sugar Institute has maintained a
scientific Nutrition Information Service that was established to
monitor the scientific literature on sugars and health and to
collaborate with academia, health professionals and other
organizations in the promotion of science-based information.
The information service is managed by qualified health
professionals, including Dr. Flora Wang and registered
dietitians. We are guided by the Scientific Advisory Council.
I’m the President of the CSI and a registered dietitian.
Depuis 1988, l’Institut canadien du sucre offre un service
d’information scientifique sur la nutrition qui a été créé pour
suivre de près la documentation scientifique traitant des sucres et
de la santé et pour collaborer avec des groupes du milieu
universitaire et de professionnels de la santé, de même qu’avec
d’autres organisations en vue de faire la promotion de
l’information scientifique. Ce service est géré par des
professionnels de la santé compétents, notamment Mme Flora
Wang et des diététistes autorisés. Pour ma part, je suis présidente
de l’institut et diététiste autorisée.
Sugar has been a natural and safe part of the human diet for
centuries. Sugars are an integral part of our diet and food supply,
whether naturally occurring in fruits, vegetables and milk or
added to food to contribute sensory properties and functional
roles, and to provide food safety in foods such as jams and jellies.
Depuis des siècles, le sucre occupe une place naturelle et sans
danger dans l’alimentation de l’être humain. Il fait partie
intégrante de notre alimentation et de l’approvisionnement
alimentaire. Il existe à l’état naturel dans les fruits, les légumes
et les produits laitiers; on l’ajoute aux aliments pour changer leur
28:6
Social Affairs, Science and Technology
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goût, il joue un rôle fonctionnel et il possède des propriétés sur le
plan de la salubrité des aliments, raison pour laquelle on l’ajoute,
par exemple, aux confitures et aux gelées.
Unfortunately, in recent years there’s been an escalation in
misinformation and unfounded claims related to sugars in health.
You’ve all read editorials, commentaries and letters to the editor
in both the scientific literature and popular media suggesting that
we’re consuming excessive amounts of sugary foods and
beverages. Some have even suggested that sugars are harmful or
toxic, requiring strict public health controls. However, available
data based on Canadian consumption and the review of highquality scientific evidence do not support such extreme claims. I’d
like to take you through a few of the issues responsible for some
of this misinformation that is so popularly held.
Malheureusement, au cours des dernières années, il y a eu une
multiplication de fausses informations et d’allégations infondées à
propos de l’incidence du sucre sur la santé. Vous avez tous lu dans
des publications scientifiques et des médias de grande diffusion
des éditoriaux, des commentaires et des lettres ouvertes laissant
entendre que notre consommation de boissons et d’aliments
sucrés est excessive. Certains ont même avancé que les sucres sont
dangereux, voire toxiques, et que les autorités de la santé publique
doivent prendre des mesures strictes à cet égard. Cependant, les
données qui sont à la disposition du public en ce qui concerne la
consommation des Canadiens et l’examen des données
scientifiques probantes de haute qualité n’appuient pas de telles
allégations. J’aimerais que nous passions en revue quelques-unes
des raisons pour lesquelles ces informations erronées sont si
couramment diffusées.
First is terminology. There’s a great deal of confusion between
words such as sugar, added sugar, free sugars and naturally
occurring sugars. This has created some misunderstanding around
actual consumption levels.
Penchons-nous d’abord sur la terminologie. Les termes
« sucre », « sucre ajouté », « sucres libres » et « sucres d’origine
naturelle » suscitent énormément de confusion, ce qui a créé
quelques malentendus pour ce qui est des niveaux réels de
consommation de sucre.
First of all, sugar is sucrose. That’s the commodity I represent.
It occurs naturally in all fruits and vegetables and is added to
foods. It occurs most plentifully in sugar cane and sugar beet. But
whether you eat sucrose as sugar in a banana or you add it to
your yogurt or cereal, your body metabolizes it in the same way.
Tout d’abord, le sucre est du saccharose. C’est cette denrée que
je représente. Le saccharose est une composante naturelle des
fruits et des légumes, et on l’ajoute aux aliments. Il est présent en
grande quantité dans la canne à sucre et la betterave. Qu’on le
consomme en mangeant une banane ou qu’on l’ajoute à son
yogourt ou à ses céréales, il est métabolisé de la même façon dans
l’organisme.
The terminology is important because some reports have used
the term ‘‘sugar’’ to talk about all sugars, and we know that
sugars naturally occur in fruits and vegetables. There’s sugar in
milk, and there are other sugars added to food such as maple
syrup and honey and high-fructose corn syrup in soft drinks. So
it’s important to understand the difference. The media often talks
about sugar, but they have misused reports that actually quantify
total sugars.
Si la terminologie revêt de l’importance, c’est que, dans certains
rapports, on a utilisé le terme « sucre » pour décrire tous les
sucres, et nous savons que les sucres se trouvent à l’état naturel
dans les fruits et les légumes. Le lait contient du sucre, et les sucres
ajoutés aux aliments comprennent le sirop d’érable et le miel, de
même que le sirop de maïs à haute teneur en fructose qui est
ajouté dans les boissons gazeuses. Il est donc important de
comprendre la différence. Bien souvent, les propos tenus sur le
sucre dans les médias sont fondés sur une mauvaise utilisation de
rapports où il est question, en fait, de la quantification des sucres
totaux.
In 2011 Statistics Canada reported on sugar consumption in
relation to the Canadian Community Health Survey, and they
reported total sugars but unfortunately used the term ‘‘sugar.’’ So
the media, not necessarily equipped to dig into the details of that
report, used the term ‘‘sugar’’ to refer to all of the sugars in our
diets.
En 2011, Statistique Canada a publié un rapport sur la
consommation de sucre fondé sur les données de l’Enquête sur la
santé dans les collectivités canadiennes. Hélas, dans ce rapport, on
utilise le terme « sucre », alors que, en fait, il est question des
« sucres totaux ». Par conséquent, les médias, qui n’étaient pas
nécessairement outillés pour comprendre les subtilités de ce
rapport, ont utilisé le terme « sucre » pour décrire l’ensemble des
sucres contenus dans nos régimes.
Total sugars consumption in Canada is about 21 per cent of
our energy intake, and about half of that is added sugars; so all of
the sugars that you add to foods, from sugar, sucrose, highfructose corn syrup, honey and maple syrup, is about half of the
Au Canada, la consommation de sucres totaux représente
environ 21 p. 100 de l’apport énergétique, et les sucres ajoutés
constituent environ la moitié de notre apport en sucres totaux.
Ainsi, tous les sucres ajoutés aux aliments, par exemple le sucre, le
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Affaires sociales, sciences et technologie
28:7
total sugars, and that’s about 11 per cent of our energy intake. I
have provided the senators with a paper which outlines some of
the references for that. So terminology is important.
saccharose, le sirop de maïs à haute teneur en fructose, le miel et le
sirop d’érable comptent pour la moitié environ de notre apport en
sucres totaux, soit approximativement 11 p. 100 de l’apport
énergétique. Je vous ai fourni un document qui comporte des
renvois aux sources de quelques-unes de ces données. Ainsi, les
termes que nous employons sont importants.
Statistics are very important as well and quite often misused to
characterize consumption as escalating, growing and excessive.
Sometimes global food availability data is used, which
overestimates consumption because it doesn’t account for waste
and losses, whether that is at the industrial level or at the
consumer level.
Les statistiques, qui sont aussi très importantes, sont très
fréquemment mal utilisées, et cela donne lieu à des affirmations
selon lesquelles la consommation de sucre est à la hausse, monte
en flèche ou prend des proportions excessives. On utilise parfois
des données sur la disponibilité alimentaire recueillies à l’échelle
mondiale, lesquelles donnent lieu à une surestimation de la
consommation puisqu’elles ne tiennent pas compte des déchets et
des pertes à l’échelon des entreprises ou des consommateurs.
To look at trends, it’s helpful to look at availability data, but it
doesn’t reflect actual consumption. If we look at trends in
Canada, contrary to popular belief, consumption has been
declining. Over the 30 years during which obesity rates have
doubled, added sugars and syrups consumption has declined
about 20 per cent. Again, if we look at statistics that are available
to us from our own department, Statistics Canada, the facts tell a
different story than what we read in the media.
Les données relatives à la disponibilité sont utiles au moment
d’étudier les tendances, mais elles ne reflètent pas la
consommation réelle. Contrairement à la croyance populaire, la
consommation au Canada est à la baisse. Au cours des 30 années
où les taux d’obésité ont doublé, la consommation de sucres
ajoutés et de sirops a diminué d’à peu près 20 p. 100. Là encore, si
nous examinons les données fournies par Statistique Canada,
nous pouvons constater que les faits ne concordent pas avec
l’information diffusée dans les médias.
This decline in added sugars consumption has been similarly
observed in other developed countries, including Australia, the
United States and many European countries.
Ce recul de la consommation de sucres ajoutés a également été
observé dans d’autres pays industrialisés, par exemple l’Australie,
les États-Unis et bon nombre de pays européens.
A third problem is the misuse of U.S. data to characterize
Canadian consumption. Our consumption of added sugars is
lower than in the United States. Our obesity rates are somewhat
lower as well. Soft drink consumption in the U.S., for example, is
double Canadian consumption. That might sound unbelievable,
but that’s what our Canadian Community Health Survey reports
and that’s what our food availability data reports. Total added
sugars intake in Canada is about a third less than the U.S. level.
Un troisième problème tient à l’utilisation inappropriée de
données recueillies aux États-Unis afin de définir la
consommation au Canada. Ici, notre consommation de sucres
ajoutés est inférieure à celle observée aux États-Unis, et nos taux
d’obésité sont aussi un peu plus faibles que les leurs. À titre
d’exemple, je peux mentionner que les Américains consomment
deux fois plus de boissons gazeuses que les Canadiens. Cela peut
sembler incroyable, mais c’est ce que nous apprennent l’Enquête
sur la santé dans les collectivités canadiennes et nos rapports sur
la disponibilité alimentaire. En outre, l’apport total en sucres
ajoutés au Canada est d’environ un tiers inférieur à celui observé
aux États-Unis.
Now when it comes to nutrition, I am a dietitian, so it concerns
me when I hear that a calorie is not a calorie or that a sugar
calorie is different from another calorie. All calories are created
equal. Sugar provides four calories per gram, whether it’s
naturally occurring or added, and it’s the same as all
carbohydrates. A number of important systematic reviews have
verified this, including a World Health Organization sponsored
review. Dr. John Sievenpiper from St. Michael’s Hospital,
University of Toronto, has also done a number of systematic
reviews to demonstrate this.
Cela dit, en ce qui a trait à la nutrition, en tant que diététiste, je
suis préoccupée lorsque j’entends affirmer que les calories ne sont
pas toutes semblables ou que les calories provenant du sucre sont
différentes des autres. Toutes les calories sont semblables; le sucre
fournit quatre calories par gramme, qu’il s’agisse d’un sucre
d’origine naturelle ou d’un sucre ajouté, et cela vaut également
pour tous les glucides. Cela a été confirmé par un certain nombre
d’importantes revues systématiques, entre autres une revue
parrainée par l’Organisation mondiale de la santé. Le
Dr Sievenpiper, de l’hôpital St. Michael’s, à l’Université de
Toronto, a également effectué un certain nombre de revues
systématiques afin d’établir cela.
28:8
Social Affairs, Science and Technology
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In both Canada and the U.S., it’s been proposed, based on a
lot of sugars misinformation, to add ‘‘added sugars’’ to nutrition
facts tables. I’ve included some information to highlight how
consumers may be misled by that information.
Au Canada et aux États-Unis, des gens ont proposé, en se
fondant sur une foule de renseignements erronés sur les sucres,
d’ajouter de l’information relative aux « sucres ajoutés » dans les
tableaux sur la valeur nutritive. Je vous ai transmis de
l’information qui met en évidence la manière dont ces
renseignements peuvent induire les consommateurs en erreur.
I think it’s extremely important when making policy decisions
that governments and policymakers generally base their decisions
on evidence-based studies, not studies that observe or associate
sugars with disease without the high-quality examination of
systematic analysis of clinical trials. From those studies, the
dominant consideration is clearly excess calories, rather than
sugars or the type of sugar, for weight gain and other metabolic
problems. Current estimates about added sugars in Canada are
about 11 per cent of energy, which is very close to that suggested
by the World Health Organization of 10 per cent.
À mon avis, il est extrêmement important que, au moment de
prendre des décisions stratégiques, les gouvernements et les
responsables des politiques s’appuient, en général, sur des
études fondées sur des données probantes, et non pas des études
où les auteurs établissent un lien entre les sucres et la maladie sans
procéder à un examen ou une analyse systématique de qualité
supérieure de données provenant d’essais cliniques. Selon ces
études, le principal facteur de la prise de poids et d’autres troubles
métaboliques tient aux calories excédentaires plutôt qu’aux sucres
ou au type de sucre. Au Canada, selon des estimations récentes,
les sucres ajoutés comptent pour environ 11 p. 100 de l’apport
énergétique, ce qui correspond de très près à la recommandation
de l’Organisation mondiale de la santé, qui se chiffre à 10 p. 100.
So we would strongly recommend that this committee not
focus on the popular wisdom, which is to attack single nutrients
or single foods, but rather recognize that diets, like obesity
generally, are very complex, and single-focused attacks will not
solve the problem.
Nous recommandons donc vivement au comité de ne pas se
préoccuper des croyances populaires, qui visent des éléments
nutritifs ou des aliments isolés, et de plutôt prendre conscience du
fait que les régimes — comme l’obésité en général — sont des
questions très complexes, et que les attaques visant tel ou tel
aliment ne régleront pas le problème.
We would strongly urge there to be research funding into more
evidence-based analyses to support policy decisions. The
Canadian Community Health Survey in 2015, which is under
way, is also very important to show us what has changed since the
last survey in 2004. It will be another opportunity to look at total
sugars consumption, and hopefully the use of the terminology in
the Statistics Canada reports will be accurate and not be misused
by the media.
Nous plaidons vivement en faveur du financement de la
recherche de façon à ce qu’un plus grand nombre d’analyses
fondées sur des données probantes soient menées à l’appui des
décisions stratégiques. L’Enquête sur la santé dans les collectivités
canadiennes de 2015 est en cours de réalisation, et il est aussi très
important que nous puissions comprendre ce qui a changé depuis
la dernière enquête, qui remonte à 2004. Il s’agira d’une autre
occasion de nous pencher sur la consommation de sucres totaux.
Nous espérons que les termes utilisés dans les rapports de
Statistique Canada seront exacts, et que les médias ne les
utiliseront pas de façon inappropriée.
Finally, we would hope that nutrition labelling and claims
would be closely scrutinized to ensure that they are also based on
that evidence base.
Enfin, nous souhaitons que l’étiquetage nutritionnel et les
allégations concernant la valeur nutritive soient examinés
minutieusement de manière à ce qu’on puisse s’assurer qu’ils
sont fondés sur des données probantes.
Thank you.
Je vous remercie.
The Chair: Thank you very much, Ms. Marsden.
Le président : Merci beaucoup, madame Marsden.
I will now turn to the Canadian Beverage Association and Jim
Goetz, who is the chair.
Je cède maintenant la parole à Jim Goetz, président de
l’Association canadienne des boissons.
Jim Goetz, Chair, Canadian Beverage Association: Thank you,
Mr. Chair. Let me begin by expressing my gratitude for the
invitation to appear today. My name is Jim Goetz, and I am
President of the Canadian Beverage Association. Given time
restraints, here are some key points about the beverage industry in
Canada.
Jim Goetz, président, Association canadienne des boissons :
Merci, monsieur le président. Si vous le permettez, j’aimerais
d’abord vous dire que je vous suis reconnaissant de m’avoir invité
à me présenter ici aujourd’hui. Je m’appelle Jim Goetz, et je suis
président de l’Association canadienne des boissons. Comme je
dispose d’un temps limité, je vais vous présenter quelques
éléments clés concernant l’industrie des boissons au Canada.
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:9
We have more than 220 facilities located in every province in
the country and directly and indirectly employ over
59,000 Canadians. Beverage industry salaries are on average
26 to 38 per cent higher than the manufacturing sector average.
We generate $6.6 billion of added value for the Canadian
economy, and we pay over $892 million to governments in taxes
each year. Eighty-eight cents of every dollar of GDP generated by
the industry is retained in the Canadian economy, which is
10 per cent higher than the overall manufacturing industry
average. CBA members also participate in community nutrition,
playground builds and environmental programs across the
country.
Notre industrie compte plus de 220 installations réparties dans
toutes les provinces du pays. Elle emploie directement ou
indirectement plus de 59 000 Canadiens, lesquels touchent, en
moyenne, des salaires de 26 à 38 p. 100 plus élevés que ceux des
employés du secteur manufacturier. Elle génère une valeur ajoutée
de 6,6 milliards de dollars pour l’économie canadienne, et elle
verse plus de 892 000 millions de dollars aux gouvernements
chaque année. Une proportion de 88 p. 100 du PIB générée par
l’industrie demeure au sein de l’économie canadienne, ce qui
représente une proportion de 10 p. 100 plus élevée que celle
observée, en moyenne, dans l’ensemble du secteur manufacturier.
En outre, les sociétés membres de l’Association canadienne des
boissons participent partout au pays à des programmes de
nutrition communautaires, à des programmes de construction de
terrains de jeux et à des programmes environnementaux.
We are proud of these contributions in our role in the
Canadian economy, but more important we are proud of the fact
that millions of Canadians invite our members’ products into
their homes each and every day.
Nous sommes fiers de l’apport de notre industrie à l’économie
canadienne et du rôle qu’elle joue en son sein, mais ce qui nous
rend le plus fiers, c’est le fait que les produits de nos sociétés
membres se retrouvent chaque jour sur la table de millions de
Canadiens.
We know that many groups and individuals paint our industry
as a villain and have told you that by banning or taxing our
products you will dramatically impact obesity in Canada.
Unfortunately, this isn’t true.
Nous savons que bon nombre d’organisations et de personnes
nous dépeignent comme une industrie nocive, et nous savons
qu’ils vous ont dit que l’interdiction ou la taxation de nos produits
aura des répercussions spectaculaires sur l’obésité au Canada.
Hélas, c’est faux.
When it comes to looking at the causes of obesity, there is no
one unique villain, no one food or beverage or socio-economic
group or lifestyle to blame, and that is what makes it so hard
when looking for a solution. In fact, Statistics Canada published a
study in October 2009 that examined the government’s own
Canadian Community Health Survey data to see whether an
association exists between obesity and the relative percentages of
fats, carbohydrates, protein and fibre in the diets. The authors
concluded that:
Les causes de l’obésité sont multiples, et nous ne pouvons pas
en imputer la responsabilité à un seul méchant coupable. Un
aliment, une boisson, un groupe socioéconomique ou un style de
vie ne peuvent pas porter à eux seuls la responsabilité de l’obésité,
et c’est pourquoi il est extrêmement difficile de trouver une
solution. En fait, Statistique Canada a publié en octobre 2009 une
étude sur les données recueillies par le gouvernement lui-même
dans le cadre de l’Enquête sur la santé dans les collectivités
canadiennes et qui visait à déterminer s’il existait un lien entre
l’obésité et les pourcentages relatifs de lipides, de glucides, de
protéines et de fibres dans le régime alimentaire. Les auteurs du
rapport ont tiré la conclusion suivante :
. . . it is not what you eat, but rather, how much—the total
number of calories consumed—that significantly contributes
to obesity.
[...] c’est non pas la nourriture proprement dite, mais plutôt
la quantité de nourriture que l’on mange — l’apport
calorique total — qui contribue de manière significative à
l’obésité.
An excellent example is that since 2002, total sugar-sweetened
beverage sales have declined by 13 per cent, yet the number of
obese or overweight Canadians age 12 or older has risen by
21.5 per cent. Shouldn’t obesity be declining along with sugarsweetened beverage sales? The answer is that the two are not
linked, and unfortunately there is no magic bullet to solving the
obesity problem.
Cela est illustré de façon éloquente par le fait que, depuis 2002,
malgré que les ventes totales de boissons sucrées ont diminué de
13 p. 100, le nombre de Canadiens de 12 ans et plus atteints
d’obésité ou présentant un surpoids a augmenté de 21,5 p. 100. Le
taux d’obésité n’aurait-il pas dû diminuer en même temps que les
ventes de boissons sucrées? La réalité, c’est que ces deux variables
ne sont pas liées, et qu’il n’existe malheureusement aucune
solution miracle au problème de l’obésité.
28:10
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
Targeting one particular food or beverage as a unique cause of
obesity sets people up for failure. Think of the low-fat, low-carb,
high-protein diets saying that if you stop eating one product you
will lose weight. We have all seen that those kind of simplistic
solutions do not work.
Le fait d’imputer la responsabilité de l’obésité à un aliment ou
une boisson en particulier est une solution vouée à l’échec. Pour
s’en convaincre, il n’y a qu’à songer à ceux qui proposent des
régimes faibles en gras, faibles en glucides et hyperprotéinés et qui
affirment que le fait de cesser de consommer un seul produit
permet de perdre du poids. Nous avons tous pu constater que de
telles solutions simplistes ne fonctionnent pas.
That said, our industry has been a leader in addressing this
issue through product innovation, smaller packaging and
industry-specific guidelines and initiatives. It is our belief that
education, information and options are key if Canadians are
going to make the choices that are best for them and their
families.
Cela dit, notre industrie a fait figure de chef de file en
s’attaquant au problème par la création de nouveaux produits,
par la mise en vente de produits en formats réduits et par
l’élaboration de lignes directrices et d’initiatives qui lui sont
propres. Si nous voulons que les Canadiens prennent les décisions
les plus éclairées pour eux-mêmes et les membres de leur famille,
nous croyons que nous devons les éduquer, les informer et leur
offrir des choix.
In fact, nearly 10 years ago, in 2006, the beverage industry
voluntarily initiated our Industry Guidelines for Sale of Beverages
in Schools. Full implementation was by 2009. These guidelines
were created to provide parents with more control over what their
children consume throughout the day. Our members voluntarily
removed full-calorie soft drinks and provided more low-calorie,
nutritious and smaller portion size options in elementary, middle
and secondary schools nation-wide.
En fait, il y a près de 10 ans, en 2006, l’industrie des boissons a
élaboré de son propre chef un document intitulé Directives de
l’industrie relatives à la vente de boissons dans les écoles. Ces
directives, dont la mise en œuvre a été parachevée en 2009, ont été
créées pour offrir aux parents une plus grande emprise sur les
produits que consomment leurs enfants au cours d’une journée.
Nos sociétés membres ont volontairement retiré des écoles
primaires, intermédiaires et secondaires de toutes les régions du
pays leurs boissons gazeuses à teneur normale en calories, et elles
les ont remplacées par des boissons moins caloriques et plus
nutritives, ou par de plus petites portions.
Our members also developed our Guidelines on Marketing to
Children that prevent marketing of beverages, other than
100 per cent fruit juice, milk and water, to children under the
age of 12. Many of our members have also committed to similar
national and global standards regarding marketing to children.
Nos membres ont également élaboré les Directives sur le
marketing destiné aux enfants, lesquelles interdisent les publicités
portant sur des boissons autres que les jus de fruits purs à
100 p. 100, le lait et l’eau et s’adressant aux enfants de moins de
12 ans. De plus, bon nombre de nos membres se sont engagés à
respecter des normes nationales et mondiales de nature semblable
en ce qui concerne la publicité destinée aux enfants.
To date, beverage industry compliance with the guidelines has
been very successful. Members that participate in the Canadian
Children’s Food & Beverage Advertising Initiative are
100 per cent compliant in their commitment.
À ce jour, ces directives ont remporté un franc succès au sein de
l’industrie des boissons — nos sociétés membres qui ont participé
à l’Initiative canadienne pour la publicité sur les aliments et les
boissons destinées aux enfants ont respecté en tous points leur
engagement.
These results were also supported by research presented at the
2014 CDPAC conference, showing that the beverage industry has
reduced their advertising on children’s television stations to zero.
Ces résultats ont été étayés par une recherche présentée dans le
cadre de la conférence de l’APMCC de 2014 selon laquelle
l’industrie des boissons a complètement retiré ses publicités des
stations de télévision pour enfants.
In 2011, our members voluntarily gave Canadians more
information about our beverages when we launched our Clear
on Calories initiative, a front-of-pack caloric labelling program
designed to help Canadians understand how many calories are in
their beverages. We declare the calories on the front of the bottles
or cans. To help reduce confusion, we designated our
591-millilitre bottle as a single serve and now provide caloric
and nutrition information based on the full bottle contents. We
clearly declare serving sizes and their calories on the front of all of
our multi-serve beverage packages.
En 2011, nos membres ont pris l’initiative de fournir aux
Canadiens de plus amples renseignements sur leurs boissons en
lançant le programme Les calories, nous en faisons une chose
claire visant à fournir sur le devant de l’emballage des produits de
l’information destinée à aider les Canadiens à comprendre le
nombre de calories contenues dans leurs boissons. Nous
divulguons le nombre de calories en l’inscrivant sur le devant
des bouteilles ou des canettes de boisson. Pour contribuer à
dissiper la confusion, nous avons établi que notre bouteille de
591 millilitres constituait une portion, et l’information calorique
et nutritionnelle que nous fournissons est fondée sur le contenu
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:11
d’une bouteille complète. Nous indiquons clairement les portions
déterminées et le nombre de calories par portion sur le devant des
contenants renfermant plusieurs portions.
So what’s next? This committee has already heard a great deal
of testimony on a variety of solutions. One that has recurred
several times is the idea of taxation. First, let’s be clear: Soft
drinks are already taxed in the provinces through sales taxes.
En quoi consisteront les prochaines étapes? Le comité a déjà
entendu un grand nombre de témoins proposer une multitude de
solutions. L’une des solutions qui reviennent souvent est celle de
la taxation. Tout d’abord, soyons clairs : les boissons gazeuses
sont déjà assujetties aux taxes de vente provinciales.
Second, research shows that taxation doesn’t work. In fact, the
Manitoba government looked at taxation of sweetened beverages
recently and determined that it doesn’t accomplish the goal of
addressing obesity and would be very hard to administer.
En outre, les recherches montrent que la taxation n’est pas une
solution efficace. En fait, le gouvernement du Manitoba s’est
récemment penché sur la possibilité de taxer les boissons sucrées,
mais il a déterminé que cela ne lui permettrait pas de réaliser son
objectif de s’attaquer à l’obésité et que cette solution serait très
difficile à administrer.
The CBA is now striving to maintain our leadership in helping
consumers manage their diet and weight. Just last fall, the
American Beverage Association and its partner, the Alliance for a
Healthier Generation, launched an initiative to reduce beverage
calories in the American diet. Our members in Canada are
currently working to adopt a similar initiative in the Canadian
market.
À l’heure actuelle, l’Association canadienne des boissons fait
tout son possible pour continuer à jouer son rôle de chef de file en
aidant les consommateurs à gérer leur régime alimentaire et leur
poids. Tout juste l’automne dernier, l’American Beverage
Association a lancé, en collaboration avec l’Alliance for a
Healthier Generation, une initiative visant à réduire la part des
boissons dans l’apport calorique des Américains. Au Canada, nos
membres mènent actuellement des travaux en vue de lancer une
initiative semblable sur le marché canadien.
The beverage industry’s initiatives that I have described here
today clearly demonstrate our commitment to being part of the
solution. We are aware that, as an industry, we play an important
role, and we take this very seriously. However, we must also
ensure that any efforts we undertake are based on sound scientific
evidence and that any proposed measures will succeed in making
a concrete difference for Canadian consumers.
Les initiatives dont j’ai parlé aujourd’hui illustrent clairement
la volonté des membres de l’industrie des boissons de faire partie
de la solution. Ils savent qu’ils peuvent jouer un rôle important, et
ils prennent la question très au sérieux. Cependant, nous devons
veiller à ce que tous les efforts que nous déployons s’appuient sur
des données scientifiques probantes, et que toutes les mesures
proposées auront des effets concrets sur les consommateurs
canadiens.
We look forward to working with this committee and continue
to work with governments more broadly to ensure this happens.
Nous nous réjouissons à l’idée de collaborer avec le comité et
avec les gouvernements en général pour faire en sorte que cela se
produise.
Thank you very much.
Merci beaucoup.
The Chair: Thank you, Mr. Goetz.
Le président : Merci, monsieur Goetz.
I now will call, from the Salt Institute, Vice-president Morton
Satin.
Je cède maintenant la parole à Morton Satin, vice-président du
Salt Institute.
Morton Satin, Vice-president, Salt Institute: Thank you for
inviting me. I provided a slide presentation as background
documentation, but I won’t be following that because of the
allotted time. It’s fully referenced, so you can look at it whenever
you do have time. Before we get to the subject of obesity, I would
like to provide some background on salt.
Morton Satin, vice-président, Salt Institute : Je vous remercie de
l’invitation. Je vous ai fourni un document d’information sous
forme de diapositives, mais en raison du temps dont je dispose, je
ne l’utiliserai pas. Il comporte toutes les références utiles, de sorte
que vous pourrez le consulter lorsque vous aurez le temps de le
faire. Avant d’aborder le sujet de l’obésité, j’aimerais vous fournir
quelques renseignements généraux à propos du sel.
Salt, or sodium chloride, is an essential nutrient, and like all
other essential nutrients which can’t be synthesized, it must be
ingested. From the dawn of human existence, salt has been the
most ubiquitous food ingredient consumed, aside from water.
Le sel, aussi appelé chlorure de sodium, est un nutriment
essentiel, et comme tous les autres nutriments essentiels qui ne
peuvent pas être synthétisés ils doivent être ingérés. Après l’eau, il
s’agit de l’ingrédient alimentaire le plus consommé depuis les
débuts de l’humanité.
28:12
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
Sodium and chloride are the body’s predominant positive and
negative ions, respectively, and are responsible for a large number
of apex physiological functions. When we consume too much salt,
whatever is not required is voided. Two normal human kidneys
can filter 50,000 millimoles of sodium, which is the equivalent of
three kilograms of salt per day.
Le sodium et le chlorure constituent respectivement les
principaux ions positifs et négatifs, et ils sont responsables d’un
grand nombre de fonctions physiologiques principales. Les
quantités excédentaires de sel que nous consommons sont
éliminées par notre organisme. Deux reins humains normaux
peuvent filtrer 50 000 millimoles de sodium, soit l’équivalent de
3 kilos de sel par jour.
When we consume insufficient levels of salt, several innate
response mechanisms combine to conserve the available salt
resources that the body has, and also at the same time stimulate
the body to seek out and consume more salt. These inherent
feedback mechanisms are not unique to humans but occur
throughout the animal kingdom and are particularly active in
mammals.
Lorsqu’un organisme manque de sel, plusieurs mécanismes de
réaction innés s’associent afin de conserver le sel dont dispose
l’organisme et pour l’inciter à s’approvisionner en sel et à
consommer davantage. Ces mécanismes ne sont pas propres aux
humains — on les trouve dans l’ensemble du règne animal, et plus
particulièrement chez les mammifères.
In order to stimulate salt consumption, animals have an
inherent salt appetite that signals when to consume more salt.
This shouldn’t come as a surprise, as it is fully consistent with our
physiological understanding of the concept of homeostasis,
keeping yourself in balance, often referred to as the wisdom of
the body.
Les animaux disposent d’un mécanisme inné qui suscite leur
envie de sel de manière à les amener à en consommer davantage.
Une telle chose ne devrait guère nous surprendre, vu que cela
cadre tout à fait avec notre compréhension physiologique de la
notion d’homéostasie, la capacité d’un organisme de conserver
son équilibre, souvent désignée sous l’appellation de sagesse du
corps.
This phenomenon is used to commercial advantage in animal
feeding, as in the case of cattle. Cutting salt out of animal feed
causes the animals to consume more in order to satisfy their salt
appetite. They continually eat until they get enough sodium. Once
they progress to the expensive finishing feed stage in a feedlot, salt
is added to the feed to quickly satisfy their appetite and prevent
the over-consumption of high-cost calories. I know it sounds very
commercial, but that is the management system that is used in the
feed industry.
Ce phénomène est utilisé à des fins commerciales dans
l’alimentation des animaux, par exemple les bovins. En
réduisant la teneur en sel des aliments donnés aux animaux, on
les incite à manger davantage afin de satisfaire leur envie de sel.
Ainsi, ils mangent jusqu’à temps que leur organisme ait ingéré
suffisamment de sel. Lorsqu’on parvient à la coûteuse étape du
régime de finition au sein d’un parc d’engraissement, on ajoute du
sel à la nourriture des animaux de façon à ce qu’ils satisfassent
rapidement leur appétit et évitent de consommer une quantité
excessive de calories à coût élevé. Je sais que tout cela semble très
commercial, mais il s’agit du système de gestion qui est utilisé
dans l’industrie de l’alimentation animale.
In humans, while there are well-established examples of higher
consumption of low-fat foods, lighter alcohol beers — I was with
John Labatt corporation for many years — the question remains
whether salt appetite would stimulate greater consumption of
low-salt foods in humans, and it’s a valid question.
Chez les humains, bien que l’on dispose d’exemples bien établis
de consommation plus élevée d’aliments à faible teneur en gras ou
de bière plus faible en alcool — j’ai travaillé pour John Labatt
pendant de nombreuses années —, la question demeure : est-ce
que l’envie de sel stimulerait une plus grande consommation
d’aliments faibles en sel? Il s’agit d’une question valable.
There’s a public perception that we consume more salt now
than ever before. This ‘‘myth-information’’ is driven by our
misunderstanding of processed foods. Food processing is one of
mankind’s earliest activities, and no society has ever evolved
without the processing required to preserve their foods. It’s
nothing new. The chief preservative of food throughout history
was traditionally salt. However, we consume less salt now than
ever — well, at least in recorded history, the last 200 years. This
has been confirmed through military records of soldier and
prisoner of war rations from the War of 1812 until the end of the
Second World War.
La population a l’impression de consommer plus de sel que
jamais auparavant. Il s’agit là d’un mythe qui découle de notre
mauvaise compréhension des aliments transformés. La
transformation des aliments est l’une des plus vieilles activités
de l’humanité, et aucune société n’a jamais évolué sans
transformer ses aliments en vue de les conserver. Il n’y a là rien
de nouveau. Depuis l’aube des temps, le sel est le principal agent
de conservation des aliments. Cela dit, nous consommons
aujourd’hui moins de sel que jamais, ou, à tout le moins, nous
n’en avons jamais aussi peu consommé au cours de l’histoire
connue à ce sujet, c’est-à-dire depuis 200 ans. Cette information a
été attestée au moyen de documents militaires concernant les
rations distribuées aux soldats et aux prisonniers de guerre depuis
la guerre de 1812 jusqu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:13
In fact, our current salt consumption is about half of what it
was up until the end of the Second World War, and that is simply
because refrigeration has displaced salt as the main means of food
preservation. From 1945 to 1957 — and it varied, depending on
the country — as refrigeration and the cold chain took hold, our
salt consumption quickly dropped in half, without any public
campaigns, without any government recommendations and
without any food alarmists. We just naturally gravitated to a
fresher, more palatable food supply. But we have remained at the
1957 level ever since. It’s a superb example of the wisdom of the
body.
En fait, notre consommation actuelle de sel représente environ
la moitié de ce qu’elle était jusqu’à la fin de la Deuxième Guerre
mondiale, et cela s’explique simplement par le fait que la
réfrigération a remplacé le sel en tant que principal moyen de
conservation des aliments. De 1945 à 1957 — cela a varié d’un
pays à l’autre —, par suite de l’adoption de la réfrigération et de la
chaîne de froid, notre consommation de sel a rapidement diminué
de moitié, et ce, sans qu’on ait à mener la moindre campagne
publicitaire, sans qu’un gouvernement n’ait à formuler des
recommandations et sans les messages des alarmistes en matière
d’alimentation. Nous avons simplement commencé à nous
approvisionner en aliments plus frais et plus savoureux.
Toutefois, nous n’avons réalisé aucun progrès à ce chapitre
depuis 1957. Il s’agit d’un exemple remarquable de sagesse du
corps.
The current dietary recommendations for salt consumption are
problematic and, in fact, the dietary reference intakes upon which
these recommendations are based are currently under review by
the Department of Health and Human Services in the U.S.
because they have found out — and it’s very clear — that they
originally were made without following the protocols that were
set out to make DRIs.
À l’heure actuelle, les recommandations alimentaires en
matière de consommation de sel posent des problèmes. En fait,
le département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis
procède actuellement à un examen des apports nutritionnels de
référence sur lesquels ces recommandations sont fondées puisqu’il
s’est révélé très clairement qu’ils n’avaient pas été formulés en
conformité avec les protocoles applicables.
If you have a look at the slides, one look at the World Health
Organization data shows that, in fact, the current
recommendation ends up with the lowest longevities or life
spans, and the highest levels of, believe it or not, hypertension and
diabetes. Those are in the slide shows. The only country in the
world that consumes close to the recommendation, but not quite
as low, is Kenya, with a life expectancy of 49. No one else
consumes anywhere near that.
Si vous jetez un coup d’œil aux diapositives, vous constaterez
que les données de l’Organisation mondiale de la santé indiquent
que, en fait, la recommandation actuelle aboutit à une longévité
ou une durée de vie plus courte et — croyez-le ou non — des taux
plus élevés d’hypertension artérielle et de diabète. Ces
renseignements sont contenus dans les diapositives. L’unique
pays du monde où la quantité de sel consommé s’approche de
celle recommandée — quoiqu’elle ne soit pas aussi faible — est le
Kenya, où l’espérance de vie est de 49 ans. Aucun pays n’affiche
une consommation qui s’approche de celle du Kenya.
The available information on salt and obesity is anything but
consistent. We know that physiological mechanisms drive food
and salt consumption until a salt appetite is satisfied. Foods
containing lower salt levels will consequently be consumed in
greater amounts. This phenomenon, as I mentioned, is used in
animal feeds.
Les renseignements dont nous disposons à propos des liens
entre le sel et l’obésité sont tout sauf cohérents. Nous savons que
les mécanismes physiologiques suscitent la consommation
d’aliments et de sel jusqu’à ce que l’envie de sel soit satisfaite.
Par conséquent, nous consommons en plus grande quantité les
aliments à teneur réduite en sel. Comme je l’ai mentionné, on
utilise ce phénomène dans le contexte de l’alimentation des
animaux.
While there have also been publications that epidemiologically
— not physiologically but epidemiologically — linked higher
beverage consumption to higher salt consumption, other research
has dismissed this claim. This evening I’ll be passing on a series of
recent publications — some saying that they’re linked, some
saying that they’re not linked — related to salt and beverage
consumption.
Dans certaines publications, il a été avancé qu’il existait un lien
épidémiologique — non pas physiologique, mais épidémiologique
— entre une consommation élevée de boissons et une
consommation élevée de sel. Cependant, d’autres recherches ont
réfuté cette affirmation. Je vous fournirai ce soir une série de
publications récentes à l’appui de ces deux thèses relatives au lien
entre consommation de sel et consommation de boissons.
While obesity has grown to epidemic levels in North America
during the last 40 years, isolating the root causes has proven
extremely difficult. Simplistic solutions, particularly those aimed
at the food supply sector, which is routinely maligned as
irresponsible to the consumer, have not been as successful.
Indeed, some have rushed to judgment on the dietary
recommendations, resulting in an overabundance of fat-
Au cours des 40 dernières années, l’obésité a atteint des
proportions épidémiques en Amérique du Nord, mais il s’est
révélé extrêmement difficile de mettre le doigt sur les causes
profondes de ce phénomène. Les solutions simplistes, surtout
celles visant le secteur de l’approvisionnement alimentaire —
qu’on dénigre couramment en affirmant qu’il n’agit pas de façon
responsable à l’égard des consommateurs — ont fait long feu. En
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Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
restricted processed products from a forced interpretation of
limited evidence, as being responsible for the current obesity
epidemic.
effet, d’aucuns ont pris des décisions précipitées par suite des
recommandations alimentaires; cette interprétation forcée d’un
nombre limité d’éléments probants s’est traduite par une
surabondance de produits transformés à faible teneur en gras
auxquels on a imputé la responsabilité de l’actuelle épidémie
d’obésité.
We all know that obesity is not the product of one unique
factor or another. There is no single silver bullet to solve it. It is
multifactorial, combining elements of diet, energy expenditure,
social and economic and technological dimensions.
Nous savons tous que l’obésité n’est pas le résultat d’un facteur
unique. Aucune solution miracle ne pourra régler ce problème. La
solution, de nature multidimensionnelle, doit combiner des
éléments liés au régime alimentaire, à la dépense énergétique et
à des facteurs de nature sociale, économique et technologique.
That is not to say it’s too overwhelming a challenge to
undertake. On the contrary, it can be undertaken if done so
objectively and with a focus on actual scientific evidence rather
than resorting to finger pointing. It is in the consumers’ and the
country’s interests. It is equally in the interest of industry to have
healthy citizens and employees.
Cela ne veut pas dire que le problème nous dépasse. Bien au
contraire, nous pouvons nous employer à le résoudre si nous nous
y prenons de manière objective en mettant l’accent sur de
véritables données scientifiques plutôt qu’en nous en remettant
à la recherche d’un bouc émissaire. Les consommateurs et le pays
ont tout intérêt à ce que nous trouvions une solution, tout comme
l’industrie a intérêt à ce que les citoyens et ses employés soient en
santé.
A comprehensive and sensitive analysis of the issues may lead
to incentive-driven programs, using available technology, that are
better able to balance our integrated lifestyle during this period of
enormous change and flux.
Une analyse exhaustive et avisée des questions en jeu pourrait
aboutir à des programmes axés sur des mesures incitatives
mettant à profit la technologie disponible et mieux à même
d’équilibrer notre style de vie intégré en cette époque marquée par
d’énormes changements et de grandes fluctuations.
Thank you very much.
Merci beaucoup.
The Chair: Thank you very much, Mr. Satin.
Le président : Merci beaucoup, monsieur Satin.
I will now turn to my colleagues.
Je vais maintenant céder la parole à mes collègues.
Senator Eggleton: The first question is on sugar and the second
one will be on salt.
Le sénateur Eggleton : Ma première question porte sur le sucre,
et ma seconde, sur le sel.
According to the Heart and Stroke Foundation, it’s estimated
that Canadians consume as much as 13 per cent of their total
calorie intake from added sugars, not naturally occurring sugars.
They state that excess sugar consumption is directly associated
with obesity, strokes, heart disease and diabetes. Other scientific
evidence that backs this up comes from such organizations as the
Centers for Disease Control, the World Health Organization,
Harvard University, the National Institutes of Health, Oxford
University, the British Medical Journal, and on and on, a number
of organizations. The Heart and Stroke Foundation also states —
it’s a Canadian organization, by the way — that sugar-sweetened
beverages are the single largest contributor of sugar to our diets.
Harvard University refers to the rising consumption of these
drinks as the major contributing factor to the obesity epidemic.
Again, numerous studies confirm this.
Selon une estimation de la Fondation des maladies du cœur et
de l’AVC, une proportion de 13 p. 100 de l’apport calorique des
Canadiens provient de sucres ajoutés, c’est-à-dire de sucres qui ne
sont pas d’origine naturelle. Toujours d’après cette fondation,
l’obésité, les accidents vasculaires cérébraux, les maladies du cœur
et le diabète sont directement liés à la consommation excessive de
sucre. Ce point de vue est étayé par des données scientifiques
recueillies par diverses organisations, par exemple les Centers for
Disease Control, l’Organisation mondiale de la santé, l’Université
Harvard, les National Institutes of Health, et l’Université
d’Oxford, de même que par un certain nombre de publications
comme le British Medical Journal. De surcroît, selon la Fondation
des maladies du cœur et de l’AVC — et je souligne au passage
qu’il s’agit d’une organisation canadienne —, la majeure partie du
sucre que renferment nos régimes alimentaires provient des
boissons sucrées. Des chercheurs de l’Université Harvard
affirment que la consommation croissante de boissons est la
principale cause de l’épidémie d’obésité. Là encore, cette
affirmation est confirmée par de nombreuses études.
One, for example, comes from the Union of Concerned
Scientists, headed by a professor out of Harvard. In a recent
report, they state that the food and beverage companies obscure
the science and undermine public health policy on sugar by doing
L’une d’entre elles, par exemple, a été menée par l’organisation
Union of Concerned Scientists. Dirigée par un professeur de
l’Université Harvard, cette étude révèle que les entreprises du
secteur des aliments et des boissons rendent inintelligibles les
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Affaires sociales, sciences et technologie
28:15
such things as attacking the science, using trade associations to
spread misinformation, hijacking scientific language for product
promotion, funding research to support their interests and paying
academic scientists to influence others about sugar, amongst other
things.
données scientifiques et portent atteinte aux politiques en matière
de santé publique visant le sucre au moyen de toutes sortes de
mesures, par exemple en s’attaquant à la science, en se servant des
associations professionnelles pour diffuser de fausses
informations, en détournant le langage scientifique afin de
promouvoir leurs produits, en finançant des recherches à
l’appui de leurs intérêts et en payant des scientifiques
universitaires pour qu’ils influencent les gens sur divers sujets,
notamment le sucre.
I would like your response to all of this scientific evidence,
which seems to go counter to what you’re telling us here today.
J’aimerais entendre ce que vous avez à dire à propos de toutes
ces données scientifiques qui semblent aller à l’encontre de ce que
vous nous dites ici aujourd’hui.
Also, I think Mr. Satin said that there is an epidemic of
obesity. Yes, there has been an epidemic of obesity in the last 30
years. If sugar and salt, processed foods and such are not a part of
all of that, then what is? What do you think is causing the
problem, and what do you think the solutions are to the problem?
Just don’t tell me that it’s complex and that there are tons of other
things. If it isn’t sugar and isn’t salt — I’ll start with the sugar
though — what is it, and what do you think of these other
scientific studies?
En outre, M. Satin, je crois, a dit que nous étions en présence
d’une épidémie d’obésité. En effet, une épidémie d’obésité sévit
depuis 30 ans. Si le sucre, le sel, les aliments transformés et les
autres choses du genre ne contribuent pas à cette épidémie, à quoi
est-elle attribuable? Quelle est l’origine du problème et quelles
solutions s’offrent à nous? Ne vous bornez pas à me dire que le
problème est complexe et qu’une multitude de facteurs entrent en
ligne de compte. Si le problème ne peut pas être mis sur le compte
du sucre et du sel — et j’aimerais avoir d’abord une réponse en ce
qui a trait au sucre —, quelle en est la cause, et que pensez-vous
des études scientifiques que j’ai mentionnées?
Ms. Marsden: What I didn’t share with you is the hierarchy of
evidence, which is very important in understanding how to
interpret the various studies that one might hear about.
Mme Marsden : Il y a une question que je n’ai pas abordée, et
c’est celle de la hiérarchie de la preuve, laquelle est très importante
puisqu’elle nous aide à comprendre comment interpréter les
diverses études dont on entend parler.
At the bottom of the hierarchy are the lower quality studies,
such as animal models and observational studies that look at
gross changes in population trends — for example, the availability
of sugar at one point in time or the availability of any food at one
point in time — and that then look at outcomes perhaps 30 years
later in terms of an end point. That could be heart disease. It
could be death. So looking at someone’s diet today and then
30 years from now looking at statistics to see what the outcome
was, they’re very unreliable.
Au bas de la hiérarchie se trouvent les études de qualité
inférieure comme celles qui sont fondées sur des modèles animaux
ou des observations et qui portent sur des changements globaux
au sein d’une population — en ce qui a trait, par exemple, à la
disponibilité du sucre ou d’un autre aliment à un moment
donné — et sur les résultats qui peuvent être observés à peu près
30 ans plus tard. Ce pourrait être une maladie du cœur ou la mort.
Ainsi, le fait d’examiner des statistiques 30 années après avoir
étudié le régime alimentaire d’une personne donne lieu à des
conclusions qui ne sont pas très fiables.
As you move up the hierarchy, you get to clinical studies,
which you can randomize into control groups and study groups,
and you have more independent assessment.
À un stade supérieur de la hiérarchie se trouvent les études
cliniques, qui peuvent être randomisées au sein d’un groupe
témoin et d’un groupe expérimental, et qui donnent lieu à une
évaluation plus indépendante.
At the top of the hierarchy is what is called systematic reviews
and meta-analysis. Those are the studies that pool all of this
evidence and grade it according to international guidance and
criteria.
Au sommet de la hiérarchie se trouve ce qu’on appelle les
revues systématiques et les méta-analyses. Dans le cadre d’études
de ce genre, on regroupe toutes les données existantes et on les
évalue en fonction de principes et de critères en vigueur à l’échelle
internationale.
So in looking at the debate, one really has to go to the top of
the hierarchy, and that’s where the World Health Organization
most recently did their systematic review on obesity. They did not
find a unique effect from sugar. They found that when you
substituted with other sources of carbohydrates, the same effect
occurred. So, absolutely, you can consume too many calories.
That is part of the obesity problem. Sugars will be among those
Ainsi, au moment de s’engager dans le débat, on doit s’en
remettre aux études qui figurent au sommet de la hiérarchie, et
c’est ce qu’a fait tout récemment l’Organisation mondiale de la
santé au moment d’effectuer sa revue systématique sur l’obésité.
Cette revue n’a pas permis de faire ressortir un effet propre au
sucre, et a révélé que, lorsque d’autres sources de glucides étaient
substituées au sucre, on obtenait le même effet. Par conséquent, il
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Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
calories, but there is nothing unique about sugar. So you may be
consuming too much fat, too much sugar, too much protein. All
of those things provide energy. It’s the overall dietary pattern that
is predictive. It’s difficult to measure but absolutely essential to
evaluate.
est tout à fait possible de consommer trop de calories. Cela fait
partie du problème de l’obésité. Parmi ces calories, on trouve
celles liées aux sucres, mais pas uniquement. Il se peut donc
qu’une personne consomme trop de gras, trop de sucre et trop de
protéines. Tous ces éléments fournissent de l’énergie. C’est le
régime alimentaire global qui constitue un facteur prédictif. C’est
difficile à mesurer, mais il est absolument essentiel qu’on le fasse.
Yes, it’s complex, but it is important to examine all of those
factors. The evidence, when you look very closely, doesn’t
support a unique effect of sugar on caloric intake.
Oui, il s’agit d’un phénomène complexe, mais il est important
qu’on examine tous les facteurs. Un examen très minutieux des
données probantes n’étaye pas l’hypothèse selon laquelle le sucre
aurait un effet tout à fait particulier sur l’apport calorique.
Mr. Goetz: To follow up on the comments about the collection
of studies and how that’s analyzed, I won’t go down that path too
far, but we need to look at a Canadian context on some of these
studies as well. I would add to the list that was presented that
what wasn’t mentioned was the largest Canadian study ever done
on the consumption of sugar-sweetened beverages, which was in
2011, by the University of Saskatchewan, and which had
absolutely no interference from industry or no sponsorship. The
conclusions were:
M. Goetz : Je ne m’engagerais pas trop avant dans ce débat sur
le regroupement d’études et la manière dont on les analyse, mais je
mentionnerai que nous devons également tenir compte des
données liées au contexte canadien contenues dans quelquesunes de ces études. J’ajouterais à la liste d’études qui ont été
mentionnées la plus vaste étude canadienne jamais menée sur la
consommation de boissons sucrées. Cette étude, qui date de 2011,
a été menée sans intervention ni financement de l’industrie par des
chercheurs de l’Université de la Saskatchewan. Ces chercheurs ont
tiré un certain nombre de conclusions.
‘‘Our results show no relationship between Canadian children’s
consumption of sugar-sweetened beverages and obesity.’’ They
found one cohort of children — I don’t have the age in front of
me, but I think it was 11 to 12 — where, the strongest they could
link the two, was ‘‘may cause obesity.’’ But they also made the
note that that group of children was significantly inactive.
Ils ont notamment conclu qu’il n’y avait aucun lien entre la
consommation de boissons sucrées par des enfants canadiens et
l’obésité. Le lien le plus solide entre les deux en est un de
probabilité, et il a été relevé au sein d’une cohorte d’enfants âgés
de 11 et 12 ans, si je ne m’abuse — je n’ai pas les renseignements
pertinents sous la main. Toutefois, les chercheurs ont également
souligné que les enfants de ce groupe étaient particulièrement
inactifs.
I don’t want to go study by study, but that is the largest, most
recent Canadian study on this subject, specific to sugar-sweetened
beverages, and that was the conclusion.
Je ne veux pas passer en revue chaque étude, mais celle-là est la
plus récente et la plus vaste étude canadienne sur la question des
boissons sucrées, et la conclusion de cette étude est celle que j’ai
mentionnée.
Senator Eggleton: They cut the sugar in Coke, I understand,
from 10.5 teaspoons down to 9.7 teaspoons. That is still an awful
lot. Apparently, that is what it is generally in the world. That’s
still an awful lot of sugar.
Le sénateur Eggleton : Je crois comprendre qu’on a fait passer
la teneur en sucre du Coke de 10,5 à 9,7 cuillères à thé. Cela
demeure une quantité astronomique de sucre. Il semble que ce soit
là la teneur en sucre qu’on trouve dans cette boisson partout dans
le monde. Cela demeure une très grande quantité.
Let me ask about salt. Again, there are a number of
organizations — the World Health Organization, Harvard
University, the Mayo Clinic, the Heart and Stoke Foundation
— that said that excess sodium intake has a negative effect on
health. Three long-term scientific studies confirm this: the
INTERSALT Study that were started in the 1980s; the two
trials of hypertension prevention studies that were conducted
throughout the late 1980s and early 1990s; and the dietary
approaches to stop hypertension trials that began in 1994.
Additionally, another study has recently linked salt intake to
soft drink consumption and obesity in adolescence.
J’aimerais maintenant poser des questions à propos du sel. Là
encore, d’après un certain nombre d’organisations —
l’Organisation mondiale de la santé, l’Université Harvard, la
clinique Mayo et la Fondation des maladies du cœur et de
l’AVC — une consommation excessive de sodium a un effet
négatif sur la santé. Cela a été confirmé par des études
scientifiques menées sur une longue période, par exemple l’étude
INTERSALT, lancée dans les années 1980; les deux essais liés aux
études de prévention de l’hypertension artérielle menés de la fin
des années 1980 jusqu’au début des années 1990; et les essais de
lutte contre l’hypertension artérielle axés sur des approches
diététiques menés à compter de 1994. En outre, une étude a
récemment permis d’établir un lien entre l’apport en sel, la
consommation de boissons gazeuses et l’obésité chez les
adolescents.
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:17
I know, Mr. Satin, you’ll probably refer to a McMaster study,
a university-perspective, urban/rural epidemiology study last
year, which however has been countered by the scientific
community as being faulty. That would include the American
Heart Association and the Libin Cardiovascular Institute of
Alberta.
Monsieur Satin, je sais que vous mentionnerez probablement
l’étude épidémiologique menée l’an dernier par des chercheurs de
l’Université McMaster dans des régions urbaines et rurales.
Toutefois, des membres de la communauté scientifique —
notamment l’American Heart Association et le Libin
Cardiovascular Institute of Alberta — ont rejeté cette étude au
motif qu’elle comportait des failles.
On salt, there seems to be a lot of research and heavy evidence
against the position that you are taking here. I would like your
comments on that. Also, if we’re wrong in tackling salt, then what
should we be tackling in terms of the obesity epidemic?
En ce qui concerne le sel, il semble exister une foule de
recherches et de solides éléments probants qui vont à l’encontre
du point de vue que vous venez d’exposer. J’aimerais que vous
fassiez des commentaires là-dessus. Je voudrais également que
vous nous précisiez à quels problèmes nous devrions nous
attaquer pour contrer l’épidémie d’obésité si nous avons tort de
nous en prendre au sel.
Mr. Satin: It’s really a good question. To start countering
every one of those studies — and I can, with evidence and with
publications — ends up being an argument of ‘‘there are these
facts’’ and ‘‘there are those facts.’’
M. Satin : Il s’agit vraiment d’une bonne question. Je pourrais
vous présenter des éléments probants et des publications qui
contredisent chacune des études que vous avez mentionnées, mais
cela reviendrait à opposer des faits à d’autres faits.
As a matter of fact, I’ve not been in this business for a long
time. I only got into it when I started to see how the evidence was
being interpreted. I came out of a comfortable retirement to do
this business. It is only because I thought that consumers were
being misinformed, and I couldn’t really understand the reason
why. Facts are facts. We should understand and everybody
should understand that whatever advice is given, there is
somebody at the end of the line that is going to benefit or be
harmed by it.
En fait, je ne travaille pas depuis très longtemps dans le
domaine. J’ai décidé de le faire quand j’ai commencé à constater
la manière dont les données probantes étaient interprétées. Je suis
sorti d’une retraite confortable pour faire ce que je fais
présentement. Je me suis engagé là-dedans pour la seule raison
que j’avais l’impression que de l’information erronée était
transmise aux consommateurs et que je ne comprenais pas
véritablement pourquoi il en était ainsi. Les faits sont les faits.
Nous devrions comprendre et tout le monde devrait comprendre
que, chaque fois qu’un avis est formulé, au bout du compte,
quelqu’un en profitera ou en pâtira.
If my record doesn’t convince you, at this point in time, salt
sales are really not a concern of mine. They have their own
salesmen. They are big boys. They can take care of that side of the
business. From the time that I started serving in the food industry
in Canada back in the late 1960s, my thing was that consumers
should be making their decision out of evidence, out of
information, not out of a lack of information. Although I have
great respect for food advocates, there is a real problem when
they’re successful, but, unfortunately, their information is wrong.
Si mon bilan ne vous convainc pas, je vous dirai que, à ce
moment-ci, les ventes de sel ne me préoccupent pas du tout. Les
membres de l’industrie disposent de leurs propres vendeurs. Ce
sont de grandes personnes qui peuvent s’occuper elles-mêmes de
cette facette de leurs activités. Dès que j’ai commencé à travailler
dans le secteur de l’alimentation du Canada, à la fin des années
1960, j’étais d’avis que les consommateurs devraient prendre leurs
propres décisions en se fondant sur des données probantes et de
l’information, et non pas sur de l’absence d’information. Malgré
le respect que j’éprouve à l’égard des militants du secteur de
l’alimentation, j’estime que leur succès pose un véritable
problème, car il est malheureusement fondé sur de l’information
erronée.
Over the years, we’ve had our perspective on food totally
skewed. We had less information but a better perspective on food
40 years ago than we have now. Right now, we are stuffed with
data and devoid of context, which is a terrible pity because we lose
our food culture. In Italy they eat as much sugar and salt as they
want and they are still in great shape. They know a little about
food, think about food and understand that food has to be in
balance.
Au fil des ans, notre point de vue sur l’alimentation a été
complètement faussé. Il y a 40 ans, nous disposions d’un moins
grand nombre d’informations sur l’alimentation qu’aujourd’hui,
mais notre point de vue à ce sujet était plus éclairé. À l’heure
actuelle, nous sommes assaillis de données fournies sans le
moindre contexte, ce qui est extrêmement regrettable puisque
nous sommes en train de perdre notre culture alimentaire. En
Italie, les gens consomment autant de sucre et de sel qu’ils le
veulent, et ils sont tout de même en excellente forme. Ils en
connaissent un petit bout à propos de l’alimentation, ils
réfléchissent à leur alimentation et ils comprennent qu’elle doit
être équilibrée.
28:18
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
Over here, the major problem is not only our consumption of
food regardless of the food but also that in the past 30 years it has
changed, technology has changed and our economy has changed.
Thirty years ago was anybody sitting in front of a monitor eating
their lunch? We’re in a period of incredible flux over here. All of
these things are happening, and we’re being dragged along. Then
all of sudden we get some people saying it’s this part of the food
industry or this particular aspect, salt for example.
Ici, le principal problème tient non pas uniquement à notre
consommation d’aliments en tant que telle, mais aussi au fait que,
au cours des 30 dernières années, l’alimentation, la technologie et
notre économie ont changé. Il y a 30 ans, est-ce que quiconque
mangeait son dîner assis devant un moniteur? Notre époque est
marquée par des fluctuations considérables. Toutes sortes de
choses se produisent, nous sommes influencés par cela, et puis,
tout à coup, des gens montrent du doigt tel ou tel élément de
l’industrie alimentaire, par exemple le sel.
They did it with fat. The alarmists go ahead and say it’s fat.
Because they are very convincing, there’s legislation that agrees
with them and we have recommendations to reduce fat.
C’est ce qui s’est passé dans le dossier du gras. Les alarmistes
vont dire que le problème c’est le gras. Comme ils sont très
convaincants, des lois ont été adoptées en ce sens, et des
recommandations touchant la réduction de la teneur en gras ont
été formulées.
Industry, generally speaking, doesn’t fight this. They’re the
best friends the industry ever had because they give them all their
new product ideas — you want low-fat foods? How low do you
want the fat? We’ll make it — of course we will. Do you want lowsalt foods? We’ll even make low-sugar foods.
L’industrie, de manière générale, n’est pas contre. Ils sont les
meilleurs amis que l’industrie ait jamais eus, parce qu’ils lui
inspirent toutes leurs idées de nouveaux produits : vous voulez
des aliments à faible teneur en gras? Jusqu’à quel point voulezvous réduire la teneur en gras? Nous allons le faire... bien sûr.
Vous voulez des aliments à faible teneur en sel? Nous allons même
fabriquer des aliments à faible teneur en sucre.
Instead of getting their marching orders from consumers, and
this is so discouraging for me, they are getting their marching
orders from the alarmists. There is a disconnect between the
industry and the consumer.
Plutôt que de prendre ses ordres des consommateurs, et cela est
décourageant, à mon sens, l’industrie prend ses ordres des
alarmistes. Le lien entre l’industrie et les consommateurs s’est
brisé.
When I was with Steinberg, we used to go out and talk to
consumers. What do you want? You don’t like hot dogs. Tell us
what’s wrong with hot dogs. If we can’t justify them, we’re not
going to sell them. But that has changed over the years.
Lorsque je travaillais chez Steinberg, nous avions l’habitude de
rencontrer les consommateurs et de discuter avec eux. Que voulezvous? Vous n’aimez pas les hot dogs. Expliquez-nous pourquoi les
hot dogs sont mauvais. Si nous n’arrivons pas à les justifier, nous
ne pourrons pas en vendre. Mais cela a changé, au fil des années.
Now we’re dealing with this great problem of obesity, and it is
a major problem. How do we deal with it? Again, it’s
multifactorial.
Nous faisons maintenant face à un grand problème, celui de
l’obésité, c’est un problème majeur. Comment nous y prenonsnous? Encore une fois, il y a plusieurs facteurs en cause.
We have to deal with the problem of less energy expenditure;
no one is riding a bike and no one is exercising. Nobody has time.
When I was in Rome at the FAO for 20 years, we took at least a
one-hour walk at lunch every day. We worked a little later, but we
worked the calories off. That doesn’t happen anymore.
Nous devons composer avec le problème des dépenses
énergétiques moindres; plus personne ne fait du vélo, plus
personne ne fait de l’exercice. Personne n’a le temps. Lorsque je
travaillais pour la FAO, à Rome, il y a 20 ans, nous faisions une
promenade d’au moins une heure tous les jours, au dîner. Nous
travaillions un peu plus tard, mais nous dépensions ces calories.
Cela n’arrive plus, de nos jours.
We have to look at the idea of how, in this context, we can
provide incentives for people to balance what they’re taking in
versus what they’re taking out. The government could come up
with a program to say we now have the tools, the Fitbit and
whatever else, so why don’t you provide tools to the worker so
that if they walk so many miles a week, they will get a free lunch,
as long as the lunch is a good lunch.
Nous devons également, dans ce contexte, chercher un moyen
d’inciter les gens à équilibrer ce qu’ils mangent et ce qu’ils
dépensent. Le gouvernement pourrait proposer un programme et
des outils, qu’il s’agisse du dispositif Fitbit ou de quoi que ce soit
d’autre, il pourrait proposer des outils à un travailleur, en lui
disant que, s’il fait une promenade de tant de kilomètres par
semaine, il aura droit à un repas gratuit. Dans la mesure où ce
serait un repas santé.
I’m sorry I’m talking so much.
Je suis désolé d’avoir parlé si longtemps.
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:19
Senator Seidman: There is no question that your testimony is
an indication of all the confusion in the field of nutritional
epidemiological. There is an enormous amount of confusion
among consumers as the evidence changes over the decades.
La sénatrice Seidman : Il est indiscutable que votre exposé est
révélateur de toute la confusion qui règne dans le domaine de
l’épidémiologie nutritionnelle. La confusion, dans l’esprit des
consommateurs, est énorme, puisque les éléments de preuve
changent d’une décennie à l’autre.
Ms. Marsden and Mr. Satin, both of you have talked about
the mandate of your respective associations. Ms. Marsden, you
said that the CSI has maintained a Nutrition Information Service,
established to monitor the scientific literature on sugars and
health and to collaborate with academic health professionals and
educator groups in the communication of science-based
information and programs.
Madame Marsden, monsieur Satin, vous avez tous deux parlé
du mandat de votre association respective. Madame Marsden,
vous avez dit que l’Institut canadien du sucre « offre un service
d’information sur la nutrition, qui a été créé pour suivre de près la
documentation scientifique traitant des sucres et de la santé et
pour collaborer avec des groupes du milieu universitaire, de
professionnels de la santé et d’enseignants afin de leur donner
accès à des programmes et à de l’information scientifique ».
Mr. Satin, you said a similar thing in terms of the Salt
Institute’s purpose and mission. Indeed, your website says that
the Salt Institute analyzes research and public policy and is
dedicated to the adherence to sound science as it seeks to improve
knowledge of the many ways salt can benefit individuals and the
environment. I’m focusing on how you do this. What kind of
things do you do to participate with academics or with
consumers?
Monsieur Satin, vous avez dit à peu près la même chose
relativement au but et à la mission du Salt Institute. Il est même
écrit, sur votre site web, que le Salt Institute analyse des rapports
de recherche et des politiques publiques et qu’il vise à respecter les
principes scientifiques éprouvés pour augmenter les connaissances
sur les nombreux avantages du sel pour les personnes et pour
l’environnement. J’aimerais savoir comment vous vous y prenez.
Que faites-vous, par exemple, avec le milieu universitaire ou avec
les consommateurs?
Ms. Marsden: First, we’re all either dietitians or researchers, so
we’re part of the community that we collaborate with. We don’t
do promotional activity or advertising. We’re members of
different groups with whom we work and share information.
We have a Scientific Advisory Council of academics across the
country. We meet with them twice a year and they advise us on
our publications. They review them and suggest third party
authors, for example for something we call Carbohydrate
Nutrition News.
Mme Marsden : Tout d’abord, nous sommes tous soit des
diététiciens, soit des chercheurs, alors nous faisons partie du
même milieu que nos collaborateurs. Nous ne faisons pas de
promotion ou de publicité. Nous faisons partie de différents
groupes avec lesquels nous travaillons et échangeons de
l’information. Il existe un Conseil consultatif scientifique, qui
réunit les universitaires de tout le pays. Nous rencontrons ces
membres deux fois par année, et ils nous donnent des conseils
touchant nos publications. Ils examinent nos publications et nous
suggèrent d’autres auteurs, par exemple pour la publication
intitulée Pleins feux sur les glucides et la nutrition.
We are all members of Dietitians of Canada so that we can
share our views and learn from our broader organization as
members of that.
Nous sommes tous membres de l’association Les diététistes du
Canada et, à ce titre, nous pouvons échanger nos opinions et
apprendre de cette grande organisation.
We are also members of the Canadian Nutrition Society, which
is principally a group of nutrition researchers. Sometimes we do
research in the marketplace. For example, we examine claims on
labels and ask health professionals their views or their
understanding of those claims. We examine whether claims are
in keeping with Canadian guidelines and then do poster
presentations and try to publish that information.
Nous sommes également membres de la Société canadienne de
nutrition, qui rassemble principalement des chercheurs en
nutrition. Nous menons parfois des études sur les produits
offerts sur le marché. Par exemple, nous examinons les allégations
figurant sur les étiquettes et nous demandons à des professionnels
de la santé de nous expliquer comment ils voient ou comment ils
comprennent ces allégations. Nous vérifions que les allégations
respectent les lignes directrices canadiennes, puis nous organisons
des présentations par affiches dans le but de diffuser cette
information.
We did further analysis of the Statistics Canada Community
Health Survey data on sugars because the government didn’t have
the funding to do it. We took the data and did the statistical
analysis to get estimates of added sugars. We were successful in
having other researchers collaborate with us and publish that
data.
Nous avons mené des analyses supplémentaires au sujet des
données sur les sucres recueillies par Statistique Canada dans le
cadre de son Enquête sur la santé dans les collectivités
canadiennes, car le gouvernement ne disposait pas d’un
financement suffisant pour le faire. À partir de ces données,
nous avons réalisé des analyses statistiques afin d’obtenir une
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Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
estimation relative aux sucres ajoutés. Nous avons eu la chance
que d’autres chercheurs soient prêts à collaborer avec nous et à
publier ces données.
Most of what we do is through collaboration and educational
efforts through publications and our website to translate or
communicate the evidence-based information that we monitor.
Notre travail est en majeure partie fondé sur la collaboration et
des efforts d’éducation, et nous comptons sur nos publications et
notre site web pour vulgariser ou communiquer les informations
probantes dont nous assurons le suivi.
Mr. Satin: We’re a very small organization. I’m basically the
technical person. We have only four people in our organization.
It’s funny when we’re referred to as ‘‘Big Salt.’’
M. Satin : Notre organisation est très petite. Je suis, dans le
fond, le responsable technique. Notre organisation ne compte que
quatre responsables. C’est drôle, on nous appelle parfois « La
grosse industrie du sel ».
Most of our work is based on road salt rather than food salt.
Food salt is a small part of the entire salt industry. Only about
5 per cent of the salt volume produced in North America is food
salt. In China it’s different.
Notre travail concerne bien davantage le sel de voirie que le sel
de table. Le sel de table n’est qu’une petite partie de l’industrie du
sel. En Amérique du Nord, 5 p. 100 seulement du sel produit est
du sel de table. En Chine, c’est différent.
To the extent of our budget, we do studies, most of them in
Canada because there is more experience here with road salt than
anything else.
Dans la mesure où notre budget le permet, nous effectuons des
études, la plupart du temps au Canada, qui a plus d’expérience du
sel de voirie que d’autres pays.
We do some studies on water conditioning salt, which is a
larger market than food salt. That’s usually done through the
Battelle Institute. We actually chip in with places like the Water
Quality Association.
Nous faisons quelques études sur le sel servant au
conditionnement de l’eau, qui représente un marché beaucoup
plus important que le sel de table. Pour ces études, nous
travaillons habituellement en collaboration avec l’Institut
Battelle. Nous collaborons aussi, par exemple, avec la Water
Quality Association.
We also do a few small studies on food salt usually through
universities. It’s very plain: Here is the money; this is what we are
interested in; don’t talk to us until the results are published
because we can’t take a chance on having any influence on the
results. Sometimes it’s a crapshoot, and we worry about how it
will turn out.
Nous menons aussi quelques petites études sur le sel de table,
en général avec l’aide des universités. C’est très simple : voici
l’argent, voici ce qui nous intéresse. Ne nous dites rien tant que les
résultats ne seront pas publiés car nous ne voulons influer
d’aucune façon sur les résultats. C’est parfois une loterie, et nous
nous demandons bien ce que ça donnera.
There have always been people asking whether kids should put
salt on their vegetables. The question is: Will they eat vegetables
without salt? We contracted with Ohio State University to do a
study with young children to see how much salt they would use. It
was interesting because they all took it seriously. They will not
benefit from bitter vegetables like broccoli unless there is
bitterness mitigator in it, which is a small amount of salt. They
don’t put a ton of salt in it. It was that sort of study for a master’s
degree. We’re really talking $13,000 here and $15,000 there —
very small studies.
Il y a toujours eu des gens qui se demandaient si les enfants
devraient saler leurs légumes. La question est la suivante :
mangeront-ils leurs légumes sans sel? Nous avons commandé à
l’Université de l’Ohio une étude dans le but de déterminer
combien de sel utiliseraient les jeunes enfants. C’était intéressant,
car ils ont tous pris l’étude au sérieux. Ils ne pourront pas profiter
des avantages de légumes amers comme le brocoli, s’il n’y a rien
pour atténuer cette amertume, par exemple un tout petit peu de
sel. Les enfants ne salent pas énormément. Il s’agissait en quelque
sorte d’une étude du niveau de la maîtrise. Nous parlons de
budgets de 13 000 $, de 15 000 $, de très petites études.
We then try to put that information out along with everything
else. We try to deal with both sides as there is always a negative
publication, not nearly as many in the last five years as there have
been on total health outcomes with salt. Those we have had
nothing to do with. We read everything that comes out on salt,
but medical studies are just too costly for us to even think of
getting involved in.
Nous essayons ensuite de diffuser cette information avec le
reste. Nous essayons de composer avec les deux aspects de la
chose, car il y a toujours des publications négatives, pas autant
qu’il y en a au cours des cinq dernières années qu’au total, en ce
qui concerne les résultats sur la santé et le sel. Nous n’avons rien à
voir avec ces publications-là. Nous lisons tout ce qui est publié au
sujet du sel, mais des études cliniques sont bien trop coûteuses
pour nous, nous n’y pensons même pas.
Senator Seidman: Mr. Satin you’ve explained very well.
La sénatrice Seidman : Monsieur Satin, vous avez très bien
expliqué la situation.
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Affaires sociales, sciences et technologie
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I’ll go back to Ms. Marsden for a moment to try to
understand. You have said in some detail that you even have a
nutrition information service. So when you say you collaborate,
most of what you do is collaboration; is that correct? Is that with
professional associations, academia?
J’aimerais revenir à Mme Marsden, un moment, pour essayer
de comprendre. Vous avez dit, en fournissant quelques détails,
que vous avez même mis sur pied un service d’information sur la
nutrition. Donc, quand vous dites que vous travaillez en
collaboration, vous dites que vous travaillez surtout en
collaboration, est-ce bien cela? Vous collaborez avec des
associations professionnelles et le milieu universitaire?
Ms. Marsden: Most of what we do is in the office, so it’s
reading the papers, which is what Dr. Wang would do. We read
all the research papers, critique them, monitor the science so that
we have a good understanding. Then we would prepare
educational materials to communicate those findings, so that
would be in our carbohydrate news publication, for our website.
Mme Marsden : La majeure partie de notre travail est effectué
au bureau; il s’agit de lire des documents, et c’est la tâche de
Mme Wang. Nous lisons tous les rapports de recherche, nous les
critiquons, nous surveillons les données scientifiques, de manière à
bien comprendre les enjeux. Ensuite, nous élaborons des
documents éducatifs afin de communiquer ces résultats, par
exemple le bulletin Pleins feux sur les glucides et la nutrition, pour
notre site web.
We are also a very small organization, so we don’t have
funding to fund research ourselves. We work as part of the World
Sugar Research Organisation, which is also a monitoring body.
They do fund some research, but in a very minor way.
Nous sommes également une très petite organisation, et nous
n’avons pas les moyens de nous financer nous-mêmes. Nous
travaillons en tant que membre de la World Sugar Research
Organisation, qui est également un organisme de contrôle. Il
finance quelques recherches, mais vraiment pas beaucoup.
We essentially communicating the science through our
publications and through our website mostly, exhibiting and
presenting at conferences. We’ve presented jointly on media
confusion with a scientist who would talk about the science. It’s to
try and encourage debate and review of the science.
Essentiellement, nous communiquons les données scientifiques
grâce à nos publications et à notre site web, surtout, et nous
organisons des présentations et des vitrines, dans le cadre de
conférences. Nous avons présenté un exposé sur la confusion dans
les médias en compagnie d’un scientifique, qui était responsable
du volet scientifique. Nous nous efforçons de stimuler le débat et
l’examen dans le domaine scientifique.
Mr. Goetz: Senator, you mentioned consumers and choice.
Our industry is very proud of the fact that between 40 and
46 per cent of our products that are on the market are either lowor no-calorie products. No other industry offers consumers so
much choice when it comes to our beverages, which is why our
membership moved ahead, as I mentioned earlier, with the Clear
on Calories initiative. It puts caloric information on the front in a
standardized format for consumers to check and then pick the
beverage that best suits their lifestyle.
M. Goetz : Madame la sénatrice, vous avez parlé des
consommateurs et du choix. Les représentants de notre
industrie sont très fiers de pouvoir dire que de 40 à 46 p. 100
des produits que nous mettons sur le marché ne contiennent
aucune calorie ou n’ont qu’une faible teneur en calories. Aucune
autre industrie n’offre aux consommateurs autant de choix que
l’industrie des boissons. Nos membres n’ont pas hésité, comme je
l’ai dit plus tôt, à lancer l’initiative Les calories, nous en faisons
une chose claire! Elle vise à afficher les informations sur les
calories sur le devant des étiquettes des boissons, d’une manière
standard, de façon que les consommateurs puissent en prendre
connaissance et choisir la boisson qui convient le mieux à leur
style de vie.
As far as scientific studies are concerned, our association does
not engage in scientific studies, the sponsoring of scientific
studies. We rely on the body of evidence that’s come forward in
Canada. We look at the Canadian environment and the studies
that have come out in Canada regarding sugar-sweetened
beverage consumption, and I’ve outlined some of those here
today.
En ce qui concerne les études scientifiques, notre association
n’en mène aucune, elle n’en parraine aucune. Nous nous
appuyons sur l’ensemble des données probantes accessibles au
Canada. Ce qui nous intéresse, c’est l’environnement du Canada
et les études publiées au Canada au sujet de la consommation de
boissons sucrées, et j’en ai mentionné quelques-unes ici
aujourd’hui.
Senator Seidman: Thank you. I appreciate that.
Senator Merchant: My first question will be directed to
Ms. Marsden and Mr. Goetz.
La sénatrice Seidman : Merci. Merci de cette information.
La sénatrice Merchant : Ma première question s’adresse à
Mme Marsden et à M. Goetz.
28:22
Social Affairs, Science and Technology
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You’re a nutritionist, Ms. Marsden, so I was a little surprised.
There’s great confusion. Consumers are very confused. I think we
need some food literacy for consumers because here you talk to
us, for instance, about calories. You say a calorie is a calorie, but
there is something that we call empty calories. Telling people just
to have 1,200 calories a day, then have two Cokes or five Cokes,
or whatever it is, hearing that kind of information doesn’t serve
the consumer. I have to think that nutrition has something to do
with it. And you’re a nutritionist, so I take issue with that a little
bit.
Vous êtes nutritionniste, madame Marsden, et c’est pourquoi
j’ai été légèrement surprise. Il y a une grande confusion. Les
consommateurs sont très mêlés. Je crois que nous avons besoin
d’un peu de connaissances sur l’alimentation, à l’intention des
consommateurs, parce que vous nous parlez ici, par exemple, de
calories. Vous dites qu’une calorie, c’est une calorie, mais il existe
quelque chose que nous appelons des calories vides. Si vous dites
aux gens qu’ils doivent se limiter à 1 200 calories par jour, puis
qu’ils peuvent consommer deux, voire cinq boissons gazeuses, peu
importe, ce type d’information n’est pas utile pour les
consommateurs. Je dois pouvoir penser que la nutrition a
quelque chose à voir. Et, comme vous êtes nutritionniste, je suis
quelque peu en désaccord.
Mr. Goetz, while I appreciate very much that you’re a good
corporate citizen, you gave us a great long spiel in the beginning
about the taxation, what you pay, but that really is not our
concern here. We are studying obesity, so I am more interested in
having information about that, not about your sponsorship of
events. The cigarette companies did that for years and years, so
this is not something new.
Monsieur Goetz, bien que je reconnaisse tout à fait que votre
entreprise est socialement responsable, vous nous avez fait un
assez long boniment, au début, au sujet des impôts et de ce que
vous versez, mais cela n’est pas vraiment le sujet qui nous
intéresse, ici. Nous étudions la question de l’obésité, et j’aimerais
mieux obtenir de l’information à ce sujet plutôt qu’à propos des
événements que vous commanditez. Les cigarettiers ont fait la
même chose, pendant des années et des années, ce n’est donc pas
nouveau.
Consumers are very confused. Labels are very confusing. We
have heard in this committee that some countries colour code the
products on the shelves so that consumers can make choices a
little more quickly.
Les consommateurs sont très mêlés. Les étiquettes sont une
grande source de confusion. Des témoins ont dit à notre comité
que, dans certains pays, les produits placés sur les tablettes
portaient des codes de couleurs, ce qui permettait aux
consommateurs de faire leurs choix un peu plus rapidement.
What are you doing to help us, the people who have to buy
your products, understand nutritional value? I don’t know if you
are contributing to obesity or not, because you’ve given us some
information and not all information is the same. Different studies
say different things. But is it a good thing for people to take all
their calories in sugar, whether you’re a good corporate citizen or
not? What are you doing to help people make better choices?
Que faites-vous pour nous aider, nous, les gens qui doivent
acheter vos produits, à comprendre la valeur nutritionnelle? Je ne
sais si vous contribuez ou non au problème de l’obésité, étant
donné que vous nous avez donné quelques informations et que ces
informations ne sont pas toutes semblables. Différentes études
disent différentes choses. Mais est-il bon que les gens puisent dans
le sucre tout leur apport calorique, que vous soyez ou non
socialement responsables? Que faites-vous pour aider les gens à
faire de meilleurs choix?
Ms. Marsden: Certainly I don’t take off my dietitian’s hat
when I go to work. I’m a member of a professional college and I
still adhere to those principles, so fundamentally I believe very
much in the quality of the diet and promoting good, healthy
eating habits.
Mme Marsden : Il est évident que je reste une diététiste, même
quand je suis au travail. Je fais partie d’un collège professionnel et
j’en respecte toujours les principes; donc, fondamentalement, je
suis convaincue de l’importance d’un régime alimentaire de
qualité et du fait qu’il faut promouvoir de bonnes et saines
habitudes en matière d’alimentation.
I’m not here to promote high consumption of sugar, promote
consumption of a sugary diet and forget everything else. Of course
not. All of the materials that we produce are consistent with
advice of Canada’s Food Guide, and the food guide is focusing on
the four food groups and the nutrients that provides. It is
encouraging a high-quality diet within the calories that you’re
permitted. That doesn’t mean you can’t have foods that contain
sugar. In fact, the vast majority of the added sugars you consume
are within those four food groups of the food guide. About
7 per cent of the calories you consume are outside, on average.
Now, that doesn’t mean some people are maybe consuming more
Je ne suis pas venue faire la promotion d’une grande
consommation de sucre, d’une diète sucrée, au détriment de
tout le reste. Bien sûr que non. Tout le matériel que nous
produisons est conforme aux conseils du Guide alimentaire
canadien, et ce guide alimentaire s’attache aux quatre groupes
d’aliments et aux nutriments qu’ils fournissent. Il encourage
l’adoption d’un régime de grande qualité dans le respect de
l’apport calorique permis. Cela ne veut pas dire qu’il est interdit
de manger des aliments contenant du sucre. En fait, la grande
majorité des sucres ajoutés aux produits de consommation se
retrouvent dans les quatre groupes alimentaires définis par le
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Affaires sociales, sciences et technologie
28:23
of those foods and should consume less to bring their weight
under control. It’s all part of a dietary pattern, so all of our
materials reflect that.
guide. Environ 7 p. 100 des calories consommées, en moyenne,
n’en font pas partie. Mais cela ne veut pas dire que certaines
personnes consomment davantage de ce type d’aliments et qu’elles
devraient en consommer moins pour mieux contrôler leur poids.
Tout cela fait partie d’un régime global, et tous les documents que
nous produisons le reflètent.
The reason for my appearance today is to help the committee
and consumers understand that a singular focus on an ingredient
— the ingredient sugars — won’t really help understand the whole
diet. It’s how much you eat, when you eat, portion sizes, how you
serve it, whether you sit down for breakfast. These are all
important things, and, yes, focus on those main food groups. You
have to limit additional calories, and that will include the foods
that contain sugars and fats and other carbohydrate protein
sources. Absolutely, the quality of the diet is very important.
La raison pour laquelle je comparais aujourd’hui, c’est que je
veux aider les membres du comité et les consommateurs à
comprendre que, pour vraiment comprendre globalement la
question du régime, il n’est pas vraiment utile de se concentrer
sur un ingrédient, les sucres contenus dans un ingrédient. Ce qui
est important, c’est la quantité de nourriture, le moment où les
repas sont pris, la taille des portions, la façon dont les aliments
sont servis, c’est le fait de s’asseoir pour déjeuner ou non. Toutes
ces choses sont importantes et, oui, il faut aussi tenir compte des
quatre grands groupes alimentaires. Il faut limiter les calories
supplémentaires, ce qui inclut les aliments contenant des sucres,
des gras et d’autres sources de glucides et de protéines. La qualité
du régime est très importante, cela ne fait aucun doute.
Consumers are confused. Scientific papers are out every day
and hit the media before we even see them and can evaluate them.
Flora gets an email immediately to say, ‘‘Please, can you look at
this?’’ But the story is already done. As you know, you need to
look at the systematic reviews of all of those hundreds, thousands
of studies to make an informed opinion. I think that’s a huge part
of the problem.
Les consommateurs sont mêlés. Tous les jours, les médias font
état de documents scientifiques que nous n’avons pas encore vus
et que nous n’avons pas encore pu évaluer. Chaque fois, Flora
reçoit immédiatement un courriel lui demandant d’évaluer ce dont
il est question. Mais l’information circule déjà. Comme vous le
savez, nous devons tenir compte de l’examen systématique de ces
centaines, de ces milliers d’études, pour nous faire une opinion. Je
crois qu’il s’agit là d’une bonne partie du problème.
The Chair: Mr. Goetz, it wasn’t a specific question, but do you
have any short remark with regard to the issue that Senator
Merchant raised?
Le président : Monsieur Goetz, il ne s’agissait pas d’une
question précise, mais auriez-vous rapidement quelques
commentaires à faire sur la question que la sénatrice Merchant
a soulevée?
Mr. Goetz: Yes. For our industry, again, through our
voluntary initiatives support, as far as talking about consumer
confusion, caloric information is incredibly important. Study
after study, specifically the ones sponsored by the Government of
Canada, has stated that it’s about calories in and calories out. Our
industry supports caloric education, and we believe that helps
with moderation of the foods and the beverages you’re consuming
and how many of them you should consume.
M. Goetz : Oui. Pour notre industrie, encore une fois, et nous
soutenons des initiatives volontaires, quand il s’agit de la
confusion qui règne dans l’esprit des consommateurs,
l’information calorique est d’une importance incroyable. Toutes
les études, en particulier les études commandées par le
gouvernement du Canada, affirment que tout tient aux calories
ingérées et aux calories dépensées. Notre industrie appuie
l’éducation en matière de calories, et nous croyons que cela
favorise la modération dans la consommation d’aliments et de
boissons et du volume qu’il convient de consommer.
No one argues that the over-consumption of certain products
may contribute to obesity, but if you balance those calories and
have the education to eat a balanced diet, you’re going to run into
a lot less trouble with obesity.
Personne ne remet en question le fait que la surconsommation
de certains produits peut contribuer à l’obésité, mais si on
équilibre la consommation de calories et qu’on éduque les gens au
sujet d’un régime équilibré, les problèmes liés à l’obésité vont être
beaucoup moindres.
Mr. Satin: On the issue of labelling, the most confusing thing
in the world is current labelling, and it’s very unfortunate because
in 1973 the Universal Product Code was introduced by Steinberg
in Montreal, not anybody else in the world. It was not by an
American. At that time they wanted to have an entirely open
M. Satin : En ce qui concerne l’étiquetage, les étiquettes,
aujourd’hui, sont la chose la plus compliquée du monde, et c’est
très malheureux, car le code universel des produits institué en
1973 était l’idée de M. Steinberg, de Montréal, et de personne
d’autre. Ce n’était pas l’idée d’un Américain. À l’époque, l’objectif
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Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
system where you could scan a product and have every bit of
information on it, because you couldn’t put everything on a label.
était de créer un système entièrement ouvert, permettant de
scanner un produit pour tout connaître sur ce produit, car il est
impossible de tout afficher sur une étiquette.
A colour-coded label is the worst possible thing because it
doesn’t give you a choice. It gives you directions. If it’s green,
choose the green. That’s not giving you a choice. Celery is green.
You can’t live on celery.
Une étiquette à code de couleur, ce serait la pire des solutions,
car elle ne vous donne pas de choix. Elle vous donne des
directives. C’est vert, vous devez choisir le vert. Vous n’avez
aucun choix à faire. Le céleri est vert. Mais vous ne pouvez pas
vivre uniquement de céleri.
It makes it so simplistic, and it also takes away the confidence
that somebody had in their own knowledge of what balanced
food should be, because you can balance something green with
something red with something orange. You can do that, but to be
told if it’s green or it’s orange makes it so simplistic. And if you
ate celery, whatever else you ate, by the way, including any
protein, would go through you like it went through a goose
because celery is mostly fibre.
C’est une façon par trop simpliste de présenter les choses, qui,
en outre, fait en sorte que les gens n’ont plus confiance dans leurs
propres connaissances de ce que devrait être un régime équilibré,
étant donné qu’on peut associer quelque chose de vert avec
quelque chose de rouge et quelque chose d’orange. C’est possible,
mais se faire dire que c’est vert ou que c’est orange, c’est beaucoup
trop simple. Mais si vous mangez du céleri, tout ce que vous
mangez en même temps, en passant, y compris des protéines,
passera tout droit, étant donné que le céleri est surtout composé
de fibres.
The point is it’s a little bit more complicated. Although it seems
like we’re doing the consumer a favour, we really aren’t. We’ve
taken the most important thing away from the consumer, and
that is this basic innate and knowledge of what balance is all
about.
Ce que je veux dire, c’est que c’est un peu plus compliqué que
cela. Certaines personnes pourraient croire que c’est une façon de
faire une faveur aux consommateurs, mais ce n’est vraiment pas le
cas. Nous privons le consommateur de la chose la plus importante
qui soit, c’est-à-dire son sens inné et sa connaissance de ce qu’un
régime équilibré doit être.
Senator Merchant: I’m asking all of you: Do you think it’s a
good idea for Health Canada to come forward with a
recommendation as to the amount? We have the Canada Food
Guide, and that tells us to have nine fruits and four proteins; it’s a
guide.
La sénatrice Merchant : Je pose la question à vous tous :
pensez-vous que ce soit une bonne chose que Santé Canada fasse
des recommandations touchant les quantités? Nous avons le
Guide alimentaire canadien, et il nous dit que nous devons
consommer neuf fruits et quatre types de protéines. C’est un
guide.
Do you favour Health Canada, because they have all these
scientific papers and they can review all of these things, coming up
with a recommendation as to the amount of salt or sugar, in this
case, because you’re from these two organizations?
Êtes-vous d’accord pour que Santé Canada, qui dispose de tous
ces articles scientifiques et peut examiner toutes ces choses,
présente une recommandation quant aux quantités de sel ou de
sucre, dans le cas qui nous occupe, à titre de représentants de ces
deux organisations?
Ms. Marsden: In Canada we utilize the Canada-U.S. dietary
reference intakes, so some of those nutrients are undergoing
review. Perhaps at some time sugars will undergo review, but
that’s the evidence that Health Canada relies on; so in that report
they did not find an association between sugars and obesity, and
they did not find sufficient evidence to set an upper level. They
made a suggested maximum of 25 per cent.
Mme Marsden : Au Canada, nous respectons les apports
nutritionnels de référence établis par le Canada et les ÉtatsUnis, et certains de ces nutriments font l’objet d’examens
constants. Il se peut que les sucres fassent l’objet d’un examen,
à un moment ou à un autre, mais ce sont là les données probantes
sur lesquelles Santé Canada s’appuie; donc, dans ce rapport, le
ministère n’a pas établi un lien entre les sucres et l’obésité et n’a
pas trouvé de données probantes suffisantes justifiant l’imposition
d’un niveau maximal. Il a suggéré une limite maximale de
25 p. 100.
Now that doesn’t suggest that we should consume 25 per cent.
It’s a suggested maximum because when levels get to very extreme
levels, and that’s very high, they found that micronutrient
intakes — that’s your vitamin and mineral intakes — could be
compromised at high levels. Equally, at very low levels, below
5 per cent, your micronutrient intakes can be compromised.
Cela ne veut pas dire qu’il nous suggère d’aller jusqu’à cette
limite de 25 p. 100. Il s’agit d’une limite maximale suggérée, car
lorsque les niveaux approchent des extrêmes, et c’est vraiment
beaucoup, les chercheurs ont constaté que l’absorption de
micronutriments — c’est-à-dire les vitamines et les minéraux —
était compromise, à des niveaux élevés. De la même façon, à de
très faibles niveaux, inférieurs à 5 p. 100, l’absorption des
micronutriments peut être compromise.
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Affaires sociales, sciences et technologie
Fundamentally sugars were not a good predictor of the quality
of the diet. They didn’t find sufficient evidence to give a number
to sugars intake.
Mr. Satin: Senator, my answer is not going to be a happy one.
Senator Merchant: I didn’t have an answer in mind.
28:25
Fondamentalement, les sucres ne sont pas un bon facteur de
prédiction de la qualité d’un régime. Les chercheurs n’ont pas
trouvé de données probantes suffisantes pour chiffrer la quantité
de sucres adéquate.
M. Satin : Sénatrice, ma réponse ne va pas vous plaire.
La sénatrice Merchant : Je ne pensais pas à une réponse en
particulier.
Mr. Satin: If there was any way that we could promote the
concept of balance in your entire lifestyle, if we sat down and had
a committee that really understood how people thought, and just
get that idea across, without anything specific, even that would
give me some confidence that people are thinking about food and
that they’re not just consuming whatever’s available.
M. Satin : S’il existait un moyen pour nous de promouvoir la
notion d’équilibre pour tous les aspects du style de vie, si nous
pouvions nous asseoir, devant un comité formé de personnes
sachant réellement ce que les gens pensent, pour faire circuler
cette idée, sans viser quoi que ce soit de précis, je pourrais croire
que les gens réfléchissent à ce qu’ils mangent et qu’ils ne se
contentent pas de consommer tout ce qui leur tombe sous la main.
I’ve had the fortune of living in many places around the world,
in places that do have a food culture. They don’t have the
problems that we do. They consume, in some cases, enormous
amounts of calories, but they work them off; they know the whole
idea of balancing.
J’ai eu la chance de vivre à bien des endroits dans le monde,
dans des endroits où il existe une véritable culture alimentaire. Ces
gens-là n’ont pas les mêmes problèmes que nous. Ils consomment
dans certains cas des quantités énormes de calories, mais ils les
brûlent; ils comprennent tout ce concept d’équilibre.
So if there’s any way that we can get the concept of balance
back to the consumer — not just a word, because ‘‘balance’’ is
such a general word and it’s boring — the whole idea of it being
for your own health and the health of your family and your
children, to think about what you’re doing, if that message could
be successfully conveyed to consumers, if somebody could do
that, that’s where we have to start, not with all these
epidemiological studies.
Donc, s’il existait un moyen pour nous de rappeler aux
consommateurs le concept de l’équilibre — pas seulement le mot,
ce mot « équilibre », est trop général et il est ennuyeux —, le
concept étant que l’équilibre est bon pour la santé, pour la santé
de la famille et des enfants, qu’ils doivent réfléchir à ce qu’ils font,
s’il était possible de faire passer ce message aux consommateurs, si
quelqu’un savait comment, ce serait notre point de départ, plutôt
que toutes ces études épidémiologiques.
As I said, for every study there’s a counter-study, and for the
studies that were considered terrific 40 years ago all of a sudden
we’re finding out that they’re not. In fact, they were a little
illegitimate when they were started. This is something that most
people around the table don’t understand.
Comme je l’ai déjà dit, toutes les études sont contredites par
une autre étude, et les études jugées fantastiques il y a 40 ans
perdent tout leur intérêt. En fait, elles n’étaient pas toujours
fondées, au départ. C’est une chose que la plupart des gens réunis
ici aujourd’hui ne comprennent pas.
Senator Merchant: Thank you.
La sénatrice Merchant : Je vous remercie.
The Chair: Back to the original question: Should Health
Canada develop it?
Le président : Revenons à notre première question : est-ce que
Santé Canada devrait s’en occuper?
Mr. Goetz: I don’t have a lot to add that Ms. Marsden hasn’t
already, other than the daily reference intake, which is the basis of
the Canadian dietary guidance. It recommends that your sugar
intake from added sugar be 25 per cent. It’s estimated that
Canadians are at 11 per cent, so we are below that. Some of that
guidance information is already out there.
M. Goetz : Je n’ai pas grand-chose à ajouter à ce que
Mme Marsden a déjà dit, sauf en ce qui concerne l’apport
quotidien de référence, sur lequel est fondé le Guide alimentaire
canadien. Il recommande de limiter à 25 p. 100 la consommation
de glucides provenant de sucres ajoutés. On estime que les
Canadiens ne vont pas au-delà de 11 p. 100; nous sommes donc
loin de cette limite. Ce sont des informations qui circulent déjà.
Senator Enverga: Thank you for the presentation. I have seen a
lot of statistics here, and I notice that most of them show that
obesity is on the decline through the years. I want to question the
statistics. Do they consider the age group? Do they consider the
sex of the obese individual or the ethnicity of the person who is
supposed to be obese? How do they classify all of these obesity
statistics? Could it be that we’re getting the wrong statistics, the
wrong presentation here? Maybe a further study of obesity in
Le sénateur Enverga : Merci de votre exposé. J’ai pris
connaissance, ici, de nombreuses statistiques, et je constate que,
selon la plupart d’entre elles, le problème de l’obésité diminue au
fil des ans. J’aimerais discuter des statistiques. Tiennent-elles
compte des groupes d’âge? Tiennent-elles compte du sexe des
personnes obèses ou de l’origine ethnique des personnes dites
obèses? Comment les statistiques sur l’obésité sont-elles classées?
Est-ce qu’il se peut que les statistiques ne soient pas les bonnes,
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Social Affairs, Science and Technology
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general will give us better information?
que les exposés ne soient pas les bons? Est-ce qu’une étude
supplémentaire sur l’obésité en général pourrait nous fournir de
meilleures informations?
The Chair: Senator, I think you meant to say that statistics
show that obesity has been on the rise.
Le président : Sénateur, je crois que vous vouliez dire que les
statistiques montrent que l’obésité va en augmentant.
Senator Enverga: No, according to them, compared to them
giving us statistics on sugar and saying that obesity is going down.
Le sénateur Enverga : Non, selon eux, selon leurs statistiques
sur le sucre, selon lesquelles l’obésité diminue.
The Chair: Look, we need to know what statistics we’re talking
about because over the last 30 years the obesity rate has gone up
significantly. So what decline are you talking about?
Le président : Écoutez, nous devons savoir de quelles
statistiques vous parlez, parce que, depuis 30 ans, le taux
d’obésité a nettement augmenté. De quel déclin parlez-vous?
Senator Enverga: It’s more like there’s correlation between the
obesity and the —
Le sénateur Enverga : Il semble, d’une certaine façon, qu’il
existe une corrélation entre l’obésité et...
The Chair: Right. These are not experts in the health area, but
they might be able to comment on the issue of whether they think
the proper studies are being done, or something of that nature.
Le président : En effet. Il ne s’agit pas d’experts du domaine de
la santé, mais ils pourraient peut-être commenter la question de
savoir si les études appropriées sont menées, à leur avis, ou
quelque chose comme cela.
Your question is a good one, but you may want to hold the
fundamental issue for some other witnesses. But on the issue of
are the right studies being done, what they think.
Vous avez posé une bonne question, mais vous pourriez peutêtre parler de cet enjeu fondamental avec certains autres témoins.
Sur la question de savoir si des études pertinentes sont menées, ce
que les témoins pensent.
Senator Enverga: You can answer that.
Le sénateur Enverga : Vous pouvez répondre à cette question.
Ms. Marsden: There’s very good data on obesity statistics,
both self-reported and measured. There are more statistics on selfreported data. There’s also some measured data, but the trend is
the same, that obesity rates are going up.
Mme Marsden : Il existe de très bonnes données statistiques
sur l’obésité, tirées de renseignements fournis ou de mesures. Les
statistiques touchant les données fournies sont plus nombreuses.
Il y a aussi des données mesurées, mais la tendance est la même,
c’est que les taux d’obésité sont en augmentation.
There’s less information on children, so certainly there’s more
room — as you say, I’m not an expert on obesity statistics, but we
do monitor that.
Il y a moins d’informations sur les enfants, et il est
certainement donc possible... Comme vous le dites, je ne suis
pas une experte des statistiques en matière d’obésité, mais nous
pourrions faire un suivi.
In terms of sugars, or sugar, we have good trend data from
Statistics Canada on waste-adjusted availability which shows a
downward trend, and that’s consistent with the other
observations of declining soft drink sales and lower sugar sales.
En ce qui concerne les sucres, ou le sucre, nous disposons de
bonnes données sur les tendances, provenant de Statistique
Canada, touchant l’offre alimentaire compte tenu des pertes,
qui révèlent une tendance à la baisse, et cela confirme d’autres
observations sur la diminution des ventes de boissons gazeuses et
de sucres.
The Community Health Survey in 2015 will be the first time we
will have comparative data on a dietary basis. We only have the
2004 data right now, so we can’t look at changes from the two
dietary surveys. We look forward to when the 2015 data is
released to see what the changes are in caloric intake, sugars, fats,
dietary patterns. That will be very helpful.
L’Enquête sur la santé dans les collectivités nous fournira en
2015, pour la première fois, des données comparatives sur le
régime alimentaire. Nous n’avons en main à l’heure actuelle que
les données de 2004, ce qui fait que nous ne pouvons pas évaluer
les changements entre les deux études diététiques. Nous avons
bien hâte de voir, lorsque les données de 2015 seront publiées, les
changements des modèles touchant l’apport calorique, les sucres,
les gras, le régime. Cela sera très utile.
Senator Enverga: You say that there has been a decline in sugar
intake. However, could it have been affected by the fact that fewer
adults are eating sugars now and a lot more children are eating
sugar? It’s going to be lower in adults like senior citizens or the
elderly. However, there’s an increase there from children. So it’s
Le sénateur Enverga : Vous dites que la consommation de sucre
a diminué. Cependant, est-ce que cela pourrait être dû au fait qu’il
y a moins d’adultes, aujourd’hui, qui consomment du sucre et
beaucoup plus d’enfants qui en consomment? La consommation
aura baissé chez les adultes, par exemple les citoyens âgés, les
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:27
sort of gone into the median there; that’s where we get the real
statistics.
personnes âgées. Toutefois, il y a une augmentation du côté des
enfants. Tout cela est présenté dans une médiane; voilà d’où nous
tirons nos statistiques.
Ms. Marsden: We don’t have data in Canada to evaluate that
because we only have the one dietary survey; so there is variability
in the population, absolutely, but there are dietary surveys in
other countries. We’d be happy to follow up and provide
information on what the trends are between age groups in those
countries.
Mme Marsden : Nous n’avons pas de données canadiennes qui
nous permettraient de l’évaluer, étant donné que nous n’avons
qu’une seule étude diététique; il y a des écarts au sein de la
population, tout à fait, mais il y a des études diététiques portant
sur d’autres pays. Nous nous ferons un plaisir d’assurer un suivi et
de présenter des informations sur les tendances selon les différents
groupes d’âge, dans ces pays.
The Chair: Thank you. We’ll ask you to provide information
through the clerk.
Le président : Merci. Nous allons vous demander de
transmettre ces informations à la greffière.
Ms. Marsden: Absolutely.
Mme Marsden : Absolument.
Senator Enverga: Mr. Satin, you mentioned that when we eat a
lot of salt, we just filter it right away. You say that a body can
clean up three kilograms of salt really fast. How does it work for
children or the elderly?
Le sénateur Enverga : Monsieur Satin, vous avez dit que, si
nous consommons beaucoup de sel, il s’élimine immédiatement.
Vous dites qu’un organisme peut se débarrasser très rapidement
de jusqu’à trois kilogrammes de sel. Est-ce que cela fonctionne de
la même manière chez les enfants et les personnes âgées?
Mr. Satin: Those are the published figures for the normal adult
kidney. Nobody would ever eat that much. It’s more than the
amount that’s toxic, by the way. I think one kilogram per day is
toxic. Again, it’s usually done for adults. That is the normal way
that we remove salt.
M. Satin : Il s’agit là des chiffres publiés qui concernent un rein
normal chez l’adulte. Personne ne pourrait en manger autant. Ce
n’est pas seulement le volume qui fait que c’est toxique, en
passant. Je crois qu’un kilogramme par jour, c’est toxique. Encore
une fois, les études portent habituellement sur les adultes. Il s’agit
de la façon normale dont nous évacuons le sel.
By the way, every study that has been done on the relationship
of salt consumption to whatever condition has now been declared
defunct because just two weeks ago in New Orleans it was found
that we store salt and use it as needed. So the urinary salt figures
that have been used for every study in the past 40 years are
meaningless now. They do a 24-hour ‘‘urinary salt’’ test. It turns
out that the salt they collect in your urine after that 24-hour
urinary collection is not the salt that you ate yesterday. It could
have been the salt that you ate a week ago.
En passant, toutes les études portant sur la relation entre la
consommation de sel et une maladie quelconque ont été déclarées
nulles parce que, il y a deux semaines, seulement, à La Nouvelle
Orléans, on a établi que l’organisme emmagasinait le sel et
l’utilisait selon les besoins. Les données sur le sel contenu dans
l’urine, dont toutes les études se sont servies pendant 40 ans, n’ont
plus aucun sens aujourd’hui. Les chercheurs prélèvent des
échantillons d’urine « de 24 heures ». Il semble que le sel qui se
retrouve dans notre urine n’est pas le sel consommé la veille. Il
peut s’agir du sel consommé la semaine précédente.
That’s the difference between epidemiological and
physiological studies. Salt is stored in the skin, which is our
largest organ, and mobilized as we need it, in some cases when
there’s inflammation and infections. So our figures on 24-hour
urinary salt related to anything else, any other health conditions,
are false.
Voilà la différence entre les études épidémiologiques et les
études physiologiques. Le sel emmagasiné par la peau, le plus
grand de nos organes, est utilisé au fil de nos besoins, et, dans
certains cas, lorsqu’il y a une inflammation ou une infection.
Ainsi, nos données sur les échantillons d’urine de 24 heures ayant
trait à autre chose, à tout autre problème de santé, ce sont de
fausses données.
We used to think that the dietary recall was false and that the
gold standard was 24-hour urine. Well, it will be published in Cell
Metabolism in about two or three weeks, showing that salt is
stored.
Nous pensions autrefois que le rappel alimentaire n’avait pas
d’incidence, et que la règle d’or, c’était les échantillons d’urine de
24 heures. Eh bien, l’article qui sera publié dans deux ou trois
semaines dans Cell Metabolism montre que le sel est emmagasiné.
The point is that we can void much more than we would ever
eat. There’s no way anybody could possibly eat anything like that.
Ce que je veux dire, c’est que nous pouvons éliminer bien
davantage que ce que nous ne pourrions jamais consommer. Il est
impossible que quelqu’un consomme une telle quantité.
The Chair: Thank you.
Le président : Merci.
Mr. Goetz?
Monsieur Goetz?
28:28
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
Mr. Goetz: Just a comment on the data available. I can’t
comment on the obesity studies. Obviously, obesity is a problem. I
don’t think anyone is denying that.
M. Goetz : J’aimerais simplement faire un commentaire à
propos des données disponibles. Je ne peux commenter les études
sur l’obésité. Il est évident que l’obésité représente un problème.
Je ne crois pas que quiconque dirait le contraire.
Just to reiterate, the information that we will all receive in 2015
from the updated consumption data will be very helpful. Having
to rely on 2004 data, it is difficult to make predictions about
where things are going.
J’aimerais seulement rappeler que l’information que nous
recevrons en 2015, dans les données à jour sur la consommation,
sera très utile. Comme nous devons nous appuyer sur les données
de 2004, il nous est difficile de faire des prédictions sur ce qui se
passe.
I will comment that we are looking forward to that data
because, as I mentioned before, full-calorie, sugar-sweetened
beverages, we have seen declines in sales. That’s because more and
new and different products are hitting the market, while obesity
rates have continued to climb.
Je dirais que, si nous avons hâte de voir ces données, c’est que,
comme je l’ai déjà dit, nous avons constaté une diminution des
ventes des boissons caloriques et sucrées. C’est que, un nombre
croissant de produits nouveaux et différents sont maintenant
offerts sur le marché, tandis que les taux d’obésité ont continué
d’augmenter.
When it comes to calorie intake, what is interesting — and I
can circulate this information if you want — the 2004
consumption data it showed that Canadians were getting
2.5 per cent of their daily calories from soft drinks and
2.1 per cent from salad dressing. So it was almost in the exact
same ballpark. We talk about what products and calories are
being consumed as far as causes of obesity, and I think that’s a
pretty interesting statistic. Again, that was from 2004, so we’re
looking forward to the data from 2015.
En ce qui concerne l’apport calorique, ce qui est intéressant —
et je peux vous transmettre cette information, si vous le désirez —,
c’est que les données sur la consommation de 2004 montraient
que les Canadiens puisaient 2,5 p. 100 de leurs calories
quotidiennes dans les boissons gazeuses et 2,1 p. 100 dans des
vinaigrettes. Ce sont donc, en gros, les mêmes chiffres exactement.
Nous parlons des produits et des calories consommés par rapport
aux causes de l’obésité, et je crois que cette statistique est assez
intéressante. Encore une fois, il s’agit de données de 2004, et nous
avons hâte de connaître les données de 2015.
Senator Raine: Thank you very much. This is very interesting. I
have a lot of questions.
La sénatrice Raine : Merci beaucoup. C’est très intéressant. J’ai
beaucoup de questions.
First up, Mr. Goetz, could you just clarify something? You
said that sugar should be at a 25 per cent level, and I didn’t quite
understand. I thought that was the upper level, not the
recommended level.
Pour commencer, monsieur Goetz, pourriez-vous clarifier
quelque chose? Vous avez dit que le sucre ne pouvait dépasser
la limite de 25 p. 100, et je n’ai pas bien compris. Je crois qu’il
s’agissait d’une limite maximale, non pas de la limite
recommandée.
Mr. Goetz: Yes, and I think Sandra mentioned that as well,
that 25 per cent is the upper level. It’s been estimated that
Canadians’ intake of added sugar is at approximately 11 per cent.
M. Goetz : Oui, et je crois que Sandra l’a également
mentionné; la limite de 25 p. 100 est la limite maximale. Selon
les estimations, les sucres ajoutés représentent environ 11 p. 100
de l’apport, chez les Canadiens.
Senator Raine: And that’s 11 per cent of the calories?
Mr. Goetz: Yes.
La sénatrice Raine : Et cela correspond à 11 p. 100 de l’apport
calorique?
M. Goetz : Oui.
Senator Raine: I’m just looking at the World Health
Organization’s guidelines from 2002 that they’re recommending
to be changed. The old guideline was 10 per cent of the total
calories per day, and the new guideline they’re recommending is
5 per cent of the total calories per day. Could you comment on
that?
La sénatrice Raine : Je suis en train de regarder les lignes
directrices de l’Organisation mondiale de la santé, qui datent de
2002, qu’ils recommandent de modifier. Selon les anciennes lignes
directrices, la limite était de 10 p. 100 de l’apport calorique total
quotidien, et, dans les nouvelles lignes directrices, ils
recommandent que la limite soit de 5 p. 100 de l’apport
calorique total. Pourriez-vous commenter cette information?
Mr. Goetz: I’m just referencing the dietary reference intakes
which form the basis of the Canadian dietary guidance. We have
to remember that Canada is quite different from other parts of the
M. Goetz : Je me reportais aux apports nutritionnels de
référence sur lesquels sont fondées les lignes directrices du Guide
alimentaire canadien. Nous ne devons pas perdre de vue le fait que
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:29
world, which is where the World Health Organization has to also
make their recommendations for.
le Canada est assez différent d’autres pays du monde et que
l’Organisation mondiale de la santé doit également en tenir
compte au moment de formuler ses recommandations.
The World Health Organization recommends — which have
not been published yet, by the way. They’ve been put out for
consultation. They have not been formalized. They do quote the
10 per cent and the 5 per cent, but the 5 per cent has a lot to do
with dental issues in other parts of the world, which are not
prevalent problems here in Canada.
L’Organisation mondiale de la santé recommande... les
recommandations n’ont pas encore été publiées, en passant.
Elles en sont à l’étape de la consultation. Elles ne sont pas
officielles. Selon l’extrait qui circule, les limites sont de 10 p. 100
et de 5 p. 100, mais la limite de 5 p. 100 est grandement liée à des
problèmes de santé dentaire qui touchent d’autres régions du
monde, qui ne constituent pas un problème répandu ici, au
Canada.
I’m just referring to the Canadian dietary guidance. We have
different consumption patterns here in Canada than the rest of the
world. We have significantly different consumption patterns from
the United States, for example.
Je me reporte tout simplement au Guide alimentaire canadien.
Les modèles de consommation sont différents au Canada et
ailleurs dans le monde. Nous avons également des modèles de
consommation très différents de ceux des États-Unis, par
exemple.
Ms. Marsden: The World Health Organization’s 10 per cent
and 5 per cent guidelines are both based on tooth decay, not
obesity. Again, there’s great confusion, because the draft guidance
that came out was released to the media without the full report.
However, we did provide scientific input, a comment. Dr. Wang
did review the full report and all of the evidence that went into it,
and both of those targets were set in relation to dental caries.
Mme Marsden : Les lignes directrices de l’Organisation
mondiale de la santé, les 10 p. 100 et les 5 p. 100, sont liées au
problème de la carie dentaire, non pas de l’obésité. Encore une
fois, il existe une grande confusion, étant donné qu’une version
provisoire des lignes directrices a été publiée et que les médias
l’ont reprise sans attendre le rapport complet. Toutefois, nous
avons transmis nos commentaires scientifiques. Mme Wang a pu
examiner le rapport complet de même que toutes les données
probantes qui y sont reprises, et ces deux cibles ont été établies en
relation avec la carie.
The 5 per cent was a conditional guideline based on very lowquality evidence, as evaluated by the WHO itself. In fact, it was
three studies in post-World War II Japan, amongst three schools,
in relation to availability of sugar in the country. So it’s not likely
to be a reasonable target for the global population but
nonetheless was in relation to dental caries, not obesity.
La limite de 5 p. 100 est une ligne directrice conditionnelle,
établie à partir de données probantes de très mauvaise qualité,
comme l’OMS l’a elle-même reconnu. En fait, il s’agit de trois
études portant sur le Japon d’après la Deuxième Guerre
mondiale, menées dans trois écoles et liées à la disponibilité du
sucre dans ce pays. Il est donc peu probable qu’il s’agisse d’une
cible raisonnable pour la population mondiale, mais, quoi qu’il en
soit, la limite était liée à la carie dentaire, non pas à l’obésité.
As I mentioned earlier, the systematic review did not find a
quantitative relationship between sugars and obesity.
Comme je l’ai dit plus tôt, un examen systématique n’a pas
permis d’établir de relation quantitative entre les sucres et
l’obésité.
Senator Raine: I guess it just points out that there are a lot of
different studies out there and there are a lot of organizations, like
the World Health Organization, which seems to have a huge
amount of credibility, but in this case it doesn’t.
La sénatrice Raine : J’imagine que cela ne fait que mettre en
relief le fait qu’il existe de très nombreuses études ainsi qu’un
grand nombre d’organisations, comme l’Organisation mondiale
de la santé, qui semblent jouir d’une très grande crédibilité, mais
que, dans le cas qui nous occupe, c’est erroné.
The second question I wanted to ask, and both of you could
probably comment on it, is when you talk about sugar being
sucrose, and then there is high-fructose corn syrup, could you
explain to us the metabolic difference in terms of how those two
forms of sweetener impact the body? You’re saying that added
sugars typically include all the different kinds of sugars. Do you
think they should be limited or defined differently than as sugars?
La deuxième question que je voulais poser, et vous pourriez
probablement y répondre tous les deux, est la suivante : quand
vous dites que le sucre est en fait du saccharose, et puis, il y a du
sirop de maïs à haute teneur en fructose, pourriez-vous nous
expliquer la différence métabolique en ce qui a trait à la façon
dont ces deux types d’édulcorants ont un impact sur le corps?
Vous dites que les sucres ajoutés comprennent habituellement
tous les différents types de sucres. Croyez-vous qu’ils devraient
être limités ou définis d’une autre façon qu’en tant que sucres?
28:30
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
Ms. Marsden: There are many different sugars. Sucrose is
made up of glucose and fructose. High-fructose corn syrup is
produced from cornstarch with a somewhat larger amount of
fructose, but probably metabolically not substantially different
than other sugars.
Mme Marsden : Il y a de nombreux différents types de sucre.
Le saccharose est composé de glucose et de fructose. Le sirop de
maïs à haute teneur en fructose est produit à partir de fécule de
maïs contenant une quantité un peu plus élevée de fructose, mais
n’est probablement pas très différent que les autres sucres sur le
plan métabolique.
Flora is an expert on metabolism. She could comment more
specifically on the metabolic aspect. I can’t recall the second part
of your question.
Flora est une experte du métabolisme. Elle pourrait vous
répondre plus précisément sur l’aspect métabolique. Je ne me
souviens plus de la seconde partie de votre question.
Senator Raine: Personally, when I look at sugars, I try to avoid
high-fructose corn syrup. Everything I’ve read about it says that’s
not really good for you, and so I would rather drink water. I
would like you to explain, because the public out there doesn’t
differentiate between all these different kinds of sugars. Should
they be differentiating?
La sénatrice Raine : Personnellement, quand je regarde les
sucres, je tente d’éviter le sirop de maïs à haute teneur en fructose.
Selon tout ce que j’ai lu à son sujet, il n’est pas vraiment bon pour
nous, et, donc, je préfère boire de l’eau. J’aimerais que vous nous
expliquiez la différence entre ces différents types de sucres,
puisque le public ne la fait pas. Devrait-il faire la différence?
Flora Wang, Manager, Nutrition and Scientific Affairs,
Canadian Sugar Institute: Thanks for clarifying the differences
or the lack of differences metabolically between sucrose and highfructose corn syrup. For sucrose, it’s a 1:1 ratio of glucose to
fructose. For high-fructose corn syrup, as Ms. Marsden just
addressed, the difference in the proportion is negligible. When it
comes to the consumption level, it can be ignored, so it can still be
regarded as close to the 1:1 ratio. The body metabolizes sugars the
same way, regardless of whether it’s from sucrose or high-fructose
corn syrup.
Flora Wang, gestionnaire, Nutrition et affaires scientifiques,
Institut canadien du sucre : Merci d’avoir clarifié la différence, ou
plutôt l’absence de différence métabolique, entre le saccharose et
le sirop de maïs à haute teneur en fructose. Le saccharose est
composé d’un ratio égal de glucose et de fructose. Pour ce qui est
du sirop de maïs à haute teneur en fructose, comme
Mme Marsden vient de le dire, la différence de proportion est
négligeable. Quand on parle d’un niveau de consommation, on
n’a pas à en tenir compte, donc, on peut toujours considérer que
le ratio est toujours à peu près égal. Le corps métabolise les sucres
de la même façon, qu’il s’agisse de saccharose ou de sirop de maïs
à haute teneur en fructose.
A lot of concerns about high-fructose corn syrup were actually
related to the misconception or the confusion regarding fructose
metabolism. There were a lot of animal studies using high doses of
fructose. There are consequences related to the extremely high
doses, which are not relevant to the human consumption level.
Bon nombre d’inquiétudes concernant le sirop de maïs à haute
teneur en fructose sont en fait liées à une idée erronée ou une
confusion concernant le métabolisme du fructose. Il y a de
nombreuses études sur des animaux utilisant des doses élevées de
fructose. Des conséquences sont liées à ces doses extrêmement
élevées, mais elles ne sont pas pertinentes au niveau de
consommation humaine.
There have been well-controlled human studies using the
normal ranges of fructose consumption. When you consume a
normal dose, it does not convert to fat. It fuels glucose synthesis.
It can be directly used for energy or converted to lactate.
However, a minimum amount of that fructose is converted to fat
or, as indicated, stored as fat, which is the main difference
between the animal and human data. For humans, our body does
not differentiate or metabolize sugars differently.
Des études bien contrôlées réalisées chez l’humain utilisant des
quantités normales de consommation de fructose ont été
effectuées. Quand on consomme une dose normale, le fructose
ne se transforme pas en gras. Il sert à la synthèse du glucose. Il
peut être directement utilisé pour créer de l’énergie ou être
converti en lactose. Toutefois, une quantité minimale de ce
fructose est convertie en gras ou est, comme il est indiqué,
emmagasinée sous forme de graisses. C’est la principale différence
entre les données animales et les données humaines. Notre corps
ne fait pas la différence et ne métabolise pas les sucres
différemment.
Senator Raine: That’s clear as mud.
Mr. Goetz, you talked about how 40 to 46 per cent of
beverages in Canada now are low-cal or no-calorie beverages.
How do you decide what kind of artificial sweeteners to use?
La sénatrice Raine : C’est aussi clair que de la vase.
Monsieur Goetz, vous avez parlé du fait qu’entre 40 et
46 p. 100 des boissons au Canada contiennent peu ou pas de
calories. Comment choisissez-vous le type d’édulcorants artificiels
à utiliser?
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:31
Mr. Goetz: The individual companies make those decisions.
We don’t make that decision. We track the product line and what
products are available to the consumer. We just received some
data yesterday. Very close to 46 per cent of the products on the
market now are either low- or no-cal.
M. Goetz : Les entreprises prennent ces décisions de façon
individuelle. Nous ne prenons pas cette décision. Nous suivons la
ligne de produits et les produits qui sont offerts aux
consommateurs. Nous avons reçu des données hier. Très près
de 46 p. 100 des produits sur le marché contiennent maintenant
peu ou pas de calories.
A variety of low-calorie sweeteners are used in our members’
products. Again, it’s up to the member companies to decide,
through their formulation process, which are right for them.
Une diversité d’édulcorants hypocaloriques est utilisée dans les
produits de nos membres. Une fois encore, ce sont les entreprises
membres qui décident, par l’entremise de leur processus de
formulation, quels édulcorants leur conviennent.
Senator Raine: Mr. Satin, there are a lot of different kinds of
salt, as you know, and salt is quite a fad product out there now.
You can get your salt from the Himalayas or the desert in Utah.
Is there any real difference in these salts?
La sénatrice Raine : Monsieur Satin, comme vous le savez, il y
a de nombreux différents types de sel, et le sel est un produit assez
populaire actuellement. Vous pouvez obtenir votre sel de
l’Himalaya ou du désert de l’Utah. Y a-t-il une réelle différence
entre ces sels?
Mr. Satin: No. Salt is sodium chloride. It’s as simple as that.
The rest is marketing.
M. Satin : Non. Le sel est composé de chlorure de sodium.
C’est aussi simple que ça. Le reste, ce n’est que du marketing.
I like the idea that people eat all these different things only for
one reason: It shows an interest in food. It titillates people, and
that’s okay. As long as people are interested in food, I’m happy,
because they are thinking about what they are doing.
J’aime l’idée que les gens consomment tous ces différents
aliments pour une seule raison : cela démontre un intérêt pour la
nourriture. Cela attise la curiosité des gens, et c’est correct. Tant
que les gens s’intéressent à la nourriture, je suis heureux, parce
qu’ils réfléchissent à ce qu’ils font.
But salt is salt. I’ve heard of Himalayan sea salt, but the last
time the Himalayas were close to the sea was some time ago.
Mais du sel, c’est du sel. J’ai entendu parler de sel de mer
himalayen, mais il y a bien longtemps que l’Himalaya n’est plus
près de la mer.
The Chair: You might admit that some of them have more
impurities than others.
Le président : Vous pourriez admettre que certains de ces sels
contiennent davantage d’impuretés que d’autres.
Mr. Satin: If you want to be brutal about it, the only difference
between sea salt and regular salt is all the detritus you will find in
sea salt — dead whales, et cetera.
M. Satin : Si vous voulez la réalité crue, la seule différence
entre du sel de mer et du sel de table tient à tous les détritus que
vous retrouverez dans le sel de mer — des particules de baleines
mortes, et cetera.
The Chair: We get the picture.
Le président : Nous avons saisi.
Mr. Satin: The only reason I say this is because it bothers me
that people really believe — it’s enough just to have something
good. You do not have to think that it’s doing all these things for
you, because it’s really not.
M. Satin : La seule raison pour laquelle je dis cela, c’est parce
que cela me dérange que les gens croient réellement — c’est assez
de simplement avoir quelque chose de bon. Il ne faut pas penser
que ces aliments ont tous ces effets sur vous, parce que ce n’est
vraiment pas le cas.
There is one danger in that sea salt does not have sufficient
iodine to protect against iodine deficiency diseases, but a lot of
people think it has.
Le seul danger du sel de mer est le fait qu’il ne contient pas
assez d’iode pour nous protéger contre les troubles dus à la
carence en iode, malgré ce que de nombreuses personnes croient.
The Chair: You’re absolutely 100 per cent correct. Under any
basis, even if you want to go to a spiritual basis other than
scientific fact: Sodium chloride is sodium chloride. The different
products have other things in them that are actually impurities,
and that’s the issue. There are differences in the products, as you
indicated, but it’s not because the sodium chloride is different.
Le président : Vous avez raison à 100 p. 100. Sous n’importe
quel angle, même si vous voulez vous fonder sur des croyances et
des faits scientifiques, du chlorure de sodium, c’est du chlorure de
sodium. Les différents produits contiennent d’autres éléments qui
sont en fait des impuretés, et c’est l’enjeu. Il y a des différences
dans les produits, comme vous l’avez souligné, mais ce n’est pas
parce que le chlorure de sodium est différent.
Mr. Satin: I apologize for the detail.
M. Satin : Excusez-moi pour les détails.
The Chair: You made the picture clear.
Le président : Vous avez bien expliqué la situation.
28:32
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
Senator Stewart Olsen: I just want to ask you if in the
manufacturing of sugar or salt there has been a significant change
in the actual product. In other words, did sugar have the same
number of calories100 years ago? Was it produced in the same
way? I’d like to know about the process and the product that you
produce.
La sénatrice Stewart Olsen : Je veux simplement vous
demander si l’industrialisation du sucre ou du sel a causé des
changements importants dans le produit lui-même. En d’autres
mots, le sucre contenait-il le même nombre de calories il y a 100
ans? Était-il produit de la même façon? J’aimerais en apprendre
plus sur le processus et sur le produit que vous produisez.
Ms. Marsden: Sugar refining is a bad term because it implies
that you have done something to the sugar, but it’s a purification
process. It is more sophisticated in a refinery and more efficient
today, but fundamentally you wash the sugar crystals, melt them
and remove the molasses and other impurities. Granulated sugar
has very few impurities and is very low in colour, which comes
from the molasses. Fundamentally the process is the same. Just
like sodium chloride, you don’t change the sucrose molecule in
refining. It’s exactly the same.
Mme Marsden : Le raffinage du sucre est un mauvais terme,
parce qu’il suppose que quelque chose a été fait au sucre quand il
s’agit plutôt d’un processus de purification. Ce processus est plus
perfectionné et plus efficace aujourd’hui, puisqu’il se fait dans une
raffinerie, mais, fondamentalement, il s’agit de laver les cristaux
de sucre, de les faire fondre et de retirer la mélasse et les autres
impuretés. Le sucre cristallisé ne contient que très peu d’impuretés
et est de couleur très claire, qui provient de la mélasse.
Fondamentalement, le procédé est le même. Comme pour le
chlorure de sodium, on ne modifie pas la molécule du saccharose
en la raffinant. C’est exactement la même chose.
Senator Stewart Olsen: There would be no way of doing that.
The only thing that you can wonder is why people are using more
sugar when they process foods. Are they putting more in and is
that reflected in the value that I would read on the label? I know
about soft drinks and that you are taking it down. Something’s
odd and we’re trying to figure out what that oddness is.
La sénatrice Stewart Olsen : Ce serait impossible de faire cela.
La seule chose qu’on peut se demander, c’est pourquoi les gens
utilisent davantage de sucre quand ils transforment des aliments?
En ajoutent-ils davantage, et cela se reflète-t-il sur la valeur que je
lirais sur l’étiquette? Je sais que vous diminuez la quantité de sucre
dans les boissons gazeuses. Il y a quelque chose d’étrange, et nous
tentons de comprendre quoi.
You may remember the tobacco debacle when they found that
there were additives in tobacco — there was a change. They even
changed the formula of Coca-Cola. I don’t mean to get into
conspiracy theories, but you have to wonder why people today
want more. With regard to salt, people have been educated that
using less salt is better. Sugar, I’m not so sure about.
Vous vous souvenez peut-être du fiasco de l’industrie du tabac
quand on a découvert qu’il y avait des additifs dans le tabac — il y
a eu un changement. Ils ont même changé la formule du CocaCola. Je ne souhaite pas entrer dans des théories
conspirationnistes, mais il est facile de se demander pourquoi
les gens aujourd’hui en veulent plus. En ce qui a trait au sel, les
gens savent qu’il est mieux d’en utiliser moins. Pour ce qui est du
sucre, je n’en suis pas aussi certaine.
Ms. Marsden: Food is not tobacco. Sugar is an ingredient in a
wide variety of foods and it occurs naturally. Sucrose, as I
mentioned before, is in all fruits and vegetables. It’s extracted
from sugar cane and sugar beet. The sucrose is exactly the same.
Your body treats it exactly the same. That’s the first point.
Mme Marsden : Les aliments ne sont pas du tabac. Le sucre est
un ingrédient dans un large éventail d’aliments, et il est produit de
façon naturelle. Le saccharose, comme je l’ai déjà dit, se retrouve
dans tous les fruits et légumes. Il est extrait de la canne à sucre et
de la betterave à sucre. Le saccharose est exactement pareil. Votre
corps le traite de la même façon. C’est la première chose à savoir.
There are no additives in sugar purification.
Aucun additif n’est ajouté au moment de la purification du
sucre.
Senator Stewart Olsen: And no manufacturing differences.
La sénatrice Stewart Olsen : Et il n’y a pas de différences de
fabrication.
Ms. Marsden: The only difference is the crystal size and the
amount of molasses that is retained. You can buy a dark brown
sugar, organic sugar, sugar in the raw, and that’s for flavour. The
associated micronutrients would be so small; and you don’t want
to be eating cups of sugar.
Mme Marsden : La seule différence est la grosseur du cristal et
la quantité de mélasse qui est retenue. Vous pouvez acheter du
sucre brun foncé, du sucre biologique, du sucre brut, et c’est pour
la saveur. Les oligo-éléments associés seraient très petits; et vous
n’avez pas l’intention de manger des tasses de sucre.
The other common misperception is that manufacturers are
told to remove fat and so they stuff sugar into products. That’s
simply not true. We know sugar consumption is going down or
L’autre idée erronée commune est celle selon laquelle on dit
aux fabricants de retirer le gras pour ensuite bourrer leurs
produits de sucre. C’est tout simplement faux. Nous savons que la
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Affaires sociales, sciences et technologie
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use in the food supply. Sugar has different functional properties
than fat, so you don’t just replace fat with sugar. They are in
different foods.
consommation de sucre diminue, ainsi que son utilisation dans
l’approvisionnement alimentaire. Le sucre a d’autres propriétés
fonctionnelles que le gras, alors on ne peut pas simplement
remplacer le gras par du sucre. Ils se retrouvent dans différents
aliments.
We also know that many manufacturers are producing noadded-sugar and reduced-sugar foods also using more alternative
sweeteners. There is a bigger variety of foods. There is not an
increased availability of sugar in the food supply. There are some
common misperceptions you hear over and over in movies and
documentaries but they’re simply not true.
Nous savons aussi que les fabricants produisent des aliments
sans sucre ajouté et réduits en sucre en utilisant davantage
d’édulcorants artificiels. Il existe une très grande variété
d’aliments. Il n’y a pas d’augmentation de la disponibilité du
sucre dans l’approvisionnement alimentaire. Il y a certaines idées
erronées communes que l’on entend encore et encore dans les
films et dans les documentaires, mais elles sont simplement
fausses.
Mr. Goetz: I will just add for the record that all our members’
products are regulated by Health Canada as foods, by the FDA as
foods and by the European Food Safety Authority as foods, so
parallels to tobacco products are really not appropriate.
M. Goetz : J’ajouterais aussi pour les fins du compte rendu que
l’ensemble des produits de nos membres est réglementé par Santé
Canada en tant qu’aliments, par la FDA en tant qu’aliments et
par l’Autorité européenne de sécurité des aliments en tant
qu’aliments, par conséquent, les comparaisons avec les produits
du tabac ne sont pas vraiment appropriées.
Senator Stewart Olsen: You mistook my meaning.
La sénatrice Stewart Olsen : Vous m’avez mal comprise.
The Chair: She was trying to ask whether there are any
additives put in deliberately.
Le président : Elle tentait de demander si des additifs étaient
ajoutés de façon délibérée.
Senator Stewart Olsen: I was trying to give an example, but it
was a bad one. I was trying to figure out whether in the processing
of the basic product there have been changes over the last
100 years such that one gram of sugar today is ten times what you
got 100 years ago. That’s where I was trying to go.
La sénatrice Stewart Olsen : J’essayais de donner un exemple,
mais ce n’était pas un bon exemple. J’essayais de comprendre si,
dans la transformation du produit de base, il y avait eu des
changements au cours des 100 dernières années qui auraient fait
en sorte qu’un gramme de sucre aujourd’hui est équivalent à
10 fois ce qu’il était il y a 100 ans. C’est ce que je tentais
d’aborder.
Ms. Marsden: Two of our refineries in Canada were built in the
1800s, so the process is the same. It’s a purification process.
Mme Marsden : Deux de nos raffineries au Canada ont été
construites dans les années 1800, donc, le procédé est le même.
C’est un procédé de purification.
The Chair: That may be scarier than the question that was
asked. I don’t think we want to go down that one any further.
Le président : Cela est peut-être plus effrayant que la question
elle-même. Je ne crois pas que nous voulons poursuivre davantage
à ce sujet.
Senator Frum: Mr. Satin, I picked up that you’re skeptical
about the negative health effects of salt in general. On the specific
topic of obesity, I’m interested in salt as an appetite accelerant. I
don’t think you addressed that or you alluded to it briefly when
you referred to working for John Labatt Limited. People who
love salty peanuts or chips drink more beer and end up consuming
far more calories. Who hasn’t gone to a movie and been
astonished that they ate an entire bucket of popcorn when they
weren’t even hungry? It was so salty they wanted to eat it all. Isn’t
that a factor?
La sénatrice Frum : Monsieur Satin, j’ai cru comprendre que
vous êtes sceptique concernant les effets néfastes qu’a le sel sur la
santé en général. Au sujet précis de l’obésité, je m’intéresse au rôle
du sel en tant qu’accélérateur de l’appétit. Je ne crois pas que vous
ayez parlé de cela, ou peut-être en avez-vous parlé brièvement
quand vous avez dit avoir travaillé pour John Labatt Limitée. Les
gens qui aiment les arachides salées ou les croustilles boivent
davantage de bière et finissent par consommer beaucoup plus de
calories. Qui n’est jamais allé voir un film pour ensuite être étonné
d’avoir mangé un sac complet de maïs soufflé alors qu’il n’avait
même pas faim? Le maïs soufflé était si salé qu’ils ont voulu
manger le sac en entier. Cela n’est-il pas un facteur?
Mr. Satin: It’s intuitive you would think of it that way, but in
fact the higher the salt content of the food, the more quickly
you’re satisfied when you get your sodium as per the animal
studies used commercially today. The more salt you put into the
M. Satin : C’est intuitif de penser de cette façon, mais, en fait,
plus un aliment est salé, plus la personne est rapidement satisfaite,
selon les études sur les animaux utilisées aujourd’hui dans le
secteur commercial. Plus on ajoute de sel dans les aliments, moins
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Social Affairs, Science and Technology
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feed, the less feed the animal will eat. If you want them to eat
more, you take the salt out of it. It’s counterintuitive, but that’s
what is used commercially. That is a million dollar business.
les animaux vont manger. Si vous voulez qu’ils mangent
davantage, il faut retirer le sel des aliments. C’est contraire à
l’intuition, mais c’est ce qui est utilisé dans le secteur commercial.
Il s’agit d’un commerce d’un million de dollars.
In terms of taste, it’s rather interesting because you’re saying
that the tastier the food is, the more people will eat it, and I agree
with you. I don’t know in terms of volume what that would
translate to. The idea is to make something tasty. You do the
same thing at home, obviously. The Italians consume far more
salt than we ever will — about 40 per cent more. The big secret of
the Mediterranean diet that no one talks about is the high salt
content. We live with these stereotypes.
Pour ce qui est du goût, c’est plutôt intéressant, parce que vous
dites que plus un aliment est goûteux, plus les gens en mangeront,
et je suis d’accord avec vous. Je ne sais pas à quoi cela équivaut
sur le plan du volume. L’objectif est de fabriquer un produit
goûteux. Vous faites la même chose à la maison, bien sûr. Les
Italiens consomment bien plus de sel que nous n’en
consommerons jamais — environ 40 p. 100 plus. Le grand
secret de l’alimentation méditerranéenne dont personne ne parle
est la haute teneur en sel. Nous vivons avec ces stéréotypes.
The problem with the stereotypes is that they don’t give you
really good direction about where to go with this. Our salt
consumption hasn’t increased since 1960. It hasn’t increased. We
presumed it has, but it hasn’t. The way we used to process foods
in the past, there were far saltier foods and salt-preserved foods
than we have now.
Le problème avec les stéréotypes, c’est qu’ils ne vous indiquent
pas très bien où aller avec cela. Notre consommation de sel n’a
pas augmenté depuis 1960. Elle n’a pas augmenté. Nous
présumons qu’elle a augmenté, mais ce n’est pas le cas. Selon la
façon dont nous transformions les aliments dans le passé, il y
avait des aliments beaucoup plus salés et beaucoup plus
d’aliments conservés dans le sel qu’aujourd’hui.
I’m not really sure exactly what to the say. What I am worried
about is that they will go ahead and try to fool the senses because,
as I said, the food industry is always willing to do something to
respond to the latest criticism. When I gave a lecture at Nestlé in
Switzerland, they all told me, ‘‘We know there’s nothing wrong
with salt, but the marketing department wants us to act.’’ The
problem is that we can end up having a cocktail of synthetic
chemicals to replace something that we have consumed for
thousands of years without any real evidence indicating that it’s
negative. There certainly is not any strong indication that it’s
related to obesity.
Je ne sais pas exactement quoi dire. Ce qui m’inquiète, c’est
qu’ils vont tenter d’aller de l’avant et tenter de tromper les sens
parce que, comme je l’ai dit, l’industrie alimentaire souhaite
toujours faire quelque chose pour réagir aux dernières critiques.
Quand j’ai donné une conférence à Nestlé en Suisse, ils m’ont tous
dit : « Nous savons que le sel n’est pas mauvais, mais le service de
marketing veut que nous agissions. » Le problème, c’est que nous
pouvons nous retrouver avec un mélange de produits chimiques
synthétiques pour remplacer quelque chose que nous avons
consommé durant des milliers d’années et dont les effets néfastes
n’ont jamais vraiment été prouvés. Sans aucun doute, rien
n’indique clairement que le sel est lié à l’obésité.
I will provide publications on both sides of that question, but
it’s all epidemiological data, which is certainly not cause and
effect.
Je vais fournir des publications sur les deux côtés de la
question, mais ce ne sont que des données épidémiologiques, ce
qui ne permet certainement pas d’établir une relation de cause à
effet.
Senator Frum: I think the most surprising thing that I’ve
learned today is your suggestion that in fact low salt is the
appetite accelerant. So it makes me want to ask you: As we have
seen with the low-fat movement, there’s now a growing awareness
that, when foods are low fat, people will eat more of them because
they think —
La sénatrice Frum : Je crois que la chose la plus surprenante
que j’ai apprise aujourd’hui, c’est votre affirmation selon laquelle,
en fait, une faible teneur en sel constitue un accélérateur de
l’appétit. Donc, cela me donne envie de vous demander : comme
nous l’avons vu avec le mouvement « faible en gras », les gens
sont maintenant de plus en plus conscients du fait que quand un
aliment est faible en gras, ils vont en manger davantage parce
qu’ils pensent...
Mr. Satin: When we took nicotine out of cigarettes, people
smoked more. When we made lite beers, they drank more beer.
When we made low-fat foods, they ate more foods.
M. Satin : Quand nous avons réduit la quantité de nicotine
dans les cigarettes, les gens ont fumé davantage. Quand nous
avons produit des bières légères, ils ont bu davantage de bière.
Quand nous avons fait des aliments faibles en gras, ils ont mangé
davantage.
There are two things associated with it. There’s the guilt aspect.
I haven’t seen any studies measuring the guilt aspect, so it’s
something that I think about but don’t have any data on. I don’t
know if there has been any data published. There is certainly clear
Il y a deux choses associées à cela. Il y a l’aspect de la
culpabilité. Je n’ai pas vu d’étude mesurant l’aspect de la
culpabilité, donc, c’est un aspect auquel je pense, mais sur
lequel je n’ai aucune donnée. Je ne sais pas si des données ont été
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Affaires sociales, sciences et technologie
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evidence that when you start to single out particular nutrients in
foods, that is not going to not stop anybody from consuming
them. In some cases, they consume more. Those are the facts of
life.
publiées. Il y a certainement des preuves claires du fait que, quand
vous commencez à cerner des nutriments particuliers dans les
aliments, cela n’empêche pas qui que ce soit de les consommer.
Dans certains cas, les gens en consomment davantage. Ce sont les
faits de la vie.
By the way, we do in some cases self-prescribe salt — maybe
that’s the best way to put it — women more than men, because
the more salt we eat, the lower the level of circulating cortisol.
Women self-prescribe salt. When they’re depressed, women will
eat more salt. We have studies on that, which I didn’t bring, but
we do have a lot of publications on that. Men do so to a lesser
extent because they are already eating more salt than women. So
you get self-prescription of salt in certain cases, when women are
under stress.
En passant, dans certains cas, nous nous prescrivons du sel à
nous-mêmes — peut-être est-ce la meilleure façon de le dire —, les
femmes plus que les hommes, puisque plus nous consommons de
sel, plus notre niveau de cortisol en circulation diminue. Les
femmes s’autoprescrivent du sel. Quand elles sont déprimées, les
femmes consomment davantage de sel. Nous avons des études làdessus, que je n’ai pas apportées avec moi, mais il y a de
nombreuses publications là-dessus. Les hommes font cela dans
une moindre mesure parce qu’ils consomment déjà plus de sel que
les femmes. Donc, vous vous prescrivez du sel dans certains cas,
quand les femmes subissent du stress.
When kids are growing, they will eat more salt, by the way.
Again, we have the studies, all from the NHANES database,
indicating that kids who consume salt grow faster and at a better
growth rate. I can’t comment if a faster growth rate is good or
not, to be honest, but that’s what it is.
Quand les enfants grandissent, ils consomment davantage de
sel, en passant. Une fois encore, nous avons des études, provenant
toutes de la base de données du NHANES, qui indiquent que les
enfants qui consomment du sel grandissent plus vite et ont un
meilleur taux de croissance. Je ne peux pas dire si un taux de
croissance plus rapide est bon ou non, pour être honnête, mais ce
sont les faits.
When I was doing studies in the 1970s on high-protein foods, if
you looked at the studies at the far end, the animals that grew the
fastest didn’t live the longest. There’s only so much that you can
tell from it, but those are the facts that we have, that salt is
sometimes self-prescribed by people in order to take care of a
condition. When you have a drink and a salty snack at the end of
the day, I’m no longer sure whether it’s the drink you’re after or
the salt in the snack. I’m quite serious. I really don’t know. But,
again, it’s conjecture on my part. There is no data on it.
Quand je faisais des études, dans les années 1970, sur les
aliments à forte teneur en protéines, si vous regardez les études à
la toute fin, les animaux qui grandissaient le plus rapidement
n’étaient pas ceux qui vivaient le plus longtemps. Nous ne
pouvons en conclure que certaines choses, mais ce sont les faits
dont nous disposons, soit que les gens s’autoprescrivent parfois
du sel afin de traiter un problème. Quand vous prenez un verre et
que vous consommez une collation salée à la fin de la journée, je
ne suis plus certain si c’est la boisson que vous désirez, ou le sel
que contient la collation. Je suis très sérieux. Je ne le sais vraiment
pas. Mais, une fois encore, c’est de la conjecture de ma part. Il n’y
a aucune donnée à ce sujet.
Senator Frum: To be clear on the drink or the salt at the end of
the day, you’re saying that the body craving the salt at the end of
the day is related to cortisol levels. The salt will do what for your
cortisol level?
La sénatrice Frum : Pour être claire au sujet de la boisson ou du
sel à la fin de la journée, vous dites que le fait que le corps a envie
de sel à la fin de journée est lié au niveau de cortisol. Quel est
l’effet du sel sur le niveau de cortisol?
Mr. Satin: The more salt you consume, the lower your cortisol
level. Your stress level will go down. When we had economic
problems of four or five years ago, sales of salty snacks boomed.
It was the highest period of sales of salty snacks according to
Mintel, a very big British marketing company. These are just
things that we observe. It really doesn’t tell us very much about
the overall impact of salt in the diet.
M. Satin : Plus vous consommez de sel, plus votre niveau de
cortisol diminue. Votre stress va diminuer. Quand nous avons eu
des problèmes économiques il y a quatre ou cinq ans, les ventes
des collations salées ont explosé. Ça a été la période la plus
importante pour les ventes de collations salées selon Mintel, une
très grande entreprise de marketing britannique. Ce ne sont que
des choses que nous observons. Cela ne nous dit pas grand-chose
sur les effets généraux du sel dans l’alimentation.
Senator Eggleton: We’re hearing a lot of defence of salt and
sugar, and we still haven’t gotten to the bottom of what has
caused this obesity epidemic. I did hear, though, a couple of
suggestions. One was over-consumption, and the other was the
imbalance between calories in and calories out.
Le sénateur Eggleton : Nous entendons beaucoup d’arguments
défendant le sel et le sucre, et nous ne sommes toujours pas
parvenus à comprendre ce qui a causé cette épidémie d’obésité.
J’ai entendu, par contre, quelques suggestions. L’une était la
surconsommation, et l’autre était le manque d’équilibre entre les
calories consommées et les calories brûlées.
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Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
You may have read a book that I have read, Michael Moss’s
book on salt, sugar and fat. It gets close to conspiracies here. He
talks about what the industry does to try to create the bliss point,
to get to that point of using the sugar, fat, salt or whatever
combination of it to make their product irresistible: You can’t just
have the one chip; you have to have another one and another one.
That means more sales.
Vous avez peut-être lu un livre que j’ai lu, le livre de Michael
Moss sur le sel, le sucre et le gras. On se rapproche des
conspirations ici. Il parle de la façon dont l’industrie tente
d’atteindre le point d’équilibre parfait, afin d’arriver à utiliser le
sucre, le gras, le sel ou une quelconque combinaison de ces
aliments pour rendre leurs produits irrésistibles : il est impossible
de manger une seule croustille; il faut en manger une autre et une
autre. Cela signifie davantage de ventes.
What that amounts to is exploiting people’s vulnerabilities. It
starts at an early age apparently. It’s alleged that the food
industry particularly has an interest in targeting children because
repeated exposure to highly processed foods and sweetened
drinks, even during infancy, builds the taste preferences and
ultimately leads to brand loyalty and to higher profits. All of this
is alleged.
En fait, tout cela vise à exploiter les points faibles des gens.
Cela commence apparemment à un jeune âge. Il est prétendu que
l’industrie alimentaire, en particulier, souhaite cibler les enfants
puisqu’une exposition répétée à des aliments hautement
transformés et à des boissons sucrées, même durant la petite
enfance, établit les préférences de goût et mène en fin de compte à
une loyauté envers la marque et à des profits plus élevés. Tout cela
est présumé.
One of the suggestions in terms of starting at an early age has
been to ban advertising directed towards children. Quebec has an
advertising broadcasting ban, but of course there are other
platforms, other means of getting advertising to children. What
do you think of the banning of advertising to children and
building up loyalty and the bliss point factor?
L’une des suggestions qui ont été faites en ce qui concerne le
fait de commencer à un jeune âge a été de bannir les publicités
s’adressant aux enfants. Le Québec a banni la diffusion de ce type
de publicités, mais, bien sûr, il existe d’autres plateformes,
d’autres moyens de faire de la publicité auprès des enfants. Que
pensez-vous de la possibilité d’interdire la publicité visant les
enfants, de l’établissement d’une loyauté et du facteur du point
d’équilibre parfait?
Mr. Goetz: Our industry has voluntary initiatives, through our
association, regarding advertising to children. As well, several of
our member companies, who are some of the larger players in the
beverage industry in Canada, participate in the Canadian
Children’s Food & Beverage Advertising Initiative. As I
mentioned earlier and as was confirmed at the Chronic Disease
Prevention Alliance of Canada, the beverage industry in Canada
has reduced their advertising to children, for example, on
television stations, to zero.
M. Goetz : Il y a des initiatives volontaires au sein de notre
industrie, mises en place par l’entremise de notre association,
concernant la publicité visant les enfants. En outre plusieurs de
nos entreprises membres, soit certains des joueurs les plus
importants dans l’industrie des boissons au Canada, participent
à l’Initiative canadienne pour la publicité sur les aliments et les
boissons destinée aux enfants. Comme je l’ai dit plus tôt et comme
cela a été confirmé par l’Alliance pour la prévention des maladies
chroniques au Canada, l’industrie des boissons au Canada a
réduit ses publicités destinées aux enfants, par exemple à la
télévision, à néant.
We do have a voluntary code, which can be found at our
website, canadianbeverage.ca, where our members have
committed to standards of advertising for children, not just on
television. The CDPAC reference made specific reference to
children, but to other media as well — print advertising, online,
et cetera. That is our industry and what we’re doing.
Nous avons un code de conduite volontaire, qui peut être
consulté sur notre site web, canadianbeverage.ca, dans le cadre
duquel nos membres se sont engagés à respecter des normes
relatives à la publicité destinée aux enfants, et non seulement à la
télévision. L’APMCC a fait directement référence aux enfants,
mais à d’autres médias aussi — la publicité imprimée, la publicité
en ligne, et cetera. C’est notre industrie, et c’est ce que nous
faisons.
Ms. Marsden: I won’t comment on advertising. We don’t
advertise as an industry and it’s certainly not our area of study.
Mme Marsden : Je ne commenterai pas au sujet de la publicité.
Nous ne faisons pas de publicité en tant qu’industrie, et il ne s’agit
certainement pas de notre secteur d’études.
I would comment that I have seen no scientific evidence of a
bliss point with respect to the sugar consumption. Michael Moss’s
book is certainly an interesting read, but not really evidencebased.
Je ferais remarquer que je n’ai vu aucun élément de preuve
scientifique témoignant d’un point d’équilibre parfait en ce qui
concerne la consommation de sucre. Le livre de Michael Moss
constitue certainement une lecture intéressante, mais il n’est pas
vraiment fondé sur des données probantes.
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
We are born with a liking for the sweet taste, believed to
protective against bitter tastes that might be poisonous, so there is
some logic to that. There are lots of studies looking at the
variability in taste preferences in relation to sugars and fats.
Adam Drewnowski has a lot of good research in that area, and I’d
be happy to point you in the direction of that. But there is no
evidence that I’ve seen that you can actually force people to eat
more sugar and more food.
Senator Eggleton: Thank you.
28:37
Nous sommes nés pour aimer le goût du sucre, et on croit que
cela sert à nous protéger contre les goûts amers qui pourraient
être ceux d’un poison, donc il y a une certaine logique derrière
cela. De nombreuses études se penchent sur la diversité des
préférences de goût en ce qui a trait au sucre et au gras. Adam
Drewnowski a effectué un grand nombre de bonnes recherches
dans ce domaine, et je serais heureuse de les mentionner.
Toutefois, je n’ai vu aucune donnée probante qui indique qu’il
est possible de forcer les gens à consommer davantage de sucre et
davantage d’aliments.
Le sénateur Eggleton : Merci.
I’m going to talk about labelling very quickly. We heard from
Dr. Lustig, from California here. You may know him. He thinks
that the components of sweeteners should be all listed on
labelling, not just that you’re using the sweetener, but what’s in
the sweetener. There have also been front-of-package labelling
ideas like Health Check, created by the Heart and Stroke
Foundation. Commercially, Loblaws’ President’s Choice Blue
Menu attempts to use front-of-package labelling. Can you
comment on that and whether you see some usefulness?
Je vais parler très rapidement de l’étiquetage. Nous avons pu
entendre le Dr Lustig, de Californie, ici. Vous le connaissez peutêtre. Il croit que les composantes des édulcorants devraient toutes
être nommées sur l’étiquette. L’étiquette ne devrait pas
simplement indiquer l’édulcorant que vous utilisez, mais aussi ce
qu’il contient. Il y a aussi eu des idées d’étiquetage allant à l’avant
de l’emballage comme Visez santé, un programme créé par la
Fondation des maladies du cœur et de l’AVC. Sur le plan
commercial, le Menu bleu de la marque le Choix du Président, de
Loblaws, tente d’utiliser l’étiquetage sur le devant de l’emballage.
Pouvez-vous commenter cette situation et nous indiquer si cela est
utile, selon vous?
Finally, there is this whole question of simplifying the label, the
sign post concept they used in U.K. Mr. Satin, I thought you gave
convincing remarks about the simplistic nature of the red, green
and orange light concept, but is there something else we can do to
simplify these labels? You may not agree with this, but if the
amount of sodium intake should be no more than
2,300 milligrams, how can anybody figure out how much they
are taking when you look at the processed foods? It’s all labelling.
Comments on labelling?
Finalement, il y a toute la question de la simplification de
l’étiquetage, du concept des panneaux indicateurs qu’ils ont
utilisés au Royaume-Uni. Monsieur Satin, j’ai trouvé vos
remarques à propos de la nature simpliste du concept du feu
rouge, vert et jaune convaincantes, mais existe-t-il une autre
manière de simplifier les étiquettes? Vous ne serez peut-être pas
d’accord, mais si la consommation de sodium ne devrait pas
dépasser 2 300 mg, comment peut-on calculer combien on en
consomme quand on regarde des aliments transformés? Ce n’est
que de l’étiquetage. Avez-vous des commentaires à ce sujet?
The Chair: Focused answers, please. We are getting towards
the end and this could go on and be very lengthy.
Le président : Des réponses précises, s’il vous plaît. La fin de la
séance approche, et cela pourrait continuer très longtemps.
Mr. Satin, I will start with you and I will be firm.
Monsieur Satin, je vais commencer par vous et je serai strict.
Mr. Satin: In labelling, we are actually coming to a point where
we will have — there is no doubt that the original concept back
when the UPC was invented in 1973 of scanning the product and
getting all the information is coming to pass. You now have it on
smartphones. That will be the ultimate answer. You will not only
know if your tuna comes from seal-free waters because you’re
talking about a limitless source on the Internet, whereas the label
is limited in size, in real estate. That has always been the problem.
That’s why labelling has never been and never will be successful,
because it takes the product out of context of the whole meal, the
whole diet and the whole lifestyle.
M. Satin : Pour ce qui est de l’étiquetage, nous arrivons enfin à
un point où nous aurons — il ne fait aucun doute que le concept
original, au moment où le CUP a été inventé en 1973 et nous a
permis d’identifier le produit et d’obtenir tous les renseignements,
s’est solidement implanté. Il est maintenant possible de lire ces
codes à l’aide d’un téléphone intelligent. Il s’agira là de la réponse
ultime. Vous pourrez notamment savoir si votre thon provient
d’un endroit où il n’y a pas de phoques, puisqu’Internet
représente une source illimitée d’information, contrairement aux
étiquettes qui sont limitées par leur taille, dans la réalité. Cela a
toujours été le problème. C’est pourquoi l’étiquetage n’a jamais
été et ne sera jamais un succès, puisqu’il ne tient pas compte de
l’ensemble du repas, de l’alimentation et du mode de vie dans
lesquels s’inscrit le produit.
Senator Eggleton: You go to the store and you hold this up to
Le sénateur Eggleton : Vous allez au magasin, et vous balayez
le code à l’aide de votre téléphone intelligent.
it.
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Social Affairs, Science and Technology
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Mr. Satin: You just scan it. I presented on this back in 1993
when they started with the Internet.
M. Satin : Vous le balayez, tout simplement. J’ai fait une
présentation à ce sujet en 1993 quand Internet a pris de l’ampleur.
Ms. Marsden: We can’t expect too much of a food label, there’s
not enough room, especially in Canada. We have two official
languages.
Mme Marsden : On ne peut pas avoir trop d’attentes en ce qui
a trait à l’étiquetage alimentaire, il n’y a pas assez d’espace,
surtout au Canada. Nous avons deux langues officielles.
As for adding more marks, a lot of manufacturers are doing
that, but the problem is it’s not on every food. Should we put a
traffic light system on every food? It’s difficult to profile
individual foods. It’s not something I’ve supported throughout
my career because we eat diets, not just foods. It’s challenging.
Pour ce qui est d’ajouter des symboles, de nombreux fabricants
le font, mais le problème, c’est qu’ils ne se retrouvent pas sur tous
les aliments. Devrions-nous mettre un feu de circulation sur
chaque aliment? Il est difficile d’établir un profil pour chaque
aliment individuel. Ce n’est pas quelque chose que j’ai soutenu
durant ma carrière, puisque notre régime alimentaire est
important, et non seulement les aliments. C’est tout un défi.
I think the nutrition label is a very important part of our label’s
real estate. We have to get that right if we’re making changes and
not to expect too much. It’s a tool and will not do everything for
us. Let’s follow international standards like Codex, and let’s try to
harmonize as much as possible with the U.S., given our
international trade, but recognize we need good public health
education. There are dietitians in grocery stores, lots of great
examples of things to help educate.
Je crois que l’étiquette nutritionnelle est une partie très
importante de la valeur de notre étiquetage. Si nous effectuons
des changements, nous devons bien les faire et ne pas avoir trop
d’attentes. Il s’agit d’un outil, et cet outil ne fera pas tout pour
nous. Respectons des normes internationales comme le Codex, et
tentons de nous aligner le plus possible sur les É.-U., étant donné
l’importance de nos échanges commerciaux avec ce pays, mais
reconnaissons que nous avons besoin d’une éducation de qualité
sur la santé publique. La présence de nutritionnistes dans les
épiceries est l’un de nombreux très bons exemples de choses à faire
pour favoriser l’éducation.
Mr. Goetz: Our industry supports scientific and science-based
labelling, which is why a lot of folks take issue with the traffic
light concept. It simply labels something as good or bad. A piece
of cheesecake has far more sugar in it than a full-calorie soft drink
and would receive a red on traffic light labelling.
M. Goetz : Notre industrie est en faveur d’un étiquetage
scientifique et fondé sur des données scientifiques, et c’est
pourquoi de nombreuses personnes sont en désaccord avec le
concept du feu de circulation. Ce concept permet simplement
d’étiqueter un produit comme étant bon ou mauvais. Un morceau
de gâteau au fromage contient bien plus de sucre qu’une boisson
gazeuse ordinaire, et on lui accorderait un feu de circulation
rouge.
I’m a little disappointed, senator. I’ve mentioned it three times.
You mentioned a couple of other voluntary labelling systems,
and, again, if you go down your average beverage aisle in a
Loblaws or grocery store of any kind, you will see our front-ofpack caloric labelling program, which is on all our major
members’ products. It gives consumers caloric information at
their fingertips, which is most important when you look at the
research concerning obesity.
Je suis un peu déçu, sénateur. Je l’ai mentionné à trois reprises.
Vous avez mentionné quelques autres systèmes d’étiquetage
volontaires, et, une fois encore, si vous passez dans l’allée des
boissons dans un Loblaws ou dans n’importe quelle épicerie, vous
verrez notre programme d’étiquetage calorique, qui se retrouve
sur la majorité des produits de nos membres, à l’avant des
emballages. Il permet aux consommateurs d’avoir facilement
accès aux renseignements sur les calories, soit l’information la
plus importante quand on se fie aux recherches sur l’obésité.
The Chair: Senator Greene Raine.
Le président : Sénatrice Greene Raine.
Senator Raine: My questions have been answered.
La sénatrice Raine : On a répondu à mes questions.
The Chair: I’m not going to ask extensive questions. A lot that
has been said here and there are a lot of interesting aspects.
Le président : Je ne poserai pas des questions approfondies. De
nombreuses choses ont été dites ici, et il y a de nombreux aspects
intéressants.
Ms. Marsden, there is one thing I want to clarify. I thought
when you gave your answer with regard to Senator Seidman’s
question on publishing information that you said you hire
academics to write articles.
Madame Marsden, il y a une chose que je souhaite clarifier. Je
crois que quand vous avez répondu à la question de la sénatrice
Seidman sur la publication de l’information, vous avez dit que
vous engagiez des universitaires pour écrire des articles.
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:39
Ms. Marsden: No. We might invite an academic to contribute
an article. We don’t hire them and pay them. We might have an
invited author to author one of our publications.
Mme Marsden : Non. Il est possible que nous invitions un
universitaire à contribuer à l’article. Nous ne les embauchons pas
et nous ne les payons pas. Il est possible que nous ayons invité un
auteur pour rédiger l’une de nos publications.
The Chair: You invite authors to write papers on certain topics.
Le président : Vous invitez des auteurs à écrire des articles sur
certains sujets.
Ms. Marsden: We have a newsletter that goes out to dietitians
once a year.
Mme Marsden : Nous publions un bulletin d’information qui
est distribué annuellement aux nutritionnistes.
The Chair: These are not articles to be published in journals.
Le président : Ce ne sont pas des articles qui sont destinés à être
publiés dans des revues spécialisées.
Ms. Marsden: No, if we publish, it’s all done on a voluntary
basis.
Mme Marsden : Non, si nous publions, tout est fait de façon
bénévole.
The Chair: I’ve got it. You can understand the basis of the
question. I wanted to clarify that because it went across and it will
be in the record.
Le président : Je comprends. Vous pouvez comprendre le
fondement de la question. Je voulais clarifier les choses puisque
cela a été mentionné, et ce sera dans le compte rendu.
Ms. Marsden: I totally support scientific independence.
The Chair: Thank you very much.
Mr. Satin, you talked about the overall issue of balance. Have
you been looking at what they have been doing in Brazil with
regard to dietary issues? If not, please don’t answer.
Mr. Satin: No.
Mme Marsden : Je soutiens entièrement l’indépendance
scientifique.
Le président : Merci beaucoup.
Monsieur Satin, vous avez parlé de la question générale de
l’équilibre. Avez-vous vu ce qu’ils sont en train de faire au Brésil
en ce qui a trait aux problèmes nutritionnels? Si ce n’est pas le cas,
veuillez ne pas répondre.
M. Satin : Non.
The Chair: We’ll bring this up with the committee later. It’s
interesting and deals with the issue of balance.
Le président : Nous mentionnerons de nouveau cette question
plus tard au sein du comité. C’est intéressant, et l’initiative traite
de la question de l’équilibre.
I was interested in your answer to Senator Frum with regard to
her question about picking up a big box of popcorn in a theatre,
all of a sudden it’s gone and you can’t imagine how that
happened. Salt is a contributor to that consumption. You said
you weren’t certain that adding salt caused people to have an
increased appetite for the food, and yet if I heard you correctly
earlier, you said one of the things to do to get people to eat
vegetables is to sprinkle salt on them.
J’étais intéressé par la réponse que vous avez donnée à la
sénatrice Frum concernant sa question sur le fait d’acheter un
gros sac de maïs soufflé au cinéma; tout d’un coup, il n’y en a
plus, et vous n’avez aucune idée de la façon dont cela est arrivé.
Le sel contribue à cette consommation. Vous avez dit que vous
n’étiez pas certain que le fait d’ajouter du sel faisait en sorte que
l’appétit des gens augmentait, et, pourtant, si je vous ai bien
entendu plus tôt, vous avez dit que l’une des choses à faire afin
que les gens mangent davantage de légumes est de les saupoudrer
de sel.
Mr. Satin: That’s because almost all dark green vegetables
have healthy but bitter phytonutrients. If somebody is presented
with a bucket full of popcorn that’s not high salt, we don’t know
whether they will eat that as well. It’s hard for me to comment on
something like that; I don’t know.
M. Satin : C’est parce que la vaste majorité des légumes vert
foncé contiennent des phytonutriments qui sont bons pour la
santé, mais qui sont amers. Si on présente à quelqu’un un sac
rempli de maïs soufflé qui n’est pas très salé, nous ne savons si
cette personne mangera tout le maïs soufflé elle aussi. C’est
difficile pour moi de commenter quelque chose comme cela; je ne
sais pas.
The Chair: I’m not expecting you to give an absolute answer. I
wanted to clarify what appeared to be a different context.
Le président : Je ne m’attends pas à ce que vous donniez une
réponse absolue. Je voulais clarifier ce qui semble être un contexte
différent.
Mr. Satin: I have no problem with supporting any study that
would find that out. We have to find out what happens to people.
M. Satin : Cela ne me dérangerait pas de soutenir une étude
qui découvrirait cela. Nous devons découvrir ce qui arrive aux
gens.
28:40
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
The Chair: I wanted to clarify what appeared to be a difference
in your response.
Le président : Je voulais clarifier ce qui semblait être une
incohérence dans votre réponse.
Mr. Satin, I think you gave us a very good suggestion. We had
been looking at this issue of how people can quickly discern the
nutritional and overall dietary value of a food product in general.
One of the issues that there has been a great deal of discussion on,
which has come up here several times and that you have all
indicated is not a great idea, is the simplistic labelling of colour
codes. The issue is that if the average consumer has to deal with
the information that is provided, there will have to be a simple
way for them to do that quickly as they’re going through a food
distribution store.
Monsieur Satin, je crois que vous nous avez donné une très
bonne suggestion. Nous nous sommes penchés sur la question de
la façon dont les gens peuvent rapidement discerner la valeur
nutritionnelle et alimentaire générale d’un produit alimentaire
quelconque. L’une des questions qui ont suscité beaucoup de
discussions, qui a été soulevée ici à plusieurs reprises et qui a été
rejetée à l’unanimité, c’est l’étiquetage simpliste des codes de
couleur. Le problème, c’est que si le consommateur ordinaire doit
composer avec l’information qui est fournie, il faudra une façon
simple pour qu’il puisse le faire rapidement à mesure qu’il
parcourt l’épicerie.
Mr. Goetz, I certainly appreciate that you talked about the
degree of labelling on your industry’s products, but in actual fact
the next step is how they use that. Do they use it appropriately
and can they use it appropriately?
Monsieur Goetz, j’apprécie certainement le fait que vous avez
parlé du degré d’étiquetage sur les produits de votre industrie,
mais, dans les faits réels, la prochaine étape consiste à savoir
comment on l’utilise. L’utilise-t-on de façon appropriée et peut-il
être utilisé de façon appropriée?
On this idea of a smartphone with an appropriate app, we
know that in the U.S. at least, and maybe some places here in
Canada, you can take your smartphone and go into the hardware
store, hold it up to a given product, and it will tell you what that
same package product goes for, in terms of price, right now in
several competing outlets. It’s that smart. That’s the kind of
answer a consumer is looking for in that case, which is price
comparison.
Concernant l’idée d’un téléphone intelligent ayant l’application
appropriée, nous savons qu’aux É.-U. du moins, et peut-être à
certains endroits au Canada, vous pouvez apporter votre
téléphone dans une quincaillerie, balayer un produit donné, et
votre téléphone vous dira à combien ce même produit se vend
actuellement chez plusieurs détaillants concurrents. C’est aussi
intelligent que ça. C’est le genre de réponses qu’un consommateur
recherche dans ce cas, soit la comparaison des prix.
It seems to me that taking the smartphone concept and being
able to hold it up to a product label — Mr. Goetz describes his
industry’s products, and there are many other industries that
provide detailed nutritional and content labels on the back —
with the appropriate app software, it should be able to instantly
tell the consumer certain things. That includes the percentage of
daily recommended consumption of certain items in that
category, in that particular size of package, and a number of
other things. In other words, there is a possibility that
electronically you could interpret the data on an item on the
shelf and get an interpretation that tells the harried consumer an
answer that is reliable and quick.
Il me semble que le fait de prendre le concept du téléphone
intelligent et d’être en mesure de balayer l’étiquette d’un
produit — M. Goetz a décrit les produits de son industrie, et de
nombreuses autres industries fournissent des étiquettes détaillées
sur la valeur nutritionnelle et les ingrédients à l’arrière du
produit — à l’aide de l’application appropriée, cela devrait
donner instantanément certains renseignements au
consommateur. Cela comprend le pourcentage de la
consommation quotidienne recommandée de certains aliments
dans cette catégorie, dans ce format particulier, et un certain
nombre d’autres choses. En d’autres mots, il existe la possibilité
que, par voie électronique, vous soyez en mesure d’interpréter les
données concernant un produit sur la tablette et d’obtenir une
interprétation qui fournit au consommateur soucieux une réponse
rapide et fiable.
I thought in your comment there might very well be the basis,
because it’s no light-year step to go from being able to analyze a
given hardware product and where it’s available in that city and
several other cities and all the different suppliers for a cost effect,
and you also get what other certain consumer evaluators tell you
about its quality relative to certain other products that are in that
area. So that might very well cover the issue, and you, again,
identified for us the concerns.
Je crois que votre commentaire contenait peut-être bien l’idée
de base, parce que le fait d’être en mesure d’analyser un produit
de quincaillerie donné et de savoir s’il est disponible dans une ville
et dans plusieurs autres villes ainsi que l’ensemble des différents
fournisseurs qui l’offrent afin de comparer les prix — et il est aussi
possible de consulter les évaluations d’autres consommateurs afin
de connaître la qualité du produit relativement à la qualité de
certains autres produits qui sont disponibles dans le secteur —
n’est pas à des années-lumière. Par conséquent, cela pourrait très
bien régler le problème, et vous, une fois encore, avez cerné pour
nous les préoccupations.
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:41
On one end, you have the consumer who needs to be able to
deal quickly with this information. I will tell you, frankly, I am
not going to go through the store and look at — I have done this
just to see, and turned the boxes and cans over and looked at
what’s on there. I’m not going to do that. Hopefully my instinct
gives me a chance to evaluate what I’m looking for. People are not
going to do that and get that overall comparison.
D’un côté, il y a le consommateur qui doit être en mesure de
traiter très vite cette information. Je vais vous dire, franchement,
je ne vais pas faire le tour du magasin et regarder — j’ai fait cela
juste pour voir, et retourner les boîtes et les canettes afin de voir ce
qu’on y trouvait. Je ne vais pas faire cela. J’espère que mon
instinct me permet de savoir ce que je cherche. Les gens ne vont
pas faire cela et obtenir cette comparaison générale.
I think it’s absolutely critical. I think the things Mr. Goetz said
his industry is doing are terrific. It has to be there, but there now
has to be a way of interpreting it into some useful manner for a
consumer.
Je crois que c’est absolument essentiel. Je crois que les choses
que l’industrie de M. Goetz fait sont merveilleuses. Il faut que
l’information soit là, mais il faut maintenant qu’il y ait une façon
de l’interpréter d’une manière utile pour un consommateur.
I thought that was an excellent suggestion. I liked it because it
gets away from the idea of the so-called simplistic view, that it’s
too simplistic. It doesn’t tell people really what they need to do,
and yet it doesn’t require the individual to do that detailed
analysis in their head and compare it to everything else they’ve
already got in the shopping cart.
J’ai trouvé que c’était une excellente suggestion. Je l’ai aimée
parce qu’elle s’éloigne de l’idée de la prétendue vision simpliste,
qui est trop simpliste. Elle ne dit pas aux gens ce qu’ils doivent
faire, et, pourtant, elle n’exige pas que la personne fasse des
analyses détaillées dans sa tête et qu’elle compare le produit à tous
les autres produits qu’elle a déjà dans son panier.
I prolonged that a little bit, but one of the issues that we have
been advised of and we know from the literature that we’ve read
coming into the study, is that giving consumers some way to get
appropriate evaluation of the items they consume would go a long
way to meeting the objective that most consumers say they have,
and that is to eat healthy and be able to determine quickly what
the foods will be. I’m not going to go into whether that’s an
accurate interpretation of what consumers will really do, but at
least the theoretical part deals with that.
J’ai quelque peu prolongé la séance, mais l’un des enjeux dont
nous avons été informés et que nous connaissons, à la lumière de
la littérature que nous avons lue en entamant l’étude, c’est le fait
que donner aux consommateurs une façon d’obtenir une
évaluation appropriée des produits qu’ils consomment
contribuerait grandement à les aider à atteindre les objectifs que
la majorité des consommateurs dit avoir, c’est-à-dire de manger
santé et d’être en mesure de déterminer rapidement ce que sera
l’aliment. Je ne lancerai pas un débat sur la question de savoir s’il
s’agit d’une interprétation exacte de ce que les consommateurs
font vraiment, mais, du moins, la partie théorique traite de cela.
I want to thank you all for your initial comments and your
responses here today. I think it’s been a very good session and a
lot of things have come out. I want to thank my colleagues for
their questions.
Je veux vous remercier tous de vos commentaires initiaux et de
vos réponses ici aujourd’hui. Je crois que cela a été une très bonne
séance et que beaucoup d’éléments ont été soulevés. Je souhaite
remercier mes collègues de leurs questions.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
OTTAWA, Thursday, February 26, 2015
OTTAWA, le jeudi 26 février 2015
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology met this day at 10:27 a.m. to examine and report on
the increasing incidence of obesity in Canada: causes,
consequences and the way forward.
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 10 h 27, pour
examiner, afin d’en faire rapport, l’incidence croissante de
l’obésité au Canada : ses causes, ses conséquences et les
solutions d’avenir.
Senator Kelvin Kenneth Ogilvie (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Welcome to the Standing Senate Committee on
Social Affairs, Science and Technology.
[English]
I’m Kelvin Ogilvie from Nova Scotia, chair of the committee. I
will ask my colleagues to introduce themselves, starting on my
right.
Le sénateur Kelvin Kenneth Ogilvie (président) occupe le
fauteuil.
[Français]
Le président : Je vous souhaite la bienvenue au Comité
sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la
technologie.
[Traduction]
Je m’appelle Kelvin Ogilvie; je représente la Nouvelle-Écosse;
et je suis président du comité. Je vais demander à mes collègues de
se présenter, en commençant par les sénateurs à ma droite.
28:42
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
Senator Seidman: Judith Seidman from Montreal, Quebec.
La sénatrice Seidman : Judith Seidman, de Montréal, au
Québec.
Senator Stewart Olsen: Carolyn Stewart Olsen from New
Brunswick.
La sénatrice Stewart Olsen : Carolyn Stewart Olsen, du
Nouveau-Brunswick.
Senator Enverga: Tobias Enverga, Ontario.
Le sénateur Enverga : Tobias Enverga, de l’Ontario.
Senator Frum: Linda Frum, Ontario.
La sénatrice Frum : Linda Frum, de l’Ontario.
Senator Merchant: Pana Merchant, Saskatchewan.
La sénatrice Merchant : Pana Merchant, de la Saskatchewan.
Senator Moore: Wilfred Moore from Nova Scotia.
Le sénateur Moore : Wilfred Moore, de la Nouvelle-Écosse.
Senator Eggleton: Art Eggleton, senator from Toronto and
deputy chair of this committee.
Le sénateur Eggleton : Art Eggleton, sénateur de Toronto et
vice-président du comité.
The Chair: Thank you, colleagues. We are continuing our study
to examine and report on the increasing incidence of obesity in
Canada: causes, consequences and the way forward.
Le président : Merci, chers collègues. Nous poursuivons notre
étude en vue d’examiner, pour en faire rapport, l’incidence
croissante de l’obésité au Canada : ses causes, ses conséquences et
les solutions d’avenir.
I want to welcome our witnesses today. Since there is no
preference, I’m going to call them in the order that they are listed
on the agenda. Following your presentations, I will open the floor
up to questions from the committee members.
Je souhaite la bienvenue à nos témoins. Étant donné qu’il n’y a
pas de préférence, je vais les inviter à prendre la parole en fonction
de l’ordre du jour. Après vos déclarations, les membres du comité
vous poseront des questions.
I will begin with Clifford Maynes, Executive Director of Green
Communities Canada, Canada Walks.
Nous commencerons par Clifford Maynes, directeur exécutif
de Green Communities Canada, Canada Walks.
Clifford Maynes, Executive Director, Green Communities
Canada, Canada Walks: Thank you very much, Mr. Chair, and
greetings to you and committee members. Thank you for an
opportunity to address you on an important matter.
Clifford Maynes, directeur exécutif, Green Communities
Canada, Canada Walks : Merci, monsieur le président. Bonjour
à vous et aux membres du comité; je vous remercie de l’occasion
que vous nous offrez de vous adresser la parole au sujet d’un enjeu
important.
Our message to you is simple: Walking is the wonder drug of
the 21st century, the penicillin of the obesity epidemic. No other
intervention has the potential at a population scale to have a
greater or more lasting impact on obesity and inactivity. No other
intervention is so affordable with so many wonderful co-benefits.
Notre message est simple : la marche est le médicament miracle
du XXIe siècle, ou la pénicilline de l’épidémie d’obésité. Aucune
autre intervention ne saurait avoir un impact plus grand ou plus
durable sur l’obésité et l’inactivité à l’échelle de la population.
Aucune autre intervention n’est aussi peu dispendieuse et ne
comporte autant de bienfaits secondaires.
If walking were a pill, we’d be scrambling to give everyone a
prescription. It would be on Oprah. We urge this committee to
identify walking as a priority response to obesity and to support
actions to restore the culture of everyday walking in this country.
I’ll take a few minutes to explain.
Si la marche était une pilule, nous nous empresserions d’en
prescrire à tout le monde. Nous en entendrions parler à Oprah.
Nous vous pressons de ranger la marche parmi les moyens
prioritaires de lutte contre l’obésité et de favoriser les moyens de
rétablir la culture de la marche quotidienne dans ce pays. Je vais
prendre quelques instants pour m’expliquer.
By way of introduction, Green Communities Canada, founded
in 1995, is a national organization that promotes positive action
with benefits for the economy, environment, infrastructure and
health. Our innovative programs address priorities like energy
efficiency, private well stewardship, restoration of the urban water
cycle and much more.
En guise d’introduction, Green Communities Canada a été
fondé en 1995 et est un organisme national qui fait la promotion
de mesures favorables à l’économie, à l’environnement, à
l’infrastructure et à la santé. Nos programmes novateurs
répondent à des priorités, dont l’efficacité énergétique, la bonne
gestion des puits privés et le rétablissement du cycle de l’eau en
milieu urbain.
Walking has been a major focus for us since the mid-1990s,
driven by the vision and persistence of Jacky Kennedy, Director
of our Canada Walks division. Canada Walks is the only national
entity devoted almost exclusively to walking. With our partners,
Nous faisons de la marche notre priorité depuis le milieu des
années 1990; nous sommes poussés par la vision et la persévérance
de Jacky Kennedy, le directeur de la division Canada Walks.
Canada Walks est la seule entité nationale vouée exclusivement à
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:43
we have been leaders in reversing decades of neglect and putting
walking on the map.
la promotion de la marche. Avec nos partenaires, nous sommes à
l’avant-garde du mouvement pour renverser des décennies de
négligence et redonner à la marche ses lettres de noblesse.
Our vision is a nation where everyone can walk enjoyably,
easily and safely to school, work, play, shopping and transit. This
is about everyday utilitarian walking, not just recreation.
Nous rêvons d’un pays où tout le monde peut se rendre à pied à
l’école, au travail, à ses activités, aux commerces et au transport
en commun, et ce, agréablement, facilement et sans danger. Je
parle ici de la marche utilitaire de tous les jours et non seulement
de la marche d’agrément.
Our work raises awareness, inspires and celebrates success,
builds skills and knowledge and brings together a multitude of
partners from many sectors with one common purpose: to create
a culture of walking in Ontario and Canada.
Nous nous employons à sensibiliser les gens, à inspirer et à
célébrer les réussites, à accroître les compétences et les
connaissances et à mobiliser de nombreux partenaires pour
atteindre un objectif commun, soit de créer une culture de la
marche au Canada.
Over the past two decades, we have introduced and supported
Active & Safe Routes to School across Canada, which led to the
development of a Canadian School Travel Planning model, which
has been widely implemented in every province and territory. STP
is a comprehensive community-based approach that places its
focus on children’s mobility, using the daily school journey to
develop and implement strategies to encourage active school
travel.
Au cours des 20 dernières années, nous avons élaboré et
soutenu à l’échelle nationale l’initiative Écoliers actifs et en
sécurité, d’où est issu un modèle canadien de planification du
transport scolaire largement adopté dans toutes les provinces et
tous les territoires. La planification du transport scolaire est une
démarche communautaire globale qui met l’accent sur la mobilité
des enfants et qui, à partir du trajet scolaire quotidien, élabore et
met en œuvre des stratégies visant à encourager le transport
scolaire actif.
We brought the international Walk21 conference to Canada
for the first time in Toronto, 2007.
Nous avons accueilli pour la première fois au Canada la
conférence internationale Walk21 à Toronto en 2007.
We also won the Guinness World Record for the largest
number of people walking one kilometre at the same time. Over
200,000 met the qualification, and we still hold that record.
Canada is still the world leader.
Nous avons aussi fracassé le record Guinness pour le plus
grand nombre de personnes marchant un kilomètre en même
temps. Plus de 200 000 personnes ont répondu aux critères, et
nous détenons toujours ce record. Le Canada est toujours le chef
de file mondial en la matière.
We delivered walkability workshops to 50-plus communities
across the country.
Nous avons donné des ateliers de « marchabilité » dans plus de
50 localités canadiennes.
We launched the WALK Friendly Communities designation
program, which recognizes and rewards genuine progress towards
improved walkability. We have eight designations to date in
Ontario and plan to go Canada wide.
Nous avons lancé le programme de désignation des
collectivités-amies des piétons, qui reconnaît et récompense les
progrès véritables à l’égard d’une « marchabilité » accrue. Nous
avons huit collectivités en Ontario, et nous comptons étendre le
programme à l’échelle nationale.
We provide countless resources and maintain a high-profile
online presence. Some links are in the material I’ve given you.
Nous avons rendu disponibles d’innombrables ressources et
maintenu une forte présence sur Internet. Certains liens se
trouvent dans le document que je vous ai remis.
We believe walking must be at the heart of Canada’s obesity
strategy, and here’s why. Walking is already the most popular
activity among Canadian adults, and that gives us something to
build on. Almost everyone can walk anywhere, anytime. It’s free
and there is no need for club membership or expensive equipment.
Walking can be integrated into our everyday lives, which makes it
a persistent habit from youth to old age. Walking is the perfect
starter activity and foundation for a sedentary population and a
‘‘gateway drug’’ to more demanding activities.
Il faut que la marche soit au cœur de la stratégie nationale
contre l’obésité et voici pourquoi. La marche compte déjà parmi
les activités les plus populaires chez les adultes canadiens. Voilà
un bon point de départ. Presque tout le monde peut marcher,
n’importe où, n’importe quand. C’est gratuit, et nous n’avons pas
besoin d’appartenir à un club ou d’avoir un équipement
dispendieux. Comme la marche peut s’intégrer à la vie de tous
les jours, c’est une habitude que peuvent avoir les jeunes comme
les moins jeunes. Pour une population sédentaire, la marche est
l’activité d’introduction par excellence à une vie beaucoup plus
active.
28:44
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
The documented health benefits of regular walking — a half
hour of vigorous walking per day for adults and an hour for
youth — are awe-inspiring. Walking burns more fat than jogging;
it improves heart health and blood pressure; reduces glaucoma
risks; limits colon cancer; halves the odds of catching a cold;
halves Alzheimer’s incidence over five years; helps to cut
significantly new cases of diabetes in half, manages existing
cases, and, in some cases, even reverses them. Regular walking
also makes us happier, improves mental fitness, including school
performance, and even helps with sexual dysfunction.
Les bienfaits avérés de la marche pour la santé — une demiheure par jour de marche intensive pour les adultes et une heure
pour les jeunes — sont étonnants. La marche brûle plus de gras
que la course; elle améliore la santé du cœur et la tension
artérielle; elle réduit les risques de glaucome; elle limite le cancer
du côlon; elle réduit de moitié les chances d’attraper le rhume; elle
réduit de moitié l’incidence de la maladie d’Alzheimer sur cinq
ans; et elle contribue à réduire de moitié les nouveaux cas de
diabète, à gérer les cas existants et à même en réduire les
symptômes. La marche quotidienne nous rend plus heureux,
améliore la force mentale, y compris les résultats scolaires, et peut
même être bénéfique en cas de problèmes sexuels.
Finally, walking helps to stave off age-related disability by
maintaining muscle strength, balance and healthy bones,
something for all of us to think about as we head towards our
seventies and eighties, the dangerous decades. Regular walking is
a proven and effective preventive measure for maintaining
mobility and independence.
Enfin, la marche contribue à retarder les déficiences liées à la
vieillesse en maintenant la force des muscles, l’équilibre et la santé
des os; c’est un sujet de préoccupation pour nous tous qui serons
bientôt des septuagénaires ou des octogénaires, soit les décennies
à risque. La marche quotidienne est une mesure de prévention
avérée contre les pertes de mobilité et d’autonomie.
How will we get Canadians walking? Part of the answer will be
a broad-based communications campaign, something like ‘‘Get
Healthy, Get Happy, Get Walking.’’ Health care professionals
need to understand the benefits and prescribe the walking life.
Communities need to promote walking through festivals, street
closings and campaigns. Youth need to develop a lifelong walking
habit through effective school travel planning, instead of getting
hooked on motorized transportation by well-meaning adults.
Comment inciter les Canadiens à la marche? Il faudra entre
autres une large campagne de sensibilisation dont le slogan serait
quelque chose comme « La santé et le bonheur par la marche ».
Les professionnels de la santé doivent comprendre les bienfaits de
la marche et prescrire la marche à leurs patients. Les collectivités
doivent promouvoir la marche par des festivals, des fermetures de
rue et des campagnes. Les jeunes doivent acquérir l’habitude de la
marche pour la vie en planifiant leur transport scolaire au lieu de
rester accros au transport motorisé que leur offrent des adultes
bien intentionnés.
But more is needed. Over the past decades, communities have
been designed and built to make cars happy, which means that
walking has been engineered out of our lives. This is what the late
Ontario Chief Medical Officer of Health Sheela Basrur called an
‘‘obesogenic environment.’’
Cependant, il faut en faire davantage. Au fil des dernières
décennies, nos villes ont été conçues et aménagées en fonction de
la voiture, et cette situation a éliminé la marche de nos vies. C’est
ce que la regrettée médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, Sheela
Basrur, appelait un « environnement obésogène ».
Communities need to become more walk-friendly, places where
everyday walking is safe, convenient, attractive and comfortable.
Communities need features like lively and pleasing streets,
connected walking routes, convenient crossings, pedestrian
safety measures and enforcements, such as the lower speed
limits that are being introduced in residential areas, and mixed use
development so that destinations are accessible by foot.
Les villes doivent devenir plus accueillantes pour les piétons
grâce à des lieux où il est commode, agréable et sans danger de se
déplacer à pied quotidiennement. Il faut des rues dynamiques et
plaisantes, des réseaux de parcours piétonniers, des passages pour
piétons pratiques, des mesures de sécurité pour les piétons et leur
application, comme la diminution des limites de vitesse qui sont
maintenant imposées dans des quartiers résidentiels, et des zones
d’aménagement mixte pour que des destinations soient accessibles
à pied.
Experience shows that walkability initiatives can quickly begin
to attract growing pedestrian traffic. Walkability works.
L’expérience démontre que les initiatives d’encouragement à la
marche augmentent rapidement le nombre de piétons. La
« marchabilité » marche.
Walkable neighbourhoods are healthier neighbourhoods, as
documented by the diabetes research by Toronto’s St. Michael’s
Hospital. Walkable neighbourhoods are safer and more socially
cohesive, the air quality is improved and transit works better
because every transit ride begins and ends with a walk.
Les quartiers « marchables » sont des quartiers en meilleure
santé, comme le démontrent des recherches sur le diabète menées
à l’hôpital St. Michael de Toronto. Les quartiers « marchables »
sont plus sûrs et ont une meilleure cohésion sociale. La qualité de
l’air y est meilleure et les transports en commun fonctionnent
mieux, parce que chaque déplacement débute et se termine par
une marche.
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:45
Finally, walkability is linked to higher real estate values and
retail sales, which is a real driver, and workplaces in walkable
neighbourhoods are better able to attract the employees they seek
— like Coke moving its head office to downtown Toronto
because they felt they would be in a better position to attract the
kind of people they wanted working for them than they could in a
suburban industrial park.
Enfin, la « marchabilité » pousse à la hausse la valeur du parc
immobilier et les ventes au détail; c’est un véritable moteur. Les
entreprises des quartiers « marchables » sont plus en mesure
d’attirer les employés qu’elles recherchent. Prenons l’exemple de
Coke, qui a déménagé son siège social au centre-ville de Toronto,
parce que l’entreprise avait l’impression qu’elle serait ainsi mieux
placée pour attirer le type de personnes qu’elles souhaitaient
embaucher que si elle se trouvait dans un parc industriel
suburbain.
In conclusion, walking is the wonder drug of the 21st century
with a long list of benefits. Walking is a lifelong activity that most
of us can weave into the fabric of our everyday lives. Income is
not a barrier. Further, we know how to create sustained
improvements in walking rates by creating walk-friendly
communities with health, social, environmental and economic
dividends.
En conclusion, la marche est le médicament miracle du
XXIe siècle et a de nombreux bienfaits. C’est une activité que
nous pouvons pratiquer toute notre vie et que la plupart d’entre
nous peuvent intégrer dans la vie de tous les jours. Le revenu n’y
est pas un obstacle. En outre, nous savons comment augmenter de
manière durable la pratique de la marche en créant des
collectivités-amies des piétons qui ont des bienfaits sur la santé,
l’environnement et l’économie.
We therefore urge this committee to incorporate the following
into its findings: Walking and walkability should be a top priority
for Canada’s national obesity strategy, with an ambitious
national target such as a doubling the routine walking by 2025.
This should be incorporated into the action plan associated with
the National Health and Fitness Day.
Nous exhortons donc le comité à incorporer dans ses
constatations les éléments suivants. La marche et la
« marchabilité » doivent compter parmi les grandes priorités de
la stratégie nationale contre l’obésité, et la stratégie devrait avoir
l’ambitieux objectif de doubler la pratique de la marche
quotidienne d’ici 2025. Il faudrait intégrer cet élément dans le
plan d’action lié à la Journée nationale de la santé et de la
condition physique.
Federal funds should be invested in walking infrastructure, and
a possible hook for this would be to celebrate Canada’s one
hundred fiftieth birthday in 2017. We are all in favour of the
TransCanada trail, but here we’re talking about streets in
communities and routine utilitarian walking.
Il faudrait investir des fonds fédéraux dans les infrastructures
piétonnières, et nous pourrions le faire à l’occasion du
150e anniversaire du Canada en 2017. Nous sommes tous
favorables au Sentier transcanadien, mais il est ici question des
rues dans les collectivités et de la marche utilitaire quotidienne.
As well, the federal government should support a high-profile
campaign and participate in a pan-Canadian collaborative to
implement a Canadian walking strategy.
De plus, le gouvernement fédéral doit soutenir l’organisation
d’une grande campagne de sensibilisation aux bienfaits de la
marche et participer à un collectif pancanadien de mise en œuvre
d’une stratégie piétonnière nationale.
On this last point we were inspired by the example of the Every
Body Walk! campaign in the U.S., coordinated by America
Walks. Canada needs an effective multi-partner collaborative
voice like Every Body Walk! to issue a call to action and
accelerate progress.
À cet égard, nous trouvons inspirante la campagne américaine
Every Body Walk! qui est coordonnée par America Walks. À
l’instar de cette campagne, le Canada a besoin d’une
collaboration multisectorielle efficace en vue de lancer un appel
à l’action et d’accélérer les progrès.
Walking has legs. Now is the time to seize the opportunity to
pick up the pace. Now is the time to make a ‘‘walkolution.’’ We
urge you to help us make it happen.
La marche mène loin. Le moment est venu de hâter le pas et de
prendre le train en marche. L’heure de la révolution piétonnière a
sonné. Nous vous demandons de nous aider à la concrétiser.
The Chair: I will now turn to YMCA Canada. Scott Haldane is
President and CEO, and Jennie Petersen is General Manager,
Wellness Program, YMCA Calgary.
Le président : La parole est maintenant aux représentants de
YMCA Canada. Scott Haldane est président-directeur général, et
Jennie Petersen est directrice générale des Programmes de bienêtre à YMCA Calgary.
[Translation]
Scott Haldane, President and CEO, YMCA Canada: Thank
you, honourable senators. Good morning. I am the President and
CEO of YMCA Canada.
[Français]
Scott Haldane, président-directeur général, YMCA Canada :
Merci, honorables sénateurs. Bonjour, je suis le présidentdirecteur général de YMCA Canada.
28:46
Social Affairs, Science and Technology
[English]
I am here with my colleague Jennie Petersen, General Manager
of Wellness Programs at YMCA Calgary. On behalf of all the
YMCAs in Canada, we would like to thank you for this
opportunity to share our learning and experience in tackling
obesity by connecting Canadians of all ages to healthier lifestyles
and the means to maintain them in their communities.
[Translation]
Let me tell you a few words about the history of the YMCA in
Canada. The YMCA was established over 160 years ago as a
charity dedicated to the health of both individuals and
communities. We are now part of a vast international network,
firmly rooted in our own country and in some 119 countries in the
world.
[English]
26-2-2015
[Traduction]
M’accompagne aujourd’hui ma collègue Jennie Petersen, qui
est directrice générale des Programmes de bien-être à YMCA
Calgary. Au nom de tous les YMCA au Canada, nous tenons à
vous remercier de cette occasion de venir vous partager nos
connaissances et notre expérience dans la lutte contre l’obésité en
aidant les Canadiens de tout âge à avoir des styles de vie plus sains
et les moyens de maintenir un tel style de vie dans leur collectivité.
[Français]
J’aimerais vous dire quelques mots au sujet de la présence de
YMCA au Canada. Il y a plus de 160 ans, l’organisme YMCA a
été fondé à titre d’organisme de bienfaisance voué à favoriser la
santé des particuliers et des collectivités. Nous faisons partie
maintenant d’un vaste réseau à l’échelle internationale, bien ancré
localement et dans quelque 119 pays dans le monde.
[Traduction]
Today, there are 45 YMCAs and 5 YMCA/YWCAs in Canada
that engage 28,000 volunteers and 22,000 staff members in
offering programs and services to over 2 million Canadians
annually in more than 1,000 locations across Canada, both within
and beyond YMCA facilities.
Aujourd’hui, il y a 45 YMCA et 5 YMCA/YWCA au Canada
dans lesquels travaillent 28 000 bénévoles et 22 000 employés en
vue d’offrir des programmes et des services à plus de deux millions
de Canadiens par année dans plus de 1 000 endroits partout au
Canada dans des installations de YMCA et ailleurs.
While our buildings — our 125 health and fitness centres, for
example — are used to deliver vital YMCA services to individuals
and families, they also become the place where communities
gather, where relationships are forged and where Canadians
become stronger together. It is a growing national network of
centres of community.
Nos installations — par exemple, nos 125 centres de santé et de
conditionnement physique — servent à offrir des services
essentiels des YMCA aux personnes et aux familles, mais elles
deviennent également l’endroit où se réunissent les collectivités,
où se tissent des relations et où les Canadiens deviennent plus
forts ensemble. Il s’agit d’un réseau national grandissant de
centres communautaires.
We support personal development in what we call spirit, mind
and body through health and wellness programs, fitness and
aquatics, child care — we’re the largest provider of child care in
Canada — camps, housing, education and training, employment
services, immigrant services, youth programming, leadership
development opportunities and many more.
Nous appuyons le développement personnel, à savoir ce que
nous appelons le développement spirituel, mental et physique de
la personne, grâce à nos programmes de santé et de bien-être, de
conditionnement physique, d’activités aquatiques, de services de
garde, de camps, de logements, d’éducation et de formations, à
nos services d’emploi et d’immigration, à nos programmes
destinés aux jeunes, aux occasions de développement du
leadership et à bien d’autres choses.
Many of our associations also deliver programs to prevent and
manage a wide range of chronic diseases like cancer, diabetes,
hypertension, osteoporosis and pulmonary diseases, many of
these in partnership with the health care system.
Bon nombre de nos associations assurent la prestation de
programmes en vue de prévenir et de gérer une vaste gamme de
maladies chroniques, notamment le cancer, le diabète,
l’hypertension, l’ostéoporose et les maladies pulmonaires. Nous
le faisons en grande partie en partenariat avec le système de soins
de santé.
While many organizations are working on these issues, few if
any offer such a comprehensive range of community-based health
and wellness programs on a national scale for individuals at all
ages and stages of life, regardless of their ability to pay. Our focus
on inclusiveness and accessibility, for example, enabled over
270,000 Canadians last year to receive free or discounted access to
our services, a value about $36 million, through YMCA financial
Même si de nombreuses organisations s’attaquent à ces
questions, il y en a peu ou pas qui offre une telle gamme de
programmes communautaires de santé et de bien-être à l’échelle
nationale pour les personnes de tout âge et à toute étape de leur
vie, peu importe leur capacité de payer. Nous mettons l’accent sur
l’inclusion et l’accessibilité, ce qui a permis, par exemple, à plus de
270 000 Canadiens de profiter l’an dernier d’un accès gratuit à nos
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:47
assistance programs.
services ou d’un tarif réduit, soit une valeur d’environ 36 millions
de dollars offerts par l’intermédiaire des programmes d’aide
financière de YMCA.
Rather than repeating information you may have heard from
others who have testified before you, I would like to highlight
three key aspects of the YMCA’s work to promote healthy
weights and address obesity. These are evidence-based practices
that we believe model the way forward for our efforts as a country
to tackle this increasingly critical and costly health issue.
Au lieu de répéter des renseignements que d’autres témoins
vous ont peut-être déjà dits, j’aimerais souligner trois principaux
aspects du travail de YMCA en vue de promouvoir un poids santé
et de nous attaquer à l’obésité. Des pratiques fondées sur des
données probantes encadrent les solutions d’avenir et les mesures
pour nous attaquer, en tant que pays, à ce problème de santé de
plus en plus critique et dispendieux.
The first is that we have a growing focus at the YMCA on
teaching physical literacy and healthy nutrition, beginning at a
very young age — we think that is where the biggest impact can be
made — as a means of building self-awareness and self-confidence
with movement and healthy eating, creating advocates within the
family context when kids get home to their own families.
Premièrement, nous mettons de plus en plus l’accent au sein de
YMCA sur le savoir-faire physique et la saine alimentation à un
très jeune âge; nous croyons que c’est à cette étape que nos
mesures peuvent avoir le plus d’effets. Cela se veut un moyen de
renforcer la conscience de soi et la confiance en soi grâce à
l’activité et à une saine alimentation et de créer des ambassadeurs
dans les milieux familiaux quand les enfants retournent chez eux.
Second is our emphasis on understanding the broader
determinants of health as a means of addressing the full range
of factors that influence an individual’s ability to achieve and
maintain a healthy weight and healthy lifestyle. We can’t
underestimate the importance of things like income, equality,
access to food, and so on, as part of this equation.
Deuxièmement, nous mettons l’accent sur la compréhension
des déterminants généraux de la santé comme moyen de traiter de
l’ensemble des facteurs qui influent sur la capacité d’une personne
d’atteindre et de maintenir un poids santé et un style de vie sain.
Nous ne pouvons pas sous-estimer l’importance de certains
éléments, comme le revenu, l’égalité et l’accès à la nourriture, dans
cette équation.
The third is our emphasis on building the social and
community supports that are critical to sustaining behaviour
change over the long term, which is a key piece of the complex
health and wellness puzzle that focuses the efforts of our staff and
volunteers on encouraging Canadians to get fit together. In other
words, the whole idea of people coming together creates the
support system that makes the other changes possible.
Troisièmement, nous mettons l’accent sur la création du
soutien social et communautaire qui est essentiel au maintien à
long terme des changements comportementaux; c’est un élément
important du problème complexe lié à la santé et au bien-être, et
les efforts de notre personnel et des bénévoles visent à encourager
les Canadiens à se mettre en forme ensemble. Autrement dit, les
gens qui se regroupent créent le soutien qui rend possibles les
autres changements.
To echo the words of some who have testified before us,
obesity is a complex issue. Like other complex social issues,
obesity is best tackled on many levels simultaneously — what we
think of as spirit, mind and body — through a concerted and
coordinated effort that addresses multiple dimensions of the
problem and draws on partnerships and collaborative approaches
at the community level.
Pour me faire l’écho de ce que certains témoins ont déjà dit,
l’obésité est un problème complexe. À l’instar d’autres problèmes
sociaux complexes, la meilleure façon de nous attaquer à l’obésité,
c’est de le faire en même temps sur plusieurs fronts — ce que nous
appelons le développement spirituel, mental et physique — grâce
à des mesures concertées et coordonnées qui s’attaquent aux
multiples dimensions du problème et qui tirent parti des
partenariats et de la collaboration sur la scène communautaire.
I will turn it over to Jennie to give you examples.
Je laisse maintenant la parole à Jennie qui vous donnera des
exemples.
Jennie Petersen, General Manager, Wellness Program, YMCA
Calgary, YMCA Canada: Let me spend a few moments to
illustrate the three points Mr. Haldane made. The first point is
empowering children and adults through physical literacy and
healthy nutrition practices.
Jennie Petersen, directrice générale, Programme de bien-être,
YMCA Calgary, YMCA Canada : Permettez-moi de prendre
quelques instants pour illustrer les trois points qu’a fait valoir
M. Haldane. Le premier point est de donner des moyens aux
enfants et aux adultes grâce au savoir-faire physique et à de saines
pratiques alimentaires.
We know from our research that people of all ages are
increasingly looking to the YMCA as a provider of reliable
information about healthy lifestyles. While we are providing more
information, we are also actively working to increase physical
Nos recherches démontrent que les gens de tout âge se tournent
de plus en plus vers les YMCA pour obtenir des renseignements
fiables sur les styles de vie sains. Nous fournissons de plus en plus
de renseignements, mais nous sommes également actifs en vue
28:48
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
literacy and enhanced nutritional education through our
programs as a key to engaging individuals and communities in
their own health.
d’améliorer le savoir-faire physique et les connaissances en
nutrition grâce à nos programmes; c’est un élément clé en vue
d’intéresser les gens et les collectivités à leur propre santé.
Physical literacy can be described as the motivation,
confidence, physical competence, knowledge and understanding
to value and take responsibility for engagement in physical
activities for life. This work needs to begin very early as many of
the physical and psychological complications and co-morbidities
of obesity begin during childhood.
Le savoir-faire physique concerne notamment la motivation, la
confiance, la capacité physique, les connaissances, la
compréhension de la valeur de l’activité physique et
l’engagement à cet égard pour la vie. Cela doit débuter très tôt,
étant donné que bon nombre des complications physiques et
psychologiques et des comorbidités liées à l’obésité débutent à
l’enfance.
At our YMCAs in Calgary and Edmonton we are integrating
the concept of physical literacy into our day camps, after school
programs, early childhood programs and even our adult
programs as a strategy in supporting our communities to be
active for life, a key outcome of the Canadian Sport for Life
model.
Aux YMCA de Calgary et d’Edmonton, nous intégrons le
concept du savoir-faire physique dans nos camps de jour, nos
programmes parascolaires et nos programmes destinés à la petite
enfance et même aux adultes. Cela fait partie de notre stratégie en
vue d’encourager les collectivités à être actives pour la vie, soit un
objectif important du mouvement Au Canada, le sport c’est pour
la vie.
In British Columbia, our YMCAs are working in collaboration
with the provincial government to deliver the evidence-based
U.K. program MEND — Mind, Exercise, Nutrition, Do It! — for
7- to 13-year-olds with unhealthy weights.
En Colombie-Britannique, nos YMCA collaborent avec le
gouvernement provincial pour assurer la prestation d’un
programme britannique fondé sur des données probantes pour
les jeunes de 7 à 13 ans n’ayant pas un poids santé. Il s’agit du
programme MEND — le mental, l’exercice, la nutrition, fais-le!
The second point is looking beyond a person’s obesity to
understand the broader range of factors that shape unhealthy
behaviour. We know from research and practice that the major
determinants of health interact in complex ways, so we work to
address this complexity by offering an array of wraparound
programs and services that address the whole person in the
context of his or her broader community for greater impact. We
also rely on our partnerships at the national, provincial and
community levels, often playing the role of integrator in
collaborative interventions.
L’autre aspect est de regarder au-delà de l’obésité d’une
personne en vue de comprendre les facteurs globaux qui créent
des comportements malsains. Nos recherches et notre expérience
nous permettent de dire que les principaux déterminants de la
santé interagissent de manières complexes. Nous nous attaquons
donc à cette complexité en offrant une vaste gamme de
programmes et de services personnalisés qui ciblent la personne
entière en fonction de son milieu pour avoir une plus grande
incidence. Nous comptons également sur nos partenariats sur les
scènes nationale, provinciale et communautaire. Nous jouons
souvent le rôle d’intégrateur dans les interventions concertées.
An example of collaborative work we are involved with
includes our South Health Campus YMCA located in the
Wellness Centre at the new South Health Campus hospital in
Calgary. There are many examples where we see hospital
programs delivered in the YMCA across Canada, but this is the
first model to integrate a YMCA into a hospital setting. A key
strategic goal of the South Health Campus YMCA and Wellness
Centre is to improve decision making and active participation in
the health of our community members, patients and staff working
at the hospital.
Parmi les mesures concertées auxquelles nous participons, il y a
le YMCA du South Health Campus qui se trouve dans le Centre
de mieux-être du nouvel hôpital South Health Campus à Calgary.
Il y a bon nombre d’exemples de programmes hospitaliers qui
sont offerts dans les YMCA partout au Canada, mais c’est le
premier YMCA intégré dans un milieu hospitalier. L’un des
principaux objectifs stratégiques du YMCA du South Health
Campus et du Centre de mieux-être, c’est d’améliorer le processus
décisionnel et la participation active dans la santé des membres de
la collectivité, des patients et du personnel de l’hôpital.
The third point is building staying power by connecting
individuals to their community. The biggest problem with weight
loss programs is keeping the weight off over the long term. We
know that staying on a path to healthier behaviour relies on a
complex interaction of the individual and their community
supports, from their relationships with YMCA staff and
volunteers, to those with an individual’s peer group, to
connections that are built, to other partners and community
resources.
Le troisième aspect sur lequel nous travaillons est l’édification
de la persistance, laquelle dépend grandement des liens qui
rattachent les personnes à leurs communautés. Avec les
programmes d’amaigrissement, la difficulté pour les participants
est d’arriver à ne pas reprendre le poids perdu. Nous savons que la
recette pour rester sur la voie des comportements santé consiste en
une interaction complexe entre la personne concernée et le soutien
qu’elle peut aller chercher autour d’elle. Il s’agit donc des relations
qu’elle aura avec le personnel et les bénévoles du YMCA, de celles
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:49
qu’elle pourrait avoir avec un groupe de pairs ainsi que des liens
qu’elle parviendra à nouer avec d’autres partenaires et les
intervenants d’autres ressources communautaires.
We are becoming increasingly intentional about this work with
participants by providing staff training programs focused on the
theories of behaviour change; conducting evaluation work that
has highlighted the crucial record of building meaningful
relationships in supporting our participants; providing our
YMCA Calgary Grade 6 membership program with the Calgary
Flames Foundation, an initiative and program that many of the
Ys across Canada are also doing; and the YMCA of Northern
Alberta’s partnership with Prescription to Get Active aimed at
sedentary adults, a finalist in the national Play Exchange
Challenge.
Ce travail avec les participants prend de plus en plus
d’importance à nos yeux, et c’est pourquoi nous offrons à nos
employés des programmes de formation axés sur la théorie du
changement comportemental. Nous avons aussi fait des travaux
d’évaluation qui ont mis en évidence l’importance cruciale d’avoir
des relations significatives avec les participants pour les aider dans
leur cheminement. Ce travail de soutien passe aussi par la
prestation du programme d’adhésion à l’intention des élèves de
6e année, lequel est offert en partenariat avec la Calgary Flames
Foundation for Life et que de nombreux YMCA du Canada ont
repris. Il faut aussi mentionner le partenariat alliant le YMCA du
nord de l’Alberta et le programme Prescription to Get Active —
finaliste du défi national du Jeu d’échange —, une initiative qui
s’adresse aux adultes sédentaires.
As you will have noted if you had a chance to watch the CBC
special, the social dimension of the activity is very important in
keeping participants on track with their objectives. I would be
pleased to provide additional information about any of this work
in the question period.
Comme vous avez pu l’apprendre dans le reportage de la CBC,
la dimension sociale de l’activité est très importante pour aider les
participants à respecter leurs objectifs. Je serai heureuse de donner
plus d’information à ce sujet lorsque nous arriverons à la période
des questions.
Mr. Haldane: In addition to the significant social return on
investment that accrues from the work the YMCA is doing to
help Canadians improve their health, education and employment
prospects, our networked community hubs offer our government
partners a national community-based platform and testing
ground for policy and program innovation. We welcome
opportunities to build on this relationship in working with all
governments and community partners to tackle the growing
incidence of obesity and chronic disease by promoting healthy
lifestyles and communities in Canada.
M. Haldane : En plus des importants dividendes que le YMCA
génère pour aider le Canada à améliorer ses perspectives sur le
plan de la santé, de l’éducation et des emplois, le réseau de nos
centres communautaires offre à nos partenaires gouvernementaux
une plateforme communautaire nationale et un terrain propice
pour la mise à l’essai de nouveautés en matière de politiques et de
programmes. Nous recherchons les occasions d’étoffer nos
relations avec tous les gouvernements et les partenaires
communautaires afin d’être mieux en mesure de stopper la
croissance de l’obésité et des maladies chroniques au Canada,
notamment par la promotion d’habitudes de vie saines et de
collectivités en santé.
[Translation]
Thank you for giving us the opportunity to share with you the
YMCA’s concerns and recommendations. We are now ready to
respond to any questions and comments you may have. Thank
you.
[English]
The Chair: Thank you all very much.
I will now turn to my colleagues. We will begin with Senator
Eggleton.
Senator Eggleton: Thank you for your presentations.
We talk sometimes about calories in, calories out and the
balance between the two. Yesterday we had the ‘‘calories in’’
people from the industry, and we have the ‘‘calories out’’ people
here today. You change our focus a little bit to the exercise aspect
of things.
[Français]
Merci de nous avoir donné l’occasion de vous présenter les
préoccupations et les recommandations du YMCA. Nous
sommes à votre disposition pour répondre à vos questions et
commentaires. Merci.
[Traduction]
Le président : Merci à tous.
Je vais maintenant laisser la parole à mes collègues, en
commençant par le sénateur Eggleton.
Le sénateur Eggleton : Merci de vos exposés.
Nous parlons parfois des calories, de celles que l’on
emmagasine et de celles que l’on élimine, et de l’équilibre entre
les deux. Hier, nous avons reçu ceux de l’industrie des calories
emmagasinées, et aujourd’hui, c’est au tour de ceux qui défendent
les calories éliminées. Vous nous tirez davantage sur l’aspect
« exercice » de la question.
28:50
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
Mr. Maynes, we hear from the medical profession, from a lot
of people, that walking is a great thing. My wife and I enjoy doing
a lot of walking as well. I commend you on your efforts to
promote this.
Monsieur Maynes, les intervenants du monde médical et
beaucoup d’autres personnes nous ont affirmé que la marche est
une chose formidable. Ma femme et moi sommes d’ailleurs de
grands marcheurs. Je me dois donc de vous saluer pour vos efforts
de promotion à cet égard.
Frankly, I haven’t heard much about your organization. We
used to have this endeavour called ParticipACTION. It had a big
national profile for a number of years, but you don’t hear much
about it anymore. Are you aspiring to get up to that level of
public knowledge of your endeavours? Are you just a small
organization?
À vrai dire, je n’ai pas entendu grand-chose au sujet de votre
organisme. Autrefois, nous avions cette initiative appelée
ParticipACTION. Le programme a eu passablement de succès à
l’échelle nationale pendant un certain nombre d’années, mais
nous n’en entendons plus beaucoup parler. Vos démarches et vos
efforts visent-ils une reconnaissance publique de cette envergure?
Diriez-vous que votre organisme est de taille modeste, sans plus?
Mr. Maynes: We’re a mid-sized organization. We are a
membership organization. Our members are community nonprofits, so we are very much about community-based delivery of
programs. It’s pretty difficult for anybody to achieve that kind of
national status at this point with the availability of revenues and
resources out there.
M. Maynes : Nous sommes un organisme de taille moyenne.
Nous sommes constitués de membres. Étant donné que nos
membres sont des organismes communautaires sans but lucratif,
le gros de la prestation des programmes se fait sur le plan
communautaire. Il est plutôt difficile d’arriver à la reconnaissance
nationale que nous avons avec les revenus et les ressources
disponibles à l’heure actuelle.
We have always worked with many different organizations.
The health organizations are important. The insurance people are
concerned, of course, because of what it’s doing to their health
insurance costs. We do presentations at the business improvement
area conferences because these folks are very interested now in
what the impact on their sales is of creating more walkable retail
districts, and it’s big. That’s the way we primarily function,
through partnerships and alliances.
Nous avons toujours travaillé avec de nombreux organismes.
Les organismes du domaine de la santé sont importants. Bien sûr,
les intervenants du monde de l’assurance sont interpellés en raison
des effets que cette activité peut avoir sur leurs coûts. Nous
faisons des exposés auprès des conférences régionales pour
l’amélioration des affaires, car les parties prenantes sont
désormais très intéressées par l’incidence que la création de
districts propices aux déplacements piétonniers peut avoir sur
leurs ventes, et cette incidence est considérable. C’est notre façon
première de fonctionner, soit par des partenariats et des alliances.
Senator Eggleton: Do you target people who might be obese or
overweight or organizations that deal with those kinds of
difficulties, people who have those kinds of difficulties? Do you
focus on that or is it just general?
Le sénateur Eggleton : Ciblez-vous des gens qui souffrent
d’obésité ou d’embonpoint, ou des organismes qui s’attaquent à
ces problèmes, qui essaient d’aider les personnes qui ont ce genre
de problèmes? Mettez-vous l’accent sur ces questions, ou vos
interventions sont-elles d’ordre plus général?
Mr. Maynes: Yes, it’s about increasing walking as a routine,
everyday activity for everyone. As I indicated, the benefits are far
beyond the benefits in reducing obesity and so on. We take this
kind of holistic approach. We put together all the motivations
from all the different players and maybe we’ll get some action.
M. Maynes : Oui, nous cherchons à promouvoir la marche en
tant que routine, comme activité quotidienne pour tous. Comme
je l’ai dit, les bienfaits sont loin de se limiter à combattre l’obésité
et d’autres choses du genre. Notre approche pourrait être décrite
comme holistique. Nous regroupons toutes les motivations de
tous les intervenants et nous essayons le mettre le feu à la mèche.
Senator Eggleton: Certainly, the YMCA has a terrific
reputation for all of the various areas you talked about in your
presentation here today. You are dealing with this in the exercise
or physical sense as well as nutrition, because it is something that
involves both what you eat and how you then exercise.
Le sénateur Eggleton : Bien sûr, le YMCA a une réputation
enviable dans tous les domaines dont vous avez parlé dans votre
exposé. Vous abordez la question sous l’angle de l’exercice ou de
l’aspect physique ainsi que du point de vue de la nutrition, car cela
concerne à la fois ce que vous mangez et l’exercice que vous faites
ensuite.
Let me ask you about one federal program we have had around
for a little bit. The federal government in 2006 introduced the
Children’s Fitness Tax Credit. It’s a non-refundable tax credit. I
emphasize ‘‘non-refundable’’ because it means that people that
are low-income, where there is a fair degree of obesity, are not
J’aimerais que vous me parliez d’un programme fédéral qui
existe depuis un certain temps. En 2006, le gouvernement a
instauré le crédit d’impôt pour la condition physique des enfants,
qui fait partie des crédits d’impôt non remboursables. Et j’insiste
sur l’aspect non remboursable, puisque cela signifie que les gens à
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:51
able to benefit from this program at all. I’d like you to tell me how
you think people have been benefiting from this. Do you have any
information about how they have benefited from that tax credit?
faible revenu — une tranche de la population où l’obésité est assez
fréquente — ne sont absolument pas en mesure d’en profiter.
J’aimerais que vous nous disiez comment vous croyez que les gens
ont pu profiter de cet arrangement. Avez-vous quelque
information à nous communiquer en la matière?
Mr. Haldane: Michael Weil, who was my predecessor as the
CEO of YMCA Canada, served on the panel that Minister Kellie
Leitch chaired on the fitness tax credit, so we were intimately
involved in that process. We’re obviously very supportive of the
recommendation. It’s like a tax receipt for a charitable donation,
very important and motivates people, but it’s not enough in and
of itself to stimulate that. I would say the same thing about the
fitness — and now including arts — tax credit. It’s very helpful. It
encourages people and is one more incentive, but on its own I
don’t think it’s going to make the difference in terms of acting
against obesity.
M. Haldane : Michael Weil, qui m’a précédé à la tête de
YMCA Canada, a fait partie du groupe d’experts qui s’est penché
sur le crédit d’impôt pour la condition physique des enfants, alors
je peux dire que nous avons joué un rôle actif dans ce processus.
Ce groupe était présidé par la ministre Kellie Leitch. Bien
entendu, nous avons appuyé sans réserve cette recommandation.
Le crédit est comme un reçu aux fins d’impôt d’un organisme de
bienfaisance : il est très important et il motive les gens, mais il ne
suffit pas en lui-même à inciter les gens à donner. Alors, je dirais
que c’est la même chose avec le crédit d’impôt pour la condition
physique — qui inclut maintenant les arts. C’est une mesure très
utile parmi toutes celles qui encouragent les gens à bouger, mais
en elle-même, je ne crois pas qu’elle aura grand effet pour contrer
l’obésité.
Every little bit helps, but if we suggest that the fitness tax credit
is going to change this epidemic, I think we’re fooling ourselves. I
don’t have the data on its use. Certainly, we experience with our
members that they are motivated by this.
Tous les efforts comptent, mais si l’on insinue que ce crédit
d’impôt va renverser ce phénomène aux proportions épidémiques,
je crois que nous nous leurrons. Je n’ai pas de données sur
l’utilisation de ce crédit d’impôt, mais nous savons d’expérience
qu’il motive nos membres.
We are working on something else with Air Miles for Social
Change, and now with a collaboration of loyalty programs to
actually test whether incentives will drive behaviour change.
Nous travaillons actuellement sur quelque chose d’autre avec
Air Miles pour le progrès social, et nous collaborons sur des
programmes de fidélisation afin de vérifier si des mesures
incitatives peuvent aider à modifier les comportements.
Canada has the highest rate of use of loyalty cards. I always
joke that my wife has them all in her purse. We use them more
than anybody else and we know that they drive consumer
behaviour. We are starting to recognize it could also drive lifestyle
behaviour. We’ve have been working again with Air Miles for
Social Change. We’ve done a pilot project in four of our YMCAs,
and we have seen a difference in frequency of use and deciding to
put kids into recreation programs because you’re going to get Air
Miles points. It sounds funny, but it’s a different way of looking
at this — not just the public awareness and promotion, but
actually incenting people to choose the right lifestyle.
C’est au Canada que les cartes de fidélité sont le plus utilisées.
Je fais toujours des farces au sujet du fait que c’est ma femme qui
les a toutes dans son sac. Nous y avons recours plus que
quiconque, et nous savons qu’elles influencent le comportement
des consommateurs. Nous commençons à comprendre qu’elles
pourraient aussi avoir une incidence sur nos habitudes de vie.
Nous avons encore travaillé avec Air Miles pour le progrès social.
Nous avons réalisé un projet pilote dans quatre de nos YMCA, et
nous avons constaté que la possibilité de recevoir des points Air
Miles avait provoqué une augmentation de la fréquence
d’utilisation et du nombre d’inscriptions à nos programmes
récréatifs pour enfants. Cela peut sembler étrange, mais il s’agit
d’une nouvelle approche : nous ne nous contentons plus de
sensibiliser et de promouvoir, mais nous donnons des avantages
aux gens pour les inciter à choisir des comportements sains.
I think that, coupled with a tax incentive, can start to perhaps
affect people’s behaviour in a different way.
Je crois que cette approche alliée à un crédit d’impôt a des
chances d’influencer le comportement des gens d’une autre façon.
Senator Eggleton: You’re not aware of any assessment or
evaluation that has been done of that program?
Le sénateur Eggleton : Savez-vous si ce programme a déjà été
évalué?
Mr. Haldane: We haven’t done any assessment at our end. I
imagine the government has done some sort of tracking. I guess
CRA would know.
M. Haldane : Nous n’avons fait aucune évaluation de notre
côté. Je présume que le gouvernement fait un certain suivi. Je
pense que l’Agence du revenu du Canada pourrait répondre à
cela.
28:52
Social Affairs, Science and Technology
Senator Eggleton: It should know how many people.
26-2-2015
Le sénateur Eggleton : Elle doit savoir combien de personnes
s’en prévalent.
Let me ask any of you about the federal role in terms of dealing
with children, particularly the education system, which is a
provincial responsibility. There is a lot they can do in terms of
promotion of more active lifestyles, including physical education
classes. Do you see any federal role in any of these programs?
What do you think the federal government could do to be helping,
since a lot of this is either provincial or local responsibilities?
Communities are where the action is needed. How can the federal
government be of some help?
J’aimerais savoir quel rôle vous croyez que le gouvernement
fédéral devrait jouer en ce qui concerne les enfants, et notamment
en ce qui concerne le système d’éducation, qui est une compétence
provinciale. Les gouvernements provinciaux peuvent faire
beaucoup pour promouvoir l’activité physique, y compris dans
les cours d’éducation physique. Croyez-vous que le gouvernement
fédéral devrait jouer quelque rôle que ce soit quant à ces
programmes? Comment croyez-vous que le gouvernement
pourrait se rendre utile, attendu qu’une bonne partie de ces
questions relèvent des provinces ou des autorités locales? L’action
doit se jouer dans les collectivités. Quelle aide le gouvernement
fédéral peut-il apporter?
Mr. Haldane: One of the biggest messages I would like to give
you is this very challenging situation where we spend something
like 96.5 per cent of our health care dollar on curing disease or
intervening with people who are already sick. We know, especially
in something like obesity, that it’s all about prevention and
getting in at the upstream, at the youngest age possible.
M. Haldane : L’une des choses clés que je veux porter à votre
attention est cette dynamique très problématique qui fait que
nous employons 96,5 p. 100 de nos ressources financières en santé
pour soigner des gens qui sont déjà malades. Or, nous savons —
surtout avec quelque chose comme l’obésité — que tout est dans
la prévention et qu’il faut intervenir en amont, soit le plus tôt
possible dans la vie des enfants.
In the scheme of things, the Public Health Agency of Canada
has a role that can really emphasize to a much greater extent the
preventive end. Where can the federal government intervene? It’s
difficult to intervene at the health care end because it’s certainly a
provincial jurisdiction, but on the preventive end the federal
government can intervene. We have such an extraordinary
imbalance of resource involvement that it’s no wonder we are
not getting ahead of the chronic disease issue; we’re not spending
any money on it.
D’un point de vue systémique, l’Agence de la santé publique du
Canada pourrait jouer un rôle beaucoup plus grand au chapitre
de la prévention. Où le gouvernement fédéral peut-il intervenir? Il
lui serait difficile d’intervenir sur le plan des soins de santé
puisque cela relève assurément des provinces, mais il pourrait
certainement le faire au chapitre de la prévention. Il y a un tel
déséquilibre dans l’affectation des ressources qu’il n’est pas
surprenant que nous ne fassions pas de progrès sur le plan des
maladies chroniques : nous n’y consacrons pas d’argent.
I’ll give you an example. For the last decade the U.S. YMCA
has had very strong evidence that the National Diabetes
Prevention Program actually has a greater efficacy than any
pharmaceutical intervention. It has been written up in The New
England Journal of Medicine. PHAC has come to us and said they
want to replicate that YMCA program in Canada. Obviously, in
the U.S. they have a whole different set of incentives. They can
use the private insurance industry to incent people to go on the
program. We’ve been trying to get that up.
Permettez-moi de vous donner un exemple. Au cours des
10 dernières années, le YMCA des États-Unis a recueilli des
données qui prouvent sans conteste que le programme national
américain de prévention du diabète a donné plus de résultats que
n’importe quelle intervention pharmaceutique. Un article a été
publié à ce sujet dans The New England Journal of Medicine.
L’Agence de la santé publique du Canada nous a dit qu’elle
voulait reproduire ce programme du YMCA au Canada. À
l’évidence, les États-Unis ont des mesures incitatives tout à fait
différentes des nôtres. Ils peuvent se servir des compagnies
d’assurances privée pour inciter les gens à suivre le programme.
Nous essayons d’instaurer quelque chose de semblable.
The challenge the Public Health Agency gave us, and we are
pleased to be working with them, is that they are going to give us
half the money we need to do this program and we need to go out
and raise the other half. We said fine. By the way, that’s the way I
think some people are defining social finances; we’ll give you half
the money instead of all the money.
Nous sommes très heureux de pouvoir travailler avec l’Agence
de la santé publique du Canada. Or, l’agence nous a lancé le défi
suivant : elle assumera la moitié du coût du programme si nous
pouvons amasser les fonds suffisants pour financer l’autre moitié.
Nous avons accepté. Soit dit en passant, je crois que c’est ainsi
que certaines personnes définissent le financement social : nous
vous donnerons la moitié de l’argent au lieu de tout l’argent.
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:53
We’ve been trying to fundraise. We’re trying to get $10 million
together. It’s been hard slogging, to be frank, to replicate a
national diabetes program that has proven in the U.S. as effective,
rather than saying, ‘‘This is an investment we should make, so
let’s put the money into it.’’
Nous avons tenté d’amasser des fonds. Nous visons la somme
de 10 millions de dollars. À vrai dire, les choses n’ont pas été
faciles jusqu’ici. Il s’agit en effet de reproduire un programme
national de lutte au diabète qui s’est avérée efficace aux ÉtatsUnis, et non de procéder selon l’approche « voilà quelque chose
que nous devrions faire, alors affectons-y les fonds nécessaires ».
As a not-for-profit organization, we’re left trying to raise
money in a very competitive marketplace to invest in a prevention
program for diabetes, which the federal government, frankly,
should be putting significant dollars into.
Ainsi, le YMCA, un organisme sans but lucratif, doit-il
s’efforcer d’amasser des fonds dans un marché hautement
compétitif afin d’investir dans un programme de prévention du
diabète, alors que, bien franchement, c’est le gouvernement
fédéral qui devrait assumer une bonne partie des coûts de ce
programme.
I think righting this imbalance in terms of focusing on
treatment to focusing on prevention is a place where the federal
government can intervene.
Je crois que la rectification de ce déséquilibre — c’est-à-dire de
focaliser sur la prévention plutôt que sur le traitement — est un
aspect où le gouvernement fédéral pourrait intervenir.
Mr. Maynes: Certainly, the requirement for matching funding
that was referenced here has been a serious barrier for us as well.
The matching funding has to come from non-governmental
sources, and it’s not that easy to develop those kinds of
relationships at scale.
M. Maynes : L’exigence d’un financement en contrepartie dont
parle M. Haldane a été un obstacle important pour nous aussi. Ce
financement en contrepartie doit venir de sources non
gouvernementales, sans oublier qu’il n’est pas facile de
développer ce type de relations à cette échelle.
In terms of the federal government’s role, the very fact that this
committee is meeting on this topic I think reflects an
acknowledgment that it’s a national issue, a national crisis, and
the federal government does have a very important leadership role
to play within a collaborative context.
En ce qui concerne le rôle du gouvernement fédéral, le simple
fait que ce comité se soit réuni à ce sujet prouve que l’on reconnaît
qu’il s’agit d’un enjeu national, d’une crise nationale, et que le
gouvernement fédéral a un très important rôle de direction à jouer
dans ce contexte de collaboration.
Part of what we’ve asked for here is a call to action and the
establishment of national targets for increased walking. We also
need to see support for ensuring that the entire network of health
care providers understands the importance of this and is on
board. Also, support for the excellent tools out there, like the
WALK Friendly Community designation and the Healthy
Development Index that are helping municipalities take action
to transform their communities from places where it’s kind of
unpleasant, unsafe and inconvenient to walk to places where
people really want to walk and feel happy doing it.
Une partie de ce que nous avons demandé ici consiste en un
appel à l’action et à l’établissement de cibles nationales pour
augmenter la marche. Nous avons aussi besoin d’une aide pour
veiller à ce que tout le réseau des fournisseurs de soins de santé
comprenne l’importance de cela et épouse la cause. De plus, nous
demandons un soutien pour promouvoir les excellents outils qui
existent déjà, comme l’appellation particulière pour les
collectivités amies des piétons et l’indice de développement santé
qui aident les municipalités à transformer leurs quartiers en des
endroits où les gens veulent marcher et où ils prendront plaisir à le
faire plutôt que des endroits où il est désagréable, dangereux et
peu pratique de marcher.
We know how to do it, but there needs to be support. We’re
really talking about turning around a Titanic or a Queen Mary
that has been going in one direction for a number of decades. We
see a lot of momentum to turn it around, but we think the federal
government needs to be a serious part of that push.
Nous savons comment procéder, mais nous avons besoin
d’aide pour le faire. Il s’agit vraiment d’un travail colossal : il
nous faut renverser une tendance lourde qui va dans la même
direction depuis des décennies. Nous voyons beaucoup de signes
qui indiquent que l’heure est venue, mais nous croyons que le
gouvernement fédéral a un très grand rôle à jouer pour donner
l’impulsion initiale.
Senator Seidman: There is no question that what you’re telling
us is quite intuitive, but you both used the word ‘‘evidence’’ many
times. Of course, if you want people to put their money where
their mouth is, so to speak, they need evidence. Drugs that are
developed usually go to clinical trials, a clear way to test the fact
that they work or not.
La sénatrice Seidman : Il ne fait aucun doute que ce que vous
nous dites là est très intuitif, mais vous avez tous les deux parlé de
preuves à de nombreuses reprises. Bien entendu, si vous voulez
que les gens embarquent, il leur faut des preuves. Les
médicaments qui sont mis au point passent habituellement par
des essais cliniques. C’est une façon claire et nette d’établir s’ils
font ce que l’on attend d’eux ou non.
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Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
What is the scientific evidence that walking or doing any form
of physical activity alone — we’re not talk about healthy living
now, but doing any kind of physical activity alone — will have a
direct impact on cardiovascular disease, whatever disease we
might like to list here?
Où est la preuve scientifique indiquant que la marche ou toute
autre forme d’activité physique — et je ne parle pas de style de vie
santé, mais seulement de l’activité physique de quelque forme que
ce soit — aura une incidence directe sur la prévalence d’affections
cardiovasculaires ou de toute autre maladie?
Ms. Petersen: You’re asking about the evidence for the benefit
of physical activity, especially as it relates to different chronic
conditions? A wealth of evidence exists. In the physiological
context there are a number of different benefits that physical
activity has, on whether it is improved heart health to improved
learning, when you’re talking about —
Mme Petersen : Vous demandez des preuves des bienfaits de
l’activité physique, notamment en ce qui concerne les problèmes
de santé chroniques? Il y a une pléthore de preuves à ce sujet. Sur
le plan physiologique, il y a un certain nombre de bienfaits
différents, comme l’amélioration de la santé cardiovasculaire,
l’amélioration de l’apprentissage, que vous parliez de...
The Chair: If I could interrupt, I think the senator is asking
what the source of the evidence is for that. You’ve all indicated
what you think are the impacts. The senator was specifically
asking what the basic evidence is to draw that conclusion.
Le président : Permettez-moi de vous interrompre. Je crois que
la sénatrice veut savoir d’où viennent les preuves de ces bienfaits.
Vous parlez des effets. La sénatrice demandait précisément quelle
est la preuve fondamentale qui permet de tirer ces conclusions.
Senator Seidman: Right. For example, are there clinical trials
that test a particular physical activity and its direct impact on
heart patients? I’m being very general now as opposed to getting
down to the nitty-gritty. What is the actual evidence that you
speak of? You used the word ‘‘evidence,’’ but what is the basis?
La sénatrice Seidman : Oui. Par exemple, existe-t-il des tests
cliniques qui testent tel ou tel type d’activité physique et son effet
sur les patients qui ont des problèmes cardiaques? Je parle en
termes très généraux, plutôt que d’aller dans les menus détails.
Quelle est cette preuve tangible dont vous parlez? Vous avez
utilisé le mot « preuve », mais sur quoi se fonde-t-elle?
Ms. Petersen: Especially in physical activity research, looking
for evidence, we’re talking sometimes about communityintervention-level research and evaluation programs. That’s a
bit different than when we think of the randomized controlled
trials; so definitely there’s a wealth of evidence from RCTs that
demonstrates the impacts on different benefits of physical activity.
Mme Petersen : Surtout lorsqu’il est question d’activité
physique, la quête de preuves se fait parfois par le biais de
programmes de recherche et d’évaluation procédant
d’interventions dans la collectivité. C’est un peu différent des
essais contrôlés randomisés. Il y a néanmoins une pléthore de
preuves provenant des essais contrôlés randomisés qui
démontrent les effets des différents bienfaits associés à l’activité
physique.
But from a community intervention perspective, a number of
studies out there that indicate the benefits of different
interventions at the community level that are multipronged,
have multiple levels involved and use more of a holistic or a wraparound approach to supporting people with behaviour change.
There are a number of different community interventions that
would have evidence behind it.
Mais dans le contexte d’interventions dans la collectivité, il
existe un certain nombre d’études qui montrent que les bienfaits
de différentes interventions dans la collectivité comportent maints
volets, touchent à plusieurs niveaux et procèdent d’une approche
plus holistique et plus globalisante que les approches formelles,
comme autant de façons d’appuyer les changements de
comportement. Il y a un certain nombre d’interventions dans la
collectivité qui s’appuient sur des preuves.
Mr. Haldane: I’ll mention two specific studies that have been
done. The first one was the one I briefly mentioned before in the
U.S. The YMCA entered a partnership with the University of
Pittsburgh with the Centers for Disease Control in Atlanta. There
were a number of reputable partners.
M. Haldane : Il y a deux études particulières dont je veux vous
faire part. La première est cette étude américaine dont j’ai
brièvement parlé tout à l’heure. Le YMCA s’est associé à
l’Université de Pittsburgh et au Centers for Disease Control
d’Atlanta. Il y avait un certain nombre de partenaires de renom.
They did a controlled study on the effect of people entering a
YMCA program which was basically 16 weeks of intervention,
both nutrition and exercise, plus a social support group, and then
following up to a year of less intensive support. I don’t know the
details on the name of the drug, but they compared that to the
leading drug for diabetes prevention. These were pre-diabetic
people. It was demonstrated that the YMCA program was
significantly less expensive and significantly more effective in
terms of losing weight and keeping the weight off.
Ils ont fait une étude contrôlée sur les effets ressentis par les
personnes qui adhéraient au programme du YMCA. Ledit
programme consiste en une intervention de 16 semaines axée
sur la nutrition et l’exercice. L’intervention comportait aussi un
groupe de soutien et une période de suivi d’un an, période durant
laquelle le soutien se faisait plus discret. Je ne connais pas le nom
exact du médicament, mais je sais qu’ils ont comparé ces résultats
avec ceux obtenus pour le médicament le plus en vue pour la
prévention du diabète. Les personnes suivies étaient en phase
prédiabétique. Or, il a été démontré que le programme du YMCA
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:55
était passablement moins coûteux et considérablement plus
efficace pour la perte de poids et le maintien du nouveau poids
que le médicament utilisé comme point de comparaison.
The YMCA has now expanded that program over the last
decade. It’s delivered now in 300 YMCAs in the U.S. The
numbers have not been quite as strong, as the program has scaled.
It has not had the same level of effectiveness. That’s probably
predictable because you don’t have as much focus, and it’s more
difficult to maintain the standard at that level, but it’s
significantly stronger than the drug.
Le YMCA a élargi ce programme au cours des dix dernières
années. Il est maintenant offert dans quelque 300 YMCA aux
États-Unis. Le niveau d’efficacité ne s’est pas tout à fait maintenu
au fil du déploiement du programme. Il fallait sans doute s’y
attendre, car les efforts sont nécessairement moins ciblés, et il est
plus difficile d’atteindre un niveau semblable à grande échelle.
Reste quand même que c’était beaucoup plus efficace que le
médicament.
Another example of research that we’ve done was with
McMaster University’s System-Linked Research Unit. It wasn’t
specifically on obesity, but it was actually testing the effectiveness
of various forms of intervention for sole-support mothers on
social assistance. The incidence of obesity and other healthrelated issues amongst that cohort is greater than the general
population. That’s based on the research on the social
determinants of health.
Autre exemple, le travail de l’unité de recherche sur l’utilisation
des soins de santé à l’Université McMaster. La recherche ne
portait pas précisément sur l’obésité; elle visait à évaluer
l’efficacité de différentes mesures d’intervention auprès des
mères seules vivant de l’aide sociale. L’incidence de l’obésité et
des autres problèmes de santé est plus forte au sein de cette
cohorte que dans la population en général. C’est ce qu’indiquent
les recherches portant sur les déterminants sociaux de la santé.
What we found was respite programs taking the children of
those moms and putting them in recreation programs that include
healthy living, physical activity and so on, is both more frequently
used by the mother, but also within one year double the number
of mothers got off social assistance when their children were put
in recreation programs than if they were just left to fend for
themselves. That’s not directly related to obesity, but it is related
to getting kids into these programs that help them learn about
nutrition.
Nous avons noté une utilisation plus fréquente des
programmes de répit par ces mères. En l’espace d’une année, ces
programmes de loisirs où les enfants sont pris en charge,
notamment dans une perspective de vie plus saine et d’activité
physique, ont fait en sorte que les mères participantes ont été deux
fois plus nombreuses à s’affranchir de l’aide sociale. Même si ce
n’est pas directement lié à l’obésité, c’est une façon d’amener les
enfants à comprendre l’importance d’une bonne alimentation.
The challenge has been that while the investment is made by
one level of government, the benefits accrue to another level of
government. We’ve been having a hard time getting the various
jurisdictions to come together to say, ‘‘This is a no-brainer; we
should make this investment.’’
Les progrès sont difficiles du fait que les investissements
consentis par un ordre de gouvernement produisent des bénéfices
à un autre palier. Nous devons donc faire des pieds et des mains
pour convaincre les différents gouvernements de travailler de
concert en leur montrant les avantages manifestes d’un
investissement de la sorte.
There are some examples. These programs continue to this day
in the Sarnia-Lambton area, the Niagara area and the Halton
area of Ontario. The Y plays a broker role where we have the
social services department give us the names of the mothers who
are interested in participating, and we broker the placement of
their children in various recreation programs. That has an effect
on their ability to live a healthy lifestyle.
Il y a différents exemples de programmes semblables toujours
offerts dans les régions de Sarnia—Lambton, Niagara et Halton
en Ontario. Le YMCA joue un rôle de courtier en la matière. Les
services sociaux nous fournissent les noms des mères qui sont
intéressées, et nous trouvons une place pour leurs enfants dans les
divers programmes de loisirs. C’est un pas de plus dans leur
cheminement vers un mode de vie plus sain.
That’s the type of research we’ve been engaged in, and certainly
we can provide some direct information about those studies.
C’est donc le genre de travaux de recherche auxquels nous
contribuons, et nous pourrions certes vous fournir de plus amples
détails au sujet de ces études.
The Chair: Thank you, Mr. Haldane. If you would provide
that to the clerk, that would be great.
Le président : Merci, monsieur Haldane. Nous vous serions
reconnaissants de bien vouloir transmettre ces renseignements à
notre greffière.
Mr. Maynes: I’ve certainly seen many studies. I cited the work
done by the St. Michael’s Hospital in Toronto, which measured
the walkability of various neighbourhoods in Toronto and other
factors like income. They found, first of all, a correlation between
M. Maynes : J’ai eu connaissance de nombreuses études à ce
sujet. Je vous parlais tout à l’heure du travail effectué par l’hôpital
St. Michael’s de Toronto qui a évalué le potentiel piétonnier de
différents quartiers de la ville parallèlement à d’autres facteurs
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Social Affairs, Science and Technology
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walkability and the amount that people actually walk, but they
also found a very significant correlation with the incidence of
diabetes. That would be one particular study.
comme le revenu. On a d’abord constaté que les gens étaient plus
nombreux à marcher lorsque le quartier était propice à cette
activité, mais on a aussi noté une corrélation très étroite avec
l’incidence du diabète. Ce serait donc une étude qui pourrait être
intéressante.
Just this morning, I happened upon a 70-page evidence review
by Toronto Public Health called Healthy Streets. They just
adopted it at their January meeting. I haven’t had a chance to
review it yet, but it contains many references. So I would forward
that and other information.
Pas plus tard que ce matin, je suis tombé sur un document
d’analyse de 70 pages intitulé Healthy Streets qui vient d’être
approuvé par le Service de santé publique de Toronto lors de sa
réunion de janvier. Je n’ai pas encore eu le temps d’en prendre
connaissance, mais on y trouve certes de nombreuses références
utiles. Je vous le transmettrai en même temps que les autres
renseignements pertinents.
A number of the facts that I was quoting come from the Every
Body Walk! campaign in the U.S., which is supported by the
largest HMO, Kaiser Permanente. The Chair of Kaiser
Permanente, George Halvorson, emphatically declared, ‘‘The
only way we can overcome the chronic disease epidemic is to
walk.’’ That’s the conclusion they have come to. They decided
that this is where they need to put their efforts for both health
promotion reasons and ultimately their bottom line.
Bon nombre des constats que j’ai cités découlent de la
campagne Every Body Walk! aux États-Unis, qui est réalisée
avec l’appui de Kaiser Permanente, la plus importante
organisation de services de santé intégrés. Le président de
Kaiser Permanente, George Halvorson, a d’ailleurs été très
clair : « La marche est le seul moyen à notre disposition pour
contrer l’épidémie de maladies chroniques. » C’est la conclusion à
laquelle on en est arrivé. L’organisation a donc convenu de
concentrer ses efforts sur la marche, tant à des fins de promotion
de la santé que pour ses propres résultats financiers.
Senator Seidman: That is really helpful, Mr. Haldane,
especially in the studies you put forward to us because I’m
asking for an evidence base that demonstrates not a correlation
but a causal link between physical activity and disease outcomes.
La sénatrice Seidman : Tout cela nous sera vraiment très utile,
monsieur Haldane, surtout avec les études que vous allez nous
transmettre, car je souhaite disposer d’éléments qui font la preuve
non pas d’une corrélation, mais bien d’un lien direct entre
l’activité physique et la baisse d’incidence des maladies.
Given your work with the YMCA and with children, are you
aware of any studies that involve children in particular, the use of
the school system and the kinds of things that one looks for in
trying to develop policies?
Comme le YMCA est très actif auprès des enfants, j’aimerais
savoir si vous êtes au fait d’études portant sur leur situation
particulière, la contribution du système scolaire et les autres
avenues possibles pour l’élaboration de politiques.
Mr. Haldane: I would like to get back to the committee, if I
could, on some of the specific research.
M. Haldane : Si vous le permettez, je vous communiquerai
ultérieurement certains travaux menés sur ces questions.
We’re not a research organization; we’re a program delivery
organization. We recognize that it’s not just anecdotes that we can
share, although they’re important; it’s also the research evidence.
We’re trying to figure out how we actually afford, as a program
delivery organization and a charitable organization, to research
what we’re doing? One of the things is we need to have research
that proves the point, and then make sure that we demonstrate
we’re replicating those variables within the programs we’re
delivering so you don’t research every program at the same level.
Nous ne sommes pas un institut de recherche; nous offrons
directement des programmes. Nous sommes conscients qu’il vous
en faut davantage que ces simples cas que nous pouvons vous
citer, même s’ils sont importants; vous avez aussi besoin des
résultats de recherche. Nous sommes un organisme caritatif qui
fournit des programmes, et nous essayons de trouver les moyens
de financer les efforts de recherche nécessaires parallèlement à nos
activités. Nous avons besoin de données probantes montrant
qu’une intervention peut produire un certain résultat, et nous
devons ensuite veiller à ce que cela se traduise dans nos activités.
L’effort de recherche peut donc varier en fonction du programme
offert.
Secondly, we’re trying to build research into the delivery of the
program. In fact, we do a before and an after test. When someone
registers for the program, and there’s certain information we can
collect and certain information we can’t. With regard to what has
changed between the beginning of the program and the end of the
program, the YMCA in Kitchener-Waterloo is doing some
Par ailleurs, nous nous efforçons d’intégrer l’aspect recherche à
la prestation du programme. Ainsi, nous évaluons la situation au
départ pour servir de base de comparaison avec les résultats
obtenus à l’issue du programme. Pour ce faire, il y a certaines
informations qu’il nous est possible de recueillir lorsqu’une
personne s’inscrit. Pour ce qui est des changements intervenus
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:57
interesting research that’s being recognized that way.
entre le début et la fin du programme, les efforts de recherche du
YMCA de Kitchener—Waterloo se distinguent par leur intérêt
particulier.
One further point, if I might: The debate about whether in fact
it’s physical activity or whether it’s healthy nutrition, as I read the
proceedings of the committee coming into here, that’s a big part
of what people are saying. There’s this little fight going on
between the people who really think it should be about nutrition
and the people who really think it should be about physical
activity. My own view is that that gets us absolutely nowhere
because it’s both. It’s about people’s whole lives. Especially for
children, not only is it good for obesity prevention, but it’s good
for just having a better life if you’re active and also eat well. We
don’t distinguish between those and get involved in the debate
about whether it’s one or the other. We believe they’re part of a
healthy lifestyle, and we incorporate both of those into our
programs.
J’ajouterais, si vous me le permettez, que j’ai lu le compte rendu
des dernières séances de votre comité. Il en ressort un débat
incessant entre les partisans de l’activité physique et ceux de
l’alimentation saine. Chacun essaie de faire valoir que les efforts
devraient être concentrés de son côté de l’équation. J’ai
l’impression que ces discussions ne nous mèneront nulle part,
car les deux aspects sont importants. C’est le mode de vie des gens
qui est déterminant. Surtout dans le cas des enfants, il est bon
d’être actif et de bien s’alimenter non seulement pour prévenir
l’obésité, mais aussi pour avoir une meilleure qualité de vie. Nous
ne faisons pas de distinction entre ces deux aspects et nous ne
souhaitons pas participer aux discussions quant à la valeur
relative de l’un et de l’autre. Nous estimons que ces éléments
s’inscrivent dans un mode de vie sain, et nous les intégrons à tous
nos programmes.
Senator Seidman: That is really good. Thank you.
La sénatrice Seidman : C’est excellent; je vous remercie.
The Chair: Colleagues, if you can focus your questions and if
the witnesses will not repeat any answers they have given
previously but refer to it and move on, I will restrict the time to
ensure that every senator has a chance to ask a question.
Le président : Je demanderais à mes collègues sénateurs de bien
vouloir cibler leurs questions et à nos témoins d’éviter de répéter
les réponses déjà données en se contentant d’y faire référence. Je
vais limiter le temps alloué à chacun de telle sorte que tous les
sénateurs aient la chance de poser leurs questions.
Senator Stewart Olsen: I’m from New Brunswick, and we live
in a rural community. You mentioned the streets and that
program, but I want to know specifically, do you have programs
that could be accessed for use in rural communities?
La sénatrice Stewart Olsen : Je suis du Nouveau-Brunswick et
je vis dans une collectivité rurale. Vous parlez de ce programme et
des mesures pouvant être prises en ville, mais j’aimerais savoir si
vous avez des programmes qui peuvent être utilisés en milieu
rural.
Mr. Haldane: The YMCA is primarily an urban organization.
M. Haldane : Le YMCA est d’abord et avant tout une
organisation urbaine.
Senator Stewart Olsen: Yes, I know.
La sénatrice Stewart Olsen : Oui, je sais.
Mr. Haldane: For our whole history, we have struggled with
how to serve rural communities.
M. Haldane : Nous avons toujours cherché le moyen d’être
plus utiles dans les collectivités rurales.
I would mention two things. One is we’ve developed a model
for partnering with very small communities, sometimes
populations of only about a thousand, where we have kind of a
hub environment. So if the municipality, for example, is creating a
small centre, the YMCA becomes the operator of that centre. We
provide our value-added programs, leadership development and
other kinds of programs within that centre.
Je vais vous mentionner deux choses que nous faisons.
Premièrement, nous avons établi un modèle de partenariat avec
de très petites localités, dont certaines comptent moins de
1 000 habitants, où nous intervenons en mode de rayonnement.
Par exemple, si une municipalité décide d’ouvrir un petit centre, le
YMCA prend en charge son fonctionnement. Nous y offrons nos
programmes à valeur ajoutée, notamment pour le développement
en leadership.
The Sarnia-Lambton YMCA has experimented with this in a
number of rural communities there, and it’s working quite well.
C’est ce que fait avec beaucoup de succès le YMCA de SarniaLambton auprès de différentes collectivités rurales.
In your own province, the Moncton YMCA has an outreach
program now in Campbellton. I don’t know if Campbellton is
rural or not, but it’s more remote. So we’re working on that kind
of small centre approach, making it more sustainable by linking it
to a larger centre nearby.
Dans votre province, le YMCA de Moncton a maintenant un
programme de rayonnement à Campbellton. Je ne sais pas si on
peut considérer Campbellton comme un milieu rural, mais c’est
assurément à distance. Nous misons donc sur cette approche
permettant d’optimiser l’efficacité des petits centres grâce à
l’apport d’un centre plus important situé à proximité.
28:58
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
The second thing is that we have done some work in First
Nations communities, and one of our volunteers right now is
actually running an organization called Spirit Runner. This
gentleman is actually a grandfather who will ride his bicycle this
summer from the farthest north settlement in Canada to Point
Pelee, which is the farthest south, to raise money for awareness
around the importance of recreation for children and youth. He
has an app called Spirit Runner, which in a very culturally
sensitive way encourages First Nations young people to get more
physically active.
Deuxièmement, nous travaillons auprès des collectivités des
Premières Nations, et l’un de nos bénévoles est à la tête d’un
projet intitulé Spirit Runner. L’été prochain, ce grand-papa va
faire le trajet en vélo depuis l’établissement le plus au nord au
Canada jusqu’à la pointe Pelée, celui situé le plus au sud, afin de
recueillir des fonds pour sensibiliser les gens à l’importance des
loisirs chez les enfants et les jeunes. Grâce à l’application Spirit
Runner qui est adaptée aux particularités culturelles des jeunes
des Premières Nations, il souhaite les encourager à être plus actifs.
So there are ways in which we can, through technology and
through some creative ways of delivering our programs, be more
active in a rural context.
Nous pouvons donc offrir nos programmes de façon plus
active dans un environnement rural en misant sur la technologie
et en faisant montre de créativité.
Senator Stewart Olsen: That’s what I am looking for. Thank
you.
La sénatrice Stewart Olsen : C’est exactement ce que je
recherche. Merci.
Mr. Maynes: A number of the communities that have
participated to date in our WALK Friendly Community
designation process are what you would call rural communities,
quite small ones. We have adapted materials to fit the conditions
in those smaller communities. It definitely has implications in
communities of all sizes.
M. Maynes : Jusqu’à maintenant, un certain nombre des
localités qui ont été désignées dans le cadre de notre
programme des collectivités amies des piétons sont de taille
plutôt réduite et pourraient être qualifiées de rurales. Nous avons
adapté nos modalités pour tenir compte de la situation des petites
localités. Il y a donc assurément des possibilités pour les
collectivités de toute taille.
Senator Stewart Olsen: Can those be accessed on your website,
or does someone have to correspondence with you directly?
La sénatrice Stewart Olsen : Est-ce que toute l’information est
accessible sur vote site web ou est-ce qu’il faut communiquer
directement avec vous?
Mr. Maynes: I’m not sure whether the materials that
specifically identify how to implement this in smaller
communities are on our website, but I would be happy to pass
those along through the committee.
M. Maynes : Je ne sais pas si on peut trouver sur notre site les
documents guidant la mise en œuvre dans une localité plus petite,
mais je me ferai un plaisir de transmettre le tout au comité.
Senator Stewart Olsen: Thank you very much.
La sénatrice Stewart Olsen : Merci beaucoup.
The Chair: To remind you, please correspond through the clerk
with regard to anything that you can think of following this
meeting that would be helpful based on the questions.
Le président : Je rappelle à nos témoins de ne pas hésiter à
communiquer à notre greffière tous les renseignements qu’ils
jugent pertinents à la lumière des questions posées.
Senator Merchant: Thank you to all of you. Thank you for the
work that you do.
La sénatrice Merchant : Merci à tous les trois pour le travail
que vous accomplissez.
This is a study about obesity and the obesity epidemic, so I will
try to concentrate on that for now, if you don’t mind. I’m
wondering how we can engage Canadians to understand that this
is a problem that we have to tackle.
Si vous n’y voyez pas d’objection, je vais essayer de m’en tenir
au sujet de notre étude qui porte sur l’incidence croissante de
l’obésité. Je m’interroge sur les moyens que nous pourrions
prendre pour amener les Canadiens à comprendre que c’est
vraiment un problème que nous devons éradiquer.
I was in a car in Vancouver a few months ago, and the driver
was complaining about the bicycle lanes because they have
designated part of the street — and this is happening in other
cities — just for bicycles. He was lamenting the fact that now
traffic cannot move freely around downtown Vancouver
anymore. So obviously there’s a disengaging factor there.
Il y a quelques mois, j’étais à bord d’un autobus à Vancouver et
le chauffeur se plaignait des voies réservées aux cyclistes qui
accaparent une partie de la rue, comme c’est le cas dans bien
d’autres villes canadiennes. Il déplorait le fait qu’il n’était
désormais plus possible pour les véhicules de circuler librement
dans le centre-ville de Vancouver. Il y a donc assurément un
facteur de démobilisation qui entre en jeu.
In your programming, like the YMCA, for instance, do you
target obese people? I know you’re working with youth, which is a
very good thing because you are educating people, but it’s more
difficult to inspire people who have a problem getting engaged in
Est-ce que vos programmes, au YMCA par exemple, ciblent les
gens obèses? Je sais que vous travaillez auprès des jeunes, ce qui
est une très bonne chose en soi compte tenu de votre mission
éducative, mais il demeure plus difficile d’inciter les gens déjà aux
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:59
these activities. It is difficult for them to visualize the benefits.
What got them in the situation in the first place was perhaps
activity or poor choices in nutrition like, I don’t know, only being
able to afford to eat certain foods or the convenience of picking
up ready-made foods. How do you engage that segment to
become interested in improving their situation? I think saying that
you might develop diabetes in 30 years does not deal with the
problem. They can’t visualize that; it’s not going to happen to
them.
prises avec un problème à participer à des activités semblables. Il
n’est pas facile pour eux d’en visualiser les avantages. Ils se sont
retrouvés dans cette situation en raison d’un manque d’activité
physique ou à cause de mauvais choix en matière d’alimentation,
peut-être simplement parce qu’ils n’avaient pas les moyens de
consommer certains produits ou qu’il était plus facile pour eux
d’acheter des mets préparés. Comment arrivez-vous à motiver ces
gens-là à faire le nécessaire pour améliorer leur sort? Je ne pense
pas qu’il soit suffisant de leur dire qu’ils vont souffrir du diabète
dans 30 ans. Ils ne peuvent pas s’imaginer que cela pourrait leur
arriver.
The Chair: The central question is: Do you have things that
focus specifically on the diabetes issue?
Le président : Je crois que la sénatrice veut surtout savoir si
vous avez des mesures ciblant expressément le problème du
diabète.
Senator Merchant: On the obesity issue. Not just diabetes, but
I’m saying —
La sénatrice Merchant : Le problème de l’obésité. Pas
seulement le diabète, je dis...
The Chair: Thank you, senator. I apologize. The obesity issue,
yes.
Le président : Merci, sénatrice. Je vous prie de m’excuser. C’est
bien le problème de l’obésité.
Mr. Haldane: I’ll kick it off. Jennie might want to add
something.
M. Haldane : Je vais débuter et Jennie pourra peut-être
compléter.
You’ve identified a very challenging issue. Once somebody is
diagnosed with a chronic disease, such as when a doctor says,
‘‘You have diabetes,’’ then the incentive is greater because you
know you have a problem and you need to address it. Even then,
it doesn’t always work.
Vous avez mis le doigt sur un aspect très problématique.
Lorsque votre médecin vous annonce un diagnostic de maladie
chronique comme le diabète, votre motivation devient plus élevée,
car vous savez que vous avez un problème à régler. Même avec
cette motivation supplémentaire, les résultats ne sont cependant
pas toujours au rendez-vous.
What we’re trying to do is intervene at the pre-diabetic stage,
when people have all the risks but don’t actually have the
diagnosis. That’s very difficult. We’re looking at a number of
different ways to achieve that goal, mostly through partners.
We’ve been talking to the drugstores, the neighbourhood
pharmacies. I don’t know if you have heard from them, but
we’ve been working with them. In fact, the pharmacies will do
pre-screening using the CANRISK tool, which is a Government
of Canada tool, and have people then sent with a prescription,
basically, to the YMCA.
Nous essayons d’intervenir au stade prédiabétique auprès des
gens qui présentent tous les facteurs de risque sans toutefois avoir
reçu le diagnostic. C’est très difficile. Nous explorons différentes
avenues pour y parvenir, surtout au moyen de partenariats. Nous
avons notamment discuté à cet effet avec les pharmaciens de
quartier. Je ne sais pas si vous connaissez leur association, mais
nous collaborons avec eux. Ainsi, les pharmaciens vont procéder à
un tri préliminaire au moyen du questionnaire CANRISK, un
outil du gouvernement du Canada, avant de diriger les gens vers le
YMCA, ordonnance en main, pour ainsi dire.
The program we mentioned that was a finalist in The Play
Exchange, CBC’s initiative, is a good example of that. The
YMCAs in northern Alberta have partnered with the primary
care network in Alberta, with Alberta Health and others, to
actually have a prescription for health. Research from New
Zealand has shown that a written prescription is significantly
more effective than simply verbal advice. So if somebody says,
‘‘You should really go to the Y,’’ that is different from having a
prescription written by a doctor saying, ‘‘Take this to your
YMCA.’’
Le programme d’ordonnance pour l’activité physique qui a été
finaliste au concours national Jeux d’échange de CBC est un bon
exemple des mesures qui peuvent être prises. Les YMCA du Nord
de l’Alberta ont travaillé en partenariat avec le réseau de soins
primaires de la province, Santé Alberta et d’autres intervenants
pour mettre en œuvre ce programme de prescriptions santé. Des
recherches menées en Nouvelle-Zélande ont révélé qu’une
ordonnance écrite est nettement plus efficace qu’un simple avis
verbal. Si quelqu’un vous dit seulement que vous devriez aller au
YMCA, ce n’est pas du tout la même chose que de recevoir une
ordonnance écrite par un médecin.
What they have done in Alberta is you take that prescription
and you get a free membership. It’s not just the Y; all not-forprofit recreation centres in northern Alberta are part of this
network. So we’re seeing people pick up this brand new program.
It took a long time to get everybody organized, but two months
En Alberta, on a décidé d’offrir une carte de membre sans frais
à ceux qui se présentent avec une telle ordonnance. Cela ne se
limite pas au YMCA; tous les autres centres de loisirs sans but
lucratif du Nord de l’Alberta participent à l’initiative. Nous
constatons donc qu’il y a de l’engouement pour ce programme
28:60
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
in, they have had 175 redemptions, and 25 per cent of them have
extended it beyond the initial period; in other words, they’ve
taken their own money and said, ‘‘I had the introduction, now I
want to keep going and have reported significant weight loss as
well.’’
tout à fait novateur. Il a fallu un certain temps pour que les choses
se mettent en branle, mais après deux mois d’activité, on recense
175 participants, dont 25 p. 100 ont poursuivi au-delà de la
période initiale. Autrement dit, ils étaient prêts à payer pour
continuer. On a signalé en outre d’importantes pertes de poids.
People don’t know they need the help, so like all of us, they just
say, ‘‘I’m not going to bother with it.’’ We need something that’s
creative.
Les gens ne savent pas nécessairement qu’ils ont besoin d’aide
et se disent, comme nous le ferions tous, qu’il n’y a pas lieu de
s’inquiéter. Nous devons faire preuve de créativité.
The incentives around the Air Miles rewards are the other way
we’re thinking about this.
Les programmes de récompense comme les Air Miles offrent
une autre piste de solution.
You really have to get creative because it’s hard. We get the
people who are already fit and the people who are worried
because they already have a disease. It’s the people in the middle
who really are a challenge.
Il y a les gens qui sont déjà en forme et ceux qui sont
sensibilisés du fait qu’ils ont reçu un diagnostic de maladie, mais il
faut être vraiment créatif pour mobiliser ceux se situant entre ces
deux extrêmes.
Mr. Maynes: Our work on creating walk-friendly communities
doesn’t focus on people who are obese as such. It focuses on
everybody in transforming behaviour at a population level. That
includes obesity prevention.
M. Maynes : Nos efforts pour créer des collectivités plus
propices à la marche ne ciblent pas expressément les personnes
obèses. Il s’agit d’interpeler tous les citoyens pour transformer les
comportements d’ensemble, ce qui va contribuer à la prévention
de l’obésité.
We see walking as being very well-suited as a routine activity
for people who are overweight and obese. I don’t know if you
have seen the film Fat, Sick & Nearly Dead. There’s a morbidly
obese truck driver. At first the film seems like an infomercial for
veggie juicers, but fairly quickly the emphasis changes to focus on
activity. This man, initially all can he do is walk. That’s basically
all he can do. Eventually he ends up working for the Y.
Nous considérons que la marche est une activité quotidienne
qui convient très bien aux gens qui ont un surplus de poids. Je ne
sais pas si vous avez vu le film Fat, Sick & Nearly Dead. C’est
l’histoire d’un chauffeur de camion qui souffre d’obésité morbide.
Au début, on a l’impression de regarder une infopub de
centrifugeuse à jus de légumes, mais on met rapidement l’accent
sur l’activité physique. Au départ, la marche était la seule activité
possible pour cet homme. En fin de compte, il a fini par travailler
pour le YMCA.
Mr. Haldane: We didn’t talk about this!
M. Haldane : Ce n’était pas arrangé entre nous!
Mr. Maynes: He ends up working for the Y because he’s a
poster child for transformation. He loses half his weight, from
over 400 to 200 pounds.
M. Maynes : Il a travaillé pour le YMCA parce qu’il était
devenu l’exemple parfait d’une transformation réussie. Il avait
perdu la moitié de son poids pour passer de plus de 400 livres à
200 livres.
The point here is we think that walking has a very central role
in obesity prevention and treatment.
Cela montre surtout que la marche peut être un outil très
précieux pour la prévention et le traitement de l’obésité.
Senator Frum: I want to thank all the witnesses for the excellent
work you’re doing. This is very positive testimony.
La sénatrice Frum : Je veux remercier tous nos témoins pour
leur excellent travail. Tout cela est très positif.
Mr. Maynes, I want to ask you about something you said
because it touched on a personal obsession of mine. You spoke
about helping children develop walking habits rather than getting
hooked on motorized transportation by well-meaning adults.
Monsieur Maynes, j’aimerais revenir à une chose que vous avez
dite, car il s’agit d’une véritable obsession pour moi. Vous avez
indiqué qu’il fallait aider les enfants à acquérir des habitudes de
marche, plutôt que de compter uniquement sur les déplacements
motorisés que peuvent leur offrir des adultes bien intentionnés.
My question is about your organization’s interaction with
schools, because I know from my own personal experience, I
allowed my children to walk to school from when they were in
Grade 3. Rather than being seen as a good mother, it was quite
the contrary. My peers thought that I was completely reckless and
negligent, and I had to sign waivers at both my kids’ schools
saying I took on the responsibility for what might happen to them
if they walked home from school. So there was a very clear
Ma question porte sur les interactions de votre organisation
avec les écoles. Pour ma part, j’ai permis à mes enfants de marcher
jusqu’à l’école à compter de la troisième année. Cela n’a pas incité
les gens à me considérer pour autant comme une bonne mère, bien
au contraire. Les autres parents croyaient que j’étais
complètement insouciante et négligente, et les écoles de mes
deux enfants m’ont fait signer un document indiquant que j’étais
responsable de ce qui pouvait leur arriver sur le chemin de l’école.
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Affaires sociales, sciences et technologie
28:61
disincentive from the school to allow this behaviour. That culture
is out there, that walking is dangerous. Does your organization
try and tackle that?
Il était donc très clair que l’école n’encourageait pas un
comportement semblable. C’est une mentalité qui perdure : la
marche est dangereuse. Est-ce que votre organisation s’emploie à
contrer cette façon de voir les choses?
Mr. Maynes: Yes, that’s a major aspect. First, we support you
in redefining what it means to be a good mother.
M. Maynes : Oui, c’est un aspect important de notre travail. Je
dois d’abord dire que nous appuyons vos efforts pour faire
comprendre aux gens ce que ça signifie vraiment d’être une bonne
mère.
But, yes, when Jacky Kennedy started off in 1996 with three
schools in Toronto, it was bringing the whole idea of walking to
the school bus, walking Wednesdays, International Walk to
School Day and that sort of thing. It was very much program
oriented. All of that activity is still ongoing in many schools
across Ontario, and it has spread across the country.
Lorsque Jacky Kennedy a parti le bal en 1996 avec trois écoles
de Toronto, il y avait toute une série de mesures ciblées comme le
Pédibus, les mercredis piétonniers et la Journée internationale
Marchons vers l’école. Ces activités existent encore dans plusieurs
écoles ontariennes et se sont étendues à la grandeur du pays.
A few years ago she said that what we really need to do is to
institutionalize this and change the culture, as you said. So she
adapted to the Canadian context an approach called School
Travel Planning that engages the entire school community. So
you have parents, the school itself, the municipality, et cetera,
because partly it’s about overcoming barriers. There might be
safety barriers along the way, having safer crossings for kids who
are going to be walking on their own. It’s about establishing
ongoing programs, like the Walking School Bus.
Il y a quelques années, elle s’est dit qu’il fallait
institutionnaliser toutes ces mesures et changer la culture,
comme vous l’indiquiez. Elle a donc adapté au contexte
canadien une approche de planification des déplacements vers
l’école qui mobilise toute la communauté scolaire. Il s’agit pour
les parents, l’école, la municipalité et les autres intervenants de
travailler ensemble pour éliminer les obstacles pouvant se dresser
sur le chemin de l’école en prévoyant notamment des traverses
plus sécuritaires pour les enfants. On peut miser à cet effet sur des
programmes permanents comme celui du Pédibus.
The Ministry of Education in Ontario has provided some
funding for us to demonstrate how that could roll out on a
community-wide basis. We have a very active program in Ottawa
that is supported by the Ottawa Student Transportation
Authority, the corporation that handles school busing. Our
model at this point is that Ontario is heading towards spending a
billion dollars a year busing kids. The organization that is busing
kids should also be involved in helping to coordinate these
comprehensive, multiparty planning processes to implement and
maximize active school travel.
Le ministère de l’Éducation de l’Ontario nous a fourni du
financement pour un projet pilote de déploiement dans l’ensemble
d’une collectivité. Nous avons ainsi à Ottawa un programme très
dynamique réalisé avec l’appui de l’agence s’occupant du
transport scolaire. Il faut savoir que l’Ontario dépensera bientôt
pas moins de 1 milliard de dollars par année pour le transport des
écoliers. Cette agence de transport devrait aussi contribuer à la
coordination des efforts globaux de planification multipartite
visant à mettre en œuvre et optimiser le transport actif entre la
maison et l’école.
There are lots of details we can talk about, but that is one of
the major areas where we have worked in every province and
territory across the country. We had a very large project that was
funded by the Public Health Agency of Canada to do that.
Il y a bien des détails dont on pourrait discuter, mais disons
simplement que c’est l’une des cibles principales de nos
interventions auprès de toutes les provinces et tous les
territoires canadiens. Nous poursuivons les efforts en ce sens
dans le cadre d’un projet d’envergure financé par l’Agence de la
santé publique du Canada.
Senator Frum: This is not related, but you said something that I
thought was almost too good to be true. You said that walking
burns more fat than jogging. As a walker I thought that sounded
great, but that also doesn’t sound right.
La sénatrice Frum : Dans un autre ordre d’idées, vous aviez
indiqué que la marche brûle davantage de gras que le jogging. La
marcheuse en moi a trouvé cela formidable, mais j’ai tout de
même de la difficulté à le croire.
Mr. Maynes: That’s an example of information that comes
from the Every Body Walk! campaign in the U.S., which is Kaiser
Permanente. Their lead doctor on this is Dr. Bob Sallis. I would
have to dig up the actual evidence and provide that to you.
M. Maynes : C’est un exemple des données qui nous viennent
de la campagne Every Body Walk! menée aux États-Unis par
Kaiser Permanente. C’est le Dr Bob Sallis qui en est responsable.
Je vais chercher les références précises pour vous les transmettre.
28:62
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
Senator Frum: Ms. Petersen, I was intrigued by the program
you described at the South Health Campus in Calgary, placing the
YMCA at the hospital. Does that program target certain types of
patients? Who is it for? Who are you targeting?
La sénatrice Frum : Madame Petersen, vous avez piqué ma
curiosité avec ce programme dans le cadre duquel le YMCA se
retrouve à l’intérieur même du South Health Campus, un hôpital
de Calgary. Est-ce que ce programme cible certains types de
patients? À qui s’adresse-t-il? Qui est visé?
Ms. Petersen: First of all, South Health Campus is a new
hospital that has a different philosophy around how it works.
They’ve tried to focus the concept on a more upstream and
preventive focus. Having the YMCA in the hospital is a big
reason why.
Mme Petersen : Disons d’abord et avant tout que le South
Health Campus est un nouvel hôpital dont les modes de
fonctionnement s’inspirent d’une philosophie différente. On
s’efforce de mettre davantage l’accent sur l’intervention en
amont et la prévention. La présence du YMCA à l’intérieur des
murs de l’hôpital est un élément clé de cette approche.
In terms of who it targets, a number of different patient groups
come through the doors there. The South Health Campus
hospital opened up a couple of years ago, in September 2012.
They have been working with patient groups and started up
different programming since those days, but it is early days for
them.
Quant à la clientèle visée, différents groupes de patients
peuvent se présenter au YMCA. Comme l’hôpital a ouvert ses
portes il y a quelques années à peine, soit en septembre 2012, on
en est encore aux premières étapes du processus, mais différents
programmes ont été mis en œuvre pour répondre aux besoins
particuliers des groupes de patients.
One group we’ve been working a lot with is the mental health
and addictions group. We certainly have seen other patient
groups coming through, cardiovascular patients, even new moms
and whatnot coming through the doors too. But the group we’ve
been working the most with is the mental health and addictions
patients. We set up referral programming with them where we
would work with the practitioners to bring their patients into the
YMCA and give them a chance to participate in different
programming and services so that they have exposure to wellness
opportunities before they leave the hospital.
Nous travaillons notamment beaucoup auprès des patients en
santé mentale et en toxicomanie. Il y a eu certes aussi d’autres
groupes de patients comme ceux souffrant de problèmes
cardiovasculaires, et même des nouvelles mamans. Mais nous
avons surtout travaillé auprès des patients en santé mentale et en
toxicomanie. Nous avons établi un programme d’aiguillage en
collaboration avec les praticiens de telle sorte que ces patients
puissent visiter le YMCA avant de quitter l’hôpital et avoir ainsi
la chance de bénéficier des différents programmes et services pour
se faire une idée des perspectives de mieux-être qui s’offrent à eux.
That’s really crucial, especially that transfer of relationship
that the practitioners would have, having them come down to the
Y and introduce them to our staff, and our staff have a chance to
work with them at the Y. That’s really important. It’s very
intimidating, as a person who is new to exercise or maybe has a
health condition, to go into a facility and try to use some
equipment or go on a climbing wall or go into a class. So that’s
important work we’ve started up there.
C’est vraiment important, surtout que les praticiens viendraient
visiter le YMCA et rencontreraient le personnel, qui aurait
l’occasion de collaborer avec eux. C’est très important. Il est très
intimidant, pour une personne qui commence à faire de l’exercice
physique ou qui a peut-être un problème de santé, d’aller dans une
installation et d’essayer d’utiliser l’équipement, de monter le mur
d’escalade ou de suivre un cours. Le travail que nous avons
entamé est donc important.
We now have a program that is very similar for a prescription
to get active, where there’s a free membership for patients at the
hospital during their stay. We also can provide financial
assistance after they leave.
Nous avons désormais un programme qui est très semblable à
une ordonnance de faire de l’exercice physique dans le cadre
duquel nous offrons une carte de membre gratuite aux patients
pendant leur séjour à l’hôpital. Nous pouvons également leur
fournir une aide financière après qu’ils ont reçu leur congé de
l’hôpital.
Senator Frum: That sounds like wonderful and important
work, but it’s not aimed at people who have weight-related issues,
per se.
La sénatrice Frum : Ce travail semble merveilleux et important,
mais ne vise pas forcément les personnes qui ont des problèmes de
poids.
Ms. Petersen: That particular one isn’t, but there are other
programs and pieces of work that I know are being developed to
work with different groups, especially having different weight
conditions.
Mme Petersen : Ce programme ne cible pas ces personnes en
particulier, mais il existe d’autres programmes et initiatives qui
sont en cours d’élaboration pour cibler différents groupes, et plus
particulièrement ceux qui ont différents problèmes de poids.
I know there is a clinic on site where we’ve started some work
with people who have metabolic conditions such as diabetes and
different conditions that might also be related to weight issues.
One of our staff is going into their meetings and delivering
Je sais qu’il y a une clinique sur place où nous avons commencé
à travailler avec des gens qui ont des affections métaboliques telles
que le diabète et différentes maladies qui peuvent également être
liées à des problèmes de poids. L’un de nos employés prend part
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:63
presentations and talking to their patients who are in line for
maybe surgery or have been or are receiving treatment. It’s an
actual outpatient clinic. We’re also offering them a chance to
come into the Y as well and use the different programs and
services. That’s a fairly new one.
aux réunions de cette clinique, y fait des exposés et discute avec les
patients qui sont en attente d’une intervention chirurgicale et qui
ont reçu ou reçoivent des traitements. C’est une clinique externe.
Nous offrons également à ces gens la possibilité d’utiliser les
différents programmes et services du YMCA. Cette initiative est
assez récente.
We’ve also been doing some work with the primary care
networks in Calgary in particular to set up another referral system
for them to come in, and that would be an opportunity, especially
for people who have overweight or obesity issues.
Nous travaillons également avec les réseaux de soins primaires
à Calgary plus particulièrement pour mettre sur pied un autre
système d’aiguillage, ce qui représente une possibilité pour les
gens, et surtout pour ceux qui souffrent d’embonpoint ou
d’obésité.
Mr. Haldane: Very quickly, just one other example of this is
actually the hospital programs in the Hamilton Mountain
YMCA, where in fact we have programs for obese patients and
other patients with chronic diseases. They’re actually happening
in the Y, and if you went there you couldn’t tell the difference
between Y staff and hospital staff and between patients and
YMCA members. It’s a completely seamless, integrated
environment that is working very well.
M. Haldane : Pour vous donner un autre exemple très
brièvement, il y a les programmes hospitaliers du YMCA de
Hamilton Mountain, dans le cadre desquels il existe des initiatives
pour les patients obèses et d’autres patients qui souffrent de
maladies chroniques. Ils sont offerts au YMCA, et si vous vous y
rendiez, vous ne pourriez pas faire la distinction entre le personnel
du YMCA et le personnel de l’hôpital et entre les patients et les
membres du YMCA. C’est un environnement complètement
homogène et intégré qui fonctionne très bien.
Senator Enverga: Thank you for your presentations. We’ve
heard so much about fitness and how it helps and what are we
going to do with it. The fact is that sometimes it’s the person. It’s
hard to push people to do it, especially living in Toronto where
you are driving most of the time and you’re sitting doing nothing,
and at the same time you run to your work and then you sit again.
Le sénateur Enverga : Merci de vos exposés. Nous avons
beaucoup entendu parler de l’exercice physique, de ses bienfaits et
de ce que nous prévoyons faire. C’est parfois la personne qui est le
problème. Il est difficile d’inciter les gens à faire de l’exercice
physique, surtout lorsque l’on vit à Toronto et qu’on passe la
majeure partie de son temps à conduire et à être assis à rien faire,
mais en même temps, on court pour se rendre au travail pour
s’asseoir de nouveau.
When I was taking my graduate courses, every few hours an
aerobics instructor would come into the building and say we had
to exercise and that we had to do this. She would put on loud
music and everybody just did whatever she told us to do for
maybe 15 minutes.
Lorsque je faisais mes études supérieures, toutes les quelques
heures, un instructeur d’aérobie venait nous dire que nous devions
faire de l’exercice. Elle mettait de la musique forte et tout le
monde faisait ce qu’elle nous disait de faire pendant une quinzaine
de minutes.
In this regard, do you think it would be good if we make it
mandatory for offices — like maybe the Senate — to implement
this kind of thing: Let’s take a break after about every hour, every
couple of hours or so, and do some mandatory exercise for
everybody?
À cet égard, pensez-vous qu’il serait bon d’obliger les
bureaux — comme le Sénat peut-être — à mettre en œuvre ce
genre de pratique où les employés font une pause toutes les heures
ou aux quelques heures pour faire des exercices obligatoires?
The Chair: So the question is ‘‘mandatory.’’
Le président : Il faut se demander si ce devrait être
« obligatoire ».
Mr. Haldane: I think mandatory anything is pretty difficult to
accomplish. I suppose we have mandatory income taxes, but there
are not many other things that work that well. Certainly
behavioural change doesn’t. I think primarily it’s going to be
making it easy and connecting the dots for people. My sense is
that incentives will be effective.
M. Haldane : Je pense qu’il est très difficile de rendre quoi que
ce soit obligatoire. Nous avons des impôts sur le revenu
obligatoires, mais il y a de nombreuses autres mesures qui
fonctionnent bien. Ce n’est pas le cas pour ce qui est de changer
les comportements. Je pense surtout qu’il faut faciliter la tâche
aux gens et faire les liens nécessaires pour eux. Je pense que des
mesures incitatives seront efficaces.
Specifically to your example, I think employers are starting to
be very concerned about the impact on productivity of the chronic
diseases that their employees are experiencing, so I think getting
Pour revenir à votre exemple plus particulièrement, je pense
que les employeurs commencent à beaucoup s’inquiéter des effets
des maladies chroniques de leurs employés sur la productivité.
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Social Affairs, Science and Technology
into the workplace is going to be a big part of the solution here.
But how to do it, whether it’s mandatory, I think that will be
difficult.
The Chair: Mr. Maynes, on the mandatory aspect.
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Donc, je pense qu’intégrer l’exercice dans le milieu de travail
contribuera en grande partie à la solution. Quant à savoir si l’on
rend l’exercice obligatoire, je pense que ce sera difficile.
Le président : Monsieur Maynes, on vous écoute sur la
question de rendre l’exercice obligatoire.
Mr. Maynes: We’re not about mandatory anything. We’re
about creating conditions where it’s the natural thing to do.
M. Maynes : Nous ne cherchons pas à rendre quoi que ce soit
obligatoire. Nous créons des conditions pour que ce soit naturel
pour les gens de faire de l’exercice.
Senator Enverga: I was hoping that it might be mandatory. If
you could perhaps talk to corporate executives, saying this will
help productivity and help reduce absenteeism, that would be
great.
Le sénateur Enverga : J’espérais qu’on puisse rendre cette
pratique obligatoire. Si vous pouviez parler aux dirigeants
d’entreprise et leur dire que cela favorisera la productivité et
contribuera à réduire l’absentéisme, ce serait formidable.
The Chair: We’ve given you that challenge, to go to corporate
Canada.
Le président : Nous vous avons lancé le défi de vous adresser
aux entrepreneurs canadiens.
Senator Wallace: Mr. Haldane, I think of the YMCA. Back in
my youth, growing up, it was a big part of my life. The activity,
the camaraderie with others, the sports — it was fun. I have very
positive memories of it.
Le sénateur Wallace : Monsieur Haldane, je pense au YMCA.
Quand j’étais jeune, le YMCA occupait une place importante
dans ma vie. L’activité, la camaraderie avec les autres, les sports
— j’avais du plaisir. J’en garde d’excellents souvenirs.
As you are probably well aware, there is a new YMCA. I live in
the greater Saint John area of New Brunswick, and there is a new
Y that is all but completed, a $25 million project. I congratulate
you for that. That’s a welcome addition to the community.
Comme vous le savez sans doute, il y a un nouveau YMCA. Je
vis dans la grande région de Saint John, au Nouveau-Brunswick,
où un projet de 25 millions de dollars est en cours pour bâtir un
nouveau YMCA, qui n’est toutefois pas terminé. Je vous en
félicite. C’est un ajout bienvenu à la communauté.
Mr. Haldane: Thank you.
M. Haldane : Merci.
Senator Wallace: The role of the Y has changed from when I
was a child, and now you provide a lot of these other services,
including immigrant settlement services. There is a host of them.
Going back to the role of the Y when I was young, which was to
provide activity and camaraderie and to get young people to be
active, do you keep an analysis or statistics for both young people
and adults to see what the trend is at your YMCAs? For example,
I know there are a lot of other activities at the Y, but just looking
at physical activities that are encouraged and promoted by the Y,
do you keep any statistics on the participation rates for youth and
adults?
Le sénateur Wallace : Le rôle du YMCA est différent de ce
qu’il était lorsque j’étais enfant. Vous offrez maintenant de
nombreux autres services, dont des services d’établissement des
immigrants. Il y en a tout un éventail. Pour revenir au rôle du
YMCA lorsque j’étais jeune, qui consistait à offrir des activités et
un esprit de camaraderie et à amener les jeunes à être actifs,
conservez-vous des données ou des statistiques pour les jeunes et
les adultes pour voir quelle est la tendance à vos YMCA? Par
exemple, je sais qu’il y a de nombreuses autres activités au
YMCA, mais seulement pour les activités physiques qui sont
encouragées et favorisées par le YMCA, gardez-vous des
statistiques sur les taux de participation chez les jeunes et les
adultes?
Mr. Haldane: Yes, we do. We track the level of participation.
We are a charitable organization, but we have a very marketdriven role because many people choose to go to the Y and pay
for our services. When you’re in that kind of environment, the
market speaks. If people don’t want what you’re offering, they’ll
go somewhere else or they’ll stop coming. We have a pretty clear
idea of the ebbs and flows, trends and interests, and so on.
M. Haldane : Oui, nous en avons. Nous surveillons le niveau
de participation. Nous sommes un organisme de bienfaisance,
mais nous avons un rôle très axé sur le marché car bien des gens
choisissent d’aller au YMCA et de payer pour nos services.
Lorsque vous êtes dans ce genre d’environnement, le marché est
éloquent. Si les gens ne veulent pas de ce que vous offrez, ils iront
ailleurs ou arrêteront de fréquenter votre installation. Nous avons
une idée assez claire des fluctuations, des tendances, des intérêts,
et cetera.
There is no question that the rising use of screen technology
has had an impact on the activity levels of the young people who
would traditionally come to the Y and hang out on Saturday
mornings and be actively involved. The temptation of spending
time in front of their computer screen — I guess not so much in
Il ne fait aucun doute que l’utilisation accrue de la technologie
d’écran tactile a eu une incidence sur les niveaux d’activité des
jeunes qui se rendaient autrefois au YMCA les samedis matins
pour se livrer à des activités physiques. La tentation de passer du
temps devant leur écran d’ordinateur — pas tant devant l’écran de
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Affaires sociales, sciences et technologie
28:65
front of the television screen, because it’s all recorded now, but
certainly in front of the computer screen — is a big competitor for
the Y, if I can put it that way, bigger than other people offering
similar services. Frankly, it is just that distraction.
télévision, mais certainement devant l’écran d’ordinateur — est un
grand compétiteur du YMCA, pour ainsi dire, plus que d’autres
organismes qui offrent des services semblables. À vrai dire, ce
n’est qu’une distraction.
We have had to do things like youth zones in our Ys. Most of
our Ys now have a youth zone that uses technology, but active
technology. I don’t do these things myself, but the Dance Dance
machines and other kinds of active technology are now in our
YMCAs because we also believe that a big part of the support
system is doing these things together — not just in your own
home but to actually go to the Y. We try to have active video
games, if you will, so that kids can have what they’re used to and
what they think is cool, but in a setting where they will get those
supports and have fun with others. So we do track that.
Nous avons dû mettre sur pied des initiatives telles que des
zones jeunesse dans nos YMCA. La majorité de nos YMCA ont
désormais des zones jeunesse qui utilisent la technologie, mais les
technologies actives. Pour ma part, je ne les utilise pas, mais on
retrouve maintenant des machines de danse virtuelle et d’autres
types de technologies actives dans nos YMCA car nous croyons
également qu’une grande partie du système de soutien offre ces
services en collaboration — pas seulement dans nos foyers, mais
dans les YMCA. Nous essayons d’avoir des jeux vidéo actifs,
pour ainsi dire, afin que les jeunes puissent profiter de ce qu’ils
sont habitués d’avoir et qu’ils trouvent amusants, mais dans un
cadre où ils auront ces soutiens et auront du plaisir avec d’autres.
Nous surveillons cela.
Some of the traditional things that we have done for a very
long time: We invented basketball, and basketball is still a huge
draw, especially in urban settings. Some of those trends don’t
change. In fact, basketball is probably more popular than it’s ever
been before. It’s not organized leagues as much as it’s just pickup
games, in a safe place. That’s the other key part of this. We
provide, not just in YMCA facilities but with other partners, safe
places for kids to go.
Il y a certaines activités traditionnelles que nous offrons depuis
très longtemps : nous avons inventé le basket-ball, qui attire
encore beaucoup de gens, surtout dans les milieux urbains.
Certaines de ces tendances ne changent pas. En fait, le basket-ball
est probablement plus populaire que jamais. Ce ne sont pas des
ligues organisées, mais plutôt des matchs improvisés, dans un
endroit sécuritaire. C’est l’autre élément clé. Nous offrons, pas
seulement dans les installations du YMCA, mais avec d’autres
partenaires également, des endroits sécuritaires où les jeunes
peuvent aller.
We are very excited about the new Saint John Y, by the way.
Nous sommes très emballés par le nouveau YMCA à Saint
John, soit dit en passant.
Senator Wallace: You did hook me on basketball in my youth;
no question.
Le sénateur Wallace : C’est grâce au YMCA que je suis devenu
adepte du basket-ball dans mon enfance; c’est indéniable.
If you do keep that information, is that something you could
make available to us? With youth and adults at various ages, is
participation in physical activity on the increase, decrease or is it
static?
Si vous conservez ces données, pourriez-vous nous les
transmettre? La participation aux activités physiques est-elle en
hausse, en baisse ou pareille chez les jeunes et les adultes de
différents âges?
The Chair: Mr. Haldane, the incidence of obesity has been
fairly dramatic in terms of increase over the last 30 years, so
perhaps if you can show any statistical change in the directions
that the senator is asking over that period of time, or any fraction
of it that you actually have the records for.
Le président : Monsieur Haldane, l’incidence de l’obésité a
augmenté considérablement au cours des 30 dernières années.
Donc, ce serait bien si vous pouviez nous montrer, comme le
sénateur en a fait la demande, s’il y a eu des changements
statistiques au cours de cette période, ou nous faire part de
certaines données que vous avez.
Mr. Haldane: Yes, we’ll get some information for you. I think
the evidence is that actually physical activity is decreasing at a
very significant rate.
M. Haldane : Oui, nous obtiendrons des renseignements pour
vous. Je pense que les faits montrent que l’activité physique est en
baisse à un rythme effarant.
The Chair: We will wait to get the actual statistics.
Ms. Petersen: One other comment to your question. I wanted
to add that one of the programs that I mentioned earlier is around
the Grade 6 membership. I wanted to bring that up, because
participation rates at that age tend to shift in terms of where kids
would go into certain activities. At that age, they tend to go into a
more sport-specific route or they don’t stay involved, as they do
not want to participate in that structured type of recreational
Le président : Nous allons attendre d’avoir les statistiques.
Mme Petersen : J’ai une autre observation à faire en réponse à
votre question. Je voulais ajouter que l’un des programmes que
j’ai mentionnés tout à l’heure s’adresse aux élèves de 6e année. Je
voulais en parler car les taux de participation à cet âge-là ont
tendance à changer pour ce qui est de l’inscription des enfants à
certaines activités. À cet âge-là, les enfants ont tendance à
s’inscrire davantage à des activités sportives ou à arrêter de
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activity. So we have implemented the Grade 6 Initiative as an
important time point in children’s lives to help address that,
trying to provide those youth zones or special Friday night
activities for them, or very specific activities for their age,
11 and 12.
fréquenter nos installations, car ils ne veulent pas participer à ce
type d’activités récréatives structurées. Nous avons donc mis en
œuvre l’initiative destinée aux élèves de 6e année, qui est un jalon
important dans la vie des enfants, pour essayer d’offrir à ces
jeunes ces zones jeunesse ou des activités spéciales le vendredi soir,
ou encore des activités adaptées aux jeunes de 11 et de 12 ans.
Senator Nancy Ruth: I want to follow up on that — 11, 12 and
earlier. There are a lot of studies on how young girls tend to drop
out of sports when they reach puberty or prior to puberty. What
kind of gender-segregated data do you do in your evaluations,
and how do you set your programming to counter this
phenomenon within Canada?
La sénatrice Nancy Ruth : Je veux enchaîner sur ce que vous
avez dit au sujet des activités pour les jeunes de 11 et 12 ans ou
moins. Il y a de nombreuses études sur les jeunes filles qui ont
tendance à abandonner le sport lorsqu’elles atteignent la puberté
ou avant la puberté. Quel type de données fondées sur le genre
recueillez-vous dans le cadre de vos évaluations, et comment
adaptez-vous vos programmes pour contrer ce phénomène au
Canada?
Ms. Petersen: That’s a great question. I have a really good stat:
For girls who do not participate in sport before the age of 10, only
10 per cent of them will continue on to become active by the time
they’re 25 years old. So it’s a significant issue. I would say there
are definitely differences in terms of what different genders would
get involved with in sport, and I think, as a culture, we certainly
encourage boys to be more involved in sport than girls.
Mme Petersen : C’est une excellente question. J’ai une très
bonne statistique : parmi les filles qui ne font pas de sport avant
l’âge de 10 ans, seulement 10 p. 100 d’entre elles deviendront
actives avant d’atteindre l’âge de 25 ans. C’est donc un problème
de taille. Je dirais qu’il y a certainement des différences entre les
sexes pour ce qui est de la participation aux sports, et je pense
qu’en tant que société, nous encourageons certainement plus les
garçons à pratiquer le sport que les filles.
We have programming in the Okanagan where there is a
program specifically for girls. We have tried to focus it just for
them to make it a little bit more comfortable. That’s a really
important thing, especially for girls of that age, 11 and 12, to have
a comfortable environment in order for them to want to be active.
Nous avons des programmes dans l’Okanagan, où nous
offrons une initiative destinée précisément aux filles. Nous
avons essayé de cibler ce programme sur les filles pour faire en
sorte qu’elles se sentent plus à l’aise. Il est très important, surtout
pour les filles de cet âge-là, de 11 et de 12 ans, de créer un
environnement où elles se sentent à l’aise et veulent être actives.
Senator Nancy Ruth: What about the rest of the Ys in the rest
of Canada? Part of the question I’m asking too: What has been
the impact of the YWs in many places having to close and be
absorbed by your organization? How has the gender division been
accepted or integrated? What have you done with all that?
La sénatrice Nancy Ruth : Qu’en est-il des autres YMCA
ailleurs au Canada? Une partie de la question que je pose
également est la suivante : quelle a été l’incidence des YWCA qui
ont dû fermer leurs portes à de nombreux endroits et être
absorbés par votre organisation? Comment la division selon le
sexe a-t-elle été acceptée ou intégrée? Qu’avez-vous fait à cet
égard?
Mr. Haldane: I think a particular focus on girls and young
women is important, because there are significant gender
differences. In the YMCA, we tend to provide programs in an
integrated environment of both genders. There are examples, like
the Okanagan and others, where they are having more of a
specific focus, and certainly the YWCA would have a very specific
focus.
M. Haldane : Je pense qu’il est important de mettre l’accent
plus particulièrement sur les filles et les jeunes femmes, car il y a
d’énormes différences entre les sexes. Au YMCA, nous offrons
habituellement des programmes pour les deux sexes dans un
environnement intégré. Il y a des exemples, comme dans
l’Okanagan et ailleurs, où des programmes plus ciblés sont
offerts, et c’est certainement le cas avec les YWCA.
For your information, the YWCA is a separate organization
from the YMCA. Just to be clear, some of the YMCA/YWCAs
have disaffiliated from the YWCA and become YMCAs, simply
because it’s difficult to keep the focused perspective on women
and girls alive in an organization that has a broad mandate.
That’s a decision they have made. The YWCA has a particular
focus on women and girls. I think it’s important because there are
differences in lifestyle factors, behaviours and so on.
Pour votre information, le YWCA est une organisation
distincte du YMCA. Je tiens à préciser que certains YMCA/
YWCA se sont désaffiliés du YWCA et sont devenus des YMCA,
seulement parce qu’il est difficile de continuer de cibler les femmes
et les filles dans une organisation qui a un vaste mandat. C’est une
décision qu’ils ont prise. Le YWCA cible plus particulièrement les
femmes et les filles. Je pense que c’est important car il y a des
différences entre les hommes et les femmes au niveau du mode de
vie, des comportements et ainsi de suite.
Senator Nancy Ruth: Is that not integrated into your programs?
Le sénateur Nancy Ruth : Ce n’est pas intégré dans vos
programmes?
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Affaires sociales, sciences et technologie
Mr. Haldane: The YWCA programs?
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M. Haldane : Les programmes du YWCA?
Senator Nancy Ruth: It’s not the YWCA; it’s the general data
that exists in the academy around these issues for young girls.
Le sénateur Nancy Ruth : Ce n’est pas le YWCA; ce sont des
données générales qui existent dans le milieu universitaire au sujet
des problèmes auxquels sont confrontés les jeunes filles.
Mr. Haldane: Generally, our role is to deliver programs in an
integrated environment. We do have some Ys that have chosen to
do this work in their own communities, in partnership with
others, but it isn’t, by and large, a role that we play. The YWCA
would play that role to a greater extent.
M. Haldane : Généralement, notre rôle consiste à offrir des
programmes dans un environnement intégré. Nous avons certains
YMCA qui ont choisi de faire ce travail dans leurs collectivités, en
partenariat avec d’autres organismes, mais ce n’est pas
généralement un rôle que nous jouons. Le YWCA joue ce rôle
dans une plus large mesure.
The Chair: I’m assuming, Mr. Maynes, that yours are nongender specific.
Le président : Je présume, monsieur Maynes, que les vôtres ne
sont pas adaptés en fonction du sexe.
Mr. Maynes: Non-gender specific. I would have to check to see
if there is any research on that, but I doubt there’s any difference
in walking rates.
M. Maynes : Ils ne le sont pas. Il faudrait que je me renseigne
pour savoir si des recherches ont été réalisées sur le sujet, mais je
doute qu’il y ait des différences dans les taux.
The Chair: I thought it would be obvious in your case, but
thank you for confirming that.
Le président : Je croyais que c’était évident dans votre cas, mais
merci de le confirmer.
Senator Moore: I want to thank the witnesses for being here.
Le sénateur Moore : Je veux remercier les témoins d’être ici.
Mr. Haldane, you said that the YMCA is the largest provider
of childcare in Canada. How many children do you look after on
a daily basis?
Monsieur Haldane, vous avez dit que le YMCA est le plus
grand fournisseur de services de garde d’enfants au Canada. Vous
assurez des services de garde à combien d’enfants par jour?
Mr. Haldane: I used to be the CEO of the YMCA of Greater
Toronto, so my numbers on the YMCA of Greater Toronto are a
little bit more accurate, but Toronto Y has approximately
250 licensed childcare centres. Overall in Canada, I think it’s
about 900 or so licensed childcare centres. That would represent
something in the neighbourhood of 75,000 children.
M. Haldane : J’ai déjà été le PDG du YMCA de la région du
Grand Toronto. Les données sur le YMCA de la région du Grand
Toronto sont un peu plus exactes, mais le YMCA de Toronto
compte environ 250 garderies autorisées. Dans l’ensemble du
Canada, je pense qu’il y a environ 900 garderies autorisées, ce qui
représente aux alentours de 75 000 enfants.
To be specific, we’re the largest provider of non-profit, licensed
childcare. I don’t think there’s larger profit, so I could probably
remove the word non-profit and still be accurate.
Pour être précis, nous sommes le plus grand fournisseur de
services de garde d’enfants autorisés à but non lucratif. Je ne
pense pas qu’il y ait un fournisseur à but lucratif qui soit plus
grand que nous, alors je pourrais retirer « à but non lucratif » et
ma déclaration serait toujours exacte.
Senator Moore: You mentioned three key aspects of your work
to promote healthy weights and address obesity. One of them is
your growing focus on teaching physical literacy, beginning with
the very young. What does the YMCA do daily in terms of trying
to teach youth? At what age do you start, and what is the
involvement or the buy-in of the parents, which I think would be
critical?
Le sénateur Moore : Vous avez mentionné trois aspects clés de
votre travail pour promouvoir un poids santé et lutter contre
l’obésité. L’un de ces aspects, c’est que l’on met de plus en plus
l’accent sur l’apprentissage du savoir-faire physique, et nous
commençons à un très jeune âge. Que fait le YMCA au quotidien
pour essayer d’enseigner ces notions aux jeunes? À quel âge
commencez-vous, et quelle est la participation des parents, ce qui
est crucial, à mon avis?
Mr. Haldane: We start with children when they’re weeks old.
So we have programs for our infants in our child care centres, and
then we go right through to young adults. We cover that whole
age range.
M. Haldane : Nous commençons avec les enfants de quelques
semaines. Nous avons donc des programmes pour les nourrissons
dans nos centres de garderie, et nous faisons de la sensibilisation
auprès des jeunes adultes. Nous avons des programmes pour tous
ces groupes d’âge.
We have a curriculum called YMCA Playing to Learn, which is
a play-based curriculum that has our YMCA childcare teachers
looking for learning opportunities within the activity of children,
which is play. The children will be playing in a variety of ways,
using a variety of supports, and the teacher will be looking for an
Nous avons un programme au YMCA intitulé Jouer pour
apprendre, qui est un programme axé sur le jeu dans le cadre
duquel nos travailleurs en garderie cherchent à intégrer des
possibilités d’apprentissage dans les activités des enfants, soit le
jeu. Les enfants jouent de diverses façons, à l’aide de toutes sortes
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Social Affairs, Science and Technology
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opportunity to talk about nutrition, about physical activity and
so on. It’s completely integrated into the day-to-day experience of
being in a YMCA childcare centre.
de soutiens, et les travailleurs en garderie chercheront des façons
de parler de nutrition, d’activités physiques, et cetera. C’est
entièrement intégré dans les activités au quotidien dans les centres
de services de garde du YMCA.
We do a number of programs, as we mentioned earlier, like the
MEND program, the CATCH program. These are programs that
incorporate physical activity and nutrition into after-school
programs. What we hear anecdotally is that the child becomes
an advocate within their own family. So it’s just like seatbelt laws
and smoking laws. The child gets exposed to this. When they get
home, they’re sitting at the dinner table and — you’ve experienced
this — the child will say, ‘‘You know, mom, this isn’t healthy and
we should be eating something different.’’ We create an advocate
within the family coming from the child, which is pretty powerful.
As any of us who are parents know, if the child tells you
something at the dinner table, you have to pay attention because
now they’re giving you the good example. We hear that when the
kids have the experiences in our childcare programs, they actually
go home and start to influence their families in a very positive
way.
Nous avons un certain nombre de programmes, comme nous
l’avons mentionné tout à l’heure, tels que le programme MEND
et le programme CATCH. Ils intègrent l’activité physique et la
nutrition dans les programmes parascolaires. Ce qu’on nous
raconte, c’est que l’enfant devient un porte-parole dans sa famille.
C’est comme les lois sur le port de la ceinture de sécurité et les lois
antitabac. L’enfant est exposé à ces connaissances. Lorsqu’il est à
la table à dîner à la maison — vous l’avez vécu —, il dira : « Tu
sais, maman, ce ne sont pas des aliments sains et nous devrions
manger autre chose. » Nous créons un porte-parole dans la
famille, ce qui est très efficace. Comme nous tous ici qui sommes
parents, si notre enfant nous dit quelque chose à la table à dîner,
nous devons y porter attention car ils nous donnent le bon
exemple. On nous dit que les enfants vivent des expériences dans
nos programmes de garderie, retournent à la maison et
influencent leur famille de façon très positive.
Senator Moore: Do the instructors pass on materials to the
parents? When the parents come and pick up the child at the end
of the day, is there something you can take home to reinforce
what the child experienced during his or her time at the Y?
Le sénateur Moore : Les moniteurs remettent-ils du matériel
aux parents? Lorsque les parents viennent chercher leurs enfants à
la fin de la journée, y a-t-il quelque chose que vous pouvez leur
remettre afin de renforcer ce qu’ont vécu leurs enfants au YMCA?
Mr. Haldane: One of the big parts of the YMCA Playing to
Learn curriculum — by the way, play-based learning for
preschoolers is now very common in the education system, and
we’ve been doing this for over 25 years — is a major strategy
around communicating with parents. The single biggest criticism
that anyone doing work with children gets is from parents who
say, ‘‘I never know what they’re doing.’’ You ask your kid, and
they say, ‘‘Nothing.’’ We actually have a very robust and
deliberate strategy to communicate with parents so that every
single day our teachers write a note to the parent saying, ‘‘This is
what your child learned today, and this is how they learned it
because we use play to do that.’’ The nutrition focus and the
physical activity focus that they experience during the day would
form part of the teacher’s report back to the parents every day.
When they read what their kid did that day, they’ll see that they
were exposed to nutrition, healthy living, healthy activities and so
on.
M. Haldane : Un des principaux éléments du curriculum
Apprendre en jouant du YMCA — soit dit en passant,
l’apprentissage par le jeu pour les enfants d’âge préscolaire est
maintenant très commun dans le système d’éducation, mais nous
faisons cela depuis plus de 25 ans —, c’est une stratégie
importante en matière de communication avec les parents. Ceux
qui travaillent avec les enfants disent que la principale doléance
des parents, c’est qu’ils ne savent jamais ce que font leurs enfants.
Ils leur posent la question, et ceux-ci leur répondent : « Rien. »
Nous avons une stratégie de communication très rigoureuse et
pratique qui impose à nos moniteurs d’écrire quotidiennement
une note aux parents pour leur dire ce que leur enfant a appris et
comment, soit par le jeu. L’alimentation et l’activité physique sont
parmi les sujets qu’abordera le moniteur. Grâce à cette note, les
parents réalisent que leur enfant a acquis des connaissances en
matière d’alimentation, de vie saine et d’activités saines,
notamment.
Senator Moore: How long has the Y been doing this physical
literacy program?
Le sénateur Moore : Depuis combien de temps le YMCA offret-il un programme de littératie physique?
Ms. Petersen: I can add to that.
Senator Moore: You mentioned something about 25 years, but
I don’t think you meant that.
Mr. Haldane: We’ve been in childcare for 25 years.
Ms. Petersen: The work we’ve been doing with physical
literacy probably started about three or four years back, and
the Edmonton YMCAs have probably been one of the groups
that have been spearheading this. They started off with
Mme Petersen : Je peux ajouter quelque chose à ce sujet.
Le sénateur Moore : Vous avez parlé de 25 ans, mais je ne crois
pas que c’est ce que vous vouliez dire.
M. Haldane : Nous offrons des soins aux enfants depuis
25 ans.
Mme Petersen : Je dirais que nous avons amorcé nos activités
en littératie physique il y a trois ou quatre ans. Les YMCA de la
région d’Edmonton sont probablement les premiers à avoir lancé
cette initiative. Ils ont d’abord introduit des activités de littératie
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Affaires sociales, sciences et technologie
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integrating physical literacy into their day camps. The concept of
physical literacy is in line with the idea behind literacy, learning
how to read, so there are key movement skills that you learn that
are crucial for you to become an active adult down the road. By
using that concept, the purpose is to make our programs a bit
more intentional around giving kids those really important skills.
It’s not just physical skills. It’s also the affective or emotional side
where we want kids to enjoy movement and be motivated to
become involved in physical activities. That is the purpose behind
physical literacy. It’s a very intentional approach to teaching
people how to move.
physique dans leurs camps de jour. Ce concept cadre avec l’idée
générale de la littératie, soit l’apprentissage de la lecture. Donc, il
s’agit de l’apprentissage d’habilitées motrices essentielles pour
devenir un adulte actif. Ce concept nous permet d’offrir des
programmes qui visent davantage à enseigner aux enfants ces
compétences importantes. Il n’est pas uniquement question ici de
compétences physiques. Il y a aussi le côté affectif ou émotionnel,
c’est-à-dire apprendre aux enfants à avoir du plaisir à bouger et
les encourager à participer à des activités physiques. C’est le but
de la littératie physique. Il s’agit d’une approche qui vise à
enseigner aux gens comment bouger.
In the Edmonton Y, they started off with summer day camps,
and they have moved into the other aspects of children’s
programming. We’re now going to be doing something similar
in Calgary.
Au YMCA d’Edmonton, ces activités ont d’abord été
introduites aux camps de jour et ensuite aux autres programmes
pour les enfants. Nous sommes sur le point d’entreprendre la
même démarche à Calgary.
The Chair: Mr. Haldane, I wish you could influence the school
system. I understand it’s very difficult for parents to get an annual
report that accurately reflects what’s been going on. I’ll leave that
alone.
Le président : Monsieur Haldane, j’aimerais que vous puissiez
influencer le système scolaire. Si j’ai bien compris, les parents ont
beaucoup de difficultés à obtenir un rapport annuel qui explique
clairement les activités du YMCA. Je n’irai pas plus loin.
Senator Raine: Thank you all for being here. It is very positive
what you’re doing, and we thank you for that.
La sénatrice Raine : Merci d’avoir accepté notre invitation. Ce
que vous faites est très positif, et nous vous en remercions.
I have a couple of questions. I want to follow up on
prescription for exercise. Are Canadian doctors being trained to
prescribe exercise? If they haven’t been trained in the past, how do
you see this happening in the future? Obviously, if a doctor is not
confident to prescribe specific exercise, then why would they do it?
I’m very aware that a lot of post-degree education in our country
is underwritten by pharmaceutical companies. My question would
be: Who should pay for the training of the doctors to prescribe
medicine?
J’aurais quelques questions à vous poser. J’aimerais d’abord
revenir sur l’ordonnance pour l’activité physique. Les médecins
canadiens sont-ils formés pour donner de telles ordonnances? S’ils
n’ont pas reçu de formation à ce sujet, comment, selon vous,
comment ce processus fonctionnera-t-il? De toute évidence, si un
médecin n’est pas à l’aise à prescrire de l’activité physique, il ne le
fera pas. Je sais très bien que ce sont les sociétés pharmaceutiques
qui financent une grande partie de l’éducation post-diplôme au
pays. Ma question est la suivante : qui devrait payer pour la
formation des médecins relativement aux ordonnances pour
l’activité physique?
My second question is related more toward Canada Walks. Do
you have any information on the gadgets and the Fitbits and the
various walking pedometer devices? Does that help to motivate
people to set personal goals for their walking?
Ma deuxième question s’adresse davantage au représentant de
Canada Walks. Auriez-vous des renseignements à nous fournir au
sujet des bidules, des Fitbits et autres podomètres? Ces appareils
aident-ils à motiver les gens qui pratiquent la marche à se fixer des
objectifs personnels?
Mr. Haldane: I’ll answer the first and the third. I’m not quite
sure about the second one. That’s a toughie.
M. Haldane : Je vais répondre à votre première et troisième
question. La deuxième est plus difficile. Je dois y réfléchir.
Influencing doctors to be actively involved in influencing their
patients to move forward on lifestyle changes, as opposed to
prescribing medicine, is tough. We met with the Canadian
Medical Association and asked them if they could help us with
it, particularly related to pre-diabetics and having them referred
to the Y. They said, ‘‘We can’t really influence our doctors.’’ I
thought it was interesting that the CMA doesn’t feel that they can
do that either. So it is a tough one.
Il est difficile d’influencer les médecins pour qu’ils motivent
leurs patients à changer leur style de vie au lieu de leur prescrire
des médicaments. Nous avons rencontré des représentants de
l’Association médicale canadienne pour leur demander s’ils
pouvaient nous aider à cet égard, notamment en ce qui
concerne les patients prédiabétiques. Ils nous ont dit qu’ils ne
pouvaient pas vraiment influencer leurs médecins en ce sens. J’ai
trouvé intéressant de voir que même l’AMC ne peut pas faire cela.
C’est donc difficile.
What they have done in Edmonton is engage the primary
health networks. So the family doctors and other health care
providers are actually partners in this. The education of doctors
À Edmonton, les responsables du YMCA ont sollicité la
participation des réseaux primaires de soins de santé, soit les
médecins de famille et autres fournisseurs de soins de santé. Une
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Social Affairs, Science and Technology
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around the importance of doing this and the effect of a
prescription versus just saying, ‘‘You should get more active,’’ is
part of the education that’s going on.
partie de l’éducation des médecins porte sur l’importance de
prescrire l’activité physique et l’impact d’une telle ordonnance par
opposition à simplement dire au patient qu’il doit être plus actif.
I don’t think it’s happening in the formal education system. I
don’t think it’s something that doctors are necessarily prepared to
do or trained to do. I think that once we get these kinds of
networks going, that the possibility does occur.
Je ne crois pas que cet enseignement se fasse dans le système
d’éducation officiel. Les médecins ne sont pas nécessairement
prêts à prescrire l’activité physique et n’ont pas nécessairement
reçu une formation en ce sens. À mon avis, lorsque ce genre de
réseau sera établi, ce sera plus facile.
On the third question you asked on the gadgets — I know
Mr. Maynes may have a response to this as well — this incentives
program with the loyalty companies that we’ve been talking about
will be gadget-based. So it will be a system connected to whatever
phone you happen to use, and you can actually record your good
behaviours on that. You will also select where you want your
points to go. If you’re an Air Miles collector versus an Optimum
collector, you can say you want Air Miles.
Pour répondre à votre troisième question au sujet des bidules
— M. Maynes voudra peut-être intervenir sur le sujet —, ce
programme d’incitatifs avec des sociétés de fidélisation dont nous
parlons sera fondé sur des bidules. Il s’agira d’un système qui
interagira avec les téléphones intelligents et permettra aux
utilisateurs d’enregistrer leurs bons comportements. Ils pourront
ensuite choisir la façon dont ils désirent utiliser leurs points
accumulés. Ceux qui accumulent des points Air Miles et des
points Optimum, par exemple, pourront choisir de les convertir en
Air Miles.
Whatever is included in that, if you record that you’ve done
that, then you can actually get the points assigned to that. We are
working with a coalition of organizations to figure out how to use
a gadget-based incentive program to influence healthy
behaviours.
Peu importe, lorsque les utilisateurs enregistrent un bon
comportement, ils accumulent des points. Nous travaillons avec
une coalition d’organisations afin de trouver une façon d’utiliser
un programme d’incitatifs fondé sur des bidules afin d’encourager
l’adoption de comportements sains.
Mr. Maynes: On the issue of incorporating physical activity
into the medical system, Kaiser Permanente, which has 9.1 million
members in the U.S., has made physical activity one of the vital
signs that health care professionals need to chart and act on,
along with weight, family health and blood pressure. There’s an
example of it being integrated, albeit through a private health care
provider.
M. Maynes : Au sujet de l’intégration de l’activité physique au
système médical, Kaiser Permanente, qui compte 9,1 millions de
membres aux États-Unis, a fait de l’activité physique un des
principaux signes vitaux que les professionnels des soins de santé
doivent vérifier, en plus du poids, des antécédents familiaux et de
la tension artérielle. Voilà un exemple où l’activité physique a été
intégrée à un système, même si c’est par l’entremise de
fournisseurs de soins de santé du secteur privé.
We’re all in favour of Fitbit and step-counting devices and
they’re very valuable. The point we’d like to make, though, is you
need to change the environment so that people want to walk.
Then step counters and promotional programs and street festivals
and any other number of other things that might be done become
additional incentives to do it. But if it really is not pleasant or safe
to walk in your community, I don’t think a technological solution
will make the difference.
Nous aimons tous les Fitbit et podomètres. Ils sont très utiles.
Toutefois, là où je veux en venir, c’est qu’il faut changer
l’environnement des gens si l’on veut les encourager à marcher.
Les podomètres, les programmes promotionnels et les festivals de
rue, notamment, peuvent devenir des incitatifs. Mais, s’il n’est pas
agréable de se promener dans son quartier ou si les gens ne s’y
sentent pas en sécurité, aucune solution technologique ne les fera
sortir.
I really encourage this committee to think of the need to create
the foundation for a lifestyle on the part of everybody that will
prevent obesity and help to reduce it where it exists.
J’encourage fortement le comité à jeter les bases permettant à
tous les citoyens d’adopter un style de vie sain afin de prévenir ou
de réduire l’obésité.
Ms. Petersen: I’d like to add to the question that you had
around the referral. With our experience, one of the things we
have found that’s really important with the referral is having that
relationship transferred down from the Alberta health care
provider to the YMCA side or the recreation facility that might
be receiving the referral. It is difficult to come in and just send
people to a facility through giving them a piece of paper.
However, that does really support that verbal recommendation
from a physician. I know we’ve seen physicians within the health
Mme Petersen : J’aimerais ajouter une chose au sujet de la
référence. Selon notre expérience, un des aspects les plus
importants, c’est que la relation entre le patient et le fournisseur
de soins de santé en Alberta soit transférée au YMCA ou aux
installations récréatives où le patient pourrait se diriger. Il est
difficile de diriger les gens vers de telles installations simplement
en leur donnant un bout de papier, mais celui-ci renforce la
recommandation verbale du médecin. Je sais que certains
professionnels de la santé, comme des ludothérapeutes,
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Affaires sociales, sciences et technologie
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care environment such as a recreational therapist who really
focuses on supporting that person with the wellness opportunities
they might be interested in. That’s one thing.
travaillent beaucoup à soutenir les patients dans les activités de
bien-être qui les intéressent. Ça, c’est une chose.
In relation to your other question around the use of gadgets,
some of the different programs we have in our facilities include a
program called ‘‘Fit Links’’ and it’s an electronic tracking system.
Our experience is that there are certain types of people who really
like it and are really attracted to the gadgets and others just don’t
care about that. That’s not the way they work. I think it’s a bit of
a personality piece, too, and sometimes one size doesn’t fit
everyone. However, you might hit some people with it though.
That’s been our experience.
Concernant votre question sur l’utilisation des bidules, parmi
les programmes offerts dans nos établissements, il y a le Fit Links,
un système de suivi électronique. Selon notre expérience, certaines
personnes aiment beaucoup ce programme et sont très attirées par
les bidules, alors que d’autres y sont indifférents. Ça ne leur
convient pas. C’est aussi une question de personnalité; il n’y a pas
de solution unique. Cependant, certaines personnes s’intéressent à
ce genre de programme. C’est ce que nous avons constaté.
Senator Raine: My observation has been that young mothers
are actively involved in looking for the best opportunities for their
children. At a certain time in life women say, ‘‘I’ve got to do
something,’’ and they tend to get out and do certain kinds of
things like walking, but I suspect that men choose other kinds of
activities. Do you find there is a difference between what attracts
adult women to activity versus men?
La sénatrice Raine : Selon mes observations, les jeunes mères
cherchent activement les meilleures options pour leurs enfants. Il
vient un moment où elles se disent qu’il est temps pour elles d’agir
et sortent pour pratiquer certaines activités, comme la marche.
Mais, j’ai l’impression que les hommes choisissent d’autres genres
d’activité. Selon vous, les hommes et les femmes sont-ils attirés
par des activités différentes?
Ms. Petersen: In our facilities especially, group fitness classes
have a much higher percentage of women participating in those
than men. You would see more men maybe on the weight floor or
in different other types of activities. I think it really highlights the
importance of social support for those women. They like to be
around their friends and participate together. That’s a very
important point that you’re making with that question.
Mme Petersen : Dans nos établissements, les femmes
participent davantage aux cours de conditionnement physique
de groupe que les hommes. Les hommes se tournent davantage
vers la salle de musculation ou ils pratiquent d’autres types
d’activité. Cela souligne vraiment l’importance du soutien social
pour les femmes. Elles aiment se retrouver entre amies et
participer en groupe. Vous soulevez un très bon point.
Senator Raine: Do we risk losing the men if we focus too much
on group fitness? Are men more attracted to team sports, for
instance, and adult leagues?
La sénatrice Raine : Est-ce qu’on court le risque de perdre des
hommes si l’on met trop l’accent sur les cours de conditionnement
physique de groupe? Les hommes ont-ils plus tendance à se
tourner vers les sports d’équipe, par exemple, les ligues pour
adultes?
Mr. Haldane: We try not to lose anyone, so we try to offer a
wide range of programs to meet a wide range of people’s interests.
It’s not just gender-based. Different people are attracted to
different things, so we try to have something for everyone to the
extent possible.
M. Haldane : Nous tentons d’offrir une grande variété de
programmes pour satisfaire aux intérêts des gens afin de ne perdre
personne. Ce n’est pas uniquement une question de sexe. Les gens
sont attirés par différentes choses. Donc, nous tentons, dans la
mesure du possible, d’offrir quelque chose pour tout le monde.
Men tend to be more focused on individual sports and perhaps
pick-up sports.
Les hommes ont tendance à se tourner davantage vers les
sports individuels et les activités sportives spontanées de groupe.
The other piece of it is many people in their own way are
attracted to doing these things. A lot of the people we deal with
are attracted to the social part. The physical activity and the social
really go together, especially in terms of maintaining the lifestyle
or maintaining the weight loss; the social network is really key.
Sometimes that’s in a group fitness class and sometimes just in the
change room afterwards where you have your friends who use the
same locker every single day.
Aussi, les gens sont attirés par un aspect particulier. Pour
beaucoup, c’est l’élément social. L’activité physique et l’élément
social vont de pair, notamment pour le maintien d’un style de vie
ou le maintien du poids. Le réseau social est un élément clé. On le
retrouve parfois dans les cours de conditionnement physique de
groupe ou dans le vestiaire où des amis se rencontrent tous les
jours.
Senator Seidman: Mr. Haldane, you have 75,000 children in
preschool programs, if I understood correctly what you said.
La sénatrice Seidman : Monsieur Haldane, si j’ai bien compris,
vous comptez 75 000 enfants dans vos programmes préscolaires.
Mr. Haldane: I’m going to check my numbers, but I think it’s
roughly correct.
M. Haldane : Il faudrait que je vérifie, mais je crois que c’est
assez juste.
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Social Affairs, Science and Technology
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Senator Seidman: You have a huge cohort; you could do a
wonderful study.
La sénatrice Seidman : C’est une cohorte immense; vous
pourriez mener une excellente étude.
Mr. Haldane: If we get someone to pay for it, we’d be glad to
do the study.
M. Haldane : Si quelqu’un veut la financer, nous serons
heureux de la mener.
Senator Seidman: I will leave that for now.
La sénatrice Seidman : Je n’irai pas plus loin.
You may have already elaborated on this, but in case you
haven’t, I’ll give you the opportunity. You say the YMCAs are
working in collaboration in B.C. to deliver an evidence-based
U.K. program called MEND, which is Mind, Exercise, Nutrition,
Do It! which does combine more than just physical activity. It’s a
healthy-living program specifically for 7- to 13-year-olds with
unhealthy weights. Could you give us more information on what
exactly that program involves and what success it may or may not
be having?
Vous en avez peut-être déjà parlé, mais sinon, je vous en donne
l’occasion. Vous dites que les YMCA travaillent en collaboration
avec la province de la Colombie-Britannique dans la prestation
d’un programme britannique fondé sur des données probantes
nommé MEND, qui signifie Mind, Exercise, Nutrition, Do It!. Ce
programme ne porte pas uniquement sur l’activité physique; il
enseigne les modes de vie sains aux enfants âgés de 7 à 13 ans qui
ont un surpoids. Pourriez-vous nous donner plus de détails sur ce
programme et sur son taux de réussite?
Ms. Petersen: I probably can’t speak to the totality of the
success part. I think they have seen great successes with their
children and youth in the program and it’s obviously grown as a
result. The program is targeted at children who are in the eightyfifth percentile of their weight category. They’re overweight and
obese, so it’s very targeted. They bring in parents and caregivers
to join them in education sessions together and they educate them
on physical activity and healthy eating together. It’s a more
holistic approach of trying to target the parent and the child,
especially for children who are struggling with their weight.
Mme Petersen : Je ne pourrais pas vous fournir de détails sur le
taux de réussite. Je crois que le programme connaît du succès
auprès des enfants et des jeunes et qu’il est de plus en plus
populaire. Il cible les enfants qui se situent dans le 85e percentile
pour leurs catégories de poids. Ce sont des enfants obèses ou qui
ont un surpoids. Les parents et les soignants sont invités à
participer aux séances avec les enfants au cours desquels tous
acquièrent des connaissances en matière d’activité physique et
d’alimentation saine. Il s’agit d’une approche plus holistique pour
cibler les parents et les enfants, notamment ceux qui ont des
problèmes de poids.
Mr. Haldane: We’ll get some additional information through
the clerk on that program.
M. Haldane : Nous ferons parvenir à la greffière d’autres
renseignements au sujet du programme.
One of the benefits of being in an organization that is in
119 countries is that we are constantly sharing best practices
across the world. We have a number of examples like this where
we’ve taken a program that’s worked somewhere, and so there
will be some U.K. evidence on this as well. I’ll provide that to the
committee.
Un des avantages d’être établis dans 119 pays, c’est que nous
partageons continuellement nos pratiques exemplaires avec le
reste du monde. Nous avons plusieurs exemples de programmes à
succès qui ont été offerts dans d’autres régions, notamment en
Grande-Bretagne. Je ferai parvenir ces informations au comité.
Senator Seidman: That would be appreciated. Thank you.
La sénatrice Seidman : Ce serait gentil. Merci.
Senator Merchant: Early on in the presentations I believe one
of you mentioned a critical age or a dangerous age, people in their
sixties and seventies. We have concentrated a lot on the activities
in engaging young children early on so that they develop lifestyle
patterns. Can you tell us what is happening with people when they
get to their sixties or seventies? I have noticed that in Regina, for
instance, some of the malls have walking programs for people
who have retired and have a little extra time and incentive to get
out because they’re not going to work anymore. They need the
social interaction and they walk in malls.
La sénatrice Merchant : Je crois qu’un de vous, dans son
exposé, a parlé de l’âge critique ou dangereux, les sexagénaires et
septuagénaires. Nous nous concentrons sur la participation des
enfants dès leur jeune âge pour qu’ils développent de bonnes
habitudes de vie, mais que font les sexagénaires et septuagénaires?
Je sais qu’à Régina, par exemple, les centres commerciaux offrent
des programmes de marche pour inciter les retraités à sortir,
puisqu’ils ont un peu plus de temps libre qu’avant. Ils ont besoin
d’interaction sociale et vont marcher dans les centres
commerciaux.
Can you tell us what happens to people when they get to their
sixties and seventies? Are they still physically engaged, or what do
you do to facilitate people to participate in your programs? I’m
not sure if the Y has programs or the walking group has
programs.
Pourriez-vous nous dire ce que font les sexagénaires et
septuagénaires? Sont-ils encore actifs? Que faites-vous pour les
encourager à participer à vos programmes? J’ignore si le YMCA
offre des programmes pour ces gens ou s’il offre un programme de
marche.
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Mr. Maynes: I was actually talking about people in their
seventies and eighties. The research shows that if you have been
and continue to be walking on a regular basis that the incidence of
age-related disability is greatly decreased. And if you do suffer a
fall or something that disables you for a time, you’re much more
likely to rebound. That’s not necessarily obesity related, but it’s
definitely a huge health care cost and a huge personal cost for
people who lose their independence and become immobilized. It’s
probably a very strong indicator for other health problems arising
very quickly.
M. Maynes : En fait, je parlais des septuagénaires et
octogénaires. Les recherches démontrent que l’incidence
d’invalidité liée à l’âge diminue beaucoup chez les personnes qui
étaient actives et qui continuent de marcher régulièrement. Si elles
se blessent en tombant ou qu’elles ont un problème qui les
empêche de bouger, elles sont plus susceptibles de reprendre
l’activité une fois guéries. Ça n’a peut-être rien à voir avec
l’obésité, mais c’est certainement un coût énorme en matière de
soins de santé et un coût personnel important pour les victimes
qui perdent leur indépendance ou qui se retrouvent dans
l’impossibilité de bouger. C’est probablement un indicateur
d’autres problèmes de santé à venir.
This is seen in people who are healthy in their older years;
they’ve undoubtedly spent many decades involved in routine
physical activity, very often walking.
C’est ce que l’on remarque chez les personnes âgées qui mènent
une vie saine. Elles ont sans doute maintenu une routine
quotidienne pendant des décennies, y compris la marche.
Mr. Haldane: Again, we tend to offer our programs in an
integrated environment, so we have some programs that are
focused specifically on older adults. Based on demographic
trends, we think that we’ll probably be doing more of this in
the future, but it’s all within an environment where people of all
ages participate together.
M. Haldane : Comme je l’ai dit, nous offrons nos programmes
dans un environnement intégré, dont des programmes conçus
spécialement pour les personnes âgées. En nous appuyant sur les
tendances démographiques, nous croyons qu’il faudra offrir plus
de programmes semblables à l’avenir, mais toujours dans un
environnement où les gens de tous âges peuvent participer.
In terms of older adults, one thing I would mention that really
works is the social network. It is extremely important. Along with
perhaps less physical activity due too just aging and not being as
engaged in the community, we also see social isolation being a
significant factor for older adults. The incentive to get involved is
not the physical activity so much, it’s actually being with other
people, and not only people of their own age but with people of a
variety of ages. You just feel like you’re part of the community
and connected to it. It’s almost like the physical activity is what
you do when you’re in that environment. I think that’s a big
factor.
Je dirais que le réseau social est un élément important, même
très important, pour les personnes âgées. Outre peut-être la baisse
de l’activité physique pour des raisons de vieillesse et une moins
grande participation aux activités de la collectivité, l’isolation
sociale est un problème important chez les personnes âgées. Ce
qui les incite à participer n’est pas nécessairement l’activité
physique, mais la possibilité d’être avec d’autres, et pas seulement
des gens de leur âge, mais des gens de tous les âges. Elles ont
l’impression de faire partie de la collectivité, d’y être liées.
L’activité physique, c’est ce qui survient lorsqu’elles se retrouvent
dans cet environnement. Je crois qu’il s’agit d’un facteur
important.
Ms. Petersen: I could add examples of other programs. We
have a program called Healthy Living especially for people who
have chronic conditions, so it tends to be older people who come
into the program. They come in and exercise together and they
even have social activities that surround it. We have even seen
some of them being trained in delivering the classes because their
experience and support as a volunteer is crucial in inspiring other
people of the same age to be active.
Mme Petersen : Je pourrais citer d’autres programmes en
exemples. Nous offrons un programme qui s’appelle Healthy
Living conçu spécialement pour les personnes ayant des affections
chroniques. Habituellement, ce sont des personnes âgées qui y
participent. Elles se réunissent pour faire de l’exercice et
organisent même des activités sociales en parallèle. Certaines
ont même suivi une formation pour pouvoir enseigner nos cours,
car elles ont aimé leur expérience. Leur appuie en tant que
bénévole est essentiel pour inspirer d’autres gens du même âge à
être actifs.
The Chair: This has been a fascinating discussion and you’ve
covered an awful lot of really important aspects of the whole issue
of exercise relative to social development behaviour. I particularly
like the approaches that you’ve all described; that is, you’re
looking at, first of all, the community as a whole, and then the
individual as a whole individual, as opposed to focusing on a
specific disease.
Le président : Ce fut une discussion fascinante et vous avez
abordé beaucoup d’aspects vraiment importants des liens entre
l’exercice et les comportements relatifs au développement social.
J’ai particulièrement aimé les approches que vous avez décrites,
c’est-à-dire celles de prendre d’abord la collectivité dans son
ensemble et d’ensuite prendre l’individu comme une personne à
part entière au lieu de s’attacher uniquement à une maladie en
particulier.
28:74
Social Affairs, Science and Technology
26-2-2015
I’m only going to make a couple of specific comments. I was
fascinated with the first examples that I saw in the public
literature on the use of prescribing physical activity by physicians.
An initial study had shown — it wasn’t a true clinical trial in the
sense that Senator Seidman has been asking about — the followup of a group of people for whom exercise had been prescribed
because of high blood pressure and a number of related issues. It
showed a significant change in the physical characteristics that
can be monitored, which followed a certain period of time.
Je vais simplement formuler deux ou trois commentaires précis.
J’ai été fasciné par les premiers exemples que j’ai vus dans la
documentation publique concernant l’activité physique que les
médecins prescrivent. Une étude initiale a fait le suivi d’un groupe
de personnes à qui on avait ordonné de faire de l’activité physique
à cause de leur hypertension artérielle et d’un certain nombre de
raisons connexes; il ne s’agissait pas d’un véritable essai clinique
comme celui dont le sénateur Seidman a parlé. Elle a révélé, après
une certaine période, que les caractéristiques physiques pouvant
être surveillées avaient considérablement changé.
Also, as you’ve indicated, having been given a prescription to a
particular physical activity centre or other centres like that — I’m
not going to refer to the YMCA — there is a willingness to follow
through with that. I thought it was an excellent concept. I can see
why physicians would readily do that because it takes no time to
write the prescription. They’re good at that, but for individual
family doctors to take the actual time to prescribe a holistic
approach to life is a whole different ballgame. It was a good
concept and I think the evidence will grow quickly along the lines
you’ve indicated.
En outre, comme vous l’avez fait remarquer, lorsqu’on nous
prescrit de fréquenter un centre d’activité physique particulier ou
d’autres endroits du genre — je ne mentionnerai pas le YMCA —,
on est disposé à le faire. J’ai pensé que c’était un excellent concept.
Je peux voir pourquoi les médecins le feraient volontiers, car il
faut peu de temps pour rédiger une ordonnance. Ils n’ont aucun
mal à le faire, mais c’est bien différent pour les médecins de
famille de prendre le temps de prescrire un changement de style de
vie global. C’était un bon concept, et je pense que l’on verra
rapidement les résultats dont vous avez parlé.
I’ve been very interested in your answers on the issue of
exercise and the gender-related issues. I have worked out all my
life, usually around the university. I’m not going to make any
observations about what I have seen, but there are clear gender
differences in the behaviour of people in facilities such as that.
They are probably all equally successful in terms of outcomes, but
they are definitely different in how they approach these kinds of
centres.
J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt vos réponses concernant
l’exercice et les questions sexospécifiques. Je fais de l’activité
physique depuis toujours, habituellement près de l’université. Je
ne ferai pas d’observations sur ce que j’ai vu, mais il existe des
différences sexospécifiques claires dans la façon dont les gens se
comportent dans des installations de ce type. Ces personnes
obtiennent probablement des résultats semblables, mais leur
approche à l’égard de ces centres est nettement différente.
I’ve noticed a real impact in exactly the way you’ve described
social activities, and I’ll refer to my home university, Acadia
University. It has a number of programs for people who have
been identified with — let’s take a typical one — heart disease. If
someone has a heart attack, a program is delivered to follow up in
these areas. The neat thing about that is it becomes a club. They
don’t like it when the university is closed for holidays and
whatever else. They get so attached to it that they want to go.
J’ai remarqué une réelle incidence sur les activités sociales,
exactement comme vous l’avez décrite. Je ferai allusion à mon
université locale, Acadia University. Elle offre un certain nombre
de programmes pour les personnes qui ont reçu un diagnostic de
troubles cardiaques, pour prendre un exemple typique. Si une
personne fait une crise cardiaque, elle peut suivre un programme
adapté à sa condition. Ce qui est chouette, c’est que les personnes
qui suivent le même programme finissent par former un club.
Elles n’aiment pas que l’université ferme, par exemple, pendant les
vacances. Elles sont si attachées à leur programme qu’elles veulent
y aller.
The thing that I find interesting is that because it is a specific
medical condition, they tend to follow it very carefully. The
reality is that many of the people that might have been prescribed
that because they were overweight to obese — some of those
characteristics tend to go a little bit together — because it’s done
this way, they’re active. They’re out there and they’re doing it. It’s
a very good program.
Ce que je trouve intéressant c’est que les gens ont tendance à
suivre scrupuleusement le programme puisqu’il est adapté à une
condition médicale précise, même si, en réalité, bien des personnes
à qui on l’a prescrit n’ont pas de troubles cardiaques. On leur a
délivré cette ordonnance parce qu’elles faisaient de l’embonpoint
ou étaient obèses — cela dit, elles ont des points communs avec les
personnes souffrant de troubles cardiaques. C’est un très bon
programme, et elles le suivent activement.
I don’t want to get into a long discussion on this, Mr. Haldane,
but would you have a quick observation?
Je ne veux pas me lancer dans une longue discussion à ce sujet,
monsieur Haldane, mais auriez-vous un commentaire bref à
formuler?
26-2-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
28:75
Mr. Haldane: The YMCA in Burlington was the first
community-based post-cardiac program, which started in 1966.
I met a gentleman in the late 1990s. I said, ‘‘When did you have
heart attack?’’ and he said in 1967. He was still coming to the
program every day because he was in the club.
M. Haldane : Le YMCA à Burlington a offert le premier
programme communautaire aux personnes ayant subi un arrêt
cardiaque — il a commencé en 1966. J’ai rencontré un homme
vers la fin des années 1990. Je lui ai demandé à quand remontait
sa crise cardiaque et il m’a répondu qu’il l’avait eue en 1967. Il
continuait de suivre le programme tous les jours, car il était
membre du club.
The Chair: Very successful. On the basis of experience, I want
to say to both groups, to Mr. Maynes and to you folks, that I
relate very much to what you have said here today. I think you are
doing things that are of enormous benefit to us as a society. I
applaud what you’re doing. The directions and changes to the
YMCA are evident in communities where you operate.
Le président : Un franc succès. Je veux dire aux deux groupes, à
M. Maynes et à vous autres, que ce que vous avez dit aujourd’hui
rejoint mon expérience. Je pense que vous accomplissez des choses
qui profitent énormément à notre société. Je vous en félicite. Les
orientations et changements apportés par le YMCA sont évidents
dans les collectivités où il y a des centres.
Mr. Maynes, your program is obviously an excellent one.
Issues have been raised by my colleagues, such as the difficulty
people have in finding places to walk. This is a northern country.
Even if there are sidewalks, they were not always safe for people
of all ages. If there are challenges for society as a whole, there are
certainly challenges for senior citizens to gain easy access to
walking, something many of them are still capable of doing, but
it’s gaining access to a location where that can occur.
Monsieur Maynes, il est évident que votre programme est
excellent. Mes collègues ont soulevé des questions comme la
difficulté que les gens ont à trouver des endroits où marcher.
Nous vivons dans un pays nordique. Même s’il y a des trottoirs,
ils ne sont pas toujours sécuritaires pour les personnes de tous
âges. S’il est difficile pour la société en général de trouver des
endroits sécuritaires où marcher, ce l’est encore plus pour les
personnes du troisième âge; nombre d’entre elles sont toujours
capables de pratiquer cette activité, mais elles ont du mal à
trouver des endroits où le faire.
I live in rural Nova Scotia. It’s much more difficult, as both
groups have indicated, for people in rural areas to find
opportunities to pursue these things. However, if you find a
group of like-minded people and if they have a little bit of club
activity in this area, that tends to keep people going.
Je vis à la campagne, en Nouvelle-Écosse. Comme les deux
groupes l’ont mentionné, il est beaucoup plus difficile pour les
personnes en région rurale de trouver des occasions de pratiquer
ces activités. Cependant, si elles rencontrent un groupe de
personnes qui partagent leurs intérêts et qu’il y a des clubs dans
leur région, elles auront tendance à rester actives.
I have enjoyed your presentations and answers to our
questions. I want to thank my colleagues for the questions that
they’ve put to you that have helped you elaborate on these issues
and the potential benefits.
J’ai apprécié vos témoignages et vos réponses à nos questions.
Je tiens à remercier mes collègues de vous avoir posé des questions
qui vous ont aidés à bien expliquer les points à l’étude ainsi que
leurs avantages potentiels.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
Wednesday, February 25, 2015
Le mercredi 25 février 2015
Canadian Beverage Association:
Association canadienne des boissons :
Jim Goetz, Chair.
Canadian Sugar Institute:
Jim Goetz, président.
Institut canadien du sucre :
Sandra Marsden, President;
Sandra Marsden, présidente;
Flora Wang, Manager, Nutrition and Scientific Affairs.
Flora Wang, gestionnaire, Nutrition et affaires scientifiques.
Salt Institute:
Morton Satin, Vice-president.
Salt Institute :
Morton Satin, vice-président.
Thursday, February 26, 2015
Le jeudi 26 février 2015
Green Communities Canada, Canada Walks:
Green Communities Canada, Canada Walks :
Clifford Maynes, Executive Director.
YMCA Canada:
Clifford Maynes, directeur exécutif.
YMCA Canada :
Scott Haldane, President and CEO;
Scott Haldane, président-directeur général;
Jennie Petersen, General Manager, Wellness Program, YMCA
Calgary.
Jennie Petersen, directrice générale, Programme de bien-être,
YMCA Calgary.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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