Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14-15

Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14-15
Second Session
Forty-first Parliament, 2013-14-15
Deuxième session de la
quarante et unième législature, 2013-2014-2015
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
Social Affairs,
Science and
Technology
Affaires sociales,
des sciences et de
la technologie
Chair:
The Honourable KELVIN KENNETH OGILVIE
Président :
L’honorable KELVIN KENNETH OGILVIE
Wednesday, May 13, 2015
Thursday, May 14, 2015
Le mercredi 13 mai 2015
Le jeudi 14 mai 2015
Issue No. 34
Fascicule nº 34
Fourteenth and fifteenth meetings:
Quatorzième et quinzième réunions :
Examine and report on the increasing
incidence of obesity in Canada: causes,
consequences and the way forward
Examiner, pour en faire rapport, l’incidence
croissante de l’obésité au Canada : ses causes,
ses conséquences et les solutions d’avenir
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
52135-52141
STANDING SENATE COMMITTEE ON SOCIAL AFFAIRS,
SCIENCE AND TECHNOLOGY
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DES AFFAIRES
SOCIALES, DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
The Honourable Kelvin Kenneth Ogilvie, Chair
Président : L’honorable Kelvin Kenneth Ogilvie
The Honourable Art Eggleton, P.C., Deputy Chair
Vice-président : L’honorable Art Eggleton, C.P.
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Beyak
* Carignan, P.C.
(or Martin)
Cordy
* Cowan
(or Fraser)
Enverga
Merchant
Nancy Ruth
Patterson
Raine
Seidman
Wallace
Beyak
* Carignan, C.P.
(ou Martin)
Cordy
* Cowan
(ou Fraser)
Enverga
Merchant
Nancy Ruth
Patterson
Raine
Seidman
Wallace
*Ex officio members
* Membres d’office
(Quorum 4)
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Cordy replaced the Honourable Senator
Chaput (May 13, 2015).
L’honorable sénatrice Cordy a remplacé l’honorable sénatrice
Chaput (le 13 mai 2015).
The Honourable Senator Beyak replaced the Honourable Senator
Lang (May 13, 2015).
L’honorable sénatrice Beyak a remplacé l’honorable sénateur
Lang (le 13 mai 2015).
The Honourable Senator Lang replaced the Honourable Senator
Stewart Olsen (May 13, 2015).
L’honorable sénateur Lang a remplacé l’honorable sénatrice
Stewart Olsen (le 13 mai 2015).
The Honourable Senator Patterson replaced the Honourable
Senator Frum (May 13, 2015).
L’honorable sénateur Patterson a remplacé l’honorable sénatrice
Frum (le 13 mai 2015).
The Honourable Senator Frum replaced the Honourable Senator
Unger (May 13, 2015).
L’honorable sénatrice Frum a remplacé l’honorable sénatrice
Unger (le 13 mai 2015).
The Honourable Senator Wallace replaced the Honourable
Senator Tannas (May 13, 2015).
L’honorable sénateur Wallace a remplacé l’honorable sénateur
Tannas (le 13 mai 2015).
The Honourable Senator Tannas replaced the Honourable
Senator Wallace (May 12, 2015).
L’honorable sénateur Tannas a remplacé l’honorable sénateur
Wallace (le 12 mai 2015).
The Honourable Senator Unger replaced the Honourable Senator
Frum (May 12, 2015).
L’honorable sénatrice Unger a remplacé l’honorable sénatrice
Frum (le 12 mai 2015).
The Honourable Senator Enverga replaced the Honourable
Senator Ngo (May 7, 2015).
L’honorable sénateur Enverga a remplacé l’honorable sénateur
Ngo (le 7 mai 2015).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Wednesday, May 13, 2015
(74)
OTTAWA, le mercredi 13 mai 2015
(74)
[English]
34:3
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology met this day at 4:15 p.m., in room 2, Victoria
Building, the chair, the Honourable Kelvin Kenneth Ogilvie,
presiding.
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 16 h 15, dans
la pièce 2 de l’édifice Victoria, sous la présidence de l’honorable
Kelvin Kenneth Ogilvie (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Chaput, Eggleton, P.C., Enverga, Nancy Ruth, Ogilvie, Raine,
Seidman, Tannas and Unger (9).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Chaput, Eggleton, C.P., Enverga, Nancy Ruth, Ogilvie, Raine,
Seidman, Tannas et Unger (9).
Also present: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, February 26, 2014, the committee continued its
study on on the increasing incidence of obesity in Canada: causes,
consequences and the way forward. (For complete text of the order
of reference, see proceedings of the committee, Issue No. 22.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le
mercredi 26 février 2014, le comité poursuit son étude sur
l’incidence croissante de l’obésité au Canada : ses causes, ses
conséquences et les solutions d’avenir. (Le texte intégral de l’ordre
de renvoi figure au fascicule no 22 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Heart and Stroke Foundation of Canada:
Fondation des maladies du cœur du Canda :
Manuel Arango, Director, Health Policy.
Canadian Diabetes Association:
Dr. Jan Hux, Chief Science Officer.
Canadian Cancer Society:
Manuel Arango, directeur, Politique de la santé.
Association canadienne du diabète :
Dre Jan Hux, conseillère scientifique principale.
Société canadienne du cancer :
Joelle Walker, Senior Manager, Public and International
Affairs.
Joelle Walker, gestionnaire principale, Affaires publiques et
internationales.
Mr. Arango, Dr. Hux and Ms. Walker each made a statement
and answered questions.
M. Arango, Dre Hux et Mme Walker font chacun une
déclaration, puis répondent aux questions.
At 5:48 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 17 h 48, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Thursday, May 14, 2015
(75)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le jeudi 14 mai 2015
(75)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology met this day at 10:29 a.m., in room 2, Victoria
Building, the chair, the Honourable Kelvin Kenneth Ogilvie,
presiding.
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 10 h 29, dans
la pièce 2 de l’édifice Victoria, sous la présidence de l’honorable
Kelvin Kenneth Ogilvie (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Beyak, Cordy, Eggleton, P.C., Enverga, Nancy Ruth, Ogilvie,
Patterson, Raine, Seidman and Wallace (10).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Beyak,
Cordy, Eggleton, C.P., Enverga, Nancy Ruth, Ogilvie, Patterson,
Raine, Seidman et Wallace (10).
Also present: The official reporters of the Senate.
Également présents : les sténographes officiels du Sénat.
34:4
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, February 26, 2014, the committee continued its
examination and report on the increasing incidence of obesity in
Canada: causes, consequences and the way forward. (For
complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 22.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le
mercredi 26 février 2014, le comité poursuit son étude sur
l’incidence croissante de l’obésité au Canada : ses causes, ses
conséquences et les solutions d’avenir. (Le texte intégral de l’ordre
de renvoi figure au fascicule no 22 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Healthy Active Living and Obesity Research Group - CHEO
Research Institute:
Recherche sur les saines habitudes de vie et l’obésité - Institut de
recherche du CHEO :
Mark Tremblay, Director.
Mark Tremblay, directeur.
Canadian Fitness and Lifestyle Research Institute:
Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le
mode de vie :
Dr. Christine Cameron, President.
Dre Christine Cameron, présidente.
The chair made a statement.
Le président fait une déclaration.
Mr. Tremblay and Dr. Cameron each made a statement and
answered questions.
M. Tremblay et la Dre Cameron font chacun une déclaration,
puis répondent aux questions.
At 11:51 a.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 11 h 51, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Jessica Richardson
Clerk of the Committee
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:5
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Wednesday, May 13, 2015
OTTAWA, le mercredi 13 mai 2015
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology met this day at 4:15 p.m. to continue its study on the
increasing incidence of obesity in Canada: causes, consequences
and the way forward.
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 16 h 15, pour
poursuivre son étude de l’incidence croissante de l’obésité au
Canada : ses causes, ses conséquences et les solutions d’avenir.
Senator Kelvin Kenneth Ogilvie (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Welcome to the Standing Senate Committee on
Social Affairs, Science and Technology.
[English]
Le sénateur Kelvin Kenneth Ogilvie (président) occupe le
fauteuil.
[Français]
Le président : Je vous souhaite la bienvenue au Comité
sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la
technologie.
[Traduction]
I am Kelvin Ogilvie from Nova Scotia, chair of the committee.
I will invite my colleagues to introduce themselves, starting on my
left.
Mon nom est Kelvin Ogilvie, de la Nouvelle-Écosse, et je suis le
président du comité. J’invite mes collègues à se présenter, à
commencer par ma gauche.
Senator Eggleton: Art Eggleton from Toronto. I’m deputy
chair of the committee.
Le sénateur Eggleton : Art Eggleton, de Toronto. Je suis le viceprésident du comité.
Senator Raine: Nancy Greene Raine from B.C.
Senator Enverga: Tobias Enverga from Ontario.
La sénatrice Raine : Nancy Greene Raine, de la ColombieBritannique.
Le sénateur Enverga : Tobias Enverga, de l’Ontario.
Senator Seidman: Judith Seidman from Montreal, Quebec.
La sénatrice Seidman : Judith Seidman, de Montréal, au
Québec.
The Chair: Thank you, colleagues. I remind you that we are
continuing our study. We were directed to examine and report on
the increasing incidence of obesity in Canada, causes,
consequences and the way forward.
Le président : Merci, mesdames et messieurs. Je vous rappelle
que nous poursuivons notre étude. On nous a demandé
d’examiner, pour en faire rapport, l’incidence croissante de
l’obésité au Canada : ses causes, ses conséquences et les
solutions d’avenir.
I am delighted that we have three organizations represented
today. I will welcome them in the order that they are listed on the
agenda, since there was no battle as to who will go first or last.
Je me réjouis que nous ayons les représentants de trois
organisations aujourd’hui. Je vais leur souhaiter la bienvenue en
fonction de l’ordre dans lequel ils sont énumérés à l’ordre du jour,
puisque personne n’a insisté pour parler en premier ou en dernier.
In that event, I will invite Manuel Arango, Director, Health
Policy, Heart and Stroke Foundation of Canada to start, please.
Je vais donc inviter Manuel Arango, directeur, Politique de la
santé, Fondation des maladies du cœur du Canada à commencer.
Manuel Arango, Director, Health Policy, Heart and Stroke
Foundation of Canada: Mr. Chair and committee members, on
behalf of the Heart and Stroke Foundation of Canada, I would
like to thank you for the opportunity to appear before you today
to discuss our perspectives on obesity in Canada.
Manuel Arango, directeur, Politique de la santé, Fondation des
maladies du cœur du Canada : Monsieur le président, mesdames et
messieurs les membres du comité, au nom de la Fondation des
maladies du cœur du Canada, je vous remercie de m’avoir donné
l’occasion de venir vous faire part de nos perspectives sur l’obésité
au Canada.
First and foremost, I would like to express our gratitude to
Parliament for a number of initiatives and commitments that will
help reduce the impact of obesity as a risk factor for heart disease
and stroke in Canada. This includes the Budget 2015 investment
in public transportation. This will help improve physical activity
among Canadians. The reason for this is that commuters, on
Premièrement, je tiens à exprimer ma gratitude au Parlement
concernant les initiatives et engagements pris qui contribueront à
réduire les effets de l’obésité en tant que facteur de risque des
maladies du cœur au Canada. Il y a entre autres l’investissement
dans le transport public qui est prévu dans le budget 2015. Cela va
contribuer à faire augmenter l’activité physique chez les
34:6
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
average, walk and/or cycle 30 minutes to and from transit stops/
stations. So investments in public transit help with physical
activity.
Canadiens. En effet, les usagers des transports en commun vont
en moyenne pédaler ou marcher 30 minutes pour se rendre aux
arrêts ou stations et pour en revenir. L’investissement dans le
transport public contribue donc à l’activité physique.
As well, there have been consultations on the nutrition facts
table that Health Canada has been undertaking. We provided
input on that and we hope that a new proposal will come out soon
in that respect. That will be very helpful.
Santé Canada a aussi entrepris des consultations sur les
tableaux de valeurs nutritives. Nous avons contribué à cela et
nous espérons pour bientôt une nouvelle proposition. Cela sera
très utile.
Finally, there is the improvement in the Children’s Fitness Tax
Credit, in particular by making it refundable. That will help with
accessibility for lower income Canadians to have access to this
credit.
Enfin, on améliore le crédit d’impôt pour la condition physique
des enfants pour le rendre remboursable. Cela aidera les
Canadiens à faible revenu à avoir accès à ce crédit.
Obesity shortens lifespan, reduces quality of life and limits
productivity. At present, approximately six in ten Canadians are
either overweight or obese. It has become problematic amongst
children, showing up at younger ages and tripling within the last
generation. The issue with obesity is that when it begins in
childhood, it typically tracks into adulthood. It is important to
address it early on.
L’obésité diminue l’espérance de vie, réduit la qualité de vie et
restreint la productivité. En ce moment, 6 Canadiens sur 10 font
de l’embonpoint ou sont obèses. L’obésité est devenue
problématique chez les enfants, car elle apparaît tôt dans leur
vie et a triplé en une génération. Le problème, avec l’obésité, c’est
que quand elle apparaît pendant l’enfance, elle demeure
généralement à l’âge adulte. Il est important de s’y attaquer tôt.
This issue is a societal one that requires truly a coordinated and
comprehensive governmental response. Obesity is not simply an
individual issue that involves simply lack of will power or lack of
knowledge. It is much more than that. It requires interventions at
all levels of society, from institution to community, to all levels of
government. It is widely recognized that obesity prevention and
management require much more than just education. We know
that there are population level interventions that truly work. This
is the lesson we have learned from tobacco control.
Il s’agit d’un problème de société qui exige une réaction
gouvernementale coordonnée et complète. L’obésité n’est pas
qu’un problème individuel causé par le manque de volonté ou de
connaissances. C’est beaucoup plus que cela. Il faut intervenir
partout dans la société, à l’échelle des institutions et des
communautés, et à tous les paliers gouvernementaux. On
reconnaît très généralement qu’il faut bien plus que la seule
éducation pour prévenir et gérer l’obésité. Nous savons que
certaines interventions à l’échelle de la population fonctionnent
véritablement. C’est la leçon que nous avons tirée de la lutte
antitabac.
We need to make systemic change and change the
environments in which we live so that we will enable Canadians
to live healthy lives. This approach is not only essential to ensure
a healthy and productive population but is of paramount
importance to preserving precious health care resources.
Nous devons apporter des changements systémiques et
modifier nos milieux de vie de manière à permettre aux
Canadiens de vivre sainement. Non seulement cette démarche
est essentielle pour que la population soit en santé et productive,
mais elle est aussi primordiale pour la préservation des ressources
précieuses en matière de soins de santé.
Today I will offer you several areas of opportunity for your
consideration.
Aujourd’hui, je vais vous proposer diverses possibilités à
envisager.
The first relates to physical activity and, in particular, active
transportation. We live in a world where convenience has become
the norm. This impacts both the food we eat and the way we
spend our time. For most Canadians, both young and old,
sedentary behaviour accounts for a large portion of our day.
Many of us sit at offices and desks all day or we unwind in front
of a TV or computer. We drive sometimes short distances
compared to the past or we take the elevator because it is the
norm. We are much more sedentary than in previous years.
However, increasing our activity levels doesn’t need to be as
complicated as joining a gym or participating in a team sport. We
can simply change the way we get around.
La première est liée à l’activité physique et en particulier au
transport actif. Nous vivons dans un monde où la commodité est
devenue la norme. Cela produit des effets aussi bien sur ce que
nous mangeons que sur la façon dont nous utilisons notre temps.
Pour la plupart des Canadiens, jeunes et vieux, la sédentarité
caractérise une grande partie de nos journées. Nous sommes
nombreux à passer la journée assis à un bureau ou à nous
détendre devant la télé ou l’ordinateur. Nous prenons la voiture
parfois pour parcourir de courtes distances, par rapport au passé,
et nous prenons l’ascenseur parce que c’est la norme. Nous
sommes beaucoup plus sédentaires qu’avant. Cependant, bouger
davantage n’a pas à être compliqué comme d’adhérer à un gym ou
de participer à un sport d’équipe. Nous pouvons simplement
changer notre façon de nous déplacer.
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:7
Almost all Canadians can improve physical activity rates
through active transportation — that is, using human power to
get from point A to point B. This includes walking, biking,
skating, wheeling, running and taking public transit, as I
indicated earlier. In order to facilitate this, we need healthpromoting infrastructure such as sidewalks, cycling lanes,
et cetera. We don’t have sufficient and adequate health
promoting active transportation infrastructure in Canada. We
need more investment in this area.
Presque tous les Canadiens peuvent faire plus d’activité
physique grâce au transport actif — c’est-à-dire le recours à
l’énergie humaine pour se rendre du point A au point B. Cela
comprend la marche, le vélo, la planche à roulettes, la course à
pied et le transport en commun, comme je l’ai dit précédemment.
Pour faciliter cela, il nous faut une infrastructure qui favorise la
santé, comme des trottoirs, des pistes cyclables, et cetera. Au
Canada, l’infrastructure de transport actif favorisant la santé n’est
ni suffisante ni adéquate. Il faut investir davantage dans ce
domaine.
Research demonstrates that those who live near infrastructure
which supports active transportation are more likely to be
physically active. Also, countries with higher rates of active
transportation have lower rates of obesity. This is why the Heart
and Stroke Foundation of Canada has been working with the
Federal Active Transportation Coalition, which involves a
number of groups, including the Canadian Automobile
Association, the Canadian Urban Transit Association. The
Canadian Cancer Society has also been involved, and many
others. We have been calling on the federal government to invest
$250 million over three years in active transportation
infrastructure.
Les recherches ont démontré que ceux qui vivent près
d’éléments d’infrastructure favorisant le transport actif sont plus
vraisemblablement actifs. De plus, c’est dans les pays où il y a plus
de transport actif qu’il y a moins d’obésité. C’est la raison pour
laquelle la Fondation des maladies du cœur du Canada travaille
avec la Federal Active Transportation Coalition, laquelle englobe
divers groupes, dont l’Association canadienne des automobilistes
et l’Association canadienne du transport urbain. La Société
canadienne du cancer participe aussi, de même que de nombreuses
autres organisations. Nous demandons depuis un moment au
gouvernement fédéral d’investir 250 millions de dollars sur trois
ans dans l’infrastructure de transport actif.
The second area pertains to nutrition and, in particular,
nutrition labelling. More than ever, Canadians are eating readyto-eat and processed foods. Canadian data on diet from 1938 to
2011 paints a clear picture of troubling eating patterns. There has
been a massive replacement of whole, unprocessed or minimally
processed foods with ready-to-consume and ultra-processed food
products. There has been an increase in processed foods from 29
to 62 per cent of overall consumption over the years I mentioned,
namely 1938 to 2011.
Le deuxième aspect est celui de la nutrition et, en particulier, de
l’étiquetage. Plus que jamais, les Canadiens mangent des mets
prêts-à-manger et des aliments transformés. Les données
canadiennes sur l’alimentation de 1938 à 2011 brossent un
tableau précis d’habitudes alimentaires troublantes. On a
massivement remplacé des aliments entiers non transformés ou
à peine transformés par des produits alimentaires prêts-à-manger
et ultratransformés. La part des aliments transformés est passée
de 29 à 62 p. 100 de la consommation totale au cours de ces
années, soit de 1938 à 2011.
What does this mean for our health? Processed foods are high
in sodium, fat and sugar and are the main contributor to the
obesity epidemic. In fact, poor diet is the leading cause of obesity.
The Heart and Stroke Foundation of Canada recommends that
Canadians eat mainly whole and unprocessed foods and limit the
number of times they eat out or choose convenience foods. This
approach to eating has been recognized as an effective solution to
curb obesity and has been adopted in the new and much heralded
Brazilian food guide. We think Canada should follow a similar
path.
Qu’est-ce que cela signifie pour notre santé? Les aliments
transformés ont une forte teneur en sodium, en gras et en sucre, et
ils sont les principaux responsables de l’épidémie d’obésité. En
réalité, la mauvaise alimentation est la principale cause de
l’obésité. La Fondation des maladies du cœur du Canada
recommande que les Canadiens mangent principalement des
aliments entiers et non transformés et qu’ils limitent le nombre de
fois où ils sortent au restaurant ou choisissent des aliments prêtsà-servir. Cette façon d’aborder l’alimentation a été reconnue
comme étant un moyen efficace d’enrayer l’obésité et a été
adoptée dans le nouveau guide alimentaire brésilien qui a été lancé
avec éclat. Nous pensons que le Canada devrait aller dans le
même sens.
Nutrition labelling can help guide Canadians to pick healthier
choices. Ideally, we need a mandatory front-of-pack or point-ofpurchase nutrition labelling system with a simple logo to help
guide consumers. In addition, we need an improved and easier to
understand nutrition facts table. The Heart and Stroke
Foundation of Canada has certainly been providing feedback in
the consultations that Health Canada has been holding with
respect to the nutrition facts table.
L’étiquetage nutritionnel peut aider les Canadiens à choisir des
aliments plus sains. Idéalement, il nous faut un système
d’étiquetage sur le devant de l’emballage ou au point de vente
comportant un logo simple afin de guider les consommateurs. De
plus, il nous faut un tableau de la valeur nutritive amélioré et plus
facile à comprendre. La Fondation des maladies du cœur du
Canada participe aux consultations que Santé Canada tient
concernant le tableau de la valeur nutritive.
34:8
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
This leads me to my third area, sugar. There is mounting
evidence linking excess consumption of sugar to adverse health
outcomes, including obesity. The Heart and Stroke Foundation
recently put out a position statement on sugar and recommended
thresholds for added and free sugars. This aligns with the World
Health Organization recommendations. We believe that the
nutrition facts table revisions coming out soon are a good
opportunity to address the issue of added and free sugars.
Cela m’amène au troisième aspect : le sucre. De plus en plus de
données probantes associent la consommation excessive de sucre
à divers effets néfastes sur la santé, notamment l’obésité. La
Fondation des maladies du cœur a récemment émis un énoncé de
position sur le sucre et la consommation maximale recommandée
de sucres ajoutés ou libres. Cela correspond aux
recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. Nous
croyons que la modification prochaine du tableau de la valeur
nutritive offre une excellente occasion d’aborder le problème des
sucres ajoutés ou libres.
In particular, we’re quite concerned and feel that Canada needs
to address sugary drinks which are the single largest source of
sugar in our diet. Experts point to sugary drinks as a leading
driver of obesity. These drinks mostly have no nutritional value,
or very little, and only health risks when overconsumed. In fact,
an adolescent would have to run for 50 minutes or walk 5 miles to
burn off the calories found in a 20-ounce bottle of pop, sports
drink or fruit juice.
Nous nous préoccupons en particulier des boissons sucrées —
la source de sucre la plus importante de notre régime alimentaire
— et nous estimons que le Canada doit s’attaquer à ce problème.
Selon les experts, les boissons sucrées sont la principale cause de
l’obésité. Ces boissons n’ont essentiellement aucune valeur
nutritive, ou n’en ont que très peu, et ne peuvent que comporter
des risques pour la santé quand on en fait une consommation
excessive. En fait, un adolescent devrait courir 50 minutes ou
marcher 8 kilomètres pour brûler les calories d’une bouteille de
500 ml de boisson gazeuse, de boisson énergisante ou de jus de
fruits.
The Heart and Stroke Foundation of Canada recommends
that the government not only educate Canadians about the
adverse health effects of sugary drinks but also create supportive
environments to reduce consumption. We suggest using economic
options like a manufacturer’s levy on sugary drinks. The revenue
from this levy could be used to make healthy eating more
affordable by subsidizing fruits and vegetables and/or funding a
universal healthy lunch program for students.
La Fondation des maladies du cœur du Canada recommande
au gouvernement de renseigner les Canadiens sur les effets
néfastes des boissons sucrées pour la santé, mais aussi de créer des
environnements favorisant la diminution de leur consommation.
Nous suggérons le recours à des options d’ordre économique
comme une taxe du fabricant sur les boissons sucrées. Les recettes
d’une telle taxe pourraient servir à rendre la saine alimentation
plus abordable par la subvention des fruits et légumes ou le
financement d’un programme universel de repas du midi sains
pour les élèves.
On a related note, agricultural policies have great potential to
improve eating habits and reduce obesity. Higher levels of fruit
and vegetable consumption are associated with lower obesity
rates, yet consumption in Canada of fruits and vegetables is quite
low. Improving affordability of fresh produce can be achieved
through federal and provincial subsidies of local producers. In
particular, improving affordability, access and availability are of
paramount importance in rural and remote northern regions. We
need dedicated strategies to overcome barriers to healthy eating
and food security in these areas. I think my colleague from the
Canadian Diabetes Association will elaborate on this more.
À cet effet, les politiques agricoles pourraient contribuer à
l’amélioration des habitudes alimentaires et à la réduction de
l’obésité. La consommation accrue de fruits et de légumes est liée
à de faibles taux d’obésité, mais la consommation de fruits et
légumes au Canada est très faible. Il est possible de rendre les
fruits et légumes frais plus abordables au moyen de subventions
fédérales et provinciales aux producteurs locaux. Il est
particulièrement important de rendre ces aliments plus
abordables, accessibles et disponibles dans les régions rurales et
nordiques éloignées. Il faut des stratégies particulières qui
permettent de surmonter les obstacles à la bonne alimentation
et à la sécurité alimentaire dans ces régions. Je pense que ma
collègue de l’Association canadienne du diabète va vous en dire
davantage à ce sujet.
Lastly, we know we can influence eating habits from the start
by restricting the commercial marketing of food and beverages to
kids. Marketing to kids is associated with food preferences and
choices, including higher intake of fast foods, and is linked closely
with obesity. Regulations around marketing to kids are
considered to be the most cost-effective option to prevent
Enfin, nous savons que nous pouvons avoir une influence sur
les habitudes alimentaires dès le début en restreignant le
marketing des aliments et des boissons s’adressant aux enfants.
Le marketing axé sur les enfants a une incidence sur les
préférences et les choix alimentaires, y compris la
consommation accrue d’aliments de restauration rapide, et cela
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:9
childhood obesity. The Heart and Stroke Foundation of Canada
urges the government to protect the health of Canadians through
this approach.
est étroitement lié à l’obésité. On estime que la réglementation du
marketing visant les enfants est la solution la plus rentable pour
prévenir l’obésité chez les enfants. La Fondation des maladies du
cœur du Canada presse le gouvernement de recourir à cette
solution pour protéger la santé des Canadiens.
In conclusion, we know that no one intervention will solve the
obesity epidemic in Canada. We need a multi-pronged approach
to do this, one that really involves policy solutions at all levels of
society. Canadians deserve support from the government that will
allow the healthy choice to be the easy choice.
En conclusion, nous savons qu’il n’existe pas de solution
unique à l’épidémie d’obésité au Canada. Il nous faut une
approche à volets multiples qui comporte véritablement des
solutions d’ordre politique dans toutes les couches de la société.
Les Canadiens méritent que le gouvernement les soutienne en
veillant à ce que le choix santé soit le choix facile.
Thank you very much.
Merci beaucoup.
The Chair: Thank you.
Le président : Merci.
I will now turn to Dr. Jan Hux, Chief Science Officer for the
Canadian Diabetes Association.
Je vais maintenant donner la parole à Dre Jan Hux, conseillère
scientifique principale de l’Association canadienne du diabète.
Dr. Jan Hux, Chief Science Officer, Canadian Diabetes
Association: Good afternoon honourable committee members.
Thank you for the opportunity to speak with you today about a
vital matter that impacts all of us — the alarming increase in
obesity in Canada.
Dre Jan Hux, conseillère scientifique principale, Association
canadienne du diabète : Bonjour, mesdames et messieurs les
membres du comité. Je vous remercie de me donner la
possibilité d’aborder avec vous un sujet crucial qui nous
concerne tous — l’augmentation alarmante de l’obésité au
Canada.
As mentioned, I am the Chief Science Officer at the Canadian
Diabetes Association. I speak to you in that capacity because
being overweight or obese is a major risk factor for Type 2
diabetes, a disease that is imposing a large and growing burden on
Canadian society. Currently, more than 3 million Canadians have
been diagnosed with Type 2 diabetes and in the next hour 20 more
will be diagnosed. Accordingly, the increasing percentage of our
population that is overweight or obese is a major concern for us.
Let meet explain further.
Comme on l’a dit, je suis la conseillère scientifique principale
de l’Association canadienne du diabète. Je m’adresse à vous à ce
titre, car le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque
majeurs du diabète de type 2, une maladie qui impose un fardeau
à la fois lourd et croissant à la société canadienne. À l’heure
actuelle, plus de trois millions de Canadiens ont reçu un
diagnostic de diabète de type 2, et dans l’heure qui vient, 20
personnes s’ajouteront à cela. Par conséquent, la proportion
croissante de personnes en surpoids ou obèses au sein de notre
population nous inquiète énormément. Laissez-moi vous
expliquer pourquoi.
Diabetes is a challenging disease to manage and the effort to do
so is aimed at the short-term control of blood sugar levels. That
effort is essential, but regardless of how well you do that, diabetes
puts you at risk for complications which cannot be reversed.
Diabetes sends thousands of Canadians to hospital emergency
departments every single day for heart attacks, strokes, kidney
failure, amputation and blindness. Because of these and other
complications, people living with diabetes can expect to live 5 to
15 years less than someone without diabetes. People with diabetes
don’t die of diabetes; they die of its complications.
Le diabète est une maladie difficile à prendre en charge, et les
efforts qui sont déployés pour le gérer portent sur le contrôle à
court terme de la glycémie. Il est essentiel de le faire, mais même si
vous le faites bien, les complications du diabète vous guettent et
sont irréversibles. Chaque jour, des milliers de Canadiens atteints
de diabète doivent se rendre au service des urgences d’un hôpital
en raison de complications comme une crise cardiaque, un
accident vasculaire cérébral, une insuffisance rénale, l’amputation
d’un membre ou la cécité. En raison de ces complications et
d’autres complications, les personnes atteintes de diabète peuvent
s’attendre à vivre 5 à 15 ans de moins que les personnes non
atteintes. Les personnes diabétiques ne décèdent pas à cause du
diabète proprement dit, mais en raison de ses complications.
We know that obesity is a major risk factor to Type 2 diabetes
and, in turn, that growing rates of obesity are an important driver
of the diabetes epidemic. Reducing the rate of obesity is critical
for the health of Canadians and for the sustainability of health
care system.
Nous savons que l’obésité est un facteur de risque majeur du
diabète de type 2 et que les taux croissants d’obésité sont une des
causes importantes de l’épidémie de diabète. Il faut absolument
réduire le taux d’obésité dans l’intérêt de la santé des Canadiens et
de la viabilité du système de santé.
34:10
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
Certainly, Canada’s obesity problem is complex. Many people
are tempted to oversimplify it, to ‘‘eat less, move more.’’ The
reality is that we need solutions that meaningfully address the
complexity of the problem. Any solution set needs to recognize
not only that individuals but also governments have roles to play.
Just as the success we have achieved in reducing smoking rates
slows, governments can act in ways that help us make healthy
choices.
Le problème de l’obésité au Canada est incontestablement
complexe. De nombreuses personnes ont tendance à trop
simplifier les solutions en déclarant qu’il suffit de « manger
moins et de bouger plus ». En réalité, il nous faut des solutions
qui tiennent compte valablement de la complexité du problème.
Toutes les solutions doivent reconnaître qu’il n’y a pas que les
personnes qui ont un rôle à jouer, mais aussi les gouvernements.
Comme ils l’ont fait pour réduire les taux de tabagisme, les
gouvernements peuvent prendre des mesures qui nous aident à
faire des choix plus sains.
Now let’s look around us. As we experience every day, the
world we live in encourages us to gain weight. The two most
obvious factors are the calorie-rich food we consume and our
increasingly sedentary lifestyle. I will focus my comments and
recommendations on promoting better food choices.
Commençons par regarder autour de nous. Comme nous le
constatons chaque jour, nous vivons dans un monde qui nous
encourage à prendre du poids. Les deux facteurs les plus évidents
sont les aliments riches en calories que nous mangeons et notre
mode de vie de plus en plus sédentaire. Mes commentaires et mes
recommandations porteront sur la promotion de meilleurs choix
alimentaires.
My first recommendation is to help Canadians reduce their
intake of sugar-sweetened beverages through taxation and
awareness. The evidence here is clear: Consumption of sugarsweetened beverages is connected to obesity and Type 2 diabetes.
People who consume more than one sugar-sweetened beverage or
fruit juice serving a day have a higher risk of developing diabetes.
A 2004 study showed that women who consumed two or three
sugar-sweetened beverages per day had a 32 per cent greater risk
of developing Type 2 diabetes compared to women who
consumed less than one such beverage per month.
Ma première recommandation est d’aider les Canadiens à
réduire leur consommation de boissons sucrées en augmentant les
taxes et la sensibilisation. Les preuves sont manifestes : la
consommation de boissons sucrées est liée à l’obésité et au
diabète de type 2. Les personnes qui consomment plus d’une
portion de boisson sucrée ou de jus de fruits par jour courent plus
de risques de développer le diabète. Selon une étude réalisée en
2004, le risque de développer un diabète de type 2 est 32 p. 100
plus élevé chez les femmes qui consomment deux à trois boissons
sucrées par jour que chez celles qui consomment moins d’une
boisson sucrée par mois.
Taxes are a way the federal government can influence
consumption. Several studies show that beverage consumption
is price sensitive. These studies estimate that a 10 per cent
increase in beverage price reduces overall consumption by
approximately 8 per cent. Revenues generated from such
taxation can be invested in obesity prevention programs.
Le gouvernement fédéral peut influer sur la consommation en
augmentant les taxes. Selon les estimations de plusieurs études
montrant que la consommation de boissons évolue selon les prix,
une augmentation de 10 p. 100 du prix des boissons permet de
réduire la consommation globale d’environ 8 p. 100. Les recettes
générées peuvent être investies dans des programmes de
prévention de l’obésité.
On the awareness front, the Drop the Pop program from the
Governments of the Northwest Territories, Yukon and Nunavut
is an encouraging example. The idea is that the schools encourage
students to drink water instead of pop. The program is off to a
good start and we are following it closely to look at ways to
support it. We hope that you, as federal representatives with
particular responsibility for our northern territories and
Aboriginal Canadians, will support it as well.
Sur le plan de la sensibilisation, le programme « Non aux
boissons gazeuses » des gouvernements des Territoires du NordOuest, du Yukon et du Nunavut constitue un exemple
encourageant. Dans le cadre de ce programme, les écoles
encouragent les élèves à remplacer les boissons gazeuses par de
l’eau. Les débuts du programme sont prometteurs. Nous suivons
de près son évolution et réfléchissons à des stratégies de soutien.
Nous espérons que vous appuierez également ce programme en
tant que représentants fédéraux ayant une responsabilité
particulière à l’égard de nos territoires du Nord et des
Autochtones canadiens.
The second recommendation is to offer ethical and accurate
nutrition information to Canadians. We want to achieve two
things: restrict marketing to children and, like our friends at the
Heart and Stroke Foundation of Canada, have clearer nutrition
labels.
La deuxième recommandation est de fournir des
renseignements éthiques et précis sur la nutrition aux
Canadiens. Nous visons deux objectifs : restreindre le marketing
visant les enfants et, comme nos amis de la Fondation des
maladies du cœur du Canada, clarifier l’étiquetage nutritionnel.
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:11
Current voluntary restrictions on advertising are not effective
enough. It’s time to be serious about protecting our children.
Junk food ads are everywhere — on TV, at the movies, video
games, toys and children’s events. As a society, we are responsible
for protecting our children, who may not yet be able to critically
interpret and understand advertising information and its intent.
Les restrictions volontaires actuelles sur la publicité ne sont pas
assez efficaces. Il est temps de prendre des mesures sérieuses pour
protéger nos enfants. Les publicités de malbouffe sont partout —
à la télévision et au cinéma, dans les jeux vidéo, sur les jouets et
dans le cadre d’activités pour enfants. En tant que société, il nous
incombe de protéger les enfants qui ne sont pas encore en mesure
d’interpréter de façon critique et de comprendre l’information
publicitaire et sa finalité.
The CDA recommends an expansion of Quebec’s Consumer
Protection Act, in place since 1980. It prohibits all commercial
advertising directed at children under 13 years of age.
L’ACD recommande d’adopter à grande échelle les
dispositions de la Loi sur la protection du consommateur du
Québec, qui est en vigueur depuis 1980. Cette loi interdit toutes les
publicités commerciales qui sont destinées aux enfants de moins
de 13 ans.
It is worth noting that the House of Commons Standing
Committee on Health recommended that the federal government
assess the effectiveness of self-regulation as well as the
effectiveness of prohibition in the province of Quebec, in
Sweden and in other jurisdictions; to report on the outcomes of
these reviews within one year; to explore methods of regulating
and advertising to children on the Internet; and to collaborate
with the media industry, consumer organizations, academics and
other stakeholders as appropriate. That was eight years ago. We
still need leadership in this area.
Il convient de noter que le Comité permanent de la santé de la
Chambre des communes a recommandé que le gouvernement
fédéral évalue l’efficacité de l’autoréglementation ainsi que celle
de l’interdiction relative à la publicité au Québec, en Suède et dans
d’autres compétences; qu’il fasse rapport sur les résultats de ces
examens dans un délai d’un an; qu’il examine les modes de
réglementer la cyberpublicité destinée aux enfants; et qu’il
collabore au besoin avec l’industrie des médias, des organismes
de défense des consommateurs, des universitaires et d’autres
intervenants. C’était il y a huit ans. Nous avons toujours besoin
de leadership dans ce domaine.
Also dealing with the question of nutrition information is the
need for better labels that include the total amount of sugar in a
product, both natural and added.
Toujours sur le sujet de l’information nutritionnelle, il faut
améliorer l’étiquetage nutritionnel afin d’indiquer la quantité
totale de sucre naturel et ajouté dans un produit.
The third recommendation is to reduce food insecurity and
promote healthy eating in vulnerable populations. Food
insecurity and obesity are strongly linked to low income. Less
healthy foods tend to be less expensive. Therefore, people with
lower income face limited access to affordable, high-quality food
to stay healthy and avoid obesity.
La troisième recommandation est de réduire l’insécurité
alimentaire et promouvoir la saine alimentation dans les
populations vulnérables. L’insécurité alimentaire et l’obésité
sont fortement liées au faible revenu. Les aliments moins sains
sont généralement moins chers. En conséquence, les personnes à
faible revenu ont un accès limité à des aliments abordables et de
grande qualité pour rester en bonne santé et éviter de devenir
obèses.
However, a successful program that guides healthy eating is the
Canadian Diabetes Association’s Food Skills for Families
Program in British Columbia. It targets low income, new
immigrant, Aboriginal and seniors populations. It educates
participants about how to eat well by creating easy meals using
fresh, whole ingredients and by learning how to read food labels.
Expanding this program across the country, especially in
Aboriginal populations, would promote economical and healthy
eating.
Toutefois, en Colombie-Britannique, le programme « Food
Skills for Families », ou compétences alimentaires pour les
familles de l’Association canadienne du diabète contribue
efficacement à la promotion de la saine alimentation. Ce
programme vise les personnes à faible revenu, les nouveaux
immigrants, les Autochtones et les personnes âgées. Il explique
aux participants comment bien se nourrir en préparant des repas
faciles à partir d’ingrédients frais et entiers, ainsi qu’en apprenant
à lire les étiquettes nutritionnelles. Élargir ce programme à
l’ensemble du pays, en particulier dans les populations
autochtones, permettrait de promouvoir l’alimentation saine et
économique.
Again, I want to thank you for your interest in this vitally
important topic and for the invitation to speak with you. I look
forward to continuing our conversation and answering your
questions.
Encore une fois, je veux vous remercier de l’intérêt que vous
portez à cet enjeu d’importance vitale et de cette invitation à venir
vous parler. Je suis impatiente de poursuivre notre conversation et
de répondre à vos questions.
The Chair: Thank you very much.
Le président : Merci beaucoup.
34:12
Social Affairs, Science and Technology
I now want to welcome Joelle Walker, Senior Manager, Public
and International Affairs for the Canadian Cancer Society.
Please proceed, Ms. Walker.
[Translation]
Joelle Walker, Senior Manager, Public and International
Affairs, Canadian Cancer Society: I’d like to thank the
committee for the opportunity to appear today. I am going to
give my presentation in English this afternoon but I would be
happy to answer questions in English or French.
[English]
14-5-2015
J’aimerais maintenant accueillir Mme Joelle Walker,
gestionnaire principale des affaires publiques et internationales
à la Société canadienne du cancer.
Madame Walker, nous vous écoutons.
[Français]
Joelle Walker, gestionnaire principale, Affaires publiques et
internationales, Société canadienne du cancer : Je vous remercie de
l’invitation à comparaître devant votre comité. Je vais faire ma
présentation en anglais cet après-midi, mais je pourrai répondre
aux questions en anglais et en français par la suite.
[Traduction]
I am sure that over the course of the hearings you have heard a
great deal about the scope and magnitude of the overweight and
obesity problem in Canada. We know that obesity rates have been
steadily increasing over the past four decades and that for some
groups the problem is particularly acute. I would like to focus my
comments today on the correlation between body weight and
cancer and offer some thoughts on the causes and potential
solutions.
Je suis persuadée que vous avez beaucoup entendu parler au
cours de ces audiences de l’ampleur des problèmes d’embonpoint
et d’obésité au Canada. Nous savons que les taux d’obésité
augmentent de façon constante depuis quatre décennies et que le
problème est particulièrement grave au sein de certains groupes.
Aujourd’hui, je vais me concentrer sur la corrélation qui existe
entre poids et cancer, sur les causes de ce phénomène et sur les
solutions potentielles.
Because I am the third speaker here this afternoon, you will
probably find I am repeating a lot of what my colleagues have
said, but I think that reflects the growing consensus within the
health community that there are a few things that we know will
have impact on obesity rates in Canada.
Comme je suis la troisième à parler cet après-midi, vous allez
probablement trouver que je répète beaucoup de choses que mes
collègues ont déjà dites, mais il faut y voir le signe d’un consensus
grandissant dans le milieu de la santé voulant que certains
facteurs ont bel et bien une incidence sur les taux d’obésité au
Canada.
We all know that tobacco causes lung cancer. However, only
about 30 per cent of Canadians know that there is a link between
being overweight and an increased risk of cancer. It may surprise
you to hear that about a third of all cancers can be prevented by
eating well, being active and maintaining a healthy body weight.
Besides not smoking, having a healthy body weight is the best
thing you can do to protect yourself from cancer.
Nous savons tous que le tabagisme cause le cancer du poumon.
Mais seulement environ 30 p. 100 des Canadiens savent qu’il y a
un lien entre l’embonpoint et le risque d’avoir un cancer. Vous
serez peut-être surpris d’apprendre qu’on peut éviter le tiers des
cancers en mangeant bien, en restant actif et en maintenant un
poids santé. À part ne pas fumer, maintenir un poids santé est la
meilleure chose à faire pour se protéger du cancer.
People who are overweight or obese are at an increased risk of
a number of cancers, including breast, colorectal, esophagus,
gallbladder, kidney, liver, pancreas and uterine. They may be at
increased risk for developing advanced prostate and ovarian
cancer.
Les gens qui font de l’embonpoint ou qui sont obèses risquent
davantage de développer un certain nombre de cancers, dont le
cancer du sein, le cancer colorectal, le cancer de l’œsophage, de la
vésicule biliaire, du rein, du foie, du pancréas et de l’utérus. Ces
personnes sont également plus à risque de se retrouver avec un
diagnostic de cancer avancé de la prostate ou de l’ovaire.
In terms of actual numbers, we estimated in 2007 that
anywhere from roughly 5,000 to 8,000 of all cancer cases in
Canada could be attributed to excess body weight, and research is
producing more evidence every day.
Pour traduire cela en chiffres, on estimait en 2007 qu’environ
5 000 à 8 000 cas de cancer au Canada pouvaient être attribués à
un excès de poids, et les recherches produisent chaque jour de
nouvelles preuves pour appuyer ce lien.
We know that simply knowing the risks associated to being
overweight or obese is not enough to change behaviour. At an
individual level, obesity can be attributed to how much energy
you consume and how much energy you expend. Is it more the
‘‘can’’ than the ‘‘couch’’?
Nous savons que le simple fait de connaître les risques associés
à l’embonpoint ou à l’obésité n’est pas une raison suffisante pour
inciter les gens à modifier leurs comportements. Sur le plan
individuel, l’obésité peut être attribuée à la quantité d’énergie
consommée par rapport à la quantité d’énergie dépensée. Faut-il
consommer moins ou dépenser plus?
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:13
We know that the biggest contributor to obesity is food
consumption. However, what drives increased food consumption
has largely been a shift in our food environment. Unfortunately,
there is no silver bullet — the causes of obesity are complex and
are related to social, economic, psychological, environmental and
political factors.
Nous savons que le facteur premier de l’obésité est la
consommation de nourriture. Toutefois, cette propension à
manger trop a été beaucoup influencée par notre environnement
alimentaire. Malheureusement, il n’y a pas d’explication
universelle — les causes de l’obésité sont complexes et elles sont
liées à des facteurs sociaux, économiques, psychologiques,
environnementaux et politiques.
I am an educated woman and employed. I come from a
privileged background and I work in the health sector. Despite all
this and the fact that I am an expert in the field, I still struggle to
manage my weight and understand the confusing world of
nutrition and making healthy decisions. That is why it is
important to make the healthy decision the easy decision.
Je suis une femme instruite et j’ai un emploi. Je viens d’un
milieu privilégié et je travaille dans le secteur de la santé. Malgré
tout cela — et malgré le fait que je suis une experte dans le
domaine —, je peine encore à contrôler mon poids et à
comprendre le monde déroutant de la nutrition, et j’ai encore de
la difficulté à prendre des décisions saines. Voilà pourquoi il est
important de faire en sorte que la décision santé soit la décision
facile à prendre.
As my colleagues have said, there is no one policy option or
single program that will solve the increased incidence of
overweight and obesity in Canada. The tobacco control field
has underscored this clearly. Although public education is
necessary, it will not have a sufficient impact unless it is
combined with a variety of other measures.
Comme l’ont dit mes collègues, le problème de l’augmentation
de l’embonpoint et de l’obésité au Canada ne se réglera pas grâce
à une politique particulière ou un programme spécial, une
dynamique dont la lutte antitabac a clairement fait la
démonstration. Bien que la sensibilisation du public soit
nécessaire, elle n’aura pas d’impact suffisant à moins d’être
combinée à une variété d’autres mesures.
Today I want to emphasize the role that governments can have
in helping to shape policies that support food preferences. The
federal government specifically can play a strong leadership role
in implementing policies and programs that will have an
important population health impact across the country.
Aujourd’hui, j’aimerais mettre l’accent sur le rôle que les
gouvernements peuvent avoir pour aider à mettre au point des
politiques à l’appui des préférences alimentaires. Le
gouvernement fédéral en particulier peut exercer un leadership
fort pour la mise en œuvre de politiques et de programmes qui
auront une incidence de taille sur la santé de la population à
l’échelle du pays.
We also recognize that governments cannot do it alone. We
need coordinated action across all levels of government and
across a number of different sectors. This is why groups like mine
advocate for a comprehensive approach with policy options that
will help people make healthy decisions.
Nous reconnaissons aussi que les gouvernements ne pourront
pas y arriver seuls. L’action devra être coordonnée entre tous les
ordres de gouvernement et un certain nombre de secteurs. C’est
pour cette raison que des groupes comme le mien préconisent une
approche globale assortie d’options stratégiques pour aider les
gens à prendre de saines décisions.
My colleagues have eloquently spoken to some of the options,
but I would like to highlight five, in particular.
Mes collègues ont parlé de façon éloquente de certaines de ces
options, mais j’aimerais mettre l’accent sur les cinq suivantes.
First, improved nutritional labelling: Currently, almost all
prepackaged food requires to be labelled with a nutrition facts
table that provides important information about the nutrients and
calories in any given amount of food. The table is intended to help
consumers choose products more easily and compare a similar
product to make better food choices, but we also know that the
current format of the nutrition facts table is not sufficient. In
2013, a report from the Conference Board of Canada suggested
that only 38 per cent of Canadians considered themselves to be
very knowledgeable with regard to nutrition literacy. Health
Canada is in the process of revisiting this table. We have provided
feedback on some of the improvements we would like to see, but
we are urging the government to look at more substantial changes
such as front-of-pack labelling to help consumers interpret the
information in the nutrition facts table. It is not a substitute but
something in addition to the nutrition facts table.
Premièrement, l’amélioration de l’étiquetage nutritionnel. À
l’heure actuelle, les emballages de presque toutes les denrées
préemballées doivent arborer un tableau de la valeur nutritive qui
fournit des renseignements importants au sujet des éléments
nutritifs et des calories contenus dans une quantité donnée. Ce
tableau est censé aider les consommateurs à évaluer les produits et
à les comparer avec d’autres produits semblables afin de faire de
meilleurs choix alimentaires. Mais nous savons que le format
actuel de ces tableaux ne donne pas encore suffisamment de
renseignements. Dans un rapport paru en 2013, le Conference
Board du Canada rapportait que seulement 38 p. 100 des
Canadiens considéraient être en mesure de bien comprendre les
renseignements nutritionnels. Santé Canada est en train de
réévaluer ce tableau. Nous avons proposé certaines
améliorations que nous aimerions voir apportées, mais nous
prions instamment le gouvernement d’examiner des modifications
34:14
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
plus importantes, comme un étiquetage au recto de l’emballage
pour aider les consommateurs à interpréter l’information
contenue dans le tableau de la valeur nutritive. L’objectif n’est
pas de remplacer le tableau, mais bien d’offrir un complément
d’information aux renseignements nutritionnels contenus dans le
tableau.
Second, we urge the government to restrict advertising directed
to children. There is growing momentum internationally to
restrict food and beverage advertising to kids. Ireland, South
Korea and the U.K. are a few such countries. We know that
children are particularly susceptible to marketing and advertising,
which is why, through the Chronic Disease Prevention Alliance of
Canada, we support new restrictions on advertising.
Deuxièmement, nous exhortons le gouvernement à restreindre
la publicité destinée aux jeunes. Il y a une tendance grandissante à
l’échelle mondiale pour restreindre la publicité d’aliments et de
boissons destinée aux enfants. L’Irlande, la Corée du Sud et le
Royaume-Uni souscrivent à cette tendance. Lorsqu’il est question
de marketing et de publicité, nous savons que les enfants sont
particulièrement vulnérables. C’est la raison pour laquelle nous
appuyons l’instauration de nouvelles restrictions en matière de
publicité, par l’intermédiaire de l’Alliance pour la prévention des
maladies chroniques au Canada.
Taxation of sugary drinks: Reducing the consumption of sugar
can have a major impact on body weight. More than any other
product, sugary drinks are directly connected to obesity and dietrelated disease. The reality is that sugary drinks are in a class of
their own. They offer virtually no health benefit or nutritional
value. As is the case for tobacco, it’s generally recognized that a
price or tax increase is associated with decreased consumption of
a particular product, which is what we want in this case. This
could be done at point of purchase or at the manufacturer level.
La taxation des boissons sucrées. La réduction de la
consommation de sucre peut avoir un effet considérable sur la
masse corporelle. Or, plus que tout autre produit, les boissons
sucrées sont liées à l’obésité et aux maladies associées au régime
alimentaire. La vérité, c’est que les boissons sucrées sont dans une
classe à part. Elles ne procurent virtuellement aucun avantage sur
le plan de la santé et elles n’ont pratiquement aucune valeur
nutritive. Il est généralement reconnu qu’une augmentation des
prix ou des taxes entraîne une baisse de la consommation des
produits que ces augmentations visent, et le cas du tabac est un
bon exemple de cela. Cette augmentation pourrait se faire aux
points de vente ou à l’échelon du fabricant.
Active transportation: In addition to helping to maintain a
healthy body weight, we know that being physically active can
help decrease, over your lifetime, your risk of certain types of
cancer, specifically colon cancer and breast cancer. There are
different ways to be active, but some studies have shown that the
most effective way of increasing physical activity is to incorporate
small changes into your day-to-day activities, usually through
your commute to work or to school. Things like bike trails,
sidewalks and parks can offer people a safer environment when
they choose active transportation, and many activities in those
settings can be relatively inexpensive, like running or biking.
Le transport actif. En plus d’aider à maintenir un poids santé,
l’activité physique peut, à l’échelle de toute une vie, aider à réduire
les risques de développer certains cancers, notamment le cancer
du côlon et le cancer du sein. Il y a différentes façons d’être actif,
mais certaines études ont montré que le moyen le plus efficace
pour augmenter notre activité physique est d’apporter de petits
changements à nos activités routinières, notamment à notre façon
de nous rendre au travail ou à l’école. Des choses comme des
pistes cyclables, des trottoirs et des parcs pourraient procurer un
environnement plus sécuritaire aux personnes qui choisiront le
transport actif. Du reste, bon nombre des activités pouvant être
pratiquées grâce à ces aménagements — comme le jogging ou le
vélo — sont relativement peu coûteuses.
The last option I would like to highlight — but it doesn’t mean
it’s the last one or least important — is food insecurity. It’s a
critical public health issue in Canada. It’s often as a result of low
income and economic status and has a profound impact on how
people buy and consume foods. Cheaper foods tend to be higher
in calories, added sugars and fats, and lower in fibre and
micronutrients. A growing body of evidence suggests that people
who are food-insecure are more likely to be overweight and obese,
and children from food-insecure families have a greater chance of
being obese later in adulthood.
La dernière option que j’aimerais mettre en relief — mais cela
ne signifie pas qu’il n’y en a pas d’autres ou que c’est la moins
importante —, c’est l’insécurité alimentaire, un enjeu névralgique
de santé publique au Canada. L’insécurité alimentaire frappe
souvent les gens qui gagnent peu d’argent ou qui sont dans une
mauvaise situation économique, et elle a une incidence de taille
sur leur façon d’acheter et de consommer la nourriture. Les
aliments bon marché ont tendance à contenir beaucoup de
calories, de sucre ajouté et de matières grasses, et peu de fibres et
de micronutriments. De plus en plus de preuves semblent indiquer
que, par rapport aux autres, les personnes qui sont en situation
d’insécurité alimentaire courent un plus grand risque de faire de
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:15
l’embonpoint et de devenir obèses, et que les enfants de familles en
proie à l’insécurité alimentaire risquent plus de devenir obèses à
l’âge adulte que ceux qui auront été à l’abri de cette insécurité.
There are specific things that governments can do to subsidize
healthy foods, increase availability and affordability, and
incentivize healthy-food retailers to enter low-income areas, but
governments can and must do more to address poverty, generally,
in Canada.
Il y a des choses très précises que les gouvernements peuvent
faire pour subventionner les aliments sains, pour augmenter la
disponibilité et l’abordabilité de ces aliments et pour inciter les
détaillants d’aliments santé à investir les milieux défavorisés,
mais, de façon générale, les gouvernements peuvent et doivent
faire plus pour s’attaquer globalement à la pauvreté au Canada.
Obesity is a complex issue, but we cannot allow the complexity
to paralyze our response to the growing crisis. Sometimes we just
have to try new things.
L’obésité est un problème complexe, mais nous ne pouvons pas
laisser cette complexité freiner notre réponse à cette crise qui ne
cesse de s’aggraver. Nous n’avons parfois d’autre recours que
d’essayer de nouvelles choses.
Thank you.
The Chair: Thank you very much. I guess it’s probably no
surprise to us that the three major groups represented here today
have overlapping suggestions for us. We’re looking forward to
exploring those matters with you. I will open up the floor to
questions from my colleagues.
Senator Eggleton: Thank you for your representations.
Merci.
Le président : Merci beaucoup. Je présume que personne n’a
été surpris que les trois grands groupes représentés ici nous fassent
des suggestions qui se recoupent. Nous serons heureux d’examiner
tout cela avec vous. Le temps est maintenant venu pour mes
collègues de poser des questions.
Le sénateur Eggleton : Merci de vos exposés.
I want to start by talking about the food guide, because I
understand there was some discussion about it at a recent
Canadian obesity summit in Toronto, and there was a critical
comment made at that time. The article in the Canadian Medical
Association Journal says ‘‘Food guide under fire at obesity
summit.’’
J’aimerais commencer par la question du guide alimentaire, car
je crois qu’il en a été question lors du Sommet canadien sur
l’obésité qui s’est tenu récemment à Toronto. Certaines réserves
avaient alors été émises. Un article du Journal de l’Association
médicale canadienne titre « Food guide under fire at obesity
summit » ou, si vous préférez, « Le guide alimentaire pris pour
cible lors du sommet sur l’obésité ».
The food guide was first developed in 1992, and I understand it
really hasn’t changed all that much. There’s some criticism that
it’s not evidence-based and that it needs to be changed to better
serve the needs of Canadians. Can you comment on the food
guide and what kinds of changes should be made to it?
Le guide alimentaire a été élaboré en 1992, et je crois
comprendre qu’il n’a pas beaucoup changé depuis. On lui
reproche de ne pas être basé sur des faits probants et on allègue
qu’il devrait être modifié pour mieux répondre aux besoins des
Canadiens. Pouvez-vous nous dire ce que vous pensez de ce guide
et quels types de modifications devraient lui être apportées?
The Chair: Mr. Arango, do you want to start?
Le président : Monsieur Arango, voulez-vous commencer?
Mr. Arango: It certainly needs an update; there’s no doubt
about it. I mentioned during my comments that the Brazilian food
guide that came out about a year ago is an example of an
approach to a food guide that a lot of people really respect. It says
to eat whole foods, cook from scratch and avoid eating out. It
talks about preventing or restricting marketing to kids, as well.
M. Arango : Le guide a assurément besoin d’une mise à jour,
cela ne fait aucun doute. Dans mes observations, j’ai mentionné
que le guide alimentaire publié par le Brésil il y a environ un an est
un exemple d’approche que beaucoup de gens respectent. Le guide
recommande de manger des aliments entiers, de cuisiner à partir
d’ingrédients bruts et d’éviter de manger à l’extérieur. Il fait aussi
état de la nécessité de prévenir ou de restreindre le marketing axé
sur les enfants.
The other thing I would add about the food guide is that one
issue the Heart and Stroke Foundation has with the food guide —
and we have communicated this to officials — is that it basically
equates consumption of fruits with fruit juice. For example, if you
don’t have access to fruit, et cetera, an alternative is to drink fruit
juice.
Une autre chose qui est reprochée au guide, notamment par la
Fondation des maladies du cœur — et nous l’avons signalée aux
responsables —, c’est qu’il crée une équivalence entre fruits et jus
de fruits. Ainsi, le guide affirme qu’en l’absence de fruits, la
consommation de jus de fruits est une solution de rechange
acceptable.
The reality is that fruit juice is chock full of sugar. Sometimes it
has 33 per cent more sugar than pop. A bottle of pop, for
example, has 39 grams of sugar per serving. In some cases, fruit
Mais la réalité est que les jus de fruits sont bourrés de sucre.
Certains contiennent 33 p. 100 plus de sucre que les boissons
gazeuses. Une boisson gazeuse peut par exemple contenir
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Social Affairs, Science and Technology
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juices can have 58 grams of sugar per serving. Just because it’s
naturally occurring sugars versus added sugar makes no
difference.
39 grammes de sucre par portion. Or, certains jus de fruits
contiennent 58 grammes de sucre par portion. Que ce soit du
sucre dit naturel ou du sucre ajouté ne change rien à l’affaire.
We do have some concerns about that, and we think Health
Canada has been listening. We do hope they act on it.
Nous avons effectivement certaines préoccupations à ce sujet et
je crois que les gens de Santé Canada nous ont entendus. Nous
espérons vraiment qu’ils vont tenir compte de nos réserves.
Ms. Walker: I would say a lot has changed since 1992.
Canadians are being bombarded every day by confusing health
messages that are coming from different sources. It’s up to us to
start simplifying that message.
Mme Walker : Les choses ont beaucoup changé depuis 1992.
En matière de santé, les Canadiens sont quotidiennement
bombardés de messages déroutants en provenance de sources
diverses. Il nous appartient de simplifier le message.
Right now, the food guide contains some very important
information, but it exists in such a way that it is not the easiest
thing to follow. The food guide can differ based on your age,
gender and other things.
Le guide alimentaire contient certains renseignements très
importants, mais ils sont présentés d’une façon qui n’est pas
particulièrement facile à suivre. Le guide change en fonction de
votre âge, de votre sexe et d’autres facteurs.
Looking at different messages — the ‘‘whole plate’’ concept
looks at how you split up your plate. Usually about half of it
should be vegetables and fruit. About a quarter should be grains,
and another quarter is protein.
Si l’on regarde différents messages... Le concept de « l’assiette
pleine » s’intéresse à la façon de remplir son assiette au moment
du repas. Habituellement, la moitié de l’assiette devrait être
composée de légumes et de fruits; environ un quart devrait être
des grains et l’autre quart, des protéines.
Finding a simpler message will be of huge value to Canadians
who are struggling every day to try to make those decisions.
La mise au point d’un message plus simple sera d’une très
grande utilité pour les Canadiens qui peinent jour après jour à
prendre ces décisions.
Dr. Hux: I’m not sure I have anything to add.
Dre Hux : Je ne suis pas certaine d’avoir quoi que ce soit à
ajouter.
Senator Eggleton: Part of the criticism is that it also provides
very technical measurements for portions and servings, but I
think you addressed some of that.
Le sénateur Eggleton : On reproche aussi au guide sa façon très
technique de mesurer les portions, mais je crois que vous en avez
déjà parlé.
Let me ask about the advertising, particularly toward children,
of unhealthy foods and beverages. I think the Quebec model says
that you can’t advertise anything aimed at children. Where does
that end — at age 13 or something like that? But then there are
youth older than that who can still be influenced by this
advertising.
Permettez-moi d’aborder la question de la publicité pour des
aliments et des boissons mauvais pour la santé, et en particulier de
la publicité qui s’adresse aux enfants. Je crois que le modèle
québécois établit qu’on ne peut annoncer quoi que ce soit qui vise
les enfants. Jusqu’à quel âge cet interdit s’applique-t-il? Jusqu’à
13 ans ou quelque chose du genre? Mais il y a des jeunes qui ont
passé cet âge et qui peuvent quand même être influencés par cette
publicité.
Some jurisdictions — and even the voluntary arrangements
that have been tried here — have tried to come up with criteria as
to what is healthy and unhealthy. If Canada went with that
model, what criteria could be developed or how would they be
developed?
Certaines administrations — certains arrangements volontaires
ont même été tentés ici — ont essayé de mettre au point des
critères afin d’établir ce qui est sain et ce qui ne l’est pas. Si le
Canada adoptait ce modèle, quels seraient ces critères et comment
seraient-ils mis au point?
Ms. Walker: I think age is an important component, but I
think most of my colleagues would agree that 12, 13 or 14 — there
may not be a perfect answer to that one.
Mme Walker : Je pense que l’âge est un facteur important,
mais je crois que la plupart de mes collègues s’accordent pour dire
que 12, 13 ou 14 ans seraient l’âge charnière — il se peut qu’il n’y
ait pas de réponse idéale à cet égard.
We would be looking at a comprehensive ban. Right now the
Quebec model is particularly focused on television, but there’s an
increase in social media right now that kids are looking at,
whether it’s Twitter or Facebook, and a lot of ads are being
pushed through other mechanisms. We would want to have
something that is cross-border as much as possible and that
targets a number of different media for advertising. Even some
Il faudrait envisager une interdiction complète. Le modèle
québécois actuel met beaucoup l’accent sur la télévision, mais on
constate qu’il y a de plus en plus de publicité dans les médias
sociaux qu’utilisent les enfants, que ce soit Twitter ou Facebook,
et beaucoup de messages publicitaires sont disséminés par
d’autres moyens. Autant que possible, il faudrait des mesures
qui s’appliquent des deux côtés de la frontière et qui ciblent un
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Affaires sociales, sciences et technologie
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games nowadays have ‘‘Tony the Tiger’’ type ads that are based
on food products. Trying to get all of those ads out is potentially
challenging but also very important.
certain nombre de médias qui relaient de la publicité. De nos
jours, il y a même des jeux du style « Tony le tigre » qui sont axés
sur les produits alimentaires. La suppression de toute cette
publicité constitue un défi vertigineux, mais il est très important
d’agir sur ce front.
One of the things you alluded to is that Quebec bans
advertising of anything to children, whether it’s food or even
toys. I think we’ve struggled as a community to decide whether it
should be based on certain criteria for food. That gets into a
tricky discussion of how easily we can categorize foods into
healthy and unhealthy.
L’une des choses que vous avez dites est que le Québec interdit
toute forme de publicité qui s’adresse aux enfants, qu’il s’agisse de
nourriture ou même de jouets. Je crois que nous avons quelque
difficulté, en tant que communauté, à décider si l’interdiction doit
être fondée sur certains critères relatifs à la qualité des aliments.
Or, ces questions débouchent sur une discussion délicate sur notre
promptitude à catégoriser les aliments comme étant sains ou
mauvais pour la santé.
The community is starting to lean more toward banning all
foods, without restricting educational campaigns that promote
the consumption of vegetables, fruit and healthy products.
La communauté penche de plus en plus vers une interdiction de
toute publicité de produits alimentaires, sans toutefois empêcher
les campagnes de sensibilisation qui encouragent la
consommation de légumes, de fruits et de produits sains.
Senator Eggleton: Perhaps banning advertising on all foods
and beverages geared toward children to what age? Would we go
up to 18? Would we go up to the majority age?
Le sénateur Eggleton : Nous pourrions interdire toute publicité
d’aliments et de boissons destinée aux enfants d’un certain âge.
Mais jusqu’à quel âge, 18 ans? Irions-nous jusqu’à l’âge de la
majorité?
Mr. Arango: As my colleague indicated, that’s a bit of an issue
for debate.
M. Arango : Comme l’ont dit mes collègues, c’est une question
qui devra être débattue.
Senator Eggleton: I’m just trying to get your opinion.
Le sénateur Eggleton : J’aimerais seulement connaître votre
opinion.
Mr. Arango: Ideally, the higher you can go the better, but there
are questions around the feasibility of implementation.
M. Arango : Idéalement, le plus tard serait le mieux, mais la
faisabilité de cette mesure suscite des questions.
Kids are more susceptible when they are younger as opposed to
older. If possible, we’d like to see it higher, but it might be more
feasible to use 13 as the cutoff, which has been the standard in
most countries that have adopted regulations. In the U.K., 16
years is the cutoff.
Les enfants sont plus vulnérables lorsqu’ils sont jeunes que
lorsqu’ils sont plus vieux. Si c’était possible, nous aimerions que
l’interdiction dure plus longtemps, mais je crois que la faisabilité
de cette mesure sera plus plausible avec un âge charnière de 13
ans, ce qui est la norme dans la plupart des pays qui ont adopté
des règlements à cet égard. Au Royaume-Uni, l’âge charnière est
de 16 ans.
Senator Eggleton: All platforms, I think you’re saying as well,
not just television and broadcasting.
Le sénateur Eggleton : Et, si je vous ai bien compris, il faudrait
viser toutes les plateformes en plus de la télévision et de la radio.
Mr. Arango: I would echo the comment of my colleague that a
comprehensive ban on all marketing mediums is important. I’d
also add that many groups prefer restrictions on commercial
marketing of food and beverages versus all products, sort of the
Quebec approach, which is good, but it does have some loopholes
or some issues. For example, it prohibits the commercial
marketing of tennis rackets and skates to kids, which don’t
have a negative impact on health — it’s the opposite. So that’s an
issue.
M. Arango : Je me ferai l’écho de mon collègue en affirmant
qu’il est important que l’interdiction s’applique à tout média
utilisé pour faire du marketing. J’ajouterai que de nombreux
groupes aiment mieux des restrictions sur la commercialisation
des aliments et des boissons que sur tous les produits, comme c’est
le cas au Québec. En effet, l’approche du Québec est correcte,
mais elle présente certaines failles ou certains problèmes. Par
exemple, l’approche suppose que l’on interdira la
commercialisation des raquettes de tennis et des patins pour les
enfants, des produits qui n’ont pas d’impact négatif sur la santé,
bien au contraire. Alors, c’est un problème.
34:18
Social Affairs, Science and Technology
The other issue is that the Quebec model focuses on restricting
marketing directed to kids. That means that during children’s
programming, you are allowed to advertise products that are
directed to adults; so McDonald’s can advertise the Big Mac
during children’s programming.
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L’autre problème, c’est que le modèle québécois met l’accent
sur l’interdiction du marketing destiné aux enfants. Cela signifie
qu’il est possible d’annoncer des produits destinés aux adultes
durant les heures de programmation pour enfants. Ainsi,
McDonald’s peut annoncer son Big Mac durant la
programmation destinée aux enfants.
Senator Eggleton: A loophole.
Le sénateur Eggleton : Une faille.
Mr. Arango: Yes, a loophole.
M. Arango : Oui, une faille.
We prefer a ban on all commercial marketing of food and
beverages to kids. That will work because 90 per cent of the foods
and beverages that are advertised to kids are unhealthy.
Nous préférons une interdiction de toute forme de
commercialisation d’aliments et de boissons destinée aux
enfants. Cette approche donnera des résultats puisque 90 p. 100
des aliments et des boissons que l’on essaie de commercialiser
auprès des enfants sont mauvais pour la santé.
Senator Eggleton: A couple of you have mentioned that food
insecurity and obesity are strongly linked to low income. You’ve
mentioned low income and poverty. Do you have any statistics on
the effects of obesity at different income levels?
Le sénateur Eggleton : Deux d’entre vous ont mentionné que
l’insécurité alimentaire et l’obésité étaient souvent le lot des
personnes à faible revenu. Vous avez parlé de faible revenu et de
pauvreté. Avez-vous des statistiques sur les effets de l’obésité
selon les niveaux de revenu?
Dr. Hux: We know that diabetes, which is of course a direct
consequence of obesity for people genetically at risk, is clustered
in low-income communities. The rates in the most affluent
counties will be half those of the least affluent counties, and food
security is clearly part of that. There is that strong correlation.
Dre Hux : Nous savons que les cas de diabète, qui sont bien
entendu une conséquence directe de l’obésité chez les gens
génétiquement à risque, se concentrent dans les collectivités à
faible revenu. Dans les pays les plus riches, le taux de diabète est
la moitié de ce qu’il est dans les pays les plus pauvres, et la sécurité
alimentaire y est clairement pour quelque chose. Il y a une forte
corrélation.
We think of food security when we think of northern and more
remote communities where fresh fruits may not even be present,
but there are what we call food deserts even in large cities. In some
areas of Toronto there is very poor access to fresh fruits and
vegetables.
La sécurité alimentaire nous vient à l’esprit quand nous
pensons aux collectivités nordiques les plus éloignées où il n’y a
peut-être même pas de fruits frais, mais même dans les grandes
villes, il y a également ce que nous appelons des déserts
alimentaires. Dans certains secteurs de Toronto, les gens ont
difficilement accès à des fruits et à des légumes frais.
Senator Eggleton: I agree with you. If you’ve got any statistics,
they’d be good to have. I’m trying to find a more evidence-based
statistical analysis on income levels relative to obesity.
Le sénateur Eggleton : Je suis d’accord avec vous. Si vous avez
des statistiques, ce serait bien de les avoir. J’essaie de trouver une
analyse statistique fondée sur un plus grand nombre de données
probantes au sujet du lien entre les niveaux de revenu et l’obésité.
The Chair: Speaking of statistics, during one of your
presentations you referred to the idea that childhood obesity
tends to carry through life. We’ve heard that statistics show that
by age 18 a certain percentage of youth are obese. The question is
on the percentage of those where the natal situation gave rise to
the likelihood of long-term obesity versus those who came to be
obese through consumption or lifestyle, between the ages of 1 and
18. That’s not a question but an interjection because it has arisen
before.
Le président : En parlant de statistiques, durant l’un de vos
exposés, vous avez fait allusion au concept voulant que l’obésité
juvénile ait tendance à se poursuivre tout au long de la vie. Nous
avons entendu que, selon les statistiques, il y a un pourcentage
donné de jeunes âgés de 18 ans qui sont obèses. La question est de
savoir quel est le pourcentage de ceux dont la situation à la
naissance a augmenté le risque d’obésité à long terme par rapport
à ceux qui sont devenus obèses en raison de leur alimentation ou
de leur style de vie, entre 1 an et 18 ans. Ce n’est pas une question,
mais une remarque étant donné que ce point a déjà été soulevé.
Senator Seidman: Dr. Hux, at the end of 2014 you wrote an
article that was published in The Globe and Mail, entitled
‘‘Blaming Diabetes on Poor Eating Habits has Delayed Real
La sénatrice Seidman : Docteure Hux, à la fin de 2014, vous
avez écrit un article intitulé « Blaming Diabetes on Poor Eating
Habits has Delayed Real Action », qui a été publié dans le Globe
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Affaires sociales, sciences et technologie
34:19
Action.’’ I’m not sure if you remember what you wrote in that
article because it was some time ago, but probably you do. You
said at the end:
and Mail. Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce que vous avez
écrit dans cet article, car il a été rédigé il y a quelque temps. Il est
probable que vous vous en souveniez. À la fin de l’article, vous
avez dit :
. . . the first step is to effectively confront the misconception
that diabetes is exclusively the fault of those who eat too
much and move too little.
[...] la première étape consiste à lutter contre l’idée fausse
voulant que le diabète soit exclusivement la faute de ceux qui
mangent trop et qui ne bougent pas assez.
Dr. Hux: I certainly would still endorse that position. There
are three types of risk factors for diabetes. There’s a genetic risk
that is not modifiable, such as South Asian heritage, First
Nations, or member of a family where 18 of your close relatives
have Type 2 diabetes. That risk carries with you independent of
your behaviours. Also, there are individual lifestyle choices that
we’ve referred to, such as eating less and moving more.
Dre Hux : J’adhère encore sans aucun doute à cette position. Il
y a trois types de facteurs de risque pour le diabète. Il y a le risque
génétique contre lequel on ne peut rien, comme le fait d’avoir des
origines sud-asiatiques ou autochtones ou d’avoir 18 parents
proches atteints de diabète de type 2. Ce risque est indépendant
des comportements. Il y a également les modes de vie individuels
dont nous avons parlé, comme manger moins et bouger plus.
The thing I wanted to highlight in that piece was the
environmental factors — the fact that we live in an obesogenic
environment and not all of our choices are as free as we’d like
them to be.
Dans cet article, je voulais mettre
environnementaux — le fait que
environnement obésogène et que nous
aussi libres de faire des choix que nous
I have a piece of evidence in that regard. Research done in
small neighbourhoods in Toronto looking at the rate of diabetes
developing over five years showed that if you live in the least
walkable neighbourhoods of Toronto, your risk of developing
diabetes is 30 per cent to 50 per cent higher than if you live in the
most walkable neighbourhoods, after controlling for things like
income and other health risk factors.
J’ai des données à l’appui. Des travaux de recherche effectués
dans de petits quartiers de Toronto au sujet du taux relatif au
développement du diabète sur cinq ans montrent que le risque de
ceux qui vivent dans les quartiers de la ville qui sont le moins
adaptés à la marche est de 30 à 50 p. 100 plus élevé que le risque
de ceux qui vivent dans les quartiers les mieux adaptés à la marche
— après avoir tenu compte d’aspects comme le revenu et d’autres
facteurs de risque pour la santé.
Anecdotally, like my colleague I struggle to maintain a healthy
weight, despite having all the information and the affluence to
own three pairs of good gym shoes and a portable gym
membership. If I don’t exercise, it is my fault.
Soit dit en passant, comme ma collègue, j’ai de la difficulté à
maintenir un poids santé même si j’ai toute l’information
pertinente et les moyens d’avoir trois paires de bonnes
chaussures de gymnastique et un abonnement transférable à un
centre de conditionnement physique. C’est de ma faute si je ne fais
pas d’exercice.
But I think about an impoverished mother in a high-crime
neighbourhood who cannot afford a babysitter, a gym
membership or running shoes and is afraid to go out for a walk
because she may be the victim of a drive-by shooting. If she
doesn’t exercise, her set of choices is far more constrained than
mine. If we don’t address those environmental issues and simply
focus on blaming the individual for bad behaviour, then we miss a
lot of opportunity to act.
Cela dit, je pense à une mère pauvre d’un quartier au taux de
criminalité élevé qui ne peut pas se permettre de gardienne,
d’abonnement à un centre de conditionnement physique ni de
souliers de course et qui a peur d’aller marcher parce qu’elle
pourrait devenir la victime de tirs depuis un véhicule en
mouvement. Si elle ne fait pas d’exercice, ses options sont
beaucoup moins nombreuses que les miennes. Nous ratons une
belle occasion d’agir en ne nous attaquant pas à ces problèmes
environnementaux et en blâmant tout simplement ceux dont le
comportement est répréhensible.
l’accent sur les facteurs
nous vivons dans un
ne sommes toujours pas
aimerions l’être.
Senator Seidman: You referred to Finland.
La sénatrice Seidman : Vous avez fait allusion à la Finlande.
Dr. Hux: Yes.
Dre Hux : Oui.
Senator Seidman: You gave an example that you used to
illustrate the point you were trying to make. Perhaps you could
relate that to us.
La sénatrice Seidman : Vous avez donné un exemple que vous
avez utilisé pour illustrer le point que vous tentiez de faire valoir.
Vous pourriez peut-être nous l’expliquer.
Dr. Hux: In the 1960s, the Northern Karelia Province in
Finland was found to have the highest rate of cardiovascular
disease in middle-aged men in the world. They petitioned their
government to take action on this. The government put together a
Dre Hux : Dans les années 1960, on a constaté que la province
nordique de Karelia en Finlande avait le plus haut taux de
maladie cardiovasculaire chez les hommes d’âge moyen au
monde. La population a demandé au gouvernement de prendre
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Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
multi-sectoral team, including representatives from the World
Health Organization as well as the obvious players from
community health and physicians. They really thought broadly
about the impact, so they brought in the farmers, the food
manufacturers and the food sales outlets. They brought
everybody to the table and really started to shift the culture.
des mesures à cet égard. Le gouvernement a mis sur pied une
équipe multisectorielle, formée notamment de représentants de
l’Organisation mondiale de la Santé ainsi que d’acteurs
manifestement intéressés du milieu de la santé communautaire
et de médecins. Ils ont réfléchi de manière vraiment générale aux
conséquences et ont donc fait venir des agriculteurs, des
fabricants de produits alimentaires et des propriétaires de points
de vente d’aliments. Tout le monde a été invité à participer aux
discussions, et ils ont vraiment commencé à changer la culture.
In terms of thinking about the systemic effects at the time,
dairy farming was one of the major industries in the area. People
would sit down with a pound of butter and slice it off like cheese.
No wonder they had problems with coronary disease. So they
created incentives to turn dairy farmers into berry farmers, berries
having no fat and being highly healthy. They saw a 60 per cent to
80 per cent reduction in coronary disease in middle-aged men
over the following 30 years, a dramatic public health success
story.
On a réfléchi aux répercussions profondes ressenties à l’époque,
et les producteurs laitiers représentaient l’une des grandes
industries de la région. Les gens tranchaient une livre de beurre
comme si c’était du fromage. Il n’était pas étonnant que les
maladies coronariennes posent problème. Ils ont donc pris des
mesures pour inciter les producteurs laitiers à devenir des
producteurs de baies, qui ne contiennent aucun gras et qui sont
très saines. Le nombre de maladies coronariennes chez les
hommes d’âge moyen a diminué de 60 à 80 p. 100 au cours des
30 années suivantes. C’est une réussite remarquable en matière de
santé publique.
Senator Seidman: That is dramatic. That leads me to my next
question for all of you on evidence-based interventions.
La sénatrice Seidman : En effet, c’est remarquable. Cela
m’amène à ma prochaine question, que j’adresse à chacun de
vous, au sujet des interventions fondées sur des données
probantes.
Dr. Hux, you’ve related a couple of very effective evidencebased interventions. After telling us about the dreadful adverse
health effects of obesity and giving us lots of ideas, the hope at the
end of the study is to make recommendations that are actionable
and can have some impact.
Docteure Hux, vous avez fait part de quelques interventions
très efficaces fondées sur des données probantes. Lorsque vous
aurez fini de nous parler des terribles effets néfastes de l’obésité
sur la santé et d’exprimer vos nombreuses idées, nous espérons
pouvoir formuler, à la fin de l’étude, des recommandations qui
peuvent être mises en œuvre et donner des résultats.
Could you give us an example of an intervention that has
worked? When I say ‘‘worked,’’ I mean there’s evidence that it can
be implemented successfully and evidence that it results in a
change of any kind of behaviour related to obesity.
Pouvez-vous nous donner un exemple d’intervention qui a
fonctionné? Quand je dis « fonctionné », je veux dire qu’il est
prouvé qu’elle peut avoir du succès et entraîner un certain
changement de comportement en ce qui a trait à l’obésité.
Mr. Arango: Do you want only one? I referred to a couple of
them in my speech. I think a number of my colleagues did as well.
M. Arango : En voulez-vous seulement une? J’ai fait allusion à
quelques-unes de ces interventions dans mon exposé. Je crois que
certains de mes collègues en ont fait autant.
We know that marketing to kids is impactful. It has been
shown to be very cost effective. In the U.K., when they
implemented restrictions on marketing to kids on TV, the
number of ads went down and the exposure of children to these
ads went down. Unfortunately, it went up on other marketing
mediums, such as the Internet, because it wasn’t covered.
Nous savons que la commercialisation destinée aux enfants a
une incidence. Elle s’est avérée très rentable. Au Royaume-Uni,
lorsqu’on a imposé des restrictions à la commercialisation
destinée aux enfants à la télévision, le nombre de publicités et
l’exposition des enfants à ces publicités ont diminué. Le recours à
d’autres moyens de commercialisation, comme l’Internet, a
malheureusement augmenté à défaut d’être visé par les
restrictions.
We know that if you try to restrict it in a certain area, it will
work. We know that in Quebec, although there are some
loopholes, there has been evidence that it has been effective.
Among 2- to 11-year-olds, Quebec has the lowest obesity rates in
Canada, one of the highest levels of fruit and vegetable
Nous savons que tenter de restreindre la commercialisation
dans un certain domaine donne des résultats. Nous savons
également que cela s’est révélé efficace au Québec, malgré
certaines échappatoires. Chez les enfants âgés de 2 à 11 ans, le
Québec a le plus faible taux d’obésité au Canada, une des plus
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:21
consumption, and one of the lowest levels of junk food
consumption and sugary drinks consumption. So something is
definitely happening there. There is no doubt.
importantes consommations de fruits et de légumes et l’un des
plus faibles taux de consommation de malbouffe et de boissons
sucrées. Il est donc clair qu’il se passe quelque chose là-bas. Cela
ne fait aucun doute.
The other issue is related to taxation. We know that price is
king. When it comes to tobacco, taxation was the single most
important intervention that we implemented to reduce tobacco
consumption. The same can happen with food. Obviously,
tobacco is different from food. We need food to survive.
However, in the case of something like sugary drinks, which
have very little nutritional level and lots of risk, it can really work
there.
Il y a également la taxation. Nous savons que le prix est roi.
Dans le cas du tabac, la taxation s’est avérée être notre plus
importante intervention en vue de réduire la consommation. Nous
pouvons en faire autant avec la nourriture. De toute évidence, le
tabac diffère de la nourriture. Nous avons besoin de manger pour
survivre. Toutefois, dans le cas d’un produit comme les boissons
sucrées, qui ont une très faible proportion d’éléments nutritifs et
présentent de nombreux risques, cette approche peut vraiment
fonctionner.
In Mexico, a tax was implemented about a year and a half ago.
A 10 per cent tax resulted in roughly a 10 per cent reduction in
the consumption of sugary drinks and a 7 per cent increase in the
consumption of beverages that were not taxed, so water and milk.
There is definitely evidence on those two fronts across the world.
Au Mexique, une taxe a été imposée il y a environ un an et
demi. Une taxe de 10 p. 100 a entraîné une réduction d’à peu près
10 p. 100 de la consommation de boissons sucrées et une hausse
de 7 p. 100 de la consommation de boissons non taxées, à savoir
l’eau et le lait. Sur ces deux fronts, il y a certainement des preuves
à l’appui partout dans le monde.
Senator Seidman: Dr. Hux, you referred to a successful
program that guides healthy eating, the CDA Food Skills for
Families Program in British Columbia.
La sénatrice Seidman : Docteure Hux, vous avez parlé d’un
programme efficace qui sert de guide pour manger santé, à savoir
le programme Food Skills for Families mis en œuvre en
Colombie-Britannique par l’Association canadienne du diabète.
Dr. Hux: We are training trainers to go into communities. It is
a hands-on cooking experience where people learn to make
economical meals from whole foods that are health-promoting,
and it gives them other options than the fast food that they may
gravitate toward.
Dre Hux : Nous formons des formateurs afin qu’ils se rendent
dans les collectivités. Il s’agit d’une expérience culinaire à
caractère pratique pour enseigner aux gens comment préparer
des repas économiques à partir d’aliments entiers bons pour la
santé, de sorte qu’ils aient d’autres options que la malbouffe, qui
pourrait les tenter.
Senator Seidman: Is that program evidence-based? Has it
worked elsewhere and now is being implemented?
La sénatrice Seidman : Est-ce un programme fondé sur des
données probantes? A-t-il donné des résultats ailleurs avant sa
mise en œuvre?
Dr. Hux: No. We are just in the beginning of the evaluation of
it. Stay tuned for the results on that.
Dre Hux : Non. Nous commençons tout juste à l’évaluer. Vous
devrez patienter avant de connaître les résultats.
[Translation]
[Français]
Senator Chaput: The three of you each represent an
organization with a specific focus: heart disease and stroke,
diabetes and cancer. Clearly, obesity is a major concern for the
three of you because it has an adverse effect on what you are
trying to achieve.
La sénatrice Chaput : Vous représentez trois organisations qui
ont chacune leur cible : les maladies du cœur, le diabète et le
cancer. Il n’y a aucun doute que, pour vous trois, l’obésité est un
facteur préoccupant, parce qu’elle influe de façon négative sur le
travail que vous tentez de faire.
I believe you partly answered my question, which was asked by
Senator Seidman. Nevertheless, I’m going to ask it differently.
Your organization has developed strategies to prevent or reduce
obesity. You gave some examples but can you give us examples of
strategies specific to heart disease or diabetes, or do those
strategies apply to all three illnesses?
Je crois que vous avez répondu en partie à ma question, parce
qu’elle a été posée par la sénatrice Seidman. Cependant, je vais la
reformuler. Votre organisation a développé des stratégies visant à
prévenir ou à réduire l’obésité. Vous en avez donné des exemples,
mais avez-vous des stratégies plus spécifiques liées uniquement à
la maladie du cœur ou au diabète, ou est-ce que ces stratégies
visent les trois conditions?
Ms. Walker: Generally speaking, most strategies can be
applied to all three diseases. As far as cancer is concerned, it’s
not a single disease, but the strategies are applicable to a number
of different illnesses. Something I didn’t mention and that isn’t
Mme Walker : De façon générale, la plupart des stratégies
peuvent être appliquées aux trois maladies. Dans le cas du cancer,
il ne s’agit pas d’une simple maladie, mais les stratégies peuvent
être appliquées à plusieurs maladies. Dans le contexte du cancer,
34:22
Social Affairs, Science and Technology
strictly related to obesity is the consumption of certain cancercausing foods such as red meat and processed deli meats. Foods
like those are tied specifically to cancer, or at least certain types of
cancer, so we’ve put educational strategies and programs in place
targeting those foods. But I think we would all agree that most of
our strategies are mutually applicable. A single strategy can have
the effect of reducing the risks associated with diabetes, heart
disease and cancer.
Senator Chaput: Would you care to add anything?
[English]
14-5-2015
une chose que je n’ai pas mentionnée et qui n’est pas exactement
liée à l’obésité, c’est la question de l’ingestion de certains aliments
qui peuvent causer le cancer, comme la viande rouge et les viandes
transformées utilisées dans les sandwiches. Ces aliments sont
spécifiquement liés au cancer, ou à certains cancers, et nous avons
donc mis en œuvre des stratégies et des programmes de
sensibilisation à cet égard, mais je crois que nous nous
accordons pour dire que la plupart de nos stratégies peuvent
s’appliquer aux trois conditions. En mettant en œuvre une
mesure, on peut réduire les risques liés au diabète, aux maladies
du cœur et au cancer.
La sénatrice Chaput : Avez-vous quelque chose à ajouter?
[Traduction]
Dr. Hux: I would say that we agree on more than we differ on.
In the case of diabetes, there is the added advantage that once a
person develops diabetes, their disease is much more easily
controlled if they are living in a food environment that
discourages obesity and a physical environment that promotes
an active lifestyle. There is the benefit not only for prevention but
also for management of the disease.
Dre Hux : Je dirais que nous sommes plus souvent d’accord
qu’en désaccord. Dans le cas du diabète, il y a l’avantage
supplémentaire attribuable au fait qu’une personne qui développe
cette maladie peut la gérer beaucoup mieux lorsqu’elle vit dans un
environnement alimentaire défavorable à l’obésité et un milieu qui
encourage un mode de vie actif. C’est avantageux non seulement
pour prévenir la maladie, mais aussi pour la gérer.
Mr. Arango: I would definitely agree that there is a lot of
overlap.
M. Arango : Je suis tout à fait d’accord : il y a beaucoup de
chevauchements.
One point, a nuance, a difference that I would mention, is that
when it comes to reducing obesity compared to reducing general
cardiovascular disease, in the case of obesity, nutrition is going to
be a little more impactful and relevant compared to physical
activity. But, generally speaking, when it comes to cardiovascular
disease, they are both of equal importance. Physical activity can
definitely mitigate the impact of obesity; however, nutrition is
huge. It is very important.
Je tiens à préciser — il s’agit d’une nuance, d’une différence —
que la nutrition a une incidence un peu plus grande et un peu plus
utile que l’activité physique pour réduire l’obésité. Cependant,
dans le cas des maladies vasculaires, la nutrition et l’activité
physique ont généralement la même importance. L’activité
physique peut certainement atténuer les effets de l’obésité, mais
le rôle de la nutrition est considérable. C’est très important.
We sometimes say that you cannot outrun the fork, which
means that if you are over-consuming, it will be really tough
through physical activity. That is not to say it is not important,
because it is incredibly important, but as I mentioned in my
speech, if you are consuming a 20-ounce can of pop or fruit juice,
you will have to run for 50 minutes or walk 5 miles to offset that,
if you are an adolescent.
Nous disons parfois qu’on ne peut pas échapper à ce que l’on
mange, ce qui veut que si vous consommez trop, ce sera vraiment
très difficile d’y remédier en faisant de l’exercice. Cela ne signifie
pas que l’exercice est accessoire, car c’est extrêmement important,
mais, comme je l’ai dit dans mon exposé, un adolescent qui
consomme une canette de boisson gazeuse ou de jus de fruits de 20
onces devra courir pendant 50 minutes ou marcher 5 milles pour
compenser.
[Translation]
[Français]
Senator Chaput: What is the main factor that has contributed
to the increase in obesity in Canada? Is there a leading factor?
La sénatrice Chaput : Est-il possible de déterminer le facteur
principal responsable de l’augmentation de l’obésité au Canada?
Y a-t-il un facteur principal?
Ms. Walker: The fact that society has changed so much over
the past 50 years plays a role, in my view. More emphasis is placed
on the easier option. And as a result, our food choices are based
on meal preparation time. We drive to work in order to save time.
Our reality and environment have changed tremendously over the
past half-century, and that has significantly influenced obesity
rates. The foods we eat, processed foods, are usually very high in
Mme Walker : Selon moi, l’un des facteurs, c’est que notre
société a beaucoup changé au cours des 50 dernières années. On
met beaucoup plus l’accent sur ce qui est plus facile. Donc, les
choix alimentaires que nous faisons sont fondés sur la rapidité
avec laquelle un repas pourra être préparé. Pour aller travailler, en
prenant la voiture, on prend moins de temps. Notre situation et
l’environnement ont beaucoup changé au cours des 50 dernières
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
salt and sugar. On the upside, those ingredients preserve foods on
store shelves longer, but the downside is that they have a negative
effect on our food consumption.
[English]
34:23
années, ce qui a beaucoup contribué au problème d’obésité. La
nourriture que l’on mange, la nourriture préparée contient
généralement beaucoup de sel et de sucre. Ces ingrédients aident
à garder la nourriture plus longtemps dans les magasins, mais le
côté négatif, c’est que cela a un impact négatif sur ce que l’on
consomme.
[Traduction]
Mr. Arango: Processed food consumption, as I mentioned, the
increase is definitely related to it, from 29 per cent to 62 per cent
over the last number of decades.
M. Arango : Comme je l’ai dit, la consommation accrue
d’aliments transformés, qui est passée de 29 à 62 p. 100 au
cours des dernières décennies, y est certainement pour quelque
chose.
Sugary drink consumption is a huge factor as well. In the
United States and Mexico, they have one of the highest rates of
obesity in the world, and they also have the highest rates of sugary
drink consumption.
La consommation de boissons sucrées est également un facteur
énorme. Les États-Unis et le Mexique ont un des taux d’obésité
les plus élevés au monde, ainsi que les taux de consommation de
boissons gazeuses les plus importants.
Our approach in terms of the way we live our lives is that we
are much more sedentary and much more into convenience,
including processed foods. That has all had an impact.
Notre façon de vivre est beaucoup plus sédentaire et beaucoup
plus axée sur la commodité, y compris la consommation
d’aliments transformés. Tout cela a eu des répercussions.
Senator Enverga: Thank you for your presentations.
Le sénateur Enverga : Merci de vos exposés.
We are hearing a lot about a healthy diet and the food guide,
but do we have enough information about this? Have we created
enough awareness amongst the population? Have we created
enough education? Do we need something like more warning
signs? What have we done so far that you think is effective?
Nous entendons beaucoup parler d’alimentation saine et du
guide alimentaire, mais sommes-nous suffisamment informés à ce
sujet? Avons-nous suffisamment sensibilisé la population? Avonsnous suffisamment éduqué les gens? Avons-nous besoin, par
exemple, d’un plus grand nombre de mises en garde? À votre avis,
quelles sont les mesures efficaces que nous avons prises jusqu’à
maintenant?
Dr. Hux: There may be more information, but there may not
be more understanding. My colleagues referred to the nutrition
facts table, which is rich with information, but it does not
necessarily lead to wiser food choices. Some of that is an
education issue around helping people to understand and
interpret labels, which is why our Food Skills for Families
Program includes label interpretation. But I think it requires
looking again at those labels, and probably a quick front-ofpackage, simple-symbol system would help people understand
and appreciate.
Dre Hux : On est peut-être mieux renseigné, mais il est possible
qu’on ne comprenne pas mieux. Mes collègues ont parlé du
tableau de la valeur nutritive, qui regorge d’information, mais ne
mène pas nécessairement à des choix alimentaires plus judicieux.
C’est entre autres un problème d’éducation. Il faut aider les gens à
comprendre et à interpréter les étiquettes. C’est d’ailleurs la raison
pour laquelle notre programme Food Skills for Families
comprend un volet d’interprétation des étiquettes. Cependant, je
crois qu’il faut se pencher de nouveau sur ces étiquettes. Un
système d’étiquetage devant les emballages et de symboles simples
et rapides à comprendre aiderait probablement les gens à
comprendre et à évaluer la valeur des produits.
I also think it requires developing in people the skills to make
healthy foods easy and fast. People may gravitate toward a
packaged solution because they think that is faster. Recipes and
cooking approaches that can make a healthy, rapid meal would be
helpful.
Je pense également que les gens doivent développer leur
capacité à préparer facilement et rapidement des aliments sains.
Ils sont peut-être attirés par les aliments préemballés parce qu’ils
pensent que c’est plus rapide. Ils leur seraient utiles de connaître
des recettes et des méthodes de cuisson pour préparer rapidement
un repas sain.
For sure, more information is needed, and more
communication of information. We are drowning in data and
sadly lacking in wisdom when it comes to our food choices.
De toute évidence, il faut davantage d’information et une
communication accrue de cette information. Au moment de faire
des choix alimentaires, nous sommes submergés de données, mais
nous manquons malheureusement de jugement.
Senator Enverga: It is hard to imagine what kind of labelling
that would be. I want to ask you about the labelling process that
we have talked about here. If it is really going to make you obese,
Le sénateur Enverga : Il est difficile de s’imaginer le genre
d’étiquetage dont il serait question. J’aimerais vous demander de
quel processus d’étiquetage nous parlons ici. Si le produit peut
34:24
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
could we add labelling such as the picture of an elephant, and then
the picture of a pig if it’s a little bit better for you, and then the
picture of a mouse if it is healthier? Do you think that would be
helpful?
vraiment rendre obèse, pourrions-nous ajouter une étiquette
représentant, par exemple, un éléphant, un cochon si le produit est
meilleur et une souris s’il est plus sain? Pensez-vous que ce serait
utile?
Mr. Arango: In the case of tobacco, warning labels have been
effective if they are graphic, definitely. At the same time, we don’t
want to ‘‘blame the victim.’’
M. Arango : Dans le cas du tabac, les mises en garde se sont
avérées efficaces lorsqu’elles étaient explicites, tout à fait. En
même temps, nous ne voulons pas « blâmer la victime ».
If someone, as Dr. Hux indicated, is living in an impoverished
environment, single mom, low income, four kids, we don’t want
to implement a warning label that will blame that person or
individual for the circumstances they live in that are beyond their
control. We have to be careful.
Comme l’a indiqué Dre Hux, lorsque quelqu’un vit dans un
milieu pauvre, par exemple une mère de famille à faible revenu qui
a quatre enfants, nous ne voulons pas de mise en garde qui blâme
cette personne, car les circonstances dans lesquelles elle vit sont
indépendantes de sa volonté. Nous devons faire preuve de
prudence.
The
raised.
sugary
would
labels.
notion of warning labels, generally speaking, has been
I think a bill introduced in California recently related to
drinks that did not quite pass, but that is something that
be part of a multi-pronged approached using warning
L’idée des mises en garde a été proposée de façon générale. Je
crois qu’un projet de loi présenté dernièrement en Californie au
sujet des boissons sucrées n’a pas reçu un très bon accueil, mais
c’est une question qui ferait l’objet d’une approche à plusieurs
volets utilisant les mises en garde.
Senator Enverga: I know there are some well-to-do
neighbourhoods and then poorer areas. Do you think we
should be selective with the way we present the food guide or
the labelling? Do you think it is possible? Would you suggest that
we differentiate between different neighbourhoods? If there are
poor people, then we don’t use the graphic pictures, but where for
a wealthier area, we use the label. Let’s put the elephant or the pig
or the mouse over there. Do you think we can separate the two?
Le sénateur Enverga : Je sais qu’il y a des quartiers bien nantis
et des quartiers plus pauvres. Pensez-vous que nous devrions être
sélectifs quant à la façon dont nous présentons le guide
alimentaire ou l’étiquetage? Pensez-vous que c’est possible?
Proposeriez-vous d’établir une distinction entre les différents
quartiers? Les images explicites ne seraient pas utilisées auprès des
gens pauvres, tandis qu’elles le seraient dans les quartiers plus
riches. Servons-nous de l’éléphant, du cochon ou de la souris dans
ces quartiers-là. Pensez-vous que nous pourrions séparer les deux?
Ms. Walker: When you are looking low income, you often
have a situation that is also low education. Those things usually
go hand in hand. So making warnings, whether it is an elephant
or a pig, is making it easy to understand. But making something
simple — a green, yellow or red light — that will help people who
don’t have the same level of education to interpret that
information is really key. We probably need to put those in all
neighbourhoods. I think everyone would benefit from them, but
keeping in mind plain language and an easy to understand
approach will be key.
M. Walker : Un faible revenu est souvent accompagné d’un
faible taux de scolarité. Ces choses vont habituellement de pair.
Par conséquent, la création d’étiquettes, qu’il s’agisse d’un
éléphant ou d’un cochon, facilite la compréhension. Il est
vraiment essentiel d’adopter une approche simple — un feu
vert, jaune ou rouge — pour aider ceux qui n’ont pas le même
niveau de scolarité à interpréter cette information. Nous devrions
probablement procéder ainsi dans tous les quartiers. Je crois que
tout le monde en tirerait parti, mais il serait essentiel de ne pas
oublier d’employer un langage clair et une approche facile à
comprendre.
Right now, as my colleague said, there is information. I can
look at a package and do the mental math. When I compare two
yogurts, which is the biggest beef in my grocery shopping every
time, I have to compare. Is the serving size for this one three
quarters of a cup or is it half a cup?
Comme l’a dit ma collègue, il y a actuellement de l’information.
Je peux consulter un emballage et faire un calcul mental. Quand
j’ai le choix entre deux yogourts, ce qui représente chaque fois le
produit le plus riche de ma liste d’épicerie, la comparaison est
nécessaire. La portion est-elle de trois quarts de tasse ou d’une
demi-tasse?
I see heads nodding. We are all struggling with yogurt.
Then I am forced to do fractions to see which one is the best for
me to have. I am then looking at sugar content and fat content. It
is not easy to understand. It would be nice to have a single source
of information.
Je vois que certains hochent la tête. Nous avons tous de la
difficulté à faire un choix de yogourt.
Je suis ensuite obligé de faire des fractions pour savoir lequel
est le meilleur pour moi. Après, je regarde la teneur en sucre et la
teneur en gras. Ce n’est pas facile à comprendre. Ce serait bien
d’avoir une seule source d’information.
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:25
Retailers right now have different ways of indicating the red
light program or the stars in Loblaws. Having so many different
kinds of labels adds to the confusion. Having one simple,
government-endorsed system will help take away some of that
difficulty.
Les détaillants emploient actuellement différentes méthodes,
telles que le programme « Red Light » ou les étoiles de Loblaws.
Cette grande diversité d’étiquetage ajoute à la confusion. La mise
en place d’un système simple et unique sanctionné par le
gouvernement faciliterait un peu les choses.
Dr. Hux: I would add that most of those concerns apply to
packaged foods. I think another major message we want to
communicate is to stay out of the aisles. When you go to the
grocery store, shop around the edge. It is the avoidance of
package foods rather than demonizing a particular type of
packaged food that may be an important step forward.
Dre Hux : J’ajouterais que la plupart de ces préoccupations
concernent les aliments emballés. Un autre message important
que nous voulons communiquer aux consommateurs, c’est de
s’éloigner des allées dans les épiceries, de rester en périphérie. Il
serait plus important d’inciter les gens à éviter les aliments
emballés que de diaboliser un type d’aliment emballé en
particulier.
Senator Enverga: With regard to packaging and labelling,
oftentimes it is hard and tedious to read each label on the
package. Would you advise that we require all the supermarkets
to put a big label out there saying this is a red light or a green light
food?
Le sénateur Enverga : Il est parfois difficile et fastidieux de lire
toutes les étiquettes sur un emballage. Selon vous, devrait-on
obliger les supermarchés à apposer de grosses étiquettes affichant
un feu rouge pour les mauvais aliments ou un feu vert pour les
bons aliments, par exemple?
I have been to many pet stores and have seen fish labels that
say red is too vicious; they’ll kill each other. With yellow you can
put them together, and the green ones you can mix together.
Maybe we can do the same for food: ‘‘You can eat more of this’’;
the yellow ones could say, ‘‘Be careful’’; and for red, ‘‘Eat only
one of these.’’ Is that possible?
Dans de nombreuses animaleries, on utilise des étiquettes de
couleur pour caractériser les poissons : rouge signifie qu’ils sont
vicieux, qu’ils vont s’entretuer; jaune signifie qu’on peut les mettre
ensemble; vert signifie qu’on peut les mélanger avec d’autres. On
pourrait faire la même chose avec les aliments : vert — vous
pouvez en manger plus; jaune — faites attention; rouge — n’en
mangez qu’un seul. Serait-ce possible?
Dr. Hux: I certainly think something that simplifies things is
important. That is not a matter of education. I think those of us
who are more affluent sometimes feel more time strapped and
want something quick, and we don’t need to be perusing the back
of the package. So yes, something that simplifies it and cues the
appropriate decision would be helpful.
Dre Hux : À mon avis, l’important, c’est de simplifier la chose.
Ce n’est pas une question d’éducation. Ceux d’entre nous qui sont
plus aisés se sentent parfois à court de temps et cherchent quelque
chose de rapide. Ils ne veulent pas lire l’endos des emballages.
Donc, oui, tout ce qui peut simplifier et favoriser la prise de
bonnes décisions serait utile.
Mr. Arango: A study came out recently that compared three
different systems. One was a traffic light system — red, green,
yellow lights — then a scale of 0 to 150, and then a simple logo,
one simple symbol. They found that the use of the simple symbol
was the easiest for consumers to understand.
M. Arango : Une étude comparative de trois systèmes a été
publiée récemment : un système basé sur les feux de circulation —
rouge, jaune, vert —; un système basé sur une échelle de 0 à 150;
et un autre basé sur des logos et symboles simples. Selon cette
étude, il était plus facile pour les consommateurs de comprendre
le système de logos et de symboles.
Regardless, at the end of the day, I think your comment is
extremely valid. We need a simple symbol-type system
implemented in stores and restaurants to help us with healthy
eating.
Mais, peu importe, votre commentaire est tout à fait pertinent.
Il faut mettre en œuvre un système axé sur des symboles simples
dans les magasins et restaurants afin d’aider les consommateurs à
adopter une alimentation saine.
The Chair: Mr. Arango, would you send that report or a
reference to it to the clerk, please?
Le président : Monsieur Arango, pourriez-vous faire parvenir
une copie de ce rapport ou une référence à celui-ci à la greffière?
Mr. Arango: Yes, absolutely.
Ms. Walker: I am struggling to remember the country that did
this, but it has also been shown that when prepackaged foods are
labelled, it also forces the manufacturer to rethink how they are
manufacturing their food and what is going into the food. I think
it was the U.K. that showed retailers were starting to reformulate
their food. It does have a longer term impact into how the food
supply system works in that particular country.
M. Arango : Certainement.
Mme Walker : J’oublie dans quel pays c’était, mais il a été
démontré que lorsque les aliments préemballés sont étiquetés, cela
pousse les fabricants à revoir leur processus de fabrication et la
composition de leurs aliments. Je crois que c’est au Royaume-Uni
que des détaillants ont commencé à reformuler leurs aliments.
Cela a un impact à plus long terme sur le fonctionnement du
système d’approvisionnement alimentaire du pays.
34:26
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
Senator Raine: We appreciate your expertise in these areas. We
all know that it is not going to be easy to make changes.
La sénatrice Raine : Nous vous remercions d’avoir accepté de
venir nous partager votre expertise dans ces domaines. Nous
savons tous qu’il sera difficile d’apporter des changements.
What do you think is the role of our education system in this?
Over the last 40 years, things have changed in the education
system. We have decreased physical education and increased
computers, et cetera. What do you think schools should be doing
to educate the children coming through so they can make good
food choices?
Selon vous, quel est le rôle du système d’éducation dans tout
cela? Le système d’éducation a changé au cours des 40 dernières
années. Aujourd’hui, il y a moins de cours d’éducation physique
et plus de cours d’informatique, notamment. Que devraient faire
les écoles à votre avis pour enseigner aux enfants à faire de bons
choix alimentaires?
Mr. Arango: Clearly, awareness and education in schools is
important. It will not only help perhaps with children making
better choices but in the end, as they become adults, it will enable
them to understand that other things have to be done to address
nutrition or physical activity, et cetera, so they will be more
accepting of government interventions or programs to address
either nutrition or physical activity.
M. Arango : De toute évidence, la sensibilisation et l’éducation
dans les écoles sont importantes. Cela aidera peut-être les jeunes à
faire de meilleurs choix, mais aussi, une fois adultes, à mieux
comprendre qu’il y a d’autres aspects dont il faut tenir compte en
matière d’alimentation ou d’activité physique, notamment. Ainsi,
ils seront plus ouverts aux interventions ou aux programmes du
gouvernement à cet égard.
The other thing that is very important for schools to do is not
just educate by saying, ‘‘You should eat this.’’ They have to
practise what they preach. We cannot communicate to kids that
they should not drink sugary drinks, should drink milk and water,
avoid hamburgers and try to eat fruits and vegetables, when in the
cafeteria all they have is sugary drinks and processed food for
sale, and very little fruits, vegetables, milk or water available.
Aussi, il ne suffit pas aux écoles de simplement dire aux jeunes :
« Vous devriez manger ceci. » Elles doivent prêcher par l’exemple.
Elles ne peuvent pas dire aux enfants d’éviter les boissons sucrées
et les hamburgers et de consommer du lait, de l’eau ou des fruits et
légumes si tout ce qu’elles offrent dans leurs cafétérias ce sont des
boissons sucrées et des aliments transformés, et très peu de fruits
et légumes, de lait ou d’eau.
It is changing in Canada. The food environment in schools and
cafeterias is slowly changing, and it’s very important that schools
not just educate but practise what they preach and offer healthy
options to kids.
Les choses changent au Canada. Petit à petit, l’environnement
alimentaire dans les écoles et cafétérias se transforme. Il est très
important que les écoles enseignent, mais aussi qu’elles montrent
l’exemple et qu’elles offrent aux étudiants des options santé.
Senator Raine: Do you think there should be zoning around
schools to prevent food outlets nearby?
La sénatrice Raine : Devrait-il y avoir une sorte de zone
tampon autour des écoles pour éloigner les établissements de
restauration?
Mr. Arango: Absolutely. If you improve the food environment
in the school cafeteria and the environment near their school is
not ideal, then the kids will gravitate to the ‘‘near school’’
environment and go to the fast food outlet. It is important to
ensure that there are not food swamps and avoid food deserts
around schools and in low-income neighbourhoods as well.
M. Arango : Absolument. Si l’on améliore l’environnement
alimentaire dans les cafétérias des écoles, mais pas autour des
écoles, les jeunes s’intéresseront à cet environnement près des
écoles et iront manger dans des établissements de restauration
rapide. Il faut éviter les marais et déserts alimentaires autour des
écoles et dans les quartiers à faible revenu.
Ms. Walker: There are two things I would add to that. First,
when we are talking about a multi-pronged approach, is it is not
just from the federal government. We are talking about things
that can be done in a community setting, in schools and by
employers, not-for-profit groups, everyone. The school
environment is important in teaching kids and not normalizing
certain behaviours, as Mr. Arango said.
Mme Walker : J’ajouterais deux choses. D’abord, on parle
d’une approche à volets multiples, mais cela ne concerne pas
uniquement le gouvernement fédéral; cela concerne également les
collectivités, les écoles, les employeurs, les groupes sans but
lucratif, bref, tout le monde. Comme l’a souligné M. Arango,
l’environnement scolaire sert à enseigner des comportements, pas
à normaliser des comportements.
One of the things that stuck with me is the recycling experience
from many years ago. That was started in a school setting. Kids
would go home at the end of the day and say, ‘‘Mom and dad,
you have to put that in your recycling.’’ That has been a huge
success story. Having kids learning that early on means that
oftentimes they can come home and say, ‘‘Maybe we shouldn’t be
Une des choses qui m’a marqué, c’est la campagne sur le
recyclage menée il y a de nombreuses années. Tout cela a
commencé dans les écoles. Les jeunes retournaient chez eux et
disaient à leurs parents : « Maman, papa, il faut mettre cela dans
le recyclage. » Cette campagne a connu un franc succès. Si l’on
enseigne dès le début aux enfants à bien manger, ils diront à leurs
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:27
eating that,’’ or ‘‘There is too much red on my plate and there
should be more green.’’ That is a unique environment in addition
to other things we should be doing at a policy level.
parents : « Peut-être qu’on ne devrait pas manger cela » ou « Il y
a trop de rouge et pas assez de vert dans mon assiette. » C’est un
environnement unique qui pourrait appuyer nos efforts sur le plan
politique.
Dr. Hux: You mentioned physical activity. Certainly the
diminution of meaningful physical activity in the curriculum is
doubtless one of the contributors to the obesity epidemic in
children. Curriculum is important, but as my colleagues have
indicated, the environment is important.
Dre Hux : Vous avez parlé de l’activité physique. Il ne fait
aucun doute que la réduction de l’activité physique dans le
curriculum scolaire, notamment, a contribué à l’épidémie
d’obésité chez les jeunes. Le curriculum est important, mais,
comme l’ont souligné mes collègues, l’environnement l’est tout
autant.
There was a German study published in 2009 dealing with
elementary schools where children were either both provided with
water and water consumption was promoted, and they were
compared to schools where that program did not exist. There was
a 31 per cent reduction in the development of obesity over a oneyear period.
En 2009, une étude allemande a été publiée dans laquelle on
comparait une école où les étudiants avaient accès à de l’eau et où
l’on faisait la promotion de la consommation d’eau et une école
où ce programme n’était pas offert. Après un an, le taux d’obésité
dans l’école où l’eau était offerte avait baissé de 31 p. 100.
Senator Raine: At the federal level, we are not responsible for
the delivery of education or health. What are your organizations
doing to monitor who is doing what out there at the provincial
level in the education systems? Do you have any way of reporting
what is happening and trying to educate the different jurisdictions
as to best practices?
La sénatrice Raine : L’éducation et la santé sont des
compétences provinciales. Que font vos organisations pour
surveiller ce qui se fait dans les provinces? Avez-vous un moyen
de faire rapport sur les activités et d’éduquer les régions sur les
meilleures pratiques?
Dr. Hux: We do have a program for kids in school related to
diabetes. The main focus of that is for children with Type 1
diabetes, which as you probably know is not associated with
obesity. It is focused on where there are significant challenges in
terms of monitoring blood sugar levels, getting injections and
being able to have a snack.
Dre Hux : Nous offrons un programme sur le diabète dans les
écoles à l’intention, notamment, des enfants atteints du diabète de
type 1. Vous savez probablement que ce diabète n’est pas associé à
l’obésité. Le programme est offert dans des milieux où les jeunes
ont beaucoup de difficulté à surveiller leur taux de glycémie, à
obtenir des injections et à obtenir des collations.
A piece of that is the ‘‘foodscape’’ in the schools. We are
advocating at the provincial level for enhanced policies. Again,
that gets passed down to the school boards. The school boards,
ultimately, would some decision-making authority. So we are
advocating at the provincial level for the provinces to set
standards around the expectations on school boards for healthy
environments for children with diabetes.
Un des problèmes, c’est le paysage alimentaire dans les écoles.
Nous recommandons aux provinces d’améliorer leurs politiques.
Cette recommandation est transmise aux conseils scolaires, car ce
sont eux qui prennent la décision. Donc, nous recommandons aux
provinces de fixer des normes pour que les conseils scolaires
offrent des environnements sains aux enfants atteints de diabète.
Senator Raine: Does anyone else want to comment on that?
La sénatrice Raine : Quelqu’un d’autre voudrait intervenir sur
la question?
Mr. Arango: At the Heart and Stroke Foundation of Canada,
we work at all levels of government; it is important at the
municipal, provincial and federal level. I absolutely concur that
we have to work at all levels.
M. Arango : La Fondation des maladies du cœur du Canada
travaille avec tous les ordres de gouvernement — les
administrations municipales et les gouvernements provinciaux et
fédéral. Je suis d’accord : il faut travailler avec tous les ordres de
gouvernement.
Senator Raine: It strikes me that we have an education system
— well, we have ten plus three, I suppose. So we have systems, but
some of the expertise at the national level in your areas is maybe
not reaching into those systems.
La sénatrice Raine : Ça me renverse que nous ayons un système
d’éducation — en fait, nous en avons dix, plus trois. Nous avons
des systèmes d’éducation, mais l’expertise que nous avons à
l’échelle nationale n’atteint peut-être pas ces systèmes.
Mr. Arango: We do try to reach into the provincial education
systems, but they differ across provinces. Sometimes we are
perhaps not as successful in ensuring that the message gets there
in every instance.
M. Arango : Nous tentons de travailler avec les systèmes
d’éducation provinciaux, mais ils diffèrent d’une province à
l’autre. Nous ne réussissons pas toujours à faire passer notre
message.
34:28
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
But we do realize that schools and the education system are
great opportunities to influence kids and to ensure that healthy
lifestyle patterns can go into adulthood. So we do try, but it is not
always easy.
Mais, nous sommes conscients que les écoles et systèmes
d’éducation sont de très bons milieux pour influencer les enfants
et s’assurer qu’ils conservent des habitudes de vie saine une fois
adultes. Nous faisons des efforts, mais ce n’est pas toujours
concluant.
Ms. Walker: One of the things that worries us as health groups,
generally — and I will not speak for my colleagues — when we are
looking at the provincial and federal jurisdictions, the delivery is
done provincially, but we want to be careful of not creating a
patchwork across the country where some kids are getting access
to some things and other kids are not. Some of the policies we
have talked about — that is why we are talking about them at the
federal level. There is a role for the federal government to play in
some of these public health policies.
Mme Walker : Une des choses qui inquiètent les groupes de
santé, en général — je ne veux pas parler au nom de mes
collègues —, que ce soit une compétence provinciale ou fédérale,
la prestation se fait à l’échelle provinciale. Il faut donc éviter de
créer un système hétérogène où les enfants n’ont pas tous accès
aux mêmes choses. Certaines des politiques dont nous avons
parlé... c’est la raison pour laquelle nous en parlons à l’échelle
fédérale. Le gouvernement a un rôle à jouer concernant ces
politiques de santé publique.
Tobacco has been a huge success because of the federal policy.
The age to purchase tobacco can differ by province, but the
federal government has put in a standard: It is 18 years old at the
federal level. Provinces can increase that to 19 or 20, but the
baseline has been established. A lot of the things we are talking
about today would be along those lines.
Le dossier du tabac a connu un franc succès en raison de la
politique du gouvernement fédéral. L’âge minimal pour l’achat de
produits du tabac peut varier d’une province à l’autre, mais le
gouvernement fédéral a établi un âge minimal : 18 ans. Certaines
provinces peuvent le fixer à 19 ou 20 ans, mais un seuil a été
établi. Plusieurs des options dont nous parlons aujourd’hui
pourraient s’inspirer de ce modèle.
Senator Raine: That is a good way of putting it. There have
been federal-provincial-territorial conferences to discuss all this.
Everyone is on the same page, but how do we get there? It is a
challenge.
La sénatrice Raine : C’est une bonne façon de le voir. Des
conférences fédérales-provinciales-territoriales ont été organisées
sur le sujet. Tous les intervenants sont sur la même longueur
d’onde, mais comment faire pour passer à la prochaine étape?
C’est difficile.
Mr. Arango: It is.
M. Arango : Effectivement.
Senator Raine: When you talk about sugary soft drinks and
their impacts, has a study been done on what happens if we flip
over and they are all diet drinks and the different kinds of
artificial sweeteners? If people move away from sugar, which
apart from calories is relatively benign, to artificially sweetened
drinks, do we know what the impacts of that will be? Do we know
what will happen?
La sénatrice Raine : Vous avez parlé des boissons sucrées et de
leur incidence sur la santé. Y a-t-il eu une étude sur les
conséquences de la consommation de boissons diètes et sucrées
avec des édulcorants artificiels? Savons-nous quelles seraient les
conséquences si les gens délaissaient les boissons contenant du
sucre, un produit plutôt inoffensif, outre les calories qu’il
contient, pour des boissons contenant un édulcorant artificiel?
Le savons-nous?
Mr. Arango: It would have been good if you could have been at
the Canadian Obesity Summit a couple of weeks ago. We
moderated a panel on the role of diet drinks as a harm-reduction
tool to reduce consumption of sugary drinks. We had a couple
panelists, one from Harvard and one from the U.K. One was
arguing pro-diet drinks; the other said to be cautious.
M. Arango : Vous auriez dû participer au Sommet canadien
sur l’obésité qui s’est déroulé il y a quelques semaines. Dans le
cadre de ce sommet, nous avons animé une discussion sur le rôle
des boissons diètes comme outils d’atténuation des effets néfastes
pour réduire la consommation de boissons sucrées. Deux experts
participaient à cette discussion : un de Harvard et un autre du
Royaume-Uni. Un était pour les boissons diètes, l’autre disait
qu’il fallait y faire attention.
The conclusion that came out of the panel was that,
potentially, diet drinks are better than sugary drinks in many
cases. However, the concern is this: Will people end up drinking
both diet drinks and sugary drinks? Will there be dual use?
Les participants ont conclu que, dans certains cas, les boissons
diètes seraient peut-être préférables aux boissons sucrées. Mais,
une préoccupation a été soulevée : les gens vont-ils consommer
des boissons sucrées et des boissons contenant des édulcorants
artificiels? Y aura-t-il une double consommation?
The other concern is that if you promote diet drinks, will you
end up promoting continuing social habituation to sweet-tasting
products? That is a concern.
L’autre préoccupation c’est, si l’on fait la promotion des
boissons diètes, est-ce qu’on encourage une habitude sociale de
consommation de produits à saveur sucrée? C’est ce qui inquiète.
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:29
At the end of the day, if implemented properly, diet drinks
probably could be useful in terms of reducing consumption of
sugary drinks, but it cannot be the end goal. We don’t want to
continue to promote sugar craving at a societal level.
Au bout du compte, si elles sont utilisées correctement, les
boissons diètes pourraient être utiles pour réduire la
consommation de boissons sucrées, mais cela ne peut pas être
l’objectif ultime. Nous ne voulons pas continuer à entretenir ce
besoin maladif de consommer du sucre.
Dr. Hux: The use of
continue to reinforce the
they are sweetened to a
sweetened beverage, so it
artificially sweetened beverages does
craving for sweet foods. In fact, often
level that feels sweeter than a sugarcould actually induce more cravings.
Dre Hux : L’utilisation de boissons contenant des édulcorants
artificiels continue d’entretenir ce besoin de consommer des
aliments sucrés. D’ailleurs, elles sont souvent plus sucrées que les
boissons contenant du sucre, donc elles peuvent faire grandir ce
besoin.
Another problem with them is the bad math we do in our
heads. ‘‘Because I am having diet drink X, I can have that piece of
apple pie and ice cream,’’ when there are three times more calories
and a lot more fat in the pie than if that person had had a regular
soft drink. That type of bad mental arithmetic where we lie to
ourselves is thought to be a behavioural problem with the
artificially sweetened beverages.
L’autre problème avec ces boissons, c’est les mauvais calculs
mentaux qu’elles nous font faire. On se dit, par exemple :
« Puisque je bois la boisson diète X, je peux manger ce morceau
de tarte aux pommes avec de la crème glacée », alors que ce
morceau de tarte contient trois fois plus de calories et de gras
qu’une boisson gazeuse. Ce genre de mauvais calcul mental où
l’on se ment à soi-même est vu comme un problème de
comportement associé aux boissons contenant des édulcorants
artificiels.
There is some emerging evidence that there may even be a
physiological effect and that it may alter the way our bodies
handle sugars in a way that actually harms our metabolism.
Certainly they are not the panacea.
De nouvelles informations laissent croire que ces boissons
pourraient avoir des conséquences physiologiques, qu’elles
pourraient modifier la façon dont le corps traite le sucre et ainsi
nuire à notre métabolisme. De toute évidence, ces boissons ne
sont pas la panacée.
Senator Raine: I suppose when it comes to marketing, if it is
‘‘diet’’ in our marketing, it is still —
La sénatrice Raine : J’imagine que sur le plan marketing, si
c’est un produit « diète », ça demeure...
Mr. Arango: You are right.
M. Arango : Vous avez raison.
Senator Raine: In terms of marketing to kids, for instance, you
shouldn’t replace sugar drinks with diet drinks.
La sénatrice Raine : Donc, les publicités ne devraient pas
encourager les jeunes à remplacer les boissons sucrées par des
boissons diètes.
Mr. Arango: No, we wouldn’t recommend the consumption of
diet drinks to kids.
M. Arango : Non, nous ne recommanderions pas que les jeunes
consomment des boissons diètes.
You are right: You can get that brand extension if you allow
marketing of diet drinks. For instance, you would still have the
Coke brand being promoted, and that is a problem.
Vous avez raison : la commercialisation de boissons diètes
permet l’extension de marque. Par exemple, la marque Coke serait
toujours présente. C’est un problème.
Senator Raine: If I could make a statement, I really think the
soft drink industry has to be part of the solution, because we all
need to eat and we all need to drink. We just want to have healthy
things to do it. They can fight over the share of the healthy things
in terms of marketing, but we need them to be part of the
solution.
La sénatrice Raine : J’aimerais faire une déclaration. À mon
avis, l’industrie des boissons gazeuses doit faire partie de la
solution. Nous devons tous manger et boire, mais nous voulons
consommer des produits sains. Laissons ces sociétés se battre pour
les parts du marché des produits sains, mais elles doivent faire
partie de la solution.
Ms. Walker: You speak to something interesting. It comes
back to the reformulation of foods. The more we create that
environment, it will eventually create a demand for healthier
products. In the meantime and until that day happens, some of
the policies we are talking about will be key to changing people’s
perceptions and understanding. They will eventually, hopefully,
lead to having food manufacturers create products that are
generally healthier.
Mme Walker : Vous soulevez un point intéressant. Ça revient à
la reformulation des aliments. Plus on créera cet environnement,
plus la demande pour des produits plus sains augmentera. D’ici là,
certaines des politiques seront essentielles pour changer la
perception et la compréhension des gens. Le but, c’est qu’un
jour les fabricants de produits alimentaires créent des produits
généralement plus sains.
34:30
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
Senator Nancy Ruth: I want to raise the issue of cooking.
Although Dr. Hux mentioned a program in British Columbia, I
don’t know how to cook. I do know how to make salad dressing,
so I don’t buy it bottled. But many of the people I know, besides
all of the factors of time and efficiency, buy prepared foods
because they don’t know how to cook. Where does teaching
people how to cook come into the equation for all three of you?
La sénatrice Nancy Ruth : J’aimerais parler de la préparation
des aliments. Même s’il existe un programme sur le sujet en
Colombie-Britannique, comme l’a souligné la Dre Hux, je ne sais
pas faire la cuisine. J’ignore comment faire une vinaigrette pour
ne pas avoir à en acheter en bouteille. Bon nombre des gens que je
connais achètent des aliments préparés, pas nécessairement pour
économiser du temps et être plus efficaces, mais parce qu’ils ne
savent pas faire la cuisine. Selon vous, à quel moment faudrait-il
enseigner aux gens à faire la cuisine?
Ms. Walker: I think that speaks to the society that we have
developed over time. We have moved from preparing foods at
home and having a social experience with your family remembers
to having something that is more convenient. All three of our
associations, from a programmatic side, offer things like recipes,
information and tips for people who don’t know how to cook
foods.
Mme Walker : Je crois que cela témoigne de ce qu’est devenue
notre société au fil du temps. Nous sommes passés de la
préparation d’aliments à la maison et de l’expérience sociale du
partage d’un repas en famille à une option plus commode. D’un
point de vue programmatique, chacune de nos organisations offre
des recettes, des informations et des conseils, notamment, pour
aider les gens qui ne savent pas cuisiner.
We also participate in marketing campaigns. One that the
Heart and Stroke Foundation of Canada and Canadian Cancer
Society have been a part of is with the Canadian Produce
Marketing Association. It’s called Half Your Plate, and it’s meant
to give a simple message to Canadians that half their plate should
be vegetables or fruits. It provides information on how to look at
new fruits and vegetables in a grocery store, which can be
intimidating.
Nous participons également à des campagnes de marketing.
Par exemple, la Fondation des maladies du cœur du Canada et la
Société canadienne du cancer participent à une telle campagne en
compagnie de l’Association canadienne de la distribution de fruits
et légumes intitulée « La moitié de votre assiette! » Le message est
simple : les Canadiens devraient remplir la moitié de leur assiette
de légumes ou de fruits. Cette campagne fournit des
renseignements sur la découverte de nouveaux fruits et légumes
au marché, car cela peut être intimidant.
Senator Nancy Ruth: I will stop you there, because I know you
all produce cook books, too. But if you are talking about kids and
sugar, and the environmental campaign and how that happened
from schools to home, how would you do that with cooking?
La sénatrice Nancy Ruth : Je vais vous interrompre, car je sais
que vos organisations publient aussi des livres de recettes. Vous
avez parlé de la campagne sur le recyclage et de l’influence des
enfants à la maison. Pourrait-on adopter la même approche en ce
qui concerne la préparation des aliments ou la consommation de
sucre chez les jeunes?
Ms. Walker: I’m not necessarily speaking for the Canadian
Cancer Society here, but I would probably like to see more
cooking in schools. That’s a life skill, just as is physical activity.
These are life skills. I don’t want to compare it to trigonometry,
which has had limited value in my professional life, but foods are
still an important component of how you’re going to grow up as
an adult.
Mme Walker : Je ne veux pas parler pour la Société
canadienne du cancer, mais, personnellement, j’aimerais qu’il y
ait plus de cours de cuisine offerts dans les écoles. Il s’agit d’une
aptitude de vie, au même titre que l’activité physique. Je ne veux
pas comparer cela à la trigonométrie, qui m’a été très peu utile
dans ma vie professionnelle, mais les aliments constituent une
composante importante de l’évolution vers la vie adulte.
Mr. Arango: I would add that in some provinces, home
economics was removed from the curriculum, and that’s a
problem. We need to reintroduce food preparation skills in
schools. In particular, with respect to fruits and vegetables, food
preparation skills are more important than almost anything else.
It’s really crucial because fruits and vegetables are not as easy to
prepare as other foods. Food preparation skills are much more
important in that case.
M. Arango : J’ajouterais que dans certaines provinces, les
cours d’économie familiale ont été retirés du curriculum. C’est
problématique. Il faut réintroduire des cours de préparation des
aliments dans les écoles, notamment la préparation des fruits et
légumes, car ils ne sont pas aussi faciles à préparer que les autres
aliments. Les compétences en préparation des aliments sont
encore plus importantes en ce qui concerne les fruits et légumes.
The Chair: Yes. I was surprised when you were talking about
the education part that you didn’t move further into the idea of
incorporating back into the school system the preparations of
food and involving children. We had a previous witness who
discussed this as well. In fact, that witness used calculus instead of
trigonometry, but the point was the same. In terms of life-long
impact, that’s where it stands.
Le président : En fait, lorsque vous parliez d’éducation plus tôt,
j’ai été surpris que vous ne proposiez pas le retour des cours de
préparation des aliments dans les écoles. Un autre témoin nous a
fait cette suggestion. D’ailleurs, le témoin en question a utilisé le
calcul différentiel au lieu de la trigonométrie, mais l’idée est la
même. C’est une compétence pour la vie.
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:31
I thought Senator Nancy Ruth’s question was critical in the
sense that the example she used is not isolated. It is significant in
today’s society; yet for some reason, the geniuses that deal with
curriculum have managed to turn students off schools in droves
by eliminating some of the basic aspects they need most for
survival in life, and food preparation is one of those.
La question de la sénatrice Nancy Ruth était très importante et
l’exemple qu’elle a utilisé n’est pas unique. C’est très important
pour la société d’aujourd’hui. Pourtant, les génies qui établissent
le curriculum ont réussi à désintéresser les jeunes de l’école en
éliminant des cours portant sur des aspects fondamentaux de la
vie, comme la préparation des aliments.
Senator Eggleton: We’ve heard some rather unexpected or
maybe even contradictory statements before our committee
hearings on obesity. I want to run over a couple of them that
the researchers have prepared.
Le sénateur Eggleton : Nous avons entendu des témoignages
plutôt inattendus, et même contradictoires, dans le cadre de notre
étude sur l’obésité. J’aimerais en souligner quelques-uns.
This committee has heard that the association between body
fat and heart disease may not be as clear as traditionally thought.
Witnesses have suggested that although overweight individuals
may have a higher incidence of heart problems, recovery after a
heart attack may be improved for those who are overweight.
Nous avons appris que le lien entre la masse adipeuse et les
maladies du cœur n’est peut-être pas aussi clair qu’on l’aurait
pensé. Certains prétendent que même si les personnes ayant un
surplus de poids présentent une incidence plus élevée de
problèmes cardiaques, ils pourraient récupérer plus rapidement
après une crise cardiaque.
As well, testimony has included the observation that
overweight people who eat healthy and get modest exercise can
be just as healthy as their healthy-weight counterparts. They are
referring to overweight people.
D’autres témoins ont souligné que les personnes ayant un
surplus de poids qui ont une alimentation saine et qui sont
modestement actives peuvent être en aussi bonne santé que celles
qui n’ont pas de surplus de poids.
In addition, while reports in recent years have linked a highsalt diet to increased levels of high blood pressure and
cardiovascular disease, we’ve been told that salt consumption is
considerably lower in recent decades due to improved food
preservation methods.
Aussi, bien que des rapports publiés ces dernières années
établissent un lien entre une alimentation riche en sel et une
augmentation des cas d’hypertension et de maladies
cardiovasculaires, on nous dit que la consommation de sel a
considérablement baissé au cours des dernières décennies grâce à
l’utilisation de meilleures méthodes de conservation des aliments.
One more point: We heard from James DiNicolantonio, a
cardiovascular research scientist, who questioned the benefits of
eliminating saturated fats and increasing unsaturated fats in the
diet. Both he and Ms. Nina Teicholz, author of The Big Fat
Surprise — and she’s scheduled to appear here — asserted that
there’s no evidence to support the claim that diets should be low
in saturated fats.
Finalement, nous avons entendu le témoignage de James
DiNicolantonio, un chercheur scientifique cardiovasculaire qui
s’est interrogé sur les bienfaits de l’élimination des gras saturés
dans notre alimentation et de l’augmentation des gras non
saturés. Lui et Mme Nina Teicholz, auteure du livre « The Big
Fat Surprise » — elle doit témoigner devant le comité —
soutiennent que rien ne prouve que notre alimentation devrait
être faible en gras saturés.
Do you have any thoughts about all those things?
Que pensez-vous de tout cela?
Mr. Arango: A few years ago we moderated a panel at the
Canadian Obesity Summit that looked at the first issue you spoke
about. Do physical activity and other factors mitigate the impact
of obesity? Absolutely. Physical activity can mitigate the impact.
However, if you are morbidly obese, obesity will still have an
independent impact on your health. Both things come into play.
For sure, if you are eating properly and are active, it’s going to
minimize the impact to some extent. Like I said, if you have very
high levels of obesity, it will still have an impact.
M. Arango : Il y a quelques années, dans le cadre du Sommet
canadien sur l’obésité, nous avons animé une discussion sur la
première question que vous soulevez, soit l’activité physique et
d’autres facteurs permettent-ils de réduire l’impact de l’obésité?
Absolument. L’activité physique peut réduire l’impact de
l’obésité. Toutefois, pour les personnes qui présentent une
obésité morbide, l’obésité continuera d’avoir une incidence
distincte sur leur santé. Les deux éléments entrent en ligne de
compte. Évidemment, le fait de bien manger et d’être actif réduira
l’impact, dans une certaine mesure. Mais, comme je l’ai dit, pour
les personnes qui présentent une obésité morbide, l’obésité
continuera d’avoir une incidence sur leur santé.
With respect to sodium, we’ve learned a lot in the last few years
in terms of what levels of sodium consumption have an impact on
health. However, there’s still enough evidence out there that
indicates that sodium consumption at high levels can have an
impact on cardiovascular disease, hypertension, et cetera.
Concernant le sel, nous avons beaucoup appris au cours des
dernières années sur les niveaux de sels qui ont un impact sur la
santé. Cependant, il y a encore suffisamment de preuves qui
démontrent qu’une consommation élevée en sel peut causer des
maladies cardiovasculaires et de l’hypertension, entre autres.
34:32
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
Saturated fat is being discussed in the media quite a bit. There
are some suggestions, and we actually have a panel looking at this
issue right now. There are suggestions that perhaps the existing
evidence has been over-interpreted or not interpreted properly.
We’ll come out with a position statement on that issue in
September. We hope to say something more firm on that
particular issue. However, at the end of the day, there’s still
enough evidence to indicate that saturated fats have an impact,
but perhaps not as much as we might have thought.
On parle beaucoup des gras saturés dans les médias. Certains
prétendent — et nous avons réuni un groupe d’experts qui se
penche actuellement sur la question — que les données actuelles
ont peut-être été surinterprétées ou mal interprétées. La fondation
publiera une déclaration sur la question en septembre et nous
espérons être en mesure de dire quelque chose de plus définitif sur
le sujet. Toutefois, il reste que les données sont suffisantes pour
montrer que les gras saturés ont une incidence, mais peut-être pas
autant qu’on le croyait.
The last issue that I would raise relates to a documentary. You
mentioned low-fat, high-fat intake. A documentary just came out
called Sugar Coated. I think there’s going to be a screening of it
on May 21 in Ottawa. It happened in Toronto a few weeks ago.
The documentary indicates that in the early 1970s when there was
emerging evidence about sugar, the sugar industry got certain
academics to say that fat was more of an issue than sugar so they
could move the debate away from sugar intake to fat intake.
There is a concern that perhaps the focus only on low fat has not
been ideal.
J’aimerais parler finalement d’un documentaire. Vous avez
parlé de la consommation faible et élevée de matières grasses. Un
nouveau documentaire intitulé Sugar Coated a été présenté à
Toronto il y a quelques semaines. Si je ne m’abuse, il sera présenté
à Ottawa le 21 mai prochain. Bref, ce documentaire souligne
qu’au début des années 1970, à l’époque où de nouvelles données
ont été publiées concernant le sucre, l’industrie sucrière a fait
appel à des scientifiques pour dire que la consommation de
matières grasses causait plus de problèmes que la consommation
du sucre afin de détourner l’attention vers les matières grasses. On
se questionne maintenant si ce fut une erreur de mettre l’accent
sur la faible consommation de matières grasses.
Dr. Hux: You mentioned four, and Mr. Arango spoke to three
of them. I want to speak to the other one, which is that
overweight people who eat healthy and exercise can be as healthy
as their less obese counterparts. That raises an excellent point that
I neglected to mention in my remarks. In terms of the risk of
diabetes, the reduction of obesity for an individual can be quite
modest yet very impactful. The diabetes prevention program was
a large, rigorously conducted randomized trial that took people
who were at high risk of diabetes because of their obesity and put
them through a program to improve their eating habits and to
increase their physical activity level. It showed there was a
60 per cent reduction in the risk of diabetes, but that wasn’t
because they lost 100 pounds and got back to their weight in
Grade 12. Actually, on average they lost between 5 per cent and
10 per cent of their body weight. A 200-pound person could lose
between 10 and 15 pounds and, with that modest weight loss,
could have a 60 per cent reduction in their risk of diabetes.
Obesity for someone who weighs 250 to280 pounds can seem so
daunting, yet the results of that study showed that by
improvements in diet and an increase in physical activity, they
can lead healthy lives as well.
Dre Hux : Vous avez souligné quatre points, et M. Arango en a
abordé trois. J’aimerais parler du dernier, soit que les gens ayant
un surpoids, qui mangent bien et qui sont actifs peuvent être en
aussi bonne santé que ceux qui n’ont pas de surpoids. Cela
soulève un excellent point que je n’ai pas souligné dans mon
exposé. Du point de vue du risque de diabète, la baisse du taux
d’obésité chez un individu peut être modeste tout en ayant une
incidence très importante. Le programme de prévention du
diabète était en fait un essai randomisé très rigoureux mené
auprès de personnes à haut risque de diabète en raison de leur
obésité. Ces personnes ont participé à un programme visant à
améliorer leurs habitudes alimentaires et à accroître leur niveau
d’activité physique. Le risque de diabète des participants dans ce
programme a chuté de 60 p. 100, mais pas parce qu’ils ont perdu
100 livres ou parce qu’ils ont retrouvé la taille qu’ils affichaient en
12e année. En fait, ils n’ont perdu, en moyenne, qu’entre 5 et
10 p. 100 de leur masse corporelle. Par exemple, une personne
pesant 200 livres pourrait perdre entre 10 et 15 livres et, malgré
cette perte de poids modeste, réduire son risque de diabète de
60 p. 100. L’obésité pour une personne de 250 à 280 livres peut
sembler un obstacle décourageant. Pourtant, les résultats de cette
étude montrent qu’une meilleure alimentation et une
augmentation de l’activité physique peuvent les aider à mener
une vie saine.
The Chair: Let me just pick on how you put that. When you
summarized, you said it showed that a 10 per cent to 15 per cent
drop in weight led to the reduction in diabetes. There was another
significant component of that, the exercise part.
Le président : J’aimerais juste revenir sur une chose. Vous dites,
en résumé, qu’une perte de poids équivalant à environ 10 ou
15 p. 100 de la masse corporelle a entraîné une réduction du
risque de diabète. Mais, il y avait une autre composante
importante à cette étude : l’activité physique.
Dr. Hux: You’re right, we don’t know which of the
components, and that’s the problem with a kitchen-sink study.
When you throw the whole kitchen sink at a problem, you don’t
know which component really stuck to the wall. In this case, they
Dre Hux : Vous avez raison. On ignore laquelle des
composantes... C’est le problème avec des études à composantes
multiples. On ignore à quelle composante les résultats sont
attribuables. Dans ce cas-ci, il y a eu une amélioration de
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:33
had both improvements in their diet and increases in physical
activity. Those changes in diet and physical activity led to a
modest loss of weight but a dramatic reduction in the risk of
diabetes. Whether it was the diet or the physical activity is not
clear.
l’alimentation et une augmentation de l’activité physique. Ces
modifications ont entraîné une perte de poids modeste, mais une
chute impressionnante du risque de diabète. On ne peut pas dire
avec certitude si c’est en raison du changement à l’alimentation ou
de l’augmentation de l’activité physique.
The Chair: But you must have statistics on people who have
lost weight and its impact on diabetes. Traditionally, that has
been the thing that people go to first — a diet that lowers their
weight, et cetera. Do you have any statistics on weight loss alone
and its impact on diabetes?
Le président : Vous devez certainement avoir des statistiques
sur l’incidence de la perte de poids sur le diabète. Habituellement,
c’est la première chose que font les gens — ils suivent une diète
pour perdre du poids. Avez-vous des statistiques sur l’incidence de
la perte de poids, et uniquement la perte de poids, sur le diabète?
Dr. Hux: I don’t. We find that for many people who are on my
side of middle age, achieving weight loss by diet alone is very
difficult. Often, enhanced physical activity needs to be part of that
equation. But I’m sure there are studies —
Dre Hux : Non. Nous constatons que pour beaucoup de
personnes d’âge moyen comme moi, il est très difficile de perdre
du poids par l’alimentation seulement. Souvent, l’activité
physique doit faire partie de l’équation. Mais je suis certaine
qu’il y a des études...
The Chair: My point is that people go through the diet cycle.
There are lots of people involved in dieting regardless of their age.
The question is: Is there any evidence that losing 15 or 20 pounds
has an impact on the diabetic character of the individual?
Le président : Ce que je veux dire, c’est que les gens entrent
dans le cycle des régimes. Il y a beaucoup de gens qui suivent des
régimes, quel que soit leur âge. La question est la suivante : y a-t-il
des données probantes qui montrent que la perte de 15 ou de
20 livres a une incidence sur le profil diabétique de la personne?
Dr. Hux: If there is, I don’t know it. I’m sorry.
Dre Hux : S’il y en a, je ne les connais pas. Je suis désolée.
The Chair: Thank you very much.
Le président : Merci beaucoup.
Senator Raine: For the screening of Sugar Coated, none of us
are going to be in Ottawa at that time because it’s a break week.
Can we get a copy of that documentary?
La sénatrice Raine : Pour ce qui est de la projection de Sugar
Coated, aucun d’entre nous ne sera à Ottawa à ce moment-là
parce que c’est une semaine de relâche. Pourrions-nous obtenir
une copie de ce documentaire?
Mr. Arango: I’ll ask the producers. I can’t speak on behalf of
the producers, but I can definitely get back to you on that.
M. Arango : Je vais demander aux producteurs. Je ne peux pas
vous répondre à leur place, mais je peux certainement vous faire
parvenir leur réponse.
The Chair: Do you know where the screening will be held?
Le président : Savez-vous où cette projection va avoir lieu?
Mr. Arango: It will be at the Mayfair theatre on Bank Street. I
believe it will be at 6:30 p.m. on Thursday, May 21.
M. Arango : Au cinéma Mayfair, sur la rue Bank. Je pense
qu’elle est prévue pour 18 h 30, le jeudi 21 mai.
The Chair: Thank you very much.
Le président : Merci beaucoup.
Well, we have had another day of discussing some very
interesting aspects of life and health around the issue of obesity.
There are a couple of things I wanted to pick up on.
Eh bien, c’est la fin d’un autre jour de discussions sur des
aspects très intéressants de la vie et de la santé sur le thème de
l’obésité. Il y a quelques éléments sur lesquels j’aimerais revenir.
First, I’ve made this comment in other cases where the issue of
labelling has come up and the requirements that packages show
what’s in the package and how much. I agree absolutely with the
implied outcome of the comments you made with regard to
looking at it and trying to figure out what it really bloody means.
It’s my opinion that if we think that stuff is going to make a big
change in a harried shopper going through a grocery store and
being able to decide on the fly what it is, even for a person who is
interesting in knowing, I think we’re delusional. I’m not
suggesting that information shouldn’t be there, but if we think
that’s going to make a huge impact on the way in which people
carry out their lives related to their overall diet, I think that we’re
mistaken.
Premièrement, je l’ai déjà dit dans d’autres contextes, quand la
question de l’étiquetage revient, il faut que l’emballage indique ce
que contient le produit et en quelle quantité. Je suis tout à fait
d’accord avec ce que vous avez dit, les gens regardent
l’information mais ont parfois beaucoup de mal à comprendre
ce qu’elle signifie. Si l’on pense que ces renseignements vont
changer beaucoup le comportement du client pressé à l’épicerie et
l’aider à déterminer rapidement ce qu’ils signifient, même quand
la personne souhaite vraiment le savoir, on se berce d’illusions. Je
ne laisse pas entendre que ces renseignements ne devraient pas être
fournis, mais je pense que nous nous trompons si nous croyons
qu’ils vont changer énormément la façon dont les gens vivent leur
vie et font des choix alimentaires.
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Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
Let me repeat, however, that I’m totally in favour of that detail
being on all the packaging. I’m absolutely in favour of that. I’m
referring solely to the way a shopper incorporates that in a
reasonable basis, a parent with two children tugging at the cart,
going through the grocery store. As you showed with your two
yogurt containers, it’s not going to happen, in my opinion. It’s
exactly the same as we learned, those of us who have to give
presentations, trying to teach students how to give proper
presentations, that you don’t put a thousand pieces of data on
a single slide and expect the person in the audience who may be
interested to go through all those pieces of data. On the issue of
labelling, in some way we have to find an additional hook. I have
not yet been convinced of the elephant model, but it keeps coming
up for some reason.
Je répète, toutefois, que je suis totalement en faveur d’un
étiquetage détaillé. Je suis totalement pour. Je parle simplement
de la façon dont le consommateur intègre ces renseignements à ses
comportements, selon toute probabilité; je pense au parent
accompagné de deux enfants qui tirent sur le panier au
supermarché. Comme vous l’avez illustré avec vos deux
contenants de yogourt, cela n’arrivera pas, à mon avis. C’est
exactement comme ce qu’on apprend aux personnes comme nous
qui doivent présenter des exposés : quand on enseigne aux
étudiants l’art de la présentation, on leur dit qu’il ne faut pas
mettre un millier de données sur une seule et même diapositive et
s’attendre à ce que le public épluche toutes ces données. Pour
l’étiquetage, il faut trouver un autre moyen d’accrocher le
consommateur. Je ne suis toujours pas convaincu du modèle de
l’éléphant, mais il revient constamment, pour une raison ou une
autre.
I do want to come to another aspect. Ms. Walker, a couple of
times you mentioned the example of the plate, showing half here
and a quarter there. I bring this up as a response to that in a
number of meetings. The question is this: Are there any examples
out there that are simple and direct?
Je veux également mentionner un autre aspect. Madame
Walker, vous avez mentionné à quelques reprises l’exemple de
l’assiette, remplie à demi de ceci, au quart de cela. C’est une
réponse que je donne souvent. La question est la suivante : y a-t-il
des exemples simples et directs de cela?
I saw an article on Argentina in which they have the issue of
dealing with varying degrees of literacy in the country and
wanting to do something very constructive with regard to giving
guidance for proper meals. I’ll take the breakfast example. The
one I saw had five plates and showed five different breakfasts that
would constitute those most likely to be of most interest to, I
assume, Argentinians. It was very direct and very clear in terms of
what it conveyed. These were all within the overall caloric and
other issues that they considered to be important with regard to
the guide. That’s a very simple thing to be able to do. I won’t go
beyond that at the moment.
J’ai lu un article sur l’Argentine, qui parlait de la difficulté
associée aux différents taux d’alphabétisme dans le pays, qui
voulait faire quelque chose de vraiment constructif pour guider les
gens dans leur choix de repas. Je vais prendre l’exemple du
déjeuner. Dans l’article que j’ai lu, il y avait cinq assiettes
montrant cinq déjeuners différents susceptibles d’intéresser
particulièrement les Argentins, je présume. Le message était très
direct et très clair. Toutes les assiettes respectaient les limites
caloriques et les autres critères jugés importants selon le guide.
C’est une mesure très simple. Je n’irai pas plus loin pour l’instant.
The other thing that I wanted to pick up on, and you dealt with
this, Mr. Arango, is the change in how we operate. The
opportunity for exercise is diminished greatly, simply by the
way we deal with things. We’ve heard a fair amount of testimony
with regard to that issue. If you simply look at a modern suburb,
it has no sidewalks. Even if you wanted to go out after supper and
go for a walk, you’re fighting traffic or snow and all those kinds
of things. That gets us to the idea that since this is a complex
issue, we’re going to have to have more than just simple solutions
as we go forward. Impacting how we develop the physical social
infrastructure as well as the food guidance may turn out to be
important.
L’autre élément que je veux souligner, et vous en avez parlé,
monsieur Arango, c’est le changement qui s’opère dans notre
mode de vie. Nous avons de moins en moins l’occasion de faire de
l’exercice, simplement en raison de notre façon de faire les choses.
Nous avons entendu beaucoup de témoignages en ce sens. Si l’on
regarde simplement nos banlieues modernes, il n’y a pas de
trottoirs. Même si l’on veut sortir prendre une marche après le
souper, il faut lutter contre le trafic ou la neige ou toutes sortes
d’autres choses. Cela nous porte à croire que comme c’est un
enjeu complexe, il nous faudra plus que des solutions simples pour
le résoudre. Il pourrait s’avérer important de changer la façon
dont nous construisons notre infrastructure sociale physique et
nos guides alimentaires.
On the issue of advertising, clearly the evidence from the past
has been clear, but as two of you said, in today’s world, children
are influenced increasingly to a greater extent by the nontraditional advertising issues, and they are alive in those worlds.
Controlling that will be interesting. I would like to see the
recommendations that suggest how you control all of that. If we
simply take the difficulty parents have dealing with pornography
Pour ce qui est de la publicité, les preuves du passé sont claires,
mais comme deux d’entre vous l’avez dit, dans le monde
d’aujourd’hui, les enfants sont de plus en plus influencés par les
nouvelles formes de publicité, et ils vivent dans ce monde. Il sera
intéressant d’exercer un contrôle à cet égard. J’aimerais bien avoir
des recommandations sur la façon de régir tout cela. Pensons
simplement à la difficulté qu’ont les parents pour lutter contre la
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:35
on their children’s machines, the issue of indications of food
advertisement and so on is going to be an interesting
phenomenon.
pornographie sur les appareils de leurs enfants; un autre
phénomène intéressant à suivre sera celui des publicités
alimentaires.
I guess what I’m really saying to you is that you have certainly
agreed with the testimony we’ve had and added to it in terms of
examples and so on. It’s an issue. We’ve got a serious issue. There
are a number of ways of looking at it, and we need to come up
with recommendations that can be acted on. We can speak about
the long-term issues that society has to grapple with, but we’d also
like to be able to come up with recommendations that actually
can be meaningful in the short term as we move through the
medium term to the long-term solution of a very complex issue.
Je suppose que ce que je veux vous dire par là, c’est que votre
témoignage concorde avec les témoignages précédents, et que
vous les avez même enrichis de vos exemples. C’est un problème.
Nous avons un problème grave. Il y a différentes façons de le voir,
et nous devons formuler des recommandations qui mèneront à
des gestes concrets. Nous pouvons parler des enjeux à long terme
auxquels la société doit s’attaquer, mais nous aimerions également
proposer des recommandations qui peuvent avoir un véritable
effet à court terme, puis à moyen terme, en vue de trouver une
solution à long terme à ce problème très complexe.
I’d like to ask you, after you leave here and you think about the
discussions we’ve had examples, if something comes to mind,
would you just jot it down and send it to the clerk and give us an
idea there?
J’aimerais vous demander une chose : quand vous partirez d’ici
et que vous repenserez aux discussions que nous avons eues, si des
idées vous viennent à l’esprit, auriez-vous l’obligeance de les noter
et de les faire parvenir à notre greffière?
One of the things that didn’t come up today — I didn’t expect
it to — is that recently there has been a study out of Scandinavia
with regard to the scholastic success of obese children relative to
non-obese, and it’s startling. The reduction in achievement and
the failure to complete high school is dramatic in the study that
has been released. This issue is a very serious one for the ongoing
health of society overall. After you leave, if something occurs to
you at any time, please get that suggestion to us through the clerk.
I can assure you we’re paying attention to everything that comes
to us in that regard.
Il y a une chose qui n’a pas été mentionnée aujourd’hui — et je
ne m’attendais pas à ce qu’elle le soit —, c’est qu’il y a récemment
eu une étude en Scandinavie sur la réussite scolaire des enfants
obèses par rapport à la réussite des non-obèses, et les résultats
sont effarants. L’étude qui vient d’être publiée montre un
accomplissement moindre et un plus haut taux de décrochage
scolaire chez les obèses. C’est vraiment un problème très grave
pour la santé à long terme de la société dans son ensemble. Quand
vous partirez d’ici, si vous pensez à quoi que ce soit de pertinent,
je vous prie de nous faire parvenir vos suggestions par la greffière.
Je peux vous assurer que nous portons attention à tout ce qui
nous est envoyé à ce sujet.
On that note, I want to thank you very much for the way in
which you have answered the questions. The examples you have
given are tremendously clear in terms of what you intended them
to convey to us, and I think you’ve answered all the questions our
committee has put forward.
Sur ce, je tiens à vous remercier infiniment de la façon dont
vous avez répondu à nos questions. Les exemples que vous nous
avez donnés sont extrêmement clairs et portent un message sans
équivoque. Je pense que vous avez répondu à toutes les questions
que les membres de notre comité vous ont posées.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
OTTAWA, Thursday, May 14, 2015
OTTAWA, le jeudi 14 mai 2015
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology met this day at 10:29 a.m. to continue its study on the
increasing incidence of obesity in Canada: causes, consequences
and the way forward.
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 10 h 29, pour
poursuivre son étude sur l’incidence croissante de l’obésité au
Canada : ses causes, ses conséquences et les solutions d’avenir.
Senator Kelvin Kenneth Ogilvie (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Honourable senators, welcome to the Standing
Senate Committee on Social Affairs, Science and Technology.
Le sénateur Kelvin Kenneth Ogilvie (président) occupe le
fauteuil.
[Français]
Le président : Honorables sénateurs, je vous souhaite la
bienvenue au Comité sénatorial permanent des affaires sociales,
des sciences et de la technologie.
34:36
Social Affairs, Science and Technology
[English]
I’m Kelvin Ogilvie from Nova Scotia, chair of the committee.
I’m going to invite my colleagues to introduce themselves, starting
on my right.
14-5-2015
[Traduction]
Je suis Kelvin Ogilvie, de la Nouvelle-Écosse, et je suis le
président du comité. Je vais inviter mes collègues à se présenter à
tour de rôle, en commençant par ma droite.
Senator Seidman: Judith Seidman from Montreal, Quebec.
La sénatrice Seidman : Judith Seidman, de Montréal, Québec.
Senator Enverga: Senator Enverga from Ontario.
Le sénateur Enverga : Sénateur Enverga, de l’Ontario.
Senator Wallace: John Wallace from New Brunswick.
Le sénateur Wallace : John Wallace, du Nouveau-Brunswick.
Senator Raine: Nancy Greene Raine from B.C.
La sénatrice Raine : Nancy Greene Raine, de la ColombieBritannique.
Senator Cordy: Jane Cordy from Nova Scotia.
La sénatrice Cordy : Jane Cordy, de la Nouvelle-Écosse.
Senator Beyak: Lynn Beyak from Ontario.
La sénatrice Beyak : Lynn Beyak, de l’Ontario.
Senator Eggleton: Art Eggleton, Toronto, and deputy chair of
the committee.
The Chair: Thank you, colleagues.
Le sénateur Eggleton : Art Eggleton, de Toronto, et viceprésident du comité.
Le président : Je vous remercie, chers collègues.
We are here today to continue our study on obesity.
Specifically, we are to examine and report on the increasing
incidence of obesity in Canada: causes, consequences and the way
forward.
Nous poursuivons aujourd’hui notre étude sur l’obésité. Plus
précisément, nous allons examiner, pour en faire rapport,
l’incidence croissante de l’obésité au Canada : ses causes, ses
conséquences et les solutions d’avenir.
We have two groups represented today and a witness from
each. I’m going to invite them to speak in the order in which they
are listed on the agenda. I will invite Mark Tremblay, Director of
the Healthy Active Living and Obesity Research group at the
CHEO Research Institute, to go ahead.
Nous allons entendre les représentants de deux groupes. Je vais
leur demander de faire leur déclaration dans l’ordre où ils
apparaissent sur l’ordre du jour. Je vais inviter Mark Tremblay,
directeur, Recherche sur les saines habitudes de vie et l’obésité,
Institut de recherche du CHEO, à prendre la parole.
Mark Tremblay, Director, Healthy Active Living and Obesity
Research - CHEO Research Institute: Thank you very much for
the invitation to be here and assist with your deliberations. More
importantly, thanks for taking on this important issue. I’m going
to begin with a couple of comments to set the stage and maybe
one clarification, which might be the wrong foot to start off on.
Mark Tremblay, directeur, Recherche sur les saines habitudes de
vie et l’obésité - Institut de recherche du CHEO : Je vous remercie
infiniment de votre invitation et je suis ravi de pouvoir vous aider
dans le cadre de vos délibérations. Mais surtout, je vous remercie
de vous intéresser à ce dossier important. Je vais commencer par
vous mettre en contexte et par apporter une petite rectification,
question de partir du bon pied.
To the best of my knowledge, there is no current evidence
suggesting that the incidence of obesity is on the rise in Canada.
This might just be a terminology thing. The prevalence is high and
likely or possibly rising. The incidence, which is a different
meaning, we don’t have any evidence to suggest that’s the case.
We can talk statistical definitions, if you want, but I think it’s
‘‘prevalence’’ that you’re meaning here.
À ma connaissance, il n’y a actuellement aucune preuve
indiquant que l’incidence de l’obésité est croissante au Canada.
C’est peut-être juste une question de terminologie. Le taux de
prévalence de l’obésité est élevé et augmente possiblement.
L’incidence est une chose différente et rien ne prouve qu’elle est
en hausse. Nous pouvons parler des définitions statistiques, si
vous préférez, mais je crois que vous voulez plutôt parler de
« prévalence » ici.
Secondly, I think that the focus on obesity, if that indeed is the
focus, is misguided. The focus should be on the behaviours that
precipitate or prevent obesity or its related conditions. I think
that’s what you mean. Obesity is the surrogate indicator that we
read about in the news all the time, and that’s important, but it’s
the behaviours that get us to that state that are going to cause or
prevent problems.
Ensuite, je crois que l’élément essentiel de cette étude ne devrait
pas être l’obésité, mais plutôt les comportements qui causent ou
qui préviennent l’obésité et les affections connexes. Je pense que
c’est ce que vous voulez dire. L’obésité est l’indicateur dont nous
entendons toujours parler dans les médias, mais nous devons
mettre l’accent sur les comportements, car ce sont eux qui peuvent
occasionner ou prévenir les problèmes de santé.
In the context of obesity there are really four entry points for
your work. You have probably received this from other people as
well. One is efforts to promote or facilitate healthy eating
behaviours. Another is efforts to discourage or inhibit unhealthy
Dans le contexte de l’obésité, il y a quatre points d’entrée.
D’autres témoins vous en ont probablement aussi parlé. D’une
part, il y a les efforts visant à promouvoir ou à faciliter les saines
habitudes alimentaires et, d’autre part, les efforts visant à
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:37
eating behaviours. It is the same thing on the physical activity side
— efforts to promote healthy movement behaviours, or efforts to
discourage unhealthy movement behaviours. Those are your four
entry points in the context of obesity. They’re your only four
entry points. Within that, it explodes to all kinds of things, the
built environment and policy and things on an individual level
that I’m sure you’ve heard about from other people, but for a
framework, that’s what we have to deal with.
décourager ou à empêcher les mauvaises habitudes alimentaires.
C’est la même chose du côté de l’activité physique — on déploie
des efforts pour encourager la pratique d’exercice physique et
pour décourager la sédentarité. Ce sont les quatre points d’entrée
dans le contexte de l’obésité. Cela dit, ces quatre points d’entrée se
reflètent ensuite dans l’environnement bâti, les politiques et toutes
les mesures sur le plan individuel dont vous avez sans doute
entendu parler, mais il s’agit du cadre avec lequel nous devons
travailler.
There is increasing evidence in supporting an upstream focus to
halt or reverse the current global obesity crisis, ‘‘upstream’’
meaning early or preventive measures. For example, the World
Health Organization has established a high-level commission on
ending childhood obesity, and it’s doing its work right now. Their
goals are very similar to those of this committee, I suspect: to
prevent childhood and adolescents from developing obesity and
to figure out how to treat those already with the condition in
order to reduce the risk of morbidity and mortality due to chronic
diseases, also the psychosocial effects of those, as well as — and I
don’t know how much this has been talked about — the
transgenerational risk of obesity in the future. I’m going to talk
a little bit about that because the situation is not contained to the
individual but also their offspring, and even future offspring that
aren’t conceived yet.
De plus en plus, on prend des mesures en amont pour arrêter
ou renverser la crise de l’obésité qui sévit actuellement dans le
monde. Par mesures « en amont », je parle ici de mesures précoces
ou préventives. Par exemple, l’Organisation mondiale de la Santé
a établi une commission de haut niveau afin de lutter contre
l’obésité chez les enfants, et la commission se penche actuellement
sur ce fléau. Ses objectifs sont très semblables à ceux du comité,
c’est-à-dire prévenir l’obésité chez les enfants et les adolescents et
déterminer comment traiter ceux qui en souffrent déjà de façon à
réduire le risque de morbidité et de mortalité attribuable aux
maladies chroniques, les effets psychologiques, ainsi que — et
j’ignore dans quelle mesure il en a été question — le risque
d’obésité transgénérationnelle à l’avenir. Je vais vous parler
brièvement de cet aspect, parce que le problème ne se limite pas à
la personne qui en souffre; il touche également sa progéniture et
celle qui n’a pas encore été conçue.
Related to that comment, I need to disclose that I am a
member of the World Health Organization expert group for that,
but I have disclosed nothing and will disclose nothing here that is
privileged. Everything I’ve said is in the public domain.
D’ailleurs, je dois mentionner que je suis membre du groupe
d’experts de l’Organisation mondiale de la Santé, et sachez que je
ne divulguerai aucun renseignement confidentiel. Tout ce que je
dis relève du domaine public.
A central theme in the interim report, which I did send to the
committee, is that a life-course approach needs to be taken, even
intergenerationally, recognizing that this intergenerational
transference or biologic imprinting — these are technical terms
— are fundamental. The sperm and the ovum of a young couple
already have predisposed conditions to that zygote and eventually
embryo and fetus that hasn’t even been conceived yet. I think
that’s important to understand when thinking about a life-cycle
approach. The cycle needs to begin preconception, with healthy
active living behaviours of the prospective father and the
prospective mother. That needs to continue through pregnancy
for a healthy pregnancy and especially during the early years, the
first few years of life. That sets a child on a trajectory with a
predisposition to good things coming out or bad things coming
out. It affects not only them through their life course but also
when they get to reproduction age and they reproduce again.
You’re already tilting it one way or another.
Dans le rapport provisoire que j’ai transmis au comité, on
insiste sur l’importance d’adopter une approche axée sur le
parcours de vie, même d’une génération à l’autre, et de
reconnaître que cette transmission intergénérationnelle ou
empreinte biologique — ce sont des termes techniques — est
fondamentale. Le sperme et l’ovule d’un jeune couple sont
prédisposés à ce zygote, et éventuellement l’embryon et le fœtus
qui n’ont pas encore été conçus. Je pense qu’il est important de le
comprendre lorsqu’on pense à une approche axée sur le cycle de
vie. Ce cycle commence avant la conception, par le mode de vie
sain des futurs parents. Il doit se poursuivre durant la grossesse et
surtout pendant les premières années de vie de l’enfant. On place
l’enfant sur une trajectoire qui le prédisposera à de bonnes ou à de
mauvaises habitudes. Ces comportements auront des effets non
seulement sur toute sa vie, mais aussi sur sa progéniture lorsqu’il
arrivera à son tour à l’âge de procréer. On est en quelque sorte
dans un cercle vicieux.
I also wanted to comment briefly on the economics of this. An
important report came out of the McKinsey Global Institute late
last year. I circulated it to the group as well. It’s a very good and
important read. It shows that the global burden of obesity is on
par with armed conflict around the world. It’s not a tiny issue. I’ll
just take a quote from it, because this is fundamental to my
comments.
J’aimerais brièvement aborder l’aspect économique de cet
enjeu. Le McKinsey Global Institute a publié un important
rapport vers la fin de l’année dernière. Je l’ai également remis aux
membres du comité. C’est un document très intéressant. Il
démontre que le fardeau économique mondial de l’obésité est
comparable à celui des conflits armés. Ce n’est pas une peccadille.
Je vais vous en citer un extrait, que je commenterai ensuite :
34:38
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
Based on existing evidence, any single intervention is likely
to have only a small overall impact on its own. A systemic,
sustained portfolio of initiatives, delivered at scale, is needed
to address the health burden. Almost all the identified
interventions are cost-effective to society — savings on
health-care costs and higher productivity could outweigh the
direct investment required to deliver the intervention when
assessed over the full lifetime of the target population.
Selon les données existantes, à elle seule, toute intervention
risque d’avoir un impact modeste. Par conséquent, une série
d’initiatives systémiques et durables, menées à grande
échelle, pourrait réduire le fardeau lié aux problèmes de
santé. Toutes les interventions qui ont été définies sont
rentables pour la société — des économies au chapitre des
soins de santé et une productivité accrue pourraient dépasser
l’investissement direct nécessaire à l’intervention si on tient
compte de toute la durée de vie de la population cible.
So there is no magic bullet. If you spend your time looking for the
magic bullet, you’re wasting your time. I can say that with
extreme confidence from every think tank that I’ve been involved
with over the last 25 years. There is no magic bullet.
Il n’y a pas de solution miracle. Si vous essayez de trouver un
remède miracle, vous perdez votre temps. Je peux vous l’affirmer
avec la plus grande certitude, à la lumière de tous les groupes de
réflexion auxquels j’ai pris part ces 25 dernières années. Il n’y a
pas de solution magique.
Fortunately, we have a lot of good things going on. I’ve written
ten years ago, five years ago and recently a manuscript called
Major Initiatives Related to Childhood Obesity and Physical
Inactivity in Canada: 2014 Year in Review. This is basically a
year-in-review paper. The first two were published in the
Canadian Journal of Public Health. The newest one is under
review for publication there. I’ve circulated the submitted draft to
you as well, where we highlight 15 promising initiatives, big things
that are going on in the country, most of which have not been
sufficiently evaluated so we’re not positive they work, but they
provide a portfolio of things that, if we did them and if we
sustained them and if we scaled them, we’ve got a chance of
making a huge impact, a big social change, which I think is what
we’re after here. I listed them in my notes that were sent you. I
won’t waste time reading through them. Some of the initiatives
you’ve probably heard about or had people testify about. Some
you might not know about and I’d be happy to comment on
them.
Heureusement, beaucoup de bonnes choses surviennent. Il y a
10 ans, cinq ans et tout récemment, j’ai rédigé un manuscrit
intitulé Major Initiatives Related to Childhood Obesity and
Physical Inactivity in Canada : 2014 Year in Review. Il dresse en
quelque sorte le bilan de l’année. Les deux premiers sont parus
dans la Revue canadienne de santé publique. Le plus récent est
actuellement examiné en vue de sa publication. Je vous ai
également remis une ébauche de ce manuscrit, dans lequel nous
présentons 15 initiatives prometteuses, de grandes initiatives qui
ont lieu au pays, dont la plupart n’ont pas été suffisamment
évaluées, alors nous ne sommes pas certains si elles fonctionnent,
n’empêche que ce sont des initiatives qui, si elles sont durables et
menées à grande échelle, pourraient nous permettre d’améliorer
sensiblement les choses et d’apporter un changement social
majeur, ce que je crois que vous recherchez ici. Je les ai
énoncées dans les notes que je vous ai remises. Je ne vais donc
pas perdre de temps à les lire. Vous avez probablement déjà
entendu parler de certaines de ces initiatives. Si vous ne les
connaissez pas, je serais ravi de vous en parler davantage.
The last three or four are related to measurement issues, which
you may not think of as interventions. I very much think of
measurement as an intervention. In fact, I think it’s the most
potent intervention. It certainly gets your attention, as people in
politics, when you’re accountable and measured, because what
gets measured gets done. We know that. Transparent
accountability motivates behaviour change at individual,
organizational and governmental levels. So the results of a
Statistics Canada survey can have a huge impact on all of our
behaviours and on what we do. In fact, the construction of this
committee is probably due in part to papers that Christine and I
and others have written, because they have gotten your attention:
‘‘This is a big problem; we need to deal with it.’’
Les trois ou quatre dernières sont liées à des questions de
mesure, que vous pourriez ne pas considérer comme des
interventions. Pour ma part, je vois la mesure comme une
intervention. En fait, il s’agit, selon moi, de l’intervention la plus
importante. Elle réussit certainement à retenir votre attention,
puisqu’en politique, il faut également rendre des comptes. Ce qui
est mesuré donne des résultats. Nous le savons. La reddition de
comptes transparente motive les changements de comportement
chez les gens, les organisations et les gouvernements. Par
conséquent, les résultats d’une enquête de Statistique Canada
peuvent influencer considérablement tous nos comportements et
ce que nous faisons. En fait, le comité a probablement été mis sur
pied pour cette raison. Les documents que Christine, moi-même et
d’autres avons rédigés ont attiré votre attention. Vous avez
convenu qu’il y avait un gros problème et qu’il fallait tenter de le
régler.
The Canadian Health Measures Survey that I list and the CAN
PLAY Survey that the Canadian Fitness and Lifestyle Research
Institute, which Christine works at, are examples of surveys that
bring out information on obesity, on physical activity levels, on
sedentary behaviour levels and on fitness that are strikingly
L’Enquête canadienne sur les mesures de la santé, que j’ai
énumérée, et l’Étude de l’activité physique des jeunes au Canada
réalisée par l’Institut canadien de la recherche sur la condition
physique, où Christine travaille, sont des exemples d’études très
importantes qui donnent de l’information sur l’obésité, les
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:39
important. The Active Healthy Kids Canada Report Card is a
similar reporting mechanism. We now have replicated that
process in 14 other countries, allowing for comparison and the
creation of a global matrix of countries from around the world.
niveaux d’activité physique et de sédentarité et la condition
physique. Le Bulletin canadien de l’activité physique chez les
jeunes est un mécanisme semblable. Nous avons reproduit ce
processus dans 14 autres pays, ce qui nous permet d’établir des
comparaisons et de créer une matrice pour tous les pays dans le
monde.
We’re very constrained in environments like this with group
think. It’s the biggest barrier. In fact, rather than having me here,
you should have someone from rural Kenya or Southern Brazil
that is not constrained to our policies and our thinking, because
that’s where the answers lay. That’s what the global matrix
showed us. It showed us in Canada that we have built it, but
people haven’t come. Countries with the lowest infrastructure and
the least developed policies are consistently the most active. We
can disregard that, but that’s what it shows.
Nous sommes très limités dans des environnements comme
celui-ci. C’est le plus grand obstacle. En fait, plutôt que de me
faire témoigner, vous devriez inviter des gens des régions rurales
du Kenya ou du Sud du Brésil, qui ne sont pas limités par nos
politiques et notre façon de penser, car c’est là où se trouvent les
réponses. C’est ce que la matrice nous a démontré. Au Canada,
nous avons des mesures, mais les gens ne les ont pas adoptées. Les
pays qui ont le moins d’infrastructures et de politiques sont les
plus actifs. Nous pouvons ne pas en tenir compte, mais c’est ce
que la matrice nous indique.
My guess is that the tendency of this group will be towards
building more, bigger and better facilities and institutions for this.
This is not what we need. We need to get children back outside
and reconnected with nature. That is a scalable solution. That is a
solution that does not marginalize the already marginalized or the
vulnerable. It’s economically possible. We have the biggest
playground in the world outside. It’s fantastic and we don’t use
it because we convince people to go to their local community
centre and get onto a treadmill in a room surrounded by granite.
That’s not viable. That’s not what the active world does.
J’ai l’impression qu’on voudra toujours construire des
installations et des établissements encore plus grands et
meilleurs, mais ce n’est pas ce dont on a besoin. Les enfants
doivent aller jouer dehors et renouer avec la nature. C’est une
solution évolutive qui ne marginalise pas les personnes déjà
marginalisées ou vulnérables. C’est économiquement possible.
Nous avons le plus grand terrain de jeu du monde à l’extérieur. Il
est fantastique, mais nous ne l’utilisons pas, parce que nous
convainquons les gens de se rendre à leur centre communautaire
local et de courir sur un tapis roulant entouré de granite. Ce n’est
pas viable. Ce n’est pas ce que fait le reste du monde, du moins les
gens actifs.
Let me summarize the main points I wanted to make. The
focus should be upstream on healthy behaviours to prevent the
problem in the first place. We want Canadians to be healthy, not
a particular size or shape. We should take a life-course approach.
It will take a portfolio of initiatives delivered at scale to make any
impact on things. I believe that a back-to-the-basics framework is
really what we need. It doesn’t suit well to typical government
portfolios or to the solutions that most of the leaders out there
were trained in at university. That doesn’t make it wrong.
Permettez-moi de résumer les principaux points que je voulais
soulever. Il faut se concentrer en amont sur les comportements
sains afin de prévenir le problème. Nous voulons que les
Canadiens soient en bonne santé; pas qu’ils aient une taille ou
une forme particulière. Nous devrons adopter une approche axée
sur le parcours de vie et mener une série d’initiatives à grande
échelle si nous voulons réellement changer les choses. Je crois qu’il
faut revenir à la base. Cela ne s’inscrit pas dans les initiatives
typiques du gouvernement ou dans les solutions que la plupart des
leaders ont apprises à l’université. Toutefois, cela ne veut pas dire
que c’est mauvais pour autant.
Thanks for your time.
Je vous remercie de m’avoir consacré de votre temps.
The Chair: Thank you very much. I will quickly reassure you
that we have heard this same message virtually throughout; that
is, it’s not more arenas but there’s a lot of other accessible
infrastructure that we’ve heard about in terms of building things.
I don’t think we’re likely to recommend many mausoleums.
Le président : Merci beaucoup. Je vais vous rassurer tout de
suite en vous disant que nous avons entendu un message
semblable; il ne s’agit pas de construire davantage de complexes
sportifs; on nous a parlé de beaucoup d’autres infrastructures
accessibles. Il est peu probable que nous recommandions la
construction de mausolées.
It’s my pleasure to welcome Dr. Christine Cameron, President
of the Canadian Fitness and Lifestyle Research Institute. Please
proceed.
J’ai le plaisir d’accueillir la Dre Christine Cameron, présidente
de l’Institut canadien de la recherche sur la condition physique et
le mode de vie. La parole est à vous.
34:40
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
Dr. Christine Cameron, President, Canadian Fitness and
Lifestyle Research Institute: Thank you for the invitation to be
here today. I’ll talk a bit about the stats, which Mark talked
about. We conduct quite a few surveys at the institute which I’d
like to talk about.
Dre Christine Cameron, présidente, Institut canadien de la
recherche sur la condition physique et le mode de vie : Je vous
remercie de m’avoir invitée à comparaître aujourd’hui. Je vais
vous donner quelques statistiques, dont Mark a parlé tout à
l’heure. Nous avons mené diverses études à l’institut et j’aimerais
vous en présenter les résultats.
Looking internationally at the rates of overweight and obesity,
they have increased substantially in the past three decades.
Although prevalence rates in Western countries have shown by
some evidence that they’re starting to stabilize, really the rates
remain generally very high. Global prevalence rates of overweight
stand currently at 39 per cent of adults last year, whereas the rate
for obesity is 13 per cent. Worldwide the number of overweight
and obese young children aged 5 and younger have increased
from 32 million in 1990 to 42 million in 2013. Obesity during these
early years, as Mark has indicated, may also lead to continued
obesity into adolescence and again into adulthood. In Canada, it’s
estimated that the direct cost of overweight and obesity total
$6 billion, whereby 66 per cent of this figure is attributed to
obesity more specifically.
À l’échelle internationale, le taux de surpoids et d’obésité a
considérablement augmenté au cours des trois dernières
décennies. Bien que les taux de prévalence du surpoids et de
l’obésité dans les pays occidentaux aient commencé à se stabiliser,
ils demeurent généralement élevés. En général, l’embonpoint et
l’obésité touchent 39 p. 100 et 13. 100 des adultes respectivement.
Dans le monde, le nombre de jeunes enfants âgés de 5 ans et
moins obèses et en surpoids a augmenté, passant de 32 millions en
1990 à 42 millions en 2013. Si rien n’est fait, l’obésité au cours de
la petite enfance peut mener à l’obésité dans l’enfance,
l’adolescence et à l’âge adulte. Au Canada, on estime
actuellement que les coûts directs du surpoids et de l’obésité
totalisent 6 milliards de dollars, dont les deux tiers sont
particulièrement attribuables à l’obésité.
The current surveillance system and the research often focus on
body mass index. As it’s a measure to assess population level
indicators of overweight and obesity, it’s relatively easy to collect
in population surveys. In fact, in Canada there are several largescale representative studies, through Statistics Canada, which
explore the prevalence rates of body mass index among the
adolescent and adult populations. From 2009-11 data, 31 per cent
of children aged 5 to 17 and 60 per cent of adults aged 18 to 79
were considered overweight or obese.
Le système actuel de surveillance et la recherche s’appuient
souvent sur l’indice de masse corporelle, l’IMC, pour évaluer les
indicateurs de niveau de surpoids et d’obésité de la population.
L’IMC est un calcul relativement simple du poids et de la taille, et
il est relativement peu coûteux à recueillir dans les enquêtes
menées auprès de la population. En fait, au Canada, il existe
plusieurs études représentatives, réalisées à grande échelle par
Statistique Canada, qui explorent les taux de prévalence de l’IMC
chez les adolescents et les adultes. De 2009 à 2011, 31 p. 100 des
enfants de 5 à 17 ans et 60 p. 100 des adultes âgés de 18 à 79 ans
étaient considérés comme ayant un surpoids ou comme étant
obèses.
It’s often recommended that body mass index be used in
combination with other objectively measured adiposity indicators
to assess body weight, like waist circumference. Research has
shown that between 1981 and 2009 these measures have increased
and Canadians have become at a higher risk of obesity-related
health conditions over time.
On recommande souvent d’utiliser l’IMC en combinaison avec
d’autres indicateurs d’adiposité mesurés objectivement, comme le
tour de taille. Par ailleurs, les résultats de recherche révèlent
qu’entre 1981 et 2009, les mesures d’adiposité ont augmenté. Ceci
dit, les Canadiens sont maintenant plus à risque de développer, au
fil du temps, des maladies reliées à l’obésité.
As Mark has already mentioned, the contributing factors to
obesity are multi-dimensional. Generally, higher levels of
adiposity result from the imbalance of the amount of energy
intake versus energy expended by an individual. Hereditability
also accounts for estimates of body mass index. Understanding
the determinants associated with obesity is important when
developing public health strategies to combat obesity. These
include a wide range of factors that either enhance healthy diet
and physical activity behaviours or reduce unhealthy diets and
sedentary behaviours. These should be considered within the
influence of the individual themselves but also the social and
physical environment in which they live, as well as the policy
arena.
Comme Mark l’a déjà indiqué, les facteurs contributifs de
l’obésité sont multidimensionnels. Par contre, des niveaux plus
élevés d’adiposité résultent généralement du déséquilibre entre la
quantité d’énergie consommée et l’énergie dépensée par un sujet.
On tient également compte de l’héritabilité pour estimer l’indice
de masse corporelle. Il importe de comprendre les déterminants de
l’obésité lorsqu’on élabore des stratégies en matière de santé
publique pour combattre l’obésité. Cela englobe la
compréhension d’une vaste gamme de facteurs qui favorisent le
régime alimentaire sain et l’activité physique, qui réduisent les
régimes alimentaires malsains et les comportements sédentaires, et
qui sont dans la zone d’influence du sujet, ou un résultat des
environnements sociaux, de l’environnement physique et des
politiques.
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:41
I’m going to look at these factors separately, starting with diet.
According to the WHO, nutrition and diet is an important
contributor to obesity among children. Research has shown that
food preferences are learned in the early years and that these
behaviours may track into adulthood. Increasingly, children are
being exposed to multiple types of messages about food through a
variety of mediums. The WHO has endorsed a set of
recommendations introducing and strengthening policies on the
marketing of food and non-alcoholic beverages to children.
Je vais aborder ces facteurs séparément, à commencer par le
régime alimentaire. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la
nutrition et le régime alimentaire sont d’importants facteurs
contributifs de l’obésité chez les enfants. Par ailleurs, la recherche
révèle que les préférences alimentaires sont apprises dès la petite
enfance et que ces comportements peuvent se poursuivre à l’âge
adulte. De plus en plus d’enfants sont exposés à de multiples types
de messages sur les aliments, et ce, par divers supports. En 2010,
l’OMS a endossé une série de recommandations visant à guider les
efforts déployés par les États membres pour concevoir de
nouvelles politiques et renforcer les politiques existantes en
matière de commercialisation des aliments et des boissons non
alcoolisées destinés aux enfants.
Beyond policies for food marketing, the WHO also has
developed a set of population-based prevention strategies for
creating supportive environments for healthy diets, including
nutrition labelling, food taxes or subsidies, fruit and vegetable
initiatives, restriction of trans fat content in the food and also the
provision of healthy food options in government institutions.
Au-delà des politiques de commercialisation des aliments,
l’OMS a élaboré une série de stratégies de prévention applicables
à l’ensemble de la population pour la création d’environnements
favorables aux régimes alimentaires sains, notamment l’étiquetage
nutritionnel, les taxes et les subventions des aliments, les
initiatives touchant les fruits et les légumes, la réduction de la
teneur en gras des aliments et la présentation d’options d’aliments
sains dans les institutions gouvernementales.
Turning to physical activity, there is evidence in the literature
that shows the effectiveness of physical activity in the prevention
or the management of non-communicable diseases, including
obesity. Despite the known health benefits, we’re finding that a
relatively small proportion of the population is considered active
enough to reap these benefits. Among adults, the population
achieves an average of about 12 minutes per day of moderate to
vigorous physical activity, so about one-in-five adults accumulate
sufficient activity to meet Canadian physical activity guidelines.
The majority of school-aged children and youth, which we find
through Statistics Canada’s data and also CFLRI data, are also
not getting enough physical activity. Less than 15 per cent of
children and youth accumulate at least 60 minutes of moderate to
vigorous physical activity on a daily basis.
La littérature indique clairement l’efficacité de l’activité
physique dans la prévention ou la gestion de certaines maladies
non transmissibles, y compris l’obésité. Malgré les bienfaits
connus de l’activité physique sur la santé, une proportion
relativement petite de la population est considérée comme étant
suffisamment active pour tirer profit de ces bienfaits pour la
santé. La population adulte fait en moyenne 12 minutes par jour
d’activité physique modérée à vigoureuse; environ un adulte sur
cinq cumule suffisamment d’activité pour respecter les directives
canadiennes en matière d’activité physique. Selon les données de
Statistique Canada et de l’Institut canadien de la recherche sur la
condition physique, la majorité des enfants d’âge scolaire et des
adolescents ne font pas suffisamment d’activité physique. Moins
de 15 p. 100 des enfants et des jeunes font au moins 60 minutes
d’activité modérée à vigoureuse par jour.
Physical activity participation is a complex behaviour in and of
itself and is likely influenced by a host of internal and external
factors. Effective strategies for increasing physical activity should
be comprehensive, draw on behaviour change theories and also
based on a socio-ecological framework, so those that include
interpersonal, social level, the environment and policy-level
interventions.
Faire de l’activité physique est un comportement complexe
probablement influencé par de nombreux facteurs internes et
externes. Pour être efficaces, les stratégies visant à augmenter
l’activité physique devraient être exhaustives, fondées sur les
théories du changement de comportement et axées sur un cadre
socioécologique comprenant des interventions intrapersonnelles,
sociales, environnementales et politiques.
The literature does show that several interventions have been
effective in promoting physical activity, such as informational
approaches through community-wide campaigns, mass media
campaigns and decision prompts. Social support within the
community and work sites, physical education, classroom
activities, after-school sports and active transportation are also
recommended. The development but more the improvement of
access to places for physical activity, urban design land use, active
transportation and community-wide plans and policies that
overcome these environmental or structural barriers are also
important.
Plusieurs interventions se sont révélées efficaces dans la
promotion de l’activité physique. Plus précisément, une
approche informationnelle de la promotion de l’activité
physique par l’intermédiaire de campagnes communautaires, de
campagnes médiatiques et de prises de décisions rapides peut être
un moyen efficace. On recommande également des approches
comportementales et sociales, y compris l’appui social des
collectivités et des milieux de travail, l’éducation physique, les
activités en classe, le sport après l’école et le transport actif. Il faut
miser non seulement sur le développement, mais surtout sur
l’amélioration des endroits propices à l’activité physique,
34:42
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
l’aménagement de l’espace urbain, l’utilisation du territoire, une
politique de transport actif, des plans à l’échelle de la collectivité
et des politiques visant la réduction des obstacles
environnementaux et structuraux.
Lastly, I would like to take a quick look at sedentary
behaviours. We find that longer bouts of sedentary time or low
activity are also related to the development of obesity. The
proportion of young Canadians who meet the Canadian
sedentary behaviour guidelines also vary with age. Some of the
stats show 18 per cent of 3 to 4 year olds, 69 per cent of 5 to 11
year olds and 31 percent of 12 to 17 year olds meet guidelines.
Certain outcomes are found to be linked with specific sedentary
behaviours in both children and adults. These can include obesity
in television viewing in children and adolescents, and between
certain types of sedentary behaviours with ‘‘all-cause mortality’’
and certain non-communicable diseases in adults.
Enfin, voyons rapidement les comportements sédentaires.
Nous constatons que de longues périodes de sédentarité ou
d’activité réduite expliquent aussi l’aggravation de l’obésité. La
proportion des jeunes Canadiens qui respectent les directives
canadiennes en matière de comportement sédentaire varie aussi
avec l’âge. Des statistiques montrent que c’est le cas de 18 p. 100
des jeunes de la tranche de 3 à 4 ans, de 69 p. 100 de ceux de la
tranche de 5 à 11 ans et de 31 p. 100 de ceux de la tranche de 12 à
17 ans. Certains états se révèlent liés à des comportements
sédentaires précis chez les enfants et les adultes. Il peut s’agir
notamment de l’obésité due au visionnement de la télévision chez
les enfants et les adolescents; de la mortalité, toutes causes
confondues, et de certaines maladies non transmissibles chez les
adultes, dues à certaines formes de sédentarité.
In a systematic review, research has also shown that when we
look at sedentary behaviours and physical activity separately and
in combination for reducing sedentary time among adults, often
the sedentary behaviour focus can have the largest reduction in
sedentary time, whereas physical activity in combination may
have slightly smaller reductions in sedentary time.
Dans une revue systématique, la recherche a aussi montré
l’effet des interventions sur les comportements sédentaires et
l’activité physique, combinés ou séparés, sur la réduction des
périodes sédentaires chez les adultes. Souvent, les interventions
axées sur le seul comportement sédentaire peuvent entraîner la
plus forte réduction de ces périodes, tandis que les interventions
sur l’activité physique combinée à la sédentarité risquent de les
écourter un peu moins.
To sum up, diet, physical activity and sedentary behaviours are
all recognized as modifiable risk factors for obesity. Given their
importance for treating obesity and other non-communicable
diseases, public health guidelines and recommendations regarding
these factors have been developed and refined over time. Longstanding surveillance systems such as those through the Canadian
Fitness and Lifestyle Research Institute as well as Statistics
Canada have evaluated the progress over time to look at the
temporal changes for the population prevalence rates for these
behaviours but also the factors that are associated with enhancing
these behaviours or acting as barriers. A comprehensive,
multifactorial approach is warranted, especially given the
research that shows a protective effect for achieving these
recommendations.
Bref, l’activité physique, le régime alimentaire et les
comportements sédentaires sont tous reconnus comme des
facteurs modifiables du risque d’obésité. Vu leur importance
pour le traitement de l’obésité et d’autres maladies non
transmissibles, des lignes directrices en matière de santé
publique et des recommandations concernant ces facteurs ont
été élaborées et peaufinées au fil du temps. Des systèmes de
surveillance à long terme, comme ceux qui ont été mis de l’avant
par l’Institut canadien de recherche sur la condition physique et le
mode de vie, l’ICRCP, et par Statistique Canada, ont permis
d’évaluer les progrès dans le temps afin de déterminer l’évolution
de ces comportements dans la population, mais aussi les facteurs
qui les renforcent ou les empêchent. Une approche exhaustive et
multifactorielle est indiquée, particulièrement vu que la recherche
montre l’effet protecteur du respect de ces recommandations.
The Chair: Thank you both very much.
Le président : Je vous remercie tous les deux.
I’m going to open the floor to questions, starting with Senator
Eggleton.
Entamons la période de questions. Nous commençons par le
sénateur Eggleton.
Senator Eggleton: Mr. Tremblay, you talked about the
incidence versus the prevalence; one was increasing but not the
other. Can you explain that in more detail?
Le sénateur Eggleton : Monsieur Tremblay, vous avez parlé
d’incidence par opposition à prévalence; l’une augmentait, mais
pas l’autre. Pouvez-vous nous expliquer cela avec plus de détails?
Mr. Tremblay: Incidence refers to the rate of new cases,
whereas the prevalence is the accumulated rate. If 2 per cent of
Canadians are becoming obese in a given time — usually a oneyear period — and it stays at 2 per cent, but it used to be
1 per cent, then the incidence doesn’t change, but your prevalence
will go up because it used to be 1 per cent. The 1 per cent has
M. Tremblay : L’incidence concerne le taux de nouveaux cas,
tandis que la prévalence est leur accumulation. Si, à l’intérieur
d’une période donnée, habituellement d’un an, 2 p. 100 des
Canadiens deviennent obèses et que le taux reste à 2 p. 100, mais
qu’il était avant de 1 p. 100, l’incidence ne change pas, mais la
prévalence augmentera, parce qu’elle était de 1 p. 100. Ce
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:43
fallen off the back end and the total area under the curve is
increasing. That assumes that a lot of people who were obese
don’t become ‘‘unobese.’’
1 p. 100 cesse d’être d’actualité, et la surface totale sous la courbe
du graphique augmente. Cela suppose que beaucoup d’obèses ne
cessent pas de l’être.
To show increases in incidence requires longitudinal survey
designs, which we don’t have in Canada. There’s also no evidence,
especially given that the rate of the prevalence has gone up
dramatically in the last couple of generations. There’s evidence
globally that it’s plateauing. Maybe it has flatlined or it’s
plateauing. It’s not something to get excited about because they
are at the highest levels they’ve ever been. It’s not good. That
suggests the incidence, if anything, might be going down.
Pour montrer les augmentations de l’incidence, il faut des
enquêtes longitudinales, que nous n’avons pas au Canada. Rien
ne montre non plus, particulièrement vu l’augmentation
spectaculaire du taux de prévalence chez les quelques dernières
générations. Mondialement, le phénomène semble se stabiliser.
Ne nous réjouissons pas, parce qu’il se trouve à un maximum
historique. C’est mauvais. Cela laisse plutôt entendre que
l’incidence pourrait diminuer.
In terms of clarity, in the name of the committee or the name of
this particular initiative, ‘‘incidence’’ should probably be
‘‘prevalence.’’
Dans un souci de clarté, pour le comité ou cette initiative
particulière, il faudrait probablement parler de « prévalence »
plutôt que d’« incidence ».
Senator Eggleton: You’re also calling it a crisis still.
Mr. Tremblay: For sure. It’s the worst it’s ever been. Let’s not
get excited about flatlining at the worst level we’ve ever been at.
Senator Eggleton: That helps to clarify.
Le sénateur Eggleton : Pour vous, cela reste néanmoins une
crise.
M. Tremblay : Bien sûr. Elle est à son paroxysme. Ne nous
excitons pas si elle se stabilise à ce niveau, le pire jamais vu.
Le sénateur Eggleton : Cela nous éclaire.
Ms. Cameron, let me ask about a study that I think your
organization brought out. It talks about physical activity and says
that levels have not declined over the past 10 years but in fact
have increased. If they’ve increased — and we’ve seen obesity
going up at these astronomical rates, prevalence — is it really
more a case of diets than of physical activity? As one person said,
‘‘You can’t outrun the fork.’’
Madame Cameron, permettez-moi de vous interroger sur une
étude de votre organisation. On y lit que l’activité physique n’a
pas diminué au cours des 10 dernières années, que, en fait, elle a
augmenté. Si c’est vrai et vu l’augmentation constatée de l’obésité
à des taux astronomiques, sa prévalence, est-ce vraiment une
question de régime alimentaire plutôt que d’activité physique?
Comme quelqu’un l’a dit, la fourchette finit toujours par nous
rattraper.
Ms. Cameron: For children, we’re finding that using
objectively measured data, the activity levels have gone down
slightly over time. When we’re looking at more objectively
measured data, and Mark can speak to this a bit better, CHMS
data from StatsCan, we’re finding that the proportion of those
who meet guidelines among adults is very low. They haven’t really
changed over time. We’re seeing a very slight increase in selfreport measures. They may be an over-representation of obesity
levels at this time. But with objectively measured data, we’re not
seeing an increase. We’re seeing ‘‘stable’’ and then in the most
recent year, a very slight decrease.
Mme Cameron : Chez les enfants, nous mesurons
objectivement une légère augmentation de l’activité au fil du
temps. À partir de données mesurées encore plus objectivement, et
Mark pourra vous en parler un peu mieux, celles de l’Enquête
canadienne sur les mesures de la santé, communiquées par
Statistique Canada, nous constatons que très peu d’adultes
suivent les directives. Les statistiques n’ont pas vraiment changé
au fil du temps. Nous constatons une très légère augmentation
dans les instruments d’autoévaluation. Peut-être que,
actuellement, l’obésité est surreprésentée. Mais les mesures
objectives ne montrent pas d’augmentation. Nous constatons un
plafonnement, puis, ces dernières années, une très légère
diminution.
Mr. Tremblay: As you dig into the information, it becomes
quite complicated, and you’ve picked up on that. I can send you
five papers that show no change, five that show increase and five
that show decrease. I can do the same with ‘‘energy in,’’ with diet,
that we are actually eating less. How can we be more active, eating
less and becoming obese?
M. Tremblay : La question, à mesure qu’on creuse, se
complique, et vous êtes tombés sur ce résultat. Je peux vous
communiquer cinq études qui ne montrent aucun changement,
autant qui en montrent et autant encore qui montrent une baisse.
Même chose sur les apports énergétiques, le régime
hypocalorique, des rapports selon lesquels nous mangeons
moins. Comment pouvons-nous être plus actifs, manger moins
et devenir obèses?
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Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
When I was a DG at Stats Canada this was a tough thing to tell
the minister. It’s because of limitations in our data collection. You
look for your most robust and hardest outcomes, and you trust
them.
Quand j’étais directeur général à Statistique Canada, c’était
difficile à expliquer au ministre. Nous sommes limités dans le
nombre de données que nous pouvons rassembler. Nous
cherchons les résultats les plus robustes, ceux dont la fiabilité
est la plus grande, et nous nous y fions.
We would often then defer to fitness measures, which we can
do quite accurately, in the gymnasium and in the lab. Stats
Canada has done that on a sample of Canadians. It’s much easier
to determine a person’s cardiovascular fitness or strength. You
saw the news yesterday about grip strength predicting heart
attacks. We can get these hard measures and they’re pretty
accurate. My grip strength today will be the same as tomorrow,
and it’s pretty accurate. If I ask you how active you are or exactly
what you ate, the information will be all over the place because it
varies a lot day to day and because you’re limited by your
memory about whether you walked farther — you don’t
remember any of your incidental activity.
Souvent, nous nous en remettions alors à des mesures de la
condition physique que nous pouvons faire avec beaucoup de
précision au gymnase et au laboratoire. Statistique Canada l’a fait
sur un échantillon de Canadiens. Il est beaucoup plus facile de
mesurer la force ou la santé cardiovasculaire de quelqu’un. Vous
avez vu, dans les nouvelles, hier, ce qu’on disait de la force de
préhension comme moyen de prévoir les crises cardiaques. C’est
une donnée objective assez précise. Ma force de préhension,
aujourd’hui la même que demain, se mesure assez précisément. Si
je vous questionne sur votre activité ou votre alimentation, vos
réponses seront extrêmement dispersées, en raison de la variabilité
journalière de ces activités et de l’infidélité de votre mémoire sur
les distances de marche que vous aurez parcourues — vous ne
vous rappelez pas de toutes vos activités secondaires.
If we look at temporal trends in fitness, which we’ve done in
both kids and adults, we see dramatic and striking declines,
consistent with the reason that you formed this committee.
Les tendances temporelles de notre condition physique, et qui
ont été mesurées quand nous étions enfants et adultes, révèlent
des baisses spectaculaires et frappantes, qui répondent aux motifs
pour lesquels vous avez constitué ce comité.
I wouldn’t get lost in the data that goes up and down. I would
trust the strongest, hardest data, which are absolutely convincing.
Like the prevalence trends in obesity, it’s gone massively up. In
the case of kids, it’s tripled in one generation. Similarly, fitness
levels have declined at a striking rate. In children, we’re seeing a
20 per cent reduction in strength in one generation between 1981
and now. Kids that used to be able to climb trees can’t climb trees,
even if we were to take that approach.
Je ne me laisserais pas détourner par les fluctuations. Je me
fierais aux données les plus rigoureuses, les plus objectives, qui
sont absolument convaincantes. Comme les tendances de la
prévalence de l’obésité, qui ont montré, massivement, une
augmentation. Chez les enfants, elle a triplé en une génération.
De même, les niveaux de condition physique ont diminué à un
rythme frappant. Chez les enfants, nous constatons une réduction
de 20 p. 100 de leur force en une génération, entre 1981 et
maintenant. Les enfants ne sont plus capables de grimper aux
arbres, même si nous devions adopter cette méthode.
Senator Eggleton: The statistics are different in terms of
physical activity between adults and children. It’s gone down in
children and perhaps rising in adults.
Le sénateur Eggleton : Ces statistiques sur l’activité physique
sont différentes pour les enfants et les adultes. Elles montrent une
baisse chez les enfants et peut-être une hausse chez les adultes.
Mr. Tremblay: I wouldn’t be confident that it’s rising in adults.
M. Tremblay : Je ne me fierais pas à cette hausse chez les
adultes.
Senator Eggleton: Okay.
Le sénateur Eggleton : D’accord.
Let’s go on to possible solutions, and there’s a whole raft of
them, such as nutrition labels and Canada’s Food Guide. There’s
also the question of advertising and promotion to children.
Quebec has a ban on advertising anything to children. Most of the
discussion here has been relevant to healthy foods and beverages.
Do you have any thoughts about those kinds of measures?
Passons à des solutions possibles, et il y en a tout un tas,
comme l’étiquetage nutritionnel et le Guide alimentaire canadien.
Il est aussi question de la publicité auprès des enfants. Le Québec
a décrété l’interdiction de la publicité destinée aux enfants. La
plus grande partie de la discussion, ici, a touché les boissons et les
aliments sains. Que pensez-vous de ces mesures?
Mr. Tremblay: To me, that’s low-hanging fruit. It’s a nobrainer. What Quebec is doing is talked about. There’s no
downside to not advertising unhealthy food to children or to
increasing the advertising of healthy food to children. Whether
you can demonstrate empirically that it causes anything, it seems
to me that it’s a no-brainer to put in the portfolio of things that
you have to do. There’s no downside to it. There’s a downside, I
M. Tremblay : Pour moi, c’est l’évidence même. La décision du
Québec fait parler d’elle. Interdire la publicité des mauvais
aliments destinée aux enfants ou augmenter celle des aliments
sains ne comporte aucun inconvénient. Que vous puissiez prouver
empiriquement un effet, il me semble, et c’est évident, que c’est
une décision à ranger dans la liste des choses à faire. Cela ne
présente aucun inconvénient. Ou plutôt un, je suppose, pour les
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Affaires sociales, sciences et technologie
34:45
guess, if you’re the shareholder of a company that can no longer
advertise their sweetened cereal to children. Every group that I sit
around with and talk about this, that topic rises to the top quite
quickly. Why don’t we just try to do that?
actionnaires d’une société qui ne peut plus faire la publicité de ses
céréales sucrées auprès des enfants. Le sujet arrive assez
rapidement sur le tapis dans tous les groupes de discussion avec
qui j’en discute. Pourquoi ne l’essayons-nous simplement pas?
It’s much more complicated, of course, because most of our
exposure is on screens that Canada doesn’t control. We watch
American stations and stations from around the world, and the
Internet isn’t controlled. It’s really hard to say, ‘‘That’s designed
for a 10-year-old child, therefore your company can’t advertise
there because we simply don’t have jurisdiction over that.’’ That’s
where the problem arises. Nevertheless, for the rest of the
provinces in Canada to emulate what Quebec is already doing
seems like a no-brainer to me.
C’est beaucoup plus compliqué, bien sûr, parce que nous
sommes surtout exposés par des médias que le Canada ne contrôle
pas : postes américains, postes de partout dans le monde,
Internet. Il est vraiment difficile d’interdire quelque part une
publicité conçue pour les enfants de 10 ans, simplement parce que
nous n’en avons pas le pouvoir. C’est là que surgit le problème.
Néanmoins, il me semble déjà que c’est une évidence, pour les
autres provinces, d’imiter le Québec.
Senator Eggleton: Further to that, should we make a
distinction between healthy and unhealthy foods and how
would we do that? Or should we just say, ‘‘No food advertising
and no beverage advertising’’ as a means of getting around having
to make those distinctions and setting up massive bureaucracies
to administer it?
Le sénateur Eggleton : En plus, devrions-nous faire la
distinction entre aliments sains et malsains, et comment le
pourrions-nous? Devrions-nous simplement interdire la publicité
des aliments et des boissons pour éviter de faire ces jugements et
de créer des bureaucraties pléthoriques pour gérer ce problème?
Mr. Tremblay: It’s a good question and it gets discussed a lot.
Some mechanisms are in place by the experts who can judge that.
It’s the same with vending machine policies that can only have
healthy foods. Someone has to decide if the granola bar is healthy
or not or that a beverage is healthy or not. There are long debates
about that, for sure.
M. Tremblay : Excellente question, qui alimente les
discussions. Des mécanismes ont été mis en place par des
spécialistes qui peuvent en juger. Il en va de même pour les
politiques sur les machines distributrices dans lesquelles on ne
peut que vendre des aliments sains. Quelqu’un doit décider si telle
boisson, telle barre granola est bonne pour la santé. Il y a bien sûr
de longs débats à ce sujet.
We want our kids to know what’s healthy, so it would be a
shame not to provide them with some exposure to that.
Nous voulons que nos enfants sachent ce qui est bon pour la
santé. Ce serait dommage de ne pas pouvoir les exposer à cela.
Ms. Cameron: It may be through public education as opposed
to advertising.
Mme Cameron : Cela peut se faire par l’éducation publique,
par opposition à la publicité.
Senator Seidman: Mr. Tremblay, you submitted a paper to us,
as you said: Major Initiatives Related to Childhood Obesity and
Physical Inactivity in Canada: 2014 Year in Review. In your
conclusion, you note that many initiatives across Canada are
currently underway that attempt to address the childhood obesity
issue. You also mention that we need to focus on efforts that can
be sustainable and scalable, words that you used in your
presentation to us today.
La sénatrice Seidman : Monsieur Tremblay, vous nous avez
communiqué un document intitulé, comme vous l’avez dit Major
Initiatives Related to Childhood Obesity and Physical Inactivity in
Canada : 2014 Year in Review. Dans votre conclusion, vous faites
observer que beaucoup d’initiatives ont actuellement lieu au
Canada pour tenter de combattre l’obésité chez les enfants. Vous
dites aussi que nous devons nous concentrer sur des efforts que
nous pourrons soutenir et adapter, des notions que vous avez
effleurées dans votre exposé.
My question to you is: Which efforts currently under way do
you see as having the greatest potential to be successful by the
criteria you’ve outlined?
Voici ma question : D’après vous, quels efforts actuels sont le
plus susceptibles de donner des résultats d’après les critères que
vous avez exposés?
Mr. Tremblay: I never fall into ‘‘what’s the one thing we should
do’’ trap. If we can do one thing, my answer is always ‘‘don’t
bother.’’ Let some other department have the money because
you’ll have no impact. Every study shows that.
M. Tremblay : Je ne tombe jamais dans le piège de la solution
unique. S’il y a une chose que nous pouvons faire, je réponds
invariablement de ne pas vous inquiéter. Qu’on donne l’argent à
un autre département, parce que vous n’aurez aucun impact.
Toutes les études le montrent.
We need to change the built environment in our country. We
need to change, probably more importantly, the social
environment to one that allows kids to behave today like we
did when we were kids, and that to me is the easiest solution.
Nous devons modifier le milieu bâti dans notre pays, modifier,
c’est probablement le plus important, le milieu social, pour que,
désormais, les enfants puissent faire comme nous, quand nous
étions enfants, et, d’après moi, c’est la solution la plus facile.
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Social Affairs, Science and Technology
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The 15 initiatives are actually subcategorized in a few different
ways on purpose, using a sort of portfolio idea that we can’t just
do one thing. Some are programs, and there are a number of
programs. They come and go like crazy because you can get
funding for one year or six months in one community to do
something. It doesn’t matter if it shows that it’s fantastic or not; it
dies and then you have to come up with a new program.
Les 15 initiatives sont par exprès rangées dans différentes souscatégories, comme dans un portefeuille, pour éviter d’en
privilégier une aux dépens des autres. Certaines sont des
programmes, d’autres des groupes de programmes. L’ensemble
se renouvelle sans cesse, parce qu’on peut obtenir du financement
pendant un an ou six mois dans une collectivité pour leur
réalisation. Qu’elles soient fantastiques ou pas, peu importe : elles
meurent, et il faut imaginer un nouveau programme.
I wouldn’t pick any one. A number of them are good. It
depends on what age you want to target. My preference would be
probably going for the earliest ages and things that get at the early
years or pregnant families.
Je n’en choisirais aucune en particulier. Un certain nombre
d’entre elles sont bonnes. Cela dépend de l’âge que vous voulez
cibler. Ma préférence irait probablement aux âges les plus tendres
et aux activités qui arrivent le plus tôt ou dans les familles qui
attendent un enfant.
But there are also categories of surveillance, which is absolutely
necessary. Senator Eggleton looked at the information, and it
shows this and it shows that. We need to have very good
information. The Statistics Canada Canadian Health Measures
Survey is absolutely fundamental, groundbreaking and essential.
Now, it does have A-base funding and is ongoing, but that sort of
thing is absolutely essential.
Mais il y a aussi des catégories de surveillance, laquelle est
absolument nécessaire. Le sénateur Eggleton a examiné
l’information. Il faut qu’elle soit excellente. L’Enquête
canadienne sur les mesures de la santé, de Statistique Canada,
est absolument fondamentale, innovante et essentielle. Son budget
est voté et il est permanent, mais elle est absolument essentielle.
To answer your question, I would pick a little bit from the
different parts of the portfolio that have a chance of impacting
things, like other social change initiatives such as what we’ve done
with smoking. It wasn’t just one thing. It wasn’t just one program
and it wasn’t one target age group or just a program. It was
stacked with social marketing, with education, with interventions
and with measurement.
Pour répondre à votre question, je choisirais un peu de tout
dans différentes parties du portefeuille, tout ce qui a des chances
d’avoir des résultats, comme d’autres initiatives de changement
social, comme ce que nous avons fait contre le tabagisme. Cela n’a
pas été une seule solution ni un seul programme; cela n’a pas ciblé
un groupe d’âge ou simplement un programme. Cela s’appuyait
sur le marketing social, l’éducation, la sensibilisation, des
interventions et des mesures.
That’s why I do that paper. I’m often criticized of being
Captain Negative because the data are poor and I do a lot of the
surveillance. It’s not a great scenario. The data are bad. However
— and this is why I write this paper and this is the third time I’ve
done it — we’re trying. We’re doing a bunch of things. It’s
nowhere near resourced to the level that it needs. All sectors need
to step up for that. We’re trying to deal with a massive issue using
pocket change, and I think that’s where we’re stuck.
Voilà pourquoi j’ai rédigé ce document. On me reproche
souvent d’être monsieur Négatif, parce que les données sont
lacunaires et que je fais beaucoup de surveillance. Ce n’est pas un
scénario excellent. Les données sont mauvaises. Cependant — et
c’est la raison pour laquelle je l’ai rédigé, et c’est la troisième
mouture —, nous essayons d’agir. Nous avons fait un tas de
choses. Cela est loin de disposer des ressources qui seraient
nécessaires. Tous les secteurs doivent intensifier leurs efforts à
cette fin. Nous essayons de réagir à un problème majeur avec de la
petite monnaie, et je pense que c’est ce qui nous coince.
I’m sorry; I sort of dodged your question.
Senator Seidman: No, you haven’t. You put forward the point
we heard from many witnesses and that is this isn’t just one
solution and it isn’t just one target. It’s multi-pronged, and it must
be. The recognition that this is akin to what happened with
smoking is quite apt because we all know that the public health
approach to smoking was probably the best prevention,
intervention program ever launched in this country, but it was
decades long.
Mr. Tremblay: Sixty years, yes.
Je suis désolé. J’ai plus ou moins esquivé votre question.
La sénatrice Seidman : Non. Vous avez mentionné ce que de
nombreux témoins nous ont dit, qu’il n’y a pas de solution ni
d’objectif unique. Il faut agir sur de nombreux plans parce que le
problème est complexe. Votre évocation du tabagisme est tout à
fait judicieuse, parce que nous savons tous que la stratégie axée
sur la santé publique était probablement le meilleur programme
de prévention et d’intervention contre ce fléau jamais lancé au
pays, et c’était il y a des décennies.
M. Tremblay : Soixante ans, effectivement.
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Affaires sociales, sciences et technologie
34:47
Senator Seidman: Exactly. So you have to start somewhere and
you have to target short term, medium term, long term, and it has
to be on a very large scale, as you say, targeted at many different
systems, and I think we understand that. We’ve heard that.
La sénatrice Seidman : Exactement. Alors il faut commencer
quelque part, cibler des objectifs à court terme, à moyen terme et
à long terme, à très grande échelle, comme vous dites, visant
beaucoup de systèmes différents, et je pense que nous
comprenons. Nous l’avons entendu.
This committee needs to make recommendations and hopefully
we’ll have a short-term, medium-term and long-term approach to
it. My question to you really was to get at what efforts in all of
your work — and you’ve spent quite a long time working in this
area — from an evidence-based point of view seem to be most
successful.
Le comité doit faire des recommandations, et j’espère que nous
en aurons pour une approche à court terme, à moyen terme et à
long terme. Ma question, en fait, était de savoir quels efforts,
d’après vos travaux — et vous avez consacré beaucoup de temps à
cette question —, d’après les faits observés, semblaient les mieux
couronnés de réussite.
I might ask you, then, about reducing the intake of unhealthy
foods and non-alcoholic beverages. In your research, have you
seen interventions — and I’m not asking you for one — that have
demonstrated themselves to be effective from an evidence point of
view?
Concernant l’ingestion réduite d’aliments malsains et les
boissons non alcoolisées, votre recherche vous a-t-elle révélé des
interventions — et je ne vous demande pas de m’en citer une —
concrètement efficaces?
Mr. Tremblay: Most of the evidence for school-based
programs or reducing sugar-sweetened beverages — it doesn’t
matter what it is. The reality is it’s blended into a fruit salad and
it’s really hard to say, ‘‘The flavour that I’m tasting is just the
pineapple,’’ because it’s all in there. That’s the problem and that’s
what the McKinsey report told us.
M. Tremblay : La plupart des faits concernent les programmes
scolaires ou la réduction de la consommation de boissons sucrées
— peu importe lesquels. En réalité, c’est comme une macédoine de
fruits, qui rend difficile la perception d’une seule saveur, parmi
toutes celles qu’on goûte. Voilà la difficulté, et c’est ce que le
rapport McKinsey nous a dit.
This is a real struggle, as a researcher in the area, because you
need to submit a grant to do something like reducing sugarsweetened beverages in schools, and you test it and it doesn’t
show what you hope it would show. That doesn’t mean it didn’t
work; it means that it’s one little sliver of things. It is not just
sugar-sweetened beverages, but is that part of it? My guess is
probably. It’s the same with other fast foods, the same with the
lack of taking in fresh fruits, the same with too much sitting and
not enough standing. So the struggle is to isolate that one thing,
which is what people like you always want and it’s what research
agencies want. It’s innovation because you can produce projects
and say, ‘‘Okay, here’s the magic bullet: If you wear this on your
shoe it’s all going to be better.’’
Pour le chercheur, c’est un véritable combat, parce qu’il faut
présenter une subvention pour obtenir une mesure comme la
réduction des boissons sucrées dans les écoles. On éprouve l’idée,
mais elle déçoit les espoirs. Il ne faut pas en déduire qu’elle ne
serait pas efficace; cela signifie qu’un petit détail est en cause. Ce
n’est pas seulement les boissons sucrées, mais est-ce que cela fait
partie du problème? D’après moi, je suppose que oui. C’est la
même chose avec les autres aliments de la restauration rapide,
avec le fait de ne pas consommer de fruits frais, d’être trop
sédentaire et de ne pas se tenir suffisamment en position debout.
La difficulté est donc d’isoler le facteur, ce que des gens comme
vous veulent toujours obtenir, tout comme les organismes de
recherche. C’est de l’innovation, parce que vous pouvez élaborer
des projets et affirmer que vous avez trouvé la solution magique :
il suffit de l’essayer, et, ensuite, tout ira pour le mieux.
With all of the data, the meta-analyses and systematic reviews
are somewhat disappointing, but they do give us hints. School is
an important intervening spot. The home is an important
intervening spot. The workplace is an important intervening
spot. There just isn’t one thing. It’s like 1 plus 1 plus 1 plus 1
might still only equal 1, but if you add one more 1, it equals 23.
We haven’t reached that tipping point like we did eventually with
smoking cessation. It was a couple of generations. That doesn’t
mean that the 20 years of previous work wasn’t helping; it was
setting the stage for success.
Toutes les données, les méta-analyses et tous les examens
systématiques déçoivent un peu, mais ils livrent des indices. Les
écoles constituent un excellent milieu d’intervention. La famille
aussi, tout comme le milieu de travail. Les dimensions sont
multiples. C’est comme si 3 fois 1 ne donnait que 1, puis que
l’ajout d’encore 1 donnait 23. Nous n’avons pas encore franchi ce
point critique, comme contre le tabagisme. C’était il y a quelques
générations. Cela ne signifie pas que les 20 années de travaux qui
ont précédé n’ont été d’aucune utilité; il fallait bien planter le
décor, préparer la réussite.
Senator Seidman: Dr. Cameron, in an early release of the
Canadian Medical Association Journal, which will be public fairly
soon, there is a piece titled ‘‘Active play key to curbing child
obesity.’’ Is focusing more on active play versus organized sport a
direction your organization is advocating?
La sénatrice Seidman : Docteure Cameron, dans une parution
hâtive du Journal de l’Association médicale canadienne, qui sera
publié sous peu, il y a un article intitulé « Active play key to
curbing child obesity ». Est-ce que votre organisation privilégie
davantage le jeu actif que le sport organisé?
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Social Affairs, Science and Technology
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Ms. Cameron: What we’ve done is take a look at the research
for both and the contributions of both because sport has its
contribution for learning skills and that sort of thing, but we don’t
underestimate the value of unstructured play. We do see that
children who participate in unstructured play during the afterschool time period or play outdoors take somewhere between
1,500 and 2,000 more steps in a day than those who do not.
Although we can’t say directly it’s because of that, the evidence
does show that there is a contribution there and an important one
to be made.
Dre Cameron : Nous avons étudié les résultats de la recherche
effectuée sur les deux et les bienfaits de chacun, car le sport
contribue entre autres au développement des capacités
d’apprentissage, mais il ne faut pas sous-estimer la valeur du jeu
non structuré. Nous avons constaté que les enfants qui participent
à des jeux non structurés après l’école ou qui jouent dehors font
entre 1 500 et 2 000 pas de plus par jour que les autres. Même si
on ne peut pas affirmer qu’il s’agit d’une cause directe, les données
montrent que le jeu y contribue, et c’est une contribution à ne pas
sous-estimer.
Senator Seidman: Mr. Tremblay, do you have something to say
on that?
La sénatrice Seidman : Monsieur Tremblay, avez-vous quelque
chose à ajouter?
Mr. Tremblay: That paper by Dr. Ian Janssen is actually out
now. This is what we found from the global matrix. We compared
physical activity behaviours in African countries, South American
countries and countries all over the world and it allowed us to
think outside the box a bit and have a clean slate. It showed that
we need a portfolio of behaviours. We don’t just need super phys.
ed. We don’t just need super sport. We don’t just need play. We
don’t just need active transportation. We need all of it. It needs to
be embedded in life, as it was in previous generations.
M. Tremblay : Cet article du Dr Ian Janssen a maintenant été
publié. C’est ce que nous avons constaté à l’échelle mondiale.
Nous avons comparé les comportements en matière d’activité
physique dans les pays d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’un peu
partout dans le monde, et cela nous a permis de voir les choses
autrement et de faire page blanche. Nous avons compris que nous
avons besoin de toute une gamme d’activités, et pas seulement de
cours intensifs d’éducation physique, ou seulement d’un sport de
haut niveau. Ce n’est pas qu’une question de jeu ou de transport
actif non plus. Nous avons besoin de tout cela à la fois. Toutes ces
activités doivent faire partie de notre vie, comme c’était le cas
pour les générations qui nous ont précédés.
The case can made about active play that it is probably the one
that has declined the most. If you look at temporal trends in phys.
ed. — organized sport is very good, actually, although probably
marginalizes the most marginal, so it may not be the one to go to.
If you have a portfolio there, regardless of your circumstance, if
you live in the remote North you’ve got a fantastic outside
environment. You might not have an ice rink right there or a
wave pool, but that’s okay because you have that piece and you
may have to actively transport to school.
Si on parle surtout du jeu actif, c’est que c’est sans doute cet
aspect qui a perdu le plus de popularité. Si on examine les
tendances temporelles en éducation physique — le sport organisé
est excellent, en fait, même s’il marginalise probablement les plus
marginalisés, alors ce n’est peut-être pas la solution à privilégier.
Si différents choix s’offrent à nous, peu importe les conditions...
quelqu’un qui habite dans le Grand Nord, par exemple, peut
profiter d’un environnement extérieur fantastique. Il n’y a peutêtre pas de patinoire ou de piscine à vagues, mais cela ne fait rien,
parce que pour se rendre à l’école, il faut choisir un mode de
transport actif.
It’s the portfolio approach. Active play has disappeared the
most. Increasingly we’re cocooning inside. Parents who allowed
their kids to walk to the park are now going to jail, if you’re
following that story in the U.S.
C’est l’approche de type portefeuille. Le jeu actif est celui qui
est le plus en déclin. Nous sommes de plus en plus pantouflards.
Les parents qui permettent à leurs enfants d’aller au parc à pied
font aujourd’hui face à la prison. Vous savez de quoi je parle si
vous avez suivi cette histoire aux États-Unis.
Senator Enverga: Mr. Tremblay, you mentioned earlier in your
presentation about the predisposed condition. If this happens
from the very time of conception, there’s already a predisposed
condition. Are you saying that there is genetic predisposition
there? Is there actually some research, some science? Maybe
mothers taking antibiotics will result in more children being
susceptible to obesity? What can you say about that? Can you tell
me more?
Le sénateur Enverga : Monsieur Tremblay, vous avez
mentionné dans votre exposé tout à l’heure qu’il existait
certaines prédispositions. Si on parle de facteurs innés, doit-on
conclure à des prédispositions génétiques? Y a-t-il des recherches
ou des données scientifiques pour corroborer cela? Peut-être que
la prise d’antibiotiques pendant la grossesse peut rendre l’enfant
plus vulnérable à l’obésité? Que pouvez-vous nous dire à ce sujet?
Avez-vous plus de détails?
Mr. Tremblay: It gets complicated. It’s not genetics but
epigenetics. The more we learn about our biology, the more we
realize. When I started my schooling, it was very clear that you
M. Tremblay : C’est assez complexe. On ne parle pas de
génétique, mais d’épigénétique. Plus on en apprend sur notre
biologie, mieux on comprend certaines choses. Au début de mes
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Affaires sociales, sciences et technologie
34:49
had genetics, which is immutable, unless you’re talking about
10,000 years or something, and you had the environment. You
can’t do anything with that, so you spend all your time on this.
études, il était très clair qu’il y avait la génétique, qui est
immuable — à moins qu’on parle d’une période de 10 000 ans —,
et il y avait l’environnement. Il n’y a rien à faire avec cela, alors on
passe tout notre temps là-dessus.
The more we learn about things, the more we realize those
aren’t two separate entities; it’s a continuum. If my grandparent
worked in an asbestos mine, that impacts on my health because he
passed that along to my father, who got my mother pregnant, and
that’s part of me.
Plus on étudie la question, plus on se rend compte que ce ne
sont pas deux entités distinctes; c’est un continuum. Si mon
grand-père travaillait dans une mine d’amiante, cela a eu des
répercussions sur ma santé, parce qu’il a transmis cela à mon père,
de qui ma mère est tombée enceinte, et cela fait donc partie de
moi.
So, yes, there are actually changes to the epigenome that
happen to predispose us, whether it’s antibiotic exposure or your
grandmother smoked, or, on the positive side, your grandfather
was a marathon runner, they are predispositions. It’s not like it’s
destiny, but they set you off either in a positive direction or a
negative direction.
Alors, oui, des modifications à l’épigénome peuvent entraîner
une prédisposition, qu’il s’agisse de l’exposition à des
antibiotiques ou du tabagisme de la grand-mère; mais il y a
aussi des prédispositions positives, par exemple si votre grandpère était marathonien. Ce n’est pas aussi fort que le destin, mais
cela peut nous mettre sur la bonne ou la mauvaise voie dès le
départ.
So the huge concern that we have and that the next generation
of senators that are going to sit around this table need to worry
about is that we have had a tripling of childhood obesity. In the
current generation that had kids, the prevalence of obesity was
not all that great. They were fundamentally active through a
portfolio of things. They had to walk to school. They had to do
some chores. They played outside because there was no TV inside.
Notre grande inquiétude, et la prochaine génération de
sénateurs qui siégeront à cette table devront aussi s’en
préoccuper, c’est de voir le taux d’obésité infantile tripler. Pour
la génération actuelle qui a eu des enfants, il n’y avait pas une très
grande prévalence d’obésité. Les gens étaient fondamentalement
actifs grâce à différentes choses. Ils devaient marcher pour aller à
l’école. Ils avaient des tâches à faire. Ils jouaient dehors parce qu’il
n’y avait pas de télévision à l’intérieur.
This generation of kids does not have that positive deflection.
In fact, they have the negative deflection. They are going to pass
that on to their kids, even if we solve the problem today. We’ve
created some debt there, and we’re going to have to pay it back.
La nouvelle génération d’enfants n’a pas cette déflexion
positive. En fait, c’est plutôt le contraire. Ils vont transmettre
cela à leurs propres enfants, même si nous arrivons à régler le
problème aujourd’hui. Nous avons créé un déficit, et nous allons
devoir rattraper le temps perdu.
In the future, even if we figure things out, we have some debt to
pay. So the biology would forecast a tougher time ahead. That’s
the same even with taste preferences, which get passed along.
Même si nous trouvons une solution, il y aura des manques à
combler dans les années à venir. Si on en croit la biologie, la suite
des choses risque d’être difficile. C’est un peu comme les
préférences et les goûts, qui sont transmis d’une génération à
l’autre.
Senator Enverga: So we have to approach each individual
differently to prevent obesity.
Le sénateur Enverga : Il faut donc adopter une approche
différente pour chaque personne pour prévenir l’obésité.
Mr. Tremblay: I think there are big buckets that most
individuals fall into. Like I said, you want to promote healthy
eating and discourage unhealthy eating. You want to promote
healthy moving and discourage unhealthy moving. Those are
your big buckets. But even for these things like exposure to
pesticides and, as you mentioned, antibiotics — although I don’t
think there is conclusive evidence on any of them — there is no
doubt that they affect the human genome. Probably, when you
mess with Mother Nature, there are problems down the road, and
I think we’re seeing some of that.
M. Tremblay : Je pense qu’il existe de grandes catégories qui
englobent la plupart des gens. Comme je le disais, il faut
promouvoir une saine alimentation et décourager les mauvaises
habitudes alimentaires. Il faut encourager un mode de vie actif et
décourager la sédentarité. Ce sont les grandes catégories dont je
veux parler. Mais là encore, il est certain que le génome humain se
trouve altéré par l’exposition aux pesticides, par exemple, ou aux
antibiotiques, comme vous l’avez indiqué. Je ne crois toutefois pas
qu’il y ait encore de données probantes à cet effet. Quand on se
frotte à dame Nature, on finit par s’y piquer, et c’est un peu ce qui
est en train de se produire à mon avis.
Senator Enverga: Thank you.
Le sénateur Enverga : Merci.
34:50
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
I have a question for Dr. Cameron, and maybe, Mark, you can
also reply to this. We are talking about more activities for kids.
You must have heard about the Children’s Fitness Tax Credit. It
has had some success.
J’ai une question pour la Dre Cameron, et peut-être que Mark
pourra aussi intervenir. On veut voir des enfants plus actifs. Vous
avez sans doute entendu parler du crédit d’impôt pour la
condition physique des enfants. C’est assez efficace.
My question is: Is it advisable to do a refundable fitness tax
credit for adults? Do you think it would help? What do you think
the effect of this would be? Since the government is trying to do
something about this, could this be one of the solutions?
Ma question est la suivante : Serait-ce une bonne chose d’offrir
un crédit d’impôt pour la condition physique des adultes? Pensezvous que cela pourrait aider? Quelles répercussions est-ce que cela
pourrait avoir selon vous? Puisque le gouvernement essaie de
remédier à la situation, est-ce qu’une telle mesure pourrait faire
partie de la solution?
Dr. Cameron: We have looked a little bit at the Children’s
Fitness Tax Credit in some of research we’ve done. We were
seeing some economic discrepancies in the proportion of adults
who actually felt that the tax credit was useful or that it increased
their child’s participation in activities. We’re seeing that those
with lower economic status were less likely to respond to these
types of questions. That was based on parental self-report data.
Dre Cameron : Nous avons étudié brièvement les effets du
crédit d’impôt pour la condition physique des enfants dans le
cadre de nos recherches. Nous avons remarqué des écarts
économiques parmi les adultes qui ont affirmé que le crédit
d’impôt leur était utile et qu’il avait permis d’accroître le niveau
d’activités de leur enfant. Les personnes ayant une situation
économique moins élevée sont moins susceptibles de répondre à
ce genre de questions. Les données étaient tirées de déclarations
volontaires de la part des parents.
It’s hard to say in terms of the adult population. We haven’t
done much research on that. Maybe Mark would be able to
respond to that a little bit better.
Il est difficile d’évaluer quel impact cela aurait pour les adultes.
Nous n’avons pas vraiment fait de recherches là-dessus. Peut-être
que Mark sera en mesure de vous en dire un peu plus.
Mr. Tremblay: We did do a paper, using Revenue Canada
data, to determine who was utilizing things, and it is consistent
with the other reports that have been out there. It seems to be of
benefit more to the middle and upper class, people who have the
$1,000 to spend. This is in the case of kids, and I suspect it would
translate to adults. The vulnerable group, the one you’re trying to
get at the most, would need to have the disposable income and the
inclination to spend it in order to get it back a year later.
M. Tremblay : Nous avons produit un rapport à l’aide des
données de Revenu Canada pour déterminer qui utilisait ces
crédits, et nous en sommes venus aux mêmes conclusions que les
rapports déjà parus à ce sujet. Il semble que cela profite plus à la
classe moyenne et à la classe supérieure, aux gens qui ont 1 000 $
à dépenser là-dessus. C’est le cas pour les crédits pour enfants, et
j’imagine que ce serait la même chose pour les adultes. Le groupe
vulnérable, celui que vous voulez surtout rejoindre, devrait avoir
le revenu nécessaire et la volonté de dépenser ce montant pour le
récupérer un an plus tard.
I would say it’s the fairly strong consensus of the physical
activity sector broadly that the amount of revenue foregone
associated with the Children’s Fitness Tax Credit, which is in the
$200 million a year range, could be better spent with other things.
Je crois que le consensus assez général dans le secteur de
l’activité physique est que le montant voué au crédit d’impôt pour
la condition physique des enfants, qui frôle les 200 millions de
dollars par année, serait mieux investi ailleurs.
I think the greatest benefit of it and where it falls into the
portfolio of important things is that it demonstrates to the
Canadian population that this issue is sufficiently important that
we’re changing tax law for it. So that, on a higher conceptual
level, I think is part of the nudging towards the tipping point.
Whether the actual dollars foregone and the opportunity cost of
spending those monies in another way is the best way, I don’t
know.
Je pense que son plus grand avantage, et de là son importance,
c’est qu’il démontre à la population canadienne que le problème
est suffisamment important pour qu’on modifie la loi fiscale afin
d’y remédier. Donc, dans l’ensemble, c’est une des mesures qui
aboutiront au tournant attendu. Mais à savoir s’il s’agit du
meilleur investissement pour cet argent, je ne le sais pas.
Senator Enverga: Thank you.
Le sénateur Enverga : Merci.
Senator Beyak: I’m just a replacement on Senator Ogilvie’s
wonderful committee from time to time, but I have been
privileged to hear expert testimony like yours.
La sénatrice Beyak : Je suis ici de temps à autre à titre de
remplaçante au merveilleux comité du sénateur Ogilvie, mais j’ai
eu le privilège d’entendre des experts comme vous témoigner.
I also share a concern with Senator Seidman with palliative
care, and she is much more experienced and knowledgeable than I
am. We had testimony from Dr. Robert Lustig and now from
Dr. Ben Carson, presidential candidate in the United States, that
Je partage les préoccupations de la sénatrice Seidman
concernant les soins palliatifs, mais elle a beaucoup plus
d’expérience et de connaissances que moi. Nous avons entendu
les témoignages du Dr Robert Lustig et maintenant du Dr Ben
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:51
each of us — old, young, fat, thin, healthy, unhealthy, male,
female, any race; Dr. Ben Carson is African-American — will cost
the health care system more in the last six months of our life, at
any age — children, a woman with breast cancer, an older person
dying with dignity — than all of these other issues, like smoking,
obesity. We have to be concerned with them, obviously, because
quality of life is so important. But how do we weigh that in the
value for money for taxpayer dollars so we give that last six
months the care it deserves as well?
Carson, candidat à la présidence aux États-Unis. Ils ont tous les
deux affirmé que nous allions tous — vieux, jeune, gras, mince, en
santé ou non, homme, femme, toutes races confondues; le Dr Ben
Carson est Afro-Américain — coûter plus cher au système de
santé dans les six derniers mois de notre vie, peu importe note âge
— enfant, femme atteinte du cancer du sein, une personne âgée
qui s’éteint dans la dignité — que tous les autres problèmes de
santé quels qu’ils soient, comme le tabagisme ou l’obésité. Nous
devons nous en inquiéter, évidemment, parce que la qualité de vie
n’est pas à mépriser. Mais comment équilibrer tout cela pour que
l’argent des contribuables serve aussi à assurer des soins de qualité
dans les six derniers mois de vie?
The Chair: I’m going to intervene. That is a very complex
overall issue, and we have a lot of questions to deal with the
obesity issue itself.
Le président : Je vais vous interrompre. C’est un enjeu
globalement très complexe, et nous avons beaucoup de
questions à poser sur le sujet de l’obésité en tant que tel.
If there was a comment that you could make with regard to
obesity influencing that last six months in terms of cost, perhaps
that would be the case, but I do not want you to answer the direct
question that was asked because of the complexity of the issue and
because it’s outside of our mandate.
Si vous avez un commentaire à formuler concernant l’influence
qu’a l’obésité sur les six derniers mois de vie en ce qui a trait aux
coûts, c’est possible qu’il y ait un lien, mais je vous demanderais
de ne pas répondre à la question qui a été posée, car l’enjeu est
trop complexe et cela déborde du mandat qui nous a été donné.
Mr. Tremblay: All I would offer is that in the obese individual,
that six months is likely to be extended. There are a number of
studies that show this, and Christine, I think, cited some of the
numbers. An obese individual costs society more across their
lifespan, whether it’s in the last six months or the fact that that
deconditioning makes that six months 18 months. In the context
of obesity, it’s just another reason to try to prevent it.
M. Tremblay : Tout ce que je peux dire, c’est que pour les
personnes obèses, on parle de probablement de plus de six mois.
Différentes études le confirment, et je crois que Christine a donné
quelques statistiques à cet égard. Une personne obèse coûte plus
cher à la société tout au long de sa vie, pas seulement dans les six
derniers mois. Et avec le déconditionnement, on ne parle plus
seulement de six mois, mais de 18. Ce n’est là qu’une raison de
plus pour tenter de prévenir l’obésité.
The Chair: Did you have another question, senator?
Le président : Aviez-vous d’autres questions, sénatrice?
Senator Beyak: No.
La sénatrice Beyak : Non.
Did Dr. Cameron want to respond?
Docteure Cameron, voulez-vous répondre à la question?
Ms. Cameron: I would agree with that.
Dre Cameron : Je suis aussi de cet avis.
Senator Beyak: Thank you.
La sénatrice Beyak : Merci.
Senator Raine: I always enjoy hearing from real experts in this
field because you’ve been at this for a long time, and we all know
there is no single solution.
La sénatrice Raine : C’est toujours agréable d’entendre de vrais
experts dans ce domaine, car vous y travaillez depuis un bon
moment, et tout le monde sait qu’il n’existe pas de solution
universelle.
If we’re going to attack things in all directions, from a public
policy point of view, our delivery system, of course, is quite
complicated in Canada because the responsibility for health and
things like that falls in the federal budget to make transfers, but
the delivery is done at the provincial level. There are federalprovincial gatherings that discuss this, and I know this is of
concern to all provinces. But do you think there’s a way to
communicate the best practices that are taking place at the
provincial and municipal levels from one province to another so
that we don’t have to always start from scratch and reinvent the
wheel? If something is happening in one province, how does that
get transferred to another province?
Si nous devons nous attaquer à la question dans tous les sens,
du point de vue des politiques publiques, il faut tenir compte du
fait que notre régime de prestation est assez compliqué. Au
Canada, la responsabilité des transferts de santé revient au
gouvernement fédéral, mais la prestation des services est assurée
par les provinces. Il y a des rencontres fédérales-provinciales pour
en discuter, et je sais que cela préoccupe toutes les provinces.
Croyez-vous qu’il existe un moyen de communiquer à toutes les
provinces les meilleures pratiques appliquées par les
administrations provinciales et municipales, afin d’éviter de tout
recommencer du début et d’essayer de réinventer la roue chaque
fois? Comment peut-on transférer ce qui se fait d’une province à
l’autre?
34:52
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
In your year in review you mentioned some of the items. I
suppose you’ve done this for many years, so there is another
catalogue, if you like, of successful things.
Dans votre bilan annuel, vous avez mentionné certains points.
J’imagine que vous faites l’exercice depuis de nombreuses années,
alors il existe un autre recueil, si je puis dire, de pratiques
exemplaires.
I share your concern that a lot of these programs come and go
because of a lack of long-term funding. Could you comment on
how long it will take before we can really analyze whether a
program is working to the point where you want to roll it out all
across the country?
Je suis d’accord avec vous; bon nombre de ces programmes
vont et viennent par manque de financement à long terme.
Combien de temps faudrait-il, selon vous, pour être réellement en
mesure de déterminer si un programme est assez efficace pour le
mettre en oeuvre à l’échelle du pays?
Mr. Tremblay: Regarding the last point, I don’t think we
know. Certainly it would be in the decade range, not in six months
or one year, which is the constraint with almost all government
funding and most research funding.
M. Tremblay : Pour ce qui est de la dernière partie de votre
question, je vous dirais que nous ne le savons pas vraiment. Il
faudrait sans doute une dizaine d’années, pas seulement six mois
ou un an, la période accordée généralement avec le financement
du gouvernement et le financement de la recherche en général.
You’re really constrained and it is almost predetermined that a
truly rigourous assessment is going to show it has failed. That’s
what happens almost all the time, so we throw the baby out with
the bath water. You give it some traction, and it’s sort of
institutionalized within the country to have a chance, but we
haven’t given it a chance. It’s a long-term investment where you
continuously stack things on top of one another.
La portée est ainsi très limitée et c’est quasi assuré qu’une
évaluation vraiment rigoureuse conclura à l’échec du projet. C’est
ce qui se produit presque tout le temps, alors on jette le bébé avec
l’eau du bain. On donne un peu de traction au projet, et c’est une
notion implicite au pays de donner la chance au coureur, mais ce
n’est pas ce qu’on fait. C’est un investissement à long terme où on
ne fait qu’empiler les choses.
What I was promoting is going back to the basics, a simple ‘‘let
kids be free again,’’ which doesn’t obviously fall within the
jurisdictional framework that you mentioned, namely, the federal
government sending health money or sport money to the
provincial level. However, there are interesting barriers with
that. For example, when I give talks to school board trustees, to
the Canadian School Boards Association, they are totally on
board with the need to let kids do more and let the playgrounds
be used more, whether it’s during school or after school.
However, they are constrained by litigation fears and realities.
Je voulais qu’on revienne à la base, soit laisser les enfants être
des enfants, ce qui ne cadre évidemment pas avec le cadre
juridictionnel que vous avez mentionné, c’est-à-dire que le
gouvernement fédéral transfère des fonds pour la santé ou le
sport aux provinces. Cela s’accompagne par contre de barrières
qui méritent d’être soulignées. Par exemple, lorsque je m’adresse
aux conseillers scolaires, à l’Association canadienne des
commissions/conseils scolaires, ils sont totalement pour l’idée de
laisser les enfants jouer et d’utiliser davantage les terrains de jeux,
que ce soit pendant les heures de classe ou après. Ils sont toutefois
paralysés par la crainte d’être mêlés à un litige, car c’est la réalité
d’aujourd’hui.
This is where the Solicitor General’s office needs to intervene. I
put this in my notes. There needs to be joint and several liability
reform. If there are any lawyers in the group, you’ll understand
what that means. There must be mechanisms where frivolous
lawsuits don’t paralyze communities from allowing kids to play in
the park. Yes, someone will fall and break their wrist. It has
always happened and will always happen. Putting them inside our
house and allowing them in front of a screen where a cyberpredator convinces them to kill themselves is not the answer. I’m
sensationalizing it on purpose because the reverse gets
sensationalized constantly to the point where we have vacant
parks, vacant communities and people freaking out because an
8 year old is walking home from school by themselves. Every
5 year old from Bracebridge, Ontario, where I lived, walked to
and from school every single day and we knew how to look both
ways when crossing the street.
C’est là que le Secrétariat du Solliciteur général doit intervenir.
Je l’ai indiqué dans mes notes. Il doit y avoir plusieurs réformes
conjointes concernant la responsabilité civile. S’il y a des avocats
dans la salle, ils comprendront ce que cela veut dire. Il doit y avoir
des mécanismes pour empêcher les poursuites frivoles de paralyser
les collectivités qui ont peur de laisser les enfants jouer au parc.
Oui, une chute et un poignet cassé, cela peut arriver. Ce n’est pas
nouveau, et cela va toujours rester. Ce n’est pas une solution de
garder son enfant à l’intérieur, rivé à un écran qui permettra à un
cyberprédateur de le convaincre de s’enlever la vie. C’est un
exemple un peu extrême, et j’ai fait exprès pour le choisir, parce
qu’on fait constamment la même chose pour l’envers de la
médaille, si bien que les parcs sont vides, les rues sont désertes et
on fait tout un plat quand un enfant de huit ans revient seul de
l’école à pied. Quand j’étais petit, à Bracebridge, en Ontario, tous
les enfants de cinq ans marchaient pour aller à l’école et revenir à
la maison, et ils savaient tous qu’il fallait regarder des deux côtés
de la rue avant de traverser.
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
There is that sort of approach where you’re trying to get at
both the family and schools, and so on, but you’ve got to provide
the legal structure that allows them to make the moves. The
trustees say, ‘‘We completely agree with you, Dr. Tremblay, but
we can’t do it because of liability concerns,’’ and so on.
Senator Raine: But that is something we could do.
Mr. Tremblay: That is absolutely something we could intervene
on, yes.
Senator Raine: The messaging to parents about this is also
important. Somehow parents think it’s child neglect to let your
children go and play in the park alone, but it’s not child neglect to
let them lie on the sofa, eat chips, drink pop and watch TV.
Mr. Tremblay: Precisely.
34:53
Il y a cette approche qui s’adresse aux familles et aux écoles,
notamment, mais elle doit s’accompagner de la structure juridique
voulue pour que tous puissent passer à l’action. Les conseillers
scolaires m’ont dit qu’ils étaient tout à fait d’accord avec moi,
mais qu’ils ne pouvaient rien faire en raison des questions de
responsabilité.
La sénatrice Raine : Mais nous pourrions intervenir à ce
niveau.
M. Tremblay : Absolument, oui.
La sénatrice Raine : Il est aussi important de bien faire passer le
message aux parents. Les parents pensent que c’est de la
négligence de laisser leurs enfants jouer seuls au parc, mais que
c’est acceptable de les laisser choir sur le divan, à manger des
croustilles, à boire des boissons gazeuses et à regarder la télé.
M. Tremblay : Exactement.
What is the education approach, the social marketing
approach, the legal framework and the social change we need in
the community? Going back to the global matrix, we can pick
peer countries. In Finland, for example, the active transportation
norm is extraordinarily different from here. It’s cold there. It’s
dark there just like it is here. I guess Finnish kids are more robust.
This goes back to reliving the 60-year-old Swede in the
ParticipACTION commercials. Young kids will walk two or
three kilometres. That is normal there; it is very abnormal here. It
was normal in our childhood. How do we change that social
norm? Like I said, there needs to be social supports there.
De quoi avons-nous besoin sur le plan de l’éducation, du
marketing social, du cadre juridique et des changements sociaux?
Nous pouvons nous inspirer de ce qui se fait dans des pays
comparables au nôtre. En Finlande, par exemple, la norme du
transport actif est extrêmement différente de la nôtre. Il fait froid
là-bas. Il fait noir, comme ici. J’imagine que les petits Finlandais
sont plus robustes. Cela me rappelle le sexagénaire suédois des
publicités de ParticipACTION. Les jeunes enfants marchent de
deux à trois kilomètres. C’est normal là-bas, cela ne l’est pas du
tout ici. C’était pourtant courant dans notre enfance. Comment
changer la norme sociale? Je le répète, nous avons besoin de
soutiens sociaux.
There are many organizations fighting against this. With some
of the injury prevention and child protection services, the norms
have changed. What used to be okay for a 5 year old is now not
even okay for a 10 year old; or what is currently okay for an
8 year old in some parts of the world is nowhere near okay for an
8 year old in Ottawa.
De nombreuses organisations luttent contre ce phénomène.
Avec la prévention des blessures et les services de protection à
l’enfance, les normes ont changé. Ce qui était autrefois acceptable
pour un enfant de cinq ans ne l’est plus même pour un enfant de
10 ans; ou ce qui est acceptable pour un enfant de huit ans ailleurs
dans le monde est loin de l’être pour un enfant de huit ans à
Ottawa.
Senator Raine: Which organization should be setting target
standards? I heard, for instance, that it is your right to demand a
school bus if you live one kilometre from the school. That’s crazy.
La sénatrice Raine : Quelles organisations devraient fixer les
normes à viser? J’ai par exemple entendu dire qu’un parent peut
demander un autobus scolaire s’il habite à un kilomètre de l’école.
C’est insensé.
Mr. Tremblay: It’s less than a kilometre for young school-aged
kids.
M. Tremblay : C’est moins d’un kilomètre pour les jeunes
enfants d’âge scolaire.
Senator Raine: But who sets those standards?
La sénatrice Raine : Mais qui fixe ces normes?
Ms. Cameron: School boards.
Mme Cameron : Les commissions scolaires.
The Chair: It’s all local laws.
Le président : Ce sont des règlements locaux.
Senator Raine: This is the social change you’re talking about.
Can we drive that from leadership at senior government levels?
La sénatrice Raine : Voilà le changement social dont vous
parlez. Les dirigeants des instances gouvernementales supérieures
peuvent-ils l’initier?
34:54
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
Mr. Tremblay: I think there is a role to play in terms of
changing laws and influencing things like that, for example, in
terms of funding campaigns that will help people to change that
and even interventions to show that it can work.
M. Tremblay : Je pense qu’ils ont un rôle à jouer en modifiant
les lois et en influençant ce genre de choses. Ils peuvent par
exemple financer des campagnes qui aideront les gens à changer,
et ils peuvent même intervenir pour montrer que cela peut
fonctionner.
Senator Raine: If you don’t mind me digressing a bit, I’ll tell
you about my community of 450 people in a mountain village.
Many of the people living there are lower income people. They
walk to school, but in the wintertime they ride a ski lift because
the school is at the top of a lift. In the summer they have to walk
up because there is no snow on the ground. It’s very active,
healthy living. If you want to use some of that in your research, I
invite you to come to Sun Peaks.
La sénatrice Raine : Permettez-moi de m’éloigner un peu du
sujet et de vous parler de mon village de montagne de
450 habitants, dont bon nombre sont des personnes à faible
revenu. Les enfants marchent jusqu’à l’école, mais l’hiver, ils
utilisent une remontée mécanique puisque l’établissement est situé
en haut d’une pente. En été, ils doivent marcher jusque là-haut
parce que le sol n’est pas couvert de neige. C’est un mode de vie
très actif et sain. Si vous souhaitez utiliser l’information dans le
cadre de vos recherches, je vous invite à visiter Sun Peaks.
Mr. Tremblay: Thank you.
M. Tremblay : Merci.
Ms. Cameron: To address your original question about the
sharing of information between provinces or federally, there have
been attempts to develop either web hubs or portals to share that
information. With funding, unfortunately there have been
circumstances where it has been relatively short-lived to
determine whether or not it was effective. They were not funded
long enough to determine the ideal timing and funding was an
issue.
Mme Cameron : En réponse à votre première question sur
l’échange d’information entre les provinces ou avec le
gouvernement fédéral, certains ont déjà tenté de créer des
plaques tournantes en ligne ou des portails à cette fin. En
raison du financement, ces projets ont malheureusement été trop
éphémères pour que leur efficacité puisse être démontrée. Le
financement n’a pas assez duré pour que le temps idéal puisse être
déterminé, et l’argent a fait défaut.
Senator Cordy: My question has to do with the same idea,
namely, changing the mindset. Kids have to play outside and it
has to be unstructured. We know of a case in the United States
where a 7 year old and a 9 year old were playing in the park
unattended and the police were called. We know of cases where
kids are walking two blocks to school and parents are being
chastised and neighbours are calling the police about children
walking to school alone.
La sénatrice Cordy : Ma question se rapporte à la même idée,
soit le changement de mentalité. Les enfants doivent pouvoir
jouer dehors sans encadrement. Nous avons entendu parler d’une
affaire aux États-Unis où la police a été appelée parce que des
enfants de 7 et de 9 ans jouaient dans un parc sans surveillance.
Nous connaissons aussi des cas d’enfants qui marchaient deux
blocs pour se rendre à l’école, mais où les parents ont été
réprimandés, et où les voisins ont appelé la police pour dénoncer
la situation.
When I was teaching at school and it was a cold winter day and
there was a three-foot sliding patch, the kids slid during recess. It
was great when you were on yard duty because the kids were all
busy sliding. Someone occasionally fell and bumped their head,
but the kids had fun and they had red rosy checks when they went
in. You’re right; school boards are now being pressured by
parents that it’s too dangerous to let the kids slide. It’s too
dangerous to have swings and climbing apparatus on the
playground, and so on.
Lorsque j’enseignais à l’école les jours froids d’hiver et qu’il y
avait une glissoire de trois pieds, les enfants glissaient durant la
récréation. Il était agréable de surveiller la cour, car les jeunes
étaient tous occupés à glisser. Il arrivait à l’occasion qu’un d’entre
eux tombe et se cogne la tête, mais les enfants s’amusaient et
avaient les joues roses lorsqu’ils rentraient à l’intérieur. Vous avez
raison de dire que les commissions scolaires sont désormais
victimes des pressions de parents qui affirment qu’il est trop
dangereux de laisser les enfants glisser. Il est trop dangereux
d’avoir des balançoires et des structures de grimpe sur les terrains
de jeu, et ainsi de suite.
How do we go about changing that mindset? You referred to it
as changing the social environment so you can do away with
frivolous lawsuits. However, we still have helicopter parents who
have to walk their kids. They can only have their kids involved in
organized sports and their kids can’t play in the backyard by
themselves alone for any period of time.
Comment pouvons-nous faire pour changer cette mentalité?
Vous avez parlé de changer l’environnement social de façon à
éliminer les poursuites frivoles. Mais il y a encore des parents
hélicoptères qui insistent pour marcher avec leurs enfants jusqu’à
l’école. Ils ne les laissent participer qu’à des sports organisés, et ne
les laissent pas jouer seuls dans la cour arrière pendant un certain
temps.
It involves a whole societal change. How do you do that? Is it
by advertising? I know you mentioned changing some rules and
things, but the pressure for school buses to drive them half a
Un véritable changement sociétal est nécessaire. Comment
peut-on faire? À l’aide de publicités? Je sais que vous avez parlé de
changer les règles et de ce genre de choses, mais ce sont les parents
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
34:55
kilometre to school is coming from parents. The pressure about
no sliding on the ice at school is coming from parents. I did
actually read that there was a parent group started that is saying
enough already.
qui insistent pour que les autobus scolaires viennent porter les
enfants à un demi-kilomètre de l’école. Ils refusent que les enfants
glissent sur la glace à l’école. En fait, j’ai lu qu’un groupe de
parents a été formé pour dire que ça suffit.
Mr. Tremblay: I think the movement has begun, and I think
you’ll be hearing a lot more about it in the near future, but I think
you need to begin. It needs to be a portfolio of things and it needs
to be long term.
M. Tremblay : Je pense que le mouvement s’amorce et que
vous en entendrez beaucoup plus parler dans un proche avenir. Je
crois toutefois que vous devez ouvrir la voie en prévoyant un
ensemble de mesures à long terme.
The whole smoking cessation thing began when I was in
school: the black lung and the nurse came around to your health
class. At that point in time, 51 per cent of Canadians smoked. It
was the cool thing to do when I was in high school. I never did but
most kids did. It took us 30 years or so to make it uncool, and it
took a whole portfolio of inventions, from health claims, to social
marketing, to education, to restrictions, to laws such as taxation
on cigarettes and you can’t buy them until you’re a certain age. I
think we need to look at the whole arsenal available to us and I
think it’s going to take all of those things.
Tous les efforts de lutte contre le tabagisme ont commencé
lorsque j’étais à l’école. Dans notre cours sur la santé, on nous
montrait alors un poumon noirci, et une infirmière venait nous
rencontrer. À l’époque, 51 p. 100 des Canadiens fumaient. C’était
à la mode lorsque j’étais au secondaire, même si je n’ai jamais
fumé, contrairement à la plupart des jeunes. Il a fallu environ 30
ans pour rendre la cigarette impopulaire, et toute une gamme de
mesures a été nécessaire, des allégations relatives à la santé
jusqu’aux campagnes de marketing social, en passant par
l’éducation, les restrictions et les lois, comme la taxation des
cigarettes et l’interdiction d’achat avant la majorité. Je pense que
nous devons envisager l’arsenal de moyens à notre disposition, car
je pense que tous ces outils seront nécessaires.
As a starting point, a strong foundation of evidence needs to be
presented, and will be presented quite soon, I think, in a
compelling fashion to really show parents the balance because
— and some have mentioned it here — we think kids are safe
when they’re inside. There is compelling evidence from toxicology
research that indoor air is much worse for us than outdoor air.
These seats and this carpet are all protected with toxic fire
retardant sprays that we are breathing in. No doubt they have
epigenetic effects on us going forward. We are now exercising
inside, so we’re breathing huge volumes. Some people think active
video games are the answer to the problem. We breathe more
indoor air, we’re close to the cookie jar, we’ve got our soft drink
sitting there, and we’re playing the active video game while sitting
on the couch. It’s just not viable. It makes no sense.
La première étape est de jeter des bases solides de preuves, ce
qui devrait être fait sous peu. Il faut vraiment montrer le juste
équilibre aux parents de façon convaincante, car ils sont
convaincus que les enfants sont en sécurité lorsqu’ils restent à
l’intérieur — certains l’ont mentionné. Or, des recherches en
toxicologie prouvent incontestablement que l’air à l’intérieur des
bâtiments est bien plus nocif pour nous que celui à l’extérieur.
Nos sièges et nos tapis sont tous enduits de vaporisations
ignifuges toxiques que nous respirons. Ils auront sans aucun
doute des actions épigénétiques sur nous au fil du temps. Nous
faisons désormais de l’exercice physique à l’intérieur, ce qui nous
amène à respirer des quantités énormes d’air. Certains croient à
tort que les jeux vidéo actifs sont la réponse au problème. Or, ils
nous incitent à respirer plus d’air intérieur, à rester près de la boîte
à biscuits et de la boisson gazeuse, et à jouer au jeu vidéo actif
assis sur le divan. Ce n’est tout simplement pas viable; c’est
insensé.
Present a balanced argument: ‘‘Did you realize that the chance
of being abducted by a stranger outside is estimated to be 1 in 14
million and that it is somewhere between 100 and 200 times more
likely that a cyber-predator will get at you, but we’re okay with
that? The average person does not know that. We need to present
that balance and say, ‘‘Give your head a shake, parents.’’ We need
to reform parenting. We need some Parenting 101, so maybe
community centres should be offering that to try to help parents.
Il faut présenter des arguments équilibrés. Les gens ont-ils
conscience que le risque d’enlèvement par un étranger à l’extérieur
est estimé à un sur 14 millions, et qu’il est entre 100 et 200 fois
plus probable d’être victime d’un prédateur sexuel en ligne? Cela
ne semble pas nous poser problème. Le commun des mortels n’est
pas au courant. Nous devons établir cet équilibre et demander aux
parents de se ressaisir. Nous devons réformer le rôle parental. Les
centres communautaires pourraient même offrir des cours pour
essayer de les aider.
I talk to parents all the time. The nostalgia comes out when
they talk about their childhood with huge smiles on their faces
saying, ‘‘I remember.’’ We all remember that. We ask that same
parent, ‘‘Do you allow your child?’’ They say, ‘‘No.’’ We ask,
‘‘Why not?’’ The environment they live in is safer than the
environment you lived in. We’ve lost that and we’re agreeing with
Je discute constamment avec des parents. Ils évoquent leur
enfance avec nostalgie, un grand sourire au visage, et tous se
souviennent de cette époque. Lorsque nous demandons à ces
mêmes parents s’ils laissent leurs enfants faire la même chose, ils
répondent par la négative. Nous leur demandons pourquoi,
puisque l’environnement d’aujourd’hui est plus sécuritaire que
34:56
Social Affairs, Science and Technology
14-5-2015
one another. We need to activate the entire arsenal we have to
swing the pendulum back to where it belongs, where it’s
sustainable.
celui de leur jeunesse. Nous convenons alors que c’est une liberté
qui s’est perdue. Il faut donc déployer un arsenal complet pour
remettre les pendules à l’heure et rendre la situation plus viable.
Senator Cordy: You said that it’s difficult to determine what
works, evidence-based, because we should be in it for the long
haul; but government being government, it wants instantaneous
results. So the six-month program or the rink built in the
community works for government because the public sees a
physical structure within a year or two or a program where the
kids or the community is involved. How do we get beyond that in
making recommendations? Would that indeed be a
recommendation? Should we be doing long-term planning and
programs?
La sénatrice Cordy : Vous avez dit qu’il est difficile de
déterminer ce qui fonctionne à partir de données probantes, car
il faudrait alors réaliser des études de longue haleine. Mais le
gouvernement étant ce qu’il est, il souhaite obtenir des résultats
immédiats. Ainsi, un programme de six mois ou une construction
de patinoire dans le milieu sont des mesures acceptables aux yeux
du gouvernement puisque le public voit une structure physique
après un an ou deux, ou un programme local auquel les enfants
participent. Comment nos recommandations peuvent-elles aller
plus loin? S’agit-il bel et bien de ce qu’il faut faire? Devrions-nous
planifier et mettre en place des programmes à long terme?
Mr. Tremblay: You did it with smoking. Take a piece at a time.
You can fund education and social marketing campaigns. You
can fund pilot projects. You can fund research related to things.
You can make declarations. We’ve got a new health and fitness
day. We could have ‘‘Grass Stain Day.’’ There are a number of
ways to slowly start to change the pendulum back, as has been
done in the past.
M. Tremblay : Vous l’avez fait dans le cas de la cigarette.
Attaquez-vous à une chose à la fois. Vous pourriez financer des
campagnes d’éducation et de marketing social, des projets pilotes,
de même que des recherches sur certains sujets. Vous pouvez faire
des déclarations. Nous avons une nouvelle Journée nationale de la
santé et de la condition physique; nous pourrions donc instaurer
la journée des tâches de pelouse. Divers moyens nous
permettraient de commencer tranquillement à rééquilibrer les
choses, comme nous l’avons déjà fait.
This isn’t entirely a government thing. I think the Solicitor
General’s office and some of the non-traditional portfolios within
government have roles to play because the litigation fear is
absolutely paralyzing decision makers who are the key conduits to
making the changes to allowing kids to play on playgrounds,
instead of mowing over the play structures that kids play on. I do
a lot of research in Africa and have seen the stuff that kids play on
there. They have a ball and rarely get hurt. It would scare the heck
out of you in the context of a Canadian discussion.
Ce n’est pas qu’un problème de gouvernance. Je pense que le
bureau du solliciteur général et certains ministères non
traditionnels du gouvernement ont un rôle à jouer, car la
crainte de poursuites paralyse vraiment les décideurs. Or, ces
derniers sont essentiels pour changer les choses et permettre aux
enfants de jouer dans les aires de jeux, plutôt que de raser les
structures. Je fais beaucoup de recherches en Afrique, et j’ai vu ce
avec quoi les enfants jouent. Ils ont une balle et se blessent
rarement. Vous en seriez effrayés dans le contexte du dialogue
canadien.
Senator Cordy: You really can’t blame school boards for their
decisions.
La sénatrice Cordy : Vous ne pouvez vraiment pas reprocher
aux commissions scolaires d’avoir pris ces décisions.
Senator Nancy Ruth: We keep hearing that knowledge is going
to cause change — knowledge on diet, exercise and lifestyle
change — and that it’s going to make us healthier and less obese. I
agree, but as someone who has struggled with this for 60 years, I
ask: How do you see this being sustained over a lifetime? I come
and go on this scale of being more obese or less obese, a healthier
lifestyle, a less healthy lifestyle. I get caught up in my problems
and I’m back at the bad place.
La sénatrice Nancy Ruth : Nous entendons constamment dire
que les connaissances vont changer les choses, que l’information
sur la modification de l’alimentation, du niveau d’exercice
physique et du style de vie favorisera la santé et combattra
l’obésité. J’en conviens, mais étant moi-même aux prises avec le
problème depuis 60 ans, je me demande comment le changement
peut être soutenu pendant une vie entière. J’alterne entre
l’embonpoint et l’obésité, et entre un mode de vie sain et des
habitudes moins saines. Dès que je suis absorbée dans mes
problèmes, je retourne à mes mauvaises habitudes.
Over a lifetime there’s all the education. I know most of this
education about nutrition. So what? How do you see it being
sustained?
Nous sommes sensibilisés tout au long de notre vie. Je sais que
la majeure partie de l’information porte sur la nutrition. Et après?
Comment croyez-vous que le changement puisse être maintenu?
Ms. Cameron: Well, in terms of physical activity, focus on say
the community-wide campaigns or the mass-media campaigns like
ParticipACTION that look at specific populations and that we
know could have an impact. For example, mothers of young
children. We have to look at the barriers or the enablers for those
Mme Cameron : Eh bien, pour ce qui est de l’activité physique,
il faut miser sur des campagnes communautaires ou médiatiques
comme ParticipACTION, qui ciblent des segments particuliers de
la population, car nous savons qu’elles peuvent avoir une
incidence. Il pourrait par exemple s’agir de mères de jeunes
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Affaires sociales, sciences et technologie
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populations and then make it useful for them and provide the
knowledge. As we evolve through time, what we perceive as
barriers will change. As we become a parent, then we’re suddenly
concerned not only for ourselves but also for our children.
Providing the information that is specific to population targets
would be helpful. The same goes for nutrition as well.
enfants. Nous devons nous attarder aux obstacles ou aux
catalyseurs relatifs à ces populations, puis en tirer profit et leur
fournir des connaissances. Au fil du temps, ce que nous
considérons comme des obstacles changera. Lorsque nous
devenons un parent, nous nous soucions soudainement non
seulement de nous-mêmes, mais de nos enfants aussi. Il serait
donc utile de fournir des renseignements propres aux segments
particuliers de la population. Il en va de même pour
l’alimentation.
Senator Nancy Ruth: Mr. Tremblay, did you want to say
something?
La sénatrice Nancy Ruth : Avez-vous quelque chose à ajouter,
monsieur Tremblay?
The Chair: He looked like he had nothing more to say. This is
one of those areas where it’s dangerous to take an individual
example and try to extrapolate.
Le président : Il semble n’avoir rien à dire. C’est un enjeu où il
est risqué de prendre un exemple particulier et d’extrapoler.
Do you have another question, senator?
Avez-vous une autre question, sénatrice?
Senator Nancy Ruth: No.
La sénatrice Nancy Ruth : Non.
Senator Raine: Canadians, for the last 20 or so years, have
received well the messaging from ParticipACTION. Do you see
this of value? You mentioned it, Ms. Cameron. I know they have
a limited amount of funding. Should we be doing more of this
kind of targeted advertising, which seems to be trying to get at the
issues? Is it doing a good job at getting into the different kinds of
information messaging, social media as well as traditional media?
La sénatrice Raine : Les Canadiens ont bien compris le message
de ParticipACTION au cours des quelque 20 dernières années.
Croyez-vous que le programme est utile? Vous l’avez mentionné,
madame Cameron. Je sais que le financement du programme est
limité. Devrions-nous investir davantage dans ce genre de
publicités ciblées, qui semblent s’attaquer aux problèmes?
Arrivent-elles bien à faire passer différents messages, tant sur les
médias sociaux que dans les médias traditionnels?
Mr. Tremblay: I will disclose that I am the former Chair of the
Research Advisory Group for ParticipACTION and was part of
the group that brought it back with the current government. With
that disclosure, this is a good example of something to sustain. If
ParticipACTION stops doing or constricts what it’s doing, you’re
just going to fund another group to do the same thing. They have
a 45-year history of success. We have published more information
on the success and the evaluation of the program than any other
organization in Canada. Challenge me on that and I’ll show you
the information.
M. Tremblay : Permettez-moi de préciser que je suis l’ancien
président du Groupe consultatif en recherches de
ParticipACTION, et que j’étais de ceux qui ont rétabli le
programme sous le gouvernement actuel. Cela dit, c’est un bon
exemple de programme à maintenir. Si ParticipACTION cesse de
faire ce qu’il fait ou limite ses activités, vous allez tout simplement
financer un autre groupe pour qu’il fasse la même chose. Le
programme cumule 45 années de réussite. Nous avons publié plus
d’information sur la réussite et l’évaluation du programme que
toute autre organisation au Canada. Si vous en doutez, je vais
vous montrer l’information.
Does it do it alone? Can you have a campaign on TV? No, but
it’s part of the puzzle. If they had twice as much money, they
would do four times as much good. If they had 20 times as much
money, they might be able to have an impact.
Le programme fait-il cavalier seul? Pouvez-vous diffuser une
campagne télévisuelle? Non, mais cela fait partie de la solution. Si
le programme recevait deux fois plus d’argent, il pourrait être
quatre fois plus efficace. S’il recevait 20 fois plus d’argent, peutêtre changerait-il les choses.
You need a national voice. You need some social marketing
like this. There’s evidence in the U.S. from campaigns that had
the type of money you should have to be able to evaluate these
things. It shows that it has an impact. It’s a piece of the puzzle.
Vous avez besoin d’une voix nationale et de ce genre de
marketing social. Des données provenant des États-Unis portent
sur des campagnes qui recevaient le financement dont vous avez
besoin pour arriver à évaluer ces éléments, et elles démontrent que
les programmes ont une incidence. Ils font partie de la solution.
This is what happens: Funding gets so tight and constricted,
and that’s why ParticipACTION disappeared for seven years and
had to be brought back. It’s interesting that government funding
was cut by over 50 per cent in the previous budget. The
organization is absolutely struggling. Active Healthy Kids
Canada, which produces the report card that many of you will
be aware of, is in the process of folding. Another group will be
Ce qui se passe, c’est que le financement devient limité et
restreint; voilà pourquoi ParticipACTION a disparu pendant sept
ans et a dû être relancé. Il est intéressant de constater que le
financement gouvernemental a été réduit de plus de 50 p. 100
dans le budget précédent. L’organisation peine à joindre les deux
bouts. Jeunes en forme Canada, qui diffuse le bulletin que certains
d’entre vous connaissent, est en train de s’effondrer. Un autre
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Social Affairs, Science and Technology
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able to get funding because they’re a new group, and they’ll have
to restructure themselves to do exactly what Active Healthy Kids
Canada did in the past.
groupe pourra obtenir des fonds en raison de sa nouveauté, et il
devra se restructurer pour faire exactement ce que Jeunes en
forme Canada faisait auparavant.
This is not what we should be doing. I would invest in the
ParticipACTIONs of the world that have demonstrated success,
that have 80 per cent recognition in Canada. Build off that; don’t
be frustrated by that.
Ce n’est pas ce que nous devrions faire. J’investirais dans des
programmes comme ParticipACTION, un programme qui a
connu du succès et qui est reconnu par 80 p. 100 de la population
canadienne. Il faut miser sur cette réussite et non en être frustré.
The Chair: Ms. Cameron, any further comments?
Ms. Cameron: I agree 100 per cent.
Le président : Madame Cameron, avez-vous d’autres
commentaires?
Mme Cameron : Je suis tout à fait d’accord avec cela.
Senator Beyak: With all due respect, the previous question was
about funding and the witnesses were both nodding while I put
the question. Dr. Robert Lustig told us clearly that if we don’t
focus on that last six months and the cost of that care, there won’t
be any money left for health and obesity. I wonder if you could
elaborate on what you were going to say.
La sénatrice Beyak : Sans vouloir offenser qui que ce soit, la
question précédente portait sur le financement, et les deux
témoins ont acquiescé de la tête pendant que je la posais. Le
Dr Robert Lustig nous a clairement indiqué que si nous ne nous
concentrons pas sur les six derniers mois et les coûts de ces soins,
il ne restera plus d’argent pour la santé et la lutte contre l’obésité.
Je me demande si vous pourriez poursuivre sur votre lancée.
Mr. Tremblay: The health care funding issue is one that has
been predicted for a long time, and you’re seeing withdrawals of it
in the provinces. The Children’s Hospital of Eastern Ontario is
laying off hundreds of nurses because there isn’t enough money.
Researchers like myself have known that this was coming for a
long time. It’s going to get much worse. It’ll challenge our
universal health care to the extent that it won’t be that way
anymore. It’s the reality because we just can’t afford it, in part
because of what you said.
M. Tremblay : Le problème du financement des soins de santé
est un problème qu’on anticipe depuis longtemps, et on voit que
les provinces se retirent de certains secteurs. Le Centre hospitalier
pour enfants de l’est de l’Ontario met à pied des centaines
d’infirmières en raison du manque de financement. Les
chercheurs, comme moi-même, savent depuis longtemps que
cela arriverait. La situation ne fera qu’empirer, et cela mettra à
mal notre système universel de soins de santé au point de le
transformer radicalement. C’est la réalité, parce que nous n’en
avons tout simplement pas les moyens, en partie en raison de ce
dont vous avez parlé.
This is getting beyond the obesity thing. Maybe I’ll stop there.
Cela dépasse la question de l’obésité. Je devrais peut-être
arrêter ici.
The Chair: I’m going to come to a couple of final questions.
Dr. Cameron, I’d like to come to your presentation and see if I
can ask a question to clarify a couple of things.
Le président : J’ai deux ou trois dernières questions. Madame
Cameron, j’aimerais revenir à votre exposé; j’aimerais avoir des
précisions sur quelques aspects.
In the second paragraph you deal with the overweight and
obese young children five years of age and under, and you
indicate the increase there. I want to get back to the issue of the
mother in this particular case. Do you have any statistics on what
percentage of those obese children in that ‘‘five years and under’’
category was due to the mother’s condition during pregnancy and
at birth?
Dans le deuxième paragraphe de votre document, vous traitez
du surpoids et de l’obésité chez les jeunes enfants de cinq ans et
moins, et vous indiquez l’augmentation qui a été observée à cet
égard. Par rapport à ce cas précis, j’aimerais revenir à la question
de la santé de la mère. Avez-vous des statistiques sur le
pourcentage d’enfants obèses de la catégorie des cinq ans et
moins dont l’état de santé est directement lié à la santé de la mère
pendant la grossesse et à l’accouchement?
Ms. Cameron: I think that data is available. I just don’t happen
to have it with me. I could look into it, though.
Mme Cameron : Je pense qu’il existe des données ce sujet, mais
je ne les ai pas avec moi. Je pourrais toutefois faire une recherche.
The Chair: Dr. Tremblay, do you have any comment?
Mr. Tremblay: It’s not as simple as the mother is overweight or
obese, therefore the child will be, although that relationship is
there. It can’t be as simple as that because the generation that is
having kids right now weren’t as overweight or obese as the kids
Le président : Monsieur Tremblay, avez-vous des
commentaires?
M. Tremblay : Ce n’est pas aussi simple que de dire qu’étant
donné que la mère est en surpoids ou obèse, l’enfant le sera aussi,
même s’il existe un rapport entre les deux. Cela ne peut être aussi
simple, car les gens de la génération qui a des enfants actuellement
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Affaires sociales, sciences et technologie
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that they’re having. With 23 per cent of ‘‘early years’’ children
overweight or obese, a smaller proportion of the mothers are, but
being overweight during pregnancy is a risk factor for your child.
n’avaient pas de problèmes de surpoids ou d’obésité aussi
importants que ce qu’on observe chez leurs enfants. La
proportion de très jeunes enfants en surpoids ou obèses est de
23 p. 100; ce pourcentage est plus faible chez les mères, mais avoir
un surplus de poids pendant la grossesse est un facteur de risque
pour l’enfant.
The Chair: Yes, absolutely. We’ve had a lot of testimony on
that, which is why I was trying to delve out the distinction
between the pre-determined nature that the child will become
obese to those who develop obesity because of other
environmental factors in the home. I don’t want to delve into
that in great detail exactly for the reasons you both indicated.
Le président : Certes; nous avons eu beaucoup de témoignages
à ce sujet, et c’est pourquoi j’essayais d’établir la distinction entre
la prédisposition d’un enfant à devenir obèse et les enfants qui
deviennent obèses en raison de facteurs environnementaux à la
maison. Je ne veux pas examiner la question de façon très
détaillée, pour les raisons mêmes que vous avez tous les deux
mentionnées.
Another thing suddenly struck me when I was reading your
presentation. It goes to this situation where the proportion of
young Canadians who meet Canadian sedentary behaviour
guidelines varies by age. You talk about 18 per cent of 3- to 4year-olds meet guidelines, less than one hour — the point is, it’s a
piece of data on screen time, that is, how much time they’re
spending in front of a screen. I’ve been wondering about this for a
while. One looks at that and uses that as an indicator that
children are becoming more inactive. In actual fact, over time,
even prehistorically, when I was a child, kids read books and
played board games. They spent a lot of time on things that were
not running up and down trees. In other words, in my day, we
didn’t have television, but we had radio. There were great radio
programs that families often listened to together.
Un autre aspect m’a frappé soudainement tandis que je lisais
votre document. Cela se rapporte au point selon lequel les
proportions des jeunes Canadiens qui respectent les Directives
canadiennes en matière de comportement sédentaire varient en
fonction de l’âge. Vous indiquez que 18 p. 100 des enfants de trois
à quatre ans respectent les directives — moins d’une heure —; ce
sont les données sur le temps d’écran, c’est-à-dire le temps qu’ils
passent devant un écran. Je me pose des questions à ce sujet
depuis un certain temps. Lorsqu’on regarde ces chiffres, on
considère que cela indique que les enfants sont de plus en plus
inactifs. En fait, dans le temps, même à une époque préhistorique,
lorsque j’étais enfant, les enfants lisaient des livres et jouaient à
des jeux de société. Ils ne consacraient pas tout leur temps à
grimper aux arbres; ils avaient beaucoup d’autres activités.
Autrement dit, dans mon jeune temps, la télévision n’existait
pas, mais nous avions la radio. Il y avait d’extraordinaires
émissions de radio que les familles écoutaient souvent ensemble.
My point is that it seems to me that a certain part of a day
doing those things is a reasonable part of a normal life pattern.
When I read things like ‘‘no more than two hours of screen time’’,
I knew kids that read books for two hours at a time, and they
were very active and successful overall.
Ce que je veux faire valoir, c’est qu’il me semble qu’à certains
moments de la journée, ces activités font raisonnablement partie
d’un mode de vie normal. Lorsque je lis des choses comme « pas
plus de deux heures de temps d’écran », je pense à des jeunes que
j’ai connus qui pouvaient passer deux heures à lire des livres, mais
qui étaient très actifs et qui réussissaient très bien en général.
Can you put this in perspective for me in terms of what you
mean and how that relates to total sedentary activity by these
various groups?
Pourriez-vous mettre les choses en perspective? J’aimerais
savoir ce que vous entendez par là et savoir en quoi c’est lié aux
taux de sédentarité des divers groupes.
Ms. Cameron: That’s not my area of expertise, but it is my
document. I will say that some sedentary activities are beneficial,
like reading and time spent in school or even sleep. We know sleep
is an important indicator as well.
Mme Cameron : Ce n’est pas mon domaine d’expertise, mais
c’est mon document. Je dirais que certaines activités sédentaires
sont bénéfiques, comme la lecture, le temps passé à l’école ou
même le sommeil. Nous savons que le sommeil est aussi un
important indicateur.
Mark has the expertise here, but I think the reason that we’re
looking specifically at screen time is the negative aspect it has in
relation to physical activity. We admit that there are sedentary
behaviours that are important and they need to be recognized as
such. That’s why the indicator uses screen time and was developed
at that time with the guidelines, I believe.
Le spécialiste, c’est Mark. Toutefois, je pense que nous
examinons le temps d’écran en raison de son effet négatif sur
l’activité physique. Nous convenons que certains comportements
sédentaires sont importants, ce qui doit être reconnu. Voilà
pourquoi l’indicateur porte sur le temps d’écran. Je crois qu’il a
été créé en même temps que les directives.
Mr. Tremblay: Yes. Just to clarify, I’m not an expert on
watching TV. I just want to be clear on that. I’m pretty good at it,
but . . . .
M. Tremblay : En effet. Je tiens à préciser que je ne suis pas un
spécialiste du temps passé à regarder la télévision. Je veux que ce
soit clair. J’arrive très bien à le faire, mais...
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Social Affairs, Science and Technology
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There are a number of reasons for it. Guidelines are developed
based on research evidence that exists. I led that research for the
development of the guidelines in Canada. It’s crystal clear that
zero screen time is optimal for health based on the collective
literature in the world. None is the best. We drew the line in the
sand at two hours for school-aged kids and less than that for
earlier kids because the evidence substantiates that. People told us
that if you say zero, no one will pay attention to it. The scientific
evidence says the best is no recreational screen time, by the way.
This is recreational. This doesn’t talk about homework. This is
separate and distinct.
Il y a diverses raisons à cela. Les lignes directrices sont établies
en fonction des données de recherche existantes. J’ai dirigé la
recherche pour l’établissement des lignes directrices canadiennes.
L’ensemble de la littérature à l’échelle mondiale démontre
clairement que l’absence totale de temps d’écran favorise la
santé; c’est ce qui est préférable. Nous avons établi à deux heures
le temps d’écran pour les enfants d’âge scolaire et un temps
d’écran encore plus faible pour les enfants d’âge préscolaire parce
que les données le justifient. Les gens nous ont dit que personne
n’y prêterait attention si on établissait un temps d’écran nul. En
passant, les données scientifiques révèlent que l’idéal est l’absence
totale de temps de loisir passé devant l’écran. On parle du temps
de loisir, et non des devoirs. Ce sont deux choses distinctes.
The reason that’s different from playing board games and
things like that is because you’re prompted by screens, by TV, to
eat and to drink even though you’re not hungry or thirsty. From
an energy balance perspective, it’s a negative. When you’re
reading a book or playing Monopoly, a commercial isn’t coming
up. Your hands tend to be busier doing those things as well, which
means you’re not just eating because you’re bored. There are
other elements that come into play with that. Screen time is bad.
La raison pour laquelle cela se distingue des jeux de société et
des choses du genre, c’est que pendant qu’ils sont devant un écran,
devant le téléviseur, les gens sont portés à manger et boire même
s’ils n’ont pas faim ou soif. Du point de vue de l’équilibre
énergétique, c’est négatif. Lorsque vous lisez un livre ou que vous
jouez au Monopoly, il n’y a pas publicité. De plus, vos mains ont
tendance à être plus occupées lors de telles activités, ce qui signifie
que vous ne mangez pas quelque chose simplement par ennui.
D’autres facteurs entrent en jeu. Le temps d’écran est mauvais.
The Chair: I think you’ve given me an excellent response. What
I was looking for it that it is a reasonable indicator. I totally
understand the reasons.
Le président : Je pense que vous m’avez donné une excellente
réponse. Je cherchais à savoir si c’était un indicateur raisonnable.
Je comprends entièrement ce qui le justifie.
Senator Raine: I think many of us around the table have read
the book Salt Sugar Fat. I’m not sure if it’s scientific, but there
appears to be the ability to design snack foods that are addictive
based on formulas and using brain scan technology to light up the
bliss point in the brain when you eat these snack foods. My
thought is that perhaps we could test snack foods. If they light up
the bliss point, put a skull and cross bone on them or some label
on the front warning that these are addictive foods. Does that
make sense?
La sénatrice Raine : Je pense que nous sommes nombreux à
avoir lu le livre intitulé Sucre, sel et matières grasses. Je ne suis pas
certaine que c’est scientifique, mais il semble y avoir une façon de
concevoir des aliments à grignoter qui créent une dépendance en
se basant sur des formules et en utilisant la scintigraphie cérébrale
pour savoir si le point de satiété du cerveau est stimulé lorsqu’on
mange ces collations. Je pense que nous devrions peut-être tester
ces aliments. S’ils stimulent le point de satiété, qu’on mette un
symbole de tête de mort ou un avertissement quelconque sur le
devant de l’emballage pour indiquer que le produit entraîne une
dépendance. Est-ce logique?
Supermarket aisles are taken over by snack foods now, and
there are so many of them. It’s very hard: Once you start, you
can’t really stop. There’s a whole combination of needing to eat
well, not eating these kinds of foods. Could you comment on that?
Actuellement, les allées des supermarchés sont envahies
d’aliments à grignoter; il en existe une multitude de marques.
C’est très difficile; lorsqu’on commence à en manger, il est
pratiquement impossible d’arrêter. La question est liée à la
nécessité de bien manger et d’éviter de consommer de tels
aliments. Auriez-vous des commentaires à ce sujet?
Mr. Tremblay: I’m not so sure we should be doing brain scans
on everyone with everything that they eat, but there should be
some mechanism. There are different ones that have been done by
I think the Heart and Stroke Foundation and other groups to try
to give you the health check, the green light, red light, those sorts
of things.
M. Tremblay : Je ne suis pas certain qu’on devrait faire passer
à tout le monde une scintigraphie cérébrale pour tous les aliments
qu’ils consomment, mais il devrait y avoir un mécanisme
quelconque. Diverses méthodes ont été employées par la
Fondation des maladies du cœur et d’autres groupes, je crois,
pour fournir aux gens une indication de leur bilan santé à l’aide
d’un système de type « feu vert, feu rouge », par exemple.
On a more fundamental level, and I’ve always liked
fundamentals, just going back to the basics, I try to picture
what my dad or grandparents were doing, and things were better
then certainly from a health perspective. We need to educate the
D’un point de vue plus fondamental — et j’ai toujours aimé les
principes fondamentaux et l’idée de revenir à la base —, j’essaie de
m’imaginer ce que faisaient mon père ou mes grands-parents. Sur
le plan de la santé, la situation était certainement meilleure à
14-5-2015
Affaires sociales, sciences et technologie
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kids, people, parents and so on so that they know when they’re
going to the thing that is disguised as something that’s fruit and
it’s not. You need the words. You know what the labelling needs
to be to differentiate juice from drinks or sugar from natural fruit,
those kinds of things. I think it’s a more fundamental level. I’m
not an expert in nutrition, but I can go in those aisles and I can
tell, because of my background, what’s good and what’s not. I
think that’s what we need to get across to kids.
l’époque. Nous devons informer les enfants, les gens, les parents,
et cetera, pour qu’ils sachent que le produit qu’ils choisissent et
qu’on présente comme un fruit n’en est pas un. Il faut que ce soit
clairement indiqué. On sait que l’étiquetage doit viser à distinguer
un jus d’une boisson ou le sucre d’un fruit naturel, par exemple. Je
pense que c’est un niveau plus fondamental. Je ne suis pas
spécialiste en nutrition, mais étant donné ma formation, je peux
distinguer ce qui est bon de ce qui ne l’est pas lorsque je parcours
ces allées. À mon avis, c’est là le message que nous devons
transmettre aux jeunes.
The Chair: It occurred to me that we’ve had other examples
here of how to label these things. Maybe we could get an elephant
that lights up. That’s an in-joke to the committee, so we’ll leave
that alone.
Le président : Il m’est venu à l’esprit qu’on nous a donné
d’autres exemples de la façon d’étiqueter ces produits. On
pourrait mettre un symbole d’éléphant qui s’illumine. C’est une
blague récurrente au comité; restons-en là.
I’m going to draw this to a conclusion, but I wanted to
comment on a couple of things that came up.
Je vais bientôt lever la séance, mais avant, j’aurais des
commentaires sur deux ou trois points qui ont été soulevés.
On the issue of laws, I think that’s an exceedingly complex area
that would be very difficult to get in the direction that we think
would make sense. On the one hand, you’re always dealing with
the fundamental right of individuals to challenge for things that
have happened to them, and, on the other hand, societies need to
deal with it. But the issue of removing balls from play in all school
grounds is just beyond the pale.
En ce qui concerne les lois, je pense que c’est un aspect
extrêmement complexe pour lequel il serait très difficile d’aller
dans une direction qui nous semblerait logique. D’une part, il faut
toujours tenir compte du droit fondamental des gens d’intenter
des poursuites pour des choses qui leur sont arrivées et, d’autre
part, il faut savoir que les sociétés doivent traiter de ces enjeux.
Toutefois, l’idée de retirer les ballons de toutes les cours d’école
dépasse tout simplement l’entendement.
I started listening to a CBC comedy program one time when
they were interviewing the first soccer coach trained to be able to
train a soccer team to compete without a ball. It was a spoof, of
course, but it was exceedingly well done in terms of the ridiculous
extent of this tendency to try to protect people from any injury.
The issue of law is a complex one.
Un jour, j’ai écouté une émission de comédie de la SRC. Il
s’agissait d’une entrevue avec le premier entraîneur de soccer à
être formé pour entraîner une équipe de soccer à jouer sans
ballon. C’était une parodie, évidemment, mais elle démontrait
avec éloquence les proportions ridicules que prend la tendance à
essayer d’empêcher les gens de se blesser. La question des droits
est un enjeu complexe.
The analogy of what was achieved in the area of smoking is a
good one in terms of trying to learn lessons from it. It’s a very
different application, as we know, in terms of how to go forward.
The key will be picking out concepts that might be applied in an
area where you have to consume properly. It is an overall issue.
As you both pointed out, particularly Dr. Tremblay, there were a
lot of lessons learned there as it evolved.
Il convient de tirer des leçons des progrès accomplis en matière
de tabagisme; c’est une bonne analogie. Comme nous le savons, il
faudra procéder autrement pour aller de l’avant. L’idée est de
choisir les concepts qui pourront être appliqués dans un domaine
où il faut choisir avec soin les produits que l’on consomme. C’est
un enjeu global. Comme vous l’avez tous les deux souligné —
surtout M. Tremblay —, beaucoup de leçons ont été apprises au
fil de l’évolution de ce dossier.
I want to sum up by saying that you have continued to solidify
the evidence we’re hearing that this is a very complex issue, and
it’s going to require a lot of major change in terms of ultimately
addressing the issue of how communities are organized and
structured and the issue of ability of people to walk. There are a
lot of people that would love to walk from somewhere to
somewhere within their communities, but it’s just not possible
because there are no sidewalks, or in other areas because they’re
afraid to, for reasonable reasons, not just obsessive need to try to
protect children. It is a very complex area, and we very much
appreciate the information that you’ve brought to us today in
En terminant, j’aimerais souligner que vous avez continué de
renforcer les témoignages que nous avons entendus, selon lesquels
il s’agit d’un enjeu très complexe qui nécessitera beaucoup de
changements importants si on veut parvenir un jour à s’attaquer à
la question de l’organisation et de la structure des collectivités et à
celle de la capacité des gens de se déplacer à pied. Beaucoup de
gens aimeraient pouvoir marcher pour leurs déplacements au sein
de leur collectivité, ce qui n’est pas possible en raison de l’absence
de trottoirs ou, dans d’autres secteurs, parce qu’ils craignent pour
la sécurité de leurs enfants, pour des motifs raisonnables et non
par simple besoin obsessif de les protéger. C’est un domaine très
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Social Affairs, Science and Technology
terms of looking at these things. Hopefully you’ve given us
insights that will allow us to come to some reasonable
recommendations as we move forward.
(The committee adjourned.)
14-5-2015
complexe, et nous vous sommes très reconnaissants des
informations que vous nous avez présentées aujourd’hui à cet
égard. Il est à espérer que vos commentaires nous permettront de
formuler des recommandations raisonnables au terme de notre
étude.
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
Wednesday, May 13, 2015
Le mercredi 13 mai 2015
Heart and Stroke Foundation of Canada:
Fondation des maladies du coeur du Canada :
Manuel Arango, Director, Health Policy.
Canadian Diabetes Association:
Dr. Jan Hux, Chief Science Officer.
Canadian Cancer Society:
Joelle Walker, Senior Manager, Public and International Affairs.
Manuel Arango, directeur, Politique de la santé.
Association canadienne du diabète :
Dre Jan Hux, conseillère scientifique principale.
Société canadienne du cancer :
Joelle Walker, gestionnaire principale, Affaires publiques et
internationales.
Thursday, May 14, 2015
Le jeudi 14 mai 2015
Healthy Active Living and Obesity Research Group - CHEO Research
Institute:
Recherche sur les saines habitudes de vie et l’obésité - Institut de
recherche du CHEO :
Mark Tremblay, Director.
Canadian Fitness and Lifestyle Research Institute:
Dr. Christine Cameron, President.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Mark Tremblay, directeur.
Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de
vie :
Dre Christine Cameron, présidente.
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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