Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14

Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14
Second Session
Forty-first Parliament, 2013-14
Deuxième session de la
quarante et unième législature, 2013-2014
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
Social Affairs, Science and
Technology
Affaires sociales, des sciences
et de la technologie
Chair:
Président :
The Honourable KELVIN KENNETH OGILVIE
L’honorable KELVIN KENNETH OGILVIE
Thursday, November 20, 2014
Wednesday, November 26, 2014 (in camera)
Wednesday, December 3, 2014
Wednesday, December 10, 2014
Le jeudi 20 novembre 2014
Le mercredi 26 novembre 2014 (à huis clos)
Le mercredi 3 décembre 2014
Le mercredi 10 décembre 2014
Issue No. 24
Fascicule nº 24
Third and fourth (final) meetings:
Troisième et quatrième (dernière) réunions :
Subject matter of those elements contained in Divisions 5, 7, 17,
20, and 24 of Part 4 of Bill C-43, A second Act to implement
certain provisions of the budget tabled in Parliament on
February 11, 2014 and other measures
Teneur des éléments des sections 5, 7, 17, 20 et 24 de la
partie 4 du projet de loi C-43, Loi no 2 portant exécution
de certaines dispositions du budget déposé au Parlement
le 11 février 2014 et mettant en œuvre d’autres mesures
and
First and second (final) meetings:
et
Première et deuxième (dernière) réunions :
Bill C-442, An Act respecting a Federal
Framework on Lyme Disease
Projet de loi C-442, Loi concernant le cadre
fédéral relatif à la maladie de Lyme
INCLUDING:
THE SIXTEENTH REPORT OF THE COMMITTEE
(Subject matter of Divisions 5, 7, 17, 20,
and 24 of Part 4 of Bill C-43)
THE SEVENTEENTH REPORT OF THE COMMITTEE
(Bill C-442)
Y COMPRIS :
LE SEIZIÈME RAPPORT DU COMITÉ
(Teneur des éléments des sections 5, 7, 17, 20
et 24 de la partie 4 du projet de loi C-43)
LE DIX-SEPTIÈME RAPPORT DU COMITÉ
(Projet de loi C-442)
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
51761-51778con-51805-51834
STANDING SENATE COMMITTEE ON SOCIAL AFFAIRS,
SCIENCE AND TECHNOLOGY
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DES AFFAIRES
SOCIALES, DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
The Honourable Kelvin Kenneth Ogilvie, Chair
Président : L’honorable Kelvin Kenneth Ogilvie
The Honourable Art Eggleton, P.C., Deputy Chair
Vice-président : L’honorable Art Eggleton, C.P
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
* Carignan, P.C.
(or Martin)
Chaput
Cordy
* Cowan
(or Fraser)
Enverga
Merchant
Nancy Ruth
Seidman
Seth
Stewart Olsen
Wallace
* Carignan, C.P.
(ou Martin)
Chaput
Cordy
* Cowan
(ou Fraser)
Enverga
Merchant
Nancy Ruth
Seidman
Seth
Stewart Olsen
Wallace
*Ex officio members
(Quorum 4)
* Membres d’office
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Stewart Olsen replaced the Honourable
Senator Beyak (November 20, 2014).
L’honorable sénatrice Stewart Olsen a remplacé l’honorable
sénatrice Beyak (le 20 novembre 2014).
The Honourable Senator Beyak replaced the Honourable Senator
Stewart Olsen (November 19, 2014).
L’honorable sénatrice Beyak a remplacé l’honorable sénatrice
Stewart Olsen (le 19 novembre 2014).
The Honourable Senator Wallace was added to the membership
(November 10, 2014).
L’honorable sénateur Wallace a été ajouté à la liste des membres
du comité (le 10 novembre 2014).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
ORDERS OF REFERENCE
Extract from the Journals of the Senate, Thursday,
October 30, 2014:
After debate,
24:3
ORDRES DE RENVOI
Extrait des Journaux du Sénat du jeudi 30 octobre 2014 :
Après débat,
The question being put on the motion in amendment, it
was negatived, on division.
La motion d’amendement, mise aux voix, est rejetée, à la
majorité.
The question was then put on the motion, as modified, of
the the Honourable Senator Martin, seconded by the
Honourable Senator Marshall:
La question est mise aux voix sur la motion, telle que
modifiée, de l’honorable sénatrice Martin, appuyée par
l’honorable sénatrice Marshall,
That, in accordance with rule 10-11(1), the Standing
Senate Committee on National Finance be authorized to
examine the subject matter of all of Bill C-43, A second
Act to implement certain provisions of the budget tabled
in Parliament on February 11, 2014 and other measures,
introduced in the House of Commons on October 23, 2014,
in advance of the said bill coming before the Senate;
Que, conformément à l’article 10-11(1) du Règlement, le
Comité sénatorial permanent des finances nationales soit
autorisé à examiner la teneur complète du projet de loi C-43,
Loi no 2 portant exécution de certaines dispositions du
budget déposé au Parlement le 11 février 2014 et mettant en
oeuvre d’autres mesures, déposé à la Chambre des
communes le 23 octobre 2014, avant que ce projet de loi
soit présenté au Sénat;
That the Standing Senate Committee on National
Finance be authorized to meet for the purposes of its
study of the subject matter of Bill C-43 even though the
Senate may then be sitting, with the application of
rule 12-18(1) being suspended in relation thereto; and
Que le Comité sénatorial permanent des finances
nationales soit autorisé à se réunir pour les fins de son
examen de la teneur du projet de loi C-43 même si le Sénat
siège à ce moment-là, l’application de l’article 12-18(1) du
Règlement étant suspendue à cet égard;
That, in addition, and notwithstanding any normal
practice:
Que, de plus, et nonobstant toute pratique habituelle :
1. The following committees be separately authorized to
examine the subject matter of the following elements
contained in Bill C-43 in advance of it coming before
the Senate:
1. Les comités suivants soient individuellement autorisés
à examiner la teneur des éléments suivants du projet de
loi C-43 avant qu’il soit présenté au Sénat :
(a) the Standing Senate Committee on Banking, Trade
and Commerce: those elements contained in
Divisions 9, 12, 18, 22, 26, and 27 of Part 4;
a) le Comité sénatorial permanent des banques et du
commerce : les éléments des sections 9, 12, 18, 22,
26 et 27 de la partie 4;
(b) the Standing Senate Committee on Transport and
Communications: those elements contained in
Divisions 2, 6, 10, 11, 16, and 21 of Part 4;
b) le Comité sénatorial permanent des transports et
des communications : les éléments des sections 2, 6,
10, 11, 16 et 21 de la partie 4;
(c) the Standing Senate Committee on Social Affairs,
Science and Technology: those elements contained
in Divisions 5, 7, 17, 20, and 24 of Part 4;
c) le Comité sénatorial permanent des affaires
sociales, des sciences et de la technologie : les
éléments des sections 5, 7, 17, 20 et 24 de la
partie 4;
(d) the Standing Senate Committee on Energy, the
Environment and Natural Resources: those
elements contained in Divisions 3, 28, and 29 of
Part 4;
d) le Comité sénatorial permanent de l’énergie, de
l’environnement et des ressources naturelles : les
éléments des sections 3, 28 et 29 de la partie 4;
(e) the Standing Senate Committee on Foreign Affairs
and International Trade: those elements contained
in Division 15 of Part 4; and
e) le Comité sénatorial permanent des affaires
étrangères et du commerce international : les
éléments de la section 15 de la partie 4;
(f) the Standing Senate Committee on Legal and
Constitutional Affairs: those elements contained in
Division 4 of Part 4;
f) le Comité sénatorial permanent des affaires
juridiques et constitutionnelles : les éléments de la
section 4 de la partie 4;
24:4
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
2. The various committees listed in point one that are
authorized to examine the subject matter of particular
elements of Bill C-43 submit their final reports to the
Senate no later than November 27, 2014;
2. Chacun des différents comités indiqués au point
numéro un, qui sont autorisés à examiner la teneur
de certains éléments du projet de loi C-43, soumette
son rapport final au Sénat au plus tard le 27 novembre
2014;
3. As the reports from the various committees authorized
to examine the subject matter of particular elements of
Bill C-43 are tabled in the Senate, they be placed on
the Orders of the Day for consideration at the next
sitting; and
3. Au fur et à mesure que les rapports des comités
autorisés à examiner la teneur de certains éléments du
projet de loi C-43 seront déposés au Sénat, l’étude de
ces rapports soit inscrite à l’ordre du jour de la
prochaine séance;
4. The Standing Senate Committee on National Finance
be simultaneously authorized to take any reports
tabled under point three into consideration during its
study of the subject matter of all of Bill C-43.
4. Le Comité sénatorial permanent des finances
nationales soit simultanément autorisé à prendre en
considération les rapports déposés conformément au
point numéro trois au cours de son examen de la
teneur complète du projet de loi C-43.
The motion as modified, was adopted, on division.
Extract from the Journals of the Senate, Tuesday,
September 30, 2014:
Resuming debate on the motion of the Honourable
Senator Johnson, seconded by the Honourable Senator
Andreychuk, for the second reading of Bill C-442, An Act
respecting a Federal Framework on Lyme Disease.
La motion, telle que modifiée, est adoptée avec
dissidence.
Extrait des Journaux du Sénat du mardi 30 septembre 2014 :
Reprise du débat sur la motion de l’honorable sénatrice
Johnson, appuyée par l’honorable sénatrice Andreychuk,
tendant à la deuxième lecture du projet de loi C-442, Loi
concernant le cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme.
After debate,
Après débat,
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
The bill was then read the second time.
Le projet de loi est alors lu pour la deuxième fois.
The Honourable Senator Johnson moved, seconded by
the Honourable Senator Fortin-Duplessis, that the bill be
referred to the Standing Senate Committee on Social
Affairs, Science and Technology.
L’honorable sénatrice Johnson propose, appuyée par
l’honorable sénatrice Fortin-Duplessis, que le projet de loi
soit renvoyé au Comité sénatorial permanent des affaires
sociales, des sciences et de la technologie.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Thursday, November 20, 2014
(52)
OTTAWA, le jeudi 20 novembre 2014
(52)
[English]
24:5
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science
and Technology met this day at 10:28 a.m., in room 2, Victoria
Building, the chair, the Honourable Kelvin Kenneth Ogilvie,
presiding.
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 10 h 28, dans
la salle 2 de l’édifice Victoria sous la présidence de l’honorable
Kelvin Kenneth Ogilvie (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Beyak, Chaput, Cordy, Enverga, Merchant, Nancy Ruth, Ogilvie,
Seidman, Seth and Wallace (10).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Beyak,
Chaput, Cordy, Enverga, Merchant, Nancy Ruth, Ogilvie,
Seidman, Seth et Wallace (10).
In attendance: Julie Béchard and Sandra Elgersma, Analysts,
Parliament Information and Research Service, Library of
Parliament.
Également présentes : Julie Béchard et Sandra Elgersma,
analystes, Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Also present: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, October 30, 2014, the committee continued its study
on the subject matter of those elements contained in Divisions 5,
7, 17, 20, and 24 of Part 4 of Bill C-43, A second Act to
implement certain provisions of the budget tabled in Parliament
on February 11, 2014 and other measures. (For complete text of
the order of reference, see proceeding of the committee,
Issue No. 23).
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le jeudi 30 octobre 2014, le comité poursuit son étude de la
teneur des éléments des sections 5,7,17, 20, 24 de la partie 4 du
projet de loi C-43, Loi no 2 portant exécution de certaines
dispositions du budget déposé au Parlement le 11 février 2014 et
mettant en œuvre d’autres mesures. (Le texte intégral de l’ordre de
renvoi figure au fascicule no 23 des délibérations du comité).
WITNESSES:
TÉMOINS :
Citizenship and Immigration Canada:
Citoyenneté et Immigration Canada :
Robert Judge, Director, Temporary Resident Policy and
Program.
Employment and Social Development Canada:
Robert Judge, directeur, Politiques et programmes à l’intention
des résidents temporaires.
Emploi et Développement social Canada :
Alexis Conrad, Director General, Temporary Foreign Workers
Program, Skills and Employment Branch;
Alexis Conrad, directeur général, Programme des travailleurs
étrangers temporaires, Direction générale des compétences
et de l’emploi;
Colin Spencer James, Director, Policy and Program Design,
Temporary Foreign Workers Program, Skills and
Employment Branch.
Colin Spencer James, directeur, Politiques et conception de
programme, Programme des travailleurs étrangers
temporaires, Direction générale des compétences et de
l’emploi.
Canadian Bar Association:
Gordon Maynard, Past Chair, National Immigration Law
Section.
Restaurants Canada:
Association du Barreau canadien :
Gordon Maynard, président sortant, Section nationale du
droit de l’immigration.
Restaurants Canada :
Joyce Reynolds, Executive Vice-President, Government
Affairs.
Joyce Reynolds, vice-présidente exécutive, Affaires
gouvernementales.
The chair made a statement.
Le président prend la parole.
Mr. Conrad made a statement and, together with Mr. James
and Mr. Judge, answered questions.
M. Conrad fait un exposé puis, avec MM. James et Judge,
répond aux questions.
At 11:27 a.m., the committee suspended.
À 11 h 27, la séance est suspendue.
At 11:29 a.m., the committee resumed.
À 11 h 29, la séance reprend.
24:6
Social Affairs, Science and Technology
Ms. Reynolds and Mr. Maynard each made a statement and,
together, answered questions.
At 12:10 p.m., the committee suspended.
10-12-2014
Mme Reynolds et M. Maynard font chacun un exposé puis,
ensemble, répondent aux questions.
À 12 h 10, la séance est suspendue.
At 12:13 p.m., the committee, pursuant to rule 12-16 (1)(d),
resumed in camera to consider a draft report.
À 12 h 13, conformément à l’article 12-16(1)d) du Règlement,
la séance se poursuit à huis clos pour examiner un projet de
rapport.
At 12:16 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 12 h 16, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Wednesday, November 26, 2014
(53)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le mercredi 26 novembre 2014
(53)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology met in camera this day at 4:58 p.m., in room 705,
Victoria Building, the chair, the Honourable Kelvin Kenneth
Ogilvie, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 16 h 58, dans
la salle 705 de l’édifice Victoria sous la présidence de l’honorable
Kelvin Kenneth Ogilvie (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Cordy, Eggleton, P.C., Enverga, Merchant, Nancy Ruth, Ogilvie,
Seidman, Seth, Stewart Olsen and Wallace (10).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Cordy,
Eggleton, C.P., Enverga, Merchant, Nancy Ruth, Ogilvie,
Seidman, Seth, Stewart Olsen et Wallace (10).
In attendance: Sonya Norris and Julie Béchard, Analysts,
Parliamentary Information and Research Services, Library of
Parliament.
Également présentes : Sonya Norris et Julie Béchard, analystes,
Service d’information et de recherche parlementaires,
Bibliothèque du Parlement.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Thursday, October 30, 2014, the committee continued its study
on the subject matter of those elements contained in Divisions 5,
7, 17, 20, and 24 of Part 4 of Bill C-43, A second Act to
implement certain provisions of the budget tabled in Parliament
on February 11, 2014 and other measures. (For complete text of
the order of reference, see proceedings of the committee,
Issue No. 23.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le jeudi 30 octobre 2014, le comité poursuit son étude de la
teneur des éléments des sections 5,7,17, 20, 24 de la partie 4 du
projet de loi C-43, Loi no 2 portant exécution de certaines
dispositions du budget déposé au Parlement le 11 février 2014 et
mettant en œuvre d’autres mesures. (Le texte intégral de l’ordre de
renvoi figure au fascicule no 23 des délibérations du comité).
Pursuant to rule 12-16(1)(d), the committee considered a draft
report.
Conformément à l’article 12-16(1)d) du Règlement, le comité
examine un projet de rapport.
It was agreed that the report be adopted with the agreed
changes and the Subcommittee on Agenda and Procedure be
authorized to approve the final version of the report.
Il est convenu que le rapport modifié soit adopté et que le
Sous-comité du programme et de la procédure soit autorisé à
approuver la version finale du rapport.
At 5:29 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 17 h 29, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Wednesday, December 3, 2014
(54)
[English]
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science
and Technology met this day at 4:13 p.m., in room 2, Victoria
Building, the chair, the Honourable Kelvin Kenneth Ogilvie,
presiding.
ATTESTÉ :
OTTAWA, le mercredi 3 décembre 2014
(54)
[Traduction]
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 16 h 13, dans
la salle 2 de l’édifice Victoria sous la présidence de l’honorable
Kelvin Kenneth Ogilvie (président).
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:7
Members of the committee present: The Honourable Senators
Cordy, Eggleton, P.C., Enverga, Merchant, Ogilvie, Seidman,
Stewart Olsen and Wallace (8).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Cordy, Eggleton, C.P., Enverga, Merchant, Ogilvie, Seidman,
Stewart Olsen et Wallace (8).
In attendance: Sonya Norris, Analyst, Parliament Information
and Research Services, Library of Parliament.
Également présente : Sonya Norris, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Tuesday, September 30, 2014, the committee began its study of
Bill C-442, An Act respecting a Federal Framework on Lyme
Disease.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mardi 30 septembre 2014, le comité entreprend son étude du
projet de loi C-442, Loi concernant le cadre fédéral relatif à la
maladie de Lyme.
WITNESSES:
TÉMOINS :
Elizabeth May, Member of Parliament for Saanich—Gulf
Islands, sponsor of the bill.
Canadian Lyme Disease Foundation:
Jim Wilson, President and Founder.
Association of Medical Microbiology and Infectious Diseases
Canada:
Elizabeth May, députée, Saanich—Gulf Islands, marraine du
projet de loi.
Association canadienne de la maladie de Lyme :
Jim Wilson, président et fondateur.
Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie
Canada :
Dr. Daniel Gregson, President;
Dr Daniel Gregson, président;
Dr. William Bowie, Professor of Medicine, Division of
Infectious Diseases, Department of Medicine, University
of British Columbia.
Dr William Bowie, professeur de médecine, Division des
maladies infectieuses, Département de médecine,
Université de la Colombie-Britannique.
The chair made a statement.
Le président prend la parole.
Ms. May made a statement and answered questions.
Mme May fait un exposé, puis répond aux questions.
At 5:07 p.m., the committee suspended.
À 17 h 7, la séance est suspendue.
At 5:10 p.m., the committee resumed.
At 17 h 10, la séance reprend.
Mr. Wilson and Dr. Bowie each made a statement and,
together with Dr. Gregson, answered questions.
M. Wilson et le Dr Bowie font chacun un exposé puis, avec le
Dr Gregson, répondent aux questions.
At 6:02 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 18 h 2, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de la
présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Wednesday, December 10, 2014
(55)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le mercredi 10 décembre 2014
(55)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science
and Technology met this day at 4:13 p.m., in room 2, Victoria
Building, the chair, the Honourable Kelvin Kenneth Ogilvie,
presiding.
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 16 h 13, dans
la salle 2 de l’édifice Victoria sous la présidence de l’honorable
Kelvin Kenneth Ogilvie (président).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Chaput, Cordy, Eggleton, P.C., Enverga, Merchant, Nancy Ruth,
Ogilvie, Seidman, Stewart Olsen and Wallace (10).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Chaput, Cordy, Eggleton, C.P., Enverga, Merchant,
Nancy Ruth, Ogilvie, Seidman, Stewart Olsen et Wallace (10).
In attendance: Sonya Norris, Analyst, Parliamentary
Information and Research Services, Library of Parliament.
Également présente : Sonya Norris, analyste, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement.
24:8
Social Affairs, Science and Technology
Also present: The official reporters of the Senate.
10-12-2014
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Tuesday, September 30, 2014, the committee continued its study
of Bill C-442, An Act respecting a Federal Framework on Lyme
Disease.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mardi 30 septembre 2014, le comité poursuit son étude du
projet de loi C-442, Loi concernant le cadre fédéral relatif à la
maladie de Lyme.
WITNESSES:
TÉMOINS :
Canadian Institutes of Health Research:
Instituts de recherche en santé du Canada :
Dr. Marc Ouellette, Scientific Director, Institute of Infection
and Immunity (by video conference);
Public Health Agency of Canada:
Dr Marc Ouellette, directeur scientifique, Institut des maladies
infectieuses et immunitaires (par vidéoconférence);
Agence de la santé publique du Canada :
Steven Sternthal, Director General, Centre for Food-borne,
Environmental and Zoonotic Infectious Diseases;
Steven Sternthal, directeur général, Centre des maladies
infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et
zoonotique;
Robbin Lindsay, Head, Field Studies, Zoonotic Diseases and
Special Pathogens Division, National Microbiology
Laboratory.
Robbin Lindsay, chef, Études sur le terrain, Division des
services zoonoses et pathogènes spéciaux, Laboratoire
national de microbiologie.
The chair made a statement.
Le président prend la parole.
Dr. Ouellette and Mr. Sternthal each made a statement and,
together with Ms. Lindsay, answered questions.
Le Dr Ouellette et M. Sternthal font chacun un exposé puis,
avec Mme Lindsay, répondent aux questions.
At 5:08 p.m., the committee suspended.
À 17 h 8, la séance est suspendue.
At 5:09 p.m., the committee resumed.
À 17 h 9, la séance reprend.
It was agreed that the committee proceed to clause-byclause consideration of Bill C-442, An Act respecting a Federal
Framework on Lyme Disease.
Il est convenu que le comité procède à l’étude article par
article du projet de loi C-442, Loi concernant le cadre fédéral
relatif à la maladie de Lyme.
It was agreed that the title stand postponed.
Il est convenu de reporter l’étude du titre.
It was agreed that the preamble stand postponed.
Il est convenu de reporter l’étude du préambule.
It was agreed that the short title in clause 1 stand postponed.
Il est convenu de reporter l’étude du titre abrégé qui figure à
l’article 1.
It was agreed that clause 2 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 2.
It was agreed that clause 3 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 3.
It was agreed that clause 4 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 4.
It was agreed that clause 5 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 5.
It was agreed that clause 6 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 6.
It was agreed that clause 1 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 1.
It was agreed that the preamble carry.
Il est convenu d’adopter le préambule.
It was agreed that the title carry.
Il est convenu d’adopter le titre.
It was agreed that the bill carry.
Il est convenu d’adopter le projet de loi.
It was agreed that the chair report the bill to the Senate
Il est convenu que la présidence fasse rapport du projet de loi
au Sénat.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
At 5:11 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
ATTEST:
24:9
À 17 h 11, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de
la présidence.
ATTESTÉ :
La greffière du comité,
Jessica Richardson
Clerk of the Committee
24:10
Social Affairs, Science and Technology
REPORTS OF THE COMMITTEE
10-12-2014
RAPPORTS DU COMITÉ
Thursday, November 27, 2014
Le jeudi 27 novembre 2014
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology has the honour to table its
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie a l’honneur de déposer son
SIXTEENTH REPORT
SEIZIÈME RAPPORT
Your committee, which was authorized to examine the
subject matter of those elements contained in Divisions 5, 7, 17,
20, and 24 of Part 4 of Bill C-43, A second Act to implement
certain provisions of the budget tabled in Parliament on
February 11, 2014 and other measures, has, in obedience to the
order of reference of Thursday, October 30, 2014, examined the
said subject matter and now reports as follows:
Votre comité, qui a été autorisé à examiner la teneur des
éléments des sections 5, 7, 17, 20 et 24 de la partie 4 du projet de
loi C-43, Loi no 2 portant exécution de certaines dispositions du
budget déposé au Parlement le 11 février 2014 et mettant
en œuvre d’autres mesures, a, conformément à l’ordre de renvoi
du jeudi 30 octobre 2014, examiné ladite teneur du projet de loi et
en fait maintenant rapport comme il suit :
Introduction
Your committee heard testimony on Divisions 5, 7, 17, 20 and
24 of Part 4 of Bill C-43, A second Act to implement certain
provisions of the budget tabled in Parliament on February 11,
2014 and other measures, over the course of three meetings. These
divisions relate to the Federal-Provincial Fiscal Arrangements Act,
the Revolving Funds Act, the DNA Identification Act, the Public
Health Agency of Canada Act and the Immigration and Refugee
Protection Act, respectively.
Observations
Division 5 — The Federal-Provincial Fiscal Arrangements Act
Introduction
Le Comité a reçu des témoignages au sujet des sections 5, 7, 17,
20 et 24 de la partie 4 du projet de loi C-43, Loi no 2 portant
exécution de certaines dispositions du budget déposé au
Parlement le 11 février 2014 et mettant en œuvre d’autres
mesures, à l’occasion de trois réunions. Les sections
susmentionnées portent respectivement sur la Loi sur les
arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les
provinces, la Loi sur les fonds renouvelables, la Loi sur
l’identification par les empreintes génétiques, la Loi sur l’Agence
de la santé publique du Canada et la Loi sur l’immigration et le
statut de réfugié.
Observations
Section 5 — Loi sur les arrangements fiscaux entre le
gouvernement fédéral et les provinces
While the majority of your committee supports the changes
proposed in Division 5, there was strong opposition. As such it
wishes to append the following observations.
Le Comité appuie à la majorité les modifications proposées
dans la section 5, mais compte tenu d’une forte opposition, il
souhaite formuler les observations suivantes.
Division 5 would introduce amendments to the FederalProvincial Fiscal Arrangements Act to modify the ‘‘national
standard’’ for the Canada Social Transfer so that it applies only to
certain groups of people. According to the national standard as
currently defined in the Federal-Provincial Fiscal Arrangements
Act, no residency requirement may be imposed by a provincial or
territorial government on social assistance recipients without the
possibility of incurring a penalty in the form of a reduction in the
Canada Social Transfer from the federal government. These
amendments would remove the risk of a financial penalty should
the provinces and territories require people, mainly refugee
claimants awaiting a decision, to meet a minimum residency
period before being eligible for social assistance.
La section 5 modifierait la Loi sur les arrangements fiscaux
entre le gouvernement fédéral et les provinces, plus précisément la
« norme nationale » concernant le Transfert canadien en matière
de programmes sociaux, qui s’appliquerait uniquement à certains
groupes de personnes. Selon la norme nationale actuellement
définie dans la Loi sur les arrangements fiscaux entre le
gouvernement fédéral et les provinces, les gouvernements
provinciaux et territoriaux ne peuvent pas imposer d’exigence
en matière de résidence aux bénéficiaires de l’aide sociale sans
s’exposer à une pénalité sous la forme d’une réduction du
paiement effectué au titre du Transfert canadien en matière de
programmes sociaux par le gouvernement fédéral. Avec les
modifications, les provinces et les territoires pourraient exiger,
sans s’exposer à une pénalité financière, que les personnes
(principalement des demandeurs d’asile en attente d’une
décision) se conforment à un délai minimal de résidence pour
avoir droit à l’assistance sociale.
Your committee observes that social assistance is a matter of
provincial/territorial jurisdiction and that, as a result of these
amendments, provincial/territorial governments would have the
policy option of imposing a residency requirement available to
Le Comité signale que l’assistance sociale est du ressort des
provinces et des territoires et que, par suite des modifications, les
gouvernements provinciaux et territoriaux pourraient décider
d’imposer une exigence en matière de résidence sans courir le
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:11
them without risk of a financial penalty. Your committee
respectfully notes that whether a residency requirement will be
imposed on any group is a matter for each provincial/territorial
government to decide.
risque de se voir infliger une pénalité financière. Le Comité signale
respectueusement qu’il appartient aux gouvernements des
provinces et des territoires de décider d’imposer ou non une
exigence en matière de résidence à un groupe ou à un autre.
Witnesses who appeared before your committee expressed
concerns over the anticipated impacts of these amendments
should any provincial/territorial government choose to impose a
residency requirement for social assistance. They suggested that
refugee claimants would experience the greatest impact, especially
at a time when they are most vulnerable (upon arrival in Canada,
in the midst of preparing their refugee claim under tight timelines,
and without social or family supports). Witnesses also
suggested that impoverished refugee claimants without access
to social assistance would impose a significant burden on
non-governmental and charity organizations to assist them.
Des témoins qui ont comparu devant le Comité se sont dits
préoccupés par les répercussions qu’auraient ces modifications si
les gouvernements des provinces et des territoires décidaient
d’assujettir l’assistance sociale à une exigence en matière de
résidence. Selon eux, ce sont les demandeurs d’asile qui en seraient
le plus touchés, car ils sont les plus vulnérables (ils viennent
d’arriver au Canada, ils doivent présenter une demande de statut
de réfugié dans un délai serré et ils n’ont aucun soutien familial ou
social). Des témoins croient que les demandeurs d’asile appauvris
qui ne pourraient pas compter sur l’aide sociale représenteraient
un fardeau important pour les organismes non gouvernementaux
et les organismes de bienfaisance.
Division 7 — The Revolving Funds Act
Your committee supports the change proposed in Division 7
and does not have any observations to offer.
Division 17 — The DNA Identification Act
Section 7 — Loi sur les fonds renouvelables
Le Comité appuie la modification proposée dans la section 7 et
n’a aucune observation à formuler.
Section 17 — Loi sur l’identification par les empreintes
génétiques
Your committee supports the changes proposed in Division 17;
however it wishes to append the following observations.
Le Comité appuie les modifications proposées dans la
section 17; il souhaite toutefois formuler les observations
suivantes.
Division 17 would introduce amendments to the DNA
Identification Act to authorize the creation of new DNA indices
within the National DNA Data Bank (NDDB). These new indices
would strengthen the current law enforcement application of the
NDDB as well as allow for a humanitarian role for the NDDB in
the location and identification of missing persons and human
remains.
La section 17 modifierait la Loi sur l’identification par les
empreintes génétiques en autorisant la création de nouveaux
fichiers d’ADN dans la banque nationale de données génétiques
(BNDG). Ces nouveaux fichiers renforceraient l’utilisation
actuelle de la BNDG aux fins de l’application de la loi et lui
conféreraient un rôle humanitaire dans la localisation et
l’identification des personnes disparues et des restes humains.
Your committee is supportive of the goal of these provisions.
That is, to strengthen and expand the role of the NDDB.
However, some members of the committee expressed concern for
the provisions that allow for the sharing of information contained
in the NDDB with foreign entities. In this regard they emphasize
the obligation to protect personal privacy and urge strict
enforcement of the uses to which information from the NDDB
may be put.
Le Comité appuie l’objectif de ces dispositions, soit renforcer et
élargir le rôle de la BNDG. Cependant, des membres du Comité
sont préoccupés par les dispositions qui permettent l’échange de
renseignements dans la BNDG avec des entités étrangères. À cet
égard, ils font valoir l’obligation de protéger les renseignements
personnels et recommandent d’utiliser les renseignements
contenus dans la BNDG strictement aux fins pour lesquelles ils
sont destinés.
Division 20 — The Public Health Agency of Canada Act
Section 20 — Loi sur l’Agence de la santé publique du Canada
While the majority of your committee supports the changes
proposed in Division 20, there was strong opposition. It does not
have any observations to offer.
Le Comité appuie à la majorité les modifications proposées
dans la section 20, mais il y avait cependant une forte opposition.
Il n’a toutefois aucune observation à formuler.
Division 24 — Amendments to the Immigration and Refugee
Protection Act
Section 24 — Modification de la Loi sur l’immigration et le
statut de réfugié
Your committee supports the changes proposed in Division 24;
however it wishes to append the following observations.
Le Comité appuie les modifications proposées dans la section
24; il souhaite toutefois formuler les observations suivantes.
24:12
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
Division 24 would introduce amendments to the Immigration
and Refugee Protection Act to implement changes to federal
temporary work permit programs (the Temporary Foreign
Worker Program and International Mobility Programs)
announced in June 2014.
L’article 24 modifierait la Loi sur l’immigration et la protection
des réfugiés de manière à mettre en œuvre les changements
apportés aux programmes fédéraux de permis de travail
temporaire (Programme des travailleurs étrangers temporaires et
programmes de mobilité internationale) annoncés en juin 2014.
Among other things, Bill C-43 authorizes the Ministers of
Citizenship and Immigration and Employment and Social
Development to create a list with the name and address of
employers found guilty of certain offences under the Immigration
and Refugee Protection Act or an offence under any other federal
or provincial law that regulates employment or recruitment. Your
committee heard from government officials that employers listed
would be ineligible to access the Temporary Foreign Worker
Program and International Mobility Programs.
Entre autres, le projet de loi C-43 autorise le ministre de la
Citoyenneté et de l’Immigration et le ministre de l’Emploi et du
Développement social à créer une liste de noms et d’adresses des
employeurs jugés coupables de certaines infractions à la Loi sur
l’immigration et la protection des réfugiés ou coupables d’une
infraction à toute autre loi fédérale ou provinciale régissant
l’emploi et le recrutement. Des représentants du gouvernement
ont dit au Comité que les employeurs figurant sur la liste ne
seraient pas admissibles au Programme des travailleurs étrangers
temporaires ni au Programme de mobilité internationale.
Witnesses who appeared before the Committee expressed some
concerns in relation to this list, while acknowledging that the
regulatory regime for such a list has not yet been established.
They pointed to the existing blacklist created by regulation to
make public employers found non-compliant with program
conditions, explaining that the consequences of being listed can
be quite severe for some employers. Witnesses suggested that a
fair public list should include only designated provincial offences,
a judicial standard for guilt, due process, an appeal for employers,
and allow for ‘‘good faith errors’’.
Des témoins ont fait part au Comité de leurs inquiétudes au
sujet de cette liste et indiqué que le régime réglementaire
applicable à cette liste n’a pas encore été établi. Ils ont fait
mention de la liste noire existante, créée par règlement pour faire
connaître les employeurs qui ne respectent pas les conditions des
programmes; ils ont dit que les conséquences peuvent être assez
graves pour certains employeurs. Des témoins estiment que pour
être juste, toute liste publique devrait porter uniquement sur des
infractions provinciales désignées et devrait prévoir une norme
judiciaire de culpabilité, l’application régulière de la loi, un moyen
de recours pour les employeurs; de plus, elle devrait tenir compte
des « erreurs commises de bonne foi ».
Your committee is sympathetic to the concerns raised by
witnesses and awaits the new regulations authorized by Bill C-43,
which will bring clarity to the scope of the list and will provide for
how employers’ names are to be removed from it. Further, your
committee is interested in seeing how this public list of ineligible
employers fits within the government’s overall approach to
penalties for wrongdoings by employers of temporary foreign
workers, which is currently in the consultation phase.
Le Comité est sensible aux préoccupations des témoins et
attend l’entrée en vigueur du nouveau règlement prévu par le
projet de loi C-43, qui précisera la portée de la liste et les
conditions dans lesquelles des noms peuvent être supprimés de la
liste. Par ailleurs, le Comité souhaite voir comment cette liste
publique d’employeurs non admissibles s’inscrit dans l’approche
globale du gouvernement à l’égard des pénalités infligées aux
employeurs de travailleurs étrangers temporaires pour actes
répréhensibles, laquelle fait actuellement l’objet de consultations.
Your Committee asks that the current regulations be reviewed
to permit the waiver of the LMIA fee in cases of financial
hardship involving seniors and individuals with disabilities,
specifically those who live on fixed incomes.
Le Comité demande que les dispositions réglementaires
actuelles soient révisées afin qu’il soit possible d’annuler les frais
d’EIMT dans le cas des aînés et des personnes handicapées qui
ont des difficultés financières, notamment ceux qui ont un revenu
fixe.
Respectfully submitted,
Respectueusement soumis,
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:13
Thursday, December 11, 2014
Le jeudi 11 décembre 2014
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology has the honour to present its
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie a l’honneur de présenter son
SEVENTEENTH REPORT
DIX-SEPTIÈME RAPPORT
Your committee, to which was referred Bill C-442, An
Act respecting a Federal Framework on Lyme Disease, has,
in obedience to the order of reference of Tuesday,
September 30, 2014, examined the said bill and now reports the
same without amendment.
Votre comité, auquel a été renvoyé le projet de loi C-442, Loi
concernant le cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme, a,
conformément à l’ordre de renvoi du mardi 30 septembre 2014,
examiné ledit projet de loi et en fait maintenant rapport sans
amendement.
Respectueusement soumis,
Respectfully submitted,
Le président,
KELVIN K. OGILVIE
Chair
24:14
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Thursday, November 20, 2014
OTTAWA, le jeudi 20 novembre 2014
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology met this day at 10:28 a.m. to study the subject matter
of those elements contained in Divisions 5, 7, 17, 20, and 24 of
Part 4 of Bill C-43, A second Act to implement certain provisions
of the budget tabled in Parliament on February 11, 2014 and
other measures. TOPIC: Division 24
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 10 h 28, pour
étudier la teneur des éléments des sections 5, 7, 17, 20 et 24 de
la partie 4 du projet de loi C-43, Loi no 2 portant exécution
de certaines dispositions du budget déposé au Parlement
le 11 février 2014 et mettant en œuvre d’autres mesures.
SUJET : Section 24.
Senator Kelvin Kenneth Ogilvie (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Welcome to the Standing Senate Committee on
Social Affairs, Science and Technology.
[English]
Le sénateur Kelvin Kenneth Ogilvie (président) occupe le
fauteuil.
[Français]
Le président : Je vous souhaite la bienvenue au Comité
sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la
technologie.
[Traduction]
I’m Kelvin Ogilvie from Nova Scotia, chair of the committee,
and I’m going to ask my colleagues to introduce themselves,
starting on my right.
Je m’appelle Kelvin Ogilvie. Je suis de la Nouvelle-Écosse, et je
suis président du comité. J’invite mes collègues à se présenter.
Commençons à ma droite.
Senator Seidman: Judith Seidman from Montreal, Quebec.
La sénatrice Seidman : Judith Seidman, de Montréal, au
Québec.
Senator Seth: Asha Seth from Toronto, Ontario.
La sénatrice Seth : Asha Seth, de Toronto, en Ontario.
Senator Enverga: Tobias Enverga from Ontario.
Le sénateur Enverga : Tobias Enverga, de l’Ontario.
Senator Wallace: John Wallace from New Brunswick.
Le sénateur Wallace : John Wallace, du Nouveau-Brunswick.
Senator Cordy: Jane Cordy from Nova Scotia.
La sénatrice Cordy : Jane Cordy, de la Nouvelle-Écosse.
[Translation]
Senator Chaput: Maria Chaput from Manitoba.
[English]
[Français]
La sénatrice Chaput : Maria Chaput, du Manitoba.
[Traduction]
Senator Merchant: Pana Merchant, Saskatchewan.
La sénatrice Merchant : Pana Merchant, de la Saskatchewan.
Senator Beyak: Lynn Beyak, Ontario.
La sénatrice Beyak : Lynn Beyak, de l’Ontario.
The Chair: Thank you, colleagues, and welcome to our guests. I
will introduce them in a moment and invite them to comment, but
first, for the record, I want to point out that the committee today
is dealing with the pre-study of subject matters of Division 24 of
Part 4 of Bill C-43. The particular division and part we’re dealing
with has to do with amendments to the Immigration and Refugee
Protection Act.
Le président : Merci, chers collègues. Bienvenue à nos invités.
Je vais les présenter dans un instant et je les inviterai à faire leur
exposé, mais je tiens à préciser au préalable qu’aujourd’hui, le
comité fait l’étude préalable de la teneur de la section 24, à la
partie 4 du projet de loi C-43. Cette section et cette partie
contiennent des modifications de la Loi sur l’immigration et la
protection des réfugiés.
In our first panel, which I will remind you all will end no later
than 11:30, we have, from Citizenship and Immigration Canada,
Robert Judge, Director, Temporary Resident Policy and
Program; and from Employment and Social Development
Canada, Temporary Foreign Workers Program, Skills and
Employment Branch we have Alexis Conrad, who is Director
General; and with him is Colin Spencer James, Director, Policy
and Program Design.
Le premier groupe de témoins, qui, je le rappelle à tous, dont la
comparution doit se terminer au plus tard à 11 h 30, comprend, de
Citoyenneté et Immigration Canada, Robert Judge, directeur des
Politiques et programmes à l’intention des résidents temporaires,
et, représentant Emploi et Développement social Canada,
Alexis Conrad, directeur général, Programme des travailleurs
étrangers temporaires, à la Direction générale des compétences et
de l’emploi. Il est accompagné par Colin Spencer James, directeur
des politiques et de la conception de programmes.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:15
Welcome to you all. I understand that Mr. Conrad will make a
presentation and all three are available to respond to questions.
Mr. Conrad.
Bienvenue à vous tous. Je crois que M. Conrad va faire un
exposé et que les trois témoins pourront ensuite répondre aux
questions. Monsieur Conrad, je vous en prie.
Alexis Conrad, Director General, Temporary Foreign Workers
Program, Skills and Employment Branch, Employment and Social
Development Canada: Thank you to the chair and the committee
for the opportunity to appear today.
Alexis Conrad, directeur général, Programme des travailleurs
étrangers tenporaires, Direction générale des compétences et de
l’emploi, Emploi et Développement social Canada : Merci au
président et au comité de nous avoir donné l’occasion de
comparaître aujourd’hui.
I will quickly make some opening remarks to make sure there is
sufficient time for members to ask questions, given the hard stop
you have at 11:30.
Je vais rapidement livrer mes observations liminaires pour faire
en sorte que nous ayons assez de temps pour que les membres du
comité puissent poser des questions, étant donné que la limite
immuable est fixée à 11 h 30.
[Translation]
On June 20, 2014, the Government of Canada announced an
overhaul of the Temporary Foreign Worker Program, which was
in response to growing concerns on the use and misuse of the
program. These reforms are intended to ensure that the program
continues to operate in the national interest.
[English]
[Français]
Le 20 juin 2014, le gouvernement du Canada a annoncé la
refonte du Programme des travailleurs étrangers temporaires
comme réponse aux préoccupations croissantes liées à l’utilisation
et à l’abus du programme. Ces réformes visent à ce que le
programme puisse continuer d’œuvrer dans l’intérêt national.
[Traduction]
The program reforms included splitting the Temporary
Foreign Worker Program into two distinct programs: the
Temporary Foreign Worker Program and the International
Mobility Program. The Temporary Foreign Worker Program
now refers to those streams requiring a Labour Market Impact
Assessment for a temporary foreign worker to enter Canada. The
LMIA ensures that the foreign workers are used only as an option
of last resort to address immediate skills and labour shortages on
a temporary basis.
Les réformes du programme comprenaient la scission du
Programme des travailleurs étrangers temporaires en deux
programmes distincts : le Programme des travailleurs étrangers
temporaires et le Programme de mobilité internationale. Le
Programme de travailleurs étrangers temporaires désigne
maintenant les volets qui nécessitent une étude d’impact sur le
marché du travail pour qu’un travailleur étranger temporaire
puisse entrer au Canada. Cette étude doit faire en sorte que
l’embauche de travailleurs étrangers soit uniquement une mesure
de dernier recours pour combler provisoirement des pénuries
immédiates de travailleurs spécialisés et de main-d’œuvre.
The new International Mobility Program includes those
streams in which the entry of foreign nationals is not subject to
a Labour Market Impact Assessment, such as those entering
under free trade agreements which provide reciprocal benefits
where the benefit to Canada has already been established.
Agreements allow foreign nationals in certain occupations from
partner countries to work in Canada without the requirement of a
labour market test, like the Labour Market Impact Assessment,
and in turn allows Canadians to work abroad with similar
privileges.
Le nouveau Programme de mobilité internationale comprend
les volets pour lesquels les étrangers ne sont pas assujettis à une
étude d’impact sur le marché du travail, tels que les étrangers qui
entrent au Canada aux termes d’un accord de libre-échange
procurant des avantages réciproques et dont les avantages pour le
Canada ont déjà été établis. Certains accords permettent aux
étrangers qui occupent certains postes dans un des pays
partenaires de travailler au Canada sans qu’une évaluation du
marché du travail, comme l’étude d’impact, soit nécessaire et
autorisent aussi les Canadiens de travailler à l’étranger avec des
privilèges similaires.
The reforms were announced under three pillars: limiting
access to the Temporary Foreign Worker Program to ensure
Canadians are first in line for available jobs; more and better
labour market information for stronger screening; and stronger
enforcement with tougher penalties.
Les réformes se fondent sur trois piliers : limitation de l’accès
au Programme des travailleurs étrangers temporaires pour que les
emplois soient offerts d’abord aux Canadiens; amélioration et
enrichissement de l’information sur le marché du travail afin de
renforcer l’évaluation; application plus rigoureuse de la
réglementation et sanctions plus lourdes.
Collectively, these reforms strike the right balance to ensure
that the Temporary Foreign Worker Program is being used as
intended — to assist employers in filling their genuine labour
requirements on a temporary basis when qualified Canadians and
Collectivement, ces réformes établissent un juste équilibre qui
permet d’assurer que le Programme des travailleurs étrangers
temporaires est utilisé comme prévu, afin que les employeurs
puissent répondre à leurs vrais besoins en main-d’œuvre lorsque
24:16
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
permanent residents are not available. These reforms will also
help to deter employers from breaking program rules or face
consequences if they choose to do so.
des Canadiens ou résidents permanents qualifiés ne sont pas
disponibles. De plus, ces réformes aideront à décourager les
employeurs qui penseraient à transgresser les règles du
programme au risque d’en subir les conséquences.
Reforms to the International Mobility Program were
announced that will put in place a robust compliance regime,
enabling Citizenship and Immigration Canada to impose
consequences on employers who are found non-compliant.
Des réformes au Programme de mobilité internationale ont
également été annoncées; elles visent la mise en place d’un régime
de conformité robuste qui permettra à Citoyenneté et
Immigration Canada d’imposer des sanctions aux employeurs
fautifs.
To support the implementation of reforms to these programs,
there are eight amendments introduced under Bill C-43 to
section 32 of the Immigration and Refugee Protection Act.
Afin d’appuyer la mise en œuvre des réformes, huit
modifications sont prévues dans le projet de loi C-43 visant
l’article 32 de la Loi sur l’immigration et la protection des
réfugiés.
The first amendment would change all the references of
‘‘opinion’’ to ‘‘assessment’’ to reflect the change from the
Labour Market Opinion to a Labour Market Impact Assessment.
La première modification substituera à toute occurrence du
terme « avis » celui d’« étude » afin de tenir compte du
remplacement de l’avis relatif au marché du travail par l’étude
d’impact sur le marché du travail.
The second amendment would seek the authority to make
regulations for the collection, retention and use of the social
insurance number. Social insurance numbers will be used for the
administration of the Temporary Foreign Worker Program and
the International Mobility Program, including verifying
employers’ compliance with program requirements, such as the
cap and transition plans.
La deuxième modification prévoit le pouvoir de prendre des
règlements pour la collecte, la conservation et l’utilisation de
numéros d’assurance sociale, qui seront utilisés pour
l’administration du Programme de travailleurs étrangers
temporaires et du Programme de mobilité internationale,
notamment en ce qui concerne la vérification de la conformité
des employeurs aux exigences du programme telles que les limites
et les plans de transition.
The third amendment will support the stronger compliance
regimes in both programs by allowing regulations in the
Immigration and Refugee Protection Regulations to require
third parties, such as banks and payroll companies, to provide
documents for the inspection of an employer’s compliance with
program rules. This will help the Temporary Foreign Worker
Program and International Mobility Program in verifying
information provided by employers in the context of an
inspection.
La troisième modification appuiera la mise en place d’un
régime de conformité plus robuste pour les deux programmes en
permettant d’exiger, aux termes du Règlement sur l’immigration
et la protection des réfugiés, que les tierces parties, telles que les
institutions financières ou les entreprises de services de la paie,
fournissent les documents nécessaires à l’examen de la conformité
des employeurs aux règles du programme. Cela aidera le
Programme de travailleurs étrangers temporaires et le
Programme de mobilité internationale à effectuer la vérification
des renseignements fournis par un employeur dans le cadre d’une
inspection.
The fourth amendment would seek the authority to create a
list, which would be used to publish the name and addresses of
employers found guilty of an offence under the Immigration and
Refugee Protection Act or under any provincial-territorial laws
regulating employment or recruitment. The employers listed
would be those ineligible to access the Temporary Foreign
Worker Program and the International Mobility Program, the
criteria for which would be set out in regulations.
La quatrième modification prévoit l’autorisation d’établir et de
publier une liste des noms et des adresses des employeurs déclarés
coupables d’une infraction à la Loi sur l’immigration et la
protection des réfugiés ou aux lois provinciales et territoriales
régissant l’emploi et le recrutement. Les employeurs figurant sur
cette liste seront exclus du Programme de travailleurs étrangers
temporaires et du Programme de mobilité internationale en vertu
des critères définis par règlement.
The fifth amendment would allow regulations for Employment
and Social Development Canada to levy a privilege fee on
employers. This fee is for the privilege of hiring foreign workers,
the details of which will be set out in regulations but estimated to
be in the amount of $100 per TFW position at this time.
La cinquième modification permettra l’ajout de règlements
autorisant Emploi et Développement social Canada à imposer
aux employeurs des frais pour avantages. Les employeurs devront
payer les frais afin d’obtenir le droit d’embaucher des travailleurs
étrangers. Les détails des frais seront définis par règlement, mais il
est prévu qu’ils s’élèveront à 100 $ par poste de travailleur
étranger temporaire.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:17
The sixth amendment would allow regulations for the
collection of a new compliance fee that applies to employers in
relation to their employment of certain foreign nationals who are
exempted from the requirements of a Labour Market Impact
Assessment.
La sixième modification permettra l’ajout de dispositions
réglementaires autorisant le prélèvement de nouveaux frais
relatifs au régime de conformité qui s’appliquera aux
employeurs ayant embauché des travailleurs étrangers qui ne
sont pas assujettis aux exigences d’une étude d’impact sur le
marché du travail.
The seventh amendment would seek authority to require
employers hiring through the International Mobility Program to
submit a job offer and other relevant information directly to
Citizenship and Immigration Canada through electronic means.
La septième modification prévoit l’autorisation d’exiger des
employeurs qui embauchent par l’intermédiaire du Programme de
mobilité internationale à présenter l’offre d’emploi et toute
information connexe directement à Citoyenneté et Immigration
Canada par des moyens électroniques.
Finally, the eighth amendment is seeking authority to make
regulations for Citizenship and Immigration Canada to share
information with provinces and territories for compliance and
enforcement purposes.
Enfin, la huitième modification prévoit le pouvoir de prendre
des dispositions réglementaires autorisant Citoyenneté et
Immigration Canada à échanger avec les provinces et les
territoires des renseignements pour assurer la conformité et faire
appliquer les dispositions de la loi.
Thank you, Mr. Chair. We would be happy to answer any
questions you may have.
Merci, monsieur le président. Nous serons heureux de répondre
à vos questions.
The Chair: Thank you very much. I will open the floor up to
my colleagues, to begin with Senator Cordy and followed by
Senator Seidman.
Le président : Merci beaucoup. Je vais donner la parole à mes
collègues. Commençons par la sénatrice Cordy, qui sera suivie de
la sénatrice Seidman.
Senator Cordy: Thank you very much for being here today. I’m
interested in the changes that have been made in terms of
increasing the Labour Market Impact Assessment fee, which was
increased from $275 to $1,000. Has the department done an
assessment as to how this will affect employers who are applying
for foreign workers?
La sénatrice Cordy : Merci beaucoup d’être parmi nous. Je
m’intéresse à la hausse des frais des études d’impact sur le marché
du travail, qui sont passés de 275 $ à 1 000 $. Le ministère a-t-il
évalué les conséquences de cette mesure pour les employeurs qui
demandent à engager des travailleurs étrangers?
Mr. Conrad: Thank you, senator. I should start by just quickly
explaining that the cost of the fee went up consistent with our
increased costs for delivering the program. A lot of the
amendments that have come in place over the past year,
including greater scope of inspections and more inspections,
raised the cost to the department in terms of delivering the
program. The government wanted to reset the fee to reflect that
employers rather than Canadian taxpayers are paying for the
costs of the program.
M. Conrad : Merci, madame la sénatrice. Il vaut mieux
commencer par expliquer rapidement que les frais ont progressé
au rythme de l’augmentation des coûts de la prestation du
programme. Beaucoup de modifications apportées au cours de la
dernière année, notamment la portée plus grande des inspections
et l’augmentation de leur nombre, ont alourdi pour le ministère
les coûts de la prestation du programme. Le gouvernement
voulait revoir les frais pour montrer que ce sont les employeurs et
non les contribuables qui paient les coûts du programme.
The cost recovery part is a legal requirement imposed that we
can only collect as much as we actually spend on the program.
When the fee was set, it was set per position. This is a reflection of
the fact that it protects small businesses more from a higher fee
and the fee is set per position rather than per application.
Certainly, at the front end in setting the fee, the government was
purposeful in that respect.
Dans le recouvrement des coûts, nous sommes tenus de
percevoir uniquement ce que nous consacrons vraiment au
programme. Lorsque les frais ont été établis, ils ont été fixés
par poste. Cela permet de protéger les petites entreprises contre
des frais plus élevés, et les frais sont imposés par poste plutôt que
par demande. Chose certaine, au début du processus
d’établissement des frais, le gouvernement était très déterminé à
cet égard.
As far as the impact on employers, we obviously do talk to a
lot of employers. I would say that generally the impact on
individual employers relative to the actual costs of hiring a foreign
worker, which can be quite expensive, is quite small relative to the
total expenditures they need to hire, bring in a foreign worker and
meet the other program requirements.
Quel sera l’impact sur les employeurs? Nous discutons
beaucoup avec les employeurs, évidemment. Je dirais que,
généralement, l’impact sur les divers employeurs est très
modeste, par rapport au coût réel de l’embauche d’un
travailleur étranger, coût qui peut être très élevé, si on compare
les frais à l’ensemble des dépenses à engager pour retenir les
services d’un travailleur étranger, le faire venir et satisfaire à
d’autres exigences du programme.
24:18
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
Senator Cordy: But I’m just surprised, you said it would protect
small businesses, but a 300 per cent increase I think would be
fairly significant for a small business.
La sénatrice Cordy : Je m’étonne de vous entendre dire que cela
protégerait les petites entreprises. Il me semble qu’une
augmentation de 300 p. 100 doit peser lourd sur une petite
entreprise.
It’s black and white. I’ve been in contact with a caregiver.
Caregivers are included under this, so it’s still a $1,000 fee for
somebody who needs a caregiver. The situation that I was given
was seniors on a fixed income who are looking for a caregiver for
their adult son. This is in Alberta. They’ve tried to get a
Canadian, were unable to do so, and paid the $1,000 fee. A few
days before the caregiver was supposed to arrive, the deal fell
through. So rather than the $1,000 being the application, they in
fact have to pay another $1,000.
C’est tout ou rien. J’ai été en contact avec un soignant. Les
soignants sont visés par cette mesure. Celui qui a besoin d’engager
un soignant doit payer ces frais de 1 000 $. La situation qu’on m’a
présentée est celle de personnes âgées, à revenu fixe, qui cherchent
une aide pour leur fils adulte. Cela s’est passé en Alberta. Elles ont
essayé d’engager un Canadien mais n’y sont pas arrivées. Le
couple a donc payé 1 000 $. Quelques jours avant l’arrivée prévue
du soignant, le marché est tombé à l’eau. Au lieu de payer 1 000 $
pour la demande, il lui faut payer 1 000 $ encore une fois.
Is there nothing in place to deal with those situations? This is a
significant hardship for people, and I’m quite sure they’re not the
only ones, but for people looking for a caregiver, this isn’t a
business. This isn’t somebody looking for 100 employees. It’s
somebody looking for one employee to look after their adult
disabled son. That $1,000 is a lot of money to pay one time, but to
turn around because that deal has fallen through and to pay it
again, has any thought been given to that particular part of the
program?
N’y a-t-il aucun dispositif en place pour régler ce genre de
problème? Cela présente de graves difficultés pour ces gens — et je
suis sûr qu’ils ne sont pas les seuls. Ce n’est pas une entreprise qui
cherche un soignant. Ce n’est pas une entreprise qui veut engager
une centaine d’employés. C’est quelqu’un qui cherche une aide
pour son fils handicapé. C’est déjà cher, payer 1 000 $ une fois,
mais devoir le faire une deuxième fois parce que le marché a
échoué... A-t-on réfléchi à cette partie du programme?
Mr. Conrad: These situations do come up from time to time,
that the foreign national for one reason or another decides not to
enter Canada. From the department’s perspective, from the live-in
caregiver program, which I’m sure you’re aware the government
has announced some changes to, we have never allowed
substitution of names.
M. Conrad : Il arrive parfois qu’un ressortissant étranger
décide pour une raison ou une autre de ne pas venir au Canada.
Du point de vue du ministère, du point de vue du Programme
concernant les aides familiaux résidants... Vous savez
certainement que le gouvernement a annoncé des modifications
de ce programme. Nous n’avons jamais permis la substitution de
noms.
The process by which the assessment was done in terms of
whether someone should come into the country to live in
someone’s home is, as far as our assessment, probably the
costliest part of the program to run, because we have to do a
significant amount of work to verify who the person is and that
they have the financial means to hire the caregiver to pay the wage
over a course of two years. We are particularly concerned when
someone is actually living in someone’s house. So, in actual fact,
our costs for assessing those applications are probably higher.
L’évaluation d’une personne qui doit venir au Canada pour
habiter chez quelqu’un est de loin la partie la plus coûteuse du
programme. Il faut beaucoup de travail pour soumettre la
personne à une vérification et pour nous assurer que celui qui
l’engage a les moyens financiers de payer le salaire pendant deux
ans. Nous sommes particulièrement inquiets lorsqu’une personne
doit vivre chez son employeur. En fait, les coûts de l’évaluation de
ces demandes sont probablement plus élevés.
The reason we have not allowed a name change is for program
integrity. It’s very difficult in that situation. As I said, I am aware
because this situation does come up. We don’t have a system
where we can refund the money because the work has been done
to assess the application. In those situations, the caregivers, I
understand your point, do require a new application which means
we have to do a complete assessment again.
Si nous n’avons pas permis la substitution de noms, c’est pour
assurer l’intégrité du programme. Dans cette situation, c’est très
difficile. Je le répète, je suis au courant de ce genre de problème
qui se présente à l’occasion. Nous n’avons aucun système qui
permet de rembourser l’argent, puisque le travail d’évaluation de
la demande a été fait. Dans cette situation, celle des aides, il faut
faire une nouvelle demande et réaliser une autre évaluation
complète.
Part of my comment before is that when you look at the total I
realize $1,000 is a lot of money. I’m not going to argue that with
you, but when you look at the total costs that someone has to
bring in a foreign worker as a caregiver and pay them over the
course of the period, the $1,000 fee is largely dwarfed by the other
costs the employer takes on.
Ce que j’ai dit notamment tout à l’heure, c’est que, si on
considère le total... Il faut dire que 1 000 $, c’est beaucoup
d’argent, je ne vais pas vous contredire, mais par rapport à tous
les coûts à absorber pour faire venir un travailleur étranger
comme aide et le payer pendant toute la période, ces frais de
1 000 $ paraissent modestes par rapport aux autres coûts de
l’employeur.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:19
Senator Cordy: And I understand your example, that your
position is that it’s user pay, and I understand that. Surely, in
these situations where seniors in their mid-seventies have got to
pay another $1,000 because the deal has fallen through, there
could be a little bit of leeway on the part of the government in
those situations, and there is none is what you’re saying.
La sénatrice Cordy : Je comprends votre exemple. Vous avez
comme position que l’usager doit payer, et je le comprends. Mais
assurément, dans le cas où des personnes d’environ 75 ans doivent
de nouveau payer 1 000 $ parce que le marché est tombé à l’eau,
le gouvernement pourrait laisser une certaine marge de
manœuvre, mais il n’y a aucun signe de cela dans ce que vous
dites.
Mr. Conrad: There is none. In fact, by law we are required to
take the application fee with every application. Because a new
application is required because the foreign worker has changed,
we are legally obliged to take the fee.
M. Conrad : Il n’y a aucune marge de manœuvre. La loi nous
oblige à imposer les frais pour chaque demande. Comme il faut
faire une nouvelle demande parce que le travailleur étranger a
changé, nous sommes obligés, aux termes de la loi, de percevoir
les frais.
Senator Cordy: It doesn’t make sense to provide such hardships
for seniors who have paid taxes all their lives, but thank you.
La sénatrice Cordy : Il est insensé d’imposer des difficultés
semblables à des personnes âgées qui ont payé des impôts toute
leur vie, mais je vous remercie.
The Chair: I think, Mr. Conrad, if I understood you, your
point is that it’s required by law and you don’t have discretion in
that regard yourself, regardless of the various opinions of the
issue; is that correct?
Le président : Si je vous ai bien compris, monsieur Conrad, la
loi vous oblige à agir de la sorte et vous n’avez aucune latitude à
cet égard, peu importe les opinions qu’on peut avoir à ce sujet.
C’est bien cela?
Mr. Conrad: That is true, Mr. Chair. We cannot waive the fee.
M. Conrad : C’est vrai, monsieur le président, nous ne pouvons
pas annuler les frais.
Senator Seidman: I’d like to ask you about some of the
changes. The first one you make reference to changes all
references of ‘‘opinion’’ to ‘‘assessment.’’ So instead of Labour
Market Opinion, we have a Labour Market Impact Assessment,
and that uses different criteria and is supposed to be much more
rigorous.
La sénatrice Seidman : Je voudrais vous poser des questions à
propos de certaines modifications. À propos de la première, vous
dites que le terme « avis » sera remplacé par « étude ». Au lieu
d’« avis relatif au marché du travail », nous avons « étude de
l’impact sur le marché du travail ». Les critères seront différents,
et l’étude sera beaucoup plus rigoureuse.
Could you help us understand that process, which is going to
be undertaken by Employment and Social Development Canada,
I believe?
Pourriez-vous nous aider à comprendre ce processus dont, je
crois, Emploi et Développement social se chargera?
Colin Spencer James, Director, Policy and Program Design,
Temporary Foreign Workers Program, Skills and Employment
Branch, Employment and Social Development Canada: A number
of new changes have been made to the Labour Market Impact
Assessment process that differentiate it from the Labour Market
Opinion.
Colin Spencer James, directeur, Politiques et conception de
programme, Programme des travailleurs étrangers temporaires,,
Direction générale des compétences et de l’emploi, Emploi et
Développement social Canada : Un certain nombre de nouveaux
changements ont été apportés au processus d’étude d’impact sur
le marché du travail qui se distingue de l’avis relatif au marché du
travail.
First, we’re going to be using more and better labour market
information to undertake those assessments. There’s more
robustness of the process there. There’s more information that
officers will be looking at as they assess applications.
D’abord, nous allons utiliser des renseignements plus
nombreux et de meilleure qualité sur le marché du travail pour
réaliser ces études. Le processus est plus solide. Les agents
consulteront une information plus abondante pour évaluer les
demandes.
There are new requirements that we’re asking of employers to
make commitments that they won’t be laying off any Canadians
in the process or as a result of hiring those temporary foreign
workers — no laying Canadians off and no reductions in their
hours of work.
Nous avons de nouvelles exigences et demandons aux
employeurs des engagements selon lesquels ils ne licencieront
aucun Canadien dans ce processus ou à cause de l’embauche de
travailleurs étrangers temporaires : aucune mise à pied de
Canadiens, aucune réduction de leurs heures de travail.
There is a third change. Alexis, do you remember what it is?
Il y a une troisième modification. Alexis, vous souvenez-vous
de ce que c’est?
24:20
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
Mr. Conrad: We also require employers to provide information
on how many Canadians have applied for the position, how many
they have interviewed, et cetera, so we have assurances that they
have considered Canadians in a real way before the decision is
made to allow them to bring in a foreign national.
M. Conrad : Nous exigeons aussi que les employeurs
fournissent de l’information sur le nombre de Canadiens qui
ont postulé, le nombre qui ont été reçus en entrevue, et ainsi de
suite, pour que nous ayons l’assurance qu’ils ont vraiment
envisagé d’engager des Canadiens avant que nous ne décidions
de les autoriser à faire venir un ressortissant étranger.
Senator Seidman: So, will they have to demonstrate that
they’ve actually advertised the position for Canadians and that all
applicants didn’t fit the requirements or there were no applicants?
Is there going to be data provided or is it just say-so or
theoretical? How is it going to work?
La sénatrice Seidman : Les employeurs devront-ils donc
prouver qu’ils ont annoncé le poste pour les Canadiens et qu’il
n’y a pas eu de candidats ou qu’aucun candidat ne répondait aux
exigences? Faudra-t-il produire des données ou suffira-t-il d’une
affirmation, ou le processus sera-t-il théorique? Comment cela
fonctionnera-t-il?
Mr. Conrad: We require employers to advertise positions to
Canadians generally for four weeks. We require them to advertise
on the job bank and other industry-appropriate resources often in
a national forum. We need to make sure that as many Canadians
as possible are aware of the job opportunity. We require them to
reach out to under-represented groups and provide evidence
they’ve reached out to an Aboriginal community or to persons
with disabilities, as appropriate; and we require them to provide
details in terms of statistically how many people applied for the
job, how many have they interviewed, and how many job offers
did they make.
M. Conrad : Nous exigeons que les employeurs annoncent les
postes pour les Canadiens en général pendant quatre semaines.
Nous exigeons qu’ils annoncent les postes au Guichet emplois ou
qu’ils aient recours à d’autres ressources adaptées à l’industrie,
souvent un forum national. Nous devons nous assurer que le plus
grand nombre possible de Canadiens sont au courant du poste à
combler. Nous exigeons encore que les employeurs s’adressent
aux groupes sous-représentés et produisent la preuve qu’ils ont
contacté une collectivité autochtone ou des personnes
handicapées, selon ce qui convient; et nous exigeons des
données statistiques détaillées : combien de candidats ont
postulé, combien ont été reçus en entrevue, combien d’offres
d’emploi ont été faites.
We require them to keep records so that at some later point, if
and when our inspectors ask to see the evidence to ensure that
they actually were honest in their applications, that the inspectors
can verify that what was provided to the department as part of the
assessment when the decision was made was the truth. Where
employers have been less than honest, they are subject to
sanctions.
Nous exigeons des employeurs qu’ils conservent des dossiers
pour que, ultérieurement, s’ils veulent prendre connaissance des
éléments de preuve pour s’assurer que les employeurs ont été
honnêtes dans leurs demandes, les inspecteurs puissent vérifier si
ce qui a été communiqué aux ministères dans le cadre de
l’évaluation, lorsque la décision a été prise, était véridique.
Lorsque les employeurs n’ont pas été tout à fait honnêtes, ils font
l’objet de sanctions.
Senator Seidman: I just want to be sure I understand. Other
than the evidence that’s provided by the employer, is Employment
and Social Development Canada going to undertake any of their
own research on the subject matter in terms of the actual category
of job, not that specific job in that specific company, but the
category itself, and how timely the needs are? Are the needs in
that category legitimate? Are there mobility issues across the
country?
La sénatrice Seidman : Je veux être certaine de comprendre. En
dehors des éléments de preuve que l’employeur produit, Emploi et
Développement social Canada fait-il ses propres recherches, par
exemple sur la vraie catégorie d’emploi — non pas l’emploi précis
dans une entreprise donnée — et le caractère plus ou moins
pressant des besoins? Les besoins dans cette catégorie sont-ils
réels? Y a-t-il des problèmes de mobilité au Canada?
I’m wanting to know how much you will rely on the employer
for this kind of information to do your assessment and how much
work you’re going to do yourself to really understand the
situation in the country with job gaps and matching people who
need jobs with open jobs.
Je me demande dans quelle mesure vous vous fiez à
l’employeur pour obtenir les informations nécessaires à votre
évaluation et quelle est l’importance du travail que vous faites
vous-mêmes pour parvenir à vraiment comprendre la situation
dans notre pays, avec les pénuries et la nécessité de faire
correspondre les emplois disponibles avec les gens qui cherchent
du travail.
Mr. Conrad: As my colleague mentioned, one of the parts
that’s included in the increase in the fee the department is focused
on is working with Statistics Canada to get more survey data so
we know the number of vacancies out there and what’s happening
to wages.
M. Conrad : Comme mon collègue l’a dit, l’un des éléments
pris en compte dans l’augmentation des frais du ministère
concerne le travail avec Statistique Canada, car il faut obtenir
davantage de données d’enquête pour que nous connaissions le
nombre de postes vacants et l’évolution des salaires.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:21
We study these things now, and we feel that more information
will give our officers better tools to assess whether or not there’s a
foreign worker warranted at that time, place and wage. We do a
lot of analysis around labour market information in our regional
office, as well as at our headquarters, in terms of understanding
how the program is being used, if we are seeing growth in some
areas, and if we’re seeing growth in areas of the program or in
occupations where we wouldn’t expect it. Where we see that, we
try to do some sensitivity analysis to understand whether there is a
reason. Have the labour market conditions changed, et cetera?
Sometimes we see the use of foreign workers go up; sometimes we
see it go down. Sometimes it depends on the macroeconomic
conditions, but it can be related in smaller communities to one
employer who suddenly needs a lot more workers or does layoffs.
Nous étudions ces choses-là en ce moment, et nous estimons
que si nous avons davantage d’information, nos agents seront
mieux outillés pour évaluer la situation et voir s’il est justifié de
faire appel à un travailleur étranger à un moment, à un endroit et
à un salaire donnés. À notre bureau régional et à l’administration
centrale, nous faisons beaucoup de travail d’analyse de
l’information sur le marché du travail pour arriver à
comprendre comment le programme est utilisé, s’il y a une
croissance dans certaines régions, s’il y a augmentation de la
demande pour certains volets du programme ou des professions
où cette augmentation est inattendue. Lorsque nous remarquons
une hausse, nous faisons une analyse de sensibilité pour voir s’il y
a une raison qui l’explique. Par exemple, les conditions du marché
du travail ont-elles changé? Parfois, nous voyons le recours aux
travailleurs étrangers augmenter, et parfois, c’est le contraire.
Parfois, cela dépend de la situation macroéconomique, mais il
peut arriver aussi, dans les petites localités, qu’un employeur ait
soudain besoin de beaucoup plus de travailleurs ou au contraire
fasse des mises à pied.
We track these things quite carefully, and we are very focused
on arming our officers with as much information as possible to
make the individual decisions, but also in terms of the program
management, to make sure the way the program is approached
and the advice we give to officers on how to assess is as robust as
possible. This is an area we have been significantly focused on,
and we will continue to push.
Nous observons ces faits attentivement et nous cherchons avec
beaucoup de détermination à donner à nos agents le plus
d’information pour qu’ils puissent prendre les décisions dans
chaque cas, mais aussi pour que nous puissions bien gérer le
programme, assurer la plus grande solidité possible dans la façon
dont le programme est abordé et dans les conseils dispensés aux
agents sur les modalités d’évaluation. C’est un point qui nous
préoccupe beaucoup, et nous continuerons d’insister là-dessus.
Senator Seidman: That’s very reassuring to know that you are
going to do your own labour market analysis and use Canadian
information gathered all across the country.
La sénatrice Seidman : Il est très rassurant de savoir que vous
ferez votre propre analyse du marché du travail et utiliserez des
renseignements canadiens recueillis dans l’ensemble de notre pays.
On the collection, retention and use of social insurance
numbers, could you help us understand the purpose of this?
Pourriez-vous nous aider à comprendre la raison d’être de la
collecte, de la conservation, de l’utilisation des numéros
d’assurance sociale?
Mr. James: Sure. There are two things the collection of
SIN umbers helps us do as a program. It helps us validate the
identity of anyone interacting with the program as part of fraud
prevention or someone misusing or using someone else’s identity.
When an employer is applying to the program, we’ll be able to
validate that that employer is who they say they are and that that
employer is actually tied to a legitimate business. That’s
validation.
M. James : Bien sûr. La collecte des numéros d’assurance
sociale aide le programme sur deux plans. Cela nous aide à
vérifier l’identité de quiconque fait appel au programme. Il s’agit
de prévenir la fraude et d’éviter qu’on n’usurpe ou n’utilise
l’identité de quelqu’un d’autre. Lorsqu’un employeur présentera
une demande, nous pourrons vérifier qu’il est bien celui qu’il
prétend être et qu’il a une entreprise légitime. Il s’agit donc de
vérifier l’identité.
The second area, it will allow us to identify specific foreign
workers and that when our officers are doing inspections of
employers that we’ll be able to identify who is there to make sure
that the employer is meeting their obligations against some of the
program requirements, such as the cap on the proportion of their
workforce that is allowed to be made up of low-wage temporary
foreign workers or efforts they’ve made to transition to a
Canadian workforce.
Deuxièmement, cette information nous aidera à repérer
certains travailleurs étrangers, et nos agents chargés des
inspections chez les employeurs pourront vérifier qui est là et
s’assurer que l’employeur répond à certaines des exigences du
programme, comme le plafonnement et la proportion de leur
effectif qui peut se composer de travailleurs étrangers temporaires
et à faible salaire, ou encore les efforts à déployer pour se doter
d’une main-d’œuvre canadienne.
Senator Seidman: Are there identifiers on foreign workers? Do
they have temporary SIN numbers?
La sénatrice Seidman : Y a-t-il des numéros d’identité pour les
travailleurs étrangers? Ont-ils des numéros d’assurance sociale
temporaires?
24:22
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
Mr. James: They do. They have a SIN number that starts with
a number nine.
M. James : Oui. Ils ont un numéro d’assurance sociale qui
commence par neuf.
Senator Seidman: So, there’s some benefit in that case. I
understand.
La sénatrice Seidman : Il y a donc un avantage à retirer de cette
mesure. Je comprends.
Senator Seth: Thank you for your presentation. This is a
supplementary question, first, to what Senator Cordy asked about
having increased the fees from $275 to $1,000 for every temporary
foreign worker who is required.
La sénatrice Seth : Merci de votre exposé. Il s’agit d’une
question complémentaire qui fait suite à celle que la sénatrice
Cordy a posée au sujet de la majoration des frais, qui sont passés
de 275 $ à 1 000 $ pour chaque travailleur étranger temporaire.
Do you think it can make a change so that Canadian citizens
will be more attractive than foreign employees and decrease
national unemployment?
Estimez-vous que cela peut entraîner un changement, que les
citoyens canadiens en deviendront plus intéressants que les
travailleurs étrangers et que le taux national de chômage
diminuera?
The Chair: Mr. Conrad, will you deal with the first part of the
statement she made? She said it increased it from $250 to $1,000
for every temporary foreign worker. Would you please deal with
that?
Le président : Monsieur Conrad, répondrez-vous à la première
partie de l’intervention de la sénatrice? Elle a dit que les frais
étaient passés de 250 $ à 1 000 $ pour chaque travailleur étranger
temporaire. Auriez-vous l’obligeance de parler de cette question?
Mr. Conrad: It increased from $275 in 2013. The new measures
increased the fee to $1,000. That’s per position requested by an
employer. If an employer requests 10 positions, they pay 10 times.
M. Conrad : Les frais s’établissaient à 275 $ en 2013 et les
nouvelles mesures les ont fait passer à 1 000 $. Il s’agit de 1 000 $
par poste que l’employeur souhaite doter. Si un employeur
demande à engager 10 travailleurs, il doit payer 10 fois ces frais.
The Chair: Thank you for that clarification. I wanted to get
that clear for the record.
Le président : Merci de cette précision. Je voulais que cela soit
clair pour tout le monde.
Senator Seth: Will it be more attractive for our citizens to have
a job and will it decrease national unemployment?
La sénatrice Seth : Sera-t-il plus intéressant d’engager des
Canadiens et le taux de chômage national diminuera-t-il?
Mr. Conrad: So, in truth, the motivation behind putting the fee
in place was simply to change who was paying to use the program
from taxpayers to employers. We found a couple of things have
happened as a result of that. One is we used to get a lot of requests
just in case, and we spent a lot of time processing applications that
actually never ended up in foreign workers entering the country.
From a processing point of view and for program management,
it’s better to have an employer really wanting someone. We have
seen employers drop out for that reason, which is probably the
biggest increase.
M. Conrad : À la vérité, si les frais ont été mis en place, c’est
simplement pour que le programme soit à la charge des
employeurs plutôt qu’à celle des contribuables. Nous avons
constaté que la majoration des frais avait eu deux conséquences.
D’abord, nous recevions autrefois beaucoup de demandes qui
étaient faites « au cas où » l’employeur aurait besoin de
travailleurs étrangers. Nous passions beaucoup de temps à
étudier des demandes qui n’aboutissaient pas à la venue de
travailleurs étrangers au Canada. Du point de vue de l’étude des
demandes et de la gestion du programme, il est préférable d’avoir
affaire à un employeur qui veut vraiment faire venir des
travailleurs. Nous avons vu des employeurs se retirer du
programme pour cette raison, ce qui est probablement le plus
gros changement.
There is no doubt in my mind, though it wasn’t the policy
intent by the fee, that in some cases employers realize their costs
have come up and they will work harder to find Canadians and
look in places to find Canadians that they wouldn’t have
otherwise, because the cost dynamic has changed. Our program
requirements are pushing them quite strongly in that direction,
but I’ve no doubt that in some cases employers have realized that
their bill for a foreign worker will be very high. They’ll do a lot
more HR work and, as a result, have found Canadians and not
bothered to apply. I think there are two factors why the volumes
have gone down. One is employers are not bothering to apply
and, in other cases, they have decided to do more HR work and
hire more Canadians, which I think meets everyone’s policy
objective.
Il ne fait pas de doute dans mon esprit, bien que ce ne fût pas là
l’intention derrière l’augmentation des frais, que, parfois, les
employeurs s’aperçoivent que leurs coûts ont augmenté, qu’ils
cherchent davantage à trouver des travailleurs canadiens et qu’ils
vont chercher à des endroits qu’ils auraient par ailleurs négligés.
Tout cela parce que la dynamique des coûts a changé. Les
exigences du programme les incitent fort à adopter cette
orientation, mais je suis persuadé que, parfois, des employeurs
ont pris conscience du fait que les coûts de l’embauche d’un
travailleur étranger seront très élevés. Ils travailleront beaucoup
plus fort en gestion des ressources humaines, ce qui leur permettra
de trouver de la main-d’œuvre canadienne et ils n’auront pas à
demander à faire venir des étrangers. La baisse du nombre de
demandes tient à deux facteurs, à mon avis. L’un est que des
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:23
employeurs ne se donnent plus la peine de présenter des
demandes. L’autre est qu’ils ont décidé d’accroître leurs efforts
sur le plan des ressources humaines, ce qui, il me semble, est
l’objectif de tout le monde en matière de politique.
Senator Seth: Currently, the Ministers of Citizenship and
Immigration and Employment and Social Development Canada
may list on a public website employers who violate conditions of
the Temporary Foreign Worker Program. So they’ll put it on
there. This list has been expanded. Can you just give me some
examples of the offences that would be covered under this new
regulation?
La sénatrice Seth : Actuellement, le ministre de la Citoyenneté
et de l’Immigration et celui de l’Emploi et du Développement
social peuvent diffuser sur un site web public la liste des
employeurs qui violent les conditions du Programme des
travailleurs étrangers temporaires. Ils seront donc inscrits. La
liste a été élargie. Pourriez-vous donner des exemples des
infractions qui seraient visées par les nouvelles dispositions
réglementaires?
Mr. James: This legislative change just identifies an enabling
authority that would allow the department to put employers’
names on a public list if they have been found in violation of a
federal or provincial-territorial employment or labour law.
M. James : La modification législative indique simplement le
pouvoir qui permettra au ministère d’inscrire sur une liste rendue
publique le nom des employeurs jugés coupables d’avoir enfreint
une loi fédérale, provinciale ou territoriale en matière d’emploi ou
de travail.
What will be set out in regulations are the details of the
conditions under which violations, in what circumstances and the
length of time that an employer’s name will remain on that list.
Le règlement expliquera en détail les conditions auxquelles les
violations seront inscrites, les circonstances dans lesquelles cela se
fera et combien de temps le nom de l’employeur restera sur la liste.
Senator Seth: Do you believe that more regulatory measures
could be put in place to make it better and ensure compliance with
the program?
La sénatrice Seth : Croyez-vous qu’on pourrait mettre en place
d’autres mesures réglementaires pour améliorer la situation et
assurer le respect du programme?
Mr. James: We’re constantly looking at the program to see if
there are adjustments or changes that need to be made to improve
the program, and we’ll continue to do so. This is the regulatory
change that is planned for that enabling authority and, in the
course of doing that regulatory change, we’ll explore what the
scope of that change needs to be.
M. James : Nous examinons constamment le programme pour
voir s’il y a des rajustements ou des modifications à apporter pour
l’améliorer, et nous continuerons à l’examiner. C’est là la
modification réglementaire prévue pour l’exercice de ce pouvoir.
En apportant cette modification réglementaire, nous nous
interrogerons sur la portée à donner à cette modification.
Senator Seth: Okay, thank you.
La sénatrice Seth : D’accord. Merci.
Senator Merchant: Thank you very much, and welcome.
La sénatrice Merchant : Merci beaucoup. Bienvenue à vous.
I would like to deal, Mr. Conrad, with your fourth proposed
amendment, which would seek to create a list and publish the
name and addresses of employers found guilty of an offence.
Monsieur Conrad, je voudrais discuter de la quatrième
modification proposée, celle qui porte sur la constitution et la
publication d’une liste qui indiquerait le nom et l’adresse des
employeurs jugés coupables d’une infraction.
What precisely is the purpose of this list? Is it to embarrass the
employer? Is it to fine the employer? Is it to discourage other
workers from working for that employer? Exactly why are you
doing this?
Quelle est précisément la raison d’être de cette liste? S’agit-il de
mettre l’employeur dans l’embarras? Est-ce une sanction? Veut-on
décourager d’autres travailleurs de se mettre au service de cet
employeur? Pourquoi au juste proposez-vous cette mesure?
Mr. Conrad: In many provinces, when an employer is found
guilty under provincial employment legislation, that information
is generally in the public domain. Some provinces list it.
M. Conrad : Dans beaucoup de provinces, lorsqu’un
employeur est jugé coupable d’infraction à une loi en matière
d’emploi, cette information est généralement du domaine public.
Certaines provinces publient la liste des employeurs fautifs.
There are two purposes. One is for transparency reasons. The
other is, where employers have broken employment laws that are
regulated by the province, we don’t necessarily believe that that is
a safe environment to put a temporary foreign worker in. So it
serves two purposes. It stops employers who’ve been found guilty
under provincial legislation from using our program, but it also
provides transparency, including to foreign workers, so when an
employer or an international recruiter approaches them to say
Il y a deux raisons. D’abord la transparence. Deuxièmement,
lorsque des employeurs ont enfreint des lois provinciales en
matière d’emploi, nous ne sommes pas nécessairement convaincus
qu’ils offrent un cadre sécuritaire pour un travailleur étranger
temporaire. Il y a donc deux raisons. On empêche les employeurs
déclarés coupables d’une infraction à une loi provinciale de
recourir au programme, et on garantit la transparence, y compris
pour les travailleurs étrangers. Lorsqu’un employeur ou un agent
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Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
there’s a job opportunity in Canada, that information is out for
an individual to worker to decide whether he or she actually wants
to work in that employment place. So I think it serves those two
purposes.
qui fait du recrutement à l’étranger approche des travailleurs pour
leur offrir un emploi au Canada, ces travailleurs pourront prendre
connaissance de cette information pour savoir s’ils veulent ou non
aller travailler chez tel ou tel employeur. Cette mesure sert donc à
deux fins.
Senator Merchant: Thank you. You are casting a very wide net.
You are taking provincial and territorial offences. You are
grouping them all together. Are there certain offences? Have you
designated some offences that are of particular interest? I’m just
thinking that we have to have some provisions to protect the
employer, too. You know, once you put somebody’s name on a
list, it’s a very serious thing. Why are you casting such a wide net?
Why not find out the offences that are particularly offensive and
go with that?
La sénatrice Merchant : Merci. Vous ratissez très large. Vous
tenez compte des infractions à des lois provinciales ou
territoriales. Vous regroupez tout cela. Y a-t-il des infractions
particulières? Avez-vous désigné certaines infractions qui
présentent un intérêt particulier? Je me dis que nous devons
avoir des dispositions pour protéger l’employeur également. C’est
une chose très grave que d’inscrire le nom d’une personne sur une
liste. Pourquoi ratissez-vous aussi large? Pourquoi ne pas repérer
les infractions qui sont particulièrement odieuses pour vous
concentrer là-dessus?
Mr. Conrad: In actual fact, the legislative amendment is an
enabling tool. Before the regulatory process starts, we have
started talking to provinces in terms of understanding their
employment standards and legislation to look at our own federal
offences and, at the end of the day, to make sure that the tools
reflect the kind of offences that an employer has committed that
we wouldn’t want him using the program. We’ve received and will
continue to receive very positive engagement from provinces in
terms of understanding their own processes and which kind of
offences are subject to convictions or those kinds of sanctions,
and which ones are administrative.
M. Conrad : En réalité, la modification législative prévoit un
pouvoir habilitant. Avant le début du processus réglementaire,
nous avons amorcé des discussions avec les provinces pour
comprendre leurs normes et leurs lois en matière d’emploi et
considérer les infractions aux dispositions fédérales. Nous
voulions au bout du compte nous assurer que les outils retenus
permettent de tenir compte des infractions qui, commises par un
employeur, devraient empêcher celui-ci de se prévaloir du
programme. Nous avons reçu et continuerons de recevoir une
participation très constructive des provinces pour que nous
puissions comprendre leurs propres processus et les types
d’infractions qui donnent lieu à des condamnations ou à des
sanctions de cette nature, et les distinguer de celles qui se situent
au niveau administratif.
Over the coming weeks and months, we’re going to have to
develop a regulatory regime that strikes that balance between the
kinds of offences that employers have committed where no one
thinks there should be a foreign worker entering, and others
where there may have been a kind of offence that we don’t
necessarily feel is significant enough and which the province is
managing through its own process.
Au cours des semaines et des mois à venir, nous allons devoir
élaborer un régime de réglementation équilibré qui distingue les
infractions commises par les employeurs et de nature telle que
personne ne pense qu’un travailleur étranger doive aller travailler
chez eux, et les infractions qui ne nous semblent pas
nécessairement assez graves et que la province gère par ses
propres moyens.
It’s a lot of work, but I think both provincial governments and
the Government of Canada feel it’s worth undertaking because,
when a worker does come into Canada and enters a workplace, in
most cases, they are working in a provincially regulated
workplace, so the provinces themselves have an interest in
making sure we get this right.
C’est beaucoup de travail, mais les gouvernements provinciaux
et le gouvernement du Canada estiment qu’il vaut la peine de
s’atteler à cette tâche, car, lorsque des travailleurs viennent au
Canada et se retrouvent en milieu de travail, il s’agit la plupart du
temps d’un milieu de travail de ressort provincial. Les provinces
elles-mêmes ont donc intérêt à ce que nous fassions les choses
correctement.
Senator Merchant: Finally, this finding of guilt, is it going to be
a judicial determination or is it going to be an administrative
finding? Who is going to decide whether a person is guilty of an
offence?
La sénatrice Merchant : Enfin, la déclaration de culpabilité
sera-t-elle prononcée par un tribunal ou bien est-ce que ce sera
une décision administrative? Qui va décider si une personne est
coupable d’une infraction?
Mr. Conrad: That’s one of the issues that we need to talk about
with the provinces because how they sanction employers differs
from jurisdiction to jurisdiction. As you rightly point out, in some
M. Conrad : C’est l’une des choses dont nous devrons
discuter avec les provinces, car l’imposition de sanctions aux
employeurs obéit à des modalités différentes dans les diverses
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Affaires sociales, sciences et technologie
24:25
cases there are administrative kinds of penalties and in others
there are criminal convictions, or they are found guilty under
provincial employment legislation.
administrations. Comme vous le signalez fort justement, il y a
parfois des sanctions de type administratif alors que, dans
d’autres cas, ce sont des condamnations au pénal, ou bien les
employeurs sont jugés coupables aux termes d’une loi provinciale
en matière d’emploi.
Our focus is on the serious offences, the kinds of things that
everyone, as I said, agrees are unsafe for someone to work in or
that someone should know about. Exactly as you said, we need to
find the right place and make sure that the kind of offences
someone is found guilty of are reflective of how the provincial
regime operates, and that we are sure at the end of the day we’ve
captured the right types of offences. Certainly, it’s something I
expect to be spending a lot of time on in the coming period.
Nous mettons l’accent sur les infractions graves, sur ce qui, de
l’avis général, rend un milieu de travail dangereux, comme je l’ai
dit, et sur les éléments dont les travailleurs doivent être au
courant. Nous devons, exactement comme vous l’avez dit, trouver
un juste milieu et nous assurer que les infractions dont un
employeur est jugé coupable ont un lien avec le fonctionnement
du régime provincial. Nous devons veiller en fin de compte à
cibler les bons types d’infraction. Chose certaine, je m’attends à
consacrer beaucoup de temps à ce travail au cours de la période
qui vient.
Senator Merchant: You haven’t answered the question. Who’s
going to determine the guilt? Is it an administrative matter, or is it
going to be a judicial finding?
La sénatrice Merchant : Vous n’avez pas répondu à ma
question. Qui va se prononcer sur la culpabilité de l’employeur?
Est-ce que ce sera une décision administrative ou une décision
judiciaire?
Mr. Conrad: The finding of guilt will go with the respective
government whose legislation is there. In a lot of cases, that’s
employment standards legislation. There are criminal offences
under the Immigration and Refugee Protection Act and under the
Canada Labour Code, so the individual government responsible
is still responsible for sanctioning the employer. Our focus is what
kind of sanctions we should list and stop employers using the
program.
M. Conrad : La déclaration de culpabilité dépendra du
gouvernement dont relève la loi en cause. Dans bien des cas, il
s’agit de la loi sur les normes en matière d’emploi. Il y a des
infractions pénales prévues par la Loi sur l’immigration et la
protection des réfugiés et le Code canadien du travail. Il incombe
au gouvernement responsable d’imposer des sanctions à
l’employeur. Nous mettons l’accent sur la nature des sanctions
à inscrire sur la liste et qui doivent empêcher l’employeur de
recourir au programme.
Nothing about this will distort anyone’s responsibilities. It’s
simply who finds people guilty and we need to make sure that we
list them.
Rien, dans ces dispositions, ne modifiera les responsabilités de
quiconque. Il s’agit simplement de voir qui déclare l’employeur
coupable et nous devons inscrire les infractions sur la liste.
I hope I’m answering your question now, senator.
[Translation]
J’espère avoir répondu à votre question cette fois, madame la
sénatrice.
[Français]
Senator Chaput: My first question is further to Senator
Merchant’s questions about your fourth amendment.
La sénatrice Chaput : Ma première question fait suite aux
questions de la sénatrice Merchant concernant votre quatrième
modification.
To create the list of employers found guilty of an offence, there
must be criteria and guidelines. Have you already started to
prepare a first draft of the criteria to determine which offence
would get an employer on the list? Have you determined how long
an employer’s name would remain on the list?
Pour dresser la liste des noms des employeurs déclarés
coupables d’infractions, il doit y avoir des critères et des
barèmes d’évaluation. Est-ce que vous avez déjà commencé à
dresser une première liste de ces critères pour déterminer quelle
infraction serait suffisante pour qu’un employeur fasse partie
d’une liste? Avez-vous déterminé pendant combien de temps le
nom de l’employeur demeurerait sur la liste?
Mr. Conrad: We have started, but as I said earlier, this requires
a lot of work. We have opened discussions with the provinces, the
territories and our colleagues in the Government of Canada, but
it is a complex process. So yes, we have started, but there is a lot
of work to do.
M. Conrad : On a déjà commencé, mais comme je l’ai dit plus
tôt, cela représente beaucoup de travail. On a entamé les
discussions avec les provinces et les territoires et avec nos
collègues du gouvernement du Canada, mais c’est un processus
complexe. Donc, oui, on a commencé, mais il y a beaucoup de
travail à faire.
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Social Affairs, Science and Technology
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Senator Chaput: In your view, since it is difficult and there is a
lot of work to do, is it still doable? If so, how long would it take to
have a satisfactory draft of criteria for the provinces, territories
and the federal government?
La sénatrice Chaput : D’après vous, puisque c’est difficile et
qu’il y a beaucoup de travail, est-ce que vous croyez que cela est
tout de même possible? Le cas échéant, combien de temps
faudrait-il mettre avant d’obtenir l’ébauche d’une liste de critères
qui serait satisfaisante pour les provinces, les territoires et pour le
gouvernement fédéral?
Mr. Conrad: I am sure it is doable. We have had good
discussions with the provinces, and they think this is important as
well. I am not sure how much time we will need to set the
conditions and criteria; that will be part of the regulatory process.
However, this initiative is definitely a priority for us and for most
of the provinces.
M. Conrad : Je suis sûr que c’est possible. On a eu de bonnes
discussions avec les provinces, qui pensent elles aussi que c’est
important. Je ne sais pas exactement combien de temps il faudra
mettre pour établir les conditions et les critères; ce sera fait dans le
cadre du processus réglementaire. Cependant, cette initiative est
certainement une priorité pour nous, ainsi que pour la plupart des
provinces.
Senator Chaput: After a decision is made to add an employer to
the list, do you think the name will remain on the list permanently
or just for a certain time? Have you thought about that?
La sénatrice Chaput : À la suite de la décision d’inscrire un
employeur à cette liste, dans votre esprit, est-ce que le nom y
restera en permanence ou seulement pendant un certain temps?
Avez-vous réfléchi à cet aspect de la question?
Mr. Conrad: We have talked about it, but we have not made a
decision yet. Some provinces have decided to keep the name of the
employer on the list permanently, as public information, while
other provinces will delete the names after a certain period of
time.
M. Conrad : On en a discuté, mais on n’a pas encore pris de
décision. Certaines provinces ont décidé de laisser le nom de
l’employeur sur la liste en permanence, à titre d’information
publique, alors que dans d’autres provinces, les noms seront
supprimés après une certaine période de temps.
We will talk about it amongst ourselves and with the provinces
to determine the best way to handle the situation.
On va en discuter à l’interne et avec les provinces afin de
déterminer quelle est la meilleure façon de régler cette situation.
Senator Chaput: Could the solution be different for each
province and territory?
La sénatrice Chaput : Cela pourrait être différent
dépendamment de la province ou du territoire?
Mr. Conrad: It varies from province to province, because, in
many provinces, the list of employers is already published. In our
case, we will have to decide how long we want to keep the names
on the list.
M. Conrad : C’est différent selon les provinces, parce que, dans
beaucoup de provinces, la liste des employeurs est déjà publiée.
Pour notre part, nous devrons décider pendant combien de temps
les noms resteront sur la liste.
Senator Chaput: I have another question. I know
Senator Seidman has already asked questions about this, but, in
your second amendment, you talk about seeking authority to
make regulations for the collection, retention and use of social
insurance numbers, with a view to developing the regulations to
implement the program.
La sénatrice Chaput : J’ai une autre question. Je sais que la
sénatrice Seidman a déjà posé des questions à ce sujet, mais, dans
votre deuxième modification, vous parlez de l’autorisation
d’édicter des règlements pour la collecte, la conservation et
l’utilisation du numéro d’assurance sociale, dans le but de
développer le règlement qui permettra la mise en œuvre du
programme.
Are those three matters currently addressed, perhaps more
broadly, in Employment and Social Development Canada’s
regulations? Do the regulations already refer to the collection,
retention and use of social insurance numbers?
Est-ce que vous abordez présentement ces trois questions, peutêtre de façon plus générale, dans les règlements qui existent à
l’heure actuelle à Emploi et Développement social Canada? Est-ce
qu’on parle déjà de la collecte, de la conservation, et de
l’utilisation des numéros d’assurance sociale?
Mr. Conrad: If you are asking whether we can check certain
information without the social insurance number, the answer is
yes, but it takes a lot of work, a lot of administrative effort for the
department and the employers.
M. Conrad : Si vous me demandez si on peut vérifier certains
renseignements sans avoir le numéro d’assurance sociale, on peut
maintenant le faire, mais cela représente beaucoup de travail,
beaucoup d’efforts administratifs pour le ministère, ainsi que pour
les employeurs.
Having access to the social insurance number will help the
department and employers, because the process is difficult and
very complex. So it helps both parties.
Si on a la possibilité d’utiliser le numéro d’assurance sociale,
cela aidera le ministère et les employeurs, parce que le processus
est difficile et très complexe. Cela aide donc les deux parties.
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Affaires sociales, sciences et technologie
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Senator Chaput: Right now, do you need to obtain
authorization from the employer before you can use their social
insurance number?
La sénatrice Chaput : Est-ce que vous devez présentement
obtenir l’autorisation de l’employeur avant de vous servir de son
numéro d’assurance sociale?
Mr. Conrad: Right now, we are not allowed to use the number
in full; we can use only some information. In addition, the
employer cannot always give us the authorization; it is a
legislative matter.
M. Conrad : À l’heure actuelle, on n’a pas le droit d’utiliser le
numéro au complet; on ne peut utiliser que certains
renseignements. De plus, ce n’est pas nécessairement
l’employeur qui peut nous donner l’autorisation, car c’est une
question législative.
Senator Chaput: After this bill is passed, you will not need
authorization from the employer to use the social insurance
number, it will be automatically done? It will be a given?
La sénatrice Chaput : À la suite de l’adoption de ce projet de
loi, vous n’aurez pas besoin d’obtenir l’autorisation de
l’employeur pour utiliser le numéro d’assurance sociale; ce sera
donc automatique? Ce sera un fait accompli?
Mr. Conrad: That is correct.
M. Conrad : C’est cela.
Senator Chaput: Thank you.
La sénatrice Chaput : Merci.
[English]
[Traduction]
The Chair: Mr. Conrad, I’d like to go back to the middle part
of your response to Senator Chaput’s question with regard to the
federal list. I think I understood you to imply that, even though
the provinces may have different lists at the moment, the intention
is that the federal list will be standard across the country. Is that
correct?
Le président : Monsieur Conrad, je voudrais revenir à la partie
centrale de votre réponse à la question de la sénatrice Chaput
concernant la liste fédérale. D’après ce que j’ai cru comprendre,
vous laissez entendre que, même si les provinces peuvent avoir des
listes différentes en ce moment, on souhaite que la liste fédérale
soit uniforme dans tout le Canada. Est-ce exact?
Mr. Conrad: In one sense, Mr. Chair, I should be careful not to
prejudice decisions that will be made through the regulatory
process.
M. Conrad : En un sens, monsieur le président, je dois éviter de
présumer des décisions qui seront prises dans le cadre du
processus réglementaire.
The Chair: I understand.
Le président : Je comprends.
Mr. Conrad: But the main issue is there are very different
regimes in different provinces. They list employer names
differently. Some of them, as I said, are always there just for
information and sometimes they are there for a period of time
until the sanction expires or for a set period of time.
M. Conrad : Le gros problème, c’est que les régimes sont fort
différents d’une province à l’autre. Les noms sont inscrits à la liste
selon des modalités différentes. Je le répète, les noms sont
toujours là uniquement à titre d’information. Et parfois, les noms
figurent dans la liste pendant seulement une certaine période
jusqu’à la fin de la sanction ou pendant une certaine période fixe.
I wouldn’t say that the decision has been made, but I would
say, from a federal perspective, it would probably be appropriate
to treat employers, no matter where they are in the country, in a
similar fashion. Therefore, we should make our own decision of
how long we will put those employer names on our list and it
should be the same, presumably, no matter where in the country.
Je ne dirais pas que la décision a été prise, mais il me semble
que, du point de vue fédéral, il conviendrait probablement de
traiter tous les employeurs de la même façon, où qu’ils se trouvent
au Canada. Nous devrions donc prendre notre proposition sur la
durée de l’inscription des employeurs à la liste, et cette période
devrait être la même, peu importe où les employeurs se trouvent
au Canada.
The Chair: Subject to the information that appears during the
development of regulations and their applications, the intent
going into it is, where possible, to have a standard list across the
country?
Le président : Sous réserve de l’information qui surgira au
cours de l’élaboration du règlement et de ses applications,
l’intention de départ est d’avoir une liste normalisée dans tout
le Canada?
Mr. Conrad: I think that is fair to say.
M. Conrad : On peut sans doute le dire.
The Chair: Thank you very much.
Le président : Merci beaucoup.
Senator Enverga: Thank you for your presentation. When an
employer files a contract, do you have any limitation on how long
it should last?
Mr. Conrad: Sorry, senator?
Le sénateur Enverga : Merci de votre exposé. Lorsqu’un
employeur dépose un contrat, sa durée est-elle limitée?
M. Conrad : Désolé, sénateur?
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Social Affairs, Science and Technology
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Senator Enverga: Is there a limitation on how long the contract
should last? Let’s say if you hired a temporary foreign worker to
work in your company, is there a limitation on the length of this
worker’s contract?
Le sénateur Enverga : Y a-t-il une limite à la durée du contrat?
Supposons qu’on engage un travailleur étranger temporaire pour
travailler dans son entreprise, y a-t-il une limite à la durée du
contrat de ce travailleur?
Mr. Conrad: Generally, for low-wage hires of temporary
foreign workers, where the temporary foreign worker is being
paid below what the median wage is in a province, we issue
a maximum of one year. After a year, the employer needs to
re-advertise the job to Canadians, reach out to communities and
go through the process again.
M. Conrad : Généralement, pour les travailleurs étrangers
temporaires à faible salaire, dont la rémunération est inférieure
au salaire médian dans une province donnée, nous limitons le
contrat à un maximum d’un an. Après un an, l’employeur doit
annoncer de nouveau le poste pour les Canadiens, s’adresser à
différents groupes et reprendre tout le processus.
For higher wage positions, we will generally approve them for
up to two years. The decision on some positions is when we know
there is a fixed period of work for a fixed period of time — it may
be 23 months or longer — the work is ending and there is no job
there in the future, we match up the period of time generally to
what the employer needs.
Pour les postes qui commandent une rémunération plus élevée,
nous donnons généralement une approbation qui vaut pour un
maximum de deux ans. Pour certains postes, la décision se prend
parce que nous savons qu’il y a une période fixe de travail dans un
laps de temps donné — ce peut être 23 mois ou plus — et que le
travail prend fin, sans la perspective d’un autre poste par la suite.
Nous faisons alors correspondre la période à la durée des besoins
de l’employeur.
From a general program perspective, generally for low wage
it’s up to a year and generally for high wage it’s two years. But, as
I said, there are cases where the employer can demonstrate the
need is different, and we try to be reflective of the business need,
assuming there’s no negative impact on the Canadian labour
market for giving authorization longer than two years.
Dans la perspective générale du programme, on peut dire en
gros que la période est de un an pour les postes à faible
rémunération et de deux ans pour les postes mieux rémunérés.
Mais je le répète, il arrive que l’employeur puisse établir que les
besoins sont différents, et nous essayons alors de tenir compte des
besoins de l’entreprise, à supposer qu’il n’y ait aucun impact
négatif sur le marché du travail au Canada, et nous accordons une
autorisation de plus de deux ans.
Senator Enverga: Assuming it is up to two years and the
employer finds they still need the temporary foreign worker, do
they have to go through the same procedure again and pay
another $1,000?
Le sénateur Enverga : À supposer que la période soit d’un
maximum de deux ans et que l’employeur constate qu’il a
toujours besoin du travailleur étranger temporaire après cette
période, doit-il reprendre toutes les démarches et payer de
nouveau 1 000 $?
Mr. Conrad: Yes, they would. We don’t actually allow
renewals; we require a new application. Oftentimes, they may
use the same temporary foreign worker and apply before the
two-year expiry because the person is already here, they realize
they can’t find a Canadian and they want to keep the person
because they’ve already trained the worker in their organization.
In that case, we don’t require them to find a different worker.
M. Conrad : Oui, il devrait le faire. Nous n’autorisons pas les
renouvellements; il nous faut une nouvelle demande. Souvent,
l’employeur peut retenir le même travailleur étranger temporaire
et faire sa demande avant la fin des deux ans parce que le
travailleur est déjà sur place, que l’employeur s’aperçoit qu’il ne
peut pas trouver un travailleur canadien et qu’il veut garder la
même personne parce qu’elle a déjà reçu la formation dans son
entreprise. En pareil cas, nous n’exigeons pas que l’employeur
trouve un autre travailleur.
We require them to go through the process again because
labour market conditions in Canada can change dramatically
over a period of two years and, rather than just give them a
renewal, we feel they need to reach out again and try and find a
Canadian. If they can’t, then they are entitled to reapply for the
program and have another foreign worker, but we will make sure
they go through a rigorous test to verify they still need their
foreign worker.
Nous exigeons que les employeurs reprennent les démarches
parce que le marché du travail au Canada peut changer
radicalement en deux ans. Au lieu de leur accorder un
renouvellement, nous exigeons qu’ils essaient de nouveau de
trouver un Canadien. S’ils n’y arrivent pas, ils peuvent demander
à se prévaloir de nouveau du programme, mais nous nous
assurerons qu’ils répondent à des critères rigoureux pour vérifier
s’ils ont toujours besoin de leur travailleur étranger.
There are other cases where an employer gets a year or
two years of a foreign worker and the person qualifies to become
a permanent resident. The employer at that point may decide to
Il y a d’autres cas où un employeur obtient une autorisation
d’un ou deux ans pour un travailleur étranger et que
celui-ci satisfasse aux exigences pour devenir résident
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Affaires sociales, sciences et technologie
24:29
use one of the immigration channels to hire the worker
permanently rather than have a constant reliance on temporary
foreign workers.
permanent. L’employeur peut alors décider de se prévaloir d’une
des filières d’immigration pour engager le travailleur de façon
permanente au lieu de recourir constamment à des travailleurs
étrangers temporaires.
Senator Enverga: Assume that you want temporary foreign
workers, you can’t find anybody else and you followed all the
rules. Will the worker be sent home or sent to his or her native
country and then come back, or can they stay while the process is
ongoing?
Le sénateur Enverga : Supposons qu’on veuille des travailleurs
étrangers temporaires, qu’on ne puisse trouver personne d’autre et
qu’on se soit conformé à toutes les règles. Les travailleurs serontils renvoyés chez eux, dans leur pays d’origine, quitte à revenir
ensuite, ou peuvent-ils rester au Canada pendant la durée des
démarches?
Mr. Conrad: Often, when an employer realizes that the
two years is expiring for a high wage position, at some period
of time before that they will reapply because they would like
employment continuity, and we allow employers to do that.
Where an employer has an ongoing need for a worker, we don’t
have an interest in forcing them to have the person leave and fly
back when they will continue to work. We try to be responsive to
business needs. Business will stop if there is a break in
employment, so the employers who use the program on a
regular basis are accustomed to knowing how long they need to
advertise for and what kind of efforts they need to go through,
and they will try and match that up with having employment
continuity.
M. Conrad : Souvent, lorsqu’un employeur s’aperçoit que la
période de deux ans est sur le point de se terminer, dans le cas
d’un poste bien rémunéré, il peut présenter une nouvelle demande
avant la fin de la période parce qu’il souhaite assurer la continuité
dans l’emploi. Nous autorisons les employeurs à procéder de cette
manière. Lorsqu’un employeur a besoin de façon durable d’un
travailleur, nous n’avons aucun intérêt à le forcer à renvoyer la
personne chez elle pour qu’elle revienne ensuite, puisqu’elle
continuera à travailler. Nous essayons de répondre aux besoins de
l’entreprise. L’activité de l’entreprise s’arrêtera s’il y a interruption
dans l’emploi. Les employeurs qui ont régulièrement recours au
programme sont habitués et savent pendant combien de temps ils
doivent faire de la publicité, quels efforts ils doivent déployer, et
ils essaieront de s’organiser pour assurer la continuité de l’emploi.
Senator Enverga: I know that you were blacklisting employers.
Do you blacklist employers themselves or the people who are
doing the employing, like the owner of the company?
Le sénateur Enverga : Je sais que vous inscrivez des employeurs
sur une liste noire. Ce sont les employeurs eux-mêmes qui sont sur
cette liste ou ceux qui sont chargés de l’emploi, comme le
propriétaire de l’entreprise?
Mr. Conrad: The listing of the employer in terms of our
sanctions regimes is attached to the employer. It attaches to the
CRA business number which is the tool by which the employers
apply for the program. The sanction, which now is a ban from the
program, applies to the employer.
M. Conrad : Dans nos régimes de sanctions, ce sont les
employeurs qui sont inscrits. Il y a un lien avec le numéro
d’entreprise à l’ARC. C’est le numéro utilisé lorsque les
employeurs se prévalent du programme. La sanction, qui est
maintenant une interdiction de participer au programme,
s’applique à l’employeur.
Senator Enverga: The employer, but not necessarily the person
running the employment.
Le sénateur Enverga : L’employeur, mais pas nécessairement la
personne qui s’occupe des services d’emploi.
Mr. Conrad: No, not necessarily.
M. Conrad : Non, pas nécessairement.
Senator Enverga: Because they can always create another
corporation and do the same thing all over again. Do you monitor
that kind of thing?
Le sénateur Enverga : Il est toujours possible de créer une autre
société et de refaire sans cesse la même chose. Êtes-vous à l’affût
de ce genre de comportement?
Mr. Conrad: Yes, we do monitor it. Our engagement is with
employers and not the actual individuals. We do spend a lot of
time ensuring that employers are not finding creative ways to get
around program requirements, and we are quite internally used to
monitoring who is using the program and what is happening,
because we don’t want individuals to find creative ways to subvert
our sanctions. It’s certainly something that we focus on. It’s also
something we are spending a lot more time on at the moment.
M. Conrad : Oui, nous le sommes. C’est avec les employeurs
que nous traitons, et non avec certains titulaires des postes. Nous
passons beaucoup de temps à nous assurer que les employeurs ne
trouvent pas des moyens innovateurs de contourner les exigences
du programme et, à l’interne, nous sommes bien habitués à
contrôler qui utilise le programme et à vérifier ce qui se passe, car
nous ne voulons pas que certains trouvent des moyens
innovateurs de contourner nos sanctions. C’est certainement
une chose à laquelle nous accordons une grande attention. Et
nous y consacrons maintenant beaucoup plus de temps.
24:30
Social Affairs, Science and Technology
The Chair: The point is, Mr. Conrad, with regard to an
employer that applies, their business is transparent in relation to
the information that you have, and you can follow up.
Mr. Conrad: Yes.
10-12-2014
Le président : À la vérité, monsieur Conrad, lorsqu’un
employeur présente une demande, il y a une grande
transparence grâce à l’information que vous avez sur son
entreprise. Vous pouvez assurer un suivi.
M. Conrad : Effectivement.
Senator Beyak: Gentlemen, as you know, the labour shortage
is more acute in some sectors. We heard from Agriculture and
Agri-Food Canada, and they have written this labour action plan
report. Do you meet with them regularly and do you have enough
flexibility in the act and the regulations to deal with exceptions
and the extreme cases in some of the sectors?
La sénatrice Beyak : Vous n’ignorez pas, messieurs, que la
pénurie de main-d’œuvre est plus marquée dans certains secteurs.
Nous avons entendu le point de vue d’Agriculture et
Agroalimentaire Canada. Le ministère a rédigé un rapport sur
le Plan national d’action sur la main-d’œuvre. Rencontrez-vous
régulièrement les représentants du ministère, et la loi et le
règlement vous laissent-ils assez de latitude pour gérer les
exceptions et les situations extrêmes dans certains secteurs?
Mr. Conrad: I meet with them very regularly, both with the
employer community and our federal colleagues.
M. Conrad : Je les rencontre très régulièrement, tant avec les
employeurs qu’avec nos collègues fédéraux.
The agricultural sector is a different stream of the program. We
have defined ‘‘primary agriculture’’ in law, consistent with the
international definition, and the program requirements for an
employer hiring someone to work on-farm are different from
other employers. We don’t charge them the fee; we set a different
wage scale; and some of the program requirements, like the cap,
don’t apply. That’s an acknowledgement by the government over
time that the labour situation in the on-farm primary agricultural
sector is different and the challenges are significant, and so the
government has reflected that distinction.
Le secteur agricole correspond à un volet différent du
programme. Nous avons défini dans la loi la notion
d’« agriculture primaire », et la définition correspond à la
définition internationale. Les exigences du programme pour un
employeur qui engage quelqu’un pour travailler dans
l’exploitation agricole sont différentes de celles qui sont
imposées à d’autres employeurs. Nous ne leur imposons pas de
frais; nous établissons un barème salarial différent; certaines
exigences du programme, comme le plafonnement, ne
s’appliquent pas. Au fil du temps, le gouvernement a reconnu
que la situation du travail dans le secteur agricole primaire était
différente et que les défis y étaient importants. Il a donc tenu
compte des particularités de ce secteur.
Senator Beyak: Are there any other sectors with exemptions
that this doesn’t apply to?
La sénatrice Beyak : Y a-t-il d’autres secteurs qui profitent
d’un régime d’exception?
Mr. Conrad: The only exemption from the fee is in the primary
agriculture sector. That’s been continued since the fee was put in
place. Most agricultural workers in Canada come through our
agricultural worker program, which is a partnership with Mexico
and Caribbean states on a bilateral basis to manage that.
M. Conrad : La seule exception, en ce qui concerne les frais, est
accordée au secteur agricole. Il en est ainsi depuis que les frais ont
été mis en place. La plupart des travailleurs agricoles qui viennent
au Canada le font au moyen du programme des travailleurs
agricoles, qui est un partenariat bilatéral avec le Mexique et les
États des Antilles pour gérer ces échanges.
As far as other sectors go, as one can imagine, we hear from a
lot of sectors that they would like us to waive the fee, or for
similar treatment. The government has very clearly signalled that
they believe the agricultural sector is different, but my week
certainly consists of talking to a lot of different sectors. The more
we understand how the labour needs and how the businesses
operate in different sectors, the more we can make sure the
program is operating in a way where, as a first step, we can ensure
they are doing everything they can to hire Canadian workers, but,
when they do get to the point where they need foreign workers,
the process is understandable and reflects their business
environment.
Quant aux autres secteurs, on imagine sans mal qu’un grand
nombre d’entre eux voudraient que nous leur épargnions les frais
ou que nous leur accordions un traitement semblable. Le
gouvernement a très clairement fait comprendre que, selon lui,
le secteur agricole est différent, mais je passe mes semaines à
m’entretenir avec les représentants de divers secteurs. Plus nous
comprenons les besoins en main-d’œuvre et le mode de
fonctionnement de différents secteurs, plus nous nous efforçons
de faire en sorte que le programme s’applique correctement :
d’abord, nous devons veiller à ce que les employeurs fassent tout
leur possible pour engager des travailleurs canadiens, mais
lorsqu’ils en arrivent à devoir faire appel à des travailleurs
étrangers, nous nous assurons que le processus est compréhensible
et tient compte du contexte de l’entreprise.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:31
Senator Wallace: Mr. Conrad, the employers that wish to
utilize the Temporary Foreign Worker Program, as you pointed
out, to this point have had to complete the Labour Market
Opinion, and that’s now being replaced by the more stringent
Labour Market Impact Assessment, so the criteria, I take it from
that, is being tightened up from what it has been to this point.
Le sénateur Wallace : Monsieur Conrad, les employeurs qui
veulent se prévaloir du Programme des travailleurs étrangers
temporaires devaient jusqu’à maintenant, comme vous l’avez dit,
remplir l’avis relatif au marché du travail, qui sera désormais
remplacé par l’étude d’impact sur le marché du travail, plus
rigoureuse. J’en déduis que les critères se sont resserrés.
Can you perhaps describe to us in a bit more detail ways in
which the criteria is being strengthened under the new Labour
Market Impact Assessment as compared to the Labour Market
Opinion?
Pourriez-vous nous expliquer de façon un peu plus détaillée
comment les critères sont renforcés par la nouvelle étude d’impact
sur le marché du travail, par opposition à l’avis relatif au marché
du travail?
Mr. Conrad: As we talked about earlier, we are arming our
officers and our program with better labour market information,
a foundational piece to understand what’s happening in the
labour market. We are giving officers access to that information
so they can, on an individual case, test. As I said, we are very
much focused on forcing employers to be very transparent about
not only what they’ve done in terms of trying to recruit
Canadians, but how successful they have been or not and why
they have not been able to. As I said, we look at how many CVs
they received, how many interviews they did, and how many job
offers they made. That’s the kind of information that, for us, is
very important in ensuring that employers are appropriately using
the program.
M. Conrad : Comme nous l’avons vu tout à l’heure, nous
apportons une meilleure information pour nos agents et notre
programme, car il s’agit d’un élément fondamental si nous
voulons comprendre ce qui se passe sur le marché du travail.
Nous donnons aux agents l’accès à cette information pour qu’ils
puissent, dans chaque cas, effectuer une vérification. Comme je
l’ai dit, nous sommes très déterminés à forcer les employeurs à
être très transparents non seulement en ce qui concerne leurs
efforts de recrutement de Canadiens, mais aussi le succès qu’ils
ont obtenu ou non et les raisons de leur échec. Comme je l’ai dit,
nous voyons combien de CV les employeurs ont reçus, combien
d’entrevues ils ont menées et combien d’offres d’emploi ils ont
faites. C’est le type d’information qui, pour nous, est très
important pour veiller à ce que les employeurs utilisent
correctement le programme.
We certainly are very careful about looking at information
where an employer has received large volumes of applicants for
very generic positions and hasn’t hired anyone. Then our officers
are well positioned to push back on the employers and say ‘‘You
need to explain to me why this has happened.’’
Chose certaine, nous étudions très attentivement l’information
lorsqu’un employeur a reçu un grand nombre de candidatures
pour des postes très généraux et n’a engagé personne. Nos agents
sont alors bien placés pour retourner voir les employeurs et leur
demander d’expliquer pourquoi personne n’a été engagé.
The terminology has changed technically from Labour Market
Opinion to Labour Market Impact Assessment, but we have
taken the tools we had and added to them in a very significant
way to put stronger screens in to make sure that at the end of day
employers have access to foreign workers where they need it, and
employers who don’t need it and can hire Canadians don’t receive
the permission.
La terminologie a changé, l’avis relatif au marché du travail est
devenu l’étude d’impact sur le marché du travail, mais nous avons
aussi pris les outils dont nous nous étions dotés et nous les avons
beaucoup enrichis pour installer des filtres plus solides de sorte
que, en fin de compte, les employeurs aient accès à des travailleurs
étrangers lorsqu’ils en ont besoin et que ceux qui n’en ont pas
besoin et qui peuvent engager des Canadiens ne puissent obtenir
la permission.
Senator Wallace: Hasn’t that always been the criteria? I always
understood that under the Temporary Foreign Worker Program
the intention always was that Canadians would be hired first. It
surprises me when you say that there were not specific
requirements made of employers to demonstrate that. I
understand they are being taken to another level now, but were
there not stringent conditions or are there not stringent conditions
in place today that employers would have to demonstrate that
they have thoroughly canvassed the local employment market?
Le sénateur Wallace : Est-ce que les critères n’ont pas toujours
été ceux-là? J’ai toujours cru que, aux termes du Programme de
travailleurs étrangers temporaires, on avait toujours voulu que les
Canadiens aient la priorité d’embauche. Vous m’étonnez en disant
qu’aucune exigence n’était imposée aux employeurs pour qu’ils
prouvent les démarches qu’ils avaient entreprises. Je crois
comprendre qu’on resserre maintenant les critères, mais n’y
avait-il pas et n’y a-t-il toujours pas des conditions rigoureuses en
place exigeant que les employeurs prouvent qu’ils ont scruté à
fond le marché local de l’emploi?
Mr. Conrad: Some of the tools I’ve talked about have been in
place over the last year or so, certainly since April 2013. Since
that period of time, we’ve made many rounds of changes, and all
of them about tightening this. You are right, there have always
been requirements for companies to actively search for
M. Conrad : Certains outils dont j’ai parlé sont en place
depuis environ un an, en tout cas depuis avril 2013. Depuis ce
moment-là, nous avons apporté de nombreuses séries de
changements, toujours en vue de rendre l’application du
programme plus rigoureuse. Vous avez raison : il y a toujours
24:32
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
Canadians. What we have found over time is that some employers
were doing the minimum, and so we have upped the minimum in
a lot of ways, basically saying, ‘‘If you want to demonstrate to us
that there are no Canadians available, then you have to do a lot
more.’’
eu des exigences obligeant les entreprises à chercher activement
des Canadiens. Ce que nous avons constaté avec le temps, c’est
que certains employeurs faisaient le minimum. Nous avons donc
relevé le minimum à bien des égards. Nous leur avons dit
essentiellement : « Si vous voulez nous prouver qu’il n’y a pas de
Canadiens disponibles, vous allez devoir faire beaucoup plus. »
In a lot of cases, in all sincerity, a lot of employers have always
searched very hard for Canadians and have come to the program
as a last resort and have used the program appropriately. There
have been numerous media articles over the last year and a half
about employers who have paid lip service in some respect to the
program requirements, and a lot of these changes are about
making sure every employer does the right thing. That’s certainly
not to say a lot of employers previously were not. This is about
raising the bar in a significant way.
Je dirai bien sincèrement que beaucoup d’employeurs ont
toujours cherché très fort des travailleurs canadiens et n’ont fait
appel au programme qu’en dernier recours et s’en sont servi
correctement. Il y a eu ces 18 derniers mois de nombreux articles
et reportages au sujet d’employeurs qui n’ont respecté que
superficiellement certaines exigences du programme, et un grand
nombre de modifications visent à faire en sorte que tous les
employeurs se comportent correctement. Il ne s’agit certainement
pas de dire que beaucoup d’employeurs ne se comportaient pas
bien auparavant. Il s’agit de placer la barre nettement plus haute.
You are right in that the requirements have always been there
to advertise, to seek out Canadians. What we are doing is simply
responding to how the market has changed in some respects and
pushing the requirements higher.
Vous avez raison, en ce sens qu’on a toujours exigé que les
employeurs annoncent les postes et cherchent des travailleurs
canadiens. Ce que nous faisons, c’est simplement réagir à
l’évolution du marché, à certains égards, et renforcer les
exigences.
Senator Wallace: From one of your earlier comments I just
wanted to make the point that my understanding was this is not
just a change in terminology, but there’s real substantive changes
behind what is proposed, and it will have an impact undoubtedly
on Canadian employers. They will have to adjust to this.
Le sénateur Wallace : Étant donné vos propos de tout à l’heure,
je veux dire simplement que, d’après ce que j’ai compris, il n’y
avait pas seulement, derrière ces propositions, une modification
de la terminologie, mais aussi de vrais changements de fond, et
que cela aura certainement des conséquences pour les employeurs
canadiens. Ils devront s’adapter.
Mr. Conrad: You are right. There is the technical aspect of the
legislative change that is proposed here and then a later regulatory
change simply to ensure that what we are doing, the terminology
is correct; but we have seen numerous examples over the last
months with these changes. We have been adding these changes.
We are seeing more evidence that employers are doing more to
attract Canadians and really starting to come to the program as a
last resort. There are numerous examples of employers who have
stopped using the program.
M. Conrad : Vous avez raison. Dans la modification proposée
ici, il y a un aspect technique, et il y aura ensuite une modification
de la réglementation simplement pour garantir que, dans ce que
nous faisons, la terminologie est exacte; mais nous avons vu des
derniers mois de nombreux exemples de changement liés à ces
modifications. Nous avons ajouté ces changements. Nous
observons de plus en plus de signes qui montrent que les
employeurs font des efforts plus importants pour attirer des
Canadiens et commencent vraiment à utiliser le programme en
dernier recours. Il y a de nombreux exemples d’employeurs qui
ont arrêté de recourir au programme.
There was an article in The Globe and Mail earlier this week or
last week about an employer who is reaching out to high school
and college kids in terms of bringing them in and training them in
house. They used to use 20 foreign workers and they’ve realized
the rules have tightened so much, and they’re actually responding.
We are enthused about seeing those kinds of examples out there.
Un article paru dans le Globe and Mail cette semaine ou la
semaine dernière portait sur un employeur qui va chercher des
jeunes à l’école secondaire ou au collège pour les engager et les
former à l’interne. Par le passé, il employait 20 travailleurs
étrangers. Mais cet employeur s’est aperçu que les règles avaient
été tellement resserrées qu’il avait dû réagir. Nous sommes très
heureux d’observer ce genre de chose sur le terrain.
Senator Wallace: That’s encouraging. Thank you.
Senator Seidman: Your third amendment supports a stronger
compliance regime. Employment and Social Development
Canada says that it is now estimated that one in four employers
using temporary foreign workers will be inspected each year. How
Le sénateur Wallace : C’est encourageant. Merci.
La sénatrice Seidman : Votre troisième modification vient
appuyer un régime de conformité plus robuste. Emploi et
Développement social Canada dit qu’on estime actuellement
que, chaque année, le quart des employeurs qui ont recours à des
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:33
do you see that happening? How is that oversight going to
happen? What process will you use to determine who will be
inspected, and exactly what format is that inspection?
travailleurs étrangers temporaires seront soumis à une inspection.
Comment cela se fera-t-il, selon vous? De quelle façon choisirezvous les employeurs qui feront l’objet d’une inspection? Comment
au juste se déroulera cette inspection?
Mr. Conrad: I think, senator, you can understand my
reluctance to explain too much publicly about how we select
employers, but in general terms we do a representative sample.
We have a tip line and receive some complaints or letters from
people saying that this employer is misbehaving. We take those
seriously and assess them for their credibility and inspect
employers where there’s a complaint.
M. Conrad : Madame la sénatrice, vous saurez comprendre ma
réticence à expliquer un peu trop en public comment nous
choisissons les employeurs, mais, de façon générale, nous
prélevons un échantillon représentatif. Nous avons une ligne de
dénonciation et nous recevons des plaintes ou des lettres disant
que tel ou tel employeur ne se comporte pas correctement. Nous
prenons ces plaintes au sérieux, nous en évaluons la crédibilité et
nous soumettons les employeurs à une inspection lorsqu’il y a une
plainte.
We also have a system whereby we identify risk-based
inspections in cases where there may not have been a specified
complaint, but all the variables point to the fact that it’s worth
checking those employers. We have another category of random,
and every once in a while someone’s business will come up on our
radar and we will inspect them. There is a mix between those two,
and I can’t necessarily talk about what the split is. I would also
say that the predictive analytics that go into employer selection on
a risk base, for example, is significant: far beyond my
comprehension, to be honest.
Nous avons également un système au moyen duquel nous
faisons des inspections en fonction du risque dans des cas où il n’y
a pas forcément eu une plainte précise, mais où tous les facteurs
variables semblent indiquer qu’il y a lieu de vérifier ce que font les
employeurs. Nous avons une autre catégorie d’inspections
aléatoires et, de temps à autre, une entreprise surgit sur notre
radar et nous la soumettons à une inspection. Il y a mélange entre
ces deux types d’inspection, mais je ne saurais pas nécessairement
préciser la proportion que chacun représente. Je dirais aussi qu’il
se fait une importante analyse prédictive pour choisir les
employeurs en fonction du risque : pour être honnête, je dois
avouer que cela me dépasse largement.
That’s a way by which we focus on the employers that
someone has alleged have cheated the program, the ones where we
think there’s a risk, but also ensure that just from a random
sample we are verifying that other employers are doing that. The
information goes back into the system to inform later risk-based
inspections.
Voilà une façon de cerner les employeurs qui, selon les
allégations, ont triché et ceux qui nous semblent présenter un
risque, mais nous prélevons aussi un échantillon aléatoire pour
vérifier le comportement d’autres employeurs. L’information est
saisie dans le système et sert à orienter par la suite les inspections
faites en fonction du risque.
As you point out, we are increasing the number of inspections
generally to one in four employers who use the program every
year. All signs are pointing to more inspections, better decision
making about who to inspect and, in some cases, we will go on site
and talk to an employer or verify certain information. In other
cases, we deal with things in paper-based or electronic form, and
we’ll make a decision on each case on the best way to do the
inspection.
Comme vous le signalez, nous augmentons le nombre
d’inspections en général de façon à vérifier chaque année le
quart des employeurs qui ont recours au programme. Tous les
signes indiquent qu’il y a plus d’inspections et un meilleur choix
des employeurs à soumettre à une inspection. Parfois, nous nous
rendons sur place et discutons avec l’employeur ou vérifions
certains renseignements. Dans d’autres cas, nous examinons les
documents sur papier ou les documents électroniques et nous
décidons dans chaque cas de la meilleure façon de faire
l’inspection.
Senator Cordy: I think we all agree that changes had to be
made to the program. We’re just hoping that the right changes are
being made, because we want Canadians to be hired first.
La sénatrice Cordy : Je crois que nous sommes tous d’accord
pour dire qu’il fallait apporter des changements au programme.
Nous espérons simplement que ces changements sont les bons, car
nous voulons que les Canadiens aient la priorité à l’embauche.
How long does it take between the time an employer puts in an
application form until they get approval to hire a foreign worker?
Combien de temps faut-il compter entre le moment où
l’employeur présente sa demande et celui où il obtient
l’autorisation d’engager un travailleur étranger?
Mr. Conrad: There are a number of factors. The first question
is if the employer is submitting a quality application. We don’t
accept incomplete applications, but some applications are better
than others, where the employer is very clear and has provided all
M. Conrad : Un certain nombre de facteurs jouent. Il faut voir
d’abord si l’employeur présente une demande de qualité. Nous
n’acceptons pas les demandes incomplètes, mais certaines
demandes sont meilleures que d’autres. Lorsque l’employeur est
24:34
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
the needed information, and that is faster than having the officer
go back and forth and asking for additional information. That’s a
standard where it can vary.
très clair et fournit tous les renseignements voulus, l’examen de la
demande est plus rapide que si l’agent est obligé de demander un
complément d’information. Le temps nécessaire peut donc varier.
For a range of applications that are high wage or on our list of
priorities, we process them within 10 business days. The average
processing time on all of the other applications varies. In some
cases, they are quite quick. For short duration, for example, for
someone coming in for 8 days of work it’s not helpful to wait
28 days to have the application approved, so we triage based on
that.
Dans le cas d’une série de demandes qui portent sur des postes
bien rémunérés ou qui sont sur notre liste de priorités, l’examen
peut se faire en 10 jours ouvrables. Pour toutes les autres
demandes, la durée moyenne de l’examen varie. Parfois, c’est très
rapide. Pour les postes à doter pendant une brève période, par
exemple lorsqu’il s’agit d’une personne qui vient travailler huit
jours, il n’est pas utile que l’employeur attende 28 jours pour
obtenir son approbation. Nous faisons donc un tri sur cette base.
Application times vary across the country. We’re very focused
on the priority sectors, but what I’ve heard from employers over
the last few months is that they’re starting to see better and faster
processing in a small number of weeks rather than what used to
be a small number of months. It’s not to say some don’t take
longer, but what we’re also seeing is employers realizing we’re no
longer accepting incomplete applications. They are responding by
improving the quality of applications.
La durée de l’examen des demandes varie dans tout le Canada.
Nous nous concentrons beaucoup sur les secteurs prioritaires,
mais, depuis quelques mois, les employeurs nous disent qu’ils
commencent à s’apercevoir que l’examen est meilleur et plus
rapide. Il faut quelques semaines au lieu de quelques mois. Cela ne
veut pas dire que l’examen ne peut pas prendre plus de temps,
parfois, mais nous constatons aussi que les employeurs
s’aperçoivent que nous n’acceptons plus les demandes
incomplètes. Ils réagissent en améliorant la qualité de leurs
demandes.
Senator Cordy: With more inspections that you will be doing,
because the increase of fees of almost 300 per cent, have you hired
more inspectors?
La sénatrice Cordy : Comme vous devrez faire plus
d’inspections, étant donné l’augmentation des frais de près de
300 p. 100, avez-vous engagé un plus grand nombre
d’inspecteurs?
Mr. Conrad: We have hired more inspectors and are in the
process of hiring more. How many people we have doing
inspections of one in four also depends on the denominator and
how many employers are using the program. We hired enough
inspectors and are hiring more to meet the standard the minister
has put out. If the numbers went up, we would have to respond.
We have officers, in some cases, who are cross-trained and so the
department can move officers between files to maintain the right
number.
M. Conrad : Nous avons engagé davantage d’inspecteurs et
nous sommes en train d’en engager d’autres. Le nombre
d’inspecteurs nécessaire pour soumettre le quart des employeurs
à une inspection dépend aussi du dénominateur, du nombre
d’employeurs qui se prévaudront du programme. Nous avons
engagé assez d’inspecteurs pour respecter la norme établie par le
ministre et nous continuons d’en engager. Si le nombre
d’employeurs qui utilisent le programme augmente, nous
devrons nous adapter. Parfois, nous avons des agents qui ont
plusieurs formations. Le ministère peut donc les déplacer d’un
secteur à l’autre de façon à maintenir le bon nombre
d’inspecteurs.
Senator Chaput: I think I understand why you want to give the
minister the authority to gather the Social Insurance Number. I
understand for foreign workers, but what is the purpose of
gathering the Social Insurance Numbers of permanent residents?
La sénatrice Chaput : Je crois comprendre pourquoi on veut
donner au ministre le pouvoir d’obtenir le numéro d’assurance
sociale. Je le comprends dans le cas des travailleurs étrangers,
mais pourquoi cette exigence pour les résidents permanents?
Mr. James: The legislative change that’s proposed only
specifically seeks new authority for Employment and Social
Development Canada to collect a Social Insurance Number for
the purpose of the Temporary Foreign Worker Program. That
authority already existed for the permanent residency streams and
some of the international mobility program streams that
Citizenship and Immigration Canada already had.
M. James : La modification législative proposée prévoit
expressément un nouveau pouvoir qui permettrait à Emploi et
Développement social Canada de recueillir le numéro d’assurance
sociale pour l’application du Programme des travailleurs
étrangers temporaires. Ce pouvoir existe déjà pour les volets des
résidents permanents et certains volets du Programme de mobilité
internationale, pouvoir que possède déjà Citoyenneté et
Immigration Canada.
Robert, I don’t know if there’s anything to add to that.
Robert, j’ignore s’il y a autre chose à ajouter à ce sujet.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:35
By having our officers able to view and verify those Social
Insurance Numbers of individuals who are on an employer’s
payroll, for example, they are able to identify who is or is not a
foreign worker. Whether someone is a permanent resident is a bit
immaterial, but by making sure we have the authority to do it
we’ll have all the protections in place to make sure we’re not
misusing or displacing that information in any way.
Si nos agents peuvent voir et vérifier les numéros d’assurance
sociale des travailleurs à l’effectif d’un employeur, ils pourront
par exemple savoir qui sont les travailleurs étrangers. Il est assez
peu important de savoir si telle ou telle personne est un résident
permanent, mais en permettant au ministère de faire cette
vérification, nous aurons toutes les mesures de protection en
place pour garantir qu’il ne fait pas un usage abusif de cette
information et ne la déplace pas.
I’m not sure I captured your question accurately, but it’s not
the program’s intent to collect Social Insurance Numbers of all
Canadians, for example.
Je ne suis pas sûr d’avoir répondu exactement à votre question,
mais ce n’est pas l’intention des responsables du programme de
recueillir le numéro d’assurance sociale de tous les Canadiens.
Mr. Conrad: Part of the issue sometimes is that we require
information from employers in terms of, as my colleague said, the
number of Canadians working there. We need to know how many
Canadians are working there to realize if they have lied to us on
the application form.
M. Conrad : Le problème tient en partie au fait que nous avons
besoin d’information chez les employeurs pour savoir, comme
mon collègue l’a dit, combien de Canadiens y travaillent. Nous
avons besoin de ce renseignement pour voir si les employeurs ont
menti dans leur formulaire de demande.
There are also cases where we require employers, if they are
offering a wage, to make sure that the wage is within the range of
what they’re paying Canadians. There is some information that
we actually need to know about what they’re paying their existing
workforce to verify that they’re paying the foreign worker
consistent with that. The focus of this is largely to figure out
which employees are foreign workers and verify that they’re
actually who they say they are.
Il arrive aussi que nous exigions de l’information des
employeurs pour connaître la rémunération offerte et nous
assurer que les salaires sont du même ordre que la
rémunération versée aux travailleurs canadiens. Il nous faut
certains renseignements sur la rémunération de l’effectif existant
pour nous assurer que le travailleur étranger est payé d’une
manière conforme à cette réalité. Ce que nous voulons surtout,
c’est savoir quels employés sont des travailleurs étrangers et
vérifier qu’ils sont effectivement ceux qu’ils prétendent être.
At the front end, which I think we talked about a bit earlier, we
also want to make sure that the person representing the company
actually works for the company. We’re concerned when someone
may send in an application and they don’t actually work for the
company anymore. That’s a sign. The more we know, if we can
match their Social Insurance Number up and say they’re working
for that company, then we can establish the employee-business
relationship.
Au départ, et je crois que nous en avons parlé tout à l’heure,
nous voulons aussi nous assurer que le représentant de l’entreprise
travaille pour cette entreprise. Nous nous inquiétons de la
possibilité que quelqu’un nous fasse parvenir une demande alors
qu’il n’est pas au service de l’entreprise. C’est là un signe. Mieux
vaut en savoir davantage. Si nous pouvons connaître le numéro
d’assurance sociale et confirmer que telle personne travaille pour
telle entreprise, nous pouvons établir le lien entre employé et
entreprise.
The Chair: Thank you very much.
Le président : Merci beaucoup.
In this session, honourable senators, we have two witnesses.
From the Canadian Bar Association we have Gordon Maynard,
Past Chair, National Immigration Law Section; and from
Restaurants Canada we have Joyce Reynolds, Executive VicePresident, Government Affairs.
Pour la deuxième partie de la séance, honorables sénateurs,
nous accueillons deux témoins. De l’Association du Barreau
canadien, nous avons avec nous Gordon Maynard, président
sortant, Section nationale du droit de l’immigration. Et, de
Restaurants Canada, nous accueillons Joyce Reynolds, viceprésidente exécutive aux Affaires gouvernementales.
Ms. Reynolds, I’ll invite you to present first, and then
Mr. Maynard. We will then open the floor up to questions
from my colleagues.
Madame Reynolds, je vais vous inviter à prendre la parole la
première, et M. Maynard interviendra ensuite. Par après, mes
collègues pourront poser des questions.
Joyce Reynolds, Executive Vice-President, Government Affairs,
Restaurants Canada: Thank you, Mr. Chair. I appreciate the
opportunity to speak today about budget implementation
measures impacting the Temporary Foreign Worker Program.
Joyce Reynolds, vice-présidente exécutive, Affaires
gouvernementales, Restaurants Canada : Merci, monsieur le
président. Je suis heureuse d’avoir l’occasion de parler de
mesures d’exécution du budget qui ont des répercussions sur le
Programme des travailleurs étrangers temporaires.
24:36
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
First, we would like to be on record as recommending that the
word ‘‘temporary’’ be removed from the Temporary Foreign
Worker Program, so that the program actually provides a
pathway to permanent residency.
Pour commencer, je tiens à recommander publiquement que le
qualificatif « temporaires » soit supprimé dans le titre Programme
des travailleurs étrangers temporaires, pour que ce programme
devienne une filière permettant d’accéder à la résidence
permanente.
This program is extremely important to our members,
particularly in communities in Western Canada, and in pockets
in other parts of the country as well where labour shortages are
acute. Having said that, you need to know that temporary foreign
workers comprise a very small percentage of our almost
1.2 million Canadians and landed immigrants. Of the
approximately 2 per cent of our workforce that are TFWs,
most are in Western Canada, with by far the highest number in
Alberta. In Alberta’s red-hot labour market, this program is
critical to keeping many restaurant businesses operational.
Ce programme est extrêmement important pour nos membres,
notamment dans les villes et localités de l’Ouest du Canada, et
dans d’autres zones touchées par de graves pénuries de maind’œuvre. Cela dit, vous devez savoir que les travailleurs étrangers
temporaires représentent un infime pourcentage de nos près de
1,2 million de travailleurs qui sont des Canadiens ou des
immigrants reçus. Les travailleurs étrangers directs représentent
environ 2 p. 100 de notre main-d’œuvre. La plupart d’entre eux se
trouvent dans l’Ouest du Canada, et c’est l’Alberta qui en compte
le plus grand nombre, et de loin. Sur le marché très actif de la
main-d’œuvre en Alberta, le programme est indispensable; de lui
dépend le maintien des activités de nombreux restaurants.
Restaurants Canada supports increased government efforts to
identify foreign worker program abuses and hold accountable
those employers who misuse the program. We have long
supported stronger penalties and sanctions for the few who
break the rules to protect the long-term integrity of the program.
Restaurants Canada appuie les efforts renouvelés que le
gouvernement déploie pour déceler les abus qu’on fait du
programme et exiger des comptes des employeurs fautifs. Nous
sommes depuis longtemps en faveur de peines et de sanctions plus
sévères pour les rares employeurs qui enfreignent les règles
puisqu’il s’agit de protéger l’intégrité à long terme du programme.
In a presentation I made to the Standing Committee on
Citizenship and Immigration back in April 2008 — we were the
Canadian Restaurant and Foodservice Association at the time —
I said that we support increased monitoring and compliance
mechanisms for this program and better communications between
provincial governments and the federal government in this regard.
I went on to say that we support restricting TFW program access
to employers who repeatedly or systematically violate provincial
labour standards or the terms of the TFW agreement. If there had
been better monitoring for compliance and enforcement of rules,
perhaps an entire industry would not have been unfairly maligned
and a necessary program tarnished because of the actions of a
few.
Dans un exposé que j’ai présenté au Comité permanent de la
citoyenneté et de l’immigration en avril 2008 — nous portions
alors le nom d’Association canadienne des restaurateurs et des
services alimentaires —, j’ai dit que nous soutenions la mise en
place de mécanismes plus rigoureux de surveillance de la
conformité dans le cadre de ce programme, et souhaitions voir
une meilleure communication entre les gouvernements
provinciaux et le gouvernement fédéral à cet égard. J’ai ajouté
que nous étions favorables à l’interdiction du recours au
programme pour les employeurs qui contreviennent
constamment ou systématiquement aux normes provinciales du
travail ou aux dispositions de l’accord sur l’engagement de
travailleurs étrangers temporaires. S’il y avait eu une meilleure
surveillance de la conformité aux règles et à leur application, peutêtre tout un secteur d’activité ne serait-il pas injustement calomnié
et un programme nécessaire ne serait-il pas terni à cause des actes
de quelques-uns.
Demographics tell us that the labour shortages our
members are experiencing in Western Canada will spread
across the country and get progressively worse as the labour
force ages because our workforce is so skewed towards youth.
Forty-four per cent of today’s food service workers are 15 to
24 years of age, but this age group has reached its demographic
peak and is now in decline, with a precipitous drop of 300,000
predicted, falling from 4.6 million in 2011 to 4.3 million in 2021.
So a key source of workers is declining as our need for workers
balloons.
La démographie nous montre que les pénuries de maind’œuvre que nos membres connaissent dans l’Ouest du Canada
s’étendront au reste du pays et s’aggraveront progressivement au
fur et à mesure que la population active vieillit, car nos effectifs
comprennent une forte proportion de jeunes. Actuellement, en
effet, 40 p. 100 des travailleurs du secteur de la restauration sont
âgés de 15 à 24 ans, mais ce groupe d’âge a atteint son pic
démographique et est maintenant en déclin, avec une baisse
abrupte de 300 000 prévue, puisque l’effectif de la catégorie
passera de 4,6 millions de personnes en 2011 à 4,3 millions
en 2021. Par conséquent, une source clé de travailleurs s’amenuise
tandis que nos besoins en main-d’œuvre augmentent en flèche.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:37
Our members have responded to labour shortages by
enhancing their recruitment and retention strategies and putting
more emphasis on attracting and accommodating underrepresented groups such as Aboriginals and persons with
disabilities. A 2013 member survey revealed the extent to which
employers in our industry go to hire individuals from groups
under-represented in the Canadian labour market. For example,
almost 76 per cent of respondents hire First Nation individuals;
84 per cent hire new immigrants; 79 per cent hire persons with a
disability, or other-abled; and 60 per cent hire social assistance
recipients.
Nos membres ont réagi aux pénuries de main-d’œuvre en
renforçant leurs stratégies de recrutement et de maintien en
emploi et en cherchant davantage à attirer des groupes sousreprésentés, comme les Autochtones et les personnes handicapées,
et à leur proposer les accommodements voulus. Une enquête
réalisée en 2013 auprès de nos membres a révélé l’ampleur des
efforts déployés dans notre secteur d’activité pour engager des
travailleurs appartenant à des groupes sous-représentés sur le
marché du travail canadien. Par exemple, près de 76 p. 100 de
ceux qui ont répondu au sondage engagent des membres des
Premières Nations; 84 p. 100 engagent des immigrants arrivés
récemment; 79 p. 100 embauchent des personnes qui ont un
handicap ou des capacités différentes; 60 p. 100 engagent des
assistés sociaux.
They are also increasing wages and benefits. We strongly
dispute the government’s assertion that wage increases in
Alberta’s food service sector have not kept up with the
economy as a whole. This is not supported by Statistics
Canada’s Labour Force Survey data.
Nos membres bonifient également les salaires et les avantages.
Nous contestons vigoureusement l’affirmation du gouvernement
voulant que les augmentations de salaire dans le secteur des
services de restauration en Alberta n’aient pas suivi l’évolution de
l’ensemble de l’économie. Cela n’est pas confirmé par les données
de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada.
Reflecting their preference to recruit domestically, our
members have moved far beyond simple job postings in their
efforts to attract potential employees, including job fairs,
interaction with community groups and social agencies. Despite
these best efforts, in some regions a restaurant’s only option is to
turn to the foreign worker program.
Préférant recruter au Canada, nos membres sont allés bien audelà de l’affichage des postes pour essayer d’attirer des candidats.
Ils ont notamment participé à des foires de l’emploi et
communiqué avec des groupes communautaires et des
organismes de services sociaux. Malgré tous ces efforts, la seule
possibilité qui reste, pour les restaurants de certaines régions, est
le programme des travailleurs étrangers.
Restaurants Canada recently canvassed our members who
make use of foreign workers on how restrictions to the program
will impact their businesses. The topline finding is that our
members expect that, as new rules take effect, they will need to
reduce hours of operation, curtail expansion plans and potentially
lay off Canadian workers as the contracts of current foreign
workers end and these workers are forced to return to their
country of origin.
Restaurants Canada a récemment consulté ses membres qui
emploient des travailleurs étrangers pour connaître les
répercussions que les restrictions imposées dans le programme
auront sur leurs entreprises. La plus importante constatation,
c’est que nos membres s’attendent à ce que, au fur et à mesure que
les nouvelles règles s’appliqueront, ils devront réduire leurs heures
d’ouverture, limiter leurs plans d’expansion et peut-être même
mettre des travailleurs canadiens à pied lorsque les contrats des
travailleurs étrangers se termineront et que ces travailleurs
devront rentrer dans leur pays d’origine.
The futility felt by our members on how to replace departing
foreign workers was clear, with many reporting unfilled positions
and burnout of their existing staff. They are also beginning the
process of retrenching their businesses in terms of reduced capital
expenditures and not pursuing expansion plans. We fear returning
to the days of the mid-2000s, when the industry in Alberta was
contracting, when the demand for our services had never been
higher, due to a lack of workers.
Il est clair que nos membres se sentent dans une situation
absurde, devant la nécessité de remplacer les travailleurs étrangers
qui partent, puisqu’ils sont nombreux à déclarer des postes non
comblés et à signaler que leur personnel existant souffre
d’épuisement professionnel. Ils commencent également à réduire
leurs activités, puisqu’ils diminuent leurs dépenses en
immobilisations et ne réalisent pas leurs plans d’expansion.
Nous craignons de revenir à la situation du milieu des années
2000. À ce moment-là, l’industrie en Alberta se contractait, alors
que la demande de nos services n’avait jamais été plus forte, parce
qu’il manquait de travailleurs.
It is understandable that these members believe that the
rule changes brought in on June 20 that severely curtail our
industry’s ability to access the foreign worker program are a huge
overreaction by government to media reporting, innuendo and
unproven allegations, rather than government policy formulated
on facts-based evidence. It is for this reason that we support the
On peut comprendre que ces membres croient que les
modifications apportées le 20 juin au programme des
travailleurs étrangers sont une réaction beaucoup trop vive du
gouvernement à des reportages des médias, à des insinuations, à
des allégations sans preuves, plutôt qu’une politique élaborée à
partir de faits établis. C’est pour cette raison que nous appuyons
24:38
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
conducting of thorough investigations of all claimed employer
abuses of the program. We believe the relatively few employers
who abuse the program should be held to account so others are
not tainted by the same brush.
l’exécution d’enquêtes approfondies sur toutes les allégations
d’abus du programme par des employeurs. Nous croyons que les
employeurs relativement peu nombreux qui abusent du
programme doivent répondre de leurs actes, de façon que tout
le monde ne soit pas mis dans le même sac.
We do, however, have concerns about government’s regulatory
plans to impose consequences on employers for non-compliance
that is the result of good-faith errors. This is particularly
important given the number of our members who say they have
difficulty fully understanding the fast-evolving rules and
regulations of the TFW program. Seventy-six per cent of
respondents in our recent foreign worker survey reported they
experienced difficulty receiving concise and consistent answers
from Service Canada government officials in response to
questions asked about how to apply and how to be in
compliance with the program. If an employer is able to argue
that non-compliance was the inadvertent result of a nonpermitted action, particularly when clear and unambiguous
guidance was not available to them, we strongly advocate that
no consequences should result, whether it is voluntarily disclosed
or comes to the attention of government.
Nous avons cependant des inquiétudes au sujet des plans de
réglementation du gouvernement qui visent à imposer des
conséquences aux employeurs qui enfreignent les règles à cause
d’erreurs commises de bonne foi. Cela est d’autant plus important
qu’un certain nombre de nos membres disent avoir du mal à
comprendre parfaitement les règles et règlements du programme,
qui évoluent rapidement. En effet, 76 p. 100 de ceux qui ont
répondu à notre enquête récente sur les travailleurs étrangers ont
dit avoir du mal à obtenir des réponses concises et cohérentes de
la part des agents de Service Canada lorsqu’ils leur posent des
questions sur la façon de présenter une demande et de se
conformer au programme. Si un employeur peut soutenir que ses
manquements sont le résultat non voulu d’une action non
permise, notamment lorsqu’ils n’ont pas pu compter sur des
conseils clairs et sans ambiguïté, nous faisons valoir instamment
qu’il ne devrait y avoir aucune conséquence, que l’erreur ait été
divulguée volontairement ou qu’elle soit signalée au
gouvernement.
Finally, we have concerns about giving department officials
blanket authority to publicly expose an employer without due
cause or natural justice. We want to ensure that there is an
oversight and appeals process in place.
Enfin, le pouvoir général qu’on accorde aux fonctionnaires du
ministère de faire connaître publiquement le nom des employeurs
fautifs sans motif démontré et sans appliquer les principes de la
justice naturelle nous inspire des inquiétudes. Nous voulons nous
assurer qu’il y aura une surveillance à cet égard et qu’un processus
d’appel sera en place.
With regard to the privilege fee, the TFW program is already
costly, and this fee will make it more so. When the $275 LMO
user fee was imposed, our members were prepared to help bear
the cost of the program, particularly because they were led to
believe it would lead to improvements that would speed the
application and approvals process. Instead, they paid tens of
thousands of dollars in fees for a more cumbersome process that
often did not result in a positive application or a work permit. The
fee more than tripled in June, putting the program out of reach
for many operators. To make matters worse, the application
process is slower still.
Quant aux frais pour avantages, je dirai que le Programme des
travailleurs étrangers temporaires est déjà coûteux et que ces frais
le rendront encore plus coûteux. Lorsque les frais aux usagers
pour l’avis relatif au marché du travail ont été imposés, nos
membres ont été disposés à aider à assumer les coûts du
programme, d’autant plus qu’on leur a fait croire que cela
permettrait d’apporter des améliorations qui accéléreraient le
processus des demandes et des approbations. Ce qui s’est plutôt
passé, c’est qu’ils ont payé des dizaines de milliers de dollars pour
se retrouver avec un processus plus lourd qui, souvent, ne donnait
ni résultat positif, ni permis de travail. En juin, les frais ont plus
que triplé, ce qui a rendu le programme trop coûteux pour
beaucoup de restaurateurs. Et pour aggraver encore les choses, le
processus des demandes est encore plus lent.
Instead of implementing an additional
Canada recommends that applicants whose
rejected be provided with a partial refund of
portion of the fee allocated for compliance
would no longer be applicable.
fee, Restaurants
LMIA has been
the fee, since the
and enforcement
Au lieu de ces frais supplémentaires, Restaurants Canada
recommande que les demandeurs dont l’étude d’impact sur le
marché du travail a été rejetée obtiennent un remboursement
partiel des frais, étant donné que la partie des frais qui est affectée
aux activités de conformité et d’exécution ne sera plus nécessaire.
To conclude, at Restaurants Canada we appreciate the need to
protect the integrity of the program and to ensure the intent of the
program — hire Canadians first — is respected by all users of the
Je conclus. Chez Restaurants Canada, nous sommes conscients
du fait qu’il faut protéger l’intégrité du programme et veiller à ce
que l’intention qui sous-tend le programme, soit que les
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:39
program. We are supportive of measures that will ensure that
appropriate monitoring and compliance mechanisms are in place
and that abusers of the program are denied access.
Canadiens aient la priorité à l’embauche, soit respectée par tous
ceux qui se prévalent du programme. Nous appuyons les mesures
qui garantiront que les mécanismes voulus pour assurer la
conformité et l’exécution sont en place et que ceux qui abusent
du programme en sont exclus.
The foreign worker program is critical to the continued viable
operation of Canada’s restaurant industry, particularly in those
regions of the country experiencing acute labour shortages. We
are interested in working with government to put policies in place
that will restore and further strengthen the efficiency, integrity
and reputation of this important program.
Le programme des travailleurs étrangers est essentiel au
maintien de la rentabilité du secteur de la restauration au
Canada, notamment dans les régions touchées par de graves
pénuries de main-d’œuvre. Nous souhaitons travailler avec le
gouvernement pour mettre en place des politiques propres à
rétablir et à améliorer l’efficience, l’intégrité et la réputation de cet
important programme.
Gordon Maynard, Past Chair, National Immigration Law
Section, Canadian Bar Association: First of all, thank you for
those comments, Ms. Reynolds. I hope during question period we
have the opportunity to speak more about her concerns in the
industry. It has been a huge over-reaction of the government with
respect to the restaurant industry.
Gordon Maynard, président sortant, Section nationale du droit
de l’immigration, Association du Barreau canadien : D’abord,
merci de ces observations, madame Reynolds. J’espère que,
pendant la période réservée aux questions, nous aurons l’occasion
de discuter davantage de cette réaction très excessive du
gouvernement à l’égard du secteur de la restauration.
The Chair: We will deal with questions in the usual way. Please
proceed.
Le président : Nous nous occuperons des questions de la façon
habituelle. Je vous en prie.
Mr. Maynard: My name is Gordon Maynard. I’m an
immigration lawyer from Vancouver. I’ve been an immigration
lawyer for almost 25 years. I am speaking on behalf of the
Canadian Bar Association. The National Immigration
Section has a membership of lawyers across Canada dealing
solely in immigration law. The national CBA represents
37,000 lawyers, notaries, students and teachers, and the
mandate is to promote improvements in law and the
administration of justice. It’s in that spirit that I bring these
comments regarding Part 24 of Bill C-43.
M. Maynard : Je m’appelle Gordon Maynard, et je suis un
avocat spécialisé en immigration à Vancouver. Je suis avocat dans
ce domaine depuis près de 25 ans. Je prends la parole au nom de
l’Association du Barreau canadien. La Section nationale du droit
de l’immigration regroupe des avocats de tout le Canada qui
s’occupent uniquement du droit de l’immigration. L’ABC,
organisation nationale, représente 37 000 avocats, notaires,
étudiants et professeurs, et son mandat est de promouvoir des
améliorations dans le droit et l’administration de la justice. C’est
dans cet esprit que je présente les observations qui vont suivre sur
la section 24 du projet de loi C-43.
I’m going to speak in particular about the proposal to have a
new list of employers, that is, employers who have been found
guilty of designated offences under IRPA or of federal or
provincial employment or recruitment law.
Je vais parler surtout de la proposition prévoyant une nouvelle
liste d’employeurs, ceux qui ont été trouvés coupables
d’infractions désignées aux termes de la Loi sur l’immigration et
la protection des réfugiés ou de lois fédérales ou provinciales sur
l’emploi ou le recrutement.
I came early today because I wanted to listen to what the
department had to say about these provisions. Three times it was
stated that employers on this list will not be able to access the
foreign worker program. I was afraid that would be the
consequence of this listing.
Je suis venu tôt aujourd’hui pour écouter ce que les
représentants du ministère avaient à dire de ces dispositions.
Trois fois, il a été dit que les employeurs figurant sur cette liste ne
pourraient pas se prévaloir du programme des travailleurs
étrangers. Je craignais que ce ne soit là la conséquence de
l’inscription sur la liste.
You’ll notice that in Bill C-43, which creates this list or this
possibility of being listed, it doesn’t say anything about what the
consequences are. It doesn’t say anything about it. The
government has been very vague about what the consequences
will be until those three statements today.
Vous remarquerez que dans le projet de loi C-43, qui crée cette
liste ou cette possibilité d’y être inscrit, on ne dit rien des
conséquences. Pas un mot à ce sujet. Jusqu’à ces trois déclarations
d’aujourd’hui, le gouvernement a été très vague au sujet des
conséquences.
In carrying out an assessment of the law and where this new list
fits in, I’m afraid that we’ve come to the same conclusion. The
purpose of the list is not to protect foreign workers. It’s not to
En évaluant la loi et la place que la nouvelle liste y occupe,
nous sommes arrivés à la même conclusion, je le crains. L’objet de
la liste n’est pas de protéger les travailleurs étrangers. Il ne s’agit
24:40
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
publicly give notice of employers who are breaching federal or
provincial labour law. It is to set up the employers for loss of
access to the program. Let me explain how that works.
pas non plus de faire savoir quels sont les employeurs qui
enfreignent les lois fédérales ou provinciales du travail. Il s’agit
plutôt d’empêcher des employeurs de se prévaloir du programme.
Qu’on me permette d’expliquer comment cela fonctionne.
We already have in the regulations — it was introduced last
year — a list of conditions that all employers who use the foreign
worker program have placed upon them. These were introduced
by regulation last January. There are a number of conditions.
You have to pay them according to the employment contract.
You can’t change the terms of employment.
Nous avons déjà dans le règlement, depuis l’an dernier, une
liste de conditions que tous les employeurs qui ont recours au
programme des travailleurs étrangers doivent respecter. Ces
dispositions ont été ajoutées au règlement l’an dernier. Il y a un
certain nombre de conditions. Il faut payer les travailleurs
conformément au contrat d’emploi. On ne peut modifier les
conditions d’emploi.
One of the conditions is that, during the term of employment of
the foreign worker, you must comply with provincial and federal
employment law and recruitment law. That’s a stated condition,
so that applies to all employers who use a foreign worker.
L’une des conditions veut que, pendant la durée de l’emploi du
travailleur étranger, l’employeur se conforme aux lois provinciales
et fédérales sur l’emploi et le recrutement. C’est là une condition
clairement énoncée, et elle s’applique à tous les employeurs qui
ont recours à un travailleur étranger.
If an officer in the department has reason to believe that there
has been a breach of a condition or if you have been found to
have breached conditions in the past, or just on a random basis,
the department can carry out an investigation of your business.
That’s provided for in the regulations.
Si un agent du ministère a un motif de croire qu’il y a eu
manquement à une condition, si l’employeur a enfreint des
conditions par le passé ou s’il est simplement choisi au hasard, le
ministère peut mener une enquête sur l’entreprise. C’est prévu
dans le règlement.
In that investigation, they can do entry and warrantless
inspection of your business. They can compel you to produce
all documents that they feel would be relevant. They can compel
the business owner to attend, and they can compel them to answer
questions regarding the employment of their employees and their
foreign workers.
Au cours de cette enquête, les fonctionnaires peuvent pénétrer
dans les installations des entreprises et y mener une enquête sans
mandat. Ils peuvent obliger les employeurs à produire tous les
documents jugés pertinents. Ils peuvent obliger le propriétaire à se
présenter et à répondre à des questions sur l’emploi de leurs
travailleurs canadiens et étrangers.
If the officer finds as a result of that investigation that there has
been a breach of condition, then they can put you on a list, and
that is the 209.91(3) regulation, the 209.91(3) list. It already exists
in the regulations. If you’re on that list, you are now forbidden
from accessing the foreign worker program for two years, and
that includes renewing the work permits of any foreign workers
that you already have.
Si, au terme de l’enquête, un fonctionnaire estime qu’une
condition n’a pas été respectée, il peut inscrire l’employeur sur une
liste en vertu du paragraphe 209.91(3) du règlement, qui prévoit
cette liste. Cette liste est déjà prévue dans le règlement.
L’employeur qui y figure ne peut se prévaloir du programme
des travailleurs étrangers pendant deux ans, et cela vaut pour les
permis de travail des travailleurs étrangers déjà à son service.
You can imagine the consequences for an employer who is
caught by this prohibition. You might be an employer in B.C. that
has hundreds of employees and only a small number are foreign
workers. You might have project sites across the province. A
breach of a condition causes you to lose access to all of your
foreign workers, and some of them might be vice-presidents of
your company. They might be NAFTA intra-company
transferees. They might be specialized knowledge workers who
have come in to fill a gap. They are now inaccessable to you, so
the consequences are significant.
Vous pouvez imaginer les conséquences pour l’employeur qui
est sous le coup de cette interdiction. Il peut s’agir d’un employeur
de la Colombie-Britannique qui a des centaines d’employés et
seulement un petit nombre de travailleurs étrangers. Il peut avoir
des lieux de travail dans toute la province. Un manquement à une
condition fait perdre l’accès à tous ses travailleurs étrangers, et
certains d’entre eux peuvent être des vice-présidents de
l’entreprise. Il peut s’agir de personnes mutées à l’intérieur de
l’entreprise aux termes de l’ALENA. Ou encore de travailleurs du
savoir spécialisés qui sont venus combler une pénurie. Et voici que
l’employeur ne peut plus faire appel à eux. Les conséquences ne
sont pas négligeables.
Where does this new list fit in? This new list will list employers
who have been found guilty of breaching a provincial or federal
employment law. It is also required that the employer have had a
foreign worker in the past, currently or they’re applying to have
one. You’re put on this list.
Quelle est la place de la nouvelle liste? On y inscrira les
employeurs jugés coupables d’avoir enfreint une loi provinciale ou
fédérale en matière d’emploi. Il faut aussi que l’employeur ait eu
un travailleur étranger par le passé, qu’il en ait un en poste ou
qu’il demande à en engager un. Il se retrouve sur la liste.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:41
There’s also a companion authority, section 309 of Bill C-43,
that requires the employer to provide information to the
department about all foreign worker employees that they have.
If the department phones up, you’re required to give them the
information.
Il y a également un pouvoir complémentaire, prévu à
l’article 309 du projet de loi C-43, qui permet d’exiger que
l’employeur fournisse au ministère de l’information sur tous ses
travailleurs étrangers. Si le ministère appelle, il faut lui
communiquer cette information.
Now somebody in the department has a list of employers who
have committed provincial offences. They have information about
them having foreign workers. They’re now in a position to either
suspect that they’re in breach of their condition not to comply
with provincial legislation, or they have evidence that they’ve
breached in the past. This triggers that inspection right, the
production of document rights, the compelled questioning rights,
which in turn leads to a finding that you’re in breach of a
condition and you now have no access to the program. That is
what I believe the purpose of this list is.
Désormais, le ministère a une liste d’employeurs qui ont
commis des infractions à des lois provinciales. Il est informé du
fait que les employeurs ont des travailleurs étrangers. Il est
maintenant en mesure de soupçonner qu’il y a manquement à une
condition relativement au respect de la loi provinciale ou bien il a
la preuve qu’il y a eu un manquement par le passé. Cela lui donne
le droit de faire une inspection, d’exiger la production de
documents, de poser des questions auxquelles l’employeur est
tenu de répondre, ce qui aboutit à la conclusion que l’employeur
enfreint une condition et ne peut donc plus se prévaloir du
programme. Voilà, selon moi, la raison d’être de cette liste.
That raises questions, as pointed out in the CBA paper. Who
gets put on to this list? It says in the legislation employers who are
found guilty of an offence. What does ‘‘found guilty’’ mean? Does
it mean an administrative breach? Can a provincial officer issue a
ticket for an administrative breach of a safety violation on a work
site?
Cela soulève des questions, comme il est expliqué dans le
document de l’ABC. Qui est inscrit sur la liste? On dit dans la loi
que ce sont les employeurs déclarés coupables d’une infraction.
Qu’est-ce que cela veut dire? S’agit-il d’un manquement sur le
plan administratif? Un fonctionnaire provincial peut-il donner
une contravention pour un manquement de nature administrative
à la sécurité dans un milieu de travail?
The Chair: Mr. Maynard, you’re going on beyond the time we
allotted, so could you please wrap up?
Le président : Monsieur Maynard, vous dépassez le temps de
parole qui vous a été accordé. Auriez-vous l’obligeance de
conclure?
Mr. Maynard: Certainly.
M. Maynard : Certainement.
With respect to the listing, we think that ‘‘found guilty’’ should
only mean a judicial determination given the consequences that
will follow. We also believe that it should not be possible to be
listed for any breach of any provincial legislation or any federal
legislation respecting employment. There should be designated
offences. The government should very carefully identify and make
public which offences will justify being put on that list.
En ce qui concerne l’inscription sur la liste, nous estimons que
l’emploi de l’expression « déclaré coupable » doit être réservé aux
arrêts judiciaires, compte tenu des conséquences subies par
l’employeur. Nous croyons également qu’il ne devrait pas être
possible d’inscrire un employeur sur la liste pour quelque
manquement à une loi provinciale ou fédérale en matière
d’emploi. Il devrait y avoir des infractions désignées. Le
gouvernement devrait cerner avec grand soin les infractions qui
justifieront une inscription sur la liste et rendre cette information
publique.
Those are our recommendations there. It’s a very complex
area. There’s much more to it than what people are saying so far.
It deserves very critical examination. I’m happy to answer your
questions. Thank you for your favour.
Telles sont nos recommandations. Il s’agit d’une question fort
complexe. Il y a là bien plus que ce qu’on dit. Un examen très
critique s’impose. Je serai heureux de répondre à vos questions.
Merci de m’avoir invité.
The Chair: Thank you very much. I’ll now open up to
questions. I remind us all that this session will end no later than
12:30.
Le président : Merci beaucoup. Je suis maintenant prêt à passer
aux questions. Je rappelle à tous que la séance doit se terminer au
plus tard à 12 h 30.
Senator Merchant: I gather from what you said, Mr. Maynard,
that you are concerned about lack of due process, because who is
to know what triggers an inspector to designate you in a certain
way. Should there be a warrant for people to obtain this
information? Can people just walk in?
La sénatrice Merchant : Je déduis de vos propos, monsieur
Maynard, que vous déplorez l’absence de tout recours. Qui peut
savoir ce qui amène un inspecteur à désigner un employeur d’une
certaine manière? Devrait-on exiger que les fonctionnaires aient
un mandat pour obtenir cette information? Peuvent-ils entrer
simplement chez l’employeur à leur guise?
24:42
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
Mr. Maynard: Right now, the authority given to officers to
enter and inspect, to demand production of documents, and to
compel an employer to attend to government offices and answer
questions does not require any warrant. All that is required is a
reason to suspect that there may be a breach of condition or, if
there’s evidence of a past breach of condition, that allows them to
move forward on it, or just on a random basis.
M. Maynard : En ce moment, les fonctionnaires peuvent entrer
chez l’employeur et faire une inspection, exiger la production de
documents et obliger l’employeur à se présenter dans les bureaux
du gouvernement et à répondre à des questions, tout cela sans
mandat. Tout ce qu’il faut, c’est une raison de soupçonner qu’il y
a eu manquement à une condition par le passé. Cela leur permet
d’aller de l’avant. Ils peuvent aussi choisir des employeurs au
hasard.
It is the CBA’s position that this is insufficient protection and
that it is not a reasonable limit to justify those kinds of actions. In
the absence of a reasonable law providing for when these
inspections can take place, there should be a requirement to get
a warrant. Thank you.
L’ABC estime que c’est une protection insuffisante et qu’il n’y
a pas de limite raisonnable pour justifier ce genre d’intervention.
En l’absence de loi raisonnable pour encadrer ces inspections, les
fonctionnaires devraient être tenus de se procurer un mandat.
Merci.
Senator Cordy: Ms. Reynolds, I was interested in your
comments about the process and how long it’s taking. I asked
the previous panel long it takes from the time an application is
made until the employer gets the authority to hire a temporary
foreign worker, and I was told that, unless there are extenuating
circumstances, it’s going to be 10 business days.
La sénatrice Cordy : Madame Reynolds, j’ai trouvé
intéressantes vos observations sur le processus et le temps qu’il
exige. J’ai demandé aux témoins précédents combien de temps il
fallait compter entre le moment du dépôt de la demande et
l’approbation d’engager un employé étranger temporaire, et je me
suis fait répondre que, à moins de circonstances particulières, il
fallait 10 jours ouvrables.
I was curious about the new fee, which is, as you said, almost a
300 per cent increase, and whether or not this would make for a
more streamlined process. You’re saying that since this has been
in since July, in fact it’s making the process more cumbersome
than it was previously. If I were a business owner, an employer, I
would assume that if my fees are going to be raised by
300 per cent, then that service would indeed be 300 per cent
better, or certainly a bit better.
À propos des nouveaux frais qui, comme vous l’avez dit, ont
été multipliés par près de 300 p. 100, j’ai voulu savoir si cela
simplifierait le processus. Vous dites que, depuis la hausse, depuis
juillet, le processus est en fait plus lourd qu’il ne l’était
auparavant. Si j’étais un propriétaire d’entreprise, un
employeur, je supposerais que, si mes frais augmentent de
300 p. 100, le service s’améliorera de 300 p. 100 ou,
certainement, s’améliorera un peu.
Ms. Reynolds: In Alberta, where our members primarily make
use of the Temporary Foreign Worker Program, it can take
months for these to be processed.
Mme Reynolds : En Alberta, où se trouvent la majeure partie
de nos membres qui se prévalent du Programme des travailleurs
étrangers temporaires, l’étude des demandes peut prendre des
mois.
The other thing that’s happened is that the application form
has changed three times since June. You submit an application.
You pay your $1,000 fee. If there’s some minor problem with the
application, it gets sent. Then, you have to submit another one
with another $1,000 fee. You can’t even use the same application.
You have to use a different application. You have to start the
process all over again.
Autre chose : le formulaire de demande a changé trois fois
depuis juin. On présente une demande en payant les frais de
1 000 $. S’il y a un problème mineur dans la demande, on se la
fait renvoyer. Il faut alors présenter une nouvelle demande et il
faut payer de nouveau les 1 000 $. On ne peut même pas utiliser la
même demande. Il faut utiliser un formulaire différent et
reprendre tout le processus.
It was tough enough when the fee was $275. It’s just become
unviable. You talked about an elderly couple who couldn’t afford
it. Well, a small restaurant operator in Cold Lake, Alberta finds
the fee very high as well.
La situation était assez difficile lorsque les frais s’élevaient à
275 $. C’est devenu insupportable. Vous avez parlé d’un couple
âgé qui ne peut plus se permettre de recourir au programme.
L’exploitant d’un petit restaurant à Cold Lake, en Alberta, trouve
les frais très élevés également.
Senator Cordy: Because we’re not talking multinational
companies who can well afford $1,000. We’re usually talking
the small businesses and, in the case that I heard of, a caregiver of
an adult son who was disabled.
La sénatrice Cordy : Nous ne parlons pas ici de multinationales
qui peuvent se permettre de payer ces 1 000 $. Il s’agit
habituellement de petites entreprises et, dans le cas dont j’ai
entendu parler, d’une aide pour le fils adulte handicapé d’un
couple.
I’m also interested in the due process, the lists that are being
made. I’m always nervous when government makes lists.
Je m’intéresse aussi aux recours, dans le cas des listes
d’employeurs. Je me méfie toujours lorsqu’un gouvernement
dresse des listes.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:43
Mr. Maynard, you suggested that there already is a stipulation
in the law so that, if somebody breaks the agreement, they would
not be allowed to hire a temporary foreign worker for two years.
Yet, when questions were being asked about how long this list
would be around, the indication that I received from their
comments was that this was pretty open-ended. This is a list that
could go on forever and ever and ever.
Monsieur Maynard, vous avez dit qu’il existe déjà une
disposition dans la loi prévoyant que, si quelqu’un enfreint un
accord, il ne peut engager, pendant deux ans, un travailleur
étranger temporaire. Pourtant, quand j’ai demandé si cette liste
serait longue, on a laissé entendre qu’elle n’avait à peu près pas de
limite. C’est une liste qui pourrait être interminable.
Also, related to that, there seems to me to be no due process.
So, if you’re put on the list, there’s no recourse for you. Who
makes the decision that you go on the list? Those are questions
that I was quite concerned about.
Un problème connexe, c’est qu’il ne me semble exister aucun
recours. Si on est inscrit sur la liste, on ne peut rien faire. Qui
décide d’inscrire un employeur sur la liste? Ce sont les questions
qui me préoccupent vivement.
Mr. Maynard: For the list that exists, you’re on it for
two years, period, and it’s mandatory. If they find that the
employer has breached a condition of the employment — as a
result of their investigation, they find this out — then they shall be
put on the list. There’s no discretion in it.
M. Maynard : En ce qui concerne la liste qui existe déjà,
l’employeur y est inscrit pendant deux ans, un point c’est tout.
C’est obligatoire. S’il est constaté, à la faveur d’une enquête, que
l’employeur n’a pas respecté une condition d’emploi, il est inscrit
sur la liste. Aucune latitude à cet égard.
Yes, I’m very concerned about that list, but there’s nothing in
the act, nothing in the regulations, nothing in Bill C-43, that says
that being put on this new list causes you not to have access to
foreign workers. It can only be used to get you onto the other list.
That’s the only way in which it could result in you being denied
access to foreign workers, so I was very concerned when I heard
the department say three times that being on this provincial
offenders list is going to cause you not to have access to
the program. That means they’re going to link it to
the section 209.91 list.
Oui, cette liste m’inquiète beaucoup, mais il n’y a rien dans la
loi, dans le règlement ou le projet de loi C-43 qui dise que le fait
d’être inscrit sur la liste entraîne l’impossibilité de faire appel à des
travailleurs étrangers. Cela n’est prévu que pour l’autre liste. C’est
la seule façon dont on peut se faire interdire l’accès aux
travailleurs étrangers. C’est donc avec une vive inquiétude que
j’ai entendu les représentants du ministère dire trois fois que le fait
d’être sur la liste de ceux qui ont enfreint des dispositions
provinciales entraînera l’impossibilité de se prévaloir du
programme. Cela veut dire qu’il y aura un lien avec la liste
prévue à l’article 209.91.
Senator Cordy: And there will be no due process?
Ms. Reynolds, is that what you suggested?
La sénatrice Cordy : Et il n’y aura aucun recours? Madame
Reynolds, est-ce bien ce que vous laissez entendre?
Ms. Reynolds: That’s what the concern is. We don’t know what
the due process is.
Mme Reynolds : C’est ce qui m’inquiète. Nous ignorons ce que
seront les recours.
I should point out that, when we talk about that list, there are
only four restaurants that are on that list. We’ve heard, through
the media, about all kinds of allegations of abuse and our industry
has been badly tainted by that. There are four restaurants that are
on that list.
Je dois signaler, à propos de cette liste, que seulement quatre
restaurants y figurent. Nous avons entendu dans les médias toutes
sortes d’allégations au sujet d’abus et la réputation de notre
secteur d’activité a été salie. Il y a quatre restaurants sur la liste.
Mr. Maynard: If I may, please. I would like to clear up a
concern about the 10-day answer.
M. Maynard : Si je peux me permettre, je voudrais apporter
une précision au sujet des 10 jours dont il a été question dans une
réponse.
The government did say that there would be a
10-day processing time in the case of workers who are going to
be paid a high salary. By high salary, they meant in the top
10 per cent of the provincial average. So, for B.C., the salary is
approximately $27 an hour, but that’s not based on what you say
you’re going to pay them. It’s based on what ESDC says is the
prevailing wage for that position, which is always much lower. So,
there are only about 10 occupations, out of the entire list of
occupations known to Canadian mankind, that would support a
10-day processing time. It’s illusionary that that time exists. It
Les représentants du gouvernement ont dit que les délais
d’examen seraient de 10 jours pour les travailleurs qui doivent
toucher un salaire élevé. Par salaire élevé, ils veulent dire que la
rémunération se situe dans les 10 p. 100 supérieurs de la moyenne
provinciale. Dans le cas de la Colombie-Britannique, le salaire est
d’environ 27 $ l’heure, mais cela n’est pas basé sur ce que
l’employeur dit qu’il va payer, mais sur ce qu’EDSC considère
comme le salaire qui a cours pour le poste, ce qui est bien plus bas.
Il y a donc seulement une dizaine de professions, dans toute la
liste des professions connues des Canadiens, pour lesquelles les
24:44
Social Affairs, Science and Technology
doesn’t exist. For the vast majority of employers, it’s a two- to
three-month process to get the LMIA. That’s after you do the
advertising.
Senator Cordy: Right, okay. Thank you very much.
10-12-2014
délais seraient de 10 jours. Mais ces délais ne sont qu’une illusion.
Ils n’existent pas. Pour la grande majorité des employeurs, il faut
compter de deux à trois mois pour obtenir une étude d’impact sur
le marché du travail. Et cela, c’est après la parution des annonces
de postes.
La sénatrice Cordy : Très bien. Merci beaucoup.
Senator Seidman: Thank you very much. We spent a lot of
time, this morning, with our former witnesses from the
government and with you, talking about the Temporary
Foreign Worker Program, but, as we’re aware, this piece of
legislation splits the current program into two programs, the
Temporary Foreign Worker Program and the International
Mobility Program.
La sénatrice Seidman : Merci beaucoup. Nous avons passé
beaucoup de temps ce matin, avec les témoins précédents qui
représentaient le gouvernement et avec vous, à discuter du
Programme des travailleurs étrangers temporaires, mais nous
savons que le projet de loi sépare le programme actuel en deux : le
Programme des travailleurs étrangers temporaires et le
Programme de mobilité internationale.
We haven’t talked a lot about the International Mobility
Program, which is exempt from the Labour Market Impact
Assessment, and my understanding is that it specifically refers to
foreigners entering under the free trade agreement.
Nous n’avons pas beaucoup parlé du Programme de mobilité
internationale, qui n’est pas assujetti à l’étude d’impact sur le
marché du travail. Je crois comprendre qu’il vise expressément les
étrangers qui viennent au Canada aux termes de l’accord de libreéchange.
Do either of you have anything to say about what proportion
of foreign workers, for example, would fall into this particular
piece of the program, that is, the International Mobility Program?
Mr. Maynard, perhaps?
Avez-vous, l’un ou l’autre, quelque chose à dire sur la
proportion des travailleurs étrangers, par exemple, qui relèvent
de cette partie du programme, c’est-à-dire le Programme de
mobilité internationale? Monsieur Maynard, peut-être?
Mr. Maynard: Yes, the foreign worker program now is just the
LMIA workers, and they are the vast minority of foreign workers
in Canada. Most of the other foreign workers, the vast majority
of them, are now classified as International Mobility Program, for
instance, international programs for students. We have exchange
programs and whatnot where students in Canada can go to
France and students from France can come to Canada, get
a one- or two-year work permit and work wherever they want.
There’s no Labour Market Impact Assessment done at all. They
are free to do it. They far outnumber the LMIA workers that are
in this country.
M. Maynard : Oui, le programme des travailleurs étrangers est
maintenant limité aux travailleurs visés par une étude d’impact
sur le marché du travail. Ils constituent la petite minorité des
travailleurs étrangers au Canada. La plupart des autres
travailleurs étrangers, la grande majorité d’entre eux, sont
assujettis au Programme de mobilité internationale. Il y a par
exemple les programmes d’échanges internationaux pour les
étudiants. Nous avons des programmes d’échanges et d’autres
dispositions qui permettent à des étudiants canadiens d’aller en
France, par exemple, et à des étudiants français de venir au
Canada. Ils peuvent obtenir un permis de travail d’un ou deux ans
et travailler là où ils veulent. Il n’y a dans ces cas aucune étude
d’impact sur le marché du travail. Les étudiants ont la liberté de
travailler. Ils sont beaucoup plus nombreux au Canada que les
travailleurs pour lesquels il faut faire une étude d’impact sur le
marché du travail.
Senator Seidman: Do you have numbers to give us, actual
proportions, by any chance?
La sénatrice Seidman : Vous auriez des chiffres à nous donner,
par hasard, sur les proportions réelles de ces catégories?
Mr. Maynard: I don’t want to quote from memory, but, when
the government introduced the changes on June 20 of this year,
they issued a document called Overhauling the Temporary Foreign
Worker Program. In the very opening segments of that document
— they are well worth looking at — it gives you the figures. It’s
staggering to look at those figures.
M. Maynard : Je ne veux pas donner de chiffres de mémoire,
mais lorsqu’il a présenté les modifications en juin dernier, le
gouvernement a publié un document intitulé Réforme globale du
Programme des travailleurs étrangers temporaires. Dans les
premières parties du document, et il vaut largement la peine de
les consulter, on précise ces chiffres. Ils sont renversants.
Senator Seidman: Okay, thank you. Could you give us
examples of the type of work permits that would be issued
under this particular piece of the program, the International
Mobility Program?
La sénatrice Seidman : D’accord. Merci. Pourriez-vous nous
donner des exemples des types de permis de travail délivrés en
vertu de cette partie du programme, du Programme de mobilité
internationale?
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:45
Mr. Maynard: Under the International Mobility Program is
every kind of work permit that exists other than Labour Market
Impact Assessment work permits. So this would include work
permits issued under treaties like NAFTA or any of the free trade
agreements that we have with Chile, Peru, Colombia et cetera. It
would include, generally, intra-company transferee work permits,
where companies are shifting senior managers and executives
from abroad into Canada for temporary placement at companies
here; spousal work permits for skilled workers; student work
permits or authorizations to work associated with being a student
in Canada; International Experience Canada programs, where
young people are just given a work permit to come to Canada for
one or two years. All of those would be covered under IMP.
M. Maynard : Aux termes du Programme de mobilité
internationale, on peut avoir tous les types de permis de travail
qui existent, en dehors de ceux qui sont délivrés après une étude
d’impact sur le marché du travail. Cela comprend les permis de
travail délivrés en vertu de traités comme l’ALENA ou de tout
autre accord de libre-échange que nous avons avec le Chili, le
Pérou, la Colombie et d’autres pays. En général, cela englobe les
permis de travail pour les mutations à l’intérieur de sociétés,
lorsque des sociétés déplacent des cadres supérieurs et des
dirigeants de l’étranger vers le Canada pour une affectation
temporaire chez nous; les permis de travail pour les conjoints ou
les autorisations de travailler qui accompagnent le statut
d’étudiant au Canada; les programmes d’Expérience
internationale Canada, aux termes desquels des jeunes gens
reçoivent un permis de travail pour venir passer un an ou deux au
Canada. Tout cela est encadré par le Programme de mobilité
internationale.
Senator Seidman: Would they represent any particular list of
trades or professions?
La sénatrice Seidman : Cela correspondrait-il à une liste
particulière de métiers ou de professions?
Mr. Maynard: It depends on the category. Most of the students
who come in are going to work at low-skilled jobs. They don’t
come and work at professional occupations. Intra-company
transferee workers have to be senior executives, senior managers
or persons with specialized knowledge, so they are, generally, at a
higher level. The NAFTA agreement includes a professionals
category that brings in engineers, architects, university; it isolates
50 positions or so. So there’s a variety of positions that are
involved.
M. Maynard : Cela dépend de la catégorie. La plupart des
étudiants qui viennent chez nous occupent des emplois peu
spécialisés. Ils ne viennent pas pour occuper des postes
professionnels. Les personnes mutées à l’intérieur d’une société
doivent être de hauts dirigeants, des cadres supérieurs ou des
personnes qui ont des connaissances spécialisées. Ces gens-là sont
donc généralement à un niveau supérieur. L’ALENA prévoit une
catégorie de professionnels qui permet de faire venir des
ingénieurs, des architectes, des professeurs d’université; elle
comprend une cinquantaine de professions. Il y a donc une
certaine diversité de professions.
Senator Seidman: Okay, thank you. That’s been very helpful.
Thank you very much.
La sénatrice Seidman : D’accord. Merci. Ces renseignements
sont très utiles. Merci beaucoup.
Mr. Maynard: Sorry, if I may, this bill, the list and whatnot,
applies to all foreign workers, regardless of whether they’re
LMIA or IMP.
M. Maynard : Désolé. Si je peux me permettre, je précise que le
projet de loi, la liste, tout cela s’applique à tous les travailleurs,
qu’ils fassent l’objet d’une étude d’impact sur le marché ou qu’ils
soient visés par le Programme de mobilité internationale.
Senator Seidman: Okay, thank you.
La sénatrice Seidman : D’accord. Merci.
Senator Enverga: Thank you for the presentations.
Le sénateur Enverga : Merci de vos exposés.
Actually, I was struck by the fact that there’s some concern
about the listing that will be put in place by the government.
Somehow, you mentioned that there are only four employers that
are listed there. So, don’t you think that the government has been
really diligent in making sure that only those who are really, really
bad will be placed on the list, or is it a lenient one? How do you
classify the government at this time? Are they very careful in
putting anybody on the blacklist here?
J’ai trouvé frappant qu’on s’inquiète de la liste que le
gouvernement mettra en place. Vous avez dit en quelque sorte
que seulement quatre employeurs sont inscrits sur la liste. N’êtesvous pas d’avis que le gouvernement a fait preuve d’une grande
diligence en veillant à ce que les employeurs au comportement
vraiment déplorable soient inscrits sur la liste, ou se montre-t-il
conciliant? Comment considérez-vous l’attitude du gouvernement
en ce moment? Prend-il de grandes précautions avant d’inscrire
qui que ce soit sur la liste?
Ms. Reynolds: From our perspective there have been a lot of
unfound allegations that have been made about our industry. I
mean, there are a lot of anecdotes about, ‘‘Well, my kid applied
for a job in a restaurant and he didn’t get the job, therefore that
employer is overlooking Canadians.’’
Mme Reynolds : À notre avis, il y a eu beaucoup d’allégations
sans fondement au sujet de notre secteur d’activité. Il y a là
beaucoup de faits anecdotiques : « Mon gamin a fait une
demande d’emploi dans un restaurant et n’a pas été pris. Par
conséquent, l’employeur néglige les Canadiens. »
24:46
Social Affairs, Science and Technology
In fact, our industry operates 24 hours a day, 7 days a week.
We need people to work late night shifts and weekend shifts. We
have people who apply for jobs, but they are only available on
weekdays from this time to this time. Sorry, we’re not going to
hire you because we need you to work from nine until two. Not all
people have the aptitude to work in the industry.
Even if you look at the —
10-12-2014
En fait, nos entreprises sont ouvertes 24 heures par jour et
7 jours par semaine. Elles ont besoin d’employés pour travailler
tard le soir et en week-end. Nous avons des gens qui demandent
des emplois, mais qui ne sont disponibles qu’en week-end et de
telle heure à telle heure. Désolée, mais elles ne vont pas engager
ces candidats, parce qu’elles ont besoin de gens qui seront au
poste de 9 heures à 2 heures. Tous n’ont pas les aptitudes voulues
pour travailler dans notre secteur d’activité.
Même si vous considérez...
The Chair: If I can interrupt. Those are not on the list. The
senator asked specifically with regard to numbers and the fact
that there were four on the list. He was talking about the issue of
the numbers, as opposed to getting you to go into a discourse.
Le président : Je me permets de vous interrompre. Ces
restaurateurs ne sont pas sur la liste. Le sénateur a demandé
précisément des chiffres et a attiré votre attention sur le fait qu’il y
a seulement quatre restaurateurs sur la liste. Il vous a posé une
question sur les chiffres et ne vous a pas demandé de vous lancer
dans un discours.
Ms. Reynolds: For some of the allegations that were very
public, there is another employer perspective, and employers can’t
talk about their personnel issues in the media. When they actually
do the investigations, they find that an allegation that has been
made is not necessarily the actual case, because there were an
awful lot of allegations made about our industry.
Mme Reynolds : En regard de certaines allégations lancées très
publiquement, il y a un autre point de vue, celui des employeurs.
Mais les employeurs ne peuvent pas parler de leurs problèmes de
personnel dans les médias. Lorsque les fonctionnaires font
enquête, ils constatent que certaines allégations ne sont pas
nécessairement fondées. Il y a eu énormément d’allégations au
sujet de notre secteur d’activité.
I don’t know the answer to your question, but my sense is that
once they really start to do their in-depth investigations, they find
there is less to these stories than were covered in the media.
J’ignore la réponse à votre question, mais j’ai l’impression que,
lorsque les fonctionnaires font des enquêtes approfondies, ils
constatent que les reportages des médias n’ont pas beaucoup de
fondement.
Senator Enverga: From your perspective, Mr. Maynard, do
you think the government is diligent in making sure that only
those companies that are listed there are really the bad guys, so
there is no real concern about outright putting everybody on the
list there?
Le sénateur Enverga : À votre point de vue, monsieur
Maynard, le gouvernement fait-il preuve de diligence en veillant
à ce que seules les entreprises au comportement vraiment
déplorable soient inscrites sur la liste, de sorte qu’il n’y aurait
pas vraiment à craindre que toutes les entreprises ne s’y
retrouvent?
Mr. Maynard: I don’t think the government has pressed the gas
pedal down yet. I think we haven’t begun the process of
identifying and listing employers.
M. Maynard : Je ne crois pas que le gouvernement ait encore
appuyé sur l’accélérateur. Le processus d’identification des
employeurs et de leur inscription sur la liste n’a pas commencé.
The Chair: I take that as speculation, but your point is taken.
Le président : Cela me semble tenir de la spéculation, mais il est
pris note de votre opinion.
Mr. Maynard: The legislation has only been in place for one
year.
M. Maynard : Les dispositions législatives sont en place depuis
un an seulement.
The Chair: The regulations haven’t been developed yet, so
we’re speculating considerably beyond the issue we have in front
of us.
Le président : Le règlement n’a pas encore été élaboré. Nous
spéculons beaucoup, au-delà de la question dont nous sommes
saisis.
Senator Enverga: On another note, I was thinking about those
allegations that the industry hasn’t been hiring Canadians. You
said you are really hiring Canadians. But with all these
advertisements and marketing the food industry has been doing,
why can’t you present yourself in a different way? You’ve done a
great job marketing your hamburger or whatever food you have.
Why can’t the industry adapt to these marketing efforts and hire
more people?
Le sénateur Enverga : Sur un autre plan, je songeais aux
allégations voulant que votre secteur n’ait pas engagé de
Canadiens. Vous dites que vous engagez vraiment des
Canadiens. Mais compte tenu de toutes les publicités, de tout le
marketing que fait votre secteur, pourquoi ne pouvez-vous pas
vous présenter sous un autre jour? Vous avez fait de l’excellent
marketing pour vendre des hamburgers ou tout autre aliment.
Pourquoi n’est-il pas possible d’adapter ces efforts de marketing
et d’engager plus de monde?
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:47
Ms. Reynolds: I would disagree with you in that I think our
members have been doing an awful lot of media and marketing.
They’ve been doing cross-country job fairs. They’ve been trying to
attract unemployed workers from places like Ontario where there
are youth looking for jobs to see if they will come out to some
remote locations in Alberta and Saskatchewan. I would say they
have been putting in a huge amount of resources.
Mme Reynolds : Je ne suis pas d’accord avec vous, en ce sens
que nos membres ont fait beaucoup d’annonces dans les médias et
déployé de grands efforts de marketing. Ils ont participé à des
foires de l’emploi dans tout le pays. Ils ont essayé d’attirer des
chômeurs de régions comme l’Ontario, où des jeunes cherchent
des emplois, et de voir s’ils veulent venir à des endroits éloignés,
en Alberta et en Saskatchewan. Je dirais qu’ils ont consacré à ces
efforts des ressources énormes.
I think that what’s going to give restaurants in our industry a
competitive advantage in the years ahead will be their human
resource practices. They are putting far more resources into the
recruitment and retention of employees. They recognize that
being able to attract and keep workers will give them the
competitive advantage. I would say there is a huge amount of
efforts and resources going into this.
Ce qui va donner aux restaurants un avantage concurrentiel
dans les années à venir, ce sera leurs pratiques en matière de
ressources humaines. Ils consacrent beaucoup plus de ressources
au recrutement et au maintien en emploi des travailleurs. Ils
reconnaissent qu’ils auront un avantage concurrentiel s’ils
peuvent attirer des travailleurs et les garder à leur service. Je
dirais que des efforts et des ressources énormes sont mobilisés
autour de cet objectif.
It’s not as easy as it sounds to go to the street corners of
Toronto and talk an unemployed youth to moving out to some
remote locations in Alberta. They’ve tried it. They’ve done these
programs where they try to bring people and one of the problems
is they get some of the resource-based sectors who can always
offer a higher wage. They recruit them right from behind the
counters or right inside the restaurants, because they have the
resources to do that. Our industry goes to the expense of
recruiting them, bringing them out to Alberta and then they lose
them, once they have their fare paid out to come to Alberta, to
some of the other industries that we just can’t compete with.
Il n’est pas aussi facile qu’il semble d’aller dans les rues de
Toronto et de convaincre un jeune chômeur de venir travailler
dans certaines localités éloignées en Alberta. Les restaurateurs ont
essayé. Ils ont appliqué des programmes pour essayer de faire
venir des gens, mais l’un de leurs problèmes, c’est qu’il y a des
entreprises du secteur des ressources qui peuvent toujours offrir
un salaire plus élevé. Elles viennent les recruter derrière les
comptoirs, à l’intérieur même des restaurants. Elles ont les
ressources nécessaires pour le faire. Les restaurateurs engagent
des dépenses pour recruter des gens et les amener en Alberta, et ils
les perdent ensuite, après avoir payé leur transport en Alberta, au
profit d’autres secteurs d’activité avec lesquels ils ne sont pas
concurrentiels.
Senator Enverga: With these recent changes, do you know what
the loss is to the industry? What is the degree of opportunity lost
for the industry that you are referring to now?
Le sénateur Enverga : Savez-vous quelles sont les pertes de
votre secteur d’activités attribuables aux modifications récentes?
Quelles sont les pertes d’opportunité auxquelles vous faites
allusion?
Ms. Reynolds: We are in the process of trying to measure that
now. One of the challenges to that is these changes are progressive
so as the foreign workers’ permits expire and they’re being sent
home, the businesses become increasingly short staffed. We know
there are a lot of expansion plans that have been put on hold. We
know they’ve walked away from franchisee/franchisor agreements
because, without workers, they know they can’t open any more
businesses. However, we haven’t been able to quantify exactly
what the impact will be.
Mme Reynolds : Nous sommes maintenant en train d’essayer
de mesurer cela. L’une des difficultés, c’est que les changements
sont progressifs. Au fur et à mesure que les permis des travailleurs
étrangers arrivent à expiration et que ces travailleurs sont
renvoyés chez eux, les entreprises manquent de plus en plus de
personnel. Nous savons qu’une foule de plans d’expansion ont été
mis en veilleuse. Nous savons que des entrepreneurs ont renoncé à
des contrats de franchise parce que, faute de travailleurs, ils ne
peuvent pas ouvrir d’autres établissements. Toutefois, nous
n’avons pas pu mesurer exactement l’impact.
The Chair: Mr. Maynard, did you want to make a comment?
Le président : Monsieur Maynard, avez-vous quelque chose à
ajouter?
Mr. Maynard: Your comment about the progressive changes,
you wait for the work permits to expire. The changes were put in
place in June. Many restaurants with foreign workers still had
those workers under work permit that were valid for a year or
maybe two years. Until those work permits expire, we won’t see
the impact of the changes.
M. Maynard : Vous dites que les changements sont progressifs,
qu’on attend que les permis de travail arrivent à expiration. Les
modifications ont été apportées en juin. De nombreux restaurants
qui ont des travailleurs étrangers avaient toujours des employés
dotés d’un permis de travail valable pour un an ou peut-être deux.
Jusqu’à ce que ces permis de travail arrivent à expiration, nous ne
pourrons pas constater l’impact des modifications.
24:48
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
One of the big changes that particularly affects the restaurant
industry is that the government said you will only be allowed
10 per cent foreign workers in a low-paying job and these
generally count as low-paying jobs. If you have a restaurant
that employs 35 Canadians and has six cooks in the kitchen who
are foreign cooks because you run an ethnic restaurant, you are
now only allowed to have 3 cooks, and I know restaurants are
telling me they cannot operate at that level but that will not show
up until another year from now.
L’une des principales modifications qui touchent
particulièrement le secteur de la restauration, c’est que le
gouvernement limite à 10 p. 100 la proportion des travailleurs
étrangers qui occupent des postes faiblement rémunérés. Et les
emplois en restauration sont généralement considérés comme
faiblement rémunérés. Si un restaurant emploie 35 Canadiens et a
six cuisiniers étrangers parce qu’il s’agit d’un établissement
ethnique, il sera désormais limité à trois cuisiniers étrangers.
Des propriétaires de restaurant me disent qu’ils ne peuvent pas
mener leur exploitation de cette manière, mais on ne s’en
apercevra pas avant un an.
Senator Chaput: Should there be recourse for employers who
are or will be on the list eventually?
La sénatrice Chaput : Devrait-il y avoir un recours pour les
employeurs qui se trouvent sur la liste ou finiront par s’y trouver?
Mr. Maynard: Absolutely; if you are asking me, yes,
absolutely.
M. Maynard : Tout à fait. Si vous me posez la question, je dis
qu’il faut absolument des recours.
Senator Chaput: I’m asking what you think.
La sénatrice Chaput : Je vous demande votre avis.
Ms. Reynolds: There has to be due process, but we want to see
those who are abusing the program out of the program. There is
no question about that, because it gives everybody in our industry
a bad name and it gives the program a bad name. We do want to
see those who are guilty of an offence to be out of the system.
Mme Reynolds : Il doit y avoir des recours, mais nous tenons à
ce que les employeurs qui abusent du programme en soient exclus.
Cela ne fait aucun doute. Car leur comportement détruit la
réputation de tout de notre secteur et du programme. Nous
tenons à ce que ceux qui se rendent coupables d’une infraction
soient exclus du système.
One of the other things that people didn’t understand about
the Temporary Foreign Worker Program was that temporary
foreign workers coming to this country have the same protections
under employment standards law in every province of this
country. That really hasn’t changed. We’ve always said you
need to work more cooperatively with the provincial governments
because, if there are some employers that are repeatedly guilty of
offences under employment standards, then, yes, I think the
federal government needs to know about that.
Il y a autre chose qu’on ne comprend pas, à propos du
Programme des travailleurs étrangers temporaires, et c’est que les
travailleurs venus de l’étranger sont protégés comme les autres
par les normes en matière d’emploi qui ont cours dans toutes les
provinces du Canada. Cela, vraiment, n’a pas changé. Nous avons
toujours dit qu’il fallait travailler en plus étroite collaboration
avec les gouvernements provinciaux, car si certains employeurs
dérogent constamment aux normes en matière d’emploi, le
gouvernement fédéral doit le savoir.
From our perspective, better coordination there is not an issue,
but we also have concerns that some very minor food safety
violation or something like that will prevent someone from
getting a foreign worker. That’s of concern to us.
À notre point de vue, une meilleure coordination à cet égard ne
fait pas problème, mais nous craignons qu’un manquement très
mineur en matière de salubrité des aliments n’empêche des
employeurs d’obtenir des travailleurs étrangers. Cela nous
inquiète.
Mr. Maynard: I want to be clear in my answer about recourse,
because I accept your position, too.
M. Maynard : Je tiens à être clair dans ma réponse au sujet des
recours, car j’accepte votre position aussi.
If an employer is fundamentally abusing their foreign workers
— if they’re not paying the salary they told ESDC they would
pay; if they’re making them work overtime without giving them
overtime; or if they’re not giving them the working conditions
they promised — then that’s abusive and that person shouldn’t be
accessing foreign workers.
Si un employeur, fondamentalement, abuse de ses travailleurs
étrangers, s’il ne leur verse pas le salaire dicté par EDSC, s’il leur
fait faire des heures supplémentaires sans les rémunérer en
conséquence, s’il ne leur accorde pas les conditions de travail
convenues, alors il y a abus, et cet employeur ne devrait pas
pouvoir engager des travailleurs étrangers.
My concern is when there are isolated breaches that don’t meet
that standard. The punishment has to fit the crime and,
unfortunately, with the system in place, if there’s a breach of
condition it’s the same result regardless of whether you do it to
90 employers or 1 employee.
Ce qui me préoccupe, ce sont les succursales isolées qui ne
respectent pas les normes. Le châtiment doit être proportionnel au
crime. Malheureusement, avec le système en place, les
conséquences d’un manquement à une condition sont les
mêmes, qu’il y ait 90 employés en cause ou un seul.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:49
The Chair: Colleagues, I will sum up with some observations
and then I would like senators to stay behind so we can give
drafting instructions with regard to our meeting next week.
Le président : Chers collègues, je vais résumer en quelques mots
et je voudrais que les sénateurs restent ensuite pour que nous
puissions rédiger les instructions au sujet de notre séance de la
semaine prochaine.
Just before I do, I want to say that I think both of you have
been very clear with regard to the issues that are of concern to
you.
Au préalable, je tiens à dire que les deux témoins ont été très
clairs au sujet des préoccupations qui les animent.
Ms. Reynolds, I think we would all heartily support your
suggestion that human resource issues within the industry are of
the highest possible standards and probably will go a very long
way if the industry itself can regulate those issues to deal with
many of the concerns that you and the public have, perhaps with
slightly different points of view.
Madame Reynolds, je pense que nous sommes tous de tout
cœur avec vous quand vous dites que la gestion des ressources
humaines dans votre secteur d’activité doit être de la plus grande
qualité et que cela fera probablement beaucoup pour que le
secteur règle lui-même les problèmes relatifs aux nombreuses
préoccupations que vous et le grand public éprouvez, quoi que ce
puisse être d’un point de vue légèrement différent.
Mr. Maynard, certainly the issues you have identified in terms
of what the regulations look like, if in fact the budget bill passes,
are the issues that will determine the extent to which your
concerns are well-founded in terms of the breadth at which the
issues will apply. I think there is no question that the hope would
be that the way they are interpreted does not unnecessarily harm
employment and employers in Canada with regard to the overall
issues but, on the other hand, to ensure that those situations
which you summarized very well in your last comments are indeed
prevented to the highest degree possible.
Monsieur Maynard, il est certain que les problèmes que vous
avez signalés à propos de la réglementation, si le projet de loi
d’exécution du budget est effectivement adopté, sont ceux qui
détermineront la mesure dans laquelle vos préoccupations sont
fondées du point de vue du champ d’application. Nous espérons,
cela ne fait aucun doute, que les dispositions seront interprétées de
façon à ne pas nuire inutilement à l’emploi et aux employeurs au
Canada, du point de vue des problèmes généraux, mais il faut
aussi veiller par ailleurs à prévenir le plus possible les problèmes
que vous avez résumés dans vos dernières observations.
I want to thank you both for the way you’ve articulated the
issues that you see as concern. I can assure you we have heard
them. I thank you for that.
Je tiens à vous remercier de la façon dont vous avez défini les
problèmes qui vous préoccupent. Je puis vous donner l’assurance
que nous les avons entendus. Merci à vous.
With that I’m suspending the meeting and I will ask that the
room be cleared as the committee goes in camera for a brief
session.
Là-dessus, je suspends la séance et je demande à ce qu’on libère
la salle pour que le comité puisse continuer à siéger brièvement à
huis clos.
(The committee continued in camera.)
(La séance se poursuit à huis clos.)
OTTAWA, Wednesday, December 3, 2014
OTTAWA, le mercredi 3 décembre 2014
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology met this day at 4:13 p.m. to study Bill C-442, An Act
respecting a Federal Framework on Lyme Disease.
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 16 h 13, pour
étudier le projet de loi C-442, Loi concernant le cadre fédéral
relatif à la maladie de Lyme.
Senator Kelvin Kenneth Ogilvie (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: Welcome to this meeting of the Standing Senate
Committee on Social Affairs, Science and Technology.
[English]
I’m Kelvin Ogilvie from Nova Scotia. I would ask senators to
introduce themselves, starting on my left.
Le sénateur Kelvin Kenneth Ogilvie (président) occupe le
fauteuil.
[Français]
Le président : Je vous souhaite la bienvenue au Comité
sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la
technologie.
[Traduction]
Je m’appelle Kelvin Ogilvie, de la Nouvelle-Écosse. Je
demanderais aux sénateurs de se présenter. Commençons à ma
gauche.
24:50
Social Affairs, Science and Technology
Senator Eggleton: Art Eggleton, senator from Toronto and
deputy chair of the committee. I’m glad to be here with all my
friends.
10-12-2014
Le sénateur Eggleton : Art Eggleton, sénateur de Toronto et
vice-président du comité. Je suis heureux d’être accompagné de
tous mes amis.
Senator Enverga: Tobias Enverga from Ontario.
Le sénateur Enverga : Tobias Enverga, de l’Ontario.
Senator Wallace: John Wallace from New Brunswick.
Le sénateur Wallace : John Wallace, du Nouveau-Brunswick.
Senator Stewart Olsen: Carolyn Stewart Olsen, New
Brunswick.
Senator Seidman: Judith Seidman from Montreal, Quebec.
La sénatrice Stewart Olsen : Carolyn Stewart Olsen, du
Nouveau-Brunswick.
La sénatrice Seidman : Judith Seidman, de Montréal, Québec.
The Chair: Colleagues, we recall that we are here today with
our agenda with a single item, and that is Bill C-442, An Act
respecting a Federal Framework on Lyme Disease.
Le président : Chers collègues, un seul sujet nous occupe
aujourd’hui, et c’est le projet de loi C-442, Loi concernant le cadre
fédéral relatif à la maladie de Lyme.
We have two sessions today, and the first one will begin with
the sponsor of the bill in the House of Commons, Elizabeth May,
who we’re absolutely delighted to see with us. I will remind you
that this session will end no later than 5:15 p.m.
Deux séances sont prévues aujourd’hui. Au cours de la
première, nous entendrons la députée qui a présenté ce projet de
loi à la Chambre des communes, Elizabeth May, que nous
sommes ravis d’accueillir. Je vous rappelle que cette séance
prendra fin au plus tard à 17 h 15.
Ms. May, I would welcome you making a presentation, and
then I would open the floor up to my colleagues.
Madame May, je vous prie de faire votre exposé, puis mes
collègues auront l’occasion de vous poser des questions.
[Translation]
[Français]
Elizabeth May, Member of Parliament for Saanich-Gulf Islands,
sponsor of the Bill: Honourable senators and committee members,
it is a great honour for me to be here to testify about my
Bill C-442, An Act respecting a Federal Framework on Lyme
Disease. This bill was designed in a non-partisan manner to help
people across the country.
Elizabeth May, députée, Saanich—Gulf Islands, marraine du
projet de loi : Honorables sénateurs et membres du comité, c’est
un grand honneur pour moi d’être ici à titre de témoin au sujet de
mon projet de loi C-442, Loi concernant la stratégie fédérale
relative à la maladie de Lyme. Ce projet de loi a été conçu dans
une optique et un esprit non partisans pour aider les gens partout
au pays.
I hope that we will be able to implement this strategy in a
non-partisan manner, to create a collaborative framework for
federal, provincial and territorial ministers, as well as
representatives from the medical community, scientific
researchers, and patients groups, in order to overcome problems
and allow for quick diagnosis of this disease.
J’espère que, dans un esprit non partisan, nous pourrons
mettre en œuvre la stratégie prévue, qui créera un cadre de
collaboration entre les ministres fédéral, provinciaux et
territoriaux, de même qu’entre les représentants de la
communauté médicale et de la recherche scientifique et les
regroupements de patients, afin de surmonter les problèmes et
de permettre de poser un diagnostic rapide pour traiter la
maladie.
[English]
[Traduction]
I think it is increasingly clear from the hearings we had on the
house side that there is a strong scientific consensus. We had
evidence from Health Canada and from the Public Health Agency
of Canada confirming what I had suspected. But I must say that I
thought I knew quite a bit about Lyme disease before the hearings
in the house, and I was quite taken aback by the evidence from
the Public Health Agency of Canada.
Les audiences que nous avons tenues à la Chambre ont fait
émerger le fort consensus scientifique autour de cette question.
Les éléments de preuve que Santé Canada et l’Agence de la santé
publique du Canada nous ont présentés ont confirmé ce que je
soupçonnais. Je pensais en savoir beaucoup sur la maladie de
Lyme avant les audiences à la Chambre, mais j’ai été frappée par
les éléments présentés par l’Agence de la santé publique du
Canada.
The evidence that you’ll find from the house committee, and no
doubt you will hear more here, that the Acting Director General
from the Centre for Food-borne, Environmental and Zoonotic
Infectious Diseases, Infectious Diseases Prevention and Control
Branch — I’m sure there is an acronym for that — at the Public
Health Agency of Canada testified to is that within the Public
Comme l’a indiqué dans son témoignage le directeur général
par intérim du Centre des maladies infectieuses d’origine
alimentaire, environnementale et zoonotique, de la Direction
générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses
— je suis sûr qu’il existe un acronyme — à l’Agence de la santé
publique du Canada, on estime que plus de 10 000 Canadiens
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:51
Health Agency, they are now anticipating that for Canada, we
can expect over 10,000 Canadians to develop Lyme disease every
year, starting by the 2020s.
attraperont la maladie de Lyme chaque année à partir des années
2020. C’est le témoignage que nous avons entendu à la Chambre,
et je suis certaine que vous en entendrez davantage parler ici.
It is a rapidly spreading infectious disease. As was stated in the
support for Bill C-442 from the Canadian Medical Association,
for doctors, Lyme disease presents a real challenge.
Dr. Francescutti, President of the Canadian Medical
Association, said in a letter of support for Bill C-442:
C’est une maladie infectieuse qui se répand rapidement.
Comme l’a déclaré l’Association médicale canadienne en appui
au projet de loi C-442, pour les médecins, la maladie de Lyme
présente un réel défi. Le Dr Francescutti, président de
l’Association médicale canadienne, a déclaré ceci dans une lettre
en appui au projet de loi C-442 :
Diagnosis of Lyme disease can be difficult because signs
and symptoms can be non-specific and found in other
conditions. If Lyme disease is not recognized during the
early stages, patients may suffer seriously debilitating
disease that may be more difficult to treat. Given the
increasing incidence of Lyme disease in Canada, continuing
education for health care and public health professionals
and a national standard of care can improve identification,
treatment and management of this disease.
La maladie de Lyme peut être difficile à diagnostiquer
étant donné que les signes et symptômes peuvent être non
spécifiques et communs à d’autres maladies. Si la maladie
n’est pas reconnue à un stade précoce, le patient risque de
souffrir d’une maladie plus gravement débilitante et souvent
plus difficile à traiter. Vu l’incidence croissante de la maladie
de Lyme au Canada, l’éducation constante des
professionnels de la santé et de la santé publique ainsi que
l’établissement d’une norme nationale pour les soins peuvent
améliorer le dépistage, le traitement et la gestion de la
maladie.
He goes on to recommend specific aspects of Bill C-442. I’d
like to turn to Bill C-442 itself and describe what it attempts to do
and what I hope it will do very soon.
Le Dr Francescutti recommande des aspects précis du projet de
loi C-442. J’aimerais justement parler du projet de loi et vous
expliquer ce qu’il vise à faire et ce que j’espère qu’il fera sous peu.
We have, as I’ve said, a significant public health challenge in
Lyme disease. There is recognition of that, and I have to say I’m
indebted to the current and past ministers of health. Under
Minister of Health Leona Aglukkaq, Lyme disease was made a
reportable disease in Canada as of 2009. Thanks to current
Minister of Health Rona Ambrose, there was support for this bill
as it made its way through the House of Commons.
Comme je l’ai dit, la maladie de Lyme présente un défi de taille
pour la santé publique. C’est reconnu, et je dois dire que je suis
redevable à la ministre de la Santé actuelle et à ses prédécesseurs.
En 2009, alors que Leona Aglukkaq était ministre de la Santé, la
maladie de Lyme est devenue une maladie à déclaration
obligatoire. Gr â ce à l’actuelle ministre de la Santé,
Rona Ambrose, la Chambre des communes a donné son appui
à ce projet de loi.
The fact that the bill received unanimous consent in the house
in June and now has made its way here before honourable
senators is something of a tribute to non-partisanship and to the
recognition among parliamentarians that a lot of their
constituents are dealing with the disease and having difficulties
in finding accurate, prompt diagnosis as well as treatment.
Ce projet de loi, qui est maintenant à l’étude au Sénat, a été
adopté à l’unanimité à la Chambre en juin. C’est en quelque sorte
un hommage à la non-partisanerie et une reconnaissance parmi
les parlementaires qu’un grand nombre de leurs électeurs sont aux
prises avec cette maladie et ont du mal à obtenir un diagnostic
précis et rapide ainsi qu’un traitement.
The bill calls for a federal framework on Lyme disease. There
were a few changes between first reading back in June of 2012 and
when the bill passed unanimously in 2014. I was amenable to any
changes to speed this along, as you can imagine, and
Minister Ambrose suggested a few. The title of the bill changed.
It’s ‘‘A Federal Framework on Lyme Disease,’’ and a number of
other items changed in how the bill would work.
Ce projet de loi prévoit l’établissement d’un cadre fédéral sur la
maladie de Lyme. Quelques changements ont été apportés au
libellé entre la première lecture en juin 2012 et l’adoption à
l’unanimité en 2014. Comme vous pouvez l’imaginer, j’étais prête
à considérer tout changement pour accélérer l’adoption de ce
projet de loi, et la ministre Ambrose en a proposé quelques-uns. Il
s’intitule maintenant « Un cadre fédéral relatif à la maladie de
Lyme », et un certain nombre d’autres aspects ont changé
également.
The primary notion here is that the minister will convene a
national discussion, a conference that will include provincial and
territorial ministers, medical experts from across the spectrum, as
well as people within the community who are suffering from
Lyme disease. Public health experts from all disciplines will play a
role in coming together to do a couple of things.
L’idée principale, c’est que la ministre organisera une
discussion nationale, une conférence qui réunira les ministres
provinciaux et territoriaux, des experts médicaux de tous les
domaines ainsi que des gens qui sont aux prises avec la maladie de
Lyme. Des experts en santé publique de toutes les disciplines
mettront leur expertise en commun pour prendre certaines
mesures.
24:52
Social Affairs, Science and Technology
I think all public health professionals would agree that it would
be very useful to have a comprehensive federal framework to
include the establishment of a national medical surveillance
program to use data collected by the agency to properly track
incidence rates and associated economic costs of Lyme disease.
[Translation]
Point number 2 is that the bill aims to establish guidelines for
preventing, identifying, treating and managing Lyme disease, and
for exchanging best practices across the country.
[English]
10-12-2014
Je pense que tous les professionnels de la santé publique
seraient d’accord pour dire qu’il serait très utile de mettre en place
un cadre fédéral complet. Ce cadre prévoirait l’établissement d’un
programme national de surveillance médicale qui traiterait les
données recueillies par l’agence pour bien suivre les taux
d’incidence et les coûts économiques associés à la maladie de
Lyme.
[Français]
Le deuxième point est le suivant : le projet de loi vise à établir
des lignes directrices concernant la prévention, l’identification, le
traitement et la gestion de la maladie de Lyme, et la mise en
commun des meilleures pratiques à l’échelle nationale.
[Traduction]
And as well the creation and distribution of standardized
educational materials related to Lyme disease for use by any
public health care provider within Canada designed to increase
national awareness about the disease, enhance its prevention,
identification, treatment and management.
Ce cadre prévoirait également la création et la distribution de
matériel éducatif normalisé lié à la maladie de Lyme. Tout
fournisseur de soins de santé au Canada pourrait s’en servir pour
mieux sensibiliser la population à la maladie et en améliorer la
prévention, le dépistage, le traitement et la gestion.
The minister will, following this conference, prepare a report to
set out the federal framework and publish that report on the
agency’s website and continue to review this process at an interval
of five years after the federal framework has been established.
À la suite de cette conférence, la ministre produira un rapport
qui décrira le cadre fédéral et publiera le rapport sur le site web de
l’agence. Ce cadre, une fois établi, fera l’objet d’un examen tous
les cinq ans.
I know there have been some recent media reports of some very
respected experts who have concerns. I don’t have anything but
respect for anyone who has concerns about Lyme disease. The
point of this bill is not to take sides on medical issues. My intent
here and the bill itself is about getting everyone to the table.
Je sais que certains experts très respectés ont exprimé leurs
préoccupations dans les médias. Je n’ai que du respect pour ceux
qui se préoccupent de la maladie de Lyme. Ce projet de loi n’a pas
pour objectif de diviser la communauté médicale. Mon objectif,
c’est de réunir tout le monde autour de cet enjeu important.
We were very fortunate, and I want to thank you, Mr. Chair,
for also the work of the Health Research Caucus, which
coincidentally was today, and it was so well put by both experts
who met with us today over lunch; it was just pure coincidence
that we were together. Dr. Moriarty and Dr. Ogden were very
clear that we need to bring everybody to the table and share
information. There is a scarcity of research dollars on this topic.
Nous avons eu de la chance. Je souhaite vous remercier,
monsieur le président, du travail que fait le Caucus de recherche
en santé qui, par coïncidence, s’est réuni aujourd’hui. Les
deux experts ont très éloquemment décrit la situation, et c’était
une pure coïncidence que nous y soyons en même temps.
Le Dr Moriarty et le Dr Ogden ont clairement exprimé
l’importance de réunir nos forces et d’échanger de l’information.
Les fonds accordés à la recherche sur la maladie de Lyme se font
rares.
This bill cannot include dollars because it’s a private member’s
bill, but it will mobilize resources, raise awareness and contribute
to getting help to people who need it.
Ce projet de loi, étant d’initiative parlementaire, ne peut pas
prévoir de dépenses publiques, mais il mobilisera des ressources,
fera mieux connaître la maladie et en aidera les victimes à obtenir
des soins.
The Chair: Thank you very much, Ms. May. I will now open it
up to my colleagues.
Le président : Merci beaucoup, madame May. Mes collègues
auront maintenant l’occasion de vous poser des questions.
Senator Eggleton: Thank you for being here and
congratulations on doing this. It’s a terrific thing. I’m glad you
got it through unanimously.
Le sénateur Eggleton : Merci d’être venue et félicitations pour
cette initiative. Je pense que c’est formidable. Je suis heureux que
ce projet de loi ait été adopté à l’unanimité.
You said some people are concerned about this and are not
sure this is the right direction. I should ask them what their
concerns are, but they may or may not appear here, and just in
Selon vos dires, certains ont exprimé des préoccupations,
faisant valoir qu’on n’agissait peut-être pas de la bonne façon.
J’aimerais leur demander quelles sont leurs préoccupations, mais
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:53
case those concerns come up later I will give you a chance to
express what they are and also at the same time what you think
the response to them is.
au cas où ils ne comparaîtraient pas, j’aimerais vous donner la
chance de nous les communiquer et de nous dire comment on
devrait les traiter.
Ms. May: As I said, some knowledgeable people unfortunately
missed the two-year window when the bill was before the House
of Commons. I hadn’t heard about their concerns. I did speak
with one of the experts who was slated to be a witness when we
were originally going to meet October 22. I should have reviewed
your witness list by now to find out if he is still coming.
Mme May : Comme je le disais, certaines personnes qui s’y
connaissent ont malheureusement raté le délai de deux ans
pendant lequel la Chambre des communes était saisie du projet de
loi. Je n’avais pas été mise au courant de leurs inquiétudes. Je
m’étais entretenue avec l’un des experts qui devaient comparaître
à la réunion initialement prévue le 22 octobre. J’aurais dû revoir
votre liste des témoins pour savoir s’il doit encore venir.
I did speak with Dr. Parker. His concern is not, as I
understand it, with the bill itself, and from media coverage and
interviews with other people from the infectious disease
community, it appears that they have put an interpretation that
I did not intend on certain sections of the preamble. The operative
clauses of the bill do not seem to concern anyone. Since I am not a
medical expert but I am a former lawyer and I did study statutory
interpretation in law school, I tried to reassure them that they
really shouldn’t worry about the preamble much at all, that
amending a preamble when the body of the bill hasn’t been
amended is simply rare to happen even in the House of Commons
and would be procedurally quite challenging in the Senate, if
possible at all without outright killing the bill.
Je me suis entretenue avec le Dr Parker. Il ne s’inquiète pas tant
du contenu du projet de loi comme tel et, à l’instar des médias et
d’autres experts en maladies infectieuses, il semble que l’on ait
interprété certains articles du préambule d’une façon imprévue.
Ce n’est donc pas les dispositions exécutoires du projet de loi qui
inquiètent. Je ne suis pas experte en médecine, mais je suis avocate
et j’ai suivi des cours sur l’interprétation des lois. J’ai essayé de les
rassurer qu’ils ne devraient pas trop s’inquiéter du préambule, car
il est presque impossible de modifier un préambule sans modifier
le corps du texte. Et même si on arrivait à le faire à la Chambre
des communes, il serait procéduralement très difficile de le faire
au Sénat, du moins sans faire carrément mourir le projet de loi.
I don’t think they seek to kill the bill. I think we all agree there
are many aspects, and the operative clauses of the bill don’t seem
to trouble anyone.
Mais je ne pense pas que c’est ce qu’ils cherchent à faire. Je
pense que nous sommes tous d’accord pour dire qu’il y a plusieurs
aspects à ce projet de loi et que les dispositions exécutoires ne
semblent inquiéter personne.
To give you a fuller answer, senator, the difficulty is with a very
contentious argument which I had hoped to avoid in the way my
bill is drafted. The contentious argument is between those who
subscribe to the belief that there is something called chronic Lyme
disease from which people have a hard time recovering and can be
completely bedridden. The certain group within the medical
community, and I’d say probably the more establishment view, is
that there isn’t such a thing as chronic Lyme disease; there is postLyme disease syndrome, in which people are also left completely
debilitated.
Pour mieux répondre à votre question, sénateur, le problème,
c’est un argument très contentieux que j’essayais d’éviter en
rédigeant mon projet de loi de cette façon. Certains croient qu’il
existe une condition qui s’appelle la maladie de Lyme chronique
qui confine les gens au lit et dont il est difficile de s’en remettre.
Tandis que d’autres, et je pense que c’est la majorité du milieu
médical, estiment que la maladie de Lyme chronique n’existe tout
simplement pas, et qu’il y aurait plutôt un syndrome post-maladie
de Lyme qui laisse les malades presque complètement affaiblis.
I am not a medical expert, and that’s one of the places where
the issue has become increasingly politicized. Some of the debate
in the United States has raised the concern level of some of the
experts in Canada that we would attempt as legislators and
parliamentarians to politicize medical questions. I don’t want to
go there or do that. I thought we had drafted it in a way that that
would not occur because the whole operative part of the bill is to
have a conference with the experts all present. I think that once
the bill has Royal Assent, and I would be very grateful to this
committee for recommending it to the Senate for passage and
Royal Assent, it will at that point deliver on a promise of fair,
impartial and inclusive discussions at a conference convened by
the Minister of Health.
Comme je le disais, je ne suis pas experte en médecine, mais
c’est la raison pour laquelle cette question est devenue politicisée.
En fait, le débat qui fait rage aux États-Unis inquiète les experts
au Canada qui voient d’un mauvais œil la politicisation de
questions médicales. J’essayais d’éviter de m’aventurer sur ce
terrain. C’est pourquoi j’avais cru que nous avions rédigé ce
projet de loi de façon à éviter la polémique, puisque les
dispositions exécutoires du projet de loi prévoient l’organisation
d’une conférence faisant participer tous les experts. Je crois
qu’une fois que le projet de loi aura reçu la sanction royale, et je
serais très reconnaissante à cet égard si le comité voulait bien
recommander ce projet de loi au Sénat pour qu’il puisse recevoir
la sanction royale dans les plus brefs délais, vous verrez qu’il
mènera bel et bien à des discussions justes, impartiales et
inclusives dans le cadre d’une conférence convoquée par la
ministre de la Santé.
24:54
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
If the bill had significant flaws scientifically, those would have
arisen in the testimony from Health Canada and the Public
Health Agency of Canada.
Si le projet de loi était vicié du point de vue scientifique, je
pense que les représentants de Santé Canada et de l’Agence de la
santé publique du Canada en auraient déjà parlé dans leur
témoignage.
Senator Eggleton: The people who have those concerns could
appear at this same conference that is convened.
Le sénateur Eggleton : Ceux qui ont soulevé des préoccupations
pourraient le faire dans le cadre de cette conférence.
Ms. May: They absolutely intend to and they know they will be
included.
Mme May : Ils ont certainement l’intention d’y être et de se
faire entendre.
Senator Eggleton: You mentioned the United States. I have
heard about the differences in approach to Lyme disease in the
United States and Canada. Is that the essence of it, or is there
more to it than that?
Le sénateur Eggleton : Vous avez parlé des États-Unis. On me
dit que l’approche des États-Unis et celle du Canada à l’égard de
la maladie de Lyme sont bien différentes. Le problème se limite-til à cette différence d’approche, ou est-ce plus compliqué?
Ms. May: I don’t want to presume to speak for others, but
what I have observed is that there has been a lot of legislative
efforts at the state level in the United States around the treatment
of Lyme that have gone farther than some in the medical
profession even in the United States would have wanted to see.
There are some articles in the literature about politicians who
aren’t doctors presuming to tell doctors how to treat Lyme
disease. That’s what I wanted to avoid.
Mme May : Je ne veux pas parler pour les autres, mais, d’après
mes observations, on constate que les États-Unis ont consenti un
effort législatif en ce qui concerne le traitement de la maladie de
Lyme. En fait, ils sont allés bien plus loin que les professionnels
médicaux auraient jugé nécessaire ou souhaitable. Il y a eu des
articles dans la presse au sujet de politiciens sans aucune
expérience en médecine qui disent apparemment aux médecins
comment traiter la maladie de Lyme. C’est ce que je voulais éviter.
That concern was raised to me before the bill even had first
reading. That is what I was hoping to avoid in the way it was
drafted. I think we have avoided it. As far as I know, no one is
concerned about the operative sections of the bill, but only on one
or two potential misinterpretations of what was intended by
preambular language.
On m’a fait part de cette préoccupation avant même la
première lecture du projet de loi. J’espérais pouvoir éviter ce
problème grâce au libellé du projet de loi. Je crois que nous avons
réussi. À mon avis, personne n’est préoccupé par les dispositions
exécutoires du projet de loi. Cependant, le libellé du préambule
pourrait donner lieu à une ou deux erreurs d’interprétation.
I don’t think it’s a serious dispute. It’s deeply felt, but in the
context of what the bill will do, the bill will assist coming to terms
with even the contentious issues, which I don’t believe
parliamentarians should resolve. I think that’s a matter for
bringing in experts and figuring out, as the bill calls for, what is
the best way, and I will double-check because we did amend the
language; I want to make sure I use it exactly right: finding the
establishment of guidelines, the sharing of best practices.
À mon avis, ce n’est rien de grave. C’est une question qui ne
laisse personne indifférent. Toutefois, le projet de loi nous
permettra de nous débarrasser de certaines questions litigieuses
qui, à mon avis, ne devraient pas être réglées par les
parlementaires. J’estime qu’il faut faire appel à des experts et,
conformément au projet de loi, trouver la meilleure façon de
procéder. Je vais revérifier, car le projet de loi a été amendé. Je
veux m’assurer de reprendre exactement le libellé du projet de loi :
élaborer des lignes directrices et échanger nos pratiques
exemplaires.
This is language that I accepted that came from the Minister of
Health amending some of the concepts that were in the first draft
of the bill. This language is respectful to all parties concerned.
Cette formulation nous vient de la ministre de la Santé et
modifie certains concepts qui se trouvaient dans la première
ébauche du projet de loi. Ce libellé est respectueux de toutes les
parties touchées.
The process of a conference will ensure that it isn’t
parliamentarians who decide how Lyme disease should be
treated, which is the complaint I hear about what happened in
the United States. This bill will ensure the right approach to Lyme
disease, which is clearly an issue of growing concern. One of the
experts we heard today said that at its current trajectory, Lyme
disease will be the third-most prevalent infectious disease in
Canada very soon. We have to prepare. We have to increase levels
of awareness for prevention. The good news about Lyme disease
is that when properly diagnosed quickly, treatment is easy and
Étant donné qu’une conférence aura lieu sur le sujet, ce ne
seront pas les parlementaires qui décideront de la façon de traiter
les cas de la maladie de Lyme. C’est apparemment ce qui s’est
produit aux États-Unis et cette approche a été critiquée. Avec ce
projet de loi, nous nous assurons d’adopter la meilleure approche
qui soit quant à la maladie de Lyme, une maladie qui préoccupe
de plus en plus. L’un des experts qui a témoigné aujourd’hui a dit
que si la tendance se maintient, la maladie de Lyme deviendra la
troisième maladie infectieuse la plus répandue au pays. Nous
devons nous préparer. Nous devons accroître nos efforts de
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:55
totally effective. We have problems when it’s not diagnosed
quickly; and that’s why we need to expedite the passage of this bill
and hold the conference.
prévention. Lorsque la maladie est diagnostiquée à un stade
précoce, le traitement est simple et efficace à 100 p. 100.
Cependant, si la maladie n’est pas dépistée très tôt, c’est là que
nous avons des problèmes. C’est la raison pour laquelle nous
devons adopter rapidement ce projet de loi et tenir la conférence.
Senator Seidman: Congratulations on a wonderful piece of
proposed legislation that obviously has important implications
for Canadians.
La sénatrice Seidman : Félicitations! Il s’agit d’un excellent
projet de loi qui aidera énormément les Canadiens.
I want to ask about an amendment to the bill made in the
House of Commons committee. The bill was amended to remove
references to national standards of care and to include a reference
to sharing of best practices across Canada, which you just referred
to. What are the implications of this? Does this have a negative
impact on the bill in any way if you change the language removing
national standards of care?
J’aimerais poser une question quant à l’amendement qui a été
apporté au projet de loi à l’étude au comité de la Chambre des
communes. On a retiré les références aux normes nationales en
matière de soins de santé et on a ajouté une référence aux
pratiques exemplaires au pays, ce que vous venez de mentionner.
Quelles répercussions auront ces changements? Allons-nous
compromettre le projet de loi en retirant cette référence aux
normes nationales en matière de soins de santé?
Ms. May: It certainly is the case that the constituency of people
with Lyme disease did not support that change. There was an
effort to maintain the language of national standards of care. I’m
very impressed with and have publicly said and will say so again
and should have said so from the beginning how grateful I am to
two previous health ministers, and certainly Minister Ambrose
has been nothing but helpful. She asked for this change because it
will not offend jurisdictional concerns. Her concern was that
talking about a national standard of care put the federal
government in a different position with regard to treatment.
The application of our health care system is provincial, and the
standards in the Canada Health Act are federal; so it was seen to
be of some concern by some of the witnesses.
Mme May : Les personnes aux prises avec la maladie de Lyme
n’appuyaient certainement pas cette modification. Certaines
personnes ont insisté pour que ces normes nationales en matière
de soins de santé demeurent dans le projet de loi. Je suis très
reconnaissante envers les deux dernières ministres de la Santé. Je
l’ai dit publiquement et je le dirai à nouveau. En fait, j’aurais dû le
dire dès le début. En particulier, la ministre Ambrose a fait un
travail remarquable. Elle a demandé que cette modification soit
apportée afin de ne pas froisser les provinces et les territoires. Ce
qui la préoccupait, c’est qu’en incluant la mention des normes
nationales en matière de soins de santé, on placerait le
gouvernement fédéral dans une situation délicate quant au
traitement. Le système de soins de santé relève du provincial,
mais les normes incluses dans la Loi canadienne sur la santé
relèvent du fédéral, ce qui inquiétait certains témoins.
I supported and accepted it. I’m grateful that we can do
something in Parliament as a whole to provide the profile. We
couldn’t put money in this bill, but Minister Ambrose certainly
has suggested that there are funds within Health Canada that will
go towards raising awareness and helping with research. You’ll
probably hear more of that from other witnesses. There is a
difference in the language, no question, but I don’t think it hurts
the bill.
J’ai appuyé cette modification. Je suis ravie que nous soyons en
mesure de faire quelque chose ici au Parlement afin d’accroître la
sensibilisation. Nous ne pouvons pas dépenser de fonds publics
dans le cadre de ce projet de loi. Cependant, la ministre Ambrose
a affirmé que certains fonds du budget de Santé Canada
pourraient être utilisés afin d’accroître la sensibilisation et
d’investir dans la recherche. D’autres témoins vont sûrement
aborder cette question. Le libellé a effectivement été modifié, mais
je ne crois pas que ces changements compromettent le projet de
loi.
Senator Seidman: Basically, if I understand you correctly,
you’re saying that health is a provincial responsibility. This
ensures better acceptance of the bill. Of course, the Minister of
Health is very wise in understanding how this works. There is no
question that sharing best practices across the country is
something we always strive for.
La sénatrice Seidman : Ce que vous dites, si je comprends bien,
c’est que la santé est de compétence provinciale. En disant cela, le
projet de loi sera mieux accepté. La ministre de la Santé fait
preuve de beaucoup de sagesse. Il ne fait aucun doute que nous
voulons tous échanger nos meilleures pratiques de partout au
pays.
Do you know of any regions in the country where best
practices are being implemented? And are they being shared
across jurisdictions?
Y a-t-il une région au pays où des pratiques exemplaires sont
mises en place? Les provinces et les territoires échangent-ils leurs
pratiques exemplaires?
Ms. May: There is certainly growing awareness. It’s less
frequently reported that patients are attempting to find a doctor
who will accept the idea that they have Lyme disease. It’s still
Mme May : Les gens sont plus sensibilisés. Il est de moins en
moins fréquent qu’un patient ait du mal à se trouver un médecin
qui puisse envisager un diagnostic de la maladie de Lyme. Dans
24:56
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
occasionally reported from different parts of the country that
there is an institutional resistance to admitting that Lyme disease
exists in Canada. Obviously, since former Health Minister
Aglukkaq put forward that Lyme disease is a reportable illness,
we do not have that barrier at the federal level. That has had an
impact, I believe, on provincial governments and health
authorities.
certaines parties du pays, on hésite encore dans certains
établissements à reconnaître l’existence de la maladie de Lyme
au Canada. Bien sûr, depuis que l’ancienne ministre de la Santé,
Mme Aglukkaq, a ajouté la maladie de Lyme à la liste des
maladies à déclaration obligatoire, cela ne pose plus problème à
l’échelon fédéral. Cette désignation a eu des effets positifs sur les
gouvernements provinciaux et sur les organismes responsables de
la santé.
We have the problem of catching up, which the Canadian
Medical Association mentions. I should mention as well that the
bill is supported by The College of Family Physicians of Canada.
They note that the guidelines produced as part of the strategy
should include the input of family physicians. They’re also
looking at this. How do they know how to cope with something
that wasn’t taught in medical school? We know it’s spreading
rapidly and isn’t something that most doctors expect to see. It
presents with such a strange pattern of symptoms that it can be
mistaken for many other things.
Nous avons du rattrapage à faire, comme l’a mentionné
l’Association médicale canadienne. Je dois signaler également
que le Collège des médecins de famille du Canada appuie le projet
de loi. Les membres du collège sont d’avis que les médecins de
famille doivent participer à l’élaboration des lignes directrices
dans le cadre de la stratégie. Ils s’intéressent également à la
question. Ils ne savent pas trop comment traiter cette maladie
puisqu’ils ne l’ont pas étudiée à l’école de médecine. Nous savons
que cette maladie se répand rapidement, et la plupart des
médecins ne sont pas préparés à cela. Les symptômes sont si
étranges que les médecins diagnostiquent parfois d’autres
maladies.
Doctors have contacted me to express concern that people
might be misdiagnosed with Lyme when they have multiple
sclerosis and vice versa. There is no harm in bringing everybody
together in the sharing of best practices.
Des médecins ont communiqué avec moi pour m’exprimer
leurs préoccupations. Certains patients reçoivent un diagnostic de
maladie de Lyme alors qu’ils souffrent plutôt de sclérose en
plaques ou vice versa. Mieux échanger nos pratiques exemplaires
ne peut être qu’une bonne chose.
I can’t say that one jurisdiction in Canada is excelling in this.
There are spotty improvements, and they mostly tend to
congregate around specific physicians who have encountered
Lyme disease, educated themselves and are doing the best they
can. I often compare it to ultraviolet and the thinning of the
ozone layer. When I was a kid, we didn’t have UV postings to
know whether this was a day you had to put on sunscreen. When
my daughter was little, I checked the UV index to decide if she
needed a long-sleeved shirt before letting her out to play.
Il n’y a pas de province ou de territoire au Canada qui se
débrouille particulièrement mieux qu’une autre. Il y a des
améliorations ici et là. Dans la plupart des cas, il s’agit de
médecins qui ont eu à traiter des patients atteints de la maladie de
Lyme, qui se sont renseignés eux-mêmes et qui ont fait du mieux
qu’ils ont pu. J’aime bien faire la comparaison avec les rayons
ultraviolets et la destruction de la couche d’ozone. Lorsque j’étais
enfant, nous ne consultions pas l’indice UV pour savoir s’il fallait
mettre un écran solaire cette journée-là. Cependant, lorsque ma
fille était jeune, je consultais cet indice UV pour savoir si je devais
lui mettre un chandail à manches longues avant de lui permettre
d’aller jouer dehors.
Prevention is something you have to learn, and societies have
to adapt to it. We need to have better awareness when people go
into an area of whether ticks carrying the bacteria are endemic to
the area. People need to have that awareness of tick-prevention
behaviour in terms of the clothing to wear, how to conduct
themselves and how to check for ticks. These are preventive
measures. Some parts of the country are getting better at it than
others. We just discovered that ticks bearing the bacteria have
been spotted in Rouge Park outside Toronto. We’ll have to start
sharing best practices on how to educate people before they go
hiking in an area where bacteria-bearing ticks are present. I don’t
want people to stay out of nature. I want them to explore nature;
and I want them to be safe. It’s the same kind of thought process
and societal shift we went through around UV indices. We need to
have the same kind of awareness around how to prevent exposure
to ticks and how to respond if you think you might have Lyme
disease.
La prévention, c’est quelque chose qui s’apprend, et les sociétés
doivent s’adapter. Il faut mieux sensibiliser les gens qui se rendent
dans des régions où les tiques porteuses de la bactérie sont une
espèce endémique. Les gens doivent apprendre comment se
prémunir contre les tiques pour savoir quels vêtements porter,
comment se comporter et comment détecter la présence de tiques.
Ce sont des mesures préventives. Certaines régions du pays se
débrouillent mieux que d’autres en la matière. Nous venons tout
juste de découvrir que des tiques porteuses de la bactérie ont été
dépistées dans le parc de la Rouge en périphérie de Toronto. Il
faut sensibiliser les gens qui font de la randonnée dans des régions
où se trouvent ces tiques. Je ne veux pas dire aux gens de rester en
ville. Je veux qu’ils continuent d’explorer la nature, mais qu’ils le
fassent de façon sécuritaire. C’est comme avec l’indice UV; nous
avons dû nous adapter. Il faut aussi accroître la sensibilisation
afin que les gens sachent comment se protéger contre les tiques et
comment réagir s’ils croient avoir contracté la maladie de Lyme.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:57
Senator Stewart Olsen: There is a study at Mount Allison
University by Dr. Lloyd on ticks. She’s done fairly extensive
work. Perhaps a bit more alarming than what you’re saying, she
is finding no single bacterium and that ticks carry many
types of Lyme disease that do not show up in the standard
testing. She suggests that we have no idea how many
people in New Brunswick are affected and that we’re using
10-year-old methodology to try to discover how people are
affected. She’s urging the provincial government to get to work on
this. Is that your finding, generally, throughout the country?
La sénatrice Stewart Olsen : Une étude sur les tiques a été
réalisée à l’Université Mount Allison par Mme Lloyd. Elle a fait
beaucoup de recherche sur cette question. Ce qu’elle dit est encore
plus alarmant que ce que vous dites. Elle a indiqué qu’il n’existe
pas qu’une seule bactérie; les tiques peuvent transmettre
différentes souches de la maladie de Lyme qui ne sont pas
dépistées par les tests actuels. Elle a affirmé qu’elle ne connaissait
pas le nombre exact de personnes atteintes de la maladie de Lyme
au Nouveau-Brunswick et que la méthodologie utilisée pour
déceler les symptômes remonte à 10 ans. Elle exhorte le
gouvernement provincial à se pencher sur la question. Ce
constat trouve-t-il des échos ailleurs au pays?
Ms. May: I always like to stress that I don’t want to present as
though I’m an expert on the disease as I am learning more every
single day. It’s clear that Borrelia burgdorferi is not the only
bacteria that can communicate Lyme disease to patients. There
are other strains, other bacteria and other kinds of ticks. That was
a very interesting finding from our discussion with experts today.
There are other ticks that bear Lyme disease, but they’re not as
likely to come in contact with humans.
Mme May : J’aimerais répéter que je ne suis pas experte en la
matière. J’en apprends tous les jours sur le sujet. Il apparaît
clairement que la bactérie Borrelia burgdorferi n’est pas la seule
bactérie pouvant transmettre la maladie de Lyme. Il existe
d’autres souches, d’autres bactéries et d’autres espèces de tiques.
C’est ce que nous ont dit les experts aujourd’hui. Il existe d’autres
espèces de tiques qui peuvent être porteuses de la maladie de
Lyme, mais ces espèces sont moins susceptibles d’entrer en
contact avec les humains.
We do need more research. I know this committee has done a
lot of fine work in the area of pharmaceuticals recently, and
looking at the question of infectious diseases has been one area
with relatively less emphasis in recent years because it was not one
of the areas of hot new research. We’re going to have to come
back to looking at infectious diseases.
Il faut faire davantage de recherche. Le comité s’est beaucoup
penché sur les produits pharmaceutiques récemment et moins sur
les maladies infectieuses. On a accordé moins d’importance aux
maladies infectieuses ces dernières années, car c’est un sujet qui
suscite moins d’engouement. Toutefois, il est impératif que nous
nous penchions à nouveau sur les maladies infectieuses.
One of the questions will be — Dr. Lloyd clearly knows a lot
more about it than I do — that there are different strains of
bacteria and different forms. That’s one of the things that make it
hard to diagnose. I think you’ll hear from other experts that the
different laboratory tests we know about are unreliable. False
positives and false negatives are at a fairly high degree. The
doctors I know who are involved in this issue as clinicians have
said — and this will be something that the national conference can
determine — that the approach one should take is a clinical
diagnosis because the lab tests are so unreliable.
Le problème, et Mme Lloyd s’y connaît beaucoup plus que
moi en la matière, c’est qu’il existe différents types de bactéries et
différentes souches. Voilà pourquoi il est si difficile d’établir un
diagnostic. D’autres experts vous diront que les tests en
laboratoire que nous avons actuellement ne sont pas fiables. Les
faux positifs et les faux négatifs sont monnaie courante. Les
médecins cliniciens qui s’intéressent à la question l’ont dit, ce qui
pourra être validé dans le cadre de la conférence nationale. Il faut
s’en remettre au diagnostic clinique, car les tests en laboratoire ne
sont pas fiables.
Senator Stewart Olsen: Thank you for that. Her findings so far,
and she has really just started, are that in New Brunswick, for
instance, we have a hybrid strain of N40. She is suggesting as well
that, much like with cancer patients, they have a peer group
society who get together where there are academics, physicians
and a whole spectrum of people getting together to support
people who may have Lyme disease or may think they have Lyme
disease. Have you seen anything like that in Canada?
La sénatrice Stewart Olsen : Merci. Elle vient à peine de
commencer ses recherches, mais, d’après ses conclusions, il y
aurait une nouvelle souche hybride du N40 au NouveauBrunswick. Elle a indiqué que, à l’instar des patients atteints du
cancer, il existe des groupes affinitaires. Ces groupes rassemblent
des universitaires, des médecins ainsi que d’autres personnes qui
veulent offrir un soutien aux personnes qui pourraient être
atteintes de la maladie de Lyme ou qui pensent en être atteintes.
Avez-vous des exemples au Canada?
Ms. May: Yes. I’d have to say it’s an extraordinarily mobilized
population. Considering that people who have Lyme disease are
dealing with pain, fatigue and mental confusion and that their
family members are dealing with the strain of trying to assist
them, they’re brave and they talk to each other and email and
communicate and coordinate. I think one of the reasons, if not the
reason, that Bill C-442 received unanimous consent isn’t anything
I did when the bill was put forward for first reading, other than
Mme May : Oui, les membres de cette communauté sont très
engagés. Les patients atteints de la maladie de Lyme éprouvent
beaucoup de douleur, de fatigue et de confusion mentale. Les
membres de leur famille tentent de les épauler. Ils sont braves, se
parlent entre eux, s’envoient des courriels et coordonnent leurs
actions. Je crois que l’une des raisons, voire la raison principale,
pour laquelle le projet de loi C-442 a fait l’objet d’un
consentement unanime, ce n’est pas ce que j’ai pu faire lors de
24:58
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
putting a petition on my website and inviting people to help
promote the passage of the bill. So many Lyme disease patients
and their friends and families collected petitions and went to see
their own member of Parliament. Members of Parliament met
with their own constituents and become educated about the
challenges. They really are an extraordinary community.
la première lecture du projet de loi, mais plutôt le fait d’avoir mis
en ligne une pétition et d’avoir encouragé les gens à faire la
promotion du projet de loi. De nombreux patients atteints de la
maladie de Lyme ainsi que leurs amis et les membres de leur
famille ont lancé des pétitions et se sont adressés à leur député.
Les députés ont rencontré leurs électeurs et se sont informés sur la
question. Il s’agit d’une communauté extraordinaire.
With that said, they might get some of the science wrong. This
conference will help get the wheat from the chaff. For grit and
determination and personal courage, I’m in awe of someone like
Nicole Bottles. She lives just outside my riding. I’d love to claim
her as my constituent. She’s actually Murray Rankin’s
constituent. She’s been in a wheelchair for years. She stopped
being able to attend school years ago. She has championed this.
She testified in the house committee. She has managed now to get
through high school, taking courses online. Her situation and
mental clarity are improving, but she still can’t get out of that
wheelchair. I look at someone like Nicole and her mom Chris, and
I’m overwhelmed by the determination of people who are
suffering and trying to find answers and to help others. This is
a big motivation for a lot of those who are dealing with Lyme
disease, to increase the level of awareness so other people don’t
get it.
Cela étant dit, ils ont peut-être mal compris certains aspects
scientifiques. La conférence permettra de séparer le bon grain de
l’ivraie. J’ai beaucoup d’admiration pour des gens comme
Nicole Bottles, des gens qui font preuve d’endurance, de
détermination et de courage. Elle habite en périphérie de ma
circonscription. J’aimerais la compter parmi mes électeurs. Elle
habite dans la circonscription de Murray Rankin. Elle se déplace
en fauteuil roulant et ne peut plus aller à l’école depuis des années.
Elle défend cette cause. Elle a témoigné devant un comité de la
Chambre des communes. Elle a pu terminer ses études secondaires
en suivant des cours en ligne. Son état et sa lucidité s’améliorent,
mais elle doit quand même se déplacer en fauteuil roulant. J’ai
beaucoup d’admiration pour Nicole et sa mère Chris, qui font
preuve de beaucoup de détermination. Ce sont des gens qui
souffrent, mais qui tentent de trouver des solutions et d’aider les
autres. Elles sont une grande source de motivation pour d’autres
personnes qui sont aux prises avec la maladie de Lyme; elles font
de la sensibilisation afin d’empêcher que d’autres personnes ne
contractent cette maladie.
Senator Enverga: Thank you for the presentation. I was
reading all the details that we have, and I understand that people
with Lyme disease should be cured and we have to prevent them
from spreading the disease. I read in the framework there’s
guidance for the prevention, identification, treatment and
management of Lyme disease.
Le sénateur Enverga : Merci de votre exposé. Je lisais la trousse
de renseignements qui nous a été remise, et je comprends qu’il faut
traiter les personnes de la maladie de Lyme et prévenir la
propagation de la maladie. Dans le cadre qui a été élaboré, on
parle de prévention, de recensement, de traitement et de gestion de
la maladie de Lyme.
I know you believe too that prevention is better than a cure.
Why are we focused more on Lyme disease and not the ticks
themselves? Why can’t we find a way to find out where those ticks
are and destroy them? Isn’t it better for us to look for that at the
same time?
Vous êtes aussi d’avis qu’il vaut mieux prévenir que guérir.
Pourquoi nous concentrons-nous sur la maladie de Lyme et pas
sur les tiques elles-mêmes? Pourrions-nous trouver une façon
d’éliminer les tiques? Ne vaudrait-il pas mieux de nous pencher
sur les deux questions en même temps?
Ms. May: Senator, I certainly don’t disagree. That would be
very helpful, and that’s something that certainly could happen
with mobilization of resources. People could look at that as a
solution, but it appears that the ticks are not located in just one
area but are spreading. They’re spreading in Europe as well.
There are reports of spreading that you’ll probably see in the
evidence from the Public Health Agency of Canada. As Lyme
disease and the range in which you find the ticks spread, I think it
would be particularly difficult to find them and eradicate them.
Mme May : Bien sûr, je suis d’accord. Cette démarche pourrait
être très utile. Il faudrait mobiliser des ressources. Certaines
personnes envisagent cette solution. Toutefois, les tiques ne sont
pas circonscrites dans un seul territoire et elles se propagent. Elles
se propagent également en Europe. Certains rapports de l’Agence
de la santé publique du Canada corroborent ce constat. J’estime
qu’il sera difficile de recenser les tiques et de les éliminer, car elles
se propagent et la maladie de Lyme se répand également.
Canadians, once made aware of a threat, such as UV radiation,
can take sensible precautions to avoid the impact of contact with
the tick, by choices of clothing, careful self-surveillance and
checking kids for any signs of having been bitten. There were
some very practical tips that just come from greater levels of
awareness. I think in the long run that would be less expensive,
Si on informe les Canadiens d’une nouvelle menace, comme on
l’a fait avec les rayons UV, ils prendront des précautions afin de
réduire leur exposition aux tiques, en faisant attention aux
vêtements qu’ils portent, en s’examinant et en examinant leurs
enfants pour voir s’ils ont été piqués par des tiques. Si on
augmente la sensibilisation, les gens seront plus au courant de ces
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:59
more practical and a quicker solution than the one you proposed.
I’m not opposed to what you’re suggesting, but I’m looking for
what’s practical and low cost.
trucs et astuces. J’estime qu’au final, cette solution est moins
coûteuse, plus pratique et plus rapide que celle que vous avez
proposée. Je pense que votre idée est bonne, mais je crois qu’il
faut trouver une solution pratique et moins coûteuse.
Senator Enverga: We had a problem with a certain tick in our
corn, and they had a natural defence against them. I think we
should look into it.
Le sénateur Enverga : Nous avons eu des problèmes avec une
espèce de tique qui s’était répandue dans nos champs de maïs,
mais notre maïs avait une protection naturelle contre les tiques.
Peut-être qu’il faudrait examiner cet aspect.
Ms. May: I’m not against looking into it, not at all, but the bill
is focusing on the prevention piece of public awareness. In terms
of the guidelines regarding prevention, there’s nothing in the
language that would preclude an aspect of prevention. Maybe
some researcher can figure out how to eliminate the ticks carrying
the bacteria, but the main focus of the bill is on public awareness
for personal, preventive approaches to exposure to ticks.
Mme May : Oui, on peut examiner cette option. Cependant, le
projet de loi porte sur la prévention et la sensibilisation. Rien dans
les lignes directrices sur la prévention ne nous empêche
d’examiner cet aspect. Un chercheur parviendra peut-être à
éliminer les tiques porteuses de la bactérie. Cependant, le projet de
loi porte d’abord et avant tout sur la sensibilisation et la
prévention de l’exposition aux tiques.
Senator Cordy: Thank you, Ms. May. It’s a pleasure to have
you here at our committee. I’ve certainly heard from many people
who have Lyme disease. I’ve met with Nicole and Chris, and they
are indeed very brave people. These people are begging for help,
so thank you very much for bringing your bill forward.
La sénatrice Cordy : Je vous remercie, madame May. Nous
sommes ravis de vous compter parmi nous aujourd’hui. Je me suis
entretenue avec beaucoup de personnes atteintes de cette maladie.
J’ai rencontré Nicole et Chris; il s’agit véritablement de personnes
très braves. Ces gens nous ont suppliés de les aider, et je vous
remercie d’avoir présenté ce projet de loi.
It was interesting also that you spoke about the confusion
sometimes between MS symptoms and Lyme disease. I’ve done a
lot of work on MS. When I was at the national CCSVI conference
last year, there was a session on Lyme disease, and this year we’ve
had sessions on Parkinson’s. It’s interesting that people are
coming together and saying we have to work together to see what
we can do in order to help Canadians.
J’ai trouvé intéressant que vous souligniez la confusion
entourant les symptômes de la sclérose en plaques et de la
maladie de Lyme. J’ai fait beaucoup de travail sur la sclérose en
plaques. L’an dernier, à la conférence nationale sur l’IVCC, j’ai
assisté à une séance sur la maladie de Lyme et, cette année, il y a
eu des séances sur la maladie de Parkinson. Il est intéressant que
tous ces acteurs se réunissent pour voir comment ils pourraient,
ensemble, aider les Canadiens.
One of the things I kept hearing over and over again was about
the testing for Lyme. As you said earlier, the range is getting
bigger and bigger. It used to be that if you were taking a trek
through the woods 20 miles outside of the city, then you might
feel at risk. Now it’s actually within the city of Halifax, which is
where I live. I have lived in Dartmouth and Bedford, and ticks
and Lyme disease are showing up there.
J’ai beaucoup entendu parler, entre autres choses, du test pour
la maladie de Lyme. Comme vous l’avez indiqué plus tôt, le
champ d’action du vecteur de la maladie s’étend de plus en plus.
Auparavant, on se sentait à risque quand on faisait une
randonnée dans la forêt à 20 milles de la ville, mais c’est
maintenant vrai même dans les limites de la ville d’Halifax où je
vis. J’ai vécu à Dartmouth et à Bedford, et la tique qui transmet la
maladie de Lyme y est présente.
My understanding from all the emails I’ve gotten from people
is that the testing is not good in Canada and that there are a lot of
false negatives. That is a problem. Is there anywhere in Canada
where the testing is improving?
D’après tous les courriels que j’ai reçus, le test diagnostique
qu’on administre au Canada n’est pas très bon et donne beaucoup
de faux résultats négatifs. C’est problématique. Y a-t-il un endroit
au Canada où l’on utilise un meilleur test?
I also heard that people were going to the United States and
paying on their own for testing. The test determines that they
have Lyme. They’re coming back to Canada, and the medical
system is not accepting the test results that they have had done.
J’ai aussi entendu dire que des gens vont aux États-Unis et
paient de leur poche pour s’y faire tester. Mais les résultats de ces
tests, même positifs, ne sont pas reconnus par le système de soins
de santé du Canada.
Ms. May: The issue of the lab testing, there’s an ELISA test
and blot test. Again, I don’t want to present myself as an expert
on any of this, but I’ve had the same nature of conversations.
Dr. Ted Cormode is one of the doctors I talked to a lot about
this. He wanted to testify to the house committee but scheduling
just didn’t work out. He’s also very involved in the Canadian
Medical Association.
Mme May : À ce sujet, il y a le test ELISA et le transfert
western. Je répète que je ne suis pas une experte, mais j’ai eu les
mêmes conversations que vous. J’en ai notamment beaucoup
parlé avec le Dr Ted Cormode. Il voulait témoigner devant le
comité de la Chambre, mais son emploi du temps ne lui a pas
permis de le faire. Il est très actif au sein de l’Association médicale
canadienne.
24:60
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
The concern is that since the lab tests are unreliable, the worst
thing you could do is make the lab test the sine qua non to
treatment. Anecdotally, I must have heard dozens and dozens of
stories of patients who say, ‘‘My symptoms match up with what I
found online with something called Lyme disease, and I was
walking in the woods, and I did have a rash.’’ The doctor will send
away for the test, and the test comes back negative, so they move
on to the next question. It’s not Lyme disease, so what else could
it be? You miss a critical window for when you can apply
antibiotics, which can make all the difference. If you rely on a lab
test, it better be accurate. That’s part of the problem. It’s not to
criticize where we are with lab tests; it’s just to say they’re only
one tool and they’re not definitive.
Ce qui est inquiétant, c’est qu’on administre le traitement
seulement si le patient a obtenu un résultat positif à ce test qui
n’est pas fiable. J’ai dû entendre des dizaines de personnes me dire
que, d’après ce qu’ils avaient lu en ligne, leurs symptômes étaient
ceux de la maladie de Lyme, et qu’ils avaient été en forêt et qu’ils
avaient eu une éruption cutanée. Or, dès que le résultat du test est
négatif, le médecin exclut la maladie de Lyme. Il se demande ce
que ce pourrait être d’autre. On rate alors la période critique pour
le traitement aux antibiotiques qui peut faire toute la différence.
Si on fonde le diagnostic sur un test, il faut que ce test soit fiable.
C’est en effet une partie du problème. Je ne veux pas critiquer le
recours aux analyses de laboratoire, mais ce n’est qu’un outil
parmi d’autres, et il ne donne pas de résultats définitifs.
Again, as a layperson, I’m hopeful that when this conference
with medical experts and provincial, territorial and federal
departments of health and the Lyme disease community and
researchers all come together, at least we can create a greater
awareness for doctors. As was presented earlier today from the
Public Health Agency of Canada, if you’re suspicious of Lyme
disease, it’s a good idea to have a prophylactic, single application
of antibiotics to be on the safe side. I think a lot of people would
have been saved a lot of misery had that general suggestion, which
is now coming from the Public Health Agency of Canada, been
something that doctors right across the country were more
prepared to assume as part of sharing of best practices.
Je répète que je suis une simple profane, mais j’espère que cette
conférence, qui regroupera des experts en médecine, des
représentants des ministères de la Santé provinciaux,
territoriaux et fédéral, des membres de la communauté de la
maladie de Lyme et des chercheurs, permettra de conscientiser les
médecins. Comme l’a dit plus tôt aujourd’hui l’Agence de la santé
publique du Canada, si on soupçonne d’être atteint de la maladie
de Lyme, c’est une bonne idée de faire une seule application
prophylactique d’antibiotiques. Si cette recommandation de
l’Agence de la santé publique du Canada avait été la pratique
chez les médecins de toutes les régions du pays, on aurait épargné
des souffrances à bien des gens.
Senator Cordy: Like you, I’m a layperson, so anything I’ve
read is that treatment has to begin immediately to be most
effective. I agree with just administering antibiotics if it’s
suspected.
La sénatrice Cordy : Moi aussi, je suis une profane, mais tout
ce que j’ai lu sur le sujet m’indique que plus le traitement
commence tôt, plus il est efficace. Je crois aussi que c’est une
bonne idée d’administrer des antibiotiques si l’on soupçonne qu’il
s’agit de la maladie de Lyme.
We’ve got on record 128 case cases in 2009 and 315 cases in
2012, which is a significant jump. That’s more than double, yet
what I read is that this is only a small portion, that the actual
number of people with Lyme disease is significantly higher. Do
you have any recent numbers on that at all?
Il y a eu 128 cas en 2009 et 315 cas en 2012, ce qui est une
hausse importante. En fait, les cas ont plus que doublé, mais j’ai
aussi lu qu’ils ne représentent qu’une petite partie de tous les cas
véritables de maladie de Lyme. Avez-vous des chiffres récents à ce
sujet?
Ms. May: Well, we do know that the Centers for Disease
Control and Prevention in Atlanta, Georgia, recently determined
during the course of the summer of 2013 that the incidence of
Lyme disease was probably so under-reported that they boosted
by tenfold their estimate of Lyme disease within the United
States. They estimated it to 300,000 cases per year as opposed to
30,000.
Mme May : Nous savons que le Centre for Disease Control
and Prevention à Atlanta, en Georgie, a déterminé, à l’été 2013,
que le nombre de cas de la maladie de Lyme était bien inférieur au
nombre réel, et il a multiplié par 10 son estimation de l’incidence
de cette maladie aux États-Unis. On estime donc à 300 000, et non
pas à 30 000, le nombre de cas par année de la maladie de Lyme.
Within Canada, taking the one-tenth measure, we’re probably
looking at significantly more cases than what’s actually being
reported. Of course, it’s only been reportable since 2009, so it’s
very likely that there is a substantial amount of under-reporting.
Si les cas déclarés ne représentent qu’un dixième des cas réels,
au Canada, l’incidence de la maladie de Lyme est probablement
bien plus élevée qu’on pense. En outre, comme la maladie n’est à
déclaration obligatoire que depuis 2009, il est fort probable qu’un
grand nombre de cas ne sont pas signalés.
Senator Cordy: Thank you. That’s helpful. If it has more than
doubled from 2009 to 2012, one can assume from 2012 to 2014
that it has at least doubled, if not more, and multiply that by 10.
La sénatrice Cordy : Merci. Ce sont des informations utiles. Si
le nombre de cas a doublé de 2009 à 2012, on peut présumer qu’il
a aussi au moins doublé de 2012 à 2014, et même multiplier ce
chiffre par 10.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:61
Regarding another change that was made on the house side,
you’ve gone from a national Lyme disease strategy to a federal
framework on Lyme disease. What difference will that make?
Le comité de la Chambre a apporté un autre amendement à
votre projet de loi : on ne parle plus de stratégie nationale relative
à la maladie de Lyme, mais plutôt du cadre fédéral relatif à la
maladie de Lyme. Pourquoi ce changement?
Ms. May: I think it’s really a semantic difference. I don’t think
it substantively affects what the bill proposes to do, which is to
create this conference and to share best practices. It is, again,
language to be sensitive to jurisdictional concerns in that we not
call a bill that comes out of the Parliament of Canada a ‘‘national
strategy’’ but rather a ‘‘federal framework.’’
Mme May : C’est une différence sémantique. Je ne crois pas
que cela modifie de façon substantielle ce que propose le projet de
loi, à savoir qu’une conférence soit convoquée et qu’on échange
des pratiques exemplaires. Ce changement dans la formulation
tient compte de l’échange des compétences; il est préférable qu’un
projet de loi adopté au Parlement du Canada crée non pas une
stratégie nationale mais plutôt un cadre fédéral.
Senator Cordy: To me, it just seems ‘‘national’’ would have
been more inclusive, but who am I?
La sénatrice Cordy : Il me semble que le mot « national » est
plus inclusif, non?
Ms. May: I started with ‘‘national,’’ but as I said, I regarded
changes that were proposed to me — these were amendments. Of
course, I couldn’t amend my own bill in committee because I
wasn’t a member of that committee because I’m not a member of
any committee. As soon as I get 12 Green MPs, then I can be on
committees. For the moment, I can present amendments to
committees, but they’re deemed moved. It’s a long story.
Mme May : C’est le mot que j’avais choisi au départ, mais j’ai
voulu tenir compte des amendements qui avaient été proposés.
Évidemment, je n’ai pas pu amender mon propre projet de loi au
comité, car je ne suis pas membre de ce comité ni d’aucun autre
comité d’ailleurs. Dès qu’il y aura 12 députés du Parti vert, je
pourrai siéger à des comités. Pour l’instant, je peux présenter des
amendements au comité, mais ils sont réputés avoir été proposés.
C’est une longue histoire.
In any case, these were amendments that came from the
government side in the House of Commons with my full support.
The important thing to me was not to get hung up on semantics
when the bill itself needs to get passed.
Quoi qu’il en soit, cela faisait partie des amendements présentés
par les députés ministériels avec mon appui. Je ne voulais pas
qu’une simple question de sémantique bloque l’adoption du projet
de loi.
Senator Cordy: I agree, and let’s get it passed. Thank you.
La sénatrice Cordy : Je suis d’accord avec vous. Adoptons ce
projet de loi. Merci.
Senator Wallace: Thank you. Ms. May, the topic you’re
addressing here is obviously critically important across the
country. There’s no doubt about that.
Le sénateur Wallace : Merci. Madame May, il est évident que le
sujet que vous abordez dans ce projet de loi revêt une grande
importance pour toutes les régions du pays. Cela ne fait aucun
doute.
With some of the background information and work you’ve
done in preparing this bill, just educate me a bit: What is the most
prevalent source of ticks that carry Lyme disease in this country?
Vous avez fait beaucoup de recherche pour rédiger ce projet de
loi. Alors, dites-moi, quelle est la principale source de tiques
porteuses de la maladie de Lyme au Canada?
Ms. May: They can be carried by deer. They can be carried by
migratory birds. In terms of the prevalence and extending the
range of the ticks, migratory birds can take them the furthest. In
terms of the population of animal most likely to be carrying a lot
of ticks, we would be looking at deer, but they can also be carried
by household pets. Certainly dogs were mentioned by a number of
people who study this area. Of course, they can attach themselves
to humans, which is rather the problem.
Mme May : Les chevreuils ainsi que certains oiseaux
migrateurs sont porteurs de ces tiques. Ce sont bien sûr les
oiseaux migrateurs qui transportent les tiques sur les plus grandes
distances, mais ce sont surtout les chevreuils qui sont porteurs de
ces tiques, bien qu’ils ne soient pas les seuls animaux. Ceux qui
étudient dans ce domaine font aussi mention de chiens porteurs de
tiques. Le problème, bien sûr, c’est qu’elles peuvent se fixer sur les
humains.
And they don’t have to be attached to animals at all. There
have been cases of Lyme disease where people have encountered a
tick simply in their backyard. It’s not just a question of wilderness
activities and hiking far from a backyard. The ticks can be
prevalent even in backyards, which is another reason for better
surveillance and prevention information.
Et elles peuvent ne pas être sur les animaux. Il y a eu des cas de
maladie de Lyme où des personnes ont été en contact avec une
tique dans leur cour arrière. La maladie ne touche pas que les gens
qui font des activités dans la nature et de la randonnée loin de
chez eux. Il peut y avoir des tiques même dans les cours arrière des
gens, ce qui justifie aussi une surveillance accrue et la
communication d’information sur la prévention.
Senator Wallace: Is any regular testing occurring anywhere in
the country for the presence of ticks?
Le sénateur Wallace : Y a-t-il un endroit au pays où l’on fait
régulièrement des tests de dépistage des tiques?
24:62
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
Ms. May: Not that I’m aware of. There are researchers and
they are trying to determine where they are, but it has not been
possible. I don’t know of any national effort to consistently
monitor.
Mme May : Pas que je sache. Il y a de nombreux chercheurs
qui essaient de déterminer où elles sont, mais n’ont pas réussi. À
ma connaissance, il n’y a pas d’effort de surveillance régulière à
l’échelle nationale.
There are events that happen. A Cooper’s hawk flew into a
window on Vancouver Island. This was slightly less than a year
ago. It was found and reported and taken to the provincial
wildlife authorities, who were surprised to find that the animal
had 22 ticks attached to it. On birds, they tend to attach around
the eyes. When they examined these ticks, they found that a
number of them were carrying the Borrelia.
Parfois, des événements nous apprennent des choses. Un
épervier de Cooper a frappé en plein vol une fenêtre, sur l’île de
Vancouver. C’était il y a un peu moins d’un an. Sa carcasse a été
trouvée et a été amenée aux autorités fauniques provinciales qui
ont eu la surprise de constater que l’oiseau portait 22 tiques. Chez
les oiseaux, les tiques ont tendance à se fixer autour des yeux.
Quand on a examiné les tiques, on a constaté que quelques-unes
étaient porteuses de la borréliose.
One would have to say that our approach to monitoring the
spread of ticks is somewhat anecdotal and not systematic.
On pourrait dire que notre façon de surveiller la propagation
des tiques est anecdotique et non systématique.
Senator Wallace: That leads me to Senator Enverga’s question.
If we don’t know where the ticks are, if we’re not sure where
they’re originating from, how do we eradicate them?
Le sénateur Wallace : Je reviens à la question du sénateur
Enverga. Si nous ne savons pas où sont les tiques, que nous n’en
connaissons pas la provenance, comment pourrons-nous les
éradiquer?
I applaud you for what you’ve done here. You’re absolutely
right; you have to get the best minds and experience together to
begin to address that. I know your bill doesn’t address this, but
ultimately, eradication of the source of Lyme disease I would
think has to be a medical solution.
Je vous félicite pour votre travail. Vous avez absolument raison
de dire qu’il faut réunir les gens les plus savants et les plus
expérimentés si l’on veut contrer ce problème. Je sais que votre
projet de loi ne va pas jusque-là, mais au bout du compte,
l’éradication de la maladie de Lyme devra être le fruit d’une
solution médicale.
Is any work occurring in the country that addresses or is
attempting to address the eradication of the ticks?
Mène-t-on au Canada des efforts pour éradiquer les tiques?
Ms. May: Not that I’m aware of.
Mme May : Pas que je sache.
I wouldn’t want to exaggerate the notion that we don’t know
where they are or where they’re coming from. The Public Health
Agency of Canada has quite good mapping that tells us where
they are spreading to and what the expected range will be within a
decade or two. One of the contributing factors is warming
climate, so the range of the ticks is spreading due to that. They’re
also, again, spreading through the activities of migratory birds.
We are keeping track of the range at which they’re spreading. I
would just say it’s not entirely systematic.
Je ne veux pas exagérer en disant que nous ne savons pas où
elles sont ni d’où elles viennent. L’Agence de la santé publique du
Canada a assez bien cartographié leur propagation et a fait des
prévisions quant aux régions où elles se trouveront dans 10 ou
20 ans. Un des facteurs qui contribuent à leur propagation, c’est
le réchauffement climatique. Les activités des oiseaux migrateurs
contribuent aussi à leur propagation. On fait un suivi de la vitesse
de leur propagation, mais je dirai simplement que ce n’est pas
absolument systématique.
I don’t know of anyone at this point who is researching
eradication, but that’s a very good point.
Je ne connais personne qui fait actuellement des recherches sur
l’éradication des tiques, mais c’est une très bonne idée.
Senator Wallace: You advocate, and it makes complete sense,
that we adopt best practices and we learn from the experience of
others, not only, I would think, best practices across the country
but best practices internationally.
Le sénateur Wallace : Vous avez tout à fait raison de proposer
que l’on adopte des pratiques exemplaires et tire des leçons de
l’expérience acquise ailleurs, et pas seulement ailleurs au pays,
mais aussi ailleurs dans le monde.
You’ve mentioned the United States and the work they’re
doing. Are there other international jurisdictions, other countries
that are experiencing — I think you’ve alluded to this — the same
problem that we have? Are there best practices that we should be
looking at from those countries?
Vous avez parlé du travail qui se fait aux États-Unis. Y a-t-il
d’autres pays, d’autres administrations qui ont le même problème
que nous? Je crois que vous en avez parlé. Y a-t-il des pratiques
exemplaires que l’on pourrait apprendre de ces pays?
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:63
Ms. May: That’s an excellent question, senator. One of my
colleagues and friends, the MP for Mississauga East—Cooksville,
Wladyslaw Lizon, being from Poland, came back with stories
wherein he is just astonished by how much it’s spreading in
Poland.
Mme May : C’est une excellente question, sénateur. Un de mes
collègues et ami, le député de Mississauga-Est—Cooksville,
Wladyslaw Lizon, est d’origine polonaise et est revenu de
Pologne consterné par la propagation de la maladie
là-bas.
I can’t speak to this authoritatively, but in Germany there are
vaccines against Lyme disease, and there are very different
courses of treatment there. Although the bill speaks of best
practices throughout Canada and convening experts, Canadian
health authorities generally look beyond Canada’s borders. I’m
sure we will be looking at what practices are in the United States
and Germany.
Je ne suis pas experte en la matière, mais l’Allemagne a des
vaccins contre la maladie de Lyme et ses modes de traitement sont
très différents des nôtres. Le projet de loi prévoit d’échanger des
pratiques exemplaires au Canada et de convoquer des experts,
mais les autorités sanitaires canadiennes se tournent
habituellement aussi vers l’étranger pour connaître d’autres
pratiques exemplaires. Je suis convaincue qu’on tiendra compte
des pratiques américaines et allemandes.
It was interesting to hear from Dr. Ogden of the Public Health
Agency this afternoon at a gathering of the Health Research
Caucus, but Dr. Ogden trained in the U.K. and started studying
Lyme disease quite a long time ago in his PhD research in the
U.K. We surely should look beyond our borders to see what
people are doing.
J’ai trouvé intéressants les propos que le Dr Ogden, de l’Agence
de santé publique, a tenus cet après-midi à une réunion du Caucus
sur la recherche en santé. Le Dr Ogden a été formé au RoyaumeUni et a commencé à étudier la maladie de Lyme il y a bien
longtemps, dans le cadre de ses recherches doctorales. Il faut
certainement voir ce qui se fait à l’étranger.
Senator Wallace: Congratulations, and thank you for your
great work.
Le sénateur Wallace : Félicitations, et merci de l’excellent
travail que vous faites.
Senator Eggleton: Sitting here listening to all of this, and
bearing in mind that this is televised, some people may not be
familiar with Lyme disease. Maybe you could give us a quick
synopsis as to how you get it or how you avoid it and what you do
if you’ve got it and what kind of symptoms you can expect.
Le sénateur Eggleton : Nous sommes ici à vous écouter, mais il
ne faut pas oublier que nos auditeurs ne connaissent pas
nécessairement la maladie de Lyme. Vous pourriez peut-être
nous donner un aperçu de la façon de contracter la maladie, des
façons de la prévenir et de la traiter ainsi que des symptômes
auxquels nous pouvons nous attendre.
Ms. May: That will be great, and I will do very well to stick
with the language from experts so that, as a non-expert, I’ll get the
language pretty perfectly if I just read from the Health Research
Caucus.
Mme May : Bonne idée, et je vais m’en tenir à la façon dont en
parlent les experts, car n’étant moi-même pas experte en la
matière, je veux dire les choses correctement. Je vais lire ce qu’on
a présenté au Caucus sur la recherche en santé.
Lyme disease is a serious illness that’s on the rise in Canada
caused by the bite of blacklegged ticks infected with the bacteria
Borrelia burgdorferi. The geographical distribution of the animals
that host the infected ticks is expanding, and so are the cases
being reported. Health Canada is reporting a more than
300 per cent increase in reported cases since 2009. Symptoms
will vary: Some people will have hardly any symptoms, while
others will have severe symptoms that may first present weeks
after the initial infection. Symptoms may include fatigue, rash,
fever or chills, spasms, numbness or tingling, cognitive difficulty
or dizziness, nervous system disorders, muscle and joint pain,
abnormal heartbeat. Without diagnosis and treatment, symptoms
may last for years. Fatalities have been reported.
La maladie de Lyme est une maladie grave qui se répand au
Canada et qui est causée par la morsure de tiques à pattes noires
infectées par la bactérie Borrelia burgdorferi. La distribution
géographique des animaux qui transportent les tiques infectées
s’élargit et, par conséquent, le nombre de cas rapportés augmente.
D’après Santé Canada, les cas rapportés ont augmenté de plus de
300 p. 100 depuis 2009. Les symptômes varient : certaines
personnes n’ont pratiquement pas de symptômes, alors que chez
d’autres, ils sont graves et peuvent se manifester quelques
semaines après l’infection initiale. Ces symptômes comprennent
la fatigue, des éruptions cutanées, de la fièvre ou des frissons, des
spasmes, des engourdissements ou des picotements, des problèmes
cognitifs ou des étourdissements, des troubles du système nerveux,
des douleurs musculaires et articulaires et de l’arythmie
cardiaque. Sans diagnostic ni traitement, les symptômes peuvent
durer des années, et des décès ont été signalés.
In other words, this is very serious, and Lyme disease patients
may present to their physician in a way that has so many
confusing symptoms. It can look like fibromyalgia in one person,
arthritis in another. I’m afraid I’ve had a lot of people who have
come to me and said their doctor sent them to a psychiatrist. It’s
very hard to diagnose and it’s easy to misdiagnose. The good
Autrement dit, c’est très grave et les malades peuvent déclarer à
leur médecin des symptômes qui peuvent semer la confusion. Les
symptômes peuvent ressembler à ceux de la fibromyalgie chez une
personne ou à ceux de l’arthrite chez une autre. J’ai trouvé
désolant que des personnes me disent que leur médecin les a
envoyées voir un psychiatre. C’est une maladie difficile à
24:64
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
news again to stress for people watching is that it can be easily
treated if quickly diagnosed. People may think the classical bull’seye rash is a requirement of Lyme disease. If you have a bull’s-eye
rash and you look like you were bitten, chances are you’ve been
exposed and you have Lyme disease and should get a course of
antibiotics.
diagnostiquer, et il est facile d’émettre un mauvais diagnostic. La
bonne nouvelle, et j’insiste là-dessus pour ceux qui nous écoutent,
c’est que la maladie est facile à traiter si le diagnostic est
rapidement posé. Certains croient que pour ce diagnostic, il faut
une éruption cutanée en forme de cible circulaire. Si c’est votre
cas, et qu’il semble que vous ayez été mordu par une tique, vous
avez probablement été exposé à la maladie, ou vous l’avez, et vous
devez être traité avec des antibiotiques.
But if you have the symptoms and don’t have the bull’s-eye
rash, don’t infer that means you don’t have Lyme disease, because
you might. As always, patient advocacy is a smart thing to do. A
good way to test if you did have Lyme disease, if you happen to
still have the tick, is to put it in a baggie with some moist cloth
and preserve the tick. If it’s tested for the bacteria, that’s a much
more reliable test than testing the blood serum of people who may
or may not have it.
Mais si vous avez des symptômes sans avoir cette éruption
cutanée circulaire, cela ne signifie pas que vous n’avez pas la
maladie de Lyme, car c’est encore possible. C’est au patient d’agir
intelligemment. Pour savoir si vous avez la maladie de Lyme, si
vous avez encore la tique qui vous a piqué, vous pouvez la mettre
dans un sac en plastique avec une lingette humide, pour la
préserver. On peut tester la présence de la bactérie, et c’est un test
plus fiable que celui qu’on ferait à partir de votre sang, pour
déterminer si vous avez ou non la maladie.
There’s a lot of good information we’ll get through this
conference.
Cette conférence permettra d’obtenir beaucoup d’excellents
renseignements.
Senator Eggleton: Is it true that it’s primarily in a wilderness
area that you would get it? You mentioned Rouge Park near
Toronto, but you wouldn’t get it in downtown Toronto or
downtown in any city?
Le sénateur Eggleton : Est-il vrai qu’on peut se faire piquer
surtout dans la nature? Vous avez parlé du parc de la Rouge, près
de Toronto. Mais pourriez-vous être piqué au centre-ville de
Toronto ou d’une autre ville?
Ms. May: You would have to come in contact with ticks. The
question is would you have ticks in downtown Toronto? Probably
not. Although there are some nice little patches; I think
downtown Toronto has some lovely areas. We have at least
some reported cases of people who got Lyme disease from playing
in their backyard in a relatively suburban context. Of course,
suburban context where I live involves a lot of deer traffic.
Mme May : Il faut être en contact avec des tiques. Y a-t-il des
tiques au centre-ville de Toronto? Probablement pas. Mais il peut
y en avoir dans certains quartiers. Je pense que le centre-ville de
Toronto a de jolies zones vertes. Des cas ont été signalés de
personnes qui ont attrapé la maladie de Lyme en jouant dans leur
cour arrière, en banlieue. Mais bien sûr, si je pense à la banlieue
où je vis, il y a beaucoup de cerfs.
Senator Eggleton: What should people do to prevent it? Cover
up? Spray?
Le sénateur Eggleton : Que devrait-on faire pour se protéger?
Se couvrir? S’asperger d’un produit?
Ms. May: All of that, and also check family members for ticks
after you’ve been outdoors; make it a routine.
Mme May : On devrait prendre toutes ces précautions, mais
aussi vérifier que les membres de la famille n’ont pas de tiques
après avoir été en plein air. Il faut que ce soit une routine.
A piece of advice from earlier today was to shower after being
outdoors because the ticks take a while to settle. The nymph
phase of the tick is almost invisible because it’s so small. You may
or may not see a tick. It’s just a set of precautions we’ll have to get
used to if you’re in areas where ticks are endemic. That’s part of
the prevention, awareness and surveillance piece of setting up the
federal framework.
Un conseil qui a été donné plus tôt aujourd’hui, c’est de
prendre une douche après avoir été à l’extérieur car il faut un
certain temps aux tiques pour s’installer. Quand la tique est
encore une nymphe, elle est si petite qu’elle est presque invisible.
On peut la voir ou non. Ce n’est qu’une série de précautions
auxquelles il faut s’habituer quand on va dans des régions où la
tique est endémique. Cela fait partie des mesures de prévention, de
sensibilisation et de surveillance qui doivent faire partie du cadre
fédéral.
The Chair: Ms. May, this is has been a great opening session
on this bill, and I, too, congratulate you on bringing this forward.
Le président : Madame May, voilà une excellente première
séance de discussion sur ce projet de loi, et je tiens moi aussi à
vous féliciter de l’avoir présenté.
I’d like to touch on a couple of questions that were raised, for
example Senator Wallace’s question about other parts of the
world. One of the things that further illustrates the complexity of
this issue is, for instance, in Europe the bacteria generally
identified as associated with something you might refer to as
J’aimerais aborder quelques questions qui ont déjà été
soulevées, dont celle du sénateur Wallace au sujet d’autres
régions du monde. Pour mieux illustrer la complexité de l’enjeu,
mentionnons qu’en Europe, la bactérie qui est généralement
reconnue pour déclencher ce qu’on pourrait appeler la maladie de
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:65
Lyme disease are different bacteria than those here. If you look at
the distribution around the world, there are probably some 15 or
20 different bacteria that have been identified that give symptoms
that are considered in this area. Some may be much more
susceptible to a vaccine-type approach because they’re easier to
study and handle, and others are not. This gives further emphasis
to the importance of the objective of this bill.
Lyme est différente des bactéries que nous avons ici. Quand on
regarde la répartition dans le monde, il y a quelque 15 ou
20 bactéries différentes qui ont été reconnues comme pouvant
déclencher les symptômes que l’on étudie dans cette région.
Certaines pourraient être beaucoup plus sensibles à un vaccin,
parce qu’elles sont plus faciles à étudier et à manipuler, tandis que
d’autres non. Voilà qui fait encore ressortir l’importance de
l’objectif de ce projet de loi.
Are there any systematic efforts to detect ticks? In Nova Scotia
certain research centres around the federal Department of
Agriculture regularly encourage people in the region if they get
a tick on them to put it in a little container and bring it in and
have it analyzed to determine whether in fact it is the blacklegged
deer tick or the so-called dog tick, the bigger one that may cause a
bite but doesn’t carry this particular disease.
Est-ce que des efforts sont déployés de façon systématique pour
détecter les tiques? En Nouvelle-Écosse, certains centres de
recherche du ministère de l’Agriculture encouragent
régulièrement les gens de la région, s’ils trouvent une tique sur
eux, de la mettre dans un petit contenant et de la leur apporter
pour la faire analyser, afin qu’on puisse déterminer s’il s’agit
effectivement de la tique du cerf à pattes noires, ou encore de ce
qu’on appelle la tique du chien, qui est plus grosse et peut
provoquer une morsure, mais qui n’est pas porteuse de cette
maladie.
They do, if you like, an informal approach, but with regard to
a national strategy to this, I think it’s probably not feasible, for
one thing. Secondly, it isn’t, to my knowledge, occurring.
Ils appliquent, si l’on veut, une approche informelle, mais pour
ce qui est d’une stratégie nationale à cet égard, je pense que ce
n’est probablement pas faisable, dans un premier temps.
Deuxièmement, à ce que je sache, rien n’est fait en ce sens.
However, as somebody who does live in the country and is
aware of these rascals that run around, it would be wonderful to
think there might be a possibility of eradicating them, but I would
suggest that if we ever find a way of eradicating ticks, there are an
awful lot of other things we will be able to eradicate a lot more
easily as well. I would love that to happen. If we can satisfy
Senator Enverga’s request I will be an immediate beneficiary, and
I hope your conference leads some way to doing that.
Cependant, comme je vis à la campagne et que je connais ces
pestes, j’aimerais penser qu’il pourrait y avoir moyen de les
éradiquer, mais à mon avis, si jamais nous trouvons un moyen
d’éliminer les tiques, il y a toutes sortes d’autres choses que nous
pourrons éradiquer beaucoup plus facilement aussi. J’aimerais
bien que ce soit possible. Si nous pouvions répondre à la demande
du sénateur Enverga, j’en serais un bénéficiaire immédiat, et
j’espère que votre conférence nous permettra de trouver des
solutions.
The evidence suggests that the kinds of things that you
indicated, and that were reiterated again today with regard to
prevention, the best prevention is to detect and check yourself
when you’ve been in an environment outdoors. However, the
scary thing in that regard is that there was a time when it would be
confined to those who had gone hiking in certain parts of real
nature, but today it’s in communities. Remember they’re carried
by deer.
D’après les témoignages sur les mesures de prévention dont
vous avez parlé, et qui ont encore été réitérées aujourd’hui, la
meilleure précaution consiste à détecter les tiques et à vérifier si
l’on en a sur soi quand on a été en plein air. Cependant, ce qui est
effrayant, à ce propos, c’est qu’il y a eu un temps où seuls les gens
qui allaient faire de la randonnée dans certaines régions plus
sauvages étaient à risque, mais aujourd’hui, on retrouve les tiques
dans les collectivités. N’oublions pas qu’elles sont transportées
par les cerfs.
I was struck by a deer inside a large community. My
automobile was run into on the side by a deer right in the
centre of a major village. The reports of accidents with deer are
increasing in populated areas. Deer carry those.
J’ai été frappé par un cerf dans une grande localité. Mon
automobile a été percutée sur le côté par un cerf en plein centre
d’un grand village. Les rapports d’accidents avec des cerfs sont de
plus en plus nombreux dans les régions habitées. Et les cerfs
transportent ces tiques.
Coming back to Senator Eggleton’s questions, we know that
certain animals have learned they are safer in populated areas
today than they sometimes are outside. All of this, I think, gives
additional and great urgency for getting under way with the
development of the knowledge that your bill will hopefully lead
to, in the event that we are able to recommend it forward.
Pour revenir aux questions du sénateur Eggleton, nous savons
que certains animaux ont compris qu’ils étaient plus en sécurité
dans les régions habitées de nos jours qu’ils ne le sont parfois en
dehors. Je pense que tous ces facteurs ajoutent à l’urgence de
rassembler toutes les connaissances sur le sujet, ce que l’on espère
que votre projet de loi permettra de faire, si toutefois nous
pouvons réussir à recommander qu’il aille de l’avant.
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Social Affairs, Science and Technology
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I want to thank you very much for bringing the bill forward,
for giving us this opportunity to review this important case, and
ultimately to this committee to make a recommendation to the
Senate of Canada.
Je tiens à vous remercier d’avoir présenté ce projet de loi, de
nous avoir donné cette occasion d’examiner cet important dossier
et, au bout du compte, de faire une recommandation au Sénat du
Canada.
For this session we have two different organizations
presenting. We have, from the Canadian Lyme Disease
Foundation, Jim Wilson, President and Founder. From the
Association of Medical Microbiology and Infectious Diseases
Canada, we have Dr. Daniel Gregson, President; and
Dr. William Bowie, Professor of Medicine, Division of
Infectious Diseases, Department of Medicine, University of
British Columbia. Welcome.
Dans le cadre de cette séance, nous entendrons les témoignages
de deux organisations. De l’Association canadienne de la maladie
de Lyme, nous recevons Jim Wilson, président et fondateur. De
l’Association pour la microbiologie médicale et d’infectiologie
Canada, nous accueillons le Dr Daniel Gregson, président. Nous
recevons aussi le Dr William Bowie, professeur de médecine,
Division des maladies infectieuses, Département de médecine,
Université de la Colombie-Britannique. Nous vous souhaitons la
bienvenue.
Colleagues, just before I invite them to testify, I will remind
you that this session will end no later than 6:15 p.m. I will
welcome the witnesses, invite them to make their presentation,
and then I will open the floor up to questions from my colleagues.
I don’t have a determined priority, request or anybody jumping
up to go first. I will invite Mr. Wilson to present first.
Chers collègues, juste avant de leur laisser la parole, je tiens à
vous rappeler que cette séance doit se terminer au plus tard
à 18 h 15. Je souhaite la bienvenue aux témoins et les invite à faire
leur exposé, après quoi nous passerons aux questions de mes
collègues. Je n’ai pas d’ordre déterminé pour les témoins, et
personne n’a demandé de passer le premier. J’invite donc
M. Wilson à prendre la parole le premier.
Jim Wilson, President and Founder, Canadian Lyme Disease
Foundation: Thank you for giving the Canadian Lyme Disease
Foundation this opportunity to speak before you today. Thank
you, Elizabeth May, for putting this important bill forward.
Bill C-442 is a very important first step toward developing a
made-in-Canada solution to a very serious illness now affecting
thousands of Canadians. Lyme disease is a bacterial infection
caused by Borrelia, so Lyme disease is a borreliosis. There are
many strains, and more strains are still being discovered as
technology improves. There are currently no human blood tests in
Canada for many strains of Borrelia, yet we have rigid guidelines
imposed upon doctors and the unsuspecting public, all based on a
poor one-strain test that left us with a poor understanding of the
prevalence and spectrum of the disease in humans.
Jim Wilson, président et fondateur, Association canadienne de la
maladie de Lyme : Je vous remercie de donner à l’Association
canadienne de la maladie de Lyme l’occasion de témoigner devant
vous aujourd’hui. Je remercie Mme Elizabeth May d’avoir
présenté cet important projet de loi. Le projet de loi C-442 est
une première étape très importante vers l’élaboration d’une
solution bien canadienne à une maladie très grave qui touche
maintenant des milliers de Canadiens. La maladie de Lyme est
une infection bactérienne causée par la Borrelia. La maladie de
Lyme est donc une borréliose. Il y en a de nombreuses souches, et
les progrès technologiques en révèlent encore plus. Il n’existe
actuellement aucune analyse sanguine au Canada pour détecter de
nombreuses souches de Borrelia. Nous avons pourtant de
rigoureuses lignes directrices qui sont imposées aux médecins et
au public, lequel ne se doute de rien, et ce à cause d’un test
déficient qui ne détecte qu’une seule souche et qui ne nous a pas
permis de bien comprendre la prévalence et le spectre de la
maladie chez les humains.
Also, very little is being done to look at co-infections that can
be acquired from a tick, along with Lyme disease, or that can be
acquired as a stand-alone infection. Either way, the patient is very
sick and is often left with no help or recourse.
De plus, on porte très peu d’attention aux co-infections
pouvant être causées par une tique, en plus de la maladie de
Lyme, ou qui peuvent se déclencher d’elles-mêmes. D’une façon
ou d’une autre, le patient est très malade et, bien souvent, n’a
aucune aide ni aucun recours.
People with borreliosis or co-infections become not only the
victims of the disease, but they then become the victims of very
narrow guidelines that are incorrectly referred to as best practices.
The U.S. government announced, as you previously heard here,
that they bumped the numbers from 30,000 to 300,000 cases.
That’s significant.
Les personnes qui souffrent de borréliose ou de co-infections
deviennent non seulement les victimes de la maladie, mais aussi les
victimes de lignes directrices très limitées qui sont à tort
considérées comme des pratiques exemplaires. Comme d’autres
témoins vous l’ont dit ici, le gouvernement a annoncé qu’il avait
révisé les chiffres de 30 000 à 300 000 cas. C’est considérable.
That massive increase took place under the current guidelines,
which have ignored thousands of research studies that
contradicted what was in the guidelines. The guidelines were
not written with scientific ethics in mind. By following the same
Cette énorme augmentation des cas est survenue avec les lignes
directrices actuelles en vigueur, qui ont fait fi de milliers d’études
qui contredisaient leur teneur. Ces lignes directrices n’ont pas été
formulées dans un esprit d’éthique scientifique. En suivant les
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Affaires sociales, sciences et technologie
24:67
poor guidelines that are so staunchly defended in Canada, we
have a similar per capita problem with regards to the number of
cases.
mêmes lignes directrices déficientes qui sont défendues avec tant
de vigueur au Canada, nous avons un problème par habitant
similaire en ce qui concerne le nombre de cas.
Physicians will not diagnose and treat late Lyme disease,
claiming they must follow these currently accepted best practices.
But thousands of people who chose to ignore best practices and
sought treatment now have their life back, including myself and
my daughter. My son didn’t make it though. He passed away in
2005.
Les médecins ne diagnostiqueront ni ne traiteront la maladie de
Lyme sous prétexte qu’ils doivent se plier à ces pratiques
exemplaires qui sont actuellement reconnues. Cependant, des
milliers de personnes qui ont choisi de faire fi des pratiques
exemplaires et qui se sont fait soigner ont retrouvé une vie
normale, dont moi-même et ma fille. Mon fils, cependant, ne s’en
n’est pas tiré. Il est décédé en 2005.
I contracted Lyme disease in Dartmouth, Nova Scotia, in 1991.
My children contracted their infection in B.C., a decade later,
along with other children in our neighbourhood, another of
whom is deceased as well. Canada has no idea how many people
have died from Lyme disease because chronic Lyme disease does
not exist according to current best practices. Therefore, why look
for something that does not exist?
J’ai contracté la maladie de Lyme à Dartmouth, en NouvelleÉcosse, en 1991. Mes enfants l’ont attrapée en ColombieBritannique 10 ans plus tôt, de même que d’autres enfants de
notre quartier, dont un autre aussi est décédé. Le Canada n’a pas
la moindre idée du nombre de personnes qui sont mortes de la
maladie de Lyme, parce qu’elle n’existe pas sous sa forme
chronique, d’après les pratiques exemplaires en vigueur. Alors
pourquoi donc s’intéresser à quelque chose qui n’existe pas?
Patients were too lowly to be listened to, despite our warnings
since the early 1990s. In response to our requests to be at the
policy-making table over the years, we were told we we’re just
advocacy groups; end of story, no discussion allowed.
Les patients étaient trop humbles pour être entendus, malgré
les avertissements que nous lançons depuis le début des
années 1990. Au fil des ans, nous avons demandé à prendre
part aux décisions politiques, mais on nous a répondu que nous
étions que de simples groupes de sensibilisation et donc, la
réponse était une fin de non-recevoir.
We are called anti-science or promoting junk science. Yet we
have expertise in all the necessary fields of science and medicine at
our fingertips on four continents. Current best practices were set
without any expert input from the patient side of the equation. As
a result, we now have decades of undiagnosed and misdiagnosed
Lyme disease causing chronic disability and death Canada-wide,
but we have no idea as to the extent.
On dit de nous que nous sommes réfractaires à la science ou
que nous faisons la promotion d’une science de pacotille. Nous
disposons toutefois de toute l’expertise nécessaire en sciences et en
médecine, et ce sur quatre continents. Les pratiques exemplaires
actuelles ont été établies sans les conseils d’experts travaillant avec
les patients. Par conséquent, nous avons des décennies de retard,
et des cas de la maladie de Lyme non diagnostiqués ou mal
diagnostiqués ont causé des invalidités chroniques et des décès
partout au Canada, mais nous n’avons aucune idée dans quelle
mesure.
Science and technology have improved dramatically over the
past decade, and what is becoming clear is that the patients were
correct. As we said, Lyme is caused by many strains of Borrelia.
We were saying that in the 1990s.
Les sciences et la technologie se sont nettement améliorées au
cours de la dernière décennie, et il est désormais de plus en plus
clair que les patients avaient raison. Comme nous l’avons dit, la
maladie de Lyme est causée par de nombreuses souches de
Borrelia. On le disait dans les années 1990.
It’s not only caused by the strain of the organism that our tests
are picking up. Lyme disease can persist as an active, ongoing
infection beyond the recommended short-term antibiotic regimen
imposed upon doctors Canada-wide. Lyme disease is being
misdiagnosed as other conditions, for which people are given
improper medications, often with serious consequences. A current
article placed doctors as one of the highest-risk occupations for
suicide. We know from speaking with many physicians that they
feel that they have been stripped of the ability to doctor properly,
using good judgment derived from their education and
experience.
La maladie n’est pas seulement causée par la souche de
l’organisme relevée par nos tests. La maladie de Lyme peut
persister comme une infection active et continue après le régime
recommandé d’antibiotiques à court terme qu’on impose aux
médecins partout au Canada. Lors du diagnostic, on confond la
maladie de Lyme avec d’autres maladies, on ne prescrit pas les
bons médicaments, ce qui peut entraîner des conséquences graves.
Un article récent souligne que les médecins présentent l’un des
plus hauts taux de suicide. Après avoir discuté avec de nombreux
médecins, nous savons qu’ils ont l’impression qu’on leur a retiré la
capacité de bien pratiquer et d’utiliser leur bon jugement en
fonction de leur formation et de leur expérience.
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Social Affairs, Science and Technology
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Lyme disease patients also have a high risk of suicide because
they too have been abused by the same system that said they have
no right to question best practices. It is a system of institutional
bullying.
Les patients atteints de la maladie de Lyme sont aussi
beaucoup plus susceptibles de se suicider parce qu’ils ont eux
aussi été maltraités par le même système qui ne leur donne pas le
droit de remettre en question les pratiques exemplaires. Il s’agit
d’un système d’intimidation à l’échelle institutionnelle.
By leaving guideline construction and the review of the quality
of evidence used in those guidelines to just medical bureaucrats, it
becomes a guideline of one mindset or tunnel vision, just as the
Institute of Medicine of the National Academy of Sciences in the
U.S. determined in their review of the current Lyme guidelines.
En laissant les bureaucrates en médecine établir les lignes
directrices et examiner la qualité des données probantes utilisées
pour établir ces principes, on se retrouve avec des lignes
directrices fondées sur une seule philosophie, sur une vision
atrophiée, comme l’a déterminé l’Institute of Medicine of the
National Academy of Sciences des États-Unis dans son examen
des lignes directrices associées à la maladie de Lyme.
Canadian Lyme Disease Foundation, in our support of
Bill C-442, has always maintained that we want a combined
global scientific perspective from Europeans, South Americans,
Central Americans, Asians, Africans, Australians, Russians,
Middle Easterners and North Americans. Borreliosis is a serious
global problem.
L’Association canadienne de la maladie de Lyme appuie le
projet de loi C-42 et a toujours soutenu une perspective
scientifique globale s’inspirant de l’Europe, de l’Amérique du
Sud, de l’Amérique centrale, de l’Asie, de l’Afrique, de l’Australie,
de la Russie, du Moyen-Orient et de l’Amérique du Nord. La
borréliose est un problème mondial grave.
Bill C-442 is fine the way it is. The preamble is fine. It begins to
allow the patient and their expert to have equal input into the
development of best practices that determine their life outcomes.
This is long overdue, and we cannot go backward from here.
Thank you.
Le projet de loi C-442 dans sa forme actuelle est un bon projet
de loi. Le préambule est très bien. Il donnerait l’occasion au
patient et à leur spécialiste d’avoir tous les deux leur mot à dire
dans l’élaboration des pratiques exemplaires déterminantes pour
leur vie. Un projet de loi a enfin été présenté, et nous ne pouvons
plus reculer. Merci.
The Chair: Thank you, Mr. Wilson.
Le président : Merci, monsieur Wilson.
Dr. William Bowie, Professor of Medicine, Division of Infectious
Diseases, Department of Medicine, University of British Columbia,
Association of Medical Microbiology and Infectious Diseases
Canada: Thank you very much. Lyme disease exists in Canada
and is becoming more frequent. Individuals who present with
Lyme disease and who are diagnosed and managed with
recognized and evidence-based approaches are almost always
cured of their acute infection. Infectious disease clinicians see
relatively few of these individuals, mainly because they are
adequately managed in the community.
Dr William Bowie, professeur de médecine, Division des maladies
infectieuses, Département de médecine, Université de la ColombieBritannique, Association pour la microbiologie médicale et
l’infectiologie Canada : Merci beaucoup. La maladie de Lyme
existe au Canada et elle est de plus en plus fréquente. Les
personnes qui présentent des symptômes de la maladie de Lyme,
qui ont reçu un diagnostic et qui ont été prises en charge au
moyen de démarches reconnues et basées sur des données
probantes sont presque toujours guéries de leurs infections
aiguës. Les spécialistes en maladies infectieuses traitent
relativement peu de ces patients, surtout parce qu’ils sont bien
pris en charge par le milieu.
Much more often, our members are asked to evaluate
individuals who believe they have or might have Lyme disease
but who do not meet any of the standard diagnostic criteria for
active Lyme disease. Many have no history of contact with ticks,
have none of the recognized objective manifestations of Lyme
disease, have negative tests using well-evaluated laboratory tests,
and if given antimicrobials that should be active against Lyme
disease, have not been cured of their symptoms. The vast majority
of so-called positive test results from for-profit laboratories that
use non-standardized methods and give test results are discrepant
compared to standard methods. There are many of these
individuals in Canada, and typically they have severe and often
disabling symptoms.
Souvent, nous demandons à nos membres d’évaluer les
personnes qui croient être atteintes de la maladie de Lyme sans
toutefois satisfaire aux critères normalisés de diagnostic pour la
maladie de Lyme active. Bon nombre d’entre eux n’ont jamais été
en contact avec des tiques, ne présentent aucun symptôme objectif
reconnu relatif à la maladie de Lyme, obtiennent des résultats
négatifs à la suite d’essais en laboratoire confirmés. De plus, si on
leur donne des antimicrobiens qui devraient agir contre la maladie
de Lyme, leurs symptômes ne sont pas guéris. La grande majorité
des soi-disant résultats positifs proviennent de laboratoires à but
lucratif qui ont recours à des méthodes non normalisées et
fournissent des résultats de tests qui présentent des irrégularités
par rapport aux méthodes normalisées. Il existe de nombreuses
personnes dans cette situation au Canada, et leurs symptômes
sont habituellement graves et souvent invalidants.
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Affaires sociales, sciences et technologie
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These people deserve efforts to make a correct diagnosis and
deserve access to management plans that allow them to recover.
They should not be labeled as having Lyme disease on the basis of
subjective criteria, and they should not be exposed to long courses
of antimicrobials and other medications for which there is no
compelling evidence of benefit but which carry risk to them and
society.
Ces personnes méritent qu’on s’efforce de poser un diagnostic
exact et méritent l’accès à des plans de prise en charge qui leur
permettent de guérir. On ne devrait pas dire à un patient qu’il
souffre de la maladie de Lyme en fonction de critères subjectifs.
Les patients ne devraient pas être exposés à de longs traitements
aux antimicrobiens ou à d’autres médicaments pour lesquels il
n’existe pas de preuves convaincantes quant à leurs bienfaits et
qui pourraient entraîner des risques pour eux et pour la société.
We support the first and third recommendations of Bill C-442.
For the first recommendation, we strongly encourage the tracking
of the incidence and economic costs of both those with Lyme
disease and those who believe they have Lyme disease tracked as
separate entities. We strongly support having good management
guidelines for Lyme disease, developed using the same rigorous
methodology as in the development of all other infectious diseases
and other medical guidelines.
Nous appuyons la première et la troisième recommandations
du projet de loi C-442. En ce qui concerne la première
recommandation, nous encourageons fortement de consigner
l’incidence et les coûts en deux catégories : pour les patients
atteints de la maladie de Lyme et pour ceux qui croient en être
atteints. Nous appuyons fortement l’établissement de bonnes
lignes directrices de prise en charge dans le cas de la maladie de
Lyme, élaborées selon la même méthodologie rigoureuse utilisée
pour toutes les autres maladies infectieuses ou dans le cas de toute
autre ligne directrice médicale.
We strongly disagree with the preamble suggesting that existing
guidelines are ‘‘restrictive’’ and abandon sick people with
treatable illness. This wording appears to be based on the
premise that the most common guidelines in place developed by
the Infectious Diseases Society of America, IDSA, are faulty and
do not apply to Canada and that there are better guidelines out
there, presumably meaning the guidelines developed by Lyme
advocates and so-called Lyme-literate physicians. These beliefs do
not stand up to scrutiny.
Nous désapprouvons fortement le préambule qui laisse croire
que les lignes directrices actuelles sont restrictives et laisse tomber
les personnes dont la maladie peut être soignée. Le libellé semble
être inspiré de la prémisse voulant que la plupart des lignes
directrices en place élaborées par l’Infectious Diseases Society of
America, l’IDSA, sont erronées et ne s’appliquent pas au Canada
et qu’il existe de meilleures lignes directrices, faisant
probablement allusion aux principes élaborés par les défenseurs
de la maladie de Lyme et les soi-disant médecins spécialistes de la
maladie. Ces croyances ne résisteraient pas à un examen
minutieux.
Because of the beliefs of and the political pressure applied by
Lyme advocates, the most recent 2006 IDSA guidelines
underwent an extensive review. In an independent review, both
the process of their development and the content were fully
supported. In stark contrast, the International Lyme and
Associated Diseases Society, ILADS, document, which directs
much of the management by so-called Lyme-literate physicians,
was reviewed by the U.K.’s Health Protection Agency and found
to be so flawed in almost all aspects that the guidelines were
rejected.
En raison des croyances des défenseurs de la maladie de Lyme
et des pressions politiques qu’ils exercent, les lignes directrices les
plus récentes de l’IDSA, datant de 2006, ont fait l’objet d’un
examen exhaustif. Dans le cadre d’un examen indépendant, le
processus d’élaboration des lignes directrices et le contenu de
celles-ci ont été appuyés sans réserve. À l’opposé complètement, le
document de l’International Lyme and Associated Diseases
Society, l’ILADS, qui oriente une bonne partie de la prise en
charge des soi-disant médecins spécialistes de la maladie de Lyme,
a été examiné par la Health Protection Agency du Royaume-Uni
et a relevé un très grand nombre de lacunes touchant presque tous
les niveaux de la prise en charge que les lignes directrices ont été
rejetées.
Three quick anecdotes about Canadians managed according to
ILADS guidelines: A woman diagnosed with Lyme disease using
unapproved tests is treated with long-term antimicrobials and
then proceeds to lose sight because the correct diagnosis of MS
was delayed. A patient diagnosed by alternative methods or
approaches died during treatment of a severe allergic reaction to
unnecessary IV antibiotics. There was no Lyme disease by any
reference test or at postmortem examination. A Canadian
developed life-threatening sepsis from a catheter line that had
been implanted and used for four months to provide unneeded
antibiotics.
Je vais vous donner rapidement trois exemples de Canadiens
qui ont été pris en charge conformément aux lignes directrices de
l’ILADS. Une femme ayant reçu un diagnostic de maladie de
Lyme après avoir subi des tests non approuvés a été traitée au
moyen d’un long régime aux antimicrobiens et a par la suite perdu
la vue en raison d’un retard dans le diagnostic de sclérose en
plaques, dont elle souffrait. Un patient a reçu un diagnostic à
partir de méthodes alternatives et il est mort des suites d’une
réaction allergique grave pendant un traitement non nécessaire
aux antibiotiques intraveineux. Aucune trace de la maladie de
Lyme n’a été détectée lors des tests de référence ou lors de
l’autopsie. Un Canadien a développé une septicémie
24:70
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
potentiellement mortelle à cause d’un cathéter qu’on a utilisé
pendant quatre mois pour administrer des antibiotiques non
nécessaires.
In contrast to ILADS guidelines, we strongly support having
current, evidence-based guidelines like those of the IDSA.
Fortunately for Canada, the IDSA, along with the American
Academy of Neurology and the American College of
Rheumatology, is co-leading an exhaustive effort to update the
guidelines. The Association of Medical Microbiology and
Infectious Diseases Canada, AMMI Canada, is participating in
this process and will have the opportunity to comment on drafts
once they are finalized. We welcome having a recommended
national standard of care but insist that it be based on solid
evidence and not anecdotes and belief.
Contrairement aux lignes directrices de l’ILADS, nous
appuyons les lignes directrices actuelles basées sur des données
probantes comme celles de l’IDSA. Heureusement pour le
Canada, l’IDSA, l’American Academy of Neurology et
l’American College of Rheumatology dirigent conjointement un
effort visant à mettre à jour toutes les lignes directrices.
L’Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie
Canada prend part à ce processus de mise à jour et aura l’occasion
de se prononcer sur les ébauches une fois qu’elles seront
terminées. Nous sommes en faveur d’une recommandation
nationale en matière de qualité des soins, mais nous insistons
pour qu’elle soit fondée sur des données probantes et non sur des
anecdotes et sur des croyances.
In conclusion, we support this bill, although not quite in the
manner in which it has been proposed and in which the preamble
reads. We strongly support efforts to optimize our understanding,
prevention and management of Lyme disease in Canada and the
research and other activities needed to do this.
En conclusion, nous appuyons ce projet de loi, même si nous
n’approuvons pas complètement la façon dont il a été proposé et
le libellé du préambule. Nous appuyons sans réserve les efforts
visant à optimiser la compréhension, la prévention et la prise en
charge de la maladie de Lyme au Canada ainsi que la recherche et
les autres activités nécessaires afin d’y arriver.
However, even more strongly, we hope that this bill can be
used to improve the lives of the many Canadians who believe they
have Lyme disease but rarely do and whose lives are very
compromised and difficult. These people deserve concerted efforts
to fully evaluate them to detect alternative diagnoses for which
managements exist, and whatever their diagnosis, supports to
improve their lives and the well-being of them and their families.
Toutefois, nous voulons souligner que nous souhaitons que ce
projet de loi puisse servir à améliorer la vie des nombreux
Canadiens qui croient souffrir de la maladie de Lyme, bien que ce
soit rarement le cas, et dont l’existence est compromise et très
difficile. Ces personnes méritent qu’on mène des efforts concertés
pour les évaluer pleinement et ainsi définir des diagnostics
alternatifs de maladies pour lesquelles une prise en charge
existe, et, peu importe le diagnostic, elles méritent un appui
pour améliorer leur vie et leur bien-être ainsi que le bien-être de
leur famille.
The Chair: Thank you. I’ll now open it up to questions, and I’ll
begin with Senator Eggleton.
Le président : Merci. Passons maintenant aux questions. Je
cède la parole au sénateur Eggleton.
Senator Eggleton: Dr. Bowie, I’m a little confused by the
comments you made. You disagree with the preamble, I
understood that, but you agree with the operative parts of the
bill and the conference to be held where you and all other
stakeholders would have an opportunity to be heard. You’re
getting into diagnosis and misdiagnosis and suggesting that a lot
of people believe they have Lyme disease but rarely do. Is that a
large percentage? I also heard one of you mention that the tests
are not always indicative of what the person has.
Le sénateur Eggleton : Docteur Bowie, vos observations me
laissent perplexe. J’ai bien compris que vous n’approuvez pas le
préambule, mais vous approuvez les dispositions exécutoires du
projet de loi et la tenue d’une conférence où d’autres acteurs du
milieu et vous auriez l’occasion d’être entendus. Vous parlez de
diagnostics et de mauvais diagnostics, et vous laissez entendre que
de nombreuses personnes pensent souffrir de la maladie de Lyme,
mais que c’est rarement le cas. S’agit-il d’un grand pourcentage?
J’ai aussi entendu l’un d’entre vous dire que les tests ne révèlent
pas toujours ce dont une personne est atteinte.
What is the problem? Do we need a lot more research in this?
What do you suggest?
Quel est le problème? Devons-nous faire davantage de
recherche? Que proposez-vous?
Dr. Bowie: As an academician, I will always support research.
However, in answer to your question, there’s a lot of
misunderstanding about Lyme diagnosis. Early Lyme we will
treat without having any diagnostic proof. It’s a clinical diagnosis,
based on manifestation, such as the rash that was mentioned or
neurological or other findings. Laboratory tests don’t help in the
Dr Bowie : À titre d’universitaire, je suis toujours en faveur de
la recherche. Toutefois, pour répondre à votre question, il existe
beaucoup de confusion par rapport au diagnostic de la maladie de
Lyme. Au début de la maladie, on traite les patients sans preuve
diagnostique. Il s’agit d’un diagnostic clinique, basé sur des
symptômes comme l’éruption que j’ai mentionnée ou des
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Affaires sociales, sciences et technologie
24:71
evaluation of those folk or management because we don’t need
them. For early Lyme, as for any early infectious disease, tests are
negative. It takes a while for antibodies to develop.
symptômes neurologiques, entre autres. Les tests en laboratoire
ne sont pas utiles pour évaluer ces personnes ou pour leur prise en
charge parce qu’elles n’en ont pas besoin. Au début de la maladie
de Lyme, tout comme c’est le cas pour toutes les autres maladies
infectieuses, les résultats des tests sont négatifs. Les anticorps ont
besoin d’un certain temps pour se développer.
For late-proven Lyme or Lyme in patients who have objective,
obvious manifestation of Lyme disease, the tests are actually very
good. The issue is that there is a difference of opinion between
Mr. Wilson’s folk and us. Where people believe they have Lyme,
we believe they don’t. What’s the issue?
Dans les cas confirmés de maladie de Lyme ou pour ce qui est
des patients qui présentent des symptômes objectifs et évidents de
la maladie de Lyme, les tests donnent de bons résultats. Le
problème, c’est que l’équipe de M. Wilson et nous ne partageons
pas le même avis. Quand les gens pensent être atteints de la
maladie de Lyme, nous croyons qu’ils ne le sont pas. Quel est
donc le problème?
Many of these people have chronic fatigue syndrome, which
maybe 5 per cent of the Canadian population have at any time.
Test results from laboratories in the United States, some of which
are for-profit laboratories, have their internal methodology, have
steadfastly refused to participate in any of the standard
evaluations that would be done to attest any diagnostic test we
use, probably get incredibly frequent false positive results.
Bon nombre de ces personnes souffrent d’un syndrome de
fatigue chronique, dont souffrent en moyenne 5 p. 100 de la
population canadienne. Les résultats de tests en laboratoire aux
États-Unis, dont certains proviennent de laboratoires à but
lucratif, sont déterminés au moyen d’une méthodologie interne.
Ces laboratoires ont toujours refusé de prendre part aux
évaluations normalisées qui permettraient d’attester les tests
auxquels nous avons recours, ce qui donne probablement très
souvent lieu à des faux positifs.
This has been partly looked at. A paper just came out in the
Clinical Infectious Diseases journal that looked at results in
patients who thought they had Lyme disease and people who were
felt to be entirely normal. Testing was done according to the
standard criteria that we would follow in two for-profit
laboratories that consider themselves Lyme diagnostic
laboratories. In one of those Lyme diagnostic laboratories, socalled, over 50 per cent of people who were totally well and had
no evidence of disease were said to be positive.
Cette question a été examinée en partie. Un article vient de
paraître dans la revue Clinical Infectious Diseases. Dans l’article,
on analyse les résultats de patients qui croyaient être atteints de la
maladie de Lyme et de personnes qui se sentent tout à fait
normales. Les tests ont été menés en fonction des critères
normalisés auxquels nous aurions recours dans deux
laboratoires à but lucratif qui se considèrent comme étant des
laboratoires compétents dans le diagnostic de la maladie de Lyme.
Dans l’un de ces soi-disant laboratoires où l’on peut dépister la
maladie de Lyme, plus de 50 p. 100 des personnes qui se sentaient
tout à fait normales et qui ne présentaient aucun symptôme de la
maladie ont reçu un diagnostic positif.
The Chair: Are those published results?
Le président : Ces résultats sont-ils publiés?
Dr. Bowie: This paper just came out in the last week or two in
Clinical Infectious Diseases. I would be happy to give you the
reference, if you wish. There is also an editorial along with it.
Dr Bowie : Cet article vient d’être publié il y a une semaine ou
deux dans la revue Clinical Infectious Diseases. Je me ferai un
plaisir de vous faire suivre la référence, si vous le souhaitez.
L’article est accompagné d’un éditorial.
The Chair: I want to be clear as to whether they have stood the
test of peer review or whether it’s hearsay. That was my issue.
Le président : J’aimerais savoir si l’article a été évalué par les
pairs ou s’il est basé sur des ouï-dire. Voilà ce que je veux clarifier.
Dr. Bowie: This is a peer-reviewed paper by solid investigators.
Dr Bowie : Il s’agit d’une revue scientifique très crédible
évaluée par les pairs.
Senator Eggleton: Elizabeth May said that on the infectious
disease chart, this has moved up to number three. In the
United States, they have gone from about 30,000 in one year to
about 300,000 identified cases, as they referred to them. Are you
disagreeing with that?
Le sénateur Eggleton : Elizabeth May affirme que, parmi les
maladies infectieuses, la maladie de Lyme a grimpé au troisième
rang. Aux États-Unis, ils sont passés de 30 000 à environ
300 000 cas en l’espace d’un an. Êtes-vous en désaccord?
Dr. Bowie: I doubt that it’s going to be number three, but I
don’t think that matters. The important thing is that Lyme disease
is clearly becoming more frequent and it’s spreading in Canada.
Dr Bowie : Je doute que la maladie grimpe au troisième rang,
mais je ne crois pas que ce soit important. Ce qu’il convient de
souligner, c’est que la maladie de Lyme est de plus en plus
fréquente et répandue au Canada.
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Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
We and colleagues, the federal government, provinces and
academia have been tracking this for 20 years. Some of the data
that’s looking at the increased number of cases and the increased
spread is Canadian data derived by Canadian scientists. There’s
somehow an impression here that this work is not going on. It is
going on.
Nous et nos collègues, le gouvernement fédéral, les provinces et
les universités suivent la situation depuis 20 ans. Certaines
données faisant état d’une augmentation du nombre de cas et
d’une plus grande propagation sont des données canadiennes
analysées par des scientifiques canadiens. Ici, on semble avoir
l’impression qu’aucun travail n’est mené, mais oui il y en a.
Senator Eggleton: There’s obviously a problem here that needs
some attention. Mr. Wilson talks about his own son and another
neighbour who died. There obviously is some problem in
diagnosing this and getting the proper treatment at an early stage.
Le sénateur Eggleton : Il y a manifestement un problème sur
lequel il faut se pencher. M. Wilson nous parle de son propre fils
et d’un autre voisin décédés. Il y a manifestement un problème
dans l’établissement du diagnostic et dans l’offre d’un traitement
approprié dès les premiers stades de la maladie.
Dr. Bowie: Alternatively, people who are being diagnosed and
managed as having chronic Lyme do not have Lyme and are
being subjected to a false diagnosis and long courses of
antimicrobials that pose a risk to them and to the families and
environment around them to antimicrobial resistance and diseases
like Clostridium difficile. That’s largely what it comes down to.
Dr Bowie : D’un autre côté, les personnes qui reçoivent un
diagnostic de maladie de Lyme et qui sont traitées comme telles
mais qui ne sont pas atteintes de cette maladie sont assujetties à
un mauvais diagnostic et de longs traitements aux antimicrobiens
qui posent un risque pour eux, pour leurs familles, pour leur
environnement et la résistance aux antimicrobiens et aux maladies
comme le Clostridium difficile. Voilà l’essence du problème.
Senator Eggleton: Let me ask Mr. Wilson’s reaction on this.
Le sénateur Eggleton : J’aimerais entendre M. Wilson à ce
sujet.
The Chair: By the way, we’re not getting into a debate on this.
You have made your points clearly. You can make a point clearly
with regard to the question.
Le président : En passant, nous n’allons pas débattre de cette
question. Vous avez clairement fait valoir vos arguments. Vous
pouvez répondre clairement à la question.
Mr. Wilson: We don’t have a definitive test for Lyme disease.
In my own situation, my daughter tested negative two or three
times here in Canada. We had her blood sent to three different
U.S. labs. She was positive in all three different U.S. labs. The
Canadian labs, by the way, buy their tests from for-profit
manufacturers who are told what to put in the kit by the United
States Centers for Disease Control and Prevention. The only
difference between the Canadian tests and those three labs that I
had my daughter’s blood sent to was that the Canadian test only
tested for Borrelia burgdorferi strain B31. The other labs tested for
more than one strain. She tested positive on all of those. Her
symptoms were classic Lyme disease. It also, unfortunately,
attacked her heart, and she was left with a permanent pacemaker
for the rest of her life.
M. Wilson : Il n’existe pas de test définitif pour la maladie de
Lyme. Ma fille a reçu deux ou trois fois des résultats négatifs ici
au Canada. Nous avons envoyé des échantillons sanguins à
trois laboratoires différents aux États-Unis. Les trois laboratoires
américains ont communiqué des résultats positifs. En passant, les
laboratoires canadiens achètent leurs tests de fabricants à but
lucratif à qui le Centre de prévention et de contrôle des maladies
des États-Unis dit quoi mettre dans la trousse. La seule différence
entre les tests menés en laboratoires canadiens et ces trois tests
menés en laboratoires américains, c’est qu’au Canada, le test ne
porte que sur la souche B31, Borrelia burgdorferi. Les autres
laboratoires ont mené des tests pour plus d’une souche. Pour ces
tests, ces résultats étaient positifs. Elle présentait les symptômes
classiques de la maladie de Lyme. Malheureusement, son cœur a
été atteint et elle a dû, pour le reste de sa vie, vivre avec un
stimulateur cardiaque.
The testing isn’t definitive. Similarly, in the case of the death
here in Canada of the young woman being treated for Lyme
disease, she did not die from the antibiotics she was given; she
went into anaphylactic shock. Thousands of people go into
anaphylactic shock from all kinds of irritants, bee stings, peanut
butter, many other things. In her case, she died because there was
a nursing error involved in the therapy given to counteract the
anaphylactic shock.
Les méthodes de tests ne sont pas définitives. En outre, dans le
cas de la jeune femme décédée au Canada qui était traitée pour la
maladie de Lyme, celle-ci n’est pas morte à cause des antibiotiques
qu’on lui a donnés, elle a subi un choc anaphylactique. Des
milliers de personnes subissent un tel choc à cause de toutes sortes
d’irritants, des piqûres d’abeilles, du beurre d’arachide et bien
d’autres choses. Dans son cas, elle est morte à cause d’une erreur
de soins lors de la réaction visant à contrer son choc
anaphylactique.
We have no definitive tests to rule out Lyme disease in Canada.
For us to base information on the fact that we can exclusively
rule out Lyme disease, it’s erroneous to do so and it’s harmful for
all those people who are actively seeking help, getting help and
getting their life back.
Il n’existe aucun test définitif au Canada pour exclure la
maladie de Lyme. Il est erroné d’établir des renseignements en
fonction de l’unique exclusion de la maladie de Lyme, car cela
nuit à toutes les personnes qui cherchent activement de l’aide, qui
obtiennent de l’aide et qui souhaitent retrouver une vie normale.
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Affaires sociales, sciences et technologie
24:73
Senator Eggleton: I’m glad we have this bill here because this
needs to get settled.
Le sénateur Eggleton : Je suis content que nous soyons saisis de
ce projet de loi parce que nous devons régler ce problème.
Senator Stewart Olsen: I’m basing a lot on New Brunswick
because that’s where I know. The particular person doing the
study at Mount Allison University suggests — and she’s just
suggesting as she was trying to give me history and what’s
happening, and she doesn’t say it this way; this is me putting it
this way — ‘‘If you think you’ve contracted Lyme disease, you
should maybe get your blood taken to a vet because vets do a
better Lyme disease test.’’ The testing is sporadic.
La sénatrice Stewart Olsen : Je me fie surtout à la situation au
Nouveau-Brunswick parce qu’elle m’est familière. La personne
dirigeant une étude menée à l’Université Mount Allison suggère
— et c’est ce qu’elle disait alors qu’elle tentait de me donner un
peu de contexte, et elle ne l’a pas exactement dit de cette façon, là
ce sont mes mots — si vous croyez avoir contracté la maladie de
Lyme, vous devriez probablement envoyer votre échantillon
sanguin à un vétérinaire, qui est plus compétent dans le
dépistage de la maladie de Lyme. Les tests sont sporadiques.
There are two hospitals in Moncton. One sends them to one lab
and one sends them to another. One is more comprehensive than
the other and therefore offers a broader spectrum; they screen for
a lot more strains of Lyme disease.
Moncton a deux hôpitaux. Un hôpital envoie les échantillons à
un laboratoire et l’autre hôpital les envoie à un autre laboratoire.
Un laboratoire fait des tests plus exhaustifs que l’autre et par
conséquent offre des résultats dont la portée est plus large, son
dépistage s’étend à bien plus de souches de la maladie de Lyme.
She’s suggesting that we’re really behind the times on this, even
though we’ve been studying it for a long time. We’re well behind.
Our guidelines, for instance, are based on the American
guidelines, which are quite out of date. They didn’t keep up,
either. I’m not saying that she’s the oracle, but I am saying that
she is doing this research and she believes in a science-based
outcome.
Elle dit que nous accusons vraiment un retard par rapport à ce
sujet, même si nous l’étudions depuis longtemps. Nous sommes
très en retard. Nos lignes directrices sont fondées sur les lignes
directrices américaines qui sont désuètes. Eux aussi sont en retard.
Je ne dis pas qu’elle est l’oracle, mais elle fait de la recherche et elle
croit dans les résultats basés sur la science.
From what I’ve read and where we’re going, would you not
agree — I’d like an answer from all of you — that perhaps there is
work to be done and that this bill is simply answering that we
need to move forward and look at a lot of different things that
perhaps 10 years ago we weren’t looking at?
D’après ce que j’ai lu, et compte tenu de la direction dans
laquelle on s’en va, ne seriez-vous pas d’accord avec moi pour dire
— et j’aimerais vous entendre tous — qu’il reste du travail à faire
et que ce projet de loi dit tout simplement que nous devons
avancer et peut-être réfléchir à des choses auxquelles nous n’avons
pas réfléchi il y a 10 ans?
Dr. Bowie: I hope you’re not hearing from me or any of us that
we believe we have all the answers. We clearly don’t. Lyme is
changing. More pathogens are being identified. That’s really not,
from our perspective, up for dispute.
Dr Bowie : J’espère que vous ne pensez pas que nous avons
toutes les réponses. C’est clair que nous ne les avons pas. La
maladie de Lyme est en évolution. On identifie de plus en plus de
pathogènes. Ce n’est pas quelque chose que nous remettons en
question.
We’re also not proposing that these tests are ideal, but every
test that’s used has to be looked at in terms of how often it’s
correct — so-called sensitivity; how often it identifies someone
who has a disease — specificity; how often someone who doesn’t
have disease is identified as not having disease; and then applied
to the population at risk. That’s just basic laboratory testing.
That applies to all testing.
Nous ne disons pas non plus que ces tests sont idéals, mais
lorsqu’on évalue des tests, il faut tenir compte du nombre de fois
que les résultats sont exacts — c’est-à-dire la sensibilité du test; le
nombre de fois qu’on réussit à déceler la maladie chez quelqu’un
— la spécificité du test; le nombre de fois qu’on réussit à
déterminer qu’un individu n’a pas la maladie; ensuite on applique
les résultats à la population en général. Ce sont des tests de
laboratoire de base. C’est vrai pour tous les tests.
Whether veterinary testing is better than human testing, I don’t
know what they’re doing there. There’s an incredible amount of
work going on already, which we could further in Canada. That
would be great, trying to improve our understanding of diagnostic
tests. This is not a static field.
Je ne sais pas si les tests vétérinaires sont meilleurs que les tests
humains. Je ne suis pas au courant. Il y a énormément de travail
qui se fait déjà, que nous pourrions mener encore plus loin au
Canada. Ce serait fantastique d’essayer d’améliorer notre
compréhension des tests diagnostiques. Il ne s’agit pas d’un
domaine statique.
Dr. Daniel Gregson, President, Association of Medical
Microbiology and Infectious Diseases Canada: It’s not our
contention that these patients aren’t sick, but we have a group
of patients who have clearly laboratory-diagnosed Lyme disease,
Dr Daniel Gregson, président, Association pour la microbiologie
médicale et l’infectiologie Canada : Nous ne prétendons pas que
ces patients ne sont pas malades, mais nous avons un groupe de
patients qui ont certainement la maladie de Lyme d’après des tests
24:74
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
who for the most part we know how to manage very well. There
are occasional patients who fail therapy, and we call those postLyme disease syndrome. Then there’s a collection of patients,
relatively few in terms of the global number of people with Lyme
disease, who have symptoms compatible with Lyme disease but
who have negative tests. I think the real answer is that those
patients we’re not sure we’re missing the diagnosis or whether
they have something else, and what’s the best treatment for those
patients.
de laboratoire, et nous savons très bien gérer la plupart de ces cas.
Il y a parfois des patients qui ne réagissent pas à la thérapie et
pour lesquels nous parlons de syndrome post-traitement de la
maladie de Lyme. Ensuite, il y a un certain nombre de patients,
pas beaucoup comparé au nombre total de gens atteints de la
maladie qui ont des symptômes qui ressemblent à ceux de la
maladie de Lyme mais pour lesquels les tests ont donné des
résultats négatifs. Je crois que la vraie question est de savoir s’il
s’agit de patients pour lesquels il y a eu une erreur de diagnostic,
s’il s’agit de patients qui sont atteints d’une autre maladie, et quel
est le meilleur traitement pour eux.
Those patients with persistent symptoms that don’t have a
diagnosis need to be evaluated and managed in clinics that look at
this from a scientific platform. Are we missing a diagnosis? Are
there better tests out there? What’s the best therapy to make these
patients feel better? The only way to get there is to actually study
them. That’s the way we’ve made improvements in many of our
medical conditions over the last 15 or 20 years. It’s taking
patients, identifying if they fit into this category and what
treatments benefit them the most. Otherwise, we’re just applying
treatments without proof of benefit or therapies that have been
proven not to work for patients, and that doesn’t help them,
either.
Les patients qui ont des symptômes persistants mais pour
lesquels il n’y a pas de diagnostic doivent être évalués et traités
dans des cliniques qui ont une approche scientifique. Avons-nous
fait une erreur en diagnostiquant? Y a-t-il de meilleurs tests?
Quelle est la meilleure thérapie à utiliser pour que ces patients se
sentent mieux? La seule façon de répondre à ces questions, c’est
d’étudier ces patients. C’est la façon dont nous avons effectué
des améliorations pour plusieurs conditions médicales au cours
des 15 ou 20 dernières années. Il faut prendre les patients, trouver
la catégorie correspondante à leurs symptômes, et décider quels
traitements sont les plus appropriés. Sinon, nous effectuons des
traitements sans savoir si ça aide les patients ou on utilise des
thérapies dont l’efficacité pour les patients n’a pas été démontrée,
et ça, ça ne les aide pas non plus.
Mr. Wilson: The discussion that the bill could put on the table
as far as the conference is exactly what’s needed as a beginning.
That’s the foot in the door. We want science from all sides. In
fact, one of our board members, Dr. Redwan Moqbel, before he
unfortunately passed away last year, orchestrated in Canada one
of the most balanced symposiums possibly in North America on
Lyme disease. It took him a number of years to put this together.
It was co-funded by the Winnipeg Regional Health Authority, the
Province of Manitoba, the faculty of medicine where he was head
of immunology at the University of Manitoba, and the federal
government.
M. Wilson : La discussion que le projet de loi pourrait
déclencher, en ce qui a trait à la conférence, est exactement ce
dont nous avons besoin comme point de départ. Ça nous permet
de mettre un pied dans la porte. Nous voulons écouter les
arguments scientifiques de tous les intervenants. En effet, un des
membres de notre conseil d’administration, le Dr Redwan
Moqbel, avant qu’il ne décède, avait organisé un des colloques
les plus équilibrés en Amérique du Nord sur la maladie de Lyme.
Ça lui a pris plusieurs années pour l’organiser. Ça a été cofinancé
par l’autorité sanitaire régionale de Winnipeg, la province du
Manitoba, la faculté de médecine où il était le chef de
l’immunologie à l’Université du Manitoba, et le gouvernement
fédéral.
We brought the Infectious Diseases Society of America
speakers to the symposium, and we brought those speakers
together that contradicted some of their evidence.
Nous avions invité au colloque des intervenants de l’Infectious
Diseases Society of America et avions réuni ces intervenants qui
ont contredit certaines de leurs conclusions.
It was a very good, balanced discussion, and it opened the eyes
of an awful lot of the people who attended. I didn’t attend it
myself, but we had three of our directors in attendance.
Afterwards, at the dinner, the physicians and other medical
professionals who attended the conference came up to them in
droves and thanked them for putting on such a good
presentation.
La discussion fructueuse et équilibrée qui a eu lieu a ouvert les
yeux à un grand nombre des participants. Je n’y étais pas
personnellement, mais trois de nos responsables étaient présents.
Au dîner qui a suivi, beaucoup de médecins et autres experts
médicaux sont venus les remercier de leur excellente présentation.
That is exactly what we need. We need that kind of dialogue.
Nobody has all the answers. Certainly the road we’re going down
right now is not the right road, so we’ve got to find what that road
is. We cannot determine prevalence of this disease in the
Canadian population until we have better diagnostics, both
clinically and in the laboratory.
C’est exactement ce dont nous avons besoin. Nous avons
besoin de ce genre de dialogue. Nul ne détient toutes les solutions.
Ce qui est sûr, c’est que nous faisons fausse route. Il faut donc
trouver la voie à suivre. Sans de meilleurs diagnostics en clinique
et en laboratoire, on ne peut pas cerner la prévalence de cette
maladie au Canada.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:75
As far as what we’re doing, the Canadian Lyme Disease
Foundation has been working with the G. Magnotta Foundation
in Ontario, and we’ve been working together with the senior
executives of the Humber River Hospital in Toronto. For those of
you who don’t know, there’s a brand new hospital that will be
completed next fall. It’s going to be one of the most high-tech,
greenest hospitals in North America, perhaps the world.
Quant à nous, la Fondation canadienne de la maladie de Lyme
travaille de pair avec la Fondation G. Magnotta en Ontario ainsi
qu’avec les hauts dirigeants de l’hôpital Humber River à Toronto.
Certains l’ignorent, mais un nouvel hôpital sera achevé l’automne
prochain. Ce sera l’un des établissements de plus haute
technologie et écologique d’Amérique du Nord, voire du monde.
In that process, we’ve been developing a research program
involving collecting human tissue and working with Genome
Canada-funded scientists to start to put together a human tissue
research program. We’re going to be able to analyze human tissue
from people with many of the labels that we’re finding that Lyme
disease patients have been given over the years, including MS and
chronic fatigue and fibromyalgia and lupus and all those. We can
look at those tissues and run them through these next-generation
sequencing products and then do the proper data analysis and
find out what is going on there. Until we do that type of research,
we’re always going to be lacking.
Dans le cadre de ce processus, nous avons créé un programme
de recherche pour, entre autres, obtenir des tissus humains et
collaborer avec des scientifiques financés par Génome Canada et
élaborer un programme de recherche sur les tissus humains. Nous
allons pouvoir analyser les tissus de ceux qui manifestent les
symptômes constatés au fil des années chez des patients atteints de
la maladie de Lyme. Entre autres, la sclérose en plaques, la fatigue
chronique, la fibromyalgie, le lupus et ainsi de suite. Nous
pouvons étudier ces tissus et les analyser grâce aux produits de
séquençage de nouvelle génération. Cela nous permet d’analyser
convenablement des données et de cerner ce qui se passe. La
situation demeurera lacunaire tant qu’on ne peut pas entreprendre
de telles recherches.
During this whole process, we are going to want support from
various levels of government and industry, because this is not only
affecting families. This is now beginning to affect our workforce.
We have many people who are out-of-doors workers now off sick,
unable to work because of their disability from Lyme disease. We
already have a workforce that is being stressed.
Tout au long du processus, nous voudrons le soutien de
différents paliers du gouvernement et de l’industrie. Cet enjeu ne
touche plus seulement les familles, mais aussi la main-d’œuvre.
Beaucoup de ceux qui travaillent dehors sont en arrêt maladie, ne
pouvant pas travailler en raison des effets de la maladie de Lyme.
Notre main-d’œuvre est déjà suffisamment sous pression.
Senator Enverga: Thank you for the presentations. From my
view here, I think we are heading in the right direction. We need
to develop accurate testing, diagnosis and efficient treatment. I
myself have a personal concern about this because I live just half a
block away from a park, and I’ve seen a lot of deer munching on
my garden.
Le sénateur Enverga : Merci pour ces présentations. À mon
avis, nous allons dans la bonne direction. Il faut élaborer des tests
et des diagnostics précis et un traitement efficace. Ce sujet me
préoccupe personnellement, car j’habite à deux pas d’un parc et
beaucoup de chevreuils viennent brouter dans mon jardin.
How would you compare this to other insect-borne diseases,
like malaria or even the bubonic plague, which were also insectborne? I know different strains will get stronger and may become
comparable to more deadly diseases. It has mites as one of their
hosts.
Y a-t-il une éventuelle comparaison à faire avec d’autres
maladies portées par les insectes telles que le paludisme ou la peste
bubonique? Je sais que différentes souches se fortifieront et seront
comparables aux maladies plus mortelles. Les acariens portent
cette maladie.
Dr. Bowie: To try to answer your question as I understand it,
ticks transmit many different diseases. Probably tularemia causes
more deaths, which is a bacterial infection. Tick-transmitted
tularemia may cause more deaths than Lyme disease in Canada,
not belittling the impact of Lyme. There are many diseases. Are
they going to change in numbers and impact? Yes. There are
predictions that dengue viral infection, which can be very serious,
occasionally life-threatening, may well end up in Canada. It’s
already in southern Texas. Chikungunya, which is a dengue-like
illness, may well have the same things happen. We can be sure
that, just like West Nile, we are going to see, with climate change
and changes in human behaviours, more and more of these insecttransmitted infections, which again is in part why we support
efforts that are going to try to expand looking at not just Lyme,
M. Bowie : Pour répondre à votre question telle que je
l’interprète, les tiques transmettent beaucoup de maladies. La
tularémie, maladie bactérienne, occasionne probablement plus de
morts. Sans vouloir minimiser les impacts de la maladie de Lyme,
la tularémie transmise par les tiques est peut-être plus mortelle au
Canada. Il y a beaucoup de maladies. Est-ce que leur nombre ou
leur incidence va changer? Oui. Certains prédisent que la dengue,
maladie virale très grave et occasionnellement mortelle, pourrait
atteindre le Canada. Elle est déjà au Texas. Le chikungunya, une
maladie semblable à la dengue, pourrait connaître un parcours
similaire. Ce dont nous pouvons être sûrs, c’est que comme ça a
été le cas pour la fièvre du Nil occidental, les changements
climatiques et l’évolution des comportements humains
entraîneront de plus en plus de ces infections transmises par des
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Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
which is an important part. All of these different diseases need to
be looked at very actively so we can do prevention and education
and, when people get sick, we treat them.
insectes. Je le répète, c’est en partie pour cela que nous appuyons
les démarches pour étendre la recherche à d’autres maladies que
celle de Lyme, même si cette dernière est importante. Nous devons
étudier toutes ces maladies d’une manière fort active à titre de
prévention et d’information et pour traiter les malades.
The Chair: We’re going to come back to the bill. We’re not
going to deal with all the diseases in the world. Let’s come back to
this bill.
Le président : Revenons au projet de loi. Nous n’allons tout de
même pas aborder toutes les maladies du monde. Revenons à nos
moutons.
Dr. Gregson: To be specific, Lyme disease is the most common
tick-borne disease in Canada. Do you want to put that in some
perspective, or that’s it?
Dr Gregson : Plus précisément, la maladie de Lyme est la
première maladie transmise par les tiques au Canada. Vous voulez
un peu plus de contexte, ou est-ce que ça suffit?
Mr. Wilson: Earlier, people were talking about preventative
measures. One thing that we’ve found is that if you’re out of
doors and you’ve been out in a park somewhere, yes, it’s a very
good thing to have a shower, but first thing is take your clothes
off and throw them in the drier, not the washer. Throw them in
the dryer for 15 minutes, and that heat will kill the tick every time.
Throw them in the washing machine, and those little buggers will
survive every time. They’re tough.
M. Wilson : Plus tôt, on a parlé de mesures de prévention.
Nous avons conclu que si vous êtes allé à l’extérieur dans un parc,
il est bon de se doucher. Mais d’abord, il faut retirer ses vêtements
et les mettre dans le sèche-linge et non pas dans la machine à
laver. Faites fonctionner le sèche-linge pendant un quart d’heure
et les tiques seront toutes tuées par la chaleur. Ces sales petites
bêtes survivront toujours à un tour dans la machine à laver. Elles
sont coriaces.
Senator Enverga: I’m hoping there will be more research on the
ticks themselves. Thank you.
Le sénateur Enverga : J’espère que davantage de recherche sera
effectuée au sujet des tiques. Merci.
Senator Cordy: I’ve received so many emails and have spoken
to people who have Lyme, and the thing that came up over and
over again was the testing, whether they were emails or speaking
to them. I know you spoke about the for-profit labs in the U.S.
where some of these people had their testing done, but I would
have to say that I assume most if not all labs in the United States,
because of their health care system, would be for-profit, as their
hospitals would be for-profit. Perhaps I’m wrong on that.
La sénatrice Cordy : J’ai eu beaucoup de communications en
personne et par courriel avec des gens qui souffrent de la maladie
de Lyme. L’enjeu qui est sans cesse soulevé, c’est le dépistage.
Vous avez parlé de laboratoires à but lucratif aux États-Unis où
certains sont allés se faire dépister, mais je présume que compte
tenu du système de santé des États-Unis, la plupart, si ce n’est pas
la totalité, des laboratoires sont, comme les hôpitaux, à but
lucratif. J’ai peut-être tort.
The Chair: We’re not going down that path.
Le président : Nous n’allons pas aborder ce sujet.
Senator Cordy: No. You said, Dr. Bowie, that the late Lyme
disease tests are good, but the early Lyme disease tests would not
be as reliable. If it’s early Lyme and you’re looking at testing it,
you would look at things like the bull’s-eye rash. What I’ve heard
— and I’m not a medical expert — is that not everybody has the
bull’s-eye rash, so what do we do about testing? Why aren’t we
getting better testing so that people who are being tested for Lyme
would feel confident that yes, they have it, or no, they don’t have
it? Anything I’ve read about it is that early intervention and
treatment is the best road to go down, but if the early diagnosis
tests aren’t working, what are they to do? Sit back? If it were my
family, I wouldn’t sit back. I would go to the United States or
anywhere to have the tests done.
La sénatrice Cordy : Non. Docteur Bowie, vous avez dit que le
dépistage tardif de la maladie de Lyme fonctionne bien, mais que
le dépistage précoce n’est pas aussi fiable. Si vous faites un
dépistage au début de la maladie, vous allez vérifier s’il y a une
rougeur concentrique, par exemple. J’ai entendu dire — et je ne
suis pas experte en médecine — que cette rougeur n’apparaît pas
chez tout le monde. Que pouvons-nous donc faire pour le
dépistage? Pourquoi n’avons-nous pas de tests plus fiables pour
que ceux qui se font dépister puissent savoir à coup sûr s’ils sont
atteints de la maladie de Lyme ou pas? D’après tout ce que j’ai lu
sur le sujet, l’idéal, c’est une intervention et un traitement rapides.
Mais que peut-on faire si le dépistage précoce ne fonctionne pas?
Tout simplement attendre? Si c’était ma famille, je n’attendrais
certainement pas. J’irais aux États-Unis ou ailleurs pour faire
faire le dépistage.
Dr. Bowie: Thank you. Again, I would like to reiterate really
strongly that early Lyme disease is treated without need for any
test at all. There is no need for reliance on the test because the vast
majority of people have what we call objective clinical findings.
Many will have a rash, but not all. They then, if not recognized
early, may develop a different version of a rash, or may develop
Dr Bowie : Merci. Encore une fois, je tiens à rappeler que la
maladie de Lyme en phase précoce peut être traitée sans
dépistage. Nous n’avons pas besoin de dépistage puisque la
grande majorité des patients a ce que l’on appelle des symptômes
cliniques objectifs. Beaucoup auront des rougeurs, mais pas tous.
Si la maladie n’est pas diagnostiquée rapidement, les patients
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Affaires sociales, sciences et technologie
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nerve palsy, often facial palsy where the face will droop, or
cardiac problems, heart conduction or other neurologic or joint
problems.
peuvent manifester d’autres types de rougeurs, une paralysie des
nerfs, souvent une paralysie faciale avec affaissement du visage,
des troubles cardiaques, ou d’autres problèmes neurologiques ou
articulaires.
If one sees a patient or an individual who has a history of
being in an area where they were in risk of coming into contact
with a tick, whether or not we know they had a tick or whether or
not they had a rash but had those findings, the current
IDSA guidelines recommend treatment of those people without
need for any test at all.
Si un patient ou tout autre individu qui a été dans une zone à
risque de tiques, que nous sachions qu’ils ont été victimes d’une
tique ou pas ou qu’ils ont eu des rougeurs ou pas ainsi que ces
autres symptômes, les directives de l’IDSA préconisent le
traitement sans forcément passer par l’étape du dépistage.
Part of the confusion in this discussion is a belief that you need
a laboratory test to treat early Lyme disease, when we already
know the test is usually negative early on, as it is early on testing
for almost any infection. The tests are based on the development
of antibody, and that takes time. You need to have the stimulus of
the infection, in this case, and then the host has to respond to
that, but that takes maybe weeks. A rash can develop much
earlier, and that’s why we treat on the basis of those or other
things.
Ce qui porte à confusion dans cette discussion, c’est qu’on
semble penser qu’il faut un test en laboratoire pour traiter les
symptômes précoces de la maladie. Or nous le savons bien, le
résultat du dépistage est souvent négatif à l’étape précoce, comme
c’est le cas pour la quasi-totalité des infections. Le dépistage se
base sur la création d’anticorps, un processus qui prend du temps.
Dans ce cas, il faut le stimulus de l’infection auquel le corps réagit,
ce qui peut prendre des semaines. Une éruption cutanée peut se
manifester bien avant cela. Voilà pourquoi, nous traitons en
fonction de ces facteurs, entre autres.
I think a lot of this discussion about bad diagnostic tests is
taking the discussion out of context. I’m not saying lab tests are
wonderful, but for the majority of people who have early Lyme
disease, they don’t need a lab test, period.
Je crois qu’une bonne partie de cette discussion portant sur les
tests de diagnostic erronés n’est pas bien située dans son contexte.
Je n’affirme pas que les tests en laboratoire sont merveilleux, mais
la majorité des gens en phase précoce de la maladie de Lyme n’ont
pas besoin d’un test en laboratoire, point final.
Senator Cordy: Mr. Wilson, I heard your presentation in
Sherbrooke, Quebec. What’s your experience with testing?
La sénatrice Cordy : Monsieur Wilson, j’ai écouté votre exposé
à Sherbrooke, au Québec. Quelle est votre expérience des tests?
Mr. Wilson: He’s correct. Early Lyme disease testing is
ineffective, so it has to be based on clinical symptoms. The
problem is that physicians aren’t taught just how wide that
spectrum of symptoms can be.
M. Wilson : Il a raison. Les tests effectués au début de la
maladie de Lyme sont inefficaces, alors il faut se fier aux
symptômes cliniques. Le problème, c’est qu’on n’informe pas les
médecins de la largeur du spectre des symptômes.
I can use my own case as an example. I did have the rash. I was
one of the few. The most current research would suggest that
fewer than 50 per cent of people are going to get a rash of any
kind, and only 9 per cent of those are going to take this nice,
identifiable bull’s-eye form.
Je peux citer mon propre cas en exemple. J’avais cette éruption
cutanée. C’est rare. La plupart des recherches en cours indiquent
que moins de 50 p. 100 des gens atteints verront apparaître une
éruption cutanée quelconque, et seulement 9 p. 100 de ces
éruptions cutanées se manifesteront avec cette belle forme
concentrique, facile à identifier.
In my own situation, I did get the bull’s-eye rash around my
navel in early June of 1991 in Dartmouth, but it wasn’t until late
August on the trip across Canada that I started to have any
symptoms. I guess that rash was a symptom at the time, but of
course I didn’t know what it meant and I had never heard of
Lyme. I had no other symptoms until the trip across Canada. By
then, the disease had ample time to disseminate.
Dans mon cas, l’éruption cutanée concentrique s’est manifestée
autour de mon nombril au début du mois de juin en 1991 à
Dartmouth, mais ce n’est qu’à la fin août, lors d’un voyage à
travers le Canada, que les symptômes ont commencé à se
manifester. À ce moment-là, je suppose que l’éruption cutanée
était un symptôme, mais bien sûr, je ne comprenais pas sa
signification et je n’avais jamais entendu parler de la maladie de
Lyme. Je n’avais pas d’autres symptômes avant le voyage à
travers le Canada. À ce moment-là, la maladie avait eu bien assez
de temps pour se propager.
By the time I got around to getting my test, it was negative.
Testing at late-stage Lyme disease is not effective. It’s going to be
100 per cent wrong every the time if it’s incapable of detecting the
genetic diversity of the type of Lyme that person may have.
Quand j’ai finalement passé mon test, le résultat était négatif.
Le test effectué pendant le dernier stade de la maladie est
inefficace. Il sera erroné dans 100 p. 100 des cas s’il est incapable
de détecter la diversité génétique du type de maladie de Lyme
dont la personne est peut-être atteinte.
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Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
We already know that the test is incapable of detecting
anything a few bits away on the genetic chart from Borrelia
burgdorferi, or B31. If I had Borrelia americana, for example, the
late-stage test is going to be negative every time. But that’s not
telling me I didn’t have a borreliosis. It’s just telling me that I
didn’t fit whatever was in that test.
Nous savons déjà que le test est incapable de dépister quoi que
ce soit si la bactérie diffère légèrement du profil génétique de
Borrelia burgdorferi, ou B31. Si je suis infecté par Borrelia
americana, par exemple, le test effectué à un stade avancé donnera
toujours un résultat négatif. Mais ce résultat ne me dit pas que je
n’ai pas la borréliose. Il m’indique tout simplement que mon
résultat ne cadre pas avec les critères du test.
In relation to the dog test, the test that most veterinarians give
their dogs, it was a test devised for humans. It’s a C6 peptide
ELISA test. We give that to humans in some provinces, and it is
capable of picking up a broader spectrum of the Borrelia. Then we
turn around and use a confirmatory test to justify that positive
result, which also has to be positive, and that confirmatory test is
only the same old Borrelia burgdorferi strain B31. You’ve just
eradicated any benefit of having a better test. There are lots of
reasons why we need this large discussion.
En ce qui concerne le test pour les chiens — le test que la
plupart des vétérinaires administrent à leurs chiens — il s’agissait
d’un test conçu pour les humains. C’est un test ELISA du peptide
C6. Certaines provinces en permettent l’administration aux
humains, et ce test est en mesure de déceler un spectre élargi de
la bactérie Borrelia. Mais voilà qu’ensuite on effectue un test de
confirmation pour justifier le résultat positif, et ce résultat doit lui
aussi être positif, et le test de confirmation n’est rien de plus que
cette même vieille souche B31 de la bactérie Borrelia burgdorferi.
On vient d’éliminer tout avantage lié à un test supérieur. De
nombreuses raisons justifient la nécessité d’une discussion à
grande échelle.
Senator Cordy: How much research is taking place in Canada
on Lyme disease currently?
La sénatrice Cordy : Quelle est l’ampleur de la recherche
effectuée sur la maladie de Lyme au Canada en ce moment?
Dr. Bowie: A lot.
Dr Bowie : C’est énorme.
Senator Cordy: Is there?
La sénatrice Cordy : Ah oui?
Dr. Bowie: Again, I made a comment earlier, the first strain of
Borrelia burgdorferi ever grown in British Columbia was grown in
my lab, I think, in 1999. I have worked closely with laboratory
colleagues, public health colleagues and veterinarians ever since
trying to track the extent of disease, trying to raise awareness in
the populous and among health care providers. In trying to have
the populous take preventive measures, health care providers just
say, ‘‘Lyme is here.’’ It’s real. You need to try to diagnose and
treat it early. The public health lab here in Ottawa is doing a
wonderful job, along with the provinces, in trying to track the
extent of the disease.
Dr Bowie : Comme je l’ai déjà dit, la première souche de la
bactérie Borrelia burgdorferi cultivée en Colombie-Britannique l’a
été dans mon laboratoire en 1999, je crois. J’ai travaillé en étroite
collaboration avec des collègues au laboratoire, des collègues à la
santé publique et des vétérinaires depuis ce moment-là pour
essayer de déterminer l’étendue de la maladie et pour sensibiliser
le public et les fournisseurs de soins de santé. En essayant de
convaincre le public de prendre des mesures préventives, les
fournisseurs de soins de santé confirment que la maladie de Lyme
existe. C’est une réalité. Il faut la diagnostiquer et la traiter de
manière précoce. Le laboratoire de la santé publique ici à Ottawa
fait un travail exceptionnel — ainsi que les provinces — en
essayant de mesurer l’étendue de la maladie.
What we don’t have, and this is part of the bill and I mentioned
this in my talk, is a good handle on how much actual illness there
is from Lyme disease in Canada. You heard me present. Based on
the discussion here, I’d love to have that. I’d dearly love to have
that.
Ce que nous n’avons pas, et cela fait partie du projet de loi et
j’en ai parlé dans mon exposé, c’est une bonne idée de l’ampleur
de la maladie de Lyme au Canada. Vous avez entendu mon
exposé. À la lumière de cette discussion, j’aimerais le savoir.
J’aimerais bien le savoir.
However, given there’s a huge difference of opinion in terms of
whether chronic Lyme exists, I beg, if this goes through, that we
track Lyme disease detected by conventional means and then the
impact of Lyme disease in people who believe they have Lyme
disease. It’s going to be several orders of magnitude greater
significance. We need to know that data, because whether they
actually have Lyme disease or not those folks desperately need
appropriate investigation and management and all the supports
needed to make their hellish lives somehow work better.
Toutefois, étant donné que les opinions sont nettement
partagées sur la question de savoir si la maladie de Lyme
chronique existe, si ce projet de loi est adopté, je demande
instamment qu’on suive les cas de maladie de Lyme dépistés grâce
aux méthodes classiques et puis l’impact de la maladie de Lyme
chez ceux qui s’en croient atteints. Le nombre de ces derniers est
incommensurablement plus élevé. Il nous faut ces données,
puisque, qu’ils aient ou non la maladie de Lyme, ces gens-là ont
désespérément besoin des tests de dépistage et soins médicaux
appropriés, et de tous les soutiens nécessaires pour adoucir leur
vie infernale.
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Affaires sociales, sciences et technologie
24:79
Senator Cordy: The range is broad, as Ms. May said, and you
got your Lyme in Dartmouth, which isn’t particularly a rural
area; it’s a fairly large city. I think the general public are at least
becoming more aware of it and will hopefully take precautions.
Thank you.
La sénatrice Cordy : Le territoire est vaste, comme l’a dit
Mme May, et vous avez contracté la maladie de Lyme à
Dartmouth, dans une zone qui n’est pas particulièrement rurale;
c’est une ville relativement importante. Je crois que le grand
public en est de plus en plus conscient, du moins, et espérons qu’il
prendra des précautions. Merci.
The Chair: I’ve listened very carefully, because I knew there
were differences of views here with regard to the issue, but I’m not
actually hearing any disagreement in terms of the need for a
significant increase in the amount of highly organized scientific
and clinical research into this disease and bringing the modern
techniques to this particular issue. What I did hear was that there
is concern around the language of apparently implications in the
bill.
Le président : J’ai écouté très attentivement, puisque je savais
que les opinions étaient partagées sur la question, mais en fait je
n’entends pas de désaccord sur la nécessité d’accroître de façon
importante les activités bien organisées de recherche scientifique
et clinique sur cette maladie et d’appliquer les techniques
modernes à ce problème. Ce que j’ai entendu, c’est qu’on
s’inquiète des conséquences possibles du libellé du projet de loi.
To my reading, and no one has suggested, none of the language
in the preamble is prescriptive, that is, that it leads to a
requirement, if this bill is passed, that puts any particular
direction at all on how medical practice will occur. That is to
say there might be a difference in what you think is said there, but
it’s the preamble. It is not clauses of the bill, and therefore has no
prescriptive impact at all.
D’après ma lecture du projet de loi, et personne n’a laissé
entendre le contraire, aucune formulation dans le préambule n’est
normative, en ce sens qu’elle entraînerait une exigence, si ce projet
de loi était adopté, qui orienterait de quelque façon que ce soit
l’exercice de la médecine. C’est-à-dire que les interprétations
peuvent varier, mais c’est le préambule. Ce ne sont pas les clauses
du projet de loi, donc il n’y a pas de conséquence normative du
tout.
Dr. Bowie, you apparently disagree with that?
Docteur Bowie, il semble que vous n’êtes pas d’accord làdessus?
Dr. Bowie: I just learned today, in fact, that the preamble gets
removed from the bill if it is enacted. Some people can take heart
in that. My concern, our concern, is that the preamble is not going
to disappear from the literature. It’s going to be circulating, which
will have a number of implications. When it’s out there, it’s an
incredibly damning statement against science and support for
what I would call pseudoscience or factoids. That’s one part.
Dr Bowie : Je viens d’apprendre, aujourd’hui en fait, qu’on
supprimera le préambule si le projet de loi est adopté. Cela peut
rassurer certains. Ma préoccupation, notre préoccupation, c’est
que le préambule ne disparaîtra pas pour autant de la
documentation. Il circulera, avec son lot de conséquences. Tant
qu’il circule, c’est une condamnation accablante de la science et
un appui à ce que j’appellerais la pseudoscience ou les données
peu fiables, d’une part.
Second, I think it is going to contribute to further difficulties
that we have in terms of managing people with Lyme. The poor
old person in the community who has chronic symptoms and
whose disease is not diagnosed is desperately and appropriately
looking for solutions. They are likely going to take that document
in the back that basically says we in Canada are not identifying
and not treating Lyme disease. They’re going to put an additional
pressure on their health practitioners to somehow adjudicate this
dilemma. I think it’s going to have negative impacts on the
management of people in Canada.
D’autre part, je pense qu’il occasionnera d’autres difficultés
dans la gestion des personnes atteintes de la maladie de Lyme. La
pauvre personne dans la collectivité qui souffre de symptômes
chroniques et dont la maladie n’est pas diagnostiquée cherche
désespérément des solutions, à juste titre. Elle va s’appuyer sur ce
document, qui affirme essentiellement qu’au Canada nous
n’arrivons pas à dépister et à traiter la maladie de Lyme. Elle
va faire pression sur son médecin pour qu’il parvienne à trancher
le dilemme. J’estime que le préambule minera la gestion des
patients au Canada.
The Chair: I really disagree with you on that, Dr. Bowie. In
fact, I live in a province where Lyme disease has been around for,
in this particular case, at least 20 years. We have had regions of
Nova Scotia identified as having a significant risk for Lyme
disease for quite a long time.
Le président : Je ne suis pas du tout d’accord avec vous làdessus, docteur Bowie. En fait, j’habite une province où la
maladie de Lyme est présente depuis, dans ce cas précis, au moins
20 ans. Il y a des régions de la Nouvelle-Écosse qu’on identifie
comme ayant un risque important de maladie de Lyme depuis un
bon moment déjà.
I know from clear personal experience, both with some
scientific interaction and with the medical profession, that many
medical practitioners in Nova Scotia until very recently denied
that Lyme disease even existed in Nova Scotia.
Je sais, de par mon expérience dans les secteurs scientifiques et
médicaux, que jusqu’à récemment, beaucoup de médecins en
Nouvelle-Écosse niaient l’existence de la maladie de Lyme dans la
province.
24:80
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
I think the issue here is not your personal view of how society is
going to look at the preamble but the guts of the bill, which are
going to give us, possibly, the beginning of a national look at a
disease that is recognized by you and others as important to
Canadians. It’s in that part of the bill that we, as a committee,
have the greatest issue.
Je pense que l’enjeu ici n’est pas votre point de vue personnel
sur la perception du préambule, mais plutôt le contenu du projet
de loi, qui pourra nous permettre de regarder cette maladie qui a
été reconnue par vous et par d’autres comme étant importante
pour les Canadiens. C’est le contenu du projet de loi qui nous
intéresse en tant que comité.
If there was something that was libellous or was going to lead
to revolution or something of that nature in the preamble, that
might be an issue that the committee would have to worry about.
If it were prescriptive, that is, if the preamble were interpreted and
indicated in the clauses of the bill based on that preamble and
directed physicians in a way, that would be a very serious concern
for us. But how you look at it, and how you presume somebody in
society might in the age of the Web, may not be the greatest issue
for us to deal with.
Si le préambule contenait des mots diffamatoires ou
révolutionnaires, le comité s’en inquiéterait. Nous serions
également très inquiets que le préambule se reflète dans les
articles du projet de loi et donne des directives aux médecins. Mais
votre point de vue ou votre perception de la société n’est pas un
enjeu important pour nous.
We have heard very clear indication that there is a need for
more research into this. Indeed, one of the issues, hearing from a
Lyme researcher today in a public presentation, was that, in fact,
there is research. Indeed, as you have indicated, Dr. Bowie, in
Canada, the Public Health Agency was recognized as one of the
centres with a great deal of information and research on the
impact of the disease in society, but there is not a lot of
coordination among researchers across the country, specifically in
the area of Lyme disease.
On nous a dit clairement qu’il faut faire plus de recherche sur
ce sujet. En effet, un chercheur qui étudie la maladie de Lyme
nous a dit aujourd’hui dans un exposé qu’il y a déjà des recherches
qui se font. En effet, comme vous l’avez dit docteur Bowie, au
Canada, l’Agence de la santé publique est un des centres où l’on
étudie l’incidence de cette maladie sur la société. Mais il y a un
manque de coordination parmi les chercheurs dans le pays,
notamment pour ce qui est de la maladie de Lyme.
If we look at the issues that underlie how scientific medical
research progresses in these areas, it would be hard, based on the
evidence we’ve heard today, to conclude that this bill will damage
that. Rather, this bill is promoting a direction that would move
forward in this important area.
Si on regarde le progrès des recherches médicales et
scientifiques, ce serait difficile de conclure, à partir des
témoignages que nous avons entendus aujourd’hui, que ce
projet de loi aurait un effet néfaste. Au contraire, ce projet de
loi propose d’aller de l’avant dans ce domaine.
I think one of the issues, when I heard you talking about
people coming in and demanding you treat them for Lyme, in my
experience in my life to this point, physicians are regularly
besieged with people who know they have some serious illness and
want to be treated for it. When I was a young person, there were
the famous pink and blue pill bottles on doctors’ desks to deal
with chronic hypochondria and various situations.
Vous avez dit que souvent les gens se présentent chez le
médecin et exigent de se faire soigner pour la maladie de Lyme.
Selon mon expérience, les médecins sont souvent inondés de
patients qui disent avoir une maladie grave et qui veulent se faire
soigner. Quand j’étais jeune, il y avait ces fameuses pilules roses et
bleues sur les bureaux des médecins et on s’en servait pour soigner
l’hypocondrie chronique et d’autres problèmes.
The issue here is that we recognize there is an important need
here. We have seen that there are a wide range of variations of just
one bacterium in particular. We know bacteria change regularly
in their environment, which is the basis of one of the questions:
Will they get worse? We know they’re smart little rascals, and they
have the capacity to exchange information from one another in
the real world.
Nous reconnaissons qu’il y a un besoin important. Nous avons
vu qu’une seule bactérie peut prendre plusieurs formes différentes.
Nous savons que les bactéries changent régulièrement
d’environnement, ce qui m’amène à la question suivante : est-ce
que la situation va s’empirer? Nous savons que ces bactéries sont
très intelligentes, et elles peuvent échanger des informations entre
elles.
There is a wide range of bacteria across the world that gives
rise to symptoms that have been identified as being similar to
Lyme disease. It is known that various beasties carry ticks that
carry various forms of Lyme-type bacteria, but some of those
beasties don’t move around very much. Some of them do; they
move a great deal. And then there are others, like deer, that come
into contact with our household pets and then with us, and that
leads to the issue.
Il y a une vaste gamme de bactéries dans le monde qui peuvent
mener à des symptômes semblables à ceux de la maladie de Lyme.
Nous savons qu’il y a plusieurs animaux qui ont des tiques, des
tiques qui sont porteuses de diverses bactéries qui ressemblent aux
bactéries de la maladie de Lyme, mais certains de ces animaux ne
se déplacent pas beaucoup. Certains se déplacent beaucoup. Mais
d’autres animaux, comme le cerf, peuvent entrer en contact avec
nos animaux domestiques, ce qui crée un problème pour les êtres
humains.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:81
I’m going to conclude that today we have heard there is a real
need for more research into this area. I thank you very much for
bringing your perspectives to us, which will guide us in thinking
about our conclusions.
Pour conclure, je dirai qu’on a besoin de faire plus de recherche
dans le domaine. Je vous remercie de nous avoir présenté votre
point de vue, ce qui nous guidera dans notre étude.
Mr. Wilson, your testimony was very well articulated, and I’ll
stop there in that regard. I think the concerns have been
identified. I thank you for appearing, I thank my colleagues for
their questions, and I declare the meeting adjourned.
Monsieur Wilson, vous vous êtes très bien exprimé, et je vais
m’arrêter là. Je pense qu’on a identifié les préoccupations. Je vous
remercie d’être venus. Je remercie mes collègues pour leurs
questions, et je déclare que la séance est levée.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
OTTAWA, Wednesday, December 10, 2014
OTTAWA, le mercredi 10 décembre 2014
The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and
Technology met this day at 4:13 p.m. to study Bill C-442, An Act
respecting a Federal Framework on Lyme Disease.
Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des
sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 16 h 13, pour
étudier le projet de loi C-442, Loi concernant le cadre fédéral
relatif à la maladie de Lyme.
Senator Kelvin Kenneth Ogilvie (Chair) in the chair.
[Translation]
The Chair: I would like to welcome you to the Standing Senate
Committee on Social Affairs, Science and Technology.
[English]
Le sénateur Kelvin Kenneth Ogilvie (président) occupe le
fauteuil.
[Français]
Le président : Je vous souhaite la bienvenue au Comité
sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la
technologie.
[Traduction]
I’m Kelvin Ogilvie from Nova Scotia. I will ask my colleagues
to introduce themselves.
Mon nom est Kelvin Ogilvie, de la Nouvelle-Écosse. Je vais
demander à mes collègues de se présenter.
Senator Eggleton: Art Eggleton, senator from Toronto and
deputy chair of the committee.
Le sénateur Eggleton : Art Eggleton, de Toronto et viceprésident du comité.
[Translation]
Senator Chaput: Maria Chaput from Manitoba.
[English]
Senator Enverga: Tobias Enverga, Ontario.
Senator Stewart Olsen: Carolyn Stewart Olsen, New
Brunswick.
Senator Seidman: Judith Seidman from Montreal, Quebec.
The Chair: Thank you, colleagues. We are continuing to deal
with Bill C-442, An Act respecting a Federal Framework on
Lyme Disease, and we have two groups with us today. From
the Canadian Institutes of Health Research we have
Dr. Marc Ouellette, Scientific Director, Institute of Infection
and Immunity, Canadian Institutes of Health Research. He’s here
with us via video conference.
[Français]
La sénatrice Chaput : Maria Chaput, de la province du
Manitoba.
[Traduction]
Le sénateur Enverga : Tobias Enverga, de l’Ontario.
La sénatrice Stewart Olsen : Carolyn Stewart Olsen, du
Nouveau-Brunswick.
La sénatrice Seidman : Judith Seidman, de Montréal, Québec.
Le président : Merci, chers collègues. Nous poursuivons
aujourd’hui notre étude du projet de loi C-442, Loi concernant
le cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme. Pour l’occasion, nous
accueillons deux groupes de témoins des Instituts de recherche en
santé du Canada. Le Dr. Marc Ouellette, directeur scientifique,
Institut des maladies infectieuses et immunitaires, Centre
hospitalier universitaire de Québec. Le Dr. Ouellette se joint à
nous par vidéoconférence.
24:82
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
From the Public Health Agency of Canada we have
Steven Sternthal, Director General, Centre for Food-borne,
Environmental and Zoonotic Infectious Diseases; and
Robbin Lindsay, Head, Field Studies, Zoonotic Diseases and
Special Pathogens Division, National Microbiology Laboratory.
Steven Sternthal, directeur général, Centre des maladies
infectieuses de l’hygiène alimentaire, environnementale et
zoonotique, et Robbin Lindsay, chef, Études sur le terrain,
Division des services zoonoses et pathogènes spéciaux,
Laboratoire national de microbiologie, tous les deux de
l’Agence de la santé publique du Canada.
Colleagues, I want to remind you that this session of the
committee will end no later than 5:15 p.m., and we will
immediately go into clause-by-clause following the conclusion
of that session. Because of the issues of technology, the weather,
et cetera, I will ask Dr. Ouellette to present first so we have his
testimony on the record and then let the elements take care of
themselves. With that, Dr. Ouellette, we ask you to make your
presentation.
Chers collègues, je tiens à vous rappeler que cette séance du
comité se terminera au plus tard à 17 h 15 et sera suivie
immédiatement par l’étude article par article du projet de loi. En
raison de problèmes technologiques et de la météo, notamment, je
demanderai d’abord au Dr. Ouellette de nous présenter son
exposé afin que celui-ci figure au compte rendu. Cela dit,
monsieur Ouellette, vous avez la parole.
Dr. Marc Ouellette, Scientific Director, Institute of Infection
and Immunity, Canadian Institutes of Health Research: Thank
you, Mr. Chair, and honourable senators. I would like to thank
the committee for inviting me to speak to you on how the
Government of Canada is supporting Lyme disease-related
research across the country.
Dr Marc Ouellette, directeur scientifique, Institut des maladies
infectieuses et immunitaires, Instituts de recherche en santé du
Canada : Merci, monsieur le président et honorable sénateur. Je
tiens à remercier le comité de m’avoir invité à venir parler des
efforts déployés par le gouvernement du Canada pour soutenir la
recherche sur la maladie de Lyme partout au pays.
As you know the Canadian Institutes of Health Research,
CIHR, is the Government of Canada’s health research funding
agency with a mandate to support the creation of new knowledge
and its translation into improved health for Canadians, more
effective health services and products, and a strengthened
Canadian health care system. Within CIHR, the Institute of
Infection and Immunity, for which I am the scientific director,
supports research and helps to build capacity in the areas of
infectious disease and the body’s immune system.
Comme vous le savez, les Instituts de recherche en santé du
Canada, les IRSC, forment l’organisme de financement de la
recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur mandat
consiste à appuyer la création de nouvelles connaissances et leur
application en vue d’améliorer la santé de la population
canadienne, d’offrir de meilleurs produits et services de santé et
de renforcer le système de santé au Canada. Aux IRSC, l’Institut
des maladies infectieuses et immunitaires, dont je suis le directeur
scientifique, soutient la recherche et le développement des
capacités dans le domaine des maladies infectieuses et du
système immunitaire.
Since its inception in 2000, CIHR has invested more than
$7 million in Lyme disease research. This includes an investment
of more than $500,000 in 2013-14 alone.
Depuis leur création en 2000, les IRSC ont investi plus de
7 millions de dollars dans la recherche sur la maladie de Lyme,
dont plus de 500 000 $ en 2013-2014 seulement.
These investments have supported research examining the
dissemination and replication of the bacteria Borrelia burgdorferi,
which is known to be the causative agent of Lyme disease.
CIHR’s investments have also allowed researchers to examine
protective practices against tick bites and tick-borne diseases.
Ces investissements ont soutenu la recherche sur la
dissémination et la réplication de la bactérie Borrelia
burgdorferi, connu comme un agent causal de la maladie de
Lyme. Ils ont aussi permis à des chercheurs d’étudier des moyens
de protection contre les tiques et les maladies transmises par les
tiques.
[Translation]
[Français]
For example, CIHR is currently supporting the work of
Dr. George Chaconas, a Canada Research Chair in the molecular
biology of Lyme borreliosis at the University of Calgary, who is
investigating how the genetic information in the bacteria which
causes Lyme disease is passed on from generation to generation.
Par exemple, les IRSC financent actuellement les travaux du
Dr George Chaconas, titulaire d’une chaire de recherche du
Canada sur la biologie moléculaire de la borréliose de Lyme à
l’Université de Calgary, qui étudie la façon dont l’information
génétique contenue dans la bactérie à l’origine de la maladie de
Lyme se transmet d’une génération de bactérie à l’autre.
Part of Dr. Chaconas’ research focuses on identifying
interactions between the bacteria and the human immune
system. This research will help provide a better understanding
Une partie de ses recherches vise à identifier les interactions
entre la bactérie et le système immunitaire humain. Cette
recherche aidera à mieux comprendre les comportements
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
of the complex processes of this disease-causing organism, and
may well lead to the development of drugs to either block or treat
infection associated with Lyme disease.
[English]
24:83
complexes de cet organisme pathogène et pourrait bien mener à la
mise au point de médicaments pour neutraliser ou traiter
l’infection associée à la maladie de Lyme.
[Traduction]
Over the past decade, Dr. Chaconas’ research has been
recognized internationally. His CIHR-funded research has
resulted in the publication of over 30 peer-reviewed scientific
articles and has allowed him to collaborate with the best Lyme
disease researchers in the United States. In 2011, Dr. Chaconas
received the Canadian Society of Microbiologists’ Murray Award
for Career Achievement for his research in the area of Lyme
disease.
Au cours de la dernière décennie, les travaux du Dr Chaconas
ont été reconnus à l’échelle mondiale. Sa recherche financée par
les IRSC a donné lieu à la publication de plus de 30 articles dans
des revues à comité de lecture et lui a permis de collaborer avec les
meilleurs chercheurs des États-Unis sur la maladie de Lyme. En
2011, le Dr Chaconas a reçu le prix Murray de la Société
canadienne des microbiologistes attribué pour l’accomplissement
d’une carrière, en reconnaissance de ses recherches
microbiologiques dans le domaine de la maladie de Lyme.
CIHR is also supporting the work of Dr. Tara Moriarty from
the University of Toronto. Dr. Moriarty developed a new
microscopic technique for studying the dissemination
mechanisms of Borrelia burgdorferi in real time. This technique
facilitates the work she’s currently conducting with engineers at
the University of Toronto to design novel devices to screen
inhibitors of Lyme disease bacteria in the bloodstream. This will
help further our knowledge on the vascular dissemination of the
bacteria — a key step to better understand the progression of
Lyme disease in humans.
Les IRSC soutiennent également les travaux de la
Dre Tara Moriarty de l’Université de Toronto. La
Dre Moriarty a mis au point une nouvelle technique de
microscopie pour étudier les mécanismes de dissémination du
Borrelia burgdorferi en temps réel. Cette technique facilite le
travail actuel de la chercheuse avec des ingénieurs de l’Université
de Toronto pour concevoir de nouveaux dispositifs de détection
des inhibiteurs de la bactérie dans la circulation sanguine. Les
résultats de cette recherche permettront d’approfondir les
connaissances sur la dissémination vasculaire de la bactérie, une
étape clé pour mieux comprendre la progression de la maladie de
Lyme chez l’humain.
[Translation]
In 2011, Dr. Moriarty received the Bhagirath Singh Early
Career Award in Infection and Immunity, which facilitated the
expansion of her research program into new areas related to
susceptibility to Lyme disease infection and dissemination.
[English]
[Français]
En 2011, la Dre Moriarty a remporté le prix Bhagirath-Singh
de début de carrière en recherche sur les maladies infectieuses et
immunitaires, ce qui lui a permis d’étendre son programme de
recherche à de nouveaux secteurs portant sur la prédisposition à
la maladie de Lyme et à la dissémination de la bactérie.
[Traduction]
As you can see, research conducted in Canada has significantly
contributed to global knowledge surrounding the bacteria
responsible for Lyme disease. Thanks to researchers’ efforts, we
have a better understanding of how this bacteria replicates, how it
spreads in the bloodstream, how it evades destruction by the
immune system, and how the bacteria is regulated.
Comme vous pouvez le constater, la recherche réalisée au
Canada contribue largement aux connaissances mondiales sur la
bactérie responsable de la maladie de Lyme. Grâce aux efforts de
chercheurs, nous comprenons mieux comment la bactérie se
reproduit et se répand par la circulation sanguine, comment elle
échappe au pouvoir destructeur du système immunitaire et
comment l’expression des gènes de la bactérie est régulée.
Advances in imaging technology now allow the visualization of
the Lyme disease bacterium in the living host. Understanding how
this organism survives, functions and causes disease will help us
develop innovative treatments for those who suffer from Lyme
disease.
Les progrès dans les technologies d’imagerie permettent
maintenant de visualiser la bactérie dans un hôte vivant. C’est
en comprenant les stratégies de survie de cet organisme, son
fonctionnement et sa capacité à provoquer la maladie chez
l’humain que nous pourrons mettre au point des traitements
novateurs pour les personnes atteintes de la maladie de Lyme.
CIHR is dedicated to continue supporting research related to
Lyme disease through various programs, including the CIHR
open suite of programs.
Les IRSC continueront de soutenir la recherche dans le
domaine de la maladie de Lyme à travers une variété de
programmes, notamment la série de programmes de soutien à la
recherche libre.
24:84
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
In conclusion, Mr. Chair, let me assure you that CIHR will
continue building Lyme disease research capacity in the country
and promoting international research collaboration to address the
impact of Lyme disease on the health of Canadians and the global
population and ultimately to find a cure to this disease.
Monsieur le président, je conclus en vous assurant que les
IRSC continueront de développer la capacité de recherche sur la
maladie de Lyme au Canada et à promouvoir les collaborations
scientifiques internationales pour contrer les effets de cette
maladie sur la santé des Canadiens et de la population
mondiale et finalement trouver un moyen de la traiter.
We’re also committed to pursue our long-lasting and
productive collaboration with the Public Health Agency of
Canada.
Nous sommes également résolus à poursuivre notre
collaboration productive et de longue haleine avec l’Agence de
la santé publique du Canada.
Thank you for your attention.
[Translation]
Steven Sternthal, Director General, Centre for Food-borne,
Environmental and Zoonotic Infectious Diseases, Public Health
Agency of Canada: Thank you for the opportunity to contribute
to your deliberations on Bill C-442.
[English]
Je vous remercie de votre attention.
[Français]
Steven Sternthal, directeur général, Centre des maladies
infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique,
Agence de la santé publique du Canada : Je vous remercie de nous
donner l’occasion de contribuer à vos délibérations sur le projet
de loi C-442.
[Traduction]
The Public Health Agency of Canada aims to promote better
overall health of Canadians by preventing and controlling
infectious diseases. We undertake primary public health
functions through health promotion, surveillance and risk
assessment. These inform evidence-based approaches to prevent
and control the spread of disease.
L’Agence de la santé publique du Canada cherche à
promouvoir une meilleure santé générale pour les Canadiens
grâce à la prévention et au contrôle des maladies infectieuses.
Nous exécutons des fonctions de santé publique primaire au
moyen de la promotion de la santé, de la surveillance et de
l’évaluation du risque. Ces fonctions servent à orienter nos
approches fondées sur des données probantes dans le but de
prévenir et de contrôler la propagation de la maladie.
As you have heard from other witnesses, Lyme disease is one of
the most rapidly emerging infectious diseases in North America.
The spread of Lyme is driven in part by climate change as the tick
vector spreads northwards from endemic areas south of the
border in the United States.
Comme d’autres témoins vous l’ont déjà dit, la maladie de
Lyme est l’une des maladies infectieuses qui s’étend le plus
rapidement en Amérique du Nord. La propagation de la maladie
de Lyme est attribuable, en partie, aux changements climatiques,
car la tique vectrice de la maladie se déplace vers le Nord depuis
les régions endémiques des États-Unis.
Based on the lessons learned in the United States, we anticipate
the disease will affect over 10,000 Canadians per year by the
2020s. Those are our projections. To date, we have seen cases
increase from, in 2009, a case count of 128 to approximately 680
in 2013, a fivefold increase in just over five years, so we are seeing
the trends go up. However, the agency has estimated that the true
numbers of infection are likely about three times higher than what
is reported, so three times higher than the 680 figure.
En nous appuyant sur les leçons tirées aux États-Unis, on peut
s’attendre à ce que la maladie touche plus de 10 000 Canadiens
par année d’ici 2020. Ce sont nos prévisions. À ce jour, nous
avons vu le nombre de cas passer de 228 en 2009 à environ 680 en
2013, soit cinq fois plus qu’il y a cinq ans. La tendance est donc à
la hausse. Toutefois, selon l’agence, le nombre réel d’infections
serait au moins trois fois plus élevé que ce qui est déclaré, donc
trois fois plus de cas que les 680 déclarés.
[Translation]
[Français]
Following a thorough review of Canadian surveillance data,
available research, stakeholder views and existing public health
messaging, the agency has put in place an action plan on Lyme
disease to prevent and control Lyme disease in Canada.
À la suite d’un examen approfondi des données de surveillance
canadiennes, de la recherche disponible, des points de vue des
intervenants et des messages de santé publique, l’agence a mis en
place un plan d’action sur la maladie de Lyme afin de prévenir et
de contrôler cette maladie au Canada.
The action plan identifies three pillars for concrete action:
engagement, education and awareness; surveillance, prevention
and control; and research and diagnosis.
Le plan d’action établit des mesures concrètes qui reposent sur
trois piliers : le premier concerne la mobilisation, l’éducation et la
sensibilisation; le deuxième est lié à la surveillance, à la prévention
et au contrôle; et le troisième regroupe la recherche et le
diagnostic.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
[English]
The first pillar includes a comprehensive public awareness plan
that focuses on educating both the general public and health care
professionals that Lyme is here in Canada. Raising awareness
amongst health professionals is one of our key goals: educating
them on the symptoms and encouraging them to properly
diagnose and report cases to local public health and to the
Public Health Agency in Ottawa. We have already reached
roughly 200,000 health care professionals with awareness posters
over the past year, posters published in medical journals and
through other professional fora. The agency has also worked with
provincial and territorial public health authorities to develop a
coordinated communications strategy and various public
awareness tools focusing on Lyme disease.
[Translation]
I would now like to address the second pillar, which focuses on
innovative ways to conduct surveillance and encourage preventive
behaviour.
[English]
Efforts made in Lyme disease surveillance are starting to show
results. This year, the majority of provinces across Canada are
providing detailed case data which will help to identify new areas
where Lyme disease is endemic and assist provinces in tailoring
their own preventive strategies as well.
[Translation]
Our final pillar focuses on increasing lab capacity, testing new
diagnostic methods, and research to generate new insights into
effective diagnosis and treatment.
[English]
24:85
[Traduction]
Le premier pilier comprend un plan complet de sensibilisation
qui met l’accent sur la sensibilisation du grand public et des
professionnels de la santé sur la présence de la maladie de Lyme
au Canada. Un de nos principaux objectifs est d’accroître la
sensibilisation chez les professionnels de la santé : il faut les
informer sur les symptômes et les encourager à diagnostiquer
correctement la maladie et à déclarer les cas à l’Agence de la santé
publique, à Ottawa. Au cours de la dernière année, au moyen des
affiches de sensibilisation publiées dans les revues médicales
depuis mars dernier, notamment, nous avons déjà rejoint environ
200 000 professionnels de la santé. L’agence a également travaillé
avec les autorités provinciales et territoriales en matière de santé
publique afin d’élaborer une stratégie de communication
coordonnée et de créer des outils de sensibilisation à l’intention
du public sur la maladie de Lyme.
[Français]
J’aimerais maintenant aborder le deuxième pilier qui met
l’accent sur des moyens novateurs de surveiller la maladie et
d’encourager la population à adopter des comportements
préventifs.
[Traduction]
Les efforts déployés en matière de surveillance de la maladie de
Lyme commencent à donner des résultats. Cette année, la
majorité des provinces fournit des données détaillées sur les cas
de maladie de Lyme, ce qui permettra de déterminer les nouvelles
régions endémiques et d’aider les provinces à adapter leur
stratégie de prévention.
[Français]
Le dernier pilier est axé sur l’augmentation de la capacité des
laboratoires, l’essai de nouvelles méthodes de diagnostic et la
recherche permettant de générer de nouvelles idées sur les
diagnostics et les traitements efficaces de la maladie.
[Traduction]
Under this pillar, the agency is increasing testing capacity and
quality by using and applying state-of-the-art laboratory
equipment. We recognize the challenges with current testing,
particularly around detecting early Lyme disease, as you have
heard from other witnesses, and are committed to improving
diagnostic testing. New methods are being evaluated, and any
that outperform current methods will be adopted.
Ce pilier permet à l’agence d’accroître la capacité et la qualité
des analyses à l’aide d’équipements de laboratoire à la fine pointe
de la technologie. Nous sommes conscients des défis que
représente actuellement le dépistage, plus particulièrement en ce
qui concerne la détection précoce de la maladie de Lyme, comme
d’autres témoins l’ont souligné. C’est pourquoi nous nous
engageons à améliorer les tests diagnostiques. De nouvelles
méthodes font l’objet d’évaluation et toutes celles qui
surclasseront les méthodes actuelles seront adoptées.
The agency’s National Microbiology Laboratory, in
collaboration with the Canadian Public Health Laboratory
Network and other stakeholders, will be updating our
laboratory diagnostic guidelines. I am pleased today to have my
colleague here from the National Microbiology Laboratory from
Winnipeg to answer any of your questions.
Le Laboratoire national de microbiologie de l’agence
travaillera avec le Réseau des laboratoires de santé publique du
Canada et d’autres intervenants afin de mettre à jour nos lignes
directrices pour le diagnostic en laboratoire. Je suis heureux d’être
accompagné aujourd’hui de mon collègue du Laboratoire
national de microbiologie, de Winnipeg, qui pourra répondre à
toutes vos questions.
24:86
Social Affairs, Science and Technology
However, in doing so, the agency faces a challenge. We can
update the guidelines to reflect current evidence, but new evidence
is needed to inform new diagnostic and treatment methods. The
agency is working with medical professionals and their various
national associations; patients; advocacy groups, such as the
Canadian Lyme Disease Foundation; and, of course, our
colleagues, Dr. Ouellette and the Canadian Institutes of Health
Research to identify and to try and address these research gaps.
[Translation]
In closing, I would like to restate that the goal of the agency is
to mitigate the impact of Lyme disease on Canadians. Through
our collective efforts, Canadians will be more aware of the disease
to recognize its symptoms and benefit from early treatment.
Together, we can reduce the severity of Lyme disease in Canada.
[English]
10-12-2014
Toutefois, ce faisant, l’agence est confrontée à un défi. Nous
pouvons mettre à jour nos lignes directrices pour tenir compte des
données probantes actuelles, mais il nous faut de nouvelles
données probantes pour orienter les nouvelles méthodes de
diagnostic et de traitement. L’agence s’est engagée à collaborer
avec les professionnels de la santé, les groupes de défenses des
droits des patients, comme la Fondation canadienne de lutte
contre la maladie de Lyme, et, bien entendu, nos collègues, le
Dr. Ouellette et les Instituts de recherche en santé du Canada,
afin de définir et de tenter de combler les lacunes sur le plan de la
recherche.
[Français]
En conclusion, j’aimerais rappeler que l’objectif de l’agence est
d’atténuer les répercussions de la maladie de Lyme sur les
Canadiens. Grâce à nos efforts collectifs, les Canadiens seront
mieux tenus au courant de la maladie, ils reconnaîtront ses
symptômes et ils bénéficieront d’un traitement précoce. Ensemble,
nous pourrons réduire la gravité de la maladie de Lyme au
Canada.
[Traduction]
Senator Eggleton: Thank you for your presentations.
Le sénateur Eggleton : Merci pour ces exposés.
The preamble to Bill C-442 states:
Le préambule du projet de loi C-442 dit, en partie, ceci :
Whereas the current guidelines in Canada are based on
those in the United States and are so restrictive as to
severely limit the diagnosis of acute Lyme disease and deny
the existence of continuing infection, thus abandoning sick
people with a treatable illness;
Can you comment on that?
Attendu que les lignes directrices en vigueur au Canada,
qui sont basées sur celle des États-Unis, sont si restrictives
qu’elles nuisent gravement au diagnostic de la maladie de
Lyme aiguë et nient l’existence de l’infection chronique,
négligeant ainsi des personnes atteintes d’une maladie
curable.
Auriez-vous un commentaire à formuler à ce sujet?
Mr. Sternthal: The agency doesn’t have a position on the
sections of the preamble. We certainly view the bill overall as
building on the action plan that the agency has put in place over
the last three years, and we believe the framework that is
proposed in the act will help us continue the dialogue and
discussions.
M. Sternthal : L’agence ne s’est pas prononcée sur les
différentes sections du préambule. Selon nous, il est clair que le
projet de loi, dans son ensemble, s’appuie sur le plan d’action
adopté par l’agence il y a trois ans. À notre avis, le cadre que
propose le projet de loi nous aidera à poursuivre le dialogue.
We are certainly aware of and are in discussions with many of
the witnesses you had here before your committee and with other
professional and patient advocacy organizations, and there really
is a challenge. Certainly, we recognize that we believe more
evidence is needed, and we are trying to work on that, as I said in
my remarks; but the reality is the discussions we hope that will
come from the framework, the conference that the minister will
hold, the dialogue and discussions will help us bridge that gap and
get closer together in that regard.
Bien entendu, nous sommes conscients qu’il y a des discussions
et nous participons nous-mêmes à des discussions avec bon
nombre des témoins venus s’exprimer devant le comité ainsi
qu’avec d’autres professionnels et organisations de défense des
droits des patients. Le défi est de taille. Nous sommes conscients
que d’autres données sont nécessaires et, comme je l’ai dit, nous
tentons de les obtenir. Toutefois, nous espérons que les
discussions que provoquera ce cadre, la conférence
qu’organisera le ministre et le dialogue nous aideront à combler
l’écart et à mieux collaborer pour atteindre notre but.
Senator Eggleton: Okay. Well, how does the action plan that
you’re putting in place then dovetail with what this bill is about?
Are you going to hold off on the action plan until you get this
meeting and these processes in place that the minister is being
asked to carry out in the bill?
Le sénateur Eggleton : D’accord. De quelle façon le plan
d’action que vous mettez en œuvre concorde-t-il avec l’esprit de ce
projet de loi? Allez-vous attendre la tenue de cette conférence et la
mise en œuvre des processus que le ministère doit élaborer en
vertu de ce projet de loi avant de mettre en œuvre votre plan
d’action?
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:87
Mr. Sternthal: So the action plan that’s been under way for the
last 18 months to 24 months. We’ve already been working on
raising public awareness, improving surveillance and
collaborating with the stakeholders to look at how we can
improve the research on diagnostics. Those elements in the action
plan are very much aligned with the spirit and also some of the
specific requirements outlined in the act.
M. Sternthal : Le plan d’action est déjà en vigueur depuis 18 à
24 mois. Nous travaillons déjà à sensibiliser le public et à accroître
la surveillance et collaborons avec divers intervenants afin de
trouver des façons d’améliorer la recherche sur les outils
diagnostiques. Ces éléments du plan d’action cadrent bien avec
l’esprit du projet de loi et certaines des exigences décrites dans
celui-ci.
Senator Eggleton: Let me ask Dr. Ouellette this. You’ve
mentioned the development of reliable diagnostic testing.
There’s also the need to educate physicians on these issues.
We’ve certainly heard that from our witnesses here.
Le sénateur Eggleton : J’aurais une question à poser à
M. Ouellette. Vous avez parlé de l’élaboration de tests
diagnostiques fiables. Il faut également sensibiliser les
professionnels de la santé sur ces questions. D’autres témoins
nous l’ont souligné.
The research you talked about, Dr. Ouellette, is it working on
the diagnostic testing aspect of things, and do you or either of
your agencies propose to do something with respect to the
education of physicians?
La recherche dont vous parlez porte-t-elle sur le test
diagnostique? Est-ce que vous ou une de vos agences avez
quelque chose à proposer concernant la sensibilisation des
professionnels de la santé?
Dr. Ouellette: Thank you for your question. The short answer
is the research that I have described is not about the diagnostics.
It’s more about treatment. It’s about finding new molecules that
will be able to treat Borrelia or also to understand how the
bacteria is causing the disease. This is mostly the research that has
been funded so far through CIHR.
Dr. Ouellette : Merci pour cette question. La réponse simple,
c’est que la recherche dont je viens de parler ne porte pas sur le
diagnostic, mais plutôt sur le traitement : trouver de nouvelles
molécules qui nous aideront à traiter la Borrelia ou à comprendre
comment la bactérie cause la maladie. C’est principalement la
recherche qu’ont financée les IRSC jusqu’à maintenant.
But we do recognize the importance of education, so there can
also be interesting research questions about how to better educate
and the best strategy to move forward. This is part of the action
plan that Steven Sternthal was talking about. We are in
communication with PHAC to try to move in those directions.
Cela dit, nous sommes conscients de l’importance de la
sensibilisation. Donc, il pourrait aussi y avoir des questions de
recherche intéressantes sur la façon de mieux informer les
professionnels de la santé et les meilleures stratégies à adopter.
Cela fait partie du plan d’action auquel Steven Sternthal faisait
référence. Nous discutons avec l’ASPC pour faire avancer ces
dossiers.
Mr. Sternthal: One of the efforts we’re undertaking in the next
few months is what CIHR calls a ‘‘best brains exchange.’’ We’re
bringing together a group of scientists across Canada, with some
international participation, particularly focused on the issue of
diagnostics and what diagnostic-specific research can we advance.
M. Sternthal : Au cours des prochains mois, nous
participerons à ce que les IRSC appellent un « échange entre
experts ». Il s’agit de réunir des scientifiques de partout au pays et
d’ailleurs pour discuter de la question du diagnostic et décider
quelles recherches axées sur le diagnostic nous pouvons
poursuivre.
We have been working with very much with the CanLyme
foundation, CIHR and the medical professional organizations to
bring the right experts together, and we’re planning to have that
session in the month of April. If all goes well, again, it will point
us in the direction of which questions will be helpful to advancing
the diagnostics.
Nous travaillons beaucoup avec la CanLyme Foundation, les
IRSC et des organisations professionnelles du domaine de la
médecine afin de réunir les experts pertinents et avons l’intention
d’organiser cette conférence en avril. Si tout se passe comme
prévu, cette conférence fera ressortir les questions utiles à
l’avancement du dossier du diagnostic.
Maybe my colleagues from NML could also comment, given
that they’re at the front lines of laboratory testing in Canada.
Mon collègue du LNM voudrait peut-être ajouter quelque
chose, puisqu’il est aux premières loges des tests en laboratoire.
Robbin Lindsay, Head, Field Studies, Zoonotic Diseases and
Special Pathogens Division, National Microbiology Laboratory,
Public Health Agency of Canada: We’ve been working through
this Canadian public health lab network to try to update the
guidelines that are currently in place for the diagnosis of Lyme
disease. We’re working with the lab directors from across Canada
Robbin Lindsay, chef, Études sur le terrain, Division des services
zoonoses et pathogènes spéciaux, Laboratoire national de
microbiologie, Agence de la santé publique du Canada : Nous
travaillons avec le réseau des laboratoires de santé publique
canadiens à la mise à jour des lignes directrices en vigueur pour le
diagnostic de la maladie de Lyme. De plus, nous collaborons avec
24:88
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
who do the diagnostic testing, trying to help to standardize and to
improve the communications about standard protocols, and we
are also looking at updating those guidelines.
les directeurs des laboratoires de partout au pays qui travaillent
aux tests diagnostiques dans le but de normaliser et d’améliorer la
communication sur les protocoles normalisés. Nous voulons
également normaliser les lignes directrices à cet égard.
As a function of that, as well, we are also evaluating new
diagnostic tests as they become available. One just got licensed
here in Canada within the last year and we’re doing a
collaborative study between the national microbiology lab and
the QE2 in Halifax looking at the performance characteristics of
that particular assay. It’s quite an exciting one because the
diagnostics with Lyme disease are most challenging when people
have acute disease or very early on. This particular assay has a
couple of markers that are specifically expressed very early on in
the disease, and these are unique proteins, or antigens or peptides,
that are being expressed, so we’re trying to work with that group.
Those are the bench level people; those are the laboratorians.
Nous mettons également à l’essai les nouveaux tests
diagnostiques dès qu’ils sont disponibles. Au cours de la
dernière année, un de ces tests a été autorisé au Canada et le
Laboratoire national de microbiologie mène une étude conjointe
avec le QE2, à Halifax, visant à évaluer les caractéristiques du
rendement de ce test. Cette étude est très intéressante, car le
diagnostic de la maladie de Lyme est très difficile au début de la
maladie ou chez ceux dont la maladie est aiguë. Ce test permet de
déceler les marqueurs présents très tôt dans la maladie. Il s’agit de
protéines uniques, d’antigènes ou de peptides. Nous travaillons
avec ce groupe, ces scientifiques des laboratoires.
We’re evaluating assays, standardizing and evaluating them as
they become available, and we’re also looking at improving the
quality of the samples we do. We’re looking at proficiency,
expanding our proficiency panel, so we’re doing an overall better
quality job of diagnostic testing. It’s all part parcel of the same
package.
Nous mettons des tests à l’essai et les normalisons dès qu’ils
sont disponibles. Nous tentons aussi d’améliorer la qualité de nos
échantillons. Nous analysons nos compétences et élargissons
notre panel de compétences. Donc, la qualité globale de nos tests
diagnostiques est meilleure. Cela fait partie de nos efforts.
Senator Seidman: Thank you very much for your presentations.
We all understand that surveillance is directly connected to
prevention and control and, Mr. Sternthal, you made that
connection in your presentation.
La sénatrice Seidman : Merci beaucoup pour vos exposés.
Nous sommes tous conscients que la surveillance est directement
liée à la prévention et au contrôle. Monsieur Sternthal, vous avez
fait ce lien dans votre exposé.
I would like to ask you about PHAC’s current surveillance
system. Your website says that you’re currently surveilling in
two forms: first, human cases of Lyme disease; and, second, ticks
that carry the bacteria. Could you tell us, please, what the current
system is and how the bill will dovetail with that or improve the
system?
J’aimerais vous poser une question au sujet du système de
surveillance actuel de l’ASPC. Selon votre site web, vous
surveillez deux choses : premièrement, les cas de la maladie de
Lyme chez les humains, et, deuxièmement, les tiques porteurs de
la bactérie. Pourriez-vous nous expliquer le système en vigueur et
comment ce projet de loi s’intégrera au système ou comment il
l’améliorera?
Mr. Sternthal: I can start, and my colleague can assist me.
M. Sternthal : Je vais répondre, et mon collègue pourra
compléter.
One of the things we’ve been able to do in the last 12 to
18 months is work with provincial officials to broaden the types
of information that they’re collecting from physicians who are
diagnosing the cases. It is the kind of information about signs and
symptoms, what the presentation of patients are in the doctors’
offices, what it looks like, so we can try to better inform the
diagnosis.
Au cours des derniers 12 à 18 mois, nous avons pu travailler
avec les responsables provinciaux afin d’accroître les types de
renseignements recueillis auprès des médecins qui posent des
diagnostics de la maladie de Lyme. Ces renseignements
concernent les signes et symptômes et l’état des patients
lorsqu’ils se présentent chez les médecins, notamment, afin de
nous aider à formuler de meilleurs diagnostics.
For the training, we’re working with the College of Family
Physicians so that the cases of Lyme disease can be more clearly
identified in the differential diagnoses of physicians.
Concernant la formation, nous travaillons avec le Collège des
médecins de famille de façon à ce que la maladie de Lyme soit plus
facilement identifiée lors des diagnostics différentiels.
We now have most of the provinces who have signed up, so to
speak, collecting that information from the local physicians, and
we’re now in a position with our over 600 cases to look at trends,
patterns and typical and atypical presentations of cases in the
country.
La plupart des provinces ont accepté, disons, de recueillir ces
renseignements auprès des médecins de la région. Grâce aux
quelque 600 cas recensés, nous pouvons analyser les tendances, les
traits spécifiques et les aspects typiques et atypiques des cas au
pays.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:89
Of course, as numbers increase, we’ll have an even greater
depth of the data with which to do our analysis.
Bien entendu, au fur et à mesure que le nombre de cas
augmentera, nous disposerons de plus de données pour effectuer
notre analyse.
Mr. Lindsay: The tick surveillance is unique to Canada. We
have been running this passive tick surveillance since 1990. It
started in Quebec, and we’ve been trying to use those as an
indicator of risk, because the risk for these ticks is where the
populations are established. We, of course, have air-borne
specimens that come up and carry there, and they represent a
low risk, but the greatest risk to Canadians is where the
populations is established.
M. Lindsay : La surveillance des tiques est unique au Canada.
Nous effectuons cette surveillance passive sur des tiques depuis
1990. Tout ça a commencé au Québec. Nous tentons d’utiliser ces
tiques à titre d’indicateurs de risques, car elles posent un plus
grand risque dans les régions peuplées. Bien entendu, nous avons
des spécimens qui se propagent dans l’air jusque dans ces régions.
Mais, ceux-ci représentent un risque moins élevé. Le plus grand
risque pour les Canadiens se trouve dans les régions peuplées.
We have been trying to document those and observe the
changes, so that we can educate the people in those areas with our
provincial collaborators to make sure that we know where the
populations are establishing, so the messages about personal
prevention can get out and doctors in those areas know that the
ticks are established there and they might expect to see human
cases.
Nous tentons de documenter ces tiques et de les observer de
façon à sensibiliser les gens dans ces régions, avec l’aide de nos
collaborateurs provinciaux, sur les endroits où se trouvent ces
tiques afin de leur transmettre des messages de prévention et de
façon à ce que les médecins locaux sachent qu’il y a des tiques
dans la région et qu’ils peuvent s’attendre à rencontrer des cas de
la maladie de Lyme chez les humains.
That program has evolved over time, and now we’re looking at
documenting populations more actively. Our passive surveillance
program really involves submission of ticks from a wide variety of
subscribers, but now we’re more actively going in the field with
our provincial collaborators and looking specifically based on
habitat for areas where these ticks are starting to establish so we
can make predictions about where they’re going to go from there.
Ce programme a évolué et nous tentons maintenant de
documenter ces populations plus activement. Notre programme
de surveillance passive demande à la population de nous faire
parvenir des tiques, mais nous nous rendons maintenant
directement sur le terrain avec nos collaborateurs provinciaux
afin de mener des analyses là où ces tiques commencent à s’établir.
Ainsi, nous pouvons émettre de meilleures hypothèses sur leurs
déplacements futurs.
We’ve already done some very good modelling exercises and
are looking at the effects of climate change on where those
populations are going to go. Unfortunately, it only gets worse
over time, because these ticks are going to continue to move into
suitable habitats. Even in the Ottawa area, they’re becoming
established where 10 years ago they were not. They are very much
progressing.
Nous avons déjà effectué de très bons exercices de modélisation
et analysons les effets des changements climatiques sur ces
populations. Malheureusement, la situation ne fera qu’empirer,
car ces tiques continueront de se déplacer vers des habitats qui
leur conviennent. Même dans la région d’Ottawa, ces tiques
commencent à s’établir, alors qu’il y a 10 ans, elles n’étaient pas
présentes. Elles se répandent beaucoup.
Ticks give us an early warning. When populations are
establishing, the infections are usually low in those ticks and
they build up over time. It gives us an opportunity to educate
people locally that these ticks are here and to take the precautions
and, hopefully, that educational information flows back to the
people on the front lines.
Les tiques constituent pour nous une alerte avancée. Lorsque la
population de tiques s’établit dans un endroit, peu de ces tiques
sont infectées, mais le nombre augmente avec le temps. Ce délai
nous permet de sensibiliser les gens de la région sur l’existence des
tiques et la façon de se protéger. Nous espérons aussi que cette
information parvient à ceux qui travaillent aux premières lignes.
As to how it will dovetail with the bill, I suppose we will look
collectively at how we’re doing surveillance. I think within these
discussions we’ll get feedback on whether there are different
approaches we should be taking, or whether this is an effective
way to manage risk or to forecast risk in the future.
En ce qui a trait à la façon dont le projet de loi s’intégrera au
système, je crois qu’il faudra se pencher sur la façon dont nous
menons notre surveillance. Je crois que ces discussions nous
permettront de définir des approches différentes à adopter, s’il y a
lieu, ou si le système actuel constitue une façon efficace de gérer
ou de prévoir le risque.
[Translation]
Senator Chaput: Thank you, Mr. Chair. My first question is
for Dr. Ouellette. In your presentation, you said that the research
conducted in Canada has significantly contributed to global
knowledge surrounding the bacteria responsible for Lyme disease.
[Français]
La sénatrice Chaput : Merci, monsieur le président. Ma
première question s’adresse au Dr Ouellette. Dans votre
présentation, vous dites que la recherche réalisée au Canada
contribue largement aux connaissances mondiales sur la bactérie
responsable de la maladie de Lyme.
24:90
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
The last paragraph of the preamble of Bill C-442 advocates
‘‘. . . placing the highest priority on the development of reliable
diagnostic testing for the disease and on educating physicians so
they can recognize the symptoms of Lyme disease and treat
patients in a manner that is medically appropriate. . . .’’
Le dernier paragraphe du préambule du projet de loi C-442
signale que « [...] la priorité doit être accordée au développement
de tests de dépistage fiables et à la formation des médecins afin
qu’ils puissent reconnaître les symptômes de la maladie de Lyme
et offrir à leurs patients le traitement médical approprié [...] ».
Are there currently any federal research investments targeting
the development of reliable testing techniques for Lyme disease?
Has that been done?
Est-ce que le gouvernement fédéral octroie présentement des
investissements consacrés aux meilleurs techniques permettant un
dépistage fiable de la maladie de Lyme? Est-ce qu’il le fait déjà?
Dr. Ouellette: Thank you for your question. I must admit that
I have a challenge because when I do not understand the
questions in French, they are translated into English, then when I
speak in French, they are speaking in English at the same time as
me. I will try to answer your question in French.
Dr Ouellette : Merci pour votre question. Je dois avouer que
j’ai un défi, parce que, quand je ne comprends pas les questions en
français, c’est traduit en anglais, puis quand je parle en français,
on parle en même temps que moi en anglais. Je vais essayer de
répondre à votre question en français.
The research that is currently funded does not focus on
diagnosis exactly. I would like to repeat what Steven Sternthal
said about the initiative of the CIHR, the Public Health Agency
of Canada and CanLyme, known as the ‘‘best brains exchanges,’’
that aims to examine the evidence to establish priorities within the
health care systems, like diagnosis.
La recherche financée actuellement ne porte pas exactement sur
le diagnostic. Je voudrais reprendre ce que M. Steven Sternthal a
dit au sujet de l’initiative des IRSC, de l’Agence de la santé
publique du Canada et de CanLyme, qui s’appelle le Best Brains
Exchanges, donc, un échange des meilleurs cerveaux, et qui vise à
examiner les preuves pour établir les priorités au sein des systèmes
de santé, comme celle du diagnostic.
There is also a commitment from various federal, provincial
and territorial partners to generate more applied research. Basic
research was done to better understand the bacteria but, now, we
will see what kind of research can be done in response to those
who make the regulations and establish the priorities so that we
can better care for patients with Lyme disease.
Il y aura un engagement de la part de différents partenaires,
qu’ils soient fédéraux, provinciaux ou territoriaux, pour générer
une recherche plus appliquée. Il y avait une recherche de base qui
se faisait pour mieux comprendre la bactérie, mais, maintenant,
nous verrons quelle sorte de recherche nous pouvons faire en
réponse à ceux qui font les règlements et qui établissent les
priorités, afin que nous soyons en mesure de mieux prendre en
charge les patients qui ont la maladie de Lyme.
[English]
Senator Chaput: Has the federal government contributed to
this kind of research already?
[Translation]
[Traduction]
La sénatrice Chaput : Le gouvernement fédéral a-t-il déjà
participé à ce genre de recherche?
[Français]
Dr. Ouellette: Now you are asking me a question in English,
and it is translated into French.
Dr Ouellette : Maintenant, vous me questionnez en anglais et
c’est traduit en français.
With respect to the diagnostic testing, since 2000, when we
looked at CIHR statistics, I did not see research that had been
funded for diagnostic testing. CIHR is only one of the various
partners that fund the research. For example, there is much talk
about ticks, so it is a zoonosis and is transmitted between the
animals, the insects and the human. Another agency, NSERC,
can also fund this type of research. I have not done any research
into that. There is the Public Health Agency of Canada,
represented by my two colleagues, that also funds diagnostic
research, and it is possible that there are activities not specific to
CIHR that have been done on this problem.
Quant au diagnostic en tant que tel, depuis l’an 2000, où on a
examiné les statistiques sur les IRSC, je n’ai pas vu de recherches
qui ont été financées pour le diagnostic. Les IRSC ne représentent
qu’un des différents partenaires qui financent la recherche. Par
exemple, on parle beaucoup de tiques : donc c’est une zoonose,
c’est transmis entre les animaux, les insectes et l’humain. Il y a un
autre organisme, le CRSNG, qui peut également financer ce type
de recherche. Je n’ai pas fait de recherches à cet égard. Il y a
l’Agence de la santé publique du Canada, représentée par mes
deux collègues, qui finance également de la recherche sur le
diagnostic, et il est possible qu’il y ait des activités non propres
aux IRSC qui ont porté sur cette problématique.
Senator Chaput: Thank you. My next question is for the Public
Health Agency of Canada. Could you please give me some
examples of best practices for treating Lyme disease at the acute
stage, then at the chronic stage? Do best practices already exist?
La sénatrice Chaput : Merci. Ma prochaine question s’adresse à
l’Agence de la santé publique du Canada. Pouvez-vous me donner
des exemples des meilleures pratiques liées au traitement de la
maladie de Lyme à son stade aigu, puis à son stade avancé? Est-ce
qu’il existe déjà des meilleures pratiques?
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
Mr. Sternthal: For treatment or prevention?
M. Sternthal : Pour le traitement ou la prévention?
Senator Chaput: Both.
La sénatrice Chaput : Les deux.
24:91
Mr. Sternthal: For treatment, if Lyme disease is diagnosed,
antibiotics are usually given in the short term to treat the disease.
In most cases, the symptoms and the disease are cured. However,
a certain percentage of people do not respond to short-term
antibiotic treatment, and that is one of the cases where we have to
follow up with provincial specialists.
M. Sternthal : En ce qui concerne le traitement, si on fait le
diagnostic de la maladie de Lyme, on donne habituellement des
antibiotiques à court terme pour traiter la maladie. Dans la
majorité des cas, les symptômes et la maladie sont guéris.
Cependant, il y a un pourcentage de gens qui ne répondent pas
aux antibiotiques à court terme, et c’est l’une des situations pour
lesquelles on doit faire des suivis auprès des spécialistes
provinciaux.
As for prevention, our website currently lists precautions you
can take when you are involved in outdoor activities, including
checking your body after those activities. We are trying to educate
the public about behaviours, including taking precautions when
they go outside.
En ce qui concerne la prévention, sur notre site web,
présentement, il y a des exemples de précautions à prendre
lorsqu’on fait des activités à l’extérieur, soit examiner son corps
après ces activités. Il s’agit plutôt de comportements que l’on
essaie d’inculquer à la population, soit celui de prendre des
précautions dans les circonstances où les gens vont à l’extérieur.
Senator Chaput: Is diagnosis very difficult?
Mr. Sternthal: For doctors in the community, it involves
examining the patient and considering the symptoms, because we
know that lab tests will not help in the first few weeks. However, if
people find a tick, they can capture and send it to my colleague in
Winnipeg, Dr. Lindsay, to see if it carries the bacteria.
[English]
La sénatrice Chaput : C’est très difficile, le diagnostic?
M. Sternthal : Pour les médecins dans la communauté, il s’agit
d’examiner le patient et les symptômes, parce qu’on sait que, au
cours des premières semaines, les tests de laboratoire ne vont pas
aider. Cependant, si les gens trouvent les tiques, il y a la possibilité
de les capturer et de les envoyer à mon collègue, le Dr Lindsay, à
Winnipeg, pour voir si elles contiennent la bactérie.
[Traduction]
Senator Merchant: First, if I were suspicious that I might have
Lyme disease — and I will follow on from the previous questioner
— do the procedures vary from province to province today in
Canada?
La sénatrice Merchant : Je vais revenir un peu sur les questions
posées par les intervenants précédents. Premièrement, si je
soupçonne que j’ai contracté la maladie de Lyme, les procédures
à suivre sont-elles différentes d’une province à l’autre?
Second, because the initial tests are not always able to detect
the disease, if I were able to afford to go somewhere else, if I were
one the lucky people who can go and pay, is there a worldaccredited lab to send my blood to and be tested and, once I get
the results, could I get treatment here in Canada? Are there
doctors who will accept the results of a world-accredited lab?
Deuxièmement, puisque les tests initiaux ne permettent pas
toujours de détecter la maladie, si je fais partie de ceux et celles
qui peuvent se le permettre financièrement, existe-t-il un
laboratoire reconnu mondialement où je peux envoyer un
échantillon de mon sang pour un test de dépistage? Et, lorsque
je reçois mes résultats, est-ce possible pour moi de suivre un
traitement au Canada? Y a-t-il des médecins qui acceptent les
résultats provenant de laboratoire étranger?
Mr. Sternthal: I’ll start and then ask Dr. Lindsay to comment
as well.
M. Sternthal : Je vais répondre et je demanderai à M. Lindsay
d’intervenir également.
Certainly the front line for treating Lyme disease is family
physicians in Canada. That’s the first place all of us would go if
we had a fever or a rash and not quite sure what it would be. That
would be the gate-keeping into the health care system.
Il est clair que les médecins de famille constituent la première
ligne de défense dans le traitement de la maladie de Lyme au pays.
Tous ceux qui font de la fièvre ou qui ont une démangeaison et
qui ne savent pas quelle en est la source devraient consulter leur
médecin de famille. Ce sont eux les protecteurs du système de
santé.
In most cases, if the physician diagnoses the symptoms and
diagnoses your potential exposure to being in an outdoor activity
or other area where you might have been exposed to Lyme, then
they would simply go ahead and treat and give you the short
course of antibiotics. That would be the first reaction that I would
do if I was feeling unwell.
Dans la plupart des cas, après avoir observé les symptômes et
déterminé l’exposition possible en raison d’activités pratiquées
par le patient ou de la région où il se trouvait, si le médecin de
famille pose un diagnostic de la maladie de Lyme, il peut
simplement administrer un traitement à base d’antibiotiques pour
une courte durée. La première chose à faire lorsqu’on ne se sent
pas bien, c’est de consulter son médecin de famille.
24:92
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
For those who went through to their physicians and not having
a diagnosis or been misdiagnosed, that’s when others will look at
other potential medical professionals to go to or holistic
practitioners or to look outside of our borders for health services.
Ceux qui consultent leur médecin et qui ne reçoivent pas un
diagnostic de la maladie de Lyme ou qui reçoivent un mauvais
diagnostic se tournent vers d’autres professionnels de la santé,
consultent des praticiens de médecine holistique ou obtiennent des
soins de santé à l’étranger.
We are aware that there are a number of Canadians who have
travelled or have sent their blood samples to laboratories in the
United States. We are quite aware of that. Dr. Lindsay can
comment on how we view those test results, because we are
concerned from the perspective of wanting to ensure that patients
in Canada receive the best possible health care. We are very much
reliant on the physicians to diagnose locally across the country
and to refer to infectious diseases specialists to follow up if there
are ongoing concerns about a Lyme or a tick infection.
Nous savons que plusieurs Canadiens se sont rendus aux
États-Unis ou ont fait parvenir des échantillons de leur sang à des
laboratoires américains. Nous le savons très bien. M. Lindsay
vous expliquera notre position en ce qui a trait aux résultats de ces
tests, car notre objectif est de nous assurer que les patients
canadiens reçoivent les meilleurs soins de santé possible. Nous
comptons beaucoup sur les médecins pour le diagnostic de la
maladie et dirigeons certains patients vers des spécialistes en
maladies infectieuses pour que ceux-ci fassent un suivi lorsqu’il y a
possibilité d’une infection liée à la maladie de Lyme ou à une
tique.
Mr. Lindsay: I think you would see a little difference between
the provinces based on their experience. If you were dealing with a
physician if you lived in southern Ontario, you may likely run
across a family doctor who has seen Lyme disease patients. If you
are somewhere in Saskatchewan or Alberta, the odds of a
physician being familiar with or likely to have already seen human
cases is much lower. In that circumstance, they will do a consult
with an infectious disease person right away.
M. Lindsay : Il y a des différences d’une province à l’autre en
raison de l’expérience de chacune. Dans le Sud de l’Ontario, il y a
de fortes chances qu’un médecin ait déjà diagnostiqué la maladie
de Lyme chez un de ses patients, alors qu’en Saskatchewan ou en
Alberta, par exemple, c’est moins probable. Dans de tels cas, les
médecins consultent immédiatement un spécialiste en maladies
infectieuses.
In terms of the diagnostic testing, there really is no major
difference between the different jurisdictions. We do use slightly
different assays in some instances. Many of us use the same
assays. Some of the smaller provinces do not do their own testing;
that comes to the national microbiology lab, but in the larger
jurisdictions, such as Ontario and British Columbia, who have
been grappling with Lyme disease longer, they do the complete
suite of testing on their own and everybody in Canada follows the
two-tiered algorithm.
En ce qui concerne le test diagnostique, il n’y a aucune
différence majeure d’une région à l’autre. Dans certains cas, les
tests utilisés sont légèrement différents, mais nous sommes
nombreux à utiliser les mêmes. Certaines provinces plus petites
ne disposent pas de leurs propres tests; elles envoient leurs
échantillons au Laboratoire national de microbiologie aux fins de
dépistage. Les grandes provinces, comme l’Ontario et la
Colombie-Britannique, qui composent depuis longtemps avec la
maladie de Lyme, mènent elles-mêmes toute la gamme de tests,
mais tous les intervenants du milieu au Canada suivent une
approche à deux niveaux.
If you went south of the border, depending on where you went,
you may end up with exactly the same testing as is done here in
Canada. If you go to the Mayo Clinic — and many people have
heard of that famous medical institution — they do the same
two-tiered testing as is done here, in some instances using the
same tests.
Aux États-Unis, selon l’État, le test utilisé est identique au
nôtre. À la clinique Mayo — beaucoup ont entendu parler de
cette institution médicale renommée —, on utilise la même
approche à deux niveaux qu’ici et, dans certains cas, les mêmes
tests.
If you want to go a specialty laboratory which specializes in
Lyme disease testing, we don’t necessarily recommend that
because they in some instances use criteria different from what
we use or they use interpretive criteria that are slightly different
and we feel that in the vast majority of instances you should be
able to get diagnosed and treated here in Canada without having
to resort to going to the U.S.
Il n’est pas nécessairement recommandé de faire affaire avec
des laboratoires qui se spécialisent dans les tests de la maladie de
Lyme, car, dans certains cas, ils utilisent des critères
d’interprétation légèrement différents des nôtres. À notre avis,
dans la grande majorité des cas, les patients canadiens devraient
pouvoir obtenir un diagnostic et suivre un traitement ici, au
Canada, sans avoir à se rendre aux États-Unis.
Often people are not convinced that they maybe perhaps lack
some confidence in their physician and want a second opinion and
certainly can seek that, but the standard they set for the
diagnostic testing is not any higher than what is done in the
Souvent, les gens ne sont pas convaincus de la qualité des soins
offerts ou ils n’ont pas confiance en leur médecin et veulent avoir
une deuxième opinion. Ils peuvent le faire, mais la norme établie
aux États-Unis en matière de tests diagnostiques n’est pas plus
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:93
provincial and federal laboratories here, so we don’t necessarily
recommend that people have to go outside of the country to get
treated.
élevée que celle de nos laboratoires provinciaux et fédéraux.
Donc, nous ne recommandons pas au patient d’aller à l’étranger
pour se faire traiter.
Senator Merchant: There are people who do go out of the
country to get treated and they get results that are different from
perhaps what they have received here, because it’s difficult to
detect the Lyme disease in the early stages. So, if people can
afford to go, they go.
La sénatrice Merchant : Des gens vont à l’étranger pour se faire
traiter et peuvent obtenir des résultats différents de ceux obtenus
ici, car il est difficile de diagnostiquer la maladie de Lyme lors des
premiers stades. Donc, si les gens peuvent se le permettre
financièrement, ils vont à l’étranger.
I also asked, if they were to come back with results that
indicate they have the disease, whether they would be able to get
treatment here in Canada.
Je vous ai demandé également si lorsqu’ils reviennent au pays
avec des résultats qui démontrent qu’ils ont la maladie ils peuvent
se faire traiter ici.
Mr. Sternthal: The treatment decisions are very much in the
hands of our physicians across the country. Someone who has
gone through multiple physicians and gone to the U.S. for testing
more than likely would go to an infectious disease specialist with
their results. As I understand, because of the differences in the
interpretation of laboratory results, the fallback position is sort of
a Canadian standard, which is as well the U.S. international
standard. That is why we have acknowledged a primary
short-term priority for us is to look at the issue of diagnostics,
including laboratory and clinical aspects of diagnosis.
M. Sternthal : Les décisions relatives au traitement reviennent
aux médecins. Un patient ayant consulté plusieurs médecins et
s’étant rendu aux États-Unis pour subir des tests est plus
susceptible de consulter un spécialiste en maladies infectieuses
pour lui présenter ses résultats. Selon ce que j’ai compris, en
raison des différences dans l’interprétation des résultats de
laboratoire, la solution de rechange est en quelque sorte une
norme canadienne, et celle-ci est identique à la norme
internationale américaine. C’est la raison pour laquelle la
question du diagnostic constitue pour nous une priorité à court
terme, y compris les laboratoires et le diagnostic des aspects
cliniques.
We understand the issue is right now for Canadians who can
get a positive test from one lab and a negative result from another
lab. Not being a laboratory person, you say that a test is a test.
Obviously, there are differences inherent in the tests, and that’s
why we invest in trying to standardize and make sure we don’t
have false positives or false negatives and, therefore, have
treatment advised and provided to patients that may not be the
right course of treatment.
Nous sommes conscients que les Canadiens peuvent recevoir
un diagnostic positif d’un laboratoire et un diagnostic négatif
d’un autre. Ceux qui ne travaillent pas dans le milieu laboratoire
se disent qu’un test est un test. De toute évidence, il y a des
différences inhérentes. C’est la raison pour laquelle nous tentons
de les normaliser et d’éliminer les faux positifs ou les faux négatifs.
Ainsi, les patients pourront jouir d’un traitement approprié.
Right now we have that reality and those differences; and we
are trying to work through the best brains exchange and other
research ways to try to get at the answer to that question.
Pour le moment, nous devons composer avec cette réalité et ces
différences. Nous organiserons cet échange entre experts et
analyserons d’autres méthodes de recherche afin d’obtenir la
réponse à cette question.
Senator Cordy: We’ve heard before from witnesses that there
were 680 cases of Lyme in Canada in 2013, but that it may be
three times higher. In determining that number, are they 600 cases
that were diagnosed in Canada or were any of them diagnosed in
the U.S.?
La sénatrice Cordy : Nous avons appris qu’en 2013, il y avait
680 cas de la maladie de Lyme, mais que ces chiffres pourraient
être trois fois plus élevés. C’est quelque 600 cas ont-ils été
diagnostiqué au Canada ou est-ce que certains ont été
diagnostiqués aux États-Unis?
Mr. Sternthal: Our surveillance system is based on information
collected by local public health authorities, which comes from
Canadian physicians; so they’re Canadian diagnosed cases.
M. Sternthal : Notre système de surveillance repose sur les
renseignements recueillis par les autorités locales de la santé
publique auprès des médecins canadiens. Ce sont donc des cas
diagnostiqués au Canada.
Senator Cordy: Anybody diagnosed in the U.S. would not be
counted.
La sénatrice Cordy : Donc, les cas diagnostiqués aux
États-Unis ne sont pas pris en compte.
Mr. Sternthal: If they were also diagnosed by a physician in
Canada, then, yes, they would.
M. Sternthal : S’ils ont également été diagnostiqués par un
médecin canadien, alors oui, ils seraient pris en compte.
Senator Cordy: It’s unlikely they would be as that’s why they
went to the U.S.
La sénatrice Cordy : C’est peu probable, puisque les personnes
concernées sont allées aux États-Unis.
24:94
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
Dr. Lindsay, you said they should be diagnosed and treated
here in Canada. The overwhelming number of emails I received
from Canadians suggests that, in fact, diagnosis seems to be the
major factor in their concern and distress. We’ve already heard
that early intervention is the best, so if they’re not diagnosed and
it’s taking a long time to go from doctor to doctor. The longer
they wait, the more challenging it is to treat the disease.
Monsieur Lindsay, vous dites que les patients devraient être
diagnostiqués et traités au Canada. Si je me fie au nombre
écrasant de courriels que je reçois de Canadiens, la question du
diagnostic semble être la principale source de préoccupation et de
souci. Nous avons appris que le dépistage précoce est la meilleure
solution. Donc, si les patients ne sont pas diagnostiqués, ils
prennent plus de temps pour consulter d’autres médecins. Par
conséquent, plus ils attendent, plus il est difficile de traiter la
maladie.
It’s good to say they can get to see the specialist, but they have
to go through the gatekeepers, the family doctors, to get the
specialists. If your family doctor does not raise the concern, you
will not get to see that specialist.
C’est bien de dire qu’ils peuvent consulter un spécialiste, mais
ils doivent d’abord consulter les protecteurs du système de santé,
soit les médecins de famille. Si le médecin de famille ne soulève
pas la possibilité de la maladie de Lyme, le patient ne peut pas
consulter un spécialiste.
Diagnosis, of all of the information that I’ve received from
people with Lyme disease, would be the key worry that they have.
I know you’re doing work on this now, but how soon will we get
diagnostic tests that people are confident in such that they don’t
feel they have to pay their own money to have tests done in the
United States?
Selon toutes les informations que j’ai reçues au sujet de la
maladie de Lyme, le diagnostic constitue la principale
préoccupation. Je sais que vous y travaillez, mais dans combien
de temps aurons-nous un test diagnostique fiable pour éviter que
les patients ne paient pas de leur propre poche pour subir des tests
aux États-Unis?
Mr. Lindsay: That’s a number of years down the road. The test
haves evolved. When Lyme disease first became a clinical entity in
1982, most of the tests were a simple ELISA test but it lacked
specificity. Over time, in the late 1990s, they standardized the
cutoffs for these different tests to recognize which were most
informative or less informative. Since that time, there has been a
movement away from whole-bacteria-based or whole-organismbased as opposed to the ones that have these special recombinant
proteins or peptides so the accuracy of the tests has gone up.
M. Sternthal : Ce ne sera pas avant plusieurs années. Les tests
ont évolué. En 1982, lorsque la maladie de Lyme est devenue une
entité clinique, dans la plupart des cas, c’est le test ELISA qui
était utilisé, mais celui-ci n’était pas précis. Quelques années plus
tard, vers la fin des années 1990, le seuil des différents tests a été
normalisé afin de déterminer lesquels étaient les plus informatifs
et les moins informatifs. Depuis, on se distance des tests axés sur
la bactérie entière ou sur tout l’organisme pour se concentrer
davantage sur ceux qui reposent sur des protéines recombinantes
ou des peptides. Donc, les tests sont plus précis.
Even over that 20-year period, we are seeing only modest
improvements in the diagnosis. The early disease is the most
challenging, because people have an immune response. The
problem is that there aren’t a lot of different antigens or materials
within the bacteria that would illicit an immune response present
in the early infections. There are not a lot of targets shared among
the different bacteria that could narrow it down. It will take a
number of years before the new diagnostics. We preach to the
physicians that if it’s an early infection, the diagnostics have only
limited value. You can’t lean on them too heavily.
Depuis 20 ans, seules deux modestes améliorations ont été
apportées en matière de diagnostic. Le dépistage précoce constitue
le plus grand défi à relever en raison du système immunitaire. Le
problème, c’est qu’il y a peu d’antigènes différents ou de
substances à l’intérieur de la bactérie qui susciterait une réaction
du système immunitaire lors des premiers stages de la maladie.
Les différentes bactéries partagent peu de cibles qui permettraient
de mieux orienter l’analyse. Il faudra attendre plusieurs années
avant de pouvoir disposer de nouveaux tests diagnostiques. Nous
enseignons aux médecins que si la maladie est détectée dans les
premiers stages, la valeur du diagnostic est limitée. On ne peut pas
trop s’y fier.
Senator Cordy: When you are talking to the physicians,
communication is the most important. I gather you are working
with the provinces and territories. One thing we heard is that the
doctor will look for the bull’s-eye rash, which does not always
appear, and at the location to see if it’s a tick area or Lyme disease
area. However, that range is changing and growing significantly.
La sénatrice Cordy : La communication avec les médecins est
l’élément le plus important. J’imagine que vous collaborez avec les
provinces et territoires. Une des choses que nous avons apprises,
c’est que les médecins cherchent la rougeur concentrique qui n’est
pas toujours présente et se concentrent sur le lieu afin de
déterminer s’il s’agit d’une région où des tiques ont été trouvées
ou d’une région où la maladie de Lyme a été signalée.
Toutefois, les territoires touchés changent et s’agrandissent
considérablement.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:95
We had a witness here last week who got his Lyme disease in
Dartmouth, which is where I live. It’s a highly populated area. We
are hearing about cases coming from Bedford, which is another
highly populated area. Are doctors understanding that some of
the things they were looking for in the past are not necessarily
going to be there in diagnosing someone with Lyme disease if the
testing is years away?
La semaine dernière, nous avons entendu le témoignage de
quelqu’un ayant contracté la maladie de Lyme à Dartmouth, là
où j’habite. Il s’agit d’une région densément peuplée. On entend
parler de cas diagnostiqués à Bedford, une autre région
densément peuplée. Si nous devons attendre encore plusieurs
années avant d’avoir un test diagnostique fiable, les médecins
sont-ils conscients que certaines caractéristiques recherchées par le
passé pour diagnostiquer la maladie de Lyme ne seront pas
nécessairement présentes au moment de l’examen?
The Chair: The question is important, but the bill is what we’re
really looking at here. Can you relate the uncertainty in this area
to the importance or significance of the bill?
Le président : Il s’agit d’une question importante, mais notre
étude porte sur le projet de loi. Pourriez-vous établir un lien entre
l’incertitude concernant la région et l’importance du projet de loi?
Mr. Sternthal: Perhaps part of what is in the bill alludes to
some of the best practices both on prevention and treatment for
Lyme disease. We acknowledge we don’t have all of the evidence
or the perfect diagnostic tests available; so outreach to family
physicians, which is well under way, is to try to get them, at least
in early Lyme disease, first to not focus on whether or not there’s
a rash, as we do acknowledge that the rash is not there
100 per cent or looks like a perfect bull’s-eye, and, second, to
treat the whole person and look at the symptoms.
M. Sternthal : Une section du projet de loi porte sur les
pratiques exemplaires en matière de prévention et de traitement de
la maladie de Lyme. Nous sommes conscients que nous ne
disposons pas de toutes les données nécessaires ou des meilleurs
tests diagnostiques. Nous tentons donc de sensibiliser les
médecins de famille à ne pas tenter de détecter la rougeur, au
moins lors du dépistage précoce de la maladie de Lyme, car nous
sommes conscients qu’il n’y a pas toujours de rougeur ou que
celle-ci n’est pas toujours représentée de façon concentrique.
Aussi, nous tentons de les sensibiliser à regarder le patient dans
son ensemble et à s’attarder aux symptômes.
Unfortunately, we know it’s easy to misdiagnose and easy to
miss because of the kinds of symptoms that show up.
Malheureusement, nous savons qu’il est facile de porter un
mauvais diagnostic en raison des différents symptômes.
We had a symposium in Toronto where over 90 family
physicians stayed behind for a three-hour session on Lyme
disease. The interest is growing; but we have a lot more work to
do with the colleges, the provincial licensing bodies and the
training schools. McMaster is developing an excellence or familyphysician-focused-modules on Lyme disease to try to show typical
and atypical cases that they might see in doctors’ offices. There’s
an awful lot of interest, and I am seeing some movement. They’re
all being done in parallel, because we’re not waiting for one to do
the other. They are all happening at the same time.
Un symposium a été organisé à Toronto. Une fois celui-ci
terminé, plus de 90 médecins de famille sont restés pour participer
à une séance d’information de trois heures sur la maladie de
Lyme. Cette maladie suscite de plus en plus d’intérêt. Toutefois, il
reste encore beaucoup de travail à faire auprès des collèges, des
organismes de réglementation provinciaux et des écoles de
formation. L’Université McMaster travaille à des modules sur
la maladie de Lyme à l’intention des médecins de famille afin de
leur montrer des cas typiques et atypiques qu’ils pourraient
rencontrer dans leur cabinet. Il y a beaucoup d’intérêt pour cette
maladie et je suis à même de le constater. Tout se fait en parallèle,
en même temps.
Senator Enverga: Gentlemen, I was listening to your
presentation: engagement, education, awareness and
surveillance, prevention, and so on. My question is: Have you
ever thought about, as awareness, the fact that we are looking at
the host. What about the ticks? Have we thought about
developing some sort of working relationship with national
parks or something to put up a picture of a tick and say that you
don’t have to be bitten by a tick to get the target rash? The mere
fact that you saw the tick there might be the clue that Lyme
disease was there. Have you thought about this kind of thing?
Le sénateur Enverga : Messieurs, dans vos présentations, vous
avez parlé, notamment, d’engagement, d’éducation, de
sensibilisation, de surveillance et de prévention. Vous semblez
vous concentrer sur les hôtes. Ma question est la suivante : qu’en
est-il des tiques? Avez-vous songé à créer une relation de travail
avec les parcs nationaux, par exemple, pour publier des affiches
informant les citoyens qu’il n’est pas nécessaire d’attendre de se
faire mordre par une tique ou d’avoir une rougeur concentrique
pour consulter un médecin? Le simple fait de voir une tique
devrait les alerter à la présence de la maladie de Lyme. Avez-vous
songé à créer une telle relation?
Mr. Sternthal: One of our target audiences for our recent
public awareness education activities was working through Parks
Canada to have campers and folks going to the parks receive
information on entry into the parks and on exit so they could be
aware that if three days after they leave the park they come down
M. Sternthal : Nos récentes activités de sensibilisation et
d’information à l’intention du public ont été réalisées par
l’entremise de Parcs Canada et visaient les campeurs et les
visiteurs dans les parcs nationaux. Ils recevaient des informations
à leur entrée et à leur sortie des parcs les avisant que si trois jours
24:96
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
with some of the symptoms that we ascribe to Lyme disease, they
can take that to their family physician. It is very much on our
radar in terms of accessing where folks are going to be most likely
exposed to ticks in the country. That’s definitely one audience.
après avoir quitté le parc ils présentaient certains des symptômes
associés à la maladie de Lyme, ils devaient consulter leur médecin
de famille. Nous tentons de cibler les endroits où les gens sont
plus susceptibles d’entrer en contact avec des tiques. Il s’agit
certainement d’un des publics que nous ciblons.
Senator Wallace: Mr. Sternthal, you described the action plan
on Lyme disease that the Public Health Agency has been
developing and working diligently on, and you refer to the three
pillars for concrete action. Those pillars seem to be very
comprehensive and I’m sure in many ways complete.
Le sénateur Wallace : Monsieur Sternthal, vous nous avez
décrit le plan d’action auquel travaille assidûment l’Agence de la
santé publique du Canada concernant la maladie de Lyme. Vous
avez fait référence à trois piliers d’actions concrètes. Ces piliers
semblent très détaillés et je suis convaincu qu’ils le sont.
When I compare that to what is outlined in the bill, in the
development of a comprehensive federal framework, it seems to
me that the pillars of your action plan are very much in line with
the purposes of that comprehensive framework.
Le projet de loi propose l’élaboration d’un cadre fédéral
détaillé. Les piliers de votre plan d’action me semblent alignés sur
les objectifs de ce cadre.
I’m just wondering, what is in this comprehensive framework
or the process — the purpose for which this framework would be
used — which would start with the convening of a conference with
provincial and other stakeholders? What would the bill precipitate
that your agency is not already involved in in?
Que comprend ce cadre détaillé ou ce processus — le but de ce
cadre — dont la première étape serait l’organisation d’une
conférence à laquelle participeraient des provinces et d’autres
intervenants? Que précipiterait ce projet de loi que votre agence
n’a pas encore fait?
Mr. Sternthal: As you rightly pointed out, our work is focused
on what our agency can do, but I appreciate in Ottawa and from
Winnipeg, we have limitations on what happens on the front lines
across the country and what happens across various federal
departments. We have certainly had, with colleagues within
CIHR, the health portfolio and Health Canada, a lot of good
collaboration that a federal framework would only strengthen.
But it focuses on our engagement with provinces and territories
and how we can continue to build Lyme disease and other
upcoming and emerging infectious diseases into their
programming.
M. Sternthal : Comme vous l’avez souligné, et avec raison,
l’agence se concentre sur ce qu’elle peut faire. Que ce soit à
Ottawa ou à Winnipeg, nous avons peu d’influence sur ce qui se
fait sur les premières lignes à l’échelle du pays et dans divers
ministères fédéraux. Un cadre fédéral ne ferait que renforcer le
genre de collaboration fructueuse que nous avons eue avec nos
collègues des IRSC, du portefeuille de la santé et de Santé
Canada. Mais, ce cadre porte sur notre collaboration avec les
provinces et territoires et la façon dont nous pouvons continuer à
intégrer la maladie de Lyme et d’autres nouvelles maladies
infectieuses dans leurs programmes.
At the end of the day, like West Nile virus today, in the early
days, it was the Public Health Agency and Health Canada that led
initiatives from the federal level. Today there are programs across
the country, in local public health, to deal with mosquito control
for West Nile virus. As these things are new, we take the
leadership at the federal level and they allow us to work with our
provincial colleagues and professional associations to try to find
the right mix.
Au bout du compte, comme ce fut le cas avec le virus du
Nil occidental, ce sont l’Agence de la santé publique et Santé
Canada qui mènent les initiatives à l’échelle fédérale. Aujourd’hui,
nous avons partout au pays et dans les établissements locaux de
santé publique des programmes de lutte contre les moustiques
pour prévenir le virus du Nil occidental. Puisque ces virus sont
nouveaux, nous assumons le leadership à l’échelle fédérale, ce qui
nous permet de travailler avec nos collègues provinciaux et les
associations professionnelles afin de trouver ce qui fonctionne.
In this case, there are some specific issues that we’ve discussed
and raised today in this session that would benefit from a broader
discussion and that is that consensus building, the framework and
the conference would allow us to make greater headway.
Dans ce cas-ci, il y a des enjeux précis — nous en avons parlé
aujourd’hui — qui bénéficierait d’une discussion plus élargie. La
formation d’un consensus, le cadre et la conférence nous
permettront de faire des progrès à cet égard.
Senator Wallace: Has there ever been a conference on a
national basis that would bring together all of the experts on the
topic of Lyme disease?
Le sénateur Wallace : Y a-t-il déjà eu une conférence nationale
réunissant tous les experts de la maladie de Lyme?
Mr. Sternthal: There have been previous, so-called, national
consensus at conferences that have been supported by the federal
government and put in place over the years, not just on Lyme
disease, but for many other diseases as a way of trying to reach
consensus. Not all of these for a do reach consensus. Often they
find commonalities, but often have a lot of unanswered questions.
M. Sternthal : Des soi-disant conférences nationales de
concentration appuyées par le gouvernement fédéral ont été
organisées au fil des ans sur la maladie de Lyme, mais aussi sur de
nombreuses autres maladies. Elles n’ont pas toujours permis de
former un consensus. Elles permettent souvent de souligner des
points en commun, mais laissent beaucoup de questions sans
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
24:97
The federal framework will allow us to really identify those areas
that we believe we can action and move forward, as the federal
government, and get the collaboration of our provincial and
territorial colleagues.
réponse. Le cadre fédéral nous permettra de bien identifier les
domaines où le gouvernement fédéral peut agir et solliciter la
collaboration des provinces et territoires.
Senator Stewart Olsen: I have a tonne of questions, but I will
stay with the chair and go with what’s in the bill.
La sénatrice Stewart Olsen : J’aurais des tonnes de questions à
vous poser, mais je vais respecter ce qu’a dit le président et me
concentrer sur ce que contient le projet de loi.
I take the diagnostics very seriously, and I’m wondering whom
you think should be at this conference, so that we can solve some
problems like the diagnostics and be comprehensive in our
approach, should the bill pass.
Je prends la question des tests diagnostiques très au sérieux.
Selon vous, qui devrait participer à cette conférence de façon à ce
que l’on puisse trouver une solution à ce problème, notamment, et
adopter une approche globale, si jamais le projet de loi est adopté?
Mr. Sternthal: I think from the perspective of what’s been
called for, it is fairly broad and inclusive. For participation we
need: obviously, patient advocacy; folks with laboratory expertise
that can come with expertise on Lyme disease and other
diagnostic tests; academia because they have a role to play;
ultimately, the private sector would be nice, but that is something
that we have to assess; and the users of this, who will really be the
health care professionals and the health care associations. They
have to be in the discussion from the beginning so that we can
evolve our comprehensive understanding of what’s possible and
what we can fix along the way.
M. Sternthal : Si l’on se fie aux autres conférences qui ont été
organisées, celle-ci devait être assez large et inclusive. Parmi les
participants, il doit y avoir, bien entendu, des organismes de
défense des droits des patients; des experts en laboratoire
spécialiste de la maladie de Lyme et d’autres tests
diagnostiques; des représentants du milieu universitaire en
raison du rôle qu’il joue dans ce dossier; des représentants du
secteur privé — ce serait agréable —, mais c’est quelque chose que
nous devons évaluer; et les utilisateurs, soit les professionnels de la
santé et les associations de soins de santé. Tous ces acteurs
doivent participer à la discussion dès le début pour qu’on puisse
bien comprendre ce qu’il est possible de faire et définir les
problèmes à régler.
Senator Stewart Olsen: Would you include some foreign or
outside-of-Canada agencies and bodies? Would you consider that
they should be invited as well?
La sénatrice Stewart Olsen : Souhaiteriez-vous que des agences
étrangères y participent? Selon vous, devrait-on inviter des
agences étrangères?
Mr. Sternthal: Yes, we absolutely would.
M. Sternthal : Absolument.
The Chair: Dr. Ouellette, I’m going to give the last words to
you. You’ve been very patient, and I’m sure you have some
thoughts on some of the questions. I’m going to give you an
opportunity to add anything that you would like, with regard to
what you’ve heard in the last few questions, before I bring this
session to a close.
Le président : Monsieur Ouellette, vous avez été très patient,
alors je vous donne le dernier mot. Je suis convaincu que vous
aurez quelque chose à ajouter en réponse à certaines des
questions. J’aimerais vous donner l’occasion d’ajouter ce que
vous voulez par rapport aux dernières questions posées avant que
nous ne levions la séance.
Dr. Ouellette: Thank you for the opportunity. Yes, I totally
concur with what Steven Sternthal has indicated. I think the best
brains exchange is key for diagnostics. I think we will invite a
broad number of individuals including: the entomologists,
because I think it’s important that we look at the tick
dimension because it’s a zoonosis; and, also, some of the
treating individuals — the physicians who are involved in
treatment.
Dr. Ouellette : Merci de me donner cette occasion. Je suis tout
à fait d’accord avec Steven Sternthal. Je crois que l’échange entre
experts est l’élément clé dans le dossier du diagnostic. Je crois que
nous allons inviter une grande variété de participants, y compris
des entomologistes — car il est important de s’attarder à la tique,
puisqu’il s’agit d’une zoonose — et des médecins qui traitent la
maladie de Lyme.
Again, I think it’s a unique opportunity to make a difference.
This is an emerging infectious disease. It went from very few cases
a decade ago, and now it’s climbing. If we look at the modelling
that the Public Health Agency of Canada is doing and from some
researchers, it’s going to grow and we have to respond to this. I
know we have to first concentrate on diagnosis, but there are
many other aspects that need to be eventually dealt with, with
increased excellence in research.
Encore une fois, je crois que nous avons une occasion unique
d’influencer le cours des choses. La maladie de Lyme est une
maladie infectieuse émergente. Depuis une dizaine d’années, le
nombre de cas ne fait qu’augmenter, et si l’on se fie à la
modélisation effectuée par l’Agence de la santé publique du
Canada et certains chercheurs, cette tendance devrait se
maintenir. Nous devons agir. Oui, nous devons d’abord nous
concentrer sur le diagnostic, mais de nombreux autres aspects
doivent être considérés dans le cadre des recherches.
24:98
Social Affairs, Science and Technology
10-12-2014
The Chair: Thank you Dr. Ouellette and you made
Dr. Lindsay very happy with regard to your reference to
entomologists being involved in this.
Le président : Merci, monsieur Ouellette. M. Lindsay est très
heureux de vous entendre dire que les entomologistes devraient
participer à la conférence.
I think from what we’ve heard from the questions and your
responses that you’ve summed it up very well, Dr. Ouellette. It’s
an emerging health issue and we have seen it spread.
Si je me fie aux questions et réponses que nous avons
entendues, je crois, monsieur Ouellette, que vous avez bien
résumé la situation. Il s’agit d’un problème de santé émergeant qui
ne fait que s’accentuer.
By the way, some of us had the privilege to hear from
Dr. Moriarty whom you mentioned in your introductory notes
and who gave a very good summary of the status and the
locations of research in the country.
Soit dit en passant, certains d’entre nous ont eu le privilège
d’entendre Mme Moriarty, à laquelle vous avez fait référence
dans votre exposé, faire un très bon résumé de la situation et des
sites de recherche au pays.
Indeed, very clearly, it’s an emerging area of knowledge in
terms of focused knowledge and the various aspects of the disease
that we’ve heard outlined in the previous session and again today
from the early to the near-early stage, to the later and, perhaps,
more chronic stages of the disease — the differences, the
difficulties in diagnosis, and so on.
De toute évidence, c’est un nouveau domaine de compétence
axé sur les connaissances et les divers aspects de la maladie qui
nous ont été soulignés lors de la séance précédente et de nouveau
aujourd’hui, qu’il s’agisse des premiers stages de la maladie ou des
stages plus chroniques, des différences, ou des difficultés en
matière de diagnostic, notamment.
I think, Mr. Sternthal, you summarized very well the approach
at the beginning, relying on the expertise of the doctor who sees
the patients and puts it in perspective. Very clearly, it is one of
those issues where in the early stages it is the knowledge of the
early practitioner and the amount of information that the patient
can bring with regard to their recent experience, their location,
where they’ve been, what they thought they encountered and so
on.
Je crois, monsieur Sternthal, que vous avez bien résumé
l’approche qui s’appuie sur l’expertise des médecins traitants qui
eux peuvent mettre la situation en perspective. Il est clair qu’il
s’agit du genre de situation où, dans les premiers stages, les
connaissances des médecins et les renseignements fournis par le
patient concernant leurs récentes activités, l’endroit où celles-ci
ont eu lieu, où ils sont allés et ce qu’ils ont vécu, notamment, sont
importants.
All of these are issues clearly need further looking at. One of
the aspects of this bill is certainly to bring a heightened awareness
to this issue. It directs that the minister be directly involved in that
session, which will certainly raise the level of interest and should
provide a considerable amount of support for those of you who
have been leading this battle and building a strategy that should
be a good framework for subsequent developments to occur.
Bien entendu, ces problèmes doivent faire l’objet de plus
d’analyse. Un des aspects de ce projet de loi est de sensibiliser
davantage la population à cette question. Il propose que le
ministre participe directement à cette conférence, ce qui devrait
susciter plus d’intérêt et accroître considérablement le soutien
envers ceux d’entre vous qui mènent cette bataille et travaillent à
l’élaboration d’une stratégie qui devrait constituer un bon cadre
pour les prochains développements.
Dr. Ouellette, Mr. Sternthal and Dr. Lindsay, we thank you
very much for being here and the clarity of your responses to the
questions is much appreciated.
Messieurs, merci beaucoup d’avoir accepté notre invitation et
d’avoir répondu avec tant de précision à nos questions.
With that, I’m just temporarily suspending the meeting and ask
the room to clear very quickly, so we can get on with clause-byclause.
Cela dit, nous allons suspendre temporairement la séance afin
d’évacuer rapidement la salle. Nous passerons ensuite à l’étude
article par article.
For the public, you don’t have to leave. This is going to be a
public session.
Mesdames et messieurs les membres du public, vous pouvez
rester. La séance se poursuivra en public.
(The committee suspended).
(La séance est suspendue.)
(The committee resumed.)
(La séance reprend.)
The Chair: We are back in session. For this session the agenda
item is clause-by-clause consideration of Bill C-442, an Act
respecting a Federal Framework on Lyme disease.
Le président : Reprenons. Cette partie de la séance portera sur
l’étude article par article du projet de loi C-442, Loi concernant le
cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme.
10-12-2014
Affaires sociales, sciences et technologie
As you know, I am required to ask you a series of questions,
and the first one is to the committee: Is it agreed that the
committee proceed to clause-by-clause consideration of
Bill C-442, An Act respecting a Federal Framework on Lyme
disease?
24:99
Comme vous le savez, je dois vous poser plusieurs questions.
La première est la suivante : Plaît-il aux membres du comité
d’amorcer l’étude article par article du projet de loi C-442, Loi
concernant le cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: That’s agreed.
Le président : D’accord.
Shall the title stand postponed?
L’étude du titre est-elle réservée?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: That’s agreed.
Le président : D’accord.
Shall the preamble stand postponed?
L’étude du préambule est-elle réservée?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: That’s agreed.
Le président : D’accord.
Shall the short title in clause 1 stand postponed?
L’étude de l’article 1, le titre abrégé, est-elle réservée?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: That’s agreed.
Le président : D’accord.
Shall clause 2 carry?
L’article 2 est-il adopté?
Hon. Senators: Carry.
Des voix : D’accord.
The Chair: That’s carried.
Le président : D’accord.
Shall clause 3 carry?
L’article 3 est-il adopté?
Hon. Senators: Carry.
Des voix : D’accord.
The Chair: That’s carried.
Le président : D’accord.
Shall clause 4 carry?
L’article 4 est-il adopté?
Hon. Senators: Carry.
Des voix : D’accord.
The Chair: That’s carried.
Le président : D’accord.
Shall clause 5 carry?
L’article 5 est-il adopté?
Hon. Senators: Carry.
Des voix : D’accord.
The Chair: That’s carried.
Le président : D’accord.
Shall clause 6 carry?
L’article 6 est-il adopté?
Hon. Senators: Carry.
Des voix : D’accord.
The Chair: That’s carried.
Le président : D’accord.
Shall clause 1 carry?
L’article 1 est-il adopté?
Hon. Senators: Carry.
Des voix : D’accord.
The Chair: That’s carried.
Le président : D’accord.
Shall the preamble carry?
Le préambule est-il adopté?
Hon. Senators: Carry.
Des voix : D’accord.
The Chair: That’s carried.
Le président : D’accord.
Shall the title carry?
Le titre est-il adopté?
Hon. Senators: Carry.
Des voix : D’accord.
The Chair: Carried.
Le président : D’accord.
24:100
Social Affairs, Science and Technology
Shall the bill carry?
Le projet de loi est-il adopté?
Hon. Senators: Carry.
Des voix : D’accord.
The Chair: The bill is carried.
Le président : Le projet de loi est adopté.
Does the committee wish to consider appending observations?
Hon. Senators: No.
10-12-2014
Les membres du comité souhaitent-ils examiner les
observations annexées?
Des voix : Non.
The Chair: The answer to that is: no.
Le président : La réponse à cette question est non.
Is it agreed that I report this bill to the Senate?
Plaît-il au comité que je fasse rapport du projet de loi au Sénat?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: That is agreed.
Le président : D’accord.
Thank you. I declare the meeting adjourned.
Merci. La séance est levée.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
WITNESSES
TÉMOINS
Thursday, November 20, 2014
Le jeudi 20 novembre 2014
Citizenship and Immigration Canada:
Citoyenneté et Immigration Canada :
Robert Judge, Director, Temporary Resident Policy and Program.
Employment and Social Development Canada:
Robert Judge, directeur, Politiques et programmes à l’intention des
résidents temporaires.
Emploi et Développement social Canada :
Alexis Conrad, Director General, Temporary Foreign Workers
Program, Skills and Employment Branch;
Alexis Conrad, directeur général, Programme des travailleurs
étrangers temporaires, Direction générale des compétences et de
l’emploi;
Colin Spencer James, Director, Policy and Program Design,
Temporary Foreign Workers Program, Skills and Employment
Branch.
Colin Spencer James, directeur, Politiques et conception de
programme, Programme des travailleurs étrangers temporaires,
Direction générale des compétences et de l’emploi.
Canadian Bar Association:
Gordon Maynard, Past Chair, National Immigration Law Section.
Restaurants Canada:
Joyce Reynolds, Executive Vice-President, Government Affairs.
Wednesday, December 3, 2014
Elizabeth May, Member of Parliament for Saanich—Gulf Islands,
sponsor of the bill.
Canadian Lyme Disease Foundation:
Jim Wilson, President and Founder.
Association of Medical Microbiology and Infectious Diseases Canada:
Association du Barreau canadien :
Gordon Maynard, président sortant, Section nationale du droit de
l’immigration.
Restaurants Canada :
Joyce Reynolds, vice-présidente exécutive, Affaires
gouvernementales.
Le mercredi 3 décembre 2014
Elizabeth May, députée, Saanich—Gulf Islands, marraine du projet
de loi.
Association canadienne de la maladie de Lyme :
Jim Wilson, président et fondateur.
Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie Canada :
Dr. Daniel Gregson, President;
Dr Daniel Gregson, président;
Dr. William Bowie, Professor of Medicine, Division of Infectious
Diseases, Department of Medicine, University of British
Columbia.
Dr William Bowie, professeur de médecine, Division des maladies
infectieuses, Département de médecine, Université de la
Colombie-Britannique.
Wednesday, December 10, 2014
Le mercredi 10 décembre 2014
Canadian Institutes of Health Research:
Instituts de recherche en santé du Canada :
Dr. Marc Ouellette, Scientific Director, Institute of Infection and
Immunity (by video conference).
Public Health Agency of Canada:
Dr Marc Ouellette, directeur scientifique, Institut des maladies
infectieuses et immunitaires (par vidéoconférence).
Agence de la santé publique du Canada :
Steven Sternthal, Director General, Centre for Food-borne,
Environmental and Zoonotic Infectious Diseases;
Steven Sternthal, directeur général, Centre des maladies infectieuses
d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique;
Robbin Lindsay, Head, Field Studies, Zoonotic Diseases and
Special Pathogens Division, National Microbiology Laboratory.
Robbin Lindsay, chef, Études sur le terrain, Division des services
zoonoses et pathogènes spéciaux, Laboratoire national de
microbiologie.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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