National Security é and Defence SENATE OF CANADA

National Security é and Defence SENATE OF CANADA
Third Session
Fortieth Parliament, 2010-11
Troisième session de la
quarantième législature, 2010-2011
SENATE OF CANADA
SÉNAT DU CANADA
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent de la
National Security
and Defence
Sécurité nationale
et de la défense
Chair:
The Honourable PAMELA WALLIN
Présidente :
L’honorable PAMELA WALLIN
Monday, February 28, 2011
Monday, March 7, 2011 (in camera)
Wednesday, March 23, 2011
Le lundi 28 février 2011
Le lundi 7 mars 2011 (à huis clos)
Le mercredi 23 mars 2011
Issue No. 12
Fascicule no 12
Twentieth, twenty-first and twenty-second meetings on:
Vingtième, vingt et unième et vingt-deuxième réunions concernant :
Canada’s national security and defence policies
(The state and future of the Canadian Forces Reserves)
(Arctic sovereignty and security)
Les politiques de sécurité nationale et de défense du Canada
(La situation actuelle et l’avenir de la Réserve des Forces canadiennes)
(Souveraineté et sécurité de l’Arctique)
Third (final) meeting on:
Troisième (dernière) réunion concernant :
Bill S-13, An Act to implement the Framework Agreement
on Integrated Cross-Border Martime Law Enforcement
Operations between the Government of Canada
and the United Stated of America
Le projet de loi S-13, Loi portant mise en oeuvre de l’Accord cadre
sur les opérations intégrées transfrontalières maritimes d’application
de la loi entre le gouvernement du Canada et le gouvernement
des États-Unis d’Amérique
First (final) meeting on:
Première (dernière) réunion concernant :
Bill C-55, An Act to amend the Canadian Forces Members
and Veterans Re-establishment and Compensation Act
and the Pension Act
Le projet de loi C-55, Loi modifiant la Loi sur les mesures
de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans
des Forces canadiennes et la Loi sur les pensions
INCLUDING:
THE SIXTH REPORT OF THE COMMITTEE
(Bill S-13, An Integrated Cross-Border Maritime Law Enforcement
Agreement between Canada and the United Stated)
THE SEVENTH REPORT OF THE COMMITTEE
(Arctic sovereignty and security)
THE EIGHTH REPORT OF THE COMMITTEE
(Bill C-55, An Act to amend the Canadian Forces Members
and Veterans Re-establishment and Compensation Act
and the Pension Act)
Y COMPRIS :
LE SIXIÈME RAPPORT DU COMITÉ
(Projet de loi S-13, L’Accord cadre sur les opérations intégrées
transfrontalières maritimes entre le Canada et les États-Unis)
LE SEPTIÈME RAPPORT DU COMITÉ
(Souveraineté et sécurité de l’Arctique)
LE HUITIÈME RAPPORT DU COMITÉ
(Projet de loi C-55, Loi modifiant la Loi sur les mesures
de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans
des Forces canadiennes et la Loi sur les pensions)
APPEARING:
The Honourable Jean-Pierre Blackburn, P.C., M.P.,
Minister of Veterans Affairs and Minister of State (Agriculture)
COMPARAÎT :
L’honorable Jean-Pierre Blackburn, C.P., député, ministre des
Anciens Combattants et ministre d’État (Agriculture)
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
48629-48661-48719
STANDING SENATE COMMITTEE ON
NATIONAL SECURITY AND DEFENCE
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DE
LA SÉCURITÉ NATIONALE ET DE LA DÉFENSE
The Honourable Pamela Wallin, Chair
Présidente : L’honorable Pamela Wallin
The Honourable Roméo Antonius Dallaire, Deputy Chair
Vice-président : L’honorable Roméo Antonius Dallaire
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
* Cowan
(or Tardif)
Day
Lang
* LeBreton, P.C.
(or Comeau)
Mitchell
Nolin
Patterson
Pépin
Plett
* Cowan
(ou Tardif)
Day
Lang
* LeBreton, C.P.
(ou Comeau)
Mitchell
Nolin
Patterson
Pépin
Plett
* Ex officio members
(Quorum 4)
* Membres d’office
(Quorum 4)
Changes in membership of the committee:
Modifications de la composition du comité :
Pursuant to rule 85(4), membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 85(4) du Règlement, la liste des
membres du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Day replaced the Honourable Senator
Zimmer (March 24, 2011).
L’honorable sénateur Day a remplacé l’honorable sénateur
Zimmer (le 24 mars 2011).
The Honourable Senator Dallaire replaced the Honourable
Senator Banks (March 24, 2011).
L’honorable sénateur Dallaire a remplacé l’honorable sénateur
Banks (le 24 mars 2011).
The Honourable Senator Plett replaced the Honourable Senator
Manning (March 23, 2011).
L’honorable sénateur Plett a remplacé l’honorable sénateur
Manning (le 23 mars 2011).
The Honourable Senator Banks replaced the Honourable Senator
Hubley (March 23, 2011).
L’honorable sénateur Banks a remplacé l’honorable sénateur
Hubley (le 23 mars 2011).
The Honourable Senator Hubley replaced the Honourable
Senator Banks (March 23, 2011).
L’honorable sénateur Hubley a remplacé l’honorable sénateur
Banks (le 23 mars 2011).
The Honourable Senator Zimmer replaced the Honourable
Senator Day (March 23, 2011).
L’honorable sénateur Zimmer a remplacé l’honorable sénateur
Day (le 23 mars 2011).
The Honourable Senator Banks replaced the Honourable Senator
Dallaire (March 23, 2011).
L’honorable sénateur Banks a remplacé l’honorable sénateur
Dallaire (le 23 mars 2011).
The Honourable Senator Manning replaced the Honourable
Senator Johnson (March 23, 2011).
L’honorable sénateur Manning a remplacé l’honorable sénateur
Johnson (le 23 mars 2011).
The Honourable Senator Patterson replaced the Honourable
Senator Plett (March 23, 2011).
L’honorable sénateur Patterson a remplacé l’honorable sénateur
Plett (le 23 mars 2011).
The Honourable Senator Johnson replaced the Honourable
Senator Manning (March 23, 2011).
L’honorable sénateur Johnson a remplacé l’honorable sénateur
Manning (le 23 mars 2011).
The Honourable Senator Plett replaced the Honourable Senator
Patterson (March 22, 2011).
L’honorable sénateur Plett a remplacé l’honorable sénateur
Patterson (le 22 mars 2011).
The Honourable Senator Lang replaced the Honourable Senator
Plett (March 22, 2011).
L’honorable sénateur Lang a remplacé l’honorable sénateur Plett
(le 22 mars 2011).
The Honourable Senator Day replaced the Honourable Senator
Peterson (March 21, 2011).
L’honorable sénateur Day a remplacé l’honorable sénateur
Peterson (le 21 mars 2011).
The Honourable Senator Peterson replaced the Honourable
Senator Day (March 21, 2011).
L’honorable sénateur Peterson a remplacé l’honorable sénateur
Day (le 21 mars 2011).
The Honourable Senator Plett replaced the Honourable Senator
Lang (March 21, 2011).
L’honorable sénateur Plett a remplacé l’honorable sénateur Lang
(le 21 mars 2011).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:3
The Honourable Senator Manning replaced the Honourable
Senator Plett (March 8, 2011).
L’honorable sénateur Manning a remplacé l’honorable sénateur
Plett (le 8 mars 2011).
The Honourable Senator Pépin replaced the Honourable Senator
Rompkey, P.C. (March 8, 2011).
L’honorable sénateur Pépin a remplacé l’honorable sénateur
Rompkey, C.P. (le 8 mars 2011).
The Honourable Senator Plett replaced the Honourable Senator
Manning (March 3, 2011).
L’honorable sénateur Plett a remplacé l’honorable sénateur
Manning (le 3 mars 2011).
The Honourable Senator Nolin replaced the Honourable Senator
Plett (March 3, 2011).
L’honorable sénateur Nolin a remplacé l’honorable sénateur Plett
(le 3 mars 2011).
The Honourable Senator Rompkey, P.C., replaced the
Honourable Senator Pépin (March 3, 2011).
L’honorable sénateur Rompkey, C.P., a remplacé l’honorable
sénateur Pépin (le 3 mars 2011).
The Honourable Senator Lang replaced the Honourable Senator
Duffy (March 2, 2011).
L’honorable sénateur Lang a remplacé l’honorable sénateur
Duffy (le 2 mars 2011).
The Honourable Senator Pépin replaced the Honourable Senator
Robichaud, P.C. (March 1, 2011).
L’honorable sénateur Pépin a remplacé l’honorable sénateur
Robichaud, C.P. (le 1er mars 2011).
The Honourable Senator Robichaud, P.C., replaced the
Honourable Senator Pépin (February 28, 2011).
L’honorable sénateur Robichaud, C.P., a remplacé l’honorable
sénateur Pépin (le 28 février 2011).
The Honourable Senator Duffy replaced the Honourable Senator
Lang (February 28, 2011).
L’honorable sénateur Duffy a remplacé l’honorable sénateur
Lang (le 28 février 2011).
The Honourable Senator Pépin replaced the Honourable Senator
Peterson (February 23, 2011).
L’honorable sénateur Pépin a remplacé l’honorable sénateur
Peterson (le 23 février 2011).
The Honourable Senator Day replaced the Honourable Senator
Banks (February 23, 2011).
L’honorable sénateur Day a remplacé l’honorable sénateur Banks
(le 23 février 2011).
The Honourable Senator Patterson replaced the Honourable
Senator St. Germain, P.C. (February 23, 2011).
L’honorable sénateur Patterson a remplacé l’honorable sénateur
St. Germain, C.P. (le 23 février 2011).
The Honourable Senator Banks replaced the Honourable Senator
Day (February 16, 2011).
L’honorable sénateur Banks a remplacé l’honorable sénateur Day
(le 16 février 2011).
The Honourable Senator Peterson replaced the Honourable
Senator Pépin (February 16, 2011).
L’honorable sénateur Peterson a remplacé l’honorable sénateur
Pépin (le 16 février 2011).
The Honourable Senator Pépin replaced the Honourable Senator
Harb (February 15, 2011).
L’honorable sénateur Pépin a remplacé l’honorable sénateur
Harb (le 15 février 2011).
The Honourable Senator St. Germain, P.C., replaced the
Honourable Senator Patterson (February 15, 2011).
L’honorable sénateur St. Germain, C.P., a remplacé l’honorable
sénateur Patterson (le 15 février 2011).
The Honourable Senator Wallin replaced the Honourable
Senator St. Germain, P.C. (February 15, 2011).
L’honorable sénateur Wallin a remplacé l’honorable sénateur
St. Germain, C.P. (le 15 février 2011).
The Honourable Senator St. Germain, P.C., replaced the
Honourable Senator Wallin (February 15, 2011).
L’honorable sénateur St. Germain, C.P., a remplacé l’honorable
sénateur Wallin (le 15 février 2011).
The Honourable Senator Manning replaced the Honourable
Senator Boisvenu (February 15, 2011).
L’honorable sénateur Manning a remplacé l’honorable sénateur
Boisvenu (le 15 février 2011).
12:4
National Security and Defence
23-3-2011
ORDRE DE RENVOI
ORDER OF REFERENCE
Extract from the Journals of the Senate, Tuesday, March 22,
2011:
Extrait des Journaux du Sénat du mardi 22 mars 2011 :
Second reading of Bill C-55, An Act to amend the
Canadian Forces Members and Veterans Re-establishment
and Compensation Act and the Pension Act.
Deuxième lecture du projet de loi C-55, Loi modifiant la
Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des
militaires et vétérans des Forces canadiennes et la Loi sur les
pensions.
The Honourable Senator Plett moved, seconded by the
Honourable Senator Patterson, that the bill be read the
second time.
L’honorable sénateur Plett propose, appuyé par
l’honorable sénateur Patterson, que le projet de loi soit lu
pour la deuxième fois.
After debate,
Après débat,
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
The bill was then read the second time.
Le projet de loi est alors lu pour la deuxième fois.
The Honourable Senator Plett moved, seconded by the
Honourable Senator Meighen, that the bill be referred to the
Standing Senate Committee on National Security and
Defence.
L’honorable sénateur Plett propose, appuyé par
l’honorable sénateur Meighen, que le projet de loi soit
renvoyé au Comité sénatorial permanent de la sécurité
nationale et de la défense.
The question being put on the motion, it was adopted.
La motion, mise aux voix, est adoptée.
Le greffier du Sénat,
Gary W. O’Brien
Clerk of the Senate
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAUX
OTTAWA, Monday, February 28, 2011
(23)
OTTAWA, le lundi 28 février 2011
(23)
[English]
12:5
[Traduction]
The Standing Senate Committee on National Security and
Defence met this day at 4:03 p.m., in room 2, Victoria Building,
the chair, the Honourable Pamela Wallin, presiding.
Le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de
la défense se réunit aujourd’hui, à 16 h 3, dans la pièce 2 de
l’édifice Victoria, sous la présidence de l’honorable Pamela Wallin
(présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Dallaire, Day, Duffy, Manning, Patterson, Plett, Robichaud and
Wallin (8).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Dallaire, Day, Duffy, Manning, Patterson, Plett, Robichaud et
Wallin (8).
Other senator present: The Honourable Senator Nolin (1).
In attendance: Shaila Anwar, Committee Clerk, Senate of
Canada; Holly Porteous and Martin Auger, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service, Library of
Parliament; and Karen Schwinghamer, Communications Officer,
Communications Directorate.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Autre sénateur présent : L’honorable sénateur Nolin (1).
Également présents : Shaila Anwar, greffière du comité, Sénat
du Canada; Holly Porteous et Martin Auger, analystes, Service
d’information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du
Parlement; et Karen Schwinghamer, agent de communications,
Direction des communications.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, March 17, 2010, the committee continued its study
on the national security and defence policy of Canada. (For
complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 1.) (The state and future of the Canadian
Forces Reserves)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le
mercredi 17 mars 2010, le comité poursuit son étude de la
politique de sécurité nationale du Canada (la situation actuelle et
l’avenir de la Réserve des Forces canadiennes). (Le texte intégral
de l’ordre de renvoi figure au fascicule no 1 des délibérations du
comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
National Defence:
Défense nationale :
Rear-Admiral Andrew Smith, Chief of Military Personnel;
Contre-amiral Andrew Smith, chef, Personnel militaire;
Lieutenant-Colonel Patricia Henry, Director of Reserve
Support Management.
Lieutenant-colonel Patricia Henry, directrice, Gestion de la
Force de réserve.
Rear-Admiral Andrew Smith made a statement and, together
with Lieutenant-Colonel Patricia Henry, answered questions.
Le contre-amiral Andrew Smith fait une déclaration, puis, avec
l’aide du lieutenant-colonel Patricia Henry, répond aux questions.
At 4:58 p.m., the committee suspended.
À 16 h 58, la séance est suspendue.
At 5:03 p.m., pursuant to the order of reference adopted by the
Senate on Wednesday, December 15, 2010, the committee
continued its consideration of Bill S-13, An Act to implement
the Framework Agreement on Integrated Cross-Border Maritime
Law Enforcement Operations between the Government of
Canada and the Government of the United States of America.
(For complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 11.)
À 17 h 3, conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mercredi 15 décembre 2010, le comité poursuit son étude du
projet de loi S-13, Loi portant mise en œuvre de l’Accord cadre
sur les opérations intégrées transfrontalières maritimes
d’application de la loi entre le gouvernement du Canada et le
gouvernement des États-Unis d’Amérique. (Le texte intégral de
l’ordre de renvoi figure au fascicule no 11 des délibérations du
comité.).
WITNESSES
TÉMOINS :
Public Safety Canada:
Sécurité publique Canada :
Barry MacKillop, Director General, Law Enforcement and
Boarder Strategies Directorate;
Barry MacKillop, directeur général, Application de la loi et
stratégies frontalières;
Sophie Beecher, Counsel, Legal Services.
Sophie Beecher, conseillère juridique, Services juridiques.
12:6
National Security and Defence
It was agreed:
That the committee proceed to clause-by-clause consideration
of Bill S-13, An Act to implement the Framework Agreement on
Integrated Cross-Border Maritime Law Enforcement Operations
between the Government of Canada and the Government of the
United States of America.
It was agreed that the title stand postponed.
It was agreed that clause 1, which contains the short title, stand
postponed.
23-3-2011
Il est convenu :
Que le comité entreprenne l’étude article par article du projet
de loi S-13, Loi portant mise en œuvre de l’Accord cadre sur les
opérations intégrées transfrontalières maritimes d’application de
la loi entre le gouvernement du Canada et le gouvernement des
États-Unis d’Amérique.
Il est convenu de reporter l’étude du titre.
Il est convenu de reporter l’étude de l’article 1, le titre abrégé.
It was agreed that clause 2 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 2.
It was agreed that clause 3 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 3.
It was agreed that clause 4 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 4.
It was agreed that clause 5 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 5.
It was agreed that clause 6 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 6.
It was agreed that clause 7 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 7.
It was agreed that clause 8 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 8.
It was agreed that clause 9 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 9.
It was agreed that clause 10 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 10.
It was agreed that clause 11 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 11.
It was agreed that clause 12 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 12.
It was agreed that clause 13 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 13.
It was agreed that clause 14 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 14.
It was agreed that clause 15 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 15.
It was agreed that clause 16 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 16.
The chair asked whether clause 17 shall carry.
Le président demande si l’article 17 est adopté.
The Honourable Senator Manning moved:
L’honorable sénateur Manning propose :
That Bill S-13 be amended in Clause 17, page 8 by replacing
line 15 with the following:
Que le projet de loi S-13, à l’article 17, soit modifié par
substitution, à la ligne 16, page 8, de ce qui suit :
‘‘45.88 who was appointed as a cross-border maritime law
enforcement officer under subsection 8(1) of the Keeping
Canadians Safe (Protecting Borders) Act.’’.
« l’agent désigné, au sens de l’article 45.88, qui a été nommé
à titre d’agent maritime transfrontalier d’application de la
loi en vertu du paragraphe 8(1) de la Loi visant à assurer la
sécurité des Canadiens (protection des frontières) ».
It was agreed that Mr. MacKillop and Ms. Beecher be invited
to the table and, during the consideration of Bill S-13, they
answered questions from time to time.
Il est convenu d’inviter M. MacKillop et Mme Beecher à
prendre part à la discussion sur le projet de loi S-13 et à répondre,
à l’occasion, aux questions.
After debate, with leave, the Honourable Senator Manning
moved in amendment:
Après débat, avec la permission du comité, l’honorable
sénateur Manning propose l’amendement suivant :
That Clause 17, page 8: 45.48 in the French version should
read Clause 17, page 8: 45.88
Dans la version française, il faudrait remplacer, à l’article 17,
page 8, 45.48 par 45.88.
The question being put on the subamendment, it was adopted.
Le sous-amendement, mis aux voix, est adopté.
It was agreed that clause 17, as amended, carry.
Il est convenu d’adopter l’article 17 modifié.
It was agreed that clause 18 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 18.
It was agreed that clause 19 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 19.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
It was agreed that clause 20 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 20.
It was agreed that clause 21 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 21.
The chair asked whether clause 22 shall carry.
Le président demande si l’article 22 est adopté.
The Honourable Senator Manning moved:
L’honorable sénateur Manning propose :
12:7
That Bill S-13 be amended in Clause 22, page 12 by adding
after line 22 the following:
Que le projet de loi S-13, à l’article 22, soit modifié par
adjonction, après la ligne 20, page 12, de ce qui suit :
‘‘(10) If a complaint concerns the conduct of a
designated officer, the Commission may conduct an
investigation, review or hearing of that complaint jointly
with an authority that is responsible for investigations,
reviews or hearings with respect to complaints from the
public against law enforcement officers in any relevant
jurisdiction, whether in or outside Canada.
« (10) Lorsqu’une plainte porte sur la conduite d’un
agent désigné, la Commission peut tenir une enquête, une
révision ou une audience sur la plainte conjointement
avec l’entité publique ayant les mêmes compétences en
matière de plaintes du public dans tout ressort concerné
au Canada ou à l’étranger.
(11) The Minister may make regulations respecting
investigations, reviews or hearings conducted jointly
under subsection (10).’’, and
(11) Le ministre peut prendre des règlements
concernant les enquêtes, révisions et audiences
conjointes. »
(ii) By replacing lines 23 and 24 with the following:
‘‘45.9 Sections 45.52 to 45.56, 45.63 to 45.67, 45.71,
45.72 and 45.74 to 45.76 apply in respect of a’’;
(b) Page 19:
(i) By adding after line 32 the following:
(ii) par substitution, à la ligne 22, page 12 de ce qui suit :
« 45.67, 45.71, 45.72 et 45.74 à 45.76 s’appliquent aux
plaintes »
b) Page 19 :
(i) par adjonction, après la ligne 29, de ce qui suit :
‘‘(10) If a complaint concerns the conduct of a
designated officer, the Commission may conduct an
investigation, review or hearing of that complaint jointly
with an authority that is responsible for investigations,
reviews or hearings with respect to complaints from the
public against law enforcement officers in any relevant
jurisdiction, whether in or outside Canada.
« (10) Lorsqu’une plainte porte sur la conduite d’un
agent désigné, la Commission peut tenir une enquête, une
révision ou une audience sur la plainte conjointement
avec l’entité publique ayant les mêmes compétences en
matière de plaintes du public dans tout ressort concerné,
au Canada ou à l’étranger.
(11) The Minister may make regulations respecting
investigations, reviews or hearings conducted jointly
under subsection (10).’’, and
(11) Le ministre peut prendre des règlements
concernant les enquêtes, révisions ou audiences
conjointes.
(ii) By replacing lines 33 and 34 with the following:
‘‘45.9 Sections 45.52 to 45.56, 45.63 to 45.67, 45.71,
45.72 and 45.74 to 45.76 apply in respect of a’’;
(c) Page 24 by replacing line 26 with the following:
‘‘45.88 who was appointed as a cross-border maritime law
enforcement officer under subsection 8(1) of the Keeping
Canadians Safe (Protecting Borders) Act.’’;
(d) Page 25 by replacing with line 28 with the following:
‘‘45.88 who was appointed as a cross-border maritime law
enforcement officer under subsection 8(1) of the Keeping
Canadians Safe (Protecting Borders) Act.’’.
(ii) par substitution, à la ligne 31, de ce qui suit :
« 45.67, 45.71, 45.72 et 45.74 à 45.76 s’appliquent aux
plaintes »
c) par substitution, à la ligne 32, page 24, de ce qui suit :
« l’agent désigné, au sens de l’article 45.88, qui a été
nommé à titre d’agent maritime transfrontalier
d’application de la loi en vertu du paragraphe 8(1) de la
Loi visant à assurer la sécurité des Canadiens (protection
des frontières).»
d) par substitution, à la ligne 33, page 25, de ce qui suit :
« l’agent désigné, au sens de l’article 45.88, qui a été
nommé à titre d’agent maritime transfrontalier
d’application de la loi en vertu du paragraphe 8(1) de la
Loi visant à assurer la sécurité des Canadiens (protection
des frontières).»
12:8
National Security and Defence
After debate, it was agreed that clause 22 carry, on division.
23-3-2011
Après débat, il est convenu d’adopter l’article 22, avec
dissidence.
The chair asked whether clause 23 shall carry.
Le président demande si l’article 23 est adopté.
The Honourable Senator Manning moved:
L’honorable sénateur Manning propose :
That Bill S-13 be amended in Clause 23, page 27 by replacing
line 30 with the following:
Que le projet de loi S-13, à l’article 23, soit modifié par
substitution, à la ligne 33, page 27, de ce qui suit :
‘‘45.88 who was appointed as a cross-border maritime law
enforcement officer under subsection 8(1) of the Keeping
Canadians Safe (Protecting Borders) Act.’’.
« désigné, au sens de l’article 45.88, qui a été nommé à
titre d’agent maritime transfrontalier d’application de la
loi en vertu du paragraphe 8(1) de la Loi visant à assurer
la sécurité des Canadiens (protection des frontières). »
It was agreed that clause 23, as amended, carry.
Il est convenu d’adopter l’article 23 modifié.
It was agreed that clause 24 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 24.
After debate, it was agreed that clause 1, which contains the
short title, carry, on division.
Après débat, il est convenu d’adopter, avec dissidence,
l’article 1, le titre abrégé.
It was agreed that the title carry.
Il est convenu d’adopter le titre.
It was agreed that the bill carry, on division.
Il est convenu d’adopter le projet de loi, avec dissidence.
At 6:15 p.m., the committee suspended.
À 18 h 15, la séance est suspendue.
At 6:20 p.m., the committee, pursuant to rule 92(2)(f), resumed
in camera to consider a draft report.
À 18 h 20, le comité se réunit à huis clos, conformément à
l’article 92(2)f) du Règlement, en vue d’examiner un projet de
rapport.
It was agreed that senators’ staff be permitted to remain in the
room for the in camera portion of the meeting.
Il est convenu d’autoriser le personnel des sénateurs à rester
dans la salle pendant le huis clos.
It was agreed that the chair report the bill, as amended, to the
Senate at the earliest opportunity.
Il est convenu que le président fasse rapport du projet de loi
modifié au Sénat, le plus tôt possible.
At 6:40 p.m. pursuant to the order of reference adopted by the
Senate on Wednesday, March 17, 2010, the committee continued
its study on the national security and defence policies of Canada.
(For complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 1.) (Arctic sovereignty and security)
À 18 h 40, conformément à l’ordre de renvoi adopté par le
Sénat le mercredi 17 mars 2010, le comité poursuit son étude de la
politique de sécurité nationale du Canada (Souveraineté et
sécurité de l’Arctique). (Le texte intégral de l’ordre de renvoi
figure au fascicule no 1 des délibérations du comité.)
Pursuant to rule 92(2)(f), the committee considered a draft
report.
Conformément à l’article 92(2)f) du Règlement, le comité
examine un projet de rapport.
At 7:02 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 19 h 2, le comité suspend ses travaux jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Monday, March 7, 2011
(24)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le lundi 7 mars 2011
(24)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on National Security and
Defence met this day, in camera at 4:05 p.m., in room 2, Victoria
Building, the chair, the Honourable Pamela Wallin, presiding.
Le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de
la défense se réunit aujourd’hui, à huis clos, à 16 h 5, dans la
pièce 2 de l’édifice Victoria, sous la présidence de l’honorable
Pamela Wallin (présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Dallaire, Day, Lang, Mitchell, Nolin, Patterson, Plett, Rompkey,
P.C., and Wallin (9).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Dallaire, Day, Lang, Mitchell, Nolin, Patterson, Plett,
Rompkey, C.P., et Wallin (9).
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:9
In attendance: Karen Schwinghamer and David Charbonneau,
Communications Officers, Communications Directorate.
Également présents : Karen Schwinghamer et David
Charbonneau, agents de communications, Direction des
communications.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Wednesday, March 17, 2010, the committee continued its study
on the national security and defence policy of Canada. (For
complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 1.) (Arctic sovereignty and security)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le
mercredi 17 mars 2010, le comité poursuit son étude de la
politique de sécurité nationale du Canada (Souveraineté et
sécurité de l’Arctique). (Le texte intégral de l’ordre de renvoi
figure au fascicule no 1 des délibérations du comité.)
Pursuant to rule 92(2)(f), the committee considered a
draft report.
Conformément à l’article 92(2)f) du Règlement, le comité
examine un projet de rapport.
It was agreed that senators’ staff be permitted to remain in the
room for the in camera portion of the meeting.
Il est convenu d’autoriser le personnel des sénateurs à rester
dans la salle pendant le huis clos.
It was agreed that the committee adopt the draft report and
that the Subcommittee on Agenda and Procedure be empowered
to approve the final text of the report.
Il est convenu que le comité adopte le projet de rapport et que
le Sous-comité du programme et de la procédure soit autorisé à
approuver le rapport final.
At 7:05 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 19 h 5, le comité suspend ses travaux jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTEST:
OTTAWA, Wednesday, March 23, 2011
(25)
[English]
ATTESTÉ :
OTTAWA, le mercredi 23 mars 2011
(25)
[Traduction]
The Standing Senate Committee on National Security and
Defence met this day at 4:03 p.m., in room 2, Victoria Building,
the chair, the Honourable Pamela Wallin, presiding.
Le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de
la défense se réunit aujourd’hui, à 16 h 3, dans la pièce 2 de
l’édifice Victoria, sous la présidence de l’honorable Pamela Wallin
(présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Banks, Lang, Mitchell, Nolin, Patterson, Pépin, Plett, Wallin and
Zimmer (9).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs Banks,
Lang, Mitchell, Nolin, Patterson, Pépin, Plett, Wallin et
Zimmer (9).
In attendance: David Charbonneau, Communications Officer,
Communications Directorate.
É galement présent : David Charbonneau, agent de
communications, Direction des communications.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Aussi présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Monday, March 21, 2010, the committee began its consideration
of Bill C-55, An Act to amend the Canadian Forces Members and
Veterans Re-establishment and Compensation Act and the
Pension Act.
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat le
lundi 21 mars 2010, le comité entreprend l’examen du projet de
loi C-55, Loi modifiant la Loi sur les mesures de réinsertion et
d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes
et la Loi sur les pensions.
APPEARING:
COMPARAÎT :
The Honourable Jean-Pierre Blackburn, P.C., M.P., Minister
of Veterans Affairs and Minister of State (Agriculture).
L’honorable Jean-Pierre Blackburn, C.P., député, ministre des
Anciens Combattants et ministre d’État (Agriculture).
WITNESSES:
TÉMOINS :
Veterans Affairs Canada:
Anciens Combattants Canada :
Keith Hillier, Assistant Deputy Minister, Service Delivery;
Keith Hillier, sous-ministre adjoint, Prestation des services;
Bernard Butler, Director General, Policy and Research.
Bernard Butler, directeur général, Politiques et recherche.
12:10
National Security and Defence
Office of the Veterans Ombudsman:
Chief Warrant Officer (Retired) Guy Parent, Veterans
Ombudsman.
Royal Canadian Legion:
Bureau de l’ombudsman des vétérans :
Adjudant-chef (à la retraite) Guy Parent, ombudsman des
vétérans.
Légion royale canadienne :
Brad White, Dominion Secretary,
Brad White, secrétaire de la Direction nationale;
Pierre Allard, Service Bureau Director.
Pierre Allard, directeur du Bureau d’entraide.
As an individual:
Brigadier-General (Retired) Joseph Sharpe.
The Honourable Jean-Pierre Blackburn, P.C., M.P. made a
statement and, together with Keith Hillier and Bernard Butler,
answered questions.
À titre personnel :
Brigadier-général (à la retraite) Joseph Sharpe.
L’honorable Jean-Pierre Blackburn, C.P., député, fait une
déclaration, puis, avec l’aide de M. Keith Hillier et de M. Bernard
Butler, répond aux questions.
At 4:45 p.m., the committee suspended.
À 16 h 45, la séance est suspendue.
At 5:43 p.m., the committee resumed.
À 17 h 43, la séance reprend.
Chief Warrant Officer (Retired) Guy Parent made a statement
and answered questions.
L’adjudant en chef (à la retraite) Guy Parent fait une
déclaration, puis répond aux questions.
At 5:57 p.m., the committee suspended.
À 17 h 57, la séance est suspendue.
At 5:58 p.m., the committee resumed.
À 17 h 58, la séance reprend.
Brad White and Pierre Allard each made a statement and,
together, answered questions.
At 6:15 p.m., the committee suspended.
At 6:16 p.m., the committee resumed.
23-3-2011
M. Brad White et M. Pierre Allard font une déclaration, puis,
ensemble, répondent aux questions.
À 18 h 15, la séance est suspendue.
À 18 h 16, la séance reprend.
Brigadier-General (Retired) Joseph Sharpe made a statement
and answered questions.
Le brigadier-général (à la retraite) Joseph Sharpe fait une
déclaration, puis répond aux questions.
At 6:32 p.m., it was agreed that the committee proceed to
clause-by-clause consideration of Bill C-55, An Act to amend the
Canadian Forces Members and Veterans Re-establishment and
Compensation Act and the Pension Act.
À 18 h 32, il est convenu que le comité entreprenne l’étude
article par article du projet de loi C-55, Loi modifiant la Loi sur
les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et
vétérans des Forces canadiennes et la Loi sur les pensions.
It was agreed that the title stand postponed.
It was agreed that clause 1, which contains the short title, stand
postponed.
Il est convenu de reporter l’étude du titre.
Il est convenu de reporter l’étude de l’article 1, le titre abrégé.
It was agreed that clause 2 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 2.
It was agreed that clause 3 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 3.
It was agreed that clause 4 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 4.
It was agreed that clause 5 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 5.
It was agreed that clause 6 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 6.
It was agreed that clause 7 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 7.
It was agreed that clause 8 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 8.
It was agreed that clause 9 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 9.
It was agreed that clause 10 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 10.
It was agreed that clause 11 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 11.
It was agreed that clause 12 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 12.
It was agreed that clause 13 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 13.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:11
It was agreed that clause 14 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 14.
It was agreed that clause 15 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 15.
It was agreed that clause 16 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 16.
It was agreed that clause 17 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 17.
It was agreed that clause 18 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 18.
It was agreed that clause 19 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 19.
It was agreed that clause 20 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 20.
It was agreed that clause 20.1 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 20.1.
It was agreed that clause 21 carry.
Il est convenu d’adopter l’article 21.
It was agreed that the title carry.
Il est convenu d’adopter le titre.
It was agreed that the bill be adopted without amendment.
Il est convenu d’adopter le projet de loi, sans amendement.
It was agreed that the chair report the bill to the Senate at the
earliest opportunity.
Il est convenu que le président fasse rapport du projet de loi au
Sénat, le plus tôt possible.
At 6:35 p.m., the committee, pursuant to rule 92(2)(e),
proceeded in camera to discuss its draft agenda on its study on
the national security and defence policies of Canada. (For
complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 1.)
À 18 h 35, le comité se réunit à huis clos, conformément à
l’article 92(2)e) du Règlement, en vue de discuter de l’ordre du
jour provisoire relatif à l’étude de la politique de sécurité
nationale du Canada. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi
figure au fascicule no 1 des délibérations du comité.)
It was agreed that senators’ staff be permitted to remain in the
room for the in camera portion of the meeting.
Il est convenu d’autoriser le personnel des sénateurs à rester
dans la salle pendant le huis clos.
At 6:45 p.m., the committee resumed in public.
À 18 h 45, la séance publique reprend.
The Honourable Senator Lang moved:
L’honorable sénateur Lang propose :
That the following budget application (National security and
defence policies of Canada) for the fiscal year ending March 31,
2012 be approved for submission to the Standing Committee on
Internal Economy, Budgets and Administration, following a final
administration review that will be overseen by the Subcommittee
on Agenda and Procedure:
Summary of Expenditures
Résumé des dépenses
Professional and other services
Transportation and Communications
All Other Expenditures
$
TOTAL
$ 545,406
50,000
462,216
33,190
The question being put on the motion, it was adopted.
Services professionnels et autres
Transport et communications
Autres dépenses
50 000 $
426 216
33 190
TOTAL
545 406 $
La motion, mise aux voix, est adoptée.
At 6:48 p.m., the committee adjourned to the call of the chair.
ATTEST:
Que la demande de budget suivante (étude de la politique de
sécurité nationale du Canada) pour l’exercice se terminant
le 31 mars 2012 soit approuvée et présentée au Comité
permanent de la régie interne, des budgets et de
l’administration, après un dernier examen par le Sous-comité du
programme et de la procédure :
À 18 h 48, le comité suspend ses travaux jusqu’à nouvelle
convocation de la présidence.
ATTESTÉ :
Le greffier du comité,
Kevin Pittman
Clerk of the Committee
12:12
National Security and Defence
23-3-2011
RAPPORTS DU COMITÉ
REPORTS OF THE COMMITTEE
Tuesday, March 1, 2011
Le mardi 1er mars 2011
The Standing Senate Committee on National Security and
Defence has the honour to present its
Le comité, sénatorial permanent de la sécurité nationale et de
la défense a l’honneur de présenter son
SIXTH REPORT
SIXIÈME RAPPORT
Your Committee, to which was referred Bill S-13, An Act to
implement the Framework Agreement on Integrated CrossBorder Maritime Law Enforcement Operations between the
Government of Canada and the Government of the United
States of America, has, in obedience to its order of reference of
Wednesday, December 15, 2010, examined the said Bill and now
reports the same with the following amendments:
Votre Comité auquel a été renvoyé le projet de loi S-13,
Loi portant mise en œuvre de l’Accord cadre sur les opérations
intégrées transfrontalières maritimes d’application de la loi entre
le gouvernement du Canada et le gouvernement des États-Unis
d’Amérique, a, conformément à son ordre de renvoi du mercredi
15 décembre 2010, examiné ledit projet de loi et en fait maintenant
rapport avec les modifications suivantes :
1. Clause 17, page 8: Replace line 15 with the following:
‘‘45.88 who was appointed as a cross-border maritime law
enforcement officer under subsection 8(1) of the Keeping
Canadians Safe (Protecting Borders) Act.’’.
1. Article 17, page 8 : Remplacer la ligne 16 par ce qui suit :
« l’agent désigné, au sens de l’article 45.88, qui a été
nommé à titre d’agent maritime transfrontalier
d’application de la loi en vertu du paragraphe 8(1) de la
Loi visant à assurer la sécurité des Canadiens (protection
des frontières). ».
2. Clause 22:
2. Article 22 :
(a) Page 12:
a) Page 12 :
(i) Add after line 22 the following:
(i) Ajouter après la ligne 20 ce qui suit :
‘‘(10) If a complaint concerns the conduct of a
designated officer, the Commission may conduct an
investigation, review or hearing of that complaint jointly
with an authority that is responsible for investigations,
reviews or hearings with respect to complaints from the
public against law enforcement officers in any relevant
jurisdiction, whether in or outside Canada.
« (10) Lorsqu’une plainte porte sur la conduite d’un
agent désigné, la Commission peut tenir une enquête, une
révision ou une audience sur la plainte conjointement
avec l’entité publique ayant les mêmes compétences en
matière de plaintes du public dans tout ressort concerné,
au Canada ou à l’étranger.
(11) The Minister may make regulations respecting
investigations, reviews or hearings conducted jointly
under subsection (10).’’, and
(11) Le ministre peut prendre des règlements
concernant les enquêtes, révisions et audiences
conjointes. »,
(ii) Replace lines 23 and 24 with the following:
‘‘45.9 Sections 45.52 to 45.56, 45.63 to 45.67, 45.71,
45.72 and 45.74 to 45.76 apply in respect of a’’;
(b) Page 19:
(i) Add after line 32 the following:
(ii) Remplacer la ligne 22 par ce qui suit :
« 45.67, 45.71, 45.72 et 45.74 à 45.76 s’appliquent aux
plaintes »;
b) Page 19 :
(i) Ajouter après la ligne 29 ce qui suit :
‘‘(10) If a complaint concerns the conduct of a
designated officer, the Commission may conduct an
investigation, review or hearing of that complaint jointly
with an authority that is responsible for investigations,
reviews or hearings with respect to complaints from the
public against law enforcement officers in any relevant
jurisdiction, whether in or outside Canada.
« (10) Lorsqu’une plainte porte sur la conduite d’un
agent désigné, la Commission peut tenir une enquête, une
révision ou une audience sur la plainte conjointement
avec l’entité publique ayant les mêmes compétences en
matière de plaintes du public dans tout ressort concerné,
au Canada ou à l’étranger.
(11) The Minister may make regulations respecting
investigations, reviews or hearings conducted jointly
under subsection (10).’’, and
(11) Le ministre peut prendre des règlements
concernant les enquêtes, révisions et audiences
conjointes. »,
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
(ii) Replace lines 33 and 34 with the following:
12:13
(ii) Remplacer la ligne 31 par ce qui suit :
‘‘45.9 Sections 45.52 to 45.56, 45.63 to 45.67, 45.71,
45.72 and 45.74 to 45.76 apply in respect of a’’;
« 45.67, 45.71, 45.72 et 45.74 à 45.76 s’appliquent aux
plaintes »;
(c) Page 24: Replace line 26 with the following:
c) Page 24 : Remplacer la ligne 32 par ce qui suit :
‘‘45.88 who was appointed as a cross-border maritime law
enforcement officer under subsection 8(1) of the Keeping
Canadians Safe (Protecting Borders) Act.’’;
« l’agent désigné, au sens de l’article 45.88, qui a été
nommé à titre d’agent maritime transfrontalier
d’application de la loi en vertu du paragraphe 8(1) de la
Loi visant à assurer la sécurité des Canadiens (protection
des frontières). »;
d) Page 25 : Remplacer la ligne 33 par ce qui suit :
(d) Page 25: Replace with line 28 with the following:
« l’agent désigné, au sens de l’article 45.88, qui a été
nommé à titre d’agent maritime transfrontalier
d’application de la loi en vertu du paragraphe 8(1) de la
Loi visant à assurer la sécurité des Canadiens (protection
des frontières). ».
‘‘45.88 who was appointed as a cross-border maritime law
enforcement officer under subsection 8(1) of the Keeping
Canadians Safe (Protecting Borders) Act.’’.
3. Article 23, page 27 : Remplacer la ligne 33 par ce qui suit :
3. Clause 23, page 27: Replace line 30 with the following:
« désigné, au sens de l’article 45.88, qui a été nommé à
titre d’agent maritime transfrontalier d’application de la
loi en vertu du paragraphe 8(1) de la Loi visant à assurer
la sécurité des Canadiens (protection des frontières). ».
‘‘45.88 who was appointed as a cross-border maritime law
enforcement officer under subsection 8(1) of the Keeping
Canadians Safe (Protecting Borders) Act.’’.
Respectueusement soumis,
Respectfully submitted,
Monday, March 21, 2011
Le lundi 21 mars 2011
The Standing Senate Committee on National Security and
Defence has the honour to table its
Le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de
la défense a l’honneur de déposer son
SEVENTH REPORT
SEPTIÈME RAPPORT
Your committee, which was authorized by the Senate on
Wednesday, March 17, 2010, to examine and report on the
national security and defence policies of Canada, now tables its
interim report entitled Sovereignty & Security In Canada’s Arctic.
Votre comité, qui a été autorisé par le Sénat le
mercredi 17 mars 2010 à étudier, pour en faire rapport, les
politiques de sécurité nationale et de défense du Canada, dépose
maintenant son rapport provisoire intitulé Souveraineté et sécurité
dans l’Arctique canadien.
Respectueusement soumis,
Respectfully submitted,
La présidente,
PAMELA WALLIN
Chair
(Text of the report appears following the evidence.)
(Le texte du rapport paraît après les témoignages.)
12:14
National Security and Defence
23-3-2011
Wednesday, March 23, 2011
Le mercredi 23 mars 2011
The Standing Senate Committee on National Security and
Defence has the honour to present its
Le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de
la défense a l’honneur de présenter son
EIGHTH REPORT
HUITIÈME RAPPORT
Your committee, to which was referred Bill C-55, An Act to
amend the Canadian Forces Members and Veterans
Re-establishment and Compensation Act and the Pension Act,
has, in obedience to the order of reference of Monday, March 21,
2011, examined the said bill and now reports the same without
amendment.
Votre comité, auquel a été renvoyé le projet loi C-55,
Loi modifiant la Loi sur les mesures de réinsertion et
d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces
canadiennes et la Loi sur les pensions, a, conformément à
l’ordre de renvoi du lundi 21 mars 2011, examiné ledit projet de
loi et en fait maintenant rapport sans amendement.
Respectueusement soumis,
Respectfully submitted,
La présidente,
PAMELA WALLIN
Chair
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:15
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Monday, February 28, 2011
OTTAWA, le lundi 28 février 2011
The Standing Senate Committee on National Security and
Defence met this day at 4:03 p.m. to examine and report on the
national security and defence policies of Canada (topic: the state
and future of the Canadian Forces Reserves); and to give clauseby-clause consideration to Bill S-13, An Act to implement the
Framework Agreement on Integrated Cross-Border Maritime
Law Enforcement Operations between the Government of
Canada and the Government of the United States of America.
Le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de
la défense se réunit aujourd’hui, à 16 h 3, pour étudier, afin d’en
faire rapport, les politiques de sécurité nationale et de défense du
Canada (sujet : la situation actuelle et l’avenir de la Réserve des
Forces canadiennes), puis à l’étude article par article du projet de
loi S-13, Loi portant mise en œuvre de l’Accord cadre sur les
opérations intégrées transfrontalières maritimes d’application de
la loi entre le gouvernement du Canada et le gouvernement des
États-Unis d’Amérique.
Senator Pamela Wallin (Chair) in the chair.
[English]
Le sénateur Pamela Wallin (présidente) occupe le fauteuil.
[Traduction]
The Chair: Ladies and gentlemen, we are continuing our
discussion on the future state of the Canadian Reserve Force.
Over the past several months, we have been weaving this issue in
and out of our many other topics of discussion. Today, we are
pleased to have with us Rear-Admiral Andrew Smith, Chief of
Military Personnel. Our focus today is on the human resources
side: administrative systems, policies, the differences in
administration policies between reserves and regular forces, and
the efforts under way to simplify things. Rear-Admiral Smith is a
mechanical engineer and naval architect. Most recently, he is
commanding officer of the Fleet Maintenance Facility as Director
General Maritime Personnel and Readiness as well as Assistant
Chief Military Personnel.
La présidente : Mesdames et messieurs, nous poursuivons notre
discussion sur l’avenir de la Réserve des Forces canadiennes.
Depuis plusieurs mois, nous avons interrompu et repris l’étude de
cette question à maintes reprises en fonction des autres sujets qui
se présentaient à nous. Aujourd’hui, nous avons le plaisir de
recevoir le contre-amiral Andrew Smith, chef du personnel
militaire. Nous allons mettre l’accent sur les ressources
humaines, soit les régimes administratifs, les politiques, les
différences dans les politiques administratives des Réserves et
des forces régulières, ainsi que les efforts pour simplifier les
choses. Le contre-amiral Smith est ingénieur mécanique et
architecte naval. Ces dernières années, il a été commandant de
l’Installation de maintenance de la flotte; directeur général —
personnel et état de préparations maritimes —, ainsi que chefadjoint personnel militaire.
Joining him is Lieutenant-Colonel Patricia Henry, Director of
Reserve Support Management. In 1999, she won the
Commanders Commendation Award for her leadership and
development of the army diversity training program. She has
extensive experience in military human resources at National
Defence Headquarters and was appointed an Officer of the Order
of Military Merit last month. Congratulations, Lieutenant
Colonel Henry. Rear-Admiral Smith, I gather that you have
some opening comments. Welcome, and please go ahead.
Il est accompagné du lieutenant-colonel Patricia Henry,
directrice de la gestion du soutien de la Réserve. En 1999,
Patricia Henry s’est vue décerner la Mention élogieuse du
commandant pour son leadership et sa participation à la mise
sur pied du programme de formation sur la diversité dans l’armée.
Elle a une vaste expérience des ressources humaines militaires au
quartier général de la Défense nationale et a été nommée Officier
de l’Ordre du mérite militaire le mois dernier. Toutes mes
félicitations, lieutenant-colonel Henry. Contre-amiral Smith, je
présume que vous avez préparé une allocution. Je vous souhaite la
bienvenue et je vous cède la parole sans plus tarder.
Rear-Admiral Andrew Smith, Chief of Military Personnel, of
National Defence: It is indeed a pleasure for me to be here this
afternoon to discuss reserve force administration in the Canadian
Forces. I thank you for your warm welcome. Notwithstanding
that I have been trained, educated and employed as a marine
systems engineer, I no longer call myself an engineer. I now call
myself a personnel engineer.
Contre-amiral Andrew Smith, chef du personnel militaire,
Défense nationale : C’est un plaisir pour moi de comparaître
devant vous aujourd’hui afin de vous parler de l’administration de
la Force de réserve des Forces canadiennes. Je vous remercie de
cet accueil chaleureux. Bien que j’aie reçu une formation
d’ingénieur en systèmes marins et que j’ai été employée à ce
titre, je ne me considère plus comme un ingénieur à proprement
parler. Je me qualifierais plutôt d’ingénieur personnel.
The Chair: That is a good phrase. You might be able to market
that one.
La présidente : C’est une bonne expression. Vous pourriez la
commercialiser.
12:16
National Security and Defence
[Translation]
Rear-Admiral Smith: Before I begin, allow me to introduce
Lieutenant-Colonel Patricia Henry, Director of Reserve Support
Management. She is responsible for approximately 17,000 reserve
force members, of which 1200 are primary reservists who work for
the Canadian Forces on a full-time basis. The remainder of her
responsibilities concern personnel in the supplementary reserve, a
listing of individuals maintained until such time that the
Canadian Forces have a requirement for them to serve.
[English]
23-3-2011
[Français]
Cam Smith : Avant de commencer, permettez-moi de vous
présenter le lieutenant-colonel Patricia Henry, directrice de la
gestion du soutien de la réserve. Quelque 17 000 réservistes dont
1200 membres de la première réserve travaillant à plein temps
dans les Forces armées canadiennes relèvent de sa compétence.
Elle s’occupe aussi du personnel de la réserve supplémentaire, à
savoir les personnes auxquelles les Forces armées canadiennes
font appel en cas de nécessité et dont le nom figure sur une liste
régulièrement mise à jour.
[Traduction]
My own area of responsibility relates to the policy and
processes governing the personnel administration of the reserve
component of the Canadian Forces. This responsibility includes
personnel in both full and part-time positions.
Quant à moi, je suis responsable de la politique et des processus
qui régissent la gestion du personnel de la Réserve des Forces
canadiennes, notamment les réservistes qui occupent des postes à
temps plein et à temps partiel.
My responsibilities relate to the development of personnel
policies and much less so to force generation and employment of
reserve force personnel.
Mes responsabilités visent principalement l’élaboration de
politiques de gestion du personnel plutôt que la mise sur pied
de la force et l’emploi du personnel membre de la Réserve.
As committee members well know, the Canadian Forces is a
total force comprised of a regular component that is made up of
personnel who have agreed to serve on a continuing basis, and a
reserve component, made up of personnel who have agreed to
serve on other than a continuing basis.
Comme vous le savez, les Forces canadiennes constituent une
force totale comprenant la Force régulière (formée de membres
qui ont accepté de servir de manière continue) et la Force de
réserve (formée de membres qui ont accepté de servir autrement
que de manière continue).
There are four subcomponents within the reserve force: the
Primary Reserve, the Cadet Organizations Administration and
Training Service, previously known as the Cadet Instructor
Cadre, the Canadian Reserves, and the Supplementary Reserve.
La Réserve comporte quatre sous-éléments : la Première
réserve, le Service d’administration et d’instruction des
organisations des cadets (qu’on appelait anciennement le Cadre
des instructeurs de cadets), les Rangers canadiens et la Réserve
supplémentaire.
[Translation]
[Français]
While I am responsible for the policies that govern personnel
administration for all four sub-components, for ease of
discussion, I will focus my remarks mainly on the primary
reserve, those who deploy in support of Canadian Forces
operations and who represent the Forces in local communities.
Même si je suis responsable des politiques qui régissent
l’administration du personnel pour les quatre sous-composantes,
pour faciliter la discussion, je vais concentrer mes remarques
principalement sur la première réserve, dont les membres
participent aux opérations des Forces armées canadiennes et qui
représentent les Forces dans les collectivités locales.
All policy in the Canadian Forces is written for the total force,
with exceptions and/or differences specified only when applicable.
This means that, when policy and associated administrative
guidelines are published, consideration has been given to both the
regular force and the reserve force.
Toutes les politiques des Forces armées canadiennes sont
écrites pour la force totale, avec quelques exceptions. Cela signifie
que la Force régulière et la Réserve sont toutes deux prises en
considération avant la publication d’une politique et des directives
administratives qui l’accompagnent.
[English]
Although policies are made to apply to the total force, there are
differences in the administration of the regular forces and reserve
forces. I will use pay as an example. As for the distribution of
personnel wages, the regular forces use what I generically call a
‘‘push’’ system and the reserve force a ‘‘pull’’ system. Regular
force pay is pushed continuously to the member twice per month
until such time as it is actively stopped. The reserve system, by
contrast, is a pull system through which pay is not automatically
[Traduction]
Cela dit, même si les politiques sont conçues pour s’appliquer à
la force totale, il existe des différences dans l’administration de la
Force régulière et de la Réserve. Je vais me servir de la
rémunération comme exemple. En ce qui concerne la
distribution de la solde, la Force régulière utilise un système que
je qualifierais « d’automatique », alors que l’expression « sur
demande » conviendrait au système de la Réserve. La solde de la
Force régulière est versée à un membre de manière continue,
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
released. Reservist pay must be verified and certified in advance
of every payday to ascertain that the member has worked and is
entitled to pay.
[Translation]
This arrangement is seen as reasonable due to the nature of
reserve force employment. Reserve force personnel are employed
in many ways. The majority work part-time at a local primary
reserve unit, others are hired to deploy on operations for
durations that can exceed one year, still others work in
headquarters for durations lasting from 13 days to three years
(depending on the requirements of the job). It is because of these
differences and fluctuations in employment that the reserve
administration system is correctly maintained as a ‘‘pull’’ system.
In short, a difference in service between the two components
results in a difference in the administration of the two
components.
[English]
12:17
deux fois par mois, jusqu’à ce qu’elle soit délibérément
interrompue. À l’opposé, le système de la Réserve est activé sur
demande, et la solde n’est pas payée automatiquement. Pour
chaque jour payé, la rémunération doit être vérifiée et validée au
préalable afin de s’assurer que le réserviste a travaillé et qu’il a
droit à la solde.
[Français]
Cet arrangement est considéré comme raisonnable en raison de
la nature de l’emploi de la force de réserve. Le personnel de la
force de réserve est employé à bien des égards. La majorité
travaille à temps partiel dans une unité de réserve locale primaire,
d’autres sont engagés à déployer en opération pour des durées
pouvant excéder un an, d’autres travaillent à l’administration
centrale du quartier général pour des durées de 13 jours à trois ans
selon les exigences de l’emploi. C’est en raison de ces différences et
de ces fluctuations dans le statut d’emploi des réservistes que le
maintien du système administratif sur demande de la Réserve est
justifié. En bref, une différence en ce qui a trait aux services des
deux composantes entraîne aussi une différence dans
l’administration des deux composantes.
[Traduction]
Not all administrative differences between the two components
are as straightforward. The pay system that I have just described
becomes inherently complex due to the fact that the push system
applies to both regular force personnel and primary reservists
who deploy internationally, whereas the pull system is used to
manage full and part-time reservists domestically.
Néanmoins, toutes les distinctions administratives entre les
deux éléments ne sont pas aussi simples. Par exemple, le système
de rémunération que je viens tout juste de décrire se complexifie
forcément, car le système automatique s’applique aux membres de
la Force régulière et aux membres de la Première réserve qui
participent à un déploiement, alors que le système sur demande,
séparé et différent, sert à gérer la solde des réservistes qui
travaillent à temps plein et à temps partiel au pays.
Moving reservists from one pay system to another has caused
considerable administrative difficulties. The regular force and the
primary reservists who deploy are paid at a different rate and on a
monthly basis, whereas primary reservists on full and part-time
service who are not deployed are paid a daily rate of pay at
85 per cent of regular forces rate of pay.
Le fait de transférer la gestion de la solde des réservistes d’un
système à un autre entraîne des difficultés administratives
considérables. En effet, les membres de la Force régulière et les
réservistes en mission sont payés à taux différents, et sur une base
mensuelle, tandis que les réservistes qui servent à temps plein ou à
temps partiel, mais qui ne sont pas déployés, touchent une solde
correspondant à 85 p. 100 du taux de solde des membres de la
Force régulière.
[Translation]
[Français]
I am sure that you can appreciate the complexities involved in
administering two completely different personnel systems.
Je suis sûr que vous êtes en mesure d’évaluer à quel point
l’administration de deux systèmes de rémunération complètement
différents peut être complexe.
This is one of the reasons that I have established the Military
Personnel Management Capacity Team. This group has been
tasked to review regular and reserve force administration, to
eliminate inefficiencies, and to harmonize and simplify processes
where possible.
C’est une des raisons pour laquelle j’ai établi le projet de
transformation de la capacité de gestion du personnel militaire.
Ce groupe a été chargé d’examiner l’administration de la force
régulière et de la réserve pour éliminer les inefficacités afin
d’harmoniser et de simplifier les processus dans la mesure du
possible.
12:18
National Security and Defence
[English]
23-3-2011
[Traduction]
If I had to do it over again, I might choose a more attractive
title than Military Personnel Management Capability
Transformation, but that is in the past.
Si c’était à refaire, je choisirais peut-être un titre plus attrayant
que Transformation de la capacité de gestion du personnel
militaire, mais c’est du passé.
Focusing again on pay as an example, one objective of the
group is to arrange a single source for pay pricing and processing,
or to establish a means by which all Canadian Forces personnel
are paid from the same system.
Prenons une fois de plus l’exemple de la solde : l’un des
objectifs du groupe consiste à faire en sorte qu’une seule entité
fixe et traite la solde — autrement dit, il doit trouver une solution
qui permettra aux Forces canadiennes de payer l’ensemble de leur
personnel au moyen du même système.
While personnel policy and the associated administration are
admittedly complex, I strive to ensure that we provide the best
possible service to both regular and reserve forces. Indeed, the
Canadian Forces are committed to ensuring that reserve force
personnel are given the best possible support.
Bien que la politique en matière de personnel et son
administration soient indéniablement complexes, je peux vous
assurer que nous nous efforçons de fournir le meilleur service qui
soit, tant aux membres de la Force régulière qu’à ceux de la
Réserve. Pour tout dire, les Forces canadiennes sont résolues à
offrir aux réservistes le meilleur soutien possible.
[Translation]
I want to thank this committee for studying this important
matter and for your strong support and concern for our reserve
force personnel.
We would be pleased to answer your questions.
[English]
[Français]
Je tiens à remercier le comité de son étude sur cette importante
question, ainsi que de son soutien et de son souci pour les
membres de la force de la réserve
Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos
questions.
[Traduction]
The Chair: Thank you very much. That presentation is clear,
and we have been wrestling with this issue.
La présidente : Merci beaucoup. Votre exposé est clair. Cette
question nous cause bien des maux de tête.
I will ask something before we begin our formal questioning.
Historically, what was the rationale? Have reservists always been
paid with the regular force if they deploy internationally, and if
so, then why did the other system even develop?
Je vais vous poser une question avant que nous ne
commencions la période officielle des questions.
Historiquement, quelle était la justification à ces différences?
Les réservistes ont-ils toujours été payés par la Force régulière
quand ils sont déployés à l’étranger et dans l’affirmative,
pourquoi l’autre système a-t-il même été créé?
Rear-Admiral Smith: The people who deploy internationally
are deployed on what we call class C service. The difference
employment constructs are class A, class B and class C. Those
who deploy internationally on class C service are considered to be
regular force backfills; they are filling the same jobs as their
regular force counterparts and are compensated at 100 per cent of
the regular force rate.
Cam Smith : Les personnes qui sont déployées à l’étranger sont
déployées en service qu’on appelle de classe C. Il y a trois types
d’emploi différents, la classe A, la classe B et la classe C. Les
personnes déployées à l’étranger en service de classe C sont
considérées comme des employés suppléants de la Force régulière.
Elles font le même travail que leurs homologues de la Force
régulière et reçoivent 100 p. 100 de la solde des membres de la
Force régulière.
The Chair: That has always been the case, has it not?
La présidente : Est-ce que cela n’a pas toujours été ainsi?
Rear-Admiral Smith: That has always been the case, yes; they
have been administered through the central pay system for the
regular force. There is a separate pay system for the rest of the
reserves. As I mentioned, going back and forth between the two
systems is complex and an administrative burden.
Cam Smith : Oui, il en a toujours été ainsi, l’administration
s’est toujours faite par le système de rémunération central de la
Force régulière. Il y a un système de rémunération séparé pour les
autres réservistes. Comme je l’ai mentionné, quand une personne
alterne entre les deux systèmes, cela entraîne un fardeau
administratif complexe.
One of the big advantages coming out of this Military
Personnel Management Capability Transformation project is
having one pay system. This one pay system, by necessity, will still
have a pull and a push component related to it, depending on
L’un des grands avantages du projet de Transformation de la
capacité de gestion du personnel militaire, c’est qu’il permettra
d’établir un système de rémunération unique. Ce système unique
comprendra nécessairement un aspect automatique et un aspect
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:19
class of service. However, we will have one pay system from which
things are administered. There will be one administrative staff as
opposed to having a system interpreted and administered
separately.
sur demande, selon la classe de service. Cependant, il n’y aura
qu’un système de rémunération pour tout administrer. Il n’y aura
qu’une équipe de personnel administratif plutôt que des systèmes
interprétés et administrés séparément.
The Chair: Will that change constitute savings in terms of
administrative personnel, as well?
La présidente : Est-ce que ce changement va vous permettre de
réaliser des économies dans l’administration du personnel?
Rear-Admiral Smith: Certainly, it will.
The Chair: We will begin our formal questioning.
[Translation]
Senator Dallaire: It is a pleasure to see you again. There are
several areas I could look at.
[English]
Cam Smith : Certainement.
La présidente : Sur ce, nous allons commencer la période
officielle des questions.
[Français]
Le sénateur Dallaire : C’est pour moi un plaisir de vous revoir.
Je pourrais explorer plusieurs domaines.
[Traduction]
From the pay envelope, there are pensions; class B;
recruitment; family support; injured personnel; once they are
out of the units and not under class A; and unit administration.
Dans l’enveloppe de rémunération, il y a les pensions, la classe
B, le recrutement, le soutien aux familles, l’indemnisation du
personnel blessé, la rémunération des personnes hors de leur unité
et qui ne sont pas en service de classe A, ainsi que l’administration
de l’unité.
Let me start by saying, I hope the long-term transformation, as
you call your project, focuses on the administration of a reservist
from recruitment to employment within the unit. I also hope the
project focuses on the administrative burden within the unit of
personnel requirements. Do those focuses then determine how
many full-time people you need in the militia unit to respond to
the needs of those serving in that unit?
Je vais commencer par dire que j’espère que cette
transformation à long terme, comme vous appelez votre projet,
met l’accent sur l’administration du réserviste de son recrutement
jusqu’à son emploi dans l’unité. J’espère aussi que ce projet met
l’accent sur le fardeau administratif qui pèse sur l’unité des
besoins en personnel. Est-ce que ces deux fondements déterminent
le nombre d’employés à temps plein dont vous avez besoin dans
l’unité de milice pour répondre aux besoins des personnes qui
travaillent dans cette unité?
Rear-Admiral Smith: It is a good question. I said up front that
one pay system was one of the big bonuses of the project. The
second benefit is having one service record, irrespective of
whether personnel are employed in the regular or reserve force.
Cam Smith : C’est une bonne question. J’ai dit d’emblée que
l’un des grands avantages du projet, c’était de nous doter d’un
système de rémunération unique. Le deuxième avantage, c’est
d’établir un seul état de service, que le personnel fasse partie de la
Force régulière ou de la Réserve.
At the moment, service records depend on whether they are a
regular force member or reservist. Having one service record will
go a long way to facilitating the administration of service
members literally from the day they enroll to the day they
release. Personnel administration is complex today. Therefore, the
second big benefit I see coming out of the project is a
simplification of personnel management and administration,
irrespective of where members serve.
En ce moment, les états de service sont différents si on fait
partie de la Force régulière ou de la Réserve. La fusion en un seul
état de service facilitera beaucoup l’administration des membres
en service, de leur jour d’enrôlement jusqu’à leur retraite.
L’administration du personnel est complexe en ce moment. Le
deuxième grand avantage que je vois donc à ce projet, c’est la
simplification de la gestion du personnel et de l’administration, où
que les membres servent.
With respect to your question about the determination of how
many people are required, that determination remains a service
call — army, navy or air force — and not so much a call from the
Chief of Military Personnel.
Pour ce qui est de déterminer de combien de personnes nous
aurons besoin, la décision viendra des différents services (l’armée,
la marine et la Force aérienne) et non du chef du personnel
militaire.
Senator Dallaire: That is a great answer, because whatever
national-level policies are established regarding how to manage
personnel, the unit has to implement those policies. To give the
force generators guidance in how to implement the policy, there
Le sénateur Dallaire : C’est une excellente réponse, parce que
quelles que soient les politiques nationales établies sur la gestion
du personnel, les unités doivent les mettre en œuvre. Pour guider
les responsables de la mise sur pied de la force dans la mise en
12:20
National Security and Defence
23-3-2011
should be a sense from your branch saying, ‘‘We will clean up this
situation. To make it work, we think you will need probably so
much.’’
œuvre de cette politique, il faudra que votre direction envoie le
message clair qu’elle va mettre de l’ordre dans le système et que
pour qu’il fonctionne, il faut probablement tant de membres du
personnel ici et tant là.
Rear-Admiral Smith: I see your question. Are you asking if
potentially there will be efficiencies at the unit level in terms of
administration; is that the gist of your question?
Cam Smith : Je vois où vous voulez en venir. Me demandezvous s’il pourrait y avoir des économies à réaliser dans
l’administration des unités, est-ce le sens de votre question?
Senator Dallaire: As you know well, the units are part-time, yet
we have imposed, in many cases, regular force criteria of
personnel policies and administration. Will this methodology
streamline that administration to the extent that we will be able
either to reduce the number of full-time people or simply ensure
that such paperwork is not oppressive to the extent that it affects
recruitment, because it takes 100 years to recruit or transfer
someone and so on.
Le sénateur Dallaire : Comme vous le savez bien, les unités
fonctionnent à temps partiel. Pourtant, nous imposons dans bien
des cas des critères découlant des politiques et des modalités
d’administration du personnel de la Force régulière. Est-ce que
cette façon de faire va simplifier l’administration au point où les
unités pourront réduire leur nombre d’employés à temps plein ou
simplement faire en sorte que la paperasse ne soit pas lourde au
point de nuire au recrutement, parce qu’il faut 100 ans pour
recruter ou transférer quelqu’un.
Rear-Admiral Smith: It is my full expectation that this project
will simplify the administrative and personnel management
aspects associated, from recruitment through the various
training and deployment phases of a person’s career. In so
doing, as personnel make the transition to regular force and back
again, there will be full visibility, which necessarily will ease the
administrative burden, irrespective of which unit personnel are
employed in.
Cam Smith : Je m’attends vraiment à ce que ce projet simplifie
l’administration et la gestion du personnel en général, du
recrutement en passant par les diverses phases de formation et
de déploiement de la personne. Ainsi, quand le personnel fait la
transition entre la Force régulière et la Réserve, il y aura une
pleine visibilité, ce qui réduira nécessairement le fardeau
administratif, quelle que soit l’unité où la personne est employée.
Senator Dallaire: Will they go on a version of PeopleSoft or
something like that?
Le sénateur Dallaire : Est-ce que vous allez utiliser une version
de People Soft ou quelque chose du genre?
Rear-Admiral Smith: Yes.
Cam Smith : Oui.
Senator Dallaire: Let us discuss the equivalencies of trades,
qualifications and so on. To what extent are you able to influence
the equivalencies within each military occupational code, MOC
— trade qualifications — between regulars and reserves to make it
more effective for reservists to be employed as a regular? There is
also the issue of promotion, because reservists are part-time. In
similar circumstances, we have them taking full-time regular force
courses. Are you engaged in influencing force generators in that
area?
Le sénateur Dallaire : Discutons un peu de l’équivalence des
professions, des qualifications et du reste. Dans quelle mesure
pouvez-vous exercer de l’influence sur les équivalences entre les
différents groupes professionnels militaires, les titres
professionnels, entre la Force régulière et la Réserve, pour
faciliter l’emploi des réservistes au sein de la Force régulière? Il
y a aussi la question des promotions, parce que les réservistes
travaillent à temps partiel. Dans des circonstances similaires, nous
leur faisons suivre des cours de la Force régulière à temps plein.
Est-ce que vous essayez d’influencer les responsables de la mise
sur pied de la force?
Rear-Admiral Smith: ‘‘Influencing’’ is a great term, senator.
The short answer is ‘‘yes.’’ There is also a longer answer.
Interestingly, currently almost twice as many people are
component-transferring, if I can use that term, from the
reserves to the regular force as there are from regular force to
reserve.
Cam Smith : « Influencer » est un grand mot, sénateur. En
bref, je vous dirais que oui. Je pourrais toutefois m’expliquer en
long et en large. Curieusement, il y a actuellement presque deux
fois plus de personnes qui changent de catégorie de service, si je
peux utiliser cette expression, pour passer de la Réserve à la Force
régulière que pour passer de la Force régulière à la Réserve.
As people look to transfer components, one of the largest
frustrations is ensuring the equivalencies you spoke of are well
understood, captured and recognized. Ensuring equivalencies is
one of the longest delays we have, as we are obliged to perform a
prior learning assessment and qualification collection to ensure
people justifiably receive the qualifications and competencies they
deserve.
Quand quelqu’un envisage un transfert de catégorie de service,
l’une des plus grandes frustrations, c’est d’obtenir des
équivalences justes, qu’elles soient bien comprises et reconnues.
C’est l’une des choses qui prend le plus de temps, puisque nous
sommes obligés d’évaluer et de reconnaître les acquis et les
qualifications pour que chaque personne se voie reconnaître les
qualifications et les compétences qu’elle mérite.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:21
We continue to work closely with the environments, because
the environments — army, navy and air force — are the managing
authorities who ultimately make that call. However, we continue
to work with them so we can have a bank or database of
equivalencies, so we do not have to start over again at zero every
day.
Nous continuons de travailler en étroite collaboration avec les
environnements, parce que ce sont les trois environnements
(l’armée, la marine et la Force aérienne) qui détiennent les
pouvoirs de gestion nécessaire pour prendre la décision finale.
Nous continuons donc de travailler avec chacun d’eux pour
élaborer une base de données d’équivalences, pour que nous
n’ayons pas à tout recommencer à zéro chaque fois.
This project to have one service record from ‘‘cradle-to-grave,’’
to use that term, will greatly facilitate that process.
Ce projet visant à établir un seul état de service « du berceau à
la tombe », si je peux m’exprimer ainsi, va beaucoup faciliter le
processus.
Senator Plett: I want to touch on the employers of reservists.
Clearly, an employer who has reservists on staff needs to give
reservists time off when they are deployed and needs to keep their
positions available for them when they return. What are your
views on compensating civilian employers in some way for
keeping these positions available? I understand that reservists do
not necessarily have to tell their employer that they are reservists;
so this need can come upon an employer unexpectedly. What are
your views on compensating employers who lose an employee for
a period of one year or whatever?
Le sénateur Plett : J’aimerais parler des employeurs de
réservistes. Il est clair qu’un employeur qui compte des
réservistes parmi son personnel doit accorder des congés aux
réservistes pendant qu’ils sont déployés et conserver leurs postes
jusqu’à leur retour. Comment voyez-vous l’indemnisation des
employeurs civils pour qu’ils gardent ces emplois disponibles? Je
crois que les réservistes ne sont pas obligés de déclarer à leur
employeur qu’ils sont réservistes, donc cette réalité peut s’imposer
à un employeur sans qu’il ne s’y attende. Que pensez-vous de
l’indemnisation des employeurs qui perdent un employé pendant
un an ou toute autre période?
Rear-Admiral Smith: Respectfully, senator, that question has
been bantered around for some time. It falls under the purview of
the Vice Chief of the Defence Staff, who has within their
organization an organization called the Canadian Forces Liaison
Council, chaired by John C. Eaton. It is through that body that
questions of that nature are addressed. I have no contact at all
with employers. I may hold a personal opinion, but I do not hold
a professional opinion in that regard.
Cam Smith : Avec tout mon respect, monsieur le sénateur, cette
question revient constamment. Elle est du ressort du vice-chef
d’état-major de la Défense, de qui relève une organisation qu’on
appelle le Conseil de liaison des Forces canadiennes, dont le
président est John C. Eaton. C’est à cette organisation qu’il faut
poser ce genre de question. Je n’ai absolument aucun contact avec
les employeurs. Je peux avoir une opinion personnelle, mais je n’ai
pas d’opinion professionnelle à cet égard.
Senator Plett: I assume that you do not want to offer your
personal opinion.
Le sénateur Plett : Je présume que vous ne voulez pas nous
faire part de votre opinion personnelle.
Rear-Admiral Smith: That is correct.
Cam Smith : Effectivement.
Senator Plett: To say the least, I am disappointed because I
believe we should be able to have an answer. Fair enough: I will
move to one more question.
Le sénateur Plett : Le moins que je puisse dire, c’est que je suis
déçu, parce que je crois que nous devrions avoir une réponse à
cette question. Je comprends votre position, je vais vous poser une
autre question.
How satisfied are you with the existing territorial, provincial
and federal job protection legislation for reservists? Is it good
legislation?
Êtes-vous satisfait des lois territoriales, provinciales et fédérales
qui existent afin de protéger les emplois des réservistes? Est-ce que
ce sont de bonnes lois?
Rear-Admiral Smith: I was head of personnel for the navy in
2006, on or about when that legislation came into being. I worked
closely with Mr. Eaton at the time to make sure there was a
broader awareness of that legislation. I will limit my comments to
saying that I am not convinced totally that the legislation has
received a full airing across Canada. Awareness tends to be
something that goes in fits and starts, in my view. Maybe that
situation goes back to your first question, in some measure, in
that it is not terribly well understood across the board.
Cam Smith : J’étais chef du personnel de la marine en 2006, à
peu près au moment où cette législation est entrée en vigueur. J’ai
travaillé de près avec M. Eaton à l’époque afin de faire connaître
la loi le plus possible. Je vais me contenter de dire que je ne suis
pas totalement convaincu que cette législation a reçu toute la
visibilité qu’elle mériterait au Canada. La sensibilisation semble se
faire de manière plutôt chaotique à mon avis. Peut-être que cela
nous ramène à votre première question, dans une certaine mesure,
parce que cet état de choses n’est pas très bien compris partout.
12:22
National Security and Defence
23-3-2011
The Chair: Is that issue being thought about by your
committee? We have heard testimony from Mr. Eaton and we
are looking at that situation; but is the issue on the agenda of the
committee you have struck with the bad name?
La présidente : Est-ce que votre comité réfléchit à cette
question? Nous avons entendu le témoignage de M. Eaton, et
nous nous penchons sur la situation, mais est-ce que cette
question figure à l’ordre du jour du comité dont vous n’aimez pas
le nom?
Rear-Admiral Smith: No, it is not on the agenda. The whole
issue of employer legislation is not part of my mandate.
Cam Smith : Non. La législation sur les employeurs ne fait pas
partie de mon mandat.
The Chair: I understand the detail is not part of your mandate,
but it must come up in conversation.
La présidente : Je comprends que les détails ne font pas partie
de votre mandat, mais la question doit revenir dans vos
conversations.
Rear-Admiral Smith: It does not arise really in the circles that I
travel in.
Cam Smith : Elle n’est pas vraiment soulevée dans les cercles
que je fréquente.
The Chair: All right.
[Translation]
La présidente : Très bien.
[Français]
Senator Nolin: Did I understand correctly that reservists can be
assigned to headquarters for a maximum of three years?
Le sénateur Nolin : Est-ce que j’ai bien compris qu’un réserviste
peut être affecté au quartier général pour un maximum de trois
ans?
Rear-Admiral Smith: Yes. The only clarification that I would
make is that ‘‘assigned’’ is perhaps not the best term. It is more
like a term position.
Cam Smith : Oui. La seule clarification que je ferais est celleci : « assigné » n’est peut-être pas le meilleur terme, c’est plutôt un
terme d’emploi.
Senator Nolin: Deployed?
Le sénateur Nolin : Déployé?
Rear-Admiral Smith: ‘‘Deployed’’ means on an operation.
‘‘Employed’’—
Cam Smith : « Déployé » veut dire en opération, mais
employé...
Senator Nolin: Use whatever term you want; the important
thing for me is the number. How many reservists work in the
headquarters in Ottawa?
Le sénateur Nolin : On peut utiliser le terme que vous voulez, ce
qui m’importe, c’est le nombre. Combien y a-t-il de réservistes qui
travaillent au quartier général à Ottawa?
[English]
Lieutenant Colonel Henry might know the answer.
[Traduction]
Le sénateur Nolin : Le lieutenant-colonel Henry connaît peutêtre la réponse.
Rear-Admiral Smith: I do not know the number of class B
reservists in Ottawa off the top of my head.
Cam Smith : Je ne sais pas par cœur combien il y a de
réservistes de classe B à Ottawa.
Senator Nolin: A ballpark figure is fine because I am interested
in knowing the ratio of reservists.
Le sénateur Nolin : Vous pouvez me donner un chiffre
approximatif, parce que j’aimerais avoir une idée du ratio de
réservistes.
Rear-Admiral Smith: I will qualify my answer. I do not control
all the reserves because they are employed through the army,
navy, air force, health services group and the information
management group.
Cam Smith : Je vais préciser ma réponse. Mes pouvoirs ne
s’appliquent pas à tous les réservistes, parce qu’ils travaillent à
l’emploi de l’armée, de la marine, de la Force aérienne, du groupe
des services de santé et du groupe de gestion de l’information.
Senator Nolin: Is it one half or one third?
Le sénateur Nolin : Est-ce qu’ils représentent la moitié ou le
tiers du personnel?
Rear-Admiral Smith: I do not think it is half. Lt.-Col. Henry,
do you have an idea of that number?
Cam Smith : Je ne pense pas qu’ils représentent la moitié.
Lieutenant-colonel Henry, avez-vous une idée du chiffre que cela
représente?
Lieutenant-Colonel Patricia Henry, Director of Reserve Support
Management, National Defence: The number is complex to count.
I have 1,200 that belong to me. It depends where the reservist
belongs. That is why the number is so complex. I manage 1,200 on
Lieutenant-colonel Patricia Henry, directrice, Gestion de la
Force de réserve, Défense nationale : Il est difficile de les compter.
Il y en a 1 200 qui relèvent de moi. Tout dépend de leur secteur
d’appartenance. C’est pourquoi c’est si difficile à dire. Je gère
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
the National Defence Headquarters primary reserve list who work
for NDHQ organizations; but that does not mean they are located
in Ottawa. For example, a reservist might belong to an assistant
deputy minister’s organization but located in Suffield. It is
difficult to put boundaries around the number.
Rear-Admiral Smith: I am happy to take that question as
notice.
12:23
1 200 réservistes de Première réserve au quartier général de la
Défense nationale, mais cela ne signifie pas qu’ils travaillent à
Ottawa. Par exemple, un réserviste peut travailler à l’emploi d’un
sous-ministre à partir de Suffield. Il est difficile d’associer des
chiffres aux lieux.
Cam Smith : Je vais prendre note de la question avec plaisir.
Senator Nolin: Thank you. What is the total population at
NDHQ?
Le sénateur Nolin : Merci. Quel est le nombre total de
personnes qui travaillent au QGDN?
Lt.-Col. Henry: Honestly, I cannot say. The minimum number
is 1,200; but it is higher than that.
Lcol Henry : Honnêtement, je l’ignore. C’est au minimum
1 200 personnes, mais le nombre est plus élevé que cela.
Rear-Admiral Smith: Several thousand reservists are working
in Ottawa.
Cam Smith : Plusieurs milliers de réservistes travaillent à
Ottawa.
[Translation]
[Français]
Senator Nolin: I will tell you where my concern lies. I come
from Montreal and I have always been interested in the activities
of the Maisonneuve Regiment, as well as the other regiments in
the Montreal area.
Le sénateur Nolin : Je vais vous dire où est ma préoccupation.
Je viens de Montréal et je me suis toujours intéressé aux activités
du régiment Maisonneuve ainsi que d’autres régiments de la
région de Montréal.
One of the concerns of the Maisonneuve Regiment is that
people from headquarters come looking for administrative
personnel from the regiment to take off to headquarters. It is
raiding, in a way. It must be for financial reasons, I do not know,
I am asking you the question. But, since reserve regiments have a
role in society, reducing the numbers of senior people in order to
serve the needs in headquarters seems to fly in the face of the
reserve forces’ community role. Is my question clear enough?
Une des préoccupations du régiment Maisonneuve, c’est que le
quartier général vient chercher des éléments administratifs du
régiment pour les amener au quartier général. Il y a donc une
sorte de maraudage. Ce doit être pour des raisons financières, je
l’ignore, je vous pose la question. Cependant, parce que les
régiments de réserve ont un rôle à jouer dans la société, le fait qu’il
y ait une diminution des effectifs au niveau supérieur de la
hiérarchie au profit du quartier général, on risque de manquer
l’objectif de la réserve dans les communautés. Est-ce que ma
question est assez claire?
Rear-Admiral Smith: Yes, it is very clear.
Cam Smith : Oui, c’est très clair.
Senator Nolin: Can you just help me to see the future little more
brightly than I do when I hear that there are a number of reserve
officers working at headquarters?
Le sénateur Nolin : Pouvez-vous simplement m’aider à voir
l’avenir de façon plus positive lorsque j’entends dire qu’il y a
plusieurs officiers de réserve qui sont en fonction au quartier
général?
Rear-Admiral Smith: What you called raiding, we usually call
poaching.
Cam Smith : Je vais employer votre terme, le maraudage. En
anglais, j’appellerais cela du « poaching », si je peux employer ce
terme.
First, they are not assigned. They are offered a term position.
At the end of the day, the reservist can choose whether to accept it
or not. We cannot assign or transfer reservists against their will. If
they are asked to come from Montreal to work in Ottawa, it is
because there was an opening, they qualified for it, and the
position was offered to them. That is not being ‘‘assigned’’ as we
use the term.
Premièrement, ils ne sont pas assignés. Ils se font offrir un
terme d’emploi. À la fin de la journée, le réserviste a l’option de
l’accepter ou non. On ne peut pas assigner ou muter les réservistes
contre leur volonté. S’ils sont appelés de Montréal pour venir
travailler à Ottawa, c’est parce qu’il y avait une ouverture, ils se
sont qualifiés et le poste leur a été offert. Ils ne sont pas assignés
comme tel.
Is there a danger of adversely affecting the reservists’
community role? That danger is always there. I can tell you
that, recruitment-wise, we have no problem attracting reservists to
join units across the country. In my opinion, there is no danger of
undermining or diluting the reserve’s presence in our
communities.
Est-ce que cela risque de nuire au mandat des réservistes dans
des communautés? C’est toujours un risque. Je peux vous dire que
côté recrutement dans les réserves, on n’a aucun problème à
attirer des réservistes pour se joindre à des unités à travers le pays.
Selon moi, il n’y a pas de risque de diminuer ou de diluer la
présence des réservistes dans les communautés.
12:24
National Security and Defence
Senator Nolin: I understand, that is the answer I was expecting.
But if a person who has risen through the ranks in a reserve
regiment and who plays a role in training new recruits is offered
one of your term positions in Ottawa, recruitment alone is not
going to fill the gap caused when the person moves. As I see it,
that is what reserve regiments are afraid of: seeing their best
senior people moving to other positions.
23-3-2011
Le sénateur Nolin : Je comprends, je m’attendais à cette
réponse. La personne qui a gravi les échelons à l’intérieur d’un
régiment de réserve et qui occupe une fonction formatrice auprès
des recrues, si vous lui offrez un poste à Ottawa, ce n’est pas parce
qu’il y a du recrutement qu’on va pouvoir combler le vide causé
par le déplacement de cette personne. Selon moi, c’est là où se
situe la crainte des régiments de réserve, c’est-à-dire de voir leurs
meilleurs éléments au sommet de leur hiérarchie se diriger vers
d’autres fonctions.
They accept the positions. You do not force them to.
Ils acceptent. Vous ne les prenez pas de force.
Rear-Admiral Smith: No, we do not.
Cam Smith : En effet.
Senator Nolin: Their concerns are personal. Our concerns are
for the institution. That is why we are doing a study on the reserve
force.
Le sénateur Nolin : Leurs préoccupations sont d’ordre
personnel. Pour notre part, nous nous préoccupons de
l’institution. C’est pourquoi nous faisons une étude sur la réserve.
Rear-Admiral Smith: It is always a question of balance. To this
point, I have not shared the fears that others have expressed. The
use of the reserve force is based on operational needs. If we see a
reduction in skill levels in a reserve unit for a time, we accept it to
an extent.
Cam Smith : C’est toujours une question d’équilibre. Jusqu’à
présent, je n’ai pas partagé les craintes que d’autres ont éprouvées.
L’usage des réservistes se base sur des besoins opérationnels. Si on
remarque une diminution des compétences au sein d’une unité de
la réserve pendant un certain temps, à un moment donné c’est
accepté.
[English]
[Traduction]
The Chair: There are lots of questions and our time is limited.
We will go now to Senator Day.
La présidente : Nous avons beaucoup de questions, mais peu de
temps. Donnons maintenant la parole au sénateur Day.
Senator Day: Thank you for being here. Good to see you again,
admiral. Our committee visited with you in Halifax some years
ago, when you had other responsibilities at the time. I have a
couple of questions.
Le sénateur Day : Je vous remercie de votre présence. Je suis
heureux de vous revoir, amiral. Nous vous avons rendu visite à
Halifax il y a quelques années; vous assumiez d’autres
responsabilités à l’époque. J’ai quelques questions à vous poser.
First is the point raised by my colleague, Senator Nolin, when
we talked about up to three years full-time. You indicated in your
opening remarks that others work in headquarters. By using the
term ‘‘headquarters,’’ you were referring not only to Ottawa but
to others as well?
D’abord, j’aimerais revenir sur la question soulevée par mon
collègue, le sénateur Nolin, concernant les périodes de travail à
temps plein pouvant aller jusqu’à trois ans. Vous avez indiqué
dans votre déclaration préliminaire que d’autres réservistes
travaillent dans un quartier général. Quand vous parlez de
« quartier général », vous faites référence non seulement à celui
d’Ottawa, mais à d’autres également, n’est-ce pas?
Rear-Admiral Smith: That is correct. There are a series of
headquarters across the country.
Cam Smith : Oui. Il y a divers quartiers généraux dans
l’ensemble du pays.
Senator Day: It could be any one of those headquarters and
likely is all of them?
Le sénateur Day : Il peut s’agir de n’importe lequel de ces
quartiers généraux?
Rear-Admiral Smith: Absolutely.
Senator Day: Do those personnel, who are working full time at
various headquarters across Canada, receive 85 per cent of the
pay of a regular force person?
Rear-Admiral Smith: Yes, they do.
Senator Day: Has there been any complaint about that pay
from the reservists?
Rear-Admiral Smith: No; there has not.
Senator Day: The 85 per cent is a number that has been
accepted for some time?
Cam Smith : Tout à fait.
Le sénateur Day : Ces réservistes, qui travaillent à temps plein à
divers quartiers généraux du Canada, touchent-ils une solde
correspondant à 85 p. 100 de la solde d’un membre de la force
régulière?
Cam Smith : Oui.
Le sénateur Day : Les réservistes se sont-ils déjà plaints au sujet
de cette solde?
Cam Smith : Non.
Le sénateur Day : Le taux de 85 p. 100 a été accepté depuis un
certain temps?
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:25
Rear-Admiral Smith: It has been approved for some time by
Treasury Board. I will qualify my statement. When we say there
have been no complaints, I often worry about sailors when they
are not complaining. There have been no complaints to me; there
may have been people dissatisfied with their rate of pay.
Cam Smith : Il est approuvé depuis un certain temps par le
Conseil du Trésor. Je vais nuancer ma remarque. Nous disons
qu’il n’y a eu aucune plainte, mais je m’inquiète souvent lorsque
les marins ne se plaignent pas. Je n’ai reçu aucune plainte, mais il
peut y avoir des gens qui ne sont pas satisfaits de leur solde.
In fairness, I think we have to look not simply at a question of
pay. We have to look at the total compensation package, which
includes base pay, benefits and allowance. If they were to deploy,
they receive a certain deployment pay in addition to that pay. If
reservists are posted, there are posting allowances and all types of
educational benefits. A total compensation package is in play.
En toute équité, je crois que nous ne devons pas seulement
nous pencher sur la question de la solde, mais plutôt sur
l’ensemble du programme de rémunération, qui comprend la
rémunération de base, les avantages et les indemnités. Si les
réservistes vont en déploiement, ils reçoivent une prime de
déploiement en plus de leur solde. Lorsqu’ils sont affectés
ailleurs, ils ont des primes d’affectation et toutes sortes
d’avantages sur le plan éducatif. Il y a tout un programme de
rémunération.
The Chair: Many have a second source of income in the
community, too.
La présidente : Bon nombre d’entre eux ont également une
deuxième source de revenus dans la collectivité.
Rear-Admiral Smith: They certainly do. I think we have a
competitive compensation system. If we look at both recruitment
and attrition across the regular and reserve elements, we have
historically low attrition at the moment, unseen in my 30-plus
years in the Canadian Forces. That low attrition is partially a
function of the compensation system we offer.
Cam Smith : En effet. Je pense que nous avons un système de
rémunération concurrentiel. Pour ce qui est du recrutement et de
l’attrition dans la force régulière et la réserve, je suis membre des
Forces canadiennes depuis plus de 30 ans et je n’ai jamais vu un
taux d’attrition aussi bas qu’actuellement. Ce faible taux
s’explique en partie par le système de rémunération que nous
offrons.
Senator Day: Our chair intervened and said that many have
another source of income. We are talking about full-time
employees working for you. What other types of income do you
expect them to have, and what rules do you have to allow them to
work at another source of income?
Le sénateur Day : Notre présidente vient de mentionner que
bon nombre de réservistes ont une autre source de revenus. Nous
parlons des employés à temps plein qui travaillent pour vous.
Quelles autres sources de revenus ont-ils, d’après vous, et quelles
sont les règles qui leur permettent d’occuper un autre emploi?
Rear-Admiral Smith: That clarification is important. Class B
reservists are employed at something greater than 13 days a
month. For those reservists who work less than that amount, they
would have employment elsewhere. Class A reservists who are
paid on a daily rate, not 85 per cent, would have another source
of income in the community.
Cam Smith : C’est important de le préciser. Les réservistes en
service de classe B travaillent plus de 13 jours par mois. Ceux qui
travaillent moins que cela occupent un emploi ailleurs. Les
réservistes en service de classe A qui sont payés à un taux de
rémunération journalier, pas 85 p. 100, ont une autre source de
revenus dans la collectivité.
Senator Day: They are the typical reservists that we think of —
those who may be at university, who are working in the
community and who come out once a week and every other
weekend.
Le sénateur Day : Ce sont les réservistes types auxquels nous
pensons — ceux qui sont peut-être inscrits à l’université, qui
travaillent dans la collectivité et qui se présentent une fois par
semaine et un weekend sur deux.
Rear-Admiral Smith: Yes.
Cam Smith : Oui.
Senator Day: The committee that you struck is driven
primarily, or perhaps exclusively, by a desire for efficiencies in
the administration of personnel matters. Is that correct?
Le sénateur Day : Le comité que vous avez mis sur pied vise
principalement ou peut-être exclusivement à assurer des
économies dans l’administration des questions relatives au
personnel, n’est-ce pas?
Rear-Admiral Smith: That is partially correct. There is also a
long standing need to have a relook at the personnel policies that
are in place. Some of them have been not been reviewed under the
microscope for 30 years. There is a policy-updating piece in play.
By hooking that review to information management and
information technology enablers, both in terms of a purse
administration and a pay system, efficiencies are in play as well.
The approach is two-pronged.
Cam Smith : En partie. Il est également nécessaire, et ce depuis
longtemps, de revoir les politiques en matière de personnel qui
sont en vigueur. Certaines n’ont pas été examinées de près depuis
30 ans. Il faut les mettre à jour. Si cet examen est relié aux outils
de gestion de l’information et aux technologies de l’information,
tant sur le plan de l’administration du budget que du système de
rémunération, des économies sont possibles. C’est une démarche
en deux volets.
12:26
National Security and Defence
Senator Day: You explained the pay system well in terms of
push and pull; we understand that explanation. In terms of
personnel policy, are you consulting outside the Armed Forces to
upgrade the personnel policy?
23-3-2011
Le sénateur Day : Vous nous avez bien expliqué ce que sont les
systèmes de rémunération automatiques et sur demande; nous
comprenons votre explication. Consultez-vous à l’extérieur des
Forces armées en ce qui concerne la mise à jour des politiques
relatives au personnel?
Rear-Admiral Smith: No, we are not.
Cam Smith : Non.
Senator Day: Consultation is all internal?
Le sénateur Day : Toutes les consultations sont internes?
Rear-Admiral Smith: It is an internal policy review that is
taking place along the lines of release, promotion policy and leave
policy.
Cam Smith : C’est un examen de politiques interne semblable à
celui des politiques de libération, de promotion et de congés.
Senator Day: Is that internal review broad enough to cover
pensions, health care for reservists and some of those other items
that the regular force people receive that reservists may not
receive to the same extent, as we have heard from various sources?
Le sénateur Day : Cet examen interne est-il suffisamment vaste
pour couvrir les pensions et les soins de santé des réservistes et
certains autres éléments auxquels ont droit les membres de la
force régulière, mais auxquels les réservistes n’ont peut-être pas
accès dans une même mesure, comme nous l’avons entendu de
diverses sources?
Rear-Admiral Smith: I submit, yes, it is.
Cam Smith : Selon moi, oui, il l’est.
Senator Day: When can we see what the military is thinking
internally through this report?
Le sénateur Day : Quand pourrons-nous consulter ce rapport
pour connaître les conclusions des forces armées à l’interne?
Rear-Admiral Smith: We are in the nascent stages of that
project. We probably will not deliver until the 2014-15 time frame.
The policy piece is on the front end of that project, but it will be
some time in 2012-13, given the need to amend personnel policy;
to go through a complete legal review; to look at things like
regular and reserve force — that is, the second and third order of
consequences; and to ensure we have completed a holistic review.
Cam Smith : Nous n’en sommes qu’au tout début de ce projet.
Nous n’aurons probablement pas terminé avant 2014-2015. La
partie relative aux politiques est au premier plan de ce projet, mais
elle sera complétée vers 2012-2013, étant donné la nécessité de
modifier la politique relative au personnel, d’effectuer un examen
juridique exhaustif, de se pencher sur les questions relatives aux
forces régulières et à la Réserve — c’est-à-dire les conséquences de
deuxième et troisième ordres, et de nous assurer d’effectuer un
examen global.
Senator Day: In the meantime, from the point of view of health
care and support for the reservists who come back from
deployment and may be suffering some longer term physical or
mental disabilities as a result, whether detected initially or not,
other studies are taking place. Presumably your study will feed
into studies taking place at Veterans Affairs Canada, the Standing
Senate Committee on National Security and Defence and the
Subcommittee on Veterans Affairs?
Le sénateur Day : Pendant ce temps, d’autres études sont
menées sur les soins de santé et le soutien offerts aux réservistes
qui reviennent d’un déploiement et qui peuvent souffrir
d’incapacité physique ou mentale à long terme, qu’elle soit
détectée ou non au départ. Je suppose que votre étude viendra
alimenter les études menées à Anciens Combattants Canada, au
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la
défense et au Sous-comité des anciens combattants?
Rear-Admiral Smith: That is correct. As the Chief of Military
Personnel, I am the primary portal into Veterans Affairs Canada
for the Canadian Forces. I work closely with the department to
ensure that as people transition out of uniform, for whatever
reason, if they have a service-related need, injury or illness that
they both know of and have confidence in, the whole-ofgovernment approach — and that means Veterans Affairs
Canada — is on the other side of the door to welcome them. I
work closely with them, whether it is in terms of research or
spectrum of care from a health provision perspective.
Cam Smith : C’est exact. À titre de chef du personnel militaire,
je suis l’intermédiaire principal entre le ministère des Anciens
Combattants et les Forces canadiennes. Je travaille en étroite
collaboration avec le ministère pour faire en sorte que les
personnes qui quittent la vie militaire pour quelque raison que
ce soit et qui ont des besoins, des blessures ou une maladie liés au
service soient assurés que l’approche pangouvernementale — ce
qui veut dire Anciens Combattants Canada — est là pour les
aider. Je collabore étroitement avec eux, que ce soit en ce qui a
trait aux études ou à la gamme des soins de santé.
Senator Day: I am glad to hear that. Thank you.
The Chair: On that point, regarding the joint personnel support
units that we see springing up everywhere, are you happy about
the direction those units are taking in terms of the one-stop
shopping?
Le sénateur Day : Je suis heureux de l’entendre. Merci.
La présidente : En ce qui concerne les unités interarmées de
soutien au personnel que nous voyons apparaître un peu partout,
êtes-vous satisfait de l’orientation que prennent ces unités
relativement au guichet unique?
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:27
Rear-Admiral Smith: Very happy: The joint personnel support
units work for me. Following the announcement last week, I now
have 24 units across the country. We have moved a long way in
terms of having one-stop shopping, whether it involves return to
work, financial services, recovery, rehabilitation, reintegration, or
transition with Veterans Affairs Canada.
Cam Smith : Très satisfait : les unités interarmées de soutien au
personnel travaillent pour moi. À la suite de l’annonce de la
semaine dernière, j’ai maintenant 24 unités partout au pays. Nous
avons beaucoup progressé en ce qui a trait au guichet unique, que
ce soit sur le plan du retour au travail, des services financiers, du
rétablissement, de la réadaptation, de la réintégration ou de la
transition vers Anciens Combattants Canada.
If you have the opportunity to visit one of those units across
the country, I suggest that you can go into them and be hard
pressed to ascertain whether the employees work for the
Canadian Forces or for Veterans Affairs Canada. That is how
integrated the units are.
Si vous visitez l’une de ces unités, je pense que vous aurez
beaucoup de mal à déterminer si les employés travaillent pour les
Forces canadiennes ou pour Anciens Combattants Canada. Voilà
à quel point les unités sont coordonnées.
The Chair: We recently went through the one in Edmonton and
it was impressive.
La présidente : Nous avons récemment visité celle d’Edmonton,
et c’était impressionnant.
Rear-Admiral Smith: That unit is probably the flagship.
Cam Smith : C’est probablement l’unité phare.
Senator Duffy: Thank you both for being here. Colonel Henry,
you were a trailblazer of sorts. You joined as a private while in
university in 1982. The admiral told us that the retention rates
currently in the military are strong.
Le sénateur Duffy : Je vous remercie de votre présence. Colonel
Henry, vous avez été en quelque sorte une pionnière. En 1982,
vous vous êtes engagée comme soldat pendant vos études
universitaires. L’amiral nous a dit que les taux de maintien de
l’effectif sont actuellement très élevés dans les forces armées.
Can you tell me what you have seen in terms of women, in
particular, but also other university students on how that
recruiting is taking place and the amount of interest there is?
Do we know, for example, the percentage of women in the forces
right now?
Pouvez-vous me parler du recrutement des femmes, en
particulier, mais également des autres étudiants dans les
universités, et de l’intérêt que cela suscite? Savons-nous, par
exemple, le pourcentage de femmes militaires à l’heure actuelle?
Lt.-Col. Henry: I cannot tell you the number off the top of my
head right now, but we are well represented and performing better
than we had hoped. When you ask about me, I am not clear on
what you are looking for.
Lcol Henry : Je n’ai pas le chiffre en tête actuellement, mais
nous sommes bien représentés et les résultats sont meilleurs que ce
que nous avions espéré. En ce qui me concerne, je n’ai pas trop
compris votre question.
Senator Duffy: Were you the only female member?
Le sénateur Duffy : Étiez-vous la seule femme?
Lt.-Col. Henry: I joined an infantry unit, so it was different
there. There were four of us and the rest of them, so it was
interesting. I will say that I loved my time there. I still go back to
my highland unit every once in a while. I try to go back every
couple of years to see people and say ‘‘hi;’’ that kind of stuff. For
me, it was good in terms of character building. I will tell you, I am
not afraid of anyone or anything because of it.
Lcol Henry : Comme je me suis jointe à une unité d’infanterie,
c’était différent. Il n’y avait que quatre femmes, alors c’était
intéressant. Je dois dire que j’ai beaucoup aimé cette période. Je
retourne encore à mon unité de temps à autre. J’essaie d’y
retourner tous les deux ans pour saluer les gens. Cette expérience
a contribué à former mon caractère. Je peux vous dire que grâce à
cela, je ne crains rien ni personne.
Senator Duffy: I take it you would encourage other young
people, both men and women, to have a look.
Le sénateur Duffy : Donc, vous encourageriez d’autres jeunes
hommes et femmes à faire cette expérience.
Lt.-Col. Henry: I would. To be clear, I did not join as an
infanteer. I was an administration clerk and then switched to
logistics officer. Yes, for me, it has been positive. I do not have
anything negative to say. If it is something someone wants to do,
go for it and enjoy.
Lcol Henry : En effet. En fait, je n’ai pas été fantassin, mais
commis d’administration, puis officier de la logistique. Oui, pour
moi, ce fut une expérience positive. Je n’ai rien de négatif à dire. Si
cela intéresse quelqu’un, je l’encourage à foncer.
Senator Duffy: Admiral, do you think the amount of positive
coverage the Canadian Forces has received, and the positive
feedback of Canadians about the heroic work of our military, has
driven up the recruitment numbers?
Le sénateur Duffy : Amiral, croyez-vous que la publicité
positive qu’ont reçue les Forces canadiennes et les commentaires
positifs formulés par les Canadiens au sujet du travail héroïque de
nos militaires ont favorisé le recrutement?
Rear-Admiral Smith: Several factors are at play, frankly.
Overall, about 15 per cent of the Canadian Forces today are
women.
Cam Smith : Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. Au
total, actuellement, les Forces canadiennes sont composées
d’environ 15 p. 100 de femmes.
12:28
National Security and Defence
23-3-2011
With respect to recruitment, that positive feedback helps. The
positive light in which the Canadian Forces are viewed today by
the Canadian public is unsurpassed in my 31-plus years in
uniform. I think that view is partly due to the great work that has
been done.
En ce qui concerne le recrutement, cette rétroaction positive est
utile. Depuis que je porte l’uniforme, et cela fait plus de 31 ans, je
n’ai jamais vu la population canadienne avoir une vision aussi
positive des Forces canadiennes. Je crois que c’est dû en partie à
l’excellent travail accompli.
With respect to recruitment, during times of an economic
downturn, irrespective of the country, military recruitment always
picks up. There is a well-defined link between those two.
Durant les périodes de ralentissement économique, peu
importe le pays, le recrutement militaire s’améliore toujours. Il
existe un lien bien défini entre ces deux éléments.
With that link aside, it is the way in which the Canadian Forces
are viewed today. I am stopped in airports, on the sidewalk, on
public transit, whenever I am in uniform, and people who have no
idea what I do, other than the fact that I work for the Canadian
Forces, come and thank me for what I do for my country. They
have no idea what I do, but they feel a requirement to say that.
That is sometimes not so much a Canadian virtue as it is to those
who live directly south of us. Frankly, it is a nice thing to have
happen.
Quoi qu’il en soit, c’est ainsi que les Forces canadiennes sont
perçues aujourd’hui. Quand je porte l’uniforme, on m’arrête dans
les aéroports, sur le trottoir, dans les transports en commun, et
des gens qui n’ont aucune idée de ce que je fais, excepté que je
travaille pour les Forces canadiennes, viennent me voir pour me
remercier de ce que j’accomplis pour mon pays. Ils n’ont aucune
idée de la nature de mon travail, mais ils sentent qu’ils doivent me
remercier. Les Canadiens ne le font peut-être pas autant que nos
voisins du Sud, mais honnêtement, c’est agréable quand cela
arrive.
Senator Duffy: I can remember a time in this town, admiral,
when many people who went to work at NDHQ came in civilian
clothes. I think there was a requirement to wear a uniform one
day a week. Somewhere along the line, that practice was reversed.
I must say that seeing a visible presence of the Canadian Forces
here in the national capital has had a positive impact and, again,
it has become a symbol that is important.
Le sénateur Duffy : Je me rappelle une époque où, dans cette
ville, bien des gens qui travaillaient au QGDN s’habillaient en
civil. Je crois qu’ils devaient porter l’uniforme une journée par
semaine. À un certain moment, on a changé cette pratique. Je dois
dire que la présence visible des Forces canadiennes dans la
capitale nationale a eu un impact positif et, encore une fois, c’est
devenu un symbole très important.
You create policy for the cadets, but do you have any direct
role there? Is that branch now growing after a period of decline?
Vous élaborez des politiques pour les cadets, mais jouez-vous
un rôle direct auprès d’eux? Cette division connaît-elle maintenant
une croissance après une période de déclin?
Rear-Admiral Smith: I do not have anything to do strictly with
the cadets other than in the summertime during cadet camps, the
health services group, which works for me, is often present to help
from a provision-of-services perspective. I have nothing to do
with the cadet program per se in terms of policy.
Cam Smith : Je ne joue aucun rôle auprès des cadets, sauf
pendant l’été, durant les camps de cadets; le groupe de services de
santé, qui travaille pour moi, est souvent là pour participer à la
prestation des services. Je n’ai rien à voir avec le programme des
cadets sur le plan des politiques.
Senator Duffy: Or their numbers and what their findings are?
Le sénateur Duffy : Ni en ce qui concerne leur nombre et leurs
résultats?
Rear-Admiral Smith: Or their numbers or findings.
[Translation]
Senator Robichaud: If I understood you correctly, you just told
us that women represent 15 per cent of the regular forces.
Rear-Admiral Smith: About 15 per cent.
Cam Smith : Non.
[Français]
Le sénateur Robichaud : Vous venez de nous dire — si j’ai bien
compris — que les femmes représentent 15 p. 100 de la Force
régulière.
Cam Smith : À peu près 15 p. 100.
Senator Robichaud: Is the percentage the same in the reserves?
Le sénateur Robichaud : Dans les réserves, est-ce le même
pourcentage?
Rear-Admiral Smith: I think the percentage of women in the
reserves is higher than 15 per cent. I can confirm that; it is 19 or
20 per cent.
Cam Smith : Le pourcentage des femmes dans les réserves, je
pense que c’est plus important que 15 p. 100. Je peux vous le
confirmer, c’est plutôt 19 ou 20 p. 100.
Senator Robichaud: Are the forces content with a 15 per cent
representation or are efforts being made to encourage women so
as to get more of them into the reserves?
Le sénateur Robichaud : Est-ce que les forces se contentent
d’avoir une représentation de 15 p. 100 ou des efforts sont faits
pour encourager les femmes et ainsi augmenter leur présence dans
les réserves?
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
Rear-Admiral Smith: I see two questions there. First, we are not
necessarily satisfied with that percentage. We would actually like
to represent today’s society itself, where women make up more or
less 50 per cent of the population.
Senator Robichaud: I think it is 52 per cent.
Rear-Admiral Smith: There you go. We certainly have work to
do. We are constantly working to attract women into the forces
and to put policies in place to ensure that women and visible
minorities across the country see the institution as a modern
one —
[English]
They will see an institution that is productive and
contemporary in nature.
[Translation]
12:29
Cam Smith : Moi, je vois cela comme deux questions.
Premièrement, on n’est pas nécessairement satisfaits de ce
pourcentage, on aimerait plutôt refléter la société comme telle
où, aujourd’hui, plus ou moins 50 p. 100 de la population
comprend des femmes.
Le sénateur Robichaud : Je crois que c’est 52 p. 100.
Cam. Smith : Voilà, on a sûrement du chemin à faire. Nous
travaillons continuellement pour attirer les femmes dans les
forces, mettre les politiques en place afin de nous assurer que les
femmes et les minorités visibles dans le pays regardent l’institution
comme étant une institution contemporaine...
[Traduction]
Elles verront une institution productive et contemporaine.
[Français]
We are constantly working to enhance our image along those
lines.
On travaille continuellement pour rehausser l’image dans ce
sens.
Senator Robichaud: When you say ‘‘to enhance your image,’’
the forces are open to all, but not necessarily set up to attract a
certain group of people, correct?
Le sénateur Robichaud : Vous dites « pour rehausser l’image »,
les forces sont générales, mais ce n’est pas particulièrement ciblé
pour attirer un certain groupe de personnes, n’est-ce pas?
Rear-Admiral Smith: We have no enlistment quotas as such,
but we certainly have targets to meet. They are not quotas.
Cam Smith : On n’a pas de quota d’enrôlement comme tel,
mais on a certainement des cibles à atteindre. Ce ne sont pas des
quotas.
Senator Robichaud: What are your targets?
Rear-Admiral Smith: Our target for women in the regular force
is around 23 per cent, I think. The target is realistic, but I will
have to confirm the percentage.
Senator Robichaud: By when?
Rear-Admiral Smith: That has been our target for a long time.
We look at it each year, but we have no fixed date.
[English]
Le sénateur Robichaud : Quelles sont vos cibles?
Cam Smith : Les cibles pour les femmes dans les forces
régulières, je pense que c’est autour de 23 p. 100. C’est quand
même une cible réaliste. Mais ce pourcentage est à confirmer.
Le sénateur Robichaud : Dans combien de temps?
Cam Smith : C’est une cible que nous visons depuis longtemps.
On la regarde annuellement, mais nous n’avons pas de date fixe.
[Traduction]
The Chair: I find that concept odd when we have a volunteer
military and people are free to sign up or not, as the colonel said.
Is it not odd to have a target?
La présidente : Je trouve ce concept étrange, étant donné que
l’enrôlement est volontaire et que les gens sont libres de s’engager
ou non, comme l’a dit le colonel. N’est-ce pas étrange d’avoir une
cible?
Rear-Admiral Smith: That question is an interesting one. You
may have seen or heard that Jack Granatstein made a comment
last week on diversity levels. Last week, I was at a conference
talking to my counterparts in Australia, the U.K., the U.S. and
New Zealand, and we had an interesting question of whether to
have targets or let water find its own level and have programs in
place to ensure the institution is attractive. We are caught between
the two positions. We want to make sure we have targets. We
need a critical mass at some point to ensure there are
opportunities and the institution is seen to be inclusive. We
want to move away from tokenism. At the same time, if people in
Cam Smith : Votre question est intéressante. Vous avez peutêtre vu ou entendu Jack Granatstein faire un commentaire la
semaine dernière sur les niveaux de diversité. La semaine dernière,
j’ai assisté à une conférence et j’ai parlé à mes homologues de
l’Australie, du Royaume-Uni, des États-Unis et de la NouvelleZélande; nous avons soulevé une question intéressante, à savoir si
nous devons nous fixer des cibles ou laisser les choses s’équilibrer
et mettre en place des programmes pour faire en sorte que
l’institution soit attrayante. Nous hésitons entre les
deux positions. Nous voulons nous assurer d’avoir des cibles. Il
nous faut une masse critique pour nous assurer qu’il y a des
12:30
National Security and Defence
23-3-2011
an all-volunteer force elect not to join up at some point in time,
we cannot complain. There is a sweet spot between those two
positions.
possibilités et que l’institution est considérée comme inclusive.
Nous voulons nous éloigner des mesures symboliques. En même
temps, si les gens choisissent de ne pas se joindre à une force
composée uniquement de volontaires à un certain moment, nous
ne pouvons pas nous plaindre. Il y a un équilibre entre ces deux
positions.
Senator Dallaire: The total reserve force cash envelope of
salary is part of the operations and maintenance budget. The
amount of money is not fixed as we have with the regular force,
with the number of person years and such.
Le sénateur Dallaire : Le budget consacré à la rémunération
pour l’ensemble de la réserve fait partie du budget de
fonctionnement et d’entretien. Les sommes ne sont pas définies
comme dans la force régulière, avec le nombre d’annéespersonnes.
Can we create a pay envelope for all the reserves that is
identified to a target, and not have it part of the to and fro of
O&M and even the capital program but tighter, as vote 1 is? Why
do we not create a ‘‘push’’ system?
Pouvons-nous créer un budget de rémunération pour toutes les
réserves associées à une cible, sans qu’il soit soumis aux variations
du budget de fonctionnement et d’entretien? Cela pourrait même
relever du programme d’immobilisations, mais en plus strict,
comme le crédit 1. Pourquoi ne créons-nous pas un système
« automatique »?
In the army, we already say reservists normally should have 39
days a year paid at class A, which is a daily rate. Why do we not
tell them when we recruit them that we will guarantee 39 days of
pay over this year, and maybe three weeks of summer training or
something, so they can target their pay towards that amount, and
if they do not meet the number we cut the pay, but at least we
guarantee them that number of days?
Dans l’armée, il est déjà prévu que les réservistes doivent
normalement être payés 39 jours par année au tarif du service de
classe A, qui est un tarif journalier. Pourquoi ne pas leur dire,
quand nous les recrutons, que nous leur garantirons 39 jours de
salaire durant l’année, et peut-être trois semaines de formation
estivale, afin qu’ils puissent adapter leur salaire en fonction de ce
montant? S’ils ne travaillent pas le nombre de jours prévu, nous
n’aurons qu’à réduire leur solde. Au moins, nous leur garantirions
ce nombre de jours.
There is absolutely no guarantee now. As we have seen in the
last few years, they can cut reservists off with a couple of months
of notice, so the kids do not have a sense of security and
ultimately go to McDonald’s. Should we instil a ‘‘push’’ system
and work around that system, versus the current to and fro of the
‘‘pull’’ system?
À l’heure actuelle, ils n’ont absolument aucune garantie.
Comme nous l’avons vu au cours des dernières années, on peut
renvoyer les réservistes en leur donnant simplement quelques mois
de préavis. Les jeunes n’ont donc aucun sentiment de sécurité et ils
vont plutôt travailler chez McDonald’s. Devrions-nous établir un
système « automatique » et au besoin adapter ce système, au lieu
d’utiliser le système « sur demande » actuel?
Rear-Admiral Smith: With respect to the pay envelope issue,
that question is for the vice admiral, and I will explain why. Given
the way reservists are force generated and force employed — they
are employed differently, with different roles across the three
services, and they all have their own individual needs and
requirements, which drives the recruiting, depending on which
service they are in — getting one’s arms around that requirement
for the reserves across the three services is not a trivial matter. To
create a pay envelope to integrate all of that requirement, with our
current construct, the way we are structured, is a wonderful goal;
however, I am not sure it is realistic in the near term, frankly.
Cam Smith : En ce qui concerne le budget de rémunération,
cette question doit être adressée au vice-amiral, et je vais vous
expliquer pourquoi. Compte tenu de la façon dont les réservistes
sont formés et employés — ils le sont différemment, car ils jouent
des rôles différents dans les trois services et ils ont tous leurs
propres besoins, ce qui a une incidence sur le recrutement, selon le
service dans lequel ils travaillent —, ce n’est pas une mince affaire
que de comprendre ces besoins pour les réserves dans les trois
services. L’établissement d’un budget de rémunération pour
intégrer tout cela, avec notre structure actuelle, est un objectif
fantastique, mais je ne suis pas certain qu’il soit réaliste à court
terme, honnêtement.
With respect to your second question about having a ‘‘push’’
system, in the current environment in which we find ourselves,
where there is financial accountability, and compliance is
paramount, having a ‘‘push’’ system and then having to comply
at a later point in time is counter to the way things are at the
moment. I am not saying we cannot go there. If reserve forces pay
was easier to administer — and I think we will reach that goal
when we have one pay system — payment and administration of
Quant à votre deuxième question concernant un système
« automatique », compte tenu de l’environnement dans lequel
nous nous trouvons actuellement, où la responsabilité financière
et la conformité sont essentielles, le fait d’avoir un système
« automatique » et d’avoir à s’y adapter plus tard va à l’encontre
de ce qui se passe actuellement. Je ne dis pas que nous ne pouvons
pas le faire. Si la solde des forces de la réserve était plus facile à
administrer — et je pense que nous atteindrons cet objectif quand
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:31
reservists will be easier. I do not see us in the near term going to a
‘‘push’’ system, particularly when the three environments generate
and employ reservists in such a different manner.
nous aurons un système de rémunération unique —, la
rémunération et la gestion seraient plus simples. Je ne crois pas
que nous pourrions utiliser un système « automatique » à court
terme, surtout parce que les trois environnements forment et
emploient les réservistes de manière très différente.
Senator Dallaire: Supplemental to that question, we have
deployed troops, reservists, who are class C. They return and they
are back in the unit as class A. The reservists decide to leave the
unit for one reason or another, but they are injured. There is no
system right now inside the reserve units to take care of their
injured veterans specifically. Reserve units are not funded for that
situation and they have no internal structures for it, as the regular
force units do, and they are not necessarily all captured by the
Joint Personnel Support Unit if they leave the reserves suddenly
but then find themselves injured.
Le sénateur Dallaire : J’aimerais vous poser une autre question.
Nous avons déployé des troupes, des réservistes de classe C. Ils
sont maintenant de retour dans leur unité en service de classe A.
Pour une raison ou pour une autre, ils décident de quitter l’unité,
mais ils sont blessés. À l’heure actuelle, il n’y a aucun système au
sein des unités de la Réserve qui permet de prendre en charge les
anciens combattants blessés. Les unités n’ont pas les structures
internes ni les fonds prévus à cet effet, contrairement aux unités de
la Force régulière. De plus, les unités interarmées de soutien au
personnel ne sont pas nécessairement informées lorsque des
réservistes quittent soudainement la Réserve et sont blessés.
How is it tracked so that those reservists who leave do not end
up abandoned and in the streets, either by Veterans Affairs
Canada not picking them up or our losing contact with them?
Si le ministère des Anciens Combattants n’intervient pas auprès
des réservistes ou perd contact avec eux, comment peut-on
s’assurer qu’ils ne finissent pas abandonnés ou dans les rues?
Rear-Admiral Smith: That question is a valid one. The Joint
Personnel Support Unit, first, has a mandate to track people as
they release. Everyone who releases from the Canadian Forces is
invited, if not mandated, to have a transition interview with
Veterans Affairs Canada, at which point in time they can identify
any issues they may have.
Cam Smith : C’est une bonne question. Tout d’abord, sachez
que les unités interarmées de soutien au personnel ont pour
mandat de suivre la trace des membres au moment de leur
libération. Tous ceux en voie d’être libérés des Forces canadiennes
sont priés, voire obligés, de se soumettre à une entrevue de
transition au cours de laquelle ils pourront parler de leurs
problèmes et déterminer comment le ministère des Anciens
Combattants peut les aider.
On a go-forward basis, the Joint Personnel Support Units,
notwithstanding that they may not be geographically in close
proximity to a reserve unit, still have an outreach ability to track
people and bring them under their wing from an administrative or
provision-of-services perspective.
Même si les unités interarmées de soutien au personnel ne sont
pas toujours établies à proximité d’une unité de la Réserve, elles
sont tout de même en mesure de rejoindre les gens et de les
prendre en charge sur les plans de l’administration ou de la
prestation de services.
Going back to my first piece, we work closely with Veterans
Affairs Canada to ensure that people know that when they leave,
if downstream they have an illness or injury attributable to
service, they know how and when to contact Veterans Affairs
Canada. Recently, we have travelled around the country with
Veterans Affairs Canada — I use the term ‘‘holding hands’’ — on
an outreach basis, to send the word out to people.
Pour revenir à ce que je disais plus tôt, nous travaillons en
étroite collaboration avec le ministère des Anciens Combattants
pour nous assurer que les gens qui quittent les forces armées
savent comment communiquer avec les responsables s’ils ont subi
une blessure dans l’exercice de leurs fonctions. De concert avec le
ministère, nous avons tenu des séances de discussions partout au
pays afin de sensibiliser les gens.
Senator Dallaire: Also to the units?
Rear-Admiral Smith: The units as well. The outreach town halls
are for both reserve and regular force personnel to ensure that,
first, people consider themselves a veteran — because a lot of
people in uniform today do not consider themselves a veteran
when they take the uniform off — and then how to plug into
Veterans Affairs Canada.
[Translation]
Senator Nolin: Just now, you told us about an increase in
recruitment in the reserves. How do you see the future of the
primary reserve?
Le sénateur Dallaire : Au sein des unités?
Cam Smith : Entre autres. Les assemblées publiques s’adressent
autant aux membres de la Réserve que de la Force régulière.
Premièrement, on veut que les membres en viennent à se
considérer comme des anciens combattants au moment où ils
retirent leur uniforme — ce que beaucoup de gens ont tendance à
ne pas faire — et savent comment avoir accès aux services du
ministère des Anciens Combattants.
[Français]
Le sénateur Nolin : Vous nous avez parlé tout à l’heure d’une
augmentation du recrutement dans la réserve. Comment
envisagez-vous l’avenir de la première réserve?
12:32
National Security and Defence
Rear-Admiral Smith: This will be a personal answer, not a
professional one.
Senator Nolin: Go ahead.
23-3-2011
Cam Smith : C’est une réponse personnelle plutôt qu’une
réponse professionnelle.
Le sénateur Nolin : Allez-y.
Rear-Admiral Smith: Recently, with all the operations that we
have been committed to, whether in Haiti or Afghanistan, we
have had a total force, and I cannot believe that it will be less so in
the future. We will always need reservists. They are an integral
part of the total force. I feel that it always going to be essential.
Does that answer your question, senator?
Cam Smith : Dernièrement, avec toutes les opérations pour
lesquelles nous avons engagé, que ce soit en Haïti ou en
Afghanistan, on a une force totale et je ne peux pas croire que
cela va diminuer à l’avenir. On va toujours avoir besoin des
réservistes. Ils représentent une partie intégrale de la force totale.
Selon moi, cela va toujours demeurer essentiel. Est-ce que cela
répond à votre question, sénateur?
Senator Nolin: Yes. It is a pity that we do not have much time. I
would have liked us to explore what we really want from a
reserve. A reserve force is important, but do we just want a kind
of recruitment pool when we have jobs to fill in the regular forces?
If that is all, let us change the name. I see it as a tool with which to
integrate your objectives and your philosophy in the various
communities in Canada; that is what we have to work on, in my
opinion.
Le sénateur Nolin : Oui. C’est dommage qu’on n’ait pas
beaucoup de temps. J’aurais aimé qu’on élabore sur ce que l’on
veut vraiment d’une réserve. Une réserve, c’est important, mais
est-ce qu’on veut que ce soit simplement une sorte de bassin de
recrutement lorsque vous avez besoin de combler des postes dans
la force régulière? Si ce n’est que ça, on va changer le nom. Selon
moi, c’est un outil d’intégration de vos objectifs et de votre
philosophie dans les diverses communautés canadiennes, et c’est
sur cela qu’on va devoir travailler d’après moi.
In Montreal, Canadian military reality is not Longue-Pointe.
The reality is the various regiments. That is the Canadian Forces’
reality, but we do not have a lot of time to discuss it.
À Montréal, la réalité canadienne des militaires, ce n’est pas
Longue-Pointe. Ce sont les divers régiments. C’est cela la réalité
des Forces canadiennes, mais on n’a pas beaucoup de temps pour
en discuter.
Rear-Admiral Smith: I just want to say that I believe that we
can fulfill the two objectives at the same time.
Cam Smith : Je veux simplement dire que je crois que cela peut
combler les deux objectifs en même temps.
Senator Nolin: Well, better yet!
[English]
Le sénateur Nolin : Bien tant mieux!
[Traduction]
The Chair: That is a good answer. Thank you, Rear-Admiral
Andrew Smith, Chief of Military Personnel, and also Lieutenant
Colonel Patricia Henry, Director of Reserve Support
Management. We thank you both for your input into what we
hope will be a complete and thoughtful report on this issue as we
move forward.
La présidente : Vous avez bien répondu. Merci, contre-amiral
Andrew Smith, chef du personnel militaire, et lieutenant-colonel
Patricia Henry, directrice, Gestion du soutien de la Réserve. Nous
vous remercions de votre contribution à ce qui sera, espérons-le,
un rapport complet et approfondi sur la question.
Senator Dallaire: I wish to make a point regarding the admiral,
who is the Chief of Military Personnel. He is a two-star general,
which is equivalent to an EX3 director general. In other
departments, there are assistant deputy ministers, which are at
the level of EX5. That position used to be a three-star position
and it is now a two-star position. That change is not conducive to
moving the personnel side of the house. When the restructure or
transformation is complete, we will see that the position should be
at a three-star assistant deputy minister level and not at a director
general level, and that applies in all the forces. The civilian is an
assistant deputy minister.
Le sénateur Dallaire : J’aimerais faire une remarque concernant
l’amiral, qui assume le rôle de chef du personnel militaire. En ce
moment, il est considéré comme un général deux étoiles, soit
l’équivalent d’un directeur général au niveau EX-3. Dans
d’autres ministères, on retrouve des sous-ministres adjoints, au
niveau EX-5. Par conséquent, son insigne devrait être constitué de
trois étoiles plutôt que de deux. Compte tenu du déplacement des
effectifs, le moment n’est pas opportun pour effectuer ce
changement. Toutefois, lorsque la restructuration sera
complétée, il faudrait lui attribuer le grade de trois étoiles, qui
équivaut à un poste de sous-ministre adjoint et non pas à un poste
de directeur général, comme c’est le cas pour les civils. Il devrait
en être ainsi partout dans les forces armées.
The Chair: Thank you.
We will move now to clause-by-clause consideration of
Bill S-13, An Act to Implement the Framework Agreement on
Integrated Cross-Border Maritime Law Enforcement Operations
La présidente : Merci.
Nous allons maintenant procéder à l’étude article par
article du projet de loi S-13, Loi portant mise en œuvre de
l’Accord cadre sur les opérations intégrées transfrontalières
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
between the Government of Canada and the Government of the
United States of America. The bill also has a short title, and we
will talk about that later, because we will deal with that item last.
maritimes d’application de la Loi entre le gouvernement du
Canada et le gouvernement des États-Unis d’Amérique. Le projet
de loi a aussi un titre abrégé, mais nous y reviendrons à la toute
fin.
Shall the title stand postponed?
Le titre est-il réservé?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Oui.
The Chair: Shall clause 1, which contains the short title, stand
postponed?
12:33
La présidente : L’article 1, qui contient le titre abrégé, est-il
réservé?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: You all have a bill in front of you.
La présidente : Vous avez tous un projet de loi devant vous.
Shall clause 2 carry?
L’article 2 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Shall clause 3 carry?
La présidente : L’article 3 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Shall clause 4, the principles, carry?
La présidente : L’article 4, les principes, est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
The Chair: Shall clause 5, under Central Authority for Canada,
carry?
Hon. Senators: Agreed.
The Chair: Shall clause 6, under Central Authority for Canada,
carry?
Hon. Senators: Agreed.
The Chair: Shall clause 7, again a central authority clause,
carry?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
La présidente : L’article 5, concernant l’Autorité centrale du
Canada, est-il adopté?
Des voix : D’accord.
La présidente : L’article 6, encore sur l’Autorité centrale du
Canada, est-il adopté?
Des voix : D’accord.
La présidente : L’article 7, toujours sur l’Autorité centrale du
Canada, est-il adopté?
Des voix : D’accord.
The Chair: Shall clause 8 carry?
La présidente : L’article 8 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Shall clause 9 carry?
La présidente : L’article 9 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Shall clause 10 carry?
La présidente : L’article 10 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
The Chair: Shall clause 11, Powers of Designated Officers,
carry?
Hon. Senators: Agreed.
The Chair: Shall clause 12, Detention of Persons, carry?
Des voix : D’accord.
La présidente : L’article 11, sur les pouvoirs des agents
désignés, est-il adopté?
Des voix : D’accord.
La présidente : L’article 12, sur les personnes détenues, est-il
adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Shall clause 13, Seizure, carry?
La présidente : L’article 13, sur les saisies, est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Shall clause 14 carry?
La présidente : L’article 14 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Shall clause 15 carry?
La présidente : L’article 15 est-il adopté?
12:34
National Security and Defence
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Shall clause 16 carry?
La présidente : L’article 16 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Shall clause 17 carry?
La présidente : L’article 17 est-il adopté?
Senator Manning: I have a problem with clause 17. I move:
23-3-2011
Le sénateur Manning : J’ai une réserve concernant l’article 17.
Je propose :
That Bill S-13, in Clause 17, be amended by replacing line
15 on page 8 with the following:
Que le projet de loi S-13, à l’article 17, soit modifié par
substitution, à la ligne 16, page 8, de ce qui suit :
45.88 who was appointed as a cross-border maritime law
enforcement officer under subsection 8(1) of the Keeping
Canadians Safe (Protecting Borders) Act.
L’agent désigné, au sens de l’article 45.88, qui a été
nommé à titre d’agent maritime transfrontalier
d’application de la loi en vertu du paragraphe 8(1) de la
Loi visant à assurer la sécurité des Canadiens (protection
des frontières).
The Chair: This amendment is in reference to a situation in
which people might be designated or appointed maritime law
enforcement officers under the subsection?
La présidente : Cet amendement vise les gens qui pourraient
être désignés ou nommés agents maritimes d’application de la loi
en vertu du paragraphe de la loi, n’est-ce pas?
Senator Manning: Yes.
Le sénateur Manning : Absolument.
Senator Dallaire: Are you adding these lines?
Le sénateur Dallaire : Ajoutez-vous ces lignes?
The Chair: It is replacing line 15.
Senator Dallaire: So proposed section 50.1 stays and we are
adding section 45.88?
La présidente : Cela remplace la ligne 16.
Le sénateur Dallaire : Si je comprends bien, l’article 50.1
demeure tel quel, et nous ajoutons l’article 45.88?
The Chair: That is right.
La présidente : C’est exact.
Shall that clause now carry?
L’article modifié est-il adopté?
Senator Day: No: Are you sure you want section 45.88 in your
amendment when it is section 45.48 in the act? Some confusion is
being caused by all these different numbers, and we should have
an explanation of what this amendment is intended to achieve and
why it is necessary. There are two different points.
Le sénateur Day : Non. Êtes-vous certain de bien vouloir
inscrire l’article 45.88 dans votre amendement alors qu’il s’agit de
l’article 45.48 dans la loi? Ces différents chiffres prêtent à
confusion, et on devrait nous expliquer le but et l’importance de
cet amendement. Il y a deux différents points.
The Chair: Senator Day is asking whether section 45.88 is the
right number.
La présidente : Le sénateur Day demande si l’article 45.88 est le
bon.
Senator Day: I think it should be section 45.48.
Le sénateur Day : Je pense que cela devrait être l’article 45.48.
The Chair: Yes, and that is on a different page. I think we have
them mixed up. Is that correct?
La présidente : Oui, et cela se trouve à une autre page. Je pense
que nous les avons mélangés. Est-ce que je me trompe?
The amendment that refers to clause 23 should actually refer to
clause 17?
L’amendement qui se rapporte à l’article 23 devrait en fait se
rapporter à l’article 17?
Senator Day: Let us not be confused about what is coming. Let
us talk only about this amendment. Should it be section 45.48?
Le sénateur Day : N’ajoutons pas à la confusion. Parlons
plutôt de cet amendement. Est-il question de l’article 45.48?
The Chair: Can a departmental official join us?
La présidente : Un représentant du ministère pourrait-il se
joindre à nous?
Senator Nolin: In French, it is perfectly okay.
Le sénateur Nolin : Dans la version française, il n’y a pas
d’erreur.
The Chair: It is section 45.48. On this page, it is section 45.88.
La présidente : Il s’agit de l’article 45.48. À cette page, on y
trouve l’article 45.88.
Senator Day: Luckily I read the English version and found this
mistake.
Le sénateur Day : Heureusement, j’ai lu la version anglaise et
j’ai pu relever cette erreur.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:35
The Chair: Ms. Beecher and Mr. MacKillop have been here
before. Do you see the problem in the English version?
La présidente : Madame Beecher et M. MacKillop sont déjà
venus auparavant. Voyez-vous le problème dans la version
anglaise?
Barry MacKillop, Director General, Law Enforcement and
Border Strategies Directorate, Public Safety Canada: There is a
difference in the English and the French. I believe it should read
‘‘45.88’’ in both versions.
Barry MacKillop, directeur général, Application de la loi et
stratégies frontalières, Sécurité publique Canada : Chose certaine,
les versions française et anglaise ne concordent pas. Je crois qu’on
devrait lire « 45.88 » dans les deux versions.
Sophie Beecher, Counsel, Legal Services, Public Safety Canada:
Yes.
Sophie Beecher, conseillère juridique, Services juridiques,
Sécurité publique Canada : Absolument.
The Chair: We are adding to clause 17 the words, ‘‘who was
appointed. . . .’’
La présidente : Nous ajoutons à l’article 17 la phrase suivante :
« l’agent désigné... »
Senator Day: Look at line 15 on page 8. You are adding words
after that section, as I understand, from this amendment. It
should be section 45.48.
Le sénateur Day : Prenez la ligne 16, à la page 8. Si je
comprends bien, votre amendement vise à ajouter une partie à cet
article. Cela devrait donc être l’article 45.48.
The Chair: I think they say the same thing. You are adding
these words to two particular clauses. Is that correct? It is the
same wording.
La présidente : Je pense qu’ils sont identiques. Vous ajoutez
cette phrase à deux articles précis. Est-ce exact? Il s’agit du même
libellé.
Senator Manning: The number is wrong, not the wording.
Le sénateur Manning : Le chiffre est erroné, pas le libellé.
The Chair: Ms. Beecher and Mr. MacKillop, when you
determine what you want added, we will have you read it.
La présidente : Madame Beecher et monsieur MacKillop,
lorsque vous aurez déterminé ce que nous devons ajouter, je
vous prierais de nous le lire.
Senator Patterson: Chair, maybe the mover of the amendment
can explain its purpose.
Le sénateur Patterson : Madame la présidente, l’auteur de
l’amendement pourrait peut-être nous expliquer son intention.
The Chair: We will do that. Can we clarify this amendment first
so that we are all on the same piece of paper? Can we have the
words that you want added read aloud so we can settle that part?
La présidente : D’accord, mais pouvons-nous d’abord clarifier
cet amendement afin que nous soyons tous au même endroit?
Pouvons-nous lire tout haut l’ajout en question pour que l’affaire
soit réglée une fois pour toutes?
Senator Day: I am not sure we have settled it.
Le sénateur Day : Je ne crois pas que nous ayons réglé la
question.
The Chair: It is the same wording.
La présidente : Il s’agit du même libellé.
Ms. Beecher: It has 45.48 on one.
Mme Beecher : On a inscrit l’article 45.48 dans une version.
The Chair: It has 45.88 on the other.
La présidente : Et l’article 45.88 dans l’autre.
Mr. MacKillop: It should read 45.88.
M. MacKillop : On devrait y lire l’article 45.88.
Ms. Beecher: I think so.
Mme Beecher : C’est ce que je pense.
Senator Day: Maybe we need another amendment.
Le sénateur Day : Il nous faut peut-être un autre amendement.
Senator Manning: It amends section 45.88.
Le sénateur Manning : Il modifie l’article 45.88.
Senator Day: It starts with ‘‘whom,’’ which is underlined. Do
you want to underline the other part, too?
Le sénateur Day : Le début est souligné. Souhaitez-vous
souligner l’autre partie également?
Senator Manning: Move the pen back over 45.88.
Le sénateur Manning : Reprenez l’article 45.88.
The Chair: We have an answer.
La présidente : Nous avons une réponse.
Mr. MacKillop: It should read 45.88; and section 45.48
contains the definitions in Bill S-13 of ‘‘Central Authority,’’
‘‘designated officer’’ and ‘‘integrated cross-border operation.’’
That is fine.
M. MacKillop : On devrait lire l’article 45.88; et l’article 45.48
renferme les définitions, dans le projet de loi S-13, d’« agent
désigné », d’« autorité centrale » et d’« opération intégrée
transfrontalière ». C’est correct.
12:36
National Security and Defence
23-3-2011
The amendment is to deal with the public complaints side. To
deal with that section, it is section 45.88 under the public
complaints coordinating amendments. It should read 45.88. The
purpose of that amendment essentially is to identify the Canada
versus U.S. person involved in the Canada-U.S. Shiprider
operations.
Cet amendement porte sur la gestion des plaintes du public. On
trouve donc l’article 45.88 sous les dispositions de coordination.
Cet amendement vise essentiellement à identifier les agents
désignés qui prennent part aux opérations dans le cadre du
projet Shiprider entre le Canada et les États-Unis.
Moving to further amendments to self-initiated complaints, we
see that they can initiate a joint investigation with any RCMP
member and that they are not exempt from this investigation. The
U.S. member is exempt from a self-initiated complaint, for
instance, from the Commission for Public Complaints Against the
RCMP, CPC.
Pour ce qui est des autres amendements aux plaintes du public,
on peut voir que les agents de la GRC peuvent faire l’objet d’une
enquête conjointe et ne peuvent en être exemptés. Les agents
américains, quant à eux, sont exemptés d’une plainte déposée, par
exemple, par la Commission des plaintes du public contre la
GRC, la CPP.
The Chair: We cannot oblige them to come here; that is the law
of the land.
La présidente : Nous ne pouvons pas les obliger à venir ici; ce
sont les lois du pays.
Mr. MacKillop: We had to clarify that definition within the
auspices of the public complaints area, which is section 45.88. I
apologize if the French version reference is section 45.48; it
should be section 45.88 in both versions.
M. MacKillop : Nous avons dû clarifier les définitions sous la
rubrique des plaintes du public, c’est-à-dire à l’article 45.88. Je
suis désolé si on lit « 45.48 » dans la version française; il s’agit bel
et bien de l’article 45.88 dans les deux versions.
The Chair: You have the right number on the French copy.
La présidente : Vous avez le bon chiffre dans la version
française.
[Translation]
Mr. MacKillop: In French, it should be 45.88 as well.
Senator Nolin: Point eighty eight. That is right. That means the
text must be amended.
Mr. MacKillop: In French, yes; I am sorry.
[English]
[Français]
M. MacKillop : En français, cela devrait être 45.88 aussi.
Le sénateur Nolin : Quatre-vingt-huit, c’est cela. Cela veut dire
qu’il faut un amendement au texte.
M. MacKillop : En français, oui, je m’excuse.
[Traduction]
Senator Day: In English, can you explain what this amendment
is all about? Why do you need this amendment? What does it
achieve?
Le sénateur Day : Dans la version anglaise, pouvez-vous nous
expliquer l’objectif de cet amendement? Qu’est-ce qu’il vient
apporter?
Ms. Beecher: As the bill stood, we placed all cross-designated
officers in the same category. We were trying specifically to
exempt U.S. cross-designated officers as being subject to the
summons provision. Instead, we included all officers. We feel that
a precision is necessary so that U.S. officers are exempted from
summon, and not all officers. We still want our RCMP officers to
be summoned before the CPC to give testimony and that kind of
thing.
Mme Beecher : Dans le projet de loi, tel qu’il était libellé, nous
avons placé tous les agents transfrontaliers dans la même
catégorie. Nous voulions précisément exempter les agents
américains des assignations à comparaître. Au lieu de cela, nous
les avons tous inclus. Nous croyons donc qu’il est nécessaire de
préciser que ce sont uniquement les agents américains qui sont
exemptés, et non pas tous les agents. Nous voulons toujours que
nos agents de la GRC puissent être appelés à témoigner devant la
CPP.
The Chair: My understanding in lay terms is that we can oblige
a Canadian designated peace officer for the purposes of an
operation to show up in a Canadian court; but we cannot oblige
an American to show up in a Canadian court.
La présidente : Si je comprends bien, autrement dit, dans le
cadre d’une opération, nous pouvons obliger un agent de la paix
canadien à comparaître devant un tribunal canadien, mais nous
ne pouvons pas obliger un agent américain à le faire.
Mr. MacKillop: Correct.
Senator Duffy: Presumably the Americans cannot oblige
Canadian officers to appear in their courts?
M. MacKillop : Tout à fait.
Le sénateur Duffy : Je présume donc que les États-Unis ne
peuvent pas obliger des agents canadiens à comparaître devant
leurs tribunaux?
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
Mr. MacKillop: That is correct. The framework agreement
provides that best efforts be made on both sides so they will both
show up, presumably; in law we cannot oblige that.
Senator Dallaire: Their legislation does not exist yet.
12:37
M. MacKillop : C’est exact. L’entente-cadre vise à ce que l’on
déploie tous les efforts nécessaires pour que les agents puissent
comparaître d’un côté comme de l’autre, mais apparemment, on
ne peut pas l’exiger aux termes de la loi.
Le sénateur Dallaire : Leur loi n’existe pas encore.
The Chair: They have an overarching framework that covers
this area and many other things.
La présidente : Ils ont un cadre général qui porte sur cet aspect
et beaucoup d’autres.
Senator Dallaire: Do they need separate legislation for CanadaU.S Shiprider?
Le sénateur Dallaire : Ont-ils besoin d’une mesure législative
distincte en ce qui a trait au projet Shiprider entre le Canada et les
États-Unis?
The Chair: Only we have to do it because they have embraced it
already.
La présidente : Si nous procédons de la sorte, c’est parce qu’ils
sont déjà allés de l’avant.
Senator Manning: Chair, I need to extend my amendment to
include section 45.88 to make sure everything is right.
Le sénateur Manning : Madame la présidente, je dois modifier
mon amendement à l’égard de l’article 45.88 et m’assurer que tout
est comme il se doit.
Senator Nolin: You have to read it in French now.
Le sénateur Nolin : Vous devez le lire en français.
The Chair: Does anything have to be considered a
subamendment or other: no; fine.
La présidente : Est-ce que cela doit être considéré comme un
sous-amendement? Non. Très bien.
Senator Day: Chair, so I have this amendment correct, we are
looking at clause 17 of this bill which talks about proposed
section 50.1 of the Royal Canadian Mounted Police Act. At
page 27 of the bill, we can see where section 50 of the Royal
Canadian Mounted Police Act appears. The amendment says:
‘‘. . . does not apply to a designated officer within the meaning of
section 45.88. . . .’’
Le sénateur Day : Madame la présidente, maintenant que j’ai
rectifié l’inexactitude, j’attire votre attention sur l’article 17 du
projet de loi qui traite de l’article 50.1 de la Loi sur la
Gendarmerie royale du Canada. À la page 27 du projet de loi,
on peut lire : « [...] ne s’applique pas à l’agent désigné, au sens de
l’article 45.88. »
Ms. Beecher: It would be more practical to have a copy of the
bill. What we have is a bill separated with explanation sheets.
Mme Beecher : Ce serait plus pratique d’avoir une copie du
projet de loi. Ce que nous avons entre les mains, c’est un projet de
loi truffé d’explications.
The Chair: We have a copy of the bill for Mr. MacKillop and
Ms. Beecher to share.
La présidente : Nous avons une copie du projet de loi pour
M. MacKillop et Mme Beecher.
Senator Day: This meeting would have been much easier if we
had had time to review and consider the amendments before the
meeting. We might not have had to ask these questions now.
Le sénateur Day : Les choses auraient été beaucoup plus faciles
si nous avions eu le temps d’examiner les amendements avant la
séance. Nous n’aurions pas eu besoin de poser toutes ces
questions.
The Chair: I think it is good that we have an opportunity to do
this.
La présidente : Il est bon que nous ayons la possibilité de le
faire.
Senator Dallaire: The point that my colleague raises is that if
we had received the amendments a couple of days ago instead of
two minutes before we walked into the building, we could have
reviewed them ahead of the meeting.
Le sénateur Dallaire : Ce que mon collègue essaie de dire, c’est
que si nous avions reçu les amendements quelques jours avant la
séance, plutôt que deux minutes avant d’entrer dans l’édifice, nous
aurions pu les étudier un peu.
The Chair: Were they not sent out this afternoon?
La présidente : Ne les avez-vous pas reçus cet après-midi?
Kevin Pittman, Clerk of the Committee: Yes.
Kevin Pittman, greffier du comité : Oui.
The Chair: At what time?
La présidente : À quelle heure?
Senator Dallaire: We received them 20 minutes before we met.
Le sénateur Dallaire : Nous les avons reçus 20 minutes avant la
séance.
The Chair: I think I received them earlier than that, on my
BlackBerry.
La présidente : Je pense que je les ai reçus plus tôt, sur mon
BlackBerry.
12:38
National Security and Defence
Senator Day: ‘‘Earlier than that’’ being today, this afternoon?
23-3-2011
Le sénateur Day : Quand vous dites « plus tôt », vous voulez
dire cet après-midi?
The Chair: Yes, I think it was. I was in another committee.
La présidente : Oui. Je siégeais à un autre comité.
Senator Day: This is 5:20 in the afternoon.
Le sénateur Day : Nous les avons reçus à 17 h 20 précisément.
Mr. MacKillop: The actual amendment will be inserted in
clause 17 of Bill S-13. It will apply to section 45.88, which is then
further referenced in section 50. However, as you can see, it
references back to section 45.88, which will be amended by
clause 17.
M. MacKillop : L’amendement sera inséré dans l’article 17 du
projet de loi S-13. Il s’appliquera à l’article 45.88, qui fait aussi
référence à l’article 50. Toutefois, comme vous pouvez le
constater, il renvoie à l’article 45.88, qui sera donc modifié par
l’article 17.
The Chair: Hence the change to clause 17.
La présidente : Il s’agit donc d’une modification à l’article 17.
Mr. MacKillop: That is correct.
M. MacKillop : C’est exact.
Senator Day: Is this the best way lawyers drafting this bill
could find to achieve this result; that is, by taking us through all
these various sections?
Le sénateur Day : Est-ce le meilleur moyen qu’ont trouvé les
juristes pour y arriver; c’est-à-dire en nous renvoyant à tous ces
articles?
Mr. MacKillop: We had to make a certain amendment to
address the policy intent, which was to keep it as broad as
possible, and to cover all Canadian police officers. Given that
Bill C-38 is not passed, we simply could not make a reference to
Bill C-38 being amended consequentially.
M. MacKillop : Nous avons d û apporter certaines
modifications pour respecter l’intention du projet de loi. Il doit
être le plus général possible afin de viser tous les agents de police
canadiens. Étant donné que le projet de loi C-38 n’est pas adopté,
nous ne pouvons tout simplement pas faire référence au projet de
loi C-38, qui sera modifié en conséquence.
Ms. Beecher: That is why we will have the same situation at
clause 23. As you will recall, part of provisions are ‘‘ifs.’’
Mme Beecher : C’est pourquoi on se retrouve avec la même
situation en ce qui concerne l’article 23. Comme vous vous le
rappellerez, il s’agit de la partie sur les « si ».
Senator Day: Yes, I do recall that part.
The Chair: This was some of the complication that we had in
testimony. I am also told that we now will need a subamendment
because the French version says ‘‘45.88.’’
Senator Nolin: No, it is the reverse.
The Chair: I am sorry, I am only receiving instruction here; I
am not sure.
[Translation]
Le sénateur Day : Oui, je m’en souviens.
La présidente : Cela faisait partie des complexités au moment
des témoignages. On me dit maintenant que nous avons besoin
d’un sous-amendement, étant donné que la version française
indique « 45.88 ».
Le sénateur Nolin : Non, c’est le contraire.
La présidente : Je suis désolée, je ne fais que recevoir les
instructions; je ne suis pas certaine.
[Français]
Senator Day: So 45.88 is what should be there?
Le sénateur Day : Donc 45.88, c’est ce qui doit être là?
Senator Nolin: Yes.
Le sénateur Nolin : Oui.
[English]
[Traduction]
Senator Nolin: In French, 45.88.
Dans la version française, on peut lire 45.88.
The Chair: So it is what it is —
La présidente : Par conséquent...
Senator Day: No: It has to be changed.
Le sénateur Day : Non, nous devons le changer.
The Chair: You have 88 on your page, on the French version.
Senator Nolin: Yes, and it should be 48.
The Chair: All right: The English version does have 48, so that
is correct.
La présidente : Vous avez 88 sur votre page, dans la version
française.
Le sénateur Nolin : Oui, et cela devrait être 48.
La présidente : Très bien. Il n’y a pas d’erreur dans la version
anglaise.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:39
Mr. MacKillop: It is actually section 45.88. The English
version is correct; the French version inadvertently refers to
section 45.48 and it should be section 45.88.
M. MacKillop : On veut que ce soit l’article 45.88. La version
anglaise est exacte; la version française, par contre, renvoie par
inadvertance à l’article 45.48 plutôt qu’à l’article 45.88.
The Chair: All right. Does everyone see this now? We need a
subamendment now for that section.
La présidente : Très bien. Est-ce que tout le monde arrive à
suivre? Il nous faut donc un sous-amendement pour cet article.
Senator Manning: Okay.
Le sénateur Manning : D’accord.
Senator Day: Why do you not withdraw the amendment and
change it?
Le sénateur Day : Pourquoi ne pas plutôt retirer l’amendement
et le modifier?
Senator Manning: I will withdraw that amendment and provide
a whole new amendment. Can I do that?
Le sénateur Manning : Je vais retirer cet amendement et en
proposer un tout nouveau. Est-ce possible?
The Chair: We do not have the paper copy for that. Okay, we
will do that. Are we agreed on the subamendment?
La présidente : Nous n’aurons pas la copie papier. D’accord,
c’est ce que nous allons faire. Êtes-vous d’accord concernant le
sous-amendement?
Senator Manning: I move the subamendment to cover
section 45.88 rather than section 45.48, in both official languages.
Le sénateur Manning : Je propose un sous-amendement visant
à traiter de l’article 45.88 plutôt que de l’article 45.48, dans les
deux langues officielles.
The Chair: Agreed?
La présidente : Êtes-vous d’accord?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Oui.
The Chair: Now we move to the first amendment itself.
La présidente : Nous allons maintenant proposer le premier
amendement.
Senator Manning: I move that Bill S-13, in clause 17, be
amended by replacing line 15 on page 8 with the following:
Le sénateur Manning : Je propose que le projet de loi S-13, à
l’article 17, soit modifié par substitution, à la ligne 16, page 8, de
ce qui suit :
45.88 who was appointed as a cross-border maritime law
enforcement officer under subsection 8(1) of the Keeping
Canadians Safe (Protecting Borders) Act.
L’agent désigné, au sens de l’article 45.88, qui a été nommé à
titre d’agent maritime transfrontalier d’application de la loi
en vertu du paragraphe 8(1) de la Loi visant à assurer la
sécurité des Canadiens (protection des frontières).
The Chair: Are we agreed?
La présidente : Êtes-vous d’accord?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Oui.
The Chair: That is a miracle. Clause 18, agreed?
La présidente : C’est un miracle. L’article 18 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Oui.
The Chair: Clause 19?
La présidente : L’article 19?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Oui.
The Chair: Clause 20?
La présidente : L’article 20?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Oui.
The Chair: Clause 21.
La présidente : L’article 21.
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Oui.
The Chair: Clause 22?
La présidente : L’article 22?
Senator Manning: Excuse me, chair.
Le sénateur Manning : Excusez-moi, madame la présidente.
The Chair: Go ahead, Senator Manning.
La présidente : Je vous écoute, sénateur Manning.
Senator Manning: I move an amendment to clause 22:
That Bill S-13, in clause 22, be amended by:
Le sénateur Manning : Je propose un amendement à
l’article 22 :
Que le projet de loi S-13, à l’article 22, soit modifié :
12:40
National Security and Defence
(a) adding after line 22 on page 12 the following:
May I dispense?
The Chair: Do you have the long page here? Do you have the
long page, Senator Day?
Senator Day: No.
The Chair: Three pages were supposed to be handed out to
you, with clause 17, then clause 22 and then clause 23. Yes: That
is the one.
Senator Day: Great. I think I have too much paper.
23-3-2011
a) par adjonction, après la ligne 20, page 12, de ce qui
suit :
Puis-je être dispensé de la lecture?
La présidente : Avez-vous la version longue? Avez-vous la
version longue, sénateur Day?
Le sénateur Day : Non.
La présidente : Vous auriez dû recevoir trois pages; une pour
l’article 17, une pour l’article 22, et une autre pour l’article 23.
Oui, c’est celle-là.
Le sénateur Day : Excellent. Je pense que j’ai trop de papiers.
The Chair: We all have too much paper; that is for sure.
Senator Manning, ask your question again.
La présidente : C’est effectivement le cas pour tout le monde.
Sénateur Manning, pourriez-vous répéter votre question?
Senator Manning: I move that Bill S-13, in clause 22, be
amended by:
Le sénateur Manning : Je propose que le projet de loi S-13, à
l’article 22, soit modifié :
(a) adding after line 22 on page 12 the following:
(10) If a complaint concerns the conduct of a
designated officer —
May I dispense?
a) par adjonction, après la ligne 20, page 12, de ce qui suit :
(10) Lorsqu’une plainte porte sur la conduite d’un
agent désigné...
Puis-je être dispensé de la lecture?
The Chair: Yes: Give everyone a moment to read the
amendment.
La présidente : Oui. Donnez-nous un moment pour lire
l’amendement.
Senator Day: The fact that you are dispensing does not mean
that we should dispense with understanding it, correct?
Le sénateur Day : Le fait que vous le dispensiez de la lecture ne
signifie pas qu’il n’est pas nécessaire de comprendre
l’amendement, n’est-ce pas?
The Chair: No: Do you want him to read it aloud?
La présidente : Non. Voulez-vous qu’il le lise à voix haute?
Senator Day: No.
Le sénateur Day : Non.
The Chair: The answer is no.
La présidente : La réponse est non.
Senator Day: You need to have it translated anyway.
Le sénateur Day : Il faudra le faire traduire de toute façon.
The Chair: Mr. MacKillop or Ms. Beecher, do you have your
15-second version of why this amendment matters?
La présidente : M. MacKillop ou Mme Beecher, pouvez-vous
nous dire en 15 secondes pourquoi cet amendement est
important?
Ms. Beecher: Essentially, we are incorporating explicitly the
possibility for the CPC to be able to conduct joint investigations
or hearings with an authority from another jurisdiction.
Mme Beecher : Essentiellement, il prévoit explicitement que la
Commission est autorisée à tenir des enquêtes ou des audiences
conjointement avec les autorités d’un autre ressort.
The Chair: This is continuing on from the complaints
commission that will be dealt with either under existing law or,
should Bill C-38 pass, under the new revised law. This
amendment now adds the notion that we can work with
another authority so that we might, in a way, have a joint
investigation.
La présidente : Cela donne suite à la commission des plaintes,
dont il sera question dans la loi actuelle ou, si le projet de loi C-38
devait être adopté, dans la loi révisée. Le présent amendement
apporte la notion que nous pouvons collaborer avec une autre
autorité de façon à tenir une enquête conjointe, en quelque sorte.
Ms. Beecher: That is right.
Mme Beecher : C’est exact.
Senator Day: And this was necessary, why?
Le sénateur Day : Et c’était nécessaire pour quelle raison?
Mr. MacKillop: The original draft was not broad enough and
could have been interpreted as not allowing joint investigations of
other Canadian or U.S. law enforcement officers. We wanted to
M. MacKillop : La version originale n’était pas suffisamment
vaste et on aurait pu l’interpréter de façon à empêcher la tenue
d’enquêtes conjointes avec d’autres agents d’exécution de la loi du
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
make sure that the complaints commission had the opportunity to
do conduct those investigations.
Canada ou des États-Unis. Nous voulions nous assurer que la
commission des plaintes avait la possibilité de mener de telles
enquêtes.
The Chair: You can capture everything.
La présidente : Vous pouvez tout englober.
Mr. MacKillop: That was the policy intent.
M. MacKillop : C’était l’intention de la politique.
The Chair: It might be a local law enforcement authority; it can
be someone else they are working with, and that it is easier to
investigate this matter together.
Mr. MacKillop: It can be the U.S. that asks.
The Chair: It can be a U.S. authority.
Mr. MacKillop: Yes, for a joint investigation.
12:41
La présidente : Il peut s’agir d’une autorité locale d’exécution
de la loi, ou encore d’un autre collaborateur, et c’est plus facile de
faire enquête ensemble.
M. MacKillop : Cela peut aussi être à la demande des ÉtatsUnis.
La présidente : Il peut s’agir d’une autorité américaine.
M. MacKillop : En effet, pour les besoins d’une enquête
conjointe.
Senator Dallaire: To confirm, am I to understand that the
provincial governments have agreed to this process? That is, they
will subject, for example, their provincial police to this process in
totality? Has that legislation been amended already within their
jurisdiction to do that?
Le sénateur Dallaire : Dites-moi, est-ce que les gouvernements
provinciaux ont approuvé ce processus? Est-ce qu’ils ont accepté,
par exemple, de soumettre leur police provinciale à l’ensemble de
ce processus? Est-ce que la loi a déjà été modifiée dans leurs
territoires respectifs pour pouvoir procéder de cette façon?
Mr. MacKillop: With respect to Canada-U.S. Shiprider, it has
not been dealt with directly, as we have used RCMP officers to
date. The consultations that have occurred on Bill C-38 did talk
about joint investigations when officers are working on joint task
forces, so, yes, it is part of their participation in a joint task force.
M. MacKillop : Pour ce qui est du projet Shiprider entre le
Canada et les États-Unis, la question n’a pas été abordée
directement, puisque nous avons fait appel aux agents de la
GRC jusqu’à maintenant. Lors des consultations qui ont eu lieu
au sujet du projet de loi C-38, il a été question d’enquêtes
conjointes lorsque les agents participent à des forces
opérationnelles mixtes, alors cela fait en effet partie de leur
travail.
Senator Dallaire: But the provinces have not been approached
yet to do that?
Le sénateur Dallaire : Mais les provinces n’ont pas encore été
approchées à cet égard?
Mr. MacKillop: Well, Bill C-38 is not yet —
The Chair: They have, but Bill C-38 is not law yet.
M. MacKillop : Eh bien, le projet de loi C-38 n’est pas encore...
La présidente : Elles l’ont été, mais le projet de loi C-38 n’a pas
encore été promulgué.
Senator Dallaire: Essentially, we have used RCMP until now,
but I thought we were using municipal people in Welland,
Windsor or wherever it was.
Le sénateur Dallaire : Donc, nous avons fait appel aux agents
de la GRC jusqu’à maintenant, mais je croyais que nous avions
recouru aux services d’agents municipaux à Welland ou à
Windsor; je ne suis plus certain où c’était.
Mr. MacKillop: We may in the future. So far it has been all
RCMP and Coast Guard with respect to the Canada-U.S.
Shiprider operations themselves.
M. MacKillop : Cela pourrait être le cas plus tard. Jusqu’à
présent, pour le projet Shiprider entre le Canada et les États-Unis,
seuls des agents de la GRC et de la Garde côtière ont été mis à
contribution.
The Chair: When the three witnesses came before the
committee, they testified that if the operation went on to the
land, they were asked to extend.
La présidente : Lorsque les trois témoins ont comparu, ils nous
ont dit que si le projet devait s’appliquer aux zones terrestres, ils
devraient étendre leurs opérations.
Senator Dallaire: They were on the water, too. They are
patroling on the waters. I am trying to confirm that this
legislation here, pending Bill C-38, has been acknowledged by
the provincial governments; that they will subject their police to
this police complaints centre.
Le sénateur Dallaire : Ils assurent aussi la patrouille maritime.
J’essaie de savoir si cette loi, le projet de loi C-38, a été reconnue
par les gouvernements provinciaux. Ont-ils accepté de soumettre
leurs forces policières à cette commission des plaintes?
12:42
National Security and Defence
Mr. MacKillop: It would likely be a joint investigation with the
provincial oversight body. They have indicated support for joint
oversight writ large — not only Shiprider but any other operation.
Senator Dallaire: That exists?
23-3-2011
M. MacKillop : Il s’agirait vraisemblablement d’une enquête
conjointe avec l’organisme de surveillance provincial. Ils se sont
dits en faveur d’une assignation de surveillance, pas seulement
pour le projet Shiprider, mais aussi pour toute autre opération.
Le sénateur Dallaire : Cela existe?
Mr. MacKillop: It will. With Bill C-38 coming in, the
investigations will be more formal. They investigate some things
informally now with observers, et cetera, but if Bill C-38 passes,
there will be the opportunity for more formal joint investigations
with provincial oversight bodies. The provinces have expressed an
interest in joint oversight.
M. MacKillop : Ce sera le cas. Avec l’adoption du projet de
loi C-38, les enquêtes auront un caractère plus officiel. En ce
moment, les enquêtes sont menées de façon non officielle avec des
observateurs, entre autres, mais si le projet de loi C-38 est adopté,
il sera possible de mener des enquêtes plus officielles
conjointement avec les organismes de surveillance provinciaux.
Les provinces se sont montrées intéressées à assurer une
surveillance conjointe.
Senator Dallaire: Forgive me but do you have that in writing?
Le sénateur Dallaire : Pardonnez-moi de vous poser la
question, mais avez-vous cela par écrit?
The Chair: It is not compelled; it is allowed.
La présidente : Ce n’est pas imposé; c’est autorisé.
Mr. MacKillop: That is correct, and we have indications in
consultations that they support that approach. We have heard
from several provinces that they want the opportunity to have
joint investigations with respect to the RCMP and joint
operations that happen.
M. MacKillop : C’est exact. D’après la teneur des
consultations, les provinces sont en faveur de cette approche.
Plusieurs gouvernements provinciaux nous ont indiqué qu’ils
aimeraient avoir la possibilité de tenir des enquêtes conjointes
concernant la GRC et les opérations mixtes qui sont menées.
Senator Dallaire: They do not implement their legislation
before ours is implemented. Is that correct?
Le sénateur Dallaire : Ils ne pourraient pas adopter de loi avant
qu’on adopte la nôtre. N’est-ce pas?
Mr. MacKillop: That is correct.
Senator Dallaire: Is that the normal practice?
M. MacKillop : En effet.
Le sénateur Dallaire : Est-ce ainsi que se déroulent
normalement les choses?
Mr. MacKillop: It depends on the province. Some provinces
may not need further enabling legislation. Some that do, will.
M. MacKillop : Tout dépend de la province. Il est possible que
certaines provinces n’aient pas besoin d’adopter de nouvelles lois.
D’autres devront par contre le faire.
Senator Day: Does this proposed subsection 10 give the power
to the commission to allow a province or another hearing body
that wants to participate to do so, or does it merely give the
commission authority to have a joint hearing so that the authority
to allow it comes from somewhere else?
Le sénateur Day : Est-ce que le paragraphe 10 proposé
donnerait le pouvoir à la commission de permettre à une
province ou à un autre organisme d’audience de prendre part à
une enquête, ou pourrait-elle seulement tenir une enquête
conjointe qui aurait été autorisée par une autre entité?
Ms. Beecher: It is including the sections from Bill C-38 that
talk about joint investigations in this bill. They were not included
initially, and we are adding what is in Bill C-38 about joint
investigations to apply specifically to this bill.
Mme Beecher : Il renvoie aux articles du projet de loi C-38 qui
portent sur les enquêtes conjointes. Il n’en était pas question au
départ, mais nous avons ajouté ce qui figure dans le projet de
loi C-38 concernant les enquêtes conjointes pour que ces
dispositions s’appliquent à ce projet de loi.
Senator Day: This amendment is enabling legislation to allow
the commission the ability to have joint meetings but not the
ability to allow for joint meetings.
Le sénateur Day : Cet amendement constitue une mesure
habilitante permettant à la commission de tenir des enquêtes
conjointes, mais pas d’en autoriser.
The Chair: It is to allow for, but not force.
Mr. MacKillop: This amendment will allow Bill C-38 to apply
in its entirety to Canada-U.S. Shiprider operations, as opposed to
saying they can have joint investigations under Bill C-38, but not
if it is Shiprider. This amendment is to allow Shiprider in there as
well. An oversight on the initial drafting could have been
interpreted that they cannot have joint investigations for
La présidente : Il lui permet d’en autoriser, mais pas de
contraindre les entités à y prendre part.
M. MacKillop : Cet amendement permettra d’appliquer le
projet de loi C-38 dans son intégralité au projet Shiprider entre
le Canada et les États-Unis, plutôt que d’exclure ce dernier des
dispositions autorisant la tenue d’enquêtes conjointes. Il vise à
faire appliquer les dispositions du projet de loi au projet Shiprider
également. La formulation initiale aurait pu être interprétée de
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:43
Shiprider operations, and we did not want to exclude the RCMP
or anyone from oversight. The amendment is to correct that
oversight and ensure they have all their powers under Bill C-38
and that the bill applies to Shiprider as well.
façon à ce qu’aucune enquête conjointe ne puisse être tenue dans
le cadre du projet Shiprider, et nous ne voulions pas exclure la
GRC, ni aucune autre entité, des efforts de surveillance.
L’amendement vise à corriger cette lacune et à veiller à ce que
ces entités bénéficient de ce pouvoir en vertu du projet de loi C-38
et que ses dispositions s’appliquent au projet Shiprider également.
Senator Day: If we are looking at Bill S-13 and not Bill C-38, it
says the commission may conduct investigations jointly with
another authority that normally conducts those investigations. If
the other authority comes along and says, ‘‘We want to be in on
this investigation,’’ will the commission make the yes-or-no
decision?
Le sénateur Day : Mettons de côté le projet de loi C-38 un
moment pour s’en tenir au projet de loi S-13. Celui-ci prévoit que
la commission peut tenir une enquête conjointement avec une
autre autorité qui effectue normalement ce genre d’enquête. Si
cette autre entité demande de participer à l’enquête, est-ce que ce
sera à la commission de décider si oui ou non elle pourra le faire?
Ms. Beecher: I am not exactly certain how all that works out,
but it is contemplated that if a cross-designated officer is not an
RCMP member but a member of another police force under
provincial jurisdiction, the two forces will come together and
agree to conduct a joint investigation concerning the operation
where those mixed officers were all involved.
Mme Beecher : Je ne suis pas absolument certaine de la marche
à suivre, mais selon la procédure envisagée, lorsqu’un agent
transfrontalier n’appartenant pas à la GRC mais à un autre
service de police de compétence provinciale est en cause, les deux
entités concernées doivent s’entendre pour tenir une enquête
conjointe à l’égard des opérations auxquelles ont participé les
agents transfrontaliers en question.
Senator Day: Let us suppose the commission says, ‘‘We are not
interested in having a joint hearing with you.’’ Does this
amendment give the authority to that other body to say, ‘‘we
want,’’ and ‘‘you must have’’? It does not do that?
Le sénateur Day : Supposons que la commission refuse de tenir
une enquête conjointe avec l’autre entité. Est-ce que
l’amendement donne le pouvoir à cette autre entité de réclamer
et de forcer la tenue d’une telle enquête? Ce n’est pas le but de
l’amendement?
Ms. Beecher: No, it does not.
Mme Beecher : Non, ce n’est pas le but.
The Chair: You cannot oblige. You must ask them to do it.
La présidente : On ne peut pas les obliger. Il faut leur demander
de le faire.
Senator Day: Does the commission have the authority to say
yes or no?
Le sénateur Day : Est-ce que la commission a le pouvoir de
refuser ou d’accepter?
Ms. Beecher: Yes.
Mme Beecher : Oui.
Senator Dallaire: That is a bit of a difference from where we
were. If a formal complaint has been made against a Canadian
municipal or provincial police officer, this joint complaints
commission can call that police officer in front of it, even
though the commission is essentially an RCMP-based entity, and
not invite the provincial or municipal authority who owns this
officer to come in also?
Le sénateur Dallaire : C’est quelque peu différent de ce qu’on
avait. Lorsqu’une plainte officielle est déposée contre un agent de
police municipal ou provincial canadien, la commission des
plaintes peut l’appeler à comparaître devant elle, même s’il s’agit
essentiellement d’une entité relevant de la GRC, sans inviter
l’autorité provinciale ou municipale d’attache de l’agent
concerné?
Mr. MacKillop: Technically, yes: The initial complaint would
go to the public complaints commission or the new oversight
body for the RCMP because of the central authority being the
RCMP. If the complaint in reality went there, and it involved an
officer of the Ontario Provincial Police, OPP, the commission
would in all likelihood call their counterpart in Ontario and let
them know they will investigate a complaint and they will
investigate it jointly. The commission is not likely to investigate it
alone. If they have the opportunity to investigate jointly, they will
because it gives them access to more information on the
provincial side. However, they are not necessarily obliged to,
M. MacKillop : Techniquement, oui. La plainte initiale serait
déposée à la commission des plaintes du public ou au nouvel
organisme de surveillance de la GRC, parce que c’est elle qui
détient le pouvoir central à cet égard. Si la plainte déposée
concerne par exemple un agent de la Police provinciale de
l’Ontario, la commission informerait vraisemblablement son
homologue ontarien qu’elle s’apprête à faire enquête et
l’inviterait à collaborer avec elle. Il est peu probable que la
commission mènerait cette enquête seule. Si elle a la possibilité de
faire enquête conjointement avec l’autorité provinciale, elle
profitera sans doute de l’occasion, parce qu’elle aura ainsi accès
12:44
National Security and Defence
23-3-2011
and if the initial review of the complaint is such that the complaint
is frivolous and they will not investigate it, they would not
necessarily call Ontario and invoke any joint investigation.
à davantage d’informations au niveau provincial. Elle n’est
toutefois pas dans l’obligation de le faire, et si elle conclut qu’il
s’agit d’une plainte frivole qui ne mérite pas la tenue d’une
enquête après un examen préliminaire du dossier, elle n’invitera
pas nécessairement le gouvernement provincial à prendre part à
une enquête conjointe.
Senator Dallaire: That is acknowledged. I come from a place
that has what is called a ‘‘chain of command,’’ so if anyone fiddles
with one of my people and brings them in front of any
disciplinary process, I will ensure I am engaged and sitting
there. Therefore, I do not understand why we do not insist that
this complaints outfit call in these other levels to investigate
jointly. If the complaint is within the RCMP, no problem, it is
their job. However, if someone else owns the person complained
about and that person is brought in front of a complaints
commission that has punitive capabilities, it is inconceivable to
me that the other organization would not be part of the
complaints process.
Le sénateur Dallaire : C’est entendu. Je suis issu d’un milieu qui
a ce qu’on appelle une « chaîne de commandement », et si
quelqu’un traficote contre un de mes employés et qu’il le traîne
devant un comité disciplinaire, je vais m’assurer d’être mis au
courant et d’être présent. Je ne comprends donc pas pourquoi
nous n’insistons pas pour que la commission fasse appel aux
autres autorités concernées pour faire enquête conjointement. Si
la plainte concerne un agent de la GRC, il n’y a pas de problème,
c’est son affaire. Cependant, si la personne ayant fait l’objet d’une
plainte relève d’une autre entité et qu’elle est appelée à
comparaître devant une commission qui a le pouvoir d’imposer
des sanctions, il m’apparaît inconcevable que cette autre
organisation ne fasse pas partie du processus d’enquête.
Mr. MacKillop: I think if there were punitive dispositions
available, you are correct. The commission would make
recommendations on something that was found, and if the
recommendations involved an Ontario police officer, for instance,
they would be made in conjunction with the Ontario oversight
body. It is not a punitive thing. It is a response to a public
complaint as opposed to gross misconduct on the part of the
officer that would go to the Ontario oversight commission that
looks at the deontology. That would be different from a public
complaints issue.
M. MacKillop : Si la commission avait le pouvoir d’imposer
des sanctions, je devrais vous donner raison. La commission
devrait formuler des recommandations si les faits reprochés à
l’agent de police ontarien, par exemple, devaient être avérés, le
tout se ferait en collaboration avec l’organisme de surveillance de
l’Ontario. Il ne s’agit pas d’imposer des sanctions. Il s’agit de
réagir à une plainte formulée par le public, ce qui n’a rien à voir
avec un cas d’inconduite grave, qui serait renvoyé à l’organisme
de surveillance de l’Ontario chargé des dossiers de déontologie.
C’est différent quand on parle d’une plainte du public.
Senator Dallaire: It makes me uneasy that it is not formal for
any type of complaint, but I will not fight it.
Le sénateur Dallaire : Je ne suis pas tout à fait à l’aise avec
l’idée qu’il n’y a pas de processus officiel pour tout type de
plainte, mais je ne m’y opposerai pas.
The Chair: I am not even sure we can oblige them.
La présidente : Je ne suis pas persuadée que nous puissions les y
obliger.
Senator Manning: I want to ensure we are clear on the
amendment, which adds after line 22 on page 12, paragraph (10),
and then paragraph (11), which states:
Le sénateur Manning : J’aimerais m’assurer que tout le monde
comprend bien l’amendement, qui modifie par adjonction, après
la ligne 20, page 12, du paragraphe (10), puis du paragraphe (11),
qui prévoit que :
The Minister may make regulations respecting
investigations, reviews or hearings conducted jointly under
subsection (10).
Le ministre peut prendre des règlements concernant les
enquêtes, révisions et audiences conjointes.
That is part of the amendment. I want to make sure that
everybody is clear.
Cela fait partie de l’amendement. Je veux m’assurer que c’est
clair pour tout le monde.
The Chair: The whole page is here.
Senator Day: We have dealt only with (a) of the amendment so
far.
We understand what you have proposed.
Senator Manning: In (b) of the amendment, I move that
Bill S-13, in clause 22, be amended by
(b) replacing lines 23 and 24 on page 12 with the following:
La présidente : Nous avons la page dans son intégralité.
Le sénateur Day : Nous n’avons encore discuté que du point a)
de l’amendement jusqu’à maintenant.
Nous comprenons ce que vous proposez.
Le sénateur Manning : Au point b) de l’amendement, je
propose que le projet de loi S-13, à l’article 22, soit modifié :
b) par substitution, à la ligne 22, page 12, de ce qui suit :
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
45.9 Sections 45.52 to 45.56, 45.63 to 45.67, 45.71 . . .
12:45
45.67, 45.71 45.72 et 45.74 à 45.76. . .
May I dispense?
Puis-je être dispensé de la lecture?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
Senator Day: They have added section 45.72.
Le sénateur Day : On a ajouté l’article 45.72.
Senator Dallaire: Another section to explain.
Le sénateur Dallaire : Un autre article donnant des
explications.
Senator Day: We have to understand what you are adding.
Le sénateur Day : Nous devons comprendre ce que vous
ajoutez.
Senator Dallaire: What are these things?
Le sénateur Dallaire : À quoi fait-on référence?
The Chair: Every clause that is referenced or touched by those
changes then must be added. Is that right?
La présidente : Il faut ajouter tous les articles touchés par ces
changements, n’est-ce pas?
Ms. Beecher: Yes, essentially we are adding the provisions
from Bill C-38 that deal with joint investigations.
Mme Beecher : Oui. Nous ajoutons essentiellement les
dispositions du projet de loi C-38 qui portent sur les enquêtes
conjointes.
Mr. MacKillop: The underlined ones are the ones being added,
essentially, to the current bill.
M. MacKillop : Les articles soulignés sont ceux qui sont
ajoutés au présent projet de loi.
[Translation]
[Français]
Senator Robichaud: This is probably a very simple question,
but section 45.52 in English lists several, but in French, only three
or four are listed.
Le sénateur Robichaud : La question est probablement très
simple, mais en anglais, à la section 45.52, on en nomme plusieurs
alors qu’en français on n’en nomme que trois ou quatre.
Ms. Beecher: I noticed the same thing. Since only the
underlined part is being added, both languages say the same
thing. I think that was an editorial choice. They chose not to
include the entire list of sections in the French version.
Mme Beecher : J’ai remarqué la même chose. Puisque c’est
seulement la partie soulignée qui est ajoutée, les deux disent la
même chose dans les deux langues. Je crois que c’est un choix des
rédacteurs. Ceux-ci ont choisi de ne pas inclure toute la liste
d’articles dans la version française.
Mr. MacKillop: Those are lines.
M. MacKillop : C’est les lignes.
Senator Robichaud: I do not understand it at all.
Le sénateur Robichaud : Je ne comprends rien.
Mr. MacKillop: I am not an editor either.
M. MacKillop : Je ne suis pas rédacteur non plus.
Senator Day: From 42.72 to 45.74.
Le sénateur Day : De 42.72 à 45.74.
[English]
[Traduction]
Can you explain sections 42.72 and 45.74? Can we read it here
somewhere?
Pouvez-vous nous expliquer les articles 42.72 et 45.74?
Pouvons-nous les lire quelque part?
Mr. MacKillop: Yes, in terms of what those sections are, as you
go to the back of the bill, they are in the references to Bill C-38.
M. MacKillop : Oui. Si vous voulez savoir en quoi consistent
ces articles, vous les trouverez à la fin du projet de loi, dans les
références au projet de loi C-38.
Senator Day: It is helpful if we can look at them.
The Chair: The information is not laid out in a way that is
clear. Are the references on page 20?
Senator Day: No I do not see them on page 20.
Le sénateur Day : Ce serait utile de pouvoir les consulter.
La présidente : L’information n’est pas présentée de façon
claire. Est-ce que les références se trouvent à la page 20?
Le sénateur Day : Non, je ne les vois pas à la page 20.
The Chair: Page 19 is where they start; is that correct? Under
proposed section 45.9, there are subsections (a), (b), and (c):
La présidente : Les premiers se trouvent à page 19. Est-ce bien
cela? Sous l’article 45.9 proposé, il y a les paragraphes a), b) et c) :
(a) a reference to the Commissioner is a reference to the
Central Authority.’’
a) la mention du commissaire vaut mention de l’autorité
centrale;
12:46
National Security and Defence
23-3-2011
(b) a reference to a member or other person whose conduct
is the subject matter of the complaint is a reference to a
designated officer whose conduct is the subject matter . . .
b) la mention du membre ou de l’autre personne en cause
dans la plainte vaut mention de l’agent désigné en cause
dans celle-ci...
The section carries over to the top of the next page, where
there are more subsections:
L’article se poursuit en haut de la page suivante, où sont
énoncés d’autres paragraphes :
(e) a reference to the Force is a reference to the person or
persons designated for that purpose by the Central
Authority.
e) la mention de la Gendarmerie vaut mention de la ou des
personnes nommées à cet effet par l’autorité centrale.
Again, that subsection is where the Force referred to the
RCMP but now the reference may include other bodies.
Il est question de la Gendarmerie dans ce paragraphe, mais les
références pourraient maintenant inclure d’autres entités.
Senator Day: What we are adding to section 45.9 in the
amendment is references to sections 45.72 and 45.74. That is all
we are adding. What I am asking is, what are those sections?
Le sénateur Day : L’amendement vient ajouter à l’article 45.9
des références aux articles 45.72 et 45.74. C’est tout ce qui est
ajouté. Ce que je veux savoir, c’est en quoi consistent ces articles.
The Chair: If you go back, then.
Senator Day: I have been going back and forth. What page are
you on?
Ms. Beecher: I am on page 29 of Bill C-38.
Senator Day: We are not in Bill C-38.
La présidente : Il faut alors retourner à la fin.
Le sénateur Day : Je n’arrête pas de tourner les pages. À quelle
page êtes-vous?
Mme Beecher : Je suis à la page 29 du projet de loi C-38.
Le sénateur Day : Nous ne sommes pas dans le projet de
loi C-38.
Mr. MacKillop: No, but these references are references to
subsections of Bill C-38 that we have to incorporate into Bill S-13
in the event that Bill S-13 comes in before Bill C-38. We have to
make sure both acts are consistent.
M. MacKillop : Non, mais ces références renvoient aux
paragraphes du projet de loi C-38 qui devront être ajoutés au
projet de loi S-13 si celui-ci entre en vigueur en premier. Nous
devons nous assurer que les deux lois sont cohérentes.
Section 45.72, for instance, deals with suspension and joint
proceedings. We have to ensure that Canada-U.S. Shiprider falls
under the joint proceedings of suspension, as well as the reports,
which are in section 45.74; that under Bill C-38, if there were a
joint investigation and a report coming out, that it would also
incorporate Shiprider.
L’article 45.72, par exemple, porte sur la suspension et les
procédures conjointes. Nous devons nous assurer que ces
dispositions, et celles portant sur les rapports, énoncées à
l’article 45.74, s’appliquent au projet Shiprider entre le Canada
et les États-Unis. Il faut veiller à ce que le projet de loi C-38
englobe aussi le projet Shiprider pour ce qui est des enquêtes
conjointes et de la soumission des rapports.
Senator Day: And section 45.73?
Mr. MacKillop: That section again is under suspension and
joint proceedings, but if it is referenced at section 45.72, then it is
covered under section 45.73. Section 45.74 is another section that
deals with reports.
Senator Day: That is clear. Thank you.
Le sénateur Day : Et qu’en est-il de l’article 45.73?
M. MacKillop : Cet article porte également sur la suspension et
les procédures conjointes, mais si on renvoie à l’article 45.72, c’est
aussi couvert par l’article 45.73. L’article 45.74 porte quant à lui
sur les rapports.
Le sénateur Day : C’est clair. Merci.
Mr. MacKillop: That is about as clear as I can be, as a nonlawyer and trying to pull everything in. The amendment to
references tries to ensure that both acts are consistent throughout,
so we have to incorporate a number of subsections throughout.
M. MacKillop : Comme je ne suis pas avocat, c’est le mieux
que je puisse faire pour tenter de tout regrouper. L’amendement
concernant les références a pour but d’assurer la cohérence des
deux lois du début à la fin, alors nous devons couvrir un certain
nombre de paragraphes.
Senator Day: Can we wait until Bill C-38 is passed and then we
will breeze right through this bill?
Le sénateur Day : Pouvons-nous attendre que soit adopté le
projet de loi C-38? Ce devrait être beaucoup plus facile par la
suite de travailler sur celui-ci.
Mr. MacKillop: My preference is that we breeze through this
bill.
The Chair: We are waiting for approval in the other place for
that debate.
M. MacKillop : Ce serait ma préférence.
La présidente : Nous attendons l’approbation de la Chambre
pour tenir ce débat.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:47
Senator Dallaire: Chair, the question comes back to why this
initiative of launching a government bill through the Senate while
a parallel bill is going through the House of Commons? Why did
this bill not start at the House of Commons?
Le sénateur Dallaire : Madame la présidente, il y a lieu de se
demander pourquoi lancer un projet de loi d’initiative
gouvernementale au Sénat, alors qu’un projet de loi parallèle est
à l’étude à la Chambre des communes. Pourquoi l’étude de ce
projet de loi n’a-t-elle pas été entreprise à la Chambre?
The Chair: It is because Bill C-38 references only one small part
of this bill. The only part that is impacted is the complaint
procedure.
La présidente : C’est parce que le projet de loi C-38 ne renvoie
qu’à une petite portion de ce projet de loi. La seule partie touchée
est celle sur les procédures entourant les plaintes.
Senator Dallaire: That was not my question. My question is,
why is Bill S-13 not Bill C-13 instead? Why did the bill not start in
the House of Commons, where committees were already looking
at Bill C-38?
Le sénateur Dallaire : Ce n’est pas ce que je voulais savoir.
Pouvez-vous me dire pourquoi il s’agit du projet de loi S-13, et
non pas du projet de loi C-13? Pourquoi ce projet de loi n’a-t-il
pas été lancé à la Chambre des communes, puisque les comités de
la Chambre examinaient déjà le projet de loi C-38?
Senator Plett: This item is clause-by-clause consideration,
chair. We are not debating why something happened.
Le sénateur Plett : Nous procédons à l’étude article par article,
madame la présidente. Nous ne sommes pas ici pour discuter des
raisons pour lesquelles les choses se sont passées d’une manière,
plutôt que d’une autre.
The Chair: The bill is here before us, and that is what this
committee does. It is a bill because it is a program, as you well
know, that is under way and that has been endorsed by everyone.
La présidente : Nous sommes saisis de ce projet de loi et notre
rôle consiste à en faire l’étude. Comme vous le savez tous, ce
projet de loi fait suite à la mise en œuvre d’un programme qui a
fait l’unanimité.
Senator Dallaire: I acknowledge my colleague and chalk it up
to that.
Le sénateur Dallaire : J’accepte l’argument de mon collègue et
je ne pousserai pas l’affaire plus loin.
[Translation]
[Français]
Senator Robichaud: Do I understand correctly that this is
referring to the clauses of a bill that has not yet been passed?
Le sénateur Robichaud : Si je comprends bien, on fait référence
à des articles d’un projet de loi qui n’a pas encore été adopté?
Mr. MacKillop: Yes, because if the bill is passed, everything
will have to be under this bill; but we do not need Bill C-38 in
order to proceed with Bill S-13. Bill S-13 can proceed perfectly
well with the commission that already exists —
M. MacKillop : Oui; parce que si le projet de loi est adopté, il
faudrait que tout cela soit sous ce projet de loi, mais on n’a
pas besoin du projet de loi C-38 pour procéder avec le projet de
loi S-13. Le projet de loi S-13 peut très bien procéder avec la
commission qui existe déjà...
Senator Robichaud: Yes, but this is referring to the other bill, I
think. Is it not?
Le sénateur Robichaud : Oui, mais on fait référence, je crois, à
l’autre projet de loi, n’est-ce pas?
[English]
The Chair: It contemplates the other one.
[Translation]
[Traduction]
La présidente : On tient compte de l’autre projet de loi.
[Français]
Mr. MacKillop: — it is just that, given that a bill has already
been introduced, because it has been introduced, we have to
refer to it on the assumption that it passes. But we do not need
Bill C-38 in order to pass Bill S-13.
M. MacKillop :... c’est juste que, étant donné qu’un projet de
loi a déjà été introduit, parce que cela a été introduit, il faut faire
référence au cas où cela passerait. Mais on n’a pas besoin du
projet de loi C-38 pour adopter le projet de loi S-13.
Senator Dallaire: So we would not have to come back to
Bill S-13 after Bill C-38.
Le sénateur Dallaire : Donc, on évite de devoir revenir sur le
projet de loi S-13 après C-38.
Senator Nolin: I understand that we are in the Senate stage and
that the House will be looking at it too. But just imagine that this
bill passes today and gets royal assent; it would be making
reference to an act that does not exist. That is Senator
Robichaud’s problem.
Le sénateur Nolin : Je comprends qu’on est à l’étape du Sénat et
que la Chambre des communes s’y penchera également, mais
imaginons que ce projet de loi est adopté cet après-midi et qu’il y a
une sanction royale, cette loi fera référence à une loi qui n’existe
pas. C’est le problème du sénateur Robichaud.
Mr. MacKillop: Yes, although there are two sections.
M. MacKillop : Oui, bien qu’il y ait deux sections.
12:48
National Security and Defence
Senator Nolin: We understand what you want to do.
Mr. MacKillop: There is a section that says that, if the other
bill does not pass, one section still applies with the commission
that is already in place.
[English]
The Chair: So both things are contemplated.
[Translation]
Senator Nolin: Both options are there.
Mr. MacKillop: Both options are there. That is why it is very
complicated when you try to read it.
Senator Day: That is why it is complicated.
23-3-2011
Le sénateur Nolin : On comprend ce que vous voulez faire.
M. MacKillop : Il y a une section qui dit que si l’autre projet de
loi n’est pas adopté, il y a une section qui s’applique quand même
avec la commission qui est déjà en place.
[Traduction]
La présidente : Alors les deux possibilités sont envisagées.
[Français]
Le sénateur Nolin : Les deux options sont là.
M. MacKillop : Les deux options sont là, c’est pour ça que
c’est très compliqué quand on essaie de le lire.
Le sénateur Day : C’est pour cette raison que c’est compliqué.
Mr. MacKillop: Yes, but both are there, otherwise we would
have to come back and change everything.
M. MacKillop : Oui, mais les deux sont là, sinon il aurait fallu
revenir pour tout changer.
Senator Nolin: It is unusual to refer in one act to another act
that does not exist.
Le sénateur Nolin : Ce n’est pas habituel d’écrire dans un texte
de loi un article de loi qui n’existe pas.
Senator Day: Yes, absolutely.
[English]
Le sénateur Day : Oui, oui, absolument.
[Traduction]
Senator Duffy: Chair, I think what we have seen in the news
over the past six months shows us that Canadians expect us to
hold our police and border officials accountable. It seems to me
that if this measure is making those people more accountable to
civilian authorities, we should deal with it now instead of debating
whether it should have started in one chamber or another. I think
people want this legislation in place. It seems to me to be noncontroversial, and we should move on.
Le sénateur Duffy : Madame la présidente, je crois que les
événements qui nous ont été rapportés par les médias au cours des
six derniers mois témoignent bien des attentes des Canadiens qui
veulent que nos autorités policières et frontalières aient des
comptes à rendre. Si ce projet de loi permet une meilleure
responsabilisation de ces instances par rapport aux autorités
civiles, je crois que nous devrions nous y intéresser sans tarder,
plutôt que d’essayer de déterminer quelle chambre aurait dû
amorcer le processus. Je pense que les gens souhaitent que ce
projet de loi soit adopté. Je n’y vois aucun élément controversé et
j’estime que nous devons aller de l’avant.
The Chair: The bill is complicated, I realize, because of the
referencing. However, as Mr. MacKillop has said, the bill
contemplates both. If Bill C-38 passes, great; we are ready for
it. If it does not, it does not matter, because it still has direct
access to the existing RCMP complaint structure. The bill works
either way, but it anticipates.
La présidente : Je constate que ce projet de loi est rendu plus
complexe par les différents renvois qu’on y trouve. Mais, comme
nous l’indiquait M. MacKillop, le projet de loi tient compte des
deux possibilités. Si le projet de loi C-38 est adopté, tout va bien;
nous sommes prêts. S’il ne l’est pas, peu importe, car il y a encore
un accès direct à la structure en place pour le traitement des
plaintes contre la GRC. Le projet de loi sera applicable d’une
manière ou d’une autre; les différentes éventualités sont prévues.
Senator Day: I want to reply to my friend Senator Duffy by
saying that our role is to ensure that this legislation achieves only
what is intended, that there are no unintended consequences. That
is why we are going through this bill to understand it.
Le sénateur Day : Je veux répondre à mon ami, le sénateur
Duffy, que notre rôle consiste à voir à ce que cette mesure
législative atteigne uniquement les buts visés et qu’elle n’ait pas de
conséquences non souhaitées. C’est la raison pour laquelle nous
procédons à l’étude de ce projet de loi pour bien comprendre ses
répercussions.
Senator Duffy: I have no argument with that, Senator Day. My
argument is the debate over whether legislation should be
initiated here or in the other place.
Le sénateur Duffy : Je suis tout à fait d’accord avec vous,
sénateur Day. J’en ai seulement à redire contre cette discussion où
l’on cherche à déterminer si le processus aurait dû être enclenché
ici ou par l’autre chambre.
Senator Dallaire: I already gave him this point.
Le sénateur Dallaire : Je lui ai déjà concédé ce point.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
The Chair: We are off topic.
12:49
La présidente : Nous nous éloignons du sujet.
Now that everyone understands that these numeric references
are to a bill under discussion, that Bill S-13 will contemplate both
situations, can we then go ahead and ask whether clause 22
should be amended? Senator Manning, you have to go to the
bottom of the amendment. I am sorry. I have read all of part (b)
already.
Maintenant que tout le monde comprend bien que ces
références numériques concernent un projet de loi encore à
l’étude, et que le projet de loi S-13 tient compte des deux
possibilités, pouvons-nous poursuivre en demandant si l’article 22
devrait être modifié? Sénateur Manning, vous devez vous rendre
au bas de l’amendement. Je suis désolée. J’ai déjà lu toute la
partie b).
Senator Manning: Let us keep the focus on this progressive
piece of legislation.
Le sénateur Manning : Reportons notre attention sur cette
mesure législative progressiste.
(c) adding after line 32 on page 19 the following:
(10) If a complaint concerns the conduct of a
designated officer . . .’’
c) par adjonction, après la ligne 29, page 19, de ce qui suit :
(10) Lorsqu’une plainte porte sur la conduite d’un
agent désigné...
May I dispense?
Me dispensez-vous d’en faire lecture?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
Senator Manning: This part is similar to ‘‘adding after line 22’’
above; adding paragraph (10) and paragraph (11) after line 32 on
page 19, the same wording we used on page 12.
Le sénateur Manning : C’est le même libellé que nous avions
précédemment pour la page 12; il s’agit d’ajouter les paragraphes
10 et 11 après la ligne 29 de la page 19.
Senator Day: You are satisfied the wording is the same? I do
not have to proofread that wording?
Le sénateur Day : Vous convenez que le libellé est bien le
même? Je n’ai pas besoin de le vérifier?
Senator Manning: I am satisfied. Take my word for it, glasses
on and glasses off.
Le sénateur Manning : J’en suis convaincu. Vous pouvez
prendre ma parole, avec ou sans lunettes.
The Chair: He put his glasses on, yes.
La présidente : Il a effectivement mis ses lunettes.
Do you want to move to part (d) of the amendment?
Voulez-vous passer à la partie d) de l’amendement?
Senator Day: I want to ask our people here for a quick
explanation of why part (c) is necessary.
Le sénateur Day : J’aimerais que nos conseillers nous
expliquent brièvement en quoi la partie c) est nécessaire.
Mr. MacKillop: It is to maintain the consistency with the
previous change to section 45.88.
M. MacKillop : Il s’agit de maintenir l’uniformité dans le
contexte du changement apporté précédemment à l’article 45.88.
Senator Day: We are amending section 45.89, right? What is
the general thrust of section 45.89 that we have to add these
additional sections?
Le sénateur Day : N’est-ce pas l’article 45.89 que nous
modifions? Quelle est l’idée générale de l’article 45.89 auquel
nous voulons faire ces ajouts?
Mr. MacKillop: It is the investigative body reference in
Bill C-38, and it is to identify that the cross-border designated
officer is Canadian and not American.
M. MacKillop : Il renvoie à l’organisme d’enquête prévu dans
le projet de loi C-38 et permet de préciser que l’agent
transfrontalier désigné est canadien et non américain.
The Chair: That is the same clarification, Senator Day. We
cannot obligate an American but we can obligate other
Canadians.
La présidente : C’est toujours la même explication, sénateur
Day. Nous ne pouvons pas imposer des obligations à un
Américain, mais nous pouvons le faire pour nos concitoyens
canadiens.
Senator Day: That was the same one where the commission
may have the authority to work with other people?
Le sénateur Day : C’est la même disposition qui autorise la
commission à travailler avec d’autres personnes?
Mr. MacKillop: Correct.
M. MacKillop : C’est exact.
Senator Day: Okay.
Le sénateur Day : D’accord.
Senator Manning: I move:
Le sénateur Manning : Je propose :
That Bill S-13, in Clause 22, be amended by
(d) replacing lines 33 and 34 on page 19 with the
following:
Que le projet de loi S-13, à l’article 22, soit modifié :
d) par substitution, à la ligne 31, page 19, de ce qui
suit :
12:50
National Security and Defence
23-3-2011
I will not get into the same trouble I did last time. The only
ones we are worried about are the underlined parts; sections 45.72
and 45.74. We will dispense with the rest. We are making the same
change as the one above to make sure the bills all line up properly.
It is as straight as the line in the sand.
Je ne vais pas me donner autant de peine que tout à l’heure.
Nous nous intéressons ici uniquement à la partie soulignée, soit
aux articles 45.72 et 45.74. Je vous dispense du reste. Nous
apportons les mêmes modifications que précédemment pour
assurer une harmonisation des projets de loi. Ce n’est pas plus
compliqué que cela.
Senator Day: The heading on page 10 at section 45.89 is
‘‘Investigation, Review and Hearing of Complaints.’’ Now at
page 18 we have the same heading. Why do we have the same
heading at two different places?
Le sénateur Day : À la page 10 du projet de loi, l’article 45.89
apparaît sous la rubrique « Enquêtes, révisions, et audiences
relatives aux plaintes ». Mais voilà qu’à la page 18, nous
retrouvons exactement la même rubrique. Pourquoi avons-nous
la même rubrique à deux endroits différents?
Ms. Beecher: The separations are not obvious, but at page 9 we
have the division of parts. Under ‘‘Coordinating Amendments’’:
Mme Beecher : Les distinctions ne sont pas vraiment évidentes,
mais il y a division des parties à la page 9. Sous la rubrique
« Dispositions de coordination » :
22(1) Subsections (2) to (7) apply if Bill C-38, introduced
in the 3rd session of the 40th Parliament. . .receives royal
assent.
22(1) Les paragraphes 2 à 7 s’appliquent en cas de
sanction du projet de loi C-38, déposé au cours de la
3e session de la 40e législature.
Senator Day: Is subsection (7) under section 22?
Le sénateur Day : Il s’agit du paragraphe 7 de l’article 22?
Ms. Beecher: That is the way it should work.
Mme Beecher : C’est comme ça que c’est censé fonctionner.
Mr. MacKillop: It applies to everything from there. If it does
not receive Royal Assent before Bill S-13, we have the other
provisions, which is why we have a repetition of subheadings.
M. MacKillop : Cela s’applique à tout ce qui vient par la suite.
Si le projet de loi C-38 ne reçoit pas la sanction royale avant le
projet de loi S-13, nous avons les autres dispositions, ce qui
explique le dédoublement des rubriques.
Ms. Beecher: The separation is on page 16.
Mme Beecher : La séparation se fait après la page 16.
Senator Day: That is what I am looking for.
Le sénateur Day : C’est ce que je cherchais.
It is tough to follow this bill. We are relying heavily on you;
you know that.
Mr. MacKillop: It is well-placed reliance.
The Chair: We will pass a motion to that effect, I am sure, as
soon as we are finished this study.
Senator Manning: I move:
That Bill S-13, in clause 22, be amended by
(e) replacing line 26 on page 24 with the following:
45.88 who was appointed as a cross-border maritime
law enforcement officer under subsection 8(1) of the
Keeping Canadians Safe (Protecting Borders) Act.
The Chair: Is everyone happy? We will move along.
Senator Manning: I move:
That Bill S-13, in clause 22, be amended by
(f) replacing line 28 on page 25 with the following:
C’est un projet de loi difficile à suivre. J’espère que vous savez
que nous comptons beaucoup sur vous.
M. MacKillop : Vous n’avez rien à craindre.
La présidente : Je suis persuadée que nous adopterons une
motion en ce sens dès que nous aurons terminé l’étude.
Le sénateur Manning : Je propose :
Que le projet de loi S-13, à l’article 22, soit modifié :
e) par substitution, à la ligne 31, page 24 de ce qui suit :
L’agent désigné, au sens de l’article 45.88, qui a été
nommé à titre d’agent maritime transfrontalier
d’application de la loi en vertu du paragraphe 8(1) de
la Loi visant à assurer la sécurité des Canadiens
(protection des frontières).
La présidente : Est-ce que cela convient à tout le monde? Nous
poursuivons.
Le sénateur Manning : Je propose :
Que le projet de loi S-13, à l’article 22, soit modifié :
f) par substitution, à la ligne 33, page 25, de ce qui suit :
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:51
45.88 who was appointed as a cross-border maritime
law enforcement officer under subsection 8(1) of the
Keeping Canadians Safe (Protecting Borders) Act.
L’agent désigné, au sens de l’article 45.88, qui a été
nommé à titre d’agent maritime transfrontalier
d’application de la loi en vertu du paragraphe 8(1) de
la Loi visant à assurer la sécurité des Canadiens
(protection des frontières).
Senator Day: Can you help us with why that amendment is
necessary?
Le sénateur Day : Pouvez-vous nous aider à comprendre
pourquoi cet amendement est nécessaire?
Ms. Beecher: If Bill C-38 does not come into force, we have to
revert back to the Commission for Public Complaints Against the
RCMP scheme. Because designated cross-border law enforcement
officers are a new concept, we have to integrate the concept into
the existing CPC scheme.
Mme Beecher : Si le projet de loi C-38 n’entre pas en vigueur,
nous devrons nous en remettre à la Commission d’examen des
plaintes du public contre la GRC. Comme le concept d’agent
transfrontalier désigné pour l’application de la loi est nouveau,
nous devons l’intégrer à la formule en place pour l’examen des
plaintes.
Senator Robichaud: You do not try to explain how you bring
someone before the commission, in this bill?
Le sénateur Robichaud : Ce projet de loi n’a pas pour objet
d’expliquer la façon dont une personne peut être amenée à se
présenter devant la commission, n’est-ce pas?
Ms. Beecher: No: hopefully it all falls into place with the
respective acts and we can show up with that.
Mme Beecher : Non. Nous espérons que tous les éléments vont
se mettre en place avec l’adoption des différentes mesures et nous
nous préparons en conséquence.
The Chair: Shall the endless clause 22 carry?
La présidente : L’interminable article 22 est-il adopté?
Some Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
Senator Day: On division. I do not understand the clause well
enough to vote for it. It is a sad comment to make, but I do not
understand all this clause to the extent that I feel I should, to vote
on it.
Le sénateur Day : Avec dissidence. Je ne comprends pas cet
article suffisamment bien pour voter en sa faveur. Je suis un peu
triste de l’avouer, mais je ne comprends pas cet article aussi bien
que je le voudrais pour pouvoir en approuver l’adoption.
The Chair: Do you mean that we are trying to anticipate a piece
of legislation that may not pass?
La présidente : Est-ce parce qu’on présume ici de l’entrée en
vigueur d’un projet de loi qui ne sera pas nécessairement adopté?
Senator Day: I am concerned about looking at all this
legislation and trying to follow these sections with such a short
time to review it.
Le sénateur Day : Je ne suis pas très à l’aise d’avoir à examiner
tout ce projet de loi en essayant d’en comprendre les différents
articles alors que nous avons si peu de temps à consacrer à cet
examen.
The Chair: It would have been worse if we had had two
different and complete documents that we had to read and try to
find the provisions. This amendment highlights the places where
changes have been made. Otherwise, we would have had to write
everything out as if Bill C-38 existed, and then in the present
circumstances, and then try to find it.
La présidente : La situation aurait été encore pire si nous
avions d û prendre connaissance de deux documents
complètement différents pour essayer d’y retracer les
dispositions. Cet amendement indique les endroits où des
modifications sont apportées. Sinon, il aurait fallu réécrire le
tout pour le cas où le projet de loi C-38 serait adopté, puis une
autre version en cas de statu quo, et essayer de nous retrouver
dans tout cela.
Senator Day: My comment was no complaint about whoever
wrote these amendments. I can understand this situation. It is
only that I have to be able to go back to all the sections,
subsections and sub-subsections referred to and understand the
impact, and I do not at this moment. If I had more time, I might
be able to. I will let it pass on division, and you will be happy.
Le sénateur Day : Il ne s’agissait pas d’une plainte contre la
personne qui a rédigé ces amendements. Je comprends la
situation. C’est simplement qu’il faut que je sois capable de
revenir à l’ensemble des articles, des paragraphes et des alinéas
faisant l’objet de renvois pour comprendre les répercussions, et
que cela m’est impossible pour le moment. Si j’avais plus de
temps, peut-être pourrais-je le faire. L’article va être adopté avec
dissidence, ce qui fera le bonheur de tous.
Senator Manning: Before proposing an amendment to
clause 23, the English version is section 45.48. I want to make
sure that is taken care of, because the French version is
section 45.88.
Le sénateur Manning : Avant de proposer un amendement à
l’article 23, je signale que la version anglaise renvoie à
l’article 45.48. Je veux m’assurer que la correction est apportée,
car la version française indique l’article 45.88.
12:52
National Security and Defence
23-3-2011
The Chair: The issue is the same as before. You will propose an
amendment and a subamendment?
La présidente : Le problème demeure le même. Vous allez
proposer un amendement et un sous-amendement?
Senator Manning: Yes, which will take care of the change.
Le sénateur Manning : Oui, pour que le changement requis soit
apporté.
Je propose :
I move:
That Bill S-13, in Clause 23, be amended by replacing
line 30 on page 27 with the following:
Que le projet de loi S-13, à l’article 23, soit modifié par
substitution, à la ligne 33, page 27, de ce qui suit :
45.88, who was appointed as a cross-border maritime
law enforcement officer under subsection 8(1) of the
Keeping Canadians Safe (Protecting Borders) Act.
désigné, au sens de l’article 45.88, qui a été nommé à
titre d’agent maritime transfrontalier d’application de
la loi en vertu du paragraphe 8(1) de la Loi visant à
assurer la sécurité des Canadiens (protection des
frontières).
Senator Nolin: This time it is in English.
Senator Manning: It is the same issue as before; we have to
move only the numbers again.
Le sénateur Nolin : Cette fois, c’est la version anglaise.
Le sénateur Manning : C’est le même problème qu’auparavant;
il nous faut simplement modifier encore une fois les chiffres.
The Chair: Are there any questions on that amendment?
La présidente : Y a-t-il des questions concernant cet
amendement?
Senator Day: We are changing the English to section 45.88?
Le sénateur Day : Nous modifions la version anglaise pour
qu’elle indique l’article 45.88?
Senator Manning: Yes.
Le sénateur Manning : Oui.
Senator Day: So you should extend the line in the amendment
to include 45.88?
Le sénateur Day : Alors il faudrait prolonger la ligne de
l’amendement pour ajouter 45.88?
Senator Manning: I extended mine. You can extend your own.
Le sénateur Manning : C’est ce que j’ai fait. Vous pouvez faire
la même chose.
Senator Day: You are proposing the amendment, sir.
Le sénateur Day : C’est vous qui proposez l’amendement.
Senator Manning: Yes: I read it out.
Le sénateur Manning : Oui, j’en ai fait lecture.
Senator Nolin: In French it is okay this time.
Le sénateur Nolin : En français, tout va bien cette fois-ci.
The Chair: Shall clause 23, as amended, carry?
La présidente : L’article 23 modifié est-il adopté?
Some Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
Senator Day: I thought that was the same motion we just had.
This is another amendment to clause 23?
The Chair: It was only the 45.88.
Senator Day: We voted and we agreed, on division, on
clause 23.
Le sénateur Day : Je croyais que nous vous avions déjà voté sur
cette motion. S’agit-il d’un autre amendement à l’article 23?
La présidente : C’est seulement pour le 45.88.
Le sénateur Day : Nous avons mis aux voix et adopté avec
dissidence l’article 23.
The Chair: No, that was clause 22.
La présidente : Non, c’était l’article 22.
Senator Day: I feel a lot better now.
Le sénateur Day : Voilà que je me sens beaucoup mieux.
The Chair: Good: Clause 23, as amended, is carried.
La présidente : Très bien. L’article 23 modifié est adopté.
Shall clause 24 carry?
L’article 24 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Carried.
La présidente : Adopté.
Senator Dallaire: Chair, I am not sure when in the procedure
one can raise an observation. Can I make an observation now?
Le sénateur Dallaire : Madame la présidente, je ne sais pas trop
si la procédure me permet de le faire, mais j’aimerais présenter une
observation.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
The Chair: We have to deal with the titles first.
Shall clause one, which contains the short title, carry?
Senator Day: May I speak to that clause before we vote?
The Chair: Yes.
12:53
La présidente : Nous devons d’abord régler la question des
titres.
L’article 1, le titre abrégé, est-il adopté?
Le sénateur Day : Pourrais-je dire un mot au sujet de cet
article avant que nous le mettions aux voix?
La présidente : Oui.
Senator Day: I have concern about the short title. I want to talk
to honourable senators about this title. Every witness who
appeared here, including the RCMP, referred to this bill as the
Shiprider Act. The bill refers to it as the ‘‘Keeping Canadians Safe
(Protecting Borders) Act.’’ The title does not refer to maritime
borders; it simply says ‘‘Protecting Borders.’’ The short title in a
table of contents would be misleading for not referring to
maritime borders or maritime operations. I have been thinking
about this issue since I learned at the end of last week that you
wanted to proceed with clause-by-clause consideration today. I
was looking for wording to add. Perhaps it could read ‘‘
(Protecting Maritime Borders)’’ or ‘‘(Protecting Maritime Law
Enforcement Operations).’’
Le sénateur Day : Je me pose des questions au sujet de ce titre
abrégé. J’aimerais en faire part à mes collègues. Tous les témoins
qui ont comparu devant nous, y compris ceux de la GRC, ont
utilisé l’expression loi Shiprider pour parler de ce projet de loi.
Voilà maintenant que l’on propose comme titre abrégé : « Loi
visant à assurer la sécurité des Canadiens (protection des
frontières) ». Il n’est pas question dans ce titre de frontières
maritimes; on dit simplement « protection des frontières ». Dans
une table des matières, ce titre abrégé serait trompeur en ne
faisant pas référence aux frontières maritimes et aux opérations en
mer. J’ai réfléchi à cette question depuis que j’ai appris à la fin de
la semaine dernière que vous souhaitiez procéder à l’étude
article par article aujourd’hui. Je me suis demandé quelle
précision il faudrait ajouter. Peut-être devrait-on lire
« protection des frontières maritimes » ou « protection des
opérations d’application de la loi en mer ».
The Chair: Is that wording to be included within the brackets?
La présidente : Vous parlez du libellé à inclure entre
parenthèses?
Senator Day: We need wording to indicate that the bill has
nothing to do with land borders. Everyone else is calling the bill,
Shiprider, including you a little earlier. That title I understand.
When I first heard it, I did not understand it but I am comfortable
with it now. We have other amendments before the committee, so
an amendment to the short title will not delay the bill. I wonder
whether there is any appetite for a friendly amendment to indicate
maritime in the short title to make the title more helpful.
Le sénateur Day : Il nous faut un libellé qui indique que ce
projet de loi n’a rien à voir avec les frontières terrestres. Tout le
monde utilise le terme Shiprider pour parler de ce projet de loi;
vous l’avez vous-même fait tout à l’heure. C’est un titre que
j’arrive à comprendre. La première fois que je l’ai entendu, je ne
savais pas de quoi on parlait, mais maintenant il me convient tout
à fait. Comme notre comité a été saisi d’autres amendements, une
modification proposée au titre abrégé ne retarderait pas l’étude de
ce projet de loi. Je ne sais pas si on serait prêt à accepter un
amendement favorable visant à ajouter la précision « maritimes »
dans le titre abrégé pour qu’il soit plus significatif.
The Chair: ‘‘Maritime’’ is in the long title.
La présidente : On retrouve déjà « maritimes » dans le titre au
long.
Senator Day: Yes, it is.
Le sénateur Day : Effectivement.
The Chair: It is covered.
La présidente : Voilà qui règle la question.
Senator Day: However, the short title is the reference used by
everyone. The short title implies land borders. We should not
imply that the bill is something it is not. A short title is chosen to
convey the content of the bill.
Le sénateur Day : Peu importe, le titre abrégé est celui que tout
le monde utilise. Ce titre laisse entendre que les frontières
terrestres sont visées. Nous ne devrions pas ainsi présenter le
projet de loi pour ce qu’il n’est pas. Le titre abrégé doit refléter le
contenu du projet de loi.
The Chair: I would not want ‘‘Shiprider,’’ which is ‘‘Inside the
Beltway’’ talk. We all understand that word but it would not be
suitable in public.
La présidente : Il ne faudrait pas qu’on utilise l’expression
« Shiprider », car elle relève du jargon interne. Nous comprenons
tous ce terme, mais il ne voudrait rien dire pour les gens.
Mr. MacKillop: While the operations are maritime, the
protection is our borders — anything heading to our lands is
intercepted in the water. We are protecting our borders through
this bill. Some of these operations may extend to land. There is
M. MacKillop : Bien que les opérations soient maritimes, elles
visent la protection de nos frontières — tout ce qui se dirige vers
nos terres est intercepté sur l’eau. Ce projet de loi nous permet
donc de protéger nos frontières. Il est possible que certaines des
12:54
National Security and Defence
23-3-2011
always an interest in working with the people on the land, whether
it is our Integrated Border Enforcement Teams, IBETs, or teams
in the U.S. Protecting the borders is the goal and intent of the bill.
We are allowing the operations to occur in a maritime
environment, which is why maritime is in the long title. The
short title of ‘‘Protecting Borders’’ addresses and reflects our
policy intent, which is to protect our borders through operations
in the maritime environment.
opérations prévues aient un prolongement terrestre. Il y a
toujours un intérêt pour collaborer avec les forces terrestres,
qu’il s’agisse de nos équipes intégrées de la police des frontières
(EIPF) ou d’équipes américaines. La protection des frontières est
le but visé par ce projet de loi. Nous permettons que les
opérations se déroulent en milieu maritime, ce qui justifie la
présence de cet adjectif dans le titre au long. En parlant de
« protection des frontières », le titre abrégé reflète notre objectif
stratégique qui consiste à protéger nos frontières grâce à des
opérations menées dans un contexte maritime.
Senator Day: It is to protect maritime borders so you would
not have any difficulty with adding ‘‘Maritime’’ between
‘‘Protecting’’ and ‘‘Borders’’?
Le sénateur Day : Comme il s’agit de protéger les frontières
maritimes, ne seriez-vous pas d’accord pour qu’on ajoute
« maritimes » après « protection des frontières »?
The Chair: He said the opposite.
La présidente : Il vient tout juste de dire le contraire.
Mr. MacKillop: It protects our land borders by interdicting
things in the water. That is why the long title says ‘‘Maritime
. . . Operations.’’ The protection is to the borders and to stop
things from coming into either country.
M. MacKillop : On protège nos frontières terrestres en
interdisant certaines activités sur l’eau. C’est la raison pour
laquelle le titre long parle d’« opérations... maritimes ». La
protection est assurée aux frontières pour empêcher certaines
choses d’entrer dans les deux pays.
When they go over water, they hit the land at some point. The
idea is to allow these operations to occur in shared waterways so
that we can interdict before they reach land. If they reach land,
these operations may continue. We would not want an
interpretation to indicate that operations were limited to the
water. Some operations may continue on land.
Quiconque arrive par voie maritime doit accoster à un endroit
ou un autre. Il s’agit ici de permettre certaines opérations dans les
voies navigables partagées de manière à imposer nos interdictions
avant qu’on atteigne nos terres. Si un navire parvient tout de
même à accoster, ces opérations peuvent se poursuivre. Nous ne
voudrions pas d’une interprétation de la loi qui indiquerait que les
opérations sont limitées au contexte maritime. Certaines peuvent
s’étendre sur le continent.
Senator Day: That operation is no longer at the border but is
either in the United States or Canada.
Le sénateur Day : Il ne s’agit plus alors d’une opération à la
frontière; elle se déroule aux États-Unis ou au Canada.
Mr. MacKillop: It could be at a border crossing.
M. MacKillop : Elle pourrait avoir lieu à un poste frontalier.
Senator Day: It could not be a border crossing because this bill
relates to maritime only.
Le sénateur Day : Ça ne pourrait pas être un poste frontalier
parce que ce projet de loi ne porte que sur les activités maritimes.
Mr. MacKillop: It depends where the landing is. At a port of
entry, it would be a border operation.
M. MacKillop : Tout dépend du lieu du débarquement. S’il se
fait à un point d’entrée, ce serait une opération frontalière.
Senator Day: You are saying that this bill applies to land
borders.
Le sénateur Day : Vous êtes en train de nous dire que ce projet
de loi s’applique aux frontières terrestres.
Mr. MacKillop: This bill allows the maritime environment to
be covered by joint operations to interdict things coming to the
land either through a port of entry or otherwise.
M. MacKillop : Ce projet de loi permet une couverture de
l’environnement maritime par des opérations conjointes afin
d’empêcher certains objets de débarquer sur nos terres, que ce soit
via un point d’entrée ou autrement.
Senator Day: They would land in either Canada or the U.S,
divided by a maritime border. I do not have anything in writing
on this issue but I think that ‘‘Protecting Maritime Borders’’ in the
short title would explain what this bill is about. I move:
Le sénateur Day : Le débarquement se ferait soit au Canada
soit aux États-Unis, les deux pays étant séparés par une frontière
maritime. Je n’ai aucun document écrit à ce sujet, mais j’estime
que le libellé « protection des frontières maritimes » dans le titre
abrégé expliquerait bien la teneur du projet de loi. Je propose
donc :
That line 5 at page 1 be amended by adding the word
‘‘Maritime’’ between ‘‘Protecting’’ and Borders.’’
Que la ligne 6 de la page 1 soit modifiée par adjonction
du terme« maritimes » après « frontières ».
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
The Chair: As we have heard, there is good reason not to make
that change. That was a good explanation.
[Translation]
12:55
La présidente : Comme nous venons de l’entendre, il y a une
bonne raison de ne pas effectuer ce changement. Nous avons eu
droit à une explication valable.
[Français]
Senator Nolin: Senator Day, why not wait until third reading?
You have no amendment in writing. The best thing to do would
be to pass it as it is here before us. When we get to third reading,
you will have had the time to draft the amendment, and we will be
able to discuss it.
Le sénateur Nolin : Sénateur Day, pourquoi n’attendez-vous
pas à l’étape de la troisième lecture? Vous n’avez pas
d’amendement écrit. La meilleure chose à faire serait de
l’adopter tel qu’il apparaît devant nous. Quand nous arriverons
à l’étape de la troisième lecture, vous aurez le temps de faire
rédiger l’amendement et nous pourrons alors avoir une discussion
sur votre amendement.
Senator Day: I thought of that alternative and I decided to
discuss it here. That is why I am making the proposal now. It is
not a complicated amendment. It just adds the word ‘‘maritime.’’
Le sénateur Day : J’ai pensé à cette alternative et j’ai décidé de
tenir une discussion ici. C’est pourquoi j’en fais la proposition
maintenant. Il ne s’agit pas d’un amendement compliqué. On
parle uniquement du mot « maritime ».
Senator Nolin: I understand.
Senator Day: At third reading, perhaps my amendment would
not be the same. I do not like all the ‘‘keeping Canada safe,
keeping Canadians safe.’’
Senator Nolin: That is your decision.
Senator Day: It is, and it could get a lot more complicated.
[English]
Le sénateur Nolin : Je comprends.
Le sénateur Day : Peut-être que si j’ai un amendement à l’étape
de la troisième lecture, il ne sera pas le même. Je n’aime pas faire
des autres « keeping Canada safe, keeping Canadians safe ».
Le sénateur Nolin : Ce sera votre décision.
Le sénateur Day : En effet, et ce pourrait être beaucoup plus
compliqué.
[Traduction]
The Chair: Senator Day, you heard the explanation.
La présidente : Sénateur Day, vous avez entendu l’explication.
Senator Day: I did not accept it.
Le sénateur Day : Je ne la trouve pas acceptable.
The Chair: You did not accept it but you understand the
argument for not adding ‘‘Maritime.’’
La présidente : Vous ne l’acceptez pas, mais vous comprenez les
motifs pour lesquels il ne faut pas ajouter « maritimes ».
Senator Day: There is land on either side of the maritime
border; and the maritime border is in the water. This bill does not
apply to IBETs or to land crossings. This bill applies to maritime
borders. Interdiction might end up on the land in the U.S. or in
Canada.
Le sénateur Day : Il y a des terres de chaque côté de la frontière
maritime, laquelle se trouve bien évidemment dans l’eau. Ce
projet de loi ne s’applique pas aux EIPF ni aux postes frontaliers
terrestres. Il concerne les frontières maritimes. Les éléments
interdits peuvent se retrouver sur terre aux États-Unis ou au
Canada.
The Chair: Shall we call the question on the amendment?
La présidente : Devrions-nous mettre l’amendement aux voix?
An Hon. Senator: Call the question.
Une voix : Oui.
The Chair: All in favour of the amendment moved by Senator
Day? All opposed? The amendment was defeated.
La présidente : Tous ceux qui sont en faveur de l’amendement
proposé par le sénateur Day? Ceux qui sont contre?
L’amendement est rejeté.
Shall clause 1, the short title, carry?
L’article 1, le titre abrégé, est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
Senator Day: As unamended.
Le sénateur Day : Sans modification.
The Chair: I do not think we will put that in. Shall the title
carry? We are back to the long title.
La présidente : Je ne pense pas que cette précision soit
nécessaire. Le titre est-il adopté? Nous en revenons au titre au
long.
Senator Day: The long title refers to ‘‘Integrated Cross-border
Maritime Law Enforcement.’’
Le sénateur Day : Le titre long parle des « opérations intégrées
transfrontalières maritimes d’application de la loi ».
12:56
National Security and Defence
23-3-2011
The Chair: You have to be in favour of this one. Carried?
La présidente : Vous devriez être en faveur de celui-là. Adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Shall the bill, as amended, carry?
La présidente : Le projet de loi modifié est-il adopté?
Some Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
Senator Day: On division.
Le sénateur Day : Avec dissidence.
The Chair: Is there an observation for discussion?
La présidente : Y a-t-il une observation dont nous
souhaiterions débattre?
Senator Dallaire: I have distributed the observation to all
members.
Le sénateur Dallaire : J’ai distribué l’observation à tous les
membres.
Senator Nolin: Chair, do you want to know if you can report
the bill?
Le sénateur Nolin : Madame la présidente, ne souhaitez-vous
pas savoir si vous pouvez faire rapport du projet de loi?
The Chair: We are talking about going in camera because I
have not seen this observation.
La présidente : Nous discutons de la possibilité de poursuivre à
huis clos parce que je n’ai pas pris connaissance de cette
observation.
Senator Day: That did not harm us when we were discussing
the amendments, which we had not seen before. Let us carry on.
Le sénateur Day : Cela ne nous a pas empêchés de débattre des
amendements que nous n’avions pas vus auparavant.
Poursuivons.
Senator Plett: I ask that we go in camera, chair.
Senator Day: For what reason?
Senator Plett: When we want to discuss an observation, it
should always be discussed in camera.
Senator Day: I do not think it should be.
Le sénateur Plett : Je demande le huis clos, madame la
présidente.
Le sénateur Day : Pour quelle raison?
Le sénateur Plett : Lorsque nous souhaitons débattre d’une
observation, il faut toujours le faire à huis clos.
Le sénateur Day : Je ne pense pas que cela soit nécessaire.
Senator Plett: I do, and I ask to go in camera.
Le sénateur Plett : C’est ce que je crois et je demande donc le
huis clos.
Senator Day: It is not our tradition to do that.
Le sénateur Day : Ce n’est pas notre façon habituelle de
procéder.
Senator Plett: A few of the committees that I have been on
have done exactly that.
The Chair: We will suspend for a moment.
Senator Dallaire: Have we agreed to go in camera?
The Chair: I do not think we need a vote to go in camera, do
we? Do you want a vote?
Le sénateur Plett : C’est exactement ce que font certains
comités dont je fais partie.
La présidente : Nous allons nous interrompre un instant.
Le sénateur Dallaire : Avons-nous convenu de poursuivre à
huis clos?
La présidente : Je ne crois pas que nous ayons besoin d’un vote
pour poursuivre à huis clos. Voulez-vous que nous votions?
Senator Day: Yes.
Le sénateur Day : Oui.
The Chair: Do I have a motion?
La présidente : Quelqu’un en fait la proposition?
Senator Plett: I move that the committee go in camera for
discussions on observations.
Le sénateur Plett : Je propose que le comité poursuivre ses
travaux à huis clos pour discuter des observations.
Senator Day: I vote against that motion. We went through all
these amendments without an opportunity to review them first.
We made our point on that and moved ahead with the
amendments. Why should we go in camera to deal with a
proposed observation?
Le sénateur Day : Je vote contre cette motion. Nous avons
débattu de tous ces amendements sans avoir eu la chance de les
examiner d’abord. Nous avons fait valoir nos réserves à ce sujet,
mais on est tout de même allé de l’avant avec les amendements.
Pourquoi devrions-nous poursuivre à huis clos pour traiter d’une
observation proposée?
The Chair: I have not seen anything.
La présidente : Je n’ai rien vu à ce sujet.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:57
Senator Dallaire: Was this observation given to the clerk? It
was given to the clerk but not distributed.
Le sénateur Dallaire : Est-ce que notre greffier a reçu copie de
cette observation? Elle a été remise au greffier, mais n’a pas été
distribuée.
The Chair: Let us take a vote on going in camera. All in favour?
Opposed? The motion is carried. We will go in camera.
La présidente : Nous allons maintenant mettre aux voix la
proposition concernant le huis clos. Tous ceux qui sont pour?
Ceux qui sont contre? La motion est adoptée. Nous allons
poursuivre à huis clos.
Senator Day: I move that we adjourn to have an opportunity to
review the proposed observation.
Le sénateur Day : Je propose que nous interrompions nos
travaux un moment le temps de permettre à chacun de prendre
connaissance de l’observation proposée.
The Chair: Let us take five minutes before going in camera.
La présidente : Prenons cinq minutes avant de poursuivre à
huis clos.
(The committee continued in camera).
(La séance se poursuit à huis clos)
OTTAWA, Wednesday, March 23, 2011
OTTAWA, le mercredi 23 mars 2011
The Standing Senate Committee on National Security and
Defence, to which was referred Bill C-55, An Act to amend the
Canadian Forces Members and Veterans Re-establishment and
Compensation Act and the Pension Act, met this day at 4:03 p.m.
to give clause-by-clause consideration to the bill.
Le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de
la défense, auquel a été renvoyé le projet de loi C-55, Loi
modifiant la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation
des militaires et vétérans des Forces canadiennes et la Loi sur les
pensions, se réunit aujourd’hui, à 16 h 3 pour procéder à l’étude
article par article du projet de loi.
Senator Pamela Wallin (Chair) in the chair.
[English]
Le sénateur Pamela Wallin (présidente) occupe le fauteuil.
[Traduction]
The Chair: Honourable senators, ladies and gentlemen, thank
you for being here today. This is a special meeting of the Standing
Senate Committee on National Security and Defence, but we have
received permission from the Senate to meet today. We are
looking at Bill C-55, An Act to amend the Canadian Forces
Members and Veterans Re-establishment and Compensation Act
and the Pension Act.
La présidente : Honorables sénateurs, mesdames et messieurs,
je vous remercie d’être ici aujourd’hui. Il s’agit d’une séance
spéciale du Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale
et de la défense, mais nous avons obtenu la permission du Sénat
pour nous réunir aujourd’hui. Nous étudions le projet de loi C-55,
Loi modifiant la Loi sur les mesures de réinsertion et
d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces
canadiennes et la Loi sur les pensions.
We are pleased to have the minister with us today. He has
brought officials with him, Mr. Hillier and Mr. Butler, who will
also be available to answer questions. Welcome, minister, and
thank you. We understand that you may get called back to a vote.
We will understand that.
Nous sommes ravis d’accueillir le ministre aujourd’hui. Il est
accompagné de fonctionnaires, soit MM. Hillier et Butler, qui
pourront également répondre à des questions. Bienvenue,
monsieur le ministre. Je vous remercie. Nous comprenons que
vous aurez peut-être à vous absenter pour aller voter. Ce n’est pas
un problème.
[Translation]
[Français]
Hon. Jean-Pierre Blackburn, P.C., M.P., Minister of Veterans
Affairs and Minister of State (Agriculture): Madam Chair, it is a
pleasure to be here with you today to discuss a very important bill
that is of utmost importance for our Canadian Forces members,
our veterans and their families.
L’honorable Jean-Pierre Blackburn, C.P., député, ministre des
Anciens Combattants et ministre d’État (Agriculture) : Madame la
présidente, c’est un plaisir d’être ici avec vous aujourd’hui pour
discuter d’un projet de loi qui est, je pense, de grande importance
pour nos militaires des Forces canadiennes, pour nos vétérans, de
même que pour les membres de leurs familles.
I know that our time together is short, so I will keep my
opening remarks brief. But I do want to take a moment to thank
you for the excellent work you have been doing on behalf of the
men and women who have proudly worn, and wear, Canada’s
uniform.
Je sais que nous disposons de peu de temps et je tâcherai donc
d’être bref. Je tiens tout de même à prendre un moment pour vous
remercier de l’excellent travail que vous avez accompli au nom des
hommes et des femmes qui ont porté l’uniforme du Canada et de
ceux et celles qui le portent toujours fièrement.
12:58
National Security and Defence
23-3-2011
Your commitment to our veterans’ priorities is truly
commendable, and your advice and recommendations have
greatly informed our efforts on behalf of these national heroes.
Votre engagement à l’égard des priorités de nos vétérans est
tout à fait remarquable, et vos conseils et recommandations ont
été très utiles dans le cadre des efforts que nous déployons au nom
de ces héros nationaux.
Bill C-55 is a perfect example. In the drafting of this bill, we
relied heavily on the insights and information available from
many sources — including your committee, the House of
Commons committee, and people in the field, such as veterans’
organizations.
Le projet de loi C-55 en est un bon exemple. Il a été élaboré en
grande partie à la lumière des observations et de l’information
provenant de nombreuses sources, y compris votre comité, le
comité de la Chambre des communes, de même que des gens
directement sur le terrain, dont les organismes de vétérans qui
représentent ces derniers.
We listened to our veterans and Canadian Forces members.
Nous avons écouté nos vétérans et nos militaires des Forces
canadiennes.
When I travelled to Afghanistan last year, I remember
specifically asking our troops there what we could be doing
better. At first, they were a little hesitant about answering, but
gradually they opened up. And one of the issues they raised was
the disability award. They said it would be much more helpful if
there were different options for how the disability award is paid
out. We know that some people have not always used this money
wisely. Instead of a lump sum payment, they wanted options.
Lorsque je suis allé en Afghanistan l’année dernière, je me
souviens encore d’avoir demandé à nos militaires sur place ce que
nous pouvions faire de mieux. Au début, ils étaient un peu
hésitants à me répondre. Mais peu à peu, ils ont parlé plus
ouvertement. Ils ont notamment soulevé la question de
l’indemnité d’invalidité, en disant qu’ils aimeraient avoir
différentes options pour recevoir leur indemnité. Nous savons
que, pour certains, cet argent n’avait pas toujours été dépensé à
bon escient. Plutôt que de n’avoir qu’un seul paiement comptant,
ils voulaient avoir des options.
Honourable senators, that had a profound impact on me. Here
were these courageous men and women serving overseas in a very
dangerous place risking their lives for Canada and our way of life,
and they were reluctant to ask for much in return.
Cette expérience, honorables sénateurs, m’a profondément
marqué. Je me trouvais en présence de ces hommes et femmes
courageux, qui servaient outre-mer dans un endroit très
dangereux, prêts à risquer leur vie pour nous, pour le Canada et
pour notre mode de vie. Et pourtant, ils hésitaient à demander
quoi que ce soit en retour.
As a result of their comments, on the flight back to Canada, I
decided that we had to go even further than I originally
anticipated, that we should offer them these payment options
and do even more than I was originally planning.
Pendant le vol du retour vers le Canada, suite à leurs propos,
j’ai décidé que nous devions aller plus loin que ce que j’avais
anticipé au départ, que nous devrions leur offrir ces options de
paiement et qu’il fallait en faire encore plus que ce que j’avais
justement prévu initialement.
That is why Bill C-55, which is before you today, is very openended and very flexible when it comes to giving our Canadian
Forces members and veterans more choices in the payment of the
disability award.
C’est pourquoi le projet de loi que vous avez devant vous
aujourd’hui, le projet de loi C-55, est très ouvert et offre de la
souplesse lorsqu’il s’agit d’offrir à nos vétérans et à nos militaires
des Forces canadiennes plus d’options pour leur paiement
d’indemnité d’invalidité.
We listened to what our veterans were saying. We looked at the
various studies and reviews available, and drew from our own
experience with the New Veterans Charter — all of which told us
there were some problems with how the new charter was
originally drafted. While the New Veterans Charter brought
sweeping and significant improvements when it was passed
unanimously by Parliament in 2005, it also had some flaws,
which were discovered along the way.
Nous avons écouté ce que nos vétérans avaient à dire. Nous
avons pris connaissance des divers examens et études qui ont été
menés, et nous avons puisé dans notre propre expérience avec la
Nouvelle Charte des anciens combattants. Tout cela nous a
permis de constater qu’il y avait certains problèmes en ce qui a
trait à la façon dont la Nouvelle Charte des anciens combattants
avait été initialement rédigée. La Nouvelle Charte des anciens
combattants a donné lieu à des améliorations importantes et
fondamentales lorsqu’elle a été adoptée à l’unanimité par le
Parlement en 2005, mais elle comportait aussi des lacunes que
nous avons découvertes en cours de route.
I will add, as an aside, that since the coming into force of the
New Veterans Charter, when our men and women in uniform
return injured, they remain in the forces for two or three years.
Je me permets de dire, en aparté, qu’à la suite de l’entrée en
vigueur de la Nouvelle Charte des anciens combattants, il faut se
rappeler que nos militaires, lorsqu’ils reviennent blessés,
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:59
They continue to receive their full salary during that two- or
three-year period. We didn’t start discovering the flaws in the
New Veterans Charter until after that.
demeurent encore dans l’armée pendant deux ou trois ans. Ils
bénéficient toujours de leur plein salaire pendant ces deux ou trois
années. Ce n’est qu’après cela que nous avons commencé à
découvrir les failles de cette Nouvelle Charte des anciens
combattants.
You have pinpointed some of them. Our veterans have raised
some of them. The bill that you are studying today proves that we
are able to work together to correct these flaws. The result is
legislation that has received broad support —because Bill C-55
represents an important new chapter in the New Veterans Charter
and how Canada cares for and supports our military, our veterans
and their families.
Vous avez souligné certaines d’entre elles. Nos vétérans ont mis
en relief quelques-unes de ces lacunes. Le projet que vous étudiez
aujourd’hui prouve notre capacité de travailler ensemble pour
corriger ces lacunes. Ce consensus s’est traduit par des mesures
législatives qui ont reçu un appui notable parce que le projet de
loi C-55 représente, en quelque sorte, un tout nouveau chapitre à
la Nouvelle Charte des anciens combattants, qui réforme la façon
dont le Canada offre les soins et le soutien nécessaire à nos
vétérans et militaires.
It amounts to an additional $2 billion to improve the quality of
life for injured and ill veterans and their families.
Il s’agit d’un investissement supplémentaire de deux milliards
de dollars pour améliorer la qualité de vie des vétérans blessés et
malades, de même que celle de leur famille.
Over the next five years alone, it represents an additional $200
million in support paid directly to our most seriously injured
veterans and those with the lowest incomes and who are in a
rehabilitation program.
Au cours des cinq prochaines années, cela représente
200 millions de dollars qui seront versés directement à nos
vétérans les plus gravement blessés et à ceux et celles qui ont les
revenus les plus faibles et qui suivent un programme de
réadaptation.
And, with this additional support, our men and women injured
in the line of duty will now be able to focus more on what matters
most to them: getting better.
Grâce à ce soutien additionnel, nos hommes et nos femmes qui
sont blessés dans l’exercice de leurs fonctions pourront
maintenant se concentrer davantage sur ce qui est le plus
important pour eux : leur rétablissement.
With the changes we are proposing, we are doing three things:
we are ensuring a minimum annual income for veterans in our
rehabilitation program, and for veterans who are unable to be
gainfully employed again.
Les changements proposés vont nous permettre d’accomplir
trois choses. Nous garantissons un revenu annuel minimum pour
les vétérans qui participent à notre programme de réadaptation et
pour les vétérans qui ne sont plus capables d’exercer un emploi
rémunérateur.
We are recognizing that Canada’s most seriously injured
veterans and their families face the greatest challenges starting a
new life outside the military.
Nous reconnaissons que les vétérans canadiens les plus
gravement blessés et leurs familles sont ceux qui doivent relever
les plus gros défis lorsqu’ils commencent une nouvelle vie à
l’extérieur des forces militaires.
We are creating payment options for CF members and veterans
who receive a disability award.
Nous créons des options de paiement pour les vétérans et les
membres des Forces canadiennes qui reçoivent une indemnité
d’invalidité.
How are we doing this? By establishing a minimum income, as
you can see in the bill — a pre-tax income of $40,000 a year for
the earnings loss benefit. For those in a rehabilitation program,
this will mean $40,000 in compensation or 75 per cent of their
salary. That is the minimum. If their salary is higher, they will
obviously receive more, but the minimum that they will receive is
$40,000 for the duration of their rehabilitation.
Comment allons-nous y parvenir? En établissant un revenu
minimum tel que vous le voyez dans le projet de loi, avant impôt,
de 40 000 $ par année pour l’allocation pour perte de revenus. En
quelque sorte, lorsque les gens suivent le programme de
réadaptation, c’est une compensation de 40 000 $ qui va
correspondre à 75 p. 100 du salaire. C’est le minimum. Si leur
salaire est plus élevé, ils auront bien sûr davantage, mais le
minimum qu’ils pourront obtenir est de 40 000 $ tout au long de
leur réadaptation.
Secondly, by expanding eligibility for the permanent
impairment allowance and the exceptional incapacity allowance,
we are creating a new $1,000 monthly supplement for our most
seriously injured veterans. If they are unable to return to work,
with the monthly allowance and the amount allocated for
Deuxièmement, en étendant l’admissibilité à l’allocation pour
déficience permanente et à l’allocation d’incapacité
exceptionnelle, nous allons créer un supplément mensuel de
1 000 $ par mois que nous allons assurer aux vétérans les plus
gravement blessés. S’ils ne peuvent pas retourner au travail, avec
12:60
National Security and Defence
23-3-2011
rehabilitation, they will receive a minimum of $58,000 per year
until they reach the age of 65. This aspect covers someone who
can no longer go back to work, because of a mental health
problem or a physical disability.
l’allocation mensuelle et également le montant alloué pour la
réadaptation, le minimum qu’ils pourront obtenir sera de
58 000 $ par année jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de 65 ans.
Cet aspect vise quelqu’un qui ne peut plus revenir au travail, soit à
cause d’un problème de santé mentale, soit à cause d’un handicap
physique.
By creating more payment options for the disability award, we
will be recognizing that soldiers or veterans do not all have the
same needs. They need financial options to meet their individual
circumstances.
En créant plus d’options de paiement pour l’indemnité
d’invalidité, nous reconnaîtrons que les soldats ou les vétérans
n’ont pas tous les mêmes besoins. Ils doivent pouvoir choisir
parmi des options financières celle qui leur convient le mieux.
These enhancements go to the very heart of the New Veterans
Charter, and they build on its solid foundation of making sure
that the men and women who serve Canada have the help they
need — when they need it and for as long as they need it.
Ces améliorations s’inscrivent dans le cadre d’une réforme de la
nouvelle charte. Ils prennent appui sur les principes
fondamentaux de la nouvelle charte pour s’assurer que ceux et
celles qui sont au service du Canada obtiennent l’aide dont ils ont
besoin, lorsqu’ils en ont besoin et aussi longtemps qu’il le faudra.
There is wide agreement on that. Even those who say we
should go further acknowledge that these are important measures
and a big step in the right direction.
Il y a consensus à cet égard. Même parmi ceux et celles qui
estiment que nous devrions en faire encore davantage, ils
reconnaissent qu’il s’agit de mesures importantes et d’un grand
pas dans la bonne direction.
I want to stress that we have not stopped there, that we are
taking additional actions in many different ways. I will list them
for you briefly; you will recall what we did for amyotrophic lateral
sclerosis, which we now recognize. As soon as a person receives
that diagnosis, they can access all of the services they would have
normally been entitled to, had the condition been recognized as
an illness resulting from military service. We have resolved the
Agent Orange issue by enabling widows to receive an ex-gratia
payment of $20,000. I made that announcement just before
Christmas.
Je tiens à souligner que nous allons encore plus loin en prenant
d’autres mesures qui sont mises en œuvre de plusieurs façons
différentes. Je vais vous les énumérer brièvement; rappelez-vous
ce que nous avons fait pour la sclérose latérale amyotrophique,
que maintenant nous reconnaissons. Dès que la personne obtient
un diagnostic à cet effet, elle pourra recevoir tous les services
auxquels elle aurait normalement droit, si cela avait été reconnu
comme quelque chose ayant fait suite au service militaire. Nous
avons réglé la question de l’agent orange en faisant en sorte que
les veuves puissent maintenant recevoir aussi ce paiement exgratia de 20 000 $. Je suis allé annoncer cette question un peu
avant Noël.
These are all measures that will make a real and meaningful
difference in the lives of the men and women who need this help
from their country. Bill C-55 will also make a real and meaningful
difference. We know this is true because our veterans and CF
members have told us so. They spoke, and we listened, just as we
promised we would. And we are taking action, just as we
promised we would. Today, I am here to ask the Senate for its
support to keep our important work moving ahead.
Toutes ces mesures permettront de faire une véritable
différence, une différence concrète dans la vie des hommes et
des femmes qui ont besoin de cette aide de leur pays et le projet de
loi C-55 fera une vraie différence pour eux. Nous savons cela
parce que nos vétérans et nos militaires des Forces canadiennes
nous l’ont dit. Ils ont parlé et nous les avons écoutés tel que nous
l’avions promis, et nous prenons des mesures comme nous
l’avions dit. Aujourd’hui, je sollicite l’appui du Sénat pour
poursuivre ce travail important.
Current parliamentary dynamics, with the issue of an imminent
election, have plunged us, as well as our veterans, into
uncertainty. Passing this bill as quickly as possible is of the
utmost importance.
La dynamique parlementaire actuelle nous plonge, de même
que nos vétérans, avec toute cette question d’élections
imminentes, dans l’incertitude. Il est primordial d’adopter ce
projet de loi dès que possible.
If there were to be an election, before the bill were passed, it
would mean postponing it for a year. I don’t know how any of us
will be able to look our CF members in the eyes, if we do not do
what is necessary to get this bill passed in time. The support that
they can receive from us is important to them.
S’il y avait des élections, sans que le projet de loi soit adopté,
cela veut dire qu’on repousse son adoption d’un an. Je ne sais pas
comment vous et nous tous, allons pouvoir regarder nos militaires
droit dans les yeux, si on ne fait pas ce qu’il faut pour adopter ce
projet de loi à temps. Pour eux, c’est important ce qu’ils peuvent
recevoir en termes de soutien de notre part.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
I therefore ask you, on their behalf, to fast-track this bill so
that it can receive royal assent.
[English]
12:61
Je vous demande, en leur nom, de mettre en quelque sorte le
pied sur l’accélérateur afin que ce projet de loi reçoive la sanction
royale.
[Traduction]
The Chair: I want to thank you, Mr. Minister. I think we all
feel that way on both sides. My deputy chair has been briefed on
this legislation as well.
La présidente : Je vous remercie, monsieur le ministre.
Je crois que nous sommes tous d’accord des deux côtés. Mon
vice-président a été informé de ce projet de loi également.
I want to thank you for changing your schedule. I know you
were to be here Monday. I know you feel strongly about this.
Je tiens à vous remercier d’avoir changé votre horaire. Je sais
que vous deviez comparaître lundi. Je sais que cette question vous
tient à coeur.
Mr. Blackburn is here to take questions. I ask members to be
pointed and disciplined in their questions because our time is
short today.
M. Blackburn est ici pour répondre à des questions. Je
demande aux membres du comité d’être directs et disciplinés
dans leurs questionnements parce que nous n’avons pas beaucoup
de temps aujourd’hui.
Senator Plett: I will echo what the chair has already said. It is
great to see you here, and I want to congratulate you for the way
you have brought this forward. This has been a fairly extensive
process, and I know you have engaged with many people.
Le sénateur Plett : Je suis d’accord avec ce que la présidente a
dit. Nous sommes ravis de vous avoir ici, et je veux vous féliciter
de la façon dont vous avez abordé la question. Le processus a été
assez long, et je sais que vous avez demandé la participation de
nombreuses personnes.
In large part you have answered my first question. My first
question was going to be, in your opinion, what happens if we
cannot get this bill passed and get Royal Assent before a possible
election? You have said that we would lose a minimum of a year
and that it would be devastating for the men and women in
uniform who so desperately need what you are offering.
Vous avez en grande partie répondu à ma première question.
J’allais vous demander, à votre avis, ce qui arriverait si on ne
pouvait faire adopter le projet de loi et obtenir la sanction royale
avant que des élections soient déclenchées. Vous avez dit que nous
perdrions au moins un an, et que ce serait dévastateur pour les
hommes et les femmes en uniforme qui ont désespérément besoin
de ce que vous offrez.
You mentioned in your presentation, minister, how you have
travelled and spoken to so many of the men and women in
uniform. We did the same thing when we visited the base in
Edmonton.
Dans votre exposé, monsieur le ministre, vous avez dit que
vous avez voyagé et parlé à de nombreux hommes et à de
nombreuses femmes en uniforme. Nous avons fait de même
lorsque nous avons visité la base à Edmonton.
I know we would never get all of them, but would you believe
that most of the concerns the veterans have shared with you are
addressed in Bill C-55?
Je sais que nous ne pouvions pas tous leur parler, mais selon
vous, la plupart des préoccupations des vétérans sont-elles réglées
dans le projet de loi C-55?
[Translation]
Mr. Blackburn: That is a good question, and I am happy to
provide some clarification. Why and how did we end up with this?
First of all, the Department of Veterans Affairs experienced an
unprecedented crisis this past year. I wasn’t expecting a situation
like that. It started with newspaper articles, followed by radio
interviews, TV reports and so on. Everyone had complaints about
the New Veterans Charter and the department in terms of delays
in processing files. Criticism was everywhere, to such an extent
that, at one point, I turned off my BlackBerry and asked myself
what should be done in a crisis like this. What is urgent, and what
should the priorities be moving forward?
[Français]
M. Blackburn : C’est une bonne question et je suis content de
pouvoir donner des éclaircissements là-dessus. Pourquoi et
comment en sommes-nous arrivés là? D’abord, le ministère des
Anciens combattants a connu une crise sans précédent dans la
dernière année. Je ne m’attendais pas à rencontrer pareille
situation. Cela a commencé par les articles dans les journaux,
suivi d’entrevues à la radio, dans les médias télévisés et autres.
Tout le monde avait quelque chose à redire sur la Nouvelle Charte
des anciens combattants et sur le ministère en termes de délai de
traitement des dossiers. Il y avait des critiques de partout, à tel
point que, à un moment donné, j’ai fermé le BlackBerry et je me
suis dit : qu’est-ce qu’on doit faire dans une pareille crise? Quelle
est l’urgence et quelles sont les priorités qu’on doit mettre de
l’avant?
12:62
National Security and Defence
23-3-2011
Of course, all of that factored into the number of times I had
met with representatives of veterans associations; I had listened to
them and heard their comments. We conducted a survey on the
lump-sum payment and found that 31 per cent were not in favor
of the lump-sum payment. We realized that they were primarily
people with mental health issues or post-traumatic stress disorder.
I had a very clear picture of the problem.
Bien sûr, tout cela est en lien avec le nombre de fois où j’avais
rencontré les représentants des associations des anciens
combattants, je les avais écoutés et j’avais entendu leurs
commentaires. On avait fait un sondage concernant le paiement
forfaitaire, et on a constaté que 31 p. 100 n’aimait pas avoir le
paiement comptant. On a réalisé que c’était surtout des gens qui
souffraient de problèmes de santé mentale ou du syndrome posttraumatique opérationnel. J’avais une image riche de la
problématique.
But we had to set priorities, assess the costs associated with all
of that and take the complaints into account. At one point, we
reached a consensus on the priorities with the organizations and
our veterans. That is how we established the three priorities.
Mais il fallait en arriver à fixer des priorités et à évaluer les
coûts associés à tout cela et à tenir compte de ces plaintes. À un
moment donné, avec les organismes, avec nos anciens
combattants, on a fait le consensus sur les priorités. C’est ainsi
que nous avons établi les trois priorités.
Bear in mind that the entire New Veterans Charter is focused
on rehabilitation. We cannot ask someone who is 20, 25 or
30 years old and who comes back injured to go home and wait.
We must enable them to transition to civilian life. We must help
them find a new job, taking into account their new disability. That
is what rehabilitation is about. We must also make sure that,
while participating in that rehabilitation, which may last two, five
or ten years, that person has an adequate income. The person may
have one, two, three or more children; they may or may not have
a spouse. We must ensure that things are done right.
Il faut se rappeler que toute la nouvelle charte est orientée en
fonction de la réadaptation. On ne peut pas demander à
quelqu’un de 20, 25 ou 30 ans qui revient blessé, de s’en aller
chez lui et d’attendre. Il faut lui permettre de réintégrer la vie
civile. Il faut lui permettre d’avoir un nouvel emploi dans sa vie,
en tenant compte de son nouvel handicap. C’est ce que la
réadaptation fait. Il faut s’assurer, en même temps qu’il fait cette
réadaptation qui peut durer deux ans, cinq ans, dix ans, qu’il ait
un salaire convenable. La personne peut avoir un, deux ou trois
enfants ou plus, un conjoint, pas de conjoint. Il faut s’assurer que
c’est correct.
That is why it is not reasonable to give the person at the low
end of the pay scale in the army, someone who is earning $26,000,
75 per cent of their salary. That is not enough to live decently.
That is what we will fix.
C’est pour cela, quand il était dans l’armée, le bas salarié à
26 000 $, si on lui donne 75 p. 100 de son salaire, ce n’est pas
raisonnable. On ne lui permet pas de vivre convenablement. C’est
ce qu’on va corriger.
The permanent monthly allowance resembles the former
pension system. It is a monthly amount ranging from $536 to
$1,609 per month. I am referring to the former figure; it has been
indexed, and I don’t remember the new one. Depending on the
injury, a member receives a certain amount per month, for life. It
doesn’t stop at 65, it is for life. It wasn’t enough for people who
are seriously injured. We decided to increase the amount by
$1,000 per month. When you add the monthly payment plus the
$40,000, the minimum that someone will receive is $58,000 per
year, until the age of 65, if they cannot return to work, be it the
result of a physical or psychological injury.
L’allocation mensuelle permanente ressemble à l’ancien
système de la pension. C’est un montant mensuel. Cela va de
536 $ à 1 609 $ par mois — je me base sur l’ancien chiffre, il a été
indexé, je ne me rappelle plus du nouveau. Dépendamment de ce
que vous avez comme blessure, vous recevez un montant chaque
mois, à vie. Cela ne va pas jusqu’à 65 ans, c’est à vie. Pour ceux
qui étaient blessés gravement, ce n’était pas suffisant. On a décidé
d’augmenter de 1 000 $ par mois. Quand on additionne le
paiement mensuel plus le 40 000 $, le minimum que quelqu’un
va avoir, c’est 58 000 $ par année, jusqu’à 65 ans, s’il ne peut pas
revenir au travail, que ce soit pour une blessure physique ou
psychologique.
The other point regarding these injuries is an important one.
There was a problem in the charter that had gone unnoticed up to
that point: when the New Veterans Charter was adopted, injuries
were taken into account following the coming into force of the
charter. If someone had an injury predating that coming into
force, it was not counted. As a result, people did not receive the
amount ranging from $536 to $1,609. Only 12 or 16 people
received it in five years. By fixing that aspect of the act,
3,500 people over the next five years will receive that monthly
payment for life.
L’autre point par rapport à ces blessures, c’est important, c’est
une erreur de la charte que personne n’avait vu à ce moment :
quand la nouvelle charte a été adoptée, on tenait compte des
blessures après l’entrée en vigueur de la charte. Si quelqu’un avait
une blessure quelconque avant son entrée, elle n’était pas
comptée. Ce qui fait que les gens ne recevaient pas ce montant
de 536 à 1 609 $. C’est 12 ou 16 personnes seulement, en cinq ans,
qui l’ont eu. En corrigeant cela dans la loi, il y aura
3 500 personnes d’ici cinq ans qui vont recevoir ce paiement
mensuel à vie.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:63
Lastly is what is called the lump-sum payment up to a
maximum of $276,000. The amount is now $285,000 after
indexing. They can receive that. They can spread it out over
five, ten or twenty years, the decision is theirs.
Et enfin, vous avez ce qu’on appelle le paiement forfaitaire
jusqu’à un maximum de 276 000 $. Ce montant maintenant de
285 000 $ avec l’indexation. Ils peuvent recevoir cela. Ils peuvent
l’étaler sur cinq ans, 10 ans, 20 ans si tel est leur choix.
Our bill does not guarantee that the person will make the right
decision; there are no guarantees of that. If it were one of us, what
would we do? Go to our spouse and say: I am receiving $285,000,
I am injured, and I will never be able to go back to work, what is
the best thing for my family and me? It will encourage people to
think about the best choice for them.
Notre projet de loi ne garantit pas que la personne va prendre
la bonne décision, il n’y a pas de garantie là-dessus. Si c’était moi
ou vous, quel serait votre réflexion? Ce serait d’aller voir votre
conjoint et de dire : je reçois 285 000 $, je suis blessé, je ne peux
plus jamais retourner au travail, qu’est-ce qui est le mieux pour
ma famille et pour moi? Cela va mener à une réflexion chez les
gens afin de prendre le meilleur choix.
That is what this bill offers. I can put myself in your shoes. You
might be thinking that I have brought you this bill in the final
hour and I want you to ram it through. Sometimes you have to
have faith in life and believe that we have looked at it before. We
are not sending you just anything. The House of Commons has
considered it, as have veterans and associations representing
them. Everyone agrees that it is a good step in the right direction.
C’est ce que la nouvelle loi offre. Je me mets à votre place, vous
pouvez dire : vous nous apportez ce projet de loi à la dernière
minute et il faut l’adopter en catastrophe. Dans la vie, il faut faire
des actes de foi et penser que nous, on l’a regardé avant. On ne
vous envoie pas n’importe où. La Chambre des communes l’a
regardé, les anciens combattants, les associations qui les
représentent l’ont regardé et tout le monde est d’accord que
c’est un bon pas et qu’on est dans la bonne direction.
I understand that some people want more. That remains, but
there are no missteps here. All we can do after the fact is continue
to make improvements as the needs arise and the budgets are
allocated.
Je comprends qu’il y en a qui en veulent plus. C’est toujours là.
Mais il n’y a pas de faux pas là-dedans. Tout ce qu’on peut faire
par après, c’est continuer à apporter des améliorations au fur et à
mesure que les besoins seront là et que les budgets y seront
associés.
[English]
[Traduction]
Senator Plett: When I spoke in the chamber yesterday, I used
three people in my comments: Patricia Varga, Dominion
President of the Royal Canadian Legion; Ray Kokkonen,
President of the Canadian Peacekeeping Veterans Association;
and Guy Parent, Veterans Ombudsman. They all indicated they
were supportive of this first step.
Le sénateur Plett : Lorsque j’ai parlé à la Chambre hier, j’ai fait
référence à trois personnes : Patricia Varga, présidente nationale
de la Légion royale canadienne, Ray Kokkonen, président de
l’Association canadienne des vétérans du maintien de la paix et
Guy Parent, ombudsman des anciens combattants. Ils ont tous dit
être en faveur de cette première étape.
We have said this is a living document. Can it be improved if
necessary?
Nous avons dit que c’était un document en évolution
constante. Pourrait-il être amélioré au besoin?
[Translation]
[Français]
Mr. Blackburn: Of course we told our veterans that this was a
living charter. We must be honest with them, and we must prove
to them that it is a living charter. Today, we have our first chance
to prove that it is a living charter and that we are in the process of
correcting the problems that had been identified. We established
priorities. There are a host of other things to change. We needed
to start with the most urgent issues.
M. Blackburn : C’est sûr qu’on a dit à nos anciens combattants
que c’était une charte vivante. Il faut être honnête envers eux et il
faut leur prouver que c’est une charte vivante. Aujourd’hui, on a
une première occasion de leur prouver que c’est une charte vivante
et que les problèmes qui avaient été décelés, on est en train de les
corriger. On est allé par priorités. Il y a une foule d’autres choses à
changer. Il fallait commencer par les plus urgentes.
I will give you an example; I acted somewhat like a submarine
captain. At some point, a pipe bursts and as you are fixing it, it
starts leaking from everywhere. That is what happened at the
department. At one point, I said to myself: I have to save the
crew, the ship, and we need to keep the motors running so we can
head in the right direction.
Je redonne un exemple, j’ai agi un peu comme un capitaine de
sous-marin : à un moment donné, un tuyau crève et pendant que
tu le répares, cela pète de partout. C’est ce qui est arrivé au
ministère. À un moment donné, je me suis dit : il faut que je sauve
l’équipage, le navire, et il faut que les moteurs demeurent en
fonction pour qu’on puisse aller dans la bonne direction.
I acted like a responsible father, trying to do the right thing to
support our veterans. I should repeat that there is still some work
to be done and that if I stay in this position, I will continue to try
to help them as much as possible.
J’ai agi en bon père de famille en essayant d’enligner les choses
pour soutenir nos anciens combattants. Je vous répète qu’il y a
encore du travail à faire et que si je demeure en poste, je
continuerai à essayer de les aider le plus possible.
12:64
National Security and Defence
[English]
Senator Mitchell: Thank you, Mr. Minister, for coming.
23-3-2011
[Traduction]
Le sénateur Mitchell : Je vous remercie d’être là, monsieur le
ministre.
The Liberals will be supporting this bill, not because it is
adequate, but because it is a start. We have concerns about its
shortfalls, but we are taking it seriously.
Les libéraux vont appuyer ce projet de loi, non pas parce qu’il
est adéquat, mais parce que c’est un début. Nous avons des
réserves relativement aux lacunes qu’il comporte, mais nous le
prenons au sérieux.
You write that the Senate delayed this. That is wrong, and I
want to clarify that. You announced this in September of 2010.
You presented it to the house in November of 2010. We got it on
Monday, and we will pass it tomorrow. We had four days.
Vous avez écrit que le Sénat a retardé cette mesure. C’est faux,
et je veux apporter des précisions. Vous en avez fait l’annonce en
septembre 2010. Vous avez présenté le projet de loi à la chambre
en novembre 2010. Nous l’avons obtenu lundi, et il sera adopté
demain. Nous avons eu quatre jours.
The Chair: Senator Mitchell, can we stay on the bill, please?
La présidente : Sénateur Mitchell, pouvons-nous nous en tenir
au projet de loi, s’il vous plaît?
Senator Mitchell: I will.
Le sénateur Mitchell : C’est ce que je vais faire.
Finally, it underlines what many people are saying: You are
very quick to buy the jets and you have been very slow to help the
vets.
Finalement, la mesure confirme ce que disent de nombreuses
personnes : vous ne perdez pas de temps à acheter des avions de
chasse, mais vous mettez beaucoup de temps à aider les anciens
combattants.
The earnings loss benefit will now be raised to $40,000. Why
did you not do that before this proposed legislation? Why did you
have to wait for this bill? You have regulations that would have
allowed you to do that years ago. That underlines the point made,
which I think is very inappropriate, that we delayed it. You could
have done this a long time ago.
L’allocation pour perte de revenus va passer à 40 000 $.
Pourquoi n’avez-vous pas adopté cette mesure avant de présenter
ce projet de loi? Pourquoi avez-vous eu à attendre le dépôt de ce
projet de loi? Vous auriez pu adopter cette mesure par règlement il
y a des années, ce qui mène à l’argument présenté, qui selon moi
est très inapproprié, selon lequel nous avons retardé la mesure.
Vous auriez pu faire quelque chose il y a très longtemps.
Is this $40,000 base retroactive to when the program was
established? Will it pick up those who were injured and have not
been paid this base up to this time?
Ce montant de 40 000 $ est-il rétroactif à la date de mise en
oeuvre du programme? Vise-t-il ceux qui ont été blessés et qui
n’ont pas obtenu ce montant jusqu’à maintenant?
[Translation]
[Français]
Mr. Blackburn: Why do we have all of this now? Allow me to
pick up on what I mentioned earlier.
M. Blackburn : Pourquoi on arrive avec tout cela maintenant?
Permettez-moi de revenir sur ce que j’ai mentionné
antérieurement.
Let’s assume that you were in Afghanistan two years ago and
that, tragically, you lost both your legs. When you get back from
Afghanistan you have what is called a stabilization period. You
stay in the armed forces for another two or three years and receive
your full salary. When you are told you can no longer remain a
member of the armed forces because of your disability, you leave
the armed forces and turn to Veterans Affairs Canada.
Admettons qu’il y a deux ans vous étiez en Afghanistan et que,
par malchance, vous perdez deux jambes. Quand vous allez
revenir d’Afghanistan, vous allez avoir une période qu’on appelle
une période de stabilisation. Vous demeurez dans l’armée entre
deux ou trois ans avec votre plein salaire. Quand l’armée va vous
dire que vous ne pouvez plus rester dans l’armée en raison de
votre handicap, vous quittez l’armée et vous vous adressez à
Anciens Combattants Canada.
Let’s stay with the scenario of the individual who has just lost
both his legs. First of all, he will receive a sum of up to $250,000
for his physical injuries. He will then receive up to $285,000 from
Veterans Affairs depending on the extent of the injury.
Subsequently, he will get all the other benefits as his coverage
comes under our department.
Je reprends ma même personne qui perd ses deux jambes. Dans
un premier temps, elle recevra de l’armée une somme pouvant
aller jusqu’à 250 000 $ pour blessures physiques. Elle recevra
ensuite une somme d’Anciens Combattants Canada pouvant aller
jusqu’à 285 000 $ dépendamment de l’amplitude. Par la suite, elle
aura toutes les autres compensations qui suivent au fur et à
mesure que la personne arrive à notre ministère.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:65
At first, he remains in the Canadian armed forces and receives
his full salary. So we do not immediately get involved. We
discovered all of these problems approximately a year and a half
ago when they blew up in our face.
Au début, elle est encore au sein des Forces armées
canadiennes, elle bénéficie du plein salaire. On n’intervient donc
pas tout de suite. Tous ces problèmes, on les a découverts il y a
environ un an et demi après qu’ils nous aient sauté au visage.
Our department has aged at the same pace as traditional war
veterans, who are now 87 years old, on average. The department
would contact people using letters, and they would respond in
writing or sometimes by telephone. That was the way we
operated.
Notre ministère a vieilli au rythme des anciens combattants
traditionnels qui ont aujourd’hui 87 ans en moyenne. Le ministère
communiquait par lettre et les gens répondaient aussi par lettre et
parfois par téléphone. C’était la façon de faire.
Today, the department realizes that young people prefer to use
computers. Rightly or wrongly so, young people express their
views in blogs, and information travels everywhere. So it is up to
the department to make that shift and think of a transition.
Aujourd’hui, le ministère réalise que les jeunes fonctionnent
plus par ordinateur. À tort ou à raison, les jeunes s’expriment via
les blogues et l’information circule partout. C’est donc au
ministère de prendre le virage et penser à une transition.
We realize it cannot happen overnight. But the process is under
way because we have reduced our processing time from 24 to 16
weeks. Here, I am referring to the entire process to determine the
permanent disability award or any other amount that the veteran
would be entitled to.
On réalise que cela ne se fait pas du jour au lendemain. Mais le
processus est commencé parce que nous sommes passés de
24 semaines à 16 semaines pour le traitement du processus. Je
parle de l’ensemble du processus pour savoir à quel montant
l’ancien combattant est admissible à titre d’allocation permanente
ou autres.
We are trying to improve this timeline, and for all our
Afghanistan veterans, we have a rapid response case management
team to address their needs. No, it is not retroactive.
On tente d’améliorer ce délai et pour tous ceux qui reviennent
d’Afghanistan, nous avons une équipe de gestionnaires de cas qui
intervient rapidement pour répondre à leurs besoins. Non, ce n’est
pas rétroactif.
[English]
Senator Mitchell: You make it sound as though no one has
been paid less than the $40,000 minimum base. Some certainly
have been, and you could have increased that for them before this
piece of proposed legislation. You have led people to believe that
it required legislation, and it does not. Those people, therefore,
have been neglected. I am not saying that what you are doing now
is not a help; it is, but you could have done it earlier.
[Translation]
Mr. Blackburn: Unless I am mistaken, it cannot be amended
without legislation.
[English]
[Traduction]
Le sénateur Mitchell : Vous avez l’air de dire que personne n’a
reçu un montant inférieur à 40 000 $. C’était certainement le cas
pour certains, et vous auriez pu augmenter le montant pour eux
avant de déposer ce projet de loi. Vous avez fait croire aux gens
que la mesure nécessitait un projet de loi, ce qui est faux. Ces gens
ont donc été négligés. Je ne dis pas que la mesure que vous prenez
aujourd’hui n’aide pas; au contraire, mais vous auriez pu faire
quelque chose plus tôt.
[Français]
M. Blackburn : Sauf erreur, on ne peut pas modifier cela sans
la loi.
[Traduction]
Bernard Butler, Director General, Policy and Research,
Veterans Affairs Canada: The earnings loss is a regulatory
change, so it does require the regulatory process.
Bernard Butler, directeur général, Politiques et recherche,
Anciens Combattants Canada : La perte de revenus représente
une modification de la réglementation, alors il faut passer par le
processus réglementaire.
Senator Mitchell: You have the power to do that now under
your current act.
Le sénateur Mitchell : La loi sous sa forme actuelle vous permet
de prendre ces mesures.
Mr. Butler: The regulations are there, but this change requires
an amendment to the regulations. It is part of this package.
M. Butler : La réglementation existe, mais ce changement
nécessite une modification à la réglementation. Cela fait partie de
cet ensemble de mesures.
Senator Mitchell: You do not need legislation to change
regulations.
Le sénateur Mitchell : Vous n’avez pas besoin de mesure
législative pour changer la réglementation.
12:66
National Security and Defence
I hope I am wrong about this, but I understand that if a public
servant in Ottawa is injured while working and loses a leg, that
person gets $350,000, but a soldier who is injured by a bomb in
Afghanistan gets a maximum of $280,000. How do you square
that?
[Translation]
23-3-2011
J’espère avoir tort, mais je crois comprendre que si un
fonctionnaire à Ottawa est blessé au travail et perd une jambe,
il obtient 350 000 $. Mais si un soldat est blessé par une bombe en
Afghanistan, il obtient un maximum de 280 000 $. Comment
pouvez-vous justifier cet écart?
[Français]
Mr. Blackburn: First of all, you should not look at these things
in isolation. These three elements work together, and other
services are provided to soldiers based on their needs. For
instance, if changes need to be made to their homes and a special
rehabilitation program is required, there is a transitional
program. If their spouse takes care of them, there will be an
allowance of $100 per day for a year.
M. Blackburn : D’abord, vous ne devez pas prendre les choses
une par une. Ces trois éléments sont ensemble et d’autres services
sont dispensés au militaire en fonction de ses besoins. Par
exemple, s’il a des modifications à apporter à son domicile et qu’il
a besoin d’un programme de réadaptation spécial, il existe un
programme de transition. Si sa conjointe s’occupe de lui,
l’allocation sera de 100 $ par jour pendant un an.
There are a host of other measures in the New Veterans
Charter that did not exist in the past. It is a major change. That is
why I am saying you need to consider the lump sum, the
permanent monthly allowance and rehabilitation in combination.
Il y a toutes sortes d’autres mesures qu’on apporte à l’intérieur
de la Nouvelle Charte des anciens combattants qui n’existait pas
avant. C’est le grand changement. C’est pourquoi je vous dis qu’il
faut voir le montant forfaitaire, l’allocation permanente mensuelle
et la réadaptation comme étant trois éléments intégrés.
[English]
[Traduction]
Senator Mitchell: The public servant gets a disability pension
and an earnings pension. The get all the same kinds of extra
things, but they get as much as $80,000 more for losing a single
limb, while a soldier can lose two or three limbs and get
$80,000 less.
Le sénateur Mitchell : Le fonctionnaire obtient une pension
d’invalidité et une pension de revenus. Il obtient toutes sortes de
suppléments similaires, mais il obtient jusqu’à 80 000 $ de plus
pour la perte d’un seul membre, tandis qu’un soldat peut perdre
deux ou trois membres et obtenir 80 000 $ de moins.
You say that this will cost $2 billion in additional funding, but
in your own presentation you point out that it is to be
$200 million over five years. Therefore, it would take 50 years
to spend $2 billion. Are you not inflating the expectations of these
military people with this kind of hype when they have to live with
the reality that it is not $2 billion, neither today nor within a
reasonable period of time? It is $2 billion over 50 years. It is cruel.
Vous dites que cette mesure va nécessiter 2 milliards de dollars
de financement supplémentaire, mais dans votre propre exposé,
vous signalez qu’il s’agit de 200 millions de dollars sur cinq ans. Il
faudrait donc 50 ans pour dépenser 2 milliards de dollars. Ne
gonflez-vous pas les attentes de ces militaires avec ce genre de
renseignement, alors qu’ils doivent vivre avec la réalité qu’il ne
s’agit pas de 2 milliards, ni aujourd’hui ni dans l’espace d’une
période de temps raisonnable? Il s’agit de 2 milliards de dollars sur
50 ans. C’est cruel.
[Translation]
[Français]
Mr. Blackburn: When I had to convince cabinet that this
measure would not cost $2 billion, but rather $200 million over
five years, I waged the same battle as you. I thought $2 billion was
enormous.
M. Blackburn : Lorsque j’ai eu à convaincre le Cabinet que la
mesure ne coûtait pas deux milliards de dollars, qu’elle coûtait
200 millions sur cinq ans, j’ai fait la même bataille que vous. Je
me suis dit que deux milliards de dollars c’est énorme.
I am the only minister to have obtained $2 billion from the
government, an unanticipated amount, specifically during a
recession.
Je suis le seul ministre ayant obtenu deux milliards de dollars
du gouvernement, somme qui n’avait pas été anticipée et ce, en
période de récession.
[English]
Senator Mitchell: I am saying it is not.
[Translation]
Mr. Blackburn: From a financial standpoint, the Department
of Finance must assess costs over a lifetime. That is why they
must itemize the $2 billion in the budget. But in actual fact,
[Traduction]
Le sénateur Mitchell : Je ne suis pas d’accord.
[Français]
M. Blackburn : Sur le plan fiscal, le ministère des Finances doit
évaluer les coûts sur une période de vie. C’est pourquoi ils doivent
inscrire au budget le deux milliards de dollars. Mais dans les faits,
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
disbursement for these various individuals amounts to
$200 million over five years. I think Mr. Hillier wanted to add
something.
[English]
Keith Hillier, Assistant Deputy Minister, Service Delivery,
Veterans Affairs Canada: In addition to the amounts that the
minister has referred to that someone would get from Veterans
Affairs, the earnings loss and all the other programs, Government
of Canada employees are paid under an insurance plan. I do not
have the exact amounts, and I do not want to speak for the
Department of National Defence, DND, but in addition to the
amounts that an injured veteran would receive from Veterans
Affairs Canada, there are payouts from the Canadian Forces and
from the Canadian Forces insurance plan as well. The payment
on behalf of the Government of Canada has to be looked at in its
totality.
12:67
le décaissement à l’égard de ces différentes personnes s’élève à
200 millions de dollars sur cinq ans. Je crois que M. Hillier veut
ajouter quelque chose.
[Traduction]
Keith Hillier, sous-ministre adjoint, Prestation des services,
Anciens Combattants Canada : En dépit des montants dont a parlé
le ministre, qui seraient versés par Anciens Combattants, de la
perte de revenu et de tous les autres programmes, les employés du
gouvernement du Canada sont payés en vertu d’un régime
d’assurance. Je n’ai pas les montants exacts, et je ne peux pas
parler pour le ministère de la Défense nationale, le MDN, mais en
plus des montants qu’un ancien combattant blessé recevrait
d’Anciens Combattants Canada, il y a des versements des Forces
canadiennes et du régime d’assurance des Forces canadiennes
également. Le paiement versé par le gouvernement du Canada
doit être examiné dans son ensemble.
The Chair: We are going to move on.
La présidente : Nous allons continuer.
Senator Mitchell: Have you done that assessment to see —
Le sénateur Mitchell : Avez-vous procédé à l’évaluation de...
The Chair: Senator Mitchell, please.
La présidente : Monsieur Mitchell, s’il vous plaît.
We have a couple of complications. One, there is a vote in the
Senate, so we will be returning there. We want to make as good
use of minister’s time as possible, and we have other senators who
want to ask questions. I would ask again that we try to be brief
and stay on the aspects of Bill C-55 and not the politics
surrounding it.
Senator Banks: Thank you chair and thank you minister.
Nous avons quelques complications. Un, il y a un vote au
Sénat, après quoi nous allons revenir ici. Nous voulons maximiser
l’utilisation du temps du ministre, et j’ai d’autres sénateurs qui
veulent poser des questions. Je vous demande encore une fois de
tenter d’être brefs et de vous en tenir au projet de loi C-55. Nous
ne sommes pas là pour discuter des aspects politiques qui
l’entourent.
Le sénateur Banks : Merci, madame la présidente. Je remercie
également le ministre.
I have to agree with Senator Mitchell — and this concerns the
bill — that the Senate has processes. It is not a good way to begin
that process by sending a letter to us, which you did, saying,
‘‘following the refusal by Liberal senators to give fast track . . .’’
That is not a good way to begin the conversation.
Je suis d’accord avec le sénateur Mitchell — au sujet du projet
de loi — pour dire que le Sénat a des processus à suivre. Il n’est
pas idéal d’entamer le processus en nous envoyant une lettre, ce
que vous avez fait, disant, « suite au refus des sénateurs libéraux
d’accélérer... ». Ce n’est pas la façon idéale d’entamer le dialogue.
However, I want to ask Mr. Butler a question about a response
that he gave to a question that Senator Mitchell asked. The
earnings loss benefit authority was given in the regulations that
are contained in the original bill; is that not correct?
Toutefois, j’aimerais poser une question à M. Butler
concernant une réponse qu’il a donnée au sénateur Mitchell.
L’allocation pour perte de revenus découle de la réglementation
qui accompagnait le projet de loi original; n’est-ce pas?
Mr. Butler: Yes.
Senator Banks: It is the case that the regulations could have
been promulgated in the Canada Gazette and gone to the
Standing Joint Committee for the Scrutiny of Regulations even
if this proposed legislation that is presently before us did not exist.
Is that correct?
Mr. Butler: I think that is fair, senator.
Senator Banks: I just wanted to make that point.
Minister, what is the difference between permanent
incapacitation on the one hand and permanent impairment on
the other? We have information that the eligibility criteria for the
M. Butler : Oui.
Le sénateur Banks : Est-ce vrai que le règlement aurait pu être
promulgué dans la Gazette du Canada puis transmise au Comité
mixte permanent d’examen de la réglementation, même si la
mesure législative dont nous sommes saisis n’existait pas. Est-ce
vrai?
M. Butler : Je crois que vous avez raison, sénateur.
Le sénateur Banks : Je tenais simplement à faire valoir cet
argument.
Monsieur le ministre, quelle est la différence entre une
incapacité permanente et une déficience permanente? On nous
dit que les critères d’admissibilité pour le supplément sont
12:68
National Security and Defence
supplement are different from the eligibility criteria for the base
amount. We also have information that of the 269 veterans who
were deemed to be suffering from total and permanent
incapacitation between April 2006 and March 2009, 3 received
the permanent impairment allowance. The other 266 are deemed
to have permanent incapacitation but they do not qualify for the
permanent impairment allowance. I would like to understand
why.
[Translation]
23-3-2011
différents des critères d’admissibilité pour le montant de base. On
nous dit aussi que sur 269 anciens militaires qui souffraient
d’invalidité totale et permanente entre avril 2006 et mars 2009,
trois ont reçu l’allocation pour déficience permanente. Les
266 autres sont considérés comme ayant une invalidité
permanente, mais ils ne sont pas admissibles à l’allocation pour
déficience permanente. J’aimerais qu’on m’explique pourquoi.
[Français]
Mr. Blackburn: I will try to answer your question based on my
knowledge, and perhaps the people around me can complete my
answer.
M. Blackburn : Je tenterai de vous répondre selon mes
connaissances, et peut-être que les gens autour de moi pourront
compléter.
It all depends on when you were injured. It can be before the
new charter came into force or after, or even a bit of both. To
some extent, there is a chart for injuries and a percentage that is
allocated. According to this percentage, the standard is
established for the amount the person receives. That is how the
process works.
Tout dépend du moment où s’est produite votre blessure. Ce
peut être avant l’entrée en vigueur de la nouvelle charte ou après,
ou même un peu des deux. Il existe en quelque sorte une charte
des blessures et un pourcentage alloué. Selon ce pourcentage, la
norme est établie sur le montant que la personne reçoit. C’est ainsi
que fonctionne le procédé.
Mr. Hillier or Mr. Butler may have more details on this.
[English]
Peut-être que MM. Hillier ou Butler ont plus de précisions.
[Traduction]
Mr. Butler: You qualify for the permanent impairment
allowance if you have a severe and permanent impairment. That
is how it is defined in the act. If you are participating in a
rehabilitation plan in respect of a disability for which you hold a
disability award, you will qualify for this permanent impairment
allowance.
M. Butler : Pour être admissible à l’allocation pour déficience
permanente, il faut souffrir d’une déficience grave et permanente.
Voilà la définition dans la loi. Si vous participez à un plan de
réhabilitation relativement à l’invalidité pour laquelle vous
obtenez une indemnité d’invalidité, vous êtes admissibles à
l’allocation pour déficience permanente.
For the most severe, if you have a total and permanent
incapacity, which is defined in the regulations to mean that you
are incapable of earning a livelihood more than 66.66 per cent of
your pre-release salary, then you are deemed under the
regulations to be totally and permanently incapacitated. It is a
defined element in the legislation and in the regulations.
Dans les cas les plus sévères, si vous souffrez d’une incapacité
totale et permanente, selon la définition du règlement que vous
êtes incapable de gagner un salaire supérieur à 66,66 p. 100 de
votre salaire pré-libération, on considère que vous souffrez d’une
incapacité totale et permanente. Il s’agit d’un élément défini dans
la loi et dans le règlement.
Senator Banks: In the present bill, however, I am told that the
criteria for the supplement will be different from the criteria for
the base amount. Is that correct? If so, how are those criteria
defined as being different, or am I wrong?
Le sénateur Banks : Dans le projet de loi dont nous sommes
saisis, toutefois, on me dit que le critère pour le supplément sera
différent du critère pour le montant de base. Est-ce vrai? Si oui,
comment les critères sont-ils différents, ou ai-je tort?
Mr. Butler: The additional $1,000 supplement will be paid to
those who are at the most severe end of that continuum.
M. Butler : Le supplément de 1 000 $ sera versé aux cas les
plus graves.
Senator Banks: Is there a graduated system? Would some get
$300 and some $700, or is it $1,000 or nothing?
Le sénateur Banks : Y a-t-il un système progressif? Est-ce que
certains pourront obtenir 300 $ et d’autres 700 $, ou s’agit-il de
1 000 $ ou rien?
Mr. Butler: In the schedule to the act, there are actually three
levels of permanent impairment allowance — $600 and then it
moves up to $1,600. They are paid in three categories, as per the
schedule. Those who are at the high end of that amount and who
are suffering a total and permanent incapacity will benefit from
this additional $1,000 per month supplement.
M. Butler : À l’annexe de la loi, il y a en fait trois niveaux
d’allocations pour déficience permanente — 600 $ jusqu’à 1
600 $. Les versements sont effectués selon les trois catégories
prescrites à l’annexe. Ceux qui obtiennent le maximum et qui
souffrent d’incapacité totale permanente obtiendront le
supplément de 1 000 $ par mois.
Senator Banks: Would that be in addition to the $1,600?
Le sénateur Banks : En plus des 1 600 $?
Mr. Butler: Yes, it would be.
M. Butler : Oui, en effet.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
Senator Banks: Mr. Minister, you have heard the criticism that
I am about to voice, because we have heard it, too. I would like
you to respond to it so that we know what your response is. It is
criticism that we have heard from veterans — old veterans and
new veterans, if I can put it that way — that the reaction of the
department to claims is rather along the lines of the reaction of an
insurance company to claims. That is to say, as we all know,
insurance companies try as hard as they can to not pay on claims.
It is always difficult doing that, but you have heard that criticism
before. For our record, would you respond to it, minister?
[Translation]
12:69
Le sénateur Banks : Monsieur le ministre, vous avez entendu
les critiques dont je m’apprête à parler, parce que nous les avons
entendues également. J’aimerais que vous y réagissiez afin que
nous connaissions votre position. Il s’agit de critiques que nous
avons entendues de la part d’anciens combattants, anciens et
nouveaux, si je peux m’exprimer ainsi, selon lesquelles la réaction
du ministère aux demandes ressemble aux réactions d’une
compagnie d’assurance. C’est-à-dire, comme nous le savons
tous, que les compagnies d’assurances tentent autant que
possible de ne pas payer les réclamations. C’est toujours difficile
à faire, mais vous avez déjà entendu ces critiques. Aux fins du
procès-verbal, pourrions-nous savoir comment vous réagissez à
ces critiques, monsieur le ministre?
[Français]
Mr. Blackburn: You must first consider the fact that these
services are related to wounds sustained in the course of military
service. This first point is very important and is the basis for all
the services we provide to veterans.
M. Blackburn : Il faut d’abord considérer le fait que les services
sont liés aux blessures subies durant le service militaire. Ce
premier point, très important, est la base de l’ensemble des
services que nous offrons à nos anciens combattants.
Also, 75 per cent of the applications the department receives
are initially approved. Of the remaining 25 per cent, between
50 and 75 per cent are approved when the decision goes to
appeal. Often, these people then receive a positive response
because they are bringing forward new information. In these
cases, they go before the veterans review and appeal board to
appeal a negative decision. Again, a decision is rendered.
D’autre part, 75 p. 100 des demandes qui arrivent au ministère
sont acceptées dans un premier temps. Des 25 p. 100 qui restent,
entre 50 et 75 p. 100 sont acceptées alors que les gens vont en
appel. Bien souvent, ces gens reçoivent alors une réponse positive
car ils amènent de nouvelles informations. Dans ces cas, ils se
présentent devant le tribunal des anciens combattants pour
renverser la décision négative en allant en appel. Encore une
fois, des décisions sont rendues.
A first negative response is therefore based on the information
provided. When individuals come forward with new information
that serves to correct the record or add information to the file, the
decision may be altered in their favour, based on that
information. This is the process that is lengthier, and that is not
done on purpose. First of all, the medical file comes from the
Department of Defence. An astronomical number of photocopies
are made at the department. In fact, we want to change the system
and computerize further. Then, we have to await the results of
medical and other sorts of tests.
La première réponse négative résulte donc de l’information
fournie. Lorsque les personnes se présentent avec de nouvelles
informations venant corriger ou ajouter au dossier, la décision
peut devenir positive en raison de ces nouveaux éléments. C’est ce
processus qui est plutôt long, et ce n’est volontaire. Tout d’abord,
le dossier médical arrive du ministère de la Défense. Un nombre
astronomique de photocopies sont faites au ministère. D’ailleurs,
nous souhaitons changer le système et l’informatiser davantage.
Ensuite, on doit attendre les résultats d’examens qui doivent être
faits par des médecins ou d’autres personnes.
Perhaps Mr. Hillier has something to add to this point.
[English]
Mr. Hillier: Actually, I responded to that question at a town
hall meeting at Canadian Forces Base Halifax.
Senator Banks: I was not there.
Peut-être que M. Hillier aurait quelque chose à ajouter sur ce
point.
[Traduction]
M. Hillier : En fait, j’ai répondu à cette question à une séance
de discussion ouverte à la base des Forces canadiennes d’Halifax.
Le sénateur Banks : Je n’y étais pas.
Mr. Hillier: I will reinforce what the minister said about the
number. While 74 per cent get a yes on the first pass, I would like
you to think about it in a little different context.
M. Hillier : Je vais reprendre ce que le ministre a dit
concernant les chiffres. Bien que 74 p. 100 des gens obtiennent
une réponse favorable à la première tentative, j’aimerais qu’on se
penche sur la question dans un contexte un peu différent.
The people who serve in the Canadian Forces serve on behalf
of Canada. People who work at Veterans Affairs serve on behalf
of those who serve their country. Concerning this issue of the
insurance company mentality, I can tell you — and I know some
senators have visited Charlottetown and have met the with the
Les militaires des Forces canadiennes travaillent pour le
Canada. Les employés d’Anciens Combattants travaillent pour
ceux qui défendent leur pays. Pour ce qui est de la mentalité de
compagnie d’assurances, je peux vous dire — et je sais que
certains sénateurs sont allés à Charlottetown rencontrer des
12:70
National Security and Defence
adjudicators — the 60 people who come to work every day come
to work to find ways to help veterans. They work to ensure
veterans get the right answer. I can assure you that the employees
of Veterans Affairs Canada do not come to work every day to
deny a benefit, or a service, or a medication, or whatever a veteran
needs. I think you will find quite the opposite. I have heard, you
are quite right, senator, that they are instructed to say no the first
time around. Quite frankly, that is not true.
The Chair: Thank you for those comments.
23-3-2011
évaluateurs — que les 60 personnes qui se présentent tous les jours
au travail là-bas s’efforcent de trouver des façons d’aider les
anciens combattants. Elles essaient de faire en sorte que les
anciens combattants obtiennent la bonne réponse. Je peux vous
garantir que les employés d’Anciens combattants Canada ne se
présentent pas tous les jours au travail dans le but de refuser une
prestation, un service, un médicament ou autre chose dont les
anciens combattants ont besoin. C’est tout le contraire, vous allez
le constater. J’ai entendu dire moi aussi, monsieur le sénateur,
qu’ils ont eu comme instruction de refuser toute première
demande. Honnêtement, c’est faux.
La présidente : Je vous remercie de ces commentaires.
Senator Lang: I have a couple of observations. First, I do not
share my colleague Senator Mitchell’s views on what is being
done here. I think he used the word ‘‘cruel,’’ regarding what was
done in the past. I think the department and the government have
been doing the best they can with what they have. My experience
at the base in Edmonton was that I walked out of there feeling
proud to be a Canadian and proud of all the people who were
taking care of those who were seriously hurt and the active
members of the Armed Forces. As a Canadian, when you are
projecting to look at spending $2 billion over the next number of
years to reinforce and to supplement what we have already been
providing, that speaks well for our country. We should not
diminish the commitment that the taxpayers and Canadians are
making.
Le sénateur Lang : J’ai quelques observations. D’abord, je ne
partage pas l’opinion de mon collègue le sénateur Mitchell sur ce
qui se passe ici. Je crois qu’il a utilisé le mot « cruel » en ce qui
concerne ce qui a été fait par le passé. Je crois que le ministère et le
gouvernement font leur possible compte tenu des ressources. Mon
expérience à la base d’Edmonton m’a rendu très fier de mon
identité canadienne et des gens qui s’occupent de ceux qui ont été
gravement blessés et des membres actifs des forces armées.
Comme Canadien, je crois qu’il est bien pour notre pays d’avoir
l’intention de dépenser 2 milliards de dollars au cours des
prochaines années pour augmenter et renforcer ce que nous
offrons déjà. Il ne faut pas diminuer l’engagement pris par les
contribuables et les Canadiens.
I have a concern from that visit, however. I left there with the
distinct impression that those members in the Armed Forces were
really confused about what is available and how it would be made
available. The question I have for you, Mr. Minister, is this: What
public relations campaign do you have organized and ongoing for
those members so that they realize what is there, what is available
and how they will be taken care of, if they must avail themselves
of something like that?
J’ai une préoccupation qui découle de cette visite, toutefois. Je
suis parti avec la nette impression que ces membres des forces
armées étaient réellement confus quant à ce qui était à leur
disposition et à la façon d’en bénéficier. Ma question pour vous
monsieur le ministre, est la suivante : avez-vous déjà organisé une
campagne de relations publiques ou y en a-t-il une en cours pour
ces membres afin qu’ils sachent ce qui est offert et comment on
s’occupera d’eux s’ils ont besoin de ce genre d’aide?
[Translation]
[Français]
Mr. Blackburn: Indeed, that is another thing we noticed. Our
personnel in the Canadian armed forces today do not know what
will be available to them when they leave the forces, either upon
retirement or due to an injury that renders them unable to serve.
That is something we have noticed. People believed we offered
strictly the lump sum and left them to their own devices
afterwards. This is quite a change we need to make so people
clearly understand that that is not the case, that there are a
number of other factors.
M. Blackburn : Effectivement, c’est un autre constat que nous
avons fait. Nos militaires actuellement dans les Forces armées
canadiennes ne savent pas ce qui leur sera disponible lorsqu’ils
quitteront les Forces armées canadiennes, soit à l’âge de la
retraite, soit suite à une blessure qui les oblige à quitter l’armée.
C’est un constat que nous avons fait. Les gens pensaient qu’on
n’offrait que le paiement forfaitaire et que, après, on ne s’occupait
plus d’eux. C’est tout un changement que nous avons à faire pour
bien expliquer que cela n’est pas juste, mais que c’est beaucoup
d’autres choses.
To that end, I have toured the country on a number of
occasions to meet, first of all, with our staff and, second, with our
representatives and veterans in the various associations. Third, we
went to the military bases to meet with members and inform
them, as well as their spouses, about what is happening at
Veterans Affairs and the services we provide. I think our members
discovered something; they did not know what we offered.
À cette fin, j’ai fait quelques tournées au pays pour rencontrer,
premièrement, nos employés; deuxièmement nos représentants et
vétérans dans les différentes associations; troisièmement, nous
sommes allés sur les bases militaires pour rencontrer les militaires,
pour les informer, ainsi que leurs conjoints ou conjointes, sur ce
qui se passe au ministère des Anciens Combattants et sur les
services que nous rendons. Je pense qu’il y a eu une découverte, de
la part de nos militaires; ils ne pensaient pas que c’était cela.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
We still have work to do in this area, we are far from done. We
started off by doing what we could do. Of course, being a member
of a minority government, I must be in Ottawa when the House is
sitting. But we have done a fair bit over the last few months, we
have done quite a few things.
[English]
The Chair: We will have a final quick point from Senator
Pépin, and then we must go.
[Translation]
12:71
Nous avons encore du travail à faire là-dessus c’est loin d’être
fini. Nous sommes allés, dans un premier temps, faire ce que nous
pouvions faire car, bien sûr, étant membre d’un gouvernement
minoritaire, je suis obligé d’être présent à Ottawa quand la
Chambre siège. Mais nous en avons fait pas mal dans les dernières
mois, nous avons fait beaucoup de choses.
[Traduction]
La présidente : Nous allons entendre le sénateur Pépin
rapidement, et ensuite nous devrons y aller.
[Français]
Senator Pépin: If I understand correctly, Mr. Minister,
perhaps your department needs better communication with
veterans. I also understand that the compensation you provide,
be it the monthly benefit or total amount, can be increased in
some cases as the severity of a condition or side effects come to
light. I understand from what you are saying that does not mean
these amounts will not increase.
Le sénateur Pépin : Si je comprends bien, monsieur le ministre,
peut-être que votre ministère a besoin d’une meilleure
communication avec les anciens combattants. Je comprends
également que le dédommagement que vous leur donnez,
mensuel ou global, peut être bonifié, selon qu’on va réaliser,
pour certains, la gravité de leur condition ou des effets
secondaires. Je comprends de ce que vous dites que cela ne veut
pas dire que ces montants n’augmenteront pas.
Mr. Blackburn: First of all, those amounts are indexed each
year. That is the first important point. Also, this time, most of the
changes we are making are for modern-day veterans. Traditional
veterans supported these changes 100 per cent because they also
found that modern-day veterans needed special consideration.
M. Blackburn : D’abord, ces montants sont indexés chaque
année. C’est le premier point important. En même temps, cette
fois-ci, la plupart des changements que nous sommes en train
d’apporter sont prévus pour nos vétérans de l’ère moderne. Nos
vétérans traditionnels ont appuyé à 100 p. 100 ces changements
car ils trouvaient, eux aussi, qu’il fallait apporter une attention
particulière à nos vétérans de l’ère moderne.
We need to make other improvements. For instance, for the
VIP — the amount we grant, approximately $2,650 per year, so
people can stay at home and have someone come in to do
housework, mow the lawn, shovel the snow —there are changes.
We are currently looking at all of that to see what we can do. We
also need to computerize our services. One decision we made was
that all frontline staff would be able to make decisions
independently; they no longer need to refer their decisions to a
second level. That will speed up the process. They are
professionals, they have all the knowledge needed to do a good
job.
Il y a d’autres améliorations que l’on doit faire; par exemple
pour le VIP — le montant qu’on accorde, autour de 2 650 $ par
année, pour permettre aux gens de rester chez eux et d’avoir
quelqu’un qui vient faire le ménage, tondre le gazon, déneiger — il
y a des changements; on est en train de regarder tout cela pour
voir ce qu’on peut faire. Également, nous devons informatiser nos
services. Une décision qui a été prise est que tous nos employés de
première ligne seront désormais autonomes dans leurs décisions;
ils n’auront plus à les renvoyer à un deuxième palier. Cela va
accélérer le processus. Ce sont des professionnels, ils ont toute la
connaissance pour être capable de bien faire cela.
You saw the crisis that ensued when our documents and
private information became public and was seen by too many
people. We are currently rectifying that situation in our
department. It involves bringing about a change in culture.
Whenever I meet with staff, I like to chat with them. I think they
do a good job, but at one point, there were shortcomings, which
we are currently addressing.
Vous avez vu la crise que nous avons connue à l’égard de nos
documents où de l’information privée est devenue publique à
certains moment ou vue par trop de gens. Nous sommes en train
d’apporter tous les correctifs dans notre ministère. C’est comme
un changement de culture que nous devons intégrer. Chaque fois
que je rencontre nos employés, j’aime échanger avec eux. Je pense
qu’ils font bien leur travail mais, à un moment donné, il y a eu des
lacunes que nous sommes en train de corriger.
[English]
The Chair: I am sorry for this. I appreciate your time today.
We had to reschedule your appearance because there was a delay
in the discussions. That is why we are meeting here in the Senate.
We are glad you were so willing.
[Traduction]
La présidente : Je suis désolée. Je vous remercie du temps que
vous nous avez accordé aujourd’hui. Nous avons dû déplacer
votre comparution parce que nos discussions ont été retardées.
C’est pourquoi nous nous réunissons ici, au Sénat. Nous sommes
ravis que vous ayez fait preuve d’autant d’ouverture.
12:72
National Security and Defence
I assume that, if these changes are passed as quickly as we
hope, they will be immediate. Can we say that?
[Translation]
23-3-2011
Je présume que si ces changements sont adoptés aussi
rapidement qu’on l’espère, ils seront immédiats. Est-ce le cas?
[Français]
Mr. Blackburn: If this bill is indeed passed before the house is
defeated, through a non-confidence motion, should that happen,
the changes would still take a few months before they enter into
force, as we wait for regulations to be made. That would be five to
six months minimum.
M. Blackburn : Si le projet de loi est effectivement adopté
avant que la Chambre soit défaite, le cas échéant, par un vote de
non confiance, à ce moment-là les changements vont prendre
encore quelque mois avant d’entrer en vigueur, le temps que la
réglementation soit adoptée. On parle de cinq à six mois
minimum.
I want to tell you once again that what matters is for us to
succeed. I think that if we can pass this bill before all that,
everyone will be pleased. We will all be commended regardless of
our political stripe; we will have done something good for our
veterans.
Je veux vous dire à nouveau que, ce qui est important, c’est
qu’on réussisse. Si on l’adopte avant, je pense que tout le monde
sera content, nous serons applaudis sans égard à notre couleur
politique; nous aurons fait quelque chose de bien pour nos
vétérans.
[English]
The Chair: We will suspend our meeting right now. There is a
vote in the Senate. We ask for the willingness of our other
witnesses who are to appear today. For those of you who can stay
and meet with us later, we appreciate it. If your schedule does not
allow that, the clerk will be talking with you shortly.
[Traduction]
La présidente : Nous allons suspendre la séance maintenant. Il
y a un vote au Sénat. Nous demandons la collaboration des autres
témoins qui doivent comparaître aujourd’hui. Nous remercions
ceux qui peuvent rester pour discuter avec nous plus tard. Si vous
horaire ne vous permet pas d’attendre, le greffier vous parlera
bientôt.
(The committee suspended.)
(La séance est suspendue.)
(The committee resumed.)
(La séance reprend.)
The Chair: We suspended our meeting, as you know, because
we had to return to the chamber for a vote. Mission accomplished
and the vote is over, so we will now pick up where we left off.
La présidente : Nous avons suspendu notre séance, comme
vous le savez, parce que nous devions retourner à la Chambre
pour un vote. Mission accomplie; le vote est terminé, alors nous
allons reprendre là où nous avons laissé.
Our apologies to you, Mr. Parent, as well, because we know
you were here and all set to present testimony on Monday, but
that was delayed. You are here now, and you have been delayed
again as we had to go over to the chamber. I will ask you to keep
your remarks to a couple of your key points about Bill C-55,
because we are trying to focus our limited time on that.
Toutes nos excuses, monsieur Parent, parce que nous savons
que vous étiez ici et prêt pour votre témoignage lundi, mais il a été
retardé. Vous êtes ici maintenant, et vous avez été retardé encore
une fois parce que nous avons dû aller à la Chambre. Je vais vous
demander de vous en tenir à vos arguments principaux
concernant le projet de loi C-55, parce que nous tentons
d’optimiser le peu de temps à notre disposition sur cette question.
Chief Warrant Officer (Retired) Guy Parent was appointed
as the second Veterans Ombudsman in November of 2010 for a
5-year term, and he has almost 50 years of experience in both
military and civilian worlds. We look forward to the benefit of his
knowledge tonight. Please go ahead.
L’adjudant-chef (à la retraite) Guy Parent a été nommé second
ombudsman des anciens combattants en novembre 2010 pour un
mandat de cinq ans. Il a presque 50 ans d’expérience dans le
monde militaire et le monde civil. Nous avons hâte de profiter de
ses connaissances ce soir. Allez-y.
[Translation]
Chief Warrant Officer (Retired) Guy Parent, Veterans
Ombudsman, Office of the Veterans Ombudsman: Honourable
senators, as noted, my remarks should be rather brief.
[Français]
Adjudant-chef (à la retraite) Guy Parent, ombudsman des
vétérans, Bureau de l’ombudsman des vétérans : Honorables
sénateurs, comme on l’a déjà indiqué, mes remarques seront
plutôt courtes.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
[English]
[Traduction]
I apologize if my address seems a little disjointed, but in the
interests of time I will try to cover the main points. First, I would
like to thank you for giving me the opportunity to be before you
today and also to recognize the work you do on behalf of all the
veterans.
[Translation]
12:73
Je m’excuse si mon exposé a l’air un peu décousu, mais dans
l’intérêt du temps, je vais tenter d’aborder les points principaux.
D’abord, j’aimerais vous remercier de me donner l’occasion de
comparaître aujourd’hui et de louer le travail que vous faites au
nom de tous les anciens combattants.
[Français]
There is long-awaited movement, through the introduction of
Bill C-55, on two important fronts: the bill itself and the changes
to regulations that will increase the financial support provided
through the earnings loss benefit program.
Des progrès tant attendus sont en voie de réalisation sur
deux fronts importants, soit du côté du projet de loi C-55 et du
côté des changements au règlement qui accroîtront le soutien
financier par l’intermédiaire du programme d’allocation pour
pertes de revenus.
So, this is cause for optimism, and we need to continue to build
on this momentum.
Il y a donc des raisons d’être optimistes et il faut poursuivre sur
cet élan de changement.
[English]
[Traduction]
The changes to the earnings loss benefit program, as well as
those proposed in Bill C-55, respond to concerns expressed by
veterans, veterans’ organizations, parliamentarians and others.
They do not address all of the concerns about the New Veterans
Charter, but they do represent improvements. They are steps in
the right direction.
Les changements au programme d’allocations pour perte de
revenus de même que ceux proposés dans le projet de loi C-55
répondent aux préoccupations exprimées par les anciens
combattants, les organismes qui les représentent, les
parlementaires et d’autres. Ils ne répondent pas à toutes les
préoccupations qui découlent de la Charte des anciens
combattants, mais il s’agit tout de même d’une amélioration. Il
s’agit d’un pas dans la bonne direction.
I hasten to say, however, that there is a great deal of frustration
and confusion about Bill C-55. In my opinion, the frustration
stems from the expectation created that the New Veterans Charter
would be a living charter, a dynamic document that would be
modified to respond to the changing needs of our veterans and
their families and continually upgraded to correct shortcomings
or unintended consequences.
Je m’empresse toutefois de dire qu’il y a beaucoup de
frustrations et de confusion en ce qui concerne le projet de
loi C-55. À mon avis, la frustration découle des attentes créées par
la Nouvelle Charte des Anciens combattants, qui serait une charte
en évolution constante, un document dynamique qui serait
modifié pour réagir aux besoins changeants de nos anciens
combattants et de leur famille et continuellement amélioré pour
corriger les lacunes ou les conséquences non voulues.
Well, it has taken five years for the principles of the living
charter to become a reality. Based on my discussion with veterans
and the veterans’ organizations, it is clear that this long period of
inactivity has had a negative impact on the acceptance level of the
New Veterans Charter among stakeholders.
Eh bien, il a fallu cinq ans pour que les principes de la charte en
constante évolution deviennent réalité. À la lumière de mes
discussions avec des anciens combattants et des organismes qui les
représentent, il est clair que cette longue période d’inactivité a eu
des répercussions négatives sur le niveau d’acceptation de la
Nouvelle Charte des anciens combattants chez les personnes
touchées.
Additionally, based on discussions around Bill C-55 and
particularly concerning the disability award, I venture to say
that the communications efforts over the past five years have not
been particularly successful in engaging Canadian Forces veterans
in a dialogue and explaining in layman’s terms the New Veterans
Charter’s focus on wellness and transition to civilian life, as well
as its dual approach to compensation for pain and suffering and
income loss.
Au début, compte tenu des discussions entourant le projet de
loi C-55, particulièrement en ce qui concerne les indemnités
d’invalidité, je me permets de dire que les efforts de
communication déployés au cours des cinq dernières années
n’ont pas été particulièrement réussis pour faire participer les
anciens combattants des Forces canadiennes à un dialogue et leur
expliquer en termes simples que la Charte des anciens
combattants est axée sur le bien-être et la transition vers le
monde civil et qu’elle vise l’indemnisation pour la douleur et la
souffrance de même que pour la perte de revenus.
The principles of the New Veterans Charter are sound. It is a
good concept, but there have been weaknesses at the execution
and communications levels.
Les principes de la Nouvelle Charte des anciens combattants
sont sains. Il s’agit d’un bon concept, mais il y a eu des lacunes au
niveau de l’exécution et des communications.
12:74
National Security and Defence
[Translation]
I mentioned earlier that there is cause for optimism and that we
are building on this momentum for change. Bill C-55 must be
seen as the beginning of the renewal process. Other improvements
to the New Veterans Charter and to regulations are needed and
must soon follow.
[English]
23-3-2011
[Français]
J’ai mentionné plus tôt que nous avons raison d’être optimistes
si nous poursuivons sur cet élan de changement. Le projet de
loi C-55 doit être vu comme le début d’un processus de
renouvellement. D’autres améliorations à la Nouvelle Charte
des anciens combattants et au règlement s’imposent et doivent
être apportés rapidement.
[Traduction]
The increased supplement of $1,000 a month for permanently
and severely injured veterans is also a welcome improvement. To
receive the supplement, a veteran must suffer from both a
permanent and severe impairment and a total and permanent
incapacitation as defined in the regulation. Is that too restrictive?
It may be. In fairness to veterans and their families, the
department must exercise due diligence in drafting regulations
to avoid creating eligibility barriers that prevent veterans from
accessing these new benefits.
L’augmentation du supplément à 1 000 $ par mois pour les
anciens combattants blessés de façon grave et permanente est une
amélioration qui est bien accueillie. Pour obtenir le supplément,
un ancien combattant doit souffrir à la fois d’une déficience
permanente et grave et d’une incapacité totale et permanente
selon les définitions prévues dans le règlement. Est-ce trop limité?
Peut-être. En toute justice pour nos anciens combattants et leur
famille, le ministère doit faire preuve de diligence raisonnable
dans la rédaction des règlements pour éviter de créer des obstacles
à l’admissibilité qui empêcheraient les anciens combattants
d’avoir accès à ces nouvelles prestations.
As for the disability award and whether or not the payment
options provided under Bill C-55 go far enough to address the
concerns around the lump sum, I am of the view that it is a first
step only. Discussion about further improvements to the charter’s
dual compensation approach must continue.
Pour ce qui est de l’indemnité d’invalidité et de savoir si les
options de paiement offertes en vertu du projet de loi C-55 vont
assez loin pour répondre aux préoccupations concernant le
paiement forfaitaire, je suis d’avis qu’il ne s’agit que d’une
première étape. Les discussions sur d’autres améliorations à la
formule d’indemnisation double contenue dans la charte doivent
se poursuivre.
Well-designed incremental changes to the New Veterans
Charter and regulations can be an effective way of addressing
emerging issues and the need for corrective adjustments, if done in
a timely fashion, that is. As I mentioned in my remarks to the
House of Commons Standing Committee on Veterans Affairs a
few weeks ago, waiting another five years to bring about further
improvements would be unacceptable.
Des changements graduels bien conçus à la Nouvelle Charte
des anciens combattants et à la réglementation peuvent constituer
une façon efficace de régler les nouveaux enjeux et de répondre
aux besoins en matière d’ajustements correctifs, s’ils sont apportés
rapidement, évidemment. Comme je l’ai dit dans mon exposé au
Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des
communes il y a quelques semaines, il serait inacceptable
d’attendre encore cinq ans pour apporter d’autres améliorations.
[Translation]
[Français]
Thank you for the opportunity to share my views with you on
Bill C-55. I would be pleased to answer any questions you may
have.
Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de vous faire part
de mon opinion sur le projet de loi C-55. Je répondrai volontiers à
vos questions.
I look forward to meeting with you again at a later date to
discuss my vision, my priorities and the way forward for the
Office of the Veterans Ombudsman.
J’ai hâte de vous revoir pour discuter de ma vision, de mes
priorités ainsi que de la voie à suivre pour le Bureau de
l’ombudsman des vétérans.
[English]
The Chair: At the Veterans Affairs Committee, which is a
subcommittee of this larger one, we have been looking at the New
Veterans Charter for many years, more than four I think at this
point, and there will be a more substantive and fulsome report
assessing the New Veterans Charter. However, it was our
agreement that we would look at the bill here, because it does
[Traduction]
La présidente : Au Comité des anciens combattants, qui est un
sous-comité de notre comité, nous avons examiné la Nouvelle
Charte des anciens combattants pendant de nombreuses années,
plus de quatre je crois maintenant, et il y aura un rapport plus
détaillé et complet sur la Nouvelle Charte des anciens
combattants. Toutefois, nous avons convenu d’examiner
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
come to the main committee, and focus on that. Rest assured you
will be invited back, probably to both committees when they next
convene.
[Translation]
12:75
attentivement le projet de loi ici, parce qu’il est renvoyé au comité
plénier. Soyez assurés que vous serez invité à revenir,
probablement aux deux comités, lorsqu’ils se réuniront de
nouveau.
[Français]
Senator Mitchell: Thank you very much, Mr. Parent. I very
much appreciated your presentation. We greatly appreciate the
work you have done for veterans.
Le sénateur Mitchell : Merci beaucoup, monsieur Parent. J’ai
beaucoup apprécié votre présentation. Nous apprécions beaucoup
le travail que vous faites pour les anciens combattants.
I recently received an e-mail from a veteran who was asking a
number of questions I would like to convey to you.
J’ai reçu récemment un courriel d’un ancien combattant qui me
posait plusieurs questions que j’aimerais vous transmettre.
[English]
[Traduction]
He wanted consideration of five different proposals. I will
make them quickly. One is that the earnings loss benefit should be
calculated to match current DND pay scales. I believe the
corollary of that is that it should be moved from 75 per cent to
100 per cent, or a part of that. The earnings loss benefit should be
calculated to increase with normal career progression because
someone age 21 earning not very much could be disabled for the
rest of his or her life and would not progress. The Pensioners
Training Regulations should be amended to include all Canadian
Forces veterans. The fifth one is that there be support for veterans
to attend post-secondary institutions and further education,
which he says was available to World War II veterans, for
example.
Il voulait une évaluation de cinq propositions différentes. Je
vais vous les présenter rapidement. D’abord, que l’allocation pour
perte de revenus soit calculée en fonction de l’échelle salariale
actuelle au MDN. Je crois que le corolaire voudrait qu’on passe
de 75 p 100 à 100 p 100, ou quelque part entre les deux.
L’allocation pour perte de revenus devrait être calculée en tenant
compte des augmentations attribuables au cheminement de
carrière normal parce qu’une personne âgée de 21 ans qui a un
faible revenu pourrait être handicapée le reste de sa vie sans
avancer dans sa carrière. Le Règlement concernant la formation
des pensionnés devrait être modifié afin d’inclure tous les anciens
membres des Forces canadiennes. Cinquième proposition, que du
soutien soit offert aux anciens combattants afin qu’ils puissent
poursuivre des études postsecondaires, ce qui était offert aux
anciens combattants de la deuxième guerre mondiale, par
exemple, d’après ses dires.
Could you comment on what you feel about that, whether you
feel those proposals are reasonable or what progress could be
made?
Pourriez-vous nous dire ce que vous en pensez, à savoir si ces
propositions sont raisonnables ou quels progrès pourraient être
réalisés?
Mr. Parent: They are all issues that are of importance. As far
as the first one is concerned, we have to be careful. If you go to a
program that is based on existing salary, it might be below the
$40,000 because 75 per cent of a young private or a young
recruit’s salary probably will be below that amount. This is where
we have to be careful in anything that is based on existing salary.
M. Parent : Il s’agit toutes de questions importantes. Pour ce
qui est de la première, nous devons être prudents. Si on adopte un
programme fondé sur les revenus existants, le montant pourrait
être inférieur à 40 000 $ parce que 75 p. 100 de la solde d’un jeune
soldat ou d’une jeune recrue sera probablement inférieur à ce
montant. Voilà où il faut être prudents lorsque l’on se fonde sur
les revenus existants.
Senator Mitchell: The lesser of 1 of 100 per cent or $40,000 is
the minimum.
Le sénateur Mitchell : Le minimum est le montant le plus bas,
soit 100 p. 100 ou 40 000 $.
The Chair: Can I please remind my colleagues that we are not
here to take testimony on all the changes that everyone might see.
We are here looking at a specific bill, and because our time is so
short, I would really like it if we could stay focused.
La présidente : J’aimerais rappeler à mes collègues que nous ne
sommes pas là pour recueillir des témoignages sur tous les
changements que l’on pourrait recenser. Nous sommes ici pour
l’étude d’un projet de loi particulier, et étant donné que nous
avons si peu de temps, j’aimerais bien que l’on se concentre sur la
question à l’étude.
Senator Mitchell: We are here to represent veterans, and that
question was asked specifically of us by veterans.
Le sénateur Mitchell : Nous sommes ici pour représenter les
anciens combattants, et c’est une question que ces derniers nous
ont posée.
The Chair: I have asked Mr. Parent to answer.
La présidente : J’ai demandé à M. Parent de répondre.
12:76
National Security and Defence
23-3-2011
Mr. Parent: On the issue of the veterans accessing secondary
education or other types of vocational rehabilitation or courses,
the flexibility is there with the rehabilitation plan. They look at all
aspects of what the veterans’ needs are. I think one of the
important things to recognize about this New Veterans Charter is
that it is based on needs.
M. Parent : Pour ce qui est de l’accès des anciens combattants
à l’éducation postsecondaire ou à d’autres formes de réadaptation
ou de cours professionnels, il y a de la marge de manoeuvre dans
l’élaboration du plan de réadaptation. On examine tous les
aspects des besoins des anciens combattants. Je pense qu’un
élément important de cette Nouvelle Charte des anciens
combattants, c’est qu’elle est fondée sur les besoins.
In fact, where the work has to be done is to make sure that the
needs of the veterans are well identified and that they are pursued.
I think that might not have been up to par in the past. If you base
something on needs, you need the input of the person who
actually is involved.
En fait, le travail consiste à s’assurer de bien recenser les
besoins des anciens combattants et à faire en sorte qu’on y
réponde. Je pense que ce n’était pas tout à fait à la hauteur par le
passé. Lorsqu’on base un programme sur les besoins, il faut avoir
la rétroaction des personnes les premières concernées.
Senator Mitchell: The point was made by the minister in some
of his material that there could be as many as 3,500 veterans who
will benefit from the permanent impairment allowance in the
future. That can only mean one of two things — either many
people have been languishing and not receiving that benefit for
many years, as many as five years, or he is anticipating huge
future injuries to our military. How did we come to that figure of
3,500 people? It seems huge. We have 20 people on it now.
Le sénateur Mitchell : Le ministre a signalé quelque part dans
ses documents qu’il pourrait y avoir près de 3 500 anciens
combattants qui vont profiter de l’allocation pour invalidité
permanente à l’avenir. Alors, de deux choses l’une : soit on a
longtemps fait languir nombre de personnes qui ne recevaient pas
ces prestations pendant des années, jusqu’à cinq ans, soit il
s’attend à ce que nos soldats subissent énormément de blessures à
l’avenir. Comment en est-on arrivé au chiffre de 3 500 personnes?
Cela me semble énorme. Il y a 20 personnes qui en profitent à
l’heure actuelle.
Mr. Parent: I cannot give you specifics on the number of 3,500.
Maybe Mr. Hillier or Mr. Butler later on can clarify that point.
All I can say is that many people do not have access to a
permanent impairment allowance because they were in the dual
program before. They had benefits under the old Pension Act and
benefits under the New Veterans Charter; because of that, they
could not access this permanent impairment allowance.
M. Parent : Je ne peux pas vous donner de détails sur le chiffre
de 3 500. Peut-être que M. Hillier ou M. Butler pourront vous
éclairer plus tard ce point. Tout ce que je peux dire, c’est que bon
nombre de personnes n’ont pas accès à l’allocation pour invalidité
permanente parce qu’auparavant, elles faisaient partie du
programme double. Elles obtenaient des prestations aux termes
de l’ancienne Loi sur les pensions ainsi que des prestations aux
termes de la Nouvelle Charte des anciens combattants; c’est pour
cette raison qu’elles ne pouvaient pas avoir accès à l’allocation
pour invalidité permanente.
Another reason might be that some people are still in service.
While they are in service, they are getting full salary and they are
not getting this allowance, which would probably be available to
them once they are out of service and deemed to be totally and
permanently incapacitated.
Il se peut également que certaines personnes soient toujours en
service, elles reçoivent leur plein salaire, de sorte qu’elles ne
touchent pas cette allocation, qu’elles pourront probablement
toucher une fois qu’elles auront quitté le service et qu’elles auront
été déclarées totalement incapables de travailler, et ce, de façon
permanente.
Senator Mitchell: The point is made, and I think you made it
too, that this is a start but nowhere near enough. One of the gaps
is that support specifically for families is not sufficient. There are
special requirements, needs and demands just for families. Do you
have any itemization of the additional services that you think
should be included in legislation of this kind in the future or
should be included in policy in the future, both for veterans and
for their families?
Le sénateur Mitchell : Quelqu’un l’a dit, et je pense que vous
l’avez également mentionné, c’est-à-dire que c’est un début mais
que c’est loin d’être suffisant. L’une des lacunes, c’est que le
soutien est insuffisant, surtout pour les familles. Les familles ont
des exigences, des besoins et des demandes particuliers. Pourriezvous nous dresser la liste des services supplémentaires qui, selon
vous, devraient être inclus dans ce genre de loi à l’avenir ou bien
dans les politiques futures, tant pour les anciens combattants que
pour leur famille?
Mr. Parent: I will go back to the idea that it is a living charter.
As it progresses and as these new amendments are incorporated,
we do continue to analyze the impact on the veterans and their
families and to provide adjustments, if need be.
M. Parent : Je tiens à rappeler qu’il s’agit d’un document
évolutif. Au fur et à mesure des progrès et de l’intégration de ces
nouvelles modifications, nous allons continuer d’analyser les
répercussions sur les anciens combattants et leurs familles afin
d’effectuer les rajustements requis.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:77
Certainly, one thing with the New Veterans Charter — not
necessarily Bill C-55 — is that now spouses have access to the
same benefits as the veteran had before. In the case of someone
who is totally incapacitated, his or her spouse can access the
rehabilitation program and all of the financial benefits as well.
Un des éléments que l’on retrouve dans la Nouvelle Charte des
anciens combattants — et pas nécessairement dans le projet de
loi C-55 —, c’est bien sûr que les conjointes ont maintenant accès
aux mêmes avantages auxquels avaient autrefois droit les anciens
combattants. C’est-à-dire que dans le cas où une personne est tout
à fait incapable de travailler, son conjoint ou sa conjointe peut
avoir accès au programme de réadaptation ainsi qu’à toutes les
prestations financières.
Senator Banks: The criteria that are set out to determine
whether a veteran’s injuries are sufficient for him or her to get the
permanent impairment allowance must be very strict, because
relatively few people are getting that, it seems. Are those criteria
set out in regulations, and can they be changed by regulation,
rather than by this bill that is before us?
Le sénateur Banks : Les critères qui sont établis pour
déterminer si les blessures subies par un ancien combattant
suffisent pour qu’il ait droit à l’allocation d’invalidité permanente
doivent être très stricts, parce qu’un nombre relativement peu
élevé de personnes sont admissibles, du moins à ce qu’il me
semble. Ces critères sont-ils établis dans le règlement, et peuventils être changés en modifiant uniquement le règlement, plutôt
qu’au moyen de ce projet de loi qui est à l’étude?
Mr. Parent: Again, that is a question probably better answered
by the department, but as far as I am concerned, the addition to
the permanent impairment allowance is part of Bill C-55.
M. Parent : Encore une fois, c’est une question à laquelle le
ministère pourra probablement répondre mieux que moi, mais, à
ce que je sache, l’ajout de l’allocation d’invalidité permanente fait
partie du projet de loi C-55.
Senator Banks: It certainly is. I am talking about the criteria
that set out how to get to the permanent impairment allowance.
Le sénateur Banks : Oui tout à fait. Je parle plutôt des critères
qui sont établis pour déterminer si on a droit ou non à l’allocation
d’invalidité permanente.
Mr. Parent: The definitions of totally and permanently
incapacitated or total impairment are in the regulations.
M. Parent : Les définitions portant sur l’incapacité totale et
permanente de travailler ou l’invalidité totale se trouvent dans le
règlement.
Senator Banks: It could be adjusted, notwithstanding this bill;
is that correct?
Le sénateur Banks : On pourrait donc faire des ajustements,
peu importe ce qu’il advient de ce projet de loi; est-ce exact?
Mr. Parent: I am not the departmental expert, but I expect that
is the answer you would get from the department.
M. Parent : Je ne suis pas l’expert ministériel, mais je pense que
c’est la réponse que vous donnerait le ministère.
The Chair: As promised, Mr. Parent, we will be back to you on
this issue and your thoughts on the whole question of how we deal
with injured veterans. Thank you very much.
La présidente : Comme nous vous l’avons promis, monsieur
Parent, nous vous consulterons de nouveau sur cette question afin
d’avoir vos observations sur l’ensemble de la situation et la façon
dont traitons les anciens combattants blessés. Merci beaucoup.
Senator Mitchell: Can I ask more questions?
The Chair: No, we are moving on here. Do you have a specific
question about the bill?
Senator Mitchell: I certainly do.
Le sénateur Mitchell : Puis-je poser d’autres questions?
La présidente : Non, nous devons poursuivre. Aviez-vous une
question particulière relativement au projet de loi?
Le sénateur Mitchell : Oui, très certainement.
The Chair: We will move on to our next witnesses. We invited
all these witnesses at your behest, and we have forfeited our
asking of questions.
La présidente : Nous allons maintenant recevoir nos prochains
témoins. Nous avons invité tous ces témoins à votre demande, de
sorte que nous limitons ainsi nos possibilités de poser des
questions.
I would like to take a moment now and apologize to you
gentlemen because I know we have changed your schedule on
several occasions, and we appreciate your patience and your
willingness to be here.
J’aimerais prendre une minute pour vous présenter mes
excuses, messieurs, parce que je sais que nous avons changé
votre convocation à plusieurs reprises, nous vous remercions de
votre patience et de votre volonté à comparaître.
Brad White joined the Canadian Forces in 1975 under the
Officer Cadet Training Program. That was a great program. He
retired from the forces in 1998 at the rank of lieutenant colonel
and then joined the Dominion Command of the Royal Canadian
Brad White est devenu membre des Forces canadiennes en
1975 dans le cadre du Programme d’instruction pour les aspirants
officiers, un excellent programme. Il était lieutenant-colonel
lorsqu’il s’est retiré des forces en 1998. Il a ensuite fait partie de
12:78
National Security and Defence
23-3-2011
Legion as an administrative officer. Five years later, he became
the director of administration. He was appointed to his current
position as Dominion Secretary in August 2009.
la Direction nationale de la Légion royale canadienne en tant
qu’agent administratif. Cinq ans plus tard, il est devenu le
directeur de l’administration. Il a été nommé à son poste actuel de
secrétaire de la Direction nationale en août 2009.
We also have with us Pierre Allard. After enrolling in the
militia as a private in the Hull Regiment, Mr. Allard joined the
Royal Canadian Navy in 1964 as a pilot. After retiring from the
Canadian Forces in June 2001, he joined the Dominion
Command of the Royal Canadian Legion as a service officer,
and assumed the responsibilities of Service Bureau Director in
January 2003.
Nous recevons également Pierre Allard. Après s’être enrôlé
dans la milice en tant que simple soldat dans le régiment de Hull,
M. Allard a rejoint les rangs de la Marine royale du Canada en
tant que pilote en 1964. Après s’être retiré des Forces canadiennes
en juin 2001, il est entré à la Direction nationale de la Légion
royale canadienne en tant qu’agent des services, et il assume les
responsabilités de directeur du Bureau d’entraide depuis janvier
2003.
Thank you, gentlemen, and again as I said to others, we are
asking you to abbreviate your opening remarks. Please go ahead,
and then we will have some questions.
Merci, messieurs, et comme je l’ai dit aux autres, nous vous
demandons d’être brefs dans vos déclarations liminaires. Veuillez
procéder et nous vous poserons quelques questions par la suite.
Brad White, Dominion Secretary, Royal Canadian Legion: It is
a pleasure to appear in front of you again today to represent not
only our Dominion President, Patricia Varga, who is also a navy
veteran, but also 342,000 members across this great country of
ours. We thank you very much, particularly for your support and
advocacy on behalf of our veterans of all ages and their families.
We have provided you with a copy of our presentation today for
your further reading, if you so wish.
Brad White, secrétaire de la Direction nationale, Légion royale
canadienne : C’est encore une fois un plaisir de comparaître
devant vous aujourd’hui pour représenter non seulement notre
présidente de direction nationale, Mme Patricia Varga, qui est en
outre une ancienne combattante de la marine, mais également nos
342 000 membres d’un bout à l’autre du pays. Nous vous
remercions beaucoup, surtout de votre soutien et de votre
défense des droits des anciens combattants de tous âges et de
leurs familles. Nous vous avons distribué un exemplaire de notre
exposé d’aujourd’hui afin que vous puissiez le lire ultérieurement,
si vous le désirez.
We recognize that Bill C-55 is an interim measure. In the Royal
Canadian Legion, we strongly support its passing as a first step to
bring changes to the New Veterans Charter. We understand that
there is also broad support among veterans’ organizations across
the country for the spirit of the New Veterans Charter, in regard
to its focus on ability versus disability, transition to civilian life,
compensation and its more complete approach to meet the needs
of veterans and their families.
Nous reconnaissons que le projet de loi C-55 est une mesure
provisoire. À la Légion royale canadienne, nous soutenons
fortement son adoption en tant que première étape permettant
d’apporter des changements à la Nouvelle Charte des anciens
combattants. Nous croyons savoir qu’il y a également beaucoup
d’appui de la part des organisations d’anciens combattants d’un
bout à l’autre du pays pour ce qui est de l’esprit de la Nouvelle
Charte des anciens combattants, en ce qui a trait à l’accent qui est
mis sur la capacité plutôt que sur l’invalidité, la transition à la vie
civile, l’indemnisation et son approche plus complète visant à
répondre aux besoins des anciens combattants et de leurs familles.
When the government introduced the New Veterans Charter in
2006, it made a promise to the veterans that it would be a living
document. We agreed with the implementation back in 2006 on
the basis that the New Veterans Charter would be a living
document.
Lorsque le gouvernement a présenté la Nouvelle Charte des
anciens combattants en 2006, il a promis aux anciens combattants
qu’il s’agirait d’un document évolutif. C’est sur la base de cet
engagement que nous étions d’accord avec sa mise en oeuvre à ce
moment-là.
Gaps and deficiencies have been identified by the New
Veterans Charter Advisory Group, which we are part of,
through parliamentary standing committees and in other fora,
including some of our own legion resolutions that have been
submitted to government.
Des lacunes et des déficiences ont été mises au jour par le
Groupe consultatif sur la Nouvelle Charte des anciens
combattants, dont nous faisons partie, devant des comités
parlementaires et sur d’autres tribunes, y compris dans certaines
des résolutions que la Légion a présentées au gouvernement.
In November 2010, the Minister of Veterans Affairs stood up
in front of the country and Canada’s veterans and also made a
promise to bring forward amendments to the New Veterans
Charter. We agreed that this is a very important first step to make
this charter into a living document. We believe that Bill C-55 will
En novembre 2010, le ministre des Anciens Combattants a pris
la parole devant les Canadiens et les anciens combattants et s’est
engagé à apporter des amendements à la nouvelle charte. Nous
étions d’accord pour dire qu’il s’agissait d’un important premier
pas pour faire en sorte que ce document puisse évoluer. Nous
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:79
immediately improve the lives of the most seriously disabled
veterans receiving disability benefits under the Pension Act and
the New Veterans Charter.
estimons que le projet de loi C-55 apportera des améliorations
immédiates dans la vie des anciens combattants les plus
gravement handicapés qui reçoivent des prestations d’invalidité
aux termes de la Loi sur les pensions et de la Nouvelle Charte des
anciens combattants.
There is still concern about the disability award and whether
the flexible payment options provided under Bill C-55 address the
concerns around the lump sum payment. We believe that we now
have a limited improvement. A larger disability award has not
been addressed. The first two presenters made that point.
Australia provides a lot more to their veterans than we in
Canada do. Disabled workers in Canada, through court
decisions, receive more than our veterans do. Our veterans
receive only just over $275,000 now for that permanent disability
award.
La question de l’indemnité d’invalidité continue de nous
inquiéter. Nous nous demandons si les modalités de paiement
flexibles prévues dans le projet de loi C-55 répondent bien aux
préoccupations entourant le paiement forfaitaire. Nous croyons
qu’il s’agit d’une amélioration limitée. Il n’a pas été question de
bonifier l’indemnité d’invalidité. Les deux premiers témoins ont
déjà fait valoir ce point. L’Australie offre beaucoup plus à ses
anciens combattants que ce que nous faisons ici. Au Canada, les
tribunaux accordent aux travailleurs frappés d’une incapacité des
indemnités plus élevées que celles versées à nos anciens
combattants. Ces derniers reçoivent à peine un peu plus de
275 000 $ à l’heure actuelle dans le cadre de l’allocation pour
invalidité permanente.
We have already talked about the earnings loss benefit. The
question was already raised as to whether it was part of a
regulatory change or a bill change. We understand that as well.
Il a déjà été question de l’allocation pour perte de revenus. On
s’est demandé si elle pouvait être visée par une modification
réglementaire ou si un projet de loi était requis. Nous sommes
également conscients de cette problématique.
The discussion about improvements to the financial
compensation for the New Veterans Charter is extremely
important and ongoing. The issues around financial
compensation are complex and should not be construed as a
comparison of disability award and disability pension in isolation
of the charter’s other programs and benefits.
La discussion concernant l’amélioration de l’indemnisation
financière dans la Nouvelle Charte des anciens combattants est
extrêmement importante et se poursuit. Les enjeux entourant les
indemnisations financières sont complexes, et il ne faudrait pas les
restreindre à une comparaison entre l’indemnité d’invalidité et la
pension d’invalidité, sans tenir compte des autres programmes et
avantages prévus dans la charte.
The charter not only allows for lump sum disability awards for
pain and suffering but also provides monthly financial support, if
needed, such as earnings loss benefit, permanent impairment
allowance, Canadian Forces income supplement, supplementary
retirement benefit, case management, rehabilitation, transition
assistance, family support and community outreach.
La charte ne se limite pas aux indemnités d’invalidité sous
forme de paiement forfaitaire pour les douleurs et la souffrance.
Elle prévoit également, au besoin, un soutien financier mensuel
comme les prestations pour perte de revenus, l’allocation pour
déficience permanente, l’allocation de soutien du revenu des
Forces canadiennes, la prestation de retraite supplémentaire, ainsi
que des services de gestion de cas, de réadaptation, d’aide à la
transition, de soutien à la famille et d’approche communautaire.
We agreed Bill C-55 is the first step. It is chapter 2. There is
more to come, and we want to part of the ongoing discussion
about what changes need to be made to improve the New
Veterans Charter to ensure we look after our veterans in Canada.
It has been five years coming down the road.
Nous convenons que le projet de loi C-55 constitue une
première étape. Nous en sommes au chapitre 2. Il y a encore du
chemin à faire, et nous voulons faire partie de la discussion
continue sur les changements qui doivent être apportés pour
améliorer la nouvelle charte et faire en sorte que nous prenions
bien soin de nos anciens combattants. Ce processus a pris cinq ans
avant d’aboutir.
The passage of Bill C-55 will demonstrate to our soldiers that
we have made a commitment to them, have kept our promise and
will look after them when they need it. The charter has to be a
living document.
L’adoption du projet de loi C-55 démontrera à nos soldats que
nous avons pris un engagement envers eux, que nous avons tenu
nos promesses et que nous prendrons soin d’eux lorsqu’ils en
auront besoin. La charte doit demeurer un document évolutif.
Senator Mitchell: Thank you, gentlemen. We certainly have
heard this point that you make and emphasize very appropriately
that this is something, but not enough. Much more work needs to
be done. Do you have a list, study or document that lists what it
Le sénateur Mitchell : Merci messieurs. Nous avons déjà
entendu ce point que vous avez soulevé en insistant avec raison
sur le fait que c’est un début, mais que ce n’est pas suffisant. Il
faut faire beaucoup plus encore. Avez-vous fait une étude ou
12:80
National Security and Defence
23-3-2011
is? Suppose you were the prime minister for 15 minutes and you
wrote this piece of legislation. What would you have put into it,
and what do you think is fair?
préparé un document qui dresserait la liste des mesures à prendre?
Supposons que vous étiez à la place du premier ministre pendant
15 minutes et que vous puissiez rédiger cette mesure législative.
Qu’est-ce que vous auriez ajouté et qu’est-ce qui serait équitable
selon vous?
Mr. White: You could look at the recommendations already
made by the New Veterans Charter Advisory Group. That group
is comprised of not only the legion but also leading people in
rehabilitation, academia and other veterans groups. Those
17 recommendations incorporated into that advisory group
report form the basis for changes to start. Bill C-55 starts to
address some of those changes. It does not address them all. We
need to look further into those recommendations and continue as
situations evolve. One cannot take an individual and say that it is
a cookie-cutter solution to his or her situation. One must be
flexible and adaptable and ensure there is proper legislation to
deal with the issues.
M. White : Vous pourriez jeter un coup d’oeil aux
recommandations qui ont déjà été formulées par le Groupe
consultatif sur la Nouvelle Charte des anciens combattants. Ce
groupe est composé non seulement de membres de la légion, mais
également de spécialistes en matière de réadaptation,
d’universitaires et d’autres associations d’anciens combattants.
Les 17 recommandations établies dans le rapport du groupe
consultatif constituent la base des changements à apporter. Le
projet de loi C-55 enclenche le processus à l’égard de certains de
ces changements. Il ne les couvre pas tous. Nous devons examiner
plus à fond ces recommandations et poursuivre nos efforts pour
faire évoluer les choses. Nous ne pouvons pas prétendre qu’une
solution unique pourra être appliquée dans toutes les situations. Il
faut faire preuve de souplesse et pouvoir s’adapter en s’assurant
de disposer des mesures législatives adéquates pour répondre aux
problèmes de chacun.
Senator Mitchell: Of the 17 recommendations in that
document, how many are embodied in this piece of legislation?
Le sénateur Mitchell : Des 17 recommandations figurant dans
ce document, combien ont été intégrées à ce projet de loi?
Pierre Allard, Service Bureau Director, Royal Canadian Legion:
We were looking at those 17 recommendations.
Recommendations around rehabilitation, case management and
care of families are already implemented. The earnings loss
benefits improvements and unintended consequences of the
permanent impairment allowance and the exceptional incapacity
allowance have been corrected. There are still things that need to
be done. However, it is important to make progress at this time,
and Bill C-55 is a step in the right direction.
Pierre Allard, directeur du Bureau d’entraide, Légion royale
canadienne : Nous avons examiné ces 17 recommandations. Les
recommandations ayant trait à la réadaptation, à la gestion des
cas et au soutien aux familles ont déjà été mises en oeuvre. Des
correctifs ont aussi été apportés quant à l’amélioration des
prestations pour perte de revenus et aux conséquences
involontaires découlant de l’allocation pour déficience
permanente et de l’allocation d’incapacité exceptionnelle. Il y a
des choses qui restent à faire. Toutefois, il est important de
réaliser des progrès sans tarder, et le projet de loi C-55 est un pas
dans la bonne direction.
Senator Mitchell: I mentioned earlier to the minister that if a
public servant in Ottawa were to lose a leg on the job, that person
would get $350,000 in compensation. A military person who loses
a leg or two in Afghanistan will get no more than $270,000. You
alluded to the fact that in Australia they get more. In addition,
workers here in Canada who go to court get more. What does
Australia provide? What do workers generally get? Also, do
military people have the option of going to court to get a
settlement in addition? Or is it part of the deal that they get this
money and cannot sue for more?
Le sénateur Mitchell : J’ai mentionné plus tôt au ministre que si
un fonctionnaire à Ottawa devait perdre une jambe dans l’exercice
de ses fonctions, il recevrait une indemnité de 350 000 $. Un
militaire qui perd une jambe, ou même les deux, en Afghanistan
ne reçoit pas plus de 270 000 $. Vous avez mentionné qu’en
Australie les montants sont plus importants. En outre, les
travailleurs canadiens qui s’adressent aux tribunaux peuvent
recevoir davantage. Qu’est-ce qu’on offre en Australie? Que
reçoivent les travailleurs en général? Également, est-ce que les
membres des forces armées ont la possibilité d’intenter des
poursuites devant les tribunaux pour obtenir plus d’argent dans le
cadre d’un règlement à l’amiable? Ou est-il prévu qu’ils touchent
l’indemnité fixée et ne peuvent pas aller devant les tribunaux pour
en avoir davantage?
Mr. Allard: Both Australia and the civilian courts are probably
in the range of $320,000 right now. A military person cannot go to
court to seek resolution of his grievance. Having said that, the
minister’s staff indicated that one cannot look at the disability
award in isolation to see how people are being compensated. In
addition to the disability award, there is a SISIP accidental
M. Allard : En Australie et dans les tribunaux civils, on peut
obtenir environ 320 000 $ à l’heure actuelle. Un membre des
Forces canadiennes ne peut pas intenter de poursuites pour régler
ses différends. Cela dit, le personnel du ministre a indiqué qu’on
ne peut pas uniquement tenir compte de l’indemnité d’invalidité
pour déterminer dans quelle mesure les gens sont dédommagés.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:81
dismemberment insurance that provides $250,000. The disability
awards under the New Veterans Charter provide $285,000. It is a
bit unfair to make that comparison between what is provided to
serving military.
En plus de l’indemnité d’invalidité, il y a le Régime d’assurancerevenu militaire, une assurance en cas de mutilation accidentelle
qui accorde jusqu’à 250 000 $. Les indemnités d’invalidité prévues
dans la Nouvelle Charte des anciens combattants se chiffrent à
285 000 $. C’est un peu injuste de faire la comparaison avec ce qui
est offert aux militaires en service.
Senator Mitchell: Has anyone listed that comparison? You are
contradicting yourself, are you not?
Le sénateur Mitchell : Est-ce quelqu’un a déjà établi cette
comparaison? Vous vous contredisez, n’est-ce pas?
Mr. White: It is not contradictory at all. The disability award is
out there now. It is about $275,000 for the pain, loss and
suffering. I lose my legs; I get a certain amount. That does not
stop me from getting the rest of the benefits that Mr. Allard has
spoken about, which are complementary to that loss. Others get
that as well.
M. White : Ce n’est pas du tout contradictoire. L’indemnité
d’invalidité existe à l’heure actuelle. Elle se situe à environ
275 000 $ pour la douleur, la perte et la souffrance. Je perds mes
jambes; j’obtiens un certain montant. Cela ne m’empêche pas
d’obtenir les autres avantages dont M. Allard a parlé, qui sont des
éléments complémentaires à cette indemnité. D’autres reçoivent
ces avantages également.
The Australian model, I think, is $325,000. Court averages are
between $320,000 and $330,000, everything else being equal.
Pour le modèle australien, je pense qu’il s’agit de 325 000 $.
Les indemnisations moyennes attribuées par les tribunaux se
situent entre 320 000 $ et 330 000 $, toute chose étant égale par
ailleurs.
Mr. Allard: They do not have SISIP accidental
dismemberment.
M. Allard : Ils n’ont pas droit au Régime d’assurance-revenu
militaire en cas de mutilation accidentelle.
Senator Mitchell: What is your point, then?
Le sénateur Mitchell : Où voulez-vous en venir alors?
Mr. Allard: Our point is that eventually the disability award
should be increased.
M. Allard : Nous voulons faire remarquer, qu’à un moment
donné, l’indemnité d’invalidité devrait être augmentée.
Senator Plett: In Australia, is it not true that the older you are,
the less money you receive?
Le sénateur Plett : En Australie, n’est-il pas vrai que plus vous
êtes âgé, moins vous recevez d’argent?
Mr. Allard: You are correct.
M. Allard : Vous avez raison.
Senator Lang: I seek clarification on the general discussion
here. It is obvious that we have to compare apples with apples. If
you compare apples to oranges, you can make a case on either
side sound bad. However, it sounds like we have gone a long way
to meeting the concerns.
Le sénateur Lang : J’aimerais que l’on clarifie certaines choses
quant à la teneur générale de nos discussions. C’est évident qu’il
faut comparer des pommes avec des pommes. Si l’on compare des
pommes avec des oranges, on peut facilement faire mal paraître
les arguments des autres parties. Toutefois, il semble que nous
avons fait beaucoup de progrès pour ce qui est de répondre aux
préoccupations.
With regard to its being a living document, could the changes
that could happen over the course of time be made mostly
through the regulatory process as opposed to having to come
back to amend the New Veterans Charter?
Comme il s’agit d’un document évolutif, est-ce que les
changements à venir pourraient être apportés principalement
dans le cadre du processus réglementaire, plutôt que d’exiger un
retour à la case départ pour modifier la Nouvelle Charte des
anciens combattants?
Mr. White: I am not wise on the methodology for
implementing the changes. If there are changes — these are the
promises that have been made to people — we should look at
these changes, research them and understand exactly what they
are, how they will affect the individual and how they will affect
the compensation. If it requires legislative change to get that
done, then that should happen. If it is just something regulatory
that you can do with the earnings loss benefit at this stage, it is
even simpler. If the department has the power to make the
changes within the department, that is fine.
M. White : Je ne connais pas très bien la façon de procéder
pour apporter des changements. Si des modifications doivent être
faites, conformément aux engagements qui ont été pris, nous
devrions examiner la situation et faire les recherches nécessaires
pour comprendre exactement quelle est leur nature, comment ils
toucheront les gens et quelle sera leur répercussion sur les
indemnités. S’il faut des mesures législatives pour apporter les
modifications, c’est cette avenue que l’on empruntera. Mais s’il
suffit d’amender le règlement pour modifier les prestations pour
perte de revenus à cette étape, ce sera encore plus simple. Si le
ministère a le pouvoir d’apporter ces changements à l’interne,
c’est excellent.
12:82
National Security and Defence
Senator Banks: Many of these things can be done by
regulation. However, some require legislative changes, and
among those are changes to sections 19(1) and 23(1) of the
original charter. Everyone is glad to see evidence that it is a living
charter. This is the first time that it shows up to be the case. With
regard to those two sections, the New Veterans Charter Advisory
Group and the special needs advisory group both recommended
that the amount should be moved from 75 per cent to
100 per cent.
Mr. Allard: That is correct.
23-3-2011
Le sénateur Bank : Bon nombre de ces choses peuvent être
faites par voie réglementaire. Toutefois, certains éléments
nécessitent des changements législatifs, dont les modifications
apportées aux paragraphes 19(1) et 23(1) de la Charte initiale.
Tout le monde est heureux de voir qu’il s’agit vraiment d’un
document évolutif. C’est la première fois qu’on peut le constater.
Pour ce qui est de ces deux paragraphes en question, le Groupe
consultatif sur la Nouvelle Charte des anciens combattants et le
Groupe consultatif sur les besoins spéciaux ont tous les deux
recommandé que le taux passe de 75 à 100 p. 100.
M. Allard : C’est exact.
Senator Banks: What is your comment on the fact that it was
not?
Le sénateur Banks : Comme cela n’a pas été fait, pouvons-nous
connaître votre réaction?
Mr. White: We would like to see it go to 100 per cent. We
think it is fair and equitable. It will assist in compensating the
individual as he goes through.
M. White : Nous aimerions que cela passe à 100 p. 100. Nous
pensons que c’est juste et équitable. Cela aidera à indemniser la
personne qui doit vivre cette épreuve.
Senator Banks: When the special needs advisory group and the
New Veterans Charter Advisory Group make recommendations,
are you satisfied that attention is paid to them? I picked out one
single example where it was not, but are there examples where
they are given effect?
Le sénateur Banks : Lorsque le Groupe consultatif sur les
besoins spéciaux et le Groupe consultatif sur la nouvelle Charte
des anciens combattants font des recommandations, estimez-vous
qu’on en tient compte? J’ai donné un exemple où on ne l’a pas
fait, mais y a-t-il des cas où les recommandations sont adoptées?
Mr. Allard: We are happy that there is a systemic approach to
making corrections where corrections are needed. It is true that
veterans deserve the best that they can get because they have
sacrificed their lives for their country and put their physical and
mental health at risk. At the end of day, progress is made in steps,
and we are happy that progress is made in steps. We are happy
also that an amendment has been proposed in the current bill that
would invite renewal on a regular basis of the New Veterans
Charter so at least it would be looked at every two years. That is
an important element to have in place that will at least not
necessitate sitting for another five years before we see further
improvements. There is a two-year window.
M. Allard : Nous sommes heureux de constater qu’il y a une
méthode établie pour apporter les correctifs qui s’imposent. Il est
vrai que les anciens combattants méritent ce qu’il y a de mieux
parce qu’ils ont sacrifié leur vie pour leur pays en mettant en péril
leur santé physique et mentale. En fin de compte, les progrès sont
faits étape par étape, et nous nous en réjouissons. Nous sommes
également heureux que le projet de loi à l’étude fasse l’objet d’un
amendement qui ferait en sorte que la nouvelle Charte des anciens
combattants soit réexaminée à tous les deux ans, ce qui
favoriserait son renouvellement fréquent. C’est un élément
important à mettre en oeuvre, car il ne serait plus nécessaire
d’attendre encore cinq ans avant d’apporter d’autres
améliorations. Le délai serait de deux ans
[Translation]
Senator Pépin: Among veterans, there are women.
Mr. Allard: Yes.
[Français]
Le sénateur Pépin : Parmi les anciens combattants, vous avez
des femmes.
M. Allard : Oui.
Senator Pépin: I am wondering whether they have different
needs, special needs, or whether everything is equal and they get
the same services and the same amounts as their male
counterparts.
Le sénateur Pépin : Je me demandais si elles ont des besoins
différents, des besoins spéciaux ou si tout est équitable et si elles
ont les mêmes services et les mêmes montants que leurs collègues
masculins?
Mr. Allard: I think that we have already discussed the matter
before the subcommittee and that you even met with female
veterans. Clearly, their needs may be different. At the end of a
day, the benefits are the same. As to whether there is need for
refining, I believe so. But in terms of benefits, they are the same.
M. Allard : Je pense que nous en avons déjà parlé au souscomité et que vous avez même rencontré des femmes anciennes
combattantes. C’est certain que les besoins sont peut-être
différents pour les femmes. En définitive, les bénéfices sont les
mêmes. De là à faire un affinage, je pense que oui, mais au niveau
des bénéfices, ils sont les mêmes.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
[English]
[Traduction]
Mr. White: I would add that there should be additional study
about what the needs are, because the needs are different.
Mr. Allard: They are more complex.
[Translation]
Senator Pépin: I agree. I am looking at your publication, which
is quite nice, but there are never any woman pictured on it, always
men. I like them. It was a comment. But I would like to see some
women from time to time.
[English]
12:83
M. White : J’ajouterais qu’il faudrait également examiner de
plus près la nature des besoins, parce qu’ils diffèrent.
M. Allard : Ils sont plus complexes.
[Français]
Le sénateur Pépin : Je suis d’accord. Je regarde votre revue qui
est très bien, mais vous ne voyez jamais une femme, ce sont
toujours des hommes. Je les aime bien. C’était un commentaire.
Mais j’aimerais bien qu’on mette des femmes à l’occasion.
[Traduction]
Mr. White: We can correct that next time.
M. White : Nous y verrons pour la prochaine fois.
The Chair: She always makes a good point.
La présidente : Elle présente toujours des points valables.
Gentlemen, thank you very much. We look forward to
speaking with you as we continue to take your advice and that
of others. This is only just the beginning of the changes that are
needed and desired and deserved. We will get back to that issue as
soon as we possibly can. Thank you again for your patience.
Messieurs, merci beaucoup. Nous espérons pouvoir compter à
nouveau sur vos points de vue dans la poursuite de notre étude.
Cela ne représente que le début des changements qui sont
nécessaires, souhaités et mérités. Nous reviendrons sur cette
question dès que possible. Encore une fois, merci de votre
patience.
We will now ask Brigadier-General (Retired) Joseph Sharpe to
join us. Our apologies to you as well because we have been
changing everybody’s schedule. Joe Sharpe joined the Royal
Canadian Air Force in 1965 under the regular officer training
plan. He completed his military career as a brigadier-general,
serving on the air staff as the director general responsible for air
force development. He served as a special adviser to the CF/DND
Ombudsman on Operational Stress Injuries, specifically posttraumatic stress disorder, and he currently serves as a board
member of the Canadian Defence Association Institute.
Nous demandons maintenant au brigadier général à la retraite
Joseph Sharpe de se joindre à nous. Nous vous présentons
également des excuses parce que nous avons changé l’horaire de
tous les témoins. M. Sharpe a joint les rangs de l’Aviation royale
canadienne en 1965 dans le cadre du Programme de formation des
officiers de la Force régulière. Il a terminé sa carrière militaire en
tant que brigadier général et directeur général responsable du
développement de la Force aérienne au sein de l’état major de la
Force aérienne. Il a été conseiller spécial de l’ombudsman des
Forces canadiennes et du ministère de la Défense nationale
relativement aux traumatismes liés au stress opérationnel, et
notamment au trouble de stress post-traumatique. Il est
actuellement membre du conseil d’administration de l’Institut de
la Conférence des associations de la défense.
You have heard my comment to the others. We will ask you for
your brief comments on Bill C-55, the bill in front of us tonight,
and then we will have some questions. Thank you.
Vous avez entendu mes indications aux autres témoins. Nous
vous demandons de formuler de brèves observations sur le projet
de loi C-55, le sujet de notre séance de ce soir, et nous passerons
ensuite à une période de questions. Merci.
Brigadier-General (Retired) Joseph Sharpe, as an individual:
Thank you for the invitation. I will condense the points I was
going to make to a couple of minimum ones.
Brigadier général (à la retraite) Joseph Sharpe, à titre
personnel : Merci de votre invitation. Je vais essayer de m’en
tenir aux quelques éléments les plus importants.
I will touch briefly on the background. My interest in veterans
started as the chair of the Croatia Board of Inquiry in 1999, a year
or two before I took off my uniform. At that point, frankly, I was
disgusted to discover how we were treating our veterans, and that
became a lasting interest I have had in the years since I have taken
off my uniform. I have an encompassing or ongoing interest in
veterans affairs and how we deal with this. I have maintained
contact with many veterans, and I am here today talking just as
an old guy who talks to many veterans. I have served six years
since retirement as an honourary colonel with the Air Force, and I
J’aimerais parler brièvement du contexte. J’ai commencé à
m’intéresser aux anciens combattants lorsque j’étais président de
la Commission d’enquête sur la Croatie en 1999, un an ou deux
avant que je prenne ma retraite. En toute franchise, j’ai alors été
dégoûté de la façon dont nous traitions nos anciens combattants
et, depuis ma retraite, je n’ai pas cessé de m’intéresser à leur sort
et à la manière dont nous abordons ces questions. Je suis resté en
contact avec de nombreux anciens combattants, et c’est un peu
pour me faire le porte-parole de ces vieux camarades que je suis ici
aujourd’hui. Depuis ma retraite, j’ai servi pendant six ans en tant
12:84
National Security and Defence
23-3-2011
am currently the Colonel Commandant for the military police, so
I do maintain contact with many serving members on a regular
basis.
que colonel honoraire auprès de la Force aérienne, et je suis
actuellement colonel commandant pour la police militaire, de
sorte que je reste en communication avec de nombreux militaires
encore en service.
I should also acknowledge that I chaired the financial gaps
subcommittee of the New Veterans Charter Advisory Group.
That is my ongoing interest in this activity, and what I bring in
terms of Bill C-55 is that transition from the New Veterans
Charter Advisory Group recommendations to Bill C-55. It is with
that background that I will make a few comments on what I had
hoped to see in Bill C-55.
J’aimerais également signaler que j’ai été président du souscomité sur les lacunes financières du Groupe consultatif sur la
Nouvelle Charte des anciens combattants. Voilà qui témoigne
bien de l’intérêt incessant que je porte à ces questions. Je suis donc
à même de vous parler de la transition entre les recommandations
formulées par le Groupe consultatif sur la nouvelle Charte des
anciens combattants et l’étude du projet de loi C-55. C’est dans ce
contexte que je vais présenter quelques observations sur ce que
j’aurais aimé voir dans le projet de loi C-55.
In short, looking at the financial gaps, which is my focus, or
my background, I had hoped to see two key issues dealt with in
Bill C-55. To a certain extent, they have been touched on, so I am
not black or white here on this one because there is a little bit of
give and take.
En résumé, pour ce qui est des lacunes financières, mon
principal point d’intérêt, j’aurais aimé retrouver deux éléments
clés dans le projet de loi C-55. Comme ces aspects ont été en
quelque sorte abordés, je n’ai pas une opinion tranchée sur cette
question; il y a du pour et du contre.
The first thing we wanted to see was an end to a disability
insurance approach to dealing with our veterans. I feel personally
that that disrespects the sacrifice and the service that our members
make.
Nous souhaitions d’abord l’abandon d’une formule de type
assurance-invalidité. J’estime que l’on manque ainsi de respect
pour le sacrifice qu’ont fait les anciens combattants et les services
qu’ils ont rendus à notre pays.
We also wanted to see, and this is a bit of an esoteric point, a
better approach to communication. Many of our veterans believe
that the New Veterans Charter and Bill C-55 will not work well
for them, but they do not understand it. We are doing a lousy job,
to use a technical term, of communicating what is in these various
pieces of legislation. Frankly, most soldiers cannot understand
three quarters of what they see on the Veterans Affairs website
that tries to explain this stuff to them. There is a problem there.
We need to learn to communicate. With Bill C-55, I have not seen
better communication than I have seen in the past. That is
another major point.
Nous préconisons également, et c’est un point quelque peu
intrigant, une meilleure approche de communication. Bon
nombre de nos anciens combattants estiment que la nouvelle
charte et le projet de loi C-55 ne leur sont pas profitables, mais ils
ne les comprennent pas. Nous faisons un piètre travail quand il
s’agit de communiquer la teneur de ces mesures. Honnêtement, la
plupart des soldats ne comprennent pas les trois quarts de ce
qu’ils voient sur le site d’Anciens Combattants Canada où l’on
essaie de leur expliquer ces choses. Il y a donc problème. Nous
devons apprendre à communiquer. Pour ce qui est du projet de
loi C-55, je ne constate pas que la communication est meilleure
qu’auparavant. C’est un autre point majeur.
There are two outcomes I would have been looking for in the
objective of Bill C-55 and other changes that will follow. The
goal, in my opinion, and this is, I guess, an opinion a bit tempered
by talking with people, must be to ensure that veterans who are
permanently disabled receive 100 per cent income replacement at
a level consistent with a normal military career. I do not
understand why we do not accept that as basically a context
within which to discuss the rest of these issues. That can be easily
and simply done.
Il y a deux grands objectifs qui auraient dû être visés pour le
projet de loi C-55 et les changements qui vont en découler. À mon
avis, et je pense qu’il s’agit d’une opinion quelque peu tempérée
par mes échanges avec d’autres personnes, il convient de s’assurer
que les anciens combattants qui sont handicapés de façon
permanente reçoivent des prestations de remplacement de
revenu correspondant à 100 p. 100 de ce qu’ils auraient touché
si leur carrière militaire avait suivi normalement son cours. Je ne
comprends pas pourquoi nous n’acceptons pas qu’il s’agit du
principe de base en fonction duquel nous devons discuter de
toutes les autres questions. Cela peut se faire facilement et
simplement.
Second, I believe the changes that are made to the New
Veterans Charter ought to reflect an entitlement approach to
economic benefits that acknowledges both the economic and the
non-economic losses that a veteran suffers when his or her career
is ended by an injury, either physical or psychological. I believe we
must learn to treat our veterans and their families with respect
Deuxièmement, je crois que les modifications apportées à la
Nouvelle Charte des anciens combattants devraient reconnaître
que les pertes économiques et autres subies par un vétéran font de
lui un ayant droit pour ce qui est des prestations versées quand sa
carrière prend fin en raison d’une blessure, physique ou
psychologique. Je pense que nous devons apprendre à traiter
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:85
and leave their dignity intact. That is what I mean by an
entitlement basis and rather than, ‘‘I am injured, and here is what
I want you to do for me.’’
nos anciens combattants et leurs familles avec respect et que nous
devons préserver leur dignité. Voilà pourquoi j’estime que ce sont
des ayants droit et non pas des blessés qui doivent réclamer qu’on
s’occupe d’eux.
Bill C-55 has been described as a first step, and I recognize
that. I certainly recognize that these changes must be made
incrementally. We will not fix everything in one shot.
Le projet de loi C-55 a été annoncé comme étant une première
étape, et j’en conviens. Je conviens que ce genre de modifications
doit se faire progressivement. Nous n’allons pas tout régler d’un
seul coup.
My personal opinion is that Bill C-55 misses the mark in that it
does not yet ensure that members who are permanently disabled
receive 100 per cent income replacement. I think that should be
the first step. We are talking about 100 per cent at a level
consistent with a normal military career, not one that is fixed at a
point when the injury occurred.
Le projet de loi C-55, et c’est mon opinion personnelle,
n’atteint pas l’objectif étant donné qu’il ne garantit pas encore
au vétéran atteint d’une invalidité permanente une allocation
remplaçant la totalité de son revenu. Je pense que nous devrions
commencer par là. Je songe ici à 100 p. 100 du niveau de revenu
correspondant à une carrière militaire normale, et non pas au
revenu touché par le vétéran au moment où il a été blessé.
It is certainly coming a lot closer and is making some very
positive changes, at least for some of our members. I am not sure
how many, but at least some of them are benefiting. However, I
believe it needs to remain focused on reaching that ultimate goal
of achieving 100 per cent. There are many troubling economic
aspects still remaining with this legislation.
Le projet de loi se rapproche grandement de cet objectif et
apporte des changements très positifs, du moins pour certains
vétérans. Je ne sais pas combien seront touchés par ces
dispositions, mais il y en aura au moins un certain nombre.
Cependant, je pense qu’il faut viser assurément l’objectif
d’atteindre les 100 p. 100. Ce projet de loi comporte encore bien
des éléments économiques troublants.
With respect to the non-economic losses, the options outlined
in Bill C-55 for payment of the disability award are a very good
start. However, the amount remains far below the equivalent
civilian settlement, and that must be dealt with. The $500 sum is
insufficient in terms of financial counselling, and a lot of the
young guys I have talked to certainly needed financial counselling
and did not get it. I am not sure whether more money there would
have helped, since there are other issues.
Quant aux pertes non économiques, les choix qui figurent dans
le projet de loi C-55 pour le versement d’une indemnité
d’invalidité constituent un très bon départ. Toutefois, les
sommes prévues sont encore bien inférieures à des règlements
civils équivalents, et il faudra y voir. Une somme de 500 $ est
insuffisante en matière de counselling financier. Beaucoup de
jeunes vétérans auxquels j’ai parlé auraient eu besoin de conseils
semblables, mais n’ont pas pu en obtenir. Je ne sais pas si une
injection supplémentaire d’argent à cet égard aurait pu aider,
étant donné qu’il y a tant d’autres aspects à considérer.
Bill C-55 does continue to move the yardsticks forward, and
that is a positive note. Veterans Affairs Canada should be
congratulated on that. However, five years after the introduction
of the New Veterans Charter, I am not sure they are moving
either far enough or fast enough.
Le projet de loi C-55 constitue une avancée et une note
positive. Le ministère des Anciens Combattants mérite des
félicitations. Toutefois, cinq ans après l’entrée en vigueur de la
Nouvelle Charte des anciens combattants, je ne suis pas sûr que le
ministère aille assez loin ni assez vite.
The Chair: Thank you very much for your very succinct
comments.
La présidente : Merci beaucoup de ces remarques très
succinctes.
Senator Banks: I have two questions. First, thank you for being
here, and I will echo the chair’s sentiments.
Le sénateur Banks : Je vais vous poser deux questions. Tout
d’abord, merci d’être venu et je fais miens les propos de notre
présidente.
I am sure you know that all senators are in favour of this step.
We will vote for it and it will pass, in short order. You talked
about the insurance mentality. You did not use that word but I
will. We asked that question earlier, and Mr. Hillier, who is still in
the room, said it is not so. Some of us have been to Charlottetown
and met with the people who do these things, and though we have
never actually applied for these things and gone through the
whole route, those people seemed really and truly dedicated to
Je suis sûr que vous savez que tous les sénateurs appuient cette
mesure. Nous allons voter et le projet de loi sera adopté à brève
échéance. Vous avez parlé de la mentalité axée sur l’assurance.
Vous n’avez pas utilisé cette expression, mais je vais le faire. La
question a été posée tout à l’heure à M. Hillier qui est encore dans
la salle et il a répondu qu’il n’en était rien. Certains d’entre nous
sont allés à Charlottetown et ont rencontré les fonctionnaires
responsables. Même si aucun d’entre nous n’a fait de demande de
12:86
National Security and Defence
23-3-2011
doing the best they could for veterans. I would like to you to
expand on that a bit because Mr. Hillier told us earlier today that
is not the case.
cette sorte, n’a eu à suivre le processus, les fonctionnaires du
ministère nous ont semblé véritablement et réellement dévoués,
déterminés à faire de leur mieux pour les vétérans. J’aimerais que
vous développiez un peu cette notion d’assurance, car M. Hillier
l’a démentie.
Second, I have a problem with the idea of how it would work. I
do not mean I disagree with it, but I do not understanding how it
would work. You said you want to get to the point where there is
100 per cent replacement of income based on a normal military
career. I do not know what a normal military career is or how you
would actuarially determine that.
Deuxièmement, j’entrevois un problème de fonctionnement.
Cela ne veut pas dire je sois en désaccord avec vous, mais je ne
vois pas comment les choses fonctionneraient. Vous préconisez
qu’on en arrive à verser le revenu total en remplacement, et ce,
compte tenu d’une carrière militaire normale. Je ne sais pas à quoi
ressemble une carrière militaire normale et comment d’un point
vue actuariel, on pourrait fixer le niveau de remplacement.
It is not normal that someone who joins as cadet, and who
perhaps gets to be a corporal, eventually becomes a brigadiergeneral. I do not know what normal is. I know what you mean in
that you cannot lock in someone who injured as a sergeant to a
sergeant’s salary, but they will not all become colonels or
brigadier-generals, or even majors. How would you determine
what is normal?
Il n’est pas courant qu’un jeune cadet, ayant atteint peut-être le
rang de caporal, devienne plus tard brigadier général. Je ne sais
pas ce qui est normal. Je sais bien que l’on ne peut pas présumer
qu’un sergent blessé devra se contenter de la solde de sergent le
reste de ses jours, mais il est entendu que tous les sergents ne
deviendront pas colonels ou brigadiers généraux, voire majors.
Comment déterminez-vous donc ce qui est normal?
Brig.-Gen. Sharpe: I have often been called not normal in the
past but I will take that in a positive sense.
Bgén Sharpe : Très souvent on a dit que je n’étais pas normal
par le passé, mais je vais interpréter vos propos de façon positive.
The Chair: We are on the record here, I want you to know.
La présidente : Je tiens à vous dire que nos discussions sont
enregistrées.
Brig.-Gen. Sharpe: I will touch on your second point first.
Bgén Sharpe : Je vais aborder votre deuxième question pour
commencer.
Regarding what makes a normal military career, I had a couple
of chats about this issue with Lieutenant-General Semianiw when
he was the Chief of Military Personnel. Quite frankly, it is easy to
predict what a normal career is. The average soldier who joins as a
private will not become a Canadian Forces chief warrant officer
but will probably become a master warrant officer over the course
of 25 to 30 years. The average officer, joining as an officer cadet,
will probably retire as a major or a lieutenant-colonel. Depending
on trade, education and other factors, we can come up with a
relatively accurate model of what an average career would be.
Pour ce qui est d’une carrière militaire normale, j’en ai parlé à
quelques reprises avec le lieutenant-général Semianiw quand il
était chef du personnel militaire. À vrai dire, il est facile de prédire
ce qu’est une carrière normale. Le soldat moyen qui commence au
bas de l’échelle ne deviendra pas adjudant-chef, mais il deviendra
probablement adjudant-maître au cours de sa carrière de 25 ou
30 ans. L’officier moyen, qui a commencé par être élève-officier,
prendra sans doute sa retraite avec le grade de major ou de
lieutenant-colonel. Suivant le corps de métier, les études et
d’autres facteurs, on peut constituer un modèle relativement fidèle
de ce qu’est une carrière militaire moyenne.
My concern with basing it on the rank at the time of injury is
that, if that injury had not interfered with a normal military
career, the average individual would have seen an increase in
baseline salary over the years, retiring at this other level. There
should be something to reflect that model in the economic awards
that we are talking about — not the non-economic awards. That
is not hard to do. A model can be developed.
Voici ce que je crains, si on fonde le calcul sur le grade au
moment de la blessure : en l’absence d’une blessure venant
interrompre une carrière militaire normale, le vétéran aurait eu
droit à une augmentation annuelle de son salaire de base, et aurait
atteint un autre niveau au moment de la retraite. Les indemnités
versées devraient donc tenir compte de ce parcours — mais on
s’en abstiendrait dans le cas des avantages non financiers. Ce n’est
pas difficile à réaliser. On peut concevoir un modèle.
Senator Banks: There are 40-year sergeants.
Brig.-Gen. Sharpe: Yes, certainly. In talking with personnel
people, we would be looking at averages and averaging out the
30-year captain with the 20-year brigadier-general, over a group
of people.
Le sénateur Banks : Il y a des sergents qui le demeurent
pendant 40 ans.
Bgén Sharpe : Tout à fait. Des discussions au service du
personnel permettraient d’établir des moyennes en tenant compte
de ceux qui restent capitaines pendant 30 ans et des brigadiers
généraux qui le restent 20 ans. On tiendrait compte d’un groupe
de gens.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
Senator Banks: And warrant officers.
12:87
Le sénateur Banks : Et également des adjudants.
Brig.-Gen. Sharpe: Since I have become a part of the military
police officer organization, we know someone may not have the
same opportunities for rank progression that a fighter pilot
would. Most pilots are promoted well beyond their level of
expertise. I am a navigator, by the way, and Mr. Allard was a
pilot, so there is a little bit of that in here. We can do that.
Bgén Sharpe : J’ai pu observer que dans la police militaire, les
officiers n’ont pas les mêmes débouchés pour avancer en grade
que les pilotes de chasseurs. La plupart des pilotes sont promus
bien au-delà de leur niveau d’expérience. Je suis un navigateur,
soit dit en passant, et M. Allard était pilote. Vous voyez d’où
vient la comparaison.
On the first question of the insurance mentality, that is not
something I would attribute to the people in Veterans Affairs
Canada. I have physically worked closely with the people inside
Veterans Affairs for the last 10 years. There are some very
dedicated people in there. It is not the people but the regulations
and the rules.
Pour ce qui est de la mentalité axée sur l’assurance, je ne pense
pas que l’on puisse taxer les fonctionnaires d’Anciens
Combattants Canada d’une telle mentalité. Il y a 10 ans que je
travaille en étroite collaboration sur place avec des fonctionnaires
du ministère. Il y a là des gens extrêmement dévoués. Cette
mentalité ne prévaut pas chez les fonctionnaires, mais dans les
règlements.
I now chair what was the Mental Health Advisory Committee.
We had a meeting here about eight or ten months ago. A senior
VAC person almost broke down at that meeting, explaining why
they could not do the right thing in one particular circumstance
because the rules would not let them.
En ce moment, je suis président du comité consultatif qui a
remplacé le Comité consultatif sur la santé mentale. Nous nous
sommes réunis il y a huit ou dix mois. Un fonctionnaire haut
placé s’est presque effondré lors de cette réunion, car il expliquait
un cas en particulier où l’on ne pouvait pas faire ce qui s’imposait
parce que les règles l’interdisaient.
Therefore, when I talk about an insurance-based mentality, it is
a bureaucratic mentality, not a people mentality. We are not
talking about bad people but rather about rules that have not
been thought through in the sense of how they impact people in
many cases.
Par conséquent, quand je parle d’une mentalité axée sur
l’assurance, j’accuse la mentalité bureaucratique et non pas la
mentalité des fonctionnaires. Ces gens sont de bonne volonté,
mais les règles n’ont pas été bien pensées en tenant compte de
leurs conséquences réelles dans bien des cas.
Senator Banks: There have to be rules, though.
Le sénateur Banks : Il faut cependant établir des règles.
Brig.-Gen. Sharpe: Absolutely.
Bgén Sharpe : Absolument.
Senator Banks: So your point is that they should be more
flexible, then.
Le sénateur Banks : Ainsi, vous préconisez qu’elles soient plus
souples, n’est-ce pas?
Brig.-Gen. Sharpe: They should be devolving more authority
down to individuals in the system, and we would have a much
better process.
Bgén Sharpe : Elles devraient permettre une plus grande
délégation de pouvoirs aux fonctionnaires qui s’occupent de
l’administration, car le processus a grandement besoin d’être
amélioré.
Senator Mitchell: I wanted to follow up on that last comment. I
was about to make or emphasize that point. It is clear when we
met people who work there that they care deeply, but it is still
happening. Therefore, what is the reason? You are saying it is the
rules. That makes sense.
Le sénateur Mitchell : J’allais dire la même chose ou plutôt
abonder dans le sens de cette dernière remarque. Quand on
rencontre les fonctionnaires, on constate qu’ils ont à coeur le sort
des vétérans, mais les choses ne bougent pas beaucoup. Par
conséquent, on peut se demander pourquoi. Vous accusez les
règles. C’est logique.
However, what process do you think we could recommend for
changing those rules? Have you thought about that, or are you
aware of it? Would it be a task force or people like you who are
brought in?
Quel processus préconisez-vous pour changer ces règles. Y
avez-vous réfléchi? Vous y êtes-vous attardé? Faudrait-il un
groupe de travail ou faire appel à des gens comme vous?
Brig.-Gen. Sharpe: I hate to toot our own horn, but the New
Veterans Charter Advisory Group did some good work, and we
did good work because we had good people, including Veterans
Affairs Canada staff who were assigned to our subcommittees. In
that 60- or 70-page document, there are some very good ideas on
how to do that. I would hesitate to introduce those at this stage.
Bgén Sharpe : Je n’aime pas prêcher pour ma paroisse, mais le
groupe consultatif sur la Nouvelle Charte des anciens
combattants a fait du bon travail. Nous avons fait du bon
travail parce que le groupe était composé de gens dévoués,
notamment des fonctionnaires d’Anciens Combattants Canada
qu’on avait délégués à nos sous-comités. Vous trouverez dans ce
document de 60 ou 70 pages de très bonnes idées sur la façon de
procéder. J’hésiterais à les énumérer pour l’instant.
12:88
National Security and Defence
The Chair: We have studied those in the Veterans Affairs
Subcommittee.
Brig.-Gen. Sharpe: It is a good piece of work.
23-3-2011
La présidente : Nous avons étudié ce document au Sous-comité
des anciens combattants.
Bgén Sharpe : C’est un très bon travail.
Senator Mitchell: Let us get back to the point that you
emphasized as your priority, which is the 100 per cent base
instead of 75 per cent. I would like to understand what that might
mean.
Le sénateur Mitchell : Revenons à la priorité que vous avez
soulignée : partir de 100 p. 100, plutôt que de 75 p. 100. Je
voudrais comprendre ce que cela pourrait signifier.
If an officer or another rank was earning $80,000 a year, under
your proposal he would be eligible for the lesser of 100 per cent or
$40,000. What currently occurs is that he gets the lesser of
75 per cent or $40,000. In that case, he would get $60,000 a year
for the rest of his life instead of $80,000 a year.
Si un officier ou un militaire d’un autre grade gagne 80 000 $
par année, vous proposez qu’il soit admissible à la totalité de son
salaire, avec un minimum fixé à 40 000 $. Actuellement, on
accorde un minimum de 40 000 $ ou 75 p. 100 du salaire. En
l’occurrence, cela représente 60 000 $ par année pour le reste de la
vie de l’intéressé, plutôt que 80 000 $ par année.
If he was not injured and stayed in the forces for another
20 years and never received a single raise, he would have earned
$400,000 more than he could now earn because he is injured. In
addition to that, he might have been promoted to a rank that paid
$120,000 over 20 years, so the average would be $100,000 over
those 20 years, which is another $20,000 that becomes $400,000.
Therefore, under your proposal, someone who is injured and who
can therefore never progress in any career would be out $800,000.
Si cet officier n’avait pas été blessé et était demeuré au sein des
Forces pendant encore 20 ans, sans recevoir une seule
augmentation, il aurait touché 400 000 $ de plus que ce qu’il
touche ayant été blessé. En outre, il aurait pu être promu à un
autre grade et son salaire aurait pu atteindre 120 000 $, soit une
moyenne de 100 000 $ par année sur 20 ans, c’est-à-dire 20 000 $
de plus pendant 20 ans, ce qui représente 400 000 $. Par
conséquent, en vertu de votre proposition, un officier blessé qui
ne peut pas poursuivre sa carrière aurait un manque à gagner de
800 000 $.
That is what we are talking about. That is a huge impact on
someone’s life — someone who sacrificed a whole bunch of what
he was physically and otherwise to all of us Canadians.
Voilà donc la situation. Cela a des conséquences énormes dans
la vie de quelqu’un qui a sacrifié énormément et dont les capacités
physiques et autres ne sont plus les mêmes que celles dont
jouissent les autres Canadiens.
Brig.-Gen. Sharpe: I will comment on that briefly.
Bgén Sharpe : Je vais vous répondre brièvement.
The philosophy is that, if you are a young solder off doing your
job, you and your family have a quality of life and a certain
expectation of maintaining that quality of life. I am troubled that
we have a system that assumes you should only maintain
75 per cent of that quality of life. That is right at the beginning.
Voici la théorie : un jeune soldat en service jouit avec sa famille
d’une qualité de vie et nourrit certaines attentes quant au maintien
de cette qualité de vie. Je n’aime pas que notre système parte du
principe qu’il ne devrait pouvoir préserver que 75 p. 100 de cette
qualité de vie.
I can be corrected on this, but I believe the 75 per cent was
originally an idea that was based on this being a tax-free type of
pension or benefit. If it was taxed, then, it should be 100 per cent.
If not, then it ought to be 75 per cent. We have to go back and
have a think about that as the changes come forward in the
future.
Qu’on me reprenne si je me trompe, mais je pense que l’on a
fixé un taux 75 p. 100 au départ, car on supposait que les
pensions ou les prestations seraient libres d’impôt. S’il y avait
imposition, alors ce serait 100 p. 100. Sans imposition, cela devait
être 75 p. 100. Il va falloir revoir cela et y réfléchir quand viendra
le temps d’apporter d’autres modifications.
Why would we automatically assume 75 per cent is good
enough for someone who is totally, permanently disabled? I have,
on a personal level, dealt with a number of families for whom a
drop to 75 per cent was very serious for the family’s quality of
life.
Pourquoi supposer automatiquement que 75 p. 100, c’est
suffisant pour quelqu’un qui est dans une situation d’invalidité
totale et permanente? Personnellement j’ai eu affaire à certaines
familles dont la qualité de vie s’est gravement dégradée quand leur
revenu a chuté à 75 p. 100.
Senator Mitchell: Yes.
Brig.-Gen. Sharpe: That is what motivates me on this one. I
have not done any of the sums, I must admit. I have done some
visits and looked at some. A family in Winnipeg, for example, lost
their house as a result of that.
Le sénateur Mitchell : Je vous suis.
Bgén Sharpe : Voilà donc ce qui me motive à cet égard. Je dois
avouer que je n’ai pas fait de calcul. Je me suis rendu chez certains
vétérans pour constater la situation. Une famille de Winnipeg par
exemple a perdu sa maison dans ces conditions.
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
12:89
Senator Mitchell: A drop of 25 per cent would be catastrophic
for most people and even those not under the pressures of
grievous injury and psychological and physical problems.
Le sénateur Mitchell : Pour la plupart des gens, une diminution
de revenus de 25 p. 100 pourrait être une catastrophe, même pour
ceux qui n’ont pas à subir les pressions d’une blessure grave et de
problèmes psychologiques et physiques.
Brig.-Gen. Sharpe: To me that is fundamental. That is why I
am not disappointed to see us moving forward. Bill C-55 is great:
We are seeing momentum; the point has been made that it is a
living charter; and we need to see this process happening.
However, I am disappointed we did not grapple with that issue
right at the beginning.
Bgén Sharpe : Selon moi, c’est fondamental. Voilà pourquoi je
ne suis pas du tout navré que nous progressions de ce côté-là. Le
projet de loi C-55 est excellent : nous constatons un élan de
changement; on a dit qu’il s’agissait d’une charte évolutive; et il
faut que ce processus se poursuive. Toutefois, je suis navré que
l’on n’ait pas réglé le problème tout de suite.
Senator Mitchell: The flip side is that a soldier who has been
receiving this program to this point, let us say for the last five
years, and who is at three quarters, if he was earning $40,000
when his injury occurred, is now getting $30,000. He has lost
$10,000 a year over what he would have received had this $40,000
base been in five years ago. That is $50,000. Would you make a
case for this being retroactive?
Le sénateur Mitchell : D’un autre côté, un soldat bénéficiant de
ce programme actuellement, disons depuis cinq ans, touchant les
trois quarts de sa solde, reçoit 30 000 $ si au moment de sa
blessure, son salaire était de 40 000 $. Autrement dit, il perd
10 000 $ par année puisqu’il ne touche pas son plein salaire de
40 000 $ depuis cinq ans. Cela représente une perte totale de
50 000 $. Iriez-vous jusqu’à dire qu’il faudrait que cette mesure
soit rétroactive?
Brig.-Gen. Sharpe: I am not technically qualified to say that,
but conceptually yes, absolutely. We have a problem of
unintended consequences of changes. I do not want to go too
far down that road, but if we do not think through the
consequences of the changes, sometimes we have some serious
unintended ones, and we end up with a whole bunch of guys
marching on Parliament Hill because they see some inequity in the
system. We need to think some of these things through. I am not
qualified to actually to say.
Bgén Sharpe : Je n’ai pas la compétence voulue pour vous
répondre à cet égard mais théoriquement, je dirais oui,
absolument. Le problème est qu’il y a des conséquences
fortuites à cause des modifications. Je ne veux pas trop
m’aventurer, mais si on ne réfléchit pas sérieusement aux
conséquences des modifications, parfois de graves situations
surgissent sans que cela soit intentionnel. C’est alors que des gens
manifestent sur la Colline du Parlement parce qu’ils constatent
une injustice. Il faut donc réfléchir sérieusement. Mais je ne suis
pas en mesure de vous répondre.
Senator Mitchell: Is it worth pursuing?
Brig.-Gen. Sharpe: It is worth pursuing.
Le sénateur Mitchell : Cela vaut-il la peine d’approfondir
l’idée?
Bgén Sharpe : Oui.
The Chair: Thank you very much. We appreciate your
comments and your thoughts, and we will hear from you again
in the future because I think everyone agrees with the advice we
have heard here again today, and that it is a start and a good one,
but it is just a start.
La présidente : Merci beaucoup. Nous vous remercions de vos
observations et nous allons certes vous recevoir de nouveau parce
que je pense que tous les membres du comité ont bien saisi le
message que vous nous avez lancés aujourd’hui : ce projet de loi
est un début et un bon début, mais c’est tout ce qu’il est.
Is it agreed, honourable senators, that the committee proceed
to clause-by-clause consideration of Bill C-55?
Honorables sénateurs, sommes-nous d’accord pour passer à
l’étude article par article du projet de loi C-55?
Hon. Senators: Agreed.
The Chair: We have officials in the room who have agreed to
stay in case anything comes up that we do not understand.
Des voix : D’accord.
La présidente : Les fonctionnaires du ministère ont accepté de
rester dans la salle au cas où nous aurions besoin d’explications.
Shall the title stand postponed?
Le titre est-il réservé?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Shall clause 1, which contains the short title, stand
postponed?
La présidente : L’article 1, où figure le titre abrégé, est-il
réservé?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Shall clause 2 carry?
La présidente : L’article 2 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Shall clause 3 carry?
La présidente : L’article 3 est-il adopté?
12:90
National Security and Defence
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Shall clause 4 carry?
La présidente : L’article 4 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Shall clause 5 carry?
La présidente : L’article 5 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Shall clause 6 carry?
La présidente : L’article 6 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Shall clause 7 carry?
La présidente : L’article 7 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Shall clause 8 carry?
La présidente : L’article 8 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Clause 9?
La présidente : L’article 9?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Clause 10?
La présidente : L’article 10?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Shall clause 11 carry?
La présidente : L’article 11 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Clause 12?
La présidente : L’article 12?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Clause 13?
La présidente : L’article 13?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Shall clause 14 carry?
La présidente : L’article 14 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Clause 15?
La présidente : L’article 15?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Clause 16?
La présidente : L’article 16?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Shall clause 17 carry?
La présidente : L’article 17 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Shall clause 18 carry?
La présidente : L’article 18 est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Clause 19?
La présidente : L’article 19?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Clause 20?
La présidente : L’article 20?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Clause 20.1?
La présidente : L’article 20.1?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Clause 21?
La présidente : L’article 21?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
23-3-2011
23-3-2011
Sécurité nationale et défense
The Chair: Shall clause 1, which contains the short title, carry?
La présidente : L’article 1, où figure le titre abrégé, est-il
adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Okay. Shall the title carry?
La présidente : D’accord. Le titre est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Shall the bill carry?
La présidente : Le projet de loi est-il adopté?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Adopté.
The Chair: Wonderful; thank you very much.
La présidente : Merveilleux. Merci beaucoup.
Senator Nolin: Do you want to report back?
The Chair: Yes. Is it agreed that I will report this bill as soon as
possible to the Senate?
Hon. Senators: Agreed.
12:91
Le sénateur Nolin : Souhaitez-vous faire rapport du projet de
loi?
La présidente : Oui. Êtes-vous d’accord pour que l’on fasse
rapport de ce projet de loi au Sénat le plus tôt possible?
Des voix : D’accord.
The Chair: If they are still sitting, I will be running over there in
just a moment, but we do not know whether they are. Can we
have officials look at that? Thank you.
La présidente : Si le Sénat siège toujours, j’irai dans quelques
instants. Nous ne savons pas s’il siège encore. Pourrait-on
demander aux membres du personnel d’y voir? Merci.
I truly appreciate this. I know that this is a complicated matter,
and I really do thank you for moving with this as quickly as you
did. I thank you for staying. We have brought you here and kept
you here, and now we do not need you. We want you; we just do
not need you.
Je vous remercie. Je sais que ce sujet est compliqué et je vous
remercie sincèrement d’avoir agi avec autant de diligence. Merci
d’être resté. Nous vous avons demandé de venir et vous êtes restés
longtemps, mais maintenant nous n’avons plus besoin de vous.
Nous apprécions votre présence, mais nous n’avons tout
simplement plus besoin de vous.
Does everyone agree that we can go in camera for a moment to
deal with the budget?
Êtes-vous d’accord pour que nous siégions quelques instants à
huis clos pour discuter du budget?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : Oui.
(The committee continued in camera.)
(La séance se poursuit à huis clos.)
(The committee continued in public.)
(La séance publique reprend.)
The Chair: We will return now to the public portion of our
hearing. We have a motion from Senator Lang, please.
La présidente : Nous revenons maintenant à la partie publique
de nos audiences. Le sénateur Lang voudrait déposer une motion.
Senator Lang: I would move a motion in respect to the
forthcoming budget for 2012. I move that the following budget
application for national security and defence policies of Canada
for the fiscal year ending March 31, 2012, be approved for
submission to the Standing Committee on Internal Economy,
Budgets and Administration, following a final administrative
review that will be overseen by the steering committee for a total
of $545,406.
Le sénateur Lang : Je voudrais présenter une motion sur le
budget de 2012. Je propose que le budget portant mise en oeuvre
des politiques nationales sur la sécurité et la défense du Canada
pour l’exercice financier se terminant le 31 mars 2012 soit
approuvé pour être présenté au Comité sénatorial permanent de
la régie interne des budgets et de l’administration à la suite d’un
examen administratif final qui sera effectué par le comité
directeur; ce budget est de 545 406 $.
The Chair: All in favour? Question?
Senator Banks: Are you sure you want the line about final
arbitration by the steering committee?
La présidente : Tous ceux qui sont pour? Questions?
Le sénateur Banks : Voulez-vous vraiment que la décision
finale soit prise par le comité directeur?
The Chair: We have replaced that.
La présidente : Nous avons remplacé cette ligne.
Senator Banks: You can leave that little bit out.
Le sénateur Banks : Vous pouvez supprimer ce bout-là.
12:92
National Security and Defence
The Chair: What will happen to cover is if they have said go
and take some out of it, and if we need to do that quickly, so it is
kind of a second stage. Is that wording still fine?
23-3-2011
La présidente : Ce qui va se passer c’est que si on nous
demande d’en retirer un peu et que nous devons le faire
rapidement, nous pourrons le faire, si bien que ce serait une
espèce de deuxième étape. Ce libellé vous convient-il toujours?
All in favour then?
Tous ceux qui sont pour?
Hon. Senators: Agreed.
Des voix : D’accord.
The Chair: Thank you very much. That is agreed, and we will
send it forward.
La présidente : Merci beaucoup. Nous sommes donc d’accord
et nous allons en saisir le Sénat.
Again, thank you all very much for dealing with this so
expeditiously. We will now see if the rest of our colleagues in the
Senate will.
Une fois de plus, je voudrais vous remercier tous d’avoir
discuté de ce sujet aussi rapidement. Nous verrons maintenant si
nos autres collègues du Sénat pourront en faire autant.
(The committee adjourned.)
(La séance est levée.)
Ce document est disponible en français.
This report and the Committee proceedings are available online at:
www.senate-senat.ca
(Committee Business - Senate - 40th Parliament, 3rd Session)
Hard copies of this document are also available by
contacting the Senate Committees Directorate at
1-800-267-7362 or at defence@sen.parl.gc.ca
Cover Images by © Canadian Forces Combat Camera
Sovereignty & Security
In Canada’s Arctic
Interim Report
Special Study on the National Security and
Defence Policies of Canada
The Honourable Pamela Wallin
Chair
The Honourable Roméo Dallaire
Deputy Chair
Standing Senate Committee
on National Security and Defence
MARCH 2011
TABLE OF CONTENTS
MEMBERSHIP ....................................................................................................................... i
ORDER OF REFERENCE ..........................................................................................................
FOREWORD ..........................................................................................................................v
INTRODUCTION ....................................................................................................................v
SOVEREIGNTY—A CLARIFICATION ...................................................................................... 1
CANADA’S ARCTIC—THE DOMESTIC SCENE ....................................................................... 3
Canadian Forces and the Arctic ................................................................................. 3
The Canadian Rangers................................................................................................ 6
Search and rescue ...................................................................................................... 9
Situational awareness .............................................................................................. 14
Canadian Forces or Canadian Coast Guard? ............................................................ 18
POLICY, ORGANIZATIONS & THE LEGAL REGIME .............................................................. 21
Canada’s Arctic foreign policy .................................................................................. 21
Arctic Security Working Group (ASWG) ................................................................... 21
The Arctic Council .................................................................................................... 21
“The Arctic Five” ...................................................................................................... 23
The UN Convention on the Law of the Sea—UNCLOS ...................................................... 24
THE INTERNATIONAL ARCTIC ............................................................................................ 25
The military threat ................................................................................................... 25
Other security concerns ........................................................................................... 28
The Chinese puzzle ................................................................................................... 30
International disputes .............................................................................................. 32
With Denmark .......................................................................................................... 32
With The United States of America ......................................................................... 33
The Beaufort Sea ....................................................................................................... 33
The Northwest Passage............................................................................................. 35
CONCLUSIONS ................................................................................................................... 39
RECOMMENDATIONS ....................................................................................................... 41
POSSIBLE NEXT STEPS FOR THE COMMITTEE ................................................................... 43
APPENDIX A: ...................................................................................................................... 45
LIST OF WITNESSES ........................................................................................................... 45
APPENDIX B: ...................................................................................................................... 49
CANADA AND THE CIRCUMPOLAR WORLD ...................................................................... 49
APPENDIX C: ...................................................................................................................... 51
CANADA-UNITED STATES DISPUTED BOUNDARY IN THE BEAUFORT SEA ........................ 51
APPENDIX D:...................................................................................................................... 53
MAIN ROUTES FOR THE NORTHWEST PASSAGE............................................................... 53
APPENDIX E: ...................................................................................................................... 55
MAP SHOWING POTENTIAL EXTENDED CONTINENTAL SHELF FOR CANADA .................. 55
APPENDIX F: ...................................................................................................................... 57
CANADA’S SEARCH & RESCUE AREA AND REGIONS ......................................................... 57
APPENDIX G:...................................................................................................................... 59
MAP SHOWING NORTH WARNING SYSTEM LOCATIONS ................................................. 59
MEMBERSHIP
THE STANDING SENATE COMMITTEE ON NATIONAL SECURITY AND DEFENCE
40th Parliament, 3rd Session
(March 3, 2010 - …)
The Honourable Pamela Wallin
Chair
The Honourable Roméo Dallaire
Deputy Chair
and
The Honourable Senators:
*James Cowan (or Claudette Tardif)
Joseph A. Day
Daniel Lang
*Marjory LeBreton, P.C. (or Gerald J. Comeau)
Fabian Manning
Grant Mitchell
Pierre Claude Nolin
Dennis Glen Patterson
Lucie Pépin
*Ex officio members
Other Senators who have participated from time to time on this study:
The Honourable Senators Banks, Duffy, Marshall, Martin, Meighen, Mercer, Munson,
Plett, Rompkey and Segal
Committee Clerk:
Kevin Pittman
Analysts from the Parliamentary Information and
Research Service of the Library of Parliament:
Holly Porteous
Martin Auger
i
ORDER OF REFERENCE
Extract from the Journals of the Senate, Wednesday, March 17, 2010:
The Honourable Senator Wallin moved, seconded by the Honourable Senator Raine:
That the Standing Senate Committee on National Security and Defence be authorized to
examine and report on the national security and defence policies of Canada, including, but
not limited to:
(a) the capability of National Defence to defend and protect the interests, people and
territory of Canada both here and abroad; and its ability to prevent and respond to a
national emergency or attack;
(b) the role of our Forces in Afghanistan and post 2011;
(c) the relationship with NATO, NORAD, the UN, other international bodies and our allies;
the role and use of reservists; the effectiveness of humanitarian efforts such as Haiti; and
the Canada First Defence Strategy;
(d) the working relationships among the various agencies involved in intelligence gathering,
security, protection and defence, and how they collect, coordinate, analyze and disseminate
information and whether these functions might be enhanced;
(e) the existing mechanisms to review the performance and activities of the various
agencies involved in security, intelligence, defence and humanitarian assistance;
(f) the security of our borders and critical infrastructure and the impact on consumers,
transport systems, border security and budgets;
That the papers and evidence received and taken and work accomplished by the committee
on this subject since the beginning of the First session of the Thirty-seventh Parliament be
referred to the committee; and
That the committee report to the Senate no later than June 16, 2011 and that the
committee retain all powers necessary to publicize its findings until 90 days after the tabling
of the final report.
After debate,
The question being put on the motion, it was adopted on division.
Gary W. O'Brien
Clerk of the Senate
i
Foreword
This report is about Canada’s Arctic sovereignty and security.
Although other definitions are possible, herein “Arctic” means everything north of the
60th parallel of north latitude. This is the definition used in the Canada Command
backgrounder, Canadian Forces in the North.1 We use “North” interchangeably with
“Arctic,” as did many of our witnesses, and as do Canadians in general.
In Canada, north of 60 means the three territories—Yukon, Northwest Territories,
Nunavut—and includes a small part of northern Quebec and the northernmost tip of
Newfoundland and Labrador. Worldwide it embraces Iceland, most of Alaska, Sweden
and Norway, northern Russia, and all but the southernmost tips of Finland and
Greenland (a self-governed part of Denmark). Not surprisingly, these eight countries
comprise the Arctic Council, the high-level international Arctic forum whose founding
was a Canadian initiative.
The meaning of “security” is more nebulous, but as this Committee’s mandate is
national security and defence, we mean the national security of Canada, which in an
Arctic context has military and public safety, connotations. The federal government
departments and agencies which look after such matters in the Arctic include: the
Canadian Forces, the Canadian Coast Guard (an agency of Fisheries and Oceans Canada),
the RCMP, the Canadian Security Intelligence Service, the Canada Border Services
Agency, Citizenship and Immigration Canada, Transport Canada, Environment Canada
and Natural Resources Canada. The three territorial governments also provide certain
services related to Arctic security.
This is an interim report. It is not exhaustive on the subject nor necessarily our final
word. Given other defence and security issues pressing on our time, as well as the
exigencies of Canadian politics, we cannot anticipate when a further report will be
forthcoming.
Finally, your Committee’s intention is to produce reports that are clear, concise, on
topic, based on witness testimony, and whose recommendations are doable in a fiscal
climate of austerity. We hope that with this report we have achieved those aims.
1
National Defence. Canada Command Backgrounder #09.002, The Canadian Forces in the North.
Available: http://www.canadacom.forces.gc.ca/nr-sp/bg-do/09-002a-eng.asp [Modified: August 17, 2009]
iii
In the end, the battle for the Arctic will be fought by scientists and lawyers. The weapons
will be information and scientific data, and the battleground will be conference rooms
and courtrooms.2
Stephen Carmel, Maersk Line Limited
Introduction
After a post-Cold War lull, the Arctic is making headlines again because the world’s
climate is changing. The shrinking of the Arctic Ocean’s vast ice sheet promises a
bonanza of oil, natural gas, minerals, fish and other marine life for a resource-hungry
world. At the same time, shorter and less costly sea routes are being proposed for
transportation of cargo between Asia, Europe and North America—possibly through
Canada’s fabled Northwest Passage. As the ice recedes, Arctic waters will also be open
to other marine traffic, allowing resource development on and off shore, and clearing
the way for more tourists to take Arctic cruises.
Resources and transportation routes, of course, have long been points of contention
among nations and a leading cause of conflict. Access to resources and transportation
routes is considered a matter of national security everywhere. It is no surprise, then,
that nations—especially Arctic nations—are thinking about and preparing for the future.
That preparation includes increasing their military presence and capabilities in their
respective Arctic zones.
Canada is a leading Arctic player, enmeshed in a web of international bodies that
research, discuss and deal with Arctic issues, as well as being party to international
agreements concerning the Arctic. Our territory north of the 60th parallel, at about four
million square kilometers, is bigger than India, the world’s seventh largest country. It is
rich in natural resources and its people look forward to increased development
opportunities.3
The present Canadian government has taken a particular interest in the Canadian Arctic
that reflects the region’s growing importance in world affairs, and in our national life.
The Canada First Defence Strategy, for instance, speaks to defence of the Arctic and
includes plans for six to eight Arctic/offshore patrol ships. Canada’s Northern Strategy
outlines measures for exercising sovereignty in the Arctic—including design and
construction of a new Polar Class icebreaker, and expansion of Canadian Forces facilities
and capabilities. More recently, the government outlined a Canadian Arctic Foreign
Policy. And the prime minister has taken a great personal interest, visiting the Arctic for
several days at a time each year since taking office. As Canada’s Foreign Affairs Minister
2
Canada. Parliament. Senate. Standing Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue
No. 2, March 29, 2010, p. 19). 40 th Parliament, 3rd Session, 2010. Ottawa: Public Works and Government
Services Canada, 2010.
3
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 10, December 13,
2010, p. 36).
v
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
Lawrence Cannon told the Committee, “The importance of the Arctic and Canada’s
interest in the North have never been greater.”4
The Canadian Arctic, of course, is not dispute-free, and news of these issues frequently
makes headlines, which tend to play them up as conflicts.
Canada and Denmark, for instance, have two minor disputes, one over who owns a tiny
island, the other over two small patches of the Arctic Ocean north of Ellesmere Island
and Greenland. That said, it should be noted that Canada and Denmark cooperate both
militarily and otherwise in the Arctic, are both members of the Arctic Council and “The
Arctic Five,” and are working on a negotiated settlement of these disputes.
Of greater significance is a boundary dispute between Canada and the United States in
the Beaufort Sea of the Western Arctic—greater because it involves a large wedge of
resource-rich sea floor over which each nation asserts ownership. Again, however, our
two countries are long-time allies, partners in defence, as well as each other’s largest
trading partners. We are also both members of the Arctic Council and our governments
are quietly working on a negotiated settlement of the Beaufort dispute, whose
resolution is now a number one Canadian priority.5
The biggest headline maker by far, however, is the Canada–US dispute over the
Northwest Passage. Canada asserts that the Passage’s waters are internal, fully subject
to our laws and regulations. The United States and many other countries say the
Northwest Passage is an international strait, meaning that all nations have the right of
so-called “innocent passage.” It is an emotive issue for Canadians in that it involves
national pride, our view of ourselves as an Arctic nation, what seems like a challenge to
our sovereignty, and, among some, resentment of the United States. It is also an issue
over which our two nations have agreed to disagree. And the dispute may ultimately be
theoretical. The Committee heard informed testimony that for various reasons, the
Northwest Passage may not be of interest to the world’s shipping lines any time soon.
Beyond these managed disputes, there is a broader international picture to consider.
Arctic Ocean coastal states have the most to gain from greater access to the Arctic
seabed’s resources. The United Nations Convention on the Law of the Sea (UNCLOS)
permits each of the world’s coastal states to claim an extended continental shelf with
exclusive seabed resource rights, provided there is additional continental shelf available
adjacent to their territory beyond their 200 mile Exclusive Economic Zone (EEZ). The five
Arctic Ocean coastal states, including Canada, are determining the extent of their
extended continental shelves. Canada will submit its claim in 2013. Collectively, these
claims will give the five coastal states exclusive rights to a considerable area of seafloor.
4
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 8, November 1,
2010, p. 44).
5
Department of Foreign Affairs and International Trade. Statement on Canada’s Arctic Foreign Policy.
August 20, 2010. Available: http://www.international.gc.ca/polar-polaire/assets/pdfs/CAFP_bookletPECA_livret-eng.pdf [Accessed: February 10, 2011]
vi
Introduction
It remains to be seen whether or not Canada’s claim overlaps anyone else’s, but if so it is
a matter for determination under UNCLOS.
This UNCLOS process in the Arctic, however, shuts out states that do not have an Arctic
coastline. This has not stemmed their interest. China, most notably, appears to be
positioning itself to be an Arctic player despite having no Arctic territory, carrying out
both Arctic and Antarctic scientific research. Furthermore, a retired Chinese rear admiral
and several academics have openly said, in effect, that they wish their country to be
more assertive concerning the Arctic, and on the world stage generally.
In considering Canada’s national security in the Arctic, many questions must be asked.

Is the Canadian government sufficiently aware of what goes on in this vast,
sparsely settled place?

Is Canada keeping pace with developments unfolding due to climate change?

Is the region again becoming militarized, as it was during the Cold War, as some
fear?

What are the military threats, if any, that Canada faces in the Arctic?

What are the non-military threats to our security there?

Is Canada doing what needs to be done to protect our territory in the North from
threats to our security?

Does Canada have the search and rescue capabilities there to assure the security
of people on land, at sea, and travelling by air—a pertinent question considering
the old age of our Air Force search and rescue planes, their bases far from the
Arctic and the long delay in the Fixed Wing Search and Rescue aircraft
acquisition?

And considering that three ships ran aground in the Arctic in the summer of
2010, are the region’s waters adequately charted (another aspect of situational
awareness), and are transportation and environmental regulations adequate to
deal with trouble when it arises?
These questions, and the issues mentioned earlier were the focus of testimony at our
Committee’s hearings. Some witnesses view developments in the Arctic with concern
and would like to see the Canadian government doing considerably more to make sure
Canada is prepared for worst-case scenarios. Others believe that international disputes
in the Canadian Arctic, and the Arctic generally, are well in hand and that Canada is part
of a strong international system that has successfully managed Arctic issues peacefully
and cooperatively, and is likely to continue doing so.
vii
The first and most critical pillar of our Northern Strategy is exercising Canadian
Arctic sovereignty.6
Hon. Lawrence Cannon, Minister of Foreign Affairs
Sovereignty—a clarification
“Arctic sovereignty” is a phrase much used and sometimes abused in Canada. The
notion is often floated that that this country “claims” sovereignty in the Arctic, which
suggests that our sovereignty there is somehow lacking or dubious. There has also been
a tendency to think of sovereignty and security as the same thing. Two witnesses
strongly challenged this view, and the confusion over the two words. It is worth quoting
them here to put this misperception to rest.
First, Whitney Lackenbauer, professor at St. Jerome’s University, distinguished between
sovereignty and security, pointing out that “… sovereignty is actually a legal concept
which entails ownership and the right to control over a specific area regulated by a
clearly defined set of international laws.”7
Alan Kessel, legal advisor to the Department of Foreign Affairs and International Trade,
then took issue with those who say Canada “claims” sovereignty. “This is a misnomer;
you do not claim something that you own.”8 Mr. Kessel then highlighted the difference
between sovereignty and security, and the danger in confusing the two.
If you have a house and someone runs through your backyard in the middle of
the night, you do not lose sovereignty of your house. You still own it. You may
question the security of your backyard, and you may want to look into that, but
you do not lose ownership of something just because you question whether it is
secure enough. That is the key in understanding this particular issue because
once you start falling into the realm of ‘If it is not secure, it is not mine,’ I think
you have lost much of your argument. It is always yours.9
Canada therefore does not claim sovereignty of the Arctic. We own it. As Mr. Kessel put
it, “Canadian Arctic sovereignty is long-standing, well established and based on historic
title.”10 The exercise of that sovereignty then becomes key, to demonstrate that we’re
taking care of what is ours. Securing our Arctic is an important part of exercising our
sovereignty, not tantamount to sovereignty itself.
6
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 8, November 1,
2010, p. 45).
7
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p. 39).
8
Ibid., 60–61.
9
Ibid., 61.
10
Ibid.
1
Canada’s Arctic—the Domestic Scene
CANADIAN FORCES AND THE ARCTIC
… it is harder to sustain operations in the Arctic than it is to sustain operations
logistically in Afghanistan … what you bring is what you have.11
General Walt Natynczyk, Chief of the Defence Staff
There are four Canadian Forces operational commands.12 Canada Command is
responsible for domestic and continental operations, including in the North. It exercises
this responsibility largely through Joint Task Force (North)—JTFN.
Headquartered in Yellowknife, JTFN provides Canada Command with an operational
headquarters, “with the capability to effectively plan, command, support, and execute
joint, integrated and combined expeditionary operations throughout the North.”13
JTFN’s area of responsibility covers a lot of real estate—about four million square
kilometres, or 40 percent of Canada’s land mass and 75% of its coastline. This includes
the 94 major islands and 36,469 minor islands of the Arctic Archipelago.
JTFN’s role “is to exercise Canadian sovereignty north of the 60 th parallel, to coordinate
and support CF activities in the North, and to provide liaison with the territorial
governments…”14
One Air Force unit is based full time in the North: 440 Transport Squadron in
Yellowknife, which operates Twin Otter aircraft for airlift, utility and liaison flights, as
well for search and rescue.
The Air Force also operates the Canadian Forces Station at Alert—the northernmost
permanently inhabited place in the world, at the northeast tip of Ellesmere Island about
817 km from the North Pole. CFS Alert collects signals intelligence and supports search
and rescue radio frequency direction finding, and provides other services as directed.15
11
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 5, June 7, 2010,
p. 71).
12
The others include Expeditionary Force Command, Special Operations Forces Command, and
Operational Support Command.
13
National Defence. National Defence and the Canadian Forces: Welcome to Joint Task Force (North)
(JTFN). Available: http://www.cfna.forces.ca/site/index-eng.asp [Modified: December 21, 2010]
14
National Defence. Canada Command Backgrounder bg #09.002a: The Canadian Forces In The North.
Available: http://www.canadacom.forces.gc.ca/nr-sp/bg-do/09-002a-eng.asp [Modified: November 25,
2010]
15
National Defence. Canada’s Air Force. Canadian Forces Station Alert: On Top of the World. Available:
http://www.airforce.forces.gc.ca/8w-8e/alert/index-eng.asp [Modified: December 9, 2009]
3
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
The Air Force, too, conducts Northern Patrols using aging CP-140 Aurora maritime patrol
aircraft to monitor illegal fishing and other violations of Canadian law.16
There are three major recurring training exercises conducted each year in the Arctic—
Nunalivut, Nunakput, and Nanook—as well as other operations from time to time.
Brigadier-General (BGen) D.B. Millar, Commander of Joint Task Force (North) stated:
“We practice scenarios where a cruise ship collides with an iceberg and we have to
disembark passengers, or on a fire on board, or an oil spill from the future tankers that
are expected to traverse the North.”17
The Air Force, along with NORAD, maintains four Forward Operating Bases in the Arctic
for deployment of fighter aircraft when the need arises (at Inuvik, Yellowknife, Iqaluit,
Rankin Inlet).
NORAD operates the North Warning System, 15 long range and 39 short-range radars
along the entire Arctic coast of North America, a buffer 4,800 km long and 320 km wide
from Alaska to Newfoundland that detects any approaching aircraft.18 The Canadian part
of the North Warning System is operated and maintained by Pan Arctic Inuit Logistics.19
To improve the situational awareness of the Canadian Forces in the Arctic, a four-year
Northern Watch Technology Demonstration Project is underway, run by Defence
Research and Development Canada. Northern Watch researchers are testing both
surface and underwater sensors “to collect surveillance data at a navigation
chokepoint.” They are also running simulations using data from surface and space-based
sensors.20
The Polar Epsilon Project uses imagery and other information from RADARSAT 2, to
enhance the land and sea surveillance capabilities of the Canadian Forces, giving the CF
an all-weather, day-night eye on the North. According to DND, “the Project delivered its
Arctic surveillance capability to Canada Command on June 17, 2010.”21
16
National Defence. Canada Command Backgrounder bg #09.002a: The Canadian Forces In The North.
Available: http://www.canadacom.forces.gc.ca/nr-sp/bg-do/09-002a-eng.asp [Modified: November 25,
2010]
17
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, April 12,
2010, p. 71).
18
National Defence. The Canadian Forces of the North American Aerospace Defence Command,
Available: www.norad.mil/about/canadian_Forces.doc [Accessed: February 7, 2011]
19
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 10, December
13, 2010, p.35).
20
Defence Research Development Canada. Northern Watch TD – Overview. Available:
http://www.ottawa.drdc-rddc.gc.ca/html/project_overview-eng.html [Modified: July 5, 2010]
21
National Defence. Polar Epsilon Project BG 10-014, June 29, 2010. Available:
http://www.forces.gc.ca/site/news-nouvelles/news-nouvelles-eng.asp?cat=00&id=3451 [Accessed : March
17, 2011]
4
Canada’s Arctic—the Domestic Scene
Coming up is the new RADARSAT Constellation project—three satellites to be launched
in 2014 and 2015 to “provide complete coverage of Canada’s land and oceans offering
an average daily revisit.”22
In addition, the Government has announced several Canadian Forces initiatives for the
Arctic:

New fixed wing search and rescue aircraft will replace the aging C-115 Buffalo
and C-130 aircraft;

Between six and eight Arctic/offshore patrol ships are to be built for the Navy, to
operate part of the time in the Arctic; these are currently at the project
definition stage, with the first to be launched in 2015;

A deep water berthing and refuelling station is being built for the Navy at
Nanisivik on the Borden Peninsula of Baffin Island, near a now-defunct lead-zinc
mine;

The Canadian Forces Arctic Training Centre is being built at Qausuittuq (Resolute
Bay) on Cornwallis Island, to train up to 100 personnel at a time; it will be able to
serve as a command post for emergency operations and disaster response;

Four Arctic Response Company Groups—Canadian Forces reservists from militia
regiments in southern Canada—are being trained in Arctic operations in case
they need to be deployed there.
On that last point, however, the commander of Joint Task Force (North) was asked
whether southern troops have the ability to do more than operate at the survival level
and with a minimum of tactical capability in the Arctic. “No, we do not,” BGen Millar
told the Committee, “In years past we did. We had tremendous capability with the
Canadian Forces to operate and deploy to the North.” But he added that since the
attacks of 9-11, “We are at the stage of rebuilding that very capability that we used to
have.”23
Finally, there was strong Northern endorsement for the Canadian military presence
there. Corporate executive Charlie Lyall, an Inuk, said that “For Inuit, an active military
presence in the Arctic is vital and provides strong partnerships for its major projects.” 24
He told the Committee that Inuit participation in clean up of old Distant Early Warning
(DEW) sites had expanded their capacity for Northern contract work, as well as for
undertaking contract negotiations. He also spoke about the Inuit role in North Warning
22
Canadian Space Agency. RADARSAT Constellation. Available: http://www.asccsa.gc.ca/eng/satellites/radarsat/default.asp [Accessed: February 10, 2011]
23
Senate Standing Committee on National Security and Defence. Proceedings.(Issue No. 2, April 12, 2010,
p. 65).
24
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings.(Issue No. 10, December 13,
2010, p. 34).
5
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
System operation and maintenance. “DND can continue to play a vital role in the fiscal
and corporate development process for Inuit.”25
THE CANADIAN RANGERS
Their motto is “Vigilans”—“The watchers.” They are a unique force, a subcomponent of
the Canadian Forces Reserve that, in the Arctic, falls under command of Canada
Command’s Joint Task Force (North). The Rangers perform “national-security and publicsafety missions in those sparsely settled northern, coastal and isolated areas of Canada
which cannot conveniently or economically be covered by other elements or
components of the CF.” 26
In the Arctic, the Rangers are made up of the community at large, unique in the CF
Reserve for being selected by their communities instead of recruited by the military. As
a result, “the community becomes completely involved in the safety and security of that
area.”27
Wearing distinctive red caps, and red hooded sweatshirts with insignia, each is provided
with a bolt action Lee Enfield No. 4 .303 calibre rifle and 200 rounds of ammunition
annually. Rangers are the ultimate citizen soldiers. They report on unusual activity they
see as they travel and hunt near their communities. They also conduct sovereignty
patrols as assigned by Canadian Forces, provide local search and rescue when the need
arises, periodically check unstaffed North Warning System radar sites for damage, and
train with and help train non-indigenous members of the Canadian Forces in how to
work and survive in the harsh Arctic world.28. 29 To carry out its missions in the Arctic,
JTFN primarily employs 1 Canadian Ranger Patrol Group.
Rangers are employed part time. They are paid when training and when assigned to
assist the Canadian Forces. They are reimbursed expenses for use of their personal
equipment such as vehicles, boats and snowmobiles.30
Witnesses had nothing but praise and enthusiasm for the Rangers, and none more so
than their then-commanding officer, BGen D.B. Millar:
The jewel in the crown of the Canadian Forces in the North, our first responders,
is our Rangers. I have 1,600 Rangers under my command at 57 out of 71
25
Ibid., 35.
National Defence. Canadian Rangers. Available: http://www.army.forces.gc.ca/land-terre/cr-rc/indexeng.asp [Modified: May 12, 2010]
27
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings (Issue No. 2, April 12, 2010,
p. 68).
28
National Defence. Canadian Rangers. Canadian Rangers Patrol Group (CRPG). Available:
http://www.army.forces.gc.ca/land-terre/cr-rc/crpg-gprc-eng.asp [Modified: May 12, 2010]
29
National Defence. Canadian Rangers. Training. Available: http://www.army.forces.gc.ca/land-terre/crrc/training-instruction/index-eng.asp [Modified: May 13, 2010]
30
National Defence. Canadian Rangers play a vital role in the North. Available:
http://www.army.forces.gc.ca/3crpg/eng/rangers-faqs-eng.html [Modified: June 19, 2009]
26
6
Canada’s Arctic—the Domestic Scene
communities in the North. When you plot that on a map, you have a tremendous
footprint. The Rangers have significant capabilities and survival and navigation
skills, and they are truly the boots on the ground.31
Rob Huebert, associate director of the Centre For Military and Strategic Studies at the
University of Calgary, said, “There is no question that the indigenous knowledge, the
Aboriginal knowledge that the various Inuit and Dene and other members of the
Rangers bring is the answer. Given so many of the difficulties for southern troops in
dealing with such a foreign landscape, having instead people for whom it is their home,
their backyard, is the way to go.”32
BGen Millar added that with communities ranging in size from 250 to 1,000 people, and
with Ranger patrols numbering as many as 35 Rangers, they provide a sizable response
capability. “I have an advantage as I have Rangers on call at a moment’s notice in the
very communities where the security issue exists. In this situation, our response time is
immediate.”33
Charlie Lyall summed things up. “The Rangers are a flexible, inexpensive and culturally
inclusive way for Canada to show the flag in the North in a relationship that has been
forged over half a century. The Rangers also encourage local leadership and capacity
building in our community.”34
The Government, as Prime Minister Harper announced in 2007, is enlarging the
Canadian Rangers.35 JTFN will add 300 Rangers, bringing the total up to 1,900 in the
North, with numbers nationwide to rise from about 4,000 up to 5,000.36
In addition, the Canadian Forces are carrying out a Ranger Modernization Project to look
at all aspects of uniform and equipment—including whether or not to replace the
Rangers’ 1940s vintage bolt action Lee Enfield .303 rifle. The problem is not the firearm,
described by BGen Millar as “… fantastic in its simplicity.”37 The issue, he told the
Committee, was a growing difficulty in finding spare parts. However, during a visit in
January 2011 to Canadian Rangers in Yukon, General Walt Natynczyk reportedly said
31
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, April 12,
2010, p. 66).
32
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings.(Issue No. 2, March 29,
2010, p. 17).
33
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings.(Issue No. 2, April 12, 2010,
p. 66).
34
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings.(Issue No. 10, December 13,
2010, p. 34).
35
Prime Minister of Canada. Canadian Forces Arctic Training Centre. Available:
http://www.pm.gc.ca/eng/media.asp?id=1785 [Accessed: February 10, 2011]
36
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings.(Issue No. 2, April 12, 2010,
p. 67).
37
Ibid., 68.
7
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
he’d been told by a Ranger that “‘… when anyone on my patrol breaks this weapon, I
can go on the internet and order the parts, and it’s delivered in a week.’” 38
To any who might look askance at our Northern frontline reservists using so old and
basic a rifle, BGen Millar pointed out that in the North, “… simple is best. You want a
weapon that will not jam and will continue to function after you put it in the bottom of
your boat or you have thrown it on the back of your komatik *sled+.”39 If the weapon
were to be replaced, said BGen Millar, one of the criteria would be to keep it “simple
and rugged.”40
The same, he said holds true for any equipment to be used by the Rangers, including the
Ski-Doo. “We do not use four-stroke Ski-Doos because they have electronic start and are
liquid cooled. In minus 50 degree weather, the batteries run out very quickly and the
liquid freezes, so a two-stroke satisfies our requirements. Simple is best.”41
As for other plans to expand and modernize the Rangers, BGen Millar spoke of creating
rapid reaction force high-readiness Ranger units, building a new centralized training
facility for Ranger recruits and senior leadership, and helping them develop a coastline
watercraft capability (a trial was to have been conducted on the Mackenzie River in the
summer of 2010).42
The Committee heard a range of views about the Rangers. Professor Michael Byers of
the University of British Columbia liked the idea of equipping them with small boats.43
He also pointed out that the Rangers, “provide a source of part-time employment and
pride for thousands of young men and women, which needs to be developed as well as
a way of helping with the social and economic development of the North.” 44
Professor Huebert told the Committee, “Honestly, I think we can do a lot more, and we
have no idea how far we could push the *Rangers’+ capacity, even with the small
numbers we are speaking of.”45
38
Jason Unrau, “General visits „the eyes and ears of Canada,‟” The Whitehorse Star, January 12, 2011, p. 4.
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings.(Issue No. 2, April 12, 2010,
p. 68).
40
Ibid.
41
Ibid.
42
Ibid., 64.
43
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p. 90).
44
Ibid., 89-90.
45
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings.(Issue No. 2, March 29,
2010, p. 18).
39
8
Canada’s Arctic—the Domestic Scene
But Professor Lackenbauer stated:
The danger, of course, is to manage expectations so that policy-makers do not try to
make the Rangers into something they are not. They are Reservists, but they cannot be
expected to possess the same capabilities as southern-based units. Making them more
military will neither improve Canada’s security nor our sovereignty. … The Rangers are
not broken, and I see danger in trying to fix them.46
SEARCH AND RESCUE
The next big issue will be the search and rescue part as the North becomes more
open. As you know, flights now go over the North Pole, which never used to
happen before, during the Cold War. We are aware that man-made machines do
have issues on occasion. How would we deal with that? 47
Alan Kessel, Legal Advisor, Department of Foreign Affairs
Canada is huge. The Arctic occupies about 40% of our territory. Across this nation,
including in the North, people are active on land, on and under water, and in the air.
Frequently they get lost and/or find themselves in trouble. That is where search and
rescue (SAR) comes in.
“Search and rescue is a challenging file for us,” we were told by Canada’s Chief of the Air
Staff, Lieutenant-General André Deschamps. “Canada has the largest search and rescue
area in the world”—about 15 million square kilometres.48 This is nearly five times the
size of India (3,287,263 km2)49 .
The minister of national defence is the lead minister for search and rescue. The
Canadian Forces help coordinate search and rescue activities throughout Canada, as
well as providing search and rescue aircraft and personnel. But they are not the only
players. Also involved are:

The territories, provinces and municipalities; they are responsible overall for land
and inland waters SAR, except in national parks;

The Royal Canadian Mounted Police (Public Safety Canada), which, as the police
force of jurisdiction in eight of ten provinces and in the territories, is directly
responsible for land and inland waters SAR;50 in the Arctic they are assisted in
conducting ground searches by the Canadian Rangers;
46
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p. 42).
47
Ibid., 73.
48
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 5, May 31, 2010,
p. 46).
49
Central Intelligence Agency, The World Fact Book. Available:
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/in.html [Accessed: March 8, 2011]
50
Royal Canadian Mounted Police. Search and Rescue. Available: http://www.rcmp-grc.gc.ca/ccapsspcca/rs-eng.htm [Modified: 15 December 2006]
9
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic

The Canadian Coast Guard (Fisheries and Oceans Canada) which carries out
maritime and coastal SAR, and together with the Canadian Forces runs Joint
Rescue Coordination Centres (see below); the CCG also administers the Northern
Canada Vessel Traffic Services Zone (NORDREG—Transport Canada’s rules for
safe navigation and environmental protection in the Arctic), and provides
icebreaking services;

Transport Canada, which regulates air, land, and marine transportation—for
instance, via the NORDREG and the Canadian Aviation Regulations (e.g. rules for
aircraft Emergency Locator Transmitters—ELTs);51, 52

Environment Canada’s Meteorological Service of Canada and Canadian Ice
Service respectively provide weather forecasts and ice information;

Parks Canada (an agency of Heritage Canada), which is the lead when people run
into trouble in national parks;

The Civil Air Search and Rescue Association (CASARA), a volunteer body of
aircraft owners and pilots provides additional SAR assistance when it is needed,
but only in southern Canada until now.
The three Joint Rescue Coordination Centres (JRCC), mentioned above, stand ready at
the first report of a problem anywhere in Canada to offer a coordinated response.
Jointly staffed by Canadian Forces (Air Force) and Canadian Coast Guard personnel, the
JRCC are located in Victoria, Trenton and Halifax. These operate around the clock every
day of the year.
Each centre, in addition to covering its designated part of Southern Canada, is
responsible for a portion of the Arctic. Victoria covers Yukon. Trenton covers the central
Arctic. Halifax covers eastern Baffin Island and the northernmost (Arctic) parts of
Quebec and Newfoundland–Labrador.
Air Force SAR aircraft are based at Comox, Winnipeg, Trenton, Greenwood (Nova
Scotia), and Gander. They include the large four-engine C-130 Hercules, mid-size twin
engine C-115 Buffalo and the new CH-149 Cormorant helicopters. Other Air Force
aircraft can be called upon if needed. In 2009, SAR crews responded to more than 8,700
calls for help.53
51
Transport Canada. Northern Canada Vessel Traffic Services (NORDREG). Available:
http://www.tc.gc.ca/eng/marinesafety/debs-arctic-shipping-operations-nordreg-357.htm [Modified:
November 16, 2010]
52
Transport Canada. Canadian Aviation Regulations 2010-2, Part VI - General Operating and Flight Rules
Subpart 5 - Aircraft Requirements, 606.38. Available:
http://www.tc.gc.ca/eng/civilaviation/regserv/cars/part6-605-2438.htm#605_38 [Modified: December 1,
2009]
53
National Defence. Canada‟s Air Force. Search and Rescue. Available:
http://www.airforce.forces.gc.ca/v2/page-eng.asp?id=17#s2 [Modified: March 25, 2010]
10
Canada’s Arctic—the Domestic Scene
Each of the three Search and Rescue Regions (SRR) keeps one of each type of aircraft
per SAR squadron ready to be airborne within 30 minutes during weekdays from 8 a.m.
to 4 p.m. local time, and within 2 hours at other times.54 In other words, aircraft are
always on standby to respond. It should be noted, however, they are on standby in
southern Canada, not the Arctic—see witness commentary, below.
As to the role played by private aviation in SAR, Foreign Affairs Minister Lawrence
Cannon elaborated on this in a letter, at the request of the Committee.
“Expedience,” he wrote, “is a fundamental and guiding principle for search and rescue
coordinators who rely on any available and appropriate means to provide necessary
assistance. This includes access to any and all other Canadian Forces aircraft,
commercial aircraft, private aircraft and, where appropriate, aircraft of bordering
nations, such as the United States.”55
Minister Cannon pointed out that the Joint Rescue Coordination Centres, with the help
of Joint Task Force (North), maintain up to date information, “on facilities, capabilities
and contacts for northern-based aircraft and operators and can and do access these
resources very rapidly when needed.”56
In addition, a new Canadian Forces initiative is being launched this year (2011).
Voluntary private resources (aircraft and pilots) of the Civil Air Search and Rescue
Association (CASARA) have long been used in southern Canada to help locate missing
aircraft. That resource is now being extended to the North to “blend the availability of
such volunteer search and rescue mission coordinators and aerial ‘spotters’ with
chartered commercial aircraft based in the North to provide not only a rapid search and
homing capability, but also the capacity to deliver protective clothing, communications,
shelter and sustenance supplies to victims”57 until they can be rescued by helicopter,
boat or overland.
Minister Cannon also told the Committee that an Arctic Council Search and Rescue
Treaty has been negotiated by the eight Arctic Council nations to, “provide procedural
facilitation of access to assistance from other circumpolar nations for incidents in the
North.”58
Witnesses made two basic observations about search and rescue in the Arctic. First, the
need is on the rise. Second, response times are potentially too slow given that Canadian
Forces SAR air assets are based almost entirely in southern Canada.
54
National Defence. National Defence and the Canadian Forces. Canadian Forces Search and Rescue SAR
BG 09.001. Available: http://www.canadacom.forces.gc.ca/sar-res/SAR-BG09001-eng.asp [Modified:
November 25, 2010]
55
Hon. Lawrence Cannon, letter to Hon. Senator Pamela Wallin, November 23, 2010.
56
Ibid.
57
Ibid.
58
Ibid.
11
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
Colonel (Retired) Pierre Leblanc, the former commander of Joint Task Force (North), told
a story to make the point. “We had a case while I was a commander where a small
aircraft travelling to Yellowknife crashed. The crew on board survived the crash, but
they died of exposure before search and rescue arrived. … Time is of the essence with
search and rescue in the High Arctic.”59
Col (Ret’d) Leblanc pointed out that with SAR aircraft based in southern Canada, it can
take eight to 10 hours “before the aircraft will be physically over the target to drop
either SAR technicians or equipment that will provide shelter for the people there.”60
Professor Byers added an international dimension. “If we want other countries to take
us seriously as an Arctic power, we need to be able to conduct search-and-rescue
missions in a very timely fashion.”61
Yukon Premier Dennis Fentie agreed. “With the situation developing in the Northwest
Passage and all that goes with that, establishing SAR centres across the North is critical.
However, it also clearly represents that the nation … is putting its footprint on the
ground in the North…”62
Charlie Lyall echoed points made by both Leblanc and Fentie. “It would be nothing but
advantageous for search and rescue to be situated in the North. … For people in Iqaluit
or Rankin Inlet or Cambridge Bay, being able to search an area in a matter of hours
instead of 24 hours would make a huge difference.”63
Professor Byers spoke of the need to acquire the proposed new fixed wing search and
rescue aircraft, and talked about having a “paratroop” capacity “so that we can respond
quickly if a major commercial airliner were to crash-land in the High Arctic.”64
Col (Ret’d) Leblanc made the specific suggestion that Canadian Forces base a single C130 Hercules aircraft at Yellowknife, home to Joint Task Force (North), rotating it south
for maintenance but always keeping one on station. “Yellowknife is almost dead centre
of the High Arctic, so one can go east, west or further north within a relatively short
period of time.”65
However, BGen D.B. Millar, commander of Joint Task Force (North), noted that there are
Canadian Forces Twin Otter aircraft based at Yellowknife as part of 440 Transport
Squadron, “… a very capable plane that can land on any surface, including snow and ice,
59
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p. 95).
60
Ibid., 94.
61
Ibid., 83–84.
62
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 10, December
13, 2010, p. 28).
63
Ibid., 40.
64
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, pp. 83-84).
65
Ibid., 101–102.
12
Canada’s Arctic—the Domestic Scene
so we will employ those if required as well.”66 There are four Twin Otters at
Yellowknife.67
And Chief of the Air Staff, Lieutenant-General André Deschamps, spoke of the new
agreement, described in Minister Cannon’s letter to the Committee, to bring the Civil Air
Search and Rescue Association (CASARA) into the Northern SAR picture starting this
year. “We provide training and oversight, and in return they provide us with a large
network of volunteers.”68
In the North, because commercial operators predominate, LGen Deschamps indicated
that there had been recent encouraging talks in Whitehorse with commercial operators
to see about having them operate within a volunteer organization. “That is positive
because those operators are knowledgeable about the Arctic and would be a great force
multiplier for us.”69 BGen Millar was likewise enthusiastic: “… it just makes sense to be
able to harness that capability in support of our search and rescue.”70
A word here about Air Force SAR aircraft.
The aging CC-115 Buffalo and CC-130 Hercules fixed wing aircraft need to be replaced.
They have been the backbone of Canada’s SAR fleet since the 1960s. In 2004, a
Statement of Operational Requirements (SOR) was drafted for replacement fixed wing
SAR airplanes—but in the fall of 2010, after program delays due to higher priority
procurements, comments on the SOR by industry and an SOR review by the National
Research Council, the Department of National Defence has gone back almost to square
one and is drafting a new SOR. In the meantime, Canada’s shrinking fleet of elderly
Buffaloes and Hercules keeps flying.71
Defence Minister Peter MacKay, however, has indicated that the wait will soon be over.
“We now have the path forward. We have the information required and we going to
proceed in a way that will see us purchase new fixed wing aircraft in the very near
future.”72
66
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, April 12,
2010, p. 73).
67
National Defence. Canada’s Air Force. General Information. 440 Transport Squadron. Available:
http://www.airforce.forces.gc.ca/17w-17e/sqns-escs/page-eng.asp?id=413 [Accessed: March 11, 2011]
68
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 5, May 31, 2010,
p. 47).
69
Ibid.
70
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, April 12,
2010, p. 72).
71
Government of Canada. Canada News Centre. Fixed-wing search and rescue, BG 10.005. March 15,
2010. Available: http://news.gc.ca/web/articleeng.do?crtr.sj1D=&mthd=advSrch&crtr.mnthndVl=&nid=520669&crtr.dpt1D=&crtr.tp1D=&crtr.lc1D=&c
rtr.yrStrtVl=&crtr.kw=statement&crtr.dyStrtVl=&crtr.aud1D=&crtr.mnthStrtVl=&crtr.yrndVl=&crtr.dynd
Vl= [Modified March 18, 2010]
72
Canada. Parliament. House of Commons. Debates, 40th Parliament, 3rd Session, Vol. 145, No. 050. May
27, 2010. (Online). Available:
13
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
SITUATIONAL AWARENESS
On August 27, 2010, the cruise ship Clipper Adventurer ran aground on an uncharted
rock lying three metres below the surface of Coronation Gulf, about 55 kilometres from
the community of Kugluktuk (Coppermine), NWT. No one was injured. All passengers
were safely rescued by the Canadian Coast Guard. No environmental damage was done.
The ship was eventually safely re-floated. The incident, however, revealed a gaping hole
in Canada’s Arctic situational awareness—inadequate marine navigational charting.
The Canadian Arctic, to again use the cliché, is vast, remote and thinly populated.
Despite this, the Government has a responsibility to be aware of what transpires there
and to provide that information to those using the Arctic.
Decades ago, the RCMP set up posts in Northern communities, and famously patrolled
by dog sled. They also patrolled Arctic waters by boat. The RCMP are still there, but over
the years they have been joined by employees of other federal government
departments.
The Canadian Coast Guard’s icebreaking program keeps harbours open as necessary,
and provides icebreaking and escort for Government and commercial vessels in the
Arctic.73
The Canadian Forces have long had assets and personnel in the North and are increasing
their presence and capabilities, as outlined earlier. The Canadian Rangers are perhaps
their best-known contingent—permanent, community-based part-time reservists.
The Canadian Forces, as mentioned, are also partnered with the American military in
NORAD, watching the skies above and now the seas for any sign of threat to the
continent’s approaches, including in the Arctic, using radar and satellite surveillance.
The Canadian Space Agency and MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. continue to
design, build and launch increasingly sophisticated RADARSAT satellites that provide
high resolution images to Canadian Government departments for many purposes,
including coastal and marine surveillance and security.74
Canadian Forces have been using this data for their Polar Epsilon Project—all-weather,
day-night surveillance to detect and track foreign vessels,75 and maintain “Arctic
http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?Language=E&Mode=1&Parl=40&Ses=3&Do
cId=4559699. [Accessed: February 10, 2011]
73
Fisheries and Oceans Canada. Canadian Coast Guard. Icebreaking. Available: http://www.ccggcc.gc.ca/eng/Central_Arctic/Icebreaking [Modified: December 18, 2009]
74
Canadian Space Agency. RADARSAT-2 Overview. Available: http://www.asccsa.gc.ca/eng/satellites/radarsat2/inf_over.asp [Modified: November 23, 2007]
75
National Defence. National Defence and the Canadian Forces. Backgrounder Polar Epsilon Project.
Available:, http://www.comfec.forces.gc.ca/pa-ap/nr-sp/doc-eng.asp?id=2931 [Modified: March 30, 2009]
14
Canada’s Arctic—the Domestic Scene
situational awareness” to respond to natural disasters, environmental crises, and assist
with search and rescue.76
Next to go into orbit will be three satellites in the RADARSAT Constellation series—the
first time that RADARSAT will have taken a multi-satellite approach. They will be
launched in 2014 and 2015, and will be able to spot details as small as one metre by
three.77
In the meantime, Defence Research and Development Canada, an agency of the
Department of National Defence, has been carrying out trials in a technology
demonstration project called Northern Watch, testing a system of surface and
underwater sensors “that could collect surveillance data at navigation choke points
where marine traffic passes through.”78
Canada also maintains situational awareness through law and regulation in the North,
particularly through NORDREG—the Northern Canada Vessel Traffic Services Zone. In
the summer of 2010, NORDREG was extended from 100 nautical miles to 200 nautical
miles offshore.
Whereas NORDREG compliance was originally voluntary, as of summer 2010 it became
mandatory.79 All vessels of 300 gross tonnes or more, or 500 gross tonnes combined
weight if involved in a towing or pushing operation, and any vessel or combination of
vessels carrying pollutants or dangerous goods, must submit reports before entering,
while in, and upon leaving the NORDREG Zone.
The Canadian Coast Guard must verify that the vessels are suitably constructed to
withstand ice conditions, monitor their location at all times, and provide support
services including updated ice condition information.80 Col (Ret’d) Leblanc
recommended that all vessels, not just those over 300 gross tonnes, be subject to
NORDREG.81
All of the above provide Arctic situational awareness, but there is an additional
component. “The front line in the North, when it comes to security and sovereignty,
happens to be northern people and their communities,” we were told by Yukon Premier
76
National Defence. National Defence and the Canadian Forces. Canada Command Backgrounder BG
#09.002a, The Canadian Forces in the North. Available: http://www.canadacom.forces.gc.ca/nr-sp/bgdo/09-002a-eng.asp [Modified: August 17, 2009]
77
Canadian Space Agency. RADARSAT Constellation. Available: http://www.asccsa.gc.ca/eng/satellites/radarsat/default.asp[Modified: August 26, 2010]
78
Defence Research and Development Canada. Northern Watch: a window into Canadian Arctic
Surveillance. Available: http://www.drdc-rddc.gc.ca/news-nouvelles/spotlight-pleinfeux/index-eng.asp
[Modified: March 12, 2009]
79
Transport Canada. Government of Canada Takes Action To Protect Canadian Arctic Waters. Available:
http://www.tc.gc.ca/eng/mediaroom/releases-2010-h078e-6019.htm [Modified: June 23, 2010]
80
Transport Canada. Northern Canada Vessel Traffic Services (NORDREG). Available:
http://www.tc.gc.ca/eng/marinesafety/debs-arctic-shipping-operations-nordreg-357.htm [Modified:
November 16, 2010]
81
Senate Standing Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p. 92).
15
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
Dennis Fentie.82 Charlie Lyall reinforced the point: “Inuit recognize that we are the most
visible and important component of a true sovereign Canadian presence in the North.” 83
As concerns the grounding of the Clipper Adventurer, Canada’s Dominion Hydrographer
told us that Canadian laws and regulations require that ships in Canadian waters carry
and use nautical charts and related publications issued by or on the authority of the
Canadian Hydrographic Service (CHS). The International Convention for the Safety of Life
at Seas requires coastal states to provide adequate navigational charts.84
And yet we were also told, by Stephen Carmel, who has been master of very large
container ships and is a senior vice-president at Maersk, the world’s largest shipping
company, that “I have looked for *Arctic+ charts and have not been able to find anything
I would be comfortable with navigating a very large ship myself.”85 He alluded to
unexpected sea mounts and shallows. “It is important to know where that stuff is before
we head in there.”86
The Clipper Adventurer was evidently carrying the right charts, but the rock it struck was
not noted on them—although it was the subject of a 2007 Coast Guard Notice to
Shipping.87 Dominion Hydrographer, Dr. Savithri Narayanan told the Committee, “…
water depth information on the chart for the area where the cruise ship was grounded
is based on track lines conducted before the days of precise satellite positioning. That is,
the depths are measured only along a single track, with no investigation of the hazards
on each side of the vessel’s path.”88
She also pointed out that, “… cruise ships like to go where no one has gone. Even if you
chart the usual shipping lanes, they want to go elsewhere; they want to explore
uncharted waters, and that is one of the challenges we all have to face.”89
Dr. Narayanan further noted that owing to the size of the Arctic marine area, its
complicated marine environment of “channels, inlets and shallow continental shelves,”
and the short time window each year in which bathymetry can be carried out, “only
about 10 percent of the [Canadian] Arctic is charted to modern international
82
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 10, December
13, 2010, p. 32).
83
Ibid., 34.
84
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 7, October 4,
2010, p. 7).
85
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, March 29,
2010, p. 29).
86
Ibid.
87
Jane George, “Expert: Clipper Adventurer ran into a known hazard,” Nunatsiaq Online, September 4,
2010,
http://www.nunatsiaqonline.ca/stories/article/0409102_clipper_adventurer_ran_into_a_charted_hazard_exp
ert_says/, [Accessed: February 10, 2010].
88
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 7, October 4,
2010, p. 9).
89
Ibid., 11.
16
Canada’s Arctic—the Domestic Scene
standards.”90 She said that the main Arctic shipping routes fare slightly better; about 35
percent are up to modern standards. In southern Canada, she said, 40 to 50 percent of
waterways are charted, with 100 percent of the most critical channels covered.91
The Canadian Hydrographic Service she heads has been classifying Canadian waters as
high, medium or low risk since 2002, and upgrading charts accordingly. Dr. Narayanan
told the Committee that initially only 20 charts were categorized as high risk in the
Arctic, “because of low traffic in the area and the high cost of charting.”92
“Though the immediate strategy has been to chart primarily along a narrow corridor of
the Northwest Passage,” she says that the CHS has been adapting its plans and risk
assessments according to emerging needs. Recently, she says, the CHS charted the
approaches to Nanisivik, where there is to be a naval deep water berthing and refuelling
facility, and Pangnirtung Harbour in preparation for construction of a small craft harbour
there.93
The budget of the Canadian Hydrographic Service, said Dr. Narayanan, is about $30
million annually, of which about 10 percent is devoted to the Arctic.94 She said that in
the Arctic, charting need not be carried out everywhere, especially where the water is
deep. The focus she said must be on main shipping corridors, approaches to
communities, and areas where ships will sail in future.95
Nonetheless, “If we use the existing resources, and assuming that technology and
existing human resources stay the same, it will take a significant amount of time to chart
the necessary areas in the Arctic.”96
Before leaving this aspect of situational awareness, it is worth pointing out another
apparent gap in Arctic marine navigational safety—vessels are not required to carry
marine pilots (mariners with specialized knowledge of particular waters, who guide
ships through potentially dangerous or congested waters).
“To my knowledge,” Stephen Carmel told us, “if the Northwest Passage were to open
tomorrow and I wanted to bring a 70,000 tonne tanker through it on my licence, I could
do it. I would not be required to take a pilot knowledgeable in local conditions or
responsible to the Crown for the safe passage of my ship.”97
On this very topic, the 1999 interim report of the Senate Special Committee on
Transportation Safety and Security said that the consensus of witnesses was that there
90
Ibid., 8.
Ibid.
92
Ibid.
93
Ibid.
94
Ibid., 11.
95
Ibid., 12.
96
Ibid., 11.
97
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings.(Issue No. 2, March 29,
2010, p. 32).
91
17
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
was not yet enough marine traffic to warrant creation of an Arctic Pilotage Authority.98
However, a recent edition of The Canadian Pilot, the journal of the Canadian Association
of Marine Pilots, said it was time for the Government and stakeholders “to begin
planning for the establishment of Arctic pilotage.”99
CANADIAN FORCES OR CANADIAN COAST GUARD?
One witness questioned the respective roles played in the Arctic by the Canadian Forces
and the Canadian Coast Guard, and proposed a realignment.
Professor Michael Byers told the Committee that the upcoming Arctic/offshore patrol
ships should be operated “by the agency with the most experience in Arctic shipping,”
the Canadian Coast Guard, not the Canadian Navy. Canada, he said, would not be going
to war with Russia or anyone else in the Arctic. The main concern, Byers said, is
enforcement of laws and regulations—a job done now by the Canadian Coast Guard and
the RCMP. The Canadian Forces, he said should work on developing its SAR and
surveillance capabilities.100
Col (Ret’d) Leblanc agreed. “If I had a choice between giving [resources] to the Navy and
the Coast Guard, I would probably give them to the Coast Guard. They have the
experience. The real threat right now is not the nation-to-nation threat.”101 This, he
added, would require changing the Coast Guard’s role. “I would recommend that we
arm those ships and that we give the Coast Guard the mandate to look after the security
of the Arctic.”102 [The Government has said it will review the possibility of arming Coast
Guard vessels until the new Arctic/offshore patrol vessels enter service; this was in reply
to a Senate Committee report in 2010.]103
Professor Rob Huebert said “the issue is security,”104 making sure Canada’s rules and
regulations are enforced by the Canadian Forces working with the Canadian Coast Guard
and the RCMP. “It does not matter whether it should be Coast Guard or National
Defence. What will be required … is that we have some capability of responding.”
98
Canada. Parliament. Senate. Special Committee on Transportation Safety and Security, Interim Report.
(January 1999). 36th Parliament, 1st Session. Available:
http://www.parl.gc.ca/36/1/parlbus/commbus/senate/com-e/saf2-e/rep-e/repintjan99-e.htm [Accessed:
February 10, 2011]
99
“Overcoming Challenges in Arctic Waters,” The Canadian Pilot, Vol.2, No. 2, Fall 2010, p.6,
http://www.marinepilots.ca/newsletter/CMPA_V2N2_Eng.pdf [Accessed: February 10, 2011]
100
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p. 84).
101
Ibid., 98.
102
Ibid., 99.
103
Fisheries and Oceans Canada. Government of Canada Response to the Report of the Standing Senate
Committee on Fisheries and Oceans: Controlling Canada’s Arctic Waters: Role of the Canadian Coast
Guard. Available: http://www.dfo-mpo.gc.ca/reports-rapports/arctic-arctique-2010/resp-arctic-arctiqueeng.htm [Accessed: March 8, 2011]
104
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, March 29,
2010, p. 11).
18
Canada’s Arctic—the Domestic Scene
Instead, Huebert spoke of “an all-Canada approach” whereby perhaps Canadian Forces
could “man a gun or a missile system on a Coast Guard vessel.”105
As for the Coast Guard’s prospective Polar icebreaker, the Diefenbaker, Byers suggested
that the Government change plans, building a number of smaller Coast Guard
icebreakers rather than one large ship.
While these were interesting ideas, the Committee believes that based on the testimony
heard, no compelling case was made for the new naval ships going to the Canadian
Coast Guard, nor for scrapping the idea of a new Polar icebreaker and instead building a
number of smaller icebreakers. It is in any case late in the game for the Government to
consider such a big change in plans.
105
Ibid., 12.
19
Policy, organizations & the legal regime
CANADA’S ARCTIC FOREIGN POLICY
The Canadian Government published its Statement on Canada’s Arctic Foreign Policy on
August 20, 2010. The top priority is exercising sovereignty in the North. The Foreign
Affairs minister added that other top priorities include “making progress on outstanding
boundary issues,” and “securing recognition for the full extent of *Canada’s+ extended
continental shelf.”106, 107
ARCTIC SECURITY WORKING GROUP (ASWG)
This little-known body was the initiative of witness Col (Ret’d) Pierre Leblanc in 2000
when he was commander of Joint Task Force (North).
The Arctic Security Working Group is made up of representatives from the Canadian
Forces, Canadian Coast Guard, other federal government departments and agencies, the
territorial governments, aboriginal peoples organizations and other Northern
stakeholders.
It meets twice a year and has dealt with issues such as the possibility of terrorist attack
on natural gas facilities, contraband moving through the mail and the increased risk of
an air disaster due to increased air traffic.108 Col (Ret’d) Leblanc said the ASWG was
created to improve “practically non-existent communications” between departments,
and to improve security.109 He recommended to the Committee that the ASWG be
maintained.110
THE ARCTIC COUNCIL
A Canadian initiative, the Arctic Council was founded in 1996 by the Ottawa Declaration,
“… as a high level intergovernmental forum to provide a means for promoting
cooperation, coordination and interaction among the Arctic States … on common Arctic
106
Foreign Affairs and International Trade Canada. Address by Minister Cannon at launch of statement on
Canada’s Arctic Foreign Policy, No. 2010/57, August 20, 2010. Available:
http://www.international.gc.ca/media/aff/speeches-discours/2010/2010-057.aspx?lang=eng [Modified:
August 20, 2010]
107
Government of Canada, Statement on Canada’s Arctic Foreign Policy: Exercising Sovereignty and
Promoting Canada’s Northern Strategy Abroad, August 20, 2010. Available:
http://www.international.gc.ca/polar-polaire/assets/pdfs/CAFP_booklet-PECA_livret-eng.pdf [Accessed:
February 10, 2010]
108
“Working Group Talked Security,” Whitehorse Daily Star, May 16, 2007,
http://whitehorsestar.com/archive/story/working-group-talked-arctic-security/ [Accessed: March 9, 2011]
109
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p. 94).
110
Ibid., 93.
21
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
issues, in particular issues of sustainable development and environmental protection in
the Arctic.”111
The Council’s eight member states are those with territory north of 60: North latitude—
Canada, the United States, the Russian Federation, Finland, Norway, Sweden, Denmark
and Iceland. The Council also includes permanent participants—indigenous peoples
groups from the various member states
Observer status is open to non-Arctic states, inter-governmental and interparliamentary associations and non-governmental organizations. Five non-Arctic states
are currently permanent observers—France, Germany, Poland, Spain, the Netherlands,
and the United Kingdom.
The Arctic Council requested two major studies that are germane to this Senate
Committee’s study of Arctic security writ large.
Impacts of a Warming Arctic: Arctic Climate Impact Assessment, published in 2004 by
Cambridge University Press, states, among other things, that “Arctic climate is now
warming rapidly and much larger changes are projected”, and that “Arctic warming and
its consequences have worldwide implications.”112
The Arctic Marine Shipping Assessment 2009 Report, prepared by a Council working
group, draws similarly startling conclusions:

“There is a possibility of an ice-free Arctic Ocean for a short period in summer
perhaps as early as 2015.”

“It is highly plausible there will be greater marine access and longer seasons of
navigation, except perhaps during winter, but not necessarily less difficult ice
conditions for marine operations.”113

“For the Canadian Arctic, the Northwest Passage is not expected to become a
viable trans-Arctic route through 2020, but destination shipping is anticipated to
increase.”

“The most significant threat from ships to the Arctic marine environment is the
release of oil through accidental or illegal discharge.”

“Gaps in hydrographical data exist for significant portions of primary shipping
routes important to support safe navigation.”
111
Arctic Council, About Arctic Council. Available: http://arctic-council.org/article/about [Accessed:
February 10, 2010]
112
Susan Joy Hassol, Arctic Climate Impact Assessment: Impacts of a Warming Arctic(Cambridge:
Cambridge University Press, 2004), p.10. Available: http://www.acia.uaf.edu. [Accessed: February 10,
2011]
113
Arctic Marine Shipping Assessment 2009 Report, (The Arctic Council, 2009), p. 4. Available:
http://www.pame.is/amsa/amsa-2009-report [Accessed: February 10, 2010]
22
Policy, Organizations & the Legal Regime

“Except in limited areas of the Arctic, there is a lack of emergency response
capacity for saving lives and for pollution mitigation.”114
Although it provides a high level intergovernmental forum to discuss Arctic matters of
common concern, the Arctic Council’s purview does not extend to security in its
narrower military, national security sense. Michael Byers told the Committee that this is
“at the insistence of the United States.”115
He elaborated, “… it is left to bilateral relations between NATO and Russia to work on
these security issues. We deal with them in some context in the United Nations Security
Council, but the Arctic Council itself does not yet have a role there.”
Professor Byers recommended Council members consider “expanding the mandate of
the Arctic Council so that those security issues can also be part of the deliberations …
.”116 Rob Huebert agreed. “We need to eliminate the American refusal to look at
security issues.”117 He did not, however, suggest how that might be done.
Nonetheless, the Arctic Council can and does deal with other important security matters
such as the dangers represented by climate change, pollution prevention and mitigation
and emergency prevention, preparedness and response.
“THE ARCTIC FIVE”
This informal grouping includes only those countries with Arctic Ocean coastlines—the
United States, Canada, Denmark (Greenland), Norway and Russia. It is an informal body
which has held two ministerial meetings—at Ilulissat, Greenland in 2008, and at Chelsea,
Quebec in 2010.
The meetings controversially excluded non-coastal Arctic countries Finland, Sweden and
Iceland as well as Arctic aboriginal organizations. At the closed door 2010 session in
Chelsea, American Secretary of State Hillary Clinton voiced this concern, saying,
“Significant international discussions on Arctic issues should include those who have
legitimate interests in the region,” and that “I hope the Arctic will always showcase our
ability to work together, not create new divisions.”118
The five coastal states say they have unique Arctic interests and concerns owing to their
location, including that they are the only ones who can file claims in the Arctic under the
114
Ibid., 5.
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p. 81).
116
Ibid.
117
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, March 29,
2010, p. 9).
118
Mary Beth Sheridan, “Clinton rebukes Canada at Arctic meeting,” Washington Post, March 30, 2010,
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/03/29/AR2010032903577.html [Accessed:
February 10, 2010]
115
23
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
UNCLOS extended continental shelf process. Russian Foreign Minister Sergey Lavrov
reportedly said, “the Five has a full right to exist as informal machinery.”119
The 2008 Arctic Ocean Conference in Greenland resulted in the Ilulissat Declaration,
essentially a commitment by the five nations to work cooperatively, and to abide by
international laws and rules in the Arctic. It makes special reference to the law of the
sea concerning the outer limits of the continental shelf “and to the orderly settlement of
any possible overlapping claims.”120
THE UN CONVENTION ON THE LAW OF THE SEA—UNCLOS
Canada is a signatory to this landmark 1982 agreement covering all aspects of ocean
law, reached after years of negotiations. Part VI of the UNCLOS deals with the
continental shelf, and Article 76 sets out the rules for determining and claiming an
“outer continental shelf.”121 This extended continental shelf is the part beyond the 200
nautical mile Exclusive Economic Zone (EEZ) of nations. Not all coastal nations have an
extended continental shelf.
When sea ice covered most of the waters above the outer continental shelf of Arctic
coastal states, there was no easy way to determine the continental shelf limits, as doing
so requires extensive and comprehensive research on ocean depth, and ocean floor
morphology and geology. The melting of the ice has since made that research more
feasible.
Signatories to the UNCLOS have ten years from the time they ratify the treaty to make
their claim to the UN for an extended continental shelf. Canada ratified in 2003, so must
file its claim in 2013. Research of Canada’s claim is ongoing at this time but estimates
are that the Canadian continental shelf in the Arctic will grow by about the size of the
three Prairie provinces combined. “That is an extraordinary amount of space that will be
ours,” we were told by Alan Kessel.122
119
Atle Stallesen, “Formalizing the Arctic G5,” BarentsOberver.Com, March 30, 2010,
http://www.barentsobserver.com/formalizing-the-arctic-g5.4766438.html [Accessed: February 10, 2011]
120
The Ilulissat Declaration, May 27–29, 2008, http://arctic-council.org/filearchive/Ilulissat-declaration.pdf
[Accessed: February 10, 2011]
121
Oceans and Law of the Sea, Division for Ocean Affairs and the Law of the Sea. United Nations
Convention on the Law of the Sea, December 10, 1982, Available:
http://www.un.org/depts/los/convention_agreements/texts/unclos/UNCLOS-TOC.htm [Accessed: February
10, 2011]
122
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p. 64).
24
The International Arctic
THE MILITARY THREAT
Is there the prospect of a military threat to Canada’s Arctic, and in the Arctic generally?
Our witnesses were of two minds on this question. Some pointed to increased military
activity there by all the Arctic states, including Canada, and think Canadians and their
government should be more concerned. Others note the situation but read it
differently.
Professor Rob Huebert, a military and strategic studies expert, is among the concerned.
The author of Canadian Arctic Sovereignty and Security in a Transforming Circumpolar
World told us, “… I see troubling indicators that we may be entering the first stages of
an Arctic arms race, in which competition and conflict may overwhelm our desires and
rhetoric to have a cooperative regime for the developing circumpolar world.”123
As Professor Huebert explained, “From 2003 onward, all Arctic states have been
engaged in combat exercises at one point or other within their Arctic region. Even
countries such as Finland and Sweden—the traditional neutral states—have begun to
exercise with NATO in northern Sweden. This was not seen even in the height of the
Cold War.”124, 125
During the Cold War, of course, the Arctic was a key front in the superpower standoff,
offering Russian and American strategic air forces and ballistic missiles the shortest
routes to each other’s territory. In those days, Russian strategic bombers frequently
approached North America across the Arctic, to be met and warned off by American and
Canadian fighter aircraft under NORAD command. Both sides played this potentially
deadly training and probing game. Then the Soviet Union collapsed and the flights
stopped for many years.
The lull did not last. In 2007 the Russians were back after Russian President Vladimir
Putin announced that his country would resume the strategic flights.126 “When I took
command in Winnipeg, there was a sharp and sudden increase in strategic aviation
activity on Russia’s part, and the pace of that activity has remained steady ever since,”
123
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, March 29,
2010, p. 7).
124
Ibid.
125
For more on military activity by circumpolar countries see: Linda Jakobson, “China Prepares for an Icefree Arctic,” SIPRI Insights on Peace and Security No. 2010/2,” (2010): p. 2. Available:
http://books.sipri.org/files/insight/SIPRIInsight1002.pdf [Accessed: February 10,2011]
126
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, April 12,
2010, p. 49).
25
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
we were told by NORAD’s Canadian deputy commander, Lieutenant-General (LGen) J.M.
Duval.127
Operating from “Russian main operating bases in the Arctic,” and from “forward
operating bases, with flights coming close to the Aleutian Islands and identification
zones [Air Defence Identification Zones—ADIZ+,”128 these approaches have made
headlines in Canada when our CF-18 fighters are scrambled to meet them.
But why were the Russians back? “There were numerous reasons behind the
announcement,” LGen Duval told us, “but it mainly had to do with Russia’s improved
economic conditions and increased military spending. Russia regained its ability to do
what it was able to do during the Soviet era. Russia sees itself as a major player on the
world stage. It is a way of flexing its geopolitical might, of saying it has the resources it
takes to do what it is doing.”129
LGen Duval went on to say, “What the Russians are doing is legitimate. They are
engaging in training for their armed forces. The identification zone is not the sovereign
airspace of the US or Canada, but an international airspace.”130
Nevertheless, “It elicits a response because that is part of our detection and control
mission. Any aircraft that approaches the identification zones should follow an
international flight plan. … Russian strategic aviation does not use flight plans.” 131
Do these bomber approaches, and increased Russian military activity in their own Arctic
bode ill for circumpolar, indeed world peace? Professor Whitney Lackenbauer believes
not.
When we talk about the prospect of the Russian bear being renewed and belligerent
to gobble up more, the Russians are actually quite worried. Interesting messaging is
happening between Canada and Russia. The Russians are basically saying the exact
same thing we are. If you take Prime Minister Harper’s speeches and line them up
beside President Medvedev’s speeches, they are almost identical. … In fact, both sides
are clear in their foreign-policy documents and in most addresses before Parliament
that they will adhere to international law.132
Professor Michael Byers concurred. “Similar to us, he *Russian President Dimitri
Medvedev] will be concerned about non-state threats. … However, I have not read
anything in his or other Russian politicians’ statements that suggests a desire to build
forces against nation-state threats coming from Canada, the United States or other
NATO countries.”
127
Ibid., 48.
Ibid., 49.
129
Ibid.
130
Ibid., 50–51.
131
Ibid.
132
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, pp. 50–51 ).
128
26
The International Arctic
Professor Byers continued, “The tendency on the part of many journalists is to wish to
sell newspapers by ratcheting up the threat of the Russian bear. I do not trust Russia. I
do not like what they have done in places such as Georgia and Chechnya. However, in
the Arctic, as far as I can see, they are acting responsibly.”133
Professor Huebert, however, remains concerned— without singling out Russia. “‘Will we
have an actual war in the Arctic?’ The answer is that we will not have an immediate war
in the Arctic. What we see is countries hardening their position. There are points of
tension, I would argue, that can escalate if they are mismanaged.”134
Those “points of tension,” contends Huebert, include:

differences of opinion over whether Arctic marine transportation routes (i.e. the
Northwest Passage, and Russia’s Northern Sea Route) are internal or
international waters;

disputes that might yet arise over dividing the extended continental shelf under
the UNCLOS process;

potential disputes over fisheries jurisdiction;

the potential for misinterpretation of military activity by others;

Finland’s ongoing cooperation with NATO – of concern to Russia because the two
countries share a border, and because Russia remains concerned about NATO’s
continuing growth around its borders.
Huebert warned:
I think we really need to start having a much better appreciation of the longterm intent of our Arctic neighbours. It is naive to assume that everyone will be
cooperating, that there will be no national interests that will be pursued by our
neighbours, including the Russians, Americans, Danes, Norwegians and, very
shortly, the Chinese. That is not to say that we will necessarily be falling into
conflict, but we have to have a more realist understanding of how the future can
evolve to ensure it does develop in a more cooperative fashion.135
Of the witnesses we heard from, Rob Huebert was alone in expressing concern about
the combination of increased Arctic military activities, disputes over boundaries and
marine transportation corridors, and the potential for trouble being started by flash
points elsewhere in the world. Others pointed to extensive cooperation and
communication among Arctic countries, and ongoing peaceful negotiations of the few
disputes there. Addressing their view, Huebert said, “To a large degree, it is the type of
future I hope Canada will see in its Arctic region. However, the indicators I am starting to
133
Ibid., 79.
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, March 29,
2010, pp. 7–8 ).
135
Ibid., 9.
134
27
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
see in my research—the issues that seem to be developing—suggest that we should not
have rose-coloured glasses when looking at the issues of the circumpolar North.”136
Fellow academic Whitney Lackenbauer seemed to rebut Huebert’s view. “… I want to
emphasize that I do not believe that there is an Arctic race that is likely to deteriorate
into military conflict over boundaries and resources,” to which he added, “Grouping
together a series of discrete and manageable challenges over maritime boundaries,
transit rights and extended continental-shelf limits makes the alleged storm seem
scarier than it is.”137
The question remains, is there a military threat to Canada in the Arctic? The consensus
of witnesses was that there is not, in the sense of an imminent or even foreseeable
peril. That is certainly the view of Canada’s military.
BGen D. B. Millar, head of Joint Task Force (North) when he appeared before the
Committee, told us “There is no conventional threat and therefore we are not arming
ourselves in preparation for an attack from any country. The likelihood of an attack in
the High Arctic is as likely as an attack in downtown Toronto.”138
Canada’s Chief of Defence Staff, Gen Walt Natynczyk, made the same point but with
tongue-in-cheek. “My comment is if a country invades the Canadian Arctic, my first
challenge is search and rescue to help them out.”139
OTHER SECURITY CONCERNS
BGen Millar pointed to emergencies such as rising sea levels, melting permafrost,
grounded vessels causing environmental damage, the outbreak of communicable
diseases within small communities, and an increasing need for search and rescue. 140 It is
frightening, for example, to contemplate an accident on the scale of the Exxon Valdez
happening in the Arctic archipelago, so very far from any clean up infrastructure.
BGen Millar might have included concerns about terrorism, people-smuggling, drugsmuggling, and other criminal activities. While to some these may seem far-fetched,
given the remoteness of the Arctic and the fact that it remains a cold, forbidding place
much of the time, they are cited as possibilities in the Canada Command Backgrounder
136
Ibid., 6.
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p. 39 ).
138
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, April 12,
2010, p. 70).
139
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 5, June 7, 2010,
p. 71 ).
140
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, April 12,
2010, pp. 62–63).
137
28
The International Arctic
The Canadian Forces in the North.141 A recent article in the Canadian Army Journal gives
real-world instances:

An aircraft allegedly owned by Al-Qaeda stopped over in Iqaluit in 1993;

A Russian four-engine jet transport landed in Churchill, Manitoba in 1998, was
not met by Canadian officials, remained a short while, loaded a helicopter on
board, then departed [Churchill is not technically in the Arctic];

A Chinese icebreaking research ship arrived in Tuktoyaktuk, NWT, in 1999,
surprising Canadian officials;

A deported Romanian convicted criminal re-entered Canada in 2006 by
motorboat from Greenland;

Turkish sailors jumped ship in Churchill, Manitoba, in 2006;

And in 2007, a group of adventurers was arrested in Nunavut while trying to
transit the Northwest Passage, after failing to report their presence to Canadian
immigration officials and misleading the RCMP by hiding a crew member.142
Two witnesses told the Committee about the same and similar incidents. Col (Ret’d)
Pierre Leblanc, who headed the military’s Joint Task Force (North) from 1995 to 2000,
said he received many reports of illegal activity from the Canadian Rangers, for example
about Inuit from Greenland bringing American tourists to Ellesmere Island by
snowmobile to hunt polar bears. “You can imagine,” he said, “the number of Canadian
laws that were broken—weapons, vehicles, immigration, hunting endangered species.
They were also reporting illegal fishing in our waters off the northern part of Baffin
Island.”143
We also heard from Charlie Lyall, President and CEO of Kitikmeot Corporation, who said,
“… a man came to Grise Fiord in an 18-foot Lund, and I believe a couple of gang
members were arrested on Victoria Island after they came across the Northwest
Passage. Yes it is a concern, right down to the people coming into the country illegally.
Being an ex-policeman, I can see that it would not be a problem for drug smuggling to
start in the North and work its way south.”144
141
National Defence. National Defence and the Canadian Forces. The Canadian Forces in the North, bg
09.002a. Available: http://www.canadacom.forces.gc.ca/nr-sp/bg-do/09-002a-eng.asp [Modified:
November 25, 2010]
142
Nancy Teeple, “A Brief History of Intrusions Into Arctic Waters,” Canadian Army Journal, Vol. 12.3
(Winter 2010), pp. 45-68. Available:
http://www.army.forces.gc.ca/caj/documents/vol_12/iss_3/CAJ_Vol12.3_09_e.pdf [Accessed: February 10,
2011]
143
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p. 101).
144
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 10, December
13, 2010, p. 40).
29
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
The Committee may wish in future to seek information about these, and about Canadian
readiness to deal with the challenges they represent, given an assertion by Col (Ret’d)
Leblanc that,
The total number of full-time personnel responsible for security issues of a
federal nature in this area is probably less than 300 for most of the year, to look
after an area that is larger than continental Europe. This includes Canadian
Forces, RCMP officers dealing with federal matters, Canada Border Services
Agency, Citizenship and Immigration Canada and Canadian Security and
Intelligence Service. The Canadian Coast Guard provides a boost to those
numbers during the shipping season.145
It is to be noted that according to both Col (Ret’d) Leblanc and the Canadian Army
Journal article, in at least two of the above instances it was local Inuit who discovered
the intruders, an indication of the value to Canadian security of indigenous people in the
Arctic. This buttresses what the Committee was told by Yukon Premier Dennis Fentie.
“The front line in the North, when it comes to security and sovereignty, happens to be
northern people and their communities.”146
THE CHINESE PUZZLE
“The final Joker card we do not know is the entry of the Asians into the Arctic
region.”147
Rob Huebert, Committee Witness
China is not an Arctic country, but the Asian giant is clearly interested in the region. Rob
Huebert told the Committee that the Arctic interests China because they want to
understand the Arctic’s role in the climate change that is affecting China itself. Second,
“their economic prosperity depends on maritime traffic. Any possibility of new trade
routes is of immediate importance and significance …”. Third, the Arctic is rich in nonrenewable resources. And fourth, “… they depend heavily on fish stocks for feeding their
population.”148
However, as Whitney Lackenbauer said, “*The Chinese+ have not articulated a national
strategy by any stretch of the imagination. They are still doing investigatory
research.”149
145
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, pp. 90-91).
146
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 10, December
13, 2010, p. 32).
147
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, March 29,
2010, p. 9).
148
Ibid., 14.
149
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p. 52).
30
The International Arctic
That research, in both the Arctic and Antarctic, is centred on the Polar Research Institute
of China, in Shanghai. The focus is oceanography, biology, upper atmosphere physics
and glaciology.150
Since 1984, the Chinese have mounted 26 expeditions to the Antarctic and maintain
three research stations there. They started scientific investigation of the Arctic in 1995,
and made their first sea expedition there in 1999 on their research icebreaker Xuelong
(Snow Dragon)—when their arrival at Tuktoyaktuk, NWT, appeared to catch Canadian
officials by surprise.151 Xuelong is said to be the world’s largest non-nuclear powered
icebreaker, at 163 metres and 21,000 tonnes. It has since made three more Arctic
expeditions—in 2003, 2008 and 2010—including into Canadian waters. A new, smaller
icebreaker (8,000 tonnes) is currently being built, to be operational in 2013. China also
has a research station in Norway’s Svalbard Archipelago.152
While China has been carrying out scientific polar research, it has been under pressure
from within to play a broader Arctic role. Finnish researcher Linda Jakobson, a Beijingbased China expert whom the Committee has not heard from, writes that Chinese
academics want their country to recognize the value of the Arctic to their nation’s
interests. But she adds, “Chinese decision-makers, on the other hand, advocate cautious
Arctic policies for fear of causing alarm and provoking countermeasures among the
Arctic states.”153
Understandably, given its research and strategic interests in the Arctic, China wishes to
sit as a permanent observer at the Arctic Council, the chief forum for Arctic matters,
whose permanent observers include several other non-Arctic states. China attended
Arctic Council ministerial meetings twice as an ad hoc observer, in 2007 and 2009, but at
the 2009 meeting no decision was taken on applications by China and others for
permanent observer status.154
As Professor Lackenbauer told the Committee, “Part of the concern in China’s eyes is
that the Arctic littoral states are getting together, as we used to do with our old sectoral
principles. We are just dividing it up into wedges, and we will keep the rest of the world
out of the Arctic.”155
Professor Byers urged that China be made a permanent non-Arctic state observer at the
Arctic Council. “They should be allowed to see what is happening inside the tent so that
150
Polar Research Institute of China, http://www.pric.gov.cn/enindex.asp [Accessed: February 13, 2011]
Jim Bronskill, “Federal Security Agencies Raise Spectre of Arctic Terror Threats,” Globe and Mail,
November 10, 2010, http://www.theglobeandmail.com/news/politics/federal-security-agencies-raisespectre-of-arctic-terror-threats/article1792812/print/ [Accessed: February 13, 2011]
152
Linda Jakobson, “China Prepares for an Ice-Free Arctic,” SIPRI Insights on Peace and Security No.
2010/2, Stockholm International Peace Research Institute, p.6.
153
Ibid., 12.
154
Ibid., 9–10.
155
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, March 29,
2010, p.52).
151
31
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
they do not develop suspicions. It is better to have transparency when dealing with
these matters.”156
Foreign Affairs Minister Cannon provided an update on the situation. “We have agreed
as members of the Arctic Council that at our next meeting, which will take place in May
[2011], we will have on the agenda for discussion the criteria and conditions that will
enable observer status within the Arctic Council.”157
As for an extravagant claim by Chinese Rear Admiral (Ret.) Yin Zhuo, that “The Arctic
belongs to all the people around the world as no nation has sovereignty over it,”158
Canada’s Foreign Minister, the Hon. Lawrence Cannon told the Committee, “The short
answer is no, I do not see any way that China can have a claim, either through the UN
Convention on the Law of the Seas or otherwise.”159
INTERNATIONAL DISPUTES
I have watched the Norwegians and the Russians achieve agreement on a maritime
boundary dispute they discussed for 40 years, both sides using the United Nations
convention as the means by which their lawyers argued their case to find a bilateral
agreement.160
Vice-Admiral Dean McFadden, Chief of the Maritime Staff
Canada has two disputes in the Arctic with Denmark and two with the United States.
These are of interest in a discussion of Arctic security in that some say they create
uncertainty and raise the possibility that if unresolved, they could lead to conflicts.
WITH DENMARK
Hans Island is essentially a barren rock 1.3 square kilometres in area that lies between
Ellesmere Island and Greenland. As Alan Kessel, legal advisor to the Department of
Foreign Affairs, told us, “It is a tiny island with no resources. … We believe it is ours.
They believe it is theirs. We have not yet gone to war on it and do not intend to. We do
talk to each other, and we will manage this as we have managed other matters.”161
The other issue is in the Lincoln Sea, north of Ellesmere Island and Denmark, over two
small ocean zones of 31 and 34 square nautical miles in size, “a disagreement,” said Alan
156
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p.82).
157
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 8, November 1,
2010, p.52).
158
Gordon Chang, “China‟s Arctic Play,” The Diplomat, March 9, 2010, http://thediplomat.com/2010/03/09/china%E2%80%99s-arctic-play/ [Accessed: February 13, 2011]
159
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 8, November 1,
2010, p.60).
160
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 5, May 31,
2010, p.30).
161
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, November 1,
2010, p.62).
32
The International Arctic
Kessel, “about how to measure the equidistance line between Ellesmere Island and
Greenland. It all boils down to whether a rock is a rock or a rock is more than a rock.” 162
WITH THE UNITED STATES OF AMERICA
The Beaufort Sea
Canada and the United States disagree over where their maritime border lies north of
the undisputed land boundary between Yukon and Alaska. As a result, both claim the
same 6,250 square nautical miles of ocean and seafloor in a resource-rich area. “Clearly
we have a dispute,” says Alan Kessel. 163 “It is actually a complicated disagreement.”164
At least two matters are at play here:
1. The 1825 treaty between Russia and the United Kingdom that set the 141 st
meridian as the boundary between the two empires;
2. the UNCLOS process for determining the extended continental shelf.
The treaty between Russia and the UK now concerns the US and Canada because on
March 30th, 1867, the United States bought Alaska from Russia, and on July 1 st that year
Canada became a sovereign nation.
“In the actual treaty itself,” said Mr. Kessel, “it says *that the border extends+ ‘jusqu’à la
Mer Glaciale.’” Canada’s view is that this means the border continues along the 141 st
meridian out into the ocean. The American view is that ‘jusqu’à la Mer Glaciale’ means
the border follows the 141st meridian only to the shoreline, and that thereafter it runs
out to sea on the equidistance principle of international law, which in this case means a
line perpendicular to the shoreline at the point where the two countries meet, a more
easterly line than the 141st meridian.165
The UNCLOS process on an extended continental shelf comes into play because Canada
and the United States are working jointly to determine the limits of an extended
continental shelf in the area. Although the US is not a signatory to the UNCLOS, it is has
nonetheless been working since 2001 to determine the limits of its extended continental
shelf.166 For the past four summers, vessels from the US and Canadian Coast Guards
have been cooperatively mapping the area.167 As Mr. Kessel pointed out, Canada must
submit its claim to an extended continental shelf to the commission in 2013. “We would
like to at least have started working to reduce what you call a conflict, or dispute, so
162
Ibid.
Ibid.
164
Ibid., 66.
165
Ibid., 62.
166
US Congressional Research Service. Changes in the Arctic: Background and Issues for Congress,
(R41153, October 15, 2010), by Ronald O‟Rourke. Available:
http://assets.opencrs.com/rpts/R41153_20101015.pdf [Accessed: February 13, 2011]
167
Senate Standing Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p.66).
163
33
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
that we can then go to the commission [on the limits of the continental shelf] and say,
‘Look there is *no dispute+ on the Canada –US border.’”168
Professor Byers told the Committee, “We are now seeing a possibility where Canada or
the United States could assert sovereignty rights out maybe 400 or even 500 nautical
miles from shore”169 based on the technical UNCLOS provisions on how to determine
the extended continental shelf.170
“Ironically,” asserted Byers, “the US position *on the maritime boundary+ might be
better for Canada and the Canadian position might be better for the United States; I
have never seen such a wonderful win-win situation for the purposes of negotiation.”171
Without expanding here on why he thinks this is so, suffice it to say it involves where
Canada’s Banks Island lies in the Beaufort Sea.
Rob Huebert suggested that until a boundary settlement is reached, the two countries
agree “to some form of joint management scheme … rather than getting beat up on the
definitive border.”172 In a text submitted to the Committee, Alan Kessel wrote, “The
United States and Canada have both offered oil and gas exploration licenses and leases
in this [21,437 km2] disputed zone. Neither country has allowed exploration or
development in the area pending resolution of the dispute.”173
Foreign Affairs Minister Cannon told the Committee, “We *he and US Secretary of State
Clinton] also agreed that it was important to complete the mapping of the continental
shelf, particularly in that area, before we engage in a more formal type of what one
would assume to be discussions or negotiations.”174
Mr. Cannon also said, “The recent announcement by Norway and Russia on their
successful resolution of their maritime boundary dispute in the Barents Sea is a case in
point. This serves as a concrete example of how Arctic states are able to resolve
differences in a peaceful and orderly way.”175
168
Ibid.
Ibid., 87.
170
For more, please see: Foreign Affairs and International Trade Canada. Defining Canada’s Extended
Continental Shelf. Available: http://www.international.gc.ca/continental/limits-continentallimites.aspx?lang=eng [Accessed: February 13, 2011]
171
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p.87).
172
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, March 29,
2010, p.13).
173
Alan H. Kessel, “Canadian Arctic Sovereignty: Myths and Realities,” (submission to Standing Senate
Committee on National Security and Defence, March 22, 2010).
174
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 8, November 1,
2010, p.50).
175
Ibid., 46.
169
34
The International Arctic
The Northwest Passage
The dispute that has everyone’s hair on the back of their neck up, of course, is the
Northwest Passage discussion, and that has gone into the realm of mythology. 176
Alan H. Kessel, legal adviser, Department of Foreign Affairs
There is a widespread assumption that before long, Canada’s Northwest Passage (NWP)
will become part of a new ocean route between the Atlantic and Pacific oceans. Most of
our witnesses shared this assumption—but one did not. A vice-president of the world’s
largest shipping line told the Committee why he does not think it will happen, and
pointed out that history seldom unfolds as predicted.
The Northwest Passage was at first only an imagined sea route from Europe to Asia, a
hypothetical short cut across the top of North America. Europeans began searching for it
about 500 years ago. Many died in the attempt. Some, like Sir John Franklin and his
men, were never seen again. The Northwest Passage itself was not travelled until 1906
when Danish explorer Roald Amundsen made it to Alaska in his sloop Gjoa, having left
Greenland in 1903. In 1942, RCMP Sergeant Henry Larsen was the first to complete the
journey from west to east, aboard the RCMP vessel St. Roch. He spent two winters
locked in ice before completing his trip.
The Northwest Passage is not a single passage, but consists of several possible routes
among the islands and ice of Canada’s Arctic Archipelago. The shortest of these runs
more or less east-west via the Perry Channel, north of Baffin, Somerset, Prince of Wales,
Victoria and Banks Islands.
With rising average Arctic temperatures, there are predictions that the Northwest
Passage(s) will in years ahead become sufficiently ice-free to serve as a sea trading
(transit shipping) route between northern Asia and Europe, as well as offering expanded
possibilities for destination shipping to Canadian Arctic locations, and for tourism. The
attraction is that the NWP offers a shorter, seemingly cheaper alternative to using the
Panama Canal.
The NWP lies entirely within Canada. “It is Canada on the north of it, Canada on the
south of it, Canada on the west of it, Canada on the east of it,” said Alan Kessel. 177 He
told the Committee that the NWP is indisputably Canadian, and that the dispute is over
the right of foreign vessels to transit the passage.178
The United States (and many other countries) contend that because the NWP offers a
connection between the North Atlantic and North Pacific via the Arctic Ocean, it is an
international strait under maritime law, through which all ships enjoy the right of
innocent passage as they do in other such straits around the world. Canada contends
176
Ibid., 63.
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p.74).
178
Ibid., 63.
177
35
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
these are internal waters “by virtue of historic title,”179 “and that we have an unfettered
right to regulate it as we would land territory.”180 This means, said Kessel:
We have no objection to vessels coming into Canadian waters. We just have a
couple of conditions. One is that the vessel has to be up to standard, which is
provided by Transport Canada and through the Arctic Waters Pollution
Prevention Act … If you comply with that condition, as well as have notification
to us of your entry into our waters – NORDREG181 will become mandatory in a
few months – then we have no problem. … the key is just that you do it under
our authority ...182
Two late 20th century real world voyages by American ships caught the attention of
Canadians—and raised their ire. The first was the 1969 transit of the NWP by the icereinforced commercial oil tanker, the SS Manhattan. The Americans did not ask
permission to cross, but were granted it without asking and a Canadian icebreaker was
sent to accompany the US vessel. Both sides had made their points. The second transit
was made in 1985 by the United States Coast Guard cutter Polar Sea, on a resupply
mission from Greenland to Alaska. Again, the Americans did not ask permission,
although they did notify Canada that they were making the trip. Canada, while sticking
to its legal position, decided to cooperate. Canadian observers were aboard for the trip.
Two years later, at the Shamrock Summit in Quebec City, the Mulroney and Reagan
governments agreed that in future, the United States government would obtain the
Canadian government’s consent for US “icebreakers” to use the NWP, but that this
would not affect the respective positions of the governments about the legal status of
these waters.183 Canada and the United States to this day agree to disagree about the
NWP.
Some witnesses told the Committee that agreeing to disagree is not good enough.
Professor Michael Byers said, “I do want to see a bilateral agreement or treaty here.
Then I would want to see us encouraging our American neighbours to bring their allies
around the world to a common US–Canada position.”184
179
Alan H. Kessel, “Canadian Arctic Sovereignty: Legal Issues,” (submission to Standing Senate
Committee on National Security and Defence, March 22, 2010).
180
Senate Standing Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p.63).
181
Transport Canada. No. H078/10 June 22, 2010, Government of Canada takes action to protect Arctic
waters. Available: http://www.tc.gc.ca/eng/mediaroom/releases-2010-h078e-6019.htm [Modified June 23,
2010]
182
Senate Standing Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p.64).
183
Agreement between the Government of Canada and the Government of the United States of America on
Arctic Cooperation. Available: http://www.treaty-accord.gc.ca/text-texte.asp?id=101701 [Accessed:
January 26, 2011.
184
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 22,
2010, p.78).
36
The International Arctic
Col (Ret’d) Pierre Leblanc, former commander of Joint Task Force (North), said Canada’s
position will weaken as the NWP opens up if more and more ships go through on the
premise that it is an international strait. “This will eventually establish an international
strait, and then we will have lost, in my view, the internal status of those waters.”185
Col (Ret’d) Leblanc told the Committee about a simulated Canada-US negotiation over
the NWP in 1998 in which he advocated setting aside the dispute and making
surveillance of the NWP a NORAD responsibility. “With time, the entire world will
acknowledge that the Northwest Passage is … controlled and monitored jointly by
Canadians and Americans …”186 But Col (Ret’d) Leblanc also said that it would be in the
security interests of the United States to acknowledged that the NWP is not an
international strait, because then these waters would be under full Canadian control
and not open to the unrestricted passage of world shipping.187
Professor Lackenbauer seemed to urge realism about the NWP. He said that trying to
get the Americans to change their position is “a non-starter,” because they can hardly
retract their position that it is an international strait “without prejudice to *their+ global
interest.” He said that Americans have told him time and again that they will not change
their official position.188 Besides, he said, the agreement to disagree has worked well for
half a century, and that there is no reason to change this now.189
What is more, “I am saying that people who are thrusting upon us that within two or
three years the Northwest Passage could be flooded with foreign vessels intent on
undermining our sovereignty are way out of whack.” 190
One witness above all cast cold water on the idea of the NWP becoming a shipping lane
any time soon. Stephen Carmel, a senior vice president at the world’s largest shipping
company, Maersk Line, did not mince words: “… the Canadian Northwest Passage will
not be the next Panama Canal.”191
Carmel’s argument was compelling. He told us that because the NWP is a shorter route
than the Panama Canal does not mean it will be faster or cheaper. Ships, he said, would
have to maintain speeds of seven to ten knots for the shorter distance to translate into
faster times. That sort of speed, he said, was questionable because ice will continue to
be a hazard, Arctic weather often reduces visibility and the NWP is shallow in places.
Large container ships, he said “will never be able to work there, destroying the
economic advantage.”192
185
Ibid., 98.
Ibid., 99.
187
Ibid., 100.
188
Ibid., 40.
189
Ibid.
190
Ibid., 45.
191
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, March 29,
2010, p.20).
192
Ibid.
186
37
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
Predictability, he pointed out, is important in economic modelling of shipping routes.
The NWP will be anything but predictable, he said. Yes, he acknowledged, six or seven
days might hypothetically be shaved off travel by using the NWP, but ice conditions
could hold up a ship for longer than that.193
Carmel also said that shipping insurance costs would be high and variable owing to
hazards such as ice conditions, as well as poor marine charting, a lack of aids to
navigation and slow emergency response times.194
He added that the NWP offers a potential cost savings only for marine traffic from Asia
to the North American east coast (because Russia’s Northern Sea Route is shorter for
Asia–Europe commerce). A huge portion of Asian trade to North America, he said, does
not go through the Panama Canal at present. Shippers find it cheaper to offload cargo at
west coast ports in Canada and the US and send it by train to the east coast. 195
Then there is cabotage—marine trade from one point to another within a country.
Cabotage rules, Carmel pointed out, require that ships engaged in such domestic trade
be built in the country where that trade is carried out, “which blows the economics
away,”196 if they have to be built domestically to withstand the rigours of the NWP.
Professor Byers, however, insisted that within five to 10 years there is “a very real risk”
of an ice-free Arctic Ocean in summer time. “We will see 12-month-a-year shipping in
those waters … anyone who tells you otherwise is taking a huge risk with the national
security of this country.”197
Carmel said, “At *Maersk+, we do not expect to have anything to do with the Arctic for
several generations.”198 He later added, “I have never spoken to a regular shipping
company in international trade that expects the Arctic … to be usable to 2050. By that
time the world will be a very different place, and it is hard to say what will happen
then.”199
193
Ibid., 24.
Ibid.
195
Ibid., 21.
196
Ibid., 27.
197
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 1, March 29,
2010, 83).
198
Standing Senate Committee on National Security and Defence. Proceedings. (Issue No. 2, March 29,
2010, 26).
199
Ibid., 28–29.
194
38
Conclusions
Two years from now, 17 years after playing an instrumental role in its creation, Canada
will chair the Arctic Council. The same year, the Canadian Government will submit its
extended continental shelf claim to the Commission on the Limits of the Continental
Shelf. And, if a recent newspaper report has it right based on word from unnamed
officials, by the time that claim is submitted, Canada and Denmark will have resolved
their dispute over who owns Hans Island.200
All of this points to how cooperation, negotiation and an international legal regime
predominate in the Arctic. They are the means by which Canada and the other Arctic
nations can and do resolve their differences. The Committee has no concern that
Canada’s disputes in the Arctic, with Denmark and the United States, will flare into
conflict.
Although the Committee heard testimony about potential military and other threats to
national security in the North, we do not view military developments in Arctic region
with concern at this time. There are no immediate military threats to Canada in the
Arctic, and Canadian Forces and Canadian Coast Guard capabilities in the North are on
track for considerable enhancement in the decade ahead.
As to other security threats in the North, whether from terrorists, illegal migration, drug
smuggling or other activities, we heard no testimony suggesting that there is need for
alarm, although, as in other areas of Canada, these concerns should be carefully
considered and prepared for. The Committee may wish to look further into Canada’s
readiness to meet these sorts of challenges.
China’s aims in the Arctic remain unclear. There is no immediate concern that she
represents a threat. China’s actions, however, will bear close scrutiny.
In general, Canada appears to have an adequate and growing situational awareness in
its Arctic—with the exception of marine hydrography and navigational charting—thanks
to the eyes and ears of the Canadian Rangers, the Canadian Forces in general, the
Canadian Coast Guard, the RCMP, RADARSAT, the people of the North and the territorial
governments. The Northern Watch technology demonstration project points to a
promising new way of staying situationally aware—through use of remote-sensing
onshore and underwater microphones. It cannot be forgotten, however, that the
immense size and sparse population of the North make it a big challenge.
As for exercising its sovereignty in the Arctic, Canada could always do more, but the
Government’s increasing interest and efforts in this area certainly appear adequate at
this time; there is no serious challenge to Canada’s ownership of its Arctic lands and
waters, although there is the one, well-managed border dispute with the United States
200
John Ibbitson, “Dispute over Hans Island Nears Resolution,” Globe and Mail, January 26, 2010.
39
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
in the Beaufort Sea, and our agreement to disagree concerning the right of innocent
passage through the Northwest Passage.
It is encouraging that a Polar class icebreaker has been promised, the Canadian Coast
Guard Ship John G. Diefenbaker, as well as six to eight Arctic/offshore patrol ships for
the Navy and new Fixed Wing Search and Rescue Aircraft for the Air Force.
But a Polar class icebreaker has been in prospect, off and on, for about 25 years now, a
contract for design work has not been signed yet and its sea trials and final acceptance
are not anticipated until late 2017.201
As well, six years after a Statement of Operational Requirements was issued for the new
SAR aircraft, the whole process went back to square one again in late 2010. These sorts
of delays, of course, are not unusual in the history of Canadian defence procurement.
They are, however, discouraging and potentially dangerous—and the process should be
streamlined.
201
Canadian Coast Guard. The CCGS John G. Diefenbaker National Icebreaker Project. Available:
http://www.ccg-gcc.gc.ca/e0010762 [Modified: April 28, 2010]
40
Recommendations
That:
1. The Government make speedy acquisition of new fixed wing search and rescue
aircraft the top military procurement priority, and that target dates for the
program be published.
2. The Government keep the Canadian Rangers modernization program on track,
with consideration given to expanding the Rangers’ role in the marine
environment. The program should be completed sooner than later.
3. The Government ensure procurement of the Polar icebreaker, John G.
Diefenbaker, by the end of 2017—which is the year the Canadian Coast Guard
says the ship is expected to enter service.202
4. The Government reallocate existing Canadian Hydrographic Service funds so that
more work can be done on a high priority basis to upgrade existing Arctic marine
navigational charts and to create new ones in high risk areas.
5. The Government take steps to create an Arctic Pilotage Authority, whose
ultimate purpose will be to require that commercial marine vessels in the Arctic
carry pilots in areas that normally require the use of pilots—in narrow passages,
where navigation is complicated by reefs and shallows, or on approaches to and
from harbours.
6. The Government, in order to reduce SAR response times in the Arctic, position
Canadian Forces SAR assets at a central location in the North such that there is
always an aircraft on standby, as in the South, to respond quickly to emergency
calls.
202
Ibid.
41
Possible next steps for the Committee
The Committee may wish to continue its study of Arctic security by looking further into
the following areas.
The Canadian Coast Guard’s role and responsibilities. The Coast Guard were not called
as witnesses for this interim report, but do play an important and long-standing part in
exercising sovereignty in Canada’s North.
Communications inadequacies. The Committee heard that communications present
special problems in the Arctic; we could look into why this is so, how serious the
problem is, and what needs to be done to improve it given that reliable communications
are part of good national security.
RADARSAT. It would be helpful to learn from the Canadian Space Agency and perhaps
from one of its clients, the Department of National Defence, about RADARSAT imaging
and its contributions to national security, including a presentation of images to the
Committee.
Public Safety. We have not heard from the RCMP, the Canadian Border Services Agency,
Citizenship and Immigration Canada nor the Canadian Security Intelligence Service on
the role they play there, and their assessment of Arctic security.
The Northwest Passage. One witness said the Northwest Passage would not be
attractive to world shipping for decades to come due to dangers from ice, shallow or
narrow channels and inadequate charting. The Committee may wish to look further into
these assertions with other witnesses, including from the Canadian Coast Guard and
Arctic destination shippers.
Northern Watch technology demonstration project. Defence Research and
Development Canada conducted remote sensing trials using onshore and underwater
microphones at a navigational choke point in the Arctic. The Committee may wish
information on the outcome of these trials, and to find out whether there are future
plans for such remote sensing to provide situational awareness.
Arctic Security Working Group. Witnesses mentioned the ASWG. The Committee might
wish to hear more about this group and its activities, as it appears to play an important
role in interdepartmental coordination of federal Arctic activities.
Search and rescue. There is a proposal being worked on to turn Arctic search and rescue
over to the private sector, under command and control of the Canadian Forces. The
Committee should find out more about this idea.
43
Sovereignty and Security in Canada’s Arctic
NORAD’s maritime role. “The renewal of the NORAD Agreement in May 2006 added a
maritime warning mission, which entails a shared awareness and understanding of the
activities conducted in US and Canadian maritime approaches, maritime areas and
internal waterways.”203 The Committee might wish to find out more about how this new
mission applies to the Arctic.
203
North American Aerospace Defense Command, About NORAD. Available:
http://www.norad.mil/about/index.html [Accessed: March 8, 2011]
44
APPENDIX A:
LIST OF WITNESSES
Agency and Spokesperson
Date
As an individual:
March 22, 2010
Colonel (Retired) Pierre Leblanc
Foreign Affairs and International Trade Canada:
March 22, 2010
Alan H. Kessel, Legal Advisor
St. Jerome’s University:
Whitney Lackenbauer, Associate professor and Chair of the
Department of History
March 22, 2010
University of British Columbia:
March 22, 2010
Michael Byers, Professor
As an individual:
Rob Huebert, Associate Director of the Centre for Military
and Strategic Studies, Associate Professor, Department of
Political Science, University of Calgary
March 29, 2010
Johns Hopkins University:
March 29, 2010
Charles Doran, Canadian Studies program
Maersk Line Ltd:
Stephen M. Carmel, Senior Vice President of Maritime
Services
45
March 29, 2010
SOVEREIGNTY & SECURITY IN CANADA’S ARCTIC
National Defence:
Brigadier-General D.B. Millar, OMM, C.D., Commander of the
Canadian Forces’ Joint Task Force (North)
April 12, 2010
Brigadier-General Gary O'Brien, Director General Land
Reserve/COS Land Reserve
North American Aerospace Defense Command (NORAD):
Lieutenant-General J.M. Duval, Deputy Commander
April 12, 2010
As an individual:
Paul Chapin, Member of the Board of Directors, Conference
of Defence Associations
April 26, 2010
National Defence
Vice-Admiral Dean McFadden, Chief of the Maritime Staff
May 31, 2010
Lieutenant-General André Deschamps, Chief of the Air Staff
National Defence
General Walter Natynczyk, Chief of Defence Staff
June 7, 2010
The Honourable Peter MacKay, P.C., M.P., Minister of
National Defence.
National Defence
June 21, 2010
Vice-Admiral Denis Rouleau, OMM, MSM, CD, Vice Chief of
the Defence Staff.
Canadian Hydrographic Service :
Savithri Narayanan, Dominion Hydrographer
Dale Nicholson, Regional Director, Central and Arctic Region
46
October 4, 2010
APPENDIX A
The Honourable Lawrence Cannon, Minister of Foreign
Affairs
November 1, 2010
Foreign Affairs and International Trade Canada:
Alan H. Kessel, Legal Advisor
Sheila Riordon, Director General of Energy, Climate and
Circumpolar Bureau
November 1, 2010
The Honorable Dennis Fentie, Premier of Yukon
December 13, 2010
47
APPENDIX B
CANADA AND THE CIRCUMPOLAR WORLD
Credit: Natural Resources Canada (Atlas of Canada)
Available:
http://atlas.nrcan.gc.ca/site/english/maps/archives/reference/circumpolar/MCR0001_ci
rcumpolar_2008
49
APPENDIX C
CANADA-UNITED STATES DISPUTED BOUNDARY IN THE BEAUFORT SEA
For illustrative purposes only. The shaded portion approximates the area that is in
dispute.
51
APPENDIX D
MAIN ROUTES FOR THE NORTHWEST PASSAGE
Source: Donat Pharand, “Canada‟s Arctic Sovereignty and the Northwest Passage,”
Meridian, Canadian Polar Commission, Spring/Summer 2009,
http://www.polarcom.gc.ca/media.php?mid=3508
53
APPENDIX E
MAP SHOWING POTENTIAL EXTENDED CONTINENTAL SHELF FOR CANADA
White lines approximate the area that Canada might claim in 2013 when it submits its
case under the UNCLOS process.
Available: Department of Foreign Affairs and International Trade
http://www.international.gc.ca/continental/limits-continental-limites.aspx?lang=eng
55
APPENDIX F:
CANADA’S SEARCH & RESCUE AREA AND REGIONS
All Joint Rescue Coordination Centres are in southern Canada
Credit: Department of National Defence
http://www.canadacom.forces.gc.ca/sar-res/SAR-BG09001-eng.asp
57
APPENDIX G
MAP SHOWING NORTH WARNING SYSTEM LOCATIONS
Courtesy: Department of National Defence
59
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(Travaux des comités - Sénat - 40e législature, 3e session)
Ce rapport et les délibérations du comité sont disponibles en ligne à l’adresse suivante :
www.senate-senat.ca
Vous pouvez également obtenir des copies papier de ce document en communiquant avec la
Direction des comités du Sénat, 1-800-267-7362, ou en écrivant à : defence@sen.parl.gc.ca.
Photos de la couverture fournies par Caméra de combat des Forces canadiennes
Souveraineté et sécurité
dans l’Arctique canadien
Rapport provisoire
Étude sur les politiques de sécurité
nationale et de défense du Canada
L’honorable Pamela Wallin
Présidente
L’honorable Roméo Dallaire
Vice-président
Comité sénatorial permanent de la
sécurité nationale et de la défense
MARS 2011
TABLE DES MATIÈRES
MEMBRES............................................................................................................................. i
ORDRE DE RENVOI ..............................................................................................................iii
AVANT-PROPOS ...................................................................................................................v
INTRODUCTION .................................................................................................................. vii
UNE PRÉCISION SUR LA NOTION DE SOUVERAINETÉ ......................................................... 1
L’ARCTIQUE CANADIEN – LA POLITIQUE INTÉRIEURE ........................................................ 3
Les Forces canadiennes et l’Arctique......................................................................... 3
Les Rangers canadiens ............................................................................................... 6
Recherche et sauvetage ............................................................................................. 9
Connaissance de la situation ................................................................................... 15
Forces canadiennes ou Garde côtière canadienne? ................................................ 20
POLITIQUES, ORGANISATIONS ET RÉGIME LÉGAL ............................................................ 23
Politique étrangère du Canada pour l’Arctique ....................................................... 23
Groupe de travail sur la sécurité dans l’Arctique .................................................... 23
Conseil de l’Arctique ................................................................................................ 23
« Les cinq pays de l’Arctique » ................................................................................. 25
La convention des nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS) ................................... 26
L’ARCTIQUE INTERNATIONAL ........................................................................................... 29
Menace militaire ...................................................................................................... 29
Autres préoccupations concernant la sécurité ........................................................ 33
Le casse-tête chinois ................................................................................................ 35
Différends internationaux ........................................................................................ 37
Avec le Danemark .................................................................................................... 37
Avec les États-Unis d’Amérique ............................................................................... 37
Mer de Beaufort....................................................................................................... 37
Passage du Nord-Ouest............................................................................................ 39
CONCLUSIONS ................................................................................................................... 45
RECOMMANDATIONS ....................................................................................................... 47
PROCHAINES ÉTAPES POSSIBLES POUR LE COMITÉ ......................................................... 49
ANNEXE A .......................................................................................................................... 51
TÉMOINS ENTENDUS ....................................................................................................... 51
ANNEXE B .......................................................................................................................... 55
LE CANADA ET LE MONDE CIRCUMPOLAIRE ................................................................... 55
ANNEXE C .......................................................................................................................... 57
FRONTIÈRE CONTESTÉE ENTRE LE CANADA ET LES ÉTATS-UNIS DANS LA MER DE
BEAUFORT ........................................................................................................................ 57
ANNEXE D .......................................................................................................................... 59
PRINCIPALES ROUTES POUR LE PASSAGE DU NORD-OUEST ........................................... 59
ANNEXE E .......................................................................................................................... 61
CARTE INDIQUANT LES LIMITES POSSIBLES DU PLATEAU CONTINENTAL ETENDU POUR LE
CANADA ........................................................................................................................... 61
ANNEXE F ......................................................................................................................... 63
ZONE ET RÉGIONS DE RECHERCHE ET DE SAUVETAGE DU CANADA ................................ 63
ANNEXE G.......................................................................................................................... 65
CARTE INDIQUANT LES EMPLACEMENTS DU SYSTÈME D’ALERTE DU NORD................... 65
MEMBRES
LE COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DE LA SÉCURITÉ NATIONALE ET DE LA DÉFENSE
40e législature, 3e session
(3 mars 2010 - ...)
L’honorable Pamela Wallin
Présidente
L’honorable Roméo Dallaire
Vice-président
et
Les honorables sénateurs :
*James S. Cowan (ou Claudette Tardif)
Joseph A. Day
Daniel Lang
*Marjory LeBreton, C.P. (ou Gérald J. Comeau)
Fabian Manning
Grant Mitchell
Pierre Claude Nolin
Dennis Glen Patterson
Lucie Pépin
* Membres d’office
Autres sénateurs ayant participé, de temps à autre, aux travaux :
Les honorables sénateurs Banks, Duffy, Marshall, Martin, Meighen,
Mercer, Munson, Plett, Rompkey et Segal
Greffier du comité :
Kevin Pittman
Analystes du Service d’information et de recherche parlementaires
de la Bibliothèque du Parlement :
Holly Porteous
Martin Auger
i
ORDRE DE RENVOI
Extrait des Journaux du Sénat du mercredi 17 mars 2010 :
L’honorable sénateur Wallin propose, appuyée par l’honorable sénateur Raine,
Que le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense soit autorisé à
examiner les politiques de sécurité nationale et de défense du Canada, incluant, sans s’y
limiter :
a) la capacité de la Défense nationale à défendre et à protéger les intérêts, la population et
le territoire du Canada, tant au Canada qu’à l’étranger, et sa capacité à éviter une urgence
nationale ou une attaque et à y réagir;
b) le rôle des Forces canadiennes en Afghanistan actuellement et après 2011;
c) nos relations avec l’OTAN, le NORAD, l’ONU, d’autres organismes internationaux et avec
nos alliés; le rôle et l’emploi des réservistes; l’efficacité de nos efforts humanitaires, à Haïti
par exemple, et la Stratégie de défense Le Canada d’abord;
d) les relations de travail entre les différentes agences chargées de la collecte de
renseignements, de la sécurité, de la protection et de la défense, et la façon dont elles
recueillent, coordonnent, analysent et diffusent l’information, et si ces activités pourraient
être améliorées;
e) les mécanismes mis en place pour examiner le rendement et les activités des différentes
agences chargées de la sécurité, du renseignement, de la défense et de l’aide humanitaire;
f) la sécurité de nos frontières et de nos infrastructures essentielles, ainsi que ses
répercussions sur les consommateurs, les modes de transport, la sécurité aux frontières et
les budgets;
Que les mémoires reçus et les témoignages entendus, ainsi que les travaux accomplis par le
comité, à cet égard depuis le début de la première session de la trente-septième législature
soient renvoyés au comité;
Que le comité remette son rapport au Sénat le 16 juin 2011 au plus tard, et que le comité
conserve tous les pouvoirs nécessaires pour informer le public de ses conclusions jusqu’à 90
jours après le dépôt du rapport définitif.
Après débat,
La motion, mise aux voix, est adoptée avec dissidence.
Gary W. O’Brien
Greffier du Sénat
iii
Avant-propos
Le présent rapport porte sur la souveraineté et la sécurité du Canada dans l’Arctique.
Il existe plusieurs définitions du mot « Arctique », mais pour les besoins du présent
texte, ce terme désigne la région située au nord du 60e parallèle de latitude nord, ce qui
correspond à la définition retenue dans le document d’information du Commandement
Canada, Les Forces canadiennes dans le Nord1. Les mots « Nord » et « Arctique » sont ici
interchangeables, comme le veut l’usage observé parmi les témoins ainsi que dans
l’ensemble de la population canadienne.
Au Canada, le nord du 60e parallèle englobe les trois territoires – Yukon, Territoires du
Nord-Ouest, Nunavut – ainsi qu’une petite partie du Nord du Québec et la pointe nord
de Terre-Neuve-et-Labrador. À l’échelle mondiale, cette région comprend l’Islande, la
majeure partie de l’Alaska, la Suède et la Norvège, le nord de la Russie, ainsi que la
presque totalité de la Finlande et du Groenland (une région autonome du Danemark).
Ainsi, ces huit pays constituent le Conseil de l’Arctique, une tribune internationale de
haut niveau créée à l’initiative du Canada.
Le sens du terme « sécurité » est plus nébuleux, mais dans l’esprit du mandat du comité,
nous entendons par là la sécurité nationale du Canada, laquelle, dans le contexte de
l’Arctique, présente un volet militaire et concerne aussi la sécurité publique. Dans
l’Arctique, ces questions relèvent des ministères et organismes suivants : les Forces
canadiennes, la GRC, la Garde côtière canadienne (un organisme qui relève de Pêches et
Océans Canada), le Service canadien du renseignement de sécurité, l’Agence des
services frontaliers du Canada, Transports Canada, Citoyenneté et Immigration Canada,
Environnement Canada et Ressources naturelles Canada. Les trois gouvernements
territoriaux fournissent également des services touchant la sécurité dans l’Arctique.
Le présent rapport, provisoire, ne fait pas le tour complet de la question et ne constitue
donc pas nécessairement notre dernier mot à ce sujet. Cependant, compte tenu des
autres questions de sécurité nationale et de défense dont le comité est saisi et des
impératifs de la politique canadienne, il est impossible de prévoir quand celui-ci pourra
publier un autre rapport sur ce sujet.
Enfin, le comité a le souci de produire des rapports clairs, concis, ciblés qui reposent sur
les déclarations de témoins et contiennent des recommandations applicables en
période d’austérité; il espère avoir atteint ces objectifs dans le présent rapport.
1
Commandement Canada, Documentation, BG 09.02, Les Forces canadiennes dans le Nord, 17 août 2009,
http://www.canadacom.forces.gc.ca/nr-sp/bg-do/09-002a-fra.asp, modifié le 17 août 2009.
v
Au final, la bataille pour l'Arctique sera menée par les scientifiques et les avocats, avec
pour munitions, l'information et des données scientifiques, et pour champ de bataille, les
salles de conférence et les salles de tribunal2.
Stephen Carmel, Maersk Line Limited
Introduction
Après une accalmie, au terme de la guerre froide, l’Arctique fait de nouveau la
manchette du fait du changement climatique. En effet, la disparition progressive de la
banquise dans l’océan Arctique offre maintenant à la convoitise d’un monde en quête
de ressources naturelles une véritable manne de pétrole, de gaz naturel, de minéraux,
de poisson et autres espèces marines. Parallèlement, de nouvelles routes maritimes,
plus courtes et moins coûteuses, sont proposées pour assurer le transport des
marchandises entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord – qui sait par la voie du
légendaire passage du Nord-Ouest. L’amenuisement de la calotte glaciaire ouvre par
ailleurs l’Arctique à d’autres formes de trafic maritime : il permettra non seulement la
mise en valeur des ressources, sur terre et en mer, mais aussi un afflux de touristes, par
la multiplication des croisières.
Or, les routes servant à l’exploitation des ressources et au transport sont depuis
toujours un sujet de discorde entre pays et sont souvent à l’origine de conflits. L’accès
aux ressources et les voies de transport sont universellement considérés comme
relevant de la sécurité nationale. Il n’est donc pas étonnant que les pays de l’Arctique en
particulier se préparent à toute éventualité, notamment en intensifiant leur présence
militaire et en accroissant leurs capacités à ce chapitre dans leurs secteurs arctiques
respectifs.
Le Canada est très actif dans l’Arctique : il est membre d’une foule d’organismes
internationaux qui font de la recherche et traitent de questions relatives à l’Arctique, et
il est partie à des accords internationaux qui concernent l’Arctique. La partie de son
territoire qui est située au nord du 60e parallèle couvre quelque quatre millions de
kilomètres carrés, ce qui est supérieur à la superficie de l’Inde, le septième pays du
monde en étendue. L’Arctique canadien est riche en ressources naturelles, et la
population locale espère bien profiter de la multiplication des possibilités de mise en
valeur3.
Le gouvernement actuel du Canada accorde une attention particulière à l’Arctique, ce
qui reflète l’importance croissante de cette région dans les affaires mondiales, ainsi que
dans la vie au Canada. La stratégie de défense Le Canada d’abord, par exemple, traite de
la défense de l’Arctique et prévoit l’acquisition de six à huit navires de patrouille
2
Canada, Parlement, Sénat, Comité permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations,
fascicule no 2, 29 mars 2010, p. 19, 40e législature, 3e session, 2010, Ottawa, Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada, 2010.
3
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 10, 13
décembre 2010, p. 36.
vii
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
extracôtiers/de l’Arctique. La Stratégie pour le Nord du Canada précise les mesures
envisagées pour exercer la souveraineté du Canada dans l’Arctique, notamment la
conception et la construction d’un nouveau brise-glace de classe polaire et l’expansion
des installations et des capacités des Forces canadiennes. Plus récemment, le
gouvernement du Canada s’est donné une politique étrangère pour l’Arctique. En outre,
le premier ministre s’intéresse personnellement beaucoup à l’Arctique et il s’y rend
plusieurs jours à la fois chaque année depuis son accession au pouvoir. Comme le
ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, l’a dit au comité,
« *l+’importance de l’Arctique et l’intérêt du Canada pour le Nord n’ont jamais été aussi
grands4 ».
Évidemment, l’Arctique canadien suscite des désaccords, lesquels font souvent la
manchette, où ils ont tendance à être présentés comme des conflits.
Deux différends mineurs opposent par exemple le Canada et le Danemark, l’un qui
concerne la propriété d’une île minuscule et l’autre, deux petites régions de l’océan
Arctique, au nord de l’île d'Ellesmere et du Groenland. Cela dit, il importe de noter que
le Canada et le Danemark collaborent sur le plan militaire et sur d’autres plans dans
l’Arctique, qu’ils sont tous deux membres du Conseil de l’Arctique et du groupe des cinq
États côtiers de l’océan Arctique et qu’ils travaillent à un règlement négocié de ces
différends.
Le différend qui oppose le Canada aux États-Unis sur une question de frontière dans la
mer de Beaufort, dans l’Ouest de l’Arctique, est plus important parce qu’il concerne un
large pan de sous-sol marin riche en ressources revendiqué par les deux pays. Là encore,
cependant, le différend met en cause deux alliés de longue date, partenaires en matière
de défense et qui sont le plus important partenaire commercial l’un de l’autre. Le
Canada et les États-Unis sont aussi tous deux membres du Conseil de l’Arctique et nos
gouvernements sont fort occupés à négocier discrètement le règlement du différend de
la mer de Beaufort, devenu une priorité du Canada5.
La question qui fait le plus couler d’encre, et de loin, jusqu’à présent, est le différend
entre le Canada et les États-Unis au sujet du passage du Nord-Ouest. Aux yeux du
Canada, les eaux du passage sont des eaux intérieures entièrement assujetties aux lois
et règlements de notre pays. Les États-Unis, par contre, comme bien d’autres pays,
considèrent le passage du Nord-Ouest comme un détroit international, ce qui veut dire
que les navires de tous les pays ont le droit d’y passer en transit. La question touche une
corde sensible chez les Canadiens, qui fait intervenir la fierté nationale, notre
conception de nous-mêmes en tant que pays arctique, ce qui semble une atteinte à
notre souveraineté et, pour certains, un ressentiment à l’égard des États-Unis. C’est
4
Comité sénatorial permanent de la de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 8,
1 novembre 2010, p. 44.
5
Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, Énoncé de la politique étrangère du
Canada pour l’Arctique, 20 août 2010, http://www.international.gc.ca/polarpolaire/assets/pdfs/CAFP_booklet-PECA_livret-fra.pdf, consulté le 10 février 2011.
er
viii
Introduction
aussi une question au sujet de laquelle nos deux pays sont convenus de rester chacun
sur ses positions. De toute manière, le différend pourrait finalement rester tout à fait
théorique, car, comme on l’a fait valoir au comité, pour plusieurs raisons, le passage du
Nord-Ouest pourrait ne pas intéresser les lignes maritimes avant longtemps.
Il importe cependant de voir plus loin que ces désaccords au demeurant fort bien gérés.
Ce sont les États côtiers de l’Arctique qui ont le plus à gagner d’un meilleur accès aux
ressources des fonds marins de l’Arctique. La Convention des Nations Unies sur le droit
de la mer (UNCLOS) permet aux États côtiers du monde entier de revendiquer la
propriété exclusive des ressources du plancher océanique du plateau continental
étendu, à la condition qu’il existe un plateau continental adjacent à leur territoire audelà de la zone économique exclusive (ZEE) de 200 milles. Les cinq pays qui bordent
l’océan Arctique, dont le Canada, sont en train de préciser la superficie de leur plateau
continental étendu. Le Canada devra déposer sa demande en 2013. Collectivement, ces
revendications conféreront aux cinq États côtiers des droits exclusifs à l’égard d’une
vaste superficie du fond marin. Reste à savoir si la zone revendiquée par le Canada
empiète sur une zone revendiquée par un autre pays, mais en l’occurrence, la question
sera résolue aux termes de la Convention.
Le processus prévu dans la Convention exclut cependant les États qui n’ont pas de côte
sur l’Arctique, ce qui n’atténue par ailleurs en rien leur intérêt. Bien que dépourvue de
tout territoire dans l’Arctique, la Chine semble bien déterminée à y jouer un rôle et elle
effectue des recherches scientifiques dans l’Arctique tout comme dans l’Antarctique. En
outre, un contre-amiral chinois à la retraite et de nombreux universitaires chinois ont
tenu ouvertement des propos revenant à dire qu’ils souhaitent que leur pays s’affirme
davantage sur la scène internationale en général, et au sujet de l’Arctique en particulier.
Pour bien analyser la sécurité nationale du Canada dans l’Arctique, il importe de poser
d’abord plusieurs questions.







Le gouvernement du Canada est-il suffisamment au courant de ce qui se passe
dans ce vaste territoire peu peuplé?
Le Canada se tient-il suffisamment au fait des changements imputables au
réchauffement climatique?
Est-on en train de remilitariser la région, comme elle l’était durant la guerre
froide, comme certains le craignent?
Le Canada est-il exposé à une menace de nature militaire dans l’Arctique et, dans
l’affirmative, de quelle nature?
Quels sont les risques non militaires qui menacent notre sécurité dans cette
région?
Le Canada fait-il le nécessaire pour protéger son territoire nordique contre les
menaces à sa sécurité?
Le Canada dispose-t-il d’une capacité de recherche et de sauvetage suffisante
pour voir à la sécurité des personnes sur terre, sur mer et dans les airs – une
question pertinente compte tenu de l’âge des avions de recherche et de
ix
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien

sauvetage de notre aviation, des bases éloignées de l’Arctique et de la longueur
du processus d’acquisition d’appareils de recherche et de sauvetage à voilure
fixe?
Enfin, comme trois navires se sont échoués dans l’Arctique durant l’été 2010, il y
a lieu de se demander si les eaux de la région sont suffisamment bien
cartographiées (un autre aspect de la connaissance de la situation) et si la
réglementation en matière de transport et d’environnement est adéquate pour
composer avec les problèmes quand ils surgissent.
Les audiences du comité ont porté essentiellement sur ces questions, et sur les sujets
mentionnés plus haut. Certaines des personnes que le comité a entendues s’inquiètent
devant ce qui se passe dans l’Arctique et souhaiteraient que le Canada en fasse bien
plus pour se préparer à affronter les pires scénarios. D’autres, par contre, sont d’avis
que les différends internationaux dans l’Arctique canadien et dans l’Arctique en général
sont bien maîtrisés. Ils estiment que le Canada fait partie d’un système international
solide qui a réussi jusqu’à maintenant à bien gérer les enjeux de l’Arctique de manière
pacifique et coopérative, et qu’il n’y a pas de raison que cela change.
x
Le premier pilier, le plus crucial de notre stratégie nordique, tient à l'exercice de
la souveraineté dans l'Arctique6.»
L’honorable Lawrence Cannon, ministre des Affaires étrangères
Une précision sur la notion de souveraineté
On parle souvent, et parfois à tort et à travers, de la « souveraineté du Canada dans
l’Arctique ». On entend fréquemment dire que le Canada « revendique » la souveraineté
dans l’Arctique, ce qui pourrait donner à entendre que celle-ci n’est pas parfaite ou bien
établie. On a par ailleurs tendance à confondre souveraineté et sécurité. Deux témoins
ont vivement contesté cet état de choses, et il vaut la peine de rapporter leurs propos ici
pour remettre les pendules à l’heure une fois pour toutes.
Premièrement, en précisant la distinction entre souveraineté et sécurité, Whitney
Lackenbauer, professeur à la St. Jerome’s University, a établi une distinction entre la
souveraineté et la sécurité, signalant que « la souveraineté est un concept juridique qui
suppose la propriété d'un territoire et le droit de contrôle sur ce territoire, lesquels sont
régis par un ensemble bien défini de lois internationales7 ».
Alan Kessel, conseiller juridique au ministère des Affaires étrangères et du Commerce
international, estime qu’il est faux de dire que le Canada « revendique » la souveraineté,
car « on ne saurait revendiquer ce qui nous appartient déjà8 ». Il a expliqué la différence
entre souveraineté et sécurité et mis en garde contre le risque qu’il y aurait à confondre
les deux notions.
Si vous êtes propriétaire d’une maison et que quelqu’un traverse votre
cour arrière à la course au milieu de la nuit, vous ne perdez pas votre
souveraineté sur la maison en question. Vous en êtes toujours
propriétaire. Vous allez vous interroger sur la sécurité de votre cour
arrière et vous allez peut-être vouloir étudier le problème, mais vous ne
cessez pas d’être propriétaire de la maison simplement parce que vous
vous posez des questions sur le degré de sécurité qu’il y a là. C’est un
élément clé pour comprendre la question particulière qui nous intéresse
ici, car dès qu’on tombe dans l’idée selon laquelle « si ce n’est pas bien
protégé, ça ne m’appartient pas », je crois que le débat est pour une
bonne part perdu. Ça vous appartient toujours9.
En conséquence, le Canada ne revendique pas la souveraineté dans l’Arctique. Comme
l’a dit M. Kessel, « *l+a souveraineté canadienne dans l’Arctique existe de longue date;
6
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 8, 1er
novembre 2010, p. 45.
7
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 39.
8
Ibid., p. 60-61.
9
Ibid., p. 61.
1
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
elle est fermement établie et se fonde sur un titre historique10 ». Il est en conséquence
crucial d’exercer cette souveraineté, de montrer que nous prenons soin de ce qui nous
appartient. Le fait d’assurer la sécurité de notre territoire arctique contribue de manière
importante à l’exercice de notre souveraineté, mais ce n’est pas cela qui établit notre
souveraineté.
10
Ibid.
2
L’Arctique canadien – La politique intérieure
LES FORCES CANADIENNES ET L’ARCTIQUE
*…+ c’est plus difficile de mener des opérations dans l’Arctique, du point de vue
logistique, qu’en Afghanistan *…+ On n’a que ce qu’on y apporte11.
Général Walt Natynczyk, Chef d’état-major de la Défense
Les Forces canadiennes comptent quatre commandements opérationnels12. Le
Commandement Canada est chargé des opérations au Canada et en Amérique du Nord
continentale, y compris dans le Nord, où cette responsabilité relève essentiellement de
la Force opérationnelle interarmées Nord (FOIN).
Basée à Yellowknife, la FOIN offre au Commandement Canada un quartier général
opérationnel « capable de planifier, de diriger, d’appuyer et d’exécuter de façon efficace
des opérations expéditionnaires interarmées, intégrées et multinationales dans le
Nord13 ».
La zone de responsabilité de la FOIN couvre un vaste territoire – environ quatre millions
de kilomètres carrés, ou 40 % du territoire terrestre du Canada et 75 % de ses côtes –
qui compte 94 grandes îles et 36 469 petites îles de l’archipel Arctique.
La FOIN a pour objet de « faire valoir la souveraineté du Canada au nord du 60e
parallèle, de coordonner et d’appuyer les activités des FC dans le Nord et d’assurer la
liaison avec *…+ les gouvernements des *…+ territoires14 ».
Une unité de la Force aérienne est basée dans le Nord à temps plein : il s’agit du
440e escadron de transport de Yellowknife, qui utilise des appareils Twin Otter pour
effectuer du transport aérien et des vols utilitaires et de liaison, ainsi que pour mener
des opérations de recherche et de sauvetage.
La Force aérienne exploite la station des Forces canadiennes d’Alert – l’endroit habité
en permanence le plus septentrional du monde – à l’extrémité nord-est de l’île
d'Ellesmere, à environ 817 km du pôle Nord. Cette station recueille des renseignements
sur les transmissions et assure des activités de radionavigation pour le soutien des
opérations de recherche et de sauvetage, ainsi que d’autres services au besoin15.
11
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 5, 7 juin
2010, p. 71.
12
Les autres sont le Commandement de la Force expéditionnaire, le Commandement des forces
d’opérations spéciales et le Commandement du soutien opérationnel.
13
Défense nationale, Défense nationale et les Forces canadiennes, Force opérationnelle interarmées du
nord, http://www.cfna.forces.ca/site/index-fra.asp, modifié le 21 décembre 2010.
14
Défense nationale, Documentation Commandement Canada, BG 09.002a – Les Forces canadiennes dans
le Nord, http://www.canadacom.forces.gc.ca/nr-sp/bg-do/09-002a-fra.asp, modifié le 25 novembre, 2010.
15
Défense nationale, La Force aérienne du Canada, Station des Forces canadiennes Alert – Au sommet du
monde, http://www.airforce.forces.gc.ca/8w-8e/alert/index-fra.asp, modifié le 9 décembre 2009.
3
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
La Force aérienne aussi mène des patrouilles dans le Nord, au moyen d’appareils de
patrouille maritime CP-140 Aurora, maintenant vieillissants, pour surveiller les activités
de pêche illégale et d’autres infractions aux lois canadiennes16.
Trois grandes opérations d’entraînement récurrentes ont lieu chaque année dans le
Nord – Nunalivut, Nunakput et Nanook – en sus d’autres opérations menées à
l’occasion.
Le brigadier-général D.B. Millar, commandant de la Force opérationnelle interarmées
(Nord) a indiqué : « Nous simulons des scénarios dans lesquels un navire de croisière
entre en collision avec un iceberg, et nous devons évacuer tous les passagers, un feu se
déclare à bord d'un navire, ou un des pétroliers qu'on s'attend à voir traverser le Nord
dans l'avenir déverse accidentellement du pétrole dans les eaux17 ».
La Force aérienne, de concert avec le NORAD, exploite quatre bases d’opérations
avancées dans l’Arctique (à Inuvik, Yellowknife, Iqaluit et Rankin Inlet) pour permettre le
déploiement d’avions de chasse.
Le NORAD administre le Système d’alerte du Nord, composé de 15 radars à longue
portée et 39 radars à courte portée disséminés tout au long de la côte arctique de
l’Amérique du Nord qui couvrent une vaste bande de 4 800 km de long et de 320 km de
large allant de l’Alaska à Terre-Neuve, constituant ainsi une zone tampon où tout
appareil qui approche est automatiquement détecté18. La Pan Arctic Inuit Logistics
Corporation assure l’exploitation et l’entretien de la partie canadienne du Système
d’alerte du Nord19.
Pour améliorer la connaissance de la situation dans l’Arctique des Forces canadiennes,
un projet de démonstration de quatre ans est en cours, appelé Surveillance du Nord. Ce
projet, administré par Recherche et développement pour la défense Canada, permet de
faire l’essai de capteurs de surface et de capteurs sous-marins « pour recueillir des
données de surveillance à un point de passage emprunté par le trafic maritime ». On
effectue aussi des simulations reposant sur des données recueillies au moyen de
capteurs de surface et de capteurs spatiaux20.
Le projet Polar Epsilon utilise les images et autres données produites par le radar
RADARSAT 2 pour améliorer la capacité de surveillance des Forces canadiennes,
lesquelles peuvent ainsi avoir une meilleure connaissance de la situation sans égard aux
16
Défense nationale, Documentation Commandement Canada, BG 09.002a, Les Forces canadiennes dans
le Nord, http://www.canadacom.forces.gc.ca/nr-sp/bg-do/09-002a-fra.asp, modifié le 25 novembre 2010.
17
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 12
avril 2010, p. 71.
18
Défense nationale, The Canadian Forces of the North American Aerospace Defence Command,
www.norad.mil/about/canadian_Forces.doc, consulté le 7 février 2011.
19
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 10, 13
décembre 2010, p. 35
20
Recherche et développement pour la défense Canada, La surveillance du Nord DT – Vue d’ensemble du
projet, http://www.ottawa.drdc-rddc.gc.ca/html/apercu_projet-fra.html, modifié le 5 juillet 2010.
4
L’Arctique canadien – La politique intérieure
conditions météorologiques, jour et nuit. Selon le ministère de la Défense nationale, «
[l]e projet a fourni sa capacité de surveillance de l’Arctique au Commandement Canada
le 17 juin 201021 ».
On pourra bientôt compter aussi sur la Constellation RADARSAT – une série de trois
satellites qui seront lancés en 2014 et en 2015 qui « assurera une couverture complète
de la surface et des eaux territoriales du Canada par le biais de l'augmentation de la
fréquence d'observation en moyenne d'une fois par jour22 ».
En outre, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures concernant les Forces
canadiennes dans l’Arctique :

De nouveaux avions de recherche et de sauvetage remplaceront les appareils
vieillissants C-115 Buffalo et C-130.

De six à huit navires de patrouille extracôtiers/de l’Arctique seront construits
pour la Marine et seront exploités à temps partiel dans l’Arctique; on en est
encore à la phase de définition de projet, et le premier navire sera lancé en
2015.

Une installation d’amarrage et de ravitaillement en eau profonde destinée à la
Marine est en cours de construction à Nanisivik sur la péninsule Borden de l’île
de Baffin, à proximité d’une mine de plomb et de zinc maintenant désaffectée.

Le Centre de formation des Forces canadiennes dans l’Arctique en construction à
Qausuittuq (Resolute Bay) sur l’île Cornwallis permettra d’assurer l’instruction
d’une centaine de personnes à la fois et servira de poste de commandement
pour les opérations d’urgence et les interventions en cas de catastrophe.

Quatre groupes-compagnies d’intervention dans l’Arctique – constitués de
réservistes des Forces canadiennes provenant de régiments de milice du Sud –
suivent un entraînement sur les opérations dans l’Arctique au cas où il faudrait
un jour les déployer dans cette région.
Sur ce dernier point, cependant, on a demandé au commandant de la Force
opérationnelle interarmées (Nord) si les soldats en provenance du Sud étaient capables
de fonctionner adéquatement dans l’Arctique, au-delà du strict nécessaire pour
survivre, et d’y effectuer un minimum d’opérations tactiques. Le brigadier-général Millar
a répondu au comité : « Non, ce n’est pas le cas. Par le passé, oui. Les Forces
canadiennes avaient des capacités phénoménales d’opérer et de se déployer dans le
21
Défense nationale, Projet polar Epsilon, BG 10-014, lel 29 juin 2010,http://www.forces.gc.ca/site/newsnouvelles/news-nouvelles-fra.asp?cat=00&id=3451, consulté le 17 mars 2011.
22
Agence spatiale canadienne, Constellation RADARSAT, http://www.asccsa.gc.ca/fra/satellites/radarsat/default.asp, consulté le 10 février 2011.
5
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
Nord. » Depuis les attentats du 11 septembre, la priorité était ailleurs, mais « [nous
sommes en train de] reconstruire la capacité que nous avions autrefois23 », a-t-il dit.
Enfin, la population locale souscrit vivement à la présence militaire dans le Nord. Le
dirigeant d’entreprise Charlie Lyall, un Inuit, a dit que, pour les Inuits, « une présence
militaire active dans l’Arctique est essentielle et donne lieu à de solides partenariats
pour [les] grands projets [du MDN dans le Nord]24 ». Il a dit au comité que la
participation des Inuits à l’assainissement des sites du vieux réseau d’alerte avancée leur
avait permis de renforcer la capacité de leurs entreprises de prendre en charge des
contrats dans le Nord et de négocier des contrats. Il a aussi parlé du rôle des Inuits dans
l’exploitation et l’entretien du Système d’alerte du Nord. « Le MDN peut continuer à
jouer un rôle vital dans ce processus de développement financier et d’expansion des
entreprises des collectivités inuites25. »
LES RANGERS CANADIENS
Leur devise est Vigilans – « Les gardiens ». Ils constituent une force unique, un sousélément de la Réserve des Forces canadiennes qui, dans l’Arctique, relève de la Force
opérationnelle interarmées (Nord) du Commandement Canada. Les Rangers exécutent
« des missions de sécurité nationale et protection civile le long des côtes, dans les
endroits isolés et peu peuplés du Canada qui ne pourraient être desservis
adéquatement et de façon économique par d’autres éléments des FC26 ».
Dans l’Arctique, les Rangers sont composés de membres de la collectivité et ont la
particularité unique dans la Réserve des FC d’être choisis par leur collectivité et non
recrutés par les Forces canadiennes. Ainsi, la collectivité « s’implique complètement
dans la sûreté et la sécurité de la région27 ».
Les Rangers portent une casquette et un chandail à insigne rouges et sont équipés d’un
fusil à verrou Lee-Enfield no 4 de calibre 303 pour lequel on leur attribue 200 balles par
an. Ils représentent le citoyen-soldat par excellence. Ils signalent toute activité inusitée
observée tandis qu’ils se déplacent ou chassent près de leurs collectivités. Ils mènent
aussi des patrouilles d’affirmation de la souveraineté à la demande des Forces
canadiennes, se chargent au besoin d’opérations locales de recherche et de sauvetage,
vérifient périodiquement les postes sans personnel du Système d’alerte du Nord et
s’entraînent avec les membres non autochtones des Forces canadiennes auxquels ils
23
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 12
avril 2010, p. 65.
24
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 10, 13
décembre 2010, p. 34.
25
Ibid., p. 35.
26
Défense nationale, Rangers canadiens, http://www.army.forces.gc.ca/land-terre/cr-rc/index-fra.asp,
modifié le 12 mai.
27
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 12
avril 2010, p. 68.
6
L’Arctique canadien – La politique intérieure
apprennent comment travailler et survivre dans le climat rigoureux de l’Arctique28, 29.
Pour ses missions dans l’Arctique, la FOIN emploie principalement le 1er Groupe de
patrouilles des Rangers canadiens.
Les Rangers sont des employés à temps partiel. Ils sont rémunérés durant leur
entraînement et quand ils sont affectés à des opérations à l’appui des Forces
canadiennes, et l’emploi de leurs biens personnels comme des véhicules, des bateaux et
des motoneiges est défrayé30.
Les témoins que le comité a entendus étaient unanimes à louer les Rangers et leur
vouer une grande admiration, en particulier leur commandant de l’époque, le chef de la
FOIN, le brigadier-général D.B. Millar :
Le fleuron des Forces canadiennes dans le Nord, les premiers
intervenants, ce sont nos Rangers. J'ai 1 600 Rangers sous mon
commandement, qui sont répartis dans 57 collectivités sur 71 dans le
Nord. Lorsqu'on détermine cela sur une carte, on a une empreinte
énorme. Les Rangers ont des aptitudes et des capacités de survie et de
navigation considérables, et ce sont vraiment les personnes sur le
terrain31.
Rob Huebert, directeur adjoint du Centre d'études stratégiques et militaires, Université
de Calgary, a déclaré : « Il est évident qu'avec leurs connaissances et leurs savoirs
indigènes, les Inuits, les Dénés et les autres membres des Rangers sont vraiment la
solution. Étant donné toutes les difficultés qu'une région inconnue présente pour des
soldats du Sud, il vaut nettement mieux engager des gens qui y vivent depuis
toujours32. »
Le brigadier-général Millar a ajouté que les collectivités comptant entre 250 et 1 000
habitants et les patrouilles de Rangers, formées de non moins de 35 membres,
confèrent une bonne capacité d’intervention. « J'ai un avantage, car j'ai à ma disposition
des Rangers sur appel qui sont prêts à intervenir à tout moment dans les collectivités où
il y a un problème de sécurité. Dans cette situation, notre temps d'intervention est
immédiat33. »
28
Défense nationale, Groupe de patrouilles de Rangers canadiens, http://www.army.forces.gc.ca/landterre/cr-rc/crpg-gprc-fra.asp, modifié le 12 mai 2010.
29
Défense nationale, Rangers canadiens, Instruction, http://www.army.forces.gc.ca/land-terre/crrc/training-instruction/index-fra.asp, modifié le 13 mai 2010.
30
Défense nationale, Canadian Rangers play a vital role in the North,
http://www.army.forces.gc.ca/3crpg/eng/rangers-faqs-eng.html , modifié le 19 juin 2009.
31
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 12
avril 2010, p. 66.
32
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 29
mars 2010, p. 17.
33
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 12
avril 2010, p. 66.
7
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
Charlie Lyall a résumé la situation en ces termes : « Les Rangers constituent un moyen
flexible, peu coûteux et culturellement inclusif d’arborer le drapeau et d’affirmer la
souveraineté canadienne dans le Nord, grâce à une relation que l’on cultive depuis plus
d’un demi-siècle. Les Rangers encouragent en outre le leadership local et le
renforcement des capacités dans notre collectivité34. »
Comme le premier ministre Harper l’avait annoncé en 2007, le gouvernement est en
train d’accroître les effectifs des Rangers canadiens35. La FOIN embauchera 300 Rangers
de plus, ce qui en portera le total à 1 900 dans le Nord. À l’échelle nationale, leurs
effectifs passeront de 4 000 à 5 000 personnes36.
En outre, les Forces canadiennes ont lancé un projet de modernisation des Rangers qui
porte sur tous les éléments de l’uniforme et de l’équipement, notamment sur
l’opportunité de remplacer le fusil à verrou Lee-Enfield 303, qui remonte aux
années 1940. Le brigadier-général Millar a précisé que le problème ne tenait pas à
l’arme en soi, « exceptionnelle par sa simplicité37 », mais au fait qu’il devient de plus en
plus difficile de trouver des pièces de rechange. Cependant, quand il s’est rendu au
Yukon en janvier 2011 pour y rencontrer des Rangers canadiens, le général Walt
Natynczyk aurait dit qu’un Ranger lui avait affirmé que « quand un membre de sa
patrouille endommage son arme, il commande les pièces nécessaires par Internet et
qu’elles sont livrées en une semaine38 ».
À ceux qui font la moue quand ils apprennent que nos réservistes de première ligne
dans le Nord emploient un fusil aussi vieux et aussi élémentaire, le brigadiergénéral Millar fait remarquer que, dans le Nord, « plus c’est simple, mieux c’est. On veut
une arme qui ne s’enrayera pas et qui continuera de fonctionner après l’avoir déposée
dans le fond d’un bateau ou à l’arrière d’un cométique *traîneau+39. S’il faut remplacer
cette arme, a dit le brigadier-général, la nouvelle doit être elle aussi « simple et
solide40 ».
Il en va de même, a-t-il ajouté, pour le reste du matériel qu’utilisent les Rangers, y
compris le Ski-Doo. « Nous n'utilisons pas les Ski-Doo à quatre temps, parce qu'ils ont
des démarreurs électriques et qu'ils sont refroidis par liquide. Lorsque la température
atteint moins 50 oC, les batteries se déchargent rapidement et le liquide gèle. Donc, les
34
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 10, 13
décembre 2010, p. 34.
35
Premier ministre du Canada, Centre de formation des Forces canadiennes dans l’Arctique,
http://www.pm.gc.ca/fra/media.asp?id=1785, consulté le 10 février 2011.
36
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 12
avril 2010, p. 67.
37
Ibid., p. 68.
38
Jason Unrau, « General visits ‘the eyes and ears of Canada’ », The Whitehorse Star, 12 janvier 2011, p. 4.
[traduction]
39
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 12
avril 2010, p. 68.
40
Ibid.
8
L’Arctique canadien – La politique intérieure
Ski-Doo à deux temps satisfont à nos exigences. On recherche avant tout la
simplicité41. »
Quant aux autres mesures d’expansion et de modernisation envisagées, le brigadiergénéral a évoqué la création d’une force d’intervention rapide constituée d’unités de
Rangers à haut niveau de disponibilité opérationnelle, la construction d’un centre de
formation des recrues et le développement d’une capacité de navigation côtière (un
essai devait avoir lieu sur le Mackenzie durant l’été de 2010)42.
Le comité a entendu diverses opinions au sujet des Rangers. Michael Byers, professeur à
l’Université de la Colombie-Britannique, trouve intéressante l’idée de les équiper de
petites embarcations43. Il a signalé que les Rangers « procurent aussi des emplois à
temps partiel et inspirent de la fierté à des milliers de jeunes hommes et de jeunes
femmes, ce sur quoi il faut miser comme façon de favoriser le développement social et
économique dans le Nord44 ».
M. Huebert a dit au comité : « Je suis convaincu qu'on pourrait faire beaucoup plus, et
qu'on n'a même pas idée de tout ce qu'on pourrait faire [avec les Rangers], même avec
une population limitée, comme vous le dites45. »
Cependant, M. Lackenbauer a indiqué :
Bien sûr, [il faut veiller] à gérer les attentes de façon à ce que les
décideurs ne tentent pas de transformer les Rangers en quelque chose
qu’ils ne sont pas. Les Rangers sont des réservistes, mais on ne peut pas
s’attendre à ce qu’ils possèdent des capacités similaires à celles des
unités cantonnées dans le sud du pays. Le fait d’augmenter les capacités
militaires des Rangers ne permettra pas d’accroître la sécurité ou la
souveraineté du Canada *…+ Les Rangers fonctionnent bien, et j’estime
qu’il y a des risques à tenter de réparer quelque chose qui fonctionne
bien46.
RECHERCHE ET SAUVETAGE
Le prochain grand enjeu sera celui de la recherche et du sauvetage à mesure que le Nord
s'ouvre. Comme vous le savez, il y a maintenant des vols qui passent au-dessus du pôle
Nord, ce qui ne se faisait jamais pendant la guerre froide. Or, nous tenons pour acquis
41
Ibid.
Ibid., p. 64.
43
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 90.
44
Ibid., p. 89-90.
45
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 29
mars 2010, p. 18.
46
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 42.
42
9
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
que les machines construites par l'homme peuvent parfois poser des problèmes. Que
faire en pareil cas47?
Alan Kessel, conseiller juridique, ministère des Affaires étrangères
Le Canada possède un territoire considérable dont l’Arctique en représente environ
40 %. Partout, y compris dans le Nord, l’activité humaine s’exerce sur terre, dans l’eau et
sous l’eau, et dans les airs. Il n’est pas rare que des gens se perdent ou se retrouvent en
mauvaise posture, ce qui déclenche des opérations de recherche et de sauvetage.
« Les missions de recherche et sauvetage posent effectivement de sérieuses difficultés,
a fait savoir André Deschamps, lieutenant-général et chef d’état-major de la Force
aérienne. La zone concernée est la plus étendue au monde. Elle couvre quelque 15
millions de kilomètres carrés48. » C’est près de cinq fois la superficie de l’Inde (3
287 263 km2)49.
Les opérations de recherche et de sauvetage relèvent au premier chef du ministre de la
Défense nationale. Les Forces canadiennes coordonnent des activités de recherche et de
sauvetage dans l’ensemble du Canada, et fournissent les appareils et le personnel
nécessaires, mais elles ne sont pas les seules à intervenir. Il y a aussi :

les territoires, les provinces et les municipalités, responsables en général des
opérations de recherche et de sauvetage sur terre et sur les eaux intérieures,
sauf dans les parcs nationaux;

la Gendarmerie royale du Canada (Sécurité publique Canada) qui, en tant que
service de police de huit provinces sur dix et des territoires, est directement
responsable des opérations de recherche et de sauvetage sur terre et sur les
eaux intérieures50 et est appuyée par les Rangers canadiens dans l’Arctique, pour
les recherches terrestres;

la Garde côtière canadienne (Pêches et Océans Canada), qui se charge des
opérations de recherche et de sauvetage maritimes et côtières et qui, en
collaboration avec les Forces canadiennes, administre les Centres conjoints de
coordination des opérations de sauvetage (voir plus bas); la Garde côtière
administre aussi la zone des Services de trafic maritime du Nord canadien
(NORDREG – le règlement de Transports Canada pour la protection de
l’environnement et la sûreté de la navigation dans l’Arctique) et offre des
services de brise-glace;
47
Ibid., p. 73.
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 5, 31
mai 2010, p. 46.
49
Central Intelligence Agency, The World Fact Book , https://www.cia.gov/library/publications/the-worldfactbook/geos/in.html , consulté le 8 mars 2011.
50
Gendarmerie royale du Canada, La GRC et les opérations de recherche et de sauvetage,
http://www.rcmp-grc.gc.ca/ccaps-spcca/rs-fra.htm, modifié le 15 décembre 2006.
48
10
L’Arctique canadien – La politique intérieure

Transports Canada, qui réglemente le transport aérien, le transport maritime et
le transport terrestre, notamment au moyen du NORDREG et du Règlement de
l’aviation canadien (qui régit notamment les émetteurs de localisation
d’urgence – ELT)51, 52 ;

le Service météorologique du Canada d’Environnement Canada et le Service
canadien des glaces fournissent respectivement des prévisions du temps et de
l’information sur l’état des glaces;

Parcs Canada (une agence de Patrimoine canadien), premier responsable des
opérations de recherche et de sauvetage dans les parcs nationaux;

l’Association civile de recherche et de sauvetage aériens (ACRSA), une
organisation bénévole de propriétaires et de pilotes d’avion qui offre au besoin
des services complémentaires de recherche et de sauvetage, mais seulement
dans le Sud du Canada pour le moment.
Les trois Centres conjoints de coordination des opérations de sauvetage précités sont
prêts en tout temps à coordonner des interventions dès qu’un problème est signalé où
que ce soit au Canada. Dotés de personnel des Forces canadiennes (Force aérienne) et
de la Garde côtière, les Centres sont situés à Victoria, Trenton et Halifax et sont
opérationnels 24 heures sur 24 à longueur d’année.
Chacun des centres est responsable, outre sa section du Sud du Canada, d’une partie de
l’Arctique. Ainsi, celui de Victoria couvre aussi le Yukon. Celui de Trenton couvre le
centre de l’Arctique et celui de Halifax couvre l’est de l’île de Baffin et les parties
septentrionales (arctiques) du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador.
Les appareils de recherche et de sauvetage de la Force aérienne sont basés à Comox,
Winnipeg, Trenton, Greenwood (Nouvelle-Écosse) et Gander (il s’agit du gros
quadrimoteur C-130 Hercules, du bimoteur C-115 Buffalo et des nouveaux hélicoptères
Cormorant). Il est possible de faire appel à d’autres appareils selon les besoins. En 2009,
les équipes de recherche et de sauvetage ont répondu à plus de 8 700 appels de
détresse53.
Chacun des trois escadrons de recherche et de sauvetage dispose d’un appareil de
chaque modèle, appareils qui doivent être prêts à décoller dans les trente minutes la
51
Transports Canada, Service de trafic maritime du Nord canadien (NORDREG),
http://www.tc.gc.ca/fra/securitemaritime/desn-arctique-navigation-nordreg-357.htm, modifié le 16
novembre 2010.
52
Transports Canada, Règlement de l’aviation canadien, Partie VI, Sous-partie 5 – Exigences relatives aux
aéronefs, http://www.tc.gc.ca/fra/aviationcivile/servreg/rac/partie6-605-2438.htm, modifié le 1er décembre
2009.
53
Défense nationale, La Force aérienne du Canada – Recherche et sauvetage,
http://www.airforce.forces.gc.ca/v2/page-fra.asp?id=17, modifié le 25 mars 2010.
11
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
semaine entre 8 h et 16 h, heure locale, et dans les deux heures autrement54.
Autrement dit, les appareils sont toujours en état d’alerte, mais dans le Sud du Canada
seulement, et non dans l’Arctique (voir plus bas).
Pour ce qui est du rôle de l’aviation privée dans les opérations de recherche et de
sauvetage, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, en a traité plus
longuement dans une lettre, à la demande du comité.
Il est absolument fondamental pour les coordonnateurs des services de recherche et de
sauvetage, a-t-il écrit, de pouvoir compter sur n’importe quel moyen disponible et
approprié d’offrir les secours nécessaires, ce qui comprend tous les appareils des Forces
canadiennes, les appareils commerciaux, les avions privés et, au besoin, les appareils
des pays voisins comme les États-Unis55.
Le Ministre a signalé que les Centres conjoints de coordination des opérations de
sauvetage tiennent à jour, avec l’aide de la FOIN, la liste des installations, capacités et
contacts des appareils et exploitants du Nord et qu’ils y font appel très rapidement
quand ils en ont besoin56.
Par ailleurs, les Forces canadiennes lanceront un nouveau programme cette année
(2011). Dans le Sud du Canada, on a depuis longtemps recours aux ressources privées
bénévoles de l’Association civile de recherche et de sauvetage aériens pour localiser les
appareils dont on est sans nouvelles. Ces services seront maintenant étendus au Nord,
« ce qui permettra de combiner le travail des bénévoles – coordonnateurs de missions
de recherche et de sauvetage et guetteurs aériens – avec des appareils commerciaux
nolisés basés dans le Nord. On sera ainsi mieux à même d’offrir rapidement des services
de recherche et de ralliement, mais aussi de procurer aux victimes des vêtements
chauds, du matériel de communication, des abris et des vivres57 »jusqu’à ce qu’elles
puissent être secourues par hélicoptère, par bateau ou par voie terrestre.
Le Ministre a dit également au comité que le traité du Conseil de l’Arctique en matière
de recherche et de sauvetage a été négocié par les huit pays membres du Conseil de
l’Arctique pour simplifier les procédures d’accès aux services des autres pays
circumpolaires pour répondre aux incidents dans le Nord58.
Les témoins ont fait deux principales observations au sujet des opérations de recherche
et de sauvetage dans l’Arctique. Premièrement, les besoins augmentent.
Deuxièmement, le fait que presque tous les appareils de recherche et de sauvetage des
54
Défense nationale. Défense nationale et les Forces canadiennes, Recherche et sauvetage – Forces
canadiennes, SAR BG 09.001, http://www.canadacom.forces.gc.ca/sar-res/SAR-BG09001-fra.asp, modifié
le 25 novembre 2010.
55
L’hon. Lawrence Cannon, lettre à l’hon. sénatrice Pamela Wallin, 23 novembre 2010.
56
Ibid.
57
Ibid.
58
Ibid.
12
L’Arctique canadien – La politique intérieure
Forces aériennes sont basés dans le sud du Canada pourrait entraîner des temps de
réponse indûment longs.
Le colonel (à la retraite) Pierre Leblanc, ancien commandant de la Force opérationnelle
interarmées Nord, a raconté au comité un incident pour illustrer cette
observation. « Quand j'étais commandant, il y a eu un incident où un petit appareil qui
se rendait à Yellowknife s'était écrasé. L'équipe a survécu à l'écrasement, mais a
succombé au froid en attendant l'équipe de recherche et de sauvetage *…+ Le temps est
l'élément le plus important des missions de recherche et de sauvetage dans l'ExtrêmeArctique59 ».
Le colonel Leblanc (à la retraite) a signalé qu’avec des appareils de recherche et de
sauvetage basés dans le Sud du Canada, il peut falloir « de huit à dix heures avant que
l'aéronef arrive physiquement au-dessus de la cible pour lâcher des techniciens en
recherche et en sauvetage ou de l'équipement pour fournir un abri aux personnes qui se
trouvent là-bas60 ».
Michael Byers a évoqué la dimension internationale de la situation : « Si nous voulons
que les autres pays prennent au sérieux notre position à titre de puissance dans
l’Arctique, nous devons être capables de procéder à des missions de recherche et de
sauvetage très rapides61. »
Le premier ministre du Yukon, Dennis Fentie, est du même avis : « Vu l’évolution de la
situation dans le passage du Nord-Ouest et tout ce que cela entraîne, l’établissement de
centres de SR partout dans le Nord est crucial. Toutefois, de telles mesures montrent
clairement que le pays *…+ laisse sa trace sur le sol dans le Nord *…+62 »
Charlie Lyall abondait dans le sens de M. Leblanc et de M. Fentie : « Il ne pourrait être
qu’avantageux d’installer la capacité de RS dans le Nord *…+ Pour les gens à Iqaluit, à
Rankin Inlet ou à Cambridge Bay, le fait de pouvoir fouiller une zone en quelques heures
plutôt qu’en 24 heures a une incidence énorme63. »
Michael Byers a insisté sur la nécessité d’acquérir le nouvel avion de recherche et de
sauvetage proposé et recommandé une unité de parachutistes « pour que nous
puissions réagir rapidement si l’avion d’une compagnie aérienne commerciale
importante devait atterrir en catastrophe dans l’Extrême-Arctique64 ».
59
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 95.
60
Ibid., p. 94.
61
Ibid., p. 83-84.
62
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 10, 13
décembre 2010, p. 28.
63
Ibid., p. 40.
64
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 83-84.
13
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
Le colonel Leblanc (à la retraite) a proposé en particulier que les Forces canadiennes
affectent un appareil C-130 Hercules à Yellowknife, siège de la FOIN, dont l’entretien
serait cependant assuré dans le Sud (un autre appareil viendrait le remplacer durant ces
périodes). S’il recommande cet emplacement, c’est que « Yellowknife est située à peu
près en plein centre de l’Extrême-Arctique, qu’on peut se déplacer vers l’est, vers
l’ouest ou plus au nord en un temps relativement court65 ».
Le brigadier-général D.B. Millar, commandant de la FOIN, a cependant fait remarquer
qu’il y avait déjà un Twin Otter des Forces canadiennes à Yellowknife faisant partie du
440e Escadron de transport, « un modèle aux nombreuses qualités, qui peut atterrir sur
toute surface, y compris enneigée et glacée, de sorte que nous l’emploierons également
au besoin66 ». Il y a quatre Twin Otter à Yellowknife67.
Par ailleurs, le Chef d’état-major de la Force aérienne, le lieutenant-général André
Deschamps, a parlé de la nouvelle entente que le ministre Cannon a décrit dans sa lettre
au comité et qui permettra de faire participer l’Association civile de recherche et de
sauvetage aériens (ACRSA) aux opérations de recherche et de sauvetage dans le Nord à
partir de cette année. « Nous assurons leur formation et la surveillance de leurs
opérations, et eux, en retour, nous donnent accès à un large réseau de bénévoles
*…+68 ».
Dans le Nord, on trouve surtout des exploitants aériens commerciaux, et le lieutenantgénéral Deschamps a signalé qu’on avait eu récemment des pourparlers encourageants
à Whitehorse avec ceux-ci pour voir s’ils accepteraient de travailler avec une
organisation de bénévoles. « J’y vois *…+ une excellente chose, car ces exploitants
connaissent bien l’Arctique et auraient un effet multiplicateur *sur+ nos moyens
actuels69. » Le brigadier-général Millar était lui aussi enthousiaste. Pour lui, « il est
logique que nous tirions parti de cette capacité pour appuyer nos opérations de
recherche et de sauvetage70 ».
Un mot, ici, sur l’avion de recherche et de sauvetage de la Force aérienne.
Les avions CC-115 Buffalo et CC-130 Hercules ne sont plus tout jeunes et il faut les
remplacer. Ils constituent le cœur de la flotte de recherche et de sauvetage du Canada
depuis les années 1960. En 2004, on avait rédigé un énoncé de besoins opérationnels
(EBO) en vue de leur remplacement, mais à l’automne de 2010, après un retard
65
Ibid., p. 101-102.
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 12
avril 2010, p. 73.
67
Défense nationale, La Force aérienne du Canada, Renseignements généraux, 440e escadron,
http://www.airforce.forces.gc.ca/17w-17e/sqns-escs/page-fra.asp?id=413, consulté le 11 mars 2011.
68
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 5, 31
mai 2010, p. 47.
69
Ibid.
70
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 12
avril 2010, p. 72.
66
14
L’Arctique canadien – La politique intérieure
imputable à des approvisionnements prioritaires, puis des observations de l’industrie au
sujet de l’EBO et un examen de celui-ci par le Conseil national de recherches, le ministère
de la Défense nationale est presque retourné à la case départ et il est en train de rédiger
un nouvel énoncé de besoins. Pendant ce temps-là, la flotte des vieux Buffalo et Hercules
s’amenuise, mais les appareils qui restent continuer de voler71.
Le ministre de la Défense Peter MacKay a fait savoir que l’attente serait bientôt
terminée : « Nous avons maintenant tracé l’itinéraire. Nous avons les renseignements
nécessaires et irons de l’avant de façon à acquérir de nouveaux avions dans un très
proche avenir72. »
CONNAISSANCE DE LA SITUATION
Le 27 août 2010, le bateau de croisière Clipper Adventurer s’est échoué sur un rocher
non cartographié qui se trouvait à trois mètres de la surface du golfe Coronation, à
quelque 55 kilomètres de Kugluktuk (Coppermine), dans les Territoires du Nord-Ouest.
Personne n’a été blessé, et tous les passagers ont été secourus par la Garde côtière
canadienne. Il n’y a eu aucun dommage environnemental et le navire a par la suite été
renfloué. Néanmoins, cet incident est révélateur d’une énorme lacune au chapitre de la
connaissance de la situation dans l’Arctique canadien : la cartographie hydrographique
insuffisante.
L’Arctique canadien, pour reprendre le cliché, est vaste, éloigné et peu peuplé.
Néanmoins, le gouvernement a la responsabilité de se familiariser avec ses particularités
et de transmettre l’information à ceux qui le parcourent.
Il y a des décennies, la GRC a établi des postes dans les collectivités du Nord, où elle
effectuait ses patrouilles en traîneaux à chien. Elle surveillait également les eaux
arctiques en bateau. La GRC est toujours présente, mais au fil du temps, d’autres
organismes fédéraux lui ont prêté main-forte.
Dans le cadre de son programme de déglaçage, la Garde côtière canadienne tient les
ports ouverts et assure des services d’escorte et de déglaçage pour les navires
gouvernementaux et commerciaux dans l’Arctique73.
71
Gouvernement du Canada, Centre des nouvelles du Canada, Avion canadien de recherche et de
sauvetage, BG 10.005, 15 mars 2010, http://nouvelles.gc.ca/web/articlefra.do?crtr.sj1D=&mthd=advSrch&crtr.mnthndVl=&nid=520669&crtr.dpt1D=&crtr.tp1D=&crtr.lc1D=&cr
tr.yrStrtVl=&crtr.kw=statement&crtr.dyStrtVl=&crtr.aud1D=&crtr.mnthStrtVl=&crtr.yrndVl=&crtr.dynd
Vl=, modifié le 18 mars 2010.
72
Canada, Parlement, Chambre des communes, Délibérations, 40e législature, 3e session, vol. 145, no 050,
27 mai 2010, (en ligne),
http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?Mode=1&Parl=40&Ses=3&DocId=4559699&
Language=F, consulté le 10 février 2011.
73
Pêches et Océans Canada, Garde côtière canadienne, Déglaçage, http://www.ccggcc.gc.ca/fra/Centre_artique/deglacage, modifié le 18 décembre 2009.
15
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
Les Forces canadiennes ont des installations et du personnel dans le Nord depuis
longtemps et, comme on l’a déjà mentionné, elles accentuent leur présence et leurs
capacités dans cette région. Les Rangers canadiens forment probablement le contingent
le mieux connu – des réservistes à temps partiel, installés en permanence dans les
collectivités.
Les Forces canadiennes, comme il a été mentionné, travaillent en partenariat avec
l’armée américaine au NORAD, une organisation de surveillance de l’espace aérien et,
de nos jours, de l’activité maritime qui vise à déceler les approches éventuelles du
continent, y compris dans l’Arctique, au moyen de radars et de satellites.
L’Agence spatiale canadienne et la firme MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd.
poursuivent leur collaboration pour la conception, la construction et le lancement de
satellites RADARSAT de plus en plus perfectionnés, capables de générer des images
haute résolution pour certains organismes fédéraux, et ce, à plusieurs fins, dont la
surveillance maritime et côtière, ainsi que la sécurité74.
Les Forces canadiennes utilisent ces données pour le projet Polar Epsilon - surveillance
en tout temps, jour et nuit, pour le repérage et le suivi des navires étrangers75, et pour
« maintenir la connaissance de la situation opérationnelle du Canada dans l’Arctique »,
afin d’être en mesure d’intervenir en cas de catastrophes naturelles, de crises
environnementales et lors d’opérations de recherche et de sauvetage76.
Le lancement de trois satellites de la série Constellation RADARSAT constitue la
prochaine étape - ce sera la première fois que RADARSAT adoptera une approche multisatellites. Les satellites seront lancés en 2014 et en 2015 et pourront capter des détails
d’une dimension aussi petite que un mètre sur trois77.
Parallèlement, Recherche et développement pour la défense Canada, un organisme du
ministère de la Défense nationale, mène un projet de démonstration de technologie
appelé Surveillance dans le Nord, qui consiste à mettre à l’essai un système de capteurs
de surface et sous-marins « qui permettraient de recueillir des données liées à la
surveillance à divers points de passage empruntés par le trafic maritime78 ».
74
Agence spatiale canadienne, Aperçu de RADARSAT-2, http://www.asccsa.gc.ca/fra/satellites/radarsat2/inf_apercu.asp, modifié le 23 novembre 2007.
75
Défense nationale, Défense nationale et les Forces canadiennes, Documentation – Projet Polar Epsilon,
http://www.comfec.forces.gc.ca/pa-ap/nr-sp/doc-fra.asp?id=2931, modifié le 30 mars 2009.
76
Défense nationale, Défense nationale et les Forces canadiennes, Documentation Commandement
Canada, BG 09.002a, Les forces canadiennes dans le Nord, http://www.canadacom.forces.gc.ca/nr-sp/bgdo/09-002a-fra.asp, modifié le 17 août 2009.
77
Agence spatiale canadienne, Constellation RADARSAT, http://www.asccsa.gc.ca/fra/satellites/radarsat/default.asp, modifié le 26 août 2010.
78
Recherche et développement pour la défense Canada, Surveillance dans le Nord : Un regard sur la
surveillance de l’Arctique canadien, http://www.drdc-rddc.gc.ca/news-nouvelles/spotlight-pleinfeux/indexfra.asp, modifié le 12 mars 2009.
16
L’Arctique canadien – La politique intérieure
Le Canada entretient ses connaissances sur la situation dans l’Arctique en adoptant des
lois et des règlements pour le Nord, dont NORDREG – la zone de services de trafic
maritime du Nord canadien. À l’été 2010, NORDREG est passée de 100 à 200 milles
marins au large des côtes.
À l’origine, le respect de la zone NORDREG était volontaire, mais depuis l’été 2010, il est
obligatoire79. Ainsi, tous les bâtiments d’une jauge brute de 300 ou plus, les bâtiments
qui remorquent ou poussent un autre bâtiment et dont les jauges brutes combinées
sont de 500 ou plus, et les bâtiments qui transportent, ou encore qui remorquent ou
poussent un autre bâtiment transportant, comme cargaison, un polluant ou des
marchandises dangereuses doivent soumettre des rapports avant d’entrer dans la zone
NORDREG et lorsqu’ils la quittent.
La Garde côtière canadienne doit vérifier que les navires ont une construction apte à
résister aux conditions glacielles, surveiller le déplacement continuel des navires et
fournir des services de soutien, par exemple des renseignements à jour sur les
conditions glacielles80. Le colonel Leblanc (à la retraite) a recommandé que tous les
navires, non seulement ceux de plus de 300 tonnes brutes, soient assujettis à
NORDREG81.
Tous les éléments qui précèdent contribuent à la connaissance de la situation dans
l’Arctique, mais il y en a un autre. « Il se trouve que la première ligne dans le Nord,
lorsqu’on parle de sécurité et de souveraineté, c’est le peuple nordique et ses
collectivités82 », a déclaré le premier ministre du Yukon, Dennis Fentie. Charlie Lyall a
ajouté : « Les Inuits reconnaissent qu’ils sont l’élément le plus visible et important d’une
présence qui témoigne de la véritable souveraineté canadienne dans le Nord83. »
En ce qui concerne l’échouement du Clipper Adventurer, une hydrographe fédérale a
expliqué que les lois et règlements du Canada exigent des navires qui se trouvent en
eaux canadiennes qu’ils aient à leur bord et utilisent des cartes de navigation maritimes
et autres documents connexes publiés ou autorisés par le Service hydrographique du
Canada. De plus, la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en
mer dispose que des cartes marines adéquates doivent être fournies84.
79
Transports Canada, Le gouvernement du Canada prend des mesures pour protéger les eaux arctiques du
Canada, http://www.tc.gc.ca/fra/medias/communiques-2010-H078f-6019.htm, modifié le 23 juin 2010.
80
Transports Canada, Services de trafic maritime du Nord canadien (NORDREG),
http://www.tc.gc.ca/fra/securitemaritime/desn-arctique-navigation-nordreg-357.htm, modifié le 16
novembre 2010.
81
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 92.
82
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 10, 13
décembre 2010, p. 32.
83
Ibid., p. 34.
84
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 7, 4
octobre 2010, p. 7.
17
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
Pourtant, Stephen Carmel, qui a été commandant de très gros navires porte-conteneurs
et vice-président principal chez Maersk, plus grande société de transport dans le monde,
a déclaré : « J’ai cherché mais je n’ai pas réussi à trouver des cartes *pour l’Arctique+
suffisamment précises pour que je puisse y piloter un très gros bateau en toute
confiance85. » Parlant des inégalités de relief des fonds marins, il a ajouté : « Il est
important de savoir tout ça avant de s’embarquer86. »
De toute évidence, il y avait à bord du Clipper Adventurer les cartes nécessaires, mais le
rocher sur lequel il s’est échoué n’apparaissait sur aucune, et ce, même s’il avait fait
l’objet, en 2007, d’un Avis à la navigation de la Garde côtière canadienne87.
L’hydrographe fédérale Savithri Narayanan, Ph. D., a dit au comité : « *…+les données sur
les profondeurs indiquées sur les cartes marines couvrant la zone dans laquelle s’est
échoué le bâtiment de croisière sont fondées sur des " lignes de sondages " effectuées
avant l’avènement du positionnement précis par satellite. Cela signifie que les
profondeurs ne sont mesurées que le long d’une seule ligne et sans que ses abords
soient explorés pour découvrir d’éventuels dangers de part et d’autre de la route du
bâtiment sondeur88. »
Elle a ajouté : « *…+ les navires de croisière se rendent dans des régions où personne
n’est encore allé. Même si on cartographie les voies navigables habituelles, ces navires
veulent aller ailleurs. Ils veulent explorer les eaux inexplorées, et il s’agit d’un des défis
que nous devons tous relever89. »
Mme Narayanan a souligné qu’en raison de la superficie des zones marines de l’Arctique,
de sa configuration complexe formée de « nombreux chenaux et passages et platesformes continentales », ainsi que de la courte période durant laquelle la bathymétrie
peut être réalisée, « seulement environ 10 p. 100 de l’Arctique *canadien+ a été levé et
cartographié conformément aux méthodes internationales et modernes90 ». Elle a
ajouté que les principales routes de navigation en Arctique sont mieux cartographiées,
mais que seulement 35 % répondent aux exigences des normes modernes. Par
comparaison, dans le Sud du Canada, de 40 à 50 % des voies navigables sont
cartographiées, dont tous les chenaux les plus importants91.
Le Service hydrographique du Canada dont elle est responsable classe les eaux
canadiennes selon qu’elles représentent un risque faible, moyen ou élevé depuis 2002
85
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 29
mars 2010, p. 29.
86
Ibid.
87
Jane George, « Expert: Clipper Adventurer ran into a known hazard », Nunatsiaq Online, 4 septembre
2010,
http://www.nunatsiaqonline.ca/stories/article/0409102_clipper_adventurer_ran_into_a_charted_hazard_exp
ert_says/, consulté le 10 février 2010.
88
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 7, 4
octobre 2010, p. 9.
89
Ibid., p. 11.
90
Ibid., p. 8.
91
Ibid.
18
L’Arctique canadien – La politique intérieure
et met à jour ses cartes en conséquence. Mme Narayanan a dit au comité
qu’initialement, seulement 20 cartes pour l’Arctique se retrouvaient dans la catégorie
des risques élevés « en raison du faible trafic maritime dans cette région et du coût
élevé de la cartographie92 ».
« Bien que la stratégie déployée à l’époque consistait essentiellement à cartographier
les eaux situées le long d’un étroit couloir dans le passage du Nord-Ouest, le SHC a
adapté ses plans cartographiques et ses évaluations de risques de manière à répondre
aux besoins émergents ». Mme Narayanan a expliqué que le SHC avait récemment
cartographié les approches du port en eaux profondes de Nanisivik, ainsi que celles du
port de Pangnirtung en prévision de la construction d’un nouveau port pour petites
embarcations93.
Le budget annuel du Service hydrographique du Canada, a précisé Mme Narayanan, est
d’environ 30 millions de dollars, et 10 % de cette somme est consacrée à l’Arctique94.
Elle a expliqué qu’il n’est pas nécessaire de cartographier tout l’Arctique,
particulièrement là où les eaux sont profondes. Selon elle, il faut concentrer les efforts
sur les routes de navigation principales, l’accès aux collectivités et les zones où des
bateaux pourraient naviguer à l’avenir95.
Néanmoins, Mme Narayanan a précisé : « Si nous utilisons les ressources déjà en place et
si nous tenons pour acquis que la technologie et les ressources humaines actuelles
demeureront les mêmes, il nous faudra beaucoup de temps pour cartographier toutes
les zones nécessaires dans l’Arctique96. »
Avant de clore le sujet de la connaissance de la situation , il convient de mentionner une
autre lacune évidente en matière de sécurité maritime dans l’Arctique : les bateaux ne
sont pas tenus d’avoir un pilote à leur bord (des marins possédant des connaissances
précises des conditions particulières de la navigation, capable de diriger un navire en
eaux pouvant être dangereuses ou encombrées).
« Que je sache », a déclaré Stephen Carmel, « si le passage du Nord-Ouest ouvrait
demain et que je voulais y faire entrer un pétrolier de 70 000 tonnes, je pourrais le faire
sur présentation de mon brevet de pilote. Je ne serais pas obligé de prendre à mon bord
un pilote qui connaît les conditions locales ou qui sera responsable devant la Couronne
du passage sans incident de mon bateau97. »
Sur ce point précis, le Comité sénatorial spécial de la sécurité des transports
mentionnait, dans son rapport provisoire de 1999, qu’il y avait consensus chez les
92
Ibid.
Ibid.
94
Ibid., p. 11.
95
Ibid., p. 12.
96
Ibid., p. 11.
97
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 29
mars 2010, p. 32.
93
19
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
témoins sur le fait que circulation maritime n’était pas encore suffisante pour justifier la
création d’une administration de pilotage de l’Arctique98.Toutefois, dans le dernier
numéro du journal de l’Association des pilotes maritimes du Canada, Le pilote canadien,
on indiquait que le moment était venu pour le gouvernement, en collaboration avec
d’autres intervenants, « de commencer à planifier la mise en place du pilotage
arctique99. »
FORCES CANADIENNES OU GARDE CÔTIÈRE CANADIENNE?
Un témoin s’est interrogé sur les rôles respectifs dans l’Arctique des Forces canadiennes
et de la Garde côtière canadienne, et a proposé quelques changements.
Michael Byers a dit au comité que les prochains navires de patrouille extracôtiers et de
l’Arctique « devraient être exploités par l’organisme possédant la plus grande
expérience du transport maritime dans l’Arctique », la Garde côtière canadienne et non
la Marine. Le Canada, a-t-il ajouté, ne partira pas en guerre contre la Russie ou
quiconque dans l’Arctique. Selon lui, la priorité demeure l’application de la loi et des
règlements – une responsabilité assurée par la Garde côtière canadienne et la GRC. Les
Forces canadiennes devraient concentrer leurs efforts sur le développement des
capacités en matière de surveillance, de recherche et de sauvetage100.
Le colonel Leblanc (à la retraite) était du même avis. « Si j’avais le choix de donner des
ressources à la Marine ou à la Garde côtière, je choisirais probablement la Garde
côtière. Elle possède l’expérience requise. Pour l’instant, la véritable menace ne vient
pas des autres pays101. » De plus, a-t-il ajouté, il faudrait repenser le rôle de la Garde
côtière. « Je crois que nous devrions armer ses navires et donner à la Garde côtière le
mandat d’assurer la sécurité dans l’Arctique102. » *Dans sa réponse à un rapport d’un
comité sénatorial en 2010, le gouvernement a dit qu’il examinera la possibilité d’armer
les navires de la Garde côtière en attendant le déploiement des nouveaux navires de
patrouille extracôtière dans l’Arctiques.+ 103
98
Canada, Parlement, Sénat, Comité sénatorial spécial de la sécurité des transports, Rapport provisoire
(janvier 1999), 36e législature, 1re session, http://www.parl.gc.ca/36/1/parlbus/commbus/senate/com-f/saf2f/rep-f/repintjan99partie3-f.htm, consulté le 10 février 2011.
99
« Les défis à relever dans les eaux arctiques », Le pilote canadien, vol. 2, no 2, automne 2010, p. 6,
http://www.marinepilots.ca/newsletter/CMPA_V2N2_Fre.pdf, consulté le 10 février 2011.
100
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 84.
101
Ibid., p. 98.
102
Ibid., p. 99.
103
Pêches et Océans Canada, Réponse du gouvernement du Canada au rapport du Comité sénatorial
permanent des pêches et des océans : Le contrôle des eaux de l’Arctique canadien : rôle de la Garde
côtière, http://www.dfo-mpo.gc.ca/reports-rapports/arctic-arctique-2010/resp-arctic-arctiquefra.htmhttp://www.dfo-mpo.gc.ca/reports-rapports/arctic-arctique-2010/resp-arctic-arctique-fra.htm,
consulté le 8 mars 2011.
20
L’Arctique canadien – La politique intérieure
Selon Rob Huebert, c’est un « problème de sécurité104 ». Il faut s’assurer que les règles
et règlements canadiens sont appliqués par les Forces canadiennes, en collaboration
avec la Garde côtière et la GRC. « [P]eu importe que ce soit la Garde côtière ou la
Défense nationale. L’important *…+ est que nous ayons une capacité de réaction. » M.
Huebert a parlé d’une « approche pancanadienne » en vertu de laquelle les Forces
canadiennes pourraient armer un navire de la Garde côtière d’un fusil ou d’un lancemissiles105.
En ce qui a trait au projet de brise-glace polaire, le Diefenbaker, M. Byers était d’avis
que le gouvernement devrait se raviser et construire plusieurs petits brise-glaces pour la
Garde côtière au lieu d’un gros navire.
Toutes ces propositions sont intéressantes, mais d’après les témoignages présentés, le
comité estime qu’aucun argument ne le convainc de la pertinence de confier les
nouveaux navires à la Garde côtière, ni de la nécessité d’abandonner le projet de
construction d’un gros brise-glace polaire au profit de plusieurs petits. De toute façon, il
est un peu trop tard pour le gouvernement d’envisager un tel changement de cap.
104
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 29
mars 2010, p. 11.
105
Ibid., p. 12.
21
Politiques, organisations et régime légal
POLITIQUE ÉTRANGÈRE DU CANADA POUR L’ARCTIQUE
Dans son Énoncé de la politique étrangère du Canada pour l’Arctique, publié le 20 août
2010, le gouvernement du Canada affirme que la principale priorité est l’exercice de la
souveraineté dans le Nord. Le ministre des Affaires étrangères a ajouté une série
d’autres grandes priorités, dont « chercher à résoudre les enjeux frontaliers » et
« obtenir la reconnaissance des limites extérieures d[u] plateau continental [du Canada]
étendu106, 107 ».
GROUPE DE TRAVAIL SUR LA SÉCURITÉ DANS L’ARCTIQUE
Cette entité méconnue a été créée en 2000, à l’initiative d’un témoin, le colonel Pierre
Leblanc (à la retraite), alors qu’il était commandant de la Force opérationnelle
interarmées (Nord).
Le Groupe de travail sur la sécurité dans l’Arctique (GTSA) est formé de représentants
des Forces canadiennes et de la Garde côtière canadienne, de ministères et organismes
fédéraux, ainsi que des gouvernements territoriaux, d’organisations autochtones et
d’autres intervenants du Nord.
Le GTSA se réunit deux fois l’an pour discuter de questions telles que la possibilité d’une
attaque terroriste visant des installations de gaz naturel, le passage de produits de
contrebande par la poste, et le risque accru de catastrophe aérienne attribuable à
l’intensification de la circulation aérienne108. Le colonel Leblanc (à la retraite) a
mentionné que le GTSA avait été créé pour améliorer « les communications *…+ à peu
près inexistantes » entre les ministères et pour renforcer la sécurité109. Il a recommandé
au comité de maintenir le GTSA en place110.
CONSEIL DE L’ARCTIQUE
D’initiative canadienne, le Conseil de l’Arctique a vu le jour en 1996, à la suite de la
Déclaration d’Ottawa : « Le Conseil de l’Arctique *…+ se veut un lieu de débats de haut
106
Affaires étrangères et Commerce international Canada, Discours du ministre Cannon à l’occasion du
lancement de l’Énoncé de la Politique étrangère du Canada pour l’Arctique, no 2010/57, 20 août 2010,
http://www.international.gc.ca/media/aff/speeches-discours/2010/2010-057.aspx?lang=fra, modifié le 20
août 2010.
107
Gouvernement du Canada, Énoncé de la politique étrangère du Canada pour l’Arctique – Exercer notre
souveraineté et promouvoir à l’étranger la Stratégie pour le Nord du Canada, 20 août 2010,
http://www.international.gc.ca/polar-polaire/assets/pdfs/CAFP_booklet-PECA_livret-fra.pdf, consulté le 10
février 2010.
108
« Working Group Talked Security », Whitehorse Daily Star, 16 mai 2007,
http://whitehorsestar.com/archive/story/working-group-talked-arctic-security/, consulté le 9 mars 2011.
109
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 94.
110
Ibid., p. 93.
23
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
niveau visant à favoriser la coopération, la coordination et l’interaction entre les États
de l’Arctique *…+ au regard de questions communes concernant l’Arctique, plus
précisément en ce qui a trait au développement durable et à la protection de
l’environnement111. »
Les huit États membres du Conseil sont ceux dont le territoire s’étend au nord du
60e parallèle nord – le Canada, les États-Unis, la Fédération de Russie, la Finlande, la
Norvège, la Suède, le Danemark et l’Islande. Le Conseil compte également des
participants permanents – des groupes autochtones de différents États membres.
Le statut d’observateur peut être accordé aux États non arctiques, à des associations
intergouvernementales et interparlementaires, ainsi qu’à des organisations non
gouvernementales. Cinq États non arctiques ont actuellement ce statut : la France,
l’Allemagne, la Pologne, l’Espagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
Le Conseil de l’Arctique a commandé deux études de fond apparentées à la présente
étude d’ensemble sur la sécurité dans l’Arctique.
Publiée en 2004 par la maison Cambridge University Press, l’étude intitulée Impacts of a
Warming Arctic: Arctic Climate Impact Assessment précise, entre autres choses, que
« l’Arctique se réchauffe rapidement et des changements encore plus importants sont
prévus ». On y indique également que « le réchauffement de l’Arctique et ses
conséquences ont une incidence planétaire112 ».
Le rapport de 2009 d’un groupe de travail du Conseil, intitulé Arctic Marine Shipping
Assessment, en vient aux mêmes conclusions troublantes :

« Il est possible que l’océan Arctique se retrouve sans glace pendant une courte
période durant l’été, et ce, probablement aussi tôt qu’en 2015.

Il est très plausible que la circulation maritime s’intensifiera et que les saisons de
navigation dureront plus longtemps, sauf peut-être en hiver, mais les conditions
glacielles ne compliqueront pas nécessairement les activités maritimes113.

En ce qui a trait à l’Arctique canadien, le passage du Nord-Ouest ne devrait pas
devenir une route transarctique viable d’ici 2020, mais la navigation vers cette
destination est appelée à s’intensifier.

Le risque le plus important posé pour l’environnement maritime de l’Arctique
par les navires est le déversement accidentel ou illicite de pétrole.
111
Conseil de l’Arctique, About Arctic Council, http://arctic-council.org/article/about, consulté le 10 février
2010. [traduction]
112
Susan Joy Hassol, Arctic Climate Impact Assessment: Impacts of a Warming Arctic; Cambridge,
Cambridge University Press, 2004, p. 10, http://www.acia.uaf.edu, consulté le 10 février 2011. [traduction]
113
Conseil de l’Arctique, Arctic Marine Shipping Assessment 2009 Report, 2009, p. 4,
http://www.pame.is/amsa/amsa-2009-report, consulté le 10 février 2010. [traduction]
24
Politiques, organisations et régime légal

On manque de données hydrographiques pour des zones importantes des
principales voies de navigation, et cela entrave la sécurité de la navigation.

Sauf à certains endroits dans l’Arctique, la capacité d’intervention d’urgence ne
permet pas de sauver des vies et de réduire la pollution114. »
Même si le Conseil de l’Arctique offre une tribune intergouvernementale de haut niveau
pour les discussions sur des sujets communs, son mandat ne s’étend pas à la sécurité au
sens strict, c’est-à-dire aux questions militaires et de sécurité nationale. Michael Byers a
expliqué au comité qu’il s’agit là d’une « demande expresse des États-Unis115 ».
Il a ajouté : « *…+ les questions de sécurité font l’objet de discussions dans le cadre des
relations bilatérales et des relations entre l’OTAN et la Russie. Nous les abordons aussi
parfois au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, mais le Conseil de l’Arctique n’a
pas, en tant que tel, de rôle à jouer à ce sujet. »
M. Byers a recommandé que les membres du Conseil envisagent « la possibilité d’élargir
le mandat du Conseil de l’Arctique de façon à ce que les questions de sécurité soient
abordées dans le cadre des délibérations *…+116 ». Rob Huebert s’est dit du même avis.
« Nous devons écarter le refus américain d’examiner les questions de sécurité117. » Il n’a
toutefois pas proposé de moyen de le faire.
Quoi qu’il en soit, le Conseil de l’Arctique peut s’occuper, et c’est ce qu’il fait, d’autres
importantes questions de sécurité, dont les risques associés aux changements
climatiques, la prévention et la réduction de la pollution, ainsi que la prévention des
situations d’urgence, la préparation et l’intervention.
« LES CINQ PAYS DE L’ARCTIQUE »
Ce groupe informel n’est formé que des pays côtiers de l’océan Arctique : les États-Unis,
le Canada, le Danemark (Groenland), la Norvège et la Russie. Il s’agit d’un organe non
officiel qui a tenu deux réunions ministérielles, l’une à Ilulissat, au Groenland, en 2008,
et l’autre à Chelsea, au Québec, en 2010.
Les pays non côtiers, soit la Finlande, la Suède et l’Islande, et certaines organisations
autochtones de l’Arctique, n’ont pas été invités aux réunions, ce qui a créé une
controverse. Lors de la séance à huis clos, à la réunion de 2010 à Chelsea, la secrétaire
d’État américaine, Hillary Clinton, a déclaré : « Toutes discussions internationales
sérieuses sur les questions liées à l'Arctique devraient notamment inclure la
114
Ibid., p. 5. [traduction]
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 81.
116
Ibid.
117
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 29
mars 2010, p. 9.
115
25
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
participation de ceux qui ont des intérêts légitimes dans la région. » Elle a ajouté :
« J'ose espérer que l'Arctique nous permettra toujours de montrer notre capacité de
collaborer, non de créer de nouvelles divisions118. »
Les cinq pays côtiers affirment avoir des intérêts et préoccupations distinctes par
rapport à l’Arctique en raison de leur situation géographique et parce qu’ils sont les
seuls à pouvoir présenter une demande dans l’Arctique aux termes de l’UNCLOS pour la
délimitation du plateau continental étendu. Le ministre des Affaires étrangères de la
Russie, Sergey Lavrov, aurait affirmé : « les Cinq peuvent de plein droit exister en tant
que mécanisme informel119 ».
La Conférence de 2008 sur l’océan Arctique au Groenland a mené à la Déclaration
d’Ilulissat. Essentiellement, les cinq États côtiers se sont engagés à collaborer et à
respecter les lois et les règlements internationaux sur l’Arctique. La déclaration fait
particulièrement référence au droit de la mer en ce qui a trait aux limites extérieures du
plateau continental et au « règlement harmonieux de toute revendication concernant
les chevauchements éventuels120 ».
LA CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LE DROIT DE LA MER (UNCLOS)
Le Canada est l’un des signataires de cet accord historique conclu en 1982, après des
années de négociations, qui couvre tous les aspects du droit de la mer. La partie VI de
l’UNCLOS traite du plateau continental et l’article 76 établit les règles de la
détermination de la « limite extérieure du plateau continental121 » et des demandes à ce
titre. Le plateau continental étendu est la partie au-delà de la zone économique
exclusive (ZEE) de 200 milles marins des États. Tous les États côtiers n’ont pas un
plateau continental étendu.
Lorsque la glace marine recouvrait la plupart des eaux situées au-delà de la limite
extérieure du plateau continental des États côtiers de l’Arctique, il n’était pas facile de
fixer les limites du plateau continental, car cela nécessitait des recherches intensives sur
la profondeur de l’océan, ainsi que sur la morphologie et la géologie du plancher
océanique. La fonte des glaces a simplifié la réalisation de ces études.
Les signataires de l’UNCLOS ont 10 ans, à compter de la date de ratification du traité,
pour présenter aux Nations Unies une demande sur les limites du plateau continental
118
Mary Beth Sheridan, « Clinton rebukes Canada at Arctic meeting », Washington Post, 30 mars 2010,
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/03/29/AR2010032903577.html, consulté le
10 février 2011.
119
Atle Stallesen,« Formalizing the Arctic G5 », BarentsOberver.com, 30 mars 2010,
http://www.barentsobserver.com/formalizing-the-arctic-g5.4766438.html, consulté le 10 février 2011.
[traduction]
120
The Ilulissat Declaration, du 27 au 29 mai 2008, http://arctic-council.org/filearchive/Ilulissatdeclaration.pdf, consulté le 10 février 2011. [traduction]
121
Océans et le droit de la mer, Division des affaires maritimes et du droit de la mer, Convention des
Nations Unies sur le droit de la mer, 10 décembre 1982,
http://www.un.org/french/law/los/unclos/closindx.htm, consulté le 10 février 2011.
26
Politiques, organisations et régime légal
étendu. Le Canada a ratifié l’accord en 2003; il a donc jusqu’en 2013 pour présenter sa
demande. Les travaux de recherche liés à la demande du Canada sont en cours, mais
selon les prévisions, la taille du plateau continental canadien dans l’Arctique
équivaudrait environ aux trois provinces des Prairies combinées. « C’est un espace
énorme qui nous appartiendra », a déclaré Alan Kessel122.
122
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 64.
27
L’Arctique international
MENACE MILITAIRE
Une menace militaire éventuelle se pose-t-elle pour le Canada arctique et pour
l’Arctique en général?
Sur cette question, deux courants de pensée ont été observés chez les témoins. Certains
ont fait valoir que tous les États arctiques avaient accentué leurs activités militaires dans
ce territoire, dont le Canada, et que cela devrait préoccuper davantage les Canadiens et
les gouvernements. D’autres ont soulevé la question, mais ont proposé une
interprétation différente.
M. Rob Huebert, expert des études militaires et stratégiques, était au nombre des
témoins préoccupés. Auteur de l’ouvrage intitulé Canadian Arctic Sovereignty and
Security in a Transforming Circumpolar World, M. Huebert a dit au comité : « *…+
j’observe des signes inquiétants qui pourraient annoncer une course aux armements
dans l’Arctique, où la compétition et le conflit risquent de l’emporter sur nos discours et
nos désirs de collaboration dans le développement de ce monde circumpolaire123 ».
Comme l’a expliqué M. Huebert : « À partir de 2003, tous les États côtiers de l’Arctique
reprennent leurs manœuvres militaires dans la région. Même des pays comme la
Finlande et la Suède - qui sont traditionnellement des États neutres - ont commencé à
participer à des manœuvres avec l’OTAN dans le nord de la Suède. On n’avait jamais vu
ça, même au plus fort de la guerre froide124, 125. »
Durant la guerre froide, l’Arctique était évidemment un point stratégique pour les
superpuissances, car pour les forces aériennes et les missiles balistiques des Russes et
des Américains, il s’agissait du chemin le plus court pour atteindre le territoire de
l’autre. À cette époque, les bombardiers russes approchaient fréquemment l’Amérique
du Nord par l’Arctique. Des chasseurs américains et canadiens du commandement
NORAD allaient à leur rencontre pour les mettre en garde. Les deux parties prenaient
part à ce petit jeu d’exploration et d’entraînement, potentiellement mortel. Puis,
l’Union soviétique s’est effondrée et les vols ont cessé pendant de nombreuses années.
Mais l’accalmie n’a pas duré. En 2007, les Russes ont fait un retour après que le
président de la Russie, Vladimir Putin, eut annoncé que son pays reprendrait les vols
stratégiques126. « Au moment où je prenais le commandement à Winnipeg, l’activité de
123
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 29
mars 2010, p. 7.
124
Ibid.
125
Pour plus de détails sur les manœuvres militaires des pays de la région circumpolaire, voir : Jakobson,
Linda, « China Prepares for an Ice-free Arctic », SIPRI Insights on Peace and Security, no 2010/2, (2010),
p. 2, http://books.sipri.org/files/insight/SIPRIInsight1002.pdf, consulté le 10 février 2011.
126
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 12
avril 2010, p. 49.
29
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
l’aviation stratégique russe est montée en flèche, de façon très soudaine et le rythme
s’est maintenu depuis ce temps127 », a affirmé le commandant adjoint du NORAD, le
lieutenant-général J. M. Duval.
Partant des « bases principales russes dans l’Arctique » et des « bases d’opérations
avancées *…+ frôl*ant+ les îles aléoutiennes *…+ survol*ant les zones d’identification (Air
Defence Identification Zones – AADIZ)]128 », ces activités font la manchette au Canada
lorsque des chasseurs CF-18 sont déployés pour aller à leur rencontre.
Pourquoi les Russes sont-ils de retour? « La justification de la déclaration est multiple »,
a affirmé le lieutenant-général Duval. « Mais ce qui justifie cette déclaration, c’est
l’amélioration des conditions économiques en Russie et l’augmentation du budget
militaire. La Russie retrouvait sa capacité de faire ce qu’elle avait été capable de faire à
l’époque de l’Union soviétique. La Russie se considère un joueur majeur sur l’échiquier
international. C’est une façon de transmettre le message géopolitique selon lequel ce
pays a les ressources nécessaires pour faire ce qu’il fait129. »
Le lieutenant-général Duval a poursuivi : « Ce que font les Russes est légitime. Ils
s’entraînent pour les forces armées qu’ils soutiennent. La zone d’identification n’est pas
un espace souverain des États-Unis et du Canada, c’est un espace international130. »
Néanmoins, « [c]ela provoque une réaction puisque cela fait partie de notre mission de
détection et de contrôle. Tout avion qui approche les zones d’identification devrait
normalement suivre un plan de vol international *…+ L’activité d’aviation stratégique
russe n’utilise pas de plan de vol131. »
Ces approches de bombardiers et l’intensification de l’activité militaire des Russes dans
leur territoire sont-elles de mauvais augure pour la paix dans la région circumpolaire,
voire dans le monde? Whitney Lackenbauer croit que non.
Pendant que nous évoquons la possibilité que l’ours russe se soit réveillé,
qu’il soit redevenu belliqueux et qu’il soit affamé, les Russes, eux, sont en
fait passablement inquiets. Il est intéressant d’observer les messages que
s’envoient le Canada et la Russie. Les Russes affirment essentiellement la
même chose que nous. Comparez les discours du premier ministre
Harper et ceux du président Medvedev : vous constaterez qu’ils sont
presque identiques *…+ En fait, les deux parties affirment clairement dans
leurs documents en matière de politiques étrangères ou devant leur
parlement respectif qu’elles observeront le droit international132.
127
Ibid., p. 48.
Ibid., p. 49.
129
Ibid.
130
Ibid., p. 50-51.
131
Ibid.
132
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 50-51.
128
30
L’Arctique international
Michael Byers s’est dit du même avis. « Comme nous, [le président de la Russie, Dimitri
Medvedev+ s’inquiétera de la menace que représentent les entités non étatiques *…+
Cependant, je n’ai jamais vu, dans ses déclarations ou dans celles d’autres hommes ou
femmes politiques russes, des choses qui donnent à penser que ce pays a l’intention de
mettre sur pied des forces pour faire face à la menace d’États-nations comme le Canada
ou les États-Unis ou d’autres pays de l’OTAN. »
M. Byers a poursuivi : « Bon nombre de journalistes ont tendance à exagérer la menace
que représente la Russie pour mousser les ventes de journaux. Je ne fais pas confiance à
la Russie. Je ne suis pas d’accord avec ses agissements en Géorgie et en Tchétchénie.
Toutefois, dans l’Arctique, la Russie agit de façon responsable, à ce que je sache133. »
M. Huebert demeure tout de même préoccupé, sans pourtant stigmatiser la Russie.
« Une guerre pourrait-elle vraiment se déclencher dans l’Arctique? Je ne pense pas
qu’une guerre dans l’Arctique soit imminente, mais nous constatons que les États
durcissent leur position. Il y a des sources de friction qui, à mon avis, risque de
dégénérer si elles ne sont pas bien gérées134. »
Selon M. Huebert, ces « sources de friction » englobent ce qui suit :

les divergences d’opinions sur la question de savoir si les voies de transport
maritime de l’Arctique (le passage du Nord-Ouest et la route maritime du Nord
de la Russie) sont des eaux intérieures ou internationales;

les litiges qui peuvent découler du découpage du plateau continental étendu par
application de l’UNCLOS;

les litiges possibles sur les compétences en matière de pêche;

la possibilité que les activités militaires des uns soient mal interprétées par les
autres;

la collaboration soutenue de la Finlande avec l’OTAN, qui préoccupe la Russie
parce que les deux pays partagent une frontière et parce que la Russie s’inquiète
de l’élargissement constant de l’OTAN jusqu’à ses frontières.
M. Huebert a fait une mise en garde :
[I]l faut que nous en sachions beaucoup plus sur les intentions à long
terme de nos voisins de l’Arctique. Il serait naïf de s’imaginer qu’ils vont
tous collaborer et qu’aucun d’entre eux ne voudra défendre ses intérêts
nationaux. Je veux parler entre autres des Russes, des Américains, des
Danois, des Norvégiens et, très bientôt, des Chinois. Cela ne veut pas dire
que cela aboutira nécessairement à un conflit, mais nous devons avoir
133
Ibid., p. 79.
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 29
mars 2010, p. 7-8.
134
31
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
une idée plus réaliste de la façon dont les choses peuvent évoluer, afin de
multiplier les chances de collaboration135.
Parmi les témoins, Rob Huebert a été le seul à s’inquiéter de la combinaison de
l’intensification des activités militaires dans l’Arctique, des différends sur la question des
frontières et des voies de transport maritime, et des conflits éventuels dans des points
chauds du globe. D’autres témoins ont insisté sur la collaboration et la communication
soutenues des États arctiques, et sur les négociations pacifiques qui ont cours sur les
quelques litiges en cause dans cette région. À ce propos, M. Huebert a déclaré : « C’est
bien sûr le genre d’évolution que je souhaite, mais à en juger par certains signes
précurseurs que j’observe depuis quelque temps, dans le cadre de ma recherche, je
crois qu’il faut se garder d’examiner tout ce dossier avec des lunettes roses136. »
Whitney Lackenbauer, collègue universitaire de M. Huebert, a réfuté ainsi l’argument de
ce dernier. « *…+ je tiens à souligner que je ne crois pas que les problèmes liés aux
frontières et aux ressources de l’Arctique risquent de se détériorer et de déboucher sur
un conflit militaire », ajoutant que « [l]e fait de regrouper une série de problèmes
distincts et maîtrisables touchant les frontières maritimes, les droits de passage et les
limites étendues de la plate-forme continentale a pour résultat de faire paraître le
problème plus grave qu’il ne l’est en réalité137 ».
La question demeure : une menace militaire pèse-t-elle contre le Canada dans
l’Arctique? Les témoins se sont entendus pour dire que ce n’est pas le cas, qu’il n’y a pas
de danger imminent, voire envisageable. Ce point de vue est aussi celui de l’Armée
canadienne.
Dans son témoignage devant le comité, le brigadier-général D. B. Millar, commandant
de la Force opérationnelle interarmées (Nord), a déclaré : « Nous ne sommes pas aux
prises avec une menace traditionnelle et, par conséquent, nous ne nous armons pas
pour nous défendre contre l’attaque d’un pays, quel qu’il soit. La probabilité que nous
soyons attaqués dans le Grand Nord est aussi élevée que celle d’une attaque au centreville de Toronto138. »
Le chef d’état-major de la Défense nationale, le général Walt Natynczyk, a présenté le
même argument, mais avec ironie : « J’ose dire que si un pays décide d’envahir
l’Arctique canadien, ma première réaction sera d’envoyer une mission de recherche et
de sauvetage pour leur venir en aide139. »
135
Ibid., p. 9.
Ibid., p. 6.
137
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 39.
138
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 12
avril 2010, p. 70.
139
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 5, 7
juin 2010, p. 71.
136
32
L’Arctique international
AUTRES PRÉOCCUPATIONS CONCERNANT LA SÉCURITÉ
Dans son témoignage, le brigadier-général Millar a fait état de situations d’urgence,
comme la hausse des niveaux marins, la fonte du pergélisol, l’échouage de navires
causant des incidents environnementaux, l’éclosion de maladies transmissibles dans les
petites collectivités, et de la nécessité d’effectuer plus d’activités de recherche et de
sauvetage140. Un accident de l’ampleur de celui de l’Exxon Valdez dans l’archipel
Arctique, loin de toute infrastructure de nettoyage, est effrayant.
Le brigadier-général Millar aurait pu également parler du terrorisme, de la traite de
personnes, de la contrebande de drogues et d’autres activités criminelles. Aux yeux de
certains, cela peut peut-être sembler exagéré vu l’éloignement de l’Arctique et du
climat rigoureux et inhospitalier qui y règne la plupart du temps, mais il s’agit de
possibilités dont il est question dans le document d’information du Commandement
Canada qui a pour titre Les Forces canadiennes dans le Nord141. Un article paru
récemment dans Le Journal de l’Armée du Canada énonce des faits réels :

En 1993, un avion qui aurait appartenu à Al-Quaïda a fait escale à Iqaluit.

Un avion de transport à réaction russe, quadrimoteur, s’est posé à Churchill, au
Manitoba, en 1998. Aucun représentant canadien ne s’est porté au-devant de
l’équipage. Celui-ci est demeuré quelque temps en piste, a embarqué à bord un
hélicoptère, puis est reparti [techniquement parlant, Churchill ne fait pas partie
de l’Arctique+.

En 1999, l’arrivée d’un brise-glace et navire de recherche chinois à Tuktoyaktuk,
dans les Territoires du Nord-Ouest, a surpris les autorités canadiennes.

Un roumain expulsé du Canada pour activités criminelles s’y est réintroduit en
2006 à bord d’une embarcation à moteur venant du Groenland.

Des marins turcs ont abandonné leur navire à Churchill, au Manitoba, in 2006.

Et en 2007, un groupe d’aventuriers a été appréhendé au Nunavut pendant qu’il
tentait de franchir le passage du Nord-Ouest; le groupe n’avait pas signalé sa
présence aux autorités canadiennes en matière d’immigration et avait induit la
GRC en erreur en cachant un membre de l’équipage142.
Deux témoins ont relaté au comité les mêmes incidents ou des incidents semblables. Le
colonel Leblanc (à la retraite), qui a dirigé la FOIN de 1995 à 2000, a déclaré avoir reçu
140
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 12
avril 2010, p. 62-63.
141
Défense nationale, Défense nationale et les Forces canadiennes, Les Forces canadiennes dans le Nord,
BG 09.002a, http://www.canadacom.forces.gc.ca/nr-sp/bg-do/09-002afra.asphttp://www.canadacom.forces.gc.ca/nr-sp/bg-do/09-002a-fra.asp, modifié le 25 novembre 2010.
142
Nancy Teeple, « L’histoire des intrusions dans l’Arctique canadien, en bref », Journal de l’Armée du
Canada, vol. 12.3 (hiver 2010), p. 52-77,
http://www.army.forces.gc.ca/caj/documents/vol_12/iss_3/CAJ_Vol12.3_09_f.pdf, consulté le 10 février
2011.
33
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
des Rangers canadiens maints rapports d’activités illégales, par exemple au sujet d’Inuits
du Groenland amenant des touristes américains à l’île d’Ellesmere en motoneige pour y
chasser l’ours polaire. « Vous pouvez imaginer, a-t-il indiqué, le nombre de lois
canadiennes qui avaient été transgressées — les lois sur le port d’arme, sur les
véhicules, sur l’immigration et sur la chasse d’espèces menacées. Les Rangers ont aussi
signalé des activités illégales de pêche dans nos eaux, au nord de l’île de Baffin 143. »
Charlie Lyall, président et chef de la direction de la Kitikmeot Corporation, a dit au
comité : « *…+ un homme est débarqué à Grise Fiord dans une chaloupe Lund de 18
pieds, et je crois que deux ou trois membres d’un gang ont été arrêtés sur l’île de
Victoria après avoir emprunté le passage du Nord-Ouest. Oui, c’est une préoccupation, y
compris la possibilité d’entrée illégale de personnes dans le pays. En ma qualité d’ancien
policier, je constate qu’il ne serait pas difficile d’introduire des drogues par le Nord et de
descendre vers le Sud144. »
Le comité voudra peut-être obtenir de l’information à ce sujet et sur la capacité du
Canada de surmonter les obstacles qu’ils représentent; à cet égard, le colonel Leblanc (à
la retraite) a indiqué ce qui suit :
La plus grande partie de l’année, on compte probablement au total moins
de 300 employés à temps plein responsables des questions de sécurité de
ressort fédéral dans cette région, et ils doivent surveiller une région plus
grande que l’Europe continentale. Il s’agit d’agents de la GRC et des
Forces canadiennes qui s’occupent de questions fédérales ainsi que
d’agents de l’Agence des services frontaliers du Canada, de Citoyenneté
et Immigration Canada et du Service canadien du renseignement de
sécurité. Pendant la saison où le transport maritime est possible, la Garde
côtière canadienne accroît le nombre de personnes en fonction145.
D’après le témoignage du colonel Leblanc (retraité) et l’article publié dans Le Journal de
l’Armée du Canada, signalons que dans au moins deux des cas susmentionnés, ce sont
des Inuits qui ont découvert les intrus, d’où le rôle important des Autochtones dans
l’Arctique pour la sécurité canadienne. Dans cet ordre d’idées, Dennis Fentie, premier
ministre du Yukon, a dit au comité : « Il se trouve que la première ligne dans le Nord,
lorsqu’on parle de sécurité et de souveraineté, c’est le peuple nordique et ses
collectivités146. »
143
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 101.
144
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 10, 13
décembre 2010, p. 40.
145
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 90-91.
146
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 10, 13
décembre 2010, p. 32.
34
L’Arctique international
LE CASSE-TÊTE CHINOIS
« Reste à savoir, et c’est encore une inconnue, ce que décideront de faire les
Asiatiques147. » Rob Huebert, témoin
Le géant asiatique ne fait pas partie de la région arctique, mais il manifeste un intérêt
évident pour cette région. Rob Huebert a dit au comité que la Chine s’intéresse à
l’Arctique parce qu’elle veut comprendre le rôle que joue cette région dans le
changement climatique qui touche la Chine même. Ensuite, « [t]oute possibilité de
nouvelle route commerciale l’intéresse au plus haut point ». Enfin, l’Arctique abonde en
ressources non renouvelables et « ils [la Chine] comptent beaucoup sur les ressources
halieutiques pour nourrir leur population148 ».
Or, comme l’a fait observer Whitney Lackenbauer : « La Chine est encore bien loin de
disposer d’une stratégie nationale en la matière. Elle en est toujours au stade de la
recherche préliminaire149. »
C’est le Polar Research Institute of China, situé à Shanghai, qui effectue principalement
les recherches dans l’Arctique et dans l’Antarctique, dans plusieurs disciplines :
océanographie, biologie, physique de la haute atmosphère et glaciologie150.
Depuis 1984, les Chinois ont organisé 26 expéditions dans l’Antarctique et ils y
entretiennent trois stations de recherche. Ils ont commencé leurs recherches
scientifiques sur l’Arctique en 1995 et ils y ont fait leur première expédition marine en
1999 sur le brise-glace Xuelong (dragon de neige); il semble que leur arrivée à
Tuktoyaktuk, dans les Territoires du Nord-Ouest, ait pris par surprise les autorités
canadiennes151. D’une longueur de 163 mètres, le navire Xuelong (21 000 tonnes) est,
dit-on, le plus gros brise-glace non nucléaire. Depuis sa première expédition dans
l’Arctique, il en a effectué trois autres : en 2003, en 2008 et en 2010, y compris dans les
eaux canadiennes. Un nouveau brise-glace plus petit (8 000 tonnes) est en voie de
construction et devrait sillonner les mers en 2013. La Chine a également une station de
recherche dans l’archipel du Svalbard, en Norvège152.
Même si la Chine effectue des recherches polaires scientifiques, elle subit des pressions
de l’intérieur pour jouer un plus grand rôle dans l’Arctique. Linda Jakobson, chercheuse
finnoise et spécialiste de la Chine établie à Beijing, ne s’est pas présentée devant le
147
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 29
mars 2010, p. 9.
148
Ibid., p. 14.
149
Comité sénatorial permanent de la sécurité et de la défense, Déliberations, fascicule no 1, 22 mars 2010,
p. 52.
150
Polar Research Institute of China, http://www.pric.gov.cn/enindex.asp., consulté le 13 février 2011.
151
Jim Bronskill, « Federal Security Agencies Raise Spectre of Arctic Terror Threats », Presse canadienne,
Globe and Mail, 10 novembre 2010, http://www.theglobeandmail.com/news/politics/federal-securityagencies-raise-spectre-of-arctic-terror-threats/article1792812/print/, consulté le 13 février 2011.
152
Linda Jakobson, « China Prepares for an Ice-Free Arctic », SIPRI Insights on Peace and Security, no
2010/2, Stockholm International Peace Research Institute, p. 6. [traduction]
35
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
comité, mais a écrit que les savants chinois tiennent à ce que leur pays reconnaisse
l’intérêt que présente l’Arctique pour lui. Elle ajoute cependant : « Les décideurs chinois,
par contre, préconisent la prudence dans l’Arctique pour ne pas soulever d’inquiétudes
et déclencher de contre-mesures parmi les États arctiques153. »
Compte tenu de ses recherches et de ses intérêts stratégiques à l’égard de l’Arctique, on
comprend que la Chine désire avoir le statut d’observateur permanent au Conseil de
l’Arctique, organe principal pour les questions relatives à l’Arctique, qui compte
plusieurs observateurs permanents parmi les États non arctiques. La Chine a assisté à
des réunions ministérielles du Conseil de l’Arctique deux fois à titre d’observateur, en
2007 et en 2009, mais aucune décision n’a été prise à la réunion de 2009 à l’égard des
demandes de statut d’observateur permanent présentées par la Chine et par d’autres
pays154.
M. Lackenbauer a expliqué au comité : « Une partie des préoccupations des Chinois
tiennent à ce que les États côtiers de l’Arctique se réunissent, comme ils avaient
l’habitude de le faire en vertu de l’ancienne théorie des secteurs. Ils craignent que nous
divisions le territoire et que nous empêchions les autres pays d’y pénétrer155. »
M. Byers a vivement recommandé d’accorder à la Chine le statut d’observateur
permanent au Conseil de l’Arctique. « La Chine devrait avoir le droit d’assister à ce qui
se passe à l’intérieur de la tente pour éviter qu’elle ait des soupçons. La transparence
est toujours préférable avec ce type de questions156. »
Le ministre Cannon a brossé un tableau de la situation. « Les membres du Conseil de
l’Arctique sont convenus que, lors de notre prochaine réunion, en mai *2011+, notre
ordre du jour inclura un débat sur les critères et les conditions préalables à l’octroi du
statut d’observateur au sein du Conseil de l’Arctique157. »
En ce qui concerne l’affirmation extravagante du contre-amiral chinois Yin Zhuo (à la
retraite) selon laquelle « l’Arctique appartient à tous les peuples de la Terre parce
qu’aucun pays n’y est souverain158 », le ministre Cannon a dit au comité : « Pour
répondre brièvement, c’est non. Je ne vois pas en quoi la Chine peut avoir des
153
Ibid., p. 12. [traduction]
Ibid., 9-10.
155
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 29
mars 2010, p. 52.
156
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 82.
157
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 8, 1er
novembre 2010, p. 52.
158
Gordon Chang, « China’s Arctic Play », The Diplomat, 9 mars 2010, http://thediplomat.com/2010/03/09/china%E2%80%99s-arctic-play/, consulté le 13 février 2011. [traduction]
154
36
L’Arctique international
prétentions, que ce soit en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la
mer ou autrement159. »
DIFFÉRENDS INTERNATIONAUX
J’ai vu les Norvégiens et les Russes s’entendre au sujet d’une frontière maritime sur
laquelle ils s’étaient opposés pendant 40 ans, les deux États invoquant la convention des
Nations Unies et leurs avocats présentant leurs arguments respectifs en vue d’un accord
bilatéral 160.
Vice-amiral Dean McFadden, chef d'état-major de la Force maritime
Deux différends au sujet de l’Arctique opposent le Canada et le Danemark, et deux
autres, le Canada et les États-Unis. Il y a lieu d’en faire état dans un débat sur la sécurité
dans l’Arctique, car d’aucuns affirment qu’ils créent un climat d’incertitude et que, s’ils
ne sont pas réglés, ils risquent de déboucher sur des conflits.
AVEC LE DANEMARK
L’île Hans est essentiellement un îlot stérile de 1,3 kilomètre carré entre l’île Ellesmere
et le Groenland. Alan Kessel, conseiller juridique au ministère des Affaires étrangères, a
indiqué au comité : « C’est une petite île qui ne comporte aucune ressource *…+ Nous
croyons qu’elle nous appartient à nous. Ils croient qu’elle leur appartient à eux. Nous ne
nous sommes pas déclaré la guerre à ce sujet ni n’avons l’intention de le faire. Nous
nous parlons quand même et nous allons gérer cette question comme nous avons géré
les autres161. »
L’autre litige a trait à la mer de Lincoln, au nord de l’île Ellesmere et du Danemark, et
porte plus précisément sur deux petites zones océaniques d’une superficie de 31 et 34
milles nautiques carrés. Il s’agit d’« un désaccord, a expliqué Alan Kessel, sur la façon de
tracer la ligne équidistance entre l’île d’Ellesmere et le Groenland. Il s’agit
essentiellement de distinguer les rochers des îles162. »
AVEC LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE
Mer de Beaufort
Le Canada et les États-Unis ne s’entendent pas sur leur frontière maritime au nord de la
frontière terrestre incontestée entre le Yukon et l’Alaska. Tous deux revendiquent les
mêmes 6 250 milles nautiques carrés d’océan et de plancher sous-marin dans une zone
159
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 8, 1er
novembre 2010, p. 60.
160
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 5, 31
mai 2010, p. 30.
161
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 1er
novembre 2010, p. 62.
162
Ibid.
37
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
riche en ressources. « Clairement, il y a un différend là-dessus, a déclaré Alan Kessel163.
De fait, c’est un désaccord compliqué164. »
Au moins deux questions sont en jeu :
1. un traité conclu en 1825 par la Russie et le Royaume-Uni, qui fixe la frontière
entre les deux empires au 141e méridien;
2. l’UNCLOS, utilisée pour déterminer le plateau continental étendu.
Le traité signé par la Russie et le Royaume-Uni intéresse maintenant les États-Unis et le
Canada parce que, le 30 mars 1867, les États-Unis ont acheté l’Alaska à la Russie et que,
le 1er juillet de cette même année, le Canada est devenu un pays souverain.
« Dans le traité lui-même, a mentionné M. Kessel, on dit que cela va "jusqu’à la mer
Glaciale" ». Du point de vue du Canada, cela veut dire que la frontière longe le 141 e
méridien et se prolonge dans la mer, mais pour les États-Unis, cela signifie que la
frontière suit le 141e méridien uniquement jusqu’à la ligne de côte, puis le principe
d’équidistance reconnu en droit international s’applique; dans ce cas-ci, il s’agit d’une
ligne perpendiculaire à la ligne de côte au point où les deux pays se rejoignent, c’est-àdire à un point plus à l’est que le 141e méridien165.
Il est également question de l’UNCLOS qui s’applique au plateau continental étendu
parce que le Canada et les États-Unis travaillent ensemble à déterminer les limites de ce
plateau dans la zone visée. Bien que les États-Unis n’aient pas signé la Convention, ils
s’affairent quand même depuis 2001 à déterminer les limites de leur plateau continental
étendu166. Depuis quatre étés, des navires des gardes côtières américaine et canadienne
unissent leurs efforts pour cartographier la zone167. Comme l’a souligné M. Kessel, le
Canada doit revendiquer un plateau continental étendu auprès de la Commission en
2013. « Nous voulons tout au moins commencer à atténuer ce que vous appelez un
conflit, ou un différend, pour que nous puissions nous adresser à la Commission [au
sujet des limites du plateau continental] en disant : "Regardez, il n’y a pas de problèmes
à la frontière canado-américaine168." »
Michael Byers a indiqué au comité : « On envisage donc maintenant la possibilité que le
Canada ou les États-Unis puissent revendiquer des droits souverains sur 400 milles ou
163
Ibid.
Ibid., p. 66.
165
Ibid., p. 62.
166
Ronald O’Rourke, US Congressional Research Service, Changes in the Arctic: Background and Issues
for Congress, R41153, 15 octobre 2010, http://assets.opencrs.com/rpts/R41153_20101015.pdf, consulté le
13 février 2011.
167
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 66.
168
Ibid.
164
38
L’Arctique international
même 500 milles nautiques à partir du littoral169 » en fonction des dispositions
techniques de l’UNCLOS qui permettent de déterminer le plateau continental étendu170.
« Ironie du sort, d’ajouter Micahel Byers, la position des États-Unis peut être encore
meilleure pour le Canada, tandis que celle du Canada est peut-être encore meilleure
pour les États-Unis. Je n’ai jamais vu une situation aussi merveilleusement favorable aux
deux parties dans le cadre d’une négociation171. » Sans nous étendre sur les raisons qui
sous-tendent cette affirmation, indiquons simplement qu’il est question de
l’emplacement de l’île Banks du Canada dans la mer de Beaufort.
Rob Huebert a laissé entendre que d’ici à ce qu’on s’entende sur la frontière, les deux
pays conviennent d’« une sorte de régime de gestion conjointe *…+ plutôt que de voir
chaque partie s’arc-bouter sur ses positions au sujet de la frontière172 ». Dans un
document présenté au comité, Alan Kessel a écrit : « Les États-Unis et le Canada ont
tous deux offert des permis de prospection et des baux dans cette zone contestée
[21 437 km2+. Ni l’un ni l’autre n’a autorisé d’activité d’exploration ou de
développement dans cette zone avant le règlement du différend173. »
Dans l’intervalle, le ministre Cannon a dit au comité : « Nous *lui et le secrétaire d’État
américain Clinton+ sommes également convenus qu’il est important de finaliser la
cartographie du plateau continental, en particulier celle de cette région, avant
d’entreprendre d’éventuelles discussions ou négociations174. »
M. Cannon a ajouté : « L’annonce récente du règlement du différend entre la Norvège
et la Russie sur leur frontière maritime dans la mer de Barents illustre bien ce genre de
collaboration. Cela montre de manière concrète comment les États de l’Arctique
peuvent régler leurs différends de façon pacifique mais surtout ordonnée175. »
Passage du Nord-Ouest
Le différend qui excite tout le monde, bien entendu, c’est celui qui touche le passage du
Nord-Ouest, qui est entré dans le domaine du mythe176.
169
Ibid., p. 87.
Pour plus de renseignements, voir Affaires étrangères et Commerce international Canada, Déterminer
les limites du plateau continental étendu du Canada, http://www.international.gc.ca/continental/limitscontinental-limites.aspx?lang=fra, consulté le 13 février 2011.
171
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 87.
172
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 29
mars 2010, p. 13.
173
Alan H. Kessel, Canadian Arctic Sovereignty: Myths and Realities, mémoire présenté au Comité
sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, 22 mars 2010. [traduction]
174
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 8, 1er
novembre 2010, p. 50.
175
Ibid., p. 46.
176
Ibid., p. 63.
170
39
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
Alan H. Kessel, conseiller juridique, Affaires étrangères et Commerce international
Canada
On suppose généralement que le passage du Nord-Ouest deviendra s’insérera avant
longtemps dans une nouvelle route océanique entre l’Atlantique et le Pacifique. C’est ce
que pensent la plupart des témoins, à l’exception d’un en particulier. Le vice-président
de la plus grande ligne de navigation dans le monde a expliqué au comité pourquoi il ne
partage pas ce point de vue, précisant que l’histoire se déroule rarement comme prévu.
Le passage du Nord-Ouest n’a d’abord été qu’une route maritime imaginaire reliant
l’Europe et l’Asie, un raccourci fictif au nord de l’Amérique du Nord. Les Européens se
sont mis en quête de cette route il y a environ 500 ans. Bon nombre d’entre eux ont péri
dans l’aventure. C’est le cas de sir John Franklin et de ses hommes, qu’on n’a jamais
revus. En 1906, le Danois Roald Amundsen, qui avait quitté le Groenland en 1903, a
franchi le passage du Nord-Ouest à bord du sloop Gjoa, et s’est rendu en Alaska. En
1942, le sergent Henry Larsen de la GRC a été le premier à effectuer le trajet d’est en
ouest à bord du navire St. Roch de la GRC. Il a passé deux hivers coincé dans les glaces
avant d’achever son périple.
Le passage du Nord-Ouest est constitué non pas d’une seule voie, mais de plusieurs
voies possibles parmi les îles et les glaces de l’archipel Arctique du Canada. La voie la
plus courte, qui s’étend plus ou moins d’est en ouest, passe par le canal Perry, au nord
des îles de Baffin, Somerset, Prince-de-Galles, Victoria et Banks.
En raison de l’augmentation des températures moyennes dans l’Arctique, on prédit que
le passage du Nord-Ouest sera suffisamment dégagé d’ici quelques années pour servir
de voie maritime commerciale entre l’Asie du Nord et l’Europe et qu’il offrira de
meilleures possibilités pour le transport vers des destinations dans l’Arctique canadien
de même que pour le tourisme. Son intérêt réside dans le fait qu’il constitue une voie
plus courte et apparemment moins coûteuse que le canal de Panama.
Le passage du Nord-Ouest est entièrement situé au Canada. « C’est le Canada au nord,
le Canada au sud, le Canada à l’ouest, le Canada à l’est177 », a déclaré Alan Kessel. Il a
indiqué au comité que le passage du Nord-Ouest est incontestablement un passage
canadien et que le différend porte sur le droit des navires étrangers d’emprunter ce
passage178.
Les États-Unis (et bien d’autres pays) prétendent que, comme le passage du Nord-Ouest
relie au nord dans l’océan Arctique les océans Atlantique et Pacifique, il s’agit d’un
détroit international assujetti au droit maritime, en vertu duquel les navires peuvent
emprunter tout bonnement ce passage comme ils le font d’autres détroits dans le
monde. Le Canada prétend pour sa part qu’il s’agit d’eaux intérieures « en vertu d’un
177
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 74.
178
Ibid., p. 63.
40
L’Arctique international
titre historique179 » et « que nous avons le droit de les réglementer sans limite comme
s’il s’agissait de terres180 ». Par conséquent, a indiqué M. Kessel :
Nous ne nous opposons pas à ce que des navires circulent dans les eaux
canadiennes. Nous y attachons seulement quelques conditions. D’abord,
le bâtiment doit répondre à une certaine norme, que prévoient
Transports Canada et la Loi sur la prévention de la pollution des eaux
arctiques *…+ Si vous respectez cette condition-là et que vous nous avisez
de votre entrée dans les eaux intérieures du Canada – le NORDREG181
deviendra obligatoire dans quelques mois –, nous ne nous y opposons
nullement *…+ L’essentiel, c’est que vous agissiez sous notre autorité
*…+182.
Deux voyages mondiaux effectués à la fin du XXe siècle par des navires américains ont
attiré l’attention des Canadiens et soulevé leur colère. Le premier a été fait en 1969 par
le pétrolier américain SS Manhattan à coque renforcée dans le passage du Nord-Ouest.
Les Américains se sont vu accorder l’autorisation d’emprunter le passage bien qu’ils ne
l’avaient pas sollicitée et ils se sont fait escorter par un brise-glace canadien. Les deux
parties ont fait valoir leurs points de vue. Le second voyage a été fait en 1985 par le
brise-glace Polar Sea de la garde côtière américaine en mission de réapprovisionnement
du Groenland vers l’Alaska. Encore une fois, les Américains n’avaient pas demandé
l’autorisation, mais ils ont avisé le Canada qu’ils effectuaient le voyage. Tout en s’en
tenant à sa position juridique, le Canada a décidé de coopérer. Des observateurs
canadiens se trouvaient à bord pour le voyage.
Deux ans plus tard, au Sommet de Shamrock à Québec, les gouvernements Mulroney et
Reagan se sont entendus pour qu’à l’avenir, les États-Unis obtiennent le consentement
du gouvernement canadien avant que les brise-glace américains n’empruntent le
passage du Nord-Ouest, mais cela ne devait pas modifier pour autant leurs positions
respectives au sujet du statut juridique des eaux183. Depuis, le Canada et les États-Unis
diffèrent d’avis à l’amiable en ce qui concerne le passage du Nord-Ouest.
Des témoins ont mentionné au comité qu’il ne suffit pas de différer d’avis à l’amiable.
Michael Byers a affirmé : « Ce que je souhaiterais, ce serait qu’un traité ou un accord
bilatéral soit conclu. Ensuite, je souhaiterais que l’on encourage nos voisins américains à
179
Alan H. Kessel, Canadian Arctic Sovereignty: Legal Issues, mémoire présenté au Comité sénatorial
permanent de la sécurité nationale et de la défense, 22 mars 2010.
180
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 63.
181
Transports Canada. Le gouvernement du Canada prend des mesures pour protéger les eaux arctiques du
Canada, http://www.tc.gc.ca/fra/medias/communiques-2010-H078f-6019.htm, modifié le 25 juin 2010.
http://www.tc.gc.ca/fra/medias/communiques-2010-H078f-6019.htm
182
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 64.
183
Accord entre le gouvernement du Canada et le gouvernement des États-Unis d’Amérique sur la
coopération dans l’Arctique, http://www.treaty-accord.gc.ca/text-texte.asp?lang=fra&id=101701, consulté
le 26 janvier 2011.
41
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
inciter leurs alliés de partout dans le monde à adopter une position commune à l’appui
du Canada et des États-Unis184. »
Le colonel Leblanc (à la retraite), ancien commandant de la FOIN, est d’avis que la
position du Canada s’affaiblira lorsque le passage du Nord-Ouest s’ouvrira et que
davantage de navires l’emprunteront au motif qu’il s’agit d’un détroit international. « Le
passage finira par être considéré comme un détroit international, et ces eaux auront
perdu, à mon avis, le statut d’eaux intérieures185. »
Le colonel a mentionné au comité que des négociations simulées avaient eu lieu entre le
Canada et les États-Unis au sujet du passage du Nord-Ouest en 1998; au cours de ces
négociations, le colonel recommandait qu'on mette de côté le litige et qu'on place la
surveillance du passage du Nord-Ouest sous l'égide de NORAD. « Avec le temps, tout le
monde reconnaîtra que le passage du Nord-Ouest est *…+ contrôlé et surveillé
conjointement par les Américains et les Canadiens186. » Le colonel a également dit que,
pour leur sécurité, les États-Unis auraient intérêt à reconnaître que le passage du NordOuest n’est pas un détroit international, mais qu’il relève complètement du Canada et
qu’il n’est donc pas ouvert sans restriction à la navigation mondiale187.
M. Lackenbauer semblait appeler au réalisme en ce qui concerne le passage. Selon lui, il
ne servait à rien d’essayer d’amener les Américains à changer leur position pour qu’ils
en viennent à ne plus considérer le passage comme un détroit international parce qu’ils
peuvent difficilement le faire « sans porter préjudice à leurs intérêts à l’échelle
mondiale ». Il a ajouté que les Américains lui ont dit maintes et maintes fois qu’ils
n’abandonneront pas leur position officielle188. De plus, le désaccord à l’amiable
fonctionne bien depuis un demi-siècle et il ne servirait à rien de changer quoi que ce soit
à ce moment-ci189.
M. Lackenbauer a ajouté : « Selon moi, les personnes qui s’évertuent à affirmer que d’ici
deux ou trois ans, le passage du Nord-Ouest pourrait être envahi par des bâtiments
étrangers souhaitant porter atteinte à notre souveraineté sont complètement à côté de
la plaque190. »
Un témoin a réduit en pièces l’idée que le passage du Nord-Ouest deviendrait une route
maritime dans un proche avenir. Stephen Carmel, vice-président principal chez Maersk
184
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 78.
185
Ibid., p. 98.
186
Ibid., p. 99.
187
Ibid., p. 100.
188
Ibid., p. 40.
189
Ibid.
190
Ibid., p. 45.
42
L’Arctique international
Line Lltd., plus grande société de transport dans le monde, n’a pas mâché ses mots :
« *…+ le passage canadien du Nord-Ouest ne sera pas le prochain canal de Panama191 ».
L’argument de Stephen Carmel était fort convaincant : le fait que le passage du NordOuest est plus court que le canal de Panama ne signifie pas qu’il est plus rapide ou
moins coûteux. Les navires, a-t-il dit, devront maintenir une vitesse de sept à dix nœuds
pour qu’un trajet plus court puisse se traduire par un gain de temps. On peut douter de
cette vitesse parce que la glace constituera encore un danger, que le climat de l’Arctique
réduit souvent la visibilité et que le passage est peu profond à certains endroits. Par
conséquent, les gros bateaux à conteneurs qu'on utilise normalement pour le
commerce international « ne pourront pas l'emprunter, ce qui annule l'avantage
économique »192.
Quand on bâtit des modèles économiques, il est important d'anticiper les choses, a-t-il
dit. Or, le passage du Nord-Ouest est tout sauf prévisible selon lui. Il serait peut-être
possible de raccourcir le trajet de six ou sept jours en empruntant le passage, mais les
conditions de glace pourraient retenir un bateau plus longtemps193.
M. Carmel a également indiqué que le coût de l’assurance serait élevé et variable à
cause de dangers comme les conditions de glace, les cartes marines imprécises,
l’absence d’aides à la navigation et la lenteur de l’intervention en cas d’urgence194.
Il a ajouté que le passage présenterait une économie de coûts seulement pour le
transport maritime de l’Asie vers la côte est nord-américaine (parce que la route
maritime du nord de la Russie est plus courte pour le commerce entre l’Asie et
l’Europe). Une énorme partie du commerce asiatique destiné à l’Amérique du Nord, a-til indiqué, ne passe pas par le canal de Panama à l’heure actuelle. Les expéditeurs jugent
qu’il leur en coûte moins cher de décharger leur cargaison dans les ports de la côte
ouest du Canada et des États-Unis, puis de l’expédier par train vers la côte est195.
Il ne faut pas oublier non plus le cabotage, c’est-à-dire le commerce maritime d’un port
à l’autre à l’intérieur d’un pays. Selon les règles de cabotage, a signalé Stephen Carmel,
les bateaux qui en font doivent avoir été construits dans le pays même, « si bien que le
projet n’est plus rentable196 » si les bateaux doivent être construits à l’intérieur du pays
pour résister aux rigueurs du passage du Nord-Ouest.
Michael Byers a cependant signalé que d’ici cinq à dix ans, « nous risquons fort » de
nous retrouver avec un océan Arctique libre de glace à l’été. « Il y aura du transport
191
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 29
mars 2010, p. 20.
192
Ibid.
193
Ibid., p. 24.
194
Ibid.
195
Ibid., p. 21.
196
Ibid., p. 27.
43
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
maritime toute l’année dans ces eaux *…+ Quiconque affirme le contraire fait courir au
pays d’énormes risques sur le plan de la sécurité nationale197. »
M. Carmel a affirmé : « À [Maersk], nous ne pensons pas avoir quelque activité que ce
soit dans l’Arctique d’ici plusieurs générations198. » Il a par la suite ajouté : « Je ne
connais pas de société de transport maritime international qui envisage d’utiliser la
route de l’Arctique avant 2050. D’ici là, le monde aura bien changé, et bien malin celui
qui peut dire ce qui arrivera199. »
197
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 1, 22
mars 2010, p. 83.
198
Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, Délibérations, fascicule no 2, 29
mars 2010, p. 26.
199
Ibid., p. 28-29.
44
Conclusions
Dans deux ans, le Canada présidera le Conseil de l’Arctique, soit 17 ans après avoir
participé à sa création. Il soumettra alors sa demande concernant le plateau continental
étendu à la Commission des Nations Unies concernant les limites du plateau
continental. Et, à en croire un journal publié récemment qui se fonde sur les propos de
fonctionnaires anonymes, le Canada et le Danemark auront réglé leur différend au sujet
de la propriété de l’île Hans d’ici à ce que le Canada présente sa demande200.
Tout ceci montre comment la coopération, la négociation et un régime légal
international prévalent dans l’Arctique. Ce sont les moyens par lesquels le Canada et les
autres nations de l’Arctique peuvent résoudre leurs différends et les résolvent. Le
comité ne craint pas que les différends qui opposent le Canada au Danemark et aux
États-Unis à propos de l’Arctique ne s’enveniment.
Malgré les menaces militaires et autres menaces possibles pour la sécurité nationale
dans le Nord, qui ont été signalées au comité, celui-ci ne considère pas pour l’instant
que les activités militaires dans l’Arctique sont préoccupantes. Le Canada n’est soumis à
aucune menace militaire immédiate dans l’Arctique, et l’on prévoit que les Forces
canadiennes et la Garde côtière canadienne disposeront de meilleurs moyens d’action
dans le Nord au cours de la prochaine décennie.
Quant aux autres types de menaces pour la sécurité dans le Nord, qu’il s’agisse de
terrorisme, de migration illégale, de contrebande de drogues ou d’autres activités
illégales, aucun témoin n’a sonné l’alarme, mais il convient d’y porter une attention
particulière et de s’y préparer, comme on le fait pour d’autres régions du Canada. Le
comité jugera peut-être bon d’examiner plus à fond cette question pour déterminer si le
Canada est prêt à faire face à ce genre de menaces.
Les visées de la Chine dans l’Arctique demeurent ambiguës. Rien ne nous permet de
croire pour l’instant qu’elle présente une menace. Il faut toutefois surveiller de près ses
activités dans l’Arctique.
Exception faite de lacunes au chapitre de l’hydrographie marine et de la cartographie
hydrographique, le Canada semble de plus en plus au fait de la situation dans l’Arctique
grâce à l’attention qu’y portent les Rangers canadiens, les Forces canadiennes en
général, la Garde côtière canadienne et la GRC, grâce à RADARSAT, aux habitants du
Nord et aux activités des gouvernements territoriaux. Le projet de démonstration
Surveillance du Nord laisse entrevoir une façon prometteuse de prendre connaissance
de ce qui se passe dans l’Arctique : dans le cadre de ce projet, des microphones de
télédétection ont été installés sous l’eau et à la surface. Mais c’est sans compter
l’immensité du Nord et sa population dispersée qui compliquent énormément la tâche.
200
John Ibbitson, « Dispute over Hans Island Nears Resolution », Globe and Mail, 26 janvier 2010.
45
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
Pour ce qui est de la souveraineté du Canada dans l’Arctique, le Canada pourrait
toujours en faire davantage, mais l’intérêt et les efforts accrus du gouvernement dans
cette région semblent certainement adéquats pour le moment. Rien ne menace
d’ailleurs sérieusement la propriété canadienne des terres et des eaux de l’Arctique,
malgré un conflit frontalier, quoique bien géré, avec les États-Unis dans la mer de
Beaufort et le désaccord à l’amiable concernant le droit d’emprunter de manière
inoffensive le passage du Nord-Ouest.
Fait encourageant, on a promis un brise-glace de classe polaire, le navire John G.
Diefenbaker de la Garde côtière canadienne, six à huit navires de patrouille
extracôtiers/de l’Arctique pour la Marine ainsi que de nouveaux avions de recherche et
de sauvetage à voilure fixe pour la Force aérienne.
La construction d’un brise-glace de classe polaire est un projet envisagé par
intermittence depuis environ 25 ans. Aucun contrat n’a encore été signé pour le travail
de conception; les essais en mer et la réception finale ne sont pas attendus avant la fin
de 2017201.
Six ans après la publication d’un énoncé des besoins opérationnels pour les nouveaux
avions de recherche et de sauvetage, tout le processus a été ramené encore une fois à la
case départ à la fin de 2010. Au Canada, l’acquisition de matériel de défense
s’accompagne souvent de pareils retards, qui découragent et qui recèlent des dangers;
c’est pourquoi le processus devrait être simplifié.
201
Garde côtière canadienne, Projet national de brise-glace NGCC John G. Diefenbaker, http://www.ccggcc.gc.ca/f0010762, modifié le 28 avril 2010.
46
Recommandations
Il est recommandé que :
1. Le gouvernement considère comme une priorité militaire absolue l’acquisition
d’un nouvel avion de recherche et sauvetage à voilure fixe et qu’il communique
les dates cibles pour le programme.
2. Le gouvernement s’en tienne au programme de modernisation des Rangers
canadiens et qu’il songe à élargir le rôle des Rangers dans l’environnement
maritime. Le programme devrait être mené à bien le plus rapidement possible.
3. Le gouvernement veille à acquérir le brise-glace polaire John G. Diefenbaker d’ici
la fin de 2017, année où, selon la Garde côtière, le navire devrait entrer en
service. 202
4. Le gouvernement réaffecte des fonds du Service hydrographique du Canada afin
qu’on puisse accomplir davantage de travail en priorité pour peaufiner les cartes
de navigation marine dans l’Arctique et pour en créer de nouvelles dans les
zones à risque élevé.
5. Le gouvernement fasse le nécessaire pour créer une administration de pilotage
de l’Arctique ayant pour principal objectif d’exiger des navires commerciaux
qu’ils recourent à des pilotes dans les zones où sont normalement requis les
services de pilotes ailleurs au Canada, par exemple dans les passages étroits où
des récifs et des hauts-fonds compliquent la navigation ou encore près des ports.
6. Pour réduire le temps de recherche et de sauvetage dans l’Arctique, le
gouvernement concentre les ressources des Forces canadiennes en matière de
recherche et de sauvetage en un point central dans le Nord de façon qu’un avion
soit prêt à décoller en tout temps, comme dans le Sud, dans les situations
d’urgence.
202
Ibid.
47
Prochaines étapes possibles pour le comité
Le comité voudra peut-être poursuivre l’étude de la sécurité dans l’Arctique en
examinant plus à fond les points suivants.
Rôles et attributions de la Garde côtière canadienne. La Garde côtière, qui n’a pas été
appelée comme témoin aux fins du présent rapport provisoire, contribue depuis
longtemps et de façon importante au maintien de la souveraineté dans le Nord du
Canada.
Lacunes en matière de communications. Des témoins ont signalé au comité des
problèmes reliés aux communications dans l’Arctique. Le comité pourrait en examiner
les causes et l’ampleur, et trouver des moyens d’améliorer la situation étant donné que
la sécurité nationale dépend en partie de la fiabilité des communications.
RADARSAT. L’Agence spatiale canadienne et peut-être un de ses clients, le ministère de
la Défense nationale, pourraient renseigner le comité au sujet de l’imagerie RADARSAT
et de sa contribution à la sécurité nationale; les témoignages pourraient être
accompagnés d’une présentation des images.
Sécurité publique. Le comité n’a pas entendu la GRC, ni l’Agence des services frontaliers
du Canada, ni Citoyenneté et Immigration Canada, ni le Service canadien du
renseignement de sécurité, au sujet du rôle qu’ils jouent dans l’Arctique et de ce qu’ils
pensent de la sécurité là-bas.
Passage du Nord-Ouest. Un témoin a indiqué que le passage du Nord-Ouest ne
présenterait pas d’intérêt pour les sociétés de transport pendant des dizaines d’années
encore à cause des dangers reliés aux glaces, aux passages étroits et peu profonds et au
manque de cartes adéquates. Le comité jugera peut-être bon d’entendre le point de vue
d’autres témoins, dont la Garde côtière canadienne et les sociétés de transport qui se
rendent dans l’Arctique.
Projet de démonstration de technologie Surveillance dans le Nord. Recherche et
développement pour la défense Canada a effectué des essais de télédétection à l’aide
de microphones installés sous l’eau et à la surface à un point de navigation crucial dans
l’Arctique. Le comité voudra peut-être prendre connaissance des résultats de ces essais
et savoir s’il existe des plans d’avenir en matière de télédétection dans l’Arctique.
Groupe de travail sur la sécurité dans l’Arctique. Des témoins ont fait mention de ce
groupe de travail. Le comité jugera peut-être utile d’en savoir plus sur ce groupe et sur
ses activités, car il semble jouer un rôle important dans la coordination interministérielle
des activités fédérales dans l’Arctique.
Recherche et sauvetage. Une proposition en voie d’élaboration aurait pour effet de
confier les services de recherche et de sauvetage au secteur privé, qui agirait sous la
49
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
gouverne des Forces canadiennes. Le comité devrait chercher à en savoir davantage à ce
sujet.
Rôle maritime du NORAD. « Le renouvellement de l’entente avec le NORAD en mai
2006 prévoyait une mission d'alerte maritime, qui nécessite une conscience et une
compréhension communes des activités menées aux États-Unis et des approches
maritimes, des secteurs maritimes et des voies navigables canadiens203. » Le comité
voudra peut-être savoir comment cette nouvelle mission s’applique à l’Arctique.
203
North American Aerospace Defense Command, About NORAD,
http://www.norad.mil/about/index.html, consulté le 8 mars 2011. [traduction]
50
ANNEXE A
TÉMOINS ENTENDUS
ORGANISME ET PORTE-PAROLE
DATE DE COMPARUTION
À titre personnel :
22 mars 2010
Colonel (à la retraite) Pierre Leblanc
Affaires étrangères et Commerce international
Canada :
22 mars 2010
Alan H. Kessel, conseiller juridique
St. Jerome’s University :
Whitney Lackenbauer, professeur agrégé et
directeur du Département d’histoire
22 mars 2010
University of British Columbia:
22 mars 2010
Michael Byers, professeur
À titre personnel :
Rob Huebert, directeur adjoint du Centre
d'études stratégiques et militaires, professeur
agrégé, Département des sciences politiques,
Université de Calgary
29 mars 2010
Johns Hopkins University:
29 mars 2010
Charles Doran, programme des études
canadiennes
Maersk Line Ltd :
Stephen M. Carmel, premier vice-président
des services maritimes
51
29 mars 2010
Souveraineté et sécurité dans l’Arctique canadien
Défense nationale :
Brigadier-général D.B. Millar, OMM, C.D.,
commandant de la Force opérationnelle
interarmées (Nord) des Forces canadiennes
12 avril 2010
Brigadier-général Gary O'Brien, directeur
général Réserve terrestre CEM - Réserve
terrestre
Commandement de la défense aérospatiale de
l’Amérique du Nord (NORAD) :
Lieutenant-général J.M. Duval, commandant
adjoint
12 avril 2010
À titre personnel :
Paul Chapin, membre du conseil
d’administration de l’Institut de la Conférence
des associations de la défense
26 avril 2010
Défense nationale
Vice-amiral Dean McFadden, chef d’état-major
de la force maritime
31 mai 2010
Lieutenant-général André Deschamps, chef
d’état-major de la force aérienne
Défense nationale
Général Walter Natynczyk, chef d’état-major
de la Défense
7 juin 2010
L'honorable Peter MacKay, C.P., député,
ministre de la Défense nationale
Défense nationale
21 juin 2010
Vice-amiral Denis Rouleau, CMM, MSM, CD,
vice-chef d'état-major de la Défense
52
Service hydrographique du Canada :
Savithri Narayanan, Hydrographe fédérale
4 octobre 2010
Dale Nicholson, directeur régional, Région du
Centre et de l’Arctique
L’honorable Lawrence Cannon, ministre des
Affaires étrangères
1 novembre 2010
Affaires étrangères et Commerce international
Canada :
Alan H. Kessel, jurisconsulte
1 novembre 2010
Sheila Riordon, directrice générale de
l'énergie, le climat et les affaires
circumpolaires
L'honorable Dennis Fentie, premier ministre du
Yukon
53
13 décembre 2010
ANNEXE B
LE CANADA ET LE MONDE CIRCUMPOLAIRE
Source : Ressources naturelles Canada (Atlas du Canada)
En ligne :
http://atlas.nrcan.gc.ca/site/francais/maps/archives/reference/circumpolar/MCR0001_
circumpolar_2008/archivemap_view?maxwidth=400&maxheight=400&mode=navigator
&upperleftx=0&upperlefty=0&lowerrightx=12288&lowerrighty=10336&mag=0.03125
55
ANNEXE C
FRONTIÈRE CONTESTÉE ENTRE LE CANADA ET LES ÉTATS-UNIS DANS LA MER DE
BEAUFORT
À des fins d’illustration seulement. La partie ombragée représente en quelque sorte la
zone en litige.
57
ANNEXE D
PRINCIPALES ROUTES POUR LE PASSAGE DU NORD-OUEST
Source : Donat Pharand, « La souveraineté du Canada sur l’Arctique et le passage du
Nord-Ouest », Méridien, Commission canadienne des affaires polaires, printemps/été
2009, http://www.polarcom.gc.ca/media.php?mid=3509.
59
ANNEXE E
CARTE INDIQUANT LES LIMITES POSSIBLES DU PLATEAU CONTINENTAL ÉTENDU POUR
LE CANADA
Les lignes blanches délimitent en gros la zone que le Canada pourrait revendiquer en
2013 au moment de présenter sa cause dans le cadre du processus de l’UNCLOS.
Source : ministère des Affaires étrangères et du Commerce international
http://www.international.gc.ca/continental/limits-continental-limites.aspx?lang=fra
61
ANNEXE F
ZONE ET RÉGIONS DE RECHERCHE ET DE SAUVETAGE DU CANADA
Les centres conjoints de coordination des opérations de sauvetage sont tous situés dans
le sud du Canada.
Source : ministère de la Défense nationale
http://www.canadacom.forces.gc.ca/sar-res/SAR-BG09001-fra.asp
63
ANNEXE G
CARTE INDIQUANT LES EMPLACEMENTS DU SYSTÈME D’ALERTE DU NORD
Gracieuseté : ministère de la Défense nationale
65
APPEARING:
Wednesday, March 23, 2011
The Honourable Jean-Pierre Blackburn, P.C., M.P., Minister of
Veterans Affairs and Minister of State (Agriculture)
COMPARAÎT :
Le mercredi 23 mars 2011
L’honorable Jean-Pierre Blackburn, C.P., député, ministre des
Anciens Combattants et ministre d’État (Agriculture)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Monday, February 28, 2011
Le lundi 28 février 2011
National Defence:
Défense nationale :
Rear-Admiral Andrew Smith, Chief of Military Personnel;
Contre-amiral Andrew Smith, chef du personnel militaire;
Lieutenant-Colonel Patricia Henry, Director of Reserve Support
Management.
Lieutenant-colonel Patricia Henry, directrice, Gestion de la Force
de réserve.
Public Safety Canada:
Barry MacKillop, Director General, Law Enforcement and Boarder
Strategies Directorate;
Sophie Beecher, Counsel, Legal Services.
Sécurité publique Canada :
Barry MacKillop, directeur général, Application de la loi et
stratégies frontalières;
Sophie Beecher, conseillère juridique, Services juridiques.
Wednesday, March 23, 2011
Le mercredi 23 mars 2011
Veterans Affairs Canada:
Anciens Combattants Canada :
Keith Hillier, Assistant Deputy Minister, Service Delivery;
Keith Hillier, sous-ministre adjoint, Prestation des services;
Bernard Butler, Director General, Policy and Research.
Bernard Butler, directeur général, Politiques et recherche.
Office of the Veterans Ombudsman:
Chief Warrant Officer (Retired) Guy Parent, Veterans
Ombudsman.
Royal Canadian Legion:
Bureau de l’ombudsman des vétérans :
Adjudant-chef (à la retraite) Guy Parent, ombudsman des vétérans.
Légion royale canadienne :
Brad White, Dominion Secretary;
Brad White, secretaire de la Direction national;
Pierre Allard, Service Bureau Director.
Pierre Allard, directeur du Bureau d’entraide.
As an individual:
Brigadier-General (Retired) Joseph Sharpe.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
À titre personnel :
Brigadier-général (à la retraité) Joseph Sharpe.
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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