Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14-15

Second Session Deuxième session de la Forty-first Parliament, 2013-14-15
Second Session
Forty-first Parliament, 2013-14-15
Deuxième session de la
quarante et unième législature, 2013-2014-2015
Proceedings of the Standing
Senate Committee on
Délibérations du Comité
sénatorial permanent des
Human Rights
Droits de la personne
Chair:
The Honourable MOBINA S. B. JAFFER
Présidente :
L’honorable MOBINA S. B. JAFFER
Thursday, May 14, 2015
Le jeudi 14 mai 2015
Issue No. 17
Fascicule nº 17
Consideration of a draft agenda (future business)
Étude d’un projet d’ordre du jour (travaux futurs)
and
et
Seventh meeting:
Septième réunion :
Monitor issues relating to human rights and, inter alia,
to review the machinery of government dealing
with Canada’s international and
national human rights obligations
Surveiller l’évolution de diverses questions ayant traits aux
droits de la personne et à examiner, entre autres choses,
les mécanismes du gouvernement pour que le Canada
respecte ses obligations nationales et internationales
en matière de droits de la personne
WITNESSES:
(See back cover)
TÉMOINS :
(Voir à l’endos)
52137
STANDING SENATE COMMITTEE ON
HUMAN RIGHTS
COMITÉ SÉNATORIAL PERMANENT DES
DROITS DE LA PERSONNE
The Honourable Mobina S. B. Jaffer, Chair
Présidente : L’honorable Mobina S. B. Jaffer
The Honourable Salma Ataullahjan, Deputy Chair
Vice-présidente : L’honorable Salma Ataullahjan
and
et
The Honourable Senators:
Les honorables sénateurs :
Andreychuk
* Carignan, P.C.
(or Martin)
* Cowan
(or Fraser)
Eaton
Eggleton, P.C.
Hubley
Nancy Ruth
Ngo
Rivard
Andreychuk
* Carignan, C.P.
(ou Martin)
* Cowan
(ou Fraser)
Eaton
Eggleton, C.P.
Hubley
Nancy Ruth
Ngo
Rivard
*Ex officio members
(Quorum 4)
* Membres d’office
(Quorum 4)
Change in membership of the committee:
Modification de la composition du comité :
Pursuant to rule 12-5, membership of the committee was
amended as follows:
Conformément à l’article 12-5 du Règlement, la liste des membres
du comité est modifiée, ainsi qu’il suit :
The Honourable Senator Rivard replaced the Honourable
Senator Tannas (May 13, 2015).
L’honorable sénateur Rivard a remplacé l’honorable
sénateur Tannas (le 13 mai 2015).
Published by the Senate of Canada
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Publié par le Sénat du Canada
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
14-5-2015
Droits de la personne
MINUTES OF PROCEEDINGS
PROCÈS-VERBAL
OTTAWA, Thursday, May 14, 2015
(31)
OTTAWA, le jeudi 14 mai 2015
(31)
17:3
[Traduction]
[English]
The Standing Senate Committee on Human Rights met this
day at 8:31 a.m., in room 9, Victoria Building, the deputy chair,
the Honourable Salma Ataullahjan, presiding.
Le Comité sénatorial permanent des droits de la personne
se réunit aujourd’hui, à 8 h 31, dans la pièce 9 de l’immeuble
Victoria, sous la présidence de la vice-présidente, l’honorable
Salma Ataullahjan (vice-présidente).
Members of the committee present: The Honourable Senators
Ataullahjan, Eaton, Eggleton, P.C., Hubley, Nancy Ruth, Ngo
and Rivard (7).
Membres du comité présents : Les honorables sénateurs
Ataullahjan, Eaton, Eggleton, C.P., Hubley, Nancy Ruth, Ngo
et Rivard (7).
In attendance: Julia Nicol and Jean-Philippe Duguay, Analysts,
Parliamentary Information and Research Service.
Aussi présents : Julia Nicol et Jean-Philippe Duguay, analystes,
Service d’information et de recherche parlementaires.
Également présents : Les sténographes officiels du Sénat.
Also in attendance: The official reporters of the Senate.
Pursuant to the order of reference adopted by the Senate on
Tuesday, November 19, 2013, the committee continued its study
to monitor issues relating to human rights and, inter alia, to
review the machinery of government dealing with Canada’s
international and national human rights obligations. (For
complete text of the order of reference, see proceedings of the
committee, Issue No. 2.)
Conformément à l’ordre de renvoi adopté par le Sénat
le mardi 19 novembre 2013, le comité poursuit son étude visant
à surveiller l’évolution des diverses questions ayant trait aux
droits de la personne et à examiner, entre autres choses, les
mécanismes du gouvernement pour que le Canada respecte ses
obligations nationales et internationales en matière de droits de la
personne. (Le texte intégral de l’ordre de renvoi figure au
fascicule no 2 des délibérations du comité.)
WITNESSES:
TÉMOINS :
Foreign Affairs, Trade and Development Canada:
Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada :
Duane McMullen, Director General, Trade Commissioner
Service Operations Bureau and Trade Strategy;
Duane McMullen, directeur général, Direction générale des
opérations et de la stratégie commerciale du Service des
délégués commerciaux;
Jeff Nankivell, Director General, Programming, Asia Pacific.
Jeff Nankivell, directeur général, Programmation,
Asie-Pacifique.
The deputy chair made a statement.
La vice-présidente prend la parole.
Mr. McMullen made a statement and, together with
Mr. Nankivell, answered questions.
At 9:51 a.m., the committee suspended.
M. McMullen fait un exposé puis, avec M. Nankivell, répond
aux questions.
À 9 h 51, la séance est suspendue.
At 9:56 a.m., pursuant to rule 12-16(1)(d), the committee
proceeded in camera to consider a draft agenda.
À 9 h 56, conformément à l’article 12-16(1)d) du Règlement, la
séance se poursuit à huis clos afin que le comité étudie un projet
d’ordre du jour.
It was agreed that senators’ staff be allowed to stay in the
room.
Il est convenu de permettre au personnel des sénateurs de
demeurer dans la salle.
At 9:59 a.m., the committee adjourned to the call of the chair.
À 9 h 59, le comité s’ajourne jusqu’à nouvelle convocation de la
présidence.
ATTEST:
ATTESTÉ :
Le greffier du comité,
Mark Palmer
Clerk of the Committee
17:4
Human Rights
14-5-2015
EVIDENCE
TÉMOIGNAGES
OTTAWA, Thursday, May 14, 2015
OTTAWA, le jeudi 14 mai 2015
The Standing Senate Committee on Human Rights met this
day at 8:31 a.m. to monitor issues relating to human rights and,
inter alia, to review the machinery of government dealing with
Canada’s international and national human rights obligations
(topic: Corporate Social Responsibility (CSR) and garment
workers).
Le Comité sénatorial permanent des droits de la personne se
réunit aujourd’hui, à 8 h 31, pour surveiller l’évolution de diverses
questions ayant trait aux droits de la personne et examiner, entre
autres choses, les mécanismes du gouvernement pour que le
Canada respecte ses obligations nationales et internationales en
matière de droits de la personne (sujet : La responsabilité sociale
des entreprises (RSE) et les travailleurs du textile).
Senator Salma Ataullahjan (Deputy Chair) in the chair.
[English]
La sénatrice Salma Ataullahjan (vice-présidente) occupe le
fauteuil.
[Traduction]
The Deputy Chair: Good morning, senators. Welcome to the
thirty-first meeting of the Second Session of the Forty-first
Parliament of the Standing Senate Committee on Human Rights.
La vice-présidente : Bonjour, mesdames et messieurs les
sénateurs. Je vous souhaite la bienvenue à la 31e séance du
Comité sénatorial permanent des droits de la personne de la
deuxième session de la 41e législature.
The Senate has tasked our committee with examining issues
related to human rights, both in Canada and internationally.
Le Sénat a donné le mandat à notre comité d’examiner des
enjeux liés aux droits de la personne, tant au Canada qu’à
l’étranger.
The chair of this committee, Senator Mobina Jaffer, could not
be here at this time. My name is Salma Atuallajhan. I’m deputy
chair of the human rights committee, and it is my honour to
welcome all of you to this meeting.
La présidente du comité, la sénatrice Mobina Jaffer, ne peut
pas être ici ce matin. Je m’appelle Salma Ataullahjan et je suis la
vice-présidente du Comité des droits de la personne. Je suis ravie
de vous accueillir aujourd’hui à cette réunion.
Before I continue, I would like my colleagues to introduce
themselves, starting to my left.
Avant que nous commencions, j’aimerais que mes collègues
se présentent, en commençant à ma gauche.
Senator Eaton: Nicole Eaton, Toronto, Ontario.
[Translation]
Senator Rivard: Good morning. My name is Michel Rivard,
and I am a senator from Quebec.
[English]
Senator Hubley: Senator Elizabeth Hubley, Prince Edward
Island.
Senator Nancy Ruth: Nancy Ruth, Toronto, Ontario.
La sénatrice Eaton : Nicole Eaton, Toronto, Ontario.
[Français]
Le sénateur Rivard : Bonjour, je m’appelle Michel Rivard,
sénateur du Québec.
[Traduction]
La sénatrice Hubley : Je suis la sénatrice Elizabeth Hubley,
de l’Île-du-Prince-Édouard.
La sénatrice Nancy Ruth : Nancy Ruth, Toronto, Ontario.
Senator Eggleton: Art Eggleton, Toronto. Toronto is
dominating here today.
Le sénateur Eggleton : Art Eggleton, Toronto. Les gens de
Toronto sont majoritaires aujourd’hui.
The Deputy Chair: Thank you. Garment manufacturing is an
important source of jobs in the developing world. The great
flexibility and decentralization of that industry, together with its
generalized recourse to subcontracting, complicates the
implementation of adequate health and safety standards. In
many countries that export clothing, like Bangladesh, India and
Vietnam, thousands of salaried workers are exposed to dangerous
working conditions and other risks to their health and safety.
La vice-présidente : Je vous remercie. L’industrie du vêtement
est une importante source d’emplois dans les pays en
développement. La grande souplesse et la décentralisation qui
caractérisent cette industrie, combinées au recours généralisé à la
sous-traitance, compliquent l’application de normes adéquates en
matière de santé et de sécurité. Dans bien des pays qui exportent
des vêtements, comme le Bangladesh, l’Inde et le Vietnam, des
milliers de travailleurs salariés travaillent dans des conditions
dangereuses et sont exposés à des risques pour leur santé et leur
sécurité.
14-5-2015
Droits de la personne
17:5
We heard this morning about the fire in the Philippines, where
the workers could not get out because the windows had bars on
them, and they still don’t know how many people died.
Nous avons entendu parler ce matin d’un incendie survenu
dans une usine aux Philippines, où les travailleurs n’ont pas pu
sortir parce qu’il y avait des barreaux aux fenêtres. On ne sait
toujours pas combien de personnes sont mortes.
On April 24, the Rana Plaza building in Dhaka, Bangladesh,
collapsed, and approximately 1,130 workers were killed, and more
than 2,500 people injured. This was the worst of a series of fatal
accidents that took place in the garment manufacturing industry
in Bangladesh. Among those were also the November 2012 fire,
where over 100 people were killed, and the fire in October 2013,
where 7 died and 50 were injured. Human rights obligations exist
in the private sphere, including in situations of employment. Safe
and healthy working conditions, a living wage and reasonable
hours of work are protections that have been won by employees
advocating in many communities across the globe for their human
rights in the workplace.
Le 24 avril, l’immeuble Rana Plaza, à Dhaka, au Bangladesh,
s’est effondré, et environ 1 130 travailleurs ont été tués et plus de
2 500 personnes ont été blessées. C’est la catastrophe mortelle la
plus grave d’une série qui a touché l’industrie du vêtement au
Bangladesh. En effet, il y avait eu en novembre 2012 un incendie,
où plus d’une centaine de personnes avaient perdu la vie, et en
octobre 2013, un autre incendie a causé 7 décès et fait 50 blessés.
Le secteur privé a des obligations en matière de droits de la
personne, notamment dans les milieux de travail. Des employés
dans de nombreuses collectivités dans le monde ont réussi à
obtenir le droit de travailler dans des conditions saines et
sécuritaires, de recevoir un salaire suffisant et d’avoir un horaire
de travail raisonnable.
When workers’ health and safety are not protected, when
wages do not allow for a reasonable standard of living and when
workers are intimidated for trying to unionize, a number of rights
recognized in international human rights conventions, to which
Bangladesh is a party, are engaged.
Lorsque la santé et la sécurité des travailleurs ne sont pas
assurées, lorsque les salaires ne suffisent pas à garantir un niveau
de vie raisonnable et lorsque les travailleurs font l’objet
d’intimidation quand ils essaient de se syndiquer, on touche à
un certain nombre des droits reconnus par des conventions
internationales sur les droits de la personne, dont le Bangladesh
est signataire.
Unfortunately, although Bangladesh has ratified a number of
international human rights conventions, such as the ILO’s
Labour Inspection Convention, in 1972, the Rana Plaza
collapse and other similar events demonstrate that there is
significant room for improvement in implementation and that
effective enforcement is still required.
Malheureusement, même si le Bangladesh a ratifié un certain
nombre de conventions internationales sur les droits de la
personne, comme la Convention sur l’inspection du travail de
l’OIT, en 1972, l’effondrement de la Rana Plaza et d’autres
accidents similaires démontrent qu’il y a amplement place à
l’amélioration relativement à l’application de ces conventions.
Cette application doit être plus efficace.
To begin our hearing, I would like to welcome, from Foreign
Affairs, Trade and Development Canada, Duane McMullen,
Director General, Trade Commissioner Service Operations and
Trade Strategy; and Jeff Nankivell, Director General,
Programming, Asia Pacific.
Pour commencer, j’aimerais souhaiter la bienvenue à Duane
McMullen, directeur général de la Direction générale des
opérations et de la stratégie commerciale du Service des
délégués commerciaux; ainsi qu’à Jeff Nankivell, directeur
général de la Programmation pour la région Asie-Pacifique.
Gentlemen, I will ask you to make your presentation, to be
followed by questions from the senators.
Messieurs, je vais vous demander de présenter votre exposé, et
nous passerons ensuite aux questions des sénateurs.
[Translation]
[Français]
Duane McMullen, Director General, Trade Commissioner
Service Operations and Trade Strategy, Foreign Affairs, Trade
and Development Canada: Thank you very much for the
opportunity to speak here today.
Duane McMullen, directeur général, Direction générale des
opérations et de la stratégie commerciale du Service des délégués
commerciaux, Affaires étrangères, Commerce et Développement
Canada : Je vous remercie de me donner l’occasion de m’adresser
à vous aujourd’hui.
I am pleased to tell you about the Government of Canada’s
overall effort to support responsible business practice among
Canadian firms operating and sourcing abroad, including lessons
learned from our experiences with the extractive sector.
C’est avec plaisir que je vous parlerai des efforts déployés par le
gouvernement du Canada afin de soutenir l’utilisation des
pratiques d’affaires responsables auprès des entreprises
canadiennes qui mènent des activités commerciales ou des
activités d’approvisionnement à l’étranger, ainsi que des leçons
tirées de l’expérience du gouvernement dans le secteur extractif.
17:6
Human Rights
[English]
14-5-2015
[Traduction]
Our department works with colleagues across government to
promote responsible business principles and practices to
Canadian businesses operating abroad. They contribute to
business success in challenging environments and bring benefits
to local economies and communities in which they are active. Our
approach to corporate social responsibility, or CSR, supports and
aligns with other efforts of my department and those of the
Government of Canada as a whole.
Notre ministère travaille avec d’autres organismes du
gouvernement afin de faire la promotion de pratiques et de
principes commerciaux responsables auprès d’entreprises
canadiennes qui ont des activités à l’étranger. Ces entreprises
connaissent du succès dans des régions difficiles, et cela profite à
l’économie et aux collectivités de ces régions. L’approche que
nous adoptons à l’égard de la responsabilité sociale des
entreprises, la RSE, appuie et respecte les efforts déployés par
notre ministère et par l’ensemble du gouvernement du Canada.
Our overarching position is that the Government of Canada
expects Canadian companies operating internationally to respect
all applicable laws, to operate transparently and in consultation
with host governments and local communities, and to conduct
their activities in a socially and environmentally responsible
manner. Companies are also expected to respect human rights
and to meet widely-recognized international standards for
responsible business conduct by integrating CSR principles
throughout their business practices. This includes undertaking
due diligence and sourcing responsibly.
La position générale du ministère est que le gouvernement du
Canada s’attend à ce que toutes les entreprises canadiennes
présentes à l’étranger respectent les lois applicables, exercent leurs
activités avec transparence et en consultation avec les
gouvernements des pays d’accueil et les collectivités locales, et
se comportent de façon responsable sur les plans social et
environnemental. Ces entreprises sont aussi tenues de respecter les
droits de la personne ainsi que les normes de pratiques
commerciales responsables reconnues à l’échelle internationale
en intégrant les principes de RSE à l’ensemble de leurs activités.
Pour ce faire, elles doivent notamment effectuer leur vérification
au préalable et leurs activités d’approvisionnement de façon
responsable.
This position is clearly articulated within Canada’s CSR
strategy for the Canadian extractive sector abroad, which was
originally launched in 2009 and recently enhanced in
November 2014. The lessons learned from the CSR strategy,
along with Canada’s experience and leadership in responsible
resource development, guide our broader efforts for CSR in other
sectors. They inform how my department advises and supports all
Canadian companies abroad, including our efforts in responsible
sourcing.
Cette position est clairement articulée dans la Stratégie de
promotion de la RSE pour les sociétés extractives canadiennes
présentes à l’étranger, initialement lancée en 2009 et récemment
améliorée en novembre 2014. Les leçons tirées de la stratégie, ainsi
que l’expérience et le leadership du Canada en matière de
développement responsable des ressources, guident nos efforts
généraux de RSE dans d’autres secteurs. Ces caractéristiques
orientent la façon dont les ministères conseillent et soutiennent
toutes les entreprises canadiennes à l’étranger, y compris ses
activités d’approvisionnement responsables.
When doing business internationally, Canadian companies can
find themselves operating in countries that lack the capacity to
help business operate responsibly. The Government of Canada
helps to fill this gap through a variety of initiatives that assist
Canadian companies in the various challenges they face in
operating responsibly abroad.
Lorsqu’elles mènent des activités commerciales à l’étranger, les
entreprises canadiennes peuvent se heurter à un environnement
d’accueil qui ne dispose pas de la capacité d’aider les entreprises à
mener leurs activités de façon responsable à l’étranger. Le
gouvernement du Canada contribue à combler cette lacune
grâce à diverses initiatives qui aident les entreprises canadiennes
à faire face aux difficultés qu’elles peuvent rencontrer dans la
conduite responsable de leurs affaires commerciales à l’étranger.
The activities undertaken by the Government of Canada to
promote and advance CSR can be grouped in four areas:
promoting and advancing CSR guidance, fostering networks
and partnerships, facilitating dialogue towards dispute resolution
and strengthening the environment affecting responsible business
practice.
Les activités entreprises par le gouvernement du Canada pour
promouvoir et faire progresser la RSE se divisent en quatre
domaines : promouvoir et faire avancer l’orientation en matière
de RSE, favoriser les réseaux et les partenariats, faciliter le
dialogue vers le règlement des différends, et renforcer
l’environnement ayant une incidence sur les pratiques
commerciales responsables.
To help companies understand good CSR practices, the
Government of Canada promotes the use of several CSR
guidelines that are relevant to any sector and size of company.
Pour aider les entreprises à mieux comprendre les saines
pratiques de RSE, le gouvernement du Canada favorise le recours
à plusieurs lignes directrices à cet égard qui sont pertinentes peu
importe le secteur concerné ou la taille de l’entreprise.
14-5-2015
Droits de la personne
17:7
Canada’s missions abroad, including the Trade Commissioner
Service, are a key channel for engaging on responsible business
practices. Through various events, Canada’s missions have a
tangible impact by bringing a variety of stakeholders together to
discuss CSR, share best practices and build networks and
relationships. We have over 950 trade officers with more than
400 of them working in 60 developing countries. They provide
advice to Canadian companies active abroad on how to operate
both successfully and responsibly.
Les missions du Canada à l’étranger, y compris le Service des
délégués commerciaux, sont un véhicule de premier plan pour
promouvoir l’adoption de pratiques commerciales responsables.
Au moyen de diverses activités, les missions du Canada ont une
incidence concrète en réunissant une foule de parties intéressées
afin de discuter de RSE, de communiquer des pratiques
exemplaires et d’établir des réseaux et des relations. Le Canada
compte plus de 950 agents commerciaux, dont plus de
400 travaillent dans 60 pays en développement. Ceux-ci
conseillent les entreprises canadiennes présentes à l’étranger sur
la conduite d’activités avec succès et respect.
Providing guidance and facilitating partnerships can help
companies work well with local communities, yet problems can
arise. To help resolve disputes, the Government of Canada has
two dialogue facilitation mechanisms — one focused on the
extractive sector and one for all sectors. The CSR counsellor
provides targeted services for the extractive sector, while Canada’s
national contact point for OECD guidelines is aimed at helping
consenting parties dialogue on the full range of CSR issues and
sectors.
En fournissant des indications et en facilitant la formation de
partenariats, on aide les entreprises canadiennes à bien travailler
de concert avec les collectivités locales. Néanmoins, il se peut que
des problèmes surgissent. Pour aider à régler les différends, le
gouvernement du Canada offre deux mécanismes de facilitation
du dialogue : l’un est axé sur le secteur extractif alors que l’autre
vise tous les secteurs. Le conseiller en RSE fournit des services
ciblés pour le secteur extractif, alors que le Point de contact
national du Canada pour les Principes directeurs de l’OCDE aide
les parties consentantes à tenir un dialogue sur tous les aspects de
la RSE dans tous les secteurs.
Finally, in order to foster an enabling environment, when
looking at responsible sourcing, my department and the broader
Government of Canada engages with a variety of stakeholders at
home and abroad. We collaborate interdepartmentally on a
variety of issues related to ready-made garments and their supply
chains and engage multilaterally on these challenges, such as
through the OECD national contact points and the OECD
advisory group on responsible supply chains in the textile and
garment sector, as well as working with G7 partners.
Enfin, dans le but de favoriser un environnement habilitant en
ce qui concerne l’approvisionnement responsable, mon ministère
et l’ensemble du gouvernement du Canada maintiennent un
dialogue avec une foule de parties intéressées au Canada et à
l’étranger. Le ministère collabore avec d’autres ministères sur de
nombreuses questions liées au secteur du prêt-à-porter et ses
chaînes d’approvisionnement, et tente de régler ces problèmes sur
le plan multilatéral, notamment par l’intermédiaire du Point de
contact national de l’OCDE et du groupe spécial sur les chaînes
d’approvisionnement responsables dans le secteur du textile et de
l’habillement, ainsi qu’en collaborant avec ses partenaires du G7.
We also engage with industry, civil society and labour partners
to explore how to encourage good practices in responsible
sourcing. An example of coordinated efforts on this front has
been collaboration to improve working conditions in the readymade garment sector in Bangladesh, where a wide variety of
stakeholders are undertaking efforts to collectively improve
working conditions in the sector, including the private sector.
Nous maintenons également un dialogue avec des partenaires
de l’industrie, de la société civile et du marché du travail pour
découvrir les meilleures façons d’encourager l’adoption de
pratiques responsables en matière d’approvisionnement. Un bon
exemple des efforts concertés à cet égard est la collaboration dans
le but d’améliorer les conditions de travail dans le secteur du prêtà-porter au Bangladesh, dans lequel une foule de parties
intéressées déploient des efforts afin d’améliorer collectivement
les conditions dans ce secteur, y compris dans le secteur privé.
The Government of Canada will continue to assist Canadian
companies with responsible business practice wherever they are
active and in whatever sector, providing them with the necessary
tools and advice for successful and responsible operations.
Le gouvernement du Canada continuera d’aider les entreprises
canadiennes à adopter des pratiques commerciales responsables là
où elles mènent leurs activités, peu importe le secteur, et de leur
fournir les outils et les conseils nécessaires pour leur permettre de
mener leurs activités avec succès et de façon responsable.
Thank you again for the opportunity to present to you today. I
look forward to your questions.
Merci de m’avoir donné l’occasion de me présenter devant vous
aujourd’hui. C’est avec plaisir que je répondrai à vos questions.
Senator Eaton: It is interesting, when you go into another
sovereign country and a Canadian company is perhaps only one
of the many companies that will use that factory to make
garments or shoes, what kind of authority do you have? Is it
La sénatrice Eaton : Lorsqu’une entreprise canadienne fait
affaire avec une usine dans un pays souverain pour la confection
de vêtements ou de chaussures et que bien d’autres entreprises
font également affaire avec cette usine, quel genre d’autorité
17:8
Human Rights
14-5-2015
mostly moral authority? You arrive in country X, you are a big
customer, but you are only one customer. You see that their
labour practices are not what we would consider to be good
labour practices. Is there anything you can do?
pouvez-vous exercer? S’agit-il principalement d’une autorité
morale? Vous arrivez dans un pays, où vous êtes un client
important, mais vous êtes un client parmi d’autres. Si vous
constatez que les pratiques de travail ne correspondent pas à ce
que vous considérez comme étant de bonnes pratiques de travail,
pouvez-vous faire quelque chose?
Mr. McMullen: Certainly. One thing we have learned through
this process is that each country faces different challenges and the
environment is different. For example, in Bangladesh it became
obvious — too late — but the main challenge there was building
safety and fire safety. In other countries, say, for example in
Jordan, initially the key challenge turned out to be migrants’
labour and working hours. Each country has a different
environment.
M. McMullen : L’une des choses que nous avons apprises
durant ce processus, c’est que chaque pays a ses propres
problèmes et son propre contexte. Par exemple, au Bangladesh,
on s’est rendu compte — trop tard — que le principal problème
était la sécurité des bâtiments et la sécurité incendie. Dans
d’autres pays, par exemple en Jordanie, le principal problème s’est
révélé être les travailleurs migrants et les heures de travail. Le
contexte est différent d’un pays à l’autre.
As we speak to Canadian business, the job of our offices
abroad is to recognize what the unique challenges in that country
are and to make sure that the companies themselves are aware of
those challenges. We give advice to those companies about how
they can mitigate those challenges.
Le travail de nos bureaux à l’étranger consiste à cerner les
problèmes propres à un pays et à veiller à ce que les entreprises
soient au courant de ces problèmes. Nous conseillons les
entreprises sur la façon de les atténuer.
For example, in a country where there might be some kind of
labour issue within a factory, the Canadian company is but one of
many other customers of that factory. That kind of problem is
solvable, but not necessarily overnight. One of the roles of our
missions abroad is to build coalitions in countries, so if there are
Canadian customers then there must be American and European
customers. We would work with our colleagues in other embassies
or high commissions in that market to make the companies aware
of those issues, so that it is not just Canada that is trying to
influence the situation in that factory.
Par exemple, dans un pays où il y a un problème lié aux
conditions de travail dans une usine, l’entreprise canadienne qui
fait affaire avec cette usine n’est qu’un client parmi tant d’autres.
Il est possible de résoudre ce genre de problème, mais pas
nécessairement du jour au lendemain. L’un des rôles de nos
missions à l’étranger est de créer des coalitions dans les pays, car
s’il y a des clients canadiens, il doit bien y avoir des clients
américains et européens. Nous travaillons avec nos collègues
d’autres ambassades ou hauts commissariats pour mettre les
entreprises au courant de ces problèmes, de sorte que le Canada
ne soit pas le seul à essayer de faire changer les choses dans
l’usine.
For Canadian brands, as well as for European and American
brands, they value their brand reputation. They don’t want to
take a risk that there is a fire in the factory, for example, that kills
a lot of people, like in the news that we saw this morning from the
Philippines. But if they are not aware of the risk, then they can’t
take measures against it.
Les entreprises canadiennes, tout comme les entreprises
européennes et américaines, tiennent à leur réputation. Elles ne
veulent pas prendre le risque qu’il y ait, par exemple, un incendie
dans l’usine qui pourrait causer la mort de nombreuses personnes,
comme cela s’est produit aux Philippines. Si les entreprises ne sont
pas conscientes du risque, alors elles ne peuvent rien faire à cet
égard.
In the case of Bangladesh, as an example, where we have done
a lot of work since the fire and the building collapse, with building
safety as a problem, the efforts are to work with the local
government, the supply chain and companies to do a number of
things. For example, to certify factories, so that suppliers know
that if I use that factory then it has been validated by external
trustworthy sources that that is an acceptable factory to use.
Au Bangladesh, par exemple, depuis l’incendie et
l’effondrement de l’immeuble, nous avons fait beaucoup de
travail en vue d’améliorer la sécurité des bâtiments. Nous
travaillons avec le gouvernement local, la chaîne
d’approvisionnement et les entreprises pour mettre en place un
certain nombre de mesures, notamment établir une certification
pour les usines, de sorte que les fournisseurs sachent qu’il est
acceptable de faire affaire avec une usine parce qu’elle a été
certifiée par des sources externes fiables.
Senator Eaton: Are the standards you try to get Canadian
manufacturers and other countries that are using that factory
almost to the Canadian or European standard? Surely companies
go looking to countries like the Philippines, Bangladesh and
Vietnam because they make a much cheaper product than if they
were manufacturing it here.
La sénatrice Eaton : Est-ce que les normes que vous essayez de
faire respecter par les fabricants canadiens et étrangers sont
presque équivalentes aux normes canadiennes ou européennes? Il
est certain que les entreprises mènent des activités dans des pays
comme les Philippines, le Bangladesh et le Vietnam parce que la
fabrication coûte beaucoup moins cher qu’ici.
14-5-2015
Droits de la personne
17:9
Mr. McMullen: Standards are different. We try to respect the
sovereignty of each country to set its own standards. We expect
Canadian companies will at least meet those standards, but there
are also international guidelines that we expect Canadian
companies to meet that can be above the standards within a
specific country.
M. McMullen : Les normes sont différentes. Nous essayons de
respecter la souveraineté des pays en leur laissant établir leurs
propres normes. Nous nous attendons à ce que les entreprises
canadiennes respectent au moins ces normes, mais nous nous
attendons également à ce qu’elles suivent les lignes directrices
internationales qui peuvent dépasser les normes établies dans un
pays donné.
Companies will go abroad to other markets not necessarily
because the labour cost is low or because standards are different.
It may well be labour availability is a factor or we in Canada have
a quota system on imports. So you will go to a country not
necessarily because it is the country you want to go to, but it has
quota available. Then you try to figure out how you can produce
within that country, in a way that meets international standards
because you need access to that quota.
Les entreprises qui mènent des activités à l’étranger ne le font
pas nécessairement parce que le coût de la main-d’œuvre est faible
ou parce que les normes sont différentes. Il est fort probable que
ce soit à cause de la disponibilité de la main-d’œuvre ou des
quotas d’importation canadiens. Donc, une entreprise qui est
présente dans un autre pays n’a pas nécessairement choisi ce pays
parce que c’est celui où elle voulait faire des affaires, mais parce
que c’est celui où le quota est accessible. Elle doit déterminer
comment mener ses activités de production dans ce pays en
respectant les normes internationales, car elle a besoin de ce
quota.
Senator Eggleton: You appeared here a year ago and much of
the discussion at that point in time was with the RANA Plaza in
Bangladesh and the catastrophe of over 1,100 people being killed
and many more injured. Of course, that occurred two years ago.
Le sénateur Eggleton : Lorsque vous avez comparu devant le
comité il y a un an, la discussion a porté essentiellement sur
l’effondrement du RANA Plaza au Bangladesh. Le bilan de cette
catastrophe s’élève à plus de 1 100 morts et à un plus grand
nombre encore de blessés. Cela s’est produit il y a deux ans.
What improvements have actually happened in the area?
A year ago we talked about the need for safe and healthy working
conditions, living wages, reasonable hours and the right to
organized unions without intimidation. What has actually
happened in Bangladesh with respect to these issues?
Quelles améliorations ont été apportées depuis? Il y a un an,
nous parlions de la nécessité d’établir des conditions de travail
saines et sécuritaires, de verser des salaires suffisants, de fixer des
heures de travail raisonnables et d’accorder le droit aux employés
de se syndiquer sans être victimes d’intimidation. Quelles mesures
ont été mises en place au Bangladesh à cet égard?
Jeff Nankivell, Director General, Programming, Asia Pacific:
Thank you, senator. I will speak to this issue.
Jeff Nankivell, directeur général, Programmation,
Asie-Pacifique : Je vous remercie, sénateur. Je vais répondre à
cette question.
My responsibilities are as the director general responsible for
Canada’s development assistance programming in Asia-Pacific.
In that capacity, the government and the Department of Foreign
Affairs and Trade and Development has been engaged in the
efforts in Bangladesh to improve the situation for the workers in
the ready-made garment sector.
Je suis le directeur général responsable des programmes
canadiens d’aide au développement pour la région AsiePacifique. Le gouvernement et le ministère des Affaires
étrangères, du Commerce et du Développement participent aux
efforts entrepris au Bangladesh pour améliorer la situation des
travailleurs du secteur du prêt-à-porter.
It has been two years. A lot of work has been done by a lot of
partners. Through our development assistance programs, for a
year and a half now, we have been engaged in a major effort
through the International Labour Organization where Canada,
the Netherlands and the U.K. have each put in $8 million,
working with the ILO in a project, which is providing technical
support in the fire and safety regime; rehabilitation and skills
training for workers affected by the RANA plaza tragedy; fire
education and training, and occupational health and safety
information; and other areas related to improving the factory
inspection systems. These efforts are alongside efforts that have
been undertaken by major players in the industry, the Alliance
and the Accord, two international coalitions of buyers and
manufacturers.
Deux ans se sont écoulés depuis la catastrophe. De nombreux
partenaires ont fait beaucoup de travail pour améliorer les choses.
Depuis un an et demi, dans le cadre de nos programmes d’aide au
développement, nous participons à une importante initiative gérée
par l’Organisation internationale du Travail. Le Canada,
les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont chacun investi 8 millions
de dollars dans un projet de l’OIT, qui vise à offrir du soutien
technique sur le plan de la sécurité-incendie et de la sécurité des
bâtiments; des programmes de réadaptation et de formation
professionnelles pour les travailleurs touchés par l’effondrement
tragique du RANA Plaza; de l’information et de la formation sur
la sécurité-incendie; de l’information sur la santé et la sécurité au
travail; et de l’aide en vue d’améliorer le système d’inspection des
usines. Cette initiative s’ajoute à celles entreprises par des acteurs
importants de l’industrie, notamment l’Alliance pour la sécurité
17:10
Human Rights
14-5-2015
des travailleurs et l’Accord sur les incendies et la sécurité des
bâtiments, deux coalitions internationales qui regroupent des
acheteurs et des fabricants de partout dans le monde.
Of those targeted, there are 3,500 sport-oriented factories that
are the baseline in terms of improving the inspection regime.
Up to now, about three quarters of those factories have been
inspected. Some of those inspections have been done under the
auspices of the Accord, some under the Alliance, and about
750 throughout the ILO project supported by Canada.
Forty-eight factories were recommended for closure. Of those,
14 were closed fully, 13 were partially closed and 21 underwent
remedial measures and are now operational.
Parmi les usines visées, il y a 3 500 usines de vêtements de sport
où l’on doit améliorer le système d’inspection. Jusqu’à
maintenant, environ les trois quarts de ces usines ont été
inspectées. Certaines de ces inspections ont été effectuées dans le
cadre de l’Accord, d’autres ont été menées sous l’égide de
l’Alliance, et environ 750, dans le cadre de l’initiative de l’OIT,
ont été appuyées par le Canada. Au total, 48 usines ont fait l’objet
d’une recommandation de fermeture. Parmi ce nombre, 14 ont été
fermées complètement, 13 ont été fermées partiellement, et dans
21 usines des mesures correctives ont été prises et elles sont
maintenant en activité.
A major area of engagement for us and our international
partners has been to get the government to hire more inspectors.
In the last two years, 180 new labour inspectors have been
recruited. Twenty per cent of them are women. Technical support
has been provided for their training. There are other results
related to the re-employment of Rana Plaza survivors and
training and rehabilitation for those injured.
Le Canada et ses partenaires internationaux ont déployé
beaucoup d’efforts pour obtenir du gouvernement qu’il embauche
davantage d’inspecteurs. Au cours des deux dernières années,
180 inspecteurs ont été recrutés. Parmi eux, 20 p. 100 sont des
femmes. Du soutien technique a été offert pour leur formation.
Des survivants de l’effondrement du RANA Plaza ont aussi été
réembauchés et on a offert de la formation et de la réadaptation
professionnelles aux personnes blessées.
That said, there is still more that needs to be done, particularly
in the area of ensuring that systems are in place to guarantee the
rights of workers and that unions are able to organize. The
payments to the Rana Plaza tragedy survivors have not been fully
dispersed, and there is still a need to expand and make more
coherent the database of all of the factories that are doing work
for final export, which will require inspection. There is a
continuing job of remediation to be done.
Cela dit, il reste encore des choses à faire, particulièrement
pour ce qui est de garantir les droits des travailleurs et de leur
permettre de se syndiquer. Les paiements d’indemnisation aux
survivants de la tragédie du Rana Plaza n’ont pas encore été
entièrement versés, et il reste encore à accroître et à rendre plus
cohérente la base de données comprenant toutes les usines qui
effectuent le travail précédant l’exportation et qui devront être
inspectées. Il faut constamment travailler sur l’application de
mesures correctives.
Senator Eggleton: I take it the inspections are relevant to the
safety and health aspects of the workplace?
Le sénateur Eggleton : Je crois comprendre que les inspections
visent la santé et la sécurité au travail?
Mr. Nankivell: Yes. The focus has been on fire safety and the
structural integrity of buildings.
M. Nankivell : Oui. Nous nous concentrons sur la sécuritéincendie et l’intégrité structurale des bâtiments.
Senator Eggleton: What about wages? There was a lot of
controversy about how poor the wages were. Has anything been
done about that?
Le sénateur Eggleton : Qu’en est-il des salaires? Il y a eu
beaucoup de controverse relativement aux salaires peu élevés.
A-t-on fait quelque chose à cet égard?
Mr. Nankivell: Yes. The government has increased wages and
the industry has accepted the minimum wage increase, which has
gone from $40 to $73 a month.
M. Nankivell : Oui. Le gouvernement a augmenté les salaires et
l’industrie a accepté la hausse du salaire minimum, qui est passé
de 40 à 73 $ par mois.
Senator Eggleton: That is in effect?
Le sénateur Eggleton : Cette hausse est en vigueur?
Mr. Nankivell: Yes.
M. Nankivell : Oui.
Senator Eggleton: Okay. As to this question of unionization,
has there been any progress on that?
Le sénateur Eggleton : D’accord. Quant à la syndicalisation,
y a-t-il eu des progrès sur ce front?
Mr. Nankivell: Yes. There has been progress. There have been
more unions formed and more workers are joining unions. I
mentioned the role that the International Labour Organization
has been playing in Bangladesh. As you know, it is a tripartite
organization that is equally representative of international labour
M. Nankivell : Oui. Il y a eu des progrès. Des syndicats ont été
créés et des travailleurs en sont devenus membres. J’ai parlé du
rôle que l’Organisation internationale du Travail joue au
Bangladesh. Comme vous le savez, il s’agit d’un organisme
tripartite qui représente des organisations du travail, des
14-5-2015
Droits de la personne
17:11
organizations, international employers and governments. The
ILO has been engaging with international labour organizations to
work on the labour organization side of this equation.
employeurs et des gouvernements de partout dans le monde.
L’OIT collabore avec des organisations du travail dans le monde
sur cet aspect en particulier.
That said, everyone acknowledges there is more work to be
done there. Not all organizations that represent themselves as
unions would be recognized in Canada as unions. There are issues
in a country like Bangladesh, which does experience, on a fairly
broad scale, corruption in various walks of life. In government, in
industry and also in civil society organizations, there are a
number of challenges to overcome.
Cela étant dit, tout le monde reconnaît qu’il y a encore du
travail à faire. Ce ne sont pas tous les organismes qui se
considèrent comme des syndicats qui seraient reconnus comme
tels au Canada. Il y a des problèmes dans un pays comme le
Bangladesh, où il y a de la corruption de façon assez généralisée.
Au sein du gouvernement, de l’industrie et de la société civile,
il y a un certain nombre de difficultés à surmonter.
Senator Eggleton: Yes. Presumably, it is still not easy to
organize a union. There is probably still intimidation. If there is
corruption, there is probably that, too.
Le sénateur Eggleton : En effet. Mais il n’est probablement
toujours pas facile de mettre sur pied un syndicat. Il y a sans
doute encore de l’intimidation. Il y a aussi sûrement de la
corruption.
What about this Accord and Alliance? These are
two organizations — one more European-based and one more
North American-based as I recall — of the business community.
What are they accomplishing and what are Canadian businesses,
particularly, accomplishing?
Qu’en est-il de l’accord et de l’alliance? Ce sont deux
organisations — une davantage européenne, et l’autre
davantage nord-américaine si je me souviens bien — établies
par le milieu des affaires. Qu’accomplissent-elles et
qu’accomplissent en particulier les entreprises canadiennes?
Mr. Nankivell: In the measures that I have mentioned, the
progress that I have mentioned that has been made, they have
played a large role in this. I gave a percentage on factory
inspections. Of the 3,500 factories that were targeted, 1,291 were
inspected with support from the Accord, which is the Europeanbased coalition of companies. Loblaw is one Canadian company
that is a member of the Accord. Six hundred and sixteen factories
were inspected under the auspices of the Alliance and, as I
mentioned, through the ILO project, 757 factories.
M. Nankivell : Elles ont joué un grand rôle dans la mise en
œuvre des initiatives dont j’ai parlé et dans la réalisation des
progrès que j’ai mentionnés. J’ai parlé du nombre d’inspections
d’usines. Sur les 3 500 usines ciblées, 1 291 ont été inspectées avec
le soutien de l’accord, qui est la coalition d’entreprises basée en
Europe. Loblaw est l’une des entreprises canadiennes qui a adhéré
à l’accord. En tout, 616 usines ont été inspectées sous l’égide de
l’alliance et, comme je l’ai mentionné, 757 usines ont été
inspectées dans le cadre de l’initiative de l’OIT.
These three initiatives — and ILO is working with a
Government of Bangladesh initiative — are working in
coordination on common standards and kind of a division of
labour in terms of facilitating these factory inspections and
reporting and going into a common database.
Ces trois initiatives — et je dois ajouter que l’OIT participe à
une initiative du gouvernement du Bangladesh — respectent des
normes communes et le travail est réparti entre elles pour faciliter
les inspections, la préparation des rapports d’inspection et
l’alimentation d’une base de données commune.
In terms of the Canadian company engagement, I can’t speak
for the Canadian companies. I would encourage the committee to
speak with them. As I mentioned, Loblaw has been prominent in
the Accord. If you give me a minute, I can get the names of some
of the Canadian companies that are members of the Alliance,
which, as you mentioned, is a North American-dominated
initiative, where the Accord is led primarily, but not exclusively,
from Europe.
Pour ce qui est de la participation des entreprises canadiennes,
je ne peux pas parler en leur nom. J’encourage le comité à
s’adresser à elles. Comme je l’ai mentionné, Loblaw joue un rôle
important en ce qui a trait à l’accord. Si vous me donnez un
instant, je pourrais vous donner le nom de certaines des
entreprises canadiennes qui sont membres de l’alliance, qui,
comme vous l’avez souligné, est une initiative nord-américaine,
tandis que l’accord regroupe principalement, mais non
exclusivement, des entreprises européennes.
Senator Eggleton: The last time you were here, we were told
that the Government of Bangladesh had not ratified a couple of
conventions of the ILO. You mentioned, Madam Chair, the one
in 1972, but there is one in 1981 and another protocol in 2002,
which I take it would be helpful in overcoming some of the
loopholes in their system. Have they ratified either one of these
now, a year later than the last time we reviewed this?
Le sénateur Eggleton : La dernière fois que vous avez comparu
devant nous, on nous a dit que le gouvernement du Bangladesh
n’avait pas ratifié certaines conventions de l’OIT. Vous avez
mentionné, madame la présidente, celle de 1972, mais il y a aussi
celle de 1981 et un protocole de 2002, qui, je crois comprendre,
seraient utiles pour combler certaines des lacunes du système du
pays. Dans l’année qui vient de s’écouler, est-ce que le
gouvernement a ratifié l’une ou l’autre de ces conventions?
Mr. McMullen: We would have to get back to you on that.
M. McMullen : Nous allons devoir vérifier cela.
17:12
Human Rights
14-5-2015
Since the Rana Plaza collapse, we have been working closely
with the Government of Bangladesh. They passed a national
tripartite act on fire and building safety, so they have given some
legislative framework to the hiring and training of inspectors, as
my colleague Mr. Nankivell has mentioned. They have adopted a
national occupational health and safety policy that requires
labour management and occupational health and safety
committees in all enterprises and are providing training on
occupational health and safety. We have provided that to
114 master trainers who are currently training 7,500 factory
supervisors for 500 factories, and that is impacting
500,000 workers.
Depuis l’effondrement du Rana Plaza, nous travaillons en
étroite collaboration avec le gouvernement du Bangladesh, qui a
adopté une loi nationale tripartite sur la sécurité incendie et la
sécurité des bâtiments, ce qui a permis de donner un cadre
législatif à l’embauche et à la formation d’inspecteurs, comme
mon collègue M. Nankivell l’a mentionné. Le gouvernement a
aussi adopté une politique nationale en matière de santé et de
sécurité au travail, qui exige la mise sur pied de comités
patronaux-syndicaux et de comités sur la santé et la sécurité au
travail dans toutes les entreprises. De la formation est également
offerte en santé et sécurité au travail. Nous avons formé
114 formateurs principaux qui s’occupent actuellement de
former 7 500 superviseurs pour 500 usines, ce qui a des
répercussions sur 500 000 travailleurs.
Senator Eggleton: This is all to implement this new policy?
Le sénateur Eggleton : Tout cela est lié à la mise en œuvre de
cette nouvelle politique?
Mr. McMullen: Yes. The fourth pillar of our CSR policy, as I
mentioned, is working to build the capacity of the host
government to be able to improve its own infrastructure and
institutions for managing these kinds of issues.
M. McMullen : Oui. Le quatrième volet de notre politique de
RSE, comme je l’ai mentionné, est le renforcement de la capacité
du gouvernement du pays d’accueil d’améliorer ses propres
infrastructures et institutions pour qu’il soit en mesure de gérer
lui-même ce genre de problèmes.
Senator Eggleton: That is what part of the $8 million is going
for, I assume?
Le sénateur Eggleton : C’est en partie à quoi servent les 8
millions de dollars, je présume?
Mr. McMullen: Yes.
M. McMullen : Oui.
Senator Eggleton: Okay. Thank you.
Le sénateur Eggleton : D’accord. Je vous remercie.
[Translation]
[Français]
Senator Rivard: Thank you kindly, Madam Chair. This is the
first time I’ve had the honour of sitting on this committee, so,
unfortunately, my questions may have already been asked.
Le sénateur Rivard : Merci beaucoup, madame la présidente.
C’est la première fois que j’ai l’honneur de participer aux travaux
de ce comité, et mes questions auront peut-être déjà été posées,
malheureusement.
In your presentation, you said you had over 900 trade officers,
with 400 of them working in 60 developing countries. Are we to
understand that those 400 officers working on the ground aren’t
necessarily Canadians stationed in Asia but, instead, local officers
of those countries, be it Bangladesh or somewhere else, trained by
Canada? They aren’t actually 400 Canadians.
Dans votre présentation, vous mentionnez 900 agents
commerciaux dont 400 travaillent dans 60 pays en
développement. Devons-nous comprendre que ces 400 agents
qui travaillent sur le terrain ne sont pas nécessairement des
Canadiens envoyés en Asie, mais plutôt des agents originaires de
ces différents pays et formés par le Canada, qu’il s’agisse du
Bangladesh ou de quelque autre pays d’Asie? En fait, ce ne sont
pas 400 Canadiens.
[English]
Mr. McMullen: Yes, that is correct. Approximately half of our
trade commissioners abroad are officers hired locally, but they are
particular experts in the local business community, business
practices and the local environment. The Canadians will tend to
stay for two to four years in country and have a really good
understanding of the Canadian context, but we rely heavily on
our local staff who are permanently in the country to give us
advice about local conditions. They are an invaluable part of our
network abroad.
[Traduction]
M. McMullen : Oui, c’est exact. Environ la moitié de nos
délégués commerciaux à l’étranger sont embauchés localement. Ils
sont des spécialistes du milieu des affaires, des pratiques
commerciales et du contexte du pays. Les Canadiens ont
tendance à rester dans le pays pendant deux à quatre ans et ils
connaissent très bien le contexte canadien, mais nous nous
adressons surtout aux employés locaux qui restent en permanence
dans le pays pour obtenir des conseils au sujet de la situation
locale. Ils jouent un rôle inestimable au sein de notre réseau à
l’étranger.
14-5-2015
Droits de la personne
[Translation]
Senator Rivard: Am I correct to assume that you are active in
places where Canadians have business interests, not just as owners
or shareholders of manufacturing companies there, but also as
owners of businesses here who import products from factories in
those countries? Is that your area of activity?
[English]
17:13
[Français]
Le sénateur Rivard : Dois-je comprendre que vous intervenez
dans des endroits où les Canadiens ont des intérêts en tant que
propriétaires ou actionnaires d’entreprises manufacturières, mais
aussi là où les Canadiens qui ont des entreprises ici importent
d’usines installées dans ces pays? C’est bien cela votre champ
d’action?
[Traduction]
Mr. McMullen: We focus on helping Canadian companies to
be aware of the risks that they run in other countries. We’ll see a
lot of Canadian companies when they’re new to international
trade. They’ll make the assumption that things work abroad like
they work in Canada. So in Canada you don’t think twice about
buying from a factory in Manitoba or about whether the labour
conditions good or if the factory is safe. You just assume those
things.
M. McMullen : Nous nous attachons à sensibiliser les
entreprises canadiennes aux risques qu’elles courent dans
d’autres pays. Nous suivons beaucoup d’entreprises canadiennes
qui débutent sur le marché international. Ces entreprises
s’imaginent qu’à l’étranger, les choses fonctionnent comme au
Canada. Chez nous, on fait sans hésiter des achats auprès d’une
usine manitobaine par exemple et l’on ne se demande pas si les
conditions de travail sont bonnes ou si l’usine est sécuritaire. On
tient cela pour acquis.
But these can be very dangerous assumptions to make for a
Canadian company operating in a challenging environment. One
of the roles of our trade officers abroad is to make the Canadian
companies aware of those risks. What could happen if those risks
materialize? The Rana Plaza disaster is a very good tragic
example of that. What they can do to avoid running into those
risks?
Mais cette approche peut être très dangereuse pour une
entreprise canadienne opérant dans un environnement difficile.
L’un des rôles de nos délégués commerciaux est donc de
sensibiliser les entreprises canadiennes aux risques. Qu’arriverat-il si ces risques se matérialisent? La catastrophe du Rana Plaza
en est un tragique exemple. Que peuvent faire les entreprises pour
éviter ces risques?
For example, in the case of Bangladesh, there are now two very
good private-sector driven sets of standards, the Alliance and the
Accord, that can allow a company to share in the work that other
companies have done in terms of validating safety practices,
validating work practices, and to know that if they hire a
company that has a factory in one of the certified enterprises then
they can feel confident that they aren’t running those kinds of
risks with their purchases.
Au Bangladesh par exemple, il y a aujourd’hui deux excellentes
séries de normes élaborées par le secteur privé, l’Alliance et
l’Accord, qui permettent à une compagnie de prendre
connaissance du travail accompli par d’autres pour valider les
pratiques de sécurité et de travail. En engageant ainsi une
compagnie qui a une usine dans l’une des entreprises certifiées, on
a la garantie que les achats effectués ne causeront pas de
problème.
[Translation]
Senator Rivard: Do inspectors notify factory owners before the
site visit? Do they check fire safety systems? Do they serve as
external inspectors for private firms whose shareholders have
decided to carry out surprise inspections? I would think there is a
requirement to notify and to conduct surprise inspections to
check that rights and regulations are being respected.
[English]
Mr. McMullen: I’m not aware of the specific practices that
either the Alliance or the Accord undertakes. I know it is frequent
and that major issues frequently are identified when they visit a
factory. The goal is not necessarily to immediately shut down the
factory. Hundreds of workers could lose their jobs. The goal then
becomes remediation. How do we work with that factory to
resolve the issues in a timely manner so that a factory can
continue to operate?
[Français]
Le sénateur Rivard : Les inspecteurs avisent-ils les propriétaires
d’une entreprise avant de se rendre sur les lieux? Est-ce qu’ils
vérifient les dispositifs de sécurité pour la prévention des incendies
ou est-ce qu’ils jouent un rôle de vérificateur externe dans les
entreprises privées, où les actionnaires décident de faire faire des
inspections surprises? J’imagine qu’on doit les aviser et faire des
visites-surprises pour vérifier si les droits et les règlements sont
respectés.
[Traduction]
M. McMullen : Je ne connais pas précisément les pratiques de
l’Alliance ou de l’Accord. Je sais que les inspections sont
fréquentes et qu’à chaque visite, on constate de graves
problèmes. En l’occurrence, il ne s’agit pas nécessairement de
fermer immédiatement l’usine, car des centaines de travailleurs
pourraient perdre leur emploi. Il s’agit de trouver des correctifs.
On recherche des modes de collaboration avec l’usine pour régler
les problèmes en temps opportun en faisant en sorte que l’usine
continue de fonctionner.
17:14
Human Rights
The first line of approach for both the Alliance and the Accord
is to be a partner with the factory, to try to improve conditions.
Our experience generally, not just in Bangladesh, but in other
markets, is that you achieve much greater results when you’re
seen as somebody who is an ally, who can help you through issues
rather than somebody who is trying to catch you and put you out
of business.
[Translation]
14-5-2015
L’approche initiale qu’adoptent l’Alliance et l’Accord consiste
à s’associer avec l’usine, afin d’en améliorer les conditions.
De façon générale, et pas seulement au Bangladesh, mais aussi
dans d’autres marchés, on constate qu’on atteint beaucoup plus
de résultats lorsqu’on est considéré comme un allié qui aide à
régler les problèmes plutôt que comme quelqu’un qui essaie de
vous prendre en faute et de vous mettre sur la paille.
[Français]
Senator Rivard: When you identify a major issue that can
jeopardize safety, you, of course, alert the company in question.
If, however, that company does business with a Canadian
company, do you bring the issue to the attention of both parties?
Le sénateur Rivard : Lorsque vous constatez une infraction
grave qui peut mener à un danger pour la sécurité, naturellement,
vous avertissez l’entreprise concernée. Toutefois, si cette dernière
fait affaire avec une entreprise canadienne, est-ce que vous
avertissez à la fois les deux parties que la situation est irrégulière?
If the Canadian customer is aware of a potentially dangerous
situation, they can put pressure on the supplier. Do you work
solely at the local level to remedy the problem?
Si le client canadien est au courant d’une situation
potentiellement dangereuse, il peut faire des pressions auprès de
son fournisseur. Est-ce que vous vous limitez à travailler
localement pour vous assurer que la situation est corrigée?
[English]
[Traduction]
Mr. McMullen: Certainly, if we discover or learn of a major
issue, then we would bring that to the attention of the Canadian
company that was working with the local supplier and to the
standard setting bodies or inspectors that also try to remediate
those problems.
M. McMullen : Si nous découvrons un grave problème, nous le
portons certainement à l’attention de l’entreprise canadienne qui
fait affaire avec le fournisseur local, ainsi que des organismes de
normalisation ou des inspecteurs qui cherchent de leur côté à
corriger les problèmes.
Senator Hubley: When you appeared before this committee last
May, your colleague, Peter MacArthur, outlined some meetings
that would be happening on this topic in the weeks after this
meeting. There was one in mid-May with the Canadian High
Commissioner who was meeting with the British, the EU, the
Netherlands and three different ministers of the Bangladesh
government, pressing them on the issue. He also said there was an
OECD meeting in Paris at the end of June and the European
Union’s Sustainability Compact review of Bangladesh in midJuly.
La sénatrice Hubley : Lorsque vous avez comparu devant le
comité en mai dernier, votre collègue Peter MacArthur avait parlé
de certaines réunions qui s’étaient tenues sur le sujet quelques
semaines après la rencontre. À la mi-mai, le haut-commissaire
canadien avait rencontré des représentants britanniques, de
l’Union européenne et des Pays-Bas, ainsi que trois ministres du
Bangladesh pour exhorter ces derniers à prendre des mesures.
Votre collègue avait parlé également d’une réunion de l’OCDE
qui s’était tenue à Paris fin juin et de l’examen du pacte sur la
durabilité au Bangladesh, mené par l’Union européenne à la mijuillet.
Do you know what has come out of those meetings? We’ve
talked about the Accord and the Alliance: Is that something that
has come out of those meetings or is that different?
Savez-vous à quoi ont abouti ces réunions? Est-ce qu’on y a
parlé de l’Accord et de l’Alliance ou a-t-on abordé d’autres sujets?
Mr. McMullen: First, those meetings did happen. The Accord
and the Alliance pre-existed those meetings. Those are privatesector associations, voluntarily driven, in effect meant for many
companies to come together to be able to assure themselves that
they were working with subcontractors that were providing
acceptable conditions.
M. McMullen : Je dois dire tout d’abord que ces rencontres ont
vraiment eu lieu, mais que le travail mené par l’Accord et
l’Alliance les avait précédées. L’Accord et l’Alliance sont des
associations bénévoles du secteur privé permettant à de
nombreuses entreprises de se concerter pour s’assurer qu’elles
travaillent avec des sous-traitants qui sont en mesure d’offrir des
conditions acceptables.
As I mentioned, our work is aimed at helping the Alliance and
the Accord further articulate those standards to make them more
practical and to allow remediation efforts because we want to
minimize the harm. We don’t want to put people out of work. The
ready-made garment sector in Bangladesh and in many countries
is a critical part of their economy and provides a significant
employment. We want to be able to protect that. How will I
Comme je l’ai mentionné, notre rôle est d’aider l’Alliance et
l’Accord à peaufiner les normes afin de les rendre praticables et
propices aux correctifs puisque notre volonté est de minimiser les
risques. Nous ne voulons pas mettre les gens au chômage. Au
Bangladesh et dans bien d’autres pays, le secteur du prêt-à-porter
est une part essentielle de l’économie et un important employeur.
Nous voulons être en mesure de protéger ce secteur. Comment
14-5-2015
Droits de la personne
17:15
describe it? It’s a delicate dance between the various stakeholders
to look at the problem and think about ways to resolve those
problems.
vous décrirais-je notre action? Il s’agit d’un exercice délicat
d’équilibriste par lequel nous amenons les divers intervenants à
examiner les problèmes et à réfléchir aux moyens de les résoudre.
As I mentioned earlier, in our work with the Government of
Bangladesh — not just Canada’s work, but it’s a multilateral
effort — they have passed legislation on fire and health and safety
policy. They have now mandated occupation and health and
safety committees made up of management and labour in all
enterprises and they are training master trainers who are training
individual factory supervisors on how to implement those new
laws.
Comme je l’ai dit, suite à l’action que nous avons menée auprès
du gouvernement du Bangladesh — en fait ce n’est pas seulement
notre action puisqu’il s’agit d’un effort multilatéral — celui-ci a
passé des lois sur les politiques en matière de lutte contre les
incendies, et en matière de santé et de sécurité au travail. Des
comités de santé et de sécurité au travail composés de
représentants du patronat et du syndicat ont été mis sur pied
dans toutes les entreprises pour former des formateurs qui, à leur
tour, apprennent aux superviseurs à appliquer les nouvelles lois.
As my colleague mentioned, much work remains to be done,
but we have made significant progress.
Comme mon collègue l’a mentionné, il reste encore beaucoup à
faire, mais on a quand même accompli de grands progrès.
Mr. Nankivell: If I can add just a few words on this. The
process that’s going on in the country, our high commissioner in
Bangladesh is engaged in what they call the three-plus-five
process. This is the deputy ministers of the Departments of
Commerce and Labour and Foreign Affairs of the Government of
Bangladesh meeting with five heads of mission of buyer countries,
which are currently Canada, the U.S., the Netherlands, the EU as
an organization, and there is a rotating seat for any new member.
They have been meeting about every two months as a group and
the agenda kind of moves along. The most recent meeting was in
February.
M. Nankivell : Si je puis me permettre d’ajouter quelques mots
sur ce qui se passe dans ce pays, notre haut-commissaire participe
à ce que l’on appelle le processus trois-plus-cinq. Il s’agit de
réunions regroupant les sous-ministres des ministères du
commerce, du travail et des affaires étrangères du gouvernement
du Bangladesh avec les cinq chefs de mission des pays clients que
sont actuellement le Canada, les États-Unis, les Pays-Bas et
l’Union européenne à titre d’organisation, avec un siège occupé
par rotation par un nouveau membre. Ces gens se rencontrent une
fois tous les deux mois avec un ordre du jour flottant. La dernière
rencontre a eu lieu en février.
To give you a flavour of it, the issues that are on the agenda at
the moment in that group include: pursuing the remaining
1,300 factory inspections that have not been done of the
original targetted 3,500; finalizing the implementing rules of the
amended Labour Act of Bangladesh that Mr. McMullen
mentioned; establishing an early dispute resolution mechanism
when there are disputes involving workers, trade unions and
employers; and finally the factory remediation issues, particularly
how to improve access for financing for the smaller players in the
industry to be able to get the working capital to upgrade their
premises to meet the standards that are now increasingly being
imposed.
Pour vous donner une petite idée, l’ordre du jour actuel porte
sur les 1 300 inspections d’usine qui n’ont pas encore été effectuées
sur les 3 500 prévues, sur la dernière main à apporter aux règles
d’application de la loi modifiée sur la main-d’œuvre qu’a
mentionnée M. McMullen, sur l’élaboration d’un mécanisme de
règlement des différends opposant les travailleurs, les syndicats et
les employeurs, et finalement sur les correctifs à apporter aux
usines et notamment sur la facilitation du financement permettant
aux intervenants plus modestes d’accéder au capital nécessaire
pour mettre leurs locaux aux normes, qui sont de plus en plus
obligatoires.
Senator Hubley: I have another question on consequences. In
several instances, you expect Canadian companies to apply. You
have an expectation that the work that you will do, that the
people will follow through.
La sénatrice Hubley : J’ai une autre question à vous poser sur
les conséquences. Dans certains cas, vous vous attendez à ce que
des entreprises canadiennes fassent une demande. Vous vous
attendez à ce que le travail soit mené à bien.
If they don’t, are there any further consequences that we can
bring to bear on companies that would perhaps go around some
of the work that’s taking place, say in Bangladesh, to use in
another factory that perhaps doesn’t have the standards that it
should?
Si ce n’est pas le cas, y a-t-il d’autres conséquences auxquelles
s’exposent les entreprises qui, au Bangladesh, feraient appel à des
usines qui ne sont pas aux normes?
Mr. McMullen: There are in effect two consequences for
Canadian companies that don’t meet our expectations. The first
consequence is that they will receive no public support from us.
We will tell them why and we will explain why. This can be a
fairly significant consequence abroad because many of these
markets are very difficult. If our embassy or high commission is
M. McMullen : Les entreprises canadiennes qui ne répondent
pas à nos attentes s’exposent en fait à deux conséquences.
Premièrement, elles ne recevront aucun appui public de notre
part. Nous leur en expliquerons les raisons. Cette conséquence
pourrait peser assez lourd, car beaucoup de ces marchés sont très
difficiles. Si notre ambassade ou notre haut-commissariat ne peut
17:16
Human Rights
14-5-2015
not able to work with local government officials on the various
problems that these companies face, they can’t successfully do
business in that market.
pas travailler avec les autorités locales pour régler les divers
problèmes auxquels font face ces entreprises, celles-ci ne pourront
pas réussir sur ce marché.
There are the red-tape challenges. The dealing-withgovernment challenges can be pretty significant in these
markets. And if they don’t get an intervention from an embassy
or high commission they can often be impossible to overcome.
Il y a aussi les obstacles bureaucratiques à surmonter lorsque
l’on a affaire aux autorités gouvernementales. Et si l’on ne peut
pas faire intervenir une ambassade ou un haut-commissariat, ils
peuvent devenir insurmontables.
A second challenge is that for companies that need
international financing, if they can’t show that they are
operating to these standards they cannot get financing. The
International Finance Corporation has standards. Export
Development Canada adheres to those standards, the Ecuador
Principles. If you are not able to show that you are in compliance
with those principles that are broadly aligned to the kinds of
guidelines and standards that we mentioned, you cannot get
financing. That can also be a significant deterrent.
Autre difficulté pour les entreprises qui ont besoin d’un
financement international, elles ne pourront pas l’obtenir, si
elles ne prouvent pas qu’elles sont aux normes. La Société
financière internationale a des normes. Exportation et
développement Canada adhère à ces normes qui sont fondées
sur les principes de l’Équateur. Si vous n’êtes pas en mesure de
prouver que vous respectez les principes qui s’alignent sur les
types de lignes directrices et de normes que nous avons
mentionnées, vous n’aurez pas de financement. Cela peut être
un élément dissuasif majeur.
Beyond the deterrent of what if there is a disaster, what if there
is a fire or a building collapse or a major strike and the
government intervenes in a heavy-handed way and your brand is
implicated in that, that can be devastating for a business. We
explain to companies the kinds of things that can happen to their
brand and their businesses if they are tied up in that kind of a
tragic situation and they’re usually very interested in taking the
measures to avoid the risk of that happening. So it’s not just a
moral issue but also a good business practice issue.
Au-delà de l’effet dissuasif que pourrait susciter la perspective
d’une catastrophe, d’un incendie, de l’effondrement d’un
immeuble ou d’une grève généralisée qui amèneraient le
gouvernement à imposer de lourdes sanctions, le fait que
l’image de marque de l’entreprise soit associée à cela peut avoir
un effet dévastateur. Nous expliquons donc aux entreprises ce qui
peut arriver à leur marque et à leur chiffre d’affaires si elles sont
liées à ce genre de situation tragique et, habituellement, elles sont
très intéressées à prendre les mesures nécessaires pour éviter ce
genre de risques. Ce n’est donc pas seulement une question
d’éthique, mais aussi de bonnes pratiques commerciales.
Senator Nancy Ruth: I have a series of questions that are a bit
all over the map, so perhaps you would just jot them down.
La sénatrice Nancy Ruth : Comme j’ai beaucoup de questions
différentes à vous poser, peut-être que vous voudrez les prendre
en note.
I’m curious, the Montreal company of Gildan has a large Tshirt manufacturing and dye and export business in Bangladesh.
The factory is quite modern, relative to Rana Plaza for sure. What
kind of influence, if any, does Gildan have on other Canadian
people in similar business? That’s one question.
La compagnie montréalaise Gildan a une grande usine de
fabrication de t-shirts et de teintures au Bangladesh. L’usine est
très moderne, en tout cas par rapport à celle de Rana Plaza. Quel
type d’influence, si elle en a, Gildan exerce-t-elle sur d’autres
Canadiens qui travaillent dans ce secteur?
In the health and safety section of the building, does the
building inspection really deal with health and safety? Part of my
question is the amount of lighting, the seating that workers have
to work at, what responsibility is there for early blindness, other
issues like that.
Pour ce qui est de la santé et de la sécurité au travail, est-ce que
les inspections portent sur des éléments tels que l’éclairage,
l’ergonomie, la responsabilité en cas de maladie professionnelle, et
cetera?
I remember well in Indonesia when the first computer chips
were made, all the women had their fingers eaten by acid and the
Canadian corporations involved took no responsibility
whatsoever for long-term benefits.
Je me souviens très bien que lorsque les premières puces
d’ordinateur ont été fabriquées en Indonésie, toutes les femmes
avaient les doigts rongés par l’acide et les compagnies canadiennes
qui les employaient n’avaient pris aucune responsabilité pour leur
verser des indemnités à long terme.
Another issue I had is when you talk about dispute
mechanisms, does Bangladesh have a court system that, should
disputes not be resolved, would help in this manner?
Autre question à propos des mécanismes de différends, est-ce
que le Bangladesh a un système judiciaire qui intervient dans les
différends lorsque ceux-ci ne peuvent pas être réglés?
Another question had to do with when you talk about
Canadian public support, and you articulated very well the
number of fingers that the government has to push Canadian
Lorsque vous avez parlé du soutien du public canadien, vous
avez très bien précisé les pressions que le gouvernement doit
exercer sur les entreprises. Je me posais une question sur les
14-5-2015
Droits de la personne
17:17
companies. I wondered about the issue of quotas. I don’t think I
quite understood in your opening comments what you meant by
quotas. And is this part of this pressure?
quotas. Dans votre présentation liminaire, je ne suis pas sûre
d’avoir bien compris ce que vous vouliez dire par quotas. Et est-ce
que ces quotas font partie des pressions exercées?
Mr. McMullen: I’m not aware of Gildan specifically having
investments in Bangladesh. I don’t doubt that is the case. Many
Canadian ready-made garment manufacturers are finding it
increasingly challenging to source labour in Canada and are
also finding that they don’t like the risks of subcontracting in
other markets abroad and feel much safer, I’ll say, if they have
their own capacity abroad. They feel then they control the
standards, the labour issues, the health and safety issues and so
on, directly under their supervision. Many Canadian companies
are increasingly doing that.
M. McMullen : Je ne savais pas que Gildan avait des
investissements au Bangladesh, mais si vous le dites, cela doit
être vrai. Beaucoup de fabricants de prêt-à-porter canadiens
trouvent de plus en plus difficile d’embaucher de la main-d’œuvre
canadienne. Ils craignent par contre les risques que présente la
sous-traitance dans les marchés étrangers et se sentent beaucoup
plus à l’aise d’avoir leurs propres capacités sur ces marchés. En
effet, ils ont alors le sentiment de pouvoir contrôler les normes, les
conditions de travail, les enjeux de santé et de sécurité, et cetera.
En conséquence, bon nombre d’entre eux comptent sur leurs
propres capacités.
For both the Accord and the Alliance Canadian companies,
French, Italian, German, American companies, are working
together to come up with shared standards and guidelines in these
areas where the local government is deficient. I think Canadian
companies have a strong influence in what I’ll call multinational,
largely private-sector driven entities but also including
participants outside the private sector. But Canadian companies
do have a disproportionate influence in those bodies.
Dans le cadre de l’Accord et de l’Alliance, des entreprises
canadiennes, françaises, italiennes, allemandes et américaines
œuvrent de concert pour élaborer des normes et des lignes
directrices communes afin de pallier les lacunes des autorités
locales. Je pense que les entreprises canadiennes ont une grande
influence sur ce que j’appellerai les instances multinationales
essentiellement pilotées par le secteur privé, mais aussi sur des
intervenants qui n’en font pas partie. Mais leur influence au sein
de ces instances est disproportionnée.
In terms of building inspections, does it include matters such as
lighting and seating arrangements? I’m not sure. That’s
information we can find, so we can look that up and provide
that to you.
Pour ce qui est des inspections des locaux, est-ce qu’elles
portent sur des éléments comme l’éclairage et l’ergonomie? Je n’en
suis pas sûr. Mais nous pouvons trouver cette information et vous
la communiquer.
Senator Nancy Ruth: I’m talking about health and safety, so
that’s part of that.
La sénatrice Nancy Ruth : C’est dans le cadre des enjeux de
santé et de sécurité dont je parlais.
Mr. McMullen: Health and safety within the building
inspections. The main issue in Bangladesh was the actual safety
of the building and fire protection, fire escape procedures. As my
colleague Mr. Nankivell has mentioned, it’s a huge challenge to
properly inspect over 3,500 factories, and there is a big division of
labour, but there are still over 1,000 factories that haven’t been
inspected, although that work is ongoing.
M. McMullen : Pour ce qui est des inspections des locaux sur
les questions de santé et de sécurité, le principal problème au
Bangladesh concernait la sécurité des bâtiments, la protection
contre les incendies et les issues de secours. Comme mon collègue
M. Nankivell l’a fait remarquer, il est extrêmement difficile
d’inspecter convenablement plus de 3 500 usines et il y a une
grande division du travail. Le travail se poursuit, mais il reste
encore plus de 1 000 usines à inspecter.
In terms of dispute resolution, we respect the sovereignty of
countries’ court systems, so I’ll say punitive measures tend to be
up to the country itself to impose. We try to work on dispute
resolution, on remediation, when guidelines are not met, how you
bring things into compliance rather than how to punish for noncompliance. We leave the local countries to deal with the
punishment aspect. In many cases Canadian companies will
decline to use a subcontractor if standards are not being met.
S’agissant du règlement des conflits, nous respectons la
souveraineté des systèmes judiciaires et je dirais que les mesures
punitives sont habituellement du ressort des pays où sont
installées les usines. Lorsque les lignes directrices ne sont pas
suivies, nous avons recours aux mécanismes de règlement des
différends et à des mesures correctives. Nous cherchons des
moyens autres que la punition pour faire respecter les normes.
Nous laissons les autorités locales s’occuper des sanctions. Dans
de nombreux cas, les entreprises canadiennes ne s’adresseront pas
à un sous-traitant si les normes ne sont pas respectées.
The quota system is a complicated topic, but many countries,
including Canada, have quotas on the amount of ready-made
garments that can come from various countries and the quotas are
below what the Canadian market would demand.
Le système des quotas est complexe, mais beaucoup de pays, y
compris le Canada, ont des quotas sur le volume de vêtements
prêt-à-porter importés de divers pays et ces quotas sont inférieurs
à ce que serait la demande du marché canadien.
17:18
Human Rights
14-5-2015
What that causes in the ready-made garment sector, including
in the footwear sector, is they tend to look at countries that have
un-utilized quota. If they can establish production in that
country, then they can produce more T-shirts or more shoes or
whatever it is, but these countries often have, I’ll say, a very
challenging institutional environment. They don’t have a
government that’s capable of enforcing building safety or hours
of work or various labour codes. In those cases you need
stakeholders to come together and define those standards and
make sure those standards are enforced. Otherwise you get into
problems like we’ve had in Bangladesh and other countries.
Cela amène le secteur du vêtement prêt-à-porter, mais aussi de
la chaussure, à se tourner vers les pays où tous les quotas n’ont
pas été utilisés. Si l’on peut installer des usines de production dans
ce pays, on peut alors fabriquer davantage de t-shirts, de
chaussures ou d’autres produits, mais ces pays ont souvent, je
dirais, un environnement institutionnel semé d’embûches. Ils
n’ont pas de gouvernement capable de faire appliquer des normes
concernant la sécurité des immeubles, les heures de travail ou les
divers codes du travail. Il faut alors que des intervenants se
concertent, définissent ces normes et les fassent appliquer, faute
de quoi surgissent les problèmes que nous avons connus au
Bangladesh et dans d’autres pays.
Senator Nancy Ruth: I’m wondering if Mr. Nankivell could
answer my question about Gildan in Bangladesh. I went through
the factory once, they provide one meal a day and they have
nursing staff for the employees and their families. They have
labour standards way beyond anything else I saw in Bangladesh.
I’m curious to know what impact their standards have on other
Canadian companies working there.
La sénatrice Nancy Ruth : Je me demande si M. Nankivell peut
répondre à ma question à propos de Gildan au Bangladesh. J’y ai
visité son usine où l’on offre un repas par jour aux employés et où
il y a du personnel infirmier à la disposition des employés et de
leur famille. Leurs normes de travail dépassent largement tout ce
que j’ai vu ailleurs au Bangladesh. Je suis curieuse de savoir quelle
portée leurs normes ont sur d’autres entreprises canadiennes
implantées dans le pays.
Mr. Nankivell: I can confirm, as you have, senator, that Gildan
is active in Bangladesh. On visits to Bangladesh I’ve met with
representatives of Gildan in a setting where there were
representatives from other companies and organizations. They
are a voice for quality.
M. Nankivell : Je peux confirmer, comme vous l’avez fait vousmême, sénatrice, que Gildan est présente au Bangladesh. J’y ai
rencontré ses représentants en compagnie de représentants
d’autres entreprises et organisations. La compagnie est un
symbole de qualité.
I think our observation is that the higher-standard producers,
some of which are foreign invested and some of which are locally
invested factories, and as you would expect there is a whole range.
With 3,500 factories for export, there is a great range. But the
ones that are implementing higher standards, the more they can
demonstrate that they can do this and be profitable in exporting
to markets like Canada, Europe and the U.S., the faster the
improvements will come right across the board.
On s’attendrait à ce qu’il y ait toute une gamme d’entreprises,
certaines étrangères, certaines locales, à avoir des normes élevées.
Avec 3 500 usines qui exportent, la gamme est très large. Mais
plus les entreprises qui appliquent des normes élevées peuvent
montrer que c’est possible et qu’elles peuvent exporter de façon
rentable sur des marchés comme le Canada, l’Europe et les ÉtatsUnis, plus vite on constatera des améliorations à l’échelle globale.
It’s probably the single-most important factor in quickly
raising the industry standard. I should roll that back a bit. It may
not be the single most important factor; I think implementation
and enforcement of actual laws about building safety, fire safety,
health standards at work, are the important factors. But close
behind that would be the incentives that business owners would
feel that it’s better for their business to operate in a safer way
that’s better for workers. They can retain workers.
C’est probablement le facteur le plus important pour rehausser
la norme de l’industrie. Pardon, je n’irai pas jusque-là. Le facteur
le plus important serait plutôt la mise en œuvre et l’application de
lois sur la sécurité des bâtiments, sur la sécurité-incendie et sur les
normes d’hygiène au travail. Mais — et c’est là un facteur presque
aussi important — il faudrait que les propriétaires d’entreprises
aient le sentiment qu’il est bon pour leur entreprise d’opérer de
façon sécuritaire et que c’est dans l’intérêt des employés qui
resteront plus longtemps en poste.
Anyone operating a factory in a labour-intensive industry
anywhere in the world will tell you that a significant challenge
that they face is worker turnover. Every time you bring in new
workers, you have to train them and you want to retain them for
as long as you can. The higher quality factories have much higher
retention rates and they reap the benefits from that. It is a very
important element in the overall picture and it’s one working
through the development assistance programs. An important
factor for us and our partners working on strengthening capacity
for the industry in a holistic way is to work with the leading
employers to ensure that they are able to communicate the
Quiconque exploitant une usine dans une industrie à forte
concentration de main-d’œuvre n’importe où dans le monde vous
dira qu’un des problèmes importants, c’est le roulement de
personnel. Chaque fois qu’on engage de nouveaux employés, il
faut les former et on veut les garder le plus longtemps possible.
Les usines où les normes de qualité sont élevées ont des taux de
rétention du personnel beaucoup plus hauts et elles en récoltent
les fruits. C’est un élément très important dans le tableau
d’ensemble et dont on tient compte dans les programmes d’aide
au développement. Dans les efforts que nos partenaires et nousmêmes déployons pour renforcer les capacités de l’industrie de
14-5-2015
Droits de la personne
17:19
benefits of the example that they set.
façon holistique, nous travaillons avec les principaux employeurs
pour faire en sorte qu’ils puissent communiquer les avantages de
l’exemple qu’ils représentent.
Senator Ngo: As you know, the garment factories are known to
employ underage workers. As per your presentation, you say that
we have 900 trade officers around 60 countries, and 400 of them,
more than half, rely on the local officers. How do you ensure that
these inspectors, the local officers will guarantee that these
companies respect the UN Convention on the Rights of the
Child?
Le sénateur Ngo : Comme vous le savez, les usines de
fabrication de vêtements sont connues pour embaucher des
mineurs. Selon votre exposé, nous avons 900 délégués
commerciaux répartis dans 60 pays et 400 d’entre eux font
appel à des agents locaux. Comment vous assurez-vous que ces
inspecteurs, ces agents locaux puissent garantir que les entreprises
respectent la Convention des Nations Unies relative aux droits de
l’enfant?
Mr. McMullen: First it’s a practical impossibility for our
offices abroad to be able to go to — we’ll take the case of
Bangladesh. Our trade program in Bangladesh has a couple of
people. Our aid program is larger, but with 3,500 factories, we
can’t verify that any individual factory is a good factory or
whether or not it’s hiring underage workers. We have to rely on
the local government, but also the companies and the Alliance
and the Accord to be able to tell us which factories are good or
not. What we will do with Canadian companies is give them
recommendations on — I’ll say the consultants or the sources of
information that can allow them to determine if a factory is good
or not. Either they will be able to find out that a factory has been
certified by the Bangladesh government, by the Alliance or the
Accord, or know what they can do to undertake their own due
diligence — if it’s a factory that has not been certified to
undertake their own due diligence and to see if that factory would
meet standards.
M. McMullen : Je dirai tout d’abord qu’il est pratiquement
impossible pour nos bureaux à l’étranger de pouvoir aller...
Prenons l’exemple du Bangladesh. Notre programme commercial
dans ce pays emploie quelques personnes. Notre programme
d’aide est plus important, mais avec 3 500 usines, nous ne
pouvons pas vérifier que chacune d’entre elles offre de bonnes
conditions de travail ou n’engage pas de mineurs. Nous nous fions
sur les administrations locales, mais aussi sur les entreprises ainsi
que sur l’Alliance et l’Accord pour savoir si les usines sont bonnes
ou mauvaises. Quant aux entreprises canadiennes, nous leur
donnons des recommandations sur... Je veux parler des
consultants ou des sources d’information qui leur permettront
de déterminer si une usine est bonne ou pas. Soit ils seront en
mesure de déterminer si une usine a été certifiée par le
gouvernement, par l’Alliance ou par l’Accord, soit ils sauront
comment faire preuve de diligence pour établir qu’une usine
respecterait les normes, même si elle n’a pas été certifiée.
Senator Ngo: Two years ago when the building collapsed we
saw a lot of children there. We cannot say that we have to rely on
the government, the company or the Alliance to report all this. I
think we should know that. How do you do this?
Le sénateur Ngo : Il y a deux ans, lorsque l’édifice s’est
effondré, nous avons constaté que de nombreux enfants s’y
trouvaient. Nous ne pouvons pas dire que nous devons compter
sur le gouvernement, l’entreprise ou l’Alliance pour signaler cette
situation. Je crois que nous devrions le savoir. Comment faitesvous cela?
Mr. McMullen: It becomes obvious, I’ll say after a disaster
happens, what the problems were. The challenge is to avoid the
disaster in the first place.
M. McMullen : Je dirais qu’une catastrophe met les problèmes
en évidence. Le défi, c’est d’éviter cette catastrophe.
You do that through standard setting, inspections and
remediation. It’s a much more difficult challenge when looking
at a space of say 3,500 factories to figure out which ones are at
risk. You can always find out after a disaster, but nobody wants
the after-the-disaster signaling mechanism. You want to put
measures in place, so the disasters don’t happen in the first place.
On y parvient en fixant des normes, en menant des inspections
et en réglant les problèmes. Il est très difficile de cerner les usines
qui présentent un risque dans un endroit où se trouvent, par
exemple, 3 500 usines. On peut toujours les recenser après une
catastrophe, mais un mécanisme de signalement après la
catastrophe n’est utile à personne. Il faut plutôt mettre en
œuvre des mesures pour éviter ces catastrophes.
In the case of Bangladesh, that requires hundreds of inspectors
as well as the private sector, the Alliance and the Accord, working
on factories and lots of training. That is well beyond the capacity
of our missions abroad to do directly, but we try to facilitate the
enabling environment to allow the local government, industry and
labour to work together to have the standards and inspections in
place, so that you don’t get those kinds of disasters happening.
Dans le cas du Bangladesh, cela nécessite des centaines
d’inspecteurs ainsi que la participation du secteur privé, de
l’Alliance et de l’Accord, des travaux sur les usines et beaucoup de
formation. Ces efforts directs vont bien au-delà de la capacité de
nos missions à l’étranger, mais nous tentons de favoriser un milieu
qui permet aux intervenants du gouvernement local, de l’industrie
et de la main-d’œuvre de collaborer pour obtenir les normes et les
inspections nécessaires pour éviter ces catastrophes.
17:20
Human Rights
14-5-2015
Mr. Nankivell: There is also a key role in practical terms of
what our missions abroad can do, and that is to do the analysis on
the state of the country, the state of labour in the country and
what are the risk factors. There are some countries where we can
clearly identify that use of child labour is an issue. There may be
some others where it’s really not an issue. We undertake that kind
of general analysis so that when Canadian companies enter into
the market then the trade commissioners can advise them that this
is something you’re going to have to look out for if you’re looking
to meet with potential suppliers in this country and that use of
child labour is a significant issue here.
M. Nankivell : Nos missions à l’étranger peuvent également
jouer un rôle essentiel sur le plan pratique, c’est-à-dire qu’elles
peuvent mener une analyse de la situation, de la main-d’œuvre et
des facteurs de risque dans un pays. Dans certains pays, nous
pouvons manifestement constater que l’utilisation du travail des
enfants représente un problème. Il y a peut-être d’autres pays dans
lesquels ce n’est pas vraiment un problème. Nous menons ce type
d’analyse générale, afin que les délégués commerciaux puissent
avertir les entreprises canadiennes qui entrent sur un marché que
l’utilisation du travail des enfants est un problème important dans
un pays et qu’elles devront en tenir compte si elles souhaitent
rencontrer des fournisseurs potentiels là-bas.
In some other countries it might be — it’s an earthquake zone
— that building structure is something you should be paying
attention to because there is a potential for a disaster. In other
places it could be other aspects of human rights. The rights of
children, women and minorities are things on which we do general
analysis in the countries where there is a Canadian presence. It’s
the kind of advice that we give to companies and other
organizations when they come into a country, especially for the
first time.
Dans certains autres pays, il se peut que la structure des
bâtiments doive faire l’objet d’un examen — par exemple dans
une région sismique —, car elle pose un risque de catastrophe.
Dans d’autres endroits, il pourrait s’agir d’autres éléments liés aux
droits de la personne; en effet, les droits des enfants, des femmes
et des minorités sont des éléments sur lesquels nous menons des
analyses générales dans les pays où il y a une présence canadienne.
C’est le type de conseils que nous donnons aux entreprises et à
d’autres organismes qui s’installent dans un pays, surtout pour la
première fois.
Senator Ngo: I would like to pick up the question from Senator
Eggleton. He mentioned that the labour organization or the
unions in some countries are not allowed. He said that Pakistan
has ratified — something like that. But how about in other
countries? Let’s say Vietnam, for example. Union and labour
organizations are not allowed. We know that there are a lot of
abuses of workers, wage discrepancies, differences between men,
women and children. What do you do about that, if you don’t
have the labour and union organizations in that country?
Le sénateur Ngo : J’aimerais revenir sur la question du sénateur
Eggleton. Il a mentionné que dans certains pays, on ne permet pas
la formation de syndicats. Il a dit que le Pakistan avait ratifié...
quelque chose de ce genre. Mais qu’en est-il des autres pays?
Prenons l’exemple du Vietnam. On ne permet pas la formation de
syndicats là-bas. Nous savons que les travailleurs sont victimes de
mauvais traitements, qu’il y a des inégalités de salaire, et qu’on
traite les hommes, les femmes et les enfants de façon différente.
Que faites-vous à cet égard lorsqu’il n’y a pas de syndicats dans le
pays?
Mr. McMullen: We would encourage Canadian companies
operating abroad, and it’s one of the pillars of our CSR approach,
as I mentioned in the opening statement, that multi-stakeholder
dialogue is an absolute necessity. When that dialogue doesn’t
exist, we encourage the companies to create it.
M. McMullen : Nous rappelons aux entreprises canadiennes
qui mènent leurs activités à l’étranger — et c’est l’un des piliers de
notre approche en matière de RSE, comme je l’ai mentionné dans
l’exposé — que le dialogue multipartite est une nécessité absolue.
Lorsque ce dialogue n’existe pas, nous encourageons les
entreprises à l’établir.
For example, if there is a factory that they were operating in
and a union was not allowed — let’s say the government wouldn’t
allow a union, or the union was created and controlled by the
government and really didn’t function as we would think a union
would — then we would encourage that company to create some
sort of dialogue mechanism with the workers so they could get
early detection of issues, be able to work to resolve those issues
early and understand where their workers were coming from.
Par exemple, si on ne permet pas la formation de syndicats
dans une usine dans laquelle ces entreprises mènent leurs activités
— par exemple, le gouvernement ne permet pas la création d’un
syndicat ou un syndicat a été créé et contrôlé par le gouvernement
et il ne fonctionne pas comme un syndicat le devrait —, nous
encourageons alors cette entreprise à créer un mécanisme de
dialogue avec les travailleurs, afin qu’elle soit en mesure de
détecter rapidement les problèmes, de tenter de les résoudre en
temps voulu et de comprendre le point de vue des travailleurs.
In our experience operating abroad that can be a very effective
strategy for Canadian companies. Canadians are actually pretty
good at doing that. Sometimes you need to remind them that
they’re good at doing that. It works well and that’s enough to get
them to get to work being Canadian and putting dialogue
mechanisms in place.
Selon notre expérience à l’étranger, c’est une stratégie qui peut
être très efficace pour les entreprises canadiennes. De plus, les
Canadiens réussissent très bien dans ce domaine, même si parfois,
il faut le leur rappeler. Cette stratégie fonctionne bien et elle est
suffisante pour les convaincre d’agir à la manière canadienne et de
mettre en œuvre des mécanismes de dialogue.
14-5-2015
Droits de la personne
17:21
Senator Ngo: Could you give us one example in Vietnam of a
Canadian company doing that? As far as I know right now,
labour organizations and unions are not allowed by the
Vietnamese government. How do you do that?
Le sénateur Ngo : Pourriez-vous nous donner un exemple d’une
entreprise canadienne qui applique cette technique au Vietnam? À
ma connaissance, actuellement, le gouvernement vietnamien ne
permet pas la formation de syndicats. Comment y parvenez-vous?
Mr. McMullen: Are you aware of any cases from Vietnam?
M. McMullen : Connaissez-vous des entreprises qui font cela
au Vietnam?
Mr. Nankivell: I’m not.
Mr. McMullen: We will have to get back to you about the
situation specifically in Vietnam and consult with our colleagues
at our missions in Vietnam.
Senator Ngo: Thank you.
M. Nankivell : Non.
M. McMullen : Nous devrons revenir sur la question de la
situation au Vietnam, car nous devons consulter nos collègues
dans nos missions dans ce pays.
Le sénateur Ngo : Merci.
The Deputy Chair: I have a few questions before we go to a
second round.
La vice-présidente : J’ai quelques questions avant de passer à la
deuxième série de questions.
The Alliance and Accord are focused on Bangladesh, but
presumably other countries have similar problems. Why were
these initiatives limited to one country? And what is being done
elsewhere?
L’Alliance et l’Accord se concentrent sur le Bangladesh, mais
on peut présumer que d’autres pays ont des problèmes similaires.
Pourquoi ces initiatives sont-elles limitées à un pays? Et que faiton ailleurs?
That also brings me to the point that every country has unique
challenges. Would it be possible to have a broad CSR strategy for
the garment industry?
Cela m’amène également à préciser que chaque pays fait face à
ses propres défis. Serait-il possible d’élaborer une stratégie
générale en matière de RSE pour l’industrie du vêtement?
Mr. McMullen: Each country does have unique challenges.
Bangladesh has been in the news; it has been specific to tragedies
in Bangladesh that sparked the industry efforts on Alliance and
Accord. There tends to be similar types of industry-driven
organizations in many other countries. Because of the
companies’ need to manage the risks of having problems in
their supply chains, it is a lot easier for the companies. They all
want to certify the same things. Otherwise, you have individual
companies doing their own inspections to verify. When the
companies work together and share that effort, it becomes
significantly more effective and significantly cheaper. It will either
happen naturally where the companies will do that, or it is fairly
easy to catalyze the creation of that kind of effort simply by
talking to companies and putting them together in the same room.
M. McMullen : Chaque pays doit effectivement faire face à ses
propres défis. Les médias ont parlé du Bangladesh; ce sont les
tragédies vécues au Bangladesh qui ont lancé les efforts de
l’industrie relativement à l’Alliance et à l’Accord. On retrouve un
type d’organisme soutenu par l’industrie similaire dans de
nombreux pays. Étant donné qu’elles doivent gérer les risques
liés aux problèmes potentiels dans leurs chaînes
d’approvisionnement, c’est beaucoup plus facile pour les
entreprises. En effet, elles souhaitent toutes certifier la même
chose. Autrement, certaines entreprises individuelles mènent leurs
propres inspections. Cependant, lorsque les entreprises
collaborent et se partagent cette tâche, c’est bien plus efficace et
beaucoup moins dispendieux. Les entreprises le feront peut-être
naturellement ou il sera relativement facile de catalyser ce type
d’initiative simplement en communiquant avec les entreprises et
en réunissant leurs dirigeants dans la même pièce.
My colleague mentioned the three-plus-five process in
Bangladesh. It is very normal for us abroad to work with our
like-minded colleagues in other embassies — European embassies,
the U.S. embassy — and we will frequently use those contacts to
bring companies together so that they can share the work of
managing the risks in their supply chains.
Mon collègue a mentionné le processus trois-plus-cinq au
Bangladesh. Nous avons grandement l’habitude, à l’étranger, de
travailler avec nos collègues aux vues similaires d’autres
ambassades — les ambassades européennes, l’ambassade
américaine — et nous utilisons fréquemment ces personnes pour
réunir les dirigeants d’entreprises, afin qu’ils puissent se partager
la gestion des risques liés à leurs chaînes d’approvisionnement.
Our CSR strategy applies to all companies and all sectors
outside of Canada. It is an obligation that Canada has as a
member of the OECD. The OECD guidelines on multinational
enterprises apply to all Canadian companies operating abroad.
We work vigorously on the development of those guidelines with
our OECD colleagues and the implementation those guidelines in
the work of all of our missions abroad with Canadian companies.
Notre stratégie en matière de RSE s’applique à toutes les
entreprises et à tous les secteurs à l’extérieur du Canada. C’est une
obligation à laquelle est tenu le Canada en sa qualité de membre
de l’OCDE. Les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des
entreprises multinationales s’appliquent à toutes les entreprises
canadiennes qui mènent leurs activités à l’étranger. Nous
travaillons énergiquement à l’élaboration de ces principes
17:22
Human Rights
14-5-2015
directeurs avec nos collègues de l’OCDE et à leur mise en œuvre
dans le cadre des travaux de toutes nos missions à l’étranger
auprès des entreprises canadiennes.
We find that Canada, within the OECD, has played a
leadership role in the extractive sector, simply because we have
a lot more experience than anybody else in dealing with Canadian
extractive companies in challenging jurisdictions abroad. In a
sector like ready-made garments, other members of the OECD,
for example, Italy and France, have significantly more experience
than Canada operating in different jurisdictions abroad. They are
playing a leadership role in developing standards, guidelines,
building industry coalitions and creating practical user guides. We
are also contributing to that process, but we are benefiting greatly
from the work of our like-minded countries in the OECD on that
as well. But Canada’s CSR strategy applies to all countries and all
sectors outside of Canada.
Nous constatons que le Canada, au sein de l’OCDE, joue un
rôle de leadership dans le secteur de l’extraction, simplement
parce que nous avons beaucoup plus d’expérience que quiconque
en raison des activités des sociétés d’extraction canadiennes dans
des pays étrangers qui posent des défis. Dans un secteur comme
celui du prêt-à-porter, d’autres membres de l’OCDE, notamment
l’Italie et la France, ont beaucoup plus d’expérience que le
Canada dans différents pays à l’étranger. Les pays qui assument
un rôle de leadership élaborent des normes et des principes
directeurs, ils mettent sur pied des coalitions de l’industrie et ils
créent des guides d’utilisation pratiques. Nous contribuons
également à ce processus, mais nous profitons grandement des
travaux des pays de l’OCDE aux vues similaires aux nôtres à cet
égard. Toutefois, la stratégie en matière de RSE du Canada vise
tous les pays et tous les secteurs à l’extérieur du Canada.
The Deputy Chair: So the Alliance and the Accord are limited
to specific safety concerns. That is my understanding; is that
correct?
La vice-présidente : D’après ce que je comprends, l’Alliance et
l’Accord sont limités à des préoccupations précises en matière de
sécurité; est-ce exact?
Mr. McMullen: The Alliance is a voluntary industry
organization. It started with the basis of fire safety and building
safety. But once you get the entities talking together, once the
dialogue is created and once the habit of discussions and regular
meetings happen as new issues crop up, those are also
incorporated. What we see with both the Alliance and the
Accord is that the guidelines for both of them are becoming
broader and deeper within Bangladesh as they develop more
experience.
M. McMullen : L’Alliance est une organisation de l’industrie à
laquelle l’adhésion se fait sur une base volontaire. Tout a
commencé par des questions fondamentales de sécurité en
matière d’incendie et de bâtiment. Cependant, une fois qu’on
parvient à réunir ces entités et qu’un dialogue est établi, et
lorsqu’elles ont pris l’habitude de tenir des discussions et de
participer à des réunions, les nouveaux problèmes sont intégrés à
mesure qu’ils surgissent. Nous avons constaté qu’avec
l’expérience, la portée et la présence des principes directeurs de
l’Alliance et de l’Accord prennent de l’ampleur au Bangladesh.
Again, it goes back to one of the pillars of our CSR approach,
which is the value and importance of creating multi-stakeholder
dialogue. Once you get those people together and talking, things
start to work, and you create something that is better than you
had before. You can slowly build on that to make things even
better. Our role as the government is to try to bring those parties
together to be a catalyst to get them working and to keep them
working and being effective.
Encore une fois, cela revient à l’un des piliers de notre
approche en matière de RSE, c’est-à-dire la valeur et l’importance
de la création d’un dialogue multipartite. En effet, une fois qu’on
parvient à réunir ces gens et à établir un dialogue, les choses
commencent à fonctionner, et on apporte des améliorations qui
serviront de point de départ à d’autres efforts en ce sens. En notre
qualité de gouvernement, notre rôle est de tenter de réunir ces
parties et de catalyser leurs efforts en vue d’une collaboration
durable et efficace.
The Deputy Chair: In relation to other issues such as pay, hours
of work and unionization, companies may be less interested in
advocating for change. How can we address those issues?
La vice-présidente : Toutefois, des changements liés à d’autres
enjeux, notamment le salaire, les heures de travail et la
syndicalisation, pourraient être moins intéressants pour les
entreprises. Que pouvons-nous faire à cet égard?
Mr. McMullen: That gets to the other aspect of our policy,
which is building the capacity of the local government to be able
to effectively regulate and legislate in areas of its sovereign
jurisdiction.
M. McMullen : Cela concerne l’autre volet de notre politique,
c’est-à-dire le renforcement de la capacité du gouvernement local,
afin qu’il soit en mesure de réglementer et de légiférer de façon
efficace dans des domaines qui relèvent de sa compétence
souveraine.
The Deputy Chair: With the improved working conditions,
there is an increase in costs. Is there a risk that business will go
elsewhere as conditions improve? Is there anything that can be
done about that?
La vice-présidente : L’amélioration des conditions de travail
entraîne une augmentation des coûts. Y a-t-il un risque que les
entreprises déménagent ailleurs lorsque les conditions
s’améliorent? Peut-on faire quelque chose à cet égard?
14-5-2015
Droits de la personne
17:23
Mr. McMullen: Yes, of course there is a risk that a given
country can, in effect, price itself out of an industry. That is
something always to be aware of. What is the right balance? That
really depends on each individual country. Clearly, a Canadian
level of standard in some areas could effectively make everyone
unemployed in that sector in another country, and the workers
themselves would think that a great injustice had been done to
them. Having multi-stakeholder dialogue that includes the
workers and the local government to be able to find exactly
that balance, to be able to improve standards and to protect
human rights and health and safety but also to protect the
employment and the economic benefits is an ongoing process. We
find having an effective multi-stakeholder dialogue is the best way
to find that sweet spot in every situation and to continually evolve
that sweet spot.
M. McMullen : Oui. Il y a évidemment un risque qu’un pays
devienne trop dispendieux pour une industrie. Il ne faut pas
l’oublier. Quel est le bon équilibre? Cela dépend vraiment de
chaque pays. Manifestement, l’adoption de normes canadiennes
pourrait mettre tout le monde au chômage dans un certain secteur
dans un autre pays et dans ce cas, les travailleurs eux-mêmes
considéreraient qu’ils sont victimes d’une injustice.
L’établissement d’un dialogue multipartite qui inclut les
travailleurs et le gouvernement local, afin d’être en mesure de
trouver un équilibre, d’améliorer les normes, de protéger les droits
de la personne et de fixer des normes en matière de santé et de
sécurité, mais également de protéger les emplois et les avantages
économiques, représente un processus continu. Nous avons
conclu que l’établissement d’un dialogue multipartite est la
meilleure façon d’atteindre cet équilibre dans chaque situation
et de continuer à le perfectionner.
Senator Eaton: To follow up on Senator Ngo, in this brief,
called Investor Brief, they were talking about the Bangladesh
government’s failure to finalize relevant implementation
regulations about health and safety committees. If they don’t
implement things like health and safety committees, if they allow
child labour — I do not know Vietnam but obviously Senator
Ngo does — in countries like Vietnam or the Philippines, would
Canada ever counsel the Accord or the Alliance to boycott those
countries?
La sénatrice Eaton : Pour revenir aux propos du sénateur Ngo,
dans un mémoire intitulé Investor Brief, on souligne l’échec du
gouvernement du Bangladesh en ce qui concerne la finalisation de
règlements pertinents sur la mise sur pied de comités sur la santé
et la sécurité. Si on ne crée pas de comités sur la santé et la
sécurité, si on permet le travail des enfants — je ne connais pas la
situation au Vietnam, contrairement au sénateur Ngo — dans des
pays tels le Vietnam ou les Philippines, le Canada conseillera-t-il
aux intervenants de l’Accord ou de l’Alliance de boycotter ces
pays?
Mr. McMullen: I think counselling a boycott would be an
extreme measure. Problem identification and remediation is
always the preferred approach, working with the companies.
M. McMullen : Je crois que conseiller un boycottage
représenterait une mesure extrême. L’approche préconisée vise
toujours à recenser les problèmes et à les résoudre en
collaboration avec les entreprises.
Senator Eaton: But there are cultural differences and different
economic needs, as you said yourself. There might be countries
where a 10-year-old kid goes off to work every day. I am sure
there are. You know there are. Is remediation and chat always
effective?
La sénatrice Eaton : Toutefois, il y a des différences culturelles
et des besoins économiques différents, comme vous l’avez dit
vous-même. Dans certains pays, un enfant de 10 ans pourrait se
rendre au travail tous les jours. Je suis certaine que de tels pays
existent. Vous savez que c’est le cas. La résolution de problème et
les discussions sont-elles toujours efficaces?
Mr. Nankivell: Maybe I can help. It is a very difficult question,
obviously. Great injustices do happen all around the world.
Injustices also happen in Canada in industrial settings. As my
colleague mentioned, counseling a boycott of the production of
an entire country is a severe measure.
M. Nankivell : Je peux peut-être répondre à cette question.
C’est manifestement une question très difficile. De grandes
injustices se produisent partout dans le monde. Des injustices se
produisent également dans les milieux industriels du Canada.
Comme mon collègue l’a mentionné, conseiller un boycottage de
l’ensemble de la production d’un pays représente une mesure
extrême.
Senator Eaton: All right, if not the country, do you boycott
certain factories?
La sénatrice Eaton : D’accord, si on ne boycotte pas le pays,
peut-on boycotter certaines usines?
Mr. Nankivell: That is precisely the idea behind the Alliance
and the Accord and these other initiatives, to create a system
where factories can be certified. We focused on the Alliance and
the Accord. I am not an expert in this matter globally, but there
are also many voluntary codes that different retailers and
manufacturers and distributors adhere to. Big companies like
Apple, Nike and so on, have their own standards and inspection
regimes and so on globally that consumers and shareholders can
M. Nankivell : C’est précisément l’idée qui sous-tend l’Alliance
et l’Accord et ces autres initiatives, c’est-à-dire la création d’un
système où les usines peuvent être certifiées. Nous nous sommes
concentrés sur l’Alliance et l’Accord. Je ne suis pas un expert
international à cet égard, mais il y a également de nombreux codes
auxquels adhèrent volontairement différents détaillants,
fabricants et distributeurs. De grandes entreprises telles Apple,
Nike, et cetera, ont leurs propres normes et régimes d’inspection à
17:24
Human Rights
14-5-2015
take action on through boards of directors and consumer
measures, including boycotts of products. There is a whole
range of initiatives at the corporate level to create this regime of
certification so that you can eliminate, as quickly as possible, the
participation of factories where these illegal practices are taking
place. You can get them out of the supply chain, but it is a big
challenge. We are focused on the products coming into Canada in
this discussion, but even in Bangladesh there are unbranded
products that are going to other parts of other markets such as
China, Africa, India and so on.
l’échelle mondiale dans le cadre desquels les consommateurs et les
actionnaires peuvent prendre des mesures par l’entremise de
conseils d’administration et de mesures en matière de
consommation, y compris les boycottages de produits. Les
entreprises ont lancé une série d’initiatives qui visent à créer ce
régime de certification, afin que nous puissions éliminer, aussi
rapidement que possible, la participation des usines dans
lesquelles on a recours à ces pratiques illégales. On peut les
éliminer de la chaîne d’approvisionnement, mais c’est un gros
défi. Dans cette discussion, nous nous concentrons sur les
produits envoyés au Canada, mais même au Bangladesh, des
produits sans marque sont envoyés dans d’autres régions d’autres
marchés, par exemple la Chine, l’Afrique, l’Inde, et cetera.
Senator Eaton: When you talk about other countries — and I
do not think this should be focused only on Bangladesh;
obviously they had a huge, terrible accident — like Vietnam,
India, and it might move to Africa, can you foresee where it will
move next as labour costs go up? Are you ahead of the curve or
do you march with companies as they slowly move into another
country?
La sénatrice Eaton : Lorsque vous parlez d’autres pays — et je
ne crois pas que nous devrions nous concentrer seulement sur le
Bangladesh, même si un horrible accident s’est manifestement
produit dans ce pays — tels le Vietnam, l’Inde et peut-être
l’Afrique, pouvez-vous prévoir où ces entreprises déménageront
par la suite en raison de l’augmentation des coûts de la maind’œuvre? Avez-vous une longueur d’avance ou suivez-vous la
lente marche des entreprises de pays en pays?
Mr. McMullen: Typically we will get a bit of advance notice
when the market is shifting that way because the companies will
show up and they will be looking for suppliers if they decide to
move into a market. They are always looking to see if there are
places where they can put production in the ready-made garment
sector. So you get a bit of advance notice about that. When that
happens, our missions abroad can give useful advice to those
companies, working with our like-minded missions.
M. McMullen : Habituellement, nous sommes informés un peu
à l’avance lorsque le marché se déplace de cette façon, car les
entreprises arrivent dans ces pays et elles cherchent des
fournisseurs si elles décident d’entrer sur un marché. Elles
recherchent toujours des endroits où elles peuvent installer leur
production dans le secteur du prêt-à-porter. Nous le savons donc
un peu à l’avance. Lorsque cela se produit, nos missions situées à
l’étranger peuvent fournir des conseils utiles à ces entreprises, en
collaboration avec nos missions aux vues similaires.
I would like to come back, if I may, to the question about child
labour and standards or country boycotts. For example, I think
we heard from Senator Nancy Ruth that Gildan is active in
Bangladesh and seems to run an excellent factory. To boycott
Bangladesh would punish Gildan and the workers in that factory.
If they are following all codes and guidelines, that would be an
excessive measure.
Si vous me le permettez, j’aimerais revenir à la question du
travail des enfants et des normes ou sur le boycottage de certains
pays. Par exemple, je crois que nous avons entendu la sénatrice
Nancy Ruth affirmer que Gildan est active au Bangladesh et
semble exploiter une excellente usine. En boycottant le
Bangladesh, nous risquerions de punir Gildan et les travailleurs
de son usine. Si l’entreprise respecte tous les codes et les principes
directeurs, ce serait une mesure excessive.
Also, child labour itself is a tricky issue. I grew up on a farm in
Canada. I was child labour, arguably.
De plus, le travail des enfants est un enjeu délicat. J’ai grandi
sur une exploitation agricole au Canada. On pourrait faire valoir
que j’étais un enfant travailleur.
Senator Eaton: You were probably given three meals a day,
you probably slept in a good bed and your mother probably sent
you to school. Yes, you worked on a farm — after hours and
before you went to school.
La sénatrice Eaton : Vous mangiez probablement trois repas
par jour, vous dormiez probablement dans un bon lit et votre
mère vous a probablement envoyé à l’école. Oui, vous avez
travaillé sur une exploitation agricole — après les heures et avant
d’aller à l’école.
Mr. McMullen: Yes, exactly.
Senator Eaton: I don’t think that is comparable to a child in
Vietnam getting up and perhaps having something to eat, working
a 10- to 12-hour day and perhaps sleeping on a mat on the floor.
M. McMullen : Oui, c’est exact.
La sénatrice Eaton : Je ne crois pas que ce soit comparable à un
enfant du Vietnam qui se lève et qui a peut-être quelque chose à se
mettre sous la dent avant de devoir aller travailler de 10 à
12 heures par jour; il doit peut-être également dormir sur un
matelas posé directement sur le plancher.
14-5-2015
Droits de la personne
17:25
Mr. McMullen: But in terms of a guideline, it gets to what
guideline would you have in child labour? Would it be child
labour is completely unacceptable in all circumstances, or a child
can work if they are educated, properly fed and housed? These are
things that we try to have multi-stakeholder dialogues work on
and develop standards because in some markets, the child’s
income can be a critical part of the family income.
M. McMullen : Mais on peut se demander quels seraient les
principes directeurs en ce qui concerne le travail des enfants. Le
travail des enfants serait-il complètement inacceptable dans toutes
les circonstances, ou un enfant peut-il travailler s’il est éduqué,
bien nourri et logé? Nous tentons d’établir des dialogues
multipartites et d’élaborer des normes à cet égard, car dans
certains endroits, le salaire des enfants peut représenter une partie
essentielle du revenu familial.
Senator Eaton: I agree, so you’re culturally sensitive to the
environment.
La sénatrice Eaton : J’en conviens, et vous êtes donc
culturellement adaptés au milieu.
Mr. Nankivell: To add one thing, this is a global issue. It is
worth noting that Canada is active globally on these issues. For
example, we provide core support and are an active member in the
International Labour Organization which is working right around
the globe on raising labour standards. There is a record of
progress globally on these issues over the last few decades. There
is still a long way to go, but these are global problems. They do go
right to the heart of culture, economics and politics in countries
and communities around the world. We are active in the ILO and
we provide core support for the capacity building and standardsetting work of the ILO. We also engage, through the Human
Rights Council of the United Nations, on reviews of countries’
human rights records which absolutely include labour rights and
rights of children and other vulnerable groups in economic
settings. There are a number of ways. We are focusing today on
corporate responsibility, but it is a multi-front war and we are
active in other channels, in global channels, on these issues as
global issues.
M. Nankivell : J’aimerais ajouter qu’il s’agit d’un enjeu
mondial. Il convient de souligner que le Canada se penche
activement sur ces enjeux à l’échelle mondiale. Par exemple, nous
fournissons un soutien essentiel à l’Organisation internationale du
Travail et nous sommes un membre actif de cette organisation,
car elle s’efforce de rehausser les normes du travail partout dans le
monde. Au cours des dernières décennies, on a observé que des
progrès avaient été réalisés à l’échelle mondiale à l’égard de cet
enjeu. Il y a encore beaucoup de chemin à faire, mais il s’agit de
problèmes mondiaux. Ils s’inscrivent au cœur de la culture, de
l’économie et de la politique des pays et des collectivités de
partout dans le monde. Nous participons activement à l’OIT et
nous fournissons un soutien essentiel pour le renforcement des
capacités et les efforts en matière d’établissement de normes de
cette organisation. Nous participons également, par l’entremise
du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à des
examens sur le bilan des pays en matière de droits de la personne,
et ils visent absolument les droits des travailleurs et les droits des
enfants et d’autres groupes vulnérables des milieux économiques.
Il y a plusieurs façons de procéder. Aujourd’hui, nous nous
concentrons sur la responsabilité des entreprises, mais c’est une
lutte qui se mène sur plusieurs fronts et nous participons à
d’autres initiatives, à l’échelle mondiale, qui se penchent sur ces
problèmes mondiaux.
Senator Eaton: Thank you.
La sénatrice Eaton : Merci.
Senator Eggleton: I read the media report this morning about
the fire in the Philippines. It may be rather early for you to know
the answer to this but do you know if any Canadian companies
are involved with this company? It is a company on the outskirts
of Manila that makes rubber slippers. Do you know if any
Canadian firms are involved?
Le sénateur Eggleton : Ce matin, j’ai lu le reportage des médias
sur l’incendie qui s’est produit aux Philippines. C’est peut-être un
peu tôt pour poser cette question, mais savez-vous si des
entreprises canadiennes collaborent avec cette entreprise? Il
s’agit d’une entreprise située en périphérie de Manille qui
fabrique des chaussures en caoutchouc. Savez-vous si des
entreprises canadiennes participent à ses activités?
Mr. McMullen: We saw the media reports also this morning
and don’t have any information yet as to whether any Canadian
firms are involved.
M. McMullen : Nous avons vu également les reportages dans
les médias ce matin, mais nous ne savons pas encore si des
entreprises canadiennes sont concernées.
Senator Eggleton: Okay. If you do get that information, could
you provide it to us?
Le sénateur Eggleton : D’accord. Si vous obtenez cette
information, pourriez-vous nous la transmettre?
Let me deal with the issue here in a more generalized way,
though. The death toll currently stands at 72. The remarks in the
media are to the effect that there were iron bars on the windows
that prevented people from getting out.
J’aimerais aborder la question d’un point de vue plus général,
toutefois. Le bilan est actuellement de 72 morts. Les médias ont
rapporté que des barreaux de fer dans les fenêtres ont empêché les
gens de sortir.
17:26
Human Rights
14-5-2015
If a Canadian company is going into a developing country
abroad to arrange for such contracts for purchasing and
importing garments, or in this case rubber slippers, I would
imagine they would go to the factory. They would want to see the
factory and see where their contract is going to be carried out. Do
you provide advice or guidelines to them about what they should
be looking for when they go to that factory? I can’t imagine a firm
— whether or not it is a Canadian firm — going to this particular
factory and seeing iron bars that would prevent anybody from
escaping in the case of a fire and thinking it is okay to do business
there.
Lorsque les représentants d’une entreprise canadienne se
rendent dans un pays en développement en vue de conclure un
contrat pour l’achat et l’importation de vêtements, ou dans ce casci de pantoufles de caoutchouc, j’imagine qu’ils vont visiter l’usine
en question. Ils veulent voir l’usine où seront fabriqués les
produits qui sont prévus au contrat. Leur donnez-vous des
conseils ou des directives sur ce à quoi ils devraient porter
attention lorsqu’ils visitent cette usine? Je ne peux croire qu’une
entreprise — qu’il s’agisse ou non d’une entreprise canadienne —,
en voyant que des barreaux de fer empêcheraient les employés
d’une usine de sortir en cas d’incendie, jugerait qu’il est acceptable
d’y faire des affaires.
What kind of guidance do you provide to companies who are
about to enter into contracts in these places where health and
safety are definitely an issue?
Quels conseils donnez-vous aux entreprises qui sont sur le
point de conclure des contrats là où, de toute évidence, la santé et
la sécurité des travailleurs posent problème?
Mr. McMullen: We would advise companies of the risks in that
particular market and we would give them referrals to, let us say,
a local industry initiative such as the Alliance or Accord and
recommend that they perhaps join that Alliance to be able to
benefit from the work that organization has done in inspecting
and validating factories and undertaking remediation efforts. As
an alternate, we would also recommend to them professional and
capable inspection organizations that could go into a prospective
supplier and give a support on conditions in that factory. It can be
really hard. If you are, say, an international business traveller and
you spend an hour in a factory, there will be all kinds of things
that you will not see and that you will miss.
M. McMullen : Nous aviserions les entreprises des risques liés
à ce marché en particulier, nous les orienterions vers, disons, une
initiative locale de l’industrie, comme l’Alliance ou l’Accord, et
nous leur recommanderions peut-être de se joindre à l’Alliance
afin de profiter du travail qu’accomplit cette organisation en
inspectant les usines et en confirmant la conformité de leurs
installations, ainsi qu’en mettant en place des mesures correctives.
Comme solution de rechange, nous leur recommanderions
également des organismes d’inspection professionnels et
compétents qui pourraient aller voir un fournisseur potentiel et
le conseiller en vue de l’amélioration des conditions dans son
usine. Cela peut être très difficile. Les voyageurs d’affaires
internationaux qui passent une heure dans une usine ne peuvent
tout voir; il y a toutes sortes de choses qu’ils ne remarqueront pas.
Senator Eggleton: If they come in contact with you before they
go and see the place, before they make a contract you would
advise them to check on the health and safety issues, including
putting bars up to prevent people from getting out in case of a
fire?
Le sénateur Eggleton : S’ils communiquaient avec vous avant
d’aller visiter l’endroit et de conclure un contrat, les aviseriez-vous
de vérifier les questions de santé et de sécurité, notamment la
présence de barreaux dans les fenêtres qui empêcheraient les gens
de sortir en cas de feu?
Mr. McMullen: Yes. According to the media article this
morning, everywhere in the Philippines has barred windows as
an antitheft device. If you think about how an organization would
set standards, then it becomes everyone would fail if barred
windows were a fail standard because then there is a theft
problem. It then becomes what is the alternate way to ensure, for
example, that there are enough fire escapes and ways out and for
people to get training? You have fire drills so people can escape
the building and have those actually happen. Or, in the case of
this fire, according to the media reports, welding was going on
close to where the rubber raw material was stored and that is how
the fire started. How do you manage industrial processes so that
that kind of high-risk activity doesn’t happen?
M. McMullen : Oui. D’après l’article publié ce matin, on
utilise les fenêtres grillagées partout aux Philippines pour
empêcher le vol. Si on songe à la façon dont une organisation
établirait des normes, on se dit que tout le monde serait pénalisé si
les fenêtres grillagées n’étaient pas acceptées, car il y aurait alors
un problème de vol. Y a-t-il alors une autre façon de s’assurer, par
exemple, qu’il y a suffisamment de sorties de secours et que les
gens reçoivent une formation? Il y a des exercices d’évacuation en
cas d’incendie, qui permettent aux gens d’évacuer le bâtiment. En
ce qui concerne cet incendie, d’après ce que les médias ont
rapporté, des travaux de soudure étaient effectués près de
l’endroit où était entreposé le caoutchouc, et c’est ce qui a
provoqué l’incendie. Comment gérer les processus industriels afin
que ces activités à risque élevé n’aient pas lieu?
Senator Eggleton: I don’t think there is any excuse for that kind
of thing happening that leads to the kind of catastrophe that
happened there. We need to make sure that any Canadian
company going there has proper checking done on these facilities.
Le sénateur Eggleton : Je pense qu’il est inexcusable que ce
genre de catastrophe se soit produite. Nous devons nous assurer
que toutes les entreprises canadiennes qui se rendent là-bas font
les vérifications nécessaires dans ces installations.
14-5-2015
Droits de la personne
17:27
The Deputy Chair: I have a quick question, but I don’t know if
you’ll be able to answer this. Which countries do we import the
most garments from? For the benefit of the study, what are the
countries we should be looking at besides Bangladesh? Would you
have an answer for that?
La vice-présidente : J’ai une petite question, mais je ne sais pas
si vous pourrez y répondre. De quels pays importons-nous le plus
de vêtements? Outre le Bangladesh, à quels pays devrions-nous
nous intéresser dans le cadre de notre étude? Pouvez-vous
répondre à cette question?
Mr. McMullen: I don’t have that with me, but we can provide
that to the committee, madam chair.
M. McMullen : Je n’ai pas cette information en main, mais
nous pouvons la transmettre au comité, madame la présidente.
Senator Eaton: If a company like Loblaw or Gildan does
business with the factories that have been inspected, looked after
and brought up to the standard of the country, is there a brand, is
there something in the T-shirt? What was the New York diamond
company that is owned by Canadians now that said ‘‘these are not
blood diamonds’’? Do we have something commensurate for
textile workers, ‘‘this T-shirt was made in a certified factory’’? Is
there a brand or a label?
La sénatrice Eaton : Si une entreprise comme Loblaw ou
Gildan fait des affaires avec des usines qui ont été inspectées,
supervisées et adaptées à la norme du pays, y a-t-il une marque,
quelque chose qui l’indique sur le t-shirt? Quelle était la société de
diamants de New York — qui appartient maintenant à des
Canadiens —, qui indiquait « Ce ne sont pas des diamants de la
guerre »? Avons-nous quelque chose de comparable pour les
travailleurs du textile, comme « Ce t-shirt a été fabriqué dans une
usine certifiée »? Y a-t-il une marque ou une étiquette
particulière?
Mr. McMullen: There are. It’s like you can buy fair-trade
coffee and things like that. Those marks exist; they’re not widely
recognized. The clothing manufacturers tend to want their
particular brand, whether it’s Gildan or Lululemon or Zara.
They want that brand to —
M. McMullen : Oui. C’est comme le café équitable, par
exemple. Ces marques existent, mais elles ne sont pas largement
reconnues. Les fabricants de vêtements veulent généralement leur
propre marque, que ce soit Gildan, Lululemon ou Zara. Ils
veulent que cette marque...
Senator Eaton: I understand that, but they don’t have an
additional thing saying ‘‘manufactured in a certified factory’’?
La sénatrice Eaton : Je comprends, mais ils n’ont pas une autre
mention qui indique « Fabriqué dans une usine certifiée »?
Mr. McMullen: Not that I’m aware of.
M. McMullen : Non, pas à ma connaissance.
The Deputy Chair: Thank you very much for being here. As
you can see, there was a lot of interest and I’m sure you’ll hear
from us again.
La vice-présidente : Je vous remercie beaucoup d’être venus.
Comme vous le voyez, c’est une question qui nous intéresse
beaucoup, et je suis sûre que nous communiquerons à nouveau
avec vous.
Senators, we will suspend for a few minutes so that we can go
in camera to discuss our future business.
Nous allons nous arrêter quelques minutes et poursuivre
ensuite la séance à huis clos pour discuter de nos travaux futurs.
(The committee continued in camera.)
(La séance se poursuit à huis clos.)
WITNESSES
Foreign Affairs, Trade and Development Canada:
TÉMOINS
Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada :
Duane McMullen, Director General, Trade Commissioner Service
Operations Bureau and Trade Strategy;
Duane McMullen, directeur général, Direction générale des
opérations et de la stratégie commerciale du Service des
délégués commerciaux;
Jeff Nankivell, Director General, Programming, Asia Pacific.
Jeff Nankivell, directeur général, Programmation, Asie-Pacifique.
Available on the Internet: http://www.parl.gc.ca
Disponible sur internet: http://www.parl.gc.ca
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